25 mars 2009

La Journee de la jupe

     « Crétin ! »

     Elle l’a dit. Elle l’a dit ? Elle l’a dit.

     Qui ? Sonia Bergerac. Bergerac comme Cyrano. Sonia comme toutes les beurettes pour qui leurs parents jouent la carte de l’assimilation, de l’intégration dans la communauté culturelle française. Bergerac, vous êtes sûr ? Une beurette ? Elle l’est — on ne le saura qu’à la fin, entre un père muet de l’avoir trop aimée, et une mère en larmes. Quand il sera trop tard. Quand elle aura été abattue par une police qui tire toujours trop vite. On achève bien les profs.

     Crétin. Adjani l’a dit.

     Adjani ? Allons donc ! Cette star si rare, invisible, qui, d’interviews en interviews, explique qu’elle a inscrit son fils dans le privé, pour lui éviter la catastrophe qu’est devenu l’enseignement public en France… Sortie de sa thébaïde pour jouer dans un film à petit budget, un objet télévisuel — qui a permis samedi dernier à Arte de battre des records d'audience…

    Elle n’a pas lu Meirieu, Adjani. Elle ne sait pas que si ça va mal, c’est qu’on n’a pas assez détruit. Pas assez pédagogisé. Pas assez donné de pouvoir aux IUFM, aux syndicats crypto-cathos, aux profs qui se réfugient dans les sciences de l’Education faute de connaître leur propre discipline, aux « professeurs des écoles » qui font le Connac dans l’Hérault et ailleurs, parce qu’ils ne savent pas comment enseigner le b-a-ba (1), et qu’ils n’ont rien à dire aux élèves de GS…

     Crétins !

     Elle l’a dit, Sonia Bergerac. Comme moi. Avec violence et passion. Avec beaucoup d’amour pour ces élèves impossibles, suppôts d’imams, serial violeurs, barbares ! Comme tous ces élèves parqués dans des ghettos scolaires installés grâce à la Gauche (si !) dans des ghettos sociaux construits par la Droite. Elle l’a dit avec beaucoup de tendresse et de colère, avec — encore à ce moment du film — un geste caressant du bout du Beretta tendu de sa main malhabile vers le groupe d’élèves pris en otage afin de leur faire, enfin, un cours de Français qui ressemble à quelque chose. Des élèves enfin terrorisés pour de bon, parce qu’ils ne sont plus dans un mauvais jeu électronique, mais dans la vraie vie — la leur, celle où l’on n’apprend rien dans les collèges à tarif intellectuel unique, où seuls ont le droit de hurler les caïds et leurs sous-fifres. Rien. Pas même le vrai nom de Molière.

     Cette fois, ils vont le savoir. Jean-Baptiste Poquelin ! Répétez après moi ! Ou je flingue !

 

     « Mais à quoi bon ces savoirs morts ? » demande le Crétin — le vrai, pas l’élève, mais le Crétin qui a inspiré la réforme Jospin, le Crétin qui a inventé les IUFM, le Crétin de la réforme Viala, de la loi Lang, de l’amendement Ségolène, le Crétin des Sciences de l’Education, le Crétin qui a refusé de siéger dans la commission qui a finalement accouché — il était temps ! — de la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école… « À quoi bon Molière (ou la Princesse de Clèves, dirait… qui, déjà ?), à quoi bon Racine — m’dam, Racine ! Vous vous rendez compte ? — à quoi bon Corneille (« comme le chanteur ? »), à quoi bon La Bruyère — « m’dam’, comme la plante dont on fait les pipes ? «  M’dam, Rachid, il a dit « pipe » ! » « Toi, sale pute… »

     - Comment tu m’as appelée ? demande alors Adjani en lui mettant un coup de boule.

     Si ! Un coup de boule ! Elle a bien fait ! Sartre expliquait dans « Réflexions sur la question juive » que les racistes, il n’y a pas moyen de leur expliquer, ils sont inaccessibles à la raison, autant commencer et finir par le coup de boule…

    « La Journée de la jupe » est un grand film anti-raciste. Le véritable anti-racisme. Celui qu’il faut enseigner. Celui que les organisations bien pensantes vomissent. L’anti-racisme d’Emmanuel Brenner (2), de Iannis Roder (3), ou le mien (4).

     Une ministre plus dépassée que nature — un mixte improbable d’Intérieur et d’Enseignement Supérieur, beau cul bon genre — ne comprend rien à la revendication de cette prof déjantée. Comment ça, une journée de la jupe ? Mais nos mères se sont battues pour avoir le droit de porter un pantalon !

    Oui, mais voilà, dans certaines banlieues, si vous portez une jupe, vous êtes une pute. Une salope. Une taspé.

    « M’dam’ ! Le mec, sur le blog, il m’a traitée ! »

    Pitié pour les filles ! C’est ainsi qu’il y a trois ans (putain, trois ans, et il faut encore se battre !), j’avais intitulé une Note sur ce blog (5), qui prenait la défense de ces gamines qui se voilent pour échapper à l’opprobre des cités. Pour échapper aux fantasmes des tarés-frustrés-péteux incapables de séduire, parce qu’on ne leur a pas appris les mots — et à quoi voulez-vous que servent les mots, que serve l’Ecole, si ce n’est à séduire Chloé ou Myriam, Anthony ou Peter ? Incapables — impuissants, qui relookent en douce, sur leurs portables, une scène hard bricolée en interne… Eh non, chers parents de la FCPE, un portable ne sert pas à vous appeler entre deux cours, d’ailleurs , on ne vous appelle pas, ça sert à filmer Fadela ou Camille obligées à faire une pipe dans les chiottes du bahut, et à se l’envoyer entre copains — la fille et le film. Heureusement que de plus en plus de lycées interdisent les portables !

    Alors, la Sonia Bergerac, elle est vachement vénère ! Elle porte en elle l’exaspération de ses collègues — enfin, de certains de ses collègues : parce qu’il y a les collabos, les pactiseurs de barbarie, ceux qui viennent au lycée culotte baissée, ceux qui se trimballent avec le Coran dans le cartable, qui le connaissent mieux que leurs élèves même – et qui s’en vantent !

    Doit être au SGEN, celui-là…

    Elle est très peu soutenue, Sonia Bergerac. Pas par l’administration, on le sait, qui donne toujours raison aux élèves, et qui ne veut pas de vagues, pas de vagues… Calme plat sous les casquettes. Le Principal — superbement interprété, entre hystérie et dépression, par Jackie Berroyer, un ancien prof qui connaît la musique — finit par fuir. Déni un jour, déni toujours. Le flic — un flic intelligent, un Denis Podalydès sur le fil, passionné, problématique, est en butte au flic unidimensionnel généré par la pensée orwellienne — Yann Colette, toujours inquiétant, toujours impeccable — dans laquelle un prof, quand il n’est pas un article de boucherie hallal, est une cible. Pan ! Tuée par la caméra ! Piégée, la caméra ! Le quart d’heure de gloire, et puis le champ d’horreur. Bergerac tuée l’arme au poing, comme Cyrano la rapière à la main. C’est bien plus beau lorsque c’est inutile. 

    La presse s’émeut (6). Le Monde, faux cul entre deux chaises, comme toujours, bave — et Libé en fait tout autant. Mais Télérama, que l'on a connu mieux pensant, ne boude pas trop son plaisir. Et Marianne, le Midi Libre ou le Canard Enchaîné ont bien compris que l’on se trouvait en présence d’un météorite cinématographique susceptible de faire du dégât – d’autant plus qu’il est parfaitement joué.

    Enfoncé, Bégaudeau ! À poil, le Bégaudeau !

    Politiquement incorrect, disent les journalistes ! Et le plus fort, c’est qu’ils s’en étonnent — tant la pensée cinématographique est devenue conforme — et encore, c’est un mot trop long ! Forcément ! On leur donne à baver devant « Entre les murs », film bien pensant comme on en faisait sous Vichy. Alors face à un objet filmique qui a du nerf, du sang, de la chair, de la rage — bref, du talent —, que dire, sinon « politiquement incorrect » ? Anticonformiste, peut-être ? Anti-con, sûrement.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Rachel Boutonnet, Pourquoi et comment j’enseigne le b-a-ba.

(2) Emmanuel Brenner, les Territoires perdus de la République.

(3) Iannis Roder, Tableau noir – la Défaite de l’école.

(4) Jean-Paul Brighelli, Une école sous influence.

(5) http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/07/13/pitie-pour-les-filles.html

(6) La palme de la bienpensance hystérique au Monde diplomatique : http://blog.mondediplo.net/2009-04-12-Ils-ne-comprennent-que-la-force

Commentaires

Ah, JPB, comme je vous aime bien sur ces coups là !

Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2009

Rien à redire... C'est nickel-chrome !
Ou plutôt si, quand même : la contre-attaque bobo-médiatique est déjà en route : ce matin sur France-Inter, Bernard Guetta et Eva Bétan (orthographe non garantie) se sont écharpés à propos du film. BG l'a chaudement recommandé, quand EB a fait la petite bouche, gneugneugneu, comparé Lilienfeld à feu André Cayatte, (l'exemple même du mauvais cinéaste prêchi-prêcha), et prôné en contre-exemple, ça va de soi, l'ineffable "Entre les murs " de saint Bégogodeau et son divin cortège, ainsi que "L'Esquive", un bon film sans plus, et qui, à tout vous avouer, ne m'avait pas paru à l'époque valoir un tel excès d'honneur (je sens que je vais encore me faire des potes, sur ce coup-là).
Cela dit, les échos de salle des profs sont extrêmement favorables à " La Journée de la jupe". Beaucoup de collègues ont regardé, la plupart ont apprécié, et ceux qui expriment des réticences le font plutôt à propos de personnages comme le flic joué par Podalydès, jugé peu vraisemblable -- ou le chef d'établissement, un peu en-dessous de la vérité ;-)
Bref, la base a tranché !

Ecrit par : Françoise Guichard | 25 mars 2009

Je me joins à Zorglub pour remercier Jean-Paul quant à cette excellente note.


"Cela dit, les échos de salle des profs sont extrêmement favorables à " La Journée de la jupe"."

Ecrit par : Françoise Guichard | 25 mars 2009


Je confirme. J'ai également eu de bons retours... d'élèves (sans doute la première fois qu'ils regardent Arte de leur vie!). C'est probablement que le crétin lui-même, en fin de compte, en a marre d'être pris pour un imbécile et attend qu'on lui dise la vérité bien en face. Bon, je fais court et retourne à Naples avec "Des racines et des ailes"...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 mars 2009

Faut pas tout réduire à l'école. Nous nous sommes battues pour avoir droit de porter le pantalon et nous voici obligées de nous battre pour porter la jupe, et pas seulement à l'école.

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2009

Ma mère m'a avoué (avec dans son regard quelque chose d'indicible et de triste qui voulait dire: tu vis "ça"?) qu'elle n'a pu regarder que le début du film, - trop violent pour elle. "Maman, des bataillons d'enseignants vivent cette situation tous les jours"...

Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2009

Jean-Paul - en émotion(s); beau texte; j'y ai senti le coeur.

Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2009

Merci pour cette magnifique critique.

Je viens de passer l'après-midi à rédiger des rapports d'incidents pour des faits de violence entre élèves ; il n'y aura pas de troisième rapport car les faits sont trop délicats pour être mis par écrit et la principale prend des précautions (je la comprends (relire pour savoir à quoi je peux bien faire allusion "Les désarrois de l'élève" Toërless de Robert Musil).

Ce que l'on ne peut plus dire, il faut le crier, comme vous l'avez fait dans "La Fabrique du crétin". Ce film est un anti "Entre les murs" et ce serait bien qu'il fasse un peu réfléchir les gens sur la réalité des établissements publics d'enseignement dans notre beau pays, les enseignants, les parents, les élèves...Les responsables "en pantalons".

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

C'est vrai, la note devait déjà être (presque) prête quand vous alliez dire que vous alliez la poster!
Eva Betan m'a particulièrement gonflé, sur Inter, ce matin, et bravo à Guetta! Mais il semble que Télérama ait fait une plutôt bonne critique du film?
Et, en tous cas, non aux portables dans les établissements.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Même pensée émue que la maman de Pendariès pour vous tous qui venez vous épancher régulièrement sur Bonnet d'âne...
Merci pour cette note brillantissime...

Ecrit par : Maminou | 25 mars 2009

" Eva Betan m'a particulièrement gonflé, sur inter, ce matin et bravo à Guetta!" (Christophe Sibille)

J'ai eu la même réaction.
Effectivement, la critique de Télérama (citée par Yann ici-même) était plutôt favorable, ce qui m'a d'ailleurs étonnée. Un signe que le vent tourne?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Mille fois merci pour ce billet.
Bon courage.
Lambda

Ecrit par : Lambda | 25 mars 2009

Et je le répète, on ne vit pas "ça" qu'en ZEP, on vit "ça" à peu près partout.

La violence, le mépris, la haine de soi et des autres sévissent à peu près dans tous les collèges.

Ce n'est qu'une différence de nature, pas de degré.

Deux citations, une sur la réalité, une à propos du film :

"El sueno de la razon produce monstros" ("Le sommeil de la raison engendre des monstres") (Francisco Goya)

"S'il peut y avoir la moindre chance d'atteindre l'oreille de l'autre, ce n'est qu'en donnant le plus de tranchant possible à son propos.

Voilà pourquoi le trait est ici accentué. Les temps heureux ou l'on pourrait s'en dispenser, où l'on pourrait éviter l'outrance et faire dans la sobriété, ne sont pas encore venus "

Günther Anders ( De la Bombe, 1956 )

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

On rappellera juste, rapport à quelques phrases du billet de Jean-Paul, qu'il n'y a pas que des sciences de l'éducation dans les IUFM. Mais aussi plein de profs disciplinaires, qui s'en foutent, (des sciences de l'éduc).

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

"Effectivement, la critique de Télérama (citée par Yann ici-même) était plutôt favorable, ce qui m'a d'ailleurs étonnée. Un signe que le vent tourne?"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Pourquoi donc?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Lire sur cet excellent site "L'ébauche d'un manuel scolaire d'un jouir sans peine" par Gilbert Molinier, professeur de philosophie, qui n'est pas sans rapport avec "La journée de la jupe".

http://www.philosophie.org/

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

La force de ce film, c'est de désactiver (habilement, même si la ficelle est un peu grosse) le reproche de racisme en faisant de l'héroïne une femme issue de l'immigration maghrébine. Certains penseurs à deux balles se trouvent ainsi privés de leur argument cache-misère.
Le personnage du jeune Turc soumis à un racket aide aussi à sortir de l'opposition binaire.

Dans mon bahut, on parle beaucoup du film, et ceux qui y sont hostiles ne trouvent pas vraiment d'argument pour s'y opposer. On parle du flingue, bien sûr, de la violence, on crie à la caricature, mais sans conviction.

J'ai entendu au contraire plusieurs collègues jubiler en évoquant le film, et se sentir assez bien défendus, pour une fois. Et ce ne sont pas des collègues qui s'expriment sur les problèmes de discipline ou de violence, d'ordinaire. Mon sentiment est que la parole a été libérée par ce film, dans une certaine mesure.

Adjani ne recueille que des éloges ; elle porte effectivement le film sur ses épaules, à l'écran et à la ville...

Sinon, pour l'anecdote, je suis passé au tabac-presse à côté du lycée : on y proposait le film de Bégaudeau sous blister, à 19€99, avec deux heures de bonus et un livret de photos dédicacées par les jeunes acteurs ! Quand il sera soldé, ce sera une bonne idée de cadeau, non ?

Ecrit par : sanjuro | 25 mars 2009

J'ai cru m'entendre et me lire sauf que c'est vachement mieux dit. BRAVO, Jean-Paul ; je suis en phase et vos lignes résonnent fort, fort !

Ecrit par : agna | 25 mars 2009

Un peu hors-sujet (quoique...) dans la lignée "il n' y pas que nous"...
Ce qui me fascine dans cet extrait, c'est le sentiment de toute-puissance de l'individu produit du libéralisme/capitalisme le plus idiot, qui "prends ses désirs pour des réalités" et ne comprend pas, dans une sorte de régréssion infantile, que le Monde ne soit pas immédiatement et tout entier à son service. C'est particulièrement net lorsque l'on s'attarde sur la 1ère cause d'agression.


"Les agressions contre les médecins se banalisent
France Info - 17:07

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Le Conseil National de l’Ordre des Médecins tire la sonnette d’alarme. Il veut attirer l’attention sur la banalisation des agressions contre les médecins.

L’an dernier, 535 incidents ont été rapportés par les médecins mais cette déclaration n’étant pas obligatoire, les chiffres sont vraisemblablement supérieurs. C’est un chiffre globalement stable depuis 5 ans.
La moitié des incidents sont des agressions verbales, un quart des vols, le reste concerne des agressions physiques ou du vandalisme. 62% des médecins concernés sont des généralistes, 35% des spécialistes avec en tête ophtalmologistes et psychiatres.

En ce qui concerne les causes de ces incidents, le délai pour obtenir un rendez-vous arrive en tête, suivi du refus de prescription de la part du médecin, de tentative de vol, il y a aussi des patients qui ne sont pas d’accord avec le traitement prescrit ou qui contestent une décision médicale.
Pour ce qui est de la répartition géographique, la Seine-Saint-Denis demeure le département recensant le plus d’incidents suivi du Val d’Oise, du Nord, de Paris, de la Seine Maritime et de la Seine-et-Marne. Mais le phénomène semble aussi augmenter dans les zones rurales.

Ecrit par : Manu | 25 mars 2009

@JPB
Deux ou trois mots subsidiaires à ton brillant leader.
Tu écris :"Comme tous ces élèves parqués dans des ghettos scolaires installés grâce à la Gauche (si !) dans des ghettos sociaux."
Ce n'est pas moi qui vais prendre la défense de "la Gauche", de la loi de 89 et de la "politique de la ville", mais enfin, il y a un avant qui n'est pas "de gauche" et qu'il conviendrait de ne pas oublier si l'on veut aller au-delà de l'émotion suscitée par un film si estimable soit-il.
"Intégration", "école de la République", "ascenseur social", "territoires perdus", les mots volent dans un débat sans mémoire.
Prenons-les un par un.
"Intégration" ? J'ai vu arriver dans mon quartier de naissance ( Bezons, Seine et Oise, ses berges de la Seine et ses industries chimiques) la première vague de l'immigration maghrébine au début des années cinquante ( gouvernement Guy Mollet). Uniquement des hommes, employés aux plus sales boulots et logés par des marchands de sommeil dans des plâtras. Parfaitement intégrés (la preuve : les putes étaient belges) à la pauvreté générale. Quelques cadavres de ce "crouyas" - c'était le mot à l'époque - flottèrent un peu plus tard - en 1961 - au fil de l'eau, du Pont de Neuilly au barrage à aiguilles de Chatou. S'ils laissaient des orphelins, c'était au pays : les gamins, à l'époque ne traversaient pas la Méditerranée. Quelques années plus tard, après les accords d'Évian, si. Au milieu des années soixante, de ma fenêtre, entre l'hospice des vieux de la Préfecture et la centrale à ordures, je vis s'étendre le bidonville de Nanterre. Avec femmes et enfants. Jospin était à peine né, Rocard était au PSU, Mitterrand perçait ; le baby-boom posait des problèmes aux gestionnaires, toujours effrayés par le nombre ; on manquait d'instits et l'on nommait des bacheilers - d'ailleurs de bon niveau - sans aucune formation au calcul et à la lecture - directement en CP. Au Petit-Nanterre par exemple.
J'ai retrouvé, il y a peine dix ans, au cours d'une enquête dans une maternelle du Petit-Colombes, quelques-uns de leurs élèves. "intégration" ? "Ascenseurs social" ? Les plus veinards étaient devenus postiers.
Je saute l'époque des OS de chez Simca ou Citroen - sur laquelle il y aurait beaucoup à dire - qui coïncide, comme c'est curieux, avec cette idée géniale des maths modernes et du plan Rouchette. Qui précède de peu le mai 68 de Cohn - qui a commencé à Nanterre en novembre 1967 - et la grrrande rrrévolution culturelle des enfants de bourges.
Au fait à la fac de Nanterre, ni à la Sorbonne je n'ai pas vu beaucoup à l'époque de fils d'immigrés maghrébins ? "Intégration"?
Je m'arrête, parce que j'écris tout à trac ce qui demanderait beaucoup plus de soin. Mais arrêtons de fantasmer sur l'existence d'une école de la République intégratrice avant 1989.
Si jamais une telle école a existé, il faut remonter aux débuts du XXe pour en retrouver la trace. Et encore, si l'on y apprenait convenablement à lire et à compter, ce qui n'est pas rien, la religion laïque y cohabitait-elle avec le nationalisme le plus niais, ensuite avec le pacifisme le plus stupide.
Un dernier mot : les feuilles de paie que j'ai produites ici, et quelques autre babioles de la consom', sont de plus puissants vecteurs d'intégration à la société telle qu'elle est que tous les cours sur Molière. Violeurs, racaille, éventuellement et de plus drogués à l'opium du peuple, ils sont dans le vent les élèves de madame Bergerac.

Ecrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

Sinon, je ne voudrais pas trop vite faire dévier la conversation, mais je trouve qu'il y a un parallèle saisissant entre le film de Lilienfeld et deux autres films récents : « Gran Torino » de et avec Clint Eastwood, et « La Vague » de Dennis Gansel.

Le film d'Eastwood est magnifique, et lui aussi se garde bien de sentimentalisme, avec un anti-héros qui passe de gros con raciste et misanthrope à la figure christique d'un éducateur généreux et obstiné. On rit beaucoup (la scène dans le salon de coiffure où on apprend au jeune garçon à « parler comme un homme » est extraordinaire) mais il y a une émotion authentique, une vraie volonté de sortir des clichés, de montrer une réalité complexe.

Quant au film de Gansel, « La Vague », on pouvait craindre aussi la facilité, le film démonstratif et lourd, mais il m'a laissé une impression de grande profondeur, de finesse dans le traitement de cette idée qu'on croyait rebattue, de la "bête-immonde-que-son-ventre-fécond tout ça tout ça".
Le personnage du garçon issu de l'Allemagne de l'Est, paumé et fervent adepte de la vague, au point de créer un culte de la personnalité autour du professeur, montre bien que le mal peut être créé de toute pièce, que la question des responsabilités est vaste. Le personnage du prof est ambigu, lui aussi, et montre bien les limites des idées simples, des bonnes intentions, de la volonté de perfectionnement : il est, comme nous le sommes souvent, dépassé par sa propre création, emporté par quelque chose qu'il croyait maîtriser.

Bref, après le découragement qui m'avait pris lors de la sortie (et de la palme) du film de Bégaudeau, je trouve que nous venons d'être servis coup sur coup par trois films bien intéressants.

Espérons qu'après ces coups d'éclats le débat sera posé, et que la violence passera à l'arrière-plan. C'est le danger qui guette ceux qui voudraient s'appuyer sur ces œuvres pour avancer des idées : il faudra clairement désigner la violence comme symptôme et non comme solution.

Ecrit par : sanjuro | 25 mars 2009

Et bravo - de concert avec les autres- pour ce remarquable article. Je vais le diffuser à droite à gauche....

Ecrit par : Manu | 25 mars 2009

Excusez-moi pour ce long copier/coller du texte de Gilbert Molinier, mais je pense qu'il apporte un éclairage philosophique (nous avons besoin de comprendre les causes) au film d'Isabelle Adjani qui met en évidence les conséquences.

Il s'agit d'une analyse critique des thèses de Jean-Didier Vincent (neurobiologiste), président du Conseil National des Programmes (je ne sais s'il l'est encore) émises à l'occasion d'un colloque organisé par le ministère de l'éducation nationale et de la recherche scientifique sur le thème de "l'ennui à l'école".

a) La violence étatique et l’organisation des plaisirs sont les deux volets complémentaires d’une même politique d’abrutissement programmé de la jeunesse et de "containement" des banlieues. Les illusions finiront par tomber et le retour au réel sera sans doute terrible. En attendant, le grand organisateur du grand sommeil aligne tranquillement une série d'équations intellectuellement simplistes mais politiquement redoutables :

1) Ce qui crée l'ennui à l'école, c'est la répétition.
2) Celui qui ennuie les élèves, c’est le professeur.
3) La répétition est au fondement de tout apprentissage.
4) J'affirme que le plaisir est préférable à l'ennui.
5) Donc, je supprime d'autorité l'ennui à l'école, c'est-à-dire, la série des apprentissages qui exigent répétition…
6) … Soit l'arithmétique, la grammaire, l'orthographe, la géographie, l'histoire...
7) … Pour les pauvres, cela va de soi.
8) Je donne l’autorisation de supprimer le professeur ennuyeux.

b) Maintenant, quelle stratégie politique est à l'œuvre dans ces théories (pour peu qu’on les reconstitue dans leur cohérence) ? Ce colloque (organisé par le conseil national des programmes, mais évidemment pas du temps de Laurent Lafforgue) n’avait pour autre objet que d’accélérer l’imposition scolaire de la jouissance (plaisir immédiat, obtenu sans médiation des livres, des exercices...). Le Ministère de la Jeunesse a désormais en charge principale la gestion étatique des plaisirs de la jeunesse ? Vaut-il mieux mourir d’ennui, mourir de jouir ou mourir de l’ennui de jouir ? Le ministère a décidé, sans doute après sondage auprès d’un échantillon représentatif d’élèves, qu’il fallait mourir de jouir. Après avoir produit sélectivement des bêtes à concours, on prétend produire en masse des bêtes à jouir qui arboreront leur sourire fabriqué, celui figé du cadavre embaumé des hommes " désanimés ". Ce plaisir devenu matière obligatoire au sein d'un géant Ministère de la Jeunesse et des Jouissances donne le cafard. Cette folle tentative de maîtrise gestionnaire de la jeunesse à grands coups de plaisirs sera ensuite probablement évaluée. N'a-t-elle pas un contenu essentiellement mélancolique ?

c) Quel problème vise -t-elle à résoudre ? Tout simplement le problème des pauvres. Que faire des pauvres et surtout de leurs nombreux enfants ? Trop nombreux, ne deviennent-ils pas potentiellement dangereux ? Comment, sinon éliminer, du moins circonscrire le danger ? La psychologie des pédagogues est une héritière.
Elle a tiré la leçon de l'échec du nazisme. Les méthodes violentes et primitives du nazisme ont fabriqué son adversaire, par simple réflexe de défense. Aujourd'hui, on procède autrement pour parvenir aux mêmes fins, la stérilisation de l'ennemi. L’imagination contemporaine de la biologie inclut l’expérience d’Auschwitz. Par exemple, pour se débarrasser des cafards, animal redoutable et presque indestructible, on a envisagé le scénario suivant, qu’une molécule excite en permanence les centres nerveux impliqués dans leur comportement génital. Les cafards copulent jusqu’à épuisement, en oublient de manger et meurent de… plaisir. C’est ce modèle qui est importé dans l’école, modèle de la programmation de la mort dans la jouissance.

d) C’est aussi sur ce modèle que fonctionne le management d’entreprise. Histoire de la grenouille cuite. "Une des histoires que les conseils en entreprise ou les philosophes du management racontent volontiers pour expliquer combien il est difficile de conduire un organisme ou une entreprise à l’apprentissage, est l’histoire que raconte Charles Handy, transformée en parabole, l’histoire de la grenouille cuite. Chacun peut imaginer ce qui se passe si l’on jette une grenouille dans l’eau bouillante. Elle essaie, aussi vite que possible, d’en sortir. Mais que se passe-t-il si l’on met une grenouille dans l’eau tiède, de telle sorte que la température de l’eau soit progressivement augmentée ? Curieusement, il ne se passe rien. La grenouille montre tous les signes d’un animal qui se sent bien, mais cuit lentement sans s’en rendre compte." Les méthodes managériales sont ainsi faites qu’elles tuent à petit feu avec une probabilité de succès bien plus grande que les méthodes directement totalitaires, du moins telle est l’ambition des technocrates du management. Comment cuire les jeunes à petit feu ? Le Président du CNP a apporté sa contribution : en leur enjoignant la jouissance à mort.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

Comment cuire les jeunes à petit feu ? Le Président du CNP a apporté sa contribution : en leur enjoignant la jouissance à mort.

La violence, y compris la plus extrême, mais l'essence de la violence est d'aller à l'extrême, est le corollaire le plus immédiat de l'impératif de jouissance, avec la dépression (l'envers et l'endroit).

Le président du CNP, pourtant "neurobiologiste", ne connaît manifestement pas Konrad Lorentz : Quand on prive une oie cendrée de rituels, elle tombe en dépression."

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à tous. Je dois retrouver demain mon "troupeau d'oies cendrées sans rituels" et j'ai besoin de sommeil.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

"b) Maintenant, quelle stratégie politique est à l'œuvre dans ces théories (pour peu qu’on les reconstitue dans leur cohérence) ? Ce colloque (organisé par le conseil national des programmes, mais évidemment pas du temps de Laurent Lafforgue) n’avait pour autre objet que d’accélérer l’imposition scolaire de la jouissance (plaisir immédiat, obtenu sans médiation des livres, des exercices...)."

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Et, le seul problème, vous le savez, Robin, c'est que depuis que la jouissance immédiate et le plaisir sont devenus obligatoires à l'école...nos élèves ne se sont jamais autant emmerdés (le mot est faible).

Ecrit par : Manu | 26 mars 2009

C'est que le plaisir, mon cher Manu, justement, ce n'est jamais immédiat. Ça se construit. Tout ce qui est immédiat est de mauvaise qualité. Demandez donc leur avis aux éjaculateurs précoces…:-))
JPB
PS. Christophe, non, la Note n'était pas écrite quand j'en ai parlé — sinon par bribes, dans ma tête.
PPS. Le correcteur orthographique me souligne en rouge "éjaculateurs". Où la morale ne va-t-elle pas se nicher… Tiens, je vais faire un essai : branleur (pareil ! — et pourtant, on en connaît…), fouteur de merde (idem sur fouteur — qui c'est qui m'a mis un Dictionnaire aussi châtré dans cette machine ?, con (de même ! C'est comme le Lagarde & Michard d'autrefois, qui refusait que Badebec en ait un…), bite — pareil… Faudra pousser l'expérience, on ne peut pas écrire tranquillement un petit ouvrage pornographique, avec cette machine !

Ecrit par : brighelli | 26 mars 2009

Film remarquable. Un vrai coup de poing dans la gueule de la Pensée Unique !

Tiens, à propos de nos cousins du Québec : sont-ils devenus fous ?
http://www.iedm.org/main/show_mediareleases_fr.php?mediareleases_id=182
http://www.iedm.org/uploaded/pdf/portrait08_fr.pdf

Ecrit par : Blanc Cassis | 26 mars 2009

Ah le style ! Droite-gauche enchaînées.

En pleine gueule !

Bravo !

Et puis, il y a des phrases du genre :
"un geste caressant du bout du Beretta ..."

Moi, ça me ravit.

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

Infos du matin…
Hier, Raphaëlle, une gamine sans histoires scolarisée dans un collège sans histoires, mais qui a apparemment le tort d'être bien élevée, s'est fait rouer de coups par une bande venue d'un collège des environs — moins bien tenu, si j'ai bien compris. Défigurée, la petite. A sans doute le tort de savoir qui est Jean-Baptiste Poquelin, comme dirait Sonia Bergerac…

Il y a des jours où j'en ai marre… Les "intellos", qu'ils soient profs ou élèves, sont devenus les cibles de l'exécration publique — et j'aimerais beaucoup que le ministre, le président de la République, les leaders syndicaux, disent publiquement que c'est bien, d'être un bon élève. Et qu'on n'aura pas pitié de ses agresseurs — des filles, apparemment, dont on ne dit pas assez qu'elles peuvent être aussi violentes que les garçons. Qu'on ne leur trouvera pas des excuses. Que l'administration ne cherchera pas à les "comprendre".
Je rêve…
On se croirait revenu aux temps où "intellectuels", un mot inventé par les anti-dreyfusards, était le cri de ralliement de toute l'intolérance du siècle.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 mars 2009

Oui, c'est sûr qu'il vaut mieux être rugbyman, footballeur, cycliste, animateur de jeux débiles à la télé, que prof ou (et) intello...Mais il y a encore quelques ilôts, même sur les chaînes affiliées à TF1, (j'aime bien certains débats sur "LCI", notamment "Ferry-Julliard".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

Blanc Cassis a écrit : "Tiens, à propos de nos cousins du Québec : sont-ils devenus fous ?
http://www.iedm.org/main/show_mediareleases_fr.php?mediareleases_id=182
http://www.iedm.org/uploaded/pdf/portrait08_fr.pdf"

Un extrait du "rapport" où les auteurs définissent ce qu'ils appellent l'indice de résultat d'un établissement scolaire :

"IR = 0,6 * [0,3*Langue d’enseignement +
0,3*Mathématique + 0,2*Langue seconde +
0,1*Histoire + 0,1*Sciences physiques] +
0,1*Taux de réussite + 0,3*Taux de promotion"

Et ils en rajoutent : "Des normalisations ont été effectuées pour assurer la comparabilité des résultats aux épreuves entre les écoles et entre les élèves du réseau francophone et du réseau anglophone"

Autrement dit, ils triturent encore un peu le résultat pour le rendre encore plus insignifiant.

A l'IREDU, ils font la même chose mais ils n'osent pas l'écrire.

Ces gens-là, en technos du "number crunching" statistique, parlent "d'intervalle de confiance".

Il faut s'en défier absolument.

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

Les agressions contre les médecins, dont les patients contestent les prescriptions, relèvent du même phénomène que les agressions contre les professeurs : à la base, il y a la délégitimation du savoir. Chacun se croit "expert" et capable d'en remontrer à l'homme de l'art.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Il y a des jours où j'en ai marre… Les "intellos", qu'ils soient profs ou élèves, sont devenus les cibles de l'exécration publique — et j'aimerais beaucoup que le ministre, le président de la République, les leaders syndicaux, disent publiquement que c'est bien, d'être un bon élève.

Ecrit par : brighelli | 26 mars 2009

Pourquoi ? Les études, ça sert à rien , dit not'bon président (un ancien cancre, soit dit entre nous...)
L'essentiel, c'est de ré-u-ssir, pov'cons, de faire un max de tunes, et d'arborer une rolex ! Voir http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22233

Ecrit par : Françoise Guichard | 26 mars 2009

La jupe pose (aussi) la question de la représentation fantasmatique de la femme dans l'inconscient masculin.
Sujet pas nouveau.

On pouvait espérer que 50 ans de luttes féministes (souvent excessives mais toujours nécessaires) avait posé un minimum d'espaces de liberté définitifs.
La montée du délire islamomerdique montre qu'il n'en est rien.

Histoire de raviver notre mémoire et d'éviter un triomphalisme malvenu au prétexte que nous avons un siècle d'avance sur les nouveaux barbares :

"L’histoire la plus incroyable est celle du critique d’art anglais Ruskin, célèbre pour avoir défendu les artistes préraphaelites. Quand il épouse la belle Effie Gray en 1848, Ruskin est vierge. Il n’a jamais vu de femme nue, autrement qu’en statue. Le soir de la nuit de noces, il est horrifié de ne pas trouver, sous les jupes de son épouse, le renflement marmoréen, l’abricot imberbe auquel il s’attend. Cela gâche leur mariage. Six ans plus tard, Effie Gray demande le divorce au motif qu’elle est toujours vierge. Dans une lettre écrite à une amie, Effie raconte l’humiliation atroce que représente l’examen gynécologique : elle a dû révéler au regard la monstrueuse difformité dont elle se croyait atteinte. Son mari l’avait convaincue que les poils faisaient d’elle un monstre."
D'après "Du Velu au Lisse", de Jean Da Silva (voir le blog des 400 culs).

Ecrit par : Zorglub | 26 mars 2009

" Le plaisir n'est jamais immédiat. Ca se construit." JPB

Cette observation me fait penser à la dégustation d'un bon vin. Robin évoquait sur le fil de discussion précédent une personne buvant le champagne à la bouteille. N'étant pas autorisée à consommer ce vin particulièrement gazeux et n'appréciant pas toujours le comportement arrogant de certains vignerons reniant leurs origines, je devrais peut-être me taire. Tout de même, j'ai la faiblesse de penser que celui qui boit du champagne à la bouteille ignore tout des étapes conduisant au produit fini pour se permettre ce comportement. Il faut planter la vigne, et pour la planter il faut avoir trouvé le terrain en cherchant sur le cadastre, accomplir les démarches administratives nécessaires puis mettre le terrain en état. Si vous possédez le terrain avec une vigne déjà plantée mais bonne à renouveler, il convient de faire une déclaration d'arrachage puis une demande de plantation. Avant de planter il faut avoir greffé le plant français sur du plan américain qui résistera au phylloxéra. Au jourd'hui on achète des plants prêts à planter mais mes parents et mes frères greffaient eux-mêmes. Ensuite les greffes sont mises en caisse dans de la sciure. ( Ce fut mon travail l'année du BEPC aux vacances de Pâques car l'un de mes frères effectuait son service militaire en Algérie et j'aidais ma famille de mon mieux. Je révisais le soir puisqu'il n'y avait ni télé ni transistor dans ma chambre. ) Ces caisses sont mises en chambre chaude jusqu'à l'apparition des feuilles. Quand les gelées ne sont plus à craindre on plante les greffes en pépinière. Après l'étape de la pépinière on peut planter la vigne mais attention il faut protéger ces jeunes pousses bien tendres des lapins gourmands. Les premiers raisins n'apparaîtront qu'au bout de 3 ou 4 ans: il y a des années avec "montre" et des années sans "montre" et les gelées de fin avril début mai sont redoutables. On parvient désormais à s'en protéger mais il faut investir et passer quelques nuits blanches à surveiller le bon fonctionnement des équipements. Je passe sur les travaux divers comme la taille, le labourage, le palissage, le rognage, le sulfatage et les traitement divers contre toutes les maladies avant d'arriver à la vendange. Certains travaux sont facilités par le tracteur enjambeur présentant le risque de se retourner assez facilement, mais d'autres se font toujours à la main : tailler, palisser, vendanger par exemple. Ensuite il convient de surveiller le travail en cave, le contrôle des cuves, surveiller la fermentation, le débourbage ... avant d'arriver à la mise en bouteilles. Je ne détaille pas ces étapes minutieuses car je n'y connais rien. Il convient également d'être en règle avec une législation complexe que des fonctionnaires pointilleux et avisés vérifient sans prévenir. Ils connaissent bien des ruses et débusquent les contrevenants. Je passe aussi sur le travail de commercialisation et de livraison pour les vignerons qui sont également manipulants et vendent leur produit.
Franchement, celui ou celle qui boit le champagne à la bouteille n'est qu'un consommateur bouffi d'ignorance qui ne sait pas quoi faire pour épater la galerie. Je l'encourage, dès l'ouverture à tenir la bouteille à la verticale au-dessus de la bouche. Il recevra une bonne giclée de gaz qui ressortira le nez, les yeux...Un vin qui met des années à se construire exige des précautions pour être savouré. De même, un être humain qu cherche à grandir et mûrit au fil des épreuves et des années mérite attention et respect. En retour, un échange constructif s'établira peu à peu. Enfin, il est permis de l'espérer à moins que nous ne soyions aux portes de l'enfer de Dante.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 mars 2009

Oui, c'est sûr qu'il vaut mieux être rugbyman, ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

http://www.chroniques-ovales.com/categorie-10798680.html

Vous n'aimez pas les rugbymen Christophe ? ;-)

Ecrit par : Pascal | 26 mars 2009

François Bayrou a dit lui-même que "les diplômes ne mènent pas à un emploi, et c'est normal".

Alors forcément, être intello, ça ne sert à rien.

Moi je trouve qu'il faudrait que toute formation puisse avoir une visée professionnelle ET généraliste. C'est la définition des prépas économiques et scientifiques, des IUT, et des filières S et ES. Il ne reste plus qu'à étendre cette définition aux prépas littéraires, aux filières L et technique, et à l'appliquer aussi aux universités.

Ecrit par : Jeremy | 26 mars 2009

Infos du matin…
Hier, Raphaëlle, une gamine sans histoires scolarisée dans un collège sans histoires, mais qui a apparemment le tort d'être bien élevée, s'est fait rouer de coups par une bande venue d'un collège des environs — moins bien tenu, si j'ai bien compris. Défigurée, la petite. A sans doute le tort de savoir qui est Jean-Baptiste Poquelin, comme dirait Sonia Bergerac…

Il y a des jours où j'en ai marre… Les "intellos", qu'ils soient profs ou élèves, sont devenus les cibles de l'exécration publique — et j'aimerais beaucoup que le ministre, le président de la République, les leaders syndicaux, disent publiquement que c'est bien, d'être un bon élève. Et qu'on n'aura pas pitié de ses agresseurs — des filles, apparemment, dont on ne dit pas assez qu'elles peuvent être aussi violentes que les garçons. Qu'on ne leur trouvera pas des excuses. Que l'administration ne cherchera pas à les "comprendre".
Je rêve…
On se croirait revenu aux temps où "intellectuels", un mot inventé par les anti-dreyfusards, était le cri de ralliement de toute l'intolérance du siècle.
JPB


Voici un coup de gueule salutaire que l'on n'entend que trop rarement !
Pendant mes années de collège (début des années 90), j'étais systématiquement isolé, méprisé et traité d'intello et de toutes sortes d'autres noms peu amènes par la quasi-totalité de mes camarades de classe. Ils me reprochaient mon intérêt pour les études et les choses de l'esprit, mon ignorance complète de l'univers des jeux vidéo et de la télévision (que je n'avais d'ailleurs pas chez moi) ainsi que ma pratique assidue de la musique classique ("t'es qu'une tapette toi, zyva" !!!). Sans compter le fait qu'étant arrivé de Russie deux ans auparavant sans parler un mot de français, je faisais moins de fautes d'orthographe qu'eux.
Pourtant, mon ancien collège se situe dans une banlieue favorisée du 92, et j'étais dans une classe CHAM !
Pire : certains profs, loin de dénoncer ces comportements, préféraient débiter un anti-élitisme primaire (pas très difficile de se mettre ainsi l'essentiel des parents dans la poche...). Ils répétaient à toutes les sauces "qu'à cet âge il est normal de s'épanouir" et s'étonnaient du fait que des parents comme les miens pussent maintenir autant d'exigences vis à vis de leur progéniture et mettre le travail et les études "au centre du système". Tout en louant mon comportement et mes résultats - encore heureux ! -, ils me reprochaient un "individualisme" qui n'était en fait qu'un moyen de "survie" dans ce milieu où la bêtise et l'instinct grégaire triomphaient de toute forme de réflexion (ah, ces intellos !!!), et où la réussite, loin d'être mise en valeur, était vue comme quelque chose d'anormal et de malsain (car si je réussis, c'est forcément aux dépens des autres selon leur logique, et ça, c'est mal !!!).
D'après ce que je lis régulièrement de vos différents témoignages (je pense notamment à vous, Robin), ça ne s'est pas vraiment arrangé depuis...

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

On se croirait revenu aux temps où "intellectuels", un mot inventé par les anti-dreyfusards, était le cri de ralliement de toute l'intolérance du siècle.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 mars 2009

mais nous y sommes cher ami! demandez à mes deux plus grandes la prochaine fois que vous nous croiserez, comment elles ont été "traitées" d'intellectuelles alors qu'elles arboraient par provoc (il faut bien le dire)le badge "je lis la princesses de Clèves" (qu'elles ont vraiment lu d'ailleurs!) elles ont ,et c'était très drôle, tels les Dupont et Dupond, répondu à celles qui les "traitaient" d'intellectuelles si elles pouvaient les traiter d'incultes sans paraître aussi grossières qu'elles... vous n'aurez pas de mal à me croire si je vous dis qu'une des gamines qui les avaient ainsi agressées leur a répondu qu'elle avait un cul et même un très beau cul( véridique!) et qu'une autre a répliqué "mais non , ça veut dire que t'es pas croyante!"...Je peux vous dire qu'avec mes deux filles nous avons été prises d'un fou rire qui a fait fuir du bus dans lequel nous nous trouvions ces cinq gamines qui voulaient se "manger de l'intello"...et nous n'étions pas les seules à rire...
Bref, histoire perso, je prie les autres blogueurs de m'en excuser...
Saperlotte!

Ecrit par : Saperlipopette | 26 mars 2009

Ce film est un bombe en effet ! Il dérange et ça fait du bien.
Adjani-Bégaudeau : 6-0, 6-0, 6-0 :-)

Ecrit par : polluxe | 26 mars 2009

Il y a des jours où j'en ai marre… Les "intellos", qu'ils soient profs ou élèves, sont devenus les cibles de l'exécration publique

Ecrit par : brighelli | 26 mars 2009

On passe d'un excès à l'autre: d'une époque où on méprisait ceux qui ne brillaient pas à l'école (ma jeunesse) à un époque où on méprise ceux qui, au contraire, réussissent...
Comme quoi, la haine engendre la haine...

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Et je crois aussi que ça dépend des endroits et des classes: dans mes années lycée (deuxième moitié des années 90), je me suis retrouvé en 1ère S dans une classe avec une majorité de très bon élèves. Etant juste "moyen-bon", j'avais droit au mépris des uns et à la condescendance des autres (ainsi qu'au désarrois des profs). Assez paradoxalement, j'ai donc vécu ce que vivent les bons élèves dans des classes de mauvais élèves.
Tout ça pour dire que l'intolérence n'a pas de visage.

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Bonjour

J'ai trouvé un article + une interview très dense de Jean-Paul Lilienfeld sur le site Afrik.com

http://www.afrik.com/article16498.html

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

Je vous mets l'ultime question et la réponse :

Afrik.com : Dans La Journée de la Jupe, vous illustrez le problème d’une école qui n’arrive plus à assurer sa mission intégratrice. Si vous deviez apporter une solution, quelle serait-elle ?

Jean-Paul Lilienfeld : Remettre le professeur au centre de l’école, pas l’élève. Celui qui sait est là pour transmettre son savoir. Les enseignants nous apprennent à parer les coups de la vie comme dans un cours d’art martial.

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

Jean-Paul Lilienfeld : Remettre le professeur au centre de l’école, pas l’élève. Celui qui sait est là pour transmettre son savoir. Les enseignants nous apprennent à parer les coups de la vie comme dans un cours d’art martial.

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

Ça fait plaisir de voir qu'il reste encore des gens sensés dans ce monde ! Espérons qu'il y en ai d'autres qui oseront donner des "coups de boules" ;) à la pensée unique pédagogiste !

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

A propos de violence et de racisme, cela va repartir fin avril avec le procès du crime monstrueux, perpétré par des mineurs, de ce jeune juif de 23 ans, Ilan Halimi, qui a été affreusement torturé pendant 23 jours, avant d'être abandonné mourant, nu, rasé, ligoté, au bord d'une voie ferrée.
J'ai entendu le récit fait par sa mère ce matin : insoutenable.

Superbe, votre critique du film, Jean-Paul.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2009

Un peu hors-sujet (quoique...) dans la lignée "il n' y pas que nous"...
Ce qui me fascine dans cet extrait, c'est le sentiment de toute-puissance de l'individu produit du libéralisme/capitalisme le plus idiot, qui "prends ses désirs pour des réalités" et ne comprend pas, dans une sorte de régréssion infantile, que le Monde ne soit pas immédiatement et tout entier à son service. C'est particulièrement net lorsque l'on s'attarde sur la 1ère cause d'agression.


"Les agressions contre les médecins se banalisent
France Info - 17:07


Ecrit par : Manu | 25 mars 2009

Merci Manu. Comme je l'écrivais ici l'autre jour, il y a une forme d'agression toute simple qui se banalise, c'est le refus de se fier aussi bien à nos diagnostics qu'à nos prescriptions. Heureusement, grâce à la crise, ils n'ont plus les moyens et on se retrouve entre vieux.

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

Les agressions contre les médecins, dont les patients contestent les prescriptions, relèvent du même phénomène que les agressions contre les professeurs : à la base, il y a la délégitimation du savoir. Chacun se croit "expert" et capable d'en remontrer à l'homme de l'art.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Oui.

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

D'après ce que je lis régulièrement de vos différents témoignages (je pense notamment à vous, Robin), ça ne s'est pas vraiment arrangé depuis...

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Non, en effet. Il faut faire un travail de fond pour les, réconforter, les aider à se renforcer par rapport aux agressions car leur vie sociale future en dépend.

J'ai à l'esprit une jeune fille de 4ème qui a des dons d'écrivain évidents et qui "engloutit" les livres (elle a lu par exemple "Spirite" de Théophile Gauthier que je n'ai lu et étudié pour ma part qu'à l'université, dans un cours de préparation à l'agrégation).

Elle a passé une très mauvaise passe avec maux de tête (elle supporte très mal les bavardages), "auras" (elle voit des cercles lumineux au tableau autour des mots), crises de larmes...).

Elle a été agressée verbalement et physiquement, mais elle va beaucoup mieux maintenant.

Il faut les aider, mais sans en faire trop non plus pour ne pas les marginaliser.

J'ai eu aussi de très bons élèves parfaitement intégrés (une fois, notamment dans une classe très difficile).

L'idéal serait de prendre les élèves un par un, personne par personne, pas tout le temps, mais de temps en temps, par exemple à l'occasion de la préparation d'une rédaction.

Ce que j'ai fait ce matin avec des élèves de 4ème. Ils ont été visiter le château et le parc de Versailles et je leur ai demandé d'écrire un compte-rendu. L'un d'entre eux a eu l'idée d'écrire la rédaction au passé simple pour "imiter le style des écrivains du XVIIème siècle", alors que j'avais conseillé d'employer le passé composé.

J'ai évidemment accepté. Occasion de parler des lettres de la marquise de Sévigné et de l'histoire de ce pauvre passé simple, jadis employé dans la langue orale, puis seulement écrite et aujourd'hui plus du tout (un de nos ministres voulait même l'achever).

Je suis plutôt satisfait de ma matinée. En fait, contrairement à ce qu'on nous rabâche à longueur de temps, la plupart des enfants en ont assez du bruit et de l'agitation. Avec les 5ème, nous avons fait une dictée soigneusement préparée en classe et à la maison.

Texte assez difficile de Maurice Leblanc avec du vocabulaire en relation avec leur cours d'Histoire sur le Moyen-âge : "La clarté de la lune reposait sur un calme paysage de pelouses et de bosquets où les ruines éparses de l'ancienne abbaye se découpaient en silhouettes tragiques, colonnes tronquées, ogives incomplètes, ébauches de portiques et lambeaux d'arc-boutants..." ( extrait de "L'aiguille creuse")

On entendait voler les mouches et c'était merveille de les voir s'appliquer et se concentrer "pour avoir une bonne note".

Oui, je sais, ça fait un peu "sépia-nostalgie", ça n'est pas "in", je n'ai utilisé ni ordinateur, ni rétroprojecteur, ni tableau blanc interactif, mais ça a le goût du bon pain.

Bon appétit !

