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31 mars 2009

Mea culpa

    Aujourd’hui, mardi 31 mars, le Proviseur du lycée Thiers m’a convoqué, avec mon excellent collègue Alain Beitone, sur lequel j’avais pondu, il y a peu, une Note mal inspirée que j’ai d’ailleurs décidé de modifier en profondeur.

    En effet, j’y traitais cet éminent agrégé de SES (et non « agrégé de rien », comme le disait un internaute de façon un peu vive) de « crétin », « pleutre » et « hypocrite ». Pour aggraver mon cas, il y était suspecté de manquer des organes essentiels de la reproduction — du moins, est-ce ainsi qu’il a décrypté certains sous-entendus.

    Il n’en est rien. Monsieur Beitone, qui a porté plainte pour ces agaceries, a exigé que je me rétracte publiquement. Dont acte : Alain Beitone n’est ni crétin, ni hypocrite, ni pleutre. Et il est tout à fait équipé pour donner naissance à des enfants qui lui ressembleront, j’espère.

    D’ailleurs, rien dans le comportement de Monsieur Beitone, depuis deux semaines (et près de 1500 posts plus tard) qu’a paru ma Note ne peut me laisser suspecter qu’il soit un hypocrite ou un pleutre. Certes, il a préféré se plaindre à un collègue, puis à l’administration, et pour finir au ministère, plutôt que de me rencontrer face à face dans un établissement gros comme un mouchoir de poche. Rien de pleutre dans son attitude. Il a insisté pour que trois représentantes du Conseil d’Administration, qu’il n’avait pas franchement informées de l’objet du débat, soient présentes — afin qu’elles prennent note des injures supplémentaires que pourrait lui valoir, en direct live, une attitude aussi débridée que la mienne. Mais aucun mot déplacé n’est sorti de l’enclos de mes dents — ni « crétin », ni « pleutre », ni « hypocrite ».

    Le proviseur lui ayant demandé gentiment ce qu’il attendait de moi pour retirer sa plainte, et en finir avec des gamineries qui ont occupé certains de ses élèves de Khâgne alors qu’ils ont un concours difficile dans trois semaines, il a exigé que je m’excuse publiquement de l’avoir traité de crétin, de pleutre et d’hypocrite, et d’avoir suggéré que son équipement sous-abdominal n’était pas complet.

    Rien dans ces justes revendications ne peut m’inciter, ni quiconque, à le traiter de pleutre. C’était bien son droit : la loi sur la presse de 1881, comme il me l’a gentiment fait remarquer au cours d’une conversation qui fut constamment courtoise, m’interdit sur un blog, dont je suis responsable, de traiter quelqu’un, et Alain Beitone moins qu’un autre, de crétin — a fortiori de pleutre ou d’hypocrite. Le fait que j’aie publié un livre sur l’Ecole intitulé « la Fabrique du crétin », et qui dénonce les attitudes équivoques des pédagogistes, leur responsabilité dans la crise qui frappe aujourd’hui l’enseignement, leur aveuglement devant les dégâts qu’ils ont commis, ne me rend en rien propriétaire du mot « crétin », que je l’applique aux dits pédagos, que je supplie a posteriori de bien vouloir m’excuser, ou à Alain Beitone, qui se réclame de leurs analyses, mais qui n’est en rien un pleutre, ni un hypocrite — encore moins un crétin.

    D’ailleurs, Alain Beitone enseigne à l’IUFM d’Aix-Marseille : à ce titre, il ne peut être un crétin — ni un pleutre.

    De plus, Alain Beitone se proclame de gauche : il ne peut donc être ni un crétin, ni un pleutre, ni un hypocrite.

    Loin de moi l’idée qu’il puisse préparer l’avenir en plaisant aujourd’hui au ministère Darcos, et demain à un ministère dirigé par le jeune Bruno Julliard, récemment désigné responsable du secteur Education du PS. Monsieur Beitone n’est pas un opportuniste : il a des convictions. Par ailleurs, il est agrégé de Sciences Economiques et Sociales : comme il a à peu près mon âge, quoiqu’il fasse plus jeune, grâce au physique avantageux qui est le sien, il a dû bénéficier d’un système d’enseignement qui faisait la part belle au par-cœur, à la transmission verticale des savoirs, aux coups de règles sur les doigts et aux bonnets d’âne. Il est donc normal qu’aujourd’hui Monsieur Beitone, qui n’a rien d’un hypocrite ni d’un pleutre, répudie le système qui lui a permis d’être ce qu’il est, et souhaite pour tous les élèves, et tous les enseignants, des apprentissages qui fassent la part belle à l’interactivité, à la construction par l’élève de ses propres savoirs, au respect des cultures plurielles, et à l’autonomie des équipes pédagogiques, appuyées par une hausse rapide et spectaculaire des « moyens ». Comme on le verra à la lecture des pièces du débat, Alain Beitone a la plus grande révérence pour les savoirs savants, et s’il admoneste (oh, bien gentiment, sans morgue ni mépris) les sociétés savantes qui avaient cru bon d’objecter poliment à une réforme à laquelle le ministère a depuis renoncé, c’est dans l’esprit de franche camaraderie typique du milieu enseignant. En aucun cas, en reprochant aux dites sociétés savantes d’avoir omis dans leur diatribe le mot « IUFM » et les Sciences de l’Education (sur elles la paix et la sagesse !), il n’a fait preuve de cet esprit partisan, étroit, bouché, qui est trop souvent le mien, dans mes ratiocinations désespérées sur une Ecole qui se meurt…

    J’ai donc aujourd’hui, pour la première fois, rencontré le grand Alain Beitone ! Grâces en soient rendues au créateur de toutes choses sous le ciel pédagogique, Philippe Meirieu ! La paix descende sur Pierre Frackowiack, Jean-Michel Zakhartchouk, Lubin et tous les autres phares de la pensée constructiviste ! Gloire ! Gloire ! Ni les uns ni les autres ne sont des crétins plus ou moins diplômés, et ils ont bien le droit, eux, de me traiter de nazi, chemise brune, fasciste et autres mots d’amour. Qu’ils persistent ! Oui,

 

                                    « …traitez-moi de perfide,

                      D'infâme, de perdu, de voleur, d'homicide.

                      Accablez-moi de noms encor plus détestés.

                      Je n'y contredis point, je les ai mérités… »

 

    En lieu et place de ma Note originelle, dont je veux effacer jusqu’au souvenir (ah, maudite mémoire, qui me rappelle pourtant, au beau milieu de ma contrition, que j’ai osé traiter ce bon monsieur Beitone de crétin, de pleutre et d’hypocrite !), je laisserai juste les pièces du débat. Chacun jugera de mon infamie — j’en veux, la corde au cou, faire l’aveu sur la place publique : oui, j’ai pu traiter l’ineffable Beitone de crétin ! Oui, j’ai ajouté « pleutre », et « hypocrite » ! Honte à moi !

    Que faire pour me faire pardonner ces vilains mots de « crétin », « pleutre », etc. ? Porter un cilice ? Lire les œuvres complètes de Philippe Meirieu ? Venir pieds nus au lycée ? Quitter le SNALC et m’inscrire au SE-UNSA — ou, mieux, au SGEN ? Demander ma carte au PS tendance Royal ? Dites-moi, mon bon monsieur Beitone, éclairez-moi ! Sur le chemin de Damas que j’emprunte aujourd’hui, déjà je purifie mon vocabulaire, et j’oublie, à jamais, que j’ai traité un jour Alain Beitone de pleutre, d’hypocrite et de crétin.

    Ainsi soit-il…

 

   Jean-Paul Brighelli

 

PS. Je demande instamment aux élèves qui passeraient ici, qu'ils soient les miens ou ceux de l'excellent Alain Beitone, de s'abstenir de tout commentaire. On ne sait jamais où peut vous conduire un mot déplacé, de nos jours. Et comme l'humour est la chose au monde la moins partagée…

 

 

 

Commentaires

BRAVO!

Écrit par : Merlemocoeur | 31 mars 2009

Voilà des excuses comme on les aime...
Des esscuses reufléchies, comme dit Pagnol dans "Marius"...

Écrit par : Françoise Guichard | 31 mars 2009

Votre méa coule pas de source ajouterai-je mais c'est beaucoup mieux ainsi!

Écrit par : Merlemocoeur | 31 mars 2009

Votre méa coule pas de source ajouterai-je mais c'est beaucoup mieux ainsi!

Ecrit par : Merlemocoeur | 31 mars 2009

M'enfin, ne dites pas ça, il va encore se faire vertement tancer.
Il est très bien ce mea culpa, plein de contrition et de réel désir de ne plus jamais recommencer !

Écrit par : catmano | 31 mars 2009

S'agit-il d'excuses inductives ou d'excuses déductives ? Car en somme, primun non nocere, dit-on quand il faut soigner des grands malades dont le cas est désespéré ...

Heureusement moi j'ai choisi de traiter un philosophe platonicien de crétin tout à l'heure et l'on sait que ces espèces de philosophes sont tout à fait inoffensifs car idéalistes !

Écrit par : iPidiblue primum non nocere | 31 mars 2009

Catmano, elle, elle m'a compris !
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2009

JPB, votre acte de contrition est un chef-d'oeuvre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2009

Pauvre Beitone!
N'eût pas mieux fait de ne pas exiger d'excuses? le voilà qui se prend une dégelée supplémentaire!

Je rappelle au passage que cet esprit rigoureux prétend que les professeurs-stagiaires, au temps des Centres Pédagogiques Régionaux, n'avaient d'autre formation professionnelle que deux ou trois vagues journées de stage dans l'année, ce qui n'est rien d'autre qu'un mensonge.
Car ils avaient trois périodes de formation de six semaines dans trois établissements différents: ils commençaient par assister aux cours de leur conseiller-tuteur, un professeur d'expérience, avant de s'essayer à leur tour à faire leurs premiers cours sous sa houlette.
C'était sobre, de bon sens, amplement suffisant.
C'était avant les IUFM, chers audit Beitone.

Écrit par : Jean | 31 mars 2009

Grâce vous soit rendue, mon fils. Allez en paix prêcher la bonne parole.

Écrit par : Philippe M. | 31 mars 2009

"Heureusement moi j'ai choisi de traiter un philosophe platonicien de crétin tout à l''heure" (Ipidiblue)

Le philosophe platonicien vous a fait la seule réponse appropriée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2009

Quand les professeurs sont allés se plaindre contre Note2be, site sur lequel on disait nommément que X ou Y était incompétent, pas investi, méchant ou pas sérieux, il leur a été répondu que la justice ne pouvait rien pour eux. C'est d'ailleurs pourquoi le Snes a plaidé le "trouble à l'ordre public".

Et là, pour "crétin", "hypocrite", "pleutre" et "lâche", termes que vous réprouvez dorénavant à juste titre, et que vous n'utiliserez plus jamais pour qualifier M. Beitoune, vous risquiez davantage ?

M. Beitoune a un droit de réponse, il pourrait l'utiliser (il l'a encore maintenant, pour un délai de deux mois). Je ne crois pas que la loi l'autorise à beaucoup plus.

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Heureux les simples d'esprit car l'IUFM leur appartient.

Écrit par : Philippe M. | 31 mars 2009

"Car ils avaient trois périodes de formation de six semaines dans trois établissements différents: ils commençaient par assister aux cours de leur conseiller-tuteur, un professeur d'expérience, avant de s'essayer à leur tour à faire leurs premiers cours sous sa houlette."

Ecrit par : Jean | 31 mars 2009

J'ai déjà dit ce que je pensais de mon expérience en CPR. Aussi négative que celle relatée par certains stagiaires PLC de leur deuxième année d'IUFM.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2009

En accord avec Jérémy, j'estime que les mots : "crétin", "hypocrite", "pleutre" et "lâche" ne sont ni insultes, ni injures. Tout au plus des invectives dans la mesure où je les suppute argumentés dans le note incriminée.
Idem pour l'absence de parties viriles qui est plus une métaphore qu'une quelconque diffamation ou violation d'un secret médical.
Or donc, la justice n'a pas à mettre son nez dans un tel débat (elle a bien autre chose à faire, surtout en ce moment)
Par ces motifs, rejette le pourvoi du sieur B et le renvoie à ses plates-bandes, sinon à ses chères études.

Écrit par : Martin Lothar | 31 mars 2009

Tu n'enseigneras point.

De bonnes notes toujours tu mettras

De discrimination jamais ne feras

Des poings dans la gueule avec le sourire tu prendras

Les apprenants s'exprimer tu laisseras

Construire eux-même leurs propres savoirs tu encourageras

De cours magistral jamais tu ne feras

Les tables en rond tu mettras

St Frackowiack tu prieras

Ta carte au PS tu prendras

Écrit par : Philippe M. | 31 mars 2009

S'agit-il d'excuses inductives ou d'excuses déductives ? Car en somme, primun non nocere, dit-on quand il faut soigner des grands malades dont le cas est désespéré ...

Heureusement moi j'ai choisi de traiter un philosophe platonicien de crétin tout à l'heure et l'on sait que ces espèces de philosophes sont tout à fait inoffensifs car idéalistes !

Ecrit par : iPidiblue primum non nocere | 31 mars 2009

"primum" et non "prinun non nocere".

Vous pouvez traiter qui vous voulez de crétin, mais essayez de vous renseigner et d'être exact : "philosophe platonicien" n'est pas l'équivalent de "spécialiste de Platon".

La vérité c'est que vous avez traité Romuald de crétin parce vous étiez vexé qu'il vous ait fait élégamment comprendre que vous ne saviez pas de quoi vous parliez.

Il en est de même de la question du différend (avec un d, contrairement à ce que pense mon chef d'établissement, ça n'est pas une faute d'orthographe) entre Jean-Paul Brighelli et le dénommé Beitoun.

Je ne pense pas que vous compreniez vraiment, là aussi, de quoi il retourne.

JPB a vécu son vendredi saint, comme moi, à ma petite échelle avec ma notation administrative qui est restée la même depuis 5 ans et je tiens à lui faire part de ma sympathie, de ma solidarité et de mon estime.

Comme le dit si bien l'Evangile, c'est quand tout le monde dit du bien de vous qu'il faut commencer à s'inquiéter.

Je crois avoir compris moi aussi, en lisant son texte entre les lignes. Ironie, humour...politesse du désespoir qui essaye d'espérer encore.

"ANTOINE.—Amis, Romains, compatriotes, prêtez-moi l'oreille.—Je viens pour inhumer César, non pour le louer. Le mal que font les hommes vit après eux; le bien est souvent enterré avec leurs os. Qu'il en soit ainsi de César.—Le noble Brutus vous a dit que César était ambitieux: s'il l'était, ce fut une faute grave, et César en a été gravement puni.—Ici par la permission de Brutus et des autres (car Brutus est un homme honorable: ils le sont tous, tous des hommes honorables), je viens pour parler aux funérailles de César. Il était mon ami, il fut fidèle et juste envers moi; mais Brutus dit qu'il était ambitieux, et Brutus est un homme honorable.—Il a ramené dans Rome une foule de captifs dont les rançons ont rempli les coffres publics: César en ceci parut-il ambitieux? Lorsque les pauvres ont gémi, César a pleuré: l'ambition devrait être formée d'une matière plus dure.—Cependant Brutus dit qu'il était ambitieux, et Brutus est un homme honorable.—Vous avez tous vu qu'aux Lupercales, trois fois je lui présentai une couronne de roi, et que trois fois il la refusa. Était-ce là de l'ambition?—Cependant Brutus dit qu'il était ambitieux, et sûrement Brutus est un homme honorable. Je ne parle point pour contredire ce que Brutus a dit, mais je suis ici pour dire ce que je sais.—Vous l'aimiez tous autrefois, et ce ne fut pas sans cause: quelle cause vous empêche donc de pleurer sur lui? O discernement, tu as fui chez les brutes grossières, et les hommes ont perdu leur raison!—Soyez indulgents pour moi; mon cœur est dans ce cercueil avec César: il faut que je m'arrête jusqu'à ce qu'il me soit revenu.

Notre cœur est dans ce cercueil avec l'école de la république, mais on nous oblige à proclamer que les fossoyeurs sont des "hommes honorables".

Écrit par : Robin | 31 mars 2009

M. Beitoune a un droit de réponse, il pourrait l'utiliser (il l'a encore maintenant, pour un délai de deux mois). Je ne crois pas que la loi l'autorise à beaucoup plus.

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Si Monsieur Beitone avait un minimum de courage, il serait venu répondre à JPB et défendre ses idées sur ce blog. Or il ne l'a pas fait. Il a préféré aller pleurnicher dans le bureau du chef d'établissement. Mister Beitone is an honorable man.

Écrit par : Robin | 31 mars 2009

Ah, le Jules César de Shakepeare...

Il est cité par Zweig dans l'avant-dernier chapitre du Monde d'hier, celui quirelate les années 34-40...

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Robin, Romuald est assez grand pour se défendre tout seul, il a perdu ses dents de lait depuis un moment et puis remettez vos bésicles, j'ai écrit deux fois "primum non nocere" !

Sylvie Huguet si je vous comprends bien un philosophe platonicien comme Romuald est plus intelligent qu'un agrégé en SES comme Alain Beitone ? Méfiez-vous il peut très bien porter plainte contre vous pour diffamation ...

Écrit par : iPidiblue primum vivere deinde philosophari | 31 mars 2009

"Que faire pour me faire pardonner ces vilains mots de « crétin », « pleutre », etc. ? Porter un cilice ? Lire les œuvres complètes de Philippe Meirieu ?"

Oui, lire les oeuvres de Philippe Meirieu, c'est pas mal, ça ! A la hauteur de l'épreuve de contrition ! Et puis vous les traduirez en latin sur un cahier propre, aussi, ça vous apprendra !

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Pauvre Beitone!
N'eût pas mieux fait de ne pas exiger d'excuses? le voilà qui se prend une dégelée supplémentaire!

Je rappelle au passage que cet esprit rigoureux prétend que les professeurs-stagiaires, au temps des Centres Pédagogiques Régionaux, n'avaient d'autre formation professionnelle que deux ou trois vagues journées de stage dans l'année, ce qui n'est rien d'autre qu'un mensonge.
Car ils avaient trois périodes de formation de six semaines dans trois établissements différents: ils commençaient par assister aux cours de leur conseiller-tuteur, un professeur d'expérience, avant de s'essayer à leur tour à faire leurs premiers cours sous sa houlette.
C'était sobre, de bon sens, amplement suffisant.
C'était avant les IUFM, chers audit Beitone.

Ecrit par : Jean | 31 mars 2009

Attention, Jean, vous risquez la plainte en diffamation. N'oubliez pas que M. Beitone is an "honorable man" ! ;-)

Écrit par : Robin | 31 mars 2009

"Et puis vous les traduirez en latin"

C'est dépassé, ça. Surtout sur un cahier.

Il faut les traduire avec les TICE, sur un TBI !

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

JPB, si le ridicule tuait, vous seriez traduit en cours d'assises pour homicide.

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2009

Tenez, je vais vous écrire le début :

"In nomine pueri et IUFMi,...
Conflictus sociocognitivus morpionibus...."

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Quand on n'est pas grand chose ( c'est une appréciation, pas une insulte), on veut souvent à toutes forces tenter d'exister un peu plus. C'est humain. Un collègue du lycée Thiers avait cru trouver l'occasion d'être enfin avec une adresse d'une impertinente sottise aux Sociétés savantes. Las, ces sociétés se gardèrent bien de répondre. Du coup, plainte contre un plumitif corse un peu flibustier, grande gueule, moustachu, généreusement pourvu en appendice...nasal, et auteur à succès qui avait eu l'audace de mettre en doute publiquement la virilité morale et intellectuelle dudit collègue. Plainte, et convocation chez le supérieur pour admonestation. Non mais on allait voir - on allait voièrrr - de quel bois il se chauffait le collègue ! Et comment qu'il obtenait fissa rétractation et excuses de l'insolent.
On a vu. Il s'appelle comment déjà, ce type ?

Écrit par : guy morel | 31 mars 2009

Attention, Jean, vous risquez la plainte en diffamation. N'oubliez pas que M. Beitone is an "honorable man" ! ;-)

Ecrit par : Robin | 31 mars 2009

"Le pauvre homme" déprime peut-être chez lui à l'heure qu'il est.

Beitone, armé, s'y ment et boit. Sa pensée a beau être plastique, il pensait faire un carton, et maintenant il est vert à cause de votre papier.

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

"C'est dépassé, ça. Surtout sur un cahier.

Il faut les traduire avec les TICE, sur un TBI !"

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Qu'es aco, un TBI, Jérémy ? Ah, et puis il paraît qu'on ne dit plus les TICE, il y a un autre sigle à présent, mais j'ai oublié lequel.

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Qu'es aco, un TBI, Jérémy ? Ah, et puis il paraît qu'on ne dit plus les TICE, il y a un autre sigle à présent, mais j'ai oublié lequel.

Ecrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

TBI = Tableau Blanc Interactif.

Gadget à 5000 euros pièce, généreusement distribué par les départements et les régions qui y voient un moyen commode de justifier le montant de leur budget éducation. Le but avoué est d'en mettre un par salle dans chaque collège et lycée. Je vous laisse calculer.

Vous pensez peut-être à NTICE, Chevreuil :
Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education ?

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

A y est j'ai trouvé ! On dit les NTIC, aujourd'hui ! Pffff! Qu'est-ce que vous faites ringards , avec vos TICE !
Regardez, Catmano, vous pourrez vous convertir bientôt aux joies de l'interactivité et des N'TIC :

Le ministère de l'éducation nationale investit pour notre avenir :

"50 millions d'euros sont alloués pour le développement de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement, spécifiquement pour les écoles rurales."

Les subventions pour les communes volontaires sont d'un montant de :

1000 euros pour l'achat par l'école de ressources numériques pédagogiques jusqu'à 9 000 euros pour l'achat des équipements numériques prescrits par le ministère, incluant un tableau blanc interactif (T.B.I.) et des ordinateurs.
Les communes volontaires s'engageront en contrepartie à financer différentes charges comme l'abonnement Internet haut débit de l'école."

Ah, ben voilà, c'est ça le TBI !!! Le Tableau BLanc Interactif ! Je vais me coucher beaucoup moins bête ce soir ! Vive les NTIC, vive le MEN, vive la RFEMVLPV !

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Chevreuil, nos messages se sont croisés.

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Il s'appelle comment déjà, ce type ?
Ecrit par : guy morel | 31 mars 2009

Remarquez que j'ai écrit cela par pure charité. Je ne suis pas certain qu'il ne soit pas fait un nom, le sieur en question. Pour son malheur.

Écrit par : guy morel | 31 mars 2009

Oui, lire les œuvres de Philippe Meirieu, c'est pas mal, ça ! A la hauteur de l'épreuve de contrition ! Et puis vous les traduirez en latin sur un cahier propre, aussi, ça vous apprendra !

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Il faudrait déjà commencer par les traduire en français. Et ça, c'est le plus dur.

Écrit par : Robin | 31 mars 2009

Merci, Jérémy, nos posts se sont croisés !
L'ordi, y l'a pas dit !
Le progrès a encore des progrès à faire, comme dirait Philippe Meyer !

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Il faudrait déjà commencer par les traduire en français. Et ça, c'est le plus dur.

Ecrit par : Robin | 31 mars 2009

Excellent, Robin, j'ai bien ri de cette répartie ! Ca m'a fait du bien, après la journée que j'ai passée !!!

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Et moi, on ne rit pas à mes réparties ?

Beitone armé, le ciment, et tout ça ?

Chevreuil, je ne vous aiderai plus à décrypter la novlangue pédago !

Et je vais me pendre avec mes nouveaux amis Zakharieu et Meiwiak Frackotchouk !

:p

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

"Beitone, armé, s'y ment et boit."

Ooooh pardon, M'sieur ! J'avais pô tout lu ! Désolé, j'recommencerai plus !
Vous m'en raconterez d'autres, des histoires en novlangue? Dites ?

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Excellent, Robin, j'ai bien ri de cette répartie ! Ca m'a fait du bien, après la journée que j'ai passée !!!

Ecrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Content de vous avoir fait rire, Chevreuil.

Bon, sur ce je vais me coucher.

J'ai encore touché le fond aujourd'hui, mais j'ai passé le cap du "sentiment d'injustice" ; je me sens physiquement épuisé, mais incroyablement léger et heureux.

Les franciscains racontent une histoire sur la "joie parfaite". C'est quand vous avez fait cinquante kilomètres à pied dans la neige, que vous avez été détroussé et roué de coups par des voleurs de grand chemin, que vous n'avez pas mangé depuis trois jours, que vous frappez à la porte d'un monastère et que le portier vous insulte et vous envoie un seau de m...à la figure.

Ca n'a rien à voir avec le masochisme. Je viens enfin de comprendre.

C'est à prendre "Cum grano salis", évidemment ! ;-))

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 31 mars 2009

Et moi, on ne rit pas à mes réparties ?

Beitone armé, le ciment, et tout ça ?

Chevreuil, je ne vous aiderai plus à décrypter la novlangue pédago !

Et je vais me pendre avec mes nouveaux amis Zakharieu et Meiwiak Frackotchouk !

:p

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Jeremy, vous êtes sur le point de découvrir la "joie parfaite" ! ;O))

Écrit par : Robin | 31 mars 2009

Ooooh pardon, M'sieur ! J'avais pô tout lu ! Désolé, j'recommencerai plus !
Vous m'en raconterez d'autres, des histoires en novlangue? Dites ?
Ecrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Si vous êtes gentil, je vous raconterai l'histoire d'InnoValo, ou des P.A.S.I., ou l'histoire de fonctionnaires en mal de reconaissance qui fuient les élèves pour mieux les servir.

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Voici l'ecce (ça redonde, non?) homo aux outrages qui demanda réparation, - j'ai besoin de mettre un visage sur les protagonistes, c'est mon obsession d'incarnation théâtrale, j'ai donc cherché:

http://farm4.static.flickr.com/3127/2495303576_bfedc10975.jpg?v=0

Sinon, pour le jugement de Dieu:

http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1=jean-paul+brighelli&word2=alain+beitone

Écrit par : Pendariès | 31 mars 2009

"Si vous êtes gentil, je vous raconterai l'histoire d'InnoValo, ou des P.A.S.I., ou l'histoire de fonctionnaires en mal de reconaissance qui fuient les élèves pour mieux les servir."

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2009

Ca va pas me filer des terreurs nocturnes, au moins ? Bon, je mets mon bonnet de nuit, je prends mon doudou, je me glisse sous la couette et je vous écoute !

Bonne nuit, tout le monde !
Pom, popopom, popopom...

Écrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Jeremy, vous êtes sur le point de découvrir la "joie parfaite" ! ;O))

Ecrit par : Robin | 31 mars 2009

Je ne fais qu'en approcher peu à peu.

Mais la joie parfaite est exposée sur le site de l'académie de Nancy-Metz.

http://www3.ac-nancy-metz.fr/pasi/spip.php?article165

http://www3.ac-nancy-metz.fr/pasi/spip.php?article486

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2009

"Que faire pour me faire pardonner ces vilains mots de « crétin », « pleutre », etc. ? Porter un cilice ? Lire les œuvres complètes de Philippe Meirieu ?"

Oui, lire les oeuvres de Philippe Meirieu, c'est pas mal, ça ! A la hauteur de l'épreuve de contrition ! Et puis vous les traduirez en latin sur un cahier propre, aussi, ça vous apprendra !

Ecrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Un fort louable acte de résipiscence ne doit pas pour autant conduire à de telles extrémités. La lecture des oeuvres de Meirieu est-elle d'ailleurs permise par les conventions de Genève ou Amnésie Internationale ?
Ne connaissant pas le sieur Beitone, je fais tout à fait confiance à JPB quand il nous certifie qu'il n'est pas un crétin, ni un pleutre, ni un hypocrite et encore moins un eunuque. Il ne saurait l'être pour les raisons par le pénitent suscitées et d'autres non mentionnées (est-on jamais exhaustif !).

Écrit par : Magister | 31 mars 2009

Jean-Paul c'est comme ça qu'on t'ai...me!

Écrit par : Saperlipopette | 01 avril 2009

http://mad-movies.com/mad/rapido-2502-Michael-Myers-est-en-marche.html

N'y voyez aucune comparaison malicieuse...

Écrit par : Pendariès | 01 avril 2009

Ce sera sans doute l'une des premières images de H2: Halloween 2 de Rob Zombie, puisque le film commence directement après la fin du précédent et vu à travers les yeux de Laurie Strode. Prévu en salles aux USA le 28 août, cette séquelle censément nettement plus trash et déviante pourrait nous donner l'occasion de retrouver Margot Kidder dans un petit rôle.

Je porte plainte en diffamation !

Rob zombi ? non mais ! ;O))

Écrit par : Robin dit "rob zombi", trash et déviant | 01 avril 2009

JPB, vous m'avez convaincu : ledit Beitone ne saurait de toute évidence être un pleutre, un hypocrite ou un crétin.
Pas plus qu'un certain qui — vexé comme un pou(l) — aurait « choisi de traiter un philosophe platonicien de crétin tout à l'heure ».

Écrit par : Tailleboudin | 01 avril 2009

Cette note est le premier exemple connu d'autocritique ni-ni (?)

Un récit mythologique.

Écrit par : dugong | 01 avril 2009

Dugong, je ne suis pas absolument sûr d'avoir inventé quelque chose. Shakespeare est passé avant moi, comme on le soulignait plus haut. Alain Beitone is an honourable man…
Mais vous avez raison. Il en est des écrivains comme des patineurs ou des gymnastes : laisser son nom à une figure, quel succès ce serait !
JPB

Écrit par : brighelli | 01 avril 2009

Cher JPB,

Maintenant que vous avez brillament autoconstruit vos capacités de repentances et d'expression d'excuses *, vous êtes prêt aux sauts suivants :

- vous excuser d'enseigner

- vous excuser d'exister

Le sieur Beitone devrait rapidement indiquer un lieu, pas trop éloigné de son lieu de sévices, où il pourrait enregistrer les confessions des innombrables pleutres, hypocrites et pour tout dire, crétins qui l'ont conchié électroniquement.

L'église des réformés (du Moloch) devrait convenir à merveille.

* quand on veut, on peut.

Écrit par : dugong | 01 avril 2009

Viens faire un tour dans le terrain vague
Je vais t'apprendre un jeu rigolo
A grands coups de chaines de vélo
Je te fais tes bottes à la baston.

Moi je lui dis: "laisse béton"...

Écrit par : marigot | 01 avril 2009

"Bon, je mets mon bonnet de nuit, je prends mon doudou"

Ecrit par : Chevreuil | 31 mars 2009

Vous avez raison, c'est mieux que l'inverse...;-)

Au fait, positivement excellente, votre recette de rôti de porc...
Avec pommes cuites en accompagnement! "5 fruits et légumes par jour" obligent.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Aller au SE ou au SGEN? Ah non alors, je veille au grain... Allez, p'tit coup de pub: avec la cotis' SNALC, on a même l'assistance juridique de la GMF offerte! On peut donc se faire tous les Beitone qui traînent dans son établissement, à l'oeil...

Écrit par : Claire | 01 avril 2009

Petite précision à M.Brighelli :

La réforme à laquelle vous faites allusion N'EST PAS RETIREE !!!!!!!!!
Elle est vaguement repoussée d'un an (et encore : on ne sait toujours pas comment cela va se passer l'an prochain : les L3 ou M1 ne savent toujours pas quoi faire), mais entrera bien en application en 2010-2011.
et, dans l'esprit, elle reste comme avant.

Écrit par : Fabien | 01 avril 2009

Attention, Jean, vous risquez la plainte en diffamation. N'oubliez pas que M. Beitone is an "honorable man" ! ;-)

Ecrit par : Robin | 31 mars 2009

Ben, pourquoi? J'ai dit que c'était un esprit rigoureux et j'ai donné un exemple de cette rigueur et de cette honnêteté.

Écrit par : Jean | 01 avril 2009

Pour les professeurs de sport : Je lis, sur un forum réservé au concours de profeseur des écoles, que "nous améliorons notre vma avec du fractionné pyramidal".

Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce que cela signifie ? Est-ce un code particulier pour des organisations de combattants tamouls ? Est-ce une phrase censée déclencher une opération militaire au Kirghisistan ? J'avoue que je suis perplexe.

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

A JPB.
Vous agissez bien.
J'ai dit sur votre blog ce que je pensais des sciences humaines. Ce ne sont pas des sciences dures, inébranlables, mais je les respecte ainsi que les personnes qui les enseignent ou les apprennent.
Il n'y avait aucune haine dans vos propos moqueurs, je l'ai bien compris. Mais l'aurais-je compris si j'avais été votre cible ?
Peut-être... car je ne suis déjà pas trop affecté par les insultes vindicatives, et, quand je perçois la gentille moquerie, je ne le suis pas du tout.
"Que le passé soit oublié !" dit Philippe II dans l'opéra "Don Carlos" (Verdi, version originale en français) au Grand Inquisiteur, après leur entretien houleux au 4è acte. Le Grand Inquisiteur répond,"Peut-être." Et Philippe dit - et c'est la fin du duo de ces deux voix de basse :"L'orgueil du roi fléchit devant l'orgueil du prêtre." (Sur deux octaves !)
Bonne journée !

Écrit par : Francis Penin | 01 avril 2009

Pour les professeurs de sport : Je lis, sur un forum réservé au concours de profeseur des écoles, que "nous améliorons notre vma avec du fractionné pyramidal".

Ecrit par : Jeremy | 01 avril 2009

C'est du jargon de course à pied, mais pas réellement de la novlangue. Le fractionné est un type d'entraînement où l'on alterne les phases de course et les phases de récupération, il est pyramidal parce que l'on allonge progressivement la distance de course puis on la réduit (par ex. 100 m puis 200 m, puis 400 m puis 200 m, puis 100 m ) . La VMA est la vitesse maximale à laquelle on peut courir en utilisant l'oxygène que l'on respire (enfin, c'est ce que j'avais compris).


La réforme à laquelle vous faites allusion N'EST PAS RETIREE !!!!!!!!!
Elle est vaguement repoussée d'un an (et encore : on ne sait toujours pas comment cela va se passer l'an prochain : les L3 ou M1 ne savent toujours pas quoi faire), mais entrera bien en application en 2010-2011.
et, dans l'esprit, elle reste comme avant.

Ecrit par : Fabien | 01 avril 2009

Merci à Fabien de le préciser... C'est maintenant qu'il faut mettre le paquet sur la communication pour contrecarrer la désinformation gouvernementale; la structure de la mastérisation est mise en place même si le contenu du concours est maintenu pour l'année prochaine.

Écrit par : Romuald | 01 avril 2009

Pour les professeurs de sport : Je lis, sur un forum réservé au concours de profeseur des écoles, que "nous améliorons notre vma avec du fractionné pyramidal".

Ecrit par : Jeremy | 01 avril 2009

C'est du jargon de course à pied, mais pas réellement de la novlangue. Le fractionné est un type d'entraînement où l'on alterne les phases de course et les phases de récupération, il est pyramidal parce que l'on allonge progressivement la distance de course puis on la réduit (par ex. 100 m puis 200 m, puis 400 m puis 200 m, puis 100 m ) . La VMA est la vitesse maximale à laquelle on peut courir en utilisant l'oxygène que l'on respire (enfin, c'est ce que j'avais compris).


La réforme à laquelle vous faites allusion N'EST PAS RETIREE !!!!!!!!!
Elle est vaguement repoussée d'un an (et encore : on ne sait toujours pas comment cela va se passer l'an prochain : les L3 ou M1 ne savent toujours pas quoi faire), mais entrera bien en application en 2010-2011.
et, dans l'esprit, elle reste comme avant.

Ecrit par : Fabien | 01 avril 2009

Merci à Fabien de le préciser... C'est maintenant qu'il faut mettre le paquet sur la communication pour contrecarrer la désinformation gouvernementale; la structure de la mastérisation est mise en place même si le contenu du concours est maintenu pour l'année prochaine.

Écrit par : Romuald | 01 avril 2009

Ah dites donc, je vais pouvoir crâner maintenant !

Je ne dirai plus "je vais faire du footing", je dirai "je vais améliorer ma VMA par du fractionné pyramidal".

Sans rire, ça me donne envie de me renseigner.

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Merci Romuald !

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Non, Jeremy, ce n'est pas tout à fait pareil! ;-)
Ce n'est pas de la "novlangue", (il ne faut pas en voir partout).
Et l'explication de Romuald est excellente!
Ce type d'entraînement est destiné à gagner en VMA. Il faut alterner ces séances avec des séances d'endurance pure, et, surtout, adapter cet entraînement aux objectifs que vous avez, (courses de distances diverses, ou simple "entretien" de la forme). Et, en aucun cas, ne jamais faire une séance d'endurance un peu dure, (où on "tire" un peu sur les phases de course rapide, et où les phases de récupération sont courtes).
Et, surtout, que chaque phase de résistance soit plus rapide que la précédente, et avec une récupération active ou semi-active à la fin de l'entraînement.
J'avais d'ailleurs une question à poser à Buntovchik par mail à ce sujet, mais puisque le sujet, (pas pire qu'un autre), a été abordé ici... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Un petit article du site de France-Info. Pour moi, il n' y a pas vraiment de problème : les lycéens comme les collégiens n'ont pas besoins de "sorties", ils en font assez comme ça (beaucoup ont fait plus de "sorties" que de dictées dans leur vie d'apprenant) . Ils auraient en revanche besoin d'étudier, tout simplement.

Je suppose que la FCPE, la FIDL ou je ne sais quel autre sous-marin vont protester... on aimerait aussi les voir protester lorsqu'on supprime des heures de cours (Français, math, HG, langues, etc.).
De mémoire, la Constitution parle de "droit à l'Instruction", pas de "droit aux sorties". Voici donc :



Colmar : les lycéens manifestent, le maire coupe les vivres
France Info - 09:32

*
*
*

Le maire UMP de Colmar a peu apprécié le comportement des élèves du lycée Camille Sée lors d’une manifestation le 19 mars. Conséquence, il a décidé de priver l’établissement des subventions municipales destinées à financer les voyages scolaires…


Le proviseur de cet établissement de 1.360 élèves confirme la sanction, mais ne souhaite pas faire de commentaires. Michel Schelcher-Beyer affirme avoir déjà répondu "sur le fond" au maire Gilbert Meyer, auprès duquel il a sollicité une entrevue.

Dans un communiqué publié hier, l’élu UMP fustige "l’agressivité de certains lycéens vis-à-vis" de policiers municipaux, au cours de la manifestation organisée dans le cadre de la journée de mobilisation nationale du 19 mars dernier. Le défilé avait réuni entre 1.700 et 2.500 personnes à Colmar, dont quelque 400 lycéens. Et selon l’élu, des élèves de Camille Sée "ont vulgairement traité les agents municipaux de tous les noms d’oiseaux".
"Action - Réaction"

"Faut-il que les impôts soient utilisés à des actions dont les bénéficiaires, publiquement et dans la rue, prennent ces agents pour des moins que rien, en les traitant de la sorte ? ", s’interroge le premier magistrat de la ville, pour qui ce "débordement n’est pas acceptable".

Et la sanction n’a pas tardé à tomber : dans un courrier adressé quelques jours plus tard au proviseur du lycée, le maire Gilbert Meyer écrit : "Aussi, dois-je vous informer que la ville de Colmar ne subventionnera plus les déplacements des groupes d’élèves du lycée Camille Sée, pour la suite de l’année scolaire 2008/2009".

Selon les Dernières nouvelles d’Alsace, le quotidien régional, trois voyages de fin d’année – en Italie, en Allemagne et en Irlande – feront les frais de cette sanction.

Gilles Halais, avec agences

Écrit par : Philippe M. | 01 avril 2009

Cette note, on dirait du Molière !

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

@ Jeremy:

Surtout n'oubliez pas que 90% de votre temps de course hebdomadaire doit de se faire en "endurance fondamentale".
C'est très important.
L'endurance fondamentale est située entre 70% et 75% de votre "FCM" (fréquence cardiaque maximale=225-âge environ pour les hommes, c'est une donnée statistique...).
Si vous ne courez pas au cardio-fréquence-mètre, alors c'est très simple; votre allure d'endurance est celle à laquelle vous ne seriez pas trop essoufflé si vous deviez discuter avec un partenaire tout en courant...

Concernant (sans jeux de mots) la VMA, si vous avez plus de trente ans, n'espérez pas l'améliorer...
En la travaillant vous ne parviendrez qu'à la maintenir. Mais c'est important, et même indispensable si vous projetez de faire une course (du 5km au 100km peut importe).
Attention toutefois avec ce type d'entraînement: très éprouvant, risque de blessure élevé (donc boire convenablement de l'eau, s'alimenter correctement, bien s'échauffer, bien récupérer, bien s'étirer... et pas plus d'une sortie VMA par semaine... Attention. )

Bref.... Ah oui, encore un conseil: Surtout, surtout, surtout achetez de bonnes chaussures de course, de bonnes chaussettes (même si vous ne faites qu'une sortie par semaine...) et buvez, étirez-vous et respectez l'allure d'endurance fondamentale...
Je précise que de bonnes "running" ne sont pas les plus chères ou les plus belles.... Si tant est que l'on peut trouver ça charmant... Non, ce sont celles qui sont le mieux adaptées à votre démarche (pronateur, supinateur?, universel?), à votre poids, au nombre de km que vous souhaitez courir...

Heu... voilà à la volée quelques conseils, mais peut-être saviez-vous déjà tout cela?

