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20 mars 2009

Lecture en GS

    Catherine Huby, institutrice à Saint-Pantaleon-les-Vignes (une école rurale, profondément rurale) a bien voulu faire une Note sur un livre signé de Thierry Venot, instituteur spécialisé (les fameux RASED) qui tourne du côté de Gien. Membre du GRIP, par ailleurs, dont nous avons souvent parlé sur ce blog.

    Pourquoi cette Note ? Parce qu’il est temps de reprendre les choses à la base — dès l’école maternelle. Parce qu’il est temps aussi de donner aux « professeurs des écoles », qui protestent aujourd’hui contre des programmes qu’ils ne comprennent pas, après tant d’années de décervelage patient dans les IUFM et leurs dépendances, des outils qui leur permettent d’amener leurs élèves, tous leurs élèves, dès le départ, dans les starting blocks de la lecture et de l’écriture. Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour bien faire — nous le savions confusément, après que des décennies de pédagogisme nous ont prouvé qu’il n’était jamais trop tôt pour mal faire.

    Je n’aurais pas su apprécier à sa juste valeur le livre de Thierry Venot : je n’ai jamais prétendu avoir les compétences que je ne maîtrise pas — un comportement qui, là aussi, me distingue des spécialistes des sciences de l’éducation, qui parlent si bien de ce qu’ils ne connaissent pas — faire classe, par exemple. C’est pour cela que j’ai demandé à Catherine d’en faire la recension, — et d’en dire tout le bien qu’il mérite.

    Les fidèles de Bonnetdane la connaissent sous le pseudonyme de Catmano, et apprécient, depuis des années, ses remarques ou conseils toujours drôles et pertinents — à vous donner envie de régresser jusqu’au pré-CP… Les autres, les passants du Net, les promeneurs mélancoliques de la Toile, se rendront compte, en lisant ce qui suit, qu’il existe un espoir pour leurs enfants ou leurs petits-enfants ; que peu à peu se tisse un réseau de praticiens qui ne renoncent pas, qui n’ont jamais renoncé, malgré les pressions de leur hiérarchie, et les sarcasmes, parfois, de leurs collègues. Oui, la Maternelle est autre chose qu’une garderie, comme je l’écrivais dans Fin de récré. Oui, on peut apprendre à lire et à écrire à un enfant, à tout enfant, de façon très précoce, sans lui taper forcément ni sur les doigts, et sans qu’il nous tape sur les nerfs. Oui, il y a un espoir qui vient d’en bas, puisque de toute évidence, il ne viendra pas d’en haut.

JPB


    Il y a maintenant deux ans, j’ai découvert un « outil » nouveau pour mes élèves de Grande Section de Maternelle. Un « outil » utile, facile d’emploi et complémentaire de ceux que j’utilisais déjà.

    Jusque-là, j’apprenais à mes « Grands » à écrire, en belles (enfin, presque) lettres cursives. Nous commencions l’année par des révisions du programme de graphisme de Moyenne Section, revoyant patiemment les tracés de lignes verticales, horizontales, obliques et les vagues.

    La révision du tracé du « pont à l’endroit » nous amenait aux premiers exercices d’écriture, et mes élèves se rendaient compte qu’ils savaient déjà écrire un m et un n, comme leurs aînés de CP et de CE1. Nous faisions quelques exercices d’écoute, cherchant à bien prononcer et bien discriminer le son « MMMM » et le son « NNNNN » dans des mots.

    L’année continuait et peu à peu, partant du geste, passant par le tracé, renforçant par l’écoute, mes élèves de GS faisaient leurs premiers pas en lecture.

    Tant il est vrai que la lecture et l’écriture procèdent l’un de l’autre — et vice versa.

    Certains se passionnaient pour cette activité, les autres s’y appliquaient consciencieusement, jour après jour, avec plaisir.

    En fin d’année, les premiers savaient lire. Le simple fait d’apprendre à écrire chaque lettre, de copier des modèles de mots, puis de phrases que nous avions décortiqués et déchiffrés ensemble avait suffi à ce qu’ils « effectuent le transfert », comme on dit, et appliquent à leur vie de tous les jours cette connaissance. Leurs parents me disaient leur acharnement quotidien à déchiffrer tout écrit passant devant leurs yeux, du paquet de céréales du petit déjeuner au livre que leur offrait la tata Janine.

    Les autres savaient écrire, mais ne cherchaient pas à lire. A la maison, ils demandaient souvent à leurs parents de leur écrire un modèle qu’ils s’appliquaient à recopier, en tirant la langue. Leur curiosité s’arrêtait là où la maîtresse les avait amenés.

    Et puis, il y a donc deux ans, Thierry Venot, un instituteur spécialisé (ces fameux RASED), membre du GRIP, me demanda mon adresse car il voulait m’envoyer une « méthode » qu’il avait créée et expérimentée dans le cadre d’interventions de « prévention » qu’il effectuait avec les GS de son secteur.

    Je la lus, je la lui commentai et je pris la décision de la tester sur mes bambins.

    Par ailleurs, si je n’avais pas choisi de me rendre à Roncq, en août 2007, aux journées du SLECC, j’avais eu l’occasion d’en voir les vidéos, et l’introduction qu’avait faite Thierry avant de présenter sa méthode m’avait bien plu.

    Cela changeait agréablement de l’interprétation toujours psychologisante des difficultés qu’auraient nos petits enfants du  siècle à « entrer dans le monde de l’écrit ». Enfin une méthode qui ne laissait pas sur la touche parfois plus de la moitié des effectifs d’une classe, au prétexte que celle-ci avait le malheur de se trouver dans une zone géographiquement défavorisée. Enfin quelqu’un qui osait dire : « Les difficultés sont interprétées comme des problèmes psychologiques alors qu’il s’agit de problèmes de technique d’apprentissage. Le système a tendance à trouver toujours des alibis pour se dédouaner. »

    J’adhérais parfaitement à son discours sur les enfants perturbés pour des raisons « sociétales » et croyais comme lui que l’école pouvait apporter des réponses en leur fournissant la structure qui leur manquait grâce à des apprentissages qui constituaient pour eux « une branche à laquelle ils pouvaient s’accrocher ». J’avais déjà pu le vérifier à de nombreuses reprises dans ma classe pour des enfants dont le moins que l’on puisse dire était que, s’ils étaient nés égaux aux autres, pour eux, c’était quand même nettement moins facile de le rester.

    À la rentrée 2007, mes six « zozos » de GS arrivaient dans ma classe, au même niveau que leurs petits camarades des années précédentes. Ils avaient eu les mêmes maîtresses en maternelle : l’une très peu demandeuse en préparation à la lecture (ce pour quoi je la remercie : à 4 ans, ils sont petits, ils n’ont pas forcément les capacités motrices pour apprendre à lire et à écrire et ont tant d’autres choses à apprendre qu’il est dommage de « perdre leur temps » à essayer de mener des apprentissages qui les dépassent), préférant de loin les Arts Visuels à la sauce Art Contemporain ; l’autre toujours prête à se lancer dans le dernier gadget à la mode, adapté à sa manière, qu’elle menait avec constance pendant quelques semaines, puis abandonnait lorsqu’elle se rendait compte que « ça marchait bien avec Pierre, Arthur et Marguerite  mais que Djeïzonne, Kimberley et Tijona avaient décidément besoin d’un suivi spécialisé et que l’école ne pouvait rien pour eux ».

    Cette année-là, son dada du troisième trimestre avait été le fameux « Phono » de Goigoux et Cèbe. Elle avait abandonné au moment où malgré des séances et des séances de répétition, elle s’était rendu compte que Kéké n’arrivait toujours pas à faire l’exercice de conscience phonémique indispensable à une future approche de l’approche de l’approche du code alphabétique. Un truc tout bête pourtant ! Vous pouvez vous entraîner chez vous, c’est ludique, facile et certainement très utile !

    Choisissez un prénom de 3 syllabes : Gré – go –ry par exemple. Amusez-vous à émettre ces 3 syllabes en frappant successivement dans vos mains, sur votre tête, sur vos cuisses. Gré (mains) – go (tête)  – ry (cuisses) ! Oui, bravo ! On recommence ! Gré (mains) – go (tête)  – ry (cuisses) ! C’est bien ! Un peu plus vite ! Ouiii, parfait ! Maintenant, on complique : nous allons taper successivement la tête, les mains, les cuisses, que faudra-t-il dire ???? Hein ???? Go – gré – ry ! Yeeees ! Allons-y ! Naaaaan ! On a dit « tête –mains – cuisses » ! Go – gré – ry ! Bon sang, Kéké, tête –mains –cuisses, gré, heu non, go, gré – oh zut, je sais plus !

    Donc, des élèves normaux, les mêmes que l’année dernière…  Et la méthode de Thierry Venot. Une première partie consacrée aux préalables spatio-temporels (avant, après, juste avant, juste après, en premier, en dernier), puis à la conscience syntaxique (notion de phrase et de mot) et enfin aux syllabes (compter, rythmer, classer, repérer) qui ne m’apporteront que la confirmation du bien-fondé de ce que je faisais déjà avec mes GS intégrés dans une classe contenant aussi des CP et des CE1 et de l’horreur que constituait l’exercice de torture mentale et physique qu’imposait ma chère collègue à ses petites têtes blondes et brunes ! Il me semblait aussi que l’on pouvait arriver à un bien meilleur résultat sans em… quiquiner des gosses avec un truc que même les adultes ont de la peine à faire !

    Je continue donc mes jeux d’écoute avec les instruments de musique, mes rangements de gauche à droite, mes exercices de repérage. Mes petites GS participent chaque jour à la partie commune de la leçon de grammaire, apprennent à trouver des noms, des verbes, des articles, ils frappent les syllabes et les comptent, entendent parler des lettres, des voyelles, des consonnes, conjuguent à l’oral un verbe au présent, « jouent » à l’occasion des leçons d’orthographe avec les sons des mots.

    À la rentrée de Toussaint, je présente à mes six petits élèves les premières fiches consacrées aux voyelles. Ils sont déjà en terrain connu et apprécient beaucoup ces petits exercices clairs, simples, à la fois progressifs et répétitifs. Thierry ne leur demande jamais d’inventer l’eau chaude tout seuls, ni de passer de longs moments à « réfléchir  ensemble  pour faire émerger une compétence », comme disent les spécialistes des conflits socio-cognitifs et autres carabistouilles. C’est au pied du mur qu’on voit le maçon, alors, au boulot, crayon à la main, on apprend et on s’entraîne !

    Sur une première fiche, on entoure les lettres « vedettes » en couleur, sur une seconde, on s’entraîne à les écrire en « lettres attachées », comme les grands, sur les trois ou quatre suivantes, on ouvre grand ses oreilles, on apprend à articuler lentement  pour repérer, parmi les mots représentés par des dessins, ceux dans lesquels on entend le son [a], [i], etc. Les trois sens utiles à l’apprentissage de la lecture (la vue, le toucher, l’ouïe) sont toujours associés : on « dit » ce que l’on « écrit », on « écoute » ce que l’on « dit ».

    Vers la fin du premier trimestre, toutes les voyelles sont connues et réellement connues, aussi bien par Pierre que par Kimberley. Et tous ceux qui connaissent mon école peuvent témoigner du fait que mes classes contiennent beaucoup plus de Kimberley et de Djeïzonne que de Pierre et de Marguerite !

    Nous avançons tranquillement dans la méthode, après les voyelles, nous passons aux consonnes, en commençant par celles que l’on peut « faire chanter » longtemps. Puis, vers la fin du deuxième trimestre, je présente les premières fiches de lecture-écriture de syllabes. Les enfants continuent à apprécier ces petits exercices très courts auxquels ils ne consacrent jamais plus de dix à quinze minutes dans leur journée de classe. Ils les aiment tellement qu’ils demandent l’autorisation de colorier les dessins pour rester un peu plus longtemps sur leur travail.

    Et tout le monde continue à suivre. Et tout le monde casse les pieds et les oreilles des parents avec ses « Ffffff  aaaaaa rrrrrr iiiiii   nnnnnnn eeeeee ! T’as vu, maman, y’a écrit « farine » ! Je sais lire ! »

    Je commence à parler de cette méthode autour de moi. Je propose l’adresse du site où l’on peut en trouver des extraits ( http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/GS/metho... ), des collègues me contactent. Je demande à Thierry l’autorisation de communiquer quelques-unes de ses fiches en attendant que sa méthode soit éditée. Les collègues réclament, il faut bien faire quelque chose, non ?

    Et puis, cela se précise, le GRIP va éditer la méthode. Thierry retourne à ses fiches, les perfectionne, change deux ou trois petites broutilles — les exercices d’écriture, par exemple, sont plus explicites, le sens du tracé est clairement indiqué afin d’aider les moins à l’aise de nos collègues, ceux à qui la formation n’a pas jugé bon d’expliquer qu’une lettre se traçait d’une façon et d’une seule si l’on voulait que les élèves gardent une écriture lisible et n’éprouvent pas de fatigue musculaire lorsqu’ils ont à écrire longtemps.

    Encore quelques mois de patience, pendant lesquels ma première « fournée » de « méthode Venot » finissait d’apprendre à lire et ça y est ! La méthode va être éditée sous peu. La preuve, c’est que vous pouvez déjà aller admirer la maquette de la couverture sur le site du SLECC (http://www.slecc.fr/ en bas de page) !

    Et ça, ça me fait bien plaisir.

    Bien sûr, ce n’est pas un grand bouquin qui trônera en tête de gondole dans les librairies et les supermarchés. Thierry n’est pas connu du grand public et personne ne l’invitera sur les plateaux télé pour faire la promo d’un livre qui n’est pas vendeur, sauf dans les écoles maternelles (je conseille néanmoins aux instits de CP ou même à ceux de CE1 qui ont la joie, l’honneur et l’avantage de récupérer des GS/CP Goigoux et Cèbe qui se tapent la tête, les mains et les cuisses mais ne savent toujours pas lire de le commander) ou chez les parents d’enfants de 4 à 6 ans, mais ça, ce n’est pas grave.

    Ce qui est plus ennuyeux, c’est qu’il n’est pas assez connu dans les écoles maternelles et que seul le « bouche à oreilles » et le « clavier à site internet » pourront le faire connaître. Alors, j’ajoute ma petite pierre à l’édifice en faisant moi aussi la « promo » du bouquin de Thierry que je remercie au nom de tous les Djeïzonne, Kimberley et Tijona qui, grâce à lui, quitteront la Grande Section à égalité avec Pierre, Marguerite et Arthur.

    Mais si nous disposons déjà d’un outil efficace pour démarrer l’apprentissage de la lecture-écriture en GS et d’un autre, efficace lui aussi, pour obtenir des élèves qui quittent le CP en sachant compter et calculer, si nous en avons un troisième dans les tuyaux pour continuer dans cette voie en calcul au CE1, si d’autres sont en cours de gestation, en français et en mathématiques, il nous reste néanmoins une quantité énorme de pain sur la planche.

    Alors, je ne saurais trop suggérer à tous ceux qui ont envie de tâter des joies de l’édition de s’atteler à la tâche énorme qu’il nous reste à effectuer. L’école primaire (et sans doute le collège et le lycée, mais je connais moins) a besoin d’outils nouveaux, dans toutes les disciplines, alors lancez-vous ! Merci Thierry et bonne chance à ton bouquin.

Catherine Huby

Commentaires

Bravo à Catherine Huby et à Thierry Venot de faire avancer l'apprentissage de la lecture dans le bon sens. Ce travail de fondation est déterminant. Mis à part tous ceux qui font leur lit du misérabilisme qui a prévalu jusqu'ici, les esprits semblent globalement prêts à renouer avec l'instruction.

Écrit par : Magister | 20 mars 2009

Magnifique présentation de Catherine Huby. Je ne lirai probablement pas le livre de Thierry Venot car je suis vraiment très loin de la GS mais je lui souhaite une diffusion maximale parmi les jeunes (et moins jeunes) enseignants en maternelle. Une méthode qui marche vraiment, il n'y a rien de mieux pour fermer le bec à la masse ignare des didacticiens.

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 mars 2009

il nous reste néanmoins une quantité énorme de pain sur la planche.


Catherine Huby

C'est le moins qu'on puisse dire. Lisez plutôt:
Sur le site du Monde, 4 pages de publireportage sur les "désobéisseurs".

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/20/l-ecole-fait-de-la-resistance_1170023_3224.html

Ecrit par : dugong | 20 mars 2009

Écrit par : marigot | 20 mars 2009

"Un comportement qui, là aussi, me distingue des spécialistes des sciences de l’éducation, qui parlent si bien de ce qu’ils ne connaissent pas — faire classe, par exemple."

Ecrit par: J.P. Brighelli.

Il y a quand même, qu'on apprécie ou non les sciences de l'éduc, lieu de reconnaître que d'anciens instits ont passé une thèse dans cette discipline. Et certains savaient quand même tenir une classe... N'exagérons pas notre mauvaise foi naturelle!!! ;l-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

N'y aurait-il pas un seul IEN en France pour oser monter une (in)formation SLECC dans sa circonscription ?

Écrit par : dugong | 20 mars 2009

"N'y aurait-il pas un seul IEN en France pour oser monter une (in)formation SLECC dans sa circonscription ?"

Ecrit par : dugong | 20 mars 2009

Je vais me renseigner, la semaine prochaine!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Vous voyez bien, Dugong, dans l'article pour lequel vous nous mettez le lien, l'IEN n'est pas un nervi khmer rouge vendu à la chiennerie pédagogiste!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Putain, ça commence fort, Adjani!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Et certains savaient quand même tenir une classe... N'exagérons pas notre mauvaise foi naturelle!!! ;l-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009
Est-cela, Christophe, the big problem : tenir une classe ?
Curieux parce que c'est justement la question qui semblait préoccuper le ministre aussi ce jour, si j'en crois la relation que m'a faite Rachel Boutonnet de son déjeuner ce midi au ministère.
Curieux aussi parce que je n'ai jamais entendu cette expression de la bouche de Thierry Venot, par exemple, où de Rachel ou de quelques autres.
Chez Sébastien Clerc, ce benêt qui cherche - et réussit- à vendre ses cours de "tenue de classe", en revanche, si.
Sur A2 aussi qui, à treize heures, faisait la promotion de cours de self défense dispensés aux futurs PE dans je ne sais plus quel IUFM.
Ne vous est-il jamais arrivé de penser qu'apprendre à écrire-lire et à compter-calculer aux élèves de GS était un moyen assez efficace de les détourner de la violence ?

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Alors, j’ajoute ma petite pierre à l’édifice en faisant moi aussi la « promo » du bouquin de Thierry que je remercie au nom de tous les Djeïzonne, Kimberley et Tijona qui, grâce à lui, quitteront la Grande Section à égalité avec Pierre, Marguerite et Arthur.

Catherine Huby

Pauvre Pierre ! Lui aussi a été catapulté en CE1 sans avoir jamais appris à tracer un a ou un o ou à ordonner un cahier.
T'aurais pu choisir un autre prénom, peut-être ? Barthélémy, par exemple !

Écrit par : dobolino | 20 mars 2009

Ne vous est-il jamais arrivé de penser qu'apprendre à écrire-lire et à compter-calculer aux élèves de GS était un moyen assez efficace de les détourner de la violence ?

Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Mes enfants semblent pencher, plongés dans le film, POUR l'idée d'un permis de port d'arme pour les professeurs de collège qui serait peut-être la solution... Ils se posent des questions, à cause des incompressibles givrés qu'on rencontre dans tous les milieux.

Écrit par : dobolino | 20 mars 2009

Lu sur le site du Monde à propos des "désobéisseurs" :


"... pour la directrice de l'école, Armelle Narmy, 56 ans, dont les longues années d'enseignement n'ont en rien émoussé l'enthousiasme. Cette fois-ci, pourtant, elle désespère bel et bien de l'éducation nationale. " On balaie tout ce que les pédagogues ont compris ces dernières décennies sur la manière dont les enfants apprennent. En 1989, avec l'instauration des cycles, l'élève pouvait acquérir des compétences, à son rythme, sur plusieurs années. Maintenant il faut remplir, remplir, remplir les têtes, soi-disant pour qu'il n'y ait plus d'échec. Mais si l'enfant n'est pas prêt, ça ne marche pas ! "

Un peu comme si l'école pouvait s'offrir le luxe de se priver des avancées – réelles – de la recherche en éducation." (commentaire final du journaliste).

Parmi les pédagogues qui ont "compris", faut-il inclure Meirieu et consorts ? Sans doute. Oui, il reste du pain sur la planche car beaucoup d'instits ont avalé et totalement métabolisé la mystique pédocentré du constructivisme. A ceux-là, on ne leur fera jamais abjurer ce qui leur tient lieu de foi. Saluons cette manière d'être entier tout en déplorant son champ d'application.
Autre chose, la directrice suscitée dénonce le remplissage des têtes, au sens induit de gavage. Il est vrai que les pédagogistes, rompus aux pratiques aérocéphaliques, ont cette propension à assimiler tout apprentissage systématique à la torture de l'entonnoir. Remplir la tête des zapprenants ? Horreur ! Ils préfèrent leur apprendre à apprendre, une méthode dite de la poupée gigogne : contenu et contenant se confondent. Et puis, il y a toujours un contenu, sauf qu'il est finalement creux. On dirait vraiment que ces gens-là n'ont pas pris la mesure de l'avancée du désert culturel.
Et puis, que signifie qu'un enfant n'est pas prêt ? Qu'il n'a pas été correctement éduqué de sorte à être efficacement instruit ? Ce n'est pas le rôle de l'école d'éponger les faillites éducatives parentales ni de se substituer aux familles qui doivent prendre leurs responsabilités (là aussi, il y a du pain sur la planche !). Chacun son métier, les vaches seront bien gardées (comme l'écrivait le fabuliste Florian, injustement oublié). Notre société souffre d'un mélange confus des genres. Que l'école prenne le relais de la famille, dans la suite logique et élargie de la socialisation, certes ; mais que la fonction d'assistance sociale prenne de plus en plus le pas sur la fonction enseignante, non. Il est vrai qu'à l'heure où la notion de parentalité est en train d'opérer un glissement sémantique lourd de conséquences (encore une boîte de Pandore ?), l'institution familiale se prend une dose supplémentaire de plomb dans l'aile. A se demander, finalement, si ce ne sont pas les pédagogistes qui ont raison... Ne sont-ils en phase avec la société telle qu'elle évolue ?

Écrit par : Magister | 20 mars 2009

Eh bien, c'était un vrai bon film. Une réserve sur la fin peut-être, un tant soit peu trop mélo… Mais l'essentiel y est dit. Et effectivement on est aux antipodes des sucreries insupportables de Bégaudeau. "Crétin !" elle dit, la dame, à un certain moment. Hommage ! Et c'est vrai qu'ils sont parfois de sombres connards.
Et je me demande si nombre de profs n'y auront pas trouvé un plaisir bizarre — le retour du refoulé, en quelque sorte.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mars 2009

"Ne vous est-il jamais arrivé de penser qu'apprendre à écrire-lire et à compter-calculer aux élèves de GS était un moyen assez efficace de les détourner de la violence ?"

Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Mais bien sûr que si! C'est très important!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Mes enfants semblent pencher, plongés dans le film, POUR l'idée d'un permis de port d'arme pour les professeurs de collège qui serait peut-être la solution... Ils se posent des questions, à cause des incompressibles givrés qu'on rencontre dans tous les milieux.

Ecrit par : dobolino | 20 mars 2009


Curieux raisonnement... aurais-je fait le même à leur âge ? C'est bien possible. En tout cas, tout le monde armé, ça donne généralement tout le monde qui tire sur tout le monde (le capitalisme à son ultime niveau de perfection, quoi). Aux USA, modèle du genre, ils en sont à plus de 11 000 morts par an (j'ai même le chiffre de 30 000. A vérifier), sans compter les simplement blessés par arme à feu.

A comparer avec 100 ou 200 en France, une centaine en Angleterre et une cinquantaine au Japon.

Écrit par : Manu | 20 mars 2009

C'est d'ailleurs ce qu'a tenté Adjani, dans le film sur Arte, à son niveau de classe, et avec Molière...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Pareil que Brighelli, pour la fin du film, à l'unanimité des trois spectateurs, de quatorze, dix-sept et ... ans. La fin est ratée. Trop mélo, pas asez réel.

Écrit par : dobolino | 20 mars 2009

Eh bien, c'était un vrai bon film. Une réserve sur la fin peut-être, un tant soit peu trop mélo… Mais l'essentiel y est dit. Et effectivement on est aux antipodes des sucreries insupportables de Bégaudeau. "Crétin !" elle dit, la dame, à un certain moment. Hommage ! Et c'est vrai qu'ils sont parfois de sombres connards.
Et je me demande si nombre de profs n'y auront pas trouvé un plaisir bizarre — le retour du refoulé, en quelque sorte.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mars 2009

Sans doute. Alors que je ne suis pas concernée directement, j'ai pourtant éclaté de rire (sarcastique, le rire) trois ou quatre fois au début du film...
Mon jules me regardait d'un drôle d'air, un peu inquiet quand même.

Écrit par : catmano | 20 mars 2009

"Crétin !" elle dit, la dame, à un certain moment. Hommage !

JPB


Je crois qu'on y a tous pensé. Elle le dit même à plusieurs reprises.

Je propose qu'on se fasse un de ces quatres une soirée Grip, Snalc, société des agrégés, Brighelli Teaching Team ou ce que vous voudrez en visionnant le film avec force bières, coca et pop-corns. Faites passer les cahouètes !

Écrit par : Manu | 20 mars 2009

Curieux raisonnement... aurais-je fait le même à leur âge ?

Ecrit par : Manu | 20 mars 2009

En fait, ils sont à la limite de l'ironie quand ils énoncent cette idée, un brin provocateurs. D'après mon fils, en lycée général, c'est nettement moins pire mais, pour les deux, l'échantillon est représentatif du collège. Ça ne les a pas choqués. Le trait ne leur semblait pas plus excessif que ça!
Juste un concentré sur un instant d'une réalité quotidienne mais ils sont assez grands pour comprendre les besoins d'un film.

Écrit par : dobolino | 20 mars 2009

Mes enfants semblent pencher, plongés dans le film, POUR l'idée d'un permis de port d'arme pour les professeurs de collège qui serait peut-être la solution... Ils se posent des questions, à cause des incompressibles givrés qu'on rencontre dans tous les milieux.
Ecrit par : dobolino | 20 mars 2009
C'est un très mauvais film- sauf les dix premières minutes où c'est tellement sur-joué que l'on pense que c'est fait exprès et que cela va déboucher sur quelque chose d'intelligent - qui repose sur tous les clichés en vogue : les cités, l'immigration et ses couches successives etc. Ce n'est pas pour autant que le scénario n'intègre pas des faits réels : port d'armes, débilité culturelle, viols en réunion, ni putes, ni soumises...
Seulement, présentés comme cela, ces faits poussent à deux conclusions :
1- elle a des couilles la meuf, avec son flingue ; dommage que ma prof ne soit pas comme ça :
2-les keufs sont des salauds.
L'exaltation de la force : celui qui tient l'arme a raison.
La loi a tort.
Bref, c'est un film fascisant.

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Eh bien, c'était un vrai bon film. Une réserve sur la fin peut-être, un tant soit peu trop mélo… Mais l'essentiel y est dit. Et effectivement on est aux antipodes des sucreries insupportables de Bégaudeau. "Crétin !" elle dit, la dame, à un certain moment. Hommage ! Et c'est vrai qu'ils sont parfois de sombres connards.
Et je me demande si nombre de profs n'y auront pas trouvé un plaisir bizarre — le retour du refoulé, en quelque sorte.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mars 2009
Tu l'as dit : "le plaisir du refoulé."
Ben vaut mieux pas être prof quand on va chercher son plaisir là.
Bon, si on reparlait d'écriture-lecture en GS. Un peu d'air...

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Mesdames et messieurs, la discussion est close, vous pouvez éteindre votre ordinateur : Guy Morel a parlé

Écrit par : johnmarguerite | 20 mars 2009

Bref, c'est un film fascisant.
Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Je me corrige : ou alors c'est un film rigolo. Podalides en caleçon, c'est tout de même mieux que la 7è compagnie qu'on ne sait pas où elle est. Et La journée de la jupe aussi bien que La journée de la pomme, ou que la journée du chien d'aveugle si chères à l'Ed.Nat.

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

On ne connait pas le prénom de Madame Bergerac dans le film, alors appelons-la Amélie... raciste et islamophobe disaient ses collègues bien-pensants...

Écrit par : Rantanplan | 20 mars 2009

J'aurais tendance à penser à peu près la même chose que Guy...
Les situations sont réelles, le scénario pas mal ficelé, les dialogues vraisemblables, mais le jeu et l'omniprésence et utilisation des armes jouent un peu bizarrement sur l'éventuelle perversité du spectateur; l'enfer est pavé de bonnes intentions, (je crois que je n'irais pas jusqu'à dire: "fascisant" quand même).

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Mesdames et messieurs, la discussion est close, vous pouvez éteindre votre ordinateur : Guy Morel a parlé
Ecrit par : johnmarguerite | 20 mars 2009

Johnlapâquerette, votre sympathie instinctive me va droit au coeur.
Je ne sais qui vous êtes, mais le moins que l'on puisse dire est que vous n'avez pas le sens de l'humour.

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

"N'y aurait-il pas un seul IEN en France pour oser monter une (in)formation SLECC dans sa circonscription ?"
Ecrit par : dugong | 20 mars 2009

Je vais me renseigner, la semaine prochaine!
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Ci-dessous copie d'une lettre envoyée à l'inspecteur l'an dernier.


Objet : Envoi d’un document et proposition d’un thème pour une animation pédagogique


Monsieur l’Inspecteur

Lors de notre rencontre de décembre, à la mairie de Montargis, mes propos concernant la profession de maître G n’ont, semble-t-il, été ni bien interprétés ni bien compris. Je me permets donc de porter à votre connaissance un texte que j’ai écrit en 2002. Je tiens à préciser que ce document a été rédigé bien avant la polémique actuelle sur l’école et qu’il a fait scandale dans le microcosme feutré du monde de la rééducation. Ce texte a été publié dans son intégralité en 2004 (en qualité de témoignage) dans un ouvrage traitant de l’apprentissage de la lecture. Même si la deuxième partie de ce document, déjà ancien, ne me satisfait plus pleinement, celui-ci reflète toujours ma pensée actuelle.

Je milite depuis de longues années en faveur d’une école publique de qualité pour qu’enfin elle ose mettre les savoirs (c'est-à-dire l’élève !) au centre du système éducatif. J’ai un rôle actif au sein de diverses associations qui défendent les méthodes d’enseignement explicite et plus particulièrement les méthodes d’apprentissage de la lecture par la voie alphabétique ainsi que l’apprentissage des quatre opérations dès le CP. Je me suis, dans cette optique, plus précisément intéressé à la grande section de maternelle. Je pense, en effet, que pour lutter efficacement contre l’illettrisme , de nombreuses connaissances peuvent et doivent être acquises avant l’entrée au CP. La réussite des élèves dépend de la cohérence des progressions proposées dans ces deux classes successives et non sur l’étude de pré-requis aussi hypothétiques qu’ alambiqués ni, d’ailleurs, sur une organisation en cycles qui, dans les faits, est plus virtuelle que réelle. Pour tenter de sortir l’école maternelle de « l’obscurantisme » des pratiques actuelles » (l’expression est pesée), je me suis attaché à définir un véritable programme d’entrée dans la «langue écrite». Je suis l’auteur d’une méthode destinée aux élèves de grande section. Cet ouvrage qui s’appuie sur la transmission des savoirs propose un bouleversement radical des pratiques pédagogiques actuelles. il est composé de deux livrets. Le premier est destiné à l’enseignant ; il expose avec précision la conduite des activités ; le second est un fichier d’exercices. Puisque vos deux prédécesseurs n’ont pas jugé mon intervention opportune, cette méthode a fait l’objet de plusieurs exposés en dehors du cadre officiel de l’ Education Nationale. Si vous me donnez la possibilité de m’exprimer, sachez que je dispose d’un fichier « power point » qui peut servir de support à cette animation (deux fois trois heures de préférence).
Je n’ai rien à vendre ; je souhaite simplement faire partager mon expérience et mes convictions au plus grand nombre. Ma préoccupation principale est la réussite des élèves dans un système éducatif qui doit absolument relever la tête. Si vous êtes intéressé par ce projet (bien que nul ne soit prophète en son pays), je vous enverrai un exemplaire de mon travail et je me tiendrai à votre disposition pour en discuter avec vous.
A bientôt 52 ans, j’ai l’impression d’être arrivé au bout de ma réflexion, je suis fatigué d’être sans cesse miné par une colère intérieure, fatigué de prêcher dans le désert, fatigué par une forme d’hypocrisie qui travestit l’indifférence en compassion, fatigué de voir l’école laïque maltraitée et ouvertes aux « fantasmes » des « spécialistes » et des « experts autoproclamés ». Je suis conscient que je ne révolutionnerai pas un système enkysté dans des habitudes qui laissent peu de place à une analyse rationnelle des pratiques mais dans un climat dit « de liberté pédagogique » qui, en fait, ouvre la porte à tout et à n’importe quoi, mon objectif est de susciter une prise de conscience et une réflexion sur la pertinence des contenus enseignés en maternelle.
Lors de la réunion des réseaux, l’un de vos conseillers m’a « implicitement » (élégamment ?) suggéré de changer de métier ; et bien, en effet, l’accueil que vous réserverez à mon travail déterminera la suite que je donnerai à ma carrière dans l’enseignement spécialisé. Vous avez donc l’occasion unique de vous débarrasser de moi ; le souhaitez-vous ? Saurez- vous en profiter ?

Veuillez croire, Monsieur l’Inspecteur, à mes sentiments respectueux et dévoués.

Thierry Venot

Que croyez- vous qu' il advint ?

Invité et bien accueilli je fus.
Très intéressé par mes documents l'inspecteur déclara être.
Du café nous bûmes.
De tout et de rien nous discutâmes.
De monter en grade il me conseilla.(!??)
Les difficultés de sa fonction il m'exposa.
De me revoir la promesse il me fit.
Cordialement il me salua.
Quelques mois plus tard ...
Ma décision de quitter mon poste de maître spécialisé il reçut.
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 20 mars 2009

Bravo Adjani ! Quel courage elle a eu d'interpréter ce rôle qui va à contre courant, loin des Bégaudeau et Cie. Je suis en LP et it rings a bell !
Trop fort. La démago ambiante en prendre un sacré coup ! Situation très plausible. C'est du vécu, c'est bien ce qu'on voit, ce qu'on vit. Ne faites pas l'autruche Mr Morel ; ça tape dans le mille ; je les entends déjà ...
Bravo le réalisateur, l'actrice qui ont pris des risques. Chapeau, j'en reviens pas. C'est fort.

Écrit par : agna | 20 mars 2009

Eh bien, c'était un vrai bon film. Une réserve sur la fin peut-être, un tant soit peu trop mélo… Mais l'essentiel y est dit. Et effectivement on est aux antipodes des sucreries insupportables de Bégaudeau. "Crétin !" elle dit, la dame, à un certain moment. Hommage ! Et c'est vrai qu'ils sont parfois de sombres connards.
Et je me demande si nombre de profs n'y auront pas trouvé un plaisir bizarre — le retour du refoulé, en quelque sorte.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mars 2009

C'était un film très littéraire. Je pense sans rire (c'est peut-être optimiste ?) que des formateurs IUFM le feront visionner pour agrémenter leurs cours.

J'avoue avoir ri par moments, lorsqu'elle devient folle, quand elle chantonne et lorsqu'elle commence à se confier. C'est d'ailleurs très déstabilisant.

J'ai trouvé que la ministre ressemmblait à Pécresse, mais c'est sans doute une coïncidence, et qu'Adjani avait des airs de Laurence Boccolini, en particulier quand elle les fait voter pour en choisir un.

J'en ressors avec la même impression qu'après avoir vu Ressources humaines de Cantet.

Écrit par : Jeremy | 20 mars 2009

Ma décision de quitter mon poste de maître spécialisé il reçut.
Cordialement
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 20 mars 2009

Thierry, tu n'as pas quitté ton poste ; tu occupes ton poste et ta fonction en publiant ce livre.
Cordialement.
PS. je te dis cela à voix basse, parce que le Jaunepâquerette va encore m'accuser de fermer les ordis. Et là, la mère Adjani va sugrir avec son grosgolver.

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

"N'y aurait-il pas un seul IEN en France pour oser monter une (in)formation SLECC dans sa circonscription ?"
Ecrit par : dugong | 20 mars 2009

Je vais me renseigner, la semaine prochaine!
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2009

Ci-dessous une lettre envoyée l'an dernier à mon inspecteur.

Objet : Envoi d’un document et proposition d’un thème d’une animation pédagogique


Monsieur l’Inspecteur

Lors de notre rencontre de décembre, à la mairie de Montargis, mes propos concernant la profession de maître G n’ont, semble-t-il, été ni bien interprétés ni bien compris. Je me permets donc de porter à votre connaissance un texte que j’ai écrit en 2002. Je tiens à préciser que ce document a été rédigé bien avant la polémique actuelle sur l’école et qu’il a fait scandale dans le microcosme feutré du monde de la rééducation. Ce texte a été publié dans son intégralité en 2004 (en qualité de témoignage) dans un ouvrage traitant de l’apprentissage de la lecture. Même si la deuxième partie de ce document, déjà ancien, ne me satisfait plus pleinement, celui-ci reflète toujours ma pensée actuelle.

Je milite depuis de longues années en faveur d’une école publique de qualité pour qu’enfin elle ose mettre les savoirs (c'est-à-dire l’élève !) au centre du système éducatif. J’ai un rôle actif au sein de diverses associations qui défendent les méthodes d’enseignement explicite et plus particulièrement les méthodes d’apprentissage de la lecture par la voie alphabétique ainsi que l’apprentissage des quatre opérations dès le CP. Je me suis, dans cette optique, plus précisément intéressé à la grande section de maternelle. Je pense, en effet, que pour lutter efficacement contre l’illettrisme , de nombreuses connaissances peuvent et doivent être acquises avant l’entrée au CP. La réussite des élèves dépend de la cohérence des progressions proposées dans ces deux classes successives et non sur l’étude de pré-requis aussi hypothétiques qu’alambiqués ni, d’ailleurs, sur une organisation en cycles qui, dans les faits, est plus virtuelle que réelle. Pour tenter de sortir l’école maternelle de « l’obscurantisme » des pratiques actuelles » (l’expression est pesée), je me suis attaché à définir un véritable programme d’entrée dans la «langue écrite». Je suis l’auteur d’une méthode destinée aux élèves de grande section. Cet ouvrage qui s’appuie sur la transmission des savoirs propose un bouleversement radical des pratiques pédagogiques actuelles. il est composé de deux livrets. Le premier est destiné à l’enseignant ; il expose avec précision la conduite des activités ; le second est un fichier d’exercices. Puisque vos deux prédécesseurs n’ont pas jugé mon intervention opportune, cette méthode a fait l’objet de plusieurs exposés en dehors du cadre officiel de l’Education Nationale. Si vous me donnez la possibilité de m’exprimer, sachez que je dispose d’un fichier « power point » qui peut servir de support à cette animation (deux fois trois heures de préférence).
Je n’ai rien à vendre ; je souhaite simplement faire partager mon expérience et mes convictions au plus grand nombre. Ma préoccupation principale est la réussite des élèves dans un système éducatif qui doit absolument relever la tête. Si vous êtes intéressé par ce projet (bien que nul ne soit prophète en son pays), je vous enverrai un exemplaire de mon travail et je me tiendrai à votre disposition pour en discuter avec vous.
A bientôt 52 ans, j’ai l’impression d’être arrivé au bout de ma réflexion, je suis fatigué d’être sans cesse miné par une colère intérieure, fatigué de prêcher dans le désert, fatigué par une forme d’hypocrisie qui travestit l’indifférence en compassion, fatigué de voir l’école laïque maltraitée et ouvertes aux « fantasmes » des « spécialistes » et des « experts autoproclamés ». Je suis conscient que je ne révolutionnerai pas un système enkysté dans des habitudes qui laissent peu de place à une analyse rationnelle des pratiques mais dans un climat dit « de liberté pédagogique » qui, en fait, ouvre la porte à tout et à n’importe quoi, mon objectif est de susciter une prise de conscience et une réflexion sur la pertinence des contenus enseignés en maternelle.
Lors de la réunion des réseaux, l’un de vos conseillers m’a « implicitement » (élégamment ?) suggéré de changer de métier ; et bien, en effet, l’accueil que vous réserverez à mon travail déterminera la suite que je donnerai à ma carrière dans l’enseignement spécialisé. Vous avez donc l’occasion unique de vous débarrasser de moi ; le souhaitez-vous ? Saurez- vous en profiter ?

Veuillez croire, Monsieur l’Inspecteur, à mes sentiments respectueux et dévoués.


Thierry Venot

Que croyez-vous qu’il advint ?

Invité et bien accueilli je fus.
Très intéressé par mes documents l’inspecteur déclara être.
Du café nous bûmes.
De monter en grade il me conseilla. ( !! ??)
De tout et de rien nous discutâmes.
Les difficultés de sa fonction il m’exposa.
Cordialement il me salua.
De me revoir la promesse il fit.

Quelques mois plus tard…

Ma lettre de démission de la fonction de maître spécialisé il reçut !
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 20 mars 2009

Ne faites pas l'autruche Mr Morel ; ça tape dans le mille ; je les entends déjà ...
Bravo le réalisateur, l'actrice qui ont pris des risques. Chapeau, j'en reviens pas. C'est fort.
Ecrit par : agna | 20 mars 2009

Tiens, me voilà autruche ! voyez mes ailes, voyez mon bec et mes grandes pattes, et comme je cours !
Cher Agna,les LP, je connais aussi bien que vous. Adjani et Bégaudeau, c'est du pareil au même. Et du piteux dans les deux cas.

Écrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

"Johnlapâquerette, votre sympathie instinctive me va droit au coeur.
Je ne sais qui vous êtes, mais le moins que l'on puisse dire est que vous n'avez pas le sens de l'humour.

Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009 "

Je m'appelle Jean Colombani et l'excuse de l'humour, à d'autres, svp !

Mais faites-vous plaisir : continuez à sortir doctement votre culture quand vous entendez le mot flingue, c'est un très grand pas pour la paix dans le monde et je vous en remercie.

Écrit par : johnmarguerite | 20 mars 2009

Si j'ai bien compris, la rencontre de Thierry Venot avec l'inspecteur est demeurée sans suite, genre "vous m'intéressez moi non plus"... Il est vrai que ce dernier y évoqua les difficultés de sa fonction... liées, on s'en doute, aux rapports hiérarchiques dont la verticalité est réputée très raide.

Écrit par : Magister | 20 mars 2009

"L'exaltation de la force : celui qui tient l'arme a raison.
La loi a tort.
Bref, c'est un film fascisant."

Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Le droit du plus fort? A moins qu'il ne s'agisse de la force du droit. Comme le dit Adjani elle-même, elle peut "enfin faire un cours".
J'ai regardé aussi le film, et j'ai trouvé que le sexisme et l'antisémitisme de ces jeunes décérébrés y était bien relevé. De même que les tares d'une hiérarchie qui conseille à des profs qui n'en peuvent plus de "relativiser" à longueur d'année. Le principal du collège est vraiment pitoyable.
Une réserve : l'histoire semble fonctionner sur le présupposé selon lequel les problèmes de l'école seraient liés à l'immigration, en banlieue parisienne tout particulièrement. Alors qu'on peut en réalité retrouver des comportements d'élèves fascisants un peu partout, y compris dans des zones rurales réputées "calmes". Et je crains toujours qu'en se focalisant sur certains quartiers on occulte le fait que la faillite du système est globale.

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 mars 2009

Voilà, je ne peux pas mieux dire que Daniel Arnaud.

Sinon, ce film est moins bon que "La vague", ça ne se discute pas non plus.

Prenez cette douloureuse concession comme un hommage du fascisme à la démocratie.

