17 avril 2009

En avant la zizique

     J’essaie de ne pas trop parler de ce que je ne connais pas — quoique parfois, je cède à la tentation. Mais il y a des sujets sur lesquels je sais si peu, alors même qu’ils sont primordiaux, qu’il vaut mieux encore s’en remettre aux spécialistes.

    La musique, par exemple…

    Avant toute chose, disait Verlaine. Il semble bien que les expérimentateurs de Sainte Pédagogie l’aient entendu.

    Mais encore ?

    J’ai donc demandé à deux éminents (forcément !) enseignants de la chose musicale, Christophe Sibille, bien connu ici, et Emmanuel Protin, non moins notoire, de donner leurs points de vue successifs sur la question.

    À chacun, à partir de là, de se faire une idée — et de la donner !

    L’ordre des deux textes m’avait paru, au premier abord, aléatoire. Cependant, à force de les relire, je pense que le premier est de l’ordre des (bonnes) intentions, et le second est le choc en retour de la réalité.

Jean-Paul Brighelli

    Un mot encore : je voudrais bien sincèrement remercier l’un et l’autre contributeurs, qui ont fait de leur mieux pour être profonds avec légèreté.


 

I. « Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. » (Frédéric Nietzsche)

    Quand notre hôte m’a demandé de participer à la rédaction de cette nouvelle note, je me suis dit : « Pourquoi moi ? Sur ce blog, je suis sans doute celui qui a été successivement le plus insulté, méprisé, ignoré, (mais finalement accepté, apparemment), pour la seule raison que j’avais commis LE crime impardonnable : enseigner dans un IUFM, organisme dont la première mission serait de décérébrer les étudiants et les stagiaires qui s’y inscrivent. Et la deuxième, concomitante, d’en profiter pour faire d’une pierre deux coups en garnissant allègrement le compte en banque des décérébreurs avec l’argent du contribuable, ainsi doublement floué… »

    Ce « pourquoi » s’est assez rapidement transformé en un « justement ».

    Puis, au cours des réflexions consécutives, j’ai réalisé que la seule chose dont j’étais sûr, c’est que je ne savais à peu près rien, à part que la musique était la discipline la plus difficile à enseigner (1), à l’exception de toutes les autres. 

    Bon, je sais, c’est un peu facile de paraphraser Socrate et Churchill. Surtout dans la même phrase. Mais un des rares points communs de ces deux grands hommes n’était-il pas de n’avoir pour l’art d’Euterpe qu’une attirance tout à fait limitée (2) ? Contrairement à Nietzsche, par exemple, (à qui je donnerai volontiers raison), pour qui, « sans la musique, la vie serait une erreur ».

    Mais, au fait, (pour atterrir en douceur), une petite question:

    - Pourquoi les professeurs d’éducation physique et sportive, d’arts plastiques et d’éducation musicale sont-ils souvent si méprisés, alors qu’ils sont les seuls enseignants à avoir suivi un double cursus, à la fois universitaire, et en clubs, en écoles d’arts, en conservatoires?

     Puis une autre, que je laisserai en suspens, la livrant à la sagacité des contributeurs à venir :

   - Pourquoi s’obstine-t-on à parler de « professeurs d’éducation musicale » et « professeur d’éducation physique et sportive », alors que, dans le même temps, on dit : « professeur d’arts plastiques »?

 

    « L’exemple vient d’en haut », dit-on. Mais quand on voit les références musicales mises en avant par notre président de la République (3), qui ne sont, pour des raisons simples à comprendre, (outre son inculture « inouïe », stricto sensu, à ce niveau de responsabilités), que le reflet de celles d’une frange assez large d’électeurs, on se dit qu’il est urgent, avant tout, de former des auditeurs un peu critiques. Et c’est vraisemblablement le premier rôle des « professeurs d’éducation musicale » que de procurer des chocs esthétiques qui fonderont les bases, en faisant découvrir à nos chères têtes multicolores J .S. Bach, Claudio Monteverdi, John Dowland, Henry Purcell, Johannes Brahms, Louis Armstrong, Miles Davis, Maurice Ravel, Herbie Hancock — cette liste n’étant heureusement pas limitative. Et, en complément, en faisant chanter autre chose que Goldman ou Diam’s, cela va sans dire ! (Malheureusement, la liste n’est pas non plus limitative). Il y a suffisamment de bons auteurs de chansons dans l’histoire ! Et tout professeur de musique digne de ce nom doit pouvoir réaliser des arrangements à trois voix mixtes sur des chansons de son choix ou, à défaut, en choisir de pas trop mauvais.

    Et c’est l’autorité qui est la seule garantie potentielle d’obtenir ce résultat. « Faire autorité », par sa culture musicale, (au moins générale, c’est la plus utile) la plus étendue possible pour faire avancer tous les élèves en fonction de leurs connaissances (4), et « avoir de l’autorité », (autorité qui, même si, pour des raisons un peu longues à développer ici, nous en sommes pourvus de manière totalement inégale à la base, peut réellement être développée.) Une autorité digne de ce nom semble en effet indispensable pour pallier les carences éducatives, de plus en plus fréquentes, sans se sentir obligé de devenir « Entrelémurien ». Même si, dans certains établissements, la situation devient tellement difficile qu’on doit être souvent tenté de faire comme Adjani dans « la Journée de la jupe ».

    Et on peut se demander si le nouveau CAPES (5), par l’abaissement du niveau « connaissances » de ses épreuves, et la suppression de l’année de stage « en alternance » (qui, si on y remplaçait le mémoire professionnel par de vrais cours de « culture générale d’écoute musicale», insuffisants à l’université, ainsi que par un réel travail de pratique théâtrale, prendrait un vrai sens) peuvent rendre réellement optimiste vis-à-vis d’une optimisation de ces deux pôles que revêt l’autorité.

    Bon, pour conclure, je dirai que Jean-Paul m’a autorisé tellement peu de signes que j’ai à peine la place de vous dire que je n’ai fait qu’effleurer le sujet. Mais les commentaires compléteront.

     Christophe Sibille

(1) On rappelle que les élèves n’ont qu’une heure de musique par semaine, ce qui implique les complexités de mémorisation des noms, d’évaluation, (et administratives de tous ordres.)

(2) Si l’on excepte une comparaison sonore hasardeuse entre ces deux poisons que sont cigare et ciguë.

 (3) Sa présence au concert de Julien Doré, son amitié avec Johnny Halliday, Michel Sardou, Didier Barbelivien, Gilbert Montagné, Mireille Mathieu… N’en jetez plus ! Une overdose de génies.

 (4) Carl Rogers, dans son livre « Liberté pour apprendre », ne dit pas autre chose, quand il rappelle que tenir un minimum compte des parcours des différents élèves demande, de la part de l’enseignant, des connaissances d’autant plus gigantesques dans la ou les disciplines qu’il est chargé d’enseigner.

 (5) Qui aura encore moins le goût d’un concours efficient que le beaujolais du même nom ressemble à du vin.

 

II. Cours de musique : du pédagogisme avant toute chose

    Les nuisances du pédagogisme dans les matières dites traditionnelles sont évidentes pour tous les observateurs attentifs, mais peu sont au fait des dégâts produits par cette idéologie délétère dans les matières dites "secondaires".

    Par exemple le cours de musique au collège…

    Pourquoi  cette méconnaissance, sinon ce mépris ? Nous autres profs de couacs n'avons pas attendu le fameux sketch de Gad Elmaleh (1) pour avoir une image désastreuse auprès du grand public. Depuis fort longtemps, de nombreux collègues soucieux de bien faire et de démontrer que leur discipline est à la pointe  de l'innovation ont fait entrer le loup dans la bergerie. "Il faut être absolument moderne" semble être le leitmotiv inépuisable dont le but plus ou moins avoué était de river leur clou aux professeurs de souris ou de SMS (chacun reconnaîtra sa matière) qui entendaient reléguer notre matière "secondaire" (comme celles des professeurs de référentiel bondissant ou des profs de taches) au rang de vague utilité dans les conseils de classe : nous l'avons tous vécu.

     Alors nous avons joué à fond — à donf, diraient les djeun's — mais en tout cas à tort, cette carte de la "modernité" : elle s'est révélée être biseautée. Exit le solfège (2), exit l'histoire de la musique et sa chronologie, jugées et condamnées par avance comme "élitistes" : exit Mozart-le-ringard et Chopin-qui-craint ! Bienvenue au rap et aux musiques "de banlieue" pour être "proche des jeunes", bienvenue à la "transversalité" (3) sans queue ni tête et à l'élève-client qui "construit lui-même ses propres savoirs" sous prétexte de s'exprimer, alors que par ce refus explicite de transmission on le prive en réalité de tout moyen de le faire. Le professeur doit selon les programmes actuels fonder son cours sur "le plaisir musical partagé" (sic !). Le bonheur, au contraire de la connaissance, est donc obligatoire. Comme dans les dictatures ou dans les sectes, on se base avant tout sur la manipulation par les émotions pour être heureux — sur ordre ! Comme si le plaisir ne pouvait pas être — n’était pas, par définition, une conséquence du travail et de la connaissance ! Hélas, il ne se décrète pas : il ne peut être un pré-requis, et seuls de tristes pédagos en dehors de toute "réalité scolaire", comme dirait un certain Cambert devenu complètement fou, ont pu fantasmer le contraire  : loin, très loin des vraies classes avec de vrais morceaux d'élèves dedans.

     Résultat : le pédagogisme devait nous servir, il s'est au contraire servi de nous. Censé valoriser la matière, il l'a au contraire vidée de sa substance : sommés d'être des génies créatifs sortis tout droit d'une lampe à huile dans un conte oriental, les élèves sont vite amenés à animer/bordéliser un pseudo-cours haché en séquences-zapping où on ne leur apprend rien, ou si peu. Le tout étant aggravé par des "évaluations" complaisantes : la plupart des collègues notent rarement en dessous de 15/20 quelles que soient les "performances" de leurs rappeurs en herbe, de peur d'être mal vus par leur hiérarchie. Comment être pris au sérieux dans ces conditions ? Comment être crédible lorsqu'au lieu de transmettre des connaissances progressives et structurées, on cherche à n'importe quel prix à jouer les animateurs sympas, y compris en refusant parfois toute autorité parce que nous enseignons prétendument autrement (notre enseignement se réduisant ainsi à une posture) ?

    "Voici venu le temps des rires et des chants", braillait Casimir dans l’Île aux enfants en manquant à chaque fois de faire écrouler le décor en carton-pâte du plateau de télévision sur lequel il dandinait son gros derrière. Voilà un tableau apocalyptique que ne renieraient pas la plupart des inspecteurs qui nous somment de divertir les enfants du peuple plutôt que de les instruire : refus de la discipline, du par coeur, des connaissances jugées "élitistes", de la "réalité scolaire" sous un emballage de jargon imbuvable (4). Refus de l'École, au final. Refus de la réalité aussi : le pédagogisme n'a jamais été autre chose qu'une religion du pauvre. A nous de refuser d'en être les adeptes. Car nous sommes au service de la République. Pas d'une secte.

    Emmanuel Protin

(1) Sur l'usage de la flûte en cours de musique.

(2) Extrait des nouveaux programmes, applicables à la rentrée 2009 et consultables sur http://www.education.gouv.fr/cid22115/mene0817080a.html : "La connaissance théorique et abstraite des langages et des règles [...] ne peut être l'objet de l'éducation musicale au collège" (page 3).

 (3) Extrait des programmes de 3ème en vigueur, collection collège, CNDP, 1999, livret 1, P. 114 : "Voyager dans l'espace et dans le temps en choisissant par exemple des thématiques telles que : musique sacrée, musique de fête, musique de danse, musique populaire, musique de scène, etc.". De fait, cette approche "thématique" ou "transversale" interdit toute chronologie : elle est bien sûr totalement déstructurante pour les élèves. Inutile ensuite de leur demander s'ils ont déjà entendu de la musique baroque, de citer Bach ou Wagner ou de comparer telle période avec la suivante ou la précédente.

(4) Les nouveaux programmes font... 20 pages au total. Le "projet" n’en faisait que 25, ne nous plaignons pas. On y parle entre autres de "champs de compétences", de "séquences" et "d'objectifs" (sic). Il ne s'agit pas de faire de la musique mais de "produire du son musical" (re-sic). Il ne s'agit pas de transmettre des connaissances mais de les "mettre en regard" par rapport aux "référentiels de compétences"qui lui sont liés (page 3). Ça promet : voilà qui annonce de futures inspections particulièrement rock'n'roll par les missi dominici du pédagogisme.

 

Commentaires

Cornegidouille ! (pour griller Saperlipopette)

Ecrit par : yann | 17 avril 2009

"je me suis dit : « Pourquoi moi ? Sur ce blog, je suis sans doute celui qui a été successivement le plus insulté, méprisé, ignoré"

Oui, mais c'est parce que vous avez eu Toto !

Sinon je vous aurais grillé !

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

Je pense que les programmes de musique à venir sont les pires pitreries, toutes catégories confondues. Ils explosent même les programmes Viala en français.

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

"Voyager dans l'espace et dans le temps en choisissant par exemple des thématiques telles que : musique sacrée, musique de fête, musique de danse, musique populaire, musique de scène, etc.". De fait, cette approche "thématique" ou "transversale" interdit toute chronologie

Qui vous empêche de proposer comme "thématiques" : "la musique à travers les siècles".
Voyage dans le temps garanti.

Ecrit par : yann | 17 avril 2009

Contrairement à ce que vous pensez, j'vous aime bien CS, vous êtes le représentant d'un archétype qui manquerait en ces lieux. C'est lui que je stigmatise parfois et non pas votre auguste personne.

Ecrit par : Zorglub | 17 avril 2009

(1) Sur l'usage de la flûte en cours de musique.

Tout professeur de musique préconisant l'usage de la flûte par des enfants devrait être exposé au pilori avec une flûte dans les coliformes.
Mais c'est pas hygiénique ;o)

Ecrit par : yann | 17 avril 2009

Est-ce que la musique rend sourd ?

Je trouve que les professeurs de musique devraient donner des cours d'accent et d'accentuation car les petits français sont particulièrement appauvris par la nature de leur langue.
Et puis voilà qui réconcilierait avec les langues régionales.

Ecrit par : iPidiblue et la musique des mots | 17 avril 2009

Ipidiblue, j'ai appris il y a une semaine à une de mes chorales un canon à quatre voix dont la dernière phrase est: "crocus et jonquilles cueillerez", sans leur donner le texte. Figurez-vous que, dans le bas-Berry, celà ait pu donner lieu à une vraie polémique sur l'orthographe du verbe?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

"Mais c'est pas hygiénique ;o)"

Ecrit par : yann | 17 avril 2009

Pour les coliformes, à cause de l'introduction buccale préalable de l'instrument incriminé??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

Il n'y a pas que dans le Berry qu'on a pris longtemps George Sand pour un homme, figurez-vous !

Ceci n'a d'ailleurs pas de rapport avec la remarque de CS.

Ecrit par : iPidiblue et la musique des e muets | 17 avril 2009

"Vous êtes le représentant d'un archétype"

Ecrit par : Zorglub | 17 avril 2009

Si vous pouviez me dire lequel...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

"cela", pardon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

Ben justement, pas trop bien CS ... et ce qui fait tout l'intérêt de votre personne ! (y voir plutôt un compliment : la complexité et l'ambiguïté sont des qualités).
-------------

Pour ce qui est de l'enseignement de la musique, mes mômes ont eu au collège une super prof qui a su leur communiquer sa passion en leur faisant découvrir toutes les musiques.
Avec intelligence, elle a amené les gosses à exprimer leurs préférences pour ensuite étendre progressivement le champ de leur intérêt.
Beaucoup de travail de recherche personnelle sur les grands courants artistiques (pas seulement musicaux) avec formalisation par écrit - des fiches de synthèse à apprendre - des travaux d'écoute et de commentaire avec des objectifs suffisamment modestes pour qu'ils restent accessibles etc.

Au total, mes deux enfants ont beaucoup travaillé !
Et là, j'ai tout dit ...

Même si leur goûts d'aujourd'hui ne sont pas les miens (genre abstract hiphop, triphop, drum'n bass et autres courants underground de l'électro), ils ont acquis un regard critique qui leur permet de distinguer la soupe commerciale de la vraie création.

'videmment zécoutent pas de classique mais dans le fond est-ce un drame : ce qu'ils apprécient est de qualité avec des la construction, de la recherche et de l'originalité ?

Ah ! J'oubliais les limites de l'exercice : CHAM et donc public trié ...
Quel dommage qu'ils n'aient pas pu profiter de la richesse de l'hétérogénéité avec Kévin, Samantha et Momo...
Z'auraient pu jouer de la flute à bec dans 110 dB de bruit de fond, ce qui aurait élargi leur horizon culturel !

Ecrit par : Zorglub | 17 avril 2009

vous êtes le représentant d'un archétype qui manquerait en ces lieux. C'est lui que je stigmatise parfois et non pas votre auguste personne.

Ecrit par : Zorglub | 17 avril 2009

Christophe n'est pas vraiment l'archétype du formateur IUFM, du moins pas tel que je le connais !

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

Ces deux textes ont le mérite d'attirer l'attention du lecteur sur la situation particulière des collègues qui enseignent des matières à "faible volume horaire". Il leur est en effet difficile, tant l'enseignement artistique est méprisé dans notre pays, de préserver leur crédibilité. Concernant le contenu des enseignements, je demeure persuadé, quelle que soit la discipline, que l'école républicaine doit s'assigner l'objectif d'offrir une ouverture culturelle aux élèves. Il faut mettre un terme à cet épouvantable relativisme qui affirme que le rappeur du coin de la rue est l'égal de Mozart et de Coltrane! J'ajouterai, pour conclure, que je ne suis pas un mélomane purement classique, je m'intéresse autant au jazz, au rock, au blues etc... qu'au classique. Ce n'est certes pas l'école qui a implanté ce virus en moi, mais je forme le voeu qu'elle puisse y contribuer, encore faudrait-il qu'on lui en donne les moyens.

Ecrit par : Alain | 17 avril 2009

Vue il y a qq jours sur l'étrange lucarne, une prof de musique (?) présentant un mirobolant projet tamtam dans son collège ( = une centaine de clampins qui tapaient n'importe quoi avec le plus grand sérieux, ô mânes de Max Roach...) , et affirmant avec fierté, tout en se rengorgeant d'autosatisfaction : "Aucune notion de solfège n'est requise".
Comme si on ne l'avait pas remarqué.
Mais chacun s'est exprimé ;-)))
Je suppose donc que cette brave dame a obtenu les félicitations de son IPR et le passage direct à la hors-classe.
Résumons-nous : le progrès fait rage et l'enseignement de l'ignorance a de beaux jours devant lui en musique AUSSI. Quant à nos amis Christophe S. et Emmanuel P., ce sont deux vieux schmocks ringards qui n'ont rien compris à la créativité des djûûûnnns.

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 avril 2009

Alain, c'est bien pour ça que Ch. S. a allègrement mêlé Bach et Davis, Mozart et Hancock (souvenir ébloui d'un concert Herbie Hancok-Chick Corea à la Villette il y a très longtemps — du temps des anciens hangars post-abattoirs…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 avril 2009

"Quand j'étais chez mon père, apprenti pastourieau,
j'm'en allais voir mon frère pour garder son troupieau,
Troupieau, troupieau, je n'en avais guère,
Troupieau, troupieau, je n'en avais bieau"

Mon grand souvenir de la musique au collège (début des années 90), c'est cette chanson de 'ouf !!
Je crois que le bouquin de musique s'appelait "Cantilège", un titre bien mystérieux pour moi à l'époque...

Ecrit par : dickens | 17 avril 2009

"Ils ont acquis un regard critique qui leur permet de distinguer la soupe commerciale de la vraie création."

Ecrit par : Zorglub | 17 avril 2009

Si on parvient à ça, c'est déjà gigantesque... Que nos gamins foutent une claque dans la gueule symbolique à Julien Doré!!!

"Il faut mettre un terme à cet épouvantable relativisme qui affirme que le rappeur du coin de la rue est l'égal de Mozart et de Coltrane!"

Ecrit par : Alain | 17 avril 2009

J'avoue que j'ai parfois lancé quelques polémiques, sur ce genre de thématiques, en cours. (Tout récemment, encore, avec Chopin et Claydermann, ;-)).
Avec, quelquefois, je le confesse, un plaisir coupable, tant les arguments des tenants du "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" sont, finalement, faciles (et agréables) à démonter.
Et cela permet parfois, dans ces parties "interactives", que certains participants se découvrent plus cultivés que je l'imaginais!
Mais j'avoue que ce type de discussions est plus facile à mener à l'IUFM que dans le "collège lambda".

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

Hancock-Coréa, j'ai ça en (cassette) video... Un grand moment. Deux musiciens furieusement complémentaires.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

"Vue il y a qq jours sur l'étrange lucarne, une prof de musique (?) présentant un mirobolant projet tamtam dans son collège"

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 avril 2009

C'est visible sur le web, Françoise?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

"Corea", pardon!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

"Je crois que le bouquin de musique s'appelait "Cantilège", un titre bien mystérieux pour moi à l'époque..."

Ecrit par : dickens | 17 avril 2009

Ah, les cantilèges!!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

Je musarde à peine sur glouglou et je tombe sur la prose d'un IGEN d'éducation musicale * qui présente les nouveaux programmes de collège (en vigueur à la rentrée 2009)

Un certain Maestracci (un pays à JPB ?) qui écrit :

"L’éducation musicale, et c’est sans doute la nouveauté majeure du nouveau programme,
impose ainsi une entrée par compétences (percevoir, produire) qui se substitue aux modalités
précédemment privilégiées (chanter, écouter, jouer)."

fermez le ban (tambour et clairon et "Ticce" en veux tu, en voilà).

Qu'en pense nos valeureux collègues ?

* ils sont une paire, apparemment. L'autre c'est jacques Taddéi (le frère de François, chargé de mission à l'OCDE dont je causais dans la note précédente ?)

http://www.ac-strasbourg.fr/sections/enseignements/secondaire/pedagogie/les_disciplines/education_musicale/demandez_le__._._./editorial_de_l_igen/downloadFile/attachedFile/Editorial_IGEN.pdf?nocache=1219956365.55

Ecrit par : dugong | 17 avril 2009

qu'en pensent...

Ecrit par : dugong | 17 avril 2009

Enfin, quand je demande ce qu'en pensent nos deux collègues, c'est par politesse. C'est surtout l'un d'entre eux dont j'aimerais connaître l'avis. En ce qui concerne l'autre, je crois que cela a été très clairement exprimé dans la note ...

Ecrit par : dugong | 17 avril 2009

un article sur les nerfs à vif des profs sur le site de l'express

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/profs-nerfs-a-vif_754732.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 avril 2009

Les programmes de musique ?
Sont-ils meilleurs à présent ? Pires ? Je n'en sais rien ...
J'ai suivi le collège de 1969 à 1973 mais, dans le même temps, j'étais élève du Conservatoire municipal, solfège et piano. Je ne sais quel profit ont pu tirer du cours de musique ceux qui n'étudiaient pas la musique ailleurs ? Probablement guère plus que moi, qui ne pratiquait pas de sport extra-scolaire, en EPS. Peut-être moins encore, car l'EPS nosu offrait deuxà quatre heures par semaine, avec des équipements adaptés. Le fait est que les élèves du Conservatoire et, à moindre titre, des cours privés, se baladaient en tête de classe et venaient là essentiellement pour valider leurs acquits extérieurs.
Elaborer un programme de musique en primaire et collège, avec une misérable heure par semaine, et sans intervenant extérieur de qualité en primaire (même chose pour EPS et Arts Plastiques ), me paraît une tâche titanesque.
Démocratiser l'enseignement musical et le rendre accessible à tous, beaucoup d'associations, soutenues par les collectivités territoriales, s'y emploient, même en zone rurale.


Note à part: ma fille étudie le piano mais l'internat de sa Cité Scolaire, comme tous les autres internats bas de gamme, n'offre pas de salle de musique. Impossible de travailler le piano tous les jours. Depuis qu'elle est interne, elle travaille son piano le mercredi, le samedi et le dimanche...

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Mais j'avoue que ce type de discussions est plus facile à mener à l'IUFM que dans le "collège lambda".

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009
C'est un peu le souci ! Mon fils a bénéficié, en classe de cinquième, d'un IDD sur Les Noces de Figaro, avec la pièce de Beaumarchais pour le professeur de français et l'opéra de Mozart pour le professeur de musique. Là, musique et littérature pouvaient s'épanouir, et même cinéma, avec le film Amadeus, en prime. Le tout vraiment bien fait, honnêtement ! C'est toujours les mêmes qui en tirent profit ! Ceux qui ont déjà reçu l'aliment avec le lait maternel. Tout projet éducatif est, par essence, élitiste.

Remarque annexe: si on met de la musique symphonique aux vaches en stabulation, elles produisent plsu de lait.
Deuxième remarque: quand j'étais élève en école véto, l'employé de la chaire de Reproduction, celui qui nous délivrait le matériel et nous paternait (le bon génie), avait pris l'habitude de nous passer de la musique classique (je crois bien que c'était France Inter Lyon), pendant nos scéances de chirurgie. Nous opérions au rythme de Bach ou de Vivaldi. C'était très efficient, comme technique. Nous étions détendus, allègres, en pleine joie ! Il nous mettait la chirurgie en musique ...

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Remarque annexe: si on met de la musique symphonique aux vaches en stabulation, elles produisent plus de lait.


Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009
Et si on prévoyait un bain musical permanent et de qualité, à bas bruit, pendant les heures d'activité, en crèche, halte-garderie et PS de Maternelle ? On pourrait même le faire en pouponnière, à al maternité.
Mon fils était un braillard hors pair entre zéro et trois mois. La meilleure façon pour le faire taire était de lui mettre le Messie de Haendel ou Les Quatre Saisons de Vivaldi.

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Merci pour votre lien, Merlemocoeur! Je crois que tout est dit et que sauf cataclysme imminent, les choses ne vont pas s'arranger!

Ecrit par : Alain | 17 avril 2009

Merci pour le lien Merlemocoeur...
Je pense être de ceux qui vivent cette "souffrance extraordinaire" abordée dans l'article. Non que je pense être plus chahutée que mes collègues, mais je ne supporte plus de faire de la garderie, puisqu'au final, c'est ce que l'on me demande de faire. Non pas un cours où les élèves pourraient acquérir des connaissances...mais un méli-mélo d'activités ludiques qui ne mènent finalement à rien. Je ne pense pas faire 40 ans dans ce métier, au bout de 3 ans, j'ai déjà l'impression d'être cassée. Et je ne vous parle pas de l'appréciation de ma note administrative... pour avoir eu le malheur de dire à un conseil de classe que je refusais de me faire traiter comme un chien (au passage, merci les collègues qui ne m'ont absolument pas défendue) et de valider le niveau A2 des élèves (c'est la connerie du cadre européen pour la validation du brevet en langues) si je ne pouvais pas faire un cours correct. Plus d'un mois après, j'en subis encore les revers. Peut-être aurai-je même le droit à une inspection punitive à le rentrée (après la visite-conseil néo-tit de l'année dernière où j'ai été massacrée pour avoir tenté d'apprendre du vocabulaire aux élèves... Tout comme ceux de Manu, mes élèves ne s'exprimaient pas assez).
Je participe finalement à une immense mascarade... ne manque plus que le nez rouge pour que je ressemble à Auguste (pas l'empereur romain, mais bien le clown de service). Je suis un pion qui sert à légitimer des pratiques qui ne fonctionnent absolument pas : "l'élève sait à peu près faire ça, validez l'item machin du CECRL" , "l'élève truc a 4 de moyenne, qu'il passe en classe supérieure". Et je n'ai plus envie de jouer à ce jeu.
Il est pourtant difficile de dire non...
Quant au statut de privilégié qu'on nous attribue -à tort-, j'ai du mal à le comprendre puisque même en vacances, mon travail continue à me bouffer.
Je serais bien curieuse de savoir le taux de dépression et de suicide dans l'éducation nationale. J'avoue vraiment y avoir pensé et je peux comprendre qu'on en arrive à cet extrême tant la souffrance peut être immense. J'ai la chance d'être extrémement bien entourée d'anti-pédagos...mais je me demande parfois ce que j'aurais fait si je m'étais retrouvée seule face à un système qui tente de me broyer?

Ecrit par : AQP | 17 avril 2009

"Avec, quelquefois, je le confesse, un plaisir coupable, tant les arguments des tenants du "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" sont, finalement, faciles (et agréables) à démonter.


Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009 "

Serait-il possible d'avoir quelques éléments d'argumentation?
La dernière discussion de ce type en salle café au lycée remonte à 15 jours et je me suis retrouvé un peu sec...

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 17 avril 2009

AQP, je suis prof de langue comme vous (d'anglais) et je vomis copieusement le CECRL, l'approche actionnelle et tout ce bazar qui fait que les élèves n'apprennent rien tout en faisant un bruit monstre. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez discuter..

Ecrit par : dickens | 17 avril 2009

Je serais bien curieuse de savoir le taux de dépression et de suicide dans l'éducation nationale. J'avoue vraiment y avoir pensé et je peux comprendre qu'on en arrive à cet extrême tant la souffrance peut être immense. J'ai la chance d'être extrêmement bien entourée d'anti-pédagos...mais je me demande parfois ce que j'aurais fait si je m'étais retrouvée seule face à un système qui tente de me broyer?

Ecrit par : AQP | 17 avril 2009

Les services techniques du rectorat (médecins conseils) croulent sous les dossiers de professeurs en souffrance.

On est effectivement très seuls. En ce qui me concerne, je tiens le coup, mais à condition de m'arrêter de temps en temps, comme je le fais en ce moment il me reste encore un an à faire).

Pourtant, je peux vous dire que j'ai le feu sacré, mais que peut-on faire contre la mauvaise volonté ?

Je suis en train de terminer "Chagrin d'école" de Daniel Pennac. C'est un beau livre à bien des égards. C'est magnifique cette volonté de tirer les "cancres" d'affaire à tout prix, mais Pennac qui n'enseigne plus depuis plusieurs années, ne semble pas se rendre compte que nous avons franchi une nouvelle étape dans le rejet de l'école, de l'instruction, du savoir, de ceux qui le transmettent...Et quelle que soit la manière dont nous nous y prenons, enfin il me semble. Je ne sais plus. je ne comprends plus grand chose à ce qui passe.

J'assiste avec tristesse, désespoir même, à la dissolution de tout ce à quoi je croyais.

Même le "cancre" d'antan n'existe plus.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2009

Bravo et Merci à Emmanuel Protin pour son analyse de la situation de l'enseignement musical.

Une personne qui m'est proche, actuellement TZR dans trois établissements différents dont deux ZEP (!) confirme que c'est exactement cela : la bouillie insipide qu'on leur demande de servir, les "recommandations" des inspecteurs comme celui que Christophe connaît de réputation (nous avons parlé par mail).

Il doit jubiler en ce moment, celui-là, avec ces nouveaux programmes qui correspondent exactement à ses idées.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2009

"Serait-il possible d'avoir quelques éléments d'argumentation?
La dernière discussion de ce type en salle café au lycée remonte à 15 jours et je me suis retrouvé un peu sec..."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 17 avril 2009

Essentiellement, il s'agit de démontrer le côté uniquement commercial de la démarche de certains faux artistes, et le simplisme et (ou) le côté édulcoré des moyens musicaux mis en oeuvre par ces derniers pour les faire entrer en résonnance avec ce côté recherche du simplisme que possèdent ceux qui n'ont pas eu la chance de bénéficier d'une formation musicale du type de celle dont nous parlait Zorglub pour ses enfants, (pour prendre un exemple).
Et de prouver, avec d'autres exemples soigneusement choisis, la différence entre les "paillettes musicales" et la vraie oeuvre d'art. Tout ceci visant à prouver "par A + B", si je puis dire, que le goût se discute, puisqu'il se forme par l'acculturation. Et que, s'il peut se discuter, c'est autour "d'incontournables", (on a le droit de préférer le requiem de Mozart au concerto pour la main gauche de Ravel, par exemple), mais qu'en tout état de cause, le seul critère vraiment objectif par lequel on puisse définir une vraie oeuvre est qu'elle doive nous faire nous sentir un peu meilleur après l'avoir écoutée qu'avant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

"La bouillie insipide qu'on leur demande de servir, les "recommandations" des inspecteurs comme celui que Christophe connaît de réputation (nous avons parlé par mail).

Il doit jubiler en ce moment, celui-là, avec ces nouveaux programmes qui correspondent exactement à ses idées."

Ecrit par : Robin | 17 avril 2009

Robin, j'en connais plusieurs... Et pas seulement de réputation! Mais n'oubliez pas que je signe sous mon nom, ici... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

Je serais bien curieuse de savoir le taux de dépression et de suicide dans l'éducation nationale. J'avoue vraiment y avoir pensé et je peux comprendre qu'on en arrive à cet extrême tant la souffrance peut être immense. J'ai la chance d'être extrêmement bien entourée d'anti-pédagos...mais je me demande parfois ce que j'aurais fait si je m'étais retrouvée seule face à un système qui tente de me broyer?

Ecrit par : AQP | 17 avril 2009

Les services techniques du rectorat (médecins conseils) croulent sous les dossiers de professeurs en souffrance.

On est effectivement très seuls. En ce qui me concerne, je tiens le coup, mais à condition de m'arrêter de temps en temps, comme je le fais en ce moment il me reste encore un an à faire).

Ecrit par : Robin | 17 avril 2009

J'avoue y avoir pensé également, et m'être fait arrêter à ce moment-là. Ce n'est plus le cas maintenant (touchons du bois). Mais, dans ces cas-là, il y aura toujours des collègues et des non-profs pour dire que celui qui ressent ça est une petite nature, que tout va bien, qu'il ne fallait pas faire prof car on n'est pas à la hauteur, etc.

Weimar, je vous dis, Weimar ! Je ne sais pas si on est plutôt en 23 ou en 29, mais on y est.

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

"L'art concilie les opposés mieux que la Dialectique qui cherche leur synthèse : il en est la synthèse vivante et donnée : spontanéité et perfection, travail et joie, abandon et vouloir, passion et patience, fabrique et grâce, ingénuité ingénieuse, fureur calculée. Voilà pourquoi je dis : la musique est plus vraie que la philosophie."

Lanza del Vasto, "Les facettes du cristal", entretiens avec Claude-Henri Roquet (Le centurion, pg. 86)

Ecrit par : Robin | 17 avril 2009

Même le "cancre" d'antan n'existe plus.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2009

Je suis bien d'accord. Je trouve que les cancres d'aujourd'hui font preuves d'un utilitarisme mêlé à une sorte de nihilisme. Cela se voit dans le mépris dans la musique: ils n'en voient pas l'utilité immédiate. D'où le raccourcis (qu'ils ne sont pas les seuls à faire) inutile (à cours terme) = sans valeur.

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

Je serais bien curieuse de savoir le taux de dépression et de suicide dans l'éducation nationale. J'avoue vraiment y avoir pensé et je peux comprendre qu'on en arrive à cet extrême tant la souffrance peut être immense. J'ai la chance d'être extrêmement bien entourée d'anti-pédagos...mais je me demande parfois ce que j'aurais fait si je m'étais retrouvée seule face à un système qui tente de me broyer?

Ecrit par : AQP | 17 avril 2009

Vous auriez peut-être fait comme moi: fuir avant d'avoir à y mettre les pieds ;-). Je rigole, mais ce rire est amer...

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

Sauf que vous n'êtes plus tout seul, maintenant, Trollju !

Vous avez un blog et une adresse où, pour être seul, il faudrait vraiment le vouloir !

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

@Robin
Ce que je comprend le moins chez les nouvelles générations, c'est leur incapacité à sortir de leur monde. Tout ce qui n'appartient pas à leur sphère est presque systématiquement estampillé comme "non digne d'intérêt".
Pourtant la musique qu'ils écoutent et prétendent apprécier (je dis bien "prétendent", car je pense que beaucoup le font par pure conformisme) ne sors pas de nulle part. Toute musique a son histoire, en relation avec toutes les autres musiques, classiques ou non.

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

Sauf que vous n'êtes plus tout seul, maintenant, Trollju !

Vous avez un blog et une adresse où, pour être seul, il faudrait vraiment le vouloir !

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

Oui, c'est vrai ;-) D'ailleurs c'est fait, je m'y suis inscrit !

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

Las ! La conversation a déjà dévié !
Manu n'est pas là. Christophe a fait ce qu'il a pu !
"De la musique avant toute chose" est lettre morte ...

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Ce que je comprend le moins chez les nouvelles générations, c'est leur incapacité à sortir de leur monde. Tout ce qui n'appartient pas à leur sphère est presque systématiquement estampillé comme "non digne d'intérêt".


Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

C'est là une conséquence directe à mon avis de l'élève transformé en client par le biais de la fameuse notion de "l' élève au centre", cette révolution copernicienne qui fait que, dans l'esprit de l'élève (ou ce qu'il en reste) c'est à son environnement de s'adapter à lui et non l'inverse.

D'où les nombreux j'aime/j'aime pas que produit cette idéologie consumériste et l'impossibilité pour nos z'apprenants de sortir de leur monde, même et surtout quand celui-ci est particulièrement étroit.

Que dire, d'ailleurs, de ces "consommateurs d'école" sinon qu'on les y incite régulièrement ? Combien de collègues organisent des "débats" bidons ou l'opinion infondée se substitue à la connaissance sous prétexte d' "éducation à la citoyenneté" ? Éducation au Marché, oui ! Quand on pense qu'un machin comme l'ECJS en lycée ou un truc comme l'heure de "vie de classe" en collège ont toujours cours (avec pour la VDC en collège l'inévitable séquence où les élèves-clients demandent une amélioration des prestations de services, fatalement...)

On pourrait faire un parrallèle avec l'éducation de certains enfants, habitués par leurs parents à ne manger que "ce qu'ils veulent" (tout le monde en a connu, je pense). Dans ce cas-là, le menu, c'est généralement poulet-frites et... parfois steak-frites mais rarement au-delà.

Comment disait Bossuet ? "Dieu se rit des gens qui déplorent les conséquences de ce dont ils chérissent les causes" (je l'aime bien celle-là - Merci Zemmour !).

Le grand Problème (avec un p majuscule) de notre époque, à mon avis.

Ecrit par : Manu | 17 avril 2009

Las ! La conversation a déjà dévié !
Manu n'est pas là. Christophe a fait ce qu'il a pu !
"De la musique avant toute chose" est lettre morte ...

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

36-15 Manu, j'écoute ?

Bah, ce ne serait pas la 1ère fois et pour l'instant, Julien n'est pas encore revenu pour nous parler de la reproduction des tarentules mâles en milieu arctique en vitupérant que nous sommes tous des cons et que lui seul a compris, ne nous plaignons pas.

Ecrit par : Manu | 17 avril 2009

Interessant sujet. Tout est dit par Christophe Sibille et par Emmanuel Protin.
Ils me comprendront si je leur dis que, professeur de sciences physiques, j'ai pratique (en amateur - je ne suis qu'un amateur, un tres grand amateur) le chant classique et que Mozart est l'un de mes compositeurs preferes. Avec Verdi il met particulierement bien les voix en valeur. Les voix qui ont au moins deux octaves, pas celles des "crouneurs" et autres "chanteurs" de varietes qui susurrent sur une octave quand ce n'est pas sur une sixte sous-diminuee... (Pour ne rien dire de ceux qui "chantent" sur une note - voyez-vous ce que je veux dire ?)
Pour information (pour les deux contributeurs du sujet), je viens d'ajouter a mon repertoire "l'air du catalogue" chante par Leporello, le valet de Don Juan dans l'opera de Mozart, "Don Giovanni". J'ai choisi de chanter la version originale italienne (Livret de Da Ponte) qui est encore plus cruelle que la version francaise. Leporello dit :"Chez la blonde il a coutume de louer la gentillesse ; chez la brune [il a coutume de louer] la fidelite."
Hein ! c'est pas mignon ? [Nelle la bionda egli ha l'usanza di lodar la gentilezza, nella bruna, la costanza.]
C'est autre chose qu'une chanson mievre de Untel ou Untel, non ?

Ecrit par : Francis Penin | 17 avril 2009

Bah, ce ne serait pas la 1ère fois et pour l'instant, Julien n'est pas encore revenu pour nous parler de la reproduction des tarentules mâles en milieu arctique en vitupérant que nous sommes tous des cons et que lui seul a compris, ne nous plaignons pas.

Ecrit par : Manu | 17 avril 2009

Stop, arrêtez tout de suite ! Vous allez l'attirer !

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

Hein ! c'est pas mignon ? [Nelle la bionda egli ha l'usanza di lodar la gentilezza, nella bruna, la costanza.]
C'est autre chose qu'une chanson mievre de Untel ou Untel, non ?

Ecrit par : Francis Penin | 17 avril 2009

C'est purement génial !
Moi, je vous le dis, inondation sonore de qualité et réfléchie dès la salle d'accouchement, faute de mieux !
Dès le cinquième mois de grossesse serait l'idéal. Je me souviens encore les furieux mouvements de mon aîné (huit mois de grossesse) lors du générique musical du film La Couleur Pourpre. Si j'en juge d'après ce qu'il est à présent, à bientôt 18 ans, il ne s'agissait pas vraiment de colère, mais de surexcitation sonore, de sur-inondation.

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

C'est là une conséquence directe à mon avis de l'élève transformé en client par le biais de la fameuse notion de "l' élève au centre", cette révolution copernicienne qui fait que, dans l'esprit de l'élève (ou ce qu'il en reste) c'est à son environnement de s'adapter à lui et non l'inverse.

Ecrit par : Manu | 17 avril 2009

J'ai mis du temps à le comprendre, mais je pense effectivement que c'est un des effets pervers de cette notion.

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

Ils me comprendront si je leur dis que, professeur de sciences physiques, j'ai pratique (en amateur - je ne suis qu'un amateur, un tres grand amateur) le chant classique et que Mozart est l'un de mes compositeurs preferes.

Ecrit par : Francis Penin | 17 avril 2009

Ce qu'il y a de "magique" chez Mozart, et vous l'aurez sans doute ressenti aussi, c'est qu'on a encore plus de plaisir à le jouer qu'à l'écouter. Sa musique me fait penser à de l'horlogerie fine: rien n'est laissé au hasard, chaque note à son rôle, son importance; il n'y a jamais de dépense inutile, et ce sans jamais céder à l'économie mesquine.
Le musicien donne l'énergie nécessaire au balancier et la musique du maître fait le reste. C'est magique ;-)

Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

J'avoue y avoir pensé également, et m'être fait arrêter à ce moment-là. Ce n'est plus le cas maintenant (touchons du bois). Mais, dans ces cas-là, il y aura toujours des collègues et des non-profs pour dire que celui qui ressent ça est une petite nature, que tout va bien, qu'il ne fallait pas faire prof car on n'est pas à la hauteur, etc.

Weimar, je vous dis, Weimar ! Je ne sais pas si on est plutôt en 23 ou en 29, mais on y est.

Ecrit par : Jeremy | 17 avril 2009

Bonsoir Jérémy et à vous tous ! Ravie de pouvoir vous relire une nouvelle fois !

Jérémy, on me disait la même chose en entreprise lorsque j'étais en burn out puis grave dépression, qui elle, à un moment donné, a réellement failli me coûter la vie.....Dieu merci, je ne travaille plus, je pointe aux assedics avec 500 euros de moins, mais avec une paix royale, soulagée et incroyablement heureuse de me reconvertir.......en espérant bien sûr que ça fonctionnera comme je le souhaite.

Par ailleurs, je pense la même chose que vous : je ne sais pas si nous sommes en 29 mais avec le ras le bol ambiant je crains plutôt un 1933.....qui ne doit plus être très loin...Généralement et malheureusement l'histoire a tendance à se répéter, je souhaite que non, mais les faits actuels font gentiment le lit d'un Besancenot ou de je ne sais quel individu machiavélique avec des penchants pour le moins angéliques de prime abord....

Bref ! Mais vous savez entre nous quand 25 % des jeunes Américains ignorent qui est Hitler c'est déjà pathétique, quand les 3/4 des anglais ne connaissent point Shakespeare c'est bigrement monstrueux, et pour les statistiques françaises je n'ose même pas me pencher sur la question, tellement j'ai honte, je vous l'avoue....Pratiquement peu des jeunes que je connais, savent qui est Louis XIV, voire ne soupçonnent même pas que Louis XVI a perdu sa tête...

Perso, je ne trouve cela même plus inadmissible, les bras m'en tombent et après ça rentre à l'université, mais pour y faire quoi ?? Je me le demande sincèrement !!!!

Alors oui, oui et re-oui à la musique classique, à Mozart, à Chopin, à Brel et à sa belgitude. J'ai assisté, il y a peu au requiem de Mozart, je l'écoute encore chez moi des dizaines, des vingtaines de fois et jamais je ne me lasse. Pour Goldman and Co, j'aime aussi, mais au bout de 3 fois je n'en peux plus !!!!

Mais vous savez, pour confidence, quand je dis que pour ma reconversion, je suis ravie de me rendre à l'université pour réapprendre et presque redevenir un enfant ébahi et émerveillé devant la connaissance et la culture, pour la majorité des gens, je suis E.T. !!!!

Peut être devraient-ils lire Erich Fromm : "Etre ou Avoir ??" dont voici le lien, un livre vraiment passionnant :

http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Fromm_AvoirOuEtre.htm

Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 avril 2009

Je serais bien curieuse de savoir le taux de dépression et de suicide dans l'éducation nationale. J'avoue vraiment y avoir pensé et je peux comprendre qu'on en arrive à cet extrême tant la souffrance peut être immense. J'ai la chance d'être extrêmement bien entourée d'anti-pédagos...mais je me demande parfois ce que j'aurais fait si je m'étais retrouvée seule face à un système qui tente de me broyer?

Ecrit par : AQP | 17 avril 2009

Vous parlez à juste titre d'un système qui essaie de nous broyer, à moins de nous soumettre jusqu'à la servilité aux âmes grises qui commandent la fabrique du crétin et de faire allégeance aux fossoyeurs de la raison qui confondent la pédagogie et la chimère. On ne fustigera jamais assez cette engence de tropintelligents, de fainéants et de parasites qui s'abîment dans la recherche de midi à quatorze heures et nous conduisent à errer dans la 25e heure. Ils font penser à ce dessin qui montre un paysan (le prof de terrain) qui porte sur son dos les représentants des ordres privilégiés (les suscités).
Si l'école fonctionne, c'est uniquement du fait des gens de terrain, de ceux qui sont sur le front au quotidien. Les autres sont des planqués qui se payent de mots. Ils auraient même tendance à mépriser les gens de terrain (parce que ceux-ci leur donnent mauvaise conscience ?) Inutile d'aller chercher plus loin : la psychologie de l'homme est toujours élémentaire, quel que soit son rang.

Ecrit par : Magister | 17 avril 2009

engeance au lieu de "engence" (saperlipopette, comme dirait l'autre !)

Ecrit par : Magister | 18 avril 2009

Ce que je comprend le moins ...


Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

;-)
... Reprenons:
Les verbes en dre prennent un "s" à la première personne du singulier...

je comprends
je défends
je tonds
je réponds

Sans rancune? ;-))))

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Je reviens un instant sur la Note initiale de Christophe et Manu. Sur un point dont ils ne parlent ni l'un ni l'autre.
Un gosse qui a chez lui une puissante bibliothèque part mieux armé que les copains qui n'en ont pas. Mais encore faut-il qu'il les ouvre, qu'il les lise. Un enfant dont les parents écoutent Bach et Mozart est bercé (et avant même sa sortie du ventre maternel, paraît-il) par un flux musical qui l'entraîne dans un univers culturel bien spécifique. La usique que les parents écoutent, on n'y échappe pas.
Si les autres, tous ceux dont les parents écoutent en tout et pour tout la soupe que dégueulent les radios et les télés, n'a plus, à l'école, cette petite compensation que constitue une imprégnation à ce qui s'est composé de mieux dans tus les genres, ils sont définitivement fichus pour la musique. À la limite, je me demande si ça ne fait pas les affaires des marchands de soupe — flatter les enfants dans le sens de la pente, en quelque sorte, de façon à continuer à leur vendre de la soupe — et pas de la bonne.
Mes parents n'étaient pas bien riches, mais avaient quelques disques dont je me souviens encore. Mais c'est en sixième que le prof de musique m'a fait comprendre ce que c'était que le jazz. Et depuis, toute la musique que j'aime, elle vient de là, elle vient du blues…
Ça m'a permis, à l'époque, de prendre les yéyés avec une certaine distance…
C'est une fonction que j'assignerais volontiers au cours de musique : donner aux gosses une chance d'entendre au second degré ce qu'on leur impose — parce que le rap, même le meilleur, ça ne vaut pas les variations Goldberg, enregistrement de 1955 par Glenn Gould…
Ni Fats Waller, dans un autre genre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Allez, heureux veinards…
Fats Waller, c'est là :

http://www.dailymotion.com/video/x239r1_fats-walleraint-misbehaving1943_music

Et la fille que l'on voit dans l'extrait, c'est Lena Horne, et Lena Horne chantant Stormy Weather, c'est là :

http://www.youtube.com/watch?v=QCG3kJtQBKo

Mais enfin, si vous préférez le morceau par Ella Fitzgerald, c'est là — et le guitariste qui l'accompagne, c'est quelque chose !

http://www.youtube.com/watch?v=teXOPAFMOp0&feature=related

JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

"Vue il y a qq jours sur l'étrange lucarne, une prof de musique (?) présentant un mirobolant projet tamtam dans son collège"

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 avril 2009

C'est visible sur le web, Françoise?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2009

Aucune idée... d'autant que je ne sais même plus sur quelle chaîne j'ai vu cet affligeant reportage...

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

Mon fils était un braillard hors pair entre zéro et trois mois. La meilleure façon pour le faire taire était de lui mettre le Messie de Haendel ou Les Quatre Saisons de Vivaldi.

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Idem, à ceci près que c'était Keith Jarrett qui était le plus efficace ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

Mais enfin, si vous préférez le morceau par Ella Fitzgerald, c'est là — et le guitariste qui l'accompagne, c'est quelque chose !
Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Mais c'est Joe Pass ! Merveilleux ! Je l'ai vu à Nice, jadis, quand la programmation était encore au top. On pouvait, pour un tarif très convenable, entendre Art Pepper, l'immense Charles Mingus, Chick Corea, Charles Lloyd (aaah, "Forest flowers", je l'ai encore dans l'oreille...) , Freddie Hubbard, la grande Carmen Mc Rae. J'ai même vu Joe Venuti, et croyez-moi c'était qq chose. Soupir nostalgique...

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

Ce que je comprend le moins ...


Ecrit par : Trollju | 17 avril 2009

;-)
... Reprenons:
Les verbes en dre prennent un "s" à la première personne du singulier...

je comprends
je défends
je tonds
je réponds

Sans rancune? ;-))))

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Oh non, encore :-( ! Je suis maudit !
Merci Maminou, j'espère qu'un jour je ne commettrai plus ce genre de fautes... et celle-ci est visiblement récurente.

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Oh non, encore :-( ! Je suis maudit !
Merci Maminou, j'espère qu'un jour je ne commettrai plus ce genre de fautes... et celle-ci est visiblement récurente.

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Conclusion de cet échange:
vous êtes quelqu'un de très gentil et conciliant...

Si vous aviez été en colère contre moi parce que j'ai corrigé cette faute, vous auriez retenu ce que je vous avais écrit !!!

Fâchez vous donc, dites-donc des horreurs à cette vilaine instit et à sa manie de corriger les fautes des autres alors qu'elle en fait tant elle-même car elle a, comme vous appris en tout global et en garde des séquelles graves...

Fâchez-vous, vexez-vous, et vous retiendrez mieux cette correction !!! ;-)

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Un enfant dont les parents écoutent Bach et Mozart est bercé (et avant même sa sortie du ventre maternel, paraît-il) par un flux musical qui l'entraîne dans un univers culturel bien spécifique. La musique que les parents écoutent, on n'y échappe pas.

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Tout à fait ! Je me souviens quand j'avais 4 ans, mes parents m'avaient offert à mon frère et moi un mange disque (si, si !) et mon premier disque fut les 4 saisons de Vivaldi. Je l'écoutait en boucle des heures entières - et c'est peut-être même ce disque qui m'a amené à faire du violon.
Pour ce qui est des cours de musique à l'école, je n'en ai pas un très bon souvenir non plus: comme Dobolino, je m'y ennuyait sec. Alors que les autres galéraient sur la clé de sol, moi je savais déjà lire la clé de fa et en clé d'ut 4 ! A la rigueur, l'histoire de la musique avait de l'intérêt, mais la prof de musique de l'époque n'était pas des plus enthousiastes (ce qui se comprend: elle était prof de français à la base et s'était retrouvée, je ne sais comment, à devoir enseigner la musique) .

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

"Las ! La conversation a déjà dévié !"

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Oups, so sorry Manu, mais je n'ai pas pu m'empêcher de commenter l'article de l'Express...pour une fois qu'on évoque ce "problème".
Quant au 39-15 Manu, j'éviterai dorénavant, promis.
Pour en revenir à la musique donc, je savais que vous n'étiez pas vernis, mais à ce point... J'irais presque dire que c'est encore pire chez vous. Le terme de "kermesse" me vient à l'esprit...sans doute l'idée de "fête" dans les programmes ... il reste en effet peu de place pour Mozart.
Console-toi en pensant que tu pourras monter un beau spectacle de hip-hop à la fin de l'année, en transversalité avec le professeur d'EPS, elle est pas belle la vie ?

Ecrit par : AQP | 18 avril 2009

Fâchez-vous, vexez-vous, et vous retiendrez mieux cette correction !!! ;-)

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Bof, je suis de bonne humeur aujourd'hui, désolé ;-)
Je vais prendre le problème à l'envers: là, je viens de me taper sur les doigts avec une règle ! Vilain moi ;O))

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Allez, heureux veinards…
Fats Waller, c'est là :

http://www.dailymotion.com/video/x239r1_fats-walleraint-misbehaving1943_music

Et la fille que l'on voit dans l'extrait, c'est Lena Horne, et Lena Horne chantant Stormy Weather, c'est là :

http://www.youtube.com/watch?v=QCG3kJtQBKo

Mais enfin, si vous préférez le morceau par Ella Fitzgerald, c'est là — et le guitariste qui l'accompagne, c'est quelque chose !

http://www.youtube.com/watch?v=teXOPAFMOp0&feature=related

JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Merci Jean-Paul pour ces grands moments de Jazz ! Personnellement j'ai un faible pour la version d'Ella Fitzgerald.

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Si les autres, tous ceux dont les parents écoutent en tout et pour tout la soupe que dégueulent les radios et les télés, n'a plus, à l'école, cette petite compensation que constitue une imprégnation à ce qui s'est composé de mieux dans tus les genres, ils sont définitivement fichus pour la musique.

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Dans ce sens, le rôle des profs de musique est bien plus important qu'il n'y paraît et, en tous les cas, que leur confère le système, surtout que la consommation de musique, chez les jeunes gens, est une pratique intense, voire un véritable mode de vie. Merci de ce complément de note qui resitue le problème à sa source, la matrice familiale, l'antre où s'ourdissent tous les possibles et imposibles. On ne le répétera jamais assez.

Ecrit par : Magister | 18 avril 2009

et impossibles !

Ecrit par : Magister | 18 avril 2009

Pour AQP qui évoque les dépressions et les suicides des profs et à propos de l'article de l'Express, il faut lire "Ces profs qu'on assassine" de Véronique Bouzou, Ed J-Claude Gawsewitch.
Une partie d'un chapitre "Un professeur abandonné par ses pairs" est consacrée à une prof de musique et au mépris à peine caché de certains de ses collègues à son égard.

Véronique Bouzou aux 4 vérités à Télématin le 9/0/2009 :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=EMISSIONS_LES_4_VERITES

Ecrit par : Manitas | 18 avril 2009

Dites-donc, Jean-Paul, pour quelqu'un qui dit ne rien connaître en musique, vous avez de sacrées références! Qui dépassent de très loin celles du mélomane "de base"!!! ;-)
(Et Françoise aussi!

Je souscris complètement à ce que vous dites. D'autant que j'en suis un pur produit, (chez mes parents, France-Musique tournait en continu, et j'ai bien accroché, au point d'être scotché le dimanche complet devant les enceintes et, entre autres, d'écouter la totalité de la "tribune des critiques de disques" de l'âge de huit ans jusqu'à vingt ans, pratiquement. Je puis vous dire que cela donne une culture générale en musique classiqaue assez solide, d'autant que mon père était un mélomane très nettement plus qu'averti, (en "classique" toujours, mais il appréciait aussi certains artistes de chanson française ou francophone; Brassens, Brel, Barbara). Avec, malheureusement, un petit blocage sur une certaine forme de musique lyrique qu'il m'a (malheureusement?) transmis.
Je n'ai découvert vraiment le jazz qu'à l'âge de vingt-trois ans, en fac, mais, là, je peux vous dire que j'ai mis les bouchées doubles!
Quand je me souviens que je disais, comme vous semblez le penser sur le plan musical en tous cas, que beaucoup de choses sont jouées à trois ans, m'attirant les quolibets d'un handicapé du raisonnement qui sévissait ici il fut un temps, sans que les autres ne l'aient jamais contredit... ;-(

@ Francis,
Il est beaucoup d'artistes "de variétés", (surtout dans les anciens), qui sont de très bons chanteurs. Pas suivant les mêmes critères que ceux suivant lesquels on "évalue" les chanteurs classiques, mais Reggiani, Nougaro, et même Brel, Brassens, Higelin, le Forestier, et quelques autres, dispensent des émotions qui font qu'on se sent meilleur après les avoir écoutés. Par contre, la chanson actuelle, dans son immense majorité est, sur le plan "vocal", (mais pas seulement), d'une nullité effarante. Jean-Louis Murat, Delerm, Daho, Cali, Mickey 3 D, Calogero, (excusez-moi, les autres noms ne me reviennent pas en tête, mais tant pis, j'ai la flemme de chercher), et toute la clique, me donnent envie de shooter dans le poste!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

"classique", pardon pour la couille!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

J'ai suivi le collège de 1969 à 1973 mais, dans le même temps, j'étais élève du Conservatoire municipal, solfège et piano. Je ne sais quel profit ont pu tirer du cours de musique ceux qui n'étudiaient pas la musique ailleurs ?

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

C'était mon cas.
J'y ai appris les bases du solfège, un minimum de chronologie de l'histoire de la musique, le plaisir d'écouter du classique et l'envie d'aller fouiller dans les disques de ma grand-mère, et "le chant des partisans".
C'est déjà pas mal, non ?

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Nous opérions au rythme de Bach ou de Vivaldi. C'était très efficient, comme technique. Nous étions détendus, allègres, en pleine joie ! Il nous mettait la chirurgie en musique ...

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Par contre, mes profs de chir n'étaient pas assez cool pour ça.
Mais je m'y suis mis après. Ce matin, Brel pour accompagner une tumeur mammaire (pour ça, on peut aussi conseiller NTM, nique ta mammaire ;o)

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Mon fils était un braillard hors pair entre zéro et trois mois. La meilleure façon pour le faire taire était de lui mettre le Messie de Haendel ou Les Quatre Saisons de Vivaldi.

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Seul moyen de calmer ma fille en voiture, au début : brailler "les joyeux bouchers" !!!
Zen, non ?

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Un message pour Trollju : le petit julien ne semble pas avoir intégré le principe qui veut que l'on continue la discussion sur le fil le plus récent.
Ne lui répondez pas sur le précédent, il croira qu'il a gagné, et ira jouer à Mr Propre ailleurs.

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Oh, les gens, z'êtes où ?

Alley, j'en tente une autre : "Avec la mammaire du Nord, pour dernier terrain vague ..."

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Un message pour Trollju : le petit julien ne semble pas avoir intégré le principe qui veut que l'on continue la discussion sur le fil le plus récent.
Ne lui répondez pas sur le précédent, il croira qu'il a gagné, et ira jouer à Mr Propre ailleurs.

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Flûte, vous avez raison :-(
S'il pointe son bout du nez ici, je promet de pas lui répondre !

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Je souscris complètement à ce que vous dites. D'autant que j'en suis un pur produit, (chez mes parents, France-Musique tournait en continu, et j'ai bien accroché, au point d'être scotché le dimanche complet devant les enceintes et, entre autres, d'écouter la totalité de la "tribune des critiques de disques" de l'âge de huit ans jusqu'à vingt ans, pratiquement. Je puis vous dire que cela donne une culture générale en musique classiqaue assez solide, d'autant que mon père était un mélomane très nettement plus qu'averti, (en "classique" toujours, mais il appréciait aussi certains artistes de chanson française ou francophone; Brassens, Brel, Barbara). Avec, malheureusement, un petit blocage sur une certaine forme de musique lyrique qu'il m'a (malheureusement?) transmis.
Je n'ai découvert vraiment le jazz qu'à l'âge de vingt-trois ans, en fac, mais, là, je peux vous dire que j'ai mis les bouchées doubles!
Quand je me souviens que je disais, comme vous semblez le penser sur le plan musical en tous cas, que beaucoup de choses sont jouées à trois ans, m'attirant les quolibets d'un handicapé du raisonnement qui sévissait ici il fut un temps, sans que les autres ne l'aient jamais contredit... ;-(

Ecrit par Christophe Sibille


Christophe et JPB, je n'aurais pas dit mieux !!! Pour ma part, ce fut exactement la même chose sauf que mon père n'écoutait pas France Musique. Par contre, les opéras sous forme de disques 33 tours ou CDs, émissions télés portant sur la musique symphonique ou lyrique alors là OUI !!!

Pour ce qui était des disques, il en possédait une telle collection, que je disposais d'un choix immense. Il en écoutait tous les jours et encore plus le dimanche. Et c'est bien grâce à lui que j'adore Brel, Montant, Piaf, Aznavour, Juliette Greco, Becaud, Nougaro ou Brassens pour la chanson française mais surtout pour la musique lyrique c'est Maria Callas, LA cantatrice dont je suis une pure fan, si l'on peut dire. Je suis une profonde mélomane, grâce à mon père.

J'adore le baroque, l'Harmonia Mundi ou le groupe Accentus ou écouter le Concert de l'Hostel Dieu de Lyon notamment. J'écoute régulièrement Vivaldi ou Bach, Mozart, Beethoven, Smetana ou Dvorak, Bartok. En piano, c'est Debussy, Rachmaninov, Chopin, surtout Chopin....

Bref, j'aime tellement la musique symphonique et lyrique que je suis membre à part entière désormais d'un cercle lyrique.

Pour le petit détail : je suis la seule trentenaire pour un ensemble de membres âgés tous de 64-65 ans en moyenne. 1 à 2 quinquas sinon pas de quadras et encore moins de la jeunesse qui viendrait grossir nos rangs !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Pour le petit détail : je suis la seule trentenaire pour un ensemble de membres âgés tous de 64-65 ans en moyenne. 1 à 2 quinquas sinon pas de quadras et encore moins de la jeunesse qui viendrait grossir nos rangs !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Oui j'ai connus ça aussi à l'époque où je faisais de la chorale.
Mais de manière plus général, c'est surtout dans le public lors des concerts que ça se voyait. Je me souviens de concerts que je faisais, où la moyenne d'âge du public ne descendait pas en-dessous de 60 ans... mais on voyait quand même de temps en temps des mères de famille avec leurs petits qui venaient nous écouter ;-)

Ecrit par : grand maître troll | 18 avril 2009

Oui j'ai connus ça aussi à l'époque où je faisais de la chorale.
Mais de manière plus général, c'est surtout dans le public lors des concerts que ça se voyait. Je me souviens de concerts que je faisais, où la moyenne d'âge du public ne descendait pas en-dessous de 60 ans... mais on voyait quand même de temps en temps des mères de famille avec leurs petits qui venaient nous écouter ;-)

Ecrit par : grand maître troll | 18 avril 2009

Pareil :-)

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

AQP et Dickens, je suis également professeur de langue vivante (d'allemand en l'occurence). Je travaille en ZEP depuis 5 ans et je constate tout comme vous les ravages et l'impéritie de la nouvelle pédagogie, dite "actionnelle". J'aimerais beaucoup approfondir cet échange avec vous. Néanmoins, le thème d'origine étant l'enseignement de la musique, je vous propose, afin de ne pas ennuyer les autres utilisateurs du blog, de vous communiquer mon adresse e-mail: smithro@hotmail.fr . Je serais très honoré de discuter avec vous.

Ecrit par : Alain | 18 avril 2009

Eh bien en arrivant en 6ème j'ai appris le solfège, joué de la flûte à bec et écouté quelques beaux morceaux (5è symphonie, petite musique de nuit, menuet de Lully, etc.) et ça m'a fait le plus grand bien. Une pauvre heure par semaine m'a donné des bases solides, et la flûte - première pratique instrumentale, ce n'est pas rien - m'a permis d'évoluer plus tard vers le piano et la guitare, de me débrouiller avec une partoche ou même la grille de "stormy weather" quelques années plus tard dans une "jam session" à Paris ou Londres. Aujourd'hui, les standards de jazz, l'harmonie, les II-V-I, les substitutions tritoniques, etc, c'est mon dada de musicien amateur.

Tout ça pour dire que la musique peut et doit jouer un rôle crucial au collège. Après tout, l'adolescence est le moment d'une vie où l'on ressent la musique au plus fort. Une fois adule, ce n'est plus pareil, même si on apprécie toujours jouer et écouter.

En 6ème, j'étais ravi de sortir de cours et d'avoir découvert cette superbe expression "soprano coloratur" et de savoir qu'en do mineur ou mi bémol majeur, on a "trois bémols à la clef" (et surtout d'avoir compris pourquoi)

Maintenant, nous étions seulement 4 ou 5 à suivre. Les autres dormaient en classe et méprisait notre vieux professeur de musique à l'accent belge/alsacien, son sordide pipeau et ses dictées rythmiques (boum, ba-da boum, ba-ca-da-sa-boum). Quand nous bavardions, il nous donnait des verbes à recopier. Ce qui, en matière de conjugaison, ne nous a pas fait trop de mal. Souvenirs...

Ecrit par : dickens | 18 avril 2009

Allez pour le plaisir de toutes et tous, voici Gloria de Vivaldi, l'un de mes morceaux préférés :

http://dl.free.fr/rx3gQcYig

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

- Pourquoi les professeurs d’éducation physique et sportive, d’arts plastiques et d’éducation musicale sont-ils souvent si méprisés, alors qu’ils sont les seuls enseignants à avoir suivi un double cursus, à la fois universitaire, et en clubs, en écoles d’arts, en conservatoires?
Ecrit par : Christophe Sibille

Vieille question à laquelle Platon a déjà répondu au livre IV de la République:

"Il faut donc, pour le dire en deux mots que les gardiens de l'État s'attachent à empêcher qu'on ne corrompe à leur insu l'éducation; ils doivent en toutes circonstances veiller à ce qu'on innove rien dans la gymnastique et la musique contre l'ordre établi... L'introduction d'un nouveau genre de musique est une chose dont il faut se garder: ce serait tout compromettre, s'il est vrai comme le prétend Damon et comme je le crois, qu'on ne peut changer les modes de la musique, sans bouleverser les lois fondamentales de l'État.
C'est donc sur ce terrain que les gardiens devront bâtir leur corps de garde". (424 b-c)

Les gardiens actuels de l'État font tout pour introduire en permanence les changements et les innovations de sorte que les jeunes générations aient le sentiment qu'avec elles le monde commence seulement et que tout ce que les anciens ont élaboré ne vaut pas même la peine d'être mentionné dans les traités.

Aussi bien le mépris dont parle C. Sibille s'affiche moins à l'encontre des profs des matières secondaires voire, tertiaires (tout de même ils sont eux aussi des personnes) qu'à celle de leur fonction trop dangereuse d'instruction et de dressage des enfants, des fois qu'ils deviennent vraiment des hommes et des citoyens libres...
Une dernière citation : "Quand donc les enfants auront été de bonne heure soumis à la règle dans leurs jeux et que la musique aura fait entrer dans leur coeur l'amour de la loi, au rebours de ces enfants mal dressés, il arrive que cet amour de la loi les suit dans toutes les circonstances de la vie, qu'il ne cesse de grandir et qu'il redresse tout ce qui a pu tomber de la vieille discipline". (425-a)


NB J'adhère complètement aux propos d'Emmanuel Protin.

Ecrit par : buntovchik | 18 avril 2009

Mon premier souvenir musical remonte au temps de la moyenne section me semble-t-il... Le temps du tango des forts en rien qui déclinent avec chagrin et qui seront pharmacien parce que papa ne l'était pas... Même si déjà j'inclinais à préférer ma cousine Rosa à l'école, je n'ai que d'agréables souvenirs des séances de musique.
Nous eûmes la chance d'avoir un drôle de monsieur tout maigre, les cheveux en bataille et qui derrière ses lunettes métalliques nous fit découvrir Brassens... C'était un typique croque-notes, un musicien, une épave accroché à sa guitare en quelque sorte.
Il nous apprit "Brave Margot", "La cane de Jeanne" et il nous raconta même la cocasse petite histoire d'un quadrumane qui se dandine non sans raison vers les robes d'une vieille et d'un magistrat... sous l'oeil effrayé de la maîtresse d'école qui n'avait pas de méthodes avancées pour nous apprendre l'ABC...
Ce fut mon premier contact avec Brassens.
Depuis cette première expérience, je n'imagine pas ma vie sans Brassens de même que je n'imagine pas une journée sans musique. Mon premier geste le matin est de choisir un morceau très précisément dans tel ou tel cd ou 33tours (j'y reviens)et de me le passer en me réveillant (Ce matin ce fut Yéhudi Menuhin) . Même si mes goûts ont depuis évolué, il arrive toujours un moment où je relis ses textes, où je l'écoute et même le découvre encore.
Ce Cettois d'origine (:-) ) m'a donné une première langue (grâce à son vocabulaire archaique parfois, ses expressions, son sens du verbe comme le disait Desproges). Il m'a aussi poussé vers la poèsie: Musset, Villon, Richepin, Paul Fort, Hugo,...
Toutes ces aventures ne furent possible que parce qu'un professeur nous l'a fait un jour découvrir...
Je plains les jeunes têtes multicolores qui n'ont pas eu la chance de passer ces instants avec lui.
Je rebondis (peut-être pas très haut) sur un post que j'ai lu plus haut: Je me souviens que Daniel Pennac, dans "La petite marchande de prose" il me semble, aborda le sujet parfois polémique de la hauteur des auteurs... J'en ai retenu que l'on pouvait aimer toutes formes de lecture mais qu'il ne fallait pas se méprendre pour autant: il y a l'usine à Best-seller et les autres. Eh bien, en lisant "L'île des Gauchers" par exemple et "Madame Bovary" ou "Une vie" la différence est claire; c'est une différence de tanin. Si j'eûs plaisir à lire le premier, son goût ne m'est pas resté en bouche, en revanche, les deux autres me marquèrent énormément et quel délice de remuer encore leurs saveurs aujourd'hui! A la demande.
Alors, volonté de puissance oblige; si ce fut bon pour moi, c'est bon pour les autres (:-) ): il est essentiel aujourd'hui de donner un éveil musical, entre autre, aux enfants: ça fleurira la route qu'ils traceront et fera de beaux souvenirs (Au collège, une nana ne put retenir ses larmes sur "La dernière séance" de Mr Eddy et je suis sûr qu'elle s'en souvient encore... Une humiliation publique contre des premières larmes musicales).
Dans cette perspective d'éveil aux savoirs musicaux et littéraires, ne pensez-vous pas qu'il est possible de concilier plaisir terne mais immédiat (auteurs "faciles") et plaisir intense (auteurs plus consistants) mais qui se construit dans la durée?
En maths, par exemple, je ne vois pas comment on peut y parvenir... au collège-lycée!! (mis à part en 4ème ou en 1S)
Christophe semble partir du savoir de ses étudiants pour construire les cours. Je pense que c'est possible parce que justement ils sont "étudiants" et non "élèves"; cela vous paraît-il être une bonne analyse?
Je me demande comment on peut avoir bien compris une oeuvre sans l'aide d'un spécialiste. Je m'explique; j'ai crainte de ne comprendre que la moitié de ce que je lis ou écoute: comment faire pour y remédier? (Mis à part me relancer dans des études de lettres une fois mon cursus terminé... Parceque la fac: pffff...) A chaque fois je m'arrête sur une phrase et je me dis que je suis passé à côté de quelque chose! Le contexte? Le courant de pensée? L'étymologie?
Comment faire, quand on est pas spécialiste pour parvenir à résoudre ce problème?

En tout cas merci pour les deux notes, je pense qu'il y a matière à réflexion... Je tente par la première question de concilier "entre les murs" et "journée de la jupe" en quelque sorte; c'est à dire de concilier un savoir académique à une approche plus populaire... De concilier en fait instruction et éducation dans la même formation.
Est-ce couillon?

Ecrit par : Matheutordu | 18 avril 2009

Dickens, vous êtes donc un fan de Bill Evans? ;-)
"Colorature", par ailleurs... Ce n'est pas un mot d'origine turque!!! (On devrait même dire: "coloratura", mais bon...

Sandra, je vous suis à peu près sur tout, sauf Rachmaninov...
le grand pianiste Maurizio Pollini disait d'ailleurs du non moins grand Wladimir Horowitz: "c'est le seul à pouvoir aussi bien jouer cette mauvaise musique"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Christophe, sincèrement vous n'aimez pas Rhapsody sur le thème de Paganini?? Personnellement j'adore, ça me détend à un point que vous n'imaginez même pas.

Ceci dit, je vous l'accorde, mon pianiste préféré avant tout le reste c'est CHOPIN et ses fameuses valses ou ballades. Je ne peux pas rester un temps sans écouter Chopin, c'est impossible, et pour Mozart, c'est exactement pareil, notamment son concerto pour piano n° 18, une pure merveille, un chef d'oeuvre.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Nous opérions au rythme de Bach ou de Vivaldi. C'était très efficient, comme technique. Nous étions détendus, allègres, en pleine joie ! Il nous mettait la chirurgie en musique ...

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2009

Par contre, mes profs de chir n'étaient pas assez cool pour ça.
Mais je m'y suis mis après. Ce matin, Brel pour accompagner une tumeur mammaire (pour ça, on peut aussi conseiller NTM, nique ta mammaire ;o)

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

J'ai laissé tomber la musique en salle de chirurgie depuis que j'ai des bips bips et autres détecteur d'apnée. Plus le ronronnement du générateur d'oxygène !
Le progrès technologique me dévore.
J'écoute assez régulièrement de la musique quand je suis ici le soir et que je n'ai pas un téléphage dans le dos.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

Oui, heu bon... "j'eus" sans chapeau parce que c'est mieux...
Au fait Dobolino: z'auriez pu m'corriger...

Ecrit par : Matheutordu | 18 avril 2009

A propos, pour les passionnés de Haydn, rendez-vous à Vienne cette année puisqu'en Autriche, c'est l'année de ce compositeur avec des manifestations et concerts programmés un peu partout !!!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

... il est essentiel aujourd'hui de donner un éveil musical, entre autre, aux enfants: ça fleurira la route...

Ecrit par : Matheutordu | 18 avril 2009

Voilà un bel exemple de l'idéologie pédagogiste totalitaire qui sévit sous nos tropiques libertaires!
L'enseignement de la musique comme éveil du sens musical, l'enseignement de l'EPS comme éveil musculaire, l'enseignement des sciences comme éveil de la curiosité,
l'enseignement de l'histoire comme éveil de la citoyenneté...n'en jetez plus!

Ecrit par : buntovchik | 18 avril 2009

Plus haut, quelqu'un a dit qu'il s'ennuyait en cours de musique, comme moi. C'est un malentendu. Je ne me suis jamais ennuyée en cours de musique aussi bien en primaire qu'en collège. c'était plutôt le contraire. Mais, tels qu'étaient conçus les cours, c'était plus une récréation qu'un réel effort d'apprentissage.
J'y ai appris de nombreux chants traditionnels et populaires français et d'autres pays d'Europe. J'aimais beaucoup et, avec Catmano, nous nous apprenions mutuellement les chansons apprises là et en cours de langues, ce qui agrandissait notre répertoire commun dont nous saoulions ensuite nos géniteurs durant les interminables trajets en voiture. Mais, c'était juste du chant, avec peu de travail sur la voix ou pas du tout.
Pas ou peu d'histoire de la musique.
Du solfège très rarement. Juste de quoi assurer un 20/20 sans effort pour tous ceux qui avaient fait une demi-année de Débutant 1
Une ou deux études d'œuvre dont, je m'en souviens très bien, Les Tableaux d'une Exposition que j'écoute de ce fait avec un plaisir toujours renouvelé.
Vraiment insuffisant.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

@christophe : désolé pour le "e". Oui, grand fan d'Oscar Peterson, Bill Evans (ah les voicings, les superbes quartes !), Monk. Et puis Chick Corea, surtout cette superbe version de Spain avec un guitariste de flamenco dont j'ai ounlié le nom (Tomatino ??). Bref. Et des guitaristes : Jim Hall, et surtout le grand Wes Montgomery !

En chanson française, vous connaissez sûrement Paris-Combo... de très bon zicos, ma foi.

@Alain : avec plaisir !

Ecrit par : dickens | 18 avril 2009

Tiens, un morceau que j'ai récemment découvert : les romances de Don Quichotte, plus particulièrement celle du Comte de Montauban dans l'Invocation à la nuit, une musique de Salinas, interprêtée par Jordi Savall.

Je ne peux pas vous la faire écouter, techniquement il y a un couac, lequel je l'ignore et ça m'agace d'ailleurs.

Vous trouverez ce morceau, du moins un extrait ici :

http://www.amazon.fr/Invocation-%C3%A0-Nuit-Musica-Notturna/dp/B0017LI8IM/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1240051704&sr=8-1

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

A propos, pour les passionnés de Haydn, rendez-vous à Vienne cette année puisqu'en Autriche, c'est l'année de ce compositeur avec des manifestations et concerts programmés un peu partout !!!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Ce n'est malheureusement pas le moment pour moi de voyager :-(. Y aura-t-il des retransmissions télévisés ou a la radio ?

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

C'est le morceau n° 7, j'oubliais de le préciser.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Hé ho, n'exagérez pas tout de même!

Je me demande simplement si on ne peut pas concilier les deux c'est tout. Assez d'insulte: je ne pense pas être libertaire! Je suis avant tout pour un apprentissage au sens strict. Je ne pense pas qu'il faille écouter Monchéri et Moncoeur mais les faire travailler, tra-va-iller.
Mais voyez Daniel Pennac qui expliquait dans le livre que j'ai cité, qu'il commençait par faire la lecture à ses élèves pour les inciter à lire... A priori sans s'éloigner d'un contexte disciplinaire rigoureux.
Est-ce (aujourd'hui) utopiste?
Je repose donc ma question: est-ce possible de concilier les deux?

Ecrit par : Matheutordu | 18 avril 2009

Ah, Trollju, ça je ne peux malheureusement pas vous le préciser, sans doute sur Arte mais ailleurs, je ne vois pas !

Eve Ruggieri aurait sans doute célébré Haydn dans son émission mais comme elle n'existe plus....

Sinon l'office du tourisme autrichien :

http://www.austria.info/xxl/_site/fr/_area/419064/_subArea/421081/_subArea2/882462/Haydn2009.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

sans s'éloigner d'un contexte disciplinaire rigoureux... L'éveil (pas l'écoute gentillette et béate des élèves) ne peut-il pas servir à la discipline en quelque sorte...

Ecrit par : Matheutordu | 18 avril 2009

Plus haut, quelqu'un a dit qu'il s'ennuyait en cours de musique, comme moi. C'est un malentendu. Je ne me suis jamais ennuyée en cours de musique aussi bien en primaire qu'en collège. c'était plutôt le contraire. Mais, tels qu'étaient conçus les cours, c'était plus une récréation qu'un réel effort d'apprentissage.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

C'était moi et je m'en excuse, je vous ai mal compris. Maintenant, je pense que le problème venait de l'enseignante: je crois qu'elle s'ennuyait plus que nous encore. C'est juste que, pour moi, les cours à l'école de musique et la vaste collection de disques et livres de ma mère m'apportaient bien plus, donc je n'ai pas retenu grand chose des cours de musique au collège (j'en ai très peu de souvenirs). Je ne me souviens pas que l'on nous faisait chanter, d'ailleurs - et c'est bien dommage.

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Au sujet des études d'œuvres, je suppose que nos professeurs devaient obtenir un taux tellement faible d'élèves attentifs que ça les décourageait et qu'ils revenait vite au chant pour lequel le taux d'adhésion était nettement supérieur.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

@ Trollju:
c'est pas parce que Brighelli m'a traitée hier d'homme qu'il faut écrire que vous m'avez mal compris !
Accord du participe, svp, sinon, je vais me vexer.

Ecrit par : dobolino XX | 18 avril 2009

Dobolino, vous me faites toujours autant rire avec le même répondant !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Voici le chef d'oeuvre.
Michel Camilo & Tomatito - "Spain"
Ma musique préférée, peut-être.

http://www.youtube.com/watch?v=h_yBG1ov5_8

Ecrit par : dickens | 18 avril 2009

Je trouve que l'EPS, aussi bien à présent qu'à mon époque, est moins "parent pauvre" que la musique et les arts plastiques.
Même si je n'étais guère douée, j'ai appris bien plus de techniques et de règles en EPS. Et, par ailleurs, il y avait une épreuve sportive au bac et nous nous y appliquions tous. (D'ailleurs, je ne comprends pas très bien comment est attribuée à présent la note d'EPS du bac. Si j'ai bien compris ce que m'a expliqué mon fils, c'est une sorte de contrôle continu ? Il n'y a pas d'épreuve en fin d'année de Terminale ?)
Il est vrai qu'on y consacre plus d'heures.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

Ben, alors, Dobolino, vous ne me souhaitez pas "Bonne fete " ?

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 2009

Un guitariste qui touche sa bille mais qu'on ne connaît que par youtube, c'est Naudo. Ecoutez certaines de ses interprétations, ça vaut le coup !

http://www.eteignezvotreordinateur.com/naudo/

http://www.youtube.com/results?search_query=naudo&page=1

Ecrit par : manitas | 18 avril 2009

"Christophe semble partir du savoir de ses étudiants pour construire les cours."

Ecrit par : Matheutordu | 18 avril 2009

Je fonctionne quelquefois sur le mode de l'interactivité, mais je ne pars pas obligatoirement du "savoir" de mes étudiants pour construire mes cours! Heureusement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Ben, alors, Dobolino, vous ne me souhaitez pas "Bonne fete " ?

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 2009

Gnéé ?
Si vous voulez !
BONNE FÊTE FRANCIS !!!!!!

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

Effectivement, Francis, j'avais pas vu qu'aujourd'hui, c'est la Saint Parfait.
Vous n l'avez pas raconté ici, cette histoire ?
Je pense que ça plairait.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

"Spain" fait partie de mon répertoire, et j'ai arrangé cette année "la dernière séance" pour deux de mes chorales... :-)
Quand aux variations de Rachmaninov sur un thème de Paganini, je les ai revues récemment sur "Mezzo", avec un pianiste formidable, méconnu de nos jours, (Byron Janis).
Ce n'est pas ce qu'il a écrit de pire, mais je préfère de très loin celles de Brahms!!! (Par Michelangeli, surtout).

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Flûte, vous avez raison :-(
S'il pointe son bout du nez ici, je promet de pas lui répondre !

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

je promets ;-)

Donc, reprenons:
grosso modo, on peut dire que la plupart des verbes prennent un "s" à la première personne du singulier
SAUF les verbes du premier groupe...

je ne tapE pas sur les doigts avec une règle...

( malgré "mon grand âge", je n'ai jamais vu ni pratiqué une chose pareille...)

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

@ Trollju:
c'est pas parce que Brighelli m'a traitée hier d'homme qu'il faut écrire que vous m'avez mal compris !
Accord du participe, svp, sinon, je vais me vexer.

Ecrit par : dobolino XX | 18 avril 2009

Décidément, ce n'est pas mon jour aujourd'hui :-(
Donc: "je vous ai mal comprisE"

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

je ne tapE pas sur les doigts avec une règle...

( malgré "mon grand âge", je n'ai jamais vu ni pratiqué une chose pareille...)

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Je plaisantais, ne le prenez pas mal !
Vous serez donc ma Némésis sur ce fil ;-)
Ça tombe bien car visiblement, ma grammaire et mon orthographe sont instables aujourd'hui.

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Un gosse qui a chez lui une puissante bibliothèque part mieux armé que les copains qui n'en ont pas. Mais encore faut-il qu'il les ouvre, qu'il les lise. Un enfant dont les parents écoutent Bach et Mozart est bercé (et avant même sa sortie du ventre maternel, paraît-il) par un flux musical qui l'entraîne dans un univers culturel bien spécifique. La usique que les parents écoutent, on n'y échappe pas.

Mes parents n'étaient pas bien riches, mais avaient quelques disques dont je me souviens encore. Mais c'est en sixième que le prof de musique m'a fait comprendre ce que c'était que le jazz. Et depuis, toute la musique que j'aime, elle vient de là, elle vient du blues…
Ça m'a permis, à l'époque, de prendre les yéyés avec une certaine distance…
C'est une fonction que j'assignerais volontiers au cours de musique : donner aux gosses une chance d'entendre au second degré ce qu'on leur impose — parce que le rap, même le meilleur, ça ne vaut pas les variations Goldberg, enregistrement de 1955 par Glenn Gould…
Ni Fats Waller, dans un autre genre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009
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Tout a fait d'accord avec le premier alinea selectionne dans votre message.
Pas de commentaire sur le deuxieme alinea, mais cette remarque : quand j'etais gamin de six ou sept ans, j'ai entendu sur un tourne-disque a ressort des disques 80 tours par minute des annees 1920 a 1940 (approximativement) de chanteurs d'opera de l'epoque (Ninon Vallin, soprano, Jean Note, un baryton belge a la voix tres etendue, atteignant le si bemol aigu et le fa grave, environ, et d'autres dont j'ai oublie les noms). J'ai tellement ete frappe par la difference entre les voix de ces chanteurs d'opera et celles des crouneurs que j'entendais a la radio, apres la Seconde Guerre mondiale, qui chantaient bien - soit dit en passant -, mais sans la puissance vocale des chanteurs d'opera, que j'ai cru que les chanteurs d'opera etaient surdimensionnes par rapport aux autres etres humains, qu'ils etaient des geants.
Plus tard j'ai decouvert qu'ils n'etaient surdimensionnes que sur le plan vocal. Il y a bien eu Yvan Rebroff, l'homme aux quatre octaves et demie, qui mesurait 1 metre 99, mais la plupart des chanteurs d'opera n'ont pour particularite physique que d'avoir une grande capacite respiratoire.
Et, surtout, ils sont d'excellents musiciens.
Je ne dis pas de maniere peremptoire que les rapeurs ne sont pas bons musiciens. Je les soupconne seulement de n'etre pas du tout musiciens. Poetes, peut-etre, mais je ne crois pas que leurs textes soient appris par coeur par les enfants dans deux cents ans, alors que les fables de La Fontaine le seront peut-etre encore dans deux cents ans.

Oui (je reponds ici a quelqu'un qui a repondu a mon precedent message dans ce fil de discussion), il n'y a aucune note dans la musique de Mozart qui soit de trop. Tout y est parfait. Mais je pense qu'il en est de meme pour Verdi, Faure, Ravel (malgre son Bolero...), et bien d'autres.

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 2009

Effectivement, Francis, j'avais pas vu qu'aujourd'hui, c'est la Saint Parfait.
Vous n l'avez pas raconté ici, cette histoire ?
Je pense que ça plairait.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009
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Oui, Dobolino, je crois me rappeler que j'en ai parle ici. Mais vous, vous l'avez lue ailleurs, cette histoire.
Je la raconte (peut-etre de nouveau), brievement.
Un jour, une classe de 4eme entra dans ma salle dans un ordre parfait et chaque eleve me dit au passage,"Bonne fete, Monsieur !", avec un beau sourire.
Interloque, je suis reste coi, puis, une fois tous les eleves entres, j'allai a ma table et y ouvris discretement un agenda.
C'etait le 24 fevrier 1975.
Ahuri, je me dis,"Ah, les petits coquins !" (Je ne suis pas sur que c'etait "coquins".).
Et j'allai chercher en vitesse le jour de la ST Parfait.
Puis je declarai solennellement :"Je suis touche de votre aimable accueil, mais vous etes mal renseignes : ma fete tombe le 18 avril."
Ils ont ri jaune.
Je n'ai plus jamais oublie le 24 fevrier et le 18 avril.

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 2009

Flûte, vous avez raison :-(
S'il pointe son bout du nez ici, je promet de pas lui répondre !

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Dont acte, il va falloir résister à la tentation.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

Et j'allai chercher en vitesse le jour de la ST Parfait.
Puis je declarai solennellement :"Je suis touche de votre aimable accueil, mais vous etes mal renseignes : ma fete tombe le 18 avril."
Ils ont ri jaune.
Je n'ai plus jamais oublie le 24 fevrier et le 18 avril.

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 20

Et si derrière l'ironie apparente, il y avait un véritable hommage, Francis ? Nos élèves sont parfois plus compliqués qu'il n'y paraît (bon d'accord, c'est de plus en plus rare). Mais en 1975... j'eus aimé connaître des élèves de 4ème de cette génération là, ayant connu les derniers feux de ce qu'ont pu être de bons élèves à la fin des années 90... Comme chacun sait, entretemps, le niveau a monté, comme l'ont magistralement démontré Baudelot et Estaminet.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

Essentielle, effectivement, l'imprégnation familiale. Mes parents avaient peu de disques, mais j'ai pris le goût de la "grande musique" en écoutant et réécoutant L'Oiseau de feu, la Pavane pour une infante défunte et La Nuit sur le Mont Chauve.Plus tard, j'ai suivi les séances des "musigrains" (on ne rit pas, SVP). Il s'agissait de cours d'initiation musicale qui avaient lieu le jeudi après-midi dans une salle de concert et qui associaient une approche historique à l'écoute d'extraits substantiels. A l'époque, j'avais une prédilection pour les musiques romantiques et impressionnistes. Je suis venue plus tard à Bach et à Mozart. Aujourd'hui, Debussy reste un de mes musiciens favoris, et j'ai aussi une prédilection pour Malher. Et j'ai le mauvais goût de bien aimer Rachmaninov. o))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009

Mes parents n'étaient pas bien riches, mais avaient quelques disques dont je me souviens encore. Mais c'est en sixième que le prof de musique m'a fait comprendre ce que c'était que le jazz. Et depuis, toute la musique que j'aime, elle vient de là, elle vient du blues…
Ça m'a permis, à l'époque, de prendre les yéyés avec une certaine distance…

JPB

Il me vient soudainement le fantasme de voyager dans le temps pour retrouver en tant que professeur de musique le petit Brighelli en 6ème... j'aurais peut-être fait de vous un métalleux dans une sorte de "retour vers le futur", selon l'expression consacrée.

Oui, oui, je vais voir mon psy tout à l'heure, que personne ne s'inquiète.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

un article sur les nerfs à vif des profs sur le site de l'express

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/profs-nerfs-a-vif_754732.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 avril 2009

Un bon article. Au passage, le professeur qui témoigne enseigne dans un Lycée professionnel de Besançon. Ce qui indique une fois de plus que la différence ne se situe pas entre "la banlieue" et "le reste", mais entre LG et LP, dans un système qui reproduit les inégalités sociales.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

la différence ne se situe pas entre "la banlieue" et "le reste", mais entre LG et LP, dans un système qui reproduit les inégalités sociales.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

Oui Daniel, et je dirais même plus, un système qui, en nivellant par le bas introduit des fractures là où elles étaient moins sensibles voire inexistantes avant. Grace à Meirieu et ses sbires, la banlieue (ou sa caricature) est maintenant partout.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

Merci à Manitas !
Je ne connaissais pas Naudo, je suis vert de jalousie devant sa technique.

Ecrit par : yann | 18 avril 2009

Un gosse qui a chez lui une puissante bibliothèque part mieux armé que les copains qui n'en ont pas. Mais encore faut-il qu'il les ouvre, qu'il les lise. Un enfant dont les parents écoutent Bach et Mozart est bercé (et avant même sa sortie du ventre maternel, paraît-il) par un flux musical qui l'entraîne dans un univers culturel bien spécifique. La usique que les parents écoutent, on n'y échappe pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009
Oui et non. Si la bibliothèque est riche, il est inévitable que les parents parlent très souvent de leurs lectures, entre eux et à leurs enfants. C'est un bain littéraire par seconde intention.
Et puis, les parents ont toujours envie de communiquer leur passion à leurs enfants et les poussent, éventuellement à leur corps défendant, vers la lecture.
Ma mère m'a conseillé Bernanos et j'ai lu Gide.
Mon père a hurlé quand j'ai commencé Hermann Hesse et ça m'a poussée à lire l'œuvre intégrale.
A 25 ans, une fois calmée ma révolte, j'ai lu les Bernanos de maman et les Thomas Mann de papa !

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

"Quand notre hôte m’a demandé de participer à la rédaction de cette nouvelle note, je me suis dit : « Pourquoi moi ? Sur ce blog, je suis sans doute celui qui a été successivement le plus insulté, méprisé, ignoré, (mais finalement accepté, apparemment), pour la seule raison que j’avais commis LE crime impardonnable : enseigner dans un IUFM, organisme dont la première mission serait de décérébrer les étudiants et les stagiaires qui s’y inscrivent."

Christophe Sibille


La musique et ces goulags pédagogistes que sont les IUFM? Dans "Le Bon, la brute et le truand", on voit bien l'orchestre jouer dans le camp (de concentration) sudiste où on torture! J'imagine bien un stagiaire dire à son formateur en débarquant : "Et la musique, tu ne la fais pas jouer pour moi?".
Plus sérieusement. Voilà un domaine dont je ne suis pas spécialiste; il me semble cependant que la culture forme un tout. A cet égard, je pense qu'il est important d'apprendre à nos élèves à situer dans le temps non seulement les écrivains, mais encore les compositeurs. D'ailleurs, des mouvements tels que le Romantisme ne sont pas seulement littéraires. Ils concernent également la musique, la peinture, etc.
Je suis encore convaincu que le cinéma doit venir s'ajouter à ce corpus de culture classique, parce que c'est un art à part entière. Apprendre à un élève à repérer qui est le réalisateur d'un chef-d'oeuvre, plutôt que de s'attacher à la dernière starlette à la mode, c'est également un gage de sérieux.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

Apprendre la poésie sans parler de la musique c'est une gageure qui n'est réalisée qu'en France ! L'enseignement des lettres en notre beau pays est complétement dévié de son sens !