Bonne journée à tous!


Vincent

Ps: Pour JPB, je propose le châtiment suivant: Pendant un an, interdiction de lire autre chose que Merieu...

Écrit par : Matheutorduenrunning | 01 avril 2009

Zakharieu et Meiwiak Frackotchouk

Ecrit par : Jeremy

À vos souhaits !

Écrit par : Moot | 01 avril 2009

Alain Beitone is an honourable man…

Ecrit par : brighelli

Oui, et la Justice s'est jointe à la hiérarchie pour l'aider à le prouver. Grand bien leur soit rendu pour ce coup de pouce décisif.

Écrit par : Moot | 01 avril 2009

"Concernant (sans jeux de mots) la VMA, si vous avez plus de trente ans, n'espérez pas l'améliorer...
En la travaillant vous ne parviendrez qu'à la maintenir."

Ecrit par : Matheutorduenrunning | 01 avril 2009

D'accord avec tout le reste, mais pas avec ça!
La VMA varie, pour tout individu, en fonction de la forme du moment, et on peut parfaitement l'améliorer après 30 ans, donc!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Au nom du très haut, très bon et très puissant.
Meirieu est saint.
Beitone est son prophète.
Alleluia ! Alleluia !

Écrit par : iPidiblue prions mes frères ! | 01 avril 2009

Si j'ai jamais douté que vous en ayez, JPB, en voici l'éclatante preuve !

Écrit par : dobolino | 01 avril 2009

La VMA varie, pour tout individu, en fonction de la forme du moment, et on peut parfaitement l'améliorer après 30 ans, donc!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009


Mouououis.... Pas convaincu.
Quand je dis qu'on ne peut pas l'améliorer après 30 ans il s'agit d'une donnée statistique, donc il se peut qu'un homme de 35-40 printemps puisse encore améliorer sa VMA mais pas de façon significative... Il sera inévitablement bloqué par l'âge.
Attendez... je cherche un lien.... Dès que j'ai le temps je vous l'envoie...
En revanche, le fait de travailler sa VMA après 30 ans (désolé Mr Sibille... ;-) ) a plein d'avantages:

- La maintenir et la développer un peu (:-) )
- Gagner en "force" musculaire (renforcement musculaire: un peu comme un travail en côte)
- Travailler un certain mental ( non négligeable si la logique est compétitive... Par exemple lors d'un marathon, le fameux "mur" des 30 bornes pourra être escaladé plus facilement avec une force musculaire, un mental, une position de course plus efficace... etc...)
- L'efficacité de la foulée s'en trouve nettement améliorée
- Amélioration du rendement cardiaque; le coeur pompera plus efficacement puisque plus puissament... Heu en gros, là je ne peux pas aller plus en avant dans les explications théoriques mais je l'ai bien ressenti de façon pratique donc...

Voili, voilou...

Peut-être y a-t-il un prof d'EPS dans le coin qui peut nous renseigner? Sinon, va falloir que je demande à ma mère...

Vincent

Écrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Cette note, on dirait du Molière !

Ecrit par : marilyse | 01 avril 2009

J'ai pensé à Jules César de Shakespeare (la fameuse tirade de Marc-Antoine), mais aussi, en effet à Molière (les fausses "excuses" d'Alceste après l'affaire du sonnet dans le Misanthrope).

N'oublions pas que JPB est un fin "dixuitièmiste". L'ironie est la redoutable figure dominante de cette époque et il faut avouer que sa note n'est pas indigne de ses maîtres : Voltaire, Beaumarchais, Montesquieu...

C'est l'essence de ce que l'on appelle "l'esprit français". Elle a renversé des rois. Ainsi : "La France compte dix-huit millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement."

Écrit par : Robin dit "rob zombi", trash et déviant | 01 avril 2009

Dites donc Brighelli avec son Mea Culpa du 31 mars a raté le poisson d'avril d'un jour, pourtant c'était bien chiadé sa plaisanterie !

Écrit par : iPidiblue la maman des poissons | 01 avril 2009

Ps: Pour JPB, je propose le châtiment suivant: Pendant un an, interdiction de lire autre chose que Merieu...

Ecrit par : Matheutorduenrunning | 01 avril 2009

Si JPB était une femme, il devrait se raser le crâne et se couvrir de cendres.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2009

"Concernant (sans jeux de mots) la VMA, si vous avez plus de trente ans, n'espérez pas l'améliorer...
En la travaillant vous ne parviendrez qu'à la maintenir."

Ecrit par : Matheutorduenrunning | 01 avril 2009

D'accord avec tout le reste, mais pas avec ça!
La VMA varie, pour tout individu, en fonction de la forme du moment, et on peut parfaitement l'améliorer après 30 ans, donc!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Vincent est encore trop jeune pour savoir qu'il y a une vie après trente ans !

Écrit par : dobolino | 01 avril 2009

Aller au SE ou au SGEN? Ah non alors, je veille au grain... Allez, p'tit coup de pub: avec la cotis' SNALC, on a même l'assistance juridique de la GMF offerte! On peut donc se faire tous les Beitone qui traînent dans son établissement, à l'oeil...

Ecrit par : Claire | 01 avril 2009

sérieusement????? ;-)

Écrit par : Pendariès | 01 avril 2009

Vincent est encore trop jeune pour savoir qu'il y a une vie après trente ans !

Ecrit par : dobolino | 01 avril 2009

Et vous trop aigrie pour vous rappeler qu'il y en a une avant!
Non mais! :-)

Vincent

Écrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Il est question que Brighelli fasse son pélerinage à la Mecque cette année et sept fois le tour de la Kaabah, je veux dire de l'université Lumière ...

Il devra répéter à chaque fois "nawaytou l-oumrata wa 'ahramtou biha li l-Lahi ta'ala" ce qui veut dire à peu près "je reconnais que Meirieu est inspiré par le très-haut et que Beitone est l'envoyé du seigneur".

Écrit par : iPidiblue et les 7 piliers de la sagesse | 01 avril 2009

Voilà une note bien "beitonnée" ...

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

Vincent est encore trop jeune pour savoir qu'il y a une vie après trente ans !

Ecrit par : dobolino | 01 avril 2009

Et vous trop aigrie pour vous rappeler qu'il y en a une avant!
Non mais! :-)

Vincent

Ecrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Je proteste !!!
"aigrie" n'est sûrement pas le terme adéquat pour qualifier Dobolino...

Marylise, j'ai effectivement jeté un oeil sur ce que l'EN propose pour les 6ème en ce qui concerne la littérature...
Je vais piocher dans cette liste dont j'ai déjà envoyé plusieurs ouvrages.

Écrit par : Maminou | 01 avril 2009

Vincent est encore trop jeune pour savoir qu'il y a une vie après trente ans !

Ecrit par : dobolino | 01 avril 2009

Et vous trop aigrie pour vous rappeler qu'il y en a une avant!
Non mais! :-)

Vincent

Ecrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009
Ah ! Ma vie avant trente ans ! Quelle effervescence ! Comme je regrette de ne pas l'avoir exploitée à fond ! J'aurais pu faire mille fois plus, même si j'en ai fait pas mal cependant.


Je faisais référence, Vincent, à la femme de trente ans, finie, selon Balzac. Je pensais aussi à ce que mon petit nez voyait du monde à quinze ans. Pour moi, alors, trente ans était le bout du bout du monde.
Tout ce que je vous ai expliqué sur votre infâme Bidou, je l'ai, à peu près, acquis entre trente-cinq et quarante-cinq ans.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2009

En revanche, le fait de travailler sa VMA après 30 ans (désolé Mr Sibille... ;-) ) a plein d'avantages:

- La maintenir et la développer un peu (:-) )
- Gagner en "force" musculaire (renforcement musculaire: un peu comme un travail en côte)
- Travailler un certain mental ( non négligeable si la logique est compétitive... Par exemple lors d'un marathon, le fameux "mur" des 30 bornes pourra être escaladé plus facilement avec une force musculaire, un mental, une position de course plus efficace... etc...)
- L'efficacité de la foulée s'en trouve nettement améliorée
- Amélioration du rendement cardiaque; le coeur pompera plus efficacement puisque plus puissament... Heu en gros, là je ne peux pas aller plus en avant dans les explications théoriques mais je l'ai bien ressenti de façon pratique donc...
Vincent"

Ecrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Pourquoi, "désolé"? Je suis complètement d'accord avec tout ça! Et je suis allé travailler ma VMA pas plus tard que ce matin! Malgré mon âge canonique (ta mère!!! ;-)"

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

"Et, en aucun cas, ne jamais faire une séance d'endurance un peu dure, (où on "tire" un peu sur les phases de course rapide, et où les phases de récupération sont courtes)."

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Ah, oui, je viens de m'apercevoir quej'avais fait une erreur, et que j'en avais oublié un bout... :-(
"Ne jamais faire de séance de résistance un peu dure sans avoir, préalablement, couru au moins vingt minutes en endurance, (au sens où Mathieu l'entendait; pouvoir parler sans être essouflé).

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Non, Jeremy, ce n'est pas tout à fait pareil! ;-)
Ce n'est pas de la "novlangue", (il ne faut pas en voir partout).
Et l'explication de Romuald est excellente!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Ah non mais je n'ai pas dit que c'était de la novlangue, j'ai dit que je n'y comprenais rien. Maintenant c'est plus clair pour moi (enfin pas tout, mais je relirai).

C'est comme la relaxation avant de commencer le cours : les élèves devraient en faire, et les profs aussi. Imaginez que chaque cours après la récréation commence par cinq minutes de silence total, pendant lesquelles on se repose. Ce ne serait pas plus mal.

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

J'ai trouvé ça dans le "Gradus" (abrégé de "gradus ad Parnassum" : escalier vers le mont Parnasse, séjour des Muses) (Les procédés littéraires, dictionnaire de Bernard Dupriez)

Ironie : dire par raillerie ou plaisante ou sérieuse le contraire de ce que l'on pense ou de ce que l'on veut faire penser (ou bien : dire le contraire de ce que l'on pense en laissant entendre que l'on pense le contraire de ce que l'on dit)

exemple: "Je ne propose pas ces vérités aux diplomates, aux économistes, aux généraux en retraite, aux actuaires, enfin aux élites". (Bernanos)

Preminger range sous la rubrique ironie la litote, l'hyperbole, l'antiphrase, l'astéisme, le chieuasme, la moquerie, le persiflage, la pastiche, le calembour, la parodie et la fausse naïveté...Son critère est que, dans l'ironie, seul l'auteur est conscient du vrai sens de ce qu'il dit. Si le sens est trop clair, l'ironie tourne au sarcasme, à l'injure, à la menace, etc. Ceci est conforme au sens grec d'ironie (eirônéia), "interrogation". Il faut que le lecteur s'interroge sur ce qu'on a pu vouloir dire...

L'ironie n'est pas toujours badine. Fontanier signale la contrefision ou confision, ironie douloureuse.

L'ironie a recours à l'allusion, à l'implication, au cliché.

Alors le texte de JPB. Ironique ou pas ironique et de quelle forme d'ironie relève-t-il ? (question pour les élèves de khâgne qui viennent perdre leur temps ici au lieu de préparer leur concours ;-)

Il est intéressant et significatif de constater qu'un procédé destiné à déjouer la censure royale (deux interprétation possible antinomique : ce que l'on dit et ce que l'on veut faire entendre) revient aujourd'hui à la mode.

Cela en dit long sur le degré de liberté de pensée et de parole qui règnent dans l'Education nationale.

Apparente "Coolitude branchée" du consumérisme néo-libéral (le gant de velours), coercition réelle d'un système de gestion néo-stalinien des personnels (la main de fer).

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

Jérémy les chinois font cela tous les matins !

"Largement basés sur le qi gong et le tai ji quan dont les Chinois connaissent les bienfaits depuis des millénaires, ces exercices s'appuient sur la croyance selon laquelle notre corps, notre esprit et notre âme sont étroitement liés.
Plus de 200 exercices sont décomposés étape par étape et illustrés afin de pouvoir les réaliser facilement. Ils vous aideront : à vous maintenir en bonne santé ; à stimuler le bon fonctionnement de votre corps et de votre système immunitaire ; à augmenter votre énergie vitale. "

Il y a aussi le Shaolin-Kung-Fu qui peut être très utile si les élèves sont remuants ...

Écrit par : iPidiblue et le shaolin-kung-fu | 01 avril 2009

"le chieuasme", Robin, ou le chiasme ?

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

Il s'agit sans doute du "chleuasme", avec un "l" et non un "i" : le fait de se déprécier pour attirer sur soi la sympathie. J'avoue que j'ignorais le mot, même si ce procédé ironique est assez courant.
Au collège, nous étudions les principaux procédés de l'ironie en quatrième à propos de la critique sociale et de la satire au XVIIIe siècle. Il m'arrive de faire lire quelques contes philosophiques de Voltaire, toujours un régal. Nous n'utilisons pas ce mot très savant. Par contre, les élèves abordent l'hyperbole, l'antiphrase, l'analogie, l'accumulation, la gradation, etc.
Le texte de JPB est un petit bijou d'ironie. Bien dosé. Redoutable, ce JPB !

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

Le chleuasme (du grec χλευασμός, chleuasmos : ironie) est un procédé rhétorique consistant à en rajouter sur soi-même en se dépréciant pour mieux se dédouaner, ou pour recevoir des éloges.

Il s'agira par exemple de commencer un discours sur un sujet délicat, dont on est connu comme étant spécialiste peu contesté, en disant : « Je n'y connais pas grand'chose et je ne peux guère que contribuer à poser le problème. »

Source Wikipédia

Il existe aussi un hyperchleuasme.
Existe-t-il un terme comme antichleuasme ? (je pense à certain "honnête homme" se piquant de génétique, et à tant d'autres)

Écrit par : yann | 01 avril 2009

Luc Cédelle, du Monde de l'éducation, se plaint que les gens qui fréquentent Bonnet d'âne ne visitent pas assez son blog. Du coup, c'est lui qui nous adresse un de ses articles décapants.

PORTRAIT
JEAN-CLAUDE OGILVAC : « HALTE À L’EXCLUSION ! »

NÉ À Montauban, Jean-Claude Ogilvac commença sa carrière de certifié d’histoire et géographie comme professeur de lettres et d'anglais dans un collège de Maubeuge. Bien sûr, cela ne l’enchanta pas, mais il vit là comme une remise en question immédiate, favorisée par son militantisme de gauche.

Ce furent des années de prise de conscience au contact de ces nouveaux publics accédant enfin au collège. La pédagogie primait par rapport aux connaissances que lui-même ne possédait pas.

Au lieu de se complaire dans ce qui constitue pour certains une blessure narcissique, Jean-Claude Ogilvac se mit à construire son savoir en matière pédagogique : il n’y avait aucune formation initiale à l’époque. Il lut tous les auteurs phares en la matière, de Freinet à Montessori. Il dut batailler ferme, seul ou presque au milieu de collègues peu désireux d’accomplir cette remise en cause et accrochés fermement à des conceptions « pédagogiques » d’un autre âge, héritage d’un « élitisme bourgeois. »

Ainsi, peu à peu, de lectures de revues innovantes en rencontres enrichissantes, surtout estivales, étant donné le manque de coopération de toute la hiérarchie, Jean-Claude Ogilvac devint un vrai pédagogue. Il se sentit interpellé par les approches cognitives mettant l’élève au centre du processus didactique, trouvant en Philippe Meirieu un véritable mentor.

Il se raconte volontiers, l’accent chantant qui fleure bon le soleil, n’ayant pu le perdre dans le « Nord » malgré ses efforts. Jean-Claude Ogilvac nous dit comment il s’aperçut des pratiques obsolètes de la plupart de ses collègues qui pénalisaient les jeunes. Il mit courageusement en œuvre ses principes : il refusa de noter ses élèves autrement qu’au-dessus de 10 sur 20 pour ne pas décourager la progression, relative, il est vrai, de ceux-ci.

Jean-Claude Ogilvac raconte que c’est au cours d’un des nombreux séminaires trans-pluri-multidisciplinaires si innovants, qu’un collègue d’EPS (matière véhiculant pourtant un esprit de compétition malsain pour des jeunes en difficulté) refusant l’échec, présenta aux stagiaires des résultats étonnants.

Ce fut pour Jean-Claude une « véritable révélation », car cet enseignant démontra une hausse spectaculaire des performances des jeunes dans une épreuve difficile : le 60 m haies. En enlevant les haies, en ramenant la distance-objectif à 30 m voire 20 m, la prise de confiance et la réussite étaient au rendez-vous pour tous, malgré les réticences de certains élèves trop influencés par les « pratiques routinières. »

Jean-Claude Ogilvac se remémore aussi la période où chargé de l’Éducation civique, que ses collègues boudaient, il convainquit ses élèves de cinquième de s’inscrire sur les listes électorales, les incitant à exercer leur droit de citoyens, eux qui, issus de milieux défavorisés ou étrangers avaient intériorisé leur exclusion. Ce souvenir émeut Jean-Claude Ogilvac d’autant plus que cela se passait en 1980-1981 et que la gauche arriva au pouvoir, « si porteuse d’espoirs. »

Dès lors bénéficiant d’un plus grand espace de liberté, Jean-Claude Ogilvac, à tous les postes qu’il occupa, put innover, fort de la confiance de son « ami Lionel Jospin. » Il se dépensa sans compter dans la rénovation du système.

Devenu proviseur, il s’enorgueillit de n’avoir jamais mis une retenue à un élève. Il tint bon contre des professeurs dépassés, en n’acceptant jamais l’exclusion de cours ou du lycée de certains élèves prétendument agités ou violents : « pourquoi exclure les exclus ? ».

Aujourd’hui directeur d’un IUFM, Jean-Claude Ogilvac continue, malgré le corporatisme des enseignants et les attitudes archaïques de certains parents, de faire passer le message innovateur si nécessaire au combat contre l’échec. Dans notre époque de retour aux « bonnes vieilles méthoses » il serait dommage de se priver de pédagogues de sa trempe.

Écrit par : P. Lariba | 01 avril 2009

"L'ironie nous enseigne à nous moquer des savants et des sots, que nous pourrions, sans elle, avoir la faiblesse de haïr."

[Anatole France]

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

Le jus pédagol du jour titre sur une étude PISA :

"Selon elle, les jeunes portent un grand intérêt aux questions environnementales et 90% des adolescents de 15 ans sont familiers avec les questions de la pollution de l'air ou des déchets nucléaires. Mais leur niveau de connaissances n'atteint pas celui de l'intérêt, au risque d'en faire des citoyens incapables de réagir aux changements climatiques. "

Il était temps que cette prise de conscience aboutisse à des mesures concrètes :

- activités autour du port de parapluie (ouverture puis fermeture). Tenue du parapluie par grand vent. Une option paratonnerre sera ouverte à Brest à titre expérimental. Une option protection syndicale et institutionnelle est à l'étude (Beitone à Marseille ?)
- initiation à la plomberie responsable (sans plomb) : chaque élève de l'école primaire se verra notamment confier une conduite à tenir à laquelle il restera attaché *
- adduction collective des classes sur le GRM **
- un grand concours addiction-eau 2020 sera organisé pour en finir avec ce fléau qu'est l'alcoolisme chez les jeunes.


* tenu par de si jolies menottes…

** Grand Réseau Méthanier : projet étalé sur 30 ans qui fera de la France le premier exportateur mondial de gaz naturel.

Écrit par : dugong | 01 avril 2009

"NÉ À Montauban, Jean-Claude Ogilvac commença sa carrière de certifié d’histoire et géographie comme professeur de lettres et d'anglais dans un collège de Maubeuge."

On ne devrait jamais quitter Montauban.

Écrit par : yann | 01 avril 2009

"Ce fut pour Jean-Claude une « véritable révélation », car cet enseignant démontra une hausse spectaculaire des performances des jeunes dans une épreuve difficile : le 60 m haies. En enlevant les haies, en ramenant la distance-objectif à 30 m voire 20 m, la prise de confiance et la réussite étaient au rendez-vous pour tous, malgré les réticences de certains élèves trop influencés par les « pratiques routinières. »"

C'est à ce passage que j'ai compris qu'il s'agit d'un poisson d'avril.
Bravo à Luc Cédelle (ou à P Lariba, si c'est lui l'auteur)

Écrit par : yann | 01 avril 2009

A propos de satire mordante, je recommande, si ce n'est déjà fait, la lecture de la "Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier" par Patrick Rambaud. Et la première si elle vous a échappé. Je me suis bien amusée avec ces deux livres et je vais attendre avec impatience la troisième chronique dans quelques mois. Comme dit Rambaud, on n'en espère pas plus de cinq ...

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

A propos de Jean Claude Ogilvac :

"Alors, y dort le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. J'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux."

Écrit par : Raoul Volfoni | 01 avril 2009

@Dobolino:

Je faisais référence, Vincent, à la femme de trente ans, finie, selon Balzac.

Aaaaaaaah ouuuuuuiiii. D'accord! ;-)
j'ai vu un documentaire sur Brel récemment, et selon lui, un homme est fini vers 17-20 ans... Alors, vous savez...

http://www.youtube.com/watch?v=-15HLa5-cDM&feature=related


@Christophe Sibille:

Pourquoi, "désolé"? Je suis complètement d'accord avec tout ça! Et je suis allé travailler ma VMA pas plus tard que ce matin! Malgré mon âge canonique (ta mère!!! ;-)"

Et vous pensez qu'elle s'améliore ou qu'elle stagne?

http://pagesperso-orange.fr/eric.henrion/entrainement/fiche%202%20la%20VMA.htm

Cela dit, je connais des coureurs (et pas que de jupons) d'âge canonique (ta race!!! ;-) qui me mettent dans le vent sur semi-marathon... Bref, il existe des cas où le temps ne fait rien à l'affaire, non ?

Écrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Ogilvac ?

On dirait un nom de débouche évier.

Ceci dit, je viens de lire que l'imodium surdosé peut provoquer une dilatation des pupilles

La nature est bien faite.

Écrit par : dugong | 01 avril 2009

Dans mon dictionnaire de perles figure cette toute récente : "Poison d'avril" : mauvaise farce.

Mes élèves de cinquième ont essayé, en vain, de me piéger ce matin, au début du cours : "Madame, on a oublié nos affaires ...". Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que je leur préparais pour la fin du cours mon propre poisson qui a marché du tonnerre. Il y a eu comme un blanc avant les applaudissements ! J'étais assez fière de mon coup, avec la complicité d'une surveillante. C'est une classe difficile, qui nous pompe pas mal d'énergie. J'étais assez contente de les piéger. Gentiment. Pas un "poison"!

Écrit par : marilyse | 01 avril 2009

Une seule chose, merci.

Écrit par : Jésus | 01 avril 2009

"le chieuasme", Robin, ou le chiasme ?

Ecrit par : marilyse | 01 avril 2009

Oui, c'est bien "chieuasme" et yann en a donné la définition exacte.

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

"Ce fut pour Jean-Claude une « véritable révélation », car cet enseignant démontra une hausse spectaculaire des performances des jeunes dans une épreuve difficile : le 60 m haies. En enlevant les haies, en ramenant la distance-objectif à 30 m voire 20 m, la prise de confiance et la réussite étaient au rendez-vous pour tous, malgré les réticences de certains élèves trop influencés par les « pratiques routinières. »"

Il est de qui, ce texte ? Il es très drôle ! Et je ne le trouve nulle part ailleurs sur internet !

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

deux interprétation possible antinomique : ce que l'on dit et ce que l'on veut faire entendre) revient aujourd'hui à la mode.

deux interprétations antinomiques possibles avé des s !

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

A propos de Jean Claude Ogilvac :

"Alors, y dort le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. J'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux."

Ecrit par : Raoul Volfoni | 01 avril 2009

Raoul, je crois que vous vous êtes fait avoir, comme moi d'ailleurs (n'oubliez pas la date !)

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

C'est bien "chleuasme" avec un L (du grec kleuasmos, ironie).

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

P Lariba est un spécialiste mondialement reconnu des poissons d'avril !

Améliorer les performances des élèves aux 110 mètres haies "en enlevant les haies". Excellent !

Ceci dit, Jean-Claude Ogilvac n'est pas une chimère et le "dosage" était subtil.

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

Pourquoi, "désolé"? Je suis complètement d'accord avec tout ça! Et je suis allé travailler ma VMA pas plus tard que ce matin! Malgré mon âge canonique (ta mère!!! ;-)"

Et vous pensez qu'elle s'améliore ou qu'elle stagne?

Cela dit, je connais des coureurs (et pas que de jupons) d'âge canonique (ta race!!! ;-) qui me mettent dans le vent sur semi-marathon... Bref, il existe des cas où le temps ne fait rien à l'affaire, non ?

Ecrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Elle ne s'améliore pas, à cause de quelques ennuis de santé un peu chroniques que je ne dévoilerai pas ici. Mais elle a progrssé très au delà des trente ans!
Quant à être "mis dans le vent" en "semi", bienvenue au club! Un de mes principaux partenaires d'entraînement, (et mon "prof de jogging", ;-)), détient le record départemental du marathon en "vétéran 2" en 2h48... Et il s'attaque au record en "vétéran 3" cette année.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2009

Deux poissons d'avril en deux jours, nous sommes gâtés !
Merci messieurs.

Écrit par : catmano | 01 avril 2009

Une seule chose, merci.

Ecrit par : Jésus | 01 avril 2009

De rien ...

Écrit par : Rosette | 01 avril 2009

Qq'un connaît ici Robert Nozirk ?

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Qq'un connaît ici Robert Nozick ?

Et je n'accepterai pas qu'on me réponde Nozick, aha !

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Robert Nozick (16 novembre 1938 - 23 janvier 2002) est universitaire et philosophe libertarien américain proche du courant minarchiste.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
2 Thèses
2.1 Politique
2.2 Philosophie et épistémologie
3 Bibliographie
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes



Biographie [modifier]
Enseignant à Harvard, il devient célèbre en écrivant Anarchie, État et Utopie [1], où il prend notamment la défense d'un État ultra-minimal. Son statut d'universitaire lui a valu alors d'être considéré comme le principal théoricien du mouvement libertarien (bien que celui-ci ait été initié par Murray Rothbard, comme Nozick le relate lui-même dans son ouvrage et quoiqu'il ait par la suite délaissé la philosophie politique, comme le signale Rothbard dans L'Éthique de la liberté).

Il est habituellement présenté comme l'opposant principal à John Rawls, son collègue à Harvard. C'est donc habituellement à Nozick que se réfèrent les adversaires des libertariens, oubliant ou méconnaissant les autres auteurs majeurs de ce mouvement. En particulier son ouvrage majeur Anarchie, État et Utopie publié en 1974 est considéré comme la réponse libertarienne à la Théorie de la justice de Rawls publiée 3 ans auparavant.

Sur la fin de sa vie Nozick a nuancé les positions qu'il avait défendues dans Anarchie, État et Utopie. En particulier dans un de ses ouvrages, The Examined Life, il a qualifié certaines de ses positions passées de "sérieusement inadéquates"[2]. Cependant, dans un entretien réalisé le 26 juillet 2001, il se réaffirme comme libertarien[3].

in Wikipedia !

Écrit par : Ulysse | 01 avril 2009

j'ai vu un documentaire sur Brel récemment, et selon lui, un homme est fini vers 17-20 ans... Alors, vous savez...

Ecrit par : matheutorduàlabourre | 01 avril 2009

Parfaitement d'accord avec le grand Jacques. Il faut réaliser les rêves que l'on a fait avant ses 16 ans. Après, ce sont les rêves des autres. Sans intérêt.
C'est pour ça que les adeptes du démon de midi sont souvent lamentables : qui rêve à 16 ans de tromper bobonne avec sa secrétaire ?
J'ai rêvé d'être véto : ça, c'est fait.
D'apprendre à soigner : c'est en cours.
D'apprendre à guérir : c'est pas gagné.
D'être dixième dan : on y travaille ;o)
D'être riche (mais l'ai-je vraiment rêvé ? Je ne crois pas, c'est le rêve que le monde nous impose) : en tous cas, c'est cuit !

Et vous, de quoi rêvez-vous ?

Écrit par : yann | 01 avril 2009

Et vous, de quoi rêvez-vous ?

Ecrit par : yann | 01 avril 2009

... du simple "carpe diem".

Écrit par : philosophedepacotille | 01 avril 2009

Et vous, de quoi rêvez-vous ?

Ecrit par : yann | 01 avril 2009

Montauban.
On devrait jamais quitter Montauban.

Écrit par : Matheutordu | 01 avril 2009

Non, en fait, d'être libre.

Pas faire ce qu'on veut, mais vouloir ce qu'on fait. (Ca doit être de Zundel cette citation)

Écrit par : Matheutordu | 01 avril 2009

Dites donc, Ulysse, merci, mais j'ai déjà regardé wikipedia !

Ca et google, je maîtrise !

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Pas faire ce qu'on veut, mais vouloir ce qu'on fait. (Ca doit être de Zundel cette citation)

Ecrit par : Matheutordu | 01 avril 2009

Je ne connais pas ce M. Zundel, mais Sénèque et Epictete l'ont dit avant lui.

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Le poisson d'Avril de P. Lariba est, comment dire, puissant. J'ai même marché sur l'histoire du 60 mètres haies.

Il faut dire que j'ai commencé "L'école ou la guerre civile" de Meirieu. Je n'en suis qu'à l'introduction et je suis pourtant déjà prêt à tout !

Ce passage dans l'introduction par exemple :

"C'est en apprenant à lire que [l'enfant] découvre la concurrence et comprend que, dans l'esprit du maître et de ses parents, la réussite des uns ne prend sa valeur qu'avec l'échec des autres.(...) Lire et écrire, c'est pourtant prendre du pouvoir sur sa propre vie, sur le maître, sur ses parents et tous ceux qui prétendaient détenir la vérité".

Autrement dit, l'école de Meirieu veut depuis des années déléguer le pouvoir aux enfant pour remodéliser des adultes.

Et c'est pourquoi, lorsque je lis dans son article sur la journée de la jupe que :

- c'est "nous tous, collectivement, qui avons abandonné toute référence à [des] morales théocratiques"

- que "nous n’avons pas encore réussi à identifier ce qui pourrait maintenant faire tenir nos institutions et, en particulier l’école. "

Quand je lis ça, donc, je me dis qu'il y a un gros mensonge car, pour Meirieu et ses disciples, ce qui devait faire tenir l'école avait été parfaitement identifié : c'était l'enfant, constructeur de ses propres savoirs et prélude à l'homme nouveau devant lequel les adultes corrompus que nous sommes seraient bien obligés de s'effacer.

Écrit par : johnmarguerite | 01 avril 2009

Il n'y a pas trente mille façons d'annihiler la toxicité du discours meiriolique sur l'école :

- imposer la pérennisation de cycles slecc complets dans des écoles publiques.

- imposer des tests d'évaluation qui ne soient pas honteusement (et piteusement) pipotées comme cette année.

Les pics de résultats dans le bruit de fond de la nullité ambiante, ça va finir par crever les yeux des faiseurs d'opinion.

Dans 5 à 15 ans (juste après les funérailles nationales du meiriol ?)

Écrit par : dugong | 01 avril 2009

Поверь: когда слепней и комаров
Вокруг тебя летает рой журнальный,
Не рассуждай, не трать учтивых слов,
Не возражай на писк и шум нахальный:
Ни логикой, ни вкусом, милый друг,
Никак нельзя смирить их род упрямый.
Сердиться грех — но замахнись и вдруг
Прихлопни их проворной эпиграммой.

Crois moi, quand des taons et des moustiques
Volent autour de toi l'essain journalistique,
Ne raisonne pas, n'use pas de mots polis,
Ne contredis pas leurs piailleries et railleries:
Par la logique ou par le bon goût, mon bon ami,
Rien ne peut calmer leur race obstinée.
C'est péché que de se fâcher: mieux vaut d'un seul coup
Les écrabouiller d'une épigramme.

Traduction libre d'une épigramme de Pouchkine de 1826.

Écrit par : buntovchik | 01 avril 2009

Dites donc, Ulysse, merci, mais j'ai déjà regardé wikipedia !

Ca et google, je maîtrise !

Ecrit par : Jeremy | 01 avril 2009

C'était pour rire !

Écrit par : Ulysse | 01 avril 2009

Ca n'est pas autant défini que ça l'est pour vous...
J'ai toujours rêvé de quelque chose de pur... Mais je ne sais pas exactement quoi.
C'est une bonne question, qu'on devrait se poser plus souvent.
Les grands espaces sont pour moi indispensables; que ce soit ceux qui sont produits par le voyage de la pensée ou ceux que l'on vit sans penser.
Le ciel, la montagne sont pour moi indispensables. Le voyage au coeur du raisonnement l'est aussi pour moi aujourd'hui.
J'ai de plus toujours rêvé d'être instruit (sans rire), d'être un Joseph qui conduit un Marcel sur les chemins du Savoir -sans doute pour lui proposer de se libérer? histoire de le façonner à son image... Ah... flagrant délit d'humanité aurait peut-être dit Pagnol, volonté de puissance aurait peut-être dit Nietzsche....-

Si je vous disais que j'ai également souvent rêvé d'être écouté, vous me ririez au nez en me disant que je me suis trompé de boulot!

Écrit par : matheutordu | 01 avril 2009

"l'essain journalistique"

"l'essaim" car essaimer, essaimage ...

Écrit par : orthoprof | 01 avril 2009

Pour ceux qui n'auraient pas lu entre les lignes : les résultats locaux des évaluations doivent être mis en ligne, même si c'est sur un serveur russe à Vladivostok.

Le sgen et se-unsa japperont et tenteront de tirer quelques bas de futals hexagonaux mais ils n'empêcheront pas le Soleil de se lever.

Écrit par : dugong | 01 avril 2009

"un essaim" à différencier du "naissin" (larves d'huîtres).

Écrit par : orthoprofbis | 01 avril 2009

P Lariba est un spécialiste mondialement reconnu des poissons d'avril !

Ecrit par : Robin | 01 avril 2009

Robin, en russe "riba" (рыба) , mot féminin, signifie tout simplement: poisson.

Écrit par : buntovchik | 01 avril 2009

Je ne connais pas ce M. Zundel, mais Sénèque et Epictete l'ont dit avant lui.

Ecrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Ah oui... Quel petit copieur ce Zundel...
J'ai lu un livre de lui, "Je est un autre" car le titre m'avait interpellé. Va savoir pourquoi...
Il s'est avéré que cet auteur n'était pas pour moi, bien qu'il y ait quelques passages intéressants.

Je préfère Rimbaud et de loin!
Enfin voilà, je vous mets le lien:
http://mauricezundel.free.fr/livres/index.htm

Sinon, n'ayez crainte, je m'arrête là dans l'exploration de mon moi; le reste je le réserve à mes docteurs :-)

Écrit par : Matheutordu | 01 avril 2009

C'est pour ça que les adeptes du démon de midi sont souvent lamentables : qui rêve à 16 ans de tromper bobonne avec sa secrétaire ?
J'ai rêvé d'être véto : ça, c'est fait.
D'apprendre à soigner : c'est en cours.
D'apprendre à guérir : c'est pas gagné.
D'être dixième dan : on y travaille ;o)
D'être riche (mais l'ai-je vraiment rêvé ? Je ne crois pas, c'est le rêve que le monde nous impose) : en tous cas, c'est cuit !

Et vous, de quoi rêvez-vous ?

Ecrit par : yann | 01 avril 2009



Moi, je rêve de ça, nuit et jour !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Leishmaniose_visc%C3%A9rale
Et, à seize ans, je ne savais même pas que ça existait ! Pour les premières lueurs, j'en avais 26 bien tapés !

Écrit par : dobolino | 01 avril 2009

On ne devrait jamais quitter Montauban.

Ecrit par : yann | 01 avril 2009
Ouais ! C'est justement ce que je fais !!!!!

Écrit par : dobolino | 01 avril 2009

Mr Brighelli
J’ai découvert cet après midi que vous aviez modifié votre texte sur Alain Beitone en le titrant « un de la fabrique » (et non plus « un crétin de la fabrique ») en enlevant quelques injures de votre texte (vous avez rappelé dans votre mea culpa qu’il s’agit de pleutre, hypocrite et …je ne sais plus... que vous répétez je ne sais combien de fois)
Dont acte ! Mais il reste un problème c’est que vous avez conservé les commentaires (dont les miens) qui faisaient référence à votre propension à l’insulte. Or ces commentaires n’ont plus de sens vus les derniers changements. Habituellement on change le sens d’un discours en le sortant de son contexte mais ici, c’est carrément le contexte qui est changé…c’est assez fort ! (PS : je ne vous prête pas d’intention maligne sur ce coup là).
Il semblerait donc logique que vous supprimiez tous les commentaires relatifs à cette intervention, qui s’appuient sur un texte qui n’existe plus (en tout cas, au moins les miens mais la logique voudrait que ce soit tous les commentaires) ou alors que vous ajoutiez un appendice à la fin de votre texte expliquant la situation.
Voilà
Je ne vous dérangerai plus
Bien le bonjour à Dugong, jeremy, Yann, dobolino, guy Morel …j’espère que je n’oublie personne
…Et à sanjuro, bien sûr

Rogel (le troll du blog de JPB)

Écrit par : Rogel (le troll) | 01 avril 2009

Lariba, chapeau !
JPB, qui rentre tard, avec 105 copies de CAPES (dont 210 à corriger au total) parce qu'on fait des économies sur les correcteurs, cette année. Sinon, nombre de candidats à peu près constant, nombre de postes aussi (et on annonce la même chose l'année prochaine). Taux de réussite absolu par rapport aux inscrits : 25%. Taux de réussite réel, par rapport à ceux qui ont un peu bûché : 50%. Allez, les enfants, inscrivez-vous pour l'an prochain — comme dit Fabien, on ne sait pas ce qu'il y aura ultérieurement, mais j'ai l'impression que les ministres s'y reprendront à deux fois avant de toucher au système universitaire — aussi déficient soit-il sur certains plans.

Écrit par : brighelli | 01 avril 2009

Ah oui... Quel petit copieur ce Zundel...
J'ai lu un livre de lui, "Je est un autre" car le titre m'avait interpellé. Va savoir pourquoi...
Il s'est avéré que cet auteur n'était pas pour moi, bien qu'il y ait quelques passages intéressants.

Maurice Zundel est un théologien protestant, auteur en particulier de "Morale et mystique".

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

Et me conseilleriez-vous ce livre?

Écrit par : Matheutordu | 01 avril 2009

Texte très drôle, Lariba. Et crédible : je n'ai compris l'intention parodique qu'avec la suppression des haies.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 avril 2009

"
Il semblerait donc logique que vous supprimiez tous les commentaires relatifs à cette intervention, qui s’appuient sur un texte qui n’existe plus (en tout cas, au moins les miens mais la logique voudrait que ce soit tous les commentaires) ou alors que vous ajoutiez un appendice à la fin de votre texte expliquant la situation.
Voilà
Je ne vous dérangerai plus
Bien le bonjour à Dugong, jeremy, Yann, dobolino, guy Morel …j’espère que je n’oublie personne
…Et à sanjuro, bien sûr

Ecrit par Rogel (le troll du blog de JPB)"

Ah non, je ne veux pas qu'on supprime mes commentaires !

D'autant que je n'ai rien dit sur M. Beitone !

Et il ne faut pas supprimer non plus les commentaires de Rogel, je comptais acheter le livre sur la génétique dont il parlait (sans blague aucune, ça m'intéresse grandement).

Bonjour Rogel, au fait ! Si vous voulez revenir discuter, c'est sans problème.

Écrit par : Jeremy | 01 avril 2009

Et me conseilleriez-vous ce livre?

Ecrit par : Matheutordu | 01 avril 2009

Je vous recopie la 4ème de couverture pour que vous puissiez vous faire une idée :

"La morale est demeurée pour nous l'expression d'une volonté divine contraire à la nôtre, dont la transcendance dénonce le néant de notre existence et de nos entreprises. Nous aurions un jour demandé aux dieux d'encadrer les activités humaines pour annihiler la tentation que ressent l'homme de violer certaines règles quand il éprouve sa liberté. Pour beaucoup, la morale répond encore assez exactement à cette description : elle est sacrée, absolue et, sous certains aspects, arbitraire.

Mais entre un conservatisme étroit et ennuyeux et une révolution des mœurs déjà largement triomphante qui sait ce qu'elle veut détruire mais qui est beaucoup moins sûre de ce qu'elle peut construire, la mystique chrétienne apporte une nouvelle conception de la transcendance divine, pour un entendement plus réjouissant de la morale. Loin de nous écraser, le message du Nouveau testament nous élève à hauteur d'homme, celle d'un être libre, détaché de toute entrave. Totale intériorité, suprême générosité, en contraste avec notre extériorité passionnelle et notre désir de possession, la transcendance divine complète et dépasse la morale ; elle nous laisse une immense espérance : harmoniser l'écho intérieur des hommes pour un plein accord avec Dieu."

"Mystique et morale" de Maurice Zundel est paru aux éditions Anne SIGIER

Maurice Zundel évoque saint François d'Assise et saint-Augustin ("Aime et fais ce que tu veux"). Le chapitre 2 parle de l'inconscient et de la psychanalyse.

C'est donc un livre court (140 pages), mais assez dense d'un philosophe et d'un théologien protestant très au fait de la pensée moderne et qui a été écrit dans un esprit de dialogue avec le judaïsme et le catholicisme.

Ce qui est intéressant et original, c'est l'ouverture mystique qui n'est pas souvent présente dans la pensée protestante.