Écrit par : johnmarguerite | 20 mars 2009

Et je crains toujours qu'en se focalisant sur certains quartiers on occulte le fait que la faillite du système est globale.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 mars 2009

Il est bien de le rappeler car un problème, bien réel, ne doit pas non plus servir d'arbre à cacher la forêt.

Écrit par : Magister | 20 mars 2009

"... mais dans un climat dit « de liberté pédagogique » qui, en fait, ouvre la porte à tout et à n’importe quoi,..."

Ecrit par : thierry venot | 20 mars 2009

Cette réserve jette la suspicion sur la liberté pédagogique, honnie par les pédagogistes. Je la tiens, quant à moi, pour une condition non négociable car elle immunise contre lesdits pédagogistes qui perdent leur champ d'action. Le n'importe quoi, grâce à eux, nous le connaissons déjà.

Écrit par : Magister | 21 mars 2009

Daniel Arnaud a raison : on peut trouver des cas difficiles dans les collèges réputés calmes. Le film d'Adjani, ça marche aussi dans les collèges et LP de Carcassone ou Vitry-le-François.

"Adjani et Bégaudeau, c'est du pareil au même. Et du piteux dans les deux cas."
Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Adjani ne prétend pas du tout décrire un fait réel, ou une situation ordinaire. Ca ne peut pas être du pareil au même.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Je me suis fait plaisir en achetant les rééditions fac-similés de la collection Edouard Jauffret chez Classiques Belin, trois beaux manuels qui fleurent bon la communale, illustrés par le fameux Raylambert. Il s'agit du "Pays bleu", un roman scolaire qui relate la vie à peine romancée de l'enfance d'Edouard Jauffret en Provence, du Petit Gilbert et Les Belles Images. Pour les amateurs du genre qui ne craignent pas une cure d'instants délicieusement dessuets, c'est un rafraîchisssement que de se replonger dans ces lectures et ces images. De la tendresse garantie dans un monde de brutes.

Écrit par : Magister | 21 mars 2009

Magister, je vous crois sur parole, mais est-ce qu'on nous y épargne la représentation idéalisée du bon religieux, la femme soumise, l'honnête père de famille bien pensant, l'idée sous-jacente que "la terre ne ment pas", et l'inévitable jeune fille pure censée faire rêver tout jeune lecteur ?

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Guy Morel a écrit à propos du film (que je n'ai pas encore vu) : "L'exaltation de la force : celui qui tient l'arme a raison. La loi a tort. Bref, c'est un film fascisant."

Il me semble qu'un film déjà ancien, devenu culte, nous tenait un discours localement analogue mais sous une forme beaucoup plus drôle : "il y a ceux qui tiennent le fusil et ceux qui creusent. Toi, tu creuses"

Vérité première : Les balles aussi sont sous une jupe. Ying et yang dans le même petit bateau ?

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

Merci à Thierry Venot. Je salue le courage et la ténacité de certains instituteurs et je mesure la difficulté particulière de leur position.

L'institution est une chose mais je crois que ce qui fait le plus rugir c'est de lire à la fin du publireportage du Monde, que Magister a également relevé, un parfait concentré de bêtise satisfaite :

"Les nouveaux programmes ? Elles en rient : " C'est d'une telle indigence, par comparaison avec ceux de 2002 ! Au printemps dernier, on a voulu réfléchir dessus, mais au bout de dix minutes, on n'avait plus rien à se dire… " Elles en pleurent : " Un petit fascicule a remplacé un livre et ses documents d'accompagnement. Avant, on avait le détail des compétences à acquérir dans chaque grand domaine d'apprentissage, des mises en situation… Là, plus rien. "

Elles continuent donc d'appliquer les anciens programmes " plus riches, plus exigeants. On ne va pas nous sanctionner là-dessus ! ". A présent, le chapitre " Vivre ensemble " s'intitule " Devenir élève ". Il y a des listes de mots à apprendre. L'accent est mis sur la morale, la politesse. La grande section tend à se transformer en CP. " Phénoménal retour en arrière ! ", pour la directrice de l'école, Armelle Narmy, 56 ans, dont les longues années d'enseignement n'ont en rien émoussé l'enthousiasme. Cette fois-ci, pourtant, elle désespère bel et bien de l'éducation nationale. " On balaie tout ce que les pédagogues ont compris ces dernières décennies sur la manière dont les enfants apprennent. En 1989, avec l'instauration des cycles, l'élève pouvait acquérir des compétences, à son rythme, sur plusieurs années. Maintenant il faut remplir, remplir, remplir les têtes, soi-disant pour qu'il n'y ait plus d'échec. Mais si l'enfant n'est pas prêt, ça ne marche pas ! "

Un peu comme si l'école pouvait s'offrir le luxe de se priver des avancées – réelles – de la recherche en éducation."

Bref, c'était mieux avant...

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

à propos du Monde, journal pédagol militant s'il en est, je ne peux que sourire à la vue de la photo qui agrémente l'article sur le report de la réforme de la formation des enseignants :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/20/xavier-darcos-repousse-encore-la-reforme-de-la-formation-des-enseignants_1170768_3224.html

Humour involontaire, je présume.

Ou alors, il y a une taupe au Monde que ses services de conformité idéologiques doivent au plus vite débusquer.

Il en va de la cré débilité de l'ex "journal de référence"

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

il en va de sa cré débilité, à l'ex "journal de référence".

Qui est devenu, dans le domaine de l'éducation, un vrai journal de déférence au pédagols

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

aux...

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

Guy, je crois que tu sur-réagis, sur la Journée de la jupe.
Le pistolet n'est là que pour inciter à passer outre le sur-moi : le danger permet de lever les inhibitions, si bien à l'œuvre chez les collègues de la prof, tout comme la fatigue autorise le Principal à lever le voile sur ce que l'on attend de lui (et c'est drôlement vrai, ce qui est raconté du jeu de chaises musicales auquel se livre l'administration en déplaçant un trublion d'un établissement à l'autre comme une patate chaude jusqu'à ce qu'il ait 16 ans). Bref, l'arme, qui n'est jamais qu'un objet transactionnel (d'où mes réserves sur la fin, quand elle redevient une vraie arme — qui tue) permet à un être cultivé, ligoté justement par sa culture, d'aller au-delà — là où sont justement les élèves, qui, faute d'éducation, d'instruction, et du reste, sont dans une absence de sur-moi tout à fait significative.
Et ça me hérisse à chaque fois de penser que les bonnes intentions des bobos qui ont présidé à la loi Jospin, en accordant la "liberté d'expression" à des gamins à qui par ailleurs on n'apprenait plus à s'exprimer (à la différence des 68tards qui réclamaient la liberté d'expression mais qui avaient un bagage culturel significatif — nous le savons bien, nous les plus de 55 ans…) ont ouvert la porte à ces comportements dont nous savons bien qu'ils sont loin d'être exceptionnels. Durant mes années de ZEP (13, en tout, quand même), j'ai été protégé, en quelque sorte, par ma carrure — mais au fond, ça agissait comme une arme, et je crois que dans quelques occasions, je m'en suis servi comme d'une arme. Dans un métier féminisé à 80%, on ne peut pas recruter que des championnes de musculation. Les profs n'ont pour eux, en moyenne, que le langage — et ça s'avère insuffisant face à des gosses qui sont dans l'infra-langage et dans l'ultra-violence. Comme elle dit fort bien : elle va enfin pouvoir faire un cours de Français normal.
Du coup, Chico, qui ne connaît au fond que les rapports de force, (se) reuse.
Bravo à Dugong pour avoir ressorti la référence à Leone avant Daniel A.…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Je comprends pas pourquoi Morel se déchaîne contre la jupe ?
A quelques réserves j'ai assez adhéré.

Voui, vers la fin le film sombre un peu dans le pathos et on se serait volontiers dispensé de l'intervention du gosse turc.
Voui, le négociateur son chef et la ministre manquent d'épaisseur et font cliché.

Mais Adjani est pas si mal, avec ce qu'il faut de pétage de câble pour rendre le personnage crédible sans hystérie systématique. Les mômes jouent plutôt juste.
Le syndicaliste (SNES ?), le prof d'espagnol ou le principal sont à peine des caricatures.
J'en ai croisé des qui ...

Le merdier dans la tête des mômes et les conflits d'intérêt entre eux me semblent assez bien rendu avec des angles variés : vrai/faux musulman - homme/femme - respect/violence - noir/arabes etc.

Dans le fond, malgré ses maladresses j'ai bien aimé ce film. Je le conseillerai volontiers à un non prof afin qu'il puisse mesurer l'état de désastre de certains établissements et la situation des profs qui résistent.

pour ceux qui ont raté, en streaming :
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2514136,scheduleId=2471710.html

Écrit par : Zorglub | 21 mars 2009

ah ! JPB, vous me grillez sur le coup ...
Je suis trahi par le petit code secret mais je vais dans le même sens !

Écrit par : Zorglub | 21 mars 2009

"Bref, l'arme, qui n'est jamais qu'un objet transactionnel"

Ecrit par : brighelli | 21 mars 2009

Vous êtes sûr du mot: "transactionnel?
Elle est quand même drôlement utilisée et centrale, dès le début, dans le film, cette arme. Et même si, effectivement, tout est assez bien vu concernant la situation, (du principal, la vision des racismes divers), le fait de jouer sur l'affect et de (vouloir) donner au spectateur l'état d'esprit de supporteur me met assez mal à l'aise. La jubilation qu'on peut éprouver à certains moments où Adjani "tient la classe" avec l'arme au point est assez limite.
Et puis, merde, on ne fait pas un cours en évoquant le "basique" de la vie de Molière le nez plongé dans un manuel! C'est la négation de toute pédagogie rationnelle.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Je me suis fait plaisir en achetant les rééditions fac-similés de la collection Edouard Jauffret chez Classiques Belin, trois beaux manuels qui fleurent bon la communale, illustrés par le fameux Raylambert. Il s'agit du "Pays bleu", un roman scolaire qui relate la vie à peine romancée de l'enfance d'Edouard Jauffret en Provence, du Petit Gilbert et Les Belles Images. Pour les amateurs du genre qui ne craignent pas une cure d'instants délicieusement dessuets, c'est un rafraîchisssement que de se replonger dans ces lectures et ces images. De la tendresse garantie dans un monde de brutes.
Ecrit par : Magister | 21 mars 2009

Ah, "Petit Gilbert". C'est dans ce livre que j'ai définitivement appris à lire! On me l'a offert, peu avant mes 5 ans, alors que j'étais hospitalisée pour une opération de l'appendice. La maîtresse de maternelle avait déjà bien déblayé le terrain, et nous étions nombreux à déchiffre des mots simples en GS, après un trimestre à peine. Alors, Petit Gilbert, 8 jours d'hosto, et je suis sortie en sachant lire pour mes cinq ans! "Petit Gilbert" a été perdu dans un déménagement, et je vais m'empresser de le racheter. Il me semble que cela commence par "Gilbert dort dans son berceau", non? 56 ans plus tard, je m'en souviens encore.

Écrit par : retraitée | 21 mars 2009

Zorglub, pas au SNES : au SGEN !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

La jubilation qu'on peut éprouver à certains moments où Adjani "tient la classe" avec l'arme au point est assez limite.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Ah CS, longtemps que j'étais pas passé ici ... Vous êtes fidèle au poste et à vous-même. Dommage, manque toto pour vous le faire souvenir

On voit ke vous n'avez pas été confronté aux monstres des collèges baston ou LP destroy depuis ... combien d'années au fait ?

Sinon, vous auriez éprouvé ces sentiments et ces fantasmes !
Comme tout honnête homme vous auriez lutté pour les évacuer (et accessoirement éviter de passer à l'acte ...) mais néanmoins les auriez bel et bien éprouvé !

Ce film révèle les aspects sombre de votre personne CS ... et ça vous fait bien chier !
Par confort, vous préférez largement vous représenter en gentil bobo, protégé dans son joli IUFM, plein de bons sentiments et de désir de justice sociale toujours prêt pour une manif avec une chansonnette débile.
Mettre les mains dans le cambouis en tentant d'enseigner la musique aux décérébrés des bas quartiers vous le laissez aux autres !
Et vous leur donnez volontiers quelques leçon de morale depuis votre tour d'ivoire !

Un peu comme les curés militant contre la branlette auprès des ados ...

Écrit par : Zorglub | 21 mars 2009

Pour info : le film repasse sur Arte lundi à 14h45. Si vous avez la TNT…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Je comprends pas pourquoi Morel se déchaîne contre la jupe ?

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009
Mais non, je ne me suis pas déchaîné, et mon appréciation quant aux qualités et aux maladresses de ce film,rejoint la vôtre.
JohnMarguerite a pris au sérieux le terme "fascisant" employé par provocation dans ma première réaction. Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis économe de ce genre de vocable ; comme il y a eu sur ce blog une discussion à ce propos, j'ai cru que son emploi abusif serait compris. J'ai eu tort.
Maintenant autre chose est l'impact que peut avoir ce film dans un contexte où la question de l'ordre scolaire et des violences en milieu scolaire est un enjeu politique.

Écrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Seulement, présentés comme cela, ces faits poussent à deux conclusions :
1- elle a des couilles la meuf, avec son flingue ; dommage que ma prof ne soit pas comme ça :
2-les keufs sont des salauds.
L'exaltation de la force : celui qui tient l'arme a raison.
La loi a tort.
Bref, c'est un film fascisant.

Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

En résumé, vous prenez les jeunes spectateurs pour des cons et des abrutis !
Pour eux, il s'agit d'un film comique d'où le fait que le dernier quart d'heure les déçoit. Ils n'en tirent pas ce type de conclusion. Ils s'amusent à voir en caricature leur quotidien. Ça les soulage de pouvoir en rire douillettement installés dans un fauteuil, au chaud et sans peur au ventre. Ils émettent des hypothèses sur ce que ferait tel ou tel de leur professeur s'il avait un flingue dans la main.
Ils savent pertinemment qu'ils ne sont pas en train de regarder un chef d'œuvre à grande portée philosophique.
En plus, Adjani a un jeu admirable qui a impressionné mon aîné et c'est ce qu'il a retenu essentiellement et dont il m'a parlé ce matin au lever. Il va aller fouiller sur internet pour mieux la connaître et la voir dans de plus grands rôles.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

D'accord avec JPB sur "La journée de la jupe". Je n'ai jamais eu ce type d'élèves - et, franchement, je crois que j'aurais été incapable de supporter ce que supportent les professeurs qui tentent d'enseigner dans ces conditions - mais le film colle d'assez près à ce que j'ai pu lire, par exemple dans "Tableau noir". La fin est effectivement trop mélo, mais le film a le mérite de prendre à contre-pied un discours officiel lénifiant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mars 2009

Bref, c'est un film fascisant.
Ecrit par : Guy Morel | 20 mars 2009

Et donc tout à fait en phase avec la situation.

L'exaltation de la force, ce n'est pas le réalisateur qui a choisi de l'instaurer, elle existe déjà dans la plupart des collèges, LP et classes de seconde, où les sous-êtres-humains à abattre sont les filles, les pédales et les intellos.

Bien sûr que le seul moyen qu'Adjani a pour maîtriser sa classe, c'est de les braquer avec un flingue. Bien sûr que c'est un film qui reflète une situation fascisée. Munich se joue dans tous les jours dans ces collèges, ces LP et dans une bonne partie des classes de seconde.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Sinon, vous auriez éprouvé ces sentiments et ces fantasmes !
Comme tout honnête homme vous auriez lutté pour les évacuer (et accessoirement éviter de passer à l'acte ...) mais néanmoins les auriez bel et bien éprouvé !

Ce film révèle les aspects sombre de votre personne CS ... et ça vous fait bien chier !
Par confort, vous préférez largement vous représenter en gentil bobo, protégé dans son joli IUFM, plein de bons sentiments et de désir de justice sociale toujours prêt pour une manif avec une chansonnette débile.
Mettre les mains dans le cambouis en tentant d'enseigner la musique aux décérébrés des bas quartiers vous le laissez aux autres !
Et vous leur donnez volontiers quelques leçon de morale depuis votre tour d'ivoire !

Un peu comme les curés militant contre la branlette auprès des ados ...

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009

Zorglub, avant de passer à l'insulte, (et, accessoirement, de faire de la psy à deux balles),réfléchissez deux secondes; et relisez, surtout! Correctement! C'est justement ce que j'ai écrit, que j'aurais éprouvé ces sentiments et ces fantasmes! Et je les ai éprouvés, dans le réel, également. En collège, à "Evry-ville-nouvelle". Même si la situation n'était pas exactement celle du film, on y sentait déjà les prémisses.

Et le reste de votre message est vraiment très très très con. Si vous saviez... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Merci à Catmano !

Écrit par : P. Lariba | 21 mars 2009

Munich se joue tous les jours dans ces collèges, ces LP et dans une bonne partie des classes de seconde.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Ah oui, Zorblub, vous vous êtes emporté un peu vite. Je n'ai pas lu ça sous la plume (le clavier ?) de Christophe.

La seule chose que j'aurais reprochée à Christophe, c'est de dire qu'on ne fait pas cours en lisant la vie de Molière dans un manuel.

Je me souviens qu'au collège justement, on m'a raconté la vie de Molière, qu'on m'en a dicté la synthèse à partir de ce qu'on venait de lire dans le manuel, et que non seulement toute la classe avait écouté sans broncher, mais que je m'en souviens encore, que ça m'avait beaucoup plu, et que quand je cite l'une ou l'autre anecdote sur Molière, je fais généralement référence à cette heure de cours.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Dans le fond, malgré ses maladresses j'ai bien aimé ce film. Je le conseillerai volontiers à un non prof afin qu'il puisse mesurer l'état de désastre de certains établissements et la situation des profs qui résistent.

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009

L'idéal est de le regarder, comme je l'ai fait hier soir, avec un élève sérieux et travailleur de collège qui vous confirme que c'est bien ce qu'il vit au quotidien.
Arriver à travailler et à apprendre dans une telle ambiance est une prouesse dont aucun adulte n'est capable.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Je comprends pas pourquoi Morel se déchaîne contre la jupe ?
Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009


Peut-être parce qu'il ressemble au prof du film qui accuse Adjani d'être islamophobe et raciste, et qu'il se vante de faire cours avec le coran ? Un dogmatique qui semble avoir remplacé Marx par Mahomet .

Le syndicaliste (SNES ?), le prof d'espagnol ou le principal sont à peine des caricatures.
Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009

Pas du tout des caricatures, c'est exactement comme ça qu'ils sont, et il y en a aussi sur ce blog.

Le film échappe aux accusations de racisme, parce qu'on découvre à la fin que la prof est musulmane, rejetée par sa communauté, parce qu'elle est mariée à un "infidèle", et qu'elle-même rejette l'obscurantisme religieux. Elle est donc autorisée à dire toutes ces vérités dérangeantes "parce qu'elle sait". La morale est sauve et la bien-pensance aussi ( et c'est révélateur de l'état de déliquescence dans lequel nous avons sombré ). Mais cela renforce la leçon du film : c'est quand on sait et qu'on est déterminé qu'on peut agir et faire changer les choses, pas quand on ferme les yeux lâchement. Pas besoin d'avoir la carrure d'un rugbyman ! Force doit rester à la loi. Point barre.

Lorsque le" jeune" finit par enlever son bonnet après avoir débité les conneries habituelles : "je l'enlèverai quand il n'y aura plus de vacances de Noël", on comprend que cette mauvaise foi est la conséquence de nombreuses années de lâcheté collective et qu'il suffirait d'être solidaires dans la fermeté pour qu'on ne nous prenne plus pour des cons et pour que les profs puissent faire de vrais cours !

Écrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Le problème, c'est que le "il suffirait" fonctionne comme le "y'a qu'à" : il ne fonctionne pas.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Le problème, c'est que le "il suffirait" fonctionne comme le "y'a qu'à" : il ne fonctionne pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mars 2009

Pour vous, c'est le sens du film, une leçon de résignation ? Il n'y a donc plus rien à faire ? Le film a raté son but alors.

Écrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Ce qu'il y a à faire est dans ma Note (ou plutôt, celle de Catherine Huby) : reprendre les choses en Maternelle. En espérant que la prochaine génération sera mieux formée que la précédente. Mais en ce qui concerne ceux qui ont aujourd'hui entre 15 et 20 ans, dans nombre de cas, je me demande s'il y a encore quelque chose à faire.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Mais en ce qui concerne ceux qui ont aujourd'hui entre 15 et 20 ans, dans nombre de cas, je me demande s'il y a encore quelque chose à faire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mars 2009

Ça, c'est ben vrai !

Quant à reprendre les choses en Maternelle, cela repousse l'échéance à plus de dix ans. Ça fait beaucoup, quand même.

Il doit y avoir moyen de réduire un peu les délais. Une petite anecdote, toute récente.

La semaine dernière, avec ma classe, nous sommes allés (ées, non ? ma classe, c'est féminin aussi ?) au cinéma à une séance réservée aux scolaires.
D'autres classes étaient présentes et, au moment du départ, nous laissions passer les élèves de Nyons qui repartaient à pied avant de décoller à notre tour pour rejoindre notre car.

J'étais avec une mère d'élève qui accompagnait la sortie lorsqu'un "jeune homme de Cours Moyen" passe près d'elle et lui dit : "Oh ! Ça schlingue ici ! Tu crois pas qu'y en a un qui a largué une caisse ?"
La maman, la seule de ma classe à s'appeler Marie-Chantal, le regarde et n'ose rien dire.
Je m'adresse alors gentiment au jeune homme (son institutrice était un peu loin et n'a rien entendu) :
"Tu la connais, cette dame ?
- Ben non !
- Alors, tu ne peux pas lui parler comme ça. Tu n'es pas dans la cour de récréation, ici. Ni dans ton jardin. Tu es "dans le monde" et tu dois montrer que tu sais te tenir comme un vrai jeune homme. C'est pour toi, tu comprends. Maintenant, cette dame que tu ne connais pas va penser que tu ne sais pas qu'il est mal élevé de parler comme ça et qu'il y a des sujets que l'on n'aborde pas avec des dames inconnues.
- Ah bah oui ! J'y avais pas pensé. Pardon madame !"

Les copains qui l'entouraient et qui avaient ri grassement après sa réflexion ne pipaient pas mot. et sont passés devant Marie-Chantal en s'excusant et en disant "au revoir, madame", bien poliment.

Donc, au Cours Moyen, c'est encore possible.

Marie-Chantal était toute contente mais je me serais fait un plaisir de faire la même réflexion au minot si, au lieu de l'avoir comme accompagnatrice, j'avais été avec l'une de mes autres mères d'élèves, Jessica ou Jennyfer, histoire de compléter un peu leur éducation.

Écrit par : catmano | 21 mars 2009

morandini.com
...Arte diffusait quant à elle, à 20h45, "La journée de la jupe". Ce téléfilm inédit, mettant en scène Isabelle Adjani dans le rôle d'une enseignante prenant sa classe en otage, a réuni 2.245.000 de téléspectateurs, soit 9,6% de PDA. C'est du jamais vu pour la chaine franco allemande....

Écrit par : bernard | 21 mars 2009

"La seule chose que j'aurais reprochée à Christophe, c'est de dire qu'on ne fait pas cours en lisant la vie de Molière dans un manuel."

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Ce que je voulais simplement dire, sans vouloir aucunement faire un cours de morale, c'est que, concernant "ces éléments de base" qu'Adjani énonçait sur la vie de Molière, je pensais qu'un prof de lettres n'avait pas besoin du livre! Je ne le disais pas "en général"! Evidemment qu'il y en a besoin pour des choses plus fouillées!
Jeremy, je pense que, si vous avez retenu avec plaisir les anecdotes racontées par votre prof, c'est précisément parce qu'il les "faisait vivre" en les racontant, pas parce qu'il les lisait! Non?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

@JPB
"Guy, je crois que tu sur-réagis, sur la Journée de la jupe."écris-tu.
Je viens de m'en expliquer en réponse à Zorglub. Et je suis d'accord avec toi sur les choses vraies contenues dans ce film.
J'ai enseigné dans des établissements où il y avait des armes à feu ( rares cas), des armes blanches ( plus couramment), où circulaient de portable en portable des films pris sur le vif dans l'intimité - relative - d'une relation sexuelle avec telle ou telle jeune fille. Face à des classes qui savaient très bien jouer de l'impéritie de la direction, et de toute l'institution, pour opposer au professeur tantôt une morne paresse tantôt une agressivité confortée par l'assurance de l'impunité, et pire, par l'infériorité aujourd'hui institutionalisée de l'enseignant.
Des choses vraies donc. Mais traitées comment ? c'est la question. Or La journée de la jupe hésite entre plusieurs manières : le ciné vérité, l'exercice de l'Actors studio, la comédie sociale, la satire ; navigue entre quelques poncifs : le multiculturalisme, le machisme ; et le scénario flanche à la fin : qu'est-ce que cela signifie que la prof soit "issue de l'immigration" elle aussi ?
Bon, j'ai regardé sans déplaisir, en riant assez souvent ( les duettistes du GIGN ), en m'ennuyant à la fin.
Les acteurs sont bons, y compris ceux qui jouent les gamins.
Pas de quoi fouetter un chat finalement. Pas de quoi y voir non plus, comme je le lis ici et là, la réponse convaincante à Entre les murs.
GM
PS. À l'attention de "la vérité de la jupe" qui croit que j'ai remplacé un dogmatisme par un autre : que Mahomet te bénisse mon enfant !

Écrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

En résumé, vous prenez les jeunes spectateurs pour des cons et des abrutis !
Pour eux, il s'agit d'un film comique d'où le fait que le dernier quart d'heure les déçoit. Ils n'en tirent pas ce type de conclusion. Ils s'amusent à voir en caricature leur quotidien. Ça les soulage de pouvoir en rire douillettement installés dans un fauteuil, au chaud et sans peur au ventre. Ils émettent des hypothèses sur ce que ferait tel ou tel de leur professeur s'il avait un flingue dans la main.
Ils savent pertinemment qu'ils ne sont pas en train de regarder un chef d'œuvre à grande portée philosophique.
En plus, Adjani a un jeu admirable qui a impressionné mon aîné et c'est ce qu'il a retenu essentiellement et dont il m'a parlé ce matin au lever. Il va aller fouiller sur internet pour mieux la connaître et la voir dans de plus grands rôles.
Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009
Cela c'est la réaction de votre fils, pas celle "des jeunes spectateurs" en général.

Écrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Admettons qu je n'ai pas compris l'humour de Guy Morel et n'en parlons plus...

Pour revenir un peu au sujet, je viens de lire "Le monde perdu" de Conan Doyle dans son Edition spéciale folio Junior.

Je vous en copie un passage, pour la peine :

"Dans l'âme de l'homme moyen, il y a d'étranges replis de sang. Je suis d'une nature tendre, et il m'est arrivé bien des fois d'avoir la larme à l'oeil devant un lièvre blessé. Mais j'étais assoiffé de meurtre. Je me surpris moi-même debout, vidant un chargeur, puis un autre, puis rechargeant un fusil, puis le vidant, puis rechargeant le second, puis tirant encore, tout en criant et riant : je n'étais plus que férocité et joie de tuer"

Je pourrais aussi citer l'extrait de "La machine à remonter le temps" en annexe.

Je me réjouis à l'avance pour les élèves de Catherine Huby et ses collègues : ils pourront lire ces morceaux de bravoure dès la fin du primaire, tellement plus vivants, tellement plus riches (je nai pas dit "plus moraux"), tellement plus agréables à lire...

Écrit par : johnmarguerite | 21 mars 2009

Admettons qu je n'ai pas compris l'humour de Guy Morel et n'en parlons plus...

Pour revenir un peu au sujet, je viens de lire "Le monde perdu" de Conan Doyle dans son Edition spéciale folio Junior.


Ecrit par : johnmarguerite | 21 mars 2009
Non, non ; c'est moi qui ai fait de l'humour peu compréhensible.
Superbe texte de Conan Doyle.

Écrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Jeremy, je pense que, si vous avez retenu avec plaisir les anecdotes racontées par votre prof, c'est précisément parce qu'il les "faisait vivre" en les racontant, pas parce qu'il les lisait! Non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Oui et non. En fait, on lisait le manuel ensemble, et elle commentait en ajoutant une ou deux choses.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Mais en ce qui concerne ceux qui ont aujourd'hui entre 15 et 20 ans, dans nombre de cas, je me demande s'il y a encore quelque chose à faire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mars 2009
Quelque chose à faire pour obtenir quoi ?
C'est extrêmement délicat à gérer.
S'il semble assez faisable d'espérer revenir à une école maternelle et élémentaire qui enseigne les fondamentaux, ce qui serait déjà une belle avancée, je doute qu'il y ait la moindre chance de revenir à un enseignement secondaire dont les programmes et les exigences seraient conformes aux idéaux développés ici et est-ce seulement souhaitable, d'ailleurs, sur le court terme et pour l'individu lambda.
Si l'école fabrique des individus conformes à ma "morale", ils ne seront pas adaptés au monde réel. Ils auront un sens civique au sens strict, des réflexes de solidarité vis à vis des autres, un comportement décent et honnête. Ce seront des marginaux malheureux car peu deviendront des penseurs révolutionnaires efficients et audibles.
Je vais vous donner un petit exemple professionnel. Ça n'existe pas encore en France car nous sommes toujours en retard. En Angleterre, il existe des structures vétérinaires franchisées où exercent des vétérinaires salariés (bon salaire assez attractif). Dans ces structures à prix cassés, on n'offre que vaccinations et stérilisations comme services. Aucun soin n'est apporté, aucun diagnostic posé. Tout animal présentant un signe de maladie lors de la consultation vaccinale ou de la stérilisation est envoyé se faire soigner ailleurs.
En France, c'est autre chose. Je ne peux l'écrire ici mais tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est peut-être pire encore.
En tout cas, dans un modèle comme dans l'autre, il n'y a pas place au soleil pour l'honnête homme qu'ici on rêve de fabriquer en série.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Cela c'est la réaction de votre fils, pas celle "des jeunes spectateurs" en général.

Ecrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

La réaction de mon fils est, malheureusement pour lui, atypique.
Celle de ma fille est très conforme. Je n'ai aucun souci pour elle !
Hier soir, elle m'a expliqué qu'elle allait peut-être "inventé" un vaccin contre le SIDA quand elle serait grande. Elle m'a ensuite livré en vrac un galimatias de notions fragmentaires et limite fausses très collège moderne et internet mal compris. C'était tellement faux que je n'avais rien sur quoi m'appuyer pour éclaircir un peu ses idées. J'ai du lui imposer silence et lui ai proposé de reprendre cette discussion à l'issue de sa troisième année de médecine. Je suis néanmoins certaine qu'elle aurait pu faire impression face à un autre public qui se serait congratulé d'une telle hausse du niveau.
"Ah! Les collégiens d'aujourd'hui en savent cent fois plus que nous autres, ma bonne dame ! Et puis, ils savent parler. Nous ne savions pas tout ça à leur âge. Ils ont l'esprit ouvert ! etc"

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

inventer !!!

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

And the winner is …… L’instruction

Je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui sont m’ont aidé à aller au bout de ce projet.

-Catmano pour son appui sans faille, pour l’expérimentation qu’elle a menée dans sa classe et pour la publicité qu’elle a faite autour de mon modeste ouvrage.
-Guy Morel pour la relecture de mon document et les prises de contacts indispensables à l’impression et à la publication du manuel.
- Pascal Dupré qui, avec le plus grand calme, a suppléé à ma maîtrise catastrophique de l’outil informatique.
- Les jeunes enseignantes qui ont bien voulu engager leur classe dans cette expérience.
- Les gamins qui , en manifestant une insatiable envie d’apprendre, m’ont poussé à remettre en question les barrières qu’un discours psychopédagogique définitif et culpabilisateur m’avait inconsciemment fixées.
- Les membres du GRIP et de toutes les autres associations qui luttent en faveur de l’instruction.
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 21 mars 2009

Hier soir, elle m'a expliqué qu'elle allait peut-être "inventé" un vaccin contre le SIDA quand elle serait grande. Elle m'a ensuite livré en vrac un galimatias de notions fragmentaires et limite fausses très collège moderne et internet mal compris. C'était tellement faux que je n'avais rien sur quoi m'appuyer pour éclaircir un peu ses idées. J'ai du lui imposer silence et lui ai proposé de reprendre cette discussion à l'issue de sa troisième année de médecine. Je suis néanmoins certaine qu'elle aurait pu faire impression face à un autre public qui se serait congratulé d'une telle hausse du niveau.
"Ah! Les collégiens d'aujourd'hui en savent cent fois plus que nous autres, ma bonne dame ! Et puis, ils savent parler. Nous ne savions pas tout ça à leur âge. Ils ont l'esprit ouvert ! etc"
Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

Ah, vous voyez : vous disiez que n'importe qui peut s'en sortir en maîtrisant le programme de SVT de 3eme, qui apporte toutes les bases nécessaires et suffisantes.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"Par confort, vous préférez largement vous représenter en gentil bobo, protégé dans son joli IUFM, plein de bons sentiments et de désir de justice sociale toujours prêt pour une manif avec une chansonnette débile.
Mettre les mains dans le cambouis en tentant d'enseigner la musique aux décérébrés des bas quartiers vous le laissez aux autres !
Et vous leur donnez volontiers quelques leçon de morale depuis votre tour d'ivoire !

Un peu comme les curés militant contre la branlette auprès des ados ..."

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009

Je suis parisien. J'ai en seigné en collège, (à Evry, puis à Aubervilliers). Après trois ans de disponibilité, (j'avais vraiment très mal supporté ces années-là), et après une reprise "à titre provisoire" en école normale, pour remplacer une prof partie en stage, j'ai passé l'entretien pour y obtenir un poste à titre définitif. Sur la feuille de mutation, mon dernier voeu, "n'importe quelle école normale en France", j'ai été nommé à Châteauroux. Adaptation assez difficile, perte de tous mes anciens camarades et collègues. J'ai continué à "mettre les mains dans le cambouis" dans des écoles primaires pas très favorisées. Et je considère que les collègues de collège font un boulot extrêmement difficile et méritoires.
Je n'ai jamais donné la moindre leçon de morale. La première chose que je dis aux stagiaires auprès desquels j'effectue des vivites pédagogiques est de ne parfois pas trop prendre au pied de la lettre les avis tranchés de ceux qui ont oublié qu'ils ont débuté un jour.
Oui, je milite, avec mes moyens, pour une certaine forme de justice sociale. Entre autres, en essayant de faire écouter (et démythifier, un minimum), de belles choses aux élèves, aux étudiants et aux stagiaires que j'ai en face de moi. Et vous, vous faites quoi?
Je n'ai rien d'un bobo.
Quant à mes "chansonnettes débiles", je n'ai jamais prétendu être ni Molière, ni Brassens. Mais je vous suggère de les relire, ces chansons, avec les textes originaux à côté.
Voilà, je crois que je n'ai rien oublié, pour l'instant!
Ah, si. Votre dernière phrase est réellement une crétinerie.
Bien à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

MASTURBATION INTELLECTUELLE A L'UNESCO

Vous aimez les plaisirs solitaires ? Faites-le en collectif : c'estl'Unesco qui vous invite !

Grand forum francophone de la recherche et de l'innovation
Appel à contribution
Information publiée le jeudi 19 mars 2009 par Matthieu Vernet (source : Espace Francophone pour la Recherche, le Développement et l'Innovation)
Date limite : 7 décembre 2009


L'Espace francophone pour la recherche, le développement et l'innovation (EFRARD), en collaboration avec ses institutions partenaires, organise du 7 au 9 décembre 2009 à l'UNESCO, la première conférence EFRARD : « Grand forum francophone de la recherche et de l'innovation » sous le thème « Quels sont les enjeux et modalités du renforcement des coopérations entre les acteurs R&DI dans l'espace francophone pour le développement durable et le changement social ? ». Cette conférence à ampleur internationale, qui rassemblera plus de 300 spécialistes des institutions publiques, privées et gouvernementales engagées en recherche et développement et l'innovation, est destinée à livrer le résultat des recherches actuelles dans plus d'une vingtaine thématiques, en rapport avec la nécessité d'une nouvelle approche de coopération entre états membres de la francophonie dans le domaine de la recherche, du développement et de l'innovation. Les retombées sont nombreuses et de divers ordres. Cette conférence conviera également les chercheurs, experts et institutions francophones à partager leurs expériences en matière de recueil et d'évaluation des données scientifiques et technologiques, pour faire ressortir l'intérêt qu'il y aura à renforcer les collaborations transfrontalières Nord-Sud dans l'espace francophone.

Contexte de la conférence

La prestigieuse Institution qu'est la Francophonie dispose d'atouts considérables en matière de Recherche & Développement (R&D), pourtant cette richesse n'est visible et exploitée comme il le faudrait sur le plan international car elle est à la traîne concernant la promotion et la valorisation de son potentiel R&D. Cette situation est plus critique d'une région francophone à une autre par exemple les pays francophones originaires d'Afrique subsaharienne ou d'Asie du pacifique, disposent d'un capital humain sous-utilisé, plus précisément les jeunes et les femmes. Par ailleurs l'effort de financement de la recherche publique est très inférieur à ce qui se passe dans les autres pays francophones (Europe, Amérique du nord) et n'atteint pas les 1% du produit intérieur brut national PIB. Le nombre d'infrastructure de recherche est très inférieur aux nécessités nationales en matière de R&D et paralyse toute la chaîne production-diffusion-exploitation des connaissances. Ce constat alarmant portant la fracture scientifique et cognitive qui sépare les pays du Nord de ceux du Sud au sein d'une même communauté (Francophone) doit conduire à des réflexions pour mettre en place une véritable « géopolitique de R&D » si nous souhaitons que les pays membres de la Francophonie pèsent dans la compétition et excellent sur les questions liées au développement durable. La construction de stratégies de R&D Francophone est impérative, des nouveaux défis scientifiques et des nouveaux challenges doivent être menés pour aider les grandes régions francophones à assurer une meilleure coordination de leurs politiques nationales de recherche et d'innovation pour réduire le fossé Nord-Sud d'une part et conserver et faire évoluer son important potentiel de jeunes chercheurs et innovateurs d'autre part. Il importe de faciliter l'accès aux infrastructures des jeunes scientifiques et de nouveaux partenaires francophone pour un meilleur usage des connaissances et potentiels scientifiques existants afin de répondre aux urgences locales. Cette conférence aux allures de salon sera aussi l'occasion pour les états membres et gouvernements de jeter les bases en vue de la modernisation de leur système et politiques de recherche et d'innovation datant de la période colonial pour la plus grande majorité. Il s'agira également d'évaluer les politiques et programmes de R&D des pays membres de la francophonie visant à mesurer l'impact des dépenses publiques et orienter les politiques futures.

A l'issue de cette conférence des guides méthodologiques ou d'orientations permettant d'assurer une meilleure coordination des politiques de recherche et d'innovation des pays membres seront élaborés. Cette conférence à ampleur internationale, qui rassemblera plus de 300 cents spécialistes des institutions publiques, privées et gouvernementales engagées en recherche et développement et l'innovation , est destinée à livrer le résultat des recherches actuelles dans les 15 grandes thématiques ci-dessous sélectionnées, qui sont relatives à la nécessité d'une nouvelle approche de coopération entre états membres de la francophonie dans le domaine de la recherche, du développement et de l'innovation. Les retombées sont nombreuses et de divers ordres.

Objectifs de la conférence

Les objectifs spécifiques sont :

I) Renforcer et promouvoir la coopération Nord-Sud dans les domaines de la recherche, du développement durable et de l'innovation par la mise en commun des données et de l'expertise disséminée à travers l'Espace francophone.

II) Optimiser l'usage des fonds consacrées à la recherche et au développement (R&D) et grâce à l'intégration dans le management de la R&D des technologies d'information et de la communication qui réduiraient considérablement les coûts de collaboration et de communications.

III) Développer des programmes et priorités de recherche conjoints dans l'espace Francophone dont les résultats seraient accessibles à tous les pays membres de cet espace.

IV) Décloisonner la recherche en créant des coopérations transfrontalières entre programmes pour aborder conjointement les enjeux communs pour une plus large diffusion internationale des résultats de recherche.

V) Elaborer les agendas stratégiques de plan de recherche et développement.

VI) Mettre l'accent sur des recherches pertinentes, en traduisant les enjeux de développement en questions scientifiques.

VII) Mettre en place de nouvelles infrastructures de recherche dans les années à venir.

Thématiques

1. Collaboration entre les organismes de recherche et universités francophones

2. La recherche et le développement durable

3. Quelle est la responsabilité des acteurs R&DI dans le développement durable et le changement social dans l'espace francophone ?

4. Quelles sont les priorités d'une coopération pouvant amener au développement durable et au changement social ?

5. Mobilité géographique des chercheurs et experts francophones

6. Libre circulation des connaissances et technologies

7. Mondialisation des connaissances

8. Brain drain (fuite des cerveaux)

9. Analyse des systèmes et politiques nationaux de recherche et d'innovation des pays francophones

10. Production des connaissances et des technologies

11. Mesure de la science et de la technologie (bibliométrie)

12. Promotion du potentiel R&D Francophone

13. Valorisation des résultats de recherche

14. Outils collaboratifs

15. Intelligence collective

16. Investissement en R&D

17. Collaboratoire un enjeu pour les pays en développement ?

18. La science en Afrique

19. Evaluation des programmes et politiques R&D dans les pays francophones

20. Modèle de gouvernance de la recherche publique (limites, modernisation, …)

Soumission des résumés

Seules les propositions de communications qui font l'objet d'un travail original dans un domaine d'intérêt pour la conférence seront considérées. Elles doivent être au format PDF ou Microsoft Word. La soumission d'un résumé (intention de soumission) est obligatoire et doit se faire sur le site web dédié à la conférence (http://efrardwiki.org/Conference-EFRARD/index.php/forum/index/about/index). La longueur du résumé ne doit pas dépasser la limite de deux (2) pages. Ces propositions feront l'objet d'une évaluation par le comité scientifique . Les auteurs qui souhaitent soumettre en ligne leurs propositions pour évaluation doivent :

• Créer un compte en remplissant un formulaire pour fournir un certain nombre d'informations, notamment, les noms, un mot de passe, affiliation, un bref résumé (Abstract) et les différents thèmes qu'il aborde.

• Télécharger lu document en question à partir de son arborescence locale.

• Un identifiant unique, dit « ID », est automatiquement attribué à cette soumission. Celui-ci est indispensable, au même titre que le mot de passe de l'utilisateur, pour le suivi de son article ou toute modification ultérieure

Soumission de la version finale

Les articles ne doivent pas excéder 12 pages (article long) et 5 pages (article court). Chaque article soumis sera évalué par trois membres du comité scientifique. La version électronique des actes sera disponible sur le site web d'une maison d'édition. Une sélection des meilleurs articles fera l'objet d'un numéro spécial thématique dans une revue .

Deadline (calendrier)

· Intention de soumission : 25 Mai 2009

· Réception des articles : 15 juin 2009

· Notification aux auteurs : 15 juillet 2009

· Réception de la version finale : 15 Septembre 2009

Contact

soumission@efrardwiki.org

Membres du comité scientifique

Khaldoun ZREIK, Université de Paris 8, France

Martin Beaudoin, Université d'Alberta, Canada

Rabani ADAMOU, Université Abdou Moumouni de Niamey, Niger

Violeta Cojocaru, Université d'Etat de Moldova, Moldavie

TRUONG My Dung, University of Natural Sciences, Vietnam

Sylvain RAJAONA, Université d'Antsiranana, Madagascar

Simona Constantinovici, l'Université de l'Ouest, TIMISOARA, Roumanie

Rachel Kamga, Université de Paris 8, France

André Braën, l'Université d'Ottawa, Canada

Claire Moore Dickerson, Tulane University, New Orleans, USA

Thomas A. Klingler, Tulane University, New Orleans, USA

Souad Abdelwahed, Centre National d'Innovation Pédagogique et de recherche en Education, Tunisie

Patricio Mena Malet, Université Alberto Hurtado, Chili.

