Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


27 avril 2009

Eh bien dansez maintenant

    « Eh bien, dansez, maintenant ! »

   La conclusion de la fable, après une Note consacrée à la musique, m’a suggéré d’aller voir s’il n’y a pas quelque chose à observer dans le domaine de la danse. Pédagogiquement s’entend.

   Mais comme, à part le rock, je ne m’y entends guère, j’ai suggéré à Claire Mazeron, ex-championne de « danses de salon » (et par ailleurs Secrétaire nationale à la pédagogie au SNALC), de faire une analyse d’un film récemment paru en DVD : « Un… deux… trois… Dansez », de Marylin Agrelo. Un documentaire fort bien fait sur le « programme », comme ils disent là-bas, d’apprentissage de danses dans les écoles primaires new-yorkaises — en l’occurrence, Brooklyn, Queens et Manhattan, parmi les publics les plus déshérités, les moins américains aussi — on voit où je veux en venir.

    Un point encore avant de lui laisser la parole.

   « Répétitions » : le mot est à double sens. On répète inlassablement le geste jusqu’à ce qu’il soit aussi précis que possible. On répète aussi sa leçon, jusqu’à ce qu’elle soit sue. Ces Américains qui ont été si longtemps imbibés de pédagogisme ont compris plus vite que nous que le ressort premier de l’apprentissage, c’est le par cœur — l’automatisme libérateur.

    Les profs de gym et les autres en tireront les conclusions qu’ils veulent…

    Jean-Paul Brighelli

 


          

     « Mesdames et Messieurs, en piste ! »

    Ecole des petits rats de l’Opéra ? Thé dansant du dimanche après-midi ? Non. Ainsi parle Rodney, enseignant à l’école primaire n°115 de Brooklyn et représentant du très officiel « programme » mis en place depuis 1994 par la municipalité de New York : l’enseignement des danses de salon aux petits élèves du Bronx ou du Queens, fraîchement débarqués d’îles caribéennes en déshérence. Dix semaines pour apprendre, non le hip hop ou la tecktonik, mais des horreurs rétrogrades telles que le tango à papa, la rhumba à maman, et le fox-trot des grands-parents. Dix semaines pour apprendre la grâce, pas celle promise par les officines religieuses, mais celle que donne la précision du geste. Dix semaines pour apprendre, non pas la tolérance — à réserver, comme disaient Clémenceau ou Claudel, aux maisons du même nom — mais à ne pas marcher sur les pieds de l’autre, au propre comme au figuré. Et, au-delà et surtout, dix semaines pour apprendre à gagner : car de pré-sélections en challenges de quartiers, et jusqu’à la grande finale, l’objectif est bien présent dans tous les jeunes, et moins jeunes esprits : rapporter le trophée, plus haut que soi, qui récompensera la meilleure école en lice.

    « Est-ce qu’il y aura des médailles ? » demande, les yeux brillants, Cyrus, petit blondinet bouclé et joufflu de huit ans. Qui remarque un peu plus loin, perplexe, qu’ « on dirait un sport que l’on n’appellerait pas un sport ».

    Un sport un peu particulier en effet. Un jeu tout d’abord : en témoigne le plaisir évident que prennent nos jeunes danseurs à torturer la rhumba, et, au-delà, le bras de leur partenaire. Pédagogisme, me direz-vous : faire danser les élèves sur les heures de cours, ne serait-ce pas un énième avatar de la pédagogie du détour ? Après « loisirs créatifs et lutte contre les discriminations » ou « pâte à crêpes et remédiation lecture », voici « danse et citoyenneté » !

    Je ne suis pas fan de l’éducation à l’américaine, dont nous avons tous pointé depuis des lustres les errances pédagogistes. L’enseignement si volontiers « progressiste » y a longtemps tué dans l’œuf toute possibilité de réelle promotion sociale par l’Ecole. Il y a pourtant sans doute quelque chose de moins pourri sur les terres de l’Oncle Sam qu’au royaume du Mammouth. Car loin de proposer aux élèves ce qu’ils peuvent déjà trouver en bas des immeubles, au nom de l’adaptation au milieu local, c’est une véritable acculturation salutaire qu’imposent ces écoles américaines : l’accès gratuit — c’est suffisamment rare au pays de l’argent-roi pour le souligner — à tout un pan de la culture dominante, celle des beaux quartiers, la seule qui permette d’acquérir les codes de la réussite. La « contre-culture », si elle existe, celle du rap et du hip hop, ne franchira pas, tout au long des 90 minutes de ce documentaire, les portes de l’école. Le misérabilisme non plus : on évoque avec pudeur entre copines, sur les marches des immeubles défraîchis, ceux qui ont « dévié » du droit chemin, tombés dans la drogue ou la délinquance, ou les recompositions familiales parfois complexes. Mais dans le gymnase au parquet immaculé, on se tait, on rentre sa chemise et on la mouille.

   Un sport, donc : l’apprentissage de l’effort, et d’une technique de haut vol, presque centenaire. Pas de place ici pour l’improvisation, pour l’expression du moi profond, pour la construction de ses propres savoirs. On ne bavasse pas en rond pour savoir si les Britanniques, fondateurs du genre, ont eu raison ou non de placer ainsi les corps. On répète, heure après heure, des gestes codifiés à l’extrême, précis à la phalange près. On est vite ridicule lorsqu’on ne les respecte pas… Car la sensualité apparemment débridée du merengue ou de la rhumba est tout sauf spontanéité : comme l’art de la drague se nourrit de la maîtrise des mots, elle se construit par l’apprentissage, dans la sueur, des gestes de la séduction. La créativité personnelle viendra plus tard, lorsque menottes et petons seront animés d’une vie propre et autonome.

    Un sport, oui, mais un sport collectif. Et fait unique, une équipe mixte, à l’âge où garçons et filles s’évitent soigneusement. Premiers contacts. Les mains se cherchent, hésitent avant de s’agripper, maladroitement d’abord, plus fermement au fil des semaines. « De quelle couleur sont les yeux de ta partenaire ? » questionne insidieusement Rodney, face aux regards qui s’évitent. Les garçons volontairement « machos » sont renvoyés à leurs propres lacunes : « Ils ne mènent rien ! » Apprentissage de la tolérance au final donc, mais sans que jamais le terme ne soit mentionné par les uns ou les autres. Pas de « leçon citoyenne » dans ce film : on n’apprendra qu’à la toute fin du film, au passage, que « Michelle n’a posé aucun problème de discipline cette année » ou que « Wilson est devenu un vrai petit monsieur ». Un progrès collatéral en somme. Tout comme la confrontation aux grands textes permet seule, au fond, l’apprentissage des valeurs démocratiques et de la vie en société, loin des discours et autres sensibilisations « hors-sol ».

    Car l’objectif final est bien avant tout de relever le défi : placer son école en tête du classement. « Soit on gagne, soit on perd. Si on n’est pas numéro un, on a perdu. C’est une leçon de vie », rappelle le grand ordonnateur du concours. L’échec est admis, mais pas le manque d’effort ou de combativité. On est loin des délires égalitaristes de la Constante Macabre. Chacun sera d’ailleurs récompensé au final, mais selon ses mérites : par l’attribution de « rubans » — bronze, argent, puis or —, correspondant à un niveau donné, chaque équipe est incitée à progresser. La compétition est au-delà, l’apprentissage de l’échec aussi : les enseignants réconfortent les perdants, mais incitent à la responsabilité personnelle, loin des réactions spontanées et épidermiques de déception bien compréhensibles.

    Une expérience qu’il serait peut-être intéressant d’envisager de l’autre côté de l’Atlantique. Elle n’est certes pas exempte de critiques. La forme même du documentaire, scénarisé comme seules savent l’être les productions américaines, doit inciter à la retenue dans l’enthousiasme. Et comment oublier l’image de Taha et Mohammed assis dans un coin du gymnase, soumis aux interdits de religions haineuses du corps — et que les enseignants excluent, puisqu’ils n’hésitent pas à s’exclure ? On gardera pourtant en mémoire cette phrase d’une enseignante, qui conclut le film : « Trouver une chose qu’on aime faire, et la faire très bien ». Une maxime que seraient bien avisés d’adopter les fossoyeurs d’un enseignement de qualité et autres thuriféraires du collège unique.

    Claire MAZERON

 

PS. Bande-annonce, extraits significatifs et interview (en anglais…) de la réalisatrice sur http://www.youtube.com/watch?v=F5wEb_3S2VM

 

Commentaires

On change de sujet au moment où le débat sur les grandes questions du bilan de l'action et des thèses du mouvement antipédago et de ses acteurs peut enfin naitre ?

Répétons donc ce qui précède "Dansez maintenant"

Que faisiez-vous au temps chaud ?
....
Je chantais ne vous déplaise
Vous chantiez, j'en suis fort aise
Et bien dansez maintenant

Let's swing again
MD

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

Mais Michel, un nouveau fil n'interrompt pas le précédent, que je sache…
Et je vais te dire : avant de débattre du bilan des antipédagos, je m'assurerai que les autres sont morts. Et enterrés.
Par ailleurs, chacun ses spécificités — et à chacun selon ses talents. Tu es un homme de réflexion, je suis un sabreur.
Ça me rappelle une réflexion que fait un résistant à un ingénieur, dans "Drôle de jeu", un roman de Roger Vailland que tu as sans doute lu : "Vous construisez des ponts, je les fais sauter, nous nous complétons, nous devons nous entendre."
JPB

Écrit par : brighelli | 27 avril 2009

"La cigale ayant baisé tout l'été
Se trouva fort dépourvue
La chaude pisse étant venue. Pas un seul petit fétu
De cubèbe ou de copahu.
Elle alla montrer sa pine
A la fourmi sa voisine
La priant de lui prêter
Quelques astringents pour arrêter
Cet écoulement rebelle.
"Je vous ferai, lui dit-elle
Minette, foi d'animal
Si vous guérissez mon mal !"
La fourmi rit de la farce
Et, se grattant le bibelot :
"Que faisiez-vous au temps chaud ?"
Demanda-t-elle à la garce.
"Nuit et jour, à tout venant,
Je baisais, ne vous déplaise."
"Vous baisiez, j'en suis fort aise,
Eh ! bien, coulez maintenant !"

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2009

Et le mot "répéter" est un de ceux sur l'explication et le double sens duquel je passe le plus de temps, en cours! ;-)
Bonne semaine à tous!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2009

Avant tout, j'ai trouvé très intéressant le texte de Claire.

JPB :

[Mais Michel, un nouveau fil n'interrompt pas le précédent, que je sache…]

Exact en théorie mais c'est beaucoup plus difficile à gérer et une bonne gestion de plusieurs fils n' jamais existé sur ce blog

JPB

[Et je vais te dire : avant de débattre du bilan des antipédagos, je m'assurerai que les autres sont morts. Et enterrés.]

Ne recommanderais-tu pas par là d'utiliser des armes rouillées et qui pètent à la gueule, les bonnes armes ne servant qu'après la victoire ? ?

JPB

[Par ailleurs, chacun ses spécificités — et à chacun selon ses talents. Tu es un homme de réflexion, je suis un sabreur.]

Je peux monter également que je ne suis pas mauvais au sabre :-)

JPB

[Ça me rappelle une réflexion que fait un résistant à un ingénieur, dans "Drôle de jeu", un roman de Roger Vailland que tu as sans doute lu : "Vous construisez des ponts, je les fais sauter, nous nous complétons, nous devons nous entendre."]

Ca pose un délicat problème de liaison entre la stratégie et la l'action immédiate . Please , conseil d'un possesseur d'un titre dont tu veux bien me parer , cad homme de réflexion, peux-tu lire E.D. Hirsch et notamment "Critique of a thoughtworld" ?

Bon fil

MD

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

"Vous baisiez, j'en suis fort aise,
Eh ! bien, coulez maintenant !"

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2009

---------

Christophe

Puisque vous êtes là , j'en profite pour vous répéter un message que vous n'avez pas vu passer puisque vous n'avez pas répondu .

Carbon copy :

Christophe Sibillea écrit le 22 avril 2009

[Pas mal, Michel...
Mais, comme musique "funk de blancs" je trouve que ça a plus de c... ...
Tower of power]

Je ne comprends pas bien : je te propose Gil scott Heron qui est noir et qui écrit ses lyrics ( dont le contenu est au moins sociologiquement intéressant , non ? ) et tu me réponds en parlant de blancs qui n'ecrivent pas de textes ????

MD

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

@ Michel Delord

J'aime bien Claire Mazeron que je lis régulièrement dans la revue du SNALC et je n'ai rien contre la danse (mon hernie discale, oui !)

Je vous ai répondu sur le fil précédent sur la question du "bilan" des "pédagogistes" (les cigales ?) et des "antipédagogistes" (les fourmis ?).

Le problème est dans l'existence de variétés mutantes de fourmis presque indiscernables des cigales. (La "formica darkosia" en particulier, mais il y en a d'autres).

;-))

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

@JPB
"Et je vais te dire : avant de débattre du bilan des antipédagos, je m'assurerai que les autres sont morts. Et enterrés."

Sans empiéter sur le débat avec MD, une réflexion en forme de constatation un peu acide : comment se fait-il que des gens qui devraient être morts et enterrés soient si vivants ? Est-ce que nous n'aurions pas un tout petit peu tiré à côté ?

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

Bonjour

Cela me rappelle le film "Ballroom Dancing" de Baz Luhrmann.

Le héros est un fougueux danseur de salon qui veut gagner en créant ses propres pas.

On y voit la critique d'une sorte de mandarinage et du respect aveugle des conventions.

A quoi on peut facilement objecter qu'avant de créer ses propres pas, il faut déjà avoir atteint un sacré niveau.

Au fond, c'est cela le procès des pédagos aux instructionnistes : ils leur reprochent de faire courber l'échine aux disciples, toujours et encore, même en bout de course, même après des années d'effort.

Alors que les pédagos, eux, sont to-ta-le-ment à l'abri de ce genre de risque, c'est bien connu.

On peut aussi se référer à l'enseignement de Bruce Lee qui disait qu'il y avait eu trois étapes dans sa vie de maître des arts martiaux :

- au départ, un coup de poing était un coup de poing, et un coup de pied, un coup de pied.

- puis, à mesure qu'il suivait l'enseignement des maîtres, le moindre geste a revêtu une dimension spitiruelle, est devenu chargé d'une signification particulière : tout devenait codifié, tout devenait objet d'étude, tout était à apprendre, à maîtriser

- et puis un jour, à force d'apprentissage et de répétition, à force de maîtrise, tout est redevenu simple : un coup de pied était redevenu un coup de pied, un coup de poing était redevenu un coup de poing.

Simplement, ils étaient exécutés à la perfection.

Bruce Lee était prêt à explorer de nouvelles dimensions de son art.

Pour rire un peu, je propose une lecture pédagogiste du mythe.

Cela pourrait s'appeler "Bruce Lee et la transdisciplinarité" ou encore "beau comme la rencontre d'un nunchaku et d'une balle de ping pong dans une salle de sciences".

http://www.le-pongiste.com/bruce-lee-ping-pong-nunchaku.php

Écrit par : johnmarguerite | 27 avril 2009

signez la pétition pour la suppression de la HALDE

http://www.lepost.fr/article/2009/04/26/1510926_petition-pour-la-suppression-de-la-halde.html

Écrit par : Halde là ! | 27 avril 2009

Ces Américains qui ont été si longtemps imbibés de pédagogisme ont compris plus vite que nous que le ressort premier de l’apprentissage, c’est le par cœur — l’automatisme libérateur.

Les profs de gym et les autres en tireront les conclusions qu’ils veulent…

Jean-Paul Brighelli

Pour illustrer ce judicieux nouveau fil, voyez le reportage diffusé hier soir au JT de TF1 sur l'Académie Vaganova, école de formation des danseurs du Kirov (théâtre de Mariinsky): (Chapitre 11/12)

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-26-avril-2009-4393286.html

J'enseigne l'EPS dans deux classes CHAM: il n'y a pas de doute, les "danseuses" et "danseurs" apparaissent très généralement comme des "extra-terrestres", tant la pratique de leur art les a façonnés, marqués, touchés...par la grâce. Tant qu'on ne comprendra pas que l'éducation esthétique doit précéder ou au pire, accompagner l'éducation intellectuelle, on n'avancera pas.
A l'école de l'Opéra de Paris on enseigne la danse aux petits rats en leur apprenant simultanément à calligraphier, à écrire les lettres en respectant les formes.

Écrit par : buntovchik | 27 avril 2009

Ben alors Michel on ne veut pas danser un tango avec Jean-Paul sur la piste du blog ?

Écrit par : iPidiblue et l'intégration pas à pas | 27 avril 2009

Juste le temps de lire l'intro avant d'aller au boulot (pardon Claire, je lirai ton article ce soir). Je retiens déja l' "automatisme libérateur". A ressortir à chaque fois que l'on nous enquiquine avec des foucambertiades sur le par coeur.

Écrit par : Manu | 27 avril 2009

[Ces Américains qui ont été si longtemps imbibés de pédagogisme ont compris plus vite que nous que le ressort premier de l’apprentissage, c’est le par cœur — l’automatisme libérateur.

Les profs de gym et les autres en tireront les conclusions qu’ils veulent…

Jean-Paul Brighelli]

Je ne sais pas qui sont "les américains qui ont compris plus vite que nous " . En tout cas ,s'ils en déduisent que le "le ressort premier de l’apprentissage, c’est le par cœur — l’automatisme libérateur." ils n'ont pas compris quelque chose de fondamental : ce n'est pas parce que les divers pédagos nous ont bassiné en interdisant le par coeur et l'automatisme qu'il faut en déduire que le ressort central de l'ensignement s'n déduit par une négation mécaniste des positions des pédagogistes. la dégénérescence de la pensée est toujous l'incapacité de poser et de comprendre les rapports entre les choses qui s'opposent et de n'être capables que de les penser en terme d'opposition binaire.

La question centrale est donc de bien poser le rapport entre le mécanisme et l'intelligence, la mémoire et l'intelligence ..... et non de privilègier un aspect en niant l'autre.

Et il y a des américains qui défendent cette position et depuis 1999, cad bien avant que ce blog n'existe : par exemple l'ami Hung-Hsi Wu a publié "BASIC SKILLS VERSUS CONCEPTUAL UNDERSTANDING : A Bogus Dichotomy in Mathematics Education"
http://www.aft.org/pubs-reports/american_educator/fall99/wu.pdf

Donc, à moins de vouloir expressément draguer uune couche sociale qui réduit la "transmission" à la transmission de formules , il vaut mieux lire un peu le texte de Hung-Hsi Wu à l'occasion deu dixième anniversaire de sa parution
MD

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

@ dobolino

"Vous baisiez, j'en suis fort aise,
Eh ! bien, coulez maintenant !"

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 avril 2009

Vous allez faire quelque chose pour cette pauvre petite cigale, n'est-ce pas ?

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Donc, à moins de vouloir expressément draguer uune couche sociale qui réduit la "transmission" à la transmission de formules , il vaut mieux lire un peu le texte de Hung-Hsi Wu à l'occasion deu dixième anniversaire de sa parution
MD

Ecrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

Ou, si j'ai bien compris, Ferdinand Buisson, le Bruce Lee de la pédagogie française ;O) : la mission de l'école est d'apprendre à lire, à écrire, à compter ET A RÉFLÉCHIR !

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Moui ! je croyais pourtant que la mission première de l'enseignant c'était d'apprendre à fermer les yeux ?

Écrit par : iPidiblue et l'intégration pas à pas | 27 avril 2009

Moui ! je croyais pourtant que la mission première de l'enseignant c'était d'apprendre à fermer les yeux ?

Ecrit par : iPidiblue et l'intégration pas à pas | 27 avril 2009

...Et les oreilles. Si vous saviez ce qu'on entend ! ;-)

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

J'aurais bien voulu répondre à Cadichon et le message était à moitié prêt , et à bien d'autres, mais je suis obligé de partir rapidement en Provence pour des raisons personnelles et non prévisibles. Donc au mieux à Jeudi.

Désolé
Michel

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

Ou, si j'ai bien compris, Ferdinand Buisson, le Bruce Lee de la pédagogie française ;O) : la mission de l'école est d'apprendre à lire, à écrire, à compter ET A RÉFLÉCHIR !
Ecrit par : Robin | 27 avril 2009
Ce pourquoi au triptyque Lire, Écrire, Compter, nous avons ajouter Calculer.
Mais nous aurions pu dire aussi : Lire, Écrire, Comprendre.
Ce qui signifie pas pas que ces opérations seraient successives.

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

Juste le temps de lire l'intro avant d'aller au boulot (pardon Claire, je lirai ton article ce soir). Je retiens déja l' "automatisme libérateur". A ressortir à chaque fois que l'on nous enquiquine avec des foucambertiades sur le par coeur.
Ecrit par : Manu | 27 avril 2009
Sauf que le foucambertsime, c'est du "par coeur", et le plus bête qui soit.

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

Chez nous, ça prend immédiatement des chemins bien compliqués.

http://ia40.ac-bordeaux.fr/fileadmin/pedagogie/circonscriptions/M/EPS/ANIMATION_PEDAGOGIQUE_DANSE_2.pdf

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

@ Dobolino, extrait de votre lien

"regarder, choisir un partenaire, aller vers lui jusqu’au contact et …"
De l'enseignement par compétences si cher à Zakartchouk.
Compétence suivante ?

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

En parlant de danse regardez moi ça c'est absolument sensationnel, avec un degré de sensualité, de grâce et de séduction époustouflant et en prime des corps de rêve :

http://www.youtube.com/watch?v=cAanti_rEo8

Écrit par : Sandra WAGNER | 27 avril 2009

@ Dobolino, extrait de votre lien

"regarder, choisir un partenaire, aller vers lui jusqu’au contact et …"
De l'enseignement par compétences si cher à Zakartchouk.
Compétence suivante ?

Ecrit par : guy morel | 27 avril 2009
C'est exactement la question que je me suis posée ! En Cycle 3, ça me semble un peu prématuré, surtout pour les CE2. Mais bon, vous savez qu'à présent c'est très à la mode de pousser les enfants à adopter très tôt des comportements sexualisés, à les mettre en valeur, à les applaudir, à en inventer là où le garçonnet ou la fillette n'y aurait pas pensé. Ici même, le maître du blog est complètement englué là-dedans et le texte de Claire y fait également allusion.
Je reste pour ma part convaincue que toutes ses singeries qu'accomplissent nos enfants de six à onze ans (pas les miens, d'ailleurs, dont la phase de latence a été respectée) ne sont que le produit de l'éducation.

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

« Eh bien, dansez, maintenant ! »

La conclusion de la fable, après une Note consacrée à la musique, m’a suggéré d’aller voir s’il n’y a pas quelque chose à observer dans le domaine de la danse. Pédagogiquement s’entend.

Jean Paul Brighelli.

Ce dernier vers de la fable de La Fontaine pourrait être très mal interprété, et il le sera.
Il fait écho, au thème eschatologique du jeu: "devant le trône du seigneur, les anciens nous ont dit: allez et jouez". Sans parler du message implicite: la fourmi, elle, se lève tôt pour gagner plus...et épargner en ces temps de cerises aigres.

Bref, la musique, la danse, l'EPS, les arts plastiques...O.K c'est très intéressant, mais tout de même, il ne faut pas exagérer, il y a des thèmes et des enseignements autrement sérieux et efficaces: la fourmi doit savoir calculer et écrire ses comptes.
Je me suis convaincu - je dois bien être le seul, au fil de ma carrière de prof de gym, que l'EPS pourrait, si cette discipline pouvait se libérer de la tutelle des pédagogistes, être l'architecte de la construction de l'élève. Justement par ce qu'elle est discipline au double sens: transmission d'un savoir, de gestes, enseignement donc, et soumission à la loi, à la règle, au rite, à la norme, renoncement à être tout par conséquent.
Quel enseignant, quel maître à danser mieux que le prof de gym est en mesure par ses apprentissages disciplinaires à structurer, ordonner, normaliser, dresser, moraliser et v kontsé kontsov séparer l'élève des revendications pancratiques de son sujet? Comme dit Claire Mazeron, ici, "pas de place pour l’improvisation, pour l’expression du moi profond, pour la construction de ses propres savoirs".

Écrit par : buntovchik | 27 avril 2009

Ah ! Buntovchik, la praxis ne vous est pas étrangère en tous ses détours ! Je me demande malgré tout si monsieur Brighelli n'est pas un peu bourgeois dans son goût pour une danseuse de salon ?

Écrit par : iPidiblue et le pas à pas | 27 avril 2009

"Casse-noisette" serait-il une bonne introduction à l'art professoral ?

Écrit par : iPidiblue et le pas de deux | 27 avril 2009

Danse, musique, philosophie, éducation physique...Ne nous étripons-pas, accordons-nos violons ! ;-))

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=bourgeois%20gentilhomme&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Mais bon, vous savez qu'à présent c'est très à la mode de pousser les enfants à adopter très tôt des comportements sexualisés, à les mettre en valeur, à les applaudir, à en inventer là où le garçonnet ou la fillette n'y aurait pas pensé.

Ecrit par : dobolino | 27 avril 2009

La contre-épreuve de cette lubie pédagogiste est celle donnée par l'Académie Vaganova dans le reportage de TF1, qu'il faut absolument voir. Tant pis, je remets le lien, repetitio est mater studiorum.

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-26-avril-2009-4393286.html

La mixité en EPS est un gros problème. Mais elle est devenue officiellement avec "l'éducation à la citoyenneté" la finalité première de cet enseignement.
Un IPR d'EPS a déclaré devant un parterre de profs de gym réunis pour entendre la bonne parole, celle qui comme toujours descend d'en-haut, ceci: "si vous êtes très peu efficaces pour enseigner les disciplines sportives, par contre vous l'êtes assurément pour faire l'éducation à la citoyenneté".
De plus en plus de collègues deviennent dans les collèges les experts en "citoyenneté active". J'en connais un à Reims où les classes sont constituées en fonction de la mise en chantier à l'échelle de l'Établissement et de deux niveaux de classe d'un projet interdisiplinaire, initié par les profs de "citoyenneté active". Ainsi les profs de SVT sont chargés de procéder à l'étude de l'éco-système de la région où la classe va être transférée au mois de Mai, le prof d'Histoire-géo s'occupe de l'histoire locale etc. Inutile de dire que les enseignements disciplinaires passent complètement à la trappe. Les parents applaudissent à deux mains. Les IPR sont contents. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l'éducation.

Écrit par : buntovchik | 27 avril 2009

"regarder, choisir un partenaire, aller vers lui jusqu’au contact et …"
De l'enseignement par compétences si cher à Zakartchouk.
Compétence suivante ?

Ecrit par : guy morel | 27 avril 2009

Très drôle. Mais ce n'est pas une compétence, mais une "situation pédagogique".
Méthode globale ?

Écrit par : yann | 27 avril 2009

Les parents applaudissent à deux mains.

Ecrit par : buntovchik | 27 avril 2009

Changement d'herbage réjouit les veaux.

Écrit par : yann | 27 avril 2009

Il faut baller maintenant ...

Savez-vous bien Robin que la Halde veut faire interdire les Sonnets de Ronsard ? Trop licencieux peut-être, les Talibans interdisaient bien la musique ce me semble !

Écrit par : iPidiblue et le pas de clerc | 27 avril 2009

D’un côté : mémoire, répétition du geste (ou des méthodes), discours structuré et organisé.
En face : découverte, improvisation, synthèse des réactions des béotiens tenant lieu de formalisation des connaissances.
Pas nouveau !

Anecdote :

Depuis jeudi, je remplace (en interne faute de TZR disponible) un collègue gravement malade en Term STI.
C’est un bon mec. Pas un grand intello, titularisé à l’époque épique, après un BTS, puis quelques années MA (parcours classique dans ma matière).

Mon pote, il n’emmerde pas les gosses, ne se pose pas trop de questions et donc n’a jamais cherché la baston avec les IPR. Il applique mollement les « recommandations pédagogiques » : méthodes inductives, TP de découverte et tout le tremblement.

C’est pas par conviction (je ne crois pas qu’il en ait …), juste pour avoir la paix et puis aussi, sur le web, les ressources en ligne relèvent le plus souvent de ces potions amères. A croire que TICE et méthodes pédagogol sont cousines.
Alors, mon collègue, qui n’est pas un névrosé du travail, récupère ce qui lui tombe sous la souris. Il aurait d’ailleurs tort de s’en priver puisque jamais un IPR ne lui a fait de remarques négatives sur l’hétérogénéité de la présentation des documents ou l’absence de progression cohérente.

Or donc, depuis une semaine je le remplace à 6 semaines du bac. Les mômes n’ont pas eu beaucoup de cours de méca cette année et commencent à flipper un peu.

De là, ce bon Zorglub, terreur des préaux, bourreau des têtes blondes (et non pas, hélas, des cœurs) arrive, attrape un chapitre et en 3 heures de cours magistral et d’exos stupides d’application directe règle (en vrac, mais y’a-t-il besoin de plus en STI ?) un pan du programme.

Et Scapin dans tout ça ?
« M’enfin Msieur, c’était un peu raide aujourd’hui ! D’un aut’côté, en une séance on en a plus appris qu’en 1 mois d’habitude ! Pourquoi kles zot’ profs y font pas comme vous ? »

Que répondit l’animal : « Paske ». C’était laconique à souhait et coupait cours à toute forme de polémique …

J’aurais néanmoins pu développer.
Par exemple dire que paske a été, durant les années de terreur pédagogiste, la réponse de mon IPR lorsque je lui demandais en quoi ses « méthodes » étaient meilleures que les miennes. Que ce paske a suffit à rendre inopérant tout discours rationnel tendant à démontrer les inepties des théories fumeuses pour peu qu’on le complète d’un : « Voui, mais non ».

Et puis un jour, notre IPR, comme beaucoup de profs, comme les flics de ma garde à vue, a fini par se décourager, par démissionner face à l’adversité et par me foutre la paix à condition que je ne demande rien.
Peut-être, lui aussi s’est rendu compte que tout le monde se moquait de lui (par le bas et par le haut ce qui, somme toute, est moins grave que par devant et …). Alors il a jeté l’éponge, n’est plus que l’ombre de lui-même et choisit même des jours pluvieux pour éviter que celle-ci ne soit trop visible.

Jouissif, lorsqu’on a été vilipendé durant des années pour avoir choisi le côté obscur, de pouvoir enfin (merci Robien) utiliser les méthodes qui vous conviennent sans que les relations hiérarchiques tournent au psychodrame.

Et j’ai été presque heureux de pouvoir enseigner :
Un cours apporte des connaissances qu’on ne comprend pas très bien et dont on ne saisit pas la portée. Des exos d’application directe sont répétés afin d’acquérir les techniques de résolution des situations classiques. Et là au fil du temps, presque subrepticement, on passe (pour les plus malins) d’une pratique un peu machinale et mécanique à la perception du sens de celle-ci. Et pour les autres (les moins …) ? Ben, au moins, ils savent résoudre les problèmes classiques, ce qui ne sert à rien sauf … à réussir le bac.

Le programme de STI a les prétentions d’un doctorat en mécanique. On évalue le jour du bac (ou du BTS) quelques pourcents (toujours les mêmes) de celui-ci. Avec mes pratiques d’enseignement, les gosses sont formatés pour minimum 12/20 à l’épreuve en 4 mois de cours par an.

Et que fait-on du reste du temps ? C’est selon l’humeur et très varié.
On se marre ensemble en pensant aux élèves de la salle voisine qui n’apprennent rien en beaucoup de temps. On parle de littérature, de musique, de ciné, de géographie, d’archéologie, d’astronomie ... On essaie de se rendre compte que la science, ça peut être marrant. On se convainc mutuellement que c’est pas parce que la situation est désespérée que c’est une raison de faire la gueule.
Et, les jours où j’ai encore la foi, on fait des pb de synthèse afin de fabriquer un peu de pensée organisée pour ceux qui en sont capables et en ont l’envie.

La mécanique « se construit par l’apprentissage, dans la sueur, des gestes de la » résolution des pb simples. « La créativité personnelle viendra plus tard, lorsque » la pensée libérée des difficultés du calcul « sera animé d’une vie propre et autonome. »
La science est une danse de l’esprit, il est vain d’espérer réussir sans avoir répété les positions de base ! C’est pas certain que ça suffise, mais on ne peut pas s’en dispenser.

Y’a quoi d’autre à dire sur le sujet ?

Écrit par : Zorglub | 27 avril 2009

"La science est une danse de l’esprit" et du corps ! Il vaut mieux savoir pour voir et manipuler les objets de Dame Nature.

Écrit par : iPidiblue et le pas de côté | 27 avril 2009

Zorglub, magnifique !!
Rien à redire.

Écrit par : yann | 27 avril 2009

Pour être explicite, notre corps est tridimensionnel, si ce n'était pas le cas nous aurions le plus grand mal à nous représenter les objets dans l'espace naturel à 3 (ou 4 dimensions en rajoutant le temps), il y a un livre qui s'appelle "Flatland" qui explique tout ceci très bien.

La négation du corps conduit toujours à la négation de l'intelligence et des choses de la nature. Une bonne représentation du corps est nécessaire pour ouvrir l'intelligence. Ceci pour dire que j'ai les plus extrêmes réserves pour toutes les philosophies et les religions qui s'essayent à anéantir le corps de toutes les manières possibles.

Écrit par : iPidiblue pluridimensionnel | 27 avril 2009

Par exemple j'ai du mal à croire qu'une femme qu'on enferme dans un sac dès son plus jeune âge pourra devenir une physicienne - en-dehors même de la torture que cela représente.

Toutes les expériences de privations sensorielles que l'on a pu faire sur des sujets volontaires ont mené à des désastres sur le plan du psychisme.

Écrit par : iPidiblue et l' homme pluridimensionnel | 27 avril 2009

"Il y a pourtant sans doute quelque chose de moins pourri sur les terres de l’Oncle Sam qu’au royaume du Mammouth."(JPB)
Oui, et c'est notamment l'absence de sentimentalisme cucupraslin et de la passion obsessionnelle pour l'abstraction, "le diable de la théorie" pour reprendre l'expression consacrée.

Mais pour que des intitiatives comme celle de l'école Nº115 de
Brooklyn puissent être menées à bien, il faut avoir la LIBERTE de le faire.
-----------
Précision pour ceux qui seraient intéressés: "Critique of a Thoughtworld" n'est pas le titre d'un ouvrage de E.D. Hirsch mais le chapitre 4 de "The Schools We Need...."
Thoughtworld est le nom que Hirsch au contexte idéologique réceptif aux "failed theories" ( Arendt) qu'il rend responsable de la prolifération du progressisme.

------------
J'ai mes réserves sur la pertinence de la 3e voie mais pas sur la nécessité de chercher un juste milieu entre l'abrusissment à des tâches mécanistes ou l'excès de formalisme ( la sacralisation des recettes toutes faites sous prétexte qu'elles ont une coloration scientifique), et le tout se vaut qui fait le lit du n'importe quoi.C'est ce qu'il y a de plus difficile, ce qui rend l'enseignement passionnant, mais
les pédagogistes-progressistes ont réussi à conjuguer les deux extrêmes.

Bien avant Buisson c'est Condorcet, pourtant si déterminé à couper avec l'enseignement purement mécaniste des jésuites, qui a expiqué qu'il faut quand même développer certains automatismes, pour faciliter l'acquisition de savoirs ultérieurs ( principe de l'élémentarité).


Le sens de la rigueur, le goût de l'effort, l'esprit d'équipe, ( même à deux seulement comme dans la danse de salon). Pas plus que la lecture ou le calcul, ces ingrédients ne sont "naturels", et c'est pourtant le dogme fondateur imposé par le THOUGHTWORLD, que je traduis par pensée unique, même s'il est composé d'une foultitude de courants.

Comme les parents sont pour la plupart démissionnaires dans ce domaine, qui ressort de l'éducation et non de l'instruction, il n'y a plus qu'à l'école que leurs enfants peuvent acquérir et des savoirs et des comportements indispensables.


Pour faire du patinage artistique il faut savoir patiner.

Écrit par : Cadichon | 27 avril 2009

La mixité en EPS est un gros problème. Mais elle est devenue officiellement avec "l'éducation à la citoyenneté" la finalité première de cet enseignement.

Ecrit par : buntovchik | 27 avril 2009
Je suis curieuse de voir ce qu'il va vous être répondu sur ce propos. Ici même, il y a peu, on m'a sèchement envoyée paître parce que je me prononçais contre la mixité en EPS.

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

On peut donner d'autres exemple de la torture et de la barbarie que certaines sociétés et certaines cultures infligent aux femmes car il n'y a pas que la Burqua, les pieds bandés des chinoises de l'ancien empire par exemple.

Contrairement à ce que croit le Haut comité à l'intégration toutes les différences culturelles ne sont pas respectables et beaucoup sont des mutilations du corps même si on les croit volontaires parce que l'habitude et la pression sociale en ont fait une seconde nature.

On peut pas séparer l'éveil de l'esprit et l'éveil du corps, c'est une grossière erreur que nos hauts comités comme la Halde commettent. Ce qui n'a rien d'étonnant car ces gens-là ne sont pas des scientifiques ...

Écrit par : iPidiblue et la femme mutilée | 27 avril 2009

Le sens de la rigueur, le goût de l'effort, l'esprit d'équipe, ( même à deux seulement comme dans la danse de salon).

Ecrit par : Cadichon | 27 avril 2009

On peut améliorer: un quadrille, ça fait déjà une équipe plus conséquente et c'est très difficile à bien danser.

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

Il faut baller maintenant ...

Savez-vous bien Robin que la Halde veut faire interdire les Sonnets de Ronsard ? Trop licencieux peut-être, les Talibans interdisaient bien la musique ce me semble !

Ecrit par : iPidiblue et le pas de clerc | 27 avril 2009

J'ai signé la pétition. Si j'avais été moine (j'ai failli), j'eusse choisi l'abbaye de Thélème.

J'ai horreur des Tartuffes, à quelque religion qu'ils appartiennent, et tant qu'à faire je préfère "l'ascèse longue" avec un p'tit verre de Pïneau (je l'ai bien écrit cette fois-ci ?).

Interdire les sonnets de Ronsard , non, mais ça va pas la
tête ? Que le cul leur pèle ! (et qu'ils ne puissent se gratter !)

@ zorglub

"La science est une danse de l'esprit."
...délectable "synthèse", le développement l'est aussi !

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Depuis quelques siècles en Occident on a l'habitude de faire danser les deux sexes ensemble et tout le monde s'en accomode et trouve cela fort bien (la valse par exemple), donc je ne vois pas bien en quoi le refus de la mixité en gymnastique acrobatique ou dans d'autres activités sportives peut rajouter à nos traditions culturelles. Je crois même que cela représente un recul considérable dans l'ordre culturel.

Écrit par : iPidiblue et le ballet mixte | 27 avril 2009

@ Cadichon
"Bien avant Buisson c'est Condorcet, pourtant si déterminé à couper avec l'enseignement purement mécaniste des jésuites, qui a expiqué qu'il faut quand même développer certains automatismes, pour faciliter l'acquisition de savoirs ultérieurs ( principe de l'élémentarité)."
Bon, Condorcet a tout fondé, on commence à avoir compris.
Tout de même, il y avait avant Condorcet quelques petites choses intéressantes chez la soeur de Pascal, chez Rousseau ( l'ombre du cerf-volant ) entre autres, et après Condorcet dont l'apport pédagogique me paraît assez limité.

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

Et ça, là ? C'est pas exactement de la danse mais y'a de quoi améliorer la cohésion du groupe et l'exactitude des gestes, surtout pour la seconde partie, baillonnette au canon. Le premier qui se plante est un meurtrier en puissance !

http://www.dailymotion.com/related/x6cmyn/video/x6cmsd_quadrille-des-baillonettes-14-juill_news?hmz=74616272656c61746564

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

Sérieusement, il me semble que les danses type quadrille, menuet sont plus instructives pour les élèves que les danses de salon.
Regardez ceci, par exemple: c'est tout le groupe ici aussi qui doit être cohérent.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/menuet+danse/video/x7nqs6_menuet-de-la-chaine_webcam
Et ça peut se faire: je me souviens fort bien d'une fête des écoles où une institutrice avait monté le quadrille des lanciers avec huit élèves de CM qui avaient dansé tout à fait bien. Vu qu'à l'époque il n'y avait pas de classe mixte, ça avait du être un beau travail d'organisation pour recruter les huit danseurs et danseuses et les faire répéter.

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

@Claire
"la tolérance — à réserver, comme disait De Gaulle, aux maisons du même nom."

Pas De Gaulle, mais Clémenceau.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

« qui ressort de l'éducation »
Cadichon | 27 avril 2009

Par quelle porte ?
« qui ressortit à... »

Écrit par : Tailleboudin | 27 avril 2009

« Pas De Gaulle, mais Clémenceau. »
guy morel | 27 avril 2009

(Clemenceau, sans accent.)
Non, c'est de Claudel :
« La tolérance ? Il y a des maisons pour ça. »
L'anecdote est racontée par Jules Renard dans son Journal à la date du 13 février 1900 (Pléiade, p. 570). Claudel parlait de l'affaire Dreyfus.

Écrit par : Tailleboudin | 27 avril 2009

(Clemenceau, sans accent.)
Non, c'est de Claudel :
« La tolérance ? Il y a des maisons pour ça. »
L'anecdote est racontée par Jules Renard dans son Journal à la date du 13 février 1900 (Pléiade, p. 570). Claudel parlait de l'affaire Dreyfus.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 avril 2009

Bien vu, Tailleboudin. Je me moucherai deux fois. :-)))

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

Et lui, il ne faudrait peut-être pas l'oublier non plus ! :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_de_La_Salle

La sœur de Pascal apprenait à lire et à écrire aux enfants des "Petites Écoles" de Port-Royal avec une méthode inventée par son illustre frère et que nous avons malheureusement perdue

La grammaire latine de l'abbé Charles-François Lhomond, choisie par les conventionnels (dont Condorcet) pour servir de référence dans toutes les écoles de France et de Navarre a de grandes affinités avec "la Grammaire générale et raisonnée" d'Antoine Arnault (dit "Le Grand Arnault").

La Logique (du grec logos, discours, raison, pensée) et la grammaire (les règles de la langue, du discours et de la pensée) vont de pair, comme le savait encore Hegel et comme nous l'avons oublié aujourd'hui (il n'y a pas de pensée sans langage).

'Il nous reste un remarquable ensemble de livres pédagogiques, élaborés par les maîtres et utilisés par leurs élèves. A côté de célèbres ouvrages comme la Grammaire générale et raisonnée, élaborée avec Arnauld, et le Jardin des racines grecques, rédigé avec Le Maistre de Sacy, Lancelot, par ailleurs féru de mathématiques, a produit une remarquable série de quatre Nouvelles méthodes pour apprendre facilement les langues latine, grecque, espagnole et italienne. La majorité des professeurs de Port-Royal, une trentaine d'hommes jeunes, dynamiques et bénévoles, pour la plupart, sont demeurés dans l'ombre, mais avec Lancelot, ils ont transmis le goût du style et de l'indépendance d'esprit à leurs élèves, parmi lesquels Racine, dont on retiendra l'hommage: "Ces maîtres n'étaient pas des hommes ordinaires."

Comme on le voit, la lumière ne s'est pas subitement allumée dans la maison France le 14 juillet 1989.

Source: T. Monthéard, "Quelques personnages illustres...", Chroniques de Port-Royal, numéro spécial, 2004.

Pour plus d'informations :

http://www.amisdeportroyal.org/articles.php?lng=fr&pg=285

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fra%C3%A7ois_Lhomond

Charles-François Lhomond et sa grammaire sont, on ne sait pourquoi (ou plutôt on le sait fort bien) la bête noire d'Eveline Charmeux.

...Comme quoi, tout se tient, n'est-ce pas ?

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Principales innovations de Jean-Baptiste de La Salle :


Il a fondé les "Écoles normales", qu'il appela "séminaires pour les maîtres de la campagne", pour assurer la première et fondamentale nécessité de l'école : la préparation morale et culturelle des enseignants.

Il a fondé la première congrégation religieuse d'hommes , les Frères des Écoles chrétiennes, faite exclusivement de laïques, dédiée aux "écoles chrétiennes"

Il a fait triompher la méthode simultanée par niveau dans l'enseignement primaire. Auparavant le maître s'occupait de l'élève de manière individuelle.

Il a donné la priorité à l'apprentissage de la lecture de la langue maternelle sur la langue latine , contrairement à l'usage traditionnel de son temps.

* Il a voulu la gratuité dans l'enseignement primaire dans les écoles qu'il avait fondées, devançant les gouvernements les plus progressistes.

* Il a organisé, avant tout autre, les écoles du soir et du dimanche pour les jeunes travailleurs.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Glouglou m'a fait un caca nerveux pour un n oublié sur le lien vers Lhomond (Charles-FraNçois)

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Pardon, j'm'ai trompé ! ;O))


http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fran%C3%A7ois_Lhomond

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Comme on le voit, la lumière ne s'est pas subitement allumée dans la maison France le 14 juillet 1989.

1789 ! (décidément !)

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Par pitié, pas de danse à l'école !!!!

http://ww3.ac-poitiers.fr/eps/peda/citoyen/danse.htm


Gné ?

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

En 1660, les grammairiens de Port Royal, Antoine Arnauld et Claude Lancelot, conçurent une grammaire fondée non sur la conformité à l’usage jugé le meilleur, mais sur la raison. Cet ouvrage prit le nom de Grammaire générale et raisonnée contenant les fondements de l'art de parler, expliqués d'une manière claire et naturelle, « générale » parce qu'elle s'occupe du langage en général, et non d'une langue déterminée, et « raisonnée » parce qu’elle explique le fonctionnement de la langue à travers la raison. Elle peut être considérée comme l’antithèse du « bon usage » de Vaugelas.

Croyant à l’existence de mécanismes logiques universels que chaque langue exprimerait dans son propre système, elle marqua profondément la naissance de la linguistique moderne, en particulier du courant chomskyen: tout comme ce dernier, elle postule en effet l'existence d'une grammaire universelle.

Cet ouvrage en grammaire et linguistique s'inscrivit dans un cadre beaucoup plus large de travaux sur la logique générale.

NB : L'idée (commune et partagée aussi bien par Saint-Augustin que par les Messieurs de Port-Royal) selon laquelle le langage serait l'expression de la pensée est philosophiquement discutable (Wittgenstein en fait une critique décisive dans le Tractatus logico-philosophicus).

Reste qu'il y a une "aptitude au langage", une "virtualité", une sorte de "forme a priori".

L'important est que les logiciens de Port-Royal insistent sur l'importance de la formation de la pensée à travers la grammaire (un langage bien fait) qui ouvre à la science.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Zorglub, splendide témoignage.

Guy, j'ai rectifié en fonction des avis divergents — on ne prête qu'aux riches, finalement.

Dobolino, vous avez trouvé le site qui tue : Danse et citoyenneté ! Tout est dit quelques lignes plus bas : improvisation ! Improvisez, exprimez-vous, les enfants ! Ça me fait penser aux pucelles qui se donnent toute,s pour un résultat dérisoire. Brassens : "Sans technique, un don n'est rien qu'une sale manie…"
JPB

Écrit par : brighelli | 27 avril 2009

"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je
danse." (Arthur Rimbaud)

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

La mixité en EPS est un gros problème. Mais elle est devenue officiellement avec "l'éducation à la citoyenneté" la finalité première de cet enseignement.

Ecrit par : buntovchik | 27 avril 2009

Au lieu de nous rebattre les oreilles avec leur formule creuse et fétiche d'éducation à la citoyenneté, les tartuffes aux commandes, tous domaines et échelons confondus, seraient mieux inspirés de parler de civisme et d'urbanité. La citoyenneté est le fruit de l'instruction qui ne peut se développer que sur le terreau d'une bonne éducation... familiale. Bon, mais comme le concept de famille a lui aussi du plomb dans l'aile, allez donc vous entendre sur les bases d'une éducation digne de ce nom, à une époque, surtout, où tout prétend se valoir. Une boîte de Pandore fut ouverte et elle n'est pas prête de se refermer...

Écrit par : Magister | 27 avril 2009

Pour être explicite, notre corps est tridimensionnel, si ce n'était pas le cas nous aurions le plus grand mal à nous représenter les objets dans l'espace naturel à 3 (ou 4 dimensions en rajoutant le temps), il y a un livre qui s'appelle "Flatland" qui explique tout ceci très bien.
Ecrit par : iPidiblue pluridimensionnel | 27 avril 2009

La force de l'abstraction est justement de pouvoir traiter des questions dans un espace de modélisation non naturel, ne se rapportant pas à une représentation « visuellement » possible.

Par exple en analyse factorielle, c'est juste indispensable de modéliser un pb dans un espace de dimension par exemple 19 et de faire de la géométrie analytique dans cet espace même si on ne peut en aucun cas se représenter quoique ce soit.

On peut extrapoler les théorèmes géométriques applicables dans un espace de dimension 3 sans qu'ils donnent des résultats dont on puisse attendre une « visualisation ».
Néanmoins ces théorèmes permettent calculer afin d'atteindre des conclusions faisant du sens !

Dès qu'on fait des choses un peu compliquées, on est forcé de s'abstraire des limites de son corps et du très faible potentiel de « représentation » lié à nos sens.

Aussi, il me semble que votre avis ne vaut que pour la relation à des pb très simples.

Au delà, il n'est pas indispensable (même si c'est mieux ...) ni toujours possible de percevoir intuitivement la réalité physique pour la traiter.

Exemple :
Si je marche à 4 km/h dans un train roulant à 40 km/h il vous est naturel de percevoir que je me déplace par rapport au sol à 4 + 40 = 44 km/h.
Vous avez même la conviction que le théorème de composition des vitesses marche bien et représente bien l’univers dans lequel vous avez l’habitude de vivre :
« Vitesse de Z par rapport au sol = Vitesse de Z par rapport au train + Vitesse du train par rapport au sol sol ».

Il se trouve que ce théorème est une très mauvaise modélisation de notre univers dès qu’on va un peu vite.
C’est la théorie de la relativité restreinte d’Einstein (1905) http://fr.wikipedia.org/wiki/Relativit%C3%A9_restreinte : Supposons que je courre à 200 000 km/s dans un train roulant à 200 000 km/s, vous me verrez passer à seulement 297 000 km/s (tout calculs faits) !

On sait faire plein d’expériences réelles (… pas avec des trains) qui PROUVENT que la théorie de la relativité restreinte est une MEILLEURE approximation du fonctionnement de l’univers que la cinématique classique.
Et pourtant, elle ne vous semble pas naturelle !

J’ai utilisé cette théorie pour faire toutes sortes de calculs dont j’avais en ces temps là l’usage alors que, moi non plus, je ne la percevais pas dans sa relation au réel !

Comme je ne suis un nain, il m’a fallu pas mal d'années de réflexion pour qu’elle se mette à faire du sens dans ma tête.
J’ai alors pu faire l’expérience de pensée de regarder passer une fusée dans laquelle on lance une fusée modèle réduit et « voir » que le théorème de composition des vitesses classique ne s’applique pas : c’est une « simple » conséquence géométrique de l’expérience de non composition de la vitesse de la lumière (interférométrie de Michelson).

Une question se pose à moi et j’ai jamais eu le courage de lire les bouquins qui donnent la réponse (Dugong vous le savez peut-être ?).
Einstein a-t-il :
- « vu », eu l’intuition et la représentation mentale qui va avec, puis a été amené à faire les calculs qui vont bien ?
- au contraire réalisé les calculs de géométrie (pas si compliqués que ça) proposés dans l’article de wikipédia et ensuite seulement à partir des résultats perçu comment marche l’univers dès qu’on va vite ?



Faudrait que j’ai le courage de raconter en quoi cette affaire est en DIRECT rapport avec l’enseignement de la danse et du reste !
Mais il est sept heures et quart : l’heure du Ricard …

Écrit par : Zorglub | 27 avril 2009

Ah ! mais Zorglub que vous ayez un esprit de dimension supérieure personne n'en a jamais douté et que vous vous promeniez dans les espaces de Hilbert comme nous nous promenons sur notre palier nous le savons tous bien !

Sur ce j'ai mon balai à enfourcher, il faut que j'aille jeter quelques sorts, mon maître me l'a dit !

Écrit par : iPidiblue et le ballet des miracles | 27 avril 2009

Rendez-moi mes 27 heures et, promis, j'accepte un professeur de danse dans ma classe, tous les lundis de 9 h à 10 h (ou 9 h à 11 h), en espérant très fort que ces heures d' "apprentissage de l’effort et d’une technique de haut vol" serviront de "contre-poison" aux heures de poupouce-canapé du week end !
Sinon, j'avoue que j'ai de plus en plus envie de proposer à mes parents d'élèves de CE1 de récupérer tous leurs bambins le vendredi soir à 16 h 30 et de les leur rendre le lundi soir à la même heure.
Je ne sais pas encore ce que je leur ferai faire, du macramé, du vélo, de la cuisine ou du yoga, de la trottinette ou du jardinage, du repassage ou de la flûte traversière, n'importe quoi, pourvu que le lundi matin, ils arrivent à l'école o-pé-ra-tion-nels !

Écrit par : catmano | 27 avril 2009

Je ne sais pas encore ce que je leur ferai faire, du macramé, du vélo, de la cuisine ou du yoga, de la trottinette ou du jardinage, du repassage ou de la flûte traversière, n'importe quoi, pourvu que le lundi matin, ils arrivent à l'école o-pé-ra-tion-nels !

Ecrit par : catmano | 27 avril 2009

Essaye de leur apprendre le quadrille des baillonnettes. Tente le salut au drapeau en chantant "Maréchal, nous voilà "

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

Faudrait que j’ai le courage de raconter en quoi cette affaire est en DIRECT rapport avec l’enseignement de la danse et du reste !
Mais il est sept heures et quart : l’heure du Ricard …

Ecrit par : Zorglub | 27 avril 2009

Et alors, Zorglub ! Vous pouvez boire une gorgée, taper quelques mots, boire une gorgée, taper quelques mots etc

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

Tente le salut au drapeau en chantant "Maréchal, nous voilà "

Ecrit par : dobolino | 27 avril 2009

Je suis obligée de choisir celui-là ? Ça ne marcherait pas aussi bien avec un autre hymne ?
J'en connais plein d'autres.

Écrit par : catmano | 27 avril 2009

Bon, mais comme le concept de famille a lui aussi du plomb dans l'aile, allez donc vous entendre sur les bases d'une éducation digne de ce nom, à une époque, surtout, où tout prétend se valoir. Une boîte de Pandore fut ouverte et elle n'est pas prête de se refermer...

Ecrit par : Magister | 27 avril 2009

Je suis absolument d'accord. Quitte à avoir un peu moins de "citoyenneté", on aimerait un peu plus de politesse.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Catmano, tu peux aussi tenter un cross dans les raies de vignes et les safres. L'essentiel est de les réveiller et de les oxygéner.
T'es allée voir le quadrille des baillonnettes ?
Une heure de répétition dans la cour tous les lundis matin devraient te les mettre à l'équerre, après en avoir éliminé quelques uns.

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

Vous fatiguez pas Robin déjà que je viens d'apprendre de la bouche de Zorglub qu'Einstein ne s'est pas foulé pour la Relativité, c'est foutu pour vous les profs si les cossards ont tous le prix Nobel !

Écrit par : iPidiblue poli des angles | 27 avril 2009

Essaye de leur apprendre le quadrille des baillonnettes. Tente le salut au drapeau en chantant "Maréchal, nous voilà "

Ecrit par : dobolino | 27 avril 2009

Dans le cadre "Éducation à la citoyenneté/se défaire de ses préjugés et apprendre l'Histoire de France à travers des expériences innovantes", ça devrait faire. Mais elle va être obligée de refuser une deuxième fois les palmes ! ;-))

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Un principal qui en a (des principes, oeuf corse)

La semaine dernière, le principal du collège Marcelin-Albert de Saint-Nazaire a exclu une centaine d'élèves pour des devoirs non faits et du matériel oublié. Cette mesure "exceptionnelle" n'a pas déclenché la prise de conscience attendue.

Des devoirs non faits, des leçons pas apprises, des cahiers mal tenus, du matériel de classe oublié et des élèves qui ne s'en soucient guère. Emmanuel Rivals, le principal du collège Marcelin-Albert de Saint-Nazaire, en accord avec l'équipe pédagogique, a décidé de marquer le coup.
La semaine dernière, une centaine d'élèves s'est fait exclure la journée pour des devoirs non faits. Surtout en classe de 4 e , mais toutes les classes sont touchées. "Tout est parti des conseils de classe du 2 e trimestre où les professeurs ont constaté la baisse générale des résultats et une généralisation des devoirs non faits traduisant une désaffection de la chose scolaire" , explique le principal, qui comprend que sa décision ait pu surprendre et même déranger. Pour lui, cependant, il en va de l'avenir des collégiens et de leur réussite scolaire et professionnelle. "Si l'on ne prend pas en 6 e de bonnes habitudes, c'est très difficile ensuite. L'élève a un métier avec des exigences minimales. Avoir le bon matériel pour chaque cours et faire ses devoirs en font partie" , reprend-il catégorique. C'est même le minimum.
Le "métier" d'élève
La première réaction du principal a été d'adresser un courrier aux familles pour les informer et les sensibiliser au problème. Il est aussi passé dans chaque classe dire "de vive voix" qu'à la rentrée, le moindre manquement serait sanctionné par une exclusion d'une journée, obligeant les parents à venir chercher leur enfant... Il pensait que cela suffirait. Le lundi matin de la rentrée, Emmanuel Rivas tombe de haut. "Près de 60 élèves ont été exclus, soit 10 % de l'effectif. Je ne pensais pas qu'ils puissent faire preuve d'autant d'insouciance et de nonchalance en ayant été prévenu à l'avance", déplore-t-il. Le vendredi, ils étaient encore 5 à 6 % à prendre la porte. Pour certains parents, c'est la douche froide également. "Si je ne conteste pas le principe de la punition qui est normal dans un tel cas, je trouve que l'exclusion est une sanction inadaptée puisqu'elle prive l'élève d'une après-midi de cours", relève un père qui n'a pas du tout apprécié le procédé. "Si l'on n'est pas compris par les familles, c'est désolant", constate le principal qui leur avait adressé un courrier pour cela. "Ce qui est anormal c'est que les résultats de l'établissement ne soient pas meilleurs, toutes les conditions sont réunies pour cela", souligne Emmanuel Rivals en faisant visiter son établissement qui offre "les mêmes ressources et qualités d'enseignement qu'un collège de ville".
S'il est "maître à bord", le principal n'a pas l'embarras du choix. "Il n'est pas question de continuer d'exclure à tour de bras les élèves, c'était juste pendant une semaine pour créer un déclic.
Le système des heures de colle a aussi ses limites, le mercredi il n'y a pas de ramassage scolaire et les parents ne sont pas forcément disposés à les amener surtout avec les activités sportives", assure-t-il. Et puis, deux heures de surveillant en plus le mercredi après-midi, c'est aussi deux heures de moins à surveiller la récréation les autres jours...

http://www.lindependant.com/articles/2009/04/27/20090427-Carcassonne-Devoirs-non-faits-100-eleves-prennent-la-porte-du-college-Marcelin-Albert-de-Saint-Nazaire.php5

Écrit par : Françoise Guichard | 27 avril 2009

Savez-vous bien Robin que la Halde veut faire interdire les Sonnets de Ronsard ? Trop licencieux peut-être, les Talibans interdisaient bien la musique ce me semble !

Ecrit par : iPidiblue et le pas de clerc | 27 avril 2009

J'ai signé la pétition. Si j'avais été moine (j'ai failli), j'eusse choisi l'abbaye de Thélème.

J'ai horreur des Tartuffes, à quelque religion qu'ils appartiennent, et tant qu'à faire je préfère "l'ascèse longue" avec un p'tit verre de Pïneau (je l'ai bien écrit cette fois-ci ?).

Interdire les sonnets de Ronsard , non, mais ça va pas la
tête ? Que le cul leur pèle ! (et qu'ils ne puissent se gratter !)

@ zorglub

Je vous suis sur toute la ligne, sauf que je me choisirais un petit vin de Touraine, léger et fruité, goulayant, un vin pour la soif comme dirait feu Jean Carmet.
Quant à la Halde, cette officine semble s'être donnée pour mission de fossoyer la culture française, sous couleur de lutter contre le démon de la discrimination dont elle se forge une obsession qui frise parfois la pathologie psychiatrique.

Écrit par : Magister | 27 avril 2009

Pardon pour le doublon !
JPB

Écrit par : brighelli | 27 avril 2009

Eh bien, si les chefs d'établissement s'y mettent…
http://www.lindependant.com/articles/2009/04/27/20090427-Carcassonne-Devoirs-non-faits-100-eleves-prennent-la-porte-du-college-Marcelin-Albert-de-Saint-Nazaire.php5
JPB
PS. Merci à FG pour le lien…

Écrit par : brighelli | 27 avril 2009

Je me demande parfois si l'objectif de tous ces pédagogues qui préconisent l'abandon du par-coeur n'est pas de faire naître des générations entières d'Alzheimer précoces !

Écrit par : iPidiblue poli des angles | 27 avril 2009

Vous fatiguez pas Robin déjà que je viens d'apprendre de la bouche de Zorglub qu'Einstein ne s'est pas foulé pour la Relativité, c'est foutu pour vous les profs si les cossards ont tous le prix Nobel !

Ecrit par : iPidiblue poli des angles | 27 avril 2009

Si mes cossards avaient le tiers du quart de l'intelligence d'Albert Einstein, je ne serais pas aussi fatigué !

Plus sérieusement, je pense que la paresse n'est pas incompatible avec l'intelligence. Prenez l'exemple de la roue, ça n'est pas une invention de cossard la roue ?

Et plus sérieusement encore, je pense que l'âme aspire au repos, contrairement au corps qui agit sans cesse (le cœur, le système respiratoire, le renouvellement des cellules) et au cerveau qui n'arrête pas de calculer et de penser à n'importe quoi et souvent en dépit du bons sens.

La joie parfaite, c'est quand les trois s'accordent dans une activité "supérieure", la danse, le chant, le piano, la peinture ou l'écriture, éventuellement le jardinage ou la cuisine.

Ce que nos chers élèves ne comprennent pas c'est que l'activité reposante, l'action sans effort, autrement dit la grâce n'est pas la paresse et qu'elle s'obtient au bout d'un long et constant effort.

Albert Einstein n'est pas un contrexemple, même s'il était un peu plus doué que la moyenne ;-)

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

J'ai signé la pétition. Si j'avais été moine (j'ai failli), j'eusse choisi l'abbaye de Thélème.

J'ai horreur des Tartuffes, à quelque religion qu'ils appartiennent, et tant qu'à faire je préfère "l'ascèse longue" avec un p'tit verre de Pïneau (je l'ai bien écrit cette fois-ci ?).

Interdire les sonnets de Ronsard , non, mais ça va pas la
tête ? Que le cul leur pèle ! (et qu'ils ne puissent se gratter !)

@ zorglub

Je vous suis sur toute la ligne, sauf que je me choisirais un petit vin de Touraine, léger et fruité, goulayant, un vin pour la soif comme dirait feu Jean Carmet.
Quant à la Halde, cette officine semble s'être donnée pour mission de fossoyer la culture française, sous couleur de lutter contre le démon de la discrimination dont elle se forge une obsession qui frise parfois la pathologie psychiatrique.

Ecrit par : Magister | 27 avril 2009

Ça n'est pas zorglub, magister. Lui, c'est le pastis !