Écrit par : Robin | 01 avril 2009

Je ne vous dérangerai plus

Ecrit par : Rogel (le troll) | 01 avril 2009


Bonne idée...

Écrit par : Manu | 02 avril 2009

Personne n'a osé un poisson d'avril sur merieu ( reniant ses convictions par exemple ) quel dommage...

Écrit par : paul | 02 avril 2009

Hérétique !

Bienheureux ceux qui croient en moi.

Écrit par : Philippe M. | 02 avril 2009

Ce n'est pas faux : c'est de l'ordre du Credo, chez Philippe M. Ça vient de sa formation crypto-catho.
Morel, pense à ajouter un chapitre sur la permanence d'une religiosité diffuse dans l'enseignement laïque — je me demande parfois si ce n'est pas la clef de pas mal de choses, depuis les lois Ferry, qui n'étaient (et à l'époque on le comprend très bien) qu'une laïcisation de principes religieux, avec des instits en blouse grise comme les curés étaient en noir : il fallait construire une Eglise républicaine en face de l'Eglise catholique. Les rituels de l'Ecole sont très près de ceux de la Messe. Et je pense très fort que les pédagos sont dans cette veine-là — des curés rentrés. D'où leur facilité à s'entendre, au nom de la liberté d'expression, avec des fondamentalistes de tout poil. D'où leur tendance à fabriquer un corpus de textes fondateurs, leur intolérance, leur condamnation de la liberté pédagogique (Frackowiack), et leur légère tendance à excommunier tout ce qui ne pense pas comme eux. Beitone, qui porte plainte contre moi, me ferait brûler en place publique, s'il en avait le pouvoir. Pensez Meirieu en pape, et vous approcherez de la vérité.
D'ailleurs, les anti-pédagos ont parfois tendance à fonctionner aussi comme des sectes. Appy, qui est sur la jointure, marche comme ça, quoi qu'il dise.
J'essaie de rester libre, c'est-à-dire, pour tous ces gens-là, libertin, au sens XVIIème siècle. "Mais encore faut-il croire en quelques chose", disent en chœur les pédagos et Sganarelle. Les jeunes vont dans les IUFM chercher une bonne parole dont ils ont besoin — est-ce qu'on ne parle pas de "vocation", dans ce métier mal payé ?
Il est un peu tard pour filer complètement la métaphore, mais on voit bien que ça fonctionne.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 avril 2009

Ouf ! Le 1er avril est passé, on peut recommencer à dire des c... sans être soupconné d'ambiguité.

Jeremy ne veut pas qu'on enlève les commentaires de la note précédente. D'autant, dit-il, "que je n'ai rien dit sur M. Beitone !"

Je souscris. Je n'avais sorti que quelques stupidités assez générales sur les SES. Je regrette de n'avoir rien dit pour nuancer les « crétin », « pleutre » et « hypocrite » si injustement et généreusement accordés. Je crois utile de balancer l'appréciation du personnage qui n'est nigaud, niais, niqué de la cabèche, nibé du calbard, nintendo.

Si ça peut le consoler.

Écrit par : dugong | 02 avril 2009

Voilà qu'on apprend que le Moloch subventionne les antibiques :

http://mclcm.free.fr/

On avait enlevé des subventions à la nébuleuse pédagole (ligue de l'enseignement...). On s'était peut-être mépris sur les raisons de ces suppressions : il s'agissait de concentrer les "moyens" sur les pédagols les plus actifs.

Écrit par : dugong | 02 avril 2009

Le ministère finance aussi le GRIP. C'est comme les grandes entreprises lors des élections américaines : ça distribue à droite et à gauche…
JPB, qui commence à être en retard…

Écrit par : brighelli | 02 avril 2009

Au passage, Dugong, ça ne vous donne pas des idées pour siphonner des subventions ? Allez, ne nous décevez pas…
JPB

Écrit par : brighelli | 02 avril 2009

"Les jeunes vont dans les IUFM chercher une bonne parole dont ils ont besoin".
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 avril 2009

Et ils y trouveront aussi quelques libertins, au sens où vous l'entendez! J'en connais pas mal, croyez-moi!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2009

Les jeunes vont dans les IUFM chercher une bonne parole dont ils ont besoin — est-ce qu'on ne parle pas de "vocation", dans ce métier mal payé ?

Ecrit par : brighelli | 02 avril 2009

Oui, je dirais même que d'une certaine manière, il faut "avoir la foi" pour faire et persister dans ce métier, vu ce qu'il est devenu. Quant à la paye... si les profs faisaient voeux de pauvreté, ça ne déplairai pas à certains ;)

Écrit par : Trollju | 02 avril 2009

erratum: "ça ne déplairaiT pas"

Écrit par : Trollju | 02 avril 2009

C'est donc un livre court (140 pages), mais assez dense d'un philosophe et d'un théologien protestant très au fait de la pensée moderne et qui a été écrit dans un esprit de dialogue avec le judaïsme et le catholicisme.

Ce qui est intéressant et original, c'est l'ouverture mystique qui n'est pas souvent présente dans la pensée protestante.

Ecrit par : Robin | 01 avril 2009

Merci beaucoup Robin pour avoir recopié le 4ième de couverture, j'ai pas mal de livres en attente à cause des concours donc... je vais déjà les finir...
Merci en tout cas!
-------------------------

En parlant de libertinage, à la fac je me sens de plus en plus seul: vive la pensée unique!
Que des prisons! partout, partout... Même si certaines ont comme terreau des "bonnes" intentions, l'enfer en est pavé!
Il est grand temps que l'on refonde l'école et qu'on émascule les concepteurs des programmes télé avec pas mal de producteurs de musique!

-"Ah salut! C'est quoi comme musique que t'écoutes?"
-"Lou Reed"
-"Hein? Lorie?"
....

Écrit par : Matheutordu | 02 avril 2009

"Le ministère finance aussi le GRIP. C'est comme les grandes entreprises lors des élections américaines : ça distribue à droite et à gauche…
Ecrit par : brighelli | 02 avril 2009"

Ils ont même subventionné le jus pédagol, à un moment, non ?

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

M'sieu, Msieu !!!
y'a bribrisemenu qui fait qu'à m'traiter de pleupleu !!!

Allez, au coin les mauvais ânes et n'oubliez pas le bonnet !

Écrit par : Yfig et les turlupins en culotte courte | 02 avril 2009

Je présente les excuses d'Yfig à la noble compagnie, il n'était pas dans ses intentions de blesser les susceptibilités des honorables maîtres et professeurs qui sévissent sur ce blog. Encore une fois je vais de ce pas le gronder et il fera mille lignes. Il est possible que je l'envoie aussi méditer à ses fautes devant sa mare à grenouilles.

Écrit par : iPidiblue aux très honorables et révérends pères du blog Bonnet d'âne | 02 avril 2009

Tiens, puisque JPB parle de la fac : http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/02/586295-Mirail-Les-examens-c-est-cadeau.html

Alors, la licence 2009 comme le bac 68 ?

Écrit par : yann | 02 avril 2009

En écho aux remarques de JPB sur la "laïcisation" de la morale judéo-chrétienne, je trouve ce passage dans le livre de Maurice Zundel "Morale et mystique", dans le chapitre sur le règne de l'obligation : " Si nous insistons sur cet aboutissement de la théocratie israélite, à l'aube de notre ère, c'est qu'avec les livres de l'Ancien Testament nous avons hérité de sa morale qui a façonné pratiquement (en italiques) l'éthique de la chrétienté plus que l'Evangile et, précisément, dans le sens le plus littéral où la transcendance divine s'impose comme un pouvoir qui décrète ce qui est permis et ce qui est défendu, en exigeant de nous l'obéissance inconditionnée où nous nous inclinons devant sa souveraineté. Il n'y a aucun doute, en effet, que le caractère absolu (en italiques) de la morale dont s'est réclamé l'Occident, même laïcisé dans quelque impératif catégorique (allusion à la morale kantienne qui inspirait la "leçon de morale" de l'école primaire de la IIIème république...c'est moi qui commente)...ou dans une auto-critique qui se condamne au poteau d'exécution dans l'aveu et le regret de la culpabilité, ne doive cette rigueur inflexible aux rapports de souverain à sujet qui constituaient la théocratie juive (Maurice Zundel en a expliqué au préalable les raisons historiques, notamment la nécessité de conserver une identé en tant que Peuple face aux "tribulations" et notamment à l'occupant romain) et qui, durcis par un légalisme esclave de la lettre, faisaient de la transcendance divine, prise du dehors comme un objet (en italiques), un rouleau compresseur impitoyable.

Note sur le mot "objet" : alors que vécue du dedans par une expérience mystique elle eût été épreouvée comme la source même de la vraie liberté.

Je reste persuadé que cette question de la morale (pour parler latin) ou plus exactement de l'éthique (pour parler grec) est au centre des problèmes actuels (on le voit bien en ce moment avec la notion de "crise" inanalysable avec les seuls instruments conceptuels de l'économie sociale et politique), en particulier ceux de l'école.

Que ça ne vous coupe pas l'appétit !

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

Robin vous qui êtes un spécialiste des donneurs de leçon, pourriez-vous nous faire une analyse de cet article de Libération :


http://www.liberation.fr/economie/0101559400-les-delires-immobiliers-d-alain-minc

Écrit par : iPidiblue et la mystique du fric | 02 avril 2009

Tiens Robin, j'aimerais connaître votre sentiment sur les propos d'Alain Minc au sujet de François Bayrou, agrégé d'histoire, ancien professeur et ancien ministre de l'éducation nationale, appelé "Le Pen light" par Minc et disciple tout à la fois de Péguy, Barrès et Maurras !

Cf cet article de Marianne :
http://www.marianne2.fr/Alain-Minc,-un-symbole-de-l-epuisement-des-elites-neoliberales_a177248.html

Écrit par : iPidiblue ça fait beaucoup ! | 02 avril 2009

Bayrou, Aubry et Besancenot sont à la fois les trois dangers qui menacent Sarkozy, et les trois raisons qui vont encore le ramener au pouvoir au 2012. Leur division va favoriser Sarkozy, comme Berlusconi en Italie et, mutatis mutandis, Merkel en Allemagne.

On parie ? Parfois, mes prédictions de victoire sont justes : j'avais "vu", au moment-même de la dissolution de l'Assemblée, la réélection de Chirac en 2002. D'ailleurs, tout le monde a crié à l'erreur politique en 1997 lors de la dissolution, mais Chirac a rappelé Villepin comme Premier ministre en 2005, alors qu'il était l'inspirateur de la Dissolution. C'est bien la preuve que tout cela était calculé, et que la Dissolution était le plan de Chirac pour se faire réélire en 2002.

2012, donc : Sarkozy, à cause du PS, du Modem et du NPA.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

De La Fontaine à La Princesse de Clèves, il est partout !

Alors que je montrais aux élèves un portrait de Jean de La Fontaine (celui de Rigaud) - qu'il n'ont pas reconnu - et une caricature contemporaine du même La Fontaine, j'entends plusieurs voix dans la classe : "C'est Sarkozy !" La ressemblance vous aurait-elle frappés ?

Écrit par : marilyse | 02 avril 2009

Jérémy je ne m'occupe pas de haute politique et je laisse la futurologie à Alain Minc.
Non j'essaye de voir ce qui peut rassembler les défenseurs de l'école, la philosophie socle commun de la méritocratie et ce qui peut la détruire.
J'attends avec impatience la réaction de Robin car je ne crois pas qu'on puisse vraiment dialoguer avec Jean-Paul Brighelli qui est obsédé par Philippe Meirieu et se trémule dès qu'un chrétien comme François Bayrou apparaît à l'horizon !

En ce qui me concerne je crois qu'Alain Minc est à la fois comme chacun sait un affairiste et un auteur sans scrupule - condamné pour plagiat - et par sa position de conseilleur du prince et sa situation médiatique bien plus dangereux pour le futur de la Nation que tous les IUFM de France et de Navarre réunis.

Écrit par : iPidiblue et le néolibéralisme | 02 avril 2009

Retour sur l'affaire Colonna .

Grâce soit faite à la dignité de la veuve Erignac qui contraste avec la lâcheté de Colonna .

(Je dis cela alors que je suis athée)

Tout esprit scientifique, rationaliste, ne peut qu'être extrêmement critique envers le cinéma des défenseurs de Colonna qui font tout sauf expliquer aux Français pourquoi Colonna serait innocent, en instruisant un procès contre la justice sous prétexte d'abus judiciaires, comme si ces abus ne concernaient que les Corses et pas aussi les Français du continent lors de procédures judiciaires .

A Outreau il y a des preuves matérielles d'innocence des accusés, les défenseurs de Colonna n'ont aucune preuve matérielle de son innocence .
Par exemple un handicapé lourd était accusé de choses physiquement impossibles .

Le débat sur l'opposition entre intime conviction et preuve ADN irréfutable est un leurre grossier : il est toujours possible de prélever l'ADN d'un individu pour le mettre sur une scène de crime, d'usurper jusqu'à l'identité ADN ... au final, c'est toujours sur une conviction qu'une décision de justice est basée .

Après tout, les images du 11 septembre, que tout le monde a vues, n'empêchent pas les conspirationnistes de trouver tout un tas de raisons pour avoir des convictions différentes de ce qu'ils appellent 'thèse officielle' .

L'ADN n'est pas une arme atomique de conviction, l'ADN dit d'abord que tel ADN qui a été prélevé à tel endroit à tel moment dans telles conditions est à tel individu, pas autre chose .

Le reste, c'est du raisonnement traditionnel (raisonnement dans le meilleur des cas) .

Le fond doit primer sur la forme, sauf à considérer que la forme bidon du pédagogisme doit l'emporter sur le fond des connaissances réellement transmises .

Sur le fond, le dossier est accablant pour Colonna .

Etre accusé en Corse d'avoir fait quelque chose, par des Corses, ce n'est pas rien (j'aurais envie de le dire avec l'accent corse, que j'imite parfaitement) .

Pourquoi Colonna serait seul dans un commando à s'être enfui et à avoir été protégé si le tireur était un autre membre membre du commando ?

Y aurait-il alors complot corse contre Colonna ?

Quant à la forme, il n'y a aucune raison de faire le procès de la justice française spécifiquement lors de l'affaire Colonna, ce procès doit être instruit séparément car il concerne tous les citoyens et pas spécifiquement ceux directement concernés par le procès Colonna, les questions de droits de la défense n'ont pas été découvertes lors du procès Colonna mais existent depuis longtemps, l'opinion publique a été informée au moment de la commission parlementaire sur l'affaire d'Outreau qui n'est qu'une affaire parmi une longue série d'erreurs judiciaires .

La seule réforme à faire est de résoudre le problème de l'irresponsabilité des fonctionnaires d'autorité, juges, ou recteurs par exemple, qui est à la base de l'abus de pouvoir par l'administration, car la loi prévoit des droits de la défense, eTc, le problème est l'application de la loi .

Si Burgaud avait appliqué la loi, il aurait respecté les droits de la défense, et certains accusés ne seraient jamais allés en prison car ayant même des preuves matérielles de leur innocence .

Un recteur voyou, dans l'Education nationale, peut briser la carrière de qui ne lèche pas assez et promouvoir ses courtisans les plus serviles, par fait du prince .

Le début de cette réforme, la responsabilité des juges, avait été promise, et n'arrive toujours pas .

Jean-Paul Brighelli, les défenseurs de Colonna, manifesteront-ils lorsque le juge Burgaud, pour une faute majeure, le fait de violer la loi républicaine en refusant d'accorder des droits à la défense comme prévu dans la loi, conduisant à l'enfermement d'innocents, à la destruction de leur vie et de leur famille, n'aura qu'une sanction mineure, alors qu'il mériterait la radiation, comme le président de la chambre de l'instruction ?

Je le dis avec provocation, car j'adore la provocation de Brighelli quand il incendie les imposteurs qui sévissent dans le pédagogisme, les syndicats, le bling bling, la gauche caviar ... Colonna est coupable, il a insulté les victimes en ne s'expliquant pas, et la peine de sûreté il l'a cherchée .

La moindre des ironies n'est pas que les nationalistes corses dénoncent l'arbitraire de l'Etat français par des méthodes qui sont encore plus arbitraires .

Assassiner dans des fêtes de village, c'est arbitraire (à dire avec un accent corse), arbitrairissime (je ne sais pas si la 'langue corse' utilise les issimes comme l'italien, je sais que la Corse n'est pas l'Italie, par ailleurs la Corse a même fait partie du même ensemble géologique que la Provence et la Sardaigne)

La justice de la République française, sur le continent, a permis à des associations écologistes corses de faire annuler les permis de construire de verrues bling bling d'oligarques qui auraient défiguré le littoral de Bonifacio .

Le tribunal de Bastia n'y avait rien trouvé à redire .

Il y en a assez de cette 'culture' qui accuse la République de tous les problèmes .

C'est comme dans le film 'La journée de la jupe' : l'école n'a pas à être accusée des problèmes des élèves, le premier problème, ce sont les parents, je dirais même qu'il faudrait un permis parent, c'est plus difficile d'être parent que de conduire une voiture non ?

Il est urgent d'appliquer le permis parent dans certaines régions du tiers-monde où les femmes sont asservies à être des ventres, l'explosion démographique détruit la stabilité écologique et sociale du monde, mais cela, les imposteurs de l'extrême gauche tiers-mondiste collaboratrice de 'cultures' oppressives à l'extrême droite nationaliste ou religieuse, aux oligarques de la croissance quantitative et leurs courtisans droite bling bling, gauche caviar et écolos médiatiques, ne veulent pas l'aborder .

Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère être contre ce ramassis d'imposteurs .

Obama n'est qu'un histrion donné aux masses pour que ce monde de croissance quantitative continue, qui permet d'enrichir tellement certains .

Écrit par : jim | 02 avril 2009

"Je dirais même qu'il faudrait un permis parent, c'est plus difficile d'être parent que de conduire une voiture non ?"

Ecrit par : jim | 02 avril 2009

Tiens tiens... Je ne suis plus le seul à penser ça? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2009

"J'attends avec impatience la réaction de Robin car je ne crois pas qu'on puisse vraiment dialoguer avec Jean-Paul Brighelli qui est obsédé par Philippe Meirieu et se trémule dès qu'un chrétien comme François Bayrou apparaît à l'horizon !"

Pourquoi ? Vous attendez quelque chose de Bayrou, vous ? Il fera quoi de plus qu'en 1993-1997 ? Bayrou plie du côté d'où vient le vent, c'est-à-dire grosso modo face à la majorité des gens avec lesquels il est en contact.

Un exemple que je connais bien :
Bayrou est influencé par ses amis catho-trados, il est donc contre le Pacs.
MAIS Marielle de Sarnez, femme de bon sens, lui explique que le Pacs, c'est quand même l'occasion pour des couples de régler des affaires civiles, financières et pratiques.
Alors Bayrou devient pour le Pacs.
MAIS Corinne Lepage, femme de bon sens elle aussi, est plutôt en faveur de l'égalité des couples. Bayrou, qui ne peut pas aller jusque là à cause de ses convictions catho-trado, avance encore un peu et trouve qu'on pourait donner l'égalité aux homos et aux hétéros, mais pas avec le nom de mariage.
Comme dans son parti personne n'est d'accord, le Modem ne communique plus sur cette question.

Au début, je me suis dit que c'était qq'un qui voulait bien faire, et c'est sûrement vrai. Mais vous trouvez ça sérieux, vous ? Si Bayrou est au pouvoir, il cèdera :
1) A ceux qui sont les plus nombreux
2) A ceux qui crient le plus fort
3) A ceux qu'il côtoie le plus

C'est pour ça qu'il a instauré la co-gestion et qu'il a favorisé les IUFM. Sa seule conviction, c'est le catholicisme social, auquel je n'adhère pas. Sur tout le reste, il n'a qu'une politique : faire ce que les gens demandent. Ca a de bons comme de bons mauvais côtés, et ça m'inquiète.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

"Je dirais même qu'il faudrait un permis parent, c'est plus difficile d'être parent que de conduire une voiture non ?"
Ecrit par : jim | 02 avril 2009

Tiens tiens... Je ne suis plus le seul à penser ça? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2009

A votre avis !

Mais j'interviendrai sur le sujet le jour où l'on abordera le thème des femmes porteuses, car moi aussi j'aimerais bien être parent un jour.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Jérémy je n'ai rien d'un inconditionnel de François Bayrou, je connais les limites de son intelligence et de son imagination et enfin je ne suis pas chrétien. Mais si vous me demandez aurais-je préféré voir Bayrou à l'Elysée plutôt que l'actuel ludion alors oui ! Je suis pas Sarko-compatible, Brighelli peut-être à lui de nous le dire ! Je n'ai aucune valeur en commun avec messieurs Nicolas Sarkozy et Alain Minc, si vous considérez que l'argent est le seul dénominateur commun à tous les français alors votez en 2012 pour Sarkozy.

Écrit par : iPidiblue et le néolibéralisme | 02 avril 2009

Honnêtement, je ne sais pas si Bayrou aurait valu mieux que Sarkozy.

Et Bayrou n'aurait rien eu contre l'idée de mettre Darcos à l'Education. Ou Jack Lang, ou Julliard, ou Apparut, ou Gaudemar, ou Coulhon, etc.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Quand Sarkozy fait qqch de mal, on dit "c'est parce que c'est un infâme imbécile de droite libérale".

Si Bayrou avait fait la même chose, quelle serait la réaction ? On dirait : C'est normal, c'est un rassembleur, il fait la moyenne entre des opinions opposées.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Jérémy je crois que tout le monde admet qu'il y a quelques différences entre Bayrou et Sarkozy, si vous ne les voyez vraiment pas je vais vous acheter des verres grossissants !

En ce qui concerne l'éducation nationale je pense que c'est un problème de société majeur que ni Bayrou, ni Brighelli, ni personne ne sait résoudre pour le moment ! Mais, bon, gardons espoir ...

Écrit par : iPidiblue et le néolibéralisme | 02 avril 2009

Devinette :

Quel est le seul 'parti politique' au monde codirigé par un couple à la relation fusionnelle ?

Le parti dirigé par le gourou Bayrou et sa complice-maîtresse Marielle de sornettes Sarnez .

A la tête du MoDem (expression de marketing branchouille bidon) il y a une relation personnelle (dont peu importe l'exacte nature) plutôt qu'un contrat d'idées visionnaires .

Et c'est avec ça que serait renovée la politique au XXIe siècle ?

C'est un gag !

Bayrou le balladurien, converti en anti-OTAN, contre la tradition du centre, ayant découvert le gaullisme plus de 35 ans après la mort du Général, un gaullisme littéral comme certains lisent littéralement le Coran, car que De Gaulle, qui était intelligent, lui, aurait fait aujourd'hui, nul ne le sait .

Écrit par : jim | 02 avril 2009

Alain Beitone is an honourable man…

Ecrit par : brighelli
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Yes, indeed. But does that change anything about what you think of economics ? (economics = sciences économiques, obviously). What really counts is that you think highly of your distinguished colleague. I hope that's an end of the matter.
Yours sincerely.
FP

Écrit par : Francis Penin | 02 avril 2009

On parie ? Parfois, mes prédictions de victoire sont justes : j'avais "vu", au moment-même de la dissolution de l'Assemblée, la réélection de Chirac en 2002. D'ailleurs, tout le monde a crié à l'erreur politique en 1997 lors de la dissolution, mais Chirac a rappelé Villepin comme Premier ministre en 2005, alors qu'il était l'inspirateur de la Dissolution. C'est bien la preuve que tout cela était calculé, et que la Dissolution était le plan de Chirac pour se faire réélire en 2002.

2012, donc : Sarkozy, à cause du PS, du Modem et du NPA.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009
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Je n'avais jamais vu les choses ainsi, mais je dois m'incliner devant la solidité de votre argument. Ce qui est fort de votre part, c'est de l'avoir compris dès 1997. Mais saurons-nous jamais si vous l'avez vraiment pensé dès 1997 ? Avec le recul, en 2002, c'était (relativement) plus facile à deviner qu'en 1997.
Reste que je suis ulcéré de découvrir si longtemps plus tard que votre thèse tient la route, et que je n'avais jamais pensé cela. Chirac est donc génial !
Reviens, Jacques !

Écrit par : Francis Penin | 02 avril 2009

Francis, j'ai des témoins !

Et je peux vous dire que je l'ai dit pour la première fois dans ma cuisine, devant le journal de France 2. Tout cela ne s'invente pas.

Par contre, vous avez écrit un message en anglais, et je suis déçu : vous aviez promis de rédiger un jour quelques phrases ici... en italien !

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Bon, ça n'a rien à voir, mais je poste quand même:

Remarque entendue de la part d'un parent d'élève à une collègue: "dans éducation nationale, y'a éducation alors débrouillez vous avec nos gosses..."

Merci les pédadémago !

Écrit par : Trollju | 02 avril 2009

Cher collègue, je suis bien désolé de vous voir, vous, lumière dans ce monde obscur, ainsi obligé à des excuses publiques - même lorsqu'elles sont plein d'ironie. Certes il convient de rester constamment dans les limites de la loi, surtout quand on est sûr de son fait et que la cause défendue est noble, deux choses dont nous ne doutons ni vous ni moi ; néanmoins si j'étais juge, je vous octroierais une autorisation spéciale en tant que Professeur Agrégé de Lettres d'utiliser l'ensemble des mots du dictionnaire de français, sans restriction aucune, et surtout les plus percutants, afin de faire passer votre message au mieux, car pour l'instant on dirais bien que plus vous alertez, moins cela s'améliore !

Écrit par : Pierre-Marie Chaurand | 02 avril 2009

Jeremy, Chirac est un tocard comme Mitterrand et leur successeur .
Ce type d'individu arriviste et cynique sans aucune compétence n'arrive au pouvoir que par démagogie grossière et nullité de leurs adversaires .
Chirac en 1981 a soutenu Mitterrand car pensant que Mitterrand ne resterait pas longtemps .
Mitterrand est resté quatorze ans !
Chirac n'avait d'ailleurs même pas trahi VGE mais simplement suivi la logique opportuniste qui lui avait fait faire gagner VGE en 1974, et en 1981 leurs intérêts divergeaient .
Ce qui est choquant c'est que les électeurs soient aussi cons, qu'un Georges Frêche le dise et c'est l'effarouchement médiatique, la vérité est tellement blessante !

Écrit par : jim | 02 avril 2009

Quand on pense que Sumo le chien de Chirac a mordu son maître et que Jérémy l'avait prévu dès que les Chirac avaient aménagé quai Voltaire ! C'est Gémini Cricket le génie ...

Écrit par : iPidiblue et le monde merveilleux de Jérémy | 02 avril 2009

Ha, je meurs, touché d'une telle attaque.

Tiens, non.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

"C dans l'air" : Michel Godet, économiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire de prospective stratégique et auteur d'ouvrages économiques sur le travail ou l'évolution démographique, il dit "Je porte ma légion d'honneur et je paye mes impôts en France, les joueurs de l'équipe de France de football ont tous la LH mais aucun d'entre eux ne paye ses impôts en France".

Question : avec quel argent comptez-vous faire fonctionner l'éducation nationale si l'Etat est en train d'être détruit peu à peu par la mondialisation ? Si les élites se sont toutes déterritorialisées ?

Écrit par : iPidiblue et le monde merveilleux de Gémini Cricket | 02 avril 2009

Je présente les excuses d'Yfig à la noble compagnie, il n'était pas dans ses intentions de blesser les susceptibilités des honorables maîtres et professeurs qui sévissent sur ce blog. Encore une fois je vais de ce pas le gronder et il fera mille lignes. Il est possible que je l'envoie aussi méditer à ses fautes devant sa mare à grenouilles.

Ecrit par : iPidiblue aux très honorables et révérends pères du blog Bonnet d'âne | 02 avril 2009

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Eh, iPidi blue jeans et salopette à carreaux !
Tu t'prends pour maître Cornille et les cornillettes ?
Tu sais c'kè t'disent mes coasseuses ?
Allez ! va jouer sous l'préau avec tes p'tits camarades si beaux joueurs .... y'a même Jérèbille qui se pâme !!!!! t'as pas oublié tes calots, z'au moins ! ?

Écrit par : Yfig et la mare aux diablotins boutonneux | 02 avril 2009

Tiens Robin, j'aimerais connaître votre sentiment sur les propos d'Alain Minc au sujet de François Bayrou, agrégé d'histoire, ancien professeur et ancien ministre de l'éducation nationale, appelé "Le Pen light" par Minc et disciple tout à la fois de Péguy, Barrès et Maurras !

C'est évidemment stupide.

Il n'y a aucune commune mesure entre Charles Péguy, républicain, catholique non pratiquant et dreyfusard, le nationaliste et antidreyfusard Barrès et Charles Maurras qui était à la fois catholique, c'est-à-dire attaché à l'Eglise en tant qu'institution et soutien de la monarchie et athée (oui c'est possible !)

Et je ne vois pas le rapport entre ces gens-là et François Bayrou.

Soit Alain Minc ne le sait pas et cela confirme son indigence intellectuelle et son inculture, soit il le sait et dans ce cas, il prend les gens pour des imbéciles.

En ce qui concerne François Bayrou, j'avais apprécié son livre sur l'école : "La décennie des malappris".

Je ne comprends pas très bien pourquoi Alain Minc lui reproche d'être catholique et pourquoi un "catholique" serait forcément passéiste et pétainiste. Ce genre de propos ne mérite même pas une réponse.

Alain Minc est un ludion médiatique, un opportuniste, un lèche-bottes et un économiste de pacotille qui n'a même pas la pudeur de se taire, à défaut d'avoir le courage d'avouer qu'il n'a rien vu venir et qu'il s'est trompé (personne n'a vu venir quoi que ce soit, mais lui a été le complice idéologique et actif des agissements qui ont abouti à la crise actuelle).

Pour en revenir à François Bayrou, sa position sur la laïcité me semble plus claire que celle de Nicolas Sarkozy.

Il a été l'un des instigateurs de la Loi sur le port des signes ostensibles d'appartenance religieuse à l'école. J'étais en collège à l'époque, membre du conseil d'administration et nous avions demandé et obtenu que le texte de Loi (ou plutôt le décret, si je me souviens bien) figurât en tête du règlement intérieur.

Il a critiqué, à juste titre la déclaration du président de la République au Vatican sur la supériorité spirituelle du curé, du rabbin (et pourquoi pas de l'imam ?) sur l'instituteur, déclaration qui m'a moi-même profondément choqué.

François Bayrou ne parle pas beaucoup en ce moment, mais J'écoute tous les matins les chroniques de Corinne Lepage sur France-Culture et je trouve que cette femme-là dit des choses très intéressantes et voit loin, ce qui est une qualité en politique ("gouverner, c'est prévoir.")

Il est certain que si la situation empire, François Bayrou pourrait apparaître comme un recours, mais je pense que ce sont les vagues de fond qui portent les hommes au pouvoir (De Gaulle en 58 par exemple).

Je ne sais pas ce qu'a compris François Bayrou et s'il est à la hauteur de la situation actuelle.

Ce que je sais, c'est que Nicolas Sarkozy a envoyé des signaux contradictoires et sous-estime l'importance des symboles.

Il ne donne pas l'impression d'être un homme très "réalisé" et il me paraît avoir beaucoup de problèmes avec son "ego", l'image qu'il a, celle qu'il veut donner, bref, son "petit moi" comme disent les bouddhistes.

Pour vous dire le fond de ma pensée, j'ai l'impression que nous sommes assis en ce moment sur un baril de poudre et que la moindre étincelle pourrait faire exploser.

Il faudrait des hommes de la trempe d'un de Gaulle ou d'un Roosevelt (oui, je sais qu'ils ne s'aimaient pas, mais ils s'estimaient). En France, je ne vois personne.

De toutes façons, ce n'est pas en France que les décisions importantes se prennent en ce moment et il faut donc "faire avec" Obama qui n'est pas le messie, mais qui me paraît voir de l'envergure et de la dignité.

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

"Ce que je sais, c'est que Nicolas Sarkozy a envoyé des signaux contradictoires et sous-estime l'importance des symboles."
Tout à fait d'accord avec vous, Robin. Et pour la suite aussi.

Écrit par : marilyse | 02 avril 2009

ENCORE UNE DÉCLARATION INDÉLICATE DU SAINTE PÈRE QUI SÈME LA POLÉMIQUE



A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : "Il fait beau aujourd'hui !"
Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.

Quelques réactions :
Le maire de Bordeaux : "Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement, s'il en était encore besoin, le dogme de l¹infaillibilité pontificale !"

Le Grand Rabbin de France : "Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ?"

Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France : "En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu"il fait beau aujourd'hui", le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de "beau" ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n¹admettent pas sans réserve ce nouveau décret ?"

L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : "Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au "temps qu¹il fait" montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité, il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican."

Le Conseil Représentatif des Associations Noires : "Le pape semble oublier que pendant qu'il fait soleil à Rome, toute une partie de la planète est plongée dans l'obscurité. C'est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l'humanité!"

L¹Association féministe Les Louves : "Pourquoi "il" fait beau et pas "elle" ? Le pape, une fois de plus s¹en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c¹est affligeant !"

La Ligue des Droits de l¹Homme : "Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le "beau", tel qu'il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice."

A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu'à présent

Écrit par : Unquatre en retard | 02 avril 2009

" lorsqu'elles sont pleines d'ironie" - "car pour l'instant on dirait bien que ..."

Ecrit par : Pierre-Marie Chaurand | 02 avril 2009

Écrit par : orthoprof | 02 avril 2009

Pierre-Marie Chaurand, vous avez un super site, pour la plus grande malchance de mon môme qui passe le bac dans 3 mois et qui n'aura pas d'excuses pour les révisions ...

Écrit par : Zorglub | 02 avril 2009

"Soit Alain Minc ne le sait pas et cela confirme son indigence intellectuelle et son inculture, soit il le sait et dans ce cas, il prend les gens pour des imbéciles."

Je ne suis pas d'accord !

Alain Minc est inculte ET il prend les gens pour des imbéciles.

Robin, si vous aimez bien Corinne Lepage, je vous envoie un mail tout de suite.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Pierre-Marie Chaurand, vous avez un super site, pour la plus grande malchance de mon môme qui passe le bac dans 3 mois et qui n'aura pas d'excuses pour les révisions ...

Ecrit par : Zorglub | 02 avril 2009

Il passe quel bac, votre fils ?

Écrit par : dobolino | 02 avril 2009

Mais j'interviendrai sur le sujet le jour où l'on abordera le thème des femmes porteuses, car moi aussi j'aimerais bien être parent un jour.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009
Moi, je veux bien l'aborder, ce thème ! Il me semble qu'une mère porteuse ne peut porter qu'un garçon qui a des chances de ne jamais se rendre compte de ce qu'est une telle fonction. Si la mère porteuse met au monde une fille, le jour où celle-ci va vivre une grossesse désirée, avec toute sa magie, toute la complicité mère fœtus, elle risque de se sentir très très mal, jusqu'au sens psychiatrique du terme.

Écrit par : dobolino | 02 avril 2009

Philippe Val pressenti pour France Inter! On comprend nettement mieux certaines choses!

Écrit par : retraitée | 02 avril 2009

Si la mère porteuse met au monde une fille, le jour où celle-ci va vivre une grossesse désirée, avec toute sa magie, toute la complicité mère fœtus, elle risque de se sentir très très mal, jusqu'au sens psychiatrique du terme.

Ecrit par : dobolino | 02 avril 2009

Cela me paraît très subjectif, ce que vous dites. Il faudrait des preuves, et je ne crois pas qu'il y ait eu à ce jour de recherches dans ce domaine qui aient prouvées que des filles n'ayant pas été élevées par une mère vivent mal leur grossesse...

Écrit par : Trollju | 02 avril 2009

"Tiens Robin, j'aimerais connaître votre sentiment sur les propos d'Alain Minc au sujet de François Bayrou, agrégé d'histoire, ancien professeur et ancien ministre de l'éducation nationale, appelé "Le Pen light" par Minc et disciple tout à la fois de Péguy, Barrès et Maurras !"

Monsieur Minc adresse un discours crypté aux partisans de la prétendue "idéologie française", soupe idéologique indigeste concoctée par BHL en personne -on sait ce qu'un Aron et un Vidal-Naquet ont dit de cette production faisandée.

Mettre Péguy, Barrès et Maurras dans le même bateau (qui coule) c'est nous prouver que nous avons tort sur ce site : la culture générale ça ne reste pas quand on l'a apprise.

Une once de culture, ici de lecture, suffit pour distinguer les différences entre ces auteurs. Mais à l'heure médiatique, la lecture est un anachronisme et l'assassinat médiatique un passe-temps -d'ailleurs au Grand Jury sur RTL quand il a sorti cette énormité, pas un des journalistes ne lui a répondu en lui demandant si ce jugement n'était pas diffamatoire.

C'est évidemment une attaque ad hominem, plus facile qu'une attaque ad rem. On pense ce qu'on veut de François Bayrou, mais faire des procès d'intention de cette façon, c'est dans la plus pure tradition stalinienne. Pour les anti-anti-progressistes, tous les moyens sont bons, comme dirait Taguieff. Mais enfin qui prend au sérieux les livres signés par M. ?

Écrit par : Sénéchal | 02 avril 2009

Robin, si vous aimez bien Corinne Lepage, je vous envoie un mail tout de suite.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Avec plaisir !

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

Sénéchal, il y a au moins un certain S. sis au 55 rue du Faubourg St Honoré qui prend au sérieux les livres de M. !

Écrit par : iPidiblue et les conseillers du Prince | 02 avril 2009

JPB a écrit : "Au passage, Dugong, ça ne vous donne pas des idées pour siphonner des subventions ? Allez, ne nous décevez pas…"

Ne sachant pas trop comment prendre cet envoi. Je tâte le terrain avec deux propositions assez générales :

1ère méthode : faire de l'entrisme dans une assoc aux statuts jamais assez bétonnés. Prendre le pouvoir en interne et le fric qui va avec. Avantage : c'est assez facile surtout dans les assoc de siphonnés (illuminés naïfs). Inconvénient : il faut savoir prendre son temps pour ne pas effaroucher les blaireaux et, éventuellement, nouer quelques alliances de circonstance.
Toute ressemblance avec une association existante serait, bien sûr tout à fait fortuite.

2ème méthode : convaincre plusieurs assoc de se fondre en une fédération ad hoc où vous contrôlez tout. Bien sûr, vous oeuvrez dans l'ombre en laissant les assoc médiatiquement visibles au dessus et vous pompez ensuite tranquillement. Avantage : une fois le processus lancé, ça fonctionne tout seul (le principe même du siphon). Inconvénient : il faut arroser en retour quelques éléments des assoc que vous sucez en récompense de leur passive lucidité (cela peut souvent se faire avec du symbolique).
Toute ressemblance avec une fédération existante serait, bien sûr, tout à fait fortuite.

On peut faire la même chose avec des partis politiques.
Toute ressemblance…

Écrit par : dugong | 02 avril 2009

Il faudrait des preuves, et je ne crois pas qu'il y ait eu à ce jour de recherches dans ce domaine qui aient prouvées que des filles n'ayant pas été élevées par une mère vivent mal leur grossesse...

Ecrit par : Trollju | 02 avril 2009

C'est effectivement très subjectif du fait que j'ai vécu deux grossesses assez idylliques, pour faire naître mes propres enfants et que ma profession m'amène à fréquenter 100% de mères porteuses animales. Avant, je ne savais pas.
Il ne s'agirait pas là de filles qui n'ont pas été élevées par leur mère, pour quelque raison sociale que ce soit, mais de filles nées d'un ventre pris en location pour neuf mois, contre paiement. Abandonner son enfant parce que l'on ne se sent pas en mesure de l'élever me semble une démarche raisonnable. Louer son ventre pour autrui me semble une exploitation abusive des capacités reproductrices du sexe féminin. Ça se fait couramment en élevage. Sommes-nous du bétail ? Croyez-vous qu'il soit plaisant pour une femme enceinte ou une jeune mère de penser qu'elle-même n'est pas sortie du ventre d'une maman mais d'une usine à bébé dûment rémunérée ?
Si ce sont des quadruplés, le loueur de ventre prend le "choix de portée", comme on dit pour chiens et chats ?
Je trouve ça inhumain.

N.B.: je suis pour la possibilité faite aux couples homosexuels unis par les liens du mariage d'adopter. Je suis pour le fait qu'une femme homosexuelle, mère d'un enfant né de père inconnu ou connu, puisse partager la responsabilité parentale avec sa compagne pacsée ou mariée. Je suis également d'accord pour qu'un homme homosexuel marié ou pacsé puisse partager la responsabilité parentale de son enfant avec son compagnon. D'ailleurs, il y a actuellement un projet de loi qui permettrait au conjoint dans famille recomposée d'assumer la responsabilité des enfants de son conjoint. On peut vite l'étendre aux couples homosexuels dès que le mariage de ceux-ci sera autorisé.

Écrit par : dobolino | 02 avril 2009

Bayrou le balladurien, converti en anti-OTAN, contre la tradition du centre, ayant découvert le gaullisme plus de 35 ans après la mort du Général, un gaullisme littéral comme certains lisent littéralement le Coran, car que De Gaulle, qui était intelligent, lui, aurait fait aujourd'hui, nul ne le sait.

Ecrit par : jim

Notre président serait-il donc la réincarnation du grand Charles ? Ouaaaaah !
Il va falloir que l'on cherche qui peut bien se prénommer "Jim" dans le cabinet de Sarkozy. Peut-être bien est-ce le valet de pisse ;o).