L'Ecole Normale a porté un lourd préjudice aux Lettres.

Ecrit par : iPidiblue, poète, prends ton luth ! | 18 avril 2009

Mes parents non plus n'avaient pas trop d'argent. Mais, pour Noël, on leur offrait les disques qu'ils demandaient. C'est notre chat qui m'a fait découvrir l'opéra. Ma maman s'était fait offrir pour Noël un digest des plus grands airs de La Flûte Enchantée. Elle l'écoutait régulièrement. Les vocalises de la Reine de la Nuit mettaient notre chat dans tous ses états. Il devenait littéralement fou !
Les symphonies de Beethoven et les chansons de Brassens, je les ai découvertes vers deux-trois ans. Je faisais la sieste sur les genoux de papa pendant qu'il tapait sa thèse sur la vieille machine à écrire en écoutant de la musique. Une image m'a marquée: sur la pochette du disque de la Neuvième Symphonie, il y avait un masque mortuaire, probablement celui de Beethoven.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

L'Ecole Normale a porté un lourd préjudice aux Lettres.

Ecrit par : iPidiblue, poète, prends ton luth ! | 18 avril 2009
Vous exagérez !

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

moment de fatigue :
http://philorivegauche.over-blog.com/article-29975773.html

Ecrit par : EP | 18 avril 2009

Moi, un métalleux ? Mais Manu, vous ne savez rien de moi sur ce plan. Vous ignorez que j'ai eu les cheveux plus longs que vous (si !), une Fender stratocastrée, comme j'aimais à dire après quelques autres, que j'écoutais Deep Purple et Led Zep à fond les manettes à 16 ans, Cream à 15, ACDC à 20. Sans parler des concerts en direct live de George Thorogood, du Culte de l'Huître bleue, et autres métalleux hurlants. J'ai beaucoup moins pratiqué l'art de la fugue que celui des décibels…
Et puis avec l'âge, on élargit son spectre… Il m'arrive parfois de penser que les Stones font effectivement du rock — non, je blague…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

EP, c'est terrible, la descendance bâtarde de Rpusseau…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Puisqu'on parle de musique, je pense que ces cartes coïncident aussi avec celle des zones où le rap fait un tabac !


http://www.fdesouche.com/articles/36156#comments

Ecrit par : Bobo de service | 18 avril 2009

"Essentielle, effectivement, l'imprégnation familiale."

Moi dans ma famille, il n'y avait rien. Nada. C'est grâce au cours du collège que j'ai découvert la musique, le solfège et les grands compositeurs. J'ai - lorsque nous avons eu dans les années 70 un électrophone - acheté, sur mes petites économies, quelques disques d'occasion ou très peu chers : Mozart (La petite musique de nuit), Beethoven (La lettre à Elise - L'ouverture d'Egmont ...) Tous morceaux archicélèbres entendus en cours qui m'avaient chaviré l'âme. Et puis, petit à petit, j'ai découvert d'autres musiques. Comme quoi, à l'école, il faut donner à écouter ... Et autre chose que ce qui s'entend partout.
Pour le solfège, à l'entrée en sixième, je n'y connaissais strictement rien. Je me souviens d'un professeur qui nous a fait apprendre les notes en faisant des gestes : la moitié de la classe chantait les notes désignées par son bras gauche et l'autre par le bras droit. Il nous avait appris des procédés mnémotechniques : pour le ré par exemple, il mettait sa main au rein, pour le mi au milieu du ventre, etc. C'était très amusant et très sérieux à la fois. Notre professeur avait l'air d'un pantin. L'année suivante, il nous a fait chanter sur scène "Rain and tears" des Aphrodite Childs. Mai 68 était passé par là. J'ai aussi adoré !
Je n'y connais pas grand chose sur le plan de l'enseignement de la musique bien que je travaille assez souvent en partenariat avec ma collègue (mise en voix et en rythme de textes, écriture de chansons ...) Mais il me semble qu'il est formateur au collège de travailler la voix, le souffle, le rythme.
Si une bonne fée nous demandait à la naissance de choisir un art, moi, je choisirais le chant. Sans aucune hésitation. Avant même la peinture et la poésie.

@ Christophe :
Bonjour à vous, Christophe, et merci pour votre note.

Ecrit par : marilyse | 18 avril 2009

"et celle-ci est visiblement récurente."

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

"récurrente" du verbe latin "currere" avec deux "r" comme dans "concurrent", "curriculum vitae", "occurrence", etc.

Ecrit par : orthoprof | 18 avril 2009

"récurrente" du verbe latin "currere" avec deux "r" comme dans "concurrent", "curriculum vitae", "occurrence", etc.

Ecrit par : orthoprof | 18 avril 2009

Ah non ! C'est à Maminou de corriger mes fautes, pas à vous ! Contrat d'exclusivité oblige ;-)

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

"Mais je pense qu'il en est de meme pour Verdi, Faure, Ravel (malgre son Bolero...), et bien d'autres."

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 2009

Ah, je sens que la polémique va commencer! Je donne tout Verdi pour le seul Boléro de Ravel...
Même pas; pour la seule première exposition du thème du Boléro, sans même y inclure cette merveille d'orchestration absolue qu'en sont les 20 répétitions, l'ultime modulation, le retour à la tonalité initiale et la coda.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Ah Christophe, le Boléro ! Je me souviens la partie d'alto: près de 300 mesures à compter (si mes souvenirs sont bon) avant de commencer à jouer ! Un vrai challenge de patience ;-)
Pour le reste, j'avoue ma faiblesse: j'adore cette oeuvre, aussi simple soit-elle...

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Hors sujet : je suis en train de terminer "Une rencontre", le dernier livre de Kundera. Un recueil de courts essais dont certains sont des pièces de circonstance, des fonds de tiroir, diront certains. Oui, mais les fonds de tiroir de Kundera fourmillent de pépites (Christophe et Manu, il y a plusieurs pages consacrées à Janacek, qui dépassent de loin mes compétences). Cet homme est l'un des esprits les plus lucides et les plus cultivés du siècle. Le lire est une cure d'intelligence, un contre-poison à la bêtise partout répandue.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009

Simple? En apparence! Si on raisonne uniquement sur les "hauteurs" et sur le rythme! Si on analyse sur les timbres et l'intention, cela devient une autre histoire!!! :-)
Oui, la partie de caisse claire fait une ligne: (répéter 128 fois ces deux mesures)... Mais bonjour l'attention, et le crescendo!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Au fait, moi aussi j'aime le Boléro. D'ailleurs, j'aime tout Ravel.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009

J'adore Kundera, indépendamment de la polémique autour de lui. Et Janacek est un grand compositeur.

Ils sont trois, d'ailleurs, à tenir la caisse claire, dans le boléro, si ma mémoire est bonne. Je l'ai vu jouer ainsi, en tous cas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Simple? En apparence! Si on raisonne uniquement sur les "hauteurs" et sur le rythme! Si on analyse sur les timbres et l'intention, cela devient une autre histoire!!! :-)
Oui, la partie de caisse claire fait une ligne: (répéter 128 fois ces deux mesures)... Mais bonjour l'attention, et le crescendo!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

oui, tout à fait. Je n'ai pas été assez précis: simple mélodiquement et rythmiquement, mais au contraire difficile sur le plan des effets (l'intention, entre autres). Plus la concentration que demande son execution !

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Au fait, moi aussi j'aime le Boléro. D'ailleurs, j'aime tout Ravel.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009

Je vous rejoins ! Moi aussi je fais partie de son fan club, avec une préférence pour ses Contes de la Mère L'oie (version symphonique, moins la version pour piano), mais ça c'est personnel ;-)

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Pardon, "Ma mère l'Oye", tout court.

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Les algériens se sentent envahis par les chinois venus travailler chez eux (car il y a du boulot), et ils espèrent qu'ils repartiront dès que les chantiers seront terminés, c'est rigolo, non, tous ces paradoxes ?


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article1070

Ecrit par : Bobo de service | 18 avril 2009

J'adore Ma mère l'Oye, aussi bien la version orchestrale que la version pour piano. Avec une tendresse particulière pour "le jardin féerique", qui m'est toujours un émerveillement.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009

"récurrente" du verbe latin "currere" avec deux "r" comme dans "concurrent", "curriculum vitae", "occurrence", etc.

Ecrit par : orthoprof | 18 avril 2009

Ah non ! C'est à Maminou de corriger mes fautes, pas à vous ! Contrat d'exclusivité oblige ;-)

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Oui, mais Maminou, quand elle a vu cette faute, elle n'a pas osé intervenir de peur de passer pour un redresseur de torts
acariâtre ce qu'elle n'est vraiment pas.

Et puis, j'aime vous lire pour les idées que contiennent vos messages non pour essayer de vous prendre en défaut.

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Au fait, moi aussi j'aime le Boléro.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009
Moi aussi ! Je me rappelle, étant étudiante, l'avoir écouté jouer à l'Auditorium de la Part-Dieu à Lyon, Auditorium Maurice Ravel, d'ailleurs. Les musiciens s'étaient tellement défoncés que nous l'avons tous bissé et qu'ils ont eu la générosité de nous le jouer une deuxième fois. Cétait le bon temps ! Celui des deuxièmes balcons, mais très souvent, à tarif réduit étudiant. Maintenant, c'est le fauteuil d'orchestre mais une fois tous les quinze ans. Tout ce qui est rare est cher !

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

Et puis, j'aime vous lire pour les idées que contiennent vos messages non pour essayer de vous prendre en défaut.

Ecrit par : Maminou | 18 avril 2009

Merci ! Ceci dit, je suis sincère: il ne faut pas hésiter à me corriger, y a que comme ça que ça rentrera ;-)

Ecrit par : Trollju | 18 avril 2009

Ah Kundera, j'adore Milan Kundera et sa lenteur surtout !!!

Mais en parlant bouquins, il m'arrive de me replonger dans plusieurs oeuvres ; les derniers temps ce sont les Mémoires de De Gaulle mais pour l'instant je suis plus agrippée si je puis dire à la poésie et à Hölderlin notamment avec ses "Gedichte", Rainer Maria Rilke "Lettres à un jeune poète", ou Stefan Zweig, un écrivain que j'apprécie énormément aussi.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Je prends le "Boléro" en marche.
Nous avions un excellent batteur aux caisses claires du boléro. Il n'a pas été relayé pour les 77 fois (C.S., me trompè-je?) où le motif est repris : il a eu droit à une "standing ovation", ce qui est très rare dans notre "grand Théâtre" !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2009

128 fois, Anne-Marie! Je l'avais dit juste au dessus! Mais c'est beaucoup, de toutes façons!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Symphonie N°3 de Beethoven, écoutée, là, en vous parlant. Un de mes premiers émois musicaux pré-pubères, avec la Symphonie N° 40 de Mozart et les Concertos Brandebourgeois de Bach. Combien de leçons ai-je appris sur ces fonds musicaux, combien de versions et thèmes, combien de problèmes de maths, combien de romans avec ou sans eau de rose lus à ces rythmes musicaux.
C'est imparable ! A chaque fois que je réécoute, je me place en situation d'apprentissage. Ça tient du réflexe de Pavlov !

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

EP, c'est terrible, la descendance bâtarde de Rpusseau…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 avril 2009

Extrait :

"l’explication ne fait pas ce qu’elle prétend faire, mais son contraire : elle ne réduit pas l’écart entre l’ignorant et le savoir mais creuse, prolonge, augmente cet écart. Parce qu’elle aliène l’homme, en lui faisait perdre confiance en sa propre intelligence, elle l’en dépossède, en le persuadant qu’il ne peut rien apprendre sans les explications du maître ; c’est « l’abrutissement »".


Abrutissement est le mot : surtout dans le cas d'une croyance de cette envergure. C'est le fantasme de Summerhill multiplié par 100. Il faut donc éviter à tout prix de transmettre,et tout ira mieux. Quand le délire idéologique devient religion... qui d'entre nous a toujours tout appris tout seul et par lui même ? Il est bien évident que l'enfant sauvage de l'Aveyron savait spontanément lire écrire et compter (tu parles).

Extrait de Wikipédia :

Dans l'historique millénaire des enfants sauvages, le cas majeur est celui de Marie-Angélique (1731), la fille sauvage capturée à Songy en Champagne. Selon Serge Aroles, qui a retrouvé des centaines de documents relatifs à cette fille et qui en a publié 30, il s'agit :

* du seul cas authentique d'un enfant ayant survécu dix ans en forêt (Marie-Angélique était une petite Amérindienne du Wisconsin (alors colonie française), de la tribu des Renards, grands ennemis des Sioux et des Français (actuellement les Fox, aux Etats-Unis), ce qui explique sa longue survie en forêt, attendu que, très jeune déjà, elle savait nager, coudre des vêtements de peaux, etc.) ; [elle ne l'a donc pas appris toute seule, NDLR]


* et le seul enfant sauvage qui, découvert dans un grand état de régression comportementale, eût ensuite présenté une résurrection intellectuelle, ayant pu apprendre à lire et écrire (nous possédons des écrits d'elle et même, fait exceptionnel, la mention des livres de sa bibliothèque, puisque un inventaire notarié de ses biens fut dressé en janvier 1776, un mois après son décès).

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

C'est notre chat qui m'a fait découvrir l'opéra. Ma maman s'était fait offrir pour Noël un digest des plus grands airs de La Flûte Enchantée. Elle l'écoutait régulièrement. Les vocalises de la Reine de la Nuit mettaient notre chat dans tous ses états. Il devenait littéralement fou !

Dobolino, c'est drôle le "ressenti" des animaux par rapport à la musique.
Quand mon mari jouait le quatuor ou le quintet de Fauré, notre chère pianiste était obligée d'enfermer son chien (un fox-terrier un peu bâtard) : il se mettait à hurler à la mort.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2009

manu, la seule façon de se débarraser de l'engeance qui pense pour penser et de libérer la place pour ceux qui pensent en agissant, c'est la guillotine !

Ecrit par : dobolino la tricoteuse | 18 avril 2009

Dobolino, c'est drôle le "ressenti" des animaux par rapport à la musique.
Quand mon mari jouait le quatuor ou le quintet de Fauré, notre chère pianiste était obligée d'enfermer son chien (un fox-terrier un peu bâtard) : il se mettait à hurler à la mort.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2009
Quand j'étais petite fille, j'avais un harmonica. Quand je commençais à jouer les airs que je maîtrisais, les chats venaient se frotter d'abord amoureusement contre l'appareil que j'avais en bouche en ronronnant comme des fous puis, assez rapidement, se mettaient à baver puis à mordre, tout hérissés et, malgré tout, encore amoureux. Jamais de morsures profondes ! C'était surprenant. Je suppose qu'ils percevaient des sons inaudibles pour moi ? Ou que ma sensibilité était émoussée par rapport à la leur ?
Je vais me racheter un harmonica pour essayer sur mon chat actuel !

Ecrit par : dobolino la tricoteuse | 18 avril 2009

Parce que c'est important :

http://blog.lefigaro.fr/iran/2009/04/iran-du-podium-de-miss-dakota.html#comment-101461

La journaliste en question vient d'être condamnée à huit ans de prison.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

J'adore Kundera, indépendamment de la polémique autour de lui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009
Quant à moi, j'adore aussi Kundera et me contrefiche également de quelque polémique que ce soit. J'avoue ne même pas savoir qu'il y en a une. Si je l'ai su, je l'ai aussitôt oublié. Quand je lis, c'est pour jouir, et pas pour tel ou tel message hypothétique que serait censé nous délivrer l'auteur, même si c'est la mode.
Faut pas voir des messages partout.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

Symphonie N°3 de Beethoven, écoutée, là, en vous parlant...
C'est imparable ! A chaque fois que je réécoute, je me place en situation d'apprentissage. Ça tient du réflexe de Pavlov !

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2009

Moi, c'est "Donna Lee" revisité par Jaco Pastorius : après ça, je déplace les montagnes !
Et pour la haute métaphysique, j'hésite entre Coltrane ("A Love supreme") et les partitas pour violoncelle solo de Bach...

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

Un morceau que j'adore par dessus tout interprêté par Keith Jarret : Somewhere over the Rainbow :

http://www.youtube.com/watch?v=eq0EWNuR1H8

Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 avril 2009

Concernant Beethoven, ma préférée reste la 6e (pastorale).
A propos, nouvelles du front. JPB évoquait voilà quelques temps l'affaire du rectorat de Corse. Par crainte de nouvelles accusations de fraude en remontant des notes, des syndicats de professeurs ont appelé (avec le soutien d'associations de parents d'élèves) à ne pas les harmoniser cette année. D'où l'embarras du recteur. qui redoute de voir baisser significativement le nombre des reçus. (C'est dans "Corse-Matin" aujourd'hui). Faire tomber le mur des 80 % de réussite, pourtant, voilà qui ne serait peut-être pas plus mal.


J'en profite pour remettre le lien sur l'Iran (afin de tomber directement sur le haut de page) :

http://blog.lefigaro.fr/iran/2009/04/iran-du-podium-de-miss-dakota.html

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

"Moi, c'est "Donna Lee" revisité par Jaco Pastorius : après ça, je déplace les montagnes !
Et pour la haute métaphysique, j'hésite entre Coltrane ("A Love supreme") et les partitas pour violoncelle solo de Bach..."

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

On a déjà parlé de ça! Mais, si vous aimez Pasto, procurez-vous, sir vous ne l'avez pas, le "birthday concert". La version de "invitation", (avec Brecker, Don Alias, Jaco et Peter Erskine est absolument hallucinante du début jusqu'à la fin! Au sommet de son génie, avant la déchéance.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Ce n'était pas tout à fait ça...

http://bibliobs.nouvelobs.com/20081014/7778/kundera-accuse-de-delation-il-dement

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

"Quand mon mari jouait le quatuor ou le quintet de Fauré, notre chère pianiste était obligée d'enfermer son chien (un fox-terrier un peu bâtard) : il se mettait à hurler à la mort."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2009

On ne dira jamais assez la souffrance de ces pauvres bêtes...
Ce n'est pas contre vous, Anne-Marie; j'ai du mal avec la musique de chambre de Fauré...
Et je voudrais en profiter pour tempérer mon message polémique de tout à l'heure au sujet de Verdi; son requiem est assez réussi; je n'ai d'ailleurs pas d'exemple en tête de compositeur qui ait raté son requiem! Dieu doit vraiment être une belle source d'inspiration, Robin!
En ce moment, "La Cerentola", sur Mezzo. Décidément, il ne s'est pas passé grand-chose d'intéressant en Italie, (en musique), entre Clementi et Dallapiccola!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Si vous aimez Pasto, procurez-vous, sir vous ne l'avez pas, le "birthday concert". La version de "invitation", (avec Brecker, Don Alias, Jaco et Peter Erskine est absolument hallucinante du début jusqu'à la fin! Au sommet de son génie, avant la déchéance.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Je l'ai, oeuf corse ! Et c'est sans doute un des disques que j'ai le plus offerts (avec les fameuses partitas pour violoncelle, justement).
Oui, "La Cenerentola" sur Mezzo, j'y suis itou : c'est sympa, sans plus ... J'avais vu "L'Italienne à Alger" il y a qq années à Aix : drôle, plein d'énergie, très "champagne". Mais ce n'est tout de même pas un chef d'oeuvre, quand même.

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

manu, la seule façon de se débarraser de l'engeance qui pense pour penser et de libérer la place pour ceux qui pensent en agissant, c'est la guillotine !

Ecrit par : dobolino la tricoteuse | 18 avril 2009

D'aucun disent d'ailleurs que nous sommes dans une période pré-révolutionaire. Étant aussi amateur de musique médiévale et Renaissance en plus du métal, il m'arrive de songer au bon vieux bûcher plutôt qu'à la guillotine... aurais du mal à ne pas souffler sur les braises si on met Frackowiack dessus, moi... A moins que ce ne soit nous qu'on brûle ou guillotine, ce qui est toujours possible.

Sinon, c'est amusant, c'est apparement un musicien qui a construit la 1ère. Extrait de Wikipédia :

" Le constructeur de la première guillotine fut un facteur de clavecins prussien, établi à Paris, nommé Tobias Schmidt"

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

Comme quoi, on ne peut pas croire au hasard! Mais on souffre moins longtemps avec la guillotine!!! ;-)
Blague à part, je préfère Bach au piano!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

J'adore Ma mère l'Oye, aussi bien la version orchestrale que la version pour piano. Avec une tendresse particulière pour "le jardin féerique", qui m'est toujours un émerveillement.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2009

Une de mes oeuvres favorites également, avec en particulier "Laideronette, impératrice des pagodes". Rien que le titre est génial, à lui tout seul.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

Parce que c'est important :

http://blog.lefigaro.fr/iran/2009/04/iran-du-podium-de-miss-dakota.html#comment-101461

La journaliste en question vient d'être condamnée à huit ans de prison.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009


Tiens, là non plus, ils n'aiment pas les gens qui réfléchissent... Ce sont nos pédagogistes à nous, en à peine plus extrêmistes, finalement.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009

"Je l'ai, oeuf corse ! Et c'est sans doute un des disques que j'ai le plus offerts (avec les fameuses partitas pour violoncelle, justement)."

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 avril 2009

Vous avez décidément des goûts très sûrs! Je les ai dans trois versions différentes, (les partitas). Bylsma, Fournier, et la meilleure à mon avis, Starker.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Dans "ma mère l'Oye", mon chouchou est "le jardin féérique" aussi! à l'orchestre! Mais "Laideronnette" est génial(e) aussi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Parce que c'est important :

http://blog.lefigaro.fr/iran/2009/04/iran-du-podium-de-miss-dakota.html#comment-101461

La journaliste en question vient d'être condamnée à huit ans de prison.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009


Tiens, là non plus, ils n'aiment pas les gens qui réfléchissent... Ce sont nos pédagogistes à nous, en à peine plus extrêmistes, finalement.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009


Oui, et pour info, l'auteur de l'article (l'excellente Delphine Minoui, du "Figaro", prix Albert Londres 2006 pour son travail sur le Moyen-Orient) aurait pu subir le même sort. Elle était correspondante à Téhéran, elle a été obligée de se "replier" sur Beyrouth pour couvrir la région. Liberté de la presse...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

@ Christophe :
Bonjour à vous, Christophe, et merci pour votre note.

Ecrit par : marilyse | 18 avril 2009

Pour un musicien, c'est normal de faire une bonne note !

Hum !

Ecrit par : Jeremy | 18 avril 2009

Et pusiqu'on est sur Ravel, parlons de ... Stravinsky : "Le rossignol" n'est pas son oeuvre la plus connue, mais outre le fait qu'elle est magnifique, le début m'évoque irresistiblement Ravel (j'espère ne pas dire de sottise, qu'un spécialiste me corrige éventuellement). Elle date de 1909, en voici un petit extrait :


http://www.youtube.com/watch?v=icoMCeEW48k

Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

Bon, étant donné qu'il y a beaucoup d'amateurs de grande musique ici, je me lance : voici ce que peut donner du métal "moderne", trés influencé par le classique et... avec une chanteuse type opéra.

http://www.youtube.com/watch?v=wvzMkY8Zxng&feature=related

Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

Dieu doit vraiment être une belle source d'inspiration, Robin!
En ce moment, "La Cerentola", sur Mezzo. Décidément, il ne s'est pas passé grand-chose d'intéressant en Italie, (en musique), entre Clementi et Dallapiccola!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Quand le corps et l'esprit abandonnent calcul et action pour servir l'âme, qui n'est que repos, calme et quiétude, c'est la splendeur, la joie parfaite.

Celui que l'on appelle "Dieu" est la relation absolue qui fonde toutes les relations, autrement dit l'Amour.

L'âme aspire à l'Amour, à la joie parfaite, à la splendeur éternels. La grande musique en est un reflet.

Elle réalise la parole de Saint Bonaventure : "L'âme fidèle attend ardemment la présence et repose suavement dans la mémoire."

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Pardon, mais permettez-moi d'être très critique à l'endroit de Delphine Minoui. Quand on ne connait pas l'Iran, elle a l'air cool. Mais c'est quelqu'un qui, si vous y prêtez attention, passe un temps incroyable à dire indirectement du bien du régime de Téhéran. Selon elle, malgré les obligations vestimentaires de la république islamique, les femmes sont relativement libres, surtout les riches bourgeoises du nord de Téhéran qui organisent chez elles des fêtes très arrosées. Cette dichotomie publique/privé, ce voile obligatoire à l'extérieur et cette liberté géniale des iraniennes de regrader le satellite à la maison, Minoui trouve ça gé-nial ! Dès lors, les mollahs adorent Minoui ! Elle véhicule chez nous l'idée que ce régime est finalement fréquentable, vu le bonheur des "Pintades de Téhéran". Les bobos se délectent de tout cela, mais Minoui est - volontairement ou pas - la caricature de ces "faux opposants" sponsorisés par le régime lui-même pour lui faire de la pub.

La république islamique gère très bien sa "com", et ce depuis 1979.

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Pour vérifier les dires de Dickens, je suis allé sur le blog de cette Delphine Minoui, qui est censé parler de l'actualité en Iran.

J'ai fait deux recherches :

"Homosexualite"/"Homosexuels"

et

"Nucléaire".

Résultats :

"Homosexualite"/"Homosexuels" 0 résultats

et

"Nucléaire" 20 résultats.

La plupart des articles sur le nucléaire traitent du "nouveau regard" d'Obama sur l'Iran.

Cela prouve plusieurs choses :
- Ahmadinedjad a sûrement raison : il n'y a pas d'homos en Iran
- Quand il y a des homos en Iran, ils sont exécutés, mais Minoui s'en fout (logique : elle bosse au Figaro)
- Dickens est très bien informé.

Ecrit par : Jeremy | 19 avril 2009

Merci, Manu, pour cette magnifique version du "Rossignol", (magnifique, à tous points de vue; "Mezzo" l'avait aussi retransmise dans son intégralité, et c'est un moment de pur bonheur).
Personnellement, cela me fait plutôt penser, musicalement, au Debussy des "Nocturnes", (surtout "Nuages", le premier) et de "la Mer", avec un peu de "Pelléas", (côté lyrique oblige, ;-), mais il y a un peu de "Daphnis et Chloé" de Ravel, dedans.
A propos, vous savez ce qu'aurait dit Debussy à Stravinsky, venu lui présenter sa partition de "l'oiseau de feu", oeuvre magnifique, très debussyste aussi, quoique portant déjà les germes de l'originalité et du génie de Strawinsky? "Que voulez-vous, il fallait bien commencer par quelque chose".
Mais le bonhomme était assez féroce, et ne détestait pas faire un bon mot!
Personnellement, s'il fallait vraiment choisir une oeuvre à emporter sur l'ile déserte, ce serait "le Sacre du printemps". Mais, évidemment, le choix n'est pas aisé à faire!

Manu, c'est quoi, "la grande musique"??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Et, pour les littéraires, si ce n'est pas déjà fait, lisez "monsieur Croche et autres écrits", de Claude Debussy. Et tous les livres écrits par Hector Berlioz qui est, à mon point de vue, beaucoup plus grand "littérateur" que compositeur, et même orchestrateur. Ses "mémoires" sont absolument géniales. Par moment, on rit tellement qu'on est presque obligé de reposer le livre!!! Malheureusement maintes fois réédité, et toujours épuisé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Et pardon Marylise, je vous ai oubliée, hier! Merci de votre remerciement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Bien "pêchu" et très "clean", votre "metal symphonique", Manu! Mais comme métissage "rock-classique", je crois que je préfère de loin Zappa!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

je préfère de loin Zappa!!! ;-)

Oui, oui, Franck Zappa reste un personnage. Au fait Christophe, dans quel registre classeriez-vous Lou Reed? Et plus particulièrement "Berlin" son album de 73?
Il s'inscrit pour moi comme l'album "rock-punk" de référence. Je suis allé le voir à Paris en 2006 lors cette tournée et ce fut un moment... hors du temps tout simplement!
Je crois en plus que ce soir là nous eûmes une prestation particulièrement remarquable, à en croire les bribes de cette tournée misent en ligne sur Youtube ou autre...
Cela dit votre avis m'intéresse...

Dans un autre style, dernièrement je suis tombé sur "Flamingo" l'album duo entre Petrucciani et Grappelli... Trèèèès bien: il y a une bonne alchimie entre les deux musiciens...

Ecrit par : matheutordu | 19 avril 2009

Et Janacek est un grand compositeur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

Un poil hors-sujet, mais avez-vous vu "Le barbier de Sibérie" ?

"Mozart est un grand compositeur !"

Ecrit par : yann | 19 avril 2009

Sibille, Bolero, ce furent aussi plusieurs films, mais surtout celui de 1084, où Bo Derek (ah, Bo Derek !) ne pouvait jouir qu sur la musique de Ravel — même si je trouve que les 18 mn, ou quelque chose comme ça, du Boléro n'offrent pas beaucoup de possibilités…
http://en.wikipedia.org/wiki/Bolero_(1984_film)
Et Bo Derek, c'est là :
http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftyUg.html
Bonne journée…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

en 1084? C'était du cinéma muet? ;-)
Effectivement, 18 minutes, on a juste le temps de se déshabiller! Et encore!!! ;-)
Bonne journée à vous!
Je ne connais pas le concert dont vous parlez, mais Lou Reed reste, assurément, pour ce que j'en connais, le moteur de beaucoup de "rockers noirs", (dans le sens pessimiste du terme, pas "couleur de peau" ou style) d'aujourd'hui, (s'il fallait vraiment le classer dans une catégorie et, même si c'est parfois tentant, et si cela facilite les choses, c'est toujours trop simplificateur). Je pense que, sans lui, des gens comme Cantat ou Mano Solo, par exemple, mais beaucoup d'autres, (je ne suis pas spécialiste de rock, loin s'en faut), n'auraient jamais fait ce qu'ils ont fait.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Je les ai dans trois versions différentes, (les partitas). Bylsma, Fournier, et la meilleure à mon avis, Starker.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009

J'ai aussi Tortelier, Navarra, Jaap Ter Linden et Jean-Guilhem Queyras... Mais ma collection n'est pas terminée !

Ecrit par : Françoise Guichard | 19 avril 2009

"tous les livres écrits par Hector Berlioz qui est, à mon point de vue, beaucoup plus grand "littérateur" que compositeur, et même orchestrateur. "
Christophe, que pensez-vous des "Nuits d'été", chantées de façon si sublime par Régine Crespin?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 avril 2009

Dickens, la citation exacte est:

"J'allions dans la clairière,
Pour garder les troupiaux".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 avril 2009

Oui, cet exercice de classification n'est utile que pour le défi qu'il pose, je pense aussi que lui (et bien d'autres) furent source d'inspiration pour bien des artistes d'aujourd'hui. Cantat est aussi largement influencé par Ferré... Mano Solo à en croire "Frère Misère" l'est par le Punk pur et dur.
Les Beatles l'étaient par les Kinks (et réciproquement), Di Batista par Coltrane et Davis, bref...

J'ai vu il y a un an Rigoletto à l'Opéra de Lille: une pure merveille. Deux basses formidables dont l'une, qui interprétait Sparafucile, tout à fait remarquable; nom à retenir:IIlya Bannik. Une prestation magnifique de ce personnage de l'Opéra de Verdi...
Je vis également "La flûte enchantée" deux ans plus tôt; c'était mon tout premier Opéra...

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

Anne-Marie, je ne voulais pas dire que Berlioz n'étais pas un bon compositeur! Et les "Nuits d'été" sont une de ses oeuvres que je préfère, (j'aime bien aussi le "support" de Théophile Gautier, peu apprécié par certains ici, je crois), et la version de Régine Crespin est effectivement sublimissime. Elle n'a rien fait de mieux, de ce que je connaisse d'elle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

"Les Beatles l'étaient par les Kinks (et réciproquement), Di Batista par Coltrane et Davis, bref..."

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

Et que pensent les blogueurs d'ici des "Pink Floyd"? Et des différents groupes de pop music de l'époque, (Santana, Emerson, Lake and Palmer, Genesis)... Et de Freddie Mercury?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Floyd, bof ... souvent assez mièvre (surtout 2ème partie de carrière) et mal vieilli

Je préfère largement Led Zep, King Crimson (sauf le seul album connu In the court of the) ou pour les guitar heros Van Halen ou Mclaughlin

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2009

En passant et même en... repassant !


http://www.youtube.com/watch?v=bUTn-R4Jnj0

Ecrit par : Amélie, fan de Mercury.. | 19 avril 2009

Ah, le Floyd… Je les ai vus trois fois, je crois — la première à Amougies, en Belgique, en 1969, un festival qui lança en Europe toute une musique pop (Zappa y était, et s'est livré à un duo éblouissant avec David Gilmour…). Santana, je l'ai vu sur scène en duo avec John Mc Laughlin, l'un des virtuoses de la guitare les plus doués de sa génération, qui a touché à tut — au jazz, surtout. Santana peut tut faire — même de la soupe.
Queen ? De la pop gentille pour soirs de matchs… Ça ne fait de mal à personne, mais c'est terriblement "variété".
Toute cette musique, il fallait la voir, et ne pas se contenter de l'écouter. Genesis, pareil.
De ce point de vue, le Floyd était incroyable : ils jouaient leurs disques, note après note, effet après effet. Parce qu'ils se voulaient de musiciens (ils avaient d'ailleurs tous fait des études assez poussées dans le domaine). En revanche, Roger Daltrey et Pete Townsend (les Who, pur ceuss à qui ça ne dit rien) sur scène, c'était incroyable.
Voili-voilà — fin des souvenirs d'ancien combattant des années 70.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

King Crimson : essayer Red, et ce morceau extraordinaire qui s'appelait, je crois, Starless.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

J'adore le Santana de l'époque de Woodstock: une interprétation inoubliable de Soul Sacrifice: un batteur très jeune me semble-t-il qui m'impressionna beaucoup, et pour ce qui est des envolées électriques de Carlos Santana... Remarquable prestation.
Sinon j'adore Caravanserai, qui reste, par rapport à ce que je connais de ce groupe, leur album le plus musicalement abouti.

De Pink Floyd je retiens "The Wall" et "The Dark side of the Moon" donc période Roger Water, puis après son départ, changement d'époque aussi, ben... "The division Bell".
Cela dit, je ne le connais pas beaucoup mais j'apprécie sa musique et les ambiances psychédéliques. J'y regarderai de plus près un beau jour car il me semble que ce groupe, dont mon père m'a rabattu les oreilles même quand je n'étais pas encore né, était politiquement engagé et avait quelque chose à dire...
De ce côté là, je préfère Bob Dylan (que j'ai vu en concert!!! Purée Dylan! Même mon paternel ne l'a pas vu!)...

Freddie Mercury? Voix, punch, mélodie (et dégaine!) superbe.
Je l'ai toujours trouvé beau sur scène.... c'est THE Mercury quoi! En revanche je déteste ses prestations solo.

Au fait, question album concept-psychédélique il y a aussi "The smoke". Tout est dans le titre :-)
Et sinon, question influence, je retiens le dernier album de William Sheller: comme le dirait un ami: on a l'impression qu'il a intégré et digéré toute la pop des années 80... Il orchestre véritablement l'album!

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

Led Zep': j'aime beaucoup le dernier l'album de Robert Plant... Rien à voir avec le reste bien sûr.
Sinon, des Who: ils avaient à l'époque des concerts une sono ultra puissante paraît-il...
Queen de la pop gentille? Ben oui. Mais en live ça reste grandiose quand même!

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

je trouve que les 18 mn, ou quelque chose comme ça, du Boléro n'offrent pas beaucoup de possibilités

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

Effectivement, 18 minutes, on a juste le temps de se déshabiller! Et encore!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009


Comme quoi... on peut pas être bon en tout !

( double smiley, bien sûr !)

Ecrit par : Amélie | 19 avril 2009

"Comme quoi... on peut pas être bon en tout !

( double smiley, bien sûr !)"

Ecrit par : Amélie | 19 avril 2009

Je parlais de se déshabiller mutuellement, Amélie! Quand c'est très long, c'est nettement meilleur! Comme pas mal de choses, d'ailleurs!!! ;-)
Ben dis-donc, les avis divergent!
MacLaughlin est un cas à part... Et, comme beaucoup de stars du jazz-rock, définitivement révélé directement ou indirectement par Miles Davis, en cette année 1969 qui, (hasard ou non?) fut le tournant artistique décisif; (enregistrement de "in a silent way", premier disque de jazz avec un fender Rhodes et une basse Fender; autre disque de "l'ile déserte"). Une espèce de mixage entre la musique du Miles "be-bop" et celle des Floyd, d'où ma question de tout à l'heure.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Amélie, vous aimez vraiment qu'on vous expédie en moins d'un quart d'heure ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

Je n'avais pas fini, pardon...
Miles Davis, qui a donc révélé dans ce disque John McLaughlin, Herbie Hancock, Joe Zawinul, Dave Holland, Chick Corea et Tony Williams. Certains étaient déjà un peu connus, mais tous, après, sont devenus leaders de groupes importants, et plusieurs ont réellement inventé une musique nouvelle!
A noter que, pour les jazzmen purs et durs, le Miles d'après 1969 est considéré comme un musicien de pop et pour les rockers, c'est souvent un jazzman imbitable.
En tous cas, un des musiciens les plus importants du XXè siècle, toutes catégories confondues, ça, c'est une conviction absolue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Amélie, vous aimez vraiment qu'on vous expédie en moins d'un quart d'heure ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009



JPB, vous voulez encore me virer, c 'est une manie ??? !!!



Je parlais de se déshabiller mutuellement, Amélie! Quand c'est très long, c'est nettement meilleur! Comme pas mal de choses, d'ailleurs!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009



Messieurs, ne vous vexez pas... ce je ne sais quoi de vaniteux dans vos propos, m'a fait rire (pardon), alors je me suis moquée (pardon !), loin de moi l'idée d'offenser les mâles ! C'était pour RIRE !!!


Et puis il y a expédier et expédier !!!! Tout le monde ne peut pas faire vite et bien ! Là encore, on n'est pas égaux, chacun a ses limites !

Ecrit par : Amélie | 19 avril 2009

Christophe, plus haut vous parliez de Debussy, le morceau que j'aime beaucoup c'est évidemment le sacre du printemps mais aussi son clair de lune...ou encore ses Estampes, ballade et valse romantique....

Le cd que j'ai en ma possession, c'est de Aldo Ciccolini

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

N'importe quoi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

L'autre face de la musique...et pour semer un peu la zizanie chez les fanatiques de la zizique neutre et inoffensive, un art que ne serait plus comme la gymnastique un art de la loi, mais un simple objet de jouissance du bourgeois!

Pascal Quignard (la haine de la musique):

"La musique est le seul, de tous les arts, qui ait collaboré à l’extermination des Juifs organisée par les Allemands de 1933 à 1945... Il faut souligner, au détriment de cet art, qu’elle est le seul qui ait pu s’arranger de l’organisation des camps, de la faim, du dénuement, du travail, de la douleur, de l’humiliation, et de la mort... Il faut entendre ceci en tremblant: c’est en musique que ces corps nus entraient dans la chambre.

La musique viole le corps humain. Elle met debout. Les rythmes musicaux fascinent les rythmes corporels. A la rencontre de la musique, l’oreille ne peut se fermer. La musique étant un pouvoir s’associe de fait à tout pouvoir. Elle est d’essence inégalitaire. Ouïe et obéissance sont liées. Un chef, des exécutants, des obéissants telle est la structure que son exécution aussitôt met en place. Partout où il y a un chef et des exécutants, il y a de la musique. Platon ne pensa jamais à distinguer dans ses récits philosophiques la discipline, la guerre et la musique, la hiérarchie sociale et la musique... Cadence et mesure. La marche est cadencée, les coups de matraque sont cadencés, les saluts sont cadencés".

Ecrit par : buntovchik | 19 avril 2009

Je répondais à Amélie! Vous êtes venue vous intercaler, Sandra!!! ;-)
Euh... Le "Sacre" n'est pas de Debussy...
Les "estampes", je les ai jouées.... Et la version de Ciccolini est excellente! Mais il y en a d'autres, (Samson François, par exemple).

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Christophe, vous parliez à qui là ??

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Ah zut j'ai confondu alors Christophe ! Le Sacre du Printemps est alors de qui ?? Stravinsky ?? Je confonds toujours les deux, je ne sais pas pourquoi.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Désolé je réponds à la place de Christophe: le sacre du printemps est bien de Stravinsky !

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Et vous devez confondre avec Danse Sacrée et les Danse profane de Debussy, non ?

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

pardon: Danse sacrée et dans profane

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

punaise ! maudit clavier !
je reprends: "danse sacrée et dansE profane"

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Je reste fasciné par "So What" de Miles et ce thème de contrebasse génial - ah, le jazz modal !

Dans le registre pop, je demeure a jamais influencé par The Police. Et je l'ai toujours dit : mon principal prof d'anglais s'appelle Sting et je lui dois une grande partie de mon agreg (si si !) et plus généralement mon amour de cette langue. C'est qu'il a de fort jolis textes. Mais ce que j'adore le plus chez lui, ce sont ses chansons aux mesures impaires (9/8, 5/4, 7/8, etc.) avec, derrière, le plus grand des batteurs : Vinnie Colaiuta (qu'on a tous avec Zappa).

Il a aussi été accompagné par notre Mane Katché national, mais Vinnie c'est quand-même autre chose..

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Buntovchik, remplacez le mot "musique" par "karaté", "chewing-gum", ou "voiture à pédale". Le texte fonctionne presque!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Dans le registre pop, je demeure a jamais influencé par The Police. Et je l'ai toujours dit : mon principal prof d'anglais s'appelle Sting et je lui dois une grande partie de mon agreg (si si !) et plus généralement mon amour de cette langue.

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

"Every little thing he does is magic" ? ;-)

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Sans "Miles" et "les Beatles", je ne sais pas si on aurait eu "Sting"!!! (Qui a aussi été accompagné par la bande de "Weather report", créé par Wayne Shorter, que j'ai oublié tout à l'heure dans "in a silent way", et Jo Zawinul), et aussi Brandford Marsalis! Tous se tient!
Manu Katche est un collègue de conservatoire, (on a fait "Saint-Maur" en même temps. J'avais même pris un cours de batterie avec lui!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Complétement d'accord, Christophe ! Lire à ce sujet "Broken Music", un livre passionnant et fort bien écrit dans lequel Sting raconte ses débuts en musique, notamment avec le Big Band de Newcastle et son groupe de jazz rock "Last Exit". Miles, les Beatles, mais aussi Jimi Hendrix l'ont "fait". Et juste après The Police, il s'est comme par hasard immédiatement entouré de membres de la galaxie Weather Report (ah, Birdland !) : Brandford Marsalis, Omar Hakim. Et un pianiste virtuose : Kenny Kirkland, récemment disparu. :((

En effet tout se tient, et de façon limpide !!

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Ce doit être cela Trollju, par contre il y a un opéra que j'exècre c'est de De Debussy notamment : Pelleas et Mellisande.

J'assisté à l'une des représentations avant Noel à Metz et je l'ai trouvé exécrable !!! Première fois de ma vie que je quitte l'opéra en pleine représentation tellement je n'en pouvais plus !!!

Je préfère les opéras italiens de loin !!!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

"Every little thing he does is magic" ? ;-)
Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Oui oui... ma copie d'anglais au bac était truffée d'expressions idiomatiques apprises dans ses chansons. Ca avait bien fonctionné. ;-)

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Ce doit être cela Trollju, par contre il y a un opéra que j'exècre c'est de De Debussy notamment : Pelleas et Mellisande.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Personne n'est parfait, ni même les grands compositeurs ;-)
Personnellement, cet opéra ne m'a jamais fait ni chaud ni froid. Ça s'écoute, mais sans plus. Maintenant, ça fait longtemps que je ne l'ai pas réécouté, je vais peut-être mis remettre un coup pour voir.

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Oui oui... ma copie d'anglais au bac était truffée d'expressions idiomatiques apprises dans ses chansons. Ca avait bien fonctionné. ;-)

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Ah mais l'anglais de Sting, c'est quelque chose ! Si je pouvais inventer une méthode "apprendre l'anglais avec Sting", je n'hésiterai pas une seconde ;-)

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

"Ce doit être cela Trollju, par contre il y a un opéra que j'exècre: "Pelleas et Melisande."

Oui, Sandra, c'est parce qu'on comprend ce qu'ils disent!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Oui, Sandra, c'est parce qu'on comprend ce qu'ils disent!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Ça doit être ça ! :-D

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

"je n'hésiteraiS" désolé

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Effectivement Dickens, j'avais oublié Hendrix, dans mes personnes importantes pour la "suite des évènements". Mais il y a aussi James Brown, Ray Charles... Et quelques autres!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Pour ma part, je n'ai jamais été fasciné par des groupes tels Pink Floyd, hormis "Dark side of the moon", King Crimson, Yes, Genesis... . J'ai toujours pensé que c'était une approche mercantile de la musique, destinée à séduire un public de mélomanes classiques. En rock, je resterai ad vitam eternam un fan absolu des Doors, groupe riche d'une multiplicité d'influences et sinon les classiques: Elvis, Beatles, Stones, Kinks, le punk anglais 1976-1977, le post-punk (Joy Division entre autres) et dans les années 1990, Nirvana et Radiohead

Ecrit par : Alain | 19 avril 2009

Pour ma part, je n'ai jamais été fasciné par des groupes tels Pink Floyd, hormis "Dark side of the moon", King Crimson, Yes, Genesis... . J'ai toujours pensé que c'était une approche mercantile de la musique, destinée à séduire un public de mélomanes classiques.

Ecrit par : Alain | 19 avril 2009

En parlant de Pink Floyd, je ne pense pas que c'était leur "philosophie", pas de manière fondamentale en tous cas. Comme n'importe quel groupe, ils ont eu des hauts et des bas. Même les meilleurs peuvent céder de temps à autres à la facilité: il faut bien gagner son pain...

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Christophe, si encore les dialogues avaient de la teneur mais que nenni, c'était d'une platitude et d'un creux si abominable que j'aurais pu allègrement m'endormir, sauf que l'orchestre se trouvait à 2 pas de moi, donc un peu dur dur pour l'effet somnifère !!!

J'aime les opéras italiens et wagnériens, parce que tout est grandeur, décadence, démesure, tragédie, comédie, amour, haine, jalousie, honneur etc.... Une véritable fresque....