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Euh, pardon, le Ricard...sinon rien !

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Robin, allez-vous lire le nouveau livre de Jonathan Little ?

Écrit par : marilyse | 27 avril 2009

Tente le salut au drapeau en chantant "Maréchal, nous voilà "

Ecrit par : dobolino | 27 avril 2009

Je suis obligée de choisir celui-là ? Ça ne marcherait pas aussi bien avec un autre hymne ?
J'en connais plein d'autres.

Ecrit par : catmano | 27 avril 2009

Celui-là, par exemple. Dans cette version-là, ça va de soit :

http://www.deljehier.levillage.org/telechargements/l_inter_cpb.mp3

Sinon, le coup du collège de St Nazaire, c'est ce que j'ai trouvé pour demain matin.

Le premier qui rouscaille en sortant son cahier (avec maman, ça marche, pourquoi ne pas tenter en classe ?) ou qui me fait plus d'une faute de copie dans son exercice de français se voit privé de cahier pour toute la journée ("Tu ne veux pas travailler, tant pis pour toi !").

Je l'ai déjà fait une fois, ça avait porté ses fruits pendant au moins une semaine (ils sont plus "tendres" que les collégiens).

Et le premier qui, ici, me dit que c'est parce que je ne prévois pas assez d'activités "ludiques" est prié de venir assister à une séance d'EPS, de musique ou de travaux manuels et de faire un compte-rendu détaillé sur les ballons qui passent sans qu'ils les voient, les gamins qui oublient de chanter, de taper dans les mains, qui jouent avec leur crayon au lieu d'écouter la musique sans compter ceux qui se lèvent parce qu'ils vont se moucher et ceux qui crient : "maîtresse, j'ai perdu ma feuille, mes ciseaux, ma gomme, mes crayons et ma colle".

Écrit par : catmano | 27 avril 2009

Un principal qui en a (des principes, oeuf corse)

La semaine dernière, le principal du collège Marcelin-Albert de Saint-Nazaire a exclu une centaine d'élèves pour des devoirs non faits et du matériel oublié. Cette mesure "exceptionnelle" n'a pas déclenché la prise de conscience attendue.

En voilà un qui a du courage et qui va se faire mal voir par son inspecteur d'académie.

Combinée avec les bavardages, l'absence de travail en classe et à la maison tend à devenir la norme.

Quelqu'un disait que la "bonne volonté" était le commencement de la moralité (Kant je crois).

Il n'y a pas grand chose à faire contre la mauvaise volonté. On touche là aux racines de la liberté humaine, celle de bien faire, mais aussi de mal faire ou de ne rien faire.

De plus en plus d'élèves (les adultes du monde de demain) choisissent de mal faire ou de ne rien faire.

"Mais M'sieur, j'ai rien fait !" disent-ils quand on les reprend ("c'est justement ce que je te reproche !")

Vous avez vu aussi la réaction des parents qui crient au scandale.

Qu'est ce que voulez faire contre l'action conjuguée de la bêtise et de l'inertie (j'oubliais celle des pédagos qui nous enjoignent de lutter contre l'absence de "motivation" en enseignant "autrement", c'est-à-dire rien).

L'ère du vide.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Il n'y a pas grand chose à faire contre la mauvaise volonté. On touche là aux racines de la liberté humaine, celle de bien faire, mais aussi de mal faire ou de ne rien faire.

De plus en plus d'élèves (les adultes du monde de demain) choisissent de mal faire ou de ne rien faire.

"Mais M'sieur, j'ai rien fait !" disent-ils quand on les reprend ("c'est justement ce que je te reproche !")

...

Qu'est ce que voulez faire contre l'action conjuguée de la bêtise et de l'inertie ... .

L'ère du vide.

Ecrit par : Robin | 27 avril 2009

J'en ai 8 exactement de ce modèle-là dans ma classe. Épuisants !

Écrit par : catmano | 27 avril 2009

J'en ai 8 exactement de ce modèle-là dans ma classe. Épuisants !

Ecrit par : catmano | 27 avril 2009

J'attends avec impatience les évaluations nationales CE1 pour voir si, malgré le baobab qu'ils ont au milieu de la main et l'autre qu'ils ont dans le cerveau, ils y auront des résultats au moins convenables.
J'avoue que ça me soulagerait.

Écrit par : catmano | 27 avril 2009

Je me demande parfois si l'objectif de tous ces pédagogues qui préconisent l'abandon du par-coeur n'est pas de faire naître des générations entières d'Alzheimer précoces !

Ecrit par : iPidiblue poli des angles | 27 avril 2009

Ne leur prêtez pas d'autre objectif que celui de nourrir leur propre vanité (qui est de se prendre pour des penseurs tandis qu'ils n'ont que le mental hypertrophié). Par contre, les effets désastreux de leurs théories fumeuses et ifumesques peuvent être appréciés par tous ceux qui trouvent leur intérêt dans le décervelage des masses (les politiques, les publicitaires, les médias...).

Écrit par : Magister | 27 avril 2009

Les plus drôle, ce sont les parents qui râlent parce que ce jour-là, le collège a décidé de ne plus faire garderie et donc de renvoyer les oisifs. Ce pricipal a eu l'heur - ou le malheur ? - de rappeler à la communauté qu'un collège est aussi (et surtout) un lieu de travail scolaire. Qu'il existe bel et bien un "métier d'élève".
De même, la réflexion sur les activités sportives du mercredi qui entrent en conflit avec les "retenues" est tristement hilarante.

Écrit par : dickens | 27 avril 2009

Le but des pédagogues, en n'enseignant rien, est de libérer du temps de cerveau disponible (en l'occurrence de l'espace de cerveau disponible, mais c'est pareil) pour Coca-Cola.

Et ça marche très bien !

Écrit par : dickens | 27 avril 2009

comme l’art de la drague se nourrit de la maîtrise des mots,
eh oui Claire MAZERON
Je viens d'entendre cela d'un certain Marc Bonnant, un véritable artiste des mots. Excellent votre article.

Écrit par : Eddie Mabillard | 27 avril 2009

Ce principal a eu l'heur - ou le malheur ? - de rappeler à la communauté qu'un collège est aussi (et surtout) un lieu de travail scolaire. Qu'il existe bel et bien un "métier d'élève".

Ecrit par : dickens | 27 avril 2009

A moins que ce principal-là ait oublié qu'il n'est au fond censé faire que du gardiennage social (pour reprendre les propos de celui du film "La journée de la jupe").

Écrit par : Magister | 27 avril 2009

Pendant que j’écoute quelques œuvres de Koscak Yamada (1886-1965) – merci Naxos pour tous ces compositeurs improbables que tu nous permets de découvrir –, je me lance dans l’écriture de cette historiette montpelliéraine.

Quittant la piscine (oui, pour 1500 m de natation,. 3 ou 4 fois par semaine depuis un an ; ça a du bon de se faire plaquer : on reprend en main son corps, qui en a deux, de mains, et deux pieds aussi, pour faire bonne mesure), je m’en vais manger le délicieusement moelleux et chocolaté brownie acheté, un peu plus d’une heure avant, à la boulangerie-pâtisserie près de chez moi (une des meilleures de Montpellier, entre nous soit dit ; c’est au feu de bois que la pâte des pains est cuite), à la Promenade du Peyrou (la scène se déroule donc à Montpellier ; l’affaire était déjà entendue puisque c’est une historiette montpelliéraine).

Peut s’y voir, à toute heure du jour et de la nuit, le Roi-Soleil, en armure, enfourchant son couillu de cheval, royalement tenant son bâton de maréchal vengeur, en direction, non pas des Cévennes protestantes soumises, mais de la mer, – direction Palavas, pour être plus précis (haut lieu du Désert, s’il en est un, et au-delà, l’Espiguette et ses plages « cul nu » et ses jack-off parties de tous ordres dans les dunes – je n’explique pas, Internet vous renseigne aisément). Le lieu est appréciable, la vue à 360 degrés donne sur le large méditerranéen, d’un côté, le Pic Saint-Loup, plus loin le Mont-Aigoual, de l’autre.

D’agréables sons de peau tapée, dignes d’un couple de lecteurs appliqués de « Eloge de la fessée » de Jacques Serguine ou d’un maître à la « Dolorosa soror », viennent à mes oreilles (c’est un espace vert, et, dès qu’il fait beau, les saltimbanques, des vitalistes heureux, jouent : groupe de jazz, clarinette un peu klezmer, guitare gitane, aye ! aye ! aye ! ombre ! et percussions exotiques, quelquefois, se superposent).

Dos à la balustrade qui surplombe le tour de la promenade inférieure, un jeune chevelu de plus de 25 ans (trop de cheveux pour identifier son âge avec précision) manie son instrument d’origine africaine avec ravissement (un truc à filles) – et frappe que tu frapperas ; à côté de lui, plus loin, sur un banc en pierre, s’aperçoit un Noir stylé (lunettes noires), autour de lui, sur la balustrade et devant : deux donzelles hippies (vu leur accoutrement coloré de tzigane revisité, à écharpe et pantalon bouffant fabriqué sur les bords de l’Indus, sandalettes, sans doute des circasiennes ou des théâtreuses de l’université Paul-Valéry, ou des Sciences de l’Education ?), qui, je n’en doute pas, ne voteront jamais au-delà (en-deçà ?) du NPA (trop à droite, le PC).

Je déplie le papier transparent entourant ma gourmandise (il y a même quelques morceaux de noisettes dedans) ; et je regarde, et je pense aussitôt à l’article de Claire Mazeron. Les filles sont souples, et accomplissent des gestes (que je ne saurais reproduire moi-même, ayant du mal à toucher mes orteils avec le bout de mes doigts de pied) qui sont à peu près n’importe quoi qui voudrait se rapprocher de l’extase, si la danse en était une ; mais, n’est-ce pas le principal ? leurs membres et leurs muscles bougent, ça trépigne, ça tourne, ça dervicherait presque, les bras en haut, les bras en bas, les coudes de l’autre côté, la tête, - cheveux au vent, ou avec LA baguette chinoise habituelle pour les tenir -, tout pareil, une sorte de moulinette, un batteur à mayonnaise-maison qui me donnent le tournis, comme avec, dans l’esprit, un goût de jaune d’œuf aillé après le rot ; cependant, je ne résiste pas à l’envie, de ma distance, d’être content avec eux, c’est ça de pris sur la salope de vie. Elles sont deux à gigoter, à donner vie coûte que coûte à leur chair souple (elles doivent être sans doute des teuffeuses aussi… elles en ont les manies corporelles ; je prie pour ne pas avoir le plaisir de découvrir l’état de leur voûte plantaire). Ils sont trois à présent : le Noir, dans son coin, quelques mètres plus loin, préférant le tantra plutôt que se mêler au trio musicalement dansant déjà existant, commence sa transe d’électroman sur les rythmes trépidants d’un djembé-man survolté et heureux de rendre heureux (tape que tu taperas) : mouvements souples des avant-bras, mimant la vague et reproduisant les codes des marins préparant un atterrissage sur la plateforme des porte-avions de l’armée américaine (la modernité…. la modernité…), sans le petit drapeau toutefois. Parfaisant son chef-d’œuvre improvisé, une des génies, poussées dans ses derniers retranchements par les sourires de son nouvel ami l’homme aux lunettes noires, pratique plusieurs improbables manœuvres, tête renversée, faisant tourner ses mains l’une sur l’autre, sur sa balustrade d’une petite cinquantaine de centimètres de large – mais d’une périlleuse ou salutaire (c’est selon) hauteur d’au moins 3 mètres.

Que pensez-vous que je pensai ? : au terrible et malencontreux coup de vent, au lapsus de l’auto croc-en-jambe l’obligeant à chavirer du côté où il ne fallait pas, au déséquilibre… accompagné du bas cri du poids qui tombe : aaaaaaaaaaah. Bergson a raison, la mécanique de la glissade sur la banane est indépassable. Sinon, je lis « Du mensonge à la violence » de (Os)Hannah (au plus haut des cieux) Harendt.

Claire, en effet, j’ai pensé à ton article.

Écrit par : Pendariès | 27 avril 2009

Je rajoute que la Promenade du Peyrou connut les promenades de Gide, de Valéry, de Jammes, de madame de Sévigné, de Sade, de Henry Miller, Lawrence Durrell, Jean Hugo, Max Rouquette, etc.

Écrit par : Pendariès | 27 avril 2009

Je rajoute encore que mes ancêtres coreligionnaires Protestants furent massacrés publiquement sur cette même Promenade, - le regard tourné vers les Cévennes et le ciel méditerranéen, je l'espère...

Écrit par : Pendariès | 27 avril 2009

J'en ai 8 exactement de ce modèle-là dans ma classe. Épuisants !

Ecrit par : catmano | 27 avril 2009

Bon, eh bien je vois que je ne suis pas seul à couper du baobab ! En plus, aprés un week-end pluvieux,il semble que le cerveau soit en bonne voie de loukoumisation avancée chez certains...
Quand je pense qu'il n' y a plus Macha pour s'épancher...

Écrit par : Chevreuil | 27 avril 2009

Robin, allez-vous lire le nouveau livre de Jonathan Little ?

Ecrit par : marilyse | 27 avril 2009

Je l'ai entendu en parler un matin avant les vacances (je suis en zone B) sur France-Culture (je mets 3/4 d'heures pour aller au collège et le seul avantage, c'est que ça me permet d'écouter les émissions matinales (entre 7 heures et 8 heures ou 8 heures et 9 heures, ça dépend des jours).

Je pense que je le lirai.

Jonathan Little a expliqué que Staline était une personnalité plus complexe qu'on ne le croit généralement, qu'il avait une certaine culture littéraire (il connaissait par exemple les romanciers français du XIXème siècle et il était capable d'apprécier Gorki ou Boulgakov)

Selon lui, le noyau de la personnalité de Staline est l'obsession de la pureté : l'idée que les êtres humains sont irrémédiablement mauvais, insincères, qu'on ne peut pas leur faire confiance, etc. et il prête à Staline des propos qu'il aurait pu (toujours selon lui) prononcer sur cette nécessité d'éradiquer le mal dans l'être humain.

Il a expliqué que l'écrivain comble les "blancs" des historiens.

Il me semble que Dostoïevski a déjà avancé une explication de ce genre dans "Les Démons" (ou "Les Possédés" selon les traductions), ainsi que dans "Les Frères Karamazov" avec la "Légende du Grand Inquisiteur".

Dans les Démons le personnage de Sigalov, si je me souviens bien, est le portrait craché (prophétique évidemment) de Staline.

Un homme qui commet, avec une logique absolue, le Mal absolu au nom du Bien.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

J'en ai 8 exactement de ce modèle-là dans ma classe. Épuisants !

Ecrit par : catmano | 27 avril 2009

Bon, eh bien je vois que je ne suis pas seul à couper du baobab ! En plus, aprés un week-end pluvieux,il semble que le cerveau soit en bonne voie de loukoumisation avancée chez certains...
Quand je pense qu'il n' y a plus Macha pour s'épancher...

Ecrit par : Chevreuil | 27 avril 2009

Bon sang, mais c'est bien sûr ! J'avais oublié la pluie d'hier !
Merci, Chevreuil ! Vous êtes largement aussi réconfortant que Macha !
Ouf ! J'étais tellement désespérée que je m'apprêtais à leur proposer demain un café-philo sur les avantages comparés du dernier jeu vidéo de la Wii et du nouveau cadeau Happy Meal de Mac'Do suivi d'un projet interdisciplinaire sur l'usage citoyen de l'oreiller à travers les âges !

Écrit par : catmano | 27 avril 2009

A Marilyse et Robin:

Littell n'est pas petit !

Écrit par : Merlemocoeur | 27 avril 2009

Je rajoute encore que mes ancêtres coreligionnaires Protestants furent massacrés publiquement sur cette même Promenade, - le regard tourné vers les Cévennes et le ciel méditerranéen, je l'espère...

Ecrit par : Pendariès | 27 avril 2009

C'est le passé, ça !
Comment voulez-vous intéresser les "nouveaux publics" avec de telles billevesées ?

Écrit par : dobolino | 27 avril 2009

A Marilyse et Robin:

Littell n'est pas petit !

Ecrit par : Merlemocoeur | 27 avril 2009

Petite moquerie spirituelle et efficace, Merlemoqueur. On ne la refera plus (la faute) !

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Bon sang, mais c'est bien sûr ! J'avais oublié la pluie d'hier !
Merci, Chevreuil ! Vous êtes largement aussi réconfortant que Macha !

Ecrit par : catmano | 27 avril 2009

Eh bien, puisque le poste (radio) de Macha est désormais vacant, je crois que je vais me reconvertir.

J'ai en magasin un tas de prétextes d'origine météorologique ou autres pour expliquer l'apathie, l'excitation, la désorganisation, l'endormissement, l'agressivité, le bavardage, la taquinerie, la paresse, la destruction minutieuse du contenu de la trousse, la perte subite des automatismes élémentaires, l'oubli récurrent des tables de multiplication, de l'accord du nom avec l'article, du verbe avec... quoi déjà ???

Tenez, en vrac, après le ouiquende pluvieux, je vous fais en cadeau le changement d'heure été-hiver, le changement de lune, en promotion j'ai le vent (mistral-autan...) la neige -très bien, ça, la neige, qui éneeeeeeeeerve les chers petits, la visite du photographe, l'arrivée en ville du cirque Gruss avec les haut-parleurs, le chien sans laisse qui rentre dans la cour à 8h20, etc, etc... Choisissez, y en aura pour tout le monde !!!! On peut même faire des combinaisons : nouvelle lune - cirque ou vent d'autan-chien mouillé, comme vous voulez ! Voulez-vous une complète photographe-heure d'été-fête foraine ?

Hein ? Oui, c'est vrai, ils m'ont passablement énervé, aujourd'hui ! Je crois que je vais prendre une tisane au Meiriol non-actif ou une pilule de Foucambert 5 CH !

Écrit par : Chevreuil | 27 avril 2009

"Un homme qui commet, avec une logique absolue, le Mal absolu au nom du Bien."

Ecrit par : Robin | 27 avril 2009

"Nul n'est méchant volontairement", selon le vieux paradoxe socratique.

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 avril 2009

Hein ? Oui, c'est vrai, ils m'ont passablement énervé, aujourd'hui ! Je crois que je vais prendre une tisane au Meiriol non-actif ou une pilule de Foucambert 5 CH !

Ecrit par : Chevreuil | 27 avril 2009

Allez y mollo sur le Meiriol (même non actif) et sur le Foucambert (même en doses homéopathiques). Ça calme sur le moment, mais à long terme, c'est mortel ! ;-)

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

A propos de Jonathan Littell, dont il est question plus haut.
Ce qui m'a frappé dans "Les Bienveillantes", c'est l'introduction, où il montre comment de petits fonctionnaires ordinaires, qui "ne faisaient que leur travail", ont rendu possible le Génocide. Ils n'on effectivement fait qu'"obéir aux ordres". Ce qui rejoint les conclusions de Stanley Milgram sur l'obéissance et la banalité du mal...

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 avril 2009

"Nul n'est méchant volontairement", selon le vieux paradoxe socratique.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 avril 2009

Je pense que c'est vrai.

On pourrait citer également Pascal : "Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience."

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

A propos de Jonathan Littell, dont il est question plus haut.
Ce qui m'a frappé dans "Les Bienveillantes", c'est l'introduction, où il montre comment de petits fonctionnaires ordinaires, qui "ne faisaient que leur travail", ont rendu possible le Génocide. Ils n'on effectivement fait qu'"obéir aux ordres". Ce qui rejoint les conclusions de Stanley Milgram sur l'obéissance et la banalité du mal...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 avril 2009

Stanley Milgram a raison. Le mal est quelque chose de tout à fait banal.

Nous avons tendance à penser que la vie serait banale sans le mal, alors que c'est le mal qui rend la vie banale.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Une petite précision à propos de l'abbé Lhomond avant de vous dire bonne nuit : il a écrit une grammaire latine, mais aussi une grammaire française.

Toutes deux ont été longtemps en usage dans les écoles.

Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire passionnante de la grammaire (j'imagine le sourire de mes élèves et ne souriez pas non plus, je vous assure que c'est passionnant)

http://www.ccdmd.qc.ca/correspo/Corr14-2/Histoire.html

Oui, je sais : "il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres." (Marcel Proust)

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Vous n'êtes pas seul, Robin : il y a des années que j'écume les brocantes et que j'achète de vieilles grammaires grecques, latines et française… il m'arrive d'ailleurs souvent d'en lire quelques pages pour m'endormir le soir ! Rien de plus rassurant que les certitudes des bons savants d'autrefois (et dans un domaine moins dangereux que la physique nucléaire) : les neuf parties du discours, les faux imparisyllabiques, la règle "ta zôa trekhei"… il y a de la poésie là-dedans !

Écrit par : sanjuro | 28 avril 2009

Pendariès, rêver sur Jacques Serguine ou Florence Dugas ne vous fait certainement aucun bien…
Même si ça vous donne du talent…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 avril 2009

« Jonathan Little a expliqué que Staline... »
Robin | 27 avril 2009

Je n'ai pas écouté cette émission, mais n'était-ce pas plutôt son père, Robert Littell ?
L'Hirondelle avant l'orage, qui parle des rapports Mandelstam-Staline, est un livre plaisant à lire qui, cela dit n'apprendra pas grand-chose à ceux qui ont lu — lecture fortement conseillée, celle-là — les Souvenirs de Nadejda Mandelstam (Contre tout espoir).

Écrit par : Tailleboudin | 28 avril 2009

Pendariès, rêver sur Jacques Serguine ou Florence Dugas ne vous fait certainement aucun bien…
Ecrit par : brighelli | 28 avril 2009

Qui explique à un pauv'ignare qui sont ces gens et pourquoi ça fait du mal de les lire ?

Écrit par : Zorglub | 28 avril 2009

Jacques Serguine :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Serguine
Florence Dugas :
http://mehere.free.fr/alamut/6-divers/lectures_bdsm.html
Bon appétit…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 avril 2009

Après l'éloge de la fessée, bientôt celui de la lapidation ?

Bienvenue à Montpellier !

http://www.youtube.com/watch ?v=9_w_bXMmvOA

trouvé sur le dernier numéro de Riposte Laïque :

http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Il y a un article signé Zorglub. Est-ce celui de "Bonnet d'âne"?

Écrit par : Amélie | 28 avril 2009

Rebienvenue

http://www.youtube.com/watch ?v=9_w_bXMmvOA

Écrit par : Amélie | 28 avril 2009

Bon, vous aurez trouvé vous-même le lien à la fin de l'édito de Cyrano.

Écrit par : Amélie | 28 avril 2009

http://www.surlering.fr/article.php/id/5284

Amélie, cet article devrait vous plaire.

Écrit par : Jérôme Sancho | 28 avril 2009

Car la sensualité apparemment débridée du merengue ou de la rhumba est tout sauf spontanéité : comme l’art de la drague se nourrit de la maîtrise des mots, elle se construit par l’apprentissage, dans la sueur, des gestes de la séduction.

Claire MAZERON

Thoinot d'ARBEAU disait la même chose un peu autrement, en un langage un peu moins châtié et plus savoureux.

CAPRIOL: "J'ay prins plaisir en l'escrime & jeu de paulme, ce qui me rend bien voulu & familier des jeusnes hommes: Mais j'ay deffault de la dance pour complaire aux damoiselles, desquelles il me semble que depend toute la reputation d'un jeusne homme à marier".

ARBEAU: "Vous le prenez fort bien, car naturellement, le masle & la femelle se recherchent: & n'y a chose qui plus incite l'homme à estre courtois, honneste, & faire acte genereux que l'amour: & si voulez vous marier, vous debvez croire qu'une maistresse se gaigne par la disposition & grace qui se voit en une dance, car quant à l'escrime & au jeu de paulme, les dames ny veuillent assister de craincte d'une espée rompue, ou d'un coup d'estœuf, qui les pourroit endommager: vous souvient il pas des vers virgilians parlans de Turnus, & de la belle Lavinia fille du Roy Latinus sa maistresse.
Illum turbat amor, figitque in virgine vultus:
Ardet in arma magis*.
Il y a bien plus, car les dances sont practiquées pour cognoistre si les amoureux sont sains & dispos de leurs membres, à la fin desquelles il leur est permis de baiser leurs maistresses, affin que respectivement ils puissent sentir & odorer l'un l'aultre, silz ont l'alaine souesve, & silz sentent une senteur malodorant, que l'on nomme l'espaule de mouton: de façon que de cêt endroict oultre plusieurs commoditez qui reüsissent de la dance, elle se treuve necessaire pour bien ordonner une societé.

Un seul court commentaire pour rester léger! Si la danse demeure l' art poético-politique par excellence (bien ordonner une société, cloner le citoyen standard) on remarquera que les temps modernes ont multiplié à l'infini les modes opératoires. Jusqu'à en arriver à notre ère de l'individualisme de masse à ce que chacun improvise sa propre danse, son propre soliloque dans les ténèbres.

*Troublé d'amour, fixant le visage de la belle
Il n'en est que plus impatient de combattre. (L 'Énéide XII 70-71)

Écrit par : buntovchik | 28 avril 2009

Superbe !
JPB

Écrit par : brighelli | 28 avril 2009

Amélie, cet article devrait vous plaire.

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 avril 2009

Merci Jérôme; l'auteur du texte, François-Xavier Ajavon, écrit parfois aussi sur "Causeur". Et le nom du site "Dansons vite avant l'apocalypse" est tout à fait dans le sujet du fil de JPB !

Kémi Seba, le non-blanc de la "Tribu K", pour désigner les blancs, emploie le terme de "leucodermes"(= peaux blanches, variante de "visages pâles"( hug!), qui sent bon le western ) !
Et pour les"indigènes de la république", nous sommes "des souchiens (sous-chiens pour "salauds d'occidentaux") qu'il faut rééduquer", les a-t-on laissé dire sur un plateau de télé !

Écrit par : Amélie | 28 avril 2009

« Jonathan Little a expliqué que Staline... »
Robin | 27 avril 2009
Je n'ai pas écouté cette émission, mais n'était-ce pas plutôt son père, Robert Littell ?
L'Hirondelle avant l'orage, qui parle des rapports Mandelstam-Staline, est un livre plaisant à lire qui, cela dit n'apprendra pas grand-chose à ceux qui ont lu — lecture fortement conseillée, celle-là — les Souvenirs de Nadejda Mandelstam (Contre tout espoir).

Ecrit par : Tailleboudin | 28 avril 2009

Oui, c'était effectivement Robert Littell, le père de Jonathan Littell, l'auteur des Bienveillantes.

http://www.rue89.com/2009/03/25/lhirondelle-avant-lorage-extrait-1

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

"Et pour les"indigènes de la république", nous sommes "des souchiens (sous-chiens pour "salauds d'occidentaux") qu'il faut rééduquer", les a-t-on laissé dire sur un plateau de télé !
Ecrit par : Amélie | 28 avril 2009"

Souchiens... Ca devrait plaire à fdesouche.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Et pour les "indigènes de la république", nous sommes "des souchiens (sous-chiens pour "salauds d'occidentaux") qu'il faut rééduquer", les a-t-on laissé dire sur un plateau de télé !

Ecrit par : Amélie | 28 avril 2009

Le bon Français peut dormir tranquille: l'invasion islamique n'aura pas lieu car l'agent Amélie veille !
"I want to believe !"

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 28 avril 2009

"Le bon Français peut dormir tranquille: l'invasion islamique n'aura pas lieu car l'agent Amélie veille !"

C'est pas du tout rassurant ! C'est Maginot, son nom de famille ?

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2009

C'est pas du tout rassurant ! C'est Maginot, son nom de famille ?

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Je pensais surtout à un personnage de fiction: une célèbre agente du FBI qui s'occupe d'affaires non classées ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 28 avril 2009

Je vais m'absenter un peu dans un endroit où je n'ai pas Internet (bougies et terre battue ! ;-))

Je voudrais signaler la parution d'un quatrième roman de la passionnante série de polars historiques de Franck Tallis "Les carnets de Max Liebermann (collection 10/18, "Grands détectives") : Les pièges du crépuscule", traduit de l'anglais par Michèle Valencia.

Franck Tallis est docteur en psychologie, spécialiste des troubles obessionnels.

On y retrouve le tandem Max Liebermann, psychiatre, disciple de Sigmund Freud et de son ami, l'inspecteur Rheinhard.

L'action se déroule encore une fois à Vienne au début du XIX ème siècle et prend une tournure mystique, fantastique et politique avec les thèmes du hassidisme (mouvement mystique juif qui s'inspire du Zohar et de la Kabbale), de l'antisémitisme et du golem.

Je viens de commencer le livre et le dilemme se pose en ces termes : Si c'est le Golem qui a commis le crime, alors ce n'est pas un roman policier, mais si ce n'est pas le Golem, le crime n'a pas d'explication rationnelle.

Si le livre est bien un roman policier, comme les précédents et non un roman fantastique, il y a bien une explication rationnelle, mais je me demande bien comment l'auteur va se tirer d'affaire.

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Ce lien devrait permettre l'accès aux vidéos :

http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/03/25/les-extraits-du-nouveau-roman-de-robert-littell-en-exclusivite

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Merci Robin pour les liens...

En voyant la photographie de Staline sur la couverture du roman , les ailes d'une hirondelle se juxtaposant à sa moustache, m'est revenue à la mémoire une autre image peinte celle-là par Ossip Mandelstam lui-même dans l' épigramme cité, contre Staline.

Тараканьи смеются усища. (tarakany smeyoutssia oussichtcha)
Littéralement: Ses moustaches (en forme) de cafard rient (ou rigolent)

Je ne résiste pas à l'envie de donner ma version (quasi littérale) de la seconde strophe de cet épigramme:

L'entoure la canaille des sous-fifres au cou étroit,
Il se joue de ces moitiés d'hommes servils.
Tel siffle, tel autre miaule, tel autre encore pleurniche,
(en russe kto svisstit, kto myaoutchit, kto khnytchot)
Lui seul frappe du poing et tutoie,
Forgeant ses oukases comme le forgeron ses fers,
Où bon lui semble, dans le ventre, sur le front, dans les yeux.
Tout supplice pour lui est une framboise (malina)
Et (se bombe) la large poitrine de l'Ossète.

Écrit par : buntovchik | 28 avril 2009

Danse + diversité=
http://www.youtube.com/watch?v=MPcGy77Gru8&feature=haxa_popt00us09

Écrit par : Cadichon | 28 avril 2009

Les Françaises ont le plus haut taux de fécondité en Europe et on ferme des maternités. Quel lien ce paradoxe a-t-il avec ce qui précède? Il est fourni par l'article conseillé par un "bienveillant' à Amélie: "La loi française n'autorisant pas les statistiques ethniques" .

Quant au reste du même article, il incite ( s'il en était besoin) à signer la pétition pour la suppression de cette autre officine de préservation de la haine et du racisme: la Halde.
Bon timing avec le procès Fofana.


""....... il n'était pas légalement possible pour cet Observatoire de proposer un comptage précis - et organisé en types ethniques (je n'ai pas dis race !). C'est opportunément dans le contexte obamaniaque de l'élection du maître de Bo à la maison blanche, que le CSA a tapé du poing sur la table à propos de l'attristante absence des « non-blancs » à la télévision. Le Conseil demandait alors que les chaînes fassent des efforts pour qu'il y ait davantage de « personnes vues comme noires », « personnes vues comme arabes » et « personnes vues comme asiatiques » sur les écrans. Angoissantes périphrases. Impossible, en France, de parler de noirs, d'arabes ou d'asiatiques... Notant la domination indiscutable des « blancs », Alain Méar, membre de cet Observatoire, tempêtait majestueusement « Des chiffres accablants dans la perspective de la nouvelle donne Obama.» Car oui, la France vit au rythme des Etats-Unis... Et si un roux arrivait à la Maison Blanche il eut été logique que le CSA appelle à la visibilité du cheveu rouge. Bref, le CSA, ne pouvant procéder à un comptage ethnique, s'est contenté de réunir des « personnes vues » au sein du groupe « non-blanc ». Cachez ces noirs, arabes et asiatiques que je ne saurais voir, dans leurs foisonnantes diversitudes !... et exaltez ce « non-blanc » qui les « synthétise » en un même groupe positif d'opprimés."""

Écrit par : Cadichon | 28 avril 2009

Bande annonce du documentaire ( Mad, Hot Ballroom) objet de l'article de Claire Mazeron:
http://www.youtube.com/watch?v=F5wEb_3S2VM

Écrit par : Cadichon | 28 avril 2009

Et n'oublions pas, pour renouer avec le fil, que c'est par un "saut de biche" d'est en ouest que Rudolf Noureev échappa, à l'aéroport d'Orly, aux agents du KGB qui voulaient le ramener de force en URSS.

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Merci pour la Bande-annonce, Cadichon ! Tiens, je vais la mettre en PS de la Note.
Et comme ça, Amélie pourra se rendre compte de ce qu'ils font, aux States, avec les minorités visibles !
JPB
PS. Les autres extraits disponibles sur la page de YouTube donnent une assez bonne idée de l'ensemble.

Écrit par : brighelli | 28 avril 2009

Robin, je viens justement d'acheter le livre de Franck Tallis. Pour l'instant, je suis plongée dans "Oscar Wilde et le jeu de la mort", que vous aviez signalé aussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 avril 2009

Pour en revenir aux danses, ce qui me fascine considérablement dans les danses de salon, c'est le quick step : attention à ne pas vous emmêler les talons !!!

Allez une petite vidéo pour se régaler :

http://www.youtube.com/watch?v=cRA007qry-k&feature=related

Une autre, avec une musique irrésistible :

http://www.youtube.com/watch?v=AJsSxtYIZGY&feature=related

Écrit par : Sandra WAGNER | 28 avril 2009

@Robin
Parti dans une rêverie inspirée par vos posts et ceux de Buntovchik sur Mandelstam, je pensais je ne sais pourquoi à Tynianov, puis je suis tombé sur:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Chklovski
Je ne sais pas si nous sommes nombreux à connaître ces personnages.
Bien cordialement.

Écrit par : guy morel | 28 avril 2009

Bienvenue à Montpellier !
http://www.youtube.com/watch ?v=9_w_bXMmvOA
trouvé sur le dernier numéro de Riposte Laïque :
écrit par Amélie

Vous voyez, le religieux est sur une estrade, ses élèves écoutent et répètent... un vrai cours magistral, à défaut de celui qu'on n'a pas le droit de faire dans nos classes. Par apprentissage systématique, le coran et autres messages remplissent l'esprit de ces gens tandis que l'école n'a rien ç leur apprendre.

Dans cette vidéo, c'est la configuration "scolaire" qui me marque plus que tout.

Écrit par : dickens | 28 avril 2009

Pendariès, rêver sur Jacques Serguine ou Florence Dugas ne vous fait certainement aucun bien…
Même si ça vous donne du talent…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 avril 2009

Merci Jean-Paul, pour votre salut à ma bambochade... ho qui vous dit que Serguine ou Dugas me faisant rêver ne me font pas du bien??????? oui, vous avez raison (vous êtes un amateur d'âmes), je suis un tendre qui a horreur du sang depuis sa tendre enfance (quand mon grand-père tuait les lapins du clapier familial en les suspendant par les pattes et en leur crevant un oeil pour que s'écoule le rouge; c'est que ça gueule, ces cons!).

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2009

@ Robin
Permettez que je vous salue et vous remercie pour la richesse de vos interventions.

Vous avez, un peu plus haut, convoqué les amoureux de la grammaire et sans être spécialiste je n'en suis pas moins curieuse.
Permettez donc que je vous pose deux questions:
-Je fais actuellement une cure de Maupassant et ses personnages disent souvent"j'ai passé" pour dire "je suis allé".Est ce normal pour cette époque?
-Il y a quelques années paraissait un petit ouvrage intitulé "l'imparfait". J'ai oublié le nom de l'auteur et depuis je le recherche désespérément. J'avais été séduite par la présentation qui, s'appuyant sur de nombreux éxemples, illustrait de façon poétique la différence avec l'emploi du passé simple.Connaissez vous cette publication?
Par avance je vous remercie.

Alice

PS:Pour faire un lien avec le fil précédent, j'ai fait de la danse classique jusqu'à 14 ans et découvert en même temps la musique qui ne passait pas à la radio.C'est à la barre que j'ai appris par coeur le "Casse noisette".

Écrit par : Alice | 28 avril 2009

Alice, ça ne serait pas "Propos sur l'imparfait" de Jacques Drillon ?

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Parti dans une rêverie inspirée par vos posts et ceux de Buntovchik sur Mandelstam, je pensais je ne sais pourquoi à Tynianov...

Ecrit par : guy morel | 28 avril 2009

Nous nous sommes déjà ici-même entretenus de Youri Tynianov à popos de son petit chef-d'oeuvre "Podporoutchik Kijé", le Lieutenant Kijé en français.

Trouvé dans "L'hirondelle avant l'orage" (page 98) de Robert Littell, l'épigramme contre Staline, dans une bonne traduction (à mon goût). Extraits:

.... Sa moustache de cafard nargue,
Et la beau de ses bottes luit.

Autour, une cohue de chefs aux cous de poulet,
Les sous-hommes zélés dont il joue.

Ils hennissent, miaulent, gémissent,
Lui seul tempête et désigne.

Comme des fers à cheval, il forge ses décrets,
Qu'il jette à la tête, à l'oeil, à l'aine.

Chaque mise à mort est une fête,
Et vaste est l'appétit de l'Ossète.

Écrit par : buntovchik | 28 avril 2009

PS:Pour faire un lien avec le fil précédent, j'ai fait de la danse classique jusqu'à 14 ans et découvert en même temps la musique qui ne passait pas à la radio.C'est à la barre que j'ai appris par coeur le "Casse noisette".

Ecrit par : Alice | 28 avril 2009

Un ballet que dansait merveilleusement Ékatérina Maximova dont on vient d'apprendre la mort à Moscou.
On peut trouver sur la toile de nombreuses vidéos, en particulier lorsqu'elle était encore écolière à l'école du Bolchoï.

Écrit par : buntovchik | 28 avril 2009

@Robin
Parti dans une rêverie inspirée par vos posts et ceux de Buntovchik sur Mandelstam, je pensais je ne sais pourquoi à Tynianov, puis je suis tombé sur:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Chklovski
Je ne sais pas si nous sommes nombreux à connaître ces personnages.
Bien cordialement.

Ecrit par : guy morel | 28 avril 2009

Non, je ne le connaissais pas. Je suis très sensible à toute cette vie intellectuelle et culturelle en Russie et en Europe centrale dans la première moitié du XXème siècle.

Mon grand-père maternel, juif russe, originaire de Minsk en Russie blanche, émigré en France en 1905, était plutôt un artiste qu'un intellectuel (c'était un grand admirateur de Tolstoï).

Je ne l'ai pas beaucoup connu, mais j'en garde le souvenir d'un homme "volubile, charmeur et plein d'humour", comme Chkolovski.

Cette génération a vécu des événements extraordinaires, à la fois tragiques et fabuleux.

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

"Thoinot d'ARBEAU disait la même chose un peu autrement, en un langage un peu moins châtié et plus savoureux."

Ecrit par : buntovchik | 28 avril 2009

Dans:" Belle qui tiens mon vît?" ;-)
C'est "Thoinot ARBEAU", Buntovchik!
Je suis un peu à la bourre, (peu d'occasions de connexion, à la capitale), mais je remercie aussi Zorglub pour son message d'hier! Rien à ajouter ni à retrancher.
Et, apparemment, il est des chefs d'établissement qui jouent vraiment leur rôle! Bonne nouvelle.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2009

Non Amélie : http://www.ripostelaique.com/Lettre-ouverte-aux-militants.html a été écrit par un autre Zorglub que moi, mais je ne trouve rien à y redire, d'autant qu'il y est explicitement précisé :

"Il existe heureusement des courants tout à faits éclairés au sein de l’islam, /.../ et ce ne sont pas ceux qui, me semble-t-il, inspirent le plus souvent les "provoiles".

Pour le reste, que l'extrême gauche française soit d'une sottise affligeante, c'est pas non plus un scoop !

Écrit par : Zorglub | 28 avril 2009

Dans cette vidéo, c'est la configuration "scolaire" qui me marque plus que tout.

Ecrit par : dickens | 28 avril 2009

Et dans les écoles coraniques, il y a les coups de bâton sur la tête quand les versets du coran ne sont pas sus par coeur !

Écrit par : Amélie | 28 avril 2009

Merci Christophe, voyez que nous pouvons être d'ac, même si j'ai plaisir à vous moquer parfois !
Mais, dans le fond, ça ne vous déplait pas tant que ça ...
Me trompe-je ?

"Va, je ne te hais point"

Écrit par : Zorglub | 28 avril 2009

-Je fais actuellement une cure de Maupassant et ses personnages disent souvent" j'ai passé" pour dire "je suis allé". Est ce normal pour cette époque ?

J'ai trouvé une tournure semblable dans un poème de Gérard de Nerval, "Dans une allée du Luxembourg" :

"Elle a passé la jeune fille,
vive et preste comme un oiseau..."

Au lieu de "elle est passée". Je n'en sais pas plus.

A propos de l'emploi des temps, et en particulier de l'alternance imparfait/passé simple dans le récit "rétrospectif" français, j'ai surtout travaillé sur le livre de Harald Weinrich qui donne également de nombreux exemples.

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Harald_Weinrich

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Alice, ça ne serait pas "Propos sur l'imparfait" de Jacques Drillon ?

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Je crois bien que vous avez raison Jérémy, je vais maintenant mieux orienter mes recherches et je vous en remercie. L'avez-vous lu? Si oui, quand pensez vous?

Je lis souvent vos commentaires et sachez que je vous aime bien. Vos élèves ont de la chance.

Écrit par : Alice | 28 avril 2009

Robin, je viens justement d'acheter le livre de Franck Tallis. Pour l'instant, je suis plongée dans "Oscar Wilde et le jeu de la mort", que vous aviez signalé aussi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 avril 2009

Tallis s'est permis de déplacer le "golem" à Vienne. En fait le mythe du golem provient de la communauté juive de Prague. Le livre parle d'un mouvement spirituel très important dans le judaïsme, le hassidisme. Le "tsadik" (saint) qui représente ce mouvement dans le roman parle à ses élèves de la théorie des "vaisseaux brisés" : "Quand quelque chose est cassé, il faut le réparer. Telle est nore tâche : c'est le tikkoun, la réparation des vaisseaux, la guérison du cosmos. Si vous demandez : "Quel est le but de l'existence ? La réponse est : le tikkoun. A quoi servent le ciel, la terre, les étoiles et la
lune ? Vous avez maintenant la réponse : le tikkoun. Voilà à quoi servent les livres sacrés, les Écritures, les prières. Le tikkoun est l'unique voie de la rédemption. Il rendra la perfection à Dieu et à l'univers, à l'humanité et au peuple d'Israël."

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

@Robin

Merci. Je prends note.

Écrit par : Alice | 28 avril 2009

à Tynianov, puis je suis tombé sur:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Chklovski
Je ne sais pas si nous sommes nombreux à connaître ces personnages.
Bien cordialement.

Ecrit par : guy morel | 28 avril 2009

Qui n'a pas lu de Victor Chklovski, le livre traduit chez Payot "Le voyage de Marco Polo"? Apparemment non signalé dans l'article wikipedia.

Écrit par : buntovchik | 28 avril 2009

Robin, nous écoutons les mêmes émissions. Merci de votre réponse.

Écrit par : marilyse | 28 avril 2009

Le Weinrich, c'était la bible quand j'étais en étude, dans les années 70. La question de l'emploi des temps est assez complexe, surtout dans l'écriture contemporaine où varient souvent les points de vue.

Écrit par : marilyse | 28 avril 2009

Robin, bienvenue en Bretagne !

Écrit par : marilyse | 28 avril 2009

-Je fais actuellement une cure de Maupassant et ses personnages disent souvent"j'ai passé" pour dire "je suis allé".Est ce normal pour cette époque?

Alice

Simple hypothèse : (vous trouverez ce truc dans la plupart des grammaires)certains verbes se conjuguent avec « avoir » ou « être » selon qu’on veut mettre l’accent sur l’action ou sur son résultat (c’est presque un état). « Passer » accepte « avoir » ou « être ».

Écrit par : uncertain | 28 avril 2009

De fait, « j’ ai passé » pourrait ne pas être, avec le sens « je suis allé », un archaïsme ou un provincialisme. Mais enfin, je dis peut-être n’importe quoi.

Écrit par : uncertain | 28 avril 2009

@Robin

Merci. Je prends note.

Ecrit par : Alice | 28 avril 2009

Interro. écrite lundi ! ;O))

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Robin, bienvenue en Bretagne !

Ecrit par : marilyse | 28 avril 2009

Je ne pars que demain matin, c'est pourquoi je m'attarde un peu sur le blog. Au fait, comment savez-vous que je vais en Bretagne ?

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Vérification faite, on trouve dans le Grevisse et ailleurs des exemples de « j’ai passé" avec le sens de "je suis allé"

Écrit par : uncertain | 28 avril 2009

"Merci Christophe, voyez que nous pouvons être d'ac, même si j'ai plaisir à vous moquer parfois !
Mais, dans le fond, ça ne vous déplait pas tant que ça ...
Me trompe-je ?

"Va, je ne te hais point""

Ecrit par : Zorglub | 28 avril 2009

Je pense surtout qu'il faut l'accepter!
Et sur l'extrême gauche aussi, je suis d'accord avec vous! (Bien que, et peut-être même justement parce qu'y ayant fait un "stage" dans ma jeunesse!)
Quant à la phrase: "va, je ne te hais point", attention à son vrai sens!!! Jean-Paul ne me démentira pas, je pense!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2009

@uncertain

Un exemple:
Dans"Pierre et Jean", au chapitre 8, Pierre dit :"J'ai passé ce matin aux bureaux de la Compagnie et j'ai causé avec un des administrateurs."
Maupassant l'a écrit plusieurs fois.

Je vous remercie ainsi que Robin pour toute l'attention que vous portez à mon questionnement.

Écrit par : Alice | 28 avril 2009

Robin, bienvenue en Bretagne !

Ecrit par : marilyse | 28 avril 2009
Ouais ! Y'a pas trop de Loubavitch, là-bas ! Ça le met à l'abri au moins pour un temps ...
Robin, j'ai à votre disposition un jas dans la montagne. La première croix, la première chapelle, sont à dix kilomètres, le premier Temple aussi. Quant à la première Synagogue, elle est à 60 km.
Si ça peut vous ressourcer, c'est de bon cœur !

Écrit par : dobolino | 28 avril 2009

Qui n'a pas lu de Victor Chklovski, le livre traduit chez Payot "Le voyage de Marco Polo"? Apparemment non signalé dans l'article wikipedia.
Ecrit par : buntovchik | 28 avril 2009
Je ne l'ai pas lu en effet. Cela dit Chklovski, je connaissais avant
Wiki.

Écrit par : guy morel | 28 avril 2009

A mon avis, dans cette phrase, le cas est différent : passer doit signifier être temporairement quelque part.

Écrit par : uncertain | 28 avril 2009

CS, c'est en toute connaissance de cause que, par ma bouche, le cid vous fît des avances ;-p)

Écrit par : Zorglub | 28 avril 2009

"Alice, ça ne serait pas "Propos sur l'imparfait" de Jacques Drillon ?
Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Je crois bien que vous avez raison Jérémy, je vais maintenant mieux orienter mes recherches et je vous en remercie. L'avez-vous lu? Si oui, quand pensez vous?Je lis souvent vos commentaires et sachez que je vous aime bien. Vos élèves ont de la chance.
Ecrit par : Alice | 28 avril 2009"

Alice, vous êtes d'une très grande gentillesse :) Je vous remercie ! Je n'ai pas lu le Drillon, mais on m'en avait parlé à l'époque de sa sortie, et je pense qu'il correspond bien à la description que vous en faites.

Je venais sur le blog pour recommander "Vive la bombe", diffusé en ce moment sur France 2, sur les essais nucléaires en Algérie, et qui me semble de bonne qualité.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2009

"Il existe heureusement des courants tout à faits éclairés au sein de l’islam, /.../ et ce ne sont pas ceux qui, me semble-t-il, inspirent le plus souvent les "provoiles".

Je suis globalement d'accord avec le point de vue de "riposte laïque", mais le mot "éclairés" me gêne.

A quel courant est-il fait allusion ? Au soufisme ? A un courant "des Lumières" au sein de l'Islam ?

Le soufisme est un courant mystique très mal connu en occident et que nous avons tendance à assimiler (à tort) aux courants mystiques chrétiens (c'est ce qu'a fait par exemple Louis Massignon ou encore un de ses élèves, le père Jomier, dans un souci de dialogue avec l'islam ; les soufis (Al Hadj par exemple) cherchent l'union intime avec Dieu, mais ne se préoccupent pas de questions politiques et en particulier de la question du voile.

S'il est fait allusion à un courant "des Lumières" au sein de l'islam, ce courant ne peut être que récent et ne semble concerner qu'une minorité de personnes.

Je peux me tromper, mais il n'y a aucune trace attestée d'un courant "des Lumières" au sein de l'islam.

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Je venais sur le blog pour recommander "Vive la bombe", diffusé en ce moment sur France 2, sur les essais nucléaires en Algérie, et qui me semble de bonne qualité.

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Je nuance : il est bien, mais la fin est un peu brusque.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2009

Je viens d'apprendre qu'on n'enseigne plus les bases des vecteurs en Troisième et personne ici ne m'avait préparée psychologiquement, ni Dugong, ni Zorglub, ni personne. Moi, j'étais restée sur les révisions de brevet de mon aîné qui n'est jamais qu'en Terminale. Déjà que les CAPES de Lettres qui ne connaissent pas La Régence m'avait mise à mal ! Je me prends une de ces envies de Tour de Londres et d'enfants d'Edouard avec ma progéniture.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2009

Je peux me tromper, mais il n'y a aucune trace attestée d'un courant "des Lumières" au sein de l'islam.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2009

Il me semble qu'Averroès, par exemple, pourrait être considéré comme un précurseur.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 avril 2009

avaient

Écrit par : dobolino | 28 avril 2009

Je peux me tromper, mais il n'y a aucune trace attestée d'un courant "des Lumières" au sein de l'islam.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2009

Et je m'en contrefous !

Écrit par : dobolino | 28 avril 2009

Je viens d'apprendre qu'on n'enseigne plus les bases des vecteurs en Troisième et personne ici ne m'avait préparée psychologiquement, ni Dugong, ni Zorglub, ni personne.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2009

Cela tombe bien car les vecteurs seront supprimés de l'enseignement des mathématiques en seconde l'année prochaine... Comme quoi, le ministère dans sa grande sagesse sait proposer une progression cohérente (avec le trou noir au bout).

Comment vont faire les physiciens pour leurs cours de méca. , mystère !!!!

Écrit par : Romuald | 28 avril 2009

A quel courant est-il fait allusion ? Au soufisme ? A un courant "des Lumières" au sein de l'Islam ?
...

Je peux me tromper, mais il n'y a aucune trace attestée d'un courant "des Lumières" au sein de l'islam.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2009

Peut-être est-il fait allusion au mouvement de renaissance arabe né en Egypte au milieu du dix-neuvième siècle sous le règne de Muhamad Ali : la Nahda.

Deux références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nahda

http://ema.revues.org/index1480.html

Écrit par : Chevreuil | 28 avril 2009

Au sujet d'Averroes, voici ce que dit Pascal Hilout qui est un musulman éclairé :


http://www.ripostelaique.com/Averroes-s-explique-tout-seul.html

Écrit par : Amélie | 28 avril 2009

http://www.deezer.com/track/djembe-man-T794760

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2009

http://www.deezer.com/track/la-securite-de-l-emploi-T794737

Écrit par : Pendariès | 28 avril 2009

Je peux me tromper, mais il n'y a aucune trace attestée d'un courant "des Lumières" au sein de l'islam.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2009

Il me semble qu'Averroès, par exemple, pourrait être considéré comme un précurseur.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 avril 2009

"Avec le Kitab fasl al-maqal (livre du discours décisif), il répond d'une manière totalement nouvelle à un très ancien problème que l'on retrouve dans le sous-titre de l'ouvrage : celui de la « connexion entre la Révélation et la philosophie ». Expérience inédite, la réponse est placée sur le terrain juridique, celui de la science de la Loi musulmane : Ibn Rushd ancre la philosophie dans la réalité sociale. Il s'agit de fonder en droit l'existence du philosophe dans la cité musulmane, ce qui aboutit à cet évènement singulier dans l'histoire : la philosophie se trouve ainsi légitimée aussi bien aux yeux du droit de la société, qu'à ceux de la loi religieuse.
"Ainsi, ibn Rushd constate que le Coran s'adresse à tous les musulmans : aussi bien de faible que de haute culture. Le caractère universel de la Révélation ne saurait précisément être universel s'il ne s'adressait pas à eux selon leur niveau de culture. Il y a le sens premier, simple et imagé pour le commun des mortels et un discours plus soutenu ; il arrive qu'une contradiction apparaisse entre ces deux types d'énoncés et c'est précisément là que doit intervenir la philosophie : le philosophe, par le raisonnement, doit déceler le sens profond, caché du Texte."

Il ne faut pas faire d'anachronisme. Ibn Rushd (Averroès) a écrit son œuvre au début du Moyen-âge (1126-1198). Il est difficile d'en faire un précurseur de la philosophie des Lumières dans la mesure où, chez lui comme chez Saint Thomas d'Aquin, la philosophie est au service de la théologie (de la révélation coranique en l'occurrence). Il s'agit toujours d"éclairer, d'expliciter une vérité révélée.

Et pas plus qu'il n'y a de séparation entre la croyance et la raison, il n'y a d'autonomie de la sphère juridico-politique.

La philosophie des Lumières commence avec Spinoza et avec Kant.

Elle a été préparée à la Renaissance par des hommes comme Rabelais, Erasme ou Montaigne et elle se caractérise par l'esprit de libre examen et une autonomie de la Raison humaine, la création d'un espace de libre respiration pour l'homme qui implique une séparation entre le profane et le religieux que l'islam ne peut pas accepter parce que l'islam est à la fois une mystique, une religion, et une législation qui enserre dans un maillage serré tous les aspects de la vie humaine.

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

@uncertain

Un exemple:
Dans"Pierre et Jean", au chapitre 8, Pierre dit :"J'ai passé ce matin aux bureaux de la Compagnie et j'ai causé avec un des administrateurs."
Maupassant l'a écrit plusieurs fois.

Je vous remercie ainsi que Robin pour toute l'attention que vous portez à mon questionnement.

Ecrit par : Alice | 28 avril 2009

"J'ai passé" (au lieu de je suis passé) peut s'expliquer par une contamination avec "j'ai causé" et par l'utilisation par le locuteur (Pierre) d'un registre familier qui va de pair avec l'emploi du verbe "causer" à la place de parler.

Je ne me souviens pas très bien du roman. Y a-t-il une raison (sociale et/ou psychologique) qui justifient l'emploi du registre familier (contraire au "bon usage") chez ce personnage ?

Écrit par : Robin | 28 avril 2009

Ouais ! Y'a pas trop de Loubavitch, là-bas ! Ça le met à l'abri au moins pour un temps ...
Robin, j'ai à votre disposition un jas dans la montagne. La première croix, la première chapelle, sont à dix kilomètres, le premier Temple aussi. Quant à la première Synagogue, elle est à 60 km.
Si ça peut vous ressourcer, c'est de bon cœur !

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2009

J'accepterais volontiers votre proposition si c'était pour une cure d'amaigrissement et de musculation qui me ferait le plus grand bien, mais en ce qui concerne le "ressourcement", étant donné que "Dieu", s'il existe, est absolument partout (et nulle part ;-), je n'ai pas besoin de bouger pour le renconter.

Je ne vais d'ailleurs pas en Bretagne pour ça !

Quant au "Loubavitch", ne vous inquiétez pas pour moi. J'y crois sans y croire et j'ai toujours préféré Montaigne (ou même Voltaire, tiens) à Savonarole.

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

Les robins des bois - parodie du conservatoire

http://www.youtube.com/watch?v=By1MH_7M8PY

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2009

Je peux me tromper, mais il n'y a aucune trace attestée d'un courant "des Lumières" au sein de l'islam.

Ecrit par : Robin | 28 avril 2009

Ma phrase n'est pas bien formulée. J'aurais dû dire "à côté" de l'islam et non "au sein de l'islam". Le texte lui-même (le Coran) et son verrouillage herméneutique rendent la possibilité de l'existence d'un tel courant problématique.

Tous les mouvements d'émancipation (en Égypte, en Tunisie, en Turquie) n'ont pas eu lieu "au sein de" l'islam mais "contre" l'islam ou en dehors de l'islam, par une volonté d'ordre politique et une ouverture aux valeurs "laïques" occidentales (Mustafa Kemal Atatürk, Nasser, Bourguiba).

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

Je ne suis pas bien sûr que le mouvement des Lumières en Occident, et en France en particulier, ait procédé de l'intérieur de l'Eglise. Les lumières sont arrivées toujours par l'extérieur : la lumière ecclésiastique est une lumière noire. Toutes ces religions monothéistes sont un peu verrouillées, non, Robin ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je ne suis pas bien sûr que le mouvement des Lumières en Occident, et en France en particulier, ait procédé de l'intérieur de l'Eglise. Les lumières sont arrivées toujours par l'extérieur : la lumière ecclésiastique est une lumière noire. Toutes ces religions monothéistes sont un peu verrouillées, non, Robin ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Oui, je pense que c'est vrai aussi du catholicisme en tant qu'institution sociale et en tant que théocratie et sans doute aussi du judaïsme, mais ce n'est pas le même texte.

Le Coran, pour ce que je peux en percevoir, est un texte essentiellement juridique, prescriptif, un peu comme si l'Ancien Testament était réduit au Lévitique. Il n'y a pas d'Histoire (sainte) dans le Coran.

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

A propos de Pierre et Jean de Guy de Maupassant, je viens de me remettre rapidement le roman en mémoire. Il me semble que la "parlure" du personnage l'ancre dans la psychologie de la petite bourgeoisie provinciale normande du XIXème siècle.

"J'ai passé" serait donc un provincialisme. Il s'agit toujours pour Maupassant (voir la préface de "Pierre et Jean", si éclairante sur le "réalisme") de donner l'illusion du réel (selon les propres termes de l'auteur) tout en faisant comprendre quelque chose de la psychologie des personnages mais en recourant le moins possible à l'analyse psychologique (qui n'est pas "réaliste").

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

"Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux ombres ont tout à l'heure passé."
(Verlaine, "Colloque sentimental", in Fêtes galantes, 1869.
C'est un tour grammatical ordinaire au XIXème, comme le dit le Grévisse.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je ne suis pas bien sûr que le mouvement des Lumières en Occident, et en France en particulier, ait procédé de l'intérieur de l'Eglise. Les lumières sont arrivées toujours par l'extérieur : la lumière ecclésiastique est une lumière noire. Toutes ces religions monothéistes sont un peu verrouillées, non, Robin ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Un recueil d'entretiens et d'essais à lire: "Christianisme et modernité", René Girard et Gianni Vattimo, Champs actuel, 2009. Pas le temps d'écrire sur celui-là; un train et des élèves m'attendent (mais ceci, une thèse: "Sécularisation et laïcité sont des produits du christianisme")!

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2009

"CS, c'est en toute connaissance de cause que, par ma bouche, le cid vous fît des avances ;-p)"

Ecrit par : Zorglub | 28 avril 2009

Je vous rappelle que, (si ma mémoire ne me trompe pas), le demi-alexandrin: "va, je ne te hais point" est articulé par... Chimène!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

Ouch ... !
Les accidents de mémoire conduisent à des quiproquos savoureux !

Bon, au pire ... j'assume.
J'ai toujours eu beaucoup d'hésitations sur mon identité sexuelle même si j'ai opté (par commodité et conformisme) pour l'hétérosexualité.

Écrit par : Zorglub | 29 avril 2009

Je ne suis pas bien sûr que le mouvement des Lumières en Occident, et en France en particulier, ait procédé de l'intérieur de l'Eglise. Les lumières sont arrivées toujours par l'extérieur : la lumière ecclésiastique est une lumière noire. Toutes ces religions monothéistes sont un peu verrouillées, non, Robin ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Et Pic de la Mirandole, un simple accident de la pensée en Occident?

Pour ceux qui ne connaissent pas:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_de_la_Mirandole

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Il me semble que l'exemple cité par Claire Mazeron a un rapport avec l'histoire de Pierre Dulaine.
Il enseigne la danse de salon à des écoliers de CM à New York. On en a tiré un film avec A. Banderas.

Citation de Dulaine :
« Nowadays, I don't say that the world is uncivil, but I believe we don't have enough civility in life and this is what this program teaches. If we can instill civility into children at the age of 10 or 11 - early enough in life - we can nurture it and have it grow with them. It will only make them better human beings."
The message is still the same. The children learn ballroom dancing, yes; but the real thing they are learning are the transferable skills of decorum, etiquette, being polite with each other, respect, dignity. All of these things they are learning when they really need them, so I had no qualms with it being changed to high school. I don't really care if you're a 10-year old or 17-year old (that) when you're 25 that you remember the steps, but the transferable skills of being polite and knowing how to treat another human being is what my message is all about. »

Écrit par : P Lariba | 29 avril 2009

Elle a passé, la jeune fille -
Vive et preste comme un oiseau:
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.
Odelettes, Une allée du Luxembourg
Gérard de Nerval

Écrit par : en passant.... | 29 avril 2009

Je ne suis pas bien sûr que le mouvement des Lumières en Occident, et en France en particulier, ait procédé de l'intérieur de l'Eglise. Les lumières sont arrivées toujours par l'extérieur : la lumière ecclésiastique est une lumière noire. Toutes ces religions monothéistes sont un peu verrouillées, non, Robin ?
JPB
Sauf à considérer que les Lumières sont héritières de la pensée critique de la Réforme,d'où leur émergeance en Allemagne?

Écrit par : en repassant.... | 29 avril 2009

émergence,oups!

Écrit par : en trépassant | 29 avril 2009

Sauf à considérer que les Lumières sont héritières de la pensée critique de la Réforme,d'où leur émergence en Allemagne?

Écrit par : en repassant.... | 29 avril 2009

J'aime bien Voltaire et Diderot et les écrivains français du XVIII ème siècle en général, mais il faut bien avouer qu'aucun d'entre eux ne parvient au cœur du problème, c'est-à-dire à une réfutation décisive de la légitimité d'une théologie rationnelle.

Quand on étudie "Candide" avec les élèves, il y a toujours ce moment délicat où on se demande si et jusqu'où il fait faire sentir aux élèves que la réfutation de la Théodicée de Leibniz (et sa réduction à la formule "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.") est superficielle. Amusante, certes, mais superficielle. Avec Voltaire, on s'amuse bien, mais on en reste toujours un peu "au ras des pâquerettes".

La réfutation décisive est effectivement venue du protestantisme (plus précisément du "piétisme") avec Emmanuel Kant et sa "Critique de la Raison pure".

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

Vu la façon dont Luther et Calvin ont fait brûler des hérétiques, au moment même où les catholiques en brûlaient aussi, je ne suis pas bien sûr que la Réforme ait induit beaucoup de lumière… Voir l'Œuvre au noir, sur le rapport entre la critique de l'esprit et la Renaissance. Et les philosophes du XVIIIème n'avaient pas des protestants — Jean-Jacques le Genevois le tout premier — une opinion bien brillante…
JPB
PS. Ce qui suppose que Jean-jaques n'est pas vraiment un philosophe des Lumières. J'assume, je suis d'humeur badine, aujourd'hui.

