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21 avril 2009

Concours nouvelles moutures

    Grande réunion au sommet au ministère aujourd’hui — la mère de toutes les réunions, comme aurait dit le regretté Saddam Hussein — sur la question des concours.
    Etaient présents le ban et l’arrière-ban des ministères (Philippe Court, Mark Sherringham, Thierry Coulon l’inimitable, etc.) et des syndicats, de Cadart l’inexpugnable dragueur (Thierry, fais attention à toi : tes réflexions sur le Midi, son soleil, ses jolies filles, tu te les gardes !) à Aschieri, dit l’Eminence grisâtre. Bref, tout le monde (sauf FO, jugé « non représentatif » — ça me vexerait, si j’étais à FO). Même le SNALC…
Au programme, les concours de recrutement, nouvelles moutures.


On se souvient (voir http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/10/04/concours-de-recrutement.html) que les diverses propositions n’ont pas exactement fait l’unanimité — sinon contre elles. On sait désormais que ce n’étaient que boutades, taquineries ministérielles — ou, plutôt, une façon d’obtenir quand même une réduction du nombre d’épreuves, avec, si l’on n’y prend garde, une pédagogisation feutrée, mais réelle.

On connaît la technique des marchands de tapis : une offre inacceptable, des marchandages compliqués, des contre-propositions, et finalement un accord qui donne quand même satisfaction au marchand, qui fait en général 100% de bénéfices, sinon plus, et au client la  certitude de ne pas s’être fait avoir — pas plus que d’autres touristes.

Tout le monde sauve la face.

Qu’il ait fallu six mois au ministère pour en venir au point de départ inévitable — une négociation globale avec les syndicats — reste un mystère. Hubris ? Sans doute. Envie d’aller trop vite ? Certainement. Mauvaise appréciation des résistances ? Oh oui…

Que de temps et d’énergie perdus…

 

    Que disent les nouvelles maquettes ?

    Qu’il n’y aura plus de « connaissance du système éducatif », ni d’entretien d’embauche (j’avais tapé, un peu vite, « embuche » : au circonflexe près, c’était ça…). Que dans leur quasi-totalité les épreuves seront des épreuves disciplinaires. Mais qu’il y en aura moins. Par exemple en Lettres modernes, trois épreuves écrites (Composition + Analyse de texte — grammaire, lexicologie, stylistique et ancien français —, et version de langue ancienne ou moderne), et deux à l’oral (présentation d’une Leçon — épreuve commune à tous les CAPES , une épreuve disciplinaire avec adjonction de pédagogie — il y en aura toujours trop — alors que l’épreuve sur dossier était une épreuve de pédagogie avec ajouts disciplinaires, et une explication de texte + grammaire, comme aujourd’hui). En Lettres classiques, on aura, à l’écrit, la surprise au dernier moment de faire du grec ou du latin (il faudra donc connaître les deux), la dissertation pourra être la même qu’en Lettres modernes, si j’ai bien compris, et les épreuves d’oral aussi.

    Deux points litigieux. Les programmes, dans toutes les matières, seront ceux des collèges et lycées. Ce n’est pas très gênant en Lettres, puisqu’en gros on fait tout, Langue ou Littérature, entre la Sixième et la Terminale. C’est compliqué en Histoire/Géo, parce que c’est énorme — mais il semble bien qu’il y aura à l’écrit un programme sur des périodes précises, même si à l’oral une épreuve « sur documents » semble pour le moment concerner la totalité du programme d’Histoire et / ou de Géographie. Ce sera discutable en maths, dans la mesure où ce que l’on apprend dans cette discipline entre la Sixième et la Terminale (et que restera-t-il de Maths dans une Terminale d’un lycée rénové par le SGEN ?) n’est pas franchement toute la Mathématique…

 

    Le problème, c’est l’attitude des syndicats. « Ah, le mot IUFM a enfin été cité ! » s’est exclamé Aschieri. Le Sgen était moins extatique que d’habitude (ils doivent avoir envie de lâcher le ministre, après lui avoir ciré les pompes durant des mois), l’UNSA itou. À eux trois, ces malfaisants représentent quand même une sacrée force de frappe.

    Pourquoi est-ce un problème ? Les moutures des concours (qui pourraient se passer au mois d’octobre de l’année de M2) supposent essentiellement des connaissances disciplinaires : exeunt donc les masters pro si discutables, source du conflit qui anime les facs depuis trois mois, et qui titillait si fort les IUFM que certains d’entre eux en avaient mitonné des pré-moutures dès novembre : tu parles, des masters pleins de didactique et de sciences (?) de l’Education — avec tout plein de beaux reçus-collés dont on pourrait faire des auxiliaires, comme autrefois… D’ailleurs, dans le tout premier projet du ministère (en novembre), n’importe quel master devait permettre de s’inscrire à un concours (bon nombre de candidats au CAPES en ont déjà un, de toute manière). Retour à la case départ : vous pourrez poser votre candidature avec un Master de Lettres, d’Histoire, de Maths ; Sans forcément passer sous les fourches caudines de l’IUFM — ou d’un UFR intégré aux facs qui le remplacera avantageusement.
    Est-ce si sûr ?
    Les syndicats se sont aussitôt alarmés : ils espéraient bien que tous les IUFM seraient maintenus en l’état… Quand on tient une organisation totalement nocive, on ne la lâche pas. Et la Leçon est tout de même fortement pédagogisée.

    Mais le risque central, il est postérieur au CAPES. Puisqu’il peut être passé à M1 (avec inscription en M2), mais ne sera validé que si l’on obtient M2. Et là, les sciences de l’éducation espèrent se tailler la part du lion (ou de la hyène ?), en obligeant les malheureux pré-titulaires de baisser culotte et pavillon devant la magnificence des sous-disciples de Meirieu : ah, les héritiers, comme dirait Bourdieu…

 

    Il va donc falloir être particulièrement attentif, dans les semaines qui vont suivre (une dizaine de réunions sont prévues, entre les mêmes). Les troupes vives du SNES (la belle Frédérique Rollet n’était pas là — est-ce un hasard ?) devraient peut-être expliquer à leur Père supérieur qu’à la base, elles vomissent souvent les sciences de l’éducation, assez souvent le collège unique, presque toujours les programmes Viala, et tout ce qui a détruit l’école depuis vingt ans. Les troupes de l’UNSA, qui syndiquent plus de Conseillers d’Education que de profs, pourraient faire de même. Les troupes du SGEN — non, là, je rêve !

 

    Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années. Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre. La réforme du lycée, dont vous trouverez une analyse plutôt pertinente sur http://www.mediapart.fr/club/blog/claire-mazeron/20..., se glisse en sourdine par la porte étroite d’une grosse centaines de lycées « volontaires », et par la grâce d’un  Richard Descoings qui fait semblant de consulter, et conclut, dans les débats du Nouvel Obs, que l’on ne peut s’entendre, décidément, qu’avec l’UNSA et le SGEN — et voue le SNALC et le SNES aux gémonies. Et le ministère tente pendant les discussions d’habiliter les maquettes de masters qui sont remontées malgré le mouvement qui agite les facs. Rien n’est joué, rien n’est gagné. Il est bien possible qu’on arrive à sauver l’essentiel, au niveau de la formation. Mais on pourrait tout perdre en persistant à vouloir mélanger un juste combat pour défendre les Savoirs, et la défense des intérêts partisans d’une bande de scientologues de la pédagogie.

 

Jean-Paul Brighelli

 

PS. Pour le moment, rien n’est dit sur l’agrégation, qui ne devrait pas bouger. On ne peut que souhaiter que les agrégés soient enfin prioritaires pour entrer en lycées, comme on le leur promet depuis des années — ça durera jusqu’à ce que le SGEN ait la peau de l’agrèg.

Commentaires

Et pour l'année de stage rémunérée, ils ont dit quoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

PREM'S !

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Caramba, encore raté : Christophe m'a encore grillé ! Saperlipopette en queue de peloton.

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Mais le risque central, il est postérieur au CAPES. Puisqu’il peut être passé à M1 (avec inscription en M2), mais ne sera validé que si l’on obtient M2. Et là, les sciences de l’éducation espèrent se tailler la part du lion (ou de la hyène ?), en obligeant les malheureux pré-titulaires de baisser culotte et pavillon devant la magnificence des sous-disciples de Meirieu : ah, les héritiers, comme dirait Bourdieu…

Jean-Paul Brighelli

Ce sera dés lors le grand exercice d'hypocrisie avant la titularisation : à part quelques illuminés (qui généralement se servent de cette fausse "science" pour masquer leur profonde médiocrité, c'est un professeur redevenu étudiant qui vous le dit), tous les stagiaires en 2ème année d'IUFM connaissent cela et l'exercice a largement été décrit par Rachel Boutonnet ou encore François Vermorel.

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Moi, j'ai pas réussi à lire tellement vous me faites tous chier avec vos bonobos ! Là, l'heure est grave. J'ai les nerfs à vif.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2009

Ouais...
M. Darcos devrait retablir les concours tels qu'ils etaient quand il a lui-meme passe l'agregation.
Pourquoi baisser pavillon devant les pseudo-sciences de l'education ? Helas, M. Darcos n'est pas agrege de sciences physiques, ni de mathematiques, ni de sciences naturelles, rebaptisees "sciences de la vie et de la Terre et de l'Univers" mais qui restent cependant des sciences dures.
Il est agrege de lettres classiques ou de grammaire, ce qui est tout aussi honorable que d'etre agrege de mathematiques, mais ne permet pas forcement de faire la difference entre ce qui est science et pseudo-science.
Il aurait grand besoin du secours de ma voix (comme Faust aurait grand besoin du secours de la voix de Mephisto dans l'opera - "Faust" - de Gounod). Mais je ne suis pas le diable, ni le bon Dieu, seulement un rationaliste.
Nom de Dieu ! quand va-t-on revenir au rationalisme dans notre pays qui connut le siecle des Lumieres ?
Jean-Paul, la tache qui nous attend n'est pas mince. Et dire que M. Darcos est plus age que vous !
Je suis le veteran, le vieux. Mais suis-je diminue mentalement ? Non !
Je reste vigilant.

Écrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années.

Jean-Paul Brighelli

Je demeure persuadé encore aujourd'hui que X. Darcos n'a pas varié d'un iota dans les convictions qu'il affiche dans "L'art d'apprendre à ignorer", c'est à dire globalement celles des partisans de l'Instruction.

Alors pourquoi ? A mon avis, la volonté de vouloir jouer au fin politicard (dans le but d'obtenir in fine un poste de 1er ministre, couronnement d'une carrière, comme il en était encore question au mois de décembre, par exemple)... et au final de se faire soi-même entuber par ceux que l'on voulait blouser. Il y a des regrets qui doivent se payer cher. En tout cas, Darcos a peut-être loupé un rendez-vous avec l'histoire. Par manque de courage ?

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

"Trollju, Jeremy, vous êtes quoi dans votre couple de Bonobos ?
Celui qui domine et encule ou celui qui est dominé et se fait enculer ?

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009"

Hep, hep, pas si vite ! Dites-donc, je peux savoir à quoi vous jouez là ??
Primo, la vie des bêtes je m'en fiche comme de l'an quarante: on va pas se mettre à vivre comme des chats ou des chiens, on est des êtres humains.
Secondo, vous avez demandé un site qui parlait du sujet, c'est ce que j'ai fait et c'était juste une suggestion ! Franchement le reste, je m'en tamponne complètement !
Alors pourrai-je savoir pourquoi j'ai droit à une séance de 'gay bashing' gratuite ? Surtout venant de vous !
Ou alors ce n'est pas vous qui avez écrit cela (rassurez-moi) ?

Écrit par : Trollju | 21 avril 2009

Ou alors, il faudrait que Sarko ait le courage de nommer un kamikaze... du style JPB, ce serait pas mal... Espoir assez faible quand on voit qu'il a choisi coin-coin pour aller patauger dans la mare.

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Alors pourrai-je savoir pourquoi j'ai droit à une séance de 'gay bashing' gratuite ? Surtout venant de vous !
Ou alors ce n'est pas vous qui avez écrit cela (rassurez-moi) ?

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Parce que vous n'avez rien compris à ce que je disais !
Allez, je vais me coucher ! De toute façon, je suis inaudible !

Écrit par : dobolino | 21 avril 2009

Que devient l'année de stage ? Rémunérée, ou pas?
Sur ce, je retourne écouter Ben Harper sur Inter, c'est bien sympa ...

Écrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Parce que vous n'avez rien compris à ce que je disais !
Allez, je vais me coucher ! De toute façon, je suis inaudible !

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Bon, bonne nuit alors.

Mais qu'est-ce qui vous a empêché de me le dire calmement au lieu de me balancer cette remarque haineuse et déplacée ??
Je croyais que l'on pouvait discuter avec vous normalement, moi !

Écrit par : Trollju | 21 avril 2009

JPB s'étonne que Sarkozy pratique une politique socialiste ! Mais, c'est un socialiste ! Education nationale, sécurité, même résultat :

http://frenchcarcan.com/2009/04/22/une-jeune-fille-violee-dans-un-train-de-banlieue/

Écrit par : marie-laure | 21 avril 2009

Sarko reprend sa casquette de ministre de l’intérieur et son discours sécuritaire en stigmatisant les bandes organisées ; on attend avec impatience de voir s’il va mettre ses actes en accord avec ses discours à l’occasion du prochain remaniement ministériel.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Ça ne marche jamais, votre site, Marie-laure (vidéo indisponible, etc.).
Vraiment, ce n'est pas la 1ère fois...

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Sarko reprend sa casquette de ministre de l’intérieur et son discours sécuritaire en stigmatisant les bandes organisées ; on attend avec impatience de voir s’il va mettre ses actes en accord avec ses discours à l’occasion du prochain remaniement ministériel.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Ça, c'est LE gros problème de notre époque : faire semblant, paraître, exister virtuellement et médiatiquement...

On retrouve la même chose chez les pédagogistes : il faut faire semblant, comme Foucambert qui veut que les élèves aient "une attitude de lecteur", c'est à dire qu'ils fassent semblant de lire. De la même manière qu'il faut avoir l'air d'être "proche des jeunes" plutôt que de leur apprendre quoi que ce soit. Il faut aussi avoir l'air de s'occuper des handicapés comme le fait la loi Montchamp, tout en faisant le contraire et acessoirement des économies sur leur dos.
C'est sans fin...

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Parce que vous n'avez rien compris à ce que je disais !
Allez, je vais me coucher ! De toute façon, je suis inaudible !

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Là oui, j'avoue, je n'ai strictement rien compris moi non plus.
Bonne nuit, Dobo.

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

JPB a censuré un commentaire de texte que j'ai fait sur le fil précédent

'julien'

C'était sûrement trop pour sa pudibonderie bien pensante !

Écrit par : censuré | 21 avril 2009

JPB, quand nous débarrasserez-vous des quelques trolls qui polluent les échanges ? Car les Julien, Marie-Laure and co "commencent à nous les briser menu menu menu" (Fernand Naudin dans "Les Tontons flingueurs", à propos d'Antoine de la Foy)

Écrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

JPB, quand nous débarrasserez-vous des quelques trolls qui polluent les échanges ? Car les Julien, Marie-Laure and co "commencent à nous les briser menu menu menu" (Fernand Naudin dans "Les Tontons flingueurs", à propos d'Antoine de la Foy)

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Qu'est-ce qu'on vous disait, Julien, sur le fil précédent ?

Celle-ci, elle s'y connait en censure !

Écrit par : Club des effacés | 21 avril 2009

Et encore, on pourrait reprocher à Marie-Laure d'être HS, mais il y a un contenu réel dans ses messages, même sans rapport avec l'École.

Tandis que dans les messages de Julien , il n' y a... rien. Le vide total.
Exemple avec le précédent : nous sommes "bien-pensant" (sic). Au regard de ce qui se passe dans l'Éducation Nationale, on a jamais vu des bien-pensant aussi en dehors de la ligne. Le dernier papier en est une fois de plus la preuve.

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Françoise Guichard | 21 avril 2009

Vous avez donné dans l'insulte insidieuse dans le fil précédent, allant même hystériquement écrire PERSONNE

D'aucuns diraient que vous êtes mal baisée car non baisable !

Écrit par : francois | 21 avril 2009

Mais b...el, arrêtez de les relancer !

Écrit par : Perceval | 21 avril 2009

Nous prenons acte de la censure et nous nous associons au Club des Effacés.

Écrit par : Fondation des Victimes de la Bienpensance | 21 avril 2009

Là oui, j'avoue, je n'ai strictement rien compris moi non plus.
Bonne nuit, Dobo.

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

Moi non plus, et encore moins le soufflet que je me suis pris en pleine poire...

Enfin bref, autre fil, autre sujet, et je fais peau neuve ;-)

Donc même question que Françoise Guichard: qu'en est-il de l'année de stage ? Supprimée, pas supprimée ou on ne sait pas ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju, pas l'autre) | 21 avril 2009

Que devient l'année de stage ? Rémunérée, ou pas?
Sur ce, je retourne écouter Ben Harper sur Inter, c'est bien sympa ...

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Mon fils (celui qui a 16 ans et qui a perdu sa voix de sopraniste depuis belle lurette) est en train de l'écouter en live !

Écrit par : Robin | 21 avril 2009

"Mais le risque central, il est postérieur au CAPES. Puisqu’il peut être passé à M1 (avec inscription en M2), mais ne sera validé que si l’on obtient M2. Et là, les sciences de l’éducation espèrent se tailler la part du lion (ou de la hyène ?),"

Donc, rien a changé.... Ou presque; si ce n'est que l'enfumage pédagogol se fera après l'obtention du concours et sera d'autant plus important qu'il sera validé par des épreuves de M2, alors qu'avant il suffisait d'aller pointer dans les IUFM lors de son année de titularisation modulo un mémoire à la mord- moi-le-cortex qui était sensé donner de l'importance à la formation... Si j'ai bien tout compris...

Il reste cependant un gros point d'ombre, et ça me rappelle un commentaire que j'avias glissé sur ce blog il y a quelques mois:
Quid des masters? Va-t-il y en avoir de nouveaux? Ou garde-t-on les anciens: "recherche" ou "pro"?
- Si des nouveaux sont créés, il serait judicieux de les axer vers la préparation au concours afin de renforcer le disciplinaire; ça pourrait être l'occasion d'éliminer les lacunes de la formation... J'en veux pour preuve en maths -mais j'imagine qu'en Lettres il y a bien quelques aspects de la discipline qui sont passés aux oubliettes- l'état pitoyable du niveau en géométrie* des candidats. Et là, j'en sais quelque chose! Je n'y échappe pas! Nous ne faisons quasiment plus de géométrie, ni en prépa, ni en fac par la suite.
- Dans le cas où l'on garderait les anciens masters alors j'imagine que des passerelles seraient créées pour les candidats qui ne sont titulaires que d'une licence (avec validation des acquis suivant les résultats au concours 2009...) à l'instar de celles qui furent proposées courant décembre dans les UFR...
Cependant, cela pose un problème d'effectif: En maths par exemple on a besoin de 850 postes donc il faut environ un vivier de 3400 candidats divisé par le nombre de masters maths en France donc 170 candidats par master (on suppose 20 masters) ,or ma fac ne recrute que 14 candidats en M1 recherche et 20 en Pro.... soit 34. Supposons que toutes les facs recrutent comme la mienne; alors on obtient: 34*20=680... Aller, arrondissons à 850**... Donc dans cette hypothèse, qui obtient son master; obtient son CAPES... Or il me semble évident que ce n'est pas parcequ'on est reçu au master de maths de l'université trucmuche qu'on est au point sur ce qu'on enseignera par la suite... Faire des maths de bon niveau c'est bien mignon mais encore faut-il maîtriser un minimum la base... C'est à cela que les concours servent non? Or dans ce cas ils sont rendus obsolètes par la sélection universitaire dont on sait ce qu'elle vaut...
Supposons à présent que les facs recrutent de façon inégale... Alors c'est dégueulasse! Je cours m'inscrire à la fac qui est la moins exigeante et je suis prof!
Non, dans tout ce foutoir, on ne peut que manquer d'insistance sur des concours nationaux, laiques, anonymes (ce qui empêchera mon vieil obssédé de prof de prendre Marion la gourde plutôt que Robert le génie ou Eric le bon gaulois plutôt que Kamel le basané...) ET disciplinaires...


Mais au fait... Nouveau M1 ou ancien M1=CAPES new-age=entubage à sec d'un an de salaire, non? Avec par dessus le marché deux années d'examens en plus, non?****


Travailler plus pour gagner plus ?*** ...



(*) On s'éclate avec de la géométrie différentielle, de la géométrie projective, un peu de géométrie analytique (pour ceux qui font les prépas) et... en fin de compte on ne sait plus ce qu'est la droite d'Euler, le cercle des 9 points, le théorème de l'angle inscrit... etc... Des trucs de 3ième année 1947 (j'ai des preuves). A moins de faire une prépa CAPES... A condition que les épreuves orales disciplinaires soient maintenues.
(**) Chiffre d'un obtimisme farouche puisqu'il ne tient pas compte des candidats à l'Agreg et de ceux qui s'orienteront vers le M2 pro! J'ai dans l'idée qu'un gars qui part en M1 pro c'est pour faire un M2 pro!
(***) le pire c'est que vu l'opposition efficace de la "gauche" -Reste-t-il encore quelques socialistes de gauche?- s' il se représente demain, je vous parie une caisse de "Léoville Poyferré" qu'il est réélu.
(****)Sans compter la remise en question du statut de fonctionnaire qui arrivera, à mon avis, sous une forme ou sous une autre, par la pintade ou Porcinet (le copain de Bourriquet), prochainement dans le secondaire...

Écrit par : Matheutordu | 21 avril 2009

Moi, j'ai pas réussi à lire tellement vous me faites tous chier avec vos bonobos ! Là, l'heure est grave. J'ai les nerfs à vif.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Akounamatata Dobo, Akounamatata...

Écrit par : Matheutordu | 21 avril 2009

un mémoire à la mord- moi-le-cortex qui était sensé donner de l'importance à la formation...

Ecrit par : Matheutordu | 21 avril 2009

Censé, Vincent, Censé...

Écrit par : Manu | 21 avril 2009

Dobo c'est ta tata ?

Écrit par : Perceval | 21 avril 2009

Dobonobo, t'es tata de Matheutoto ?

Écrit par : Perceval | 22 avril 2009

Euh, il m'a fallu faire davantage que simplement "pointer à l'iufm" pour valider mon année. Même si corriger des copies en douce pendant la séance hebdomadaire de catéchisme pédago est un aspect important de la formation, il y a aussi 2 à 3 visites de formateurs/inspecteurs pour voir comment vous vous en sortez, et des torchons pédagos à copier/coller de wikipedia (qu'il faut hélàs signer de son nom) pour être valider.
Bref, une année éprouvante, mais on était au moins (mal) payé !

Écrit par : dickens | 22 avril 2009

"Que dans leur quasi-totalité les épreuves seront des épreuves disciplinaires."
Et si on arrêtait de faire semblant ?
Où en est aujourd'hui, en fac, l'enseignement disciplinaire ? Ce n'était déjà pas brillant en 1965-68,et cela ne s'est pas amélioré depuis. La preuve : trouve moi un linguiste ou un grammairien capable de reconstruire les programmes du primaire.

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années.

Jean-Paul Brighelli

Mais, cher Jean-Paul, le SGEN est de droite version Révolution nationale. Parti gris, si tu veux. Sur la même ligne donc que certains au cabinet du ministre, et autres.

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

ooops... "validé", sorry.

Écrit par : dickens | 22 avril 2009

"Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années.

Jean-Paul Brighelli"


Eh oui, c'est pas l'an 01 ...

"Mais, cher Jean-Paul, le SGEN est de droite version Révolution nationale. Parti gris, si tu veux. Sur la même ligne donc que certains au cabinet du ministre, et autres
Guy Morel "

10 points Godwin pour Morel d'un seul coup.

MD

Écrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Je sors de voir au cinéma "Prédictions" de Alex Proyas (réalisateur du culte "Dark city", pour les connaisseurs), - très-bon film, enfin, pour moi, sur la fin du monde.

En rentrant chez moi, je rencontre un de mes anciens élèves, un BEP Plombier, que je n'ai pas vu depuis 2 ans; au lycée, il m'avait mis dans la confidence quant à son projet professionnel: devenir photographe (sans faire pleurer dans les chaumières, j'appris de sa bouche qu'il avait eu un très-grave accident de scooter, un ivrogne l'ayant renversé, puis qui a pris la fuite... direction l'hôpital: opération sur opération: du plastique dans le ventre, pour remplacer les organes non-vitaux écrasés, une sorte de petit sac pour recueillir le trop-plein de je-ne-sais quel liquide produit par la boîte cranienne qu'il cacha plusieurs ans sous une casquette; et un procès qui ne s'acheva en sa faveur il n'y a que deux jours); une volonté de fer. Il m'annonce qu'il a gagné dernièrement un concours des jeunes talents, et qu'il part pendant 2 ans faire le tour du monde pour photographier des lieux paradisiaques pour un livre de commande.

Et en plus, il m'a dit: "Merci pour votre aide". Je n'y suis pas pour grand chose; mais cela fait du bien (ça renvoie aux chiottes toutes ces larves agressives, fainéantes et ignares qui me servent d'élèves; et puis tous les cons qui rôdent, aussi!). Il fait des fautes d'orthographes et de conjugaison, sur son blog, mais merde! je suis ravi pour lui!

Écrit par : Pendariès | 22 avril 2009

orthographE

Et rectificatif: tous mes élèves ne sont pas des larves agressives, fainéantes et ignares... mais il y en a tellement de cette sorte, que tout le reste est brouillard.

Écrit par : Pendariès | 22 avril 2009

Enfin bref, autre fil, autre sujet, et je fais peau neuve ;-)

Ecrit par : Julien (ex-Trollju, pas l'autre) | 21 avril 2009

Euh... ca va faire des confusions !

Prenez Julien A., Julien B., Julien C., Juilien X. etc. mais faites qu'on ne croie pas que c'est l'autre youyou qui revient.

Écrit par : Jeremy | 22 avril 2009

Il manque à mon avis une information de taille dans le nouveau billet, mais j'imagine qu'elle n'a pas été révélée aux invités.

Sait-on qui seront les heureux élus appelés à faire partie des trois GdT (Groupes de Travail) qui seconderont la Commission Marrois-Filâtre ? Et surtout, à quels hauts fonctionnaires déconnectés de la réalité fera-t-on appel pour composer cette commission, qui décidera finalement de la réforme, avant de voir ses propositions filtrées par la grande sagesse d'autres hauts fonctionnaires tout aussi déconnectés ?

Si j'étais malicieux, je poserais la question sous cet angle : Marrois et Filâtre feront-ils plutôt appel à leurs copains pour composer cette commission, ou se verront-ils imposer les copains du ministre et de l'administration de Grenelle ?

Écrit par : Jeremy | 22 avril 2009

Et voilà! Encore une fois, on ne parle que de la formation est des concours concernant les formations et concours du second degré. Malgré le fait que Manu ait tenté une diversion en prenant l'exemple de Vermorel et Boutonnet, les PE sont beaucoup plus partagés concernant leur formation, même si elle n'est pas parfaite. Mais l'emprise des sciences de l'éduc menace autant chez eux que chez les PLC!
Manu, soyons sérieux! Foucambert est "mort et enterré" depuis longtemps! Ne l'évoquez pas, vous allez le réveiller!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Et voilà! Encore une fois, on ne parle que de la formation est des concours concernant les formations et concours du second degré.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

C'est vrai, mais on parle surtout de ce que l'on connait, et j'ai l'impression qu'une majorité de gens ici sont enseignant du secondaire. Mais c'est très juste: Professeurs des écoles, réveillez-vous et venez donc nous donner votre version des faits !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

Censé, Vincent, Censé...

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

Ahhh, oui, pardon, il était tard... Pffff

Écrit par : Matheutordu | 22 avril 2009

Prenez Julien A., Julien B., Julien C., Juilien X. etc. mais faites qu'on ne croie pas que c'est l'autre youyou qui revient.

Ecrit par : Jeremy | 22 avril 2009

Julien X. ? ça fait un peu acteur porno, non ? ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

Et voilà! Encore une fois, on ne parle que de la formation est des concours concernant les formations et concours du second degré.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

C'est vrai, mais on parle surtout de ce que l'on connait, et j'ai l'impression qu'une majorité de gens ici sont enseignant du secondaire. Mais c'est très juste: Professeurs des écoles, réveillez-vous et venez donc nous donner votre version des faits !

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

Je veux bien, mais encore faudrait-il que j'aie compris. Et là, je n'ai rien compris. C'est même pire que cela : je n'arrive pas à voir où l'on parle des futurs PE.

De toute façon, c'est très simple :
Former un futur PE, c'est lui assurer des bases le plus solide possible dans TOUTES les matières des mathématiques à l'EPS, du français à la musique, en passant par l'histoire, la géographie, les sciences et techniques, les arts visuels et une langue vivante, puisqu'il est désormais obligatoire de commencer cet enseignement dès le CP.
Tout ceci devant être associé à une parfaite connaissance et analyse des programmes de l'École Primaire, de la Petite Section au Cours Moyen 2° année, du développement intellectuel et psychomoteur de l'enfant de 2 à 12 ans et des méthodes et techniques d'enseignement utilisées à l'École Primaire au cours des siècles et des résultats qu'elles obtinrent.
Fastoche, non ?

Écrit par : catmano | 22 avril 2009

JP Brighelli a écrit :

« Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre. La réforme du lycée, dont vous trouverez une analyse plutôt pertinente sur http://www.mediapart.fr/club/blog/claire-mazeron/ , se glisse en sourdine par la porte étroite d’une grosse centaines de lycées « volontaires », et par la grâce d’un Richard Descoings qui fait semblant de consulter »

I) Richard Descoings, tout d’abord , reprenons - pour info - une des premières critiques qui a été faite de ses thèses dès 2003 :

Gilbert Molinier : A propos de la participation de M. Descoings à l'émission Répliques du 26 mai 2001
"Sciences Po . Auguste Blanqui même combat" ou "L’esclave est la vérité du maître."
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-sciencepo-2003.pdf

Il y a une version substantiellement améliorée avec des ajouts datant de 2007
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-sciencepo-2007.pdf

Du même auteur, il n’est pas inutile de citer - pour faire plaisir à Amélie ? - , une critique d’une oeuvre plus mineure d’une émule [1] de Richard Descoings, Carole Diamant.

Gilbert Molinier "Les nouveaux chiens de garde" : Compte rendu du livre de C. Diamant 'Ecole, Terrain miné'
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-cr-ecole_terrain_mine-15janvier2005.pdf

Ce qu’il faut reprocher à Richard Descoings – homme promis à un bel avenir parce que fin politique - est-il vraiment qu’il fasse un semblant de consultation ? Ce serait vraiment mieux s’il en faisait une vraie ?

[1] Je n’exagère en rien la filiation Descoings Diamant puisque la présentation faite sur ArtsLivres * nous dit sous la plume de N. Vaillant :

« Fort de cette constatation, et parce que statutairement il jouit d’une certaine autonomie que n’a pas l’enseignement public, l’IEP a lança une initiative qui fit la une des journaux : « les ‘grandes écoles’ clonaient, à l’infini, la même classe sociale,et conscient de l’inanité de faire perdurer un tel système, le directeur de Sciences Po, Richards Descoings, décida d’instituer, en 2001 une nouvelle procédure d’amission s’adressant spécifiquement aux élèves des établissements situés en zone sensible (p.76) ». L’accueil fut mitigé, entre les acquiescements modérés et l’étonnement parfois emblématique d’une certaine conception de la stratification sociale : « les élèves ont été comparés par Geneviève Zehringer, présidente de la société des Agrégés, à des ‘boat people’ dont personne ne voudrait (p.79)** »…

* http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=1222
** La critique de G. Zehringer ne voit que l’aspect misérabiliste du philanthropisme, qui est loin d’être principal

Écrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Suite ...


II) Reprenons cette présentation personnalisée qui fausse entièrement le débat

« Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre »

Cela veut-il dire que tu « voulais du bien » à Darcos et qu’il s’est fâché avec toi J ?

Bon, soyons sérieux. Le GRIP n’a voulu ni bien ni mal à Xavier Darcos et il a proposé par mes soins - et sur ce blog en novembre 2007, c'est-à-dire en pleine euphorie pro-Darcos - de ne pas poser les problèmes sous cette forme mais de bien distinguer deux niveaux la ‘reforme générale de l’école’( dans laquelle je n’avais aucune confiance contrairement aux ‘partisans de l’an 01’) et les ‘ réformes sous forme d’expérimentations qui ont un caractère dérogatoire’

Dans un texte intitulé « Rectificatif au compte-rendu de Jean-Paul Brighelli » , je disais explicitement :

[CITATION] :

J’ai avancé ( à la réunion avec Xavier Darcos ) les éléments suivants :

- Un redressement réel, une refonte de l’école se jouent sur plusieurs décennies (La perspective du GRIP est au moins à 10/20 ans). Aucun gouvernement - et a fortiori aucun ministre- ne peut être assuré d’une telle longévité.

- Sur une longue durée et au cas où ils seraient capables de rompre avec une tradition au moins quarantenaire [i], les divers pouvoirs politiques successifs peuvent être amenés à prendre des décisions négatives pour la réforme générale de l’école [ii].

- Pour tout un temps que nous ne pouvons déterminer, tout pouvoir - même éventuellement animé des meilleures intentions -, ne peut garantir que l’appareil scolaire actuel ne transformera pas même d’excellents textes de programmes et d’orientations en une réforme lamentable.

- Sous l’influence de l’enseignement délabré suivi par une bonne partie des enseignants actuels qui ont une formation disciplinaire insuffisante, une réforme générale de l’enseignement ne pourra atteindre un niveau d’enseignement suffisant avant de nombreuses années. De plus des réformes de l’ensemble du système pensées comme des succès possibles immédiats conduiront à abaisser le niveau des programmes parce qu’une fraction non négligeable des enseignants ne maîtrise pas les connaissances disciplinaires nécessaires.

En conséquence, il semble judicieux de différencier fondamentalement ce que l’on peut construire de relativement pérenne de ce qui est beaucoup plus soumis aux « aléas de la conjoncture », c’est-à-dire

- que soient nettement distinguées deux choses qui peuvent certes entretenir des rapports mais sont nullement identiques et peuvent même être contradictoires : d’une part, la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique et, d’autre part les « réformes » sous forme d’expérimentations qui ont un caractère dérogatoire et, en particulier la réforme représentée par l'expérimentation SLECC.

- que, au vu des limitations - possibles et mêmes probables - d’une réforme générale de l’école notées supra, l’expérimentation SLECC soit considérée avant tout comme la mise en place d’un modèle de référence, qui doit perdurer en étant le plus indépendant possible des limitations des pouvoirs politiques et des limitations de l’appareil scolaire, ce qui lui permet de ne pas avoir à essayer de s’adapter au niveau moyen forcément bas de l’école à un moment donné.

J’ai ensuite dit - et cela explicitement -, qu’il me semblait plus important que, au delà des limites dans le temps d’un gouvernement ou d’un ministre, perdure dans l’EN un organisme vivant capable d’effectuer tout le travail qui part de l’élaboration des programmes à leur mise en place pratique sous forme de progressions, de cours et de manuels plutôt que perdurent de simples mesures légales qui peuvent être contournées ou « réformées ».

[i] Remarque : il faudrait bien sûr aussi penser correctement ce que nous faisons, c’est-à-dire autrement que sous la forme de l’opposition constructivisme / républicanisme, et comprendre quel a été le poids du « retard français » par rapport au taylorisme américain. Rappelons, pour une réflexion ultérieure, deux points qui semblent complètement méconnus en France :
- le « culte de l’efficacité » est attaché dès les années 1920 à Dewey,
- sans parler de R. Hofstader, E.D. Hirsch explique bien que l’anti-intellectualisme(« History is bunk. »), que partage également Dewey, est un des piliers de l’obscurantisme scolaire américain.

[ii] Que ce soit « sous la pression des faits » ou par volonté politique délibérée est secondaire mais n’est pas indifférent sauf si l’on se place d’un point de vue strictement pragmatique.

[FIN DE CITATION]

Le texte « Rectificatif au compte-rendu de Jean-Paul Brighelli », qui comporte d’autres éléments intéressants est à : http://michel.delord.free.fr/rectif-cr_reunion071107.pdf

22 avril 2009
Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Pour ceux qui préfèrent le texte en .pdf , il est disponible à

http://michel.delord.free.fr/blogJPB-Descoings-Darcos-22042009.pdf

Bonne lecture

MD

Écrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Julien, allez vous laver les mains !

Écrit par : Hygiéniste | 22 avril 2009

"Mais, cher Jean-Paul, le SGEN est de droite version Révolution nationale. Parti gris, si tu veux. Sur la même ligne donc que certains au cabinet du ministre, et autres
Guy Morel "

10 points Godwin pour Morel d'un seul coup.

MD
Ecrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Sauf que le persiflage ne distribue aucun point Godwin. J'aurais dû mettre un smiley après cette taquinerie.

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

Voilà, une fois de plus, Catmano a TOUT dit! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Absolument.
c'est peut-être le côté "fastoche" qui n'est pas évident :-)))
JPB

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

J'ai une question, siou plaît: ces "pré-maquettes" de concours sont à valoir pour quand? 2010? 2011?
Je sais que le nombre de postes offerts aux CAPES est le même en 2010 qu'en 2009. Mais cette réforme est-elle reportée, ou à effet immédiat?

PS: Msieu Brighelli, on s'est vu à Paris, lors de la réunion de distribution de copies. Je suis celui qui vous a "aimablement" laissé une chaise pour que vous puissiez procéder au comptage, dans le grand hall du 1er étage...
Je suis d'ailleurs le même avec vous avez eu des mots tout un dimanche, par mails interposés, au sujet d'une liste bac, à Mermoz, concernant une 1ère STG/Sport (je vous avais demandé, de manière certes peu amène, mais tout à fait légitime, de bien vouloir fournir les copies des textes pour les collègues qui ne les connaissaient pas.

Écrit par : garafignoux | 22 avril 2009

Apparemment, c'est pour 2011 — puisque les épreuves devraient avoir lieu en octobre du M2…
Je ne me souviens que très vaguement de ces questions de textes… Ça m'a toujours semblé étrange, qu'on doive fournir des photocopies de textes — d'ailleurs, ça s'est perdu assez vite.
JPB
PS. SI vous voulez des détails plus précis, vous avez mon mail, via la liste des correcteurs.

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

Absolument.
c'est peut-être le côté "fastoche" qui n'est pas évident :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

Dans ces cas-là, quand nous regardions la Piste aux Étoiles, ma mémé disait : "Débarrassez la table et je vous fais voir !"

PS : Et si l'Ed. Nat. autorisait une association prise au hasard à ouvrir un IPFM* expérimental (ou plusieurs), juste pour que nous débarrassions la table pour leur faire voir. ;O) (Je me porte volontaire pour recevoir des stagiaires .)

* : Institut Public de Formation des Maîtres.

Écrit par : catmano | 22 avril 2009

Lorsque je jette un coup d'oeil sur les maquettes du CAPES pour les langues vivantes, l'effroi m'envahit. Cela confirme ce que je pensais confusément depuis un certain temps, sans parvenir à formaliser ma pensée. Je remercie donc le ministère pour cette clarification. En effet, il n'est plus nécessaire (il est peut-être même néfaste, qui sait?) de s'appuyer sur une bonne maîtrise de sa discipline pour enseigner, il suffit d'être doué dans les relations humaines et de faire efficacement de la garderie, on n'arrête pas le progrès!

Écrit par : Alain | 22 avril 2009

Alors Christophe : tu me dis être pressé , je galère pour envoyer un message qui se tienne avec références et tout pour écouter quelques extraits. Bon, je décarcasse ... et tu ne dis même pas que tu détestes Gil Scott Heron.

Où allons nous ?

MD

Écrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

"Bon, je décarcasse"
Je ME décarcasse, bien sûr.

Et en plus j'ai mobilisé CatWoman pour arriver à faire passer le message...

MD

Écrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

"Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre."

La question importante c'est celle du divorce entre Darcos et Brighelli, ça c'est passé comment ? Heureusement il n'y avait pas d'enfants à se disputer ... Brighelli garde le tableau noir et la craie, Darcos conserve les manuels et la croix d'honneur !

Écrit par : iPidiblue et les poissons-combattants | 22 avril 2009

Dis donc Xavier si tu passes par là tu nous fais signe ...

Écrit par : iPidiblue à Sin City | 22 avril 2009

Hors sujet :
Un collège labélisé "Ecole sans racisme" !
Donc les autres qui ne le sont pas...

Comme cela petits jeunes vous ne pensez pas, on le fait pour vous !
Vos ennemis vous sont désignés, on peut continuer à ne pas vous instruire et à vous manipuler (dans votre intérêt)...

RM

Écrit par : Roger Meunier | 22 avril 2009

Vous vouliez quoi au fait JPB être le Richelieu de ce Louis XIII ? Le maire du palais d'un roi fainéant ?

Écrit par : iPidiblue académicien palmé | 22 avril 2009

Roger M., nous avions déjà stigmatisé cette appellation bizarrement contrôlée. En plaisantant sur le fait que les établissements non "labellisés" doivent sans doute afficher "ici collège raciste", "sexisme garanti", etc.
JPB
PS. "Je n'ai rien à demander pour moi, et j'aurais trop à demander pour la France…" (Athos à Mazarin, dans Vingt ans après…)

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

Totalement hors sujet (j'ai même pas lu vos posts).

ICI, vous pouvez lire :

LA TRES VÉRIDIQUE (et tragipitoyable) HISTOIRE DE ZORGLUB
(avec aventures nocturnes et morale édifiante pour les petits zenfants)

La nuit brève fut brève et assez peu confortable : 15 heures de garde à vue pour outrage à agent avant finalement d'être relâché SANS poursuite !

La loi Perben 2 est passée relativement inaperçue dans ses conséquences (de moi comme de beaucoup d'autres) elle permet entre autre :
- de menotter au radiateur durant plusieurs heures
- de fouiller au corps avec inspection de trou du cul (par chance pas de pénétration sinon je risquais de perdre l'estime de Julien)
- de maintenir en détention jusqu'à 48 h (15 dans mon cas)
- de faire passer une nuit sur une banquette en béton avec une couverture maculée de vomi
- de proposer comme aliment une barquette de boulgour sauce orientale tièdie au micro-onde périmée et tellement malodorante que le gardien a reconnu avoir eu une nausée en l'ouvrant
- de rester seul à tenter de dormir sous des néons aveuglants afin que la caméra de vidéo surveillance soit pleinement opérationnelle
- de priver du port de ses lunettes un myope et astigmate à qui l'absence de correction donne des vertiges tant sa vue est basse
- de laisser en chaussettes sur béton humide recouvert d'immondice (pas de chaussures en cellule)
- etc.
tout individu impliqué (à quelque titre que ce soit, même simple témoin !) dans une affaire pour les besoins d’une enquête et pour des motifs laissés à la libre appréciation des forces de l’ordre.

Dans mon cas, tout ça … pour ne pas avoir porté ma ceinture de sécurité lors d'un parcours de 500 m et avoir la malencontreuse idée d’exprimer de la compassion au flic qui m’arrêta.

J’ai expliqué à ce brave fonctionnaire que nous vivons dans une petite ville de province (25 000 hab) en grand désastre social.
La délinquance y est comparable à celle des banlieues pourries avec émeute urbaine cet automne, tir au calibre 12 sur les flics, expédition punitive incendiaire au commissariat (par chance tout en béton même pas pris feu …), sortie des robocops avec hélico comme dans les séries télé.
Le quotidien est une vraie galère : dégradations récurrentes des véhicules en stationnement, mendicité agressive, impossibilité pour mon gosse de circuler avec un joli vélo sans risquer d’entendre la traditionnelle ritournelle « Dis tu me prêtes ton vélo ? », impossibilité pour ma fille de 16 ans circuler seule après 20 h, crachats sur le pare bris au feu rouge, tags sur les façades, dégradations et vols permanents dans les lycées etc . Y’a du niveau aussi sur les incendies de bagnole. D’après la presse 30 durant les 3 premier mois de 2009 soit un rythme annuel de 120. Rapporté à la population c’est comme si on brûlait 5000 autos par ans à Lyon ! C’est plus de 1% du parc auto de la ville …

Je lui ai dit à quel point il devait se sentir bien marri d’être planté là à faire du chiffre au rond point plutôt que de s’occuper des vrais problèmes ; que ça doit être frustrant de recevoir des ordres aussi inadéquats ; que ça doit tout aussi frustrant pour sa hiérarchie de les donner ; que c’est peut-être un peu contreproductif de pénaliser des bricoles quand les faits graves restent largement impunis ; que j’ai de l’estime a priori pour la police en tant qu’institution nécessaire et aux policiers en tant que personnes mais que jesuis effondré en tant que citoyen de la voir gaspiller tant d’énergie à des babioles.
De ce fait, je lui exprimé toute ma compassion, je lui ai dit que je partageais sa frustration puisqu’enseignant, toutes proportions gardées le même type de dysfonctionnement me touchait. Je lui ai dis que ça devait être dur lorsque le matin il se regardait dans la glace avant de partir au turbin de se souvenir à quel point il a été trompé sur la mission qui l’attendait !

Ben il a tout mal pris. Faut croire que j’ai appuyé sur un abcès qui le fait déjà beaucoup souffrir !

Du coup garde à vue. Y’avait tellement rien dans le dossier que les OPJ qui m’ont auditionné ont demandé au proc de ne pas poursuivre !
En dehors de ce con de flic de base que j’ai bêtement pris plaisir à torturer en le mettant face à la triste réalité de son impuissance et qui devait avoir ses ragnagnas, tout le monde a été charmant au poste (certes appliquant à la lettre la procédure mais se justifiant en expliquant qu’ils n’avaient pas le choix face à leur hiérarchie).
Je n’ai même pas de haine pour ce con. TZR, il m’est arrivé d’être sévère avec un élève un peu agité et ne pas oser me confronter aux vraies racailles de la classe tant je savais que le combat était vain, et puis aussi par trouille (même pas honte de l’avouer …).
Ma conclusion après 15h de GAV dont 2 h d’auditions (qui ont parfois tourné à la discussion) par les OPJ et pas mal de rencontres avec les flics de base (l’un m’emmenant pisser, l’autre me portant un verre d’eau etc.) :
Les profs ont pas toujours le moral et sont un peu désabusé. C’est de la rigolade à côté de ce qui arrive aux flics.
Plusieurs, lorsque je leur disais que ça me faisait mal de voir mon pays dans cet état ont moqué ma naïveté et ont exprimé l’idée que le combat était perdu. L’un m’a même dit : « Au moins, vous obliger à porter la ceinture, ça on peut y arriver ».

J’ai cours cet après’m. Chais pas pourquoi mais j’ai pas trop la motiv ?
Je pense que je vais m’offrir 20 mn de retard pour cause de sortie de garde à vue un peu tardive.
J’espère que les CPE vont trouver le motif légitime et m’autoriser à rentrer en cours.

Ce pauvre Zorglub a quand même un peu mes boules …
Même s’il est content d’en savoir plus sur l’état de son pays, il aurait préféré lire cette histoire racontée par un autre pigeon dans ces colonnes !

(scusez l’ortho pas le temps de relire je cours à l’usine à monstres)

Écrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Très drôle ! L'humour seul nous sauve…
Et édifiant. Je vous rappelle que les flics se suicident plus que les profs, en ce moment…
Quelle idée aussi de vouloir plaisanter avec un flic de base… Il n'a plus que ça pour lui — se prendre au sérieux, et de faire prendre au sérieux par des bourgeois, puisque tous les autres lui crachent impunément à la gueule…
Tenez bon, mon cher…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

Les gardiens de prison aussi, 5 depuis le début de l'année !

Écrit par : iPidiblue plongeon fatal | 22 avril 2009

Zorglub, je suis de tout coeur avec vous !

Petit rappel, en garde à vue on peut demander à voir un avocat pendant 30 minutes (dès la 1re heure). Il n'est cependant pas cependant au courant du dossier... On a le droit de prévenir ses proches. Un droit dont les policiers ne vous informeront pas, c'est celui de garder le silence. À court terme une garde à vue peut sembler interminable mais à long terme il faut parfois faire comme les truands aguerris ;) Quant à savoir si ces droits seront effectivement aplliqués, c'est une autre histoire.

Écrit par : P. Lariba | 22 avril 2009

"J’ai expliqué à ce brave fonctionnaire que nous vivons dans une petite ville de province (25 000 hab) en grand désastre social.
La délinquance y est comparable à celle des banlieues pourries avec émeute urbaine cet automne, tir au calibre 12 sur les flics, expédition punitive incendiaire au commissariat (par chance tout en béton même pas pris feu …), sortie des robocops avec hélico comme dans les séries télé.
Le quotidien est une vraie galère : dégradations récurrentes des véhicules en stationnement, mendicité agressive, impossibilité pour mon gosse de circuler avec un joli vélo sans risquer d’entendre la traditionnelle ritournelle « Dis tu me prêtes ton vélo ? », impossibilité pour ma fille de 16 ans circuler seule après 20 h, crachats sur le pare bris au feu rouge, tags sur les façades, dégradations et vols permanents dans les lycées etc . Y’a du niveau aussi sur les incendies de bagnole. D’après la presse 30 durant les 3 premier mois de 2009 soit un rythme annuel de 120. Rapporté à la population c’est comme si on brûlait 5000 autos par ans à Lyon ! C’est plus de 1% du parc auto de la ville …"

Ecrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Ah, Zorglub : heureusement qu'il nous reste l'Iran! Au passage, j'aime beaucoup votre manière de narrer vos aventures...

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2009

Eh ! Zorglub vous avez déjà essayé de discuter avec un douanier américain ? Il paraît qu'ils n'ont pas trop le sens de l'humour non plus ... il y a un français petit malin qui avait dit en sortant des wc de son avion qu'il y avait une bombe à bord, il s'est retrouvé tout droit à Rykers Island !

http://www.france-mail-forum.de/fmf33/neuf/33rentheg.htm

Écrit par : iPidiblue le mot fatal | 22 avril 2009

Je lui ai dit à quel point il devait se sentir bien marri d’être planté là à faire du chiffre au rond point plutôt que de s’occuper des vrais problèmes ;

Ecrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Toute ressemblance avec n'importe quel collègue de base militant pour les foutaises pédagogistes qui vont lui pourrir un peu plus la vie en aval est purement fortuite. Il y a des gens pour qui réfléchir un peu fait PEUR. Vous lui avez fait peur, Zorglub, j'en déduis que vous n'êtes pas gentil : vous l'avez tiré de son sommeil, de ses illusions, de son rêve éveillé, de la double pensée, de la déformation de la réalité avec lequel il se shoote pour ne pas VOIR.

Il rêve pour pour éviter de voir le cauchemar de la réalité, Ce faisant il recule un peu plus chaque jour le moment où elle lui apparaîtra en pleine gueule. Pas étonnant que nombre d'entre eux se suicident.

Le choc passé dans quelques jours, prenez-le avec philosophie (ce que vous avez largement déja commencé à faire d'ailleurs) en pensant dans quelle merde est ce pauvre policier, et recevez toute notre sympathie.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Ce pauvre Zorglub a quand même un peu mes boules …
Même s’il est content d’en savoir plus sur l’état de son pays, il aurait préféré lire cette histoire racontée par un autre pigeon dans ces colonnes !

(scusez l’ortho pas le temps de relire je cours à l’usine à monstres)

Ecrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Désolée pour vous, Zorglub ! Les expériences de mes quinze ans m'ont évité pour l'instant les vôtres, plus hard.
Un matin de Novembre 1975, partant au bahut sur ma vieille mob' pourrie dans ma banlieue pas trop pourrie mais un peu limite, je me fais arrêter au carrefour de l'avenue Gabriel Péri par un jeune policier qui réglait la circulation.
Défaut de feu arrière et de plaque d'identité. Je me rebiffai avec insolence et lui dis que la plaque d'identité ne servait à rien.
Il a abandonné sa faction pour me traîner au poste de police où il m'a gardé une heure bon poids pour me verbaliser. Il m'a relachée mais sans ma mob qui était mise en fourrière (le garage à vélo du commissariat). Je devais revenir la mettre aux normes dans la semaine. J'avais loupé deux heures de cours dont une de philo et une de maths.
Mon père, au nom duquel était l'assurance, a reçu un PV de 350 FF (1975 ! plus cher que ma mob d'occasion!).
Mes parents étaient en instance de divorce. J'étais à la charge de ma mère et mon père lui versait pour moi 700 FF par mois. Il a déduit les 350 FF de la pension alimentaire.
Ce fut un épisode difficile de mon existence ... Après le flic, j'ai eu droit à mon père puis à ma mère !
J'ai appris cette année là que discuter avec un flic était la dernière chose à faire ! Depuis, je suis profil bas, d'une humilité parfaite, limite obséquieuse.
Je préfère à la limite rencontrer un flic qu'un principal de collège ou un professeur. L'attitude à adopter est plus basique.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

Je lui ai dit à quel point il devait se sentir bien marri d’être planté là à faire du chiffre au rond point plutôt que de s’occuper des vrais problèmes ;

Ecrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Toute ressemblance avec n'importe quel collègue de base militant pour les foutaises pédagogistes qui vont lui pourrir un peu plus la vie en aval est purement fortuite. Il y a des gens pour qui réfléchir un peu fait PEUR. Vous lui avez fait peur, Zorglub, j'en déduis que vous n'êtes pas gentil : vous l'avez tiré de son sommeil, de ses illusions, de son rêve éveillé, de la double pensée, de la déformation de la réalité avec lequel il se shoote pour ne pas VOIR.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2009

Bien vu! Dans un monde orwellien, le crime le plus grave est de suggérer qu'on pourrait ne pas aimer Big Brother...

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2009

Dans "Minority report" le crime le plus grave c'est de penser à faire un crime !

Hier à Nice, Sarkozy fustigeait les bandes organisées, il s'agit peut-être des bandes of brothers de profs ? Déjà que selon lui ils veillaient sur de futurs délinquants qu'il fallait déceler au plus tôt pour les rééduquer ...

Écrit par : iPidiblue remédiation fatale | 22 avril 2009

indompatable Amélie, avez-vous été domptée ?! ;)

Écrit par : mdr | 22 avril 2009

Voilà, une fois de plus, Catmano a TOUT dit! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Absolument.
c'est peut-être le côté "fastoche" qui n'est pas évident :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

C'est hyper-fastoche ! On recrute au niveau bac, via une prépa à peine sélective mais très formative sur un ou deux ans (à voir) et/ou L1 L2 pluridisciplinaires qui pourront servir aux recalés pour se réorienter, concours à définir, puis deux ans de formation, en IUFM plus stages, au métier de PE d'élèves en quantité nécessaire et suffisante.
C'est pas la mer à boire !

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

Censé, Vincent, Censé...

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

Ahhh, oui, pardon, il était tard... Pffff

Ecrit par : Matheutordu | 22 avril 2009

Vincent, ne le prenez surtout pas mal : j'aime bien faire le malin de temps en temps et... malheureusement je fais beaucoup de fautes aussi (et j'apprécie qu'on me les corrige en général).

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Eh ! Zorglub vous avez déjà essayé de discuter avec un douanier américain ?

Ecrit par : iPidiblue le mot fatal | 22 avril 2009

J'ai essayé avec un douanier français il y a quelques années, c'est pas mal non plus. J'ai bien failli me retrouver au gnouf avec inspection du trou de balle à la lampe torche pour voir si je n'y avais pas planqué un tapis persan !
J'ai aussi essayé récemment avec le flic municipal chargé des chiens dangereux et autres canidés mordeurs. Heureusement que ma profession me mettait un peu en position d'autorité, car j'ai bien senti qu'il lorgnait aussi sur mon fondement.
J'ai pas mis ma ceinture hier soir pour faire un km. Je penserai à vous, Zorglub, la prochaine fois.

Écrit par : yann | 22 avril 2009

Voilà, une fois de plus, Catmano a TOUT dit! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Absolument.
c'est peut-être le côté "fastoche" qui n'est pas évident :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

C'est hyper-fastoche ! On recrute au niveau bac, via une prépa à peine sélective mais très formative sur un ou deux ans (à voir) et/ou L1 L2 pluridisciplinaires qui pourront servir aux recalés pour se réorienter, concours à définir, puis deux ans de formation, en IUFM plus stages, au métier de PE d'élèves en quantité nécessaire et suffisante.
C'est pas la mer à boire !

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009


Apparemment, personne n'a vu ce qui suivait. Il est vrai que l'histoire de Zorglub peut occuper les consciences un bon moment. Toute ma sympathie, Zorglub !

Je le recolle donc ci-dessous. Maintenant, si ça n'intéresse personne, faudra pas venir se plaindre si les partisans du chèque-éducation créent leurs propres structures de formation des maîtres en faisant croire à certains d'entre nous qu'eux seuls peuvent régler le problème (je voulais écrire "dégailler les troupes", mais ça doit être un provençalisme, non ?), occultant discrètement pour l'occasion leurs envies de concurrence libre et non-faussée au nom du bien des petits n'enfants.



Absolument.
c'est peut-être le côté "fastoche" qui n'est pas évident :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

Dans ces cas-là, quand nous regardions la Piste aux Étoiles, ma mémé disait : "Débarrassez la table et je vous fais voir !"

PS : Et si l'Ed. Nat. autorisait une association prise au hasard à ouvrir un IPFM* expérimental (ou plusieurs), juste pour que nous débarrassions la table pour leur faire voir. ;O) (Je me porte volontaire pour recevoir des stagiaires .)

* : Institut Public de Formation des Maîtres.

Ecrit par : catmano | 22 avril 2009

Écrit par : catmano | 22 avril 2009

Bonne idée — un peu tard par rapport aux intentions du Maître du Moloch, qui est un peu en roue libre en ce moment…
Nous attendrons le prochain ministère…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

J'ai aussi essayé récemment avec le flic municipal chargé des chiens dangereux et autres canidés mordeurs. Heureusement que ma profession me mettait un peu en position d'autorité, car j'ai bien senti qu'il lorgnait aussi sur mon fondement.

Ecrit par : yann | 22 avril 2009

Qu'est-ce qu'ils ont tous, en ce moment, à vouloir nous renifler le cul ? Sûrement un problème d'hygiène, comme disait je ne sais plus qui.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

La question importante c'est celle du divorce entre Darcos et Brighelli, ça c'est passé comment ? Heureusement il n'y avait pas d'enfants à se disputer ... Brighelli garde le tableau noir et la craie, Darcos conserve les manuels et la croix d'honneur !

Ecrit par : iPidiblue et les poissons-combattants | 22 avril 2009

Personellement, comme je l'ai défendu plus haut, il s'agit plutôt concernant M. Darcos d'un divorce avec lui-même. Son bouquin (l'art d'apprendre à ingorer), version plus policée de la Fabrique, en est la preuve. Le titre ne laisse d'ailleurs guère de doute en lui-même.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Dialogue sur EDP

"bonjour,

PE2, je serai dans une semaine en stage dans un CP où le maître utilise ... Ratus ... Le soucis, c'est que je ne vois pas du tout comment l'utiliser .. Par exemple, je dois leur faire voir le "fr", "pr", "cr", ... en gros la combinaison de r et d'une autre consonne ... je vois même pas où cela veut aller, je ne trouve pas ça très heureux.. comment pensez-vous qu'il faut que je procède .. je pensais commencer par réviser le son "R", enfin de la manière dont ils ont pu déjà le voir, à savoir associer à une voyelle .. bon en gros je suis perdue, ...
merci de m'éclairer
émilie"

Réponse de A.
"Cela me semble arriver un peu tard dans l'année scolaire, mais bon...
Contrairement à ce que pourrait croire un adulte déjà lecteur, ce n'est pas si évident que cela pour un enfant et particulièrement important si l'on ne veut pas que s'installe durablement la confusion "pra/par, cro/cor, tru/tur, etc." qui peut porter tout PE de CE1 à soupçonner une dyslexie là où il n'y a qu'un retard d'apprentissage ou une compétence mal installée (dite vulgairement "fausse piste").

A cette époque de l'année, les conseils que je vais donner concernent à mon avis bien plus des élèves de GS que de CP qui devraient à mon avis en être à apprendre à lire des sons complexes et rares (eil, euil, ouille, oy, ay, tion, ien, gn) et non ce genre de travail qui aurait dû être fait dans le courant du 1° trimestre.

1) S'assurer que le sens gauche --> droite de la lecture est bien acquis pour tous. Si ce n'est pas le cas, le retravailler en EPS, en graphisme, en lecture. On peut aussi le travailler en mathématiques (tracés, lecture d'assemblages de formes géométriques à reproduire, codage et décodage), en musique (lecture de "partitions" rythmiques).

2) S'assurer qu'il n'y a pas de confusions entre le "nom" de la lettre et son "bruit" (pour éviter le "cl" lu "kelle" ou le "tr" lu "terre"). Si ce n'est pas le cas, aller mettre un cierge à Lourdes !... Puis faire enfin ce qui aurait dû être fait dès le 2 septembre 2008 : leur apprendre à LIRE !

3) Dans un premier temps, on peut dissocier la première consonne de la syllabe formée par la deuxième (r ou l) suivie de la voyelle ou du son voyelle.
Exemple :
- Écrire en colonne ra, ri, re, ré, rè, rê, ro, ru, ry (et j'espère ron, rou, ran, ren, rin, roi, rei, rai, ...) (ou la, le, li, etc.) sur le milieu du tableau.
- Écrire à gauche au milieu de la verticale la première consonne (p, par exemple).
- S'assurer que les élèves arrivent à lire rapidement toutes les syllabes de la colonne commençant par r (ou l) et connaissent sans hésiter le "bruit" de la consonne écrite seule à gauche ([p]).
- Tracer des flèches partant du p et se dirigeant vers chacune des syllabes de la colonne et faire déchiffrer (on peut dans un premier temps accepter un léger silence entre [p] et [ra], mais celui-ci doit rapidement être évacué et la syllabe prononcée en une seule émission de voix).
- Lorsque ceci est bien en place, alterner lecture et écriture sous dictée de syllabes sur l'ardoise (au début, on peut aussi respecter un court temps de latence entre le premier phonème et la syllabe constituée des deux suivants : t...r, c...lo ; mais il est essentiel que les élèves finissent par percevoir la suite des deux consonnes sans interruption entre les deux).
- Travailler ensuite le déchiffrage de mots contenant cette association de trois lettres (cloche, table, pré, après, suivre, classeur, etc.) intégrés ou non dans des phrases.
- Quelques jours plus tard, lorsque ceci est automatisé, on peut retravailler de la même façon les associations "inverses" (car, til, pur, fal, etc.) en écrivant la consonne finale à droite de la colonne de syllabes, puis dicter en les mélangeant des syllabes "consonne + consonne + voyelle" et des syllabes "consonne + voyelle + consonne".

4) Dernière recommandation : les faire lire, lire et encore lire en français, en mathématiques, en découverte du monde des textes nouveaux (phrases, histoires, consignes, textes documentaires, etc.) chaque jour : c'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est en lisant qu'on devient liseron ! "

Question d'une autre intervenante...

"A, tu n'as pas envie de te recycler dans l'enseignement supérieur? C'est tout ce qu'il a fallu que je découvre par moi-même, et que j'aurais tant voulu entendre à l'école normale il y quinze ans"

Écrit par : C.Cuit | 22 avril 2009

" Vincent, ne le prenez surtout pas mal "

Oh non, pas le moins du monde! Le "Pffff" c'était pour moi... Confondre ces deux homonymes tout de même...