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Merci Monsieur Brighelli pour cette note, c'est à ce jour ma préférée! Comme le disait un intervenant plus haut, on sent que le coeur y est et puis...
C'est tellement important de rappeler que les immondes petits cons qui passent à l'acte dans les toilettes du collège, dans les terrains vagues ou ailleurs, sont des violeurs, pas moins que ça.
Et pour ce qui est des circonstances atténuantes...
Les torts qu'ils font aux jeunes filles (ne serait-ce "que" la peur...) sont inimaginables. Elles portent à jamais les stigmates du viol dont elles furent les victimes. Quand je dis "furent" je devrais dire "sont"... car l'emprunte que laisse le viol est quotidienne; c'est comme si elles sont encore violées chaque jour.
J'en sais quelque chose, je vous prie de me croire, et la pudeur m'interdit de pouvoir en dire plus... Mais, voir une femme (ça aurait pu être un homme) qui a peur, qui est effrayée, qui se met à pleurer et à trembler comme une feuille à la vue d'un groupe qui apparaît soudainement est une vision qui me réveille encore la nuit.
Circonstances atténuantes donc... Il faudrait mettre dans le box des accusés les zygomars de l'Axe du Bien qui ont poussé l'école à devenir ce qu'elle est aujourd'hui. je le vois bien avec mes cours!

"et à quoi voulez-vous que servent les mots, que serve l’Ecole, si ce n’est à séduire Chloé ou Myriam, Anthony ou Peter ? "
Mais bien sûr! Mais bien sûr!!
Et à plein d'autres choses encore!
Mais Séduire... Se faire séduire, avoir le coeur qui chante! Ah!!!!
Avoir l'esprit qui se tord pour inventer, souvent vainement, des subterfuges envoutants incroyables sensés coller le coeur de votre désirée au votre ("Y a pas qu'le coeur" dit l'obsédé qui dort en chacun de nous) ... Prévoir, monter un plan de conquête et se rendre compte que rien ne se passe comme prévu, improviser... Ahhhh!!!!
Avoir l'esprit complètement accaparé par un être ou par son désir, être bouillant, toucher au but, penser que l'on ne peut plus tenir... et tenir malgré tout encore et encore car le moment n'était pas parfait, car l'autre se fait désirer ou joue cruellement avec vous... AAhhhh!!! Et enfin, s'abandonner!
C'est tellement vrai avec toutes choses! Avec les livres par exemple; ne vous arrive-t-il pas de chercher, de chiner, un ouvrage en vain? De vous lever le dimanche matin pour aller faire une braderie en espérant trouver un jeune fou qui vend à deux euros les 33 tours de son père dont "Neil Young and the crazy horse, Live Rust" ? J'ai quelquefois cherché 2 ans des albums de musique ou des livres, et un beau jour, votre main qui cherche dans les bacs d'un marchand tombe sur l'objet tant convoité.... Vous l'exminez sous toutes les coutures, sous toutes les reliures... Oui! le voilà! victoire!! Ahhhh!!!
Et, dans la lignée de l'intervenante qui plus haut écrivit le mode de fabrication du champagne, en s'indignant des Grossiers (Grandgousiers!) qui le boivent "à la goulette" , je ne peux que faire le comparaison...
Il y a des bouteilles de vin précieusement rangées dans ma cave, qui me furent offertes par mes parents (naissance, bac, L3, M1,...) et qui prennent la valeur du temps; qui se chargent d'émotion au fur et à mesure que le temps passe, que la poussière se dépose... et un jour...

Pour en finir, je détourne la phrase suivante: "A jouir sans péril tout retombe sans gloire"

Merci encore à Monsieur Brighelli pour sa note!

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 26 mars 2009

Et je crois aussi que ça dépend des endroits et des classes: dans mes années lycée (deuxième moitié des années 90), je me suis retrouvé en 1ère S dans une classe avec une majorité de très bon élèves. Etant juste "moyen-bon", j'avais droit au mépris des uns et à la condescendance des autres (ainsi qu'au désarrois des profs). Assez paradoxalement, j'ai donc vécu ce que vivent les bons élèves dans des classes de mauvais élèves.
Tout ça pour dire que l'intolérence n'a pas de visage.



Il y a toujours eu des bons ou des mauvais élèves, et les jalousies et frictions qui en découlent sont vieilles comme le monde. On y a tous eu plus ou moins droit à un moment ou un autre, mais là n'est pas le problème.
En revanche, il me semble que l'arrogance et le mépris des ignorants engoncés dans leur sous-culture (télévisuelle ou autre) pour les expressions authentiques de l'art et de l'esprit n'ont jamais été autant légitimés, et par conséquent partagés par des pans croissants de la société. Ce qui était communément admis comme une valeur universelle et un idéal - je parle de l'élévation de l'esprit - devient sans objet pour le consommateur, ou bien est considéré comme une occupation d'élite, de "bourges" dont il convient de se méfier.
La culture n'a jamais été autant mise à la portée des gens, "démocratisée" comme disent nos politiques (merci Jack Lang !). Elle n'a jamais été autant pré-mâchée et consommée. Mais est-elle pour autant davantage vécue, désirée ?

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

François Bayrou a dit lui-même que "les diplômes ne mènent pas à un emploi, et c'est normal".

Alors forcément, être intello, ça ne sert à rien.


Ecrit par : Jeremy | 26 mars 2009


Pour ceux qui doutaient encore que cet abruti euro-gaga soit autre chose qu'un libéral pur sucre...

Ecrit par : Manu | 26 mars 2009

"Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009"

Etes-vous parent avec le peintre?

"Pour en finir, je détourne la phrase suivante: "A jouir sans péril tout retombe sans gloire"

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 26 mars 2009

Excellent...

Pascal, pour ce qui est des rugbymen, je révise mon jugement, qui était un tantinet provocateur, (je sais qu'il y a beaucoup d'amateurs de ce sport, ici! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

Et merci à Hélène pour son message sur le champagne...
Et pour son CD, que je vais prendre le temps d'écouter soigneusement! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

Ce que j'ai fait ce matin avec des élèves de 4ème. Ils ont été visiter le château et le parc de Versailles et je leur ai demandé d'écrire un compte-rendu. L'un d'entre eux a eu l'idée d'écrire la rédaction au passé simple pour "imiter le style des écrivains du XVIIème siècle", alors que j'avais conseillé d'employer le passé composé.

C'est encore étudié en primaire. Ce matin, interrogation de conjugaison sur l'utilisation du couple passé simple/passé antérieur.
Pour l'instant, les copies corrigées sont correctes, et mes 6 CM1 qui ont fait le même devoir ne s'en sortent pas trop mal.
(n'en déplaise à Moindrot du Snuipp, le passé antérieur en école primaire, c'est faisable).

Ecrit par : Guillaume | 26 mars 2009

Etes-vous parent avec le peintre?

Non. quoique... chacun d'entre nous possède sa part de naïveté !

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

En revanche, il me semble que l'arrogance et le mépris des ignorants engoncés dans leur sous-culture pour les expressions authentiques de l'art et de l'esprit n'ont jamais été autant légitimés [...]

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Vous prêchez à des convertis, mais ne jouez pas leur jeu: leur mépris pour la culture n'a d'égale que le mépris que l'on peut mettre pour leur "sous culture". Il nous faudra être plus fin que ça si l'on veut renverser la vapeur !

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Je ne ressens pas que Mihailovitch fasse preuve de mépris; il ne fait qu'énoncer un état de fait réel, hélas...
C'est le mot: "engoncés", qui vous gêne, ou l'expression: "sous-culture", Trollju?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

Jean-Paul Lilienfeld : Remettre le professeur au centre de l’école, pas l’élève. Celui qui sait est là pour transmettre son savoir. Les enseignants nous apprennent à parer les coups de la vie comme dans un cours d’art martial.

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

"Il est très bien, ce jeune homme."

Ecrit par : Jean | 26 mars 2009

On trouve quand même encore (heureusement) des écrivains qui utilisent le passé simple...

Moi aussi, je commence à en avoir assez de ce mépris pour les intellectuels, légitimé au plus haut niveau. Et je pense à ces élèves sensibles et intelligents qui souffrent dans des classes où aucune concentration n'est plus possible. Il est vraiment criminel de prétendre que "la dissipation optimise les apprentissages", alors que le silence est indispensable à l'activité de l'esprit.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Je ne ressens pas que Mihailovitch fasse preuve de mépris; il ne fait qu'énoncer un état de fait réel, hélas...
C'est le mot: "engoncés", qui vous gêne, ou l'expression: "sous-culture", Trollju?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

"sous-culture". Je trouve qu'on a vite fait d'estampiller toute culture "non reconnue" de "sous-culture", même si j'adhère entièrement au fait que la culture des jeunes n'est pas une culture mais plus un produit de consommation.
Je pense que j'utiliserai plutôt le terme "culture de consommation".

Ceci dit, je suis allé sans doute un peu vite et j'ai sans doute fait un amalgame. Enfin ce que j'ai voulu dire, c'est qu'il faudrait éviter de jouer à "faites ce que je dis, pas ce que je fais", non ? A moins que je fasse complètement fausse route...

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2368794&rubId=786

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

Cedelle commente le film.

Obligé de convenir.

http://education.blog.lemonde.fr

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

ne jouez pas leur jeu

S'il ne sert à rien de provoquer, il serait peut-être encore plus dangereux d'édulcorer complaisamment les choses (les pédagos s'y connaissent à merveille). Ce serait condescendant et, pour le coup, vraiment méprisant de notre part. Il faut savoir appeler un chat un chat, sans mépris certes, mais également sans faiblesse.
D'ailleurs, c'est bien vous Trollju qui écrivez :
"Espérons qu'il y en ai d'autres qui oseront donner des "coups de boules" à la pensée unique pédagogiste !"
et j'ajoute : au relativisme culturel couramment pratiqué par ces mêmes pédagogistes !

Je ne ressens pas que Mihailovitch fasse preuve de mépris; il ne fait qu'énoncer un état de fait réel, hélas...
C'est le mot: "engoncés", qui vous gêne, ou l'expression: "sous-culture", Trollju?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009


Christophe, vous avez tout compris.

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

j'adhère entièrement au fait que la culture des jeunes n'est pas une culture mais plus un produit de consommation.
Je pense que j'utiliserai plutôt le terme "culture de consommation".


C'est bien cela que j'évoquais.
Ceci dit, il n'y a pas que les jeunes qui sont concernés par l'abrutissement de masse. Ayons une pensée émue pour la ménagère de 50 ans (et j'en oublie) !

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Merci à JPB pour cette fort bonne critique.

Je me demande si une oeuvre cinématographique peut permettre une prise de conscience de nos concitoyens sur le sort de l'EN qui aille au-delà du simple "buzz" médiatique...J'aimerais bien.

En lien avec le sujet, lu sur le Figaro. Comme je suis une buse en TICE, je ne peux que citer le lien ci-dessous :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/25/01016-20090325ARTFIG00533-une-incitation-financiere-pour-des-jeunes-profs-du-93-.php

Sylvie Huguet,

J'ai beaucoup aimé votre petit conte cruel (la dame pipi).

Ecrit par : Spip | 26 mars 2009

Bon, il semble que ça ait marché pour le lien du Figaro...

Ecrit par : Spip | 26 mars 2009

S'il ne sert à rien de provoquer, il serait peut-être encore plus dangereux d'édulcorer complaisamment les choses (les pédagos s'y connaissent à merveille). Ce serait condescendant et, pour le coup, vraiment méprisant de notre part. Il faut savoir appeler un chat un chat, sans mépris certes, mais également sans faiblesse.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2009

Très juste ! Je voulais juste signifier qu'il ne fallait pas tomber dans la provocation inutile, ni juger un livre par sa couverture. Si on veut convaincre, il ne faut pas se perdre dans ses propres contradictions, mais je me suis laissé emporter, et j'ai mal interprété les propos de mihailovich... à croire que je n'ai pas encore réussi à me débarrasser de l'idéologie IUFM (c'est vraiment insidieux cette bestiole !)

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Bon je vais déballer un peu ma vie personnelle (c'est mon vice, toues mes excuses), mais que voulez-vous... à force de s'entendre dire de la part d'enseignants à l'université qui ne jurent que par Shakespeare, Dickens, etc. (dont je reconnais, admire et apprécie le talent) et se faire traiter d'inculte (ou pire) quand on a le malheur de dire qu'on préfère Asimov, Huxley ou Philip K. Dick... comment résister au doux son des pédagogo ?

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Merci JPB.

Ecrit par : Sanseverina | 26 mars 2009

J'ai beaucoup aimé votre petit conte cruel (la dame pipi).
Ecrit par : Spip | 26 mars 2009

Itou.

Ecrit par : guy morel | 26 mars 2009

Bon je vais déballer un peu ma vie personnelle (c'est mon vice, toues mes excuses), mais que voulez-vous... à force de s'entendre dire de la part d'enseignants à l'université qui ne jurent que par Shakespeare, Dickens, etc. (dont je reconnais, admire et apprécie le talent) et se faire traiter d'inculte (ou pire) quand on a le malheur de dire qu'on préfère Asimov, Huxley ou Philip K. Dick... comment résister au doux son des pédagogo ?

Il y a de grands auteurs ou de grandes œuvres qu'on admire mais auxquels on ne vient vraiment que sur le tard, en tout cas pas avant qu'on n'y soit prêt...ou alors, il arrive parfois qu'on n'y vienne pas du tout !
Cela ne nous empêche pas d'être captivés par des œuvres d'un genre certes plus léger ou moins ambitieux, mais dont le mérite artistique n'est pas moindre.
Brahms aurait dit à propos du Beau Danube Bleu de son ami Johann Strauss : "Hélas ! pas de Johannes Brahms". Comme quoi...
Alors laissons aux profs de fac (et aux pédagogos, je ne les oublie pas) ce qui leur appartient !

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Obligé de convenir? Obligé à rien, cher Dugong. J'ai trouvé ça tout seul, figurez-vous.
Votre non obligé,
Luc Cédelle

Ecrit par : Cédelle | 26 mars 2009

Une excellente critique d'un excellent film. Merci.

Ecrit par : yann | 26 mars 2009

"Obligé de convenir? Obligé à rien, cher Dugong. J'ai trouvé ça tout seul, figurez-vous.
Votre non obligé,
Luc Cédelle

Ecrit par : Cédelle | 26 mars 2009 "

C'est beau comme du Birenbaum...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

Cher mihailovich, vous propos m'intéressent énormément, mais je m'aperçoit que nous dérivons du sujet d'origine. Serait-il possible de poursuivre cette discussion en un lieu plus propice (forum, chat, etc.) ?

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

En vous voyant discuter depuis hier soir sur ce film, vous me faites penser aux bobos qui vont chez les pauvres pour voir comment c'est. Bien au chaud devant votre télé sans que cela vous coupe le moins du monde l'appétit puis à ergoter devant votre écran sur la violence dans les collèges.
Un sujet de bla-bla de plus sans beaucoup plus d'importance pour vous que n'importe quoi d'autre, tout juste bon à faire de l'esprit ou à croire en faire.
Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Comme je trouve ce blog bien consensuel ces derniers temps, je relance derrière l’intervention de Sanseverina (dans le fil précédent).

Il lui a été répondu :
1 de ne pas se tromper de cible, ici tout le monde a bonne conscience
2 de tenter de sauver sa peau individuellement par tous les moyens.

Ben moi, je dis non à ces réponses !

1 :
La compassion facile des privilégiés qui ont la chance d’enseigner dans des conditions normales n’a jamais mis de baume au cœur de ceux qui ont les mains (et le reste) dans la merde.
Comme Sanseverina je pense que les petits vernis qui n’ont jamais été confrontés à l’enfer (exple TZR durablement baladé d’un LEP pourri à un collège en ZEP) ne PEUVENT pas comprendre. L’horreur pédagogique au quotidien ne peut pas se transmettre : on l’a vécue ou pas (toutes proportions gardées même type de fonctionnement que l’expérience de la déportation).
Il est très confortable de complaindre les victimes expiatoires permettant à la majorité de vivre une carrière sereine et paisible. Ça donne bonne conscience mais j’ai jamais vu personne se précipiter pour les remplacer durant un ou deux ans lorsqu’ils craquent …
Hou ! c’est pas bien d’avoir envie de fumer un gosse au calibre. Moi fut un temps, ça ne me serait pas venu à l’idée : bien trop cool. Le pal, la roue ou l’écartèlement, ah ça, j’dis pas, un bien meilleur fantasme !

2 :
Les solutions individuelles permettent de sauver sa peau (lorsque ce fut mon tour je les ai adoptées. J’en suis pas fier, mais je vous souhaite d’y arriver Sanseverina). Au total, elles consistent à passer le mistigri à moins chanceux ou dégourdi. Peux pas dire que ce soit glorieux … même si ça permet de survivre.
Je reste très perplexe lorsque Pedro Cordoba propose de régler le pb en tentant sa chance avec un PRAG. Je ne doute évidemment pas de ses bonnes intentions.
Néanmoins c’est un peu court pour un penseur du système éducatif de proposer à celui qui est au fond du trou une ficelle pour s’en sortir en sachant qu’il sera instantanément remplacé par une nouvelle victime. Avec un peu de cul elle criera moins fort ?
Je comprends bien le sens de votre intervention Pedro mais j’aurais apprécié que vous la concluiez par des perspectives plus générales et des pistes de solutions collectives !

Et alors ?

On peut rêver des jours bénis qui verront disparaître ces lieux de torture pour enseignants et tenter d’agir pour que ce moment approche.
En attendant j’aimerais bien une réflexion (JPB ?) sur des solutions pour que ceux qui y sont enfermés n’y restent pas plus de 3 ou 4 ans qui me semblent la limite humainement tenable.
Moi chuis prêt à retourner au front 1 an ou 2 pour sauver la peau d’un collègue, mais à condition de pouvoir en sortir avant de craquer et de retrouver mon petit confort actuel.
Rien dans le système de mut ne favorise, n’incite ou seulement rend possible cette démarche.
A 40 ou 50 ans, ça ferait beaucoup de bien à un paquet de planqués en CPGE, BTS ou lycée de centre ville de s’y coller à nouveau. Et ils auraient une sacrément meilleure légitimité pour proposer des solutions …
Imaginez un syndicat militer pour une solution permettant de partager la merde en OBLIGEANT chacun à s’en taper un lot de temps en temps tout au long du sa carrière !

Maintenant vous pouvez fumer (moi j’ai arrêté y’a 2 mois) et relire les 2 premières phrases de Sanseverina avec plus d’humilité !

J’espère que je me suis fait beaucoup d’ennemis sur ce coup …

Ecrit par : Zorglub | 26 mars 2009

Cher Monsieur Cédelle,

C'est gentil de parler de nous (enfin, d'ici).

Par contre, il y a quelque chose que vous n'avez apparemment pas encore compris : ce qu'Isabelle Adjani a représenté au sein d'un collège ZEP, cela peut arriver AUSSI en collège rural, ou en collège "tranquille".

J'imagine cependant que le mot "rural" ne vous évoque pas grand chose, de même que le mot "tranquille" n'évoque plus grand chose à une bonne majorité d'enseignants.

Ferez-vous un jour une tournée des établissements "classiques" dans des régions telles que le Centre, la Picardie, la Normandie ou la Lorraine ? Sans aller dans aucune Zep, vous seriez bien surpris.

Ecrit par : Jeremy | 26 mars 2009

A propos de b-a ba, avez vous eu l'occasion de jeter un coup d'oeil sur les futur programmes de 2nde en mathématiques ?
C'est à vous dégoûter du métier.
Plus de géométrie plane et de vecteurs. Evitons de faire réfléchir les élèves avec de vrai questions mathématiques. On renonce décidément à tout.

Ecrit par : Fortin | 26 mars 2009

Non, non, détrompez-vous, vous vous ferez plus d'amis que d'ennemis bulgroz !
Moi je n'ai pas honte de dire que je quitte le métier (avant même de l'avoir vraiment exercé, car je ne suis pas titulaire) à cause en partie de ça, et de l'enfer qu'on fait subir à certains, alors que d'autres se la "coule douce" dans des établissements pépère.
Puisse les pédagogos, fumistes et autres clowns dont grouillent les IUFM vous entendre...

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

La comparaison avec Birenbaum est tout sauf gratuite : j'ai réellement cru lire du Birenbaum.

Pareil quand je suis allé sur son blog

Ceux qui n'ont pas été sur le blog NRV (à priori tout le monde sauf moi) ne peuvent pas comprendre.

Parenthèse refermée

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

"Comme Sanseverina je pense que les petits vernis qui n’ont jamais été confrontés à l’enfer (exple TZR durablement baladé d’un LEP pourri à un collège en ZEP) ne PEUVENT pas comprendre. L’horreur pédagogique au quotidien ne peut pas se transmettre : on l’a vécue ou pas (toutes proportions gardées même type de fonctionnement que l’expérience de la déportation)."

Mais, Zorglub, ceux qui postent ici sont nombreux à la vivre ou à l'avoir vécue !!! Sanjuro, Pendaries, Sanseverina, Robin, JPB, moi,... C'est en connaissance de cause qu'on parle ! Vous voulez que je vous envoie mes listes d'élèves de l'année dernière, leur pedigree, et ce qu'ils font aujourd'hui ?

La seule morale de l'histoire, c'est : "Sauve qui peut, et, une fois sauvés, n'oubliez pas les copains qui rament". C'est ce que fait JPB, non ? Et c'est ce que je fais aussi à mon niveau.

Ecrit par : Jeremy | 26 mars 2009

Salut !

Finkielkraut parle de "La journée de la jupe": "évènement historique", dit-il...


http://www.youtube.com/watch?v=WzAT71s6eXc&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Efdesouche%2Ecom%2F&feature=player_embedded

Ecrit par : Amélie | 26 mars 2009

Je n'ai jamais pensé que la science-fiction, le fantastique ou le polar étaient des formes inférieures de littérature, et je l'ai toujours dit très clairement à mes élèves. Il n'y a aucune honte à aimer PhiliP K. Dick ou Huxley. Personnellement, j'avais la trentaine quand j'ai découvert Le Seigneur des anneaux, qui m'a émerveillée. J'emporterais volontiers ce livre sur une île déserte, avec A la recherche du temps perdu et les meilleures nouvelles de Borges.
Merci Guy et Spip, pour votre appréciation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

De toutes façons, le combat Cédelle contre Dugong ou qui que ce soit, je m'en fous.

Adjani a parlé pour tous ceux qui sont passé par le calvaire de la transmission impossible : respectons les !

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

"le combat Cédelle contre Dugong ou qui que ce soit, je m'en fous."

Où avez-vous vu un combat ? Il s'agit d'un débat - ne voyez pas des "con-" partout.

Ecrit par : Jeremy | 26 mars 2009

"Où avez-vous vu un combat ? Il s'agit d'un débat - ne voyez pas des "con-" partout.

Ecrit par : Jeremy | 26 mars 2009"

Vous avez vu l'ajout de Cédelle sur son blog à propos de l'article de Brighelli ?

C'est toujours pareil : face à l'ennemi "grandiose" dans la vilénie et qui, cette fois-ci encore, s'est "surpassé", il faudra que le camp du bien, une fois de plus, ait "l'estomac bien accroché".

Ce genre de rhétorique, j'en ai soupé, j'en ai plus que marre, et quand je vois ce monsieur venir ici et donner du "cher Dugong" et du "voyez-vous" dans un exercice d'ironie cinglante que j'ai lu tant de fois chez quelqu'un d'autre, je réagis... un peu trop vite j'espère !

Bref, si vous pouvez débattre sereinement entre vous, finalement j'en serais ravi.

Ecrit par : johnmarguerite | 26 mars 2009

Elle est très bien, l'intervention de Finkielkraut dont Amélie a donné le lien.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Ah ! Absolument magnifique ! Vous avez rejoint le côté obscur de la force Monsieur Brighelli.

http://frenchcarcan.com/2009/03/27/linvasion-extraterrestre/

Ecrit par : Marie-Laure | 26 mars 2009

Cher mihailovich, vous propos m'intéressent énormément, mais je m'aperçoit que nous dérivons du sujet d'origine. Serait-il possible de poursuivre cette discussion en un lieu plus propice (forum, chat, etc.) ?

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Vous pouvez m'écrire sur mihailovich123@yahoo.fr

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Bravo, Jean-Paul, pour ce texte, si vif, si vrai. Bien sûr que ce "crétin" nous a tous sauté dans l'oreille, avec un petit coup d'émotion en pensant à votre livre.
La barbarie, hélas, est partout ; "Je vais te tuer, toi ! " vient de dire une de mes élèves à notre conseillère d'éducation. "Ta gueule, t'as pas à me causer !" à une surveillante. Mère seule pas à la hauteur. Bonne élève potentiellement pourtant. Une descente très rapide.
Cette barbarie, fille de l'inculture et de l'abandon, est atomisée. Avec tout son cortège de racisme, de sexisme, de violence, de bêtise. L'enseignement public va-t-il s'en remettre ? Il y a des jours où on n'en peut plus, de la crétinerie à l'oeuvre, même dans un collège de province, où on n'est pas si "bienheureux" que cela. Nous devons faire face cependant, sans péter un câble, sans nous mettre au même niveau. Et il peut y avoir des faits graves. Tout cela nous épuise et nous mine. Quel humain va sortir de ce marasme ?
Bravo, une nouvelle fois, pour votre édito. Vous avez une vivacité de ton qui permet de ne pas sombrer.

Ecrit par : marilyse | 26 mars 2009

Bonjour à tous.

Merci à Fortin d'avoir soulevé ce problème ; allez voir sur Eduscol le futur programme de math de seconde de vos enfants ... C'est une catastrophe.

Parlez-en aux profs de maths de vos bahuts.

Il faut qu'il y ait une prise de conscience ; plus de vecteurs, plus de trigo, plus de systèmes, plus rien et surtout pas de géométrie ou de raisonnement ; rien à part des équations de droites et la "nouvelle marotte" : des statistiques, histoire de leurrer les parents des familles pauvres comme quoi on fait des choses super dures en maths : des graphiques et des tableaux plein de nombres.

Nous autres profs de maths seront bientôt renommés "animateurs en données numériques". C'est à vous dégoûter d'avoir passé l'agrégation.

Et dire que ceux qui pondent ces programmes sont bien tranquilles, planqués à Paris, et envoient leurs gamins dans les grands lycées où on fait le programme de terminale en première, et où ce serait un cataclysme si on demandait d'appliquer le programme en vigueur sur la majeure partie du territoire. Je suis outré.

Une réaction est indispensable : des modèles de lettres aux IPR commencent à circuler, expliquant les raisons pour lesquelles nous refusons ce programme ; principalement, un manque d'ambition défiant toute concurrence.

Ce soir, j'ai honte de participer à un vaste système dont le but, ce programme en témoigne, est la décérébration d'un peuple, système dont je ne suis heureusement qu'un pion.

Parlez-en, et demandez vous si la pensée scientifique nécessite des bases saines.
Cordialement.

PS : pour Jean, je suis à la SDA depuis peu.

Ecrit par : D | 26 mars 2009

"Des filles dont on ne dit pas assez qu'elles sont aussi violentes que des garçons." En 1975, si j'ai bonne mémoire, une jeune enseignante débutante, dans un collège de Reims s'est pendue un soir chez elle. Elle avait en charge une classe de CPPN ou CPA , je ne sais plus exatement, constituée de filles qui ne lui faisaient pas de cadeaux comme l'ont prouvé leurs déclarations arrogantes et dégoulinantes de mépris aux journalistes. L'affaire a été vite oubliée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 mars 2009

"le combat Cédelle contre Dugong ou qui que ce soit, je m'en fous."

Moi aussi.

Il raconte bien ce qu'il veut sur son blog. Par contre, lorsqu'il se déguise en journaliste pour co-pondre des publireportages pédagols dans son journal de déférence, la donne n'est plus la même.

Je note quand même que notre "journaliste" à démarche d'investigation s'est fendu d'un texte sur le bonnet (si c'est bien lui...). Ca n'arrive pas tous les jours.

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

Je ne suis pas apte à juger d'un programme de maths, mais ce que disent D et Fortin me paraît très alarmant. J'ai passé un bac A, dans les années soixante, et même dans cette section purement littéraire, j'ai fait de la trigonométrie, j'ai appris ce qu'était un vecteur, et je me rappelle des démonstrations assez difficiles en géométrie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

D a écrit : "Merci à Fortin d'avoir soulevé ce problème ; allez voir sur Eduscol le futur programme de math de seconde de vos enfants ... C'est une catastrophe."

Dites les matheux, je ne voudrais pas dire mais vous avez un singulier retard à l'allumage !

Le projet de mauvais coup porté aux programmes de seconde a été annoncé sur le jus pédagol le 16 mars. J'en ai fait un rapide compte-rendu le sur le bonnet le jour même (dans la note "vient de paraître").

Le jus pédagol est toujours au courant en avant première de tous les mauvais coups portés à l'éducation (en France comme ailleurs). Le lire in extenso est malsain pour les âmes fragiles. En revanche, lisez le jour même ceux qui se donnent la peine d'en faire la veille…

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

Lucidité...


http://www.dailymotion.com/video/x46d0z_stephane-guillon-et-islam_politics

Ecrit par : Amélie | 26 mars 2009

J'en profite pour reposter une annonce qui me paraît grave et qui risque de passer inaperçue (elle a été postée tout à la fin des commentaires de la note précédente car cela parle de l'école primaire).

Le jus pédagol du jour titre sur "les nouveaux programmes du primaire en angleterre"

Un extrait :

"C'est le Guardian qui agite en ce moment l'Ecole anglaise en dévoilant, un mois avant sa publication, les nouveaux programmes du primaire. Selon le quotidien, les programmes seront regroupés autour de 6 thèmes d'apprentissage (learning areas) qui remplacent les 13 sujets d'enseignement précédents. Il s'agit de l'anglais, la communication et les langues, les maths, les sciences, l'environnement, la santé et le bien être.

Ce qui éveille l'attention c'est que ces programmes mettent l'accent sur des compétences nouvelles. Le nouveau curriculum affirme que les enfants doivent quitter l'école familiarisés avec les blogs, les podcasts, Wikipedia et Twitter comme sources d'information et outils de communication. Ils doivent savoir écrire aussi bien avec un clavier qu'à la main. Ils doivent dès le primaire être capables d'utiliser un correcteur orthographique dans un traitement de texte. On est loin de l'apprentissage traditionnel de l'orthographe… Pour l'auteur du programme, il s'agit d'atteindre dès le primaire le niveau de compétences TICE demandé actuellement dans le secondaire."

Ils disent "éveiller l'attention". Ne devrait-on pas faire attention à l'éveil.

Au secours !

Je redis que ce sont les TICE qui emporteront tout : le bébé avec l'eau du bain.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/26032009Accueil.aspx

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

Je ne suis pas apte à juger d'un programme de maths, mais ce que disent D et Fortin me paraît très alarmant. J'ai passé un bac A, dans les années soixante, et même dans cette section purement littéraire, j'ai fait de la trigonométrie, j'ai appris ce qu'était un vecteur, et je me rappelle des démonstrations assez difficiles en géométrie.


En effet, on est bien loin d'aborder ce genre de notions en section L de nos jours.
On commence malheureusement à s'habituer à ce genre de nouvelles.

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Je redis que ce sont les TICE qui emporteront tout : le bébé avec l'eau du bain.

Exact. Descoings ne jure que par ça sur son blog sur la réforme du lycée. On est prévenus.

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

"prévenu", bien sûr

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

On commence malheureusement à s'habituer à ce genre de nouvelles.

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Voilà plus de 20 ans (depuis la chute du mur?) qu'on s'est habitué à recevoir ce genre de nouvelles sans réagir, sans entrer en dissidence, à l'exception de quelques uns.
C'est l'esprit de tolérance absolue doublé de l'esprit moutonnier dont sont généreusement dotés les français qui a permis la débâcle scolaire, source devenue intarissable de l'inspiration des artistes et source de profits pour l'industrie de la culture de masse.

Ecrit par : buntovchik | 26 mars 2009

A propos de violence et de racisme, cela va repartir fin avril avec le procès du crime monstrueux, perpétré par des mineurs, de ce jeune juif de 23 ans, Ilan Halimi, qui a été affreusement torturé pendant 23 jours, avant d'être abandonné mourant, nu, rasé, ligoté, au bord d'une voie ferrée.
J'ai entendu le récit fait par sa mère ce matin : insoutenable.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2009
Ouais, pas drôle du tout ! Imaginez que vous pourriez être juré du jury d'Assises. J'ai dans mes relations proches un des pressentis pour cette tâche difficile. Il est prêt à jouer le jeu. Moi, à sa place, je me débinerais peut-être. Je ne sais pas...

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

Sur le site d'éducation et devenir, assoc pédagole de chefs d'établissement et d'inspecteurs, une certaine Françaoise Clerc éditorialise à propos d'une grand messe meirolisante qui s'est tenue à Marseille récemment *.

La dame nous dit ceci :

"La jeunesse est confrontée à un déficit de reconnaissance : dans la société tout entière où la place des jeunes en tant que travailleurs et citoyens est si difficile à faire, mais aussi au lycée où le droit s’arrête au seuil de la classe et où aucun statut ne définit les droits et devoirs des lycéens."

Je pense plutôt que la jeunesse est confrontée à un déficit de connaissances. Quant au "droit du lycéen", je m'assois dessus tous les jours.

Avec l'accord enthousiaste des intéressés. Les désintéressés ne m'intéressent plus depuis longtemps : je veille simplement à ce qu'ils ne nuisent pas.


* en présence du meiriol lui-même.

Ecrit par : dugong | 26 mars 2009

Bonsoir.

J'ai une question pour les érudits qui fréquentent ce blog :

"On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau."

Dans sa chanson, pourquoi Gavroche parle-t-il de Nanterre et Palaiseau ? Est-ce que cela a à voir avec la garde nationale de la banlieue ?

Ecrit par : Gavroche | 26 mars 2009

Dans sa chanson, pourquoi Gavroche parle-t-il de Nanterre et Palaiseau ? Est-ce que cela a à voir avec la garde nationale de la banlieue ?

Ecrit par : Gavroche | 26 mars 2009

Ma théorie : pour la RIME ! rien de plus.

Rappelez-vous que Hugo est capable d'écrire ce genre de vers :

Tout sommeillait dans Ur et dans Jerimadeth
(...) et Ruth se demandait

Où la ville de Jerimadeth est inventée parce que, se disait le poète, il faut que "j'aie rime à -dait"

Ecrit par : sanjuro | 26 mars 2009

Les agressions contre les médecins, dont les patients contestent les prescriptions, relèvent du même phénomène que les agressions contre les professeurs : à la base, il y a la délégitimation du savoir. Chacun se croit "expert" et capable d'en remontrer à l'homme de l'art.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009


Exactement comme le parent d'un élève que j'ai eu en cours particulier l'année dernière qui se sentait plus pisser parcequ'il avait fait une prépa et que du coup il pensait opportun de me conseiller dans mes choix ... Alors lui, je te l'ai remis en place en deux secondes...
Coucouche panier, papattes en rond.

Vince

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 26 mars 2009

Voilà plus de 20 ans (depuis la chute du mur?) qu'on s'est habitué à recevoir ce genre de nouvelles sans réagir, sans entrer en dissidence, à l'exception de quelques uns.
C'est l'esprit de tolérance absolue doublé de l'esprit moutonnier dont sont généreusement dotés les français qui a permis la débâcle scolaire, source devenue intarissable de l'inspiration des artistes et source de profits pour l'industrie de la culture de masse.
Ecrit par : buntovchik | 26 mars 2009

Tout à fait d'accord.
L'esprit de tolérance a dérivé vers le "droit à la différence" en langage politiquement correct dont on nous rebat sans cesse les oreilles.
Je me trompe peut-être, mais il me semble que la capacité à entrer en dissidence doit être inversement proportionnelle au bien-être (matériel comme moral) d'un individu. Dans un pays totalitaire, un esprit lucide n'a rien à perdre, tandis que dans une société d'abondance, l'absence de menace immédiate a souvent tendance à anesthésier les meilleures volontés.
A propos des artistes, vous pensez à qui en particulier ?

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

C'était trop beau pour être vrai cette matinée "sépia". Il a fallu que je reçoive mon avis de notation dans mon casier. Je vous la mets, brute de décoffrage, avec la faute de français. Après tout à 59 ans, je n'en ai plus rien à faire, ainsi que mon rapport d'inspection de 2002.

"De retour de réadaptation (hernie discale et dépression nerveuse grave, c'est moi qui précise), M. G est arrivé au collège le 01.09.2008. Malgré la volonté de faire progresser les élèves, il a connu de réels problèmes dans les gestions (sic) de ses classes."

(traduction : il n'a pas d'autorité et il ne fait pas progresser ses élèves, malgré ses bonnes intentions.").

Je précise qu'il s'agit de l'avis de l'administration de mon collège de rattachement dans lequel je ne fais que 8 heures. Le principal de l'autre collège dans lequel j'en fais 12 n'a pas été consulté.

Et voici le rapport d'inspection de 2002 :

"Dans le cadre de l'opération "Collège au cinéma", Monsieur G. a vu avec ses élèves "La Vie est belle" de Roberto Benigni. Un travail préparatoire de contextualisation a été conduit en concertation avec le professeur d'Histoire sur la période de la seconde Guerre Mondiale, la Shoa, les camps de concentration et l'opération "Nuit et brouillard". Aujourd'hui, il s'agit d'exploiter ce que les élèves ont retenu de ce film. L'objet est double : solliciter la mémoire et la compréhension des élèves, initier un débat pour apprendre à chacun à formuler un point de vue argumenté et à entendre, c'est-à-dire à respecter celui de l'autre. Ce film, en effet, se prête à des réactions diverses du public. Monsieur G. donne à la séance la forme apparente d'une causerie qu'un questionnaire et son savoir-faire orientent avec discrétion. On travaille sur la structure en dyptique de l'oeuvre, sur la fonction des personnages dans les deux parties ; la première aux allures de conte de fée où les adjuvants dominent : Eliseo, Lessing. L'inspecteur d'académie Feruccio, mais aussi les animaux ou les objets, la seconde au contraire où ils se font rares et leur rôle de plus en plus réduit. On approfondit aussi l'écriture et tout particulièrement la figure de la syllepse qui fonde la dimension onirique et symbolique de l'entreprise de Guido. La classe participe de manière efficace et montre une réelle connaissance de l'oeuvre. L'intérêt des élèves est évident.

Nous sommes dans un petit collège rural où l'ambition scolaire et culturelle chez les élèves et leurs familles reste très modeste ; les choix d'orientation en portent la trace. La vaste culture et le côtoiement d'une intériorité qui vivifie la pensée qu'offre Monsieur G. à ces élèves est un atout précieux ; ils ont beaucoup de chance.

Ma note administrative est restée à 38.1 depuis 2002, ma note pédagogique est 46.

Je précise aussi que le "professeur qui a connu de réels problèmes dans les gestions (sic) de ses classes" vient d'empêcher de une tentative d'étranglement d'un élève par un autre dans la cage d'escalier du collège où il fait son complément de service.

J'ai très mal ce soir. L'un d'entre vous a écrit plus haut que l'expérience de l'enseignement en collège était proche de celui de la déportation.

Je souscris entièrement à ce jugement. Je suis écœuré et si je ne pensais pas à mes enfants, je serais capable de faire une bêtise, pour en finir une bonne fois pour toutes avec la bêtise.

Je risque peut-être gros en publiant ce témoignage sur ce blog, mais je m'en moque. Au point où j'en suis, je n'ai plus rien à perdre et si vous avez besoin de moi pour faire la Révolution, je suis à votre service.

Mille fleurs pour "La Journée de la jupe" et pour la magnifique Isabelle Adjani et merde aux ordures !

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Les agressions contre les médecins, dont les patients contestent les prescriptions, relèvent du même phénomène que les agressions contre les professeurs : à la base, il y a la délégitimation du savoir. Chacun se croit "expert" et capable d'en remontrer à l'homme de l'art.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009


Exactement comme le parent d'un élève que j'ai eu en cours particulier l'année dernière qui se sentait plus pisser parcequ'il avait fait une prépa et que du coup il pensait opportun de me conseiller dans mes choix ... Alors lui, je te l'ai remis en place en deux secondes...
Coucouche panier, papattes en rond.

Vince

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 26 mars 2009
Et avec votre chien, vous en êtes où ? Avez-vous mis en pratique les conseils gratuits, bien que ... "à cheval donné, on ne regarde pas les dents " ?

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

J'ai très mal ce soir. L'un d'entre vous a écrit plus haut que l'expérience de l'enseignement en collège était proche de celui de la déportation.

Je souscris entièrement à ce jugement. Je suis écœuré et si je ne pensais pas à mes enfants, je serais capable de faire une bêtise, pour en finir une bonne fois pour toutes avec la bêtise.


Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Croyez-vous donc que ce soit réservé aux profs, ce type de ressenti ?
Quand vous aurez compris qu'il y a ceux qui coupent le pain et ceux qui le mangent, vous serez heureux d'avoir été payés pour le couper. Et ça ne va pas en s'arrangeant, ces temps-ci !

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

@Gavroche
"Nanterre et Palaiseau"
Je ne suis pas érudit, loin de là, mais l'histoire des gardes nationaux de la banlieue, plus conformistes que les ouvriers parisiens, est effectivement la seule explication vraisemblable que j'aie entendue.

Ecrit par : Jean-François Croz | 26 mars 2009

@Zéro faute

Luc Cédelle a ajouté un PS à son article sur La journée de la jupe. Le voici :
"Post-scriptum: les brighelliens viennent voir, mais ne laissent guère de commentaires. Seraient-ils effarouchés par le “zéro faute” (ou presque) exigé? Ou indisposés à l’idée de se salir les mains dans une arrière-boutique “adverse”? Allons, personne ne va vous manger ici. Vous trouvez que “La Journée de la jupe” est un film excellent qui pose de bonnes questions, moi aussi. C’est quand même extraordinaire que ça vous énerve, non?"
GM
PS. Je ne fais pas partie des "énervés". Intervenant régulièrement sur Bonnet d'âne, je "poste" aussi sur Zéro faute.

Ecrit par : guy morel | 26 mars 2009

Tout sommeillait dans Ur et dans Jerimadeth
(...) et Ruth se demandait

Où la ville de Jerimadeth est inventée parce que, se disait le poète, il faut que "j'aie rime à -dait"

Ecrit par : sanjuro | 26 mars 2009

"Tout reposait dans Ur et dans Jerimadeth.
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre;
Le croissant fin et clair, parmi ces fleurs de l'ombre,
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait"...

Mais ça, c'est tout aussi tordu :

"Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée.
Et la porte du ciel s'étant entrebaillée,
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2009

Toute ma sympathie, Robin. Votre principal est du même tonneau que celui du film.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Croyez-vous donc que ce soit réservé aux profs, ce type de ressenti ?
Quand vous aurez compris qu'il y a ceux qui coupent le pain et ceux qui le mangent, vous serez heureux d'avoir été payés pour le couper. Et ça ne va pas en s'arrangeant, ces temps-ci !

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

Oui, mais que ceux qui mangent le pain et ne laissent aucune chance à ceux qui le coupent se méfient. La roue tourne !

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Toute ma sympathie, Robin. Votre principal est du même tonneau que celui du film.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Oui, j'ai l'art de coller à l'actualité ;-(

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Et avec votre chien, vous en êtes où ? Avez-vous mis en pratique les conseils gratuits, bien que ... "à cheval donné, on ne regarde pas les dents " ?

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009

On expérimente la régression sociale... progressivement nous apprenons à parler chien... Ca se passe Pluto bien :-)
Merci encore!

Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 26 mars 2009

@Robin
"De retour de réadaptation (hernie discale et dépression nerveuse grave, c'est moi qui précise), M. G est arrivé au collège le 01.09.2008. Malgré la volonté de faire progresser les élèves, il a connu de réels problèmes dans les gestions (sic) de ses classes."
Dites-donc, votre principal, faut lui apprendre à vivre et le respect des lois ! Depuis quand fait-on état dans un rapport administratif d'informations qui relèvent du secret médical ?
Faites-vous accompagner d'un responsable syndical et demandez à ce sombre crétin de retirer cet avis.
Très cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 mars 2009

Robin,
Soyez assuré de mon soutien,
Dites-vous simplement que quoi qu'il arrive, vous valez bien mieux que toute cette médiocrité. Parfois, un peu d'orgueil ne fait pas de mal, et dans votre situation il ne risque pas d'être mal placé.
Cordialement

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009

Faites-vous accompagner d'un responsable syndical et demandez à ce sombre crétin de retirer cet avis.
Très cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 mars 2009

On est obligé de signer l'avis de notation ("pris connaissance") mais on peut le contester. Je sais que je vais me faire très mal voir, mais je vais le faire.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Oui, j'ai l'art de coller à l'actualité ;-(

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Vus avez surtout le sens de la formule et un beau sens de l'humour ! Gardez-le, Robin, c'est la politesse du désespoir, dit-on...

Ecrit par : sanjuro | 26 mars 2009

"Vous avez…" zut, j'ai fait une faute ! Je dois bien être un brighellien, alors.

Ecrit par : sanjuro | 26 mars 2009

En tout cas on ne peut pas dire que la violence à l'école tient lieu du fantasme, rien que cette semaine dans le primaire:

fusillade à Lyon devant une école maternelle
http://ecolinfo.blogspot.com/2009/03/tirs-dans-une-ecole-lyon-le-sne-csen.html

une directrice de maternnelle agressée dans le Loir et Cher
http://ecolinfo.blogspot.com/2009/03/une-directrice-decole-maternelle.html

Un jeune instituteur frappé dans le Val de Marne
http://ecolinfo.blogspot.com/2009/03/agressions-la-serie-noire-continue.html

Ecrit par : Bob | 26 mars 2009

Je souscris entièrement à ce jugement. Je suis écœuré et si je ne pensais pas à mes enfants, je serais capable de faire une bêtise, pour en finir une bonne fois pour toutes avec la bêtise.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Vous avez tout mon soutien aussi, et comme je vous comprend... Moi je n'ai pas tenu, alors que je n'étais que stagiaire. C'est peut-être de la lâcheté, mais j'assume (et puis je n'ai personne à charge, donc moins de scrupules). En tous cas, ne vous laissez pas atteindre par tant de bassesse, se serez leur accorder trop d'honneur !

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

En tout cas on ne peut pas dire que la violence à l'école tient lieu du fantasme, rien que cette semaine dans le primaire:

Ecrit par : Bob | 26 mars 2009

Et après on s'étonne de la violence des enfants ?? Quand les adultes ne savent même pas eux-même se comporter comme tel... Les chats ne font pas des chiens (ou est-ce l'inverse ? flûte, il se fait tard, je vais me coucher je crois...)

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

On est obligé de signer l'avis de notation ("pris connaissance") mais on peut le contester. Je sais que je vais me faire très mal voir, mais je vais le faire.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Oui Robin : le fait de le signer n'implique nullement que vous soyiez d'accord avec le contenu. Vous devez normalement effectuer votre démarche dans cet ordre :

1) Allez voir le Principal demandez lui de changer son commentaire en argumentant. Cela suffit parfois à changer la donne. Je sais de quoi je parle, je viens juste de le faire et ai obtenu gain de cause sans aucun problème.

2) S'il refuse, vous le signez quand même avec le commentaire (trés court) du style "Je conteste. Rapport suit".

3) Vous enverrez ensuite un rapport circonstancié au Recteur. Comme vous le conseille Guy Morel, faites vous aider par un syndicat.
Si vous ne savez lequel, oserais-je vous conseiller le Snalc...

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

Bravo, Jean-Paul !

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Robin,

Méprisez ce médiocre et passez à la suite !
A votre âge et avec votre expérience vous ne devriez même pas prendre en compte ce type de mesquinerie.

Ce principal est un ramassis de rien, ses propos sont insignifiants. Avec un tout petit effort de pensée vous pouvez le rendre transparent.
Aussi, ne dépensez pas d'énergie à vous battre contre un ectoplasme.

Ecrit par : Zorglub | 27 mars 2009

Si si, Robin, contestez cette note.

Votre note sera péréquée et l'ectoplasme sera désavoué.

Ca ne sert à rien, mais ça fait du bien ^^

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Absolument d'accord avec votre note, JPB.
Maintenant, je vais lire les commentaires.
Il y a comme une forme d'urgence

Ecrit par : bral | 27 mars 2009

3) Vous enverrez ensuite un rapport circonstancié au Recteur. Comme vous le conseille Guy Morel, faites vous aider par un syndicat.
Si vous ne savez lequel, oserais-je vous conseiller le Snalc...

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

Je suis sympathisant du SNALC depuis ma titularisation en 1990 et j'en ai été membre et C2 (repéresentant dans l'établissement), c'était très mal vu et je me suis fait traiter de fasciste par des gens du SNES, ce qui assez amusant quand on connaît mon histoire familiale (grand-père paternel juif russe, père résistant dès juin 40, croix de guerre (belge) avec palmes ("passeur" de la ligne de démarcation et agent de liaison à Lyon) et mère correspondance de presse au procès de Nuremberg, visitée à domicile par la Gestapo pour correspondance avec l'Angleterre et convictions gaullistes). Je n'ai pas encore payé ma cotisation, mais il n'est pas trop tard.

Ecrit par : Robin | 27 mars 2009

Je vous remercie pour votre soutien. Je ne vais pas du tout bien ce matin, pas du tout. C'est comme si j'avais reçu un coup de poignard. Je ne me sens pas en état d'y aller aujourd'hui et je vais profiter du week-end pour commencer à préparer ma défense.

Ecrit par : Robin | 27 mars 2009

Robin, tout mon soutien, évidemment, avec un peu de retard...
Trollju, votre message anti-IUFM était un peu "amalgamant", et injurieux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Robin, allez vous balader aujourd'hui. Vous valez infiniment mieux que les petits chefs qui pullulent au Moloch. Je le pense sincèrement.

Ecrit par : dugong | 27 mars 2009

Le principe de la note administrative est de" taper" sur ceux que l'on croit faibles(id est dont on croit qu'ils ne réagiront pas),pour respecter les "quotas" de gens félicités ou réprimandés-ne pas oublier que la notation administrative se fait d'après des "grilles":il n'y a rien de très sérieux et encore moins de philosophique dans ces décomptes-là.On est dans la basse cuisine,tout simplement. On va plutôt "descendre"(ne pas augmenter!)les jeunes,les gens en retour de congé-maladie,maternité...-,les nouveaux nommés,....Vous êtes dans deux de ces catégories.Faites-vous assister d'un délégué syndical et réagissez-pour le principe-le fond est tellement dérisoire!-entretien immédiat avec le chef d'établissement et si ça ne suffit pas lettre au Recteur.Et passez un bon week-end,ça n'est vraiment pas important en soi!
La transcription du langage administratif de votrre avis de notation est:c'est un enseignant consciencieux et cultivé,mais PUISQU'il revient de dépression c'est qu'il a des problèmes de discipline:l'administratif raisonne simplement,et à l'envers.....
De la part d'un prof en fin de carrière qui a dejà vu des cas de ce type à la pelle dans les divers établissements aux quatra coins de France....

Ecrit par : mirwac | 27 mars 2009

Robin,

Je ne vous connais pas et j'interviens très peu, mais vous êtes un des intervenants que je respecte le plus ici: subtil, honnête et plein d'humour. Permettez-moi de reprendre le conseil de dugong:promenez vous, changez vous les idées; vous préparerez votre défense après (je vous conseille aussi le Snalc). Ce minable homoncule administratif ne vous arrive pas à la cheville. Je suis sincèrement peiné pour vous, et vous avez mon soutien moral (si vous désirez m'envoyer un mail: duhemf@wanadoo.fr).