Écrit par : Moot | 02 avril 2009

Monsieur Minc adresse un discours crypté aux partisans de la prétendue "idéologie française", soupe idéologique indigeste concoctée par BHL en personne -on sait ce qu'un Aron et un Vidal-Naquet ont dit de cette production faisandée.

Je suis bien d'accord. BHL est aussi faisandé qu'Alain Minc. Parler de l'antisémitisme de Péguy est d'une profonde malhonnêteté, quand on sait l'amitié entre Péguy et Bernard Lazare, sa profonde connaissance de la traditiion juive (la manière dont il parle de la Fête des tabernacles par exemple) et le sincère et courageux engagement de Péguy en faveur du capitaine Dreyfus.

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

moot, vous êtes un troll payé par qui ?

ce que vous dites en dit plus sur vous que vos illusions

l'ironie c'est que j'ai voté Bayrou en 2007, ne supportant ni l'hypocrisie de la gauche caviar ni la vulgarité de la droite bling bling

le Grand Charles est mort en 1968, inutile de le ressusciter

au sujet de Corinne Lepage, elle ne s'intéresse pas à la question écologique majeure de l'explosion démographique

le MoDem ne s'intéresse pas aux grandes questions concrètes, que du vent

Écrit par : jim | 02 avril 2009

Robin, si vous aimez bien Corinne Lepage, je vous envoie un mail tout de suite.
Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Avec plaisir !
Ecrit par : Robin | 02 avril 2009

C'est fait !

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

De toutes façons, comme l'a dit Marx (qui n'a pas dit que des bêtises), la politique n'est qu'une "superstructure".

la crise actuelle n'a pas encore trouvé sa traduction politique pour la simple raison qu'elle a à peine commencé.

Sarkozy (et la droite "décomplexée) ont incarné, qu'elle le veuille ou non, le concept de croissance illimitée, la dérégulation des marchés financiers, les "hedge founds", les prêts immobiliers à des gens non solvables, etc.

Et ils ont promis l'accroissement du pouvoir d'achat pour les classes moyennes.

De deux choses l'une. Ou bien la crise est jugulée et il sera réélu en 2012. Ou bien ce n'est que le début et il sera balayé.

Il y a aussi une troisième possibilité : le coup d'État.

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

"Ou bien ce n'est que le début et il sera balayé."

Mouais...

Par Aubry ? Par Bayrou ?

Je suis sceptique.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Il faut dire que j'ai commencé "L'école ou la guerre civile" de Meirieu. Je n'en suis qu'à l'introduction et je suis pourtant déjà prêt à tout !

Ecrit par : johnmarguerite

Deux choses :

1° : j'espère au moins que vous l'avez volé, ce bouquin ! Merdre !
2° : avez-vous pensé à vous munir de ces sachets très pratiques que l'on distribue dans les avions (et parfois sur les ferries, en cas de tempête) ?

Écrit par : Moot | 02 avril 2009

Par Aubry ? Par Bayrou ?

Je suis sceptique.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Par le Peuple !

(je rajeunis de jour en jour !)

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

Salut à tous.

J'ai juste une petite question pour les spécialistes de philo du blog. Donc, pour ceux qui s'y connaissent bien en philo : Que pensez-vous de ce qu'on appelle la "philosophie de la physique quantique" ?

Cette discipline me laisse très sceptique mais c'est sans doute parce que je suis totalement ignare.

Écrit par : Kap | 02 avril 2009

moot, vous êtes un troll payé par qui ? (1)

ce que vous dites en dit plus sur vous que vos illusions (2)

l'ironie c'est que j'ai voté Bayrou en 2007, ne supportant ni l'hypocrisie de la gauche caviar ni la vulgarité de la droite bling bling (3)

le Grand Charles est mort en 1968, inutile de le ressusciter (4)

Ecrit par : jim

Commentaire linéaire (on va me conspuer car ce n'est pas ainsi que nos élèves ont le droit de commenter, tant pis) :

(1) -> ben par le Mammouth, et vous ? Mais ma devise, c'est : "je trolle, donc je suis".
(2) -> ah comme j'adore les psychanalystes à la petite semaine ! Ça sait tout sur vous au bout de trois lignes de messages plus ou moins ironiques.
(3) -> j'ai fait comme vous. Sans illusion d'ailleurs, parce que j'avais bien du mal à me souvenir d'une mesure courageuse du ministre de l'Éducation nationale entre 1993 et 1997.
(4) -> serait-il brutalement devenu petit entre 1968 et 1970 ?

Écrit par : Moot | 02 avril 2009

"L'école ou la guerre civile" de Meirieu.

Mais c'est un laxatif Moot alors vous imaginez les résultats surtout en avion ou en ferrie !

Écrit par : iPidiblue et la guerre des boutons | 02 avril 2009

Salut à tous.

J'ai juste une petite question pour les spécialistes de philo du blog. Donc, pour ceux qui s'y connaissent bien en philo : Que pensez-vous de ce qu'on appelle la "philosophie de la physique quantique" ?

Cette discipline me laisse très sceptique mais c'est sans doute parce que je suis totalement ignare.

Ecrit par : Kap | 02 avril 2009

Je crois que "Le monde vu par la physique" de Carl Friedrich von Weizsacher (Flammarion, bibliothèque de Philosophie scientifique, direction Paul Gaultier) est une référence.

Il y a aussi l'ouvrage de Werner Heisenberg intitulé "Physique et philosophie" paru chez Albin Michel.

Le livre de Rudolf Carnap "Les fondements philosophiques de la physque" (Armand Colin,collection U) est sérieux aussi ; il ne parle pas seulement de physique quantique, mais répond à des questions "basiques" : qu'est-ce qu'une Loi, une théorie, une mesure, une explication, une relation causale, quel rapport y a-t-il entre les entités théoriques (champ magnétique, électron, etc.) et les faits observables ?

C'est tout ce que j'ai sur le sujet sur mes vieilles étagères. Le livre de Weizsacker m'avait été donné par un vieil ami, professeur de physique à la retraite. Je pense qu'il est épuisé (je parle du livre !)...Moi aussi d'ailleurs!

A chaque fois que vous me parlez philo, je me sens obligé de me replonger dans le sujet (dernièrement dans "Mystique et Morale" de Maurice Zundel) et maintenant dans la philosophie de la physique. Vous êtes dur avec moi ! Enfin bon, ça entretient !

Les livres de Weizsacker et de Heisenberg sont passionnants et plus abordables que celui de Carnap.

Écrit par : Robin | 02 avril 2009

Je change de sujet mais c'est pour la bonne cause :

* * *


Delivery-date: Thu, 02 Apr 2009 19:18:09 +0200
From: Valerio Vassallo


Subject: Géométrie en péril


Chers vous tous !


Nous espérons que vous vous portez bien.

Les nouvelles ne sont pas bonnes côté "Ministére" car des experts ont soumis un projet de changement des programmes de seconde.

Les heures de la géométrie en France sont comptées. Dans deux mois, sans réaction de la part de la communauté au sens large, on pourra célébrer, hélas ! la fin de la géométrie dans l'Hexagone ! Pourquoi ?
Nous vous invitons à aller sur le site

http://eduscol.education.fr/DOO15/consult_Maths.htm

où vous pourrez consulter le projet de programme de mathématiques pour la classe de seconde du lycée général et technologique. S'il n'y a pas de réactions d'ici le 15 mai 2009, ce projet, concocté en seulement 35 jours par des experts, deviendra réalité à la rentrée 2009. Il sera
alors inévitable de modifier, à la baisse bien sûr, les autres
programmes de géométrie dans les classes de première, de terminale et inévitablement à l'université !

Pour cette raison, dans le Nord, nous avons péparé une pétition à faire circuler en France et, vu votre attachement à la géométrie, nous aimerions que vous soyez les premiers signataires, si vous l'approuvez bien sûr.


Voici le site : http://irem.univ-lille1.fr/PetitionGeometrie/


Merci d'avance.


Très cordialement,

Aziz El Kacimi, Francçois Recher & Valerio Vassallo

**********

J'aurais préféré, dans la pétition au lieu de

"Nous demandons la modification du projet de programme de mathématique de la classe de seconde et réclamons la réintégration du programme actuel de géométrie. "

qqchose du type

"Nous demandons la modification du projet de programme de mathématique de la classe de seconde et, MALGRE LA FAIBLE QUALITE DU PROGRAMME ACTUEL, nous réclamons COMME UN MOINDRE MAL la réintégration du programme actuel de géométrie. "


Mais j'ai signé.


Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 02 avril 2009

François Bayrou ne parle pas beaucoup en ce moment, mais J'écoute tous les matins les chroniques de Corinne Lepage sur France-Culture et je trouve que cette femme-là dit des choses très intéressantes et voit loin, ce qui est une qualité en politique ("gouverner, c'est prévoir.")

Ecrit par : Robin | 02 avril 2009

Robin, je ne veux pas vous casser la baraque, comme on dit, mais n'oublions pas ce par quoi les hommes et les femmes politiques sont mus : la recherche du pouvoir, inspirée par une certaine idée d'eux-mêmes. Et même si, sur leur parcours qui tient toujours quelque part de la campagne électorale, ils sont réellement honnêtes, rien jamais ne garantit leur régularité une fois qu'ils auront basculé de l'autre côté. C'est même couru d'avance. Ainsi, les mots se laissant dire, on peut être séduit par des propos qui nous parlent mais les tenir pour ce qu'ils sont : de la communication dont l'objectif est de rester en lice et de se bien placer sur l'échiquier. Accorder sa confiance à un politique est un risque que les électeurs notoirement dupés et grugés, et donc curieusement amnésiques, reprennent à chaque occasion. L'espoir fait vivre, dit-on. Mais un "tiens" ne vaut-il pas mieux que deux "tu l'auras" ? Les discours c'est "tu l'auras". Mais que vienne enfin le moment où l'on s'attend normalement au "tiens" promis, c'est généralement "tu l'as dans le...". Sarkozy nous la jouait rebelle. Plus politiquement correct tu meures ! Darcos devait nous sortir des années de plomb du pédagogisme régnant. Le fossoyage de l'école continue de plus belle et les meules de la fabrique du crétin continuent de tourner. Etc.

"Gouverner c'est prévoir", une maxime qui sent malheureusement la naphtaline, à une époque où le temps réel nous plonge dans l'immédiateté et laisse peu à peu la pulsion et le pathos prendre le pas sur la raison. Prévoir quoi dans un monde atomisé et donc proprement imprévisible ? Ni Lepage ni Bayrou et nul politique en vue n'ont cette pointure et cette maîtrise. Il leur faudrait déjà être complètement affranchis du pouvoir médiatique et de l'opinion publique. Hors de cette liberté-là, tous les discours sont creux et trompeurs.

Écrit par : Magister | 02 avril 2009

"le Grand Charles est mort en 1968, inutile de le ressusciter (4)

Ecrit par : jim"

Charles de Gaulle, né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises

Écrit par : Charly von gallica | 02 avril 2009

Merci bien de votre réponse, Robin. Bonne nuit.

Écrit par : Kap | 02 avril 2009

"le Grand Charles est mort en 1968, inutile de le ressusciter (4)

Ecrit par : jim"

Charles de Gaulle, né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises

Ecrit par : Charly von gallica | 02 avril 2009

Et si c'était une façon de parler ? Si ce n'est pas de Gaulle qui est mort en 68, c'est peut-être bien sa grandeur qui a disparu cette année-là, parce qu'il n'a pas su se retirer en pleine gloire, non ?

Sur ce blog, la météo est changeante : après le temps des Torquemadas de sous-préfecture, voici venu le temps des cuistres.

Écrit par : sanjuro | 02 avril 2009

« des Torquemada », cuistre !

Écrit par : sanjuro | 02 avril 2009

C'est effectivement très subjectif du fait que j'ai vécu deux grossesses assez idylliques, pour faire naître mes propres enfants et que ma profession m'amène à fréquenter 100% de mères porteuses animales. Avant, je ne savais pas.
Il ne s'agirait pas là de filles qui n'ont pas été élevées par leur mère, pour quelque raison sociale que ce soit, mais de filles nées d'un ventre pris en location pour neuf mois, contre paiement. Abandonner son enfant parce que l'on ne se sent pas en mesure de l'élever me semble une démarche raisonnable. Louer son ventre pour autrui me semble une exploitation abusive des capacités reproductrices du sexe féminin. Ça se fait couramment en élevage. Sommes-nous du bétail ? Croyez-vous qu'il soit plaisant pour une femme enceinte ou une jeune mère de penser qu'elle-même n'est pas sortie du ventre d'une maman mais d'une usine à bébé dûment rémunérée ?
Si ce sont des quadruplés, le loueur de ventre prend le "choix de portée", comme on dit pour chiens et chats ?
Je trouve ça inhumain.

Ecrit par : dobolino | 02 avril 2009

C'est juste, je n'avais pas vu les choses comme ça. Comme quoi ce n'est pas un sujet simple.
Il y a effectivement un côté "élevage" fort déplaisant dans la fécondation assistée telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui (plus une dérive vers l'eugénisme, peut-être ?).
Quant au projet de loi, quoiqu'en diront quelques bornés qui ne veulent pas prendre la peine d'écouter les autres, je pense qu'il ne fait que mettre sur papier quelque chose qui existe depuis fort longtemps (mais qui a évolué): le fait que la famille ne se limite pas au père et à la mère.

Écrit par : Trollju | 02 avril 2009

"un ventre pris en location pour neuf mois, contre paiement. [...] Louer son ventre pour autrui me semble une exploitation abusive des capacités reproductrices du sexe féminin."

Je crois que c'est plus compliqué que ça. D'abord, il y a des femmes qui seraient prêtes à faire ça pour d'autres motivations que l'argent. Et rien ne dit que l'enfant de la femme porteuse ne puisse pas rester son enfant, de la même manière qu'il sera celui du couple (parent et beau-parent) prêt à l'accueillir.

Ensuite, l'argent n'est pas la seule forme de don, ou d'expression de la reconnaissance et gratitude.

D'autre part, il ne s'agit pas d'exploitation, et encore moins abusive.

Enfin, ça m'embête qu'on lance le débat maintenant, je pense que ce n'est pas le lieu, ni le moment. Cela dit, je comprends, Dobolino, que vous soyez réfractaire à l'idée-même de femme porteuse. Mais l'idée phare, c'est que la femme reste libre de son corps. Si une autre n'est pas défavorable à l'idée, il ne serait pas bon de l'en dissuader.

Je ne suis pas dogmatique sur la question, mais je cherche la meilleure solution (pas forcément personnellement d'ailleurs). Par contre, je ne me sentirais pas - personnellement cette fois - capable d'adopter, surtout dans les conditions où l'idéologie administrative l'impose. Adopter actuellement, ça a l'air de pouvoir réserver les plus grandes joies comme les pires cauchemars, sans que le couple "accrédité" n'y soit pour rien.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

"Il y a effectivement un côté "élevage" fort déplaisant dans la fécondation assistée telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui (plus une dérive vers l'eugénisme, peut-être ?)."

Ah non, pas l'eugénisme. C'est peut-être une menace qui existe, mais la problématique des femmes porteuses, telle que je la conçois en tout cas, n'a pas grand chose à voir avec celle-ci.

Écrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Moot

1) -> ben par le Mammouth, et vous ? Mais ma devise, c'est : "je trolle, donc je suis".

pas par l'Etat en tout cas

(2) -> ah comme j'adore les psychanalystes à la petite semaine ! Ça sait tout sur vous au bout de trois lignes de messages plus ou moins ironiques.

si vous aviez pris la peine de lire attentivement un message envoyé peu de temps avant votre premier message d'insulte, vous n'auriez pas reçu ce genre de réponse automatique à une insulte, car vous auriez compris qu'indiquant que la promesse de responsabilité des juges n'avait pas été tenue, je soulignais un mensonge du président actuel

(3) -> j'ai fait comme vous. Sans illusion d'ailleurs, parce que j'avais bien du mal à me souvenir d'une mesure courageuse du ministre de l'Éducation nationale entre 1993 et 1997.

je souscris entièrement, c'est la raison pour laquelle d'ailleurs je ne revoterai pas Bayrou

(4) -> serait-il brutalement devenu petit entre 1968 et 1970 ?

De Gaulle qui a souvent été visionnaire n'a pas compris l'évolution de la société pendant mai 68, la France s'ennuie, etc ... d'où le choix et non l'erreur de 1968 .
Je savais que vous n'alliez pas vous empêcher de chercher à corriger, déformation professionnelle sans doute

Écrit par : jim | 02 avril 2009

Francis, j'ai des témoins !

Et je peux vous dire que je l'ai dit pour la première fois dans ma cuisine, devant le journal de France 2. Tout cela ne s'invente pas.

Par contre, vous avez écrit un message en anglais, et je suis déçu : vous aviez promis de rédiger un jour quelques phrases ici... en italien !

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009
---------
OK, je vous crois.
Je peux écrire un message en italien mais cela me demandera plus de travail qu'en anglais. Je vais tâcher de le faire un de ces jours.
Voici une blague (assez idiote) que j'ai mémorisée en 1957 dans l'Assimil d'italien de l'époque :
Lors d'une soirée mondaine un monsieur s'adresse à une dame ainsi :
"Volete prestarmi il fazzoletto, per favore ?"
La dame le regarde, hébétée, ahurie d'une telle requête, sans pouvoir dire un mot. Et l'homme d'ajouter :
" Oh ! Rassicuratevi : non è per soffiarmi il naso ; è semplicemente per pulirmi les scarpe."

Écrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

François Bayrou, agrégé d'histoire, ancien professeur et ancien ministre de l'éducation nationale.

Ecrit par : Sénéchal | 02 avril 2009
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François Bayrou n'est-il pas plutôt agrégé de lettres classiques ?

Écrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

Eh bien ! je vous crois mais on ne le dirait pas vu comment il s'exprime !

Écrit par : iPidiblue a-gré-gré-gé | 03 avril 2009

Mais l'idée phare, c'est que la femme reste libre de son corps.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Que ne ferait-on pas au nom de la liberté chérie?
Dire que la femme ou l'homme (ou pourqoi pas, en EPS l'élève?) est "libre de son corps" signifie 2 choses. La première, que le corps peut être redéfini (juridiquement) comme une chose ou un bien, pouvant faire objet de commerce et donc de trafic. La seconde, qu'il n'est plus un objet symbolique en particulier celui mis en charge de représenter généalogiquement le sujet.
Jusqu'ici le corps devenait une chose mais seulement pour signifier la mort à travers son état de cadavre.
On doit incontestablement aux nazis cette grande "révolution des mentalités" qui permet aujourd'hui cette démétaporisation/désymbolisation du "corps" (un mot) et sa réification, sa transformation en simple chose, marchandise, objet d'enseignement, de modification génétique etc...

Écrit par : buntovchik | 03 avril 2009

Robin, je ne veux pas vous casser la baraque, comme on dit, mais n'oublions pas ce par quoi les hommes et les femmes politiques sont mus : la recherche du pouvoir, inspirée par une certaine idée d'eux-mêmes.

Oui, je sais bien...Et je sais aussi que l"Humanité ne se pose que les questions qu'elle peut résoudre" (Marx ?), mais cette absence de perspective à long terme face aux problèmes qui se posent actuellement (réchauffement climatique, crise économique et financière, école...) me paraît ahurissante.

De nos jours, l'essence du tragique n'est plus dans le tragique, mais dans le refus d'affronter le tragique (cette fuite en avant perpétuelle, cet aveuglement volontaire ou involontaire devant le réel que Pascal nommait le "divertissement").

Pourtant le diable finira bien par nous présenter l'addition. Il nous la présente déjà et regardez comment les banques (et les politiques) "maquillent" leurs comptes.

Mais les masques commencent à se craqueler dangereusement. La représentation a trop duré et les clowns n'ont pas eu le temps de se refaire une beauté (ou une laideur) pendant l'entracte.

Questions que je me pose (au collège par exemple) : comment ça peut continuer comme ça ? Est-ce que ça va continuer longtemps comme ça (et combien de temps ?)

Écrit par : Robin | 03 avril 2009

"Lors d'une soirée mondaine un monsieur s'adresse à une dame ainsi :
"Volete prestarmi il fazzoletto, per favore ?"
La dame le regarde, hébétée, ahurie d'une telle requête, sans pouvoir dire un mot. Et l'homme d'ajouter :
" Oh ! Rassicuratevi : non è per soffiarmi il naso ; è semplicemente per pulirmi les scarpe.""

Ecrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

:-)))...C'aurait même pu être pire!

Magister, que faut-il faire, alors? On sait, par expérience, à qui profite l'argument: "les politiques sont tous des pourris"... Ne faut-il pas garder une once d'optimisme, (certains diraient: "d'utopie"), vis-à-vis de la démocratie représentative, assurément, pour paraphraser Churchill, "le pire des régimes, à l'exception de tous les autres"?
Il y a eu aussi, après tout, des politiques comme Léon Blum, Robert Badinter, Simone Veil, Pierre Mendès-France, (dans le désordre, :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Pour Kap et Robin et tous ceux qui s'intéressent aux questions épistémiques * :

La physique quantique est un cas à part en physique : théorie physique très formalisée, elle comprend des mathématiques très élaborées (espaces de Hilbert, groupes de symétrie, etc). Dans de nombreux domaines, la précision des mesures qu'elle autorise est unique dans le domaine scientifique. En même temps, il existe, depuis longtemps, une technologie triomphante basée sur la physique quantique (lasers, etc. ne sont concevables que dans son cadre).

On se souvient de la fameuse du physicien Wigner sur " l'exactitude déraisonnable de la physique".

Pourquoi cela "marche-t-il" aussi bien, nul ne le sait et, à vrai dire, on ne cherche pas trop à le savoir.

Historiquement, la question de l'interprétation de la physique quantique a été logiquement bétonnée par Bohr avec des considérations du genre : "votre question n'a pas de sens parce que vous ne pouvez pas la fonder expérimentalement". Plus tard, pour la très grande majorité de la communauté physicienne, le débat Bohr-Einstein a été clos, au bénéfice du premier, par le théorème de Bell et les expériences d'Aspect.

Bien sûr, des tas de gens utilisent le vocabulaire et les concepts quantiques sans aucun souci de cohérence globale et en jouent, sans vergogne, comme s'il s'agissait de nunchakus devant un public ébaubi (puis charmé ** et, pour finir, estourbi). On se souvient du pastiche de Sokal et Bricmont et de la facilité de sa possibilité même.

Il faut bien avoir à l'esprit que pour une majorité de physiciens, le problème de l'interprétation de la physique quantique ne se pose pas : "ça marche super bien et ça suffit très largement à notre bonheur".

Il est tout de même très intéressant de se demander pourquoi la théorie physique la plus "sèche", la plus pragmatiquement orientée, la plus précise mais aussi la plus insignifiante *** est aussi celle qui suscite le plus de curiosité du grand public.

Besoin inassouvi pour de "vrai" mystère mystérieux ? De vocabulaire ésotérique à supposée signification cachée ? De belles et clairement obscures histoires style Oncle Paul revisitées new age ?

Circulez, y'a rien à voir !

Relisez plutôt Aristote, c'est philosophiquement beaucoup plus riche…


* ta mère la science ?

** le "charme" est une caractéristique quantique…

*** au sens de la nullité résolue de sa portée herméneutique. "Herméneutique quantique" est le plus bel oxymore de la physique moderne !

Écrit par : dugong | 03 avril 2009

Salut à tous.

J'ai juste une petite question pour les spécialistes de philo du blog. Donc, pour ceux qui s'y connaissent bien en philo : Que pensez-vous de ce qu'on appelle la "philosophie de la physique quantique" ?

Cette discipline me laisse très sceptique mais c'est sans doute parce que je suis totalement ignare.

Ecrit par : Kap | 02 avril 2009

Bonjour,

En fait, il y a plusieurs sens à la philosophie de la physique quantique - qui n'existe pas réellement comme une discipline autonome. Le premier consiste à s'intéresser à la constitution historique de la physique quantique, aux débats qu'elle a suscitée et à la manière dont elle les a surmontés. Le second consiste à élaborer une théorie de la réalité à partir des principes de la physique quantique. Ces réflexions sont souvent le fait de physiciens qui réfléchissent aux implications de leur discipline (Heisenberg, La partie et le tout. Le monde de lap hysique atomique; Planck, Initiations à la physique; Selleri, Le grand débat de la théorie quantique; Bernard d'Espagnat, A la recherche du réel, Le réel voilé... (travaux très centré sur la nature de la réalité sans formalisation mathématique, accessible aux philosophes de formation); voir aussi les travaux de Klein et de Levy-Leblond) ou plus rarement de philosophes (A. Kojève a consacré un livre à L'idée du déterminisme dans la physique classique et dans la physique moderne; le spécialiste de la question est très certainement M.Bitbol, voir le très difficile Mécanique quantique. Une introduction philosophique; on peut lire certains de ses articles ici : http://pagesperso-orange.fr/michel.bitbol/articles.liste.html). L'impression de discipline folklorique peut venir d'un certain nombre d'ouvrages de physiciens spiritualistes/ésotéristes qui ont profité des paradoxes de la physique quantique pour abandonner le matérialisme méthodologique, par exemple F.Capra, physicien de son état, qui écrit un Tao de la physique où la physique quantique confirme les sagesses orientales; dans une autre veine (moins folklorique), J.Eccles, prix nobel de médecine, se sert de la physique quantique pour expliquer une possible action de la pensée sur les neurones et pour défendre d'un point de vue scientifique un dualisme pensée/corps.

Écrit par : Romuald | 03 avril 2009

Arghh!

débats qu'elle a suscités
très centrés

Écrit par : Romuald | 03 avril 2009

J'ai signé la pétition "pour le maintien de la géométrie en classe de seconde".

Les barbares sont à nos portes : chargez !

http://irem.univ-lille1.fr/PetitionGeometrie/index.php?petition=2&pour_voir=oui

Écrit par : dugong | 03 avril 2009

Pour Dobolino : Bac S
(y'en reste-t-il un autre ??)

Écrit par : Zorglub | 03 avril 2009

Ah les "bonnes notes".

Un mien collègue, qui pour la première fois depuis le début de sa carrière, se met à compter les années qui le séparent de la retraite, est venu me raconter son dernier conseil de classe de 4°, une classe où la majorité des élèves ne sait pas rédiger dans sa matière (Hist-Géo) un commentaire argumenté. Une classe (parmi cent, parmi mille) où la règle c'est : j'ai compris donc je sais donc il est inutile que j'apprenne... donc je ne sais pas restituer.

Une classe qui dans l'ensemble est incapable d'atteindre de façon satisfaisante (pour elle) le second cycle et on ne parlera pas du troisième (demandez à Pierre Jourde).

Oui, mais... la moyenne toutes matières de classe est 11,5, et seul deux élèves sur 30 ont moins de 10 ! Cherchez l'erreur qui les leurre.

Merci de m'avoir appris que Mr Beitone n'est pas un crétin, un hypocrite et un pleutre. Je vais mieux dormir cette nuit.

Écrit par : PMB | 03 avril 2009

A propos de géométrie, un vieux texte (1970) écrit dans un autre contexte mais dont la "modernité" est sans faille.

L'usage valorisé et bien compris du "jeu" et de "l'intuition" doit nous rappeler qu'il est absurde de se détourner de concepts ou de pratiques au motif que les pédagols ont tendance à salir tout ce qu'ils touchent :

"Le problème de géométrie

Enfin, l’argument d’utilité dans les programmes n’est peut-être pas d’un poids décisif. Ignorons, comme vestige d’un passé révolu, la « culture », « ce qui reste quand on a tout oublié ». De bons esprits n’en persistent pas moins à croire que, sous une forme ou sous une autre, l’un des buts de l’enseignement est la « sélection », c’est-à-dire déceler au mieux les aptitudes de chaque élève, et les développer au maximum chez les plus doués. Or, je prétends qu’il est impossible d’exercer une telle détection dans une discipline qui ne comporterait pas quelques éléments gratuits, inutiles. En effet, pour juger pleinement des possibilités d’un élève, il faut le mettre dans une situation non réceptive, mais active, il faut faire appel à son initiative, à son esprit d’entreprise individuel. Or cela n’est guère concevable dans le cadre d’une théorie « utile », dont tous les éléments, fixés par leur utilité technique ultérieure, sont enseignés dogmatiquement, et où la vertu scolaire par excellence est l’assimilation, la mémorisation rapide et correcte des données. De ce point de vue, seules les théories qui présentent un aspect ludique ont vertu pédagogique, et, de tous les jeux, la géométrie euclidienne, qui se réfère constamment à un donné intuitif sous-jacent, est le moins gratuit, le plus riche en signification. Ainsi la tendance actuelle, qui est de remplacer la géométrie par l’algèbre, est pédagogiquement néfaste, et devrait être renversée. Et pour une raison simple : alors qu’il y a des problèmes de géométrie, il n’y a pas de problèmes d’algèbre. Un problème d’algèbre ne peut être qu’un simple exercice requérant l’application aveugle de règles de calcul, d’un schéma formel préétabli. Sauf rarissimes exceptions, il n’est pas question de faire démontrer par un élève un théorème d’algèbre : car, ou la propriété demandée est presque immédiate, et se démontre par substitution directe de la définition au défini, ou le problème est une vraie question d’algèbre théorique, et sa résolution excédera les capacités de l’élève le plus doué. En exagérant à peine, on pourrait dire que toute question d’algèbre est triviale – ou indécidable. Au contraire, le problème classique de géométrie peut présenter une gamme très échelonnée de difficultés.
Reste que le problème de géométrie exige beaucoup de temps, d’efforts, une réflexion soutenue, des capacités combinatoires dont peu d’élèves sont capables. Peut-être la géométrie euclidienne est-elle, comme la version latine, un de ces exercices nobles et désuets, réservés à une élite, et incompatibles avec un enseignement de masse. Si tel était le cas, alors l’éviction de la géométrie serait essentiellement un problème sociologique que je préférerais ne pas discuter. Mais ce serait en tout cas une erreur considérable que de croire faciliter l’acquisition des mathématiques en remplaçant la géométrie par des structures algébriques inculquées massivement et prématurément faute d’une motivation convenable."

René THOM 1970 Les mathématiques «modernes » : une erreur pédagogique et philosophique ?

Écrit par : dugong | 03 avril 2009

Privés de téléphone et d'internet durant deux jours nous avons cultivé notre jardin à la faveur du beau temps, l'un taillant les arbutes, l'autre ramassant les brindilles et les branches. Nous avons appris par le quotidien régional la visite du ministre dans l'école de notre petit fils dans le cadre de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement spécifique en zone rurale. En fait ce village est situé à 5 ou 6 km de Reims et semble ne manquer de rien. Le ministre n'est pas venu dans la classe de CP où le travail de la maîtresse, posant les fondations et obtenant des résultants probants mérite toute la reconnaissance qui lui est due." Il est venu dans notre école mais pas dans notre classe et il y avait des gendarmes partout." a résumé le petit-fils. L'école , sauf ereur, compte cinq classes.
A propos de la géométrie, revoyons "La guerre des boutons" d'Yves Robert, d'après le roman de Louis Pergaud avec le scénario et les dialogues de François Boyer fils des instituteurs de Sézanne malheureusement méconnu.
Les galopins se révèlent des bâtisseurs astucieux connaissant les bases élémentaires de la géométrie et Lebrac déclare que leur cabane c'est " notre courage, notre travail, notre instruction."
Bonne journée à tous. Ici il fait un temps superbe.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 avril 2009

arbustes.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 avril 2009

"Et comment ne pas voir que l’attitude de Sonia Bergerac exprime (...) ce que seuls les enseignants résignés et ceux qui ne se sont jamais coltinés à un « public difficile » n’ont pas éprouvé ?" (P.Meirieu-Mars 2009, sur son site)

Et allez donc, le père Meirieu! Encore un "je me coltine à..."

Garafignoux

Écrit par : Garafignoux | 03 avril 2009

" notre culpabilité, dans ces domaines, n’est pas prête de s’éteindre" (Du même)

De mieux en mieux!

Garafignoux, gardien du temple syntaxique et lexical.

Écrit par : Garafignoux | 03 avril 2009

Eh ! eh ! le petit père Meirieu serait-il un adepte du sado-masochisme ?

Écrit par : iPidiblue agrégé SM | 03 avril 2009

Il tend les verges pour se faire battre ...

Écrit par : iPidiblue agrégé du SM | 03 avril 2009

"Et comment ne pas voir que l’attitude de Sonia Bergerac exprime (...) ce que seuls les enseignants résignés et ceux qui ne se sont jamais coltinés à un « public difficile » n’ont pas éprouvé ?" (P.Meirieu-Mars 2009, sur son site)

Et allez donc, le père Meirieu! Encore un "je me coltine à..."

Garafignoux

Ecrit par : Garafignoux | 03 avril 2009
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Et aussi "prête de s'éteindre".
Si M. le professeur Meirieu a vraiment commis ces fautes qui me sautent à la figure, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il n'ait jamais eu le CAPES ou l'agrégation de lettres. (Je suppose qu'il a fait des études littéraires, jusqu'à je ne sais quel niveau... et je suis sûr que les mathématiques et les sciences physiques et biologiques sont hors de son univers.)
Les fautes commises sont dues à une consonance plus que vague entre " (se) colleter (avec)" et "coltiner", verbe transitif, et l'emploi pronominal familier de ce verbe au sens de "se farcir" (une tâche fastidieuse).
La consonance entre près et prêt est maximale, d'où les fautes - audibles au féminin seulement - souvent commises à l'oral : "prête de faire ceci" au lieu de "près de faire ceci".
Mais quand on est préparé pour faire quelque chose, il faut dire et écrire "prêt(e) à".
Ces fautes commises à l'écrit sont révélatrices d'un manque de maîtrise impressionnant de la langue française.
Les sciences de l'éducation mènent-elles à celà : la révision de la langue française ?
Si quelqu'un me trouve cuistre, je lui dis tout de suite "dont acte". Tant que ce n'est pas l'intéressé lui-même à qui je reconnais seulement le droit moral de me dire merci.

Écrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

D’accord avec vous FP , mais enfin , comme souvent en français, l’usage autorise presque tout, et les dictionnaires comme les manuels de langue donneront des exemples de « prêt à/de » (avec le sens de « près ») empruntés à nos meilleurs écrivains.

Écrit par : uncertain | 03 avril 2009

"Lors d'une soirée mondaine un monsieur s'adresse à une dame ainsi :
"Volete prestarmi il fazzoletto, per favore ?"
La dame le regarde, hébétée, ahurie d'une telle requête, sans pouvoir dire un mot. Et l'homme d'ajouter :
" Oh ! Rassicuratevi : non è per soffiarmi il naso ; è semplicemente per pulirmi les scarpe.""

Ecrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

:-)))...C'aurait même pu être pire!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009
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D'accord, je n'y avais jamais pensé. Peut-être parce qu'à l'époque (1957) les mouchoirs en papier (jetables) n'existaient pas encore. S'ils avaient existé, l'homme aurait dit :"Volete darmi un fazzoletto" à moins qu'il eût poussé le mauvais goût jusqu'au point de suggérer à la dame de le lui prêter avec, par conséquent, l'intention de le lui rendre.
Mais, là, franchement, on tombe dans la scatologie.
Je ne vous reconnaîtrais pas là, cher Christophe !

Écrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

Cela dit, je comprends, Dobolino, que vous soyez réfractaire à l'idée-même de femme porteuse. Mais l'idée phare, c'est que la femme reste libre de son corps. Si une autre n'est pas défavorable à l'idée, il ne serait pas bon de l'en dissuader.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Soyez réaliste !!!
Vous connaissez peut-être, j'espère, le nombre de femmes sous-employées ou demandeuses d'emploi qui vont chercher la pitance de leur gosses aux restos du cœur. Entre louer son ventre pour faire un bébé ou louer son corps pour satisfaire les besoins élémentaires et incompressibles de certains hommes , du moment que ça aide à faire bouillir la marmite ...
Pas de loi sur le sujet. Des arrangements entre fidèles amis, au sein d'un monde éduqué.
Je vous ai écrit que j'étais favorables aux lois annexes, PMA, adoption, responsabilité partagée avec le compagnon qui n'a pas de lien génétique avec l'enfant. Ça suffit amplement pour résoudre tous vos problèmes de paternité et qui plus est pour avoir un enfant qui soit génétiquement le vôtre et dont vous vous occuperez dès le début de la grossesse.

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Franchement qui aurait eu envie d'avoir Dobolino comme mère porteuse ?

Ne vous inquiétez pas Jérémy on se passera de l'avis de la véto de la Drôme pour faire une loi qui fera de vous le père heureux d'une nombreuse portée !

Écrit par : iPidiblue père fondateur | 03 avril 2009

Si M. le professeur Meirieu a vraiment commis ces fautes qui me sautent à la figure, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il n'ait jamais eu le CAPES ou l'agrégation de lettres. (Je suppose qu'il a fait des études littéraires, jusqu'à je ne sais quel niveau...

Ecrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

Ce qui paraît sûr par ailleurs - car sa biographie sur www.meirieu.com est bizarrement discrète -, c'est qu'il a dû faire un peu de philo. Il semblerait qu'il se soit ramassé à l'agrégation de philosophie. Quand on voit comment il utilise - toujours de travers - les citations philosophiques qu'il a retenues, on comprend le jury!

Écrit par : Jean | 03 avril 2009

Comment pourriez-vous savoir si ce monsieur est dépourvu d'accessoires de reproduction, sans y avoir glissé une main ?

Berk !
Je suis si contente, tellement soulagée d'avoir retiré mes enfants de l'école pour qu'ils soient instruits à la maison, hors de la fabrique à crétins et sauvés du moule à couillons.
Un jour, quand ils seront en âge de s'opposer aux crétins-pleutres et eunuques, je les encouragerai à revenir ... un jour, peut-être ...
C'est bien, de présenter vos excuses au chapon qui vous menace, et si bien écrit ... un régal.

Écrit par : Isabeau de Bavoir | 03 avril 2009

Ce qui paraît sûr par ailleurs - car sa biographie sur www.meirieu.com est bizarrement discrète -, c'est qu'il a dû faire un peu de philo. Il semblerait qu'il se soit ramassé à l'agrégation de philosophie. Quand on voit comment il utilise - toujours de travers - les citations philosophiques qu'il a retenues, on comprend le jury!

Ecrit par : Jean | 03 avril 2009

D'après ce que je crois savoir, il a été pendant un cours laps de temps professeur (mon dieu quelle horreur, ce doit être une insulte pour lui !) de Français et de philo en lycée professionel.

Serait-il PLP ou n'a-t-il étté qu'un médiocre maître-auxiliaire (ça existe, hélas...) ? En tout cas, il n'est pas certifié et encore moins agrégé.

Ce que j'ignore également, c'est combien de temps il a réellement enseigné devant des élèves. If anyone knows...

Pas de curiosité malsaine ici, hein, mais juste la nécessité de savoir à qui nous avons réellement affaire concernant le grand gourou qui prétend nous imposer sa vision d'une réalité (faire cours) qu'apparemment il connaît si mal. L'idéologie, ça va bien 5 minutes : ce n'est pas moi qui vais expliquer à mon boulanger comment faire du pain.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

"Philippe Val pressenti pour France Inter" dit Retraitée, oui, cela va certainement faire remonter le niveau culturel de la radio !
On est de plus en plus étonné que les Français acceptent aussi facilement que la France devienne la république de Sarkozy, la république des copinages et des passe-droits ! Une vraie basse-cour.
Où cela va-t-il s'arrêter ?

Article wikipédia : "Philippe Val arrête ses études à 17 ans et se lance dans la chanson."
Encore un bel exemple d'autodidacte qui parce qu'il ne sait rien devient une autorité médiatique incontestée. Drôles d'élites ...

Écrit par : iPidiblue père fouettard | 03 avril 2009

François Bayrou, agrégé d'histoire, ancien professeur et ancien ministre de l'éducation nationale.

Ecrit par : Sénéchal | 02 avril 2009
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François Bayrou n'est-il pas plutôt agrégé de lettres classiques ?

Ecrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

Exact, Francis. Ou alors de lettres modernes, mais certainement pas d'histoire.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Article wikipédia : "Philippe Val arrête ses études à 17 ans et se lance dans la chanson."
Encore un bel exemple d'autodidacte qui parce qu'il ne sait rien devient une autorité médiatique incontestée. Drôles d'élites ...

Ecrit par : iPidiblue père fouettard | 03 avril 2009


C'est donc pour cette raison que ce minable s'est permis de nous insulter à longueur d'édito parce que nous avions voté "non" en 2005 au projet de sa pitoyable petite constitution européenne ultra-libérale de mes deux ?

A quelque chose malheur est bon : c'est pour cette raison que j'ai cessé de lire ( et d'acheter ) Charlie-Hebdo à l'époque.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Pour en revenir à Meirieu, vérifiez vous-mêmes: le texte complet se trouve sur son site (en bas, dans le bandeau bleu, au sujet de "La journée de la jupe").
Quant à moi, je n'ai fait qu'effectuer un copié-collé des extraits incriminés.
Sur le parcours du susdit, oui, il a un diplôme de philo. Cela dit, dans le même billet, il prétend, le bougre, avoir fait cours dans des classes de lycée professionnel. Il a dû en partir vite, non?

Garafignoux, gardien et Atlante du temple éducatif dans son ensemble (mais revenez vite, car ça pèse!)