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

"Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux ombres ont tout à l'heure passé."
(Verlaine, "Colloque sentimental", in Fêtes galantes, 1869.
C'est un tour grammatical ordinaire au XIXème, comme le dit le Grévisse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

OK. On ne va pas se battre pour ça ;-) J'admets l'arbitrage du Grevisse !

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

Robin, Diderot ou Voltaire s'en fichaient, ce n'était pas leur problème. De surcroît, ils préféraient rester en liberté et défendre leurs idées qu'analyser les raisons et les causes et se retrouver à la Bastille.
Les réfutations "en ordre", il faut aller les chercher auprès des spécialistes de la chose religieuse et / ou sensualiste : Meslier (surtout), D'Holbach, Helvétius, La Mettrie, et sans doute Condillac, quoi qu'il prétende.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

J'aime bien Voltaire et Diderot et les écrivains français du XVIII ème siècle en général, mais il faut bien avouer qu'aucun d'entre eux ne parvient au cœur du problème, c'est-à-dire à une réfutation décisive de la légitimité d'une théologie rationnelle.
Robin

Il faut peut-être aller chercher plutôt vers Pierre Bayle et son Dictionnaire...?

Écrit par : en passant.... | 29 avril 2009

Ce qui suppose que Jean-jacques n'est pas vraiment un philosophe des Lumières. J'assume, je suis d'humeur badine, aujourd'hui.
JPB
Jean-Paul juge de Rousseau

Écrit par : en passant.... | 29 avril 2009

Ah, dans le débat entre Voltaire et Rousseau, j'ai choisi il y a longtemps…
J'ai choisi Diderot… Voltaire a un côté faux-cul, au fond. Quant à Rousseau… UN homme qui a produit l'Emile qui a fait dire tellement de bêtises aux pédagos — et aux autres…
Plus je vieillis, moins je supporte ces gens qui, comme Rousseau, se mettent en posture de penseurs pour bien montrer qu'ils pensent. Ça a donné cette vogue insupportable, en classe, de textes "argumentatifs" — alors qu'un peu de légèreté siérait mieux à la pensée.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

l’Espiguette et ses plages « cul nu » et ses jack-off parties de tous ordres dans les dunes – je n’explique pas, Internet vous renseigne aisément [...]

Dos à la balustrade qui surplombe le tour de la promenade inférieure, un jeune chevelu de plus de 25 ans (trop de cheveux pour identifier son âge avec précision) manie son instrument d’origine africaine avec ravissement (un truc à filles)...

Ecrit par : Pendariès | 27 avril 2009

Vous n'avez pas bientôt fini de raconter des horreurs ?!! ;O)

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Plus je vieillis, moins je supporte ces gens qui, comme Rousseau, se mettent en posture de penseurs pour bien montrer qu'ils pensent. Ça a donné cette vogue insupportable, en classe, de textes "argumentatifs" — alors qu'un peu de légèreté siérait mieux à la pensée.
JPB
D'une part,tout à fait d'accord pour Diderot.
D'autre part,de là à imputer au pauvre Jean-Jacques la paternité des séquences argumentatives,c'est trop d'honneur pour les pédagos
Enfin et pour conclure,pour la légèreté,je vais terminer de confectionner mes lasagnes.

Écrit par : en passant.... | 29 avril 2009

Les Lumières sont arrivées du côté de la Lune ...

Écrit par : iPidiblue et la philosophie dans le boudoir | 29 avril 2009

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/04/27/polemique-autour-de-tariq-ramadan-conseiller-de-la-mairie-de-rotterdam_1185974_3214.html

et aussi (surtout ...) les commentaires.

En très direct rapport avec le texte, qu'hier, Amélie m'attribuait à tort.

Écrit par : Zorglub | 29 avril 2009

Islam modéré....

Grande-Bretagne - Un conseiller musulman du Parti travailliste refuse une candidate parce qu’elle est "trop blanche, et juive"


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1997

Écrit par : Amélie | 29 avril 2009

@Jean-Paul
Tu écris :
"Quant à Rousseau… UN homme qui a produit l'Emile qui a fait dire tellement de bêtises aux pédagos — et aux autres…"

S'agissant d'un auteur, c'est un jugement bien imprudent que celui qui se fonde sur les sottises que cet auteur a inspirées à d'autres. J'y pensais en relisant dans le DP de Buisson l'article que Jules Steeg, qui fut directeur de Normale Sup, consacre à l'Émile.
Tiens, que dirais-tu de ce qui suit ?
“Tout ce qu'il y avait, je ne dirai pas de divin, mais d'humain, et par conséquent de précieux dans les religions du passé, nous l'avons gardé intégralement. Nous n'en avons rien retranché ; nous n'avons diminué en rien le patrimoine de la conscience humaine. (…) Nous n'entendons nullement faire la guerre à l'idée religieuse, encore moins supprimer la liberté religieuse. Ce que nous voulons combattre (…) ce n'est pas l'idée religieuse, c'est l'idée ecclésiastique, l'organisation cléricale ou plutôt la tyrannie cléricale. C'est surtout l'établissement, au service de la contre-révolution, de tout un système de contre-éducation, qui, sous prétexte de religion, perpétue les superstitions, les préjugés et les fanatismes ; je veux parler d'un ensemble de procédés qui constituent une véritable entreprise d'abêtissement.” Ferdinand Buisson

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

L'article signalé par Zorglub est tout à fait essentiel : c'est à cela que mènent les politiques de comptage ethnique…
JPB
PS. Pour ce qui est de l'anecdote trouvée par Amélie, jetez un coup d'œil sur la version longue d'origine, plus explicite :
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1174046/Labour-Party-embroiled-race-row-candidate-told-white-Jewish-selected.html

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Guy, je dirais que c'est typiquement un texte de la jointure XIX-XXème. Ce qu'a dit Buisson est aussi susceptible d'être lu avec une distance critique…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Erasme avait pris ses distances avec Luther, je suppose qu'il n'aurait pas davantage apprécié M.Ramdam ..

Écrit par : iPidiblue et la philosophie du bon sens | 29 avril 2009

Guy, je dirais que c'est typiquement un texte de la jointure XIX-XXème. Ce qu'a dit Buisson est aussi susceptible d'être lu avec une distance critique…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Oui ? J'attends l'analyse critique qu'il me plairait beaucoup de lire.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

http://www.youtube.com/watch?v=xAiny0D59-g

"On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à Rousseau."

Tiens, dans la série "faux-culs" et juste avant de partir, je lancerais bien un débat sur le "fanatisme de la Raison".

Allez disputez-vous bien, moi je retourne au pays ! ;O))

(enfin "l'un" des pays, parce que j'ai tendance à m'y perdre !)

Heureusement qu'il y a Max Jacob à défaut des Lubovitch ! (private joke with dobolino)

Écrit par : Robin | 29 avril 2009

Ce que nous voulons combattre (…) ce n'est pas l'idée religieuse, c'est l'idée ecclésiastique, l'organisation cléricale ou plutôt la tyrannie cléricale. (F. Buisson)

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

C'est certes plus facile de s'en prendre aux saints qu'au bon dieu lui-même.
Ce que je veux insinuer, c'est l'idée qu' en combattant frontalement les églises on peut non seulement les renforcer mais surtout éviter de s'en prendre aux gros et vrais dealers avec l' absolu. Qu'on m'explique pourquoi après le siècle des Lumières le regain de catholicisme au XIX ème siècle?
N'y aurait-il pas la dessous une histoire de gros sous, de montée en puissance d'une nouvelle classe de possédants et d'exploiteurs soucieux d'anesthésier le peuple, voire comme en 14-18, en apothéose, d'en faire de la chair à canons?
Cette logique ne serait-elle plus encore à l'oeuvre à l'ère de l'industrie cathodique?

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Un recueil d'entretiens et d'essais à lire: "Christianisme et modernité", René Girard et Gianni Vattimo, Champs actuel, 2009. Pas le temps d'écrire sur celui-là; un train et des élèves m'attendent (mais ceci, une thèse: "Sécularisation et laïcité sont des produits du christianisme")!
Ecrit par : Pendariès | 29 avril 2009

Ah, c'est la grande thèse de ces derniers temps : nous ne serions rien du tout sans notre grande mère la Religion (chrétienne, ça va sans dire), qui a tout fait, tout inventé, et nous sommes les simples produits du christianisme dont nous sommes imprégnés jusqu'à la moelle comme d'émanations radio-actives.

Selon Frédéric Lenoir, le christianisme a tout inventé : le citoyen du monde, le pacifisme, la critique philosophique. Il a rayé toute la littérature d'Homère à Cicéron ! Critiquer le christianisme, c'est, selon ces gens-là, se révéler chrétien et rendre hommage au christianisme. Ben voyons !

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2009

Guy, je dirais que c'est typiquement un texte de la jointure XIX-XXème. Ce qu'a dit Buisson est aussi susceptible d'être lu avec une distance critique…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009
Bien sûr ; et placé dans son contexte d'abord.
C'est valable pour Rousseau aussi.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Pour vous, Robin — l'autre version :
http://www.deljehier.levillage.org/telechargements/mai_68/la_faute_a_nanterre.mp3
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je me demande si tout le monde, ici, décrypte toutes les allusions de cette chanson…
On vieillit…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Robin, bienvenue en Bretagne !

Ecrit par : marilyse | 28 avril 2009

Je ne pars que demain matin, c'est pourquoi je m'attarde un peu sur le blog. Au fait, comment savez-vous que je vais en Bretagne ?

Ecrit par : Robin | 28 avril 2009

Parce que je suis attentive à ce que vous écruvez et que je me souviens de ce que vous avez écrit, il y a quelques semaines ! Bon séjour ! Il va faire beau ce wwek-end, d'après Ouest-France !

Écrit par : marilyse | 29 avril 2009

C'est certes plus facile de s'en prendre aux saints qu'au bon dieu lui-même.
Ce que je veux insinuer, c'est l'idée qu' en combattant frontalement les églises on peut non seulement les renforcer mais surtout éviter de s'en prendre aux gros et vrais dealers avec l' absolu. Qu'on m'explique pourquoi après le siècle des Lumières le regain de catholicisme au XIX ème siècle?
N'y aurait-il pas la dessous une histoire de gros sous, de montée en puissance d'une nouvelle classe de possédants et d'exploiteurs soucieux d'anesthésier le peuple, voire comme en 14-18, en apothéose, d'en faire de la chair à canons?
Cette logique ne serait-elle plus encore à l'oeuvre à l'ère de l'industrie cathodique?
Ecrit par : buntovchik | 29 avril 2009
Ce qui est curieux, c'est que personne - sauf vous par intuition : la chair à canon - ne semble se soucier de la date de ces lignes de Buisson.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

@ CAPES
Françoise Guichard me fait parvenir ceci que je transmets bien volontiers :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2506

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

" (…) Nous n'entendons nullement faire la guerre à l'idée religieuse" Ferdinand Buisson

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Et pourquoi pas ?

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Oui ? J'attends l'analyse critique qu'il me plairait beaucoup de lire.
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009


Toujours aussi drôle Dobolino !
Lisez ce qu'en dit Steeg, c'est un début.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

" (…) Nous n'entendons nullement faire la guerre à l'idée religieuse" Ferdinand Buisson

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Et pourquoi pas ?
Ecrit par : yann | 29 avril 2009

Certes ! Mais c'est un peu court jeune homme. Je veux dire : pour faire la guerre.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

@ "Faire la guerre à l'idée religieuse"
Lire d'abord
http://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611.htm

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Spécial pour mathématiciens, ou comment apprendre pédagogiquement à perdre du temps en classe :
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/lettres/philosophie/Pages/2009/102_Delaphiloencoursdemaths.aspx
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

On vieillit…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009
Pas tant que cela. Cohn-Bendit publie un "Que faire ?". Dans la collection inaugurée par Lénine. Et l'on attend son Capital II, à paraître dans celle inaugurée par Marx. Tu vois bien que l'on ne vieillit pas.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

l’Espiguette et ses plages « cul nu » et ses jack-off parties de tous ordres dans les dunes – je n’explique pas, Internet vous renseigne aisément [...]

Dos à la balustrade qui surplombe le tour de la promenade inférieure, un jeune chevelu de plus de 25 ans (trop de cheveux pour identifier son âge avec précision) manie son instrument d’origine africaine avec ravissement (un truc à filles)...

Ecrit par : Pendariès | 27 avril 2009

Vous n'avez pas bientôt fini de raconter des horreurs ?!! ;O)

Ecrit par : yann | 29 avril 2009

J'en ai plein ma besace; demandez, je m'exécute.

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2009

Tu vois bien que l'on ne vieillit pas.

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Le Cohn-Bendit qui traite les "seniors" de "croulants" ?

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Toujours aussi drôle Dobolino !
Lisez ce qu'en dit Steeg, c'est un début.

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Lire d'abord
marxistsorg/francais/engels/works/1878/06/fe18780611

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Paf ! Une remarque anodine (ou pas), et le colonel Morel vous donne une fiche de lecture à rédiger (te plains pas, Dobo, la mienne est plus indigeste que la tienne).

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Passionnant, votre site, mon colonel.
J'avais paumé mon exemplaire de "salaire, prix et profit", ça me permettra de le relire à moindre frais.
Sans rire. (d'ailleurs, riez-vous ?)

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Let's dance! Il y a pas mal d'années, dans mon collège de banlieue, assez mélangé, il y avait un spectacle de fin d'année: j'y faisais la speakerine, la guitariste folk et préparais avec mes élèves des sketches (dont une série d'après Reiser!) ou des choeurs. mais le clou fut, 2 années de suite, un ballet de garçons: une fois "le lac des Cygnes" l'autre "la Vie parisienne", dont j'avais fait la sommaire chorégraphie.
Grands moments! Ils empruntaient des tutus aux copines qui les maquillaient, et levaient leurs jambes poilues, avec leurs grosses tennis 45 (on n'avait pas de chaussons à cette taille). Les répétitions étaient foireuses et joyeuses autour d'un radiocassette, et au jour dit, devant 400 spectateurs, ils produisaient fièrement leur numéro , plumes sur la tête et rouge à lèvres sexy.
Est-ce qu'on pourrait refaire ça aujourd'hui? Peut-être. Quand je rencontre un de ces Nijinski de banlieue, 20 ans après, il me dit toujours "Ah, Madame, ce ballet de garçons, qu'est-ce qu'on avait rigolé..."

Écrit par : Cunégonde | 29 avril 2009

Il a rayé toute la littérature d'Homère à Cicéron ! Critiquer le christianisme, c'est, selon ces gens-là, se révéler chrétien et rendre hommage au christianisme. Ben voyons !

Ecrit par : Jeremy | 29 avril 2009


Jeremy, je suis plus ou moins d’accord avec vous (je n’aime pas passer d’un extrême à l’autre) mais encore une fois vous vous montrez excessif. Qu’est-ce que vous mettez en cause ? La doctrine ou l’institution ?
Oui, vous avez raison de rappeler que tout, dans l’homme moderne, n’est pas chrétien. Nous puisons à d’autres sources (l’Antiquité, les libertins…)mais, en tant que professeur, reconnaissez que lorsque vous devez expliquer un tableau ou un texte il faut souvent en passer par des références chrétiennes.
De plus, n’allez pas jusqu’à dire que l’Eglise a détruit la littérature antique. Une bonne partie de la littérature latine transite par le canal de l’Eglise. Vous savez bien que les bibliothèques monastiques conservaient des œuvres païennes. Si vous étudiez la tradition manuscrite de certains textes (César, Tibulle, Cicéron et même, plus surprenant, Lucrèce) vous verrez qu’elle doit quand même quelque chose à l’Eglise. Pour remonter plus haut encore, le cas de Vivarium montre l’importance attachée à la culture profane et classique.

Enfin, dire que la contestation de l’Eglise est un réflexe chrétien n’a rien, d’un point de vue historique, d’étonnant : c’est incroyable le nombre d’esprits forts, d’esprits scientifiques, de libertins qu’on a recrutés parmi les gens d’Eglise.

Pour résumer, je suis assez d’accord sur « l’esprit » du message mais pas sur le ton.




PS : peut-être ai-je mal compris le sens de votre message. Si c’est le cas, pourriez-vous clarifier certains points ?

Écrit par : uncertain | 29 avril 2009

Passionnant, votre site, mon colonel.
J'avais paumé mon exemplaire de "salaire, prix et profit", ça me permettra de le relire à moindre frais.
Sans rire. (d'ailleurs, riez-vous ?)

Ecrit par : yann | 29 avril 2009

Continuez comme ça et vous ç'est trois jours de gnouf !

Gaaarde à vous !

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

Oui ? J'attends l'analyse critique qu'il me plairait beaucoup de lire.
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009


Toujours aussi drôle Dobolino !
Lisez ce qu'en dit Steeg, c'est un début.

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Pourquoi drôle ? Je ne cherchais pas à jouer les bouffons !
Quant à Steeg, c'est quoi, c'est où ?

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Pour vous, Robin — l'autre version :
http://www.deljehier.levillage.org/telechargements/mai_68/la_faute_a_nanterre.mp3
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je me demande si tout le monde, ici, décrypte toutes les allusions de cette chanson…
On vieillit…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Pour moi, ça va encore et je ne ferai pas le coup à mon pauvre papa de la lui faire écouter.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Paf ! Une remarque anodine (ou pas), et le colonel Morel vous donne une fiche de lecture à rédiger (te plains pas, Dobo, la mienne est plus indigeste que la tienne).
Ecrit par : yann | 29 avril 2009

Pas le colonel, l'emmerdeur, qui attend la fiche !

Cordialement :-)))

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

"N’allez pas jusqu’à dire que l’Eglise a détruit la littérature antique." Ecrit par : uncertain | 29 avril 2009

Pas du tout, j'ai dit que Frédéric Lenoir, lorsqu'il expose son point de vue, fait mine de ne pas savoir que Cicéron défendait déjà toutes les thèses dont il prétend qu'elles ont été crées ex nihilo par la doctrine chrétienne. Et qu'il rayait ainsi d'un trait de plume toute la littérature antérieure à Auguste. C'est un reproche envers F. Lenoir, pas envers l'Eglise.

"Enfin, dire que la contestation de l’Eglise est un réflexe chrétien n’a rien, d’un point de vue historique, d’étonnant : c’est incroyable le nombre d’esprits forts, d’esprits scientifiques, de libertins qu’on a recrutés parmi les gens d’Eglise."
Ecrit par : uncertain | 29 avril 2009

Oui, sauf que ce n'est pas une raison pour accorder à la chrétienté le monopole de l'esprit critique. Or, c'est ce que fait Lenoir dans ses entreprises de vulgarisation.

Je pense qu'en fait nous sommes d'accord sur ces points, il y a juste eu un malentendu sur l'adresse des remarques que je faisais.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2009

Passionnant, votre site, mon colonel.
J'avais paumé mon exemplaire de "salaire, prix et profit", ça me permettra de le relire à moindre frais.
Sans rire. (d'ailleurs, riez-vous ?)
Ecrit par : yann | 29 avril 2009

Rire, je ne fais que cela bleusaille ! Vous me copierez dix fois le passage sur Dühring et la religion.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Pourquoi drôle ? Je ne cherchais pas à jouer les bouffons !
Quant à Steeg, c'est quoi, c'est où ?
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

Parce que vous le valez bien :

http://www.evangile-et-liberte.net/elements/archives/133.html

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Spécial pour mathématiciens, ou comment apprendre pédagogiquement à perdre du temps en classe...

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Alors là, Jean Paul Brighelli, je vous trouve bien gentil avec ce professeur de maths!
Non seulement son enseignement de la "philo" à de jeunes élèves est une perte de temps, mais son discours et sa démarche sont typiquement ceux d'une secte. Elle impose ni plus ni moins aux jeunes élèves de la suivre ("secte" signifie suivre et tenir) dans son voyage personnel, à la limite du délire, voyage dans un monde où, je cite, "l'entente est possible, un monde hors menace..."
Que St Meirieu apporte sa caution à une telle entreprise, faut-il s'en étonner? Mais que l'institution et la hiérarchie cautionnent ou ferment les yeux sur de telles "expériences" c'est autrement plus inquiétant, non?

Et puisqu'il est question aujourd'hui du combat des Lumières contre les églises, cette pensée de D Diderot: "Le premier pas vers la philosophie, c'est l'incrédulité".

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Merci d’avoir répondu. Vous avez raison : il y a peu , en effet, de création ex nihilo. Robin d’ailleurs, s’il traîne encore ici, pourrait montrer que c’est davantage une affaire de continuité et de transformation(comment accorder la révélation et l’héritage philosophique par exemple).

Écrit par : uncertain | 29 avril 2009

@ Yann
pour vous aider

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/uploads/antiduhring.doc

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Quant à Steeg, c'est quoi, c'est où ?
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

Ouais, un peu Robespierre et culte de l'être suprême, les Steeg et Buisson (ardent ?), dans le fond.

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Et puisqu'il est question aujourd'hui du combat des Lumières contre les églises, cette pensée de D Diderot: "Le premier pas vers la philosophie, c'est l'incrédulité".

Ecrit par : buntovchik | 29 avril 2009
Il faut remettre la phrase dans son contexte. Diderot se méfiait également des « esprits forts » qui n’allaient pas plus loin que l’irréligion.
« D’autres, en qui la liberté de penser tient lieu de raisonnement, se regardent comme les seuls véritables philosophes, parce qu’ils ont osé renverser les bornes posées par la religion, et qu’ils ont brisé les entraves où la foi mettait leur raison. Fiers de s’être défaits des préjugés de l’éducation, en matière de religion, ils regardent avec mépris les autres comme des âmes faibles, des génies serviles, des esprits pusillanimes qui se laissent effrayer par les conséquences où conduit l’irréligion, et qui n’osant sortir un instant du cercle des vérités établies, ni marcher dans des routes nouvelles, s’endorment sous le joug de la superstition. »

Il est dur d’être philosophe.  

Écrit par : uncertain | 29 avril 2009

Z'êtes bien bon, M'sieur Morel, mais là, j'ai plein d'autres lectures en retard.

Et du vomi à nettoyer sur mon bureau suite à la lecture du truc sur la philo et les maths. Beuark !

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Est-ce qu'on pourrait refaire ça aujourd'hui? Peut-être. Quand je rencontre un de ces Nijinski de banlieue, 20 ans après, il me dit toujours "Ah, Madame, ce ballet de garçons, qu'est-ce qu'on avait rigolé..."

Ecrit par : Cunégonde | 29 avril 2009

Pourquoi Nijinski? Quand on sait le destin qui fut celui de ce danseur et la nature de ses relations tumultueuses avec Diaghilev, personnellement j'évoquerais plutôt Noureïev, voire même Barichnikov.
Qu'en pense Jérémy?

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Il manie son instrument d’origine africaine avec ravissement (un truc à filles)...

Heureusement que Pascal Sevran est mort, sinon, il risquerait de lui faire passer le goût de cet instrument!

Écrit par : retraitée | 29 avril 2009

"le goût de cet instrument" ^^

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2009

Est-ce qu'on pourrait refaire ça aujourd'hui? Peut-être. Quand je rencontre un de ces Nijinski de banlieue, 20 ans après, il me dit toujours "Ah, Madame, ce ballet de garçons, qu'est-ce qu'on avait rigolé..."

Ecrit par : Cunégonde | 29 avril 2009

Pourquoi Nijinski? Quand on sait le destin qui fut celui de ce danseur et la nature de ses relations tumultueuses avec Diaghilev, personnellement j'évoquerais plutôt Noureïev, voire même Barichnikov.
Qu'en pense Jérémy?

Ecrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Jérémy en pense que l'expression "Nijinski de banlieue" lui évoque beaucoup de choses, dont certaines seraient peu racontables ici.

Mais pourquoi Noureiev plutôt que Nijinski ?

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2009

Z'êtes bien bon, M'sieur Morel, mais là, j'ai plein d'autres lectures en retard.

Et du vomi à nettoyer sur mon bureau suite à la lecture du truc sur la philo et les maths. Beuark !
Ecrit par : yann | 29 avril 2009
C'est vous qui avez porté l'affaire sur les fonts. Et maintenant vous excipez d'autres lectures. Le Canard enchaîné peut-être ? Ou Ramdam ? Ou tout autre sujet d'indignation qui enflamme ce blog ?
On se tape les classiques, mon ami, encore et toujours, Rousseau et Engels ; et on se les coltine jusque plus soif. Je croyais que c'était ici la doctrine, plutôt que la théorie du vomi.
Bonne journée :-)))

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Gaaarde à vous !

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12
Ecrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

Amélie, dans ses oeuvres supérieures.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

On se tape les classiques, mon ami, encore et toujours, Rousseau et Engels ; ...

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Oh, je lis les classiques, mais je ne vais pas faire le beau en disant lesquels.
Mais Rousseau et Engels m'emmerdent. Et la querelle que le dernier cherche à Dühring m'indiffère un peu.
Notez que le Canard m'emmerde aussi. Ramdam, kézaco ?

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Ah ouais, Ramdam, d'accord !
Britney Spears à Bercy les 5 et 6 juillet 2009, trop bien.
Merci à Guy Morel de m'avoir fait découvrir ce site indispensable.

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Ouais, un peu Robespierre et culte de l'être suprême, les Steeg et Buisson (ardent ?), dans le fond.
Ecrit par : yann | 29 avril 2009

Mais Rousseau et Engels m'emmerdent. Et la querelle que le dernier cherche à Dühring m'indiffère un peu.
Ecrit par : yann | 29 avril 2009

On ne saurait mieux dire : Nique Rousseau et nique Engels ! et en avant la musique !

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Alors, personne n'a écouté cette chanson sur la condition des enseignants (par les Fatals Picards)? Je la poste à nouveau...

http://www.deezer.com/track/la-securite-de-l-emploi-T794737

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2009

"Amélie, dans ses oeuvres supérieures."

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Oui, la pauvre fille a quelques idées fixes!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

Ramdam, kézaco ?

Ecrit par : yann | 29 avril 2009

"Ramadan", non? Mais Tarik, ou l'autre? (De toutes façons, c'est la même engeance).

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

Pendariès et Jérémy s'en donnent à cœur joie — c'est bien ainsi que l'on dit, n'est-ce pas ?
Et Retraitée qui donne une verge pour se faire battre…
JPB
PS. Guy, très bien le texte sur Steeg et Buisson. Très éclairant. Très protestant, mais c'est la base de Darcos, qui a bûché la période. C'est pour ça qu'il ne m'affolait pas trop, question laïcité. Et que d'autres m'inquiètent davantage.

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Dobolino avait écrit à propos du livre de Marc le Bris et du commentaire N°1 de Gilbert Molinier
"Lu ! Ça me satisfait assez.
Comme j'avais acheté Bonheur d'Ecole, je l'ai lu jusqu'au bout, comme on finit sa part de pizza, même si elle est insipide."

Il ya une suite à ce premier commentaire sur
http://michel.delord.free.fr/molinier/


A propos de 'Bonheur d'école' de Marc le Bris :
20 avril 2009 : I ) La leçon d'histoire
24 avril 2009 : II ) La leçon de psychologie

MD

Écrit par : Michel Delord | 29 avril 2009

Oui, la pauvre fille a quelques idées fixes!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

C'est mieux que de ne pas en avoir du tout, comme vous, hein !

Quant aux idées fixes des intervenants, il me semble qu'on n'a que l'embarras du choix !

Écrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

Alors, personne n'a écouté cette chanson sur la condition des enseignants (par les Fatals Picards)? Je la poste à nouveau...



Ecrit par : Pendariès | 29 avril 2009
Connue et déjà entendue . J’aime bien les F.P. : « punk à chien, la country, mon père était tellement de gauche… »
Allez voir sur le blog des zrofs . Dans le genre, leurs chansons sont assez drôles.

Écrit par : uncertain | 29 avril 2009

Quant aux idées fixes des intervenants, il me semble qu'on n'a que l'embarras du choix !

Ecrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009
C’est ce qui fait son charme.

Écrit par : uncertain | 29 avril 2009

Pendariès et Jérémy s'en donnent à cœur joie — c'est bien ainsi que l'on dit, n'est-ce pas ?
Et Retraitée qui donne une verge pour se faire battre…
JPB

Chiche! Mais pas chichement!

Écrit par : retraitée | 29 avril 2009

C'est mieux que de ne pas en avoir du tout, comme vous, hein !

Ecrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

:-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

Alors, personne n'a écouté cette chanson sur la condition des enseignants (par les Fatals Picards)? Je la poste à nouveau...



Ecrit par : Pendariès | 29 avril 2009
Connue et déjà entendue . J’aime bien les F.P. : « punk à chien, la country, mon père était tellement de gauche… »
Allez voir sur le blog des zrofs . Dans le genre, leurs chansons sont assez drôles.

Ecrit par : uncertain | 29 avril 2009

Hey, ben, c'est comme Honegger, et son "Pacific 231", vous êtes cultivé, mais les autres intervenants, qui ont plus de 40 ans?...

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2009

"C'est mieux que de ne pas en avoir du tout, comme vous, hein !"

Ecrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

Je m'incline devant la puissance de l'argumentation! Ca fait un peu penser à: "c'est çui qui dit qui y'est", des cours de récré.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

On ne saurait mieux dire : Nique Rousseau et nique Engels ! et en avant la musique !

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Ah, Rousseau et Engels comme horizon indépassable de la philosophie moderne ! Et Marx pour l'économie et Lénine pour l'action politique (avec une petite mention spéciale pour Staline) !
Vive Britney Spears !

Écrit par : yann | 29 avril 2009

Aujourd'hui, grande réunion au ministère de l'enseignement supérieur, Rue Descartes, sur la question de la mastérisation and co.
Personne n'aura la naïveté de s'étonner que le SNES et la FSU aient souligné le rôle essentiel des IUFM, de la didactique et de la "professionnalisation"…
Ah la la…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je m'incline devant la puissance de l'argumentation! Ca fait un peu penser à: "c'est çui qui dit qui y'est", des cours de récré.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2009

Pourquoi, c'est pas une cours de récré, ici ? Avec le petit Sibille qui se met toujours courageusement du côté des chefs de bandes pour taper sur celui ou celle qu'on veut dégommer ( l'union fait la force !). Beurk !

Écrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

une cour !

Écrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

Et une cour, tout court !

Écrit par : Amélie | 29 avril 2009

Aujourd'hui, grande réunion au ministère de l'enseignement supérieur, Rue Descartes, sur la question de la mastérisation and co.
Personne n'aura la naïveté de s'étonner que le SNES et la FSU aient souligné le rôle essentiel des IUFM, de la didactique et de la "professionnalisation"…
Ah la la…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Didactique ? Voici sans doute une très mauvaise étudiante d'IUFM qui n'a vraiment pas dû suivre avec attention les nombreux cours de didactique de l'enseignement de la lecture qu'on a pourtant dû lui dispenser...

Professionnalisation ? Qu'un parent d'élève se pose ce genre de question avant l'entrée au CP de son petit, je veux bien. Mais un professionnel de l'école primaire, c'est étonnant, non ?

Citation :
je m'explique je dois faire un stage de 3 semaines en GS.... le tiulaire vient de me dire qu'il fallait absolument distinguer les activités de littérature de celles concernant le principe alphabétique. Lui par exemple, il travaille avec l'album "devines combien je t'aime" pr le ppe alpha et pr la litérature il lit différents albums qui n'ont rien à voir avec cette histoire.
je comprends bien que ce sont 2 choses différentes mais moi je ne pensais pas qu'on devait avoir 2 supports bien différents pr les travailler... je me sens un peu perdue comment faire? est ce vraiment fondamantal????
je voulais partir de l'album toujours rien? pour mon projet plantations mais du coup en profiter pr faire des activités de lecture autour de cet album (puzzle de couverture, entourer le bon titre, repérer le mot "graine" dans un extrait de texte etc... ) suis je "hors sujet"?
merci de m'aider svp....
Fin de citation

Écrit par : c. cru | 29 avril 2009

JPB vient juste d'écrire :
[Personne n'aura la naïveté de s'étonner que le SNES et la FSU aient souligné le rôle essentiel des IUFM, de la didactique et de la "professionnalisation"…
Ah la la…
JPB]


Rappelons XD en 2000 :

"Il ne s'agit pas non plus de réveiller quelque guerre de religion contre la professionnalisation des enseignants"

C'était donc déjà la paix des braves.


MD

Écrit par : Michel Delord | 29 avril 2009

Spécial pour mathématiciens, ou comment apprendre pédagogiquement à perdre du temps en classe :
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/lettres/philosophie/Pages/2009/102_Delaphiloencoursdemaths.aspx
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

J'adore le chapeau de l'article:
"Rencontrée au Forum des enseignants innovants et de l'innovation éducative, Michelle Sillam présente une démarche originale : associer maths et philosophie. Et cela au collège".

Eh bien nous, nous n'en sommes pas, des "enseignants innovants". Comme quoi les pédagos ne jurent que par le monopole de l'innovation et par la dictature du "moderne" et de "l'innovant". C'est aussi inquiétant que pitoyable.

Écrit par : dickens | 29 avril 2009

Ah j'oubliais ! Il existerait un "Moi groupal". Mais d'où sort cet horrible adjectif, "groupal" ?

Écrit par : dickens | 29 avril 2009

Ah! dickens, puisque vous êtes dans les parages, pacifiquement, je dois vous dire que je n'ai pas du tout apprécié votre charge contre les activités sportives UNSS du mercredi après-midi.
Sachez cher collègue, que nous autres professeurs d'EPS réalisons dans le cadre réglementaire de l'UNSS, un travail qui se justifie pleinement!
Platon dans le Timée l'a dit en ces termes: "Il faut que le mathématicien et quiconque exerce énergiquement quelque activité intellectuelle, donne aussi du mouvement (kinêsin) à son corps et qu'il pratique la gymnastique...ou comme pendaries 3 séances de piscine par semaine" (88c)

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Buntovchik, vous faites erreur : je n'ai rien écrit sur le sujet. Ou alors c'était un autre dickens.

Écrit par : dickens | 29 avril 2009

Buntovchik, vous ne voulez pas nous tricoter une Note qui serait pour l'EPS l'équivalent de ce que Christphe et Manu ont fait pour la musique ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je réagis tardivement sur l'article du professeur de maths qui fait des ateliers de philo et je plonge dans un abîme de perplexité en lisant qu'il s'agit de mettre l'élève "en situation de plus-value".
Qui est capable de massacrer à ce point la langue française devrait être interdit d'enseignement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 avril 2009

Pourquoi drôle ? Je ne cherchais pas à jouer les bouffons !
Quant à Steeg, c'est quoi, c'est où ?
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

Parce que vous le valez bien :

htt://www.evangile-et-liberte.net/e lements/archives/133.html

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Aaah ! Les coquins !
Lol !

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Ah j'oubliais ! Il existerait un "Moi groupal". Mais d'où sort cet horrible adjectif, "groupal" ?

Ecrit par : dickens | 29 avril 2009

Si ! C'est justement ce qui me fait défaut !
Le Moi groupal, c'est ce truc qui fait que tout le monde braille la même chose en même temps au Guignol et s'en trouve fort aise.
Ce lui qui ne braille pas et se recroqueville de honte sur sa chaise a un mauvais Moi groupal.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Que voulez-vous, Sylvie, la novlangue des pédogos n'a pas de limites. Cette "professeure" a participé à un "ouvrage" intitulé "l'enfant philosophe, avenir de l'humanité" (rien que ça !!) et préfacé par - je vous le donne en mille - notre Meiriol national !

Je pense que je vais arrêter de lire ce genre d'article, ça me fait vomir. Ces gens n'ont absolument rien compris à l'enseignement et sont de dangereux criminels.

Écrit par : dickens | 29 avril 2009

D'ailleurs, ça faisait symboliquement partie du bizuthage de l'école véto de Lyon. On nous emmenait au Guignol du Parc de la Tête d'Or et fallait gueuler avec tout le monde sous peine de brimades hypothétiques (interdites) et d'exclusion du groupe (impossible à interdire ).
Le Moi groupal, c'est le mot moderne pour instinct grégaire.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Je me souviens d'une très belle affiche de mes vingt ans. C'était un troupeau de mille ou deux mille brebis qui avançaient vers un ravin. Au centre, il y avait une brebis qui remontait en sens inverse, avec un phylactère "Excusez-moi, excusez-moi !".
Le genre de dessin qui ne fait plus recette chez les jeunes qui achètent des posters pour décorer leurs chambres. A mon époque, même les brebis de la masse bêlante en achetaient une pour se dédouaner. Instinct grégaire aussi, d'ailleurs !

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Buntovchik, vous faites erreur : je n'ai rien écrit sur le sujet. Ou alors c'était un autre dickens.

Ecrit par : dickens | 29 avril 2009

The strange case of Dr dickens and Mr kensdic?

dickens wrote: "De même, la réflexion sur les activités sportives du mercredi qui entrent en conflit avec les "retenues" est tristement hilarante".

Ecrit par : dickens | 27 avril 2009

Of course my former post was just a wink, if not, a joke!
Je suis partisan de l'autorité affirmée des Principaux.
L'oxymoron "tristement hilarant" n'est pas mal.

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

Buntovchik, vous ne voulez pas nous tricoter une Note qui serait pour l'EPS l'équivalent de ce que Christphe et Manu ont fait pour la musique ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Je peux y réfléchir et peut être y consentir (sans garantie du résultat).

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2009

L'affiche des moutons, ce n'était pas mal.
Et aussi ce dessin animé intitulé "Fourmiz" qui mettait en scène une fourmi sans instinct grégaire — un comble !
JPB
PS. Je m'aise que ça va plus loin que ça — plus loin que la plisanterie de base. J'ai revu il y a quelques jours un film extraordinaire, "le Rebelle", de King Vidor — avec un Gary Cooper jouant un architecte de génie qui n'est prêt à aucune consession. C'est tiré d'un roman (la Source vive) de Ayn Rand, dont nous parlâmes jadis avec Cadichon : voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand
C'est l'exaltation de l'individualisme créatif poussé au paroxysme. Le libéralo-capitalisme comme il n'existe pas. Parallèlement, les ados cherchent avant tout à s'intégrer (bon sang, à quoi !), à être "conformes". Y compris en se prétendant exceptionnels — les vraies exceptions, hein… N'est pas Rimbaud qui veut ou qui prétend.

Écrit par : brighelli | 29 avril 2009

Ah, Rousseau et Engels comme horizon indépassable de la philosophie moderne ! Et Marx pour l'économie et Lénine pour l'action politique (avec une petite mention spéciale pour Staline) !
Vive Britney Spears !
Ecrit par : yann | 29 avril 2009
Dites-donc bleusaille, qui parle d'un "horizon indépassable" ? Une expression d'adjudant, non ?
Vous vous frottez à Rousseau et à Engels ; alors on vous lirait avec le plus intérêt. Maintenant si le seul résultat de vos réflexions, c'est Britney-machin-chose, ce n'est pas brillant. Même pas du Kouchner. Vous enseignez ?

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Ah, Rousseau et Engels comme horizon indépassable de la philosophie moderne ! Et Marx pour l'économie et Lénine pour l'action politique (avec une petite mention spéciale pour Staline) !
Vive Britney Spears !
Ecrit par : yann | 29 avril 2009
Dites-donc bleusaille, . Vous enseignez ?

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Non, c'est un véto, comme moi.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Non, c'est un véto, comme moi.
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

C'est pas une raison pour envoyer Rousseau et Engels aux pelotes sans les avoir lus. Et me renvoyer le petit père moustachu au visage. C'est quoi ? La famille Duraton ?

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Lol !
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009
Quelle est la signification de "lol" ?

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Non, c'est un véto, comme moi.
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

C'est pas une raison pour envoyer Rousseau et Engels aux pelotes sans les avoir lus. Et me renvoyer le petit père moustachu au visage. C'est quoi ? La famille Duraton ?

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009
C'est pas une raison du tout ! Ça n'a pas vraiment à voir. C'est juste pour vous informer.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

J'ai revu il y a quelques jours un film extraordinaire, "le Rebelle", de King Vidor — avec un Gary Cooper jouant un architecte de génie qui n'est prêt à aucune consession. C'est tiré d'un roman (la Source vive) de Ayn Rand, dont nous parlâmes jadis avec Cadichon : voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand
C'est l'exaltation de l'individualisme créatif poussé au paroxysme. Le libéralo-capitalisme comme il n'existe pas. Parallèlement, les ados cherchent avant tout à s'intégrer (bon sang, à quoi !), à être "conformes". Y compris en se prétendant exceptionnels — les vraies exceptions, hein… N'est pas Rimbaud qui veut ou qui prétend.

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009

Ouais! Tant que vous ne nous présentez pas Cadichon comme modèle de brebis ou fourmi rebelle !

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Lol !
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009
Quelle est la signification de "lol" ?

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Yeap ? Olé ?

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

@ Pour Amélie, qui m'y fait penser quelquefois :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_famille_Duraton

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Lol !
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009
Quelle est la signification de "lol" ?

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Yeap ? Olé ?

Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

Non, ça veut dire mdr. Faut sortir le dimanche :o) !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lol

Écrit par : catmano | 29 avril 2009

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009
C'est pas une raison du tout ! Ça n'a pas vraiment à voir. C'est juste pour vous informer.
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009
Merci.
Mais ce n'est pas parce qu'on est véto qu'il faut vomir du pas digéré sur Rousseau, Engels, et sur mes godasses en plus.
Il a fait des études, alors il lit d'abord, il cause ensuite.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Non mais c'est bon, Morel, on la connaît, la famille Duraton ! Quand on l'oublie cinq minutes, y'a toujours une bonne âme pour nous en faire ressouvenir.

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Il a fait des études, alors il lit d'abord, il cause ensuite.

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009
Kicéki voulait mettre avec Bongo une jument de 24 ans qu'il croyait "ménopausée" ?
Pour lui tenir compagnie ...
C'était mon mulet, peut-être ?

Écrit par : dobolino | 29 avril 2009

Non, ça veut dire mdr. Faut sortir le dimanche :o) !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lol
Ecrit par : catmano | 29 avril 2009
Pardon, je suis un rural profond ; je ne sors pas le dimanche soir, ni les autres soirs d'ailleurs.

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Ah oui, au temps pour moi ! Je disais juste que j'avais du mal à comprendre ces parents qui prétextent les activités du mercredi matin (sportives ou autres, sans doute intéressantes) pour ne pas à avoir à emmener leurs gosses en colle.

Écrit par : dickens | 29 avril 2009

Il a fait des études, alors il lit d'abord, il cause ensuite.

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009
Kicéki voulait mettre avec Bongo une jument de 24 ans qu'il croyait "ménopausée" ?
Pour lui tenir compagnie ...
C'était mon mulet, peut-être ?
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009
Bah justement : j'ai pas causé d'abord ; j'ai d'mandé. Et puis j'ai rien dit de Rousseau, ni de Engels, ni de Staline...

Écrit par : guy morel | 29 avril 2009

Certains ont-ils vu le reportage de "66 minutes" qui vient d'être diffusé sur M6, à propos de Sébastien Clerc, prof de Lettres-Histoire dans un LP de banlieue parisienne?

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 avril 2009

Au sujet de l'article du professeur de maths qui fait des ateliers de philo... C'est dans l'air du temps : exprimez-vous , vous êtes tous des musiciens, des peintres, des poètes, et maintenant des philosophes (pour ma part, j'aimerais bien être mécanicien auto, rapport aux factures d'entretien).
Pourtant, déjà le grand Montaigne écrivait :

«On a grand tort de peindre la philosophie inaccessible aux enfants, et d'un visage renfrogné, sourcilleux et terrible.»

Et ailleurs :

«Puisque la philosophie est celle qui nous instruit à vivre, et que l'enfance y a sa leçon, comme les autres âges, pourquoi ne la lui communique-t-on ?»

Montaigne voulait certainement parler d'instruction...

La lecture quotidienne d'un petit aphorisme ou d'une maxime, voire de dictons ou de proverbes constituerait un intéressant rituel d'initiation à la pensée. Avant de lancer les enfants dans des réflexions et des débats, il convient de les d'abord former à la maîtrise de la langue et de les instruire largement de ce qui fut dit et écrit avant eux, de sorte qu'ils ne s'imaginent pas que le monde a commencé à leur naissance. Quand les pédagols se mêlent de philosophie, on craint le pire. Ces gens-là vous mettent un instrument de musique entre les mains et vous proposent de composer un morceau, sans même se soucier que vous en maîtrisez la technique et encore moins que vous connaissez le solfège. Ce misérabilisme a prévalu dans tous les domaines et nous en savons les dégâts.

La philosophie, c'est d'abord l'amour de la sagesse. Que les parents éduquent bien leurs enfants pour qu'ils soient sages et ils accompliront la meilleure des oeuvres philosophiques. Ensuite, ces enfants sages pourront être bien instruits, de sorte à en faire de bonnes graines de... philosophes ou de mécaniciens auto !

Écrit par : Magister | 29 avril 2009

"Certains ont-ils vu le reportage de "66 minutes" qui vient d'être diffusé sur M6, à propos de Sébastien Clerc, prof de Lettres-Histoire dans un LP de banlieue parisienne?"
demande Daniel A***…

Oui, moi.
Hagiographie d'un petit arriviste qui, prof de LP, rêve (il y est déjà, ou presque) de se retrouver en IUFM, où il enseigne aux jeunes profs sa "méthode". A donc inventé le fil à couper le beurre, en mélangeant démagogie effréné (étude d'un morceau de rap de youssouf — écouter le "tube" "o kartier ya les potes et les putes" sur http://www.myspace.com/78molotov —, si j'ai bien compris, "pour aller sur le terrain culturel des élèves" — des BEP 2 très colorées de Seine-Saint-Denis), notes toujours hautes quel que soit l'état de la copie, "parce qu'on a humilié ces filles au collège", "plan de classe" — une "innovation" —, et "note de conduite" à chaque cours, en inscrivant au tableau, dans un "carré de la mort", les noms de celles sur lesquelles il va faire un rapport. Parce qu'il en fait, des rapports ! Sa meilleure amie, c'est la CPE. Pas très coté en salle des profs, à en juger par la réflexion d'un collègue captée au passage.
Vie privée super clean. Sac à dos et vélo. Yoga et tasse de thé. C'est un enseignant post-moderne. "Assume sa part féminine" — avec sa copine, prof comme lui : un beau couple…
Puis il invite des élèves africains un peu sidérés de voir comment ça se passe, en classe, en France, devant lesquelles il fait jouer à ses élèves des saynètes sur le SIDA. Tout cela lui a valu d'être récemment invité à l'Elysée — en même temps que Rachel Boutonnet (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/03/04/un-dejeuner-a-l-elysee.html). Pour ne rien dire, parce qu'il n'a rien à dire, et qu'il n'y a rien de plus à en dire. Que M6 ait consacré une bon quart d'heure à cet ectoplasme en dit long sur les réseaux des pédagos… Ou sur celui de son éditeur.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

Youssouf Fofana, nouvel ARABS… Ce jeune salopard a eu à cœur de donner du grain à moudre à Amélie…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

Pourquoi, c'est pas une cours de récré, ici ? Avec le petit Sibille qui se met toujours courageusement du côté des chefs de bandes pour taper sur celui ou celle qu'on veut dégommer ( l'union fait la force !). Beurk !

Ecrit par : Message du Colonel | 29 avril 2009

Et une autre idée fixe, une.
Je n'ai aucun chef de bande, Amélie! Je n'ai besoin de personne pour m'aider à vous enfoncer, vous le faites très bien toute seule. Et je me suis assez souvent "fritté" avec ceux que vous appelez "les chefs de bande".
Je crois que vous êtes définitivement incorrigible. Et butée.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2009

Pour les matheux et les autres:

http://interdits.net/interdits/

Écrit par : Matheutordu | 30 avril 2009

NIHIL NOVI SUB SOLE

J'ai vu le reportage de M6 sur ce petit génie de la pédagogie (rime riche avec démagogie) qui a réinventé la poudre ... d'escampette puisqu' apparemment sa poudre aux yeux n'a pour but que de lui faire intégrer un IUFM où il échappera à ces élèves si attachants et prêchera la bonne parole avec d'autres coreligionnaires sans se soucier du niveau réel des élèves et au moins en 2ème année de BEP de leur succès à l'examen.

Je plains aussi la malheureuse élève qui va passer en classe d'adaptation au lycée. Notons au passage qu'elle était "floutée" contrairement aux "fortes têtes": était-ce pour éviter les représailles qui attendent dans certains LP les trop bons élèves? Pour avoir enseigné avec plaisir dans ce type de classe, je la plains pour les efforts de rigueur et de mise à niveau qu'elle devra faire en sortant d'une classe où elle aura surtout traité des "sujets d'actualité".

La séquence la plus ridicule était "Le lever du prof modèle" qui se lève à 5 heures et demi pour un début des cours à 8 heures et demi. Tout cela pour faire un quart d'heure de"yoga- méditation avant de prendre un bon petit déjeuner avec des céréales pour tenir toute la matinée. Molière, reviens pour dénoncer ce "Clerc-Diafoirus", enfonceur de portes ouvertes qui ose présenter comme une découverte pédagogique extraordinaire le plan de classe avec répartition en fonction des trublions.

Bref cela confirme que les médias n'ont aucun sens critique et que, hélas, ils ne sont sensibles qu'aux apparences et qu'à leurs yeux être reçu par le Président de la République suffit à rendre compétent !!! Souhaitons donc une longue carrière dans un IUFM quelconque à cet imposteur : il apprendra au moins aux débutants à faire un plan de classe, à donner une note de conduite et à écrire le nom des trublions au tableau, conseils que ne donnent pas toujours les formateurs IUFM.

Écrit par : Ponocrates | 30 avril 2009

"J'ai vu le reportage de M6 sur ce petit génie de la pédagogie "

Chose que j'avais soigneusement évitée n'étant pas masochiste.;-)


J'avais entendu le matin une interview de ce monsieur qui m'avait mis en garde.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 30 avril 2009

Youssouf Fofana, nouvel ARABS… Ce jeune salopard a eu à cœur de donner du grain à moudre à Amélie…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2009

ça me fait mal au cœur de l'admettre, mais pour le coup... être prof dans un établissement public et faire écouter les "œuvres" de ce fanatique à ses élèves... comment peut-on en arriver là pour faire de la démagogie pure et simple ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

Souhaitons donc une longue carrière dans un IUFM quelconque à cet imposteur

Ecrit par : Ponocrates | 30 avril 2009

Pensez aux stagiaires qui devront, en plus, faire courbette devant ce triste individu...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

Dites-donc bleusaille, . Vous enseignez ?

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2009

Non, c'est un véto, comme moi.

Ecrit par : dobolino | 29 avril 2009

Si. Le judo. Ça vous tente ?

Écrit par : yann | 30 avril 2009

Julien, il y a plusieurs Youssouf !
L'un est un tueur, l'autre est juste un minable…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

Julien, il y a plusieurs Youssouf !
L'un est un tueur, l'autre est juste un minable…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2009

Je viens de m'en rendre compte, je suis allé trop vite ;-)
Mea culpa maxima !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

Yoga et tasse de thé.

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2009

http://www.youtube.com/watch?v=FrYlNNy929Y

Écrit par : yann | 30 avril 2009

Pensez aux stagiaires qui devront, en plus, faire courbette devant ce triste individu...

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

Je nuance un peu tout de même: tout n'est pas à jeter dans son livre "Au secours, Sauvons l'école !", en particulier ses "trucs et astuces" sur l'autorité. Son système de points de comportement dégressif (tout le monde part de 20 et on perd des points à chaque "manquement"), variante de la note de vie de classe, est assez astucieux finalement.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

La pédagogie n'est pas une science mais une série d'actes.(rien de tel que l'étymologie pour saisir le sens des mots)
Il n'y a pas de "trucs" mais seulement des choix à faire au bon moment:la seule chose à en dire est qu'il faut savoir être soi même et s'affirmer comme tel.Et cela ne se transmet pas!
Le reste relève de la connaisance qui seule donne l'aisance.
Assez des gourous!

Écrit par : en passant.... | 30 avril 2009

Pourquoi les "bons" pédagogues ou désignés comme tels, sont-ils toujours justement ceux qui ont "inventé "LEUR méthode?Le malheur c'est qu'après ils veulent la "vendre aux autres!....

Écrit par : en passant.... | 30 avril 2009

J'ai dans l'idée que Freinet n'a pas "vendu" grand-chose, mais qu'on lui a beaucoup emprunté — sans son autorisation, depuis sa mort…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

Et Freinet sans Freinet ça ne marche pas!(j'ai enseigné tout près du centre historique...et j'ai vu les résultats des pâles imitateurs.)J' ai même vu une "préparation à l'agreg" avec tables mises en rond et désignation d'un secrétaire de séance exposés et laïus à gogo sur prétexte de méthode Freinet....!

Écrit par : en passant.... | 30 avril 2009

La grande réussite de Sarkozy c'est l'application de la discrimination positive, bravo Sarkozy et merci !

http://frenchcarcan.com/2009/04/29/ici-on-discrimine/

Écrit par : marie-laure | 30 avril 2009

C'est comme la maïeutique socratique,ça ne donne de bons résultats que si le maître est Socrate et le disciple est Platon(ou Alcibiade...).Avec Philippe et Kévin,j'ai des doutes.

Écrit par : en passant....suite | 30 avril 2009

Avec Philippe et Kévin,j'ai des doutes.

Ecrit par : en passant....suite | 30 avril 2009

Comme Rousseau mal lu par un pôv travailleur manuel. N'y comprendra jamais rien, l'animal.

Écrit par : yann | 30 avril 2009

Marie-Laure, le commentaire de "sos baleine", sur le site indiqué, est très moyen… Et il donne le commentaire de votre intervention.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

Suite pour les matheux et les autres.
http://abcmaths.free.fr/blog/RBK2.pdf

Écrit par : dobolino | 30 avril 2009

Il n'y a pas de "trucs" mais seulement des choix à faire au bon moment:la seule chose à en dire est qu'il faut savoir être soi même et s'affirmer comme tel.Et cela ne se transmet pas!

Ecrit par : en passant.... | 30 avril 2009

Vraiment ? Je ne suis pas entièrement convaincu. Je pense tout de même qu'il y a des domaines de l'enseignement qui s'apparentent à la cuisine: les recettes permettent d'obtenir des plats "de bases", et après il faut les adapter en fonction de sa personnalité, des ingrédients que l'on a sous la main, etc.
Il doit y avoir tout de même quelques invariants, sans aller jusqu'à la "recette miracle", là-dessus je vous suis à 100%.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

Sans compter qu'il faut, quitte à filer la métaphore, adopter le "menu" au public… Et ne pas rechigner à proposer du *** à des prix concurrentiels…
Ça s'apprend, petit à petit. Je crois — nous sommes pas mal à le croire — qu'il faut 4 / 5 ans pour faire un prof.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

Du shit ?

Écrit par : iPidiblue et la philosophie du penalty | 30 avril 2009

Ça s'apprend, petit à petit. Je crois — nous sommes pas mal à le croire — qu'il faut 4 / 5 ans pour faire un prof.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2009

Moi y compris ;-)
La formation telle qu'elle est aujourd'hui produit en grande partie des serveurs et serveuses de fast food, plus que des grands chefs cuisiniers...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 30 avril 2009

Du shit ?

Ecrit par : iPidiblue et la philosophie du penalty | 30 avril 2009

Combien ? Je vais au lycée cette après-midi.
Il ne devrait pas y avoir de pb.

Écrit par : Zorglub | 30 avril 2009

C'est la "croix" que l'on veut faire disparaître ou les petits chanteurs ??????????????????????

http://www.lefigaro.fr/musique/2009/04/30/03006-20090430ARTFIG00268-couac-chez-les-petits-chanteurs-a-la-croix-de-bois-.php


"chaque jour de temps perdu est une chance de malheur pour l'avenir. A Bourienne"

Et ceci dans tous les domaines !

Écrit par : carole | 30 avril 2009

Nos enfants et nous
Jean-Claude Barreau
ed. Fayard

L’éducation est aujourd’hui en crise. Cette crise révèle un certain échec de la transmission, qui jadis allait de soi, sans empêcher, voire en favorisant, l’adaptation aux temps nouveaux.
École, médias, professeurs et familles ont souvent des difficultés à transmettre, alors que la transmission est le propre de l’homme. L’urgence d’y revenir par tous les moyens est grande. Encore faudrait-il que l’ensemble des adultes soient d’accord sur ce qu’il conviendrait de transmettre et sur les moyens d’y parvenir.
Jean-Claude Barreau, qui fut éducateur dans des milieux très différents – des loubards aux étudiants –, a beaucoup réfléchi à ce sujet. Dans ce livre, il aborde aussi bien l’éducation aux origines de l’homme que les questions les plus actuelles: modes pédagogiques, place des enfants et des adolescents dans la société, niveaux des connaissances, mono- et homoparentalité, familles recomposées, etc. Nos enfants et nous, telle est l’urgente réflexion à laquelle Jean-Claude Barreau nous convie.

Écrit par : Guillaume | 30 avril 2009

@Jules Stegg sur Rousseau
http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3561

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

Salut, les instit's: alors, une petite chanson pour vos classes: http://www.deezer.com/track/comme-un-enfant-au-bresil-T930415

Écrit par : Pendariès | 30 avril 2009

in Jules Stegg :
"et si l'on peut expliquer plus d'une des oeuvres de la Révolution française par les écrits de Rousseau, on peut aussi par eux expliquer Elus d'un de ses avortements jusqu'au jour actuel."
Gné ?
Faché avec l'électronique, l'INRP ? Pourtant, on y trouve de bien belles choses, comme "Pratiques collaboratives et TIC dans le monde éducatif" ou "pratique du mulot en milieu scolaire".

Écrit par : yann | 30 avril 2009

Pour le cas où GM aurait n'aurait pas trouvé la réponse à sa question : que veut-dire lol?
En langage texto cela veut dire " Lots Of Laughs" qui a donné en français "mdr" ou " mort de rire" ce que s'est bien gardée de préciser l'âme charitable qui s'est contentée de le lui faire en version française .
-----------------------------
re: Ayn Rand, j'ai vu il y quelques semaines un bon film ( The passion of Ayn Rand" avec Helen Mirren et Julie Delpy.
Et Michael Paxton a fait un documentaire passionnant.
http://www.amazon.com/Ayn-Rand-Sense-Directors-Vision/dp/B0002Q9VQ6/ref=pd_bxgy_d_img_c

Elle est parfaitement inconnue en France, mais au pays des âmes charitables, où l'esprit de 1793 triomphe sans montrer le moindre signe d'essoufflement sur celui de 1789, comment s'en étonner?
Le vent n'est pas près de tourner, puisque la thèse fondatrice du libéralisme selon laquelle la liberté est la condition de l'égalité continue à être contestée ( et en particuier en matière d'éducation) supplantée par la doxa dominante et thèse fondatrice du socialisme selon laquelle l'égalité réelle entre les acteurs politiques, économiques et sociaux est la condition de la liberté.

Chercher l'erreur

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2009

Vous allez fâcher M Morel en citant Ayn Rand.
Avez-vous au moins lu (et compris, je veux dire VRAIMENT compris) Rousseau ?

Écrit par : yann | 30 avril 2009

@ Cadichon,
Vous écrivez : "Pour le cas où GM aurait n'aurait pas trouvé la réponse à sa question : que veut-dire lol?
En langage texto cela veut dire " Lots Of Laughs" qui a donné en français "mdr" ou " mort de rire" ce que s'est bien gardée de préciser l'âme charitable qui s'est contentée de le lui faire en version française."

Votre souci de m'édifier m"émeut. Mais rassurez-vous, au fond de mes bois, il arrive que me parviennent quelques petites nouvelles du monde comme il va.
Cordialement.
PS. Au fait où en est le Grand combat qui nous tient en haleine entre libéralisme et égalitarisme ?

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

Vous allez fâcher M Morel en citant Ayn Rand.
Avez-vous au moins lu (et compris, je veux dire VRAIMENT compris) Rousseau ?
Ecrit par : yann | 30 avril 2009
Je me suis bien gardé d'écrire qu'il s'agit de "vraiment comprendre Rousseau". J'ai même suggéré délicatement qu'il vaudrait mieux ne pas considérer l'avoir compris.
Au fait, comme je m'y perds dans les prénoms et encore plus dans les pseudos, je crois vous avoir répondu depuis le début en croyant m'adresser à un autre familier de ce blog. D'où mon "vous enseignez ?".

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

J'ai même suggéré délicatement qu'il vaudrait mieux ne pas considérer l'avoir compris.

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2009

D'une manière générale, il vaut toujours mieux considérer ne pas avoir compris. Restons modeste.
Votre "vous enseignez ?" ne m'a pas gêné, puisqu'en fait, oui, il m'arrive d'enseigner. Le judo, spécialités arbitrage et katas. Mes références sont donc plus Kano que Rousseau.

Écrit par : yann | 30 avril 2009

Le vent n'est pas près de tourner, puisque la thèse fondatrice du libéralisme selon laquelle la liberté est la condition de l'égalité continue à être contestée ( et en particuier en matière d'éducation) supplantée par la doxa dominante et thèse fondatrice du socialisme selon laquelle l'égalité réelle entre les acteurs politiques, économiques et sociaux est la condition de la liberté.
Chercher l'erreur
Ecrit par : Cadichon | 30 avril 2009

Se peut-il vraiment ? Vous me glacez d'effroi.
J'avais pourtant cru comprendre - au-delà des thèses - que la pratique dominante dans le domaine de l'éducation, depuis quelques décennies, était de laisser chacun se débrouiller avec sa liberté, en toute inégalité.

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

Guy, l'hagiographie de Rousseau par Jules Stegg me semble fort sujette à caution. L'idée que les idées justes s'appliquent partout, alors même qu'il a souligné que l'Emile ne s'adressait pas à l'enseignement du peuple, me laisse perplexe.
C'est une affaire de peau, entre Rousseau et moi. Nous ne pouvons pas nous sentir — à trois siècles de distance.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2009

@ Cadichon
Un petit texte :
Il était réservé à la France, redevenue république pour la troisième fois, de reprendre l'oeuvre de la Révolution au point où celle-ci l'avait laissée, et d'en poursuivre la réalisation avec cette rectitude logique qui est un trait caractéristique de l'esprit français. A partir de 1879, une série de lois, dont les plus importantes sont celles du 9 août 1879, du 16 juin 1881, du 28 mars 1872 et du 30 octobre 1886, ont jeté les fondements d'un système national d'instruction publique. L'instruction primaire, telle que la définit la loi du 28 mars 1882, n'est plus cet enseignement rudimentaire de la lecture, de l'écriture et du calcul que la charité des classes privilégiées offrait aux classes deshéritées : c'est une instruction nationale embrassant l'ensemble des connaissances humaines, l'éducation tout entière, physique, morale et intellectuelle ; c'est la large base sur laquelle reposera désormais l'édifice tout entier de la culture humaine. Cette instruction nationale est obligatoire pour tous ; elle est donnée à tous aux frais de l'Etat, qui l'a érigée en service public et gratuit ; elle est laïque, c'est-à-dire qu'elle est soustraite à toute ingérence de l'Eglise et qu'elle ne porte plus le cachet de confessionnalité qu'avait voulu lui imprimer la loi de 1850 ; le droit d'enseigner a été retiré aux congrégations par la loi du 7 juillet 1904. Un système de bourses nationales, qui se développera de plus en plus à mesure que les ressources budgétaires permettront de l'étendre, ouvre aux plus capables l'accès gratuit de l'enseignement primaire supérieur, de l'enseignement secondaire, de l'enseignement supérieur, et tend à faire une réalité de ce principe républicain de l'égalité du point de départ et de l'accessibilité de tous à toutes les fonctions sociales. Nous ne sommes aujourd'hui qu'au début, et bien des obstacles se dressent encore devant l'oeuvre commencée ; mais la démocratie moderne a pris conscience d'elle-même, elle sait ce qu'elle veut et où elle va ; l'avenir lui appartient, et, par la refonte successive des diverses parties de l'ancien système d'enseignement, elle achèvera, conformément aux besoins de la société moderne, l'organisation de ce vaste ensemble d'instruction publique dont l'école primaire nationale formera la pierre angulaire."
Bon, il y a une fois le mot "égalité". Est-ce encore trop ?