Ecrit par : François Duhem | 27 mars 2009

et joignez votre rapport d'inspection dans votre courrier au Recteur:mettez l'administration devant ses propres contradictions:c'est généralement efficace et en plus c'est amusant....

Ecrit par : mirwac | 27 mars 2009

Trollju, votre message anti-IUFM était un peu "amalgamant", et injurieux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Cher Christophe, j'aurais mille fois préféré ne pas avoir à dire de telles choses, mais je parle de ce que j'ai vécu: des heures et des heures de "cours" animés par des intervenants qui nous déversaient leurs théories, qu'ils ne pouvaient même pas défendre face à une argumentation en bonne et due forme (et je l'ai testé).
Je souhaite néanmoins de tout coeur que ce ne soit pas le cas pour tous les IUFM, mais dans le mien le seul souvenir que j'en garderai sera une perte de temps et d'énergie phénoménale, alors que stagiaires, nous en avons besoin pour tant d'autres choses ! Et encore, je n'ose parler du mémoire...

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

Robin,

Une chose est sûre : L'éducation nationale ne vous mérite pas.
Non contente de nous broyer, elle nous donne le coup de grâce.

Ne signez rien avant de voir quels sont vos droits. Votre principal (il n'en a que le nom) me semble faire une faute professionnelle en signalant sur un document administratif des faits médicaux : ceux-ci sont purement privés et confidentiels et n'ont pas à figurer sur un avis de notation.
Imaginerait-on la même chose pour quelqu'un qui a un cancer, le sida, que sais-je ? C'est scandaleux. Faites-vous aider par un syndicat. Tout le monde ici vous soutient, vous porte en grande estime et est accablé par ce qui vous arrive.
Quel gâchis ! Nous sommes tout autant en colère qu'affligés.
Ne vous laissez pas poignarder, emmerdez-le, ce principal, emmerdez l'institution en faisant valoir vos droits.
Amitiés à vous.

Ecrit par : Marilyse | 27 mars 2009

Robin, je vous souhaite à mon tour de tenir le coup, même si mon soutien ne vous apportera rien de concret.
Où en êtes-vous dans vos projets de filer dans le privé ?
N'hésitez plus.

Ecrit par : yann | 27 mars 2009

Oui, mais que ceux qui mangent le pain et ne laissent aucune chance à ceux qui le coupent se méfient. La roue tourne !

Ils pourraient faire un autre usage du couteau!
Comme le disait un ami "Ne plus avoir sa tête au bout d'une pique, cela fait aussi partie des avantages acquis!"

Ecrit par : retraitée | 27 mars 2009

" Vous êtes un des intervenants que je respecte le plus" (François Duhem)

Même chose pour moi, Robin.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mars 2009

Si si, Robin, contestez cette note.

Votre note sera péréquée et l'ectoplasme sera désavoué.

Ca ne sert à rien, mais ça fait du bien ^^

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009
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Jeremy a raison ! Faites-le, Robin, rien que pour em... votre crétin hypocrite et veule de principal. Ça ne vous enlèvera rien et ça lui enlèvera un peu de sa superbe. Rester silencieux quand on est l'objet de critiques injustifiées donne un sentiment de puissance à l'auteur des critiques, lequel devient de plus en plus insupportable.
En 1975, un principal a proposé pour moi la note 38/40, avec une appréciation enthousiaste et chaleureuse.
(J'avais 35 ans et étais au 5ème échelon, mais avec la note pédagogique la plus basse qui existât à cette époque - 36/60. De la sorte, ma carrière était vouée à se dérouler à l'ancienneté, ce qui fut le cas, sauf deux promotions au petit choix, en tant que certifié, et une au grand choix à 59 ans, en tant qu'agrégé. Christophe trouverait ici prétexte à vouer les CPR aux gémonies, sachant que l'IPR qui jugea mes trois leçons lors des épreuves pratiques du CAPES m'infligea la mention passable, assortie de la note pédagogique la plus basse possible : 12/20. Or, je fus classé au 5ème échelon en raison de mes services antérieurs - service militaire et années de pionicat et de maître auxiliaire. Cet IPR avait été influencé par deux des cinq tuteurs qui avaient fait des rapports défavorables sur moi, sans considération des trois autres rapports favorables...)
C'est dire que, dès lors, ma note administrative m'importait assez peu. Cependant, il n'y avait aucune raison de ne pas me réjouir d'une bonne note administrative, n'est-ce pas ?
Ma première année dans ce collège se passa très bien.
L'année suivante, la secrétaire de la section locale d'un syndicat auquel j'avais adhéré, me demanda de lui succéder le temps de son congé de maternité. J'acceptai sans enthousiasme, mais j'étais dévoué. Cela m'amena à affronter le principal au nom de mes collègues. Très courtoisement, mais il le prit mal. Il avait 63 ans... Il me demanda si j'approuvais toutes les revendications de mes collègues. Je lui dis que non. "Pourquoi, alors, venez-vous me présenter ces revendications ?" me demanda-t-il. Je lui répondis que j'étais un démocrate et que je présentais les revendications de la majorité. Il le prit mal ! J'étais à deux doigts de lui dire que je n'étais pas un monarque absolu, mais je me retins, ne voulant pas mettre de l'huile sur le feu.
La première année, donc, le principal proposa 38/40. La note arrêtée par le recteur fut 37/40, ce que regretta le principal qui me le dit.
La deuxième année, comme il m'en voulait, il proposa 37/40. Je lui en fit la remarque par écrit. Il répondit "J'ai mis la note décidée par le recteur."
Je n'insistai pas. Cela ne changerait rien à mon déroulement de carrière, pensé-je. Mais je me fis un petit plaisr. Sur l'imprimé portant la note proposée par le principal, je remplis la case "Observations (éventuelles) de l'intéressé(e)".
J'écrivis :"J'ai servi aussi bien [je ne dis pas "mieux", par modestie et au mépris de l'objectivité] cette année que l'année précédente. Or, mon chef d'établissement propose une note inféreiure à celle qu'il a proposée l'an dernier."

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

"Ne signez rien avant de voir quels sont vos droits"

Si, si, il faut signer l'avis de notation pour dire qu'on le connaît. Mais ne le signez qu'après dialogue avec le chef d'tablissement. Demandez à ce qu'il tienne compte de l'avis de l'autre principal. Dites-lui ce que vous avez fait et qui contredit son appréciation. Montre-lui votre ancien rapport d'inspection.

S'il ne change rien, ou s'il change très peu, vous signez l'avis et vous écrivez "notation contestée par l'intéressé".

"je vous conseille aussi le Snalc"
Oui, mais non. Moi je vous conseille le délégué syndical le plus influent de votre établissement. D'abord parce que quel que soit le syndicat, on peut au moins leur reconnaître l'ambition de défendre les enseignants dans ces cas-là (même au Sgen et à SE-UNSA). Ensuite parce que s'il n'y a pas de représentant Snalc dans votre établissement, ou si celui-ci est effacé, absent ou en retrait, vous n'aurez gain de cause ni l'un ni l'autre.

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Cher Christophe, j'aurais mille fois préféré ne pas avoir à dire de telles choses, mais je parle de ce que j'ai vécu: des heures et des heures de "cours" animés par des intervenants qui nous déversaient leurs théories, qu'ils ne pouvaient même pas défendre face à une argumentation en bonne et due forme (et je l'ai testé).

Je souhaite néanmoins de tout coeur que ce ne soit pas le cas pour tous les IUFM, mais dans le mien le seul souvenir que j'en garderai sera une perte de temps et d'énergie phénoménale, alors que stagiaires, nous en avons besoin pour tant d'autres choses ! Et encore, je n'ose parler du mémoire..."

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009


Le mémoire m'énerve aussi un peu...
Mais c'est le côté "amalgame" de votre message qui me gênait, et qui ne rend service ni à votre argumentation, qui sert certainement une cause juste en l'occurrence, ni les personnels, certainement plus nombreux que vous pensez vraisemblablement, qui enseignent sérieusement leur discipline dans les IUFMs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Le principe de la note administrative est de" taper" sur ceux que l'on croit faibles

Ecrit par : mirwac | 27 mars 2009

Les TZR, par exemple, qui ont des notes administratives plus basses en moyenne que leurs collègues en poste fixe de même ancienneté.

L'an dernier, dans mon lycée de rattachement (qui était aussi mon établissement d'exercice), les notes administratives étaient annoncées lors d'un entretien individuel entre le professeur et le proviseur.

Au début de l'entretien, le proviseur me fait part de son appréciation : "M. TotoWeininger ne s'implique pas assez dans la vie de l'établissement" (c'est la formule généralement employée pour les TZR et qui permet de les casser sans avoir à se creuser la tête). Après un échange assez vif, il reconnait qu'en fait il ne sait pas grand chose de moi et que son appréciation ne repose que sur de maigres éléments (!). Il me propose de la modifier comme suit : "Monsieur TotoWeininger est un enseignant exigeant qui a le soucis de la réussite de ses élèves". J'accepte, et nous nous quittons sans même parler de la note.

Cette dernière m'est transmise quelques jours plus tard : elle est pourrie (en gros, la note la plus basse de l'échelon). Ce gros con avait modifié l'appréciation, mais pas la note!

Je conteste immédiatement sans même avertir un syndicat : lettre au rectorat envoyée par la voie hiérarchique (et une copie envoyée directement, je ne fais pas confiance à ces fumiers de chef d'établissement) dans laquelle je précise mes griefs. Évidemment, j'ai beau jeu de faire remarquer la contradiction entre la note et l'appréciation!

J'ai obtenu gain de cause (note administrative augmentée de trois points!) et je ne vous dis rien de la tronche que faisait le proviseur à chaque fois que nous nous croisions dans l'établissement.

Petite précision pour Robin : on ne peut pas contester l'appréciation, mais seulement la note et les appréciations partielles stupides (rayonnement, loyauté, soumission, lâcheté, j'en oublie)

Ne pas oublier que contester cette note met le chef d'établissement dans l'embarras, pas nous : l' Administration toute puissante n'aime pas les proviseurs qui ne savent pas "tenir" leurs enseignants.

Ecrit par : TotoWeininger | 27 mars 2009

"qui a le soucis de la réussite de ses élèves".

le souci



Je me souviens encore de la dernière défense du proviseur, avant qu'il consente à modifier l'appréciation : "Vous savez, cette appréciation est très subjective"

Non seulement ce sont des fumiers, mais en plus ils sont pitoyables dans leur manière de mener des entretiens! Ils n'ont même pas les moyens de leur bassesse!

La dialectique ne casse peut-être pas les briques, mais elle vient facilement à bout de ces pauvres crétins.

Ecrit par : TotoWeininger | 27 mars 2009

Je suis consternée par le témoignage de Robin. Vous êtes trop bien Robin, : vous êtes un albatros égaré dans ce qui est devenu un enfer. Faire un bêtise pour ceux qui ne vous méritent pas, c'est leur donner raison au détriment de ceux qui vous sont chers.

Je n'ai pas donné mon avis sur "La journée de la jupe " téléfilm que je n'ai pas vu mais mon mari m'a raconté.Il m'a fait part de son admiration pour le jeu d'Isabelle Adjani. Déjà dans son tout premier film " Le petit bougnat " d'après le roman de François Boyer , elle se donne à fond. C'est François Boyer qui l'avait choisie. Je tiens l'information de Claude Pinoteau rencontré pour mes recherches.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 mars 2009

Le mémoire m'énerve aussi un peu...
Mais c'est le côté "amalgame" de votre message qui me gênait, et qui ne rend service ni à votre argumentation, qui sert certainement une cause juste en l'occurrence, ni les personnels, certainement plus nombreux que vous pensez vraisemblablement, qui enseignent sérieusement leur discipline dans les IUFMs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

J'en prend bonne note. Je ne peux que souhaiter qu'il y ait plus de formateurs sérieux, et moins de théoriciens verbeux dans les IUFM - et comme vous le dites il y en a sans doute plus que je ne le crois. Croyez bien que mon but n'est pas d'accuser des personnes à tord, mais bien d'améliorer les conditions de formation des stagiaires.
Je ne souhaite à personne ce que moi, et quelques uns de mes camarades, ont dû subir: nous en garderons tous un souvenir amer et désabusé.

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

"Je ne souhaite à personne ce que moi, et quelques uns de mes camarades, ont dû subir: nous en garderons tous un souvenir amer et désabusé.

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009"

Tu m'étonnes ! Je souscris !

Mais, Trollju, vous étiez en formation PLC ? Apparemment, la formation PE se passe mieux. La formation PLC est une pure horreur en tout cas.

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

"Non seulement ce sont des fumiers, mais en plus ils sont pitoyables dans leur manière de mener des entretiens! Ils n'ont même pas les moyens de leur bassesse!La dialectique ne casse peut-être pas les briques, mais elle vient facilement à bout de ces pauvres crétins."

à l'ESEN, ils œuvrent pour que la bassesse passe du niveau amateur à l'expertise :

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=961&cHash=20908f75de

(voir à partir de la 45 ème minute)

Ecrit par : dugong | 27 mars 2009

Trollju, êtes-vous PE ou PLC?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Trollju, êtes-vous PE ou PLC?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

PLCPro (anciennement PLC2) Anglais, mais plus pour longtemps: je démissionnerai d'ici les vacances de pâques (je suis en arrêt pour le moment).

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

Ah oui je précise: je suis en renouvellement de stage.

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

Les formations PLC (et PLP) sont effectivement très décriées. Souvent à juste titre, hélas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Bon courage à vous, en tous cas.
Je vous laisse mon mail: ch.sibille arobase wanadoo point fr

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Merci bien ! Le soulagement d'être tiré de ce mauvais pas est déjà une bonne chose en soi. Je précise ceci dit que mes attaques à l'encontre de l'IUFM ne sont pas due à mon échec: je reconnais et assume pleinement mon incapacité à gérer une classe d'adolescents (n'est pas enseignant qui veut...), mais je suis et resterai furieux du manque de soutien de l'IUFM, pour ma part, mais également l'inadaptation de la formation - en pensant à mes camarades qui ont été titularisé, mais on vécut un véritable enfer pendant cette année de formation (et en bavent actuellement en tant que néo-tit').

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

Je n'ai jamais pensé que la science-fiction, le fantastique ou le polar étaient des formes inférieures de littérature, et je l'ai toujours dit très clairement à mes élèves. Il n'y a aucune honte à aimer PhiliP K. Dick ou Huxley. Personnellement, j'avais la trentaine quand j'ai découvert Le Seigneur des anneaux, qui m'a émerveillée. J'emporterais volontiers ce livre sur une île déserte, avec A la recherche du temps perdu et les meilleures nouvelles de Borges.
Merci Guy et Spip, pour votre appréciation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2009

Vous devriez essayer Dan Simmons : "Hypérion - La Chute d'Hypérion" ; "Endymion - L'Eveil d'Endymion" ; et son génial dernier diptyque : "Ilium - Olympos"

Des milliers de pages et des semaines d'évasion...
Si le coeur vous en dit, je vous souhaite bon voyage !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 mars 2009

Je suis consternée par le témoignage de Robin. Vous êtes trop bien Robin, : vous êtes un albatros égaré dans ce qui est devenu un enfer. Faire un bêtise pour ceux qui ne vous méritent pas, c'est leur donner raison au détriment de ceux qui vous sont chers.

Je viens de voir le principal du collège où je fais le plus d'heures (12 heures en 4ème/5ème) et qui n'est pas mon collège de rattachement.

Il a eu l'air très surpris et m'a dit qu'en ce qui le concernait, il n'avait rien à me reprocher, que je donnais satisfaction. Il ne m'a pas parlé de problèmes d'autorité ("de gestion des classes" dans la technolangue Educ.nat.) et il reconnaît mon travail pédagogique. Il m'a dit qu'il allait appeler sa collègue cette après-midi. A suivre, donc.

Tous les collègues se sont plaints des élèves de 4ème que j'ai en français aux deux conseils de classe dans mon collège de rattachement (celui qui me note). Je suis loin d'être le seul à avoir des problèmes "des gestions des classes" (sic)

Je viens d'apprendre que la principale était une ancienne CPE et qu'elle n'avait jamais enseigné.

Ecrit par : Robin | 27 mars 2009

quelques corrections: "dues" (l. 3), "titularisés" (l. 9), "ont vécu" (l. 9). Que voulez-vous, j'ai été cuisiné à la sauce "méthode globale" au primaire ! ;)

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

Ah, Robin, je sens que vous allez le faire plier !

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Trollju, j'étais un peu dans la même situation que toi.
Lors de mon stage, lorsque je demandais des conseils pour gérer mes classes c'était toujours le fameux "Y a pas de recettes !". Titularisé de justesse et après une année de néo-tit en banlieue, j'ai jeté l'éponge pour mon plus grand bonheur et celui de mes proches. Courage, l'année se termine et le calvaire aussi.

Ecrit par : Bruno | 27 mars 2009

J'ai pris les devant et décidé de laisser tomber avant la titularisation que je n'aurais pas eu de toute façon. Mais c'est pour le mieux: au moins comme ça j'ai pu arrêter les dégâts et repenser mon futur (et préparer mon départ). Evidemment, ça ne me simplifie pas la tâche pour ma reconversion, et la perspective de jeter mon CAPES (si durement obtenu) aux orties ne m'enchante guère... mais bon, c'est la vie !

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

Votre note sera péréquée et l'ectoplasme sera désavoué.
(...) je vous conseille le délégué syndical le plus influent de votre établissement. D'abord parce que quel que soit le syndicat, on peut au moins leur reconnaître l'ambition de défendre les enseignants dans ces cas-là (même au Sgen et à SE-UNSA). Ensuite parce que s'il n'y a pas de représentant Snalc dans votre établissement, ou si celui-ci est effacé, absent ou en retrait, vous n'aurez gain de cause ni l'un ni l'autre.



Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Robin,je suis consternée de voir ce qui vous arrive.
Contestez avec vigueur, et , comme vous le conseille excellemment Jeremy, choisissez le syndicat le plus efficace sur votre boîte. Je n'ai pas d'a priori contre le SNALC, bien que je sois au SNES, mais il est plus efficace d'être accompagné par quelqu'un qui a du rayonnement sur l'établissement même. Sursum corda, FG

Ecrit par : Françoise Guichard | 27 mars 2009

@ Robin
Je répète ce que d'autres ont dit avant moi. Contestez votre note. Cela vous sera d'autant plus facile que l'autre principal n'a rien à vous reprocher. Allez déjà trouver le minable qui vous a noté, accompagné d'un délégué syndical , et annoncez-lui que vous contestez note et appréciation.
J'ai contesté une note pour bien moins que ça (augmentation jugée insuffisante, alors que ma note s'approchait de 40) et j'ai eu gain de cause.

@ Rodrigue
Je suis en train de relire Hypérion et la suite, avec délectation.
Je vous vois avec plaisir de retour sur le blog, j'avais craint pour vous lors de la tempête qui a secoué le Sud-Ouest.

Ecrit par : retraitée | 27 mars 2009

Oui, mais que ceux qui mangent le pain et ne laissent aucune chance à ceux qui le coupent se méfient. La roue tourne !

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

M'bof !

Ecrit par : dobolino | 27 mars 2009

Je rappelle aux stagiaires qui sont près de démissionner, aux titulaires qui ont des proviseurs incompétents ou à ceux qui veulent se reconvertir que le forum www.neoprofs.org a pour vocation de mettre en commun toutes les expériences des professeurs, et de faire en sorte que l'expérience ne soit pas "une lumière qui n'éclaire que soi-même" comme dit le philosophe.

Il y a 1650 professeurs inscrits sur neoprofs : tout problème rencontré est partagé par d'autres, qui ont souvent le conseil ou la solution qui correspondent.

Ecrit par : Neoprofs | 27 mars 2009

@retraitée

Merci de votre message. C'est fort gentil à vous d'avoir pensé à moi pendant les intempéries. Non, la tempête ne m'a pas épargné ! Mais rien de grave... Elle a déraciné quelques marronniers bicentenaires (au désespoir de mon propriétaire, qui a passé son enfance et sa vie avec eux), des pins et des peupliers en bas du coteau, et fait voler quelques tuiles. Tout cela m'a coûté une semaine de robinsonnade folichonne où j'ai redécouvert l'éclairage à la chandelle (ah ! préparer à la veilleuse des cours sur Pascal...), le chauffage au feu de bois et la toilette en stérilisateur à bocaux reconverti en baignoire (jusqu'à ce que la commune réquisitionne les douches de notre gymnase pour faire des bains publics).

Sachez que je pense à vous tous les jours. J'ai fait de vos meilleurs manuels des fiches de cours et d'exercices qui font le plus grand bien à mes 4e. La proposition elliptique du sujet est parfois confondue avec la participiale, mais les mômes ont de quoi se mettre sous la dent. Et j'ai toujours une surprise à vous envoyer dont, je l'espère, vous vous délecterez avidement... moins volumineuse et moins souple qu'Hypérion, mais qui le vaut bien !

A très bientôt,

Amicalement,

RdG

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 mars 2009

Votre soutien m'a fait du bien. Finalement, je suis allé quand même "au feu" (5 heures de cours) et bien m'en a pris puisque j'ai pu parler au principal de l'autre établissement qui m'apprécie et qui s'est proposé de passer un coup de fil à sa collègue.

Je sais bien que dans le fond tout ça n'a pas une grande importance, mais c'est pour le principe.

C'est vrai que j'ai eu quelques problèmes pour "gérer" certains élèves (mais qui n'en aurait pas, sauf Rambo avec la sulfateuse ou Adjani avec le Beretta ?) mais je pense m'être donné à fond pour les élèves, y compris les pires, et je ne pense pas mériter une appréciation aussi partiale.

Ecrit par : Robin | 27 mars 2009

à Rodrigue du Gers

Je n'ai pas encore lu Hypérion mais je me rappelle avoir beaucoup aimé, du même Dan Simmons, L'Echiquier du mal.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mars 2009

"Et j'ai toujours une surprise à vous envoyer dont, je l'espère, vous vous délecterez avidement... moins volumineuse et moins souple qu'Hypérion, mais qui le vaut bien !"

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 mars 2009


C'est quoi??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

C'est quoi??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Curieux !!!

Ecrit par : Maminou | 27 mars 2009

C'est vrai : c'est quoi ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

C'est quoi??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

C'est vrai : c'est quoi ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009


Pourtant, la curiosité est "une vertue" féminine, non?

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ;
toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées.
Alfred de Musset

Ecrit par : Maminou | 27 mars 2009

C'est vrai : c'est quoi ?
Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Pourtant, la curiosité est "une vertue" féminine, non?
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2009

Ben oui, justement !

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Merci, Rodrigue, mais n'envoyez rien avant Pâques, je ne serai pas là, je vais me réchauffer un peu au soleil, qui se fait désirer dans l'Est. Si c'est une spécialité du Gers, ce sera délectable, sans aucun doute!
Préparez-vous l'agrégation session 2010? Je crois que telle était votre intention. L'avez-vous présentée cette année? Dès que le programme sortira, je regarderai ce que j'ai en "boutique", il faut faire de la place pour les bouquins que je vais acheter! J'ai découvert Akounine grâce au blog, je n'ai pas Ilium-Olympos, et les biblothèques débordent!
Bien contente que mes vieux bouquins vous servent.

Ecrit par : retraitée | 27 mars 2009

http://www.utc.fr/~aupetit/latin.shtml

Ecrit par : Latin vis comica | 27 mars 2009

Je viens d'entendre une critique très négative du film "La journée de la jupe" sur France Inter (info de 17 heures). Le journaliste le trouve très lourd, trop caricatural. C'est un film fait pour instaurer le débat, a dit la veille Isabelle Adjani.

Ravie, Robin, que vous repreniez du poil de la bête. Merci à vous de continuer à nous proposer de bons livres sur ce blog ! Vous êtes un sacré passeur de culture ! Vous feriez merveille dans une librairie ou dans une émission littéraire ! Je joins mes éloges vous concernant à ceux déjà exprimés plus haut. Bon week-end "salvateur".

Ecrit par : marilyse | 27 mars 2009

"Latin vis comica", c'est à pisser de rire!
Robin, lisez, ça va vous requinquer! Ca vaut vraiment le coup!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

à Rodrigue du Gers

Je n'ai pas encore lu Hypérion mais je me rappelle avoir beaucoup aimé, du même Dan Simmons, L'Echiquier du mal.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mars 2009

Oh que oui ! L'Echiquier du mal est un roman noir, sans concession, qui vous cloue au sol. Hypérion et ses suites sont tout aussi passionnants, mais, vous le verrez si vous vous laissez tenter, le ton et la forme n'y ont rien à voir. Le premier, qui relève du thriller, est construit comme une partie d'échecs (à l'image de son finale) : les actions y sont rendues coup pour coup d'un chapitre à l'autre, c'est ce qui le rend impossible à lâcher dès qu'on a dépassé le prologue. Hypérion, c'est de la SF et c'est autre chose... Il entre dans la catégorie des "livres-mondes", comme Dune ou Fondation, c'est-à-dire la projection d'un univers possible où rien n'est laissé sans réponse (religion, économie, technologie, philosophie, etc.). Mais Simmons dépasse les maîtres et redonne au genre un souffle incroyable. J'ai conseillé Hypérion à des amis qui avaient apprécié L'Echiquier, mais certains ont été rebutés par l'ampleur de l'oeuvre et ont laissé tomber. Moi, j'ai mis des semaines à lire Hypérion et ses trois volumes de suites, je faisais des pauses, je traînais, je lambinais, car je ne voulais pas en voir la fin. Et le jour où je l'ai refermé, j'étais complètement déprimé !

PS : à lire aussi : son recueil de nouvelles intitulé Le Styx coule à l'envers (Folio SF). La nouvelle qui ouvre le recueil est un bijou.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 mars 2009

PPS : et une pensée pour Robin. Tiens bon, collègue !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 mars 2009

Ouais, pas drôle du tout ! Imaginez que vous pourriez être juré du jury d'Assises. J'ai dans mes relations proches un des pressentis pour cette tâche difficile. Il est prêt à jouer le jeu. Moi, à sa place, je me débinerais peut-être. Je ne sais pas...

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009
------
Je croyais qu'on ne pouvait pas se débiner. Est-ce possible ? Peut-être un bon moyen d'échapper à ce devoir de citoyen consiste-t-il à s'arranger (mais de quelle façon ?) pour être récusé par la défense.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Je souscris entièrement à ce jugement. Je suis écœuré et si je ne pensais pas à mes enfants, je serais capable de faire une bêtise, pour en finir une bonne fois pour toutes avec la bêtise.

Ecrit par : Robin | 26 mars 2009

Vous avez tout mon soutien aussi, et comme je vous comprend... Moi je n'ai pas tenu, alors que je n'étais que stagiaire. C'est peut-être de la lâcheté, mais j'assume (et puis je n'ai personne à charge, donc moins de scrupules). En tous cas, ne vous laissez pas atteindre par tant de bassesse, se serez leur accorder trop d'honneur !

Ecrit par : Trollju | 26 mars 2009

Je vous comprends et vous soutiens aussi. J'ai comme Trollju eu la chance de pouvoir démissionner et je sais qu'aujourd'hui, quand il m'arrive d'avoir des soucis dans ma nouvelle profession, je me remets toujours les idées en place en repensant à ma trouille au ventre en arrivant au collège, aux projectiles et aux insultes. Immédiatement les brimades ou humiliations que je subis parfois deviennent extrêmement légères car sans commune mesure avec mon expérience au collège. En cela seulement d'ailleurs cette expérience m'est précieuse car elle m'a rendue beaucoup moins geignarde.
Ne faites pas attention aux personnes qui essaient de vous faire croire que vous êtes un nanti qui s'ignore. On aimerait parfois en voir certains aller se frotter à la réalité d'une classe de collège, ils seraient peut-être plus modestes après.

Ecrit par : Flo | 27 mars 2009

Mauvaises nouvelles de Roger Felts, dans le coma depuis la nuit dernière. On pense fort à lui.

Ecrit par : Françoise Guichard | 27 mars 2009

Robin a écrit :

"Je risque peut-être gros en publiant ce témoignage sur ce blog, mais je m'en moque. Au point où j'en suis, je n'ai plus rien à perdre et si vous avez besoin de moi pour faire la Révolution, je suis à votre service."
--------
J'espère bien que non, cher Robin ! comment votre identité peut-elle être découverte ?
Et puis vous n'avez pas fait ici de diffamation.
Quiconque vous traînerait en justice ou simplement devant le Tribunal administratif se ridiculiserait.
Il est inutile de faire la révolution : les c... , c'est comme le phénix, ils renaissent de leurs cendres.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Bonjour, suite à plusieurs convocations de profs chez les proviseurs, il apparait que dire la vérité aux parents en conseil de classe sur le niveau des élèves n'est plus de mise. Quelqu'un a-t-il une explication ? Pourquoi les "chefs" veulent-ils absolument qu'on "positive"et qu'on mette des bonnes notes ?

Ecrit par : Michèle | 27 mars 2009

Merci bien à tous ceux qui ont pris la peine de me répondre.

:-)

Ecrit par : Gavroche | 27 mars 2009

Ouais, pas drôle du tout ! Imaginez que vous pourriez être juré du jury d'Assises. J'ai dans mes relations proches un des pressentis pour cette tâche difficile. Il est prêt à jouer le jeu. Moi, à sa place, je me débinerais peut-être. Je ne sais pas...

Ecrit par : dobolino | 26 mars 2009
------
Je croyais qu'on ne pouvait pas se débiner. Est-ce possible ? Peut-être un bon moyen d'échapper à ce devoir de citoyen consiste-t-il à s'arranger (mais de quelle façon ?) pour être récusé par la défense.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Je crois que l'on peut se débiner si l'on peut prouver que, dans son histoire personnelle, il se trouve des éléments sérieux qui pourraient nous incliner à être à la fois juge et partie.

@Robin, bon courage à vous ! Je viens de lire l'un des deux Akounine que vous aviez conseillés ici. Je fais traîner l'autre, je n'ai pas envie d'en voir la fin.

Ecrit par : catmano | 27 mars 2009

à Rodrigue

J'ai lu " Le Styx coule à l'envers" . Ce sont des textes superbes, ce qu'on peut trouver de mieux dans le genre . J'aime aussi beaucoup Richard Matheson. A l'époque où les élèves étaient encore capables d'écouter en silence, ils adoraient que je leur fasse lecture de ses nouvelles. La plupart du temps, ils ne comprenaient pas tout de suite la "chute", ce qui conduisait à un travail d'élucidation qui les intéressait beaucoup.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mars 2009

En collège, cela peut être tout ou rien. Notre stagiaire IUFM partie en stage pendant un mois est remplacée par une vacataire sans formation : c'est le chahut monstre. Les anges se transforment en démons en moins de temps qu'il faut pour le dire.

Ecrit par : marilyse | 27 mars 2009

Pour les Assises, je crois qu'on peut se faire dispenser si l'on prouve, certificat médical à l'appui, que l'on n'est pas psychologiquement apte à gérer le stress qu'engendre une telle responsabilité.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mars 2009

A Robin :

Votre note pédagogique à 59 ans n'est pas élevée. Dès lors votre note administrative n'a plus guère d'importance. J'ai connu cette situation tout au long de ma carrière. A 51 ans j'avais 42 seulement de note pédagogique ! Ma note administrative a toujours été élevée mais j'ai fait l'essentiel de ma carrière à l'ancienneté. Je n'ai jamais été promu en hors classe des certifiés, est-il besoin de le dire ?
Lorsque j'ai été admissible à l'agrégation interne à 51 ans, un inspecteur est venu me voir. Il devait trouver bizarre que l'un des 4 admissibles en sciences physiques de l'académie (d'Orléans-Tours) qui compte 6 départements ait une note pédagogique aussi basse. Je me fis prier pour accepter son inspection. Mais j'acceptai finalement. Il fit un rapport dithyrambique et ma note passa à 47 un an plus tard, grâce à quoi je fus promu au 11è échelon des certifiés à 52 ou 53 ans, au petit choix. Je fus recalé à l'oral de l'agrégation (leçon de chimie : 1/100). L'inspecteur avait fini son rapport ainsi : "... et je souhaite à M. Penin un rapide succès à l'agrégation de sciences physiques.". Je lus le rapport après avoir été recalé.
Il revint en 1995 et là encore ma note augmenta de 5 points et arriva à 52. Je n'obtins évidemment pas la promotion en hors classe des certifiés. Il fallait environ 57/60.
Mais je fus reçu à l'agrégation. Ma note pédagogique fut alors bricolée en fonction de ce qu'elle était quand j'étais certifié et de mon classement au concours : dernier reçu. Je fis un an de stage sur mon poste antérieur, sans tuteur, bien entendu, et l'inspecteur revint m'inspecter pour donner un avis favorable pour ma titularisation dans le corps des professeurs agrégés. Au cours de cette année de stage je fus classé au 9 è échelon du corps des agrégés. L'année suivante je fus promu à l'anciennetré au 10è échelon. Je parvins à 59 ans avec une note pédagogique de 48/60, et une note administrative de 40/40, ce qui me valut la promotion au grand choix au 11è échelon d'agrégé. Il était temps ! J'aurais évidemment fait un an de plus si je m'étais trouvé au 10è échelon à 60 ans. Ç'aurait été pénible...
J'espère que vous êtes au 11è échelon, Robin. Je suppose que vous n'êtes pas en hors classe, malheureusement.
Toutes ces notations, administrative et pédagogique sont bidon. J'étais un mauvais prof avant 51 ans, et après je suis devenu bon (oh, sans plus !) parce que j'avais été admissible à l'agrégation. Quelle logique là-dedans ? Un rapport dithyrambique à 51 ans quand tous les précédents avaient été mi-figue, mi-raisin. Mais j'avais toujours enseigné de la même façon, rigoureuse, sérieuse. Mais la mention passable au CAPES a été un boulet que j'ai traîné tout au long de ma carrière. L'agrégation a été un baume au cœur.
La notation, telle qu'elle est, est une absurdité.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Je croyais qu'on ne pouvait pas se débiner. Est-ce possible ? Peut-être un bon moyen d'échapper à ce devoir de citoyen consiste-t-il à s'arranger (mais de quelle façon ?) pour être récusé par la défense.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Je crois que l'on peut se débiner si l'on peut prouver que, dans son histoire personnelle, il se trouve des éléments sérieux qui pourraient nous incliner à être à la fois juge et partie.

Ecrit par : catmano | 27 mars 2009

Pour le cas présent, j'explique. C'est notre oncle, fils de juif allemand et petit-fils, neveu, cousin etc de juifs morts à Auschwitz, qui est pressenti pour faire partie du jury des tortionnaires d'Ilan Halimi. Si ça se trouve, c'est le juge lui-même qui décidera de l'écarter, ou la défense, comme dit Francis. Ou, au contraire sera-t-il retenu. Quoiqu'il en soit, notre oncle est plutôt partant. C'est une responsabilité qui le séduit et il s'en sent les épaules et la tête.

C'est défrayé 70 euro par jour de présence au tribunal.

Ecrit par : dobolino | 27 mars 2009

D'accord avec vous, Francis. C'est Ubu au pays du père Ubu.

Ecrit par : marilyse | 27 mars 2009

@retraitée

Non, pas d'agrégation en 2009 (refroidi par ma première tentative, j'ai pris une année sabbatique). Je veux remettre ça en 2010, tout dépendra des résultats de ma mutation (car j'espère me rapprocher de Toulouse et, si je passe au mouvement, Dieu seul sait quel établissement et quelles conditions de travail m'attendent !). Si c'est le cas, j'accepterai avec joie les meilleures de vos références. Pour l'heure, je me remets au latin avec une méthode en deux volumes que j'ai découverte sur les rayonnages d'Ombres blanches, mais que les lettrés classiques doivent connaître : celle de Beaujeu, Deléani et Vermander.

@l'ensemble des hôtes de ce blog

Après relecture des commentaires du post précédent, j'avoue être profondément choqué par la violence de certains propos : qu'y a-t-il de si méprisable dans les SES ? C'est une discipline enseignée par certaines personnes de mon entourage proche, hommes ou femmes passionnés, critiques de leur métier et de leur savoir, et qui sont tout sauf de méprisables cuistres...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 mars 2009

LA NOVLANGUE POUR TOUS : LECON N°1

Question à 30 euros : Comment dit-on "pillage" en langage moderne ?

Indice : Quand les militants d'extrême-gauche pillent un magasin (à tort ou à raison) au cours des manifestations universitaires, ils ne se livrent pas à du pillage. Non, non. Mais alors, que font-ils ?

Réponse : Eh bien, ils se livrent à : "une action d'auto distribution symbolique aux plus démunis, méthode apparentée aux Robins des bois."

Ca, c'est de la périphrase !

C'était la leçon n°1 du prochain Assimil de Novlangue à paraître aux éditions du M.E.N./M.E.S.R.

Ecrit par : Neoprofs | 27 mars 2009

Cher Robin, écoutez du Mozart ou du Bach, ou l'enfance du Christ, cela vous réconfortera.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mars 2009

Je croyais qu'on ne pouvait pas se débiner. Est-ce possible ? Peut-être un bon moyen d'échapper à ce devoir de citoyen consiste-t-il à s'arranger (mais de quelle façon ?) pour être récusé par la défense.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009



explications sur le blog de Maître Eolas : http://maitre-eolas.fr/2007/01/31/524-la-recusation-des-jures

Ecrit par : clairesdesbois | 27 mars 2009

Ne faites pas attention aux personnes qui essaient de vous faire croire que vous êtes un nanti qui s'ignore. On aimerait parfois en voir certains aller se frotter à la réalité d'une classe de collège, ils seraient peut-être plus modestes après.

Ecrit par : Flo | 27 mars 2009

Et comment, quand j'en entend certains dire que ce métier c'est "une planque", je ne sais pas ce qui me retient de leur arracher les yeux... la bienséance, peut-être ? ;-)

Ecrit par : Trollju | 27 mars 2009

J’espère que je me suis fait beaucoup d’ennemis sur ce coup …

Ecrit par : Zorglub | 26 mars 2009
----------
Pas moi, Zorglub ! J'ai souvent pensé à l'enfer que vivent certains de nos collègues qui font davantage du domptage et du gardiennage de fauves que de l'enseignement.
Mais cette situation intolérable devrait être éradiquée par l'État. Envoyer tout le monde en enfer tour à tour serait plus juste que la situation actuelle que vous décrivez, oui, mais ce n'est pas cela qu'il faut faire. Il faut mettre un garde-chiourme dans les classes en plus de professeur de manière que le professeur enseigne et que le cerbère mette des baffes quand il y a lieu.
Mais ça, ni la gauche ni la droite ne le veulent. Il ne faut pas toucher un cheveu des gamins. Mais eux peuvent insulter les professeurs et même les agresser physiquement sans risquer grand-chose.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Je viens de lire les commentaires.
Robin, ne vous laissez pas atteindre par ces coups bas. Leurs auteurs se salissent eux-mêmes. Protégez-vous, afin que leur bassesse ne vous touche pas. Et, puisque c'est de famille, cultivez votre esprit de résistance.
Toutes mes amitiés

Ecrit par : Chevreuil | 27 mars 2009

Robin, j'arrive à l'instant — j'étais à Besançon pour une sauterie SNALC:-)) —, et je vous trouve en pleine déprime…
Allons, mon cher, personne ne fait plus ça. La déprime, c'est pour quand il reste de l'espoir… Quand il n'y a plus rien à perdre, haut les cœurs et debout les morts…

Ilan Halimi — dont je parlais dans l'introduction d'Une école sous influence, je croyais que c'était bouclé. Vous voulez dire que les barbares (ils s'appelaient entre eux comme ça, si vous vous souvenez) ont fait appel ?
Pendant ce temps, Yvon Colonna, qui quoi qu'il ait effectivement fait (et j'ai plus qu'un doute) est jugé par une cour d'exception sur le modèle vichyste, vient de se prendre perpète (et une peine de sûreté de 22 ans).
Comment ? Que dites-vous ? Qu'il y a comme une erreur dans la programmation ?
Ah, ces TICE…
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mars 2009

Robin,

Méprisez ce médiocre et passez à la suite !
A votre âge et avec votre expérience vous ne devriez même pas prendre en compte ce type de mesquinerie.

Zorglub

Heu, j'en aurais des choses à dire aussi... Mais bon, je termine ma semaine dans un feu d'artifice de bassesses: entre autre, un élève (toujours dans la classe qui a écrit, sous lecture du p.p., la lettre calomnieuse) m'a dit, alors que je lui demandais de venir en Aide Individualisée, l'heure suivante (avec un 0 en dictée préparée et que dalle en Histoire, c'était pas une mauvaise idée): "Je ne viendrai pas. Qu'il aille se faire foutre". Sont obsédés par l'anus, dans cette classe; j'avais eu droit, il y a 15 jours, à un: "Allez vous faire enculer"...

Quant à ma plainte, tout est bon, avec mon chef, pour m'enfoncer la tête dans l'eau, maintenant: "Il n'y a pas de fumée sans feu", "arrêtez de vous faire passer pour une victime", "faudrait peut être penser à faire autre chose", etc.... Robin, on passe des vacances ensemble?

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

... et se faire traiter d'inculte (ou pire) quand on a le malheur de dire qu'on préfère Asimov, Huxley ou Philip K. Dick... comment résister au doux son des pédagogo ?

Cela ne nous empêche pas d'être captivés par des œuvres d'un genre certes plus léger ou moins ambitieux, mais dont le mérite artistique n'est pas moindre.

Alors laissons aux profs de fac (et aux pédagogos, je ne les oublie pas) ce qui leur appartient !

Ecrit par : mihailovich | 26 mars 2009
--------
J'aime énormément Asimov et je n'en ai pas honte. Et que le premier qui me traitera d'inculte aille crever !
Asimov disait toute son admiration pour Shakespeare. Et moi je dis toute mon admiration pour Asimov.
Ses nouvelles et ses romans contiennent des trésors. Il y a aussi bien de la naïveté parfois dans ses histoires, mais ce n'est pas gênant. Il écrivait en bon anglais. (Du moins après sa période "pulp", dans sa jeunesse, à laquelle il était plus ou moins contraint.) J'ai réappris l'anglais en lisant ses romans en version originale dans la main gauche et la traduction dans la main droite. Arrivé au bout je repartais au début, parfois plusieurs fois de suite, sans jamais me lasser.
N'ayez donc crainte, mihailovich. Personne ne vous dira quoi que ce soit de désobligeant.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

"Pendant ce temps, Yvon Colonna"
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mars 2009

Yvan, Jean-Paul! Il n'est pas breton, à ce que je sache!

J'ai une pensée émue pour Roger, ce soir. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

On rappellera juste, rapport à quelques phrases du billet de Jean-Paul, qu'il n'y a pas que des sciences de l'éducation dans les IUFM. Mais aussi plein de profs disciplinaires, qui s'en foutent, (des sciences de l'éduc).

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009
----------------
Oui, Christophe, et cela réconforte. Et encore pardon pour ma généralisation hâtive (dans le sujet précédent, où vous m'avez épinglé à juste titre) !

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

"Quant à ma plainte, tout est bon, avec mon chef, pour m'enfoncer la tête dans l'eau, maintenant: "Il n'y a pas de fumée sans feu", "arrêtez de vous faire passer pour une victime", "faudrait peut être penser à faire autre chose", etc.... Robin, on passe des vacances ensemble?
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009"

J'ai connu un chef d'établissement qui était comme ça. Un autre, quoique bizarre, soutenait ses enseignants coûte que coûte. Il était intelligent, sympathique, mais il se laissait aisément manipuler par les nuisibles.

"entre autre, un élève (toujours dans la classe qui a écrit, sous lecture du p.p., la lettre calomnieuse) m'a dit, alors que je lui demandais de venir en Aide : "Je ne viendrai pas. Qu'il aille se faire foutre". J'avais eu droit, il y a 15 jours, à un: "Allez vous faire enculer"..."
En L.P., il ne faut plus de femmes ni d'homos. Il ne faut que des grands, forts, virils - ceux qui n'ont pas besoin d'un revolver comme Sonia Bergerac car "ils font peur" naturellement. Ajoutons qu'il faudra être au diapason de la religion et de la couleur de peau de la classe, sous peine d'être un "professeur consciencieux mais discret, qui peine à imposer son autorité et à faire adhérer les élèves à sa pratique pédagogique".

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

J'aime énormément Asimov et je n'en ai pas honte. Et que le premier qui me traitera d'inculte aille crever !
Asimov disait toute son admiration pour Shakespeare. Et moi je dis toute mon admiration pour Asimov.

Et comment ne pas admirer Le meilleur des Mondes avec toutes ses références shakespeariennes !

Ecrit par : mihailovich | 27 mars 2009

Cinestar rediffuse "Une semaine de vacances" avec Nathalie Baye.
C'est La journée de la jupe sans revolver : la prof déprime, souffre de son métier et finit par démissionner.
Vingt-cinq ans après le film, il est horrible de voir où l'on en est !

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Dépêche n°111637 Cécile Peltier
Paris, Vendredi 27 mars 2009, 18:19:

Masterisation : « les étudiants pourront s'inscrire en IUFM dès la semaine prochaine », selon le Sgen-CFDT


« Sans surprise, nous avons confirmation que les étudiants pourront bien
s'inscrire dès la semaine prochaine dans les IUFM pour préparer les
concours. Cette inscription aura valeur d'inscription en master 1 », indique
à l'AEF Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, vendredi 27 mars
2009 à l'issue de sa rencontre sur la masterisation avec Xavier Darcos et
Valérie Pécresse au ministère de l'Education nationale (L'AEF n°111182)
(L'AEF n°111587). Cette annonce met fin à « l'inquiétude première » du
syndicat de voir « le système de formation réduit à néant » en 2009-2010. «
Cela va nous permettre d'aborder de manière plus sereine la question de la
forme définitive que devront prendre les concours et le parcours de
formation en 2011 et éclipse la crainte d'une disparition rapide des IUFM »,
souligne Thierry Cadart, saluant un « dialogue assez ouvert ».

Les ministres ont annoncé la mise en place de 4 groupes de travail : «
concours et master », « stages » (organisation, validation), « formation
continue » et un dernier sur les moyens des IUFM.

« Les nouvelles conditions de formation initiale des enseignants devraient
permettre aux universités d'assurer une meilleure formation continue des
enseignants, actuellement sinistrée », affirme le syndicaliste.

Le syndicat a en outre demandé l'instauration « rapide » d'un groupe de
travail sur la revalorisation.

Le Sgen-CFDT souhaite également aborder lors de ces discussions la question
de la titularisation des non-titulaires.

UN COURRIER LUNDI

Selon le syndicat, « les modalités précises des négociations qui se
dérouleront différemment selon les sujets », pourraient être détaillées dans
un courrier envoyé « lundi aux syndicats », à l'issue des bilatérales. La
commission de suivi de la réforme serait coprésidée par Daniel Filâtre,
président de l'université Toulouse-II Le Mirail et le recteur William
Marois.

Les syndicats de la FSU ont été reçus à 10h30 ce matin. Suivront lundi 30
mars des rencontres avec l'Unsa-Éducation à 9h45 et AutonomeSup à 15h (L'AEF
n°111587).

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

"entre autre, un élève (toujours dans la classe qui a écrit, sous lecture du p.p., la lettre calomnieuse) m'a dit, alors que je lui demandais de venir en Aide : "Je ne viendrai pas. Qu'il aille se faire foutre". J'avais eu droit, il y a 15 jours, à un: "Allez vous faire enculer"..."
En L.P., il ne faut plus de femmes ni d'homos. Il ne faut que des grands, forts, virils - ceux qui n'ont pas besoin d'un revolver comme Sonia Bergerac car "ils font peur" naturellement. Ajoutons qu'il faudra être au diapason de la religion et de la couleur de peau de la classe, sous peine d'être un "professeur consciencieux mais discret, qui peine à imposer son autorité et à faire adhérer les élèves à sa pratique pédagogique".

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Vous savez, je ne suis pas bien grand ni fort (d'ailleurs JPB s'est fichu de moi quelques fois à ce sujet, le gandin qu'il est!); je tiens pourtant ferme comme un mur cyclopéen de Mycènes; résultat: les Routiers (je prends l'exemple de cette année) font les routiers (renvois de cours, engueulades, me suis fait traiter de raciste, ont du mal à se concentrer), mais me respectent: je leur fais même écrire 2 quatrains sur les sensations (c'est pour vous dire! des routiers qui tirent la langue pour composer un poème!!!! j'en suis pas peu fier: ils viennent au bureau me montrer l'évolution de leur texte pour que je les corrige, les conseille...): il y a juste des classes avec des cons (mais bon quand vous avez eu le p.p. qui vous casse du sucre sur le dos sans savoir ni a ni b de la situation, si les élèves savent qu'ils sont soutenus, les relations tournent juste à l'exécrable). Mais je tiendrai! A certains moments, j'ai l'impression d'être un kamikaze dans un avion qui va bientôt finir son plein et s'écraser sur un bâtiment naval: tête brûlée! banzaï!

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

e termine ma semaine dans un feu d'artifice de bassesses: entre autre, un élève (toujours dans la classe qui a écrit, sous lecture du p.p., la lettre calomnieuse) m'a dit, alors que je lui demandais de venir en Aide Individualisée, l'heure suivante (avec un 0 en dictée préparée et que dalle en Histoire, c'était pas une mauvaise idée): "Je ne viendrai pas. Qu'il aille se faire foutre". Sont obsédés par l'anus, dans cette classe; j'avais eu droit, il y a 15 jours, à un: "Allez vous faire enculer"...

Quant à ma plainte, tout est bon, avec mon chef, pour m'enfoncer la tête dans l'eau, maintenant: "Il n'y a pas de fumée sans feu", "arrêtez de vous faire passer pour une victime", "faudrait peut être penser à faire autre chose", etc.... Robin, on passe des vacances ensemble?

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009


Ils se sentent forts, ces petits merdeux : on se demande bien d'où ça vient... Jusqu'au "chef d'établissement" (remarquez les guillemets) qui ne veut pas de vague pour sa petite carrière minable. Pauvre type.

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

Ils se sentent forts, ces petits merdeux : on se demande bien d'où ça vient... Jusqu'au "chef d'établissement" (remarquez les guillemets) qui ne veut pas de vague pour sa petite carrière minable. Pauvre type.

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

Le type n'a pas de gonades externes...

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

Le type n'a pas de gonades externes...

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

C'est manifestement de plus en plus sur ce seul critère qu'ils sont recrutés. Cela possède un avantage indéniable, la rapidité : Le jour de l'examen, il suffit de baisser son froc, et hop ! Emballé c'est pesé !

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

Le type n'a pas de gonades externes...

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

C'est manifestement de plus en plus sur ce seul critère qu'ils sont recrutés. Cela possède un avantage indéniable, la rapidité : Le jour de l'examen, il suffit de baisser son froc, et hop ! Emballé c'est pesé !

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

C'est que le type en question est physiologiquement, objectivement, une femme... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

Ah ben voilà ! C'est scandaleux ! C'est de la discrimination à l'embauche !