Écrit par : Garafignoux | 03 avril 2009

En 2008 Sarkozy avait voulu faire nommer son conseiller Georges Marc Benamou à la tête de la Villa Médicis après mobilisation des "élites artistiques" style Jeanne Moreau ce fut Frédéric Mitterrand qui le remplaça, on tomba de Charybde en Scylla !

Qui peut-on proposer à la place de Philippe Val, un autre philippe, Philippe Meirieu ?

Écrit par : iPidiblue père putatif | 03 avril 2009

Mais l'idée phare, c'est que la femme reste libre de son corps.

Ecrit par : Jeremy | 02 avril 2009

Que ne ferait-on pas au nom de la liberté chérie?
Dire que la femme ou l'homme (ou pourqoi pas, en EPS l'élève?) est "libre de son corps" signifie 2 choses. La première, que le corps peut être redéfini (juridiquement) comme une chose ou un bien, pouvant faire objet de commerce et donc de trafic. La seconde, qu'il n'est plus un objet symbolique en particulier, celui mis en charge de représenter généalogiquement le sujet.
Ecrit par : buntovchik | 03 avril 2009

Votre référence aux nazis est charmante, et les féministes qui ont lutté pour l'idée que la femme est libre de son corps sauront apprécier. Moi aussi d'ailleurs, puisque ça m'est destiné.

Écrit par : Jeremy | 03 avril 2009

Pas de loi sur le sujet. Des arrangements entre fidèles amis, au sein d'un monde éduqué.
Je vous ai écrit que j'étais favorables aux lois annexes, PMA, adoption, responsabilité partagée avec le compagnon qui n'a pas de lien génétique avec l'enfant. Ça suffit amplement pour résoudre tous vos problèmes de paternité et qui plus est pour avoir un enfant qui soit génétiquement le vôtre et dont vous vous occuperez dès le début de la grossesse.

Ecrit par : dobolino | 03 avril 2009

Ben malheureusement non. Ou alors il y a une possibilité qui m'a échappé. La PMA, ça revient à la femme porteuse, l'adoption c'est impossible et de toute façon trop mal foutu en France (même pour les couples hétéros), et la responsabilité partagée implique un état de fait qui n'existe pas.

Bon, j'avais dit qu'on aborderait ce thème plus tard, on peut pas reporter tout ça ? Si c'est pour lire que je dois remercier les nazis, en plus, je préfèrerais aborder tout ça plus tard.

Écrit par : Jeremy | 03 avril 2009

Ben malheureusement non.

Ecrit par : Jeremy | 03 avril 2009
J'entends bien ! Puisque les lois dont je vous parle n'existent pas encore. Elles ont été évoquées. Il faut à présent attendre patiemment en militant pour qu'elles soient adoptées.

.........................................

Si c'est pour lire que je dois remercier les nazis, en plus, je préfèrerais aborder tout ça plus tard.

Ecrit par : Jeremy | 03 avril 2009

Faites comme moi ! N'en tenez pas compte. On ne peut rien contre "ça".

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Au pire, nous pouvons poursuivre par mail, Jérémy.

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

A Francis Pennin

Permettez-moi de renchérir dans la cuistrerie o)))) ' Prête de" n'est pas tout à fait à mettre sur le même plan que "se coltiner à" qui relève de la confusion grossière. C'est un archaïsme en usage dans la langue classique (on le trouve chez Racine), depuis tombé en désuétude. Mais je doute que Meirieu soit au courant de ces subtilités !

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 avril 2009

Article wikipédia : "Philippe Val arrête ses études à 17 ans et se lance dans la chanson."
Encore un bel exemple d'autodidacte qui parce qu'il ne sait rien devient une autorité médiatique incontestée. Drôles d'élites ...

Ecrit par : iPidiblue père fouettard | 03 avril 2009


C'est donc pour cette raison que ce minable s'est permis de nous insulter à longueur d'édito
Ecrit par : Manu | 03 avril 2009

Attention, tous les deux ! Vu l'âge de Philippe Val, le niveau bacalauréat représentait déjà un solide bagage et poursuivre seul sa quête intellectuelle sans être pour autant qualifié d'autodidacte. Rien à voir avec aujourd'hui !
Qu'on soit ou non en accord avec ses écrits, il a un très bon niveau d'écriture. Vous ne pouvez le nier.

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Il n'est pas dit qu'à 17 ans il était en terminale, il était peut-être en troisième comme certains crétins de la fabrique d'aujourd'hui !

Écrit par : iPidiblue terminator | 03 avril 2009

A mes yeux naïfs, il y a encore des différences notables entre un cancre et un surdoué !
Denis Auroux, bac mention très bien 14 ans, premier à Normale à 16 ans, second à l'agrégation à 19 ans, docteur en maths à 21 ans, là oui, c'est un surdoué !

Ceci dit un cancre peut-être très sympathique et avoir de grandes qualités humaines ! Il peut même, parfois, rattraper son retard et acquérir des connaissances sur le tard et sur le tas.

Écrit par : iPidiblue ravi de l'éduc'nat | 03 avril 2009

Philippe Meirieu (...) a fait, après un baccalauréat littéraire, des études de philosophie et de Lettres à Paris. Il a préparé et obtenu un CAP d'instituteur pour enseigner dans le premier degré.

Il a été successivement professeur de français en collège et de philosophie en terminale, avant de prendre des responsabilités pédagogiques et administratives.

Tout au long de celles-ci, il a toujours conservé des charges d'enseignement auprès d'élèves et d'étudiants.

Il a soutenu une thèse d'Etat es Lettres et Sciences humaines en 1983 et est aujourd'hui professeur des universités en sciences de l'éducation.

Écrit par : Sur le site de Mérieu | 03 avril 2009

Philippe Meirieu est né le 29 novembre 1949 à Alès dans le Gard, au sud de la France.

Parmi ses engagements militants et professionnels, il fut responsable pédagogique d'un collège expérimental de 1976 à 1986,
rédacteur en chef des Cahiers pédagogiques de 1980 à 1986, formateur d'enseignants et directeur de l'Institut des sciences et pratiques d'éducation et de formation (ISPEF) de l'université .

Il dirigea l'Institut national de recherche pédagogique (INRP) de juin 1998 à mai 2000, s'efforçant d'associer, dans une même dynamique, innovation et recherche.. IERE-Lyon 2.

Écrit par : idem | 03 avril 2009

J'ai signé la pétition "pour le maintien de la géométrie en classe de seconde".

Les barbares sont à nos portes : chargez !

http://irem.univ-lille1.fr/PetitionGeometrie/index.php?petition=2&pour_voir=oui

Ecrit par : dugong | 03 avril 2009

Votre cher René Thom serait fier de vous...Et triste aussi de voir la tournure des événements.

Mes collègues de mathématiques m'expliquent qu'il est désormais interdit de "faire" la "réciproque" du théorème de Pythagore (consigne de l'IPR de mathématiques).

Quant au théorème lui-même, on ne doit plus l'étudier en détail, il faut en donner une idée (sic!)

L'approche "globale" fait son entrée au collège.

N'est-ce pas René Thom qui fait l'éloge de l'approche géométrique et de la réflexion sur les figures dans la formation de l'esprit mathématique (le futur médaillé Fields les "voyait" dans l'espace à l'âge de 7 ans) et qui se plaignait déjà de l' effacement de la géométrie au bénéfice des mathématiques modernes et de la théorie des ensembles ? (c'était du temps de Pompidou, il me semble).

Il me semble qu'il expliquait dans le même texte que la géométrie faisait davantage appel à la réflexion et à l'intelligence que l'algèbre.

Écrit par : Robin | 03 avril 2009

René THOM 1970 Les mathématiques «modernes » : une erreur pédagogique et philosophique ?

Ecrit par : dugong | 03 avril 2009

Je n'avais pas vu que vous m'aviez devancé !

Écrit par : Robin | 03 avril 2009

François Bayrou, agrégé d'histoire, ancien professeur et ancien ministre de l'éducation nationale.

Ecrit par : Sénéchal | 02 avril 2009
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François Bayrou n'est-il pas plutôt agrégé de lettres classiques ?

Ecrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

Exact, Francis. Ou alors de lettres modernes, mais certainement pas d'histoire.

Ecrit par : Manu | 03 avril 2009

François Bayrou est agrégé de grammaire.

Écrit par : Robin | 03 avril 2009

Je souhaiterais à l'ensemble des blogueurs d'ici d'avoir une bibliothèque qui fasse le quart de celle de Philippe Val. Et, accessoirement, de lire , (et d'écrire, comme l'a justement souligné Dobolino), aussi bien que lui.
Pour ce qui est de sa nomination à France-Inter, c'est un bruit qu'un collaborateur du nouvel observateur "bien intentionné" à son égard a fait sciemment courir.
Un ancien excellent journaliste devenu très très mauvais, depuis quelques décennies déjà.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

"François Bayrou est agrégé de grammaire."

Ecrit par : Robin | 03 avril 2009


Comme Evelyne Charmeux?
(Ca a l'air de bien "baver" ici, cet aprèm'. C'est juste pour éviter que la machine se grippe!!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Ceci étant dit, il est très ami avec Jean-Luc Hees, qui est apparemment la dernière "prise" de Sarko... Mais j'imagine assez mal Philippe engagé pour dégager Porte et Guillon.
Mais que ce monde est donc impitoyable!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Christophe Sibille pourquoi ne me donnez-vous pas le quart des revenus de Philippe Val pour que moi aussi j'ai une grande maison à la campagne où ranger mes livres ? Vous pourriez aussi m'envoyer des livres de service de presse, je ne les refuse pas.

Écrit par : iPidiblue sybillin | 03 avril 2009

Philippe Val, c'est le même que dans l'ancien duo "Font et Val", non ?

Écrit par : marilyse | 03 avril 2009

@ iPidiblue :

"sibyllin" ! C'est moins énigmatique.

Écrit par : orthoprof | 03 avril 2009

Mes collègues de mathématiques m'expliquent qu'il est désormais interdit de "faire" la "réciproque" du théorème de Pythagore (consigne de l'IPR de mathématiques).

Quant au théorème lui-même, on ne doit plus l'étudier en détail, il faut en donner une idée (sic!)

Ecrit par : Robin | 03 avril 2009
Je mesure de mieux en mieux la chance qu'a eu ma fille de bénéficier depuis la sixième de vieux profs chenus et réfractaires. Cours et exercices. Réciproque de Thalès et de Pythagore à connaître par cœur et à savoir appliquer méthodiquement dans de multiples et répétés exercices tous différents et dans des problèmes avec énoncés à lire. Jamais d'hypothèses devant une situation problème ! Elle a des camarades d'internat qui subissent ce régime "moderne" auxquelles elle doit tout réexpliquer le soir.

J'ai cette semaine une petite stagiaire de quatrième. Comme la majorité de mes précédents stagiaires, elle est "dyslexique". Comme le monde progresse tous les jours, elle est aussi "dysphasique". Pour moi, c'est la première.
Or donc, ce matin, nous allions faire des prises de sang dans un troupeau de chèvres. En général, je confie au stagiaire le soin d'écrire le numéro de médaille de la chèvre sur la feuille de prélèvement et de coller sur le tube l'étiquette code-barre qui y correspond. Avant de partir, j'ai voulu vérifier si elle était en mesure de le faire. J'ai commencé par lui demander si elle saurait écrire, malgré sa dystruc, un nombre à quatre ou cinq chiffres sans se tromper Elle n'avait aucune idée de ce que pouvait être cette chose bizarre "nombre à quatre chiffres". Donc, j'ai tenté l'expérience et lui ai demandé d'écrire sous ma dictée 3125. Ça a donné 30 025. Très étonnée, je lui ai demandé si elle n'avait pas fait de dictées de nombre au moins en primaire. Il paraît que non. Je lui ai sommairement montré unité, dizaine, centaine, millier. Pas vu non plus, ou peut-être en primaire, mais pas au collège.
Cet après-midi, elle m'a demandé quelques renseignements pour son rapport et prenait des notes au fur et à mesure. Si c'est ça qu'on appelle la dysortographie ...
1) n'accorde pas le pluriel
2) ignore tout de g avec e et i puis avec a,o,u
ex: dang (longue hésitation) uereux pour dangereux.

Il s'agit d'une élève sans retard scolaire et ne rencontrant aucune difficulté scolaire réelle. Les professeurs en sont très contents, même si ses "pathologies" lui posent quelques problèmes ...
Bande d'abrutis !
Inutile de vous préciser qu'il s'agit chez moi d'une demoiselle pas plus bête qu'une autre et au comportement parfaitement normal, très sage, très disciplinée. Je pense que si on l'avait seulement soumise à des exercices réguliers précédés d'explications convenables, elle ne serait pas dysbidule.
Elle est restée dans l'état où était ma fille à l'entrée en sixième. Tout ce qu'elle a appris a été appris chez les orthoschmurtz.

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

vérifié qu'elle était en mesure est plus joli que vérifié si, je sais !

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Sybillin appartenant à la famille des sybillus, des animaux singuliers qui arrivent à vivre en ayant planqué leur tête dans le placard ...

Écrit par : iPidiblue (limule au sang bleu) | 03 avril 2009

"Christophe Sibille pourquoi ne me donnez-vous pas le quart des revenus de Philippe Val pour que moi aussi j'ai une grande maison à la campagne où ranger mes livres ? Vous pourriez aussi m'envoyer des livres de service de presse, je ne les refuse pas."

Ecrit par : iPidiblue sybillin | 03 avril 2009

Vous êtes meilleur quand vous parlez des "dossiers" que vous connaissez... ...
Par ailleurs, je n'éprouve aucune jalousie du fait que certains gagnent plus que moi! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Philippe Val, c'est le même que dans l'ancien duo "Font et Val", non ?

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009

Oui, Marilyse.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Dobolino, aujourd'hui, dans un devoir de sixième, à propos du célèbre fantôme de Canterville, j'ai eu "faire grincer ses chênes". Amusant, non ? Je le rajoute à ma collection.
J'ai une élève dans cette même sixième qui ressemble un peu à celle que vous décrivez. Son orthographe est plus que déplorable (ça tient du handicap) mais elle réussit assez bien par ailleurs. Par exemple elle a tendance à enlever les voyelles dans un mot. Quand je lui ai demandé si elle avait eu une aide particulière à l'école primaire ou si elle avait été suivie par un orthophoniste, elle m'a répondu que sa mère s'y était opposée. Que voulez-vous y faire ? Les dégâts sont là et bien là. C'est peine perdue. Allez vous échiner après !

Écrit par : orthoprof | 03 avril 2009

Inutile de vous préciser qu'il s'agit chez moi d'une demoiselle pas plus bête qu'une autre et au comportement parfaitement normal, très sage, très disciplinée. Je pense que si on l'avait seulement soumise à des exercices réguliers précédés d'explications convenables, elle ne serait pas dysbidule.
Elle est restée dans l'état où était ma fille à l'entrée en sixième. Tout ce qu'elle a appris a été appris chez les orthoschmurtz.

Ecrit par : dobolino | 03 avril 2009

Je suis très sceptique, moi aussi au sujet de ces notions de dyslexie, de dysorthographie, de dyscalculie et tutti quanti. J'ai tendance à penser qu'il y a les instituteurs/trices qui font plus ou moins bien leur travail.

Je vois bien la différence avec mes élèves de 5ème, entre ceux qui ont eu un bon départ avec Madame Unetellle avec laquelle ils ont "vu" sérieusement, mettons les fonctions de l'adjectif ou l'accord du participe participé ou "fait des dictées"...Et les autres, même si il y a les fameux autres facteurs (la génétique et l'environnement). C'est ce que l'on appelle, je crois "l'effet maître" (ou l'effet maitresse).

Figurez-vous qu'en fin de 4ème, certains (beaucoup) d'entre eux n'ont presque jamais fait de rédaction et ignorent, faute d'avoir fait de la grammaire ce qu'est un humble complément d'objet direct qu'ils confondent avec un attribut du sujet.

Je ne vous parle pas de l'orthographe. Certains collègues ne font tout simplement plus de dictées. Ce qu'ils font désormais en classe depuis l'école primaire pour arriver dans un état pareil en 4ème est pour moi un mystère.

Il n'y a qu'ici que j'ose dire ce genre de choses, qu'en d'autres lieux (à l'école en particulier et dans les bureaux qui l'organisent) on tient pour blasphématoires.

Écrit par : Robin | 03 avril 2009

Ce duo "Font et Val", je l'ai vu sur scène il y a très longtemps, sur une petite scène régionale. Le groupe s'est séparé après que Font a été condamné par la justice. Je ne sais pas ce qu'il est devenu depuis. Il a dû finir de purger sa peine.

Écrit par : marilyse | 03 avril 2009

"Ce duo "Font et Val", je l'ai vu sur scène il y a très longtemps, sur une petite scène régionale. Le groupe s'est séparé après que Font a été condamné par la justice. Je ne sais pas ce qu'il est devenu depuis. Il a dû finir de purger sa peine."

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009

Il est sorti en 2000, et, depuis quelques années, fait partie de la revue des "Deux Anes". Quelques spectacles en province, et un journal sur le web, (auquel j'ai l'honneur de participer aussi).
Si vous avez vu le duo entre 1990 et 1994, j'étais au piano, derrière eux!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

"Je ne vous parle pas de l'orthographe. Certains collègues ne font tout simplement plus de dictées. Ce qu'ils font désormais en classe depuis l'école primaire pour arriver dans un état pareil en 4ème est pour moi un mystère.

Il n'y a qu'ici que j'ose dire ce genre de choses, qu'en d'autres lieux (à l'école en particulier et dans les bureaux qui l'organisent) on tient pour blasphématoires."

Ecrit par : Robin | 03 avril 2009

Je me pose la même question que vous ! Mais que font-ils donc de tout leur temps ? Une année, j'ai posé la question à une classe et certains m'ont répondu : "de la guitare" !

Mardi dernier, j'ai fait cours à deux classes de CM2 qui sont venues visiter notre collège. Devant mes remarques sur la lenteur de leur écriture, sur le nombre de fautes de copie sur une seule ligne, sur l'ignorance de l'alinéa pour démarrer un paragraphe,etc. il m'a été dit par une élève : "Nous, on n'écrit presque pas ..." CQFD. J'ai eu un coup de blues quand je me suis dit qu'il faudrait tout recommencer en septembre ! Apprendre à mettre des majuscules, des points, des virgules, à prendre sa feuille dans le bon sens, à bien écrire son nom, à savoir recopier sans estropier, etc. Ca me fatigue ! C'est usant ! Un vrai tonneau des Danaïdes ...

Écrit par : marilyse | 03 avril 2009

Vous en avez de la ressource, Christophe ! J'ai vu le groupe au début des années 80. Dommage, j'estois bien jeune et belle ... vous m'auriez peut-être remarquée ... Ensuite, j'ai convolé avec un batteur. Très électrique.

Écrit par : marilyse | 03 avril 2009

Votre référence aux nazis est charmante, et les féministes qui ont lutté pour l'idée que la femme est libre de son corps sauront apprécier. Moi aussi d'ailleurs, puisque ça m'est destiné.

Ecrit par : Jeremy | 03 avril 2009

Jeremy et dobolino, je vous renvoie aux travaux de Pierre Legendre sur cette question, malheureusement obscure pour beaucoup de monde, de la filiation et de la transmission généalogique.

Pierre Legendre écrit ceci, dans "Le crime du Caporal Lortie" (1989): "En fait, nous avons tourné la page nazie, mais nous sommes portés par la Révolution que la législation nazie, scientiste et antijuive, a induite du côté même de la filiation. Cette Révolution, je l'appelle l'avènement de la conception bouchère...
La notion de filiation est ici capitale, car elle seule permet d'apercevoir l'enjeu de folie auquel font face les systèmes institutionnels en organisant la reproduction et le gouvernement de l'humanité. Folie et Raison se jouent sur une question et une seule: la vérité dans l'espèce humaine est-elle une affaire de viande? Autrement dit, la vérité de la filiation est-elle du côté du corps? Comment le savoir, c'est-à-dire comment élaborer des réponses qui ne soient pas folles? Nous entrons dans la civilisation des interpètes et c'est à ce montage-là que l'hitlérisme s'est attaqué.
Romaniser le judaïsme, tel fut, du point de vue anthropologique, le combat du christianisme institutionnel. De la sorte il n'y a pas en Europe deux cultures, mais une seule manoeuvrant l'enjeu fondamental de toute constitution normative de l'humain: s'assurer de la Raison. La décorporalisation du mode d'entrée dans la filiation, jusqu'à l'abstraction rationaliste assumée par les États sécularisés sous la forme administrative d'une simple inscription d'état civil, est le fruit de ce drainage du judaïsme vers une représentation, rationnaliste, du principe de Raison.
En quoi la reconstitution du puzzle institutionnel est-elle essentielle à l'examen de la dé-Raison nazie et à la compréhension des effets durables de celle-ci? Je répondrai: en ce que le passage à l'acte hitlérien a opéré un retournement, au point critique du système juridique occidental, en désarticulant toute sa construction par une mise en scène de la filiation comme pure corporalité. Un saut a été franchi, du corps comme voie d'accès à l'interprétation (la circoncision), au corps comme argument de suppression de l'interprète (biologisme racial). dans ces conditions, la problématique de la ligature généalogique s'éteint, il ne saurait désormais être question que de viande humaine.
Précisons encore ces remarques:
a) Le passage à l'acte hitlérien ne consiste pas seulement en une pratique légalisée des assassinats, il est accompli déjà dans le fait de rédiger la législation comme texte purement fonctionnel. Une telle législation n'est pas un texte, mais un geste comptable d'essence bouchère; en tant que telle, elle signifie l'arrêt de mort de l'interprète.
b) Si l'on considère le capital juridique européen comme tradition indivise des Juifs et des non-Juifs (...) le passage à l'acte hitlérien constitue un geste de mise à mort à l'adresse du système de la Loi dans la culture: exterminer les juifs, c'est prétendre tuer à travers eux la Référence européenne dont procèdent les exégèses de la ligature en Occident, c'est-à-dire la construction même de la filiation, dans sa version juive".

Maintenant, si effectivement les thèses défendues par Pierre Legendre sont fondées tout laisse à penser en regard des nouvelles législations européennes dans le domaine du droit des filiations et des expérimentations génétiques que nous sommes bien portés par la Révolution accomplie par les nazis et préparée de longue date. Lesquels nazis, comme le dit Legendre ont été vaincu par les armes et non par des arguments.
Quand on voit la manière dont le législateur dans nos sociétés libérales et libérées opère pour révolutionner le droit de la Filiation et tenter de réguler la révolution bio-génétique en cédant systématiquement et démagogiquement à l'opinion publique fabriquée il y a de quoi vraiment s'interroger.

Écrit par : buntovchik | 03 avril 2009

"Vous en avez de la ressource, Christophe ! J'ai vu le groupe au début des années 80. Dommage, j'estois bien jeune et belle ... vous m'auriez peut-être remarquée ... Ensuite, j'ai convolé avec un batteur. Très électrique."

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009

Thierry Venot??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Philippe Meirieu (...) a fait, après un baccalauréat littéraire, des études de philosophie et de Lettres à Paris. Il a préparé et obtenu un CAP d'instituteur pour enseigner dans le premier degré.

Il a été successivement professeur de français en collège et de philosophie en terminale, avant de prendre des responsabilités pédagogiques et administratives.

Tout au long de celles-ci, il a toujours conservé des charges d'enseignement auprès d'élèves et d'étudiants.

Il a soutenu une thèse d'Etat es Lettres et Sciences humaines en 1983 et est aujourd'hui professeur des universités en sciences de l'éducation.

Ecrit par : Sur le site de Mérieu | 03 avril 2009

C'est très très vague!

Écrit par : Jean | 03 avril 2009

Arrêtez de vous tirer la nouille avec les titres du meiriol.

Ce type est professeur des universités, probablement bientôt "émérite".

Ce sont tous les facariens qui ont permis cela qu'il faut dénicher et sortir de leur trou.

A la Poutine, s'il le faut...

Écrit par : dugong | 03 avril 2009

Tout au long de celles-ci, il a toujours conservé des charges d'enseignement auprès d'élèves et d'étudiants.


Ecrit par : Sur le site de Mérieu | 03 avril 2009


Ça, c'est faux, non ?

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Il a soutenu une thèse d'Etat es Lettres et Sciences humaines en 1983 et est aujourd'hui professeur des universités en sciences de l'éducation.


Ecrit par : Sur le site de Mérieu | 03 avril 2009

C'est à dire qu'il serait passé par les cases Deug-Licence-Maïtrise-DEA avant d'entamer une thèse ?

Ou peut-on présenter une thèse, pouf, comme ça ?

Remarquez, depuis Elisabeth Teissier...

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Arrêtez de vous tirer la nouille avec les titres du meiriol.

Ce type est professeur des universités, probablement bientôt "émérite".

Ce sont tous les facariens qui ont permis cela qu'il faut dénicher et sortir de leur trou.

A la Poutine, s'il le faut...

Ecrit par : dugong | 03 avril 2009

Entendu, Dugong, mais on se tire la nouille si on veut, d'abord...

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

"Je ne vous parle pas de l'orthographe. Certains collègues ne font tout simplement plus de dictées. Ce qu'ils font désormais en classe depuis l'école primaire pour arriver dans un état pareil en 4ème est pour moi un mystère.


Ecrit par : Robin | 03 avril 2009

La réponse m'avait été donné par une collègue instit' (j'en avais déja parlé ici-même) : "des sorties, des "projets d'école", de l'étude de documents, on fait venir des intervenants, etc.etc."

J'avais interrompu malgré moi sa litanie en lui demandant : "Mais Madame, quand est-ce que vous leur faites cours ?"

Elle en était restée coi.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Figurez-vous qu'en fin de 4ème, certains (beaucoup) d'entre eux n'ont presque jamais fait de rédaction et ignorent, faute d'avoir fait de la grammaire ce qu'est un humble complément d'objet direct qu'ils confondent avec un attribut du sujet.


Ecrit par : Robin | 03 avril 2009
Figurez-vous, Robin, que je me le figure très bien ! Ce que je constate, c'est que si malgré cet enseignement délétère du français, l'élève a eu la chance d'avoir de vrais professeurs de mathématiques de la sixième à la troisième, avec unités, dizaines, centaines etc, théorèmes et réciproques de théorèmes à savoir, comprendre et appliquer, il devient beaucoup plus réceptif à une "remédiation" musclée (comptez sur moi pour la faire musclé tant qu'on ne m'a pas interdit la mandale à moi aussi ! ) en français. Même s'il prend le français pour une matière de "oufs", il se discipline mieux quand on lui dit qu'il y a des trucs qui s'appellent adjectifs et qui s'accordent au nom auquel ils se rapportent et autres billevesées superflues et superfétatoires.

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

J'ai cette semaine une petite stagiaire de quatrième. Comme la majorité de mes précédents stagiaires, elle est "dyslexique". Comme le monde progresse tous les jours, elle est aussi "dysphasique". Pour moi, c'est la première.
Or donc, ce matin, nous allions faire des prises de sang dans un troupeau de chèvres. En général, je confie au stagiaire le soin d'écrire le numéro de médaille de la chèvre sur la feuille de prélèvement et de coller sur le tube l'étiquette code-barre qui y correspond. Avant de partir, j'ai voulu vérifier si elle était en mesure de le faire. J'ai commencé par lui demander si elle saurait écrire, malgré sa dystruc, un nombre à quatre ou cinq chiffres sans se tromper Elle n'avait aucune idée de ce que pouvait être cette chose bizarre "nombre à quatre chiffres". Donc, j'ai tenté l'expérience et lui ai demandé d'écrire sous ma dictée 3125. Ça a donné 30 025. Très étonnée, je lui ai demandé si elle n'avait pas fait de dictées de nombre au moins en primaire. Il paraît que non. Je lui ai sommairement montré unité, dizaine, centaine, millier. Pas vu non plus, ou peut-être en primaire, mais pas au collège.
Cet après-midi, elle m'a demandé quelques renseignements pour son rapport et prenait des notes au fur et à mesure. Si c'est ça qu'on appelle la dysortographie ...
1) n'accorde pas le pluriel
2) ignore tout de g avec e et i puis avec a,o,u
ex: dang (longue hésitation) uereux pour dangereux.

Il s'agit d'une élève sans retard scolaire et ne rencontrant aucune difficulté scolaire réelle. Les professeurs en sont très contents, même si ses "pathologies" lui posent quelques problèmes ...
Bande d'abrutis !
Inutile de vous préciser qu'il s'agit chez moi d'une demoiselle pas plus bête qu'une autre et au comportement parfaitement normal, très sage, très disciplinée. Je pense que si on l'avait seulement soumise à des exercices réguliers précédés d'explications convenables, elle ne serait pas dysbidule.
Elle est restée dans l'état où était ma fille à l'entrée en sixième. Tout ce qu'elle a appris a été appris chez les orthoschmurtz.

Ecrit par : dobolino | 03 avril 2009


Merci pour ce témoignage remarquable et criant de vérité (hélas), Dobolino.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Le "niveau" de nos "élèves", suite : un petit exemple pris à l'instant sur Facebook :

"il è vrai ke je conai pa mal de choz je le reconnai mai les kestion étaient facile aussi"

(sic)

Le niveau monte, comme diraient les escrocs Baudelot et Establet.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

"Elle en était restée coi."

Ecrit par : Manu | 03 avril 2009

On dit: "coite", non?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Sans esprit mal placé??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Je ne sais pas Christophe, à vérifier et...merci !

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

...Et il n' ya pas d'esprit mal placé à corriger une faute. N'hésitez pas (tant que ce n'est pas pour masquer le fond, comme je vous l'avais dit). Je ne suis jamais fier de mes fautes d'orthographe ou autres.

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Exact Christophe ! "CoiTE" au féminin. Bravo !

Écrit par : Manu | 03 avril 2009

Dobolino, aujourd'hui, dans un devoir de sixième, à propos du célèbre fantôme de Canterville, j'ai eu "faire grincer ses chênes". Amusant, non ? Je le rajoute à ma collection.
J'ai une élève dans cette même sixième qui ressemble un peu à celle que vous décrivez. Son orthographe est plus que déplorable (ça tient du handicap) mais elle réussit assez bien par ailleurs. Par exemple elle a tendance à enlever les voyelles dans un mot. Quand je lui ai demandé si elle avait eu une aide particulière à l'école primaire ou si elle avait été suivie par un orthophoniste, elle m'a répondu que sa mère s'y était opposée. Que voulez-vous y faire ? Les dégâts sont là et bien là. C'est peine perdue. Allez vous échiner après !

Ecrit par : orthoprof | 03 avril 2009

"Faire grincer ses chênes" en sixième, est une faute franchement amusante ! Grincer avec -ER, chênes avec un S ! Il faut juste ne pas rire devant l'élèveet avec lui, même si c'est honnêtement très drôle, mais le tancer et lui faire lire et copier les définitions de chêne et de chaîne dans le dictionnaire.
Ceci dit, je ne crois pas à la faute que vous me citez ! Elle est pure mensonge de votre part à moins que vous ayiez eu à faire à un gamin de milieu hyperfavorisé ayant bénéficé d'un excellent système primaire. Moi, je crois que votre élève vous a écrit "fer gricait le chéne" ou "fair grinssé lait chén " ou quoi que ce soit du même accabit.
Quant à votre élève douée qui enlève des voyelles, il ne s'agit que de méthodes nullisimes utilisées en primaire et en aucune façon de médicalisation remboursée par la sécu. Ça ne tient pas du handicap mais de méthodes absolument handicapantes si les parents n'ont pas les moyens de faire le boulot du primaire, soit eux-mêmes (le mieux), soit en payant une officine privée (pas toujours efficient vu qu'ils sont dans le même trip). Et lâchez-moi les pompes avec l'effet maître ! Je ne fais pas trop de fautes mais si je vous présente mes maîtresses de CP (j'en ai eu deux pour cause de déménagement), vous partirez en courant. La première était un cauchemar, la deuxième une sadique sensu stricto qui défoulait ses pulsions sur ses élèves de six ans. Dans la foulée, j'ai sauté le CE1, sans aucun soutien extra-scolaire. Je vous concède un milieu socio-culturel favorisant, mis à part une vie en banlieue et abstraction faite de la mésentente de mes parents qui s'insultaient larga manu et qui ont d'ailleurs, plus tard dans ma scolarité, divorcé sans consentement mutuel, avec procès successifs, témoignages sordides à l'appui. J'ai réussi à régler le différend parental à trente ans passés.
L'école, elle est là pour tous, sans circonstances atténuantes !
A l'école, il n'y a pas de circonstances, il y a des élèves, et l'école est là pour faire tout ce qu'elle peut pour être un havre où les circonstances extérieures n'ont pas droit de cité et tout un chacun est l'égal des autres et a droit au même traitement et au même enseignement que les autres.

C'est votre "ça tient du handicap" qui m'a irritée ! Ben voyons ! C'est un handicap et non le fruit de méthodes délétères ?

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Mardi dernier, j'ai fait cours à deux classes de CM2 qui sont venues visiter notre collège. Devant mes remarques sur la lenteur de leur écriture, sur le nombre de fautes de copie sur une seule ligne, sur l'ignorance de l'alinéa pour démarrer un paragraphe,etc. il m'a été dit par une élève : "Nous, on n'écrit presque pas ..." CQFD. J'ai eu un coup de blues quand je me suis dit qu'il faudrait tout recommencer en septembre ! Apprendre à mettre des majuscules, des points, des virgules, à prendre sa feuille dans le bon sens, à bien écrire son nom, à savoir recopier sans estropier, etc. Ca me fatigue ! C'est usant ! Un vrai tonneau des Danaïdes ...

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009

Bien sûr ! Mais n'oubliez pas que chaque année, c'est une nouvelle classe et que ce que vous avez appris à ceux de l'année précédente n'a en rien amélioré ceux de l'année suivante. Ce n'est pas plus réjouissant pour les professeurs de mathématiques de ma fille ! Et pourtant, ils n'ont pas lâché prise. Ils recommencent chaque année et je leur en sais gré.
Vous faites œuvre pie ! Continuez ! Même si c'est moche a priori ! A posteriori, c'est pain béni pour ceux qui passent entre vos "vilaines" pattes.

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Oh ! Manu ! Je lis Impasse Adam Smith, quand mon homme ne me le pique pas. Je suis déçue qu'il mette ses propositions d'un côté et ses scolies en annexe. J'aurais préféré un seul texte. J'ai bien lu dans sa préface qu'il ne s'en sentait pas la capacité mais, quand même, le gars aurait pu se forcer, au lieu de nous laisser le boulot, à notre convenance ou inconvenance.
S'il considère que mes capacités égalent ou dépassent les siennes, il n'a rien à envier aux pédagogos ...
Il tombe donc dans un des travers qu'il dénonce ! Il est bien de son époque...
A notre époque, on ne peut pas espérer avoir autre chose de publiable que ce que produit l'époque ?

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

Dobolino, l'élève a bien écrit "le fantôme a fait grincer ses chênes" (sic). Je n'invente pas les perles que je récolte ! Je n'en ai pas besoin, hélas ! La veille, nous avons parlé de la fable "Le chêne et le roseau", est-ce la raison de la méprise ? Pour le handicap, oui, quand les dégâts des "méthodes délétères" sont là, c'est un vrai handicap pour l'élève. Et il est très difficile de réparer ces dits dégâts.
J'ai aussi dans cette sixième quelques élèves très performants par ailleurs qui font des fautes plus grosses qu'eux. C'est assez désarmant.
J'ai eu aussi, il y a quelques jours, en cinquième, à propos des banquets au Moyen Age " Au Moyen Age, on échangeait les vers ..." Vous voyez que les homonymes sont une source inépuisable.

Écrit par : marilyse | 03 avril 2009

" Au Moyen Age, on échangeait les vers ..."

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009

Superbe!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Dobolino, l'élève a bien écrit "le fantôme a fait grincer ses chênes" (sic). Je n'invente pas les perles que je récolte !

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009
Alors, c'est une vraie perle !
Parce que, bien sûr, vous le savez, les chênes grincent aussi, surtout quand ils sont bois de lit ou vieilles armoires.
Si c'est écrit comme ça, en sixième, c'est pain bénit et rarissime ! Avec ^ à fantôme, "fait" F-A-I-T , "grincer" avec E-R, "ses" écrit " S-E-S", et "chênes" avec un "-S" à la fin, vous jouez sur du velours !
Vous n'avez plus qu'à lui faire apprendre chaîne et chêne !
Ça roule ! Un niveau sixième comme ça, c'est quasi pour Henri IV !

Écrit par : dobolino | 03 avril 2009

...Et il n' ya pas d'esprit mal placé à corriger une faute. N'hésitez pas (tant que ce n'est pas pour masquer le fond, comme je vous l'avais dit). Je ne suis jamais fier de mes fautes d'orthographe ou autres.

Ecrit par : Manu | 03 avril 2009

Désolé, Manu, les points d'interrogation étaient une erreur de ma part! Je voulais mettre des points d'exclamation! C'est moi qui ai l'esprit mal placé... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

Tiens, je change de sujet...
LA VIEILLE LUTTE DES CAPOTES
Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, car j’aime bien que les choses restent dans l’ordre, l’ordre divin, évidemment, celui qui fit des femmes de la vulgaire viande de côte, donc inférieures à leur seigneur et maître qu’elles doivent suivre où bon lui semblera.
L’ordre qui nous réunit ici, en cette cathédrale d’Orléans, dont j’ai l’honneur d’être l’évêque, pour cette messe en l’honneur de Sainte Ursule, celle qui rit quand elle fait des bulles, (du pape, évidemment, Hihihi, et Dieu sait s’il en fait, en ce moment, des bulles, le bougre! Si le nom n’était pas déjà pris, on pourrait l’appeler Phylactère!).
Chers frères, chers sœurs, vous n’êtes pas sans le savoir, mais nous traversons en ce moment une crise sans précédent. Une crise financière, oui, bien sûr, mais oublions un peu les problèmes d’argent, pour l’instant en tous cas, car, comme le dit si justement l’évangile selon Saint-Judas, « les deniers seront les deniers ».
Non, chers frères, chers sœurs, je parle évidemment de la crise spirituelle. Qui a dit la crise de foi ? Sœur Hélène, dehors, vous me ferez trois patates et quatre navets pour votre pitance, mais qu’est-ce que je raconte, moi ???… Trois « pater » et quatre « ave », vous aurez rectifié de vous-même…
Crise spirituelle qui ne fait que commencer. Et, pourtant, spirituels, Dieu sait si nous le sommes ! A commencer par le premier d’entre nous ! Ratzinger qui, après avoir commencé sa carrière dans les jeunesses hitlériennes, a fini par devenir pape, comme quoi, une foi de plus, (et là, il y a encore un jeu de mot à la con auquel vous avez la chance d’échapper, car vous n’avez pas mon papier sous les yeux ; en effet, je n’ai pas mis de « s » à foi et, à bien y réfléchir, j’ai raison. Comme d’habitude, me direz-vous, car l’église a toujours raison et, comme le dit mon estimé collègue, l’archevêque de Bruxelles : « il n’y a, qu’une fois »). Merde, où j’en étais ???
Ah, oui, notre bon Ratzinger, notre Benoît la capote, donc qui, je le rappelle avec délectation et, je dois le confesser, avec un semblant de début d’érection, a débuté dans les jeunesses hitlériennes, comme quoi une bonne scolarité traditionnelle est souvent le gage d’une sérieuse réussite professionnelle.