NONGNI MATHIEU, l'université de N'Gaoundéré, Cameroun

MBAYE FAYE, l'Institut "Nanu Xayma", Sénégal

RADJI A. Raoufou Pierre, Université de Lomé, Togo

MVE BEH JEAN HERVE, CENAREST/IRAF, Gabon

Abdel Galil Mona sharaf, Université d'Alexandrie, Egypte

SISSAO Alain Joseph, Université de Ouagadougou, Burkina Faso

Dergham MICHAEL, IT expert, Syrie

Arpine Mkrtchyan, Université linguistique d'Etat V. Brusov d'Erevan, Arménie

Alpha Amadou Bano BARRY, Université Général Lansana, Guinée

SOME Borlli Michel Jonas, Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso

JEAN-MARTIAL KOUAME, l'Université de Cocody-Abidjan/ Université Paul-Valéry, FRANCE

N'GORAN Yao, Université de Cocody-Abidjan , Côte d'Ivoire

Mohamed ABOUROUH, Centre de Recherche Forestière, Maroc

MABIALA MILONGUI Lionnel Audrey, l'Université Montpellier II-Sciences et techniques du Languedoc, France

Seydou KONE, l'Ecole Normale Supérieure, Côte d'Ivoire

Ouattara Azoumana, Université de Bouaké, Burkina Faso

Charles PARKOUDA, CNRST, Burkina Faso

Bernadette Montanari, l'Université de Kent, Royaume-Uni

Michel Hernould, Université de Bordeaux, INRA, France

Lieu

Paris (75) (7place de Fontenoy, 75352 Paris 07 SP (UNESCO))

Date limite

lundi 25 mai 2009

Contact

Sécretariat de la conférence
courriel : contact (at) efrardwiki [point] org

Urls de référence

Espace Francophone pour la Recherche, le Développement et l'Innovation

Université de Paris 8

C.I.T.U-PARAGRAPHE

Lieu de la conférence- UNESCO

Source de l'information

Oceane Dupont
courriel : oceanedupon (at) yahoo [point] fr



Responsable : L'Espace francophone pour la recherche, le développement et l'innovation (EFRARD)


Url de référence :
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Adresse : 2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis Cedex France

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"Dommage, manque toto pour vous le faire souvenir"

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2009

Vous avez raison, ça, ça manque!!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Ah, vous voyez : vous disiez que n'importe qui peut s'en sortir en maîtrisant le programme de SVT de 3eme, qui apporte toutes les bases nécessaires et suffisantes.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Entre s'en sortir dans la vie courante et imaginer comment se conçoit un vaccin contre le virus du SIDA, il y a un monde de connaissances à acquérir.
Je maintiens, en ce qui concerne le programme de SVT, même si on peut l'améliorer.
Ce qui me choque, c'est cette capacité qu'ont les élèves à se considérer comme des produits finis dont la parole est digne d'intérêt quoiqu'il en soit. On les incite par trop et trop tôt à manquer d'humilité. Ils ne savent plus qu'ils sont ignorants.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

@ dobolino

Où en est votre fils de sa dissertation sur la nature dans "Le Guépard" de Lampedusa ?

Après avoir relu attentivement le roman (crayon en main), je m'aperçois que j'ai un peu passé sous silence la géographie de la Sicile et sa symbolique, en particulier les oppositions jardins (fleurs dégénérées au parfum obscène, exubérance inutilement dispendieuse, sensualité) / maquis (très importantes la scène de chasse et la description du maquis)/littoral (beauté inhumaine)/intérieur des terres (aridité, sécheresse), ainsi que le rôle du vent et des averses.

Il faudrait qu'il en parle aussi.

Présence donc des quatre éléments des présocratiques : la terre, l'eau, l'air et le feu (qui couve à l'intérieur des êtres), en plus donc de la symbolique animal.

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Ce qui me choque, c'est cette capacité qu'ont les élèves à se considérer comme des produits finis dont la parole est digne d'intérêt quoiqu'il en soit. On les incite par trop et trop tôt à manquer d'humilité. Ils ne savent plus qu'ils sont ignorants.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

Je crois que ça a toujours été le cas. Mais la différence, c'est que maintenant on les incite à le croire.

On est passé en 60 ans de "Tu n'es qu'un petit con : ferme ta gueule" à "Tu es naturel, spontané, vif et intelligent : exprime-toi même si tu n'as rien à dire."

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"On est passé en 60 ans de "Tu n'es qu'un petit con : ferme ta gueule" à "Tu es naturel, spontané, vif et intelligent : exprime-toi même si tu n'as rien à dire."

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Ca, c'est bien vu! Il n'y a plus qu'à trouver le juste milieu! Valoriser les mômes quand ils disent (ou font) quelque chose d'intelligent!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

"On est passé en 60 ans de "Tu n'es qu'un petit con : ferme ta gueule" à "Tu es naturel, spontané, vif et intelligent : exprime-toi même si tu n'as rien à dire."

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Ca, c'est bien vu! Il n'y a plus qu'à trouver le juste milieu! Valoriser les mômes quand ils disent (ou font) quelque chose d'intelligent!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Ça, ça m'a toujours étonné : la plupart des parents et des instits actuels ne félicitent pas plus qu'ils ne grondent.
Ah ! Le regard condescendant de ma jeune collègue hier en fin de journée, lorsque je suis allée apporter à deux de ses GS les images qu'ils avaient gagnées le matin et que j'avais oublié de leur donner à midi !

Écrit par : catmano | 21 mars 2009

qu'est-ce que cela signifie que la prof soit "issue de l'immigration" elle aussi ?
Ecrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Cela signifie que si elle n'avait pas été arabe, elle serait comme vous l'avez dit d' Amélie une xénophobe et raciste, et le film aussi. Et les bobos n'auraient pas du tout aimé. Guy Morel, vous faites semblant de ne pas comprendre ?

Le flingue d'Adjani symbolise le refus de transiger, le retour nécessaire à l'autorité. C'est l'ultime solution quand on a tout essayé. Bien sûr, pour certains, c'est réac et "fascisant". Mais bien souvent, pour un prof, c'est la seule façon de "sauver sa peau" dans la classe ! La mort du prof à la fin prouve que pour que la vérité émerge, il faut des sacrifices, il ne faut pas être veule ( comme ce prof qui niait avoir été agressé et qui, par peur, voulait minimiser et relativiser) !

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce film, où Adjani, comme toujours excelle en dépressive qui pète les plombs.


navigue entre quelques poncifs : le multiculturalisme, le machisme ;

Ecrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Pas des poncifs, de sinistres réalités, dont on voudrait nous faire croire que là aussi, c'est la faute aux pédagogos ?

Écrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

"si elle n'avait pas été arabe, elle serait comme vous l'avez dit d' Amélie une xénophobe et raciste, et le film aussi."

Moi je ne savais pas qu'elle était arabe, et je n'ai pas eu cete réaction.

Par contre Amélie est une allumée frappadingue qui vous envoie un lien sur l'islamisme dès que vous lui dites n'importe quel mot. Ne mélangeons pas tout.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

A propos de l'opposition palais/campagne/maquis :

"(...) on tournait pour monter une pente et on se trouvait dans le silence immémorial de la Sicile pastorale. On était aussitôt loin de tout, dans l'espace et encore plus dans le temps. Donnafugata avec son palais et ses nouveaux riches était à deux milles à peine mais elle semblait ternie dans le souvenir comme ces paysages que l'on entrevoit parfois au débouché lointain d'un tunnel ferroviaire ; ses peines et son luxe paraissaient encore plus insignifiants que s'ils avaient appartenu au passé, car, en comparaison de l'immutabilité de ces contrées reculées, ils semblaient faire partie du futur, provenir non de la pierre et de la chair mais du tissu d'un avenir rêvé, être extraits d'une utopie imaginée par un Platon rustique et qui, en raiso du moindre accident, aurait pu se manifester sous des formes tout à fait différentes et même ne pas exister ; dépourvus ainsi du peu de charge énergétique que chaque chose passée continue à posséder, ils ne pouvaient plus causer de soucis. (pg 98-99)

"Dans le mot campagne une signification de terre transformée par le travail est implicite : le maquis au contraire, accroché aux pentes d'une colline, était encore dans le même état d'enchevêtrement aromatique où l'avaient trouvé les Phéniciens, les Doriens et les Ioniens quand ils débarquèrent en sicile, cette Amérique de l'antiquité." (pg.108)

Dans la nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro et dans l'édition que doivent avoir les élèves, je pense (Editions du Seuil, collection Points)

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Moi je ne savais pas qu'elle était arabe, et je n'ai pas eu cete réaction.
Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Vous n'avez pas vu le film alors ?

Par contre Amélie est une allumée frappadingue qui vous envoie un lien sur l'islamisme dès que vous lui dites n'importe quel mot. Ne mélangeons pas tout.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Amélie est frappadingue comme l'est cette prof du film, révoltée par la lâcheté de ses contemporains ( voir les profs, le principal ). Pas plus frappadingue que vous lorsque vous entonnez votre couplet hystérique sur l'homophobie ! Et puis vos combats se rejoignent, les islamophobes luttent contre l'homophobie de l'islam. Ingrat, va ! Fais du bien à Bertrand etc...!

Écrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Pas des poncifs, de sinistres réalités, dont on voudrait nous faire croire que là aussi, c'est la faute aux pédagogos ?
Ecrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Amélie, il faut tout vos apprendre : c'est avec des réalités qu'on fabrique des poncifs.

Écrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Mon excellent collègue de mathématiques a conservé des copies de 2 nde de 1971 (il est un peu plus jeune que moi, en 71, j'étais en hypokhâgne) et a eu l'obligeance, de m'en faire des photocopies.

Je vous livre les sujets que l'on donnait à l'époque. Vous en tirerez les conclusions que vous voudrez :

Montaigne : "Instruire, c'est former le jugement." Dégagez les idées essentielles du texte, puis dans une seconde partie, commentez une ou plusieurs de ces idées.

"Quelle image de l'homme nous ont livré les écrivains français du XVIème siècle ? Après avoir défini les contours de cette image à l'aide d'exemples précis, vous vous demanderez si cette image peut encore, à notre époque, nous aider à vivre."

"Vous expliquerez cette affirmation du cinéaste René Clément : "Il faut admettre en fait qu'un aveugle au théâtre et qu'un sourd au cinéma, s'ils perdent une part importante du spectacle en conservent pourtant l'essentiel."

"Un critique a écrit : "Pour moi, le talent d'un romancier tient à son pouvoir d'évocation. Il doit savoir décrire avec une sobre exactitude le cadre de vie de ses personnages, restituer leurs attitudes, leurs gestes, leurs expressions, les faire parler de telle manière que je devine ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent, ce qu'ils éprouvent." Expliquez ce jugement en le discutant s'il y a lieu et en l'illustrant d'exemples précis.

J'ai fait moi-même des devoirs à peu près semblables, comme tous les gens de la génération "Lagarde et Michard". Vous remarquerez que l'on nous demandait de faire le lien entre le passé et le présent et d'en tirer profit sur le plan intellectuel et éthique.

Pour en revenir au fil du blog, lorsqu'il existait un enseignement primaire digne de ce nom, on entrainait peu à peu les élèves à escalader les montagnes, au lieu de quoi, aujourd'hui, on se fait une montagne de tout.

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Cher Guy Morel alias Doc Savage, vous insinuez donc que "La vérité de la jupe" est à Amélie ce que Tailleboudin est à Jérémy ?

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Réussi ou pas, ce que le film dont vous parlez (je ne l'ai pas vu, j'ai des problèmes avec ma vieille télé. mais ça ne me rend pas malade !), c'est le lien entre l'anomie et la violence.

J'ai pensé en vous lisant à "Orange mécanique" de Stanley Kubrick et à l'excès des réactions quand c'est allé trop loin dans l'autre sens. Et ça, c'est bien vu.

Aucune société, humaine ou animale, aucun microcosme ne peut fonctionner sans lois, sans autorité et sans régulation.

Ce qui me gêne un peu cependant c'est cette référence obligée à la banlieue et aux établissements de banlieue comme si ces problèmes-là n'existaient qu'en banlieue, alors qu'ils existent partout et aussi en province (je suis bien d'accord avec Daniel Arnaud).

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Amélie est vraiment frappadingue. Et hystérique. Et collante, aussi.

Pour préciser : je ne savais pas que la prof était arabe avant de voir les parents arriver.

Pour Robin : "Vous expliquerez cette affirmation du cinéaste René Clément : "Il faut admettre en fait qu'un aveugle au théâtre et qu'un sourd au cinéma, s'ils perdent une part importante du spectacle en conservent pourtant l'essentiel."

Voilà un sujet qui plairait à la Halde.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Pour Robin : "Vous expliquerez cette affirmation du cinéaste René Clément : "Il faut admettre en fait qu'un aveugle au théâtre et qu'un sourd au cinéma, s'ils perdent une part importante du spectacle en conservent pourtant l'essentiel."

Voilà un sujet qui plairait à la Halde.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

;O))

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Au fait, la vérité de la jupe, vous voulez quoi ? C'est pas clair, votre truc.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"dépourvus ainsi du peu de charge énergétique que chaque chose passée continue à posséder, ils ne pouvaient plus causer de soucis." (pg 98-99)

L'idée est extraordinairement subtile.

Le maquis abolit les "soucis" du prince Salina car il appartient à un passé d'avant la civilisation, d'avant l'Histoire.

Ses soucis domestiques sont liés à l'Histoire mais dans le maquis, ils ont tendance à diminuer, à s'effacer, à perdre en intensité et en réalité. Le palais de Donnafugata, Garibaldi, le "Risorgimiento", don Callogero... ne sont plus que des "possibilités".

Dans ce passé absolu de la Sicile (on pourrait en dire autant de la Corse !) qu'est le maquis, ce ne sont pas des "choses passées", mais des choses futures aux contours incertains, des "utopies".

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

"On les incite par trop et trop tôt à manquer d'humilité. Ils ne savent plus qu'ils sont ignorants."

On pourrait le formuler positivement ; on n'apprend plus à se construire à partir de ce qui est Autre que soi et plus grand que soi -l'Autre non pas au sens du Dieu transcendant, déplacé dans une république laïque -mais l'Autre au sens de ce qui a été grand. Quand on réclame ici un bon niveau de culture générale, c'est parce qu'on est tous persuadé que le présent ne se suffit pas à lui-même et qu'on le comprend en saisissant les liens qui unissent le passé et l'avenir.

Et pour cela il y a des Oeuvres, des tableaux, des romans, etc.

Comte remarquait finement dans sa philosophie positive que les modernes avaient développé à l'excès l'esprit critique et il opposait à cela l'admiration. Certes Comte voyait dans l'esprit critique un résidu de l'esprit métaphysique, passablement destructeur pour les sociétés (d'après lui!), mais l'admiration, la reconnaissance de ce qui est beau et grand, de ce qui a été beau et grand (pas le culte des nullités médiatico-héroïco-humanitaires). Jadis cela prenait la forme des exercices formels (au sens neutre!!!!) qui consistait à imiter le style, à latiniser à perte de vue....

Solution inadaptée aujourd'hui évidemment. Mais ce problème de notre rapport à la culture inactuelle (au sens nietzschéen) n'est pas encore réglé, tant que règnent les usurpateurs qui ont décidé que la culture était un héritage bourgeois à liquider.

Todorov avait récemment tiré la sonnette d'alarme dans son dernier opuscule sur la littérature en péril mais il était resté très vague sur les moyens de se tirer d'affaire.

Écrit par : Sénéchal | 21 mars 2009

Cher Guy Morel alias Doc Savage, vous insinuez donc que "La vérité de la jupe" est à Amélie ce que Tailleboudin est à Jérémy ?

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12
Ecrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Je n'insinue rien du tout, et je m'en fiche totalement.

Écrit par : Guy Morel | 21 mars 2009

Ce qui me gêne un peu cependant c'est cette référence obligée à la banlieue et aux établissements de banlieue comme si ces problèmes-là n'existaient qu'en banlieue, alors qu'ils existent partout et aussi en province (je suis bien d'accord avec Daniel Arnaud).

Ecrit par : Robin | 21 mars 2009
Il ya de toutes petites banlieues! Les enfants de collèges ruraux de sous-préfecture, comme ma fille, s'y reconnaissent aussi. Si vous voyez une référence, eux ne la voient pas. Et, dans trois ans, ils voteront.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

@ dobolino

Où en est votre fils de sa dissertation sur la nature dans "Le Guépard" de Lampedusa ?

Après avoir relu attentivement le roman (crayon en main), je m'aperçois que j'ai un peu passé sous silence la géographie de la Sicile et sa symbolique, en particulier les oppositions jardins (fleurs dégénérées au parfum obscène, exubérance inutilement dispendieuse, sensualité) / maquis (très importantes la scène de chasse et la description du maquis)/littoral (beauté inhumaine)/intérieur des terres (aridité, sécheresse), ainsi que le rôle du vent et des averses.

Il faudrait qu'il en parle aussi.

Présence donc des quatre éléments des présocratiques : la terre, l'eau, l'air et le feu (qui couve à l'intérieur des êtres), en plus donc de la symbolique animal.

Ecrit par : Robin | 21 mars 2009

Le devoir est rendu. Pour la géographie de la Sicile, il veut vous faire savoir qu'il en a parlé. Pour les présocratiques, vu qu'il n'en connaît rien ...
Quant à la note et au devoir rendu et corrigé, ça va mettre du temps. Il m'explique à l'instant qu'ils ne sont pas nombreux à rendre le devoir à la maison pour le jour dit. Le professeur est forcé d'instituer une deuxième date butoir, date à laquelle chaque jour de retard donne un point de moins.
J'ai de la peine à comprendre pourquoi ce n'est pas la première date qui est le butoir. Encore un professeur trop gentil !
Quand j'étais en Terminale, aussi bien en maths qu'en physique-chimie, nous alternions, d'une semaine sur l'autre, devoirs en classe et devoirs à la maison, et la date était la date. Après, c'était zéro. Fastoche, non ?
Sont zarbis, les profs de maintenant !

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Il y a dans les commentaires du film une référence implicite à un autre film culte : les tontons flingueurs.

Avec un double détournement puisque l'infâme Volfoni devient, ici, une femme héros qui s'écrie :

"Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j' disperse, j'ventile."

Personnellement, s'il m'est arrivé d'avoir très envie de baffer (envie jusqu'ici réprimée), j'espère ne jamais passer au stade supérieur en installant une 12.7 sur le burlingue.

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

Sont zarbis, les profs de maintenant !

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009


On nous a dit que si les élèves ne rendent pas leurs devoirs à temps, c'est de notre faute. C'est qu'on les place mal, c'est que c'est trop dur, c'est que le cours n'est pas bien fait, etc.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"On les incite par trop et trop tôt à manquer d'humilité. Ils ne savent plus qu'ils sont ignorants."

On pourrait le formuler positivement ; on n'apprend plus à se construire à partir de ce qui est Autre que soi et plus grand que soi -l'Autre non pas au sens du Dieu transcendant, déplacé dans une république laïque -mais l'Autre au sens de ce qui a été grand.

Ecrit par : Sénéchal | 21 mars 2009

A mettre en regard avec "le lion est fait de mouton assimilé ", le mouton étant, certes, moins "grand" que le lion.
Rhâââ ! J'ai des vertiges, Sénéchal !
Autre que soi, d'accord !
Mais comment définir "plus grand" ?
Est-ce que, par définition, le passé est plus grand que le présent alors que l'humanité s'emploie depuis la nuit des temps à "grandir", à prendre de l'envergure ?

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Hier soir, elle m'a expliqué qu'elle allait peut-être "inventé" un vaccin contre le SIDA quand elle serait grande.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

La mienne avait pour ambition un vaccin contre la connerie !
Mais comme elle est lucide, et qu'elle sait que c'est probablement désespéré, elle songe à se rabattre sur les OGM. Pour faire ch... José Bovin.

Écrit par : yann | 21 mars 2009

On nous a dit que si les élèves ne rendent pas leurs devoirs à temps, c'est de notre faute. C'est qu'on les place mal, c'est que c'est trop dur, c'est que le cours n'est pas bien fait, etc.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009
Mais enfin! Nous savons tous que c'est parce qu'ils sont fainéants comme des couleuvres et que, s'ils le sont, c'est aussi la faute à l'école.
Le chien se mord la queue. On n'en sort pas, de ce cercle vicieux!

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Je pense effectivement que faire du personnage joué par Adjani une fillle d'immigrés permet de court-circuiter d'éventuelles accusations de racisme - comme celles de son collègue, qui la traite d'islamophobe. Nombre de gens qui se prétendent de gauche sont, hélas, aussi bornés que lui. A propos, j'aimerais bien savoir ce que Télérama - qui a porté aux nues Entre les murs- a pensé du film.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mars 2009

Mais enfin! Nous savons tous que c'est parce qu'ils sont fainéants comme des couleuvres et que, s'ils le sont, c'est aussi la faute à l'école.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

Qui ça, ils ? Les profs ? ;o))

Écrit par : yann | 21 mars 2009

Il ya de toutes petites banlieues! Les enfants de collèges ruraux de sous-préfecture, comme ma fille, s'y reconnaissent aussi. Si vous voyez une référence, eux ne la voient pas. Et, dans trois ans, ils voteront.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

Oui, mais j'imagine que leur histoire familiale les a vaccinés contre certaines tentations.

Car enfin, la carte électorale de 2002 était on ne peut plus claire, non ?

On a laissé sombrer les banlieues, mais aussi les campagnes et j'ai bien noté comment avait voté (massivement) l'environnement de l'établissement où j'exerçais cette année-là, à la campagne et dans la "France profonde", précisément.

Il serait naïf de s'imaginer que les gens qui votent à l'extrême-droite sont forcément d'extrême-droite et "demandeurs d'autorité". Il serait encore plus naïf de croire que nos campagnes sont composées exclusivement de paysans, association hâtive et gravement erronée, bonne pour les bobos parisiens peut-être qui voient la France à travers les banlieues.

J'admire la naîveté des gens qui affirment sans rire que "Sarkozy a avalé Le Pen" ; j'aimerais bien en être aussi sûr, mais ce dont je suis sûr, en revanche, c'est qu'il y a encore pire que Le Pen.

En attendant, il y a ceux qui pourrait nous éviter ça et qui pourrissent par la tête, comme le poisson.

La violence collective fleurit sur l'hypocrisie des classes dirigeantes, sur l'injustice et sur le désespoir. (je l'ai profondément ressenti en prêtant l'oreille aux conversations des ouvriers récemment licenciés derrière moi pendant la manif. de jeudi)

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Hier soir, elle m'a expliqué qu'elle allait peut-être "inventé" un vaccin contre le SIDA quand elle serait grande.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

La mienne avait pour ambition un vaccin contre la connerie !
Mais comme elle est lucide, et qu'elle sait que c'est probablement désespéré, elle songe à se rabattre sur les OGM. Pour faire ch... José Bovin.

Ecrit par : yann | 21 mars 2009

Ce n'est pas le lieu pour débattre des OGM ! Ceci dit, et entre nous, les OGM animaux domestiques m'inquiètent fort peu, dans la mesure où on contrôle à cent pour cent leur reproduction et où ils ne risquent pas trop d'envahir le marché avec leurs droits d'auteur à la clé, mais pour le reste, végétaux et animaux sauvages, y'a un méchant blême en matière d'appauvrissement génétique. Pour les végétaux cultivés, c'est encore pire vu que rentrent en lige de compte des facteurs socio-économiques.
J'imagine qu'il est inutile de te faire un dessin ?

Si ma fille poursuit dans sa voie, elle nous fabriquera peut-être à terme des africains de base corvéables à merci clonés et résistants au SIDA, brevetés Monsanto ?

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

A propos, j'aimerais bien savoir ce que Télérama - qui a porté aux nues Entre les murs- a pensé du film.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mars 2009

Ça :

"D'emblée, la tension est présente, presque tangible. On la perçoit dans les gestes mal assurés d'une femme au visage las, qui tente de se frayer un passage au milieu d'ados chahuteurs - ses élèves. La classe de français commence en retard et dans le chaos. Et puis un revolver tombe du sac d'un petit caïd. A bout de frayeur et d'exaspération, Sonia Bergerac (Isabelle Adjani, parfaite) ramasse l'arme et braque les gamins (eux aussi très bien) qui lui en ont fait tant voir. A mesure que la pression augmente à l'extérieur de la salle où elle retient les collégiens, l'enseignante se transforme en justicière. Le racisme, la religion, le machisme, toutes ces choses pesantes et taboues sont étalées sur la table, pour le meilleur et pour le pire...

Etrange film, sur le fil du rasoir, délibérément incorrect et remarquablement écrit. Si les premiers accents sont ceux de la comédie corrosive, le propos dérive inexorablement vers la tragédie. La Journée de la jupe n'est pas (qu')une chronique aigre-douce sur la violence en milieu scolaire. C'est une fable réussie sur toutes ces peurs qui s'ancrent dans le quotidien et auxquelles on finit par s'habituer, faute d'oser en soigner les racines, alors qu'elles ne peuvent aboutir qu'à un désastre social et humain.

Sophie Bourdais

Télérama, Samedi 14 mars 2009 "

Écrit par : yann | 21 mars 2009

Vous avez pu le regarder ce film, et j'ai un peu honte de dire que pas moi.Vous voyez, j'en ai regardé un quart d'heure et la nausée est devenue si forte que je me suis barrée du salon et à toute vitesse. La rentrée de la classe dans la salle au début, c'était la même chose dans le collège de ZEP de fous furieux dans lequel on m'avait collée. Avec en plus de charmants élèves qui me criaient dessus :" Vous n'avez pas le droit de les toucher, vous n'avez pas le droit de les toucher" quand l'un tentait d'étrangler l'autre.
Heureusement, il fait un beau soleil aujourd'hui.
Je viens de faire mes demandes de mut. et je sais qu'avec les points que nous donne le rectorat, il va falloir retourner dans mon sympathique collège pour un paquet d'années encore.

Écrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Le problème des devoirs non rendus, ce n'est pas compliqué : devoir rendu en retard : pénalité de points ; devoir rendu trop en retard : zéro.

Mais les pédagos se sont mêlés de cela aussi...

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Mais les pédagos se sont mêlés de cela aussi...

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

C'est même une science : ça s'appelle la docimologie. Sans rire.

Écrit par : yann | 21 mars 2009

C'est vrai que depuis quelques années, les retards dans la remise des devoirs se sont multipliés. J'enlevais un point par jour, et je mettais zéro au bout d'une semaine.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mars 2009

Mais enfin! Nous savons tous que c'est parce qu'ils sont fainéants comme des couleuvres et que, s'ils le sont, c'est aussi la faute à l'école.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

Qui ça, ils ? Les profs ? ;o))

Ecrit par : yann | 21 mars 2009
Non ! Je parlais des élèves. Pour moi, les professeurs de l'école laïque ne sont pas des fainéants et j'affirme sans hésitation qu'un prof pédagogo convaincu l'est encore cent fois moins qu'un autre. Il se tue à brasser de l'air alors qu'avec de bonnes méthodes, il ferait cent fois plus avec deux fois moins d'efforts. C'est atroce à voir ! Ils y croient, dur comme fer, et s'y tuent la santé. Ils sont obligés d'assumer tous leurs échecs puisque leurs maîtres leur démontrent par a+b (Sciences de l'éducation ! Une science, c'est une science !) que s'ils n'aboutissent pas, c'est qu'ils ne sont pas assez efficients ou pas assez impliqués. Ils s'y crèvent la peau, ces pauvres jeunes PE ! Ils sont désespérés et ont sur eux-même un regard très négatif. C'est très vicieux !
Faut pas s'etonner si, après, en un réflexe de sauvegarde, ils rejettent la faute sur le milieu d'origine des élèves !
Toi, quand tu n'arrives pas à soigner un chien, ne mets-tu pas en cause l'observance de tes prescriptions et le milieu de vie, alimentation comprise ?

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Magister, je vous crois sur parole, mais est-ce qu'on nous y épargne la représentation idéalisée du bon religieux, la femme soumise, l'honnête père de famille bien pensant, l'idée sous-jacente que "la terre ne ment pas", et l'inévitable jeune fille pure censée faire rêver tout jeune lecteur ?

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Ces livres reflètent évidemment leur temps et son contexte culturel. C'était ainsi et on ne refait pas le passé. Papa fume la pipe et lit le journal tandis que maman fait la cuisine ou repasse le linge. Ces curiosités n'enlèvent rien au charme de l'ensemble ni à la bonne structuration des leçons dont on peut s'inspirer pour refaire les manuels d'aujourd'hui (et dans lesquels on évitera, bien sûr, de faire fumer le papa auquel on fera éventuellement balayer la cuisine, si ce n'est par une femme de ménage, tandis que la maman (ou le papa n° 2) sera devant son ordi ou quelque chose du genre.

Écrit par : Magister | 21 mars 2009

Merci, Yann, pour l'article de Télérama, plus nuancé que je n'aurais cru.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mars 2009

Je confirme pour les devoirs non rendu à temps.

J'ai été obligé de passer par le principal adjoint la dernière fois et bien m'en a pris car il m'a dit qu'il avait lu avec intérêt les devoirs (des rédactions) et que cela lui avait ouvert les yeux sur "le vécu" de certains élèves.

Il faut savoir que certains préfèrent avoir zéro que faire le devoir. Ce n'est donc pas forcément un manque de sévérité : ce n'est pas que l'on accepte qu'ils rendent les devoirs en retard, c'est qu'on les oblige (quel abus !) à rendre le devoir, même en retard, quitte à enlever des points pour le retard.

Tout ceci pour dire que ce métier est devenu infiniment compliqué, qu'il se complique de jour en jour et que les apparences sont trompeuses.

(comme ici, le paradoxe du "laxiste exigeant" qui eût peut-être intéressé J.K. Chesterton)

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

Le problème des devoirs non rendus, ce n'est pas compliqué : devoir rendu en retard : pénalité de points ; devoir rendu trop en retard : zéro.

Mais les pédagos se sont mêlés de cela aussi...

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009
Ah ! Vous voyez !
Moi, je dois être plus vieille que Jérémy ! A l'école que j'ai fréquentée, c'était zéro dès la première date.
L'heure, c'est l'heure ! Après l'heure, c'est plus l'heure !
Et il n'y avait pas d'excuse qui tenait. C'était clair, net et sans bavure et c'était très bien ainsi. Le prof récupérait ses copies au jour J, d'où une correction plus rapide et plus aisée, et l'absent pour maladie n'avait pas zéro mais "absent", ce qui est sans conséquence. On n'a jamais interdit à un élève d'être malade et on ne l'a jamais sanctionné. Ceux qui usaient de ce biais régulièrement étaient sanctionnés par les contrôles en classe et les examens.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

"Ces livres reflètent évidemment leur temps et son contexte culturel. C'était ainsi et on ne refait pas le passé. Papa fume la pipe et lit le journal tandis que maman fait la cuisine ou repasse le linge. Ces curiosités n'enlèvent rien au charme de l'ensemble ni à la bonne structuration des leçons "

Ca n'enlève peut-être rien à la bonne structuration des leçons, mais au charme de l'ensemble, si. Un manuel dans lequel le bon père de famille fume la pipe tandis que la femme lui fait à manger et lui repasse son linge, ça me dégoûte très sincèrement. Et le héros normal est forcément un garçon, hétéro, blanc et parfaitement valide. Vivement le juste milieu : des leçons bien structurées dans un manuel proposant des textes avec des vraies gens de la société.


"Je parlais des élèves. Pour moi, les professeurs de l'école laïque ne sont pas des fainéants et j'affirme sans hésitation qu'un prof pédagogo convaincu l'est encore cent fois moins qu'un autre. Il se tue à brasser de l'air alors qu'avec de bonnes méthodes, il ferait cent fois plus avec deux fois moins d'efforts. C'est atroce à voir ! Ils y croient, dur comme fer, et s'y tuent la santé. Ils sont obligés d'assumer tous leurs échecs puisque leurs maîtres leur démontrent par a+b (Sciences de l'éducation ! Une science, c'est une science !) que s'ils n'aboutissent pas, c'est qu'ils ne sont pas assez efficients ou pas assez impliqués. Ils s'y crèvent la peau, ces pauvres jeunes PE ! Ils sont désespérés et ont sur eux-même un regard très négatif. C'est très vicieux !
Faut pas s'etonner si, après, en un réflexe de sauvegarde, ils rejettent la faute sur le milieu d'origine des élèves !"

Ce que vous dites est juste, et s'applique aussi aux PLC.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Zero dès la première date et le proncipe selon lequel "l'absent pour maladie n'avait pas zéro mais "absent", ce qui est sans conséquence", je n'ai jamais vu. Ou alors je ne m'en souviens plus. Je l'applique quand je ramasse des exercices au hasard, mais pas pour les travaux à rendre obligatoirement

Appiqué de manière automatique, c'est très commode pour les élèves : ça permet d'éviter de rendre un ou deux devoirs trop durs.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Il y a dans les commentaires du film une référence implicite à un autre film culte : les tontons flingueurs.

Avec un double détournement puisque l'infâme Volfoni devient, ici, une femme héros qui s'écrie :

"Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j' disperse, j'ventile."

Personnellement, s'il m'est arrivé d'avoir très envie de baffer (envie jusqu'ici réprimée), j'espère ne jamais passer au stade supérieur en installant une 12.7 sur le burlingue.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2009

Il est vrai que jusqu'à présent, dans aucun pays, nous n'avons eu de fait-divers de ce type. Le jour où un prof pètera les plombs et dégommera ses élèves n'est pas encore arrivé.
Vous vous tenez vachement bien, vous autres les profs, non seulement en France mais partout dans le monde !
La flicaille et l'armée n'ont pas tant de morale.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Moi, j'ai surtout pensé à un truc.

Un jeune mort au cours d'une telle prise d'otages, ça déclencherait des émeutes.

Un prof mort dans les mêmes circonstances, ça déclencherait quoi ? Un communiqué intersyndical ? Les profs ne feraient même pas une journée de débrayage !

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Sujet d'invention :

Après avoir vu le film "La journée de la jupe", vous rédigerez le communiqué syndical publié à la suite de la prise d'otages par :
- le Snes
- Le Snalc
- Le Sgen
- Sud-Education

Vous rédigerez également le communiqué du Ministère de l'Education, et vous raconterez le dîner à l'Elysée auquel seront conviés trois professeurs et le chef d'établissement du collège concerné.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Jérémy, idée grandiose !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Appliqué de manière automatique, c'est très commode pour les élèves : ça permet d'éviter de rendre un ou deux devoirs trop durs.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009
Il arrive un moment où, s'ils ne veulent pas travailler, ce n'est plus votre problème !
Vous n'êtes pas des assistantes sociales, quand même !

Le résultat, sur le terrain, de ce laxisme, c'est quoi ? Les élèves qui rendent leurs devoirs en temps et en heure attendent indéfiniment leur correction et quand ils la reçoivent, l'eau est passée sous les ponts et cette correction est inefficace. Les Evangiles et la parabole de la brebis égarée, ça commence à nous les briser menues !
Dans ces conditions, supprimez les devoirs à la maison notés et ne notez que les contrôles effectués en classe, ce qui est d'ailleurs plus juste. Dans le collège de ma fille, c'est ainsi que celà se passe, globalement, et c'est parfait.
Pour le Lycée, si des élèves de Terminale, à trois mois du bac, sont incapables de rendre un devoir dans le temps imparti, c'est leur problème !
Quand ils livreront des pizzas, ils seront contraints de les livrer à l'heure !

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

"Je parlais des élèves. Pour moi, les professeurs de l'école laïque ne sont pas des fainéants et j'affirme sans hésitation qu'un prof pédagogo convaincu l'est encore cent fois moins qu'un autre. Il se tue à brasser de l'air alors qu'avec de bonnes méthodes, il ferait cent fois plus avec deux fois moins d'efforts. C'est atroce à voir ! Ils y croient, dur comme fer, et s'y tuent la santé. Ils sont obligés d'assumer tous leurs échecs puisque leurs maîtres leur démontrent par a+b (Sciences de l'éducation ! Une science, c'est une science !) que s'ils n'aboutissent pas, c'est qu'ils ne sont pas assez efficients ou pas assez impliqués. Ils s'y crèvent la peau, ces pauvres jeunes PE ! Ils sont désespérés et ont sur eux-même un regard très négatif. C'est très vicieux !
Faut pas s'etonner si, après, en un réflexe de sauvegarde, ils rejettent la faute sur le milieu d'origine des élèves !"

Ce que vous dites est juste, et s'applique aussi aux PLC."

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Pas seulement sur le milieu d'origine! Sur un défaut fréquemment flagrant d'éducation, ce qui n'est pas tout à fait pareil! Et à juste titre, au delà de tout excès "scientiste de l'éducation". Il n'y a d'ailleurs pas que ceux-là qui font ce constat!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Vous ne parlez même pas de la journée de la jupe avec Adjani ?

http://frenchcarcan.com/2009/03/21/la-fille-du-rer/

Écrit par : Marie-Laure | 21 mars 2009

Sanjuro pour Dobolino :

« Moi, je dois être plus vieille que Jérémy ! A l'école que j'ai fréquentée, c'était zéro dès la première date.
L'heure, c'est l'heure ! Après l'heure, c'est plus l'heure !
Et il n'y avait pas d'excuse qui tenait. C'était clair, net et sans bavure et c'était très bien ainsi. Le prof récupérait ses copies au jour J, d'où une correction plus rapide et plus aisée, et l'absent pour maladie n'avait pas zéro mais "absent", ce qui est sans conséquence. On n'a jamais interdit à un élève d'être malade et on ne l'a jamais sanctionné. Ceux qui usaient de ce biais régulièrement étaient sanctionnés par les contrôles en classe et les examens. »

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

Pour ma part, j'ai expérimenté pas mal, et j'ai trouvé que le système suivant était plus pertinent :

devoir rendu à la date (y compris dans mon casier, au cours de la journée si ce n'est pas pendant le cours) : pas de sanction.

devoir rendu le lendemain (c'est-à-dire après la sonnerie de 8h et avant celle de 17 h) : 1 point en moins

devoir rendu plus tard ou non rendu : 0

Je me suis aperçu que certains élèves ne voulaient pas rendre les devoirs pendant le cours, parce que leurs copains veulent le lire, ou se moquent de la quantité rendue... ou parfois ils l'ont oublié et se proposent d'aller le chercher à midi… le matin quelqu'un leur a dit que leur plan était nul, ou ils étaient trop fatigués la veille au soir pour écrire une conclusion... je suis tolérant.

Certains ne peuvent pas faire mieux que de l'apporter le lendemain matin très très tôt. Je tolère encore.

Ceux qui ne le rendent que le lendemain sont ceux qui veulent jouer aux rebelles à petit prix. Un point en moins est une sanction qu'ils n'ont pas à expliquer à leurs parents, ainsi ça reste entre nous.

Ceux qui ne le rendent pas ou très en retard sont rarissimes. Je dois donner un zéro par an et par classe pour ce motif, en général avant la fin du premier trimestre. Il y en a qui sont TRÈS désorganisés, et il y en a qui veulent voir si je fais ce que je dis.

Mais avec ce fonctionnement, je passe pour le prof le plus emmerdant du bahut ! En conseil de classe, on entend parfois des profs dire : j'ai eu du mal à noter cet élève, car il rend très rarement ses devoirs !

Cela dit, je suis emmerdant dans le bon sens du terme, car je crois que les élèves apprécient de voir un prof dont la parole est suivie d'effets. Ils aiment bien savoir à quoi s'en tenir, et même s'ils maugréent, ils sont en général bien contents d'avoir des règles.

Les devoirs à la maison, je les note coef 1. Les DS, je les note coef 3, et dès les premiers cours, je leur dis que je les poursuivrai jusque dans les chiottes, comme Poutine (!), pour leur faire rattraper les DS qu'ils n'ont pas faits, maladie ou pas maladie. Souvent ils viennent me demander d'eux-mêmes quand ils vont rattraper leur DS.

Écrit par : sanjuro | 21 mars 2009

"Vous ne parlez même pas de la journée de la jupe avec Adjani ?" demande Marie-Laure…
Y'en a qui ne suivent pas, au fond de la classe. Nous ne parlons presque que de ça depuis hier soir — en direct live, même…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Faut pas s'etonner si, après, en un réflexe de sauvegarde, ils rejettent la faute sur le milieu d'origine des élèves !"

Ce que vous dites est juste, et s'applique aussi aux PLC."

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Pas seulement sur le milieu d'origine! Sur un défaut fréquemment flagrant d'éducation, ce qui n'est pas tout à fait pareil! Et à juste titre, au delà de tout excès "scientiste de l'éducation". Il n'y a d'ailleurs pas que ceux-là qui font ce constat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Catmano vous a répondu cent fois sinon mille sur ce sujet. Ça peut empêcher de s'intéresser aux Lumières mais pas d'apprendre à lire, écrire, compter, calculer et ... chanter et rythmer, même si c'est plus ardu !!!

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

La méthode de Sanjuro me comble d'aise.
Dès que JPB aura cessé de me faire la gueule, je serai au top !

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

L'heure, c'est l'heure ! Après l'heure, c'est plus l'heure !

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

"Être à l'heure, c'est déjà être en retard".
J'ai appris ça à l'armée. Comme quoi, le service militaire avait son utilité.

Écrit par : yann | 21 mars 2009

"Dès que JPB aura cessé de me faire la gueule, je serai au top !"
qu'elle dit, la dame…

Les paranos se ramassent à la pelle…
Allez,je vous embrasse…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

"Catmano vous a répondu cent fois sinon mille sur ce sujet. Ça peut empêcher de s'intéresser aux Lumières mais pas d'apprendre à lire, écrire, compter, calculer et ... chanter et rythmer, même si c'est plus ardu !!!"

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

J'ai bien lu les réponses de Catmano! On en a même parlé en "direct live"! Mais je maintiens que, dans certains cas, ça peut empêcher.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Marie-Laure a encore écrit avant de lire!
Au mieux, l'apprentissage des deux peut être concommitant, mais, là, ça lui a fait dire une connerie plus grosse qu'elle.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

"Être à l'heure, c'est déjà être en retard".
J'ai appris ça à l'armée. Comme quoi, le service militaire avait son utilité."

Ecrit par : yann | 21 mars 2009

Ouais! Mais, là-bas, ils disaient ça quand il s'agissait de l'apéro!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Tenez, Dobolino, vous m'avez convaincu : je vais adopter le système de Sanjuro maintenant. Pour de vrai !

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"Être à l'heure, c'est déjà être en retard".
J'ai appris ça à l'armée. Comme quoi, le service militaire avait son utilité."
Ecrit par : yann | 21 mars 2009

Ouais! Mais, là-bas, ils disaient ça quand il s'agissait de l'apéro!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Forcément : après l'apéro ils n'étaient plus en état de lire l'heure correctement.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

"Mais je maintiens que, dans certains cas, ça peut empêcher."

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Christophe, pour ces gamins avec des carences éducatives flagrantes ou qui sont purement et simplement en perte de repères familiaux, le problème est de savoir quelle est la pratique qui est la plus efficace pour eux, afin qu'ils "rentrent" dans les apprentissages.
Celle qui consiste à les mettre "en situation de devenir des petits Champollion, pélevant des indices générateurs de sens" ou celle qui consiste à leur proposer un apprentissage explicite, avec une progression préparée aux petits oignons, comme celle de Thierry Venot ?
Car des gamins perdus, on en a tous dans nos classes. D'expérience, les gamins que j'ai vus le plus en difficulté (d'apprentissage comme de recherche de repères) étaient ceux qui ne connaissaient pas leur père ou leur mère. Partant de ceux constat, que fait-on en classe et concrètement avec ces abîmés précoces de la vie ?
Vous en avez certainement parlé "en live" mais j'aimerais bien connaître votre point de vue à ce sujet. Merci.

Écrit par : Chevreuil | 21 mars 2009

J'ai bien lu les réponses de Catmano! On en a même parlé en "direct live"! Mais je maintiens que, dans certains cas, ça peut empêcher.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Dans certains cas très particuliers, d'accord. Le meneur du film d'hier soir, par exemple, à part la batte de base-ball, et encore, l'effet sera limité par l'habitude, j'avoue que je ne vois pas...
Mais il est grand.