Ecrit par : Manu | 27 mars 2009

Merci Zorglub pour vos paroles qui m'ont touchée. Vous voyez, finalement, j'ai eu le courage ce soir de le regarder ce film que j'ai trouvé très très bon. Après une semaine bien pourrie, au point où j'en suis dans ce collège, je me suis dit qu'après tout.
Parfaits, les collègues collabos et le principal visqueux. Oui, très très bien.
Maintenant, c'est toujours là. Et on fait quoi? On devrait les fermer ces bahuts. Ce serait une mesure de salubrité publique. Les camps, ça se ferme un jour, non?
Mais ils ne se fermeront pas parce que dans le fond tout le monde s'en fout. ON sait que ça existe, on les voit passer les gens qui y vont mais on ferme sa gueule.
Il ne faut plus discuter de ce qui se passe dans ces bahuts, ni de quelles mesurettes à la con il faudrait prendre. Il faut les fermer. Obliger les élèves à aller ailleurs, mélanger les élèves, ne plus les parquer ensemble. On a bien du fric pour sauver nos banques, on peut peut-être en trouver pour sauver des élèves et des profs, non?
Demander un poste de prag, disait Pedro Cordoba. C'est sympathique de proposer cela. Mais à la fac, il faut connaître des gens, faire sa cour et il doit y en avoir un paquet qui la font la cour aux universitaires. Et ça ne changera rien au problème. Mais c'était sympathique de la part de Pedro de me le dire et ses "amitiés" m'ont fait du bien, réellement.
Au moins, avec ce film, les gens verront un peu, on ne voit toujours qu'un peu seulement, comment ça
se passe dans ces petits enfers pédagogiques. Ils ne pourront pas dire après qu'ils ne savaient pas.

Ecrit par : Sanseverina | 27 mars 2009

Les pédagols ont une capacité incroyable à superbement ignorer "La journée de la Jupe". Pour eux, c'est juste une fiction, un conte imaginaire qui ne rentre en rien dans le diagnostic de l'école.

Ecrit par : dickens | 27 mars 2009

Allez, sans doute un symathique film pour faire sourire, rêver, peur les enfants que nous sommes:

http://www.apple.com/trailers/wb/wherethewildthingsare/

Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2009

J'ai une pensée émue pour Roger, ce soir. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Vous avez un Coran dans votre cartable, vous? Plus faux-cul que vous! Vous êtes gonflé!
Vous l'avez assez insulté le pauvre Felts! Anguille, couleuvre, il vous a appelé? Il était bien gentil! Vous n'avez pas une petite méthode au point dans votre bon IUFM pour enseigner la musique dans les collèges dits de quartiers? J'ai des collègues qui en auraient besoin...
Parce que depuis qu'il n'est plus là, pour parler R. Felts vous avez repris vos aises et vous vous étalez à nouveau de toute votre hypocrisie gluante et de vos leçons de morale à deux balles. Et tout le monde de se coucher, of course.

Ecrit par : Sanseverina | 27 mars 2009

Dites, Sanseverina, quand vous vous emportez, choisissez mieux vos cibles. Vous en prendre à Christophe pour ces motifs-là, et en ces termes-là, c'est complètement injustifié.

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

"Les ministres ont annoncé la mise en place de 4 GROUPES DE TRAVAIL : « concours et master », « stages » (organisation, validation), « formation continue » et un dernier sur les moyens des IUFM."

Bon, là, il faut mettre les pieds dans le plat.

QUI VA FAIRE PARTIE DE CES GROUPES DE TRAVAIL ???

Qui va décider ce en quoi doit consister la formation continue ?

Christophe, postulez !

Pedro, JPB... demandez à en faire partie !

Guy Morel, manifestez-vous !

Ce sont ces groupes de pseudo-experts qui vont tout décider, et le résultat à venir, je le vois gros comme une maison : les Ater/Prag/Prce/MdC/PU/vacataires des IUFM vont donner des cours de niveau Master 1 et 2, à au moins 50% du volume total (voire 75% en cas de master "Enseignement").

C'était déjà pas brillant. Ce sera la cata.

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

Autre information importante :

Catherine Kintzler, Caroline Fourest, Henri Pena Ruiz et Taslima Nasreen seront présents à la Bourse du Travail de Saint-Denis les samedi 4 et dimanche 5 avril 2009.

Quelqu'un du blog y va ?

Programme
OUVERTURE par Horria SAIHI (UFAL Saint-Denis)

• Samedi 14h à 16 h
Table ronde 1 – Aujourd’hui comme hier, la raison contre l’obscurantisme
Moulay CHENTOUF (MDSL - Mouvement Démocratique Social et Laïque – Algérie)
Marieme HELIE-LUCAS (Fondatrice du WLUML)
Harsh KAPOOR (South Asian Citizen's Web)
Catherine KINTZLER (Philosophe de la laïcité, UFAL 75)
Christian TERRAS (Rédacteur en chef de la revue Golias)
Modération : Roger CORDIER (Conseiller de l'Ordre, Grand Orient de France)

• Samedi 16h 30 à 18h 30
Table ronde 2 – Les luttes féministes, une lutte centrale
Aouicha BEKHTI (MDSL -Mouvement Démocratique Social et Laïque – Algérie)
Azar MAJEDI (Organisation for Women's Liberation)
Maryam NAMAZIE (Campagne contre la Sharia en Angleterre)
Taslima NASREEN (Ecrivain et journaliste bangladaise)
Fatou SOW (Coordinatrice internationale du WLUML)
Modération : Jocelyne CLARKE (UFAL, co-responsable secteur Féminisme et laïcité)

Samedi 4 avril sur place (Bourse du travail de Saint-Denis) : soirée à 20h 00 (PAF)
BAAZIZ, auteur, compositeur
Cet artiste algérien populaire, engagé contre les islamistes, contre l’inégalité en droits des Algériennes, contre la détresse des jeunes, prolongera en chansons cette première journée des RLI !

• Dimanche 10h à 12 h
Table ronde 3 – Contre les discriminations, construire des institutions républicaines
Philippe FOUSSIER (CLR - Comité Laïcité République)
Nadia GEERTS (Réseau d'Actions pour la Promotion d'un Etat Laïque, Belgique)
Gérard KERFORN (MRAP Landes)
Pascale LE NEOUANNIC (Conseillère municipale PG à Antony – 92 )
Yves PRAS (CAEDL - Mouvement Europe et laïcité)
Modération: Caroline BRANCHER (UFAL et ProChoix)

• Dimanche 14h à 15h 45
Table ronde 4 – L’école face aux défis de la marchandisation et des communautarismes
Laurence GIAVARINI (Sauvons l'Université)
Caroline FOUREST (Charlie Hebdo et ProChoix)
Eddy KHALDI (coauteur de Main basse sur l’école publique)
Jean Noël LAURENTI (UFAL, secteur Ecole)
Modération : Marie PERRET (UFAL, responsable du secteur Ecole)

• Dimanche 16h à 18h
Grands témoins :
Henri PENA-RUIZ (Philosophe de la laïcité) – « Laïcité ou guerre des dieux »
Pierre GALAND (Président du Centre d’action laïque – CAL) – « Les particularités de la laïcité en Belgique. »
Conclusion : La laïcité économique, pierre angulaire de la République sociale
Bernard TEPER et Marie PERRET (Secrétariat national de l’UFAL)
Modération : Monique VEZINET (Présidente de l’UFAL)

http://laicity.info/

Prévenez-moi si jamais vous y allez !

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Chers amis du monde réel,

Dirty Djani is not Dirty Harry.

Je comprends votre enthousiasme devant ce film qui prétend s'offrir à vous comme une revanche sur cet angélisme de bisounours qui devient de plus en plus imbuvable.

Sans doute devez-vous penser comme Alain Finkielkraut, qu'un "évènement historique" a eu lieu.

Un évènement historique?

Mais que propose donc ce film pour lutter contre cette violence symptomatique d'une désagrégation du sens de la vie, d'un délitement du rapport à l'autre, de l'absence de valeurs qui fondent une société ?

Je n'en peux plus de "rire" depuis vendredi soir dernier, je n'en peux plus de "pleurer" également.

La "Journée de la jupe" est un film de propagande moderniste de plus.

Tout au plus je lui concède le mérite de faire mouiller la culotte de ceux qui en ont assez de voir des bisounours détenir le monopole du discours social.

Alors ok certes pour une fois la réalité n'est pas falsifiée.
Voilà c'est dit...Et maintenant?

Sanction ? Punition ? Affirmation d'une autorité absolue, inattaquable et indiscutable ?
Non, rien de tout cela, rien qui ne rappellerait un Dirty Harry jugé fasciste, réactionnaire...machiste.

Parce que Dirty Djani représentait encore trop la virilité et l'autorité avec son flingue, il fallait qu'elle meurt ; et ceci afin que lui survive cette REVENDICATION pour lutter contre la violence :

"une Journée de la Jupe".

Une pride comme dirait le regretté Philippe Muray qu'il est temps de lire ou relire, une fierté donc, celle d'être femme, celle de représenter la douceur, l'absence de conflit, l'absence d'agressivité.

Bref vous l'aurez compris "La journée de la jupe" est un film qui s'inscrit dans le discours moderne qui martèle que "la femme est l’avenir de l’homme", que les hommes "feraient bien d’accepter la part féminine qu’il y a en eux", bref nous voilà reparti dans ce discours de hippies qui a conduit notamment l'Ecole à baisser son pantalon devant des morveux.

Pour conclure je dirai que ce film est un déni de l'autorité, une revanche sur l'inspecteur Harry Callaghan qui oeuvre pour la Justice et juge la justice des hommes parfois trop complaisante à l'égard des criminels et des délinquants.

Il est donc l'affirmation que rien si ce n'est l'idéologie progressiste ne peut exister.

Une vraie tartufferie donc que ce film qui se donne une image réactionnaire quand en fait il ne fait que distiller sournoisement les mièvreries progressistes.

Anti-conformiste dites-vous?

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

A vous lire, et d'après plusieurs autres témoignages allant dans le même sens, on dirait bien que tous ces chefs d'établissement sont de plus en plus recrutés pour leurs talents de manipulateurs.
Ils doivent être trop habitués à ce qu'on s'écrase devant eux, et ils n'attendent que ça. Leur rentrer un peu dedans ne serait pas une si mauvaise tactique...
Franchement, profitez-en si vous le pouvez, et tant que vous le pouvez, car leur pouvoir est encore somme toute relatif dans l'EN. Car j'ai bien l'impression que ce temps béni ne va pas durer (c'est la tendance lourde en ce moment que de vouloir installer des kapos qui exécutent bien les consignes et qui maintiennent la troupe en ordre en divisant pour mieux régner).
Dans les conservatoires (qui ont été transférés aux collectivités territoriales en 1982), le directeur, choisi de plus en plus souvent davantage en fonction de ses capacités administratives et de ses relations politiques que de critères strictement artistiques, est tel le seigneur en son fief. Il est le seul à noter les profs, possède ses hommes liges dans le personnel qu'il a lui-même recrutés sans contrôle extérieur - si c'est "pour les besoins du service", il peut même prendre des copains n'ayant pas les diplômes requis si ça lui chante - et il n'existe aucun contre-pouvoir. Quant aux syndicats, ils sont hors d'état de nuire (dans tous les sens du terme...) depuis belle lurette. Et faire grève est une notion abstraite.
Je ne parle même pas des autres "avantages" de la FPT, comme :
- des salaires qui ont largement décroché de ceux de l'EN (c'est dire !),
- une explosion des contrats précaires et des vacations,
- des magouilles en série des mairies pour recruter les gens sur un grade inférieur à celui correspondant à leur qualification,
- un démantèlement massif des postes de titulaires à temps plein, les heures dégagées étant bien sûr partagées entre plusieurs vacataires ou contractuels beaucoup moins bien payés Dans le genre "partage du travail", vous pouvez constater qu'on fait là bien plus astucieux et bien plus rentable surtout que la loi Aubry sur les 35 heures !
- un concours national de recrutement ayant lieu à peu près une fois tous les 10 ans,
- ce concours de recrutement étant de plus distinct de l'embauche, celle-ci s'effectuant directement par l'employeur d'après une liste d'aptitude ou, le plus souvent, par copinage. Et l'embauche elle-même est distincte d'un second concours en vue de la titularisation consistant en un entretien bidon devant un jury très majoritairement composé d'élus et d'administratifs qui ne connaissent fichtrement rien à ce que vous leur racontez, mais qui ne se privent pas de vous casser, car pour faire passer 5 personnes sur une cinquantaine, il faut bien faire une sélection d'une manière ou d'une autre...
- et tout cela pour s'entendre dire à la fin que la collectivité de tutelle n'est même pas obligée d'accorder cette fichue titularisation, même en cas de concours réussi (bonjour les possibilités de chantage ...)
- et après toutes ces formalités, si tout se passe bien ... on fait son petit stage (celui-ci, purement administratif, ne concerne le plus souvent en rien ce que vous devez enseigner). Car ce serait beaucoup trop facile de pouvoir être titularisé tout de suite, comme ça, en claquant des doigts !
- j'oubliais : le pédagogisme qui règne en maître dans les conservatoires. Mais ce serait ouvrir un autre (très long) chapitre, et je souhaite préserver les âmes sensibles...

Tout cela pour dire que, si j'ai bien compris, il est plus ou moins question que le primaire et le secondaire soient prochainement décentralisés et que les concours de recrutement (CAPES et Agrégation ) soient désolidarisés de l'embauche effective, faite par les établissements eux-mêmes. Tiens donc, cela me rappelle vaguement quelque chose ...

Allons, chers collègues, pour finir, je lance un pavé dans la mare : vous avez là bien des raisons de vous plaindre, mais considérez donc qu'il reste encore bien de la marge avant de toucher le fond !
Maintenant, vous connaissez les règles du jeu. Votre avenir est déjà tout écrit. A vous de jouer...

Ecrit par : mihailovich | 28 mars 2009

Encore un qui a fait une overdose de Zemmour. Le titre et la revendication, c'est pour lutter contre l'humiliation que les femmes peuvent subir dans de tels collèges. Ca n'a rien à voir avec les hippies et Aragon.

Vous êtes aveuglé par votre propre idéologie, pauvre cuistre.

Commencez donc par définir le progressisme. Si c'est le contraire de ce que vous semblez appeler de vos voeux - l'absence de douceur, le conflit et l'agressivité -, je suis preneur. Et je dis ça sans mauvais jeu de mots qui pourrait être considéré comme une allusion à ma situation personnelle.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

"La journée de la jupe" est un film qui s'inscrit dans le discours moderne qui martèle que "la femme est l’avenir de l’homme", que les hommes "feraient bien d’accepter la part féminine qu’il y a en eux", bref nous voilà reparti dans ce discours de hippies qui a conduit notamment l'Ecole à baisser son pantalon devant des morveux.
Pour conclure je dirai que ce film est un déni de l'autorité, une revanche sur l'inspecteur Harry Callaghan qui oeuvre pour la Justice et juge la justice des hommes parfois trop complaisante à l'égard des criminels et des délinquants.
Il est donc l'affirmation que rien si ce n'est l'idéologie progressiste ne peut exister.
Une vraie tartufferie donc que ce film qui se donne une image réactionnaire quand en fait il ne fait que distiller sournoisement les mièvreries progressistes.
Anti-conformiste dites-vous?
Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Encore un qui a fait une overdose de Zemmour. Le titre et la revendication, c'est pour lutter contre l'humiliation que les femmes peuvent subir dans de tels collèges. Ca n'a rien à voir avec les hippies et Aragon.

Vous êtes aveuglé par votre propre idéologie, pauvre cuistre.

Commencez donc par définir le progressisme. Si c'est le contraire de tout ce que vous semblez appeler de vos voeux (l'absence de douceur, le conflit et l'agressivité), je suis preneur. Et je dis ça sans mauvais jeu de mots qui pourrait être considéré comme une allusion à ma situation personnelle.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

J'insiste sur l'importance des deux informations ci-dessous, et je me risque jusqu'à la prétention de dire que leur contenu est plus important que le message de Jérôme Facho.

1) Groupes de travail au ministère

"Les ministres ont annoncé la mise en place de 4 GROUPES DE TRAVAIL : « concours et master », « stages » (organisation, validation), « formation continue » et un dernier sur les moyens des IUFM."

Bon, là, il faut mettre les pieds dans le plat.

QUI VA FAIRE PARTIE DE CES GROUPES DE TRAVAIL ???

Qui va décider ce en quoi doit consister la formation continue ?

Christophe, postulez !

Pedro, JPB... demandez à en faire partie !

Guy Morel, manifestez-vous !

Ce sont ces groupes de pseudo-experts qui vont tout décider, et le résultat à venir, je le vois gros comme une maison : les Ater/Prag/Prce/MdC/PU/vacataires des IUFM vont donner des cours de niveau Master 1 et 2, à au moins 50% du volume total (voire 75% en cas de master "Enseignement").

C'était déjà pas brillant. Ce sera la cata.


2) Rencontres importantes

Autre information importante :

Catherine Kintzler, Caroline Fourest, Henri Pena Ruiz et Taslima Nasreen seront présents à la Bourse du Travail de Saint-Denis les samedi 4 et dimanche 5 avril 2009.

Quelqu'un du blog y va ?

Programme
OUVERTURE par Horria SAIHI (UFAL Saint-Denis)

• Samedi 14h à 16 h
Table ronde 1 – Aujourd’hui comme hier, la raison contre l’obscurantisme
Moulay CHENTOUF (MDSL - Mouvement Démocratique Social et Laïque – Algérie)
Marieme HELIE-LUCAS (Fondatrice du WLUML)
Harsh KAPOOR (South Asian Citizen's Web)
Catherine KINTZLER (Philosophe de la laïcité, UFAL 75)
Christian TERRAS (Rédacteur en chef de la revue Golias)
Modération : Roger CORDIER (Conseiller de l'Ordre, Grand Orient de France)

• Samedi 16h 30 à 18h 30
Table ronde 2 – Les luttes féministes, une lutte centrale
Aouicha BEKHTI (MDSL -Mouvement Démocratique Social et Laïque – Algérie)
Azar MAJEDI (Organisation for Women's Liberation)
Maryam NAMAZIE (Campagne contre la Sharia en Angleterre)
Taslima NASREEN (Ecrivain et journaliste bangladaise)
Fatou SOW (Coordinatrice internationale du WLUML)
Modération : Jocelyne CLARKE (UFAL, co-responsable secteur Féminisme et laïcité)

Samedi 4 avril sur place (Bourse du travail de Saint-Denis) : soirée à 20h 00 (PAF)
BAAZIZ, auteur, compositeur
Cet artiste algérien populaire, engagé contre les islamistes, contre l’inégalité en droits des Algériennes, contre la détresse des jeunes, prolongera en chansons cette première journée des RLI !

• Dimanche 10h à 12 h
Table ronde 3 – Contre les discriminations, construire des institutions républicaines
Philippe FOUSSIER (CLR - Comité Laïcité République)
Nadia GEERTS (Réseau d'Actions pour la Promotion d'un Etat Laïque, Belgique)
Gérard KERFORN (MRAP Landes)
Pascale LE NEOUANNIC (Conseillère municipale PG à Antony – 92 )
Yves PRAS (CAEDL - Mouvement Europe et laïcité)
Modération: Caroline BRANCHER (UFAL et ProChoix)

• Dimanche 14h à 15h 45
Table ronde 4 – L’école face aux défis de la marchandisation et des communautarismes
Laurence GIAVARINI (Sauvons l'Université)
Caroline FOUREST (Charlie Hebdo et ProChoix)
Eddy KHALDI (coauteur de Main basse sur l’école publique)
Jean Noël LAURENTI (UFAL, secteur Ecole)
Modération : Marie PERRET (UFAL, responsable du secteur Ecole)

• Dimanche 16h à 18h
Grands témoins :
Henri PENA-RUIZ (Philosophe de la laïcité) – « Laïcité ou guerre des dieux »
Pierre GALAND (Président du Centre d’action laïque – CAL) – « Les particularités de la laïcité en Belgique. »
Conclusion : La laïcité économique, pierre angulaire de la République sociale
Bernard TEPER et Marie PERRET (Secrétariat national de l’UFAL)
Modération : Monique VEZINET (Présidente de l’UFAL)

http://laicity.info/

Prévenez-moi si jamais vous y allez !

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Pendant ce temps, Yvon Colonna, qui quoi qu'il ait effectivement fait (et j'ai plus qu'un doute) est jugé par une cour d'exception sur le modèle vichyste, vient de se prendre perpète (et une peine de sûreté de 22 ans).

Ecrit par : brighelli | 27 mars 2009

J'ai suivi le procès avec beaucoup d'attention (série de notes sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/) et j'ai eu l'occasion d'entendre les avocats de la défense à plusieurs reprises en réunion publique à Ajaccio. Je pense que cette affaire est très grave, par rapport aux questions qu'elle pose sur la Justice et la démocratie. Sur l'école aussi, d'ailleurs : comment parler à un élève de présomption d'innocence quand elle est bafouée par les plus hauts responsables de l'Etat? On ne peut pas prétendre établir un Etat de droit en manquant aux principes du droit (cf., effectivement, cette cour vichyste).
Concernant la Corse, je suis inquiet pour d'éventuels débordements à venir. Les avocats et le comité de soutien d'Yvan Colonna entendent placer la suite du débat sur le terrain du droit, justement, et préparent le pourvoi en cassation et le recours devant la cour européenne des droits de l'homme. En revanche, nous ne sommes pas à l'abri d'une radicalisation des plus extrémistes...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 mars 2009

Roger Felts est décédé la nuit dernière.
Il serait décent de cesser de polémiquer à son sujet, je crois.
Bien à tous, FG

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Roger Felts est mort cette nuit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Une vraie tartufferie donc que ce film qui se donne une image réactionnaire quand en fait il ne fait que distiller sournoisement les mièvreries progressistes.

Anti-conformiste dites-vous?

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Je dis simplement, puisqu'il faut vous parler brutalement, que bien des femmes ont plus de couilles que les hommes.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Pendant ce temps, Yvan Colonna, qui quoi qu'il ait effectivement fait (et j'ai plus qu'un doute) est jugé par une cour d'exception sur le modèle vichyste, vient de se prendre perpète (et une peine de sûreté de 22 ans).

Ecrit par : brighelli | 27 mars 2009

Une nouvelle affaire Dreyfus ?
Il faudrait donc un Zola...

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Je ne suis pas absolument convaincu de l'innocence entière de Colonna. En Corse, quand on connaît tel ou tel, on est toujours amené à rendre des services. Par ailleurs, je suis sûr également que l'on est très loin d'avoir étudié, ni même cherché, qui pouvaient être les commanditaires d'un tel meurtre — et pourquoi.
En revanche, je suis sûr que Colonna n'a pas, comme on dit, de sang sur les mains, que c'est un procès truqué d'un bout à l'autre, et que comme le dit très bien Daniel Arnaud, c'est un exemple déplorable à donner aux adolescents — en Corse et ailleurs : si c'est ça la Justice, diront-ils…
Et quand on a suivi le procès, c'est un pur scandale juridique. Franchement, des tribunaux d'exception au XXIème siècle…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

CS a écrit : "On rappellera juste, rapport à quelques phrases du billet de Jean-Paul, qu'il n'y a pas que des sciences de l'éducation dans les IUFM. Mais aussi plein de profs disciplinaires, qui s'en foutent, (des sciences de l'éduc)."

et gna et gna ...

Dans l'immense décharge où gisent l'intégrale des mémoires pondus par les stagiaires, trouvez m'en un seul qui ne soit pas une ode (plus ou moins obligée) au pédagogisme.

2- La pression exercée par les corps d'inspection et leurs sbires sur les enseignants tant stagiaires que titulaires pour appliquer les délires pédagols (démarche d'investigation, séquences, etc.) n'a jamais été aussi grand.

3- La braderie du lycée aux pédagols se fera d'ici deux ans maxi. Des commissions discrètes travaillent ou ont travaillé pour détruire les programmes existants et les réduire à un contenu presque vide autour d'un galimatias pédagol (voir notamment les maths au lycée pour ce qu'on connait).

A part ça, tout va bien. RAS.

En voulant à tout prix restreindre votre regard sur ceux qui ne sont pas asservis dans les IUFM (il y en a effectivement quelques uns), pensez vous vraiment ne pas faire le jeu objectif des forces réelles qui se déploient autour de vous ?

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

3- La braderie du lycée aux pédagols se fera d'ici deux ans maxi. Des commissions discrètes travaillent ou ont travaillé pour détruire les programmes existants et les réduire à un contenu presque vide autour d'un galimatias pédagol (voir notamment les maths au lycée pour ce qu'on connait).

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Vous avez totalement raison; le désastreux programme de mathématiques de seconde n'est que le prélude à ce qui va se passer. On m'a rapporté que R.Descoings, lors d'une de ses visites dans un lycée, avait dit qu'une réforme du lycée passait par une réforme profonde des programmes sans précision supplémentaire (non, je vous rassure, il n'a pas dit qu'il fallait des programmes profonds).

Ecrit par : Romuald | 28 mars 2009

J'ajouterais ceci :

Actuellement, il y a une agitation de tous les lobbies disciplinaires dans une surenchère pour rendre la matière attractive pour les "clients" des futurs lycées.

Les pédagols adorent ce genre d'ambiance.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Sans compter, Dugong, la pression qui continue pendant des années sur les maîtres du primaire de la part des IUFM.
Pour ma fille, chaque année, depuis 5 ans, six séances OBLIGATOIRES de trois heures, dans le cadre de l'ancien IUFM : du recyclage idéologique.

Cette année, une séance de bla-bla ...avec Gérard Chauveau ! Comme pédago, on fait difficilement mieux !
Pour quelqu'un convaincu que la méthode alphabétique est nécessaire, voyez MIKA.

Une autre séance de piscine, où on a fait nager les professeurs de CP, congelés au bout d'une heure ! Le formateur n'avait manifestement jamais eu affaire à une classe de CP : combien savent nager??

En EPS, on les traite comme s'ils étaient des élèves de CP : jeux de ballon pour petits de CP, etc, parfaitement infantile et infantilisant.

Elle a séché déjà deux séances. Je pense que sa demande de mutation en sera affectée. (Elle trouve la ZEP usante, prendre la suite d'un maître de GS qui n'enseigne rien si ce n'est quelques prénoms et quelques jours de la semaine la décourage)
Elle est déjà repérée à l'inspection : on a interdit à l'IUFM qu'elle ait des stagiaires.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mars 2009

Une dernière pensée pour Roger Felts, dont je ne comprenais ni ne partageais tous les points de vue, mais qui faisait partie de ceux qui veulent se battre : nous en avons tellement besoin.

Ecrit par : Jean-François Croz | 28 mars 2009

En Corse, quand on connaît tel ou tel, on est toujours amené à rendre des services.

Il aurait donc passé plusieurs années dans le maquis pour de menus services du genre graisser l'arme du crime ou préparer le casse-croûte du commando. Hypothèse intéressante mais il est peut-être bon de rappeler qu'en droit français le complice d'assassinat encourt la même peine que son auteur.

Franchement, des tribunaux d'exception au XXIème siècle…

Brighelli en Fukuyama du pauvre...

Aucun pays au cours du XXième siècle n'a trouvé de solution répressive digne face au terrorisme. Soit il s'enfonce dans la répression féroce comme la Chine, soit il cède (fin des colonies). Les droits de la défense sont malheureusement mais forcément malmenés. Pourquoi l'affaire corse ferait-elle exception ? Quelles pratiques restent permises aux politiques et aux forces de l'ordre face à la menace terroriste (qui ne joue pas le jeu de la démocratie) ?

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

Une pensée aussi à Roger Felts, que je ne connaissais pas non plus (juste un courriel privé cet été).
Dans notre combat, il était des nôtres.

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

Il y a des gens que l'on sait idiots, mais on est toujours étonné de leurs performances dans ce domaine…
Terroriste ? Pauvre cloche ! Vous vous imaginez que trois bergers perdus dans la région de Cargèse ont décidé tout seuls d'abattre un préfet — en préparant de surcroît l'attentat des mois à l'avance, avec une attaque de gendarmerie six mois auparavant, et des combinaisons de tracts écrits par un linguiste de choc à partir d'un montage de tracts antérieurs — afin de faire porter le chapeau, linguistiquement (c'est une question de co-occurrences, mais c'est peut-être trop calé pour Guillaume), à des types qui n'y étaient pas pour grand chose…
Mais qui s'est soucié, à part les Corses eux-mêmes, de savoir qui était derrière cette histoire ? Quels intérêts trouvaient le leur, si je puis ainsi m'exprimer, derrière l'assassinat d'un préfet ?
Le facteur économique est déterminant en dernière instance, savez-vous… Ce n'est pas écrit dans les Evangiles, évidemment…
Quant à l'idée que le terrorisme permet tous les tribunaux d'exception, vous en parlerez aux pauvres mecs que les Américains détiennent sans preuve à Guantanamo depuis dix ans. Soit on est un Etat de droit, soit on est un Etat terroriste, ce qui dès lors légitime toute action contre l'oppresseur : si ce genre de logique binaire échappe à Guillaume, je n'y peux rien — d'ailleurs, je crois que je ne peux rien pour lui.
JPB
DA, vous nous tiendrez au courant de ce qui se passe dans l'île ?

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

J'espère que vous êtes au 11è échelon, Robin. Je suppose que vous n'êtes pas en hors classe, malheureusement.
Toutes ces notations, administrative et pédagogique sont bidon. J'étais un mauvais prof avant 51 ans, et après je suis devenu bon (oh, sans plus !) parce que j'avais été admissible à l'agrégation. Quelle logique là-dedans ? Un rapport dithyrambique à 51 ans quand tous les précédents avaient été mi-figue, mi-raisin. Mais j'avais toujours enseigné de la même façon, rigoureuse, sérieuse. Mais la mention passable au CAPES a été un boulet que j'ai traîné tout au long de ma carrière. L'agrégation a été un baume au cœur.
La notation, telle qu'elle est, est une absurdité.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Non, je suis toujours au 10 ème échelon. J'ai passé le CAPES sur le tard (en 1990), je n'ai donc qu'une vingtaine d'années de service, depuis ma titularisation, dans la fonction publique.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

"Roger Felts est décédé la nuit dernière.
Il serait décent de cesser de polémiquer à son sujet, je crois.
Bien à tous, FG"

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Merci, Françoise. Je m'associe aux pensées concernant Roger. Les polémiques passées n'ont plus grand sens, maintenant. Et je laisse à Sanseverina la responsabilité de ses propos.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Une pensée aussi à Roger Felts, que je ne connaissais pas non plus (juste un courriel privé cet été).
Dans notre combat, il était des nôtres.

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

Je pense à lui et à sa famille.

"Il n'y aura plus de paroles, et pourtant ce ne sera pas le silence."

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

M'avez-vous seulement lu ?
Est-ce que j'approuve Guantanomo ? Vous divaguez.
Je ne fais qu'émettre une interrogation légitime après avoir rappelé des évidences.
La Corse est depuis des années le théâtre d'actions terroristes, attentats, meurtres, extorsions...La Justice y perd son latin et les pratiques des police, gendarmerie de même.
Des préfets se lancent même dans des actions illégales.
Je pose seulement la question : existe-t-il des solutions acceptables. Vous semblez les connaître, faites-nous en profiter.

P.S L'insulte semble être l'un de vos modes de fonctionnement favoris. Vous avez sans doute contribué à la dégradation de l'état de santé de ce pauvre Felts. Je suis hélas pour vous en parfaite santé, ce sera plus long, pauvre con.

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

"En voulant à tout prix restreindre votre regard sur ceux qui ne sont pas asservis dans les IUFM (il y en a effectivement quelques uns), pensez vous vraiment ne pas faire le jeu objectif des forces réelles qui se déploient autour de vous ?"

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009


Et en caricaturant, qualitativement et quantitativement, ceux qui ne sont pas asservis, vous pensez servir quelle cause?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Quand on a lu des les dernières notes de Felts vous concernant, votre petit mot sur sa mort était juste...indécent.

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

"Les ministres ont annoncé la mise en place de 4 GROUPES DE TRAVAIL : « concours et master », « stages » (organisation, validation), « formation continue » et un dernier sur les moyens des IUFM."

Christophe, postulez !"

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009

On en a déjà eu un paquet, de réunions de travail, sur ces thèmes, depuis la rentrée... On voit ce que ça donne...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

"Quand on a lu des les dernières notes de Felts vous concernant, votre petit mot sur sa mort était juste...indécent."

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

Il y a eu, entre temps, quelques échanges privés, dont vous ne savez rien. Mais parler sans savoir fait apparemment partie de vos habitudes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Et ne vous excusez-pas, Guillaume. Je serais déçu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

"Quand on a lu des les dernières notes de Felts vous concernant"

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

Et expliquez moi ce que veut dire ce double déterminant? Vu votre usage absolument parfait de la langue française, il a obligatoirement une signification! ;-)
A moins que ce soit un lapsus?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

/Prce/MdC/PU/vacataires des IUFM vont donner des cours de niveau Master 1 et 2, à au moins 50% du volume total (voire 75% en cas de master "Enseignement").

C'était déjà pas brillant. Ce sera la cata.

Ecrit par : Jeremy | 27 mars 2009


Oui, et nous les étudiants allons encore perdre notre temps et mourir d'ennui... Dans des trucs pas clairs qui ne nous serviront plus... Pour une notation encore complètement aléatoire avec des profs qui ne savent pas faire les sujets qu'ils posent...

Je préfère largement des profs exigeants; c'est difficile, ils ne font pas de cadeaux, on flippe tout le semestre, mais au moins: La couleur est annoncée dès le départ, c'est intéressant, et nom d'un chien; qu'est-ce qu'on apprend avec eux!

Vincent

PS: en plus, j'ai remarqué que ce type de prof était très souvent -paradoxalement- plus souple dans le barême... et surtout, le sujet d' examen 'achement plus faisable...

Ecrit par : Matheutorduintheconours | 28 mars 2009

En revanche, nous ne sommes pas à l'abri d'une radicalisation des plus extrémistes...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 mars 2009

Oui, en plus... Il ne manquait plus que ça.
Et dire que nous projetions d'aller sur l'île de beauté cet été...
la situation me paraît "explosive".

Vincent

Ecrit par : Matheutorduintheconcours | 28 mars 2009

Allez, quand on s'occupe des chefs à la télé ou au ciné, ça peut être sympa:

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18450991.html

Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2009

Pour rester dans la note, allons écouter, si ce n'est déjà fait, le choeur des vierges sages et la cabale des dévots

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4351&var_recherche=journ%E9e+de+la+jupe

Ecrit par : Jean-François Croz | 28 mars 2009

@ Francis Pennin :

Je viens d'aller sur "i-prof" où il m'est précisé que je pouvais être promu au 11ème échelon :

Le 19/10/2010 au grand choix (né le 29 janvier 1950, j'aurai presque 60 ans)
Le 19/04/2012 au choix
Le et le 19/04/2013 à l'ancienneté

Je ne comprends rien à ces distinguos qui ne m'ont jamais intéressé (c'est trop subtil pour moi) et je n'ai aucune chance d'avoir la "hors classe", n'étant pas, comme vous avez pu le constater, dans les petits papiers de l'administration et je crois qu'il faut l'avis de l'administration sur mon "investissement" dans le "projet d'établissement". J'anime bien un "club théâtre" dans l'établissement où j'ai un complément de service, mais je pense qu'ils s'en fichent complètement, ce n'est pas assez "moderne".

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

http://news.fr.msn.com/insolite/article.aspx?cp-documentid=15378738

Déjà fait en France. Le commandant (Darcos qu'il s'appelle) va bientôt céder sa place. Pour une fois qu'on a une longueur d'avance sur les Finlandais.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Je ne connaissais pas Roger Felts, je n'avais pas communiqué avec lui, seulement parcouru quelques pages de son blog. Je sais qu'il s'est battu courageusement contre la maladie et qu'il écrivait bien. La nouvelle de sa mort me fait quelque chose. Je lui rends hommage.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 28 mars 2009

Je présente mes sincères condoléances aux amis et à la famille de Roger Felts.

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2009

@ Robin

Selon votre note globale (administrative sur 40 + pédagogique sur 60) vous êtes dans le lot de 20 % les mieux notés et vous êtes promu au grand choix ou bien dans les 50 % suivants et vous êtes promu au choix (dit aussi "petit choix") ou bien alors dans les 30 % restants et vous êtes promu à l'ancienneté. (Je donne ces pourcentages sans garantie d'exactitude, mais le principe est celui-là.)
Quand le classement reste le même pour un professeur tout au long de sa carrière, cela fait une énorme différence de revenu entre le mieux noté et le plus mal noté !
Si l'on considère ce système de classement de manière pessimiste on dira que les bons professeurs sont promus au grand choix ; que les professeurs moyens le sont au choix, donc moins rapidement ; que les mauvais professeurs le sont à l'ancienneté, donc encore plus lentement.
Mais un bon ministre dira toujours qu'il n'y a que de bons professeurs et que les professeurs excellents sont promus au grand choix, les très bons professeurs au choix et les bons professeurs à l'ancienneté.
L'inconvénient de ce système de notation est double : il décourage ceux qui ont l'avancement le plus lent, et certains d'entre eux (pas tous) négligent leur travail et ne se décarcassent plus du tout puisqu'ils n'attendent plus rien ; certains de ceux qui ont l'avancement le plus rapide se laissent aller aussi à la légèreté - j'en ai vu. L'un de ces derniers, dans mon lycée, a fini par être promu au petit choix en fin de carrière, s'étonnant de ce qui lui arrivait. Mais il était incroyablement désinvolte dans son travail. Il est quand même passé en hors classe des certifiés... seulement un peu plus tard que les autres promus. (Je ne l'ai jamais été, ni comme certifié ni comme agrégé. Pourtant j'ai toujours enseigné soigneusement, tenant notamment le cahier de textes avec grand soin, ce qui a impressionné l'inspecteur qui m'a "réhabilité" alors que j'avais passé la cinquantaine. Mais j'avais assez d'orgueil pour faire en sorte de garder l'estime que j'avais pour moi.)
Bon courage, Robin, pour la suite et la fin de votre carrière !

Ecrit par : Francis Penin | 28 mars 2009

Petite info toute chaude:

"
Cinq présidents appellent à la mobilisation (27 mars 2009)

Réunis au colloque annuel de la Conférence des Présidents d’Université, les présents ont lancé un appel à la reprise des cours. Cinq de leurs confrères, dont Philippe Rollet, ont décidé de leur répondre vertement :

Tonnerre de Brest ! La Conférence des Présidents d’Université (CPU) tient depuis le mercredi 25 mars son colloque annuel, à Brest. Pendant ce temps, nos ministres de tutelle maintiennent le cap des réformes que la communauté universitaire, après huit semaines de mobilisation, continue massivement à rejeter. Pendant que les présidents réunis à Brest appellent clairement les universitaires à rentrer dans le rang au prétexte que leurs principales revendications auraient été satisfaites, nos universités voient dans les faits le mouvement en cours se poursuivre, voire s’amplifier, avec une détermination et une inventivité étonnantes. Nous, présidents d’université responsables, avions hésité à participer à ce colloque brestois de la CPU que nous jugions pour le moins inopportun… et qui ressemble ces jours-ci à une fuite à Versailles !

Le dernier communiqué de la CPU, ainsi que les conditions dans lesquelles se tient son colloque, justifient amplement nos préventions. En capitaines de navires qui traversent une tempête comme l’université n’en a pas connue depuis 1968, nous considérons que notre devoir est de rester sur le pont, solidaires de nos collègues enseignants-chercheurs et personnels administratifs, solidaires de nos étudiants.

Cet « Appel de Brest » lancé mercredi par la CPU invitant unanimement à la reprise des cours et de l’organisation des examens, sonne comme une réponse à « l’Appel de la Sorbonne » que nous avions lancé le 9 février, par lequel nous appelions les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à « retirer tous les projets de réformes controversés » et à organiser une véritable concertation pour construire sur de meilleures bases l’avenir de nos institutions universitaires. Ce communiqué n’a donc été voté qu’à l’unanimité des présidents présents à Brest et n’exprime donc nullement une position unanime de l’ensemble des présidents d’université.

Notre sens de la responsabilité nous conduit également à regarder les circonstances avec les yeux de l’honnêteté, à dénoncer le fait que nos ministres n’ont toujours pas pris la mesure de la situation, à regretter l’étrange surdité de certains collègues qui depuis le phare de Brest croient observer que le « champ de la concertation » a réellement été ouvert et qu’il convient donc que les universités reprennent leur activité normale… Fermez le ban !

Pour ce qui nous concerne, nous constatons que la réforme dite de la « mastérisation » reste confuse dans l’organisation qu’elle propose pour les concours de recrutement et que ce projet est maintenu dans des termes et des principes que nous continuons à rejeter comme nocifs tant à la qualité qu’à la cohérence de la formation des enseignants des premier et second degrés. Les dernières propositions du ministère génèrent une confusion pointée par tous les acteurs de la formation des enseignants en prétendant échanger un recul dans la mise en place des nouveaux concours contre une mise en place immédiate des nouvelles formations. C’est là une manœuvre pour faire entériner à l’avance tout le processus combattu par la majorité de la communauté universitaire. La seule solution simple et claire est de proroger le dispositif actuel dans sa totalité, pour un an (y compris l’année de formation en alternance). Nous constatons aussi que l’augmentation des moyens promise par les pouvoirs publics ne s’est jusqu’à présent traduite que par le travestissement des dotations budgétaires de l’Etat (qui font en réalité apparaitre une baisse sensible de nos moyens) et que les suppressions de postes pour l’année 2009 sont toujours maintenues.

Nous constatons encore que la réforme du statut des enseignants-chercheurs, loin de satisfaire les attentes des personnels concernés, continue d’aggraver les contradictions de la loi LRU. Inscrite dans la dernière version du projet de décret, la possibilité pour les enseignants-chercheurs de choisir librement l’établissement dans lequel ils souhaitent effectuer leurs activités de recherche empêchera les acteurs de l’université de conduire efficacement la politique scientifique de leurs établissements, telle que la loi LRU pourtant les invite à la construire de manière autonome. Et c’est encore la concurrence entre universités qui sera ainsi exacerbée. Cette nouvelle version d’un décret que la ministre ne finit pas de réécrire, est proprement irréaliste en ce qu’il hypothèquerait tout recrutement sur les bases d’un profil de recherche correspondant à la politique scientifique de l’établissement.

Notre sens des responsabilités nous appelle, enfin, à garantir la qualité des diplômes de l’année 2009. Nos universités ont acquis depuis longtemps une expérience en matière d’aménagement des modalités de validation des cursus en période de grève, et nous n’avons pas besoin d’injonctions pour prendre les mesures qui conviennent à la situation. La fébrilité manifeste de certains, qui les conduit, face aux revendications des étudiants, à préférer à l'échange d'arguments, celui de gestes violents, dans des altercations confuses, ne les qualifie pas pour donner des leçons de responsabilité. Il est plus que temps de négocier sérieusement en acceptant de traiter globalement une crise qui est globale, ce qui suppose d’abord de retirer, comme nous le demandons depuis plusieurs semaines, les projets de réforme controversés. Cette crise aurait pu être évitée et réglée en quinze jours au mois de janvier : poursuivons tous la mobilisation pour que cette crise ne pourrisse pas davantage l’année universitaire.

* Pascal BINCZAK, Président de l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
* Bernadette MADEUF, Présidente de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense
* Georges MOLINIE, Président de l’université Paris IV La Sorbonne
* Philippe ROLLET, Président de l’université Lille 1
* Anne Fraïsse, Présidente de l'université Montpellier 3 Paul Valery

Cet appel sera signé par d’autres présidents d’université. "

Reçu par mail aujourd'hui même.

Vincent

Ecrit par : matheutorduinthesky | 28 mars 2009

Je suis attristée moi aussi, par la mort de Roger Felts.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

J'adresse mes sincères condoléances à la famille et aux amis de Roger Felts. Je ne l'ai pas connu mais j'ai pu lire ici même qu'il ne laissait personne indifférent ... Le mot "aménité" dervrait aussi servir de notre vivant.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Je m'associe à ce qu'a dit Jean-François Croz avec intelligence.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Depuis vendredi et tout ce WE, la propagande Meirieu/Aubry sur la semaine scolaire dans le primaire bat son plein:

http://ecolinfo.blogspot.com/2009/03/meirieu-en-service-commande-pour.html

Ecrit par : Bob | 28 mars 2009

Ce serait mieux s'il n'y avait pas de faute d'orthographe à inénarrable !

Ecrit par : Monsieur Grevisse | 28 mars 2009

A CS et à tous les tenants de la dialectique du "pas tous dans le même sac !"

Je crois utile de préciser qu'il n'y a pas de complot pédagol global contre l'école républicaine même si s'active un noyau meiriolique et sgnenieux à cet effet.

La plupart des "acteurs" qui interfèrent constructivement à cette destruction * ne sont pas des idéologues.

La plupart ont des intérêts personnels ** qui les portent à soutenir les pouvoirs *** ou sentent la nécessité de collaborer à la sauvegarde de leur discipline "menacée" en contribuant démagogiquement à l'anéantir pour la rendre plus "attractive".

C'est ainsi que j'interprète le fait que la plupart des enseignants semblent adhérer aux idéologies en vigueur (au sens propre du terme).

* pour mes collègues physiciens, ce n'est pas incompatible…

** au choix ou au grand choix (plusieurs intérêts sont possibles) : je veux devenir prag/prce pour échapper à ma condition actuelle, je veux rester prag/prce parce que je ne veux pas voir ma condition actuelle se dégrader, je veux devenir prag/prce pour ne plus être inspecté, je veux enseigner en lycée plutôt qu'en collège, je ne veux pas me faire laminer en collège, je ne veux plus me faire laminer en collège, je veux gagner plus en travaillant moins, gagner plus en travaillant plus, je veux une meilleure sinécure, je veux davantage de cures de ciné (sur mes heures de travail), …

*** il faut évidemment entendre ici par "pouvoir" non le pouvoir politique qu'on peut tout à fait conchier à son aise et en toute impunité mais le pouvoir réel qui règne au sein du Moloch (la grande et petite prêtrise).

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Dans la liste, j'avais oublié l'évident : "devenir certifié /agrégé hors classe"...

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

La comédie ou le navet de l’année ! Au choix

Avant tout, amoureux de grand art cinématographique soucieux de réalisme, fuyez ce film de toute urgence à moins que vous ayez envie de vous payer une bonne tranche de rigolade digne des plus grandes séries Z du cinéma français. Il ne faut pas se voiler la face, nous avons à faire à un navet de tout premier choix. L’immense réalisateur Jean Paul Lilienfeld, déjà auteur des chefs d’œuvres comiques « XY » et « 4 garçons plein d’avenir » s’attaque cette fois-ci au drame social avec la grande institution scolaire déliquescente des lycées défavorisés comme toile de fond. Evidemment, comme ce pseudo auteur n’est ni un fabuliste, un réaliste, ni un naturaliste de grand talent mais surtout un piètre réalisateur de téléfilms, autant vous dire que le résultat est évidemment catastrophique pour un tel sujet dont j’attendais beaucoup et qui aurait mérité un grand auteur réalisateur aux manettes.

Si vous êtes habitués des téléfilms divers, séries françaises aux formes artistiques très abouties du style l’instit, Joséphine Ange gardien ou Louis la Brocante…, vous serez certainement éblouis par ce produit qui ne change absolument pas de la réalisation insipide et caricaturale de la plupart des formes télévisuelles actuelles peu soucieuses de réalisme. Pour les autres, grands amoureux de cinéma, d’art, vous risquez de hurler de rire ou d’effroi devant une telle niaiserie. Une mise en scène catastrophique, un scénario indigent, des acteurs en roue libre, un montage incohérent, des cadrages d’une laideur abyssale, un travail de lumière inexistant, des dialogues explicatifs hilarants d’incrédibilité et dénués de tout réalisme. Pour tous ceux qui ont, en plus, travaillé dans des établissements difficiles comme moi d’ailleurs, il y a de quoi être encore plus hilare devant de telles scènes d’une stupidité affligeante. Adjani assénant des discours explicatifs caricaturaux d’une lourdeur stupéfiante, face à un Podalydès, d’une invraisemblance saisissante, jouant un flic paumé intervenant en caleçon ; tout ça sous la férule d’un Berroyer en proviseur aussi crédible qu’un éventuel Sim jouant dans « sur la route de Madison ». Sans oublier la ministre de l’intérieur à pisser de rire… Que sont venus faire Adjani et Podalydès dans cette galère ? Besoin de fric et de faire parler d’eux certainement.

Film ni de gauche, ni de droite pour faire taire les « bobos » socialos déconnectés du « réel » et les « beaufs réac » sarkozystes, lus un peu partout, aux poses moralisatrices habituelles, mais surtout une bonne grosse daube cinématographique, tout simplement, à la réflexion inexistante sur notre système éducatif. Ce sujet aurait mérité un traitement formel beaucoup plus construit et abouti mais malheureusement il n’en est rien. Que la plupart des critiques (mis à part certains mecs des cahiers du cinéma et de Chronicart fort heureusement) aient encensé ce film, en dit long sur le niveau de démagogie d’une grande partie de la presse en crise et de la critique à l’agonie qui n’en finit plus de raconter n’importe quelle absurdité pour garder et plaire à son lectorat avide et conditionné aux formes télévisuelles les plus caricaturales. Triste pays pour une nouvelle bouse…. Tenir un discours différent en opposition à la pensée unique et consensuelle ne dispense pas de travailler un film sur le plan artistique pour le rendre crédible et puissant dans le temps.

Si les notions de « réel » et de « naturalisme » continuent de disparaître à ce point de bon nombre de films, l’art cinématographique français ne tardera pas très bientôt à s’éteindre également. Maurice Pialat, Jean Renoir, Bazin, Bresson et les autres doivent être consternés de là haut en voyant de telles croutes télévisuelles françaises dont les notions de « réel » et de « naturalisme » semblent de plus en plus éloignés de notre cinéma et qui, ont en plus la prétention de se penser cinématographique avec le label Arte comme caution culturelle. M6 n’aurait pas fait mieux.
.

Ecrit par : Lars | 28 mars 2009

Lars a écrit : "Ce sujet aurait mérité un traitement formel beaucoup plus construit et abouti"

Le bout du bout de l'horreur : un film traitant de l'état de l'éducation en France en 2009 qu'on confierait à Rohmer.

Avec Arielle Dombasle (la bimbo/prof de ZEP) et Fabrice Lucchini (le turluteur pédagogique).

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Depuis vendredi et tout ce WE, la propagande Meirieu/Aubry sur la semaine scolaire dans le primaire bat son plein:

http://ecolinfo.blogspot.com/2009/03/meirieu-en-service-commande-pour.html

Ecrit par : Bob | 28 mars 2009

Ben, moi, je trouve assez stupide de limiter la semaine des enfants à quatre jours, et donc je trouve que Meirieu, prêchant la semaine de quatre jours et demie, enfonce des portes ouvertes.

Ecrit par : Jean | 28 mars 2009

Le bout du bout de l'horreur : un film traitant de l'état de l'éducation en France en 2009 qu'on confierait à Rohmer.

Avec Arielle Dombasle (la bimbo/prof de ZEP) et Fabrice Lucchini (le turluteur pédagogique).

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Celui-là, je veux le voir ! Prévenez-moi dès qu'il sort, s'il vous plaît !