Dans ces opéras là, la musique se passe aisément des mots....Elle vous prend simplement aux tripes, comme un excellent film de cinéma.... Et les mezzo-sopranos, tout comme les ténors sont des acteurs excellents, plus que cela même....surtout des Anna Netrebko ou Rollando Villazon pour les contemporains, sinon Maria Callas excellait dans ce jeu là principalement dans Tosca....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Elvis Presley n'a jamais fait qu'édulcorer la musique des grands musiciens de boogie-woogie et de "rock" noirs qui l'ont précédé. Pour en faire du pognon!
Je recommande à Alain la scène incroyable "d'Hellzapoppin", où on voit musiciens et danseurs se lancer dans un numéro absolument époustouflant. Après ça, Elvis est vraiment relativisé...
Quant aux doors... Mouais... Ca manque un peu de "groove"

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Oui, nous sommes d'accord, Sandra... Mais, chez Wagner et Verdi, on ne comprend pas les textes... Pas moi, en tous cas! Et heureusement!!!;-)
Pour ce qui concerne les chanteurs dont vous parlez, je vous suis à peu près...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Buntovchik, remplacez le mot "musique" par "karaté", "chewing-gum", ou "voiture à pédale". Le texte fonctionne presque!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Le propos rapporté de Pascal Quignard (apparemment un illustre inconnu ici même?) est autrement sérieux.
Je constate sans vraiment être surpris de la chose que, dès que JP Brighelli appose un nouveau fil, très vite les comment-taire(s) fusent de tous les côtés.
La seule chose qui travaille la majorité des blogueurs est leur narcissisme. Au fond, les questions relatives à la débâcle scolaire et à la décrépitude des enseignements n'intéressent sérieusement pas grand monde.
Le texte d'Emmanuel Protin n'a suscité aucune réaction. De fait, l'enseignement méprisé et dénigré de la musique ou de la danse ne saurait questionner plus avant les internautes. Il est entendu une bonne fois que ces enseignements ramenés à une simple affaire d'éveil du goût ou du dégoût ne constituent nullement un des arts de la loi, une technique d'incrustation du signe, du symbole, du savoir dans l'homme - définition exacte du vocable "enseigner".
C'est bien connu: dans nos sociétés le pouvoir ayant disparu ou presque, l'histoire étant parvenue à son terme, il ne peut plus être question de recourir aux chants, aux musiques à toutes sortes de gymnastiques pour s'assurer de la docilité des foules. Que les industriels des arts musicaux, pour donner un exemple, hantent et squattent les couloirs de l"Assemblée nationale pour faire voter la loi hadopi, est purement anecdotique et ne saurait concerner le pédagogue. Lui, dont le seul souci est de "mettre à la disposition des élèves-consommateurs les compétences indispensables" à écouter de la bonne musique variée et à "s'enrichir de l'expérience des autres", pour parler comme la tête coupée des programmes. On croît rêver en entendant de pareilles niaiseries!

Ecrit par : buntovchik | 19 avril 2009

Concernant Beethoven, ma préférée reste la 6e (pastorale).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 avril 2009

Ah ! Moi, c'est la Huitième, moins connue, moins jouée.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

Bon, ceci dit, Catmano se pose, se remet dans le bain mais m'a promis à terme une intervention sur l'éducation musicale de la PS au CM2. Je pense que ce sera un morceau de bravoure.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

Hé, Buntovchik, c'est précisément en parlant vraiment de musique qu'on lutte contre ce que proposent les nouveaux textes qui régissent l'enseignement de cette discipline. Effectivement, l'esthétique sans éthique ne vaut pas grand-chose. Mais je doute fort que vous puissiez reprocher aux blogueurs d'ici d'entretenir ce genre de conceptions.
Et tout le monde ici connaît Pascal Quignard, je pense.
Et ce n'est pas en pleurnichant qu'on arrivera à quoi que ce soit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

De bravitude ? Quel est le bon mot, à présent ?

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

De bravitude ? Quel est le bon mot, à présent ?

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

La "brave attitude", peut-être ?

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Et tout le monde ici connaît Pascal Quignard, je pense.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Euh, non pas moi :-(
Pourriez-vous m'éclairer ?

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

La seule chose qui travaille la majorité des blogueurs est leur narcissisme. Au fond, les questions relatives à la débâcle scolaire et à la décrépitude des enseignements n'intéressent sérieusement pas grand monde.

Ecrit par : buntovchik | 19 avril 2009

Bof ! Y'a narcissisme et narcissisme. Je vous en crois fort bien pourvu également.
Je me souviens d'un Buntovchik tout sourire me proposant de m'envoyer une trado d'Alexandre Blok à l'époque où je flattais, sans y prendre garde, son narcissisme, me donnant un mail provisoire pour communiqer mon adresse, puis, probablement narcissiquement blessé par quelques propos que j'avais tenu sur l'enseignement d'EPS, se mettant à me snober et à me cracher dessus.
Alors, pour le narcissisme, vous repasserez !
Quant à Blok, j'ai fait une croix dessus !
Donc, Buntovchik, je résume ma position:
enseignement sérieux et obligatoire et bien organisé de l'EPS de la PS à la Troisième (pour le Collège, je vous fait confiance pour proposer des programmes efficaces et sans chercher à flatter votre narcissisme et à obtenir la trado promise en des temps meilleurs) puis, dès la seconde, toujours obligatoire, mais en modules. Pas question de forcer le réfractaire à subir tous les sports, y compris ceux dans lesquels il est irrémédiablement nul et à ne pas lui offrir assez de temps dans ceux qui le passionnent, qu'il y soit nul, moyen ou performant, et où il a goût à progresser. Et, même comme ça, il y aura de la contrainte car on ne peut, pour d'évidentes raisons d'organisation, multiplier à l'infini les modules.
Quant à la mixité en sports, pourquoi pas si vous me démontrez qu'elle est plus efficiente. A terme, ce n'est pas le problème majeur.
Petite remarque narcissique: au Lycée, j'ai perdu un temps fou à des matchs de Hand-ball où je semais parfois la révolte, quand je n'attendais pas deux heures en touche, gelée sur place, alors que j'aurais hautement apprécié plus de natation et d'athlétisme, même si mes performances y étaient très moyennes.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

Bon, ceci dit, Catmano se pose, se remet dans le bain mais m'a promis à terme une intervention sur l'éducation musicale de la PS au CM2. Je pense que ce sera un morceau de bravoure.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

Promis, promis... Elle a dit qu'elle allait tenter... Mais il faut d'abord que sa collègue de maternelle lui refile la partition de ce truc ultrarapide et complètement arythmé que braillent ses PS/MS deux matins par semaine et qui arrive à transpercer les murs.
Elle veut comprendre.

Ecrit par : catmano | 19 avril 2009

Partout où il y a un chef et des exécutants, il y a de la musique. Platon ne pensa jamais à distinguer dans ses récits philosophiques la discipline, la guerre et la musique, la hiérarchie sociale et la musique... Cadence et mesure. La marche est cadencée, les coups de matraque sont cadencés, les saluts sont cadencés".

Ecrit par : buntovchik | 19 avril 2009

George Steiner dit à peu près la même chose, mais il y inclut la poésie, la littérature et la culture en général.

On pourrait parler de la danse et de l'utilisation qu'en firent les nazis jusqu'à l'ouverture de Jeux Olympiques de 1933.

Il faut regarder effectivement en face "l'amoralisme" de la culture et en revenir à Platon qui hiérarchisait les paradigmes et plaçait le Bien au-dessus du Beau.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Il faut regarder effectivement en face "l'amoralisme" de la culture et en revenir à Platon qui hiérarchisait les paradigmes et plaçait le Bien au-dessus du Beau.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

C'est vrai, mais cela pose un problème: il faudra bien désigner quelqu'un pour décider de ce qu'est ce "Bien". Sur quelles bases et comment faire cela ?
J'avoue tourner un peu en rond dans une boucle nihiliste: comment résoudre le problème de "ce qui est bien pour moi, ne l'est pas forcément pour un autre" ?

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Robin a une balance extrêmement précise dans laquelle il soupèsera les intentions et les actes avec minutie et déterminera ce qui est bien et beau, mais il va falloir sérieusement l'augmenter car cela va lui faire faire quelques heures sup' !

Ecrit par : iPidiblue commission de la grâce nécessaire et suffisante | 19 avril 2009

"Les bobos se délectent de tout cela, mais Minoui est - volontairement ou pas - la caricature de ces "faux opposants" sponsorisés par le régime [iranien] lui-même pour lui faire de la pub."

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Oui, je connais cette critique (adressée également, je crois, à Marjane Satrapi, l'auteur de "Persépolis"), et j'avoue qu'elle me laisse perplexe.
J'ai lu "Les Pintades à Téhéran" de Delphine Minoui (Jacob-Duvernet, 2007) avant mon départ en Iran, et je n'y ai pas vu une caution apportée au régime (même indirecte). Elle relativise effectivement la situation des femmes iraniennes, mais avec raison me semble-t-il, car l'Iran n'est ni l'Afghanistan ni l'Arabie saoudite. Surtout, quand elle parle de ces petites libertés que les Téhéranaises parviennent à reconquérir ou à conserver, ce n'est pas pour décrire une république islamique finalement "cool", mais pour les présenter précisément comme des résistances au régime. La thèse du livre, c'est que les femmes sont au bout du compte à la pointe de la contestation, sans que l'Iran ait besoin d'une guerre supplémentaire (après l'enlisement irakien).
Ceci étant, je vous accorde que l'une des limites du livre est de se focaliser sur les quartiers nord de Téhéran, bourgeois et libéraux.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 avril 2009

"Représenter, c'est rendre le passé aussi présent que le présent, le réel aussi réel que la réalité. C'est ramener les morts à la lumière du jour, animer les rochers, faire bondir les collines comme des veaux.

C'est transfigurer le corps de chair et faire transparaître le corps glorieux, celui de la Résurrection promise dans le siècle à venir.

Au commencement donc était la Fête et la danse chorale qui a nom Liturgie (acte des peuples).

Le danseur, qui chante et ne joue d'autre instrument que de ses membres et de sa voix, contient tous les arts comme en leur semence.

Son chant est inséparable de sa danse, et sa parole de son chant. Trois grands arts en un, qui, plus tard, se sépareront et se développeront à part.

Plus tard l'architecture fera du temple un danseur de pierre suspendu dans l'éternité. Puis l'ombre du danseur revêtu de ses ornements, de ses vêtements et de ses couleurs se projettera sur les parois du sanctuaire, afin que jamais la Fête de s'éteigne. Et ainsi naîtra la peinture.

Un jour, le danseur se détachera tout nu de la muraille pour devenir pilier sculpté, puis statue.

L'art, sous toutes ses formes, est le rappel (ou l'oublieuse caricature, c'est moi qui ajoute) de la Fête primordiale."

(Lanza del Vasto)

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

"Le propos rapporté de Pascal Quignard (apparemment un illustre inconnu ici même?) est autrement sérieux. "

J'ai lu "le sexe et l'effroi" de cet auteur, mais je ne connais pas le livre dont est tiré la citation que vous proposez.
(J'ajoute que JPB l'avait conseillé dans "Une école sous influence" il me semble...)

Concernant les réactions que suscitent les notes de JPB, j'ai posé une question pas plus tard qu'hier, et vous me l'avez jetée à la figure avec énergie, m'insultant au passage de "libertaire" et sans même y avoir répondu... Peut-être n'était-elle pas intéressante? Ou "couillone" comme je l'ai suggéré?
Peut-être suis-je encore trop jeune pour comprendre certains enjeux? Je ne sais pas, mais vous devriez être plus cordial à l'égard d'un étudiant qui se destine (il en existe encore, étonnant non?!) au même métier que vous! Et qui prend sa future fonction bien au sérieux! Allez donc faire un tour dans les prépas à l'Agreg ou au CAPES et demandez combien de futurs profs, ont une petite idée de ce qui les attend! Combien d'étudiants se sont intéressés au devenir de cette pauvre EN que l'on estropie d'année en année de toute instruction donc de tout bon sens! Demandez-vous donc combien d'entre eux vont se faire bouffer par des théories fumeuses dès la PLC2 faute de n'avoir pas d'autres connaissances à opposer à l'idéologie "pédagogisante" ambiante...
Ce n'est pas qu'ils [elles] sont idiot[es], mais non sensibilisé[ées]...
Alors franchement, au lieu d'être désagréable, et de vous plaindre du narcissisme des blogeurs donc en particulier du mien, je vous invite à relire mon intervention -osée et peut-être naive- et à répondre à cette question: Pour ce qui est des enseignements musicaux (et artistiques) ne peut-on pas avoir une autre approche: plus "moderne" au début (style éveil, qui relèverait du plaisir instantané donc terne) pour emmener par la suite les élèves au "disciplinaire" (donc à un réel plaisir que l'on construit après quelques péripéties)?

J'ajoute que la note incite inévatiblement à une discussion musicale... et comme on a un spécialiste au milieu d'un paquet de mélomanes c'est vrai que ça peut éclipser l'aspect professionnel de l'échange... En plus, c'est dimanche...

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

George Steiner dit à peu près la même chose, mais il y inclut la poésie, la littérature et la culture en général.

On pourrait parler de la danse et de l'utilisation qu'en firent les nazis jusqu'à l'ouverture de Jeux Olympiques de 1933.

Il faut regarder effectivement en face "l'amoralisme" de la culture et en revenir à Platon qui hiérarchisait les paradigmes et plaçait le Bien au-dessus du Beau.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

A ce propos, un bel extrait de C.Chalier, dans la préface du livre de D.Gritz, Levinas face au beau, Ed. de l'Eclat :

"Comment se fait-il en effet que rien, ou presque rien, dans la culture, ne se soit avéré apte à endiguer l'incroyable puissance de ténèbres, de cruauté et de haine qui a déferlé sur une terre où, en particulier, la beauté avait mis sa marque en maints endroits ? Comment expliquer que l'émotion face au beau ressentie par ceux qui, en Europe, participaient, de loin et parfois de très près, à l'édification des bûchers de mort, les ait laissés de marbre face aux visages suppliciés?
Que la beauté soit heureuse ou qu'elle soit triste, répond Levinas, elle ne peut en tout cas jamais « aller vers le mieux» et c'est là, à la fois, un de ses tourments et une des raisons de son pouvoir séducteur. Prisonnière à jamais de l'instant où le peintre ou le sculpteur acheva son œuvre, la beauté porterait le sceau d'un enchaînement à l'irrémédiable. Contrairement à une opinion courante, Levinas ne considère pas, dans 'La réalité et son ombre', que l'art soit un langage et que le beau parle à l'homme. L'œuvre n'exprime pas les aspirations ou les craintes de l'artiste, elle n'adresse aucun message, jusqu'ici resté ineffable, sur ce qui transcende l'existence, elle est au contraire impassible, muette et solitaire. Elle paraît parfois sur le point de s'animer, mais elle n'y parvient jamais, elle déçoit celui qui espérait, grâce à elle, une élévation de son être. Proche en cela des thèses de F. Rosenzweig sur l'art païen — en lequel il voit, comme lui d'ailleurs, une tentation permanente de l'esprit humain — Levinas décrit le face-à-face avec la beauté de l’œuvre, peinte, sculptée ou musicale, comme un affrontement avec les forces anonymes et brutales d'un destin qui ignore les personnes singulières. Il y voit une mise en demeure de souscrire à la réalité de l'élémentaire comme à la vérité de l'Être. Or, dans son indifférence aux joies et aux douleurs humaines, dans sa neutralité splendide et cruelle, cette réalité parviendrait, à leur insu ou avec leur consente-ment, à envoûter les hommes. Si « le Beau n'est rien d'autre que le commencement du terrible », comme Rilke le pressentait si finement, c'est, dirait le philosophe, parce qu'il met son emprise sur les hommes au point de les aliéner à lui et de les entraîner, non pas vers un au-delà comme le désire Platon, mais vers un en deçà sans présage de rédemption. Dans la peinture contemporaine, remarque-t-il, les objets sont arrachés à leur horizon de sens habituel, ils ne s'intègrent plus à un ordre ou à une perspective qui permettent de les nommer et de rester saufs face à eux. « Dans cette chute des choses sur nous, les objets affirment leur puissance d'objets matériels et attei¬gnent comme au paroxysme même de leur matérialité. » Or c'est toujours vers cette maté¬rialité épaisse, grossière et misérable — irréduc¬tible en tout cas à celle, somme toute inoffensive, que décrivent idéalistes et matérialistes puisque, s'ils l'opposent à l'esprit, ils parviennent à la comprendre grâce à lui — que l'œuvre d'art finirait par entraîner. Telle une promesse à rebours de l'attente que des jours de vie enfin heureuse et bonne se lèvent pour chacun(e), l'œuvre d'art, malgré sa beauté et à cause d'elle aussi, parviendrait à trahir cet espoir jusqu'à rendre aimable la nuit terrible que Levinas décrit sous le nom de l'il y a. En travestissant les objets par un trésor de couleurs et de formes ou, au contraire, en les présentant dans leur nudité d'être, comme le fait la peinture contemporaine, elle finirait par arracher aux hommes leur consentement à cette nuit.
Il faut en effet remarquer que la « découverte de la matérialité de l'être » ou encore de la « nudité » de l'objet, prive le sujet de tout sentiment de familiarité avec le monde. Les artistes modernes sous l'emprise du « sentiment de la fin du monde » s'acharnent ainsi contre le réalisme et désirent détruire la représentation, ce qui accentue évidemment l'impression de dépossession et de malaise. Levinas ne célèbre pas cette venue à soi, par l'art moderne, d'un sentiment d'étrangeté face aux objets et au monde comme s'il s'agissait d'un premier pas vers la reconnaissance de leur irréductible altérité. Un pas qui, somme toute, malgré le malaise ou l'effroi, s'avérerait bienvenu puisqu'il serait susceptible de mettre sur la voie de la rencontre de l'altérité, infini¬ment plus secrète encore, des humains en société avec soi. L'art ne proposerait pas tant un moment de liberté qui permettrait de voir les objets autrement, de façon moins égoïstement liée à l'intérêt d'un sujet ou à sa jouis¬sance propre, qu'un avant goût angoissant ou — de façon plus pernicieuse — subtilement séduisant, de l'il y a.
La présence des natures mortes, des paysages et surtout des portraits de l'âge classique semble certes contredire ce verdict. « Il existe un monde de Delacroix comme il existe un monde de Victor Hugo » et, par sympathie avec leur âme, l'exotisme de leurs œuvres « est intégré dans notre monde ». Or si cet accès par « sympathie » au monde d'autrui évite l'horreur de devoir affronter la noire insigni¬fiance de l'il y a pressentie par l'art moderne, il manque malgré tout, lui aussi, d'une manière sans doute plus trompeuse encore car elle donne l'illusion du contraire, l'altérité imprévisible et vivante d'autrui. Il ne permet en effet de l'approcher, par le prisme de l'œuvre, que comme un alter ego, un autre soi-même, un semblable donc. La sympathie se voit ainsi — déjà sur le plan esthétique, comme elle le sera plus décisivement encore sur le plan éthique — disqualifiée comme mode d'accès à la véritable altérité d'autrui. Ne conduit-elle pas toujours à apprécier les personnes et leurs œuvres à l'aune de sa propre intériorité? Ce qui revient à manquer leur altérité tout en estimant s'en être rendu proche. Dans la beauté « triste » qui, selon Levinas, caractérise l'art contemporain, « des fissures lézardent de tous côtés la continuité de l'univers » et elles font donc ressortir le particulier « dans sa nudité d'être'», par delà les formes. La rencontre de l'étrangeté qui s'impose ici ne constitue pas toutefois un mouvement d'élévation vers une transcendance qui parlerait à l'homme et qui l'obligerait, à la bonté ou à la justice par exemple. Il s'agit plutôt d'un mouvement de transdescendance, comme l'écrit d'ailleurs Levinas en empruntant l'expression à Jean Wahl et en dramatisant sa signification puisque la nuit de l'il y a devient son ultime destination. Certes, comme le remarque très justement David Gritz, cette chute de l'art dans les limbes terribles et anonymes de l'il y a caractérise surtout De l'existence à l'existant. L'événement ontologique du « commerce avec l'obscur » pratiqué par l'art, décrit dans La réa¬lité et son ombre, sa « tombée dans la nuit » ou encore cet « envahissement de l'ombre » qu'il induit, font côtoyer l'abîme de l'il y a mais, bien qu'ils vouent le sujet « possédé » par leur violence, à perdre de sa superbe et de sa suprématie, il surnage encore. Un sujet aliéné par des images dont le « rythme » s'impose à lui sans qu'il l'assume, n'est pas complètement anéanti. Il souffre de la violence qui s'exerce sur lui, ne sait plus comment la combattre, voire s'y habitue, par paresse ou par fatigue, mais un faible espoir demeure de le voir sortir de sa passivité. Le destin de l'art n'est plus alors purement et simplement identifié à la fatalité d'une chute dans l'horreur de l'il y a, même s'il reste sous sa menace constante."

Ecrit par : Romuald | 19 avril 2009

"Il faut regarder effectivement en face "l'amoralisme" de la culture et en revenir à Platon qui hiérarchisait les paradigmes et plaçait le Bien au-dessus du Beau."

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

C'est vrai, mais cela pose un problème: il faudra bien désigner quelqu'un pour décider de ce qu'est ce "Bien". Sur quelles bases et comment faire cela ?
J'avoue tourner un peu en rond dans une boucle nihiliste: comment résoudre le problème de "ce qui est bien pour moi, ne l'est pas forcément pour un autre" ?

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Robin a une balance extrêmement précise dans laquelle il soupèsera les intentions et les actes avec minutie et déterminera ce qui est bien et beau, mais il va falloir sérieusement l'augmenter car cela va lui faire faire quelques heures sup' !

Ecrit par : iPidiblue commission de la grâce nécessaire et suffisante | 19 avril 2009

Je répondais au post de Buntovtchik qui lui-même citait Pascal Quignard.

Je me sens bien incapable de donner une définition du "Bien" et puis vous savez qu'en ce qui concerne une éventuelle rémunération pour la "pesée", qu'en entrant dans l'Education nationale, j'ai fait vœu de pauvreté ! ;-))

Ceci dit la conscience morale me semble moins "élastique" et ouverte au "relativisme" que la conscience esthétique.

Je ne passe pas mon temps à me reprocher d'apprécier modérément "Pélléas et Mélisande" de Debussy et j'écoute sans scrupules toutes sortes de musiques, même du Rap, mais il y a des choses que j'ai faites (ou que je n'ai pas faites) que je regrette.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Je me sens bien incapable de donner une définition du "Bien" et puis vous savez qu'en ce qui concerne une éventuelle rémunération pour la "pesée", qu'en entrant dans l'Education nationale, j'ai fait vœu de pauvreté ! ;-))

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Ce n'était pas un reproche, même déguisé, j'étais sincère.

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

"Pour ce qui est des enseignements musicaux (et artistiques) ne peut-on pas avoir une autre approche: plus "moderne" au début (style éveil, qui relèverait du plaisir instantané donc terne) pour emmener par la suite les élèves au "disciplinaire" (donc à un réel plaisir que l'on construit après quelques péripéties)?"

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

Vous êtes la voix de la sagesse! Mais faites gaffe! J'ai tenté cette approche, dans une de mes premières interventions ici, et je me suis fait méchamment renvoyer dans les cordes!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

@ Christophe

Que pensez-vous, Christophe, du groupe Magma avec Wanders ? Je l'ai entendu en concert le 14 février dernier au Casino de Paris. Mon mari et surtout mon fils sont des inconditionnels prêts à traverser la France pour l'écouter. Ma fille et moi, néophytes en la matière, nous avons eu du mal à aller jusqu'au bout du concert. Merci de me répondre : votre avis m'intéresse.

Ecrit par : marilyse | 19 avril 2009

La culpabilité musicale Robin c'est ce qu'on appelle le Larsen, n'est-ce pas ?

Ecrit par : iPidiblue effet Larsen | 19 avril 2009

@ Marilyse:
Magma a ses fans absolus, qui adhèrent à la fois à l'esprit, et à la musique.
Personnellement, j'aime bien leur musique, Christian Vander est un batteur exceptionnel, mais je n'entre pas à ce point là dans l'espèce de "transe" que cette musique est censée procurer.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Ces fans se trouvent surtout dans ma génération mais, apparemment, ils font des petits!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Pour ce qui est des enseignements musicaux (et artistiques) ne peut-on pas avoir une autre approche: plus "moderne" au début (style éveil, qui relèverait du plaisir instantané donc terne) pour emmener par la suite les élèves au "disciplinaire" (donc à un réel plaisir que l'on construit après quelques péripéties)?

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009
C'est bien pour cela qu'il faut préserver la maternelle et la scolarisation des deux-trois ans. C'est bien pour cela qu'il faut absolument raisonner les programmes comme des progressions sans clivage, de la maternelle jusqu'à la troisième. Si l'école élémentaire est efficiente, il ne sera plus question d'éveil au collège mais bien de disciplinaire.
A l'heure actuelle, ce n'est pas le cas et nombreux entrent au collège vierge de tout éveil digne de ce nom.
Et ce n'est pas avec la suppression de trois heures de cours par semaine en primaire que ça va s'améliorer !

Buntovchik, où voyez-vous ici du narcissisme ?

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

Donc, l'urgence, absolument non narcissique, Buntovchik (!!!!!), c'est de revaloriser maternelle et primaire qui pourraient offrir un éveil littéraire,musical, artistique et sportif, de façon à ce que le collège puisse être à plus de 80 % strictement disciplinaire.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

Le destin de l'art n'est plus alors purement et simplement identifié à la fatalité d'une chute dans l'horreur de l'il y a, même s'il reste sous sa menace constante."

Ecrit par : Romuald | 19 avril 2009

Ce beau texte rejoint une remarque que Vladimir Jankélévitch nous avait faite un jour "en passant", remarque qui m'avait beaucoup choquée sur le moment (j'avais une vingtaine d'années et j'étais follement amoureux), puis beaucoup fait réfléchir : "Il n' y a rien "derrière" le beauté.

Je comprends aujourd'hui ce qu'il avait voulu dire, mais je persiste à croire que la beauté "nous fait signe".

Séparée du bien et du vrai, l'idée n'est qu'une image dans un de magazine de mode, rien de plus, mais j'ai su à certains moments qu'elle était aussi "la splendeur du bien et du vrai".

Et puis il y a ces grappe blanches de lilas sauvages qui me font signe par la fenêtre et l'aubépine qui est l'essence de l'aube et les variations Goldberg de J.S Bach, d'un génie luthérien pour son ami juif où l'amitié se déploie, note après note, comme une demande de pardon.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Daniel, j'ai lu (et vu) Satrapi mais pas Minoui. Il est très vrai que Persépolis donne une image partielle de la réalité iranienne. L’histoire des femmes de milieu peu cultivé durant la révolution a été très différente de celle montrée dans la BD ou le film (et généralement beaucoup plus tragique). Leur situation reste aujourd’hui beaucoup moins enviable !
On ne peut en aucun cas comparer ce qui se passe à Téhéran et dans le reste du pays qui est TRES grand et TRES divers. Le pire ce sont les grandes villes du nord (Tabriz, Zanjan …) et l’extrême sud. Dans le centre (Isfahan, Shiraz …), dans l’ouest (zone kurde) ou au bord de la Caspienne, c’est beaucoup plus cool.

L’Iran est un enfer, certes plus pour les femmes que pour les hommes, mais j’ai été très étonné de l’ambigüité des rapports de pouvoir homme/femme.
D’un côté on a punaisé (stricto sensu ...!!) le tchador sur le front des femmes impudiques, d’un autre j’ai vu la réceptionniste d’un hôtel pas particulièrement luxueux donner des ordres d’un ton très sec au garçon d’étage qui s’exécutait sans broncher. Les femmes peuvent acquérir des « droits professionnels », une liberté d’exercice dans leur métier etc. insoupçonnée et qu’on ne retrouve pas au Maghreb par exple. Au minimum dans l’espace public, les hommes sont plus respectueux des femmes que dans bien d’autres pays musulmans. En Iran, les femmes sont très largement scolarisées, ont accès aux études supérieures et aux professions intermédiaires ou supérieures.

Par ailleurs, tout le monde est corrompu en Iran et c’est bien normal ! Après 30 ans de dictature économique des mollahs, il n’est guère imaginable de pourvoir survivre ou accéder à un super minimum de confort matériel en restant intègre ou intransigeant. Je serai le dernier à donner la moindre des leçons à ces pauvres gens, c’est facile d’être vertueux lorsqu’on a tout …

Mon voyage de 2007, en famille et en voiture depuis la France reste une grande claque ! La réalité est incroyablement plus complexe que les raccourcis exprimés par les médias occidentaux (mais pas moins atroce …). L’ensemble de ce qui nous est arrivé est fascinant à tel point que j’ai presque envie d’y retourner !

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2009

Et puis il y a ces grappe blanches de lilas sauvages qui me font signe par la fenêtre et l'aubépine qui est l'essence de l'aube et les variations Goldberg de J.S Bach, d'un génie luthérien pour son ami juif où l'amitié se déploie, note après note, comme une demande de pardon.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Ce je dis là sur J.S. Bach et les "Variations Goldberg" n'a évidemment rien à voir avec la vérité historique.

C'est purement imaginaire, mais imaginaire (ou poétique, si l'on veut) ne veut pas dire "faux" ou mensonger.

Selon la tradition, inspirée de la biographie de Bach qu'écrivit Johann Nikolaus Forkel en 1802, elles furent commandées au compositeur par le Comte Keyserling. Bach était en voyage à Dresde en novembre 1741, et on peut soupçonner qu'il ait présenté à son protecteur, c'est-à-dire précisément le Comte Keyserling, une copie des Variations Goldberg qui venaient d'être imprimées. Peut-être Johann Gottlieb Goldberg, l'apprenti claveciniste et élève extrêmement doué de Johann Sebastian et de Wilhelm Friedemann Bach a-t-il joué ces Variations à son maître le Comte pour distraire ses longues nuits d'insomnies, et pour l'accompagner jusque dans les bras de Morphée.

Mais cette légende a néanmoins largement été contestée aujourd'hui, du fait de l'absence de dédicace au frontispice de l'édition de 1741, très en coutume à l'époque, et de l'absence, dans l'inventaire des biens de Bach après sa mort, de traces des riches cadeaux faits par Keyserling à Bach, selon Forkel (une coupe en or remplie de cent louis d’or). De plus, l'âge du jeune Goldberg nous laisse penser qu'il est très peu probable que lors de la composition, qui daterait au plus tard de 1740, Bach ait songé aux talents de son élève, tout juste agé de 13 ans. Il vaut sans doute mieux attribuer ces variations, quatrième et dernière partie du "Clavier-Übung", à une initiative personnelle de son compositeur. L'édifice monumental de ces "Exercices pour clavier", présentant dans des compositions exemplaires les genres les plus importants de la musique pour clavier, devait en effet avoir pour clé de voûte couronnant le tout une grande œuvre cyclique.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

"Ce beau texte rejoint une remarque que Vladimir Jankélévitch nous avait faite un jour "en passant", remarque qui m'avait beaucoup choquée sur le moment..."

Errata : choqué (le participe passé est employé avec l'auxiliaire avoir et s'accorde donc avec le COD placé avant l'auxiliaire (m') et non avec le sujet !

Honte sur moi !

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

"Il n' y a rien "derrière" le beauté."
Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Celle-là aussi, Robin! Vous mélangez les genres?

Sublime cycle de variations, qui a certainement inspiré Beethoven et Brahms, (les "32 variations" et, surtout, les "Diabelli", et, pour Johannes, les "Brahms-Haendel" et les "Brahms-Paganini".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

J'ai oublié le smiley, Robin! Pardon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

C'est marrant, sur le site de Marianne2.fr ce thème est copié-collé, mais contrairement à ce blog les commentaires des internautes ne sont pas tendres envers JP. Brighelli... Ils n'aiment pas les moustachus ?

http://www.marianne2.fr/Pitie-pour-les-profs-de-musique_a178094.html

Ecrit par : Manitas | 19 avril 2009

Urgent.
Vous seriez très inspirés, les uns et les autres, d'aller sur le site de Marianne indiqué ci-dessus pour y infléchir les commentaires à parti pris des six ou sept imbéciles qui en profitent pour attaquer Natacha Polony… C'est important parce que Marianne est tiraillée entre un clan "de gauche", qui voudrait récupérer les lecteurs du Nouvel Obs, et de vrais républicains, qui comprennent bien ce qui se joue depuis quelques années dans l'école. Il faut leur faire comprendre que nous ne sommes pas des "réacs" — tout au contraire : les vrais nostalgiques, ce sont ceux qui, aujourd'hui, constatent comme nous que l'Ecole ne marche pas, mais concluent : "C'est parce qu'on ne l'a pas réformée à fond… Pas pédagogisée à fond…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

@ Zorglub

Merci pour ce témoignage. Même impression que vous à mon retour, en 2008. C'est un pays immense, complexe, recouvrant des réalités différentes.
Delphine Minoui, que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Ajaccio l'année dernière lors d'une projection de "Persépolis", ne dit pas autre chose. Elle parle d'une société iranienne "schizophrène". Ce qui m'a frappé à Téhéran, par exemple, c'est le fait de voir des passagères massées à l'arrière d'un bus, alors que les places libres à l'avant leur étaient interdites parce que réservées aux hommes; dans le même temps, beaucoup d'étudiants sont... des étudiantes, chose inconcevable dans certains pays voisins. Très tentant d'y retourner, effectivement.

Petit récit d'une excursion dans les quartiers nord de Téhéran :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/02/des-sushis-a-teheran.html

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 avril 2009

Marjane Satrapi nous raconte un expérience - la sienne - sans (trop) chercher à généraliser cette expérience à tout le monde. Ce qu'elle dit s'applique très bien au vécu de certaines personnes de l'ancienne classe aisée qui a fui l'Iran, classe qui n'a pour ainsi dire jamais eu aucun contact avec les classes inférieures. Et puis Satrapi, c'est une histoire, une narration, pas un travail de journaliste.

Ce qui nous amène à Minoui, qui en tant que journaliste devrait plutôt chercher à rétablir la vérité. Mais elle ne nous parle pas des femmes lapidées dans les villages (où elle ne se rend pas, vu qu'elle passe son temps dans le Téhéran branché à danser, picoler et trouver que la vie n'y est finalement pas si dure). Ni des homosexuels régulièrement pendus en place publique pour "sodomy". Ni des rapports d'Amnesty International pourtant sans concession sur la situation des droits de l'homme dans ce pays. Ni des purges. Ni de la censure d'Internet. Ni des traffics d'enfants. Ni du fait que les mollahs se gavent de l'argent du pétrole tandis que le salaire moyen est d'environ 150 euros et qu'il faut vendre un rein pour s'acheter de quoi faire le taxi dans les bas-fonds de Téhéran pour nourrir sa famille. A noter que ce "business" de reins est organisé et taxé par l'Etat qui fait même de la pub pour cette pratique !

Mais voyez-vous, Delphine Minoui ne parle pas de ça, puisque les bourgeoises du Nord de Téhéran ont à présent le droit de montrer quelques mèches de cheveux ! Ce qui est une grande victoire, n'est-ce pas, et en aucun cas une petite tolérence d'un régime sanguinaire qui cherche néanmoins à devenir fréquentable et qui a besoin de pintades du type Minoui pour relayer ce genre de "vérité" sur la vie en Iran - qui, on l'a bien compris, n'est "pas si dure".

Quant à dire qu'il y a pire ailleurs (Afghanistan, Arabie Saoudite), devons-nous vraiment nous satisfaire de cela ?

Ecrit par : dickens | 19 avril 2009

Hum ! Pour JPB
Si je vous comprends bien, à Marianne il y a un "clan de gauche" et des "vrais républicains". Doit-on comprendre que ceux "de gauche" ne sont pas républicains ???
Ça mérite quelques éclaircissements...

Ecrit par : Manitas | 19 avril 2009

L’enseignement des disciplines artistiques et de l’éducation physique dans nos collèges vient de la volonté des bourgeois du XIX de donner à leurs enfants une éducation aristocratique. L’éducation aristocratique a comme parangon l’éducation des princes et est dans la continuité de l’éducation des élites grecques et romaines. Aussi, il me semble totalement ridicule de poursuivre dans cette voie, nous devrions chacun aspirer à l’aristocratie selon Nietzsche mais il est absurde de l’imposer à tous.
Deux solutions m’apparaissent, supprimer ces matières en donnant aux familles la possibilité d’envoyer leur enfants dans des structures extra-scolaires, ou bien revoir à la baisse les ambitions dans ces disciplines.
Par exemple, en musique, le solfège perte de temps, la flûte du pipeau ; la pratique chorale serait meilleur à tout point de vue. L’enseignement de l’histoire de la musique devrait partir des œuvres pour aller vers le savoir (il me semble qu’on faisait l’inverse au début des années 80). Le but de classe de musique ne peut pas être de former des musiciens mais de futurs auditeurs.

Ecrit par : hs | 19 avril 2009

Du tout — et sans doute me suis-je mal exprimé. Je dis simplement ce que nous savons tous ici : une certaine gauche (dont pas mal de profs), trompée par de grandes phrases sur la démocratie et le droit à l'expression, bercée d'illusions, imbibée d'un pseudo-humanisme larmoyant, boboïsée au delà du raisonnable, a perdu de vue que la vraie gauche, c'était la République (disons, pour faire court, celle que défendent Jean-Pierre Chevènement, ou Jean-Luc Mélenchon, pas celle de Delanoë, Hollande, Royal ou Valls). Les deux tendances co-existent dans Marianne, et si je peux infléchir la réflexion des lecteurs vers un sens plus cohérent, à travers l'exemple de l'Ecole, qui est celui que je maîtrise le mieux, tant mieux.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

@ Dickens

Je ne reprendrai pas tous les points que vous soulevez. Mais sur Internet, par exemple, c'est inexact. Dans "Les Pintades à Téhéran", le chapitre "Dans les coulisses du bloguistan" est entièrement consacré aux nouvelles technologies comme moyen de contourner la censure. Et son article "Les Blogs de la colère secouent le monde arabe" ("Le Figaro" du 27 mai 2008) prolonge la réflexion sur le même thème pour l'ensemble du Moyen-Orient...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 avril 2009

Je croyais que Marianne roulait pour Bayrou ? Enfin, c'est ce que je pensais jusqu'à aujourd'hui à la lecture de leurs éditos. Mais bon si vous nous dites que c'est un journal de gauche qui va de la tendance Mélenchon à celle de Patrick Valls, je vais peut-être m'y réabonner.

Ecrit par : Manitas | 19 avril 2009

C'est Jean-François Khan qui roule pour Bayrou. mais franchement, il y a dans la rédaction toutes sortes d'options.
Heu… Peut-être pas beaucoup de sarkozystes…:-))
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

J'ai fait mon devoir de soutien brighellien !

Ecrit par : Merlemocoeur | 19 avril 2009

JPB - Vous confondez Jean-François avec Gengis, le mongol fier, mais bon, c'est pas grave. Hun pour tous...

Ecrit par : Manitas | 19 avril 2009

J'ai fait mon devoir de soutien brighellien !

Ecrit par : Merlemocoeur | 19 avril 2009

Idem, notre bloguistan à nous!

Soit dit en passant, j'avais remarqué l'été dernier dans un numéro de "Marianne" un courrier des lecteurs presque entièrement à charge contre Natacha Polony, comme s'il avait été sélectionné... Un rapport avec le conflit interne à la rédaction dont parlait Jean-Paul?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 avril 2009

Et tout le monde ici connaît Pascal Quignard, je pense.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009


"Tous les matins du monde", j'ai aimé, mais son prix Goncourt, l"Les ombres errantes", trop intellectuel pour moi. J'ai vite abandonné.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 avril 2009

Tiens au passage juste, sur Riposte on parlait du regain de popularité de Chirac...

Décidément les Français sont soit amnésiques soit décidément trop cons, et cette fois je ne me cacherai pas pour le dire !!!

Entre ses magouilles, ses pots de vin (enfin me direz-vous quel politicien actuel ne trempe pas ses mains ou le reste ailleurs quand il peut ??), son immobilisme latent qui nous a conduit au 21 avril 2002, et j'en passe, je ne vois pas où il y aurait de quoi pavoiser voire d'être nostalgique à son égard....

Les seuls pour qui j'éprouve une profonde admiration c'est De Gaulle ou Churchill, des hommes qui, en dépit de leurs défauts (qui n'en a pas ??), avaient de la trempe, la vraie, du courage et plein d'autres choses que nos politiciens d'aujourd'hui, n'ont plus ou jamais eu.....

Décidément je ne peux pas me retenir mais alors là vraiment les gens sont décidément trop CONS !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Moi aussi, j'ai fait mon devoir de soutien brighellien.

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

Je suis allé sur le site Marianne poster des commentaires, je n'y comprends strictement rien. Ça tient du chantier de construction et du capharnaüm, pour rester poli. Vous avez réussi à poster quelque chose, vous ? Si oui, comment vous faites ?

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Moi aussi, j'ai fait mon devoir de soutien brighellien.

Ecrit par : Matheutordu | 19 avril 2009

Moi, je verrais demain. Pour l'instant, je manque d'inspiration et voilà une affaire bien complexe. Si c'est pour jeter de l'huile sur le feu, je préfère m'abstenir.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2009

"Deux solutions m’apparaissent, supprimer ces matières en donnant aux familles la possibilité d’envoyer leur enfants dans des structures extra-scolaires, ou bien revoir à la baisse les ambitions dans ces disciplines.
Par exemple, en musique, le solfège perte de temps, la flûte du pipeau ; la pratique chorale serait meilleur à tout point de vue. L’enseignement de l’histoire de la musique devrait partir des œuvres pour aller vers le savoir (il me semble qu’on faisait l’inverse au début des années 80). Le but de classe de musique ne peut pas être de former des musiciens mais de futurs auditeurs."

Ecrit par : hs | 19 avril 2009

Je suis, personnellement, assez pour la deuxième solution; (ce que j'ai dit dans mon "billet", il me semble). Mais je ne considère vraiment pas que ce soit "revoir à la baisse" les ambitions du cours de musique. Surtout si on appose ce point de vue à ce que disent les nouveaux programmes!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

"Si c'est pour jeter de l'huile sur le feu, je préfère m'abstenir."

Eteignez votre clope, prenez une grande inspiration, mettez vous en position du lotus, du calme, "akounamatata", "je vais bien tout va bien", et let's go! :-)


@Robin:
Il vous suffit de cliquer sur le lien un peu plus haut sur ce blog et de poster votre commentaire; ça devrait aller; je n'ai pas rencontré de difficulté particulière.

Bon, bonne nuit à tous, je vais me coucher car demain je reprends mes révisions d'oral après un peu trop de repos.... Pfff, dur dur...

Good night!

Ecrit par : Matheutorduinthebed | 19 avril 2009

@Robin:
Il vous suffit de cliquer sur le lien un peu plus haut sur ce blog et de poster votre commentaire; ça devrait aller; je n'ai pas rencontré de difficulté particulière.

Bon, bonne nuit à tous, je vais me coucher car demain je reprends mes révisions d'oral après un peu trop de repos.... Pfff, dur dur...

Good night!

Ecrit par : Matheutorduinthebed | 19 avril 2009

J'essaye d'avoir un commentaire d'une personne plus qualifiée que moi (je ne suis pas professeur d'éducation musicale et chant choral).

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Ce n'est pas grave, Robin! Vous êtes plus qualifié que quelques-uns des imbéciles qui ont posté sur le blog de "Marianne 2". Quel que soit le sujet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

@ABSTENTION et ALII
Je ne suis pas intervenu encore sur ce fil, parce que je n'ai pas beaucoup d'idées concernant l'enseignement de la musique. Donc la parole est à ceux qui en ont.
Mais, et sans aucun rapport, de façon que les musicologues de ce blog ne croient pas que je ne les lis pas avec le plus grand intérêt, une citation du soir :
"les éclairs métaphysiques sont fournis par les trusts de l’électricité"
De qui ? Quand ?
Et en liaison, je conseille d'aller voir sur le site de Lire-Écrire, ce que dit de la Révolution française un certain GS qui déplore - c'est bien le moment- le deuil que les Français n'ont pas fait de cet événement somme toute regrettable.
En avant la zizique !

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

Ce n'est pas grave, Robin! Vous êtes plus qualifié que quelques-uns des imbéciles qui ont posté sur le blog de "Marianne 2". Quel que soit le sujet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

C'est très gentil à vous de me dire ça, Christophe, mais je suis un petit peu "mystico-gazeux" ;-)) en ce moment. La personne à laquelle je pense a vraiment réfléchi à la question et a une expérience de terrain de plus de 35 ans. Mais j'ai du mal à la convaincre. Elle me dit que tout ça c'est du blabla et je ne peux pas lui donner tort quand on pense au peu d'impact que nos idées ont eu et à la façon dont nous avons été trahis.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Bon, bonne nuit à tous, je vais me coucher car demain je reprends mes révisions d'oral après un peu trop de repos.... Pfff, dur dur...

Good night!

Ecrit par : Matheutorduinthebed | 19 avril 2009

A ce sujet: bonne chance pour vos oraux ! On vous l'a sans doute déjà dit, ou vous le savez déjà, mais la meilleure façon de s'y préparer, ce sont les colles !

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

Par exemple, en musique, le solfège perte de temps, la flûte du pipeau ; la pratique chorale serait meilleur à tout point de vue. L’enseignement de l’histoire de la musique devrait partir des œuvres pour aller vers le savoir (il me semble qu’on faisait l’inverse au début des années 80). Le but de classe de musique ne peut pas être de former des musiciens mais de futurs auditeurs.

Ecrit par : hs | 19 avril 2009

Tout faux, et effectivement totalement HS : le solfège est interdit (relire la 2ème note) alors qu'il devrait être obligatoire (un minimum de technique ne peut pas faire de mal) : la vraie perte de temps, elle est de chanter comme des abrutis pendant des heures sans jamais comprendre ce que l'on fait. La pratique chorale donne souvent des résultats mitigés et forcément limités par l'absence de maîtrise technique (notamment l'incapacité à déchiffrer une partiton, même simple).

L'enseignement de l'histoire de la musique, lui, a disparu corps et bien. Pour quel bénéfice ? Pour celui de passer 4 ans de cours de musique et ressortir du collège sans rien savoir. Partir des oeuvres ? on ne fait que ça pour aller nulle part. Vous ne pouvez qu'être satisfait, le but est atteint : ne pas former de musicien et in fine refiler le bébé au privé (c'est à dire à ceux qui en auront les moyens), une fois les cours de musique en collège supprimés.

Le pédagogisme, ici, a admirablement fait son oeuvre : on vide le cours de sa substance, on constate ensuite son inneficacité, et pour finir on supprime et on privatise.

Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

ou bien revoir à la baisse les ambitions dans ces disciplines.

Ecrit par : hs | 19 avril 2009

Toujours moins !

l'Éducation Nationale, disait M. le Bris, c'est "Monsieur Moins".

Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

Et arrivé au plancher, certains creusent encore !

Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

Tout faux, et effectivement totalement HS : le solfège est interdit (relire la 2ème note) alors qu'il devrait être obligatoire (un minimum de technique ne peut pas faire de mal) : la vraie perte de temps, elle est de chanter comme des abrutis pendant des heures sans jamais comprendre ce que l'on fait. La pratique chorale donne souvent des résultats mitigés et forcément limités par l'absence de maîtrise technique (notamment l'incapacité à déchiffrer une partiton, même simple).

Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

On pourrait nuancer un peu, mais dans l'ensemble je suis bien d'accord avec vous. Cela me rappelle d'ailleurs l'époque où je jouait dans des petits orchestres départementaux: je croisais en alto des musicien(ne)s qui ne savaient pas lire la clé d'ut 3 (en alto nous lisons la musique en clé d'ut 3 et non en clé de sol). Ces derniers jouaient donc "à l'oreille". Cela pouvait passer mais ils ne pouvaient pas déchiffrer une partition, ni la travailler à la maison, et ne pouvaient donc progresser.

Ecrit par : Trollju | 19 avril 2009

"Il n' y a rien "derrière" le beauté."
Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Celle-là aussi, Robin! Vous mélangez les genres?

Sublime cycle de variations, qui a certainement inspiré Beethoven et Brahms, (les "32 variations" et, surtout, les "Diabelli", et, pour Johannes, les "Brahms-Haendel" et les "Brahms-Paganini".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

J'ai oublié le smiley, Robin! Pardon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 avril 2009

Oui, et deux fois en plus ! Le problème avec "le" beauté, c'est qu'elle pose indifféremment sa couronne de gloire sur l'un ou l'autre sexe.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2009

Le pédagogisme, ici, a admirablement fait son oeuvre : on vide le cours de sa substance, on constate ensuite son inneficacité, et pour finir on supprime et on privatise.
Ecrit par : Manu | 19 avril 2009
Franchement, vous n'en avez pas marre d'incriminer le "pédagogisme" comme cause de tous les maux ?
Allez donc faire un tour sur le site de Lire-Écrire ; vous y verrez que la cause première du mal qui nous ronge c'est la Révolution française.

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

Tiens au passage juste, sur Riposte on parlait du regain de popularité de Chirac...

Décidément les Français sont soit amnésiques soit décidément trop cons, et cette fois je ne me cacherai pas pour le dire !!!

Décidément je ne peux pas me retenir mais alors là vraiment les gens sont décidément trop CONS !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Comme je vous comprends ! Mais méfions-nous de ce qu'avancent les médias qui vous fabriquent du phénomène et vous sortent des chiffres selon une logique qui consiste à meubler leur vide ou à moudre on ne sait quel grain. Leurs conclusions s'appuient le plus souvent sur des sondages à la limite du bidon, c'est-à-dire menés par le truchement d'un questionnaire binaire et orienté. Il se trouve toujours assez de gogos qui s'imaginent être considérés parce qu'on les sonde. Et on les sonde bel et bien, n'est-ce pas, mais d'une manière que la bienséance m'interdit de formuler ici.

Vous avez encore raison sur un point : les Français sont amnésiques. On pourrait même dire qu'ils sont à point, tant on les cuisine à des sauces décervelantes et finalement infantilisantes.
Clef : ignorer les médias subventionnés qui nous content un pays irréel.

Ecrit par : Magister | 20 avril 2009

Daniel, je suis déçu.

Minoui est une dinde sans nom.

Allez sur son blog ! Elle aurait loué le regard bienveillant des pays démocratiques envers le bon peintre Adolf, et elle aurait félicité Mussolini pour ses créations architecturales.

Dickens et le blog de Minoui sont pourtant clairs :

"Minoui, en tant que journaliste, devrait plutôt chercher à rétablir la vérité. Mais elle ne nous parle pas des femmes lapidées dans les villages (où elle ne se rend pas, vu qu'elle passe son temps dans le Téhéran branché à danser, picoler et trouver que la vie n'y est finalement pas si dure). Ni des homosexuels régulièrement pendus en place publique pour "sodomy". Ni des rapports d'Amnesty International pourtant sans concession sur la situation des droits de l'homme dans ce pays. Ni des purges. Ni de la censure d'Internet. Ni des traffics d'enfants. Ni du fait que les mollahs se gavent de l'argent du pétrole tandis que le salaire moyen est d'environ 150 euros et qu'il faut vendre un rein pour s'acheter de quoi faire le taxi dans les bas-fonds de Téhéran pour nourrir sa famille. A noter que ce "business" de reins est organisé et taxé par l'Etat qui fait même de la pub pour cette pratique !

Mais voyez-vous, Delphine Minoui ne parle pas de ça, puisque les bourgeoises du Nord de Téhéran ont à présent le droit de montrer quelques mèches de cheveux ! Ce qui est une grande victoire, n'est-ce pas, et en aucun cas une petite tolérence d'un régime sanguinaire qui cherche néanmoins à devenir fréquentable et qui a besoin de pintades du type Minoui pour relayer ce genre de "vérité" sur la vie en Iran - qui, on l'a bien compris, n'est "pas si dure"."

Ecrit par : Jeremy | 20 avril 2009

http://www.marianne2.fr/Pitie-pour-les-profs-de-musique_a178094.html

Ecrit par : Manitas | 19 avril 2009

Urgent.
Vous seriez très inspirés, les uns et les autres, d'aller sur le site de Marianne indiqué ci-dessus pour y infléchir les commentaires à parti pris des six ou sept imbéciles qui en profitent pour attaquer Natacha Polony… C'est important parce que Marianne est tiraillée entre un clan "de gauche", qui voudrait récupérer les lecteurs du Nouvel Obs, et de vrais républicains, qui comprennent bien ce qui se joue depuis quelques années dans l'école. Il faut leur faire comprendre que nous ne sommes pas des "réacs" — tout au contraire : les vrais nostalgiques, ce sont ceux qui, aujourd'hui, constatent comme nous que l'Ecole ne marche pas, mais concluent : "C'est parce qu'on ne l'a pas réformée à fond… Pas pédagogisée à fond…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 avril 2009

La contre-attaque a commencé (bravo à Dickens et Daniel Arnaud, entre autres). Yahooooooo !!!!!

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Je reste personnellement très attaché à la pratique de la flûte, aussi dérisoire l'instrument soit-il. Pour moi, ça a été la première pratique instrumentale, et savoir jouer une mélodie à la flûte est tout de même autre chose que de brailler au milieu d'une chorale.

Et puis chanter juste est pour certaines personnes quasi-impossible. Tandis que la maîtrise du doigté de la flûte me semble plus accessible, en un mot plus "honnête".

Quelques bases de solfège et de flûte (Dans le soir d'or, résonne le cor...) m'ont permis d'enchaîner assez facilement sur le piano et la guitare. Ce n'est pas rien.

Ecrit par : dickens | 20 avril 2009

Tiens au passage juste, sur Riposte on parlait du regain de popularité de Chirac...

Décidément les Français sont soit amnésiques soit décidément trop cons, et cette fois je ne me cacherai pas pour le dire !!!

Décidément je ne peux pas me retenir mais alors là vraiment les gens sont décidément trop CONS !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 avril 2009

Les Français sont des veaux. En plus bêtes.


Il y a deux ans, tout le monde disait de Chirac qu'il avait été le plus insignifiant des présidents. Et maintenant, c'est le meilleur ? Faut arrêter les conneries !

Ecrit par : Jeremy | 20 avril 2009

Le pédagogisme, ici, a admirablement fait son oeuvre : on vide le cours de sa substance, on constate ensuite son inneficacité, et pour finir on supprime et on privatise.
Ecrit par : Manu | 19 avril 2009

Franchement, vous n'en avez pas marre d'incriminer le "pédagogisme" comme cause de tous les maux ?
Allez donc faire un tour sur le site de Lire-Écrire ; vous y verrez que la cause première du mal qui nous ronge c'est la Révolution française.

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

Non M. Morel, pas du tout... d'autant plus que je considère -peut-être à tort - qu'effectivement le pédagogisme est la cause la plus directe du saccage de l'école. Pour le reste, je n'ai jamais affirmé qu'il était responsable du trou de la couche d'ozone, du réchauffement climatique et des cors au pied (entres autres).

Je vais tenter d'appuyer mon exemple : vous avez peut-être lu "La République et l'Ècole" de Philippe Barret (chez Fayard), ancien IG conseiller de Chevènement à l'époque où il était ministre de l'EN.
Et bien figurez-vous que ce brave monsieur dit en substance (P. 103 ) "A-t-on jamais vu quiconque qui ait pris goût à la musique [...] grâce à l'enseignement musical de l'Éducation nationale ?"

Et de nous cracher dessus pendant deux pages en expliquant doctement que nous (professeurs de musique) ne servons à rien (ce qui d'ailleurs, ne manque pas de sel de la part d'un IG)...

Mais il est tout de même difficile de lui donner entièrement tort sur le fond. Nous avons souvent l'art, en cours de musique comme ailleurs, de nous tirer des balles dans le pied. Et que je sache, ce n'est pas à cause de la météo, des mouches qui pètent ou de la couleur du plafond si nos élèves ne savent rien. C'est la "vérité des copies", comme vous dites.

Bref, en gros, c'est la thèse que vous défendez vous même dans le docu "Èducation nationale, un grand corps malade" ou dans l'"horreur pédagogique". Extrait (P.116, au hasard): "Nous reviendrons surr cette notion de compétence, ainsi que sur ces nouveaux apôtres des "méthodes", cuirassés de certitudes, volontiers donneurs de leçons, adeptes d'une religion pédagogiste (nous soulignons) dont le credo se résume à un slogan aussi prétentieux que destructeur : apprendre à apprendre"


Et je vais de ce pas suivre votre conseil : un petit tour sur le site lire-écrire.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Tiens, vous savez quoi ?

Il y a des gens pour qui le Front National n'est pas assez "à droite", pas assez "national", pas assez "social" et pas assez "identitaire". Pour eux, Marine le Pen est sans doute trop open minded.

Alors ils ont fondé leur propre parti.

Pauvre France ! Si les listes de ces gens-là font plus de 1%, ça en dit long sur la mentalité des gens.

Article de Wikipedia :

Le Parti de la France (PDF) est un parti politique français fondé par Carl Lang et plusieurs anciens membres du Front national. Le PDF se propose de « préparer l'avenir en reconstruisant le courant national ».

Faisant suite à une série de départs individuels du FN, le Parti de la France rassemble dès sa création un certain nombre d'anciens dirigeants frontistes tels que Martine Lehideux, Bernard Antony, Martial Bild, Fernand Le Rachinel, etc. Il présentera des listes aux élections européennes sans affronter directement ni Jean-Marie Le Pen ni Bruno Gollnisch. Il se revendique de la « droite nationale, sociale et identitaire » et vise à réunir autour de son leader, tous les nationalistes hostiles à Marine Le Pen et l'orientation actuelle du FN. Avec Jean-Claude Martinez, qui lui n'a pas adhéré au PF, ces personnalités seront candidates aux élections européennes de 2009.

Il compte début 2009 plusieurs dizaines d'anciens élus locaux du FN (conseillers régionaux et municipaux), principalement en Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Basse-Normandie, Ile-de-France et Centre, et deux députés européens.

La création du PDF a été saluée par d'autres structures en rupture avec le Front national, tels la Nouvelle droite populaire et le MNR.

Ecrit par : Jeremy | 20 avril 2009

C'est plutôt une bonne nouvelle, Jérémy. Dix micro-partis d'extrême-droite, c'est la certitude qu'il n'y aura plus — plus avant longtemps — un gros parti d'extrême-droite.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

"Allez donc faire un tour sur le site de Lire-Écrire"

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

C'est de l'humour, Guy?

Concernant le "solfège à l'école", il va falloir sérieusement que certains problèmes sociaux, sociétaux et éducatifs soient résolus avant de s'y atteler. Si tant est qu'on admette que le musique doive absolument être lue avant d'être écoutée, et même chantée (en chorale) ou jouée.
J'ai dirigé un rassemblement des trois chorales dont je m'occupe, jeudi dernier. Effectivement, on travaillerait un peu plus vite en répétition si ses participants étaient lecteurs. Mais j'aurais aimé que certains pleureurs anti-chorale d'ici soient présents pour voir le résultat. Je pense que le côté tranchant de leur point de vue en aurait été légèrement infléchi... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

"le choeur des pleureuses anti-chorale".

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Franchement, vous n'en avez pas marre d'incriminer le "pédagogisme" comme cause de tous les maux ?
Allez donc faire un tour sur le site de Lire-Écrire ; vous y verrez que la cause première du mal qui nous ronge c'est la Révolution française.

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

Au moins, c'est clair : ces gens sont férocement anti-républicains, et nous n'avons rien de commun avec eux. Quod erat demonstrandum.

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 avril 2009

Allez donc faire un tour sur le site de Lire-Écrire ; vous y verrez que la cause première du mal qui nous ronge c'est la Révolution française.

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

On peut aussi incriminer Philippe le Bel, François I° et Louis XIV ? Et Jules César, einh , Jules César ? Terriblement néfaste, ce gars-là.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Guy, je pioche au hasard, sur la "doctrine" de lire-ecrire, et je trouve ceci, qui ne me paraît pas si mauvais :

En haine du savoir
L’école d’aujourd’hui amplifie bien davantage les inégalités sociales qu’il y a trente ans, toutes les études le montrent.

L’école doit permettre à un esprit de déterminer la pertinence d’un raisonnement, élaborer la façon dont se recherche la vérité, pour que l’individu puisse ensuite se déterminer en conscience : tout le monde est d’accord là-dessus. Mais si l'école ne remplit plus cette mission aujourd’hui, ce n’est pas parce que le '' public '' a changé ou que les professeurs ne veulent pas s’adapter, c’est qu’elle ne s’en donne plus les moyens, tout simplement, et notamment par relativisation des connaissances.

A écouter les concepteurs des programmes, tout est opinion. A force d’étendre ainsi le soupçon sur les différents savoirs, à force de systématiser le doute, on a fini par accuser d’arbitraire le champ tout entier du savoir. Suivant en cela une certaine pensée de mai 68, on a refusé l’héritage, on a cru dangereux de transmettre la culture que les générations précédentes nous avaient laissée. Les réformateurs ne se sont pas rendus compte que cette politique était pire encore, que pour contester une loi, il fallait la connaître, que la richesse d’une certaine culture dite bourgeoise, celle des Lumières par exemple, est de permettre sa propre critique, son dépassement, et qu’en ne dispensant aucune culture, on offre pieds et poings liés les élèves à la dictature d’un éternel présent, à la société du spectacle et aux lois du marché.



Il faut donc en finir avec cette vision absurde de la liberté qui consiste à penser qu’il ne faut rien imposer aux élèves. La préférence donnée aux textes fonctionnels, aux exercices d’application et à la paraphrase, au détriment des grandes œuvres littéraires ou de la démonstration par exemple, en même temps qu’elle assèche l’enseignement, qu’elle le mécanise, coupe l’enfant des ressources de l'imaginaire et de la théorie, seules capables de lui donner accès à une liberté pleine et entière et d’inventer l’avenir. On a fait triompher à l'école une véritable révolution culturelle, anti-intellectuelle, au prétexte que la culture est nécessairement conservatrice.

Ce faisant, on a favorisé une politique encore plus réactionnaire : on a récusé pour les élèves le droit à l'apprentissage et à la connaissance. On a abandonné la transmission du savoir au nom d’un égalitarisme de façade, on a voulu faire du passé table rase, favorisant ainsi les enfants des catégories sociales les plus élevées, qui seules peuvent s’en sortir. La gauche au pouvoir a réussi cette monstruosité : une école qui casse l'égalité des chances, qui empêche l’ascension sociale.



Avant toute nouvelle réforme, il convient donc de recréer les conditions de l’enseignement et de l’apprentissage. Le passage systématique dans la classe supérieure par exemple encourage les élèves à ne pas fournir les efforts requis. Il faut donc restaurer de toute urgence les valeurs de l’effort et du mérite, permettre les redoublements, et varier les propositions d’orientation – en multipliant les passerelles évidemment, pour qu’elle ne soit pas définitive.

Il faut casser le mythe égalitariste, le discours sur la " démocratisation " notamment, qui dissimule la dégradation des exigences, à tous les niveaux, dont les épreuves du bac et du brevet sont les plus beaux exemples, sous des taux de réussite faramineux : résultat de manipulations honteuses, ce système est le creuset des inégalités et des dérives de toutes sortes. Quand l'école refuse de pratiquer une sélection pendant la scolarité obligatoire et impose un cursus unique, la sélection ultérieure n'en est que plus féroce, et sur des critères autrement plus arbitraire.



Nous voulons attirer l’attention sur la tragédie de ces élèves en situation d'échec scolaire dès l'école élémentaire, sur la violence qu’ils subissent, tirés comme des boulets jusqu'à la fin du collège voire du lycée. C'est une machine à exclure qui a été mise en place, alors qu'il est possible de respecter les rythmes d’apprentissage, les rapports à la scolarité de chacun, dans une égale dignité, en proposant des cursus variés. Tout le monde perd à conserver le système actuel, à le renforcer : les bons élèves comme les mauvais, les premiers parce qu’ils font l'objet de la vindicte de leurs camarades et ne peuvent plus s'épanouir, les seconds parce qu’ils intériorisent année après année leur échec, parce qu’ils finissent par en faire une identité, et tous de devenir aigris, blessés, révoltés contre une injustice dont ils ne comprennent pas les causes.



Sachons rompre avec ces fausses bonnes idées et vrais slogans que sont '' l’élève au centre du système '', ou la '' démocratisation du savoir '', qui ont imposé ce système éminemment pervers, tout sauf démocratique. Il est urgent de réhabiliter les valeurs fondatrices du travail, du savoir, du mérite. C'est parfaitement réalisable si l’on cesse de casser le baccalauréat, si l'on revient sur le mythe du collège unique et sur certaines méthodes de l'école élémentaire. La volonté de nier la spécificité humaine, de faire avancer tous les élèves au même pas, quels que soient leurs parcours, leurs aspirations ou leurs difficultés réelles, a été trop occultée. Le mépris qu’elle révèle produit de la violence lui aussi, que la complaisance idéologique et médiatique renforce, et légitime parfois. Dès lors qu'un élève peut aller de la sixième à la terminale sans les résultats qui le justifient, dès lors que l‘on interdit aux enseignants de transmettre eux-mêmes un savoir, c’est l'autorité des maîtres qui se trouve sapée dans son fondement – et au passage, insidieusement, le fondement de la société tout entière.

Comment un professeur peut-il ensuite imposer son autorité, lorsqu'il n'a plus aucun pouvoir en matière d'orientation, lorsque sa pédagogie ou les modalités de son évaluation sont contestées sans arrêt, lorsque la hiérarchie occulte tous les phénomènes de violence et lui impute la responsabilité des conflits ? Si l'école offrait de nouveau de réelles possibilités de promotion sociale et cessait de se transformer en ce pur miroir aux alouettes de la démocratie, les élèves en feraient-ils un lieu de révolte ?



Pour que soit encore possible une école digne de ce nom, nous demandons en conséquence que les instances dirigeantes de l’Education nationale et de l’Etat se désolidarisent de la façon la plus nette avec cette politique suicidaire pour la démocratie, et réaffirment au plus haut niveau l'urgence d'une école du savoir, du mérite, en commençant par proposer dès le primaire des programmes à la fois réalistes et exigeants ; qu’elles tirent ensuite publiquement le bilan du collège unique (réforme Haby, 1975), de la création des cycles (loi Jospin, 1989), mais aussi des fourchettes horaires (Nouveau contrat pour l’école, Bayrou, 1995), des " activités transversales " et autres TPE (Ministères Bayrou, 1995, et Allègre, 2000), et plus généralement de la diminution des horaires consacrés aux disciplines fondamentales (entre autres réformes, celles de 1969 et 1995, bientôt aggravées par M. Lang, réduisant par exemple l’enseignement du français au CP de 15 heures à 9 heures hebdomadaires), dont l’effet général fut de diluer les apprentissages et de maintenir artificiellement tous les élèves dans une scolarité en apparence classique ; qu’elles restaurent enfin l'autorité du professeur – qui lui vient de son savoir, de son expérience, autorité légitime sans laquelle les élèves les plus en difficulté ne peuvent percevoir longtemps l'intérêt d'apprendre – en reconnaissant sa liberté pédagogique et en rétablissant le droit du conseil de classe à décider du redoublement et de l’orientation.



On l’aura compris, ce ne sont pas là des recettes miracles, mais de simples mesures de première urgence. Si l’autorité du savoir n’est pas respectée par l’institution elle-même, ce sont les pires dérives, présentes et à venir, qui se trouvent légitimées, encouragées. C’est pourquoi tout le monde doit se saisir de ces questions : l’école est en danger, et à travers elle la démocratie.



Premiers signataires : Pedro Cordoba, co-directeur du département de langues romanes de l'université de Reims, pour l'association Reconstruire l'École ; Francesca Ferré, pour l'association Réflexion sur l'Enseignement de la Philosophie ; Jean-Baptiste Renault, pour le collectif Sauver les Lettres ; Isabelle Voltaire, du collectif Sauver les Maths ; Alain Chovet, professeur d'Electronique et de Physique des dispositifs microélectroniques à l'Ecole Nationale Supérieure d'Electronique et de Radioélectricité de Grenoble ; Alain Demouzon, écrivain ; Michel Fichant, professeur de Philosophie à l'université de Paris IV-Sorbonne ; Michel Liégeois, pour le site Antinomies ; Jean-François Mattéi, membre de l'Institut universitaire de France, professeur de Philosophie à l'université de Nice-Sophia Antipolis, auteur de La barbarie intérieure.

PS : Pedro reconnaîtra peut-être ce texte, dont il a été le premier signataire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 avril 2009

A propos, le jazzman français le plus connu au monde c'est Django Reinhardt. Il n'avait jamais appris le solfège. Etonnant, non ?

Ecrit par : Manitas | 20 avril 2009

Anne-Marie, ce n'est pas parce que Le Pen a jadis sorti sur l'Ecole des propos qui rejoignaient certains des nôtres que nous devons être lepénistes. Je sais bien que c'est embêtant, mais il y a des gens chez qui on ne peut pas décemment aller dîner. On refuse poliment. Sibieude et Lafforgue sont des anti-républicains, et ça me chiffonne, voyez-vous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Le cours de musique, comme celui de français ou celui de sport – et tout cours, in fine --, me semble pris entre deux impératifs apparemment contradictoires : d’une part faire aimer la matière, faire découvrir ce qui est beau (et qu’on ne me dise pas que le Beau est une notion relative…) donc solliciter chez les djûûûnnns une forme de plaisir – en l‘occurrence, pour en rester à la musique, celui de l’écoute, de la découverte de mélodies, de rythmes, d’instruments qu’e n général l’élève ne connaît pas, mais aussi celui du chant voire de la pratique d’un instrument ; d’autre part, donner des outils, c.à.d. un vrai savoir à la fois sur l’histoire de la musique, le solfège, la technique instrumentale. Le tout en une heure hebdo, c’est une gageure.
Je comprends donc que les collègues soient tentés d’aller vers ce qui permet d’apprivoiser les potaches, c.à.d. la musique de consommation courante, pour ensuite remonter vers des choses plus complexes et plus savantes. La difficulté, c’est de ne pas s’engluer dans le déjà connu et le déjà entendu – et de passer l’année sur le rap, la variétoche et autres soupes industrielles prédigérées.
Il en est de même pour le professeur de français : partir des mémoires d’Hervé Vilard pour en arriver aux « Confessions » de Rousseau, cela peut constituer une entrée possible, à condition de ne pas s’arrêter sur Hervé Vilard (aucune allusion graveleuse dans cette expression). On peut aussi penser aux collègues de latin qui, pour plaire aux élèves, se consacrent surtout à la civilisation et à la mythologie -- parce que les gamins adorent cela, effectivement – et sacrifient ipso facto le travail sur la langue, morphologie comme syntaxe. Résultat, des latinistes qui ne savent pas le latin.
Tout est donc question de dosage. Et c’est là que la question de la pédagogie et de la didactique de la discipline, au sens noble du terme, doit se poser.

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 avril 2009

"Sibieude et Lafforgue sont des anti-républicains, et ça me chiffonne, voyez-vous…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Pour Sibieude, ça fait un moment que je le dis. Mais bon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

"A propos, le jazzman français le plus connu au monde c'est Django Reinhardt. Il n'avait jamais appris le solfège. Etonnant, non ?"

Ecrit par : Manitas | 20 avril 2009

Et ce n'est pas le seul! Le solfège sert pour jouer la musique écrite, mais on peut parfaitement jouer (ou chanter) toute forme musicale non écrite sans le connaître!
Ceci étant dit, il est toujours utile d'en apprendre le plus possible. C'est le premier gage d'ouverture et de progrès les plus "kaléidoscopiques" possibles.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Sibieude et Lafforgue sont des anti-républicains, et ça me chiffonne, voyez-vous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

De toutes façons, quand on va causer à Radio-Courtoisie, déjà, c'est qu'on n'a pas peur de mettre les doigts dans les streptocoques fécaux, comme disait l'autre illuminé.
Quant à Sibieude and co, on sait depuis longtemps que ce sont des anti-républicains de la plus belle eau. Seuls des gens qui n'ont pas trop la tête politique pouvaient encore en douter. Cf. les délires de Lafforgue sur la Vendée.
Anne-Marie, la politique consistant à dire que "les ennemis de nos ennemis sont nos amis" est la pire qui soit : c'est celle qui, dans les années 20, a amené les militants du P. C. allemand à s'allier avec le NSDAP contre les socio-démocrates lors de la grande grève des transports de Berlin... et on a vu le résultat.

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 avril 2009

"Anne-Marie, la politique consistant à dire que "les ennemis de nos ennemis sont nos amis" est la pire qui soit".

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 avril 2009

Ah! Ca aussi, je l'ai dit tel quel, et plusieurs fois, même ici! (A propos des islamo-gauchistes par rapport aux Etats-unis, Amélie, rappelez-vous). ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Franchement, vous n'en avez pas marre d'incriminer le "pédagogisme" comme cause de tous les maux ?
Allez donc faire un tour sur le site de Lire-Écrire ; vous y verrez que la cause première du mal qui nous ronge c'est la Révolution française.

Ecrit par : guy morel | 19 avril 2009

Je suis sans doute naïve, Guy, j'aimerais que vous me fassiez un copié-collé de l'article qui incrimine la Révolution française comme cause du mal qui nous ronge????

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 avril 2009

Je me rappelle, Christophe !

Tenez, un article intéressant pour vous . Non, ce n'est pas Le Pen, c'est un homme de gauche qui parle :

http://pointdebasculecanada.ca/

Ecrit par : Indomptable Amélie | 20 avril 2009

Je me suis trompée de lien :


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1941

Ecrit par : Indomptable Amélie | 20 avril 2009

Moi ce qui m'épate, ce sont certains musiciens doués de "l'oreille absolue" et qui ont en plus une mémoire auditive incroyable, c'est à dire qu'ils sont capables de reproduire n'importe que thème musical écouté une seule fois, aussi compliqué soit-il, sans avoir besoin de partition.

Ecrit par : Manitas | 20 avril 2009

C'est plutôt une bonne nouvelle, Jérémy. Dix micro-partis d'extrême-droite, c'est la certitude qu'il n'y aura plus — plus avant longtemps — un gros parti d'extrême-droite.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Sans doute, mais Besancenot risque de voir les votes grimper en sa faveur, non ?? Vu le contexte actuel franchement ça ne m'étonnerait pas......

Encore une fois, si les Français sont tellement amnésiques et c... à la fois, il faudra vraiment s'attendre à tout !!!

Il ne sera sans doute pas président de la république.....Mais comme l'alternative n'existe plus en France face à la droite, un remake en 2012 à la sauce sarko ne me dit rien qui vaille.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 avril 2009

Mais comme l'alternative n'existe plus en France face à la droite, un remake en 2012 à la sauce sarko ne me dit rien qui vaille.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 avril 2009
Avec les dernières facéties de Ségolène Royal, on en prend encore un peu plus le chemin.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Hélas oui je suis au courant !!! Pauvre France........Qu'avons nous fait pour tomber si bas en politique ??

Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 avril 2009

Faire de la politique devient une voie de garage pour les abrutis. Les gens brillants vont dans la haute finance internationale qui est plus rentable.
Va falloir bientôt le faire des remédiations.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Après les AVS, il faut créer le métier d'AVP, auxiliaire de vie politique. Ils ont déjà des conseillers en com mais ça n'a pas l'air d'être suffisant.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

"Les gens brillants vont dans la haute finance internationale qui est plus rentable.


Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009 "

Si leur but principal est de gagner le plus possible, s'agit-il vraiment des gens les plus brillants?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

Si leur but principal est de gagner le plus possible, s'agit-il vraiment des gens les plus brillants?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

Ne faites pas le niais ! Que vous désiriez changer la société est très beau mais vous savez pertiinemment ce que veux dire.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

@ dobolino

Mille excuses si ma petite remarque déplacée et inutile à propos du narcissisme de certains blogueurs vous a touchée et agacée. Où êtes-vous allée chercher que je vous comptais parmi ceux et celles qui viennent ici pour afficher leurs états d'âme dont nul n'a que faire, plutôt que de participer, chacun selon son style, (et dieu sait si vous en avez un!) à l'enrichissement du débat?

Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2009

Je suis sans doute naïve, Guy, j'aimerais que vous me fassiez un copié-collé de l'article qui incrimine la Révolution française comme cause du mal qui nous ronge????
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 avril 2009

Difficile de faire une photocopie de propos tenus sur une antenne radiophonique !
La phrase incriminée est "Les Français n'ont pas fait le deuil de la révolution de 89". Quand on dit cela, on peut bien broder toutes les lénifiantes doctrines éducatives que l'on voudra, on ne parvient plus à cacher que le combat pour l'École dans lequel on prétend être engagé en recouvre un autre, de nature politique, que l'on n'ose pas défendre ouvertement.

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

"Sibieude et Lafforgue sont des anti-républicains, et ça me chiffonne, voyez-vous…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Pour Sibieude, ça fait un moment que je le dis. Mais bon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Alors christophe, dans ce cas, ne faites pas semblant d'oublier que Lang, Allègre, Frackowiack, Meirieu, Bégaudeau, Julliard et consort, tous étiqueté à gauche, le sont encore moins...

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Je suis sans doute naïve, Guy, j'aimerais que vous me fassiez un copié-collé de l'article qui incrimine la Révolution française comme cause du mal qui nous ronge????
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 avril 2009

Difficile de faire une photocopie de propos tenus sur une antenne radiophonique !
La phrase incriminée est "Les Français n'ont pas fait le deuil de la révolution de 89". Quand on dit cela, on peut bien broder toutes les lénifiantes doctrines éducatives que l'on voudra, on ne parvient plus à cacher que le combat pour l'École dans lequel on prétend être engagé en recouvre un autre, de nature politique, que l'on n'ose pas défendre ouvertement.

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009


Que voulait-il dire exactement pas là ? Çela semble tout de même peu court pour condamner l'ensemble du combat pour l'instruction de la part de ces gens-là... à creuser bien sûr (je vais aller plus souvent sur leur site), mais quand ils ont raison sur un point essentiel, ils ont raison, point. Le combat pour l'instruction est-il réservé à la gauche ou une certaine gauche alors que sa responsabilité dans ce qui se passe est écrasante? Toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre étant donné l'étendue et la profondeur du problème.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Si leur but principal est de gagner le plus possible, s'agit-il vraiment des gens les plus brillants?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

En fait, je reviens vu que j'ai un peu plus de temps. C'est quand même plus complexe.
J'ai coutume de dire que si tous étaient comme moi-même, le monde serait un désert, sans routes, sans infrastructures, rien !
Les extravertis assoiffés de pouvoir sont aussi des gens qui veulent se donner les moyens de faire aboutir leurs idées, pas seulement des gens qui veulent être riches, même si la richesse leur agrée.
Idées ne veut pas dire idéal de vie.
Je reviens plus tard. J'ai une consultation.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Que voulait-il dire exactement pas là ? Çela semble tout de même peu court pour condamner l'ensemble du combat pour l'instruction de la part de ces gens-là... à creuser bien sûr (je vais aller plus souvent sur leur site), mais quand ils ont raison sur un point essentiel, ils ont raison, point. Le combat pour l'instruction est-il réservé à la gauche ou une certaine gauche alors que sa responsabilité dans ce qui se passe est écrasante? Toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre étant donné l'étendue et la profondeur du problème.
Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Ce que les gens ont l'intention de dire échappe à l'analyse ; ce qui prend sens c'est ce qu'ils disent.
Or le discours anti-1789 est un bon marqueur politique, et qui n'a rien à voir avec le clivage droite/gauche. Faut-il rappeler les positions anti-89 de Pétain ? Et le fait que déjà des gens de gauche comme de droite y adhéraient ? Des "bonnes volontés" sans doute rassemblées par l'étendue du désastre de 1940. Pour les fins que l'on sait.

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

"Alors Christophe, dans ce cas, ne faites pas semblant d'oublier que Lang, Allègre, Frackowiack, Meirieu, Bégaudeau, Julliard et consort, tous étiquetés à gauche, le sont encore moins..."

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Il me semble ne guère avoir ménagé Lang, Allègre, (depuis le début de mes contributions), et Bégaudeau, ici-même, Manu.
Quant aux trois autres, ils sont assez insultés par la quasi-totalité des blogueurs d'ici pour que je vienne y rajouter ma voix. La "curée", ce n'est pas vraiment mon truc.
En admettant que je pense la même chose que vous à leur sujet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Alors christophe, dans ce cas, ne faites pas semblant d'oublier que Lang, Allègre, Frackowiack, Meirieu, Bégaudeau, Julliard et consort, tous étiqueté à gauche, le sont encore moins...
Ecrit par : Manu | 20 avril 2009
La critique sans concession des gens prétendument de gauche qui ont aggravé l'effondrement scolaire en continuant les politiques scolaires de droite a été faite ici de multiples fois.

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Cher Guy Morel,

Ne croyez-vous pas qu'un certain nombre d'enseignants n'ont pas encore fait leur deuil du "grand service unifié de l'éducation nationale" ?

Ecrit par : iPidiblue réponse du berger à la bergère | 20 avril 2009

Je me suis trompée de lien

Ecrit par : Indomptable Amélie | 20 avril 2009

Bah, si encore il n'y avait que ça...

Ecrit par : Jeremy | 20 avril 2009

"

Si leur but principal est de gagner le plus possible, s'agit-il vraiment des gens les plus brillants?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

Ne faites pas le niais ! Que vous désiriez changer la société est très beau mais vous savez pertiinemment ce que veux dire.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009
"

Non, ou alors vous confondez brillant avec ambitieux, cupide et efficace en affaires.
Les mots ont un sens et pour moi brillant a un sens très différent visiblement.

Je ne suis ni niais, ni vertueux mais - sans me poser en donneur de leçons - les valeurs de vos "brillants" et la soumission à leur pouvoir réel et symbolique ne sont pas les miennes. Je le dis sans les haïr ou les admirer.

"La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire." (Charles Dickens)

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

Cher Guy Morel,

Ne croyez-vous pas qu'un certain nombre d'enseignants n'ont pas encore fait leur deuil du "grand service unifié de l'éducation nationale" ?
Ecrit par : iPidiblue réponse du berger à la bergère | 20 avril 2009

C'est-à-dire ?

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Un peu de pub aux copines…
Le SNALC vient de faire une analyse de ce que le ministère (nous) fait avec la réforme du lycée, "en douc(ur)", dit la rédactrice.
http://www.mediapart.fr/club/blog/claire-mazeron/200409/lycee-la-reforme-en-douceur
Encore une qui ne plaira pas à Julien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

@ Le deuil de la Révolution française

Quand on s'en prend à la Révolution française, il faut savoir quels devanciers on a, et ce qui leur fut répondu en plein désastre.
http://archivescommunistes.chez-alice.fr/pcf/pcf5.html

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Ma réponse Guy Morel est tombée dans les limbes du net !

Je vous en fais une autre : j'espère que vous allez protester contre Durban II qui se tient à Genève afin d'être conforme à vos engagements politiques !

Ecrit par : iPidiblue grand service unifié de l'EN | 20 avril 2009

Ah ! au fait il existe en Suède un mouvement féministe qui réclame pour les femmes le droit d'aller topless à la piscine, êtes-vous prêt à les soutenir (les femmes pas les seins) ?

Ecrit par : iPidiblue et lde droit des hommes et des femmes à être seins nus | 20 avril 2009

Non, ou alors vous confondez brillant avec ambitieux, cupide et efficace en affaires.
Les mots ont un sens et pour moi brillant a un sens très différent visiblement.

Je ne suis ni niais, ni vertueux mais - sans me poser en donneur de leçons - les valeurs de vos "brillants" et la soumission à leur pouvoir réel et symbolique ne sont pas les miennes. Je le dis sans les haïr ou les admirer.

"La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire." (Charles Dickens)

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

Vous me cassez les pieds ! Vous avez répondu trop vite. Non seulement j'avais commencé à expliquer mon point de vue en dessous puis m''étais clairement excusée de ne pouvoir continuer du fait de mes obligations professionnelles;
Je laisse tomber, ça n'en vaut pas la peine et les autres n'ont pas besoin qu'on leur fasse un dessin.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Encore une qui ne plaira pas à Julien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Qui ? Claire Mazeron ou la réforme des lycées qui constitue un discret et progressif enculage avec vaseline ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Qui ? Claire Mazeron ou la réforme des lycées qui constitue un discret et progressif enculage avec vaseline ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Ah ben non ! Vous n'allez pas vous y mettre ...

Ecrit par : Zorglub | 20 avril 2009

@Droite/gauche et politiques scolaires

Manu rappelle plus haut l'implication de gens dits "de gauche" dans l'effondrement de l'instruction publique.
À ce propos on pourrait dire que les politiques de la gauche au pouvoir ont dans les années 80 relayé les politiques de droite antérieures et que depuis son retour au pouvoir la droite poursuit les mêmes politiques.

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Qui ? Claire Mazeron ou la réforme des lycées qui constitue un discret et progressif enculage avec vaseline ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Ah ben non ! Vous n'allez pas vous y mettre ...

Ecrit par : Zorglub | 20 avril 2009

C'est Brighelli qui a commencé !

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Tiens, une émission à voir...
http://programmes.france3.fr/duel-sur-la-3/36117321-fr.php

Ecrit par : dickens | 20 avril 2009

Dobolino, vous êtes une libertine !
Notez que je n'ai rien contre : dans libertin, il y a liberté.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Dobolino, vous êtes une libertine !
Notez que je n'ai rien contre : dans libertin, il y a liberté.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009
De toute façon, sodomite ou pas, je doute que Claire Mazeron éprouve un quelconque intérêt pour notre petit julien.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

De toute façon, sodomite ou pas, je doute que Claire Mazeron éprouve un quelconque intérêt pour notre petit julien.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Mais PERSONNE n'éprouve le moindre intérêt pour ce pauvre garçon -- c'est bien là son problème, sans doute.

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 avril 2009

C'est marrant, Dobolino, je venais de regarder cette video sur le net!
Cette histoire est assez hallucinante! Et elle a vraiment "la voix du bon dieu", la ménagère!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

"Mais PERSONNE n'éprouve le moindre intérêt pour ce pauvre garçon -- c'est bien là son problème, sans doute."

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 avril 2009

Si, mais seulement ici! C'est pour ça qu'il continue! Pour paraphraser Coluche: "quand on pense qu'il suffirait (peut-être?) qu'on arrête de lui répondre pour qu'il ne poste plus"...

Vous auriez dû être "psy", Françoise!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Non, certes — mais il a l'occasion de se renseigner sur la réforme rampante des lycées, ce qui me semble bien plus intéressant que ses contorsions hygiénistes.
D'ailleurs, le titre de l'article de CM est éloquent : la réforme en douce(ur) — mais à quoi diable pensait-elle ? Quelle métaphore gît dans un titre pareil ?
On se le demande… Dobolino, au moins, se le demande, qui, en vraie véto qu'elle est, ne pense "enculage" que dans le contexte diptères.
JPB
PS. Je viens de vérifier : très beau cliché de mouche sodomisant une autre mouche sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouche

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

C'est marrant, Dobolino, je venais de regarder cette video sur le net!
Cette histoire est assez hallucinante! Et elle a vraiment "la voix du bon dieu", la ménagère!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009
j'ai trouvé aussi. Vous croyez qu'elle l'a beaucoup travaillé ? L'article ne nous dit rien là-dessus.
Je vais vous en chercher une autre assez impressionnante.
Je reviens.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Tenez, Christophe !
http://www.youtube.com/watch?v=jWj93tolCdk
Est-ce une performance vocale pour une fille de onze ans ou un exercice facile avec un peu d'entraînement ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Facile? C'est phénoménal et, à mon avis, ses deux parents sont "yoddlers", et elle a entendu ça depuis sa naissance!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

D'ailleurs, l'article sur "la ménagère" dit qu'elle chantait "non stop" depuis l'âge de douze ans!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

" Vous me cassez les pieds ! Vous avez répondu trop vite. Non seulement j'avais commencé à expliquer mon point de vue en dessous puis m''étais clairement excusée de ne pouvoir continuer du fait de mes obligations professionnelles;
Je laisse tomber, ça n'en vaut pas la peine et les autres n'ont pas besoin qu'on leur fasse un dessin.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009 "

Je laisse aussi tomber mais je trouve que vous vous énervez bien vite.

Trop de travail sans doute, nous les rpofs on est en vacances ;-)))

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

profs pas "rpofs"!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 avril 2009

Tenez, Christophe !
http://www.youtube.com/watch?v=jWj93tolCdk
Est-ce une performance vocale pour une fille de onze ans ou un exercice facile avec un peu d'entraînement ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Ouah ! alors là pour le coup je suis resté "scotché"... Elle dit pourtant n'avoir appris que par les livres... difficile à croire (je pense que Christophe a raison: elle a au moins dû baigner dedans depuis toute petite)

Ecrit par : Trollju | 20 avril 2009

Bah, on en sort régulièrement, des phénomènes. Vous ne vous rappelez pas Joselito, "l'enfant à la voix d'or" ?

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

J'ai oublié de signer !
Voilà qui est fait :
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Bah, on en sort régulièrement, des phénomènes. Vous ne vous rappelez pas Joselito, "l'enfant à la voix d'or" ?

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Euh, non... mais je file me renseigner de suite !

Ecrit par : Trollju | 20 avril 2009

Joselito, c'est là :
http://www.youtube.com/watch?v=iWKQ0OG4kWs
JPB
PS. Et ce fut fini quand il a mué…

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Oui, et il a mal fini, celui-là, d'ailleurs!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Après sa mue, je voulais dire!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Bah, on en sort régulièrement, des phénomènes. Vous ne vous rappelez pas Joselito, "l'enfant à la voix d'or" ?

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Oui, mais une femme, c'est pas pareil qu'un homme, ça ne mue pas ! Une gamine de onze ans qui est capable de performances vocales ne peut qu'aller en s'améliorant si elle travaille et ne se met pas à fumer 40 clopes par jour. Pas vrai, Christophe ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Si, les femmes muent! Mais un peu plus tard, et ça s'entend moins!!!* Surtout si elles font du chant de manière intense.
*(A peu près une tierce mineure, je crois).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Tenez, Christophe !
http://www.youtube.com/watch?v=jWj93tolCdk
Est-ce une performance vocale pour une fille de onze ans ou un exercice facile avec un peu d'entraînement ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Je me permet d'apporter un début de réponse, même si je ne suis pas Christophe : à mon avis, quelle que puisse être la difficulté de cette technique du yodle (qui apparemment consiste à alterner trés rapidement voix de tête et voix de poitrine), nous avons ici affaire de toute façon à quelqu'un qui chante trés bien, qui a une voix, comme on dit.

A vous, Christophe.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Et, pour ce qui est des quarante clopes, moi, je trouve qu'Higelin chante vraiment bien!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Bah, on en sort régulièrement, des phénomènes. Vous ne vous rappelez pas Joselito, "l'enfant à la voix d'or" ?

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009
Bien sûr ! C'était extraordinaire ! A huit ans, on rêvait de l'avoir comme petit amoureux.
Remarquez qu'il doit être franchement plus vieux que moi.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Je me permet d'apporter un début de réponse, même si je ne suis pas Christophe : à mon avis, quelle que puisse être la difficulté de cette technique du yodle (qui apparemment consiste à alterner trés rapidement voix de tête et voix de poitrine), nous avons ici affaire de toute façon à quelqu'un qui chante trés bien, qui a une voix, comme on dit.

A vous, Christophe.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009
Manu, si j'ai posé la question à Christophe, c'est uniquement parce qu'il était là ! Ne vous croyez surtout pas négligé ! Votre avis m'intéresse également .

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Oui, mais une femme, c'est pas pareil qu'un homme, ça ne mue pas ! Une gamine de onze ans qui est capable de performances vocales ne peut qu'aller en s'améliorant si elle travaille et ne se met pas à fumer 40 clopes par jour. Pas vrai, Christophe ?

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Inexact, Dobolino (j'ai décidé de vous enquiquiner aujourd"hui) : Les filles ont aussi la voix qui mue, mais c'est imperceptible (la voix baisse d'une tierce environ... contre une bonne octave pour les garçons).

Pour la clope, oui, en général, c'est rédhibitoire. Il y a parfois des exceptions : Caruso, par exemple, fumait le cigare dans les coulisses entre 2 airs.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009
Manu, si j'ai posé la question à Christophe, c'est uniquement parce qu'il était là ! Ne vous croyez surtout pas négligé ! Votre avis m'intéresse également .

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Nono, non, Dobo, ne vous inquiétez pas ! J'ai beaucoup de défauts mais pas celui là : je ne suis ni un envieux ni un jaloux.

Et en plus comme un con je n'avais même pas vu que Christophe avait DÉJA répondu.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009
Bien sûr ! C'était extraordinaire ! A huit ans, on rêvait de l'avoir comme petit amoureux.
Remarquez qu'il doit être franchement plus vieux que moi.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Je ne voudrais pas vous casser vos rêves, dobolino, mais je crois qu'il a eu se sérieux ennuis avec la police (trafic de drogue).

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Dobolino, il avait une grosse dizaine d'années de plus que vous.
Et il les a toujours, sauf qu'à nos âges, ça compte double…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

http://www.dailymotion.com/relevance/search/claire+mazeron/video/x5py48_claire-mazeron_news

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Yeeesss !! Merci Dobo ! Voilà quelqu'un que l'on devrait entendre plus souvent dans les médias.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

La clope, c'est assez particulier. J'ai une bonne copine chanteuse de cabaret et animatrice de soirée. Vues les technologies modernes, elle avait sur CD tous ses accompagnements musicaux et par ailleurs ses airs de guitare sèche adaptés à sa voix depuis trente bonnes années. A l'aube de la soixantaine, elle a décidé d'arrêter de fumer. Il lui a fallu tout refaire et elle est restée plusieurs mois sans se produire, plus d'un an même, si mes souvenirs sont bons, le temps de tout réadapter. Maintenant, ses soirées sont à nouveau hyper sympas.
Autant vous dire qu'elle ne risque pas de se remettre à fumer !
D'autant plus qu'il est inutile de vous décrire la mirobolante retraite d'une chanteuse de cabaret et fêtes municipales. Tant qu'elle tiendra, elle arrondira ses fins de mois avec ses soirées.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Je ne voudrais pas vous casser vos rêves, dobolino, mais je crois qu'il a eu se sérieux ennuis avec la police (trafic de drogue).

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

C'est marrant, si l'on peut dire, on aurait attendu ça dans d'autres styles de musique.