Prenez le même à trois ans, ou mieux à deux ans, donnez-lui la main le temps qu'il faudra dans le rang pour entrer en classe, asseyez-le près de vous pendant le regroupement qui DOIT commencer la matinée, en lieu et place de ce ... d'accueil, tout juste bon à déboulonner les meilleures volontés enfantines, faites-vous aider de l'ATSEM s'ils sont quatre ou cinq dans ce cas.
Valorisez tous les comportements ne serait-ce que "normaux" en ne ménageant ni les applaudissements, ni les grandes envolées lyriques.
Fournissez des exercices à sa mesure, juste assez difficiles pour qu'il ait envie de s'y essayer sans risques de se casser la figure, juste assez longs pour qu'il puisse tenir le cap pendant toute la durée de l'exercice.
Anticipez au plus près les "risques" d'énervement, d'agitation, de confusion en ne programmant plus pendant un certain temps (ou un temps certain) d'activités trop libres.
Anticipez aussi les moments où, de par son manque d'éducation, il sera forcément victime du stress (sorties en récréation, "heure des mamans", classes promenades, réunion de plusieurs classes pour un spectacle), considérez-le alors comme plus jeune que son âge et comportez-vous avec lui comme vous vous comporteriez effectivement avec un enfant plus jeune.
Et parlez, parlez devant lui, si ce n'est avec lui, avec des mots très simples, des "gentils enfants" qui font la joie et le bonheur de ceux qui les entourent - c'est niais, cette dernière phrase, mais je n'ai connu aucun enfant de moins de huit ans qui ne rêvait pas d'être apprécié par son entourage - en expliquant bien ce que l'on "doit faire" pour gagner cette estime.

Enfin, fermez les yeux et bouchez vos oreilles dès qu'il passe le portail de l'école ou les jours où les parents y sont invités en dehors des horaires scolaires (kermesse, loto et tout l'toutim) pour ne pas voir ni entendre l'affreux lardu qui jure, tabasse, crache, rote et pète en hurlant de rire, sous les applaudissements du cercle de famille !

Écrit par : catmano | 21 mars 2009

Partant de ce constat...

Ca va pas, moi, ce soir ...

Écrit par : Chevreuil | 21 mars 2009

Ca va pas, moi, ce soir ...

Ecrit par : Chevreuil | 21 mars 2009

bienvenu au club...

nouvelle note que je découvre avec plusieurs "métros" de retard mais avec le plaisir de retrouver la pétillance de Catherine Huby!

Saperlotte de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 21 mars 2009

Pour Chevreuil, et Catmano,
Pour moi, il ne s'agit pas de "Champollion vs Thierry Venot", dont je respecte profondément les travaux, (des deux, ;-)

Simplement, j'ai vu un certain nombre de "cas", dans différents niveaux de classe, (de la PS au CE2) de gamins dans une telle détresse affective qu'aucune technique, en "classe normale", n'aurait pu les en faire sortir avant un travail psy extrêmement spécifique, (le plus marquant, pendant une visite pédagogique après d'un stagiaire qui a eu la chance d'avoir la classe (un CE1) dans laquelle se trouvait un malheureux gamin, qui avait été victime de maltraitances innomables de la part de ses "parents", et qui avait passé son début d'enfance à avoir ses repas dans la gamelle du chien.
Je suis convaincu, oh combien, que c'est en "donnant un sérieux grain à moudre" aux élèves, et non à faire "de l'occupationnel", ou en les "sous-instruisant", qu'on réussit dans la plupart des cas. Mais ceux dont je vous parle sont plus fréquents qu'on ne croit. On fait quoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Autrement, je suis en accord presque total avec vous deux.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

On fait quoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

On se bat pour rétablir en France (en les améliorant, si possible) des services sociaux dignes de ce nom et un protection maternelle et infantile pourvue de moyens financiers et humains.
On en profite pour abroger la loi Montchamp et la remplacer par une véritable structure éducative pour les enfants porteurs de troubles trop importants pour être éduqués et instruits dans une classe de 25 à 30 élèves.

Écrit par : catmano | 21 mars 2009

Comme elle dit la dame !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mars 2009

Dans le "Nouvel Observateur" de cette semaine, le critique littéraire Didier Jacob taille un costard à François Bégaudeau, qui vient de publier un nouveau livre, "Vers la douceur" :

"[...] Lequel ne risque pas de lui valoir, cette fois, l'un de ces trophées qui jurent avec sa moquette : il est navrant.
[...]
Comme la plupart des héros de son livre, le Bégaudeau 2009 n'est pas un don Juan mais un don Têtes à claques, un pur produit de la bof attitude qui se croit irrésistible en répétant à longueur de livre que "à 36 ans, il fut temps que je sois un homme" sans rien faire cependant qu'aligner des idées générales sur comment va l'amour et montrer un QI de machiste dans une cervelle d'adolescent. [...]"

Dans le même numéro, une interview de "Dirty Isabelle" Adjani (allusion au personnage de Clint Eastwood dans "L'Inspecteur Harry") pour son rôle dans "La Journée de la jupe". Un papier plutôt favorable, où il est beaucoup question de mysoginie, mais dans lequel le journaliste évite soigneusement d'aborder directement un système scolaire qui cautionne les extrémismes ou de faire le parallèle avec "Entre les murs". Et oui : remettre en cause la bien-pensance du "Nouvel Obs" en matière scolaire, tout de même, on préfère éluder!

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 mars 2009

A propos de la jupe, il me semble qu'il existe un texte datant de Napoléon et interdisant aux femmes de porter autre chose qui n'a jamais été aboli...

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 mars 2009

Dans la mesure du possible, nous devons permettre aux enfants de "déposer leurs valises" à l'entrée de la classe avant de fermer la porte sur l'extérieur.
Ce qui se passe dans la classe, quand ils mobilisent leur attention, quand on les considère comme n'importe lequel de leurs camarades, peut être un commencement de réabilitation à leurs propres yeux.
Pouvoir se dire "à l'école , je suis comme tous mes camarades, j'ai les mêmes devoirs et les mêmes droits (mais pas plus... pas de misérabilisme surtout...) c'est important.
Tout ceci, dans la mesure du possible...

C'est en tous cas, de cette façon que j'ai essayé de réagir dans les cas très difficiles qu'il m'est arrivé de rencontrer.

Écrit par : Maminou | 21 mars 2009

C'est en tous cas, de cette façon que j'ai essayé de réagir dans les cas très difficiles qu'il m'est arrivé de rencontrer.

Ecrit par : Maminou | 21 mars 2009

Je ne parle pas de handicaps mentaux, mais de ces accidents de la vie qui vous démolissent pour mille et une raison.

Écrit par : Maminou | 21 mars 2009

Jérémy,

J'aime beaucoup le sujet d'invention que vous proposez plus haut. Excellent!

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 mars 2009

Maintenant, Adjani sur la 3.

Écrit par : La vérité de la jupe | 21 mars 2009

Ben non, c'est du rugby, sur la 3!!! :-(
Catmano, il faut se battre pour beaucoup de choses, dont celles-là, sur le plan social!
Et je ne pense pas que les cas dont je vous parle relèvent de la loi Montchamp...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Je suis parfaitement d'accord avec vous, Maminou! Dans la mesure du possible!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Maminou, avez-vous pris connaissance des nouveaux programmes de français sixième en lecture ?

Écrit par : marilyse | 21 mars 2009

Maminou, avez-vous pris connaissance des nouveaux programmes de français sixième en lecture ?

Ecrit par : marilyse | 21 mars 2009

Tout d'abord, permettez-moi de vous dire tout le plaisir qui est le mien de vous lire...
Je ne sais si le programme de lecture de 6ème de chez nous convient à ma petite Adja (au Sénégal) qui vient d'écrire à la fille de Dobolino qu'elle s'est régalée à lire et à relire les 4 premiers tomes des "Colombes du Roi Soleil" que je trouvais un peu difficiles mais qui l'ont enchantée...
Connaissez-vous ces ouvrages?
Qu'en pensez-vou?

Écrit par : Maminou | 21 mars 2009

Et Xavier Darcos, sur "13è rue", ce soir...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

"Dès que JPB aura cessé de me faire la gueule, je serai au top !"
qu'elle dit, la dame…

Les paranos se ramassent à la pelle…
Allez,je vous embrasse…
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mars 2009

Bêêê ! Les feuilles mortes et les regrets aussi, d'ailleurs.
Je vous bise de même !
Il faut absolument que je réponde à votre élève M. G. dès que je suis d'équerre.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Première réplique de la série, ou presque, (par Barnaby), ça ne s'invente pas... A propos de la victime: "qui pouvait lui en vouloir? Elle n'était pas riche, elle était enseignante"... ;-)
Ca ne s'invente pas!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Libé "rend compte" d'un farce à farce entre Sabeg et le Meiriol à Rennes.

Le premier se répand contre l'élitisme. Le facarien, quant à lui, plus faux-cul que jamais, qualifie le Moloch de "bureaucratie soviétique, qui infantilise ses membres, où la peur règne et une hiérarchisation insupportable".

Ils combattent évidemment pour la même cause.

Écrit par : dugong | 21 mars 2009

Je ne sais si le programme de lecture de 6ème de chez nous convient à ma petite Adja (au Sénégal) qui vient d'écrire à la fille de Dobolino qu'elle s'est régalée à lire et à relire les 4 premiers tomes des "Colombes du Roi Soleil" que je trouvais un peu difficiles mais qui l'ont enchantée...
Connaissez-vous ces ouvrages?
Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Maminou | 21 mars 2009
La fille de Dobolino attend avec impatiece le huitième tome !
Nous serons ravis d'avoir des nouvelles d'Adja.
Pourquoi trouvez-vous ces textes difficiles ? Ils sont bien du genre de la littérature jeunesse que nous lisions en CM et Sixième (filles ! les garçons, taisez-vous !), il y a à peine quarante ans. Si ma fille de quatorze ans piaffe en attendant la suite, c'est que c'est ce qu'il faut pour réjouir les jeunes donzelles.
J'ai bien relu avec plaisir la série "Le prince Eric" de Serge Dalens, malgré les connotations politiquement très douteuses de l'ouvrage, quand je les ai livrés à mon fils de douze ans.
Guy Morel, ne montez pas sur vos grands chevaux ! J'étais juste bêtement amoureuse du Prince Eric à treize ans, ce qui ne m'a pas empêchée, dans le même temps, de m'enflammer pour la Résistance ou pour Robespierre. Il n'y a pas plus de deux ans d'écart entre ma passion pour le Prince Eric et ma première lecture du Manifeste du Parti Communiste.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

L'heure, c'est l'heure ! Après l'heure, c'est plus l'heure !

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

"Être à l'heure, c'est déjà être en retard".
J'ai appris ça à l'armée. Comme quoi, le service militaire avait son utilité.

Ecrit par : yann | 21 mars 2009

Si tu avais pu ou voulu aller à l'école de Lyon, tu aurais appris, de Louis Joubert (MRLC) que "l'heure, c'est cinq minutes avant ! " (à accentuer avec l'affreux accent de Bourgoin-Jallieu).
Cei dit, l'exactitude est la politesse des rois.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Et je ne pense pas que les cas dont je vous parle relèvent de la loi Montchamp...

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Je parlais d'enfants atteints de graves troubles du comportement qui relèvent bien de la loi Montchamp (enfants autistes ou psychotiques, par exemple).

http://www.news.oipr.org/spip.php?article22

Écrit par : catmano | 21 mars 2009

La fille de Dobolino attend avec impatiece le huitième tome !
Nous serons ravis d'avoir des nouvelles d'Adja.
Pourquoi trouvez-vous ces textes difficiles ? Ils sont bien du genre de la littérature jeunesse que nous lisions en CM et Sixième
Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009
Patience, Alice, la lettre arrivée hier chez nous en est repartie ce matin dans les frimas, mais sous le soleil !!!

Je les trouve difficiles pour beaucoup de "nos" gamins... dont le niveau de vocabulaire et de connaissances est "juste un peu maigre"... hélas...

Écrit par : Maminou | 21 mars 2009

Je viens d'avoir des nouvelles des quatre pires pourritures que j'ai rencontrées dans l'E.N. au cours ces dernières années. Voici ce qu'elles sont devenues aujourd'hui :

- proviseur(e) dans un grand lycée du Sud
- enseignant(e) en Première et TL, hors-classe.
- délégué(e) culturel(le) dans la capitale d'un grand pays européen
- enseignant(e) dans un grand lycée du Sud sur un poste à profil, dans une spécialité où, en général, les effectifs des classes sont retreints à 15, et sans aucune copie à corriger.

Pendant ce temps-là, Robin est en collège, et des gens de grande valeur humaine se font sacquer précisément pour leurs qualités.

J'en viens à me dire que l'absence totale d'humanité est le maître-mot pour réussir dans l'éducation, et que le peu d'échelons que j'ai moi-même réussi à gravir ne m'ont été accessibles que grâce à quelques stratagèmes sur la moralité desquels, sans que j'aie grand chose à me reprocher, il n'est pas totalement interdit de s'interroger.

Kropotkine a tort, et Lorenz a raison.

Je suis triste.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

On fait quoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

On se bat pour rétablir en France (en les améliorant, si possible) des services sociaux dignes de ce nom et un protection maternelle et infantile pourvue de moyens financiers et humains.
On en profite pour abroger la loi Montchamp et la remplacer par une véritable structure éducative pour les enfants porteurs de troubles trop importants pour être éduqués et instruits dans une classe de 25 à 30 élèves.

Ecrit par : catmano | 21 mars 2009

Comme elle dit la dame !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mars 2009
Et tous les honnêtes gens de même !
Il s'agit, Christophe, de cas extrêmement marginaux ! Il y a carence éducative et maltraitance. Ces deux termes ne peuvent être assimilés l'un à l'autre. Entre l'un et l'autre, il y a un abîme. La carence éducative peut être en grande partie palliée par une scolarisation à deux ans dans des conditions adéquates alors que la maltraitance, qui peut d'ailleurs exister dans tous les milieux, relève de la PMI et de la DDASS.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

J'en viens à me dire que l'absence totale d'humanité est le maître-mot pour réussir dans l'éducation, et que le peu d'échelons que j'ai moi-même réussi à gravir ne m'ont été accessibles que grâce à quelques stratagèmes sur la moralité desquels, sans que j'aie grand chose à me reprocher, il n'est pas totalement interdit de s'interroger.

Kropotkine a tort, et Lorenz a raison.

Je suis triste.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Faut pas être triste ! C'est si bête ...

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

"On se bat pour rétablir en France (en les améliorant, si possible) des services sociaux dignes de ce nom et un protection maternelle et infantile pourvue de moyens financiers et humains.
On en profite pour abroger la loi Montchamp et la remplacer par une véritable structure éducative pour les enfants porteurs de troubles trop importants pour être éduqués et instruits dans une classe de 25 à 30 élèves."
Ecrit par : catmano | 21 mars 2009

"Je parlais d'enfants atteints de graves troubles du comportement qui relèvent bien de la loi Montchamp (enfants autistes ou psychotiques, par exemple)."
http://www.news.oipr.org/spip.php?article22
Ecrit par : catmano | 21 mars 2009

Et pour compléter :

http://hsera.free.fr/

http://www.fo-snudi.fr/spip.php?rubrique2

Écrit par : Un hussard | 21 mars 2009

"Mais comment définir "plus grand" ?
Est-ce que, par définition, le passé est plus grand que le présent alors que l'humanité s'emploie depuis la nuit des temps à "grandir", à prendre de l'envergure ?"

Cette idée de grandeur pourrait prêter à confusion en nous faisant croire que le parfait est derrière nous (l'histoire monumentale selon Nietzsche). Je voulais dire simplement que la culture me semblait la capacité à trouver belle une oeuvre, surtout si elle n'appartient pas au temps présent. Entre la croyance aux classiques éternels et le bain dans le marécage du présent, entre l'éternité et l'immédiateté de la mode, il y a place pour l'inactuel qui n'est ni l'intemporel ni le conjoncturel.

Écrit par : Sénéchal | 21 mars 2009

Il faut savoir que certains préfèrent avoir zéro que faire le devoir. ( Robin)

J'en ai une classe entière comme cela et une autre demi! Les zéros! Vaste plaisanterie! Les zéros, c'est typiquement un problème de bonne classe ou de classe acceptable; les loulous que j'ai en cours, ils s'en balancent!
En vous voyant discuter depuis hier soir sur ce film, vous me faites penser aux bobos qui vont chez les pauvres pour voir comment c'est. Bien au chaud devant votre télé sans que cela vous coupe le moins du monde l'appétit puis à ergoter devant votre écran sur la violence dans les collèges.
Un sujet de bla-bla de plus sans beaucoup plus d'importance pour vous que n'importe quoi d'autre, tout juste bon à faire de l'esprit ou à croire en faire.

Écrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Le "vous" est collectif, bien sûr, et pas adressé à Robin. Cela va de soi.

Écrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

A partir d'un certain niveau, la carence éducative devient une forme de maltraitance. La frontière est quelquefois délicate à déterminer.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

"En vous voyant discuter depuis hier soir sur ce film, vous me faites penser aux bobos qui vont chez les pauvres pour voir comment c'est. Bien au chaud devant votre télé sans que cela vous coupe le moins du monde l'appétit puis à ergoter devant votre écran sur la violence dans les collèges.
Un sujet de bla-bla de plus sans beaucoup plus d'importance pour vous que n'importe quoi d'autre, tout juste bon à faire de l'esprit ou à croire en faire."

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Je crois que vous faites erreur sur toute la ligne.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

"A partir d'un certain niveau, la carence éducative devient une forme de maltraitance."
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Oui : il suffit de prendre connaissance de l'historique de la plupart des gamins accueillis dans les ITEP -et de constater les dégâts à tous points de vue- pour s'en convaincre.

Écrit par : Un hussard | 21 mars 2009

En vous voyant discuter depuis hier soir sur ce film, vous me faites penser aux bobos qui vont chez les pauvres pour voir comment c'est. Bien au chaud devant votre télé sans que cela vous coupe le moins du monde l'appétit puis à ergoter devant votre écran sur la violence dans les collèges.
Un sujet de bla-bla de plus sans beaucoup plus d'importance pour vous que n'importe quoi d'autre, tout juste bon à faire de l'esprit ou à croire en faire.

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Pour ma fille, c'est bien au froid, dans son collège, et je vous jure qu'elle " artègue " pour s'en tirer vite fait bien fait !
Nous, nous ne sommes pas profs, pour avoir le temps ou les moyens de lui assurer le soutien ad hoc.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Je viens d'avoir des nouvelles des quatre pires pourritures que j'ai rencontrées dans l'E.N. au cours ces dernières années. Voici ce qu'elles sont devenues aujourd'hui :

- proviseur(e) dans un grand lycée du Sud
- enseignant(e) en Première et TL, hors-classe.
- délégué(e) culturel(le) dans la capitale d'un grand pays européen
- enseignant(e) dans un grand lycée du Sud sur un poste à profil, dans une spécialité où, en général, les effectifs des classes sont retreints à 15, et sans aucune copie à corriger.

Pendant ce temps-là, Robin est en collège, et des gens de grande valeur humaine se font sacquer précisément pour leurs qualités.

J'en viens à me dire que l'absence totale d'humanité est le maître-mot pour réussir dans l'éducation, et que le peu d'échelons que j'ai moi-même réussi à gravir ne m'ont été accessibles que grâce à quelques stratagèmes sur la moralité desquels, sans que j'aie grand chose à me reprocher, il n'est pas totalement interdit de s'interroger.

Kropotkine a tort, et Lorenz a raison.

Je suis triste.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Faut pas être triste ! C'est si bête ...

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2009

C'est que, ces quatre personnes, outre le mal qu'elles ont pu faire, remettent en cause une partie de ma conception du monde.

Vous comprenez : je fais lire des textes de Dawkins, je loue Kropotkine, j'encourage à découvrir Pelt avec distance critique et je leur dis que Konrad Lorenz a été réfuté par Zweig et Kropotkine, et toutes ces belles théories se heurtent à la connerie qui a fait la réussite de ces gens.

D'autre part, j'expose péremptoirement que la communication, aujourd'hui, c'est s'approprier la force du nombre, que l'autorité ne tient plus face à l'opinion publique, que la démocratie a favorisé le plébiscite et qu'il vaut mieux avoir l'adhésion des humbles que le soutien d'un fort. Eh bien patatras, par quelques relations bien senties, du tape à-l-oeil inepte et un talent pour se faire mousser, ces quatre-là obtiennent des planques richement rémunérées, où ils pourront poser leur brosse à reluire usagée dans l'un des huit placards de leur grand bureau ou de leur salle de classe entièrement informatisée.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Entre la croyance aux classiques éternels et le bain dans le marécage du présent, entre l'éternité et l'immédiateté de la mode, il y a place pour l'inactuel qui n'est ni l'intemporel ni le conjoncturel.

Ecrit par : Sénéchal | 21 mars 2009
A long terme, oui, mais j'ai la sale impression que Sanseverina ne bénéficie pas de telles latitudes et qu'elle est "vénère ", pour le coup. Pour le -e- de véner, je n'affirme rien, je me contente de conjecturer.

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

En vous voyant discuter depuis hier soir sur ce film, vous me faites penser aux bobos qui vont chez les pauvres pour voir comment c'est. Bien au chaud devant votre télé sans que cela vous coupe le moins du monde l'appétit puis à ergoter devant votre écran sur la violence dans les collèges.
Un sujet de bla-bla de plus sans beaucoup plus d'importance pour vous que n'importe quoi d'autre, tout juste bon à faire de l'esprit ou à croire en faire.

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Sanseverina, votre colère est juste, mais elle n'est pas dirigée contre les personnes qu'il faut. Je crois que je fais ce que je peux, sans contrepartie aucune, pour améliorer le sort de qui je peux quand je peux, et je n'en tire rien.

Par contre, si vous voulez les adresses-mails de gens qui se contrefoutent de ce que vous dénoncez, qui espèrent que les autres iront toujours plus mal qu'eux et qu'eux iront toujours mieux, je vous les envoie avec plaisir. L'une de ces quatre personnes a d'ailleurs été l'une des responsables, dans une autre zone géographique, des horreurs que vous décrivez.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Je suis triste.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Il ne faut pas être triste, Jéremy. Il faut toujours rester humain et suivre sa voie, même le coeur brisé. Comme dit Aliocha Karamazov, après l'enterrement du petit Ilioucha, "il ne faut pas craindre la vie ; elle est si belle quand on essaye de pratiquer le bien et le vrai". Tout est grâce et l'essentiel est invisible. Le reste et en particulier ce que l'on appelle "la réussite" n'a pas vraiment d'importance.

Écrit par : Robin | 21 mars 2009

D'autre part, j'expose péremptoirement que la communication, aujourd'hui, c'est s'approprier la force du nombre, que l'autorité ne tient plus face à l'opinion publique, que la démocratie a favorisé le plébiscite et qu'il vaut mieux avoir l'adhésion des humbles que le soutien d'un fort.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Misère ! Où donc avez-vous trouvé ces idées ?
Vous êtes de plus en plus zarbi !

Écrit par : dobolino | 21 mars 2009

Sanseverina, ce n'était pas contre vous. Vous avez parfaitement raison d'être "véner". Je crois que nous sommes pas mal à l'être, ici. Et les raisons convergent fortement, même si l'interprétation n'en est pas exactement la même par tous.
Mais, comme dit Jeremy, votre colère n'est peut-être pas dirigée "contre les personnes qu'il faut".

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Jeremy, je vous sens un peu déprimé!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Dobolino, je n'ai rien bu ni fumé, hein !

Ces idées ne sont tout de meme pas complètement de moi : c'est en faisant étudier des textes de Dominique Wolton qu'on s'en rend compte.

Et je ne suis pas complètement zarbi non plus (enfin j'espère).

Robin, je vous remercie une fois de plus pour l'intelligence et la sensibilité de vos propos, et j'espère que j'aurai le bonheur de vous rencontrer un jour, ne serait-ce que pour discuter autour d'un verre.

Écrit par : Jeremy | 21 mars 2009

Est-ce que JPB a des nouvelles de Roger Felts ?

Écrit par : Marika | 21 mars 2009

@ jérémy

Nous faisons un métier très difficile, le plus beau de tous, mais le plus difficile. il est interdit de faire semblant. Nous sommes au feu comme de bons soldats, dans les tranchées, sous la mitraille et pas avec l'Etat-Major.

Pourquoi ? je n'en sais rien. C'est comme ça. C'est tout. Il est inévitable de tomber dans la tristesse et le découragement : les mensonges, les discours creux, les calculs, les ambitions mesquines, les injustices, le comportement de certains élèves, parents, collègues...les problème d'argent, de retraite, les trajets interminables avec le mal de dos et les conditions de travail impossibles.

Ca m'arrive à moi aussi, très souvent. Mais nous avons un devoir d'état à accomplir. Ce que nous faisons a un sens et peu importe que nous soyons croyants, athées ou agnostiques.

L'un des plus beaux compliments que l'on m'ait fait m'est venu d'un élève de 5 ème, un enfant d'origine maghrébine, il y a une vingtaine d'années. Il m'a dit : "Vous, Monsieur, vous croyez en quelque chose."

Je me fiche éperdûment des Darcos, des Meirieu, de tous les ducs de Guiche...de tous les parvenus qui grenouillent dans les couloirs du ministère pour obtenir un poste ou un hochet. Je ne les comprends pas, je ne les envie pas. Je n'ai jamais su y faire.

Mais j'essaye de continuer à croire en quelque chose...et d'abord en mes élèves, même les "pires" et je ne vois pas pourquoi donner de sa personne serait réservé, comme dit le chanoine du Latran, "aux prêtres et aux rabbins".

robin-guilloux@club-internet.fr

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Je suis convaincu, oh combien, que c'est en "donnant un sérieux grain à moudre" aux élèves, et non à faire "de l'occupationnel", ou en les "sous-instruisant", qu'on réussit dans la plupart des cas. Mais ceux dont je vous parle sont plus fréquents qu'on ne croit. On fait quoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Pardon de ne pas avoir répondu plus tôt (Il est presque minuit. Repas à la maison avec des amis. Au fait, connaissez-vous le rôti de porc à la sauge et au cidre ? Un pur régal. Si vous voulez, je vous donnerai la recette, c'est tout bête. Même moi, j'y arrive, alors...)
Je suis entièrement d'accord avec cette remarque. Dans mon CM2, pas de gamins hyperactifs, pas de zébulons grimpant sur les tables, ni de clone de Eminem éructant contre moi. Bon, je n'ai pas à me plaindre, par rapport à d'autres, ici, dont je comprends la détresse ou la colère.
Simplement quelques enfants qui ont un mal fou à se forcer un peu la cervelle ou la main, à maintenir un effort pendant quinze-vingt minutes sur un travail écrit en classe, et je ne parle pas des stratégies d'évitement des devoirs à la maison.
Quelques autres aussi qui ne comprennent pas, au bout de la quinzième fois, que si je leur dis qu'il faut mettre un s au pluriel et une majuscule au début d'une phrase, ce n'est pas parce que tel est mon bon vouloir, mais qu'il s'agit d'une norme orthographique et sociale et qu'ils doivent s'y conformer, tout comme le gamin que Catmano a repris en lui signifiant qu'on ne passe pas près d'une dame en hurlant que ça pue par ici et en se bouchant le nez. Tout comme lorsque je leur demande de retenir poliment de la main la porte de l'escalier afin qu'elle ne se referme pas sur le pif du camarade qui est derrière eux, et qui me regardent d'un air ahuri en se damandant à quel siècle éloigné j'ai bien pu acquérir des habitudes aussi exotiques.
Alors que faire ? Personnellement, je ne lâche pas la barre. Enfin, j'essaie. J'encourage, je relance, je félicite, j'en rajoute, j'en fais des tonnes, je théâtralise, j'engueule parfois, bref, comme chacun ici, j'essaie de m'adapter et de lutter pour que tous les gamins qui sont devant moi apprennent quelque chose et y trouvent du plaisir. Mais j'ai souvent cette impression de lutter contre une apathie terrible chez certains, qui me laisse épuisé les soirs de classe.
Allez, bonne nuit à tous.

Écrit par : Chevreuil | 22 mars 2009

hello, quelque chose d'amusant:

Mon proviseur-adjoint vient me voir, me disant qu'une classe de 2de BEP (où je me suis entendu dire: "qu'il aille se faire enculer", car je ne rendais pas des écouteurs utilisés durant ma leçon) lui a écrit une lettre dans laquelle les élèves me mettent en accusation - pour cause de lenteur dans l'avancée dans le programme en Histoire-Géo (faut voir la classe; depuis septembre, éteignant un feu là, un autre s'allume ici, j'ai dû rattraper une élève qui sortit de cours en pleurant et hurlant, parce que les autres se foutaient d'elle la traitant de mocheté; n'ont aucune envie de travailler les documents, n'apprennent pas leurs leçons, ne font pas, pour la moitié, les exercices à la maison demandés...). Le proviseur-adjoint me soutient.

J'apprends, après une heure de cours mouvementée où je demande des explications, que cette lettre a été écrite sous la dictée d'un collègue et avec l'assentiment du prof principal... Pendariès, tire-toi de ce monde de l'éducation, bon sang!

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

En plus d'avoir envie d'écarteler des élèves, maintenant, il faut que je napalmise des "collègues"?????

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

Pendaries, ce sont de pauvres imbéciles qui ont fait ça dans votre dos.

Moi je trouve qu'il faudrait donner le nom de tous ces oiseux stupides et bornés. Tiens, si un jour ça vous intéresse, je vous dirai qui sont les débiles qui ont obtenu leurs galons, et les actions de gloire qui les leur ont valus. Je ne critiquerai personne, je raconterai juste ce que j'ai vu et ce que j'ai fait.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Pendaries, ce sont de pauvres imbéciles qui ont fait ça dans votre dos.

Moi je trouve qu'il faudrait donner le nom de tous ces oiseux stupides et bornés. Tiens, si un jour ça vous intéresse, je vous dirai qui sont les débiles qui ont obtenu leurs galons, et les actions de gloire qui les leur ont valus. Je ne critiquerai personne, je raconterai juste ce que j'ai vu et ce que j'ai fait.

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Le problème, si cela en est un, c'est que la coupe commence à être bien pleine.

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

Heureusement, résiste une certaine forme de culture:
http://www.youtube.com/watch?v=WpZ9UNY-pU4

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

De tout coeur avec vous, Pendariès. Le comportement de vos collègues est lamentable de bêtise et de lâcheté et on comprend que vous ayez envie de laisser tomber. Le point positif, c'est le soutien de votre proviseur-adjoint.

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Pour le soutien, je verrai aussi à l'usage; je ne sais pas ce que je vais faire en tout cas, mais je considère que c'est une faute professionnelle de la part des deux "adultes". J'ai le sang chaud, pour ma part.

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

(Sanjuro pour Sanseverina)

« En vous voyant discuter depuis hier soir sur ce film, vous me faites penser aux bobos qui vont chez les pauvres pour voir comment c'est. Bien au chaud devant votre télé sans que cela vous coupe le moins du monde l'appétit puis à ergoter devant votre écran sur la violence dans les collèges.
Un sujet de bla-bla de plus sans beaucoup plus d'importance pour vous que n'importe quoi d'autre, tout juste bon à faire de l'esprit ou à croire en faire. »

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2009

Sanseverina, vous êtes injuste ; je suis passé par le collège, moi aussi, et si je n'ai pas tiré sur des élèves, j'ai dû parfois faire face à des situations extrêmes.

Un jour, remplaçant avec une classe de quatrième où on avait rassemblé tous les "cas" du collège, au motif que le reste de la classe était sage (latinistes), j'ai demandé à une élève son carnet pour bavardage. « Je l'ai pas ! » me répond-elle. En fait elle l'avait, et ses copains, rigolards, l'ont sorti de son sac pour me le tendre. À la fin du cours, je lui mets un mot, et je lui rends le carnet.

Pendant que je range mes affaires, je la vois dans le couloir abordée par une de ses copines qui lui demande pourquoi elle tire la gueule. « C'est à cause de l'autre pédé, là », dit-elle assez fort et en regardant dans ma direction.

Je sors et lui explique que, cette fois, c'est une autre affaire. Je la prie de me suivre chez le CPE. Elle refuse : « Non, j'irai pas ! » Le sang m'est monté au visage, et après lui avoir demandé une seconde fois de me suivre, comme elle refusait toujours, je l'ai empoignée par l'avant-bras et j'ai pris les escaliers avec elle. Elle gueulait et s'accrochait à la rampe, mais je lui ai fait descendre les trois étages en un temps record. Quand je suis arrivé chez le CPE, on avait la moitié du collège sur les talons.

« Sois gentil de prendre la déposition de cette jeune fille » dis-je au collègue ; réponse : « D'accord, mais va d'abord te faire recoudre par l'infirmière ! » – la manche de son blouson étant cloutée, je m'étais ouvert une phalange et je pissais le sang...

Elle a bien sûr affirmé que je m'étais jeté sur elle sans raison, mais le CPE a sauvé mes fesses en la raisonnant. Elle a fini par m'écrire une lettre d'excuses que je gardais ensuite en permanence sur moi, au cas où elle recommence à être insolente. Je lui aurais dit alors : « tiens, tu ne me donnes plus du "Cher Monsieur" comme dans ta lettre ? »

Jusqu'à la fin de l'année, elle m'a fichu une paix royale.

Le principal m'a affirmé, dans son bureau, que j'aurais pu la gifler, et qu'il m'aurait soutenu. Mais j'ai plus d'une raison de croire que c'était un énorme mensonge.

Le lendemain des faits, je suis allé au collège avec une boule au ventre, persuadé que j'étais bon pour un coup de couteau d'un de ses (nombreux) prétendants.

Alors oui, aujourd'hui je suis en lycée, et je vous souhaite très sincèrement d'obtenir votre mutation ; j'en profite pour dire que l'an prochain, je serai en prépa... chacun essaie de se mettre à l'abri comme il peut. Pour ma part, j'ai fait venir deux IG dans mes classes et je ne leur ai pas fait de pipeau pédagogiste. La deuxième a dû penser que, vu la pénurie, vu mes diplômes et vu mon insistance, on pouvait bien fermer les yeux sur mon absence d'orthodoxie.

Cela ne m'empêche pas de continuer à être solidaire de ceux qui ont à faire face à ces situations.

Écrit par : sanjuro | 22 mars 2009

Cela vaut pour vous, Pendaries, défendez-vous !
De pensée avec vous.

Écrit par : sanjuro | 22 mars 2009

J'apprends, après une heure de cours mouvementée où je demande des explications, que cette lettre a été écrite sous la dictée d'un collègue et avec l'assentiment du prof principal...


Ecrit par : Pendariès | 22 mars 2009

Vous l'avez dit plus haut et je me demande comme vous s' il n'y a pas eu faute professionelle. Demandez l'avis du syndicat dans lequel vous êtes éventuellement.

Je ne suis pas tellement pour ce genre de truc d'habitude, mais je me demande aussi si vous ne seriez pas en droit de porter plainte pour calomnie, voire pour incitation à la haine ou quelque chose comme ça : il y a eu dans votre cas manipulation des élèves (sont-ils majeurs ou mineurs ? S'ils sont encore mineurs, c'est encore plus grave) par personne ayant autorité sur eux (dans ce cas précis, vos "collègues").

Sinon, sur un plan "moral", cela rappelle certaines pratiques durant l'occupation, quand de bons citoyens dénonçaient leurs voisins aux allemands ou à la milice, qu'ils soient juifs, résistants, ou... tout simplement rien de tout cela.

Écrit par : Manu | 22 mars 2009

"Alors oui, aujourd'hui je suis en lycée, et je vous souhaite très sincèrement d'obtenir votre mutation ; j'en profite pour dire que l'an prochain, je serai en prépa... chacun essaie de se mettre à l'abri comme il peut. Pour ma part, j'ai fait venir deux IG dans mes classes et je ne leur ai pas fait de pipeau pédagogiste. La deuxième a dû penser que, vu la pénurie, vu mes diplômes et vu mon insistance, on pouvait bien fermer les yeux sur mon absence d'orthodoxie.
Cela ne m'empêche pas de continuer à être solidaire de ceux qui ont à faire face à ces situations."
Ecrit par : sanjuro | 22 mars 2009

Félicitations Sanjuro pour l'affectation en classe prépa ! Vous serez un prof humain et investi - tous les profs de prépa que j'ai eus n'étaient pas ainsi !

Sanjuro, je n'ai jamais conversé avec vous par mail - comment puis-je vous joindre ? Je remercie à ce propos Robin de m'avoir (ré)indiqué son adresse.

Sanseverina, vous ne tarderez pas à avoir une affectation en lycée. Tentez les postes spécifiques aussi, ça peut s'avérer payant.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"vu la pénurie, vu mes diplômes et vu mon insistance"

Au fait, qu'appelez-vous la pénurie ???

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"Je me fiche éperdûment des Darcos, des Meirieu, de tous les ducs de Guiche...de tous les parvenus qui grenouillent dans les couloirs du ministère pour obtenir un poste ou un hochet. Je ne les comprends pas, je ne les envie pas. Je n'ai jamais su y faire."

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Je souscris pleinement. On ne travaille pas pour ces gens-là, mais pour les élèves.

@ Pendariès

Total soutien.
C'est d'ailleurs une plaie dans certains établissements : des profs qui oublient que leur domaine de compétence s'arrête là où commence celui de leurs collègues. On voit même parfois ces mêmes profs casser du colègue juste pour mieux dissimuler qu'il y a le feu dans leurs classes.

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 mars 2009

Et moi qui dormais tranquillement…

Pendariès, votre collègue qui dicte des lettres, coup de boule sur le nez. Ou tout au moins, grosse scène, en public live. Mais je crois que je choisirais le coup de boule. Au pire, on vous met en congé de maladie.

Jérémy, depuis le temps que je dis que seul Darwin règne en ce monde, et que les salopards ont la peau plus dure que les autres…
Ce n'est pas pour ça qu'il faut cesser d'obéir à un impératif kantien, si n y trouve son compte (moral). Mais il faut savoir que socialement, c'est mortel.
Quant à ce qu'on apprend aux élèves à ce sujet… J'ai fait successivement à ma classe d'ex-ZEP préparant les IEP d'abord Bel-Ami, puis Tartuffe et Topaze (qui est une sacrée pièce, dans le genre). Avec un peu de theatrum mundi, via Montaigne. Pour qu'ils saisissent bien ce qui les attend. Et je crois que le message est passé, au moins pour les plus déterminés.

Plus grave, ce débat dont vous dites deux mots entre Meirieu et Yazid Sabeg (pour ceux qui ne savent pas, c'est ce gros garçon que Sarko a nommé à la discrimination positive, et qui veut faire des statistiques ethniques — que même SOS-Racisme, que j'ai connu plus con, s'insurge contre l'idée).
J'ai déjeuné il y a deux semaines (à Nice…) avec Fadela Amara, qui n'avait pas de mots assez durs contre l'initiative. C'est une laïque, une vraie, cette dame. Le Sabeg en question, elle le pendrait volontiers par les roubignolles — sauf qu'elle est aussi une politique, une vraie. À la syntaxe parfois indécise, mais un vrai appétit pour le prizuttu (le jambon corse, pour les ignares) qui lui a conquis mon cœur de Corse laïque.
Mais c'est vrai que cette initiative (nous prenons toujours des décisions que les autres — les USA, en l'occurrence — ont abandonné depuis lurette), si elle se concrétise, ira tout à fait dans le sens des pédagos les plus gogols — tant la collusion de ces gens avec les libéraux au pouvoir s'avère, chaque jour, plus évidente.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mars 2009

Je suis un ignare... :-(
Mais, pour le porc à la sauge et au cidre, je suis complètement partant; je cuisine toujours le porc à la sauge, mais n'avais jamais pensé au cidre!
Merci à Chevreuil pour son message, auquel je souscris totalement, (et j'en profite pour redire que pour "théâtraliser", la présence du théâtre dans la formation des PE n'est pas inutile, pour certains).
Le point positif des messages de Sanjuro et de Pendariès semble être un changement structurel d'attitude des chefs d'établissement ou des CPE. Mais peut-être prends-je mes désirs pour des réalités?
Pour ce qui concerne le coup de boule, je suis sceptique... C'est un peu comme le flingue d'Adjani, ça risque de finir mieux que ça commence...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

"Nous faisons un métier très difficile, le plus beau de tous, mais le plus difficile. "

On dit la même chose aux infirmières et à tous ceux dont le niveau de salaire montre la réelle considération dont ils sont l'objet.

Écrit par : On rigole | 22 mars 2009

Je viens de lire les posts de Sanseverina décrivant les conditions où elle doit enseigner - si on peut encore appeler ça de l'enseignement. Je comprends mieux son acharnement à trouver un poste en lycée. C'est une question de survie et ce genre de situation peut amener à des commentaires injustes. D'où les échanges peu amènes que nous avons eus dans le temps. Il y a les postes à profil comme dit jeremy (je crois). Il y a aussi qu'on va embaucher un grand nombre de PRAGs dans les facs. Connaissez-vous des universitaires dans une ville qui puisse vous intéresser? Sans appuis locaux il est à peu près impossible d'obtenir un poste de PRAG. Il faut magouiller un peu quand on veut s'en tirer. Les scrupules "moraux" ne sont pas de mise dans ce genre de circonstances.
Amitiés
Pedro

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 mars 2009

Le flot chaotique des ennemis de l'école ne tarit jamais. Pire, des gens, de prime abord bien différents, y contribuent également avec efficacité (encore récemment, Sabeg, le meiriol et sa clique, etc.).

De temps à autres, l'un d'entre nous, phare isolé, lance un signal de détresse et nous voici, consolateurs, prêchant l'endurance tenace grâce au canal des ondes *. Lumineux échanges, parfois.

On ne peut se dresser ainsi indéfiniment au milieu des bandes en débandades qui liquident l'école républicaine. Phare garant de la Vertu, posture à la fois inefficace et intenable.

Ainsi, la tentation de l'immersion douce nous prend épisodiquement : paix et amour sous le flot, calmés mais noyés.

Et voilà que révoltés, écumant de rage, l'envie nous prend de tout foutre en l'air. L'an 01. La Nuit Transfigurée. La Renaissance.

Soyons les Autonomes, scaphandriers sournois ! Fureurs calmes et hypocrites, minons ** le fond des dynamiques honnies en faisant mine d'adhérer. Hypocrites de podium, javellisons le Moloch ! Ordonnateurs dispendieux, bédeuzions à fond la caisse !

A vos masques *** et tubas ! En avant la musique !


* Extrait de wikipedia : Maximin-Dominique Consolat, né à Grasse le 4 août 1785, décédé le 29 juillet 1858, a été maire de Marseille de 1832 à 1843. Négociant de métier ayant fait fortune en Russie, il eut le grand mérite de faire voter par le conseil municipal en 1834 le principe de création du canal de Marseille qui conduira l'eau de la Durance jusqu'à Marseille. On lui doit aussi la création de l'avenue du Prado , l'inauguration de l'Arc de Triomphe de la Porte d'Aix ainsi que la percée du tunnel du boulevard National (ancien boulevard d'Orléans ) sous la gare saint Charles. Il réalisa aussi l'éclairage au gaz des rues principales de Marseille.

** minon : hypocrite qui laisse croire qu'il est très dévot

*** prêts à partir.

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

B2i : Validons les invalides ! Chantons ses louanges par des hymnes mortels !

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Enfin, j'essaie. J'encourage, je relance, je félicite, j'en rajoute, j'en fais des tonnes, je théâtralise, j'engueule parfois, bref, comme chacun ici, j'essaie de m'adapter et de lutter pour que tous les gamins qui sont devant moi apprennent quelque chose et y trouvent du plaisir. Mais j'ai souvent cette impression de lutter contre une apathie terrible chez certains, qui me laisse épuisé les soirs de classe.
Allez, bonne nuit à tous.

Ecrit par : Chevreuil | 22 mars 2009

J'ai souvent aussi hélas cette impression. Demandez à Dobolino qui me téléphone de temps en temps juste après mon retour d'une journée passée à tirer, pousser, encourager, relancer, féliciter, théâtraliser, gueuler parfois.
Mais nous ne pouvons pas abandonner, ne serait-ce que pour montrer notre soutien en essayant de soulager les années scolaires futures de Pendaries, Robin, Sanseverina et tous ceux qui ici ou ailleurs descendent tous les jours dans la cage aux fauves.