Merci de me l'avoir signifié, on ne sait jamais! Vous auriez pu m'instruire d'une de ces règles d'orthographe -difficile à dompter la langue française tout de même- que j'ai vu une fois ou deux puis que j'ai oublié malgrès que mon grand-père ait déployé bien des efforts à me faire une dictée (patée, jetée, portée...) par semaine dès mon plus jeune âge. Vous savez, le genre de truc style BEPC en blouse et en uniforme.... Une fois par semaine... Je ne vous explique pas la tension qu'il y avait à ce moment là... J'étais mort de peur: car attention, il râlait, et pas qu'un peu! Ahlala, ma soeur et moi pleurions dans la voiture qui nous menait chez lui: "J'veux pas aller chez Papy..." :-) et notre Mamy nous consolait avec du chocolat, du pudding, avec tout ce qu'elle pouvait à vrai dire...
Aujourd'hui: on l'adore! Mais on en a bavé...

Au fait Manu, j'espère qu'il ne lit pas le blog sinon je suis mal: il garde une forme! O-LYM-PIQUE! (Il m'écrase encore en calcul mental... Un phénomène je vous dis! Un phénomène: quand il va faire ses courses; il compte en même temps que la caissière passe les produits sous la caisse et quand elle annonce:"389,23 euros", il dit aussitôt "Oui! c'est bien ça!". Et je ne vous explique pas le scandale si le montant qu'il a calculé ne correspond pas au montant demandé.... :-) C'est Papy quoi!

Bon, j'ai des leçons à finir.
Bonne journée.

Écrit par : Matheutordu | 22 avril 2009

Manu, soyons sérieux! Foucambert est "mort et enterré" depuis longtemps! Ne l'évoquez pas, vous allez le réveiller!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Désolé Christophe, il est hélas bien vivant dans les crânes pédagogistes et accessoirement dans les rapports d'inspections : le mien est ENTIÈREMENT fondé sur les 5 axiomes trés bien décrit par l'analyse de Liliane Lurçat ("la destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs", page III de la préface).

Pour mémoire :

1) refus de la discipline
2) refus du par coeur
3) refus du mérite sous prétexte d'élitisme
4) refus de la "réalité scolaire" au profit de la "réalité sociale"
5) refus du synthétisme au profit de la méthode globale

Refus de l'école, au final. Et subsitution du pédagogisme, doctrine politique, à la pédagogie, art de transmettre des connaissances ("transmettre le monde", dit Hannah Arendt, "nous sommes des passeurs de culture", dit un certain JPB).

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Christophe, une toute jeune instit droit sortie de l'IUFM de Montpellier a tenté d'apprendre à lire à mon fils (et à ses petits camarades) en méthode Foucambert il y a cinq ans. Elle doit encore sévir…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

indomptable Amélie, avez-vous été domptée ?! ;)

Ecrit par : mdr | 22 avril 2009

Brighellli's Blog Mode d'Emploi

Julien, quelle honte, je suis une délinquante récidiviste : censurée, insultée, virée pour provocations et incitations au politiquement très incorrect. La mauvaise herbe, braves gens, braves gens, une vilaine, une méchante, une galeuse !

Il faut comprendre que ceux qui, ici, utilisent leur véritable identité, ne peuvent que rester "neutres" et éviter de prendre des positions "ultra" sur ce qui fâche, d'autant que les pédagogos les surveillent et ne ratent pas une occasion pour les traiter de "fachos" ! Il se trouve que ces "sans pseudos" sont des gens ayant pignon sur rue et les murs ont des oreilles. C'est con, mais c'est ainsi !

Il faut aussi contenter la majorité des profs, qui, comme vous le savez sont toujours des bienpensants "de gôche" et traitent les déviants, c'est à dire, ceux qui voient le réel tel qu'il est et ne se voilent pas la face, comme des "malades", des fafs ( ils sont restés en 68 !), des racistes, des homophobes, islamophobes, ( la liste des insultes "autorisées" et couramment pratiquées ici n'est pas exhaustive ! )

Mais on s'aperçoit que si certains adoptent dans leurs messages, la ligne officielle du blog, ils n'en pensent pas moins. Ce qui importe pour eux, avant tout, c'est de ne pas être mal vus ou rejetés par les chiens de garde du blog qui se prennent au sérieux et agissent et aboient en troupe, en ligue, en procession. C'est leur technique :un bon lynchage "maison" pour provoquer le plus vite possible le départ de l'importun ! Ouf ! Enfin seuls !

Beaucoup de participants se sont lassés et ne reviennent plus, ayant compris que si on n'est pas d'accord avec Jérémy, on est aussitôt traité de dangereux fasciste homophobe, par exemple. D'autres sont rentrés dans le rang. Lisez le fil de Juillet 2008 "Garçons et filles" où le débat sur l'homosexualité avait fait rage, et vous verrez les changements (et si vous aimez la castagne, vous allez être servi !). Mais il faut garder la tête froide, car les échanges virtuels amplifient ou déforment tout, les gens ont du mal à se comprendre et rien de tout cela n'est vraiment sérieux.

A tous points de vue, JP Brighelli, le maître, car c'est, à tous points de vue aussi et surtout, SON blog, n'a pas les coudées franches. D'une certaine manière, je le comprends. Que doit-il faire, lorsque ses amis ( amis dans la vie aussi) font pression pour qu'untel ou unetelle soit viré ? Je crois que s'il ne tenait qu'à lui, il ne censurerait personne. Mais je me trompe peut-être.

Certes, il y a beaucoup de radotages sur le blog, ( forcément quand on reste entre soi et qu'on a éliminé les contradicteurs à qui on ne veut pas répondre ), mais on peut y trouver aussi des gens fort estimables, qui ne se la pètent pas, et des infos intéressantes sur l'école, ce qui est quand même le but du blog, à côté des recettes du coq au vin et des contrepets de l'impayable Sibille, des crises de nerfs de l'incroyable Dobolino, des rappels à l'ordre et mises en demeure du terrible et redoutable Colonel Morel ( alias Doc Savage !)

Indomptable, oui, parce que ça m'amuse, après avoir été virée, de revenir mettre des infos dont je sais que personne ne les commentera pour ne pas se compromettre, mais je les aurais mises quand même, et si on m'insulte (puisque dans ce sens-là, c'est permis !), vu le contexte, j'éclate de rire sur mon clavier (bien sûr, je me moque d'eux comme de moi-même !) ou bien je joue le jeu de la colère et de la dispute ! En corrigeant les copies, ça distrait ! Comédie, comédie, tout n'est que comédie !

Alors, Julien, vous voilà prévenu, ne prenez pas les choses au sérieux comme certains ici, qui vous accusent de leurs propres travers, on n'est pas dans la vraie vie, n'insultez pas les "no-pseudos", vous ne faites pas partie du cercle des intimes pour vous le permettre, et surtout écoutez la leçon de Doc Savage alias Colonel Morel :

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Christophe, une toute jeune instit droit sortie de l'IUFM de Montpellier a tenté d'apprendre à lire à mon fils (et à ses petits camarades) en méthode Foucambert il y a cinq ans. Elle doit encore sévir…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009
Celle qui a tenté d'apprendre à lire à ma fille en 2000 et 2001 (heureusement que Catmano m'a fourni le Borel-Maisony à l'issue du CE1 !!!) sévit à présent en Cycle 3, malgré la pétition unanime, auprès de l'inspection académique, des parents (dont je ne fais pas partie NB) qui en ont marre de voir leurs gamins se gameller grave en sixième. On ne la dégommera jamais, jamais!!!! !
Et pourtant, c'est le faciès typique pour faire fuir les élèves au chef-lieu de canton et engendrer ainsi, arithmétiquement, une fermeture de classe d'école rurale !
Le genre à vous faire sombrer dans la théorie du complot libéralo-libertaire !!!

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

"Indomptable, oui, parce que ça m'amuse, après avoir été virée, de revenir mettre des infos dont je sais que personne ne les commentera pour ne pas se compromettre, mais je les aurais mises quand même, et si on m'insulte"

Ecrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009


Ca, c'est de la parano, et de la lourde!
Au fait, apparemment, Ahmadinejab est rentré sain et sauf en Iran. Vous ne deviez pas le descendre au lance-grenade après avoir sifflé Bucéphale pour qu'il vous emmène telle une Walkyrie pour accomplir cette oeuvre de salubrité publique???

P.S.: Vous avez mal lu; je déteste le coq au vin, et n'ai jamais évoqué le sujet!

Michel, j'écoute cela attentivement, ce soir!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

"Celle qui a tenté d'apprendre à lire à ma fille en 2000 et 2001 (heureusement que Catmano m'a fourni le Borel-Maisony à l'issue du CE1 !!!) sévit à présent en Cycle 3, malgré la pétition unanime, auprès de l'inspection académique, des parents"

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Ah, vous voyez que les parents sont quand même concernés quand un vrai taré sévit! Il y en a, évidemment! Comme dans toutes les professions!
Zorglub, mes condoléances! Mais vous devriez écrire des nouvelles!!! Quelle plume ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Dialogue sur EDP



Si ce n'est pas le cas, aller mettre un cierge à Lourdes !...

Ecrit par : C.Cuit | 22 avril 2009

Ça me parait être l'option idéale, abstraction faite du mariage des bonobos.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Ecrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Pour le reste, je ne me prononcerai pas. Par contre merci pour le lien, ce site est génial :-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

P.S.: Vous avez mal lu; je déteste le coq au vin, et n'ai jamais évoqué le sujet!

Mais c'est le boeuf bourguignon, bien sûr !

Je vois que l'insulte "parano", pour erreur sur la fiche de cuisine, est au rendez-vous ! Vous êtes si prévisible, mon cher !
Soyez plus cool, Christophe !

Écrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Ça me parait être l'option idéale, abstraction faite du mariage des bonobos.

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Pitié, oubliez les bonobos et enterrons la hache de guerre, Dobolino...
Pax ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

"Celle qui a tenté d'apprendre à lire à ma fille en 2000 et 2001 (heureusement que Catmano m'a fourni le Borel-Maisony à l'issue du CE1 !!!) sévit à présent en Cycle 3, malgré la pétition unanime, auprès de l'inspection académique, des parents"

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Ah, vous voyez que les parents sont quand même concernés quand un vrai taré sévit! Il y en a, évidemment! Comme dans toutes les professions!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Là, nous avons à faire à une pointure exceptionnelle, je vous le concède ! Indégommable et titularisée ! Brevetée AVEC garantie du gouvernement !
Qu'elle fasse fuir cinq ou dix élèves par an en cycle 3 vers le chef-lieu, ce n'est pas son problème, et autrement moins celui de l'Inspection et d'Hervé Mariton (par ici la bonne soupe !) ! Elle est la première à réclamer salle de motricité développement durable et cantine bio, le tout aux normes, quand il ne s'agit pas de mettre en accordance, sur le thème du bleu (ou du rouge ...), les pieds des tables avec les ordis de la salle informatique. Comme si les pauvres incultes que son enseignement génère avaient besoin de "matériel informatique"! La pétition n'a rabattu qu'un temps son caquet.
Et, dans cinq ans, dix ans au mieux, elle sera DIRECTRICE de cette malheureuse école à trois classes (deux ? Une ? Fermée par ses soins ? faute d'effectifs ?) qui n'avait pour seule vocation que desservir dignement les bas-fonds d'un canton de montagne perdue...
Ô tempora, Ô mores ...

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

Ça me parait être l'option idéale, abstraction faite du mariage des bonobos.

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Pitié, oubliez les bonobos et enterrons la hache de guerre, Dobolino...
Pax ?

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009
Pax ! OK !
Il s'agit d'un malentendu.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

Dialogue sur EDP



Si ce n'est pas le cas, aller mettre un cierge à Lourdes !...

Ecrit par : C.Cuit | 22 avril 2009

Ça me parait être l'option idéale, abstraction faite du mariage des bonobos.

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Moi pas comprendre...
Vous, pouvoir traduire?

Écrit par : c.cuit | 22 avril 2009

http://www .nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Ecrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Pour le reste, je ne me prononcerai pas. Par contre merci pour le lien, ce site est génial :-)

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009
Julien ! Mon fils ou n'importe lequel de vos élèves vous auraient volontiers donner l'adresse sans dommages collatéraux !!!!

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

Pax ! OK !
Il s'agit d'un malentendu.

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Nae bother ! (^-^)/

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

Julien ! Mon fils ou n'importe lequel de vos élèves vous auraient volontiers donner l'adresse sans dommages collatéraux !!!!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Désolé (T_T). Bah un peu de charité chrétienne, ça fait de mal à personne ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 22 avril 2009

"Indomptable, oui, parce que ça m'amuse, après avoir été virée, de revenir mettre des infos dont je sais que personne ne les commentera pour ne pas se compromettre, mais je les aurais mises quand même, et si on m'insulte"

Ecrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009


Ca, c'est de la parano, et de la lourde!
Au fait, apparemment, Ahmadinejab est rentré sain et sauf en Iran. Vous ne deviez pas le descendre au lance-grenade après avoir sifflé Bucéphale pour qu'il vous emmène telle une Walkyrie pour accomplir cette oeuvre de salubrité publique???

P.S.: Vous avez mal lu; je déteste le coq au vin, et n'ai jamais évoqué le sujet!

Michel, j'écoute cela attentivement, ce soir!"

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

"P.S.: Vous avez mal lu; je déteste le coq au vin, et n'ai jamais évoqué le sujet!

Mais c'est le boeuf bourguignon, bien sûr !

Je vois que l'insulte "parano", pour erreur sur la fiche de cuisine, est au rendez-vous ! Vous êtes si prévisible, mon cher !
Soyez plus cool, Christophe !"

Ecrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Mais non, Amélie!"L'insulte", (qui n'est qu'un simple constat, ne nous emballons pas), ne concernait pas "l'erreur sur fiche de cuisine". Relisez attentivement!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Julien ! Mon fils ou n'importe lequel de vos élèves vous auraient volontiers donné l'adresse sans dommages collatéraux !!!!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

"Dommages collatéraux"... :-) Bien vu!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

"Mais c'est le boeuf bourguignon, bien sûr !"

Ecrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Quelle mémoire!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Mais non, Amélie!"L'insulte", (qui n'est qu'un simple constat, ne nous emballons pas), ne concernait pas "l'erreur sur fiche de cuisine". Relisez attentivement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

C'était juste pour vous énerver !

Écrit par : Indocile Amélie | 22 avril 2009

Quelle mémoire!!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Il faut bien qu'elle ait une qualité !

Écrit par : Jeremy | 22 avril 2009

Merci à tous pour vos mots sympas et n'oubliez pas :

BOUCLEZ-LA ... !

Écrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Cadeau, les amis; Ian McKellen (j'ai un autographe de lui!!!!!!!), jouant "King Lear" (sans sous-titres, désolé), c'est ici: http://www.pbs.org/wnet/gperf/episodes/king-lear/watch-the-play/487/

Écrit par : Pendariès | 22 avril 2009

Par chance j'ai passé une après midi plutôt agréable et positive au lycée.

Mes élèves de BTS2 sont en projet industriel (durée 4 mois par groupe de 4 ou 5) évalué en CCF sous forme de revue de projet.

Dans cette promo, c'est pas des lumières théoriques, ni des bourreaux de travail, mais ils sont sympas, gais, positifs, bons vivants. Du coup ça m'a tellement remonté le moral que je me suis un peu lâché sur les notes.

Dans ces filières pas très prestigieuses, il reste encore plein de bons mômes.
Ils n'ont peut-être pas un grand raffinement dans leur pensée, et leur culture s'arrête souvent au sport et à la bringue en boîte entre potes. Mais ils montrent des qualités humaines et relationnelles qu'on aimerait voir chez pas mal de petits cons prétentieux qui pensent avoir fini avec la vie sous prétexte d’avoir réussi une école de commerce en province …

Écrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Les jardins d'éveil toujours dans les tuyaux (et le EPEP en prime) :

http://snudifo62.over-blog.com/article-30554386.html

Écrit par : catmano | 22 avril 2009

Merci, Catmano.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

orthographE

Et rectificatif: tous mes élèves ne sont pas des larves agressives, fainéantes et ignares... mais il y en a tellement de cette sorte, que tout le reste est brouillard.

Ecrit par : Pendariès | 22 avril 2009

C'est vrai qu'ils font nombre et que le brouillard enveloppe et persiste. Il faut faire un effort de raison pour se souvenir des exceptions. Faisons-le en pensant que c'est un effort plus méritoire pour eux d'exister, de se convaincre qu'ils en ont (encore) le droit..

Écrit par : Robin | 22 avril 2009

Pas mal, Michel...
Mais, comme musique "funk de blancs" je trouve que ça a plus de c... ...

http://www.google.com/url?q=http://www.dailymotion.com/video/x2l8lv_tower-of-power-1987_music&ei=-2PvSajFFsaSjAe4wokd&sa=X&oi=video_result&resnum=5&ct=thumbnail&usg=AFQjCNFDcWaELGKhlfGkpIhzJunaSajvFg

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Mes élèves de BTS2 sont en projet industriel (durée 4 mois par groupe de 4 ou 5) évalué en CCF sous forme de revue de projet.

Dans cette promo, c'est pas des lumières théoriques, ni des bourreaux de travail, mais ils sont sympas, gais, positifs, bons vivants. Du coup ça m'a tellement remonté le moral que je me suis un peu lâché sur les notes.

Dans ces filières pas très prestigieuses, il reste encore plein de bons mômes.
Ils n'ont peut-être pas un grand raffinement dans leur pensée, et leur culture s'arrête souvent au sport et à la bringue en boîte entre potes. Mais ils montrent des qualités humaines et relationnelles qu'on aimerait voir chez pas mal de petits cons prétentieux qui pensent avoir fini avec la vie sous prétexte d’avoir réussi une école de commerce en province …

Ecrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Je me faisais la même réflexion à propos de mes deux classes de BTS. Après cinq mois à me faire chier en collège, je reprends goût au métier avec eux. J'ai même piqué quelques fous-rires en plein cours, c'est dire.

Mais bon, pour moi, l'année est déjà terminée : les 1ère année sont en stage à la rentrée, et les 2ème année bachotent. Je risque de les regretter l'an prochain, si le SNES me renvoie au bagne.

___________________________________________________

PS. On ne peut que souhaiter que les agrégés soient enfin prioritaires pour entrer en lycées, comme on le leur promet depuis des années

Ecrit par : Jean-Paul Brighelli

C'est gentil de penser à nous (-;

Je ne souhaite à personne d'être affecté au collège contre son gré, qu'il soit agrégé ou pas (même si je milite pour la priorité de l'affectation des agrégés en lycée)

A propos, merci au recteur pour les 10 pts de bonif en plus, oui vraiment , merci.

Écrit par : TotoWeininger | 22 avril 2009

En ce moment sur France 3, nos z'apprenants se défoncent :

La grande finale du tournoi d'orthographe 2009
Divertissement
La grande finale du tournoi d'orthographe 2009

* Genre : Emission TV
*
Tous publics

Résumé :

A l'heure où le langage SMS malmène fréquemment la langue de Molière, France 3 lance un championnat inédit pour tester les connaissances en orthographe de plus de 2000 élèves, venus de douze collèges d'académies différentes. Les candidats ont pour mission d'épeler des mots, des plus simples au plus compliqués. Aucune erreur n'est tolérée, ni même l'omission d'accents et de traits d'union. A l'issue des finales régionales organisées à Bordeaux, Lyon, Paris et Strasbourg, douze élèves de 5e ont été retenus, qui s'affrontent à l'occasion de cette grande finale, devant un jury composé de personnalités issues du monde de la culture française. Le gagnant se verra offrir un voyage à Rome avec tous les élèves de sa classe.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

@Foucambert et ce qu'il en reste, c'est-à-dire pas mal de choses.
http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2008/GP%20Litt/GP_LITT_p5a13.pdf

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

Nous avons ici sans doute, dans cette émission; le gratin des élèves.

Ça n'empêche pas une élève (de 5ème) d'orthographier le mot "théière" : "téière"

Le niveau monte.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

@ÉTONNANT ! CURIEUX ! ÉTRANGE !
On parlait ici de Descoings, non ?
Et pas un mot ici des analyses si pertinentes de Gilbert Molinier sur la stratégie de ce personnage.
Étonnant, curieux, je dirais même étrange.

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

@Foucambert et ce qu'il en reste, c'est-à-dire pas mal de choses.
http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2008/GP%20Litt/GP_LITT_p5a13.pdf

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

Merci M. Morel ! Comme Julien l'a fort justement remarqué, je m'intéresse aux psychopates : ce genre de document est donc précieux.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Ça fait trois jours que j'hésite à faire part de cette petite anecdote très significative. Pour des raisons évidentes, je vais essayer de rester le plus vague possible. J'en certifie la véracité.

La semaine dernière, avant les vacances de Pâques, un IPR (je ne précise pas la matière) s'est fait prendre à partie par un élève pendant une inspection, l'élève allant jusqu'à le traiter de "bouffon" (l'IPR avait fait un compliment à l'un de ses camarades sur la tenue de son classeur, compliment qui n'était pas du goût de l'élève en question).

Informée par le professeur, la principale, qui n'était pas présente à ce moment-là, s'est confondue en excuses et a fait savoir à l'IPR que l'élève serait sanctionné.

Réponse de l'IPR : c'est trop tard pour la sanction et de toutes façons l'élève s'est certes exprimé dans un registre de langue qui n'était pas le sien (sic), mais ne lui a pas manqué de respect.

"L'invectiveur" est un petit caïd qui se croit tout permis et qui accumule incivilités, insultes, dégradations...Vous imaginez le sentiment de puissance qu'il a pu ressentir.

Écrit par : Robin | 22 avril 2009

j aime beaucoup le titre de votre livre et votre blog trés complet bonne continuation

Écrit par : sylvie | 22 avril 2009

Merci, Sylvie !
JPB

Écrit par : brighelli | 22 avril 2009

En ce moment sur France 3, nos z'apprenants se défoncent :

La grande finale du tournoi d'orthographe 2009
Divertissement
La grande finale du tournoi d'orthographe 2009



Ecrit par : Manu | 22 avril 2009
Ben , chez nous, les garnements se sont branchés sur Arte, Bernadotte et la dynastie suédoise. Ils n'étaient apparemment pas au courant du truc bidule dont auquel il faut se référer.
Encore de mauvaises notes en perspective ?
On a été abreuvé de Bernadotte et de sa descendance puis ça a fini en pugilat, gonzesses contre bonhommes, au sujet de " de l'audace, encore de l'audace, toujours de l 'audace "


http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/Danton1792.asp


Tout est bien qui finit bien, même si nous restons nuls en orthographe, chacun sous sa tente !

Écrit par : dobolino | 22 avril 2009

Merci M. Morel ! Comme Julien l'a fort justement remarqué, je m'intéresse aux psychopathes : ce genre de document est donc précieux.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2009

Impossible de faire de copier-collé. Je recopie cet extrait significatif du document en question (Pourquoi lire la littérature à l'école maternelle ?) :

"Pour Jacques Bernardin, l'entrée dans l'écrit passe par la découverte des usages sociaux et des fonctions qui en fondent l'indispensabilité (sic !) C'est pourquoi il importe que l'enfant, avant de se confronter au code (ou en même temps) puisse identifier des pratiques culturelles spécifiques."

Complètement tombés sur la tête !

Écrit par : Robin | 22 avril 2009

Et de fait, Robin, combien de nos collègues sont intimement persuadés qu'ils sont là pour "faire du social", instruire les élèves ne leur apparaissant que comme parfaitement secondaire.

Quand je dis en salle des profs que le rôle de l'école n'est pas de lutter contre les inégalités, mais contre l'ignorance en précisant que par ailleurs c'est le meilleur moyen de lutter contre les inégalités, l'incompréhension se lit dans le regard de mes collègues.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Réponse de l'IPR : c'est trop tard pour la sanction et de toutes façons l'élève s'est certes exprimé dans un registre de langue qui n'était pas le sien (sic), mais ne lui a pas manqué de respect.

"L'invectiveur" est un petit caïd qui se croit tout permis et qui accumule incivilités, insultes, dégradations...Vous imaginez le sentiment de puissance qu'il a pu ressentir.

Ecrit par : Robin | 22 avril 2009

Vous ne voulez pas me le prêter pour la prochaine inspection, celui là (l'élève, pas l'inspecteur) ?

Pour une fois qu'un IPR se retrouve directement le nez dans le caca... mais apparemment, on en a trouvé un suffisamment lobotomisé pour affirmer que c'est de la confiture.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Là, nous avons à faire à une pointure exceptionnelle...

Qu'elle fasse fuir cinq ou dix élèves par an en cycle 3 vers le chef-lieu, ce n'est pas son problème,.. ! Elle est la première à réclamer salle de motricité développement durable et cantine bio, le tout aux normes, quand il ne s'agit pas de mettre en accordance, sur le thème du bleu (ou du rouge ...), les pieds des tables avec les ordis de la salle informatique. Comme si les pauvres incultes que son enseignement génère avaient besoin de "matériel informatique"! La pétition n'a rabattu qu'un temps son caquet.

Et, dans cinq ans, dix ans au mieux, elle sera DIRECTRICE de cette malheureuse école à trois classes...

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Vous plaisantez, Dobo ! A ce rythme là, elle finira trés rapidement inspectrice, au moins...

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Vous ne voulez pas me le prêter pour la prochaine inspection, celui là (l'élève, pas l'inspecteur) ?

Pour une fois qu'un IPR se retrouve directement le nez dans le caca... mais apparemment, on en a trouvé un suffisamment lobotomisé pour affirmer que c'est de la confiture.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2009


Pour une fois qu'un IPR se retrouve directement le nez dans le caca... mais apparemment, on en a trouvé un suffisamment lobotomisé pour affirmer que c'est de la confiture.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2009

Je pense qu'ils vous le prêteraient volontiers et ne vous en voudraient pas si vous oubliez de le rendre.

Mais encore faudrait-il ne pas faire la différence entre la confiture et la m... ;-)

Écrit par : Robin | 22 avril 2009

Par chance j'ai passé une après midi plutôt agréable et positive au lycée.

Ecrit par : Zorglub | 22 avril 2009

Ce métier est bel et bien "le plus beau métier du monde"...pour autant que l'on nous laisse l'exercer. Tout le problème est là.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

Mais encore faudrait-il ne pas faire la différence entre la confiture et la m... ;-)

Ecrit par : Robin | 22 avril 2009

Ne vous inquiétez pas, Robin, je ne suis pas inspecteur !

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

@Foucambert et ce qu'il en reste, c'est-à-dire pas mal de choses.
http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2008/GP%20Litt/GP_LITT_p5a13.pdf

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

Merci M. Morel ! Comme Julien l'a fort justement remarqué, je m'intéresse aux psychopates : ce genre de document est donc précieux.
Ecrit par : Manu | 22 avril 2009
Si on pouvait régler la question de l'apprentissage de la lecture en qualifiant Foucambert de psychopathe et quelques autres "experts" de prébendiers, cela serait simple.
Je renvoie au texte de Delord La globale et la syllabique.
Et pour la pratique de l'écriture-lecture au livre de Thierry Venot, De l'écoute des sons à la lecture, que l'on peut commander sur le site Projet-slecc, et qui est la meilleure manière de renvoyer Foucambert et les experts aux oubliettes.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

hey les gars: chef-d'oeuvre d'interprétation par un immense shakespearien! http://www.pbs.org/wnet/gperf/episodes/king-lear/watch-the-play/487/
Tant que vous ne dites pas merci, je poste l'adresse du site! non, mais!

Écrit par : Pendariès | 22 avril 2009

@Descoings. Suite
À propos de Descoings, je lis dans le texte de Molinier :
"Il suffit d’écouter celui qui en est l’initiateur, Richard
Descoings6, directeur de Sciences po. : « Ce n’est pas un combat pour ou contre la République, c’est pour donner
un véritable sens, d’abord à notre démocratie et puis, c’est pour tenir compte de ce que la situation dans
l’enseignement secondaire en France en 2001 est radicalement différente de ce qu’elle était en 1940.
Cette initiative, si elle prend acte de l’échec retentissant de la démocratisation de l’école, n’a nullement pour
objectif de rendre le constat moins amer, encore moins d’y apporter remède. Elle y prend part en négatif. Elle n’est
qu’un élément d’une politique globale d’intégration des classes pauvres dans le nouveau capitalisme. L’Etat paiera
la formation des « contremaîtres » nécessaires à la survie des vraies élites7."
N'y a-t-il personne parmi les liftiers de l'ascenseur social pour entendre ce qui est dit là ?
Alors posons la question plus sommairement : quelques d'jeuns issus des banlieues, lavés et relookés, n'est-ce pas la tactique Descoings pour assurer la domination des élites sociales ?

Écrit par : guy morel | 22 avril 2009

Si on pouvait régler la question de l'apprentissage de la lecture en qualifiant Foucambert de psychopathe et quelques autres "experts" de prébendiers, cela serait simple.
Je renvoie au texte de Delord La globale et la syllabique.
Et pour la pratique de l'écriture-lecture au livre de Thierry Venot, De l'écoute des sons à la lecture, que l'on peut commander sur le site Projet-slecc, et qui est la meilleure manière de renvoyer Foucambert et les experts aux oubliettes.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

Je ne l'oublie pas, M. Morel. Ce qui n'empêche pas un ton léger de temps à autres.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

N'y a-t-il personne parmi les liftiers de l'ascenseur social pour entendre ce qui est dit là ?
Alors posons la question plus sommairement : quelques d'jeuns issus des banlieues, lavés et relookés, n'est-ce pas la tactique Descoings pour assurer la domination des élites sociales ?

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

Où est le problème ? Y a-t-il quelqu'un ayant affirmé le contraire ? Ce thème est souvent abordé ici.

Écrit par : Manu | 22 avril 2009

"Là, nous avons à faire à une pointure exceptionnelle... La pétition n'a rabattu qu'un temps son caquet.

Et, dans cinq ans, dix ans au mieux, elle sera DIRECTRICE de cette malheureuse école à trois classes...

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

Vous plaisantez, Dobo ! A ce rythme là, elle finira trés rapidement inspectrice, au moins...

Ecrit par : Manu | 22 avril 2009

Et après, hop ! Un poste de responsable à l'action culturelle, ou une fonction dans un ministère ! J'ai connu des nuisibles : ce sont ceux dont l'arrivisme est le plus efficace !

Écrit par : Jeremy | 22 avril 2009

Deux choses…
Pendaries, ça fait lulure que nous savons que Ian Mc Kellen est un très grand. Au cinéma aussi : vous avez vu "Un élève doué", vous savez de quoi il est capable.
Et au passage, je rappelle à tout le monde que c'est l'Angleterre de Tony Blair, qui faisait partie sauf erreur de l'Internationale socialiste, qui a voté la fameuse "section 28" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Section_28).

Guy, je n'ai pas réagi parce que nous en avions parlé — avec roi, et avec Michel, à Bordeaux. Pour moi, c'était donc du réchauffé.
Mais de tous temps les aristocrates ont distingué quelques manants pour leurs talents, disaient-ils, et pour observer de près les mœurs de ces gentilles petites bêtes. Classes laborieuses, classes dangereuses — mais manant distingué, manant apprivoisé.
Je retiens qu'il reconnaît lui-même que la démocratisation de l'école a été complètement ratée. Je ne le lui fais pas dire.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

"Foucambert ou ce qu'il en reste. "

"2. Le parcours de lecture proposé
par À l’école des albums,
Entrer dans la littérature
Notre dispositif s’appuie donc sur un parcours littéraire
conçu pour mettre en oeuvre les principes énoncés
ci-dessus. Nous avons choisi de le centrer autour de
la lecture de 6 albums qui s’inscrivent à la fois en
complémentarité et en rupture les uns par rapport
aux autres. L’enfant peut ainsi, dans le même temps,
appuyer son apprentissage sur des éléments récurrents
et des savoirs acquis et progresser dans l’acquisition
de ces connaissances."

Guy, hélas, énormément !
L'auteur d' albums, "Apprentissage de la lecture à partir de l'album", ancien formateur redouté à l'IUFM de Limoges, puis conseiller pédagogique, Alain Prinsaud, va être très probablement le prochain Inspecteur d'Académie. Les jeunes enseignants du primaire ont donc tout à redouter, s'ils osent essayer autre chose que les méthodes globales.

Sans compter les CORIDYS, services hospitaliers de pédo-psychiatrie, une quarantaine en France, un véritable scandale.
(Cherchez qui est Catherine Billard, médecin-chef d'un tel service)
Ils en sont restés à Foucambert!

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2009

Encore un copié collé intégral de ce thème sur le site
http://www.marianne2.fr
L'est drôlement pistonné JPB !!!

Écrit par : Manitas | 23 avril 2009

Manu, soyons sérieux! Foucambert est "mort et enterré" depuis longtemps! Ne l'évoquez pas, vous allez le réveiller!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Christophe, il suffit de prendre le "livre du maître " de MIKA CP, méthode interactive d'apprentissage de la lecture,de Gérard Chauveau, Catherine de Santi-Gaud, Mireille Usséglio : 228 pages...à vomir.

J'ouvre tout-à-fait au hasard :

"L'habileté à explorer un texte.
C'est la capacité de questionner, d'investiguer le contenu et l'organisation d'un texte écrit. Elle intègre plusieurs procédures : balayage du texte, utilisation de la ponctuation, recours au contexte linguistique, repérage d'éléments à forte charge sémantique, mise en relation d'informations distantes l'une de l'autre, formulation d'hypothèses...
Cette habileté d'explorateur de texte a elle-même deux points d'ancrage principaux :

-L'attitude énonciative. (Voilà déjà nos séquences, dès le CP : je rappelle qu'il s'agit d'enfants ayant tout au plus 7 ans : imaginez une classe de petits immigrés !)
L'enfant doit, au-delà des éléments graphiques, se centrer sur l'énonciation de l'émetteur :" qu'est-ce que cela veut dire? Que veut-il (l'auteur) dire? Que veut-il me dire?"

PS : ma fille m'a fait cadeau de ces livres MIKA, qui étaient ceux de la classe de CP en ZEP avant son arrivée.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2009

A RETENIR, pour INFO :

Barack Hussein Obama fait entrer une conseillère voilée à la Maison Blanche. On peut lire dans El Watan cette adresse à la France :

"C’est sans doute un grand tabou qui vient d’être cassé pour une Amérique puritaine voire allergique à tout ce qui touche l’Islam et les musulmans. C’est aussi une belle leçon de tolérance et de la reconnaissance du mérite que vient de donner Obama à la France, notamment où le port du voile a été interdit, y compris dans les écoles."

La dernière phrase, bel exemple de désinformation, nous fait passer pour de vilains persécuteurs.

La suite :

http://www.elwatan.com/Une-musulmane-voilee-a-la-Maison

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

-Anne-Marie, c'est le livre du maître, ou le livre de l'élève immigré de 6 ans, dont vous parlez? Il faudrait savoir!

-Si une méthode ne vous plaît pas, plutôt que pleurnicher, ne l'utilisez pas! On a, (beaucoup plus qu'on croit), les libertés qu'on se donne! Mais se lamenter est tellement plus simple!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Si une méthode ne vous plaît pas, plutôt que pleurnicher, ne l'utilisez pas! On a, (beaucoup plus qu'on croit), les libertés qu'on se donne! Mais se lamenter est tellement plus simple!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Certes, oui. Mais je crois que le problème soulevé ici est: que peuvent faire les parents quand leurs enfants sont "mangés" à cette sauce ?
Ceux qui auront la chance d'avoir des parents éduqués, cultivés ou eux-mêmes instituteurs pourront à la rigueur échapper au massacre, mais quid des autres ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

PS @ Anne-Marie: désolé d'avoir répondu à votre place ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Brighelli et ses brigadistes de la censure !!!!!

un forum mérieuiste, véritable cour de récréation, où les bien pensants se prennent tellement au sérieux qu'ils appliquent la censure !

'julien'

Écrit par : merieu | 23 avril 2009

ou faut-il écrire meirieu ...

Écrit par : merieu | 23 avril 2009

Merci à Pendariès, puisque JPB fait son blasé.
Et de l'english bashing avec sa section 28.
Les rosbeefs ont aussi inventé les camps de concentration, les conflits indo-pakistanais, palestinien et irlandais, et alors ?
Sus à la perfide Albion ?

Écrit par : yann | 23 avril 2009

Christophe, il me semble que ce que j'ai écrit est tou-à-fait clair :

"Christophe, il suffit de prendre le "livre du maître " de MIKA CP, méthode interactive d'apprentissage de la lecture,de Gérard Chauveau, Catherine de Santi-Gaud, Mireille Usséglio

"Si une méthode ne vous plaît pas, plutôt que pleurnicher, ne l'utilisez pas! On a, (beaucoup plus qu'on croit), les libertés qu'on se donne! Mais se lamenter est tellement plus simple!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Je crois, sans vouloir vous offenser, que vous ne connaissez pas très bien la réalité du terrain, ce qui se passe en CP.

(Merci, ex Trollju, d'avoir "répondu à ma place.")

1 )La menace et les sanctions pèsent sur les enseignants qui n'obéissent pas au diktat des inspecteurs, pour la plupart inféodés au constructivisme, n'avez-vous pas lu les centaines de messages du blog qui en témoignent?????????

Demandez à JPB ce qu'il a fait pour que son petit garçon apprenne à lire, ayant eu une jeune maîtresse purement foucambertiste, comme le sont les 90 % et même plus de jeunes maîtres sortant de l'IUFM.

2 ) On n'enseigne que ce que l'on connaît : l'apprentissage de la lecture est survolé dans les IUFM, et on n'y aborde généralement que les méthodes mixtes. (Le livre de Colette Ouzilou y est interdit, donc inconnu, en toute connaissance de cause de la part du président de l'IUFM.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2009

rectificatif, il fallait dire : ce forum est une cour de récréation merieuiste

Écrit par : meirieu | 23 avril 2009

Alors posons la question plus sommairement : quelques d'jeuns issus des banlieues, lavés et relookés, n'est-ce pas la tactique Descoings pour assurer la domination des élites sociales ?

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

Si j'ai bien compris, l'opération Richard Descoings consiste à dispenser une pincée de jeunes "méritants" issus de l'immigration du concours d'entrée à sciences-politiques. Statistiquement négligeable et sans danger pour la reproduction des "élites".

Personne n'a le droit d'y trouver quoi que ce soit à redire sous peine de se faire clouer le bec. Même Alain Finkelkraut, l'autre jour sur France-Culture.

Opération injuste pour d'autres élèves, peut-être tout aussi méritants, qui, eux, passent le concours ou pour des élèves "pauvres" ou issus de la classe moyenne, mais qui n'ont pas la chance d'appartenir à l'immigration et qui n'ont pas tout à fait les "habitus" de classe des "autres".

Parce que les devoirs, il faut savoir les tourner pour les rendre les plus lisses et le plus insipides possible et pour savoir ce que l'examinateur a "envie" de lire...connivences, connivences...Un mot de trop, une expression un peu verte, un peu colorée et c'est fini ! (idem pour le concours d'entrée à l'ENA).

C'est du même acabit que Bernard Kouchner aux Affaires étranges ou la "charmante" Rachida à la Justice : une opération de communication qui ne change absolument rien au fond du problème, mais qui fait croire aux braves gens qu'on s'y attelle et qu'on a l'esprit large et généreux.

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Barack Hussein Obama fait entrer une conseillère voilée à la Maison Blanche. On peut lire dans El Watan cette adresse à la France :

Ca m'énerve moi aussi et je pense qu'on va en rabattre avec l'obamamania. Idem pour l'histoire de l'entrée de la Turquie dans la communauté européenne. De quoi je me
mêle ?

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Ca m'énerve moi aussi et je pense qu'on va en rabattre avec l'obamamania.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

Tiens, j'ai souvenir d'avoir été "traité" ici-même à l'époque où j'étais peut-être le seul ici à exprimer des doutes sur le bonhomme. Tout juste si on ne m'a pas qualifié de "suppôt de
Cadichon" !

Écrit par : yann | 23 avril 2009

Pendaries, ça fait lulure que nous savons que Ian Mc Kellen est un très grand. Au cinéma aussi : vous avez vu "Un élève doué", vous savez de quoi il est capable.

JPB

Jean-Paul, je ne mettais pas en doute l'absence d'ignorance du génie du bonhomme par la docte assemblée; j'étais peiné (je suis un sentimental, my dear) par le fait qu'on ne me dise pas merci pour le lien renvoyant au KING LEAR... ;-) (il y a tellement de ripostes ici... hé hé)

J'ai vu tous les films interprétés par Mckellen, je suis allé à Londres pour le voir jouer "La Danse de mort" (je n'ai pas eu la possibilité de le découvrir cette année dans "Waiting Godot"), j'ai même patienté devant la sortie des artistes dite "entrée des artistes" pour lui parler un peu et avoir un autographe (oui, je suis un sentimental), mon stylo fuyait, il a eu les doigts bleus... et j'aimerais un jour écrire quelque chose sur lui, dans le genre Carrière (Jean) envers Sigourney Weaver...

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

Tiens, à propos de la section 28 (voir wikipédia), je suis en train de lire dans un excellent livre la chose suivante :

"Alors, soyons clairs, et refusons l'entrée dans l'école de tout ce qui concerne la sphère privée, du choix religieux aux pratiques sexuelles. Après tout, quel besoin aurions-nous d'exhiber nos comportements d'alcôve en public* ?

* Il se trouve que cela se fait, depuis une vingtaine d'années. La mode du coming out, venue, comme le communautarisme, des États-Unis, a fini par créer une "communauté gay" parallèle à toutes les autres. Comme si on était sans cesse obligé de se conformer à un modèle, à la mode vestimentaire d'un petit groupe. S'exhiber comme gay ou comme Musulman fondamentaliste participe du même conformisme accablant."

Écrit par : yann | 23 avril 2009

Oh, Penda, j'ai dit "merci", moi !

Écrit par : yann | 23 avril 2009

Yann, je crois que je connais l'auteur de ces lignes…
Il n'en modifie rien…

Pendariès, ne croyez-vous pas que les Anglais ont déjà écrit tut ce qu'il y a à savoir sur McKellen ?
Bises quand même…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

Pendariès, ne croyez-vous pas que les Anglais ont déjà écrit tut ce qu'il y a à savoir sur McKellen ?
Bises quand même…
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 avril 200

Il y a toujours quelque chose à écrire, sur McKellen, et surtout pas qui soit universitaire...

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

mon stylo fuyait, il a eu les doigts bleus... et j'aimerais un jour écrire quelque chose sur lui, dans le genre Carrière (Jean) envers Sigourney Weaver...

Ecrit par : Pendariès | 23 avril 2009

Je suis en train de relire "Psychopathologie de la vie quotidienne" (réédité chez Payot) et je trouve l'histoire du "stylo qui fuit" passionnante en tant qu'acte manqué/réussi.

Comment l'analyseriez-vous ? ;-))

"J'aimerais écrire un jour quelque chose sur lui." (génial !)

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Il y a même son site, très-riche pour qui s'intéresse au jeu du comédien: www.mckellen.com.
Sinon, n'a-t-on pas tout écrit sur Baudelaire, Hugo, Melville, Shakespeare, Villon, Monsieur Teste, etc. Ce qui est capital, c'est la manière dont cela est exprimé, faire d'la littérature quoi... ;-)

(hé, je suis pas vexé, ou blessé; vous savez bien que je suis du genre bonne pâte qui fait passer les apéritifs aux invités durant les repas... ;-) bises aussi)

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

Alors, construisez votre McKellen — un acteur plus ou moins imaginaire, qui aurait joué Macbeth et Lear, et le reste, mis qui serait votre traduction / transposition du comédien. Avec réflexion sur l'art, le jeu, et le reste.
Ce type a joué au théâtre avec Judi Dench — ça devait être quelque chose !
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

"Je suis en train de relire "Psychopathologie de la vie quotidienne" (réédité chez Payot) et je trouve l'histoire du "stylo qui fuit" passionnante en tant qu'acte manqué/réussi.

Comment l'analyseriez-vous ? ;-))

Robin"

J'étais embêté...

"J'aimerais écrire un jour quelque chose sur lui." (génial !)

Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

Merci, je suis certain qu'il y a bien des choses à écrire sur ce personnage; et merci à Yann aussi!

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

Alors, construisez votre McKellen — un acteur plus ou moins imaginaire, qui aurait joué Macbeth et Lear, et le reste, mis qui serait votre traduction / transposition du comédien. Avec réflexion sur l'art, le jeu, et le reste.
Ce type a joué au théâtre avec Judi Dench — ça devait être quelque chose !
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 avril 2009

Jean-Paul, nous sommes sur la même longueur d'onde!!!!!

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

Il a même joué dans des pièces de Tom Stoppard (Every Good Boy Deserves Favour) ! Alors ça, si je m'y attendais !
Au fait, merci Pendariès, mais soyez donc patient que diable !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Au fait, merci Pendariès, mais soyez donc patient que diable !

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Je suis un sentimental pressé...

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

Ce qui me désole, c'est que dans les premières pages de "L'Art d'apprendre à ignorer", Darcos soulignait le ridicule de ces grandes concertations démagos de l'Education Nationale : le fait qu'il n'en sort jamais rien de précis, et que la molle "synthèse des synthèses" n'est jamais rien d'autre que de la guimauve citoyenne.... bref, beaucoup de mobilisation, de réunions et d'énergie dépensée pour rien.

Eh bien Descoings, c'est exactement cela. Sur YouTube, les videos du canal officiel "Lycée pour tous" (comprenez "lycée unique") sont édifiantes. Le collège unique, cette gangrène, s'étend au lycée. De la 6ème à la Terminale, 7 ans de malheur !
Et quels boulevards n'ouvre-t-on pas aux pédagos.

Écrit par : dickens | 23 avril 2009

"
"Christophe, il suffit de prendre le "livre du maître " de MIKA CP, méthode interactive d'apprentissage de la lecture,de Gérard Chauveau, Catherine de Santi-Gaud, Mireille Usséglio

"Si une méthode ne vous plaît pas, plutôt que pleurnicher, ne l'utilisez pas! On a, (beaucoup plus qu'on croit), les libertés qu'on se donne! Mais se lamenter est tellement plus simple!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Je crois, sans vouloir vous offenser, que vous ne connaissez pas très bien la réalité du terrain, ce qui se passe en CP."

C'est un débat récurrent par ici, mais qui veut jouerles héros en début de carrière: avoir des mauvaises notes d'onspections et donc administrative et des rapports vous rabaissant des stages obligatoires à répétition pour intégrer ge gré ou de force les "bonnes pratiques?
Et ce n'est pas que le cas du primaire! En LP j'en ai personnellement beaucoup souffert. Et comme je ne suis pas un héros je me suis longtemps aligné.

Oui, oui je sais tous les formateurs ne sont pas pareils etc. C'est vrai mais ça n'efface pas le régime d'inquisition qui a longtemps (encore?) régné.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 23 avril 2009

Ca m'énerve moi aussi et je pense qu'on va en rabattre avec l'obamamania. Idem pour l'histoire de l'entrée de la Turquie dans la communauté européenne. De quoi je me
mêle ?

Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

Obama s'appelle Barack HUSSEIN !

Sa conseillère voilée est proche des "Frères Musulmans", tout un programme !

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Alors posons la question plus sommairement : quelques d'jeuns issus des banlieues, lavés et relookés, n'est-ce pas la tactique Descoings pour assurer la domination des élites sociales ?
Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

'lavés' : attention, ça pourrait être pris comme un commentaire raciste !

'le bruit et l'odeur' ...

Écrit par : ju | 23 avril 2009

Dickens, je vous reçois 5 sur 5 !
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

"Alors, soyons clairs, et refusons l'entrée dans l'école de tout ce qui concerne la sphère privée, du choix religieux aux pratiques sexuelles. Après tout, quel besoin aurions-nous d'exhiber nos comportements d'alcôve en public* ?

* Il se trouve que cela se fait, depuis une vingtaine d'années. La mode du coming out, venue, comme le communautarisme, des États-Unis, a fini par créer une "communauté gay" parallèle à toutes les autres. Comme si on était sans cesse obligé de se conformer à un modèle, à la mode vestimentaire d'un petit groupe. S'exhiber comme gay ou comme Musulman fondamentaliste participe du même conformisme accablant."

Ecrit par : yann | 23 avril 2009

On attend l'avis de Jérémy.

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Parce que les devoirs, il faut savoir les tourner pour les rendre les plus lisses et le plus insipides possible et pour savoir ce que l'examinateur a "envie" de lire...connivences, connivences...Un mot de trop, une expression un peu verte, un peu colorée et c'est fini ! (idem pour le concours d'entrée à l'ENA).
Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

Le garçon qui a été "bolossé" dans le noctilien et qui a demandé pardon à ses agresseurs d'être un bourge est un élève de sciences po, c'est tout dire !

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

"Je crois, sans vouloir vous offenser, que vous ne connaissez pas très bien la réalité du terrain, ce qui se passe en CP.

(Merci, ex Trollju, d'avoir "répondu à ma place.")

1 )La menace et les sanctions pèsent sur les enseignants qui n'obéissent pas au diktat des inspecteurs, pour la plupart inféodés au constructivisme, n'avez-vous pas lu les centaines de messages du blog qui en témoignent?????????

Demandez à JPB ce qu'il a fait pour que son petit garçon apprenne à lire, ayant eu une jeune maîtresse purement foucambertiste, comme le sont les 90 % et même plus de jeunes maîtres sortant de l'IUFM.

2 ) On n'enseigne que ce que l'on connaît : l'apprentissage de la lecture est survolé dans les IUFM, et on n'y aborde généralement que les méthodes mixtes. (Le livre de Colette Ouzilou y est interdit, donc inconnu, en toute connaissance de cause de la part du président de l'IUFM.)"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2009

Que les différentes méthodes de lecture ne soient pas suffisamment détaillées en IUFM, je suis le premier à le déplorer...
Pour le reste, c'est du grand n'importe quoi...
Des dizaines de milliers de témoigages, Anne-Marie... Des millions, même, de fanatiques de l'idéovisuelle... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

"Je suis en train de relire "Psychopathologie de la vie quotidienne" (réédité chez Payot) et je trouve l'histoire du "stylo qui fuit" passionnante en tant qu'acte manqué/réussi.

Comment l'analyseriez-vous ? ;-))

Robin"

J'étais embêté...

"J'aimerais écrire un jour quelque chose sur lui." (génial !)

Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

Il m'est arrivé quelque chose d'analogue il y a une vingtaine d'années avec une personne extraordinaire dans un autre domaine (je ne dirais pas qui) pour laquelle j'avais beaucoup d'admiration et qui m'impressionnait énormément. Cette personne m'avait fait l'honneur de m'inviter à dîner et au cours du dîner, j'ai fait tomber ma sole meunière sur mes genoux. Vous imaginez ma confusion !

Moi aussi j'étais "embêté", mais il m'a mis à l'aise d'une façon absolument adorable en me disant qu'au même âge que moi (je crois qu'il me rajeunissait un peu, j'étais plus près de 30 que de 20) la même chose lui était arrivé, à la cour de Russie, en présence du tsar Nicolas II et que ce geste manqué avait déterminé une décision importante dans sa vie.

J'ai essayé d'analyser ce qui m'était arrivé en me servant de la méthode freudienne et je suis parvenu à quelques conclusions intéressantes, mais sans doute incomplètes, à cause du rôle de la "résistance" (il est difficile de s'analyser soi-même).

Est-ce que vous ne pensez pas que, d'une certaine manière, avec votre stylo qui fuyait, vous aviez déjà commencé à "écrire sur Mc Kellen" ?

Vous devez me trouver embêtant.

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Alors posons la question plus sommairement : quelques d'jeuns issus des banlieues, lavés et relookés, n'est-ce pas la tactique Descoings pour assurer la domination des élites sociales ?
Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

'lavés' : attention, ça pourrait être pris comme un commentaire raciste !

'le bruit et l'odeur' ...
Ecrit par : ju | 23 avril 2009
Ai-je parlé de "race" ou de couleur" ? Les classes dangereuses "puent" depuis toujours.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

Le garçon qui a été "bolossé" dans le noctilien et qui a demandé pardon à ses agresseurs d'être un bourge est un élève de sciences po, c'est tout dire !

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

J'avais deux amis qui préparaient le concours d'entrée à l'ENA et qui l'ont tous les deux raté, ce qui ne les a pas empêchés de faire leur chemin : l'un occupe un poste important dans un conseil régional, je ne sais pas ce qu'est devenu l'autre mais je ne me fais pas de souci pour lui.

Ils suivaient une préparation spécifique et un jour, ils m'avaient montré leurs copies ; toutes les expressions un peu amusantes, originales, "charnues" étaient entourées de rouge avec des commentaires dans la marge : "On n'écrit pas cela", "familier", "restez lisse", etc.

On les oblige à penser comme des "bourges", à s'habiller comme des bourges et à s'excuser d'être des "bourge". Il ne faut pas s'étonner si le garçon "bolossé" de l'autobus souffre du syndrome de Stockholm.

Le seul problème, c'est qu'il n'avait pas le bon look au bon moment. Et ça, il doit le vouloir, mais ça peut lui servir dans sa future carrière politique (quand ça flambe dans les banlieues, il faut enlever la cravate à la télé.)

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Et ça, il doit le vouloir,

= il doit s'en vouloir

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Lorsque nous avons parlé des élections US avec mes secondes, j'ai été supris de voir à quel point les élèves avaient bien retenu le "Hussain" dans le nom d'Obama. Je me souviens de cet élève qui, s'exprimant par ailleurs correctement sur le sujet, avait pris un malin plaisir à faire durer le "Hussain", l'étirant, le faisant rebondir sur le palais de manière à ce que ce ce mot résonne dans toute la classe... "loud and clear", comme disent les Anglais !

Écrit par : dickens | 23 avril 2009

'le bruit et l'odeur' ...
Ecrit par : ju | 23 avril 2009
Ai-je parlé de "race" ou de couleur" ? Les classes dangereuses "puent" depuis toujours.

Ecrit par : guy morel | 23 avril 2009

Ttttut, Juju, attention, c'est le Colonel Guy Morel alias Doc Savage, je vous avais prévenu !

Mon Colonel ::-))))))) ! veuillez l'excuser, c'est un "bleu" !

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Merci, Pendariès, j'ai mis le lien dans mes documents, pour pouvoir le regarder à loisir.
Je me souviens des superbes films avec comme acteur Laurence Olivier : Hamlet et Henri III (?)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2009

Lorsque nous avons parlé des élections US avec mes secondes, j'ai été supris de voir à quel point les élèves avaient bien retenu le "Hussain" dans le nom d'Obama. Je me souviens de cet élève qui, s'exprimant par ailleurs correctement sur le sujet, avait pris un malin plaisir à faire durer le "Hussain", l'étirant, le faisant rebondir sur le palais de manière à ce que ce ce mot résonne dans toute la classe... "loud and clear", comme disent les Anglais !

Ecrit par : dickens | 23 avril 2009

Eh oui ! L'élève narguait les céfrans, il savait le poids de ce prénom, il connaissait la suite . Pourquoi avez-vous été surpris ?

On est des "bolos" pour ces djeuns, c'est à dire des BOurgeois LOpettes . Le gars du bus (tout comme les passagers impassibles) leur a donné raison du début à la fin, et même après . Comme le dit Robin, il est resté lisse ! Il sera journaliste ou fera de la politique et les vaches (les veaux, disait De Gaulle ) seront bien gardées !

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Ce qui prouve ma chère Amélie qu'on n'a même plus besoin de les leur couper pour avoir des ennuques gardiens du sérail !

Écrit par : iPidiblue mais comment peut-on être bolo ? | 23 avril 2009

Ce qui m'a supris, c'est que ce sont les "Céfrancs" (majoritaires dans la classe) ont retenu et insisté sur le hussain !

Écrit par : dickens | 23 avril 2009

Ce qui prouve ma chère Amélie qu'on n'a même plus besoin de les leur couper pour avoir des ennuques gardiens du sérail !

Ecrit par : iPidiblue mais comment peut-on être bolo ? | 23 avril 2009

Exactement, mon cher blueblue ! Et merci qui ?

Merci SOS Racisme merci la Halde et la loi Gayssot qui nous font fermer nos gueules,
Merci la propagande multiculcul et antifrançaise,
Merci l'autoflagellation et la repentance,
Merci Chirac pour avoir supprimé le service militaire,

nos enfants peuvent se faire massacrer.

"Chers djihadistes, mettez-vous dans la tête, cette vérité sans précédent : tout ce qu'il reste encore d'actif sur nos continents complote jour et nuit à perdre ce qu'il reste encore d'être humain "
Philippe Muray, "Chers Djihadistes"

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Ce qui m'a supris, c'est que ce sont les "Céfrancs" (majoritaires dans la classe) ont retenu et insisté sur le hussain !

Ecrit par : dickens | 23 avril 2009

Ou bien, c'était ironique ou alors, complètement lobotomisés par la propagande, comme notre étudiant bolossé, ils sont déjà dans la dhimmitude qui s'annonce.

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

@ Robin
Vous écrivez : "Si j'ai bien compris, l'opération Richard Descoings consiste à dispenser une pincée de jeunes "méritants" issus de l'immigration du concours d'entrée à sciences-politiques. Statistiquement négligeable et sans danger pour la reproduction des "élites"."

"sans danger pour la reproduction des "élites"", ce n'est pas la question. Comme l'explique G. Molinier, cette opération montre que Descoings a une bonne compréhension de ce qu'il convient de faire pour perpétuer le pouvoir des "élites".
Sur le même sujet, Michel Delord a mis sur ce blog, il y a quelques jours, un post sur la "théorie du camp" qu'il faut relire.
De même conviendrait-il de réfléchir aux raisons pour lesquelles Carcopino a liquidé le Primaire supérieur devenu dangereusement concurrent du lycée classique. Ainsi qu'à ce que signifiait, d'un point de vue politique, l'accès au lycée des "méritants" issus des couches sociales "puantes" par le concours des bourses.
Cordialement.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

"Ou bien, c'était ironique "

Et si c'était ironique, c'est qu'il y a encore de l'espoir, ils ne sont pas tout à fait morts !

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Tous n'en mouraient pas mais tous étaient frappés ...

Écrit par : iPidiblue et le bolossage | 23 avril 2009

Bonjour à tous, et en particulier à Yann, que je viens solennellement dédouaner : Il n’est pas un « suppôt de Cadichon ».

Dans le registre Obamania, ma fille et une copine de son lycée ont créé un modèle exclusif y sacrifiant à leur manière. Sur le devant, (ou à l’avant-scène) de leur généreuse poitrine on peut lire
YES, WE KHAGNE!
et derrière:
NO, WE KANT!
Tous ceux d’entre vous (et not’bon maître en particulier) qui lui aviez remonté le moral en début d’année pourront ainsi constater que non seulement elle a tenu bon, mais qu’elle a le vent en poupe.
Encore merci pour elle.

@JPB et à propos de T-shirts et de " If you think education is expensive, try ignorance". J'en ai vu un l'autre jour qui immortalise la citation (format étiquette de bière) et pour 25 dol... http://www.cafepress.com/boakart.368835617
Mon mari l'ayant reprise à son compte l'an dernier (dans son laïus de remerciement pour ses palmes académiques) je me permets de vous signaler que la citation émane d'un ancien président de Harvard, Derek Curtis BOK, ( comme dans Beer "Bok" d’où je pense le t-shirt.) lequel est aussi passé à la postérité pour avoir lancé un pavé dans la mare du juridisme avec: " There is far too much law for those who can afford it and far too little for those who cannot.”

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2009

Good gracious, you're back !
JPB
PS. Excellente, l'idée du tee-shirt.
PPS. Pour la citation, vous êtes sûre ? Tout le web l'attribue à Lincoln.

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

Pascal Porri, le chef présumé de la bande dite du "Petit bar" et un de ses complices présumés Mathieu Lherbier recherchés depuis décembre 2008 pour leur participation présumée à une tentative d'assassinat contre l'ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni ont été interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi à Ajaccio. Les deux hommes en cavale de la bande du "Petit Bar", un débit de boissons d'Ajaccio fréquenté notamment par la pègre locale, ont été arrêtés dans un hôtel situé sur la route des Sanguinaires par la police judiciaire et le RAID sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.

Pascal Porri et Mathieu Lherbier ont été placés en garde à vue au commissariat d'Ajaccio. Des perquisitions ont été effectuées par les enquêteurs qui ont retrouvés des armes. Un projet d'attenter aux jours d'Alain Orsoni, ex-dirigeant du Mouvement pour l'autodétermination (MPA) revenu en Corse après douze ans d'exil en Amérique du Sud et en Espagne où il travaillait, selon ses dires, comme consultant pour une entreprise de jeux avait été éventé et déjoué en août en Corse. Alain Orsoni a pris en juillet la présidence du club de football d'Ajaccio.

Pascal Porri a été condamné en 2005, à deux ans de prison ferme dans une affaire d'extorsion de fonds ayant visé un restaurateur ajaccien. D'après la police, la bande du "Petit Bar" serait impliquée dans plusieurs affaires de trafics de stupéfiants, de racket, voire de règlements de comptes.

Écrit par : basta | 23 avril 2009

Je ne pleurerai ni sur lui, ni sur Alain Orsoni…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

Quand arrêtera-t-on les assassins de Jean-Miche Rossi et de François Santoni ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

Bonjour à tous, et en particulier à Yann, que je viens solennellement dédouaner : Il n’est pas un « suppôt de Cadichon ».

Ecrit par : Cadichon | 23 avril 2009

Ouf ! Un grand merci à Cadichon.

Écrit par : yann | 23 avril 2009

* Il se trouve que cela se fait, depuis une vingtaine d'années. La mode du coming out, venue, comme le communautarisme, des États-Unis, a fini par créer une "communauté gay" parallèle à toutes les autres. Comme si on était sans cesse obligé de se conformer à un modèle, à la mode vestimentaire d'un petit groupe. S'exhiber comme gay ou comme Musulman fondamentaliste participe du même conformisme accablant."

Ecrit par : yann | 23 avril 2009

On attend l'avis de Jérémy.

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

Je vais donner le mien avant d'avoir droit à un certain nombre d'amalgames (n'est-ce pas, Amélie ?).

D'une part, il faudrait éviter de confondre communautarisme et action sociale:
Intervenir dans les lycées et les collèges pour faire comprendre aux jeunes, qui au contact d'une société fortement hétéro-normalisante ont imprimé des représentations fausses et dégradantes de l'homosexualité, que les homosexuels sont des êtres humains comme eux et point barre, ce n'est pas faire l'apologie de l'homosexualité, je regrette !

Il ne faudrait pas non plus prendre le problème à l'envers: si les homos s'affichent, c'est tout simplement parce que dans la tête de beaucoup d'hétéro, tout homme ou femme est hétéro "par défaut". Le jour où cela changera, alors nous n'aurons plus besoin de nous afficher de manière si voyante, ce n'est pas plus compliqué que ça.

Même chose avec le communautarisme: si on les acceptait plus facilement, alors les gays ne ressentiraient plus le besoin d'en faire !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

"Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années." (JPB)

"Énigme" ? Que nenni! c’est tout simplement la manifestation du "Mal français," (Peyrefitte, 1976) dont un symptôme bien connu désormais fut identifié en 1929 par A. Thibaudet qui l'a appelé "sinistrisme", ou "synégirisme". Le diagnostic se confirme sans discontinuer, comme par ce sondage BVA-La Tribune du mois dernier: Besancenot, star montante de la gauche, est le plus crédible des hommes politiques avec 38%. Les autres, dans l'ordre, ( Sarko, Fillion, Bayrou, la maldonne du PS ou DSK) se traînent entre 31 et 26%.

"Le ministère" fut atteint de ce mal il y a belle lurette et il n’est de toute évidence plus de droite depuis un bon demi-siècle puisque la gauche est aux manettes, et d’ailleurs la politique qui y est menée le prouve : depuis quand l'égalitarisme est-il une valeur fondatrice de la droite?
La cohorte de pelleteuses niveleuses conduite par les démolisseurs de l'école des bourges, (l'adjudant-chef Foucambert, inspecteur des travaux finis, est du nombre) a rempli son objectif, avec sa foi du charbonnier dans les lendemains qui chantent, elle a ratiboisé l'institution qui enseigne et où les élèves apprennent, convaincue de faire ce miracle, la démocratiser par la table rase, en la transformant en champ d’expérience des théories bidons des pseudosciences de l’éducation.