Finalement, les métalleux et autres hard-rockers dont je suis le symbolique représentant ici sont plutôt sages en comparaison : peu de choses en dehors de la bière. Notre came à nous serait plutôt de nature musicale. Impossible de toute façon de jouer un solo trés rapide complètement défoncé.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Dobolino, il avait une grosse dizaine d'années de plus que vous.
Et il les a toujours, sauf qu'à nos âges, ça compte double…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009
Pas du tout ! Il y a des hommes de soixante ans absolument séduisants.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Et, pour ce qui est des quarante clopes, moi, je trouve qu'Higelin chante vraiment bien!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009
La petite histoire dit qu'à une époque, Aznavour avait voulu arrêter de fumer. Quand il a eu réussi, son producteur lui a dit : "recommence à fumer tout de suite !"

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Les signes de pistes et maintenant Joselito :
toute mon enfance ! La nostalgie n'est plus ce qu'elle était ! ;-)

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Dobolino, il avait une grosse dizaine d'années de plus que vous.
Et il les a toujours, sauf qu'à nos âges, ça compte double…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009
Pas du tout ! Il y a des hommes de soixante ans absolument séduisants.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

C'est ben vrai, ça !

Ecrit par : catmano | 20 avril 2009

Un peu de pub aux copines…
Le SNALC vient de faire une analyse de ce que le ministère (nous) fait avec la réforme du lycée, "en douc(ur)", dit la rédactrice.
http://www.mediapart.fr/club/blog/claire-mazeron/200409/lycee-la-reforme-en-douceur
Encore une qui ne plaira pas à Julien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Tant pis, ça nous plait à nous. Remarquable, cet article.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Je ne voudrais pas vous casser vos rêves, dobolino, mais je crois qu'il a eu se sérieux ennuis avec la police (trafic de drogue).

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

De toute façon, Robin, ce n'est pas grave car il y a longtemps que les rêves de mes huit ans ont été pulvérisés par les évènements.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Pas du tout ! Il y a des hommes de soixante ans absolument séduisants.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Vu sur wikipedia:

"Adulte, il ne trouve plus le succès malgré des tentatives régulières de come-backs. Il disparaît quelques années en Afrique. En 1990, il est arrêté pour trafic d'armes et de drogue en Angola, puis renvoyé dans son pays natal. Il devient ensuite viticulteur dans la région de Valence."

D'abord les armes, la dope, puis la bibine...
Dobolino, êtes-vous sûr qu'il soit toujours fréquentable ;-)

Ecrit par : Trollju | 20 avril 2009

Et Serge Gainsbourg, alors? Une voix certes très limitée d'un point de vue mélodique, mais remarquablement bien en place sur le plan rythmique, en particulier dans sa première période(1958-1964) quand ses chansons étaient fondées sur le jazz. Il m'a toujours semblé que le sens du rythme était essentiel pour un chanteur, cela étant dit, je reconnais pratiquer modestement la batterie, je suis par conséquent peut-être plus sensible à cet aspect. Quand à la cigarette, je crois qu'il n'avait de leçon à recevoir de personne!

Ecrit par : Alain | 20 avril 2009

Les signes de pistes et maintenant Joselito :
toute mon enfance ! La nostalgie n'est plus ce qu'elle était ! ;-)

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009
Vous voulez que je vous serve la nostalgie de mes 22 ans, en matière de musique ?
J'vas vous trouver ça !

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Ah, Higelin et la clope, et le reste…
Je 'ai rencontré il y a lanlère chez Tao, à Calvi — il a fait une chanson sur Calvi au petit matin.
L'était plus en état de chanter, à six du mat', l'artiste…
Et Bessie Smith, elle clopait pas, peut-être ? Et ce n'est même pas de ça qu'elle est morte, à 40 et quelques années…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

C'est marrant, si l'on peut dire, on aurait attendu ça dans d'autres styles de musique.

Finalement, les métalleux et autres hard-rockers dont je suis le symbolique représentant ici sont plutôt sages en comparaison : peu de choses en dehors de la bière. Notre came à nous serait plutôt de nature musicale. Impossible de toute façon de jouer un solo trés rapide complètement défoncé.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Il a eu des circonstances atténuantes. Ils l'ont exploité tant qu'ils ont pu et "jeté" après la mue.

Ca peut être un véritable drame pour les garçons. J'en sais quelque chose. Notre plus jeune fils (il a 16 ans à présent) était sopraniste et a participé à l'enregistrement d'un disque où il chante plusieurs morceaux en solo (Mozart, Mendelsohn, Fauré et Poulenc).

Il s'est fait une raison, mais heureusement qu'il a un instrument (trombone), mais ça n'a pas été facile.

Il avait un copain plus jeune et il lui a transmis le relai le plus sérieusement du monde : "Quand je ne pourrai plus chanter avec ma voix de soprano, tu prendras ma place." C'est beau, n'est-ce pas ?

Il y a un DVD consacré au "drame" de la mue : "Le monde des choristes, Un peu de fièvre" de Philippe Reypens (BQHL éditions)

Je crois qu'il y a, plus profondément, la question de l'innocence et de la "grâce". A douze ans, nous sommes chassés du paradis.

Mais "être chassé" est aussi une grâce.

Je suis sûr que Joselito s'est "relevé".

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Et d'un:
http://video.google.com/videoplay?docid=-4933746214912644135
à écouter à fond la caisse !

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Plus glamour:
http://www.youtube.com/watch?v=3uNyPefjS88

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Et Billie Holliday, elle fumait pas, peut-être ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

D'abord les armes, la dope, puis la bibine...
Dobolino, êtes-vous sûr qu'il soit toujours fréquentable ;-)

Ecrit par : Trollju | 20 avril 2009
Pas ni plus ni moins que Robert Miras !

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Dobolino hard rock ! Et pourquoi pas ?
Manu est conquis ! Si en plus vous lui confessiez que vous avez des pratiques anti-hygiénistes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Et ça
http://video.google.com/videosearch?q=ted+nugent&emb=0#
je me souviens d'un concert à Cannes. Un truc à rester sourd pendant deux jours !
J'ai refilé tous les disques à mon fils, y'a trop de décibels pour mes oreilles usées.
Y'a que Scorpions que j'arrive encore à écouter.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Petite nouvelle -1-

La pétition contre la suppression de la géométrie a dépassé, et nettement, celle lancée par l’APMEP et le SNES, organisations représentatives s’il en est : 2512 pour celle du SNES/APMEP et 3234 pour celle de la Cité des Géométries.


L. Cedelle en parle d’ailleurs dans une nouvelle note de son blog

http://education.blog.lemonde.fr/

Petite nouvelle -2-

Sur le fil « Vient de paraître », Gilbert Molinier répond à Marc Le Bris sur une question dont il est toujours question sur ce blog, l’histoire : http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-mlb01.pdf

Vous trouverez infra * la présentation qu’il fait de son texte

Petit commentaire -3-
Je lis «C'est plutôt une bonne nouvelle, Jérémy. Dix micro-partis d'extrême-droite, c'est la certitude qu'il n'y aura plus — plus avant longtemps — un gros parti d'extrême-droite.
JPBrighelli »

Dans l’hypothèse où cela recouvre le même nombre de militants, c’est un progrès pour qui et pour quoi ?

Si l’extrême droite a fondu en nombre comme parti(s) indépendant(s), ne serait-ce pas qu’elle n’est plus utile , momentanément ou à plus long terme ?

MD
* * * *

Écrit au singulier, Bonheur d’école de Marc Le BRIS se présente au premier abord comme un compte rendu sincère du travail quotidien, de leçons ou de séquences de leçons données par l’instituteur dans la classe. On saura donc gré à Marc Le Bris d’avoir eu le courage de publier, à ses risques et périls, son Bonheur d’école.

La quatrième de couverture insiste sur le caractère très personnel du contenu de l’ouvrage : « Marc Le BRIS […] propose une visite clandestine dans sa salle de classe. Un voyage bouleversant en école primaire, au pays du calcul et de la dictée… » Or, l’importance de Bonheur d’école ne tient pas en ce qu’il est témoignage mais en tant qu’il expose un programme pédagogique complet. Sous la plume d’un critique bien informé mais inattentif, présenté comme sous la forme d’un reproche, on apprenait récemment que Bonheur d’école est le résultat d’une lente et douloureuse gestation. Mais comment pouvait-il en être autrement ?

L’auteur s’en explique ; l’importance pédagogique, psychologique et politique de son affaire exigeait qu’il prenne tout son temps. Il souhaite embarquer le lecteur jusque dans les fondements de l’entreprise pédagogique dont il entend repenser tout le sens. Il situe son ouvrage en continuité et en rupture avec les œuvres pédagogiques des plus grands réformateurs de l’école. Continuité quant au souffle historique qui les portent, rupture quant à l’intention qui les animent. A la page 197, on peut lire : « Pour reconnaître les objectifs fondamentaux qu’avaient les grands constructeurs d’école, il suffit bien souvent de considérer à quelle activité scolaire ils réservaient cet horaire d’honneur. Pour Jules Ferry, c’était la morale ; pour Jean-Marie de Lammenais, le catéchisme. Pour moi, modeste instituteur, ce sera l’orthographe et le calcul. » Une si grande ambition mérite d’être analysée. On peut faire crédit à l’auteur, mais cela n’exonère nullement de juger sur pièces.

Ci-joint, un premier exemple : LA LEÇON D’HISTOIRE (« Allons z’enfants… », pages 101-108.)

20 avril 2009-04-20
Gilbert Molinier

Ecrit par : MichelDelord | 20 avril 2009

Et Jeanne d'Arc? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

D'abord les armes, la dope, puis la bibine...
Dobolino, êtes-vous sûr qu'il soit toujours fréquentable ;-)

Ecrit par : Trollju | 20 avril 2009
Pas ni plus ni moins que Robert Miras !

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Sur Wikipédia, ils disent qu'il est viticulteur Valence et qu'il devenu "clean".

Ses impresarios le bouclaient dans sa chambre et l'empêchaient de rencontrer des filles de son âge. Ils ont essayé de le maintenir artificiellement dans un état d'enfance perpétuel, jusqu'à l'âge de 20 ans. Il a donc eu une mue (et une adolescence) tardives.

Il semblerait aussi qu'ils l'aient rajeuni de plusieurs années. Il avait 13 ans quand il a débuté et non 10 comme ils l'ont prétendu.

On est tenté de faire le lien avec le franquisme (cf. aussi les scénarii des films)

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Dobolino hard rock ! Et pourquoi pas ?
Manu est conquis ! Si en plus vous lui confessiez que vous avez des pratiques anti-hygiénistes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Ah ! Mais j'en ai toujours, occasionnellement ! C'est question de contexte !
Je suis capable de faire une autopsie en fumant mon clope, par exemple.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Pour Dobolino:

http://www.youtube.com/watch?v=iSN-Y1W4Jm4

Question hygiène, c'est vrai que ça peut laisser à désirer.... :-)

Le pire c'est que l'ai vu en concert l'animal...
J'ai lu qu'il avait perdu sa virginité avec la délicieuse Nico des Velvet... Le veinard!

Ecrit par : Matheutordu | 20 avril 2009

Ted Nuggent et Iggy Pop…
Il y en a qui me prennent par les sentiments…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 avril 2009

Petite nouvelle -2-

Sur le fil « Vient de paraître », Gilbert Molinier répond à Marc Le Bris sur une question dont il est toujours question sur ce blog, l’histoire : http: //michel.delord.free.fr/molinier/gm-mlb01.pdf



Ecrit par : MichelDelord | 20 avril 2009
Lu ! Ça me satisfait assez.
Comme j'avais acheté Bonheur d'Ecole, je l'ai lu jusqu'au bout, comme on finit sa part de pizza, même si elle est insipide.
Ce qui m'a le plus dérangée, dans ce livre, c'est de lire à chaque chapitre à quel point l'auteur se force à incorporer des élèves de sexe féminin, comme si c'était un pensum. On sent bien que s'il avait laissé libre cours à sa plume, sans s'imposer les contraintes de la société moderne, l'école eut été une école de garçons.

Ecrit par : dobolino | 20 avril 2009

Aller, bonne nuit...

http://www.youtube.com/watch?v=NziBR8I4c48

Ecrit par : Matheutordu | 20 avril 2009

@Le deuil de la Révolution
J'en parlais cette après-midi ; Michel Delord y revient en produisant un texte remarquable.
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-mlb01.pdf

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Il y a un DVD consacré au "drame" de la mue : "Le monde des choristes, Un peu de fièvre" de Philippe Reypens (BQHL éditions)

Je crois qu'il y a, plus profondément, la question de l'innocence et de la "grâce". A douze ans, nous sommes chassés du paradis.

Mais "être chassé" est aussi une grâce.

Je suis sûr que Joselito s'est "relevé".

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

C'est curieux, ce "drame" de la mue : j'ai beaucoup d'élèves pour qui c'est le contraire : voix fluette avant, super voix après. Et il y a aussi le cas de ceux qui chantent aussi bien avant qu' après.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Ce serait mieux si l'on rétablissait le vrai prénom de Joseph de Maistre et qu'on veille à ne pas le confondre avec son frère Xavier auteur du "Voyage autour de ma chambre".

Ecrit par : iPidiblue ou l'état-civil qui est la première des politesses | 20 avril 2009

"C'est curieux, ce "drame" de la mue : j'ai beaucoup d'élèves pour qui c'est le contraire : voix fluette avant, super voix après. Et il y a aussi le cas de ceux qui chantent aussi bien avant qu' après."

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Parfaitement d'accord avec vous, Manu! Mais c'est surtout "pendant"* que c'est le bordel!
*Sans jeu de mot idiot, évidemment!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Allez, je profite de ce débat consacré à la musique pour poser une question des plus délicates: Quel est selon votre auteur-compositeur français préféré? Personnellement, j'hésiterais entre Gainsbourg et Barbara, avec une légère prédilection pour le premier nommé (dans sa première période et pas dans ses délires "Gainsbarre", ça va de soi). Chez l'un comme chez l'autre, j'admire par dessus tout la coexistence d'une remarquable qualité d'écriture et leur capacité à "fondre" leurs textes dans la musique. En comparaison, je trouve que chez Brel, Ferré et Brassens, que j'admire également, on ressent davantage la sensation d'un texte, remarquable le plus souvent, plaqué sur la musique...

Ecrit par : Alain | 20 avril 2009

Joseph de Maistre est un auteur capital comme l'anglais Edmund Burke auteur des "Réflexions sur la Révolution de France" dès 1790.

Non étudié en classe ... comme beaucoup d'auteurs de ce style.

Ecrit par : iPidiblue et l'esprit des révolutions | 20 avril 2009

Ce serait mieux si l'on rétablissait le vrai prénom de Joseph de Maistre et qu'on veille à ne pas le confondre avec son frère Xavier auteur du "Voyage autour de ma chambre".
Ecrit par : iPidiblue ou l'état-civil qui est la première des politesses | 20 avril 2009
Certes. Et ce serait encore mieux si vous ne cherchiez pas les fifrelins. Faut savoir aller à l'essentiel, Mandibule !

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

La présentation que fait Marc Le Bris de la Révolution française me paraît effectivement un peu "courte" (sur les Cahiers de doléance, la convocation des États-Généraux et la question cruciale du mode de scrutin qui aurait pu donner lieu à une leçon de mathématiques sur la proportionnalité)

Les programmes ont supprimé la "leçon de morale" à l'école primaire, ce que je regrette personnellement, mais ça n'est pas une raison pour faire de la leçon d'Histoire l'occasion d'une leçon de morale.

Il faut lire (et faire lire) Victor Hugo ("Quatre-vingt treize") ET Anatopisme France ("Les dieux ont soif"), mais aussi essayer de séparer les faits et les jugements sur les faits (je sais que ce n'est pas facile et que, comme dans les sciences "dures" "les faits sont faits", c'est-à-dire qu'ils s'inscrivent à l'intérieur d'une théorie explicative)

Le très catholique et très conservateur J.K. Chesterton (un Anglais !) disait que les principes de la Révolution française, la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen en particulier, étaient "l'évidence même".

Mais on dira qu'il s'agit-là d'un "argument d'autorité".

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Errata : Anatole France !

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Joseph de Maistre est un auteur capital comme l'anglais Edmund Burke auteur des "Réflexions sur la Révolution de France" dès 1790.

Non étudié en classe ... comme beaucoup d'auteurs de ce style.
Ecrit par : iPidiblue et l'esprit des révolutions | 20 avril 2009

Qui a dit le contraire ?

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Allez, je profite de ce débat consacré à la musique pour poser une question des plus délicates: Quel est selon votre auteur-compositeur français préféré?

Ecrit par : Alain | 20 avril 2009

S'il faut n'en choisir qu'un : Guillaume de Machault (c. 1300 - 1377), sans hésiter.

Sinon, difficile d'oublier Claude Lejeune (1528-1600), Roland de Lassus (c.1532 - 1594), Jean-Baptiste Lully (1532-1587), Jean-Philippe Rameau (1683 - 1764) et Maurice Ravel (1875 - 1937).

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Oaaa punaise ! Lully : 1632-1687 !!! Désolé.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Je ne vais pas parler de la Révolution française ici et encore moins du livre de Marc le Bris que je n'ai pas lu, mais enfin il me semble qu'il y a au moins un idéologue dont j'ai lu le texte c'est Gilbert Molinier !

Ecrit par : iPidiblue et l'esprit de revanche | 20 avril 2009

Je ne vais pas parler de la Révolution française ici et encore moins du livre de Marc le Bris que je n'ai pas lu, mais enfin il me semble qu'il y a au moins un idéologue dont j'ai lu le texte c'est Gilbert Molinier !
Ecrit par : iPidiblue et l'esprit de revanche | 20 avril 2009

Vestibule, vous me plaisez davantage d'un instant à l'autre. Ainsi donc, vous avez découvert un "idéologue". Avec lequel, je n'en doute pas, vous n'envisagez pas une instant de parler de livres que n'avez pas lus, d'événements dont ne vous ne voulez pas parler, ni de Burke ni de Joseph de Maistre. C'est bien ainsi parce que je suis certain que vous ressortiriez de ces échanges aussi frais qu'un chat passé à l'essoreuse.
Un question toutefois : puisque vous ne voulez parler de rien, que vous n'avez pas lu le livre dont il est question, pourquoi traitez-vous Molinier, professeur de philosophie compétent et auteur d'un excellent livre sur l'école, d'idéologue ? Pour le plaisir de la ramener ?

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Et comme il a beaucoup été question ce soir du hard-rock d'une certaine époque... voici ce qu'écoutent mes élèves aujourd'hui (planquez-vous, Dobo) :

http://www.youtube.com/watch?v=tnhdJVh9iIY

Inutile d'avoir recours à la défenestration. Ils font aussi des choses moins déroutantes :

http://www.youtube.com/watch?v=pxMkIm5JxkM&feature=related

Voire carrément de la musique qui ressemble à s'y méprendre à celle de la Renaissance.Ça n'aurait probablement pas déplu à François 1er ou à Catherine de Médicis:

http://www.youtube.com/watch?v=5m6GYzgk5J0&feature=related

Ecrit par : Manu | 20 avril 2009

Personnellement, Debussy et Ravel. Mais également Rameau, Couperin, et Josquin des Prz.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Connaissez-vous le mot de Fouquier-Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire, en montant à l'échafaud et s'adressant à la foule qui l'insultait : "Au moins je meurs le ventre plein !"

Eh bien ! j'ai le sentiment que l'accusateur public Gilbert Molinier a à peu près la même sorte d'esprit quand il s'attaque à Marc Le Bris.

Ecrit par : iPidiblue et l'esprit de l'escalier | 20 avril 2009

"Josquin des Prez".

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

Et Clément Janequin, évidemment!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009

[Connaissez-vous le mot de Fouquier-Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire, en montant à l'échafaud et s'adressant à la foule qui l'insultait : "Au moins je meurs le ventre plein !"]

Oui.

[Eh bien ! j'ai le sentiment que l'accusateur public Gilbert Molinier a à peu près la même sorte d'esprit quand il s'attaque à Marc Le Bris.

Ecrit par : iPidiblue et l'esprit de l'escalier | 20 avril 2009]

Vous avez du mal à cacher votre sentiment.

Est-ce que vous avez quelque chose de plus robuste que "votre sentiment" pour justifier votre affirmation " l'accusateur public Gilbert Molinier a à peu près la même sorte d'esprit quand il s'attaque à Marc Le Bris." ?

MD

Ecrit par : MichelDelord | 20 avril 2009

Pour Joseph de Maistre, le pouvoir temporel doit se conformer aux voies de la Providence. Un régime théocratique est alors pour lui le plus adapté, tandis que la reconnaissance de l'autorité religieuse le pousse à reconnaître la suprématie temporelle du pape.

Les théories de Joseph de Maistre, peu connues à la Révolution, connaîtront par la suite un grand succès chez les ultra-royalistes et les conservateurs. Intéressantes pour effectuer une mise en perspective du phénomène Révolutionnaire, elles présentent une réflexion poussée et riche en paradoxes, bien identifiable parmi les courants de pensée conservateurs.

Il eut également une postérité à la fois plus spirituelle et plus littéraire, via plusieurs auteurs qu'il influença considérablement : Honoré de Balzac, mais surtout Charles Baudelaire (par exemple dans ses poèmes Correspondances ou Réversibilité) et Ernest Hello, lequel a marqué ensuite toute la littérature catholique du XXe siècle.

J'avoue l'avoir lu avec passion vers l'âge de 15 ans dans la collection des petits classiques Larousse (des extraits sans doute). A l'époque je lisais aussi "Le Mouron rouge" de la baronne Orczy, et "Les dieux ont soif" d'Anatole France et je penchais sentimentalement pour la monarchie. Après j'ai lu Albert Soboul et encore après François Furet.

Je voudrais simplement faire remarquer que loin de présenter la Révolution comme un "accident" de l'Histoire de France, Joseph de Maistre y voit un événement considérable, une œuvre de "regénérescence" (pour le meilleur et pour le pire) de la Providence divine.

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Je ne m'étais pas aperçu qu'il faisait l'éloge de la leçon d'histoire de Marc le Bris mais bon ! il est possible que j'ai eu la berlue et que ce sont des fleurs de rhétorique seulement !

Ecrit par : iPidiblue et le molinisme | 20 avril 2009

Manu et Christophe, je faisais bien évidemment référence à la chanson populaire du vingtième siècle. Je peux bien sûr me tromper, mais à ma connaissance, Ravel et Debussy, si grand leur génie fût-il, n'ont guère mis en musique leurs propres poèmes. Il y a d'ailleurs une différence fondamentale entre la musique classique et une chanson, à savoir que la musique classique demande une initiation préalable et ne révèle ses richesses que progressivement, au fur et à mesures d'inlassables écoutes.

Ecrit par : Alain | 20 avril 2009

Pour les collègues de musique :

Un document pédagogique sur les différentes familles d'instruments de l'orchestre symphonique à partir d'un arrangement de Benjamen Briten sur un thème Purcell.


http://video.google.com/videosearch?q=purcell#

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

Connaissez-vous le mot de Fouquier-Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire, en montant à l'échafaud et s'adressant à la foule qui l'insultait : "Au moins je meurs le ventre plein !"

Eh bien ! j'ai le sentiment que l'accusateur public Gilbert Molinier a à peu près la même sorte d'esprit quand il s'attaque à Marc Le Bris.
Ecrit par : iPidiblue et l'esprit de l'escalier | 20 avril 2009

Dites-donc l'escalureblue - ah les pseudos, j'adore ! - il était question de Burke, non ? pas de ventre plein. Et comment pouvez-vous prendre la défense d'un livre que vous dites n'avoir pas lu ?
Pour la ramener ?
Allez, encore un effort, vous lisez Burke, de Maistre et Le Bris, vous révisez l'histoire de la Révolution, et puis on vous fait passer un oral.

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Il faut cliquer sur la deuxième vidéo sur la gauche.

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009

iPidiblue a écrit

[iPidiblue et le molinisme]

C'est déjà bien de lui donner un nom.

Mais ne serait-il pas plus juste de dire ' molinièrisme' ?

'iPidiblue et le molinisme' a ajouté

[Je ne m'étais pas aperçu ]

Dommage

'iPidiblue et le molinisme' a de plus affirmé

[il est possible que j'ai eu la berlue]

Possible, effectivement.

MD





Ecrit par : | 20 avril 2009

Ecrit par : MichelDelord | 20 avril 2009

Ecoutez Michel Delord et Guy Morel je n'ai pas l'habitude de faire parler les absents alors puisque vous êtes des donneurs de leçons sans égaux je vous conseille vivement de faire parvenir l'admirable texte de M Gilbert Molinier à M Marc Le Bris.

Et enfin je vous rappellerai le mot du Duc de Castries quand on lui demanda de prêter son château en 1989 pour y tourner un film vantant cette époque : "La Révolution je l'emmerde !"


Pierre DRIOUT

Ecrit par : iPidiblue et le delormorelisme | 20 avril 2009

Manu et Christophe, je faisais bien évidemment référence à la chanson populaire du vingtième siècle. Je peux bien sûr me tromper, mais à ma connaissance, Ravel et Debussy, si grand leur génie fût-il, n'ont guère mis en musique leurs propres poèmes. Il y a d'ailleurs une différence fondamentale entre la musique classique et une chanson, à savoir que la musique classique demande une initiation préalable et ne révèle ses richesses que progressivement, au fur et à mesures d'inlassables écoutes.

Ecrit par : Alain | 20 avril 2009

Absolument pas d'accord :

1) Guillaume de Machault que j'ai cité était aussi réputé pour ses poèmes, par exemple.

2)La musique "classique" comme vous dites, peut aussi frapper son auditeur au 1er coup, si ignorant soit-il. Désolé, Alain, mais c'est aussi avec des préjugés comme ceux-là que nos amis pédagos prétendent interdire l'instruction des élèves (même si vous même ne pensiez pas à mal, bien sûr) sur le mode "c'est inaccessible, on ne peut donc le transmettre" (la 1ère partie du raisonnement vous appartient, pas la 2ème, heureusement).

3) Pour achever de vous assassiner, je ne vois vraiment pas pourquoi on se limiterait au XXème siècle. En fait, quand j'ai vu votre question, j'étais trés embêté ne partageant absolument pas vos goûts en la matière (Barbara, Ferré, Brel, Brassens etc.) et ne me sentant absolument pas "obligé" d'aimer ça. J'ai déja échappé 2 ou 3 fois dans ma vie à un lynchage pour cette raison.

Cela s'explique : vous êtes avant tout sensible au texte, qui ne me fait pas grand effet. Je suis avant tout sensible à la musique en elle-même. Je considère Brassens beaucoup plus comme un poète, par exemple, que comme un musicien. Je ne suis pas sûr que lui-même se serait qualifié ainsi, d'ailleurs.

Et puisqu'on y est j'ai fait un oubli fondamental dans ma liste tout à l'heure: Jean de Ockeghem (c.1420 -1497), je l'aurais mis en 2ème position juste derrière Machault.

Maintenant, Alain, une dernière provocation : Je connais bien sûr ce que vous écoutez. La réciproque est-elle vraie ?

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

Pierre DRIOUT a écrit :

[Ecoutez Michel Delord et Guy Morel je n'ai pas l'habitude de faire parler les absents alors puisque vous êtes des donneurs de leçons sans égaux je vous conseille vivement de faire parvenir l'admirable texte de M Gilbert Molinier à M Marc Le Bris.]

Quelles que soient 'vos habitudes', merci du conseil

Pierre DRIOUT a rajouté :

[Et enfin je vous rappellerai le mot du Duc de Castries quand on lui demanda de prêter son château en 1989 pour y tourner un film vantant cette époque : "La Révolution je l'emmerde !"]

Merci de ce rappel. J'en tiendrai compte lorsque l'on me demandera de prêter mon chateau.

MD

* Je ne vois pas où vous voulez en venir.

Ecrit par : MichelDelord | 21 avril 2009

Oui, je sais que ça n'est pas très joyeux, mais c'est pour moi la plus belle :

http://www.youtube.com/watch?v=aiXcUTTLud4&feature=related

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

* Je ne vois pas où vous voulez en venir.
Ecrit par : MichelDelord | 21 avril 2009


Moi non plus car personne ne sait sauf vous à quoi se rapporte ce bout de phrase !

Ecrit par : iPidiblue et micheldelorisme | 21 avril 2009

Pour les collègues de musique :

Un document pédagogique sur les différentes familles d'instruments de l'orchestre symphonique à partir d'un arrangement de Benjamen Briten sur un thème Purcell.


http://video.google.com/videosearch?q=purcell#

Ecrit par : Robin | 20 avril 2009


Merci Robin ! Document intéressant mais petite erreur au début après le tutti : les cordes sont seules quelques instants et l'orchestre est surligné en entier.

Sinon, cet hymne a été le "gingle" du Club de la presse, émission politique sur Europe 1 pendant des années. Et honte à moi, je croyais que c'était une variation d'après Marc-Antoine Charpentier. Certes, c'est la même époque, mais... la perfide Albion, encore et toujours !

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

Merci de ce rappel. J'en tiendrai compte lorsque l'on me demandera de prêter mon chateau.

MD

Super, Michel ! Du coup grâce à toi on a un méga-plan pour le prochain congrès du GRIP !

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

Quelqu'un connaît-il l'ouvrage décrit ci-dessous?

http://www.ripostelaique.com/Un-blame-academique-flatteur-de.html

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 avril 2009

"iPidiblue et micheldelorisme" a dit :

[* Je ne vois pas où vous voulez en venir.
Ecrit par : MichelDelord | 21 avril 2009

Moi non plus car personne ne sait sauf vous à quoi se rapporte ce bout de phrase !

Ecrit par : iPidiblue et micheldelorisme | 21 avril 2009]

Il me passera donc ma frondeuse réponse :
Na na na na na

MD

Ecrit par : MichelDelord | 21 avril 2009

A propos de la "Révolution" .

Rapidement car il est tard:

Il me semble beaucoup plus grave de faire une leçon sur la révolution comme celle que fait Marc le Bris ( puisque là, il s'agit de contenus d'enseignement) que d'affirmer , comme le fait Gilbert Sibieude , que "Les Français n'ont pas fait le deuil de la révolution de 89" puisque, à ma connaissance , il ne propose pas d'en faire un contenu d'enseignement.

MD

Ecrit par : MichelDelord | 21 avril 2009

Iggy Pop dépucelé par Nico ?
Mais elle a dépucelé les 3/4 du rock mondial !

Sinon, Manu, Wintersun, ça a un petit côté "messe".
D'ailleurs, ne peut-on pas ramener quasiment toute la musique à trois genres fondamentaux, messe, chansons de marche et chansons de toile ?
Du coup, effectivement, depuis Machault, rien de très neuf…
JPB
PS. Il est un peu vain de se demander qui est ou non un bon chanteur/compositeur. La voix en soi est un instrument. Regardez comme certains groupes ont été déboussolés quand ils ont perdu leur chanteur (les Doors, bien sûr, mais aussi ACDC, par deux fois — grosse consommation de chanteurs, chez ACDC). En revanche, perdee un batteur (les Who ou Led Zep), un guitariste (les Stones), et j'en passe, ça ne fait ni chaud ni froid à personne.

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Je voudrais rajouter aux propos de Manu sur les auteurs compositeurs, (propos auxquels je souscris totalement) que, par réflexe, j'ai du mal à considérer vraiment comme compositeurs à part entière les créateurs de musiques de chansons de variétés, (ce mot étant employé au pluriel, et dans son sens le plus noble possible). Et sans que cela dévalorise en rien le travail des plus intéressants de ces derniers, d'ailleurs! Une mélodie sur quelques accords qui s'enchaînent dans la plupart des cas par des processi de modulations extrêmement simples, (tonalités voisines, ou très proches), c'est extrêmement loin de la complexité des techniques longuement apprises pour donner à une symphonie, à un opéra, à un quatuor à cordes, (etc), une macrostructure qui les font tenir dans le temps. (Réécoutez la "moindre" cantate de Bach, tout Mozart ou presque, tout Beethoven, et particulièrement les dernières sonates pour piano et quatuors à cordes, et je pourrais continuer comme ça assez longtemps!
Par contre, beaucoup de mélodies populaires, et de variétés, ne sont pas très loin en qualité, à mon avis, des plus beaux thèmes de la musique classique! (On parlait "d'amazing grace", l'autre jour, mais aussi "colchiques dans les prés", et, dans un autre genre, la musique de "pensées des morts", de Brassens, "je ne peux plus dire je t'aime", de Jacques Higelin, le merveilleux Leonard Cohen, qui, avec des moyens d'une simplicité incroyable, réussit à nous transporter dans un autre monde, ("Suzanne", "Hallelujah"), quelques hard-rockers dont, paradoxalement, ce sont les "ballades" les plus réussis des morceaux... Und so weiter)...

Manu, j'ai oublié aussi Ockeghem!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Robin, ce disque dont vous parlez a bercé mon enfance! Merci de me rajeunir d'un certain nombre de décennies!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Et Alain a demandé aux blogueurs quels étaient nos "auteurs compositeurs français préférés"...
Pour moi, bien qu'anglais, ;-), Purcell est un des grands noms de la musique de tous les temps.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

" Molinier, professeur de philosophie compétent et auteur d'un excellent livre sur l'école"

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Et, en plus, un des plus ardents défenseurs des IUFM dans sa diatribe anti-réforme, au plus fort de la lutte! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

" Molinier, professeur de philosophie compétent et auteur d'un excellent livre sur l'école"

Ecrit par : guy morel | 20 avril 2009

Et, en plus, un des plus ardents défenseurs des IUFM dans sa diatribe anti-réforme, au plus fort de la lutte! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Faut pas confondre Georges et Gilbert, c'est pas la même partition !!!

Ecrit par : Pascal | 21 avril 2009

Exact! Au temps pour moi!!! En plus, ils ont la même in itiale!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Allez, je profite de ce débat consacré à la musique pour poser une question des plus délicates: Quel est selon votre auteur-compositeur français préféré? Personnellement, j'hésiterais entre Gainsbourg et Barbara, avec une légère prédilection pour le premier nommé (dans sa première période et pas dans ses délires "Gainsbarre", ça va de soi). Chez l'un comme chez l'autre, j'admire par dessus tout la coexistence d'une remarquable qualité d'écriture et leur capacité à "fondre" leurs textes dans la musique. En comparaison, je trouve que chez Brel, Ferré et Brassens, que j'admire également, on ressent davantage la sensation d'un texte, remarquable le plus souvent, plaqué sur la musique...

Ecrit par : Alain | 20 avril 2009


Moi j'aime beaucoup Jean Ferrat mais je sens que ça va faire tache par ici.

Et Catherine Ribeiro comme interprète non compositrice.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 21 avril 2009

Purcell par Emilie Simon, sur France-Inter... La gerbe. Ils font chier, ces connards.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Iggy Pop dépucelé par Nico ?
Mais elle a dépucelé les 3/4 du rock mondial !

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

On ne va pas plaindre l'iguane, tout de même... Il doit y avoir des expériences plus désagréables -- comme par exemple celle de lire jusqu'à la fin l'opuscule de Marc Le Bris, comme l'a fait G. Molinier, qui semble s'être héroïquement dévoué pour la communauté, nous évitant ainsi simultanément un achat inutile en temps de crise et une lecture indigeste : qu'il en soit ici publiquement remercié !

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

La voix en soi est un instrument.

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

A propos de voix : que pensez-vous d'Anthony and the Johnsons, que m' a fait découvrir mon fils ? La voix d'Anthony -- le fils caché de Nina Simone , dirait-on --, est absolument incroyable.

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Ben non... Jean Ferrat est un bon auteur... J'ai un peu plus de mal comme "compositeur" et comme chanteur, mais c'est personnel !!!;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Ca, je ne connais pas du tout, Françoise!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Bon,je cède et je mets un message qui a un rapport avec le fil .
Je dévoile mes gouts : j'adore l'oiseau écossais et notamment sa déclaration sur l'impossibilité de voir la révolution à la télé et celle sur l'arrivée de l'hiver en Amérique.

Michel

Ecrit par : Michel Delord | 21 avril 2009

Michel, je ne suis pas assez intelligent, (ou pas assez cultivé, ou les deux) pour décrypter votre message!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Manu, il n'est nullement dans mes intentions de placer la musique classique sur un piédestal afin d'en interdire la transmission dans un cadre scolaire ou autre. Vous l'avez d'ailleurs vous-même souligné et je vous en remercie. Je voulais simplement signaler que le caractère complexe de cette musique nécessitait une étude plus approfondie, ce que dit également Christophe, me semble-t-il. Rassurez-vous, il n'est pas dans mes habitudes de mépriser les goûts de qui que ce soit, vous n'appréciez pas le quatuor Brel, Ferré, Brassens et Barbara, ce qui est votre droit le plus absolu.
Hervé, j'apprécie également beaucoup Jean Ferrat.
JPB, vous évoquez à juste titre l'importance des chanteurs dans les groupes de rock, en revanche Led Zeppelin s'est séparé après la disparition de John Bonham. Il arrive donc parfois que la perte d'un instrumentiste autre que le chanteur soit décisive, même si globalement je partage votre analyse.

Ecrit par : Alain | 21 avril 2009

"Michel, je ne suis pas assez intelligent, (ou pas assez cultivé, ou les deux) pour décrypter votre message!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009"

C'était bien un peu pour vous embêter que je l'ai dit comme ça.
Une aide pour le chimiliblic :

Googolisez les mots importants en anglais

Michel

Ecrit par : Michel Delord | 21 avril 2009

Ben non... Jean Ferrat est un bon auteur... J'ai un peu plus de mal comme "compositeur" et comme chanteur, mais c'est personnel !!!;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Rien n'existe "en soi" et la musique pas plus que le reste. Jean Ferrat est sans un bon chanteur et un bon compositeur (je crois qu'il a surtout chanté Aragon), mais pour les gens de ma génération, c'est un stalinien pur jus, une sorte de caution artistique de Georges Marchais.

C'est un de ses admirateurs, membre du PCF qui m' dit un jour au cours d'une discussion un peu animée : "Les gens comme toi, quand on aura le pouvoir, on les mettra dans des camps."

Ce sont des choses qui vous restent gravées dans la tête. Et quand je lis Aragon que j'admire en tant que poète (beaucoup moins en tant que romancier) ou Guillevic, je ne peux pas faire tout à fait abstraction du fait que chez le "camarade" en question, il y avait une affiche du PCF avec précisément une phrase de Guillevic.

Quant à Aragon...

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Je crois que c'était pris sur le titre d'un des recueils de poèmes de Guillevic : Faire de la France une "Terre à bonheur" ou quelque chose comme ça. Je t'en ficherais des "Terre à bonheur" !

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

A propos de la "Révolution" .

Rapidement car il est tard:

Il me semble beaucoup plus grave de faire une leçon sur la révolution comme celle que fait Marc le Bris ( puisque là, il s'agit de contenus d'enseignement) que d'affirmer , comme le fait Gilbert Sibieude , que "Les Français n'ont pas fait le deuil de la révolution de 89" puisque, à ma connaissance , il ne propose pas d'en faire un contenu d'enseignement.

MD

Ecrit par : MichelDelord | 21 avril 2009

C'est grave et pas grave à la fois. Dans le cadre d'une scolarisation obligatoire jusqu'à seize ans, l'élève reviendra sur les notions enseignées en primaire.
Quand je suis sortie de CM2, je "savais" que Louis XIV et Louis XI étaient des monstres et n'avait appris sur ces deux grands rois que de pures horreurs, avec de jolis illustrations propres à frapper un esprit enfantin. Pour Louis XI, un mec enfermé dans une petite cage où il était tout tassé et pour Louis XIV, la misère du peuple représentée par des petits bonshommes tout verts, vêtus de haillons, dans un paysage de boue et de neige. J'en ai longuement cauchemardé et ai accueilli le cours sur la Révolution avec joie.
Mon père était mort de rire mais n'a pas interféré sur l'enseignement reçu de façon à me laisser en confiance face à "la Maîtresse", personnage admirable et légendaire.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Et encore, vous n'avez pas entendu les anecdotes de Jean Ferrat recevant ses musiciens un par un, (pour éviter "l'effet syndical") pour leur expliquer qu'il ne pouvait pas les augmenter!
Ceci-dit, "Nuit et brouillard", "Potemkine" sont des beaux textes! Et vous trouverez difficilement plus anticommuniste que moi sur le blog!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

J'avais essayé, avant votre conseil, Michel. Mais je suis toujours bredouille, et ma curiosité naturelle en souffre!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Dobolino, Papa était (est) un sage !
Mais ça, vous le saviez déjà — vous avez eu trente ans pour l'expliquer à votre analyste… :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Mon père était mort de rire mais n'a pas interféré sur l'enseignement reçu de façon à me laisser en confiance face à "la Maîtresse", personnage admirable et légendaire.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Je pense qu'il faut une vie entière (et encore) pour se défaire un tout petit peu des préjugés qu'on nous a inculqués durant l'enfance et plus l'événement est gros, plus les préjugés sont tenaces.

Il n'empêche que même les plus grands spécialistes, mettons Soboul d'un côte et Furet de l'autre, partent de présupposés idéologiques, d'une "vision de l'Histoire".

Soboul par exemple n'hésitait pas à dire à ses étudiants qu'il fêtait le 21 janvier.

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Il faudrait pour bien faire que les élèves s'interrogent à perte de vue sur les "convictions politiques" du professeur et ne puissent aboutir à une conclusion certaine.

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Je pense qu'il faut une vie entière (et encore) pour se défaire un tout petit peu des préjugés qu'on nous a inculqués durant l'enfance et plus l'événement est gros, plus les préjugés sont tenaces.


Ecrit par : Robin | 21 avril 2009
Je ne crois pas et je suis même convaincue du contraire.
C'était vrai peut-être, et encore, pour ceux qui sortaient de l'école avec un certif ou moins.
Les idées les plus prégnantes sont, il me semble, celles qui nous sont savamment distillées à l'adolescence et durant les premières années de jeunesse par des maîtres autrement plus insidieux et déterminés que les braves instituteurs d'hier ou d'aujourd'hui.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Robin, c'est la science — la vraie — qui marche sur des conclusions incertaines et des sables mouvants. Mais les élèves, je pense, ont besoin de certitudes. En fait, l'enseignement tel que je le vois, va vers la construction d'une incertitude, à travers des certitudes parfois contradictoires. Soboul ici, Michelet là, Tulard ailleurs, Aulard pour faire l'apologie de Danton, Mathiez pour celle de Robespierre — et j'en passe, et des pires. À l'arrivée, l'ex-élève sait que seuls les imbéciles ont des certitudes adultes — mais que les enfants apprennent des approximations successives.
Je défends l'histoire des roses et des choux — à deux ans. Plus tard, les abeilles et les fleurs. Plus tard, le coït non interrompu… Mais ça se passe dans cet ordre, et non autrement : de belles histoires, des mythes, des légendes, dont peu à peu émerge ce quel'on appelle la vérité, et qui n'est rien d'autre que le principe d'incertitude.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Moi j'aime beaucoup Jean Ferrat mais je sens que ça va faire tache par ici.


Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 21 avril 2009

Moi, je - moi, je...



Valéry: "car je m'aime!... ô reflet ironique de Moi! O mes baisers! lancés à la calme fontaine.

Puisque chacun y va de sa petite chanson je propose celle -ci, traditionnelle, quelque peu métamorphosée...

A la claire fontaine, M'en allant promener J'ai trouvé l'eau si belle Que je m'y suis noyé Il ya longtemps que je m'aime Jamais je ne m'oublierai.

A propos de la souffrance du jeune Narcisse et du pouvoir de la musique (mythe d'Orphée) qui mieux qu'Anton Tchekhov (je mets à part Christophe...) les a évoqués à la toute fin des "Trois soeurs"?

(Hervé de Strasbourg, je vous dois cet interlude par l'association de Jean Ferrat à Aragon et Elsa Triolet qui a connu Olga Knipper et traduit les pièces de son mari).


IRINA, appuyant sa tête contre la poitrine d'Olga: - Un temps viendra où l'on comprendra tout cela, les raisons de ces souffrances, il n'y aura plus aucun mystère: mais en attendant, il faut vivre....il faut travailler, travailler... Demain, je partirai seule, j'enseignerai à l'école, je donnerai ma vie à ceux qui ont en peut-être besoin. C'est l'automne, bientôt l'hiver, la neige va tout ensevelir, mais moi, je travaillerai...je travaillerai...

OLGA, enlaçant ses soeurs: - la musique est si gaie, si pleine d'entrain, et on a envie de vivre! Oh! mon dieu! Le temps passera, et nous quitterons cette terre pour toujours, on nous oubliera, on oubliera nos visages, nos voix, on ne saura plus si nous étions nombreux, mais nos souffrances se changeront en joie pour ceux qui viendront après nous; le bonheur , la paix règneront sur la terre, et on dira du bien de ce ceux qui vivent à présent, on les bénira. Oh, mes soeurs chéries, notre vie n'est pas encore terminée. Nous vivrons! La musique est si gaie, si joyeuse! Un peu de temps encore, et on se croirait sur le point de savoir pouquoi nous vivons, pourquoi nous souffrons... Si l'on savait! Si l'on savait!

TCHERBOUTYKINE, chantonne doucement. - ta-ra-ra-boumbié...ta-ra-ra-ra boumbié...(Lisant le journal:) Tout m'est égal! Tout m'est égal! (mnie vsio ravno!).

OLGA:
- Si l'on pouvait savoir, si l'on pouvait savoir!

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Robin, je comprends parfaitement votre sentiment à propos de Jean Ferrat. Néanmoins, il me semble impossible de juger un artiste à l'aune de ses convictions politiques ou religieuses. Prenons l'exemple de Chostakovitch, qui assignait à son art l'objectif "de contribuer à l'édification de notre grand et merveilleux Etat socialiste". Même s'il est légitimement permis de remettre en cause le bien-fondé de cette démarche, il n'en demeure pas moins qu'il a célébré son idéal socialiste avec une ferveur égale à celle de Bach lorsqu'il chantait son dieu. Et n'est-ce pas ce qui l'emporte à l'arrivée?

Ecrit par : Alain | 21 avril 2009

Il vaudrait mieux enseigner l'histoire non telle qu'elle est mais telle qu'elle aurait dû être, cela aurait le mérite d'ailleurs de donner à chacun la vue claire et précise de nos préjugés.

Je crains bien - croyez-en ma vieille expérience de généalogiste - qu'il n'y ait qu'une histoire fantaisiste puisque comme chacun sait on ne peut faire d'expérience sur elle n'étant pas par principe répétable, les erreurs d'hier ne seront pas les erreurs de demain.

Ecrit par : iPidiblue et les histoires imaginaires | 21 avril 2009

C'est un de ses admirateurs, membre du PCF qui m' dit un jour au cours d'une discussion un peu animée : "Les gens comme toi, quand on aura le pouvoir, on les mettra dans des camps."

Quant à Aragon...

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Et vous l'avez cru, Robin? Comme vous avez cru que Sarkozi remettrait les pendules à l'heure dans l'école?

Il se trouve que je connais personnellement Jean Ferrat, par le biais d'une de mes soeurs, institutrice dans le canton d'Antraïgues et amie personnelle de Ferrat. Je puis vous assurer que le fait que s'il n'a jamais adhéré au parti communiste (et je vous rappelle qu'Aragon en "démissionnait tous les soirs") témoigne de sa profonde distance vis à vis du dogme communiste. Ce qui n'était pas le cas d'un Albert Soboul ou d'un François Furet...