Écrit par : catmano | 22 mars 2009

A propos de métier difficile, le plus beau de tous, et tout et tout...
En plus de son travail, notre fils est pompier volontaire. Il a effectué divers stages de formation où la moidre erreur lourde de conséquences fait obligation de recommencer le stage. Il assure des gardes de nuit et les WE. Le centre de secours où il exerce ,comptabilise une moyenne de deux interventions par jour , enfin jour et nuit bien sûr. Nous avons appris indirectement - devoir de réserve oblige- qu'il avait été confronté à des situations éprouvantes et qu'il avait sauvé des vies. Ah pompier, le beau métier aussi ! Pourtant les pompiers volontaires ne jouissent pas du prestige accordé aux professionnels dont le nombre insuffisant est efficacement compensé par le nombre des volontaires qui ont pris la peine de suivre une formation solide; et ils essuient, eux aussi ,des agressions verbales et physiques. Pas de jaloux sur ce point. Une "erreur" de manipulation de la lance, s'il s'agit d'un incendie, calme les excités.

Je signale à Catmano que dans la classe de CP de mon petit fils, la maîtresse donne des bons points et des images. Avec 10 images on obtient un cadeau. Le premier cadeau obtenu fut un petit bateau en plastique. La nouvelle nous a été annoncée par téléphone le jour même. Il lit correctement en respectant la ponctuation et prend plaisir à reprendre une phrase pour améliorer l'intonation. Le petit frère âgé de 4 ans lui demande de lui lire une petite histoire le soir et le moment de lecture a remplacé la bagarre avant d'aller au lit. Il reste assez de temps libre malgré tout pour les échanges agressifs sanctionnés comme il convient par les parents... ou les grands parents au moment des vacances.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 mars 2009

"Une "erreur" de manipulation de la lance, s'il s'agit d'un incendie, calme les excités."

Je crains bien que non. Surtout chez les excitées.

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Pour une question vraiment difficile en 3° et 4°, je mets en jeu UN carambar (au caramel exclusivement, les principes sont les principes). Vous n'imaginez pas comme ça marche; les nuls ont une lueur de regret devant ce graal inaccessible, les bons se précipitent et le gagnant (qui ne reçoit son lot qu'au cours suivant) est regardé avec envie.

L'appétit des enfants pour une récompense du travail et du mérite traversera les siècles, Meirieu ou pas. Dans le même genre, je rends toujours les copies en ordre, de la meilleure à la pire, en nuançant éventuellement entre les maladroits (feront mieux la prochaine fois) et les gros fainéants à qui je décoche un petit commentaire ironique qui les isole.

Mais surtout, je fais des parallèles incessants entre la négligence scolaire et le milieu du travail dont ils savent qu'il n'acceptera pas négligence, retard, documents perdus et excuses bidon; l'idée fait son chemin.

Écrit par : Cunégonde | 22 mars 2009

Merci pour vos messages.

Le coup de boule, je l'aurais foutu à qui de droit, si les enseignants en question (car le p.p. est aussi dans le coup; j'ai appelé celui qui a dicté et celui qui a dit: ok, envoyez la lettre au proviseur; l'un nie, l'autre ne daigne même pas me rappeler, alors qu'à sa place, j'aurais pris le téléphone dès que possible pour mettre au point la situation et donner mon son de cloche...) avaient été présents dans le bahut.

Ces deux personnes y ont une mauvaise réputation: gens hautains, sûrs d'eux, manipulateurs - allez savoir ce qu'ils vont dire lundi aux élèves... pour se protéger... car ça a été accidentellement que les gosses ont lâché le morceau...

Par exemple, pour le prof qui a dicté la lettre et qui est p.p. d'une classe commune: pour une visite de stage, je suis le seul à être envoyé à une cinquantaine de km et 1 heure de trajet du lieu de mon travail dans la Montagne Noire; j'écris que je n'ai pas de voiture, que je viens en train au boulot. Il me répond: "Si vous n'y allez pas, je préviens qui de droit"; heureusement, le proviseur-adjoint, qui a reçu la visite de cet énergumène qui venait se plaindre, lui répondit que oui, l'enseignant de Français n'a pas de véhicule...

Je vais bien entendu préparer mon plan de riposte tel que vous l'avez dit Manu - j'y pense - (mais je crains la manipulation, par ces profs, des élèves - car depuis la fin du 1er trimestre, j'appris qu'ils cassaient mon image d'enseignant). Le drôle, c'est que cette saloperie de missive (de la pure diffamation, permettez que je ne la copie pas ici) a été écrite en demi-groupe. L'autre partie de la classe n'était pas au courant.

Ce courrier a été composé la semaine où plusieurs élèves ont été collés, la veille du conseil de classe. Le P.P. y fut aimable et souriant. Je ne savais pas ce qui m'attendait le lundi d'après. "Tempête! tempête!" comme hurle ce pauvre Comte dans le "Dracula" de Coppola.

Et un connard de délégué de classe (un nul... pourquoi les nuls qui sont juste des bouches sont-ils élus par leurs camarades???? Je crois que la réponse est dans ma question. Ils se pensent des "Zorro" et ont des moyennes de misère...) est depuis la 6ième, peut-être avant, est un cas qui n'a d'autre intelligence que sa connerie: comment dialoguer avec un imbécile qui ne sait pas ce que "délation" signifie?

Je vais pique-niquer dans le pays de Max Rouquette, dans un village abandonné entre Aniane et la Serrane. Ca me détendra.

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

"Mais nous ne pouvons pas abandonner, ne serait-ce que pour montrer notre soutien en essayant de soulager les années scolaires futures de Pendaries, Robin, Sanseverina et tous ceux qui ici ou ailleurs descendent tous les jours dans la cage aux fauves."

Ecrit par : catmano | 22 mars 2009

Oui, je viens de lire le message de Pendariès à l'instant Ce qui lui arrive est consternant de bêtise et de lâcheté. A mon avis, ca relève de la faute professionnelle de la part du professeur - mais je ne sais pas si ce mot peut le qualifier ici- qui a conduit cette cabale ignoble. (Je crois qu'il faut voir ça avec le syndicat. Mais le coup de boule, c'est tentant...)

Ne pas baisser les bras, alors. Et très tôt, dès le début de la scolarité. Et c'est là que je tire mon chapeau aux instits de maternelle qui arrivent à inculquer les règles élémentaires de politesse et de respect des autres, les attitudes de base pour écouter et s'appliquer à des gamins qui arrivent souvent "brut de décoffrage" de la maison, ou dont les parents sont persuadés qu'ils les amènent dans un centre de loisir. Et si la pédagogie pratiquée les conforte dans ce sentiment...

Pour Christophe : (et les autres)
Rôti de porc à la sauge et au cidre :
Faire revenir un rôti dans l'échine dans une cocotte. Saler, poivrer.
Quand il est bien doré (comme les blés), parsemer de feuilles de sauge, verser deux verres de cidre et couvrir.
Tourner, retourner, ajouter du cidre (Il ne faut pas l'avoir bu auparavant !) Laisser cuire à couvert. Surveiller attentivement comme le jour du Brevet.
Quinze minutes avant la fin de la cuisson, ajouter des pommes pelées et coupées en quartier.
Sevir avec une salade (version light) ou avec un gratin dauphinois (version hard). Des pattes fraîches, c'est bien aussi.
Accompagner le tout d'un p'tit rouge de Loire à votre goût et le tour est joué ! Vous pouvez passer pour le gendre idéal !!!

Écrit par : Chevreuil | 22 mars 2009

Cunégonde nous explique : "Pour une question vraiment difficile en 3° et 4°, je mets en jeu UN carambar"

Vous êtes de mèche avec un dentiste qui, lui, fraise ?

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

ou se sucre en fraisant...

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Sinon, pour celles et ceux qui traîneraient du côté de Montpellier: filez au Musée Fabre, l'exposition "Emil Nolde" est un éblouissement de couleurs, d'énergie dans les couleurs, de force(s) dans les couleurs, - avec une amie, nous avons fait 3 fois la visite dans l'après-midi. Et avons eu un grand moment de rire, jusqu'aux larmes, devant le tableau: "Paradis perdu", Eve y est, comment dire? très-blonde ("Je crois que j'a fait une bêtizzzz"): http://moniquetdany.numeriblog.fr/moniquetdany/images/2008/11/25/paradis_perdu_1921.jpg

Mais, bon sang de bois, qu'est-ce qu'ont foutu mes deux professeurs de dessin quand j'étais au collège (1986-1989), à part nous faire peindre et dessiner, sans nous "donner à voir" et connaître les maîtres et de tels chocs visuels!?

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

@ Chevreuil

Merci pour la recette. Je l'ai recopiée. Le plat a l'air délicieux, diététique (pas de sauce grasse) et pas trop compliqué à réaliser.

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Merci pour la recette. Je l'ai recopiée. Le plat a l'air délicieux, diététique (pas de sauce grasse) et pas trop compliqué à réaliser.
Ecrit par : Robin | 22 mars 2009
Détail : glisser à l'intérieur du rôti quelques feuilles de "toute bonne".

Écrit par : Guy Morel | 22 mars 2009

Merci à Dugong et à Chevreuil, pour les éclats de rire, (et à Chevreuil pour la recette! Je vais essayer assez vite! En plus, j'ai trois mètres carrés de sauge dans le jardin!!! ;-)

Après la surveillance (comme pour le brevet), est-ce qu'il faut accompagner avec des pattes fraîches (de mouche), Chevreuil!!! ;-)
Vous êtes sûr de ce que vous dites, pour les "prag", Pedro? Je me demande s'ils ne vont pas en éjecter, plutôt!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

C'est d'ailleurs une plaie dans certains établissements : des profs qui oublient que leur domaine de compétence s'arrête là où commence celui de leurs collègues. On voit même parfois ces mêmes profs casser du colègue juste pour mieux dissimuler qu'il y a le feu dans leurs classes.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 mars 2009

Exact ! Déja vu, personellement...

Écrit par : Manu | 22 mars 2009

Vous êtes sûr de ce que vous dites, pour les "prag", Pedro? Je me demande s'ils ne vont pas en éjecter, plutôt!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

(25/02/2009) :
Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés de l'Université a pris connaissance des informations officieuses selon lesquelles le Gouvernement envisagerait d'affecter davantage de professeurs agrégés dans l'enseignement supérieur pour renforcer le potentiel d'enseignement des universités.


La suite du communiqué sur le site de la Sda

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

La Sda a-t-elle aussi "pris connaissance" des rumeurs selon lesquelles on envisagerait de refiler des balles à ma tante ?

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

La Sda a-t-elle aussi "pris connaissance" des rumeurs selon lesquelles on envisagerait de refiler des balles à ma tante ?

Ecrit par : dugong | 22 mars 2009

Elle est agrégée?

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

"J'ai fait successivement à ma classe d'ex-ZEP préparant les IEP d'abord Bel-Ami, puis Tartuffe et Topaze (qui est une sacrée pièce, dans le genre). Avec un peu de theatrum mundi, via Montaigne."
Tartuffe est à mon programme chaque année. Bel-Ami est une bonne idée, Topaze également. Les années précédentes, j'avais donné Le Père Goriot, Sade (Dialogue d'un prêtre et d'un moribond) et Dürrenmatt. A quels extraits de Montaigne pensez-vous ?

"Plus grave, ce débat dont vous dites deux mots entre Meirieu et Yazid Sabeg. [...] J'ai déjeuné il y a deux semaines (à Nice…) avec Fadela Amara, qui n'avait pas de mots assez durs contre l'initiative."

Han, vous étiez avec Fadela Amara ! J'ai échangé quelques mots un jour avec elle, par l'intermédiaire de son blog. Je lui avais exprimé toute ma sympathie, car elle avait mis un lien pour SOS Homophobie. Et je lui avais dit que son engagement répété contre l'homophobie, et notamment en banlieue, était intelligent et généreux. Sa réponse, très aimable, m'avait enchanté.

Chevreuil, j'essaierai aussi le rôti de porc à la sauge ! Ca a l'air très bon ! Et le prizuttu, c'est très bon. Ce midi, ici, c'est filet de truite au thym et à l'estragon.

Pour les Prag, c'est effectivement ce qui se dit. On va tous postuler partout, ça être le rush. Je me demande comment ils trieront les dossiers.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"Je me demande comment ils trieront les dossiers" (mis à part le recrutement des copains).

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"Elle est agrégée?"

Si elle l'avait, elle en aurait deux !

"Je me demande comment ils trieront les dossiers"

Il suffira de se baisser pour en ramasser.

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

@ Maminou,
Lisez le nouveau programme pour la sixième : vous y retrouverez les auteurs dont nous avons parlé pour votre fille. Je ne connais pas les romans pour la jeunesse que vous me citez plus haut. J'ai un peu délaissé l'affaire depuis quelque temps : beaucoup de travail personnel et professionnel. Et je lis les romans que nous conseille Robin (sapentissimus, prudentissimus, doctissimus !). J'en ai plusieurs en réserve pour les prochaines vacances.
Dans mes classes, je panache la littérature de jeunesse contemporaine et les classiques. En ce moment, mes élèves se délectent du "Fantôme de Canterville". Certains ont même continué en lisant "Le crime de Lord Savile". Quand je leur ai dit que nous lisions autrefois en quatrième cette oeuvre d' Oscar Wilde en anglais, ils ont fait des yeux ronds ... Je me souviens que j'adorais le verbe "vanish" qui semblait tellement mieux dire que le français cette heureuse disposition qu'ont les fantômes - et que nous aimerions avoir nous-mêmes quelquefois, n'est-ce pas ? ...
Ensuite, je leur proposerai en lecture personnelle "Cabot-Caboche" que personne dans la classe n'a encore lu. Et puis retour aux classiques "fondateurs" avec la lecture d'Ovide, étudié en classe, cette fois.

@ Robin

La vacance du monde
Empêche mon repos.

Guillevic (07.05.1996 in "Présent" - Gallimard, 2004.)

Savez-vous, Robin, que le Colloque de Cerisy début juillet est consacré à Guillevic ? Avez-vous lu "Le cri du chat-huant, le lysrisme chez Guillevic" de Bernard Fournier qui dirige ce colloque ? Magistral. Un régal. Je vous le conseille. mais il vaut mieux avoir lu et relu l'oeuvre entière de Guillevic depuis "Terraqué" jusqu'à "Relier".
Lucie travaille actuellement à l'édition des sonnets écrits pendant sa période basse (10 ans) où pris par la politique, l'engagement militant, sa poésie profonde, son chant l'avait délaissé. Ce n'est pas, semble-t-il, une mince affaire.
Bon week-end ! Merci pour toutes vos propositions de lecture et votre "egregia indoles".

Écrit par : marilyse | 22 mars 2009

Pour Pendaries: tu as tout intérêt à porter plainte pour injure. Pas une simple main courante, une vraie plainte (tu ne risques pas une accusation de plainte abusive, car tu ne demandes pas de dommages et intérêts). Il faut le faire rapidement, pour l'effet de surprise. Et aller voir le proviseur, pour lui demander de s'associer à la plainte. Il ne le fera pas, mais il sera bien emmerdé car en tort... Le but de la plainte n'est pas qu'elle soit véritablement traitée, mais de montrer que tu ne te laisses pas faire. En général, ça marche très bien car peu de profs le font...

Écrit par : Claire | 22 mars 2009

Du cauchemar à la sinécure : qu'il n'y a pas de condition enseignante (et qu'il n'y a pas que des inconvénients à être TZR)

Illustration :

De la rentrée jusqu'au mois de février, j'avais un service de travail obligatoire de 19 heures dans un collège à 80 bornes de chez moi, avec trois classes de cinquième et deux classe de quatrième.

Depuis la semaine dernière et jusqu'à la fin de l'année scolaire, mon service se partage entre deux classes de BTS dans un lycée à deux pas de chez moi. Douze heures par semaine -pondération des heures en BTS oblige- dont huit en demi-classe (treize à quatorze élèves). Une semaine de travail qui commence le mardi matin et qui s'achève le jeudi, à midi (C'est lorsque j'enseignais au collège que les décharges horaires m'auraient été profitables, pas maintenant).

Et je ne parle même pas des élèves! (je n'ajoute ni n'enlève rien aux témoignages de Robin et de Sanseverina sur les conditions d'impossibilité de l'enseignement au collège; le seul salut est dans la fuite, loin de ces lieux de cauchemar.)

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

"Et puis retour aux classiques "fondateurs" avec la lecture d'Ovide, étudié en classe, cette fois."

Tout est dans le livre X : Orphée, Pygmalion et la mort de Cyparissos. J'ai pleuré dessus il y a quelques années. Et il y a un beau tableau de Jacopo Vignali sur le sujet.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Pour les Prag, c'est effectivement ce qui se dit. On va tous postuler partout, ça être le rush. Je me demande comment ils trieront les dossiers.

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Si les syndicats s'en mêlent, on peut parier que les titulaires d'une thèse passeront en dernier, ce qui témoignerait d' un juste souci d'égalité et d'impartialité.

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

Claire a écrit : "Pour Pendaries: tu as tout intérêt à porter plainte pour injure."

Absolument.

Je l'ai fait une fois.

Effet nucléaire.

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Détail : glisser à l'intérieur du rôti quelques feuilles de "toute bonne".

Ecrit par : Guy Morel | 22 mars 2009

C'est quoi m'sieur, la "toute bonne" ?

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Pour Pendariès :

En plus de plainter, il a aussi le duel.

Plus assez utilisé pour liquéfier les cons blottis sous les parapluies syndicaux.

Dommage !

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Et je ne parle même pas des élèves! (je n'ajoute ni n'enlève rien aux témoignages de Robin et de Sanseverina sur les conditions d'impossibilité de l'enseignement au collège; le seul salut est dans la fuite, loin de ces lieux de cauchemar.)

Ecrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

Oui mais même en fuyant à l'abri, il ne faut pas oublier ce qui se passe là où entrent les nouveaux, et là où vont ceux qui ne peuvent pas fuir. Et je sais bien que vous n'oubliez pas.

Ce qui n'est effectivement pas honnête, c'est que certains se la coulent douce tandis que d'autres s'esquintent la santé.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

J'ai fait une fois une main courante pour un "mais il est con, lui !"

L'élève a été exclu trois jours et viré de sa filière (où ça n'allait de toute façon pas).

Les proviseurs ne craignent que la publicité.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

C'est quoi m'sieur, la "toute bonne" ?

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Je ne pense pas que, dans l'esprit de Guy Morel, cela désigne la pensée de Philippe Meirieu. Ce doit plutôt être l'autre nom de la sauge. (ou une variété)

Écrit par : Chevreuil | 22 mars 2009

"Ce doit plutôt être l'autre nom de la sauge."

La sauge ou l'herbe des songes ?

Hum !

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Sans compter que CS a confessé en avoir 3 m2 dans son jardin...

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Savez-vous, Robin, que le Colloque de Cerisy début juillet est consacré à Guillevic ? Avez-vous lu "Le cri du chat-huant, le lysrisme chez Guillevic" de Bernard Fournier qui dirige ce colloque ? Magistral. Un régal. Je vous le conseille. mais il vaut mieux avoir lu et relu l'oeuvre entière de Guillevic depuis "Terraqué" jusqu'à "Relier".

J'aime beaucoup Guillevic que j'ai découvert assez tôt, en seconde si ma mémoire est bonne, par un copain. Je le relis régulèrement ici et je l'emporte en Bretagne.

Cerisy ? Il y tant de choses que je rêve de faire, mais...J'essayerai de trouver les "miettes du festin" (un bon compte-rendu) comme pour René Girard.

Mais ça ne remplace pas. Il me faudrait plusieurs vies et je n'en ai même pas la moitié d'une.

Y a-t-il une vie avant la mort ? ;-))

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

C'est quoi m'sieur, la "toute bonne" ?

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Pfff ! Faut tout faire ici !

Merci m'sieur !

"Enfin, la sauge est considérée comme une herbe sacrée : salvia vient du latin salvare qui signifie « salvatrice », «sauveur ».

Que la sauge me sauve ! ;O))

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Ce qui n'est effectivement pas honnête, c'est que certains se la coulent douce tandis que d'autres s'esquintent la santé.

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Et si au moins ils nous aidaient, mais en plus de nous mépriser, ils nous accablent.

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Si j'étais fait comme toi, silex,
De la même manière que toi,

Je ne craindrais pas, bien sûr,
D'aujourd'hui et de demain -

Mais justement, silex,
Vivre sans craindre,

Est-ce vivre ?

Guillevic (ibidem)

Écrit par : marilyse | 22 mars 2009

Merci pour le lien vers Jean-Claude Michéa que je découvre avec intérêt ("L'enseignement de l'ignorance" et "La Caillera et son intégration") et qui me semble redonner quelque crédit à la "sociologie" (mais peut-on le définir comme "sociologue"?). Même si ça ne change rien, ça fait tout de même plaisir de comprendre un peu...Par exemple que ce que l'on subit au "collège unique" comme une anomalie est en réalité voulu et organisé par les détenteurs du pouvoir.

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

"Enfin, la sauge est considérée comme une herbe sacrée : salvia vient du latin salvare qui signifie « salvatrice », «sauveur ».

Que la sauge me sauve ! ;O))"

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

"Sans compter que CS a confessé en avoir 3 m2 dans son jardin..."

Ecrit par : dugong | 22 mars 2009

Je crains que mes 3m2 de "toute bonne" ne suffisent à m'absoudre pour le crime qui est le mien: enseigner en IUFM...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Merci m'sieur !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Y'a pas d'quoi, m'dame !

Écrit par : catmano | 22 mars 2009

Merci m'sieur !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Y'a pas d'quoi, m'dame !

Écrit par : catmano | 22 mars 2009

Ça bugue !

Écrit par : catmano | 22 mars 2009

Si j'étais fait comme toi, silex,
De la même manière que toi,

Je ne craindrais pas, bien sûr,
D'aujourd'hui et de demain -

Mais justement, silex,
Vivre sans craindre,

Est-ce vivre ?

Guillevic (ibidem)

Ecrit par : marilyse | 22 mars 2009

J'aime beaucoup ce mouvement conditionnel dans la poésie de Guillevic vers le monde des "choses" : rocs, silex...pour dégager ce qui est le plus humain en nous (la fèvre, la peur, le désir, la solidarité...) Ainsi :

"mais c'est bon pour les rocs
D'être seuls et fermés
Sur leur travail de nuit.

Et peut-être qu'ils savent
Vaincre tout seuls leur fièvre
Et résister tout seuls."

...que j'ai déjà cité, il me semble.

Guillevic a très bien saisi et fait partager cette tentation régressive de l'homme (le "dasein") de se "chosifier" pour échapper au manque et à l'angoisse.

Mais, en poète, il sait aussi que pour être "homme", il ne faut pas exclure les choses, mais les inclure.

Etre poussière d'étoiles, arbre, sauge (!), insecte, chat, cheval ou âne (!), pont et clairière de l'invisible.

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Merci m'sieur !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Y'a pas d'quoi, m'dame !

Ecrit par : catmano | 22 mars 2009

Mais enfin m'dame, c'est un garçon ! ;O))

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Je crains que mes 3m2 de "toute bonne" ne suffisent à m'absoudre pour le crime qui est le mien : enseigner en IUFM...

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Pour votre pénitence, vous réciterez sur un pied le premier chapitre de "La Fabrique crétin" en fumant votre sauge. Allez en Paix ! ;O))

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Merci m'sieur !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Y'a pas d'quoi, m'dame !

Ecrit par : catmano | 22 mars 2009

Mais enfin m'dame, c'est un garçon ! ;O))

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009

Mais enfin, m'sieur, c'est pas lui qui a dit : "Faut tout faire, ici !" :o(

Écrit par : catmano | 22 mars 2009

Contre ceux qui piquent rien, les épicuriens :

C'est dimanche, JPB ne nous en voudra pas de déverser sur son blog quelques recettes comme celle du porc au cidre, mâtiné de sauge, hum, hum ... J'ai cru comprendre que d'aucuns avaient le moral dans les chaussettes. Philippe Djan disait ce matin sur France Inter que, quand il se sent mal, il va chez son libraire. La cuisine aussi fait très bien l'affaire.
Or donc, voici la tarte au fromage de ce repas dominical, recette héritée de la cuisine gréco-romaine antique pour vous servir, m'sieus dames :
Tarte au fromage
1- Préparez une pâte à tarte avec 250 gr de farine, 50 gr de poudre d'amande, 2 oeufs, une pincée de sel. Laissez reposer une nuit.
2- Beurrez un moule en terre à bords hauts de 4 ou 5 cm. Farinez-le avant d'y étaler la pâte.
3- Dans un saladier, écrasez du fromage frais : ricotta (2 pots) ou brousse fraîche, à la fourchette.
4- Mélangez-y 2 cuillères à soupe de miel, 2 oeufs entiers, un par un en battant bien au fouet entre chaque, des amandes effilées, des raisins secs et un zeste de citron haché.
5- Versez cette préparation sur la pâte.
6- Glacez la surface avec deux cuillères de miel allongées d'un peu d'eau tiède et saupoudrez d'amandes effilées ou de pignons de pin.
7- Faites cuire quelques minutes à four chaud. Une fois que le mélange a levé, baissez le four. La tarte doit cuire environ 3/4 d'h.

Attention ! C'est très calorique ! Très roboratif ! Très bon pour la fosse aux lions ...

En ce moment, je m'essaie à la cuisine médiévale avec taillis, darioles et autres massepains. Pour un autre dimanche ... Bonne semaine à tous.

Écrit par : marilyse | 22 mars 2009

"Pour dégager ce qui est le plus humain en nous (la fèvre, la peur, le désir, la solidarité...)"

Ecrit par : Robin | 22 mars 2009


Vous vouliez dire: "la fève", Robin? Ce qui est de plus féminin en nous??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Vous vouliez dire: "la fève", Robin? Ce qui est de plus féminin en nous??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

J'ai voulu dire : LA FIEVRE !

...sunday night fever !

Écrit par : Robin | 22 mars 2009

Hamon vient de dire : "L'état pénal avance, l'état social recule".

Comment veux-tu, comment veux-tu ?

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Détail : glisser à l'intérieur du rôti quelques feuilles de "toute bonne".

Ecrit par : Guy Morel | 22 mars 2009
Je préfère la sauge officinale : salvia officinalis.
Pour avoir de beaux pieds bien touffus, il faut la tailler fréquemment, sinon on la perd rapidement.
La sauge sclarée est-elle comestible?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2009

"Comment veux-tu, comment veux-tu ?"

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Qu'ils se rencontrent?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Je préfère la sauge officinale : salvia officinalis.
Pour avoir de beaux pieds bien touffus, il faut la tailler fréquemment, sinon on la perd rapidement.
La sauge sclarée est-elle comestible?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2009

La sclarée est comestible, mais son goût plus rude.

Écrit par : Guy Morel | 22 mars 2009

"La sclarée est comestible, mais son goût plus rude."

et sa fumée plus âcre.

Bientôt l'expression "T'as fumé la sclarée ?"

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

"Comment veux-tu, comment veux-tu ?"

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Qu'ils se rencontrent?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Ca rime pas !

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Pour ce qui est des Prags, on va en recruter en grand nombre. Cela n'enchante guère les universitaires car ce type de recrutement contribue à desserrer les liens entre enseignement universitaire et recherche. Mais on ne voit pas comment on pourrait mettre en oeuvre le plan "réussite en licence" d'une autre façon.

Je ne sais pas comment vont fonctionner les nouveaux Comités de sélection. Mais dans les anciennes Commissions de spécialistes, les syndicats ne jouaient aucun rôle. Heureusement! En revanche il valait mieux connaître quelqu'un (même de façon distancée ou à travers des intermédiaires). C'est que pour les Prags, on ne convoquait pas les candidats. Avec un CV pour seul élément, il était impossible de choisir surtout si afflux de dossiers, tous équivalents ou presque. Si les nouveaux Comités de sélection fonctionnent par auditions, cela change tout. Mais ça m'étonnerait car cela alourdit beaucoup la procédure et l'heure est à la "simplification". Le fait d'être agrégé docteur peut jouer en faveur ou contre le candidat, cela varie beaucoup en fonction des convictions personnelles et "morales" des "sélectionneurs".

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 mars 2009

"L'état pénal avance, l'état social recule".

Comment veux-tu que je spécule ?

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

Hamon vient de dire : "L'état pénal avance, l'état social recule".

Comment veux-tu, comment veux-tu ?

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Hamon voit juste. Difficile de contester l'idée que pour faire face à la montée de la violence consécutive à l'affaiblissement des institutions éducatives, l'État renforce, comme on dit, son arsenal répressif, plutôt qu'éducatif.
Et difficile de nier que le tissu social s'effiloche dangereusement. Nul besoin d'être expert en sociologie pour s'en rendre compte. Il suffit de consulter de temps en temps le blog de JP Brighelli.

Écrit par : marigot | 22 mars 2009

Pour ce qui est des Prags, on va en recruter en grand nombre. Cela n'enchante guère les universitaires car ce type de recrutement contribue à desserrer les liens entre enseignement universitaire et recherche. Mais on ne voit pas comment on pourrait mettre en oeuvre le plan "réussite en licence" d'une autre façon.

Je ne sais pas comment vont fonctionner les nouveaux Comités de sélection. Mais dans les anciennes Commissions de spécialistes, les syndicats ne jouaient aucun rôle. Heureusement! En revanche il valait mieux connaître quelqu'un (même de façon distancée ou à travers des intermédiaires). C'est que pour les Prags, on ne convoquait pas les candidats. Avec un CV pour seul élément, il était impossible de choisir surtout si afflux de dossiers, tous équivalents ou presque. Si les nouveaux Comités de sélection fonctionnent par auditions, cela change tout. Mais ça m'étonnerait car cela alourdit beaucoup la procédure et l'heure est à la "simplification". Le fait d'être agrégé docteur peut jouer en faveur ou contre le candidat, cela varie beaucoup en fonction des convictions personnelles et "morales" des "sélectionneurs".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 mars 2009

En général, les Prag recrutés ont été convoqués à un entretien préalable.

On en sélectionne cinq ou six sur l'ensemble des dossiers, et on les auditionne pour en choisir un.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Pour ceux qui le verront à temps : Isabelle ADJANI est l'invitée du journal de France 2 (20 H) concernant "La journée de la jupe".

Écrit par : Manu | 22 mars 2009

Mais dans les anciennes Commissions de spécialistes, les syndicats ne jouaient aucun rôle. Heureusement!

Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 mars 2009

[Mode ironie on] C'est sûr que le mode de recrutement des universitaires est autrement plus transparent et exempt de passe-droits que les commissions paritaires...[Mode ironie off]

C'est bien beau de sabrer en permanence les syndicats, mais heureusement que les commissaires paritaires font leur boulot...

Écrit par : Romuald | 22 mars 2009

Recruter des prags en masse pour la licence ?

"Accompagner les futurs licenciés", n'est ce pas déjà le travail des cabinets d'outplacement ?

Pour autant, y aura-t-il plus d'étudiants en L1,L2 de maths physique par exemple ?

Écrit par : dugong | 22 mars 2009

heureusement que les commissaires paritaires font leur boulot...

Ecrit par : Romuald | 22 mars 2009

Ben oui, sinon les statuts seraient pas respectés, et ça serait un bordel pas possible, une injustice sans nom, avec des choses incroyables, imaginez, comme par exemple des agrégés docteurs affectés au collège, pendant que des poules pondeuses analphabètes trusteraient les postes dans les meilleurs lycées.

Heureusement que les syndicats font leur boulot, et que Romuald -du SNES, me trompé-je?- est là pour nous rappeler la noblesse de leur mission et l'efficacité avec laquelle ils l'accomplissent.

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

En général, les Prag recrutés ont été convoqués à un entretien préalable.

On en sélectionne cinq ou six sur l'ensemble des dossiers, et on les auditionne pour en choisir un.

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Effectivement.

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

Pedro, tu te fiches du monde, quand tu dis que les syndicats n'avaient pas de rôle dans les anciennes commissions de spécialistes. Je te mets quand tu veux en contact avec quelqu'un qui y a été pendant dix ans, et qui pendant dix ans a vu recruter des gens qui n'étaient pas forcément les meilleurs, ni les mieux classés, uniquement parce qu'ils appartenaient au SNE-Sup ou au SA, qu'ils avaient fait leur thèse avec Untel qui arrivait d'Ulm et récusait qui n'en débarquait pas, et j'en passe…
Je vais même te dire… Ça m'a dissuadé, très tôt, de finir la thèse que j'avais commencé, et d'entrer dans une fac — j'y ai enseigné dix ans (à Censier) comme chargé de cours, et je ne suis pas sûr d'y avoir rencontré toujours la compétence…

Adjani, pendant ce temps, dit des choses très bien…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mars 2009

Oui, Adjani a été excellente.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

La cooptation serait donc le fait des syndicats, exclusivement? On m'aurait menti??? ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

La cooptation serait donc le fait des syndicats, exclusivement? On m'aurait menti??? ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Ulm, c'est un syndicat???

Écrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

Bonne prestation d'Adjani lors de l'interwiev télévisée au journal de France 2 concernant "la journée de la jupe" qui sort dans les salles mercredi, et ceci malgré les interventions incongrues du présentateur, Laurent Delahousse.

Il est toujours difficile de résumer et d'expliquer les difficultés de l'école devant une caméra, encore plus quand on n'est pas un spécialiste du problème. Pour ma part, je retiens une phrase-clé :

"L'école n'est pas un lieu pour s'exprimer, c'est avant tout un lieu de culture".

Comme on dit par chez moi : elle a oublié d'être conne, Adjani, en plus d'être charmante.

Écrit par : Manu | 22 mars 2009

"On se bat pour rétablir en France (en les améliorant, si possible) des services sociaux dignes de ce nom et un protection maternelle et infantile pourvue de moyens financiers et humains.
On en profite pour abroger la loi Montchamp et la remplacer par une véritable structure éducative pour les enfants porteurs de troubles trop importants pour être éduqués et instruits dans une classe de 25 à 30 élèves."
Ecrit par : catmano | 21 mars 2009

Catmano, connaissez-vous les mouvements qui militent pour intégrer les enfants autistes en milieu scolaire :

"Tous à l'école "est une association créée en 2002 par des parents d'enfants autistes qui souhaitent préparer l'avenir de leur enfant et leur assurer le plus grand confort de vie en facilitant leur intégration en milieu scolaire classique, comme tous les autres enfants.

Le matin, cours en milieu scolaire normal, avec une auxiliaire de vie.

*L'auxiliaire de vie réexplique si nécessaire les propos de la maîtresse.
*Elle adapte le travail donné et le rend plus accessible pour l'enfant.
*Elle aide l'enfant à se concentrer, l'encourage et le stimule.
*L'enfant déjeune à la cantine 2 fois par semaine avec l'aide de l'auxiliaire.
Chaque semaine, l'auxiliaire de vie rencontre la psychologue pendant 3 heures pour faire le point sur l'évolution de l'enfant et les difficultés rencontrées ainsi que pour recevoir une formation spécifique à l'autisme. etc etc...

Le processus de socialisation doit être entamé dès le plus jeune âge, afin d'éviter un sur-handicap et une exclusion précoce.

Le programme proposé par tous à l'école s'avère deux fois moins coûteux que la prise en charge en institut médico-éducatif.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2009

Ben oui, sinon les statuts seraient pas respectés, et ça serait un bordel pas possible, une injustice sans nom, avec des choses incroyables, imaginez, comme par exemple des agrégés docteurs affectés au collège, pendant que des poules pondeuses analphabètes trusteraient les postes dans les meilleurs lycées.

Heureusement que les syndicats font leur boulot, et que Romuald -du SNES, me trompé-je?- est là pour nous rappeler la noblesse de leur mission et l'efficacité avec laquelle ils l'accomplissent.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

1) Croire que ce sont les syndicats, ou plutôt LE syndicat suppôt de Satan, le Snes, qui font les barèmes, c'est se tromper lourdement... Le ministère et les recteurs font ce qu'ils veulent (la preuve les 500 points pour agrégé sont maintenus à Lille). Hormis le Sgen et l'UNSA, personne ne voulait le mouvement en deux temps qui rend les mutations aléatoires; et le barème a connu un profond déséquilibre lors du ministère De Robien.
2) Le seul réel pouvoir des syndicats est de vérifier que le barème est respecté dans l'attribution des postes. Et manifestement, c'est un boulot ingrat.

Bien sûr, on peut préférer le système du recrutement direct par le chef d'établissement, on sera largement préservé de l'arbitraire... De toute manière, il n'y en a plus pour longtemps à attendre.

Écrit par : Romuald, pas au Snes... | 22 mars 2009

Pour ce qui est des Prags, on va en recruter en grand nombre.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 mars 2009

Bon eh bien moi je suis très embêté pour faire un "plan de carrière", comme on dit chez les gens bien, car je viens de calculer : il faudrait, en 1 an et demi maximum, que je fasse deux masters 2 et deux thèses (en même temps que mon travail de prof) pour être dans la vague.

Ca va pas être facile.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"la preuve les 500 points pour agrégé sont maintenus à Lille"

Dites donc, Romuald, la mauvaise foi ça vabien 5 minutes : les points n'ont bougé que dans quelques académies (Lille, Strasbourg, Bordeaux, Orléans-tours), nombreuses sont celles qui n'ont rien fait du tout !

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Dites donc, Romuald, la mauvaise foi ça vabien 5 minutes : les points n'ont bougé que dans quelques académies (Lille, Strasbourg, Bordeaux, Orléans-tours), nombreuses sont celles qui n'ont rien fait du tout !

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Les points pour agrégé n'ont pas bougé parce que les recteurs n'ont pas voulu les bouger...

Mon exemple voulait illustrer l'idée que le recteur décidait du barème, quelle que soit la résistance syndicale; or c'est bien ce qui s'est passé à Lille. Nulle mauvaise foi dans mes propos.

Écrit par : Romuald | 22 mars 2009

"Ulm, c'est un syndicat???"

Ecrit par : TotoWeininger | 22 mars 2009

Ben non, pourquoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2009

Dites donc, Romuald, la mauvaise foi ça vabien 5 minutes : les points n'ont bougé que dans quelques académies (Lille, Strasbourg, Bordeaux, Orléans-tours), nombreuses sont celles qui n'ont rien fait du tout !

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Les points pour agrégé n'ont pas bougé parce que les recteurs n'ont pas voulu les bouger...

Mon exemple voulait illustrer l'idée que le recteur décidait du barème, quelle que soit la résistance syndicale; or c'est bien ce qui s'est passé à Lille. Nulle mauvaise foi dans mes propos.

Ecrit par : Romuald | 22 mars 2009

Il y a donc une majorité de recteurs qui, de leur propore chef, ne suivent pas les indications du ministère. Heureusement, les syndicats les leur rappellent.

Non mais oh ?!

Le Snes s'est opposé partout à l'augmentation des points d'agrégés en lycée, et il y a des lieux où il a été suivi, d'autres où il s'est cassé les dents.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"Il est toujours difficile de résumer et d'expliquer les difficultés de l'école devant une caméra, encore plus quand on n'est pas un spécialiste du problème. Pour ma part, je retiens une phrase-clé :

"L'école n'est pas un lieu pour s'exprimer, c'est avant tout un lieu de culture"."

Ecrit par : Manu | 22 mars 2009

Oui, Adjani a dit des choses très justes.

Dans le film j'ai retenu une autre phrase clef, qui illustre bien la faillite du système :

"Elle [Mme Bergerac] exagérait, elle s'obstinait à venir en jupe à l'école alors qu'elle savait qu'il fallait éviter..." (Je cite de mémoire, je crois que c'est un de ses collègues qui dit ça.)

Voilà qui résume parfaitement le Munich pédagogique : l'école n'est plus un lieu où on enseigne, mais où on laisse entrer les oppressions qui viennent de l'extérieur. Et c'est le professeur qui refuse de s'y plier qui fait figure d'empêcheur de tourner en rond. L'été dernier, un enseignant qui travaille dans un LP de l'académie de Reims m'a expliqué qu'on n'y confiait plus certaines sections réputées pour leur sexisme à des femmes. Bref, on abdique l'Etat de droit au coeur même des établissements scolaires. C'est grave.

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 mars 2009

Pour les PRAG à la fac; ce que m'en disent les profs d'université que je fréquente: leur vie ne sera pas trop "cool": beaucoup de travail, de pression (dans le genre jetables), de l'administratif, et surtout: faire face à l'arrivée des 1eres années (des lycéens post-bac, après tout) que plus personne ne veut vraiment enseigner... et avec le début des soucis d'autorité qui commence à monter (mais n'ayant rien à voir avec le secondaire, encore heureux!); un(e) jeune étudiant(e) ne devient pas une Ferrari d'un coup de baguette magique, et les habitudes prises au lycée ne changent pas comme ça...

Très-belle journée dans un hameau abandonné de l'arrière-pays montpelliérain: Montcalmès, dans une mer de chênes.

Quelques liens:

http://www.decouverte34.com/Hameau-de-Montcalmes
http://eldorad-oc.midiblogs.com/archive/2009/02/09/solitude-et-ivresse-a-montcalmes-1ere-partie.html
http://eldorad-oc.midiblogs.com/archive/2009/02/09/solitude-et-ivresse-a-montcalmes-2eme-partie.html
http://eldorad-oc.midiblogs.com/archive/2009/02/10/solitude-et-ivresse-a-montcalmes-fin.html

Demain, la poudre parlera-t-elle?

Écrit par : Pendariès | 22 mars 2009

L'été dernier, un enseignant qui travaille dans un LP de l'académie de Reims m'a expliqué qu'on n'y confiait plus certaines sections réputées pour leur sexisme à des femmes. Bref, on abdique l'Etat de droit au coeur même des établissements scolaires. C'est grave.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 mars 2009

C'est le cas de toutes les sections S-SI et STI dans les lycées d'enseignement général. Ca pose des problèmes en français et en langues où les professeurs sont à 80% des femmes ou des homos (et ça c'est pas aimé non plus).

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Je vais même te dire… Ça m'a dissuadé, très tôt, de finir la thèse que j'avais commencée, et d'entrer dans une fac — j'y ai enseigné dix ans (à Censier) comme chargé de cours, et je ne suis pas sûr d'y avoir rencontré toujours la compétence…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 mars 2009

Pareil...J'en aurais pour des heures à raconter ma thèse avortée...

Je ne dirai qu'une seule anecdote : une année, tandis que j'étais en train de finir ma thèse en étant en poste dans le secondaire, je reçois un coup de fil du rectorat en juillet. Allo, Monsieur ? C'est le rectorat, on vous appelle pour vous dire que vous êtes classé premier sur un poste d'ATER, mais comme vous êtes en poste en lycée, vous n'aurez pas de détachement pour le rejoindre. On va donc appeler le suivant sur la liste, si vous le voulez bien...

Je m'étrangle de rage, et je leur réponds qu'on verra bien ; en attendant, je ne renonce pas au poste ! Comme vous voudrez, me répond mon interlocutrice, mais c'est la procédure habituelle...

Là-dessus, je fais le siège du rectorat, je remue ciel et terre et je vais finalement (avec l'accord de mon proviseur, un chic type) jusqu'à refuser de reprendre mon poste au bahut. Finalement, cinq jours après le début des cours au lycée, un mail laconique arrive au lycée l'informant que je peux rejoindre le poste d'ATER.

Arrivé à la fac, je découvre toute l'étendue de la duplicité du système : ma directrice de thèse avait NÉGOCIÉ mon classement au premier rang sur le poste avec ses collègues PARCE QUE, avait-elle indiqué, je n'aurais de toute façon pas mon détachement... Elle ne manque pas de me faire savoir que, par mon entêtement, je l'ai mise dans une position très délicate...

À partir de ce moment-là, je suis gênant, et j'ai tous les défauts du monde : je ne travaille pas assez sur ma thèse, j'occupe un poste qui n'était pas pour moi... bref, ma thèse est bien partie pour être un bel objet décoratif.

L'année d'après (2001), je suis retourné dans le secondaire. On m'a fait faire des remplacements en collège. Je suis passé de la prépa agreg à une classe de sixième, que dites-vous de cela Totoweininger ?

Écrit par : sanjuro | 22 mars 2009

Sanjuro, comment peut-on vous joindre ?