L' utopie est tenace et ancienne, voir l’excellent livre de Nathalie Bulle dont je vous conseillai la lecture en mars. La volée de bois vert qu’avait suscité ma dithyrambe ( un âne ne connait pas la nuance) eut un effet bénéfique sur l’analyse de JPB qui a ainsi pu être reçue avec la sérénité et le sérieux qu’elle méritait. J'avais essuyé les premières salves, mais c'est de bonne guerre.
Je transmets juste ce que NB m'a écrit : "La lecture que JP Brighelli a proposée de mon livre est réellement excellente. "
C'est vrai: Rien à ajouter.

2009: cinquantenaire de la loi Berthoin et souvenez-vous que Haby n'était même pas un gaulliste de gauche, du « style » Capitant. En fait, "le ministère" roule à gauche depuis la Libération, et même avant à en juger par le contenu du rapport Durry (Alger, janvier 1944 et la commission réunie par ce même Capitant). Le rapport renoue, selon les termes de son exposé des motifs, avec le fil laissé par Jean Zay et constitue "l'ouverture" du Plan Langevin Wallon, premier acte de la tragédie. De Gaulle a acheté aux cocos la réconciliation nationale au prix de cet abandon de l'EN et de quelques autres, comme l’intégralité de la fonction publique à Thorez. qui fut ministre d'État, puis vice-président du Conseil, et qui a pu tout aussi tranquillement imposer le droit de grève des fonctionnaires que lui a dicté Staline.Le reste du monde libre s'est bien gardé de l'imiter....

Et depuis, par lâcheté, ignorance, sottise, démagogie, impuissance, la droite fait la politique scolaire de la gauche. Celle-là étant le pré carré inexpugnable de celle-ci, l' enseignant de gauche est un pléonasme, tandis que la droite, comme chacun sait, ( et JPB mieux que quiconque) n'a qu'une idée en tête: fabriquer des ilotes pour les mettre au service du grand capital. L'idée de se servir de l'école comme d'un instrument d'égalisation sociale, c'est une fixation du Front populaire, héritée des Jacobins de 1793, et qui a la vie dure puisque François Mitterrand (alors Premier Secrétaire) l'exprimait sans ambages encore en 1978, dans son programme. (Je tiens le texte –édifiant- à la disposition de ceux que cela intéresse)

Deux ans plus tard, ("La fin de l'École") le mentor de toute une génération de profs de philo, Jacques Muglioni, prononçait l'oraison funèbre de cette école puis jusqu’à sa mort (en 1996 ?) il a gémi d'incompréhension, persuadé que les siens avaient trahi. ("La gauche et l'Ecole")Ces textes sont accessibles via glouglou. Quelle misère, pour ce grand homme.

On est dans le droit... " fil " des précédents, car tout tourne autour de l'enseignement de l'ignorance et j'avais trouvé intéressant ( En avant la zizique) le glissement de la musique vers la Révolution française, via un Marc Le Bris négligeant la centralité du problème posé par les États généraux (plus réunis depuis 1614 car pas du goût de Richelieu, puis le pli fut pris de s'en passer). Je rappelle que Condorcet (philosophe, mathématicien et théoricien de la décision) avait bien compris le danger de les réunir. ( Voir l’analyse de Keith Baker, traduit en français en 1988). En 1788, toujours dominés par les Parlements, ils ne pouvaient que "léser" (avec un B) le Tiers-Etat et faire sauter la marmite. Mais le roi avait chassé Turgot et n'écoutait plus que Necker.

Le Bris, qui n'est pas un historien, peut nuancer son analyse manichéenne de la Révolution: rien de plus facile. C'est comme la dyslexie des victimes de la globale, mais pour Le Bris ce n'est pas avec "Léo et Léa" ( au fait, où est passé toto?) c'est avec quelques ouvrages comme celui sur le bicentenaire d'une Révolution rendue "interminable" par la survivance du jacobinisme. (publié par le CNRS, en 87?)

Il y a aussi Philippe Nemo ( " Les deux Républiques françaises"- PUF 2008) qui la présente comme la collision de deux idéaux-types wébérien : l'esprit libéral, individualiste et progressiste de 89 et l'esprit liberticide, collectiviste et millénariste de 93. On connaît leurs avatars respectifs : le premier véhicule les concepts fondateurs du libéralisme (auxquels les E-U avaient déjà donné un commencement d'exécution) et l'autre, pervertissant le progrès en progressisme, a servi de rampe de lancement aux socialismes de tout poil, bel aréopage de groupies (de Marx à Mao), avec leurs versions plus ou moins édulcorées, de la Mairie de Paris à Pyongyang: ça, c'est pour faire écho à Jérémy:
« Et après, hop ! Un poste de responsable à l'action culturelle, ou une fonction dans un ministère ! J'ai connu des nuisibles : ce sont ceux dont l'arrivisme est le plus efficace !

Ecrit par : Jeremy | 22 avril 2009.

Me demandant comment ces "nouveaux" concours vont mettre fin à la domination des pseudosciences de l’éducation. cause première de l'enseignement de l'ignorance, je revois Christophe Girard avec sa pitoyable prestation chez JF Zygel (la Boîte à musique) l'autre soir. Confondant Brahms et Mozart, ce bouffon à l’ignorance incurable (à la différence de Le Bris) s'est montré incapable répondre aux questions posées. Pas de quoi s'étonner puisque chez Delanoé and Co, c'est le Mariage de Figaro à tous les étages: "Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint".
Beaumarchais, au secours!

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2009

@ Robin
Vous écrivez : "Si j'ai bien compris, l'opération Richard Descoings consiste à dispenser une pincée de jeunes "méritants" issus de l'immigration du concours d'entrée à sciences-politiques. Statistiquement négligeable et sans danger pour la reproduction des "élites"."

"sans danger pour la reproduction des "élites"", ce n'est pas la question. Comme l'explique G. Molinier, cette opération montre que Descoings a une bonne compréhension de ce qu'il convient de faire pour perpétuer le pouvoir des "élites".
Sur le même sujet, Michel Delord a mis sur ce blog, il y a quelques jours, un post sur la "théorie du camp" qu'il faut relire.
De même conviendrait-il de réfléchir aux raisons pour lesquelles Carcopino a liquidé le Primaire supérieur devenu dangereusement concurrent du lycée classique. Ainsi qu'à ce que signifiait, d'un point de vue politique, l'accès au lycée des "méritants" issus des couches sociales "puantes" par le concours des bourses.

Cordialement.


Ecrit par : guy morel | 23 avril 2009

J'ai lu en effet l'analyse de G. Molinier sur le sujet, ainsi que la contribution de Michel Delord.

J'ai bien compris que la démarche (le démarchage ?) de Richard Descoings allait beaucoup plus loin qu'une simple opération de démonstration du caractère "non-élitiste" de science-po. et qu'il s'agissait encore moins d'humanisme, de générosité et d'accueil, mais de "désactiver" les représentants les plus conscients politiquement et les plus "éduqués" des banlieues et donc les plus dangereux potentiellement en les intégrant à la classe dirigeante.

Il me semble que Molinier doutait de la réussite de l'opération en raison de la quasi impossibilité de remplir les conditions requises (savoir des millions de choses qu'il faut savoir dans ce milieu, depuis la façon de tenir un couteau à poisson jusqu'à l'usage de la particule nobiliaire - deux exemples au hasard - et qui ne s'apprennent que si on y est né, par imprégnation).

Les deux options possibles restant, pour aller vite : a) Le comportement "Bourgeois-Gentilhomme" b) le comportement "caillera" (si exotique et si amusant, ma
chère !).

Ce faisant Descoings laisse complètement de côté les classes populaires et les classes moyennes sous représentées aussi bien à Science-Po. qu'à l'ENA et il ne remet évidemment pas en cause le rôle de ces deux institutions dans la reproduction socio-culturelle des "élites".

Il y aurait aussi beaucoup à dire, mais un peu hors sujet, sur le rôle "d'idiots utiles" du sarkozisme des brûleurs de voiture et autre trafiquants, le nouveau "lumpen proletariat" urbain soi-disant représentatifs des "difficultés économiques des banlieues".

Friedrich Engels disait à juste titre que le "lumpen proletariat" constituait les pire ennemi de la classe ouvrière et dénonça son leur rôle pendant la Commune de Paris.

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

Pour ceux qui douteraient de l'importance de la question de la maîtrise du langage et des "habitus", on ne saurait trop conseiller le film "L'esquive" d'Abdellatif Kechiche qui m'a personnellement serré le cœur, la fin en particulier où l'on voit le jeune Krimo (Abdelkrim) renoncer à jouer le rôle d'Arlequin dans "Le jeu de l'amour et du hasard", à séduire sa copine de cours et se retrouver face à sa solitude, à l'absence de son père en prison et au mépris de sa bande.

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

QUand je vous disais, Robin (rappelez-vous la Note sur "Anthony") que l'enseignement sert à apprendre à draguer une classe ou deux au dessus de soi…

Cadichon : "le "Mal français," (Peyrefitte, 1976) dont un symptôme bien connu désormais fut identifié en 1929 par A. Thibaudet qui l'a appelé "sinistrisme", ou "synégirisme".

Avez-vous lu "Que le meilleur perde", de Frédéric Bon et Michel-Antoine Burnier (le même qui avec Patrick Rambaud commit dans les années 70-80 toute une série de pastiches hilarants) ? C'est un e analyse, d'une ironie froide, qui décortique les stratégies de la Gauche et de la Droite pour se replonger dans les délices gratuites de l'Opposition, alors qu'être au pouvoir oblige à se colleter avec les faits… C'est disponible sur Chapitre…
JPB
PS. Guy… Il y a dans les Chariots de feu une remarquable expression du héros, Harold Abrahams (BEn Cross, remarquable) qui s'adapte comme un gant à ce que Descoings fait aux banlieusards méritants. Le héros, si l'on s'en souvint, vient d'être admis à Cambridge — mais n'est pas en odeur de sainteté, si je puis dire, auprès de la direction ("On ne le verra pas très souvent à la chapelle", remarque l'inoubliable John Gielguld). Et Abrahams confie à sa petite amie : "On me mène au bord de l'eau, mais on ne me laisse pas boire." N'empêche qu'il fait tout pour qu'on le laisse boire — en remportant le 100 m aux JO de Paris 1924. Les jeunes sélectionnés pour le grand zoo de la rue St Guillaume auront à cœur de plaire à leurs visiteurs… Ça m'étonnerait (c'est possible, mais rare — voir Ho Chi Minh) qu'ils prennent la tête de la contestation.

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

@ Robin.
Le texte de Gilbert Molinier ne parle pas du Lumpen, il analyse la stratégie des "élites" ce qui est fort différent. Et au moment où les thèses cadichoniennes ( Bonjour Cadichon !), selon moi un peu sommaires, sur l'histoire de l'École se répandent, elles ne sont pas sans importance.
Citation d'un court passage :
"Grand commis de la bourgeoisie, il y accomplit à la perfection sa mission pédagogique et
politique de reproduction des élites : « Je n’ai pas vocation à proposer des réformes globales. J’ai vocation à
m’interroger sur la légitimité du projet éducatif de Sciences po. Et ça, c’est un problème immédiat. En attendant
que l’école réalise l’égalité, il y a urgence à intervenir, parce que si nous n’intervenons pas, la formation que
nous donnons est borgne. »
Sa position ne fait que refléter l’inquiétude des élites relativement à leur avenir. Sensible à la profondeur et à la
permanence de la crise politique que la topologie d’une sociologie grossière stigmatise comme de haut et de bas
impénétrables l’un à l’autre, attentif aux développements d’un fondamentalisme religieux fabriquant lui-même ses
propres élites, responsable de l’effondrement des cadres de la République en s’engageant sur le navire
technocratique européen, constatant comme phénomène durable la coupure s’approfondissant entre les générations,
pour une part responsable de la disparition de l’autorité des syndicats et surtout de leurs cadres-relais, la
bourgeoisie s’adapte. Il y va d’une double urgence politique. Sciences po. apporte son écot à la révolution
conservatrice libérale : « Une élite professionnelle qui ne serait qu’une élite de caste a déjà signé son arrêt de
mort. » En même temps, ce pompage de forces vise, sinon à enrayer, du moins à retarder toute forme de
reconstitution d’une élite intellectuelle révolutionnaire : « Si nos établissements d’enseignement supérieur se
ferment à ce type de minorités alors ces minorités auront ou choisiront d’autres façons de vouloir exister […]
sur la scène politique. »
Un dirigeant qui ne connaît plus ceux qu’il dirige perd son pouvoir. Un maître que le valet ne se présente plus
comme idéal (im)possible à atteindre, est un maître condamné. Dès leur plus jeune âge, les étudiants de Sciences
po., les vrais, doivent être mis en contact avec ceux qu’ils ne rencontrent jamais, et ne rencontreront jamais que par
intérêt. L’intégration de Sciences po. par des élèves de lycée de banlieue a d’abord un objectif pragmatique de
connaissance. Car ceux-là « ne connaissent, à ne se côtoyer qu’à travers eux-mêmes, à travers leur famille,
qu’une partie de la réalité française. Et que reproche-t-on à nos élites politiques aujourd’hui, à nos élites
professionnelles, c’est de très mal connaître notre société, et c’est grave. »
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"De Gaulle a acheté aux cocos la réconciliation nationale au prix de cet abandon de l'EN et de quelques autres, comme l’intégralité de la fonction publique à Thorez. qui fut ministre d'État, puis vice-président du Conseil, et qui a pu tout aussi tranquillement imposer le droit de grève des fonctionnaires que lui a dicté Staline.Le reste du monde libre s'est bien gardé de l'imiter..."

Deux remarques :
1- À supposer que de Gaulle se soit livré au marchandage que vous évoquez, il reste à expliquer en quoi la droite a trouvé constamment son intérêt dans des réformes "progressistes" de l'école. On peut bien sûr dire que c'est par bêtise, mais c'est une explication un peu simple.
2- Les pays "libres" - je reprends votre terminologie - seraient-ils caractérisés par l'interdiction du droit de grève des fonctionnaires ?

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

On peut bien sûr dire que c'est par bêtise, mais c'est une explication un peu simple.

Ecrit par : guy morel | 23 avril 2009

Guy, connaissez-vous la loi du rasoir d'Hanlon ?

« Ne jamais attribuer à la malignité ce que la stupidité suffit à expliquer. »

D'autre part, s'il est délicat d'en faire une "caractéristique" d'un pays libre, il me semble tout de même que l'interdiction du droit de grève des fonctionnaires est quelque chose d'assez logique.

Écrit par : yann | 23 avril 2009

Si Amélie meurt d'une crise cardiaque ce sera de sa faute, elle ne doit pas lire ça:

http://bougnoulosophe.blogspot.com/

Remarque:le même risque est couru par Cadichon

Écrit par : ameliecadiche | 23 avril 2009

Dépêche AEF, qui reprend l'info donnée plus haut par Daniel Arnaud :

Corse : le recteur « donnera l'ordre » d'harmoniser les notes du bac aux enseignants inquiets après deux mises en examen
Le recteur de l'académie de Corse, Michel Barat, « donnera l'ordre d'harmoniser et de participer comme d'habitude aux délibérations du bac, appliquant ainsi le règlement de cet examen national », indique-t-il dans un communiqué, mercredi 22 avril 2009, « pour rassurer les examinateurs ». Michel Barat répond ainsi au Snalc Corsica, au STC Educazione et au Snes qui ont appelé « les enseignants susceptibles de siéger dans les commissions d'harmonisation et de participer aux jurys de délibération des épreuves du premier et du second groupe à ne pas procéder à l'harmonisation des notes, sauf sur ordre écrit de la hiérarchie ».
L'appel des trois syndicats, lancé le 15 avril 2009, fait suite à la mise en examen pour complicité de fraude à l'épreuve de rattrapage du baccalauréat 2008, en novembre 2008, du secrétaire général du rectorat et de deux enseignants de mathématiques du lycée Pascal Paoli à Corte et du lycée de la Plaine Orientale à Prunelli di Siumorbu (L'AEF n°105154). Les deux professeurs siégeaient au jury du bac qui avait relevé d'un point la note d'un candidat. Les trois personnes mises en examen sont en attente d'une décision du juge d'instruction, indique le recteur.

HARMONISATION IMPOSÉE

« Le relèvement des notes après examen du dossier scolaire est une chose qui se passe tous les ans dans les délibérations de jurys. Malgré les explications données, la justice méconnaît nos modes de fonctionnement. Notre priorité est que la liste des enseignants poursuivis ne s'allonge pas », explique à L'AEF Lucien Barbolosi, président académique du Snalc.

« Je comprends les réactions du corps enseignant face à cette procédure judiciaire. Je suis prêt à donner personnellement à chaque examinateur l'ordre d'harmoniser et de participer aux délibérations du bac », affirme à l'AEF Michel Barat. Le recteur rappelle que « le règlement du bac, depuis plus de 30 ans, impose l'harmonisation : aucun candidat ne peut-être définitivement refusé sans consultation du livret scolaire. Le cadre réglementaire protège non seulement les examinateurs, mais leur impose les harmonisations et les délibérations pouvant conduire à relever les notes. »


Je suggère que dans toutes les académies, afin de ne pas risquer les foudres de la justice, les profs requis pour les jurys demandent eux aussi un ordre écrit au recteur avant de relever quelque moyenne que ce soit.
Au passage, il y a un front syndical uni, dans l'île. C'est donc possible !
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

Pour jésus !

http://www.youtube.com/watch?v=D4tq23zDITM

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

"D'autre part, s'il est délicat d'en faire une "caractéristique" d'un pays libre, il me semble tout de même que l'interdiction du droit de grève des fonctionnaires est quelque chose d'assez logique.

Ecrit par : yann | 23 avril 2009 "

Pourquoi seulement des fonctionnaires?

Empécher la libre marche des entreprises privées est une atteinte à la liberté d'entreprendre et de travailler.
L'ouvrier et l'employé ont signé un contrat, s'il ne leur convient pas, pourquoi peuvent-ils le suspendre par la grève?
Si un patron suspendait le contrat de travail comme le font les syndicats staliniens on entendrait la gauche droit-de-l'hommiste condamner cette attitude.

Un monde de liberté n'accepte qu'une alternative: le travail ou la démission!!!
A chacun de se construire une vie à la hauteur de ses capacités.
Arrétons de compter sur la charité et la spoliation des "puissants" pour survivre en volant ce que nous n'avons pas.
Chômeur créez vos entreprises, ne soyez plus assisté.

Fonctionnaires! Devenez des hommes dignes de ce nom! Quittez le carcan de la fonction (prison) publique: créez vos entreprises de service.
Et surtout vous enseignants, quittez le navire, non pas comme des rats mais pour inventez un nouvel avenir libéral radieux où vos compétences et vos savoirs seront enfin justement rétribués par le libre marché!!!

Écrit par : Libre enfin!!! | 23 avril 2009

Remarque:le même risque est couru par Cadichon

Ecrit par : ameliecadiche | 23 avril 2009

Vous ici ??? Vous êtes revenu ?

http://www.photos-voyages.com/cuba/beret.htm

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

En réponse à une question de Cadichon, plus haut :
Toto a été définitivement viré, pour cause d'intempérance linguistique — et je suis poli.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

Luc Cedelle a interviewé Darcos sur les concours :
http://education.blog.lemonde.fr/
JPB

Écrit par : brighelli | 23 avril 2009

A Amélie et les autres angoissés:
Si Hussein devient un prénom à la mode en France, chez nous, on leur dira Hussène ! Et les petits Hussène rejoindront la cohorte des Jennifère et Christofère. Si c'est pas de l'intégration, ça !

Écrit par : dobolino | 23 avril 2009

J'imagine, dans vingt ans, le petit Hussène Jouve enfermé au Collège, ne rêvant que chasse, pêche, mécanique et maçonnerie, produisant d'illisibles copies et n'ayant pas la moindre idée de ce qu'est le Coran mais prêt, comme ses père et grand-père français de souche, à ordonner: "Oh ! Femme ! Apporte le pastis et fais taire TES gamins ! "

Écrit par : dobolino | 23 avril 2009

Fonctionnaires! Devenez des hommes dignes de ce nom! Quittez le carcan de la fonction (prison) publique: créez vos entreprises de service.

Ecrit par : Libre enfin!!! | 23 avril 2009

Bonjour Monsieur Libre enfin !!!

Prisonnière publique depuis 1975, votre discours m'a enfin ouvert les yeux. Vous m'avez convaincue, je suis décidée à me libérer de mes chaînes pour créer ma propre entreprise.
Je démarrerai petitement mais j'espère rapidement faire fortune.
Je vous propose d'ailleurs d'être mon premier client. Pour une somme modique (tarif 15 euros par faute grammaticale, 7,50 euros par faute d'orthographe d'usage), je peux corriger votre message ci-dessus.
Vous pouvez me contacter par mail à Plumlegogo@ténul.fr afin que je vous fournisse un devis et que nous nous mettions d'accord sur les modalités de paiment (j'accepte d'être payée en esclaves au cours actuellement en vigueur dans les pays à forte croissance économique ou, à la rigueur, en petites croix Vitafor).
Cordialement, une repentie qui se veut du bien.

Écrit par : catmano | 23 avril 2009

En réponse à une question de Cadichon, plus haut :
Toto a été définitivement viré, pour cause d'intempérance linguistique — et je suis poli.
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 avril 2009

Objection, votre Honneur !

Toto n'insultait que votre ami et protégé, j'ai nommé Christophe Sibille, le sous-marin de l'iufm, surnommé aussi le ravi de la gôche (Paix à votre âme, Roger ) ou encore le "concasseur de Chamonix" :-)))

Pour ceux qui veulent juger des compétences de 6bilbil(hommage à Toto )

http://sibillechristophe.com/video.htm

PS : TOTO, REVIENS ! BISOUS.

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Pourquoi seulement des fonctionnaires?

Empécher la libre marche des entreprises privées est une atteinte à la liberté d'entreprendre et de travailler.
L'ouvrier et l'employé ont signé un contrat, s'il ne leur convient pas, pourquoi peuvent-ils le suspendre par la grève?
Si un patron suspendait le contrat de travail comme le font les syndicats staliniens on entendrait la gauche droit-de-l'hommiste condamner cette attitude.

Un monde de liberté n'accepte qu'une alternative: le travail ou la démission!!!
A chacun de se construire une vie à la hauteur de ses capacités.
Arrétons de compter sur la charité et la spoliation des "puissants" pour survivre en volant ce que nous n'avons pas.
Chômeur créez vos entreprises, ne soyez plus assisté.

Fonctionnaires! Devenez des hommes dignes de ce nom! Quittez le carcan de la fonction (prison) publique: créez vos entreprises de service.
Et surtout vous enseignants, quittez le navire, non pas comme des rats mais pour inventez un nouvel avenir libéral radieux où vos compétences et vos savoirs seront enfin justement rétribués par le libre marché!!!

Ecrit par : Libre enfin!!! | 23 avril 2009

J'ai reconnu ! Je suis certaine que c'est Guy Morel qui se défoule sous pseudo !

Écrit par : dobolino | 23 avril 2009

sur la citation de Bok: un autre moteur de recherche
http://www.famousquotesandauthors.com/search.html

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Question à poser à Descoings:
Pourquoi, alors qu'il y a quarante ans les écoles comme Polytechnique ou Normale comptaient entre 15 et 20% d' élèves des "classes moyennes et populaires", il n'y en a plus que 1 ou 2% aujourd'hui ?
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Sur la question de la liberté pédagogique, du combat globale contre syllabique et cette fable tenace selon laquelle cette dernière aurait depuis longtemps gagné la partie , rappel de quelques faits propres à éclairer la latitude d'un ministre de droite dans un bastion de la gauche.

Robien, il y a quatre ans, annonçait urbi et orbi qu'il rétablissait la syllabique, oui mais....il s'est fait "fourrer" comme au dit au Québec, dans les grandes largeurs, et pas par le "ministère de droite" mais par les Khmers rouges, la Nomenklatura de Grenelle

J'ai repris ce qui suit du site de Ghislaine Wettstein-Badour:
L'histoire me semble exemplaire.
L’arrêté du 24 mars 2006 publié au journal officiel le 30 mars 2006 destiné à amender les programmes de 2002, était très précis quant au « mode opératoire » que les maîtres sont tenus de respecter pour enseigner le code alphabétique. Voici les dispositions prévues :

« Le III, intitulé « Cycle des apprentissages fondamentaux - cycle 2 », de l'annexe de l'arrêté du 25 janvier
2002 susvisé, partie « Maîtrise du langage et de la langue française », est modifié comme suit :
- au troisième alinéa du 2 « Lecture », la phrase : « La plupart des méthodes de lecture proposent aujourd'hui
des programmes de travail équilibrés » est supprimée ;

- au 2.4 « Apprendre à identifier les mots par la voie indirecte (déchiffrer) », la phrase : « La plupart des méthodes proposent deux types d'abord complémentaires : analyse de mots entiers en unités plus petites référées à
des connaissances déjà acquises ; synthèse, à partir de leurs constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés.
» est remplacée par la phrase suivante : « Pour ce faire, on utilise deux types d'approches complémentaires :
analyse de mots entiers en unités plus petites référées à des connaissances déjà acquises, synthèse à partir de leurs
constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés » (ndr : mots en caractères gras ou soulignés par le
rédacteur)

- Constat : Il suffit de savoir lire pour reconnaître le « mode opératoire » imposé par ce texte. Il s’agit bien
évidemment de « l’approche mixte » des méthodes semi-globales décrite ci-dessus. Le fait que le texte indique de façon impérative « on utilise deux approches complémentaires », impose cette complémentarité et élimine donc les méthodes alphabétiques qui n’utilisent que l’approche « synthèse à partir de leurs constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés ». Autrement dit, dans ce texte, le ministre a été plus restrictif que ses experts alors que ses orientations auraient du le conduire au moins à suivre leur avis !

En juin 2008, Darcos met fin à cette escroquerie et rétablit la liberté pédagogique, mais sans tambour ni trompette, juste par une petite phrase dans le BO (No 3 de Juin 2008), c'est sa manière de procéder:
"Si les programmes s’imposent à toute la communauté éducative, le choix des méthodes et des démarches relève intégralement de la responsabilité des enseignants."
Combien de temps encore pour que les imams de Grenelle acceptent cette évidence?

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2009

Est-ce que vous ne pensez pas que, d'une certaine manière, avec votre stylo qui fuyait, vous aviez déjà commencé à "écrire sur Mc Kellen" ?

Vous devez me trouver embêtant.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

C'est tout comme moi ! Mon fils a perdu mon premier stylo plume or que je lui avais bêtement confié pour le faire réparer. Pour Noël, j'ai eu à nouveau un plume or et, qu'ai-je fait ? J'ai tordu la plume pour sauver la sonde de mon échographe de la vindicte d'une petite matoune speedée à mort !
Succession d'actes manqués, avec aide de mon entourage...
c'est grave, Docteur Robin ?

Écrit par : dobolino | 23 avril 2009

Si Amélie meurt d'une crise cardiaque ce sera de sa faute, elle ne doit pas lire ça:

http://bougnoulosophe.blogspot.com/

Remarque:le même risque est couru par Cadichon

Ecrit par : ameliecadiche | 23 avril 2009
Pour moi, pas de crise cardiaque. Juste un petit peu de distance ...
Néanmoins, tout est bon à dire et à lire.

Écrit par : dobolino | 23 avril 2009

Il ne faudrait pas non plus prendre le problème à l'envers: si les homos s'affichent, c'est tout simplement parce que dans la tête de beaucoup d'hétéro, tout homme ou femme est hétéro "par défaut".

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

C'est vraiment ce que vous avez voulu écrire?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

"TOTO, REVIENS ! BISOUS."

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

Pour une fois qu'un dicton se vérifie...
"Qui se ressemble s'assemble"...
A moins que ce soit un souhait, en l'occurrence!
Mais s'ils font des petits, il faudra les noyer d'urgence!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Ces pédagogos ne supportent aucune contradiction... la moindre allusion à leur néfaste influence est menacée de lourdes sanctions : LA CENSURE !

Cf. http://lewebpedagogique.com/ostiane/2009/04/21/une-promenade-pedagogique/#comments

Écrit par : Paul | 23 avril 2009

C'est vraiment ce que vous avez voulu écrire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Ai-je dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Maintenant, si ça fait polémique, j'arrête tout de suite: c'est hors sujet (c'est pas un blog sur la sexualité) de toute façon et il y en a qui rêveraient de m'entraîner sur ce terrain miné...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

"Il y en a qui rêveraient de m'entraîner sur ce terrain miné..."

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Ce n'est pas mon cas... Mais vous pensez vraiment que dans la tête de beaucoup d'hétéro, tout homme ou femme est hétéro par défaut"?
C'est une simple question!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

C'est vraiment ce que vous avez voulu écrire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Enfin je vais prendre la chose autrement: beaucoup d'homos s'affichent en fait, je pense, pour éviter d'avoir à mentir. Exemple concret: au boulot, des collègues de travail vous invite à manger, et bien sûr vous avez droit, tôt ou tard, à l'inévitable "au fait, si tu as une copine, amène-la !"

Donc là de deux choses l'une:

soit vous avez annoncé la couleur depuis le début (donc, un coming-out) et on ne vous pose plus cette question qui franchement tape sur le système;
soit vous jouez les célibataires endurcis, quitte à veiller à ce qu'on ne vous surprenne jamais avec votre compagnon (pas très agréable à vivre pour les deux);
soit vous mentez carrément, et demandez à votre soeur/cousine/copine de fac/etc. de jouer les petites amies (la plus mauvaise des solutions);
ou tout simplement, vous refusez systématiquement toute invitation en invoquant un prétexte bidon...

C'est triste à dire, mais la première solution est malheureusement la plus honnête de toutes, même si ce n'est pas forcément la meilleure.

Est-ce que cela vous paraît plus clair comme ça ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Si Amélie meurt d'une crise cardiaque ce sera de sa faute, elle ne doit pas lire ça:

http://bougnoulosophe.blogspot.com/

Remarque:le même risque est couru par Cadichon

Ecrit par : ameliecadiche | 23 avril 2009

Euh non, ni l'une ni l'autre ne me semble courir le moindre risque, devant cette magistrale illustration d'anachronisme, une des armes classiques du terrorisme intellectuel. De la Halde aux Indigènes, en passant par les Gayssot et autres Taubira, ces sophistes naviguent de camp d'entraînement en séminaire de formation permanente ...Practice makes perfect.

Ce qui me ramène à un fil précédent, mais auparavant,
merci yann d'avoir répondu à GM pour moi.

Je suis étonnée que lui qui devrait connaître les grandes lignes de notre histoire du 20e s., en sache si peu sur les tractations pourtant notoires ( au moins depuis les travaux de Paxton qui datent de 1972 si je ne m'abuse mais longtemps couverts en France par l'auto-censure) entre De Gaulle et les cocos, et qui doit du coup ignorer aussi la grâce de Thorez arrachée dans les mêmes conditions, quand le premier est allé à Moscou en novembre 1944, la grâce INDIVIDUELLE du second faisait partie du deal.

Aux dires des vrais résistants, et c'est auprès d'eux que je puise mes sources depuis l'enfance, le haut fait d'armes de ce salopard, qui déserta en octobre 1939, fut sa villégiature à Sotchi dans une datcha de Staline où il se l'est coulée douce, bien plus confortablement planqué avec sa Jeannette que Marchais chez Messerschmitt.

Qu'est-ce qu'on vous a appris à l'école? La Seconde guerre mondiale revue et corrigée par Perrault ou les frères Grimm ou encore la version Kominform?

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Lu dans un fil précédent:""Joseph de Maistre est un auteur capital comme l'anglais Edmund Burke auteur des "Réflexions sur la Révolution de France" dès 1790. Non étudié en classe ... comme beaucoup d'auteurs de ce style.""
Ecrit par : iPidiblue et l'esprit des révolutions | 20 avril 2009

Ce n'est pas tant une question de "style" que de mise à l'Index d' "auteurs" qui ne sont pas dans le "style" dominant à l'EN, qui ne répondent pas aux canons progressistes ( pardon aux diktats) de la Nomenklatura ( ou " Corporation": De l'École, Milner, 1984). La neutralité axiomatique et la liberté pédagogique font partie de la même charrette.


Une autre suggestion de lecture, toujours pour comprendre pourquoi Darcos semble avoir trahi ses amis ou ses idéaux (but after all who cares? personne ici ne pense qu'il en a) .

Dans "Les Contre-réactionnaires" (Denoël, 2007), Pierre-André Taguieff prend la mesure de la prégnance de l'esprit de 1793 qui souffle encore si fort que celui de 1789 est diabolisé ou, dans le meilleur des cas, rangé au magasin des accessoires. Il explique comment l'intelligentsia de gauche (encore un pléonasme puisqu’un intello -comme un prof- de droite est un oxymore ) a signé l'acte de décès de l’idée de progrès, héritée des Lumières et des philosophies de l’Histoire. Il la montre réincarnée (dans sa déviance en idéologie de gauche et non de droite) et active dans ce glissement naturel et autodestructeur (Tocqueville) de l'égalitarisme au relativisme. L'idée de progrès navigue ainsi ( sans que ses thuriféraires se soucient du paradoxe) entre l' avenir radieux des "horizons indépassables" et l' obsession du changement, ce tropisme de la nouveauté et de la révolution par tabula rasa, qui est une catastrophe dans le domaine éducatif, conservateur par essence.( cf Arendt)
["What is conservatism? Is it not adherence to the old and tried, against the new and untried?"
- Abraham Lincoln ]
I could not say it better myself.


Selon Taguieff, ce mythe prométhéen – aujourd’hui disqualifié par la pensée occidentale qui tient le haut du pavé dans les microcosmes villageois, celui de Greenwich ou son clone germano-pratin – reste une référence dans les discours des politiques. Il est tout aussi incantatoire dans ceux des imams qui endoctrinent nos enfants dans certaines madrassas de l'EN. La laïcité scolaire y est un vain mot et, comme le progressisme, elle est remplacée par une autre idéologie ou déviance, le laïcisme. Or la laïcité scolaire ( comme l'élitisme républicain) est un principe inventé par ....Condorcet, encore et toujours, et s'il n'avait pas le mot il a théorisé l'idée avant tout le monde. Ce principe républicain, issu de la tradition libérale des lumières, implique que l'enseignement soit protégé contre TOUTE cléricature, aussi bien religieuse que civile...On en est loin avec ces prosélytes de toute obédience qui ont un "field day" ( triomphe) dans les salles de classes. Suffit à s'en convaincre l'enseignement en France de l'économie ou de l'histoire des idées, laquelle est pratiquement inexistante pour celles qui ne sont pas ...orthodoxes. Il faut faire ses études à l'étranger pour connaître enfin certains de nos plus grands penseurs politiques.

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2009

C'est une simple question!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

cf plus haut. Non je pense que c'est une question de "conditionnement":
beaucoup de gens font, encore, le calcul suivant concernant un homme:
1- marié (à une femme, of course !)
2- divorcé
3- célibataire et dans ce cas:
a- coureur de jupons
b- timide
c- homme d'église
etc.

en général, homosexuel arrive vers la fin...

Ceci dit, moi j'aimerais plutôt que le raisonnement se fasse de la manière suivante:

1- c'est pas mes oignons et on s'en br***e ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

"Si les programmes s’imposent à toute la communauté éducative, le choix des méthodes et des démarches relève intégralement de la responsabilité des enseignants."

brait par : Cadichon | 23 avril 2009

Que pèse les bruits de bouche d'un ministre de la République face aux barrissements du Mammouth? Vous rigolez Cadichon?
Le ministre n'est là que pour donner l'illusion que la République, elle aussi, est encore là! Et visiblement tout le monde s'y laisse prendre. Et puis arrive un nouveau ministre... Morano, ça serait parfait, pour revigorer l'animal.

Écrit par : marigot | 23 avril 2009

ou tout simplement, vous refusez systématiquement toute invitation en invoquant un prétexte bidon...

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Comme ceux qui sont assez monstrueux pour fumer et préfèrent décliner une invitation que se retrouver en galère, tous seuls dehors, en plein hiver ?

Écrit par : dobolino | 23 avril 2009

"Il est tout aussi incantatoire dans ceux des imams qui endoctrinent nos enfants dans certaines madrassas de l'EN."
Ecrit par : Cadichon | 23 avril 2009

Tout est magistralement expliqué, Cadichon, mais cette phrase, je l'adore, elle est tellement juste !

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Comme ceux qui sont assez monstrueux pour fumer et préfèrent décliner une invitation que se retrouver en galère, tous seuls dehors, en plein hiver ?

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2009

C'est assez proche de ça en effet ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

que pèsent...autant pour moi! Ça m'apprendra à dire des bêtises!

Écrit par : marigot | 23 avril 2009

Comme me parait juste cette analyse de Jean Sevillia :

"Jugeant le passé au nom du présent, l'historiquement correct traque le racisme et l'intolérance au Moyen Âge, le sexisme et le capitalisme sous l'Ancien Régime, le fascisme au XIXème siècle. Que ces concepts ne signifient rien hors de leur contexte importe peu : médiatiquement, l'anachronisme est payant [...].

[Le politiquement correct] gomme la complexité de l'histoire. Il réduit tout à l'affrontement binaire du Bien et du Mal, mais un Bien et un Malréinterprétés selon la morale d'aujourd'hui. Dès lors, l'histoire constitue un champ d'exorcisme permanent : plus les forces obscures du passé sont anathématisées, plus il faut se justifier de n'entretenir avec elles aucune solidarité. Des personnages, des sociétés et des périodes entières sont ainsi diabolisés. Toutefois, ils ne forment qu'un leurre. Ce ne sont pas eux qui sont visés : par procuration, c'est nous.

Politiquement correct, historiquement correct. Pensée unique, passé unique. Comment s'immuniser ? Ce n'est pas sur l'éducation nationale qu'il faut compter. Naguère, l'école républicaine avait bâti un roman qui faisait tourner toute l'histoire de France autour de la révolution de 1789, mais ses professeurs possédaient au moins le mérite de faire apprendre des dates et des noms par cœur. Cette école a légué quelques mythes vivaces, mais elle est morte.

Lui a succédé - c'était après-guerre - une école marxiste. La lutte des classes, les structures et les superstructures ont chassé les héros et les batailles. Puis la faillite du communisme a fait péricliter la foi marxiste, laquelle a néanmoins laissé de nombreuses traces à l'école.

De nos jours, au sein de l'institution scolaire, les sciences humaines tiennent le haut du pavé, conjuguées à la morale humanitaire. Cette grille de lecture aide d'autant moins à comprendre le passé que la chronologie n'est toujours pas rentrée en grâce. À l'approche du bac, il est demandé aux lycéens de philosopher sur l'histoire comme s'ils présentaient le concours de l'agrégation - les connaissances en moins [...].

Selon un sondage CSA, 72% des professeurs ont voté pour un candidat de gauche au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. C'était leur droit le plus strict, mais les citoyens ont aussi le droit de supposer que cette orientation massive du corps professoral n'est pas sans incidence sur le contenu des cours.

A l'heure actuelle, la plupart de ceux qui refusent l'embrigadement par la pensée unique parviennent au même constat. L'abondant courrier que j'ai reçu depuis la première édition de ce livre m'a apporté des centaines de témoignages supplémentaires sur la manière dont les manuels scolaires et les médias instrumentalisent l'histoire. Et le phénomène ne fait qu'empirer[...].

Ce livre prend parti. Mais il a tenté d'éviter les écueils du parti pris. Si l'historiquement correct est profondément lié aux idéologies de gauche dans leurs strates successives, je crois n'avoir épargné certaines légendes ayant cours à droite."

Jean Sévillia, Historiquement correct, extrait de l'Avant-propos.

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Bienvenue à vous, Cadichon, et merci d'apporter de l'eau à mon moulin.

"Sur la question de la liberté pédagogique, du combat globale contre syllabique et cette fable tenace selon laquelle cette dernière aurait depuis longtemps gagné la partie , rappel de quelques faits propres à éclairer la latitude d'un ministre de droite dans un bastion de la gauche."

Voici un témoignage récent dans le droit fil de ce que vous dites.

"Maltraitance pédagogique. (Témoignage d’une institutrice.)
« Je pense que le ministre Darcos voit mal les priorités ou ne peut agir librement, il impose de petites réformes qui n’améliorent rien, car elles n’agissent pas là où il faut et de plus sont mal acceptées. Des évaluations multiples n’apportent rien à l’enseignant qui connaît ses élèves, font perdre du temps et ont un coût. Seul un examen (minime) d’entrée en 6ème pourrait motiver les élèves dans le travail et les parents dans l’accompagnement.

En trente ans, la lecture est devenue un problème national majeur et je ne vois rien qui puisse inverser la tendance. L’apprentissage de la lecture reste un problème grave et il est toujours impossible de mettre en cause les méthodes, c’est un sujet tabou et on continue, dans l’indifférence générale, de fabriquer des « handicapés » de la lecture.

Cela me révolte et, plus encore, le silence qui accompagne la souffrance des jeunes élèves et l’inquiétude de leurs parents. Cette situation est scandaleuse, dramatique dans les quartiers défavorisés où les enfants, souvent d’origine étrangère, ont besoin plus que d’autres d’apprendre avec logique et progressivement les sons de notre langue. Il y a des enfants capables d’excellence partout, dans tous les milieux, et il faut leur donner la chance d’un bon départ. C’est la meilleure façon de remettre en marche l’ascenseur social en panne depuis longtemps et d’éviter cette nouvelle injustice qu’est la discrimination positive.

Je m’occupe actuellement et une fois de plus d’apprendre vraiment à lire à un de mes petits-fils dont le maître utilise la méthode Ribambelle, et qui se trouve évidemment en difficultés. Avec la méthode alphabétique pendant les vacances poursuivie par les parents tous les jours, il est à peu près tiré d’affaire. Les exemples semblables sont nombreux. C’est scandaleux, et monsieur Darcos pense que ce n’est pas un problème de méthode quand un quart des élèves lit mal en 6ème. (En fait beaucoup plus, selon les évaluations ministérielles.A.M.V.)

On fait de la prévention maintenant dans tous les domaines, mais pour prévenir l’échec scolaire, rien de sérieux. Il y a depuis cette année le soutien scolaire institué dans toutes les classes, mais c’est trop tard et très peu efficace, rien ne peut remplacer un bon démarrage. Un million d’élèves en soutien scolaire, beaucoup d’autres avec des cours à domicile subventionnés par l’Etat !

Qui voit que c’est tragique ? Qui voit que cela dénonce l’incapacité de l’école à apprendre ? Personne parmi les responsables politiques ! Tout le monde s’en moque, les parents, eux, se taisent, n’osant intervenir, mais ils n’en pensent pas moins.

Je vois bien que mon petit-fils aurait été dans ma classe un très bon élève, et nombre de mes élèves qui avaient été annoncés en difficultés en maternelle parce qu’ils ne reconnaissaient pas les mots, se sont révélés être de très bons élèves en CP, ils avaient simplement besoin qu’on leur explique le code.

Dans le film « Être et avoir », vous vous souvenez sans doute de ce petit élève qui doit lire le mot « ami » (trois lettres !)et qui à plusieurs reprises dit « copain », ce qui fait rire tout le monde dans la salle. Malgré les bonnes paroles de M.de Robien, non suivies d’effets dans les textes officiels, on est toujours là dans les écoles et M. Darcos n’a pas l’air ni la volonté de s’en occuper.

Savoir bien lire est la première des compétences et elle conditionne l’acquisition de toutes les connaissances, et je ne comprends pas que le Ministre ne trouve pas un moyen d’agir à ce niveau. »

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 avril 2009

Ceci dit, moi j'aimerais plutôt que le raisonnement se fasse de la manière suivante:

1- c'est pas mes oignons et on s'en br***e ;-)

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Pourquoi ne pas vous marier dans un des pays où cela se fait, Belgique, Pays-Bas, Espagne ou Canada ? Et le tour serait joué, non ?

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Pourquoi ne pas vous marier dans un des pays où cela se fait, Belgique, Pays-Bas, Espagne ou Canada ? Et le tour serait joué, non ?

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

Hors Sujet. Je ne parle pas de mariage.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Hors Sujet. Je ne parle pas de mariage.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Ne vous braquez pas.

Je pensais que, comme Jérémy, vous militiez pour le mariage et l'adoption. Je me suis trompée.

Écrit par : Amélie | 23 avril 2009

Ne vous braquez pas.

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

Je ne me braque pas, je vous dit simplement que ça n'est pas mon propos.
Du reste, je peux bien militer pour ce que je veux, mais ce n'est pas l'endroit pour ça. Ce genre de questions je préfère les réserver pour des blogs spécifiques à ce sujet.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Si je devais militer pour une chose, ce serait le droit à être traité d'égal à égal, quel que soit son orientation sexuelle. Et d'égal à égal, ça inclue aussi sans traitement de faveur (la fameuse discrimination positive, qui n'en reste pas moins de la discrimination) !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 avril 2009

Succession d'actes manqués, avec aide de mon entourage...
c'est grave, Docteur Robin ?

Ecrit par : dobolino | 23 avril 2009

Grave ? Non. Intéressant, très intéressant ! ;O))

(Freud explique le "bousillage" d'objets auxquels on tient (stylos, statuettes, bibelots...) à la volonté inconsciente de protéger des êtres auxquels ont tient plus encore (une sorte de sacrifice en somme).

Écrit par : Robin | 23 avril 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"merci yann d'avoir répondu à GM pour moi.

Je suis étonnée que lui qui devrait connaître les grandes lignes de notre histoire du 20e s., en sache si peu sur les tractations pourtant notoires ( au moins depuis les travaux de Paxton qui datent de 1972 si je ne m'abuse mais longtemps couverts en France par l'auto-censure) entre De Gaulle et les cocos, et qui doit du coup ignorer aussi la grâce de Thorez arrachée dans les mêmes conditions, quand le premier est allé à Moscou en novembre 1944, la grâce INDIVIDUELLE du second faisait partie du deal.

Aux dires des vrais résistants, et c'est auprès d'eux que je puise mes sources depuis l'enfance, le haut fait d'armes de ce salopard, qui déserta en octobre 1939, fut sa villégiature à Sotchi dans une datcha de Staline où il se l'est coulée douce, bien plus confortablement planqué avec sa Jeannette que Marchais chez Messerschmitt.

Qu'est-ce qu'on vous a appris à l'école? La Seconde guerre mondiale revue et corrigée par Perrault ou les frères Grimm ou encore la version Kominform?"

Cadichon, vous m'attristez ! Mais en même temps vous me rajeunissez : parole, un anticommunisme aussi flamboyant que hors de saison et devenu sans objet, cela m'attendrit.
Franchement, croyez-vous un instant que j'ignore tout cela ?
En fait de libérale, vous êtes une timorée qui se raccroche sans cesse à de vieilles certitudes plus ou moins établies. Curieux comme vous avez besoin du Mur de Berlin pour fonctionner.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

@Cadichon
Vous écrivez : "l'esprit de 1793 qui souffle encore si fort que celui de 1789 est diabolisé".
Allons, chère amie, arrêtons de déraisonner. Trouvez-moi dans la capitale de notre cher et vieux pays une place, une rue, une ruelle, une venelle, une sente qui porte le nom de Robespierre ou celui de Saint-Just.
Vous poursuivez des fantasmes.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

Ce principe républicain, issu de la tradition libérale des lumières, implique que l'enseignement soit protégé contre TOUTE cléricature, aussi bien religieuse que civile...

Ecrit par : Cadichon | 23 avril 2009

Tradition libérale des lumières...quel bel hold-up et contre-vérité!
Rappel des faits à usage des éventuels candidats à un concours de l'Éducation nationale qui viendraient à passer par ici et auraient à traiter la question.

A la question posée en 1760 : "faut-il instruire le peuple"? le clergé se montre très favorable. Il va jusqu'à rappeler au Roy son devoir de "donner une attention particulière à l'éducation de la jeunesse". Son intention est de lutter encore plus efficacement contre les superstitions et les pratiques de magie et de sorcellerie encore vivaces dans le Royaume. Rappelons-nous l'histoire à l'époque de la "Bête du Gévaudan".
Les nouveaux philosophes de l'époque sont par contre bien plus réticents.
Diderot s'intéresse à l'éducation , mais à la demande de Catherine II de Russie. Rousseau écrit son "Émile", mais n'envisage en aucune manière l'instruction du peuple. Voltaire, l'anti-clérical que nous connaissons, félicite La Chalotais, procureur au Parlement de Rennes et auteur d'un Essai d'Éducation nationale (Oui, déjà!), dans lequel il écrit ceci: "le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus que ces occupations". En 1766 le "libéral" La Chalotais en rajoute: "Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants".
Comme on voit nos débats sur la necéssité d'instruire ou d'enseigner l'ignorance ne datent pas d'aujourd'hui.
Et la question se pose comme il y a 250 ans de savoir qui défend réellement le principe de l'instruction du peuple!

Écrit par : marigot | 23 avril 2009

@Cadichon
Vous citez :"Sur la question de la liberté pédagogique, du combat globale contre syllabique et cette fable tenace selon laquelle cette dernière aurait depuis longtemps gagné la partie , rappel de quelques faits propres à éclairer la latitude d'un ministre de droite dans un bastion de la gauche."
Décidément, vous êtes en forme !
"le combat globale contre syllabique" ? Voilà beau temps que ce rideau de fumée a été dissipé par Michel Delord et Gilbert Molinier dans un texte que tous ceux qui parlent - souvent à tort et à travers - de l'apprentissage de la lecture devraient avoir lu : La globale et la syllabique".
Cela fait un moment que je le dis, il ne serait pas inutile à ceux qui s'intéressent à l'École de regarder avec un peu d'attention les questions pédagogiques. Évidemment, c'est moins facile de s'interroger sur les contenus que de gloser sur les bastions de droite et de gauche.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

Est-ce que vous ne pensez pas que, d'une certaine manière, avec votre stylo qui fuyait, vous aviez déjà commencé à "écrire sur Mc Kellen" ?

Vous devez me trouver embêtant.

Ecrit par : Robin | 23 avril 2009

Vous ne m'embêtez pas, Robin; il est 23h06, et demain je me lève encore à 5h30 pour prendre le train et aller bosser; je vous écrirai par mèl; là, je vais donc: au lit.

Écrit par : Pendariès | 23 avril 2009

En 1766 le "libéral" La Chalotais en rajoute: "Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants".
Comme on voit nos débats sur la necéssité d'instruire ou d'enseigner l'ignorance ne datent pas d'aujourd'hui.
Et la question se pose comme il y a 250 ans de savoir qui défend réellement le principe de l'instruction du peuple!
Ecrit par : marigot | 23 avril 2009

Bien vu !
Rapporteur en 1850 de la loi Falloux, Thiers proclamera à la tribune de l'assemblée : "Il ne faut pas instruire le Peuple !"
Pour des éléments historiques sur cette question, voir sur le site de Michel Delord, l'article Instruction publique du DP de Ferdinand Buisson. Et sur le site Projet-Slecc, la préface au choix de textes de Buisson rédigée par le même Delord et votre serviteur.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

"Si les programmes s’imposent à toute la communauté éducative, le choix des méthodes et des démarches relève intégralement de la responsabilité des enseignants."
Combien de temps encore pour que les imams de Grenelle acceptent cette évidence?
Ecrit par : Cadichon | 23 avril 2009
Cadichon ! vous les accumulez ce soir.
Voilà un texte qui permet en toute tranquillité de continuer à faire, d'ailleurs en conformité avec les programmes, trois ans d'apprentissage idéovisuel en maternelle.

Écrit par : guy morel | 23 avril 2009

Allons, chère amie, arrêtons de déraisonner. Trouvez-moi dans la capitale de notre cher et vieux pays une place, une rue, une ruelle, une venelle, une sente qui porte le nom de Robespierre ou celui de Saint-Just.
Vous poursuivez des fantasmes.

Ecrit par : guy morel | 23 avril 2009

J'aimerais bien...
Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de place Adolphe Hitler ou de rue Goering en Allemagne, ou ailleurs, qu'il n'y a plus de nazis. On est nazi (ou communiste ce qui est pareil) dans sa tête. C'est un état d'esprit et celui de 93 ce n'est pas sur des plaques de rue qu'il s'exprime mais c'est un héritage intellectuel qui infuse le collectivisme, le jacobinisme, l'égalitarisme, l'étatisme, la bourgeoisophobie, l'anti-élitisme, et il souffle toujours sur un pays fossilisé, où la moitié des candidats à l'élection présidentielle ont fait leurs classes dans des mouvements qui sont partout ailleurs ( enfin dans le monde "libre") au fond des poubelles de l'histoire, et où un Besancenot est l'homme politique le plus crédible.

Fantasmes peut-être?

Écrit par : Cadichon | 23 avril 2009

Jean Sévillia, Historiquement correct, extrait de l'Avant-propos.

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

Merci de l'avoir cité, Amélie ! Il m'a été recommandé par un des plus brillants élèves que j'ai jamais eu (aujourd'hui ancien élève). Je crois même qu'il existe en poche pour pas trop cher.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

A la question posée en 1760 : "faut-il instruire le peuple"? le clergé se montre très favorable. Il va jusqu'à rappeler au Roy son devoir de "donner une attention particulière à l'éducation de la jeunesse". Son intention est de lutter encore plus efficacement contre les superstitions et les pratiques de magie et de sorcellerie encore vivaces dans le Royaume. Rappelons-nous l'histoire à l'époque de la "Bête du Gévaudan".

Diderot s'intéresse à l'éducation , mais à la demande de Catherine II de Russie. Rousseau écrit son "Émile", mais n'envisage en aucune manière l'instruction du peuple. Voltaire, l'anti-clérical que nous connaissons, félicite La Chalotais, procureur au Parlement de Rennes et auteur d'un Essai d'Éducation nationale (Oui, déjà!), dans lequel il écrit ceci: "le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus que ces occupations". En 1766 le "libéral" La Chalotais en rajoute: "Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants".
Comme on voit nos débats sur la necéssité d'instruire ou d'enseigner l'ignorance ne datent pas d'aujourd'hui.
Et la question se pose comme il y a 250 ans de savoir qui défend réellement le principe de l'instruction du peuple!

Ecrit par : marigot | 23 avril 2009

Je n'ai jamais rien dit d'autre et je l'ai même écrit: (Page 40 de ma thèse):
"'La Chalotais, un des premiers avocats du rôle de l’État en matière d’enseignement, fustigeait dans son Essai sur l’Éducation Nationale (1763) les Frères de la Doctrine chrétienne qui instruisaient les pauvres : «Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations ». (cité in Julia 1981, 39). La plupart de ses contemporains partageaient son opinion. D’accord avec Rousseau, pour une fois, Voltaire suggérait aux bons frères de venir dans ses champs remplacer ses paysans occupés à s’instruire. [...] Condorcet fait figure d’avant-garde et d’exception. Il envisagea l’éducation populaire comme la condition de l’exercice d’une démocratie, rejoignant en cela les fondateurs de la République américaine, avec lesquels il entretint une correspondance suivie. Sa détermination à instruire le peuple dans cette optique émancipatrice transparaissait déjà, en 1775, de ses Réflexions sur le commerce des blés. (Condorcet, OC, T. IX, 206-208).""

Comme souveraine "libérale", Catherine II se pose là, et La Chalotais, Pdt du Parlement de Bretagne, of all places, est du même tonneau!

Marigot, je vous conseille le livre de Didier Julia, "Les trois couleurs du tableau noir" et celui de Bronoslaw BACZKO, "Une éducation pour la démocratie. Textes et projets de l'époque révolutionnaire". Vous verrez dans les textes d'origine que l'école pédagogiste d'aujourd'hui est illibérale, héritière spirituelle des projets liberticides d'école-caserne ou d'école-société. C'est cela l'esprit de 1793...un autre qui l'avait bien compris, c'est James Guillaume, qui avait étudié ces textes. Il était le secrétaire et collaborateur de Ferdinand Buisson.

La distinction essentielle à intégrer dans toute analyse est entre l'éducation nationale (endoctrinement) et l'instruction publique qui exige la neutralité axiomatique, synonyme wébérien de laïcité scolaire.
Marc Le Bris a écrit quelque chose de tout à fait judicieux là-dessus, à LA LIBRE PENSEE RENNAISE: "ANALYSE CRITIQUE DES TEXTES FONDATEURS" par M. Le Normand & M. Le Bris. Ils y opposent le Projet de CONDORCET au Projet LEPELLETIER- ROBESPIERRE de 1793, au Plan LANGEVIN-WALLON de 1946-7 et à la Loi JOSPIN de 1989.


Si le clergé de 1760 voulait instruire le peuple c'était pour lui porter la bonne parole, le maintenir sous sa coupe, pas pour l'émanciper.
La Chalotais pour revenir à lui n'était absolument pas LIBERAL Il n'y a pas à proprement parler dans la France pré-révolutionnaire de penseur libéral de l'éducation, sauf peut-être Turgot, et bien-sûr Condorcet. Il y a cependant des principes philosophiques fondateurs de la tradition libérale ( perfectibilité, collégialité éclairée, rationalité, laïcité et humanité) mais Condorcet est le seul à les avoir articulés à sa théorie de la République et à celle de l'instruction publique pour concevoir un idéal-type d'éducation qui est dit d'un "libéralisme intransigeant" car il est autonome, et pluraliste, il exclut tout monopole étatique, tout endoctrinement par quelque cléricature que ce soit.

Talleyrand et Mirabeau complètent ce club très restreint, avec des figures moins connues comme Romme, Daunou et Lakanal.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2009

De Jean Sévilla, je vous recommande la matrice des deux suivants ("Moralement correct" et "Historiquement correct") et c'est "Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours", (Perrin, 2000).
"Le terrorisme intellectuel est un système totalitaire mais d'un totalitarisme patelin, hypocrite, insidieux, il vise à oter la parole à l'interlocuteur devenu la bête à abattre [...] sans que le sang coule: uniquement en laissant fuser des mots. il consiste d'abord à imprimer dans l'imaginaire un archétype du mal. Depuis la guerre, cette funeste figure a été incarnée par le fasciste, le capitaliste, l'impérialiste, le colonialiste, lexénophobe, le raciste, le partisan de l'ordre moral. [...] Pratiquant l'injure, l'anathème, le mensonge, l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, il fait obstacle à tout vrai débat sur les questions essentielles. Quand on sera enfin débarrassé de telles méthodes, la France redeviendra le pays des libertés".

Le chapitre sur la diabolisation de Soljenitsyne par les gardiens du temple de la bien-pensensance, Mitterrand en tête, est un morceau de bravoure.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2009

Toto n'insultait que votre ami et protégé, j'ai nommé Christophe Sibille,
PS : TOTO, REVIENS ! BISOUS.

Ecrit par : Amélie | 23 avril 2009

C'est tout à fait faux, Amélie, j'ai eu droit moi aussi à quelques insultes bien senties de ce petit cancrelat, dont la nullité insondable n'avait d'égal que le manque de courtoisie. Dissimuler le vide abyssal d'une pensée sous couvert de langage SMS merdeux a tout de même ses limites : s'exprimer à peu près correctement en langue française est une question de correction on ne peut plus élémentaire.
Comment dit Paul-Marie Coüteaux, déja ? Ah oui : "Étre et parler Français".

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Si un patron suspendait le contrat de travail comme le font les syndicats staliniens on entendrait la gauche droit-de-l'hommiste condamner cette attitude.

Ecrit par : Libre enfin!!! | 23 avril 2009

Ce n'est pas ce qu'ils font régulièrement en augmentant la charge de travail des salariés sous prétexte de concurrence, après avoir empoché de confortables subventions de l'État (70 milliards/an), juste avant de délocaliser en Pologne ou en Chine pour faire davantage de profit, même s'ils en font déja de confortables en France ?

Sacrés patrons, toujours le mot pour rire ! Surtout en ce moment... Au rythme où vont leurs conneries, il y en a bien un qui va se faire lyncher pour de bon un jour.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

"Si une méthode ne vous plaît pas, plutôt que pleurnicher, ne l'utilisez pas! On a, (beaucoup plus qu'on croit), les libertés qu'on se donne! Mais se lamenter est tellement plus simple!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Demandez donc à Brigitte Guigui ce qu'elle en pense : elle qui s'est fait traduire en conseil de discipline avec mutation forcée à la clef parce qu'elle apprenait à lire à ses CP avec une méthode Boscher.

Vous êtes dans le déni, Christophe. Sur ça, sur Foucambert et deux trois autre trucs. Vous l'avez devant les yeux et vous dites: ça n'existe pas.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Manu, JPB,

Je m’excuse de reprendre dans l’ordre et donc de remonter un peu haut dans l’échange.

Donc, après avoir cité JPB,

[Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années.
Jean-Paul Brighelli]

Manu écrit :

[Je demeure persuadé encore aujourd'hui que X. Darcos n'a pas varié d'un iota dans les convictions qu'il affiche dans "L'art d'apprendre à ignorer", c'est à dire globalement celles des partisans de l'Instruction.]

Il présente ainsi deux affirmations qui vont servir à résoudre « l’énigme » posée par JPB, affirmations dont il s’agirait de vérifier la valeur :

i) X. Darcos n'a pas varié d'un iota dans les convictions qu'il affiche dans "L'art d'apprendre à ignorer", c'est-à-dire depuis septembre 2000.

ii) Les positions que l’on trouve dans « L’art d’apprendre à ignorer » sont « globalement celles des partisans de l'Instruction ».

*
* *

Si j’avais un peu plus de temps, je discuterais, pour désigner le mouvement dit ‘antipédagogiste’, la valeur de l’appellation « partisan de l’instruction » en l’opposant à « partisan de l’instruction publique » ou en la comparant à l’idée de défense des programmes et progressions …

Mais je n’ai pas trop le temps. Je me contenterai d’analyser ce que Manu appelle « les [convictions] des partisans de l’Instruction » qui doivent donc être « globalement » celles que l’on trouve dans "L'art d'apprendre à ignorer", livre que l’on ne peut qu’inviter à relire.

Je ne cite que deux phrases non prises n’importe où mais dans les deux dernières pages du livre, c'est-à-dire dans la conclusion intitulée « La passion française pour l’école ».

A) ‘Tout est dans l’exécution’ (X. Darcos 2000)

[…]

B) ‘Nous invitons au pragmatisme’ (X. Darcos 2000)

[…]

C) Petite conclusion :

a) Lorsque j.-P. Brighelli écrit « Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années. », il oublie que ‘le ministère’ - pourquoi ne pas parler du ministre ? - fait aussi plaisir au camp laïque de gauche et pas seulement au SGEN. Pourquoi alors mettre en avant seulement le SGEN: pour faire renaître théoriquement une querelle entre les laïques qui ont détruit l’école et les catholiques qui ont détruit l’école ?

b) Brièvement : le GRIP n’a pas ‘adoré’ Xavier Darcos, il n’est donc pas déçu. Et, au moment où l’ont sent comme un mouvement de rats pour quitter le navire et trouver un autre esquif, le GRIP peut tout à fait remercier publiquement Xavier Darcos, même s’il a au minimum de très profonds désaccords sur sa politique générale, de l’aide qu’il a apporté au développement de SLECC et en particulier à la publication de manuels.

En cela le GRIP est tout à fait fidèle à la distinction qu’il fait – distinction proposée devant Xavier Darcos et que JPB avait oublié de rapporter dans son CR - il y a justement un an et demi :

[…]

23 avril 2009
Michel Delord

* Dessert sucré : Et la loi de 89 ? *

[…]

Si vous voulez en savoir plus , lire
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-xdarcos-230409.pdf

Écrit par : Michel Delord | 24 avril 2009

"S'exhiber comme gay ou comme Musulman fondamentaliste participe du même conformisme accablant."