Ecrit par : catmano | 28 mars 2009

D'ailleurs le film de Rohmer que j'appelle de mes voeux pourrait avoir pour titre "quatre et demi".

Jeu statique et voix monocordes de rigueur.

Comme un vrai cours chiant.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

J'espère que les esthètes branchouilles de Chronicart et des Cahiers du Cinéma ont des arguments plus convaincants que les éructations du nommé Lars...

Mon métier de prof de Lettres n'est pas d'asséner "J'aime" ou "j'aime pas" , mais d'expliquer comment , sur quoi et pourquoi se fonde l'appréciation d'une oeuvre.

Ecrit par : Jean-François Croz | 28 mars 2009

Dugong, plutôt que donner des leçons, vous devriez les vendre! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

P.S L'insulte semble être l'un de vos modes de fonctionnement favoris. Vous avez sans doute contribué à la dégradation de l'état de santé de ce pauvre Felts. Je suis hélas pour vous en parfaite santé, ce sera plus long, pauvre con.

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

Guillaume, ce que vous écrivez est ignoble, et je pèse mes mots. Je suis sans doute l'une des dernières, sur ce blog, à avoir vu Roger en vie, à l'Hôpital Nord, et je peux vous dire que vous vous plantez complètement.
Ce que vous ne pouvez manifestement pas comprendre, c'est qu'on puisse polémiquer avec quelqu'un et avoir de l'estime, de l'amitié voire de l'amour pour lui. Qu'on puisse aimer quelqu'un pour toujours, mais pas tout le temps. Qu'on puisse pardonner sans être faible. Qu'on puisse être complexe, généreux et rancunier à la fois. Ce qu'était Roger. Ce qu'est JPB. Ce que vous n'êtes pas, pauv'con.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Sur le "front" de la Maternelle, on n'est pas toujours pas "rendus" ! Bououououououououh !

"Je cherche une (la ?) compétence des nouvelles IO qui justifierait de mettre en place des activités de "découpage" au travers de différents ateliers, liés à un projet ou décontextualisés, dans une classe de PS/MS.
Si vous en trouvez une pour moi... Merci ! "

Je ne lui réponds pas, après tout, chacun sa m... ! Ralbol, je vais me promener ! Thierry ou Muriel, si vous passez par là, à vous l'honneur !
Si vous avez la flemme, ce soir, je lui recopierai la nouvelle de Woody Allen sur l'école maternelle, mais là, franchement, je n'ai pas le courage.

Ecrit par : catmano | 28 mars 2009

" Collaborer à la sauvegarde de leur discipline menacée en contribuant démagogiquement à l'anéantir pour la rendre plus attractive." (Dugong)
C'est précisément ce qui s'est passé en langes anciennes : plus de grammaire, plus d'analyses de phrases, des élèves "plongés" sans préparation dans des textes auxquels ils ne peuvent rien comprendre et sommés d'en faire "émerger du sens". C'est ainsi que le latin et le grec sont morts.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

"Dugong, plutôt que donner des leçons, vous devriez les vendre! ;-)"

Une idée qui n'est séduisante qu'en surface.

Vous m'imaginez en train de tailler une pige hebdomadaire dans un media à supplément télé gratuit ?

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

J'avais pourtant mis un smiley... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

"Le bout du bout de l'horreur : un film traitant de l'état de l'éducation en France en 2009 qu'on confierait à Rohmer.

Avec Arielle Dombasle (la bimbo/prof de ZEP) et Fabrice Lucchini (le turluteur pédagogique).

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Avec Claude Rich en Inspecteur d'Académie, et Dominique Lavanant en chef d'établissement snob mais débordée.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

"J'avais pourtant mis un smiley... :-("

raison de plus !

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Personne n'ira à la réunion de l'UFAL ?

Avec Caroline Fourest, Taslima Nasreen, Catherine Kintzler et Henri Pena-Ruiz ?

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Personne n'ira à la réunion de l'UFAL ?

Avec Caroline Fourest, Taslima Nasreen, Catherine Kintzler et Henri Pena-Ruiz ?

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Je prierais la personne qui m'a traité de cuistre d'user d'une argumentation à la hauteur de l' "évènement historique" dont l'ensemble de ce que je croyais être des penseurs libres se gargarisent.
Je prierais également la personne qui m'a qualifié de facho d'en faire de même.

Je persiste à dire que ce film est une imposture qui n'a pour unique but que de faire croire que l'on peut encore regarder le réel tel qu'il est dans ce pays.

Alors qu'il n'y aura jamais plus de Justice dans ce pays.
Seulement des "Journées de la Jupe", des parades de bisounours, des festivités "philanthropiques", seul avenir envisageable pour cette société moderne qui refuse les conflits car refuse l'existence de différences.

Je suis absolument d'accord avec les propos d'Alain Finkielkraut et ceux de JPB sur ce film.
Ma sensibilité humaniste ne vous déplaise s'accorde en tout point avec leurs analyses.

Mais justement pour une fois je me suis permis d'apporter un autre regard, car j'ai la conviction que ce film relève d'une certaine supercherie au delà des bienfaits que l'on peut lui trouver ; il semble que partager cela avec vous pour en débattre ne semble pas être possible.

Je repose quand même la question,

Maintenant que le réel a été décrit, que fait-on?

Une Journée de la Jupe?

Dans ce cas ce sera sans moi.

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Mes condoléances à la famille et aux amis de R. Felts.

Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2009

"Maintenant que le réel a été décrit, que fait-on?
Une Journée de la Jupe?"

Surveillez bien le BOEN, ça ne saurait tarder.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Le BOEN, c'est la Journée des Dupes tous les jours.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

"Personne n'ira à la réunion de l'UFAL ?"

L'UFAL ? N'est ce pas cet organisme qui secrète du jus de raison ?

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Je ne prétends absolument pas comparer la situation des lycées bourgeois avec les conditions épouvantables dans lesquelles doivent travailler les enseignants d'un grand nombre de collèges. Mais dans ces lycées aussi, il y a de vraies détresses. Le texte qui suit, pour fictif qu'il soit, s'inspire d'histoires authentiques.

L'Ami manqué

L'avis m'est parvenu ce matin : un blâme, comme me l'avait annoncé le proviseur; j'ai paraît-il tenu des propos irresponsables et manqué au devoir de réserve. Tant mieux. Je devais bien cela à Emilio.
Lorsque le proviseur m'a reçu après l'affaire, cette femme élégante et distinguée peinait à maîtriser sa fureur : j'avais terni l'image du lycée, et suscité la vindicte des parents qu'avait choqués mon initiative. Crime capital, dans cet établissement bourgeois que fréquente la fine fleur de la ville. J'ai invoqué le cas d'Isabelle Restout, lequel paraît-il n'avait rien à voir. Rien à voir. C'est bien le plus scandaleux.
Malgré mes efforts, le souvenir que j'ai d'Emilio se brouille de plus en plus : taille moyenne, ni gros ni mince, visage banal, c'était un homme sans trait physique marqué, que sa discrétion effaçait encore. Je me reproche de l'avoir si mal connu. Je ne suis pas de ceux qui sortent aisément de leur quant-à-soi pour offrir un café aux nouveaux venus, je tutoie peu et n'ai pas la camaraderie facile. Dans le cas d'Emilio, j'ai eu cruellment tort. Cette habitude que j'ai prise, de m'attarder le moins possible au lycée et de limiter les contacts avec mes collègues férus de pédagogisme pour me consacrer en paix à ma thèse et à mes cours lui a sûrement coûté très cher. Pour la première fois, je la regrette. Bien sûr, je ne suis pas le seul responsable : c'était à nous tous de l'accueillir, de l'arracher à sa solitude. Je suis néanmoins plus coupable que les autres, parce que je crois qu'il me ressemblait et que nous aurions pu être amis.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

Pourquoi Jérôme Sancho ne veut-il porter une jupe ?

Ecrit par : Don Quichotte pensa | 28 mars 2009

Note de Lars.
Il est vrai que certaines scènes du film "L'année de la jupe" peuvent paraître grand-guignolesques. J'ai ri comme beaucoup, je pense, et notamment les élèves du film, à l'arrivée du commissaire Podalydès. Par contre, ceux qui sont plongés dans cet enfer quotidien de doivent pas rire du tout. On est certes souvent dans la caricature (le cinéma actuel aimant forcer le trait), le Classique Hatier pour faire cours, Molière résumé à son vrai nom ... On attendrait en effet un peu plus de réalisme du côté du personnage du professeur. On ne s'y reconnaît pas. Il faut pour faire parler, pour faire réfléchir aujourd'hui atteindre l'espace médiatique, avec ses travers, ses raccourcis, son côté emporte-pièce.
Néanmoins ce film a le mérite de ne pas faire dans l'eau tiède, dans l'hypocrisie consensuelle et de dire des choses tabou. Reste à voir quelles en seront les conséquences. Est-ce que les parents, à l'instar d'Isabelle Adjani, inscriront leur enfant dans un collège privé pour éviter ce genre d'établissement ghetto? Ou est-ce que tout cela sera oublié dès que disparu des écrans ?
Je pense qu'Adjani a tort de parler de sa situation personnelle (fils scolarisé par choix dans le privé), elle dessert sa prise de position, d'autant qu'elle n'apparaît pas, avec ce choix de film et la promo qu'elle a faite, comme une simple actrice mais comme quelqu'un d'engagé.
Les problèmes condensés ici étant disséminés partout, à des doses différentes selon la géographie socio-économique, peut-on encore sauver le soldat "Ecole publique" ? C'est là l'ambiguïté post film. Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Sur le terrain, on continue malgré tout, contre tout. Sinon on est mort, comme le personnage. Notre arme à nous, c'est la volonté, le travail, la raison, la distanciation, l'amour du métier, le désir de faire grandir les enfants, et la société. Pas très médiatique, tout ça.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Non, Sylvie, latin et grec ne sont pas encore morts, mais peu s'en faut... Leur réforme est une des plus ineptes et ahurissantes parmi toutes celles de notre Dieu Moloch. Je suis fière d'avoir maintenu en vie une réserve de bons élèves en refusant tout net d' appliquer un texte qui dit noir sur blanc: "si l'élève ne comprend pas, ce n'est pas grave, le professeur donne la traduction".
J'ai même fait acheter chez l'éditeur Magnard le dernier stock d'un manuel ancien et progressif. Mes survivants traduisent donc tous seuls du Tite-Live adapté; 2, peut-être 3, garderont l'option au lycée mais j'ai bien conscience qu'ils seront parmi les derniers, tant on a dissuadé les élèves de faire le moindre effort et tant ils sont ignorants de toute grammaire (ou l'étaient car ces survivants ont beaucoup appris en peu de temps.)
Ils aiment bien ça, la grammaire, si on s'y prend bien, ils trouvent même ça facile.
Ministère du gâchis, comme on a envie, nous aussi, de prendre un revolver contre ces cloportes de pédagols...

Ecrit par : Cunégonde | 28 mars 2009

Le "collègue" qu'on ne voit pas et qui disparaît : le mau passant pour le Moloch.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

L'Ami manqué (suite)

Je suis de ces professeurs à l'ancienne, que leur discipline passionne plus que l'enseignement lui-même et qui n'imaginent pas mieux pour leurs élèves que de leur transmettre cette passion. Péché inexpiable à notre époque, pour lequel je dois sans doute payer aussi. Je crois qu'Emilio était de mon espèce. C'est ce que j'ai cru comprendre ce soir-là, le seul ou je lui ai parlé. Il était plus de cinq heures, nous attendions le conseil des secondes 13, la nuit menaçait déjà sous le ciel couvert et la salle était presque déserte. Si je suis sorti de mon mutisme, c'est parce qu'il lisait en espagnol un livre de Cortàzar. Je me rappelle cet éclat dans son regard, quand je lui ai dit combien j'aimais cet écrivain. C'était une passion qu'il partageait, et c'est d'elle que nous avons parlé d'abord. Oui, ses yeux brillaient de connivence et de gratitude : il avait trouvé un esprit fraternel, il était tout prêt à se confier davantage. C'est alors qu'il s'est risqué à se plaindre de la classe. Expérimenté comme je le suis, je la trouve moi aussi difficile. Contrairement à l'opinion reçue, les enfants qu'on dit favorisés ne sont pas toujours les moins goujats : beaucoup allient comme personne le culte de l'argent et le mépris du savoir. Jeune, cultivé, timide, étranger de surcroît et mal payé comme nous le sommes tous, Emilio faisait pour eux une victime de choix. Je sais combien l'épreuve peut être pénible, ayant connu autrefois des difficultés analogues. J'aurais dû l'inciter à en dire plus, lui offrir compréhension et réconfort, l'inviter au restaurant à la sortie du conseil. Mais j'ai trop pris l'habitude de me protéger des autres. J'ai craint qu'une oreille trop complaisante ne le rendît indiscret. Je suis donc resté sur la réserve, et je crois qu'il a perçu ma réticence car j'ai senti son propre retrait : il a interrompu net ses confidences, et son regard s'est fermé. Puis est arrivée l'heure de la réunion et de ses palabres vaines. Je suis sorti parmi les premiers après une prise de congé rapide, et l'occasion était perdue à jamais.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

"Personne n'ira à la réunion de l'UFAL ?"
L'UFAL ? N'est ce pas cet organisme qui secrète du jus de raison ?
Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Je, comme service, pas du tout compris

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Pas d'inquiétude, Jeremy c'est un pur jeu * de mot sur ufal et uval...

* pur jus, pardon.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

L'Ami manqué (suite)

Depuis j'ai beaucoup pensé à Emilio. A partir du peu qu'il m'a confié, et de ce que j'ai su après coup, j'ai reconstitué ce qu'il a dû vivre pendant ces derniers mois. Nourri de culture française, il espérait sans doute, en quittant l'Argentine, trouver chez nous des élèves enthousiastes, avides d'être initiés aux classiques espagnols. J'imagine sans peine sa déception. Ici, ce sont généralement les plus médiocres qui choisissent cette langue par défaut. Chez eux point d'enthousiasme, mais une apathie goguenarde, une obstination dans l'inertie qui découragerait Socrate. Au mieux, ils se comportent en présence du professeur comme s'il n'existait pas, poursuivant leurs conversations privées et s'interpellant d'un rang à l'autre sans aucune gêne. La reprise en mains, si elle échoue, peut conduire à l'hostilité ouverte. Emilio en était à ce stade avec nos secondes 13, et sans doute se croyait-il le seul, car le conseil n'a rien révélé des difficultés de nos collègues : la loi du silence y règne, chacun craignant de paraître incompétent s'il les avoue... Alors lui aussi s'est tu, et à la fin de la réunion il est sorti sans saluer personne pour s'effacer dans la nuit humide et regagner son studio sinistre où il a dû macérer dans l'amertume et la négation de soi.
Si seulement je n'étais pas tombé malade... Si j'avais pu le croiser les jours suivants, j'aurais peut-être renoué le fil de notre dialogue interrompu, et qui sait si je ne l'aurais pas arraché à la tentation du pire? Mais j'ai été fauché par la grippe et j'ai dû rester au lit plus d'une semaine. A mon retour il était trop tard. Je n'ai rien su tout d'abord, tant le secet était bien gardé. De fait je ne l'ai appris que par hasard, quand son remplaçant s'est présenté à moi. Encore ne l'a-t-il révélé qu'à voix basse et avec une gêne visible, sous prétexte que le proviseur ne voulait pas le crier sur les toits. Ne pas le crier sur les toit? Lorsque la petite Restout s'est suicidée, administration et professeurs se sont déplacés pour les obsèques, et on a annulé la fête du lycée. Mais Isabelle Restout était une élève. Un professeur n'a pas droit aux mêmes égards. Son acte est une faute professionnelle, un deshonneur pour l'établissement.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

L'ami manqué (suite et fin)

Malgré cette conspiration du silence, mon enquête a porté ses fruits. Quelques jours après le conseil, Emilio avait été victime d'un incident qui dut jouer dans sa décision un rôle majeur. Il venait à peine de commencer son cours avec les secondes 13, quand un élève inconnu fit irruption dans la salle et l'insulta d'une voix retentissante. "T'es rien qu'une lopette, pauvre enculé," vomit-il avec cette élégance qui caractérise nos petits mufles. Puis il s'éclipsa tout aussi vite. Fou rire dans la classe. L'humiliation était sans recours, Emilio n'ayant pas vu le coupable assez longtemps pour l'identifier jamais. Tout porte à croire par ailleurs que la jeune crapule avait agi à l'instigation ou du moins avec la complicité de ses élèves. Peu d'enseignants, même aguerris, sauraient retourner la situation en leur faveur face à tant de duplicité et de bassesse. Emilio en fut sans doute paralysé, et incapable de se ressaisir à temps. Plus tard, il fut reçu par le proviseur, mais j'imagine que cette garce de bon goût ne lui a offert aucun soutien et a rejeté la faute sur son autorité défaillante. La détresse et l'humiliation se sont alors refermées sur lui comme les parois d'un cercueil où résonnait l'écho des paroles injurieuses. " T'es rien qu'une lopette, pauvre enculé." Comment dès lors oser reparaître en classe? Il croyait entendre des ricanements sur son passage, il sentait sur lui des regards moqueurs. La lumière crue de l'affront l'arrachait à la pénombre où se complaisait sa discrétion. Où fuir sinon dans des ténèbres définitives la honte éclatante qui l'aveuglait?
J'ai attendu le conseil suivant, et après le tour de table j'ai demandé la parole. J'ai fait observer que M. Martinez était absent, et j'ai dit ce que j'avais à dire sans pathos et sans euphémismes, en n'éludant la responsabilité de personne, devant délégués d'élèves et de parents. Puis j'ai réclamé une minute de silence que la stupeur de tous m'a accordée sans peine. Je n'étais pas mécontent de mon effet, et j'avoue avoir savouré sans remords la gêne durable qui a plané sur la réunion.
Le proviseur m'a convoqué dès le lendemain. D'après elle j'ai fait preuve d'une légèreté inqualifiable en prenant le risque de traumatiser des adolescents fragiles. Traumatiser. Comment peut-elle encore user sans sourire d'un terme si rebattu? Il n'empêche. Jamais elle ne me pardonnera mon intervention. J'ai intérêt à demander ma mutation au plus tôt, et il n'est pas dit que mon nouveau poste me convienne. Tant pis. Mon ami manqué, je ne pouvais pas faire moins pour toi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

Quelques nouvelles de la crise mondiale:

http://postel-vinay.net/doc/relance__recovery_multilateralisme_bilateralismes__un_bilan_de_janvier_2009.doc

Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2009

Très joli récit, Sylvie Huguet. Très bien écrit, sans emphase. Efficace.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Aux dogmatiques qui m'attaquent sur ce navet filmique !

Il est amusant de lire de nombreux dogmatiques de ce blog qui m'attaquent tout simplement parce que je n'aime pas ce film pour des raisons esthétiques et formelles que j'ai d'ailleurs énumérées dans mon post (lumière, montage, dialogues, scénario, réalisme etc). On pourrait d'ailleurs en parler longuement. Certains sont peut-être profs de lettres, et bien moi je suis prof de cinéma. Et si les mêmes comme monsieur Brighelli pensent que les nouvelles générations sont incultes en matière littéraire, et bien je pourrais aussi les traiter à leur tour, de la même manière caricaturale, d'incultes en matière d'art. Effectivement, pour apprécier formellement ce genre de film il faut avoir un niveau artistique cinématographique très bas d'une vulgarité assez saisissante et ne pas beaucoup connaître l'histoire de l'art, du cinéma et de la composition des plans, des cadres... des mouvements, du temps, de l'espace.

Oui je suis volontairement provocateur mais il faut être un minimum crédible. Il est trop facile de taxer les personnes d'élitistes lorsqu'ils lisent les cahiers du cinéma, beaux arts, chronicart etcc alors qu'eux-même veulent un retour d'une certaine élite en matière littéraire. En tout cas, ce n'est certainement pas avec monsieur Brighelli et ses apôtre qu'on aura un retour de l'élitisme artistique. On nage dans la vulgarité formelle en matière d'images. Ah, vous me faîtes tellement marrer les élitistes lettrés ! En matière littéraire, tous les gens sont incultes lorsqu'ils lisent Lévy et pas Proust et bien moi je fais la même chose en art à tous ceux qui pensent que ce film est une grande oeuvre. Ils sont aussi incultes mais cette fois-ci en matière d'art. Ce téléfilm est le degré 0 de l'art et de la culture, pour reprendre des formules chocs à la monsieur Brighelli. C'est bien beau de récupérer ni'mporte quel film pour défendre une noble cause mais faudrait-il au moins que cela ne soit pas une bouse vulgaire de bas étage à faire frémir tous les formalistes de l'histoire de l'art. Lilienfeld est au cinéma, à l'art ce que Lévy est à la littérature. C'est pour dire le niveau. Surtout pour des gens qui se disent cultivés comme Brighelli et Finkielkraut.

Elitisme littéraire contre élitisme artistique ça vous va ? pour faire une opposition stérile et manichéenne que vous aimez bien ! De toute façon, ce problème est bien français où aucune passerelle intellectuelle n'est faite pour permettre à de nombreux profs branchés essentiellement lettres de comprendre les formes artistiques cinématographiques. Je le vois tous les jours avec de nombreux profs de lettres que je dois aussi former afin d'essayer de les sensibiliser à autre chose que de vulgaires formes télévisuelles de téléfilms racoleurs et soi disant didactiques.

Bonne journée à tous

PS : Et je me fous de Rohmer, ce n'est pas parce qu'on lit les cahiers qu'on apprécie obligatoirement Rohmer, encore moins pour réaliser ce genre de films qui aurait mérité une forme naturaliste et non rohmérienne. Encore une position dogmatique, sectaire d'inculture sur la question formelle.

Ecrit par : Lars | 28 mars 2009

Pourquoi Jérôme Sancho ne veut-il porter une jupe ?

Ecrit par : Don Quichotte pensa | 28 mars 2009

Parce que je ne suis pas une salope bien évidemment.

(Juste pour voir la réaction de Françoise Guichard qui semble outrée que je fasse un peu d'anthropologie et qui sans doute s'indigne de voir que puisse encore exister de nos jours un homme qui n'a aucune envie qu'on lui assène "d'accepter la part féminine qu'il a en lui" et qui "rigole" quand il entend que "la femme est l'avenir de l'homme", bref, un homme qui refuse les poncifs modernes de ce genre a-t-il le droit de faire un peu d'humour? Nous verrons bien...)

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

A Marilyse,

Merci bien pour ce post très intéressant qui change de certains dogmatiques de ce blog auxquels était adressés mon post précédent. Oui je comprends tout à fait ce que vous dites mais la question du réalisme artistique est pour moi fondamentale pour ce genre de sujet auquel je suis justement très attaché. Ou alors on fait une oeuvre théâtrale mais pas une oeuvre qui se veut cinématographiste réaliste. Et encore, il faut un immense réalisateur si on souhaite faire du théâtral. J'ai moi même aussi travaiilé dans des établissement terribles et je comprends tout à fait votre souffrance. J'ai de nombreux amis profs qui se sentent démunis et que je soutiens tous les jours. J'attaque aussi justement pour ça aussi de nombreux gauchistes, élus, etcc qui défendent le "laisser faire" afin qu'on se fasse cracher dessus par des élèves sous prétexte qu'ils souffrent.
Mais est-ce une raison pour récupérer ce genre de téléfilm vulgaire qui pour moi déssert plus notre cause qu'elle ne la défend ! Comment voulez-vous sensibiliser les jeunes à la beauté de la culture et de l'art si on leur montre ce genre de formes télévisuelles inspirées du pire de la télé... ! Les formes c'est ce qui forme le regard. C'est le plus important.

Ecrit par : Lars | 28 mars 2009

@ Lars

Franchement que ce film ne soit pas le film du siècle on est tous d'accord.

Maintenant si nous pouvions parler en toute honnêteté de la finalité de ce film, voilà qui serait intéressant...

Que certains s'étonnent que ce film ait été bien accueilli par Telerama me fait évidemment sourire...

Enfin bon, je sens que certains sujets demeurent et resteront tabous...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Lars a écrit : "Effectivement, pour apprécier formellement ce genre de film il faut avoir un niveau artistique cinématographique très bas d'une vulgarité assez saisissante et ne pas beaucoup connaître l'histoire de l'art, du cinéma et de la composition des plans, des cadres... des mouvements, du temps, de l'espace."

Mouvements, du temps, de l'espace...

Bigre ! Dans un cadre relativiste restreint ou général ?

Lars, arrêtez de braire et faites le nous ce formel film.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Merci pour ce texte Sylvie Huguet. Il n'y a pas un mot de trop sur notre "enfer ordinaire". Vous avez bien fait de faire du professeur d'espagnol un "étranger". Les être humains "normaux" sont tous plus ou moins des étrangers dans ce milieu.

Je viens d'apprendre l'hospitalisation de notre fils aîné, musicien professionnel, à la sortie d'un concert, agressé gratuitement, propos racistes à l'appui (mon épouse est eurasienne et il a un type légèrement asiatique). Il est l'hôpital sous morphine avec une grave luxation de l'épaule. Un de ses copains a également été blessé, mais plus légèrement.

Un pays de merde, une école de merde.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

"pour apprécier formellement ce genre de film il faut avoir un niveau artistique cinématographique très bas d'une vulgarité assez saisissante et ne pas beaucoup connaître l'histoire de l'art, du cinéma et de la composition des plans, des cadres... des mouvements, du temps, de l'espace."
Ecrit par : Lars

Je suis inculte en cinéma. Mais... j'ai le droit d'aller au cinéma quand même ? Ou je dois me cantonner à mes livres ? Personnellement, ce n'est pas pour "la composition des plans, des cadres... des mouvements, du temps, de l'espace" que j'ai apprécié La journée de la jupe. Suis-je amnistié, ou bien dois-je malgré tout subir votre vindicte qui s'abat sur moi ?

"Françoise Guichard semble outrée que je fasse un peu d'anthropologie et sans doute s'indigne de voir que puisse encore exister de nos jours un homme qui n'a aucune envie qu'on lui assène "d'accepter la part féminine qu'il a en lui" et qui "rigole" quand il entend que "la femme est l'avenir de l'homme", bref, un homme qui refuse les poncifs modernes de ce genre a-t-il le droit de faire un peu d'humour? Nous verrons bien..."
Ecrit par : Jerome Sangchaud.

Françoise Guichard ne vous a pas attendu pour savoir qu'il existe encore des misogynes qui s'auto-caricaturent. Je ne vous insulte pas en vous disant misogyne, puisque vous vous présentez comme tel. Le patriarcat, c'était le bon temps, non ? Mais rassurez-vous : ça existe encore ! Et puis écrivez à Zemmour, il serait tellement heureux de vous rencontrer.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

La plupart ont des intérêts personnels ** qui les portent à soutenir les pouvoirs *** ou sentent la nécessité de collaborer à la sauvegarde de leur discipline "menacée" en contribuant démagogiquement à l'anéantir pour la rendre plus "attractive". (Dugong)

C'est tout-à- fait exact. On appelle cela aussi des fromages. Et je doute qu'on reste longtemps dans ces "planques" sans force compromissions et trahisons diverses et variées. Ce qui regarde les planqués en question me direz-vous, certes. Il est vrai qu'en soi, on s'en fiche, cela les regarde. On n'est pas obligé de les fréquenter. Mais qu'ils ne revêtent pas le masque de la pureté, alors.
Les conneries dont on nous abreuve dans les établissements, sur le terrain, viennent en majeure partie de ce qui se trame dans les iufm. Et le propre de ces officines est bien de rejeter les corps "étrangers". Quand on y reste, c'est qu'on ne doit pas y faire trop de bruit...

Ecrit par : Sanseverina | 28 mars 2009

"Je viens d'apprendre l'hospitalisation de notre fils aîné, musicien professionnel, à la sortie d'un concert, agressé gratuitement, propos racistes à l'appui (mon épouse est eurasienne et il a un type légèrement asiatique). Il est l'hôpital sous morphine avec une grave luxation de l'épaule. Un de ses copains a également été blessé, mais plus légèrement.
Un pays de merde, une école de merde.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2009"

Oh, quelle horreur ! Les bandes de cons sont vraiment partout. Robin, nous vous soutenons bien évidemment de notre mieux, et nous partageons votre dégoût.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

(Sanjuro à Sylvie Huguet et Lars)

Sylvie Huguet, votre témoignage me touche beaucoup ; l'an passé, nous avons connu une histoire presque identique, aux conséquences moins dramatiques heureusement. Je crois l'avoir déjà évoquée ici, mais je résume en quelques mots.

Un matin, une collègue d'espagnol, expérimentée et appréciée de tous, tombe des nues en découvrant dans son casier une lettre manuscrite, odieuse, anonyme bien entendu, commençant par « chère chose » et l'attaquant sur ses cours, « ennuyeux », sur son physique, et lui conseillant de quitter l'enseignement. La volonté est de blesser.

Elle transmet à la vie scolaire, qui finit par obtenir des aveux de quelques élèves dont elle pense avoir reconnu l'écriture. Ils sont en seconde, ont rédigé à quatre ou cinq la lettre qu'ils prétendent n'avoir pas eu l'intention de mettre dans son casier. « C'était pour s'amuser » prétendent-ils. « On fait tout le temps ça en cours, mais après on jette les lettres ».

Conseil de discipline, auquel je participe. Les élèves défilent. Pas un ne s'excuse. La faute en est toujours aux autres. Les parents parfois les accompagnent et prennent alors leur défense, minimisent.

On en vient à la sanction. Je souligne le fait qu'aucun regret n'a été exprimé, je rappelle la très difficile période qu'a vécue notre collègue, et sur la base de ce mot (« chose ») employé pour la qualifier, je rappelle que le fascisme, qu'on croit souvent voir là où il n'est pas, est sans conteste dans la déshumanisation, dans ce discours qui n'est même pas satirique mais volontairement destructeur de l'individu. Je réclame l'exclusion définitive, seule sanction à la hauteur de ce genre de geste.

Un collègue de physique se récrie alors : « avec des propos pareils, tu es pire que Sarkozy ! » littéralement sic. Dois-je préciser qu'il est SGEN et moi élu SNES ?

Les élèves ont été exclus pour des durées allant d'une semaine à quinze jours ; on était en fin d'année ; ces exclusions ont eu lieu en septembre de l'année suivante.

Ces faits sont donc devenus banals ; la presse régionale ou syndicale n'en porte pourtant jamais de trace - et c'est bien ce qui est le mérite du film de Lilienfeld, de rendre public les secrets honteux de l'éducation nationale.

On voit aussi comme il est fréquent de vouloir se boucher les yeux face à de telles pratiques, au risque parfois de pousser au désespoir des enseignants culpabilisés et isolés.

Lars, vous attaquez le film dont il est question ici sur les plans technique et artistique ; je veux bien croire que vous êtes plus compétent que moi – mais votre virulence ne relève-t-elle pas de ce même aveuglement ? Ce film pose un débat de société, il souligne que l'on est allé trop loin dans le renoncement, dans ce que Liliane Lurçat appelle « l'abandon pédagogique ». N'est-ce pas là son principal intérêt ? Qu'il le fasse à partir d'une situation extrême ne lui enlève pas toute sa pertinence.

Je n'apprécie absolument pas les séries style « L'Instit » ou « Louis la brocante », et j'avais un peu d'appréhension en regardant le début de ce film, mais au fur et à mesure qu'il se déroulait, je me sentais satisfait et soulagé que certains mécanismes intellectuels que j'observe tous les jours, dans mon lycée pourtant assez favorisé, soient enfin mis sur la place publique.

C'est tout sauf du sectarisme, me semble-t-il, que de vouloir un débat qui ne soit pas systématiquement réduit à des clichés, à des raccourcis, et qui prenne en compte la souffrance réelle de beaucoup de profs, dont certains l'expriment sur ce blog.

Ecrit par : sanjuro | 28 mars 2009

J'ai beaucoup apprécié votre texte, Sylvie.
Par ailleurs, j'adresse mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Roger Felts.

Ecrit par : mihailovich | 28 mars 2009

Sylvie, votre texte est très beau.

Ce blog est victime de son succès : il s'y écrit tant de choses intéressantes qu'on y manque parfois des messages très riches.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

"On en vient à la sanction. Je souligne le fait qu'aucun regret n'a été exprimé, je rappelle la très difficile période qu'a vécue notre collègue, et sur la base de ce mot (« chose ») employé pour la qualifier, je rappelle que le fascisme, qu'on croit souvent voir là où il n'est pas, est sans conteste dans la déshumanisation, dans ce discours qui n'est même pas satirique mais volontairement destructeur de l'individu. Je réclame l'exclusion définitive, seule sanction à la hauteur de ce genre de geste.

Un collègue de physique se récrie alors : « avec des propos pareils, tu es pire que Sarkozy ! » littéralement sic. Dois-je préciser qu'il est SGEN et moi élu SNES ?
Ecrit par : Sanjuro.

Vous savez que des élèves, il y a plusieurs années, ont décrit ma mort dans leurs copies, avec le lieu précis où j'habitais, ma voiture, et force détails ? J'en ai référé aux collègues et à la CPE, qui leur a donné trois heures de colle, et les parents, que j'ai convoqués, ont trouvé que c'était juste "de l'imagination". Bien sûr, personne n'a rien fait d'autre.

J'étais jeune. Ce serait maintenant, tout l'établissement en entendrait parler, et la presse locale aussi.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

En effet, Lars n'est pas un dogmatique, et il nous le montre bien ; c'est un spécialiste, tout en nuance et mesure, qui sait si un film est bon ou pas, et s'il mérite ou pas d'être vu; s'il n'a point péché contre la théologie du plan américain, de la contre-plongée ou du travelling arrière. Le Saint-Office du septième art, quoi.

Le misérable pécheur analphabète que je suis se contente de voir un film (ou de lire un livre, ou d'écouter un morceau de musique)et de l'apprécier, ou pas; il ira après, peut-être, demander aux moinillons, aux frères prêcheurs, ou au curé de la paroisse cinématographique si son opinion est bien conforme aux canons de l'Eglise.

Ecrit par : Jean-François Croz | 28 mars 2009

Lars,

"Les formes, c'est ce qui forme le regard." Vous avez entièrement raison. Il en est de même de la littérature. Je comprends aussi votre point de vue. Mais chacun reçoit le film/téléfilm avec sa propre focale. J'ai lu des critiques intéressantes sur la toile et, pour ma part, j'aime bien lire les positives et les négatives. Sur le plan cinématographique et même du jeu, j'ai eu la même impression première que vous. Mais je ne suis pas spécialiste de l'image, juste une amatrice un tout petit peu éclairée. Ici, nous nous positionnons sur le plan "crise de l'enseignement public". C'est dire le marasme, la crise justement, où nous sommes et pour laquelle nous ne voyons pas d'issue immédiate. Existe-t-il une fiction où le métier d'enseignant est représenté au plus près sa réalité ? Il reste toute une mythologie, dépassée, sur la profession. Et le métier est si divers d'un établissement à l'autre, d'une classe à l'autre, d'une heure à l'autre dans la même journée ! Nous sommes les rois de l'adaptation.
Par ailleurs, ne vous inquiétez pas, cela fait partie du jeu, sur ce blog, de pratiquer des échanges un peu vifs, de déchaîner les passions, les invectives, parfois les insultes. La vindicte, je ne pense pas ! En tout cas, je vous félicite pour votre pseudo "Lars" : "Breaking the Waves" fait partie des films que j'ai vus le plus de fois. C'est sans conteste l'un de mes films préférés.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Erratum : "au plus près de sa réalité".

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Lars, je me moque de la qualité cinématographique de ce film. Il est bien car il dit ce que l'on ne dit pas, ce que les gens ne veulent pas savoir, entendre ni voir: la violence au quotidien, le racisme au quotidien, l'écrasement des femmes et des filles au quotidien, les ravages d'une religion au quotidien, la torture des profs au quotidien.
La seule bonne question qui n'a été posée que par Zorglub ici est de savoir ce qu'on fait après?
Il proposait de travailler à tour de rôle dans ces bahuts. On a vu la réaction ou l'absence de réaction des planqués de ce blog. Silence. De la bonne conscience dans les propos mais la merde, c'est toujours mieux pour les autres.
Fermer ces bahuts. Même silence.
Vivement que Brighelli ouvre un autre fil, n'est-ce pas? Cela devient difficile de s'étaler et d'étaler sa suffisance et ses références sur ce sujet-là.

Ecrit par : Sanseverina | 28 mars 2009

Sanseverina,

Vous avez sincèrement cru à un rebond sur mes propos ?
Vous rêvez ou bien vous êtes encore bien trop optimiste sur la nature humaine.

Continuez, ça vous aide à tenir !

Ecrit par : Zorglub | 28 mars 2009

La seule bonne question qui n'a été posée que par Zorglub ici est de savoir ce qu'on fait après?
Il proposait de travailler à tour de rôle dans ces bahuts. On a vu la réaction ou l'absence de réaction des planqués de ce blog. Silence. De la bonne conscience dans les propos mais la merde, c'est toujours mieux pour les autres.
Fermer ces bahuts. Même silence.
Vivement que Brighelli ouvre un autre fil, n'est-ce pas? Cela devient difficile de s'étaler et d'étaler sa suffisance et ses références sur ce sujet-là.
Ecrit par : Sanseverina | 28 mars 2009

Sanseverina,
Vous avez sincèrement cru à un rebond sur mes propos ?
Vous rêvez ou bien vous êtes encore bien trop optimiste sur la nature humaine.
Continuez, ça vous aide à tenir !
Ecrit par : Zorglub | 28 mars 2009

Travailler à tour de rôle dans ces bahuts, c'est légitimer les situations absurdes et intenables qui y règnent, et qui y détruisent des jeunes profs en moins d'un an ! Les fermer, c'est idiot : il faut laisser les bahuts ouverts, mais y augmenter le nombre de surveillants, et y faire régner une vraie discipline, avec sanction à la moindre incartade.

Et si je n'ai pas répondu quand la proposition a été faite, c'est que je quittais tout juste mon établissement à 19h quand je l'ai lue jeudi, et que nos pc, équipés de Windows 2000, fonctionnent diffciilement avec un réseau internet qui ne tient pas, ce qui n'arrange rien au fait que, le clavier étant cassé, il faut taper lentement et appuyer plusieurs fois sur les touches qui fonctionnent mal ("e", espace et "t" en particulier). Y en a marre des gens qui considèrent qu'on s'en fout. Et puis vous n'avez qu'à aller là où il y a des collègues qui souffrent comme vous, et qui ont besoin d'une aide que vous pourrier leur apporter vous aussi. Si je ne m'abuse, on ne vous y voit jamais, là-bas.

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

zorglub, je crois que je n'ai pas votre adresse-mail, pouvez-vous me la donner pour que j'explicite mes deux dernières phrases ?

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

Merci à ceux qui ont dit leur intérêt pour "L'Ami manqué"

Robin, je suis révoltée par l'agression dont votre fils a été victime. La bêtise et la brutalité gagnent sans cesse du terrain.

Lars, je ne suis pas une spécialiste mais je crois avoir une toute petite culture cinéphilique. Bien sûr que "La jupe" n'est pas une grande oeuvre d'art ! Mais le film a le mérite de faire enfin la lumière sur une situation insupportable, qui est trop souvent l'objet d'un déni hypocrite. En cela, il est important, et c'est pourquoi il a été salué par JPB et Finkielkraut.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

Robin, nous pensons à vous et à votre fils. Affligés. Révoltés. Nous avons mal pour vous.
Nous allons vers une société "Orange mécanique". Une folie.
Comment nous faire entendre ?

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Juste pour voir la réaction de Françoise Guichard qui semble outrée que je fasse un peu d'anthropologie et qui sans doute s'indigne de voir que puisse encore exister de nos jours un homme qui n'a aucune envie qu'on lui assène "d'accepter la part féminine qu'il a en lui" et qui "rigole" quand il entend que "la femme est l'avenir de l'homme", bref, un homme qui refuse les poncifs modernes de ce genre a-t-il le droit de faire un peu d'humour? Nous verrons bien...)

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Je ne pense pas que la femme soit l'avenir de l'homme et je ne l'ai jamais pensé : c'est du prêchi-prêcha gnangnan. Si vous voulez le fond de ma pensée, j'aimerais que les hommes soient un peu plus souvent des hommes et un peu moins souvent des lavettes et des khouilles-molles. En d'autres termes, j'observe qu'il y a en ce bas monde beaucoup plus de caryatides que d'atlantes. Rien à faire de la "part de fémininité" des bonshommes, je préfère la testostérone -- mais chez les hommes intelligents uniquement, si vous voyez ce que je veux dire. Vous n'avez donc aucune chance : vous n'êtes même pas drôle, simplement sot.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Sanseverina,

Vous avez sincèrement cru à un rebond sur mes propos ?
Vous rêvez ou bien vous êtes encore bien trop optimiste sur la nature humaine.

Continuez, ça vous aide à tenir !

Ecrit par : Zorglub | 28 mars 2009

Non, je n'y ai pas cru vraiment. Encore un peu naïve sur la nature humaine, oui, sans doute. Mais je me soigne. Ici, sur ce blog, on apprend vite à guérir de cet optimisme, c'est vrai.
Bien à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 28 mars 2009

Robin,

Je suis vraiment consternée de ce qui arrive à votre fils. Donnez-nous vite de ses nouvelles. Et sursum corda à vous !

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

j'ai beaucoup aimé votre texte Sylvie Huguet; j'en prends de la graine...

Vincent

Ecrit par : Matheutordu | 28 mars 2009

Je viens d'apprendre l'hospitalisation de notre fils aîné, musicien professionnel, à la sortie d'un concert, agressé gratuitement, propos racistes à l'appui (mon épouse est eurasienne et il a un type légèrement asiatique). Il est l'hôpital sous morphine avec une grave luxation de l'épaule. Un de ses copains a également été blessé, mais plus légèrement.

Un pays de merde, une école de merde.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

On ne sait que vous dire, ici, si ce n'est, très banal, qu'on est de tout cœur avec vous.
Quoiqu'il en soit," pays de merde et école de merde ", à l'heure de la mondialisation, ça ne veut plus trop rien dire.
Ce que je sais, c'est que dans notre pays de merde, il n'y a pas encore eu de "canardage" gratuit d'élèves et de professeurs dans nos écoles et universités. Ce n'est pas le cas partout et pas même dans le fameux et ineffable modèle finlandais.

Ecrit par : dobolino | 28 mars 2009

Jérémy : bulgrozz@live.fr

Ecrit par : Zorglub | 28 mars 2009

Sancho va devoir aller se rhabiller ... on lui a fait un costume tout neuf pour la saison !

Ecrit par : Adieu la jupe ! | 28 mars 2009

Sans Roger Felts pour me défendre, je vais me sentir bien seule ! Et son humour, ses éclats de rire nous manqueront beaucoup. Lisa, Sanseverina, Carole, nous voilà toutes quatre, groupies orphelines...

Les condoléances de Tailleboudin seraient appéciées.

Tant pis pour ceux qui croient ou ont fait semblant de croire à mon "racisme" qui est celui d'Adjani dans "La journée de la jupe". Françoise Guichard le dit très bien "les femmes ont souvent plus de couilles que les hommes"!

Ecrit par : Amélie | 28 mars 2009

Robin, de tout coeur avec vous.

Ecrit par : P. Lariba | 28 mars 2009

"Ici, sur ce blog, on apprend vite à guérir de cet optimisme, c'est vrai."

Je reconnus certains des esprits de la ronde,
Les ayant observés, et l'ombre de celui
Qui fit par lâcheté le grand renoncement.

Et si ce blog dans lequel on croit entrer comme dans un symposium n'était que le labyrinthe * des damnés du Moloch ?

* labyrinthe : endroit où l'on éreinte et taille des costards

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

En cela, il est important, et c'est pourquoi il a été salué par JPB et Finkielkraut.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

Oui,mais les bobos des "Cahiers du cinéma" qui crachaient sur "Les amitié particulières" (le film de Jean Delannoy) et sur "La Princesse de Clèves" (du même) et qui pensent que Jean-Luc Godard est le plus grand cinéaste du XXème siècle alors que ce plagiaire professionnel (doublé d'un emmerdeur patenté) a pompé "Le Mépris" sur "La Lotte" d'Antonioni (un vrai chef d'oeuvre celui-là) font la bouche en cul de poule. Entre nous, qu'est-ce qu'on en a à foutre des éclairages ceci et sur des travellings cela si le film est efficace et qu'il fait comprendre aux gens qui ne lisent ni "Télérama", ni "Les Cahiers du cinéma" que la ligne rouge est dépassée depuis longtemps.

Merci de votre soutien. Je n'aime pas me faire plaindre, mais c'est la semaine des tuiles.

Je ne suis pas aussi "gentil" ni aussi "patient", ni aussi "sage" que j'en donne peut-être l'impression. Je suis submergé parfois par des vagues d'indignation qui pourraient me pousser à des actes de violence dont vous n'avez pas idée (l'atavisme russe : le calme apparent et les vagues de fond). Ca commence par les pieds et ça monte lentement.

Je me connais et je fais gaffe (déconnexion complète du contexte et technique respiratoire, y compris en classe, encore vendredi après-midi. Je crois que même les pires élèves ont compris qu'ils risquaient très très gros).

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

errata : La Notte

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Mercredi dernier ,1ère journée.
..
......................................spectateurs.....................salles

1 La première étoile (Mars) 60 688............................270
2 Duplicity (UPI) ................42 742............................380
3 Les 3 royaumes (Metro) ...28 221........................... 337
4 Le chihuahua de B. Hills (Disney) 25 663................. 294
5 La journée de la jupe (Rezo)........ 5 108................... 53
6 Tokyo sonata (ARP) 2 736........................................ 27
7 Un chat un chat (Losange) 2 496............................... 48
8 Le petit chat curieux (Gebeka) 1 861......................... 62
9 I am because we are (Fabrique) 1 008...................... 30
10 Moi, Van Gogh (Macg. Freeman) 393......................... 1
11 Inland (Contre-Allée)................ 176........................ 7
12 Je suis de Titov Veles (Silkroad) 72........................... 6
13 Expérience africaine (Hevadis) 56............................. 2
14 Acolytes (CTV) 18.............................. 1

Ecrit par : bernard | 28 mars 2009

Certes, comme il a été dit, "L'année de la jupe" n'est pas un grand film sur le plan cinématographique. On en voit facilement les défauts. Ce n'est pas là le propos. Pour une fois, malgré certains aspects non réalistes concernant Sonia Bergerac et notamment sa façon de faire cours - effectivement en décalage avec la représentation réaliste des élèves, des situations, les professeurs ont vu exposés sans fard, sans détour, les problèmes insolubles auxquels ils doivent faire face. Sur ce plan-là, ils se sont reconnus. Même ceux qui ne travaillent pas dans un collège ghetto. Le sexisme, le racisme, la lâcheté, le "à quoi bon", le "pas de vague", l'inculture, le formatage vidéo, la violence, la pornographie galopante, le garçon roi, on y a tous droit à des degrés divers. Plongé dans cet enfer, au bout du rouleau, on aurait vite fait de basculer, comme Sonia Bergerac.
Le sexisme dû à l'intégrisme religieux, à l'obscurantisme est un tabou. C'est un grand mérite du film de le soulever. Et que dire de l'orientation scolaire des filles issues de l'immigration dans certaines familles ? De l'arrêt prématuré de leur scolarité ? Du refus de certaines parents de nous écouter ? Il m'arrive de croiser d'anciennes élèves qui viennent me dire bonjour : mariée à 16 ans, trois enfants à 20, foulard sur la tête ... Elles me parlent toujours avec nostalgie de leur classe de collège. Quel gâchis !
Quel impact aura ce film sur l'opinion piblique ? Sur les politiques ? Fera-t-il avancer les choses ? Le chantier semble tellement gigantesque qu'on pourrait se laisser aller au pessimisme.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Je vous souhaite beaucoup de courage, Robin.
On ne peut que constater la faillite de l'antiracisme de pacotille qui est à la mode en ce moment face au vrai racisme qui s'affirme chaque jour davantage.

Ecrit par : mihailovich | 28 mars 2009

Une prof qui meurt au cinéma, ce sera toujours moins grave qu'une vraie agression. Aussi, Robin, permettez-moi d'ajouter l'expression de ma sympathie à celles que vous avez reçues.

Ecrit par : Jean-François Croz | 28 mars 2009

" Collaborer à la sauvegarde de leur discipline menacée en contribuant démagogiquement à l'anéantir pour la rendre plus attractive." (Dugong)
C'est précisément ce qui s'est passé en langes anciennes : plus de grammaire, plus d'analyses de phrases, des élèves "plongés" sans préparation dans des textes auxquels ils ne peuvent rien comprendre et sommés d'en faire "émerger du sens". C'est ainsi que le latin et le grec sont morts.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

Exact.
Je me sers, en 4ème et en 3ème, d'un seul et même livre: "Latin , classe de 6ème, Collection Gerald Bloch, Bordas, ....1962!".
Très Progressif, très clair, en un mot, très bien. Leçons et petites phrases sympathiques, versions et thèmes , plus quelques leçons très simples et très claires de civilisation. Lexique latin-français et français-latn en fin de volume.
De quoi donner une excellente base de culture latine aux collégiens. Evidemment, consacrer le mois de septembre (au moins) à expliquer aux élèves, qui sont en général vifs d'esprit et très preneurs, l'analyse grammaticale en français; que chaque mot a une nature et une fonction, etc..

Dites-moi, Jean-Paul, vous qui avez quelque pouvoir en matière d'édition, cela ne vous dirait pas de proposer la réédition de ce livre qui me paraît ce qu'on fait de mieux (simple et efficace) en matière d'enseignement du latin au collège?
Un sacré pied de nez aux didacticiens vasouillards et déconnectés de la réalité du terrain qui ont concocté les manuels inutilisables actuels!

Cela dit, il y a une sorte de miracle avec l'enseignement des langues anciennes: malgré toutes les tortures pédagogiques qu'on leur a infligées, malgré les suppressions de classes et de postes, elles survivent, et même, si l'on en croit les chiffres (que rappelle chaque année Paul Demont, Président de SEL), elles font mieux que survivre. Le nombre des hellénistes, par exemple, est en augmentation. Il n'est même pas sûr qu'il y ait moins de latinistes et d'hellénistes aujourd'hui qu'avant la création des collèges dans les années 70. Je ne me souviens pas que nous ayons été plus de six ou sept hellénistes en terminale dans le grand lycée classique de Strasbourg que je fréquentais alors.
Autrement dit, même s'ils n'y comprennent rien ou peu à cause des manuels officiels, les élèves "font" quand même du latin et du grec.
Suis-je trop optimiste?

Ecrit par : Jean | 28 mars 2009

http://www.faismesdevoirs.com/

Ecrit par : fais mes devoirs ferme volontairement!!! | 28 mars 2009

"Faismesdevoirs" : une triste écurie qui se fait haras qui rit ?