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

D'ailleurs, moi aussi on m'a "coulé" volontairement. J'avais un peu trop d'ambition sans être du milieu.

Le pire, c'est que j'ai remarqué que les gens qui m'ont fait du mal un jour font souvent preuve d'une belle réussite sociale. Donc je me dis qu'ils n'ont pas dû faire du mal qu'à moi, et qu'apparemment faire du mal paye bien, socialement. Je dis bien apparemment, même si c'est surtout pour me rassurer.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"apparemment faire du mal paye bien, socialement."

Et les exemples foisonnent !

Voyez Meirieu et Weinland pour l'éducation !

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Dans le supérieur, effectivement, on voit des choses bizarres. Par exemple un étudiant spécialisé en histoire contemporaine jusqu'au DEA se métamorphose en médiéviste après car un prof de médiévale est son ami et lui propose un poste.

Mais je peux comprendre qu'on préfère enseigner l'histoire médiévale à la fac quand on est contemporanéiste plutôt que de se retrouver dans un collège André-Malraux à Pétaouchnoque où le principal est "ouvert au dialogue", où les profs se garent loin du bahut pour ne pas se faire vandaliser leur voiture, tout ça en attendant une mutation hypothétique vers des cieux meilleurs. Le choix ne doit pas être cornélien ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 22 mars 2009

@HORS SUJET
Michel Delord me rappelle ce soir ces lignes d'Alain :

"Maintenant j’ai à dire encore qu’il ne faut pas orienter l’instruction d’après les signes d’une vocation. D’abord parce que les préférences peuvent tromper. Et aussi parce qu’il est toujours bon de s’instruire de ce qu’on n’aime pas savoir. Donc contrariez les goûts, d’abord et longtemps. Celui-là n’aime que les sciences ; qu’il travaille donc l’histoire, le droit, les belles-lettres ; il en a besoin plus qu’un autre. Et au contraire, le poète, je le pousse aux mathématiques et aux tâches manuelles. Car tout homme doit être pris premièrement comme un génie universel ; ou alors il ne faut même pas parler d’instruction ; parlons d’apprentissage. Et je suis sûr que le rappel, même rude, à la vocation universelle de juger, de gouverner et d’inventer, est toujours le meilleur tonique pour un caractère.."
[Alain, Propos, 27 décembre 1934, Pléiade, t. I, p. 1239-1241].

Sur ce bonne nuit.

Écrit par : Guy Morel | 22 mars 2009

Voir aussi "Autistes sans frontières".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2009

sanjuro987@laposte.net

Écrit par : sanjuro | 22 mars 2009

"Par exemple un étudiant spécialisé en histoire contemporaine jusqu'au DEA se métamorphose en médiéviste après car un prof de médiévale est son ami et lui propose un poste."

J'ai des histoires beaucoup plus surprenantes !

La dernière en date : une maître de conférences en TD hebdomadaire de philo sur Hegel dans une grande fac parisienne, alors qu'elle ne parle pas allemand !

Mais il y a beaucoup plus drôle : je vous ai raconté celle de l'ATER qui a fait cours un semestre sur Aragon, qui n'avait rien lu de lui et qui a commencé par lire la Balise sur les Yeux d'Elsa ? Ca c'est fort aussi.

J'ai mieux encore mais je ne peux pas tout dire non plus.

Sanjuro, merci, je vous envoie un mail très vite !

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

Bonsoir

A propos d' Isabelle Adjani, elle passe demain soir dans le grand journal de Canal +.

Je ne sais pas si on y parlera du fait que le film va être boycotté par les distributeurs : il ne passera que dans une cinquantaine de salles.

La raison invoquée ? La même que celle qui avait fait courir le réalisateur 18 mois vainement après un financement pour en faire un film (et non un téléfilm) avant l'accord d'Arte : sujet trop sensible.

Dernière chose : c'est le comédien Smaïn qui avait fait l'intermédaire entre le metteur en scène et Adjani, en transmettant à l'actrice un scénario qu'il trouvait formidable.

Si des personnes comme Smaïn et Isabelle Adjani pouvaient faire boule de neige, si le fait de les diaboliser en les accusant de faire le jeu de l'extrème droite pouvait un jour devenir totalement inepte.

Est-ce une idée stupide de les contacter pour leur demander de soutenir votre combat ?

Écrit par : johnmarguerite | 22 mars 2009

"Est-ce une idée stupide de les contacter pour leur demander de soutenir votre combat ?

Ecrit par : johnmarguerite | 22 mars 2009 "

Je prends la peine de me répondre : oui, sans doute, s'il ne maîtrise pas leur sujet, s'ils ne sont pas capables d'argumenter sur un plan technique, s'ils en restent au registre de l'émotion.

Écrit par : johnmarguerite | 22 mars 2009

Je prends la peine de me répondre : oui, sans doute, s'il ne maîtrise pas leur sujet, s'ils ne sont pas capables d'argumenter sur un plan technique, s'ils en restent au registre de l'émotion.

Ecrit par : johnmarguerite | 22 mars 2009

Au contraire, c'est une très bonne idée. Et le pédago-christianisme-libéral n'a pas le monopole de l'émotion. Eux se rangent derrière l'émotion et les pseudo-sciences, prenons-leur au moins le registre de l'émotion.

Quant aux pseudo-sciences, Thierry, Catherine, Rachel leur tordent le cou chacun à leur manière.

Malheureusement, je ne vous surprendrais pas si je vous disais que je n'ai pas les moyens de joindre Isabelle Adjani. Moi, ma vie serait déjà belle si j'arrivais à rencontrer Caroline Fourest, Fadela Amara et Louis-Goerge Tin.

Écrit par : Jeremy | 22 mars 2009

"Malheureusement, je ne vous surprendrais pas si je vous disais que je n'ai pas les moyens de joindre Isabelle Adjani. Moi, ma vie serait déjà belle si j'arrivais à rencontrer Caroline Fourest, Fadela Amara et Louis-Goerge Tin.

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009 "

Adjani, directement non, mais Adjani ou Podalydes par le biais de Lilienfeld, peut-être bien que oui !

Surtout si on leur propose un projet positif mettant en avant les méthodes d'instructions défendues ici, et cela dès la maternelle.

Pourquoi pas un documentaire sur l'apprentissage de la lecture orale réunissant ces acteurs et des professeurs ?

Les acteurs enseigneraient aux profs les techniques pour projeter la voix et capter l'attention de l'audience.

Les professeurs montreraient aux acteurs comment ils s'y prennent pour donner aux enfants les moyens de bien lire, écrire, calculer, compter.

Lilienfeld pourrait filmer tout ça, à en croire ce que je lis de lui sur Allociné :


"Garçons et filles pleins d'avenir ?
Jean-Paul Lilienfeld précise ses intentions : "Imprégné d'humanisme, j'ai longtemps pensé que le problème des banlieues était assez simple à formuler sous la forme d'une équation à deux variables trop connues : Pauvreté + Racisme = Rage (...) Mais aujourd'hui, je constate que "les données de l'équation" se sont aggravées et complexifiées... J'ai passé les 18 premières années de ma vie à Créteil. Les cités, la mixité sociale et ethnique étaient mon quotidien. J'y retourne régulièrement voir ma mère. Je sais ce que c'était, je vois ce que c'est devenu. J'ai eu envie de parler de ce qui m'avait permis d'en sortir et qui ne sert plus à ça aujourd'hui : l'école. J'ai eu envie de parler du durcissement des positions, du recul des relations garçons/filles (...) Le déclic s'est produit fin 2005. Je voyais tout brûler, je voyais des mères expliquer qu'elles n'arrivaient pas à retenir leurs enfants à la maison parce qu'ils étaient trop en colère et en même temps, je ne voyais pas une seule fille dans la rue. Et tout à coup, je me suis demandé si les filles n'étaient pas en colère ou si elles étaient déjà matées. C'est de là que c'est parti."

Écrit par : johnmarguerite | 22 mars 2009

Instructif votre livre Monsieur Brighelli... A présent, je cerne un peu mieux le Marquis; merci!

Vincent

Écrit par : MatheutorduinthechateaudeLa Coste | 22 mars 2009

Je prends la peine de me répondre : oui, sans doute, s'il ne maîtrise pas leur sujet, s'ils ne sont pas capables d'argumenter sur un plan technique, s'ils en restent au registre de l'émotion.

Ecrit par : johnmarguerite | 22 mars 2009

Cette question de la responsabilité du christianisme dans la crise actuelle de l'enseignement revient périodiquement sur ce blog et à juste titre.

Pascal Dupré a eu la gentillesse de m'envoyer le texte d'une conférence prononcée le 24 novembre 2007 à Rimont sur ce thème.

Il y parle "d'idées chrétiennes devenues folles" dont on trouve la trace dans les écrits de Jean Amos Comenius, né à la fin du XVIème siècle que de nombreux pédagogues modernes considèrent comme leur précurseur.

Il s'attache à montrer les aspects problématiques de la pensée de Comenius, "ceux qui ont produit des fruits vénéneux dans notre système éducatif et qui se sont développés avec une grande vigueur sur le terreau de l'Ecriture" :

1°) le puérocentrisme : interprétation erronée de l'Evangile de Matthieu sur l'exemplarité de l'enfant.

2°) l'utopie messianique : faire émerger un monde meilleur en faisant table rase du monde ancien.

3°) La capitulation de l'intelligence.

Le Père Marie-Dominique Gouttierre, théologien et philosophe a proposé une synthèse de cette conférence : la crise actuelle de l'éducation est liée à la perversion des trois vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité.

La perversion de la foi, le fidéisme conduit à l'abdication de l'intelligence, alors que la foi la réclame.

La perversion de l'espérance a généré les utopies totalitaires.

Et penser qu'aimer un enfant c'est l'abandonner à lui-même plutôt que de l'instruire est une perversion de la charité.

Et de citer Pascal : "Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience."

Résumé trop rapide de ce texte remarquable, dont j'extrais le paragraphe suivant :

"Ces considérations sur le signe et la soif de savoir pourraient nous amener à rejeter la crise actuelle de l'enseignement sur le matérialisme athée, un monde "insignifiant" n'est plus "porteur de sens" (selon l'expression répétée à l'envi par les pédagogues modernes) et pourrait se satisfaire d'une transmission mécanique et utilitariste. Mais paradoxalement les défenseurs de l'instruction trouvent dans leurs rangs nombre d'instituteurs et de professeurs revendiquant leur agnosticisme alors que nombre de fossoyeurs de l'école des savoirs prétendent s'inspirer de valeurs chrétiennes."

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Au contraire, c'est une très bonne idée. Et le pédago-christianisme-libéral n'a pas le monopole de l'émotion. Eux se rangent derrière l'émotion et les pseudo-sciences, prenons-leur au moins le registre de l'émotion. (Jérémy)

Excusez-moi, je n'ai pas cité le bon message !

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Presque une heure du matin. Et demain je dois me lever à
5 h. 30 ! C'est pas sérieux. St Thomas d'Aquin, rendez-moi la Raison ! ;O))

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

La perversion de la foi, le fidéisme conduit à l'abdication de l'intelligence, alors que la foi la réclame.
La perversion de l'espérance a généré les utopies totalitaires.
Et penser qu'aimer un enfant c'est l'abandonner à lui-même plutôt que de l'instruire est une perversion de la charité.
Et de citer Pascal : "Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience."

Ecrit par : Robin | 23 mars 2009

Synthèse audacieuse, et qui peut au moins éclairer la contamination si surprenante (pour moi) des établissements privés par le pédagogisme...

Écrit par : sanjuro | 23 mars 2009

Scoop en avant première : le patron de la multinationale papiste s'apprête à produire une grande bulle qui montera très haut dans le ciel pour nous éclairer.

Message du Très Haut : supprimer les paradis fiascaux et les regrouper au sein du Vatican *.

Ca faisait une éternité qu'on se tuait à le dire.

* Toujours le coup de la diversité dans l'Unité.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Pierre Lariba a écrit "Par exemple un étudiant spécialisé en histoire contemporaine jusqu'au DEA se métamorphose en médiéviste après car un prof de médiévale est son ami et lui propose un poste."

Ce qui montre bien que la bouffe médiévale est aussi de nature spirituelle et ne saurait être réduite à une activité pour mièvres bobos désoeuvrés comme de piètres mécréants le serinent.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

A propos des lignes d'Alain :

C'est trop long pour un public habitué au langage "cash".

Il faudrait tronçonner ça en versets.

Qui s'y colle ?

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

"Malheureusement, je ne vous surprendrais pas si je vous disais que je n'ai pas les moyens de joindre Isabelle Adjani. Moi, ma vie serait déjà belle si j'arrivais à rencontrer Caroline Fourest, Fadela Amara et Louis-Goerge Tin."

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009

J'ai peut-être une idée... Je vous tiens au courant.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Jeremy a écrit : "Malheureusement, je ne vous surprendrais pas si je vous disais que je n'ai pas les moyens de joindre Isabelle Adjani."

Il ya déjà quelques révolutions, un mien ami, professeur de Français et accessoirement pondeur de rubriques cinéphiles, avait fait le siège de la Belle alors qu'elle tournait un nanar à Marrakech. Trois jours durant à la Mamounia.

Elle a fini par lui accorder une interview...

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

"Le Père Marie-Dominique Gouttierre, théologien et philosophe a proposé une synthèse de cette conférence : la crise actuelle de l'éducation est liée à la perversion des trois vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité."

Le Père Marie-Dominique, expert en récupération des vertus théologales ?

Trois en un : toujours le coup de la diversité qui s'écoule dans l'unité.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Info de Bakchich.info : c'est Dominique Antoine qui tiendrait la corde pour remplacer Darcos ; exit Nadine Morano, donc.

« Proche conseiller de Nicolas Sarkozy, depuis mai 2007, Dominique Antoine, énarque, Chevalier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite, Commandeur des Palmes académiques, Officier des Arts et des Lettres, diplômé de l’ESSEC, Inspecteur, a rejoint la Maison éducation dès 1986 comme chargé de mission sous Monory.

A l’époque déjà, il s’en prenait avec zèle aux associations complémentaires de l’Education nationale, rudoyées comme jamais aujourd’hui. On retrouve Antoine au cabinet de François Bayrou entre 1993 et 1995, puis Dircab’ adjoint de Luc Ferry et enfin Dircab’ de Xavier Darcos, lorsque ce dernier occupe en 2002, le fauteuil de ministre délégué à l’Enseignement scolaire. Il devient alors, en parallèle, directeur de l’Administration puis, successivement, directeur des Personnels, de la Modernisation et de l’Administration jusqu’en 2006. Postes stratégiques où il peaufine la réforme du ministère, dont il devient secrétaire général en 2006. Citons, entre autres missions menées à bien, « la décentralisation au ministère de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche ». La lettre de mission, en 2002, signée Luc Ferry, Claudie Haigneré et Xavier Darcos précise : « Cette réflexion portera aussi sur la déconcentration des compétences au sein de l’appareil d’Etat et favorisera la contractualisation entre les acteurs locaux et l’Etat ». Tout un programme.

Écrit par : sanjuro | 23 mars 2009

A propos d'Isabelle Adjani. Je l'avais eu (plus-que-parfait) au téléphone dans les années 70. C'était dans une autre vie ; à l'époque, je faisais du journalisme.

Depuis, l'eau a coulé sous le Pont Mirabeau et je n'ai pas plus de moyens que vous (sauf peut-être Christophe) de la joindre.

Je me souviens qu'elle était impatiente de réussir, très conscience de sa valeur (ou très imbue de sa personne) et pas commode. Donc soyez prudents. Elle pique !

Par ailleurs, je ne doute pas de son intelligence, ni qu'elle ait des idées sur ce qui se passe dans l'Education nationale, mais il faudrait revenir au statut de ce film (quel est son but au juste : faire réfléchir les gens ? Les divertir ?)

Il me semble que la disparition des normes et du respect des normes (comment respecter ce qu'on ignore ou qui n'existe pas ou plus ?) entraîne ipso facto la réduction des rapports enseignants/enseignés, parents/enfants...à de purs rapports de forces et la réduction de l'autorité à l'autoritarisme, la disparition de la "violence symbolique" pour parler comme Bourdieu (à dose homéopathique, comme le "pharmakon" des anciens Grecs) et le surgissement de la violence réelle.

Ceci pour dire que le film ne peut jamais montrer qu'un symptôme du mal et non proposer un remède.

Je pense que Guy Morel a raison de mettre en garde contre la tentation d'une attitude purement réactive, voire réactionnaire dans le domaine scolaire.

Ceux qui nous appelent leurs "adversaires" ont beau jeu de dénoncer ce réflexe (la nostalgie de l'instituteur en blouse grise, le béret sur la tête qui fait apprendre par coeur la liste exhaustive des départements français, etc.)

Le cinéma parle aux émotions, plus rarement à l'intelligence. Nous sommes submergés sous un flot d'émotions, alors que c'est d'intelligence que nous avons besoin.

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

A propos de Dominique antoine, c'est dans le flux des rumeurs dominantes. Ce qui ne veut pas dire qu'il sera choisi, Sarko s'étan fait une spécialité de prendre tout le monde à contrepied.
Dois-je ajouter à sa biographie qu'il est un idéoloque qui soutient les organisations les plus à droite / et / ou fondamentalistes ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 mars 2009

Complément biographique (un peu arrangé) de D. Antoine :

Homme de culture, on lui doit une anthologie de Technos du Moloch, auteur postsocratique, précurseur de la pensée systémique dans les chaos.

Homme de l'ombre *, il inspire comme il respire, en coulisse, la pensée zébulonienne ** dans un sink tank *** de droite.

* comme l'atteste la photo sur http://www.educpros.fr/recherche-de-personnalites/fiche-personnalite/h/2535df6d8e/personalite/dominique-antoine.html

** Zébulon de Hilton. Dramature levantin. Président.

*** contrairement aux think tank qui produisent du jus de crâne, les sink tank les récupèrent dans les grands fonds, là où ils existent à l'état fossile.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

"Dois-je ajouter à sa biographie qu'il est un idéoloque"
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2009

Idéoloque? J'ADORE ce mot-valise, Jean-Paul...
Il y a "miscompréhension", Robin... Je n'ai aucun moyen de joindre Adjani, mais je parlais, pour Jeremy, au sujet de Caroline Fourest...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

dramaturge et non pas dramature...

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

comme dans (saint) thaumaturge...

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Idéoloque? J'ADORE ce mot-valise, Jean-Paul...
Il y a "miscompréhension", Robin... Je n'ai aucun moyen de joindre Adjani, mais je parlais, pour Jeremy, au sujet de Caroline Fourest...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Don't act !

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

"comme dans (saint) thaumaturge..."

Ecrit par : dugong | 23 mars 2009

Celui qui ne croiturge que ce qu'il voiturge???

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

"Celui qui ne croiturge que ce qu'il voiturge???"

Pas exactement.

C'est surtout celui qui fait des miracles : non par apposition des mains mains par imposition * de nain.

* avec, cependant, réduction d'imposition pour ceux qui se sont abrités derrière le bouclier fiscal pour récupérer des écus. Ca c'est un vrai miracle de multiplication : un écu en donne des milliers...

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Comme j'édifie mon propre savoir, je viens de consulter la liste des thaumaturges officiels.

On y trouve un certain Barbe de Nicomède ainsi qu'un Claude de Besançon.

Leurs modernes respectifs : Nicolas de Clubmède et Besancenot de Elcéhère.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Besancenot de Elcéhère, plus connu sous le sobriquet de Besancenot du lac.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Dans le jus pédagol du jour, le meiriol apologise le fameux Sylvain Connac qui vient de commettre un bouquin "Apprendre avec les pédagogies coopératives"

"Cet ouvrage est fondamental : on se demandera après l’avoir lu, comment on a pu s’en passer. Il deviendra une référence obligée pour les praticiens, comme pour les chercheurs et les formateurs" (Philippe Meirieu).

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/23032009Accueil.aspx

Nous en avions déjà dit ici le plus grand bien :

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/05/10/de-la-seconde-au-bac.html

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Diable ! Encore un ouvrage fondamental pour les instits ! Qu'en pensent Thierry, Catherine ou Rachel ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 mars 2009

A propos de Dominique Antoine :

Va-t-il nous jouer la nuit de l'Igaen ?

Désolé. Je corrige des copies...

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Communiqué de Reconstruire l'Ecole

L’Association « Reconstruire l’Ecole » a pris connaissance des dernières propositions du Ministère de l’Education nationale à propos de la formation des maîtres. La lettre adressée par M. Xavier Darcos aux syndicats le 20 mars contient des avancées significatives. Elle laisse aussi en suspens de nombreux problèmes qu’il faudra traiter dès que possible avec tous les acteurs concernés par cette réforme.

1. Nous exprimons en particulier notre satisfaction devant le maintien des concours en l’état pour la session 2010, ce qui constituait une revendication unanime des universitaires. Nous pensons cependant que, dans le cadre des mesures transitoires, il faudrait étendre aux étudiants inscrits en M2 à la rentrée 2009 le bénéfice du concours pendant un an tel qu’il est prévu pour les étudiants actuellement en année de licence. Il semble en effet impossible que les candidats puissent obtenir à la fois le M2 et le concours à la session 2010, d’autant plus qu’un concours non modifié suppose un lourd investissement. Cette disposition pourrait d’ailleurs être maintenue à l’avenir, les candidats disposant donc de trois ans pour réussir l’ensemble « master+concours » - ce qui ne préjuge pas du fait qu’une minorité d’entre eux pourraient l’obtenir en deux ans.

2. Le concours 2010 doit se préparer dans le cadre des masters existants, du moins en ce qui concerne les CAPES. Les universités ont besoin de temps pour concevoir de nouvelles maquettes de master et ces dernières ne pourront être finalisées que pour la session 2011. Nous continuons donc d’appeler à la non-remontée des maquettes pour le 31 mars. Cette exigence est d’autant plus justifiée que ces maquettes élaborées à la va-vite l’avaient été dans un cadre qui ne correspond plus à celui qu’on nous propose maintenant.

3. Le Ministère de l’Education nationale s’obstine à maintenir les grandes lignes d’un projet rejeté par l’ensemble de la communauté universitaire et dont la mise en place se heurte à des obstacles matériels insurmontables. L’Association « Reconstruire l’Ecole » estime par exemple qu’il est impossible de fournir des stages en nombre suffisant pour l’ensemble des candidats. En offrant 50 000 stages pour près de 180 000 candidats, le MEN confirme d’ailleurs ce point de vue. Il en résulte que le projet de « mastérisation des concours » tel qu’il avait été prévu n’est pas viable et qu’il doit être retiré.

4. Le report de la réforme à la session 2011 doit permettre d’ouvrir une vraie négociation, prenant enfin en compte les revendications des universitaires, exprimées à d’innombrables reprises depuis des mois et, plus récemment, dans la lettre que 35 Sociétés savantes ont envoyée à M. Xavier Darcos. Telle qu’elle est actuellement prévue, la « Commission de concertation et de suivi » ne pourra pas aboutir à des conclusions acceptables par la communauté universitaire. Un organisme de ce type ne doit pas être formé, encore une fois, par les mêmes « experts » ou institutions (CPU, CDIUFM, syndicats) dont les recommandations ont abouti à la crise actuelle. Les UFR concernées par la réforme et les différentes Associations de spécialistes du secondaire et du supérieur doivent avoir une part prépondérante dans l’élaboration d’un nouveau projet. Et même si elles ne sont pas représentées à la CPTU, des associations qui ont joué un grand rôle dans la mobilisation actuelle sont aussi légitimes, sinon plus, que les « syndicats représentatifs » pour contribuer à cette réflexion. Pour sa part, l’Association « Reconstruire l’Ecole » fera prochainement des propositions précises en ce qui concerne la nature des futurs masters, leur articulation avec les concours, le contenu des épreuves et la place des stages dans le dispositif qui devrait entrer en vigueur à partir de la session 2011.

Fait à Paris, le 22 mars 2009

Écrit par : Pedro Cordoba | 23 mars 2009

Franchement Pedro, quand je pense à tout ce qu'il (nous) a fallu user de salive pour en arriver là, alors qu'on leur disait depuis le début que l'on pouvait partir de là… C'est à vous dégoûter de la politique et des gens qui en font.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 mars 2009

"Info de Bakchich.info : c'est Dominique Antoine qui tiendrait la corde pour remplacer Darcos ; exit Nadine Morano, donc."
Ecrit par : sanjuro | 23 mars 2009

Il ne manquerait plus que ça ! J'espère que c'est de l'intox !

S'il doit choisir entre Morano, D. Antoine et NKM, il prendra le juste milieu idéologique (donc NKM).

Écrit par : Jeremy | 23 mars 2009

BHL déclare : "Ce qui me choque le plus c'est le nombre des musulmans" :

http://frenchcarcan.com/2009/02/11/bhl-les-musulmans-les-chinois-et-les-autres/

Écrit par : Marie-Laure | 23 mars 2009

Article du Parisien
Sarkozy malmène le français

Bonnet d’âne, l’élève Nicolas Sarkozy ? Puristes de la grammaire et amoureux des belles lettres sont mis à la torture. En effet, à force de parler tous les jours, ou presque, le président commet parfois de redoutables fautes. De quoi faire se retourner Molière dans sa tombe en pleine Semaine de la langue française (du 16 au 23 mars).

Furieux contre ceux qui critiquent le bouclier fiscal, il s’est laissé aller mardi à un joli « télescopage syntaxique » devant des ouvriers d’Alstom, dans le Doubs : « Si y en a que ça les démange d’augmenter les impôts… » Ou, le même jour, à propos des études des élites : « On se demande c’est à quoi ça leur a servi ? »… Coach en orthographe, Bernard Fripiat* refuse pourtant de lui mettre un zéro pointé. « C’est un président comme on en trouve aux Etats-Unis. Le voir faire une faute, ça désacralise l’orthographe. Je vois trop de gens complexés ! »
Sarkozy est aussi fâché avec les négations : « J’écoute, mais je tiens pas compte ! » (Provins, le 20 janvier.) Il prend des libertés avec les accords : « On commence par les infirmières parce qu’ils sont les plus nombreux » (Rambouillet, le 13 mars.) Sans compter quand il mange les mots (« ch’ais pas », « ch’uis », « m’enfin », « y a ») ou s’abandonne à un tutoiement intempestif (« Attends, attends ! »). On est loin du parler pointu d’un Valéry Giscard d’Estaing et des références littéraires d’un François Mitterrand… De quoi choquer de la part du président de la République protecteur de l’Académie française qui a érigé la maîtrise de la langue en « priorité absolue » dans les écoles.

« Il s’exprime comme l’homme de la rue »

Sarkozy, ancien avocat, est pourtant un tribun hors pair, virtuose du langage. Le plus souvent, c’est dans les usines qu’il se lâche. Chez les linguistes, on s’interroge : faut-il y voir de l’empathie avec son public ou une stratégie pour « faire peuple » ? « Il s’exprime comme un homme de la rue. C’est un langage de publicitaire, fait pour frapper », déplore Fanny Capel, du collectif Sauver les lettres. « Il est capable de jouer sur plusieurs registres de langue qui lui permettent de s’adresser à ses pairs comme au peuple. Il sait jouer du piano sur tous les arpèges. Quand il ne marque pas la négation, il établit une connivence. Fadela Amara me disait : Sarkozy parle comme une caillera (NDLR : racaille), c’est faux ! Il emprunte à l’autre le registre qu’il croit être le sien », analyse le linguiste Alain Bentolila.
Isabelle Laborde-Milaa, linguiste à l’université Paris-XII Créteil, compare avec le langage soutenu de Jean-Marie Le Pen, capable de jongler avec l’imparfait du subjonctif. « Le Pen tend un miroir valorisant à ses interlocuteurs, il crédite son public d’une compréhension, alors que Sarkozy nivelle par le bas. » Le danger ? A trop vouloir jouer à Monsieur Tout-le-Monde, Sarkozy a déjà dérapé : son « Casse-toi, pauvre con » a laissé des traces. « Mes élèves ont été assez choqués », se souvient Fanny Capel, qui enseigne les lettres dans un lycée de Seine-et-Marne. Chez les puristes, la riposte s’organise. Leur emblème ? « La Princesse de Clèves », critiquée en 2006 par Sarkozy pour sa complexité.

* « 99 Questions à mon coach d’orthographe », Bernard Fripiat, Editions Demos.

Écrit par : Guillaume | 23 mars 2009

Isabelle Adjani au "fou du roi", demain matin.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

"En dehors de l'objectif d'économiser quoi qu'il arrive les 20 000 postes de fonctionnaires-stagiaires de bac + 5, on cherche vainement une cohérence dans
a) le maintien des concours dans leurs épreuves actuelles en 2010 et
b) la réforme du processus de formation."

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Pour Chevreuil, et Catmano,
Pour moi, il ne s'agit pas de "Champollion vs Thierry Venot", dont je respecte profondément les travaux, (des deux, ;-)

Simplement, j'ai vu un certain nombre de "cas", dans différents niveaux de classe, (de la PS au CE2) de gamins dans une telle détresse affective qu'aucune technique, en "classe normale", n'aurait pu les en faire sortir avant un travail psy extrêmement spécifique, (le plus marquant, pendant une visite pédagogique après d'un stagiaire qui a eu la chance d'avoir la classe (un CE1) dans laquelle se trouvait un malheureux gamin, qui avait été victime de maltraitances innomables de la part de ses "parents", et qui avait passé son début d'enfance à avoir ses repas dans la gamelle du chien.
Je suis convaincu, oh combien, que c'est en "donnant un sérieux grain à moudre" aux élèves, et non à faire "de l'occupationnel", ou en les "sous-instruisant", qu'on réussit dans la plupart des cas. Mais ceux dont je vous parle sont plus fréquents qu'on ne croit. On fait quoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2009

Salut Christophe

Bien que ton message soit adressé à Chevreuil et Catmano, je me permets d’y répondre. J’ai occupé la fonction de maître G pendant de longues années et, à ce titre, j’avais pour mission d’aider tous ces gamins « cassés » par la vie .Tu as raison, dans certains cas, le traumatisme est si fort que « donner du grain à moudre » ne suffit pas. Pour ces enfants, l’institution a quelques recours : les prises en charge au CMP et au CMPP mais également les maîtres G (qui vont progressivement disparaître). Je me suis montré très critique à l’égard des dérives psychologisantes de ma corporation ; je le suis toujours ; toutefois, la suppression pure et simple de cette fonction, qui faisait le lien entre l’école, les familles et les lieus de soins, me semble dommageable.
Il ne faut pas créer une oppositions factice et caricaturale entre, d’un côté, les instructionnistes dont le seul but serait de faire entrer, avec un marteau et burin, un programme dans la tête des élèves et, de l’autre, les psychologistes qui verraient dans la moindre difficulté scolaire ou comportementale une problématique psy (je sais que tu n’es pas de ceux-là).
J’ai acquis la conviction que la qualité de l’enseignement joue un rôle déterminant dans la construction, voire la reconstruction, de la personnalité. Le constructivisme est une forme de lâcheté vis-à-vis d’enfants qui n’ont pas la disponibilité psychologique pour ce rapport au savoir. Je ne suis pas suffisamment crédule pour penser que l’instruction et les programmes suffiront, à eux seuls, à nous sortir de l’impasse actuelle mais je pense qu’ils sont des pièces essentielles du puzzle. Nous ne sommes pas aveugles, il serait stupide de nier les problèmes de société ... Les enfants qui arrivent le matin avec deux heures de dessins animés dans les yeux … Ceux qui, dès cinq ans, ont la télé et la console de jeux dans la chambre (pour construire seuls leurs savoirs ?)… Ceux qui arrivent le ventre vide ou encore ceux qui ne savent pas ce que signifie… s’asseoir autour d’une table pour prendre un repas commun !

En dix huit années dans cette fonction, j’ai été confronté à des cas très lourds.

Un gamin de moyenne section est signalé par une enseignante ; il ne parle pas, ne bouge pas ne joue pas, ne communique pas. Le mot autisme est (trop) rapidement lâché. Je rencontre les la famille, un jeune couple charmant. Première étape, faire prendre conscience aux parents que le comportement de leur fils pose problème car, selon eux, leur gamin se porte très bien (il a bon appétit et dort bien !). Au fil de l’entretien, les choses se précisent. Ce jeune couple a récemment acheté un café restaurant ; les deux parents travaillent toute la journée pour essayer de rentabiliser leur affaire. Pendant ce temps, le gamin reste la journée entière à l’étage dans une absence totale de stimulation. La mère ne monte voir son gamin que pour changer la couche débordante et lui faire ingurgiter rapidement un repas. En fait, ces (très jeunes) parents n’ont aucune idée de ce que doit être l’éducation d’un enfant. Ce ne sont pas des parents indignes ; ils aiment leur fils mais ne savent pas : « Comment ça s’élèvent ces petites bêtes là ». Je me suis occupé de ce « petit animal » pendant deux ans. Il a fallu tout reconstruire en coopération avec la famille qui avait, enfin, pris conscience du problème. Il a fallu lui apprendre à parler, à communiquer, à jouer, à grimper à une échelle, à sauter de la hauteur d’une marche, à jouer avec des camarades…. Le gamin s’en est bien sorti mais ce ne fut pas une mince affaire.

Une instit m’appelle (en pleurs). Un gamin de sa classe a été surpris dans les toilettes en train de sucer ses camarades (la zigounette, bien sûr). D’après l’atsem, ce n’est pas la première fois mais celle-ci avait préféré se taire afin d’éviter un scandale dans le village. Les parents du gamin sont séparés. Je rencontre le papa qui soupçonne fortement de maltraitance son ex-épouse et le beau-père de son fils. La maman ne répond pas à ma demande de rendez vous. Je rencontre le gamin qui se contente de noircir sa feuille de dessin jusqu’à la percer. Les soupçons se précisent et, finalement, un signalement est fait au procureur. Une enquête de gendarmerie est menée. Le gamin n’était pas abusé sexuellement mais il assistait passivement aux « parties fines » organisées par son beau-père et sa mère dans l’appartement familial (il construit ses savoirs !). Le gamin fut confié à son père et déménagea.

Un gamin de moyenne section se tape la tête contre la porte de la classe pendant des heures ; il insulte son institutrice et hurle si elle tente d’intervenir ! La maîtresse est découragée ; ni elle, ni moi n’avons de prise sur le gamin. Certains jours les crises s’estompent. Le gamin ne participe à aucune activité de la classe. La rencontre avec la famille ne mène à aucune piste sérieuse, les parents décrivent leur fils comme un enfant rebelle, difficile à élever. L’année passe avec des hauts et des bas. A la rentrée suivante … même scénario ! Jusqu’à ce que… je prenne ce gamin avec ses camarades pour attaquer la première page du premier chapitre de la fameuse méthode proposée par votre serviteur. Pendant les séances, le gamin devient attentif, poli, il lève la main pour participer et ne s’exprime que quand je lui donne la parole ; il prend du plaisir à apprendre. Au fil des semaines, il se révèle être le meilleur élément de cette classe de grande section. En fin d’année il fait partie de ceux qui savent vraiment lire ; il est radieux et heureux de venir en classe. Les parents sont stupéfaits par le changement d’attitude de leur fils. Ce cas extrême peut paraître caricatural; il est pourtant rigoureusement exact*
Alors ? « Élexir du docteur Venot » ? « Miracle de l’instruction » ? « Effet maître » ? Honnêtement je n’ai toujours rien compris à ce changement d’attitude. Cette histoire aurait, d’ailleurs, pu évoluer tout autrement. Je ne suis pas professeur en Sciences de l’Éducation, c’est pourquoi je me garderai de faire une interprétation hasardeuse de cette métamorphose (c’est pourtant tentant) ; je laisse cela aux « spécialistes ». Pour moi, l’essentiel, c’est que ce gamin soit sorti d’affaire (meilleur élément du CP l’an dernier).

En résumé : Il serait caricatural et réducteur de penser qu’un enseignement structuré puisse, à lui seul, répondre aux maux de la société et à tous les traumatismes individuels. Les programmes et le type de méthode choisi sont des réponses à la crise de l’école ; elles sont centrales car ce sont les seules que nous puissions véritablement contrôler. Je reste persuadé que l’impact de ces réponses va, surtout pour les enfants les plus fragiles, bien au delà de la simple qualité de l’enseignement.
Cordialement
Thierry.


*J’oubliais ces cas aussi rigoureusement exacts que ceux cités ci-dessus :

Un écolier malvoyant retrouve la vue en ouvrant la première page de la méthode « De l’écoute des sons à la lecture ». Le petit garçon se confie aux journalistes : « j’ai senti comme un courant d’air qui ma traversé d’un seul coup et, aussitôt, j’ai pu lire mon livre sans mes grosses lunettes, je suis trop content. »
Un élève de grande section voit les numéros gagnants du loto dans le CD d’exercices de la méthode « De l’écoute des sons à la lecture ».Le petit Victor s’explique « j’ai été ébloui par un flash lumineux avec beaucoup de numéros dedans. J’ai appelé papa et je lui les ai dicté tous les numéros ; papa a joué au loto avec ; maintenant il est riche mon papa ! »
Guérison spectaculaire de la varicelle dans une école maternelle. Catherine Huby institutrice à Saint- Pantaléon- les- vignes est encore sous le choc : « Les petits boutons ont disparu comme par enchantement en l’espace d’une seconde. Habituellement je ne suis pas crédule mais là, j’avoue que je suis encore bouleversée par ce que j’ai vu ! ». La petite miraculée raconte : « J’ai touché le livre de Monsieur Venot ; ça m’a fait comme si une petite souris me chatouillait partout sur la peau et d’un seul coup, tous les boutons vilains ont disparu, je suis toute belle maintenant »
Et encore…
Incroyable ! Après avoir lu de « l’écoute des sons à la lecture », l’IEN Pierre Frackowiak a invité Jean Paul Brighelli à une soirée « moules frites » dans son fief nordiste. Après une soirée bien arrosée, les deux compères sont sortis du restaurant « bras dessus, bras dessous » et ont annoncé la co-écriture d’un ouvrage sur les méfaits du pédagogisme : « De l’écoute des cons à l’imposture »

Les témoignages se multiplient mais je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui !
Dépêchez-vous d’acheter mon bouquin ; il n’y a que 250 exemplaires !

Écrit par : thierry venot | 23 mars 2009

Les témoignages se multiplient mais je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui !
Dépêchez-vous d’acheter mon bouquin ; il n’y a que 250 exemplaires !

Ecrit par : thierry venot | 23 mars 2009

Dépêchez-vous de le mettre en vente, j'en veux 2 !!!(un pour une amie directrice d'école maternelle, un pour moi.... dans un premier temps)

Écrit par : Maminou | 23 mars 2009

Y'a des trucs pas très clairs qui traînent en salle des profs. Par exemple : "Pirouette, éditions catalogue 2009, Sélection francophone (apparemment, c'est une multinationale) Ecoles-orthophonie : "Découvrez des cultures différentes et des stratégies d'enseignement novatrices" (Chenelière éducation). La gamine sur la couverture a l'air shootée mais pas à la sauge et sans doute censée cumuler les handicaps (hyperactivité + dyslexie).

Quelques titres au hasard : "Moi j'apprends en parlant", "conscience phonologique", "apprentis sons", "émergence de l'écrit", "raconte-moi l'alphabet", "raconte-moi les sons" (on n'est pas arrivés !) "Dyslexie et autres maux d'école" (on garde son sérieux SVP !), "Madame Mo", "stratégies pour..." "Un cerveau pour apprendre différemment" (il faut surtout bien leur enfoncer dans la tête qu'ils sont DIFFERENTS!) "Déficit d'attention et hyperactivité", des trucs avec des CDrom à 70 euros, des "portofolios" (très à la mode les portofolios : de 30 à 39 euros chacun quand même...)... "Complètement métho", outil pédagogique pour apprendre à apprendre (à apprendre à apprendre...). "Quand revient septembre" volume I et "Quand revient septembre" volume II (43 euros chacun) guide sur la gestion de classe participative, recueils d'outils organisationnels"; "Huit (!) façons d'enseigner, d'apprendre et d'évaluer" du CP au collège".

Je ressens comme un malaise.

Ma prétendue "dyslexique" de 5ème avait l'air de bien s'amuser ce matin pendant la préparation de la dictée (elle faisait tout sauf la préparer, mais je n'ai pas la méthode "Pirouette").

Sa maman m'a expliqué qu'elle avait passé tout son CP sur des photocopies.

Ca arrange beaucoup de monde cette histoire de dyslexie et d'hyperactivité : les pédagos, les cabinets d'orthophonie, les éditions Pirouette... et ça me semble surtout une affaire juteuse...Enfin pour ceux qui en profitent, parce que les enfants...

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

"Quand revient septembre" volume I et "Quand revient septembre" volume II (43 euros chacun) guide sur la gestion de classe participative, recueils d'outils organisationnels"; "Huit (!) façons d'enseigner, d'apprendre et d'évaluer" du CP au collège".

Je ressens comme un malaise.


Ecrit par : Robin | 23 mars 2009

Moi aussi. Quand je pense que nous avons longuement hésité avant de décider de mettre le livre de Thierry à 31Euros90, ce qui permet juste la survie de GRIP-Éditions !

Écrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

Thierry, entièrement d'accord avec toi.
J'ai vécu quelque temps, il y a fort longtemps, avec une femme qui était "maître G", (elle a même fait fonction de psychologue scolaire pendant deux ou trois ans).
Une formation carrément aux antipodes de la tienne, (DUFRA, puis maîtrise, sous la direction d'un élève de de Peretti), avec, en outre, une activité professionnelle de peintre. Elle est arrivée à des résultats sidérants également, avec certains enfants aux profils comparables à ceux dont tu parles, avec une démarche qu'on pourrait vraisemblablement considérer comme étant aux antipodes de la tienne, (pour faire court, fondée essentiellement sur la créativité).
Il y a vraisemblablement, d'un côté comme de l'autre, une question de cohérence dans la démarche et de la richesse de celui qui la met en place, plus que de type de démarche lui-même. Mais ce n'est qu'une hypothèse!
Cordialement!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

une démarche qu'on pourrait vraisemblablement considérer comme étant aux antipodes de la tienne, (pour faire court, fondée essentiellement sur la créativité).
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Eh ben ! Parce qu'il n'est pas "créatif", peut- être, l'ami Venot ?

Écrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

Eh bien, pour "La journée de la jupe", on repassera! Hier soir, rien à 0 heures 20, aujourd'hui, rien à 14 h 45. Ils ont eu peur que plus personne n'aille au ciné, c'est sûr!
Eh bien, j'attendrai la sortie en salle.

"Ca rime pas !
Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2009"

Parle Hamon cul? ça rime avec veux-tu!

Écrit par : retraitée | 23 mars 2009

Les témoignages se multiplient mais je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui !
Dépêchez-vous d’acheter mon bouquin ; il n’y a que 250 exemplaires !

Ecrit par : thierry venot | 23 mars 2009
Encore mieux que la petite croix Vitafor !
Est-ce que ça marche aussi pour perdre trois kilogs par semaine ?
Pour l'instant, je lis le livre de Le Bris et, malgré les promesses, je n'ai pas perdu un gramme. C'est de l'arnaque.

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

une démarche qu'on pourrait vraisemblablement considérer comme étant aux antipodes de la tienne, (pour faire court, fondée essentiellement sur la créativité).
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Eh ben ! Parce qu'il n'est pas "créatif", peut- être, l'ami Venot ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

De toute façon, Christophe fait l'âne, ce qui est normal ici. Vu de l'extérieur, je dirais que la méthode de Thierrry n'aura pas d'aussi satisfaisants résultats utilisée par un PE de base que par des maîtres-experts et passionnés comme lui ou Catmano, mais qu'avec un bon conseil pédagogique ponctuel, le PE de base aura certainement des résultats plus sûrs et plus constants qu'avec les fichues méthodes couramment employées de nos jours qui ont, pour le coup, effectivement un côté croix Vitafor marqué. Bel emballage, prospectus alléchants mais notoirement ineffficace.

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

Allez ! Après du grand Venot un peu de petit Connac :

"Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

La dissipation d'énergie dans les neurones fait des ravages.