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

Guy, l'hagiographie de Rousseau par Jules Stegg me semble fort sujette à caution. L'idée que les idées justes s'appliquent partout, alors même qu'il a souligné que l'Emile ne s'adressait pas à l'enseignement du peuple, me laisse perplexe.
C'est une affaire de peau, entre Rousseau et moi. Nous ne pouvons pas nous sentir — à trois siècles de distance.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 avril 2009
Si c'est une question de peau, alors je ne m'en mêle pas.
Pour le reste, c'est vrai que Steeg donne parfois dans le ton de l'hagiographie - question d'époque -, mais cela ne l'empêche pas, à plusieurs reprises, de relever les paradoxes de Rousseau. Ni de s'efforcer d'apercevoir, au-delà des paradoxes, et de l'admiration convenue, l'apport pédagogique.
C'est compliqué Rousseau : le mythe du Bon sauvage, par exemple, a donné le rousseauisme qui est la négation de l'histoire alors que l'état de nature permettait de penser pour la première fois l'histoire.

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

@ Cadichon :

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/

Vous m'ferez une fiche de lecture et cent pompes, scrongneugneu !

Écrit par : yann | 30 avril 2009

J'ai trouvé un message intéressant chez Pierre Assouline, il s'agit d'un professeur du secondaire dont le pseudo est "Arrêteztout!"

Le message part de Léon Blum et ensuite dérive sur l'éducation nationale ...
"Il a fait des émules et des petits et arrière petits enfants ! On voit dans quel merdier on se trouve aujourd’hui. J’ai eu droit aujourd’hui dans mon collège à une matinée entière consacrée aux nouvelles réformes. Un collègue a déclaré que les nouveaux bulletins scolaires de 80 pages étaient déjà appliqués en Belgique et que les profs là-bas étaient tous devenus cinglés. C’est un truc complètement dingue, pire que la constitution européenne, aussi bureaucratique et qui vide totalement l’enseignement du français de son contenu. J’ai gueuler face à ces deux bureaucrates stupides venues nous vendre cette soupe imbuvable en traitant ce machin de stalinien. Et en réalité c’est bien pire que Staline. On est en train de formater les jeunes gens en robots débiles incapables de penser et on va évaluer sur “savoir être” ! Effrayant ! Tout mes collègues m’ont approuvé et tout le monde était totalement outré, scandalisé par ces réformes de merde qui vont achever de détruire le système scolaire en introduisant la guerre civile (comme l’a dit à juste titre un collègue) à l’intérieur des classes : pour un même contrôle, par exemple, on va noter les forts sur 20, les moyens sur 16 et les faibles sur 12 mais au final, tout le monde aura une note sur 20, c’est-à-dire qu’on retire arbitrairement d’emblée aux moyens 4 points, et aux faibles 8 points. Les parents ne seront jamais d’accord avec une telle discrimination (je les comprends d’ailleurs parfaitement et les approuverai !) et c’est ingérable, totalement délirant : pour un seul bulletin scolaire, on aura une trentaine de rubriques à remplir pour autant de compétences; et il y a des collègues qui ont jusqu’à 600 élèves par an ! Moi, je n’en ai qu’une centaine, ce qui me fait déjà quelque 3000 rubriques à remplir par trimestres pour faire les bulletins… On va bientôt appeler la camisole de force… Certains diront, les mauvaises langues, pour moi on n’avait pas besoin de cette réforme pour y faire appel, mais quand même…! C’est ça le sarcozyzysme dans l’éducation !"

Il veut dire qu'on rajoute de facto 8 points aux élèves faibles et 4 points aux moyens ... et pas le contraire comme sa phrase semblait le laisser penser.

Écrit par : iPidiblue et la philosophie du hors jeu | 30 avril 2009

@ Cadichon :

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/

Vous m'ferez une fiche de lecture et cent pompes, scrongneugneu !
Ecrit par : yann | 30 avril 2009

Scrongneugneu en effet.

Vous avez lu et vous n'avez rien remarqué ?

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

NIHIL NOVI SUB SOLE

J'ai vu le reportage de M6 sur ce petit génie de la pédagogie (rime riche avec démagogie) qui a réinventé la poudre ... d'escampette puisqu' apparemment sa poudre aux yeux n'a pour but que de lui faire intégrer un IUFM où il échappera à ces élèves si attachants et prêchera la bonne parole avec d'autres coreligionnaires sans se soucier du niveau réel des élèves et au moins en 2ème année de BEP de leur succès à l'examen.

Je plains aussi la malheureuse élève qui va passer en classe d'adaptation au lycée. Notons au passage qu'elle était "floutée" contrairement aux "fortes têtes": était-ce pour éviter les représailles qui attendent dans certains LP les trop bons élèves? Pour avoir enseigné avec plaisir dans ce type de classe, je la plains pour les efforts de rigueur et de mise à niveau qu'elle devra faire en sortant d'une classe où elle aura surtout traité des "sujets d'actualité".

La séquence la plus ridicule était "Le lever du prof modèle" qui se lève à 5 heures et demi pour un début des cours à 8 heures et demi. Tout cela pour faire un quart d'heure de"yoga- méditation avant de prendre un bon petit déjeuner avec des céréales pour tenir toute la matinée. Molière, reviens pour dénoncer ce "Clerc-Diafoirus", enfonceur de portes ouvertes qui ose présenter comme une découverte pédagogique extraordinaire le plan de classe avec répartition en fonction des trublions.

Bref cela confirme que les médias n'ont aucun sens critique et que, hélas, ils ne sont sensibles qu'aux apparences et qu'à leurs yeux être reçu par le Président de la République suffit à rendre compétent !!! Souhaitons donc une longue carrière dans un IUFM quelconque à cet imposteur : il apprendra au moins aux débutants à faire un plan de classe, à donner une note de conduite et à écrire le nom des trublions au tableau, conseils que ne donnent pas toujours les formateurs IUFM.

Ecrit par : Ponocrates | 30 avril 2009

Je partage votre avis, Ponocratès, j'ai trouvé tout cela absolument consternant ! Mon dieu !

Écrit par : marilyse | 30 avril 2009

Dobolino, là, vous n'allez pas me croire ! Après une leçon sur la voix passive faite ce matin, cet après-midi, en travail dirigé, j'ai lu sur une copie ce beau lapsus calami : "complément d'argent". Je n'ai pas encore eu le temps d'inventer la définition mais j'en ai ri toute la fin de l'après-midi. Je regretterai ma classe de cinquième de cette année à qui je dois plusieurs pages de mon bêtisier. Incroyable, non ? Ils sont si inattentifs, si peu concentrés, même à dix dans une classe, seuls à leur table. J'ai eu aussi avec une élève de sixième à propos de la fable "Le Corbeau et le Renard", (son ramage et son plumage) : "Le Corbeau a des poils". Pas prêt de faire véto, hein ? Vous pourriez peut-être la prendre en stage ...

Écrit par : marilyse | 30 avril 2009

Hélas, Marilyse, je n'ai jamais eu l'occasion de soigner de corbeau, ni même de renard. Oups ! Si ! J'ai soigné une fois un renardeau qui tenait dans ma main et avait sauté d'un balcon. Adorable petite bestiole.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2009

J'ai revu il y a quelques jours un film extraordinaire, "le Rebelle", de King Vidor — avec un Gary Cooper jouant un architecte de génie qui n'est prêt à aucune consession. C'est tiré d'un roman (la Source vive) de Ayn Rand, dont nous parlâmes jadis avec Cadichon : voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand
C'est l'exaltation de l'individualisme créatif poussé au paroxysme. Le libéralo-capitalisme comme il n'existe pas. Parallèlement, les ados cherchent avant tout à s'intégrer (bon sang, à quoi !), à être "conformes". Y compris en se prétendant exceptionnels — les vraies exceptions, hein… N'est pas Rimbaud qui veut ou qui prétend.

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009
-------
Je me rappelais ce film, mais pas son titre, mais je l'ai reconnu en le lisant. Je me souvenais du personnage de garce joué par Patricia Neal, qui finit par s'adoucir, si ma mémoire est bonne. J'avais été fortement impressionné car j'étais jeune - j'avais 20 ans environ, peut-être moins - et il me semble que je serais encore impressionné, quoique moins tout de même, si je le revoyais. J'aimerais en avoir l'occasion.
Il y a de ces films et de ces livres qui marquent à jamais.
J'avais la trentaine, je crois, quand j'ai lu le livre de Roger Peyrefitte (je viens de retrouver le titre après une minute de réflexion :) "Les amitiés particulières" qui m'a bouleversé, et ce, d'autant plus que ses autres livres narrant la vie du personnage central, George(s?) Sarre, étaient plutôt enjoués, souriants. Je ne m'attendais pas à la fin tragique de l'ami de jeunesse du héros.
Il n'y a peut-être pas dix films qui m'aient marqué comme "Le rebelle" ou dix livres comme "Les amitiés particulières" qui m'aient bouleversé à ce point.
Je dois être un sentimental sous mes airs de vieux bougon.

Écrit par : Francis Penin | 30 avril 2009

@Rousseau encore
Au risque d'irriter l'épiderme du maître ce ces lieux, je ne crois pas inutile de lire l'article à Rousseau consacré par Blaise Compayré dans la première édition du Dictionnaire de pédagogie de Buisson disponible sur Gallica. Plus précisément le passage sur Le contrat social ; et plus précisément encore ce que dit Compayré de la faiblesse des thèses de Rousseau sur l'État.

Écrit par : guy morel | 30 avril 2009

@ iPidiblue et la philosophie du hors jeu.

Tout de même pas quatre-vingts pages. Mais mes fils ont des bulletins comme cela, une page par matière, avec de jolies colonnes « évaluation formative» et « évaluation certificative», en abscisse et les compétences en ordonnée, le tout subdivisé en quatre périodes. Comme les compétences sont idiotes (je vous les donne pour le français rien que pour le fun : « Lire-écrire» , « Lire-écouter-écrire» , « Parler-écouter» , « Lire le texte littéraire» - qu'il est prévu de lire fort vaguement et dans le plus grand désordre par ailleurs - « « Lire » le document audiovisuel» , « Construire une réflexion sur la langue» - ça ne s'invente hélas pas), le parent moyen ne s’y retrouve guère et tout le monde de se précipiter sur les chiffres et les globalisations qui sont repris sur une feuille à part, bien traditionnellement, pour savoir si oui ou non le gosse est pété. La direction a d’ailleurs dû rappeler que nous étions supposés signer TOUTES les feuilles du bulletin et pas seulement la récapitulative.

Dans mon école, qui n’est pas une « bonne » école, nous avons un bulletin que les profs abhorrent (même pas la place pour noter « n’en fiche pas une rame », ce que le directeur ne voudrait de toute façon pas qu’on écrive parce que cela pourrait traumatiser le pauvre élève qui fait, par ailleurs et sûrement, « partie des plus fragiles d’entre nous »), nous n’avons pas tout ça, seulement la distinction « formatif/certificatif », mais l’inspection nous le reproche amèrement. Nous devons cependant noter sur chaque contrôle s’il est formatif ou certificatif, quelle compétence est évaluée et y coller une grille d’évaluation critériée qui atomise la note en une quinzaine d’items saugrenus. Bon, cela permet de sauver les pas malins qui font tout ce qu’ils peuvent – même si ça amène à diplômer des gens qui seront largués dès la première quinzaine dans le supérieur. Cela permet aussi aux élèves de ne pas rendre leurs devoirs (si c’est formatif, ça ne compte pas) et de ne rien apprendre sur le long terme (ils bloquent la veille du certificatif, recrachent rapidement le peu dont ils se souviennent pour l’oublier sitôt la porte franchie). Bref, cela fait beaucoup de boulot inutile pour les profs et ça cause bien du dégât chez les élèves. Sans compter que ça génère des contestations sans fin : « Vous aviez pas dit que c’était certificatif ! » Evidemment, je l’ai dit et redit, tout juste si je ne l’ai pas chanté. J’ai droit à des soupirs tragiques et à des regards noyés, parce que, forcément, puisqu’ils ont oublié que c’était certificatif, ils n’ont pas révisé. Et puis, pas moyen d’écrire quatre questions au tableau et encore moins de les dicter. Pour la moindre interro, il faut une photocopie.

Au conseil de classe de fin d’année, nous sommes obligés de présenter une note globale pour la matière. Si c’est l’échec, la direction se penche sur la note de l’examen de juin. Et si l’élève a 50% pile-poil, elle considère, dans sa grande mansuétude, que l’année est réussie et les compétences acquises. Donc, les plus malins des cancres sont vachement contents de nous avoir entubés avec la bienveillante niaiserie des autorités tutélaires et la bénédiction du ministère et poursuivent l’année suivante leur travail de sape délétère.

Écrit par : Puce | 30 avril 2009

Concernant le reportage de M6...
Escroquerie, effectivement. D'abord, on présente le prof en question comme une sorte de génie qui aurait trouvé une méthode révolutionnaire pour restaurer l'autorité à l'école. En fait, comme le relève Jean-Paul, il rédige surtout beaucoup de rapports... et passe autant de temps à attendre quelques plages de silence. Donc, en réalité, il ne restaure rien du tout. Et au bout du compte, en surnotant et en allant sur le "terrain des élèves", il s'illustre par ses renoncements.
Escroquerie ensuite sur le ton du reportage, qui prétend nous présenter une "classe difficile type". De quoi faire doucement rigoler n'importe quel enseignant de Lycée Professionnel un peu sérieux (sic!). Les classes de BEP Carrières Sanitaires et Sociales (CSS) et Métiers du Secrétariat (MS) sont généralement les plus agréables qu'on trouve dans ce genre d'établissement. Je garde pour ma part un très bon souvenir de ces sections-là, y compris dans le "9-4". Au moment des conseils d'enseignement, les profs se battent pour avoir le secteur "tertiaire"... et fuir les BEP "industriels" (Electrotechnique, Chauffagerie...) qui rassemblent les "petits caïds" des cités les plus dures. Avec ces derniers, le yoga, je ne sais pas trop...

En me baladant dans les gorges de la Spelunca cet après-midi, je me faisais cette réflexion : finalement, l'Education nationale a un point commun avec la Corse : pas de vipères, mais que de couleuvres...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2009

Am I the only one to find it ironic that at the end of that program, the "educator" was dancing with his pupils while this thread is entitled "Eh bien dansez maintenant" ?

Laughing Out Loud.

Écrit par : dickens | 01 mai 2009

[@ Cadichon
Un petit texte :
Il était réservé à la France, redevenue république pour la troisième fois, de reprendre l'oeuvre ...
Ecrit par : guy morel | 30 avril 2009]

Attention, c'est la version de l'article " Instrution publique "de 1911 prise sur le site de l'INRP
Celle du DP1 est à :

http://michel.delord.free.fr/dp.html

MD

Écrit par : MichelDelord | 01 mai 2009

Sur le fil : Un livre indispensable

« Des réserves ? Pas même »
JP Brighelli
* * *
Je répondais le 5 avril 2009 sur le fil « Un livre indispensable »

[Et bien moi, j’ai des réserves.

Nathalie Bulle m’avait envoyé son livre lors de sa parution et j’ai eu l’occasion de lui parler assez longuement la semaine dernière, conversation extrêmement agréable sans œcuménisme malpropre. Je l’ai tout d’abord félicitée pour la manière dont elle a résolu une question – qui est de plus fondamentale pour la compréhension de l’évolution de l’école depuis les années 60 – question que je me posais depuis une quinzaine d’années sans parvenir à y répondre, c'est-à-dire l’origine des statistiques qui prétendent en gros que la moitié des élèves avaient un an de retard en CM2 à la fin des années 50. Elle a d’ailleurs apprécié ce compliment à sa juste valeur puisqu’elle m’a dit avoir passé beaucoup de temps à comprendre l’origine de cette statistique, ce que je crois volontiers…]

Pour ceux qui n’ont pas lu « L’École et son double », Nathalie Bulle m’autorise à publier l’extrait que je signalais, extrait qui réfute la légende des 50% d’élèves ayant redoublé en CM2.
Vous trouverez ce texte à http://michel.delord.free.fr/redoub-nbulle.pdf


Il s’agit, comme le dit d’ailleurs N. Bulle dans le texte cité en montrant par exemple que cette affirmation sera encore présente chez René Haby, d’une question centrale. Elle l’est pour comprendre – et combattre – l’évolution du système scolaire depuis des années puisque cette quantification de « l’échec scolaire » est une attaque directe contre les instituteurs qui vise à leur enlever tout pouvoir de décision sur la scolarité des élèves ( Redoublement, passage dans la classe supérieure, saut de classe). D’autant plus qu’elle sera aussi la base de l’introduction des évaluations qui ont pour fonction ce coup-ci de « gérer les flux », c'est-à-dire de supprimer définitivement l’autorité du maître du primaire dans ce domaine. Et elle est d’autant plus centrale que l’on en a déduit aussi la nécessité
- d’alléger les programmes du primaire ( c’est explicitement écrit dans le BO sur les maths modernes et aussi dans la relation que fait L. Legrand de l’histoire de la commission Rouchette ) puisque, si la moitié des élèves échouent c’est que les programmes sont de trop haut niveau
- de trouver un moyen de raccourcir le cursus en commençant par la fin ( voir ce qu’en disent par exemple Jacques Barzun et Barry Cooper) : c’est aussi l’origine de la « transposition didactique »
- de supprimer les redoublements puisqu’ils s’avèrent non efficaces
- ….

Je tiens d’autant à ce point que, le moins que l’on puisse en dire est que le mouvement anti-pédagogiste n’a pas eu une position claire et tranchée sur le redoublement soit pour ne pas trop déplaire aux ministres successifs, soit, et ce n’est pas incompatible, parce que partant d’un discours démagogique qui condamnait les mesures pédagogistes comme trop coûteuses, il était difficile ensuite de proposer une politique défendant le redoublement, qui comme l’on dit dans les rectorats est une ruine « Rendez vous compte, un élève qui redouble, c’est 6000 € ».

Et certains antipédagogistes ont même été jusqu’à hurler avec les loups pédagogistes et gestionnaires en reprochant aux instituteurs des années 60 d’avoir trop fait redoubler.
Par exemple dans « Le redoublement » [1], Marc le Bris écrit « Le système du redoublement anodin a pu donner lieu, certaines années, a des excès de perfectionnisme (le CP de 1960, par ex.*) » On aimerait bien savoir, précisément, quand il y a eu trop de redoublements.

Mais le redoublement est un sujet sur lequel on devra revenir.

De toutes les façons, merci à Nathalie Bulle.

Michel Delord

[1] Marc le Bris, Conférence de presse / salle des actes – Sorbonne – Paris – 04/07
http://marc.le.bris.free.fr/textes_pdf/redoublement2.pdf

Écrit par : MichelDelord | 01 mai 2009

Ah, Francis P***, le Rebelle et Patricia Neal…
Savez-vous — c'est de la toute petite histoire du cinéma — que le film fut l'occasion du seul adultère connu et reconnu de Gary Cooper, qui en quelques secondes tomba amoureux fou de Patricia Neal ?
Lire
http://en.wikipedia.org/wiki/Patricia_Neal
et voir
http://www.vodeo.tv/18-45-2701-gary-cooper--patricia-neal.html

Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest dans le Monde d'hier :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40- href="mailto:0@2">0@2-3232,50-1187425,0.html
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest dans le Monde d'hier :

JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Comme d'habitude!
Au fait, Michel, je vous avais répondu, concernant l'extrait musical! Deux fois, même!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2009

Je croyais que les deux heures d'aide personnalisée offertes gratuitement aux petits enfants de France (DOM-TOM compris, Carole), c'était pour contrecarrer l'essor des officines privées de soutien scolaire.

Alors, pourquoi le Ministère laisse-t-il une de ces officines afficher son sigle en page d'accueil ?

http://www.solution-devis.com/educastream/index.php?prov=emailing_T_Brandalley

Écrit par : catmano | 01 mai 2009

Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest dans le Monde d'hier :

JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Comme d'habitude!
Au fait, Michel, je vous avais répondu, concernant l'extrait musical! Deux fois, même!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2009

Attention, c'est la version de l'article " Instrution publique "de 1911 prise sur le site de l'INRP
Celle du DP1 est à :

http://michel.delord.free.fr/dp.html

MD
Ecrit par : MichelDelord | 01 mai 2009
Michel, tu vends la mèche ! J'avais semé quelques petits cailloux plus haut, histoire de voir qui serait capable de remonter la piste.

Écrit par : guy morel | 01 mai 2009

Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest dans le Monde d'hier :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40- href="mailto:0@2">0@2-3232,50-1187425,0.html
JPB

De l'intelligence des choses :
"J'entends ici ou là, des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat...relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard" : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état...par simple crainte du monopole, du mortifère monopole." 24 juin 2008.

Écrit par : guy morel | 01 mai 2009

Allez, Guy pratique un peu le pardon des offenses…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

Allez, Guy pratique un peu le pardon des offenses…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Est-il question d'offenses ? Me crois-tu assez pusillanime pour réagir de la sorte ? Il est question, dans le "champ politique", pour parler le jargon en usage, des projets de "laïcité moderne", comme dit l'Autre.
Quand un auteur de livres sur l'école intervient dans ce débat sensible, la moindre des choses est de prendre acte de ce qu'il dit. À moins évidemment de le tenir a priori pour rien, ce qui n'est pas mon cas.

Écrit par : guy morel | 01 mai 2009

@ Fourest
L'article en clair.
Quand le prêtre formera l'instituteur
par Caroline Fourest
Le Monde, samedi 2 mai 2009

On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale.
Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l'instituteur "dans la transmission des valeurs". Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne "reconnaît aucun culte". Mais le président s'obstine. Notamment avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l'esprit de 1905.

L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance" ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.

L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour "reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.

Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l'école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur.

Écrit par : guy morel | 01 mai 2009

Merci Jean-Paul et Guy !

J'ai mis du temps à trouver le lien exact car midiblogs le déforme un peu ( http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/30/quand-le-pretre-formera-l-instituteur-par-caroline-fourest_1187425_3232.html ).

Mais que veut-elle dire avec : "Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails" ?

Il existe déjà au moins deux "grands lycées Jean-Paul II", l'un en Bretagne et l'autre dans les Yvelines ! Et alors pas des moindres : section euro, section MPI... Tout pour former l'élite !

Écrit par : Jeremy | 01 mai 2009

Et Retraitée qui donne une verge pour se faire battre…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 avril 2009
-----
A qui la donne-t-elle et est-ce vraiment pour se faire battre ?

Écrit par : Francis Penin | 01 mai 2009

C'est très calme ici ... c'est l'effet 1er mai ?

Écrit par : iPidiblue dites-le avec du muguet ! | 01 mai 2009

Tout le monde est dans la rue…
Moi, là où je suis, il n'y a pas de rues.
Donc je regarde la télé — et TF1 ouvre son journal par 5mn de reportage sur le muguet…
Ils sont formidables…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

Ah, Francis P***, le Rebelle et Patricia Neal…
Savez-vous — c'est de la toute petite histoire du cinéma — que le film fut l'occasion du seul adultère connu et reconnu de Gary Cooper, qui en quelques secondes tomba amoureux fou de Patricia Neal ?
Lire
http://en.wikipedia.org/wiki/Patricia_Neal
et voir
http://www.vodeo.tv/18-45-2701-gary-cooper--patricia-neal.html

Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest dans le Monde d'hier :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40- href="mailto:0@2">0@2-3232,50-1187425,0.html
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009
------
Ah ! mais non, JPB, j'ignorais ce détail. Mais cela ne m'étonne pas. Dans le film, Cooper n'avait pas besoin de forcer son talent pour paraître amoureux de cette actrice qui avait du chien sans être d'une beauté divine. Elle était extrêmement attirante. Je me rappelle que j'aurais aimé être à la place de Cooper. J'espère que cet écart de conduite de Cooper ne lui a pas valu d'ennuis majeurs avec son épouse - j'ignorais qu'il fût marié, et la vie privée des artistes ne m'a jamais intéressé. Je ne jetterais pas la pierre à Cooper. Il ne faut pas demander l'impossible à un homme.
Et, qui plus est, peut-être Gary Cooper a-t-il quelque mérite à n'avoir eu qu'une seule aventure extraconjugale - mérite que je salue au passage.
Merci pour ces liens que vous m'indiquez. Je vais aller y jeter un coup d'œil en essayant de n'être pas voyeur !
FP

Écrit par : Francis Penin | 01 mai 2009

A Francis Penin

Je garde moi aussi un souvenir bouleversant des " Amitiés particulières". J'avais à peu près l'âge des héros quand j'ai lu le livre. Par la suite, leur auteur m'a beaucoup déçue.
Connaisssez-vous le film que Jean Delannoy en a tiré dans les années 60 ? La critique de l'époque, qui ne jurait que par la Nouvelle Vague, l'avait assassiné, mais il méritait beaucoup mieux.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2009

Tout le monde est dans la rue…
Moi, là où je suis, il n'y a pas de rues.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009
Vous plaisantez, j'espère ? Vous êtes à une encablure de la préfecture de département !

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

A Francis Penin

Je garde moi aussi un souvenir bouleversant des " Amitiés particulières". J'avais à peu près l'âge des héros quand j'ai lu le livre. Par la suite, leur auteur m'a beaucoup déçue.
Connaisssez-vous le film que Jean Delannoy en a tiré dans les années 60 ? La critique de l'époque, qui ne jurait que par la Nouvelle Vague, l'avait assassiné, mais il méritait beaucoup mieux.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2009
Aussi bien le film (vu en premier, à la télévison d'alors) que le roman, ont charmé mon adolescence. Le petit Haudepin est excellent dans le rôle d'Alexandre.

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

C'est très calme ici ... c'est l'effet 1er mai ?

Ecrit par : iPidiblue dites-le avec du muguet ! | 01 mai 2009
J'attends mon brin de muguet ! Mon homme l'a jugé inutile, vu mon âge archicanonique qui va avec sécurité de l'emploi.

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

Eh bien moi, je n'en ai pas trouvé. Il faut dire qu'en rase campagne…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

"Avec ces derniers, le yoga, je ne sais pas trop...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2009 "

Pour les sections "indus" je préconise ça:

http://www.aiwtkf.com/index_f.html

;-)))

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 01 mai 2009

C'est très calme ici ... c'est l'effet 1er mai ?

Ecrit par : iPidiblue dites-le avec du muguet ! | 01 mai 2009
J'attends mon brin de muguet ! Mon homme l'a jugé inutile, vu mon âge archicanonique qui va avec sécurité de l'emploi.

Ecrit par : dobolino | 01 mai 2009

Nous partons à Rochebaudin à la foire "Troc aux plantes"... Y aura-t-il du muguet ?

Écrit par : catmano | 01 mai 2009

Ici, en Bretagne, le muguet avait deux semaines d'avance. J'en ai eu deux gros bouquets du jardin de ma môman, hélas vite fanés (les bouquets) mais au parfum incomparable. Bon premier mai à tous !
Je m'étais promis de ne pas travailler aujourd'hui mais le naturel revient au galop... Dire qu'il y en a qui pensent que les profs ne foutent rien !

Écrit par : marilyse | 01 mai 2009

Eh bien moi, je n'en ai pas trouvé. Il faut dire qu'en rase campagne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Achetez-vous une mobylette, si vous n'avez pas le permis auto ! Je vous parie bien que vous auriez pu acheter un brin de muguet à La Bégude de Mazenc.
Je vous invite, pour la fête votive, le dernier dimanche de juillet, et vous verrez où se trouve le trou du cul du monde !

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

Nous partons à Rochebaudin à la foire "Troc aux plantes"... Y aura-t-il du muguet ?

Ecrit par : catmano | 01 mai 2009
Certaine qu'il y en aura ! Pense à en apporter à Brighelli, c'est juste à côté !
Avec des manières pareilles, il va finir cocu !

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

Eh bien moi, je n'en ai pas trouvé. Il faut dire qu'en rase campagne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Achetez-vous une mobylette, si vous n'avez pas le permis auto ! Je vous parie bien que vous auriez pu acheter un brin de muguet à La Bégude de Mazenc.
Je vous invite, pour la fête votive, le dernier dimanche de juillet, et vous verrez où se trouve le trou du cul du monde !

Ecrit par : dobolino | 01 mai 2009

Ma chère Dobolino, le monde, il en a plus d'un de trous du cul... des bien perchés, comme des bien profondément perdus, des spectaculaires, et des plus timides dans le feuillage des bois, et même des grandes villes (300 000 habitants), près de la frontière moldavo-roumaine, par exemple: Iasi, ou Jassy (en Français); et pourtant que de poètes du pays sont passés par ses universités (une vie culturelle intense; mais passée, aujourd'hui.

J'aime particulièrement ce titre de roman (et le livre aussi): "La maison du bout du monde" de Michael Cunningham (l'auteur de "Les Heures" / "The Hours").

Écrit par : Pendariès | 01 mai 2009

Ma chère Dobolino, on n'échappe pas à son destin…
Et non, je n'ai pas de muguet à offrir à madame…
Je vais lui offrir un champignon a(na)tomique… C'est ma façon à moi d'honorer l'histoire de Hans Carvel, que racontait jadis La Fontaine, après Rabelais et quelques autres (http://www.lafontaine.net/lesContes/afficheConte.php?id=27).
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

Ma chère Dobolino, le monde, il en a plus d'un de trous du cul...

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2009

Bien sûr ! Chez nous, on appelle ça, pudiquement, les "fonds de vallées". Giono disait "les fosses à tigres". Vous êtes également invité pour la fête votive .

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

M'en fous ! Ma gamine vient de trouver un nid de morilles ! Ce soir, on a se régaler !
Avantage à vivre dans une fosse à tigres !

Écrit par : dobolino | 01 mai 2009

A JPB

Merci encore pour les liens sur Patricia Neal.
Elle était plus belle que je ne croyais me le rappeler !
(Elle vit toujours. Mais, après tout, elle n'a que 83 ans.)
La page du "Monde" n'est plus disponible, dommage !
FP

Écrit par : Francis Penin | 01 mai 2009

Une info :"Faut il enseigner la morale à l'école?" sur la 5 en ce moment avec Meirieu. C dans l'air.

Écrit par : Alice | 01 mai 2009

Qu'est ce qu'on s'emmerde ici sans Felts!

Écrit par : un homme de bien avait une vigne | 01 mai 2009

Rien ne vous retient, homme de bien…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

Nous partons à Rochebaudin à la foire "Troc aux plantes"... Y aura-t-il du muguet ?

Ecrit par : catmano | 01 mai 2009
Certaine qu'il y en aura ! Pense à en apporter à Brighelli, c'est juste à côté !
Avec des manières pareilles, il va finir cocu !

Ecrit par : dobolino | 01 mai 2009

Après avoir essayé d'atteindre Rochebaudin en passant par Eyzahut par une petite route que nous aurions prise naguère mais que nous n'avons pas retrouvée, malgré un quadrillage en règle des 3 rues de Rochebaudin, nous n'avons pas trouvé un seul brin de muguet, ni même d'ailleurs de foire aux plantes.
Alors, nous sommes rentrés chez nous par Félines sur Rimandoule, Truinas et Comps.

Écrit par : catmano | 01 mai 2009

Rien ne vous retient, homme de bien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Vous l'avez dit...

Écrit par : un homme de bien | 01 mai 2009

"Avec ces derniers, le yoga, je ne sais pas trop...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2009 "

"Pour les sections "indus" je préconise ça:

http://www.aiwtkf.com/index_f.html

;-)))"

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 01 mai 2009

Excellent!


Bégaudeau descendu en flammes... par "Les Inrocks"! C'est ici :

http://vipere-litteraire.over-blog.com/

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 mai 2009

Avec l'accès direct à la page concernée, c'est peut-être mieux :

http://vipere-litteraire.over-blog.com/article-29697807.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 mai 2009

Très drôle, cette critique de Bégaudeau. On va peut-être se rendre compte que nous avions raison, quand nous le dégonflions par avance.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2009

On appelle cela un coupé, jeté, fouetté et jeté à droite en termes de danse ...

Écrit par : iPidiblue belle marquise vos beaux yeux d'amour me font mourir... | 01 mai 2009

Ben non, on s'ennuie pas, le colonel Dubâton est très très drôle avec ses rodomontades staliniennes...

Écrit par : une copine de l' homme de bien qui avait une vigne | 01 mai 2009

Le plus éclairant, dans cette critique de Bégaudeau, ce sont les citations directement empruntées à son livre... Et c'est agrégé de Lettres !

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2009

J'attends mon brin de muguet ! Mon homme l'a jugé inutile, vu mon âge archicanonique qui va avec sécurité de l'emploi.

Ecrit par : dobolino | 01 mai 2009
Mon âge est encore plus canonique, alors le muguet, je me le cueille!
Mon jardin en est plein, il faut en arracher chaque année!
Si on ajoute à "l'odeur souveraine", comme disait Colette celle de la glycine, entrer et sortir de la maison est un vrai bonheur.
Ici, le premier mai fut superbe, ensoleillé, et il y avait du monde dans la rue!
L'auto collant "Casse toi pauv'con" a fait un vrai tabac!

Écrit par : retraitée | 01 mai 2009

Le plus éclairant, dans cette critique de Bégaudeau, ce sont les citations directement empruntées à son livre... Et c'est agrégé de Lettres !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2009
------
Est-il vraiment agrégé ?

Écrit par : Francis Penin | 01 mai 2009

Dobolino, si pour toi, l'amour hétéro et la poésie ont mal vieilli, permets-moi de t'offrir, en hommage à ta beauté intérieure.....

http://augreduvent.canalblog.com/images/muguet_22.jpg

Écrit par : ton amoureuse | 01 mai 2009

Avec l'accès direct à la page concernée, c'est peut-être mieux :

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 mai 2009


Et de toute façon, c'est tellement écrit petit que ça en devient illisible ! En voici une version "grossie" :



Ouh ! Ca cartonne dur, cette semaine, dans les Inrocks. Nelly Kaprièlian dégomme sévèrement le roman de François Bégaudeau, Vers la douceur, et le site reprend même cette vieille photo un peu honteuse que nous avions été chercher dans les entrailles du web dans un post ancien.

Eh bien, parfait ! Puisqu'on fait le travail à notre place, citons !


Aujourd’hui, François Bégaudeau y va carrément, sans en passer par le concept du foot comme dans Jouer juste, pour montrer comment les trentenaires – sa génération – vivent leur rapport à l’autre, sexuel, amoureux. Ça, difficile de ne pas le comprendre, tant le “projet” semble annoncé à coups de panneaux clignotants à tous les coins de page. Mais le vrai problème, c’est que quand Bégaudeau se lâche, quand Bégaudeau y va donc carrément, ça donne au mieux du Houellebecq sans projet, sans vision existentielle, sans ambition ni puissance littéraire, sans libertés prises contre les autres et, pire que tout, sans humour. (Et question humour, les Inrocks savent de quoi ils parlent).



Quand Bégaudeau met en scène (à coups de dialogues interminables, à croire qu’il écrit dorénavant directement pour le cinéma) un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes qui se croisent, se touchent à peine et se ratent sur fond de bières au café, de rendez-vous ternes et de stations de métro (aucun numéro de ligne de métro ne nous sera épargné – ça, inutile de vous dire que c’est pour faire “réel”), c’est laborieux, plat, mort. C’est que l’auteur a eu l’idée géniale de faire correspondre le fond et la forme. (Mais est-ce vraiment délibéré ? A-t-il un autre style disponible que celui-là, "laborieux, plat, mort" ?)



Vous avez dit scolaire ? Pourtant, on aurait tort de croire que l’auteur écrit plat, médiocre, ou tout simplement terriblement mal, pour mieux restituer la platitude de ses contemporains : il n’écrit que sa propre langue, et ne restitue donc ici que sa propre médiocrité. (Wooof ! On n'avait plus flingué comme ça depuis quelques temps, dans ce canard ! Que se passe-t-il ?) Un exemple au hasard : “Elle, elle en avait plus que pour le petit, le truc fusionnel tu vois, et lui ça le dégoûtait cette chatte qu’avait été écartelée, quelle connerie aussi d’assister à l’accouchement, pour le prochain on m’y reprendra pas j’te promets. Et puis c’est revenu, c’était revenu, c’était revenu dix fois plus qu’avant, maintenant elle en redemandait tout le temps, il pouvait à peine fournir, si ça se trouve un jour elle irait voir ailleurs pour se refroidir le cul (…)” Sans compter de vraies trouvailles métaphoriques : “Sortir avec un dépressif quelle marmelade d’oranges en effet” ; ou encore des réflexions d’une profondeur abyssale : “La porte a de nouveau affiché les lettres de Delpech, comme Michel, sauf que le brun frêle et chétif ne s’appelait pas Michel, ou alors ce serait la fausse bonne idée de parents fantaisistes, quoique sa quarantaine passée situait la naissance du résident avant l’avènement du chanteur de charme (…)” (Extraits cruels, en effet. Qu'ajouter à ça ?)


Car c’est souvent à croire que Bégaudeau essaie de faire du remplissage (il était temps de s'en rendre compte ! Dans le précédent aussi, et ça n'avait pas empêché les Inrocks de le défendre ; mais il faut dire qu'entre temps Sylvain Bourmeau, qui trouvait l'intéressé "démocratissime" (sic), a laissé les rênes à l'auteur du présent papier) en écrivant à peu près tout et n’importe quoi, histoire d’atteindre la page 200 et de pouvoir appeler ça un “livre”. Entre-temps, on finira par en avoir par-dessus la tête de ces problèmes de puceaux, de ces types de 35 ans qui rêvent de se taper une fille de 40, mais à condition qu’elle porte une culotte-gaine – sans voir que leur supposée jeunesse commence à être un peu trop loin derrière eux pour excuser leur connerie, sans parler de leur misogynie. Car c’est aussi cela qui commence à devenir limite chez Bégaudeau, ce côté bière-foot-cul, ce côté mec pour qui les filles ne se divisent qu’en deux camps : celles qui ont des seins et celles qui n’en ont pas, celles qui ont un gros cul et les autres… Ce côté terriblement beauf qui transparaît à travers son livre et ses interviews malgré ses efforts constants pour le camoufler derrière les poses de l’intello de gauche émancipé. (Pas mieux ! La Vipère s'incline !)



Car avec lui, livres et interviews se rejoignent comme un même exercice. Dans un entretien à Frédéric Beigbeder (GQ), il déclarait : “Est-ce que tu ne perds pas ton temps à draguer une fille pendant douze heures pour finalement avoir une vague fellation de 33 secondes ?” Ou de l’ultralibéralisme et de la rentabilité appliqués au sexe. Et pourtant, François Bégaudeau se croit toujours de gauche. Il nous a même soûlés avec un texte sur Florence Aubenas (Fin de l’histoire) pour nous dire qu’il était féministe. (Blâm ! Pan ! Le grand retournement ! Et on imagine ce qu'avait dû être la conférence de rédaction, en 2007, à l'époque où le boss d'alors avait dit qu'il défendrait ledit livre...)



Il clame aussi partout qu’il a été punk (mais dans les années 90, ce qui est un moindre mal). Il se dit démocrate (hyper rebelle dans une démocratie). (Oooh, mais c'est qu'on va finir par écrire pour Causeur, à force !) Il aime la littérature mais note dans une de ses chroniques que Thomas Bernhard fait quand même beaucoup de répétitions. (Aaaah, je ne la connaissais pas, celle là). Il se croit écrivain, mais ne prend même plus la peine d’écrire, trop pressé de passer à la télé faire de la pub pour la PME Bégaudeau. (Schlack !). A force d’avoir la grosse tête, il arrive qu’on se prenne les pieds dans ses propres postures et qu’on se montre tel que l’on est vraiment. Vers la douceur ? Non, vers l’imposture.


Eh ben ! Et c'est bien signé "Nelly Kaprièlian" ! On rêve ! La Vipère, qui sans fausse modestie pense ne pas s'y connaître qu'un peu, est soufflée ! Mieux : battue ! Note artistique, 5/5, note technique, pareil !

(Politiquement, cette chronique à la hache montre que l'union de la gauche, hein, c'est pas pour demain...)



Scoop : cette semaine, j'achète les Inrocks, et j'encadre l'article !

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

"Vie privée super clean. Sac à dos et vélo. Yoga et tasse de thé. C'est un enseignant post-moderne."
Ecrit par : brighelli | 30 avril 2009

Il fait des méta-cours et déconstruit les (maigres) connaissances des élèves ? (dixit mon mari)
Apparemment, j'ai râté quelque chose...même ma mère m'en parlait hier au téléphone :
Petit résumé :
"Il passe son temps à faire des rapports"
"Il ne fait rien pendant les cours"
"Ses collègues se foutent de sa gueule"
"Il refait son plan de classe presque tous les jours"
"Tu n'as qu'une envie, en voyant le reportage, c'est de le frapper"
Finalement, même sans avoir vu le reportage, j'ai une bonne idée du personnage.

Écrit par : AQP | 02 mai 2009

Dites-moi que c'est un sketch...

http://www.kewego.fr/video/iLyROoafYGEe.html

Écrit par : AQP | 02 mai 2009

Non : c'est ainsi que 'on devient gourou d'IUFM…
JPB

Écrit par : brighelli | 02 mai 2009

"J'ai environ une classe sur cinq avec laquelle j'ai des difficultés tout au long de l'année..." (S. Clerc)

Oui, c'est à peu près ça. Dernièrement, nous avons eu "les 95" dont le départ au collège nous a grandement soulagées et maintenant nous supportons plus ou moins vaillamment les "2001". Ouf ! Plus que trois ans ! Aucun plan de classe n'y fait, aucune note de sérieux, aucun cours particulièrement motivant (je n'ai pas essayé le rap, mais j'ai des doutes) !

Moi, je mettais ça sur le compte des taches solaires ou d'une mauvaise conjonction astrale au moment de leur naissance, sur la faute à pas de chance, sur une très mauvaise association de caractères particuliers, sur une fournée de parents pas piqués des hannetons, sur je ne sais quoi...

Et je me crevais la santé à m'acharner jusqu'à ce qu'ils arrivent quand même tous à accorder le verbe avec son sujet et l'adjectif qualificatif avec le nom auquel il se rapporte, à mémoriser l'orthographe des mots, à écouter en classe, à se tenir assis sans grouiller comme des asticots sur un vieux picodon pas frais, à additionner, soustraire, multiplier et diviser, à montrer un vague intérêt pour ce qui s'est passé naguère, ce qui se passe ailleurs et comment ça marche.

Finalement, ce jeune homme bien propre sur lui a fini par découvrir tout seul comment gérer des élèves gérables. C'est déjà pas mal. Effort à poursuivre.

Le jour où il arrive à gérer la cinquième classe, celle composée d'élèves qui n'ont pas eu la chance d'avoir les bonnes fées penchées sur leur berceau au bon moment, faites-moi signe. J'achète son bouquin tout de suite.

Écrit par : catmano | 02 mai 2009

Non : c'est ainsi que l'on devient gourou d'IUFM…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 mai 2009
---
Vous semblez répondre à une question, JPB, mais je ne sais quelle est la question ni qui est son auteur, et c'est frustrant ! (Car j'aimerais savoir comment on devient gourou d'IUFM, non que cela me tente vu que je suis retraité, ni m'ait jamais tenté quand j'étais encore en activité, mais j'aime comprendre les phénomènes étranges, sans doute parce que je suis professeur de sciences physiques [honoraire].)

Écrit par : Francis Penin | 02 mai 2009

Je répondais à la séquence vidéo postée par AQP…
JPB

Écrit par : brighelli | 02 mai 2009

François, vous vous interrogiez sur le curriculum vitae de Bégaudeau. Il semble qu'il soit bel et bien agrégé et qu'il fût même admissible au concours d'entrée à l'ENS.

Écrit par : Alain | 02 mai 2009

Oui, c'est à peu près ça. Dernièrement, nous avons eu "les 95" dont le départ au collège nous a grandement soulagées....
Ecrit par : catmano | 02 mai 2009

Catmano, c'est national, ce truc des années pénibles ?
Parce qu'alors je comprends mieux pourquoi mon fils "rame" dans une classe insupportable, pénible, pas travailleuse : il est avec les "95".

Écrit par : lucile | 02 mai 2009

François Bégaudeau est-il agrégé ? Il ne fait rien qui reflète un haut niveau de maîtrise de la langue française, tant à l'oral (je l'ai vu dans une émission de télévision où Jean d'Ormesson était présent, et le contraste entre les deux hommes - sur le plan de l'expression orale [laissons de côté la différence d'âge] - était frappant !) qu'à l'écrit. Je n'en juge que par ce que j'ai lu de sa plume dans ce fil de discussion.
Oui, on peut m'objecter que qui peut le plus, peut le moins.
Alors, si c'est le cas, je trouve dommage ce comportement de complaisance dans la médiocrité du langage de la part d'un lettré. Cela , pour moi, est de la démagogie.
Voilà bien quelque chose à quoi je me refuse : je puis être vulgaire, grossier, comme tout le monde, mais je m'interdis cela quand je suis d'humeur égale.
F. Bégaudeau paraît négligé dans tous les aspects de sa vie, tant dans la tenue vestimentaire que dans le langage. S'il est bien dans sa peau ainsi, tant mieux pour lui. Mais je tends à penser que ce n'est pas le cas, et qu'il joue un personnage inventé par lui.
A part cela, je lui trouve un côté sympathique. Attention, je n'ironise pas, ici. Si vous pensez (ce "vous" est collectif) que je fais allusion à la fameuse phrase, "Voleur, menteur, etc. ... au demeurant le meilleur fils du monde", je m'empresse de dire qu'il n'en est rien.
Si F. Bégaudeau est agrégé, il gâche son talent. Alors il ferait bien de l'entretenir s'il ne veut pas le perdre.
Moi, qui suis un modeste amateur de chant classique, je fais mes vocalises tous les jours pour ne pas perdre mes modestes qualités vocales. François, mon cher jeune collègue, suivez mes conseils !

Écrit par : Francis Penin | 02 mai 2009

Dites-moi que c'est un sketch...

http://www.kewego.fr/video/iLyROoafYGEe.html

Ecrit par : AQP | 02 mai 2009

Argh, il est pire que je ne l'imaginais... Il me fait effectivement penser à un intervenant IUFM assez insupportable (genre gogo tout mou) que j'avais eu l'année dernière. Pour faire formateur IUFM, y pas photo: il a le physique de l'emploi (désolé Christophe, je n'ai pas pu résister...) ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Catmano, c'est national, ce truc des années pénibles ?
Parce qu'alors je comprends mieux pourquoi mon fils "rame" dans une classe insupportable, pénible, pas travailleuse : il est avec les "95".

Ecrit par : lucile | 02 mai 2009

Il semblerait...

Lorsqu'en octobre 2003, alors que cette fournée entamait son CE2, j'était allée à une demi-journée de formation pour apprendre à me servir du logiciel J'ade grâce auquel nous devions enregistrer les résultats des évaluations nationales.
Nous étions une vingtaine d'instits de CE2 et entre deux clics de souris, nous avions "échangé" sur nos pratiques de classe et nos élèves. Tous prévoyaient une année noire, tant ces enfants étaient atypiques ! Peu concentrés, difficiles à motiver, sans recul par rapport à leurs attitudes et leurs résultats scolaires.

Regardez d'ailleurs sur les messages écrits sur ce blog depuis le début de l'année scolaire. De qui se plaignent les professeurs de collège ? De leurs 4° ! CQFD

Écrit par : catmano | 02 mai 2009

Pour faire formateur IUFM, y pas photo: il a le physique de l'emploi (désolé Christophe, je n'ai pas pu résister...) ;-)

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Si, y a photo !

Et un je ne sais quoi de ressemblant !


http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/85993189.pdf

Écrit par : Photographe | 02 mai 2009

à Mr Brighelli:

"l'histoire de Hans Carvel, que racontait jadis La Fontaine, après Rabelais et quelques autres "

Merci pour cette histoire qui est franchement géniale!


à Mr Morel et Jeremy:

Cet article de Mde Fourest est alarmant! . Inutile de vous dire qu'il m'a bien remonté!

Écrit par : Matheutordu | 02 mai 2009

Si, y a photo !

Et un je ne sais quoi de ressemblant !


http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/85993189.pdf

Ecrit par : Photographe | 02 mai 2009

Tsss.... don't judge a book by his cover, for pete's sake !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Travailler à l'intégration, mais desquels ?


http://www.racontemoitalangue.net/

Écrit par : Zaza | 02 mai 2009

#
Un couple dépassé par ses enfants avoue leur avoir donné des calmants
02/05/2009-[12:30] - AFP

VERSAILLES, 2 mai 2009 (AFP) - Un couple domicilié à Rambouillet (Yvelines) a reconnu avoir administré des calmants à ses trois enfants qu’il pensait souffrir d’hyperactivité, a-t-on appris samedi de source policière.

Placé en garde à vue jeudi, il a été remis en liberté dans la soirée. Ne parvenant pas à avoir le dessus sur ses enfants, le père de famille, âgé de 40 ans, a commandé des médicaments sur internet. Il les a ensuite administrés pendant une semaine, avec sa femme de 37 ans, à ses deux garçons de 9 et 6 ans, ainsi qu’à sa petite fille de 5 ans, a ajouté cette source, confirmant une information du Parisien. Alertée par l’institutrice de l’un des petits garçons, la police a interpellé le couple qui a reconnu les faits. La justice reproche également à ces parents sans antécédents judiciaires d’avoir exercé des violences sur les enfants, dont la garde a été confiée aux grands-parents. Le parquet de Versailles a transmis l’affaire à un juge des enfants.

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

Visionné la vidéo du nouveau" gourou" ès discipline. Ce Sébastien Clerc a l'art d'inventer l'eau chaude. Il ne possède pas l'auctoritas naturelle, ça crève l'écran. Très gnangnan. Dire qu'on a trouvé que cela comme réponse !

Écrit par : marilyse | 02 mai 2009

Dites-moi que c'est un sketch...

http://www.kewego.fr/video/iLyROoafYGEe.html

Ecrit par : AQP | 02 mai 2009


Petite indiscrétion pour les copains du forum : le Snalc avait été contacté pour apporter "un éclairage différent" à la prestation de Sébastien Ckerc lors du reportage qui lui a été consacré dans l'émission "66 minutes" de mercredi dernier. C'est moi qui devait m'en charger. Une journaliste m'a contacté par téléphone pour ce faire et nous avons conversé fort courtoisement pendant un bon quart d'heure. Elle a paru...plutôt surprise de mes propos qui apparemment, n'allaient pas dans le sens souhaité (et oui que voulez vous, je ne pense pas a priori que c'est en faisant du rap en cours ou du "théatre" pour lutter contre le sida que l'on fait progresser des élèves qui ne maîtrisent pas les bases de la langue française, chose que le reportage n'a pu éviter de reconnaître par ailleurs...).

On devait me recontacter et finalement, "on" n'a pas donné suite. A ma décharge, je suis trés mauvais en matière en démagogie. Je plaide donc coupable et irai faire pénitence à une des formations dispensées par S.Clerc pour faire semblant de retrouver une autorité que l'on abandonne bien volontiers à des élèves que l'on traite - comme on l'a également vu tout au long de ce reportage - comme des clients.

Je crois l'avoir déja dis ici : ce que propose ce jeune collègue n'est pas la solution, c'est précisément - à son coprs défendant - la cause du problème. J'aurais bien sûr aimé en discuter avec lui.

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

À son corps !...

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

Compliqué, tout ça.

Clerc semble incarner le retour à l'autorité selon les médias. Il est toujours présenté comme ça. Or, il semble tout aussi pédago qu'un autre.

Alors, type honnête écartelé entre deux pôles, ou opportuniste qui rêve d'une décharge ? Mais qui à sa place ne rêverait pas d'une décharge tout en passant à la télé ?

Ce type ne semble plus maîtriser grand chose à ce qu'il lui arrive.

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2009

Tiens, c'est amusant, le chef du S.N.P.D.E.N. vient d'avoir la Légion d'Honneur par Darcos.

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2009

Clerc semble incarner le retour à l'autorité selon les médias.

Ecrit par : Jeremy | 02 mai 2009

C'est ce que S.Clerc prétend lui-même. Tout en faisant précisément le contraire par un habillage "moderne" (?) de vieilles resucées pédagos qui échouent depuis 30 ans. L'Éducation nationale va dans le mur. Elle accélère, et elle klaxonne.

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

"Je crois l'avoir déja dis ici : ce que propose ce jeune collègue n'est pas la solution, c'est précisément - à son coprs défendant - la cause du problème. J'aurais bien sûr aimé en discuter avec lui.

Ecrit par : Manu | 02 mai 2009 "

Tout à fait d'accord avec vous, Manu. Quel aveuglement ! Nous vivons dans un pays de taupes.

Écrit par : marilyse | 02 mai 2009

Clerc me semble être un type honnête, mais plutôt "perdu". La sienne n'est pas une méthode, ce sont toujours les mêmes ficelles IUFM (la fiche, les barres, etc) qui ne correspondent à aucun projet de fond. Il a été happé par les médias et le rectorat pour nous montrer la voie à suivre : la modestie désemparée.
Il fait partie de cette génération de la déchéance à laquelle il ne reste plus que s'adapter à sa fonction historique : accepter le système et limiter la barbarie. Voilà un bel objectif pour nos enfants.
J'ai vu un reportage sur sa classe...c'était "nul"! Aucun résultat et... il en était fier : son objectif? ne pas sortir déprimé après la classe.

Écrit par : un homme de bien | 02 mai 2009

J'ai vu un reportage sur sa classe...c'était "nul"! Aucun résultat et... il en était fier : son objectif? ne pas sortir déprimé après la classe.

Ecrit par : un homme de bien | 02 mai 2009

Exact ! Et j'ajoute que ce faisant, il se prépare à terme une méga-dépression le jour où il se rendra compte qu'il s'est totalement fourvoyé. Ou alors, il persistera dans l'erreur et pour ne pas la voir fuira les élèves en devenant chef d'établissement, inspecteur ou formateur IUFM.

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

J'ai vu un reportage sur sa classe...c'était "nul"! Aucun résultat et... il en était fier : son objectif? ne pas sortir déprimé après la classe.

Ecrit par : un homme de bien | 02 mai 2009

Survivre, quoi. Le lot de bien des néo-titulaires et jeunes enseignants, ne nous leurrons pas.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Ou alors, il persistera dans l'erreur et pour ne pas la voir fuira les élèves en devenant chef d'établissement, inspecteur ou formateur IUFM.

Ecrit par : Manu | 02 mai 2009

Manu, relisez plus haut: il veut effectivement devenir formateur IUFM à terme.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

A ma décharge, je suis trés mauvais en matière en démagogie. Je plaide donc coupable et irai faire pénitence à une des formations dispensées par S.Clerc pour faire semblant de retrouver une autorité que l'on abandonne bien volontiers à des élèves que l'on traite - comme on l'a également vu tout au long de ce reportage - comme des clients.
Ecrit par : Manu | 02 mai 2009

Alors là, je veux voir ça ! Toi, en formation avec ... lui ? tu vas nous le traumatiser !
Parce que question autorité, il faut bien l'avouer, tu n'as pas beaucoup de problèmes... ça laisse songeur tant c'est impressionnant.
Je crois qu'on a râté le reportage du siècle...

Effectivement, ce Sébastien Clerc n'a rien inventé. OK, j'avoue, j'ai testé quelques-unes de ses méthodes (made in IUFM). C'est assez intenable et ça n'a guère d'effet. Comme je suis TZR, j'en profite pour essayer les méthodes des professeurs que je remplace. Lors de mon dernier remplacement, j'ai remplacé quelqu'un qui avait tout un système de grilles de notation pour l'oral, le comportement, et je ne sais plus trop quoi. Je passais mon temps à cocher des cases...et (accessoirement) à tenter de faire cours.
Essayez de faire cours en tenant d'une main les grilles de notation, de l'autre le crayon pour cocher... et la craie, je la mets où, et le manuel ? Dans mon cartable (au fond, à droite) ?
Maintenant, je suis en ZEP et si j'ai un élève qui m'empêche de faire cours, je prends son carnet et je lui mets une heure de colle (ce qui n'était pas possible dans mon collège précédent). Ca évite toute négotiation chronophage. C'est bête et méchant...mais ça fonctionne mieux.

Écrit par : AQP | 02 mai 2009

@ Julien : non, il ne le dit pas explicitement lui-même, c'est JPB qui dit "c'est ainsi que l'on devient gourou d'IUFM…". Ce qui n'est pas encore fait mais effectivement probable... et à redouter.

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

Survivre, quoi. Le lot de bien des néo-titulaires et jeunes enseignants, ne nous leurrons pas.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Ce n'est pas faux... mais on peut aussi essayer de survivre sans pour autant se fourvoyer.
J'aimerais personnellement changer de travail, mais pour ce qui est d'inspecteur, formateur IUFM ou principal, je crois que c'est un peu mort ! Faire semblant d'avoir telle ou telle idée pour y arriver, ce n'est pas pour moi.

Écrit par : AQP | 02 mai 2009

"Ses collègues se foutent de sa gueule"

Ecrit par : AQP | 02 mai 200

C'est exact, mais lui ne s'en aperçoit pas... Ce qui est plus grave en revanche, c'est que le Rectorat le prenne au sérieux.

Écrit par : Manu | 02 mai 2009

Lors de mon dernier remplacement, j'ai remplacé quelqu'un qui avait tout un système de grilles de notation pour l'oral, le comportement, et je ne sais plus trop quoi. Je passais mon temps à cocher des cases...et (accessoirement) à tenter de faire cours.
Essayez de faire cours en tenant d'une main les grilles de notation, de l'autre le crayon pour cocher... et la craie, je la mets où, et le manuel ? Dans mon cartable (au fond, à droite) ?

Ces "méthodes" sont une usine à gaz d'un ridicule achevé et d'une totale efficacité.

Écrit par : marilyse | 02 mai 2009

"inefficacité, on aura compris !

Écrit par : marilyse | 02 mai 2009

Récré:
Un instit que je connais bien (ma soeur) vient de corriger les évaluations sciences de CM1 et relève "the" perle 2009:
(Le but était de comprendre le principe du levier) ... et l'élève note:

"plus le levié et long plus il y a des filles"...

Il a sans doute voulu dire "d'effet".

Précoce le gosse!

Écrit par : Matheutordu | 02 mai 2009

Blague mise à part; Encore une victime de la lecture globale?

Écrit par : Matheutordu | 02 mai 2009

@ Julien : non, il ne le dit pas explicitement lui-même, c'est JPB qui dit "c'est ainsi que l'on devient gourou d'IUFM…". Ce qui n'est pas encore fait mais effectivement probable... et à redouter.

Ecrit par : Manu | 02 mai 2009

Au temps pour moi...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Voilà qui fera plaisir à Buntovchik : Akhmatova devrait être au programme de l'agreg de lettres l'an prochain.

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2009

"Essayez de faire cours en tenant d'une main les grilles de notation, de l'autre le crayon pour cocher... et la craie, je la mets où, et le manuel ? Dans mon cartable (au fond, à droite) ? "

Ecrit par : AQP | 02 mai 2009

C'est du grand n'importe quoi, ces évaluations, grilles de notation, dans lesquelles on essaye absolument de vouloir faire entrer tous les critères et dans lesquelles, plus on essaye de tenir compte de tout, plus on arrive à quelque chose de faux. C'est d'un anti-scientifique absolument redoutable. Et c'est vraiment appelé à régner absolument partout!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2009

Ils ressembleront de plus en plus à des singes derrière leurs grilles ... C'est la tendance actuelle, tout mettre en petits items, en petites grilles de technocrates. "Entre les murs" deviendra bientôt "Entre les grilles". La langue se perd, l'intelligence avec.

Écrit par : marilyse | 02 mai 2009

Je précise que je ne remplaçais pas un néo-tit, mais un professeur à un an de la retraite...

Écrit par : AQP | 02 mai 2009

A-ton vraiment besoin des statistiques officielles pour savoir ce qui se passe dans les classes? Pas plus que la ménagère de 50 ans n'attend les résultats trimestriels pour savoir si l'économie va mieux ou non...

On regarde autour de soi.

Donc en réponse à:
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-chiffres-qui-derangent-le-ministere-de-l-education-nationale_180141.html
Ecrit par : guy morel | 01 mai 2009,

je vous donne ceci:(à propos des évaluations nationales aux US).
http://www.coreknowledge.org/blog/2009/04/29/hello-sweetheart-get-me-rewrite

Pendant que vous êtes sur le site ( c'est celui de ED Hirsch auquel il est simplissime de s'abonner...) cliquez-donc sur
le lien juste au-dessus qui vous donne un autre bel exemple de la vigueur du marché international des idées et théories bidons.
http://www.coreknowledge.org/blog/2009/04/27/freire-is-foul-and-foul-is-freire/
Il y est question de "Pedagogy of the oppressed" petit livre rouge des éducrates progressistes, c'est la version US de La Reproduction ou des Hériters bourdivins.

Écrit par : Cadichon | 02 mai 2009

Aux USA, on a l'air d'aimer ce qui suit en matière d'éucation.

Et en France, Le Monde en raffole :

http://www.neoprofs.org/actualites-f5/le-cours-qcm-aux-usa-t8042.htm#96074

Écrit par : Pour Cadichon | 02 mai 2009

Hop ! Bonjour à tous.

Écrit par : dobolino | 02 mai 2009

Aux USA, on a l'air d'aimer ce qui suit en matière d'éucation.

Et en France, Le Monde en raffole :

http://www.neoprofs.org/actualites-f5/le-cours-qcm-aux-usa-t8042.htm#96074

Ecrit par : Pour Cadichon | 02 mai 2009

En première lecture, je trouve la partie 1 nettement plus odieuse que la 2.
Dans la partie 1, il n'y a pas de cours, juste une compétition, et je doute que les questions qui permettent le 5/5 soient d'une niveau exorbitant.

Écrit par : dobolino | 02 mai 2009

Bonsoir

Un peu occupé mais quand même surpris que 'il n'y ait eu aucune réaction au "Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest " et même , que des approbations ...

j'essaie d'en dire quelques mots demain

MD

Écrit par : MichelDelord | 02 mai 2009

En première lecture, je trouve la partie 1 nettement plus odieuse que la 2.
Dans la partie 1, il n'y a pas de cours, juste une compétition, et je doute que les questions qui permettent le 5/5 soient d'une niveau exorbitant.

Ecrit par : dobolino | 02 mai 2009

typique!
Pourtant la compétition de danse qui a lancé le fil n'a pas semblé odieuse `a qui que ce soit et il n'y avait mˆme pas de "joker'...un gagnant. point.

Donc ce qui est bon pour la dance ne l'est pas pour les maths or au bout du compte le but de l'exercice est le même: épicer la soif d'apprendre et de progresser qui est en chaque enfant par une saine compétition.
La France: royaume du "je n'veux voir qu'une tête" et plus elle est aus ras du sol mieux c'est!!