Ecrit par : yann | 23 avril 2009

Y a des gens pour écrire ça, ou c'est la conséquence d'un bug malencontreux dont a été victime un ordinateur défectueux ?

Non, aucun ordinateur ne serait assez con pour en arriver à cette phrase-là. Il faut donc se rendre à l'évidence : il y a des gens assez bêtes pour écrire ça.

Y a des jours où on se demande si ça valait le coup d'inventer la parole et l'écriture pour en arriver là. Allons vite lire une extrait de Stefan Zweig pour sauver tout ça, ça purifie l'air des moisissures ambiantes.

Yann, donnez vite la référence de votre torchon à Amélie, elle va vous vénérer comme le bon Dieu.

Écrit par : Jeremy | 24 avril 2009

Tt-tt, Jérémy, un peu d'humour, que diable…

MIchel D.… SI XD m'a déçu sur un point, c'est de n'avoir pas envoyé en l'air le collège unique. Il cherchait à faire des économies ? Il y a au collège, dans ces milliers d'heures qui ne servent à rien, un réservoir copieux de coupes indolores. Il ne voulait pas se heurter de front à la FSU, dit-il. Je suis prêt à parier que la FSU aurait fait des effets d'épaules, et n'aurait pas bougé, parce que je crois que les militants de base du SNES, qui sont confrontés aux ravages du collège unique, se seraient fâchés.
C'est comme pour le samedi dans le Primaire. Des solutions avaient été explorées depuis quelques années par des zones où l'on grignotait légèrement sur les vacances d'été pour compenser. C'était indolore, et facile. Le ministère est allé s'embringuer dans une structure compliquée qui donne un aliment de plus au SNUIpp.
Quant à la réforme du lycée, je n'en parle même pas. Même Descoings (dépêche AEF d'hier, déposition du susdit devant la Commission des affaires culturelles du Sénat) constate que c'était mal fichu.
Que des gens aussi intelligents — tu vois bien à qui je fais allusion — soient capables d'aussi grosses conneries me laisse pantois.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2009

"Toto a été définitivement viré, pour cause d'intempérance linguistique — et je suis poli."

C'est marrant, je ne l e savais même pas...


Ciao .

Écrit par : toto | 24 avril 2009

Il y a au collège, dans ces milliers d'heures qui ne servent à rien, un réservoir copieux de coupes indolores.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2009

A part les IDD, qui ont d'ailleurs disparu d'un certain nombre d'établissements, récupérés dans des DHG trop étique ou par les disciplines elles-mêmes, et les heures de vie de classe, en quoi consistent ces milliers d'heures ? Généralement les "activités" qui ne sont pas indispensables ont lieu sur les heures de cours traditionnels... et n'ont pas de place spécifique dans l'emploi du temps.

Écrit par : Romuald | 24 avril 2009

vous devriez faire comme les glands du snuip et effacer toutes mes contributions...

pas de sushi pour moi ..


VIVE RF

:)!

yo mélimélo :)

ce message s'autodétyruira dans les 5 secondes .

so long !

Je vous laisse entre 'connaisseurs de lLa Langue Frankaise"

Écrit par : toto | 24 avril 2009

Par la même occasion, j'en profite pour signaler une analyse qui me semble très claire des désastreux programmes de mathématiques mis à la consultation :
http://www.xm1math.net/textes/nxprogsecondemath_pbrachet.pdf

Écrit par : Romuald | 24 avril 2009

"Si une méthode ne vous plaît pas, plutôt que pleurnicher, ne l'utilisez pas! On a, (beaucoup plus qu'on croit), les libertés qu'on se donne! Mais se lamenter est tellement plus simple!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 avril 2009

Demandez donc à Brigitte Guigui ce qu'elle en pense : elle qui s'est fait traduire en conseil de discipline avec mutation forcée à la clef parce qu'elle apprenait à lire à ses CP avec une méthode Boscher.

Vous êtes dans le déni, Christophe. Sur ça, sur Foucambert et deux trois autre trucs. Vous l'avez devant les yeux et vous dites: ça n'existe pas."

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009
Chaque fois que je dis ça, on me renvoie un cas particulier!
Manu, j'enseigne en école normale, puis en IUFM, depuis 1983.
J'ai dû, à ce titre, voir en détail ce qui se passait dans à peu près 130 classes, depuis les TPS jusqu'au CM2. Ce que j'ai vu est très loin d'être parfait. En tous cas, ne correspond pas à une sorte de "pureté de l'enseignement" que souhaitent certains ici. Mais quand je lis le discours émétique de certains contenant les pratiques présumées générales des enseignants du primaire mises en parallèle avec la réalité, ça me donne envie de leur dire d'aller vraiment y voir également en détails. Et de ne pas faire d'idéologie.
La seule légitime dans ses propos, à ce sujet, est Catmano! Et vous voyez que je ne suis pas suspect de partialité en disant ça! Elle a bien conscience aussi de l'imperfection de la réalité, mais ne se permettrait jamais la même manière de présenter les choses que ceux qui ne connaissent rien à la vraie réalité. Toujours l'histoire de la bouteille "à moitié vide" et de celle "à moitié pleine".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Est-ce que "libre enfin" ne serait pas un simple provocateur? Ou un échappé des "manifs de droite" ou du collectif "d'aide aux riches", qui a alpagué Jean Sarkozy avant-hier?
Son message me semble quand même un peu énorme, et sa coïncidence avec le retour de Cadichon un peu bizarroïde.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Sarkozy va lancer une grande action contre le chômage des jeunes. Personne (à ma connaissance) n'ose établir un parallèle entre le fait que le chômage des jeunes entre 20 et 25 ans soit le plus important des pays industrialisé, et le fait que 165.000 jeunes environ sortent chaque année de l'EN sans aucun diplome, et la plupart du temps avec d'énormes difficultés pour s'exprimer, lire, écrire, compter.

Notre langue est une langue difficile et on en a complètement sacrifié l'apprentissage rigoureux. La grammaire n'est plus enseignée correctement ni le calcul, quant à la lecture...
Les livres qui en témoignent sont pourtant nombreux, il n'y a que l'embarras du choix.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 avril 2009

Je suis d'accord : des économies peuvent être faites au collège. En supprimant pala physique et la technologie.

Écrit par : P Lariba | 24 avril 2009

Je suis d'accord : des économies peuvent être faites au collège. En supprimant pala physique et la technologie.

Écrit par : P Lariba | 24 avril 2009

C'est tout à fait faux, Amélie, j'ai eu droit moi aussi à quelques insultes bien senties de ce petit cancrelat, dont la nullité insondable n'avait d'égal que le manque de courtoisie. Dissimuler le vide abyssal d'une pensée sous couvert de langage SMS merdeux a tout de même ses limites : s'exprimer à peu près correctement en langue française est une question de correction on ne peut plus élémentaire.
Comment dit Paul-Marie Coüteaux, déja ? Ah oui : "Étre et parler Français".

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Manu, bien plus que l'orthographe et le style de Toto, c'est le terrorisme intellectuel dont parle Sévillia, cité plus haut, que je trouve gênant et que certains, ici, pratiquent à merveille : "Le terrorisme intellectuel est un système totalitaire mais d'un totalitarisme patelin, hypocrite, insidieux, il vise à oter la parole à l'interlocuteur devenu la bête à abattre...incarnée par le fasciste, le capitaliste, l'impérialiste, le colonialiste, le xénophobe, le raciste, le partisan de l'ordre moral. [...] l'injure, l'anathème, le mensonge, l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, il fait obstacle à tout vrai débat sur les questions essentielles."

Sibille, avec d'autres, incarne parfaitement ce terrorisme-là. Et c'est ce que Toto visait.

Si mes souvenirs sont bons, il y a eu une période où vous n'étiez pas trop sur la même longueur d'ondes que Sibille et Jérémy. En ce qui concerne Jérémy, lors du grand déballage sur l'homophobie en juillet, il a eu avec vous des mots peu amènes, puisqu'il voit a priori des homophobes partout !

Et tous deux, car ils vont toujours par deux pour les lynchages, se moquaient de vous lorsque vous parliez de Zemmour. Toto vous a moins insulté que ces deux-là !

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

Amélie, vous n'avez pas trop à vous plaindre de la censure locale, non…
Où trouvez-vous sur le Net un blog qui laisse autant de liberté ? Je censure les injures, les attaques personnelles, et c'est tout. C'est la moindre des choses.
Et je pense du bien de Zemmour, Sibille le sait et ça ne l'empêche pas de dire ce qu'il a à dire, sur la musique et le reste. "Diversité, c'est ma devise" — comme disait La Fontaine, je crois…
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que si vous dirigiez ce blog, la diversité serait très vite mise à mal. Je me trompe ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2009

Y a des gens pour écrire ça, ou c'est la conséquence d'un bug malencontreux dont a été victime un ordinateur défectueux ?

Ecrit par : Jeremy | 24 avril 2009

Si, si, il y en a. Je l'avais dit: attention, danger ! Amalgames douteux ! Quant on ne connait, forcément, on fantasme ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

erratum: "Quant on ne connait pas, forcément, on fantasme ;-)"

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

Bien sûr, Amélie, que je ne suis pas sur la même longueur d'ondes que Manu sur beaucoup de sujet. Que Jeremy non plus. Que Jean-Paul non plus, (contrairement à ce qu'un de vos derniers messages un peu nauséabond laissait entendre). Mais on peut aussi essayer de (et parvenir à) trouver des terrains d'entente sur certains sujets, qui dépassent évidemment de très loin le clivage "droite-gauche".
Vous savez, la vie et l'expérience prouvent souvent que la défense des causes les plus défendables ne consiste pas seulement en le fait de chercher "des bêtes à abattre", mais de tenter aussi de discuter sereinement avec des personnes avec qui on peut trouver ces terrains d'entente*. Ce qui ne semble pas être votre cas.
Vous cherchez absolument à "en découdre", vous avez certains problèmes personnels à régler, personne ici ne peut rien pour vous à ce sujet, vous savez!

*Ce qui n'empêche pas d'être assez combatif sur certains sujets, (et peut-être les mêmes que ceux qui vous tiennent à coeur, et peut-être même, figurez-vous, du même bord que vous. Mais pas avec le même état d'esprit bêtement vindicatif.)
Quant à Toto, je ne l'ai jamais vu aligner un argument qui tienne debout, à part un copié-collé de temps en temps. Des borborygmes, c'est à peu près tout.
Et c'est vraiment prendre Jean-Paul pour un c... que supposer qu'il l'a viré pour me faire plaisir!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

"

Est-ce que "libre enfin" ne serait pas un simple provocateur? Ou un échappé des "manifs de droite" ou du collectif "d'aide aux riches", qui a alpagué Jean Sarkozy avant-hier?
Son message me semble quand même un peu énorme, et sa coïncidence avec le retour de Cadichon un peu bizarroïde.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009
"

Mais enfin, ça tombait sous le sens!!!

Ceci dit certain(e)s pensent comme ça (ou presque) et c'est pourquoi le message a fait illusion

Écrit par : Libre enfin | 24 avril 2009

"Ce qui m'inquiète le plus, c'est que si vous dirigiez ce blog, la diversité serait très vite mise à mal. Je me trompe ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2009

On s'est croisé, Jean-Paul!!! ;-)
C'est un peu comme les gens "d'Acrimed", ou du "Diplo", (qui sont parfois les mêmes). Je n'aimerais pas vivre dans un monde où ces gens seraient au pouvoir.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

En ce qui concerne Jérémy, lors du grand déballage sur l'homophobie en juillet, il a eu avec vous des mots peu amènes, puisqu'il voit a priori des homophobes partout !

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Et vous, vous voyez des islamistes radicaux partout, ça n'est guère mieux ! Je suis bien d'accord avec JPB: vous n'êtes pas à plaindre. Sur d'autres blogs on vous aurez viré pour moins que ça... ayez au moins le bon goût de ne pas trop cracher dans la soupe, que diable !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

"Mais enfin, ça tombait sous le sens!!!"

Ecrit par : Libre enfin | 24 avril 2009

C'est aussi ce qu'il m'a semblé à première lecture. Mais avouez que vous ne l'auriez pas fait si vous n'aviez pas été certain que d'aucuns tomberaient dans le panneau!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

@ Jean Sévillia
Pour info
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sévillia

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

"Et tous deux, car ils vont toujours par deux pour les lynchages, se moquaient de vous lorsque vous parliez de Zemmour. Toto vous a moins insulté que ces deux-là !"

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Se moquer, c'est insulter, maintenant?
Parano, quand tu nous tiens...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Je n'aimerais pas vivre dans un monde où ces gens seraient au pouvoir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Et moi donc ! Imaginez un monde dirigé par julien: obligation de porter des gants et un masque dans les lieux publics, et tout contact physique interdit (des fois que de vilains coliformes vous sautent à la gueule !!). Vous voulez savoir à quoi ça ressemblerait ? Je vous suggère de regarder Demolition Man ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

@Yann
Un petit élément pour réfléchir au statut des fonctionnaires


Article 13 de la loi du 14 Septembre 1941 portant statut
général des fonctionnaires civils de l'Etat et des établissements publics de l'Etat : «Les fonctionnaires, à tous les rangs de la hiérarchie, sont soumis à une dicipline fondée sur l'autorité des chefs, l'obéissance et la fidélité des subordonnés. La discipline se manifeste par une soumisssion constante aux lois, décrets et réglements en vigueur et par l'obéissance des subordonnés aux ordres de leurs supérieurs dans l'exercice de leur autorité. Cette obéissance doit être entière. Toutefois, dans le cas ou l'ordre reçu leur parait entaché d'irrégularité, ou si ils estiment que son éxécution pourrait entrainer des inconvénients graves , les subordonnés doivent exprimer leur maniére de voir à leurs supérieurs. Si l'ordre donné est maintenu, il doit être éxécuté.»

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

"@ Jean Sévillia
Pour info"

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009

Charmant!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Cet article de loi est faux-cul comme pas permis.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

"

Cet article de loi est faux-cul comme pas permis.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009
"

Mais est-il encore valable? Il date de Vichy.

Il me semble que de nos jours un fonctionnaire doit désobéir si un ordre est manifestement illégal.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 24 avril 2009

@ Cadichon
"Les Syndicats doivent se préparer à constituer les cadres des futures organisations autonomes auxquelles l'Etat remettra le soin d'assurer sous son contrôle et sous leur contrôle réciproque, les services progressivement socialisés."

C'est de qui ? De Besancenot ? De Maurice Thorez ?

Cordialement.

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

Mais est-il encore valable? Il date de Vichy.

Il me semble que de nos jours un fonctionnaire doit désobéir si un ordre est manifestement illégal.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 24 avril 2009

Évidemment qu'il n'est plus valable. Le statut de la Fonction publique a été revu en 1946 par Maurice Thorez ( et sous l'oeil de Staline selon notre Cadichon nationale).

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

http://www.fonction-publique.gouv.fr/article518.html?artsuite=6

Loi n°83.634 du 13 juillet 1983, article 28 Le fonctionnaire "doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public." Le refus d’obéissance équivaut à une faute professionnelle.

La subordination hiérarchique impose également de se soumettre au contrôle hiérarchique de l’autorité supérieure compétente et de faire preuve de loyauté dans l’exercice de ses fonctions. Le devoir d’obéissance impose enfin au fonctionnaire de respecter les lois et règlements de toute nature.

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/administration/acteurs/quels-sont-devoirs-fonctionnaires.html

Le devoir d’obéissance aux instructions de son supérieur hiérarchique. Néanmoins, cette règle a été atténuée depuis le Seconde Guerre mondiale. Le fonctionnaire doit au contraire refuser d’obéir à un ordre lorsqu’il est manifestement illégal et contraire à un intérêt public.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 24 avril 2009

La Chalotais pour revenir à lui n'était absolument pas LIBERAL Il n'y a pas à proprement parler dans la France pré-révolutionnaire de penseur libéral de l'éducation, sauf peut-être Turgot, et bien-sûr Condorcet.

Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2009

Cadichon, auriez vous l'extrême aimabilité de répondre aux 3 questions suivantes:


1)- Pouvez préciser même si vous l'avez déjà fait ici, ce que vous entendez par "penseur libéral de l'éducation"?

2)- Comment interprétez-vous la "pensée pédagogique" de Denis Diderot, exposée entre autres écrits dans son "Plan d'une université pour le gouvernement de la Russie".

3)- Peut-on prendre connaissance de votre thèse? Où et comment?

Merci.

Écrit par : buntovchik | 24 avril 2009

Il semble que Cadichon entretienne soigneusement l'ambiguité entre les différentes sémies du mot "libéral", et les assaisonne à la sauce qu'exige l'argumentation du moment. Mais, comme disait Edgar Faure, "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent". Le vent qui a permis le détournement sémantique de ce merveilleux mot de la langue française pendant les années Thatcher et Reagan???

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

C'est comme "pédagogue", autre merveilleux mot de la langue française, hein, Christophe… :-))
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2009

"C'est comme "pédagogue", autre merveilleux mot de la langue française, hein, Christophe… :-))
JPB"

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2009

Je suis comme vous, je l'entrevois plus comme un adjectif qualificatif que comme un substantif, Jean-Paul! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Romuald Signale l’excellente analyse de P. Brachet . Je me permets de recommander la lecture du dernier-futur édito de la Revue de Mathématiques Spéciales - qui n’est pas encore en ligne sur http://www.rms-math.com/ - intitulé « Antigéométre passe ton chemin ».

La fin nous dit :

« Nous sommes aujourd'hui au bord du ravin. Fuyons […] Il nous restera à couper les dernières têtes qui dépassent, et à mourir suavement, mâchonnant nos 365 fromages rendus bruxellisés et insipides, car nous serons tous décervelés par la réduction systématique au plus petit dénominateur commun qui régit le monde de 2009. »


Vous trouverez l’édito intégral sur le blog de Luc Cedelle, réparti sur 3 commentaires de « Pétitions contre le nouveau programme de maths en seconde :3131 + 2483 = 5614 signatures »
http://education.blog.lemonde.fr/2009/04/20/
Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 24 avril 2009

JPB vous vous trompez en effet. J'ai juste un caractère de cochon ! Mais pas tout le temps !

Ce que l'on peut reprocher à certains ici, c'est d'injurier systématiquement, dès qu'on touche à leurs certitudes. C'est ce que fait Jérémy qui s'obstine à voir en moi une homophobe, ce qui vraiment très loin de la réalité. Quand les injures de Jérémy ou de Sibille et Dobolino fusent, vous ne censurez pas et c'est injuste, car l'intempérance verbale, ils la pratiquent, plus qu'à leur tour. La diversité dont vous parlez, la souhaitent-ils eux ? Si Jérémy dirigeait le blog, il y en aurait des têtes coupées, une hécatombe ! La loi doit être la même pour tous, non ?

Vous-même, vous m'avez traitée de raciste, selon le raccourci et l'amalgame à la mode, chaque fois qu'il s'agit de critiquer l'islam et ses excès ( certains ici critiquent l'église, mais on a le droit, pas de danger), alors qu'il s'agissait d'une discussion qui a dégénéré sous la pression de certains "énervés" qui sans doute se sentaient mis en cause dans leurs convictions. J'ai été priée d'aller voir ailleurs juste parce que j'avais cité Taguieff sur l'antisémitisme de gauche et que "ça ne le faisait pas"au moment des manifs pro-hamas ( je simplifie ). Avais-je blasphémé ? Je me suis retrouvée classée, moi, antisémite ! Puis raciste ! Hop, c'était emballé ! Haro sur le baudet ! Curieux renversement ! La diversité, où ça ?

Mais je n'ai été "virée" que verbalement, puisque j'ai toujours eu accès au blog. Comme Toto. Comme Felts ( est-ce que je me trompe ?). Après, on en a joué, et vous aussi. Comediente, tragediente ! Je ne me prends pas assez au sérieux pour trouver tout cela bien grave, en revanche, quand certains m'insultent, ils se prennent très au sérieux et croient vraiment à ce qu'ils disent, c'est toute la différence !

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

Se moquer, c'est insulter, maintenant?
Parano, quand tu nous tiens...

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Tout dépend de la teneur de la "moquerie" en question. Je sais faire la différence. Ne prenez pas cette tangente un peu trop facile !

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

"Et vous, vous voyez des islamistes radicaux partout" (trollju )

Ah, c'est vrai, j'oubliais, religion de paix, d'amour et de tolérance ! "Là, tout n'est que luxe calme et volupté", c'est l'image qu'en donnent les manuels scolaires, vous avez bien appris vos leçons.

Tolérance, paix, amour, il n'y a qu'à regarder autour de soi, tout nous le prouve, allons !

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

Tolérance, paix, amour, il n'y a qu'à regarder autour de soi, tout nous le prouve, allons !

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Vous avez raison, il n'y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. C'est une belle leçon que vous vous donnez à vous-même, là.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

Ah, c'est vrai, j'oubliais, religion de paix, d'amour et de tolérance ! "Là, tout n'est que luxe calme et volupté", c'est l'image qu'en donnent les manuels scolaires, vous avez bien appris vos leçons.

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Les islamistes radicaux, ça existe. Mais ils ne sont pas partout, c'est tout. Frappez dans tous les sens et vous finirez tôt ou tard par vous acharner sur des innocents, j'espère que vous êtes prête à assumer cette responsabilité.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

Non, aucun ordinateur ne serait assez con pour en arriver à cette phrase-là. Il faut donc se rendre à l'évidence : il y a des gens assez bêtes pour écrire ça.

Yann, donnez vite la référence de votre torchon à Amélie, elle va vous vénérer comme le bon Dieu.

Ecrit par : Jeremy | 24 avril 2009

Oups ! Aurais-je oublié de citer l'auteur ?
Je sais qu'il s'est reconnu, il l'a écrit ici, mais tout le monde n'a pas lu l'intégrale du patron, apparemment...

Écrit par : yann | 24 avril 2009

Pourquoi seulement des fonctionnaires?

Ecrit par : Libre enfin!!! | 23 avril 2009

Parce que contrepartie de la garantie de l'emploi à vie, tout simplement.

Écrit par : yann | 24 avril 2009

Hors-sujet, c'est pour Dobolino :
C'est pas ton député, le zozo, là :

"Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, a préconisé le lancement d'un "emprunt" comme "recette extraordinaire" pour l'Etat afin de rétablir une meilleure situation des finances publiques.

Invité de BFM, le député, proche de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, a fait valoir que "la meilleure réponse au financement de l'ardoise, c'est évidemment la reprise de la croissance. Deuxième élément de réponse, c'est de maintenir une politique très ferme de maîtrise des dépenses de fonctionnement de l'Etat". Mais, a-t-il ajouté, "il est possible que cela ne suffise pas pour rétablir une meilleure situation des finances publiques".

"Il me semble qu'une des voies qui pourraient être explorées dès lors qu'on aurait cantonné ces dépenses extraordinaires, serait d'imaginer une recette extraordinaire. Elle pourrait être non pas d'augmenter les impôts mais de lancer un emprunt (...), qui pourrait être un emprunt forcé", a déclaré le député de la Drôme."

Emprunt forcé ! Diantre !
Cadichon va nous en faire une rougeole (et moi-même, je ne me sens pas très bien).

Écrit par : yann | 24 avril 2009

Ah, c'est vrai, j'oubliais, religion de paix, d'amour et de tolérance !

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

:-) c'est une religion comme une autre. Elle a un avantage par rapport à celle de la guerre, de la haine et de l'intolérance: elle ne fait de mal à personne.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

:-) c'est une religion comme une autre. Elle a un avantage par rapport à celle de la guerre, de la haine et de l'intolérance: elle ne fait de mal à personne.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

Sauf à ceux et celles qui la pratiquent. Mais bon, c'est un état d'esprit.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

C'est NOTRE député ! A Catmano et à moi ! Notre bon Hervé Mariton !

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

Allons allons, Amélie! J'ai parlé de l'islamo-gauchisme avant vous, ici!
Quand à mes "certitudes" et à mes "insultes", j'attends que vous me donniez des exemples. Avec impatience! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

"C'est NOTRE député ! A Catmano et à moi ! Notre bon Hervé Mariton !"

Ecrit par : dobolino | 24 avril 2009

Veinarde! Nous, on a Michel Sapin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Pour les PE, un blog juste pour rire, malgré les fôtes ...

http://educophobe.over-blog.com/

Écrit par : Perceval | 24 avril 2009

Christophe Sibillea écrit le 22 avril 2009

[Pas mal, Michel...
Mais, comme musique "funk de blancs" je trouve que ça a plus de c... ...
Tower of power]

Je ne comprends pas bien : je te propose Gil scott Heron qui est noir et qui écrit ses lyrics ( dont le contenu est au moins sociologiquement intéressant , non ? ) et tu me réponds en parlant de blancs qui n'ecrivent pas de textes ????

MD

Écrit par : MDelord | 24 avril 2009

Oui, mille excuses, je ne vous parlais que de la musique, et je trouve que celle de Tower of Power est plus "black", (en ce qui concerne le "groove), que celle de Gil Scott Heron...
Mais ce n'est que mon opinion! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Asinus asinum fricat;ejusdem farinae;it takes one to know one;
et en français ça donne:

Est-ce que "libre enfin" ne serait pas un simple provocateur? Ou un échappé des "manifs de droite" ou du collectif "d'aide aux riches", qui a alpagué Jean Sarkozy avant-hier?
Son message me semble quand même un peu énorme, et sa coïncidence avec le retour de Cadichon un peu bizarroïde.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009


Mais enfin, ça tombait sous le sens!!!
Ceci dit certain(e)s pensent comme ça (ou presque) et c'est pourquoi le message a fait illusion
Ecrit par : Libre enfin | 24 avril 2009


Je suis convaincue que tout le monde ( ou presque) avait pigé à la première lecture mais jugé inutile de relever tant la ficelle était ÉPAISSE (dans le sens québécois du terme).

Chacun me témoigne sa joie de me revoir à sa manière et c'est bien cela la diversité. Je ne laisserai personne dire que ne ne la défendrai pas. Permettez moi seulement de l'appeler ouverture, pluralisme, concurrence, en un mot :LIBERTE.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2009

Le fonctionnaire doit au contraire refuser d’obéir à un ordre lorsqu’il est manifestement illégal et contraire à un intérêt public.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 24 avril 2009

Est-ce qu'on peut considérer comme devoir de désobéissance lors que nous faisons cours à nos élèves alors que notre hiérarchie prétend nous l'interdire ?

Le droit à l'Instruction, mentionné dans notre Constitution ne prévaut-il pas sur toutes les lois de type pédagogiste comme la loi Jospin ?

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Je vous suggère de regarder Demolition Man ;-)

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

Oui, excellent film !

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

"Mais enfin, ça tombait sous le sens!!!"

Ecrit par : Libre enfin | 24 avril 2009

C'est aussi ce qu'il m'a semblé à première lecture. Mais avouez que vous ne l'auriez pas fait si vous n'aviez pas été certain que d'aucuns tomberaient dans le panneau!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

C'est un peu simple... et faux : vous n'avez jamais vu d'illuminé libéral style Madelin/stop la grève/ "liberté chérie"/ Sabine Heroltz/ association de défense des contribuables et autres, Christophe ?

Ben ça aussi, ça existe, figurez-vous.

Certes, ils ne sont pas majoritaires contarirement aux instits qui font de la globale, de l'auto-construction des savoirs, des sorties à gogo, des projets d'école, etc. Catmano n'est pas la règle (hélas), elle est l'exception. Je le constate chaque rentrée avec mes 6ème : je vois concrètement ce qu'il en est.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Bien sûr, Amélie, que je ne suis pas sur la même longueur d'ondes que Manu sur beaucoup de sujet. Que Jeremy non plus. Que Jean-Paul non plus, (contrairement à ce qu'un de vos derniers messages un peu nauséabond laissait entendre). Mais on peut aussi essayer de (et parvenir à) trouver des terrains d'entente sur certains sujets, qui dépassent évidemment de très loin le clivage "droite-gauche".
Vous savez, la vie et l'expérience prouvent souvent que la défense des causes les plus défendables ne consiste pas seulement en le fait de chercher "des bêtes à abattre", mais de tenter aussi de discuter sereinement avec des personnes avec qui on peut trouver ces terrains d'entente*. Ce qui ne semble pas être votre cas.
Vous cherchez absolument à "en découdre", vous avez certains problèmes personnels à régler, personne ici ne peut rien pour vous à ce sujet, vous savez!

*Ce qui n'empêche pas d'être assez combatif sur certains sujets, (et peut-être les mêmes que ceux qui vous tiennent à coeur, et peut-être même, figurez-vous, Quant à Toto, je ne l'ai jamais vu aligner un argument qui tienne debout, à part un copié-collé de temps en temps. Des borborygmes, c'est à peu près tout.
Et c'est vraiment prendre Jean-Paul pour un c... que supposer qu'il l'a viré pour me faire plaisir!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Je note :"nauséabond" : toujours lourdement connoté chez les bienpensants, du même ordre que "les heures les plus sombres" et tout le folklore pour transformer l'interlocuteur en nazillon avec toute sa panoplie. De quoi parlez-vous ?

"des bêtes à abattre"," en découdre": ciel ! Mais non, seulement des faits à regarder en face. Si on n'est pas mal voyant, bien sûr.

"vous avez certains problèmes personnels à régler": Faux, mes problèmes vis à vis de tout le tralala hypocrite de la bienpensance sont justement réglés, et je m'en réjouis. N'essayez pas de jouer au psy, vous êtes musicien.

"du même bord que vous. Mais pas avec le même état d'esprit bêtement vindicatif.": l'adverbe "bêtement", c'est une injure ou une moquerie, faut savoir !

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

Tiens, à propos de la section 28 (voir wikipédia), je suis en train de lire dans un excellent livre la chose suivante :

"Alors, soyons clairs, et refusons l'entrée dans l'école de tout ce qui concerne la sphère privée, du choix religieux aux pratiques sexuelles. Après tout, quel besoin aurions-nous d'exhiber nos comportements d'alcôve en public* ?

* Il se trouve que cela se fait, depuis une vingtaine d'années. La mode du coming out, venue, comme le communautarisme, des États-Unis, a fini par créer une "communauté gay" parallèle à toutes les autres. Comme si on était sans cesse obligé de se conformer à un modèle, à la mode vestimentaire d'un petit groupe. S'exhiber comme gay ou comme Musulman fondamentaliste participe du même conformisme accablant."

Ecrit par : yann | 23 avril 2009

Dans quel livre ? Cela me rappelle en tout cas les interventions de certains sur le sujet, l'été dernier.

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

c'est une religion comme une autre. Elle a un avantage par rapport à celle de la guerre, de la haine et de l'intolérance: elle ne fait de mal à personne.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

J'en pleure de rire, je vous prie de m'en excuser !

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

J'en pleure de rire, je vous prie de m'en excuser !

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Au moins je vous aurez fait rire, j'ai fait ma B.A. :-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

"aurai", pardon

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

"l'adverbe "bêtement", c'est une injure ou une moquerie, faut savoir !"

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Ni l'un, ni l'autre; un simple constat. (Presque) tout le monde a pu s'en rendre compte, et vous le faire remarquer, ici; pas besoin d'être "psy", il suffit de savoir lire!
Ceci-dit, vous forcez peut-être la dose! Vous avouez vous-même "avoir un caractère de cochon, mais pas tout le temps".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Dans quel livre ? Cela me rappelle en tout cas les interventions de certains sur le sujet, l'été dernier.

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Cherchez encore. C'est subliminal dans au moins une réponse, et presque plus dans ma réponse à Jérémy.
Mais je préserve le suspense pour lui laisser le temps de trouver.

Écrit par : yann | 24 avril 2009

@ Jean Sévillia
Pour info
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sévillia

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009

------> Merci M. Morel ! Extrait :

"En 2006, avec quelques amis, Jean Sévillia a fondé le Prix du livre incorrect, dont il préside le jury. Celui-ci se compose d'André Bonet (secrétaire général), Henri Amouroux, Gérard Belledent, Henry Bonnier, Bruno de Cessole, France-Marie Chauvelot, Christine Clerc, Chantal Delsol, Éric de Montgolfier, Paul-François Paoli, Annet Sauty de Chalon, François Taillandier et Éric Zemmour."

Je suis loin de les connaître tous, mais il y en a deux excellents : outre l'ami Zemmour, Paul-François Paoli (je crois même qu'il a déja fait une émission avec JPB il y a longtemps).

Sinon, pour ceux que ça intéresse, ils ont attribué le prix 2008 à Jean Clair. Voici un article polémique mais trés intéressant de lui paru dans Le Monde : http://www.nouveau-reac.org/docs/CJ/CJ_monde211101.htm

Ce à quoi Christophe conclut par :

"Charmant!"

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Qu'y a-t-il, Christophe ? ils ne sont pas de gauche ? Comme dirait Duke Nukem : "Shit happens"... 

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Mais non, seulement des faits à regarder en face. Si on n'est pas mal voyant, bien sûr.

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Enigme à résoudre:

Une vidéo montre un groupe de personnes style caillera de banlieu (visiblement basané, mais on ne voit pas très bien) en train de s'en prendre à quelqu'un style "français classique".

Que voit-on sur cette vidéo ?

Réponse 1 en regardant la réalité en face: une personne se faisant agresser par un groupe de personnes.

Réponse 2 orientée: un bon français en train de se faire tabasser par des voyous musulmants et certainement islamistes.

Réponse 3 orientée: un petit bourge qui a cherché des emmerdes à de pauvres jeunes immigrés paumés, qui en sont arrivés (parce que la société n'a pas su s'occuper d'eux, parce qu'ils n'ont pas de boulots, etc.).

Réponse 4 orientée: il n'y a pas eu d'agression, ce sont les médias qui ont tout inventé.

C'est dingue ce qu'on peut faire en n'utilisant que du bon sens...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

"Alors, soyons clairs, et refusons l'entrée dans l'école de tout ce qui concerne la sphère privée, du choix religieux aux pratiques sexuelles. Après tout, quel besoin aurions-nous d'exhiber nos comportements d'alcôve en public* ?


Ecrit par : yann | 23 avril 2009

Dans quel livre ? Cela me rappelle en tout cas les interventions de certains sur le sujet, l'été dernier.

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Et pour répondre à votre post plus haut, Amélie, le désaccord avec Jérémy et moi portait essentiellement là-dessus : lui pense qu'il faut absolument lutter directement contre l'homophobie à l'école. Je suis convaincu pour l'instant que si on fait cela, on va aggraver le problème comme cela s'est produit pour le racisme et pense aussi que le seul moyen, c'est de lutter indirectement contre par la culture et l'instruction.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Je crois bien (je ne me rappelle pas le contexte) que c'est ce que je sous-entendais dans le passage incriminé (Yann, vous êtes lourd : j'ai dit plus haut que c'était de moi…). Je ne raconte pas en classe mes coups de bite, je ne vois pas pourquoi quelqu'un d'autre le ferait — pour quel bénéfice…
Reste à expliquer la littérature, posément — et le reste. La modération vent de la culture — ou eut en venir plus facilement que de l'ignorance.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2009

C'est très exactement ce que vous sous-entendiez (enfin, je le lis comme ça).
Je ne suis lourd que parce Jérémy et Amélie ne vous lisent qu'en diagonale et que vous ne l'avez pas dit formellement (il y a des gens à qui il faut mettre les poings sur les I).

Écrit par : yann | 24 avril 2009

La modération vent de la culture — ou eut en venir plus facilement que de l'ignorance.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2009

Entièrement d'accord, mais le problème c'est que faire en attendant d'y arriver ? Pour moi, l'IMS (intervention en milieu scolaire), ce n'est pas la panacée, mais c'est déjà mieux que rien.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

Sibille, avec d'autres, incarne parfaitement ce terrorisme-là. Et c'est ce que Toto visait.

Ecrit par : Amélie | 24 avril 2009

Opinion personelle : je ne considère pas Christophe comme un terroriste, mais comme un cas d'aveuglement volontaire parmi d'autres. Ainsi, pour lui, à chaque fois qu'un exemple avéré contredit ce qu'il avance (sur la globale, sur Foucambert, etc. si vous avez suivi ce que nous avons échangé plus haut), il prétend que "c'est un cas particulier". Bien sûr, quelques milliers de cas particuliers (rien que mes élèves en constituent eux-mêmes quelques centaines par an), ça forme rapidement une généralité (il est tout de même curieux que JPB, par exemple, constate exactement la même chose à l'autre bout de la France avec son propre fils). Bref, nous ne sommes pas d'accord.

Ce n'est -en plus- pas ce que Toto visait. Le vrai terroriste, en fait, c'était plutôt lui : vous lui prêtez en tout cas des qualités parfaitement imaginaires qu'il n'a démontré à aucun moment .
Massacrer la langue Française VOLONTAIREMENT comme il le fait s'oppose à toutes les valeurs que vous défendez, Amélie, que vous le vouliez ou non : sous couvert d'un "humour (?) ultra-lourdingue, il y a chez ce genre de taré une véritable haine de la France à travers la haine de la langue (à ce niveau là, en tout cas).

Que ça vous ait "arrangé" trés momentanément parce qu'il insultait Christophe à longueur de post, je veux bien (bien que ce soit absolument inacceptable), mais au-delà d'un certain temps... non, tout simplement non.

Personellement plus qu'agacé par cette "stratégie" minable (le mot est faible) (celle de Toto, pas la vôtre). J'ai fini par lui demander gentiment (même si je suis en désaccord sur bien des points avec Christophe) d'arrêter ses conneries. Il n' a jamais ne serait-ce qu'essayé, beaucoup trop dépendant de sa jouissance à insulter derrière un écran et à s'auto-gargariser d'un humour (??) s'apparentant trés nettement à un sentiment de toute-puissance.

Mieux, il a dans un 1er temps totalement répondu à côté avant de m'insullter à mon tour. Toto n' a jamais autre chose qu'un narcisse frustré, sans argument, essayant de faire passer pour de l'humour le vide de sa "pensée". Il n'a jamais visé que lui-même à travers ses interventions débiles : regardez-moi, regardez comme je suis drôle (tu parles...).

La preuve ? Dans le cas contraire, il s'en serait lassé, tôt ou tard, et se serait mis à écrire en Français (ce qu'il a fait d'ailleurs en de trés trés rares occasion, prouvant par là même qu'il se foutait de la gueule du monde). Finalement, c'est JPB lui-même qui s'est lassé. J'aurais été moins patient.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

A propos du texte de Jean Clair : "Le surréalisme et la démoralisation de l'occident"

Dès 1933, Stefan George et Heidegger tournent le dos au national- socialisme, Jünger et Gottfried Benne s'enfoncent dans l'émigration intérieure. Il faudra attendre fin 1935 pour voir Breton rompre avec le stalinisme. Et que dire alors d'Eluard et d'Aragon ?

Dire que Martin Heidegger a "tourné le dos" au national-socialisme en 1933 est une imbécillité.

Quelqu'un disait plus haut qu'il ne connaissait pas les membres du jury du prix du "livre incorrect".

Moi, j'en connais au moins une : Madame Chantal Delsol, épouse de Charles Millon, ancien ministre de la défense du premier gouvernement Chirac, député-maire de Belley, président du conseil régional du Rhône, qui souhaitait (il n'a pas fait que la souhaiter) l'alliance entre la droite classique et le Front-national.

Très "correct", Monsieur Millon. J'ai eu affaire à lui dans une circonstances bien particulière et je peux vous dire que je m'en souviens. J'ai toujours un morceau du poignard dans le dos.

Il faut avoir le courage de mettre les cartes sur la table, Madame Chantal Millon-Delsol ! (qui se rassemble s'assemble...et grenouille dans le bénitier mariste)

I don't forget, Madame Chantal Millon-Delsol !

Très "correcte" Madame Chantal Millon-Delsol. Elle a même prêché le dernier carême à Notre-Dame de Paris.

Et maintenant foutez-la paix à Robert Desnos et à André Breton. Ils vous emmerdent et moi aussi. Si vous saviez !

Le collège Lamartine à Belley, ça ne vous rappelle rien ? I don't forget... et si vous saviez comme ça m'a fait plaisir ce qui est arrivé à votre mari. J'ai pensé au moins une fois dans ma vie qu'il y avait quand même une justice sur cette foutue terre)

Vous savez comment on appelle les gens comme vous dans l'Évangile ? Des pharisiens. (au cas où vous ces propos vous reviendraient aux oreilles)

Il a eu du mal avec sa candidature au sénat, hein ? le site Internet n'a pas ouvert finalement. Quelle tristesse, comme je vous plains ! Que les gens sont méchants !

Tiens, je signe de mon nom et de mon prénom, chère Madame :

Robin Guilloux

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Hors-sujet, c'est pour Dobolino :
C'est pas ton député, le zozo, là :

"Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, a préconisé le lancement d'un "emprunt" comme "recette extraordinaire" pour l'Etat afin de rétablir une meilleure situation des finances publiques.

Invité de BFM, le député, proche de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, a fait valoir que "la meilleure réponse au financement de l'ardoise, c'est évidemment la reprise de la croissance. Deuxième élément de réponse, c'est de maintenir une politique très ferme de maîtrise des dépenses de fonctionnement de l'Etat". Mais, a-t-il ajouté, "il est possible que cela ne suffise pas pour rétablir une meilleure situation des finances publiques".

"Il me semble qu'une des voies qui pourraient être explorées dès lors qu'on aurait cantonné ces dépenses extraordinaires, serait d'imaginer une recette extraordinaire. Elle pourrait être non pas d'augmenter les impôts mais de lancer un emprunt (...), qui pourrait être un emprunt forcé", a déclaré le député de la Drôme."

Emprunt forcé ! Diantre !
Cadichon va nous en faire une rougeole (et moi-même, je ne me sens pas très bien).

Ecrit par : yann | 24 avril 2009

Il fallait oser...........
Emprunt obligatoire, forcé ? En politiquement incorrect c'est un emprunt d'extorsion légalisé.
La France en cure d'amaigrissement concernant les rentrées fiscales, Dios et le chômage qui continue d'augmenter !
Oh, putaingggggggggg, il y en a qui vont se faire avoir.
La tonte va continuer, les moutons vont bêler de joie !

Envoyez les enarques et leurs supers idées à Cuba.
Billet simple.

Écrit par : carole | 24 avril 2009

@ cadichon

Je vous remercie de faire comprendre aux jeunes générations que Maurice Thorez était une crapule, mais ce débat me paraît un peu daté, non ? Ce qui m'aurait intéressé en échange c'est de connaître votre opinion, en tant que "libérale" sur la situation économique actuelle. A moins que votre retour sur ce blog (que je salue) signifie que le "libéralisme" a résolu les problèmes qu'il a posés (expliquez-nous donc comment ?)...ce qui me ferait une deuxième raison de me réjouir.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

"Deux motifs, à cet égard, hantent l'imagerie futuriste. L'un est le gratte-ciel et l'autre l'avion. Ils sont présents chez Fillia et Prampolini comme chez Lissitzky et Malevitch, côte à côte, emblèmes simultanés de la gloire du monde technique. Les surréalistes sont les premiers à les imaginer l'un contre l'autre, préfigurant ce que les terroristes accompliront."

Qui est ce Jean Clair qui profère de telles âneries ?
Qu'on relise les premiers vers de Zone à cette aune et voilà Apollinaire responsable de l'attentat contre les Tours jumelles !

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

Quelqu'un disait plus haut qu'il ne connaissait pas les membres du jury du prix du "livre incorrect".

-------> C'est moi Robin, je n'en connais que deux (que j'aime plutôt bien). Désolé d'avoir déclenché involontairement votre ire, je ne connais effectivement pas tout. Alors je vais me cultiver un peu...

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

"Dire que Martin Heidegger a "tourné le dos" au national-socialisme en 1933 est une imbécillité." écrit Robin.

Non c'est la preuve d'une ignorance pyramidale. Ce qui va souvent avec l'imbécillité, il est vrai.

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

@ Pour info
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Clair

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

Qu'y a-t-il, Christophe ? ils ne sont pas de gauche ? Comme dirait Duke Nukem : "Shit happens"...

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Il semble qu'il y en ait qui ont répondu avant moi, (sieste au soleil oblige, ;-). Merci à Robin et à Guy.
Ceci-dit, il semble que vous fassiez une petite "fixette" sur l'antagonisme "droite-gauche". Alors, une petite question très simple: ça veut dire quoi, pour vous, "être de gauche"? ;-)

Ceci étant dit, je ne vous saurai jamais assez gré d'avoir été le premier à vous insurger réellement contre les insanités de Toto, (à mon égard, mais pas seulement.) Merci encore et toujours.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

-------> C'est moi Robin, je n'en connais que deux (que j'aime plutôt bien). Désolé d'avoir déclenché involontairement votre ire, je ne connais effectivement pas tout. Alors je vais me cultiver un peu...

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Vous n'y êtes pour rien Manu. Une vieille blessure de guerre, vous ne pouviez pas savoir ;-)

Et ce n'est pas moi qui vous reprocherais de na pas connaître cette bande de pignoufs.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

"(il y a des gens à qui il faut mettre les poings sur les I)."

Ecrit par : yann | 24 avril 2009

Ou dans la g...?

Bon, smiley, cette fois!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Et ce n'est pas moi qui vous reprocherais de ne pas connaître cette bande de pignoufs.

Ecrit par : Robin | 24 avril 2009

Moins les deux que vous connaissez ! ;-))

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

...qui n'en sont pas !

...des pignoufs.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

@Heidegger et Husserl

Le premier fut l'élève du second auquel il arriva ceci :
"Le professeur Husserl se voit interdire l'accès à la bibliothèque de l'université de Fribourg en application de la législation antisémite adoptée par les Nazis en avril 1933."
Et le premier accepta le poste de recteur de l'université de Fribourg à la même date, ce qui était une manière très particulière de "rompre avec le nazisme".

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

"Ce qui m'aurait intéressé en échange c'est de connaître votre opinion, en tant que "libérale" sur la situation économique actuelle. A moins que votre retour sur ce blog (que je salue) signifie que le "libéralisme" a résolu les problèmes qu'il a posés (expliquez-nous donc comment ?)...ce qui me ferait une deuxième raison de me réjouir."

Ecrit par : Robin | 24 avril 2009

Pas mieux... Au delà de la "bisémie" du mot: "libéral".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Monsieur Gérard Régnier, dit Jean pas très Clair :

"Martin Heidegger a tourné le dos au nazisme en 1933."

"Herr Jean Clair, nous vous faisons grande médaille d'or de la République d'Autriche !"

Das ist klar !

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

@ Robin
Vous écrivez :"@ cadichon

Je vous remercie de faire comprendre aux jeunes générations que Maurice Thorez était une crapule".

Je crois que vous vous méprenez, l'objectif de Cadichon était de révéler aux jeunes générations que de Gaulle était un social-démocrate aveuglé par son admiration pour 1793, l'égalitarisme, l'anti-élitisme etc.

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

Faut pas se frapper avec Cadichon ! En histoire, c'est une bille. Je n'accorde plus aucun crédit à ses élucubrations depuis le jour où elle nous a cité un texte qui affirmait que la Fronde était la conséquence de la Révocation de l'Edit de Nantes.
Elle joue les érudites et arrive à impressionner, du fait de la complexité et de la longueur de ses posts mais c'est du flan total !
Elle doit avoir tout un tas de références biblio dont elle fait une joyeuse salade.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

Je crois que vous vous méprenez, l'objectif de Cadichon était de révéler aux jeunes générations que de Gaulle était un social-démocrate aveuglé par son admiration pour 1793, l'égalitarisme, l'anti-élitisme etc.

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009

Heureusement qu'on a cadichon pour nous parler de de Gaulle et Jean Clair d'Heiddeger.

Les jeunes générations seront "édifiées"...A défaut d'être "instruites".

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Exactement le genre de personne à laquelle on a envie de dire "mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine ".

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

1)- Pouvez préciser même si vous l'avez déjà fait ici, ce que vous entendez par "penseur libéral de l'éducation"?

2)- Comment interprétez-vous la "pensée pédagogique" de Denis Diderot, exposée entre autres écrits dans son Plan d'une unniversité pour le gouvernement de Russie

3)- Peut-on prendre connaissance de votre thèse? Où et comment?
Merci.
Ecrit par : buntovchik | 24 avril 2009

Merci Bunto de me donner l'occasion de préciser qu'il ne faut pas confondre éclairé et libéral et surtout qu'un despote éclairé n'est pas démocrate et encore moins républicain.
Diderot a bien conscience que la Russie a encore un long chemin à faire dans ce domaine.
Il écrit aussi (Mémoires pour Catherine II, Ed.Lewinter, X, p. 642) «Je ne me sens pas la force de former un plan. Il faut que je m’en tienne à des vues générales, moi qui sais que les vues générales sont le produit des hommes ordinaires, et qui ne fais cas que des vues particulières, les seules qui touchent à la chose et au fond de la chose».
Il avait développé une idée qui flottait dans l'air, ( cf La Chalotais) mais comparez ces deux textes publiés en 1775, ( son Plan et l'Essai de Condorcet que je citais + haut sur le commerce du blé) l'un en reste à l'idée qu' "Instruire une nation c'est la civiliser", pour l'autre instruire c'est surtout l'émanciper et il donnera par la suite (et dans les Cinq Mémoires dune manière bien plus détaillée que dans le Rapport, oeuvre de circonstances et de compromis) les moyens de le faire. Il aura lui cette "vue particulière" qui met en pratique un concept de liberté resté, par la force des choses, incantatoire chez Diderot. S'il avait eu 20 ans de moins, il y a de fortes chances qu'il se serait joint à Condorcet et non à Robespierre mais il aurait alors tout aussi vraisemblablement eu droit au "rasoir national".
C'est en allant le voir à Vincennes que Rousseau eut l'épiphanie qui le mit sur le chemin de la gloire éternelle...à quoi tiennent les choses.

Diderot est donc, je vous l'accorde bien volontiers, un philosophe de la liberté, mais je ne le classerais pas pami les penseurs libéraux de l'éducation, car la notion de système libéral d'éducation fait appel à des concepts que personne ne développait jusque-là. Locke, à cet égard, est un fondateur de la pensée libérale et non un penseur libéral de l'éducation, dans ma typologie du moins, et vous avez raison de me le faire souligner. Comme Rousseau, il privilégie le tutorat privé.

Diderot n'en fait pas moins appel aux principes fondateurs du libéralisme, comme celui de la perfectibilité et il écrit par exemple dans la préface du Plan: (Lew, T. Xl, p. 745-746)
"J’oserais assurer que la pureté de la morale a suivi les progrès des vêtements depuis la peau de bête jusqu’à
l’étoffe de soie. Combien de vertus délicates que l’esclave et le sauvage ignorent. Si l’on croyait que ces vertus, fruits du temps et des lumières, sont de convention, l’on se tromperait; elles tiennent à la science des mœurs comme la feuille tient à l’arbre qu’elle embellit. Convaincue de ces vérités. Sa Majesté demande le plan d’une université ou
d’une école publique de toutes les sciences. L’objet est de la plus grande importance, la tâche d’une étendue peut-être au-dessus de mes forces; mais le zèle, qui quelquefois supplée au talent, a toujours excusé les défauts de l’ouvrage.
J’obéis donc. "
Il sait bien que la Russie tsariste ne permet pas d'instaurer un système d’instruction généralisé et l'échec de Catherine II dans ce domaine le montre.


J'oppose l'idéal-type de l'éducation illibérale au modèle libéral de Condorcet qui pratique un "libéralisme intransigeant", (Baczko) et comme nul n'est prophète en son pays, son Plan n'a jamais été mis en oeuvre dans un pays qui privilégie le monopole et l'égalitarisme ( "funeste égalité mathématique") à la ...diversité ( liberté ) laquelle inclut le respect des inégalités naturelles (notamment prend en compte la distribution inégale du talent). La diminution des inégalités est une conséquence de l'intruction publique, elle n'est pas la fin recherchée ( c'est l'émancipation de l'individu et l'autonomie de la pensée) et elle elle n'arrive que dans certaines conditions que l'éducation illibérale ne remplit pas ce qui la conduit à creuser les inégalités qu'elle prétend pouvoir supprimer.

Un modèle libéral organise l'instruction en fonction de l'enfant ( le puérocentrisme est une vaste fumisterie, un gri-gri de sophiste) mais en conservant la centralité du savoir ELEMENTARISE et de sa transmission. Il a droit ( in my book) au label libéral car il met en application des principes philosophiques généraux des Lumières qui soutendent la tradition libérale, notamment celui de perfectibilité que Diderot évoque dans l'extrait ci-dessus, mais il en reste là. Condorcet l'articule à ceux de la révisabilité des lois dans sa théorie de la République et d'exigence didactique dans sa théorie de l'instruction publique. Il associe la théorie de la décision à celle de la connaissance, en privilégiant la liberté sur l'égalité. Et c'est ce critère-là qui est pour moi la ligne de démarcation entre écoles libérale et illibérale, comme il distingue aussi l'esprit de 89 et celui de 93.

Cette interprétation est iconoclaste en France ( et c'est pourquoi j'ai fait ma thèse aux E-U) où le libéralisme souffre d'hémiplégie. Il y aurait un bon libéralisme et un mauvais.
C'est du pipeau, et c'est une exception bien française.
J'en resterai là car tant de livres exposent cette fallacie ("La philosophie libérale d'Alain Laurent par exemple).

Ma "graduation" est le 17 mai et je ne sais pas combien de temps après les thèses sont accessibles . J'ai l'intention d'en faire un livre donc je vous conseille un peu de patience, ce sera plus digeste, encore que.... je pense qu'il vous faudra le lire avec du Peptobismol.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2009

"Elle ( Cadichon) doit avoir tout un tas de références biblio dont elle fait une joyeuse salade.
Ecrit par : dobolino | 24 avril 2009
Celle-ci, vous croyez :
« je suis avec Robespierre et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. Oui, je pense avec lui parce qu’il a, à ce moment, toute l’ampleur de la Révolution »
Jean Jaurès.

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

Tiens, pendant ce temps là, à la justice, on ne veut surtout pas virer le Meirieu local (pourquoi cette comparaison ? - Parce que lui aussi fait ses conneries "pour le bien des petits n'enfants").

Et ceci malgré les conséquences de son incurie (1 suicide en prison, plusieurs vies détruites,etc.). On voudrait f.. la justice en l'air et l'assimiler à une mauvaise plaisanterie, on ne s'y prendrait pas autrement.

Encore un qui travaille directement à l'avènement de la guerre totale de tous contre tous sans même le savoir.


Outreau : le juge Burgaud simplement reprimandé
France Info - 14:00

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C’est officiel, le Conseil supérieur de la magistrature a infligé au juge une "réprimande avec inscription au dossier" - c’est la sanction la plus basse possible...

Une “simple réprimande, avec inscription au dossier”. Le Conseil supérieur de la magistrature a tranché. Le juge Burgaud s’en tire avec le minimum. Cette sanction, la plus faible possible est bien inférieure à la peine réclamée par le ministère de la Justice - exclusion de la magistrature pendant un an.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Et toujours rien de Cadichon sur la différence entre "le libéralisme selon Condorcet" et "le libéralisme selon Madelin".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Ceci-dit, il semble que vous fassiez une petite "fixette" sur l'antagonisme "droite-gauche". Alors, une petite question très simple: ça veut dire quoi, pour vous, "être de gauche"? ;-)


Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009


Autrefois, pour moi, la gauche était ce qui luttait contre l'injustice sociale. Aujourd'hui, je pense qu'elle en fait au contraire directement la promotion au nom du Bien, ce qui la rend encore plus dangereuse que la droite.

Je considère donc aujourd'hui l95 % de la gauche comme "libérale", dans le mauvais sens du terme ou si vous préférez dans l'acception que lui donne JC MIchéa.

Cette analyse diffère de celle de JPB ou celle de Guy Morel, pour qui, si j'ai bien compris il existe une "vraie gauche" restée fidèle à un certain nombre d'idéaux et une gauche qui a trahi. Remarquez, sur ce plan, Michéa n'est pas loin de développer la même thèse. Mais il dit aussi que "la gauche est devenue une religion de remplacement" : je suis 100 % d'accord avec ça.

Pour simplifier, mon découpage actuel ne se situe pas tellement entre droite et gauche, Christophe, mais entre libéraux et Républicains (je n'ai pas pu m'empêcher de mettre une majuscule, vous avez compris dans quel camp je me situe).

Alors évidemment, à notre époque, tout le monde se prétend "Républicain"... même et surtout les plus libéraux des hommes politiques. A ce titre, je considère qu'il n' y avait que des candidats libéraux à la dernière présidentielle, ou presque. A commencer par les Besancenots et consort. Il suffit en général de lire la partie "Éducation " du programme de ces gens-là. Et je ne vous parle pas du reste.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Et l'adjectif: "illibéral" n'existe pas! Mettez des guillemets quand vous l'employez! Sinon, votre directeur de thèse va vous en faire la remarque, si elle est ainsi traduite!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

"A ce titre, je considère qu'il n' y avait que des candidats libéraux à la dernière présidentielle, ou presque."

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Hé ben! Vous allez vous faire une nouvelle copine! Ca promet un débat musclé, et il va être dur pour les autres protagonistes de s'intercaler!
Un peu idéologique, le "coup de la majuscule", quand même!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

"La première obligation est celle qui les (les étudiants) conduit à la communauté populaire. Elle leur fait un devoir de prendre part à la peine, aux aspirations, aux capacités de tous les membres du peuple, quel que soit leur état, en partageant le fardeau et en mettant la main à la pâte (sic !). cette obligation est désormais fixée et enracinée dans l'existence étudiante par le service du travail.

La deuxième obligation est celle qui les lie à l'honneur et au destin de la nation au milieu des autres peuples. Elle exige une disponibilité - assurée par le savoir et la capacité et trempée par la discipline - à s'engager jusqu'au bout. Cette obligation enserre et pénètre désormais toute l'existence étudiante en tant que service militaire.

La troisième obligation de la communauté étudiante est celle qui la lie à la mission spirituelle du peuple allemand. Ce peuple travaille à son destin dans la mesure où il place son histoire dans une certaine possibilité : celle de manifester la surpuissance des toutes les puissances formatrices de monde de l'existence humaine, et où il conquiert toujours à nouveau son monde spirituel.

(en langage clair : servir fidèlement le Führer et l'idéologie nationale-socialiste)

Martin Heidegger, "Die Selbstvehanptuung der deutschen Universität" ("L'auto -affirmation de l'université allemande") Traduit de l'allemand par Gérard GRANEL (éditions TER bilingue) Discours tenu pour la prise en charge solennelle du rectorat de l'université Fribourg-en-Brisgau, le 27.05.1933

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

"Autrefois, pour moi, la gauche était ce qui luttait contre l'injustice sociale. Aujourd'hui, je pense qu'elle en fait au contraire directement la promotion au nom du Bien".

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Je suis navré, mais, réellement, je ne sais pas vraiment ce que c'est.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Si j'ai bien compris, Heidegger est un ultralibéral?
Ah, non, c'est vrai, c'est comme la fourmi de dix-huit mètres!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

@ cadichon
Je vous remercie de faire comprendre aux jeunes générations que Maurice Thorez était une crapule, mais ce débat me paraît un peu daté, non ? Ce qui m'aurait intéressé en échange c'est de connaître votre opinion, en tant que "libérale" sur la situation économique actuelle. A moins que votre retour sur ce blog (que je salue) signifie que le "libéralisme" a résolu les problèmes qu'il a posés (expliquez-nous donc comment ?)...ce qui me ferait une deuxième raison de me réjouir.
Ecrit par : Robin | 24 avril 2009

Robin, vous aussi vous avez une conception hémiplégique du libéralisme...



Faut pas se frapper avec Cadichon ! En histoire, c'est une bille. Je n'accorde plus aucun crédit à ses élucubrations depuis le jour où elle nous a cité un texte qui affirmait que la Fronde était la conséquence de la Révocation de l'Edit de Nantes.
Ecrit par : dobolino | 24 avril 2009

à qui voulez vous faire croire une ineptie pareille...aux élèves qui sortent des écoles où on conchie la chronologie?
la première qualité d'un mensonge c'est d'être crédible...

L'édit de Fontainebleau n'en est pas moins la marque de l'esprit millénariste qui plombe la France et ce n'est pas la Fronde bien évidemment mais la pâtée de Sedan qu'on peut lui attribuer car qui d'autre que nos bons architectes parpaillots qui s'étaient fait la main sur les marais poitevins ont permis d'assécher ceux de ce qui deviendra grâce à eux la capitale de la Prusse?

Merci pour l'illustration de ce que Sévilla définit comme les armes usuelles du terrorisme intellectuel: amalgame, diabolisation, procès d'intention mais j'oubliais: MENSONGE!


la bave du crapeau...

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2009

Martin Heidegger a démissionné de sa charge de recteur en 1934, mais a fidèlement renouvelé sa carte de membre du NSDAP jusqu'en 1945.

Ses convictions national-socialistes sont attestées.

Il a effacé la dédicace à son maître Edmund Husserl (interdit d'enseigner en tant que Juif) de la deuxième édition de "Zein und Zeit", appliqué l'interdiction d'accès de la bibliothèque universitaire aux Juifs.

Je m'arrête là. J'ai passé de nombreuses heures de ma vie sur les livres et la pensée de Martin Heidegger et je n'ai plus envie de parler de tout ça. Il y a des choses qui font trop mal. (René Char s'y est bien laissé prendre, lui aussi).

Moins mal cependant qu'à des gens comme Jaspers, comme Hanna Arendt qui fut sa maîtresse (elle était juive comme chacun sait) ou comme Paul Celan qui alla le voir à "la Hutte" et qui attendit un seul mot de lui ...qui ne vint jamais.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Ceci-dit, vous forcez peut-être la dose! Vous avouez vous-même "avoir un caractère de cochon, mais pas tout le temps".

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Là, vous faites dans la nuance, ça me plait, car à propos de "bêtement", tout le monde a pu remarquer que beaucoup ici, sont "bêtement" sectaires et dogmatiques, voire très vindicatifs. Donc match nul.

Je ne suis lourd que parce Jérémy et Amélie ne vous lisent qu'en diagonale et que vous ne l'avez pas dit formellement (il y a des gens à qui il faut mettre les poings sur les I).

Ecrit par : yann | 24 avril 2009

Mais...? j'avais compris qu'il s'agissait de JPB, je demandais le titre, tout en rajoutant une couche.

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

Je ne suis pas persuadé contrairement à d'autres que Jean Clair (que je viens personellement de découvrir) ne raconte que des sottises. Il reprend même souvent certaines des idées développées ici. Voici une interview de lui par Elisabeth Lévy, pour moi gage d'une certaine qualité :

http://www.nouveau-reac.org/docs/CJ/CJ_IVEL.htm

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Faut pas se frapper avec Cadichon ! En histoire, c'est une bille. Je n'accorde plus aucun crédit à ses élucubrations depuis le jour où elle nous a cité un texte qui affirmait que la Fronde était la conséquence de la Révocation de l'Edit de Nantes.
Ecrit par : dobolino | 24 avril 2009

à qui voulez vous faire croire une ineptie pareille...aux élèves qui sortent des écoles où on conchie la chronologie?
la première qualité d'un mensonge c'est d'être crédible...




la bave du crapeau...

Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2009
J'ai la flemme d'aller chercher mais j'ai une mémoire très fiable. Je vous assurre que vous l'avez fait et vous vous êtes même excusée.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

assure !!

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

Tout à fait d'accord avec vos saines analyses, Manu, mais en ce qui concerne Toto, vous noircissez le tableau. Disons, selon la terminologie de Christophe qu'il se moquait plus qu'il n'insultait (:-)) ou du moins voulait-il inviter ainsi les bretteurs à se prendre moins au sérieux. L'effet de surprise et le contraste étaient souvent désopilants.