Pauvres mômes !

http://marelle.org/sommaire/?wiki=Trombinoscope#Sylvain

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Pour qui voudrait savoir qui est exactement Yazid Sabeg, le nouveau commissaire aux minorités visibles, d'où il vient et où il va :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Yazid_Sabeg
2. http://www.geopolitique.net/IMG/pdf/Sabeg_landfried.doc.pdf
JPB

Écrit par : brighelli | 23 mars 2009

Peut être serait-il opportun de décerner chaque année le titre de Chevalier dans l'Ordre de la Grande Croix Vitafor au pédagol qui aura sorti la connerie la plus infâme.

Je propose Connac comme premier impé(né)trant au titre de 2008-2009.

Je sais, ce sera contesté. Il y en a tant à récompenser.

Je veux être dans le jury.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Sabeg. Encore un qui a été immergé tout petit dans les bénitiers fangeux des cathos de gauche ?

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

@Le premier prix n'ira pas à Connac, mais à
Sébastien Bigourden qui a déclaré :

"Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre."

http://marelle.org/sommaire/?wiki=Trombinoscope#Sylvain

Écrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

"Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre."

Je dois dire que c'est fulgurant.

Je l'avais bien dit que ce serait un prix de très haut niveau et d'emblée la barre est mise très haut.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Pour qui voudrait savoir qui est exactement Yazid Sabeg, le nouveau commissaire aux minorités visibles, d'où il vient et où il va :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Yazid_Sabeg
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2009
Dis-donc, ce type, ce ne serait pas le fameux Omar-la-pétrolette qui naviguait avec Bin-Laden, l'inventeur de la machine à laver ?

Écrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

"une démarche qu'on pourrait vraisemblablement considérer comme étant aux antipodes de la tienne, (pour faire court, fondée essentiellement sur la créativité).
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Eh ben ! Parce qu'il n'est pas "créatif", peut- être, l'ami Venot ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

De toute façon, Christophe fait l'âne, ce qui est normal ici. Vu de l'extérieur, je dirais que la méthode de Thierrry n'aura pas d'aussi satisfaisants résultats utilisée par un PE de base que par des maîtres-experts et passionnés comme lui ou Catmano, mais qu'avec un bon conseil pédagogique ponctuel, le PE de base aura certainement des résultats plus sûrs et plus constants qu'avec les fichues méthodes couramment employées de nos jours qui ont, pour le coup, effectivement un côté croix Vitafor marqué. Bel emballage, prospectus alléchants mais notoirement ineffficace."

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2009

Je me suis mal expliqué, mille excuses! Je ne doute pas une seconde de la créativité de Thierry! Cela me paraissait d'ailleurs évident, vu qu'il est musicien!
La mise en oeuvre de la personne à qui je faisais référence n'avait simplement rien à voir, de près ou de loin, avec les chiffres ou avec les lettres. Mais avec le dessin, la musique, et le théâtre.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

"Dis-donc, ce type, ce ne serait pas le fameux Omar-la-pétrolette qui naviguait avec Bin-Laden, l'inventeur de la machine à laver ?"

Ecrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

Si c'est ça, il a intérêt à prendre le modèle à jantes renforcées!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Darcos sur le départ — et Descoings qui dément toute velléité d'ambition (si !). C'est sur Marianne2
http://www.marianne2.fr/Tchao-Darcos-et-bien-le-bonjour-au-ministre-mystere_a177459.html
JPB

Écrit par : brighelli | 23 mars 2009

"Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

Ben voyons !

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

"Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

Guy Debord prédisait ce moment historique...Et il est enfin venu. Il est là sous nous yeux. Celui de la dislocation de la logique, du bon sens le plus élémentaire, du déni des derniers lambeaux de réalité, celui où le citoyen lambda au cerveau définitivement lessivé, le dernier Connac venu, pourra s'écrier dans un élan de ferveur enthousiaste : "L'oppression , c'est la liberté", "La Paix, c'est la Guerre", "L'ignorance, c'est le savoir"... Dernière étape de la décomposition avancée de la société du spectacle, sous les coups de butoirs conjugués du capitalisme néo-libéral et du messianisme de Gauche, unis dans le culte de la marchandise et de la "jouissance sans entraves". Bien creusé, vieille taupe !

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Vivement que ça s'aggrave. On ne peut plus souhaiter autre chose.

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Dans mon établissement, c'est l'ouverture aux projets pédagogiques innnnnnnnovants (je vais en faire, tiens, pour ma carrière); sinon la boîte-à-baffes est ouverte, - certains tirent de drôles de tête...

Écrit par : Pendariès | 23 mars 2009

"Dans mon établissement, c'est l'ouverture aux projets pédagogiques innnnnnnnovants (je vais en faire, tiens, pour ma carrière)"

C'est bien Pendariès, vous avez compris.

Jouez aux hypocrites de podium pour mieux javeliser le Moloch...

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

La mise en oeuvre de la personne à qui je faisais référence n'avait simplement rien à voir, de près ou de loin, avec les chiffres ou avec les lettres. Mais avec le dessin, la musique, et le théâtre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Donc, c'est bien ce que je vous dis. La mise en œuvre en question est réalisée par une personne intelligente, originale et qui sait où elle va, selon ses propres choix très complexes. Ce n'est pas translatable alors que le méthode de Thierry Venot peut être utilisée sans trop de dangers et sans difficulté par n'importe qui ponctuellement soutenue par des conseils judicieux.
Ça ne retire rien à la créativité de Thierry Venot ou de Catmano ou de Pascal Dupré mais ils proposent des approches qui sont sans danger pour quelqu'un de basique alors que votre amie propose une approche hypernocive entre les mains d'un médiocre endoctrinné vu qu'il n'aboutira à rien.

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

"Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre."

Je dois dire que c'est fulgurant.

Je l'avais bien dit que ce serait un prix de très haut niveau et d'emblée la barre est mise très haut.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2009

Ben non, il est bien, ce type ! Il a déjà fait un pas en avant s'il a compris que son travail en maternelle était nocif. Primum non nocere !

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

"Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre."

Mince alors ! J'ai tout faux, moi... Vite, ma petite croix Vitafor !

Écrit par : catmano | 23 mars 2009

Ca arrange beaucoup de monde cette histoire de dyslexie et d'hyperactivité : les pédagos, les cabinets d'orthophonie, les éditions Pirouette... et ça me semble surtout une affaire juteuse...Enfin pour ceux qui en profitent, parce que les enfants...

Ecrit par : Robin | 23 mars 2009


Enfin reconnectée après une semaine où France-télécom n'a rien trouvé de mieux que d'écraser ma ligne, je "rebondis", comme il ne faut pas dire, sur cette remarque de Robin, pour annoncer aux parisiens et proches une conférence de Colette Ouzilou, (auteur de "La dyslexie, vraie-fausse épidémie" ), organisée par "Reconstruire l'Ecole" le samedi 4 septembre, 15 heures, au lycée Henri IV.
Ravie de retrouver tout le monde.

Écrit par : Françoise Guichard | 23 mars 2009

Qui voudrait participer au jury qui décernerait le Meiriol d'Or (ou une autre dénomination ?) ?

Il ne faudrait pas que des profs ! Des membres de la société si vile ?

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Bonne nouvelle ! Lance Armstrong s'est pété la clavicule en prenant un gadin. Souhaitons-lui une bonne maladie nosocomiale par dessus et il ne sera pas en état de participer au Tour de France. Ça fera un dopé de moins !

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

Qui voudrait participer au jury qui décernerait le Meiriol d'Or (ou une autre dénomination ?) ?

Il ne faudrait pas que des profs ! Des membres de la société si vile ?

Ecrit par : dugong | 23 mars 2009

Moi, je veux bien participer ! Mais comme je suis tout sauf vile, ai-je le droit de voter ?

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

Peut être serait-il opportun de décerner chaque année le titre de Chevalier dans l'Ordre de la Grande Croix Vitafor au pédagol qui aura sorti la connerie la plus infâme.

Je propose Connac comme premier impé(né)trant au titre de 2008-2009.

Je sais, ce sera contesté. Il y en a tant à récompenser.

Je veux être dans le jury.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2009

"Il faut être économe de notre mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."

(François-René de Chateaubriand)

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Dugong, vous pouvez vous inspirer de la Société de Pataphysique fondée par Alfrd Jarry si mes souvenirs sont bons et fréquentée par Boris Vian. Les membres étaient décorés par des gidouilles de différentes tailles et ressemblant à des boutons.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 mars 2009

J'ai aussi demandé à mes enfants de recruter quelques copains branleurs pour aller faire la claque à la conférence de Meirieu à Nyons. Ce serait rigolo, Catmano, d'y envoyer les élèves du LEP de Valréas, non ? Et les gamins des Antignans et du Sévigné ? Il nous montrerait comment il gère un public de ZEP ? Comment il gère les nouveaux publics ? Quelques youyous et un méchant bruit de fond ? Si ça se trouve, il exige qu'on les vire de la salle ?

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

"Il faut être économe de notre mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."

(François-René de Chateaubriand)

Ecrit par : Robin | 23 mars 2009
Je crois bien que c'est du Cardinal de Retz ...

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

Nous autres profs avons besoin d'appartenir à d'autres jurys que d'examens ou concours. Mais il est clair que la présence de vétérinaire(s) dans le jury en renforcerait la crédibilité.

Et puis, la délibération du Meiriol d'or servirait de prétexte à des agapes de qualité.

Et on risque de bien rigoler au vu de la qualité top niveau des productions françaises en matière de délires pédagols.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

organisée par "Reconstruire l'Ecole" le samedi 4 septembre, 15 heures, au lycée Henri IV.
Ravie de retrouver tout le monde.

Ecrit par : Françoise Guichard | 23 mars 2009
Courageux mais pas téméraires ! Vous n'avez pas un lieu plus chaud que Henri IV genre un quelconque collège Pablo Picasso du 9-3 ou du 9-4 ?

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

"Enseignant depuis 2005, je laisse tranquille les enfants de maternelle. Je n'ai rien à leur apprendre."


S'il pouvait aussi l"aisser tranquille" les autres.

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Nous autres profs avons besoin d'appartenir à d'autres jurys que d'examens ou concours. Mais il est clair que la présence de vétérinaire(s) dans le jury en renforcerait la crédibilité.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2009

En plus, je suis la seule à avoir droit de détenir pour en user d'euthanasiques indolores et expéditifs. Je n'ai pas voulu l'habilitation "chiens dangereux" mais, si ça peut servir efficacement, je veux bien passer sous les fourches caudines.

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

Ecrit par : Robin | 23 mars 2009
Je crois bien que c'est du Cardinal de Retz ...

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2009

- C'est de Chateaubriand !
- Nan ! C'est du cardinal de Retz !
- Non j'te dis ! Chateaubriand
- Retz !T'va voir ta gueule à la récré ! ;O))

Tant qu'on ne se bat que pour la paternité d'une citation...

...C'est de Chateaubriand, j'te dis, le mec qu'a écrit ses Mémoires dans sa tombe ! ;0))

(J'ai vérifié sur Glouglou. On trouve tout sur Glouglou !)

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

En cherchant un lien sur la petite croix Vitafor, j'ai trouvé ça:
http://glorieusesannees.hautetfort.com/tag/%2230%20glorieuses%22
Ça a l'air sympa, j'y retourne. A tout'

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

"J'ai aussi demandé à mes enfants de recruter quelques copains branleurs pour aller faire la claque à la conférence de Meirieu à Nyons"

C'est une très bonne idée.

Proposer une sortie pédagogique officielle pour écouter le grand facarien. La hiérarchie signerait même avec ses pieds.
Bien sûr, il faut la jouer dégueu en chargeant quelques cageots de tomates, officiellement destinées à la restauration des élèves *.

Comme je le disais hier (j'insiste) : "Il faut savoir jouer aux hypocrites de podium pour javelliser le Moloch".

* d'ailleurs ce n'est pas une simple restauration du statut d'élèves mais une véritable révolution.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

J'ai aussi demandé à mes enfants de recruter quelques copains branleurs pour aller faire la claque à la conférence de Meirieu à Nyons. Ce serait rigolo, Catmano, d'y envoyer les élèves du LEP de Valréas, non ? Et les gamins des Antignans et du Sévigné ? Il nous montrerait comment il gère un public de ZEP ? Comment il gère les nouveaux publics ? Quelques youyous et un méchant bruit de fond ? Si ça se trouve, il exige qu'on les vire de la salle ?

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2009

Eh eh eh ! C'est tentant, il est vrai...

Écrit par : catmano | 23 mars 2009

Le lancer de tomates peut aisément être justifié auprès des autorités par des arguments pédagogiques :

-mouvement d'un solide(?) dansun champ gravitationnel quasi uniforme

- étude d'un texte montrant comment la recherche se saisit du problème du jet de tomates
http://www.sciences.u-psud.fr/fr/la_faculte/jardin/cantatrix_sopranica_l.html

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

le samedi 4 septembre, 15 heures, au lycée Henri IV.
Ravie de retrouver tout le monde.

Ecrit par : Françoise Guichard | 23 mars 2009

Je croyais que c'est le 4 avril, à 14 h 30 ???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2009

Sur "La Journée de la jupe", un lien intéressant :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53430

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 mars 2009

Et à ceux qui nous accuseraient de manipuler les élèves on pourrait opposer de façon cinglante la nécessité de les laisser manipuler eux-mêmes conformément aux injonctions constructivistes.

Exemplaires, vous dis-je.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

le samedi 4 septembre, 15 heures, au lycée Henri IV.
Ravie de retrouver tout le monde.

Ecrit par : Françoise Guichard | 23 mars 2009

Je croyais que c'est le 4 avril, à 14 h 30 ???

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2009

Mais bien sûr, c'est le 4 avril... je vous jure, je n'ai bu que du thé !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 23 mars 2009

Lancer de tomates virtuel, ces jours derniers sur EDP

"Et pour ceux que cela intéresse une méthode : De l'écoute des sons à la lecture, écrite par un instituteur spécialisé, qui, srictement alphabétique, sans aucune concession aux approches idéovisuelles, multipliant les entrées sensorielles (auditives, visuelles, gestuelles), s'appuie sur le développement de la conscience phonologique et syntaxique et sur l'enseignement simultané de l'écriture et de la lecture. Des extraits ici"


Réponse de quelqu'un de pas convaincu du tout... mais pas du tout...
"Sauf le respect que je dois à chacun ici, le SLECC et toutes ses variantes, c'est de la merde."


Un autre intervenant répond en maîtrisant un bouillonnement de colère:
"Je ne crois pas que le SLECC ait des "variantes", comme tu dis.
Quant à ton opinion, je suppose qu'elle est fondée sur de multiples échanges avec ceux et celles qui se réclament des travaux de cette association, échanges et débats au cours desquels tu as mûrement réfléchi et pesé le pour et le contre avant d'affirmer à brûle-pourpoint une opinion aussi tranchée."


La personne pas vaincue du tout renchérit:
"Je parlais de variantes, car jusqu'à présent les disciples de cette idéologie (car il s'agit bien plus d'idéologie que de pédagogie), ne sévissaient qu'en élémentaire. Mais les voilà maintenant sur le terrain de la maternelle...
........
Continue à faire ton boulot comme tu l'entends, cela ne m'empêchera pas de faire le mien comme je l'entends et avec autant de résultats.
Mais compte sur moi pour dénoncer systématiquement tous ces courants ultra-réactionnaires (GRIP, SLECC, lire-écrire.org, j'en passe et j'en oublie).
.........
Cependant, tu m'excuseras, mais voici un petit exemple de ce que j'ai du mal à accepter :
On est ici entre enseignants, pas en tant que porte-parole de tel ou tel courant pédagogique ou idéologique.
On s'entraide, on se donne des conseils, on fait part des ouvrages et des outils que l'on a lu, que l'on utilise en classe. J'ai une certaine conception de mon boulot, de la pédagogie, comme tout le monde. Mais jamais je ne m'autoriserais à recommander un outil que je n'aurais pas testé personnellement.
C'est pour moi le comble du prosélytisme et tout le contraire de ce qu'on est en droit d'attendre sur un forum d'entraide."

Écrit par : c.cuit | 23 mars 2009

sur 20minutes.fr, le ravi de la crèche présente sa super-idée :

lyceepourtous.fr

http://www.20minutes.fr/article/313455/France-Richard-Descoings-Que-tous-ceux-concernes-par-le-lycee-s-expriment.php

Écrit par : sanjuro | 23 mars 2009

Et y'en a qui s'étonnent d'avoir un lumbago ! C'est pas gagné, ma cocotte, loin de là !

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

sur 20minutes.fr, le ravi de la crèche présente sa super-idée :

lyceepourtous.fr


Ecrit par : sanjuro | 23 mars 2009
Quelle petite ordure ! Pas envie de lui dire quoi que ce soit !
C'est d'un crade ! A gerber, direct !
Commencez par réformer le primaire et le collège sans sucrer d'heures, ça ira peut-être un peu moins mal, bande de menteurs !

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

La mise en oeuvre de la personne à qui je faisais référence n'avait simplement rien à voir, de près ou de loin, avec les chiffres ou avec les lettres. Mais avec le dessin, la musique, et le théâtre.(Christophe)
Mise au point nécessaire

J'ai cru comprendre que tes écrits n'étaient pas le reflet exact de ta pensée. Mais, Christophe ! Que connais-tu de ma pratique professionnelle ? Contrairement à ce que laisse supposer ton message, j'ai été formé dans le centre le plus « orienté psy de France » (Guillarmé, Auteuil). Avec l'expérience, j'ai trié les éléments de cette formation pour essayer de n’en garder que le meilleur. Crois-tu que le fait d’être militant au GRIP m’ait incité à faire ingurgiter les tables de multiplication à des élèves dyscalculiques, des pages de lecture à des gamins dyslexiques ou pire, à proposer, à un élève traumatisé par le décès de sa petite soeur, d’apprendre par coeur « Le petit cheval blanc » de Brassens. Remettre sur les rails un gamin en difficulté demande beaucoup de temps, de tact et d'expérience. La musique, le dessin et les médiations corporelles ont TOUJOURS fait partie de mes "stratégies" professionnelles (surtout avec les plus jeunes) mais je n’ai jamais oublié que, si en séance, je m’adressais à l’Enfant, c’est à terme, l’Elève que je devais remettre sur pieds. En jouant aux apprentis sorciers, beaucoup de mes collègues (dont certains réellement dangereux) ont souvent oublié ce « détail ». Même si dans le secret de la relation duelle la rééducation emprunte des techniques à la psychothérapie, l’école n’est pas un lieu de soins mais un lieu d’apprentissage. Si je mets toujours l’accent sur les contenus à enseigner, c’est parce que j’appartiens à une association qui milite dans ce sens. Cette appartenance ne doit, en aucune façon, être à l’origine d’idées réductrices ou de préjugés sur les pratiques bien spécifiques d’une carrière toute au service des élèves en difficulté.

Thierry

Écrit par : thierry venot | 23 mars 2009

Je reviens d'une visite sur le site : c'est une nébuleuse avec plein d'entrées bien vagues, dans lesquelles on peut laisser des messages vidéo.

Idéal pour pouvoir affirmer tranquillement ensuite : « Dans mon tour de France et sur mon site, j'ai entendu plus d'une fois des lycéens dire : [placer ici l'idée que vous voulez voir légitimer ] »

Encore un qui croit que la démocratie, c'est « cause toujours ! »

Écrit par : sanjuro | 23 mars 2009

"Donc, c'est bien ce que je vous dis. La mise en œuvre en question est réalisée par une personne intelligente, originale et qui sait où elle va, selon ses propres choix très complexes. Ce n'est pas translatable alors que le méthode de Thierry Venot peut être utilisée sans trop de dangers et sans difficulté par n'importe qui ponctuellement soutenue par des conseils judicieux.
Ça ne retire rien à la créativité de Thierry Venot ou de Catmano ou de Pascal Dupré mais ils proposent des approches qui sont sans danger pour quelqu'un de basique alors que votre amie propose une approche hypernocive entre les mains d'un médiocre endoctrinné vu qu'il n'aboutira à rien."

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2009

Mouais... Je continue à penser que c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche.
Et, en plus, il existe encore, (pour combien de temps?) des formations pour les maîtres spécialisés.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

"Mouais... Je continue à penser que c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche."

Il y a quelques années, j'avais un stagiaire qui sans être une lumière faisait plutôt honnêtement son boulot.
Par je ne sais quel sortilège d'IUFM, un IGEN était venu l'inspecter in extremis.
Ce dernier a tenu à me voir et m'a demandé, matois : "que pensez vous de sa façon de faire cours ?"
J'avais répondu ce que je ne pensais pas : quelque chose du genre "peu importe comment on procède pourvu qu'on y adhère". Il avait opiné gravement en répétant "c'est bien vrai, c'est bien vrai".

Mon stagiaire a été validé mais depuis, je n'ai plus jamais demandé de stagiaire.

Écrit par : dugong | 23 mars 2009

Allez pour rigoler un peu je vous laisse en compagnie d'Anne Roumanoff, histoire de détendre l'atmosphère :

http://www.youtube.com/watch?v=xjeztK6gj88&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Eculturart%2Eorg%2F&feature=player_embedded

et un autre sur le chômage :

http://www.videos.lalibre.be/video/iLyROoaftlTM.html

L'entretien d'embauche :
http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftlBj.html

Le cocktail mondain :
http://www.dailymotion.com/video/xpabw_anne-roumanoff-cocktail-mondain_family

Bons sketchs !

Écrit par : Sandra WAGNER | 23 mars 2009

"Reste une autre question : qui le remplacerait ? ... Morano ? Allègre ? Sarkozy osera-t-il ?"

Lu dans Marianne.

Moi, je verrais bien le retour d'Allègre. Ca aurait au moins le mérite de bien mettre en évidence la collaboration étroite entre libéraux et pédagos qu'on a si souvent dénoncée ici. Finalement, Allègre, c'est une très bonne idée. (avec Jospin comme secrétaire d'état aux Projets Innnnnovants)
En plus, ce serait peut-être pour la gauche l'occasion de chiper à la droite le combat pour l'Instruction du peuple, qu'elle lui abandonnée, comme elle lui a abandonné l'idée de patrie, la lutte contre l'insécurité, et la notion même de volonté politique.
Oui, je sais, je rêve, là...

Écrit par : Chevreuil | 23 mars 2009

Mouais... Je continue à penser que c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche.
Et, en plus, il existe encore, (pour combien de temps?) des formations pour les maîtres spécialisés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Il est certain que face à un enfant en grave déficit, c'est son talent qui joue, plus que la méthode utilisée. Mais ce qui m'importe dans mon propos, ce n'est pas les cas douloureux mais la grande majorité, ni pire ni meilleure qu'il y a cent ans ou cinquante ans.
Quant à convenir que l'enseignement spécialisé doit être réservé à des maîtres spécialisés, concentrés, motivés, c'est bien la première de mes revendications. C'est délétère pour tous de les incorporer dans les classes "normales".

Écrit par : dobolino | 23 mars 2009

Nous sommes donc absolument d'accord! C'est précisément des enfants en grave déficit dont je parle depuis le début.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

http://alloclips.com/video/Clarika/Bien_M%C3%83%C2%A9rit%C3%83%C2%A9

Écrit par : la musique adoucit les moeurs | 23 mars 2009

"Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages"

J'ai beau savoir de quoi sont capables certains pédagogistes, je reste pantoise devant tant de c......e. Si je comprends bien, quand je désespérais de mes premières et de leur déconcentration chronique, j'aurais dû me réjouir qu'ils fussent dans une situation d'apprentissage optimale !

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2009

"Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages"

J'ai beau savoir de quoi sont capables certains pédagogistes, je reste pantoise devant tant de c......e. Si je comprends bien, quand je désespérais de mes premières et de leur déconcentration chronique, j'aurais dû me réjouir qu'ils fussent dans une situation d'apprentissage optimale !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2009

Faites comme moi, Sylvie.
Demain, lorsque je verrai mes CE1 partir dans tous les sens, jouer avec leurs crayons, se tromper de page sans se rendre compte que ce que lit le copain n'est pas écrit dans leur livre, oublier d'écrire pendant la dictée (si, si, il y en a une qui oublie régulèrement), tomber de leur chaise, je me répéterai dix fois à voix haute : "Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages", "Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages", "Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages", "Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages"...

Écrit par : catmano | 23 mars 2009

"Pour la voie générale, le lycée actuel n’est pas très différent de celui des années 1970. J’ai 50 ans, et quand j’étais lycéen, nous étions trente-cinq par classe, avec des cours qui se succédaient d’heure en heure. Au fond, rien n’a vraiment changé. Pourtant, les lycéens, eux, ont beaucoup changé, leurs centres d’intérêt se sont élargis sous l’effet des nouvelles technologies" Descoings dixit

C'est vrai, il y a encore des êtres préhistoriques, venus directement de l'Ancien régime, qui font encore des cours en français et qui ne font pas des montages vidéo-sono-démago participatifs qui impliquent les apprenants dans un projet alternatif visant à faire partager l'universalité du vivre-ensemble et du faire-société avec les autres....

J'arrête.

Les nouvelles technologies... mais enfin le cher Môsieur, il date. Cela fait depuis les années 70 au moins que les technocrates nous bassinent avec ça. Quelle indigence.

Écrit par : Sénéchal | 23 mars 2009

"apprentis sons" et "raconte-moi les sons", il doit y avoir une faute de frappe.

Écrit par : Jeremy | 23 mars 2009

Entre les "informations de prévention effectuées par une juriste du centre d'information sur le Droit des Femmes et des familles", "collège au cinéma", la projection d'un "long métrage concernant le thème de la malnutrition", et la "visite des lycées du bassin", actions prévues fin mars et début avril, une jeune collègue qui ne connaît pas encore très bien le système s'inquiète pour sa progression.

Mais enfin, chère collègue, vous ne connaissez pas le corolaire du principe de Connac : "Plus on supprime d'heures de cours et plus les apprenants apprennent."

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

"apprentis sons" et "raconte-moi les sons", il doit y avoir une faute de frappe.

Ecrit par : Jeremy | 23 mars 2009

La dyslexie a franchi le mur du çon.

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

"Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages"

Comme chantait Maurice Chevalier en juin 40 : "Dans la vie, faut pas s'en faire !

...Moi, je n'm'en fais pas."

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Ah, si vous aimez Connac...

Il fait carrément philosopher les tout petits, lui.

http://pratiquesphilo.free.fr/contribu/contrib13.htm

Écrit par : Jeremy | 23 mars 2009

@ Jérémy

Merci pour le lien qui m'a permis d'améliorer ma maîtrise de la langue philosophique :

"Le philosophe est une sorte d'exemple vivant qu'on ne peut pas copier mais simplement s'inspirer."

Ou, plus simplement, comme on dit à Toulouse :

"Le philosophe est une sorte d'exemple vivant, con."

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

Mouais... Je continue à penser que c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche.
Et, en plus, il existe encore, (pour combien de temps?) des formations pour les maîtres spécialisés.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Christophe,
Ou vous jouez à faire l'âne, ou vous ne êtes vraiment un.
Le talent de Thierry Venot, vous n'en savez rien, puisque vous ne l'avez jamais vu à l'oeuvre. De même, j'attendrai de vous voir à l'oeuvre sur un an devant une classe lambda pour émettre le moindre jugement vous concernant.
Rassurez-vous, mon scepticisme ne concerne pas que vous. Je lis ici où là, en matière d'enseignement des lettres par exemple, des tas de textes qui critiquent les programmes Viala, j'en vois peu, très peu, qui, sortant des principes généraux, proposent un explication honnête de La cigale et la fourmi, par exemple. Ou de la première page de L'étranger. Ou des cinquante premières pages du Père Goriot.
Vous savez, quand j'ai à embaucher un bûcheron chez moi, c'est assez simple : il a devant lui un chêne de 25 mètres de hauteur et d'un mètre de diamètre à la base. Ou il le met par terre convenablement ou il fait un joli merdier, et dans ce cas il va voir ailleurs.
Thierry Venot est un bon bûcheron.

Écrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

Connac, il emmène les enfants en tongues au sommet du Mont blanc.Trop fort !

Écrit par : Robin | 23 mars 2009

http://www.ripostelaique.com/

Écrit par : La jupe | 24 mars 2009

@La jupe, vous citez Riposte laïque :

"dès la première minute et jusqu’à la dernière, on est tenu en haleine par un scénario d’une rare densité, et par une approche à la fois humaine et technologique de cette situation de crise."

Dites-donc, ils étaient parmi les élèves, les gens qui ont rédigé cela ?

Écrit par : Guy Morel | 24 mars 2009

Je ne comprends pas très bien pourquoi l'auteur de l'article sur le film "La Journée de la jupe" reproche au personnage incarné par Isabelle Adjani d'étudier "Le Bourgeois gentilhomme".

Ca fiche toute son argumentation, par ailleurs intéressante, par terre. D'autre part, il n'y a pas que la question du machisme et des "collèges de banlieue". Les phénomènes y sont simplement plus visibles et plus exacerbés.

Dans mon collège de rattachement le simple fait de prononcer le mot "Racine" fait rire et quand on leur demande pourquoi, ils ne savent pas répondre. Ils ne savent d'ailleurs pas qui est Racine et pensent que Corneille est un chanteur.

J'ai déclenché un mouvement de panique et de violente protestation l'autre jour en leur disant que j'allais leur faire un cours (en fait dicter un petit résumé) sur l'Histoire du théâtre.

La clé du problème, ce sont deux "bons" (là je me fusille pour la "hors classe") élèves de 5ème qui me l'ont donnée ce matin à la fin du cours : "Monsieur, NOUS, ça nous plairait de faire des choses plus "difficiles" comme vous avez essayé de le faire ce matin."

Et surtout n'oubliez jamais, frères et soeurs que :

"Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

Que cette Parole, venue de France, pays de l'esprit, ensemence l'Europe et fasse le tour de la Terre ! Amen !*

Bonne nuit à tous !

(* Ah bon, c'est déjà fait ?)

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

La clé du problème, ce sont deux "bons" (là je me fusille pour la "hors classe") élèves de 5ème qui me l'ont donnée ce matin à la fin du cours : "Monsieur, NOUS, ça nous plairait de faire des choses plus "difficiles" comme vous avez essayé de le faire ce matin."

Réponse pédago 1 : Robin, vous ne savez pas gérer l'hétérogénéïté

Réponse pédago 2 : Le cours n'est pas fait pour les meilleurs

Réponse pédago 3 : Ces pauvres petits ont été traumatisés par une pratique frontale et un enseignement magistral depuis le primaire, qui ont inhibé leur sens critique ; ils se complaisent dans l'absence de réflexion personnelle. Un kaporal chargé de mission, spécialisé en Tice et en sorties pédagogiques, devrait vite remettre de l'ordre dans tout ça. Et si ça ne trisse pas : allez hop, réunions sur l'éducation ! Stages au PAF et en IUFM ! Erziehung ! Reprise en main ! Jawohl, et au pas de l'oie !

Écrit par : Jeremy | 24 mars 2009

Quelques spéculations sur le futur ministre. Je redoute bien sûr Allègre ou Lang. Personellement, Seguin ne me déplairaît pas
(ça n'engage que moi). Voici :


EXTRAIT DU JOURNAL MARIANNE EN LIGNE
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
Tchao Darcos et bien le bonjour au ministre mystère
Ce matin, sur Europe 1 comme dans La Tribune, le départ de Xavier Darcos de
la rue Grenelle a été clairement évoqué. Pour aller où? Pour être remplacé
par qui? Les paris sont ouverts.

Xavier Darcos est sur le point de quitter le ministère de l'Education. Il ne
fallait pas être d'une grande perspicacité pour sentir venir l'heure de son
départ de la rue de Grenelle. Sa façon de se tenir à bonne distance de la
réforme du lycée et de celle de l'université pour laisser monter seuls au
front Valérie Pécresse et Richard Descoings était déjà un signe. Et ce
matin, au micro d'Europe 1, c'est donc le très médiatique patron de Sciences
po qui a officialisé les choses, à sa manière. Quand en toute fin d'émission
Jean-Pierre Elkabbach lui a demandé qui portera la réforme du lycée puisque,
en septembre, Xavier Darcos pourrait bien être « ministre d'autre chose »,
Descoings n'a même pas tiqué : « Il faut un grand politique qui a un poids
électoral très fort parce que tout va se décider sur les arbitrages
budgétaires comme souvent. » Non content de confirmer le départ imminent de
Darcos, le patron de la petite entreprise Sciences po en a profité pour
faire taire les rumeurs sur ses propres velléités.

Cependant, dans l'interview qu'il a accordée à La tribune, publiée ce matin,
ledit Darcos se montre beaucoup moins direct. Le message n'en est pourtant
pas moins clair : « Si le Président de la République veut que je poursuive
ma tâche au ministère de l'Education nationale, je le ferai avec
enthousiasme. Dans le cas contraire, je laisserai à mon successeur une
réforme déjà très avancée. » Quitter la rue de Grenelle mais pour aller où ?
Xavier Darcos se verrait bien poser ses valises place Vendôme et succéder
ainsi à Rachida Dati appelée à quitter son poste pour cause d'élections
européennes. D'après L'Express, l'Elysée serait plutôt pour.

Reste une autre question : qui le remplacerait ? Pressenti pendant un
moment, Richard Descoings a, on l'a vu, décliné l'offre ce matin. C'est
peut-être donc du côté des « poids lourds » de la droite, dont Le Figaro
croit voir venir le retour au gouvernement, qu'il faut regarder. Jean-Pierre
Raffarin, en fin spécialiste du rugby, ne se verrait pas replonger dans la
mêlée. Philippe Séguin, lui, ne serait pas contre l'idée de redevenir
ministre. Il a d'ailleurs rencontré Nicolas Sarkozy récemment. Mais à l'Education
nationale, ça paraît improbable. Quant à Alain Juppé, son retour aux
affaires est quasiment acquis, mais il devrait se faire à la Défense. Morano
? Allègre ? Sarkozy osera-t-il ?

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Mouais... Je continue à penser que c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche.
Et, en plus, il existe encore, (pour combien de temps?) des formations pour les maîtres spécialisés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Nous retrouvons ici l'un des préceptes de base du pédagogisme (que cela soit conscient ou non de la part de Christophe) : Affirmer ici que " c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche", c'est induire que la pédagogie est un en-soi supérieur aux disciplines (voir qui s'y substitue) et in fine que la pédagogie ne découle pas de la discipline elle même mais qu'au contraire la matière enseignée est de peu d'importance au regard de la méthode.

C'est confondre le contenu avec le contenant, l'objet avec l'emballage, le moyen avec les fins.

Le pédagogisme est dans le meilleur des cas un art d'illusioniste.

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Et, en plus, il existe encore, (pour combien de temps?) des formations pour les maîtres spécialisés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2009

Et si avant d'appeler une ambulance on essayait d'éviter qu'il y ait sytématiquement des blessés ?

Le pédagogisme est une activité de pompier pyromane. C'est pour cela qu'ensuite, il faut "des moyens".

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Bien formulé, Manu !
JPB

Écrit par : brighelli | 24 mars 2009

la Société de Pataphysique fondée par Alfrd Jarry si mes souvenirs sont bons
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 mars 2009

Le Collège de pataphysique a été fondé en 48.

Écrit par : Tailleboudin | 24 mars 2009

Sénéchal a écrit : "Les nouvelles technologies... mais enfin le cher Môsieur, il date. Cela fait depuis les années 70 au moins que les technocrates nous bassinent avec ça. Quelle indigence."

Que dire alors de nos chefs d'établissement, qui devant un parterre d'une centaine de profs, débitent la bonne parole molochoïde en lisant puis commentant une circulaire d'une voix morne. Sans jamais utiliser bien sûr le coûteux videoprojecteur de grande puissance *, ni surtout l'envoi en ligne ce qui abolirait évidemment la nécessaire "réunion".

La salle est pleine et ils ne pensent qu'à remplir le temps et l'espace avec du bruit blanc.

Chiants comme la mort, froids comme l'ESEN.

Je ne me plains pas car je n'ai pas encore eu de chef d'établissement manipulant hystériquement des présentations powerpoint comme des "forces de vente" du BTS local. Ce sont les pires, je crois.

* il faut être juste quand même : la plupart connaissent le micro. Souvenirs de manips ? Pardon, de manifs.

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

"parce que tout va se décider sur les arbitrages budgétaires comme souvent."
Descoings a dit l'essentiel, non ?

Écrit par : catmano | 24 mars 2009

"Nous retrouvons ici l'un des préceptes de base du pédagogisme (que cela soit conscient ou non de la part de Christophe) : Affirmer ici que " c'est surtout le talent de Thierry qui fait que sa méthode marche", c'est induire que la pédagogie est un en-soi supérieur aux disciplines (voir qui s'y substitue) et in fine que la pédagogie ne découle pas de la discipline elle même mais qu'au contraire la matière enseignée est de peu d'importance au regard de la méthode.

C'est confondre le contenu avec le contenant, l'objet avec l'emballage, le moyen avec les fins.

Le pédagogisme est dans le meilleur des cas un art d'illusioniste."

Ecrit par : Manu | 24 mars 2009

Vous avez tout faux! Le talent, pour moi, implique la connaissance de la discipline qu'on a à enseigner, et ce bien en amont de la manière de les enseigner. Je dis simplement qu'il y a des bons enseignants, et de moins bons. Rien de plus. Marre de ces procès d'intention! IL N'Y A PAS DE PEDAGOGIE POSSIBLE SANS LA MAITRISE DE LA OU DES DISCIPLINES... Est-ce clair, maintenant...
Barnaby, sur France-Inter, à 8h20.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

"Christophe,
Ou vous jouez à faire l'âne, ou vous ne êtes vraiment un.
Le talent de Thierry Venot, vous n'en savez rien, puisque vous ne l'avez jamais vu à l'oeuvre. De même, j'attendrai de vous voir à l'oeuvre sur un an devant une classe lambda pour émettre le moindre jugement vous concernant.
Rassurez-vous, mon scepticisme ne concerne pas que vous. Je lis ici où là, en matière d'enseignement des lettres par exemple, des tas de textes qui critiquent les programmes Viala, j'en vois peu, très peu, qui, sortant des principes généraux, proposent un explication honnête de La cigale et la fourmi, par exemple. Ou de la première page de L'étranger. Ou des cinquante premières pages du Père Goriot.
Vous savez, quand j'ai à embaucher un bûcheron chez moi, c'est assez simple : il a devant lui un chêne de 25 mètres de hauteur et d'un mètre de diamètre à la base. Ou il le met par terre convenablement ou il fait un joli merdier, et dans ce cas il va voir ailleurs.
Thierry Venot est un bon bûcheron."

Ecrit par : Guy Morel | 23 mars 2009

"Vous ne êtes vraiment un..."... Lapsus? Ou traduction "google" de l'anglais? ;-)
J'espère bien que vous ne me "jugeriez" qu'après un an devant une classe lambda! Et je souhaite que ce soit le cas de tout le monde vis à vis de tout le monde ici, ce qui ne semble pas toujours avoir été implicitement le cas.
Par ailleurs, il me semble avoir dit: "je pense", et pas "je sais". Mais, finalement, sur la dernière phrase que vous écrivez, vous semblez être d'accord avec moi! Il y a surtout de bons enseignants, et plusieurs méthodes possibles!
Même si je pense que l'idéovisuelle est une catastrophe. Mais beaucoup moins préconisée qu'on a essayé de le dire. Sans vouloir relancer le débat sur les étiquettes.... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Le jus pédagol du jour titre sur la "discrimination négative" :

"Sans statistiques, la thèse de la discrimination négative qui sévit à l’encontre de ces populations ne peut être étayée". Spécialiste de l'éducation comparée, Nathalie Mons * montre l'intérêt de maintenir et développer des appareils statistiques prenant en compte la dimension ethnique."

Tiens ! Comme c'est curieux cette focalisation conjonctive des médias sur Sabeg et les pédagols !

Pour ceux qui ne sauraient pas encore ce que signifie "alliance objective"…

* déjà connue pour ses analyses apologétiques de PISA

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Réponse pédago 1 : Robin, vous ne savez pas gérer l'hétérogénéïté.

L'institutrice de primaire de ceux qui sont venus me voir à la fin du cours non plus, apparemment.

Ceci dit, vous n'êtes pas sans savoir que le pédagogisme (et le Moloch dans son ensemble) est essentiellement une entreprise de recyclage de concepts incessamment démentis par le réel : "puisque ces mystères nous dépassent, feignons de les organiser disait l'auteur de la "Machine infernale".

L'expression "gérer l'hétérogénéité" n'est plus à la mode.
La dissolution des "bons élèves" dans le plus petit commun dénominateur est définitivement acquise, comme l'élimination des koulaks.

...Et par pitié, n'allez pas crier sur tous les toits qu'il en reste encore !

C'est la seule raison d'être qui me reste. Je fais un élevage clandestin.

Heil Moloch ! Zich Heil !

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

C'est marrant, Robin, c'est une de mes citations préférées, en ce moment, et j'en abuse, même!
Cette phrase* est géniale, (et très spinozienne!!!! Peut-être géniale parce que spinozienne, d'ailleurs! ;-)

*Celle de Cocteau, évidemment. Merci, Robin!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Mais n'est-ce pas plutôt: "feignons d'en être les organisateurs"? Ou alors, c'est moi qui la déforme... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

"Sans statistiques, la thèse de la discrimination négative qui sévit à l’encontre de ces populations ne peut être étayée".
Ecrit par : dugong | 24 mars 2009

http://193.252.228.130/personnes1.asp?T=R&P=2

(cliquer sur pages suivantes)

Écrit par : ah ! | 24 mars 2009

Oui, c'est ça, et c'est dans: "les mariés de la tour Eiffel". Je viens de vérifier.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

à Robin : c'est une des antiennes des autorités du Moloch, ce discours du genre "occupez vous en priorité des élèves en difficulté, ceux qui réussissent s'en sortirons toujours".

C'est l'injonction de se comporter comme des hospitaliers sans réelle hospitalité.

L'école n'est pas une officine à soins palliatifs.

Robin, continuez à faire votre élevage clandestin ! En ces temps de criese et d'obscurantisme pédagol, nous en avons encore quelques rangées dans nos jardins secrets ...

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

de crise...

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Du sieur Connac, à propos de la "communauté de recherche" formée par les enfants confrontés à une question philosophique : "le but pour eux n'étant pas de chercher la bonne réponse mais plutôt la solidarité du groupe dans un échange dialogique" (je cite de mémoire, mais c'est à peu près ça).

Sans commentaire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 mars 2009

Waterleau, crap-tambour pédagol, nous décrit sa réforme des lycées version 2.0 dans les cahiers pédagols *.

On sent une certaine gêne dans les tournures à la rubrique "individualiser" :

"Encore un mot piège. Certains entendent immédiatement derrière cela l’idée d’un abandon du groupe classe et même un libéralisme sous-jacent qui oublierait la dimension collective des difficultés. Si on dépasse les réflexes et qu’on en revient au stade de la réflexion, il faut simplement rappeler que les élèves sont divers et que leurs difficultés le sont tout autant. Un lycée qui lutte contre l’échec scolaire et cherche à faire réussir tous les élèves doit forcément se poser la question d’une pédagogie différenciée. Cela ne veut pas dire qu’il faut détruire le groupe classe. Il faut au contraire conserver au collectif sa fonction d’entraide et de socialisation. Mais on peut en même temps mieux répondre aux besoins de chacun pour l’aider à progresser."

Pour ceux qui n'auraient pas de décodeur pédagol modèle 2.0, je vous fais une version courte :

Que faire d'un "bon élève" quand il en reste ? Réponse : A aider ses camarades en difficulté. Exhalter les difficultés, collectiviser l'échec et mettre en synergie les "réussisseurs" rescapés pour les mettre au service des échoués.

Crapulerie tambour battant.