À force d'égalitarisme on n'a plus que la médiocrité généralisée et le choix entre peste et choléra ( comme entre Aubry et Royal) Plus une seule tête qui dépasse et il est interdit d'être meilleur que le voisin des fois qu'on lui ficherait des complexes.
La notion de faute est également bannie pour cette raison , mais en plus comme remugle judéochrétien dans un pays laïcard.

Souvenez vous de De Gaulle :il s'agit bien, encore et toujours, de "brider les cracks pour faire gagner les tocquards"

Écrit par : Cadichon | 02 mai 2009

Francis, je partage votre opinion à propos de Bégaudeau. Le principal reproche que je lui adresse concerne son refus de transmettre la culture qu'il a reçue. Je m'explique: ce monsieur est fils d'un couple d'enseignants, agrégé de lettres et admissible au concours d'entrée à l'IUFM. Il a donc bénéficié d'une solide formation classique, d'où ma consternation lorsque je le vois "étudier" des textes insignifiants et totalement dépourvus d'intérêt. Il représente à mes yeux la quintessence de la démagogie, car, au vu de son bagage universitaire, il ne peut guère avancer l'argument de l'ignorance. Non, il sait parfaitement que ses élèves seront tôt ou tard en concurrence avec des gamins autrement plus cultivés et instruits qu'eux, mais ça ne le gêne pas, il se contente de persévérer dans ses conceptions néfastes. J'imagine à quel point le contraste entre son français oral et celui de Jean d'Ormesson fut saisissant!

Écrit par : Alain | 02 mai 2009

danSe....and not dance

Écrit par : Cadichon | 02 mai 2009

admissible au concours d'entrée à l'IUFM.

Ecrit par : Alain | 02 mai 2009

Lapsus qui risque de vous conduire à être scalpé sur le champ en ce lieu ! Il aurait été admissible à l'ENS, par à l'IUFM...

Sinon, le portrait de cet enseignant de mathématique ressemble parfaitement à un animateur de jeu télévisé, entre Cauet et Dechavanne : des concours par équipe, des jeux avec la nourriture... Enseigner ce n'est pas seulement respecter ses élèves, mais aussi respecter le savoir (faire des maths avec du salami, ce n'est pas respecter sa matière). Il n'est pas dit, dans cet article, s'il glisse des plumes dans des lieux de son anatomie pour rendre le cours vivant, c'est dommage.

Écrit par : Romuald | 02 mai 2009

Bonsoir

Un peu occupé mais quand même surpris que 'il n'y ait eu aucune réaction au "Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest " et même , que des approbations ...

j'essaie d'en dire quelques mots demain

MD
Ecrit par : MichelDelord | 02 mai 2009

Pas la mienne. Je trouve qu'en ce qui concerne la laïcité - pour ne pas parler du patronage par Condorcet des écoles Coffinier - les débats ont la consistance d'une crème de gruyère oubliée sur la banquette arrière d'une voiture au mois d'août.

Écrit par : guy morel | 02 mai 2009

Romuald, veuillez excuser cette erreur que tout le monde aura rectifiée, il était bel et bien question de l'ENS! Toutefois, Bégaudeau représente à ce point l'archétype du pédadogisme iufmesque que ce lapsus me semble révélateur.

Écrit par : Alain | 02 mai 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"Donc ce qui est bon pour la dance ne l'est pas pour les maths or au bout du compte le but de l'exercice est le même: épicer la soif d'apprendre et de progresser qui est en chaque enfant par une saine compétition."

Et vous pensez ça, vraiment ?

Écrit par : guy morel | 02 mai 2009

J'imagine à quel point le contraste entre son français oral et celui de Jean d'Ormesson fut saisissant!

Ecrit par : Alain | 02 mai 2009

Je me trompe peut-être, mais si mes souvenirs sont bon, lors de cette rencontre, il a dit qu'il voulait abandonner l'enseignement et revenir à ses premiers amours (l'économie) et monter sa propre entreprise. Ceci explique peut-être cela... (le fait qu'il se lance dans la démagogie sans vergogne) ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 02 mai 2009

Est-ce qu'il ne tient pas aussi un peu du télévangéliste, ce professeur de maths "fervent chrétien" ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mai 2009

Est-ce qu'il ne tient pas aussi un peu du télévangéliste, ce professeur de maths "fervent chrétien" ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mai 2009

Tout à fait !

Et aussi du vendeur de chaussettes et de l'animateur-télé.

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2009

"Francis, je partage votre opinion à propos de Bégaudeau. Le principal reproche que je lui adresse concerne son refus de transmettre la culture qu'il a reçue. Je m'explique: ce monsieur est fils d'un couple d'enseignants, agrégé de lettres et admissible au concours d'entrée à l'IUFM. Il a donc bénéficié d'une solide formation classique, d'où ma consternation lorsque je le vois "étudier" des textes insignifiants et totalement dépourvus d'intérêt. Il représente à mes yeux la quintessence de la démagogie, car, au vu de son bagage universitaire, il ne peut guère avancer l'argument de l'ignorance. Non, il sait parfaitement que ses élèves seront tôt ou tard en concurrence avec des gamins autrement plus cultivés et instruits qu'eux, mais ça ne le gêne pas, il se contente de persévérer dans ses conceptions néfastes. [...]"

Ecrit par : Alain | 02 mai 2009

Je souscris entièrement. Bégaudeau, sans mauvais jeu de mots, est un ennemi de classe.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"Donc ce qui est bon pour la dance ne l'est pas pour les maths or au bout du compte le but de l'exercice est le même: épicer la soif d'apprendre et de progresser qui est en chaque enfant par une saine compétition."

Et vous pensez ça, vraiment ?

Ecrit par : guy morel | 02 mai 2009

penser quoi? Donc vous ne pensez pas que les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir? Eh bien ( et je ne l'écris pas pas plus "et bien" que je n'écris ô temps pour moi)
Donc EH BIEN moi si mais tant d'entre eux ne le font pas dans une institution qui favorise le nivellement par le bas , où les bons élèves restent médiocres pour ne pas se distinguer et ne pas être taités de "bouffons", mais avec la bénédiction d'un encadrement enseignant qui a réclamé ( et persévère depuis quarante ans ) la suppression de l'estrade comme instrument d'oppression... et où toute compétition est bannie comme prolégomène du fascisme,

L'école est toujours mise en coupe réglée par ceux que Hugo ( Contemplations) appelait déjà:

".........................cuistres, dogues,
Philistins, magisters, je vous hais, pédagogues!
Car, dans votre aplomb grave, infaillible, hébété,
Vous niez l'idéal, la grâce et la beauté!
Car vos textes, vos lois, vos règles sont fossiles!
Car, avec l'air profond, vous êtes des imbéciles!
Car vous enseignez tout, et vous ignorez tout!
Car vous êtes mauvais et méchants!- mon sang bout
Rien qu'à songer au temps où , rêveuse bourrique,
Grand diable de seize ans, j'étais en rhétorique!
Que d'ennuis! de fureurs! de bêtises!-gredins!

Les noms de ces gredins? Commencons par les Grands Prêtres de la secte et par ordre alphabétique car, pour ce qui est de leur facteur de nuisance, ils illustrent ce qu'ils prêchent: tous sur une ligne: je ne cite donc que quelques têtes de gondoles:
Sylvie Cèbe, Évelyne Charmeux, André Cherbel, Jean Foucambert, Pierre Frackowiak, Roland Goigoux, Philippe Meirieu, J-Michel Zakhartchouk. Ils ont leurs clones dans chaque académie...tous autant que vous êtres les profs anti-pédagos, vous faites le jeu de cette clique, vous tous qui devriez faire front commun et faire taire vos querelles byzantines, vous vous cherchez mutuellement des poux dans la tonsure tandis que que le Titanic sombre.

Avec les Bégaudeau, Clerc et consorts, la relève est assurée .
Vous en prenez pour cent ans.

En 1932, Alain (Propos I et II) infirmait par avance toutes les innovations pédagogoqies des 40 dernières années qui violent ce postulat: "Bercer n'est pas instruire"'

"Car l'état d'homme est beau pour celui qui y va avec toutes les forces de l'enfance...Mais bercer n'est pas instruire...je veux qu'il y ait comme un fossé entre le jeu et l'étude...Apprendre difficilement les choses faciles...Progrès par oppositions et négations... Je ne promettrai donc pas le plaisir mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue; tel est l'appat qui convient à l'homme; c'est par là seulement qu'il arrivera à penser au lieu de goûter. Tout l'art est à graduer les épreuves et à mesurerles efforts, car la grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance et de la soutenir par des victoires, mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles et remportées sans aucun secours étranger....ce n'est qu'appliquer à la culture de l'esprit les principes que l'on ne peut oublier quand on enseigne la gymnastique."

Pensée pour celui d'entre nous en train de plancher sur le sujet pour une prochaine note car c'est au Propos XXII qu'Alain offre ce lien évident entre ce fil sur la danse et celui à venir sur la gym: "Un homme radi et mal parti...il faut l'assouplir, par gymnastique et musique, c'est alors qu'il pense bien comme joue le bon violoniste, sans crisper les doigts sur l'archet."

Écrit par : Cadichon | 02 mai 2009

J'imagine à quel point le contraste entre son français oral et celui de Jean d'Ormesson fut saisissant!

Ecrit par : Alain | 02 mai 2009
------
Oui, Alain, ce jeune homme est déconcertant.

Écrit par : Francis Penin | 02 mai 2009

"les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir"

Cadichon, vous êtes parlez pédago sans le savoir. On vous dirait contaminée, c'est pire que dans Rhinocéros.

Vous venez de proclamer l'idéal pédago (les enfants sont naturellement bons et avides de d'instruire), vous vous enthousiasmez pour le télévangéliste matheux, et vous nous ressortez l'une des références préférées des pédagos (le poème des Contemplations).

Vous êtes sûre que les enfants ont naturellement envie de s'instruire ?

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2009

Voilà qui fera plaisir à Buntovchik : Akhmatova devrait être au programme de l'agreg de lettres l'an prochain.

Ecrit par : Jeremy | 02 mai 2009

Pas qu'à lui....

Écrit par : Pendariès | 02 mai 2009

"les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir"

Cadichon, vous êtes parlez pédago sans le savoir. On vous dirait contaminée, c'est pire que dans Rhinocéros.

Vous venez de proclamer l'idéal pédago (les enfants sont naturellement bons et avides de d'instruire), vous vous enthousiasmez pour le télévangéliste matheux, et vous nous ressortez l'une des références préférées des pédagos (le poème des Contemplations).

Vous êtes sûre que les enfants ont naturellement envie de s'instruire ?

Ecrit par : Jeremy | 02 mai 200

Quel magistral exemple de clichés!!!
Vous voyez du pédago partout !
Pauvre France! elle est bien mal barrée avec des profs qui fonctionnent comme des chiens de Pavlov.

Écrit par : Cadichon | 02 mai 2009

@ Cadichon
Pourquoi diable vous mêlez-vous d'éducation ? Je transmets votre post si intelligent à Rachel Boutonnet, Pascal Dupré et quelques autres "chiens de Pavlov".

Écrit par : guy morel | 02 mai 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"Donc ce qui est bon pour la dance ne l'est pas pour les maths or au bout du compte le but de l'exercice est le même: épicer la soif d'apprendre et de progresser qui est en chaque enfant par une saine compétition."

Et vous pensez ça, vraiment ?

Ecrit par : guy morel | 02 mai 2009

penser quoi? Donc vous ne pensez pas que les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir? Eh bien ( et je ne l'écris pas pas plus "et bien" que je n'écris ô temps pour moi)
Donc EH BIEN moi si mais tant d'entre eux ne le font pas dans une institution qui favorise le nivellement par le bas , où les bons élèves restent médiocres pour ne pas se distinguer et ne pas être taités de "bouffons", mais avec la bénédiction d'un encadrement enseignant qui a réclamé ( et persévère depuis quarante ans ) la suppression de l'estrade comme instrument d'oppression... et où toute compétition est bannie comme prolégomène du fascisme,

L'école est toujours mise en coupe réglée par ceux que Hugo ( Contemplations) appelait déjà:

".........................cuistres, dogues,
Philistins, magisters, je vous hais, pédagogues!
Car, dans votre aplomb grave, infaillible, hébété,
Vous niez l'idéal, la grâce et la beauté!
Car vos textes, vos lois, vos règles sont fossiles!
Car, avec l'air profond, vous êtes des imbéciles!
Car vous enseignez tout, et vous ignorez tout!
Car vous êtes mauvais et méchants!- mon sang bout
Rien qu'à songer au temps où , rêveuse bourrique,
Grand diable de seize ans, j'étais en rhétorique!
Que d'ennuis! de fureurs! de bêtises!-gredins!

Les noms de ces gredins? Commencons par les Grands Prêtres de la secte et par ordre alphabétique car, pour ce qui est de leur facteur de nuisance, ils illustrent ce qu'ils prêchent: tous sur une ligne: je ne cite donc que quelques têtes de gondoles:
Sylvie Cèbe, Évelyne Charmeux, André Cherbel, Jean Foucambert, Pierre Frackowiak, Roland Goigoux, Philippe Meirieu, J-Michel Zakhartchouk. Ils ont leurs clones dans chaque académie...tous autant que vous êtres les profs anti-pédagos, vous faites le jeu de cette clique, vous tous qui devriez faire front commun et faire taire vos querelles byzantines, vous vous cherchez mutuellement des poux dans la tonsure tandis que que le Titanic sombre.

Avec les Bégaudeau, Clerc et consorts, la relève est assurée .
Vous en prenez pour cent ans.

En 1932, Alain (Propos I et II) infirmait par avance toutes les innovations pédagogoqies des 40 dernières années qui violent ce postulat: "Bercer n'est pas instruire"'

"Car l'état d'homme est beau pour celui qui y va avec toutes les forces de l'enfance...Mais bercer n'est pas instruire...je veux qu'il y ait comme un fossé entre le jeu et l'étude...Apprendre difficilement les choses faciles...Progrès par oppositions et négations... Je ne promettrai donc pas le plaisir mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue; tel est l'appat qui convient à l'homme; c'est par là seulement qu'il arrivera à penser au lieu de goûter. Tout l'art est à graduer les épreuves et à mesurerles efforts, car la grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance et de la soutenir par des victoires, mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles et remportées sans aucun secours étranger....ce n'est qu'appliquer à la culture de l'esprit les principes que l'on ne peut oublier quand on enseigne la gymnastique."

Pensée pour celui d'entre nous en train de plancher sur le sujet pour une prochaine note car c'est au Propos XXII qu'Alain offre ce lien évident entre ce fil sur la danse et celui à venir sur la gym: "Un homme radi et mal parti...il faut l'assouplir, par gymnastique et musique, c'est alors qu'il pense bien comme joue le bon violoniste, sans crisper les doigts sur l'archet."
Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2009
Celui-là, je le reproduis avec plaisir. Vous êtes partie aux EU pour en arriver à produire ça ?

Écrit par : guy morel | 02 mai 2009

Le mépris et la morgue de Morel, c'est quelque chose !!!

Cadichon, comment, vous ne savez pas que Guy a toujours raison ?

Écrit par : Zaza | 03 mai 2009

Le mépris et la morgue de Morel, c'est quelque chose !!!

Cadichon, comment, vous ne savez pas que Guy a toujours raison ?
Ecrit par : Zaza | 03 mai 2009

Zaza, je vous assure qu'il s'agit de commisération. Par ailleurs, il serait simple de signer de votre nom avec votre e-mail à suivre. Un peu de courage, de temps en temps... Le corbeau, c'est un vieux truc des temps pas très propres.

Écrit par : guy morel | 03 mai 2009

Pensée pour celui d'entre nous en train de plancher sur le sujet pour une prochaine note car c'est au Propos XXII qu'Alain offre ce lien évident entre ce fil sur la danse et celui à venir sur la gym: "Un homme radi et mal parti...il faut l'assouplir, par gymnastique et musique, c'est alors qu'il pense bien comme joue le bon violoniste, sans crisper les doigts sur l'archet."
Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2009
J'avais cru comprendre le contraire- Hans Carvel faisant foi.

Écrit par : guy morel | 03 mai 2009

Je ne sais pas qui est Zaza, mais franchement Guy Morel n'a pas tort face au post de Cadichon.

La seule façon de répondre de Cadichon, c'est de dire "ce sont des clichés!!!", "Vous voyez du pédago partout !" et "vous êtes des chiens de Pavlov."

C'est tout de même un peu court !

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

À force d'égalitarisme on n'a plus que la médiocrité généralisée et le choix entre peste et choléra ( comme entre Aubry et Royal) Plus une seule tête qui dépasse et il est interdit d'être meilleur que le voisin des fois qu'on lui ficherait des complexes.
La notion de faute est également bannie pour cette raison , mais en plus comme remugle judéochrétien dans un pays laïcard.

Souvenez vous de De Gaulle :il s'agit bien, encore et toujours, de "brider les cracks pour faire gagner les tocquards"
Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2009
Conseil gracieux : un bain à l'avoine.

Écrit par : guy morel | 03 mai 2009

C'est du grand n'importe quoi, ces évaluations, grilles de notation, dans lesquelles on essaye absolument de vouloir faire entrer tous les critères et dans lesquelles, plus on essaye de tenir compte de tout, plus on arrive à quelque chose de faux. C'est d'un anti-scientifique absolument redoutable. Et c'est vraiment appelé à régner absolument partout!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2009

Bien qu'il faille user du terme avec précaution, on y retrouve la tentation totalitaire qui consiste ici à dresser une nomenclature la plus exhaustive possible, de sorte à codifier le moindre acte, un peu à l'instar de la gamme de fabrication établie systématiquement dans les entreprises. Plus rien ne doit être laissé au hasard. Cette pratique préparerait-elle à une forme de taylorisation de l'école ? Les bureaucrates ronds de cuir qui en sont à l'origine veulent sans doute instiller une forme d'obsession sclérosante, de sorte à accaparer les esprits. C'est qu'il demeure, dans le monde enseignant, quelque chose d'irréductible qui dérange profondément le système niveleur.
La fameuse pédagogie par objectifs a aplani les voies de l'évaluationnisme. A force de remplir des grilles, on finit par se retrouver derrière !

Écrit par : Magister | 03 mai 2009

A force de remplir des grilles, on finit par se retrouver derrière !

Ecrit par : Magister | 03 mai 2009

Oui, mais le trait d'esprit a a déjà été fait par Marylise ;)

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Tous autant que vous êtres les profs anti-pédagos, vous faites le jeu de cette clique, vous tous qui devriez faire front commun et faire taire vos querelles byzantines, vous vous cherchez mutuellement des poux dans la tonsure tandis que que le Titanic sombre.

Vision tout à fait juste d'outre-Atlantique. Sur place, c'est même pire.

Écrit par : Guillaume | 03 mai 2009

Par ailleurs, il serait simple de signer de votre nom avec votre e-mail à suivre. Un peu de courage, de temps en temps... Le corbeau, c'est un vieux truc des temps pas très propres.

Ecrit par : guy morel | 03 mai 2009

Mais tout le monde il est anonyme ici , sauf ceux écrivent des livres, of course.

Alors tout le monde il est corbeau nauséabond-des-temps-pas très propres ?

Écrit par : Zaza | 03 mai 2009

La remarque de Guy Morel est, une fois de plus, consternante.
Cadichon, votre post est parfait : je vais l'imprimer et le coller sur mon casier à la fac.

Écrit par : un homme comme il y en avait autrefois | 03 mai 2009

Cadichon, votre post est parfait : je vais l'imprimer et le coller sur mon casier à la fac.

Ecrit par : un homme comme il y en avait autrefois | 03 mai 2009

Moi, c'est déjà fait !

Je vois qu'on est quelques uns à aimer ce que dit Cadichon et à ne pas trembler devant Guy Morel dont l'évident sectarisme et l'imbuvable tyrannie gâchent un peu le blog !

Écrit par : Zaza | 03 mai 2009

Quelques remarques sur la stratégie du lemming qui se développe ces derniers temps chez les "antipédagos", comme on les appelle…
Il y a cinq ans s'est tenu chez moi, à Clemront-l'Hérault, une assemblée générale de Sauvez les Lettres. Où j'ai suggéré aux plus jeunes d'entrer dans l'administration de l'EN, de s'y faire IPR en attendant d'être IG, etc.
Pour dénoyauter le système.
Résultats des courses : néant. Certains ont quitté l'EN (Fanny Capel) pour vaquer à leurs affaires. D'autres maugréent dans leurs coins, en prononçant des exclusions (ma pomme) ou des imprécations (un peu tout le monde).
C'est d'une efficacité certaine. Pendant ce temps, les pédagos, dont le libertalisme s'allie facilement au libéralisme, se sont faits copains avec les caciques de la droite. Et se sont installés définitivement au ministère. Les Masters "pro", c'est signé IUFM. L'épreuve de "connaissance du système éducatif", itou.
Voilà où nous en sommes. Bien plus brillants qu'eux, mais, à ce titre, bien moins unis. Tout le monde sait que les imbéciles pratiquent la conjuration, pendant que les autres s'excommunient.
C'est d'une efficacité…
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2009

Pas la mienne. Je trouve qu'en ce qui concerne la laïcité - pour ne pas parler du patronage par Condorcet des écoles Coffinier - les débats ont la consistance d'une crème de gruyère oubliée sur la banquette arrière d'une voiture au mois d'août.

Ecrit par : guy morel | 02 mai 2009

En effet ! Personne n'a réagi à la présence de femmes voilées, dans la classe, au tableau, en position "d'instructrices"

http://www.racontemoitalangue.net/

En tant que collaboratrices occasionnelles du service public, ne sont-elle pas soumises au respect du principe de neutralité ?
Rappel : la circulaire du 18 mai 2004 mentionne expressément que « les agents contribuant au service public de l'éducation, quels que soient leur fonction et leur statut, sont soumis à un strict devoir de neutralité qui leur interdit le port de tout signe d'appartenance religieuse ».

Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Zaza | 03 mai 2009

En tant que collaboratrices occasionnelles du service public, ne sont-elle pas soumises au respect du principe de neutralité ?
Rappel : la circulaire du 18 mai 2004 mentionne expressément que « les agents contribuant au service public de l'éducation, quels que soient leur fonction et leur statut, sont soumis à un strict devoir de neutralité qui leur interdit le port de tout signe d'appartenance religieuse ».

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Zaza | 03 mai 2009

Les parents d'élèves ne seraient-ils pas légitimement fondés à refuser que leurs enfants subissent malgré eux ce genre d'entorse à la neutralité, et finalement à "changer de crèmerie" ?

Écrit par : Zaza | 03 mai 2009

Jean-Paul, je pense que l'on peut tous comprendre votre écœurement, moi le premier, mais je pense que beaucoup ne savent tout simplement pas trop comment faire face. Bien que je ne connaisse fort mal ce milieu, il me semble de ce que j'en ai entendu dire que pour faire IPR il fallait vraiment montrer patte blanche, qu'on y était étroitement surveillé sans parler de ce à quoi il faut s'abaisser pour monter en grade (il n'y a qu'à voir à quoi sont rendus certains chefs d'établissement s'ils ne veulent pas se faire "dégommer"). Je pense qu'il est facilement compréhensible que l'on ait l'impression d'avoir affaire à plus fort que soi.
Du reste, vous avez bien raison: il y a un clair manque de cohésion chez les anti-pédagos, ne serait-ce qu'à cause des divergences idéologiques et politiques (sans parler de ceux qui veulent revenir "au bon vieux temps", lesquels discréditent les anti-pédagos aux yeux du public).

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 mai 2009

Et je ne parle pas non plus de ceux et celles qui semblent exclusivement focalisés sur certaines questions de manière quelque peu obsessionnelle (vous voyez de qui je veux parler ;-) ).

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 mai 2009

Sur le lien de Zaza :
"deux enseignantes-chercheures luttent contre la difficulté de l'école à s'ouvrir aux langues de la migration".
J'adore le "enseignantes-chercheures". Presque tout est dit là. Moi, avec ma classe, j'essaie de lutter contre la difficulté à s'ouvrir à la langue française, ouèch !

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

Les parents d'élèves ne seraient-ils pas légitimement fondés à refuser que leurs enfants subissent malgré eux ce genre d'entorse à la neutralité, et finalement à "changer de crèmerie" ?

Ecrit par : Zaza | 03 mai 2009

Moi, avec ma classe, j'essaie de lutter contre la difficulté à s'ouvrir à la langue française, ouèch !

Ecrit par : Perceval | 03 mai 2009

C'est ce que j'allais ajouter; les parents préfèrent peut-être que leurs enfants commencent par apprendre correctement la langue française, plutôt qu'on leur fasse perdre leur temps dans ces activités multiculturelles démagogiques.

Écrit par : Zaza | 03 mai 2009

Un mien ami m'a raconté combien il avait souffert d'être toujours rabattu sur ses origines étrangères par des crétins qui, sans doute animés de louables intentions genre sanglot de l'homme blanc, pensaient indispensable de lui rappeler sans cesse qu'il n'était pas pareil.

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

Toujours avec ma classe de petits durs, l'école, la France et sa langue, c'est un peu la maman dont on compte sur l'infinie bienveillance pour mal lui parler, et la culture d'origine, ce serait plutôt le papa, sévère et sourcilleux, où là, il ne s'agit plus de rigoler, sinon, gare à l'avoinée.

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

A force de remplir des grilles, on finit par se retrouver derrière !

Ecrit par : Magister | 03 mai 2009

Oui, mais le trait d'esprit a a déjà été fait par Marylise ;)

Ecrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Si je l'avais su, je n'aurais pas manqué de citer Marylise, étant peu soucieux de m'approprier un quelconque trait d'esprit. L'essentiel est que les choses soient dites.

Écrit par : Magister | 03 mai 2009

Vous êtes sûre que les enfants ont naturellement envie de s'instruire ?

Ecrit par : Jeremy | 02 mai 2009
----
Si vous me permettez, Jreremy, je réponds aussi à votre question : je crois (notez que je ne dis pas, "je suis sûr") que tous les enfants ont envie de savoir, de comprendre, mais qu'ils n'ont pas tous la même volonté de faire les efforts de concentration mentale et de mémorisation nécessaires pour atteindre le but.
Je sais - je m'en souviens - que ma curiosité était sélective et que j'ai dû me forcer à mémoriser des connaissances qui ne m'intéressaient pas, dans certains domaines. Dans les domaines qui m'intéressaient, je consentais de bonne grâce aux efforts de concentration pour comprendre, mais ensuite je rechignais aux efforts de mémorisation exigés par les professeurs.
En mathématiques, par exemple, je n'ai mémorisé que certaines formules à l'aide desquelles je pouvais retrouver les autres que je ne parvenais pas à mémoriser (car j'essayais tout de même un peu...). J'ai toujours trouvé fastidieux d'apprendre par cœur, bien que l'utilité de le faire m'ait toujours paru évidente. Je l'ai fait pour chanter (en public) des airs d'opéras sans avoir la partition sous les yeux. Là, le but était clair. (Mes accompagnateurs n'apprenaient pas par cœur la réduction d'orchestre, eux. Cela entraîne la nécessité d'une personne pour tourner les pages. Mais un pianiste joue mieux ce qu'il sait par cœur que ce qu'il lit. )
Alors, que dire de l'effort de mémorisation quand l'utilité n'est pas évidente !
Et comme, de nos jours et depuis quarante ans, il ne faut surtout pas brusquer ces pauvres petits, notre société fabrique en grand nombre des médiocres, sinon des crétins.
(Ces médiocres ne sont pas inintelligents - pas nécessairement -, mais ils deviennent aigris et agressifs.)
Je pense à certains hautement titrés qui sont, au moins en apparence, des médiocres. S'ils jouent la médiocrité alors qu'ils pourraient avoir une certaine tenue, c'est navrant. Mais quand on joue la médiocrité, je crains qu'on s'y complaise, d'abord, puis qu'on s'y enfonce, ensuite, inexorablement.

Au cours de ma carrière, j'ai rencontré de rares élèves qui apprenaient tout dans toutes les matières. La mémoire utilisée à fond devient de plus en plus performante. J'aurais aimé comprendre cela plus tôt dans ma jeunesse.
Il reste donc une élite. Mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi ?

Écrit par : Francis Penin | 03 mai 2009

Un couple dépassé par ses enfants avoue leur avoir donné des calmants
02/05/2009-[12:30] - AFP

VERSAILLES, 2 mai 2009 (AFP) - Un couple domicilié à Rambouillet (Yvelines) a reconnu avoir administré des calmants à ses trois enfants qu’il pensait souffrir d’hyperactivité, a-t-on appris samedi de source policière.

Placé en garde à vue jeudi, il a été remis en liberté dans la soirée. Ne parvenant pas à avoir le dessus sur ses enfants, le père de famille, âgé de 40 ans, a commandé des médicaments sur internet. Il les a ensuite administrés pendant une semaine, avec sa femme de 37 ans, à ses deux garçons de 9 et 6 ans, ainsi qu’à sa petite fille de 5 ans, a ajouté cette source, confirmant une information du Parisien.

Alertée par l’institutrice de l’un des petits garçons, la police a interpellé le couple qui a reconnu les faits. La justice reproche également à ces parents sans antécédents judiciaires d’avoir exercé des violences sur les enfants, dont la garde a été confiée aux grands-parents. Le parquet de Versailles a transmis l’affaire à un juge des enfants.

Ecrit par : Manu | 02 mai 2009

Aux USA, il y aurait 6 millions d'enfants traités à la ritaline pour hyperactivité.
En France, les médecins psychopédiatres des centres référents CORIDYS y ont également recours.

Dans les classes où des enfants sont mis en grande difficulté par les méthodes d'apprentissage de la lecture, l'hyperactivité est assez fréquente, s'ajoutant aux heures passées devant la télévision, les game-boy et autres nintendos.


http://www.esculape.com/pediatrie/hyperactivite.html

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2009

Entrer dans l'administration de l'EN, de s'y faire IPR en attendant d'être IG...

Une proche a présenté le concours, devait se farcir les thèses de Meirieu, et malgré un certain bon sens, commençait à tenir des propos pédagogistes. Bref, pire que la fièvre porcine.

Écrit par : Guillaume | 03 mai 2009

"les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir"

Venez-y voir dans ma classe de cinquième ... C'est vrai pour deux élèves, les autres s'amusent, ne pensent qu'à faire les "petit(e)s c...", n'apprennent rien. Il y en a même un qui refuse d'écrire. Il leur faut un gendarme à côté d'eux, ce que je sais très bien faire à mes heures. Mais ce n'est pas très intéressant. Anges ou démons. Tout dépend qui est en face d'eux. Si mes cours se passent en silence, dans le travail (sauf le récalcitrant vraiment récalcitrant), je n'obtiens pas de résultat. Ils ne savent toujours pas gand chose. Par contre mon bêtisier a de l'avenir devant lui. L'autre jour, sur la voix passive, j'ai eu du Monsieur Jourdain dans le texte. Là je suis obligée de rire et toute la classe me suit.
Ne soyons pas angéliques, trop rousseauistes ! Les élèves ont besoin de cadres stricts, rigoureux, sévères lorsqu'il le faut. C'est là qu'ils vous accordent leur confiance, le respect, etc. - tout ce qui manque à notre Sébastien d'M6 - et que vous pouvez envisager le travail. Je ne passe pas le moindre dérapage, pas un petit bout d'ongle. Par contre, ils ne font pas grand chose en dehors de la classe. Quasiment rien. Donc échec. Retour à la case départ. M'est avis qu'il aura beaucoup de trous dans les grilles ...

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

Organisation générale des concours de recrutement des inspecteurs de l'Education nationale et des inspecteurs pédagogiques régionaux - inspecteurs d'académie.
Arrêté du 25 octobre 1990 modifié

TITRE PREMIER : Concours de recrutement des inspecteurs de l'Education nationale.

Art. 4. - Le dossier de candidature comprend un état des services, un curriculum vitae, une présentation succincte des motivations du candidat, tous éléments permettant de mettre en évidence son expérience et son aptitude professionnelle ainsi que la copie des cinq dernières fiches de notation.

(Je connais un Breton qui n'aurait pas eu la moindre chance.)

Art. 5. - Le jury procède à une première sélection des candidats sur examen de leur dossier.

Lorsque l'ensemble des dossiers a été examiné, le jury établit la liste des candidats qu'il autorise à poursuivre le concours.

(Il y a concours et concours...)

Écrit par : Guillaume | 03 mai 2009

Si je l'avais su, je n'aurais pas manqué de citer Marylise, étant peu soucieux de m'approprier un quelconque trait d'esprit. L'essentiel est que les choses soient dites.

Ecrit par : Magister | 03 mai 2009

Magister, c'est moi qui vous suis redevable. Je lis toujours vos textes "magistralement" pensées et écrits avec le plus grand intérêt.

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

"pensés" of course.

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

Les miens, j'essaie de les faire fonctionner à l'orgueil : avoir à coeur de réussir ce qu'ils ont à faire, comme on a envie de gagner un match de foot.
Ca ne marche pas mal, et, au delà de la réussite des exercices, j'essaie d'étendre ce goût du défi à la façon de parler, à la qualité de ses centres d'intéret, au comportement en classe, etc.
Je me rends compte qu'ils savent parfaitement à l'avance en quoi consiste l'arsenal du bon élève. Ce qui ne va pas de soi, c'est qu'ils se l'approprient, qu'ils y ajoutent foi pour eux-mêmes.
Tout cela pour dire que j'adhère à l'idée émise plus haut selon laquelle l'ennemi, c'est la médiocrité, donc la complaisance.
L'autre ennemi, c'est l'évacuation des contenus au nom de l'idée que tout est bon du moment que la démarche est satisfaisante.

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

Cadichon a écrit le 27 avril ( Je suis donc très en retard mais je reprends dans l’ordre)

[Une petite précision:
Le sinistrisme n'est pas une théorie compliquée mais une tendance patente de la scène politique française. L'histoire des idées politiques fait apparaître un mouvement régulier des gauches occidentales vers le centre ( glissement à droite) mais en France, la gauche s'est toujours radicalisée (glissement à gauche).La politique scolaire en est une des manifestations les plus redoutables.]

Michel Delord : «Le sinistrisme n'est pas une théorie compliquée ». Exact, et pour le moins, c’est même un peu simpliste. J'y reviens ensuite.

Je voulais simplement dire, non pas qu’elle est compliquée en elle-même mais qu'il est inutile de faire appel à une théorie vaste ou étroite ( Sinistrisme ou « Mal français » ) pour expliquer que JPB considère la "trahison de XD" comme une énigme ou que Manu considérait encore récemment comme « globalement » sans taches le texte de XD de 2000. Je ne me lancerai ni dans une analyse politique ni dans une analyse des intérêts immédiats des courants « qui ont cru ou fait semblant de croire ». Qu‘ils aient fait semblant ou pas, l’important est qu’ils diffusaient des problématiques qui interdisaient à leurs lecteurs et partisans « de voir la réalité » du développement réel[1]. Il s’agit donc de faire quelques « démontages théoriques » simples.

Cadichon :

[mais une tendance patente de la scène politique française. L'histoire des idées politiques fait apparaître un mouvement régulier des gauches occidentales vers le centre ( glissement à droite) mais en France, la gauche s'est toujours radicalisée (glissement à gauche).]

Michel Delord : Simple remarque sur le sinistrisme . Vous écriviez précédemment

["Énigme" ? Que nenni! c’est tout simplement la manifestation du "Mal français," (Peyrefitte, 1976)[2] dont un symptôme bien connu désormais fut identifié en 1929 par A. Thibaudet qui l'a appelé "sinistrisme", ou "synégirisme".]

et dans votre dernier post

[La politique scolaire en est une des manifestations les plus redoutables.]


Michel Delord :

Donc , comme je l’ai dit je ne pense pas qu’il soit utile de mobiliser ni le sinistrisme ni « Le mal français », d’autant plus que je trouve que la notion de sinistrisme est purement descriptive et n’a pas de valeur conceptuelle[3] . Je reviendrai une autre fois sur « Le Mal français ».

Ce que Thibaudet appelle sinistrisme n’est pas plus une invention de lui que le mal français est une invention de Peyrefitte. C’est l’exportation inversée d’une thèse internationale de la ‘gauche’ du mouvement ouvrier depuis les années 1850 « Séparons nous de la ‘droite’ du mouvement ouvrier » qui a eu des interprétations différentes selon les pays. Sous ce nom Thibaudet désigne donc, de manière à mon avis essentiellement descriptive et non rationnelle, un phénomène : chaque fois que la gauche se scinde, c’est pour produire un courant d’extrême gauche et pousser la gauche ‘de droite’ vers le centre, ce qui pousse les partis de droite à ne pas se réclamer de la droite.[4] Est-ce pour gagner électoralement le centre ou parce que la pensée de la gauche (non-extrême et … extrême dans les cas graves ?) est plus efficace pour le maintien du statu-quo ou l’impulsion de réformes défendues par la droite et que cette dernière est incapable de mener à bien?

Quoi que l’on pense de la thèse de Thibaudet, elle est cependant l’indice de quelque chose de profondément vrai qui est le tournant qui s’opère disons entre 1850 et 1920, tournant pendant lequel, petit à petit et avec aussi des accélérations brutales, se passent - tendanciellement bien sûr - au moins deux phénomènes[5]

-la définition de la droite comme partisane d’un retour à l’ordre ancien (définie plus que rapidement : « féodalo-royaliste ») disparaît simultanément à la disparition de la gauche comme combattant le retour de ce même ordre, c'est-à-dire que disparaît la problématique historique de l’opposition droite / gauche, celle qui correspond au placement dans l’hémicycle à la fin du XVIIIeme. A partir de ce moment-là, il y a autant de déçus d’un côté que de l’autre puisque les ‘réacs’ poursuivent un objectif inatteignable tandis que le gauche se bat contre un danger qui n’existe pas.

- ‘l’internationalisme’ , le ‘supra-nationalisme’ qui étaient des valeurs de droite au sens ci-dessus (les nobles n’ont pas de patrie !!!) soutenues par l’église qui par essence n’est pas nationale, devient une revendication de la gauche tandis que l’église et la droite se réclament à leur tour de la défense de la nation et de la patrie.

Bien sûr, l’évolution de l’école n’est pas indépendante des tendances décrites ci-dessus.

Cadichon
[je souscris au contenu des deux textes de MD effectivement " fortement argumentés" , et j'en retiens une phrase qui résume ce que je pense aussi de l'approche de Cl. Gauthier et que je reproche d'une manière générale à la 3eme voie, et je l'ai déjà dit ici par le passé:

" Cette faiblesse de l'étude canadienne (minimisation du rôle des programmes dans l'évaluation d'un système scolaire) est même relativement dangereuse dans la situation actuelle car un certain nombre de courants, qui se réclament de la didactique, des sciences de l'éducation ou de la pensée managériale de l'éducation, peuvent profiter de l'accent mis sur la méthode (qui n'est certes pas négligeable mais secondaire) pour minimiser l'importance des programmes. "(MD)

Ce qui me semblait positif dans les travaux de Cl. Gauthier and Co, en revanche, c'est qu'ils proposaient de rendre l'école à l'école, se recentrant sur ce qui doit s'y passer et qu'ils évacuaient le credo dominant, ce déterminisme socio-économique qui plombe les enfants les plus défavorisés (car les autres s'en tirent) au nom du postulat absurde suivant:« Tout ce qui se passe à l’école découle de facteurs extérieurs à l’école. L’école n’a donc qu’une seule mission : neutraliser l’influence de ces facteurs en rétablissant en son sein la rigoureuse égalité de résultats qui ne se rencontre malheureusement pas hors de son enceinte. » (Revel, La Connaissance inutile, 1988, 315) ….]

Je ferais simplement remarquer que la formule de Revel est fausse au moins parce que dogmatique puisque pour combattre une thèse ‘politiste’ fausse - i.e.** Tout ** ce qui se passe à l’école découle de facteurs extérieurs à l’école[6] - , on en prend le contre pied mécaniste en disant explicitement ou en faisant comme si ** rien ** ‘ne vient de l’extérieur de l’école’.

Cette forme de ‘pensée ‘?’ ou plutôt de non-pensée [7] incapable de saisir le lien entre les aspects contradictoires d’une même réalité[8] me semble être la faiblesse - et je dirais même la tare - fondamentale de la société et de l’influence que le mouvement antipédago subit de la part de celle-ci. Si les pédagos font de la pédagogie, les antipédagos se proposent de la supprimer (Voir Marc le Bris à l’AG du GRIP). Si les pédagos défendent les IUFM, les antipédagos font une pétition pour « la suppression des IUFM[9] » (et ils doivent être contents maintenant que c’est quasiment réalisé !!! ). Si les antipédagos refusent l’apprentissage par cœur , les antipédagos disent que le par cœur est l’essence de l’apprentissage. Si les antipédagos sont contre la dictée, Marc le Bris nous dit, de manière on ne peut plus sérieuse « De la sévérité des dictées dépend la grandeur des nations. »(Bonheur d’école, page 189).

Je reviens à ce que je disais dans mon dernier post du 27 avril :

[Ce n'est pas parce que les divers pédagos nous ont bassiné en interdisant le par cœur et l'automatisme qu'il faut en déduire que le ressort central de l'ensignement s'en déduit par une négation mécaniste des positions des pédagogistes. la dégénérescence de la pensée est toujous l'incapacité de poser et de comprendre les rapports entre les choses qui s'opposent et de n'être capables que de les penser en terme d'opposition binaire.

La question centrale est donc de bien poser le rapport entre le mécanisme et l'intelligence, la mémoire et l'intelligence ..... et non de privilégier un aspect en niant l'autre.

Et il y a des américains qui défendent cette position et depuis 1999, cad bien avant que ce blog n'existe : par exemple l'ami Hung-Hsi Wu a publié "BASIC SKILLS VERSUS CONCEPTUAL UNDERSTANDING : A Bogus Dichotomy in Mathematics Education"
http://www.aft.org/pubs-reports/american_educator/fall99/wu.pdf

Donc, à moins de vouloir expressément draguer une couche sociale qui réduit la "transmission" à la transmission de formules , il vaut mieux lire un peu le texte de Hung-Hsi Wu à l'occasion deu dixième anniversaire de sa parution]


Michel Delord , pédagogue de la répétition


[1] Tant la vision est une question théorique : cf. Textes d’Alain ou article ‘Observation’ du Dictionnaire pédagogique.

[2] Au lieu de parler en journaliste, il faudrait au moins rendre à César ce qui appartient à César et rendre « la syphilis » à son géniteur qui n’est pas Alain Peyrefitte.

[3] Je veux dire par là que si je classe dans la catégorie disons des « plusde20 » tout ce que l’on rencontre sur terre qui fait plus de 20 cm dans sa dimension la plus courte, on y trouve l’éléphant, la pelleteuse, le boa constrictor, Jean-Paul Brighelli, Philippe Meirieu et moi-même. Mais au vu du fait que j‘ai souvent des désaccords avec JPB, on ne peut considérer que « plusde20 » est un concept opératoire.


[4] Pour une définition du Sinistrisme voir, par exemple :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sinistrisme
http://www.france-politique.fr/sinistrisme.htm

[5] On pourrait y rajouter - et c’est de plus lié - l’évolution du rôle du parlement.

[6] D’autant plus que je pense que l’on peut montrer facilement que c’est parce que la société est « pédagogiste » que l’école l’est devenue.

[7] Que ce soit sous l’influence d’une pensée racornie, par la soumission aux dogmes des conseillers en médias ou la restriction de la pensée aux canons du journalisme moderne a peu d’importance car ces trois origines ne sont pas contradictoires et peuvent même se renforcer.

[8] « Incapable de saisir le lien entre les aspects contradictoires d’une même réalité » : ne suis-pas en train de définir explicitement ce qu’est la non-intelligence. Et je m’attends bien à ce que quelques antipédagos refusent cette définition de l’intelligence … au prétexte qu’elle risquerait d’être interdisciplinaire.

[9] http://www.r-lecole.freesurf.fr/Actions/Piufm2.html et http://www.r-lecole.freesurf.fr/Actions/sign.html

Écrit par : MichelDelord | 03 mai 2009

J'utilise la bonne vieille carotte pour faire travailler cette fameuse cinquième. En groupe (travail dirigé), après avoir expliqué, montré un exemple, etc. etc. avec force couleurs, flèches et tutti quanti, j'annonce : "Le premier/ la première qui réussit le travail, sans un poil d'accent qui manque, aura un vingt sur vingt." Ils se mettent tous avec ardeur à la tâche. Jeudi dernier, le premier qui m'a montré sa feuille (un loustic de première) a raté la récompense à un accent près. "Dommage pour toi", lui ai-je dit. Il a regagné sa place en pestant contre lui-même. Je suis intransigeante, c'est la règle du jeu. Depuis le début de l'année, j'ai distribué assez peu de récompenses, pas plus d'une main à mon avis. Mais ça marche toujours. Ils m'ont même dit qu'ils me regretteront ! Un comble ! Qui bene amat bene castigat.

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

J'allais oublier un ennemi, en tout cas à l'école primaire : la manipulationnite : toujours maintenir les élèves dans le concret au nom de l'idée qu'ils ne sont pas encore capables d'abstraire.
Ce qui est vrai en maternelle et dans les classes spécialisées l'est de moins en moins quand on se rapproche du collège : à force de toujours reporter à plus tard le moment de tâcher de les faire entrer dans l'abstraction (par exemple en leur présentant des textes ou des leçons peu ou pas illustrés), on finit par fabriquer des handicapés du bulbe.

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

"j'ai suggéré aux plus jeunes d'entrer dans l'administration de l'EN, de s'y faire IPR en attendant d'être IG, etc.
Pour dénoyauter le système."

C'est encore possible actuellement ?

Parce que le système a plutôt l'air de s'auto-contaminer de manière croissante.

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

"j'ai suggéré aux plus jeunes d'entrer dans l'administration de l'EN, de s'y faire IPR en attendant d'être IG, etc.
Pour dénoyauter le système."

Il me semble que devenir inspecteur exige des dispositions peu compatibles avec l'indépendance d'esprit de vos amis.
Ce n'est pas donné à tout le monde d'être capable de tyranniser au nom d'un dogme pour, le lendemain, tyranniser au nom d'un autre au gré des instructions officielles.
Il faut avoir des motivations assez éloignées du souci de cohérence de son jugement et de ses actions.

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

L'important mon cher Perceval, c'est que chacun atteigne son niveau d'incompétence par exemple pour les chevaliers de la table ronde la recherche du Saint-Graal ... que de belles études sociologiques en perspective sur la vitesse d'évolution des carrières en fonction de ce but à atteindre !

Pour ceux qui ne connaissent pas ce charmant petit livre je le recommande vivement : "Le Principe de Peter" de Laurence J Peter et Raymond Hull paru en 1969

Écrit par : iPidiblue de l'abstraction en milieu ambiant | 03 mai 2009

Cette forme de ‘pensée ‘?’ ou plutôt de non-pensée [7] incapable de saisir le lien entre les aspects contradictoires d’une même réalité[8] me semble être la faiblesse - et je dirais même la tare - fondamentale de la société et de l’influence que le mouvement antipédago subit de la part de celle-ci. Si les pédagos font de la pédagogie, les antipédagos se proposent de la supprimer (Voir Marc le Bris à l’AG du GRIP). Si les pédagos défendent les IUFM, les antipédagos font une pétition pour « la suppression des IUFM[9] » (et ils doivent être contents maintenant que c’est quasiment réalisé !!! ). Si les antipédagos refusent l’apprentissage par cœur , les antipédagos disent que le par cœur est l’essence de l’apprentissage. Si les antipédagos sont contre la dictée, Marc le Bris nous dit, de manière on ne peut plus sérieuse « De la sévérité des dictées dépend la grandeur des nations. »(Bonheur d’école, page 189).

Ecrit par : MichelDelord | 03 mai 2009


Ces oppositions me paraîssent caricaturales. Il y a encore trés peu d'excès dans "l'autre sens" (qui connaît un établissement où les élèves ingurgitent par coeur des cours qu'ils ne comprennent pas dans un silence absolu encadré par des enseigants sadiques ? Voilà une vision qui n'existe -à ma connaissance - que dans l'esprit fumeux de certains pédagos qui n'ont plus foutu les pieds dans un établissement depuis trés longtemps...)

Les propos de Marc Le Bris étaient nettement plus nuancés dans "et vos enfants..." (je n'ai pas encore lu "Bohneur d'école"), et la plupart des partisans de l'instruction sont des gens infiniment plus ouverts et nuancés que le camp d'en face... A la lumière de ce que je connais, c'est un faux problème pour moi (sous réserve bien sûr que je ne le sous-estime pas).

L'urgence actuelle est bien toujours de sortir d'une façon ou d'une autre des ravages du pédagogisme. On peut le constater dans 99 % des établissements, à mon avis.

Quand aux IUFM, on a toujours milité pour leur suppression à l'expresse condtion qu'on ne les distille pas comme un poison dans le facs. Qui a appris quoi que ce soit dans un IUFM ? Ce que je sais, outre l'expérience, je l'avais appris non à l'IUFM, mais par quelques trop rares stages pratiques directement dans des classes tenues par des collègues. Et les autres, comment ça s'est passé pour vous ?

Bref, Michel, la raison d'être de ton post m'échappe, je dois bien l'avouer.

Écrit par : Manu | 03 mai 2009

Michel Delord est certainement l'abstracteur de quintessence le plus bordélique qu'il m'a été loisible de connaître ... son site est une merveille de désordre entropique et quant à ses messages ici ils sont carrément illisibles ! Ceci dit je ne doute pas de ses bonnes intentions ...

Écrit par : iPidiblue sans craie ni crayon | 03 mai 2009

Le niveau de lecture s'est considérablement réduit depuis le début de ma carrière. Il y a au moins deux ans de décalage dans les oeuvres qu'on peut donner à lire. Certaines oeuvres passent ainsi à la trappe, devenues illisibles. Des cours entiers qu'on ne peut plus faire.
Dernièrement, j'ai donné à lire pendant les vacances de printemps Cabot-Caboche de Daniel Pennac. Quasiment personne dans la classe n'a compris le roman. C'est qui La Poivrée ? C'est qui Le Grand Musc ? Des chiens ? En fait, ils se sont heurtés à deux obstacles : la chronologie du récit (le chien, en rêve revoit son passé selon le procédé du retour en arrière) et le narrateur qui raconte les faits selon le point de vue du chien. On n'a pas toujours le temps de lire avec la classe les premiers chapitres ... Donc, après commentaires et recadrage, tout le monde doit relire le roman. Dur, dur ... Parfois, on est sous les pâquerettes ...

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

Quelle niveau votre classe Marilyse ? Votre fameuse cinquième ? Voyez-vous le Net comme la majorité des médias modernes permet de plus en plus ce flou de la pensée qui autorise toutes les incompréhensions.

Écrit par : iPidiblue sans craie ni crayon | 03 mai 2009

Quel niveau ... moi aussi je fais des fautes !

Écrit par : iPidiblue sans craie ni crayon | 03 mai 2009

"La plupart des partisans de l'instruction sont des gens infiniment plus ouverts et nuancés que le camp d'en face..."

"Qui a appris quoi que ce soit dans un IUFM ?"

Ecrit par : Manu | 03 mai 2009


Effectivement, voilà des propos très nuancés du "camp d'en face"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009

Non, là, il s'agit d'une sixième qui est en train de se transformer actuellement, si on n'y prend pas garde, en mauvaise cinquième. Depuis les vacances, les ponts, les activités de toutes sortes, il n'y a plus personne au bout du fil. Vous seriez atterrés si je mettais en ligne une rédaction ...

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sam+calavitta/video/x954bu_le-maitre-des-maths_school

La classe de maths de Sam Calavitta à Los Angeles, voir l'article du Monde.

Ce qui est frappant c'est la proportion d'asiatiques et l'abscence de noirs et même d'hispaniques !

Je me méfie certes des reportages un peu trop élogieux sur des méthodes soi-disant révolutionnaires ceci dit cet ancien ingénieur qui fabriquait des satellites semble assez sérieux malgré ses dehors d'entraîneur sportif. Il a 9 enfants et est un fervent chrétien !

Écrit par : iPidiblue avec de la mie de pain | 03 mai 2009

Je ne suis pas professeur de français. Néanmoins, j'aimerais vous faire part d'une petite anecdote personnelle qui illustre très bien l'opinion de Marilyse. Il y a trois ans de cela, dans un collège classé en ZEP, j'ai surpris un de mes élèves en train de lire un roman de Mary Higgins Clarke durant mon cours. Après avoir confisqué l'ouvrage et réprimandé le lecteur intempestif, j'ai questionné le garnement que je savais ne pas être ce qu'il est convenu d'appeler un grand lecteur: "Rassure-moi, ce n'est pas une oeuvre que vous étudiez en cours de français?" et, bien évidemment, la réponse fut affirmative. Un collègue de français m'a confirmé après coup que Mary Higgins Clark faisait même partie des auteurs "recommandés" dans le cadre de l'étude du fait divers! Cela m'a proprement sidéré, d'autant plus que le collègue m'a affirmé que dans cet établissement, il était purement et simplement impossible d'étudier Molière, Zola, Maupassant... enfin bref, la littérature que j'avais étudiée au collège, quoi! Je précise que je n'avais que 26 ans à l'époque, c'est-à-dire que ma propre expérience de collégien remontait à un peu plus de dix ans, à peine. Vous imaginez le choc que j'ai ressenti en constatant la chute vertigineuse du niveau en l'espace d'une décennie!

Écrit par : Alain | 03 mai 2009

@MD toute première remarque avant de lire le reste
« Séparons nous de la ‘droite’ du mouvement ouvrier » qui a eu des interprétations différentes selon les pays. Sous ce nom Thibaudet désigne donc, de manière à mon avis essentiellement descriptive et non rationnelle, un phénomène : chaque fois que la gauche se scinde, c’est pour produire un courant d’extrême gauche et pousser la gauche ‘de droite’ vers le centre, ce qui pousse les partis de droite à ne pas se réclamer de la droite.[4]?"

La thèse de Thibaudet devient intéressante du fait que ce tropisme soit devenu spécifiquement français dans les quarante dernières années, puisque les autres gauches occidentales ont dans le même temps viré à droite, les unes après les autres. Cela affaiblit à mon sens l'objection.

Ce qui est catastrophique c'est qu'étant par sa nature même un bastion ( pré carré et dernier carré, fonds de commerce, pépinière, rampe de lancement) des partis de gauche, le domaine de l'éducation est particulièrement vulnérable à la mise en pratique de ses dogmes.La politique égalitariste en étant l'illlustration la plus flagrante. Meanwhile, les autruches continuent à nier que cette idéologie de référence de la gauche ait plombé l'École qui enseignait des savoirs pour en faire celle qui enseigne l'ignorance, en changeant sa mission d'instruction en mission d'ingénierie sociale ( social engineering, ça sonne mieux en anglais) .

Pourquoi avons-nous la gauche la plus nulle du monde mais qui continue à ratisser large et à porter aux nues des Besancenot?
Parce que ça endoctrine dur dans les madrassas de l'EN.
Depuis quelques années, j'héberge des étudiants français en séjour ici. Tous aussi incultes en histoire et encore plus en histoire des idées ( même les mentions TB au bac, qu'il sortent de S ou de L...) mais ce qui est rassurant c'est qu'ils comprennent vite les domaines où ils ont des lacunes, et surtout se doutaient bien that there is another world out there et qu'on leur bourrait le mou..
C'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont là...Le bon sens reprend vite le dessus.
À ce propos, mon HKgneuse a enfin compris et mis en pratique ce que JPB lui avait dit au tout début de l'année ( oublie le JE): elle recrache maintenant par coeur tout ce que disent les profs, en se gardant bien de montrer, comme elle faisait avant , qu'elle avait quelque vue personnelle sur le sujet à traiter et des connaissances nécessairement hors programme puisqu'acquises dans une scolarité non française. Ça paie, les résultats des concours blancs la placent maintenant dans les 10-12 premiers avec des appréciations à la mesure de la victoire des ses profs: ils se félicitent de l'avoir formatée. Victoire à la Pyrrhus car si elle est admise en Khâgne ce sera juste pour avoir le plaisir de leur dire d'aller se faire voir chez les Grecs.




Bon, je continue ma lecture des posts de ce dimanche.

Écrit par : Cadichon | 03 mai 2009

Vous imaginez le choc que j'ai ressenti en constatant la chute vertigineuse du niveau en l'espace d'une décennie!

Ecrit par : Alain | 03 mai 2009

C'est peu de le dire. Dans mon établissement, nous étudions toujours les auteurs dont vous parlez, mais en cours. Ce dont je parle, c'est la lecture dite cursive, personnelle, à la maison. Nous choisissons des romans de qualité d'auteurs contemporains : Mourlevat, Pennac, Jean Côme Noguès ... Lire Molière, La Fontaine, Ovide ... c'est en classe, en lecture guidée au départ.
L'autre jour, nous avons reçu une offre des éditions Ellipse en mathématiques (niveau lycée) qui propose des exercices bâtis d'après les personnages et les situations des sitcoms célèbres du moment. Incroyable mais vrai. Il faut le lire pour le croire !

Écrit par : marilyse | 03 mai 2009

@ Cadichon
Pourquoi diable vous mêlez-vous d'éducation ? Je transmets votre post si intelligent à Rachel Boutonnet, Pascal Dupré et quelques autres "chiens de Pavlov".

Ecrit par : guy morel | 02 mai 2009
Mais transmettez, mon cher, Be my guest!
et condoléances...Il y a vraiment tant de mauvaise foi et en fait du roquet ( puisqu'on est dans ce registre) dans cette remarque inepte.Il faut être bouché `a l'émeri pour ne pas vouloir admettre que je ne visais évidemment pas ces courageux résistants vers qui va toute mon admiration. Je l'ai suffisamment exprimé ici.
Amalgame, mauvaise foi, procès d'intention...
le terrorisme intellectuel marche `a fond la caisse...
Quand on a été dressé chez les trotskars ou assimilés on garde le pli.C'est comme un tatouage, ça doit faire trop mal de l'effacer...

Écrit par : Cadichon | 03 mai 2009

Michel Delord est certainement l'abstracteur de quintessence le plus bordélique qu'il m'a été loisible de connaître ... son site est une merveille de désordre entropique et quant à ses messages ici ils sont carrément illisibles ! Ceci dit je ne doute pas de ses bonnes intentions ...

On y trouve même un amusant petit texte de Molinier sur un chapitre de Bonheur d'Ecole ("la leçon d'histoire"). Que de temps passé à taquiner les "amis"...
Il mériterait une humble réponse, cet été, peut-être, le texte offre tant d'occasions sur le plan historique.

Écrit par : Guillaume | 03 mai 2009

Parce que ça endoctrine dur dans les madrassas de l'EN.
Depuis quelques années, j'héberge des étudiants français...

mais ce qui est rassurant c'est qu'ils comprennent vite les domaines où ils ont des lacunes, et surtout se doutaient bien that there is another world out there et qu'on leur bourrait le mou..
Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2009


Amalgame, mauvaise foi, procès d'intention...
le terrorisme intellectuel marche `a fond la caisse...
Quand on a été dressé chez les trotskars ou assimilés on garde le pli.C'est comme un tatouage, ça doit faire trop mal de l'effacer...

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2009

Derrière l’unanimisme anti-psycho-pédagogique, des débats… et des insultes fleurissent, où les donneurs de leçon, et le premier d’entre eux, font ressortir leurs mérites (ce qui se conçoit) mais pour mieux enfoncer l’interlocuteur(trice) qui relèvent des contradictions, des insuffisances, des références ou des soumissions au politiquement correct… Manifestement même les leaders de la résistance au “n’importe quoi” ne savent pas évaluer que le vecteur intellectuel de toute les erreurs qu’ils dénoncent, est le politiquement correct (exclusivement destiné à faire avaler le virus de l’exploitation de l’homme pas l’homme par l’image du sociétalisme imbécile, pendant que les “purs” agitent leurs petites menottes en hurlant : c’est la faute au Capital).

In LES DONNEURS DE LEçONS
ET LA QUESTION DES LIMITES

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/category/weblogs/

Écrit par : Roger Felts | 03 mai 2009

Arrêtez de jouer les sycophantes.

Écrit par : yenamarre | 03 mai 2009

Ah j'oubliais: " faire parler les morts...", qui ne peuvent plus se défendre d'être pillés et mis au service de causes qu'ils n'auraient pas soutenues de leur vivant...

Tout ce que disait là le regretté R. Felts c'était la nécessité de ne pas tomber....dans le cliché, l'amalgame, le procès d'intention, la diabolisation, (comme celle du Capital), le politiquement correct.
Puisque le lien nous a été fourni (comme les verges par celui qui cherche à s'en faire fouetter) rendons à R. Felts ce qui lui appartient et qui avait motivé son message sur les donneurs de leçons:

"Quand on écrit que la religion islamique est l’opium des peuples arabo-musulmans, mais que, en plus on se désole de voir qu’on veut nous imposer ses méfaits en France… la réponse Morelo-brighellienne est “JPB, tu la vires.” et “Madame, si vous continuez nous faisons sauter vos textes. Vous êtes une raciste.”

J’avais intitulé cette note : LES DONNEURS DE LEçONS et la question des limites.""'

RIP

R. Felts se serait peut-être aussi insurgé que personne n'ait réagi à ces moukhères enchifonnées enseignant l'arabe `a des gamins qui savent à peine déchiffrer et écrire leur propre nom. La raison d'être de l'immigration c'est pourtant d'aller chercher ailleurs ce qu'on n'a pas chez soi...

Je suis tout aussi écoeurée que Zaza ou Perceval, mais pas surprise tant le conformisme est rampant
Donc, plus que jamais, lire d'urgence "Histoire d'un Allemand" de Sebastian Haffner...ou comment le ver entre dans le fruit et le grignote grâce à la lâcheté et à la sottise ambiantes.
Vert, rouge ou brun-noir, un totalitarisme reste ce qu'il est et les autruches et autres moutons de Panurge peuvent tendre le coup pour le sacrifice final. Ils finiront en méchoui et en brochettes...

Écrit par : Cadichon | 03 mai 2009

Il faut être bouché `a l'émeri pour ne pas vouloir admettre que je ne visais évidemment pas ces courageux résistants vers qui va toute mon admiration. Je l'ai suffisamment exprimé ici.
Amalgame, mauvaise foi, procès d'intention...
le terrorisme intellectuel marche `a fond la caisse...
Quand on a été dressé chez les trotskars ou assimilés on garde le pli.C'est comme un tatouage, ça doit faire trop mal de l'effacer...
Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2009
C'est un plaisir de dialoguer avec vous. Je ne dirai rien des concepts politiques puissants de " dressage" et de "tatouage".
Une petite observation sur un sujet plus important : il me semble fort discutable de diviser les enseignants en "résistants" d'un côté et "chiens de Pavlov" de l'autre.

Écrit par : guy morel | 03 mai 2009

Effectivement, voilà des propos très nuancés du "camp d'en face"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009
----
Cher Christophe, vous savez bien que vous n'êtes pas visé.
Ah ! j'ai vu votre photo. Vous êtes un jeune homme d'allure énergique et sympathique.
J'ai une collègue prof d'éd mus et de ch ch qui est dans un IUFM et elle a eu ma fille dans sa classe il y a 25 ans. J'ai chanté aussi comme soliste dans sa chorale (le solo de basse de la cantate BWV 78 de J.-S. Bach).
Je suis sûr qu'elle y fait du bon boulot.
Ce sont les prétendues "sciences" de l'éducation que nous visons ici, pas les personnes qui enseignent bien.
Maintenant si vous me dites que vous adhérez à ces sciences, je serai un peu gêné aux entournures, certes. Mais bon, je me jette à l'eau : y adhérez-vous ?