Zut alors!

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

"Moi, je - moi, je.."

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

"Il se trouve que je connais personnellement Jean Ferrat"

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Dobolino, Papa était (est) un sage !
Mais ça, vous le saviez déjà — vous avez eu trente ans pour l'expliquer à votre analyste… :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Vous ne croyez pas si bien dire et vos propos nous ramènent à l'influence des enseignants. Mon professeur de philosophie, jeune agrégé d'une trentaine d'années, était un disciple de Lacan. Il enseignait à la fac de Vincennes en plus de son métier de professeur de philosophie de lycée. Il est d'ailleurs devenu psychanalyste. Le premier trimestre a été intégralement consacré à Freud avec étude de Cinq Leçons sur la psychanalyse et de Psychopathologie de la vie quotidienne.
Le reste du programme de Terminale C a été traité sur les deux trimestres suivants mais toujours selon une vision psychanalytique à laquelle ni Descartes ni Kant ni Marx n'ont échappé.
Je ne reproche rien à ce professeur pour autant mais il est certain qu'il a durablement influencé mes comportements et certainement bien plus qu'aucune de mes institutrices de primaire.
[Petite anecdote qui prouve que j'ai toujours de la chance aux examens:
le jour du bac philo arrive et parmi les trois sujets il y avait "qu'est-ce qui nous permet d'affirmer l'existence de l'inconscient ?"]

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Dieu doit vraiment être une belle source d'inspiration, Robin!
En ce moment, "La Cerentola", sur Mezzo. Décidément, il ne s'est pas passé grand-chose d'intéressant en Italie, (en musique), entre Clementi et Dallapiccola!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009
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Verifiez l'orthographe du titre de cet opera, Christophe : il me semble que c'est "Cenerentola". C'est Cendrillon, en italien, et ce nom vient de "cenere", si ma memoire est bonne. (Il doit y avoir une origine commune a "cenere" et "incinerer", vous voyez ? "Cenere" est probablement un verbe ayant un rapport avec "cendre". Je n'ai pas appris le latin, ni le grec ancien, et ne suis pas sur de moi en ce domaine.) Je ne suis pas chez moi et ne peux donc pas verifier dans mon dictionnaire d'italien.
Bien amicalement.

Ecrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

Et du coup, vous avez couché avec le prof ? C'est bien le moins qu'il méritât…
Ah, la volupté de l'imparfait du subjonctif…
JPB
PS. Ou avec quel substitut de prof / père ?
Pere-versions, disaient les féministes des années 70 — mais vous étiez trop petite !

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Moi, je - moi, je.."

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

"Il se trouve que je connais personnellement Jean Ferrat"

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

De même qu'il y a anticommunisme primaire et anticommunisme secondaire, il y a narcissisme primaire et narcissisme secondaire ;-)

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Merci, Francis! Je ne voulais pas réduire les mérites de Rossini! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

"De même qu'il y a anticommunisme primaire et anticommunisme secondaire, il y a narcissisme primaire et narcissisme secondaire ;-)"

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Voyons, Buntovchik, le vrai anticommunisme ne peut être que primaire!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Et du coup, vous avez couché avec le prof ? C'est bien le moins qu'il méritât…
Ah, la volupté de l'imparfait du subjonctif…
JPB
PS. Ou avec quel substitut de prof / père ?
Pere-versions, disaient les féministes des années 70 — mais vous étiez trop petite !

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009
Ah ! C'était mon rêve de coucher avec ce prof ! J'en étais folle-dingue amoureuse mais, comme je l'ai dit plus haut... si vous suivez mon discours, vous comprendrez qu'il y avait un empêchement majeur.
Pour le reste, les féministes, je ne suis pas trop jeune, pépé Jean-Paul ! Ce sont elles qui ont fait mon éducation. En doutez-vous ?

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Vive Mao !

Ecrit par : iPidiblue agence Chine-nouvelle | 21 avril 2009

Petite pensée du jour:
"L'administration est une grande dame qui dort. Si on la réveille, elle fait des cauchemars. "

Conseil d'un artisan-boulanger retraité auprès du quel je m'inquiétais tout à l'heure de la lenteur de mon contrôle URSSAF.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Robin, je comprends parfaitement votre sentiment à propos de Jean Ferrat. Néanmoins, il me semble impossible de juger un artiste à l'aune de ses convictions politiques ou religieuses. Prenons l'exemple de Chostakovitch, qui assignait à son art l'objectif "de contribuer à l'édification de notre grand et merveilleux Etat socialiste". Même s'il est légitimement permis de remettre en cause le bien-fondé de cette démarche, il n'en demeure pas moins qu'il a célébré son idéal socialiste avec une ferveur égale à celle de Bach lorsqu'il chantait son dieu. Et n'est-ce pas ce qui l'emporte à l'arrivée?

Ecrit par : Alain | 21 avril 2009

J'étais "de gauche"et pris dans un combat anticommuniste, antistalinien parce que j'avais été y voir de près (en Roumanie, en Pologne, en Hongrie...) et j'y avais des amis, un journaliste, écrivain et poète roumain en particulier, Radu Marès qui m'écrivait des lettres "cryptées" en me faisant comprendre la faim et la servitude et puis un jour comme ça, du jour au lendemain, il ne m'a plus jamais écrit et je n'ai jamais réussi à retrouver sa trace. Je sais très bien ce qu'est le "socialisme réel" et croyez-moi, je revenais de loin. Moi aussi j'y ai cru à tout ça. Je suis certainement injuste, mais j'étais pris dans un combat et dans un combat on est d'un côté ou de l'autre. En ce qui concerne le camarade communiste qui m'a parlé des camps pour les gens comme moi, bien sûr que j'y ai cru. Je peux vous dire qu'il n'avait pas du tout l'air de plaisanter. Maintenant que tout ça est loin (et le combat avec "Solidarnosc"), je n'en veux plus à personne et je veux bien croire que Jean Ferrat est un brave type, mais je ne suis pas aussi "gentil" que j'en donne peut-être l'impression et il me reste la lucidité, aussi bien à l'égard de Sarkozy, des financiers pourris (pléonasme) et de sa clique, ne vous inquiétez pas !

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Mon professeur de philosophie :
http://colblog.blog.lemonde.fr/2007/12/20/roland-chemama-la-jouissance-enjeux-et-paradoxes/

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Et si derrière l'ironie apparente, il y avait un véritable hommage, Francis ? Nos élèves sont parfois plus compliqués qu'il n'y paraît (bon d'accord, c'est de plus en plus rare). Mais en 1975... j'eus aimé connaître des élèves de 4ème de cette génération là, ayant connu les derniers feux de ce qu'ont pu être de bons élèves à la fin des années 90... Comme chacun sait, entretemps, le niveau a monté, comme l'ont magistralement démontré Baudelot et Estaminet.

Ecrit par : Manu | 18 avril 2009
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Ces eleves-la m'aimaient bien, Manu. Il etaient dans la filiere I. La creme, quoi ! Le principal (crois-je me rappeler) avait refuse d'appliquer la directive pronant l'heterogeneite, si cette directive avait deja ete donnee. Le sous-directeur du college, un ancien PEGC, m'avait dit etre favorable a l'heterogeneite, soutenant que les meilleurs eleves servaient de "locomotive" aux plus faibles. Je n'ai jamais cru cela, et ai eu mainte occasion, par la suite, de constater que ma croyance etait fondee. Je tenais a dire cela au passage. En tant qu'eleve, je l'avais vu, et je n'avais aucune raison de penser que les choses avaient change dans le comportement humain en quinze ans. L'evolution prend plus de temps...
Des le debut de l'annee scolaire (septembre 1974), j'avais vite compris que cette classe de quatrieme etait excellente, sans surprise, puisqu'elle etait de type I. J'ai declare a ces eleves que j'etais le meilleur professeur de technologie de France, des les premiers jours de classe, peut-etre des le premier. J'avais senti que la technologie ne les emballait pas. Je savais que cette discipline, enseignee par des certifies de sciences physiques, etait ennuyeuse pour les eleves. Cela venait de ce que ce qui etait enseigne etait franchement "rasant". L'anne scolaire precedente j'etais en stage de CPR, et j'y avais ete initie a cette discipline. La plupart de mes collegues enseignaient la targette, occasion de parler de la translation rectiligne. Ils enseignaient aussi le denoyauteur de cerises, le criterium (crayon a ressort).
Je me suis ecarte de ces choses peu enthousiasmantes. J'ai explique le fonctionnement de l'indicateur de niveau d'essence d'une voiture, du moteur, etc.. J'ai monte un moteur sur trois pieds realises par un collegue de mecanique generale, et je l'ai fait fonctionner. Les eleves ont pu voir les culbuteurs qui commandent l'ouverture et la fermeture des soupapes.
Ils ont donc pu voir que cette discipline n'etait pas aussi ennuyeuse qu'on le leur avait dit. Je les ai passionnes.
Aussi m'ont-ils fait le coup de la Saint Modeste parce qu'ils se rappelaient ma pretention d'etre le meilleur professeur de technologie de France (meme si d'autres l'etaient ex aequo - avec a et e entrelaces - avec moi). Mais ils l'ont fait sans intention de me vexer - ils savaient que c'etait impossible. C'etait totalement amical, mais avec l'intention de m' "avoir".
Et, cela aussi, ils l'ont vu, etait impossible. Je suis parvenu, a grand-peine, a rester impassible malgre mon intense envie de rire. Cela les a impressionnes.Ils ont maintenant 48 ans. S'en souviennent-ils ? J'aime a croire que oui.

Ecrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

Mes goûts à moi-je me portent sur la pop/rock anglaise du moment, sans autre ambition que récréative (en vrac : Art Brut, Libertines, Remi Nicole, Kate Nash, The Metros, Bromheads Jacket, Dirty Pretty Things,...).
D'autres amateurs ?

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

http://www.freud-lacan.com/articles/article.php?url_article=rchemama150504

Mon professeur de philosophie n'avait pas réussi à nous faire le cours sur le complexe de castration sans rougir. Il était cramoisi, même. Pourtant, la classe était attentive et pas un ricanement n'a fusé.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Tout à fait passionnant, cet article. J'aimerais beaucoup que Jérémy nous dise ce qu'il en pense.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Et l'avis de Julien on l'oublie ?

Ecrit par : iPidiblue agence Chine-nouvelle | 21 avril 2009

Oui, on s'en tape. Mais je ne vous empêche pas d'aller dialoguer avec lui sur le fil précédent — il se sentira moins seul, et vous aussi…
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Ô le vilain rancunier ...

Ecrit par : iPidiblue agence Chine-nouvelle | 21 avril 2009

"Mais je pense qu'il en est de meme pour Verdi, Faure, Ravel (malgre son Bolero...), et bien d'autres."

Ecrit par : Francis Penin | 18 avril 2009

Ah, je sens que la polémique va commencer! Je donne tout Verdi pour le seul Boléro de Ravel...
Même pas; pour la seule première exposition du thème du Boléro, sans même y inclure cette merveille d'orchestration absolue qu'en sont les 20 répétitions, l'ultime modulation, le retour à la tonalité initiale et la coda.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 avril 2009
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Ne vous meprenez pas, Christophe : j'aime Ravel sans exclure Le Bolero. Je l'ecoute toujours avec plaisir. Je n'ai pas d'enregistrement de cette oeuvre. Il me suffit de tomber sur elle par hasard pour l'ecouter jusqu'au bout. J'avais ete envoute par cette musique dans mon enfance.

Ecrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

Un p'tit lien juste pour recueillir vos avis et relancer un peu cette belle machine à débats qui roupille un peu.

http://blog.enseignant.over-blog.com/article-29008735.html

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Un peu répétitif ...

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Au-delà des problèmes d'égo de Jean-Paul, que pensez-vous de l'interdiction en France de l'exposition "Our body" ?

Ecrit par : iPidiblue agence Chine-nouvelle | 21 avril 2009

Dobolino et Yann qui ont étudié, je crois, à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort ont dû apercevoir la très belle collection d'écorchés d'Honoré Fragonard (un cousin du peintre) qui est conservée au sein de cet établissement.

Ecrit par : iPidiblue et le rapport au corps et à la mort | 21 avril 2009

Laisse tomber, iPidiblue, ils ont forcé sur le rosé à midi, et ils tentent de s'en remettre avec une bonne sieste.

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Une amie m'a dit un jour : "N'allez surtout pas voir un lacanien, ils sont encore plus fous que leurs patients." C'est la même qui m'a parlé pour la première fois de ma vie des programmes Viala, en m'en disant pis que pendre. Une femme bien, donc.

L'article en question est bidon : qu'y apprend-on réellement ? Que l'homosexualité considérée comme transgression sociale a tout à craindre du mariage ? On nous a déjà fait le coup pour prétendre que les homos étaient opposés au mariage. Que le mariage homo va changer le regard des gens sur le même sexe et l'autre sexe ? Bah, ce regard change tout le temps. Et puis le désir, il change aussi. La pilule a changé les choses, le préservatif a changé les choses aussi... Bref, tout passe et tout se transforme. Apprend-on que le mariage homo va "supprimer la différence entre les sexes" ? Là, c'est très tendancieux, car il faut sacrément tirer le problème par les cheveux pour pouvoir, juste après, les couper en quatre.

D'abord, ce Roland Chémama (le nom ne doit pas être facile à porter) est un cuistre inculte : il affirme ainsi que, "dans le monde humain, la sexualité n'obéit pas à un instinct qui rapprocherait des partenaires de sexe opposé et les conduirait nécessairement à l'acte sexuel "normal". Il n'est pas au courant que la sexualité animale ne répond pas non plus à cette définition inepte, puisqu'il y a de nombreux cas d'homosexualité chez les animaux. Je tiens les ouvrages sur ce sujet à la disposition de ceux qui sont intéressés. Mais enfin, si les lacaniens en sont restés à une conception de la sexualité animale limitée aux chants des petits oiseaux et au brame du cerf, je n'y puis rien. Ils gagneraient juste à se renseigner un peu.

Le texte ensuite laisse un arrière-goût assez désagréable. En gros, "le mariage homo va changer plein de choses, mais on ne sait pas trop quoi - peut-être bien le désir, en tout cas". Bref, attention braves gens, on révolutionne la famille dans votre dos, et votre désir aussi. Si tant est que ce soit vrai, et alors ? M. Chémama est-il responsable des désirs des Français ? En vise-t-il le ministère pour le mois de juin ?

En réalité, la seule vraie question en ce domaine, c'est de savoir si le mariage homo est une bonne chose ou non. Tout le reste est un verbiage insipide. L'article accumule de ce point de vue les arguments mi-figue mi-raisin ("moui, le mariage est hétéro, et si on change le mariage, on change la donne" - dites donc, M. Roland Chémama, si c'était pour savoir ça, ce n'était pas la peine de vous donner tant de mal).

Tout le raisonnement est tordu, mais peut se tenir plus ou moins, tellement il est vague. Chacun y met à peu près ce qu'il veut. Pour preuve l'usage du "certains". "Certains hétérosexuels", "certains homosexuels"... C'est sûr : certains oui, d'autres non. M. Chémama serait-il normand ? Cela n'est pas certain.

Par contre la conclusion, qui ne touche plus "certains" mais tout le monde, décoiffe et détonne : "C'est assez logique. S'il fallait un jour marier des individus abstraction faite de leur sexe, il faudrait bien d'abord effacer (symboliquement, mais ce n'est pas rien), la petite différence qui subsiste entre les êtres humains." C'est complètement idiot : j'aime les garçons, je sais faire la différence entre mon copain, les autres garçons et les autres filles. Pour me marier, je n'ai besoin que de ça. M. Roland Chémama n'a pas compris que le mariage, dans sa conception actuelle, fait une distinction entre deux sexualités, et que la distinction qu'il effectue éventuellement entre les sexes n'intervient qu'après. M. Chémama montre très bien comment s'occuper du secondaire pour passer sous silence le principal, bien qu'apparemment ce ne soit pas un article à vocation de contre-exemple qu'il ait voulu rédiger. C'est dommage : il y serait tout à fait parvenu.

Je conseille à M. Chémama de réfléchir un peu (la phrase pourrait s'arrêter là) à la confusion qu'il entretient lorsqu'il affirme : "À mariage neutre, sexualité neutralisée". Un mariage homo n'est pas neutre, un mariage hétéro non plus. "Neutraliser la sexualité", c'est bien une expression lacanienne : elle a tellement de significations possibles qu'il doit bien y en avoir une juste. Je demande que la société puisse reconnaître mon union, je ne demande rien de plus. Si ça neutralise la sexualité de M. Chémama, j'en suis bien triste, mais c'est à lui de se poser des questions, pas à moi de subir la perte de repères qu'un mariage indifférencié selon les sexualités (et non, stricto sensu, selon les sexes) produira en lui.

Roland Chémama n'a pas appris non plus la différence entre sexe et genre, puisqu'il parle apparemment du genre en employant le terme de sexe. On se demande ce qu'ils font dans les séminaires lacaniens. L'emploi de sexe pour genre permet de toute façon tous les sophismes, puisque ce qui est vrai pour l'un ne l'est pas forcément pour l'autre. Et M. Chémama ne s'en prive pas. Toutes les imprécisions sont bonnes. Un exemple ? "La différence des sexes n'est pas aujourd'hui politiquement correcte". Lisez : "Y en a marre de la lutte contre les inégalités hommes/femmes, des femmes qui ressemblent à des camionneurs et des types qui s'habillent en mauve." Sauf que, M. Chemama, c'est une question de genre tout ça. La différence des sexes, pur critère physique, n'est remise en cause par personne.

M. Chémama nous rejoue l'air célèbre de la rengaine "Les homos, c'est le refus de l'altérité", qu'on entend depuis soixante ans, chantée en choeur par l'Eglise vaticane, les religions diverses et sa propre petite secte. Sauf qu'il en a un peu modifié les paroles, comme dans la chanson de Melanie Sakfa, et c'est devenu aujorud'hui, selon les principes de la Vulgate lacanienne : "le mariage homo, c'est la destruction de l'altérité". Bref, chez Lacan non plus, ils n'ont pas changé.

Enfin, "La petite différence qui subsiste entre les êtres humains" n'est pas forcément, comme le pérore Chémama, le sexe. Ca peut aussi être la connerie. D'ailleurs, à quand un mariage refusé aux cons ?

Ecrit par : Jeremy | 21 avril 2009

Pas faux cette histoire de QI plutôt que de grand Q !

Il me semble bien qu'on interdisait les mariages entre trisomiques 21 à une certaine époque ... en tous cas on ne les favorisait pas !

J'ai eu l'expérience des polyhandicapés - 4 ans à Garches - et du problème des relations sexuelles à l'adolescence, dans certains cas il fallait une aide (tierce personne) pour que la relation sexuelle puisse avoir lieu, or la loi n'est-ce pas réprimait ce genre de choses, donc les personnes qui s'occupaient des handicapés refusaient d'aider le jeune couple à satisfaire son désir.

Comme on le voit la société est légèrement coincée ...

Ecrit par : iPidiblue et le sexe des anges | 21 avril 2009

Bref, tout passe et tout se transforme. Apprend-on que le mariage homo va "supprimer la différence entre les sexes" ? Là, c'est très tendancieux, car il faut sacrément tirer le problème par les cheveux pour pouvoir, juste après, les couper en quatre.

Ecrit par : Jeremy | 21 avril 2009

Ce qui ressort de l'article, c'est surtout de la peur.
Je ne comprends pas pourquoi le mariage pour les homos fait tant d'histoires, du moins le mariage non religieux (je peux comprendre que cela pose un problème à l'église catholique). Ce n'est pas ça qui empêchera les hétéros de se marier que je sache, alors de quoi a-t-on peur ?
Et de toute façon, pourquoi vouloir à tous prix figer les choses ? Depuis que l'humanité existe, les sociétés évolues ou sont remplacées par d'autres.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Robin, c'est la science — la vraie — qui marche sur des conclusions incertaines et des sables mouvants. Mais les élèves, je pense, ont besoin de certitudes. En fait, l'enseignement tel que je le vois, va vers la construction d'une incertitude, à travers des certitudes parfois contradictoires.

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Cette pensée me paraît mériter à elle seule un développement à part.
La méditant, l'image du grimpeur m'est venue à l'esprit. Qu'est-ce qu'un grimpeur, ou un alpiniste si ce n'est notre commun bipède que le destin a placé au dessus de l'abîme de la représentation?
Pour atteindre le sommet, métaphore de l'inaccessible, le grimpeur doit avant tout s'assurer. Son cheminement tâtonnant ne sera rendu possible qui s'il prend soin d'ancrer préalablement dans le roc des points de fixation, des prises, dont certains pourront le conduire sur de fausses pistes ou sur des pistes trop périlleuses pour lui.
Il en est de l'élève au départ de son parcours scolaire, l'oeil fixé sur l'horizon du savoir, comme de notre grimpeur: il ne peut cheminer, progresser vers le savoir , qu'à la condition que ceux qui sont passés par là, avant lui, aient bien pris soin d'équiper les voies, d'avoir placé les points d'ancrage sûrs et aux bons endroits.
C'est pourquoi, l'enseignement ne peut être l'affaire des amateurs et des pédagogistes pour qui l'élève doit lui-même ouvrir sa voie, fixer où il veut les pitons du savoir, explorer à sa convenance les fausses routes, voire, puisque tel est son vouloir décider de ne pas affronter l'épreuve.
Inversement on comprend que l'enseignement est une question sérieuse, qu'elle exige de l'État et de ses institutions un tout autre traitement que celui qu'ils lui infligent en ces temps d'incertitude avec l'élaboration des "nouveaux programmes", des parcours scolaires à la carte, de l'éducation tout au long de la vie etc...

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Ma lecture des propos de Monsieur Chemama est très différente de la votre, à la lumière du charmant jeune homme que j'ai eu comme professeur. Je vais aller relire ce petit texte et vous en extraierai ce que je lis.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Si, les femmes muent! Mais un peu plus tard, et ça s'entend moins!!!* Surtout si elles font du chant de manière intense.
*(A peu près une tierce mineure, je crois).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 avril 2009
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Leur registre vocal baissent d'une tierce mineure ( intervalle de fa a re, par exemple ; je dis cela pour les personnes qui ignorent que cet intervalle est plus petit que de mi a do, Christophe) environ, dites-vous, Christophe. J'ignorais cela. Je savais qu'elles muent, mais je croyais que seul le timbre etait modifie, le registre etant inchange. Mais il parait naturel que le registre vocal se decale vers le grave.
Chez les hommes, c'est d'environ une octave que la voix se decale vers le grave, avec une variation considerable du timbre. Est-ce bien cela, Christophe ?
Je regrette de n'avoir pas su le solfege et le chant avant la mue pour voir de facon precise l'effet de la mue sur ma voix. Ma voix d'enfant etait aigue - trema sur le e - mais je ne chantais pas de maniere eduquee.
Actuellement, j'atteins toujours en voix de fausset, le la 4 (880 Hz) sans le tenir, malgre mes 68 ans (je tiens le fa diese 4 pendant trois secondes sans peiner et de facon presentable). Et le la 0 (55 Hz), le matin au lever. Mais en public je ne vais que rarement au-dessous du mi 1. (Mozart a ecrit des airs de concert pour voix de basse, dont le premier du recueil, "Cosi, dunque tradisci", va du re 1 au fa 3. Mais, il a ajoute en petites notes le re 2, et je fais ce re 2 quand je sais que mon re 1 ne sortira pas ou qu'il sortira tres faiblement).

Ecrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

Ce qui ressort de l'article, c'est surtout de la peur.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Bon ceci dit, je sur-interprète sans doute. J'aimerais voir la lecture qu'en fera dobolino, ça dissipera peut-être certaines choses qui me semblent obscures dans cet article.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Roland Chemama explique le mariage par le sexe ! Ouaf ! ouaf ! le code civil ne fait pas mention des rapports sexuels pour autant, parce que si le mariage rend obligatoire les relations sexuelles cela va changer beaucoup de choses ...

Ecrit par : iPidiblue et le sexe civil | 21 avril 2009

Va-t-on neutraliser le sexe ?
Roland Chemama - 15/05/2004

1)Quelles peuvent être les conséquences du mariage homosexuel?




Cette question ne vise pas seulement, on s'en doute, les effets empiriques que pourrait avoir telle ou telle union particulière, y compris accompagnée d'une adoption d'enfant.

D'une façon plus large, la possibilité de ce type d'union, sans doute inévitable à plus ou moins long terme, va profondément changer le rapport du sujet au désir sexuel.


Il s'agit donc d'une question à son sens large.


2)Dans le monde humain, la sexualité n'obéit pas à un instinct qui rapprocherait des partenaires de sexe opposé et les conduirait nécessairement à l'acte sexuel "normal". Les conduites ou le choix d'objet varient, avec une amplitude assez importante, ce qui suffit à montrer qu'aucun comportement préformé ne correspond à ce qui serait un être homme ou un être femme.


Ici, il écrit clairement que la sexualité humaine ne peut se définir par le simple rapport homme/femme considéré comme une norme. Il met normal entre guillemets.


3)Dès lors "homme" et "femme" se définissent à partir de divers discours, de diverses pratiques symboliques qui tentent de pallier à cette absence de comportement préformé. Ce faisant, ces pratiques symboliques - dont le mariage est bien sûr une des principales pièces - inscrivent en chacun les voies du désir, que le sujet s'y reconnaisse ou qu'au contraire il les conteste.

Si en effet dans bien des cas une bénédiction sociale, fût-elle laïque, est requise pour lier deux personnes, on constate également assez souvent qu'un choix d'objet homosexuel, mais aussi bien hétérosexuel s'impose comme récusation, plus ou moins inconsciente, des pratiques symboliques dominantes. Cela veut dire aussi que celles-ci sont essentielles, même là où elles ne le sont que par opposition.

Certains hétérosexuels ne peuvent désirer que des femmes qui ne ressemblent pas à leur mère, c'est-à-dire à celle qui est aussi la compagne légitime de leur père. Et certains homosexuels peuvent désirer des hommes dans la mesure où l'union avec eux vient en quelque sorte contredire le sacrement du mariage. En tout état de cause, celui-ci a affirmé jusqu'à présent l'existence de la différence des sexes, et cette affirmation conditionne le désir, même pour les sujets homosexuels.

La différence des sexes, cependant, n'est pas aujourd'hui politiquement correcte. Sous couvert de parité, on ne cesse d'en limiter la place. Et voici donc qu'on nous dit, à l'occasion du débat qui s'ouvre en France, qu'un pays comme la Suède, un pays "pionnier", envisage à présent le mariage "sexuellement neutre".

C'est assez logique. S'il fallait un jour marier des individus abstraction faite de leur sexe, il faudrait bien d'abord effacer (symboliquement, mais ce n'est pas rien), la petite différence qui subsiste entre les êtres humains.

Il y a fort à parier que ce ne sera pas sans effet. À mariage neutre, sexualité neutralisée. Voilà ce qui est aujourd'hui à craindre, et les homosexuels auraient autant de raisons de s'en alarmer que les hétérosexuels.


Quant au petit 3) après avoir énoncé qu'il n'y a pas de différence inconsciente, psychanalytique, entre le choix homosexuel et le choix hétérosexuel et qu'ils se bâtissent strictement sur le même modèle, donc sont socialement équivalents, l'auteur s'élève contre le terme insultant mariage neutre qui sous-entendrait que l'homosexualité est un sexualité neutre, contrairement à la sexualité hétérosexuelle, ce qui est absolument faux et réducteur. Pour lui, l'homosexualité a droit à une reconnaissance symbolique. En aucun cas il ne s'oppose ici au mariage homosexuel mais il refuse qu'on le réduise à un mariage asexué.

Pouvez-vous Trollju et Jeremy, s'il vous plaît, vous détendre respirer un grand coup, et relire le texte qui vous défend en réalité, texte qui veut que le mariage homosexuel soit un mariage digne de ce nom, dans une société sexualisée, ou ne soit pas.


Je me souviens encore aujourd'hui du rire rentré et du regard méprisant de mon professeur de mathématique quand il croisait à l'entrée de notre salle notre professeur de philosophie et des clins d'œil moqueurs et appuyés qu'il nous jetait. J'ai cru, gamine que j'étais, qu'il se moquait de la philosophie ...

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Il existe juste l'article 212 (loi vichyste du 2/9/1942) qui dit les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance.

Que veut dire fidélité ? C'est laissé à la libre appréciation du juge.

Ecrit par : iPidiblue et le sexe civil | 21 avril 2009

Je ne comprends pas pourquoi le mariage pour les homos fait tant d'histoires

Ecrit par : Trollju | 21 avril 20

Pour la simple raison que c'est le mariage qui détermine les sexes et leur opposition. l'État civil n'inscrit sur ces registres le sexe des nouveaux-nés (et de ceux qui en changent en cours de route) essentiellement dans la perspective du mariage. Car on ne peut marier que deux personnes l'une déclarée de sexe féminin, l'autre de sexe masculin.
Si donc l'État, comme il le fera tôt ou tard et par pur électoralisme, accorde le droit de mariage aux homos, cette institution n'a plus lieu d'être. Dès lors cette revendication et le lobbying des homos auront été pour des clous!
Raison pour laquelle un pourcentage d'homos sans doute plus important que celui des hétéros est opposé au mariage des homos.

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Tout le monde était en pleine forme à l'heure de la sieste. Jérémy, chapeau ! Quelle verve !
Mais reprenons.
Bunovchik, d'abord. L'image de la progression de l'alpiniste est belle (encore que du temps où j'étais encore assez léger pour m"intéresser à la chose, j'avais nettement l'impression que Patrick Edlinger — http://www.youtube.com/watch?v=iQs3XMYDucs — transgressait allègrement les lois de la sûreté — et de la gravitation universelle), mais aléatoire : nous progressons par approximations, voire par erreurs successives (heureusement, dans le savoir, on ne choit pas à chaque instant). Par ailleurs, ces erreurs même (le jeune Bara tué par les Chouans, la cruauté de Louis XI, Roland à Roncevaux, etc.) font désormais partie de cette part du savoir que l'on appelle le patrimoine, ou la mémoire collective : dans l'Ouest comme ailleurs, quand la légende est plus belle que la vérité, c'est la légende qu'on imprime (salut à John Ford et à Daniel Arnaud). Bref, pour devenir historien aujourd'hui (nous sommes partis de là), il faut s'avaler toutes sortes de beaux mensonges qui font, eux aussi partie de l'Histoire. Je crois bien que j'ai toujours eu horreur des gens qui prétendent m'enseigner la vérité — je sens l'absolutisme pas très loin.

Jérémy — en dehors du style, vraiment jouissif —, c'est encore autre chose.
Passons sur le lacanisme. Je vous rappelle que pour le maître, "il n'y a pas de rapport sexuel" (j'ai même participé à une conférence de psychanalystes qui avait cette phrase pour thème). Ce qui situe donc la question du sexe en un lieu autre que la zone sous-ventrière.
Pour ce qui est de l'homosexualité animale, depuis que Gide a collectionné les exemples dans Corydon, nous savons tout sur le sujet. Et plus les espèces nous sont proches, plus elles expérimentent des processus qui ne visent pas à la reproduction. Voir les bonobos. Et qu'est-ce qu'il faisait, Tarzan adolescent, avec ses amis gorilles, hein ? (la réponse à cette question se trouve dans un délicieux roman de Philip José Farmer intitulée "la Jungle nue").
Il faudrait peut-être définir le mariage. Mariage religieux, bon, c'est un mystère, et nous n'en savons pas plus. Il fallait au moins ça pour que, malgré saint Paul, le monsieur ait le droit de baiser la madame. Mariage civil, c'est une autre histoire : la République ne se fait pas d'illusions, elle sait bien que l'on fornique sans elle. C'est un acte, comme son nom l'indique, civil : il concerne non seulement les enfants, mais par exemple la transmission d'héritages(la part de l'Etat n'est pas la même selon que vous transmettez à votre moitié ou à votre maîtresse). Le PACS était un essai mi-chair mi-poisson pour rétablir un semblant de justice. C'est au cœur de bien des relations homos — combien j'en ai connus qui furent virer, à la mort du conjoint, par la "belle-famille", séance tenante, et manu (salut !) militari !
Tiens, pour l'anecdote, en janvier dernier, Christian Estrosi, jadis le très réactionnaire maire de Nice, a pacsé lui-même deux jeunes gens fort beaux et fort bien élevés. Il en était tout content…
Eux aussi, j'imagine…
Reste la question des enfants. Je passe sur les revendications des Gouines rouges, affirmant qu'un enfant n'a surtout pas besoin d'un père (un père-vert, probablement, qui ne va pas avec le rouge). Il y a des résistances qui tiennent à la regrettable confusion entre homosexualité et pédérastie (et la quasi totalité des homos que je connais n'avaient aucune attirance pour les petits — mais ça existe et j'en ai rencontré : l'un d'entre eux a réécrit Daniel Defoe…). Pour le reste… Les lesbiennes peuvent toujours s'en faire faire un — regrettable supériorité des femmes, y compris homosexuelles, sur les hommes — y compris hétéros. Donc, adoption. Vu la façon dont ça se passe en France en ce moment (comment s'appelait ce film hilarant où on expliquait au couple candidat qu'ils n'avaient accès qu'à la cinquième catégorie, des enfants non blancs et handicapés ?), ce n'est pas demain la veille que l'on pourra adopter, quand bien même la loi le permettrait.
Bon, c'est pas tout, il faut que je me remette au boulot. Jérémy, à tout bientôt — je suis ravi ! D'autant que l'idée était de moi…
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

A ma connaissance on a toujours interprété le mariage issu du code napoléonien comme une question de transmission de patrimoine, le code argent comme on nomme souvent le code civil !

Tout le reste n'est qu'interprétations et foutaises psychanalytiques ...

Ecrit par : iPidiblue et le sexe civil | 21 avril 2009

Putain, Jeremy, vous êtes en forme! Personnellement, je pense que les hétéros ont le mariage, il n'y a pas de raison que les homos soient favorisés en ne l'ayant pas!
Francis, attention! Vous frisez de très près le délit de narcissisme primaire aigu selon Buntovchik!!! ;-)


"Si le mariage rend obligatoire les relations sexuelles cela va changer beaucoup de choses ..."

Ecrit par : iPidiblue et le sexe civil | 21 avril 2009

Effectivement, en général, il a plutôt pour effet de les endormir!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Pouvez-vous Trollju et Jeremy, s'il vous plaît, vous détendre respirer un grand coup, et relire le texte qui vous défend en réalité, texte qui veut que le mariage homosexuel soit un mariage digne de ce nom, dans une société sexualisée, ou ne soit pas.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Je suis détendu, ne vous inquiétez pas ;-) ! Comme je l'ai dit, ma première réaction était sans doute trop "impressionniste", et je vous remercie de vos éclaircissement, car il y a en effet beaucoup de choses qui me paraissaient ambigües dans ce ce discours.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Jérémy a bien parlé : le maître le félicite et se félicite.

Ecrit par : con-gratulations | 21 avril 2009

Effectivement, en général, il a plutôt pour effet de les endormir!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Je ne sais plus dans quel film il est question de comparer la probabilité du sexe après le mariage avec celle de la vie après la mort.
Le mariage homosexuel a tout pour plaire à notre nouvel ami (je ne le nomme pas de peur de l'attirer) : après la bague au doigt, finies les pratiques non hygiéniques !

Ecrit par : yann | 21 avril 2009

Pour la simple raison que c'est le mariage qui détermine les sexes et leur opposition.

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Non, c'est inexact: c'est la génétique qui détermine les sexes.

De mon point de vue, le mariage (en particulier religieux), lui, détermine des rôles distribués de manière sexuée, ce qui n'est pas la même chose.

Quant à l'opposition homme/femme, il nous reste encore du chemin pour faire la part des choses entre les différences d'ordres génétique et physiologique (les différences "naturelles", si j'ose dire) et celles construites de toutes pièces (les différences "artificielles"). Mais là nous retournons à un débat qui a déjà eu lieu auparavant (coucou dobolino ;-) !)

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

"Le mariage, le mariage ... mais il n'y a plus que les curés pour vouloir se marier ! " persiflait naguère l'insupportable et délicieuse Louise de Vilmorin. Et les gays, ajurterais-je ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Comme je suis assez basique, pour définir ce qui est mâle et ce qui est femelle je me base sur le phénotype des organes sexuels. A quelques chimères et particularités près, ça fonctionne assez bien, comme méthode.
Reste un petit pourcentage incompressible pour lequel on a le choix entre le génotypage si c'est un être humain, et pour les animaux, la conservation en l'état ou l'abattoir si c'est consommable ou le T61.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Et les gays, ajouterais-je ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Oh, je pense que c'est surtout une question de principe et un besoin lié au mode de fonctionnement de notre société: le mariage offre quand même de sacrés avantages. Pourquoi les hétéros seraient les seuls à y avoir droit ?

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Je caricature, of course ;-)

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

le mariage offre quand même de sacrés avantages. Pourquoi les hétéros seraient les seuls à y avoir droit ?

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009
C'est purement la seule et simple raison pour laquelle beaucoup d'hétéros non croyants se marient. Sécu, retraite, droits d'héritages et autres donation au dernier vivant etc...

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

http://www.youtube.com/watch?v=5WD3DncRK3c&feature=related

Là, je suis pour le mariage homosexuel! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Le mariage offre quand même de sacrés avantages. Pourquoi les hétéros seraient les seuls à y avoir droit ?

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Vous dites cela parce que vous n'avez jamais été marié, oeuf corse ;-))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Pour la simple raison que c'est le mariage qui détermine les sexes et leur opposition.

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Non, c'est inexact: c'est la génétique qui détermine les sexes.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Et c'est sans doute la linguistique qui décide du genre des noms?
Redisons-le, il relève de la fonction arbitraire de l'État juriste et juge de déclarer et d'authentifier par le biais de ses officiers d'État-civil le sexe de telle ou telle personne. Quand bien même le plus souvent la nature est sans ambiguïté pour façonner le jugement du juge d'État civil.

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Vous dites cela parce que vous n'avez jamais été marié, oeuf corse ;-))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Oui, c'est sûr ! Je ne peux parler que d'un point de vue théorique ;-)

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Petit message qui n'a rien à voir :
Catmano, êtes-vous Akwabon sur le forum EDP, comme je crois le deviner ?
Si tel est le cas, sachez, lecteurs, qu'elle fait copieusement profiter ses jeunes collègues de son expérience et de son savoir-faire par d'innombrables interventions, au point d'être devenue une référence sur ce forum d'instits où je n'étais pas allé depuis longtemps, las du gnan-gnan officiel dominant qui semble du coup moins prégnant.

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Et c'est sans doute la linguistique qui décide du genre des noms?

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Alors là, je ne vous suit plus...
Ce n'est certes pas la linguistique qui détermine le genre des noms, c'est la langue. Mais je ne vois pas bien le rapport.

Un homme, statistiquement parlant, à une paire de chromosomes XY et une femme une paire XX, non ? Et c'est cette paire de chromosomes qui déterminent le sexe, non ?

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

C'est purement la seule et simple raison pour laquelle beaucoup d'hétéros non croyants se marient. Sécu, retraite, droits d'héritages et autres donation au dernier vivant etc...

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Oui, et je pense que c'est vrai aussi pour les homos. Mais qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit: je trouve cela tout à fait légitime. Après tout, vivre à deux ce n'est déjà pas si simple, alors si on peu mettre un peu de "beurre dans les épinards", ce n'est quand même pas du luxe.
Après, c'est un autre débat...

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Vous dites cela parce que vous n'avez jamais été marié, oeuf corse ;-))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Diderot, parait-il, a dit ceci: "L'homme sage frémit à l'idée seule d'un engagement indissoluble..."

Il est vrai que de nos jours les jeunes futurs mariés n'oublient pas de prendre en option le divorce.



Mariage civil, c'est une autre histoire : la République ne se fait pas d'illusions, elle sait bien que l'on fornique sans elle.

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Cependant la République ou plutôt le Code civil a repris l'architecture de la théorie sacramentaire du mariage: fides, proles et sacramentum (soit, le rituel). Fidélité, secours, assistance (art 212) d'une part, éducation des enfants (art 213) d'autre part et enfin célébration publique (art 165).
De toute évidence les jeunes couples ne retiennent guère que le dernier article et s'ils se marient c'est plus pour les quelques avantages fiscaux et sociaux qu'apporte le mariage que pour sa signification symbolique.
On appelle ça, le progrès de la civilisation!

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Débat féroce sur Riposte laïque entre Henri Pena-Ruiz, l'un des plus grands noms (avec Catherine Kintzler) de la lutte laïque, et les responsables de la revue, que je trouve un eu jusqu'auboutistes de la laïcité intégrale (ils se sont ainsi fâchés récemment avec Caroline Fourest, parce qu'elle appelait à aller malgré tout à Genève participer à "Durban II", afin de ne pas laisser tout le champ libre aux extrémistes — j'aimerais beaucoup que tous les laïques aient au moins moitié autant de couilles que Caroline Fourest qui est bien la seule, avec moi, à avoir osé malmener Frère Tariq en direct live).
Comme vous êtes grands, je vous donne le spièces du débat :
1. Intervention de Pena-Ruiz lors d'un colloque il y a quinze jours
http://www.ripostelaique.com/La-laicite-un-ideal-d-emancipation.html
2. Article de Riposte laïque
http://www.ripostelaique.com/L-affligeante-complaisance-d-Henri.html
3. Protestation de Henri Pena-Ruiz :
http://www.ripostelaique.com/Aux-responsables-de-Riposte-Laique.html
4. Article de mon ami et ex-collègue Maurice Vidal, en réponse à la réponse :
http://www.ripostelaique.com/M-Pena-Ruiz-vous-avez-une-guerre.html

Bonne lecture…
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Un homme, statistiquement parlant, a une paire de c.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Le temps se brouille ?

Ecrit par : Manitas | 21 avril 2009

http://www.youtube.com/watch?v=5WD3DncRK3c&feature=related

Là, je suis pour le mariage homosexuel! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009


Et ça, on l'appelle comment ? Une partouze ?
http://www.youtube.com/watch?v=yl-VNu1rnV0

@ Perceval

Oui, mais chchchchchchuuuuuuuut ! Il ne faut pas que ça s'ébruite... Déjà que certains ont compris qu'Akwabon était au GRIP ! ;-(

Ecrit par : catmano | 21 avril 2009

De toute évidence les jeunes couples ne retiennent guère que le dernier article et s'ils se marient c'est plus pour les quelques avantages fiscaux et sociaux qu'apporte le mariage que pour sa signification symbolique.
On appelle ça, le progrès de la civilisation!

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Je suis d'accord, mais moi je ne leur jette pas la pierre. Comme je l'ai dit, je trouve cela légitime. Après ce sont des considérations morales, et je reconnais que se marier et faire des enfants pour se séparer aussi siec, c'est un peu irresponsable (à mon avis, mais nul n'est parfait).

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

... alors si on peu mettre un peu de "beurre dans les épinards", ce n'est quand même pas du luxe.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Ce serait pas encore une pratique dégradante, que vous nous proposez là ?

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Je nique le beau Tarek, ai-je assez malmené Ramadan ô grand mamamouchi Brighelli ?

Ecrit par : iPidiblue et le sexe sans risque | 21 avril 2009

Un homme, statistiquement parlant, a une paire de c.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Le temps se brouille ?

Ecrit par : Manitas | 21 avril 2009

Ça fait parti du pack XY, en règle général :-D

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Ce serait pas encore une pratique dégradante, que vous nous proposez là ?

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Avec du beurre ? Oh ça doit marcher, mais c'est dure à nettoyer. Un conseil d'ami: préférez la vaseline !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

http://www.youtube.com/watch?v=5WD3DncRK3c&feature=related

Là, je suis pour le mariage homosexuel! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009

Itou !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

"Le mariage, le mariage ... mais il n'y a plus que les curés pour vouloir se marier ! " persiflait naguère l'insupportable et délicieuse Louise de Vilmorin. Et les gays, ajouterais-je ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 avril 2009

Je viens de lire le texte du psychanalyste "lacanien" Roland Chemama et j'ai quelques modestes remarques à faire qui paraîtront bien pâles eu égard à la distinction incontournable des lacaniens entre le "symbolique", "le réel" et "l'imaginaire" que je n'ai jamais réussi à comprendre ;-)


1°) La différence essentielle entre la sexualité humaine et la sexualité animale n'est pas dans le caractère éventuellement "anormale" de l'une ou de l'autre (l'homosexualité existe effectivement aussi chez les animaux), mais dans le fait :

a) que la sexualité animale est étroitement liée aux cycles de fécondité.

b) que les rivalités entre mâles vont rarement jusqu'à la mort et se règlent par la soumission au "mâle dominant".

L'espèce humaine n'a pas bénéficié de cette bienheureuse régulation instinctive et le problème principal auquel elle a eu affaire au cours de son histoire tragique et mouvementée fut de réguler les rivalités par des dispositifs symboliques (interdits, rituels, lois religieuses puis civiles).

Le mariage fait évidemment partie de ces dispositifs et d'ailleurs, comme l'ont finement remarqué plusieurs intervenants sur ce blog, il va de pair avec une diminution du désir (en général et avec le temps, je prie les heureuses exceptions de bien vouloir me pardonner).

2°) Que les homosexuels veuillent à présent se marier peut signifier deux choses :

a) le désir de l'interdit

b) le désir de se normaliser.

En ce qui concerne le désir de l'interdit (le désir du désir des hétérosexuels qui veulent se marier), on a envie de citer cette phrase très spirituelle et très profonde d'Oscar Wilde : "Quand les dieux veulent perdre un homme, ils lui accordent ce qu'il désire", en particulier de découvrir qu'il n'y a absolument rien se "sensationnel", d'extraordinaire, de "génial" derrière l'interdit de se marier, mais la vie de Monsieur et Madame tout le monde avec un sacré lot d'emm..., vous pouvez me croire ! (bon, il y a aussi des joies de temps en temps)

On a donc envie de dire avec une légère pointe d'amusement aux homos (je suis évidemment pour le mariage et l'adoption, je ne vois pas pourquoi il n'y aurait que les "hétéros" à "galérer" ;-)) : "Bienvenue au club !".

Ceci dit, je ne crois absolument pas à cette classification entre "homos" et "hétéros". Je pense qu'il y a autant de formes de sexualité qu'il y a de personnes. C'est aussi l'une des caractéristiques de l'espèce humaine.

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Robin vous vous trompez sur un point dans certaines espèces animales les mâles se battent à mort, mais il y a pire ! Dans certaines autres notamment chez les insectes la femelle une fois fécondée dévore le mâle porteur de gènes altruistes donc vous voyez à quoi vous avez échapper en choisissant l'espèce humaine !

Ecrit par : iPidiblue et le bon choix de Robin | 21 avril 2009

Petit message qui n'a rien à voir :

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Perceval, il y a des MP pour poser ce genre de questions là-bas, parce que la discrétion est préférable en ces lieux fréquentés aussi par des gens "féroces" dont les écrits sont parfois des boulets de canon...