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Jean,
De 71 à 73, nous étions en tout et pour tout quatre élèves en grec au lycée. En Khâgne, un peu plus, tout de même.
Les options latin-grec sont souvent choisies par les familles pour suppléer aux manquements de l'enseignement du français. Dans notre collège, nous n'avons pas l'option "Grec". Il est toutefois difficile de maintenir l'option latin car elle est en forte concurrence avec toutes les options langue : euro, bilangue et aussi foot !. Actuellement, j'ai 12 élèves en cinquième, 28 en quatrième et 7 en troisième. Je suis contre l'abandon possible en fin de quatrième mais je n'y peux pas grand chose, administrativement parlant. Il y a en effet beaucoup à dire sur ces options, sur la façon d'enseigner, sur les motivations des élèves et des familles ... Voilà qu'une prochaine journée pédagogique va nous brancher sur les TICE en latin ... Gratum studium ... Eheu !

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Françoise Guichard ne vous a pas attendu pour savoir qu'il existe encore des misogynes qui s'auto-caricaturent. Je ne vous insulte pas en vous disant misogyne, puisque vous vous présentez comme tel. Le patriarcat, c'était le bon temps, non ? Mais rassurez-vous : ça existe encore ! Et puis écrivez à Zemmour, il serait tellement heureux de vous rencontrer.

Ecrit par : Jeremy de l'ordre dans mes idées (enfin j'ai tenté pour être plus précis) 28 mars 2009

Je vous prierais cher monsieur de ne pas me faire subir votre malhonnêteté intellectuelle, je ne me suis jamais présenté comme étant misogyne.
Et sachez que j'apprécie peu de me faire traiter de "facho" comme vous l'avez fait et ce de manière totalement injustifié cela va sans dire...
Il y a des limites à l'indécence et vous les avez outrageusement dépassé.
Si encore vous argumentiez votre propos...
Ce que je vous ai déjà demandé une fois, donc si mes propos vous déplaisent vous pouvez toujours les critiquer avec la verve que vous voulez et peu m'importe les mots que vous employez, vous avez même le droit de m'insulter si tant est que cela soit pertinent.
Mais vos attaques gratuites commencent à m'échauffer...

Quant à Françoise Guichard elle est particulièrement savoureuse à minauder devant un mâââle imaginaire qu'elle ne rencontrera jamais bien sûr...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Jean, Marylise, vous aimez le latin ?

http://www.neoprofs.org/langues-anciennes-f38/litterulae-latine-t6920.htm#78171

Ecrit par : Neoprofs | 28 mars 2009

Je vous prierais cher monsieur de ne pas me faire subir votre malhonnêteté intellectuelle, je ne me suis jamais présenté comme étant misogyne.
[...]
Si encore vous argumentiez votre propos... [...]
Mais vos attaques gratuites commencent à m'échauffer...
[...] Quant à Françoise Guichard elle est particulièrement savoureuse à minauder devant un mâââle imaginaire qu'elle ne rencontrera jamais bien sûr...
Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Pour un type pas misogyne, et honnête intellectuellement, vous faites fort !

Ecrit par : Jeremy | 28 mars 2009

"Jeremy de l'ordre dans mes idées (enfin j'ai tenté pour être plus précis) 28 mars 2009". Merci, Jérémy, pour cet éclat de rire. C'est très drôle.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Quels faux-culs, ces "faismesdevoirs.com" ! Plus faux-cul, tu meurs !

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

"Jean, Marylise, vous aimez le latin ?"
Et oui, plus que jamais ! Malgré tout, je l'aime beaucoup plus aujourd'hui que lorsque j'étais élève. Même si on peut condamner les dérives pédagogistes qui ont fini par conquérir cet espace de liberté, il faut reconnaître que les élèves ont accès à des textes plus variés, plus intéressants. Enfin, point de vue de fille ! Ouh là la ! ... Que dis-je là ?

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

DA, vous nous tiendrez au courant de ce qui se passe dans l'île ?

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

J'étais à la manifestation d'Ajaccio cet après-midi. Elle s'est déroulée dans le calme et ne rassemblait pas les seuls nationalistes. En fait, on rencontre essentiellement deux sentiments dans l'île : d'une part, il y a ceux qui sont convaincus de l'innocence d'Yvan Colonna; d'autre part, il y a ceux qui ne se prononcent pas sur le fond mais se disent choqués par l'iniquité du procès. L'indignation suite au verdict est donc partagée par des hommes et des femmes de toutes tendances... y compris des membres de l'UMP(!). Il semble se dégager un consensus autour d'une idée simple, celle-là même qui a été exprimée par Jean-Paul un peu plus haut :

"Soit on est un Etat de droit, soit on est un Etat terroriste, ce qui dès lors légitime toute action contre l'oppresseur [...]"

J'ignore s'il y a eu des incidents après la manif'. Mais je suppose que, si c'était le cas, ce sont ceux qui feraient l'ouverture du 20 heures...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 mars 2009

" Il y a en effet beaucoup à dire sur ces options, sur la façon d'enseigner, sur les motivations des élèves et des familles ... Voilà qu'une prochaine journée pédagogique va nous brancher sur les TICE en latin ... Gratum studium ... Eheu !

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009 "

Sur le seul cas que je connaisse: la prof de latin de mon fils a complètement renoncé à tout apprentissage un peu structuré du latin. Devinette et civilisation à gogo. Rassurez-vous il a d'excellentes notes mais est incapable de comprendre: puella pulchra est ou rosam pulchrae do!!!
Ce qui me désole pour mon fils qui perd son temps en n'apprenant rien et m'irrite fortement.

Merde alors!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 28 mars 2009

Il faut soigner sa clientèle et la caresser dans le sens du poil dans la main : des ordinateurs éviteront sans doute que l'aversion latine ne gagne les élèves.

Un traducteur automatique, ce serait fun :

"de viris illustribus" donnerait "lustrer des attributs virils"

"tu quoque mi fili" donnerait "toi aussi tu m'en files !"

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Quant à Françoise Guichard elle est particulièrement savoureuse à minauder devant un mâââle imaginaire qu'elle ne rencontrera jamais bien sûr...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Qu'en savez-vous, minable crétin ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Mon cher Sancho, des mââââles intellectuellement performants et bourrés de testostérone, cela existe — et certain(e)s ici en ont rencontrés… Croyez-vous que Guichard est tombée de la dernière pluie ?

Une réponse à Lars, qui veut parler cinéma.
Dès que le film est passé, la semaine dernière, sur Arte, j'ai émis des réserves sur la fin, par exemple — le scénario n'est pas "tenu" jusqu'au bout. On peut après argumenter à l'infini sur ce qui est ou non un bon film (sans parler de "grand" film) : tout ce que nous constatons, ici, c'est que sur un sujet qui au fond est similaire (la description du Collège tel qu'il est aujourd'hui), c'est à des années-lumières au dessus de Entre les murs, auquel des gens de cinéma, dont nous pourrions à 'occasion, vous et nous, récuser le bon sens ou la pertinence, ont décerné en mai dernier une Palme qu'avaient reçue, avant, Apocalypse now, l'Affaire Mattei ou le Guépard — j'en prends trois au hasard que j'aime, mais je pourrais rajouter Padre padrone ou All that jazz — vous voyez, j'ai des goûts très éclectiques.
La Journée de la jupe ne joue pas dans la même cour, j'en conviens très volontiers. Si nous aimons ce film, c'est d'abord parce que dans le cinéma français actuel, il fait tache ; et ensuite, parce qu'il propose un discours (qui n'est pas un discours cinématographique, si vous voulez — encore que l'idée — cent fois vue — d'installer tout le monde au théâtre n'est pas tout à fait dépourvue d'intelligence narquoise, et se moque par aance de ceux qui voudraient à toute force en faire un docu-fiction — ou n'ont rien compris à ce qu'est le réalisme — voir Brecht et l'Achat du cuivre) qui fait du bien à la communauté éducative, en butte à un discours totalitaire dont vous ne semblez pas avoir bien saisi la rigueur…
Et pour en rester au strict point de vue cinéma, vous pourriez au moins reconnaître que les acteurs, professionnels ou non, sont assez bien dirigés. Adjani a toujours été performante dans des rôles un peu hystériques, Podalydès commence à savoir faire ce qu'il veut, Yann Collette est une gueule bien utilisée, et les "gosses" (qui n'en sont pas tous, à vrai dire) tirent fort bien leur épingle du jeu : on a célébré ceux qui jouaient dans Entre les murs, manipulés comme ils l'ont été par le metteur en scène et son cabot principal ; on peut applaudir ceux-là.
Blackboard Jungle, avec les critères qui sont les vôtres, n'était pas forcément le meilleur film de Richard Brooks (je préfère la Chevauchée sauvage, voyez-vous…). Mais il disait déjà des choses fortes. Le Sel de la terre n'est pas forcément un chef d'œuvre, mais ce fut sans doute l'un des films militants les plus commentés des années 50 à 75 — il est significatif qu'il ait disparu des références et des bacs depuis l'arrivée de la Gauche au pouvoir… J'ai cherché récemment, c'est apparemment introuvable.
Quant à Godard… J'ai gardé un bon souvenir de Pierrot le fou. Vous êtes sûr que Devos en train d'improviser sur "est-ce que vous m'aimez ?", avec dans la tête la musique de fond que n'entend pas Belmondo, n'est pas un grand moment de cinéma ?

Nous pourrions nous jeter des titres à la tête pendant des heures sans progresser. la Journée de la jupe est, à mes yeux, un film militant (malgré lui, peut-être) bien fait, infiniment supérieur à la quasi-totalité des téléfilms (il n'est techniquement rien d'autre, vous le savez bien) jetés en pâture sur les chaînes (ou alors, dites-moi du bien de Josée Dayan et restons-en là…).
Me suis-je bien fait comprendre ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

- Thierry Ardisson : Qu'est-ce vous aimez dans l'argent ?
- L'auteur d'Entre les murs : Tout !

....

Ecrit par : Anas de Bégaudeau | 28 mars 2009

"Jeremy de l'ordre dans mes idées (enfin j'ai tenté pour être plus précis) 28 mars 2009". Merci, Jérémy, pour cet éclat de rire. C'est très drôle.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Je ne m'appelle pas Jérémy mais Jérôme, partagez votre éclat de rire avec Françoise Guichard, ça lui fera plaisir et la détendra un peu...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

"C'est bien beau de récupérer ni'mporte quel film pour défendre une noble cause mais faudrait-il au moins que cela ne soit pas une bouse vulgaire de bas étage à faire frémir tous les formalistes de l'histoire de l'art."

Ecrit par : Lars | 28 mars 2009

On s'en branle, des formalistes.
Certains "formalistes de l'histoire de l'art", comme vous dites, ont sorti d'énormes conneries à leurs époques respectives, en stigmatisant, dans des arts variés, certaines nouveautés de leur époque. Et en se ridiculisant copieusement "a posteriori".
Ceci-dit, je ne pense pas, (bien que n'étant qu'amateur très légèrement éclairé), qu'on puisse prendre "la journée de la jupe" comme mètre étalon sur le plan purement cinématographique. Mais il n'est pas pire qu'"entre les murs". Et pas assez mal joué et réalisé pour desservir la cause qu'il défend, en tous cas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Capésienne en lettres modernes, je viens de passer les épreuves d'admissibilité au concours et je peux vous donner mon modeste témoignage:
dans ma salle d'examen, trente inscrits, une dizaine de chaises vides et trois Gaffiot (dont le mien) sur les tables le jour de l'épreuve de version. Pour les autres, beaucoup de versions anglaises et un nombre important de langues régionales choisies en option (il paraît que c'est un bon calcul!).
Bien sûr, avec la masterisation (mot affreux, on pense à pasteurisation...) des concours, l'option latin, voire grec ancien disparaîtra définitivement et c'est un peu dommage, me semble-t-il.

@ l'hôte de ces lieux: j'ai beaucoup apprécié votre critique de ce film "dérangeant" qu'est "La Journée de la jupe".

Ecrit par : Chris | 28 mars 2009

Mille excuses, Jean-Paul, nos posts se sont croisés.

Je rappelle pour la n-ième fois, (à destination de Zorglub et de Sanseverina) que les IUFMs sont aussi des lieux de formations pour les PE. Pas uniquement des "fromages" pour des formateurs de PLC qui ont fui les établissements difficiles pour "dire de faire" ce qu'ils n'ont pas réussi à faire eux-mêmes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

"Bien sûr, avec la masterisation (mot affreux, on pense à pasteurisation...) "

Ecrit par : Chris | 28 mars 2009

Tiens, c'est bien vu, je n'avais pas remarqué!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

"de viris illustribus" donnerait "lustrer des attributs virils"

"tu quoque mi fili" donnerait "toi aussi tu m'en files !"

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

http://www.utc.fr/~aupetit/latin.shtml

Tenez, Dugong, ça a été mis ici avant-hier par un blogueur bien inspiré!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Au fait, le "canard enchaîné" propose une excellente critique de "la journée de la jupe". Mais peut-être que cela a déjà été dit ici.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Quant à Françoise Guichard elle est particulièrement savoureuse à minauder devant un mâââle imaginaire qu'elle ne rencontrera jamais bien sûr...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Qu'en savez-vous, minable crétin ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Je ne sais pas cela doit être l'intuition féminine je suppose...

Bon, toujours rien sur la finalité de ce film la "Journée de la jupe".
Vous préférez nous faire un débat concernant la forme de cet objet de propagande filmé.
Cela devient comique cette histoire...
J'attends les nouvelles du BOEN avec impatience et ne manquerais pas à l'occasion de vous demander des nouvelles concernant l'ambiance qui règne dans vos classes...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

à CS : j'ai beaucoup aimé le "Stans pede in uno"

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

"[...] Pourquoi l'affaire corse ferait-elle exception ? Quelles pratiques restent permises aux politiques et aux forces de l'ordre face à la menace terroriste (qui ne joue pas le jeu de la démocratie) ?"

Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2009

J'ai très envie de répondre à cela.
Je pense que vous témoignez (comme beaucoup de Continentaux du reste) d'une profonde méconnaissance de "l'affaire corse". Et pour cause, les médias entretenant régulièrement la désinformation qui prévaut sur le sujet, et par conséquent une vision caricaturale du problème.
A vous entendre, on dirait qu'un beau matin des insulaires se sont réveillés en se disant "tiens, on s'ennuie un peu, alors on va poser des bombes". C'est juste un peu plus compliqué que cela. Il faut savoir que les militants nationalistes de la première heure, en réalité, dénonçaient les élections truquées, les trafics, le clanisme, le clientélisme et autres abus en tout genre. Bref, ils ne rejetaient pas l'Etat de droit... mais le demandaient, alors même que le pouvoir se bornait à couvrir des pratiques qui n'avaient rien de démocratiques.
Il ne s'agit pas de justifier les dérives ultérieures (le nationalisme ethnique notamment...), mais de replacer les choses dans un processus. Et pour répondre à votre question, je dirais : appliquer l'Etat de droit, tout simplement. Or, l'Etat de droit, ce n'est pas ce qui vient de se dérouler à la cour d'assises spéciale de Paris...


@ Matheutorduintheconcours

Ne renoncez pas à vos vacances en Corse! On peut encore aller prendre le muscat tranquillement sur le front de mer!
Quand je disais craindre de nouveaux débordements, je parlais plus d'une recrudescence des plasticages (qui ne visent jamais les touristes), ou d'actes perpétrés par de jeunes décérébrés qui n'ont pas 300 mots de vocabulaire, qui ignorent tout de la présomption d'innocence, et qui pourraient prendre prétexte de cette affaire pour aller brûler quelques poubelles...

@ Robin

Soutien à vous et à votre famille.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 mars 2009

Je ne m'appelle pas Jérémy mais Jérôme, partagez votre éclat de rire avec Françoise Guichard, ça lui fera plaisir et la détendra un peu...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Jérôme, Felts est mort et je ne suis pas à prendre avec des pincettes. Je suis en train de résister à la tentation de vous insulter comme vous le méritez, parce que ça me ferait du bien, effectivement, de passer sur vous ma colère et mon chagrin. Alors vous la bouclez à propos des femmes en général, et à mon sujet en particulier, s'il vous plaît.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

Autre citation de Denis Diderot trouvée dans son "Plan d'une université pour le gouvernement de la Russie: "les sauvages font des voyages immenses sans se parler parce que les sauvages sont ignorants. Les hommes instruits se cherchent, ils aiment à s'entretenir".
Puisse ce blog de JP Brighelli durer encore longtemps.
Mes pensées ce soir vont pour Robin G. et Roger F.

Ecrit par : buntovchik | 28 mars 2009

Enfin pour une fois que Bégaudeau avait l'air sincère et pas faux cul pour deux sous ...

Ecrit par : Anas de Bégaudeau | 28 mars 2009

Pour Roger Felts, une chanson et nos pensées...


http://www.youtube.com/watch?v=pUt6YLeECGI

Ecrit par : Amélie | 28 mars 2009

Françoise Guichard, savez-vous quand et où auront lieu les obsèques de R. Felts ?

Ecrit par : Amélie | 28 mars 2009

"Crétin"...votre article commence par le seul mot que vous ayez à la bouche. Pas très malin le JPB sur ce coup là. Votre décryptage est inversement proportionnel à la hauteur de la très grande estime que vous avez de vous même. Vous parlez trop de vous dans cet article JPB . Le problème c'est que ce film, vous n'en êtes pas l'auteur...Mais bon, ça vous fera quelques bouquins supplémentaires de vendus, n'est-ce pas?
Vous n'êtes vraiment point habile à l'analyse Monsieur Brighelli. Mais après tout, ce n'est pas l'analyse qui vous intéresse, c'est le détournement et la récupération de tout objet ou personne qui puisse servir vos intérêts personnels, ces derniers étant au seul service du mépris et de la condamnation.

Crétin, encore et toujours...faudrait vous acheter un dictionnaire des synonymes JPB, histoire de faire évoluer votre champ lexical...

Ecrit par : crétin | 28 mars 2009

Merci, Amélie.
Je joins celle-ci.
http://www.dailymotion.com/video/x25rj1_mozart-requiem-lacrymosa_music

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Françoise Guichard, savez-vous quand et où auront lieu les obsèques de R. Felts ?

Ecrit par : Amélie | 28 mars 2009

Non, Amélie, pas encore. Je vous tiendrai au courant par l'intermédiaire du blog dès que j'aurai l'information, ça va de soi. Bien à vous, FG

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

"de viris illustribus" donnerait "lustrer des attributs virils"

"tu quoque mi fili" donnerait "toi aussi tu m'en files !"

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Un peu de tenue, voyons, en souvenir des "Guerres Pudiques" ...

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Merci Christophe, on peut être de l'iufm et rester un être humain ! :-))) ( j'ai mis un smiley, comme vous aimez)

Nous avons tous nos travers, nos déséquilibres, nos excès...it's nice to be important, but it's important to be nice ...( phrase relevée sur le zippo d'un G.I de la guerre du vietnam année 62!)

Ecrit par : Amélie | 28 mars 2009

Un peu de tenue, voyons, en souvenir des "Guerres Pudiques" ...

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

Mais non! Les guerres pubiques! Voyons!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Pour se purifier de la Sottise, de la méchanceté et de la niaiserie, "Le Crépuscule des dieux" en ce moment sur Mezzo, dans une mise en scène invraisemblable, mais sacrément bien chanté...

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

"Au fait, le "canard enchaîné" propose une excellente critique de "la journée de la jupe". Mais peut-être que cela a déjà été dit ici."
dit Christophe…

Heu… Dans la Note initiale…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

""Crétin"...votre article commence par le seul mot que vous ayez à la bouche. Pas très malin le JPB sur ce coup là. Votre décryptage est inversement proportionnel à la hauteur de la très grande estime que vous avez de vous même. Vous parlez trop de vous dans cet article JPB . Le problème c'est que ce film, vous n'en êtes pas l'auteur...Mais bon, ça vous fera quelques bouquins supplémentaires de vendus, n'est-ce pas?
Vous n'êtes vraiment point habile à l'analyse Monsieur Brighelli. Mais après tout, ce n'est pas l'analyse qui vous intéresse, c'est le détournement et la récupération de tout objet ou personne qui puisse servir vos intérêts personnels, ces derniers étant au seul service du mépris et de la condamnation."

écrit un imbécile qui, par honnêteté, signe justement "crétin".
J'espère qu'il n'est pas prof de SES, celui-là, j'ai promis de ne plus en dire de mal… J'espère…
Quoique… Le prof dont je moquais l'inféodation à la pensée unique meiriolique m'a évité soigneusement, mais il est allé se plaindre à l'administration.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Merci à Daniel Arnaud, à FGuichard, à Buntovchik et à tous ceux qui m'ont fait part de leur soutien à l'occasion de l'agression dont a été victime mon fils aîné. Il vient de sortir de l'hôpital.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Je suis persuadé que si nous vivions très vieux - mais alors très très vieux genre Jeanne Calment - on verrait le Bégaudeau finir par cracher le morceau dans des "Mémoires d'Outre-tombe" style quasi-posthumes pour éditeur en mal de copie pour nous dire à quel point il a détesté ses années de cours et même ses élèves chéris !
D'ailleurs je l'attends en jupe la prochaine fois chez Ardisson histoire de voir s'il tient le coup en écossaise !

Ecrit par : A hurler le soir au fond des couloirs ! | 28 mars 2009

"Le prof dont je moquais l'inféodation à la pensée unique meiriolique m'a évité soigneusement, mais il est allé se plaindre à l'administration."

Il fut un temps, à Marseille, où les gros différents se réglaient sur le pré à l'aube.

Au premier sang.

Hélas ! Impossible maintenant : plus de raisiné mais du jus de nave à la place.

Personnellement, j'évite le pistolet (comme arme s'entend). Je préfère le sabre.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

"Merci à Daniel Arnaud, à FGuichard, à Buntovchik et à tous ceux qui m'ont fait part de leur soutien à l'occasion de l'agression dont a été victime mon fils aîné. Il vient de sortir de l'hôpital."

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Je me joins à eux, Robin...
Visiblement, la musique n'adoucit pas les moeurs de tout le monde.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Kassovitz s'est rendu célèbre avec "La Haine" et a adapté l'an dernier un livre de Guillaume G. Dantec, "Babylon", quand on connaît la haine viscérale de Dantec pour l'immigration islamique en Europe, on se dit que Kassovitz est un beau faux-cul, Bégaudeau ne fait que suivre sa voie exemplaire...

Ecrit par : Bégaudeau versus Kassovitz | 28 mars 2009

Quoique… Le prof dont je moquais l'inféodation à la pensée unique meiriolique m'a évité soigneusement, mais il est allé se plaindre à l'administration.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Quel courage !

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Personnellement, j'évite le pistolet (comme arme s'entend). Je préfère le sabre.

Ecrit par : dugong | 28 mars 2009

Moi aussi. Et puis, s'il est bien affûté, ce n'est qu'un bref mauvais moment à passer avant de trouver définitivement la voie ! ;-)

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Sylvie Huguet, j'ai rangé votre "ami manqué" ...
Ce sera une perle parmi d'autres perles (celles de Catmano) que d'aucuns auront la possibilité de relire...

Robin, votre fils ne pourra sans doute pas reprendre sa musique avant quelques temps à cause de sa blessure ...
Je lui souhaite toute la patience dont il va avoir besoin et pas trop de rage malgré l'injustice de cet épisode dramatique...

Ecrit par : Maminou | 28 mars 2009

Je me joins à eux, Robin...
Visiblement, la musique n'adoucit pas les moeurs de tout le monde.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Et en plus, je peux vous dire, sans complaisance, que c'est de la bonne musique. Le type était complètement ivre, il voulait les empêcher de sortir et il a jeté le contenu de sa cannette de bière sur le copain de mon fils. ce dernier lui a dit sa façon de penser (un vice familial) et l'autre s'est jeté sur lui, l'a fait tomber par terre et lui a déchiré un ligament de l'épaule.

http://www.myspace.com/societska

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

merci, Maminou.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2009

Allons, Amélie, nous sommes quelques-uns (unes) à ne pas céder à la pression des stentors et stentorettes du coin. Vous n'êtes pas toute seule.

Ecrit par : Sanseverina | 28 mars 2009

Leur site officiel. Lui, c'est Greg. :

http://www.societska.com/pages/5.html

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Kassovitz s'est rendu célèbre avec "La Haine" et a adapté l'an dernier un livre de Guillaume G. Dantec, "Babylon", quand on connaît la haine viscérale de Dantec pour l'immigration islamique en Europe, on se dit que Kassovitz est un beau faux-cul, Bégaudeau ne fait que suivre sa voie exemplaire...

Ecrit par : Bégaudeau versus Kassovitz | 28 mars 2009


L'écrivain en question s'appelle Maurice de son prénom et non Guillaume...
Et effectivement il dénonce l'islamisation européenne...Mais je pense surtout que sa détestation de l'Islam n'a rien de viscérale,au sens où je crains que vous ne l'entendiez ; elle est le fruit d'une pensée construite si vous préférez...
Quant à l'adaptation cinématographique de "Babylon Babies" par Kassovitz, elle n'est en aucun cas fidèle à ce génial roman...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Leur site officiel. Lui, c'est Greg. :

http://www.societska.com/pages/5.html

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Eh bien, ils ont un bon groove, les petits !
Tous mes voeux de rétablissement à votre fils, et qu'il remonte vite sur scène !

Ecrit par : Chevreuil | 28 mars 2009

J'ai trouvé ça sur le Net, j'espère que c'est une private joke ou que Dantec avait abusé de la fumette ce jour-là :


"Bonjour Maurice, je pense comme vous que l'islam est une menace pour l'occident et j'admire votre courage d'oser le dire. Ceci dit, quel est la solution pour que cet Islam n'ait le dessus ?

L'écraser, définitivement.

MgD "



"Etes-vous d'accord avec moi qui pense qu'une laïcité réellement appliquée en France (car elle ne l'est pas) pourrait sauver la France d'une partie de ces maux (islamisation par exemple) ???

Seul un État Impérial Très Chrétien sera en mesure de le faire. Une civilisation militaire, scientifique, religieuse.

MgD "



"Pensez-vous qu’une fusion des Français avec les immigrés soit possible à terme ? Si oui, comment envisagez-vous ce syncrétisme impérial ? Si non, pourquoi désespérez-vous ?

La seule fusion que j'envisage sereinement pour les envahisseurs islamiques c'est la fusion thermonucléaire. "



"MgD Quelle est votre position sur l'affaire Redeker ( professeur de philosophie menacé de mort par des islamoabrutis ( pléonasme ? ) suite à une tribune objective sur l'Islam dans le Figaro ?

Les marxistes seront les premières victimes de l'islam jihadiste, ce "communisme du désert". Ils l'auront bien cherché. Cela étant dit, j'ai lancé et signé une pétition en sa faveur.

MgD "



"Si "guerre civile" il y a, quel serait d'après vous l'état du pays et des populations, sachant qu'à mon avis il ne reste plus grand chose qui vaille être défendu à mort en France?



La « guerre civile » n’est que le stade ultime – explosif » de la décomposition du cadavre : émission de gaz, une petite étincelle et…

Une chance de TOUT NETTOYER.

Maurice G. Dantec "



"Nos sociétés occidentales nihilistes méritent-elles réellement d'être défendues face à l'Islam ?

Face à l'Islam même un chenil de province doit être défendu.

MgD "

Ecrit par : Mon homme s'appelle Maurice | 28 mars 2009

Bonsoir

Triste journée, vraiment.

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2009

@ Blog de Luc Cédelle.
Je découvre sur le blog de Luc Cédelle un post d'un habitué d'ici dont j'extrais cette phrase :
"Là dessus, Guy Morel nous avertit sur Bonnet d’Ane."

Je n'apprécie pas du tout d'avoir été ainsi enrégimenté dans un collectif appelé "nous" et dont les contours me semblent bien flous.

Ecrit par : guy morel | 28 mars 2009

Quoique… Le prof dont je moquais l'inféodation à la pensée unique meiriolique m'a évité soigneusement, mais il est allé se plaindre à l'administration.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Quel courage !

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009


Et quelle élégance...

Ecrit par : Manu | 28 mars 2009

Quelques commentaires sur le post de "Crétin" :

"Crétin"...votre article commence par le seul mot que vous ayez à la bouche."

-----> Il y en a quelques milliers d'autres dans "La Fabrique...". Vous êtes une victime de la méthode globale ou vous êtes juste de mauvaise foi ?


"Pas très malin le JPB sur ce coup là".

------> Et c'est un expert qui parle...


" Le problème c'est que ce film, vous n'en êtes pas l'auteur"

------->Tout le monde s'en fout (Brighelli compris) à part vous.


"Mais bon, ça vous fera quelques bouquins supplémentaires de vendus, n'est-ce pas ?"

-------> JPB va sortir un bouquin sur "La journée de la Jupe" ? Complètement crétin ce Crétin...


"Vous n'êtes vraiment point habile à l'analyse Monsieur Brighelli."

L'analyse !?? Parce qu'il n' y en a qu'une seule ? Est-il encore possible de penser autrement à Meirieuland ?


"Mais après tout, ce n'est pas l'analyse qui vous intéresse, c'est le détournement et la récupération de tout objet ou personne qui puisse servir vos intérêts personnels, ces derniers étant au seul service du mépris et de la condamnation."


-------> Je sais de source sûre (lui-même) qu'il est bloqué au 11ème échelon sans beaucoup d'espoir d'aller plus loin. Pareil pour le Bris qui avance à l'ancienneté sans compter tous les anonymes (y compris votre serviteur parce qu'on lui reproche de faire cours à des élèves "instruits et disciplinés".
C'est bizarre tout de même : pendant ce temps là, les pédagogols, eux, font de brillantes carrières. C'est marrant quand même ce déni de réalité permanente chez les adversaires de JPB et cette propension à renverser les rôles en fonction de leurs fantasmes.

Sinon, oui, nous méprisons et condamnons sur ce blog et ailleurs les fosseyeurs de l'École Républicaine : mort aux cons !

"Crétin, encore et toujours...faudrait vous acheter un dictionnaire des synonymes JPB, histoire de faire évoluer votre champ lexical..."

-------> Il y a "abruti" aussi, si vous voulez. "Pauvre type", ce n'est pas mal non plus. "Collabo" collerait sans doute davantage encore dans votre cas.

Ecrit par : crétin | 28 mars 2009

Ecrit par : Manu | 28 mars 2009

Eh bien, ils ont un bon groove, les petits !
Tous mes voeux de rétablissement à votre fils, et qu'il remonte vite sur scène !

Ecrit par : Chevreuil | 28 mars 2009

Je crois qu'il se sont spécialisés dans le "Ska", mais ne me demandez pas la différence avec le "Groove", ça dépasse mes compétences ! Christophe doit savoir.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

J'ai été exaspéré par certains messages remplis d'autosatisfatction et par certaines invectives en rentrant ce soir.

J'en souhaiterais presque qu'on ferme les commentaires de ce blog une journée, histoire d'apprendre à certains les vertus de la pudeur et du recueillement.

Sinon, pour participer au delà de la pensée à l'enterrement, que peut-on faire ?

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2009

@ Blog de Luc Cédelle.
Je découvre sur le blog de Luc Cédelle un post d'un habitué d'ici dont j'extrais cette phrase :
"Là dessus, Guy Morel nous avertit sur Bonnet d’Ane."

Je n'apprécie pas du tout d'avoir été ainsi enrégimenté dans un collectif appelé "nous" et dont les contours me semblent bien flous.

Ecrit par : guy morel | 28 mars 2009

Oh, ça va, c'est bon, maintenant, allez prendre l'air, j'en ai marre de vos sautes d'humeur, vous voulez quoi à la fin ? Foutez-moi la paix avec vos conneries et laissez à d'autres le soin de vous enregimenter, ce qui est le dernier de mes soucis, ou allez vous faire soigner, c'est pas le moment.

Ras le bol à la fin, venez me voir, je travaille sur Paris : on s'explique quand vous voulez et si vous ne voulez pas allez voir ailleurs si j'y suis !!!

Merde !

Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2009

Oui, ça se rapproche effectivement plus du "ska" que du "groove". Mais le ska, remis au goût du jour par des groupes comme "Madness", n'a pas grand chose à voir avec celui de ses origines jamaïcaines, (ancêtre du "reggae"), et le mot groove aussi a subi un léger détournement sémantique pour devenir synonyme de "swing binaire", binaire étant pris au sens musical du terme. Et, par extension, toute musique binaire qui donne un peu envie de bouger, ce qui est le cas de celle du groupe de votre fils! Mes compliments, en tous cas.
Si vous voulez un exemple de "groove" phénoménal, écoutez le disque "tokyo concert, enregistré en 2005 par Herbie Hancock et son orchestre "électrique"...

http://www.youtube.com/watch?v=0UjXmbSBTD4&feature=related

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Extrait du mail de Sanjuro :

"Un collègue de physique se récrie alors : « avec des propos pareils, tu es pire que Sarkozy ! » littéralement sic. Dois-je préciser qu'il est [au] SGEN ?"


Qu'est-ce que Sarko vient faire dans un conseil de discipline ? Faut toujours qu'ils fassent de la politique, ces curés de gauche !
Il est vrai que l'idéologie et la politique à l'intérieur de l'École, c'est devenu LA spécialité de l'Éducation Nationale...

Ecrit par : Manu | 28 mars 2009

Tous mes voeux de rétablissement à votre fils, et qu'il remonte vite sur scène !

Ecrit par : Chevreuil | 28 mars 2009

Je crois qu'il se sont spécialisés dans le "Ska", mais ne me demandez pas la différence avec le "Groove", ça dépasse mes compétences ! Christophe doit savoir.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Au pire, je veux dire si Christophe reste muet, on pourra demander à mon fiston ! C'est hélas exactement dans ses compétences ...

Ecrit par : dobolino | 28 mars 2009

Oh, ça va, c'est bon, maintenant, allez prendre l'air, j'en ai marre de vos sautes d'humeur, vous voulez quoi à la fin ? Foutez-moi la paix avec vos conneries et laissez à d'autres le soin de vous enregimenter, ce qui est le dernier de mes soucis, ou allez vous faire soigner, c'est pas le moment.

Ras le bol à la fin, venez me voir, je travaille sur Paris : on s'explique quand vous voulez et si vous ne voulez pas allez voir ailleurs si j'y suis !!!

Merde !
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2009

Si vous pouviez éviter d'être grossier, cela serait mieux. Que vous travailliez à Paris ou ailleurs m'indiffère et je n'ai strictement aucune envie - et d'ailleurs pas le loisir - de m'expliquer avec vous que je ne connais pas autrement que dans le monde virtuel d'Internet. C'est-à-dire pas du tout.
Je vous saurai simplement gré à l'avenir, si cela vous es possible, de ne pas m'amalgamer à un "nous" qui n'existe que dans votre imagination.

Ecrit par : guy morel | 28 mars 2009

ET OK, por "le Canard", Jean-Paul... J'avais lu trop vite...
Pan sur le bec pour moi!!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Oui, ça se rapproche effectivement plus du "ska" que du "groove".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

OOOups ! Nous nous sommes croisés ! Mille excuses !

Ecrit par : dobolino | 28 mars 2009

"C'est hélas exactement dans ses compétences ..."

Ecrit par : dobolino | 28 mars 2009

C'est un savoir, pas une compétence! Et pourquoi: "hélas"?
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

"OK, pour moi"... Je n'ai aucune ascendance hispanisante! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Autrement, comme "groove", il y a celui-ci, qui n'est pas mal non plus... Mais, comme pour l'autre lien, image et son sont pourris, (c'est vraisemblablement du piratage). Il faut trouver les DVD originaux. Mais ça vous arrache les jambes du canapé!!! ;-)

http://www.youtube.com/watch?v=7ExwWiXqfYA&feature=related

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Tiens, dans un genre différent...
Manu, écoutez ça!!! Ce qu'on peut faire avec un si petit instrument!!! ;-)

http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3D0B7KnrxTafU&h=cfa906431c1875dea73b335938a5243b

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

@ Amélie et beaucoup d'autres, à propos des obsèques de Roger Felts : elles auront lieu dans l’intimité ; merci de respecter le souhait et la douleur de la famille.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mars 2009

J'ai trouvé ça sur le Net, j'espère que c'est une private joke ou que Dantec avait abusé de la fumette ce jour-là :


"Bonjour Maurice, je pense comme vous que l'islam est une menace pour l'occident et j'admire votre courage d'oser le dire. Ceci dit, quel est la solution pour que cet Islam n'ait le dessus ?

L'écraser, définitivement.

MgD "



"Etes-vous d'accord avec moi qui pense qu'une laïcité réellement appliquée en France (car elle ne l'est pas) pourrait sauver la France d'une partie de ces maux (islamisation par exemple) ???

Seul un État Impérial Très Chrétien sera en mesure de le faire. Une civilisation militaire, scientifique, religieuse.

MgD "



"Pensez-vous qu’une fusion des Français avec les immigrés soit possible à terme ? Si oui, comment envisagez-vous ce syncrétisme impérial ? Si non, pourquoi désespérez-vous ?

La seule fusion que j'envisage sereinement pour les envahisseurs islamiques c'est la fusion thermonucléaire. "



"MgD Quelle est votre position sur l'affaire Redeker ( professeur de philosophie menacé de mort par des islamoabrutis ( pléonasme ? ) suite à une tribune objective sur l'Islam dans le Figaro ?

Les marxistes seront les premières victimes de l'islam jihadiste, ce "communisme du désert". Ils l'auront bien cherché. Cela étant dit, j'ai lancé et signé une pétition en sa faveur.

MgD "



"Si "guerre civile" il y a, quel serait d'après vous l'état du pays et des populations, sachant qu'à mon avis il ne reste plus grand chose qui vaille être défendu à mort en France?



La « guerre civile » n’est que le stade ultime – explosif » de la décomposition du cadavre : émission de gaz, une petite étincelle et…

Une chance de TOUT NETTOYER.

Maurice G. Dantec "



"Nos sociétés occidentales nihilistes méritent-elles réellement d'être défendues face à l'Islam ?

Face à l'Islam même un chenil de province doit être défendu.

MgD "

Ecrit par : Mon homme s'appelle Maurice | 28 mars 2009


Oui et donc?

Ecrit par : Jérôme Sancho | 28 mars 2009

Guy Morel, en tant que spécialiste de la lecture, apprenez à vous relire, ça me fera des vacances la prochaine fois que vous voudrez disserter sur le réel et l'imaginaire.

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mars 2009

Je viens de lire quelques échanges musclés : Ambiance !

Pour vous détendre :
L'anagramme sur "Giscard d'Estaing" (Le Canard Enchaîné" vers 1974) c'est :
Grands -----s ici.
Facile, non ? Quoi ! cinq lettres à ordonner !
Maintenant c'est facile.
Bonne nuit !

Ecrit par : Francis Penin | 29 mars 2009

Tiens, dans un genre différent...
Manu, écoutez ça!!! Ce qu'on peut faire avec un si petit instrument!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2009

Dans un genre différent ? J'ai trop souvent l'impression que tous cens "genres" musicaux prétendument différents (ska, reggae, jazz, blues, funk, r'n'b', etc.) tournent franchement en rond autour du même feeling ou de la même conception centrée sur le rythme au détriment du reste, ou à peu près.

Ceci dit, si ça m'ennuie musicalement, techniquement, c'est extrêmement balaise. Merci Christophe.

Et je retiens votre maxime à double sens ( " Ce qu'on peut faire avec un si petit instrument")

Ecrit par : Manu | 29 mars 2009

"@Zéro faute

Luc Cédelle a ajouté un PS à son article sur La journée de la jupe. Le voici :
"Post-scriptum: les brighelliens viennent voir, mais ne laissent guère de commentaires. Seraient-ils effarouchés par le “zéro faute” (ou presque) exigé? Ou indisposés à l’idée de se salir les mains dans une arrière-boutique “adverse”? Allons, personne ne va vous manger ici. Vous trouvez que “La Journée de la jupe” est un film excellent qui pose de bonnes questions, moi aussi. C’est quand même extraordinaire que ça vous énerve, non?"
GM
PS. Je ne fais pas partie des "énervés". Intervenant régulièrement sur Bonnet d'âne, je "poste" aussi sur Zéro faute.

Ecrit par : guy morel | 26 mars 2009 "


Je retire ce que j'ai dit : Guy Morel ne nous "avertit" pas, il nous prend à témoin !

Il y en a décidément pour qui l'enculage de mouche est un plaisir de fin gourmet !

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mars 2009

Quoique… Le prof dont je moquais l'inféodation à la pensée unique meiriolique m'a évité soigneusement, mais il est allé se plaindre à l'administration.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Quel courage !

Ecrit par : Robin | 28 mars 2009

Autrement dit, il est allé pleurer dans les jupons de maman...

Ecrit par : Magister | 29 mars 2009

Pourquoi Mayotte deviendrait-elle le 101 ème département français et pas les Kerguelen ni la Belgique francophone ?

A titre personnel, je verrais bien une sorte de communauté comoro-kerguelo-wallonne avec libre circulation des espèces en tout genre *.

On peut même envisager la transformation de la Terre-Adélie en terre-Amélie pour elle et les siens.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/27/a-mayotte-futur-departement-francais-tout-reste-a-construire_1173291_823448.html#ens_id=1173404

http://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/08/rattachement-la-france.html

http://forums.lavoix.com/index.php?showtopic=4563

http://www.kerguelen-island.org/pages/description.php


* les plus sagaces d'entre vous aurons reconnu la possibilité de créer des paradis fiasco.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

J'ajoute à mon envoi précédent une importante mise au point : ne pas confondre réserve naturelle et réserve à naturels.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Quand vos tripes parlent, c'est du Jean-Paul 1er ... crû !

Extra !

FPLC

Ecrit par : fépétélescahouets | 29 mars 2009

A la lecture de vos "commentaires" sur ce film, je n'en finis plus de rire.

Je vous le dis avec la conscience de prendre le risque de me fâcher irrémédiablement avec JPB, ce qui était loin d'être mon intention initiale en venant poser la seule question valable concernant ce film, je pense que ce blog est un repaire d'escrocs de la pensée tout simplement.

Qu'un "sot" vienne vous heurter dans votre confort intellectuel, autrement dit dans ce degré zéro de la pensée, en posant l'unique question valable sur ce film en dit long sur le piège qui se referme sur vous et sur cette prison dont vous ne sortirez plus jamais.

Vous vous étonnez tous autant que vous êtes du fait que ce film fasse l'unanimité et que chacun y aille de sa satisfaction de voir enfin décrit un réel qu'il faut bien reconnaître est sans cesse camouflé.

Ce film fait l'unanimité car il ne bouscule en rien, il ne provoque rien, il ne propose rien.
Ce film est à ranger dans la catégorie "divertissement" de vos armoires, je le regarderai à nouveau un soir de déprime pour rigoler, avec le même état d'esprit que si je devais regarder "Le pari" des Inconnus.
Dans ce film du trio comique est relaté avec humour la difficulté d'arrêter de fumer.
Eh bien je visionne "La journée de la jupe" avec le même regard.
"La journée de la jupe" ou la difficulté d'arrêter d'être un bisounours.
Il va sans dire que c'est comme arrêter de fumer, on en est quand même dépendant comme de la nicotine de cette propagande moderniste.

Evidemment "Dirty Djani" qui n'est pas "Dirty Harry" rechute bien assez vite en proposant cette "Journée de la jupe", à la fin on l'aidera un petit peu certes, mais il va de soi que cette prof aurait droit elle aussi à sa légion d'honneur posthume...
Car proposer une Journée de la Jupe c'est quand même l'approbation d'un système qui "avance" et c'est parler son discours...Ce n'est rien proposer d'autre que ce qui n'est déjà en place.

La Journée de la Jupe, la Journée de la Femme, "La Journée des Dupes" comme vous le dites trop brièvement monsieur Brighelli.

Cette journée de "prise de conscience", cette journée qui n'est qu'une parade de plus, une fête sensée résoudre tous les maux.
(Vous avez éteints sagement votre ordinateur, télévision, ampoules, et allumez vos bougies hier? Vous vous êtes donnés bonne conscience comme 1 milliard d'individus sur cette terre selon les objectifs visés?)

Alors voilà, ce commentaire me donnera le droit d'être qualifié de "facho" comme certains se sont permis de me traiter, que ces petits flicaillons de la Non-Pensée sachent qu'ils ne méritent même pas une bordée d'injures, tout au plus le mépris que leurs élèves leur accordent...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

J'ai déjà répondu — en répondant à "Lars" — à la diatribe susdite. Je me demande quelles frustrations Sancho tente de défouler en s'insurgeant contre ce qu'il voit comme une pensée molle — allez donc faire votre petit numéro chez Meirieu ou l'un de ses séides, qui malheureusement pour vous ne vous laissera pas la parole.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mars 2009

"Je pense que ce blog est un repaire d'escrocs de la pensée tout simplement."

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Mais non! Depuis que vous êtes arrivé, tel le messie, tout a changé! Hallelujah! Je vois enfin la lumière* :-)

*... Que je n'ai pourtant pas éteinte, hier soir. J'ai horruer de ce type d'action collective, par ailleurs plus néfaste pour la planète, et ceci pour plusieurs raisons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Dans un genre différent ? J'ai trop souvent l'impression que tous cens "genres" musicaux prétendument différents (ska, reggae, jazz, blues, funk, r'n'b', etc.) tournent franchement en rond autour du même feeling ou de la même conception centrée sur le rythme au détriment du reste, ou à peu près."

Ecrit par : Manu | 29 mars 2009

Sauf votre respect, Manu, il y a deux erreurs dans votre message.
-Les "feelings", quoique ayant des racines communes, sont totalement différents, voire opposés, (Soul et Bossa-Nova, Reggae et Salsa).


-Il y a énormément d'éléments mélodiques chez Rizzo, et chez beaucoup de batteurs de jazz, (l'exemple le plus célèbre est Max Roach; je ne pense pas que Thierry me contredise).
Tenez, un peu de mélodie, et de prouesse technique... ;-)

http://www.youtube.com/watch?v=zR_GVUWllP4&feature=related

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

Je salue une dernière fois l'indépendance d'esprit et l'art du pinaillage de Guy Morel, devant lequel il ne me reste plus qu'à m'incliner avant d'aller profiter de ma journée.

Je m'en voudrais d'écrire en toute bonne foi trop souvent en sa présence.

Bonne journée.

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mars 2009

devant lesquels

Ecrit par : johnmarguerite | 29 mars 2009

Sur le seul cas que je connaisse: la prof de latin de mon fils a complètement renoncé à tout apprentissage un peu structuré du latin. Devinette et civilisation à gogo. Rassurez-vous il a d'excellentes notes mais est incapable de comprendre: puella pulchra est ou rosam pulchrae do!!!
Ce qui me désole pour mon fils qui perd son temps en n'apprenant rien et m'irrite fortement.

Merde alors!

Ecrit par : Hervé de Strasboustsrg | 28 mars 2009

Vous savez, Hervé de Strasbourg, la tentation est grande d'abandonner tout enseignement de la langue latine, tant l'ignorance de la grammaire est totale chez les élèves. Alors on meuble avec des choses supposées plus attrayantes: de la civilisation a gogo, des textes devinés...
Le tout avec la bénédiction de la CNARELA, association très SNES et SGEN qui devait, en principe, défendre les langues anciennes, mais qui a déroulé le tapis rouge devant les didacticiens et les pédagos qui les ont sabotées et s'est couchée devant eux - avec à la clé quelques titres d'agrégé par simple nomination (liste d'aptitude).

Ecrit par : Jean de Strasbourg | 29 mars 2009

il faut reconnaître que les élèves ont accès à des textes plus variés, plus intéressants.

Ecrit par : marilyse | 28 mars 2009

... sans les comprendre!

Ecrit par : Jean | 29 mars 2009

"et le mot groove aussi a subi un léger détournement sémantique pour devenir synonyme de "swing binaire", binaire étant pris au sens musical du terme. Et, par extension, toute musique binaire qui donne un peu envie de bouger, ce qui est le cas de celle du groupe de votre fils! "

Ecrit par Christophe Sibille.

Et voilà, j'étais dans le glissement sémantique ! Je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi !

Merci à Christophe pour les liens musicaux, je retourne à mes fourneaux : au menu : épaule d'agneau au four. Mmmmmmmh !

Ecrit par : Chevreuil | 29 mars 2009

J'ai déjà répondu — en répondant à "Lars" — à la diatribe susdite. Je me demande quelles frustrations Sancho tente de défouler en s'insurgeant contre ce qu'il voit comme une pensée molle — allez donc faire votre petit numéro chez Meirieu ou l'un de ses séides, qui malheureusement pour vous ne vous laissera pas la parole.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mars 2009

"Je pense que ce blog est un repaire d'escrocs de la pensée tout simplement."

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Mais non! Depuis que vous êtes arrivé, tel le messie, tout a changé! Hallelujah! Je vois enfin la lumière* :-)

*... Que je n'ai pourtant pas éteinte, hier soir. J'ai horruer de ce type d'action collective, par ailleurs plus néfaste pour la planète, et ceci pour plusieurs raisons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009


Monsieur Brighelli,

Vous n'avez répondu à rien du tout, vous n'avez tout au plus qu'émis un jugement esthétique sur ce film.
Vous avez également applaudi à deux mains avec vos "ennemis" sur ce film à la Journée de la Jupe et vous feignez un étonnement à cela.
Je vous trouve bien hypocrite en somme.
Au fond vous n'êtes qu'un de ces "rebellocrates" à la solde du pouvoir.

A la question que je posais "naïvement" :
"Maintenant que nous avons vu ce film décrivant l'état de délabrement des rapports humains dans cette société moderne, que fait-on? Une Journée de la Jupe?"

Et à cette question donc, vous êtes incapables de répondre.

Car ce n'est même plus une "pensée molle" qui vous anime, je vous l'ai dit : c'est une Non-Pensée.

Il n'y a qu'à voir les insultes que je subis depuis ma première intervention ainsi que cette condescendance dont vous faites preuve à mon égard monsieur Brighelli sur votre dernier commentaire.

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Jérôme Sancho, je comprends très bien ce que vous voulez dire. Le film ne propose pas de solution en effet parce qu'ici comme ailleurs on ne veut pas, surtout pas remettre en cause l'immigration massive, ni la désigner comme une des causes de l'échec de l'école. Je comprends votre colère.

Notre cher Roger Felts avait cité un texte de Renaud Camus qui traitait ce sujet. L'effet a été immédiat, comme chaque fois que Felts, moi-même ou un autre a abordé ce qui est ici tabou. Les profs ne veulent pas entendre et on vire ceux qu'on désigne comme des "fachos" et des "racistes", ce fut mon cas.

Comme vous, je regrette et Roger Felts le regrettait aussi, qu'on ne puisse aborder le sujet sans se faire automatiquement traiter de raciste, islamophobe, et sans qu'on évoque les heures les plus sombres et les chemises brunes...

Allez faire un tour sur le blog de Roger Felts, décédé avant-hier et dont on ne dira jamais assez combien il nous manque et va nous manquer, pour sa hauteur de vue et son intelligence surplombante.

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/02/03/les-donneurs-de-lecons/

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/02/06/ce-nest-pas-la-lutte-finale/

Alors, Jérôme, la colère est inutile, ils ne sont pas prêts pour ce débat. Nous avions l'habitude de nous rejoindre, nous les "dissidents", les pestiférés, sur le blog de Roger...On se sent bien seuls aujourd'hui.

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Hé oui, ma pauvre Amélie, comme disait l'excellent Luis Rego, (qui s'y connaissait en immigration, ;-), "il y a de plus en plus d'étrangers dans le monde".
Merci, Chevreuil! Vous nous donnerez la recette? Je vais tenter le rôti de porc à la sauge et au cidre, ce soir!
Bon appétit à vous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Je vais tenter le rôti de porc à la sauge et au cidre, ce soir!"