Écrit par : Francis Penin | 03 mai 2009

"chiens de Pavlov", "tatouage", "dressage", "autruches" et "moutons de Panurge."

Cadichon, en trois messages et un pseudo, est un bestiaire à elle toute seule.

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Marylise, je crains que la situation ne soit encore plus grave dans mon établissement, car nos élèves "étudient" en cours, des oeuvres aussi intéressantes qu'"Entre les murs" de l'inévitable Bégaudeau (si si, je vous assure!) ou "Le petit Nicolas". Soit dit en passant, je n'ai rien contre Goscinny pour lequel j'ai beaucoup d'affection, mais il me semble que "Le petit Nicolas" relève davantage d'une lecture ludique et récréative. Cela étant dit, je répète que je ne suis pas professeur de français, alors il est tout à fait possibe que je sois complètement à côté de la plaque...

Écrit par : Alain | 03 mai 2009

@ CATALOGUE GRIP-Éditions


http://www.slecc.fr/GRIP_editions/mailing_09_05.pdf

Écrit par : guy morel | 03 mai 2009

Alain, vous n'êtes pas du tout à côté de la plaque. C'est tout à fait cela. Dans mon collège, nous faisons, avec nos petits bras, de la résistance. On essaie de maintenir un certain niveau d'exigence mais on n'y arrive de moins en moins, ou de plus en plus mal, comme vous voulez.
On ne parle pas assez à l'école primaire de la nécessité de lire par soi-même. Pourtant, aujourd'hui, il y a des BCD partout ... L'une de mes collègues a ôté en cours d'année son enfant de l'école où il était inscrit. Le gamin allait toutes les semaines à la BCD mais ne rapportait jamais rien à lire chez lui. Ma collègue en parle à l'institutrice qui lui répond tout de go : "Ah, mais non, ils emportent le livre s'ils le veulent !" CQFD. Encore un de perdu pour l'enseignement public.

Nous venons de commencer à recevoir des éditeurs les premiers spécimens de Français en sixième. J'en ai un sous les yeux : dans la liste des auteurs étudiés ne figurent pratiquement que des classiques archiclassiques. Il y a un recadrage, des directives ont dues êtres données en ce sens. Seulement il faudrait se préoccuper dès le plus jeune âge de faire lire les élèves, sinon ils ne seront pas en mesure de lire ces classiques en sixième : Le Petit Prince, les contes de Grimm, d'Andersen, de Perrault, de Birago diop, d'Amadou Hampâté Bâ, Le Médecin volant, L'Odyssée ... Et on se rabattra sur des oeuvres de seconde main.
Je constate depuis quelques années une baisse vertigineuse en vocabulaire. Des mots simples, ultrasimples, ne sont pas connus. Les significations donnent dans le flou, l'à peu près. Tout cela a déjà été dit et redit mais nous sommes d'inlassables perroquets atteints de psittacisme aigu. Pour ce qu'il en reste ...

Écrit par : Marilyse | 03 mai 2009

Effectivement, voilà des propos très nuancés du "camp d'en face"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009

Il ne faut pas caricaturer, on est bien d'accord, mais ne pensez-vous pas que les IUFM en général se sont coulés eux-mêmes ? Combien de néo-tit' ont déchanté une fois plongé dans le bain à 18h, et bien souvent avec les classes les plus difficiles ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 mai 2009

Marylise, quelles oeuvres auriez-vous envie de conseiller à un instit pour sa classe ?

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

Chevalier Perceval, je vous fais lire actuellement en cinquième, bon, n'exagérons rien, des extraits. Je pourrais vous répondre pour le collège car c'est ma partie. Je suis étonnée que, lorsque je parle de certains livres de bibliothèque en sixième comme, en vrac, "Les contes de la rue de Broca" de Gripari, "L'oeil du loup" de Pennac, les romans de Claude Roy, de Roald Dahl, de Marcello Argilli, de Gianni Rodari, lorsque je parle d'auteurs contemporains pour la jeunesse comme Marie Aude Murail, Susie Morgenstern, Mourlevat ... il n'y a pas d'écho. N'existe-t-il pas une liste d'ouvrages recommandés pour la lecture cursive en primaire ? Etudie-t-on des oeuvres plus classiques en classe comme au collège ?

Écrit par : Marilyse | 03 mai 2009

Message datant du 2 mai, de la part de Xavier Darcos, pour Jean-Paul Brighelli et les lecteurs de ce blog, au cours de l'émission d'Ardisson sur Canal + :

"Quand je lis certains blogs de certains, ils ont l'impression vraiment que je suis ramolli du chapeau."

C'est ici : http://www.neoprofs.org/actualites-f5/darcos-chez-ardisson-t8077.htm à 4'20''

Écrit par : Neoprofs | 03 mai 2009

Les contes de la rue Broca, L'oeil du loup, Roald Dahl sont en effet couramment étudiés.

http://eduscol.education.fr/D0102/liste-litterature-c3-2007.pdf

Écrit par : Perceval | 03 mai 2009

@ De la dictée
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/

Écrit par : guy morel | 03 mai 2009

« Penser quoi? Donc vous ne pensez pas que les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir? Eh bien, moi si mais tant d'entre eux ne le font pas dans une institution qui favorise le nivellement par le bas, où les bons élèves restent médiocres pour ne pas se distinguer et ne pas être traités de "bouffons", mais avec la bénédiction d'un encadrement enseignant qui a réclamé (et persévère depuis quarante ans ) la suppression de l'estrade comme instrument d'oppression... et où toute compétition est bannie comme prolégomène du fascisme. » (Cadichon)

Pratiquement tous ? A la naissance, peut-être… Je n’ai pas assez d’expérience dans le domaine de la toute toute petite enfance.

En revanche, déjà à trois ans, ça se discute.

Je ne rentrerai pas dans des discussions de « forums- petites mamans » qui dissertent du « stade du non » de la chair de leur chair mais, après 35 ans d’école maternelle, même si j’avais utilisé la pédagogie du claquoir, comme l’éminent professeur de mathématiques cité plus haut, j’en aurais connu des Stéphane et des Stéphanie, des Michaël et des Séverine, des Elodie et des Julien, des Emma et des Théo qui s’endorment à la première équation proposée au premier élève de la file, qui bousculent le copain de devant histoire de s’occuper un peu, ou font semblant de réciter : « De quoi sont les pieds ? Les pieds sont l’objet de soins constants !» de leur manuel du parfait soldat en remuant les lèvres en rythme.

Quant à la compétition, tous ces enfants-là s’en battent le flanc gauche avec une patte d’anguille, comme disait ma mémé. Que l’on nivelle par le haut ou que l’on nivelle par le bas. Ce n’est pas leur problème. Pour eux, la vie est un long fleuve tranquille qui s’écoule, doucement et régulièrement de demi-journées de classe en repas ou jeux, et tous les lieux se valent pour eux.

La solution la plus économique serait de les laisser à leur triste sort, chair à canon, main d’œuvre servile, consommateurs de parcs de loisirs et de Ipode dernier cri. C’est plus ou moins ce que l’on fait actuellement.

Le problème, c’est que, pour certains d’entre eux, cet abandon, justifié par les meilleures intentions du monde (voir le poème de l’ami Totor mis en illustration du propos de Cadichon), génère une agressivité bien naturelle, encouragée par les mêmes qui croient voir revenir, avec l’instruction, les fautes commises naguère par des gens dont la culture ne faisait aucun doute.

L’école n’a pas à mettre en coupe réglée qui que ce soit. L’école à simplement à mettre des connaissances, le plus de connaissances possible, dans la tête de ses élèves et ce de manière efficace. Et l’on sait très bien que la manière efficace ne passe pas complètement chez l’être humain par une tranche de salami, qu’elle soit collée sur le tableau ou donnée en pâture à chaque truffe déterrée.

Ce qu’il s’agit donc de mettre en marche chez les Emma, les Théo, les Kévin , les Samantha, les Abdel et les Fatoumata, c’est ce que mettaient en marche nos pères chez les René, les Maryvonne, les Sandro, les Maurice, les Antonia et les Pedro qui emplissaient alors leurs classes et qu’ils appelaient trivialement « la comprenette ».

Cela a sans doute engendré la merveilleuse idée de l’ « apprendre à apprendre » qui semblait à la fois garantir l’abandon des « textes, lois et règles fossiles » qui avaient fait tant de mal tout en préservant l’acquisition de la comprenette, indispensable à la mémoire de ces étranges animaux évolués que l’on appelle des hommes.

Nous sommes en train de nous rendre compte que cet « apprendre à apprendre » déconnecté du concret et de l’existant est une vaste foutaise. Certains, dans leur immense désarroi, en déduisent qu’il faut donc faire l’économie de la comprenette et réduire les élèves au rang de chien de truffe ou d’animal de cirque en leur faisant seriner à coups de claquoir les réponses d’un catéchisme scolaire et que plus ce sera rébarbatif et répétitif et plus ce sera efficace.

Sans moi.

Écrit par : catmano | 03 mai 2009

"La plupart des partisans de l'instruction sont des gens infiniment plus ouverts et nuancés que le camp d'en face..."

"Qui a appris quoi que ce soit dans un IUFM ?"

Ecrit par : Manu | 03 mai 2009


Effectivement, voilà des propos très nuancés du "camp d'en face"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009

Désolé Christophe, j'aurais dû rajouter une précaution à votre endroit.
Je vous l'ai déja dit, mais il est bon de le répéter : je ne sais effectivement pas ce que vous faites et ce que vous en dites est plutôt rassurant mais je me base aussi sur mon expérience personnelle.

Ce qui sous-entend, outre la mienne (je n'ai effectivement strictement rien appris à l'IUFM même. Le peu que j'ai appris pédagogiquement fut à l'intérieur des classes lors de courtes périodes de stages. Le reste, c'est à dire l'essentiel, me fut appris pas un de mes potes qui était devenu pofesseur 1 an avant moi. Heureusement qu'il était là...)
que je n'ai que trés rarement reçu de témoignages positifs de la part de jeunes collègues. Mes responsabilités syndicales, entre autres, me permettent d'avoir un panel assez large même s'il n'est pas exhaustif.

Voilà. Désolé de vous avoir vexé. Au moment où j'écrivais cela, j'espérais secrètement que vous ne seriez pas dans les parages... c'est raté. Vous remarquerez aussi que j'ai fait un appel à témoignage, insistant bien sur ce que moi, je savais. Quand aux autres...

Écrit par : Manu | 03 mai 2009

Ah, c'était un appel à témoins ?

Non, je n'ai rien appris à l'IUFM.

Mais il faut spécifier : formation PLC.

Christophe défend la formation P.E., et je ne connais pas cette formation.

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Pour se recentrer sur la danse : ce soir, "Ballroom dancing" sur Arte.
Ça nous changera des "heures les plus sombres de notre histoire", etc.

Écrit par : yann | 03 mai 2009

A l'IUFM, formation commune navrante, d'une bêtise rare sur la gestion du groupe classe, sur la psychologie, nécessairement freudienne, de l'adolescent (mais l'occasion de bien rire avec mes comparses dans des chahuts terribles).

En revanche, la formation disciplinaire était judicieuse: le formateur nous a montré un cours de Terminale (ce n'est pas inutile après l'année de préparation à l'agrég.), puis nous avons essayé de monter des plans de cours ensemble, et nous avons testé nos propres cours sur les collègues. Il est vrai que l'enseignement de la philo. est assez peu perméable aux sciences de l'éduc. et donc l'apprentissage sur la manière de faire des cours était peu dogmatique (pas de méthode imposée).

Écrit par : Romuald | 03 mai 2009

itou, mais formation PLC, donc les PE, je n'en sais rien...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 mai 2009

Merci Marylise d'avoir bien voulu confirmer mon intuition. Quant à la pauvreté du vocabulaire que vous évoquez ci-dessus, j'ai demandé aux élèves, en début d'année scolaire, de remplir une fiche de présentation. Et bien, croyez-le si vous voudrez, mais le mot "loisirs" a laissé une classe de quatrième dans son intégralité perplexe. Une collègue m'a également rapporté que ses élèves de cinquième n'avaient pas la moindre idée de ce que l'on attendait d'eux à la rubrique "profession des parents".

Écrit par : Alain | 03 mai 2009

Oui, je crois que je vais regarder Arte…
Jérémy, pourquoi ne pas devenir IG ? Demandez donc une audience à Le Guillou… :-))
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2009

Oui, je crois que je vais regarder Arte…
Jérémy, pourquoi ne pas devenir IG ? Demandez donc une audience à Le Guillou… :-))
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2009

Et je me recommande de votre haut patronage auprès de lui ? :p

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Pourquoi pas — mais faites attention…

SUr la musique, un texte ahurissant sur un site officiel.
http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cprospective09-1.pdf
Manu, Christophe, à vos claviers !
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2009

Ca veut dire quoi, "lire un livre", "écouter de la musique", et, même, "pratiquer une activité culturelle en amateur"? Alors, si on écoute "NRJ", on écoute de la musique, et si on surfe et tchatte sur "facebook" toute la journée, on "exerce une activité culturelle"?
A mon avis, cette étude ne tient absolument pas compte "des contenus". Elle pourrait être, selon vos propres termes, purement "pédagogiste", en mettant la forme avant le fond. En enlevant le fond, même, ce qui donne les meilleures chance de couler définitivement!!! ;-)

Francis, je ne suis pas un thuriféraire des sciences de l'éducation, et ne l'ai jamais été, comme pas mal de mes collègues! Mais Manu a raison, les IUFM se sont maintes fois tiré une balle dans le pied! (Des responsables de l'institution l'ont reconnu eux-mêmes en ma présence, à mots couverts, en plusieurs occasions). Mais, vous savez, ce n'est pas spécialement moi que je défends, mais beaucoup de pratiques disciplinaires des formations PE.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009

Ce qui me choque en particulier, c'est que cette pseudo enquête considère la culture comme un objet de consommation de masse !!!

Bon sinon pour revenir à la culture, une petite page musicale avec Vivaldi et son titre "Gloria" :

http://dl.free.fr/oNdYVNgPD

Bonne soirée à tous !

Écrit par : Sandra WAGNER | 03 mai 2009

En première lecture, je trouve la partie 1 nettement plus odieuse que la 2.
Dans la partie 1, il n'y a pas de cours, juste une compétition, et je doute que les questions qui permettent le 5/5 soient d'une niveau exorbitant.

Ecrit par : dobolino | 02 mai 2009

typique!


Souvenez vous de De Gaulle :il s'agit bien, encore et toujours, de "brider les cracks pour faire gagner les tocquards"

Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2009

Si vous avez lu ça, c'est que vous ene m'avez jamais lue. Vous êtes primaire, pavlovienne, et vraiment très limitée ! Vous vous fiez au fait avéré que je suis adhérente au Parti Socialiste Français et, quoique je dise, vous salivez à la clochette. Même si je vais à fond dans le sens qui semble être le vôtre !
Lamentable !

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Quelques remarques sur la stratégie du lemming qui se développe ces derniers temps chez les "antipédagos", comme on les appelle…
Il y a cinq ans s'est tenu chez moi, à Clemront-l'Hérault, une assemblée générale de Sauvez les Lettres. Où j'ai suggéré aux plus jeunes d'entrer dans l'administration de l'EN, de s'y faire IPR en attendant d'être IG, etc.
Pour dénoyauter le système.
Résultats des courses : néant. Certains ont quitté l'EN (Fanny Capel) pour vaquer à leurs affaires. D'autres maugréent dans leurs coins, en prononçant des exclusions (ma pomme) ou des imprécations (un peu tout le monde).
C'est d'une efficacité certaine. Pendant ce temps, les pédagos, dont le libertalisme s'allie facilement au libéralisme, se sont faits copains avec les caciques de la droite. Et se sont installés définitivement au ministère. Les Masters "pro", c'est signé IUFM. L'épreuve de "connaissance du système éducatif", itou.
Voilà où nous en sommes. Bien plus brillants qu'eux, mais, à ce titre, bien moins unis. Tout le monde sait que les imbéciles pratiquent la conjuration, pendant que les autres s'excommunient.
C'est d'une efficacité…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2009
Les anti-pédagos sont des dissidents et, à ce titre, ont des querelles internes, en bons dissidents. C'est de qui fait leur faiblesse et fera peut-être leur force quand le jour viendra. Pour l'instant, pas de groupuscule terroriste à l'horizon !
Qui veut séquestrer un IA ou exécuter un Recteur ?

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Qui veut séquestrer un IA ou exécuter un Recteur ?

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2009

Il suffirait déjà d'aller faire dans un rectorat ce qu'on fait les Conti dans une sous-préfecture.

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

« Penser quoi? Donc vous ne pensez pas que les enfants ont pratiquement tous une réelle envie d'apprendre et de bien faire, de réussir? Eh bien, moi si mais tant d'entre eux ne le font pas dans une institution qui favorise le nivellement par le bas, où les bons élèves restent médiocres pour ne pas se distinguer et ne pas être traités de "bouffons", mais avec la bénédiction d'un encadrement enseignant qui a réclamé (et persévère depuis quarante ans ) la suppression de l'estrade comme instrument d'oppression... et où toute compétition est bannie comme prolégomène du fascisme. » (Cadichon)

Pratiquement tous ? A la naissance, peut-être… Je n’ai pas assez d’expérience dans le domaine de la toute toute petite enfance.

En revanche, déjà à trois ans, ça se discute.

Je ne rentrerai pas dans des discussions de « forums- petites mamans » qui dissertent du « stade du non » de la chair de leur chair mais, après 35 ans d’école maternelle, même si j’avais utilisé la pédagogie du claquoir, comme l’éminent professeur de mathématiques cité plus haut, j’en aurais connu des Stéphane et des Stéphanie, des Michaël et des Séverine, des Elodie et des Julien, des Emma et des Théo qui s’endorment à la première équation proposée au premier élève de la file, qui bousculent le copain de devant histoire de s’occuper un peu, ou font semblant de réciter : « De quoi sont les pieds ? Les pieds sont l’objet de soins constants !» de leur manuel du parfait soldat en remuant les lèvres en rythme.

Quant à la compétition, tous ces enfants-là s’en battent le flanc gauche avec une patte d’anguille, comme disait ma mémé. Que l’on nivelle par le haut ou que l’on nivelle par le bas. Ce n’est pas leur problème. Pour eux, la vie est un long fleuve tranquille qui s’écoule, doucement et régulièrement de demi-journées de classe en repas ou jeux, et tous les lieux se valent pour eux.

La solution la plus économique serait de les laisser à leur triste sort, chair à canon, main d’œuvre servile, consommateurs de parcs de loisirs et de Ipode dernier cri. C’est plus ou moins ce que l’on fait actuellement.

Le problème, c’est que, pour certains d’entre eux, cet abandon, justifié par les meilleures intentions du monde (voir le poème de l’ami Totor mis en illustration du propos de Cadichon), génère une agressivité bien naturelle, encouragée par les mêmes qui croient voir revenir, avec l’instruction, les fautes commises naguère par des gens dont la culture ne faisait aucun doute.

L’école n’a pas à mettre en coupe réglée qui que ce soit. L’école à simplement à mettre des connaissances, le plus de connaissances possible, dans la tête de ses élèves et ce de manière efficace. Et l’on sait très bien que la manière efficace ne passe pas complètement chez l’être humain par une tranche de salami, qu’elle soit collée sur le tableau ou donnée en pâture à chaque truffe déterrée.

Ce qu’il s’agit donc de mettre en marche chez les Emma, les Théo, les Kévin , les Samantha, les Abdel et les Fatoumata, c’est ce que mettaient en marche nos pères chez les René, les Maryvonne, les Sandro, les Maurice, les Antonia et les Pedro qui emplissaient alors leurs classes et qu’ils appelaient trivialement « la comprenette ».

Cela a sans doute engendré la merveilleuse idée de l’ « apprendre à apprendre » qui semblait à la fois garantir l’abandon des « textes, lois et règles fossiles » qui avaient fait tant de mal tout en préservant l’acquisition de la comprenette, indispensable à la mémoire de ces étranges animaux évolués que l’on appelle des hommes.

Nous sommes en train de nous rendre compte que cet « apprendre à apprendre » déconnecté du concret et de l’existant est une vaste foutaise. Certains, dans leur immense désarroi, en déduisent qu’il faut donc faire l’économie de la comprenette et réduire les élèves au rang de chien de truffe ou d’animal de cirque en leur faisant seriner à coups de claquoir les réponses d’un catéchisme scolaire et que plus ce sera rébarbatif et répétitif et plus ce sera efficace.

Sans moi.

Ecrit par : catmano | 03 mai 2009

C'est pas parce que c'est ma sœur, mais, FELICITATIONS !

Quant à Cadichon et consorts, on les attend en classe, avec du tout venant ! Qu'ils obtiennent seulement le dixième des résultats de Catmano et autres pavloviens de base, déviés, trotsko, mao, tatoués, on les saluera.

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Qui veut séquestrer un IA ou exécuter un Recteur ?

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2009

Il suffirait déjà d'aller faire dans un rectorat ce qu'on fait les Conti dans une sous-préfecture.

Ecrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Go, Jeremy ! Je vous soutiens !

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Toujours en retard ; mais j’avais choisi il y a un certain temps de citer un fameux polémiste - X - qui n’a jamais été cité ici .

En attendant la publication complète d’un article de ce brave homme datant de 1985 - mais je pense que je finirai ce soir ou demain de le scanner-, je vous en copie infra, pour excuser mon retard, quelques extraits.

Contrairement à ceux qui sont morts de peur face aux analphabètes des banlieues et qui croient qu’ils seront moins violents si on leur apprend à lire, X craint surtout le type d’analphabète qui a fait des études, c'est-à-dire l’analphabète moderne cultivé ( ce que l’on appelait le crétin diplômé ?).

« L'analphabétisme, que nous avons enfumé dans ses repaires, est revenu, vous le savez tous, sous une forme qui n'a cette fois plus rien de respectable. J'ai nommé le personnage qui domine depuis longtemps la scène sociale : l'analphabète moderne cultivé.
Celui-ci n'est pas à plaindre : la perte de mémoire dont il est affligé ne le fait point souffrir. Son manque d'obstination lui rend les choses faciles, il apprécie de ne pouvoir jamais se concentrer et tient pour avantages son ignorance et son incompréhension de tout ce qui lui arrive. Disponible et capable de s'adapter, il jouit d'une grande capacité d'arriver à ses fins. Aussi n'avons-nous pas besoin de nous faire du souci pour lui. Ce qui contribue au bien-être de l'analphabète moderne cultivé, c'est qu' il ne soupçonne pas du tout qu'il en est un il se considère comme informé, sait déchiffrer modes d'emploi, pictogrammes et chèques, et le milieu dans lequel il se meut le protège, comme une cloison étanche, de tout désaveu de sa conscience. Il est impensable en effet que son entourage le fasse échouer, qui l'a produit et formé afin d'assurer la tranquillité de sa propre continuité.
L'analphabète moderne cultivé est le produit d'une nouvelle phase de l'industrialisation. Une économie, dont le problème n'est plus la production mais la vente, peut ne plus avoir besoin d'une armée de réserve disciplinée ; il lui faut des consommateurs qualifiés. L'entraînement sévère, auquel le travailleur du secteur de la production et l'employé de bureau étaient soumis, devient également superflu et l'alphabétisation une entrave dont il convient de se débarrasser le plus rapidement possible. Notre technologie a développé, en même temps que les données du problème, la solution adéquate : la télévision [Nous sommes 1985 - Michel Delord], média idéal pour l'analphabète moderne cultivé. »

Un indice : ce littéraire a aussi écrit un manuel de mathématiques.

Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 03 mai 2009

Le X en question est l'exemple typique du paranoïaque ! Il prévoit le pire et fait tout pour que ce pire advienne.

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Dobolino

" X fait tout pour que ce pire advienne".
Je ne comprends pas d'où vous tirez cela.

Michel

Écrit par : Michel Delord | 03 mai 2009

Quant à Cadichon et consorts, on les attend en classe, avec du tout venant ! Qu'ils obtiennent seulement le dixième des résultats de Catmano et autres pavloviens de base, déviés, trotsko, mao, tatoués, on les saluera.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2009

Moi, consort lambda, j'obtiens.Parce que ni déviée, ni trotsko, ni mao, ni tatouée.

Écrit par : Amélie | 03 mai 2009

Dobolino

" X fait tout pour que ce pire advienne".
Je ne comprends pas d'où vous tirez cela.

Michel

Ecrit par : Michel Delord | 03 mai 2009

Bof ! Moi non plus ! Ça me fait juste rire qu'on écrive la même chose en 1965, 1985 ou 2009 .
J'ai été élevée par un prémonitoire et ça m'a laissé des séquelles.

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Moi, consort lambda, j'obtiens.Parce que ni déviée, ni trotsko, ni mao, ni tatouée.

Ecrit par : Amélie | 03 mai 2009

Possible que vous obteniez autre chose qu'un récitatif au claquoir ! Personne ne vous nie ce droit ni ce possible !
Je ne vois néanmoins pas la corrélation avec ni déviée, ni trotsko ni mao ni tatouée.

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Je ne vois néanmoins pas la corrélation avec ni déviée, ni trotsko ni mao ni tatouée.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2009

Moi, oui .

Écrit par : Amélie | 03 mai 2009

Hm, déviée, un peu quand même, la Amélie.

Et moi c'est déviant.

On a le participe qu'on peut.

Écrit par : Jeremy | 03 mai 2009

Je ne vois néanmoins pas la corrélation avec ni déviée, ni trotsko ni mao ni tatouée.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2009

Moi, oui .

Ecrit par : Amélie | 03 mai 2009
Alors, vous datez ! Et même plus encore, vous déviez. Mon meilleur professeur de russe était totalement trotskyste et avait des méthodes et des exigences que personne ici ne renierait. Il était d'une efficacité sans pareille et cela n'étonnait nullement mon bon papa que vous pourriez croire votre allié plus que le sien.

Écrit par : dobolino | 03 mai 2009

Francis, je ne suis pas un thuriféraire des sciences de l'éducation, et ne l'ai jamais été, comme pas mal de mes collègues! Mais Manu a raison, les IUFM se sont maintes fois tiré une balle dans le pied! (Des responsables de l'institution l'ont reconnu eux-mêmes en ma présence, à mots couverts, en plusieurs occasions). Mais, vous savez, ce n'est pas spécialement moi que je défends, mais beaucoup de pratiques disciplinaires des formations PE.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009
-------
Ah ! Christophe, comme je suis content de vous voir dire cela ! J'avais donc bien supposé.
A partir du moment où un professeur enseigne de manière rationnelle ce qu'il doit enseigner, je lui accorde toute mon estime.
Il est évident que de tels professeurs travaillent dans les IUFM, et dans l'enseignement primaire et dans l'enseignement secondaire.
Très intéressant, cet aveu de responsables de l'institution.
Je suppose que bien du monde réalise qu'il y a eu quelques égarements bien dommageables pour la jeunesse de notre pays, et qu'il y en a toujours.

Écrit par : Francis Penin | 03 mai 2009

Regardez-moi ce reportage m6 sur les "Nouveaux Profs" :

http://www.dailymotion.com/video/x95s02_66-minutes-nouveaux-profs-12_news

Écrit par : Aetius | 04 mai 2009

Regardez-moi ce reportage m6 sur les "Nouveaux Profs" :

http://www.dailymotion.com/video/x95s02_66-minutes-nouveaux-profs-12_news

Ecrit par : Aetius | 04 mai 2009

Oh pute vierge! c'en est un vrai, dites-donc, tout le tralala IUFM imposé à soi-même (se filmer, se corriger, s'analyser, se débriefer soi-même... un vrai sélectionneur de l'équipe de France de foot...); la première chose que j'ai remarqué, c'est: ses élèves doivent se geler dans son LP: les nanas ont toutes leur doudoune, leur écharpe, etc., mais quel sérieux, quelle ténacité, quelle présence (si, au moins, il n'était pas aussi scrogneugneux pédago et pontifiant cool, je pourrais le plaindre).

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2009

Le pauvre, il fait ce qu'il peut.
L'Elysée va lui filer la Légion d'Honneur.

Cours de français sur modèle rap : pas mal le langage des élèves "mec" "meuf"........... c'est quoi déjà leur future profession ?????????????????????? bébé, mémés, pépés ......... ça va être branché dans les chaumières...........

Sa "méthode" oup's!!!!!!!!! :
_ Se mettre à hauteur de l'élève "effet d'humilité"
_ Réponse "cul de sac"
_ Réponse "féconde"

Ce qu'il en ressort : le VOUS et le constat que des mauvaises habitudes ont été prises depuis la maternelle et le CP. Il a raison.
Que font les profs de mater et primaire ?????????????????

Punaise, c'est Noel à l'école, une belle bande d'illuminés.

FERMEZ, PRIVATISEZ, ah, ce qui n'est pas encore d'actualité ? CREEZ DES BRIGADES D'AUTORITE AVEC DISTRIBUTION DE BAFFES.

DRAMATIQUE !!!!

Écrit par : carole | 04 mai 2009

Francis, je ne suis pas un thuriféraire des sciences de l'éducation, et ne l'ai jamais été, comme pas mal de mes collègues! Mais Manu a raison, les IUFM se sont maintes fois tiré une balle dans le pied! (Des responsables de l'institution l'ont reconnu eux-mêmes en ma présence, à mots couverts, en plusieurs occasions). Mais, vous savez, ce n'est pas spécialement moi que je défends, mais beaucoup de pratiques disciplinaires des formations PE.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2009


Remember ........
"Le lendemain du 13 vendémiaire, je trouvai aux Tuileries, Tallien et ses amis. Ils faisaient de beaux discours. Je leurs dis : "Messieurs, hier vous étiez des coquins, et aujourd'hui vous êtes les sauveurs de la République. Et que dites-vous de ces quarante mille gardes nationaux qui hier, voulaient vous massacrer et aujourd'hui, crient qu'ils sont pour vous".
Ainsi sont les français, de vraies girouettes.
(A. Gourgaud ; Sainte-Hélène)

Écrit par : carole | 04 mai 2009

« ni déviée... »
Amélie | 03 mai 2009

Pourtant... s'il faut en croire l'étymologie...
déviée : sortie de la voie
détraquée : sortie de la trace

Écrit par : Tailleboudin | 04 mai 2009

Pourtant... s'il faut en croire l'étymologie...
déviée : sortie de la voie
détraquée : sortie de la trace

Ecrit par : Tailleboudin | 04 mai 2009

Pisse-vinaigre :

Pisse-vinaigre est un mot masculin ou féminin, invariable, désignant une personne morose, revêche, sans humour. Ne pas confondre avec le Pisse-froid (ou Pisse-glaçon) bien plus triste mais beaucoup moins agressif. Le mot a été mis en valeur par le Général de Gaulle qui a traité un directeur de quotidien de «Pisse-vinaigre prétentieux, maniaque de la chicane...»

Le Pisse-vinaigre se reconnaît en cela qu’il éprouve du plaisir à brandir la contradiction. Il sait trouver le détail qui blesse. De son œil exercé, il voit le mauvais côté des choses, et il jubile… heureux de trouver de nouvelles raisons de se convaincre de la noirceur du monde. Car cela fait bien longtemps que le Pisse-vinaigre ne se bat plus pour améliorer l’avenir. Il se comporte au contraire comme s’il espérait l’échec de sa société, de son pays, de son entreprise, que sais-je ?
Le Pisse-vinaigre est aussi une plante, encore appelée Berberis vulgaire. Fréquente autant en basse plaine qu’en moyenne montagne, elle ne prend jamais trop de hauteur (1.800 mètres grand maximum). Le Pisse-vinaigre est encore un animal, aussi appelé Aplysie mouchetée. Ne cherchez pas, c’est un mollusque, et cet herbivore ne se déplace que sur les fonds couverts par les algues et à faible profondeur.

Écrit par : Amélie | 04 mai 2009

"la première chose que j'ai remarquée" : COD placé devant le verbe !

Écrit par : orthoprof | 04 mai 2009

"Pisse-vinaigre :

Pisse-vinaigre est un mot masculin ou féminin, invariable, désignant une personne morose, revêche, sans humour."

Ecrit par : Amélie | 04 mai 2009

Quelle magnifique autocritique! Amélie, cette fois, je vous dis: bravo, du fond du coeur!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Nous sommes en train de nous rendre compte que cet « apprendre à apprendre » déconnecté du concret et de l’existant est une vaste foutaise. Certains, dans leur immense désarroi, en déduisent qu’il faut donc faire l’économie de la comprenette et réduire les élèves au rang de chien de truffe ou d’animal de cirque en leur faisant seriner à coups de claquoir les réponses d’un catéchisme scolaire et que plus ce sera rébarbatif et répétitif et plus ce sera efficace.

Sans moi.

Ecrit par : catmano | 03 mai 2009

C'est pas parce que c'est ma sœur, mais, FELICITATIONS !

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2009

Ce n'est pas ma soeur, mais FELICITATIONS !!!!

Écrit par : Françoise Guichard | 04 mai 2009

"Remember ........
"Le lendemain du 13 vendémiaire, je trouvai aux Tuileries, Tallien et ses amis. Ils faisaient de beaux discours. Je leurs dis : "Messieurs, hier vous étiez des coquins, et aujourd'hui vous êtes les sauveurs de la République. Et que dites-vous de ces quarante mille gardes nationaux qui hier, voulaient vous massacrer et aujourd'hui, crient qu'ils sont pour vous".
Ainsi sont les français, de vraies girouettes.
(A. Gourgaud ; Sainte-Hélène)"

Ecrit par : carole | 04 mai 2009

Au fait, Carole, vous ne nous avez toujours pas dit quel métier vous faisiez???

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Alors, Guy, l'ineffable Molinier a ressorti l'ampoule de venin ?
"Que coyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva…"
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2009

C'est quoi, ce langage codé ?

Écrit par : yenamarre | 04 mai 2009

Je ne sais pas, et d'ailleurs, y'en a plus !
Et y'en a marre…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2009

"la première chose que j'ai remarquée" : COD placé devant le verbe !

Ecrit par : orthoprof | 04 mai 2009

Je sais, ma biche; il était presque 2 heures du matin, tout simplement.

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2009

"Elle n'a que deux ans et pourtant un QI de 156"....
Le grand cirque est ouvert, qui veut des tickets?

http://video.msn.com/video.aspx?mkt=fr-FR&vid=526e913c-a27a-4167-bf0a-203f2386116f&tab=s133

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2009

Et celle-ci, elle chante...

http://www.youtube.com/watch?v=bOeWz2k4tTI&feature=related

Écrit par : Maminou | 04 mai 2009

[Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest dans le Monde d'hier :
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009

Comme d'habitude!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2009]

Et moi-même hier
[Bonsoir

Un peu occupé mais quand même surpris que 'il n'y ait eu aucune réaction au "Par ailleurs, excellent article de Caroline Fourest " et même , que des approbations ...

j'essaie d'en dire quelques mots demain

MD
Ecrit par : MichelDelord | 02 mai 2009]

Et bien , je n'ai pas eu à me forcer puisque Rudolf Bkouche a fait une petite note sur la question que vous trouverez infra qui me semble monter les limites de cet article. A mon avis il ne va pas assez loin sur sur la definition des aspects marchands du contenu de l'enseignement , j'y reviendrai bientôt.

* * * *
A propos d'un article de Caroline Fourest (Le Monde : 30/04/09)

Dans un article du Monde intitulé "Quand le prêtre formera l'instituteur", Caroline Fourest proteste, avec raison, contre les accords signés entre le gouvernement français et le Vatican sur la possibilité offerte aux établissements catholiques de délivrer des diplômes, ce qui revient, comme le dit justement Caroline Fourest "à casser le monopole qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905".

Ce qui pose question dans son article, c'est que son auteur met en parallèle cette atteinte à la laïcité et la suppression des IUFM, comme si les IUFM était un lieu de défense de l'école laïque. C'est ici une conception étroite de l'école laïque. L'attaque contre l'école laïque ne se réduit pas aux avantages abandonnés aux écoles confessionnelles. Cette attaque s'est développée au sein même de l'institution avec les idéologies qui ont conduit à la fin de l'instruction au profit de l'éducation, c'est-à-dire qui ont constitué un catéchisme "laïque" connu aujourd'hui sous le nom de "éducation citoyenne" transformant la laïcité en un dogme à opposer aux dogmes religieux. Les IUFM sont une pièce de cet édifice de destruction de l'école, et s'il faut lutter contre les réformes Darcos-Pécresse, en particulier la réforme de la formation des maîtres, ce n'est pas en défendant ces hauts lieux du pédagogisme que sont les IUFM.

L'école laïque ne se réduit pas au monopole d'Etat. Celui-ci a pour fonction non d'assurer une idéologie d'Etat comme le proclament souvent les opposants à l'école laïque mais de donner à chaque élève l'instruction qui lui permet d'acquérir son autonomie dans le monde, en cela elle s'oppose à tout catéchisme.

Enfin, lorsque l'on parle de l'école privée, il ne s'agit plus seulement des écoles confessionnelles, il faut prendre le terme "privé" dans son sens libéral (au sens économique du terme), une école fondée sur la marchandisation, celle-ci commençant dans l'école publique avec ses nouveaux produits vendus aux élèves (idd, tpe et autres calembredaines). La dégradation d'un service public est la meilleure préparation à la privatisation de ce service public.

Le mouvement de protestation contre les réformes Darcos-Pécresse est ambigu, mêlant à la fois la critique des réformes préparant la privatisation du système scolaire et la défense d'un system dégradé. Dans le cas de la formation des maîtres, le mouvement a tendance à poser la question en termes de structures (IUFM ou mastérisation) sans se poser la question des contenus de la formation des maîtres, c'est-à-dire de la formation. Cela est d'autant plus dangereux que la mastérisation risque d'accentuer, avec la suppression du stage en responsabilité, l'importance de la pédagogie dite "scientifique" et de la didactique.
Je renvoie à mon article "Pourquoi l'école n'est plus laïque" que 'lon peut trouver sur le site de Michel Delord :

rudolf bkouche

Écrit par : Michel Delord | 04 mai 2009

Peut-être que, tout simplement, les IUFM ne sont pas autant les "hauts-lieux du pédagogisme" que certains s'échinent à le faire croire ici? ...
Non, pas sur la tête...;-)
Ou que, en tous cas, ils ne sont pas que ça!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Pour nuancer les cadikhonneries de la Kadicochonne :



Visite à Berkeley et ce que Valérie n'y vit pas


« Et d'ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de
palabresŠ » Ou comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce
qu'il aurait été utile qu'elle contemplât - Déborah Blocker,
Département d'études françaises, Université de Californie, Berkeley, 2
mai 2009


Alors que les universités françaises poursuivent actuellement une grève
qui, pour certaines d'entre elles, dure depuis près de trois mois, leur
ministre de tutelle, dont les projets de réforme sont causes de ce
mécontentement général, a jugé opportun de faire une visite-éclair dans
les universités californiennes. Le 16 et 17 avril 2009 - c'est-à-dire
quelques jours seulement avant de faire adopter, lors du conseil des
ministres du 22 avril, son décret sur le réforme du statut des
enseignants chercheurs français - Valérie Pécresse a ainsi visité le
campus de l'Université de Californie, Berkeley, puis celui de
l'Université de Stanford, au sud de San Francisco. Elle y a été reçue
par les plus hauts administrateurs des lieux, a visité en coup de vent
quelques laboratoires, et a même rencontré une poignée de chercheurs et
d'étudiants. C'était, de son propre aveu, la première fois qu'elle
mettait les pieds dans une université américaine.

Quoique le ministre ait ensuite tenu à présenter (dans Paris Match)
cette escapade comme ayant été prévue depuis deux ans, sa visite semble
avoir largement été organisée à la dernière minute. J'en ai moi-même
été informée par l'un de mes collègues, un ingénieur français en poste
à Berkeley, qui, quelques dix jours auparavant, a été invité par le
cabinet du ministre à lui faire visiter son laboratoire. Cet ingénieur
a aussi été chargé par le chancelier de l'université de trouver, sur le
campus, quelques autres universitaires d'origine française qui
accepteraient de déjeuner avec Valérie Pécresse lors de sa visite. Avec
un statisticien français également en poste à Berkeley, j'ai accepté
cette invitation. Notre acceptation reposait sur l'idée que nous
tâcherions tous les trois d'utiliser cette étrange occasion pour porter
à l'attention du ministre quelques-unes caractéristiques centrales des
grandes universités publiques américaines, dans l'espoir de lui faire
reconsidérer par là non seulement le contenu mais encore le mode
d'élaboration des certaines des réformes qu'elle tentait d'imposer à
l'université française. Comme on pouvait, hélas, s'y attendre, la
rencontre, où chacun a néanmoins pu parler librement - puisque notre
situation d'expatriés ôtait au ministre toute emprise sur nous, tout en
nous délivrant de la tentation de la courtisanerie - fut largement un
dialogue de sourds.

La journée de Valérie Pécresse sur le campus de Berkeley a commencé par
une visite chez le chancelier, un professeur de physique passé maître
dans l'art de faire l'éloge du savant mélange d'excellence académique
et de méritocratie démocratique qui caractérise ce qui est sans doute
(si du moins l'on en croit les classements existants) la meilleure des
universités publiques au monde. Après cet entretien, Valérie Pécresse
et son cabinet avaient rendez-vous dans le tout nouveau CITRIS
Building, un bâtiment érigé pour accueillir le Center for Information
Technology Research in the Interest of Society, un centre de recherche
spécialisé dans l'informatique appliquée au génie civile. Là, Alexandre
Bayen et son laboratoire avaient préparé pour elle une présentation de
leurs travaux actuels, dans le cadre d'un projet intitulé Millenium
Mobile. Ce projet ne pouvait guère que séduire une ministre qui chante
les vertus de la recherche appliquée, en prônant sans trop sourciller
le financement de ces travaux par les industriels qui seraient le plus
susceptibles d'en tirer profit. Il s'agissait en effet d'un effort
largement élaboré avec des fonds privés (ceux de Nokia), quoique avec
une notable participation de l'État fédéral américain, comme de l'État
de Californie. Le but de l'entreprise est de mettre un point un système
permettrant de faciliter la circulation automobile sur le réseau
routier. La finalité est de permettre aux usagers du réseau de
visualiser en temps réel la circulation des véhicules sur les routes et
autoroutes à partir de leurs téléphone portables, en utilisant comme
point d'appui les GPS dont ces mêmes téléphones sont maintenant
généralement porteurs. La présentation, fort bien faite, enchanta
Valérie Pécresse. Seul bémol de taille, que les organisateurs n'avaient
apparemment pas pensé à anticiper : la ministre s'étonna beaucoup de
trouver ce jeune laboratoire peuplé quasiment exclusivement de
doctorants et post-doctorants français (polytechniciens de tous corps
et autres normaliens formés à grands frais dans les grandes écoles
françaises), dont fort peu manifestaient l'intention de rentrer
sagement au pays une fois leurs recherches terminées. De son côté,
l'auteur de ces lignes avoue ne pas avoir été mécontente que la « fuite
des cerveaux » ait ainsi, comme par inadvertance, sauté aux yeux du
ministre. Cette rapide visite fut suivie d'un déjeuner, dans le plus
célèbre restaurant de la ville. À table, la ministre fut entourée des
trois enseignants-chercheurs qu'elle avait indirectement demandé à
rencontrer, au milieu desquels fut installé un très jeune journaliste
de Paris Match, venu pour tirer d'elle le portrait convenu, mais
toujours tellement flatteur, au moins en France, du ministre inflexible
qui ne recule devant aucune contestation (voir encart de Paris Match
ci-dessous). Quelques-uns des membres du cabinet du ministre
complétaient la tablée, mais semblaient plus soucieux de se restaurer
que d'engager la discussion. Notre marge de man¦uvre était bien sûr
mince, ayant reçu du chancelier de l'université la consigne de pas
offenser Mme la Ministre. Nous avions donc mis au point une stratégie
oblique, consistant à valoriser dans le système de Berkeley tout ce qui
soulignerait clairement, mais sans le dire ouvertement, l'ineptie des
réformes que la ministre était en train d'imposer aux universités
françaises. Pour ma part, j'avais concocté un petit couplet sur les
pratiques de la faculty governance (c'est-à-dire du gouvernement de
l'université par les enseignants-chercheurs), si prégnantes à Berkeley,
suivi de quelques remarques plus générales sur la collégialité des
décisions administratives en ces lieux, laquelle fait tant pour
décupler les énergies de ce campus réputé si performant. L'ensemble
était destiné à souligner tongue in cheek que les méthodes autoritaires
de gestion des carrières et des institutions que le ministère tentait
actuellement d'imposer aux universités françaises ne pourraient que les
affaiblir davantage, notamment parce qu'elles démobiliseraient toujours
plus ceux qui y travaillent. Une de mes compagnons d'infortune avait
pour sa part l'intention de traiter des liens entre recherche et
industrie sur le campus, en rappelant au ministre que, quoiqu'on en
dise en France, la recherche scientifique reste très largement financée
sur les campus américains par des fonds publics. Or, dans ce cadre, you
get what you pay for, la puissance publique étant en réalité seule
capable de permettre le financement d'un tel effort.

Mais, à vrai dire, nous être préparés à décrire par le menu - jusque
dans la production d'une petite note de synthèse, qu'Alexandre Bayen
avait tenu à remettre au ministre - le fonctionnement de l'université
de Berkeley ne nous servit pas à grand chose, Valérie Pécresse étant en
réalité plus soucieuse d'engager la conversation sur la situation
française, comme si elle ne pouvait s'en détacher, fût-ce à l'autre
bout du monde. La ministre en visite de terrain s'avoua même préoccupée
seulement par la préparation du prochain conseil des ministre, lequel
devait donc avaliser, comme nous allions l'apprendre quelques jours
plus tard, le décret si contesté sur le statut des
enseignants-chercheurs français. Celle qui cherche à se présenter en
France en femme-forte, décidée à ne pas céder devant les excès de ces
universitaires agités qu'elle aurait, au moins selon elle, mission
d'administrer souverainement depuis son cabinet, se montra même quelque
peu déstabilisée par la contestation qu'elle-même et ses réformes
doivent affronter en France depuis trois mois. Dans une telle
situation, on sourit de peu. Je fus donc amusée de voir que Valérie
Pécresse ne savait comment qualifier devant nous ce qui lui arrivait.
Seule avec les membres de son cabinet, elle aurait sans doute parlé de
« cette bande de gauchistes excités » ou encore de ces pitoyables «
petits profs » qui tentaient si misérablement de défendre leurs
quelques privilèges. Mais là, devant leurs collègues installés aux
Etats-Unis, les mots lui manquaient pour qualifier cette fronde dont
les acteurs, toujours sans nom et sans visage, étaient désignés par des
« on » et de non moins vagues « ils ».

Plutôt que de nous écouter parler de Berkeley, la ministre préféra donc
jouer devant nous un numéro sans doute déjà bien rodé, dans lequel elle
présenta la révolte que soulèvent les réformes en cours en France comme
une sorte de quiproquo. Dans cette lecture des événements, une ministre
moderne et éclairée, soucieuse seulement du rayonnement de la science
française, du développement de universités du pays, de la prospérité de
celui-ci à l'avenir et du bonheur de ses étudiants actuels et futurs,
s'affronte courageusement à l'autisme incompréhensible d'universitaires
rétrogrades, préoccupés principalement de leurs salaires, de leur
avancement et de leurs conditions de travail. Exécuté avec charme et
même intelligence, le numéro était si rondement mené, que, pour
l'essentiel, il convainquit - du moins, je crois - mes deux collègues.
Pour ma part, je restais étonnée de tant d'audace ou d'inconscience.
Pouvait-on réellement soutenir que nos collègues français, ulcérés par
vingt-cinq ans de réformes ineptes, se révoltaient par simple plaisir
de créer toujours plus de chaos dans le lieu même des activités
auxquelles ils avaient consacré leur vie ? Pouvait-on vraiment insinuer
que, de la vision de l'université et de la recherche que développent
actuellement des associations comme Sauvons la recherche et Sauvons
l'université, il ne se dégageait pas une vision très cohérente de ce
que devait être l'université pour servir au mieux l'intérêt général ?

Au dessert, je glissais donc une question goguenarde : « Si je vous
comprends bien, Madame, la révolte que suscite vos réformes serait donc
seulement le fruit d'un regrettable malentendu ? » La ministre, sans
doute consciente que l'argument était somme toute un peu difficile à
soutenir, fit un geste de dépit accompagné par quelques mots mal
articulés qui accusaient « la gauche » d'attiser la fronde. N'ayant pas
désespéré de placer enfin mon petit couplet sur les vertus d'une
administration collégiale et démocratique, je lançais alors, comme nous
nous levions de table : « Nos collègues français se plaignent souvent
que vous ne les écoutez pas beaucoup. Peut-être cela peut-il expliquer
leur mécontentement ? » À quoi Valérie Pécresse, visiblement peu
consciente du fait qu'il revenait très évidemment au ministre qu'elle
était de créer les conditions d'un large débat public sur l'université,
répliqua qu'elle avait toujours dit qu'elle recevrait tout le monde.
Aux mécontents, donc, de réclamer obséquieusement audience. Puis elle
ajouta : « Et d'ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de
palabresŠ » La ministre sous-entendait ainsi très clairement que sa
réforme, bonne par essence, n'avait nul besoin d'être discutée par ceux
qu'elle prétendait administrer, comme s'il aurait été tout à fait
impossible, dans la concertation, d'en trouver une meilleure. Voyant
qu'un des membres de son cabinet venait lui rappeler qu'il était temps
de partir vers leur prochain rendez-vous, je me contentais de lui
répondre que deux années de « palabres », pour aboutir à une réforme
qui serait acceptable pour (et même acceptée par ?) tous les
intéressés, ne pouvaient certainement qu'être bénéfiques. Et même, une
telle négociation, fût-elle pénible, n'était-elle pas essentielle à
l'avenir du pays ? La ministre fit une moue gênée mais très évidemment
dubitative et me sera hâtivement la main. Je lui souhaitais poliment
bon voyage et la regardais monter précipitamment dans son bus, encore
toute étonnée d'avoir eut l'occasion de croiser à douze mille
kilomètres de Paris, par une si belle journée de printemps californien,
une incarnation aussi consternante de l'arrogance technocratique à la
française.

Dans sa journée à Berkeley, Mme la Ministre ne manquerait certainement
pas d'éviter de regarder ce qui s'étale pourtant à la vue de tous sur
ce campus, à savoir que (quoiqu'on en dise parfois dans cette « gauche
» française qui critique volontiers chez Valérie Pécresse la prétendue
imitation d'un hypothétique « système universitaire américain », qui
n'existe sans doute que dans leur imagination), les universités
publiques américaines ne se gèrent pas comme se gèrent les banques, les
administrations ou les industries dans la plupart des pays du monde,
mais dans une forme de concertation soigneusement entretenue et, qui, à
Berkeley, est particulièrement intéressante - voire exemplaire. La
ministre éviterait ainsi une nouvelle fois de voir ce qui pourtant
crève les yeux de nombre d'observateurs, tant français qu'étrangers, à
savoir que pour réformer une institution aussi complexe que
l'université et dynamiser une communauté d'enseignants et de chercheurs
- afin de leur permettre de donner, avec et pour leurs étudiants, le
meilleur d'eux-mêmes - encore faudrait-il penser à demander l'avis des
principaux intéressés sur leur présent, comme sur leur avenir. Mais
Valérie Pécresse, fermement décidée, comme le prouva le conseil des
ministres du 22 avril suivant, à faire passer en force en France sa
réforme de l'université, n'était visiblement pas venue pour voir ou
entendre cette évidence.

Déborah Blocker

(Département d'études françaises, Université de Californie, Berkeley)

Écrit par : Kap | 04 mai 2009

"La mastérisation risque d'accentuer, avec la suppression du stage en responsabilité, l'importance de la pédagogie dite "scientifique" et de la didactique."

rudolf bkouche

Ca, c'est absolument incontestable!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Peut-être que, tout simplement, les IUFM ne sont pas autant les "hauts-lieux du pédagogisme" que certains s'échinent à le faire croire ici? ...
Non, pas sur la tête...;-)
Ou que, en tous cas, ils ne sont pas que ça!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009
-------
Oui, Christophe, c'est ainsi que je l'entends.

Écrit par : Francis Penin | 04 mai 2009

Presentation de l'article de D. Blocker illissible.
Je tente un peu mieux :

**********

Visite à Berkeley et ce que Valérie n'y vit pas

« Et d'ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de palabres »

Ou

comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce qu'il aurait été utile qu'elle contemplât -

Déborah Blocker,

Département d'études françaises, Université de Californie, Berkeley, 2 mai 2009


Alors que les universités françaises poursuivent actuellement une grève qui, pour certaines d'entre elles, dure depuis près de trois mois, leur ministre de tutelle, dont les projets de réforme sont causes de ce mécontentement général, a jugé opportun de faire une visite-éclair dans les universités californiennes. Le 16 et 17 avril 2009 - c'est-à-dire quelques jours seulement avant de faire adopter, lors du conseil des ministres du 22 avril, son décret sur le réforme du statut des enseignants chercheurs français - Valérie Pécresse a ainsi visité le campus de l'Université de Californie, Berkeley, puis celui de l'Université de Stanford, au sud de San Francisco. Elle y a été reçue par les plus hauts administrateurs des lieux, a visité en coup de vent quelques laboratoires, et a même rencontré une poignée de chercheurs et d'étudiants. C'était, de son propre aveu, la première fois qu'elle mettait les pieds dans une université américaine.

Quoique le ministre ait ensuite tenu à présenter (dans Paris Match) cette escapade comme ayant été prévue depuis deux ans, sa visite semble avoir largement été organisée à la dernière minute. J'en ai moi-même été informée par l'un de mes collègues, un ingénieur français en poste à Berkeley, qui, quelques dix jours auparavant, a été invité par le cabinet du ministre à lui faire visiter son laboratoire. Cet ingénieur a aussi été chargé par le chancelier de l'université de trouver, sur le campus, quelques autres universitaires d'origine française qui accepteraient de déjeuner avec Valérie Pécresse lors de sa visite. Avec un statisticien français également en poste à Berkeley, j'ai accepté cette invitation. Notre acceptation reposait sur l'idée que nous tâcherions tous les trois d'utiliser cette étrange occasion pour porter à l'attention du ministre quelques-unes caractéristiques centrales des grandes universités publiques américaines, dans l'espoir de lui faire reconsidérer par là non seulement le contenu mais encore le mode d'élaboration des certaines des réformes qu'elle tentait d'imposer à l'université française. Comme on pouvait, hélas, s'y attendre, la rencontre, où chacun a néanmoins pu parler librement - puisque notre situation d'expatriés ôtait au ministre toute emprise sur nous, tout en nous délivrant de la tentation de la courtisanerie - fut largement un dialogue de sourds.

La journée de Valérie Pécresse sur le campus de Berkeley a commencé par une visite chez le chancelier, un professeur de physique passé maître dans l'art de faire l'éloge du savant mélange d'excellence académique et de méritocratie démocratique qui caractérise ce qui est sans doute (si du moins l'on en croit les classements existants) la meilleure des universités publiques au monde. Après cet entretien, Valérie Pécresse et son cabinet avaient rendez-vous dans le tout nouveau CITRIS Building, un bâtiment érigé pour accueillir le Center for Information Technology Research in the Interest of Society, un centre de recherche spécialisé dans l'informatique appliquée au génie civile. Là, Alexandre Bayen et son laboratoire avaient préparé pour elle une présentation de leurs travaux actuels, dans le cadre d'un projet intitulé Millenium Mobile. Ce projet ne pouvait guère que séduire une ministre qui chante les vertus de la recherche appliquée, en prônant sans trop sourciller le financement de ces travaux par les industriels qui seraient le plus susceptibles d'en tirer profit. Il s'agissait en effet d'un effort largement élaboré avec des fonds privés (ceux de Nokia), quoique avec une notable participation de l'État fédéral américain, comme de l'État de Californie. Le but de l'entreprise est de mettre un point un système permettrant de faciliter la circulation automobile sur le réseau routier. La finalité est de permettre aux usagers du réseau de visualiser en temps réel la circulation des véhicules sur les routes et autoroutes à partir de leurs téléphone portables, en utilisant comme point d'appui les GPS dont ces mêmes téléphones sont maintenant généralement porteurs. La présentation, fort bien faite, enchanta Valérie Pécresse. Seul bémol de taille, que les organisateurs n'avaient apparemment pas pensé à anticiper : la ministre s'étonna beaucoup de trouver ce jeune laboratoire peuplé quasiment exclusivement de doctorants et post-doctorants français (polytechniciens de tous corps et autres normaliens formés à grands frais dans les grandes écoles françaises), dont fort peu manifestaient l'intention de rentrer sagement au pays une fois leurs recherches terminées. De son côté, l'auteur de ces lignes avoue ne pas avoir été mécontente que la « fuite des cerveaux » ait ainsi, comme par inadvertance, sauté aux yeux du ministre. Cette rapide visite fut suivie d'un déjeuner, dans le plus célèbre restaurant de la ville. À table, la ministre fut entourée des trois enseignants-chercheurs qu'elle avait indirectement demandé à rencontrer, au milieu desquels fut installé un très jeune journaliste de Paris Match, venu pour tirer d'elle le portrait convenu, mais toujours tellement flatteur, au moins en France, du ministre inflexible qui ne recule devant aucune contestation (voir encart de Paris Match ci-dessous). Quelques-uns des membres du cabinet du ministre complétaient la tablée, mais semblaient plus soucieux de se restaurer que d'engager la discussion. Notre marge de man¦uvre était bien sûr mince, ayant reçu du chancelier de l'université la consigne de pas offenser Mme la Ministre. Nous avions donc mis au point une stratégie oblique, consistant à valoriser dans le système de Berkeley tout ce qui soulignerait clairement, mais sans le dire ouvertement, l'ineptie des réformes que la ministre était en train d'imposer aux universités françaises. Pour ma part, j'avais concocté un petit couplet sur les pratiques de la faculty governance (c'est-à-dire du gouvernement de l'université par les enseignants-chercheurs), si prégnantes à Berkeley, suivi de quelques remarques plus générales sur la collégialité des décisions administratives en ces lieux, laquelle fait tant pour décupler les énergies de ce campus réputé si performant. L'ensemble était destiné à souligner tongue in cheek que les méthodes autoritaires de gestion des carrières et des institutions que le ministère tentait actuellement d'imposer aux universités françaises ne pourraient que les affaiblir davantage, notamment parce qu'elles démobiliseraient toujours plus ceux qui y travaillent. Une de mes compagnons d'infortune avait pour sa part l'intention de traiter des liens entre recherche et industrie sur le campus, en rappelant au ministre que, quoiqu'on en dise en France, la recherche scientifique reste très largement financée sur les campus américains par des fonds publics. Or, dans ce cadre, you get what you pay for, la puissance publique étant en réalité seule capable de permettre le financement d'un tel effort.

Mais, à vrai dire, nous être préparés à décrire par le menu - jusque dans la production d'une petite note de synthèse, qu'Alexandre Bayen avait tenu à remettre au ministre - le fonctionnement de l'université de Berkeley ne nous servit pas à grand chose, Valérie Pécresse étant en réalité plus soucieuse d'engager la conversation sur la situation française, comme si elle ne pouvait s'en détacher, fût-ce à l'autre bout du monde. La ministre en visite de terrain s'avoua même préoccupée seulement par la préparation du prochain conseil des ministre, lequel devait donc avaliser, comme nous allions l'apprendre quelques jours plus tard, le décret si contesté sur le statut des enseignants-chercheurs français. Celle qui cherche à se présenter en France en femme-forte, décidée à ne pas céder devant les excès de ces universitaires agités qu'elle aurait, au moins selon elle, mission d'administrer souverainement depuis son cabinet, se montra même quelque peu déstabilisée par la contestation qu'elle-même et ses réformes doivent affronter en France depuis trois mois. Dans une telle situation, on sourit de peu. Je fus donc amusée de voir que Valérie Pécresse ne savait comment qualifier devant nous ce qui lui arrivait. Seule avec les membres de son cabinet, elle aurait sans doute parlé de « cette bande de gauchistes excités » ou encore de ces pitoyables « petits profs » qui tentaient si misérablement de défendre leurs quelques privilèges. Mais là, devant leurs collègues installés aux Etats-Unis, les mots lui manquaient pour qualifier cette fronde dont les acteurs, toujours sans nom et sans visage, étaient désignés par des « on » et de non moins vagues « ils ».

Plutôt que de nous écouter parler de Berkeley, la ministre préféra donc jouer devant nous un numéro sans doute déjà bien rodé, dans lequel elle présenta la révolte que soulèvent les réformes en cours en France comme une sorte de quiproquo. Dans cette lecture des événements, une ministre moderne et éclairée, soucieuse seulement du rayonnement de la science française, du développement de universités du pays, de la prospérité de celui-ci à l'avenir et du bonheur de ses étudiants actuels et futurs, s'affronte courageusement à l'autisme incompréhensible d'universitaires rétrogrades, préoccupés principalement de leurs salaires, de leur avancement et de leurs conditions de travail. Exécuté avec charme et même intelligence, le numéro était si rondement mené, que, pour l'essentiel, il convainquit - du moins, je crois - mes deux collègues. Pour ma part, je restais étonnée de tant d'audace ou d'inconscience. Pouvait-on réellement soutenir que nos collègues français, ulcérés par vingt-cinq ans de réformes ineptes, se révoltaient par simple plaisir de créer toujours plus de chaos dans le lieu même des activités auxquelles ils avaient consacré leur vie ? Pouvait-on vraiment insinuer que, de la vision de l'université et de la recherche que développent actuellement des associations comme Sauvons la recherche et Sauvons l'université, il ne se dégageait pas une vision très cohérente de ce que devait être l'université pour servir au mieux l'intérêt général ?

Au dessert, je glissais donc une question goguenarde : « Si je vous comprends bien, Madame, la révolte que suscite vos réformes serait donc seulement le fruit d'un regrettable malentendu ? » La ministre, sans doute consciente que l'argument était somme toute un peu difficile à soutenir, fit un geste de dépit accompagné par quelques mots mal articulés qui accusaient « la gauche » d'attiser la fronde. N'ayant pas désespéré de placer enfin mon petit couplet sur les vertus d'une administration collégiale et démocratique, je lançais alors, comme nous nous levions de table : « Nos collègues français se plaignent souvent que vous ne les écoutez pas beaucoup. Peut-être cela peut-il expliquer leur mécontentement ? » À quoi Valérie Pécresse, visiblement peu consciente du fait qu'il revenait très évidemment au ministre qu'elle était de créer les conditions d'un large débat public sur l'université, répliqua qu'elle avait toujours dit qu'elle recevrait tout le monde. Aux mécontents, donc, de réclamer obséquieusement audience. Puis elle ajouta : « Et d'ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de palabresŠ » La ministre sous-entendait ainsi très clairement que sa réforme, bonne par essence, n'avait nul besoin d'être discutée par ceux qu'elle prétendait administrer, comme s'il aurait été tout à fait impossible, dans la concertation, d'en trouver une meilleure. Voyant qu'un des membres de son cabinet venait lui rappeler qu'il était temps de partir vers leur prochain rendez-vous, je me contentais de lui répondre que deux années de « palabres », pour aboutir à une réforme qui serait acceptable pour (et même acceptée par ?) tous les intéressés, ne pouvaient certainement qu'être bénéfiques. Et même, une telle négociation, fût-elle pénible, n'était-elle pas essentielle à l'avenir du pays ? La ministre fit une moue gênée mais très évidemment dubitative et me sera hâtivement la main. Je lui souhaitais poliment bon voyage et la regardais monter précipitamment dans son bus, encore toute étonnée d'avoir eut l'occasion de croiser à douze mille kilomètres de Paris, par une si belle journée de printemps californien, une incarnation aussi consternante de l'arrogance technocratique à la française.