Écrit par : Amélie | 24 avril 2009

"Il me semble qu'une des voies qui pourraient être explorées dès lors qu'on aurait cantonné ces dépenses extraordinaires, serait d'imaginer une recette extraordinaire. Elle pourrait être non pas d'augmenter les impôts mais de lancer un emprunt (...), qui pourrait être un emprunt forcé", a déclaré le député de la Drôme."

Emprunt forcé ! Diantre !

Souvenez-vous, lors des premières difficultés économiques en France, sous Mitterrand-Fabius (année 84 ou 85), il y avait eu, aussi, un emprunt forcé (2000F, si je me souviens bien, en tout cas pour mon foyer fiscal).
Il nous avait été remboursé 1 ou 2 ans plus tard, avec les mêmes intérêts que ceux de l'Ecureuil.

On s'en est tout de même remis, même si le procédé est discutable.

Écrit par : Garafignoux | 24 avril 2009

Je ne suis pas persuadé contrairement à d'autres que Jean Clair (que je viens personellement de découvrir) ne raconte que des sottises. Il reprend même souvent certaines des idées développées ici. Voici une interview de lui par Elisabeth Lévy, pour moi gage d'une certaine qualité :

http://www.nouveau-reac.org/docs/CJ/CJ_IVEL.htm
Ecrit par : Manu | 24 avril 2009
Le problème c'est qu'il développe des truismes ( on sait depuis longtemps tout ce qu'il dit sur le surréalisme) et assoit là-dessus une théorie de l'histoire dans laquelle rôde la repentance.
Picasso a fait le portrait de Staline et il a peint des corridas, ces orgies de mise à mort. Bon sang, mais c'est bien sûr, que ne l'avions vu plus tôt !
Victor Hugo a mis le bonnet rouge au vieux dictionnaire, préludant aux langages totalitaires et au désastre de la langue contemoraine. Voltaire laisse percer ici ou là un antisémitisme indéniable, le voilà précurseur des lois de Vichy etc., etc.

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

J'ai la flemme d'aller chercher mais j'ai une mémoire très fiable. Je vous assurre que vous l'avez fait et vous vous êtes même excusée.

Ecrit par : dobolino | 24 avril 2009

C'est le pompon.Présenter des excuses pour avoir posté un texte qui selon vos propres mots est cité par mes soins donc pas de mon cru...cela ne me ressemble guère.
et comment appelez-vous le procédé que vous utilisez?
Si ce n'est pas un procès d'intention, je veux bien me faire ....vétérinaire

Écrit par : Cadichon-blanche colombe | 24 avril 2009

Ecrit par : Cadichon-blanche colombe | 24 avril 2009

Tatatata !
Je crois me souvenir que c'était un texte d'Alain Peyrefitte.
Et vous avez dit que ça vous apprendrait à copier-coller sans relire attentivement.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

D'ailleurs, pourquoi donc ferais-je un procès d'intention à Cadichon ?
Je vous accuse juste de ressembler à un catalogue d'idées complètement imperméable.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

JPB
Je ne suis pas prof mais j'en côtoie pas mal dans ma famille.
J'ai lu deux de vos bouquins : "La fabrique des crétins" et "Une école sans influence" que j'ai trouvé très intéressant.
Etant extérieur à l'EN, j'avoue que j'ai parfois un peu de mal à m'y retrouver dans les querelles entre "pédagogistes", "républicains", "partisans des anciennes méthodes", etc.
Néanmoins, en furetant dans le forum de Marianne2.fr qui reprend le thème de ce blog, j'ai déniché un post qui m'a paru bien argumenté même si son auteur a des idées diamétralement opposées aux vôtres.
J'en fais un copié-collé. J'aimerais bien avoir votre avis.


Au temps des "bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves", 25% seulement des élèves sortant de l'école primaire étaient jugés aptes à poursuivre des études secondaires; parmi les autres, moins de la moitié obtenaient leur certificat d'études, ce qui n'était pas un problème puisqu'il était possible à l'époque de trouver un emploi en étant illettré (c'est dans la tranche des plus de 50 ans ayant fréquenté cette école des "bonnes vieilles méthodes" que l'on trouve le plus grand pourcentage d'illettrés en France, cette statistique n'incluant pas les personnes d'origines étrangère). Il est donc bouffon de prétendre que nos vieux instits, issus des écoles normales tant louées, sortaient 100% d'élèves lettrés de l'école primaire (mes 2 grands parents ayant été instituteurs, je sais de quoi je parle). Ils étaient formés à entrainer au moins 25% de leurs élèves à recevoir l'enseignement frontal entièrement fondé sur l'ingurgitation et la restitution des connaissances qui était proposé dans l'enseignement secondaire d'alors. Ils pouvaient donc sans problème avoir des classes de 40 élèves ou plus , puisqu'il leur suffisait d'en sortir 10 du lot pour satisfaire aux exigendes de l'institution (25% étant le nombre de "cols-blancs" nécessaires à la bonne marche de l'économie d'alors, le reste étant constitué d'ouvriers, d'artisans et d'agriculteurs...)
L'évolution de la pédagogie a été mise en oeuvre pour permettre d'arriver à 100% (hors handicapés) d'une classe d'âge en mesure d'accéder aux études secondaires. Dire que le niveaux baisse, c'est nier qu'aujourd'hui, comme hier, il n'y a que 25% d'excellents élèves sur une classe d'âge : la différence, c'est qu'ils ne sont plus les seuls, désormais, à être autorisés à poursuivre leurs études...
Il est dommage qu'une personne si sûre d'elle que monsieur Brighelli soit affligée d'un telle inculture en ce qui concerne l'histoire de l'école, pourtant pleine d'enseignement...

Écrit par : Manitas | 24 avril 2009

Une école "sous" influence et non "sans'" oeuf corse....

Écrit par : Manitas | 24 avril 2009

Il est dommage qu'une personne si sûre d'elle que monsieur Brighelli soit affligée d'un telle inculture en ce qui concerne l'histoire de l'école, pourtant pleine d'enseignement...
Ecrit par : Manitas | 24 avril 2009

C'est un pastiche !

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

C'est un pastiche !

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009

Vous avez raison, c'est l'heure du pastiche ! ;O)

Écrit par : yann | 24 avril 2009

Vous avez raison, c'est l'heure du pastiche ! ;O)
Ecrit par : yann | 24 avril 2009

Et un 51 en plus, bien tassé. Un condensé de l'argumentaire habituel sur le niveau qui monte vu qu'il était très faible autrefois quand 50 % des petits Français étaient illettrés.
Garçon, remettez-nous ça !

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

Yann, elle est excellente. Et vraie, de surcroît…

Je vais répondre quand même à l'argumentation citée par Manitas, même si elle tombe à plat (ou à platas, comme vous voulez).
On ne peut comparer que la valeur marchande des diplômes. Avec un Bac 1970, on accédait à un grand nombre d'emplois pour lesquels aujourd'hui une Licence est insuffisante. Donc, les 25% qui allaient vers le Bac représentaient en gros ce qui arrive actuellement en Master. Et ceux qui n'accédaient pas au lycée passaient par des filières courtes qui débouchaient sur des emplois effectifs.
Ou, si vous préférez, "BAc" est le nom de famille, mais les enfants ne ressemblent pas vraiment au grand-père — qui lui-même n'a rien à voir avec l'ancêtre (moins de 1% de bacheliers vers 1810).
Suis-je clair ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 avril 2009

"Néanmoins, en furetant dans le forum de Marianne2.fr qui reprend le thème de ce blog, j'ai déniché un post qui m'a paru bien argumenté même si son auteur a des idées diamétralement opposées aux vôtres.
J'en fais un copié-collé."

"Il est dommage qu'une personne si sûre d'elle que monsieur Brighelli soit affligée d'un telle inculture en ce qui concerne l'histoire de l'école, pourtant pleine d'enseignement..."
Ecrit par : Manitas | 24 avril 2009

"C'est un pastiche !"

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009


Oui, mais un pastiche de qui ?

Manitas semble avoir bâti ses convictions sur une conception tendancieuse de l'Histoire de l'enseignement en France.

P. Meirieu utilise les mêmes "arguments", d'où le sentiment de pastiche.

Je ne suis pas sûr que la démonstration du parti pris serve à grand chose, mais vous me semblez bien placé pour vous y coller.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Manitas ne faisait que citer une intervention sur un autre blog...

Écrit par : Perceval | 24 avril 2009

J'ai vu que JPB avait répondu à Manitas (de Plata). Don't act ! (je vais encore me faire eng...pour "anglicisme abusif" !)

Moi, comme apéro, celui que j'préfère, c'est un p'tit verre de Pineau des Charentes bien frais. Hips !

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Manitas ne faisait que citer une intervention sur un autre blog...

Ecrit par : Perceval | 24 avril 2009

Y compris la conclusion ?
(Soit !)

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Je vous trouve assez injustes au sujet de J. Clair. Il a dit parfois des choses intéressantes sur l’art, il y a les belles pages de son journal et des propos qui devraient toucher des gens qui se soucient de l’instruction. Tenez ( 4e de couv’ de « La Barbarie ordinaire) :


Plutarque raconte que, des sept mille Athéniens faits prisonniers durant les guerres de Sicile, échappèrent aux travaux forcés dans les latomies, et donc à la mort, ceux qui surent réciter à leurs vainqueurs, Grecs comme eux, quelques vers d'Euripide.
Les nazis n'appliquèrent pas ce trait de clémence antique aux déportés des camps. Citer Goethe ou Schiller ne fut à ces derniers d'aucun secours.
Pourtant la mémoire - la culture - joua un rôle majeur dans le destin des déportés. Savoir par cœur un poème met à l'abri du désastre. Ce que l'on garde en esprit, aucune Gestapo, aucune Guépéou, aucune C.I.A. ne peut vous le retirer.
En septembre 1944, le peintre Zoran Music est déporté à Dachau. Il y réalise, au risque de sa vie, une centaine de dessins décrivant ce qu'il voit : les scènes de pendaison, les fours crématoires, les cadavres empilés par dizaines, c'est-à-dire l'indescriptible.
Plus que la formule trop citée d'Adorno sur Auschwitz, la question que pose ce livre est la suivante : que pouvait alors la mémoire contre la mort, l'art contre l'indicible ? Non pas « après », mais dans le quotidien de la vie des camps ? Que peut-elle aujourd'hui dans une modernité qui, par son déni de la culture au nom de l'égalitarisme, et par sa tentation, au nom du progrès biologique, de légaliser l'euthanasie et l'eugénisme, semble souscrire au nomos de la vie concentrationnaire même ?

Écrit par : uncertain | 24 avril 2009

J'ai vu que JPB avait répondu à Manitas (de Plata). Don't act ! (je vais encore me faire eng...pour "anglicisme abusif" !)

Ecrit par : Robin | 24 avril 2009

Grr... En effet ! Pour le coup, pas de verre de Pineau des Charentes, puni !

PS: un petit truc des gens de la région, que vous connaissez peut-être: Pineau des Charentes sur un melon (au lieu du Porto), c'est excellent !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

"Moi, comme apéro, celui que j'préfère, c'est un p'tit verre de Pineau des Charentes bien frais. Hips !

Ecrit par : Robin | 24 avril 2009 "

Je suis sûr de passionner les lecteurs du blog en précisant que moi je préfère un petit vin d'Alsace ou un Picon en apéro.
ceci dit, je ne suis pas sectaire (enfin j'espère) et le Pineau ou autre fera l'affaire.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 24 avril 2009

Vous avez raison, c'est l'heure du pastiche ! ;O)
Ecrit par : yann | 24 avril 2009

Et un 51 en plus, bien tassé. Un condensé de l'argumentaire habituel sur le niveau qui monte vu qu'il était très faible autrefois quand 50 % des petits Français étaient illettrés.
Garçon, remettez-nous ça !

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009
Z'avez raison ! Je vais m'en verser un petit dernier pour la route. Faut bien ça après Manitas !
Manitas, moi non plus, je ne suis pas professeur mais, en tant que parent d'élève, j'ai tâté de la Fabrique d'illettrés, et pourtant j'ai un col très blanc et un super niveau d'études.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

L'évolution de la pédagogie a été mise en oeuvre pour permettre d'arriver à 100% (hors handicapés) d'une classe d'âge en mesure d'accéder aux études secondaires. Dire que le niveaux baisse, c'est nier qu'aujourd'hui, comme hier, il n'y a que 25% d'excellents élèves sur une classe d'âge : la différence, c'est qu'ils ne sont plus les seuls, désormais, à être autorisés à poursuivre leurs études...

Ecrit par : Manitas | 24 avril 2009

C'est une vision simpliste des choses, Manitas.
Pas erronée, mais simplifiée.
Je ne crois pas que c'était mieux avant, mais je crois encore moins que ce soit mieux maintenant: l'absence d'élitisme (sur le mérite, bien entendu, et rien d'autre) et tout aussi nuisible -si ce n'est plus- que l'excès.
Il y a des choses que l'on aurait dû garder, d'autres non. Mais à trop vouloir jouer les révolutionnaires, on a décapité - un peu par fanatisme - sans distinction les mauvaises comme les bonnes idées.
Et le résultat est là: le système produit exactement ce qu'il voulait combattre...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 24 avril 2009

rendons à César et à la France ce qui lui appartient, déjà qu'elle perd ses normaliens
http://www.columbia.edu/~pf3/normaliens.pdf

et qu'on se le tienne pour dit: dont acte /dɔ̃t‿akt/ invariable
1. Formule terminant un acte juridique, un contrat, un avenant et spécifiant qu’il est donné acte par un officier ministériel ou qu’il est pris acte entre les contractants de ce qui précède.

"Cejourd’huy onze du mois de janvier de l’an mil sept cent quatre-vingt-onze, nous soussigné Prêtre, Curé de Savigny-le-Temple, après la réception es décret du 27 7bre 1790 et lettre patente du Roy du 26 Xbre 1790 qui ordonnent aux ecclésiastiques en fonction le serment civique et constitutionnel requis par les Décrets et Constitution Civile relative au clergé, j’ay déclaré aux Maire et Greffier de la Municipalité que, pour obtempérer aux dits décrets comme citoyen actif, je prêterai, Dieu aidant, le serment prescrit le dimanche seize du présent mois, en présence de la Municipalité et de la Communauté de Savigny-le-temple, ma paroisse réunie.
Dont acte.
Signé à l’original :
Villeroy, curé de Savigny le Temple. B. Cochet, maire. Chapu, greffier."

2. (Par extension) « Il est pris bonne note de la chose ».
Après cet incident, vous m’avez présenté vos excuses. Dont acte, n’en parlons plus.

3. (Par extension) et (Critiquable) « Prenez bonne note de la chose ».
Dans cet emploi, dont acte a une connotation impérative, sans réplique et est synonyme de « Tenez-le-vous pour dit ».

Amen.

c'est comme le "au temps " pour moi de Christophe.

Autant en rire.

Écrit par : Cadichon | 24 avril 2009

Je vous trouve assez injustes au sujet de J. Clair. Il a dit parfois des choses intéressantes sur l’art, il y a les belles pages de son journal et des propos qui devraient toucher des gens qui se soucient de l’instruction. Tenez ( 4e de couv’ de « La Barbarie ordinaire) :

(uncertain)

Je ne connaissais pas J. Clair.

J'ai eu une réaction épidermique sur deux points :

a) la présence de Chantal Millon-Delsol dans le jury du prix du "livre incorrect". Cette personne qui se prétend "philosophe" est pour moi la représentante typique du conservatisme provincial catholique le plus étroit. Elle est également l'épouse de quelqu'un qui m'a gravement trahi dans une circonstance très précise de ma vie professionnelle (après m'avoir donné du "Cher ami, n'hésitez pas à faire appel à moi en cas de problème, etc.)

Ces gens-là se font volontiers passer pour des victimes et des marginaux alors qu'ils conservent une grande partie du pouvoir (notamment en province) et n'hésitent pas à pactiser avec le diable si leurs intérêts sont menacés.

b) La référence à Heidegger "qui aurait tourné le dos au nazisme en 1933." : mensonge éhonté ou la preuve d'une ignorance abyssale (je reprends l'adjectif employé par Gui Morel).

Je ne dis pas que tout ce que dit cette personne qui semble plutôt un critique d'art qu'un écrivain ou un historien est faux (en particulier sur l'ambiguïté du comportement d'André Breton, sa fuite aux États-Unis pendant la guerre, etc.), mais je trouve qu'il procède par amalgames et rapprochements abusifs.


Et René Char dont la conduite fut exemplaire, ce n'était pas un surréaliste ? Et René Crevel, si sensible et si fragile ? Et Robert Desnos qui paya si cher et le pauvre Max Jacob, juif converti au catholicisme, ça ne leur suffit pas à ces grenouilles de bénitier, avec son étoile jaune et son regard résigné ("pauvre crapaud" qu'il s'apostrophait, je n'ai jamais pu lire ses dernières lettres de Drancy sans pleurer).

Bref, Monsieur Clair a sans doute du talent et du savoir-faire, mais il ne me paraît pas qualifié pour faire ce procès.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

Robin, j’avais bien compris l’origine de votre réaction mais je sais aussi que vous êtes le plus souvent honnête et mesuré dans vos jugements . C’est encore le cas, même si visiblement l’évocation de Chantal Millon-Delsol vous a troublé.
Je revenais simplement à une évidence : ne pas condamner globalement un auteur après la lecture d’un seul texte . Je n’ai lu que quelques livres de J. Clair , mais j’en ai lu assez pour savoir qu’il y a parfois des beautés à relever et à mettre de côté.
PS :
Je sais que vous aimez instruire les jeunes mais le cas Heidegger est réglé , non ?
Je ne goûte plus les surréalistes depuis la fin de ma jeunesse ( ils étaient, pour certains, de vieux adolescents) mais , récemment, j’ai jeté un coup d’œil à quelques textes de Crevel, publiés en poche , et pour presque rien , aux ed. Ombres.
Donc, du même, une belle formule qui pourra sembler banale comme toutes les belles formules :
« L’intelligence, dans la journée, les rêves, la nuit. Mon intelligence sait que la nuit vaut mieux que la journée, car la journée n’a fait que détruire et s’acharner contre ce que, sans rendre compte, la nuit avait construit, pour la joie ou la tristesse. »

Écrit par : uncertain | 24 avril 2009

J.Clair est un réactionnaire misanthrope, mais souvent intéressant. Il a été le commissaire de l'expo. géniale sur la mélancolie. Son rapprochement du surréalisme avec le totalitarisme repose essentiellement sur l'éloge surréaliste de l'irrationnel; il a consacré un livre (discutable mais stimulant à la question; Picasso d'ailleurs échappe à sa vindicte, je crois me souvenir que c'est un de ses peintres modernes préférés) : Du surréalisme considéré dans ses rapports au totalitarisme et aux tables tournantes (aux éditions Mille et une nuits), essai auquel R.Debray a répondu de manière virulente dans L'honneur des funambules. Réponse à Jean Clair sur le surréalisme (L'échoppe)... Bon de là à dire que Heidegger tourne le dos au nazisme en 33, il ne faut quand même pas exagérer (même si les philosophes s'étripent encore sur la question avec le livre de E.Faye).

Écrit par : Romuald | 24 avril 2009

Autant en rire.

Ecrit par : Cadichon | 24 avril 2009
Au temps en rire, rire du temps ? Bien amer le rire du temps ! Tant qu'à rire, autant se marrer du temps, du tant pour cent, du temps pour soi. Le temps présent est bien du tant pour cent. Bonne nuit à tous !

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

Autant en emporte le vent !

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

Tant que c'est bon, c'est toujours du temps de gagné !

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

le vent souffle où il veut!

Écrit par : uncertain | 24 avril 2009

le vent souffle où il veut!

Ecrit par : uncertain | 24 avril 2009
Chez vous, peut-être, mais pas chez Cadichon.

Écrit par : dobolino | 24 avril 2009

"Autrefois, pour moi, la gauche était ce qui luttait contre l'injustice sociale. Aujourd'hui, je pense qu'elle en fait au contraire directement la promotion au nom du Bien".

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Je suis navré, mais, réellement, je ne sais pas vraiment ce que c'est.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Quoi, la gauche ? Les Français non plus, de moins en moins.

Écrit par : Manu | 24 avril 2009

Robin, j’avais bien compris l’origine de votre réaction mais je sais aussi que vous êtes le plus souvent honnête et mesuré dans vos jugements . C’est encore le cas, même si visiblement l’évocation de Chantal Millon-Delsol vous a troublé.
Je revenais simplement à une évidence : ne pas condamner globalement un auteur après la lecture d’un seul texte . Je n’ai lu que quelques livres de J. Clair , mais j’en ai lu assez pour savoir qu’il y a parfois des beautés à relever et à mettre de côté.
PS :
Je sais que vous aimez instruire les jeunes mais le cas Heidegger est réglé , non ?

(uncertain)

Bon, je vous promets de faire un effort avec J. Clair ! ;-)

Mais en ce qui concerne Martin Heidegger, le problème est tout à fait différent et n'est pas réglé, malheureusement et il ne peut pas l'être.

Je continue à considérer Martin Heidegger comme l'un des philosophes les plus importants du XXème siècle ; j'ai lu à peu près toutes ses œuvres, crayon en main, passionnément. Je lis un peu l'allemand et j'ai surtout fait du grec, ce qui aide avec Heidegger.

Heidegger m'a éveillé à la pensée, m'a fait comprendre la "généalogie des problèmes". Par exemple le point de basculement de la modernité : l'upokaimenon d'Aristote, la substance, qui devient le subjectum de Descartes, l'Etre de l'étant qui se déplace vers le "dasein" (dans la sphère de la subjectivité humaine, le "là" de l'Etre) et cette question lancinante de "l'oubli de l'Etre".

Vous ne trouverez personne parmi les grandes pointures intellectuelles de ce siècle (Emmanuel Lévinas, Hannah Arendt) pour nier l'importance de cet homme et de sa pensée.
On nous dit que cette pensée est liée au national-socialisme en totalité. Je ne le crois pas.

Le plus grand poète moderne de langue allemande, Paul Celan, dont la mère mourut assassinée d'une balle dans la nuque fit le "pélerinage" à Todtnauberg pour comprendre, pour recueillir au moins une parole d'explication. Rien.

"Une grosse bêtise", c'est tout ce qu'il a trouvé à dire au journaliste du Spiegel à propos du rectorat nazi.

Martin Heidegger est une énigme et une énigme qui me touche de près. Je n'en aurais jamais fini avec Heidegger, pas plus qu'avec Dostoïevski.

Je me souviens encore de ce jour où je découvris dans "Le Journal d'un écrivain" l'antisémitisme de ce génie que j'aime par dessus tout.

Non, rien n'est réglé. Je ne comprends pas et je ne comprendrai jamais.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

L'exposition sur la mélancolie au Grand Palais était effectivement magnifique.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

"Quoi, la gauche ? Les Français non plus, de moins en moins."

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Mais non! Le bien!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Non, rien n'est réglé. Je ne comprends pas et je ne comprendrai jamais.

Ecrit par : Robin | 24 avril 2009

J'ai sous les yeux le texte sa conférence prononcée à Cerisy-la-Salle en août 1955 : "Qu'est-ce que la philosophie ?"

Je suis incapable de renier l'homme qui a écrit ce texte, ce serait me renier moi-même.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

On ne peut comparer que la valeur marchande des diplômes. Avec un Bac 1970, on accédait à un grand nombre d'emplois pour lesquels aujourd'hui une Licence est insuffisante. Donc, les 25% qui allaient vers le Bac représentaient en gros ce qui arrive actuellement en Master. Et ceux qui n'accédaient pas au lycée passaient par des filières courtes qui débouchaient sur des emplois effectifs.
Ou, si vous préférez, "BAc" est le nom de famille, mais les enfants ne ressemblent pas vraiment au grand-père — qui lui-même n'a rien à voir avec l'ancêtre (moins de 1% de bacheliers vers 1810).
Suis-je clair ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2009
-------
Tout à fait d'accord.
Au fur et à mesure que la proportion de bacheliers a augmenté de manière significative (peut-être déjà avant 1970), la valeur marchande du baccalauréat a diminué. Sa valeur intrinsèque a-t-elle diminué ou bien est-elle restée stable ?
(Je ne pose pas la question suivante :"... ou bien a-t-elle augmenté ?" Ce serait de la provocation. Or, je suis tout ce qu'on veut, sauf un provocateur.)
Cette valeur intrinsèque du diplôme a diminué pour les candidats reçus avec la mention passable, j'en suis certain. Je suppose que pour les candidats les plus brillants elle est restée stable, même si les programmes ont été appauvris, en sciences notamment.
J'ai obtenu le baccalauréat "maths élém" - le bac S d'aujourd'hui - avec la mention passable en 1959 (à 19 ans). Mais j'ai pu obtenir une maîtrise de chimie.
Actuellement, un bachelier ayant eu la mention passable fait partie (généralement en tout cas, je suppose ; il y a toujours des exceptions) de la charrette des étudiants qui sont largués dès la première année de fac, et qui ne parviennent pas à monnayer leur bac dans la vie active.
Il y a tout simplement des reçus qui ne devraient pas l'être.
Mais les recteurs font entre eux une stupide compétition en cherchant par tous les moyens - notamment par des pressions sur les examinateurs - à avoir un taux de réussite supérieur à ceux de leurs collègues. Ont-ils un avancement proportionnel à ce taux de réussite ?
Les proviseurs se gargarisent des bons résultats de leurs lycées, comme si le mérite leur en revenait.
Nous en sommes à l'époque du quantitatif, là où c'est le qualitatif qui compte.
Mais c'est là la marque d'une société marchande, non celle d'une société cultivée.
"Le Veau d'or est toujours debout !" Plus que jamais, Méphisto !

Écrit par : Francis Penin | 24 avril 2009

@Robin encore,
avec mes excuses si je vous inflige des textes que vous connaissiez déjà.
http://www.dialogus2.org/HEI/nazisme.html

Écrit par : guy morel | 24 avril 2009

@Robin encore,
avec mes excuses si je vous inflige des textes que vous connaissiez déjà.
http://www.dialogus2.org/HEI/nazisme.html

Ecrit par : guy morel | 24 avril 2009

Oui, je connaissais en effet ces deux textes. Vous savez sans doute que le second n'est pas de Martin Heidegger et qu'il s'agit d'un pastiche, d'une réponse imaginaire, "vraisemblable" et non "vraie".

Ce qui est intéressant dans cette analyse imaginaire, c'est la mise en évidence d'un moment où la pensée de l'Etre se serait "fourvoyée" dans une réduction abusive et "erratique" et non d'une pensée qui serait tout entière et dès le départ consubstantielle au national-socialisme :

"Cet échec est causé par le fait qu'au moment de passer à une ontologie fondamentale, à partir de l'analyse de la Néantité (Nichtigkeit) qui transit le Dasein, j'ai court-circuité cet horizon, en réintroduisant mon analyse dans la possibilité d'une authenticité (Eigentlichkeit) du Dasein dans son ouverture au monde (son Schicksal) liée à la communauté à laquelle il appartient, et particulièrement pour moi au Geschick allemand."

Mais en réalité, Heidegger ne s'est jamais réellement expliqué sur le fond quant à son engagement national-socialiste et il ne fait qu'une seule allusion aux camps de la mort :il explique qu'il faut établir une relation entre "l'industrie de la mort dans les camps et la question de l'essence de la technique à l'époque moderne, en particulier dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage industriel.

Il se contente de parler de "dummheit" (bêtise, sottise, stupidité" à propos du rectorat nazi, au journaliste du Spiegel, ce qui est, il faut bien l'avouer, un peu court.

Écrit par : Robin | 24 avril 2009

ALors les musicos du cru, qu'en pensez-vous?

http://www.deezer.com/fr#music/result/all/Private%20Domain

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2009

Ce que nous pensons de quoi, Pendariès ? Votre lien renvoie à un site général sans précision de ce que nous devons écouter.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

cliquer sur Private domain et écoutez...

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2009

cliquer sur Private domain et écoutez...

Écrit par : Pendariès | 25 avril 2009

"Autrefois, pour moi, la gauche était ce qui luttait contre l'injustice sociale. Aujourd'hui, je pense qu'elle en fait au contraire directement la promotion au nom du Bien".

Ecrit par : Manu | 24 avril 2009

Je suis navré, mais, réellement, je ne sais pas vraiment ce que c'est.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Pour le concept général, je vous renvoie à l'oeuvre de Michéa, clairement marqué à gauche. Vous pouvez essayer aussi l'autre côté du miroir avec Paul-François Paoli qui parle de nous dans "Les impostures de l'égalité" (moins de 100 pages, chez Max Milo editions).

Concrètement ? Quelques exemples me viennent immédiatement à l'esprit :

Ce sont les cinglés de l'Arche de Zoé qui vont enlever des mômes en Afrique parce c'est "pour leur bien" ou Kouchner qui fait de l'humanitaire.

C'est Ségolène Royal qui débarque dans une émission pendant la dernière campagne présidentielle et proteste qu'il y ait des gradins sur le plateau parce qu'il y a un handicapé dans la salle (il faudra un jour tout niveler dans notre pays dans le seul but d'être -ou de paraître ?- gentil avec les handicapés).
C'est encore la même qui perd tout contrôle lors du débat du 2ème tour lors de la question du handicap parce que les gentils sont forcément de son côté.

C'est Meirieu qui explique le plus sérieusement du monde dans "l'école ou la guerre civile" qu'un bon élève obtenant une bonne note fait par là-même une mauvaise action contre celui qui en obtient une mauvaise.

C'est Gérard Schivardi , RESF ou Sud Éducation qui expliquent que le rôle de l'École est de servir avant tout à protéger les sans-papiers, le reste n'étant que secondaire, ou même pas évoqué.

Ce sont tous les collègues qui font la promotion de la délinquance sur critères sociaux ("ce n'est pas de sa faute" "il faut le comprendre",etc.) dans le seul but d'apparaître comme faisant partie du camp du Bien.

Ce sont les pédagogistes qui nous expliquent que l'ont doit "respecter la culture" des "nouveaux publics" (c'est à dire les enfants issus de l'immigration) et qu'il faut donc "enseigner autrement" (c'est à dire ne pas les instruire, gage d'un futur ghetto renforcé).

Ce sont les groupuscules d'extrême-gauche qui réclament "la régularisation sans condition de tous les sans-papiers" et l'ouverture des frontières pour bien s'assurer de faire plaisir au Medef en entraînant mécaniquement la baisse du coût salarial ainsi que la transformation de la République en un gigantesque Marché dérégulé ouvert à tous les vents.

C'est la FCPE qui parle du "bien-être des enfants" pour nier leur statut d'élève, les enfermer dans une pédagogie régréssive qui prétend leur interdire de grandir et qui les transforme pour toujours en consommateurs immatures et irresponsables.
C'est la même FCPE qui rappelle sans cesse que l'École n'est plus un lieu d'étude mais un "lieu de vie", car un "enfant" a des "besoins" (traduire par "des vélleités de consommation pour satisfaire ce que le Marché voudra bien leur vendre").

Le Bien, c'est cet abruti de Cali, dans l'émission de Ruquier, qui tente désespérément d'empêcher Zemmour de parler en détruisant ses notes parce lui-même n'a aucun argument à lui opposer.

Le Bien c'est ce sentimentalisme à deux balles que notre époque développe pour anéantir la Raison et faire passer les pires saloperies.

On peut continuer cette liste à l'envi. Et vous, christophe, vous êtes
comme tout le monde : vous voulez forcément que les enfants soient heureux dans un lieu de vie, qu'on soit gentil avec les handicapés que l'on sauve les petits africains et que l'on régularise tous les sans- papiers, non ?

Si quelque chose vous a fait tiquer dans cette litanie, c'est que vous n'êtes pas "gentil". Vous ne pouvez ainsi faire partie du "camp du Bien".

Et ça, c'est vraiment pas bien.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Mais c'est vous qui dites que je fais partie du "camp du bien", Manu! Pas moi! Pure spéculation de votre part! Vous ne savez absolument pas quelle est ma "façon" de me considérer comme étant à gauche!
Pendariès, j'ai donné mon opinion sur "private domain" hier matin, sur le forum "zizique".

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Thank you pour votre réponse JPB & the others. J'ai simplement cité intégralement le post d'un forumeur de Marianne2.fr que je trouvais intéressant; ce n'est pas moi l'auteur du texte.
Bon, ceci dit, mes enfants ont fait toute leur scolarité à l'Ecole publique, ont passé leur bac dans les années 90 + classes prépas, etc. alors que ni moi ni mon épouse n'avons fait de longues études. Alors "fabrique du crétin", moi je veux bien, mais faudrait voir à pas généraliser.
C'est pas encore l'heure du Pineur des Charmantes, mais j'y songerai ce soir avant le diner.

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

"Alors "fabrique du crétin", moi je veux bien, mais faudrait voir à pas généraliser."

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Merci, Manitas! On se sent moins seul, par moments!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

C'est parfait Manu, mais vous oubliez deux ou trois choses :

Le Bien, c'est dire que l'immigration est une chance pour la France, attention, pour que ce soit bien clair, je précise, l'immigration sous la forme que nous connaissons : massive, par millions, qui nous est imposée, de populations dont les moeurs, les coutumes, la religion, le nombre, rendent toute intégration et assimilation incertaine voire impossible. C'est continuer à le dire alors même que les preuves de cette impossibilité nous sont données chaque jour. Jusqu'à nous demander de supporter dans la joie, l'insupportable. Que les belles âmes me pardonnent, mais l'offensive de l'armée des voilées (et les hommes qui sont derrière, pas modérés du tout, ça fait du monde), ça ne passe pas, ça ne devrait passer nulle part.

Le Bien, c'est trouver naturel (et le glorifier même) que ces populations "devenues aussi françaises que nous" revendiquent la fidélité à leur IDENTITE d'origine, avec tout ce que cela implique, et dans le même temps refuser aux français "indigènes"le droit d'employer ce mot. Ceux qui ont l'audace de l'utiliser pour leur compte sont immédiatement godwinisés : nauséabond, nazi, facho, réac, les heures les plus sombres, action française, Maurras et tutti quanti.

Le Bien, c'est cautionner aveuglément tout ce qui est censé favoriser (mais dans la réalité, c'est l'inverse qui se produit ) l'intégration : la repentance, la falsification de l'Histoire et du réel, la haine de soi. Encore et toujours le sanglot de l'homme blanc.

Un exemple amusant. En Algérie, actuellement il y a 40 000 chinois dans le bâtiment. Les autochtones se plaignent de "l'invasion", un reportage le montre, et souhaitent qu'ils retournent chez eux dès qu'ils auront fini de construire leurs immeubles. Dans ce cas, le camp du Bien ne s'offusque pas ni ne crie à la xénophobie. Ce constat réaliste serait "bêtement vindicatif".

Manu, ne pensez-vous pas que Dupont-Aignan soit à placer aussi dans le camp du Bien ?

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

PAIX et AMOUR

SOS homophobie condamne l’islam… sans aller toutefois jusqu’à le nommer

http://laiciste.over-blog.com/article-30631686.html

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

"Un exemple amusant. En Algérie, actuellement il y a 40 000 chinois dans le bâtiment. Les autochtones se plaignent de "l'invasion", un reportage le montre, et souhaitent qu'ils retournent chez eux dès qu'ils auront fini de construire leurs immeubles. Dans ce cas, le "camp du Bien" ne s'offusque pas ni ne crie à la xénophobie. Ce constat réaliste serait "bêtement vindicatif"."

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

Mais si, très chère! Il y a eu un reportage à ce sujet dans "Charlie-hebdo", il y a au moins un an! Vous retardez un peu!
Vous êtes vraiment incroyable! Jeremy a raison, finalement. Des oeillères de cette épaisseur, c'est quand même assez rare! Même chez les enseignants!!! ;-)
Ce n'est plus un ophtalmo qu'il faut consulter! C'est une entreprise de démolition! ;-) (moquerie).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

C'est vraiment l'auberge espagnole ce blog. Chacun cause de tout et de rien, nous fait part de ses lubies, de ses obsessions.
Si j'étais prof je dirais que la plupart des interventions sont "hors sujet".
Rassurez-moi, JPB, quand vous enseignez, j'espère que vous "recadrez" davantage vos élèves, sinon c'était bien la peine de décrier Bégaudeau !

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

Pas toujours les mêmes qui trouvent des trucs rigolos dans la presse ou sur la Toile !

(début de la citation) Fenêtres sur Cours n° 326 du 30 mars 2009

Les jeunes, victimes de la "sélection d'une élite scolaire" Par Olivier Galland, sociologue, directeur de recherche au CNRS, auteur de "Les jeunes français ont-ils raison d'avoir peur"

FSC : Comment décrire la jeunesse aujourd'hui ?

OG : Au lieu d'une jeunesse ayant foi en l'avenir, prête à bousculer la société pour construire sa place, les enquêtes montrent une jeunesse pessimiste qui se conforte à des verdicts scolaires assignant à chacun sa place dans la société. C'est particulièrement vrai pour les nombreux jeunes qui sortent sans diplôme. Il y a aussi une crise de l'intégration, mais pas seulement économique : le sentiment d'appartenance collective s'effrite.

FSC : Quelles en sont les causes ?

OG : Les jeunes sont les plus exposés au chômage et à la flexibilité du travail. Mais il faut relativiser le facteur économique car les jeunes se fixent entre 25 et 30 ans, sauf ceux qui n'ont pas de diplômes. Les jeunes français n'ont pas confiance en eux, ni dans la société. En cause notre conception de la formation : malgré le discours égalitaire, tout le système est organisé pour la sélection d'une élite scolaire. Cela décourage et porte atteinte à l'estime de soi. La massification scolaire, en l'absence de diversification, d'adaptation, d'une vraie orientation, a aggravé le phénomène. Plus qu'une réforme institutionnelle, il faudrait un changement de culture : l'école ne doit pas viser à repérer les vainqueurs et les vaincus de la compétition scolaire.

FSC : Quelles pistes pour en sortir ?

OG : En priorité, un accès réellement égalitaire à l'information et à l'orientation avec un grand service public de l'orientation. Nous y réfléchissons dans un des groupes de travail de la commission Hisch. Par contre les pistes pour atténuer les effets économiques de la crise sont encore vagues. Enfin la jeunesse devrait être mieux représentée politiquement afin de discuter légitimement des réformes qui la concernent. Il y a bien les conseils de vie lycéenne pour la vie scolaire, mais il faudrait aussi une instance de régulation sur ce qui se passe à l'intérieur des classes.
Propos recueillis par Michèle Frémont." (fin de la citation)

Il a bien raison, ce monsieur. Mais je lui opposerais néanmoins une petite remarque : ça a toujours été comme ça !
Pour preuves :
Lorsque j'avais 8 ou 9 ans, je voulais être danseuse étoile, comme dans "L'âge heureux", ce magnifique feuilleton qui réjouit mon enfance ! Ne prenant pas de cours de danse, je ne fus pas remarquée par mon professeur qui ne m'envoya pas à l'Opéra, comme Delphine Desyeux !
Un ou deux ans plus tard, je me rendis bien compte que, comme "Sébastien parmi les hommes", j'avais un grand avenir dans le monde des courses hippiques !
A nouveau, le sort s'acharna contre moi ! On ne m'orienta pas vers les bonnes filières, on ne tint pas compte de mes choix personnels, et le verdict scolaire m'envoya vers une autre destinée. C'est pô juste !

Ah, s'il y avait eu une instance de régulation où j'aurais pu discuter légitimement de ce qui me concernait au premier chef, je vous jure que cela aurait été différent. Actuellement, je serais danseuse étoile, avec toutes mes anciennes copines de classe, danseuses étoiles elles aussi, et championne hippique, avec toutes mes copines de classe, championnes hippiques elles aussi !
Et, en même temps, je serais aussi, avec mes copains et copines de collège et lycée, révolutionnaire dans la jungle, bienfaitrice de l'humanité, chanteuse compositeur interprète, poète, actrice, despote éclairé, médecin chez les Papous, femme politique, baba cool crado éleveuse de chèvres, Robinson Crusoë, pianiste, flûtiste et maîtresse d'école !

Comme quoi, il y a longtemps que ça dure, cette oppression de la jeunesse par ces "pauv'taches" d'adultes qui n'avaient même pas à l'époque l'excuse de la crise économique !

Écrit par : catmano | 25 avril 2009

Mais si, très chère! Il y a eu un reportage à ce sujet dans "Charlie-hebdo", il y a au moins un an! Vous retardez un peu! (CS )
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Et que disait exactement l'article ?

Pouvez-vous changer de ton quand vous me parlez ? Vous ai-je agressé ? Qu'est-ce qui justifie votre animosité à mon égard, là, maintenant ?

On est obligé de lire Charlie Hebdo, c'est ça, sinon on est con et on ne mérite que d'être insulté ? Et bien sûr, c'est incroyable de ne pas lire Charlie ! Vous méritez votre surnom de concasseur ! Le camp du Bien, sectaire et dogmatique a parlé !

Vous auriez dû nous faire profiter de l'info, il y a un an, pour nous sortir de notre ignorance crasse ! Vous ne la commentez pas, vous préférez insulter ?

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Bon, ceci dit, mes enfants ont fait toute leur scolarité à l'Ecole publique, ont passé leur bac dans les années 90 + classes prépas, etc. alors que ni moi ni mon épouse n'avons fait de longues études. Alors "fabrique du crétin", moi je veux bien, mais faudrait voir à pas généraliser.
C'est pas encore l'heure du Pineur des Charmantes, mais j'y songerai ce soir avant le diner.

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Merci, Manitas! On se sent moins seul, par moments!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Bac dans les années 90, donc école primaire dans les années 80 : vous avez dû remarquer que ça commence à dater pour évaluer l'école actuelle, non ?
Rassurez-vous, moi aussi je l'ai trouvée formidable, l'école primaire des années 80, contrairement à ce que certains disent ici : apprentissage de la lecture en trois-quatre mois (méthode syllabique), longues heures quotidiennes d'analyse grammaticale, d'apprentissage des règles d'orthographe et de (presque) tous les temps et modes verbaux (y compris le subjonctif), résolution de problèmes ardus de mathématiques... Et ce dans une ville populaire. Quand on ne bénéficie d'aucune aide à la maison (ce qui n'a rien d'anormal), c'est appréciable de recevoir une instruction solide et exigeante de la part de ses instituteurs.

En devenant professeur de français à la fin des années 90, je suis entrée dans un univers totalement méconnaissable : interdiction de faire de la grammaire ("les professeurs qui font de la grammaire sont des nuls", selon l'un des IPR de l'époque), apparition de l'ORL ("il ne faut pas apprendre de règles en primaire", dixit une IEN). J'ai découvert les nouvelles directives : 1h30 de langue française par... semaine, rejet de la systématisation et de l'apprentissage par coeur d'automatismes pourtant indispensables.

J'ai assez facilement établi un lien entre ces nouvelles "méthodes" et la méconnaissance quasi totale du fonctionnement de la langue française chez mes collégiens...

Écrit par : Anne | 25 avril 2009

Merci, Anne !
Il est vraiment étrange que les gens, même les mieux informés, tiennent si peu compte de la fuite du temps. Et de l'évolution.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

Anne,
J'ai cité le cas de mes enfants qui ont passé leur bac dans les années 90 et qui ont fait leur scolarité à l'Ecole publique (années 80 et 90) parce qu'à écouter ou lire les arguments des uns et des autres, j'avais cru comprendre que si notre école allait mal c'était à cause de mai 68 et de son héritage. En fait la cause du mal serait beaucoup plus récente, non ? ou alors comme l'écrit JPB, j'ai du mal à tenir compte de la fuite du temps. Dites-moi si je me trompe.

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

"Pouvez-vous changer de ton quand vous me parlez ? Vous ai-je agressé ? Qu'est-ce qui justifie votre animosité à mon égard, là, maintenant ?"

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

"La paille et la poutre", vous connaissez?

Il y avait eu, sur le même sujet, (à peu près à la même époque, je crois), un excellent reportage dans "l'effet papillon", sur "canal +". Excellente émission. Mais peut-être la regardez-vous déjà.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

JPB, toujours dans votre excellent ouvrage, je relève :

"Dans un livre remarquable, mais connu des seuls spécialistes, Jacques-Gabriel Cahen analyse le vocabulaire de Racine. Andromaque, Bérénice, Phèdre furent écrit avec trois cents mots."

Livre introuvable, évidemment (et surtout pas dans ma bibliothèque municipale qui jette plus de livres qu'elle n'en acquiert).
Vous êtes sûr de votre info ? 300 ? Ça paraît surréaliste.
(d'un autre côté, en écrivant ça, je fais le parallèle avec les Thermopyles, et pourquoi pas?)

Écrit par : yann | 25 avril 2009

Pour Jérémy qui n'a pas lu le livre, JPB poursuit avec la délicatesse qui lui vaut tant d'amis :
"quantitativement parlant, c'est à peu près le vocabulaire dont disposent les jeunes de banlieue.En gros, le lexique d'un berger allemand bien dressé [...]"
Ouaf !

Écrit par : yann | 25 avril 2009

Ce qui égare les gens comme celui que cite Catmano, c'est qu'ils perdent de vue qu'à l'école, on doit avant tout acquérir des contenus, et que, si on suit leurs conseils, il ne reste plus, par exemple, qu'une heure trente par semaine pour l'étude de la langue comme dans les programmes 2002. Ils perdent aussi de vue que, sans ces contenus de base, on est largué à vie malgré toutes les instances de régulation du monde.
Pour info, fenêtre sur cour, c'est la gazette du SNUIPP, le syndicat majoritaire des instits.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Alors là, je ne retire rien. Voir la Fabrique du créin : c'est le chiffre auquel arrivait Lecherbonnier, grand linguiste devant l'éternel.

Oui, Cahen arrive à ce chiffre, en prenant en compte, bien entendu les mots "lourds" (noms, adjectifs, verbes). Le chiffre est supérieur si vous intégrez tous les mots-outils de la langue, bien entendu.
Et il monte encore si vous entrez dans la statistique les tragédies "bibliques" de Racine, ou la comédie des Plaideurs (le vocabulaire de la comédie peut s'offrir le luxe d'utiliser, comme on disait, un vocabulaire "bas que la tragédie s'interdit par définition).
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

Bon, ceci dit, mes enfants ont fait toute leur scolarité à l'Ecole publique, ont passé leur bac dans les années 90 + classes prépas, etc. alors que ni moi ni mon épouse n'avons fait de longues études. Alors "fabrique du crétin", moi je veux bien, mais faudrait voir à pas généraliser.

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Les diplômes ne constituent nullement le critère de réussite d'un système scolaire. JP brighelli a magistralement réfuté hier cet idée reçue.
Ce critère est avant tout l'entrée effective du jeune dans la vie symbolique*, ses maîtres l'ayant équipé à cet effet des outils appropriés.
Ma grand-mère maternelle, cultivatrice en Haute-Marne (près de Audeloncourt, le village où Louise Michel** ouvrit son école libre, ayant refusé de prêter serment à l'Empire) née en 1900 n'avait pas même le certificat d'étude, mais me récitait dans mon enfance des passages entiers des "Contemplations". Combien de diplômés récents de l'Université seraient en mesure d'en nommer l'auteur? Sa propre mère m'avait-elle dit et répété était "montée" de Haute-Marne*** à Paris assister aux funérailles de Victor Hugo.

* vie symbolique à quoi j'oppose le matérialisme démocratique et consumériste.

**Louise Michel est née à Vroncourt-la-côte, probablement le village le plus reculé de France. Ma mère y a fait dresser une stèle en sa mémoire. Si vous passez par là...

*** La Haute-Marne, département en fort déclin démographique et culturel - l'un étant lié à l'autre, peut toutefois s'enorgueillir d'avoir été en quelque sorte le berceau du féminisme: Jeanne d'Arc (Domrémy est tout proche dans la Meuse), Jeanne Mance, la Marquise du Chatelet, Louise Michel...

Écrit par : buntovchik | 25 avril 2009

Addedum.
Les petites frappes qui s'offrent du gay bashing, dans le IIIème arrondissement ou ailleurs, disposent-elles d'un vocabulaire plus riche ? Elles arrivent en gros au but de leur stratégie de communication avec "sale pédé" et "enculé". Et je prendrais volontiers le problème à l'envers : moins on a de vocabulaire, plus vite on passe à l'invective, et de l'invective aux coups. Et je ne suis pas sûr qu'une éducation religieuse sectaire donne à ses impétrants et à ces petits cons un vocabulaire d'une grande richesse. "Allah akhbar" — et puis ?
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

"C'est Meirieu qui explique le plus sérieusement du monde dans "l'école ou la guerre civile" qu'un bon élève obtenant une bonne note fait par là-même une mauvaise action contre celui qui en obtient une mauvaise."

(manu)

Philippe Meirieu (et les autres que vous citez) n'ont pas lu ou pas compris Pascal : "Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience."

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Anne,
J'ai cité le cas de mes enfants qui ont passé leur bac dans les années 90 et qui ont fait leur scolarité à l'Ecole publique (années 80 et 90) parce qu'à écouter ou lire les arguments des uns et des autres, j'avais cru comprendre que si notre école allait mal c'était à cause de mai 68 et de son héritage. En fait la cause du mal serait beaucoup plus récente, non ? ou alors comme l'écrit JPB, j'ai du mal à tenir compte de la fuite du temps. Dites-moi si je me trompe.
Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Vous avez manqué pas mal de choses : les réformes destructrices des programmes du primaire ( introduction de l'éveil à la place de l'H-G et des sciences, priorité donnée à l'expression sur l'apprentissage de la langue, suppression de l'arithmétique) n'ont pas grand chose à voir avec 1968. Cela commence à la fin des années cinquante ( voir Prost sur les conséquences tirées en matière de programmes de la prolongation de la scolarité en 1959) et s'étale sur la décennie qui suit. Tenir compte aussi de l'inertie "générationnelle" : les vieux enseignants continuent à enseigner sur leur lancée vaille que vaille, puis sont remplacés par de jeunes enseignants formés selon les nouvelles instructions. Il faut deux générations - mais le mouvement s'accélère progressivement - pour opérer la rupture. La loi de 89 entérine une dégradation programmée en 1960, les programmes scolaires adoptés ensuite font oublier jusqu'au souvenir des programmes antérieurs à 1960.
Aujourd'hui, aucun candidat au concours de PE n'a plus la moindre idée de l'écriture-lecture, de la numération et du calcul en GS.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Alors là, je ne retire rien. Voir la Fabrique du créin : c'est le chiffre auquel arrivait Lecherbonnier, grand linguiste devant l'éternel.

Oui, Cahen arrive à ce chiffre, en prenant en compte, bien entendu les mots "lourds" (noms, adjectifs, verbes). Le chiffre est supérieur si vous intégrez tous les mots-outils de la langue, bien entendu.
Et il monte encore si vous entrez dans la statistique les tragédies "bibliques" de Racine, ou la comédie des Plaideurs (le vocabulaire de la comédie peut s'offrir le luxe d'utiliser, comme on disait, un vocabulaire "bas que la tragédie s'interdit par définition).
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009
C'est entre 300 et 1500 selon les critères retenus. Rabelais, si mes souvenirs sont bons, c'est plus de cinquante mille.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Bon, ceci dit, mes enfants ont fait toute leur scolarité à l'Ecole publique, ont passé leur bac dans les années 90 + classes prépas, etc. alors que ni moi ni mon épouse n'avons fait de longues études. Alors "fabrique du crétin", moi je veux bien, mais faudrait voir à pas généraliser.

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Dans quel établissement étaient-ils ? Et quand ils étaient en collège et qu'ils faisaient partie de la minorité qui travaillait en classe (apprendre ses leçons, écouter le cours, participer...) ; ils ne vous disaient rien de ce qui se passait en classe, dans les couloirs, dans la cour de récréation ?

Je suis sur le terrain depuis 30 ans et je vois (et je subis comme la plupart de mes collègues) ce qui se passe : la dégringolade généralisée du niveau et toutes les violences possibles verbales et physiques, des plus insidieuses au plus directes, entre eux et contre les enseignants. Ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Buntochik,
Bon, mon grand-père qui n'avait pas son certif connaissait par coeur la liste des départements avec les préfectures et sous-préfectures et pas mal de chansons paillardes aussi. La belle affaire !
Mes enfants ont su lire très tôt sans problème avec un apprentissage moitié méthode globale et syllabique. Ils ont toujours beaucoup lu à la maison. Mes petits enfants itou.
J'ai pas l'impression que l'Ecole d'après 1968 soit responsable de la pauvreté de vocabulaire de certains"djeunes". C'est davantage un problème d'éducation parentale.

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

On me rapporte que dans certains établissements, les profs ont à subir des recadrages de plus en plus explicites leur enjoignant de se conformer aux desiderata des parents, considérés en somme comme une clientèle à choyer. On les convoque, surtout les caractères de cochon récalcitrants pour leur expliquer doctement qu'il faudrait "harmoniser" les moyennes et surtout éviter d'aborder en conseils de classe les sujets qui fâchent les mamas et les papas, c'est à dire évoquer le niveau réel des élèves car il convient avant tout de rester "optimistes"!
Est-ce que vous remarquez les mêmes faits "de par chez vous", chers collègues ?

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Pour commenter Robin, ce qui me frappe, dans la super-ZEP où je sévis, c'est la représentation que les élèves se font de la classe. Individuellement, ce sont tous des mômes attachants. En groupe, ils se figurent que tout ce que nous déplorons ici est la norme. Ils sont accoutumés à patauger dans un marigot de médiocrité et beaucoup des adultes qui les entourent y contribuent. Sans estime en retour, car tout en nous aimant bien, nos élèves nous méprisent. Du vrai respect, je les ai vu en montrer lorsqu'en sortant de l'école, ils saluaient en passant, presqu'un genou en terre, un père d'élève-caïd du quartier.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

buntovchik, colle : savez-vous où est enterrée Louise Michel, dont vous parlez plus haut, et qui s'occupe aujourd'hui de sa tombe ?
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

Robin,
Bon, mes enfants n'étaient pas scolarisés en ZEP, mais pas non plus dans un collège ou lycée "bourgeois". Disons dans un collège moyen. Ils n'ont pas vécu ce qui se passe actuellement dans certains établissements.
Sinon, rassurez-vous, je suis parfaitement au courant des problèmes liés à la violence et à la grande solitude des enseignants.
J'avais d'ailleurs cité le livre de Véronique Bouzou "Ces profs qu'on assassine" dans le sujet précédent sur ce blog.
Je vous conseille sa lecture. Tout le monde en prend pour son grade. C'est édifiant !
Ecoutez son intervention du 20 avril dernier sur France Info (le livre du jour) :

http://www.france-info.com/spip.php?article92684&theme=36&sous_theme=176

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

Bac dans les années 90, donc école primaire dans les années 80 : vous avez dû remarquer que ça commence à dater pour évaluer l'école actuelle, non ?

(Anne)

Ah oui, les enfants de Manitas étaient au collège dans les années 80.

C'était encore vivable à ce moment-là.

Mais depuis, ils ont revu les programmes à la baisse, introduit l'enseignement en séquences (en 96), supprimé les orientations après la 5ème, supprimé les 4ème et 3ème technologiques, fait la Loi d'orientation avec "l'élève au centre du système" (en 89).

Et maintenant nous en sommes au "socle commun des connaissances".

Ah oui, pardon, J'oubliais "l'éducation à la citoyenneté", la multiplication des "sorties éducatives", le branchement des élèves sur les ordinateurs (à quand des professeurs d'informatique pour valider le B2I ?) et la "note de vie scolaire" qui ne descend jamais au-dessous de 15.

Et l'idéologie "meirieu-doltosienne" omniprésente parce que n'est-ce pas, le gamin, c'est pas de sa faute s'il vous a insulté, frappé son camarade, n'a jamais ses affaires, téléphone sur son portable en classe ou filme le cours du professeur après avoir déclenché un incident (mais c'est de la faute, au choix : aux divorce des parents, à la télé, à la société de consommation, aux ordinateurs...)

Et puis de toutes façons, "Il faut RE-LA-TI-VI-SER !", n'est-ce pas ? Les statistiques de mort violentes sont encore relativement faibles.

Mais si c'est ça le paradis "relatif", je ne veux pas savoir à quoi ressemble l'enfer.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Bac dans les années 90, donc école primaire dans les années 80 : vous avez dû remarquer que ça commence à dater pour évaluer l'école actuelle, non ?

(Anne)

Ah oui, les enfants de Manitas étaient au collège dans les années 80.

C'était encore vivable à ce moment-là.

Mais depuis, ils ont revu les programmes à la baisse, introduit l'enseignement en séquences (en 96), supprimé les orientations après la 5ème, supprimé les 4ème et 3ème technologiques, fait la Loi d'orientation avec "l'élève au centre du système" (en 89).

Et maintenant nous en sommes au "socle commun des connaissances".

Ah oui, pardon, J'oubliais "l'éducation à la citoyenneté", la multiplication des "sorties éducatives", le branchement des élèves sur les ordinateurs (à quand des professeurs d'informatique pour valider le B2I ?) et la "note de vie scolaire" qui ne descend jamais au-dessous de 15.

Et l'idéologie "meirieu-doltosienne" omniprésente parce que n'est-ce pas, le gamin, c'est pas de sa faute s'il vous a insulté, frappé son camarade, n'a jamais ses affaires, téléphone sur son portable en classe ou filme le cours du professeur après avoir déclenché un incident (mais c'est de la faute, au choix : aux divorce des parents, à la télé, à la société de consommation, aux ordinateurs...)

Et puis de toutes façons, "Il faut RE-LA-TI-VI-SER !", n'est-ce pas ? Les statistiques de mort violentes sont encore relativement faibles.

Mais si c'est ça le paradis "relatif", je ne veux pas savoir à quoi ressemble l'enfer.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Pardon, j'ai posté deux fois !

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

J'ai oublié la suppression des 4ème CPPN qui existaient encore dans les années 80. Très intelligent, ça aussi !

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Robin, allez-y mollo avec le Pineau.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Pour dépanner un jeune sur un autre forum, donnez-moi quelques noms de grands historiens modernes analystes de la révolution française de 1789. SVP, merci.
Je lui ai refilé François Furet.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Lisez donc ça, Amélie !!!!
http://fr.novopress.info/?p=16180
Si c'est vrai, on marche sur la tête.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Mona Ozouf, Matthiez, Tulard entre autres…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

On me rapporte que dans certains établissements, les profs ont à subir des recadrages de plus en plus explicites leur enjoignant de se conformer aux desiderata des parents, considérés en somme comme une clientèle à choyer. On les convoque, surtout les caractères de cochon récalcitrants pour leur expliquer doctement qu'il faudrait "harmoniser" les moyennes et surtout éviter d'aborder en conseils de classe les sujets qui fâchent les mamas et les papas, c'est à dire évoquer le niveau réel des élèves car il convient avant tout de rester "optimistes"!
Est-ce que vous remarquez les mêmes faits "de par chez vous", chers collègues ?

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

Si vous ne me répondez pas, je lâche un article religieusement incorrect !

Donc, nulle part de convocations de ce type ?

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Dobolino, vous pouvez ajouter Frédéric Dard : "San-Antonio - L'histoire de France"

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

"Alors "fabrique du crétin", moi je veux bien, mais faudrait voir à pas généraliser."

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Merci, Manitas! On se sent moins seul, par moments!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009
-----
Bien sûr qu'il y a toujours de bons et de brillants élèves ! Même JPB ne le nie pas malgré le titre provocateur de son premier livre.
D'ailleurs, pour ma part, je n'ai jamais râlé contre les élèves faibles qui me laissaient travailler.
Je n'ai jamais râlé que contre les voyous qui empêchent les professeurs de faire leur travail. Or, il y en a d'intelligents, simplement perturbés par des parents déboussolés ou malades, etc., qui
1. n'apprennent rien, n'écoutent rien.
2. perturbent les cours.
3. sont des cancres.
Je n'ai jamais dit que les cancres étaient tous des imbéciles.
Or, j'ai eu seulement une infime minorité de trouble-fêtes. Et il est d'autant plus navrant que j'aie été gêné dans mon travail qu'il n'aurait pas été nécessaire de virer grand monde pour retrouver de bonnes conditions d'enseignement.
Mais l'administration nous contraint à garder les pires voyous, et un seul suffit à tout démolir, au détriment de tous les autres élèves.
Cette gabegie a transformé l'école en garderie.

Écrit par : Francis Penin | 25 avril 2009

Chez moi, en primaire, il n'y a pas de conseil de classe, donc chacun fait un peu ce qu'il veut avec sa classe. La mienne a des moyennes pourries mais tant pis, j'assume. Si je ne parviens pas à redresser le niveau à moi tout seul (peut-être parce que je suis mauvais, d'ailleurs), au moins je le fais savoir.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

"J'oppose l'idéal-type de l'éducation illibérale au modèle libéral de Condorcet qui pratique un "libéralisme intransigeant", (Baczko) et comme nul n'est prophète en son pays, son Plan n'a jamais été mis en oeuvre dans un pays qui privilégie le monopole et l'égalitarisme ( "funeste égalité mathématique") à la ...diversité ( liberté ) laquelle inclut le respect des inégalités naturelles (notamment prend en compte la distribution inégale du talent)".

Cadichon

Merci pour votre réponse qu'il m'a fallu relire plusieurs fois pour en saisir le quart de la moitié du propos. On sent que vous avez particulièrement travaillé le sujet. Il y aurait beaucoup à dire sur cette notion centrale et d'égalité que vous opposez à celle de diversité...liberté. En fait c'est le concept lui même d'égalité qui est divisé, en égalité et équité. Tous les sujets sont égaux devant la Loi, par exemple celle qui fixe l'obligation scolaire. Les élèves et leurs professeurs sont liés, ligaturés en signe de soumission à l'Éternel comme Abraham et Isaac. Mais de par la dissymétrie des places dans la généalogie (les élèves sont à l'étage au dessous de celui des maîtres, du moins en principe), se pose la question d'assumer subjectivement cette inégalité. Il appartient à l'institution éducative de résoudre cette question de justice. Comment? Voilà toute la question, qui fait l'objet du débat ici.

S'agissant de Diderot et de son Plan, il m'a semblé que sur cette question, sa position est la suivante: il serait vain de vouloir corriger les inégalités naturelles entre les élèves. Même si l'éducation peut beaucoup elle ne peut modifier les capacités naturelles et héréditaires de chacun. Son succès relatif vient du respect de la variété des talents et des facultés. (Notion d'équité).
"L'éducation ne nous donnera pas ce que la Nature nous aura refusé".

Écrit par : buntovchik | 25 avril 2009

Si c'est vrai, on marche sur la tête.

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009
Qu'allez-vous faire sur des sites pareils !

On a bien interdit le sapin de Noël à l'école, donc, je ne m'étonne pas !

En Grande-Bretagne le processus semble irréversible ! Sera-t-on plus con qu'eux ?

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article1084

PS. C'est Dobolino qui m'a provoquée !

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

buntovchik, colle : savez-vous où est enterrée Louise Michel, dont vous parlez plus haut, et qui s'occupe aujourd'hui de sa tombe ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Je pourrais bien sûr allé consulter Google, pour répondre à cette question...Je ne la connais pas, mais vous sachant à Marseille et sachant que Louise y est revenue après sa transportation, je répondrai: à Marseille! C'est mon dernier mot!