Oui, chers frères, chers sœurs, comme vous pouvez en juger, sur pièce, de bœuf, comme la côte, hihi, je suis spirituel ! Mes déclarations sur le préservatif ont déclenché l’hilarité, et j’en suis très fier ! Mais je ne suis pas allé assez loin ! Mea culpa, comme disait le patron Benoît après sa première blennoragie, consécutive à une séance de fesse-con top moumoute ! Non, frère Sylvain, quand je dis fesse-con, je ne parle pas verlan, c’était vraiment ça !
Mea culpa, vous avez compris, au moins ? Ben lui, visiblement, il avait rien panné, le boss, parce qu’avec la chaude-pisse qu’il tenait, son méat, il coulait, il coulait…
Non, je ne suis pas allez assez loin, d’ailleurs, vous le voyez, je me suis arrêté à Orléans. Mais c’est pas ma faute si je me suis arrêté en route, c’est à cause de mon surmoi. Oui, j’ai surmoité comme une bête, et je n’ose pas aller jusqu’au bout de ma pensée. Mais un évènement capital s’est produit. Cette nuit, j’ai rêvé qu’un archevêque transsexuel brésilien me sodomisait avec sa grosse mitre, au bout de laquelle il avait glissé une sorte de capote en papier de verre très fin qui laissait à peine passer la moutarde et les petits gravillons qu’il avait glissés à l’intérieur. A l’intérieur de sa grosse mitre, oui, je ne vais pas vous le chanter : si ? Bon, d’accord :
« C’est la grosse mitre à Dudule, celle que préfère sainte Ursule, quand elle part à confession, elle se la met bien au fond »… … mais c’est bien parce que vous avez insisté !
Ce rêve, en plus d’avoir eu pour effet immédiat de dessiner une fort gracieuse carte de France sur mon drap de soie violet, m’a fait l’effet d’une psychanalyse expresse, et tout mon surmoi s’est volatilisé d’un coup ! Et, croyez-moi, un catholique, un vrai qui gomme son surmoi, ça dépote sa mère! (en chantant, style « repons ») : « Bene pendentes, mais pas qu’à la messe » ! Et il n’y a pas que les couilles !
Je peux vous affirmer que le seigneur tout puissant n’a pas changé mon cerveau en vain, (ça, c’est encore un calembour à la con) ! Je vais vous dire ce que je pense vraiment, oui, je vais vous l’dire une bonne fois. Oui, le pape a raison, mais il est mou ! I Mou de la chique, mou du genou, mou du gland ! Tellement mou que, même planqué derrière son gland, on les confond !
Les cacathos pleurnichent parce que Ben Houarassèze a déclaré, je cite : « le préservatif aggrave l’épidémie de Sida en Afrique ». Ils attendaient quoi ? Qu’il mette le waï chez les ouailles ? Qu’il dise aux africains de se branler mutuellement à deux mains et de se sucer et se fister comme des bêtes avant de se prendre par tous les trous en ayant, auparavant, pris les précautions qui permettent à la fois de détourner la fornication de sa vocation première en ne pondant pas de mômes hurleurs, qui chient tout le temps, et qui vous réveillent juste après que vous vous soyez endormi béatement bourré après votre trentième bière ? Qu’ils leur disent de se protéger la queue et la moule contre le juste châtiment qu’entraînerait inévitablement cette débauche ? Non, mes frères, en vérité, je vous le dis, frère Pascal Sevran avait raison ! Il faut aller plus loin ! Il faut couper la queue à tous ces négros, et le clito à toutes ces négresses !
Non mais vraiment, les fidèles n’ont rien compris au pape ! Ni à la religion ! Ni à la sexualité, entre parenthèses, sinon, ils se nommeraient eux-mêmes autrement que fidèles! Foutez-vous ça dans la tronche, un prêtre, c’est un obsédé sexuel comme vous et moi ! Surtout comme moi, souvent, d’ailleurs ! Et un obsédé sexuel qui a fait le vœu de ne jamais baiser, il a le jus de gonades qui monte au cerveau, c’est inévitable ! Et comme tous les prêtres font le vœu de chasteté, comment pouvez-vous encore vous étonner qu’un évêque, qui est une sorte de formule 1 des prêtres, pas l’hôtel, la voiture, bande de nazes, puisse excommunier un médecin qui pratique l’avortement sur une mineuse enceinte de deux jumeaux à la suite d’un viol, sans que le père encoure quoi que ce soit ? Et si ça se trouve, elle a joui, en plus, la salope ! C’est pourtant simple, binaire, d’une simplicité biblique, mes frères avec un peu de sœurs ! Mettez-vous dans la peau d’un prêtre ! On lui interdit de baiser ! Ben oui ! C’est dans le contrat de mariage avec Dieu ! Et on le charge du catéchisme, on lui refile des enfants de chœur gratos et, cerise sur le gâteau, je hurle de rire, c’est lui qui donne des cours de préparation au mariage ! C’est un peu comme confier un volant de formule 1 à Gilbert Montagné, prendre Emile Louis comme baby-sitter, ou même, mais là, je vais peut-être un peu loin, confier la direction d’un pays comme la France à Nicolas Sarkozy !
Et tous ces fidèles, mous du gland aussi, qui font semblant de s’offusquer du fait que le pape ait réintégré un évêque négationniste ! Pitoyable ! Quel scoop ! Un ancien des jeunesses hitlériennes qui réintroduit la prière pour la conversion des juifs qui avait été supprimée par Vatican 2 ! Un ancien des jeunesses Hitlériennes qui fait copain-copain avec un évêque persuadé qu’Hitler est l’inventeur du VVF pour feujes ! Ca, pour une surprise, c’en est une, de surprise !

Non, mes frères, il n’y a rien à attendre de nous. Le pape sera toujours la terre autour de laquelle tourne le soleil, et l’Eglise, du moins dans le haut de sa hiérarchie, un ramassis d’apparatchiks attachés à leurs privilèges minables, maladivement attachés à sanctifier des salopards comme Escrivo Balaguer, fondateur de l’opus Dei ! Et des apparatchiks faux-cul, en plus ! Mais, surtout, ne croyez pas que je dise ça pour vous faire changer de religion ! En attaquant les distributeurs de barbaque de Christ en petits ronds de pain sans levain du dimanche, je ne cherche pas à défendre les rabbins, suant la prétention et la graisse de cochon qu’ils n’ont pas le droit de bouffer, ni les Imams exciseurs de tours géantes, torpilleurs de petites filles, remettez dans l’ordre vous-mêmes, et lapideurs de leurs sœurs.

Non, vraiment, Dieu, je ne connais pas. C’est peut-être un brave type. En plus, il est peut-être athée jusqu’au bout du nœud, et prêt à t’inviter chez toi à prendre l’apéro, à te présenter sa femme, et à raconter des blagues de cul dégueulasses, qui sait ! Mais ses agences postales sur terre, quelles que soit leur forme, me rendent mélancolique ! Alors, en vérité, je vous le dis, si j’mens, qu’on m’coupe le kiki, croyez-moi, si vous voulez vraiment croire en quelque chose qui vous dépasse, il vaut mieux faire confiance au bon Dieu qu’à ses nichons. Amen.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

A Francis Penin
Permettez-moi de renchérir dans la cuistrerie o)))) ' Prête de" n'est pas tout à fait à mettre sur le même plan que "se coltiner à" qui relève de la confusion grossière. C'est un archaïsme en usage dans la langue classique (on le trouve chez Racine), depuis tombé en désuétude. Mais je doute que Meirieu soit au courant de ces subtilités !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 avril 2009
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Bien volontiers !
D'accord sur l'usage désuet de "prêt(e) de".
Je partage votre doute sur la connaissance que M. le professeur Meirieu pourrait avoir de ces subtilités !
Citations :"Je suis prête à le suivre et lasse de l'attendre" (Corneille) ;
"Je suis prêt de mourir" (Maupassant)
J'ai trouvé cela dans le Petit Robert.

Écrit par : Francis Penin | 03 avril 2009

Le Figaro aussi fait des fotes d'ortograf :
"L'ancien président de la République a visité le salon Planète durable vendredi à Paris. Il a tenu a salué les entreprises engagées dans un développement respectueux de l'environnement."
C'est ici : http://www.lefigaro.fr/

Buntovchik, dans le crime du caporal Lortie, Pierre Legendre fait sienne la maxime romaine suivante "la mère est certaine et le père incertain", c'est sur ce constat que tout le montage symbolique de la filiation en Occident est construit. Le biologisme en général et la génétique en particulier font voler en éclats ce montage, pour nous arrimer au corps en tant qu'objet biologique dépouillé de tout marquage symbolique : d'où la conception bouchère de l'humain.
Philippe.
PS : je vous l'ai déjà dit vous perdez votre temps!

Écrit par : Philippe | 03 avril 2009

Questions que je me pose (au collège par exemple) : comment ça peut continuer comme ça ? Est-ce que ça va continuer longtemps comme ça (et combien de temps ?)

Ecrit par : Robin | 03 avril 2009

Tant va la cruche... Le problème de l'école est sociétal. S'imaginer qu'une réforme du collège arrangera les choses s'inspire d'une conception purement mécaniste de la réalité. Certes, il faut tout revoir depuis l'amont, à savoir l'éducation parentale, à savoir les valeurs qui la fondent, à savoir un modèle de société dominant, à savoir une vision de l'homme et de l'existence terrestre... Quelle est la nature des fondements ou de la structure de base et le contenu de la projection dans le monde ? Ce questionnement est essentiel et déterminant. De la réponse et du consensus qu'elle établit dépend la transformation des institutions et de la société tout entière. Nous sommes au coeur d'une crise de civilisation. Le problème scolaire n'en est que la traduction particulière. Nous sommes sur la nef des fous et ceux qui tiennent le gouvernail ne sont pas des sages. Et c'est bien la génération des bronzés qui est aux commandes, sauf qu'au lieu de faire du ski, ils font de la politique, du journalisme, de l'enseignement, de la finance, de l'entreprise... On a un sacré foutu problème !

Écrit par : Magister | 03 avril 2009

Vous avez vu Magister la tête que notre bronzé de l'Elysée faisait au G 20 en voyant plus bronzé que lui ?

Écrit par : iPidiblue sous les sunlights | 04 avril 2009

Pendant qu'on cause le schmilblick n'avance pas et Brighelli glandouille ...

Écrit par : iPidiblue G 20 culs ! | 04 avril 2009

Oh ! Manu ! Je lis Impasse Adam Smith, quand mon homme ne me le pique pas. Je suis déçue qu'il mette ses propositions d'un côté et ses scolies en annexe. J'aurais préféré un seul texte. J'ai bien lu dans sa préface qu'il ne s'en sentait pas la capacité mais, quand même, le gars aurait pu se forcer, au lieu de nous laisser le boulot, à notre convenance ou inconvenance.
S'il considère que mes capacités égalent ou dépassent les siennes, il n'a rien à envier aux pédagogos ...
Il tombe donc dans un des travers qu'il dénonce ! Il est bien de son époque...

Ecrit par : dobolino | 03 avril 2009

Je constate avec plaisir que la lecture n'est pas trop ardue pour vous, contrairement à ce que vous pensiez à une époque... cet ouvrage n'étant vraiment pas le plus facile.

Son système dual propositions/scolies tient aussi au fait qu'il cherche, en bon philosophe, à susciter la réflexion, considérant qu'il dit l'essentiel dans ses propositions et les précise dans ses scolies tout en élargissant, ce qui incite à y revenir plusieurs fois.

Le problème selon moi est qu'il est parfois trop concis, voire utilise l'implicite.... et souvent, lorsqu' on considère qu'il n'est pas besoin d'expliquer davantage ce qui est -pour soi- évident, on devient obscur, si ce n'est abscons.

Bref, il gagnerait, à mon avis et surtout à mon niveau de compréhension, à rajouter 100 pages de plus à chaque bouquin pour être un peu plus clair et éviter un bon mal de crâne. Ou alors de vendre chaque livre avec un tube d'aspirine en prime, histoire de rigoler un peu.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Le problème de l'école est sociétal. S'imaginer qu'une réforme du collège arrangera les choses s'inspire d'une conception purement mécaniste de la réalité.

Ecrit par : Magister | 03 avril 2009

Pente glissante et dangereuse, à mon avis.... Je suis sans doute naïf mais considère qu'une bonne partie des problèmes de l'école vient justement du fait que l'on a fait rentrer toutes les dérives de la société à l'intérieur alors que l'École aurait dû rester un sanctuaire.

On ne résoudra pas tout les problèmes de la société par l'École, peut-être...mais si on commençait par essayer au lieu d'utiliser les travers de la société pour justifier toutes les fuites en avant sous prétexte de "modernité" et d'adaptation au réel ? A commencer par ne pas considérer les élèves comme des clients même si le capitalisme-roi fait des ravages à l'extérieur ou encore en ne prenant pas l'informatique, les TICE et autres niaiseries pour ce qu'elle ne sont pas : une fin en soi (tout ça parce que nos têtes pensantes ont peur de ne pas paraître assez "moderne").

Utopique me direz-vous ? Mais qu'est-ce que le capitalisme sinon une utopie délirante poussée dans ses dernières extrêmités et considérée comme la seule réalité par les élites qui nous gouvernent et qui, pour le coup, vivent elles-mêmes paradoxalement dans un monde totalement irréel ?

Nous sommes dans une époque qui confond sytématiquement moyen et fin quand elle ne confond pas réailté et illusion.

Et si l'École était le seul endroit qui parle encore de la réalité dans un monde devenu fou où les Kerviels fantasment des milliards virtuels sur des écrans ?

Quel est l'horizon d'un vendeur de photocopieuses ?

Pour ces gens là, un professeur est souvent un petit fonctionnaire qui a plus ou moins raté sa vie. Certains, un peu plus malins, nous, envient malgré nos salaires minables, nos fringues pourries et nos bagnoles de pauvre. Ils ne le diront pas par fierté mais combien de fois ai-je rencontré des parents méprisants voire haineux qui ne me pardonnaient pas en réalité d'avoir un boulot moins inepte que le leur ? Combien d'entre eux ont compris que leur fric ne les sauvera jamais de l'ennui profond et du vide sidéral de leur existence ?

Le savoir seul possède du sens, pour reprendre un mot pris en otage par les pédagos (et en plus pour désigner son exact contraire, monde orwellien oblige). La culture est notre seul espoir d'en réchapper vivant : sans elle, le Monde est déja mort. Le capitalisme n'est pas autre chose qu'un suicide collectif.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Manu a écrit : "Quel est l'horizon d'un vendeur de photocopieuses ?"

Se reproduire ?

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

Dans libé, sainte Pédagolène, oracle de Poitou-Charentes, s'est fendue d'une vision d'avenir sur l'enseignement supérieur en France.

"je retiens trois grands chantiers pour l’avenir.

Mettre fin à l’extrême fragmentation du supérieur, source d’inégalités entre étudiants et d’inefficacité budgétaire. Face à la concurrence de classes préparatoires et de grandes écoles dotées de moyens incomparables (on dépense chaque année 6 000 euros pour un étudiant contre 20 000 euros pour un préparationnaire), l’université ne devient pour beaucoup qu’un second choix. Mais ce cloisonnement ne profite même plus aux élèves en écoles, ces dernières étant trop petites pour bénéficier d’une aura mondiale. Le rattachement progressif des classes préparatoires et des écoles à l’université pourrait être le moyen de créer des centres universitaires dotés d’une taille critique suffisante.

Assurer une pluridisciplinarité salutaire, notamment dans le premier cycle. La fragmentation n’est pas seulement institutionnelle, elle est aussi académique : à moins de 20 ans, les étudiants sont contraints de choisir une fois pour toutes quelle sera leur voie. Nous devons au contraire leur assurer un enseignement large, ouvert, qui transcende les divisions sectorielles. Ceci, afin que le premier cycle universitaire devienne le moment de l’ouverture d’esprit, de la découverte des savoirs et de la multiplication des compétences qu’il devrait être. C’est ce que souhaitent les étudiants, mais aussi leurs futurs employeurs.

Combiner une augmentation des moyens, une autonomie véritable et un système d’évaluation collective. Pour nous hisser au niveau des pays scandinaves, une hausse d’environ 0,7 % des dépenses en faveur du supérieur est indispensable. Elle seule permettra d’améliorer le taux d’encadrement et donc la réussite des étudiants, deux sur trois échouant aujourd’hui en premier cycle. Il faut ensuite octroyer une véritable autonomie aux universités, sans oublier les contre-pouvoirs nécessaires pour évaluer et nommer les présidents. Enfin, un système d’évaluation collective des performances universitaires pourrait être créé, comme c’est le cas en Suède. Au terme d’un processus d’évaluation par les pairs, seraient alors récompensées les bonnes performances de recherche des départements, la qualité des enseignements et l’employabilité des étudiants formés."

http://www.liberation.fr/societe/0101559963-sauver-l-universite-vite

La petite fine du Poitou-Charentes veut-elle couler en quelques années un des rares secteurs du supérieur qui marche, parce qu'il est sélectif à l'entrée ? Une telle (in)gestion n'est que le transfert d'une manne que beaucoup de facariens rêvent de dilapider à leur guise. Et tout ça pour "créer des centres universitaires dotés d’une taille critique suffisante". La taille critique pour exploser ?

Quant à la pluridisciplinarité généralisée, qu'est ce que ça peut donner d'autre que des bataillons de petites ségolènes et de petits morins, connaisseurs de rien, nullités appariées ? Qu'est ce qu'un "enseignement large, ouvert, qui transcende les divisions sectorielles" ? Quels contenus ?! On est là dans le domaine de la pure croyance, de la vérité révélée, des dogmes sgeneux.

Et pour finir, la légère hie * de la "gauche de gouvernement" verse dans ce tropisme septentrional qui est tellement chic en ce moment. En vantant la Suède, elle oublie de préciser que ce pays pratique la sélection à l'entrée de l'université…

Qui veut de ces "trois projets d'avenir" ?

* hie : une sorte d’instrument dont on se sert pour battre et enfoncer des pavés et qu’on appelle également Demoiselle.

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

"Le rattachement progressif des classes préparatoires et des écoles à l’université pourrait être le moyen de créer des centres universitaires dotés d’une taille critique suffisante."

C'est amusant comme ceux qui dénoncent en permanence les dangers du marché sont les mêmes à vouloir créer des monstres administratifs au pied d'argile qui sont des causes mêmes qui favorisent le marché; la collectivisation des moyens dans une entité unique revient à la même chimère toujours serinée par la gôche : si on mettait tous les moyens ensemble (prépa + université) cela irait mieux. Si les poissons avaient des ailes, ils voleraient, etc.

De la jambe de bois à la langue de bois, il n'y a qu'une lettre, de toue façon : il faut bien trouver un responsable des maux de l'université et ces horribles privilégiés doivent bien être désignés. Tant qu'on a quelqu'un à haïr, cela renforce le sentiment d'avoir une mission.

Quand on sait ce que sont les universités aujourd'hui, voilà un beau cautère sur une jambe de bois. Le privé apparaîtrait alors comme une voie naturelle pour de nouveaux débouchés plus "performants".

De toute façon l'intégration des prépas à l'université serait administrative, faute de débouchés ; seul l'argent les intéresserait -à moins de croire à l'idée idiote selon laquelle les "bons" élèves de prépa contribueraient à redynamiser les effectifs de 1° année à l'université par je ne sais quelle contagion imaginaire.

La Madone du Poitou continue en outre de colporter des opinions toutes faites en expliquant qu'un élève de prépa coûte plus cher qu'un élève à l'université. Il faut savoir ce que signifie coûter mais apparamment à l'ENA, on est fâché avec les calculs.

Combient coûte un étudiant qui poursuit x années des études à l'université jusqu'à ce que ses "droits" cessent?

Encore une sortie aussi pertinente, intelligente, pleine de nuances, comme celle qu'elle avait faite sur les professeurs qui travaillaient tous pour des officines privées, lors de la campagne présidentielle. Enfin, quand on est devenu la résidentielle à la vie de la république, on doit bien occuper son temps.

Écrit par : Sénéchal | 04 avril 2009

La maldone a tort sur le fond, s'aliène une bonne partie des enseignants.

Ou alors, s'agit-il d'un plan ourdi * à usage interne au PS pour s'y attirer les bonnes grâce du vrai pouvoir : le stratège Bruno Julliard ** ?

* en béton armé le plan ourdi...

** dans un nouveau sens du mot : celui qui occupe une strate dans l'appareil en attendant que celles du dessus se découvrent. En d'autres termes un fossile. Comboostable plus que combustible.

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

les bonnes grâces...

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

"Tant va la cruche... Le problème de l'école est sociétal. S'imaginer qu'une réforme du collège arrangera les choses s'inspire d'une conception purement mécaniste de la réalité. Certes, il faut tout revoir depuis l'amont, à savoir l'éducation parentale, à savoir les valeurs qui la fondent, à savoir un modèle de société dominant, à savoir une vision de l'homme et de l'existence terrestre... Quelle est la nature des fondements ou de la structure de base et le contenu de la projection dans le monde ? Ce questionnement est essentiel et déterminant. De la réponse et du consensus qu'elle établit dépend la transformation des institutions et de la société tout entière. Nous sommes au coeur d'une crise de civilisation. Le problème scolaire n'en est que la traduction particulière. Nous sommes sur la nef des fous et ceux qui tiennent le gouvernail ne sont pas des sages. Et c'est bien la génération des bronzés qui est aux commandes, sauf qu'au lieu de faire du ski, ils font de la politique, du journalisme, de l'enseignement, de la finance, de l'entreprise... On a un sacré foutu problème !"

Ecrit par : Magister | 03 avril 2009

Je pense que vous avez malheureusement raison, Magister. Seulement, on aimerait que l'école résiste au lieu de précipiter le mouvement. Je comprends la réaction de Manu, C'est l'histoire de la poule et de l'oeuf.
On a vraiment l'impression de patauger dans la semoule. C'est un foutu couscous ... Et il faut quand même garder l'énergie.

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Bonjour Marilyse. Bonjour aux autres aussi.
Ci-dessous, en plus des méthodes délirantes, des programmes pas toujours bien conçus, des PE dont la formation n'a pas toujours été à la hauteur de leur future mission, une raison supplémentaire pour qu'une fois arrivés en 6°, vos élèves fassent "grincer les chênes", "ginrcé les jaine", "grèse les chen" ou "crinsait lè choine" (encore que, pour cet élève-ci, cela tiendrait déjà de l'exploit) :

"Aujourd'hui, j'ai appris la meilleure de la semaine... Ma collègue de CP a dans sa classe un élève qui en ce moment ne connaît toujours pas ses couleurs, ne sait pas écrire son prénom, appelle les jours de la semaine canard, poule et oiseau (véridique) et j'en passe.
Elle a donc, depuis le début de l'année fait toutes les démarches pour que cet enfant aille en CLIS voire en IME.
Résultats, après le passage de la psy : il a des capacités (ah oui ? De petite section ? Quoique... mon fils en petite section en sait plus que lui... no coment). Ma collègue lui demande alors ce qui se passera pour lui l'an prochain. Réponse de la psy : bah il va au CE1 de toute façon on ne fait plus de maintien en milieu de cycle 2 ! Il n'a pas acquis un seul son du CP (même le son A), mais il va aller au CE1 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais bien sûr et je fais quoi moi l'an prochain avec lui ? De la conjugaison ? La division par deux et par cinq ? Cherchez l'erreur ! Mais la psy me répondra "Tu n'as qu'à reprendre du travail de CP !". Ah oui ? Et alors pourquoi est-il au CE1 pour que je lui fasse faire du travail de CP ?
Excuse-moi d'être aussi énervée mais je crois qu'on nous prend vraiment pour des pigeons non ? Pourquoi ? Pour que les stats soient bonnes ? Pas de maintien en CP ? Trop bien !"

Nota bene : Je transmets le message d'une collègue.

Écrit par : catmano | 04 avril 2009

Catmano, savez-vous que, chez nous, l'an dernier, 100 % des élèves sont allés en cinquième ! Trop cher de les faire redoubler, nous dit-on ! "Ca ne sert à rien." Ils passent tous avec des "aides" : PPRE, coup de pouce, soutien, etc.
Bon week-end à vous. Moi, je suis en vacances et, lundi, je pars 8 jours dans le sud, en Provence.
P.S. Nous allons demander (profs en 6e) à passer une journée dans une classe de CM2, histoire de voir. Et de comprendre.

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

"Il y a aussi des poissons volants mais il ne forme pas la majorité du genre"
Jean Gabin dans "Le Président", dialogues de Michel Audiard.

Écrit par : iPidiblue G 20 culs ! | 04 avril 2009

On m'offre un séjour de quelques jours en Sicile (sympa ...!).

Quels sont d'après vous les incontournables (culture et patrimoine, paysage, gastronomie, etc.) ?

Écrit par : Zorglub | 04 avril 2009

Dobolino, l'élève a bien écrit "le fantôme a fait grincer ses chênes" (sic). Je n'invente pas les perles que je récolte !

Ecrit par : marilyse | 03 avril 2009
Alors, c'est une vraie perle !
Parce que, bien sûr, vous le savez, les chênes grincent aussi, surtout quand ils sont bois de lit ou vieilles armoires.
Si c'est écrit comme ça, en sixième, c'est pain bénit et rarissime ! Avec ^ à fantôme, "fait" F-A-I-T , "grincer" avec E-R, "ses" écrit " S-E-S", et "chênes" avec un "-S" à la fin, vous jouez sur du velours !
Vous n'avez plus qu'à lui faire apprendre chaîne et chêne !
Ça roule ! [...]
Ecrit par : dobolino | 03 avril 2009

Même pas ! Je pense qu'il connaît la différence. Tout est dans l'attention portée à ce qu'on écrit. Aujourd'hui, nous avons devant nous une génération de têtes folles zappeuses, évaporées, à l'attention très volatile. De drôles d'oiseaux en cage. Les problèmes orthographiques sont du même ressort que ceux exposés dans le post de Magister. Les leçons d'orthographe n'y suffisent pas.
Il y a peu, lassée de voir les confusions entre "a" et "à" pour un bon tiers de la classe, jai préparé un cours avec lecture, observation et force exercices. "Mais on sait déjà !" m'ont dit les élèves. Effectivement seuls deux élèves ne connaissaient pas la transformation par "avait". Et pourtant ils empilent les fautes - (confusion qui vaut "moins deux points" dans une dictée) En fait, beaucoup écrivent n'importe comment de préférence, sans lien avec ce qu'ils ont appris. Sans attention. l'un d'eux m'a dit : "Si je me concentre sur mon histoire, je ne peux pas me concentrer sur mon orthographe." Leur cerveau n'est pas multitâches.

Autre chose d'affolant : la culture du non travail. Elle s'installe dès la sixième, c'est en ce moment la bonne époque. L'autre jour, en Histoire, seuls 4 élèves avaient fait le travail demandé ! Idem en SVT. Et pourtant j'ai pris soin d'écrire un message d'alerte tès explicite aux parents, il y a une dizaine de jours.

J'ai l'habitude, en début de cours, d'interroger et de noter deux élèves au moins, qui doivent réciter ce qu'il fallait apprendre et corriger le travail écrit. En cinquième, premier élève : zéro, travail non fait. Idem au deuxième. Ainsi de suite jusqu'au cinquième. Le travail personnel ? Qu'est-ce que c'est ? On préfère "sortir" avec untel, unetelle ..., jouer à tel jeu, regarder telle émission débile ... du genre "Attention à la marche"...(Sic pour l'émission).
Et pourtant je suis une professeur sévère, exigeante. On ne fait pas l'imbécille, on travaille pendant mes cours (j'ai remis au goût du jour l'usage du "piquet" - très efficace). Je punis, je sanctionne, je fais tout ce que je peux ... Ce n'est pas pour autant que j'arrive à les faire travailler, ces rois de l'amusement. C'est un réel problème. Même en troisième, avec le brevet, c'est du pareil au même. Un dossier d'orientation à rendre de toute urgence avant les vacances ? Le professeur est le seul à s'inquiéter ... De toute façon, s'il y a un couac, c'est lui qui prendra ! Comment lutter contre cette culture de l'amusement ?

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Même en troisième, avec le brevet, c'est du pareil au même.
Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

En même temps, marylise, si vous utilisez l'échéance du brevet pour tenter de les mettre au travail, ce n'est pas crédible. Il est donc logique qu'ils ne vous entendent pas !

Écrit par : Zorglub | 04 avril 2009

Je vous dis qu'on essaie dès la sixième de les mettre au travail mais la force est contre nous. On s'épuise à la tâche ! Ce que je dis-là est partagé par tous les professeurs qui demandent un travail personnel en dehors des cours. Ce n'est pas si simple, Zorglub ...

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

C'était une blague marilyse ...

La question se pose dans les mêmes termes au lycée.

Écrit par : Zorglub | 04 avril 2009

Prévenez-moi quand c'est un poisson ... Vous savez, au contact de ces collégiens, j'ai souvent l'impression de régresser !

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Et dire que je suis en vacances ! Il me faut toujours une petite cure de désintoxication du métier pour m'y croire vraiment ! Pas raisonnable, tout ça ...

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Un dossier d'orientation à rendre de toute urgence avant les vacances ? Le professeur est le seul à s'inquiéter ... De toute façon, s'il y a un couac, c'est lui qui prendra ! Comment lutter contre cette culture de l'amusement ?

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

Ce doit être pareil en Terminale puisque le professeur principal de mon fils a exigé que tous les élèves présentent leurs fiches de vœux imprimées de l'admission post-bac !!!
Pour moi, ces élèves ont des parents qui n'assument pas leurs responsabilités de parents, outre le fait non négligeable que l'école primaire est une chienlit.
Solution: l'internat avec étude du soir et pas de télé ni de jeux vidéos ni tout autre écran. Coucher à neuf heures et lever à six heures trente sept heures.

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Même pas ! Je pense qu'il connaît la différence. Tout est dans l'attention portée à ce qu'on écrit. Aujourd'hui, nous avons devant nous une génération de têtes folles zappeuses, évaporées, à l'attention très volatile. De drôles d'oiseaux en cage. Les problèmes orthographiques sont du même ressort que ceux exposés dans le post de Magister. Les leçons d'orthographe n'y suffisent pas.
Il y a peu, lassée de voir les confusions entre "a" et "à" pour un bon tiers de la classe, jai préparé un cours avec lecture, observation et force exercices. "Mais on sait déjà !" m'ont dit les élèves. Effectivement seuls deux élèves ne connaissaient pas la transformation par "avait". Et pourtant ils empilent les fautes - (confusion qui vaut "moins deux points" dans une dictée) En fait, beaucoup écrivent n'importe comment de préférence, sans lien avec ce qu'ils ont appris. Sans attention. l'un d'eux m'a dit : "Si je me concentre sur mon histoire, je ne peux pas me concentrer sur mon orthographe." Leur cerveau n'est pas multitâches.

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

Ça, c'est la culture du "game over". J'ai les mêmes en CE1 !

Au CP, non. Mais parmi eux, aucun n'a une DS, ni une Wii, ni uneuh Playeuh, comme dit le papa de N... Ah si, une. Depuis qu'elle a perdu la carte mémoire, ou je ne sais pas trop quoi, elle fait d'ailleurs beaucoup moins de fautes de copie. Sa mère m'a dit que, de toute façon, elle ne l'aiderait pas à la chercher. Je l'ai chaudement félicitée.

Mais alors, les CE1, ils sont incollables en Playeuh, WII et DS ! Aux derniers contrôles, tout récemment, j'ai finalement opté pour la technique du "reset" avant le "game over", en orthographe, grammaire, conjugaison seulement, pas en mathématiques, ni en dictée, ni en lecture.

Ils avaient tous deux chances (je sais, ce n'est pas beau, mais mon moral des vacances en dépendait, c'était vital, vous comprenez). Lorsqu'ils avaient fini les exercices, ils venaient à mon bureau et je mettais une croix au crayon dans la marge lorsqu'il y avait une ou plusieurs fautes dans la ligne. Ils retournaient à leur place et avaient alors la tâche de chercher quelles erreurs ils avaient pu commettre, eux, les individus incomparables et éminemment parfaits, et de les corriger, seuls, bien sûr.

Les résultats sont fantastiques !

Moyenne de questions de lecture (sans "reset") : 7,5 /10

Moyennes de mathématiques :
1) mesures (sans "reset") : 7/10
2) Calcul (avec "reset") : 9/10
3) Géométrie (sans "reset") : 7/10

Moyenne de dictée (sans "reset") : 6/10

Moyenne d'orthographe (avec "reset") : 9/10
Moyenne de grammaire (avec "reset") : 9,5/10
Moyenne de conjugaison (avec "reset") : 10/10

Moyenne des contrôles sans "reset" : 6,9/10
Moyenne des contrôles avec "reset" : 9,4/10

Il y en a bien deux ou trois qui ont essayé de me convaincre qu'en aucun cas ils n'avaient pu, eux, se tromper et qu'il fallait peut-être que j'essaie de comprendre si l'erreur ne venait pas de moi, ou de leur voisin, ou de la crémière qui avait bien dû passer sans que l'on s'en rende compte, mais, à part un ou deux qui font chuter la moyenne des contrôles avec "reset" en dessous du 10, tous ont su corriger toutes leurs erreurs sans aucune difficulté. Les règles, ils les connaissent et ils savent les appliquer, mais seulement si un cerveau annexe leur rappelle qu'ils sont capables d'attention et de concentration.

Écrit par : catmano | 04 avril 2009

Catmano : "Lorsqu'ils avaient fini les exercices, ils venaient à mon bureau et je mettais une croix au crayon dans la marge lorsqu'il y avait une ou plusieurs fautes dans la ligne."
Je fais exactement la même chose que vous an collège ! Pour les obliger à chercher. Et le premier qui me présente son travail sans aucune faute (pas un accent qui manque, pas une virgule oubliée) a un 20 ! Même là, ils ont du mal !

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Dobolino, en partie vrai seulement.

De nombreux élèves de term refusent de se préoccuper de leur orientation tant ce sujet les angoisse.

Ils n'arrivent pas du tout à se projeter dans l'avenir, dans un métier, une vie autonome, avec des responsabilités etc.

Nous n'étions pas tellement mieux lotis à l'époque et pourtant le taux de poursuite à bac + était super faible donc la concurrence moindre.

La pression s'est énormément accrue cause chômage, "obligation" sociale de gagner plein de fric, obsession de l'image de soi interdisant certaines orientation jugées péjoratives etc.

En complément super difficile pour les familles d'avoir accès à l'info qui est "secrète", faut savoir décoder la réalité derrière les discours officiels (torchons bienpensants de l'onisep) !

Même en étant de la boutique, pas évident. Exples :

Comment classer des voeux de CPGE ? Quelle stratégie est la meilleure : être en tête de promo dans une filière peu prestigieuse (PTSI) ou dans le gros du lot en MP ?

Vaut-il mieux choisir une prépa prestigieuse en prenant le risque de trop ramer ou se contenter d'un lycée plus modeste pour y être à l'aise psychologiquement.

Faut-il croire les classements des CPGE etc ...

Y'a un engouement incroyable pour les écoles d'ingé à prépa intégrée (type INSA) keske ça vaut le diplôme sur le marché de l'emploi ?

Je comprends fort bien l'angoisse des parents et des gosses. C'est pas une bonne raison pour mettre la tête dans le sable mais c'est une tentation forte !

D'autant que souvent les prof de term ne jouent pas le jeu de l'aide à l'orientation avec des conduites paradoxales.

Par exple sous noter fortement les élèves par rapport aux exigences bac pour tenter de le mettre au travail.
Effets pervers : inégalité de traitement face à la sélection - démotivation et perte de confiance ou d'ambition - perte de crédibilité pour les gosses qui s'en aperçoivent.

Vous aurez deviné que je suis confronté à ces questions ces derniers temps !
Mon gosse est dans les 3 ou 4 premiers élèves de sa term S mais travaille un SUPER minimum. Du coup bulletins 1er et second trimestre TRES sévères, ne faisant pas même apparaître un potentiel.
Dans ces conditions, on est tenté de ne pas demander des poursuites d'étude très sélectives. Par acquis de conscience on le fait tout de même. Heureusement ... au final la fiche de synthèse pédagogique est super élogieuse (mais ... distribuée après la clôture des inscriptions) !

Comment des parents "normaux" peuvent s'en sortir au milieu d'un tel bordel ?

Écrit par : Zorglub | 04 avril 2009

N. B. J'ai deux classes en français de niveau faible, voire très faible.
En tout cas, bien pour le "reset" ! Moi, je leur dis à la mode des voix électroniques dans les anciens jeux : "Tu peux recommencer." Outre les contenus et méthodes pégagogiques, il faudrait réfléchir aux moyens de créer efficacement les conditions de l'apprentissage : lutte contre l'inattention, le non travail, le "j'ai raison" ...
Un exemple, en CM2 toutjours, il fallait recopier la formule : "Un pécheur, habile à jouer de la flûte ..." (Fable d'Esope). Un élève me dit : "Madame, il y a une faute, là, il ne faut pas d'accent sur le "a". On peut dire "avait joué de la flûte". "Ah, mais non, mon garçon, car "jouer" est à l'infinitif. Ce pêcheur est habile à faire de la flûte ..." ... "Ah, oui, d'accord ..."
Comme la grammaire est plus que flottante, les règles qu'ils connaissent aussi, dans leur application.
En ce qui concerne les fautes de copie, je les sanctionne toujours dans les devoirs. cela coûte cher à certains. Même si je suis plutôt pessimiste devant le tonneau des Danaïdes, je constate quand même que les élèves en font moins d'année en année. Ceci dit, dans les autres matières, les fautes d'orthographe et d'expression ne sont pas vraiment sanctionnés. Alors, le pauv' prof de français, il peut peu !

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Ceci dit, dans les autres matières, les fautes d'orthographe et d'expression ne sont pas vraiment sanctionnées. Alors, le pauv' prof de français, il peut peu !

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

Ma collègue de CM2 le vit cette année tous les jours avec son fiston, élève de 6°.
Ce jeune homme qui zonait aux alentours du 18/20 en dictée hebdomadaire (la longue) et du 10/10 en dictée quotidienne (une phrase tous les matins après avoir posé son cartable) truffe ses cahiers de collège de fautes horribles et impardonnables !
La première de l'année, une dizaine de jours après la rentrée, était un magnifique "les feuilles mortent" dans un devoir de français noté 20/20.
Lorsque les parents, outrés, osèrent signifier au fiston qu'il étaiit parfaitement capable d'écrire "les feuilles mortes" plutôt que cette horreur, celui-ci leur répondit tout uniment : "Mais puisque la prof a dit qu'elle ne compterait pas les fautes !"
Depuis la situation a largement empiré et le jeune homme conteste toute volonté de la famille de corriger l'orthographe de ses cahiers et classeurs.
Ça m'a rappelé mes enfants qui, à partir de la 6°, dans les années 90, préféraient sortir leur calculette pour compter 5 x 2 parce que "le prof avait dit qu'on n'était pas obligés de faire les calculs à la main" !

Écrit par : catmano | 04 avril 2009

Qu'est-ce qu'il fait JP Brighelli pour les agrégatifs qui n'ont pas pu prendre le train pour se rendre à la maison des examens à Cachan ? Un sitting ? Il démolit une gare de RER ?
Il y en a un sur le blog à Pierre Assouline, connu sous le pseudo de "Arrêtez-tout" qui à 56 ans passe l'agrèg de lettres pour la nième fois et qui a l'air au bord du précipice ...

Écrit par : iPidiblue et l'ami de trente ans de Darcos | 04 avril 2009

Je m'étais trompé ! C'est ici que je voulais poster cet extrait du guide du candidat sur le site admission post-bac:


J'ai le droit de :
classer mes voeux en toute liberté sans subir une quelconque pression, sachant que les
établissements d'origine et d'accueil n'ont jamais connaissance de ma liste de voeux,

choisir, sans subir une quelconque influence extérieure, de répondre " oui mais » et non « oui
définitif » à la proposition d'admission qui m'est faite, dans le cas où je souhaiterais attendre une
proposition mieux classée dans ma liste de voeux,


Je suppose que les infâmes et délétères pressions extérieures sont les odieux professeurs et les ineptes parents ?

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Depuis la situation a largement empiré et le jeune homme conteste toute volonté de la famille de corriger l'orthographe de ses cahiers et classeurs.

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Ils ont essayé la mandale ? Tant qu'on en a encore le droit, ça reste encore une option efficace.

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Qu'est-ce qu'il fait JP Brighelli pour les agrégatifs qui n'ont pas pu prendre le train pour se rendre à la maison des examens à Cachan ? Un sitting ? Il démolit une gare de RER ?
Il y en a un sur le blog à Pierre Assouline, connu sous le pseudo de "Arrêtez-tout" qui à 56 ans passe l'agrèg de lettres pour la nième fois et qui a l'air au bord du précipice ...

Ecrit par : iPidiblue et l'ami de trente ans de Darcos | 04 avril 2009

Et vous, qu'est-ce que vous faites ?

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Depuis la situation a largement empiré et le jeune homme conteste toute volonté de la famille de corriger l'orthographe de ses cahiers et classeurs.

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Ils ont essayé la mandale ? Tant qu'on en a encore le droit, ça reste encore une option efficace.

Ecrit par : dobolino | 04 avril 2009

Oui, oui.
C'est ce jour-là qu'il leur a dit qu'il était le plus malheureux de tous les élèves de 6° tout ça parce qu'il avait une mère instit complètement ringarde qui n'y connaissait rien en "jeunes de maintenant" et qui restait complètement bloquée sur une vision passéiste de l'école de la République !
Quant au père, avec ses 55 balais bien tassés, comment voulez-vous qu'il puisse avoir la moindre idée des priorités des "ados" de 11 ans et demi ?
Ce gosse est bien à plaindre. Il ne s'en prive pas d'ailleurs.

Figurez-vous que ses parents avaient eu l'idée stupide de lui suggérer de lire "La gloire de mon père" pour sa fiche de lecture à rendre pour la rentrée des vacances d'hiver. Il a soupesé le bouquin, a jeté un œil sur la taille des caractères et a dit : "La prof a dit un livre, n'importe lequel, je vais chercher dans mes "J'aime lire". Je ne vais quand même pas lire tout ça !"

Écrit par : catmano | 04 avril 2009

Dobolino, en partie vrai seulement.

De nombreux élèves de term refusent de se préoccuper de leur orientation tant ce sujet les angoisse.

Ils n'arrivent pas du tout à se projeter dans l'avenir, dans un métier, une vie autonome, avec des responsabilités etc.


Ecrit par : Zorglub | 04 avril 2009

Oui. Je caricature un peu ! C'est quand même le rôle des parents de leur apprendre à se projeter dans cet avenir dès qu'ils ont atteint l'âge de raison. Ce n'est pas aisé comme tâche, surtout pour des parents ayant un faible niveau scolaire et une méconnaissance des métiers et du méandre des cursus. Ceci dit, de petites choses toutes bêtes et à la portée de tout parent, aussi simple soit-il, peuvent donner aux jeunes le goût de s'envoler vers une vie autonome. Peu d'argent de poche, interdiction de sorties festives le soir en période scolaire, choix des programmes télé par les parents avec soit autorisation, soit interdiction, soit ordre de regarder (j'ai contraint mes deux enfants à visionner le reportage d'Arte mercredi soir sur le Traité de Versailles, par exemple), pas d'ordi ou autre vidéo dans les chambres, priorité aux parents sur l'ordi familial installé au salon. En un mot, rester chef de meute dans tous les domaines et limiter leur liberté d'action et de penser. Ça les motive très fort pour se rêver un avenir personnel d'être réduits à la portion congrue et soumis au présent de leurs parents !
Pour le reste de votre propos, rien à redire.