Dans sa journée à Berkeley, Mme la Ministre ne manquerait certainement pas d'éviter de regarder ce qui s'étale pourtant à la vue de tous sur ce campus, à savoir que (quoiqu'on en dise parfois dans cette « gauche » française qui critique volontiers chez Valérie Pécresse la prétendue imitation d'un hypothétique « système universitaire américain », qui n'existe sans doute que dans leur imagination), les universités publiques américaines ne se gèrent pas comme se gèrent les banques, les administrations ou les industries dans la plupart des pays du monde, mais dans une forme de concertation soigneusement entretenue et, qui, à Berkeley, est particulièrement intéressante - voire exemplaire. La ministre éviterait ainsi une nouvelle fois de voir ce qui pourtant crève les yeux de nombre d'observateurs, tant français qu'étrangers, à savoir que pour réformer une institution aussi complexe que l'université et dynamiser une communauté d'enseignants et de chercheurs - afin de leur permettre de donner, avec et pour leurs étudiants, le meilleur d'eux-mêmes - encore faudrait-il penser à demander l'avis des principaux intéressés sur leur présent, comme sur leur avenir. Mais Valérie Pécresse, fermement décidée, comme le prouva le conseil des ministres du 22 avril suivant, à faire passer en force en France sa réforme de l'université, n'était visiblement pas venue pour voir ou entendre cette évidence.

Déborah Blocker

Écrit par : Michel Delord | 04 mai 2009

En parlant d'Etats-Unis et de programmes scolaires. Je téléphone hier à mon frère dont le fils de 18 ans finit sa scolarité secondaire là-bas.
J'annonce à mon frère (sup, spé, ESPCI) que les vecteurs sont retirés du programme de maths de troisième et l'anprochain de celui de seconde. Mon frère est catastrophé par cette annonce et s'inquièrte du niveau qu'auront nos futurs élèves ingénieurs, physiciens ou mathématiciens. "Déjà qu'on a supprimé le latin, il ne restera plus rien pour former l'esprit à la logique !". Pour lui, c'est très grave.
Subrepticement, je lui demande si son fils les a étudié en mathématiques. Ricanement ironique et "Non ! Bien sûr !".

Écrit par : dobolino | 04 mai 2009

"Présentation de l'article de D. Blocker illisible.
Je tente un peu mieux"



Désolée, j'ai fait ce que j'ai pu. Et vu que je suis en train de corriger des copies, je n'ai pas vraiment eu le temps de me pencher à nouveau sur la question.

Écrit par : Kap | 04 mai 2009

La présentation, fort bien faite, enchanta Valérie Pécresse. Seul bémol de taille, que les organisateurs n'avaient apparemment pas pensé à anticiper : la ministre s'étonna beaucoup de trouver ce jeune laboratoire peuplé quasiment exclusivement de doctorants et post-doctorants français (polytechniciens de tous corps et autres normaliens formés à grands frais dans les grandes écoles françaises), dont fort peu manifestaient l'intention de rentrer sagement au pays une fois leurs recherches terminées. De son côté, l'auteur de ces lignes avoue ne pas avoir été mécontente que la « fuite des cerveaux » ait ainsi, comme par inadvertance, sauté aux yeux du ministre.
Déborah Blocker
Ecrit par : Michel Delord | 04 mai 2009

On a trouvé le remède miracle pour limiter la fuite des cerveaux: arrêter d'en fabriquer.

Écrit par : dobolino | 04 mai 2009

"Elle n'a que deux ans et pourtant un QI de 156"....
Le grand cirque est ouvert, qui veut des tickets?

http://video.msn.com/video.aspx?mkt=fr-FR&vid=526e913c-a27a-4167-bf0a-203f2386116f&tab=s133

Ecrit par : Pendariès | 04 mai 2009

Nul ! Si c'est à ce dressage qu'on juge de l'intelligence d'un enfant de deux ans ! Si les bonobos maîtrisaient le langage, on pourrait leur en apprendre tout autant.

Écrit par : dobolino | 04 mai 2009

"Nous sommes en train de nous rendre compte que cet « apprendre à apprendre » déconnecté du concret et de l’existant est une vaste foutaise."

Une précision : l'apprendre à apprendre est un but de l'enseignement puisqu'il signifie précisément ne pas se réduire à l'apprentissage de mécanisme. Ce qui était plus que complètement faux dans l'utilisation qui en a été faite notamment par l'OCDE était que l'apprendre à apprendre était opposé à l'apprendre**et que l'on pouvait donc séparer la méthode du contenu.

Petite précision venant de la 3ème partie de "Trois notes sur le socle"
http://michel.delord.free.fr/3notes-socleprim.pdf

Citation :
Il est tout à fait remarquable mais non étonnant, car les mêmes erreurs provoquent le même type d'effets, que, trois siècles après, les partisans de l'empirisme le plus vulgaire utilisent exactement la même argumentation que Condillac, mis à part que les erreurs de l'argumentation de Condillac étaient la marque de limites du progrès tandis que les arguments actuels représentent une régression. Pour que l'enfant puisse reconstruire le monde, Condillac prétend que la connaissance de l'esprit et de la psychologie doit précéder la connaissances des choses : la forme moderne en est la mise en avant, au nom du sens, de l'apprentissage de la méthode avant celle du contenu ou plus précisément la recommandation d'apprendre à apprendre avant d'apprendre.

Sur ce dernier sujet, il n’est pas inutile de rappeler que l'idée que le but de l'école n'est pas seulement d'accumuler des connaissances mais d'apprendre à penser n'est pas une nouveauté5 mais figure en toutes lettres dans la fameuse circulaire Duruy du 7 octobre 1866 consacrée à l'enseignement de la grammaire. Cette circulaire, premier signe annonciateur après l’obscurantisme de la loi Falloux de la pédagogie de la méthode intuitive de l’Instruction publique codifiée notamment par Ferdinand Buisson, James Guillaume et Gabriel Compayré6, nous dit :

"Tout le monde s'accorde aujourd'hui à reconnaître que la meilleure méthode d'enseignement est celle qui exerce le plus l'intelligence des enfants, sans la fatiguer ni la rebuter ; celle qui, tout en excitant leur mémoire, ne la charge que de choses utiles ; celle qui ne leur présente isolément aucune règle abstraite, mais leur fait comprendre l'utilité de la règle par une application raisonnée ; celle enfin qui leur apprend le mieux à apprendre. MD 8 mars 2006"

Michel Delord


** Remar quez bien :même caractéristique de pensée que l'opposition mécaniste intelligence contenu, théorie paratique , par coeuer / intelligence , "dictée : force des nations " / "pas de dictée

Écrit par : Michel Delord | 04 mai 2009

"Pisse-vinaigre :
Pisse-vinaigre est un mot masculin ou féminin, invariable, désignant une personne morose, revêche, sans humour."
Ecrit par : Amélie | 04 mai 2009

Quelle magnifique autocritique! Amélie, cette fois, je vous dis: bravo, du fond du coeur!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Vous remarquerez d'ailleurs que "pisse-vinaigre" est invariable, à l'image des discours obsessionnels qu'ils tiennent sans relâche.

Écrit par : Jeremy | 04 mai 2009

"Désolée, j'ai fait ce que j'ai pu. Et vu que je suis en train de corriger des copies, je n'ai pas vraiment eu le temps de me pencher à nouveau sur la question.

Ecrit par : Kap | 04 mai 2009 "

Pas grave j'avais sous la main un soft qui permettait "d'unwrap " le texte . Çà ne m'a pas pris beaucoup de temps

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 04 mai 2009

On a trouvé le remède miracle pour limiter la fuite des cerveaux: arrêter d'en fabriquer.

Ecrit par : dobolino | 04 mai 2009

Excellent !

Bon, sinon je sors d'une semaine de bac blanc pour les oraux de français : on ne saurait plus efficacement constater l'échec des programmes de cette discipline, même dans une boîte à bac comme dans mon bahut. Une première ES et deux premières S me sont passé devant, et pas un, je dis bien PAS UN d'entre eux n'avait l'air d'avoir eu la moindre émotion ou le moindre intérêt pour les textes étudiés.

Certains n'avaient rien fichu, ni en classe ni chez eux, mais beaucoup avaient quand même travaillé consciencieusement leur liste, pour au final ressortir sans la moindre implication les analyses du prof, les classements en catégories ineptes de genre, registre, figures...

On assiste parfois à des stratégies de « fourgue » assez flagrantes : quand je demande, en brave petit soldat des programmes, « quel est le registre de ce texte », ou « en quoi ce texte est-il représentatif des Lumières » - questions qui semblent correspondre au travail effectué en classe - la plupart de ces petits malins essaient de me balancer tout cru le cours du prof. Je leur dis bien, pourtant, juste avant qu'ils ne commencent à préparer : « ne me sors pas le cours du prof, réponds bien à la question ! »

Ça n'empêche pas les intros du style « Pour répondre à la question qui était (là ils regardent mon papier - ils ont déjà oublié ce que c'était) "quelles sont les sources du comique dans ce texte", je vais d'abord démontrer qu'il s'agit d'un texte adressé à une femme, puis qu'il contient le champ lexical du voyage » : aucun rapport avec la choucroute !

Quand on interroge plusieurs candidats sur le même texte, ça devient flagrant ; j'ai pas pu m'empêcher de dire parfois, à la Michel Blanc dans « Tenue de soirée » : « Continue, moi j'adore ça les paysages marins : y'a pas un phare aussi, pis un cargo qui rentre au port ? » : au troisième qui me ressort le même plan sur une question pourtant totalement différente, je fais : « T'arrête pas, j'adore quand on étudie les preuves du rattachement au baroque ; pis après, tu vas me parler de l'importance des procédés de persuasion, non ? Ça démontre en quoi le caractère poétique du texte ? »

Ou alors, ils n'ont pas la version nettoyée du texte (le texte photocopié ou imprimé sur une feuille à part, sans le chapeau ni les notes) et dans leur intro ils lisent la présentation du manuel ; j'adore finir leurs phrases : « ce texte appartient à une série de lettres sur les sciences où Voltaire entreprend… » « un véritable travail de vulgarisation, oui, je sais lire, merci. »

Je me permets d'être chiant parce que c'est un faux oral, et que je pense de mon devoir de leur éviter de se tirer une balle dans le pied.

Heureusement que la nouvelle version de l'oral de français (question proposée par l'examinateur, puis entretien) était supposée éradiquer le "psittacisme", comme disaient les cuistres de l'inspection, la répétition du cours du prof !

La vérité, c'est que 100% des gamins ne sont pas en licence de lettres, et que la définition du baroque ou le théâtre dans le théâtre, ils s'en cognent. Dans le programme, il n'y a pourtant que des entrées génériques, aucune entrée thématique. Ils sont supposés s'intéresser en tant que tel au genre argumentatif, à la poésie, au biographique pour les L...

Cela dit, ça marche impeccablement : quand on a bien constaté que même les plus intelligents pataugent dans ces objectifs archi-ambitieux, on n'a plus qu'à mettre la moyenne pour éviter le désastre.

Moralité : Baudelaire veut partir au loin parce qu'il s'ennuie à Paris (c'est ça le spleen) et Voltaire est un type super insensible parce qu'il fait de l'humour à propos de la guerre.

Autre observation confondante : les notes que les élèves (de première, je le rappelle) posent devant eux au moment de passer à l'oral : elles sont entièrement rédigées dans 80% des cas. Des lignes entières, d'un bord à l'autre de la feuille ; des phrases que parfois ils LISENT sans vergogne devant notre nez. C'était bien la peine de recentrer tout le système sur l'expression orale et la communication, pour qu'au final ils soient infoutus de faire autre chose que lire un texte rédigé, avec articles, prépositions et sans aucune abréviation !

À leur décharge, je dois dire que je provoque chaque année de plus en plus l'hilarité, avec mes TD sur la prise de note : « ouah l'autre eh, le prof il dicte pas et il veut qu'on écrive des trucs ! Eh Msieur, vous allez trop vite, on peut pas écrire ! »
D'où la solution adoptée par pas mal de collègues : on dicte une explication en trois parties sur chaque texte de la liste (pompé dans l'Ecole des lettres ou dans un manuel) et on a une paix royale ! Les élèves rangent bien soigneusement dans leur classeur le précieux talisman qu'ils apprennent plus ou moins par cœur pour l'oral. Avec un examinateur pas trop regardant, on tire la moyenne, vu qu'on parle comme un livre du baroque ou de l'altérité.

Écrit par : sanjuro | 04 mai 2009

C'est sûr Sanjuro, j'aurai pas mon bac cette année ...

Écrit par : iPidiblue passe ton bac d'abord ! | 04 mai 2009

La pédagogie moderne c'est l'extension du domaine de la lutte continuellement ...

Écrit par : iPidiblue dans la boîte | 04 mai 2009

Autre observation confondante : les notes que les élèves (de première, je le rappelle) posent devant eux au moment de passer à l'oral : elles sont entièrement rédigées dans 80% des cas. Des lignes entières, d'un bord à l'autre de la feuille ; des phrases que parfois ils LISENT sans vergogne devant notre nez. C'était bien la peine de recentrer tout le système sur l'expression orale et la communication, pour qu'au final ils soient infoutus de faire autre chose que lire un texte rédigé, avec articles, prépositions et sans aucune abréviation !


Ecrit par : sanjuro | 04 mai 2009

Ah ! Ça alors, c'est la meilleure ! Faudrait savoir ! Mon fils s'est fait tancé l'an dernier au bac blanc oral de français parce qu'il n'avait préparé qu'un plan avec des notes. Le correcteur lui a dit que sa préparation était insuffisamment rédigée. Faudrait accorder vos violons, mesdames et messieurs les correcteurs !

Écrit par : dobolino | 04 mai 2009

Sanjuro, je vous sens excédé…
On le serait à moins…
Et encore, ce n'est pas leur faute — enfin, pas entièrement.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2009

"Ah ! Ça alors, c'est la meilleure ! Faudrait savoir ! Mon fils s'est fait tancé l'an dernier au bac blanc oral de français parce qu'il n'avait préparé qu'un plan avec des notes. Le correcteur lui a dit que sa préparation était insuffisamment rédigée. Faudrait accorder vos violons, mesdames et messieurs les correcteurs !"

Ecrit par : dobolino | 04 mai 2009

J'accorde le mien pour corriger votre faute d'accord!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Et je pense que Sanjuro s'est plaint du fait que ses élèves ne sachent pas prendre des notes, (ils croyaient même qu'il "dictait en temps réel", si j'ai bien tout compris).

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

« Pisse-vinaigre est un mot [...] à faible profondeur. »
Ecrit par : Amélie | 04 mai 2009

« Ecrit par... »
Ben voilà, on sait désormais qui est « Amélie » ; il s'appelle Jean Philippe et il est directeur général du Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne :
http://www.jphilippe.com/2007/10/pisse-vinaigre_29.html

Écrit par : Tailleboudin | 04 mai 2009

La vérité, c'est que 100% des gamins ne sont pas en licence de lettres, et que la définition du baroque ou le théâtre dans le théâtre, ils s'en cognent.

Ecrit par : sanjuro | 04 mai 2009

Si cela peut vous consoler, on a parfois les mêmes à l'oral du CAPES -- licence obtenue, oeuf corse ...

Écrit par : Françoise Guichard | 04 mai 2009

« C'est quoi, ce langage codé ? » : ‘Yenamarre’ commente ainsi le post de JP Brighelli :

[ Alors, Guy, l'ineffable Molinier a ressorti l'ampoule de venin ?
"Que coyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2009 ]

Je dois dire qu’il a à mon sens raison car personne ne peut comprendre de quoi il est question à part si l’on fait partie d’un cercle très étroit . Or on est sur un blog - public - et il serait, à mon sens, fortement judicieux soit de se priver d’aborder ainsi des sujets soit de décider de les aborder clairement, mais éviter de toutes les façons le style « private joke de gens qui connaissent du monde ».Un peu de pédagogie, que diable ?

Même remarque pour le dialogue surréaliste qui suit. Guy Morel entame par :

[De l'intelligence des choses
"J'entends ici ou là, des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat...relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard" : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état...par simple crainte du monopole, du mortifère monopole." 24 juin 2008.]

Pas de contexte sur cette déclaration, on sait pas de qui il est question.
Et JPB continue en posant la question à un niveau personnel et inintéressant

[Allez, Guy pratique un peu le pardon des offenses…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mai 2009]

Ce à quoi Guy répond fort justement qu’il n’est pas question d’offenses

[ Est-il question d'offenses ? Me crois-tu assez pusillanime pour réagir de la sorte ? Il est question, dans le "champ politique", pour parler le jargon en usage, des projets de "laïcité moderne", comme dit l'Autre.
Quand un auteur de livres sur l'école intervient dans ce débat sensible, la moindre des choses est de prendre acte de ce qu'il dit. À moins évidemment de le tenir a priori pour rien, ce qui n'est pas mon cas.]

mais n’éclaircit pas plus les enjeux.

Remarquable : le pékin moyen qui arrive sur le blog comprend ainsi tout de suite qu’on est ici entre amis, mais ne sait toujours pas qui est cet auteur, dans quelles conditions il a écrit ce passage ….

Chacun fait comme il veut mais le respect que l’on doit aux lecteurs – et il y a ici beaucoup plus de lecteurs que d’intervenants – m’oblige au moins à prendre mes distances avec ce style de débat.

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 04 mai 2009

vous avez les vers, Christophe ?

Écrit par : dobolino | 04 mai 2009

"Une première ES et deux premières S me sont passé devant, et pas un, je dis bien PAS UN d'entre eux n'avait l'air d'avoir eu la moindre émotion ou le moindre intérêt pour les textes étudiés."

Pareil. Les meilleurs ne voient pas qu'un texte de Voltaire est ironique...

Sanjuro, rassurez-vous : ils feront de l'expression-communication dans le supérieur, il y en a maintenant dans quasiment toutes les formations !

Ce qui veut dire qu'on leur fait le lyrisme en collège-lycée, et la lecture à voix haute à Bac +2, l'un des plus gros problèmes vient de là, je pense.

Écrit par : Jeremy | 04 mai 2009

vous avez les vers, Christophe ?

Ecrit par : dobolino | 04 mai 2009

??? Soit j'ai loupé une marche, soit mes neurones ont implosé sous l'effet de vacances "en famille", soit ce post est une nouvelle preuve du surréalisme de ce blog... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

Sanjuro, vous fustigez le manque d'implication émotionnelle de vos élèves lors des explications de textes à l'oral. Je vous comprends fort bien et pourtant je crois qu'il faut se mettre un instant à la place de ces gamins. Ce fameux bachot qui nous semble une pécadille reste à leurs yeux un précieux sésame et la peur de mal faire paralyse nombre d'entre eux. J'avais un profil vaguement littéraire - je dis vaguement car je ne suis que trop conscient de mes limites - pourtant, il ne me serait jamais venu à l'idée de débiter autre chose à l'oral du bac que le cours du prof. Pourquoi? Par manque de culture littéraire? Indubitablement. Mais aussi par timidité, par manque de maturité... Je crois que j'ai dû attendre mes oraux de licence avant de tenir tête pour la première fois à un prof à propos de l'interprétation d'un texte. Tout ceci pour rappeler que ce qui se joue dans la tête d'un gamin de 16-17 ans lors d'un oral n'est pas uniquement d'ordre intellectuel.

Écrit par : Alain | 04 mai 2009

Alors, Guy, l'ineffable Molinier a ressorti l'ampoule de venin ?
"Que coyez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2009

À quoi fais-tu allusion ? Si c'est aux textes mis en lien aux messages de Michel Delord, je ne vois pas ni vipère ni venin, mais des textes argumentés, écrit par quelqu'un qui cherche à jouer son rôle d'intellectuel critique, c'est-à-dire d'intellectuel tout court. On peut bien sûr ne pas être d'accord, mais alors il faut répondre sur le fond. Sur ce qu'il dit de la stratégie de Descoings en l'occurrence, et des raisons de son succès.
De même sur l'analyse que le même Gilbert Molinier fait de la leçon d'histoire produite par Marc Le Bris dans son dernier livre. J'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion de dire sur ce fil que s'abstenir de toute analyse, sous quelque prétexte que ce soit, l'unité du "camp" anti pédagogiste entre autres, revenait à tenir l'auteur de ce chapitre pour rien, et les livres publiés pour pas grand chose.
N'y aurait-il aucun objet de débat possible, même rude, entre les antipédagogistes ? Ce serait leur mort.
J'espère que ce n'est pas le cas. J'ai dit ici plusieurs fois que je n'étais pas d'accord avec ta condamnation des thèses pédagogiques de Rousseau. La question mérite-t-elle d'être creusée ? À mon sens oui, et même je crois qu'il serait du plus grand intérêt, pour combattre sur le terrain rationnel les "pédagogistes", de la creuser.
De même la question du mécanisme et de la pédagogie de la répétition qui a suscité le remarquable post de Catmano terminé par un "sans moi." qui montre la profondeur des divergences sur ce sujet.
De même celle de la laïcité et du développement du privé. Dira-t-on, parce que je rappelle, à l'occasion de l'abandon de la collation des grades, les positions de Marc Le Bris sur les écoles hors contrat, que je cherche une mauvaise querelle ?
Il faut débattre.

Écrit par : guy morel | 04 mai 2009

Sanjuro, pour ce qui est des notes entièrement rédigées...Je faisais exactement pareil, même après le bac ! C'est très tard que j'ai appris à parler à partir d'un plan. Et j'étais une étudiante motivée, sensible aux textes, plutôt cultivée et considérée comme brillante. Mais à l'oral, j'étais malade de timidité. D'où les notes, qui me rassuraient. Certains de vos candidats sont sûrement dans le même cas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 mai 2009

Sylvie, je vous remercie d'avoir su exprimer ma pensée de manière plus précise et concise que je n'aurais su le faire.

Écrit par : Alain | 04 mai 2009

Les contractuels se rebiffent.

Dans mon LP, on a des contractuels venus remplacer des collègues malades, opérés, en grossesse, ou depuis peu ayant achevé d'être des parturientes (y a p'u de TZR Lettres-Histoire, ni de remplaçants Capes Lettres Mod. dans l'Aude, c'est pénurie, en ce moment, sont tous occupés ici et là); enfin, je devrais dire: "on avait des contractuels". Ils sont partis en catimini au bout d'une dizaine de jours, et ne répondent pas aux appels téléphoniques du secrétariat ou de la direction qui désireraient bien leur demander mais keski's'pass (il se passe que dans une classe de gars travaillant le bois, une fois, même à 4 profs, le calme n'a pas pu revenir, et qu'entendre, dans son dos, "sale Arabe", ça ne donne pas envie de faire cours encore et encore, c'est que le début d'accord, d'accord")? "Ils sont quand même un peu difficiles ici les élèves" m'avait chuchoté l'un d'eux (la cinquantaine), avec dans l'oeil une drôle de lumière ternie, et de la fatigue dans la voix et sur le visage. "... faut s'habituer", que je lui réponds, "c'est ainsi" (mais me rendant compte que je l'assassinai plutôt que je le résurrectionnai, je continuai par, comme une recette de cuisine:) "... rester ferme, veulent déstabiliser..." (que je termine dans un souffle).

Sans que les chiffres soient donnés, on apprend aussi que mon LP accueille de plus en plus d'élèves issus de milieux (très) défavorisés, ghetto?... ghetto!

Conclusion: le TZR est un animal rare qui n'a pas la chance de refuser d'aller au boulot comme un(e) contractuel(le).

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2009

Ayant diffusé auprès d'amis profs le reportage sur Sébastien Clerc, voici la réponse de l'une d'entre eux:

"trop "percutant", le coup du viaduc de Millau pour le cours sur les transports... hyper éloigné des instructions officielles!
Il a inventé le fil à couper le beurre, ce con là... un plan de classe, l'encadré, le vouvoiement, le rap, la note de vie scolaire. Révolutionnaire!!
c'est bien que vous "réagissez"????
instaurer un rapport sympa pour éviter les révoltes.... je pourrais faire cours les seins à l'air, mes élèves trouveraient ça sympa, je pense."

J'ai des copains vraiment drôles!

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2009

Contractuel et TZR : pareil ici. Les vacataires qui fuient en voyant les conditions de travail, c'est courant dans beaucoup d'établissements.

Si la MGEN était mieux gérée, ou si le monde de l'éducation était plus honnête, on saurait le nombre d'enseignants en arret-maladie par an à cause des conditions de travail, et ce que ça coûte à l'E.N.

Écrit par : Jeremy | 04 mai 2009

Pendariès, vous me faites irrésistiblement penser à "Wilt" (enfin, pas vous, l'ambiance).
Bon courage.

Écrit par : yann | 04 mai 2009

En complément au post de Pendariès, écho du front.

Dans une classe, nous "accueillons" un schizophrène lourd.

Ce matin il rentre en salle de TP durant la récré et s'installe devant un PC à côté de moi tandis que je copie des données sur le réseau afin de me parler :

"- M'sieur, est-ce que ça se peut de tuer sa mère ?
- C'est à dire ? J'comprends mal votre question.
- Ben, tuer quoi. Étrangler ou égorger par exemple.
- Ah, d'accord ! Alors oui ça se peut. Mais ça ne se doit pas. D'ailleurs c'est totalement contraire au règlement de tuer qui que ce soit, et je vous encourage fortement à ne pas enfreindre cette règle.
- Bon."

Par la suite, une des premières phrases du document de TP sur PC était : "Créer une pièce nommée couvercle".
Mon élève m'appelle après environ 30' :
"-M'sieur, je peux pas créer de pièce.
- Ah bon, c'est pas grave, vous avez sans doute oublié, je vais vous montrer à nouveau.
- Non m'sieur. Seul dieu peut créer toute chose."

Là j'ai manqué de sens de l'a-propos ... J'ai rien trouvé à répondre. Je lui ai juste pris la souris des mains afin de l'aider à passer cette étape métaphysiquement difficile.

Je n'ai malheureusement pas reçu de formation à l'IUFM (qui n'existait pas encore) dans ma jeunesse.
Les spécialistes locaux de remédiation, accompagnement et autre tirlipotage psychozizin seront aimable de me dire si j'ai bien agi dans le premier cas et ce que j'aurais du répondre dans le second.

PS :
Je crains que vous ne me croyiez pas. Et pourtant, promis juré : anecdote authentique.

Écrit par : Zorglub | 04 mai 2009

Sans déconner, y'a des fois ksa fait peur d'être prof ...

Écrit par : Zorglub | 04 mai 2009

PS :
Je crains que vous ne me croyiez pas. Et pourtant, promis juré : anecdote authentique.

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2009

Non seulement je vous crois, Zorglub, mais je dirais même que ça ne me surprend pas, malheureusement. En LP, il n'est pas rare d'accueillir des élèves qui relèvent tout bonnement de la psychiatrie. J'ai le souvenir de rédactions particulièrement... morbides. Il faudra que nous demandions conseil à Sébastien Clerc!

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 mai 2009

Le plus fort Daniel, c'est qu'il est en BTS !

Il a eu le bac en septembre (car n'a pas pu le passer en juin pour cause d'hospitalisation). Son intégration est donc totalement règlementaire, sans que nous n'ayons rien à dire.
Lors de son arrivée, le patron nous a prévenu : "Pas d'inquiétude, les médecins sont formels : il n'est pas dangereux". Donc, tout va bien !

Va quand même y'avoir un moment de flottement durant son stage en entreprise ... !

'tain, on a beau avoir le sens de l'humour, ils y vont de plus en plus fort ces temps !
Même si je n'y contribue pas de manière très constructive sur le fond, ce blog m'est indispensable !
Donc, merci au bon docteur JPB (et à son auditoire) de m'offrir cet espace de liberté et de défoulement ... !

Écrit par : Zorglub | 04 mai 2009

Le Parisien
« Pour apprendre, il faut répéter »
MARC LE BRIS, instituteur à l’école publique de Médréac (Ille-et-Vilaine)
Claudine Proust 04.05.2009

A l’école de Marc Le Bris, instituteur à l’ancienne
Cet adepte de la méthode syllabique, des notes et de la rigueur vient de publier un nouveau livre, « Bonheur d’école ». Nous sommes allés le voir dans sa classe.

Bonheur d’école ». Avec un titre pareil, alors que le monde scolaire s’agite depuis des mois, de la maternelle au lycée, sur fond de mauvais résultats, de réformes et de nouvelles évaluations lancées par Xavier Darcos, ministre de l’Education, le dernier livre de Marc Le Bris*, semble une provocation. Instituteur il tient à cette appellation à l’ancienne depuis trente ans à l’école publique de Médréac, près de Rennes, il a fait scandale il y a cinq ans avec un premier livre (« Et vos enfants ne sauront ni lire ni compter, ou la faillite obstinée de l’école française »).

En savoir plus
« Pour apprendre, il faut répéter »

Fervent militant du retour à l’apprentissage de la lecture par la méthode syllabique du BA-Ba et du calcul mental, adepte des dictées et des rédactions, de la rigueur et des notes, il enfonce le clou. Quitte à continuer de se faire traiter de « réac » par ses adversaires au sein des syndicats enseignants majoritaires. On y grince que c’est lui qui aurait tenu la plume de Xavier Darcos pour rédiger les nouveaux programmes du primaire, accusés de marquer un retour à l’école de grand-papa.
Mal noté par son administration parce qu’il enseignait à « contre-courant », lui se félicite au contraire d’avoir pu participer à leur élaboration. « Moi, ça fait déjà quelques années que je les applique… » A l’aube de ce troisième et dernier trimestre, nous sommes allés nous asseoir au fond de sa classe.
*« Bonheur d’école », Ed. J-C. Gawsewitch, 346 pages, 18,90 €.



De la sévérité des dictées dépend la grandeur des nations. » Ainsi écrit Marc Le Bris. Ce matin de rentrée printanière, il arrive avec une pile de cahiers sous le bras, en chemise blanche. Sans blouse grise. On s’y serait presque attendu, vu tout ce qui a pu se dire sur le personnage. Mais non, il n’en a jamais eu.

Pas plus qu’il ne tape sur les doigts des élèves à coups de règle. Regard malicieux derrière de petites lunettes, il est un peu stressé. Dans une demi-heure, les élèves piafferont devant le bâtiment moderne posé en sortie de village. Photocopieuse et ordinateur renâclent. L’instituteur et directeur de cette école rurale de six classes, à doubles niveaux, n’aime pas ça. Etre à l’heure, attaquer son programme au cordeau, tout de suite, fait partie de « sa » méthode.
Ordre, précision, silence… et pas de fioritures. Dans sa classe de CM 1-CM 2, hormis une carte du monde, il n’y a pas grand-chose qui puisse détourner l’attention. Ni dans l’emploi du temps. Une sortie par an, pas plus. S’il accepte que la gendarmerie vienne faire passer un permis piéton à ses élèves, « parce que c’est important », il refuse le reste : « Sinon on passerait notre temps à aller nettoyer les rivières. » Les enfants, à l’aise avec leur instit, même quand il les rabroue pour qu’ils remettent leurs genoux droit sous le bureau, n’ont pas l’air de s’en plaindre. Ni d’apprendre le COD avec un texte d’Hugo ou, comme ce matin, un texte tiré du « Roman de renard », « écrit en langue du Moyen Age », comme l’observe un petit blond facétieux de CM 2. Ils écoutent avec curiosité les explications, les mots nouveaux, « goupil » ou « pelisse ». « Allez hop, grammaire ! » Et on enchaîne : « Le mot qui remplace un nom s’appelle ? Un pronom ! » Et on répète, quatre fois… « Pour apprendre, il faut répéter », justifie le maître.

« Je ne suis pas contre la modernité »

Les élèves boivent ses paroles quand il attaque le cours d’histoire, qu’il « raconte » assis face à eux. Captivés par Louis XV, ébahis par la robe de la Pompadour, sur ces tableaux qu’il affiche via l’ordinateur sur l’écran, rectangle de modernité qui surplombe le tableau noir où l’on écrit encore à la craie. « Je ne suis pas contre la modernité quand elle est utile, sinon, elle m’emmerde », confie-t-il.
L’école, pour ce « laïcard acharné », ex-ado de 1968 revenu du trotskysme, est là pour « apprendre, pour instruire », pas pour éduquer : « Si, à l’école, on fait de l’école, les comportements s’améliorent. Si l’école s’occupe des comportements, ils s’aggravent et on ne sait ni lire ni réciter », juge le maître.
Sorti de l’école normale dans les années 1975, il dit avoir tout testé de ce qu’il y avait appris, refusé l’ordre, les notes. « Mais j’avais en tête ce que les élèves de mon père savaient en CM 2 et je me suis aperçu que je n’arrivais pas au même résultat avec ce que l’Education nationale a présenté pendant trente ans comme LA bonne manière. Alors j’ai tâtonné, cherché. » Et finalement chez lui, on lit, on récite, on conjugue, selon un programme immuable. Lecture et calcul mental avec ardoise tous les jours. Lundi, c’est grammaire, maths et histoire, mardi conjugaison, jeudi rédaction, sport, dessin, chant quand même… Et vendredi, dictée… sévèrement notée ! « Les notes ne sont pas pour moi, je sais ce que chaque élève vaut. Mais eux en ont besoin, pour savoir ce qu’ils valent. Ne pas donner la possibilité aux enfants de se mesurer entre eux, c’est leur refuser la possibilité de sortir du lot. »
Si l’on en croit les parents, qui l’ont toujours soutenu, ils y arrivent les gamins de Médréac. « Largement au niveau quand ils débarquent en 6 e », sourient Elodie et son voisin, dont les sept enfants sont passés à l’école Le Bris.

Écrit par : Guillaume | 04 mai 2009

Zorglub, soyez rassuré, nous constatons tous à un degré de gravité plus ou moins marqué les ravages de l'inculture assaisonnée d'obscurantisme religieux. Si en sus la schizophrénie se met de la partie...

Écrit par : Alain | 04 mai 2009

« C'est quoi, ce langage codé ? » : ‘Yenamarre’ commente ainsi le post de JP Brighelli :

Il y a là erreur d'interprétation : Jean-Paul Brighelli a effectivement supprimé le message codé écrit entièrement en chiffres. Bizarre.

Écrit par : yenamarre | 04 mai 2009

Le proviseur-adjoint passe informer les terminales.
– Du 20 au 24 vous avez cinq jours où vous...
– M'sieur, vous vous trompez, il y a que quatre jours !
– Oui, c'est vrai, ça !

Et le proviseur-adjoint de faire des petits bâtons au tableau et d'expliquer les intervalles...

Écrit par : P Lariba | 04 mai 2009

"Sport, dessin, chant quand même…"

Ecrit par : Guillaume | 04 mai 2009

Ca veut dire quoi, "quand même"???

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2009

"Claudine Proust 04.05.2009"

Elle a un rapport avec Marcel ?

Écrit par : Jeremy | 04 mai 2009

Sanjuro, pour ce qui est des notes entièrement rédigées...Je faisais exactement pareil, même après le bac ! C'est très tard que j'ai appris à parler à partir d'un plan. Et j'étais une étudiante motivée, sensible aux textes, plutôt cultivée et considérée comme brillante. Mais à l'oral, j'étais malade de timidité. D'où les notes, qui me rassuraient. Certains de vos candidats sont sûrement dans le même cas.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 mai 2009
Outre le fait que, comme le soulignait Alain, on est à seize encore un peu immature, les difficultés à l'oral sont une grande entrave à l'expression d'une pensée personnelle. Le bac oral de français, c'est et c'était également à mon époque et à celle de Sylvie ou Alain, la première vraie tentative d'exposé oral. Le rendu peut difficilement être bon. Après un an de colles orales en prépa, on a à peu près perdu tout ce que Sylvie appelle timidité mais qui est plutôt de l'humilité. Humilité raisonnable d'ailleurs puisqu'on n'a aucun entraînement ou si peu.
Je n'ai jamais compris qu'on nous balance froidement dans les épreuves orales du bac sans aucune préparation digne de ce nom, que ce soit en français ou en langues. Comment peut-on produire un discours personnel et original, même si on a des idées à soi, quand on se trouve pour la première fois conduit à parler dix minutes sur un sujet imposé ?
Certains y arrivent, soit qu'ils aient fait de la politique lycéenne et mené des A.G. au porte-voix, soit que leurs parents les y aient entraînés ou fait entraîner, ou qu'ils aient travaillé l'improvisation sur scène avec des professeurs, mais pour la majorité c'est une grande première.

Écrit par : dobolino | 04 mai 2009

"Sport, dessin, chant quand même…"

Ecrit par le journaliste...

Écrit par : Guillaume | 04 mai 2009

L'émission de "C dans l'air" sur la morale à l'école, avec Mérieu comme invité et le rédacteur des Cafés pédagogiques :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1148

Plutôt ahurissant....

Écrit par : Sandra WAGNER | 04 mai 2009

L'émission de "C dans l'air" sur la morale à l'école, avec Mérieu comme invité et le rédacteur des Cafés pédagogiques :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1148

Plutôt ahurissant....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 mai 2009

Phrase immémoriale du rédacteur en chef des Cahiers péda :
"Même les chimpanzés connaissent les sentiments de justice"

Écrit par : guy morel | 04 mai 2009

Je n'ai jamais compris qu'on nous balance froidement dans les épreuves orales du bac sans aucune préparation digne de ce nom, que ce soit en français ou en langues. Comment peut-on produire un discours personnel et original, même si on a des idées à soi, quand on se trouve pour la première fois conduit à parler dix minutes sur un sujet imposé ?
Certains y arrivent, soit qu'ils aient fait de la politique lycéenne et mené des A.G. au porte-voix, soit que leurs parents les y aient entraînés ou fait entraîner, ou qu'ils aient travaillé l'improvisation sur scène avec des professeurs, mais pour la majorité c'est une grande première.
Ecrit par : dobolino | 04 mai 2009
C'est possible, à condition que cela soit un exposé familier sur un grand texte classique quelconque au programme, non préparé, sans attente autre que l'intelligence dudit texte. Pas de champs lexicaux, pas d'énonciation etc.
En revanche une bonne connaissance littérale de l'oeuvre.

Écrit par : guy morel | 04 mai 2009

En revanche une bonne connaissance littérale de l'oeuvre.
Ecrit par : guy morel | 04 mai 2009

Pardon, j'ai oublié : et aucune prétention à la "littérature", surtout si les candidats sont dans la section littéraire. Là le dialogue doit être plus précis en ce qui concerne la lecture de l'oeuvre, c'est tout.

Écrit par : guy morel | 04 mai 2009

Merci aux différents intervenants de leurs commentaires…

Il n'est pas étonnant que nous ayons diverses appréciations de ce que j'ai décrit : la situation est complexe et résulte de nombreux facteurs différents.

Je pense que vous conviendrez cependant que cela montre, une fois de plus, qu'on impulse des réformes pour régler des problèmes qui ne font qu'empirer une fois que lesdites réformes sont mises en œuvre.

Rappelons que nos programmes de français au lycée ont été réformés pour :
- intéresser les élèves au français (ils se font tartir comme pas possible avec les entrées génériques)
- leur faciliter l'exercice (une infime minorité y arrive)
- les rendre créatifs et autonomes (ils se raccrochent à du prêt-à-penser comme à des reliques miraculeuses)
- les mettre en contact avec des textes variés (leurs listes sont toutes les mêmes)

Même d'un point de vue de critique interne, ces programmes sont un échec !

Et je viens de récupérer les notes de mes propres élèves, ce n'est pas mieux… (la seule fierté que j'en retire, c'est que ma liste n'est pas limitée au nègre de Surinam et à l'Albatros…)

Maintenant, il faut préciser que c'est un bac blanc, et que justement certaines erreurs pourront être corrigées au moment des épreuves définitives.

Je faisais observer à la prof principale de ma 1ère ES aujourd'hui à quel point cette classe a seulement compris maintenant ce que sont réellement ces épreuves : ils étaient tout excités, m'apostrophaient dans les couloirs, voulaient savoir leur note, en parlaient déjà comme de faits de guerre... l'ironie, c'est que je leur ai fait passer de nombreux entraînements, en demi-groupe, avec des mises en situation... il fallait qu'ils touchent du doigt personnellement ce que c'est pour comprendre !

Je suis d'accord avec vous, c'est bien tôt pour eux, ce genre d'exercice, et c'est trop ambitieux. On se rend compte dans ce genre d'exercice qu'ils ne s'expriment pas vraiment dans les classes où on prétend leur laisser la parole : ils abondent dans un sens qu'on leur laisse entrevoir, ils font du bruit, ils enfoncent des portes ouvertes.

Écrit par : sanjuro | 04 mai 2009

Je suis d'accord avec vous, c'est bien tôt pour eux, ce genre d'exercice, et c'est trop ambitieux. On se rend compte dans ce genre d'exercice qu'ils ne s'expriment pas vraiment dans les classes où on prétend leur laisser la parole : ils abondent dans un sens qu'on leur laisse entrevoir, ils font du bruit, ils enfoncent des portes ouvertes.
Ecrit par : sanjuro | 04 mai 2009
Ce n'est pas trop ambitieux, c'est lamentable au contraire.
Par exemple, au cours de trente années d'interrogation, j'ai entendu seriné la même pitoyable explication de L'Étranger par la théorie de l'absurde. J'ai invariablement posé la même question : " Quelque chose manque dans ce roman qui se déroule à Alger : quoi ?"
Pas une seule fois je me suis entendu répondre : Alger et les habitants d'Alger.
Et j'enchaînais : pourquoi ce type que tout le monde veut absoudre est-il condamné à mort pour le meurtre d'un Arabe dont tout le monde se fout ? Silence.
Il paraît que la littérature parle de la vie ; apparemment, ce n'est pas le programme.

Écrit par : guy morel | 04 mai 2009

Sur le site de l'académie de Paris, les conclusions de la
consultation Descoings. On ne veut qu'une chose : un lieu de vie.
Je vous laisse lire, rire et pleurer.
http://www.ac-paris.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-05/synthese_globale_consultation_sur_le_lycee.pdf

Écrit par : dickens | 04 mai 2009

A rire et à pleurer, effectivement.
J'ai particulièrement apprécié les "assistants pédagogiques" chargés en Seconde d'enseigner la méthodologie aux élèves. L'inspectrice qui a rédigé le rapport connaît son monde, elle sait que la mode est à la résurrection des maîtres-aux'.
Sinon, l'ensemble est absurde ; on veut plus d'heures de ceci et de cela, tout en déplorant des emplois du temps déjà lourds (et le fait est qu'ils le sont). Plus d'économie, plus d'instruction civique — cela sent son petit soldat citoyen.
Une seule éclaircie là-dedans : la proposition — que nous sommes pas mal à avoir faite — de rétablir les Premières de transition, pour faciliter le retour en séries générales des lycées de LP méritants — ce qui, entre nous soit dit, suggère fortement des classes de niveaux…

Sur la question de l'épreuve de Français, Sanjuro…
J'ai rarement demandé au Bac une pensée originale (et je suis à peine sûr que j'en avais une moi-même à l'époque, et encore, c'est parce que j'avais avalé déjà une bibliothèque, en sus du travail scolaire). Ce serait déjà beau qu'ils aient une connaissance sérieuse des textes qu'ils proposent, c'est-à-dire (tiens, je vais me fâcher avec pas mal de gens…) que leurs profs leur donnent des textes des explications autres que la bouillie "argumentative" (le correcteur de mon Mac refuse le mot : il a bien raison !) actuellement à la mode. Quand je regarde les demandes des enseignants sur tel ou tel forum, ce n'est que textes à "message" — Saint PTT, priez pour moi ! La "communication" a tué toute velléité de trouver dans les textes quelque chose d'un peu littéraire.
Je n'en veux pas aux élèves de ne pas avoir telle ou telle connaissance précise : c'est à nous de les leur fournir. Et cela ne peut venir qu'en croisant inlassablement les textes et les connaissances, pendant des années, et non en se limitant à étudier une trentaine de passages.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2009

Et, pour ça, donner le goût de la lecture dès la maternelle, en "mettant entre les mains" des élèves des livres, et en leur donnant, par l'exemple d'abord, l'envie de s'approprier par eux-mêmes les merveilleuses histoires qui leur sont racontées par leurs parents, puis par leur instituteur.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Et, pour ça, donner le goût de la lecture dès la maternelle, en "mettant entre les mains" des élèves des livres, et en leur donnant, par l'exemple d'abord, l'envie de s'approprier par eux-mêmes les merveilleuses histoires qui leur sont racontées par leurs parents, puis par leur instituteur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

La Main à la Page ?

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

J'adore le début de cette phrase : "Si tous, à l’exception de quelques uns, ont souhaité que leur contribution soit prise en
compte".

Quels sont les quelques cons qui ont contribué, mais qui ont expressément demandé à ce que leur contribution ne soit pas prise en compte ???

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2009

Et, pour ça, donner le goût de la lecture dès la maternelle, en "mettant entre les mains" des élèves des livres, et en leur donnant, par l'exemple d'abord, l'envie de s'approprier par eux-mêmes les merveilleuses histoires qui leur sont racontées par leurs parents, puis par leur instituteur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

La Main à la Page ?

Ecrit par : catmano | 05 mai 2009

:-))))
Christophe, c'est de la provoc ou vous le pensez vraiment ???

Écrit par : Pascal | 05 mai 2009

Disons, "moit-moit"...
Je continue à penser qu'il faut avant toute chose donner le goût de la lecture et que, pour ce faire, il y a pas mal de choses à faire avant de faire écrire des lettres et lire des syllabes, (et réciproquement.)
"La main à la Page, (avec les majuscules, ;-), ça me plaît bien. Indispensable, mais je suis évidemment partisan du fait qu'une fois que le poisson soit ferré, il faille "ramer" et "le faire ramer" pour le remonter!
Mais ce n'est pas avec les lettres et les syllabes que se donne le goût de la lecture. En tous cas, ça doit commencer avant, je pense.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

"mais je suis évidemment partisan du fait qu'une fois que le poisson soit ferré, il faille "ramer" et "le faire ramer" pour le remonter!"
Effectivement, Christophe, on rame beaucoup ...

Écrit par : Marilyse | 05 mai 2009

Qu'est-ce que "le goût de la lecture"?
Ou "de l'oeuf ou de la poule" qui vint d'abord?

J'ai très, très souvent pu constater que c'est après l'apprentissage des premières lettres, puis des premières syllabes et des premiers mots que les enfants posaient des questions à propos des écrits sur les boîtes de céréales, sur la bouteille de lait, sur l'affiche placardée dans la rue... ou dans le livre que papa ou maman lit le soir au coucher.

Le petit bonhomme qui demande :
"Dis, maman, "N" et "U" ça fait quoi?"
Et qui en déduit que le mot Nutella est écrit sur l'étiquette de sa pâte à tartiner chérie quand sa maman lui a répondu "nu"...
Il connaissait déjà ces 2 lettres, et apprendra ainsi les suivantes. Il connaissait aussi s cette pâte à tartiner qui régale ses goûters et petits déjeuners.

Écrit par : Maminou | 05 mai 2009

C'est possible, à condition que cela soit un exposé familier sur un grand texte classique quelconque au programme, non préparé, sans attente autre que l'intelligence dudit texte. Pas de champs lexicaux, pas d'énonciation etc.
En revanche une bonne connaissance littérale de l'oeuvre.
Ecrit par : guy morel | 04 mai 2009

Je confirme. Il m'est arrivé d'interroger au bac des élèves dont le professeur avait été absent longtemps. Sur leur liste figuraient des textes à peine expliqués par le collègue. Eh bien, j'ai donné un de ces textes à l'oral, en spécifiant au candidat que la seule chose qui m'importait, c'était qu'il le comprenne et me le montre. Pari réussi! Une explication personnelle et sans jargon!
idem pour un candidat "libre" venu sans liste. Je lui ai donné un texte, et il s'est fort bien débrouillé.

Écrit par : retraitée | 05 mai 2009

@ Christophe :

« ...dans beaucoup de milieux, la lecture est loin d'être une occupation familière et favorite, il appartient donc à l'école, et avant toute chose, de créer ce milieu culturel. »
C'est la conclusion de la circulaire Haby qui flinguait Kergomard après 90 ans de bons et loyaux services

http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/Kergomard_lecture.pdf

Et tout cela au nom d'une théorie on ne peut plus scientiste et mécaniste :

« Les anciens programmes et les instructions qui les accompagnent parlent, concernant cette tranche d'âge, d' “Initiation à la lecture” On s'est longtemps interrogé sur le sens du mot “ initiation”qui évoque certains rites primitifs. Les théories de l'Information conduisent plutôt à considérer que lire et écrire sont deux opérations relevant, l'une du décodage, l'autre de l'encodage. »

Alors, ça sert à quoi que Catmano se décarcasse !

Écrit par : Pascal | 05 mai 2009

Oui, Marilyse. Mais, encore une fois, je crains qu'on ne se polarise que sur une partie de mon message.
"Qui de l'oeuf, qui de la poule", comme dit Maminou? Je pense que, pour que l'enfant finisse par "bouffer des livres", les deux dimensions exposées, (entendre le maître raconter des histoires en le voyant lire, et apprendre lettres et syllabes), sont difficilement dissociables, et en interaction permanente.
Prétendre le contraire me paraît relever de l'idéologie.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Et je suis bien certain que Catmano lit des histoires à ses élèves!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Christophe, c'est de la provoc ou vous le pensez vraiment ???

Réveil !!!

Écrit par : Guillaume | 05 mai 2009

Ci-joint un lien intéressant. Pour vous aider à discerner, il m'a été transmis par un syndicaliste de la Confédération paysanne. Personnellement, ça ne m'importune pas.


http://operation-escargot-electronique.net/index.php

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Mais ce n'est pas avec les lettres et les syllabes que se donne le goût de la lecture. En tous cas, ça doit commencer avant, je pense.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Christophe, c'est une vieille histoire que celle-là ! Voir le message de Pascal plus haut sur Kergomard et Haby.
Comme je ne crains pas les paradoxes, je dirai que la manière dont on bassine les petits avec les "Coins bibliothèque" puis les à peine un peu plus grands avec la littérature faite "pour enfants", puis les benjamins, les cadets et les juniors avec les CDI n'est pas pour rien dans le dégoût de la lecture.
Je crois que si - comme le dit si bien Maminou avec Nutella - c'est avec des lettres et des syllabes que l'on donne l'envie de lire. D'autant plus que l'on apprend à écrire pour apprendre à lire.

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

"Comme je ne crains pas les paradoxes, je dirai que la manière dont on bassine les petits avec les "Coins bibliothèque" puis les à peine un peu plus grands avec la littérature faite "pour enfants", puis les benjamins, les cadets et les juniors avec les CDI n'est pas pour rien dans le dégoût de la lecture.
Je crois que si - comme le dit si bien Maminou avec Nutella - c'est avec des lettres et des syllabes que l'on donne l'envie de lire. D'autant plus que l'on apprend à écrire pour apprendre à lire."

Ecrit par : guy morel | 05 mai 2009

Ca dépend comment c'est fait!
Mais je suis aussi d'accord avec vous! Cela peut ne pas être incompatible. Evidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

" j'ai donné un de ces textes à l'oral, en spécifiant au candidat que la seule chose qui m'importait était qu'il le comprenne et me le montre." ( retraitée)

Donc, vous admettiez une paraphrase intelligente. Je m'en serais contentée aussi; cela vaut mieux qu'une "lecture méthodique" bourrée de remarques formelles qu peuvent masquer une totale incompréhension du texte (jen ai souvent vu des exemples). Mais le problème est que, pour la plupart des collègues, la paraphrase est la faute capitale à ne pas commettre, sous peine d'être durement sanctionné.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2009

"Comme je ne crains pas les paradoxes, je dirai que la manière dont on bassine les petits avec les "Coins bibliothèque" puis les à peine un peu plus grands avec la littérature faite "pour enfants", puis les benjamins, les cadets et les juniors avec les CDI n'est pas pour rien dans le dégoût de la lecture.
Je crois que si - comme le dit si bien Maminou avec Nutella - c'est avec des lettres et des syllabes que l'on donne l'envie de lire. D'autant plus que l'on apprend à écrire pour apprendre à lire."

Ecrit par : guy morel | 05 mai 2009

Ca dépend comment c'est fait!
Mais je suis aussi d'accord avec vous! Cela peut ne pas être incompatible. Evidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

C'est Lucile qui avait écrit un jour qu'un de ses gamins avait appris à lire tout seul et qu'il avait eu une démarche "de la lettre vers la syllabe, puis vers le mot... seulement ensuite venaient les livres et le goût de la lecture...
On peut avoir des rayonnages de livres jusqu'au plafond de sa maison, des CDI et des bibliothèques municipales richissimes , si on ne sait pas lire, on n'a pas envie de lire...

Écrit par : Maminou | 05 mai 2009

Et si on n'a pas envie d'apprendre, on ne sait pas, et les raisons qui font que l'on a envie d'apprendre peuvent être assez diversifiées!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Curieusement (?), il n'y a encore aucun commentaire sur le rapport Descoings.
Je me lance :
parmi les propositions, je ne trouve pas si mal :
l'accent mis sur l'orientation, et la nécessaire implication des profs.
le renforcement (à rebours du mouvement actuel) des maths en filière S.
la conservation de l'organisation à l'année.
l'introduction de l'économie pour tous les élèves (après, il faut voir ce qu'on y met).
le renforcement des langues, et en premier lieu, l'anglais.
le maintien du bac national.
la réinstauration d'une première d'adaptation.

l'organisation sur cinq jours pleins, et les propositions visant à garder plus longtemps les élèves dans les lycées ("lieux de vie" ;o)) pour du soutien, du travail en étude, des activités associatives, etc.
Par chez moi, dans le meilleur lycée (privé) de la région, personne ne sort avant 16h40. S'il n'y a pas cours, étude. Comme lieu de vie, y'a plus drôle. Mais, les élèves bossent.
Les élèves du lycée public (et des autres lycées privés) sont souvent dans la rue dès 15h, voire plus tôt. Comme lieu de vie, c'est pas terrible non plus.

La scission de la filière S en deux, maths et bio ? Bof, on réinvente les term C et D.

Écrit par : yann | 05 mai 2009

C'est Lucile qui avait écrit un jour qu'un de ses gamins avait appris à lire tout seul et qu'il avait eu une démarche "de la lettre vers la syllabe, puis vers le mot... seulement ensuite venaient les livres et le goût de la lecture...
On peut avoir des rayonnages de livres jusqu'au plafond de sa maison, des CDI et des bibliothèques municipales richissimes , si on ne sait pas lire, on n'a pas envie de lire...
Ecrit par : Maminou | 05 mai 2009


Maminou a raison, c'est bien ainsi que notre dernier a appris à lire.
Le goût de lire vient après l'apprentissage de la lecture.

Un enfant avant d'apprendre à lire peut aimer les livres parce qu'il en aime les images (je me souviens de "Mon premier Larousse illustré en couleurs" devant les images duquel je m'émerveillais avant de pouvoir en lire les textes) ou prendre en main des livres pour faire comme papa et maman qu'il voit lire. Mais aimera-t-il lire ? Pas sûr. C'est une autre étape.

Je ne sais pas ce qu'en pensent les instituteurs, mais il me semble qu'une proportion non négligeable d''enfants ne perçoivent pas vraiment en quoi il est utile de savoir lire, comme ils ne voient pas pourquoi c'est mieux de dormir à 8h le soir plutôt que regarder la télévision.
Et pour ceux là expliquer qu'"un monsieur qui écrit un livre est un auteur et que l'histoire est présentée en quatrième de couverture et qu'il y a beaucoup d'illustrations différentes du Petit Chaperon rouge", comme on le voit ou l'entend parfois dès la maternelle (je l'ai vécu), ne va pas les aider. Ce sont des idées d'adultes qui prétendent faciliter les choses en mettant l'enfant dans la "posture du lecteur" (c'est comme cela qu'on dit ?) mais qui favorisent une fois de plus ceux issus des milieux les plus cultivés.
Utiliser les capacités et les intérêts de l'enfant de 4-6 ans qui aime, il me semble, manipuler, associer, répéter des choses simples (c'est le temps des lotos et des dominos et des "memory") en combinant les lettres pour former les sons, puis les mots est à mon avis plus susceptible de l'intéresser et plus respectueux de son développement (désolée si j'utilise des termes inexacts).

Quant à aimer lire ! Mon mari et moi aimons lire, nous avons toujours des piles sur nos tables de chevet, il y a des livres dans presque toutes les pièces de la maison, bibliothécaire pour la jeunesse de formation, j'ai raconté des dizaines d'histoire à nos enfants petits, même après qu'ils sachent lire, mais ils ne dévorent pas les livres loin de là.

Ils lisent ce qui est demandé par l'école, de temps en temps un autre titre, mais ils préfèrent faire du sport, jouer devant l'écran d'ordinateur, comme beaucoup de garçons aujourd'hui. Je ne peux pas dire qu'ils aiment lire et pourtant ils ont un environnement favorable.

Mais ils savent lire, écrire et compter (et un peu plus) ce qui leur permet d'envisager des études supérieures :-), et si un jour ils redécouvrent les plaisirs de la lecture connus dans l'enfance, et bien tant mieux !

Écrit par : lucile | 05 mai 2009

"Je ne peux pas dire qu'ils aiment lire et pourtant ils ont un environnement favorable."

Je précise : ils lisent, les résultats de Ligue 1 de foot, ceux de la NBA au basket, des énigmes mathématiques...

Et les dizaines d'histoire racontées petits ne sont pas inutiles, beaucoup d'autres choses que la lecture sont échangées entre parents et enfants à ce moment !

Écrit par : lucile | 05 mai 2009

Qu'est-ce que "le goût de la lecture"?
Ou "de l'oeuf ou de la poule" qui vint d'abord?

J'ai très, très souvent pu constater que c'est après l'apprentissage des premières lettres, puis des premières syllabes et des premiers mots que les enfants posaient des questions à propos des écrits sur les boîtes de céréales, sur la bouteille de lait, sur l'affiche placardée dans la rue... ou dans le livre que papa ou maman lit le soir au coucher.

Le petit bonhomme qui demande :
"Dis, maman, "N" et "U" ça fait quoi?"
Et qui en déduit que le mot Nutella est écrit sur l'étiquette de sa pâte à tartiner chérie quand sa maman lui a répondu "nu"...
Il connaissait déjà ces 2 lettres, et apprendra ainsi les suivantes. Il connaissait aussi s cette pâte à tartiner qui régale ses goûters et petits déjeuners.

Ecrit par : Maminou | 05 mai 2009

C'est comme cela que l'une de mes petites-filles a appris à lire quasiment toute seule de février à juin en GS : je lui avais montré quelques pages de lire avec Léo et Léa, et son avidité d'apprendre à lire a fait le reste.
Maintenant, elle dévore des pavés et je lui offre de nombreux livres, comme six histoires de Poe (texte intégral)

Sa soeur, qui a commencé par une méthode globalo-Freinet, n'aime pas beaucoup la lecture.
En quatrième, elle a dû lire une pièce de Molière en tout et pour tout.(Elle a adoré !) Les livres à lire sont assez nuls et lui plaisent rarement.

En sixième et cinquième, c'était du genre :

Lullaby, de Le Clézio
Chronique d’un cours ordinaire.

Un mercredi matin dans un collège rural, au mois de février.
Le professeur de français, après avoir demandé le silence, distribue un polycopié à ses élèves de cinquième : il s’agit de Lullaby, nouvelle de J.M-G. Le Clézio. Dans un premier temps, le texte est lu à voix haute par quatre volontaires, avant d’être rangé dans le classeur.
Le professeur annonce : « Ce texte servira de support à la distinction entre discours et récit, que nous allons désormais aborder. »
Pour les élèves, une nouvelle « séquence » commence, que rythment les questions du maître. A partir d’une réflexion sur la mise en page, ceux-ci en viennent à conclure que le texte est un récit, dont le narrateur reproduit la lettre d’une jeune fille à son père.
C’est à cette lettre que le professeur leur demande d’abord de s’intéresser. Naturellement, leurs remarques se portent sur la situation elle-même. L’un d’eux observe ainsi : « La petite fille écrit à son papa parce qu’ils sont séparés. » A quoi une camarade ajoute : « Elle vit avec sa sœur et sa maman, mais son papa semble lui manquer. »
De telles observations ne sont pourtant pas du goût du maître. Trop simples, elles l’éloignent de l’objet qui constitue le centre de la séance. Aussi reprend-il la parole : « Nous avons travaillé ensemble sur la situation d’énonciation. Qui peut définir la notion ? » Jean, pour une fois éveillé, lève la main :
C’est quand quelqu’un parle à quelqu’un.
Le professeur - Ce n’est pas mal, mais il faudrait aller plus loin. Pauline ?
Pauline - C’est quand le destinateur parle au destinataire.
Le professeur – C’est déjà mieux, mais vous oubliez quelque chose d’important.
Comme les élèves restent muets, le professeur ajoute : «Vous oubliez que le message du destinateur est adressé au destinataire en un temps et un lieu précis. » Après ce rappel, le maître demande aux élèves d’identifier les marques de l’énonciation dans le texte.

Ce qui, noté dans leur classeur, devient : « Dans cette lettre, un « je » s’adresse à un « tu ». La date n’est pas précisée, mais les adverbes « aujourd’hui » et « maintenant » renvoient au moment de l’énonciation. On parle alors de « déictiques ». On peut donc conclure que, formellement, cette lettre se caractérise par la fréquence des déictiques et par la relation étroite avec la situation d’énonciation. »

Ce qui, on l’admettra, est un constat d’une grande richesse…
A ce moment, une élève interroge : « Mais le message, Monsieur, comment le comprendre ? »
Le professeur.- Que veux-tu dire ?
L’élève.- Pourquoi Lullaby écrit-elle à son père ?
Alors, les observations du début d’heure refont surface. De toute évidence, si la petite fille écrit à son père, c’est parce qu’il est absent. Mais certains élèves vont plus loin : derrière ses propos anodins, c’est un message d’amour qu’elle lui adresse. Peut-être sa lettre recèle-t-elle une part non avouée de souffrance ?

Doucement, le professeur explique à ses élèves qu’ils font fausse route. Avant de se poser de telles questions, il importe de revenir à l’essentiel : la présence du destinateur et du destinataire dans la lettre ! Et d’ajouter, magistral : « Le « je » affirme nettement sa présence (vingt formes pronominales ou adjectivales de la première personne).