Ecrit par : Maminou | 21 avril 2009

j'aimerais beaucoup que tous les laïques aient au moins moitié autant de couilles que Caroline Fourest qui est bien la seule, avec moi, à avoir osé malmener Frère Tariq en direct live). (JPB)

Quel homme, quel homme, que de couilles !

Ecrit par : con-gratulations | 21 avril 2009

Bigre ! Mille excuses. Je n'ai pas réalisé. Elle aurait dû botter en touche en démentant ...

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Quatrième essai (après ceux de Michel) :

Message de M. Delord pour Christophe (j'ai enlevé une partie des liens pour voir si là, ça marche) :

"Salut CatWoman

Peux-tu poster pour moi le message infra sur le JPBBlog ?

Merci
Michel

----------------
Après trois heures de tentatives de poster sur le blog ….
Christophe doit être très pressé de savoir …

«Je dévoile mes goûts : j'adore l'oiseau écossais et notamment sa déclaration sur l'impossibilité de voir la révolution à la télé et celle sur l'arrivée de l'hiver en Amérique.»

Donc…. pour trouver Gil Scott-Heron, car c’est de lui qu’il s’agit, il suffisait de googoliser «scot revolution television winter america» qui donne en première place

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Revolution_Will_Not_Be_Televised

Ceci dit, les lyrics sont à http://lyricwiki.org/Gil_Scott-Heron

En particulier , mais tout serait à citer
The Revolution Will Not Be Televised (1971)
Winter in America (74)
H2Ogate blues (74)
Racetrack in France ( in Castellet)
Johannesburg
Re-Ron
B movie
Lady Day and John Coltrane
……….

Michel Delord"

Ecrit par : catmano | 21 avril 2009

Suite du message de Michel Delord :

"Michel Delord

Si vous voulez écouter:

On a racetrack in France ( near Marseille)
http://www.youtube.com/watch?v=xi4iBDPojKI

The revolution will not be televised
http://www.youtube.com/watch?v=WoMmK6Hz_2c&feature=related

Winter in America
http://www.youtube.com/watch?v=M6T2A0QdJVA&feature=related

Johannesburg
http://www.youtube.com/watch?v=OgxWk4BE8Y8&feature=related

B movie
http://www.youtube.com/watch?v=80JoQY3Oelk&feature=related

Ecrit par : catmano | 21 avril 2009

Bigre ! Mille excuses. Je n'ai pas réalisé. Elle aurait dû botter en touche en démentant ...

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Même pas peur ! ;-)

Ecrit par : catmano | 21 avril 2009

Riposte Laïque ?? Mais ce sont des islamophobes primaires, je dirais même des racistes . Comment peut-on lire ces horreurs ?

D'ailleurs, il y a Amélie qui n'arrête pas de mettre le lien de ce site.

Ecrit par : bouboulina | 21 avril 2009

Peut-être JPB peut-il éditer mon intervention intempestive pour mettre à l'aise l' intéressée et rattraper ma boulette ...

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

En ce qui concerne le désir de l'interdit (le désir du désir des hétérosexuels qui veulent se marier), on a envie de citer cette phrase très spirituelle et très profonde d'Oscar Wilde : "Quand les dieux veulent perdre un homme, ils lui accordent ce qu'il désire", en particulier de découvrir qu'il n'y a absolument rien se "sensationnel", d'extraordinaire, de "génial" derrière l'interdit de se marier, mais la vie de Monsieur et Madame tout le monde avec un sacré lot d'emm..., vous pouvez me croire ! (bon, il y a aussi des joies de temps en temps)

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Oscar Wilde était un sage, un vrai !
Oh quand même ! Comme vous y allez ! Ce n'est pas le bagne tout de même ;-)

"Ceci dit, je ne crois absolument pas à cette classification entre "homos" et "hétéros". Je pense qu'il y a autant de formes de sexualité qu'il y a de personnes. C'est aussi l'une des caractéristiques de l'espèce humaine.

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009"

Je souscrit entièrement ! Il est fort dommage de constater que chez les homos aussi il y a cette idée selon laquelle on devrait entrer dans des cases (homo, hétéro, bi). C'est fort mal connaître la philosophie LGBT: si le drapeau est arc-en-ciel, ce n'est pas pour rien !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

j'aimerais beaucoup que tous les laïques aient au moins moitié autant de couilles que Caroline Fourest qui est bien la seule, avec moi, à avoir osé malmener Frère Tariq en direct live...

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Vous voyez Trollju, les femmes elles aussi peuvent avoir des couilles! Tout est question chez l'homme de transfiguration du réel et non de chromosomes X ou Y!

Plus sérieusement, je me rappelle ce débat ou JP Brighelli a malmené Frère Tarik en direct. Il me fait songer à l'image forte qu'avait utilisée L. Althusser, celle du bâton courbé qu'il convient de plier dans l'autre plan pour le remettre droit. Le combat contre les extrémistes n'appelle-t-il pas en retour des positions forcées?
Pensons aussi au combat contre les démolisseurs de l'école publique et laïque. Quelque chose me dit que JP Brighelli est dans le vrai: il faut parfois sans doute adopter des postures qui peuvent paraître jusqu'auboutistes.

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Tiens, les profs de lettres, si vous voulez aller aider C*** ou A*** sur EDP, il y a justement un petit sujet pour vous :

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=192596&st=0&gopid=3720628&#entry3720628

Ecrit par : c. cru | 21 avril 2009

Peut-être JPB peut-il éditer mon intervention intempestive pour mettre à l'aise l' intéressée et rattraper ma boulette ...

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Puisqu'on vous dit que ce n'est pas grave ! Zen !

Ecrit par : catmano | 21 avril 2009

Vous voyez Trollju, les femmes elles aussi peuvent avoir des couilles! Tout est question chez l'homme de transfiguration du réel et non de chromosomes X ou Y!

Ecrit par : marigot | 21 avril 2009

Ah mais je parlais uniquement d'un point de physique !
Après pour le reste, ce n'est pas parce qu'on a pas de couilles dans son slip, qu'on en a pas dans la tête ;-)))

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Je souscrit entièrement !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

A paetir de maintenant, c'est la punition...
Avec le pronom "je" les terminaisons des verbes peuvent être "e", "s" ou "x" mais JAMAIS, JAMAIS "t", ni "d"...
Répétez après moi....

Ecrit par : Maminou | 21 avril 2009

Riposte Laïque ?? Mais ce sont des islamophobes primaires, je dirais même des racistes . Comment peut-on lire ces horreurs ?

D'ailleurs, il y a Amélie qui n'arrête pas de mettre le lien de ce site.

Ecrit par : bouboulina | 21 avril 2009

HA HA HA ! Tordant !!!!

Ecrit par : Amélie | 21 avril 2009

Je ne vais tout de même pas m'inscrire sur un forum d'instits où je n'ai que faire… Mais pour la concordance passé antérieur / passé simple, c'est le moment ou jamais de faire comprendre la syntaxe de "après que", qui régit l'indicatif, quoi qu'en disent les (mauvaises) habitudes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Putain, Jeremy, vous êtes en forme! Personnellement, je pense que les hétéros ont le mariage, il n'y a pas de raison que les homos soient favorisés en ne l'ayant pas!
Francis, attention! Vous frisez de très près le délit de narcissisme primaire aigu selon Buntovchik!!! ;-)


"Si le mariage rend obligatoire les relations sexuelles cela va changer beaucoup de choses ..."

Ecrit par : iPidiblue et le sexe civil | 21 avril 2009
----------
Je le sais, iPidiblue et le sexe civil, j'en ai conscience, et je m'en accommode. Le probleme est que je suis la personne au mode que je connais le moins mal. Quand je parle de moi, je sais de quoi je parle.
Mais, croyez-moi, si j'ai une assez bonne opinion de ma modeste personne, j'en ai une meilleure sur un certain nombre de gens dont les performances en des domaines divers sont superieures aux miennes. (Je ne pense pas au sexe. Pour moi, c'est fini, et je n'ai pas ete un aigle dans ma jeunesse. Trouvez sur ce blog quelqu'un d'aussi franc et d'aussi modeste que moi.)
Mais dans le domaine du chant, je ne suis guere surpasse que par les chanteurs d'opera professionnels. Dans le Loir-et-Cher, ou je vis, j'ai coutume de dire que je suis le plus grand chanteur amateur d'opera du Loir-et-Cher, mais que le jour ou on m'en presentera un autre, homme ou femme, qui chante mieux que moi, je m'inclinerai devant ce chanteur-la.
Cela arrivera de toute facon, meme de mon vivant si je vis encore dix ans.
Quelqu'un m'a dit un jour : "Du Loir-et-Cher... seulement ?"
J'ai repondu, tres serieusement : "Je ne connais pas les amateurs du reste de la France. Il est parfaitement possible qu'il y ait meilleur que moi ailleurs. Mais s'il y en a, ca ne doit tout de meme pas faire grand monde."
Je suis modeste dans mon realisme. (J'aurais pu etre professionel, peut-etre un petit professionnel, s'il n'y avait pas eu d'obstacles divers, dont la sante des voies respiratoires dans ma lointaine jeunesse.)
Au fait, suis-je bien la personne a qui vous vous adressez ? N'y a-t-il pas sur ce blog un autre Francis ? C'est arrive, fugitivement.

Ecrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

Mon dernier texte sur la faillite du système sur Agoravox :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/education-nationale-un-recteur-54840

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 avril 2009

C'est purement la seule et simple raison pour laquelle beaucoup d'hétéros non croyants se marient. Sécu, retraite, droits d'héritages et autres donation au dernier vivant etc...

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Oui, et je pense que c'est vrai aussi pour les homos. Mais qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit: je trouve cela tout à fait légitime. Après tout, vivre à deux ce n'est déjà pas si simple, alors si on peu mettre un peu de "beurre dans les épinards", ce n'est quand même pas du luxe.
Après, c'est un autre débat...

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Je trouve moi aussi cela parfaitement légitime. Je vous ai parlé l'autre soir de ma copine chanteuse de cabaret qui a arrêté de fumer. Depuis trente ans, elle vit en couple avec la même femme. Cette femme est depuis plusieurs années très malade, dépressive, alcoolique. Elle la prend en charge tout au long de l'année, avec calme et sérénité, et toute la famille de son amie loue son courage et son abnégation. Parfois, la famille la relaie pour quinze jours ou trois semaines, le temps qu'elle se repompe mais c'est bien elle qui assume toute la charge.
Comme dans un vieux couple hétéro où l'un des deux bat la campagne et où l'autre assume en souvenir des belles années d'amour et de tout ce qui fut fait d'un commun élan.
Sauf que ... celle qui a la meilleure retraite et les biens, c'est la malade.
Si elle vient à mourir, l'autre n'aura plus qu'à prendre son baluchon et à aller mendier sur le parvis des églises.
Et, ça, c'est inadmissible !
A l'heure actuelle, ma copine est là pour faire la garde-malade, la femme de ménage tout en payant moitié-moitié tous les frais domestiques. Ça va peut-être durer encore longtemps. Elle le fait de bon cœur, ce n'est pas le problème !
Le problème, c'est qu'au décès, elle sera remerciée et renvoyée comme une vulgaire garde-malade alors qu'elle fut réellement un conjoint sur le plan des obligations morales.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

"Et vous trouverez difficilement plus anticommuniste que moi sur le blog!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2009 "

Petit prétentieux, amélie va être vexée!!!

Et Robin, si j'ai bien compris ce qu'il écrit.

Et les membres du SNALC, non! ça c'est de la provocation gratuite.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 21 avril 2009

"Je ne vais tout de même pas m'inscrire sur un forum d'instits où je n'ai que faire… ""

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Pourtant, on se marrait bien, aux cris d'orfraie. Vous choisiriez des fils qui vous inspirent, et vous iriez mettre les pieds dans le plat.
Mais il faudrait se dépécher d'en profiter, car vous seriez vite censuré. Si ça vous prend, prévenez-nous, qu'on ne loupe pas ce plaisir fugace.

Ecrit par : Perceval | 21 avril 2009

Savez-vous Francis Penin ce que disait Ninon de Lenclos, la célèbre courtisane du XVIIème : "Il est plus difficile de bien faire l'amour que de gagner une bataille".

D'ailleurs tous ses efforts pour contenter le sexe masculin ne l'ont pas empêché de vivre jusqu'à ses 90 ans !

PS Non vous avez confondu ce n'est pas à vous que je répondais mais puisque l'occasion m'en est donné, nous pouvons faire assaut d'amabilités à défaut d'entrer sur la lice galante.

Ecrit par : iPidiblue et la comtesse aux pieds nus | 21 avril 2009

Cependant la République ou plutôt le Code civil a repris l'architecture de la théorie sacramentaire du mariage: fides, proles et sacramentum (soit, le rituel). Fidélité, secours, assistance (art 212) d'une part, éducation des enfants (art 213) d'autre part et enfin célébration publique (art 165).
De toute évidence les jeunes couples ne retiennent guère que le dernier article et s'ils se marient c'est plus pour les quelques avantages fiscaux et sociaux qu'apporte le mariage que pour sa signification symbolique.
On appelle ça, le progrès de la civilisation!

Ecrit par : buntovchik | 21 avril 2009

Certes ! Et je me demande si les couples homosexuels ne pourraient pas montrer l'exemple, si on les autorisaient à se marier ?
On pourrait faire une nouvelle chanson sur le modèle de Ferrat "Mis à part les curés, par devant et par derrière ... "

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Le mariage offre quand même de sacrés avantages. Pourquoi les hétéros seraient les seuls à y avoir droit ?

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

J'ai pris au hasard cette réflexion parmi des tonnes d'autres sur les hétéros, les homos, le désir d'enfant etc
Tout cela est bel et bon, mais c'est du conservatisme pur jus. Dites-donc, si, au lieu d'amuser la galerie et d'alimenter les débats, on supprimait la réserve héréditaire ?

Ecrit par : guy morel | 21 avril 2009

A paetir de maintenant, c'est la punition...
Avec le pronom "je" les terminaisons des verbes peuvent être "e", "s" ou "x" mais JAMAIS, JAMAIS "t", ni "d"...
Répétez après moi....

Ecrit par : Maminou | 21 avril 2009

"A paetir" ? :-D
Bon d'accord, c'était facile !

Bon sang, rien ne vous échappe, nom d'un précis orthographique !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Tout cela est bel et bon, mais c'est du conservatisme pur jus. Dites-donc, si, au lieu d'amuser la galerie et d'alimenter les débats, on supprimait la réserve héréditaire ?

Ecrit par : guy morel | 21 avril 2009

Oui aussi, mais là vous y allez carrément au lance-flamme ! Je ne suis pas sûr que les français soit prêt à un tel "carnage" ;-)

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

"soiENT prêtS"

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Y'a un problème, pour moi, aujourd'hui, c'est de voir revenir de façon récurrente les propos sur l' "homosexualité" animale. J'ai beau bossé depuis trente ans avec les animaux et me passionner depuis plus longtemps encore pour leur vie et leurs mœurs, je n'ai jamais entendu parler ni constater moi-même d'homosexualité animale au sens où vous l'entendez.
En préambule: merci de ne pas confondre chevauchement= posture de dominant, avec homosexualité au sens où les humains l'entendent.
Expliquez-moi la suite ...

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

ERRATUM:

JPB, le dernier lien de Riposte que vous donnez est un article de Pascal Hilout. La réponse de Maurice Vidal est là :

"Ne vous en déplaise, cher collègue, le problème en 2009, c’est l’islam"
lundi 20 avril 2009, par Maurice Vidal"


http://www.ripostelaique.com/Ne-vous-en-deplaise-cher-collegue.html

Ecrit par : Amélie | 21 avril 2009

Pour vous, dobolino:

http://luclebelge.skynetblogs.be/post/5899984/homosexualite-animale-expo-a-maastricht

Mais le site est très clairement militant, donc...

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Robin vous vous trompez sur un point dans certaines espèces animales les mâles se battent à mort, mais il y a pire ! Dans certaines autres notamment chez les insectes la femelle une fois fécondée dévore le mâle porteur de gènes altruistes donc vous voyez à quoi vous avez échapper en choisissant l'espèce humaine !

Ecrit par : iPidiblue et le bon choix de Robin | 21 avril 2009

Surtout que j'ai choisi sur catalogue !
...Et j'ai failli opter pour l'amante religieuse ! ;O))

A propos des mâles qui se battent à mort, pouvez-vous me donner plus d' infos. Dans quelle espèce ?

Il me semble que Konrad Lorentz avait filmé un combat entre deux loups mâles et on voyait qu'ils avançaient alternativement la gueule vers la carotide de leur adversaire, hésitant au dernier moment, la reculant à nouveau, comme dans un mouvement réflexe.

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Pour autant que je le sache, et j'ai lu pas mal d'ouvrage d'éthologie, les combats à mort, chez les animaux, sont relativement rares entre membres d'une même espèce. Le plus souvent, le perdant bat en retraite sans plus de dommage. Chez les loups, il existe en effet tout un rituel : le dominé se soumet et le dominant affirme sa supériorité par la posture et la mimique. On trouve en effet de telles observations chez Lorenz.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2009

Robin vous n'avez jamais vu un combat de coqs ?

Dans les espèces sociales en général il n'y a pas mise à mort de l'adversaire mais ce n'est pas le cas pour les espèces qui ne sont pas sociales.

Ecrit par : iPidiblue et les combats de coqs | 21 avril 2009

Surtout que j'ai choisi sur catalogue !
...Et j'ai failli opter pour l'amante religieuse ! ;O))

....En tant que mâle porteur de "gênes altruistes".

(Là où il y a des gênes y'a pas de plaisir !)

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Lorentz

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2009

Au hasard le poisson-combattant, les lézards, les orignaux etc.

Ecrit par : iPidiblue et les combats des animaux sauvages | 21 avril 2009

Mon dernier texte sur la faillite du système sur Agoravox :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/education-nationale-un-recteur-54840

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 avril 2009


Le texte est excellent, comme d'habitude, mais les commentaires de Daniel ne sont pas mal non plus :


Concernant les entreprises, j’ai l’occasion de les visiter souvent, puisque j’enseigne également le français en Lycée Professionnel. Les élèves de CAP, de BEP et de Bac Pro. ont une période de stage obligatoire qui va de trois à cinq semaines. Les patrons que je rencontre se plaignent tous de la même chose : les stagiaires ne maîtrisent pas le français, ne comprennent pas les consignes qui leur sont données, et ne peuvent donc pas exécuter correctement les tâches qui leur sont confiées.

Quant à l’informatique, il ne sert à rien sans maîtrise du français ni culture générale. En effet, beaucoup d’élèves savent se servir d’un clavier, mais ne comprennent pas les documents qu’ils trouvent par exemple sur Internet (parce qu’ils manquent de mots). Scène courante dans les collèges de France en 2009 : l’élève qui vient lire deux ou trois pages imprimées à partir d’un site d’information en guise d’exposé, et se révèle incapable d’expliquer le texte qu’il a sous les yeux à la classe ; parce qu’il ne possède pas les fondamentaux.

Ecrit par : Manu | 21 avril 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sexualité_animale
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Robin vous n'avez jamais vu un combat de coqs ?

Dans les espèces sociales en général il n'y a pas mise à mort de l'adversaire mais ce n'est pas le cas pour les espèces qui ne sont pas sociales.

Ecrit par : iPidiblue et les combats de coqs | 21 avril 2009

Non, je n'en ai jamais vu et franchement ça ne manque pas. Je croyais qu'ils étaient entraînés par les hommes pour ce genre de combats, qu'on leur mettait des espèces d'éperons. Ceci dit, c'est intéressant que ça soit justement dans les espèces sociales qu'il n'y a pas de combats à mort.

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

J'ai pris au hasard cette réflexion parmi des tonnes d'autres sur les hétéros, les homos, le désir d'enfant etc
Tout cela est bel et bon, mais c'est du conservatisme pur jus. Dites-donc, si, au lieu d'amuser la galerie et d'alimenter les débats, on supprimait la réserve héréditaire ?

Ecrit par : guy morel | 21 avril 2009

Excellente idée, même si elle n'est pas de vous !
Moi, je ne parle pas héritage mais Sécu et Retraite (pension de réversion) et pleins d'autres problèmes du genre autorité parentale.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Pour vous, dobolino:

http://luclebelge.sk ynetblogs.be/post/5899984/homosexualite-animale-expo-a-maastricht

Mais le site est très clairement militant, donc...

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Alors, je n'irai pas ! J'ai autre chose à faire.
Donnez-moi des liens vers des articles d'éthologues, sérieux, imparables. D'ailleurs, je suis assez grande pour y aller seule et je sais très bien ce que j'y trouverai: postures dominants-dominés, celui qui est dessous, c'est le dominé qui accepte de l'être, celui qui est dessus, c'est le dominant qui arrive à s'imposer. Après il y le syndrome de féminisation du mâle (sertolinome) et les femelles à kystes ovariens, toutes pathologies faciles à soigner.
Chez nous humains, au jeu du désir, c'est plus subtile .
Heureusement, d'ailleurs, car sinon, à trente ans, on abandonnerait la copulation, si elle se résumait à la posture du missionnaire, avec le dominant dessus et la dominée dessous. Dans ces cas là, le dominant va au bordel pendant que la dominé tricote et boit le thé avec ses copines.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sexualité_animale
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009

Pour le coup, Brighelli, vous êtes con comme une malle si vous avalez ça !
J'ai lu trois lignes et j'ai arrêté, non que je sois choquée, mais que j'en ai marre qu'on confonde les postures sociétales animales avec la sexualité telle qu'entendue par l'être humain évolué et éduqué.

Quand je me fais mettre, par devant ou par derrière, c'est pour la jouissance construite en grande partie par mon cerveau et mes fantasmes et non parce que j'accepte la dominance. Mon mâle le sait depuis belle lurette. Il n'est ni dominant ni dominé.
D'ailleurs, c'est une insulte de la plus belle eau que de résumer l'homosexualité humaine à des pulsions de domination animales. C'est carrément immonde !

En résumé, c'est fini, l'homme n'est plus un roseau pensant ? Il n'est plus qu'une bête douée de langage ?

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Trollju, Jeremy, vous êtes quoi dans votre couple de Bonobos ?
Celui qui domine et encule ou celui qui est dominé et se fait enculer ?
Puisque la société moderne veut résumer à ça vos relations amoureuses, pour les faire entrer dans la "norme" et les avaliser tout en les assexualisant (mariage neutre !!!), la question n'est nullement choquante !
Si c'est là qu'il faut en venir, alors julien l'hygiéniste (un vrai nom d'apôtre !), le nouveau prophète, n'est certainement pas loin de la vérité.
Quant à moi, à part une borie à Lure, je ne vois pas de solution...

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Alors, je n'irai pas ! J'ai autre chose à faire.
Donnez-moi des liens vers des articles d'éthologues, sérieux, imparables.

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Oh la ! C'était juste une suggestion, pas la peine de vous énerver... si ça ne vous inspire pas, tant pis, je n'en ferai pas un drame, rassurez-vous !
Et à vrai dire, la vie des bêtes ne me passionne pas - à partir du moment qu'on ne leur fait pas de mal, le reste je m'en fiche un peu. On va quand même pas se conduire comme des fourmis ou des abeilles sous prétexte que "c'est la nature" !
Ceci dit, si je mets la main sur un tel site, je ferai suivre le lien.

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Trollju, Jeremy, vous êtes quoi dans votre couple de Bonobos ?
Celui qui domine et encule ou celui qui est dominé et se fait enculer ?

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

??? mais qu'est-ce qu'il vous prend d'un coup ??

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Trollju, Jeremy, vous êtes quoi dans votre couple de Bonobos ?
Celui qui domine et encule ou celui qui est dominé et se fait enculer ?

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

dobolino, si c'est vous qui avait écrit ça, vous venez de faire du gay bashing pur et simple !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009

Un petit détail : chez les bonobos non plus, la sexualité ne dépend pas des cycles de reproduction. Les jeux sexuels favorisent la résolution des conflits entre les membres du groupe, si bien que l'agressivité y est assez rare. C'est du moins ce qui ressort des observations que j'ai lues.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2009

dobolino, si c'est vous qui avait écrit ça, vous venez de faire du gay bashing pur et simple !

Ecrit par : Trollju | 21 avril 2009


Mais, mon cher, choisissez ! Vous êtes animal ou humain ?
Vous voulez que l'animal avalise vos mœurs pour les rendre "normales" ou vous voulez les assumer pleinement, comme une entité de l'âme humaine?
Moi, vos choix amoureux et affectifs, je les accepte calmement, en tant que preuve de la richesse inépuisable de l'esprit humain.
Si vous préférez recevoir l'aval des bonobos, vous assumerez votre choix !
Quant à moi, je ne pourrais que regretter d'avoir eu l'idée saugrenue de procréer des enfants!

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Je me demande pourquoi les homosexuels se focalisent sur le droit au mariage alors que c'est pas évident pour eux de se tenir simplement par la main en public.
Je précise que je suis trans non hormoné non opéré hétérosexuel en couple avec une femme donc assimilé à une lesbienne.

Ecrit par : Bruno | 21 avril 2009

Savez-vous Francis Penin ce que disait Ninon de Lenclos, la célèbre courtisane du XVIIème : "Il est plus difficile de bien faire l'amour que de gagner une bataille".

D'ailleurs tous ses efforts pour contenter le sexe masculin ne l'ont pas empêché de vivre jusqu'à ses 90 ans !

PS Non vous avez confondu ce n'est pas à vous que je répondais mais puisque l'occasion m'en est donné, nous pouvons faire assaut d'amabilités à défaut d'entrer sur la lice galante.

Ecrit par : iPidiblue et la comtesse aux pieds nus | 21 avril 2009
-----
Merci, iPidiblue et la comtesse aux pieds nus !
Quel dommage que je n'aie pas compris plus tot !
Baste, j'ai ete sincere, et cela seul compte.
Je ferai assaut d'amabilites avec vous, bien volontiers, iPidiblue ! Vous etes un joyeux compagnon.
J'ignorais que Ninon de Lenclos eut (mettez l'accent circonflexe sur le u, SVP) tenu de tels propos. Mais gagner une bataille me parait (accent, SVP) vain, tandis que bien faire l'amour est essentiel.
Ah ! si seulement le voyage temporel etait possible ! Comme j'aimerais que Ninon me deniaisat (accent circonflexe) a l'age ideal et m'apprit (idem) tout son savoir.

Ecrit par : Francis Penin | 21 avril 2009

JPB montre sa vraie nature
Messages censurés
Son côté ex d'extrême gauche je suppose

'julien'

Ecrit par : censure | 21 avril 2009

Un petit détail : chez les bonobos non plus, la sexualité ne dépend pas des cycles de reproduction. Les jeux sexuels favorisent la résolution des conflits entre les membres du groupe, si bien que l'agressivité y est assez rare. C'est du moins ce qui ressort des observations que j'ai lues.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2009

Il faut croire que nous ressemblons aux bonobos (ou que les bonobos nous ressemblent), mais qu'il y a dans le processus d'hominisation une "phase critique" que les bonobos n'ont pas atteinte.

Chez les bonobos, les conflits se résolvent par des "jeux sexuels", mais chez les humains, les "jeux sexuels" ne suffisent plus et débouchent sur des conflits "illimités".

Ecrit par : Robin | 21 avril 2009

Excellente idée, même si elle n'est pas de vous !
Moi, je ne parle pas héritage mais Sécu et Retraite (pension de réversion) et pleins d'autres problèmes du genre autorité parentale.
Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009
Je ne sais pas de qui elle est, mais la femme dont je partage la vie ou vice versa est l'auteur d'une thèse sur le droit intermédiaire, disons entre 1789 et le Code civil.
Mon point de vue est simple : chacun se met avec qui il veut, femme ou homme dans tous les sens, et dispose de ses biens comme il l'entend , il n'y a pas de mariage, sinon pour faire décor, donc pas de divorce et autres afféteries propriétaires. Chiche ! C'est fou ce que ça dure cette histoire-là. Et voilà que les homos s'y mettent, pour faire comme papa-maman, et envisagent d'adopter - ah le droit d'avoir un enfant, et de se marier comme papy et mamie.
Tout cela est typique petit bourge.

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

"Débat féroce sur Riposte laïque entre Henri Pena-Ruiz, l'un des plus grands noms (avec Catherine Kintzler) de la lutte laïque, et les responsables de la revue, que je trouve un eu jusqu'auboutistes de la laïcité intégrale (ils se sont ainsi fâchés récemment avec Caroline Fourest, parce qu'elle appelait à aller malgré tout à Genève participer à "Durban II", afin de ne pas laisser tout le champ libre aux extrémistes — j'aimerais beaucoup que tous les laïques aient au moins moitié autant de couilles que Caroline Fourest qui est bien la seule, avec moi, à avoir osé malmener Frère Tariq en direct live).
Comme vous êtes grands, je vous donne le spièces du débat :
1. Intervention de Pena-Ruiz lors d'un colloque il y a quinze jours
http://www.ripostelaique.com/La-laicite-un-ideal-d-emancipation.html
2. Article de Riposte laïque
http://www.ripostelaique.com/L-affligeante-complaisance-d-Henri.html
3. Protestation de Henri Pena-Ruiz :
http://www.ripostelaique.com/Aux-responsables-de-Riposte-Laique.html
4. Article de mon ami et ex-collègue Maurice Vidal, en réponse à la réponse :
http://www.ripostelaique.com/M-Pena-Ruiz-vous-avez-une-guerre.html

Bonne lecture…"

JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2009


J'ai eu l'occasion d'assister à une conférence de Henri Pena-Ruiz sur la laïcité voilà quelques années. Un philosophe particulièrement brillant, capable d'aborder des questions pointues avec beaucoup de clarté et de précision. Il venait de participer aux travaux de la commission Stasi. Quand on lui parlait alors de la "loi sur le voile", il expliquait répondre aussitôt "il n'y a pas de loi sur le voile en France, mais une loi sur les signes religieux ostentatoires". Ce qui était une manière de rappeler intelligemment que le débat autour de la laïcité ne se rapportait pas qu'à l'islam. Il définissait encore la laïcité comme la préservation d'un espace à l'abri des groupes de pressions, y compris économiques. Pour lui, le débat dépasse donc non seulement l'islam, mais encore le strict terrain religieux. D'où la controverse avec "Riposte laïque".
A la lecture des textes présentés, on constate que deux approches s'opposent. La première tend à se focaliser sur l'islam, et risque de glisser vers une opposition Occident et laïcité d'une part, monde arabo-musulman et islam d'autre part. La seconde distingue simplement la laïcité de l'absence de séparation entre les sphères publique et privée, et affirme que ce débat n'a pas seulement lieu en Occident. C'est pourquoi Henri Pena-Ruiz rappelle que le monde arabo-musulman a eu Averroès, tandis que l'Occident a eu l'Inquisition. Je me reconnais pour ma part plutôt dans cette seconde approche. Le sexisme, par exemple, qui consiste dans une pression exercée sur les filles, peut être considéré comme une atteinte à la laïcité et n'est pas seulement le fait d'individus qui se réclament de l'islam...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 avril 2009

Avec, quelquefois, je le confesse, un plaisir coupable, tant les arguments des tenants du "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" sont, finalement, faciles (et agréables) à démonter.

Ch. S.

Ah Christophe, alors, renseignez-moi sur votre méthode de démontage, car, pour le nouveau programme de Français (2de bac pro en 3 ans), je dois préparer mon année prochaine de cours sur le thème: "Des goût et des couleurs, discutons-en" (sic et beurk)...

Ecrit par : Pendariès | 22 avril 2009

"Trollju, Jeremy, vous êtes quoi dans votre couple de Bonobos ?
Quant à moi, à part une borie à Lure, je ne vois pas de solution..."
Ecrit par : dobolino | 21 avril 2009

Le fond du message n'est pas là où vous avez cru le trouver. La clé du message, c'est la dernière phrase, à laquelle il faut ajouter : mieux vaut une "borie à Lure" qu'une "Lorie à bure" appréciée - "ô rare lubie !" - par les "ruraux habiles" oeuvrant dans "le bureau à riz".

Je déclare Dobolino reine du quintuple contrepet.

La discussion sur le fond aura lieu par mail, mais en fait, tout repose sur la distinction entre homme et animal que fait Dobolino, et qui est tout aussi indémontrable qu'irréfutable. Dobolino, vous connaissez Sylvie Brunel ? Elle a le même point de vue que vous sur l'animal, si j'ai bien compris quel était le vôtre. Je suis sûr qu'elle vous plairait beaucoup.

Ecrit par : Jeremy | 22 avril 2009

"Et voilà que les homos s'y mettent, pour faire comme papa-maman, et envisagent d'adopter - ah le droit d'avoir un enfant, et de se marier comme papy et mamie.
Tout cela est typique petit bourge.
Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009"

Et voilà, ça recommence.

Et grogner comme Papy qui fait de la résistance, c'est pas typique petit bourge ptet ?

C'est plus Papi Morel, c'est Papy Mougeot !

Est-ce que le schlimilibimblirbili est bourge ?

http://www.youtube.com/watch?v=qATWfFkPxPk

Guy Morel n'étant pas bourge, il est contre la revendication du mariage homo, car elle est bourge. C'est tout de même hallucinant.

Ecrit par : Jeremy | 22 avril 2009

"Guy Morel n'étant pas bourge, il est contre la revendication du mariage homo, car elle est bourge. C'est tout de même hallucinant."

Ecrit par : Jeremy | 22 avril 2009

Mais non, il n'est pas contre! Il a du mal à comprendre qu'on puisse à ce point se battre pour une institution totalement surannée, c'est tout! Et je partage sont point de vue.
Oh, pardon, j'ai dit: "je"... Narcissisme??? ;-)

Pendariès, je vous (re)laisse mon mail:
chpointsibillearobasewanadoopointfr

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Et voilà que les homos s'y mettent, pour faire comme papa-maman, et envisagent d'adopter - ah le droit d'avoir un enfant, et de se marier comme papy et mamie.
Tout cela est typique petit bourge.

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009

Je suis plutôt d'accord avec vous sur ce point. Mais en attendant, si le mariage ne donnait pas les avantages sociaux-économiques dont on a déjà parlé avant, la question intéresserait nettement moins les homos et les hétéros qui défendent le mariage. Quant au droit d'avoir un enfant, là je ne vous suis plus: quel rapport entre vouloir un enfant et une attitude "petit bourge" ?

Vous ne croyez pas qu'il vaut mieux qu'un enfant soit élevé par un couple homo qui l'aiment et l'élèvent consciencieusement, plutôt qu'un couple hétéro qui se contente de pondre des gosses pour les allocs, et se fichent éperdument du reste ?

Ecrit par : Julien (ex-Trollju, pas l'autre) | 22 avril 2009

Mais non, il n'est pas contre! Il a du mal à comprendre qu'on puisse à ce point se battre pour une institution totalement surannée, c'est tout!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

C'est mon point de vue aussi, mais j'approuve néanmoins cette bataille "par principe". Maintenant si le mariage disparaissait, je serai bien le dernier à le pleurer !

Ecrit par : Julien (ex-Trollju, pas l'autre) | 22 avril 2009

"JPB = censeur

Françoise = mal baisée frustrée et même pas baisable !"

Ecrit par : julien1 | 22 avril 2009

Message peu hygiénique (ta mère), s'il en fut! Allez donc vous faire soigner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Christophe, inutile de les reprendre : je n'ai jamais toléré d'attaques personnelles sur ce blog, je ne vais pas commencer pour un ou deux excités.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

le monde arabo-musulman a eu Averroès, tandis que l'Occident a eu l'Inquisition. (D.Arnaud )

Aujourd'hui, il y a ça, entre autres joyeusetés. Attention, âmes sensibles, s'abstenir !

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1956

Ecrit par : Amélie | 22 avril 2009

JP Brighelli a écrit :

« Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre. La réforme du lycée, dont vous trouverez une analyse plutôt pertinente sur http://www.mediapart.fr/club/blog/claire-mazeron/ , se glisse en sourdine par la porte étroite d’une grosse centaines de lycées « volontaires », et par la grâce d’un Richard Descoings qui fait semblant de consulter »

I) Richard Descoings, tout d’abord , reprenons - pour info - une des premières critiques qui a été faite de ses thèses dès 2003 :

Gilbert Molinier : A propos de la participation de M. Descoings à l'émission Répliques du 26 mai 2001
"Sciences Po . Auguste Blanqui même combat" ou "L’esclave est la vérité du maître."
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-sciencepo-2003.pdf

Il y a une version substantiellement améliorée avec des ajouts datant de 2007
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-sciencepo-2007.pdf

Du même auteur, il n’est pas inutile de citer - pour faire plaisir à Amélie ? - , une critique d’une oeuvre plus mineure d’une émule [1] de Richard Descoings, Carole Diamant.

Gilbert Molinier "Les nouveaux chiens de garde" : Compte rendu du livre de C. Diamant 'Ecole, Terrain miné'
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-cr-ecole_terrain_mine-15janvier2005.pdf

Ce qu’il faut reprocher à Richard Descoings – homme promis à un bel avenir parce que fin politique - est-il vraiment qu’il fasse un semblant de consultation ? Ce serait vraiment mieux s’il en faisait une vraie ?

[1] Je n’exagère en rien la filiation Descoings Diamant puisque la présentation faite sur ArtsLivres * nous dit sous la plume de N. Vaillant :

« Fort de cette constatation, et parce que statutairement il jouit d’une certaine autonomie que n’a pas l’enseignement public, l’IEP a lança une initiative qui fit la une des journaux : « les ‘grandes écoles’ clonaient, à l’infini, la même classe sociale,et conscient de l’inanité de faire perdurer un tel système, le directeur de Sciences Po, Richards Descoings, décida d’instituer, en 2001 une nouvelle procédure d’amission s’adressant spécifiquement aux élèves des établissements situés en zone sensible (p.76) ». L’accueil fut mitigé, entre les acquiescements modérés et l’étonnement parfois emblématique d’une certaine conception de la stratification sociale : « les élèves ont été comparés par Geneviève Zehringer, présidente de la société des Agrégés, à des ‘boat people’ dont personne ne voudrait (p.79)** »…

* http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=1222
** La critique de G. Zehringer ne voit que l’aspect misérabiliste du philanthropisme, qui est loin d’être principal

Ecrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Suite


II) Reprenons cette présentation personnalisée qui fausse entièrement le débat

« Darcos s’est fâché avec ceux qui lui voulaient du bien, il a flatté ceux qui rêvent toujours, au fond, de le pendre »

Cela veut-il dire que tu « voulais du bien » à Darcos et qu’il s’est fâché avec toi J ?

Bon, soyons sérieux. Le GRIP n’a voulu ni bien ni mal à Xavier Darcos et il a proposé par mes soins - et sur ce blog en novembre 2007, c'est-à-dire en pleine euphorie pro-Darcos - de ne pas poser les problèmes sous cette forme mais de bien distinguer deux niveaux la ‘reforme générale de l’école’( dans laquelle je n’avais aucune confiance contrairement aux ‘partisans de l’an 01’) et les ‘ réformes sous forme d’expérimentations qui ont un caractère dérogatoire’

Dans un texte intitulé « Rectificatif au compte-rendu de Jean-Paul Brighelli » , je disais explicitement :

[CITATION] :

J’ai avancé ( à la réunion avec Xavier Darcos ) les éléments suivants :

- Un redressement réel, une refonte de l’école se jouent sur plusieurs décennies (La perspective du GRIP est au moins à 10/20 ans). Aucun gouvernement - et a fortiori aucun ministre- ne peut être assuré d’une telle longévité.

- Sur une longue durée et au cas où ils seraient capables de rompre avec une tradition au moins quarantenaire [i], les divers pouvoirs politiques successifs peuvent être amenés à prendre des décisions négatives pour la réforme générale de l’école [ii].

- Pour tout un temps que nous ne pouvons déterminer, tout pouvoir - même éventuellement animé des meilleures intentions -, ne peut garantir que l’appareil scolaire actuel ne transformera pas même d’excellents textes de programmes et d’orientations en une réforme lamentable.

- Sous l’influence de l’enseignement délabré suivi par une bonne partie des enseignants actuels qui ont une formation disciplinaire insuffisante, une réforme générale de l’enseignement ne pourra atteindre un niveau d’enseignement suffisant avant de nombreuses années. De plus des réformes de l’ensemble du système pensées comme des succès possibles immédiats conduiront à abaisser le niveau des programmes parce qu’une fraction non négligeable des enseignants ne maîtrise pas les connaissances disciplinaires nécessaires.

En conséquence, il semble judicieux de différencier fondamentalement ce que l’on peut construire de relativement pérenne de ce qui est beaucoup plus soumis aux « aléas de la conjoncture », c’est-à-dire

- que soient nettement distinguées deux choses qui peuvent certes entretenir des rapports mais sont nullement identiques et peuvent même être contradictoires : d’une part, la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique et, d’autre part les « réformes » sous forme d’expérimentations qui ont un caractère dérogatoire et, en particulier la réforme représentée par l'expérimentation SLECC.

- que, au vu des limitations - possibles et mêmes probables - d’une réforme générale de l’école notées supra, l’expérimentation SLECC soit considérée avant tout comme la mise en place d’un modèle de référence, qui doit perdurer en étant le plus indépendant possible des limitations des pouvoirs politiques et des limitations de l’appareil scolaire, ce qui lui permet de ne pas avoir à essayer de s’adapter au niveau moyen forcément bas de l’école à un moment donné.

J’ai ensuite dit - et cela explicitement -, qu’il me semblait plus important que, au delà des limites dans le temps d’un gouvernement ou d’un ministre, perdure dans l’EN un organisme vivant capable d’effectuer tout le travail qui part de l’élaboration des programmes à leur mise en place pratique sous forme de progressions, de cours et de manuels plutôt que perdurent de simples mesures légales qui peuvent être contournées ou « réformées ».

[i] Remarque : il faudrait bien sûr aussi penser correctement ce que nous faisons, c’est-à-dire autrement que sous la forme de l’opposition constructivisme / républicanisme, et comprendre quel a été le poids du « retard français » par rapport au taylorisme américain. Rappelons, pour une réflexion ultérieure, deux points qui semblent complètement méconnus en France :
- le « culte de l’efficacité » est attaché dès les années 1920 à Dewey,
- sans parler de R. Hofstader, E.D. Hirsch explique bien que l’anti-intellectualisme(« History is bunk. »), que partage également Dewey, est un des piliers de l’obscurantisme scolaire américain.

[ii] Que ce soit « sous la pression des faits » ou par volonté politique délibérée est secondaire mais n’est pas indifférent sauf si l’on se place d’un point de vue strictement pragmatique.

[FIN DE CITATION]

Le texte « Rectificatif au compte-rendu de Jean-Paul Brighelli », qui comporte d’autres éléments intéressants est à : http://michel.delord.free.fr/rectif-cr_reunion071107.pdf


Michel Delord

Ecrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

Amélie, je crois fermement que ces abrutis qui s'en prennent aux homos, en Irak ou ici, ont quelques problèmes avec leur propre identité sexuelle.
Je préfère le dire moi-même, hétéro que je suis, plutôt que de laisser l'un de nos amis l'insinuer — on pourrait toujours penser qu'ils prêchent pour leur paroisse. Mais c'est évident — comme est évident le motif des vexations infligées aux femmes : petites bites dans leurs frocs, toutes petites dans leurs têtes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

Pour ceux qui préfèrent lire en pdf les deux messages précédents :

http://michel.delord.free.fr/blogJPB-Descoings-Darcos-22042009.pdf

Bonne lecture

MD

Ecrit par : Michel Delord | 22 avril 2009

"Petites bites dans leurs frocs, toutes petites dans leurs têtes.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

J'aime bien cette phrase, quand on la prend au sens "métaphorique", et pas seulement sur un critère de taille. Mais je suis persuadé que c'est ce que vous vouliez dire!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2009

Bien sûr — rien à voir avec la taille qui ne préoccupe que ceux qui l'ont petite dans leurs têtes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 avril 2009

Mon point de vue est simple : chacun se met avec qui il veut, femme ou homme dans tous les sens, et dispose de ses biens comme il l'entend , il n'y a pas de mariage, sinon pour faire décor, donc pas de divorce et autres afféteries propriétaires. Chiche !

Ecrit par : guy morel | 22 avril 2009
Maïakovski ? ??? Ou celui qui inspirait ses choix ?

A ce sujet, mon fils vient de se prendre une gamelle en philo. Au sujet, "Est-il raisonnable de désobéir à la Loi ?", il a traité la loi morale et non la loi politique. Tous ses copains avec , dans la même gamelle !
Je leur propose comme punition:
"Les Lois doivent-elles être dictées par la Morale ?"

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2009

ien à voir avec la taille qui ne préoccupe que ceux qui l'ont petite dans leurs têtes…
JPB

C'est énorme!

Ecrit par : Matheutordu | 22 avril 2009

Tiens, j'aurais voulu avoir l'opinion de Manu, (et des autres mélomanes) sur la "preformance" du groupe "Private Domaine" au printemps de Bourges, groupe qui a assaisonné Rameau et Purcell à la sauce electro, avec des "chanteurs" à peine digne du top 50? Avec, apparemment, la bénédiction d'une bonne partie de la critique.
Démagogie pure.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Et ce Jack Lang, qui en remet une louche au micro de Bern, en affirmant péremptoirement: "Mais il y a vraiment une filiation direeecte entre la musique baroque et Philip Glaaaaaassss", ou quelque chose d'approchant.
Ce n'est pas complètement faux, d'ailleurs, mais je n'aurais pas détesté lui en faire donner une explication un peu argumentée au micro!!! :-)

Là, sur Mezzo, le trio d'Oscar Peterson, (avec NHOP). Ca swingue velu!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Tiens, à propos, Jean-Paul, Manu, et les autres, je ne sais pas si vous connaissez l'anecdote concernant la rencontre entre ces deux monstres sacrés que sont Oscar Peterson et Glenn Gould;
Peterson, entendant jouer Gould, lui dit: "Hey, man, tu as une sacrée main gauche". Et Gould de répondre: "c'est normal, je suis gaucher".
;-

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 avril 2009

Lu sur un forum américain. Un fil sur l'école publique qui n'apprend rien aux gosses, etc.
Comme quoi, sur le sujet qui nous intéresse, les réflexions sont en gros partout les mêmes :

"The first thing you all need to understand is that the government schools are turning out exactly the kind of product that was intended. Do a google search of John Dewey and public education. John Dewey is recognized as the Father of Public Education. You'll discover that the goal of public education has nothing to do with learning critical thinking and improving your mind. Mandatory education is intended to socialize children and separate children from the values of their parents to create a class of citizen who will follow the directives of their employers and their government without thinking. Only the ruling class will send their children to private schools that teach the skills needed to govern and operate the business."

Ecrit par : dickens | 25 avril 2009

Petite remarque de mon inspecteur- qui d'ailleurs avait certainement trouvé inutile de s'excuser pour son retard (1/2 heure...) - à propos de ma séance qui portait "uniquement" sur le travail vocal:
"Avez-vous des problèmes de discipline avec certaines classes?
-non, pourquoi?
-J'imagine que les élèves doivent s'ennuyer ,car vous ne variez pas les activités..."

Ite missa est, et en musique s'il vous plaît.

Ecrit par : matthieuderouen | 07 juin 2009

Il n'a rien trouvé de plus con à vous dire? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

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