Écrit par : buntovchik | 25 avril 2009

A propos du livre et de l'interview de Véronique Bouzou

http://www.france-info.com/spip.php?article92684&theme=36&sous_theme=176

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009

Pour qui connait peu le problème de l'éducation nationale, ce peut être une entrée intéressante en matière. Permettez-moi cependant d'émettre une critique : D'après l'interview en particulier, elle a tout de même du mal à sortir du constat. On observe le même phénomène chez Sébastien Clerc ou chez Mara Goyet : on décrit, on dénonce (ce qui est nécessaire) mais la question du POURQUOI n'est jamais posée. On voit ce qui se produit en aval, mais jamais en amont.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Etonnant, le lien de Dobo !
Ce genre de considérations, je m'y confronte concrètement avec mon programme d'histoire : la christiannisation de la Gaule, le baptème de Clovis, églises, monastères et cathédrales, les croisades, les guerres de religion, etc. Parfois, mes élèves majoritairement musulmans me demandent pourquoi on ne parle que de religion. Je leur réponds que l'histoire de France est ainsi faite, et qu'on ne s'y intéresse que pour son rôle historique. Ca passe, je n'ai pas eu de plainte. Tous ont même accepté d'entrer dans une église pendant une sortie.
Vouloir effacer toute trace du passé chrétien de la France est super-débile, parole d'athé. A ce compte-là, il faut raser 90% des monuments historiques.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

En plus, sauf erreur, la croix des pharmacies est une référence à la Croix-Rouge, qui fait elle-même référence au drapeau suisse. Le rapport au christiannisme est donc très indirect.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

En plus, sauf erreur, la croix des pharmacies est une référence à la Croix-Rouge, qui fait elle-même référence au drapeau suisse. Le rapport au christiannisme est donc très indirect.

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009

Je propose moi, en réponse, un coup de pied au cul on ne peut plus direct.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Lisez donc ça, Amélie !!!!
http://fr.novopress.info/?p=16180
Si c'est vrai, on marche sur la tête.

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009


Tiens ? Des cinglés à qui la gauche fait "droit"...

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Dobo, il semble bien marqué à l'extrème-droite, votre site ! Il s'abstient bien de toute présentation, d'ailleurs.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

On me rapporte que dans certains établissements, les profs ont à subir des recadrages de plus en plus explicites leur enjoignant de se conformer aux desiderata des parents, considérés en somme comme une clientèle à choyer. On les convoque, surtout les caractères de cochon récalcitrants pour leur expliquer doctement qu'il faudrait "harmoniser" les moyennes et surtout éviter d'aborder en conseils de classe les sujets qui fâchent les mamas et les papas, c'est à dire évoquer le niveau réel des élèves car il convient avant tout de rester "optimistes"!
Est-ce que vous remarquez les mêmes faits "de par chez vous", chers collègues ?

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009


J'ai connu ce genre de phénomène -poussé trés loin - dans mon établissement pendant 5 ou 6 ans, avec une équipe de direction particulièrement "militante". D'après de nombreux écho syndicaux (entre autres), ce phénomène est devenu courant. En tout cas, voilà un problème qu'on ne résoudra pas en demandant "des moyens".

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Robin, allez-y mollo avec le Pineau.

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009

Ne m'enlevez pas mon lot de consolation. Et puis je n'en bois qu'un seul petit verre à la fois ! ;-))

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

"

Dobo, il semble bien marqué à l'extrème-droite, votre site ! Il s'abstient bien de toute présentation, d'ailleurs.

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009
"

En effet un lien vers le site de soutien à l'ancien président des jeunesses identitaires; un lien vers le site de Jean Pax Méfret.

La page Alsace qui sert de relais pour Alsace d'Abord qui est clairement à l'extrême droite (scission du FN).

Pour le reste c'est du même genre...

Une fois qu'on le sait on peut le lire lucidement.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 25 avril 2009

Ogaga ,chercheur sans tête au CNRS (Couillons Notoires à la Recherche du Sens) a dit :

"l'école ne doit pas viser à repérer les vainqueurs et les vaincus de la compétition scolaire." (sic)

Ça , c'est du Meirieu recraché : en voilà un qui a eu le temps de lire derrière son bureau (je croyais que c'était autre chose, "faire des recherches". Aller voir dans une classe, une vraie, avec de vrais élèves dans la vraie vie avec de vrais gens, par exemple ?).

Il est plutôt marrant que ce parasite là ne se soit à aucun moment posé la question de l'instabilité/insécurité dont il parle en d'autres termes que ce qui concerne la flexibilité du marché de l'emploi. Souci louable en apparence... à condition de se demander à quelle sauce vont être mangés des "élèves " à qui on aura donné aucune base solide, même pas celle de la lecture et de l'écriture...

De là à faire le raisonnement inverse, il y a de quoi donner le vertige à ce chercheur-farceur des bacs à sables : et si l'actuelle insécurité/flexibilité/précarité de l'emploi que subissent les jeunes générations venait AVANT TOUT d'une instruction défectueuse pour ne pas dire inexistante ?

"Dieu se rit de ceux qui déplorent les conséquences tout en favorisant les causes": si c'est bien l'abbé Bossuet qui a dit cela, on peut se demander qui est le plus religieux des deux : lui ou ce "chercheur au CNRS" de carnaval. Idéologue un jour, Crétin toujours.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Eh bien oui : la tombe de Louise Michel (ainsi que celle de son amant, dans le même cimetière mais pas la même section) est entretenue — pieusement — par la municipalité dirigée par Patrick Balkany. Lequel a fait construire la tombe de ses parents (et probablement al sienne, un de ces jours) juste en face de celle de la (pas si) Vierge rouge.
Les gens sont toujours plus compliqués que ce que l'on croit.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

buntovchik, colle : savez-vous où est enterrée Louise Michel, dont vous parlez plus haut, et qui s'occupe aujourd'hui de sa tombe ?
JPB

En lisant la question je me suis doutée que sa tombe était dans un lieu de résidence de not'bon maître qui à ses heures perdues va s'y recueillir en lui donnant un coup de torchon.
La réponse était donc dans la question.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Une fois qu'on le sait on peut le lire lucidement.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 avril 2009

Est-ce que cela signifie que les infos ont été déformées ou est-ce qu'il y a baleine sous gravier ?

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

grillée au poteau.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Lisez donc ça, Amélie !!!!
http://fr.novopress.info/?p=16180
Si c'est vrai, on marche sur la tête.

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009


Et c'est pour quand la suppression du signe "+" pour résoudre les problèmes qui nécessitent l'utilisation d' une addition ?

Écrit par : Maminou | 25 avril 2009

Manu, j'adhère entièrement à votre définition du "camps du Bien."

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2009

"

Une fois qu'on le sait on peut le lire lucidement.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 avril 2009

Est-ce que cela signifie que les infos ont été déformées ou est-ce qu'il y a baleine sous gravier ?

Ecrit par : Manu | 25 avril 2009
" Ca veut simplement dire qu'un site qui s'acoquine avec les jeunesses identitaires ne se lit pas de lamême manière que les autres.

Quand vous allez sur Bonnet d'Ane vous ne cherchez pas une information impartiale sur P. Mérieu même si ce qui y est dit n'est pas forcément faux (peut-être incomplet ou orienté?).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 25 avril 2009

C'est vraiment l'auberge espagnole ce blog. Chacun cause de tout et de rien, nous fait part de ses lubies, de ses obsessions.
Si j'étais prof je dirais que la plupart des interventions sont "hors sujet".
Rassurez-moi, JPB, quand vous enseignez, j'espère que vous "recadrez" davantage vos élèves, sinon c'était bien la peine de décrier Bégaudeau !

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009


Et oui, Manitas, la transversalité n'est pas réservé à la Sainte Pédagogie. Ceci dit, je vous trouve un peu sévère, s'il y a des disgressions, certaines sont intéressantes (excepté lors de quelques vagues de troll en fonction de la météo marine et du coefficient des marées) et l'essentiel se rapporte tout de même à l'état de l'École en France.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Je digresse pas mal, en cours — mais en sachant exactement comment me rattraper : ça les étonne toujours quand je finis par retomber sur mes pieds.
Cadichon, si vous vous doutez vraiment de la raison qui fait que je sais des choses sur Levallois, dites-le en fil privé — mais franchement ça m'étonnerait…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

Eh bien oui : la tombe de Louise Michel (ainsi que celle de son amant, dans le même cimetière mais pas la même section) est entretenue — pieusement — par la municipalité dirigée par Patrick Balkany. Lequel a fait construire la tombe de ses parents (et probablement al sienne, un de ces jours) juste en face de celle de la (pas si) Vierge rouge.
Les gens sont toujours plus compliqués que ce que l'on croit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

L'intéressé est en effet compliqué. J'ai pour amie une de ses plus proches collaboratrices, qui se revendique de gauche. Entre eux existe une grande affection et gare à moi si je plaisante sur la réputation sulfureuse de son patron qui, d'après elle, possède des qualités humaines hors du commun.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Manu, j'adhère entièrement à votre définition du "camps du Bien."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2009

Moi aussi. A laquelle il faut ajouter les addenda d'Amélie.

Écrit par : Un passant qui passe | 25 avril 2009

Manu, ne pensez-vous pas que Dupont-Aignan soit à placer aussi dans le camp du Bien ?

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

Non Amélie, pour l'instant, je ne vais pas jusque là (et même pas du tout. Tout est relatif, me direz-vous, par rapport à une gogolène, Un Cali, un Mouloud Aounit, un Julien Dray ou même un Kouchner...). Mais si vous avez des éléments... après tout, cela ne sera pas la 1ère fois que je me remets en cause.

Mais peut-être que NDA est trop "modéré" pour vous. Au européennes qui arrivent à grand pas, tout le monde devrait avoir le choix, au moins, ce qui n'est pas le cas pour toutes les élections.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

AuX européennes : raide, la belle.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Pour dépanner un jeune sur un autre forum, donnez-moi quelques noms de grands historiens modernes analystes de la révolution française de 1789. SVP, merci.
Je lui ai refilé François Furet.

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009
Taine, Lamartine, Michelet, Louis Blanc parmi les "anciens" et parmi les modernes : Augustin Cochin, Soboul, Mathiez et Furet, bien entendu.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Mais c'est vous qui dites que je fais partie du "camp du bien", Manu! Pas moi! Pure spéculation de votre part! Vous ne savez absolument pas quelle est ma "façon" de me considérer comme étant à gauche!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Il est vrai que c'est moi qui vous en "accuse" de temps en temps (avec d'autres). Quand au fait qu'il s'agisse d'une spéculation : oui et non. Cette "accusation" est basée sur ce que vous écrivez et défendez. Votre arbitre est entièrement libre de toute façon (ça se dit, ça ?) euh... carton jaune : vous conservez de toute façon votre libre arbitre (ce sera mieux).

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

bunto: dschere@bu.edu, si vous voulez poursuivre.

La lecture de ce qui précède me renvoie à deux bouquins, bien sûr "La république des faux gentils", d'Yvan Rioufol mais aussi "La connaissance inutile" de JF Revel.

Il y a également, et cela nous fait un lien avec Diderot, la formidable préface de Kundera dans son Jacques le fataliste, qui y traite des crimes commis au nom de la sensiblerie et des bons sentiments, bref de ceux qui vous font du mal pour votre bien.

Ma fille dormant dans ma chambre, je n'y ai pas accès pour l'instant ( je me sers de son ordinateur et le texte que je vous destine est sur le mien) mais je vous en citerai quelques passages plus tard dans la journée pour apporter mon eau au moulin de ce qui précède sur les forcenés du Bien et du droitdelhommisme.

En attendant, et toujours dans le même registre :
(L'excès de vertu est pire que l'excès de vice) il y a la fable des abeilles. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce pilier de la tradition philosophique libérale:
http://expositions.bnf.fr/utopie/cabinets/extra/textes/constit/1/18/2.htm
ou pour ceux qui préfèrent lire en VO:
http://artsci.wustl.edu/~landc/html/mandeville.html

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

et pourquoi ne citez vous pas Le livre noir de la Révolution française?
sans doute parceque Sevilla y a participé?
Le livre noir de la Révolution Française:
de Pierre Chaunu (Auteur), Jean Tulard (Auteur), Emmanuel Leroy-Ladurie (Auteur), Jean Sévillia (Auteur), Jean-Christian Petitfils (Auteur), Collectif (Auteur), Escande Renaud (Sous la direction de)

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

C'est vraiment l'auberge espagnole ce blog. Chacun cause de tout et de rien, nous fait part de ses lubies, de ses obsessions.
Si j'étais prof je dirais que la plupart des interventions sont "hors sujet".
Rassurez-moi, JPB, quand vous enseignez, j'espère que vous "recadrez" davantage vos élèves, sinon c'était bien la peine de décrier Bégaudeau !

Ecrit par : Manitas | 25 avril 2009


Eh oui, Manitas, les "profs" ont fait des études et se sont passionnés pour une matière, un sujet, un ou des "maîtres" qu'ils ont aimés ou détestés (ou les deux en même temps, c'est compliqué les relations humaines).

Il leur arrive d'aller au théâtre, au cinéma, d'écouter de la musique...Et même (quelle "lubie" !), de lire des livres...Et d'avoir envie d'en parler.

Bref, aussi bizarre que ça vous paraisse (ça paraît bizarre aussi aux élèves), il leur arrive d'être "hors sujet".

Ce sont des êtres humains comme vous et moi, seulement un peu plus en danger par les temps qui courent (comme les personnels des services psychiatriques et les conducteurs de bus dans les "quartiers", si vous suivez un peu les actualités)

Il leur arrive de se mettre en colère, de rire, de pleurer, de faire l'amour et même de boire du Pinaud !

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

...plus sobrement écrit : "pineau".

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Il leur arrive de se mettre en colère, de rire, de pleurer, de faire l'amour et même de boire du Pinaud !
écrit par : Robin, lecteur de San A.


à moins que ce soit une coquille ce qui serait dommage pour lui...
by the way, Robin, j'ai transmis à Chantal Delsol votre message, nul doute qu'elle appréciera.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

la réputation sulfureuse de son patron qui, d'après elle, possède des qualités humaines hors du commun.
Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009
Quand on entend attribuer des "qualités humaines" à un homme de pouvoir, on peut être assuré que toutes les autres lui font défaut.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

On me rapporte que dans certains établissements, les profs ont à subir des recadrages de plus en plus explicites leur enjoignant de se conformer aux desiderata des parents, considérés en somme comme une clientèle à choyer. On les convoque, surtout les caractères de cochon récalcitrants pour leur expliquer doctement qu'il faudrait "harmoniser" les moyennes et surtout éviter d'aborder en conseils de classe les sujets qui fâchent les mamans et les papas, c'est à dire évoquer le niveau réel des élèves car il convient avant tout de rester "optimistes"!
Est-ce que vous remarquez les mêmes faits "de par chez vous", chers collègues ?

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

Je pense que l'on est passé au niveau du "pilotage automatique" prévu par Georges Orwell dans "1984", le moment où l'insupportable devient la norme et n'est même plus "perçu" et où les intéressés (les enseignants) eux-mêmes veillent à contrôler leurs pensées et leur langage. Ça commence avec le langage.

Au dernier conseil de classe de 4ème le principal adjoint nous a demandé de ne pas évoquer les problèmes de discipline de la délégué, que ce problème serait "géré" (c'est à dire étouffé) en dehors du conseil de classe.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

et pourquoi ne citez vous pas Le livre noir de la Révolution française?
sans doute parceque Sevilla y a participé?
Le livre noir de la Révolution Française:
de Pierre Chaunu (Auteur), Jean Tulard (Auteur), Emmanuel Leroy-Ladurie (Auteur), Jean Sévillia (Auteur), Jean-Christian Petitfils (Auteur), Collectif (Auteur), Escande Renaud (Sous la direction de)
Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009
Cadichon, ce que j'aime chez vous par dessus-tout, c'est que vous réagissez exactement comme un secrétaire de cellule du PCF dans les années cinquante. Troublant.
Moi je conseillerais à une jeune étudiante de se procurer et de lire, entre autres manuels en usage dans les années cinquante, un Mallet et Isaac. Pour commencer à s'instruire, cela suffirait bien.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

On me rapporte que dans certains établissements, les profs ont à subir des recadrages de plus en plus explicites leur enjoignant de se conformer aux desiderata des parents, considérés en somme comme une clientèle à choyer. On les convoque, surtout les caractères de cochon récalcitrants pour leur expliquer doctement qu'il faudrait "harmoniser" les moyennes et surtout éviter d'aborder en conseils de classe les sujets qui fâchent les mamans et les papas, c'est à dire évoquer le niveau réel des élèves car il convient avant tout de rester "optimistes"!
Est-ce que vous remarquez les mêmes faits "de par chez vous", chers collègues ?

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009
On vous rapporte cela ! Mais cela fait près de vingt que cela dure. Et je crois savoir que cela a commencé un peu avant.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

"Cette "accusation" est basée sur ce que vous écrivez et défendez. Votre arbitre est entièrement libre de toute façon (ça se dit, ça ?) euh... carton jaune : vous conservez de toute façon votre libre arbitre (ce sera mieux)."

Ecrit par : Manu | 25 avril 2009

C'est certain, et heureux! Mais si, parmi la liste des exemples que vous avez donnés comme faisant partie de ce "camp du bien" que vous semblez si parfaitement définir, vous m'en voyez défendre le moindre, je vous paie l'apéro!

Ceci-dit, je serais très heureux de vous payer l'apéro de toute façon! Et, vu la quantité de choses que je pressens qu'on aura à se dire, ça va nous donner soir, et ça risque de me coûter un bras!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

"ça va nous donner soir"
Vindiou, c'est un berricisme ?

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

soiF !
J'avions point compris.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Cadichon, si vous vous doutez vraiment de la raison qui fait que je sais des choses sur Levallois, dites-le en fil privé — mais franchement ça m'étonnerait…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

j'ai du louper une marche...Il n'y avait aucune allusion à Balkany dans ma phrase, et vous pouvez être certain que ne ne cherchais pas à mettre votre parole en doute ( Marseille rend parano?) car je n'en savais rien: je rédigeais mon message pendant que vous postiez le vôtre ( l'heure, ou plus exactement la minute de l'envoi vous le confirmera).J'étais juste contente d'avoir fait le lien entre Marseille, Louise Michel et vous et je croyais que c'était vous qui alliez régulièrement fleurir sa tombe...Aucun sous-entendu dans ma phrase et le coup de torchon c'est bien ce qu'on fait quand on "entretient" une tombe?
Un instant en lisant votre message j'ai cru que j'avais loupé une autre marche et que pendant mon hibernation Balkany était devenu maire de Marseille...
Les qui-pro-quo sur ces blogs sont ahurissants.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Oui, cela fait un moment que le langage est édulcoré dans les conseils de classe : il ne faut pas faire de tort à l'établissement ... D'autre part, on en vient parfois à donner des distinctions - félicitations ou encouragements - à des élèves qui ne le méritent pas vraiment, tout est relatif ! Un professeur peut s'y opposer mais il est isolé, comme mis en accusation et, au final, c'est la parole du Principal qui prime.

Lorsque l'on veut évoquer en conseil de classe des cas un peu "lourds", on demande aux délégués de sortir afin de parler plus librement, mais, dans l'ensemble, dans un conseil de classe, c'est vrai que tout est édulcoré, pommadé, une façon de noyer le poisson en somme.

@ Jean-Paul

Jean-Paul, comptez-vous dans une prochaine note parler du B2i ? Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet ! Il nous a été présenté il y a quelques semaines en collège car il est applicable cette année, entrant en compte pour le DNB. Il vient de faire une entrée tout aussi consternante en lycée. Dans les deux cas, c'est une vraie usine à gaz inventée par quelque technocrate en mal de masturbation mentale. On reconnaît là une profonde méconnaissance de la réalité du terrain. Consternant ! A se demander si c'est possible. Pourquoi faire simple ?
Bien cordialement à vous.

Écrit par : marilyse | 25 avril 2009

Quand on entend attribuer des "qualités humaines" à un homme de pouvoir, on peut être assuré que toutes les autres lui font défaut.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

;-))

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Il leur arrive de se mettre en colère, de rire, de pleurer, de faire l'amour et même de boire du Pinaud !
écrit par : Robin, lecteur de San A.

à moins que ce soit une coquille ce qui serait dommage pour lui...
by the way, Robin, j'ai transmis à Chantal Delsol votre message, nul doute qu'elle appréciera.

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009

à moins que ce soit une coquille ce qui serait dommage pour lui...

by the way, Robin, j'ai transmis à Chantal Delsol votre message, nul doute qu'elle appréciera.

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Vous la connaissez ?

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Cadichon, ce que j'aime chez vous par dessus-tout, c'est que vous réagissez exactement comme un secrétaire de cellule du PCF dans les années cinquante. Troublant.
Moi je conseillerais à une jeune étudiante de se procurer et de lire, entre autres manuels en usage dans les années cinquante, un Mallet et Isaac. Pour commencer à s'instruire, cela suffirait bien.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009


GM, Vous devez avoir de bonnes raisons pour savoir comment réagit un secrétaire de cellule: it takes one to know one.
Le Livre noir sur la Révolution a été aussi flingué l'an dernier par vos amis qu'en son temps l'Archipel du Goulag ou plus près de nous Le livre noir du communisme de Courtois, (Laffont 1997) que Furet avait accepté de préfacer, mais il est mort avant.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Quand on entend attribuer des "qualités humaines" à un homme de pouvoir, on peut être assuré que toutes les autres lui font défaut.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

J'en conviens volontiers, mais celles-là, j'ai pu les constater et elles forcent le respect.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Manu,
J'ai acheté son bouquin après son interview au JT de France 3 (12/13). Franchement, j'ai appris plein de trucs en le lisant.
Bon, puisque vous insistez, je vais tenter de recopier le sommaire, mais je risque d'attraper une crampe à l'index droit et au majeur gauche (eh oui, j'ai l'habitude, hélas, de ne me servir que de ces deux doigts pour pianoter).

-Préambule

-La verrière, un asile pour enseignants

Vol au-dessus d'un nid de coucou
Et si les fous n'étaient pas toujours ceux qu'on croit ?
L'Art comme moyen de guérison
Le prof : un fou en puissance
Rencontre entre une enseignante souffrant de dépression nerveuse
Ma seule chance : m'évader
Cahier de doléances à la Verrière
Comment la plus grande entreprise nationale peut-elle perdurer sans médecine du travail ?
Passer toute sa vie à l'école peut-il rendre dingue ?
La salle des profs : l'antichambre de l'asile psychiatrique

Quand la justice s'en mêle

Les nouveaux risques du métier
Des gardes à vue traumatisantes
Des sanctions démesurées ?
Le prof : le bouc émissaire de l'échec éducatif
Des élèves assistés d'un avocat lors des conseils de discipline
Le parcours du combattant du professeur victime d'une agression
Un prof frappé par un élève pour une mauvaise appréciation
Des honoraires d'avocat exorbitants
Le harcèlement moral dont sont parfois victimes les enseignants
Un individualisme et une judiciarisation qui gangrènent l'Ecole
Le flicage des enseignants sur Internet

Le carcan administratif

Un prof pour deux administratifs ?
Des affectations ubuesques : le décès d'un prof jugé "irrecevable" par les services administratifs
Mon statut de cette année : bouche-trou
Des "erreurs" qui finissent par taper sur les nerfs
Vous avez dit évolution de carrière ?
Interdit de démissionner
Une fois le prof titularisé, plus personne ne se soucie de sa santé

Un professeur à bout lâché par sa hiérarchie

Un professeur mis sur le banc des accusés pour avoir noté "trop" sévèrement
Inspection ou lynchage ?
"Tu es incapable de te rendre copte de ton incompétence" (propos du principal adjoint adressés à l'enseignant)
Mettez de meilleures notes et tout ira mieux ! Les mauvaises notes découragent les élèves...
Les professeurs doivent-ils se contenter d'être de bons bergers ?
Le clientélisme gagne des parts de marché à l'Ecole
L'ignorance brandie comme un étendard
L'enseignant invité à se mettre dans la peau du "jeune"
"Un prof doit nous respecter s'il veut qu'on le respecte" (parole d'élève)
L'Etat reconnu coupable d'avoir abandonné un enseignant

Un professeur abandonné par ses pairs

Une ligne de démarcation coupe en deux la salle des professeurs
L'entraide des "professeurs de ZEP" est-elle un mythe ?
La dictature de l'égalitarisme
La "mafia" syndicale
Pourquoi certaines disciplines sont-elles autant sous-estimées ?
Le règne du chacun pour soi
Un professeur se rend à son travail dans un état de quasi-dépression permanente
Les "laissés-pour-compte" de l'Ecole

Prof : en première ligne sans munitions

Descente de gendarmes dans un établissement scolaire
Bienvenue à Alcatraz !
Enseignants, pompiers, policiers, médecins... : des hommes à abattre
Enseignants et policiers : le suicide en ligne de mire
Le prof : en première ligne devant la montée du communautarisme
Un placebo pour aider les profs dans leurs missions
La déprime financière des enseignants

Professeur des écoles : ces oubliés de l'école primaire

Le professeur des écoles n'a pas le droit à la fatigue
La maternelle, ce n'est pas de la garderie !
Quand la peur change de camp et que l'enfant devient le bourreau, qu'a donc prévu la loi ?
Les IUFM, vecteurs de stress et générateurs d'angoisse superflue ?
Des réformes inadaptées qui tuent les profs des écoles à petit feu ?
Des écoles polluées par des substances cancérigènes
Les agressions du personnel éducatif : un attentat à la personne

Mourir pour avoir le dernier mot

Les suicides qui filtrent dans les médias : la partie émergée de l'iceberg
Témoignage d'un proche : le suicide d'un enseignant en rapport direct avec son métier
"C'est le proviseur qui l'a lâché" (propos tenus par les parents de la victme)
C'est au moment où les professeurs perdent leurs illusions que le monde s'écroule autour d'eux
Le chef d'établissement : un copupable idéal ?
Gérer les problèmes des enseignants et des élèves avant de rédiger des comptes rendus adminsitratifs
Le ministre de l'Education nationale exprime ses condoléances par voie de presse

Postface

Ouf ! j'ai fini...

Écrit par : Manitas | 25 avril 2009

@Robin: c'est oui, je la connais très bien et depuis pas mal de temps. J'ai d'ailleurs failli poster ici quelques extraits des derniers livres de cette soit-disant philosophe comme vous dites pour répondre à vos insultes à son égard, mais il valait mieux traiter cela comme cela le mérite, par le mépris: vous faites porter à la femme qui n'a jamais entendu parler de vous le chapeau de ce que son mari vous aurait fait. Joli procédé.
Comme vous avez depuis longtemps mon email, on peut continuer en privé, en l'occurrence j'ai un instant pensé vous en avertir mais comme les dernières fois où je vous ai écrit directement ce fut silence radio de votre part, j'ai renoncé.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

@cadichon

L'un de ses enfants est dans la même Khâgne que votre fille ?

Je ne vois aucun inconvénient à ce que vous lui ayez transmis mon message.

Après tout, il serait temps qu'elle comprenne qu'elle exaspère même des gens qui partagent la même foi (on se demande comment, mais c'est comme ça. "Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon père", mais je préférerais ne pas les avoir comme voisins, si j'y vais, les maristes de Lyon non plus, d'ailleurs !)

Il y a des cathos qui vous rendraient athées enragés. Bloy et Bernanos l'ont dit bien mieux que moi.

Et qu'au lieu de donner des leçons de lucidité politique à tout le monde, le talent d'Alain Finkelkraut en moins, elle devrait faire preuve d'un peu plus d'humilité et de charité chrétienne et se départir de cet insupportable quant à soi de la bourgeoise provinciale qui a rendu la religion odieuse (et à juste titre) à tant de gens.

Maintenant, en ce qui concerne son mari, je n'ai pas l'habitude de tirer sur les ambulances, mais franchement, il a bien mérité ce qui lui est arrivé.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

@Robin: c'est oui, je la connais très bien et depuis pas mal de temps. J'ai d'ailleurs failli poster ici quelques extraits des derniers livres de cette soit-disant philosophe comme vous dites pour répondre à vos insultes à son égard, mais il valait mieux traiter cela comme cela le mérite, par le mépris: vous faites porter à la femme qui n'a jamais entendu parler de vous le chapeau de ce que son mari vous aurait fait. Joli procédé.

Comme vous avez depuis longtemps mon email, on peut continuer en privé, en l'occurrence j'ai un instant pensé vous en avertir mais comme les dernières fois où je vous ai écrit directement ce fut silence radio de votre part, j'ai renoncé.

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Ça ne m'étonne pas que vous soyez amie avec ce genre de personne. Qui se ressemble s'assemble. Vous parlez sans savoir. J'ai été reçu dans leur maison de Belley, en tant que directeur de l'Institution Lamartine à Belley. Il est impossible qu'elle ne se souvienne pas de moi. Je ne vois pas où sont les insultes, à moins que la vérité elle-même ne soit insultante. Je n'ai aucune envie de correspondre avec vous. Maintenant si vous me poussez à bout, je peux dévoiler sur ce blog les dessous de cette affaire. Je peux vous dire que ça n'est pas très reluisant.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Cadichon critique les procédés de Robin, mais que dire de celui qui consiste à rapporter ses propos à l'intéressée sans son autorisation ?

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Cadichon critique les procédés de Robin, mais que dire de celui qui consiste à rapporter ses propos à l'intéressée sans son autorisation ?

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009

Oui, drôle de mentalité et belle moralité !

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Maintenant si vous me poussez à bout, je peux dévoiler sur ce blog les dessous de cette affaire. Je peux vous dire que ça n'est pas très reluisant.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

C'était en 1988. J'ai une très bonne mémoire et j'ai aussi gardé des documents.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

On vous rapporte cela ! Mais cela fait près de vingt que cela dure. Et je crois savoir que cela a commencé un peu avant.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

Oui, mais il me semble que jusque là on y mettait quand même les formes. Je parle de convocation du professeur, soit directement après conseil de classe, soit sur "réclamation"des parents. Chaque fois le prof est mis en accusation et s'il se rebiffe, on procède par intimidations et insidieuses menaces : il a forcément tort. C'est la "manière" qui me parait nouvelle. De plus, certains n'ont été avisés d'une inspection que la veille ! Quelques uns aussi à qui on suggère de demander leur mutation. Il est vrai qu'il suffit d'un nouveau proviseur pour qu'un nouveau style s'installe.

Écrit par : Un passant qui passe | 25 avril 2009

by the way, Robin, j'ai transmis à Chantal Delsol votre message, nul doute qu'elle appréciera.

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009

La vipère a craché son venin.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Manu, j'adhère entièrement à votre définition du "camps du Bien."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 avril 2009

Moi aussi. A laquelle il faut ajouter les addenda d'Amélie.

Ecrit par : Un passant qui passe | 25 avril 2009

Merci beaucoup !

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Zen, Robin, akouna la tata de Dobolino, et toute cette sorte de choses.
Un p'tit "pinaud" ?

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

GM, Vous devez avoir de bonnes raisons pour savoir comment réagit un secrétaire de cellule: it takes one to know one.
Le Livre noir sur la Révolution a été aussi flingué l'an dernier par vos amis qu'en son temps l'Archipel du Goulag ou plus près de nous Le livre noir du communisme de Courtois, (Laffont 1997) que Furet avait accepté de préfacer, mais il est mort avant.
Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009
Si l'on était au tennis Cadichon, vous perdriez le point justement parce que vous avez des réflexes de secrétaire de cellule ( vous savez, ce qui est dans la tête, tête qui devrait plus s'occuper à penser qu'à réagir).
En ce qui concerne Soljénitsyne, il se trouve que je puis témoigner que La maison de Matriona n'a été traduite en français de manière convenable que grâce à l'insistance d'Elsa Triolet. Et j'entends encore celle-ci me dire avec ses roucoulements slaves : "C'est de la grrande prrose rousse".
Comme quoi les choses sont moins simples que vous semblez vous complaire à le penser.
J'ai quelquefois l'impression - mais je sais que ce n'est pas vrai - que vous confondez la pensée avec la propagande.
Cordialement

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Cadichon critique les procédés de Robin, mais que dire de celui qui consiste à rapporter ses propos à l'intéressée sans son autorisation ?

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009

Dans un pays libre chacun peut faire ce qu'il veut avec ce qui est dans le domaine public et les insultes de Robin n'avaient aucun caractère confidentiel que je sache...
Encore un bel exemple d'amalgame; décidément ce fil en est une mine...

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Curieusement le lien sur la suppression des croix vertes des pharmacies posté ici il y a quelques jours n'a pratiquement pas fait réagir. Il est vrai que "l'info" portait la date du 1er avril. Elle n'en fait pas moins froid dans le dos. Se non é vero, ....

On a commencé à grignoter la laïcité dans les piscines , les salles de classe et les maternités on peut continuer avec les pharmacies. C'est le scénario qu'a décrit Sebastien Haffner dans son "Histoire d'un allemand " ( Actes Sud) dont je vous recommandais la lecture dans mes premiers messages sur ce blog...il y maintenant plus de trois ans.
BTW, ce livre fut couvert d'insultes par la bienpensance allemande à sa sortie, comme chez nous les livres que je citais plus haut.

Les parallèles entre les totalitarismes ( rouge, brun-noir ou vert) sont légion à la fois sur le plan de la théorie ( les théoriciens du nazisme inspirateurs des Frères musulmans, par ex.) et de la pratique, comme leur commune stratégie d'entrisme. La politique de l'autruche de la population allemande des années trente devrait nous servir d'exemple. Il n'en est visiblement rien.
La prochaine étape sera la suppression des croix de St André aux carrefours de deux routes de même importance comme «symbole religieux ostentatoire, vestige d’une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays » .

01/04/2009 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Une association maghrébine parisienne, Paris-Beurs-Cités, a adressé il y a une dizaine de jours une lettre à la mairie de Paris afin de demander que soient « progressivement supprimées des devantures des pharmacies les enseignes en forme de croix ». La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos, lui a officiellement répondu que sa demande allait être « examinée avec la plus extrême attention ».
L’association, qui se présente pourtant comme « non confessionnelle » et entend « regrouper les jeunes Français issus de l’immigration maghrébine afin de les aider à trouver leur place dans une société encore largement discriminatoire » explique sa démarche par le fait que « ce symbole religieux ostentatoire, vestige d’une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays » est susceptible de « heurter la susceptibilité des croyants non chrétiens mais aussi des personnes non ou antireligieuses » et « contrevient gravement au principe républicain de laïcité ». « Alors que la crise économique accroît les risques d’affrontements intercommunautaires, ces enseignes à forte connotation religieuse pourraient être ressenties par certains comme une forme de discrimination, voire comme une provocation », poursuit Paris-Beurs-Cités.

La demande pourrait bien aboutir si l’on en croit la réponse officielle de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre qu’elle a adressée à l’association « comprendre pleinement [ses] préoccupations ». La conseillère technique indique qu’elle va « soumettre [la] demande à Bertrand Delanoë qui, n’en doutez pas, va l’examiner avec la plus extrême attention ». Elle précise également que le maire de Paris « qui a fait du “vivre ensemble” l’un des fondements de son engagement », « est très attentif à la bonne entente entre communautés » et qu’il est « pleinement conscient du caractère néfaste de certains anachronismes ». Une dernière phrase lourde de menaces…

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Dans le même élan, n'oubliez pas de transmettre à son inspecteur tout ce qu'il écrit de non-conforme.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

@Robin
Vous écrivez :
"Il y a des cathos qui vous rendraient athées enragés. Bloy et Bernanos l'ont dit bien mieux que moi."
Tiens voilà des auteurs grand format bien oubliés aujourd'hui dans les manuels de littérature écrits par gens de gôche et publiés par banquiers libéraux.
Amitiés.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

La demande pourrait bien aboutir si l’on en croit la réponse officielle de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre qu’elle a adressée à l’association « comprendre pleinement [ses] préoccupations ». La conseillère technique indique qu’elle va « soumettre [la] demande à Bertrand Delanoë qui, n’en doutez pas, va l’examiner avec la plus extrême attention ». Elle précise également que le maire de Paris « qui a fait du “vivre ensemble” l’un des fondements de son engagement », « est très attentif à la bonne entente entre communautés » et qu’il est « pleinement conscient du caractère néfaste de certains anachronismes ». Une dernière phrase lourde de menaces…
Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009
Est-ce que quelqu'un doute du fait que le maire de Paris est un libéral ? À qualités humaines s'entend.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Dans un pays libre chacun peut faire ce qu'il veut avec ce qui est dans le domaine public et les insultes de Robin n'avaient aucun caractère confidentiel que je sache...
Encore un bel exemple d'amalgame; décidément ce fil en est une mine...
Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009
Nous voilà d'accord. À l'élégance près : rapporter n'est jamais très joli. Maintenant, je n'ai pas souvenir d'avoir lu des insultes, mais des appréciations, qui sont libres, que je sache, dans un pays libre.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

"La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos."

Trouvé sur un forum de pharmaciens :
ilda vrospinos est l'anagramme de .... poisson d'avril !!

Et elle n'est pas dans la liste des conseillers techniques de M. Delanoe :-)

Écrit par : revue de presse | 25 avril 2009

On a l'air fin !

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"On a commencé à grignoter la laïcité dans les piscines , les salles de classe et les maternités on peut continuer avec les pharmacies."
Comme vous le savez sans doute la laïcité est la substitution de la loi de l'État à celle des chapelles. Voulez-vous dire que vous êtes une libérale version étatiste ?

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Poisson d'avril, mais tellement crédible ! On en avale d'autres des couleuvres, des vraies, sans rien dire !

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Les parallèles entre les totalitarismes ( rouge, brun-noir ou vert) sont légion à la fois sur le plan de la théorie ( les théoriciens du nazisme inspirateurs des Frères musulmans, par ex.) et de la pratique, comme leur commune stratégie d'entrisme. La politique de l'autruche de la population allemande des années trente devrait nous servir d'exemple. Il n'en est visiblement rien.
(Cadichon)
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Le gouvernement polonais est sur le point de faire passer une loi interdisant l’affichage ou le port de vêtements présentant une iconographie lié au fascime, au totalitarisme ou ayant un rapport avec des régimes autoritaires.

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/poland/5207669/Poland-to-ban-Che-Guevara-image.html

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Ma réaction dépasse évidemment la personne de Chantal Delsol, "la tête pensante" du couple.

Il se trouve que j'ai assisté en première ligne à ce que pourrait signifier concrètement une privatisation de l'école dans ce pays. C'est d'ailleurs l'une des raisons de ma présence sur ce blog.

En l'occurrence une décision prise en dehors du directeur diocésain et des autorités académiques sur un simple coup de téléphone entre un responsable politique et le puissant directeur d'une institution religieuse lyonnaise.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Le gouvernement polonais est sur le point de faire passer une loi interdisant l’affichage ou le port de vêtements présentant une iconographie lié au fascime, au totalitarisme ou ayant un rapport avec des régimes autoritaires.

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/poland/5207669/Poland-to-ban-Che-Guevara-image.html
Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

C'est encore un poisson d'avril ?
À moins que le gouvernement polonais ne se décide, dans sa probité candide, à célébrer aussi le souvenir des survivants d'Auschwitz massacrés, à leur retour, par d'excellents démocrates ayant un petit peu - mais nul n'est parfait - célébré le régime de Pisuldski.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

@Robin
Vous écrivez :
"Il y a des cathos qui vous rendraient athées enragés. Bloy et Bernanos l'ont dit bien mieux que moi."
Tiens voilà des auteurs grand format bien oubliés aujourd'hui dans les manuels de littérature écrits par gens de gôche et publiés par banquiers libéraux.
Amitiés.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

Bloy et Bernanos restent toujours aussi dérangeants. Bloy parce qu'il parle en connaissance de cause de la pauvreté et de l'arrogance des riches, Bernanos parce qu'il fustige l'hypocrise et la quiétude des "bien-pensants". On pourrait ajouter le Péguy, bien sûr.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Un petit lien vers une pharmacie au Maroc :

http://www.flickr.com/photos/lizgoode/471100050/

Écrit par : revue de presse | 25 avril 2009

"La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos."

Trouvé sur un forum de pharmaciens :
ilda vrospinos est l'anagramme de .... poisson d'avril !!

Et elle n'est pas dans la liste des conseillers techniques de M. Delanoe :-)"

Ecrit par : revue de presse | 25 avril 2009

Avouez, Dobolino, vous l'avez fait exprès, de mettre ce lien? C'était juste pour titiller Amélie??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Aïe ! La croix qui s'agrippe au croissant pour mieux lui piquer son énergie et briller à sa place, ça va énerver les gardiens de la correction correcte.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

"Un petit lien vers une pharmacie au Maroc "

Ecrit par : revue de presse | 25 avril 2009

Pourquoi le croissant est-il éteint, et la croix allumée? C'est de l'islamophobie!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Je moque, Amélie, je n'insulte pas!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

@Cadichon
Vous écrivez :
"On a commencé à grignoter la laïcité dans les piscines , les salles de classe et les maternités on peut continuer avec les pharmacies."
Comme vous le savez sans doute la laïcité est la substitution de la loi de l'État à celle des chapelles. Voulez-vous dire que vous êtes une libérale version étatiste ?

I beg to differ.
La laïcité nest pas le résultat d'une substitution, du moins dans les pays où elle est pratiquée dans sa forme originelle, expression de la liberté qui s'exprime par le pluralisme religieux. C'est un "mur de séparation" disait Jefferson et elle sert à PROTEGER les confessions de l'emprise de L'ETAT ( ça c'est la version libérale et en anglais on dit public encroachment). Rien à voir avec la laïcité de combat contre l'emprise d'une religion ( nécessairement absolutiste, sinon le combat est sans objet), cette version française où la laïcité a dérivé en laïcisme, idéologie liberticide, qui a ses propres dogmes et sa propre cléricature, qu'elle veut SUBSTITUER à ceux de la religion.

La laïcité scolaire de Condorcet sort du premier tonneau et l' interprétation de la laïcité par GM sort du second, le tonneau laïciste me semble-t-il.

Encore et toujours 89 contre 93. Tiens, voila un nouveau sens pour NEUF-TROIS. Intéressant comme rapprochement.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

expression de la liberté qui s'exprime par le pluralisme religieux.
pas relu. Pan sur le bec! mais vous aurez rectifié la redite

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Donc, si on vous suit bien, ce qui est laïc, c'est le voile à l'école, pas son interdiction ...

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

La laïcité nest pas le résultat d'une substitution, du moins dans les pays où elle est pratiquée dans sa forme originelle, expression de la liberté qui s'exprime par le pluralisme religieux. C'est un "mur de séparation" disait Jefferson et elle sert à PROTEGER les confessions de l'emprise de L'ETAT ( ça c'est la version libérale et en anglais on dit public encroachment). Rien à voir avec la laïcité de combat contre l'emprise d'une religion ( nécessairement absolutiste, sinon le combat est sans objet), cette version française où la laïcité a dérivé en laïcisme, idéologie liberticide, qui a ses propres dogmes et sa propre cléricature, qu'elle veut SUBSTITUER à ceux de la religion.

La laïcité scolaire de Condorcet sort du premier tonneau et l' interprétation de la laïcité par GM sort du second, le tonneau laïciste me semble-t-il.

Encore et toujours 89 contre 93. Tiens, voila un nouveau sens pour NEUF-TROIS. Intéressant comme rapprochement.
Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009
C'est toujours charmant de voir comment chez vous, ce que j'appellerai des "concepts flottants", se substituent à l'histoire réelle, le "tonneau de Morel" en ce qui concerne la laïcité en France.
En fait, si on résume, pour vous, 1789 aurait dû ne pas aller jusque 1793, Jules Ferry aurait dû s'arrêter à Condorcet, et le libéralisme à la Joseph de Maistre nous prémunir contre les totalitarismes. Bon, cela ne s'est pas passé tout à fait comme ça, à cause d'un truc qui s'appelle l'histoire. Il est vrai que de cette histoire, vous avez aussi votre version : de Gaulle a magouillé avec Thorez et c'est pour cela que les fonctionnaires ont en France le droit de grève. Éclairante synthèse !
Un mot sur Delsol -et mio ! -, n'a-t-elle pas été la disciple de Julien Freund, l'un des fondateurs du GRECE ?

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Eh bien oui, Perceval, et dans les écoles américaines quelques filles avec le hidjab, cela ne défrise personne.
C'est une autre interprétation de la liberté qu'on a du mal à comprendre en France. D'ailleurs le mot laïcité n'existe pas en anglais : secularism ou de secularity, dont nous avons l'équivalent, n'ont pas le même sens. D'une manière générale le reste du monde nous dit " Laïcité? connait pas...". C'est bien parce que chez nous elle a cette dimension combattante. On ne va pas revenir à l'édit de Fontainebleau, mais il est une étape déterminante dans le processus par lequel les absolutismes de la monarchie et de l'Église en ont enfanté un troisième ............celui du "Neuf-trois"(:>]

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

Salut à tous.

Pour fêter le retour de la Kadicochonne sur ce blog, je poste deux liens :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1518&var_recherche=klein

(J'aime beaucoup la conclusion de Klein sur le capitalisme financier)

et

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1669

Écrit par : Kap | 25 avril 2009

D'une manière générale le reste du monde nous dit " Laïcité? connait pas...". C'est bien parce que chez nous elle a cette dimension combattante. On ne va pas revenir à l'édit de Fontainebleau, mais il est une étape déterminante dans le processus par lequel les absolutismes de la monarchie et de l'Église en ont enfanté un troisième ............celui du "Neuf-trois"(:>]
Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009
C'est joli, "le reste du monde". Je sens qu'on va parler de l'"exception française".
Et puis peut-être un peu du GRECE,non ? rapport aux absolutismes, chrétien et monarchique, qui ont enfanté etc.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Je reviens de Turquie où la laïcité, on connaît, on y tient et on en est fier. Je crois que les Turques que l'on y croise dans la rue libres et épanouies (au moins en apparence) seraient bien fâchées de vous lire.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Je reviens de Turquie où la laïcité, on connaît, on y tient et on en est fier. Je crois que les Turques que l'on y croise dans la rue libres et épanouies (au moins en apparence) seraient bien fâchées de vous lire.
Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009
Mais, cher ami, la Turquie ne fait pas partie du "reste du monde", pas plus que l'Irak ou l'Iran d'hier. Les libéraux tendance Cadichon sont l'inverse des grands conquérants du style Hitler : ces derniers voulaient agrandir leur territoire, les premiers considèrent que leur pas de porte est la terre entière.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Et puis peut-être un peu du GRECE,non ? rapport aux absolutismes, chrétien et monarchique, qui ont enfanté etc.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

Ils n'étaient pas néo-païens au GRECE ?

Écrit par : Romuald | 25 avril 2009

Un mot sur Delsol -et mio ! -, n'a-t-elle pas été la disciple de Julien Freund, l'un des fondateurs du GRECE ?

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

et bien sûr c'est une tare in your book.
Je ne connaissais pas Julien Freund jusqu'à ce que je lise le beau livre que Taguieff lui a consacré. Je n'ai aucun souvenir d'y avoir lu qu'il avait fondé le GRECE.... mais c'est surtout parce que je m'en fiche.
À ce que je vois la liberté d'expression est une notion relative et la liste des procès d'intention s'allonge.
Moi je ne jette pas aux orties les fondateurs du club Saint-Simon, et autres Léo Lagrange...de toutes façon la plupart de ces grands prêtres de la pensée unique ont sacrément mis de l'eau dans leur vin rouge.

Écrit par : Cadichon | 25 avril 2009

@ Cadichon
Vous écrivez : "À ce que je vois la liberté d'expression est une notion relative et la liste des procès d'intention s'allonge."
Mon Dieu ! quelle ire pour une taquinerie. Suffit-il que l'on vous titille pour entreprendre un procès en "liberté d'expression" !
Vous affirmiez connaître Delsol, j'ai voulu savoir d'où venait cette dame, c'est tout.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

@Cadichon,
à props de Julien Freund :
"son engagement dans la revue Nouvelle École du Groupe de recherche et d'études sur la civilisation européenne (GRECE; il fait partie du comité d'honneur de la revue) et sa contribution à la revue d'extrême droite Nationalisme et République ainsi qu'aux publications du Thule Seminar de Pierre Krebs, ont fait de lui un penseur controversé.
Ses travaux ont fortement influencé deux de ses anciens élèves, la philosophe Chantal Delsol et le sociologue Michel Maffesoli."

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Ils n'étaient pas néo-païens au GRECE ?
Ecrit par : Romuald | 25 avril 2009

Si.

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Avouez, Dobolino, vous l'avez fait exprès, de mettre ce lien? C'était juste pour titiller Amélie??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Nous avions tous bien compris la provoc.

Je moque, Amélie, je n'insulte pas!!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Si je ne monte pas sur mes grands chevaux, c'est que c'est bien une moquerie sympa.

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Un mot sur Delsol -et mio ! -, n'a-t-elle pas été la disciple de Julien Freund, l'un des fondateurs du GRECE ?

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

Vous voulez dire LA Grèce, n'est-ce pas, la Grèce antique, bien entendu, pas celle qui manifestait récemment dans les rues d'Athèhes ? Vous parlez de la patrie d'Aristote et de Platon, pas de la "nouvelle droite" ?

Parce qu'il faut bien vous mettre dans la tête que Chantal Millon-Delsol évolue dans les hautes sphères de la pensée et de la spiritualité. C'est une personne très discrète et très effacée, vous savez.

Elle ne fait pas de politique. Rien à voir avec son mari, comme vous l'a dit cadichon qui la connaît bien (et vous pouvez la croire !). La preuve, elle ne connaît même pas l'existence du Front national.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Eh bien oui, Perceval, et dans les écoles américaines quelques filles avec le hidjab, cela ne défrise personne.
( Cadichon )

Peut-être que les américains subissent, supportent et ne disent mot, non ?

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Les frisettes, sous le voile, ça ne saute pas aux yeux ...
Cadichon, vous dites avec légéreté des choses lourdes de sens sur le terrain où j'évolue, et où il ne fait pas bon être une fille qui ... non, juste être une fille.

Écrit par : Perceval | 25 avril 2009

Du vécu de mes filles qui ont fait une partie de leur scolarité dans le public US, absolument pas...Elles sont transparentes..on s'en fout dit ma plus jeune, qui vient de lire ce que j'écris..On est dans le Nord-Est . C'est pareil en Californie...je ne pense pas que ce soit bien différent ailleurs.

Ici Elizabeth: Quand j'étais à la high school, j'étais dans la même classe qu'une fille qui portait le voile, et jamais personne ne l'a critiquée, et je sais qu'à l'école elle avait un bon nombre d'amis (de toutes les couleurs!) et dans la classe de ma soeur c'était pareil avec Nora. La seule grande différence se passait à la maison et pas à l'école : elles étaient vissées et n'avaient pas le droit de sortir (les pauvres!) et j'estime que c'était l'école qui leur donnait leur liberté.

Écrit par : Cadichon et cadichonette | 25 avril 2009

Bonjour

Ceci n'est pas un poisson d'Avril mais le nouveau documentaire en préparation de Christophe Nick, reproduisant sous forme de jeu télévisé l'expérience de Stanley Milgram.

http://www.liberation.fr/medias/0101563916-la-tele-met-les-doigts-dans-la-prise

Les résultat sont apparemment effarants : 80 % des piégés infligent le voltage maximum (contre 62 % chez Milgram).

Le rapport ? Christophe Nick avait "affronté" JPB dans "Arrêt sur Images".

Je suis prêt à parier que ce monsieur sera chaud bouillant, si on le lui demande, pour expliquer que l'école doit être toujours plus sociale, toujours plus ancrée dans le réel si on veut améliorer le sort des masses.

Autrement dit, je suis certain qu'il n'hésitera pas à vous diaboliser si quelqu'un le lance sur ce terrain !

Vie de merde...

Écrit par : johnmarguerite | 25 avril 2009

Pour en revenir aux dures réalités terrestres du libéralisme voilées par cadichonette et Amélie et à la question des diplômes soulevée hier par Manitas, ce témoignage dans Libération.fr d'un jeune étudiant:

Romain, 21 ans, étudiant en histoire à Nanterre: «Il faut faire vite, ça se ferme de partout»
«Je suis issu de la classe moyenne, père kiné, mère cadre à la SNCF. A la fac, on est tous un peu dans ce cas, sans gros problème d’argent. Et pourtant, il y a cette inquiétude : on sait, ça se voit, certains vont se paupériser, c’est évident. Je suis entré à la fac avec l’idée de devenir prof. Et j’en ai eu vite marre. Je n’ai plus du tout envie de faire des études, j’ai perdu le goût, je n’y crois plus. J’ai participé à différents mouvements pour défendre l’éducation, mais en réalité, le problème n’est pas là.

La vérité, c’est que le diplôme ne garantit rien. Dans les années 60, on a cru que l’école pouvait garantir une place dans la société. En fait c’est faux, et beaucoup de gens ne captent toujours pas ça. On peut avoir les meilleurs diplômes de la terre, quand ça n’embauche pas, il n’y a rien à faire. J’ai des tas de copains qui ont fait des masters et qui sont réduits à bosser dans des secteurs sans rapport avec leur formation. En plus, les rémunérations ne correspondent plus du tout au niveau de diplôme, alors à quoi bon s’acharner ? Ce n’est pas là que ça se joue. L’emploi, ce n’est pas une affaire de formation et de diplômes, c’est une affaire de contexte économique.

Aucune génération dans le passé n’a jamais été aussi diplômée que la nôtre, et pourtant, il n’y a pas de travail à l’arrivée. Même l’intérim, c’est mort. En tout cas, moi, j’arrête. Je suis en train de faire mon CV, je vais essayer d’entrer à La Poste ou à la SNCF. C’est-à-dire là où on embauche encore un peu. Il faut faire vite, car ça se ferme de partout. Je me dis qu’il vaut mieux y aller maintenant, plutôt que dans un an ou deux quand tout sera complètement bloqué.»

Écrit par : marigot | 25 avril 2009

Don't give me any hipe, émailler sa conversation d'anglicisme (si possible très idiomatiques) n'a jamais été une preuve de profondeur de pensée, seulement de snobisme ...

Écrit par : Zorglub | 25 avril 2009

"Ceci n'est pas un poisson d'Avril mais le nouveau documentaire en préparation de Christophe Nick, reproduisant sous forme de jeu télévisé l'expérience de Stanley Milgram.

http://www.liberation.fr/medias/0101563916-la-tele-met-les-doigts-dans-la-prise

Les résultat sont apparemment effarants : 80 % des piégés infligent le voltage maximum (contre 62 % chez Milgram)."

Ecrit par : johnmarguerite | 25 avril 2009


Inutile d'attendre un jeu télévisé! L'expérience de Milgram se reproduit chaque année dans les centres de correction de l'Education nationale. Une masse de professeurs, c'est-à-dire d'individus censés avoir une certaine culture et faire preuve d'esprit critique, qui obéit de la manière la plus servile pour surévaluer les copies, harmoniser les notes, et parvenir aux fameux 80 % de réussite.
Ce qui revient à nourrir la main par laquelle on se fait battre à la rentrée suivante. En effet, 80 %, c'est plus qu'un chiffre : pour l'institution, c'est un alibi, une caution. Et la clef est là. Jack Lang peut encore faire le plateau d'"On n'est pas couché" en la mettant en avant pour dire que le système éducatif français est le meilleur; n'importe quel pédagogiste peut s'en servir pour prétendre que tout fonctionne, et que ceux qui évoquent "la baisse du niveau" ne sont que d'odieux "réactionnaires"; le chef d'établissement qui veut lâcher un enseignant qui vient de se faire agresser par un élève peut se couvrir en soutenant "regardez les chiffres, tout est normal, certes il y a eu un incident isolé, mais en fait le problème venait du prof...".
Le jour où le chiffre des 80 % tombe, plus d'alibi, plus de caution. A quand un front syndical digne de ce nom appelant les correcteurs à noter les copies ce qu'elles valent et à ne rien harmoniser du tout (surtout depuis qu'un point en plus peut conduire en garde à vue)?!

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 avril 2009

"Vous voulez dire LA Grèce, n'est-ce pas, la Grèce antique, bien entendu, pas celle qui manifestait récemment dans les rues d'Athènes ? Vous parlez de la patrie d'Aristote et de Platon, pas de la "nouvelle droite" ?

Parce qu'il faut bien vous mettre dans la tête que Chantal Millon-Delsol évolue dans les hautes sphères de la pensée et de la spiritualité. C'est une personne très discrète et très effacée, vous savez.

Elle ne fait pas de politique. Rien à voir avec son mari, comme vous l'a dit Cadichon qui la connaît bien (et vous pouvez la croire !). La preuve, elle ne connaît même pas l'existence du Front national."

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

Putain, Robin, qu'est-ce que vous lui mettez, à la Delsol e Millau! Vous êtes encore plus "concasseur" que moi, quand vous voulez!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

"Eh bien oui, Perceval, et dans les écoles américaines quelques filles avec le hidjab, cela ne défrise personne."

( Cadichon )

Les states, the paradise on earth...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Merci les Cadichonnes.
Personnellement, je serais très gênée d'avoir une ou plusieurs filles voilées en classe. Entravée moi aussi. C'est déjà assez insupportable en ville.
Vu le nombre, si un extra-terrestre débarquait, il en déduirait que beaucoup, beaucoup de Françaises (et plus généralement d'Européennes ) sont voilées ! Le nombre toujours grandissant des voiles opère une transformation du paysage radicale fort déplaisante.
Sans doute faut-il se faire une raison, en attendant d'être obligée de se bâcher soi-même.

Écrit par : Amélie | 25 avril 2009

Je recopie la lettre que j'avais envoyée à Monsieur Charles Millon, député-maire de Belley, le 13 mai 1993 pour que vous compreniez le contexte de mon différend avec cadichon, qui dépasse de loin la personne de Madame Chantal Millon-Delsol. Vous comprendrez aussi mieux pourquoi je milite désormais en faveur de l'école républicaine.

Robin Guilloux, professeur certifié de Lettres, ancien directeur de l'institution Lamartine à Belley (1987-1988)

A Monsieur Charles Millon, député-maire de Belley

La Celle-Saint-Cloud, le 13 mai 1993

Monsieur le député-maire,

Actuellement professeur dans un établissement public de la région parisienne, je suis bien placé pour connaître les problèmes du système éducatif actuel et j'ai lu avec intérêt l'ouvrage et les propositions de Monsieur François Bayrou, ministre de l'éducation nationale dans "La décennie des malappris".

Toutefois, à la lumière des tristes événements de Belley, je m'inquiète d'une possible réforme qui s'inspirerait de ce dont j'ai été le témoin (et la victime) : absence de démocratie interne et de transparence, mise à l'écart des parents d'élèves, pressions idéologiques et religieuses, ingérences de toutes sortes, sans parler du mode de recrutement et de licenciement des chefs d'établissements.

En tant que membre et représentant du SNALC (Syndicat national des lycées et collèges), je ne manque pas, chaque fois que l'occasion se présente, de mettre en garde mes collègues à ce sujet et à les appeler à la plus grande vigilance.

Déçu par l'enseignement privé catholique auquel j'avais donné beaucoup de moi-même et consacré plusieurs années de ma vie professionnelle, je demeure profondément attaché à un certain nombre de principes. Je considère par exemple :

1°) Que les professeurs doivent être appréciés en fonction de leur compétence pédagogique et non sur des critères idéologiques et religieux et qu'ils relèvent, à cet égard, exclusivement de l'inspection générale de leur discipline.

2°) Qu'un établissement scolaire n'est la "propriété" de personne.

3°) Que le recrutement et le licenciement d'un chef d'établissement ne sont pas du ressort du maire de la commune ou de l'évêque du diocèse.

4°) Que les parents d'élèves doivent être associés au fonctionnement de l'établissement et informés de sa gestion.

Je n'aimerais pas voir remis en cause ces principes, ainsi que quelques autres, sur lesquels repose finalement l'école de la République et si ce devait être un jour le cas (mais peut-être êtes-vous en mesure de me rassurer sur ce point), vous me trouveriez, avec d'autres, résolument déterminé à les défendre.

Veuillez agréer, Monsieur le député-maire, l'expression de mes sentiments distingués.

Je n'ai reçu aucune réponse à cette lettre.

Mon successeur, recruté, ironie de l'Histoire, par Monsieur Millon sur la recommandation du puissant directeur d'une institution privée catholique à Lyon, a été jusqu'à écrire un livre pour expliquer les dérives d'un système dont il fut lui-même à son tour la victime et dans lequel je suis cité sous un pseudonyme : Jean-Louis Gavat, "Ecole très privée" (éd. du Colombier), 317 pages (!)

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Putain, Robin, qu'est-ce que vous lui mettez, à la Delsol e Millau! Vous êtes encore plus "concasseur" que moi, quand vous voulez!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Oui, contrairement aux apparences, je peux être très méchant, mais rassurez-vous, je me confesse régulièrement ! ;-))

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

"Inutile d'attendre un jeu télévisé! L'expérience de Milgram se reproduit chaque année dans les centres de correction de l'Education nationale. Une masse de professeurs, c'est-à-dire d'individus censés avoir une certaine culture et faire preuve d'esprit critique, qui obéit de la manière la plus servile pour surévaluer les copies, harmoniser les notes, et parvenir aux fameux 80 % de réussite. "

écrit par : Daniel Arnaud


Et si on demandait à Christophe Nick de faire un documentaire là-dessus ? (on filme sa réaction en caméra cachée !!!)

Écrit par : johnmarguerite | 25 avril 2009

...Je suis peut-être paranoiaque, mais je me demande souvent si le pourrissement de l'enseignement public n'est pas n'est délibérément organisé au plus haut niveau pour justifier la privatisation. Vous avez compris, à travers l'exemple de Belley vers quoi on pourrait aller. Ce n'est pas un fantasme.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Eh bien, on s'absente pour l'après-midi, et on s'aperçoit que ça tombe comme à Gravelotte…
Tant qu'il n'y a pas mort d'homme…
JPB
PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?

Écrit par : brighelli | 25 avril 2009

"Je suis peut-être paranoiaque, mais je me demande souvent si le pourrissement de l'enseignement public n'est pas n'est délibérément organisé au plus haut niveau pour justifier la privatisation. Vous avez compris, à travers l'exemple de Belley vers quoi on pourrait aller. Ce n'est pas un fantasme."

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

Là, par contre, j'en avais parlé plusieurs fois au début des réformes Darcos, (qui, semble t-il, veut la peau de l'enseignement public depuis très longtemps).
Et il ne me semble pas avoir été le seul.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Là, par contre, j'en avais parlé plusieurs fois au début des réformes Darcos, (qui, semble t-il, veut la peau de l'enseignement public depuis très longtemps).
Et il ne me semble pas avoir été le seul.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Dans leur livre Main basse sur l'école publique, Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi soutiennent que les réformes de l'Éducation nationale prônées par Xavier Darcos, sont puisées dans les idées « des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei »

Je pense que c'est plus subtil que ça. La réforme du lycée par exemple est inspirée par les idées libertaires du SGEN-CFDT et tout se passe comme si on organisait la fuite des "bons élèves" vers un enseignement privé où leur serait dispensé un enseignement explicite, frontal et conservateur pour devenir la future élite dirigeante.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

by the way, Robin, j'ai transmis à Chantal Delsol votre message, nul doute qu'elle appréciera.

Ecrit par : Cadichon | 25 avril 2009

C'est une blague ?

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Le différend est part d'une information de Manu (si je me souviens bien) sur le "Prix du livre incorrect", décerné en 2008 à un certain Alain Clair "Le surréalisme et la démoralisation de l'occident."

S'en est suivi un débat sur le contenu de l'ouvrage et une remarque de ma part sur la présence d'une certaine Chantal Delsol parmi les membres du jury.

Il se trouve que je connais cette personne, très proche des idées de la "nouvelle droite", qui a écrit des ouvrages de philosophie politique et qui est l'épouse de Charles Millon, ancien député-maire de Belley, ministre de la Défense du premier gouvernement Chirac, président du conseil régional du Rhône, partisan du rapprochement de la Droite classique avec le Front national.

J'ai eu affaire à elle et à son mari dans une circonstance très précise de ma vie professionnelle et j'ai dit en termes assez directs ce que je pensais d'elle et de son mari.

Réponse indignée de Cadichon qui m'informe qu'elle connaît elle aussi très bien Chantal Delsol, que je l'ai "insultée" (ce qui est absolument faux) et qu'elle lui transmets mon message sur ce blog sans mon autorisation.