Après les avis allocinés, une recette hallucinante ?

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

"Car ce n'est même plus une "pensée molle" qui vous anime, je vous l'ai dit : c'est une Non-Pensée.

Il n'y a qu'à voir les insultes que je subis depuis ma première intervention ainsi que cette condescendance dont vous faites preuve à mon égard monsieur Brighelli sur votre dernier commentaire."

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Ne soyez-donc pas parano! Et essayez de comprendre que les insultes viennent plutôt de votre côté! (Relisez-vous!)
Mais c'est finalement assez simple de se persuader qu'on est intelligent; il suffit de traiter les autres d'abrutis, (et leur disant qu'ils ont une "non pensée".)
Très pratique, finalement!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Après les avis allocinés, une recette hallucinante ?"

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Oui, entre quelques messages malsonnants, (et très bûchants).

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"en leur disant qu'ils ont une non-pensée".

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

la haine viscérale de Dantec pour l'immigration islamique en Europe,
Bégaudeau versus Kassovitz | 28 mars 2009

sa détestation de l'Islam n'a rien de viscérale,au sens où je crains que vous ne l'entendiez ; elle est le fruit d'une pensée construite si vous préférez...
Jérôme Sancho | 28 mars 2009

« Pensée construite ». Très drôle.
Il se trouve que je sais de source particulièrement fiable — quelqu'un que je ne souhaite pas nommer ici — le pourquoi du départ de ce pauvre Maurice Gépoint au Canada et de sa concomitante détestation de « l'immigration islamique » : ce n'est que la conséquence d'une aventure toute personnelle dont il avait intérêt à fuir les retombées. Cette histoire de cornecul, qui a longtemps fait les délices des gens du milieu du polar français, aura au moins permis à ce guignol de se poser en imprécateur.
Vous n'êtes, bien sûr, pas obligé de me croire.

Ecrit par : Tailleboudin | 29 mars 2009

Tailleboudin, quelle est cette "aventure toute personnelle dont il avait intérêt à fuir les retombées"? Mettez tout au conditionnel...

Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2009

Amélie,

Je ne connaissais pas Roger Felts, mais je vous assure que je partage votre peine et celle de ses proches.
La perte d'un homme libre me donne toujours ce sentiment d'une cruelle injustice.
Triste année, Philippe Muray, Alain Bashung...et Roger Felts que je commence à découvrir grâce à vous et qui déjà résonne en moi.

Je vous remercie,

Bien à vous,

Jérôme.

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Est-il possible de ne pas faire de "Bonnet d'âne" un Tombeau (au sens littéraire et musical du terme)? On tombe dans l'indécent.

Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2009

Tailleboudin,

Bien évidemment je ne vous crois pas...Vous êtes un pitre...

De plus vous n'avez jamais ouvert un de ses livres...

Je commence à comprendre où je suis tombé...

Je répète que l'insulte de "facho" se doit d'être justifié.
De plus je n'ai jamais prétendu être intelligent.
Si vous me voyez comme le "messie", c'est votre problème...
Je ne me suis évidemment jamais présenté comme tel.

Je n'ai fait que poser une question et relever un malaise devant cette question.

C'est tout.

Je rappelle que je n'ai insulté personne de manière nominative sauf ce tailleboudin mais je suppose que ce n'est pas vraiment son nom, n'est-ce pas? .

Ah oui... c'est peut être le terme "bisounours" qui vous chagrine...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Le Grand Meiriol nous fait son cinéma sur son lieu de pignolade électronique (1).

Le voici en dénonciateur courroucé de la médicalisation de l'échec scolaire.

Comme moi, je suppose, vous vous frottez les yeux et vous demandez quelle mouche a piqué le primat des pédagols. Encore un retournement de veste ?

Rassurez-vous, notre meiriol est toujours aussi faux-cul. En "dénonçant" les excès médicaux, il oublie de rappeler que c'est lui et ses affidés du Moloch qui parlent de "nécessaires remédiations" à tous les niveaux scolaires et qui contresignent à foison des PAI de complaisance (2).

Bien sûr, il n'ose pas s'en prendre aux médecins eux-mêmes mais à la médecine. Il en côtoie probablement trop à la messe dominicale pour oser se fâcher avec eux. Les jets de missels ne sauraient exister aux offices (entre demi-sels cathos de gauche, on se reconnaît). Mais si on doit faire une distinction entre les médecins et la médecine, on ne saurait, en revanche, distinguer le souverain facarien de son domaine de nuisance : il est la pédagolie lui-même (3).

Au fond, de quoi le grand homme s'offusque-t-il ? En bon chef de file des arapèdes (4) pédagoles, assez intelligent pour mesurer l'ampleur de l'illégitimité des fausses sciences de l'éduc, il défend son pré-carré et affirme son primat sur d'éventuels concurrents :

Médecins ! Pas touche à la "remédiation collective" (5). Domaine réservé aux inexpugnables niveaux huit (6) !


(1) http://www.meirieu.com/TEXTESDECIRCONSTANCE/medecine_et_politique.htm

(2) PAI (Projet d'Accueil Individualisé). Au départ, un cadre légal organisant la scolarisation des enfants malades. Ouvre droit à tiers temps pédagogique, "aménagement" des exigences d'enseignement, etc.. Dévoyés, véritables passe-droits, de plus en plus utilisés par des parents irresponsables et des chefs d'établissement pédagols pour déguiser désespérément leur incurie en médicalisant l'échec scolaire.

(3) Les seuls "pédagogues" sont ceux qui ont précédé Meirieu (voir l'abondante nécrologie sur son site).

(4) arapèdes : mollusques particulièrement difficiles à arracher de la paroi où ils sont accrochés.

(5) "La médecine est dans la remédiation individuelle. La politique dans la prévention collective". Il ose suggérer qu'il est le garant d'une "prévention collective" en se parant de la noblesse du politique. C'est évidemment une imposture. Il s'agit, bien sûr, de "remédiation collective" : Tous malades ! Tous sous pédagoline ! Tous égaux !

(6) le niveau des sciences de l'éduc, selon la fameuse échelle de compétences de la mère Castex. Invraisemblable députée européenne en voie de reconduction.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Est-il possible de ne pas faire de "Bonnet d'âne" un Tombeau (au sens littéraire et musical du terme)? On tombe dans l'indécent.

Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2009


Vous ne tombez assurément pas de bien haut !

Ecrit par : orange amère | 29 mars 2009

Jérôme, ne soyez pas surpris, dès qu'on parle d'islamisation, la meute sort du bois : Grosboudin et le ravi de la Gôche ( Christophe Sibille ) comme les appelait Felts...

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Le BOEN, c'est la Journée des Dupes tous les jours.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mars 2009

Et c'est bien connu, "les non-dupes errent"... Karl Marx disait à propos de la philosophie que ceux qui la vitupèrent (l'avis du père) le plus en sont les pires esclaves. N'en est-il pas de même s'agissant de la dénonciation publique, politique, sociologique voire "artistique" d'un état de choses comme celui, on ne peut plus visible et désastreux qui règne dans la fabrique?
Il y a de bonnes raisons de s'interroger à propos de la sortie de ce film dénonciateur qu'est "La journée de la jupe". Il pose la question de la véritable efficacité des films militants face à la force tranquille des discours d'institutions, comme celui par exemple du BOEN, doté de la véritable "efficience symbolique".

Ecrit par : buntovchik | 29 mars 2009

Est-il possible de ne pas faire de "Bonnet d'âne" un Tombeau (au sens littéraire et musical du terme)? On tombe dans l'indécent.

Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2009


Vous ne tombez assurément pas de bien haut !

Ecrit par : orange amère | 29 mars 2009

De votre hauteur d'âme.

Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2009

Les laboratoires Meirieu fabriquent des produits dont l'efficacité indiscutable est prouvée par des essais en simple aveugle ...

Ecrit par : Homère alors ! | 29 mars 2009

Le film ne propose pas de solution en effet parce qu'ici comme ailleurs on ne veut pas, surtout pas remettre en cause l'immigration massive, ni la désigner comme une des causes de l'échec de l'école. Je comprends votre colère.

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Voilà exactement le type d'argument bien trouvé pour éviter de remettre en cause le fonctionnement interne de l'institution scolaire. Tout le monde sait que les "immigrés" qui ramassent nos poubelles et construisent nos routes et nos écoles sont l'autre nom qu'ont donnait jadis aux ouvriers, dont les fils et les filles quittaient l'école à 14 ans pour aller se faire exploiter à leur tour à l'usine ou à la mine.
Donc, s'il y a bien un problème à l'école ce n'est pas celui des immigrés, mais celui d'un État et d'une nation qui se refusent à instruire correctement tous les enfants en recourant comme cela a été le cas en France aux pires idéologies, celles, par exemple d'une gauche apolitique honteuse d'encore exister.

Ecrit par : marigot | 29 mars 2009

Signez et faites signer cette pétition autour de vous :
http://www.avaaz.org/fr/pope_benedict_petition

Je ne suis pas encore intervenu à ce sujet, mais il va de soi qu'en tant que catholique (pourquoi le cacher, tout le monde le sait sur ce blog), les déclarations irresponsables du pape Benoît XVI sur l'usage du préservatif, la réhabilitation d'un évêque négationniste et l'excommunication d'une adolescente victime d'un viol en Amérique du sud, sont pour moi une double cause de honte et de scandale, en tant qu'homme et en tant que chrétien, membre, par mon baptême, de l'Eglise catholique, d'autant que, comme, vous le savez aussi, mon grand-père maternel était juif.

Je voudrais que les athées et les agnostiques sur ce blog pour lesquels j'ai le plus grand respect et en compagnie desquels je me sens souvent bien mieux qu'en compagnie de bien des "croyants" sachent que les prises de position du pape actuel ne représentent pas l'opinion de tous les chrétiens et en tout cas pas la mienne.

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites qui imposez aux gens de lourds fardeaux que vous êtes incapables de soulever vous-mêmes."

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Robin, je ne peux tout de même pas signer une pétition pour protester contre les déclarations irresponsables d'un mitré dont je ne reconnais pas la capacité — pour ne rien dire de son infaillibilité… Qu'il se trouve encore des catholiques — et pas forcément intégristes — pour justifier les élucubrations de l'ancien responsable de l'Inquisition moderne me sidère.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mars 2009

Marigot, ils quittaient l'école à quatorze ans ! A quelle époque ? Années cinquante peut-être mais avant-guerre c'était plutôt entre dix et douze ans après l'école primaire.
La scolarité obligatoire jusqu'à seize ans date du début de la Vème République en 1959.
1882 Jules Ferry, scolarité obligatoire en Primaire jusqu'à onze ans.
1936 : de 6 à 14 ans.

Donc la responsabilité de l'Etat va jusqu'à seize ans, après c'est une responsabilité individuelle et familiale.

Ecrit par : Jules Ferry redivivus | 29 mars 2009

"Si vous voulez un exemple de "groove" phénoménal, écoutez le disque "tokyo concert, enregistré en 2005 par Herbie Hancock et son orchestre "électrique"..."

J'avais lu "Tokio Hotel" au lieu de "Tokio Concert". Ca m'a fait un choc !

"Ici comme ailleurs on ne veut pas, surtout pas remettre en cause l'immigration massive, ni la désigner comme une des causes de l'échec de l'école.
Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Mais quelle plaie ! Amélie, rendez-vous dans un collège où il n'y a que des Blancs, et vous verrez où en est la réussite scolaire ! Vous êtes vraiment cruche d'écrire cela !

Robin, vous vous désolidarisez aussi de l'opposition inflexible du Vatican, cette théocratie rétrograde, à l'adoption par l'ONU du texte porté par Rama Yade, visant à établir la dépénalisation universelle de l'homosexualité ? (punie par exemple de trois ans de prison au Maroc)

Bizarrement, les medias n'en parlent jamais de ça.

Ecrit par : Jeremy | 29 mars 2009

Une question à Robin et à d'autres:
à votre avis, pourquoi n'y a-t-il toujours pas de vaccin contre le SIDA ?

J'avoue, en tant qu'agnostique, ne pas être choquée du tout par les déclarations du Pape sur l'usage du préservatif. Ça me semble imperturbablement logique.
L'évêqued'Orléans m'a, en revanche, passablement exaspérée avec ses propos sur la porosité du latex. J'ai pensé qu'il voulait fayoter auprès de son chef ?

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

"Je voudrais que les athées et les agnostiques sur ce blog pour lesquels j'ai le plus grand respect et en compagnie desquels je me sens souvent bien mieux qu'en compagnie de bien des "croyants" sachent que les prises de position du pape actuel ne représentent pas l'opinion de tous les chrétiens et en tout cas pas la mienne."

Robin, avez-vous besoin de nous le dire ? Je suis athée. Je n'ai rien contre la religion quand elle est synonyme d'ouverture d'esprit, de générosité, qu'elle est tournée vers le bien, le progrès humain, etc. Je pense pour ma part qu'il s'agit d'une béquille et qu'il est plus satisfaisant - et jouissif - de penser qu'il n' y a rien ... Rien d'autre que nous.
Effectivement, on assiste à une régression actuellement avec le "mitré" en question. Comme quoi, la crétinerie n'est pas l'apanage de certains. Il faut espérer que ceux qui l'écoutent sauront faire la part des choses. Beaucoup de chrétiens sont offusqués, comme vous, comme nous athées et agnostiques.

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

"L'évêqued'Orléans m'a, en revanche, passablement exaspérée avec ses propos sur la porosité du latex. J'ai pensé qu'il voulait fayoter auprès de son chef ?"

Au Latran, la paroi des latex est aussi fin que le parchemin des codex.

On voit à travers.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

"Bonnet d'âne" donne de bonnes idées de lecture et comme il faut soutenir l'édition, je viens d'acheter - et de lire aussitôt - "Tableau noir" de Yannis Roder et "Bonheur d'école" de Marc Le Bris. L'un bien noir, en effet, l'autre lumineux d'évidence, tous deux passionnants. Ah, pourquoi n'écoute-t-on pas en haut lieu ces hommes de terrain qui témoignent de leur expérience quotidienne et ne parlent jamais dans le vide?

Roder raconte les banlieues, le mensonge de ces brevets ou bacs bradés à des illettrés qui tombent de haut dans la vraie vie. On voit la violence, les exigences de ces sauvageons devant qui l'école baisse culotte, l'effarant niveau où on les laisse (lire d'hallucinantes rédactions d'enfants admis en 6°, des récits de stages ou de voyages scolaires).

Le Bris laisse pantois le prof de collège que je suis quand il aligne les rédactions ou dictées de ses CM2, qui ne dépareraient pas certaines 3°. Comme dans son précédent "Et vos enfants...", il montre comment un enfant apprend, ce qu'il voit, ce qu'il aime et non ce que des pédagols bien éloignés du quotidien décident ex cathedra. Il déroule depuis la maternelle une instruction logique, structurée, progressive. Il n'a pas peur d'imposer, d'interdire, mais aussi de récompenser. Par dessus tout cela, il y a une vraie tendresse, celle d'un père de famille qui dit souvent non, même quand ça lui coûte.
Lisez ces livres, ils sont, je le répète, évidents. Pauvres mômes de France, nés ici ou là-bas, quel mal l'école vous fait et quel bien elle pourrait vous faire...

Ecrit par : Cunégonde | 29 mars 2009

"Jérôme, ne soyez pas surpris, dès qu'on parle d'islamisation, la meute sort du bois : Grosboudin et le ravi de la Gôche ( Christophe Sibille ) comme les appelait Felts..."

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Ca y est, le perroquet s'est remis en voix; la trêve n'aura pas été bien longue... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Les questions relatives à l'insécurité ne sont pas séparables de celles qui portent sur l'immigration et sur l'éducation. Les difficultés qui affectent l'école et l'éducation en général ne sauraient en aucune façon être traités sérieusement sans référence à l'immigration et à l'insécurité. Et l'immigration elle-même, ni l'opportunité de sa poursuite, ne sauraient être envisagées sans un regard objectif, dégagé de tout préjugé (au moins dans la mesure du possible), sur ses conséquences quant à l'ordre public et quant au fonctionnement du système éducatif. C'est en une approche "holiste" des problèmes que réside la seule espérance de trouver pour eux des solutions. Mais cette espérance est vaine tant qu'à cet "holisme" seront soustraits, par un puritanisme idéologique dont les coûts pour la vérité et les ravages pour la société ne sont plus à décrire, des pans entiers du réel.

Loin de nous, cela dit, d'attribuer à la seule immigration de masse la responsabilité de tous les maux qui affectent la société française, ou l'ordre public seulement, ou l'éducation nationale. Pour celle-ci, par exemple, il n'est pas douteux qu'elle doive à sa propre massification -aggravée il est vrai par l'immigration de masse- une part au moins aussi importante des difficultés (c'est peu dire) qu'elle rencontre."

Renaud Camus

http://www.in-nocence.org/pages/parti/editoriaux/edito_Frameset.html

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Merci, Cunégonde, pour votre post. Je compte lire ces deux livres pendant les prochaines (toutes proches !) vacances. Avez-vous vu le film homonyme "Tableau noir" ?

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

La retraite puis d'autres fonctions m'éloignent de ton site mais je savais que ton commentaire, suite à la diffusion du film, serait comme toujours brillant. Tu dis tout et tellement bien, comme d'habitude, j'en suis émue.
Quand tu auras envie de poser un peu, du côté de Conques, nous t'accueillerons avec bonheur.

Ecrit par : Sylviane | 29 mars 2009

Allez Amélie ! On s'ennuie : faites nous pêter une analyse holiste * de la situation à Mayotte.

Holisme : pensée globale qui ignore superbement ses trous locaux.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

A propos de livres, je signale, pour les amoureux de René Guy Cadou ce roman "Un sourire solaire" d'André Daviaud, édition Les Perséïdes 2008, préface d'Hélène Cadou.
Ce roman retrace le parcours du poète, pourtant jamais nommé. Il permet à André Daviaud de faire vivre toute une époque : la figure emblématique de Max Jacob, les amis de l'Ecole de Rochefort - école buissonnière s'il en fût - , certains épisodes tragiques de la guerre comme l'arrestation des 50 otages dont faisait partie Guy Mocquet, les bombardements de Nantes, la rencontre d'Hélène sur le quai de la gare ...
"Destins croisés, entrecroisés, emportés dans le tourbillon de l'Histoire" ... Le hasard voulut en effet que Cadou croisa sur sa route ces 50 otages pour qui il écrivit ensuite "Les fusillés de Châteaubriand".
Lorsque je suis allée à Louisfert-en-poésie avec mes élèves, il y a quelques années, Hélène nous raconta que Cadou avait été arrêté par une patrouille allemande alors qu'il se promenait à vélo du côté des maquis de Châteaubriand justement. Il portait un foulard rouge au cou et fut pris pour un communiste, sympathisant des maquis. Il répondit avec aplomb à l'officier allemand : "Je suis poète." Et on le laissa partir. Il aurait très bien pu figurer dans ce camion.
René Guy Cadou, qui était instituteur, vivait "dans le voisinage de la tristesse et du bonheur au quotidien". Son oeuvre complète a été publiée chez Seghers. Hélène Cadou, en bonne partie, chez Rougerie. Si Cadou était "solaire", Hélène est une grâce.

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

Robin, vous vous désolidarisez aussi de l'opposition inflexible du Vatican, cette théocratie rétrograde, à l'adoption par l'ONU du texte porté par Rama Yade, visant à établir la dépénalisation universelle de l'homosexualité ? (punie par exemple de trois ans de prison au Maroc)

Bizarrement, les medias n'en parlent jamais de ça.

Ecrit par : Jeremy | 29 mars 2009

Oui.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Triste année, Philippe Muray, Alain Bashung...
Jérôme Sancho | 29 mars 2009

***Rappelons que Philippe Muray est mort il y a trois ans...
Quant à Bashung, si je me souviens bien, son père n'était-il pas un de ces immigrés venus d'outre-Méditerranée que vous fustigez ?

Bien évidemment je ne vous crois pas...Vous êtes un pitre...
De plus vous n'avez jamais ouvert un de ses livres...
Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Si vous le dites.
Que vous ne me croyiez pas est sans importance aucune.
En outre, je n'ai nullement dit que ce qu'écrivait — jadis — Dantec était sans intérêt ou nié le fait qu'il savait écrire. J'ai juste fait allusion à un épisode précis de sa vie qu'il a sublimé de façon à y tenir le beau rôle, et qui — je le maintiens — suscite encore l'hilarité d'une bonne partie du polar français. Basta cosi.

Ecrit par : Tailleboudin | 29 mars 2009

A la mémoire de Roger Felts.

Meirieu….son pari stupide.

26 décembre 2006
LE PARI STUPIDE de MEIRIEU

Pierre-Henri m'a fait un beau cadeau de Noël en me permettant d'accéder au Nirvana de la pensée meirieuiste (ou meirieusienne si vous préférez) et plus particulièrement à un exposé (fait avec PowerPoint) sur le fil conducteur de ses cours. Je ne reprendrai pas la critique fort pertinente d'Azimont, poète à ses heures, mais qui sait aussi reconnaître dans POWERPOINT l'outil d'une pensée momifiée croyant trouver dans l'énumération bien présentée, l'essence d'une pensée juste.

Sur les conseils de Pierre-Henri qui m'a envoyé directement à la page 14, je m'attarderai sur cette page du pari, en n'oubliant pas de dire qu'à la page 13, Meirieu énonce :

UN POSTULAT ÉTHIQUE :
* Au regard de ce que nous savons de “l'effet d'attente” (”effet Pygmalion” mis en évidence par Rosenthal et Jacobson dans Pygmalion à l'école)…

* Au regard du “pari” que nous devons faire sur l'intelligence de l'enfant…
Et page 14 nous avons un tableau alignant le pari sur l'existence de Dieu et le pari (?) sur l'existence de l'intelligence de l'enfant :

Pari de Pascal

'Je dois parier sur l'existence de Dieu, car...
* si Dieu existe, je gagne tout.
* S'il n'existe pas, je ne perds rien.
* alors que si je n'ai pas parié sur l'existence de Dieu, et qu'il existe, je perds tout.'

Pari de Meirieu.

' Je dois parier sur l'existence de l'intelligence de l'enfant, car
* si elle existe, je peux tout y gagner.
* Si elle n'existe pas, je peux tout gagner.
* alors que si je n'ai pas parié sur elle et qu'elle existe, j'ai raté une occasion essentielle.'

On retrouve dans ce texte très court de Meirieu, tous les éléments du discours mystificateur et manipulatoire : l'analogie, le paradoxe, la recherche du processus d'identification et la rationalisation morbide.

D'abord l'analogie entre un discours connu et reconnu, le pari de Pascal sur l'intérêt de croire en Dieu et une question, jusque là, jamais posée en ces termes, sur l'intérêt de croire à l'intelligence de l'enfant… Avec un effet pseudo démonstratif : si le raisonnement de Pascal est jugé licite, le raisonnement de Meirieu, construit sur le même modèle apparent, est tout aussi licite.

Dans le même élan, le paradoxe est là : l'existence de Dieu d'un côté, l'intelligence de l'enfant de l'autre, quelle originalité !
Il faut forcément être formidablement intelligent pour trouver des comparaisons aussi gratuites et d'un abord aussi paradoxal… Alors qu'il y a la moitié de l'humanité qui ne croit pas ou doute de l'existence de Dieu, personne n'a jamais remis en cause l'intelligence de l'enfant.

Le processus d'identification s'établit dans la manière dont on présente le “combat”. D'un côté, le chevalier blanc, celui qui croit à l'intelligence de l'enfant, de l'autre, le chevalier noir, celui qui n'y croit pas, plus vulgairement qui pense que l'enfant est un imbécile.
Quel lecteur pourrait se ranger sous la bannière du chevalier noir… Mieux vaut avoir raison avec Meirieu que tort avec …? Mais avec qui ? Je ne connais guère de théoricien ayant planché sur le pari de la non intelligence de l'enfant.

Ce qui nous fait arriver au rationalisme morbide, d'apparence logique mais où une ou des prémisses sont fausses ou mal posées. Ce qui est mal posé à l'origine, c'est de faire débat là où la question ne se pose même pas.

Personne ne conteste les étonnantes capacités de l'enfant à se transformer en adulte. Évidemment, quand l'on a dit cela, on n'a rien dit, si en même temps on ne pose pas la question du “comment ?”. Et là, le débat est ouvert : de quelle manière le monde des adultes intervient pour que la réussite de cette transformation soit complète ? Cette question est exclue du “pari” de Meirieu.

Ce pari étant un faux pari, reste la suite de la “démonstration” :
“si elle existe (l'intelligence de l'enfant), je peux tout gagner“. À mon avis, l'adulte ne gagne pas grand chose, en dehors de la satisfaction du devoir accompli.

C'est l'enfant qui a tout à gagner à la mise en acte de ses moyens potentiels.
“si elle n'existe pas, je ne perds rien,“… Oui mais l'enfant lui perd beaucoup… Et c'est l'enfant qui est au centre du système (nerveux) ! ! !
“alors que, si je n'ai pas parié sur elle et qu'elle existe, j'ai raté l'essentiel…” Et c'est encore l'enfant qui en sera victime.

C'est le chat qui se mord la queue car dans cette victimologie de l'enfant, ce serait la non croyance en son intelligence qui serait la cause de “tout”. Où le bat blesse, c'est que Meirieu a une notion bien abstraite de l'intelligence. Il la conçoit comme potentialité égalitaire dont seules, des raisons sociales et éducatives expliquent les différenciations constatés.

Il conforte cette conviction, en évoquant l'effet Pygmalion “les attentes du maître vis-à-vis de la réussite de l'élève se traduisent par des comportements subtils dont l'influence sur les résultats des enfants est loin d'être négligeable“.

Sans contester la réalité d'un tel effet, la question à poser, c'est comment se définissent “les attentes du maître” ? Dans les expériences princeps de Rosenthal et Jacobson, c'était une affirmation extérieure, vécue comme compétente (les expérimentateurs) qui orientait l'attente des maîtres (Untel, et Unetelle sont de très bons élèves… alors que leur nom était tiré au hasard). On est en plein effet Placebo. Dans la réalité de la classe, ce sont les comportements et les résultats des élèves qui induisent l'attente du maître.

Celle-ci peut par la suite avoir un effet renforçateur, mais tout aussi bien paradoxal si le maître sur-investit les élèves en difficulté. Cela se voit dans les familles où un des enfants est anormal. Celui-ci est parfois rejeté, mis à l'écart, parfois il est sur-investi et ce sont les enfants “normaux” qui sont négligés et victimes indirectes de ce malheur qui touche la famille.

Dans une conception concrête de l'intelligence, l'enseignant peut estimer que son devoir est d'amener chaque élève à son plus haut niveau de développement possible. Ceci dans un contexte où la société assume ses obligations et où l'école sort de ses dérives… Je ne vois pas en quoi la pétition de principe sur le “pari” de l'intelligence de l'enfant soit autre chose qu'un propos bidon ouvrant des perspectives creuses."
R.F. (Roger Felts.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2009

René Guy Cadou, qui était instituteur, vivait "dans le voisinage de la tristesse et du bonheur au quotidien". Son oeuvre complète a été publiée chez Seghers. Hélène Cadou, en bonne partie, chez Rougerie. Si Cadou était "solaire", Hélène est une grâce.

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

Quand j'aurais planté le cerisier qui attend mon aide, je copierai un article que j'avais écrit sur René Guy Cadou il y a quelques temps, à l'occasion d'une lecture au palais Jacques Coeur.

Hélène Cadou devait être présente, mais avait finalement renoncé pour des raisons de santé. Cadou est un de mes poètes préférés.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Le film ne propose pas de solution en effet parce qu'ici comme ailleurs on ne veut pas, surtout pas remettre en cause l'immigration massive, ni la désigner comme une des causes de l'échec de l'école. Je comprends votre colère.

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Remettre en cause l'immigration massive (et de sa finalité : on oublie bien souvent de poser la question du : pourquoi ? Dans quel but ?) : pourquoi pas, mais c'est un débat qui n'a pas grand chose à faire sur ce blog, dont le propos est le problème de l'École et de l'Instruction en France.

Sinon, Amélie, Jérémy a raison : je peux vous assurer que j'ai des classes entières de bons petits blancs parfaitement abrutis par des années de pédagogisme, c'est à dire de refus de les mettre au travail et de leur transmettre la moindre connaissance.

Les élèves issus de l'immigration que j'ai dans d'autres classes ne sont certainement pas plus bêtes que les autres, je suis pour ma part après des années d'enseignement convaincu que l'intelligence ne dépend absolument pas de la couleur de peau. Il faudrait en revanche que la gauche émotionnelle cesse à travers un certain nombre de collègues de répéter à ces élèves là qu'ils sont "victimes du racisme, du colonialisme et de la société" pour justifier le fait qu'on ne leur apprend rien et refuse de les mettre au travail.

De la posture de victime imaginaire, ils se retrouvent d'autant plus facilement dans les rails de la délinquance qu'ils sont persuadés, à force de bourrage de crâne idéologique, que tout leur est dû sans effort parce qu'ils sont noirs, arabes ou que sais-je encore.

Quand on aura viré tous les curés de gauche de l'Éducation Nationale, quand on cessera de prendre au sérieux les Cadarts, les Lelièvres, les Muchiellis et les Meirieus, on pourra peut-être remettre tout le monde au travail. Immigré ou pas, on s'en fout. L'école de la République est, par définition, républicaine : c'est à dire qu'elle est pour tout le monde. Mais pas ouverte à n'importe quoi : le coran n'a rien à y faire, pas plus que les délires ethniques.

Un exemple ? J'ai déja entendu parler (de source sûre) de "collègues" militant ouvertement sur le lieu de travail pour "les indigènes de la république". Foutons-les à la porte ou à l'asile : on ne peut pas discuter avec des fanatiques dangereux de cet acabit.

Ecrit par : Manu | 29 mars 2009

Robin, en fait, je pensais bien à vous en parlant de Cadou. Il n'y a qu'un seul livre que je n'ai pas lu de lui : "Apollinaire ou l'artilleur de Metz". Il paraît que ce livre est introuvable.
J'ai invité Manu Lann Huel à chanter Cadou, il y a quelques années. J'aime sa façon de l'interpréter, lon de la mièvrerie, du trop joli de certains autres compositeurs. J'aime son côté rugueux, un peu "bad boy". Je réécoute souvent son CD.

Je vous copie ce poème d'Hélène, Robin, qui avez eu une semaine si difficile :

Ecoute le mot
Si vrai qu'il tremble

Il n'y a plus que lui
Dans la chambre
Qui s'éblouit
De toutes les couleurs

Ouvre la fenêtre
Simplement
Pour le plaisir

Le monde parle.

Hélène Cadou (La mémoire de l'eau - Rougerie 1993)

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

Je reviens brièvement sur quelques commentaires qui jalonnent le fil, et qui pointent les travers de la hiérarchie.
L'intérêt de cette dernière n'est pas de voir l'enseignant enseigner, mais ne pas "faire de vagues". Quitte à casser les récalcitrants, à les réprimer ou à les faire taire (la mort de Mme Bergerac dans le film apparaît à cet égard hautement symbolique). Ce qui veut dire que, même avec une refonte antipédagogiste des programmes, rien n'empêchera un chef d'établissement de faire pression sur un professeur pour soigner "la vitrine" (en clair, qu'il remonte ses notes ou soit lui-même mal noté s'il refuse de le faire).
"La Journée de la jupe" peut en outre être vu comme l'aboutissement d'un harcèlement moral au travail. Tout y est : le salarié humilié qui finit par craquer, la désolidarisation des collègues, la stratégie de décrédibilisation de sa hiérarchie pour le rendre inaudible et le faire passer pour "fou". Si une telle situation se produisait dans la réalité, l'amie de Mme Bergerac (celle qui la soutient et s'exprime devant les médias) serait très vite convoquée au rectorat pour "manquement inadmissible au devoir de réserve".
Ne resterait alors que la version officielle dudit rectorat qui pourrait ressembler à : "Il n'y a pas particulièrement de problèmes dans cet établissement; en revanche, cette enseignante présentait des troubles du comportement et perturbait sa bonne marche depuis quelques temps; son acte ne saurait être mis en rapport avec quelconque dysfonctionnement de l'institution et est manifestement isolé."


Merci à Sylvie Huguet pour son joli texte.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 29 mars 2009

Robin,
A juste titre, chacun ici loue vos qualités morales. Était-il même besoin de nous faire savoir que vous condamniez ces diverses abominations ?
Aussi, je sais que vous pouvez entendre la suite sans vous offusquer.

Je note, dans les militants de base des grands systèmes de pouvoir totalitaire à gestion pyramidale et centralisatrice (catholicisme, communisme etc.) la permanence de la présence de bonnes âmes, éclairées, sincèrement progressistes et humanistes.

Ils sont systématiquement réprimés par leur hiérarchie : communistes « réformateurs », dénonciateurs du printemps de Prague, partisans de la théologie de la libération, prêtres ouvriers des années ‘60 etc.
Mais on veille à ne jamais les éliminer totalement. Bien au contraire, j’irais jusqu’à penser qu’ils sont savamment cultivés et entretenus par l’institution mais néanmoins maintenus en forte minorité.

C’est qu’ils sont les cocus utiles de l’histoire.

Quelques exemples :

L’église catholique a beau jeu de se dédouaner de la position infâme de Pie XII durant la shoah au prétexte qu’un nombre important de curés de campagne a contribué à la protection des juifs.
L’action admirable de 3 ou 4 nones à cornette dans des dispensaires de brousse légitime la déculturation systématique et délibérée des populations animistes d’Afrique ou d’Amérique du Sud par les missions cathos durant la colonisation.

On a tous connu quelques militants PC qui ont émis des réserves sur le stalinisme, la dérive bureaucratique dans les années Brejnev ou l’intervention en Afghanistan.
Avec 10 ou 15 ans de décalage, leurs avis sont mis en avant par le comité central avec des discours du type :
« Nous nous sommes trompés collectivement, mais existaient à la base des individus qui voyaient plus clair que la direction d’alors. Ils n’ont malheureusement pas été entendus. Cependant, leur seule existence prouve que ce n’est pas la doctrine qui est en cause mais son application. C’est la forfaiture de tel ou telle qui a empêché les dirigeants d’entendre les propos justes tenus par la base. C’est pourquoi une purge s’impose afin que tout recommence comme avant (en disant juste le contraire) … »

Dans quelques décennies, lorsque l’Afrique aura succombé au sida, les homos auront encore été durablement discriminés, les femmes tenues en infériorité avec l’aide tacite de la hiérarchie catholique, Robin, vous pour qui j’ai une sincère estime, ne craignez-vous pas d’être l’alibi moral utile du Vatican, l’instrument d’une repentance facile ?

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En même temps, ici-même, au sujet de l’évolution des politiques éducatives, du soutien à tel ou tel, des espoirs placés dans les uns ou les autres chais pas si …. ;-))

Ecrit par : Zorglub | 29 mars 2009

A la mémoire de Roger Felts.

Meirieu….son pari stupide.

26 décembre 2006
LE PARI STUPIDE de MEIRIEU

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2009

Comment disait JPB à propos de Roger, déja ? Ah oui : "Je suis convaincu que Roger Felts est un esprit supérieur" ou quelque chose comme ça.

Nous en avons ici la preuve. Bon séjour là haut, Roger.

Ecrit par : Manu | 29 mars 2009

Zorglub, je sais que vous ne m'aimez pas. Tant pis.
Cela ne m'empêchera pas de dire que votre dernier message est d'une profonde justesse. Bravo à vous. J'aurais bien aimé l'écrire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Bon séjour là-haut", dit Manu à RF…

Comme c'est une journée où visiblement chacun expose ses convictions, ce qui ne me gêne pas, j'exposerai les miennes en rappelant ce que disait Beauvoir à l'enterrement de Sartre : "Sa mort nous sépare, ma mort ne nous réunira pas."
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mars 2009

Les victimes du colonialisme. Vaste sujet effectivement. Est -il permis de compter parmi ces vicitimes tous ceux à qui les colonies ne rapportaient rien mais qu'on y envoyait maintenir l'ordre parce que le service militaire était obligatoire ? La solde permettait de s'offrir tout de même une bière par jour. Pas facile d'y échapper à moins d'être sursitaire pour études,d'avoir des relations bien placées, donc ni ouvrier, paysan ou modeste artisan. C'est loin tout ça. La page est tournée mais la cicatrice douloureuse est parfois bien injutement ravivée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 mars 2009

Hommage à l'esprit facétieux de Roger Felts qui signait ce jour-là "jenny", une façon faussement naïve de remettre sur le tapis un sujet tabou pour les participants du blog :



"Nous sommes deux étudiantes en I.U.F.M. et de temps en temps, pour entendre un autre son de cloches, on vient faire un petit tour chez vous…
Des fois, on y comprend rien ! Parfois, certains interviennent pour ne rien dire. D'autres fois, les problèmes de personnes dominent le débat - c'est pas toujours marrant, mais c'est révélateur d'une certaine inhumanité. Mais parfois aussi, il y a de très bonnes interventions : récemment celle de Magister sur l'enseignement de l'histoire nous a bien plu…
Ce qui nous amène à vous demander de nous aider à résoudre notre problème. L'une de nous deux, en stage, a été confronté, avec son maitre de stage, à la situation suivante :
un père de famille est venu se plaindre que son fils, un blondinet de 16 ans et demi, avait reçu un fort coup de poing dans la figure d'un grand noir gabonais de 19 ans, parce que son fils soutenait que les races n'existaient pas. Le jeune africain lui a dit que ce n'était qu'un raciste et qu'il ne méritait qu'un pin sur sa petite gueule de fromage blanc (ou de calendos, nous ne nous souvenons plus).
Nous avons eu le plus grand mal pour expliquer au père qu'il ne fallait pas qu'il aille dire au jeune gabonais que c'était lui le raciste… Il ne s'est découragé que lorsqu'on lui a expliqué que l'autre était costaud et qu'il risquait de prendre un coup de pied dans les couilles…
Mais ceci n'est pas satisfaisant sur le plan éducationnel… Aidez-nous à comprendre :
Si un noir dit les races, cela existe, faudra-t-il dire OUI ?
Si un blanc dit la même chose, faudra-t-il dire NON ?
Cela nous apparait très incohérent !

Ecrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

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Ecrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

Roger, la ferme !

Ecrit par : yann | 29 janvier 2009
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Yann ! Paranoïaque ! ! ! ça alors ! ! ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 29 janvier 2009
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MERCI ROGER pour ces fous-rires !!!!

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Remarquez JP Brighelli vous pouvez toujours faire ce que fit Sartre sur la tombe de Chateaubriand au Grand Bé, aller pisser sur la tombe de Felts c'est un moment d'intimité comme un autre ! En plus Simone vous aurait félicité, seuls les grands hommes ont de ces inspirations !

Ecrit par : Manneken Pis | 29 mars 2009

JPB a écrit : "j'exposerai les miennes (de conviction) en rappelant ce que disait Beauvoir à l'enterrement de Sartre : "Sa mort nous sépare, ma mort ne nous réunira pas."

Peut-être, mais Beauvoir se rendait-elle compte qu'elle était la Notre Dame de Sartre ?

PS : celle-là, je l'ai piquée aux papous d'aujourd'hui...

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Il n'y a qu'un seul livre que je n'ai pas lu de lui : "Apollinaire ou l'artilleur de Metz". Il paraît que ce livre est introuvable.
marilyse | 29 mars 2009

Introuvable, non.
Vous trouverez ici des adresses où vous le procurer si vous le souhaitez :
http://used.addall.com/

Ecrit par : Tailleboudin | 29 mars 2009

Robin, en fait, je pensais bien à vous en parlant de Cadou. Il n'y a qu'un seul livre que je n'ai pas lu de lui : "Apollinaire ou l'artilleur de Metz". Il paraît que ce livre est introuvable.
J'ai invité Manu Lann Huel à chanter Cadou, il y a quelques années. J'aime sa façon de l'interpréter, lon de la mièvrerie, du trop joli de certains autres compositeurs. J'aime son côté rugueux, un peu "bad boy". Je réécoute souvent son CD.

Je vous copie ce poème d'Hélène, Robin, qui avez eu une semaine si difficile :

Ecoute le mot
Si vrai qu'il tremble

Il n'y a plus que lui
Dans la chambre
Qui s'éblouit
De toutes les couleurs

Ouvre la fenêtre
Simplement
Pour le plaisir

Le monde parle.

Hélène Cadou (La mémoire de l'eau - Rougerie 1993)

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

Voici l'article que j'avais écrit pour présenter le spectacle :

René Guy Cadou avait fait de la poésie sa vie entière. Les associations "Poètes en Berry" et "Double Cœur" lui ont rendu hommage le 23 mars au Palais Jacques Cœur.

René Guy Cadou...Des écoles et des bibliothèques portent ce nom qui chante "comme un bruissement d'eau claire sur les cailloux." Ce très grand poète, trop tôt disparu, n'a vécu que pour la poésie, pour ses amis et pour Hélène, son unique amour. Plus de 40 ans après l'hommage qui lui fut rendu le 13 janvier 1965 à la maison de la culture de Bourges, son épouse Hélène Cadou, aujourd'hui âgée de 81 ans, le comédien Jacques Zabor et le journaliste et auteur interprète Jacques Bertin évoqueront à nouveau sa mémoire sur une musique de Jean Laisné, à l'invitation des associations "Poètes en Berry" et "Double cœur".

Réné Guy (sans trait d'union !) Cadou est né le 15 février 1920 à Sainte-Reine de Bretagne (Loire Atlantique) où son père était instituteur. Enfant imaginatif et sensible, il connaît une enfance heureuse dont les souvenirs féconderont son inspiration. En 1936, un ami Michel Manoll, lui fait connaître les milieux poétiques, notamment Max Jacob et Pierre Reverdy. La publication des "Brancardiers de l'Aube" en 1937 inaugure des années de poésie ardente traversée d'épreuves : la mort du père, la guerre, la débâcle...Mobilisé en juin 1940, Cadou se retrouve à Navarrenx, puis à Oloron-Sainte-Marie où, malade, il est hospitalisé. Réformé le 23 octobre, il regagne la région nantaise où il devient instituteur suppléant.

Autour de René Guy Cadou et de Jean Bouhier, fondateur de l'école de Rochefort, se retrouvent, en cette sombre période où règnent la mort et l'esclavage, de jeunes poètes qui chantent la vie et la liberté. Le 17 juin 1943, sans doute le jour le plus important de sa courte vie, il rencontre une jeune fille de Nantes, Hélène Laurent. Il l'épousera en 1946 et la célébrera dans "Hélène ou le règne végétal".

Nommé à Louisfert, près de Châteaubriant, en octobre 1945, Cadou s'installe dans la "maison d'école" et mène la vie simple d'un instituteur de village "en sabots et en pèlerine". La classe terminée, une kyrielle de copains, "les amis de haut bord", viennent saluer le poète, les poètes Michel Manoll, Luc Bérimont, les peintres Roger Toulouse, Jean Jégoudez, Guy Bigot, Yves Tréverdy, témoigne Hélène Cadou "se souviendront de l'automne à Louisfert comme on se souvient de son enfance...."

La poésie l'habitait tout entier, témoigne son ami Michel Manoll dans la préface de "Poésie la vie entière", elle irriguait cette âme inquiète et toujours en alerte. Elle fut au centre de sa destinée et son souci de tous les instants..."

"...L'image du pays natal ne cesse de se projeter dans son œuvre tout entière, ce "plat pays", perdu dans les solitudes aquatiques de le Brière, avec son poids d'humus et de tourbe, cette lumière tamisée issue d'un ciel chargé de mouvantes nuées et de pluies erratiques...Il était d'un abord direct et sa chaleur, sa vivacité, son entrain, son enjouement, le verve drue de ses propos, l'éloignaient de la moindre affectation...Pourtant René portait en lui une brisure..."
Cadou eu toujours le pressentiment qu'il quitterait le monde prématurément. "Je ne ferai que quelques pas sur cette terre." La maladie fait son œuvre malgré deux interventions chirurgicales en janvier et mai 1950, et une période de rémission qui ne dure que le temps d'un été. Quelques jours après avoir terminé "Les Biens de ce monde", René Guy Cadou meurt sans la nuit du 20 mars 1951, entouré d'Hélène et de Jean Rousselot qui était était venu le voir par hasard. Il n'avait que 31 ans.

"Continuez ! Le Temps qui m'est donné, que l'Amour le prolonge."

Poésie la vie entière

Avec l'amour
Avec le ciel
Avec le jour
Et tous les souvenirs démêlés un à un
Avec le plus faible qui t'aime
Avec la plus belle entre toutes
Qui te regarde et s'humilie
Avec les prisons qui s'éclairent
Lorsque tu passes sous les murs
Avec l'oiseau
Avec les bêtes
Qui tremblent de te perdre un jour
Poésie la vie entière
Je te caresse
Aux yeux de tous.

René Guy Cadou ("Le cœur définitif")

Pour découvrir Cadou : "Poésie le vie entière", œuvres poétiques complètes, préface de Michel Manoll, aux éditions Seghers.

René Guy Cadou par Michel Manoll, coll. Poètes d'aujourd'hui (Seghers).

"Mon enfance est à tout le monde", préface d'Hélène Cadou, aux éditions du Rocher.

"La maison d'été", roman, aux éditions du Castor astral.

Je signale également un double DVD (images et son) sur Cadou comprenant "De Louisfert à Rochefort-sur-Loire" qui retrace sa vie à travers des témoignages, "Quelques minutes de plus..." avec Hélène Cadou et Yves Jalaber, "Un poème "Celui qui entre par hasard" illustré par douze lithographies de Jean Jégoudez, une mise en image des premières pages de "la Maison d'été", un livret réalisé par Jacques Bertin, 10 poèmes dits par Daniel Gélin et 17 poèmes chantés par Julos Beaucarne; Michèle Bernard, Martine Caplanne, Colombe Frézin, Gaël Macho et Marc Robine

EPM 188 boulevard Voltaire, 75011, Paris,
tél.: 01 40 24 01 03

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Dans quelques décennies, lorsque l’Afrique aura succombé au sida, les homos auront encore été durablement discriminés, les femmes tenues en infériorité avec l’aide tacite de la hiérarchie catholique, Robin, vous pour qui j’ai une sincère estime, ne craignez-vous pas d’être l’alibi moral utile du Vatican, l’instrument d’une repentance facile ?

Si, et je n'arrête pas d'y penser en ce moment.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Comme c'est une journée où visiblement chacun expose ses convictions [...]

Ecrit par : brighelli | 29 mars 2009

Conviction... ou convention, c'est selon.

Ecrit par : Manu | 29 mars 2009

J'aime particulièrement la manière dont certains ici s'approprient la dépouille de Roger Felts.
La seule ici qui pourrait en parler, et qui ne le fera probablement pas, c'est Françoise Guichard. Ensuite, dans l'ordre d'intimité, c'est moi.
Felts était un esprit brillant, paradoxal, excellent écrivain — et j'ai vraiment fait tout ce que j'ai pu pour le faire éditer : je me suis heurté à chaque fois à cet avis définitif : "Je n'éditerai pas le livre, aussi bourré de qualités soit-il, d'un type qui va nous claquer entre les doigts avant la parution." Le jugement m'a été balancé en direct alors que je dînais avec Roger — et ce n'était pas très facile à transmettre.
Le reste, les coups de gueule, les crises, la paranoïa, ce furent les misères qui pourraient bien nous arriver, à tous, le jour où nous glisserons — plus ou moins vite. Son "Journal de sa tumeur" était tout à la fois un témoignage de ce qu'un homme digne de ce nom peut faire à sa maladie, et de ce que sa maladie en fait. Et je sais — par sa femme, qui mérite, croyez-moi, bien des coups de chapeau, parce que les derniers instants d'un homme hanté de vie ne sont pas faciles — qu'il était le premier à regretter certaines choses écrites dans le feu de la mitose.
Que d'aucuns se croient autorisés à revendiquer pour leur chapelle, d'où suintent parfois des relents bizarres, un homme foncièrement humain, humaniste, anti-raciste, attentif aux autres, hôte exquis et doué d'ironie, compagnon de lutte en ces temps de grande déconfiture scolaire, n'est qu'un révélateur — un de plus — de ce que la nature humaine peut faire, en additionnant ingénuité, bêtise et mauvaise foi.
Fin de l'épisode. Je souhaite juste que quand je mourrai (et aussi tard que possible parce que, comme Zazie, j'espère encore faire longtemps chier le monde), il y aura quelqu'un qui rectifiera ce qu'écriront les jaloux, et qui dira quel être effectivement infect, imbu de lui-même, littérateur de raccroc, ami infidèle, mauvais mari et piètre amant je fus.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mars 2009

Voltaire : “Il est très probable qu’il y a eu des races d’hommes qu’on ne rencontre plus.”

Ben voilà ! la race des géants n'est plus ...

Ecrit par : L'Atlantide perdue | 29 mars 2009

Une question à Robin et à d'autres:
à votre avis, pourquoi n'y a-t-il toujours pas de vaccin contre le SIDA ?

Vous pourrez en savoir plus en cherchant sur google :
Sida et ses mutants.

Le HIV se reproduit à une très grande vitesse dans l'organisme après la contamination. Et dès que les médicaments antiviraux utilisés ont commencé à réduire cette quantité de virus présents, des virus mutants résistants apparaissent.

En gros c'est cela.
Quand un virus a une grande faculté de produire des mutants, fabriquer un vaccin efficace est difficile.
Exemple : pour la grippe, dont le virus est également très capable de mutations, les vaccins fabriqués sont certaines années inefficaces.

J'espère ne pas avoir dit de bêtises.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2009

Je suis vraiment choqué de me faire traiter de manière aussi grossière de raciste...
Tout autant choqué par les commentaires odieux que je peux lire ici et là...
Mais cela n'est rien comparé à cette haine et ce mépris que vous avez de l'être humain (Je ne dis pas cela par rapport aux insultes gratuites dont j'ai pu faire l'objet mais je suis en train de lire les attaques faites à l'encontre des positions du Pape et des populations africaines que vous devez juger sans doute trop infantiles pour recevoir le message de l'Eglise et je vous assure que vous me glacez le sang...Comme toujours ce racisme déguisé en humanisme est à vomir)
Pas un seul instant je ne m'attendais à ce que que ce blog soit un tel déversoir de mensonges et de bêtises crasses...
Je vous assure que vous avez réussi à me choquer...
Je suis saisi par une sourde envie d'en découdre physiquement...
Et je n'aime pas ce sentiment, vraiment pas, mais je vous assure qu'il y a des tartines qui se perdent.
Certains ont franchi une limite.
Tailleboudin et Jéremy soyez sûr que vous avez bien fait de garder l'anonymat...
Je n'aime pas beaucoup les qualificatifs utilisés par vos minables cerveaux programmés et serviles, vos accusations de racisme sont absolument déplacées car jamais justifiés, vous êtes immondes...


Muray, oui bien sûr, 3 ans déjà...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Les blogueurs sont devenus laids, mon pauvre Sancho, heureusement des âmes pures comme la vôtre sont des fenêtres ouvertes sur l'infini ...