Il affirme également la présence de son destinataire (douze formes pronominales de la deuxième personne). Ainsi, une forte relation « je/tu » s’établit dans ce texte. » A ce stade de la séance, les élèves ne s’intéressent plus aux sentiments de l’héroïne, dont ils ont compris qu’ils ne parleraient pas. S’intéressent-ils encore au cours ? Leur attitude laisse croire le contraire. Qu’importe cependant, puisque le maître peut conclure : « La lettre de Lullaby est un énoncé ancré dans la situation d’énonciation : il se caractérise par la présence des marques de l’énonciation dans le texte lui-même. »

La première heure achevée, le cours se poursuivra, qui portera sur le récit lui-même. De quoi s’agira-t-il ? De montrer que cette fois, l’énoncé est coupé de la situation d’énonciation. Alors viendra le temps de la conclusion générale, proche de celle-ci : « Nous avons étudié ces deux systèmes d’énonciation séparément, mais dans la réalité des textes, ils se combinent.
Dans l’extrait étudié, le récit vient fournir le référent du « je », le « tu », et le déictique « Ppa »trouvant leur référent dans l’adresse indiquée par Lullaby sur l’enveloppe. Les déictiques temporels, de la même façon, se chargent d’information dans le récit : « aujourd’hui », un jour, « vers le milieu du mois d’octobre », « ce matin, quand je me suis réveillée » 7 heures 10 puisqu’à « 8 heures 10 » (récit), Lullaby est réveillée « depuis une heure » (discours) ; « là » une ville au bord de la mer (un port ?) sur laquelle le récit ne donnera pas d’autre information. C’est donc progressivement tout le contexte de l’énonciation épistolaire qui se constitue ainsi, dans un dialogue discours/récit. »

Chronique d’un cours ordinaire, reconstitué à partir de L’Enseignement du français au collège…Où l’on découvre que les Sorbonagres de Rabelais ont une postérité inattendue.
De nos jours, l’enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses, dont les victimes sont au nombre de deux : les élèves d’une part, les textes d’autre part. Aux premiers, l’accès au sens est refusé, quand les seconds se voient réduits à une approche formaliste.

(Paul-Marie Conti, agrégé de lettres modernes, docteur ès lettres, « L’enseignement du français aujourd’hui. Enquête sur une discipline malmenée ».)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

Bonjour

Aimer lire, à mon sens, pour un enfant qui apprend, c'est d'abord aimer lire à voix haute, pour être écouté par un public, pour obtenir son approbation.

En effet, lire à voix haute, pour un élève, c'est comme essayer un nouveau pouvoir, celui de captiver un auditoire comme lui-même a été captivé par l'adulte qui lui a lu des histoires.

Toute la question est de savoir ce qui captive le plus sûrement l'enfant, ce qui lui donne littéralement l'envie de lire : est-ce le sens ou bien la musique ?

Pour moi, la réponse ne fait aucun doute : c'est la musique de la langue qui exerce son pouvoir de fascination avant le sens du texte.

Personnellement, si j'ai très vite lu, c'est parce que mes parents m'avaient acheté pas mal de disques-livres de contes et de chansons : j'avais la musique de la langue dans les oreilles, et lire devenait un moyen de la reproduire.

Un exemple suffisamment parlant : le plaisir simple de lire "il était une fois"

Sur le plan du sens, on est pourtant proche du degré zéro.

C'est la musique d' "il était une fois" qui nous est précieuse (de même avec "Sésame, ouvre-toi", "Ma soeur anne, ne vois-tu rien venir ?", "Maître corbeau sur son arbre perché", etc.)

Écrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Je partage votre point de vue, Anne-Marie. Le cours dont vous avez relaté le déroulement était l'archétype même d'une approche purement formaliste. Comment peut-on introduire un texte littéraire en cinquième en annonçant tout de go: "Ce texte servira de support à la distinction entre récit et discours"? C'est totalement dénué de sens! Un texte existe pour lui-même et pas pour servir de "support" à quoi que ce soit!

Écrit par : Alain | 05 mai 2009

Curieusement (?), il n'y a encore aucun commentaire sur le rapport Descoings.Ecrit par : yann | 05 mai 2009

Le point d'interrogation est de rigueur. Un tel ramassis de platitudes ne peut provoquer ( au mieux) qu'un soupir d'agacement.

Ainsi, notamment, les dysfonctionnements du lycée auraient surgi ex nihilo sans le moindre rapport avec quarante ans de réformes ineptes du CP à la Terminale.
En ce moment Jack Lang sur les 4 Vérités de Télématin
dresse des couronnes à son ancien mignon: Descoings...
Comment pouvait-on attendre quoi que ce soit d'un type sorti de cette écurie-là qui n'a formé des cracks que pour un seul type de course: l'entrisme où ils sont imbattables.

"'On ne cherche plus désormais à empiler les savoirs mais à donner aux élèves une capacité à les maîtriser."""

Cette phrase à elle seule trahit la philosophie de l'ensemble...
et laissons de côté les enfonçages de portes ouvertes et la sodomisation de diptères comme dans les phrases qui suivent ce brillant témoignage d'inventivité.

" On pose la question du temps d’enseignement par rapport au temps de l’année. On aspire à donner aux jeunes plus d’autonomie, plus de responsabilité au sein de l’établissement, on place au cœur des préoccupations l’orientation des jeunes avec la
volonté d’inscrire leur parcours de formation vers des débouchés professionnels. On revendique l’ouverture du lycée vers l’extérieur, vers l’université mais aussi vers le monde professionnel."


Cette inepte "synthèse" ne peut que provoquer une profonde lassitude depuis quarante ans qu'on psalmodie: " Lycée lieu de vie" et "Faire entrer la société dans l'école "

Et le paragraphe s'achève sur ce pompon d'imagination débordante:
" Enfin, pour ceux qui ont besoin d’un soutien adapté et qui menacent de décrocher, on imagine des solutions d’encadrement individuel ou en petits groupes.""

La France est bien aux ordres d'un cadavre et les escouades de fossoyeurs de l'écolene sont pas près de se retrouver au chômage.

Une mesure de salubrité publique qu'on ne verra jamais proposée: la suppression de ce qui contribue à accentuer la chienlit ambiante de ce "lieu de vie":
LES SYNDICATS LYCEENS

Écrit par : Cadichon | 05 mai 2009

""" son avidité d'apprendre à lire a fait le reste"""""
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

HOULALA! Anne-Marie, vous vivez dangereusement et donnez des verges pour vous faire fouetter. Comment pouvez vous écrire et même "penser" une absurdité pareille? Catmano et d'autres ont pourtant assez seriné plus haut que les enfants ne s'intéressaient à rien, avaient autant de soif d'apprendre et d'enthousiame à s'instruire qu'une paramécie en phase terminale et que quiconque "pensait" le contraire devrait se faire lobotomiser d'urgence.

Rendez-vous en salle d'op....On nous fera un prix.

Écrit par : Cadichon | 05 mai 2009

"Toute la question est de savoir ce qui captive le plus sûrement l'enfant"
Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Encore un candidat à la gelée de bois vert et à qui il faut vite demander: Vous pensez vraiment "ça"? cela évitera à GM de le faire.

Nous voilà trois à présent à "penser" que quoi que ce soit puisse "captiver" les enfants...C'est réconfortant.
Misery loves company

Écrit par : Cadichon | 05 mai 2009

Alain Finkielkraut en ce moment sur France-Inter, dans l'émission d'Yves Calvi.

Écrit par : Françoise Guichard | 05 mai 2009

Cadichon, tous les enfants sont égaux entre eux, non ?
Le hic, c'est que certains sont plus égaux que d'autres.

Cette petite-fille est à mon humble avis très "particulière" : je ne sais pas trop comment l'analyser.
Par exemple, elle flanquait une pilée au judo aux garçons comme aux filles : en trois secondes, ses adversaires se trouvaient plaqués au sol sans pouvoir bouger un orteil, sans qu'on puisse réaliser comment cela s'était passé ! Lors du match de fin d'année, une dizaine y sont passés.

Je reconnais que ma fille maîtresse de CP en ZEP se plaint souvent de l'impossibilité d'intéresser certains enfants, il est vrai que si les parents les font manquer l'école, les cours de soutien, ces enfants ne parlant pas toujours français à la maison ont bien du mal. (Bien entendu, probablement pas de livres à la maison !)

Il y a de plus en plus d'enfants abrutis par les jeux vidéos et la télévision qui manifestent peu d'intérêt pour l'école, surtout qu'un très grand nombre d'entre eux ont de la difficulté à déchiffrer, ce qui en dégoûte un grand nombre, et à jamais, de l'amour de la lecture.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

@Laïcité
Je disais plus haut sur ce fil que le débat sur la laïcité avait la consistance d'une crème de gruyère oubliée sur la banquette arrière d'une voiture au mois d'août.
Branchons la clim :
http://michel.delord.free.fr/rb/rb-ecolelaique.pdf

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

Encore un candidat à la gelée de bois vert et à qui il faut vite demander: Vous pensez vraiment "ça"? cela évitera à GM de le faire.

Nous voilà trois à présent à "penser" que quoi que ce soit puisse "captiver" les enfants...C'est réconfortant.
Misery loves company
Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2009
Cadichon, GM le tatoué vous lit avec le plus large sourire. Il a vu plus d'enfants que vous n'en avez vu et pour ce qui est de l'envie d'apprendre, du goût pour la lecture etc., il se défie des thèses.

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

Alain, ce que j'ai écrit est un "montage".

Mais voici un vrai texte, une leçon qu'avait eue ma petite-fille l'année dernière.


Séquences


Photocopie du 'Livre unique de français' cinquième'. (P.19)

*Que l'on raconte, que l'on décrive ou que l'on argumente, on le fait toujours avec une intention particulière, que l'on appelle 'visée' : ce peut être pour faire rire, susciter une émotion, convaincre...

3 . AUTEUR, NARRATEUR, PERSONNAGE.

*On appelle auteur l'écrivain qui imagine et écrit une histoire.

*L'auteur choisit un narrateur qui racontera l'histoire.

- Ce narrateur peut être un personnage de l'histoire : il raconte cette histoire à la première personne.
- Ce narrateur peut être extérieur à l'histoire : il raconte cette histoire à la troisième personne.
- L'auteur peut raconter sa propre histoire : l'auteur, le narrateur et et le personnage sont alors une seule et unique personne.

* Identifier le statut du narrateur, c'est dire si le narrateur est un personnage de l'histoire ou s'il est extérieur à l'histoire.

* Le narrateur peut intervenir pour faire un commentaire. Lorsque le récit est au passé, ces commentaires sont au présent d'énonciation.
Ex : Plus de dix fois, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine.

4 . LE SCHEMA NARRATIF.
* Entre le début et la fin du récit, la situation des personnages évolue et se transforme. Une succession d'évènements permet le passage de l'un à l'autre. Un récit comporte en général cinq étapes :
- Une situation initiale qui présente les circonstances de départ (personnages, lieu, époque...);
- un premier évènement (élément déclencheur) qui a permis de lancer l'action;
- une série d'actions qui s'enchaînent;
- un dernier évènement qui permet à l'action de se dénouer (dénouement ou résolution) ;
- une situation finale qui instaure un nouvel équilibre, différent de celui présenté dans la situation initiale.

* Ces cinq étapes constituent ce qu'on appelle le schéma narratif. La structure d'un récit est parfois plus souple : par exemple, un récit peut commencer par l'élément déclencheur et se terminer par le dénouement, la situation finale est alors sous-entendue.

5 . LE SCHEMA ACTANCIEL.

* Le schéma actanciel permet d'identifier les forces agissantes (appelées aussi actants) qui s'exercent sur un personnage. Il faut se poser les questions suivantes au sujet de ce personnage, qu'on appelle alors sujet :
- qui le pousse à agir (qui est le destinateur?)
Il peut s'agir d'un autre personnage d'une force intérieure (amour, jalousie, désir de vengeance...)
- que cherche à obtenir le personnage (quel est l'objet de sa quête?) Ce peut être l'amour, l'argent..
- qui va l'aider (adjuvant) ? Ce peut être un autre personnage, son propre courage, sa ruse...
- qui va s'opposer à lui (opposant) ?
- à qui la quête profite-t-elle (qui est le bénéficiaire) ? Elle peut profiter au personnage lui-même, à un autre personnage...

(Suit un schéma avec cinq flèches, sujet au centre, et les mots destinateur, adjuvants, opposants, etc, à vomir...)

6 . LES TEMPS DU RECIT.

* Dans un récit au passé, le passé simple est utilisé pour raconter des actions de premier plan qui se succèdent et font avancer l'histoire.

Ex : elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes.

* L'imparfait est utilisé pour présenter l'arrière-plan de l'histoire, c'est-à-dire :
- Les descriptions.
Ex : Qu'elle était jolie la chèvre de Mr Seguin!

* Les actions répétées ou habituelles.

Exemple : Il les perdait toutes de la même façon.' La chèvre".

Inutile de préciser que c'est tellement absurde que les enfants sont incapables d'apprendre de telles c., c'est pourquoi on retrouve d'année en année dans ces "livres uniques de français" (Nathan ou Hatier) les mêmes cours.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

HOULALA! Anne-Marie, vous vivez dangereusement et donnez des verges pour vous faire fouetter. Comment pouvez vous écrire et même "penser" une absurdité pareille? Catmano et d'autres ont pourtant assez seriné plus haut que les enfants ne s'intéressaient à rien, avaient autant de soif d'apprendre et d'enthousiame à s'instruire qu'une paramécie en phase terminale et que quiconque "pensait" le contraire devrait se faire lobotomiser d'urgence.

Rendez-vous en salle d'op....On nous fera un prix.

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2009

Bououououououououhhhhhhhh ! :-(((( On dirait un de mes CE1 de choc !

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

"Toute la question est de savoir ce qui captive le plus sûrement l'enfant"
Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Encore un candidat à la gelée de bois vert et à qui il faut vite demander: Vous pensez vraiment "ça"? cela évitera à GM de le faire.

Nous voilà trois à présent à "penser" que quoi que ce soit puisse "captiver" les enfants...C'est réconfortant.
Misery loves company
Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2009
Cadichon 2 :
Vous aurait-il échapper que johnmarguerite écrit " toute la question est..."
Si vous avez la réponse, des centaines d'enseignants vous supplient de la donner.

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

Pardon : je ris tellement que l'orthographe m'échappe.
Donc : "Vous aurait-il échappé..."

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

La Main à la Page ?

Ecrit par : catmano | 05 mai 2009

Le rôle de la famille dans le goût d'un enfant pour la lecture ne fait sans doute pas tout.
Exemple perso : mes parents étaient libraires, avec de surcroît une bibliothèque montrueuse, et j'ai failli naître dans la boutique parce que ma mère a manqué d'accoucher au milieu des bouquins !!! Je ne suis jamais vraiment sortie des livres, si bien qu'enfant, au lieu de me priver de dessert, on me privait de lecture ;-)
Dans le même contexte, mon jeune frère a pris la lecture en aversion pour ne pas dire en phobie ... mais il est devenu un excellent tailleur de pierres, et un saxophoniste de talent.
Comme quoi !

Écrit par : Françoise Guichard | 05 mai 2009

"@Laïcité
Je disais plus haut sur ce fil que le débat sur la laïcité avait la consistance d'une crème de gruyère oubliée sur la banquette arrière d'une voiture au mois d'août."

Tant que si ce fil permettra à Guy Morel de citer Guy Morel, il restera d'une importance décisive.

Écrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Le souci, c'est que l'école ne devrait pas être là QUE pour intéresser les enfants. Les enfants, bien sûr, s'intéressent à plein de choses, sont très curieux. Ils ont soif d'apprendre mais l'effort soutenu pour un but lointain et souvent inconnu, c'est une autre affaire.
Les tables de multiplication et l'accord des participes n'ont jamais soulevé l'enthousiasme des foules.
Les verbes irréguliers allemands et anglais, bof bof

Si c'est pour faire mumuse comme le prof de maths américain de l'autre jour, avec des questions forcément hypersimples, car le jeu "mathématique" qu'il organise ne peut être d'un vrai bon niveau second cycle où la moindre réponse de qualité, qui prouve efficiences de l'enseignement et de la compréhension, nécessite au moins cinq minutes de passage au tableau, c'est de la poudre aux yeux, du cirque médiatique. Le jeu que décrit ce prof peut se concevoir en cours élémentaire avec les tables de multiplication. Tu devrais essayer avec tes CE1 mous, Catmano ? Tu vas me dire qu'ils n'ont même pas le sens de la compétition et se moquent éperdumment de perdre et encore plus de faire perdre un point à leur équipe !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Je n'ai jamais compris qu'on nous balance froidement dans les épreuves orales du bac sans aucune préparation digne de ce nom, que ce soit en français ou en langues. Comment peut-on produire un discours personnel et original, même si on a des idées à soi, quand on se trouve pour la première fois conduit à parler dix minutes sur un sujet imposé ?
Certains y arrivent, soit qu'ils aient fait de la politique lycéenne et mené des A.G. au porte-voix, soit que leurs parents les y aient entraînés ou fait entraîner, ou qu'ils aient travaillé l'improvisation sur scène avec des professeurs, mais pour la majorité c'est une grande première.
Ecrit par : dobolino | 04 mai 2009
C'est possible, à condition que cela soit un exposé familier sur un grand texte classique quelconque au programme, non préparé, sans attente autre que l'intelligence dudit texte. Pas de champs lexicaux, pas d'énonciation etc.
En revanche une bonne connaissance littérale de l'oeuvre.

Ecrit par : guy morel | 04 mai 2009

Excellente idée, Guy Morel. Je souligne parce que je suis très favorable à cete option. J'ai peu apprécié pour ma part ces maudites listes, qui nous amenaient à bachoter.
D'ailleurs, à l'épreuve de latin orale, n'ayant étudié dans l'année que le De Rerum Natura de Lucrèce, j'ai du me présenter avec une liste de vingt textes de Lucrèce plus une poignée d'autres textes d'autres auteurs que j'avais travaillé seule. L'examinateur a consulté ma liste puis m'a dit : "vous devez bien maîtriser Lucrèce et je vais donc vous demander de travailler sur un texte qui n'est pas dans votre liste ". Ça s'est très bien passé...
Faut faire comme dit Guy Morel. C'est génial et évite tout bachotage.

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Non, sans blague, Guy, c'est génial ! Qu'en pensent les autres professeurs de français ?

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Avant de partir, que les choses soient claires :

je ne prétends pas être un aigle, mais savoir que je peux être potentiellement comparé à du gruyère fondu, désolé, mais ça ne donne pas envie de débattre.

Puisqu'il paraît qu'il faut débattre (mais avec qui ?)

L'intimidation culturelle du style "je m'étonne qu'on ne puisse pas comprendre des choses aussi simples que... blablabla", ça va cinq minutes.

Bonne soirée

Écrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

• Au sein de la filière S, le poids des mathématiques s’est affaibli devenant insuffisant. Le label du bac S ne préjuge en rien du potentiel de l’étudiant pour suivre un cursus jusqu’au niveau bac+5. En université, le flux d’étudiants, leur niveau de
connaissances, leur capacité de réflexion sur un problème de mathématiques est en chute libre. Les notions d’abstraction et de réflexion commencent à faire défaut et au lycée, de
moins en moins d’élèves choisissent la spécialité mathématiques en terminale S.
A très cours terme, c’est la recherche en mathématiques qui risque de s’effondrer.
Il est donc indispensable de donner aux élèves une meilleure formation en mathématiques.

• Les titulaires du baccalauréat S s’orientent vers différentes voies qui ne sont pas nécessairement les études scientifiques (un étudiant sur deux qui entre à ULM Lettres est titulaire d’un baccalauréat S). Cela correspond au fait que les meilleurs étudiants choisissent cette filière, indépendamment de leur vocation, dans la mesure où l’on considère que l’on y apprend mieux à travailler et qu’elle offre plus de débouchés.

• L’enseignement des langues vivantes est inadapté aux attentes du monde contemporain. La pratique de l’oral est insuffisante. Pour les langues rares, le système est
injuste (enseignement commun et épreuves différentes selon les sections).

• Le niveau de maîtrise de la langue française est insuffisant et devient un critère de sélection entre les élèves.

Ce passage est tristement lucide, sans qu'aucune des causes de ce constat ne soit évoquée.

Je me demande combien de fois le terme "lieu de vie" est évoqué ! J'ai du mal à croire que si les lycéens restent deux ou trois heures de plus dans leur lycée, ils en tireront un quelconque bénéfice !

C'est le travail à la maison, seul ou avec éventuellement un ou deux ami(e)s ayant les mêmes intérêts qui est productif.

Quant à l'heure de "vie de classe", c'est du bla-bla et du temps perdu, ai-je tort?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

"Il y a de plus en plus d'enfants abrutis par les jeux vidéos et la télévision qui manifestent peu d'intérêt pour l'école, surtout qu'un très grand nombre d'entre eux ont de la difficulté à déchiffrer, ce qui en dégoûte un grand nombre, et à jamais, de l'amour de la lecture."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

Hé ben voilà!

John, vous avez très certainement raison, (votre post sur la "musique des mots"...)
Et Françoise aussi...
Ah, comme les choses ne sont pas si simples que certains le voudraient, ou le pensent... Saura t-on jamais vraiment TOUT ce qui fait qu'un enfant va être bon lecteur ou pas? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Catmano et d'autres ont pourtant assez seriné plus haut que les enfants ne s'intéressaient à rien, avaient autant de soif d'apprendre et d'enthousiame à s'instruire qu'une paramécie en phase terminale et que quiconque "pensait" le contraire devrait se faire lobotomiser d'urgence.

Rendez-vous en salle d'op....On nous fera un prix.

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2009

Bon alors, parlons peu mais parlons bien : je n’ai jamais dit ça pas plus que je n’ai dit le contraire.

Comme je n’ai absolument pas envie de recommencer tout à zéro, le plus simple, c’est de vous faire un instantané de mes 19 élèves, aujourd’hui, mardi 5 mai 2009, étant bien entendu que ce que j’écris ci-dessous à leur sujet ne sera plus complètement vérifiable lorsqu’ils seront en Terminale, ni même en 3°, ni même en 6°, ni même au mois de septembre 2009, puisqu’il s’agit d’enfants, donc d’individus en permanente évolution.

Pour ceux que cela ennuierait, lâchez tout de suite ce message.

GS :

M, 5 ans 6 mois : aime écrire, recopier, colorier, courir longtemps, fabriquer ; participe volontiers aux exercices de lecture de syllabes et de mots, au calcul mental, au dessin ; s’intéresse peu aux histoires racontées par la maîtresse, au chant, aux jeux sportifs collectifs et aux leçons de chose.

L, 5 ans 7 mois : aime écrire, dessiner, chanter, courir longtemps ; participe volontiers aux exercices de lecture de syllabes et de mots, au calcul mental, aux histoires racontées par la maîtresse ; s’intéresse peu aux leçons de chose, aux jeux sportifs collectifs.

J, 6 ans : adore lire, écrire (mais c’est tout récent), compter, calculer, écouter des histoires, participer aux leçons de chose, courir longtemps, participer à un jeu sportif d’équipe, fabriquer, apprendre le provençal ; commence à dessiner, colorier et chanter assez volontiers.

D, 6 ans 2 mois : adore lire, écrire, compter, calculer, courir longtemps, participer à un jeu sportif, colorier, fabriquer ; s’intéresse peu aux histoires racontées par la maîtresse, au chant, aux leçons de chose.

CP
K, 6 ans 8 mois : adore lire à voix haute, écrire, compter, calculer, réciter, dessiner, colorier, chanter, fabriquer ; commence à s’intéresser aux histoires racontées par la maîtresse, à l’EPS et aux leçons de chose, d’histoire, de géographie.

L, 6 ans 9 mois : participe volontiers à la lecture, à l’écriture, à la dictée, aux exercices de grammaire, au comptage, au dessin, au coloriage, au chant, à l’EPS, à la récitation ; ne s’intéresse pas au calcul, aux leçons de chose, d’histoire, de géographie, aux histoires racontées par la maîtresse.

L, 6 ans 9 mois : adore lire à voix haute, écrire, compter, calculer, réciter, colorier, chanter, l’EPS ; commence à s’intéresser aux histoires racontées par la maîtresse, aux leçons de chose, d’histoire, de géographie, mais c’est tout récent.

C, 7 ans : adore écrire (mais réfléchit fort peu en le faisant), compter, calculer, chanter, dessiner, réciter, les histoires racontées par la maîtresse, les leçons de chose, d’histoire, de géographie, l’EPS (mais c’est tout récent) ; lit quand on le lui demande mais adopte des stratégies d’évitement dès qu’elle peut.

L, 7 ans 2 mois : se passionne pour les leçons de choses, d’histoire, de géographie, le provençal ; aime lire à haute voix (pour la performance), écrire, compter, calculer, l’EPS, le dessin ; récite volontiers lorsqu’on le lui demande ; s’intéresse peu au chant ; abomine les histoires racontées par la maîtresse.

P, 7 ans 4 mois : se passionne pour les leçons de choses, d’histoire, de géographie, les histoires racontées par la maîtresse, le provençal ; aime lire à haute voix, écrire, compter, calculer, l’EPS, le chant ; dessine volontiers mais seulement si on le lui demande.

CE1
T, 7 ans 5 mois : vit… Pourquoi ? Adopte des stratégies d’évitement dès que la vie risque de devenir trop pénible. Aime néanmoins les leçons de choses, d’histoire et de géographie.

L, 7 ans 6 mois : même chose. Fait ce qu’on lui dit de faire, sans application exagérée. Adore dessiner et chanter.

T, 7 ans 6 mois : aime la lecture à voix haute, l’EPS, le provençal, les histoires racontées par la maîtresse, le chant (bien qu’il bourdonne). Fait volontiers tous les exercices de français, mais sans application exagérée. Adopte des stratégies d’évitement devant les mathématiques.

L, 7 ans 8 mois : se passionne pour la lecture (grand lecteur aussi en dehors de l’école), l’histoire, la géographie, les sciences ; ne comprend pas pourquoi on le contraint à faire autre chose et réagit en conséquence (travail bâclé, refus de travail, insolences).

V, 7 ans 8 mois : aime faire plaisir à la maîtresse, à sa maman, à son papa, à sa mamie et à son papy alors comme maîtresse, maman, papa, mamie et papy ont dit qu’il devait travailler à l’école et bien écouter la maîtresse, il fait ce qu’il peut. Mais c’est dur !

J, 7 ans 9 mois : aime bien jouer, rêver, paresser. Ecoute très volontiers les histoires racontées par la maîtresse, les leçons de choses, d’histoire, de géographie et montre par sa participation orale qu’elle a parfaitement compris et que ses connaissances sont vastes et structurées. C’est tout.

C, 8 ans 2 mois : adore la récitation, la lecture (grande lectrice aussi en dehors de l’école), les leçons de chose, d’histoire, de géographie, le provençal ; participe sans zèle exorbitant aux exercices de français et de mathématiques, de chant, de dessin ; abomine l’EPS.

L, 8 ans 4 mois : adore les mathématiques (et particulièrement les problèmes), le dessin, les exercices écrits de français sur le cahier (mais ne participe pas à la leçon collective), l’EPS ; ne se passionne absolument pas pour les leçons de chose, l’histoire, la géographie, la lecture, la récitation.

V, 9 ans 2 mois : se passionne pour les histoires racontées par la maîtresse, les leçons de chose, d’histoire et de géographie ; sinon, fait pour faire, sans aucun contrôle.

Voilà. Pas de modèle unique. On pousse l’un à ceci, l’autre à cela, le cerveau rivé sur le programme qui, lui, doit passer, coûte que coûte malgré les difficultés de l’un, les réticences de l’autre, en faisant plus attention à Machin qu’à Bidule, sans oublier de ne pas laisser Chose monopoliser la parole au détriment de Duschmoll et Trucmuche mais tout en le confortant dans son intérêt pour la chose scolaire.

Voilà, c’est tout. Excusez-moi pour ce message sans grand intérêt.

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

Branchons la clim :

Ecrit par : guy morel | 05 mai 2009

A défaut d'un débat sur la laïcité, ou sur la danse (qui est théoriquement le sujet du fil), ou sur la laïcité dans la danse (et/ou vice versa), je propose, par association d'idées, un débat sur la clim.
Vu, ce midi, un reportage bouleversifiant sur le surendettement avec, en exemple, un couple aux abois pour s'être procuré à crédit le strict nécessaire dont, entre autres, une clim pour leur maison.....dans le Nord Pas-de-Calais !!
Et le journaliste de nous prier de compatir.
On ne dira jamais assez les ravages du réchauffement climatique (sur la laïcité ?).

Écrit par : yann | 05 mai 2009

Le jeu que décrit ce prof peut se concevoir en cours élémentaire avec les tables de multiplication. Tu devrais essayer avec tes CE1 mous, Catmano ? Tu vas me dire qu'ils n'ont même pas le sens de la compétition et se moquent éperdumment de perdre et encore plus de faire perdre un point à leur équipe !

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2009

Equipe ? Plaît-il ? Pour la réponse à la question, lire ci-dessus.

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

Tant que si ce fil permettra à Guy Morel de citer Guy Morel, il restera d'une importance décisive.

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

John, je vous approuve de deux ouïes.

Écrit par : yann | 05 mai 2009

Sans déc, Cadichon… C'est en voyant Lang parler de Descoings que vous avez réalisé que le cul mène un certain monde ?
(Jérémy, ne frappez pas : cette remarque n'est en rien homophobe !)…

Sur la réforme du lycée…
Effectivement, l'académie de Paris reste très académique : rien sur les causes de ces désaffections, comme dit A-M.V***, de ces incongruités de choix, de cette prédominance de la section S chez des gosses (et leurs parents) qui se foutent pas mal des maths…
Comme le remarque Yann, ce sont eux les réactionnaires : ils réinventent l'eau chaude, la première d'adaptation, les sections C et D, etc.
Il est seulement paradoxal de demander un rééquilibrage des sections et d'exiger un renforcement de S…
Tout ça, c'est du grand n'importe quoi…
De surcroît, ça s'agite en vain : le ministre remballe ses affaires, s'implique de plus en plus dans le Sud-Ouest, et nous ignorons qui sera son successeur et ce qu'il tentera de décider. C'est de plus en plus la philosophie du Guépard, ce ministère…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2009

Le frère de Françoise Guichard est devenu un excellent tailleur de pierres et un saxophoniste de talent.
Cela me rappelle le fil de discussion: " Les dits du tailleur de pierres." Un beau métier. Quant à la musique instrumentale ou vocale, ah si seulement on y pensait un peu plus ... Dernièrement nous avons interprété " Les Carmina Burana" devant 2500, certains disent 2800, personnes. Bref il y avait du monde , beaucoup de monde, à savoir : les sympathisants de deux chorales, ceux de la société philarmonique et ceux de la classe se sixième à horaires aménagés pour suivre un enseignement musical. Cette classe n'est pas implantée dans le collège du centre ville mais dans un collège accueillant des enfants des villages viticoles proches et de la ZUP d'Epernay. De toute évidence certains de ces enfants sont issus de l'immigration. Leur professeur de musique dirigeait les 150 choristes et les 50 musiciens. Il se peut que l'oeuvre elle-même, très simple et dont le début et la fin sont très connus, ait attiré un public nouveau. Les hommes ont eu du mal à mettre au point le passage central de la taverne pas si facile.
Aux répétitions le comportement de cette classe a été exemplaire. Bref nous avons travaillé sérieusement et nous avons été ravis de chanter devant tant de monde. Ca fait du bien de voir les efforts reconnus. Petit bémol tout de même : article anodin de quelques lignes dans la presse locale. Rien de plus. Ce n'est pas un scoop. Pas grave nous avons su faire partager notre ferveur et notre idéal. Veuillez m'excuser si je dis un gros mot.

Anne-Marie, j'ai quitté le navire juste à temps pour échapper au bla-bla de l'heure de vie de classe. Franchement je crois que je n'aurais pas supporté.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 mai 2009

Je vous donne juste des nouvelles au sujet de ma future orientation puisque vous savez tous que désormais je me reconvertis : mon dossier déposé à la fac est paraît-il si excellent qu'il me font directement passer de BTS à Master 1 en Communication des Organisations grâce à la validation des acquis professionnels.

Ils ont apparemment été surpris par mes capacités rédactionnelles qui dépassent de très loin celui des étudiants actuels en licence puisqu'ils sont obligés de suivre des modules d'orthographe et de grammaire.......tellement les copies sont lamentables de ce point de vue là !!

Par ailleurs, ils ont été plus qu'abasourdis par rapport à mes références bibliographiques et surtout par rapport au nombre de livres que je lis dans le mois (soit 8 par mois en moyenne)

Ce me semblait être une évidence, surtout à l'université ! Il semblerait que cela soit désormais miraculeux !!!

Enfin cela ne m'étonne pas dans ce cas que beaucoup d'étudiants se retrouvent au casse-pipe...

Écrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2009

Saura t-on jamais vraiment TOUT ce qui fait qu'un enfant va être bon lecteur ou pas? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009
Une chose est certaine, Christophe, c'est qu'un bon lecteur est d'abord quelqu'un qui lit aisément et sans fatigue. Il se trouve que nous sommes assez nombreux, et pas seulement ici, à penser que tel qu'est conçu l'apprentissage de la lecture aujourd'hui en GS, CP et CE1, le résultat est inférieur à dix pour cent d'une classe d'âge, et même quasi-nul si la famille ne vient pas derrière avec Léo et Léa ou Boscher.
Avant de devenir un lecteur, il faudrait commencer par apprendre à lire ! Après, on obtiendra jamais du 100% pour autant.
Mais, quand on peine à lire une phrase, qu'on y comprend rien (le pourcentage de non-lecteurs en sixième est dramatiquement élevé), on ne peut prendre goût à la lecture. Et il faut être vraiment obtus pour ne pas admettre que ça vient des méthodes employées et d l'idéologie débilitante qui va avec.
Il y a des jours où c'est exaspérant, vos discours ! Bises à Anne-Marie, pour le coup !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

J'oublais j'avais aussi passé des tests d'aptitudes (langues vivantes, dissertation de culture générale, résumé, synthèse de documents + oral de motivation) qui valident notamment un bon potentiel puisque les résultats sont très bons partout.

Écrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2009

J'oubliais, pardon pour les fautes de frappe.

Écrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2009

Et on ne fait pas des lecteurs en faisant chier des lardons avec le nom de l'éditeur et de l'auteur. C'est débile !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Tant que si ce fil permettra à Guy Morel de citer Guy Morel, il restera d'une importance décisive.
Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009
Je sens comme une légère irritation. Mais on a tout à fait le droit de préférer le sarcasme gratuit au débat sur la laïcité, qui est de peu d'importance comme chacun sait.
Cela dit, cher frère pâquerette, je ne me citais pas, mais je mettais en lien un texte de Rudolf Bkouche, dont je ne doute pas que l'importance décisive vous a échappé.

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

Sans déc, Cadichon… C'est en voyant Lang parler de Descoings que vous avez réalisé que le cul mène un certain monde ?
(Jérémy, ne frappez pas : cette remarque n'est en rien homophobe !)…

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2009
Incroyable comment on peut dériver sur des propos aussi anodins et éprouver du plaisir à me faire passer pour une idiote.
Je mentionnais simplement le curieux hazard qui faisait que juste au moment où je disais le peu de bien qu'on pouvait attendre de quoi que ce soit concocté par Descoings, Lang de chèvre bêlait ses louanges.

D'ailleurs pourquoi la restriction à un "certain monde"?
et le fait que Descoings fasse partie d'une minorité visibles est-il une circonstance.... exténuante?

Écrit par : Cadichon | 05 mai 2009

Voilà. Pas de modèle unique. On pousse l’un à ceci, l’autre à cela, le cerveau rivé sur le programme qui, lui, doit passer, coûte que coûte malgré les difficultés de l’un, les réticences de l’autre, en faisant plus attention à Machin qu’à Bidule, sans oublier de ne pas laisser Chose monopoliser la parole au détriment de Duschmoll et Trucmuche mais tout en le confortant dans son intérêt pour la chose scolaire.

Voilà, c’est tout. Excusez-moi pour ce message sans grand intérêt.

Ecrit par : catmano | 05 mai 2009

L'intérêt est de faire la maximum pour chacun, l'inconvénient est de ne pas connaître encore ce qu'il en résultera...

L'un deviendra un excellent tailleur de pierres saxophoniste, l'autre produira des légumes, l'autre encore enseignera ou élèvera des chèvres, le futur plombier ne sait pas encore à quel point il sera apprécié et indispensable.

Il y en aura peut-être un comme le petit Jean-Yves qui faisait parce que j'en avais décidé ainsi, mais sans manifester le moindre intérêt mais qui a fini par être ingénieur horticole en passant par le CAP, le BEP, le BAC PRO et le BTS parce qu'il préférait de loin les fleurs aux livres...

Catmano, vous êtes précieuse pour "le bon, le moyen, le passable", ils ont bien de la chance de croiser votre chemin...

Écrit par : Maminou | 05 mai 2009

Tant que si ce fil permettra à Guy Morel de citer Guy Morel, il restera d'une importance décisive.

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

John, je vous approuve de deux ouïes.
Ecrit par : yann | 05 mai 2009

Ingrats ! et pourtant, je vous estime fort, vous aime et vous révère.

Écrit par : guy morel | 05 mai 2009

Si, Catmano, votre message était totalement passionnant. Merci sincèrement à vous.


"Il y a des jours où c'est exaspérant, vos discours ! Bises à Anne-Marie, pour le coup !"

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2009

Faites donc, je vous en prie! Du moment que vous ne m'obligez pas à en faire autant!!! ;-)
Alors, pour la peine, je vais aussi prendre l'exemple de ma fille, qui est en CE2, et qui lit trois bouquins (sans images) par semaine. Je n'y suis pour rien, (elle vit à Lyon, et je ne m'occupe en aucune manière de sa scolarité), sa mère non plus. Première de sa classe en français, deuxième en math. Eh oui, il y a encore des classements dans l'école publique! Incroyable que la seule école qui semble valable en France et en Navarre, certainement, tombe justement sur elle (et sur moi)!
Et que ma deuxième soit aussi dans une très bonne maternelle, et lira vraisemblablement, à peu près de la même manière!
Et, s'il vous plaît, Dobolino, lisez TOUT ce que j'ai écrit dans mes derniers messages.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

"Ils ont apparemment été surpris par mes capacités rédactionnelles qui dépassent de très loin celui des étudiants actuels en licence".

Ecrit par: Sandra WAGNER

Qu'est-ce que ça doit être, alors!

Non, Sandra, ne faites pas attention! C'est une vanne de mauvais goût... C'est pour détourner l'attention... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Catmano et d'autres ont pourtant assez seriné plus haut que les enfants ne s'intéressaient à rien, avaient autant de soif d'apprendre et d'enthousiame à s'instruire qu'une paramécie en phase terminale et que quiconque "pensait" le contraire devrait se faire lobotomiser d'urgence.

Rendez-vous en salle d'op....On nous fera un prix.
Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2009
Cadichon, vous faites l'âne pour avoir du son. Vous savez très bien que c'est notre job que d'entretenir la flamme (ou de ranimer la mèche fumante) de « l'intérêt de l'enfant ». Mais quand un ministre de droite affirme sans rire qu' « il appartient à l'école, et AVANT TOUTE CHOSE, de créer (ce) milieu culturel (celui de la lecture en milieu aisé)» c'est une imposture monumentale qui va conduire à remplacer la transmission d'un savoir par un canada dry d'ambiance socio-culturelle. Et quand un gentil prof d'IUFM de gauche, 30 ans après, continue de répéter inlassablement : «Je continue à penser qu'il faut AVANT TOUTE CHOSE donner le goût de la lecture», on a quelques raisons de s'impatienter.

Écrit par : Pascal Dupré | 05 mai 2009

Bon, allez, je retire...
Vous avez raison, Pascal, faisons tout ce que nous pouvons pour donner le dégoût absolu de la lecture.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Cadichon, vous faites l'âne pour avoir du son. Vous savez très bien que c'est notre job que d'entretenir la flamme (ou de ranimer la mèche fumante) de « l'intérêt de l'enfant ». Mais quand un ministre de droite affirme sans rire qu' « il appartient à l'école, et AVANT TOUTE CHOSE, de créer (ce) milieu culturel (celui de la lecture en milieu aisé)» c'est une imposture monumentale qui va conduire à remplacer la transmission d'un savoir par un canada dry d'ambiance socio-culturelle. Et quand un gentil prof d'IUFM de gauche, 30 ans après, continue de répéter inlassablement : «Je continue à penser qu'il faut AVANT TOUTE CHOSE donner le goût de la lecture», on a quelques raisons de s'impatienter.

Ecrit par : Pascal Dupré | 05 mai 2009

Dire que j'ai classe demain !

J'aurais une montagne de choses à dire mais là, je n'ai vraiment pas le temps.

Gardez le sujet au chaud jusqu'à vendredi, s'il vous plaît.

Je ne vous demande pas grand-chose, juste une petite remarque de temps en temps, un truc du genre "l'important, c'est la musique des mots" , pour que je n'ai pas l'air d'arriver comme un cheveu sur la soupe en plein milieu d'une conversation passionnante.

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

Bravo, Sandra… Il faut rebondir sans cesse…

Cadichon, je ne moquais pas ! Le "certain monde", c'est cet entrelacs de bobos qui se congratulent, se cooptent et se passent la main dans le dos.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2009

Sandra, vous avez fort bien saisi la situation: Même à l'université, un étudiant qui éprouve un réel intérêt pour la littérature et qui se distigue par une maîtrise satisfaisante de l'orthographe et de la grammaire française passe grosso modo pour un extra-terrestre. Bon courage pour votre reconversion!

Écrit par : Alain | 05 mai 2009

Le "certain monde", c'est cet entrelacs de bobos qui se congratulent, se cooptent et se passent la main dans le dos.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2009

Charité bien ordonnée commence par soi-même...

Écrit par : on se marre | 05 mai 2009

Alain, ce que j'ai écrit est un "montage".

Mais voici un vrai texte, une leçon qu'avait eue ma petite-fille l'année dernière.


Séquences


Photocopie du 'Livre unique de français' cinquième'. (P.19)

Ce que rapporte Anne-Marie correspond tout à fait aux notions quon est censé faire passer en cours de Français Cinquième et même en sixième. Seulement, il y a façon et façon. Si on s'en tient uniquement à cette approche formaliste, c'est sûr, cela n'intéresse pas les élèves. Pour ma part, je pars toujours de la compréhesion du texte (cela fera plaisir à Guy Morel ...) Et là, ce n'est pas toujours triste ! Il y a du boulot !
Ensuite, dans un deuxième temps, on étudie un aspect ou deux du texte. On montre comment il est écrit, comment il fonctionne, comment l'auteur s'y prend pour raconter, décrire ... Les dérives technicistes, formalistes évacuent le fait que les élèves, le plus souvent, ne comprennent pas ou pas bien ce qu'ils ont lu. On a voulu faire des élèves des petits adultes capables de comprendre, d'analyser, d'appliquer des schémas hérités du structuralisme dignes de l'université ... Ce que les élèves aiment avant tout, c'est lire une bonne histoire. Ensuite, on peut aller dans le détail et montrer les ficelles de l'écriture et s'en servir pour écrire. L'approche formaliste ne doit pas être une entrée. Malheureusement, l'enseignement du français a été pensé de cette façon. Je pense tout de même qu'on en revient aujourd'hui. Heureusement, tous les professeurs ne font pas forcément les cours qui sont résumés dans les manuels !

Je pense que l'enseignement en séquences a amplifié ces dérives technicistes, en laissant de côté l'apprentissage méthodique et régulier des bases de langue (grammaire, conjugaison, orthographe et vocabulaire) sans lesquelles rien n'est possible. Cela n'a pas de sens. Cette obligation (qui a commencé en 1997) a fait beaucoup de dégâts. Elle n'est pas remise en cause dans les nouveaux programmes. Il est dit simplement qu'on peut faire des leçons de grammaire détachées du reste si c'est nécessaire. C'est malgré tout du bricolage. Tout est disséminé dans tout. Tout s'oublie. Tout est flottant. De mon temps, on disait (excusez-moi pour la vulgarité de l'expression !) : pisser dans un violon !
Sur tout cela, la non lecture, les jeux vidéo, la télé dans les chambres, les téléphones portables, les problèmes familiaux, sociaux ... Comment s'en sortir ? Il y a des jours où, franchement, j'aimerais quitter le métier, comme on quitte un navire en train de faire naufrage. Et pourtant je suis très investie.

Écrit par : Marilyse | 05 mai 2009

Il y a des jours où c'est exaspérant, vos discours ! Bises à Anne-Marie, pour le coup !

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2009

Bien que le "pour le coup" soit un peu restrictif, je vous bise aussi, Dobolino, ainsi que votre petite soeur pour laquelle j'éprouve la plus grande estime (elle le sait bien !) Sans oublier Pascal.

Bises aussi à Francis, s'il passe par là.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

"Sans déc, Cadichon… C'est en voyant Lang parler de Descoings que vous avez réalisé que le cul mène un certain monde ?
(Jérémy, ne frappez pas : cette remarque n'est en rien homophobe !)…"

"Le "certain monde", c'est cet entrelacs de bobos qui se congratulent, se cooptent et se passent la main dans le dos."

Si Lang et Descoings n'ont fait que se passer la main dans le dos, je ne vois pas où est le mal ;-)))) Mais ça doit être un peu triste de s'arrêter là.

Il n'y a pas d'homophobie à dire tout ça : des coucheries hétéro ou homo, ça reste des coucheries.

Mais c'est-y ben vrai c't histouère qu'ils ont couché tin li deux ?

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2009

Si non è vero, è ben' trovato !
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2009

Marilyse, je trouve votre analyse excellente.

Les élèves de ce professeur de français l'aimaient bien, car il était très érudit, et avaient trouvé le truc de lui poser des questions sur n'importe quel sujet : il s'embarquait pour une demi-heure, et c'était cela de gagné !
Mais comme il appliquait strictement ces "séquences" (trois mois sur trois pages de "La chèvre", qu'elles ont fini par détester) ma petite-fille et deux copines, le jugeant "complètement fou", m'avaient demandé du soutien en français. J'ai découvert un abîme d'ignorance grammaticale.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009

Et quand un gentil prof d'IUFM de gauche, 30 ans après, continue de répéter inlassablement : «Je continue à penser qu'il faut AVANT TOUTE CHOSE donner le goût de la lecture», on a quelques raisons de s'impatienter.

Ecrit par : Pascal Dupré | 05 mai 2009

Bon, allez, je retire...
Vous avez raison, Pascal, faisons tout ce que nous pouvons pour donner le dégoût absolu de la lecture.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Christophe, vous êtes exaspérant ! Mes enfants ou les vôtres, est-ce le problème ? Les miens savent lire (la deuxième grâce au Borel-Maisonny à la maison sur les conseils de Catmano, alors que j'étais en passe de la classer dans les débiles profonds), les vôtres aussi ? La belle affaire !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Le "certain monde", c'est cet entrelacs de bobos qui se congratulent, se cooptent et se passent la main dans le dos.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2009

Charité bien ordonnée commence par soi-même...

Ecrit par : on se marre | 05 mai 2009

Ce n'est pas mal trouvé ! Même si c'est un peu réducteur !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Donc, vous admettiez une paraphrase intelligente. Je m'en serais contentée aussi; cela vaut mieux qu'une "lecture méthodique" bourrée de remarques formelles qu peuvent masquer une totale incompréhension du texte (jen ai souvent vu des exemples). Mais le problème est que, pour la plupart des collègues, la paraphrase est la faute capitale à ne pas commettre, sous peine d'être durement sanctionné.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2009

Ben oui, il me semble que, pour "limitée" qu'elle soit, une paraphrase intelligente permet de vérifier que le texte est compris, et c'est déjà ça, et qu'ensuite, des questions bien ciblées de l'examinateur permettent d'approfondir! Le plus sûr moyen de "couler" un candidat, ces dernières années, c'était de lui demander le sens de tel mot ou de telle phrase;
je me souviens avoir interrogé un candidat sur "Autorité politique" de Diderot, et lui avoir demandé, après avoir été abreuvée de champs lexicaux et de connecteurs logiques, ce qui, finalement, fondait ladite autorité pour Diderot. Silence radio.
Idem pour une question concernant le nom donné à ce "contrat" entre le peuple et ceux à qui il délègue l'autorité! Quant à m'expliquer le sens de "souverain", ou celui d'"autorité", inutile de rêver!
En règle générale, une question de vocabulaire toute bête suffit à désarçonner;
Quant à moi, c'est par là que j'ai toujours commencé en faisant cours : vérifier la compréhension littérale, puis examiner l'organisation du texte, l'enchaînement des "idées", ensuite, on peut commencer le boulot d'explication!
Mais entendre un candidat démarrer l'étude d'un texte en disant " au vers 3, il y a une métaphore", et constater qu'il est incapable d'expliquer cette métaphore, c'est à se flinguer.

Écrit par : retraitée | 05 mai 2009

Il y a des jours où c'est exaspérant, vos discours ! Bises à Anne-Marie, pour le coup !

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2009

Bien que le "pour le coup" soit un peu restrictif, je vous bise aussi, Dobolino, ainsi que votre petite soeur pour laquelle j'éprouve la plus grande estime (elle le sait bien !) Sans oublier Pascal.

Bises aussi à Francis, s'il passe par là.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2009
Je m'adressais à Christophe !
Qu'il revienne ainsi sur la lecture, avec ses antiennes, alors que ça fait tantôt trois ans qu'il vient ici, m'a mise hors de moi. J'y voyais trouble de colère tellement j'étais exaspérée. Mais, quoi, enfin ! Que faut-il donc lui mettre sous le nez ?
Y'a donc plus que les enfants et petits-enfants de profs qui ont le droit d'apprendre à lire ?
Et le voilà qui minaude encore ! "Ah! Ma bonne dame, comment leur faire trouver goût à lire ? "
Mais en leur apprenant, bougre d'âne !
Quand ils sauront tous, ceux qui aiment lire prendront goût à lire et les autres feront autre chose mais sauront lire, comme n'importe qui sait se servir d'un tournevis, soit pour faire un meuble d'art, soit pour péniblement accrocher un tableau au mur.

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Dobolino, je ne voudrais pas être grossier, alors, encore une fois, relisez TOUT ce que j'ai écrit, et ne sélectionnez pas ce qui vous exaspère. Je ne ferai pas de copié-collé.
Votre soeur a, apparemment, mieux compris que vous ce que j'ai dit. Mais c'est un peu normal!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Moi, je me souviens avoir interrogé sur le fameux texte où Pascal montre les méfaits de "l'imagination" en présentant un "sénateur" pris de fou rire à la vue d'un prédicateur ridicule. J'ai entendu une superbe lecture méthodique pleine de termes savants, pour m'apercevoir ensuite, dès la première question, que le candidat prenait les deux personnages pour une seule et même personne !

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2009

Dobolino, je ne voudrais pas être grossier, alors, encore une fois, relisez TOUT ce que j'ai écrit, et ne sélectionnez pas ce qui vous exaspère. Je ne ferai pas de copié-collé.
Votre soeur a, apparemment, mieux compris que vous ce que j'ai dit. Mais c'est un peu normal!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Mais, quoi, enfin ! Que faut-il donc lui mettre sous le nez ?
Y'a donc plus que les enfants et petits-enfants de profs qui ont le droit d'apprendre à lire ?
Et le voilà qui minaude encore ! "Ah! Ma bonne dame, comment leur faire trouver goût à lire ? "
Mais en leur apprenant, bougre d'âne !
Quand ils sauront tous, ceux qui aiment lire prendront goût à lire et les autres feront autre chose mais sauront lire, comme n'importe qui sait se servir d'un tournevis, soit pour faire un meuble d'art, soit pour péniblement accrocher un tableau au mur.

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2009

Mais, Christophe, je suis tout à fait d'accord avec Dobolino.
En primaire, nous sommes là pour leur donner le tournevis et faire en sorte qu'ils en connaissent toutes les possibilités techniques.
Ensuite, ils en feront ce qu'ils voudront tout au long de leur vie : de l'utilitaire ou de l'artistique, comme ils voudront.
Mais s'ils ne maîtrisent pas l'utilitaire, il est absolument certain que l'artistique ne les effleurera même pas.

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

Dobolino, je ne voudrais pas être grossier, alors, encore une fois, relisez TOUT ce que j'ai écrit, et ne sélectionnez pas ce qui vous exaspère. Je ne ferai pas de copié-collé.
Votre soeur a, apparemment, mieux compris que vous ce que j'ai dit. Mais c'est un peu normal!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009
Soit! Je lui demanderai de m'expliquer vos propos sibyllins !
C'est normal que je ne comprenne rien ! Je ne suis pas du sérail !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Mais, Christophe, je suis tout à fait d'accord avec Dobolino.
En primaire, nous sommes là pour leur donner le tournevis et faire en sorte qu'ils en connaissent toutes les possibilités techniques.
Ensuite, ils en feront ce qu'ils voudront tout au long de leur vie : de l'utilitaire ou de l'artistique, comme ils voudront.
Mais s'ils ne maîtrisent pas l'utilitaire, il est absolument certain que l'artistique ne les effleurera même pas.

Ecrit par : catmano | 05 mai 2009

Dobolino, je ne voudrais pas être grossier, alors, encore une fois, relisez TOUT ce que j'ai écrit, et ne sélectionnez pas ce qui vous exaspère. Je ne ferai pas de copié-collé.
Votre soeur a, apparemment, mieux compris que vous ce que j'ai dit. Mais c'est un peu normal!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009
Soit! Je lui demanderai de m'expliquer vos propos sibyllins !
C'est normal que je ne comprenne rien ! Je ne suis pas du sérail !

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2009

Les sœurs se sont croisées ! Je savais bien que ce n'était pas la peine que je la harcèle et qu'elle bouillonait comme moi dans son jus !

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

L'école, c'est l'endroit qui donne les instruments. Chacun en use ensuite à sa guise.

Écrit par : dobolino | 05 mai 2009

Catmano, vous n'êtes pas obligé de répondre, mais c'est quoi le problème avec la "musique des mots" ?

C'était incomplet, c'est ça ?

Le plaisir de lire, je suppose, c'est déchiffrer, comprendre et savoir mettre le ton, mais mettre le ton, c'est bien ce qu'on préfère dans la lecture, non ?

Écrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

"Mais, Christophe, je suis tout à fait d'accord avec Dobolino.
En primaire, nous sommes là pour leur donner le tournevis et faire en sorte qu'ils en connaissent toutes les possibilités techniques."

Ecrit par : catmano | 05 mai 2009

Et où ai-je prétendu le contraire?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Catmano, vous n'êtes pas obligé de répondre, mais c'est quoi le problème avec la "musique des mots" ?

C'était incomplet, c'est ça ?

Le plaisir de lire, je suppose, c'est déchiffrer, comprendre et savoir mettre le ton, mais mettre le ton, c'est bien ce qu'on préfère dans la lecture, non ?

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Je répondrai, promis. Mais sans doute pas avant vendredi ou samedi. Trop de boulot.

Écrit par : catmano | 05 mai 2009

"Je sens comme une légère irritation. Mais on a tout à fait le droit de préférer le sarcasme gratuit au débat sur la laïcité, qui est de peu d'importance comme chacun sait."

Laïcité ET crème de gruyère fondue : vous avez oublié la moitié du sujet.

"Cela dit, cher frère pâquerette, je ne me citais pas, mais je mettais en lien un texte de Rudolf Bkouche, dont je ne doute pas que l'importance décisive vous a échappé."

J'avais bien noté que le texte de M. Bkouche venait à l'appui de votre lumineuse reflexion sur la crème de gruyère fondue.

Dans ces conditions, le kit "Toi aussi essaye de parvenir à la hauteur de la cheville de Guy Morel", je préfère m'en passer.

Écrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Dans ces conditions, le kit "Toi aussi essaye de parvenir à la hauteur de la cheville de Guy Morel", je préfère m'en passer.

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009

Bien vu ! Parce que nous aussi, ras la casquette !

Écrit par : on se marre | 05 mai 2009

Cela dit, "on se marre", c'est toujours la même chose : une fois qu'on a vidé son sac, on fait quoi ? On continue ?

En plus, votre pseudo n'inspire pas confiance.

Écrit par : johnmarguerite | 06 mai 2009

Dobolino, les orthophonistes ont encore de beaux jours devant elles. Colette Ouzilou n'est pas près de décrocher.
Ainsi que les APEDYS et CORIDYS : j'aimerais bien que d'autres personnes que moi prennent conscience du scandale que ces lobbies représentent.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 mai 2009

"Mais, Christophe, je suis tout à fait d'accord avec Dobolino.
En primaire, nous sommes là pour leur donner le tournevis et faire en sorte qu'ils en connaissent toutes les possibilités techniques."

Ecrit par : catmano | 05 mai 2009

Et où ai-je prétendu le contraire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009
Vous avez écrit "comment leur faire trouver goût à lire ?", expression pur jus pédago, avec tout le travail de sape qui va avec, les dames patronesses conteuses, les quatrième de couverture, les fiches de lecture, les mots sus globalement et mélangés, confondus, l'enseignement prématuré et sans efficience. L'horreur d'une profonde nuit dont ma fille est, Borel-Maisonny et Catmano en soient loués, sortie à peu près.
Comme le pharmacien dans le Père Noël est une ordure, je n'ai pas pu me retenir ! Si vous aviez été en face de moi, il aurait fallu appeler le SAMU, soit pour vous avec trauma crânien par objet contondant, soit pour moi dans le cadre de l'urgence psychiatrique ou cardio-vasculaire.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Dans ces conditions, le kit "Toi aussi essaye de parvenir à la hauteur de la cheville de Guy Morel", je préfère m'en passer.
Ecrit par : johnmarguerite | 05 mai 2009
Cher johnmarguerite, vous manquez de l'humour le plus élémentaire : la crème de gruyère fondue sur la banquette arrière de la voiture au mois d'août, c'est du Tontons flingueurs pur jus - il arrive que je m'amuse, en dépit des douleurs aux chevilles.
Le texte de Bkouche, en revanche, c'est du sérieux.
Alors on en dit quoi ?

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

Et quand un gentil prof d'IUFM de gauche, 30 ans après, continue de répéter inlassablement : «Je continue à penser qu'il faut AVANT TOUTE CHOSE donner le goût de la lecture», on a quelques raisons de s'impatienter.

C'est bien la preuve que tout le monde réfléchit.
Ou devrait.

Écrit par : Guillaume | 06 mai 2009

Guy Morel, si je ne comprends pas votre humour, comment voulez-vous que je comprenne quoi que ce soit à M. Bkouche ?

Pour l'instant, je n'ai pas la réponse. : (

Écrit par : johnmarguerite | 06 mai 2009

Guy Morel, si je ne comprends pas votre humour, comment voulez-vous que je comprenne quoi que ce soit à M. Bkouche ?

Pour l'instant, je n'ai pas la réponse. : (
Ecrit par : johnmarguerite | 06 mai 2009

Bah, en lisant, non ?

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

Bon, allez, je retire...
Vous avez raison, Pascal, faisons tout ce que nous pouvons pour donner le dégoût absolu de la lecture.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Comme cela par exemple :
Témoignage récent d'une collègue :
la lecturisation..la culturation ou" l'aculturation" au CP, c'est génial non?Connaissez vous cela?
Une jeune sortante IUFM en remplacement à l'école nous a dit avoir fait cette activité dans un CP
(lecture d'histoires par l'enseignant,connaissance de la structure des livres,prise d'indices,lecture d'images..
tout ça sans jamais faire lire les enfants!).Un jour par semaine sans apprentissage de la lecture au CP!!!

Écrit par : Guillaume | 06 mai 2009

Michel Delord a écrit le 3 mai

[Toujours en retard; mais j’avais choisi il y a un certain temps de citer un fameux polémiste - X - qui n’a jamais été cité ici .

En attendant la publication complète d’un article de ce brave homme datant de 1985 - mais je pense que je finirai ce soir ou demain de le scanner-, je vous en copie infra, pour excuser mon retard, quelques extraits. ]

Donc retard encore plus grand que prévu .

[Contrairement à ceux qui sont morts de peur face aux analphabètes des banlieues et qui croient qu’ils seront moins violents si on leur apprend à lire, X craint surtout le type d’analphabète qui a fait des études, c'est-à-dire l’analphabète moderne cultivé ( ce que l’on appelait le crétin diplômé?).

« L'analphabétisme, que nous avons enfumé dans ses repaires, est revenu, vous le savez tous, sous une forme qui n'a cette fois plus rien de respectable. J'ai nommé le personnage qui domine depuis longtemps la scène sociale : l'analphabète moderne cultivé.]

J'avais un peu transformé le texte qui ne dit pas "l'analphabète moderne cultivé" mais "l'analphabète secondaire" car en googolisant "analphabète secondaire" on pouvait trouver le nom de l'auteur. Et il me semble bien que la description donnée en fait bien , en tant que "produit d'une nouvelle phase de l'industrialisation." notre bête noire notamment parce qu'il pérore sans être capable de comprendre ses limites , cad que, comme le dit X, "il ignore qu'il est un "analphabète secondaire""..



[Un indice: ce littéraire a aussi écrit un manuel de mathématiques.

Michel Delord}

Monsieur X est Hans Magnus Enzensberger. Le texte cité est "Éloge de l'analphabétisme", discours prononcé lorsqu'il a reçu le prix Heinrich Böll en 1985. Il est tiré du recueil d'articles "Médiocrité et folie " .
Vous pouvez en trouver le texte intégral à http://michel.delord.free.fr/hmenz-analphab.pdf
Le livre de maths qu'il a écrit est "Le démon des maths"

MD

Pour plus de détails voir par exemple
- 1) l'article de Wikipedia en anglais http://en.wikipedia.org/wiki/Hans_Magnus_Enzensberger car celui en français est très léger

- 2) Un très intéressant Interview paru dans l'Orient- Le Jour en octobre 2007
http://www.muenchen.de/cms/prod1/mde/_de/rubriken/Rathaus/55_kult/waldberta/gast2005/aad_interview_enzensberger.pdf

- 3 ) http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/09/19/le-plaisir-de-dire-non

- 4) http://remue.net/spip.php?article2814

Écrit par : Michel Delord | 06 mai 2009

Trop fort, Guillaume ! ça me rappelle certaines recettes d'Apicius.

Écrit par : marilyse | 06 mai 2009

L'attitude de la mère est totalement inacceptable, celle du principal risible et lâche... mais je m'interroge : comment noter un poème, sur quels critères ?

Écrit par : aliscan | 07 mai 2009

@ JPB - L'Ecole et son double

J'ai assisté à la conférence de N. Bulle, ce samedi dernier à HIV :
1 - Son titre fait référence à une oeuvre de Antonin Artaud "Le théâtre et son double"

2 - Sa hiérarchie exerce une très forte pression sur elle pour qu'elle abandonne ses recherches iconoclastes et/ou l'empêcher de publier. Une bonne façon de la soutenir c'est de faire connaître et d'acheter son livre.

3 - Elle démontre, sans ambiguité que l'apprentissage approfondi d'une matière qui exige un investissement intellectuel intense ne peut qu'améliorer les performances intellectuelles et les capacités d'adaptation.

La morale de cette histoire : c'est celle de la Fable du Laboureur et ses enfants, ce qui est utile, ce n'est pas le trésor mais le travail qu'il a fallu dépenser pour le chercher.

4 - N. Bulle a un site qui donne la liste -impressionnante - de ses publications: http://www.nathalie-bulle.com

5- l'adresse Internet suivante pointe sur un entretien très complet avec l'auteur :

http://forums.france2.fr/france2/education/nathalie-double-bulle-sujet_9374_1.htm

Écrit par : xly | 18 mai 2009

Un petit moment de répit et de fraîcheur dans notre monde de brutes:

http://www.youtube.com/watch?v=HPo_5MVIxJ0

Marina Sémionova est décédée à l'âge de 102 ans. Elle a dansé et enseigné au Bolchoï jusqu'à 95 ans.

Écrit par : Buntov | 09 juin 2010

Écrire un commentaire