Je me suis donc vu obligé d'argumenter sur le fond et d'expliquer :

a) que contrairement à ce que prétendait cadichon, je connaissais fort bien Charles Millon et son épouse.

b) que j'avais été reçu chez eux en 1988, en tant que directeur de l'Institution Lamartine à Belley dont Charles Millon était un ancien élève et où il avait une influence très importante.

c) à quelle expérience professionnelle précise correspondait ma réaction.

Le reste est dans mes contributions récentes.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Bonne idée.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?

Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Le différend est part d'une information de Manu (si je me souviens bien) sur le "Prix du livre incorrect", décerné en 2008 à un certain Alain Clair "Le surréalisme et la démoralisation de l'occident."

S'en est suivi un débat sur le contenu de l'ouvrage et une remarque de ma part sur la présence d'une certaine Chantal Delsol parmi les membres du jury.

Il se trouve que je connais cette personne, très proche des idées de la "nouvelle droite", qui a écrit des ouvrages de philosophie politique et qui est l'épouse de Charles Millon, ancien député-maire de Belley, ministre de la Défense du premier gouvernement Chirac, président du conseil régional du Rhône, partisan du rapprochement de la Droite classique avec le Front national.

J'ai eu affaire à elle et à son mari dans une circonstance très précise de ma vie professionnelle et j'ai dit en termes assez directs ce que je pensais d'elle et de son mari.

Réponse indignée de Cadichon qui m'informe qu'elle connaît elle aussi très bien Chantal Delsol, que je l'ai "insultée" (ce qui est absolument faux) et qu'elle lui transmets mon message sur ce blog sans mon autorisation.

Je me suis donc vu obligé d'argumenter sur le fond et d'expliquer :

a) que contrairement à ce que prétendait cadichon, je connaissais fort bien Charles Millon et son épouse.

b) que j'avais été reçu chez eux en 1988, en tant que directeur de l'Institution Lamartine à Belley dont Charles Millon était un ancien élève et où il avait une influence très importante.

c) à quelle expérience professionnelle précise correspondait ma réaction.

Le reste est dans mes contributions récentes.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Errata : Jean Clair et non Alain Clair

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Nos messages se sont croisés, Robin. En tout cas et même si ce forum est public, si vous avez été dénoncé, c'est lamentable (le mot est faible).

Il y a certaines inélégances qui ne se pardonnent pas.

Écrit par : Manu | 25 avril 2009

Avouez, Dobolino, vous l'avez fait exprès, de mettre ce lien? C'était juste pour titiller Amélie??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Aïe ! La croix qui s'agrippe au croissant pour mieux lui piquer son énergie et briller à sa place, ça va énerver les gardiens de la correction correcte.

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009

"Un petit lien vers une pharmacie au Maroc "

Ecrit par : revue de presse | 25 avril 2009

Pourquoi le croissant est-il éteint, et la croix allumée? C'est de l'islamophobie!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 avril 2009

Il est plus que temps de supprimer les croissants de nos viennoiseries traditionnelles.
Soit il s'agit d'un symbole lourd de sens qui offusque nos yeux laïques.
Soit il s'agit d'un blasphème puisque nous mordons allègrement dans le Croissant que nous digérons pour, enfin, excréter les résidus indigestes.
Enfin un combat commun pour l'Islam fondamentaliste et les laïques pur jus.
Stop au croissant, pur beurre ou ordinaire, dans les boulangeries !

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Les proviseurs se gargarisent des bons résultats de leurs lycées, comme si le mérite leur en revenait.

Ecrit par : Francis Penin

Certains ne sont pas dupes et le font savoir. Le mien, par exemple, en réunion plénière, le jour de la pré-rentrée, s'est permis d'affirmer que le taux de réussite (99% chez nous) ne signifiait plus grand chose, car certains élèves, sur lesquels des avis très réservés avaient été émis en conseil de classe, avaient été reçus à l'examen.

Écrit par : Moot | 25 avril 2009

Nos messages se sont croisés, Robin. En tout cas et même si ce forum est public, si vous avez été dénoncé, c'est lamentable (le mot est faible).

Il y a certaines inélégances qui ne se pardonnent pas.

Ecrit par : Manu | 25 avril 2009

L'inélégance de cadichon n'est rien à côté de celle de Charles Millon et des membres du conseil d'administration de l'époque de cette charmante institution "très privée" comme l'a appelée mon successeur.

A la fin de l'année scolaire 88, j'ai compris qu'en fait je n'avais été nommé qu'à titre provisoire pour gérer une situation de crise (ce que l'on s'est bien gardé de me dire au mois de juin).

Charles Millon, à la demande de président du conseil d'administration de l'établissemnt, a donc pris son téléphone et le plus simplement du monde a appelé le directeur de l'institution des maristes à Lyon pour lui demander de lui "fournir" un nouveau chef d'établissement pour me remplacer, ce que ce dernier a accepté sans l'ombre d'une hésitation parce que cela lui permettait de renforcer son influence et de "mettre la main" sur un nouvel établissement par personne interposée.

Mon successeur a tenu un an.

J'ai donc été licencié du jour au lendemain, en violation de toutes les règles du code du travail et des textes de référence de l'enseignement catholique, notamment du contrat de travail du chef d'établissement : absence d'entretien préalable, non respect du délais de préavis, accusations mensongères et non convocation devant le CODIEC (Comité diocésain de l'enseignement catholique pour m'expliquer).

Le directeur diocésain était furieux, des professeurs sont venus pleurer dans mon bureau, j'ai eu des témoignages d'affection et d'estime des profeseurs et des parents, mais je ne pesais pas lourd devant des gens aussi puissants à l'époque.

Vous comprenez maintenant peut-être un peu mieux les raisons de ma réaction un peu vivre.

Cela s'est passé il y a près de 20 ans, mais j'en garde un souvenir extrêmement pénible.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

@Robin
Vous écrivez :
"Il y a des cathos qui vous rendraient athées enragés. Bloy et Bernanos l'ont dit bien mieux que moi."
Tiens voilà des auteurs grand format bien oubliés aujourd'hui dans les manuels de littérature écrits par gens de gôche et publiés par banquiers libéraux.
Amitiés.

Ecrit par : guy morel | 25 avril 2009

Et que j'ai lus et relus.
J'ai aussi lu Robert Margerit qui m'a bien plu et dont on ne parle jamais, à part une adaptation cinématographique du Château des Bois Noirs, avec Béatrice Dalle, qui m'avait mise sur la piste.
Qu'est-ce qu'il a donc fait de vilain, celui-là, en matière de pensée ?

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

A la fin de l'année scolaire 88, j'ai compris qu'en fait je n'avais été nommé qu'à titre provisoire pour gérer une situation de crise (ce que l'on s'est bien gardé de me dire au mois de juin).

Excusez-moi, j'ai inversé le début et la fin de l'année scolaire. On ne m'a pas dit en septembre ce que l'on avait l'intention de faire en juin.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Vous comprenez maintenant peut-être un peu mieux les raisons de ma réaction un peu vive.

Cela s'est passé il y a près de 20 ans, mais j'en garde un souvenir extrêmement pénible.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

Certes ! Voilà bien de quoi broyer un ego !

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Cela s'est passé il y a près de 20 ans, mais j'en garde un souvenir extrêmement pénible.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

Quant à Charles Millon et à Chantal Millon-Delsol, ils me recevaient chez eux un mois auparavant pour me demander de quelle manière ils pouvaient m'aider. Vous appelez ça comment, vous ?

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Et que j'ai lus et relus.
J'ai aussi lu Robert Margerit qui m'a bien plu et dont on ne parle jamais, à part une adaptation cinématographique du Château des Bois Noirs, avec Béatrice Dalle, qui m'avait mise sur la piste.
Qu'est-ce qu'il a donc fait de vilain, celui-là, en matière de pensée ?

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009

Prendre l'Evangile au sérieux.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

C'était là ?
http://www.lamartine-belley.org/

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Prendre l'Evangile au sérieux.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

C'est vrai de Bloy, de Bernanos et de Péguy, mais en ce qui concerne Margerie, c'est son "provincialisme", apparemment, qu'on ne lui pardonnait pas. Il a été révélé par Julien Gracq.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

C'était là ?
http://www.lamartine-belley.org/

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009

Oui, et je peux vous dire que je m'étais donné tout entier, jour et nuit.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

On me rapporte que dans certains établissements, les profs ont à subir des recadrages de plus en plus explicites leur enjoignant de se conformer aux desiderata des parents, considérés en somme comme une clientèle à choyer. On les convoque, surtout les caractères de cochon récalcitrants pour leur expliquer doctement qu'il faudrait "harmoniser" les moyennes et surtout éviter d'aborder en conseils de classe les sujets qui fâchent les mamas et les papas, c'est à dire évoquer le niveau réel des élèves car il convient avant tout de rester "optimistes"!
Est-ce que vous remarquez les mêmes faits "de par chez vous", chers collègues ?

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

Dans ma cité scolaire, réunion des profs du collège cette semaine. Le problème ? Beaucoup d'élèves ne veulent pas travailler (on est en avril, que diantre, l'année est finie !), revendiquent leur droit à mettre le bazar en cours, et sont soutenus par leurs parents ! Quant à l'administration, elle noie le poisson ou penche du côté des parents.

Même la FCPE semble commencer à trouver que cela sent mauvais, c'est dire !

En ce qui me concerne, avec mes secondes, je suis réduit à distribuer des feuilles de copie (je les achète par paquets de 400) - comment demander qu'on prenne des notes ou qu'on fasse des contrôles sans cela ? C'étaient les élèves sérieux qui se faisaient racketter, de toutes façons ("t'as une feuille ?") et ça parlementait pendant des heures au début de chaque cours. D'ailleurs, est-ce qu'on ne va pas leur donner des copies normalisées le jour du bac ? et des brouillons multicolores ? Je fournis même le stylo à certains.

Remarque rafraîchissante de certains élèves : "wow, en plus c'est des Clairef**ne !"

Quand je pense qu'on critique "la Journée de la jupe" pour manque de réalisme…

Écrit par : sanjuro | 25 avril 2009

Robin, vous qui aimez la langue allemande, permettez-moi cette correction de ce qui ne saurait être qu'une faute d'étourderie: l'auto-affirmation= die Selbstbehauptung.
Amélie, je ne peux que souscrire aux propos de Guy Morel, cela fait bien longtemps désormais que l'EN est entrée dans l'ère du consumérisme.
Yann, j'ai relu récemment "Britannicus" et "Phèdre" et à vrai dire il s'avère que Racine employait effectivement de manière récurrente certains mots, tels "hymen". De là à en conclure que Racine fait l'apologie de la fellation?

Écrit par : Alain | 25 avril 2009

en ce qui concerne Margerie, c'est son "provincialisme", apparemment, qu'on ne lui pardonnait pas. Il a été révélé par Julien Gracq.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

Ah ! Oui ! C'est ce que répond Pierre Magnan à ceux qui veulent écrire ! "Soyez parisiens ! ". En dehors, point de salut !

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Après, j'ai lu les quatre tomes de la Révolution de Margerit (chez moi, c'est avec -t et non avec -e mais j'ai peut-être tort ), et que Guy Morel ou Cadichon, ou, pourquoi pas ( ?), les deux réunis en concert d'aboiements, y trouvent à redire, chacun dans son pré carré, j'y ai engrangé bien des données, tout en restant aussi distanciée qu'on me l'a enseigné.
Je reste simple et perméable ! Je ne suis qu'une petite sous-merde de trou du cul de vétérinaire de campagne.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Certes ! Voilà bien de quoi broyer un ego !

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009

Pas seulement l'ego, la santé aussi ; J'ai subi une énorme pression, j'ai entendu des membres du conseil d'administration, cathos modèles, délicats contempteurs de la révolution française "réclamer des têtes", comme de vulgaires tricoteuses (ma chambre était au-dessus de la salle de délibération).

Pour en revenir à Charles Millon, je pense que l'idée de l'alliance avec le FN, politiquement suicidaire (Chirac l'avait bien compris) lui a été soufflé par sa femme.

Millon m'a fait l'effet de quelqu'un de limité intellectuellement et culturellement, comme beaucoup d'homme politiques, d'un peu "niais". Il faisait des plaisanteries vaseuses. Je n'ai pas réussi à avoir une conversation sérieuse avec lui.

Un de mes amis qui travaillait au ministère de l'agriculture à l'époque me disait qu'il était loin d'être aussi intelligent que son frère, dircab. du ministre. Complexe fraternel ?

Mais imbu de sa personne, il l'était, avec un air de revenir d'une éternelle partie de tennis avec les dieux de l'Olympe.

Enfin vous voyez : "la roue tourne" et comme dit Nietzsche "ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort."

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Robin, vous qui aimez la langue allemande, permettez-moi cette correction de ce qui ne saurait être qu'une faute d'étourderie: l'auto-affirmation= die Selbstbehauptung.

Oui, vous avez raison. J'ai du mal à déchiffrer les caractères gothiques.

Écrit par : Robin | 25 avril 2009

Mais imbu de sa personne, il l'était, avec un air de revenir d'une éternelle partie de tennis avec les dieux de l'Olympe.

Ecrit par : Robin | 25 avril 2009

Combien se sont fait avoir ? J'en ai fréquenté un de près, plus tard conseiller régional qui avait approuvé l'alliance avec le FN. Il s'en est sorti sans dommages mais a du sentir le vent du couperet.

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Enfin ! Qu'aviez-vous fait, Robin, pour vous faire ainsi congédié ?
Nous l'expliquer serait instructif !

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

Congédier !!!

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

"La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos."

Trouvé sur un forum de pharmaciens :
ilda vrospinos est l'anagramme de .... poisson d'avril !!

Et elle n'est pas dans la liste des conseillers techniques de M. Delanoe :-)

Ecrit par : revue de presse | 25 avril 2009

On a l'air fin !

Ecrit par : Perceval | 25 avril 2009

Poisson d'avril, mais tellement crédible ! On en avale d'autres des couleuvres, des vraies, sans rien dire !

Ecrit par : Amélie | 25 avril 2009

Au point de "cinglerie" où nous en sommes, la chose ne serait en effet pas étonnante. Il y aurait d'ailleurs assez de cas psychiatriques occupant des postes à responsabilités pour prêter l'oreille à la chose. Dans l'éventuelle foulée (qui sait ?!), il faudra envisager de supprimer les croisements de routes, les croisillons aux fenêtres, les points de croix en broderie et le diantre sait quoi encore.

Ailleurs mais pour de bon, d'autres charlots ont remplacé la pipe de Tati par un moulin à vent et Coco Chanel est priée de ne pas fumer sur l'affiche de son film. Comme quoi, le meilleur des mondes est plus proche de nous qu'il y semble. Un bataillon de cerveaux rongés nous l'ourdissent benoîtement.

Écrit par : Magister | 25 avril 2009

Quand je vous dis qu'il ne faut plus manger de croissants !

Écrit par : dobolino | 25 avril 2009

"que Guy Morel ou Cadichon, ou, pourquoi pas ( ?), les deux réunis en concert d'aboiements, y trouvent à redire, chacun dans son pré carré"
Qu'est-ce que ce truc ? Pourquoi me traitez-vous de clèb's dans un pré carré ?

Écrit par : guy morel | 25 avril 2009

Une intervention intéressante de Dickens, sur le fil précédent.
Et un lien sur la question pédagogique outre-atlantique :

http://www.fondapol.org/publication/titre/quelles_sont_les_pedagogies_efficaces_un_etat_de_la_recherche.html

http://www.fondapol.org/fileadmin/uploads/pdf/documents/Etude_Quelles_sont_les_pedagogies_efficaces.pdf

Écrit par : Perceval | 26 avril 2009

Un groupe rigolo sur Facebook :

Admis directement pour le concours PE 2009
Mondial
Informations générales
Type :
Intérêts communs - Entraide
Description :
Ceci est un accès direct au métier de professeur des écoles, impossible direz vous ? Et bien non après en avoir discuté avec les instances compétentes, une centaine de places gratuites pour le concours ont été débloquées. Cependant une incription doit être faite auprès de l'Agence Nationale des Professeurs des Ecoles (ANPE) afin de valider votre place.
De même certains diplômes sont requis : carte adhérent FNAC (ou Furêt du Nord dans le cas échéant), carte d'abonnement à picsou magasine (certifiant les connaissances en littérature de jeunesse), un ticket d'entrée dans une piscine municipale, un poil de moustache de Philippe Meirieu (connaissances pédagogiques).
Sont admis d'office : les pères et mères sans enfants (assez contradictoire en effet) et les sportifs de bas niveau.
Offre sans engagements dans la limite des places disponibles.

Écrit par : Manu | 26 avril 2009

PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?
Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Comme résumé, celui de Manu est parfait:
"C'est une blague ?"
Ecrit par : Manu | 25 avril 2009

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Je reviens aux parangons de vertu (à la réflexion c'est le même sujet...) et à ce passage que leur consacre Kundera, dans une pièce inspirée de Jacques le Fataliste".
l'invasion des Soviets en 1968 lui avait donné "un coup de nostalgie" pour cette pièce, assorti d'une " aversion subite pour Dostoeïvski" ... mais pas pour Tchékhov, car ce n'était pas par sentiment anti-russe mais par anti-sentimentalisme, explique-t-il.

"Ce qui m'irritait chez Dostoïevski, c'était le CLIMAT de ses livres; l'univers où tout devient sentiment; autrement dit: où le sentiment est élevé au rang de valeur et de vérité."

Kundera raconte alors que trois jours après le début de l'invasion il s'est fait arrêter par les soldats "amis" de l'Armée rouge sur la route d'une campagne où "les fantassins russes campaient partout". Après une fouille en règle, mais sans violence, poursuit-il,

""l'officier qui l'avait ordonnée m'a demandé en russe: Comment vous sentez-vous? Quels sont vos sentiments? La question n'était ni méchante ni ironique. Au contraire: l'officier a continué:"Tout cela est un grand malentendu mais cela va se régler. Vous devez savoir que nous aimons les Tchèques. Nous les aimons."
Le paysage dévasté par des milliers de chars, l'avenir du pays compromis pour des siècles, les hommes d'État tchèques arrêtés et enlevés, et l'officier de l'armée d'occupation vous fait une déclaration d'amour. Comprenez-moi bien, il n'a pas voulu exprimer un désaccord avec l'invasion, pas du tout. [...] L'attitude était fondée non pas sur le plaisir sadique des violeurs, mais sur un autre archétype: l'amour blessé. Pourquoi ces Tchèques (que nous aimons tellement!) ne veulent-ils pas vivre avec nous et de la même façon que nous? Quel dommage qu'il ait fallu utiliser des chars pour leur apprendre ce qu'est l'amour.

La sensibilité est indispensable à l'homme, mais elle devient redoutable dès le moment où elle se considère comme une valeur; comme un critère de la vérité; comme la justification d'un comportement. Les sentiments nationaux les plus nobles sont prêts à justifier les pires horreurs et, la poitrine gonflée de sentiments lyriques, l'homme commet des bassesses au nom sacré de l'amour. La sensibilité qui remplace la pensée rationnelle devient le fondement même du non-entendement et de l'intolérance; elle devient, comme l'a dit Carl Jung, la "superstructure de la brutalité".

L'élévation du sentiment au rang de valeur remonte très loin, peut-être jusqu'à ce moment où le christianisme s'est séparé du judaïsme. "Aime Dieu et fais ce que voudras", a dit saint Augustin.[...] Le critère de la vérité se déplace ainsi de l'extérieur vers l'intérieur: dans l'arbitraire du subjectif. Le vague du sentiment d'amour ( "aime Dieu" - impératif chrétien) remplace la clarté de la Loi ( impératif du judaïsme) et devient le critère bien flou de la morale.

L'histoire de la société chrétienne est une histoire millénaire de sensibilité, [...] la démagogie politique a réussi à "sentimentaliser" la volonté de puissance. [...] Mais à partir de la Renaissance, la sensibilité occidentale a été équilibrée par un esprit complémentaire: celui de la raison et du doute, du jeu et de la relativité des choses humaines. C'est alors que l'Occident entre dans sa plénitude.

Dans son célèbre discours à Harvard, Soljenytsine a situé le commencement de la crise de l'Occident à cette époque de la Renaissance. C'est la Russie, en tant que civilisation particulière, qui s'exprime et se révèle dans ce jugement; en effet, son histoire se distingue de celle de l'Occident précisément par l'absence de la Renaissance et de l'esprit qui en résulta. C'est pourquoi la mentalité russe connaît un autre rapport entre la rationalité et la sensibilité; dans cet autre rapport se trouve le mystère de l'âme russe (de sa profondeur ainsi que de sa brutalité).

Quand la pesante irrationnalité russe est tombée sur mon pays, j'ai éprouvé un besoin instinctif de respirer fortement l'esprit des Temps modernes occidentaux. Et il me semblait n'être concentré avec une telle densité nulle part ailleurs autant que dans ce festin d'intelligence, d'humour et de fanataisie qu'est JACQUES LE FATALISTE.""'
Milan Kundera, préface de "Jacques et son maître: hommage à Denis Diderot en trois actes" [Gallimard 1981] Folio 1998,
pp. 10-13).

Écrit par : Cadichon | 26 avril 2009

PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?
Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Comme résumé, celui de Manu est parfait:
"C'est une blague ?"
Ecrit par : Manu | 25 avril 2009

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Je reviens aux parangons de vertu (à la réflexion c'est le même sujet...) et à ce passage que leur consacre Kundera, dans la préface d'une pièce que lui a inspirée Jacques le Fataliste", et dont il eut l'idée en 1968. L'invasion de son pays par les soldats "amis" de l'Armée rouge lui avait donné "un coup de nostalgie" pour Diderot assorti d'une " aversion subite pour Dostoeïvski" ... mais pas pour Tchékhov, car ce n'était pas par sentiment anti-russe mais par anti-sentimentalisme, explique-t-il.

"Ce qui m'irritait chez Dostoïevski, c'était le CLIMAT de ses livres; l'univers où tout devient sentiment; autrement dit: où le sentiment est élevé au rang de valeur et de vérité."

Kundera raconte alors que, trois jours après le début de l'invasion, il s'était fait arrêter sur la route d'une campagne où "les fantassins russes campaient partout". Après une fouille en règle, mais sans violence:

""l'officier qui l'avait ordonnée m'a demandé en russe: Comment vous sentez-vous? Quels sont vos sentiments? La question n'était ni méchante ni ironique. Au contraire: l'officier a continué:"Tout cela est un grand malentendu mais cela va se régler. Vous devez savoir que nous aimons les Tchèques. Nous les aimons."
Le paysage dévasté par des milliers de chars, l'avenir du pays compromis pour des siècles, les hommes d'État tchèques arrêtés et enlevés, et l'officier de l'armée d'occupation vous fait une déclaration d'amour. Comprenez-moi bien, il n'a pas voulu exprimer un désaccord avec l'invasion, pas du tout. [...] L'attitude était fondée non pas sur le plaisir sadique des violeurs, mais sur un autre archétype: l'amour blessé. Pourquoi ces Tchèques (que nous aimons tellement!) ne veulent-ils pas vivre avec nous et de la même façon que nous? Quel dommage qu'il ait fallu utiliser des chars pour leur apprendre ce qu'est l'amour.

La sensibilité est indispensable à l'homme, mais elle devient redoutable dès le moment où elle se considère comme une valeur; comme un critère de la vérité; comme la justification d'un comportement. Les sentiments nationaux les plus nobles sont prêts à justifier les pires horreurs et, la poitrine gonflée de sentiments lyriques, l'homme commet des bassesses au nom sacré de l'amour. La sensibilité qui remplace la pensée rationnelle devient le fondement même du non-entendement et de l'intolérance; elle devient, comme l'a dit Carl Jung, la "superstructure de la brutalité".

L'élévation du sentiment au rang de valeur remonte très loin, peut-être jusqu'à ce moment où le christianisme s'est séparé du judaïsme. "Aime Dieu et fais ce que voudras", a dit saint Augustin.[...] Le critère de la vérité se déplace ainsi de l'extérieur vers l'intérieur: dans l'arbitraire du subjectif. Le vague du sentiment d'amour ( "aime Dieu" - impératif chrétien) remplace la clarté de la Loi ( impératif du judaïsme) et devient le critère bien flou de la morale.

L'histoire de la société chrétienne est une histoire millénaire de sensibilité, [...] la démagogie politique a réussi à "sentimentaliser" la volonté de puissance. [...] Mais à partir de la Renaissance, la sensibilité occidentale a été équilibrée par un esprit complémentaire: celui de la raison et du doute, du jeu et de la relativité des choses humaines. C'est alors que l'Occident entre dans sa plénitude.

Dans son célèbre discours à Harvard, Soljenitsyne a situé le commencement de la crise de l'Occident à cette époque de la Renaissance. C'est la Russie, en tant que civilisation particulière, qui s'exprime et se révèle dans ce jugement; en effet, son histoire se distingue de celle de l'Occident précisément par l'absence de la Renaissance et de l'esprit qui en résulta. C'est pourquoi la mentalité russe connaît un autre rapport entre la rationalité et la sensibilité; dans cet autre rapport se trouve le mystère de l'âme russe (de sa profondeur ainsi que de sa brutalité).

Quand la pesante irrationnalité russe est tombée sur mon pays, j'ai éprouvé un besoin instinctif de respirer fortement l'esprit des Temps modernes occidentaux. Et il me semblait n'être concentré avec une telle densité nulle part ailleurs autant que dans ce festin d'intelligence, d'humour et de fanataisie qu'est JACQUES LE FATALISTE.""'
Milan Kundera, préface de "Jacques et son maître: hommage à Denis Diderot en trois actes" [Gallimard 1981] Folio 1998,
pp. 10-13).

Écrit par : Cadichon | 26 avril 2009

Bis repetita....
le second fut relu pas le premier...

Écrit par : Cadichon | 26 avril 2009

Perceval , merci pour ce texte sur les pédagogies efficaces de Bellosta-Clermont Gauthier et al., qui est aussi accessible en PDF.
3e.voie.free.fr/canada/gauthier2005a.pdf

Leurs travaux sur cette question, mentionnés ici quelques fois, ne le sont jamais trop. Datant de 2005, le document n'a rien perdu de sa pertinence.

Écrit par : Cadichon | 26 avril 2009

Enfin ! Qu'aviez-vous fait, Robin, pour vous faire ainsi congédié ?
Nous l'expliquer serait instructif !

Ecrit par : dobolino | 25 avril 2009

Absolument rien. Ils voulaient placer un homme à eux, un professeur des "maristes" de Lyon et je n'avais pas le bon "profil", c'est tout.

Le seul problème, c'est que je me suis mal défendu, je n'ai pas su jouer mes atouts (par exemple j'avais encore la direction "académique" et j'aurais pu refuser de la céder, j'aurais pu ester aux prudhommes pour licenciement abusif, etc.).

Ils auraient été bien en peine de trouver une faute professionnelle. Il n'y en avait aucune.

Je me suis retrouvé très seul et surtout mal conseillé. J'ai servi de bouc émissaire à des magouilles qui me dépassaient, je n'ai été qu'un pion dans toute cette affaire.

On a fait pression sur moi pour que je me taise, on a fait appel à mes convictions ("ne pas nuire à l'établissement"), on m'a fait signer des papiers dans lesquels je renonçais à demander des indemnités de licenciement...

Alors quand je lis cadichon et ses diatribes contre le totalitarisme dont ses amis seraient exempts, ça me fait bien rire, vous pouvez m'en croire.

Je vais vous donner un seul exemple de la mentalité de ces gens-là. Une remarque très significative du président du conseil d'administration à propos d'un directeur de l'établissement, le père Adam, qui avait abrité des enfants juifs à l'internat, pendant l'occupation : "Ah ! celui-là, il a pris des risques, il NOUS a fait courir des dangers,
pensez-donc !"

Peut-être a-t-il senti que j'étais choqué par sa remarque, que nous n'étions pas sur la même longueur d'onde, ou peut-être la couleur de ma cravate ne lui plaisait-elle pas, que sais-je ?

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Peut-être a-t-il senti que j'étais choqué par sa remarque, que nous n'étions pas sur la même longueur d'onde, ou peut-être la couleur de ma cravate ne lui plaisait-elle pas, que sais-je ?

Ecrit par : Robin | 26 avril 2009

Ou peut-être qu'ils trouvaient que je ressemblais trop à un personnage de Dostoïevski. ;-)

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

@ dobolino

Vous avez la chance d'exercer un métier en libéral, de ne pas dépendre de supérieurs hiérarchiques (j'en avis quatre : l'évêque du diocèse le président du conseil d'administration, l'inspecteur d'académie et le directeur diocésain, sans oublier Charles Millon et sa femme).

Ce qui m'est arrivé est difficile à comprendre. Il faut le vivre de l'intérieur, jour après jour. Cette impression d'un piège qui se referme inexorablement.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

PS. Je n'ai pas bien saisi tous les tenants et aboutissants du différend qui oppose Robin et CAdichon. L'un des deux nous fait un résumé, afin que nous suivions les développements ultérieurs ?
Ecrit par : brighelli | 25 avril 2009

Comme résumé, celui de Manu est parfait:
"C'est une blague ?"
Ecrit par : Manu | 25 avril 2009

Malheureusement non.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/01/09/01002-20090109ARTFIG00462-charles-millon-soupconne-de-malversations-.php

J'ai vu que Millon avait à nouveau des problème avec la justice. Ça m'a presque fait de la peine, son air de chien battu. Mais il en allait tout autrement quand il était au sommet de sa gloire. Il y a beaucoup de gens en ce moment en France qui voudraient bien voir disparaître les syndicats, les juridictions prudhommales, la protection des personnes contre l'arbitraire, faire main basse sur certaines institutions comme l'école. Il faut être très vigilants, surtout vis-à-vis de ceux qui se réclament de la "liberté".

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Je repense au lien fourb i par Dickens
http://www.fondapol.org/publication/titre/quelles_sont_les_pedag

Marie-Christine Bellosta, auteur / coordinatrice du bouquin dont il est question là, devait être nommée inspectrice générale en juillet 2007 ("sa nomination est dans les tuyaux", affirma le ministre).
EH bien, le ministre ne peut pas tout, et deux ans lus tard, elle attend encore. Philippe Le Guillou ne la voyait pas à l'Inspection générale ("elle sera malheureuse chez nous", dit-il), et ça a suffi (je ne suis pas bien sûr que ce soient ses fréquentations chiraquiennes de jadis : les sarkozystes en ont eu d'autres…).
Il y a des moments où un ministre est dépourvu, face à ces corps constitués intouchables… Quand je pense que plusieurs, parmi ces gens-là, lui doivent leur nomination…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 avril 2009

"Yann, j'ai relu récemment "Britannicus" et "Phèdre" et à vrai dire il s'avère que Racine employait effectivement de manière récurrente certains mots, tels "hymen". De là à en conclure que Racine fait l'apologie de la fellation?"

Ecrit par : Alain | 25 avril 2009

Ou de la sodomie?
J'adhère totalement à l'analyse de Robin concernant les capacités intellectuelles limitées de Charles Millon, (et de son entourage lyonnais de la DLC, tout un programme).
Son frère, ce ne serait-il pas l'actuel préfet de l'Indre? Il a effectivement l'air plus malin.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

"Alors quand je lis Cadichon et ses diatribes contre le totalitarisme dont ses amis seraient exempts, ça me fait bien rire, vous pouvez m'en croire."

Ecrit par : Robin | 26 avril 2009

Personne n'y croit. Peut-être pas même elle? Mais elle a une thèse à défendre.
En tous cas, vous avez toute ma sympathie sur ce coup-là. Ces gens ne sont vraiment pas fréquentables! (Pas Cadichon, les Millon. Mais pas "million de neurones".)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Perceval , merci pour ce texte sur les pédagogies efficaces de Bellosta-Clermont Gauthier et al., qui est aussi accessible en PDF.
3e.voie.free.fr/canada/gauthier2005a.pdf

Leurs travaux sur cette question, mentionnés ici quelques fois, ne le sont jamais trop. Datant de 2005, le document n'a rien perdu de sa pertinence.
Ecrit par : Cadichon | 26 avril 2009

Comme quoi Cadichon n'est pas indifférente aux charmes des pédagogistes pour peu que ceux-ci rajustent leur défroque. Pas le temps maintenant, mais il n'est pas difficile de montrer que ces "pédagogies efficaces", qui mettent en avant les méthodes et ne font référence aux contenus que sous le terme vague de "connaissances", ne sont qu'un avatar, avec le recours bien sûr aux "évaluations" et aux "études" qui font si sérieux, du pédagogisme que nous connaissons ici.

Écrit par : guy morel | 26 avril 2009

Marie-Christine Bellosta, auteur / coordinatrice du bouquin dont il est question là, devait être nommée inspectrice générale en juillet 2007 ("sa nomination est dans les tuyaux", affirma le ministre).
EH bien, le ministre ne peut pas tout, et deux ans plus tard, elle attend encore...Il y a des moments où un ministre est dépourvu, face à ces corps constitués intouchables… Quand je pense que plusieurs, parmi ces gens-là, lui doivent leur nomination…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 avril 2009

L'opinion encore plus radicale que celle de JP Brighelli sur cette question, celle de Pierre Legendre dans son dernier livre Vues éparses (mille et une nuits). Entretiens radiophoniques avec Philippe Petit. Pages 161 à 163.

P.P.- La suppression des départements est reprise par la commission Attali.

P.L.- Écoutez, on ne fait pas une proposition de cette sorte entre deux portes. Cela exige une réflexion publique. La France est un pays conservateur, et c'est le génie français de se conserver dans la révolution. Mais il ne faut pas mettre la charrue devant les boeufs.
Je dis qu'aujourd'hui il est IMPOSSIBLE et impensable que l'on puisse RÉFORMER VRAIMENT la France, de l'intérieur, poser un geste fécond qui est aussi un geste aveugle (car c'est un geste pour la vie), SI ON NE TOUCHE PAS D'ABORD AU MASTODONTE ULTRACENTRALSITE DE L'ÉDUCATION NATIONALE.
Ce mastodonte est aux mains de lobbies, notamment pédagogistes, qui étouffent la jeunesse. Voilà ce que je dis. Alors, que les parents soient pris dans les propagandes de la facilité, c'est aussi un fait. Je prends acte de tout cela.
Mais on ne pourra pas soutenir indéfiniment un mastodonte administratif pareil, qui fait la pluie et le beau temps pour structurer l'esprit de la jeunesse...Par exemple, on s'en est pris à la grammaire, aux opérations du calcul...à des choses de base. Et je ne parle pas de l'écriture... C'est-à-dire qu'on coupe aux enfants la voie vers la conceptualisation. Il faut être ludique. Très bien. Mais ça ne peut conduire qu'à la médiocrité générale. En quarante ans d'enseignement à l'Université, j'ai réceptionné les victimes de ce jeu de massacre si politiquement correct.

P.P.-Les discussions sur les programmes sont un peu plus contradictoires...

P.L. - Mais il n'en sort rien, sauf les arbitrages entre appareils et les modes du moment, car ce qui compte, c'est le pouvoir. Qui exerce le pouvoir dans cette féodalité de l'Éducation nationale?

P.P- Un État dans l'État, l'Éducation nationale, selon vous. Un mot quand même sur la question de la décentralisation. Il est difficile de parler de l'administration, du droit administratif, de la formation d'un type bureaucratique particulier, ce gouvernement de la France par les bureaux, sans parler de la centralisation et de la décentralisation.

P.L- Donc, ne parlons plus de l'Éducation nationale, modèle d'intégrisme de la centralisation. parlons d'une question où la discussion est possible: la décentralisation en général...

Je vous laisse méditer.

Écrit par : buntovchik | 26 avril 2009

Son frère, ce ne serait-il pas l'actuel préfet de l'Indre? Il a effectivement l'air plus malin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

A l'époque, il était au ministère de l'agriculture. Il est en effet beaucoup plus intelligent que son frère.

Mais ce qui est significatif dans le cas de C. Millon, si on regarde les choses froidement, c'est la question du "spectre"(au sens physique du terme) Droite-Extrême-Droite.

Sarkozy a absorbé (momentanément ?) l'extrême-droite (en reprenant une partie de sa thématique) de la même manière que Mitterrand avait neutralisé (définitivement) le Parti communiste, en les amenant à participer à un gouvernement de type "social-démocrate".

Dans le cas de Mitterrand et du PCF, la tâche lui était évidemment facilité par l'évolution historique à l'Est.

La stratégie inverse ne pouvait que donner des résultats catastrophiques pour la Droite (alliance, même locale, avec l'extrême-droite et non absorption d'une partie de sa thématique).

C'est ce que C. Millon a expérimenté à ses dépens.

Le problème de fond demeure cependant, c'est celui de l'adhésion d'une partie de la Droite dite "classique" aux thèses de l'extrême-droite ou, à tout le moins, de "l'opportunisme" et de savoir jusqu'où il peut aller.

Ce qui m'avait particulièrement scandalisé (au sens évangélique du terme) dans le cas de Millon, c'était l'amalgame de sa thématique de campagne entre la volonté de puissance personnelle ("j'aime le pouvoir" confesse-t-il ingénument à un journaliste d'une radio locale lyonnaise), la griserie du pouvoir pour le pouvoir, l'alliance avec l'extrême-droite et la reprise d'une partie de sa thématique et une thématique chrétienne, jusque dans l'appellation du parti qu'il avait fondé, thématique liée moins à des convictions personnelles (?) qu'à l'appartenance à des groupes d'influence plus ou mois occultes et, il faut bien le dire, finalement assez dérisoires.

Dans ces milieux la puissance est liée à la discrétion et au masque, Molière n'a rien inventé avec le Tartuffe.

Car il existe, c'est évident, des croyants sincères, mais il y a aussi une "idéologie catholique" et il faut bien faire la différence.

Le paradoxe est bien visible chez quelqu'un comme Charles Maurras qui démontre que l'on peut être catholique sans croire en Dieu.

Mais alors l'institution ne peut apparaître que comme une "coquille vide", une instance socio-politique de "ciment" de nature théocratique ou l'individu est pris dans un système hiérarchique et pyramidal d'obéissance (voir Joseph de Maistre) et non le "ferment" d'une authentique liberté spirituelle ("La connaisance de la vérité vous rendra libres.")

Le problème de C. Millon semble réglé désormais, comme une expérience qui aurait échoué et dont on aurait tiré les conséquences, mais vous retrouvez ces caractéristiques (à mon avis incompatibles) chez Sarkozy, d'où le malaise qu'il suscite et le rejet de plus en plus grand de la part des Français.

Tous les pouvoirs qui ont essayé de ce subterfuge (Louis XVIII, Charles X, Napoléon III, Philippe Pétain, que je ne mets pas sur le même plan, bien entendu, ont échoué et les Français s'en souviennent.)

Oui, pour le meilleur et pour le pire, la révolution française et la laïcité sont incontournables. Faisons en sorte que ce soit pour le meilleur (1989 et non 93)

Ce que je voulais dire aussi et pour finir de Charles Millon, c'est qu'il a été à son tour, à une autre échelle que la mienne, victime du même processus de "bouc émissaire".

Il est possible que sans l'intervention "bille en tête" de cadichon ("infandum, regina renovare dolorem", comme fait dire Virgile à Enée), je n'eusse pas éprouvé le besoin de parler de tout cela. Mais peut-être dois-je la remercier de m'avoir fourni l'occasion de m'expliquer.

J'espère au moins avoir réussi à faire un peu comprendre à quelles aberrations pourrait conduire le démantèlement de notre système d'enseignement actuel au nom du "libéralisme", d'une déréglementation semblable à celle qui fut à l'origine de la crise économique et financière que nous connaissons et qui n'a pas fini de faire sentir ses effets.

Ce n'est pas d'un démantèlement, mais d'une rénovation ou, pour parler comme certains, d'une "reconstruction" dont nous avons besoin.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

"Oui, pour le meilleur et pour le pire, la révolution française et la laïcité sont incontournables. Faisons en sorte que ce soit pour le meilleur (1989 et non 93)"

Ecrit par : Robin | 26 avril 2009


Vous êtes certain du siècle??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

"Et pour finir, je donne la clausule de la lettre ouverte que j'avais envoyée à l'équipe éducative de l'Institution Lamartine à Belley, en 1993 :

J'y exprime l'essentiel de ma conviction car je pense toujours qu'une coexistence pacifique entre un enseignement public et un enseignement privé sous contrat d'association avec l'Etat est possible et même souhaitable et que les deux sont complémentaires.

Mais à certaines conditions bien précises qui n'étaient pas remplies à ce moment-là à Belley et qui ne le sont pas toujours partout :

"Il est à souhaiter que ces tristes événements qui mettent crûment en lumière le despotisme "magouilleur" et le manque d'honnêteté morale et intellectuelle de certains responsables, aient au moins servi à démontrer l'impérieuse nécessité de mettre des bornes à leurs pouvoirs et à leurs domaines de compétence.

L'enseignement catholique ne pourra durablement subsister sans une véritable dimension démocratique respectueuse du Droit et des Personnes, dimension sans laquelle les valeurs évangéliques dont il se réclame en paroles ne se traduiront jamais dans les faits."

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Vous êtes certain du siècle??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Pardon ! (et pourtant, je n'ai pas bu de Pinault ;O)) )
1789/1793 !!!!!

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

C'était pour rire, Robin! On avait tous compris!

Je connais assez bien, (pour raisons familiales, ;-), une ancienne députée "Milloniste" à Lyon, et je suis certain qu'elle n'a jamais eu d'atomes crochus avec le FN.
Cependant, elle a vraiment fait partie de la "garde rapprochée" de Millon.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Marie-Christine Bellosta, auteur / coordinatrice du bouquin dont il est question là, devait être nommée inspectrice générale en juillet 2007 ("sa nomination est dans les tuyaux", affirma le ministre).
EH bien, le ministre ne peut pas tout, et deux ans lus tard, elle attend encore.

Ecrit par : brighelli | 26 avril 2009

Je rappelle ici une fois de plus ce que Chevènement, ancien ministre de l'EN, avait dit sur le sujet lors d'une conférence de Res Publica à Paris : " "Pendant 20 mois, j'ai été ministre de l'EN. J'ai pris un certain nombre de décisions. A l'autre bout de la chaîne, soit il n'en ressortait rien, soit il ressortait exactement le contraire de ce que j'avais ordonné".

Je crois me souvenir que Guy Morel m'avait gentiment raillé en écrivant quelque chose du style "et vous l'avez cru ?".

La réponse est oui.

Écrit par : Manu | 26 avril 2009

C'était pour rire, Robin! On avait tous compris!

Je connais assez bien, (pour raisons familiales, ;-), une ancienne députée "Milloniste" à Lyon, et je suis certain qu'elle n'a jamais eu d'atomes crochus avec le FN.
Cependant, elle a vraiment fait partie de la "garde rapprochée" de Millon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Mais certainement ; il est même fort possible que ni Millon, ni son épouse n'éprouvent d'atomes crochus pour le FN (quoi que j'en doute un peu).

Le problème n'est pas là. En politique, comme dans beaucoup d'autres domaines, ce que vous faites est plus important que ce que vous pensez et l'alliance avec le FN engageait toute l'UMP à ce moment-là et tous les gens autour de Charles Millon, y compris la personne dont vous parlez.

Chirac, qui était un animal politique, a immédiatement flairé le danger et quand Millon s'est aperçu que Bruno Goldnisch était un "scorpion" (il l'a dit lui-même), c'était trop tard.

Je ne leur reproche pas de partager ou de ne pas partager les idées du FN, je souligne un mélange de calcul et de sincérité qui sont incompatibles à long terme en politique (et dans la vie en général, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens)

Soit vous êtes sincères, "droits dans vos bottes" et vous tombez à droite ou à gauche, peu importe, soit vous louvoyez et à ce moment-là il faut être très intelligent (comme Mitterrand avec les communistes), mais vous n'avez pas le droit à l'erreur.

On ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Ça finit par se voir.

Comme l'a dit Raymond Barre (oui, je connais l'histoire des français innocents, victimes de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic) et peu importe la part de "calcul" qu'il y avait dans cette affirmation : "On ne soupe pas avec le diable, même avec une longue cuillère."

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Ce que j'essaye d'expliquer, maladroitement peut-être, se trouve contenu dans deux formules qui semblent antagonistes, mais qui sont en fait complémentaire, la seconde ne faisant qu'atténuer la tentation "nihiliste" de la première :

"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." (devise de Guillaume d'Orange reprise par la Résistance)

"Tout peut un jour arriver, même qu'un acte conforme à l'honneur et à l'honnêteté apparaisse en fin de compte comme un bon placement politique." (Charles de Gaulle, "Mémoires de Guerre")

On pourrait leur adjoindre celle-ci : "Vous avez voulu la paix dans l'honneur, vous aurez la guerre dans le déshonneur." (Winston Churchill)

L'alliance avec le FN n'était pas "un bon placement politique" parce que, pour quelqu'un se réclamant du gaullisme, ce n'était pas un acte conforme à l'honneur et à l'honnêteté.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Pour rire...ou pour pleurer...

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/04/nicolas-sarkozy-pr%C3%A9sidentphilosophe-.html

quand Nicolas Sarkozy parle de philosophie !

Écrit par : merlemocoeur | 26 avril 2009

Vous ête sûr Robin que vous n'exagérez pas l'importance politique et historique du FN ? Jorg Haider et son parti se sont alliés aux partis de gouvernement en Autriche est-ce que l'Autriche est devenu une dictature et un pays fasciste ?

Quant à l'influence de Bruno Gollnisch et de son parti sur l'Education nationale elle semble malgré tout assez faible ... ceci dit vous êtiez peut-être dans un micro-climat à Belley !

Écrit par : iPidiblue et le bolossage du FN | 26 avril 2009

Le FN n'est aussi faible que parce que Talonetto a absorbé une bonne partie de ses idées, Ipidiblue!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

@ dobolino

Vous avez la chance d'exercer un métier en libéral, de ne pas dépendre de supérieurs hiérarchiques (j'en avis quatre : l'évêque du diocèse le président du conseil d'administration, l'inspecteur d'académie et le directeur diocésain, sans oublier Charles Millon et sa femme).

Ce qui m'est arrivé est difficile à comprendre. Il faut le vivre de l'intérieur, jour après jour. Cette impression d'un piège qui se referme inexorablement.

Ecrit par : Robin | 26 avril 2009

Certes ! J'ai beaucoup de chance ! Je suis juste étiquetée "paranoïaque" !
Robin, vous êtes bien naïf ! La hiérarchie, c'est le lot commun, qu'on soit fonctionnaire ou libéral. Si on a goût à marcher sur les cadavres, on n'a pas les mêmes ouvertures que si l'on y répugne.

Écrit par : dobolino | 26 avril 2009

Mais alors on aimerait savoir de qui Robin se sent vraiment proche si "Talonetto a absorbé une bonne partie de ses idées" au FN ? Philippe de Villiers ou Besancenot ? cela va finir par être dur pour Robin de se situer politiquement sur l'échiquier électoral !

Écrit par : iPidiblue et l'échiquier politique | 26 avril 2009

Le FN n'est aussi faible que parce que Talonetto a absorbé une bonne partie de ses idées, Ipidiblue!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Il a absorbé les électeurs du FN, pas les idées. Le discours sécuritaire lui a permis d'être élu et ça n'est pas allé plus loin que les mots. Il parle à nouveau de sécurité parce qu'il y a élections en vue. Plus personne n'est dupe.

Écrit par : Amélie | 26 avril 2009

Certes ! J'ai beaucoup de chance ! Je suis juste étiquetée "paranoïaque" !
Robin, vous êtes bien naïf ! La hiérarchie, c'est le lot commun, qu'on soit fonctionnaire ou libéral. Si on a goût à marcher sur les cadavres, on n'a pas les mêmes ouvertures que si l'on y répugne.

Ecrit par : dobolino | 26 avril 2009

Bon, alors nous nous sommes compris ! ;-)

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Quant à l'influence de Bruno Gollnisch et de son parti sur l'Education nationale elle semble malgré tout assez faible ... ceci dit vous êtiez peut-être dans un micro-climat à Belley !

Ecrit par : iPidiblue et le bolossage du FN | 26 avril 2009

Oui, c'était (c'est ?) un sacré micro-climat ! Un conseil aux profs( et aux personnels de direction) débutants (à moins qu'ils n'aiment les micro-climats, après tout, il faut de tout pour faire un monde !) : éviter de demander des villes de moins de 80 000 habitants. Plus les villes sont petites, plus la présence des petits notables locaux est envahissante. Dans l'enseignement privé, c'est encore pire, il faut aussi supporter le colonel en retraite, le directeur de l'agence d'assurance du coin, etc. La France profonde, c'est intéressant, mais à la longue, on s'en lasse un peu. ;-)

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Le mystère n'est pas encore résolu, saurons-nous pour qui Robin votera aux prochaines présidentielles si Dieu lui prête vie ?
Une dame en robe rose ou un monsieur à talonnettes ? Un chasseur ou un végétarien ? Un pédagogue éclairé style Brighelli (on ne sait pas encore s'il sera candidat mais ça vient) ou bien un transfuge de l'IUFM locale béni par le gourou Philippe Meirieu ?

Écrit par : iPidiblue et les mystères de 2012 | 26 avril 2009

Mais alors on aimerait savoir de qui Robin se sent vraiment proche si "Talonetto a absorbé une bonne partie de ses idées" au FN ? Philippe de Villiers ou Besancenot ? cela va finir par être dur pour Robin de se situer politiquement sur l'échiquier électoral !

Ecrit par : iPidiblue et l'échiquier politique | 26 avril 2009

Je reste à François Bayrou pour qui j'ai voté au premier tour des présidentielles et je continue à regretter qu'il n'ait pas été élu président.

Il est, à mon avis, le seul homme politique français qui ait l'envergure d'un homme d'État.

Plus la crise va s'aggraver et plus les Français iront vers la Gauche et vous avez sans doute remarqué a) qu'il se situe résolument dans l'opposition b) qu'il discute en ce moment avec le Parti socialiste c) la censure qu'il subit de la part des médias (on ne parle pratiquement jamais de ses meetings à la télévision).

François Bayrou est beaucoup plus dangereux que Philippe de Villiers et Besancenot réunis et Sarkozy le sait.

Vous allez voir d'ailleurs le score du MODEM aux européennes.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Je reste fidèle à François Bayrou pour qui j'ai voté au premier tour des présidentielles et je continue à regretter qu'il n'ait pas été élu président.


J'ai oublié le mot fidèle !

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Une dame en robe rose ou un monsieur à talonnettes ? Un chasseur ou un végétarien ? Un pédagogue éclairé style Brighelli (on ne sait pas encore s'il sera candidat mais ça vient) ou bien un transfuge de l'IUFM locale béni par le gourou Philippe Meirieu ?

Ecrit par : iPidiblue et les mystères de 2012 | 26 avril 2009

François Bayrou prendra J.P. Brighelli comme ministre de l'Eduction nationale. ;O))

(sous réserve d'une réponse favorable de l'intéressé, évidemment !)

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Vous ête sûr Robin que vous n'exagérez pas l'importance politique et historique du FN ? Jorg Haider et son parti se sont alliés aux partis de gouvernement en Autriche est-ce que l'Autriche est devenu une dictature et un pays fasciste ?

Non, évidemment, il faut raison garder, mais il ne faut pas être tiède. S'il y a des "compromis", c'est parce qu'il y a des gens qui s'engagent. Toutes les idées ne valent pas et toutes ne sont pas acceptables. A Lyon, l'alliance avec le FN me semblait particulièrement mal venue. Le souvenir de Jean Moulin et de la déportation des enfants d'Izieu y est encore très vivace. Quant au FN, il n'a jamais vraiment rompu avec sa généalogie pétainiste et anti-républicaine (et je parle en connaissance de cause, pas "abstraitement").

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Vous êtes sûr Robin que vous n'exagérez pas l'importance politique et historique du FN ? Jorg Haider et son parti se sont alliés aux partis de gouvernement en Autriche est-ce que l'Autriche est devenu une dictature et un pays fasciste ?

Dois-je vous rappeler d'autre part le score de Le Pen au premier tour des élections présidentielles de 2002 ?

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Dois-je vous rappeler d'autre part le score de Le Pen au premier tour des élections présidentielles de 2002 ?

Ecrit par : Robin | 26 avril 2009

Moi, je me souviens très bien de son score aux Européennes de 1984. A l'époque, je travaillais comme salariée chez deux confrères, l'un FN à mort et l'autre Conseiller Général RPR. Ce même Conseiller Général, offusqué à l'époque de ce score éhonté, fut plus tard un soutien de Millon au Conseil Régional, lors de l'alliance avec le FN. Un pas de travers qui ne lui a rien coûté, ou si peu qu'il est inutile d'épiloguer sur le sujet.
Après, je conçois qu'un petit gars du peuple se soit laissé séduire par la superbe bourgeoise lyonnaise ...

Écrit par : dobolino | 26 avril 2009

Maintenant tout cela c'est fini nous avons la Halde qui nous protège des mauvais penseurs !

Ceci dit Dobolino vous aviez de drôles de fréquentations ...

Écrit par : iPidiblue et le haut conseil à l'intégration | 26 avril 2009

Je reste fidèle à François Bayrou pour qui j'ai voté au premier tour des présidentielles et je continue à regretter qu'il n'ait pas été élu président.
Ecrit par : Robin | 26 avril 2009
En matière d'enseignement, je crois bien qu'il n'y a rien à regretter, quelque soit la fidélité !

Écrit par : dobolino | 26 avril 2009

Eh ! oh ! du respect pour les différences culturelles !

"L'intégration consiste à susciter la participation active à la société tout entière de l'ensemble des femmes et des hommes appelés à vivre durablement sur notre sol en acceptant sans arrière pensée que subsistent des spécificités notamment culturelles, mais en mettant l'accent sur les ressemblances et les convergences dans l'égalité des droits et des devoirs, afin d'assurer la cohésion de notre tissu social." (L'intégration à la française, Rapport du Haut Comité à l'Intégration, 1993).

Comprenne qui pourra ...

Écrit par : iPidiblue et le haut conseil à l'intégration | 26 avril 2009

Un ignorant n'a-t-il pas le droit de rester ignorant si c'est sa spécificité culturelle ?

Écrit par : iPidiblue et l'intégration des ignorants | 26 avril 2009

Comme quoi Cadichon n'est pas indifférente aux charmes des pédagogistes pour peu que ceux-ci rajustent leur défroque. Pas le temps maintenant, mais il n'est pas difficile de montrer que ces "pédagogies efficaces", qui mettent en avant les méthodes et ne font référence aux contenus que sous le terme vague de "connaissances", ne sont qu'un avatar, avec le recours bien sûr aux "évaluations" et aux "études" qui font si sérieux, du pédagogisme que nous connaissons ici.

Ecrit par : guy morel | 26 avril 2009

Remarquable constance à me prêter des pensées diamétralement opposées aux miennes et parler de ce qu'on n'a pas lu. Bellosta-Gauthier, en l'occurrence, remettent en selle les méthodes éprouvées d'apprentissages, la syllabique contre la globale, la chronologie contre l'étude de la pantoufle ou du biberon depuis l'antiquité, la grammaire contre l'ORL, la table de multiplication contre la réinvention à tâtons du nombre π ou de E=MC2, Archimède et Newton contre Charpak et la main à la pâte, et tutti quanti.

J'ai soulevé une bronca ici jadis en disant ce que je pensais de la 3eme voie et des Appy qui réinventent la machine à courber les bananes, ce dont le bon Clermont G. n'est pas exempt non plus. Il n'empêche qu'il fut l'un des premiers ( en langue française et précurseur de N. Bullle) à s'intéresser aux travaux qui, depuis la fin des années 1960, démontraient en Amérique la fallacie du déterminisme bourdivin, lequel est encore l'alpha et l'oméga de nos fossiles à la Dubet-Baudet-Estableau and Co.( ah oui et A. Prost...)


J'ai récemment demandé à ED Hirsch, qui est un des plus célèbres ( avec Diane Ravitch) critiques de la Progressive Ed, ce qu'il pensait de la 3eme voie puisque les Appy se gargarisent de son magistère et prétendent travailler avec lui..... Il n'en avait aucun souvenir. Après que je lui eus rafraîchi la mémoire, il n'était visiblement pas intéressé par ce concept assis entre deux chaises, dans un domaine où on ne peut pas être à moitié enceinte. On a vite parlé d'autre chose, comme du succès des Core Knowldedge schools qu'il a créées et de ce qui se fait ici ( GRIP et réseau SLECC)dans la même ligne, et il fut bien plus intéressé de comprendre pourquoi cela ne peut pas fonctionner en France sur une grande échelle. JPB nous en donne plus haut une des raisons majeures:
""Il y a des moments où un ministre est dépourvu, face à ces corps constitués intouchables… Quand je pense que plusieurs, parmi ces gens-là, lui doivent leur nomination…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 avril 2009

Effectivement, et la seule solution à cette tragédie est pure fantasme: la radiation pour forfaiture des caciques de l'EN, avec rééducation dans les rizières de Camargue pour les hommes (on n'a plus de mines et vous voyez que je m'amollis avec le temps puisque je suggérais jadis de rouvrir pour eux l'Ile du Diable), et bille à zéro pour les Charmeux et autres Dubru-Bella, avec coup de tondeuse obligatoire tous les trois mois, pour qu'on ne risque pas de les confondre avec les vrais enseignantes. C'est bien le châtiment préféré des Francais pour qui couche avec l'ennemi, non?

À ce propos, une autre mesure de salubrité publique pourrait être d'imposer un délai de 10 ans minimum de pratique dans les salles de classes, et dans le domaine où ils pontifient, à tout ce joli monde, inspecteurs et formateurs IUFumistes en tête.
Egalement abrogation de la loi Jospin pour interdire de séjour l'empathie mielleuse du puéro-centrisme et son sentimentalisme criminogène.


Dans son dernier livre "The Knowldge Deficit: Closing the Shocking Education Gap for Americain Children" (2006), Hirsch explique pourquoi le passage de la globale à la syllabique ( effectif aux US depuis un bout de temps) n'a d'effets positifs sur l'acquisition des savoirs que jusqu'au CM1. À partir du 4th Gr., c'est la Bérézina, explique-t-il, car savoir lire ne suffit pas si derrière il n'y a pas l'enseignement disciplinaire structuré qui solidifie les acquis. Lire est un processus qui n'a rien de naturel et toute acquisition de savoirs exige des efforts mais aussi la compréhension du texte. Apprendre en jouant n'est pas apprendre nous disait Alain dans des pages superbes où il montrait qu'un enfant n'est pas un chien qu'on dresse à faire des tours.

Version Hirsch ça donne:
"Just like Rousseau, Wordsworth and Dewey, our schools of education hold that unless school knowledge is connected to "real life" in a "hands-on" way, it is unnatural and dead, it is "rote" and meaningless [...]Our unwarranted faith in nature - the idea that SO ESSENTIAL AND UNNATURAL A SKILL AS DECODING WILL OCCUR MAINLY THROUGH NATURAL DEVELOPMENT, or that needed knowledge be imbibed naturally through hands-on experience, plus our faith that how-to strategies will lead to reading competence - has led to the mistaken dogma that reading is a formal skill that can be transferred from one task to another, regardless of subject matter. [...] For children to make substantial progress in reading, they must make EARLY and substantial progress in knowledge. [...] The only thing that transforms reading skill and critical thinking skill into general all-purpose abilities is a possession of general all-purpose knowledge. Formalism in reading is the notion, powerfully dominant in our schools, that reading comprehension is a skill, like typing, that can be transferred from one text to another. Comprehension skill is said to depend on formal "comprehension strategies" such as "predicting, summarizing, questioning and clarifying". This innocent-seaming idea affects classes all over the nation, depriving them of substance and intellectual structure."

Conclusion de Hirsch: pour mettre fin à cette situation, il faut "a revolution of ideas" et révolution pris dans le sens premier de faire un retour, pas de nous sortir encore une nouvelle mouture de cette révolution copernicienne que glorifie un Marcel Gauchet , celle de "la pédagogie-science", c'est `a dire la mise au rencart de toutes les théories bidons dont elle fut porteuse et sur lesquelles reposent les dogmes que Hirsch vient de citer. Ils conduisent à l'"enseignement de l'ignorance".

Parmi ces derniers, un des pires est la foi indécrottable dans le déterminisme socio-économique et culturel ( Gauthier et al l'ont bien dézingué mais en pure perte) qui a enlevé à l'école son pouvoir (qu'elle était seule à détenir en privilégiant le contenu des savoirs et non leur forme) de diminuer les inégalités, apportant confirmation de l' axiome: une politique égalitariste creuse les inégalités.

Écrit par : Cadichon | 26 avril 2009

"Remarquable constance à me prêter des pensées diamétralement opposées aux miennes et parler de ce qu'on n'a pas lu. Bellosta-Gauthier, en l'occurrence, remettent en selle les méthodes éprouvées d'apprentissages, la syllabique contre la globale, la chronologie contre l'étude de la pantoufle ou du biberon depuis l'antiquité, la grammaire contre l'ORL, la table de multiplication contre la réinvention à tâtons du nombre π ou de E=MC2, Archimède et Newton contre Charpak et la main à la pâte, et tutti quanti."
Ecrit par : Cadichon | 26 avril 2009

C'est possible que je comprenne mal votre pensée tant elle est sautilllante. Vous mettez au crédit de Clermont la remise en selle de "méthodes éprouvées", notamment la "méthode syllabique" à la place de la "méthode globale" - et on retrouve là une problématique vigoureusement interpellée par Michel Delord dans un texte que vous devriez lire ( La globale et la syllabique). Puis vous citez un passage de Hirsch qui montre que le passage de la globale à la syllabique, s'il n'est pas accompagné depuis le début de l'enseignement de riches contenus dans tous les domaines aboutit à un effondrement à partir du CM1. Puis vous dites que Appy et Clermont ont redécouvert l'art de courber les bananes. Puis il est question du puéro-centrisme, puis du déterminisme socio-économique et culturel. Et cela se conclut par une sorte de sentence : "une politique égalitariste creuse les inégailtés" encore plus confuse que tout ce qui précède. Car on voudrait bien savoir en quoi les politiques scolaires - sous les slogans, la réalité - ont été "égalitaristes". Ce serait plus simple de dire que faisant fi de l'instruction publique, ces politiques ont laissé jouer à plein les déterminismes sociaux, non ?
Bref, si on pouvait discuter sans tout mélanger, point par point, cela serait plus clair.
Alors, je repose ma question : Clermont-Gauthier dit-il quelque chose des contenus ou se cantonne-t-il aux méthodes ?

Écrit par : guy morel | 26 avril 2009

@Cadichon,
Vous écrivez : "Egalement abrogation de la loi Jospin pour interdire de séjour l'empathie mielleuse du puéro-centrisme et son sentimentalisme criminogène."

Il faudrait tout de même vous renseigner ! La loi Jospin a été entièrement intégrée par Jack Lang au Code de l'Éducation, et c'est la Loi Fillon - qui n'est pas revenu sur l'essentiel de la Loi Jospin - qui est aujourd'hui en vigueur. Dire qu'il faut abroger la Loi de 89 n'a aucun sens.

Écrit par : guy morel | 26 avril 2009

A propos de Racine et de son utilisation du mot "hymen", il faut entendre ce mot dans le sens de "mariage", et pas dans le sens "du diamant qui dort entre leurs fesses ...de bigooootes" (je crois), comme disait Brel. La pauvre Phèdre avait vu le sien rompu depuis lurette quand Racine la plonge dans l'amour filial.

Écrit par : Puce | 26 avril 2009

La pauvre Phèdre avait vu le sien rompu depuis lurette quand Racine la plonge dans l'amour filial.

Ecrit par : Puce | 26 avril 2009

Certes, elle n'était plus celle qu'on croyait depuis longtemps!