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Pour le reste de votre propos, rien à redire.

Ecrit par : dobolino | 04 avril 2009

Ben ... moi pareil !

Écrit par : Zorglub | 04 avril 2009

D'ailleurs, aucun d'entre nous, et même les copsys dont c'est le travail, ne maîtrise l'amplitude des métiers possibles. Nous en avons tous une vision très fragmentaire d'où le fait que je ne suis pas du tout opposée au concept de "formation tout au long de la vie" à condition que l'école obligatoire offre un VRAI socle de connaissances communes, solide et bien construit.

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Non, vraiment, Dieu, je ne connais pas. C’est peut-être un brave type. En plus, il est peut-être athée jusqu’au bout du nœud, et prêt à t’inviter chez toi à prendre l’apéro, à te présenter sa femme, et à raconter des blagues de cul dégueulasses, qui sait ! Mais ses agences postales sur terre, quelles que soit leur forme, me rendent mélancolique ! Alors, en vérité, je vous le dis, si j’mens, qu’on m’coupe le kiki, croyez-moi, si vous voulez vraiment croire en quelque chose qui vous dépasse, il vaut mieux faire confiance au bon Dieu qu’à ses nichons. Amen.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

C'est à peu près ;-)) ce que dit Maurice Zundel dans "Morale et mystique".

Écrit par : Robin | 04 avril 2009

Figurez-vous que ses parents avaient eu l'idée stupide de lui suggérer de lire "La gloire de mon père" pour sa fiche de lecture à rendre pour la rentrée des vacances d'hiver. Il a soupesé le bouquin, a jeté un œil sur la taille des caractères et a dit : "La prof a dit un livre, n'importe lequel, je vais chercher dans mes "J'aime lire". Je ne vais quand même pas lire tout ça !"

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Tu veux mon diagnostic ?
Ce gamin est mal élevé !
Maintenant, si ses parents préfèrent le pédopsy comme remédiation, c'est leur affaire.

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

Je suis prof principal d'une Quatrième normale de collège centre-ville. Ce n'est pas la Quatrième la plus mauvaise des 7 que compte le collège. Les professeurs ne s'en plaignent pas particulièrement sur le plan de la discipline.

Bilan comptable du Conseil de Classe:

- moyenne de la classe: 10,76
- Français: 8,96
- latin: 10,25
- Espagnol LV2: 10,42
- A Pl: 14,07
- EPS: 12,98
- E Mus: 11,97
- HGéo: 8,37
- Math: 10,07
- PChi: 10,33
- SVT: 8,59
- Techno: 15,97
- Anglais: 9,67
- Vie scol.: 11,30

- 12 élèves sur 28 n'ont pas la moyenne.
- 6 élèves ont dessus de 13.
- 10 élèves ont entre 10 et 13.

Tous veulent passer en Troisième à l'exception d'un élève qui sera en pré-apprentissage.

Il est vraissemblable qu'en fin d'année seuls 3 ou 4 élèves devront redoubler leur dossier ne leur permettant pas, même en commission d'appel d'espérer mieux.

Les 3 élèves d'origine étrangère figurent dans le haut du classement.

Écrit par : buntovchik | 04 avril 2009

maîtrise avec ENT !

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Dobolino, si les parents étaient comme vous, nos cours seraient en effet du"pain bénit". Pour l'instant, c'est assez souvent du pain "pourri".
j'ai aimé le mot "mandale" : il est de mon époque !

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Moi Marilyse, je m'en fous royalement ! Ceci dit je ne connais pas Darcos personnellement ...

Écrit par : iPidiblue et les gens concernés | 04 avril 2009

L'orientation post-bac, c'est complexe et plein d'imprévus. J'en ai eu un exemple hier. Je recevais une déléguée technico-commerciale d'un labo spécialisé dans l'évaluation des carences en oligo-éléments et la vente de compléments très ciblés pour y remédier.
Comme j'avais une stagiaire, j'ai demandé à la jeune femme de se présenter à ma stagiaire, de lui expliquer pourquoi elle venait me voir et comment elle était arrivé là.
Cette jeune femme voulait faire véto. Malheureusement son niveau en prépa BCPST ne lui a pas permis d'intégrer mais elle a été reçue à l'ENITA de Clermont-Ferrand d'où elle est sortie en juin dernier. Elle a pu trouver ce métier qui lui permet d'être sur le terrain auprès des vétérinaires ruraux toute la journée. Elle fait du technique, du médical et de la vente. Sympa, non ?
Ses discussions avec nous lui ouvrent de nouveaux champs d'investigation, de nouveaux désirs de formation qui amélioreront ses performances de vendeur aussi bien que de conseil. Que sera-t-elle dans dix ans ?

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Dobolino, si les parents étaient comme vous, nos cours seraient en effet du"pain bénit". Pour l'instant, c'est assez souvent du pain "pourri".
j'ai aimé le mot "mandale" : il est de mon époque !

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

Dans la région où j'habite, on dit "planter un taquet !". Moi, je suis une importée mais, dans la vie courante, j'emploie souvent taquet.
J'ai eu un fils scolairement abominable et nous avons bien peiné avec lui, ses professeurs et nous. Ceci dit, il n'a jamais semé le trouble en classe. Il était seulement absent. Pour la première fois cette année nous avons entendu une appréciation positive. Il progresse méthodiquement et pas à pas en philosophie, améliorant son efficience à chaque nouvelle dissertation en suivant méthodiquement les corrections de son professeur qui en est très satisfaite. Il lit tout ce qu'elle conseille. Malheureusement, on voit mal où le mèneraient des études de philosophie ? Espérons qu'il saura translater les méthodes acquises cette année dans cette matière aux autres secteurs de son existence ...

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Figurez-vous que ses parents avaient eu l'idée stupide de lui suggérer de lire "La gloire de mon père" pour sa fiche de lecture à rendre pour la rentrée des vacances d'hiver. Il a soupesé le bouquin, a jeté un œil sur la taille des caractères et a dit : "La prof a dit un livre, n'importe lequel, je vais chercher dans mes "J'aime lire". Je ne vais quand même pas lire tout ça !"

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Tu veux mon diagnostic ?
Ce gamin est mal élevé !
Maintenant, si ses parents préfèrent le pédopsy comme remédiation, c'est leur affaire.

Ecrit par : dobolino | 04 avril 2009

Peut-être... Mais j'ai quand même l'impression que "le collège" ne les aide pas vraiment sur ce coup-là.

Le gamin est arrivé tout fier dans sa nouvelle structure, a découvert dès les premiers jours qu'il y avait dans sa classe des élèves bien moins performants que lui, qu'il n'avait absolument pas besoin, comme il le croyait, de fournir quelque effort que ce soit pour briller, qu'on lui présentait comme des apprentissages des trucs qu'il maîtrisait depuis le CM1, que lui, qui passait pour un élève agité et pas toujours très volontaire chez nous, était considéré comme un modèle de sagesse et de bonne volonté, que des copains ne rendaient pas certains devoirs et n'étaient pas sanctionnés immédiatement pour leur "rupture de contrat", que ceux qui les bousculaient dans les couloirs (une cheville tordue dès la première semaine, un poignet foulé, une deuxième entorse, un cartable vidé et le matériel saccagé un peu plus tard, pour les neuf malheureux élèves que nous avons envoyés en 6°) n'étaient ni vus, ni sanctionnés, que la prof principale et la CPE leur disaient qu'ils devaient se montrer tolérants envers les camarades qui les agressaient parce que les pauvres n'avaient pas leurs chances, cela a suffi pour transformer un élève ayant de bonnes capacités mais peut-être pas tout à fait assez "responsable" en un "djeun' d'aujourd'hui" très au fait de ses droits et peu regardant sur ses devoirs.

Écrit par : catmano | 04 avril 2009

Ce que vous dites, Catmano, est en effet assez édifiant. C'est ce qu'on observe, même dans des établissements où on essaie de tenir les rênes.

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

Pour l'histoire des agrégatifs qui ne sont pas arrivés à temps à Cachan, je me dis que, dans un cas de figure aussi important, il faut toujours avoir un plan B, prévoir le pépin donc.

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

A propos de la lecture personnelle en sixième, les élèves en sont à leur 6ème bouquin obligatoire. Ils n'ont pas le choix du titre. Le choix, il est en plus. Idem en cinquième.
Certains ne lisent tout de même pas les titres proposés ou ne les comprennent pas. "Le fantôme de Canterville" par exemple a fait un peu tâche dans la classe, si j'ose dire. Un trop grand écart de langue. Hier, chacun est reparti avec "Cabot-caboche" tout neuf dans son cartable.

Écrit par : marilyse | 04 avril 2009

"Oui. Je caricature un peu ! C'est quand même le rôle des parents de leur apprendre à se projeter dans cet avenir dès qu'ils ont atteint l'âge de raison. Ce n'est pas aisé comme tâche, surtout pour des parents ayant un faible niveau scolaire et une méconnaissance des métiers et du méandre des cursus. Ceci dit, de petites choses toutes bêtes et à la portée de tout parent, aussi simple soit-il, peuvent donner aux jeunes le goût de s'envoler vers une vie autonome. Peu d'argent de poche, interdiction de sorties festives le soir en période scolaire, choix des programmes télé par les parents avec soit autorisation, soit interdiction, soit ordre de regarder (j'ai contraint mes deux enfants à visionner le reportage d'Arte mercredi soir sur le Traité de Versailles, par exemple), pas d'ordi ou autre vidéo dans les chambres, priorité aux parents sur l'ordi familial installé au salon. En un mot, rester chef de meute dans tous les domaines et limiter leur liberté d'action et de penser. Ça les motive très fort pour se rêver un avenir personnel d'être réduits à la portion congrue et soumis au présent de leurs parents !
Pour le reste de votre propos, rien à redire."

Ecrit par : dobolino | 04 avril 2009

Rien à rajouter à ça non plus. Tout est dit, ou à peu près!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

Je n'ai évidemment rien inventé, Robin, je le sais bien! Tout est dans la forme!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

mon pauvre mr brighelli,vous n avez donc pas mesuré le degré de totalitarisme orwéllien dans lequel l éducnaze se trouve
j ai moi meme été convoqué à la drh pour avoir souvent fait référence au titre de votre livre et en l attribuant au lycée ou j officie
comme disait mao tsé toung là ou il y a oppression,il y a toujours résistance et c est cette derniere qui l emporte...

Écrit par : troudbal | 04 avril 2009

Je n'ai évidemment rien inventé, Robin, je le sais bien! Tout est dans la forme!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

Oui. Je suis ressorti de "Morale et mystique" édifié, mais avec un léger mal de tête.

Je crois à la vertu du rire et même parfois, du blasphème, en particulier contre les idoles que nous nous construisons à longueur de journée, à commencer par l'idée que nous nous faisons de "Dieu".

Si Dieu existe, ce dont je ne suis pas sûr (eh oui !), je ne pense pas qu'il soit "Grand" ("Allah est grand") ; je pense au contraire qu'il est petit, tout petit.

Écrit par : Robin | 04 avril 2009

"Si Dieu existe, ce dont je ne suis pas sûr (eh oui !), je ne pense pas qu'il soit "Grand" ("Allah est grand") ; je pense au contraire qu'il est petit, tout petit."


Serait-il lui aussi dans les détails ?

Mais alors, ...

Je m'arrête là. Je n'ai jamais eu l'intention de créer une secte sataniste.

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

Troudbal, c'est exprès qu'il y a des trous à la place des accents, des apostrophes, des majuscules et des points ? C'est "l educnaze" dans toute sa splendeurou un clavier déficient ?

Écrit par : orthoprof | 04 avril 2009

Si Dieu existe, vraiment il exagère.

Écrit par : Georges Brassens | 04 avril 2009

Serait-il lui aussi dans les détails ? Un peu comme on demande à quelqu'un s'il est dans l'import ou dans l'export.

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

Une secte sataniste, Dugong, et pourquoi pas une secte pétainiste ?

Écrit par : iPidiblue retour du refoulé | 04 avril 2009

Serait-il lui aussi dans les détails ?

Mais alors, ...

Je m'arrête là. Je n'ai jamais eu l'intention de créer une secte sataniste.

Ecrit par : dugong | 04 avril 2009


Un lecteur de Goethe ne peut pas être tout à fait mauvais ! ;-))

Écrit par : Robin | 04 avril 2009

Quant à la pluridisciplinarité généralisée, qu'est ce que ça peut donner d'autre que des bataillons de petites ségolènes et de petits morins, connaisseurs de rien, nullités appariées ? Qu'est ce qu'un "enseignement large, ouvert, qui transcende les divisions sectorielles" ? Quels contenus ?!

Ecrit par : dugong | 04 avril 2009

Des contenus ? Surtout pas ! On est pédagogiste où on ne l'est pas...

Nous avons eu souvent des réactions -bien compréhensibles au demeurant - sur ce forum sur l'air de "vous voyez, vous avez voté Sarkozy et maintenant vous l'avez dans l'os". Ce qui n'est pas entièrement faux d'ailleurs mais cet extrait (merci Dugong) nous donne une idée de ce qui ce serait produit si la dinde du Poitou était passée au 2ème tour et du type de ministre de l'EN qu'elle aurait probablement nommé. Je ne crois pas que ce coup-ci elle se serait contentée d'un Lang ou même d'un Allègre. Ce coup-là on aurait décroché le gros lot sans aucun doute : un Frackowiack illuminé à point, un Bégaudeau fortement médiatique et "proche des jeunes" ou carrément un Meirieu haineux à souhait sous une couche d'amour du prochain bien dégoulinante.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

...Moralité : il ne faut pas se perdre dans les détails !

Écrit par : Robin | 04 avril 2009

que ceux qui les bousculaient dans les couloirs (une cheville tordue dès la première semaine, un poignet foulé, une deuxième entorse, un cartable vidé et le matériel saccagé un peu plus tard, pour les neuf malheureux élèves que nous avons envoyés en 6°) n'étaient ni vus, ni sanctionnés, que la prof principale et la CPE leur disaient qu'ils devaient se montrer tolérants envers les camarades qui les agressaient parce que les pauvres n'avaient pas leurs chances, cela a suffi pour transformer un élève ayant de bonnes capacités mais peut-être pas tout à fait assez "responsable" en un "djeun' d'aujourd'hui" très au fait de ses droits et peu regardant sur ses devoirs.

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009


Tiens ? Encore des curés qui font la promotion de la délinquance sur critères sociaux... C'est fou comme l'EN a le don de générer en série ces contempteurs de civilisation sous un masque de gauche.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Quant à la pluridisciplinarité généralisée, qu'est ce que ça peut donner d'autre que des bataillons de petites ségolènes et de petits morins, connaisseurs de rien, nullités appariées ? Qu'est ce qu'un "enseignement large, ouvert, qui transcende les divisions sectorielles" ? Quels contenus ?!

Ecrit par : dugong | 04 avril 2009

Mais que fait-on en prépa, si ce n'est un enseignement pluridisciplinaire ? Ce qui est bon pour la prépa ne le serait pas pour le premier cycle de l'université ? S'il s'agit de transformer les premiers cycles, en permettant aux étudiants d'avoir plus d'heures de cours et un encadrement plus serré (je ne parle pas de module de méthodologie machin chose, ou de projet professionnel bidule truc, mais de cours à contenu disciplinaire), pourquoi pas ?

Écrit par : Romulad | 04 avril 2009

A Robin : extrait du discours du romancier Amos Oz lors de la remise du prix Goethe, à Francfort :

"Nous n’avons plus de Faust. Selon le discours à la mode, le mal est un conglomérat. Les systèmes sont mauvais. Les gouvernements sont mauvais. Des institutions sans visage dirigent le monde pour leur propre profit sinistre. Satan n’apparaît plus dans les détails. Les hommes et les femmes pris individuellement ne peuvent pas être "mauvais" au sens ancien du Livre de Job, de Macbeth, de Iago, de Faust. Vous et moi, nous sommes toujours des gens très bien. Le diable, c’est toujours "l’establishment". On est, à mon avis, en plein kitsch éthique
[…]
Nous connaissons la différence entre le bien et le mal, entre infliger la douleur et la soulager, entre Goethe et Goebbels. Entre Heinrich Heine et Heydrich. Entre Weimar et Buchenwald. Entre la responsabilité individuelle et le kitsch collectif."

http://debriefing.org/15136.html

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

Qu'est-ce qu'il fait JP Brighelli pour les agrégatifs qui n'ont pas pu prendre le train pour se rendre à la maison des examens à Cachan ? Un sitting ? Il démolit une gare de RER ?

Ecrit par : iPidiblue et l'ami de trente ans de Darcos | 04 avril 2009

Vous le prenez pour Dieu ? Ou pour Cohn-Bendit ? A moins que ce ne soit José Bové ?

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Romuald a écrit : "Mais que fait-on en prépa, si ce n'est un enseignement pluridisciplinaire ?"

Je crains que cette pluridisciplinarité ne soit pas celle de la légère hie.

Vous parlez, comme moi, je pense, de disciplines qui ne s'opposent pas mais dont l'apprentissage isolé permet de connaître et de comprendre les spécificités, la puissance et les limites.

Elle et les pédagols qui l'entourent parlent d'une bouillie de riens à laquelle ils prêtent des vertus magiques.

Tout est dans le bord des choses. Encore faut-il en avoir consciences (des bords)...

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

conscience...

Écrit par : dugong | 04 avril 2009

Manu vous êtes génial (e) ! Oui c'est cela JPB doit mener une liste européenne au mois de juin pour sauver l'éducation nationale !

Écrit par : iPidiblue et les OGM de l'éducation nationale | 04 avril 2009

Je crains que cette pluridisciplinarité ne soit pas celle de la légère hie.

Vous parlez, comme moi, je pense, de disciplines qui ne s'opposent pas mais dont l'apprentissage isolé permet de connaître et de comprendre les spécificités, la puissance et les limites.

Elle et les pédagols qui l'entourent parlent d'une bouillie de riens à laquelle ils prêtent des vertus magiques.

Tout est dans le bord des choses. Encore faut-il en avoir consciences (des bords)...

Ecrit par : dugong | 04 avril 2009

Je vous accorde que Ségolène Royal ne dit pas que des choses intelligentes (euphémisme). Mais dans la novlangue pédagogique, la pluridisciplinarité ce n'est pas l'interdisciplinarité; la pluridisciplinarité, c'est bien la juxtaposition de disciplines différentes, un peu comme ce qui se fait pour les licences humanités et humanités classiques de Nanterre ( http://www.u-paris10.fr/humanites ) dont on pourrait espérer qu'elle va servir de modèle pour de nombreuses autres universités de LSH.
Refuser la pluridisciplinarité au nom d'une spécialisation nécessaire dès la première année, c'est rendre inaccessible aux étudiants des panoramas synthétiques qui, seuls, permettent de donner sens à des enseignements spécialisés (enfin, en tout cas, en LSH).

Écrit par : Romuald | 04 avril 2009

"En un mot, rester chef de meute dans tous les domaines et limiter leur liberté d'action et de penser."

:-) Ah..... Dobolino, j'adore vos commentaires!
Essayons de ne pas avoir à faire de régression sociale avec nos enfants!

Et en plus, j'ai dans l'idée que c'est exactement la bonne attitude à avoir...

Pardonnez mon rire qui n'est pas du tout moqueur, bien au contraire, mais Hi hi hi; j'imagine bien les parents avançant vers l'enfant en bombant le torse et, le regard sur la croupe dire d'un ton sec: "A la chambre!" en la pointant du doigt.
M'enfin, ça se corse tout de même un peu lorsque l'enfant vous répond, timidement j'imagine:-), "Oui mais Tartempion lui, a le droit de regarder "Plus belle la vie"* pourquoi pas moi?"
Alors que dire?
"Tu connais la thérapeutique de la cartouche de douze?" ?
:-)

Vincent

* Au hit parade de la connerie télévisuelle -sans pub paraît-il DONC nous sommes sauvés...- ce machin débilisant doit arriver en tête...

Écrit par : Matheutordu | 04 avril 2009

Non, vraiment, Dieu, je ne connais pas. C’est peut-être un brave type. En plus, il est peut-être athée jusqu’au bout du nœud, et prêt à t’inviter chez toi à prendre l’apéro, à te présenter sa femme, et à raconter des blagues de cul dégueulasses, qui sait ! Mais ses agences postales sur terre, quelles que soit leur forme, me rendent mélancolique ! Alors, en vérité, je vous le dis, si j’mens, qu’on m’coupe le kiki, croyez-moi, si vous voulez vraiment croire en quelque chose qui vous dépasse, il vaut mieux faire confiance au bon Dieu qu’à ses nichons. Amen.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2009

C'est à peu près ;-)) ce que dit Maurice Zundel dans "Morale et mystique".

Ecrit par : Robin | 04 avril 2009


Ben voilà, on l'a trouvé l'auteur idéal pour faire le quatrième de couverture des bouquins religieux!

Vincent

Écrit par : Matheutordu | 04 avril 2009

Ben maintenant j'ai envie de l'acheter ce livre :-)

Vincent

Écrit par : Matheutordu | 04 avril 2009

"Le rattachement progressif des classes préparatoires et des écoles à l’université pourrait être le moyen de créer des centres universitaires dotés d’une taille critique suffisante."

L'idée n'est pas complètement débile, mais le résultat serait catastrophique. Au vu des résultats obtenus par les unes et les autres, il vaudrait mieux rattacher les facs aux prépas.

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

J'arrive tout juste d'un congrès local SNALC à Bordeaux — très sympa —, et je trouve dans la boîte un texte qui doit remonter au 1er Mai et aux poissons d'avril du même nom.
Mais je ne résiste pas — ne serait-ce que dans ce qu'il révèle du moment…

" Hallucinant : la Halde veut supprimer les monuments aux morts

La pièce maîtresse de la pensée unique vient de nommer une commission d’étude pour le démantèlement des monuments aux morts de la première guerre mondiale d’ici à 2018. A peine le dernier Poilu enterré, le communiqué officiel est monstrueux d'idéologie et d'incompréhension de l'histoire et des leçons à en tirer.
Il y aurait tant à dire et à faire que s'impose la nécessité de créer une structure idoine pour contrer ce projet mortifère de notre France.
Nos élus et nos concitoyens sont-ils au moins au courant?
___________________________
Extraits choisis :

"La Commission d’Étude travaillera selon quatre axes de réflexion, afin d’opérer *la nécessaire mise à jour de l’identité nationale dans une Europe moderne *où les combats de premier ordre ne concernent plus la défense des frontières nationales *mais la lutte contre le racisme,contre les préjugés, pour l’égalité et la diversité.*

Premier axe : Le constat de l’actualité

La Commission d’Étude constate la désaffection des Français pour les commémorations de la Grande Guerre. *Les défilés militaires, le patriotisme et les drapeaux tricolores n’emportent plus l’enthousiasme que connaissaient les générations précédentes, pour qui ces évènements historiques étaient liés à l’histoire familiale et aux souvenirs proches.* La signification de la date du 11 novembre 1918 est de plus en plus largement ignorée chez les jeunes générations, notamment celles issues de la diversité.

Deuxième axe : La Nation, la France, la République

Le couple franco-allemand est le noyau de *l’Union Européenne, dans laquelle les questions nationales tiennent désormais une place secondaire*. Dans ce contexte, les monuments aux morts figurent une représentation caduque de la République, où la différence culturelle est représentée comme une ennemie à combattre. *Dans le cadre de l’amitié franco-allemande, il paraît opportun de s’interroger sur la permanence
de ces symboles de préférence nationale et de discrimination culturelle.*

Troisième axe : Représentativité et identité

*La France d’aujourd’hui, toujours plus riche de sa diversité, se reconnaît de moins en moins comme partie prenante de cette Histoire.*
*Les patronymes gravés sur les stèles commémoratives ne reflètent pas la réalité de la République du XXIème siècle *ouverte sur le monde. La permanence du souvenir de la Grande Guerre, censée autrefois souder la communauté des citoyens, est de nos jours un facteur diviseur et discriminant, *aggravant le sentiment d’exclusion des citoyens récemment arrivés en France,* *pouvant donner l’impression de mettre en cause la légitimité de leur présence,* et confortant les nostalgiques du patriotisme dans l’entretien des revendications nationalistes.

Quatrième axe : Vers une reconversion citoyenne

La Commission d’Étude travaillera sur une éventuelle reconversion des monuments aux morts. *Les victimes du racisme ou de l’homophobie pourraient par exemple remplacer ces symboles belliqueux*. *Des monuments pour célébrer la Paix ou la Diversité pourraient également prendre leur place, à l’instar du Mur de la Paix qui existe actuellement à Paris.*
>
JPB

Écrit par : brighelli | 04 avril 2009

Ce n'est pas pour autant que j'arrive à les faire travailler, ces rois de l'amusement. C'est un réel problème. Même en troisième, avec le brevet, c'est du pareil au même. Un dossier d'orientation à rendre de toute urgence avant les vacances ? Le professeur est le seul à s'inquiéter ... De toute façon, s'il y a un couac, c'est lui qui prendra ! Comment lutter contre cette culture de l'amusement ?

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009

En rétablissant le redoublement, c'est à dire le passage au mérite. Et avec le message clair qui l'accompagne : tu n'as pas le niveau, tu ne passes pas.

Cette histoire du redoublement qui coûte cher, c'est de la blague : combien coûte un "étudiant" qui perd 3 ou 4 années sur les bancs de la fac dans des sections bidons type socio-psycho-communication ?

Sans compter qu'une fois au chômage, il faut l'indemniser.

Sur le plan syndical, seul le Snalc à ma connaissance demande :

-Le rétablissement du redoublement
-La fin du collège unique
-L'abrogation de la loi Jospin qui institue les "cycles" (empêchant de redoubler le CP, par exemple).

Si les élèves ne foutent plus rien en cours c'est qu'on leur a clairement fait comprendre après 30 ans de pédagogisme (c'est à dire d'idéologie à peine masquée) qu'ils étaient là précisément pour s'amuser et non pour travailler. Divers témoignages le confirment amplement ci-dessus, n'en déplaise aux ravis de service type Romuald.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

"Sur le plan syndical, seul le Snalc à ma connaissance demande le rétablissement du redoublement"

S'il faut des témoignages de gens qui ont réussi grâce au redoublement, j'en ai tout plein à disposition.

Et l'avantage, c'est que ce sont des témoignages écrits.

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Manu vous êtes génial (e) ! Oui c'est cela JPB doit mener une liste européenne au mois de juin pour sauver l'éducation nationale !

Ecrit par : iPidiblue et les OGM de l'éducation nationale | 04 avril 2009

Merci Ipidiblue (je ne sais si votre compliment est ironique mais le cas échéant ce n'est pas grave). Pour info, je suis un garçon et... je ne sais pas si cette idée intéresserait JPB. A mon avis il est un peu tard pour ces élections-ci mais... au fait, quelles sont les conditions pour se présenter ? Je crois savoir qu'elles sont moins drastiques que pour la présidentielle.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

S'il faut des témoignages de gens qui ont réussi grâce au redoublement, j'en ai tout plein à disposition.

Et l'avantage, c'est que ce sont des témoignages écrits.

Ecrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Voilà qui est plus qu'intéressant dans un monde de l'EN où la prétendue inutilité du redoublement est plus qu'un dogme : c'est une croyance viscérale.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

J'arrive tout juste d'un congrès local SNALC à Bordeaux — très sympa

Ecrit par : brighelli | 04 avril 2009

Ah, le vin jaune, le jambon et le comté avec des patates... En tant qu'ancien Dijonnais, je sais qu'il fait bon vivre chez nos voisins franc-comtois.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Bordeaux en Franche-Comté ? Manu, vous avez abusé de la moutarde et du vin jaune !

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Pour les élections, j'ai trouvé ceci (en résumé) :


Conditions d'éligibilité


"Est éligible tout citoyen de l'Union européenne âgé de 23 ans révolus, ayant satisfait aux obligations militaires et jouissant de ses droits civils et politiques.


Déposer sa candidature


Pour être candidat aux élections de 2004, il fallait appartenir à une liste de 78 noms (nul ne peut être candidat sur plusieurs listes ou dans plusieurs pays).

. En application de la loi sur la parité du 6 juin 2000, chaque liste doit être composée alternativement d'un candidat de chaque sexe.

La déclaration de candidature est déposée au ministère de l'Intérieur, sur papier libre, bureau des élections et des études politiques, (1 bis, place des Saussaies, 75008 Paris), aux jours et heures ouvrables.

Depuis la loi du 11 avril 2003 relative à l'élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen, plus aucune caution n'est exigée.

Les listes de candidats sont publiées au Journal officiel de la République française, dans l'ordre de leur dépôt."


Si JPB n'a pas été déchu de ses droits civiques suite à l'affaire Beitone, c'est bon, on peut y aller... 78 candidats quand même... boah, la moitié du forum devrait faire l'affaire. On peut aussi mettre Toto, ça fait toujours bien d'avoir un handicapé sur la liste.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Les IUFM-Phénix remercient Darcos pour la belle occasion qu'il leur donne !


"La Conférence des Directeurs d'IUFM constate que toutes les mesures annoncées depuis juin 2008 - souvent changeantes mais toujours éminemment compliquées – ont, entre autres, pour objectif, largement médiatisé, de mettre à mort les IUFM.

Cet acharnement obsessionnel ne nuit pas seulement aux IUFM. Aujourd'hui, ce pouvoir de nuisance retombe sur les étudiants et sur toute la communauté universitaire.

Quelle autre solution que les IUFM ?

La Conférence des Directeurs d'IUFM prend acte du fait que parmi les rares universités qui avaient proposé des maquettes de masters visant les métiers de l'enseignement deux ont, à ce jour, décidé de les retirer. C'est pourquoi, sauf à supprimer purement et simplement tout recrutement et TOUTE FORMATION DES ENSEIGNANTS pendant l'année 2009-2010, IL N'Y AURA PAS D'AUTRE SOLUTION QUE DE LA CONFIER AUX IUFM.

La CDIUFM partage, avec les nombreuses organisations syndicales et associations de spécialistes de l'enseignement supérieur, la conviction que la seule mesure transitoire valide pour l'année à venir est la reconduction en l'état des dispositifs de formation et de recrutement existants.

Vers l'organisation d'Etats généraux

Cependant la CDIUFM réaffirme son attachement à la mastérisation de la formation initiale des enseignants.

Elle appelle de ses voeux un processus de relance de la réflexion sur cette question et invite tous les acteurs de ce dossier à rejoindre son initiative d'Etats Généraux de la formation des enseignants.

Contact presse

Conférence des directeurs d'IUFM Sandra VIÉ Chargée de communication Tél. 01 44 32 92 47 sandra.vie@cdiufm.amue.fr"

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Bordeaux en Franche-Comté ? Manu, vous avez abusé de la moutarde et du vin jaune !

Ecrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Ah merde, j'ai lu trop vite ! J'ai lu "globalement" et j'ai compris "Besançon" (qui était le congrès précédent je crois). Merci Jérémy !

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

78 candidats quand même... boah, la moitié du forum devrait faire l'affaire. On peut aussi mettre Toto, ça fait toujours bien d'avoir un handicapé sur la liste.

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Et y aura même un homo ! Pour la parité par contre, je crois qu'on n'est pas aux normes : je ne compte pas 39 dames sur le forum.

Et pour les "minorités visibles", comment fait-on ? On met un voile à Amélie et on lui fait faire des U.V. ?

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

"Cependant la CDIUFM réaffirme son attachement à la mastérisation de la formation initiale des enseignants."

Ecrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Hélas, oui... Ils sont fous!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

On met un voile à Amélie et on lui fait faire des U.V. ?

Ecrit par : Jeremy | 04 avril 2009

D'un point de vue pratique, je modifie légèrement ma pensée : je pense qu'il vaudrait mieux procéder en sens inverse.

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Divers témoignages le confirment amplement ci-dessus, n'en déplaise aux ravis de service type Romuald.

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Puis-je savoir ce qui me vaut cette invective ?

Écrit par : Romuald | 04 avril 2009

J'arrive tout juste d'un congrès local SNALC à Bordeaux — très sympa

Ecrit par : brighelli | 04 avril 2009

Bateleur patenté du SNALC !

Écrit par : Collectif des troubadours et trouvères | 04 avril 2009

Il faut beaucoup labourer si l'on veut que ça pousse.
JPB et La Palisse…

Écrit par : brighelli | 04 avril 2009

"Puis-je savoir ce qui me vaut cette invective ?"

Ecrit par : Romuald | 04 avril 2009

Le simple fait d'oser émettre l'hypothèse qu'il puisse y avoir la moindre cellule à sauver chez les "pédagogols".

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

En Franche-Comté, la moutarde est une spécialité? C'est plutôt à Strasbourg, en ce moment... Celle qui monte au nez des natifs... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

"On peut aussi mettre Toto, ça fait toujours bien d'avoir un handicapé sur la liste."

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Il sera élu dans un fauteuil!
"ange"

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

On met un voile à Amélie et on lui fait faire des U.V. ?

Ecrit par : Jeremy | 04 avril 2009



Les UV, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Jugez vous-même !



http://patdollard.com/wp-content/uploads/burka-girl.jpg

Écrit par : Hamilli | 04 avril 2009

Brighelli un véritable guerrier qui refroidit les pédagos comme jadis Bayard les perfides Anglois !

Alexandre Adler lutte contre l'islam à sa façon :

http://frenchcarcan.com/2009/04/05/alexandre-adler/

Écrit par : marie-laure | 04 avril 2009

"On peut aussi mettre Toto, ça fait toujours bien d'avoir un handicapé sur la liste."
Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Il sera élu dans un fauteuil!
"ange"
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

Et il mènera la politique de la chaise vide.

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Communiqué de la fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste français





Port du Rhin : le scénario du pire…



Alors que des milliers de pacifistes européens voulaient manifester dans le calme pour exprimer leur volonté de construire la paix en Europe et exiger la dissolution de l’OTAN, le scénario du pire s’est produit au Port du Rhin à Strasbourg.

Le PCF du Bas-Rhin apporte son soutien à la population du quartier du Port du Rhin qui depuis trois jours a vécu en état de siège et n’a vraiment pas mérité les dégradations de ce jour.

Le PCF du Bas-Rhin condamne avec la plus grande fermeté les violences gratuites des groupes venus au nom de prétextes fallacieux pour casser. Ces gens là n’ont rien à voir avec les mouvements démocratiques qui organisaient le Contre-sommet de l’OTAN. Ces groupes font le jeu des Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown etc… qui dominent l’Europe et qui l’ont conduite dans l’ornière de la crise économique et sociale d’aujourd’hui…

Le PCF déplore l’attitude du Préfet du Bas-Rhin aux ordres de Sarkozy qui depuis des mois a créé les conditions d’une criminalisation du mouvement pacifiste et qui a installé dans notre ville un climat d’insécurité jamais connu. Contrairement à sa promesse faite aux organisateurs le Pont de l’Europe a été fermé, empêchant ainsi l’accès des pacifistes allemands au Jardin des Deux-Rives.

Le PCF condamne la position du Maire de Strasbourg qui a tout fait pour reléguer la manifestation pacifiste dans la périphérie de la Ville en organisant un véritable piège à manifestants. La suspension des transports en commun a aggravé la situation en retardant considérablement l’accès des manifestants. La multiplication des barrages et des contrôles créant une atmosphère insupportable !

Quelle image de la Ville de Strasbourg au lendemain du sommet de l’Otan ? Une nouvelle fois le tapis rouge est déroulé pour les puissants et les citoyens sont méprisés et humiliés. Strasbourg méritait mieux que cela ! Elle reste à nos yeux une capitale de la Paix et de la Démocratie et les peuples continueront à s’y faire entendre !



A Strasbourg, le samedi 4 avril 2009. (18h20)

Écrit par : J'y étais | 04 avril 2009

"Le PCF du Bas-Rhin apporte son soutien à la population du quartier du Port du Rhin"

Ah ouf ! Le monde entier se posait la question ; nous avons enfin la réponse.

Écrit par : Jeremy | 04 avril 2009

Quand je parlais de moutarde de Strasbourg... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2009

Il faut beaucoup labourer si l'on veut que ça pousse.
JPB et La Palisse…

Ecrit par : brighelli | 04 avril 2009

Et bien non, justement...
Maintenant on pratique "le non labour" et les récoltes sont meilleures...
Plus respectueuses de l’environnement, économes en produits phytosanitaires et en énergie, ces pratiques ont pour but de restituer la richesse organique des sols et d’assurer un développement durable à l’agriculture.

Écrit par : Maminou | 04 avril 2009

cela a suffi pour transformer un élève ayant de bonnes capacités mais peut-être pas tout à fait assez "responsable" en un "djeun' d'aujourd'hui" très au fait de ses droits et peu regardant sur ses devoirs.

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Ce que vous dites, Catmano, est en effet assez édifiant. C'est ce qu'on observe, même dans des établissements où on essaie de tenir les rênes.

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009
Ce que vous dites toutes deux décrit un syndrome collégien qui atteint essentiellement les garçons, pas vrai ?
Je vois bien que ma fille et ses copines surfent là-dessus sans vêtements ni cartables déchirés, sans plaies et bosses. Elles tirent leur épingle du jeu et écrabouillent (castrent ?) tous les garçons qui tenteraient de leur casser l'ambiance.
Avec mon fils, lunaire et rêveur, j'ai acheté durant ses années de collège je ne sais combien de cartables, rapetassé ou jeté je ne sais combien de vêtements, et conduit le fils lui-même à l'hosto pour points de suture au crâne (belle balafre de dix cm ).
Entre filles, c'est différent.
Alors, effectivement, et pour la première fois de ma vie, je me pose la question de la mixité au collège. Je verrais bien mixité en maternelle et primaire, collège garçons et collège fille puis mixité au lycée.

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

la prof principale et la CPE leur disaient qu'ils devaient se montrer tolérants envers les camarades qui les agressaient parce que les pauvres n'avaient pas leurs chances,

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Là, par exemple, y'a un blême ! La CPE de ce jeune élève de sixième est justement la CPE de ma fille. Et la CPE de ma fille est une dame très sévère et très stricte à laquelle ma fille de quatorze ans obéit au doigt et à l'œil. Cette dame assure aussi la gestion de l'internat où mes deux enfants mènent une vie très stricte et très régulière.
Je sais aussi que si mon fils avait été scolarisé en ce collège, il y aurait rencontré les mêmes problèmes qu'ailleurs et m'aurait caricaturé la CPE en question, me manipulant autant qu'il voulait. Pour sa première Seconde, avec un an d'avance, il m'a dit pis que pendre de cette dame. Depuis, plus un mot ! Par miracle, ses seize ans ont trouvé cette CPE tout à fait normale.
Le constat, c'est que la majorité des garçons de onze à quinze ans, qu'ils adoptent la position de victime ou de meneur, sont des plaies autant pour les parents que pour les professeurs ou les éducateurs. Il faut les mettre à part avec un régime adapté !

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Le prytanée militaire, peut-être ?
Dix heures de sport par semaine, dans la boue et la violence ?
Salut au drapeau tous les matins à six heures après lavage à l'eau gelée, estomac vide ?
je commence à entrevoir les propos de Brighelli sur le besoin d'éliminer les androstéroïdes !
collège unique, d'accord, mais avec les filles d'un côté et les garçons de l'autre !

N.B. de mon fils: "au moins dans la cour de récré et pendant les cours de sport"

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

la CPE leur disaient qu'ils devaient se montrer tolérants envers les camarades qui les agressaient parce que les pauvres n'avaient pas leurs chances,

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009


Tiens ? Encore des curés qui font la promotion de la délinquance sur critères sociaux... C'est fou comme l'EN a le don de générer en série ces contempteurs de civilisation sous un masque de gauche.

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Le seul souci, Manu et Catmano, c'est que mon fils de 17 ans qui pratique cette juste CPE depuis quatre ans ne la voit pas du tout en train de dire ça !
Quand cette dame a appris que mon fils s'était fait tabasser en ville par deux ados non identifiés, elle l'a cuisiné pour qu'il avoue, s'il la connaissait mais avait peur de l'avouer, l'identité des deux délinquants, afin de porter plainte et de faire régner l'ordre.
Les garçons de onze ans sont des manipulateurs de môman ! Je le sais pour en avoir fait les frais !

Écrit par : dobolino | 04 avril 2009

Le problème du collège, c'est aussi le "laisser-faire" des intercours.

J'enseigne dans une cité scolaire, et on constate à l'œil nu la différence : autant les lycéens peuvent s'assumer entre les cours, et ne causent pas de gros problèmes, autant les collégiens, qui ont à peu près le même encadrement, se comportent de façon totalement délirante.

Hurlements, bagarres, courses, dégradations… et les filles ne sont pas en reste ! Avec leur capacité à grimper dans les octaves, elles sont même plus audibles !
Quand vous avez cours de 13 à 14 h et que des collégiens désœuvrés se trouvent sous vos fenêtres, bonne chance pour vous faire entendre ! C'est l'hystérie collective.

Là où ils devraient être surveillés en permanence, ils sont en fait livrés à eux-mêmes, et les comportements violents, les langages orduriers se répandent à la vitesse de la lumière.

Un peu comme dans les grands ensembles de banlieue, la promiscuité produit la violence.