Si vous me disiez que la terre
A tant tourner vous offensa,
Je lui dépêcherais Pança:
Vous la verriez fixe et se taire.

Si vous me disiez que l’ennui
Vous vient du ciel trop fleuri d’astres,
Déchirant les divins cadastres,
Je faucherais d’un coup la nuit.

Si vous me disiez que l’espace
Ainsi vidé ne vous plaît point,
Chevalier dieu, la lance au poing,
J’étoilerais le vent qui passe.

Mais si vous disiez que mon sang
Est plus à moi qu’à vous, ma Dame,
Je blêmirais dessous le blâme
Et je mourrais, vous bénissant.

O Dulcinée.

Ecrit par : Don Quichotte à sa Dulcinée | 29 mars 2009

Vingt dieux ! Un sous-marin de l'Opus Dei qui fait surface en plein blog ?!

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

"Si vous me disiez que l’espace
Ainsi vidé ne vous plaît point,
Chevalier dieu, la lance au poing,
J’étoilerais le vent qui passe."

Je vous conseille Canard WC. Après ça brille façon émail diamant et ça efface les mauvaises odeurs.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

"je suis en train de lire les attaques faites à l'encontre des positions du Pape et des populations africaines que vous devez juger sans doute trop infantiles pour recevoir le message de l'Eglise et je vous assure que vous me glacez le sang...Comme toujours ce racisme déguisé en humanisme est à vomir"
Ecrit par : Jerome Sancho.

Et dire que je m'en suis tenu à "cuistre" !


Je confirme ce qu'a dit Don Quichotte : "Les âmes comme celles de Jerome Sancho sont des fenêtres ouvertes sur l'infini" !

Et c'est un infini dont l'espace éternel est très effrayant !

Ecrit par : Jeremy | 29 mars 2009

http://drapeaux.paix.over-blog.com/

Ecrit par : liberté | 29 mars 2009

"Je vous assure que vous avez réussi à me choquer...
Je suis saisi par une sourde envie d'en découdre physiquement...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009 "

Vous choquer? Enfin une bonne nouvelle.

Pour la proposition (?) d'en découdre physiquement c'est typiquement le genre de propos qu'on tient derrière son clavier, si c'est sérieux faites-moi signe.

Ecrit par : Troll foghter | 29 mars 2009

Ecrit par : Troll foghter | 29 mars 2009

Il fallait lire Troll fighter.

Ecrit par : Troll fighter | 29 mars 2009

Pour en découdre, je vous conseille le sabre.

Le travail est un peu grossier mais c'est efficace.

Autre conseil : faites ça à marée basse sur une plage de l'Atlantique pour l'auto-nettoyage.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

un homme qui n'a aucune envie qu'on lui assène "d'accepter la part féminine qu'il a en lui" et qui "rigole" quand il entend que "la femme est l'avenir de l'homme"

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Ah bon ? Et si on n'est pas "un homme, un vrai", "bien burné", etc. alors on est quoi ? Une "tapette", un "pédé", une "couille-molle" ? "Un homme, c'est comme ça et une femme c'est comme çi, et point barre"... où ai-je déjà entendu ce discours ?

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

où ai-je déjà entendu ce discours ?
Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Chez Claudel , dans « Tête d’or » ? :-)Remarquez, ça ne finit pas bien pour le personnage.

Ecrit par : uncertain | 29 mars 2009

Jeremy, Vous m'avez traité également de "facho" minable imposteur en orbite autour de votre nombril...

Essayez pour une fois de poursuivre votre pensée jusqu'au bout en la mettant à l'épreuve de la réflexion au lieu de rester sur vos positions idéologiques comme on peut l'être sur un radeau à la dérive...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Si vous en avez marre des imprécateurs et que vous voulez comprendre les grandes prégnances qui seront bientôt à l'oeuvre pour bousiller ce qui reste de nos systèmes éducatifs, visionnez cette conférence de Françoise Robine, IGEN, co-auteur d'un rapport sur le livret de compétences.

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=833&cHash=a47a8f61ab

l'IGEN met la pression sur les IPR/chefs d'établissement * pour mettre en place ces usines à gaz.

Ceci dit, l'agit/prop ça marche dans le deux sens. Il existe des armes qui seront sûrement assez efficaces pour envoyer ce nième scud dans le cimetière du Moloch.

* auditoire de cette conférence

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

un homme qui n'a aucune envie qu'on lui assène "d'accepter la part féminine qu'il a en lui" et qui "rigole" quand il entend que "la femme est l'avenir de l'homme"

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Ah bon ? Et si on n'est pas "un homme, un vrai", "bien burné", etc. alors on est quoi ? Une "tapette", un "pédé", une "couille-molle" ? "Un homme, c'est comme ça et une femme c'est comme çi, et point barre"... où ai-je déjà entendu ce discours ?

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Vous êtes un âne Trollju, le bonnet il est pour vous je vous assure, même vos congénères n'ont pas osé me faire la morale à ce point...

Je ne savais pas que c'était une obligation de penser que "la femme est l'avenir de l'homme".

Comme le disait Philippe Muray, la société moderne on vous l'impose mais en plus on vous conjure de l'aimer...

Et après certains vous diront que l'on ne vit pas dans un système de totalitaire...

Flicaillons de la Non-Pensée!!

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

(un peu en retard) Certains intervenants sont trop sévères à l’égard de "La Journée de la jupe". Le film est plutôt une réussite, dans la mesure où le fond rejoint la forme (ce qui est bien le maximum qu’on puisse demander à une forme) : le film traite incidemment du théâtre et la composition du film est assez théâtrale :
-Grande concentration de l’action assez proche de nos unités classiques et action qui débute au plus proche possible de la catastrophe.
-aspect psychodrame des scènes avec le pistolet où les personnages se soulagent et règlent leurs conflits (j’ai même cru au départ que c’était un simple jeu théâtral)
Et bien sûr, effet cathartique pour tous les enseignants qui vivent ce genre de situations au quotidien.
Pour le reste, si la « forme » n’est pas parfaite (ça fait en effet un peu téléfilm), cela n’enlève rien à la qualité de l’œuvre et cela ne l’empêche pas d’être un « événement ». Comme le rappelle JPB, la forme ne fait pas tout : il y a , dans « La Princesse de Clèves », dans les romans de Balzac , bien des défauts. Pourtant, ce sont des événements. A l’inverse, une œuvre presque parfaite(et parfois brillante) techniquement, comme « Cyrano », a eu une fortune plutôt réduite.

Excusez-moi pour ces considérations tardives, vaguement pédantes et peut-être déjà énoncées par d’autres(j’étais en pause de blog).

PS :
-A mon tour, condoléances à la famille de RF.

Ecrit par : uncertain | 29 mars 2009

Vous êtes un âne Trollju, le bonnet il est pour vous je vous assure, même vos congénères n'ont pas osé me faire la morale à ce point...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Alors éclairez vos propos et expliquez-vous, au lieu d'insulter gratuitement. Je suis ouvert à la discussion, sachez-le.

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Et si vous aviez, comme moi, subis le mépris et la haine de ceux qui considèrent que si vous êtes différents et que cela justifie toutes les brimades possibles et imaginables, alors peut-être comprendririez-vous ma colère.

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Flicaillons de la Non-Pensée!!

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Prouvez-le

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Eh, les gars, allez-vous battre ailleurs! Vos imprécations nous gonflent.

Ecrit par : Cunégonde | 29 mars 2009

Dans quelques décennies, lorsque l’Afrique aura succombé au sida, les homos auront encore été durablement discriminés, les femmes tenues en infériorité avec l’aide tacite de la hiérarchie catholique...( Zorglub)

Oui, vous avez raison:inquiétantes les positions que prend l'église catholique actuellement et le jeu malsain qu'elle joue avec la religion musulmane pour en ressortir elle-même raffermie, du moins le croit-elle.

Ecrit par : Sanseverina | 29 mars 2009

Eh, les gars, allez-vous battre ailleurs! Vos imprécations nous gonflent.

Ecrit par : Cunégonde | 29 mars 2009

Et ils nous gâchent notre week-end! J'ai déjà le sentiment d'être en présence de mes Sixièmes 1 et de devoir séparer Jordan de Jason (pardon, Jérôme de Jeremy) avant de pouvoir commencer le cours.

Ecrit par : marigot | 29 mars 2009

Vous me faites rigoler à me prêter des mots et des manières de penser que je n'ai pas...
Vous êtes ridicules...Vos élèves doivent le sentir c'est pas possible autrement...Vous respirez un tel mépris que ces derniers doivent vraiment n'en plus pouvoir de vos mièvreries...
J'imagine ce que cela doit être à l'Ecole, j'imagine les confrontations que vous avez à gérer...
Quelqu'un m'a demandé stupidement pourquoi je ne voulais pas mettre une jupe si la Journée de la Jupe devait avoir lieu...
J'imagine que ce crétin a des fantasmes pathologiques, j'imagine qu'il fallait prendre avec le plus grand sérieux du monde cette injonction, j'imagine que pour lui le summum du vivre-ensemble, cet idéal moderniste gravé au burin sur les nouvelles tables de loi, serait un monde-sans-couille.
Plus vous voulez un monde-sans-couille plus vous vous faites cracher dessus par vos élèves masculins...
C'est à croire que vous aimez ça...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Vous êtes un âne Trollju, le bonnet il est pour vous je vous assure, même vos congénères n'ont pas osé me faire la morale à ce point...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Alors éclairez vos propos et expliquez-vous, au lieu d'insulter gratuitement. Je suis ouvert à la discussion, sachez-le.

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Ouvert à la discussion, vous plaisantez j'espère?

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Allez rions un peu: http://www.youtube.com/watch?v=RDBCGNGAypY

Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2009

D'ailleurs Trollfighter a l'air d'aimer ça en me proposant des rapports un peu plus musclés...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Rigolez mais c'est Kim Jong Il qui tient la corde pour remplace l'actuel Maître du Moloch.

Il a un livret compétenciel parfaitement à jour avec un nombre de croix impressionnant à l'intérieur.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

remplacer...

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Ceci dit, il a du bide (Buddweiser ?) et une coupe de cheveux style Eraserhead.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Arrête de poser tes couilles sur la table, Jérôme, c'est pas propre !

Ecrit par : Pathogène premier | 29 mars 2009

L'Express a demandé à des religieux français comment ils dogment le préservatif.

Devinez qui est pour son usage ?

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/comment-les-religions-parlent-du-preservatif_749770.html

PS : comme catho ils n'ont trouvé qu'un type du secours catholique qui s'appelle Verger. Ca ne s'invente pas.

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Trollfighter, Sang chaud, fin de récré, les gars !

Ecrit par : marilyse | 29 mars 2009

Si vous en avez marre des imprécateurs et que vous voulez comprendre les grandes prégnances qui seront bientôt à l'oeuvre pour bousiller ce qui reste de nos systèmes éducatifs, visionnez cette conférence de Françoise Robine, IGEN, co-auteur "d'un rapport sur le livret de compétences.

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=833&cHash=a47a8f61ab

l'IGEN met la pression sur les IPR/chefs d'établissement * pour mettre en place ces usines à gaz.

Ceci dit, l'agit/prop ça marche dans le deux sens. Il existe des armes qui seront sûrement assez efficaces pour envoyer ce nième scud dans le cimetière du Moloch.

* auditoire de cette conférence

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

C'est en ce moment, dans certains collèges désignés, l'expérimentation de l'"évaluation du socle commun" en 3ème.
Dugong, j'ai regardé de quoi il s'agissait en français: vous avez raison, c'est positivement imbuvable: la techno-pédago-cratie s'y déchaine.
Tout dépendra maintenant de la réaction des professeurs de collèges.
Ou bien ils ploieront l'échine, ou bien ils se rebelleront contre cette prise en main autoritaire de l'enseignement par 'l"encadrement de l'Education nationale", lequel considère que les professeurs ne sont plus que quantité négligeable, vils exécutants des caprices du Moloch, et, sous-payés, justes bons à fermer leur gueule.
Il dépend d'eux que la "phase expérimentale soit un flop ou pas...

Ecrit par : Jean | 29 mars 2009

Quand un virus a une grande faculté de produire des mutants, fabriquer un vaccin efficace est difficile.
Exemple : pour la grippe, dont le virus est également très capable de mutations, les vaccins fabriqués sont certaines années inefficaces.

J'espère ne pas avoir dit de bêtises.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2009
Je ne pense pas que vous ayez énoncé des bêtises. Ce sont les motifs invoqués. Je ne suis pas certaine non plus que ce soit la seule entrave à la fabrication d'un vaccin contre le SIDA. L'entrave majeure c'est qu'il n'est pas rentable parce que, dans les pays développés, ceux qui peuvent le payer et qui en ont besoin ne sont pas légions. Il est moralement très délicat de rendre la vaccination des enfants obligatoire puisque c'est les autoriser implicitement à adopter des conduites à risque et que ce serait très mal perçu, notamment par les catholiques mais certainement pas qu'eux. Pour moi, j'ai déjà dit que c'est normal ! L'Eglise catholique n'a pas à rayer la luxure de la liste des péchés capitaux et un catholique ne multiplie pas les partenaires et les expériences, ce qui n'interdit d'ailleurs nullement l'Eros et la sublimation métaphysique d'un bel orgasme partagé, dans le cadre d'un amour réciproque profond des partenaires, amour qui tend perpétuellement à se rapprocher de l'amour que Dieu porte aux hommes et que le catholique tente, bien faiblement,de porter à Dieu.
Donc, le vaccin SIDA n'est pas rentable du tout et je vous parie que tous les grands labos, main dans la main avec l'OMS et l'OMC, ont réfléchi sérieusement au problème de rentabilité d'un tel vaccin par rapport au coût d'élaboration.
On peut espérer peut-être du côté des laboratoires pharmaceutiques indiens ou chinois?


Anne-Marie, une petite sous-unité virale antigénique pourrait être commune à tous les mutants, non ? Et si l'individu est préalablement vacciné, le virus n'aura pas le temps de se répliquer dans son organisme ? Puis pleins d'autres réflexions en vrac auxquelles ni vous ni moi ne pouvons répondre. En plus, ce n'est pas le lieu. J'aurais pourtant bien plaisir à vous expliquer, à vous qui êtes de la partie, les péripéties du vaccin contre la leishmaniose.
Je vous donne mon mail: vet.coup@wanadoo.fr


Enfin, pour finir en beauté, le catholique occidental moyen (pas Robin, bien sûr! ) est un consommateur qui veut le beurre, l'argent du beurre et se farcir la crémière sans risque immédiat ni au jour du Jugement Dernier tout en restant douillettement au sein d'une communauté dont il a l'habitude.
C'est un consommateur de catholicisme mais ce n'est jamais qu'un consommateur.

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

l'IGEN met la pression sur les IPR/chefs d'établissement * pour mettre en place ces usines à gaz.

Ceci dit, l'agit/prop ça marche dans le deux sens. Il existe des armes qui seront sûrement assez efficaces pour envoyer ce nième scud dans le cimetière du Moloch.

* auditoire de cette conférence

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

J'ai fait une fausse manoeuvre et je me suis retrouvé avec les propos de l'IGEN Françoise Robine sur les "livrets de compétence" et un film de propagande sur Kim Jong-il, le secrétaire général du PC nord coréen.

Je n'ai pas compris tout de suite, tant l'harmonie entre le texte et l'image était parfait.

Les paroles lénifiantes de la donzelle sur des images d'archives de la célébration du 1er mai en Corée du nord ou du plénum du comité central.

Ca pourrait être une bonne idée "d'agit prop" non ?

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

En résumé, le Pape actuel est insoluble dans l'économie de marché. Il est aussi obstiné qu'un pur laïque républicain. Ni l'un ni l'autre n'acceptent de se marchandiser.

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

Enfin, pour finir en beauté, le catholique occidental moyen (pas Robin, bien sûr! ) est un consommateur qui veut le beurre, l'argent du beurre et se farcir la crémière sans risque immédiat ni au jour du Jugement Dernier tout en restant douillettement au sein d'une communauté dont il a l'habitude.
C'est un consommateur de catholicisme mais ce n'est jamais qu'un consommateur.

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

Je pense au personnel médical, médecins, infirmiers et infirmières qui luttent contre le fléau en Afrique. Beaucoup sont des religieux et la plupart sont absolument atterrés par les propos du pape. Vous n'ignorez pas, je pense, qu'il existe deux volets indissolubles dans le magistère catholique : le dogme et la pastorale (en termes wéberiens "l'éthique de conviction" et "l'éthique de responsabilité"). Dans le contexte africain, de tels propos sont irresponsables. Point barre.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

...Et pas seulement dans le contexte africain.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Eh, les gars, allez-vous battre ailleurs! Vos imprécations nous gonflent.

Ecrit par : Cunégonde | 29 mars 2009

Et ils nous gâchent notre week-end! J'ai déjà le sentiment d'être en présence de mes Sixièmes 1 et de devoir séparer Jordan de Jason (pardon, Jérôme de Jeremy) avant de pouvoir commencer le cours.

Ecrit par : marigot | 29 mars 2009


Pardon mesdames d'avoir osé poser la question qui fâche...
Je n'ai été que prévenu tardivement.
Pardonnez moi donc, d'avoir posé la question qui a mis en branle la machine à écraser, à faire du bruit, à insulter gratuitement, à noyer la parole, à diffamer...
Pardonnez moi d'avoir réveillé les robots de la police de la pensée moderne ; les gardiens du temple, programmés et serviles, ont bien fait leur travail je vous rassure...
Il ne subsistera de cet échange impossible que quelques amalgames douteux sur ma personne, propices à cataloguer, à ranger dans le casier "ennemis", et surtout le nécessaire a été fait pour que je ne puisse contester en aucun cas une quelconque censure...J'ai eu droit à un temps de parole conséquent, mais je vous rassure bien sûr la chasse à l'homme a fonctionné correctement et l'accumulation de moraline moderne a eu son effet car n'en pouvant plus devant tant de stupidité et de haine, je renonce (temporairement?) à me risquer de débouloner un par un les mécanismes bien huilés de cette mascarade, de cette "rebellocratie", de cette police stalinienne assez forte je dois en convenir ; les gardiens du temple pourront être grassement félicités, la messe a été dite comme il se doit, et les attaques contre la religion (chrétienne évidemment) et les défenseurs de celle ci n'ont pas été oubliées ...

Je vous souhaite bien de la joie avec vos amis, et Jérôme à présent va aller se coucher car il se fait tard, n'est-ce pas mesdames?

Finalement il fallait que cela finisse ainsi, il fallait bien que cela soit deux femmes qui nous indiquent que le monde est une grande cour avec plein d'enfants qui se disputent mais qui n'ont rien à dire.

Il n'y a pas de conflits bien sûr, il n'y a pas de discussions possibles, non...Juste un monde avec pleins d'enfants qui n'ont rien à dire...voilà la promesse auquelle on a droit dans ce monde de tarés...

Deux femmes...Le couple de demain...Le couple d'aujourd'hui...Cet idéal pathologique vers lequel la société moderne nous conduit éternellement et que je me suis mis en tête de dénoncer sur ce blog à partir de ce film "La Journée de la jupe"...

Je crois que la boucle est bouclée.

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

D'ailleurs Trollfighter a l'air d'aimer ça en me proposant des rapports un peu plus musclés...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

J'ai mieux à faire. Je me suis emporté et l'ai reconnu (cf plus haut) et j'espérais juste que vous alliez expliquer vos propos. Au lieu de cela vous y avez vu une provocation.
Et bien soit, restons-en là alors.

Bonne nuit.

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

@Cunégonde et marigot: Je vous présente mes excuses, c'était puéril et je me suis laissé emporter.

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Dans le contexte africain, de tels propos sont irresponsables. Point barre.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

...Et pas seulement dans le contexte africain.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Le Pape a choisi une autre forme de responsabilité. C'est le Pape. Point barre aussi !

Quand vous lancerez une pétition contre Saint Paul, prévenez-moi !
A quand une pétition contre Dieu ?


Robin, le Pape est Pape. Il n'est ni médecin ni vendeur de préservatifs. Il s'adresse à la communauté catholique et lui rappelle la morale chrétienne qui est, certes et indéniablement, largement aussi efficace que le préservatif. Il fait son travail de Pape. Nul n'est contraint à le suivre et ceux qui le suivent peuvent se faire absoudre de leurs entorses à la règle lors de la confession. C'est somme toute la plus souple des religions et de loin !
Personne, par ailleurs, ne s'est préoccupé de souligner ses discours suivants où il dénonçait les puissances économiques et financières qui pillent l'Afrique et détruisent allègrement son tissu social.

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

"Ceci dit, l'agit/prop ça marche dans le deux sens. Il existe des armes qui seront sûrement assez efficaces pour envoyer ce nième scud dans le cimetière du Moloch."

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

Sur ce coup-là, je vous suis sans hésiter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Je crois que la boucle est bouclée."

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Enfin une parole de bon sens... Quarante-cinq secondes de lucidité par jour?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

Par contre, Robin, quand un évêque excommunie une pauvre gamine violée et sa maman pour cause d'avortement, nous pensons ici que cet évêque ne maîtrise absolument pas la Vertu de Charité. Je m'oppose à cette excommunication et s'il y a une pétition à signer, je signe de suite !
Ma signature aura valeur car je peux produire mon extrait de Baptême.

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

Si vous en avez marre des imprécateurs et que vous voulez comprendre les grandes prégnances qui seront bientôt à l'oeuvre pour bousiller ce qui reste de nos systèmes éducatifs, visionnez cette conférence de Françoise Robine, IGEN, co-auteur "d'un rapport sur le livret de compétences.

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=833&cHash=a47a8f61ab

l'IGEN met la pression sur les IPR/chefs d'établissement * pour mettre en place ces usines à gaz.

Ceci dit, l'agit/prop ça marche dans le deux sens. Il existe des armes qui seront sûrement assez efficaces pour envoyer ce nième scud dans le cimetière du Moloch.

* auditoire de cette conférence

Ecrit par : dugong | 29 mars 2009

"pour voir quel type d'arguments est-ce que nous pourrons nous-mêmes développer dans le cadre de..."

Fermez la Robine, elle est bien pire que la caillera montrée dans "La journée de la jupe" !

Ecrit par : guy morel | 29 mars 2009

Un autre son de cloche !


http://www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135


PS. Jérôme, ne désespérons pas !

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

"Je crois que la boucle est bouclée."

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Enfin une parole de bon sens... Quarante-cinq secondes de lucidité par jour?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009



Christophe Sibille il ne me faudrait pas plus de 5 secondes pour vous en coller une dans un moment de raptus...
Je vous invite à fermer votre gueule à présent.

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Vous me poussez à bout les bisounours...

PS : Amélie je ne sais pas si vous connaissez :

http://www.surlering.fr/article.php/id/5276

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

"Un raptus peut etre rapproché à une pulsion. c'est, en fait une violente crise nerveuse dirigée contre soi ou les autres (un passage à l'acte). Chez les personnes dépressives il est surtout à craindre le suicide ."

Allez, Jérôme Sancho, un petit geste humanitaire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

"Benoît XVI déclare vouloir prendre l’Afrique dans ses bras. On espère qu’avant de l’enculer, il se recouvrira la bite avec une capote.
Non, en fait, s’il n’arrête pas de dire des conneries sur l’épidémie de sida en Afrique, c’est qu’il a oublié de s’en mettre une sur la langue. En tous cas, il s’est auto-excommunié de la communauté humaine."

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

Comme Sanseverina je pense que les petits vernis qui n’ont jamais été confrontés à l’enfer (exple TZR durablement baladé d’un LEP pourri à un collège en ZEP) ne PEUVENT pas comprendre. L’horreur pédagogique au quotidien ne peut pas se transmettre : on l’a vécue ou pas
Ecrit Zorglub le 26 mars 2009

J'aime énormément Asimov et je n'en ai pas honte. Et que le premier qui me traitera d'inculte aille crever !
Ecrit Francis Penin le 27 mars 2009

Parce que depuis qu'il n'est plus là, pour parler R. Felts vous avez repris vos aises et vous vous étalez à nouveau de toute votre hypocrisie gluante et de vos leçons de morale à deux balles. Et tout le monde de se coucher, of course.
Ecrit Sanseverina le 27 mars 2009

Cigare, grenache, bonheur.

Ecrit par : Draghixa | 29 mars 2009

Un raptus peut etre rapproché à une pulsion. c'est, en fait une violente crise nerveuse dirigée contre soi ou les autres (un passage à l'acte). Chez les personnes dépressives il est surtout à craindre le suicide ."

Allez, Jérôme Sancho, un petit geste humanitaire?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009


On se retrouve où vous voulez Christophe Sibille...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

"On se retrouve où vous voulez Christophe Sibille..."

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009

Je vous remercie de la proposition. Mais, au risque de vous décevoir, nulle part. J'ai pour habitude de choisir mes relations parmi des êtres à peu près humains, autant que faire se peut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

J'insiste: la "phase d'expérimentation de l'évaluation du socle commun" est en cours dans certains collèges retenus pour être les cobayes, dans toutes les matières du "socle". c'est ainsi que les professeurs d'EPS devront aussi évaluer les compétences de leurs élèves en culture et expression française.
Il dépende des professeurs concernés que cette "expérimentation" soit un bide monstre...

Ecrit par : Jean | 29 mars 2009

Jérôme Sancho, si vous voulez continuer à me menacer, je vous suggère de le faire par courriel. Cela sera plus courageux de votre part, et ça évitera de polluer le blog!

ch.sibille arobase wanadoo point fr

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2009

Laisser tomber Christophe, ça ne changera rien. Vous ne faites qu'alimenter son désir d'en découdre pour des raisons que j'ignore.

Pour preuve:

"D'ailleurs Trollfighter a l'air d'aimer ça en me proposant des rapports un peu plus musclés...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009"

Je ne sais pas d'où il sort ça... ou j'ai raté un épisode. "Trollfighter", tiens c'est une idée ça ! Si on trouve un jeu qui porte ce titre, il faut que je réclame des droits alors ;-)

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Ah oui! Sans show, ça nous fera des vacances.

Ecrit par : Cunégonde | 29 mars 2009

Par contre, Robin, quand un évêque excommunie une pauvre gamine violée et sa maman pour cause d'avortement, nous pensons ici que cet évêque ne maîtrise absolument pas la Vertu de Charité. Je m'oppose à cette excommunication et s'il y a une pétition à signer, je signe de suite !
Ma signature aura valeur car je peux produire mon extrait de Baptême.

Ecrit par : dobolino | 29 mars 2009

Je n'ai pas vu de pétition contre ça. Vous savez à quel point je vous respecte, dobolino, mais sur l'affaire du préservatif, je ne suis pas d'accord.

Il y a les principes, mais il y a aussi la réalité, c'est-à-dire des gens qui auront des rapports sexuels non protégés pour obéir au pape et qui mourront par centaines de milliers.

J'admets que je peux me tromper et que les choses sont peut-être plus compliquées, mais ce n'est pas ce que disent les médecins, les infirmiers et les infirmières (beaucoup sont des religieux) sur place.

Certains emploient même l'expression "entêtement criminel". Je vous signale que Mgr Martini (on ne sourit pas SVP !), ancien archevêque de Milan, avait une vision "pastorale" plus large (il était "papabile").

La position du pape (on ne sourie pas non plus, bande de malappris !) ne relève donc pas du dogme, mais de la pastorale.

On peut ne pas être d'accord, même en tant que catholique.

Quant aux déclarations révisionnistes de l'évêque américain, elles risquent de flanquer par terre des années de rapprochement et de dialogue avec la communauté juive.

Je sais que ça ne fait ni chaud ni froid à la plupart des gens, mais en ce qui me concerne et pour les raisons que vous connaissez, cette question est pour moi de la plus haute importance.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009

Bien dit Cunégonde. J'ai un peu honte d'y avoir participé...

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Mon grand-oncle, prêtre de terrain à la Martinique (ancien missionnaire et prisonnier des Viets) avait une position (je n'y résiste pas...) sans ambages: il disait à ses paroissiennes: "quand on ne peut pas nourrir 5 enfants, on n'en fait que deux". Le clergé qui vit au milieu du peuple est souvent plus réaliste, plus charitable, plus compréhensif qu'une mitre dorée.
Bonne nuit (non écourtée, celle-là)

Ecrit par : Cunégonde | 30 mars 2009

Un autre son de cloche !

http://www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Je n'ai pas dit non plus que les choses étaient simples et que le préservatif résolvait tous les problèmes. Je trouve cet article acceptable (surtout la fin), mais je ne suis pas sûr que le pape y souscrirait totalement !

Ecrit par : Robin | 30 mars 2009

Pour preuve:

"D'ailleurs Trollfighter a l'air d'aimer ça en me proposant des rapports un peu plus musclés...

Ecrit par : Jérôme Sancho | 29 mars 2009"

Je ne sais pas d'où il sort ça... ou j'ai raté un épisode. "Trollfighter", tiens c'est une idée ça ! Si on trouve un jeu qui porte ce titre, il faut que je réclame des droits alors ;-)

Ecrit par : Trollju | 29 mars 2009

Mince, je suis allé bien vite: il ne parlait pas de moi, mais d'un blogeur qui se faisait nommer "Trollfighter"... je ne suis pas assez vigilant manifestement :(

Ecrit par : Trollju | 30 mars 2009

Je voudrais que les athées et les agnostiques sur ce blog pour lesquels j'ai le plus grand respect et en compagnie desquels je me sens souvent bien mieux qu'en compagnie de bien des "croyants" sachent que les prises de position du pape actuel ne représentent pas l'opinion de tous les chrétiens et en tout cas pas la mienne.

Ecrit par : Robin | 29 mars 2009
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Bien sûr, Robin ! De nombreux catholiques s'élèvent contre les propos du pape.
Mais je suis athée et je ne mêle pas de cette controverse entre croyants.
Je suis un scientifique rationaliste (cela paraît pléonastique mais ça ne l'est pas) et je reste dans mon coin.
J'ai de l'amitié pour vous indépendamment du fait que vous soyez croyant ou non.

Ecrit par : Francis Penin | 30 mars 2009

J'ai de l'amitié pour vous indépendamment du fait que vous soyez croyant ou non.

Ecrit par : Francis Penin | 30 mars 2009

Moi aussi, Francis. N'oubliez pas de régler vos montres à l'heure d'été. Il est 0 heures 46 ! Bonne nuit à tous !

Ecrit par : Robin | 30 mars 2009

Vous avez aimé Kim Jong Il? vous adorerez Enver:

http://www.youtube.com/watch?v=_BdwyUzHQkg

Ecrit par : Pendariès | 30 mars 2009

Il faut forcément être formidablement intelligent pour trouver des comparaisons aussi gratuites et d'un abord aussi paradoxal… Alors qu'il y a la moitié de l'humanité qui ne croit pas ou doute de l'existence de Dieu, personne n'a jamais remis en cause l'intelligence de l'enfant.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mars 2009
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Oui, Anne-Marie, je suis athée mais je n'ai jamais douté de l'intelligence de TOUS les enfants qui sont nés sains d'esprit et n'ont pas été rendus stupides par une éducation stupide.
Faire un pari là-dessus est stupide, mais un grand "scientifique" peut tout se permettre : à quand un prix Nobel (de littérature, non de physique ou de chimie ou de toute autre science expérimentale) pour l'illustre scientifique ?
Bien amicalement.

Ecrit par : Francis Penin | 30 mars 2009

Moi aussi, Francis. N'oubliez pas de régler vos montres à l'heure d'été. Il est 0 heures 46 ! Bonne nuit à tous !

Ecrit par : Robin | 30 mars 2009
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Merci, Robin, mais je suis retaité et je me lève quand je me réveille naturellement (sans sonnerie intempestive).
Pas de problème. Les horloges sont réglées partout chez moi.
Ce changement d'heure, soit dit en passant, m'agace prodigieusement. Je me souviens de la première année où cela a eu lieu : je passais une première heure difficile au collège (en tant que professeur, non comme élève), mais mes élèves somnolaient, eux, confortablement assis qu'ils étaient, cependant que je restais debout, parlant doucement pour ne pas les brusquer !

Ecrit par : Francis Penin | 30 mars 2009

Au vu des messages aigre-doux échangés aujourd'hui, je serais tenté d'avancer que le changement d'heure a passablement irrité beaucoup de monde :

Grands dégâts ici !!!

(Et que sera-ce demain au travail ?)
Pigé ?

Ecrit par : Francis Penin | 30 mars 2009

Je n'ai pas lu le billet jusqu'au bout, pour une simple raison : je déteste qu'on donne la fin des films dès le début.

Un très mauvais point pour vous, donc.

Ecrit par : G. Gete | 30 mars 2009

Robin a écrit : "J'ai fait une fausse manoeuvre et je me suis retrouvé avec les propos de l'IGEN Françoise Robine sur les "livrets de compétence" et un film de propagande sur Kim Jong-il, le secrétaire général du PC nord coréen.
Je n'ai pas compris tout de suite, tant l'harmonie entre le texte et l'image était parfait.
Les paroles lénifiantes de la donzelle sur des images d'archives de la célébration du 1er mai en Corée du nord ou du plénum du comité central.
Ca pourrait être une bonne idée "d'agit prop" non ?"

Guy Morel a écrit : ""pour voir quel type d'arguments est-ce que nous pourrons nous-mêmes développer dans le cadre de..."
Fermez la Robine, elle est bien pire que la caillera montrée dans "La journée de la jupe" !"

Jean a écrit : "J'insiste: la "phase d'expérimentation de l'évaluation du socle commun" est en cours dans certains collèges retenus pour être les cobayes, dans toutes les matières du "socle". c'est ainsi que les professeurs d'EPS devront aussi évaluer les compétences de leurs élèves en culture et expression française.
Il dépend des professeurs concernés que cette "expérimentation" soit un bide monstre..."

La suggestion de Robin est très intéressante : j'y travaille… Le plénum transformé en péplum…

Il est toujours utile de mettre des visages sur la prêtrise techno du Moloch. La dame, à la syntaxe parfois vacillante, en est un parfait exemple.

Jean a raison : la déferlante pédagole sur les "livrets de comp" arrive sur les collèges avec son cortège de grandes et de petites messes. Soyez prêts ! Attendez vous notamment à ce que des "collègues" collaborent. Certains par militantisme pédagol. D'autres, plus nombreux, dans l'espoir de décrocher quelques hochets.

L'IGEN sait bien que la plupart des gens (élèves et parents compris) sont très attachés aux notes. Les grands prêtres avancent actuellement sur des œufs en ne pouvant pas faire autrement que de craindre, temporairement espèrent-ils, "une double comptabilité" * (notes et livret compétenciel). Ces gens dénigrent les notes ** selon un mode militant. A nous de détruire toute crédibilité aux livrets, y compris selon le même mode.

Ca ne devrait pas être trop difficile : Usine à gaz illisible, laxisme prévisible, incohérence entre les deux systèmes, alibi de renoncement à l'instruction ***, etc.

* selon l'expression même de F. Robine

** La conférence de la dame avait été précédée de celle d'Antibi (elle en parle incidemment dans son discours).

*** c'est le fameux coup des "connaissances en cours d'acquisition" : on refile la patate chaude aux enseignants des années suivantes en se donnant bonne conscience d'avoir indiqué dans le livret de comp d'un élève de 6ème : "en cours d'acquisition" devant la compétence "sait lire et écrire". Rassurez vous une telle "compétence" ne sera jamais inscrite d'une façon aussi crue : trop simple et trop compréhensible…

Ecrit par : dugong | 30 mars 2009

Le livret compétenciel : un chemin de croix...

Ecrit par : dugong | 30 mars 2009

Le livret compétenciel : un chemin de croix...

Ecrit par : dugong | 30 mars 2009

Excellent!!!

Même en primaire, beaucoup ont résisté.... et un grand nombre en sont revenus après quelques années de croix...

Ecrit par : Maminou | 30 mars 2009

Le meiriol fait pêter l'analyse sur la jupe...

http://www.meirieu.com/ACTUALITE/journee_de_la%20Jupe.htm

Ecrit par : dugong | 30 mars 2009

Je résume : toutes les saletés que nous avons commises sont à mettre sur le compte de la société toute entière.

Et puis, la transmission vue comme une dette insupportable, fallait oser.

Il l'a fait.

Ecrit par : dugong | 30 mars 2009

A un an de la retraite, je me fiche de la rombière Robine, du socle commun, des livrets d'incompétence et de l'antipathique Antibi.

Je suis en train de faire aux 4ème un cours de grammaire complet. Le bouquin des éditions Bordas en deux voulmes 6ème-5ème/4ème-3ème est correct ; en tout cas, je n'ai pas trouvé mieux.

Il y aura un contrôle noté sur 20 à la clé, comme la dictée préparée que je viens de rendre.

Je n'aurai jamais la hors classe et je ne serai jamais bien vu, mais je m'en fous.

Je vous tiens au courant de l'évolution de la question de ma notation administrative. Ca va se jouer cette après-midi. J'ai préparé une riposte atomique (l'avoir, faire savoir qu'on l'a, ne pas s'en servir)...Ceci dit, si on m'y oblige...tant pîs.

Ecrit par : Robin | 30 mars 2009

Robin, bonne chance… Mes vœux vous accompagnent…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 mars 2009

Cela vaut le coup, franchement, de lire l'analyse (si, si, c'est une analyse) de Meirieu sur le site indiqué par Dugong ci-dessus. Même si on y retrouve la quintessence de la pensée du Jésus de Lyon : pas la faute à l'Ecole, mais à la société dans son ensemble — avec un petit couplet au passage sur la culpabilité de nos sociétés post-coloniales qui vaut son pesant de quenelles. Avec les références incontournables de la pensée meiriolique, quelques chrétiens, Pascal en tête, Kant et Platon à main gauche, Rousseau à main droite. On se veut philosophe, ou on ne se veut pas.
Ça vaut encore davantage le coup de lire les deux critiques (alors là, avec tous les guillemets et effets d'ironie que vous voulez) référencés à la fin de l'article. Un homme (franchement contre), une femme (tout à fait pour). Parité, balle au centre. Je parie que Meirieu, que l'on voit en ce moment opérer un rapprochement avec la majorité PS, sera tout aussi capable de travailler avec un Bayrou, sous lequel (93-97 : n'oubliez jamais que Bayrou pouvait supprimer les IUFM naissants d'un trait de plume, et qu'il n'en a rien fait — qu'il a laissé les pédagos prendre le pouvoir, au moment même où Monique Vuaillat, qui dirigeait alors la FSU, disait que son syndicat faisait la politique du ministère) il a eu toute licence de continuer son œuvre de destruction.
Mais une phrase m'a frappé dans l'article de Meirieu : "Le pédagogue, lui, ne se résigne pas", dit-il.
Et je signe — à ceci près, que les vrais pédagogues sont ici, et non chez lui : c'est par une extraordinaire extorsion de sens que les destructeurs de l'Ecole de la République se sont baptisés "pédagogues". Les vrais pédagogues se souvient avant tout d'amener chaque élève au plus haut de ses capacités — mais pas en lui cirant les pompes, ni en suggérant qu'il a une culture parallèle à trimballer à l'école, ou qu'il peut construire ses propres savoirs à partir du néant de sa pensée. Le vrai pédagogue n'hésitera pas un instant à rentrer dans le lard de l'élève qui croit savoir parce qu'il croit, ou du collègue qui croit enseigner parce qu'il parle — ou, pire, parce qu'il fait parler. Le vrai pédagogue ne raisonnera pas en termes d'équipes pédagogiques, d'autonomie des établissements, et autres calembredaines que le pédagogol actuel applaudit des deux mains parce que dans le délitement actuel de la pensée, il est à peu près sûr que ces structures bâtardes lui donneront raison — le fleuve coule vers le bas, alors que la pédagogie consiste à aller en haut — à contrarier la pente.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 mars 2009

Robin, je compatis !

Je pense que vous serez davantage augmenté que moi, ma note administrative a "augmenté" : + 0,05. En dix ans à ce rythme je gagnerai 0,5 point... Loin des standards pédagols ;)

Connaissant mon chef d'établissement vénéré, il faut considérer ça comme une insulte. J'ai l'habitude, je reste zen, l'insulte ne met en cause que celui qui la profère.

Malgré ma contestation de la note et bien que j'ai été défendu par les syndicats à la commission, cette note a été maintenue par le rectorat qui applique le Führerprinzip : le chef a toujours raison, surtout quand il ment ! Et en avant pour l'évaluation par "compétences" !

Ecrit par : P. Lariba | 30 mars 2009

Le vrai pédagogue qui enseigne l'équitation ou la pétanque, le piano, le dessin ou la coiffure se moque bien des effets de mode et de manches. Il sait qu'il faut commencer petit, assurer le bon geste, souple et économique, au prix de nombreuses répétitions, houspiller gentiment l'élève, mettre à sa portée de petites réussites, lui permettre de briller parfois aux yeux des autres. Il n'a pas peur d'enseigner les termes techniques relatifs à son activité (car l'élève jeune est fier de s'en servir et de montrer son savoir).
C'est là l'enseignement vieux comme le monde et qui a fait ses preuves.
Le nouveau public est un mythe dont le grand-prêtre fait ses choux gras. On a supprimé les coups de fouet, les pensums, les abus, c'est suffisant: ne touchons pas au reste ou avouons clairement le souhait de détruire une civilisation. Les khmers rouges l'ont fait et même eux sont devant les juges. Meirieu, le Milosevic de l'école, ne mérite pas mieux.

Ecrit par : Cunégonde | 30 mars 2009

Avec vous de tout coeur Robin. Je suis désagrégée depuis plus de huit ans et je me sens bien dans ma peau avec de quoi vivre sans grandes folies et faire ce que j'aime avec ceux que j'aime et des gens que j'aime, en dépit de quelques heurts de temps à autre pour agrémenter l'andante du quotidien.

JPB parle d'une extraordinaire extorsion de sens qui a conduit les destructeurs de l'Ecole de la République à se baptiser pédagogues.
Je ne résiste pas à la tentation de recopier ce passage de la page 136 des "Dits de Mathieu" de Célestin Freinet, lui qui parlait souvent des cîmes à atteindre. Veuillez m'excuser si j'y reviens mais après l'avoir lu puis enregisté pour les amis je l'ai encore en tête. En 1959, cet homme passionné faisait preuve d'une sagacité toujours d'actualité.

" Il y a deux sortes d'hommes : ceux qui font des expériences et ceux qui n'en font plus. Il faut ,hélas ! en ajouter une troisième : celle des malfaiteurs qui ne craignent pas de bondir avec le torrent ou d'escalader les pics avec les intrépides, mais dans le seul souci de s'approprier, pour les exploiter avec profit, les découvertes désintéressées des éternels perceurs d'ombre, des chasseurs de vérité, des créateurs de justice, de lumière et de beauté.
Avec notre idéal, ils font Hiroshima. Jusqu'au jour où nous leur barrerons la route pour reconquérir la vraie science, dynamique et humaine, que nous faisons tous ensemble, avec nos muscles, avec notre coeur, avec notre volonté et avec notre sang."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2009

"(...)Anthropologique, en effet, est la question de la Loi : la Loi qui permet de sortir de la toute-puissance et de la jouissance immédiate et absolue. La Loi qui contraint à surseoir à la pulsion pour permettre l’émergence du désir. La Loi qui pose des butées structurantes au délire et à la violence. La Loi qui marque les bornes en deçà desquelles nous basculons immanquablement dans l’inhumain et la barbarie. En deçà desquelles nous nous condamnons à vivre et à revivre sans cesse, en des huis clos mortifères comme celui dans lequel s’enferme Sonia Bergerac, le chaos et l’entre-déchirement des individus qui s’affrontent. Or, la Loi, nous impose, bien sûr, d’apprendre à « dire non » aux enfants… Mais elle nous impose aussi de lutter contre l’impérialisme des marchands et des médias qui enferment l’enfant dans ses caprices pour en faire un « cœur de cible »… Elle nous impose de mettre en place, partout où c’est possible, des activités dans lesquelles des médiations permettent à chacun de s’engager et d’avoir une place sans la prendre à quelqu’un d’autre… La Loi devrait aussi nous amener à repenser nos espaces, nos lieux et nos temps pour que les coagulations fusionnelles cèdent la place à des configurations réfléchies. Travail de longue haleine, certes. Difficile, mais notre seul espoir à long terme.(...)"

"Anthropologique est..."
"Anthropologique est..."
"Anthropologique est..."

Répétés trois fois pour débuter ses paragraphes.
Une belle figure de style...Sans doute pour se convaincre qu'il a compris quelque chose de l'anthropologie ce Meirieu...

"...Elle (la Loi) nous impose de mettre en place, partout où c’est possible, des activités dans lesquelles des médiations permettent à chacun de s’engager et d’avoir une place sans la prendre à quelqu’un d’autre… La Loi devrait aussi nous amener à repenser nos espaces, nos lieux et nos temps pour que les coagulations fusionnelles cèdent la place à des configurations réfléchies."

Et voilà comment en un tour de passe-passe nous passons d'une prétendue compréhension de ce qu'est la Loi et son sens vital à une injonction de "vivre-ensemble"*, dont ce tartuffe semblait pourtant émettre un doute dans un paragraphe précédent
Le discours de bureaucrate soviétique qu'il utilise est tout simplement édifiant.
Je pose la question : "s'engager" dans quoi?.
"médiations"??
"Repenser nos espaces, nos lieux et nos temps"???

Tiens ! ça me fait penser à Christophe Sibille qui a bien raison de qualifier le suicide d'acte "humanitaire".
C'est exactement cela : Toute action entreprise par le pouvoir moderne est d'ordre "humanitaire"
Lisez ce billet monsieur Sibille http://www.surlering.fr/article.php/id/5276, vous comprendrez tout le sens de cette remarque.
Quant à votre proposition, vous n'êtes pas mon style, j'aurais préféré la même proposition de la part d'Amélie afin de discuter courtoisement avec elle de ces charmants "défauts" que vous, monsieur Sibille, n'aurez jamais la chance de percevoir un jour...

*"Vivre-ensemble" qui sera imposé par des Journées de La Jupe et autres "activités" censées "dire non" aux enfants bien entendu...et que vous, monsieur Brighelli, semblez autant que votre "ennemi" promouvoir par ce silence face à la question essentielle : "Ok, et maintenant?".

Ecrit par : Jérôme Sancho | 30 mars 2009

Robin, comme le dit Dobolino, "le Pape est Pape". Il fait son boulot de pape.
Accessoirement, l'"évêque" négationniste, qui est assurément un sale con, n'est pas plus évêque que vous et moi. La gamine violée n'a pas été excommuniée, et la bourde d'un évêque (officiel, celui-là) a été annulé par sa hiérarchie. Le pape n'a pas accusé le préservatif d'aggraver le sida en Afrique, mais la DISTRIBUTION de préservatifs. Ce qui est différent. Enfin, il est indéniable que l'abstinence est plus efficace que le préservatif contre les MST (et les bébés !).
Si vous n'êtes pas d'accord, Robin, ne pétitionnez pas. "Protestez". Ça ne vous empêchera pas d'être chrétien.

Ecrit par : yann | 30 mars 2009

Malgré ma contestation de la note et bien que j'ai été défendu par les syndicats à la commission, cette note a été maintenue par le rectorat qui applique le Führerprinzip : le chef a toujours raison, surtout quand il ment ! Et en avant pour l'évaluation par "compétences" !

Ecrit par : P. Lariba | 30 mars 2009

Avec notre idéal, ils font Hiroshima. Jusqu'au jour où nous leur barrerons la route pour reconquérir la vraie science, dynamique et humaine, que nous faisons tous ensemble, avec nos muscles, avec notre coeur, avec notre volonté et avec notre sang."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 mars 2009

Il est inévitable que les imposteurs, les médiocres et les "bousilleurs" aient le pouvoir, mais il est bon aussi qu'ils soient, de temps en temps, remis à leur place.

Ecrit par : Robin | 30 mars 2009

AnnuléE, la bourde, pas l'évêque.

Ecrit par : yann | 30 mars 2009

Ecrit par : Amélie | 29 mars 2009

Tiens, le "pape" JPB a levé l'excommunication d'Amélie ?

Ecrit par : yann | 30 mars 2009

Et je signe — à ceci près, que les vrais pédagogues sont ici, et non chez lui : c'est par une extraordinaire extorsion de sens que les destructeurs de l'Ecole de la République se sont baptisés "pédagogues".

Ecrit par : brighelli | 30 mars 2009

Je viens à l'instant de prendre connaissance des appréciations portées par mes collègues sur les bulletins trimestriels des élèves d'une classe de Troisième d'un des collèges les plus performants de l'Académie.
Cette classe n'en déplaise à certains ne comporte aucun élève "issu de l'immigration". Tous sont des enfants de bonnes familles. Aucun dans son enfance n'a subi de trauma ou de sévices...
Si ce n'est précisément pour une grosse majorité d'entre eux un déficit chronique d'une véritable volonté active de la part de l'école de les instruire sérieusement et systématiquement.
La moyenne de la classe est de 10.90 et une bonne dizaine d'élèves ne franchit pas les 8/10. Seuls 4 élèves dépassent les 14/20.
Leur professeur principal m'a dit que tous, à l'exception de 4 d'entre eux, n'envisagent pas d'autre orientation qu'une Seconde générale. Envisager une orientation en lycée professionnel constituerait une véritable infâmie sinon une insulte pour la lignée toute entière.
Mais le plus curieux et c'est là que je veux en venir, ce sont les appréciations laissées par les professeurs: très souvent il est reproché aux élèves de pas se "mettre au travail", de ne pas "savoir travailler", de ne pas "participer en classe", de "manquer d'autonomie", de ne pas, de ne pas...
Autrement dit, il est fait le reproche aux élèves de n'être pas équipés des outils, des attitudes et de la volonté qui leur permettraient de réaliser les apprentissages attendus. Et pour cause! C'est précisément ce que se propose de faire les mystagogues de la pensée pédagogique: équiper préalablement les élèves des outils, des méthodes, du désir, de la science de "l'auto-socio-construction des savoirs".
C'est là qu'on mesure la profondeur de l'abîme criminel que les pédagos ont construit sous les pas des nouvelles générations. Et rien n'indique que l'on est prêt à comprendre ici et là le sens de ce sacrifice de masse, auquel aucune catégorie sociale n'échappe, comme en Août 14!

Ecrit par : buntovchik | 30 mars 2009

Sauvez les élites Buntovchik !

Ecrit par : Août 14 | 30 mars 2009

Buntovchik, il en est des profs comme des femmes autrefois : il en est trop qui sont nos pires ennemis. Mais c'est le propre de l'idéologie, n'est-ce pas, fabriquer des aliénés en masse, et prétendre, après, que c'est cette majorité-là qui représente le bon sens — puisqu'elle est la majorité. Même chose avec les pétainistes en 1940 — rien de nouveau sus le soleil.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 mars 2009

Bon, Brighelli va d'abord sauver les femmes ... après il pensera aux enfants !

Ecrit par : Parfait gentleman | 30 mars 2009

"Quant à votre proposition, vous n'êtes pas mon style, j'aurais préféré la même proposition de la part d'Amélie afin de discuter courtoisement avec elle de ces charmants "défauts" que vous, monsieur Sibille, n'aurez jamais la chance de percevoir un jour... "

Ecrit par : Jérôme Sancho | 30 mars 2009

Si c'est pour