Écrit par : marigot | 26 avril 2009

Témoignage d'une intervenante sur Agoravox :


"Mais comment noter ce que l’on ne comprend pas ?

J’ai une amie, qui était prof de français et qui a lâché le métier justement à cause de ce que vous expliquez. Elle m’a montré des copies de Bac (photocopies bien sûr) qu’elle n’avait pas réussi à noter parce qu’elle n’y comprenait rien.

Je n’ai pas plus compris. Outre l’orthographe non maîtrisée, la conjugaison en dépit du bon sens, un langage quasi phonique avec des perles comme « croivent » ou l’abominable « comme même » voire texto, en plus aucune structure du texte, aucune organisation dans la rédaction.

On lui a renvoyé ses copies avec obligation de noter ! sans relire et avec un mélange de fatalisme et d’écoeurement, elle leur a donné la note minimale qu’elle avait donné aux autres copies.

Depuis, d’après ses anciens collègues, ce genre de copies n’a fait qu’augmenter et comme vous, les professeurs sont pris au piège avec des conseils de correction aberrants.

Valoriser ce qu’on ne peut même pas décrypter ! j’avais un prof qui ne mettait jamais de « 0 », il mettait « 2 » ou « 3 » pour avoir fait l’effort d’écrire et ne pas avoir rendu une copie blanche."

Ecrit par Neris, le 26 avril 2009.

Écrit par : Daniel Arnaud | 26 avril 2009

une politique égalitariste creuse les inégalités.

Ecrit par : Cadichon | 26 avril 2009

C'est bien pourquoi comme le suggère très bien Guy Morel, les gouvernements de droite venus après Jospin se sont bien gardés de "faire la révolution" et de mettre un terme à la "politique égalitariste" qu'ils ont mis en place dans les années 70 et que les socialistes ont définitivement enracinée dans les moeurs. On voit le résultat aujourd'hui, les inégalités se creusent plus que jamais.

Écrit par : marigot | 26 avril 2009

Je rappelle ici une fois de plus ce que Chevènement, ancien ministre de l'EN, avait dit sur le sujet lors d'une conférence de Res Publica à Paris : " "Pendant 20 mois, j'ai été ministre de l'EN. J'ai pris un certain nombre de décisions. A l'autre bout de la chaîne, soit il n'en ressortait rien, soit il ressortait exactement le contraire de ce que j'avais ordonné".

Je crois me souvenir que Guy Morel m'avait gentiment raillé en écrivant quelque chose du style "et vous l'avez cru ?".

La réponse est oui.
Ecrit par : Manu | 26 avril 2009

Un peu de naïveté sans doute...
Prenons un exemple pour montrer que c'est un peu plus compliqué : Chevènement a donné l'ordre de refaire au galop les programmes de maths du collège, ce qui fut fait, et déboucha sur des programmes catastrophiques.
Ignorait-il les problèmes déjà anciens posés par l'enseignement des maths, ignorait-il les positions des uns et des autres dans la technostructure ? Mais alors pourquoi était-il ministre ? Pour dire après : les méchants ne m'ont pas écouté ?

Écrit par : guy morel | 26 avril 2009

On voit le résultat aujourd'hui, les inégalités se creusent plus que jamais.
Ecrit par : marigot | 26 avril 2009
Peut-être parce que le discours égalitariste a recouvert un renoncement à l'instruction publique.

Écrit par : guy morel | 26 avril 2009

Puce, soyez sans crainte, j'avais bien compris la signification du mot "hymen".

Écrit par : Alain | 26 avril 2009

Je le savais bien ,que vous aviez compris! Réflexe de prof, je m'en suis mordu le clavier juste après avoir posté.

Écrit par : Puce | 26 avril 2009

Valoriser ce qu’on ne peut même pas décrypter ! j’avais un prof qui ne mettait jamais de « 0 », il mettait « 2 » ou « 3 » pour avoir fait l’effort d’écrire et ne pas avoir rendu une copie blanche."

Ecrit par Neris, le 26 avril 2009.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 26 avril 2009

C'est ce que je fais, en expression écrite.

Écrit par : marilyse | 26 avril 2009

"Je m'en suis mordu le clavier juste après avoir posté."

Ecrit par : Puce | 26 avril 2009

C'est vrai, c'est un coup à se mordre les dents! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Un ignorant n'a-t-il pas le droit de rester ignorant si c'est sa spécificité culturelle ?

Ecrit par : iPidiblue et l'intégration des ignorants | 26 avril 2009

Juste revendication ! D'autant plus qu'on vit beaucoup plus simplement en étant ignorant. Les jours succèdent aux nuits, sans heurts, sans souffrances, sans questionnements perturbants.

Écrit par : dobolino | 26 avril 2009

À ce propos, une autre mesure de salubrité publique pourrait être d'imposer un délai de 10 ans minimum de pratique dans les salles de classes, et dans le domaine où ils pontifient, à tout ce joli monde, inspecteurs et formateurs IUFumistes en tête.


Ecrit par : Cadichon | 26 avril 2009

Ça, c'est crade pour les élèves.

Écrit par : dobolino | 26 avril 2009

"Ça, c'est crade pour les élèves."

Ecrit par : dobolino | 26 avril 2009

Ca, c'est malin!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 avril 2009

Tiens un bon site: www.causeur.fr

Robin (et les autres; les enragés peuvent rebrousser chemin), lisez donc cet article-là: http://www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135

Écrit par : Pendariès | 26 avril 2009

Salut aux fidèles du blog !

Je vais encore pleurnicher sur mon sort, mais avec un peu de chance vous allez quand même apprendre des choses sur la vie d'un lycée en 2009. (Il n'y a pas ici que des profs de lettres, je pense…)

Je prépare des questions pour le bac blanc de première qui commence demain, chez nous. Je travaille donc sur la liste de deux de mes collègues, au demeurant fort estimables.

Au menu, donc, de la première liste :

séquence n°1 : aspects du baroque (Sponde, ménard, Marbœuf, Calderon)
séquence n°2 : le baroque encore, avec Hamlet de Shakespeare, plus Beckett et Ionesco (le métathéâtre !)
séquence n°3 : Baudelaire (Fleurs du mal) + Ponge, Jaccottet, Michaux : rôle et fonction du poète

bon, seconde liste :

séquence n°1 : Baudelaire, Fleurs du mal
séquence n°2 : Dom Juan de Molière
séquence n°3 : Candide de Voltaire

Qui aurait cru que je serais d'accord avec un IPR ? L'un d'eux est venu nous voir l'an passé pour nous dire que, quand même, Dom Juan et Candide sur la moitié des listes de français, ça faisait beaucoup !
Quant au baroque, je dirais que c'est à peu près la même fréquence... cela n'a bien sûr rien à voir avec le fait que « L'école des Lettres », une revue professionnelle, propose régulièrement des séquences clés en main sur le sujet !

Si certains se demandent encore pourquoi le pédagogisme a autant de succès dans l'EN, voici un embryon de réponse : le conformisme ! Et chez des profs de lettres, en plus !

Cela dit, je n'ai rien contre Dom Juan, que je mets souvent au menu ; Candide, je tends à éviter (Il y a Zadig, il y a l'Ingénu…) mais le baroque, je vois mal comment on peut prétendre intéresser des élèves (de S !) à ce genre de bondieuserie nunuche ! Encore des projets à la con qui flattent l'ego de demi-sels qui se croient à la fac…

Mais c'est sûrement parce qu'ils ont trop de connaissances en littérature qu'ils étudient tous la même chose ; avec les nouveaux concours, ça va sûrement être plus varié, comme menu...

Écrit par : sanjuro | 26 avril 2009

Sanjuro, moi je ne fais jamasi en première ni Dom Juan, ni Candide.

Eh bien l'année dernière, 10 de mes élèves ont été interrogés à l'entretien des EAF sur... Candide et Dom Juan !

Résultats : les entretiens étaient ratés.

Ca fait peur, non ? J'ai su pourquoi : l'examinatrice n'avait pas lu les oeuvres que j'avais faites, elle avait fait Dom Juan et Candide, donc elle faisait faire les analyses sur l'un de mes textes (forcément, elle est obligée...), et après elle interrogeait en entretien sur ce qu'elle connaissait elle...

Écrit par : Jeremy | 26 avril 2009

Merci Pendariès

"Les Français sont vilains. L’opinion internationale s’en était déjà aperçue, en 2007, lorsque, à la surprise générale, ils avaient accordé leurs suffrages à un tyran plutôt qu’à la femme politique la plus exceptionnelle de leur temps.

Dans dix ou vingt siècles, tous les historiens s’accorderont sur une chose : il y eut, dans toute l’histoire française, deux femmes vraiment géniales, Jeanne d’Arc et Ségolène Royal (il y a eu aussi, en vérité, Coco Chanel et Roselyne Bachelot, mais pour d’autres raisons). Les deux étaient lorraines. Les deux ne firent pas une carrière époustouflante. Les deux avaient une conception de leur mission assez incompréhensible aux yeux du vulgum pecus.

Un peu d’histoire de France pour les ignorants. C’est en 1428 que Ségolène Royal quitte la maison familiale, une maison humble de paysans lorrains avec tas de fumier devant la porte, se rend à pied chez le sieur Pierre Bergé et demande à iceluy de lui fournir bravitude, estoc et espèces trébuchantes, afin de bouter l’Anglois hors de France. Elle libère le Poitou et la Charente au cri de “La France présidente”, suivie par Pierre Bergé qui, en chemin, se lie d’amitié avec Gilles de Rais – ce dernier passera à la postérité sous le pseudonyme de Dominique Besnehard. Mais la Lorraine est vite trahie par l’évêque Besson qui fout le feu à ses robes d’une façon encore plus expéditive que la justice chinoise.

Libérée de son enveloppe charnelle et accédant aux réalités suprasensibles (comme on dit chez Raël), elle intercède alors pour la France et le salut des Français. En attestent les nombreuses pièces de son procès en canonisation entamé dès 1481.

En 1515, elle demande pardon aux Suisses pour la défaite que leur a infligée François Ier à Marignan. En 1610, elle présente au nom d’Henri IV ses excuses à la famille Ravaillac pour avoir aussi cruellement traité l’un des siens. On la retrouve en 1793 demander pardon aux Bourbon au nom du Comité de Salut public pour avoir coupé la tête de Louis XVI, tandis que 1804 la voit s’excuser au nom de Napoléon de la promulgation du Code civil auprès de populations de serfs jusque-là si heureux du droit coutumier – pour les moches, le cuissage seigneurial n’est pas une broutille. 1885 n’est pas sa plus piètre année : elle bat sa coulpe face au virus de la rage si injustement maltraité par Pasteur, tandis qu’elle présente ses excuses aux descendants de Napoléon III pour les écrits assez mauvais de Victor Hugo à l’endroit de leur impérial aïeul.

On la retrouve en 1922 à Gambais demandant à Landru le pardon pour les innombrables torts que lui causa le sexe faible. En 1941, on la croise du côté de Montoire, en train de réclamer l’indulgence du chancelier Hitler pour les mains moites du maréchal Pétain. Et il faut attendre 1946 pour la voir implorer la mansuétude du docteur Petiot : oui, les valises Delsey brûlent mal.

Quoi d’étrange à cela ? C’est elle qui, chaque Semaine Sainte, parcourt les rues de Séville et se flagelle pour réclamer la rémission des péchés et le pardon des fautes humaines. Comédienne et martyre au long des vastes âges, Ségolène Royal a du métier.

Dans les contrées reculées du 7e arrondissement, emplies de fantômes du temps passé et de superstitions d’un autre âge, il se raconte que la Dame Blanche apparaît les soirs de pleine lune aux désespérés de la rue de Solférino. Son cri est terrible, son linceul immaculé. La semaine dernière, Martine Aubry a convoqué l’abbé de La Morandais afin qu’il accomplisse un exorcisme. Il a refusé : “Moi, je fais dans le people, pas dans les fantômes politiques.”

Il n’y a pas plus de trois semaines, j’avais préparé un coq au riesling à Willy, mon mari. Je ne sais pas ce qui s’est passé ; peut-être avais-je un peu plus arrosé mon gosier que le gallinacée, mais la bête brûla dans le four. On sonna à la porte. C’était Ségolène Royal qui débarquait, les bras pleins de victuailles achetées chez le traiteur italien : elle demanda pardon en mon nom à Willy, mit le couvert et fit la vaisselle. Elle aurait pensé à s’approvisionner suffisamment en Grappa invecchiata, je ne lui en aurais pas tenu grief.

Les Français n’ont pas voulu de la France présidente. Maintenant qu’ils l’ont pénitente, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux."

Écrit par : Maminou | 26 avril 2009

Petite video pour relancer les débats :

http://www.youtube.com/v/vpc-6BwjAb4

Il y a tout le beau monde : Watrelot, Lelièvre, Bérille, Zakhartchouk...

Amusez-vous bien !

Écrit par : Jeremy | 26 avril 2009

http://www.causeur.fr/le-pape-le-pape-le-pape,2210

http://www.causeur.fr/la-beaute-est-un-droit,2231 (entretien Fumarolli / E. Lévy)

Écrit par : Pendariès | 26 avril 2009

"Au menu, donc, de la première liste :

séquence n°1 : aspects du baroque (Sponde, ménard, Marbœuf, Calderon)
séquence n°2 : le baroque encore, avec Hamlet de Shakespeare, plus Beckett et Ionesco (le métathéâtre !)
séquence n°3 : Baudelaire (Fleurs du mal) + Ponge, Jaccottet, Michaux : rôle et fonction du poète"

Ecrit par : sanjuro | 26 avril 2009

C'est peut-être parce que j'ai perdu l'habitude des élèves normaux, mais cette première liste me paraît bien ambitieuse et bien ardue.

Écrit par : Kap | 26 avril 2009

Jérémy et Sanjuro, est-ce que vous pourriez nous dire sur quoi vous faites plancher vos élèves pour le bac, s'il vous plaît ?

Je suis curieuse de savoir ce que deux enseignants exigeants s'autorisent à demander. :)

Écrit par : Kap | 26 avril 2009

Robin (et les autres; les enragés peuvent rebrousser chemin), lisez donc cet article-là: http: // www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135

Ecrit par : Pendariès | 26 avril 2009




Ce genre de texte, Pendaries, il ne faut pas se contenter d'en donner le lien, il faut le copier-coller !
Je le fais en votre place !

Tous ne cliquent pas sur tous les liens ! Et l serait fort dommage qu'il ne soit pas lu par tous.




"
Pas de doute. Cet homme-là, c’est Satan ou l’Antéchrist. S’il ouvre la bouche, ce ne sont pas des mots qui sortent de ses lèvres, mais l’odieux son des trompettes du Jugement. Il répand plus de plaies que l’Egypte ne pourra jamais en compter, a un petit faible pour les négationnistes et les violeurs de fillettes (surtout quand ils sont brésiliens) et, comble de l’horreur, prescrit au monde entier de choper le sida en baisant sans capote.

Une chose est sûre : avec le départ de George Bush de la Maison Blanche, la planète médiatique avait perdu son grand méchant loup. Elle vient de s’en fabriquer un à sa mesure : Benoît XVI est désormais l’ennemi mondial numéro un. Qu’il dise un mot ou reste coi, il est devenu le salaud de prédilection de notre temps. Et c’est bien parti pour que cet état ne prenne fin qu’avec son pontificat.

Avouons que, pour le rôle du grand méchant loup, c’est un bon client. Il est allemand, c’est-à-dire très bon pour les machines-outils, cancre pour les relations publiques ; il est catholique, chose détestable dans un monde où existent des religions un peu plus conformes à l’idée de coolitude (droit-de-l’hommisme, écologie, obamisme, etc.) ; il essaie de faire des phrases et de conduire des raisonnements, en un temps où l’auditeur lambda décroche dès le premier mot prononcé.

L’affaire de la capote africaine – sale coup porté aux Anglais – illustre parfaitement ce déphasage entre le Souverain Pontife et la sphère médiatique. L’ensemble de notre presse et de notre personnel politique pousse depuis mercredi des cris d’orfraie et condamne unanimement celui qui prétend que “l’utilisation du préservatif aggrave le problème du sida”. Ce matin, Pierre Bergé invitait sans rire les catholiques à “changer de religion” – sans toutefois leur promettre un abonnement gratuit à Têtu, la philanthropie a ses limites. A midi, sur France Inter, Stéphane Bern, tout en nuances, qualifiait les propos papaux de “génocidaires”. A ce rythme, Josef Ratzinger devrait être déféré ce soir devant le TPI et exécuté demain à l’aube. Il n’est pas même jusqu’à Alain Juppé qui n’ait brandi son pavois de haute moralité parmi tous les boucliers levés, pour dénoncer la fâcheuse manie de ce pape à vouloir rester droit dans ses bottes. Encore un effort participatif, Citoyens, et il se trouvera bien quelqu’un pour accuser Benoît XVI d’être un nouveau Guillaume Dustan et de prôner le barebacking dans les caves du Vatican où demeure encore vivace le souvenir de Rodrigue Borgia, un temps taulier sous le nom d’Alexandre VI.

On a même vu s’exprimer – la chose ne s’était guère produite depuis Jules Ferry et son discours sur l’homme blanc – un racisme bienpensant : les Africains sont des êtres tellement serfs et dénués de raison que, le saviez-vous, ils suivent à la lettre tout ce que dit le pape. Et Daniel Cohn-Bendit, parmi cent autres bonnes âmes, d’accuser Ratzinger de “meurtre prémédité”. Décryptage : le pape dit qu’il ne faut pas mettre de capote ; donc Banania, il nique sans, chope le sida et finit par crever dans sa case. Les nègres, faut leur parler comme à des enfants. C’est plus du tiers-mondisme, c’est Tintin au Congo réinventé.

Au fait, outrecuidante question, qu’a-t-il dit mardi dernier, le pape, dans l’avion qui le menait à Yaoundé ? Il répondait à la question d’un journaliste sur la position des catholiques face au sida. Benoît XVI a expliqué dans un premier temps que l’Eglise est présente au jour le jour aux côtés des malades : plus de 25 % des séropositifs dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques (hôpitaux, dispensaires, communautés). Puis il a enchaîné sur la phrase qui prétendument tue : “Je dirais qu’on ne peut pas résoudre le problème du sida avec l’argent, même s’il est nécessaire. On ne peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs ; au contraire elle aggrave le problème. La solution est double : d’abord, une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel, humain, intérieur, qui permet ainsi de se comporter différemment avec les autres. Et deuxièmement, une amitié, une disponibilité pour les personnes qui souffrent.” Dans la version publiée sur le site du Vatican, les propos ont un brin changé : “l’argent” est remplacé par “des slogans publicitaires” et “elle aggrave le problème” par “le risque est d’augmenter le problème”.

Nulle part, le pape ne dit qu’il ne faut pas utiliser de capotes. Nulle part, il n’en condamne l’usage. Il dit simplement qu’on ne peut pas se contenter de cette solution et qu’en distribuant à l’Afrique des préservatifs on se donne certainement bonne conscience, mais on ne règle rien du tout. Et quand on ne règle pas un problème, on l’aggrave… Le continent africain, ce n’est pas le Marais. Il ne suffit pas de négocier un prix de gros à la société Durex pour faire de la distribution gratuite, de demander à Line Renaud de tourner un spot télé ni d’arborer une fois l’an un petit ruban rouge à sa boutonnière. Si d’ailleurs la question du préservatif pouvait tout régler, il serait criminel que la communauté internationale ne se mobilise pas pour envoyer au quasi milliard d’Africains de quoi se protéger… L’enjeu est bien d’une toute autre nature.

Le premier problème, c’est l’ampleur du désastre : en 2007, 22 millions de personnes étaient infectées sur le continent africain selon Onusida. C’est la première cause de mortalité et la maladie y est, plus que partout ailleurs, un facteur de mort sociale. Lutter contre l’exclusion et la stigmatisation des malades (en leur offrant “une amitié, une disponibilité”) n’est pas une pontificale lubie : il s’agit de changer les mentalités, de faire admettre que le sida n’est pas la maladie de l’autre, mais un véritable risque qui pèse sur tous. On n’a jamais vu dans l’histoire aucune épidémie reculer grâce à la stigmatisation et à l’exclusion. En ce sens, l’appel que lance le pape à la fraternité envers les malades n’est pas une billevesée ni une niaiserie de catéchisme : c’est une étape prophylactique essentielle.

L’autre grande question, c’est la prévention et l’information des populations. Au Nigeria, au Congo, au Cameroun, les équipes locales ne se contentent pas de distribuer des capotes, elles en expliquent l’usage (qui n’est pas multiple), tentent de lutter contre les préjugés (elle ne rend pas stérile), encouragent le dépistage et promeuvent aussi abstinence et fidélité… N’en déplaise aux bonnes âmes pour lesquelles le noir est doté d’un appétit sexuel à la mesure de son appareil génital, les valeurs morales trouvent un écho souvent favorable chez les chrétiens comme chez les musulmans du continent africain. Pourquoi s’en passerait-on ? On sait en Europe que les prophylaxies efficaces sont celles qui savent s’adapter à chacun des publics qu’elles visent. Or, en Afrique, le mot d’ordre devrait être : fous ta capote et tais-toi ? La prévention n’est pas une chose simple : elle implique de former des équipes locales, d’ouvrir des centres de dépistage, mais surtout de prendre en compte la réalité de l’Afrique contemporaine, bref de ne pas se dédouaner en utilisant le mot “préservatif” comme grigri, mais de mener des actions de fond.

Le troisième problème – et de loin, le plus important –, c’est l’accès aux soins. Autant le dire tout de suite : si vous êtes africain et contractez la maladie, votre chance d’être soigné est proche de zéro. Les antirétroviraux sont excessivement chers et, contrairement à l’Inde, l’Afrique ne dispose d’aucun laboratoire pharmaceutique capable de les produire sous leur forme générique. Elle les importe donc, quand on le lui permet.

Hier justement, les douanes néerlandaises ont saisi à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam une cargaison entière d’antirétroviraux à destination du Nigéria, au prétexte que le laboratoire indien les produisant porterait atteinte aux intérêts des laboratoires pharmaceutiques propriétaires du brevet… Business is business. Mais qui s’en soucie, qui va pousser de grands cris, qui va jouer de petits couplets indignés ? Qui va accuser nos amis bataves de se comporter comme des meurtriers en puissance ? Qui va dire fuck une bonne fois pour toutes à ces gens qui préfèrent défendre le droit des brevets que la vie humaine ? Circulez, y a rien à voir. C’est plus vendeur, coco, d’accabler le grand Satan du Vatican que de rentrer dans les détails. D’ailleurs, mardi, à peine était-il descendu de son avion que Benoît XVI a prononcé un discours à Yaoundé : il réclamait la gratuité des soins pour les personnes atteintes du sida, c’est-à-dire l’accès des malades aux antirétroviraux. Ça n’a pas fait une ligne dans les journaux. Pourtant, ça n’aurait arraché la gueule d’aucun de mes honorables confrères si prompts à l’indignation de relayer cette info : un pape qui fait sien l’un des plus anciens combats d’Act up (”Des molécules pour qu’on s’encule”), ça n’est pas tous les jours que ça arrive… Le pape est punk : c’est pas un beau titre, ça ?

Ah non, j’oubliais. La question, on vous l’a dit et répété, c’est la capote ! C’est qu’elle n’est plus, dans nos sociétés occidentales, un simple moyen de prophylaxie. Elle est une religion : les barebackers qui refusent le préservatif dans leurs rapports sexuels sont appelés relaps en français. Ce mot est directement tiré du vocabulaire religieux de la pire espèce, celui de l’Inquisition : est relaps qui est retombé dans l’hérésie après l’avoir abjurée. On ne fait pas grief au relaps de sa sexualité effrénée, on lui reproche simplement d’avoir déserté la clientèle de Durex ou Mannix. Puisque la seule question qui vaille est la capote, le jour viendra où, dans des affaires de viol en réunion, le port du préservatif jouera comme une circonstance atténuante. Pourrait-on s’interroger, ne serait-ce qu’un moment, sur cette société où la règle consiste à tout consommer, même les corps ?

Bien entendu que non. Chacun est invité à adopter la pornonomie comme seule moralité. Et le temps viendra où un pape agira, depuis le balcon de Saint-Pierre, comme le premier prof de sciences nat’ venu. Il sortira un vague godemiché et déroulera un bout de plastique tout le long du fac-similé turgescent. Il aura, faute d’habitude, l’air un peu emprunté. Mais il s’y fera. Et il conviera peut-être, dans un lumineux élan, le monde entier à un orgasme multiple, participatif et protégé. Le monde entier, sauf l’Afrique, car elle aura crevé, elle, après avoir eu le droit de tout consommer, sexe et capotes, indignations et beaux discours. Elle aura eu le droit de tout consommer, sauf les trithérapies. Désolé, homme noir, toi pas avoir assez argent. "

Écrit par : dobolino | 26 avril 2009

Tiens un bon site: www.causeur.fr

Robin (et les autres; les enragés peuvent rebrousser chemin), lisez donc cet article-là: http://www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135

Ecrit par : Pendariès | 26 avril 2009

Oui, je trouve que ce garçon a de l'humour. J'ai eu au début une réaction négative aux propos du pape et j'ai réfléchi après, j'ai surtout lu attentivement l'intégralité de ses propos. Si le préservatif réglait tous les problèmes, ça se saurait.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Amusez-vous bien !

Ecrit par : Jeremy | 26 avril 2009

MercI Jérémy, j'apprécie beaucoup votre forme d'humour ! ;-))

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Oui, je trouve que ce garçon a de l'humour.

de "l'esprit" plutôt.

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Les Français n’ont pas voulu de la France présidente. Maintenant qu’ils l’ont pénitente, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux."

Ecrit par : Maminou | 26 avril 2009

Excellent !

Écrit par : Robin | 26 avril 2009

Jérémy et Sanjuro, est-ce que vous pourriez nous dire sur quoi vous faites plancher vos élèves pour le bac, s'il vous plaît ?

Je suis curieuse de savoir ce que deux enseignants exigeants s'autorisent à demander. :)

Ecrit par : Kap | 26 avril 2009

Bah, je ne me définis pas vraiment comme exigeant, mais au moins j'essaie de varier un peu les plaisirs, la littérature est vaste ! Et si les élèves n'accrochent pas, au moins ça me sort de la routine !
Cette année, j'ai étudié (en première ES)
- Rimbaud : oui, bien sûr le dormeur du val, mais aussi Larme, Au Cabaret-Vert, Les chercheuses de poux, Le Bateau ivre (vv. 1-32) et Mauvais sang I (d'Une saison en enfer) cela en lecture analytique, mais une dizaine de lectures cursives en plus...
- Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (un classique, mais pas si souvent présent dans les listes, au contraire de la nullissime Ile des esclaves, de Marivaux !)
- Le Guépard de Lampedusa (je recycle mes cours de TL, mais je trouve ce roman tellement savoureux…)
Ça ce sont les œuvres intégrales, comme on dit, mais en lectures cursives (à la maison, en bon français) j'ai proposé de choisir entre :
- Ronsard (Amours), Hugo (Châtiments), Aragon (Les Yeux d'Elsa)
Figurez-vous que les Yeux d'Elsa ne sont plus disponibles en poche ! incroyable ! J'en ai tapé une bonne part pour le leur faire lire… à quoi en est-on réduit !
Les Châtiments, c'est aussi une vedette des listes de bac…
- Montherlant (Le Maître de Santiago), Koltès (Retour au désert), Molière (Dom Juan)
Tu vois, Jérémy, je le glisse quand même ici ! Mais la plupart des élèves l'avaient lu et vu au théâtre en seconde, ce qui leur a permis de se dispenser de lire autre chose… !
- Balzac (La Peau de chagrin), Zola (Le Ventre de Paris), Céline (Mort à crédit)

(Vous avez vu comme je mélange écrivains de droite et de gauche ?)

Sinon, pour les extraits : La Fontaine, Kafka, Camus, Montaigne, Sophocle, Racine, Marivaux, Dumarsais, Voltaire, d'Holbach, Rousseau, Sade, Diderot, La Fayette, Laclos, Proust…

Je pense être assez classique dans mes choix (il y a un programme !) mais on peut quand même essayer de ne pas s'en tenir aux sempiternels mêmes auteurs… ou aux mêmes passages ! Je leur parle de l'Encyclopédie, par exemple, mais dans les listes c'est TOUJOURS l'article "autorité politique" de Diderot. Je trouve l'article de d'Holbach bien rigolo aussi, c'est "théocratie"… et ne parlons pas de l'article "prêtre" du même, ça fait passer Siné pour un soce-dème !

Écrit par : sanjuro | 26 avril 2009

Merci bien pour l'info, sanjuro. :)

Écrit par : Kap | 26 avril 2009

Le fil
France
« Coûteuse débandade à l’université », par l’abbé Hyacinte-Marie Houard
24 avril 2009


Les bataillons d’ignorants, de traîne-savates voire de voyous et de criminels qui hantent nos rues sont bien les enfants d’un système qui ne craint pas de se faire appeler « éducation » nationale ? Eh ! bien, disons-le, ça suffit. C’est trop cher.

Un livre récent (mais on ne les compte plus) vient encore de le souligner, la France est malade de cette Éducation nationale. C’est bien ce monstrueux mammouth qui, depuis la Libération, a mis ses grosses pattes sur la formation de la jeunesse. Les étudiants et les lycéens qui vocifèrent dans les rues, aux frais des contribuables lui doivent tout. Les enseignants qui les conduisent et les encadrent, ont tout appris de lui et les maîtres qui les ont formés, eux-mêmes étaient déjà ses enfants. Deux générations empoisonnées devenues, comme innocemment, empoisonneuses à leur tour. Au total, trois générations perverties qui pensent que tout leur est dû sans qu’elles n’aient rien à donner ! La crise qui plonge tant de familles dans l’angoisse du chômage va-t-elle rappeler à un peu de pudeur les Harpagons des avantages acquis ?

Le Premier ministre s’est inquiété, récemment, de la dégradation de l’image de l’université, fleuron du système, dans l’opinion publique. Comment celle-ci ne s’interrogerait-elle pas, en effet, saisie par le contraste entre la stature de remarquables professeurs qui illustrent les sciences et les lettres et les troupeaux pitoyables d’enseignants-chercheurs et d’étudiants attardés ? Mais qui en veut donc à ce point à l’université pour chercher à la détruire ? Pour décourager les candidatures et dévaluer les diplômes ? Quelle sécurité peut avoir aujourd’hui le garçon ou la fille soucieux de s’investir sérieusement dans une formation supérieure ?

On pourra dire que c’est la faute du marché de l’emploi qui défavorise la jeunesse. Mais ce marché n’a rien contre la jeunesse, au contraire. Ce qui le rend prudent, au moment de l’embauche c’est une double incertitude : celle de la compétence et celle de la fiabilité. Notre Éducation nationale ne garantit désormais ni l’une ni l’autre. On pourra faire tous les programmes qu’on voudra pour inciter à l’emploi des jeunes, on n’y changera rien. Quand on cherche un collaborateur, on le choisit pour ce qu’il sait faire et dans la mesure où l’on pense pouvoir compter sur lui.

Or pour le moment, l’université française n’en garantit rien, au contraire. Alors, allez comprendre que les Chinois veuillent acheter nos parchemins ou que les formations indépendantes courent après de si fameux diplômes nationaux.

Qui en voudrait aujourd’hui, même à prix réduit, s’ils n’étaient protégés par un monopole ?



Texte lu sur Liberte Politique.
Clap, clap, clap.

Écrit par : carole | 26 avril 2009

http://www.causeur.fr/la-beaute-est-un-droit,2231


La beauté est un droitEntretien avec Marc Fumaroli


Membre de l’Académie française, Marc Fumaroli est historien et essayiste. Il vient de publier Paris-New York et retour : Voyage dans les arts et les images (Fayard).

Délicieusement érudit et vachard, votre ouvrage retrace toutes les péripéties de la guerre menée par le modernisme contre l’art classique - et aussi contre le langage et la politique classiques. Mais il est en même temps un requiem pour ce modernisme qui nous a légué tant de chefs d’œuvre. Seriez-vous un moderne honteux ?
Certainement pas. J’admire ces artistes qui ont réussi à faire vivre la peinture, la sculpture, l’architecture alors même que tout allait dans le sens de l’industrie, de la massification, ce que j’appelle l’image éphémère. Ils ont mené un magnifique combat. Songez que le modernisme commence avec Baudelaire et s’achève avec Picasso et même Bacon, le dernier grand moderne en peinture. En littérature, il s’épuise dans les années 1950 mais il reste quelques mohicans comme Kundera ou même Sollers. Au fond, les modernistes sont morts ou vieillissent désespérés, j’en veux pour preuve certains textes de Duchamp ou Breton à la fin de leur vie qui les feraient assurément traiter de vieux réacs ! Après avoir été le parangon de l’égotisme dandy qui d’ailleurs a fait son charme, Duchamp s’en prend à l’égoïsme des artistes. Bien avant que le terme apparaisse, il avait pressenti le désastre du post-modernisme.

N’est-ce pas le triomphe sans partage du moderne, lequel se retrouve en quelque sorte privé d’adversaire, qui accouche du post-modernisme ?
Mais ce triomphe, les modernistes ne l’ont jamais souhaité à cette échelle et sous cette forme. C’est la vulgarisation du modernisme qui l’a fait basculer du grand art à la publicité. Résultat, des élitistes enragés, des érudits d’une exigence aristocratique, ont été sommés d’assumer un héritage qu’ils réprouvaient, comme le pop art pour Duchamp. Certes, il avait prêté le flanc à cette récupération mais elle a fini par le faire enrager. Lors de la première grande rétrospective Warhol au MOMA, Warhol a utilisé, pour son carton d’invitation, la Mona Lisa aux moustaches de Duchamp. Et Duchamp le lui a renvoyé en protestant qu’il n’avait pas à utiliser son œuvre.

D’accord, mais en quoi ces remords vous permettent-ils de postuler une rupture radicale qui séparerait le bon grain moderne de l’ivraie postmoderne ?
Au départ, je me suis interrogé sur le rapport entre les images que l’on voit dans la rue, sur les écrans, sur les portables et celles qu’on nous montre dans les musées. Pourquoi sommes-nous envahis par des images jetables qui sont des offenses au repos et à la peinture quand celles des musées durent depuis des siècles et nous fascinent toujours autant ? Je ne prétends pas avoir trouvé l’explication. Mais se poser cette question permet de surmonter la confusion tentante et trompeuse entre l’art moderne qui est un art héroïque, un art de corrida, une bataille contre le Goliath de l’industrialisation des images et l’art contemporain qui ne combat plus rien et se révèle être un pur produit du système.

Que nous est-il arrivé ? L’Europe a-t-elle perdu son âme en s’américanisant ou a-t-elle engendré l’Amérique en se perdant elle-même ?
L’Amérique n’est pas responsable de quoi que ce soit. L’Amérique n’a pas inventé la photo ni le cinéma ni l’industrie. Elle n’a fait que porter à une échelle gigantesque et avec une méthode et une énergie exceptionnelles ce qu’elle avait trouvé de moderne en Europe. La grande différence tient au fait que l’Amérique est pratiquement née moderne, activiste. En tout cas, elle est entrée dans la modernité au sens plénier et triomphal tout de suite après la Guerre de Sécession. Et elle a ensuite trouvé son rythme et son pas, restant fidèle à elle-même avec une croyance absolue dans le progrès scientifique, technique, industriel, nouvelle grâce appelée à sauver le monde. En revanche, l’Europe, minée par les rivalités nationales décuplées par les moyens militaires modernes, a anéanti ce qu’elle avait possédé de plus précieux et qu’elle peine tant aujourd’hui, à retrouver.

À supposer qu’elle le veuille. Pour évoquer ce monde perdu, vous faites appel à une notion complexe, l’otium qui serait en quelque sorte l’âme de l’Europe. Pouvez-vous la définir ?
Pour les Romains, l’otium est une idée négative qui a quelque chose à voir avec la paresse et le refus criminel de participer à la vie publique. Puis ils découvrent qu’on peut contribuer à la vie de la Cité non seulement par l’action mais aussi par la méditation, le recul, la contemplation même de l’ordre du monde. Ensuite, les chrétiens transposent cette valeur à la fois à l’intérieur de l’âme et à l’extérieur de la Cité et de l’Histoire, comme une promesse réservée à celui qui sait se préserver du désordre du monde. En ce sens, les arts les lettres la philosophie et même la science telle qu’on la conçoit au XVIIe siècle sont autant d’exercices de l’otium, tant pour les derniers païens que pour les chrétiens du Moyen Âge et de la Renaissance.

Finalement, c’est l’histoire d’une nouvelle Chute, hors du monde né de la Chute que vous explorez. Avons-nous, en renonçant à ce que nous sommes, perdu à la fois le goût de l’art et celui de Dieu ?
C’est ce que dit Baudelaire lorsqu’il célèbre Delacroix qui est athée mais que son imagination le rend capable de Dieu, du Ciel, de l’Enfer. “Toute conquête objective suppose un recul intérieur”, dit Cioran, rencontrant l’idée Hannah Arendt selon laquelle, plus nous disposons de techniques sophistiquées, de méthodes sûres et efficaces, moins nous avons de pouvoir sur le monde et de liberté. Nous ne sommes plus que les agents de cet admirable pouvoir impersonnel que nous avons mis au point.

La liberté individuelle, écrivez-vous, est amputée de l’essentiel de ses conditions d’exercice. En êtes-vous si sûr ? Après tout ce monde est le premier qui vous donne la possibilité de le fuir et, en même temps, d’avoir accès à la bibliothèque mondiale, à tous les tableaux.
Il est certain que ces possibilités quasiment infinies nous donnent un sentiment de toute-puissance. Mais à quelques exceptions près, ce n’est pas pour accéder à cette culture que nous nous servons des technologies. J’ai eu la chance d’admirer à New York une reconstitution de la bibliothèque des ducs d’Urbin au XVe siècle, mais à part un petit groupe de fanatiques de la renaissance italienne, who cares ?

À vous lire, on s’imprègne de toute façon que la conviction que le grand art n’est pas démocratique. “Je vois les Vénitiens de 1770 plus heureux que les gens de Philadelphie d’aujourd’hui”, a écrit Stendhal que vous citez. Mais quels Vénitiens ?
La beauté est une expérience physique qui n’est pas nécessairement aristocratique. J’ai tout de même l’impression que même les Vénitiens de condition modeste étaient bien dans leur vie. La paysannerie a toujours eu un sens aigu de l’emplacement de ses villages des proportions de ses fermes, de l’agrément et de la commodité de ses mobiliers. Cela n’avait peut-être rien à voir avec la grande architecture royale mais il y avait dans toutes les couches de la société un souci de l’équilibre, de l’élégance et de l’agrément à vivre. Et on fait cette observation à chaque fois que l’on s’intéresse à une société traditionnelle. Aussi les ethnologues sont-ils bien obligés de l’admettre, ce qui les rend souvent réactionnaires ou irascibles. De plus, la démocratie libérale décrite par exemple par Adam Smith ne se définit pas seulement par la compétition et le marché. Elle repose aussi sur un certain nombre d’exigences éthiques mais aussi esthétiques qui empêchent ce système de devenir complètement aveuglant. Une belle ville, une ville habitable où l’on se sent chez soi, est l’une des conditions de la démocratie libérale. En revanche les villes à géométrie brutale qui n’ont pas de considération pour la variété de ses habitants ont quelque chose de totalitaire.

Croyez-vous vraiment que nous sommes tous égaux devant l’art ?
La beauté n’est pas le privilège de l’aristocratie mais un droit et un besoin qui habite tous les êtres. Ignorer ce besoin profond revient à encourager une militarisation de l’existence qui n’est pas favorable à la démocratie libérale et qui n’est pas digne d’elle. Le grand art est universel. Personne ne résiste à Mozart ou à Vermeer. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Eglise a tellement développé et protégé ce qu’elle appelait la Bible des pauvres. Il est vrai que la littérature et la poésie sont plus élitistes car elles ne mobilisent pas seulement les sens. La lecture allégorique, c’est-à-dire la capacité de retrouver, sous la surface du texte, un sens second, symbolique, beaucoup plus poignant et éclairant, exige une préparation. Mais tout le monde peut être sensible à la surface et c’est déjà beaucoup.

Nous serions devenus incapables de faire ce que faisaient les paysans du XVIIe ou du XVIIIe siècles, préserver la beauté des choses ? Sommes-nous devenus insensibles ?
Je ne le crois nullement. Si Paris qui, malgré pas mal de crimes architecturaux et urbanistiques, reste mieux conservée que nombre de capitales, parvenait à ne pas aggraver les choses et à rester cette capitale ancienne, dans cinquante ans, elle serait la reine du monde. Car au train où vont les destructions, les constructions idiotes, les saccages, les modernisations ridicules, ce ne sont pas des voyages touristiques mais des pèlerinages qu’on fera vers les lieux préservés qui apparaîtront comme autant de trésors. Le problème, c’est que nos gouvernants ne comprennent rien à tout cela. Le bâtiment magnifique qui a autrefois accueilli le ministère de la Marine sera, paraît-il, bientôt à vendre. Que va-t-on y construire, un hôtel de luxe ? Quel désastre ! L’Hôtel de la Monnaie, où l’on expose actuellement David de la Chapelle, est également menacé. Alors, on me dira que des édifices inutilisés retrouvent vie et que c’est l’éveil de la belle au bois dormant. Le risque, c’est qu’elle devienne une putain.

Le sociologue américain Christopher Lasch observait il y a une trentaine d’années La révolte des élites, autrement dit l’apparition d’une nouvelle classe dirigeante qui, à la différence de celles qui l’ont précédée, ne se sent plus investie d’une responsabilité. Est-ce là le problème de la France ?
Nous avons hérité non seulement d’un patrimoine mais aussi d’un Etat qui a forgé un type de serviteur très exigeant. Il est certain que depuis quelques années, une partie conséquente de ces serviteurs est passée au postmodernisme – pour le dire élégamment. Restent pas mal de gens très attachés à la défense du patrimoine et à sa transmission. Alors, il est vrai qu’il y a une bataille à l’intérieur même du cerveau de la nation entre l’hémisphère qui penche pour la modernisation à tout crin quels qu’en soient les dommages collatéraux et l’hémisphère qui résiste. J’essaie de soutenir l’hémisphère de la continuité et de la fidélité. Mais il est vrai que l’autre parti est puissant et qu’il a séduit une partie de l’opinion qui ne comprend pas que le progrès n’est pas toujours bénéfique. Je refuse en tout cas de rejoindre le parti apocalyptique qui, à force de critiquer ce qui est critiquable, finit par boucher l’horizon et nous condamner à une sorte de rage voire de psychose. De plus, il serait regrettable de passer à côté du caractère profondément comique de certaines « œuvres » comme le fameux requin de Damian Hirst exposé au Moma. Certes, ce comique est souvent noir car il a tendance à détruire les conditions qui rendent la vie agréable. De plus, c’est un comique totalement involontaire et même qui prétend interdire qu’on rie de lui. Mais l’esprit français, c’est aussi de savoir rire de ce qui nous désole et nous menace.

Reste qu’aujourd’hui, c’est au nom de l’égalité qu’on prétend éradiquer la culture française. Faire lire Balzac ou La Princesse de Clèves aux élèves serait, dit-on, discriminatoire.
Je dois avouer que je n’ai jamais entendu un professeur défendre cet argument. Et j’ai rencontré pas mal de jeunes Français d’origine maghrébine qui ont une appétence pour ce que nous avons de plus difficile à leur offrir car ils savent que c’est par là qu’ils échapperont aux limites du monde dont ils viennent. Alors, c’est entendu, il y a un air du temps mais il ne faudrait pas le voir comme une sorte de nécessité sous le joug de laquelle nous ne pourrions plus que gémir et protester. Il faut nourrir et encourager la résistance. La beauté peut nous sauver. Ou au moins donner du sens à l’existence.

L’Amérique n’a pas le même rapport à la beauté. Mais elle a manifesté un véritable génie dans l’art du recyclage.
Il est vrai que l’Amérique ne trouve pas comme nous, dans sa mémoire, cette exigence de beauté. D’une certaine façon, je suis assez émerveillé par le tour de force que représente le pop art. Comme par enchantement ce qui était, sinon la honte, du moins le tout-venant de la vie quotidienne américaine s’est retrouvé agrandi et présenté dans les musées comme l’art de la démocratie de demain. Ce qui était éphémère se répète des milliers de fois et de façon presque continue, obtenant ainsi un clone ou un ersatz d’éternité. Cet art jetable se sauve par une itération incessante. Il y a là une idée de génie comme seuls les publicitaires peuvent en avoir : quelque chose qui ne valait rien le matin devient le soir très cher et de très désirable.

Cet art de rabâchage a jeté les fondations d’une culture hors-sol qui triomphe à New York comme à Paris. Mais est-il permis de défendre un art national ?
Ce n’est pas en multipliant les expositions Warhol, Serra et compagnie, c’est-à-dire en s’alignant sur ce qui se fait à Singapour ou Amsterdam. D’ailleurs, l’art contemporain au sens le plus postmoderne le plus approuvé et acheté est l’art contemporain allemand, et cela pour une bonne raison, c’est qu’il est ultra-allemand. Quand on voit un tableau de Kieffer ou de Baselitz, on a l’impression de voir une copie d’Otto Dix ou même d’un tableau expressionniste de la fin du XIXe siècle. Les œuvres patronnées par Saatchi, Damian Hirst, Cindy Sherman et compagnie, affichent une extravagance typiquement anglaise. Et, dans le pop art, on retrouve Wall-Mart, le dollar et les stars and stripes. Or, je suis désolé mais Buren et Alberola qu’on prétend nous vendre avec le label France n’ont rien de français. On espère qu’en exposant sans cesse les Warhol et autres étrangers, on fera enfin surgir le Jeff Koons français. Ce qui revient à vouloir quelque chose de français qui ne soit pas français.

En tout cas, aujourd’hui, la civilisation de l’image jetable n’est pas plus américaine qu’européenne. L’américanisation de la France et de l’Europe est-elle réversible ?
Tout d’abord, on ne peut pas reprocher à la France et à l’Europe de s’être américanisées. L’Amérique les avait arrachées à l’enfer du nazisme et du fascisme. Mais un demi-siècle a passé. Je ne dis pas que l’Europe doit se désaméricaniser mais qu’il est temps pour elle de se réconcilier avec sa mémoire, sa tradition, son aptitude à la beauté. Les Etats-Unis ont d’autres fins, toujours tournées vers le progrès indéfini. C’est un mythe national qui leur convient mais que nous ne sommes pas obligés d’adopter. Ce régime d’images reproductible va bien au teint de l’Amérique, beaucoup moins au nôtre. C’est un problème et c’est notre chance que cela en soit un.

Face à l’accès passif et illimité – mais à quoi ? – qu’offre l’écran sous toutes ses formes, croyez-vous vraiment que la haute culture ait une chance ?
Nous n’avons pas le choix. Il faut faire le pari de l’éducation. Je continue à croire à l’élitisme pour tous. Quand on prétend éduquer ses propres citoyens, on doit leur offrir le meilleur. Que le marché offre autre chose c’est son affaire, mais l’Etat doit être exemplaire. Toutes les écoles d’art, de musique, de danse et les écoles tout court devraient être des lieux d’excellence.

Votre attaque en piqué sur Malraux a chagriné quelques bons esprits. Peut-on le rendre responsable de l’échec – et peut-être de l’impossibilité – de la “démocratisation” de l’art ?
L’ambition de Malraux, mettre l’art à portée de tous, était prométhéenne mais généreuse. Ce que je lui reproche, c’est d’avoir cru qu’il y arriverait par contact. Il ne suffit pas de se promener dans un musée pour être initié. Ce sont les médiations, les mœurs, les manières, la lecture, qui peuvent vous amener à comprendre que telle ou telle œuvre a un sens pour vous. Il y a un art de regarder. Et bien regarder n’est pas tellement plus difficile que regarder en passant. Ce dont j’aimerais convaincre les lecteurs, c’est que ça vaut la peine.

Près de vingt ans après L’Etat culturel, pourquoi vous acharner sur notre nomenklatura culturelle ? N’est-ce pas un combat épuisant et vain ?
Les membres de cette nomenklatura n’ont pas changé et vivent sur un catéchisme immuable. Pour ma part, je suis immuable dans mon refus de ce catéchisme. Les temps sont durs mais il reste à travers le monde une société, plus nombreuse que ce que vous croyez, qui tient bon et qui voit juste. Tout n’est pas perdu. Dans les grandes universités, comme dans l’arrière-boutique de Montaigne, on peut encore se tenir à l’écart du marché, du bruit, du politiquement correct. L’esprit libre et critique n’a pas disparu et j’ai la faiblesse de croire qu’il ne disparaîtra pas. L’histoire n’a pas dit son dernier mot.

Écrit par : Pendariès | 27 avril 2009

Je suis toujours en retard. Réponse à Cadichon, dont je salue le retour, sur les pédagogies efficaces.

Comme le message - 8 pages - ne passe pas , vous le trouverez à
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-pedagoeffic-260409.pdf

MD

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

Cadichon écrit :

["Que le ministère, que d'aucuns croyaient de droite, s’acharne à ce point à faire plaisir au SGEN restera comme l’une des énigmes de ces deux dernières années." (JPB)

"Énigme" ? Que nenni! c’est tout simplement la manifestation du "Mal français," (Peyrefitte, 1976) dont un symptôme bien connu désormais fut identifié en 1929 par A. Thibaudet qui l'a appelé "sinistrisme", ou "synégirisme". Le diagnostic se confirme sans discontinuer]

Je crois que l'on n'a pas besoin de chercher des théories aussi compliquées pour expliquer ce phénomène.

Ils est manifeste que les déçus du darkosisme sont effectivement ceux qui - parce qu'ils ne savaient pas lire ? - ont cru aux "lendemains qui chantent" cad qu'ils croyaient que "L'art d'apprendre à ignorer"représentait "globalement la position des partisans de l'Instruction" .

Manu ne semble pas en démordre puisqu'il ne répond pas à
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-xdarcos-230409.pdf
qui est pourtant fortement argumenté

Alors ?

MD

Écrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

Petite video pour relancer les débats :

http://www.youtube.com/v/vpc-6BwjAb4

Il y a tout le beau monde : Watrelot, Lelièvre, Bérille, Zakhartchouk...

Amusez-vous bien !

Ecrit par : Jeremy | 26 avril 2009

Amusant en effet, merci Jérémy ! Il y a là de quoi organiser un dîner de cons de haut niveau : Tckouk-Tchouk est complètement gâteux, Bérille blablate que pour être un bon enseignant, il faut forcément être à gauche (Pourquoi ? Je crois qu'il ne le sait pas lui même, c'est ça aussi le "camp du Bien") et Lelièvre (un "sociologue" spécialiste de la décoration statistique) surfe sur une des obsessions pédagogistes : les disciplines ne sont pas "professionelles". Ah bon ? Et une fois qu'on est un "professionel" de la pédagogie, qu'enseigne-ton aux élèves ? Vous sortez de la question...

Il ne manque pas non plus d'égratigner le Snalc en se plaignant qu'il soutient l'importance des disciplines dans les concours de recrutement. Il faut donc recruter des "professionels" qui n'enseignent pas de discipline. Un prof de math qui ne connaîrt pas les maths, par exemple, ou un professeur de Français qui ne sait pas écrire,etc.

Surtout, surtout, ne pas transmettre : manipuler. Catherine II de Russie disait déja, paraît-il, "l'ignorance du peuple nous garantit de sa soumission".

Elle est vraiment formidable la gauche d'aujourd'hui. Vive l'UNSA ! Vive l'ignorance ! Vive les professionels ! Vive Tchouk-Tchouck ! Vive Lelièvre ! Vive la tortue !

Tiens au fait, c'est moi où tous ces fringants pédagos ont...un certains âge ? Le pédagogisme rend -t- il gâteux ?
Biscottes et eau minérale pour tout le monde, c'est ma tournée !

Écrit par : Manu | 27 avril 2009

Manu ne semble pas en démordre puisqu'il ne répond pas à
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-xdarcos-230409.pdf
qui est pourtant fortement argumenté

Alors ?

MD

Ecrit par : MichelDelord | 27 avril 2009

Et...c'est bien le problème mon cher Michel : c'est "fortement argumenté", c'est assez long et je ne suis pas sûr de pouvoir te suivre dans une analyse aussi fine. Par ailleurs, je retrouve mes élèves dans quelques heures, donc j'essaierai de reprendre tout ça.

Me serait-je trompé par ailleurs (avec d'autres) ? C'est bien possible. De ce que je sais maintenant ou crois savoir, je n'échangerai pas -même aprés tant de déceptions- 1 baril de Darcos contre 1 Bérille de Lang ou d'Allègre (JPB lui-même avait soutenu plus ou moins la même position dans une note il y quelques mois).

À approfondir, nous sommes d'accord là-dessus.

Écrit par : Manu | 27 avril 2009

Luttons ensemble contre l'anorexie vantée par les couturiers pédérastes :

http://frenchcarcan.com/category/la-pin-up-du-moment/

Écrit par : marie-laure | 27 avril 2009

Une petite précision:
Le sinistrisme n'est pas une théorie compliquée mais une tendance patente de la scène politique française. L'histoire des idées politiques fait apparaître un mouvement régulier des gauches occidentales vers le centre ( glissement à droite) mais en France, la gauche s'est toujours radicalisée (glissement à gauche).La politique scolaire en est une des manifestations les plus redoutables.
----------------------------------------------------


je souscris au contenu des deux textes de MD effectivement " fortement argumentés" , et j'en retiens une phrase qui résume ce que je pense aussi de l'approche de Cl. Gauthier et que je reproche d'une manière générale à la 3eme voie, et je l'ai déjà dit ici par le passé:

"La faiblesse de l'étude canadienne (minimisation du rôle des programmes dans l'évaluation d'un système scolaire) est
même relativement dangereuse dans la situation actuelle car un certain nombre de courants, qui se réclament de la
didactique, des sciences de l'éducation ou de la pensée managériale de l'éducation, peuvent profiter de l'accent mis sur la méthode (qui n'est certes pas négligeable mais secondaire) pour minimiser l'importance des programmes."""



Ce qui me semblait positif dans les travaux de Cl. Gauthier and Co, en revanche, c'est qu'ils proposaient de rendre l'école à l'école, se recentrant sur ce qui doit s'y passer et qu'ils évacuaient le credo dominant, ce déterminisme socio-économique qui plombe les enfants les plus défavorisés (car les autres s'en tirent) au nom du postulat absurde suivant:« Tout ce qui se passe à l’école découle de facteurs extérieurs à l’école. L’école n’a donc qu’une seule mission : neutraliser l’influence de ces facteurs en rétablissant en son sein la rigoureuse égalité de résultats qui ne se rencontre malheureusement pas hors de son enceinte. » (Revel, La Connaissance inutile, 1988, 315) Il s'agit d' imposer une égalité mathématique par la force, car elle est contre nature, comme mission première d'une école livrée dans ce but en pâture aux charlatans, et notamment à ceux de la psychosociologie. Les responsables des réformes égalitaristes sont des pilleurs de troncs ( de Rousseau et Spencer à Bourdieu en passant par Piaget) qui ont démoli les apprentissages au nom de leurs théories bidons, lesquelles sont ancrées dans des idéologies fondatrices de la gauche moderne ( égalitarisme et progressisme) et sont incompatibles avec le concept d'instruction publique.

Et ce n'est pas parce qu'on sait ce qu'il faut faire que ce sera fait. À ce propos, en écho à la citation de J. Barzun, préfaçant The Tyranny of Testing, voici ce que disait son éditeur, Morris Philipson, préfaçant un recueil de textes écrits par Barzun et évoquant la longue mais inutile litanie de critiques du progressisme/égalitarisme éducatif : « Ten, twenty, forty years ago, the problems of today were known and remedies were proposed by more than a few able observers […]. We have known all along what should be done, but have not done it- or have done the opposite ». (Barzun, " Begin Here: The Forgotten Conditions of Teaching and Learning." Chicago: The University of Chicago Press 1991, xii) .

Écrit par : Cadichon | 27 avril 2009

http://www.sacreesego.com/

Écrit par : Zorglub | 27 avril 2009

"Luttons ensemble contre l'anorexie vantée par les couturiers pédérastes"

Mouarf, mouarf...

Il y a aussi un lien pour faire des dons ?

Écrit par : Jeremy | 27 avril 2009

Ils est manifeste que les déçus du darkosisme sont effectivement ceux qui - parce qu'ils ne savaient pas lire ? - ont cru aux "lendemains qui chantent" cad qu'ils croyaient que "L'art d'apprendre à ignorer" représentait "globalement la position des partisans de l'Instruction" .

Ecrit par : Michel Delord | 27 avril 2009

Merci pour cette remarquable analyse. La question des programmes me paraît effectivement fondamentale et tout n'est pas dans "l'exécution" comme le dit le ministre, parodiant Thélot.

Vous faites bien comprendre que "le ver était dans le fruit" bien avant la Loi d'orientation de 89.

Nous nous sommes beaucoup creusé la cervelle sur ce blog à propos de X. Darcos, sur ses intentions, sur son "machiavélisme" supposé (on a été jusqu'à le comparer au cardinal François de Retz !)

La réalité semble en effet beaucoup plus simple et beaucoup plus banale (d'aucuns diront décevante).

Non pas celle d'un homme "ligoté" par un système, d'un esprit supérieur animé de bonne intentions qu'il n'a pu mettre en œuvre, pas même celui d'un stratège machiavélique qui, pour parvenir à ce qu'il voulait, aurait fait semblant de demander au départ l'inverse de ce qu'il voulait, mais de quelqu'un, dont les idées, ("L'art d'apprendre à ignorer") n'étaient pas si éloignées de celles d'un Philippe Meirieu ("l'importance est dans l'exécution") avec lequel, si je ne m'abuse, il a écrit un ouvrage à deux mains.

Mais je retiens que X. Darcos a donné au GRIP la possibilité d'expérimenter ses programmes à travers le réseau des écoles SLEEC (ai-je bien compris?) et de cela au moins il faut lui savoir gré.

Son passage rue de Grenelle n'aura donc pas été complètement inutile.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Tiens, Jérémy, vous voilà revenu.
Vous avez trouvé l'auteur de ma citation ?
(Mais, non, je ne suis pas lourd, je suis taquin).

Écrit par : yann | 27 avril 2009

Son passage rue de Grenelle n'aura donc pas été complètement inutile.

Ecrit par : Robin | 27 avril 2009

J'oublais l'évidence-même : l'attrait presque irrésistible qu'exercent sur la plupart des hommes, et sur certains plus que sur d'autres le pouvoir, les honneurs (et l'argent).

Mais peut-être, en ce qui concerne Xavier Darcos, n'ajoutons pas l'accusation de reniement. Il n'en a pas eu besoin.

Écrit par : Robin | 27 avril 2009

Mais je retiens que X. Darcos a donné au GRIP la possibilité d'expérimenter ses programmes à travers le réseau des écoles SLEEC (ai-je bien compris?) et de cela au moins il faut lui savoir gré.

Son passage rue de Grenelle n'aura donc pas été complètement inutile.
Ecrit par : Robin | 27 avril 2009
Je l'ai dit sur un fil dont le titre m'échappe il y a un ou deux mois ; Michel l'a redit sur ce fil : nous en remercions Xavier Darcos.

Écrit par : guy morel | 27 avril 2009

Luttons ensemble contre l'anorexie vantée par les couturiers pédérastes :

http://frenchcarcan.com/category/la-pin-up-du-moment/

Ecrit par : marie-laure | 27 avril 2009

Bon Dious, quelle formulation ! Je m'en étrangle (de rire et/ou d'indignation).

Écrit par : Françoise Guichard | 27 avril 2009

mais le baroque, je vois mal comment on peut prétendre intéresser des élèves (de S !) à ce genre de bondieuserie nunuche !
Ecrit par Sanjuro.

Et vous êtes un professeur qui préparez des élèves au bac! Eh bien!

Écrit par : roméo | 27 avril 2009

mais le baroque, je vois mal comment on peut prétendre intéresser des élèves (de S !) à ce genre de bondieuserie nunuche !
Ecrit par Sanjuro.

Et vous êtes un professeur qui préparez des élèves au bac! Eh bien!

Ecrit par : roméo | 27 avril 2009

Idem; j'ai un peu cligné des yeux (qui ont soudain piqué, car oui, cette phrase, elle pique les yeux) quand j'ai lu cette partie de ce post...

Écrit par : Pendariès | 27 avril 2009

AU PAYS DE VOLTAIRE ET DE STENDHAL, L'INFAMIE PROGRESSE DANS UNE SILENCE COUPABLE, DANS UNE OBSCURITÉ FATALE ...

JPL

Voir ci-dessous


"Quand le prêtre formera l'instituteur", par Caroline Fourest

LE MONDE | 30.04.09 | 12h54 • Mis à jour le 30.04.09 | 12h54

"On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l'instituteur "dans la transmission des valeurs". Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.

Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne "reconnaît aucun culte". Mais le président s'obstine. Notamment avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l'esprit de 1905.

L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance" ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.

L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour "reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.

Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l'école publique.

Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.

Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.

Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur."

Caroline Fourest

Écrit par : JPL | 30 avril 2009

Plus grave que la grippe porcine ou mexicaine, le droit désormais pour l'Eglise Catholique française de délivrer des diplôme reconnus par l'État. Ça s'appelle la GRIPPE VATICANE !

Écrit par : JPL | 30 avril 2009

TRUTH BOODDHA MEISSSONNIER LYCEE ST FR ASSISE SUITE FEATURING BOODDHA INSTANT DE GIVECNHY BOUDE P 2006 CAISSE DE DEPOTS ET DE CONSIGNATIONS TITRE MICHELIN NASA 2006 APRT 5 P 57 CH CVIL TKOY EXCHANGE BIBLIO DE CITE UINVERSITARE DE PARIS ET DE CREGY PONTOISE BNP 1984 AUTOMATISATIONS DES RESEAUX ET TERMINAUX URSAAF DS 1959 491 REMNUERATION PROSTITUTION GREAT EXPOECTORATION CHAPMAN CERCLE A 04 ANGST 1995 PUB TAB ET ALCHOOL MOSK KOTHUM FEUX ARTIFICE BIBLIO F MITTERAND


TITLE CAHIER D HIST DE LA RADIODIFFUSION 52 P 20 ORCHESTRE NATIONAL OF FRANCE ET P 49 MUSEE N 18 MUSURGIA 06 1 P 35

HUMORESQUE 14 P 75

11 P 105
12 P 69
13 P 84
15 P 71
10 P 39


TITLE CAHIER DU CINEMA 14 P 31 N 155 ROD SELLING 7 DAYS IN MAY NEUROBOMBE SUITE TWILIGHT MUSURGIA 04 4 P 23 ET 05 1 P 73 04 1 P 57

HUMORESQUE 20 P 79
21 P 61
16 P 79
19 P 77
18 P 101
17 P 73

TITLE CAHIER D HIST DE LA RADIODIFFUSION 1982 1 DEC P 2 KARLIE KLOSS TOUR EIFFEL ET 15 8 P 411 N 17 MUSURIGA 06 2 P 33

NEOHELICON 33 2 P 95
33 1 P 121
32 2 P 393
32 1 P 91
31 2 P 133
09 1 P 89 08 2 P 143 1 P 101
07 2 P 107


TITLE CAHIER D HISTOIRE DE LA RADIODIFFUSION 19 2 POTACHES ET LABADERS BONNETS D ANES MUSURGIA 05 4 P 39 05 3 P 33 06 3 P 29 04 3 P 49

NEOHELICON 31 1 P 113
30 2 P 129
30 1 P 101
29 2 P 95 1 P 133
28 2 P 91 1 P 165
27 2 P 121 1 P 91
26 1 P 87

Écrit par : BOODDHA | 18 novembre 2009

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