Notre CPE de collège est partie ; elle avait pour habitude d'interpeler continuellement les élèves dans les couloirs pour les maintenir dans certaines limites - sa remplaçante reste dans son bureau, ce qui ne va pas arranger les choses.

Écrit par : sanjuro | 04 avril 2009

et la CPE leur disaient qu'ils devaient se montrer tolérants envers les camarades qui les agressaient parce que les pauvres n'avaient pas leurs chances, cela a suffi pour transformer un élève ayant de bonnes capacités mais peut-être pas tout à fait assez "responsable" en un "djeun' d'aujourd'hui" très au fait de ses droits et peu regardant sur ses devoirs.

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

C'est impossible que Madame D*** ait répondu une chose pareille ! Je conseille aux parents des élèves de demander un rendez-vous avec cette dernière pour s'expliquer , ils risquent d'avoir des surprises! Ayant été moi-même un élève de onze ans plutôt doué pour l'affabulation je sais très bien à quel point l'imagination d'un collégien cherchant à masquer une bétise peut atteindre des proportions gigantesques !
Quant aux coups et blessures je me rappelle très bien comment j'ai fait pour m'attirer l'agressivité des autres. Cela dit, il existera toujours des grands couillons qui trouvent ça tellement noble et viril de faire une tête au carré au petit sixième fraîchement débarqué de sa classe de campagne.

Écrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

La Commission d’Étude travaillera sur une éventuelle reconversion des monuments aux morts. *Les victimes du racisme ou de l’homophobie pourraient par exemple remplacer ces symboles belliqueux*. *Des monuments pour célébrer la Paix ou la Diversité pourraient également prendre leur place, à l’instar du Mur de la Paix qui existe actuellement à Paris.*
>
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 avril 2009

--------
Si tout autre que JPB avait signé ce message, j'aurais pensé à un poisson d'avril !!!
Mais, justement, est-ce vraiment JPB qui a mis ce message ?

Ecrit par : brighelli | 04 avril 2009

Écrit par : Francis Penin | 04 avril 2009

Cela dit, il existera toujours des grands couillons qui trouvent ça tellement noble et viril de faire une tête au carré au petit sixième fraîchement débarqué de sa classe de campagne.

Ecrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Au prytanée militaire, ça s'appelle bizuthage et c'est très bien vu, voir encouragé ....

Écrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Hurlements, bagarres, courses, dégradations… et les filles ne sont pas en reste ! Avec leur capacité à grimper dans les octaves, elles sont même plus audibles !


Ecrit par : sanjuro | 04 avril 2009

Avez-vous remarqué que plus elles sont grosses et moches et moulées dans leurs "slim", plus elles gueulent fort ?
A quelques exceptions près, quand elles sont petites et minces, elles ne sont pas bruyantes...

Écrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Sur le plan syndical, seul le Snalc à ma connaissance demande :

-Le rétablissement du redoublement
-La fin du collège unique
-L'abrogation de la loi Jospin qui institue les "cycles" (empêchant de redoubler le CP, par exemple).

Si les élèves ne foutent plus rien en cours c'est qu'on leur a clairement fait comprendre après 30 ans de pédagogisme (c'est à dire d'idéologie à peine masquée) qu'ils étaient là précisément pour s'amuser et non pour travailler. Divers témoignages le confirment amplement ci-dessus, n'en déplaise aux ravis de service type Romuald.

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009
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Je suis d'accord avec le SNALC. Je regrette, rétrospectivement, que les syndicats d'enseignants soient marqués politiquement.
J'ai été au SNES pendant dix ans puis m'en suis séparé, tant je le trouvais idéologique et démagogue et porté au laxisme.
Mais je n'ai plus jamais adhéré à un syndicat à cause de ces problèmes de politique qui n'avaient pas grand-chose à voir avec les revendications des enseignants.
J'ai toujours été stupéfié par la division syndicale des gens les plus cultivés de la société française. Unis, les syndicats auraient sûrement obtenu une véritable revalorisation de la condition enseignante.
Nos salaires ridiculement bas viennent de nos divisions sur des sujets qui n'ont rien à voir avec notre métier.
En toute logique j'aurais dû être au SNALC.
Mais je me serais mis à dos nombre d'amis de gauche.

Écrit par : Francis Penin | 04 avril 2009

S'il faut des témoignages de gens qui ont réussi grâce au redoublement, j'en ai tout plein à disposition.

Et l'avantage, c'est que ce sont des témoignages écrits.

Ecrit par : Jeremy | 04 avril 2009
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Ajoutez-y le mien !
Je n'ai redoublé aucune classe de primaire ni de secondaire. J'ai échoué au bac à 18 ans et j'aurais redoublé la terminale si je n'avais dû gagner ma vie.
Bien plus tard, au cours de mes études supérieures, j'ai redoublé la propédeutique, puis, deux ans plus tard, le certificat de chimie organique. J'ai obtenu tous mes certificats de licence à l'une ou l'autre des deux sessions annuelles avec la mention passable ou assez bien, sauf celui de chimie organique (j'avais 28 ans) auquel j'ai échoué aux deux sessions de 1967. Mais, loin de glandouiller comme les collégiens ou les lycéens et les mauvais étudiants, j'ai redoublé (sans jeu de mots) d'efforts l'année suivante (je n'avais pas glandouillé la première année !), et je l'ai obtenu avec la mention bien, la plus haute que j'aie jamais eue en licence et en maîtrise.
Si un gamin de onze ans ne fait rien en sixième, qu'on l'y garde cinq ou six ans jusqu'à ce qu'il arrive à seize ans et qu'on puisse le mettre à la porte automatiquement puisque la limite d'âge est alors atteinte.
Si l'on faisait ça au lieu de se vautrer dans un laxisme et une démagogie dévastateurs, les gamins se mettraient tôt ou tard à faire un minimum d'efforts.
Mais en prétendant que tout leur est dû - le passage automatique dans la classe supérieure, le diplôme, le respect des professeurs envers eux, leur soumission quand ils les insultent ou les agressent - on en fait des crétins, des cancres qui deviennent désorientés, déboussolés (est-ce pareil ?), désemparés lorsqu'ils cherchent un emploi, en découvrant alors la vacuité de leur boîte crânienne vide.

Écrit par : Francis Penin | 04 avril 2009

Bon. Alors, peut-être pas la CPE... Mais la prof principale, aux parents eux-mêmes le jour de la réunion parents-profs, ça, c'est sûr.
Ben zut alors, si on ne peut même plus broder un peu !

Ne t'inquiète pas, Pierre, Mme D... est quelqu'un de très bien et très responsable.
Mais l'établissement est grand, plein d'escaliers où il est très rigolo lorsque l'on a 11 ans d'organiser un jeu de dominos, malcommode à surveiller qui plus est en ce moment et le nombre de surveillants certainement très inférieur au nombre d'instits présents dans les cours de récréation des CM2 du secteur.
De quoi donner des ailes aux petites 6° qui découvrent la liberté.

PS : Les chevilles, poignets et cartables, ça s'est équitablement partagé : une cheville + un cartable pour deux garçons et une cheville + un poignet pour deux filles (dont une au-dessus de tout soupçon, à moins qu'elle ait vraiment énormément changé entre le mois de juin et le mois de septembre, remarque, elle a un gros défaut : elle doit mesurer 1,30 m et peser 28 kg tout habillée, fait pas l'poids, la pauvre). Il y a deux ans, c'était un bras cassé (toujours le fameux jeu de dominos dans l'escalier).

Écrit par : catmano | 04 avril 2009

Vu comme ça, Catmano, je peux aller dormir sur mes deux oreilles !
Effectivement, deux à trois surveillants pour 600 ou 700 collégiens.

Écrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Hurlements, bagarres, courses, dégradations… et les filles ne sont pas en reste ! Avec leur capacité à grimper dans les octaves, elles sont même plus audibles !


Ecrit par : sanjuro | 04 avril 2009

Avez-vous remarqué que plus elles sont grosses et moches et moulées dans leurs "slim", plus elles gueulent fort ?
A quelques exceptions près, quand elles sont petites et minces, elles ne sont pas bruyantes...

Ecrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Il y a du vrai dans cette observation-là. Elles auraient même un quelque chose de bovin de par leur muffle éructeur...

Écrit par : Magister | 04 avril 2009

Le PCF du Bas-Rhin condamne avec la plus grande fermeté les violences gratuites des groupes venus au nom de prétextes fallacieux pour casser. Ces gens là n’ont rien à voir avec les mouvements démocratiques qui organisaient le Contre-sommet de l’OTAN. Ces groupes font le jeu des Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown etc… qui dominent l’Europe et qui l’ont conduite dans l’ornière de la crise économique et sociale d’aujourd’hui…

Ecrit par : J'y étais | 04 avril 2009

De là à induire l'idée que les casseurs sont téléguidés par le Palatin... De toute manière, si la police donnait une solide déculottée aux casseurs, ledit PCF dénoncerait la brutalité policière...

Écrit par : Magister | 04 avril 2009

En toute logique j'aurais dû être au SNALC.
Mais je me serais mis à dos nombre d'amis de gauche.

Ecrit par : Francis Penin | 04 avril 2009

Et pourtant, il y a aussi des gens de gauche au Snalc, Francis. En fait, malgré son étiquette "de droite", c'est sans doute le seul syndicat réellement apolitique avec à l'intérieur des gens de droite comme de gauche (comme ce devrait être le cas dans tous les autres syndicats : vous le savez, on est pourtant loin du compte !).

Moi qui commence à bien le connaître (et même trés bien), je suis pourtant encore loin de savoir à 100 % qui vote pour qui. Je ne peux pas en dire autant pour mon précédent syndicat où c'était franchement monocolore. Étonnez-vous dans ces conditions que cet ex-syndicat (comme les autres) ait une fâcheuse tendance à oublier de défendre les intérêts moraux et matériels des professeurs...

Il y a même parfois des caricatures: un syndicat comme Sud, par exemple, est manifestement plus préoccupé - lorsqu'on lit ses tracts en tout cas - par la régularisation des sans papiers que quoique ce soit d'autre. L'école, en tout cas, ils s'en foutent. Quand ils s'en occupent, c'est parce que son annihilation ne va pas assez vite à leur goût.

Écrit par : Manu | 04 avril 2009

Si l'on faisait ça au lieu de se vautrer dans un laxisme et une démagogie dévastateurs, les gamins se mettraient tôt ou tard à faire un minimum d'efforts.

Ecrit par : Francis Penin | 04 avril 2009

Bien dit. Et si le laxisme et la démagogie ont fait et font encore d'immenses ravages, c'est qu'une certaine idéologie a assimilé l'ordre, la discipline, l'effort et la rigueur à la réaction, voire au fascisme, c'est-à-dire au commerce avec le démon et donc au péché. Il y a, chez beaucoup de personnes (et c'est peu dire), comme une peur innée, viscérale, d'y succomber et, pire, d'en être accusé, voire simplement soupçonné. Ces gentils gens-là confondent la déliquescence avec la générosité, la complaisance avec la compréhension, la lâcheté avec la tolérance. Bref, ils confondent tout parce qu'eux-mêmes sont confus. Et ils sont confus parce qu'ils ne sont plus eux-mêmes. Quelque chose les en a dépossédés.

Écrit par : Magister | 05 avril 2009

Hurlements, bagarres, courses, dégradations… et les filles ne sont pas en reste ! Avec leur capacité à grimper dans les octaves, elles sont même plus audibles !


Ecrit par : sanjuro | 04 avril 2009

Avez-vous remarqué que plus elles sont grosses et moches et moulées dans leurs "slim", plus elles gueulent fort ?
A quelques exceptions près, quand elles sont petites et minces, elles ne sont pas bruyantes...

Ecrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Il y a du vrai dans cette observation-là. Elles auraient même un quelque chose de bovin de par leur muffle éructeur...

Ecrit par : Magister | 04 avril 2009

Désolé de m'inscrire en faux, mais il n'y a pratiquement pas de "grosses et moches" dans ce collège, qui est un collège de beaux quartiers... les plus enrobés, ce sont les profs !
Alors oui, bon, eux, ils gueulent...

Vous avez remarqué à quel point l'obésité est un marqueur social, maintenant ?

Écrit par : sanjuro | 05 avril 2009

Au prytanée militaire, ça s'appelle bizuthage et c'est très bien vu, voir encouragé ....

Ecrit par : pierre coupon | 04 avril 2009

Mais c'est interdit. Et ça aussi on le doit à Ségolène Royal. Comme quoi elle n'a pas fait que des conneries.

Écrit par : Jeremy | 05 avril 2009

Divers témoignages le confirment amplement ci-dessus, n'en déplaise aux ravis de service type Romuald.

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Puis-je savoir ce qui me vaut cette invective ?

Ecrit par : Romuald | 04 avril 2009


Votre message précédent vantant les mérites de la poly-transversalité en faisant semblant de croire que cela est autre chose qu'une utopie lorsqu'on ne maîtrise pas les bases nécessaires pour suivre - ce qui est le cas pour au moins un étudiant sur deux lors de l'entrée en fac.

Et c'est aussi une réponse du berger à la bergère lors de VOTRE invective à mon endroit m'accusant d'être "aveuglé par l'idéologie". Je vous avais répondu gentiment, à l'époque. Aujourd'hui, après avoir lu un certain nombre de vos messages, je peux affirmer sans risque que c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité.

Écrit par : Manu | 05 avril 2009

Il y a même parfois des caricatures: un syndicat comme Sud, par exemple, est manifestement plus préoccupé - lorsqu'on lit ses tracts en tout cas - par la régularisation des sans papiers que quoique ce soit d'autre. L'école, en tout cas, ils s'en foutent. Quand ils s'en occupent, c'est parce que son annihilation ne va pas assez vite à leur goût.

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009

Très juste, Manu. C'est mettre le doigt sur une réalité : beaucoup de syndicats servent de paravents.

Écrit par : Magister | 05 avril 2009

Et si le laxisme et la démagogie ont fait et font encore d'immenses ravages, c'est qu'une certaine idéologie a assimilé l'ordre, la discipline, l'effort et la rigueur à la réaction, voire au fascisme, c'est-à-dire au commerce avec le démon et donc au péché. Il y a, chez beaucoup de personnes (et c'est peu dire), comme une peur innée, viscérale, d'y succomber et, pire, d'en être accusé, voire simplement soupçonné. Ces gentils gens-là confondent la déliquescence avec la générosité, la complaisance avec la compréhension, la lâcheté avec la tolérance. Bref, ils confondent tout parce qu'eux-mêmes sont confus. Et ils sont confus parce qu'ils ne sont plus eux-mêmes. Quelque chose les en a dépossédés.

Ecrit par : Magister | 05 avril 2009

Magister magistral, comme d'habitude !!!! Magister, le jour où vous écrivez un livre, je veux être le premier à l'acheter !

Écrit par : Manu | 05 avril 2009

Nos messages se sont croisés : ce n'est pas possible, décidément, Magister est une sorte d'autre moi-même, mais en beaucoup mieux... en tout cas pour les autres, juré, craché, nous sommes bien deux personnes différentes (j'ai été traumatisé quand à la grande époque Christophe m'avait accusé d'intervenir sous plusieurs pseudos).

Écrit par : Manu | 05 avril 2009

Magister, avez-vous lu le « Canard Enchaîné », cette semaine ?

Très belle illustration de votre propos dans la chronique de Jean-Luc Porquet, « Plouf » : il y est question d'une revue alternative et de ses reportages sur des écoles et lycées autogérés.

Totale indulgence du journaliste, car « l'éducation, ça n'est pas forcément l'école telle qu'elle a été instituée dans les années 30 » ; donc, « à l'école Garcia-Lorca de Vaulx en Velin, des élèves de 8 à 10 ans "participent à la construction de leur apprentissage" : "régulièrement, artistes en herbe, écrivains en courtes culottes, font des matches d'impro, du théâtre, de la radio, rédigent et éditent des livres, philosophent et s'instruisent sans en avoir l'air." »
« Expériences imparfaites, évidemment, critiquables, mais au moins qui cherchent à sortir de la répétition »
« Bref, sans attendre le G20 ni le Grand Soir, voilà des gens qui turbulent, cherchent à sortir de l'incantation et du bourrage de crâne. Ça nous change un peu. »

Comment dire que l'incitation à jouir peut devenir une forme raffinée d'oppression ?

Comment faire comprendre que le G20, les patrons voyous, ça n'autorise pas tout ?

Comment montrer que ces principes "novateurs" d'une poignée de rebelles avant-gardistes n'est autre chose que la doxa pesante et imposée partout par la hiérarchie ?

Moi, les bras m'en tombent.

Écrit par : sanjuro | 05 avril 2009

Idéologie trés habituelle, Sanjuro : quand la "rebellitude" devient la norme, on appelle ça du conformisme, et tant pis pour l'emballage.

Après tout, Meirieu dis exactement la même chose mais sous une forme un peu différrente dans l' "École ou la guerre civile" lorsqu'il affirme que l'école, ça ne sert pas à faire des études, mais "à faire la Révolution" (sic).

Même avec un un décor étiqueté libertaire ou "révolutionnaire", lorsqu'on laisse faire n'importe quoi toute la journée aux élèves en prétendant qu'ils apprennent quelque chose, on sait ce à quoi ils sont réellement éduqués : à la guerre de tous contre tous.


Quand au "Canard", ils ont toujours été des pédagogos convaincus. Souvenons-nous de l'époque pas si éloignée du ministère de Robien et des articles de propagande qu'ils pondaient pour défendre la méthode globale mise un peu partout à l'index : à vomir !

Je n'ai jamais compris d'où venait la fascination de la plupart de mes collègues concernant ce torchon. Une définition de l'inévitable Michéa me paraît particulièrement appropriée à leur endroit, de mémoire : "la gauche officiellement de gauche". Élégante formule pour désigner des libéraux que l'École de la République gêne aux entournures par son existence même.

Écrit par : Manu | 05 avril 2009

Nos messages se sont croisés : ce n'est pas possible, décidément, Magister est une sorte d'autre moi-même, mais en beaucoup mieux... en tout cas pour les autres, juré, craché, nous sommes bien deux personnes différentes (j'ai été traumatisé quand à la grande époque Christophe m'avait accusé d'intervenir sous plusieurs pseudos).

Ecrit par : Manu | 05 avril 2009

Je le confirme. Cela dit, Manu, que je sois une sorte d'autre vous-même en beaucoup mieux est un préjugé que vous me permettrez de ne pas partager.

A sanjuro

Non, je n'ai pas lu le Canard de cette semaine, mais ce que vous me rapportez de l'article en question m'en dit assez long sur l'orientation du journaliste apparemment -et vous le relevez fort bien- totalement décalé de la réalité. Croit-il vraiment ou fait-il semblant de croire que l'école fonctionne encore sur le modèle des années 30 ? Que conseiller à cet homme sinon de s'informer d'abord lui-même, par exemple en lisant Bonnet d'âne, Sauver les Lettres et toute une série d'ouvrages qui l'affranchiront en le rappelant à la réalité.

Écrit par : Magister | 05 avril 2009

J'ai oublié de préciser que beaucoup de journalistes sont des borgnes qui veulent guider des aveugles ou des lecteurs qu'ils tiennent pour tels. J'ai personnellement peu d'estime pour ces mangeurs de contemporains.

Écrit par : Magister | 05 avril 2009

« J'arrive tout juste d'un congrès local SNALC à Bordeaux — très sympa — »

JP Brighelli 4 avril 2008

Exact, c’était sympa. J’y étais aussi invité pour parler de pédagogie et j’ai finalement parlé - brièvement -d’autres choses. Plus exactement de deux choses :

1) Comment concevoir une stratégie : j’y reviendrai car tout le monde sent confusément qu’il faut faire un bilan de son action, bilan rendu d’autant plus nécessaire que tout le monde sent également que nous sommes à un tournant , car, entre autres, si l’on ne nous pas menti pour nous faire peur et si la crise actuelle est bien la plus forte depuis 1929 – qui s’est arrêtée en ? - , ça ne va pas se régler en six mois ou douze. Nous avons donc devant nous une longue période « d’instabilité ».


2) J’ai répondu à JPB qui disait que R. Descoings était « une bonne sœur du 7éme arrondissement ». Je trouve qu’il y a dans cette position - qui n’est pas propre à JPB et c’est pour cela que j’y ai répondu - à la fois une naïveté et une erreur politique qui consiste à n‘observer la « Procédure Conventions Éducation Prioritaire » de Sciences po que sous l’angle de « l’ascenseur social » - et en centrant l’attention sur son caractère démagogique, ‘charitable’ et ‘égalitariste’.

Et la critique, mais pas sous cet angle, a déjà été faite en janvier 2003 par Gilbert Molinier qui , dans son texte « L’esclave est la vérité du maître » commentait le passage de M. Descoings à l’émission Répliques d’Alain Finkelkraut le 26 mai 2001. On peut trouver ce texte à http://michel.delord.free.fr/molinier/ ainsi qu’une deuxième version , rallongée et améliorée datant de décembre 2007. Je conseille - donc 6 ans après la parution du premier - la lecture des deux pour comprendre combien M. Descoings est un politique bien supérieur au camp républicain et à Alain Finkelkraut qui n’y voit que du feu.

A la lecture des deux textes de Gilbert on peut se poser la question de savoir si les thèses défendues par R. Descoings ne sont pas l’héritage de la ‘deuxième version’ de l’École Unique, celle défendue par les Compagnons de l’Université* au début des années 20 : l’élite en place, traumatisée par « les incidents malheureux que nous avons connu récemment dans les tranchées » , id est les mutineries, c'est-à-dire un ‘défaut de maîtrise des subalternes par l’élite’ dont une des raisons est censée être la non connaissance des classes inférieures par ces mêmes élites : on propose donc l’Ecole Unique pour que les futurs chefs, ayant fréquenté les classes inférieures en primaire, n’en aient plus peur et sachent les commander. Version populaire : s’ils ont été sur les mêmes bancs, il feront une véritable nation.

Joli, non ?

Michel Delord

* J’essaierai de vous en scanner des passages significatifs

PS : Il serait également utile de rappeler ce que l’on peut appeler la « théorie du camp » : on peut considérer l’école comme un périmètre - le camp - dont les jeunes n’ont pas le droit de sortir pour ne pas perturber la société qui est hors de l’école. Une fois que cette théorie est admise, on peut se poser la question de savoir quelle est la meilleure méthode pour obtenir le calme à l’intérieur. On a toujours deux réponses :
- ceux qui craignent que si on enseigne des choses trop difficiles et que l’on pose des questions non simplistes, les élèves s’énervent
- ceux qui pensent qu’ils obtiendront le calme , au contraire, en faisant bosser tout le monde.

Ces deux conceptions - disons éducatives nationales - , se foutent de l’Instruction Publique.

Écrit par : MichelDelord | 05 avril 2009

De bien belles excuses, comme on aimerait en lire plus souvent, si je peux me permettre.

La corde au cou, il aurait pu être le 7ème bourgeois de Calais.
Ce Penseur qui nous a pousse à réfléchir, et montre enfin du doigt la porte de l'enfer (derrière laquelle on trouvera le Boscher, selon tout bon pédagogo).

C'est Rodin qu'on redécouvre !
Alors, tous pour la défense des statues, pas des statuts !


M. Brighelli, ne cessez pas de traquer le pleutre, le crétin, l'hypocrite, et au silencieux si cela fait trop de bruit !

Écrit par : Capitaine Raymond | 05 avril 2009

Un détail, pour Manu et les autres : mon excellent ami Alain Beitone est à SUD…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 avril 2009

Si Dieu existe, vraiment il exagère.

Ecrit par : Georges Brassens | 04 avril 2009

Sans doute, mais il ne faut pas en rajouter ! ;-))

...Et merci à Dugong pour le lien vers le texte absolument génial d'Amos Oz sur Goethe, le diable et la responsabilité individuelle.

Baudelaire l'avait déjà dit à sa façon : "La plus grands ruse du diable, de nos jours, c'est de faire croire qu'il n'existe pas."

Écrit par : Robin | 05 avril 2009

Votre message précédent vantant les mérites de la poly-transversalité en faisant semblant de croire que cela est autre chose qu'une utopie lorsqu'on ne maîtrise pas les bases nécessaires pour suivre - ce qui est le cas pour au moins un étudiant sur deux lors de l'entrée en fac.



Ecrit par : Manu | 05 avril 2009

L'idéologie, c'est de lire à travers un filtre prédéfini qui discrédite a priori des positions que l'on refuse d'examiner ou lorsque l'on est dans le déni de réalité (par ex. il n'y a pas d'IG ou d'IPR de droite) ; je n'ai jamais évoqué de polytransversalité, mais simplement une nécessaire pluridisciplinarité; avant de faire des spécialistes de littérature, il faut avoir un panorama, non seulement des grands mouvements littéraires, mais de l'histoire de France et de l'Europe, des connaissances en latin, un peu en philosophie etc... Bref, un cursus comme on le propose en prépa. Que reprochez-vous exactement au cursus de Nanterre que j'ai donné en exemple de pluridisciplinarité ?

Écrit par : Romuald | 05 avril 2009

Dans l'absolu, c'est l'idéal — à Nanterre mais surtout avant. On n'aurait pas à le faire si le Second degré allait mieux — on ne serait en fac que pour se spécialiser. Dans l'état présent, il me paraît effectivement indispensable d'opérer de manière à récupérer un semblant d'encyclopédisme.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 avril 2009

"Un détail, pour Manu et les autres : mon excellent ami Alain Beitone est à SUD…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 05 avril 2009

C'est toujours mieux qu'être à l'ouest... ;-)

Romuald, vous êtes un sage.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2009

cela a suffi pour transformer un élève ayant de bonnes capacités mais peut-être pas tout à fait assez "responsable" en un "djeun' d'aujourd'hui" très au fait de ses droits et peu regardant sur ses devoirs.

Ecrit par : catmano | 04 avril 2009

Ce que vous dites, Catmano, est en effet assez édifiant. C'est ce qu'on observe, même dans des établissements où on essaie de tenir les rênes.

Ecrit par : marilyse | 04 avril 2009
Ce que vous dites toutes deux décrit un syndrome collégien qui atteint essentiellement les garçons, pas vrai ?

Maintenant, les filles s'y mettent et utilisent la même violence, verbale et physique.

Écrit par : marilyse | 05 avril 2009

Comme JPB évoque M. Beitone prof de SES, avez-vous déjà parcouru un manuel de SES de lycée ?

Le parti pris des auteurs est clairement de partir des documents pour que « l’apprenant construise son savoir ». Les profs de SES se glorifient d’être (comme beaucoup de profs d’EPS) en pointe comme ils disent dans ce type de gesticulation. Après tout, ils sont les derniers arrivés et il fallait qu’ils fassent croire qu’ils servaient à quelque chose ;)). Donc pour simplifier, on est en plein dans l’inductivisme cher aux pédagols.

Alors comme dans ce type d’approche on risque d’attendre longtemps une « construction » rapide et pertinente par les zaprenans, les auteurs de ce genre de manuels donnent comme « documents » des extraits de dicos d’éco et de socio ou des articles de journaux qui définissent par exemple la concentration verticale des entreprises ou le temps partiel, etc. Il n’y a, en fait de cours, dans ces manuels que des résumés en fin de chapitre !

Autrement dit, ceux qui critiquent « l’encyclopédisme », « l’empilement de savoirs morts » et autres balivernes, proposent à l’enthousiasme général des élèves de leur faire lire des notices de dictionnaires ! Encore une démonstration des contradictions et des impasses des pédagols.

Il faut remarquer que les derniers programmes de géo en lycée participent eux aussi de cette volonté de forcer la main des profs en les obligeant à consacrer la moitié des heures d’un chapitre à une « étude de cas » avant (et surtout pas après !) ce qu’ils nomment « contextualisation » càd le cours par le prof dans les trois heures suivantes. Étudier la ville de Mexico pendant trois heures ou les problèmes de l’eau en Inde est censé plaire bien plus aux élèves et éviter cet ennui qui préoccupe tellement nos apôtres amis des « jeunes ». Cette approche n’est pas entièrement négative mais le problème est qu’elle doit être systématique puisque ce serait la seule bonne. Tout ça dans le respect de la liberté pédagogique qui, comme les frackowiaks le rappellent, consiste à appliquer les ordres des inspecteurs. Bienvenue dans le monde merveilleux de la pensée oxymoresque !

Écrit par : Pierre Lariba | 05 avril 2009

Ce que vous dites toutes deux décrit un syndrome collégien qui atteint essentiellement les garçons, pas vrai ?

Maintenant, les filles s'y mettent et utilisent la même violence, verbale et physique.

Ecrit par : marilyse | 05 avril 2009

Si on s'en tient aux faits divers et autres mains courantes, ça reste anecdotique malgré tout et largement en deça de ce que produisent les jeunes mâles. Combien de femmes dans l'affaire Ilan Halimi ?

Écrit par : dobolino | 05 avril 2009

Et pourtant, il y a aussi des gens de gauche au Snalc, Francis. En fait, malgré son étiquette "de droite", c'est sans doute le seul syndicat réellement apolitique avec à l'intérieur des gens de droite comme de gauche (comme ce devrait être le cas dans tous les autres syndicats : vous le savez, on est pourtant loin du compte !).

Ecrit par : Manu | 04 avril 2009
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Actuellement, oui, sans doute.
Mais j'ai plaqué le SNES en 1978, après neuf années de métier.
Je ne me suis plus jamais syndiqué ensuite.
Et je suis retraité depuis 2000.
Les choses ont changé depuis 1978, et ont dû continuer à changer depuis 2000.
Bon vent au SNALC s'il laisse la politique de côté et se préoccupe des intérêts professionnels des professeurs !

Écrit par : Francis Penin | 05 avril 2009

Bien dit. Et si le laxisme et la démagogie ont fait et font encore d'immenses ravages, c'est qu'une certaine idéologie a assimilé l'ordre, la discipline, l'effort et la rigueur à la réaction, voire au fascisme, c'est-à-dire au commerce avec le démon et donc au péché. Il y a, chez beaucoup de personnes (et c'est peu dire), comme une peur innée, viscérale, d'y succomber et, pire, d'en être accusé, voire simplement soupçonné. Ces gentils gens-là confondent la déliquescence avec la générosité, la complaisance avec la compréhension, la lâcheté avec la tolérance. Bref, ils confondent tout parce qu'eux-mêmes sont confus. Et ils sont confus parce qu'ils ne sont plus eux-mêmes. Quelque chose les en a dépossédés.

Ecrit par : Magister | 05 avril 2009
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Tout à fait d'accord, Magister !

Écrit par : Francis Penin | 05 avril 2009

Le petit garçon écarta les biches et découvrit le petit mouton bien calé entre les petites chèvres.

Un chef d'oeuvre !

Écrit par : Merlemocoeur | 06 avril 2009

à orthoprof
ne me donnez pas de leçon s'il vous plait! je ne savais que sur ce forum,il était nécessaire d'écrire comme dans un livre ,et si vous voulez ,faisons une dictée,je suis sur de vous faire ainsi rabaisser votre caquet,cuistre!
quand au terme éducnaze,sachez qu'il est tres en vogue et résume à lui seul notre situation lamentable.

Écrit par : troudbal | 07 avril 2009

Et si le laxisme et la démagogie ont fait et font encore d'immenses ravages, c'est qu'une certaine idéologie a assimilé l'ordre, la discipline, l'effort et la rigueur à la réaction, voire au fascisme, c'est-à-dire au commerce avec le démon et donc au péché. Il y a, chez beaucoup de personnes (et c'est peu dire), comme une peur innée, viscérale, d'y succomber et, pire, d'en être accusé, voire simplement soupçonné. Ces gentils gens-là confondent la déliquescence avec la générosité, la complaisance avec la compréhension, la lâcheté avec la tolérance. Bref, ils confondent tout parce qu'eux-mêmes sont confus. Et ils sont confus parce qu'ils ne sont plus eux-mêmes. Quelque chose les en a dépossédés.

Ecrit par : Magister | 05 avril 2009

Magister magistral, comme d'habitude !!!! Magister, le jour où vous écrivez un livre, je veux être le premier à l'acheter !

Ecrit par : Manu | 05 avril 2009


Bien d'accord avec Magister. C'est d'ailleurs une vieille distinction philosophique entre la liberté (qui suppose loi et ordre) et la licence (qui à force de tout laisser faire par tous favorise l'arbitraire d'un seul). La première assure la république, la seconde bascule dans la tyrannie.

PS : je souscris à l'appréciation de Manu.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 avril 2009

"L'aspirant habite Javel".

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2009

Magister magistral, comme d'habitude !!!! Magister, le jour où vous écrivez un livre, je veux être le premier à l'acheter !

Ecrit par : Manu | 05 avril 2009

Merci, Manu, vous me faites là beaucoup d'honneur. Mais je suis convaincu qu'il s'est déjà écrit d'excellents livres qui font état de ce phénomène d'atrophie de la conscience qui opère essentiellement par l'instillation de la peur dont on sait qu'elle est régressive et donc désarmante. Cette compression du champ réactif finit, à force, par réduire l'espace d'expression et, fatalement, la pensée elle-même. C'est à dessein que j'ai établi un parallèle avec le péché car cette notion induit l'idée de culpabilité et donc de soumission par l'intérieur, c'est-à-dire endogène. De soumission à ce qu'il est permis de croire d'un côté ou à ce qu'il est permis de penser de l'autre. La peur de l'excommunication s'est tranposée dans la peur du rejet social, professionnel, médiatique, politique... Ainsi, certaines pratiques, jugées tendancieuses, sont-elles soigneusement évitées pour ne pas encourir une mise à l'index, c'est-à-dire l'anathème. Les mécanismes à l'oeuvre sont exactement les mêmes. On ne refait pas les hommes.
Quant aux conséquences, Daniel Arnaud les a fort bien résumées dans son commentaire. Cela nous amène à reposer la question de la démocratie et, surtout, à bien observer ceux qui s'en prévalent tout en cautionnant, par leur incurie ou leur complaisance, les agissements qui la compromettent sérieusement. On reconnaît un arbre à ses fruits.

Écrit par : Magister | 07 avril 2009

La plus grande ruse du Diable c'est de faire croire qu'il n'existe pas selon Baudelaire. Oui, mais Baudelaire avait lu "Le Diable amoureux" de Cazotte. L'adorable et dévouée Biondetta joue parfaitement la comédie et ressemble à s'y méprendre à un être humain capable de souffrir et frôler la mort.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2009

En lisant ces excuses, j'ai cru entendre Galilée :
"Et pourtant, elle tourne!"

Écrit par : Jeff | 12 avril 2009

bravo Monsieur Brighelli

Écrit par : Tout va tres bien | 18 avril 2009

Bonjour,
Père d'un enfant de 3 ans, je cherche à savoir ce que l'on reproche aux méthodes actuelles d'apprentissage et de lecture.
Je sais que je pose une question relativement naive (vu le niveau des contributions de ce blog) et que l'on risque de me répondre qu'il faut que j'achète tel ou tel ouvrage pour comprendre mais j'aimerais, avant, avoir un début de réponse.
Merci par avance pour vos conseils et/ou vos informations qui pourraient me permettre de comprendre.

Jérôme

Écrit par : Jérôme | 22 septembre 2009

c t nul a chier

Écrit par : kaka | 14 mars 2010

c t nul a chier

Écrit par : kaka | 14 mars 2010

c t nul a chier

Écrit par : kaka | 14 mars 2010

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Écrit par : kaka | 14 mars 2010

c t nul a chier

Écrit par : kaka | 14 mars 2010

c t nul a chier

Écrit par : kaka | 14 mars 2010

Être votre élève ou celui de l'excellent M.Beitone revient en effet au même, nous ne sommes pas encore là pour être quelqu'un, quelque chose — cela va de soi. Mais d'agaçantes tendances semblent ne pas vouloir disparaître, vous m'en voyez infiniment contrit — chic, un point commun.

Ohimé ! L'Education, tout un débat, dans lequel j'aurais aimé rentrer, si seulement j'avais sur cela le savoir sans fin du créateur de toutes choses sous le ciel pédagogique, Philippe Meirieu. Mais...impossible ! On croirait déceler une lointaine et vague ironie dans ce mea culpa, ainsi les pédagogues eux-mêmes — ces experts — ne le sont plus assez pour en traiter.
"Des Dieux que tu décimes les noms durs et barbares
N'offrent de toutes parts que syllabes bizarres,
Et l'oreille effrayée, il faut sur Meirieu,
Zakhartchouk, Frackowiack, ouïr des traits spécieux."
Dieux de l'Education, pire encore, Dieux de l'enseignement, je vois là un à un nos gourous qui tombent ! Abattons tout ! Voilà enfin un Homme à l'équipement sous-abdominal complet, qui défouraille le premier, et d'un maquis transforme le panthéon à la Française — de l'ordre et de l'intégration, c'est beau !

Mais trêve de stupidités de ma part sur ce point, qu'importent les règlements de compte des éducationnistes lorsqu'on n'y entend rien ? Rien, justement. Là n'est pour moi qu'un prétexte à un peu d'humour, la chose au monde la moins partagée, et — cela va aussi de soi — à répondre à cet appel aux commentaires laissé en PS — comment ne pas céder ?

En tout cas, va pour les pieds nus, c'est toujours le plus drôle !

PS : En effet, comme vous l'aviez dit la dernière fois, je ne connais moi aussi que peu de personnes avec mes initiales. Mais y en a-t-il besoin ? Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnait.

Écrit par : Quentin W | 24 mars 2011

Verrrry funny, Quentin !
Mais sincèrement, c'est un peu du réchauffé, cette Note ancienne… La paix des braves a été signée depuis.
Et Beitone est un excellent prof d'Eco.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 mars 2011

D'où mon contournement du débat en lui-même sur M.Beitone, il y a prescription !

Mais je suis d'une branche Hispano-Algérienne et ait grandi en Camargue, tout comme je suis d'une branche Polono-Chti et suis de Dunkerque...En somme je ne suis pas encore très fixé sur la sincérité et la rhétorique pure, et c'était ici un exercice bien plus qu'un commentaire de fond.
Avec en plus un soupçon de sa propre pensée, c'est un exercice dont ce blog semble souvent se faire le temple.

Je travaille encore au "à la manière de JPB", en espérant que cela viendra.

Écrit par : Quentin W | 25 mars 2011

"Proverbe pour les puissants : si quelqu'un te lèche les bottes, mets-lui le pied dessus avant qu'il ne commence à te mordre." PV

Écrit par : Athanase Péryl | 25 mars 2011

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/30/178-analyse-des-reflexions-de-monsieur-beitone-sur-la-pretendue-rumeur-d-extreme-droite-a-propos-de-la-loi-de-1973

Citation:
"Un professeur de Marseille, un certain Monsieur Beitone, vient d'écrire un article dans Le Monde qui dénonce "une rumeur d'extrême droite" incriminant la loi "Pompidou-Rothschild" de 1973 dans la crise de la dette publique.

Décidément, l'anathème "fasciste" et ses dérivés est une arme bien commode, et bien rodée, pour contrer la critique radicale de la création monétaire privée. Manifestement, cette calomnie va resservir dans les mois qui viennent. À se demander s'il n'y a pas un code secret entre les complices du racket, un code dans lequel "extrême droite" signifierait en réalité "ayant compris et dénonçant l'escroquerie monétaire des familles de banquiers privés". Ça expliquerait bien des malentendus. "

Écrit par : Sophie | 31 décembre 2011

Le sieur Beitone vient de commettre un article dans le Monde! On attendrait de la part d'un professeur un minimum d'honnêteté intellectuelle et une argumentation sans faille... C'est tout le contraire !

D'abord, monsieur Beitone colle d'office l'étiquette d' "extrême-droite" à ceux qui dénoncent la loi Pompidou-Giscard : eh oui ! pour cet éminent professeur (qui n'est pas un crétin, comme l'a bien dit notre hôte), soulever le problème de la loi de 1973, c'est être "fasciste", renvoyer aux "HLPSDNH", avoir revêtu une chemise brune, marcher au pas de l'oie, féconder le "ventre immonde de la bête"...

Ce qui est bien avec cette méthode de reductio ad hitlerum, c'est que ça évite de développer des arguments pour contrer ceux de l'adversaire : l'insulte suffit à discréditer ce dernier !
Malhonnête, mais efficace !

Et puis on trouve des perles, comme celle-ci : “le passage au financement de marché était lié à la volonté d’obtenir des crédits à moindre coût sur un marché plus profond et plus liquide“...
Voici donc un économiste -chargé d'enseignement qui plus est- qui affirme qu'il vaut mieux que l'Etat emprunte aux marchés qu'à sa Banque Centrale, pour bénéficier d'un moindre coût ! Vous avez bien lu...
Il est dommage que Beitone ait oublié de démontrer comment, en empruntant aux forts taux que l'on sait (qui nous valent 5O milliards d'intérêts par an), l'Etat se trouve moins endetté qu'en empruntant à sa Banque Centrale à taux zéro -ou approchant- comme avant 1973...
Il me semble que le citoyen lambda, sans avoir besoin de longues études, mais avec son simple bon sens, conclura différemment de notre spécialiste !

Comment le journal Le Monde a-t-il pu publier un tel papier ? Et surtout dans quel but ? Faire taire ceux qui essaient de nous alerter sur le véritable "hold up" accompli par les hedge funds ?
http://www.ubest1.com/?page=video/34237/Cette-crise-n-est-pas-une-crise-mais-un-hold-up-de-la-finance-

Écrit par : Chantal | 04 janvier 2012

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