* ceux à spirale négative

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

"SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS DE L’UNIVERSITÉ 25, rue Descartes 75005 PARIS Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17
LE PRÉSIDENT Jean-Michel LÉOST

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 24 MARS 2009
Recrutement et formation des professeurs : pour un débat constructif
M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante : La Société des agrégés de l’Université a pris connaissance des précisions apportées, le 20 mars 2009, par le Ministre de l’Éducation nationale sur la réforme du recrutement et la formation des enseignants. Elle se réjouit que le Ministre confirme que « le principe du recrutement par concours nationaux est […] un principe intangible » et que « les candidats à la fonction de professeurs ou de CPE continueront à être recrutés à travers les concours actuellement existants ». Elle prend acte que « les concours seront maintenus dans leur état actuel pour la session 2010 », ce qui était déjà acquis pour l’agrégation. En annonçant l’ouverture d’une discussion « sur les places respectives de l’admissibilité et de l’admission aux concours pendant l’année de M2, afin de permettre de concilier au mieux la préparation des concours avec une formation disciplinaire adossée à la recherche et une formation professionnelle s’articulant autour de stages », le Ministre met en débat les questions essentielles sur lesquelles la Société des agrégés de l’Université avait attiré son attention. La Société des agrégés de l’Université estime que le master, en particulier pour l’agrégation, doit être un master disciplinaire et de recherche et que la durée de la préparation disciplinaire aux concours doit être d’une année. La maîtrise de la discipline étant le fondement de la compétence pédagogique, la formation universitaire des professeurs doit être avant tout disciplinaire et les concours ne doivent pas comporter d’épreuves professionnelles susceptibles de constituer un filtre idéologique. Enfin, la formation pratique des professeurs, qui doit se situer après le concours, doit être entièrement repensée : elle doit comporter une année de stage, avec un service allégé, sous la conduite de professeurs qui feraient profiter les stagiaires de leur expérience et de leurs conseils, et favoriser l’exercice d’une liberté pédagogique responsable à l’encontre d’un sectarisme trop souvent répandu et imposé. La Société des agrégés de l’Université prendra une part active à ce débat, sans polémique ni procès d’intention, avec la volonté d’informer, d’éclairer et de convaincre."

Pas mal, non?

Écrit par : Jean | 24 mars 2009

Le même Waterleau à la rubrique "pédagogie" :

"Dans les projets de réforme, jusque là, on a surtout entendu les principaux responsables parler “structures” (plomberie) avant de se préoccuper de pédagogie c’est à dire de contenus et de pratiques (ce que l’on met dans les tuyaux...)."

On croit rêver un moment quand un des pires sbires meirioliques déplore qu'on ne parle pas assez de "contenus".

Toutes ces métaphores aqueuses et plombières seraient-elles le fait d'un sous-marin du GRIP infiltré au crap ?

Nenni ! Toute le suite montre que le mot "contenu" lui a échappé. A moins qu'il en ignore le sens.

L'histoire tranchera.

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4346

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Quelques réflexions en vrac inspirées par les commentaires récents et par ce qui se mijote dans la marmite du Moloch :

1) J'ai acheté le petit opus de Baudelot et Establet intitulé "L'élitisme républicain".
Dès le départ, c'est ce fameux élitisme républicain qui est dénoncé comme cause essentielle de l'échec de notre système éducatif, échec strictement mesuré au résultats des enquêtes "PISA", enquêtes dont il est affirmé d'emblée qu'elles sont irréprochables.
M'est avis qu'une fois désigné le coupable, il ne reste plus à nos deux sociologues qu'à utiliser de façon téléologique les données statistiques pour étayer leur affirmation de départ...

2) Sur les TICE : p. 147 du rapport de l'IGAEN : "[...] le dispositif de l'Espace numérique de travail (ENT) contribue à dynamiter le temps et l'espace scolaires traditionnels." et "[...] le considérable pouvoir structurant de l'ENT est, probablement, plus apte que les circulaires ministérielles à modifier en profondeur les rigidités du système éducatif : il induit le renouvellement des pratiques d'enseignement, le travail collaboratif, le suivi différencié des élèves. [...].
Nous voilà prévenus.

3) Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

Cette opinion fait partie des critères d'évaluation des inspectueurs : mon mari s'est fait rafaler parce que ses classes sont trop calmes et attentives. Beh oui ! Dans certains petits collèges ruraux, les élèves sont encore capables d'écouter en silence un enseignant, sans qu'il soit besoin de les terroriser. Mais manifestement, les inspectueurs préfèrent un "buzz" incessant et inepte.

4) L'oppression , c'est la liberté", "La Paix, c'est la Guerre", "L'ignorance, c'est le savoir"... Il me semble que ces paradoxes sont déjà pressentis par Dostoïevski dans "Les Possédés" et que cela s'appelle le "Chigalevisme".

Bonne journée à tous.

Écrit par : Spip | 24 mars 2009

Un élevage clandestin de bons élèves, c'est ce que j'ai fait durant des années. Je les soignais tout particulièrement, je préparais mes cours en pensant à eux (je peux l'avouer maintenant que je suis à la retraite, je n'ai plus de sanction à craindre pour élitisme), et ils en étaient conscients. Une fois, les deux meilleurs élèves de la classe sont venus me voir en fin d'année, pour me dire que je leur avais révélé un aspect du "français" qu'ils ne soupçonnaient pas auparavant, et pour m'en remercier; l'un d'eux a même ajouté que je passais sans doute plus de temps que mes collègues à préparer mes cours, mais que la différence était visible. Quelle horreur, n'est-ce pas ? Travailler en pensant tout spécialement aux meilleurs !! Eh bien, n'en dépllaise aux pédagogistes, je crois que le reste de la classe, qui n'était ni facile ni attentive, en a quand même profité aussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 mars 2009

Merci Tailleboudin pour la précision. Quand je ne sais pas ou quand je doute j'aime autant le dire. Je conserve par contre un souvenir précis d'un cours sur Boris Vian à la fac de lettres en 1970. Nous avions " L'automne à Pékin" au programme et l'assistant -ou maître-assistant -nous avait montré sa gidouille personnelle. L'année suivante, comme Proust était au programme il avait complété la bibliographie en sortant de sa poche un tout petit livre, d'environ 3cm sur 2 cm offert à l'époque par les stations Total.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 mars 2009

Les nuisances de l'IGAEN (suite *) : lorsque Spip nous reproduit le passage sur les TICE, elle met le doigt sur une probabilité majeure :

Bien plus que tous les édits (terri)toriaux des waterleaux de la Terre, ce sont les TICE qui emporteront tout.

En ce qui concerne les ENT, informatique collectivisante, redoutable cheval de Troie des destructeurs de l'école républicaine, un seul mot d'ordre :

"où est la poubelle ?"

* apparemment ma "nuit de l'IGAEN" n'a pas trouvé d'amateur.

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Elisabeth Lévy, très incorrecte dans Causeur :

http://www.causeur.fr/sidaction-piege-a-cons,2146

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Citation du message de Jean :

"SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS DE L’UNIVERSITÉ
LE PRÉSIDENT Jean-Michel LÉOST

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 24 MARS 2009
Recrutement et formation des professeurs : pour un débat constructif
M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante : La Société des agrégés de l’Université [...] se réjouit que le Ministre confirme que « le principe du recrutement par concours nationaux est […] un principe intangible » et que « les candidats à la fonction de professeurs ou de CPE continueront à être recrutés à travers les concours actuellement existants ». Elle prend acte que « les concours seront maintenus dans leur état actuel pour la session 2010 », ce qui était déjà acquis pour l’agrégation.

La maîtrise de la discipline étant le fondement de la compétence pédagogique, la formation universitaire des professeurs doit être avant tout disciplinaire et les concours ne doivent pas comporter d’épreuves professionnelles susceptibles de constituer un filtre idéologique.

Enfin, la formation pratique des professeurs [... ]doit comporter une année de stage, avec un service allégé, sous la conduite de professeurs qui feraient profiter les stagiaires de leur expérience et de leurs conseils, et favoriser l’exercice d’une liberté pédagogique responsable à l’encontre d’un sectarisme trop souvent répandu et imposé. "
(Fin de citation)

Pas mal, non?

Ecrit par : Jean | 24 mars 2009
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C'est excellent, Jean ! (Mais c'est ce que vous voulez dire.)
J'ai retenu les points marquants du communiqué de presse. Je ne le découvre qu'à 11 heures sur ma messagerie et je vois que vous m'avez précédé ici. Sinon, je l'y aurais mis.

Écrit par : Francis Penin | 24 mars 2009

Décor de la nuit de l'IGAEN :

Le 4 août au soir, dans un bureau du Moloch. Chaleur moite. Quelques IG complotent contre un des leurs ...

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Si vous avez envie d'écouter deux ennemis de classes, en ce moment sur France Culture.

Beaudelot et Thélot, duettistes sans duel.

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

"Le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages"

J'ai beau savoir de quoi sont capables certains pédagogistes, je reste pantoise devant tant de c......e. Si je comprends bien, quand je désespérais de mes premières et de leur déconcentration chronique, j'aurais dû me réjouir qu'ils fussent dans une situation d'apprentissage optimale !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2009
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Il y a cinq ou six ans (après mon départ à la retraite [en 2000]), je n'aurais pas cru que la phrase que vous citez est authentique, tant elle est absurde, et son auteur stupide. Mais, depuis que j'ai lu le livre de Rachel Boutonnet, j'ai compris que tout était possible. Enfin presque... M. M n'a pas encore démontré que deux et deux font autre chose que quatre. Si les ciences de l'éducation sont bien des sciences, il devrait être possible de démontrer cela. J'offre un prix pour le premier qui démontrera la conjecture de M : deux et deux font autre chose que quatre. Ce prix s'appellera "Prix de l' Académie des sciences [de l'éducation]"

Écrit par : Francis Penin | 24 mars 2009

"SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS DE L’UNIVERSITÉ 25, rue Descartes 75005 PARIS Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17
LE PRÉSIDENT Jean-Michel LÉOST


"La maîtrise de la discipline étant le fondement de la compétence pédagogique, la formation universitaire des professeurs doit être avant tout disciplinaire et les concours ne doivent pas comporter d’épreuves professionnelles susceptibles de constituer un filtre idéologique".


Pas mal, non?

Ecrit par : Jean | 24 mars 2009


Excellent, oui ! Tout est dit.

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

3) Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."

Cette opinion fait partie des critères d'évaluation des inspectueurs : mon mari s'est fait rafaler parce que ses classes sont trop calmes et attentives. Beh oui ! Dans certains petits collèges ruraux, les élèves sont encore capables d'écouter en silence un enseignant, sans qu'il soit besoin de les terroriser. Mais manifestement, les inspectueurs préfèrent un "buzz" incessant et inepte.

Ecrit par : Spip | 24 mars 2009

Tiens, tiens... nous sommes donc plusieurs à qui cela est arrivé. Le but de cette méthode qui consiste à réprimer quelques rares professeurs qui font encore leur travail dans des conditions presques normales n'a qu'un seul but : empêcher toute transmission de connaissance. A n'importe quel prix.

Le travail d'explication n'en est que plus difficile : Beaucoup de gens ne me croient pas -et pour cause- quand je dis que l'IPR me reproche d'avoir des élèves "instruits et disciplinés".

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Sylvie, votre témoignage rejoint ma modeste expérience. L'année où j'ai décidé de partir, sachant que je n'avais rien à perdre, j'ai tenu tête à la direction de mon lycée qui tentait vainement, avec courtoisie je l'admets, de me faire comprendre que j'étais beaucoup trop sévère. J'avais mis un zéro à 13 élèves de première sur un total de 35 , qui n'avaient pas rendu le devoir s'inscrivant dans le cadre d'un travail régulier - c'est en forgeant qu'on devient forgeron- et pour lequel j'avais accordé un délai supplémentaire. De toute évidence ils ne voulaient pas prendre le risque de faire baisser la moyenne trimestrielle. J'étais d'autant plus remontée que la personne qui m'invitait à la mansuétude n'était jamais descendue dans l'arène. Les conseils de ceux qui n'ont jamais mis "la main à la pâte" justement me font monter la moutarde au nez. Ma proposition consistant à convoquer les plaisantins un mercredi après-midi pour s'entraîner à forger avec la présence d'un surveillant fut acceptée. Deux élèves absents n'ayant fourni aucune explication conservèrent leur zéro.
L'été suivant, je rencontrai dans la rue deux élèves de cette classe pour laquelle j'avais eu du fil à retordre. Elles se déplacèrent pour me dire bonjour, m'annoncer leurs notes et me remercier de les avoir fait travailler. Elles précisèrent que la majorité de la classe était " contente". Nous étions en 2000. Depuis, je ne pense pas que les choses aient évolué dans le sens des valeurs auxquelles je suis attachée. Les "bavardeurs" pour reprendre l'expression de Freinet ont perfectionné leurs beaux discours faltteurs et incompréhensibles.
Si je cite si souvent Freinet ces derniers temps, c'est que je suis en train d'enregister " Les dits de mathieu" pour mes amis aveugles, petit ouvrage dont chacun peut faire son miel en allant d'un dit à l'autre. Ces propos sont brefs et concrets, fables en prose s'inspirant des chèvres, des moutons, des chiens, du cheval qui n'a pas soif, de l'âne qui refuse d'avancer, de la serre chaude ou du plein vent, de la caserne ... du pain et des roses. Voici un court extrait : " Il faut à nos enfants du pain et des roses. Le pain du corps, qui maintient l'individu en bonne santé physiologique. le pain de l'esprit, que vous appelez instruction, acquisitions, conquêtes techniques, ce minimum sans lequel on risque de ne pas atteindre à la santé intellectuelle souhaitable. Mais les roses aussi. Non point par luxe mais par nécessité vitale (...) Vos enfants ont besoin de pain, de pain du corps et du pain de l'esprit, mais ils ont plus besoin encore de votre regard, de votre voix, de votre pensée et de votre promesse. Il leur faut sentir qu'ils ont trouvé en vous, et dans votre école, cette résonance qui donne un sens et un but à leur vie."
Ce passage me fait penser à une phrase de JPB : "Au jourd'hui, les enfants de la rue restent à la rue." Le pain de l'esprit n'est plus qu'un ersatz.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 mars 2009

Manu,

Et encore, je ne dévoile ici qu'un tout petit aspect de cette entreprise criminelle de grande déculturation. Quand je pense qu"en tant que professeur de lettres, il lui a été fait reproche de trop bien s'exprimer !!! Sans doute vaut-il mieux avoir un langage relaché, faire comme le prof collabo de "La jupe " et affecter de "kiffer les mêmes choses" que les jeunes ou avoir Bégaudeau pour exemple (l'inspectrice en pâmoison a chaudement recommandé la lecture de tous ses bouquins à mon mari).

Dugong,

"La nuit de l'IGAEN" ? Brrrr ! C'est un film d'horreur, ou bien (ce qui est pire encore) un projet participatif-citoyen-festif ?

Écrit par : Spip | 24 mars 2009

"Dans les projets de réforme, jusque là, on a surtout entendu les principaux responsables parler “structures” (plomberie) avant de se préoccuper de pédagogie c’est à dire de contenus et de pratiques (ce que l’on met dans les tuyaux...)."

On croit rêver un moment quand un des pires sbires meirioliques déplore qu'on ne parle pas assez de "contenus".

Toutes ces métaphores aqueuses et plombières seraient-elles le fait d'un sous-marin du GRIP infiltré au crap ?

Nenni ! Toute le suite montre que le mot "contenu" lui a échappé. A moins qu'il en ignore le sens.


Ecrit par : dugong | 24 mars 2009


Meirieu nous a déja fait le coup dans le passé en tentant de faire croire (j'en ai parlé plus haut, c'est une de ses tactiques favorites) qu'il s'était rendu à une partie de l'argumentation adverse.

Malheureusement,ce qu'il entend par "contenu", c'est bien entendu le contenant : il y a ici volontairement confusion de la forme avec le fond.

Ainsi, le "contenu" (pour nous, les savoirs) deviendra comme par enchantement ce que les pédagos appellent "la pédagogie". Traduire par "notre blabla idéologique et politiquement correct", ce qui bien sûr est l'exact contraire de savoirs universels et vérifiés. C'est, dans ce mécanisme, l'opinion (trés) orientée qui se substitue à la connaissance.

Le boulot des pédagogistes est avant tout de tenter de formater un "homme nouveau" qui corresponde en tous points à leur utopie délirante, quelqu'en soit le prix (y compris, pourquoi pas, la fin pure et simple de la civilisation).

Ces gens là sont des fanatiques. Leur place est à mon avis plus judicieuse dans un asile de fous que dans un IUFM. Quoiqu'il y a des moments où on se demande s'il ne suffirait pas simplement de changer la pancarte à l'entrée... et d'y envoyer des infirmiers spécialisés.

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Et encore, je ne dévoile ici qu'un tout petit aspect de cette entreprise criminelle de grande déculturation. Quand je pense qu"en tant que professeur de lettres, il lui a été fait reproche de trop bien s'exprimer !!!

Ecrit par : Spip | 24 mars 2009

Oui, car c'est "élitiste". Bourdieu, entre autres, est passé par là.

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Dans le Monde, le Maître du Moloch se fait durement tacler pour le lancement d'un "jeu" sur les enjeux (!) d'internet "parrainé" (le jeu, pas internet ...) par Glouglou.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/03/23/xavier-darcos-lance-un-jeu-sponsorise-par-google_1171760_651865.html#ens_id=1088072

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Pour ceux qui n'auraient pas de décodeur pédagol modèle 2.0, je vous fais une version courte :

Que faire d'un "bon élève" quand il en reste ? Réponse : A aider ses camarades en difficulté. Exhalter les difficultés, collectiviser l'échec et mettre en synergie les "réussisseurs" rescapés pour les mettre au service des échoués.

Crapulerie tambour battant.

Ecrit par : dugong | 24 mars 2009

Excellente analyse, Dugong. Voilà pourquoi il m'arrive de qualifier les pédagos de "curés de gauche". L'enfer est pavé de bonnes intentions.

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

IL N'Y A PAS DE PEDAGOGIE POSSIBLE SANS LA MAITRISE DE LA OU DES DISCIPLINES... Est-ce clair, maintenant...
Barnaby, sur France-Inter, à 8h20.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

La cause est entendue, merci Christophe et... cochon qui s'en dédit !

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Tiens, j'ai eu Darcos au téléphone, ce matin, (à France inter)... Les nouvelles sont bonnes, tout va bien! ;-)
Adjani brillatissime (sur France-inter, aussi.)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Spip me demande : "Dugong,

"La nuit de l'IGAEN" ? Brrrr ! C'est un film d'horreur, ou bien (ce qui est pire encore) un projet participatif-citoyen-festif ?"

C'est n'est qu'une relecture de la pièce de Tennessee Williams !

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Le Monde titre : Yazid Sabeg peaufine son rapport sur la "mesure de la diversité"

J'espère pour lui qu'il a aussi la peau dure parce qu''il va très justement en prendre plein la figure.

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

"Tiens, j'ai eu Darcos au téléphone, ce matin, (à France inter)... Les nouvelles sont bonnes, tout va bien! ;-)
Adjani brillatissime (sur France-inter, aussi.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009"

Vous êtes intervenu ce matin ?
J'espère que vous lui avez dit qu'il ressembait à Barnaby, et qu'il fallait qu'il vienne nous rendre visite !

Écrit par : Jeremy | 24 mars 2009

Je n'y ai pensé qu'après, pour ce qui est de Barnaby... :-(
Je ne sais pas comment réécouter l'émission... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Lu sur le site Riposte Laïque :

Un texte, insultant pour les enseignants, distribué dans une chaîne de magasins de jouets
lundi 23 mars 2009, par Frédéric Guillin

Devinez d’où vient le texte ci-dessous ?

"C’est un usage en France de louer les enseignants pour leur courage leur abnégation, la dévotion avec laquelle ils tiennent à bout de bras l’éducation nationale. Les évaluations se succèdent, soulignant la médiocrité des performances de notre système éducatif ; on a beau démontrer que pour chaque euro dépensé, nombre de pays obtiennent de bien meilleurs résultats que le nôtre, rien n’y fait ! Aucun ministre ne peut tenir tête longtemps à la première armée de fonctionnaires de France. Si vous ajoutez à ça que les syndicats de parents d’élèves les plus influents sont assez mitoyens des syndicats enseignants quand il s’agit de mettre un bulletin dans l’urne, cela fait bien plus de connivences qu’il n’en faut pour que les choses changent un jour dans la grande maison de la rue de Grenelle. (sic !)

Un ministre de l’éducation, Lionel Jospin, faisant de l’éducation une priorité nationale en 1989, déjà, avait appelé à mettre l’enfant "au centre du système éducatif". On attend toujours ! Les professeurs des écoles, pour parler d’un corps que je connais bien pour en avoir fait partie près de dix ans, peuvent choisir l’école où ils enseigneront au privilège de l’ancienneté, à peine corrigé par une note de mérite qui, elle aussi, est largement indexée sur le temps passé dans la boutique. L’intérêt des enfants, selon le quartier où on les oublie, à avoir en face d’eux des enseignants adaptés à leur situation est bien secondaire. Qu’importe, il y aura toujours un ministre ou un syndicaliste pour louer le mérite des enseignants, dans la masse, collectivement, pour ne pas avoir à faire le tri. Pourtant, c’est bien là que le bât blesse. L’éducation nationale , dans ses grandes largeurs, n’a pas de troupes à la hauteur de la bataille à mener. Elle compte des godillots à foison, mais quand ils défilent, c’est pour clamer haut et fort les excuses qu’ils se trouvent de ne pas pouvoir faire mieux.

Concluons par un problème d’arithmétique. Sur 10 enseignants, quand vous aurez retranché ceux qui font ce métier pour être chez eux à 17H, ceux qui ont fini par ne plus pouvoir sentir les gosses, ceux qui ne les ont jamais aimés, ceux qui travaillent avec les mêmes fiches de préparation depuis quinze ans, ceux qui se sont arrêtés là parce qu’ils n’ont pas pu, ou pas su, épanouir sur le terrain de la recherche leur passion des maths, de la physique ou de l’histoire, ceux qui passent le tiers de leur temps à faire de leur classe un labo de citoyenneté pour futurs syndicalistes, combien en reste-t-il pour faire de leur classe un creuset d’enthousiasme et d’appétit de connaître ? Pendant que vous cherchez, les instituteurs font la grève du soutien scolaire en salle des maîtres et la réforme des lycées est remise aux calendes grecques."

Et non ! Pas du courrier des lecteurs du Figaro. National Hebdo ? Non plus. Vous ne voyez pas ? Ca vient de la Grande Récré ! Mais oui, la chaîne de magasins de jouets qui distribue gratuitement à la caisse cette délicate littérature. Vous venez de lire l’éditorial du numéro de mars de Côté Mômes un journal gratuit distribué dans ces magasins et dans les boutiques Du Pareil Au Même.

Le souci, c’est qu’alors que le service clientèle de la chaîne de vêtements pour enfants a immédiatement répondu à nos interrogations, a présenté ses excuses et retiré de la circulation tous les exemplaires encore disponibles, la Grande Récré, elle, n’a pas bougé. Rien ! Nous sommes nombreux en France à avoir exprimé à plusieurs reprises notre indignation mais aucun n’a, à ce jour, reçu la moindre réponse. De là à penser que la direction approuve l’éditorial il n’y a qu’un pas que j’ose franchir.

Alors que faire ? Se laisser insulter publiquement par un monsieur qui n’est même pas ministre de l’Education Nationale ? Supporter d’être méprisé par une enseigne qui, visiblement, ne juge pas utile d’apporter ne serait-ce que des explications à une clientèle jugée nauséabonde ?

Pour ma part, je tire les conséquences suivantes de cette agression : je m’abstiendrai de tout achat dans les magasins le Grande Récré j’informerai toutes mes connaissances, parents et enseignants, de l’opinion qu’a d’eux la Grande Récré je les inviterai à ne pas être des victimes consentantes, des enseignants gnants gnants.

Frédéric Guillin

Écrit par : La Grande récré du crétin | 24 mars 2009

Christophe, c'est là :

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/

Vous intervenez à quel moment ?

Écrit par : Jeremy | 24 mars 2009

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/

J'ai trouvé le lien; c'est la deuxième video, (questions des auditeurs), et je pose la deuxième question.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

"Un ministre de l’éducation, Lionel Jospin, faisant de l’éducation une priorité nationale en 1989, déjà, avait appelé à mettre l’enfant "au centre du système éducatif". On attend toujours !"

Ecrit par : La Grande récré du crétin | 24 mars 2009

Le rédacteur de cette si peu originale diatribe contre l'Education nationale fait, entre autres, erreur sur l'"élève au centre".
Car cet article de la loi Jospin a été appliqué rubis sur l'ongle, et même au-delà de toute espérance. Dans les collèges, par exemple, c'est fait, l'élève est "au centre". Il y est la mesure de toutes choses: qu'il travaille ou non ne l'empêche pas d'aller jusqu'en 3ème et d'entrer au lycée. Il est au centre de lui-même, d'un ego vide de connaissances et de règles de conduite. Les collèges sont devenus le foutoir généralisé, l'élève au centre" n'y respectant plus rien ni personne. Les "pédagos", adeptes de ces espaces pseudo-éducatifs vides de toute pensée, peuvent jubiler: l'Education nationale, écrin de l'"élève au centre", EST le champ de ruines qu'ils appelaient de leurs voeux. On a mis l'élève au centre... d'un désert.

Écrit par : Jean | 24 mars 2009

Christophe, je vous ai entendu ce matin !

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 mars 2009

"L'élève au centre", c'est une formule qui à l'air un peu creuse et pleine de bons sentiments, mais qui révèle, à mon humble avis, un véritable changement de sens du service public.

En effet, la théorie du droit administratif a toujours placé "l'intérêt général" au centre de toute mission de service public. Or, cet intérêt général ne peut jamais être la somme des intérêts particuliers. C'est une sorte de fiction qui permet d'éviter la fragmentation de la demande sociale en autant de demandes individuelles.

Quand on place l'élève au centre, on substitue donc à l'intérêt général l'intérêt particulier de chaque élève...

C'est pourquoi, quand je vois ceux (le SNES et consorts) qui dénoncent "la casse du service public de l'éducation", je pouffe et je pense à ma citation fétiche du moment : "Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes".

Écrit par : Spip | 24 mars 2009

Je vous ai entendu, Christophe, sans me douter que c'était vous !

Écrit par : Francis Penin | 24 mars 2009

Bonjour

J'ai trouvé une nouvelle bouse du Monde sur "La journée de la jupe"

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/03/24/la-journee-de-la-jupe-l-ecole-en-otage_1171834_3476.html

En résumé, comme le film est "moralement inattaquable", il prend les spectateurs pour des cons, pardon, je voulais dire "pour une classe à éduquer" (waouh : pire insulte, à part "classe à instruire", je vois pas !!!)

Et le journaliste d'écrire sans rire qu'on pourra tout aussi bien revoir "L'esquive" plutôt que d'aller voir Adjani.

Autrement dit, n'allez pas voir ce film pour vous faire votre opinion, parce que vous êtes assez grands pour vous faire opinion !!!

A peine moins risible et méprisant : "l'ambiguité morale et l'élégance suggestive", d'après notre ami journaliste, serait "ce que le cinéma a de meilleur".

Et c'est bien vrai que, pour ce qui me concerne, quand je vais voir un film politique, si je constate qu'il n'est pas suffisamment moralement ambigu et suggestivement élégant, je décroche tout de suite !!!

Écrit par : johnmarguerite | 24 mars 2009

"Les professeurs des écoles, pour parler d’un corps que je connais bien pour en avoir fait partie près de dix ans"


Ecrit par : La Grande récré du crétin | 24 mars 2009


C'est donc un des nôtres (anciennement tout au moins). Cet imbécile a-t-il signé sa prose (ou plutôt son vomi) ou s'est-il contenté d'être anonyme ? Quel style, entre les sottises et les a-priori idots ! Ça pourrait être du Allègre sauce Sgen mâtiné d'un soupçon de Ségolène et d'ultra-libéral à la con style Madelin ou Stéphane Cola (le gros blaireau fondateur de Note2be).

Peut-être un nul incapable d'enseigner et qui se venge... un de plus !
De fait, Il a toutes les qualités pour devenir inspecteur : sectarisme, idéologie, ignorance crasse, haine des autres... tout y est !

Écrit par : Manu | 24 mars 2009

Une pétition des profs de CPGE en soutien à Sauvons l'Université et Sauvons la Recherche

A l'attention de : associations SLR et SLU. Lettre de soutien.

Nous sommes professeurs en classes préparatoires (CPGE).
Nous exprimons ici notre solidarité avec nos collègues universitaires et chercheurs. Nous soutenons leurs revendications et comprenons leur opposition aux projets de réforme actuels, en particulier concernant le statut des enseignants-chercheurs et la masterisation des concours d'enseignement.
Acteurs de l'enseignement supérieur, nous connaissons bien la grande qualité du travail des universitaires et des chercheurs. Le discours actuel du gouvernement est injuste à leur égard et dévalorisant pour la recherche publique. Nous pensons que les réformes en cours pourraient décourager des vocations scientifiques et nuire à la formation des futurs enseignants.


Lien vers le texte : http://cpgesolidaire.e-monsite.com/

Écrit par : Françoise Guichard | 24 mars 2009

Même les British trouvent que Sarkozy cause mal la France (sourire)

Nicolas Sarkozy held to ridicule for failing to mind his language :
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article5962902.ece

Écrit par : Françoise Guichard | 24 mars 2009

Le Collège de pataphysique a été fondé en 48.

Ecrit par : Tailleboudin | 24 mars 2009

Quitte à être précis, écrivez 'pataphysique.

Écrit par : yann | 24 mars 2009

Lancer de tomates virtuel, ces jours derniers sur EDP

"Et pour ceux que cela intéresse une méthode : De l'écoute des sons à la lecture, écrite par un instituteur spécialisé, qui, srictement alphabétique, sans aucune concession aux approches idéovisuelles, multipliant les entrées sensorielles (auditives, visuelles, gestuelles), s'appuie sur le développement de la conscience phonologique et syntaxique et sur l'enseignement simultané de l'écriture et de la lecture. Des extraits ici"


Réponse de quelqu'un de pas convaincu du tout... mais pas du tout...
"Sauf le respect que je dois à chacun ici, le SLECC et toutes ses variantes, c'est de la merde."


Un autre intervenant répond en maîtrisant un bouillonnement de colère:
"Je ne crois pas que le SLECC ait des "variantes", comme tu dis.
Quant à ton opinion, je suppose qu'elle est fondée sur de multiples échanges avec ceux et celles qui se réclament des travaux de cette association, échanges et débats au cours desquels tu as mûrement réfléchi et pesé le pour et le contre avant d'affirmer à brûle-pourpoint une opinion aussi tranchée."


La personne pas vaincue du tout renchérit:
"Je parlais de variantes, car jusqu'à présent les disciples de cette idéologie (car il s'agit bien plus d'idéologie que de pédagogie), ne sévissaient qu'en élémentaire. Mais les voilà maintenant sur le terrain de la maternelle...
........
Continue à faire ton boulot comme tu l'entends, cela ne m'empêchera pas de faire le mien comme je l'entends et avec autant de résultats.
Mais compte sur moi pour dénoncer systématiquement tous ces courants ultra-réactionnaires (GRIP, SLECC, lire-écrire.org, j'en passe et j'en oublie).
.........
Cependant, tu m'excuseras, mais voici un petit exemple de ce que j'ai du mal à accepter :
On est ici entre enseignants, pas en tant que porte-parole de tel ou tel courant pédagogique ou idéologique.
On s'entraide, on se donne des conseils, on fait part des ouvrages et des outils que l'on a lu, que l'on utilise en classe. J'ai une certaine conception de mon boulot, de la pédagogie, comme tout le monde. Mais jamais je ne m'autoriserais à recommander un outil que je n'aurais pas testé personnellement.
C'est pour moi le comble du prosélytisme et tout le contraire de ce qu'on est en droit d'attendre sur un forum d'entraide."

Ecrit par : c.cuit | 23 mars 2009

La suite de cet échange de tomates pas très fraîches par quelqu'un(e) qui voit un peu plus loin que le nez de Fracowiack :

"C'est bien à cette période de l'année qu'arrivent dans les écoles un certain nombre de spécimens d'ouvrages qu'on propose à votre réflexion...
Les maisons d'éditions qui vous les envoient en ont les moyens financiers...

Souvent, sur EDP, l'un ou l'autre s'enquiert auprès des lecteurs potentiels connaissant ou utilisant ces matériels de leur expérience quotidienne avec ce fameux matériel, puisqu'un spécimen que l'on feuillette ne nous "dit" pas tout!!!

Il reste encore la liberté d'utiliser quelque chose dont on a entendu le plus grand bien grâce à des collègues satisfaits de leur utilisation.
Et cela peut venir d'une maison d'édition modeste qui n'a pas les moyens de fournir un spécimen à chaque école.

Le choix n'est pas si vaste et trouver un matériel qui corresponde aux aspirations de chacun pour ses élèves, à une façon de fonctionner qui est propre à chacun et dans laquelle on se sent tellement à l'aise que le "message" passe facilement auprès des élèves .... voici l'idéal auquel nous devons nous attachez.

Il n'y a vraiment pas lieu "de se prendre aux cheveux" ni de parler d'idéologie...
Que chacun utilise ce qui sera le plus profitable à ses élèves à travers son enseignement à lui...

Et vive la liberté pédagogique !!!
Que ce soient les gamins qui sortent gagnants de ces débats...

Avez-vous essayé d'imaginer comme les prés seraient tristes si toutes les fleurs avaient la même couleur sur toute la surface de la terre?
"L'ennui naquit un jour de l'uniformité..."

Merci à elle.

Écrit par : c. cru | 24 mars 2009

Ca, c'est vrai, Carmen! Je souscris à 100%!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Mais n'est-ce pas plutôt: "feignons d'en être les organisateurs"? Ou alors, c'est moi qui la déforme... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

"Puisque ces mystères nous dépassent...qui pourrait servir de devise au Moloch

...est bien de Jean Cocteau et je pense que vous avez la version exacte "feignons d'en être les organisateurs" et non "de les organiser".

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

Il y a parfois des choses intéressantes à l'ESEN *.

Notamment cette conférence d'un belge consultant, psy qui cause de la "Gestion du Contradictoire et des Résistances".

http://chronos.campus.univ-poitiers.fr/esen_podcast/wmv/lukas_r_contradictoire.wmv

Jactance lacanatoire et funiste qui devient intéressante à la toute fin (45min31s). Il aborde les "typologies d'acteurs" et donne des conseils sur la meilleure façon de les manipuler.

Il y a "les alliers incondistionnels", "les alliers critiques", "les oui si", "les ni pour ni contre", "les plutôt contre", "les totalement contre").

Allez écouter à partir 54min45s la rubrique "les totalement contre" et la gestion par "l'étranglement systémique". On devrait plutôt dire l'ingestion par étranglement (genre à défaut d'être constructif, devenez constrictor).

Pensez y quand vous aurez un pédagol hiérarchiqué (chef d'établissement ou inspecteur) devant vous.

Bouffer ou être bouffer mais on ne bouffe que ce qui est bouffable. Ce n'est pas si complexe que ça...

* pour les non spécialistes : c'est l'Ecole Supérieure de L'education Nationale, autrement dit l'Ecole des Cadres du Moloch où transitent tout ce qu'il génère de petite ou de grande prêtrise.

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

les alliés... (à lier bien sûr !)

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Je donne aussi le lien indirect car le fichier video fait quand même 130 Mo...

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=961&cHash=20908f75de

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

être bouffé !

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

à Robin : c'est une des antiennes des autorités du Moloch, ce discours du genre "occupez vous en priorité des élèves en difficulté, ceux qui réussissent s'en sortirons toujours".

C'est l'injonction de se comporter comme des hospitaliers sans réelle hospitalité.

L'école n'est pas une officine à soins palliatifs.

Robin, continuez à faire votre élevage clandestin ! En ces temps de crise et d'obscurantisme pédagol, nous en avons encore quelques rangées dans nos jardins secrets ...

Ecrit par : dugong | 24 mars 2009

Je pense qu'il faut s'occuper de tout le monde, mais en faisant du solide et en tirant vers le haut, ce qui n'est pas facile dans les conditions actuelles où les bons élèves sont souvent isolés, marginalisés, traités "d'intellos" et où les paresseux ont l'autorisation tacite d'à peu près tout le monde de se la couler douce et d'emm...le monde (voyez le dernier pavé de Baudelot/Thélot/Establet contre l'école républicaine et la notion de "mérite")

En ce qui concerne les "bons élèves", je ne pense pas qu'ils s'en tirent si bien que le prétendent les pédagols, ils s'en tirent avec des larmes secrètes et de la souffrance et ce sont eux les vrais "maillons faibles" de ce système paradoxal.

Vous avez raison de parler de "soins palliatifs". Quel mépris au fond pour les "élèves en difficulté" que cette médicalisation omniprésente du lien éducatif sous les vocables de "remédiation", de "pédagogie différenciée", de prise en compte des "handicaps" tels que la "dyslexie" ou la "dyscalculie" (plus souvent fausse que vraie), pour ne pas parler de la prétendue "hyperactivité" ou du "déficit de l'attention" qu'une bonne diète de télé. peut guérir en quelques jours.

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

Ca, c'est vrai, Carmen! Je souscris à 100%!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Ce n'est pas la première fois, Christophe, que vous vous adressez ainsi à une certaine Carmen...

Vous en avez trop dit... ou pas assez...
Allez, dites nous tout:

Qui est-elle?
D'où vient-elle?
Où va-t-elle?

Par pitié, ne nous laissez pas cogiter ainsi et nous perdre en conjectures ....

Écrit par : Maminou | 24 mars 2009

Si vous voulez avoir le spectacle de l'hystérie pédagole, écoutez le publireportage éhonté de FranceCul ce matin à 11h * avec Beaudelot et Thélot.

Débit glapissant de fausses évidences à la chaîne pendant 1 heure...

* http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/suite_idees/

Écrit par : dugong | 24 mars 2009

Quel mépris au fond pour les "élèves en difficulté" que cette médicalisation omniprésente du lien éducatif sous les vocables de "remédiation", de "pédagogie différenciée", de prise en compte des "handicaps" tels que la "dyslexie"

Je fais évidemment référence aux recherches de Colette Ouzilou sur l'origine prétendument neurologique de la dyslexie et à sa démonstration de la responsabilité prépondérante des méthodes d'apprentissage de la lecture et de l'écriture dans l'épidémie.

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

"Pas complètement fondé", Christophe !
Mais bien un peu quand même…
Rendez-nous les CPR !
Quant à la deuxième question, je n'ai pas très bien compris à quoi vous alliez servir dorénavant — orienter les stagiaires vers la bonne case ?
JPB
PS. Il semblerait que certains syndicats (?) soient fort critiques sur la Journée de la jupe. Encore que nous ayons dit l'essentiel sur le film, je me demande si je n'en pondrais pas une petite Note, histoire de me faire bien voir du SGEN… Si vous voyez passer quelque chose, quelque part — l'articulet du Monde est fielleux à souhait.

Écrit par : brighelli | 24 mars 2009

Si vous voulez avoir le spectacle de l'hystérie pédagole, écoutez le publireportage éhonté de FranceCul ce matin à 11h * avec Beaudelot et Thélot.

Débit glapissant de fausses évidences à la chaîne pendant 1 heure...

* http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/suite_idees/

Ecrit par : dugong | 24 mars 2009


Merci, dugong, mais une fois suffit. J'allais de mon collège de rattachement à l'autre quand j'ai entendu les glapissements des duettistes sur le poste. J'ai failli me payer un platane.

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

Je ne sais pas comment ça se passe dans vos bahuts, mais par ici, le printemps est très chaud.

Écrit par : Robin | 24 mars 2009

"Pas complètement fondé", Christophe !
Mais bien un peu quand même…
Rendez-nous les CPR !
Quant à la deuxième question, je n'ai pas très bien compris à quoi vous alliez servir dorénavant — orienter les stagiaires vers la bonne case ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2009

Et les écoles normales? Je n'ai pas bien compris la première remarque!
Ni la question, d'ailleurs!
Par contre, Barnaby semblait bien, lui, les avoir comprises! Même si sa réponse n'était rien moins que convaincante!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Ce n'est pas la première fois, Christophe, que vous vous adressez ainsi à une certaine Carmen...

Vous en avez trop dit... ou pas assez...
Allez, dites nous tout:

Qui est-elle?
D'où vient-elle?
Où va-t-elle?

Par pitié, ne nous laissez pas cogiter ainsi et nous perdre en conjectures ....

Ecrit par : Maminou | 24 mars 2009

Vous ne connaissez pas Carmen Cru et sa bicyclette?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2009

Les enseignants de CPGE ont écrit dans une pétition : "Acteurs de l'enseignement supérieur, nous connaissons bien la grande qualité du travail des universitaires et des chercheurs."

C'est se tirer une balle dans le pied : si les collègues sont très bons à côté, ça ne sert à rien d'aller en prépa, autant aller directement voir les très bons de la fac.

Écrit par : Jeremy | 24 mars 2009

"Les bons élèves s'en tirent avec des larmes secrètes et de la souffrance" (Robin)
C'est tout à fait vrai.

" Certains syndicats sont très critiques envers La journée de la jupe" (JPB)
Bien sûr. Le film n'épargne pas leurs représentants et met à mal leur discours lénifiant et démagogique.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 mars 2009

Bonsoir

A propos de "La journée de la jupe", il faut voir aussi que des sites d'extrème droite aimerait bien faire d'Adjani leur nouvelle Jeanne d'Arc.

Je crois que c'est l'occasion aussi de signifier à ces gens-là, qui aimeraient bien récupérer la détresse des profs, le fond de notre pensée.

Écrit par : johnmarguerite | 24 mars 2009

PS. Il semblerait que certains syndicats (?) soient fort critiques sur la Journée de la jupe. Encore que nous ayons dit l'essentiel sur le film, je me demande si je n'en pondrais pas une petite Note, histoire de me faire bien voir du SGEN… Si vous voyez passer quelque chose, quelque part — l'articulet du Monde est fielleux à souhait.
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2009

La jupe ?
J'ai beaucoup mieux pour pondre, et pour sortir des bluettes sur les revolvers dans les classes et sur la difficulté d'enseigner la biographie de Molière dans le 9-3.
Ne me demandez pas comment me sont tombés entre les mains ces deux bulletins de paie de cadres d'une grande banque - responsables d'un salle de marché, pour être précis - dont la tour trône dans le quartier de la Défense.
Voici, pour mars 2005 :
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67

Bonne nuit.
GM

Écrit par : Guy Morel | 24 mars 2009

"Bonsoir

A propos de "La journée de la jupe", il faut voir aussi que des sites d'extrème droite aimerait bien faire d'Adjani leur nouvelle Jeanne d'Arc.

Je crois que c'est l'occasion aussi de signifier à ces gens-là, qui aimeraient bien récupérer la détresse des profs, le fond de notre pensée.

Ecrit par : johnmarguerite | 24 mars 2009"

C'est comme s'ils récupéraient Balasko ou Clavier. Aucun des trois (eux deux et Adjani) n'a de lien quelconque avec l'extrême-droite !

"deux bulletins de paie de cadres d'une grande banque - responsables d'un salle de marché, pour être précis - dont la tour trône dans le quartier de la Défense.
Voici, pour mars 2005 :
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67"

Eh ben... Je gagne tout juste le centième du salaire du mari.

Avec le salaire de ces deux-là, on pourrait payer 150 profs comme moi. En fait, on pourrait faire tourner un voire deux lycée(s) complet(s) avec leur salaire (hors charges d'entretien), ou un IUT complet, ou trois/quatre collèges.

On peut très bien mettre dans une même note le film d'Adjani et le salaire de M. et Mme Gropognon de la Défense, c'est tout à fait lié, en fait.

En ajoutant le fait que Nicolas Sarkozy, ce soir, a déclaré dans le même discours qu'il fallait, au nom de la liberté, garder le bouclier fiscal et mettre en place la réforme du lycée et l'autonomie des universités, ça fait déjà beaucoup pour une note.

Écrit par : Jeremy | 24 mars 2009

"deux bulletins de paie de cadres d'une grande banque - responsables d'un salle de marché, pour être précis - dont la tour trône dans le quartier de la Défense.
Voici, pour mars 2005 :
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67"

J'ai reçu, il y a quelques mois sur mon mail une offre d'une grande banque française à la Défense ; je ne sais pas si c'était la même mais elle comportait plusieurs fautes d'orthographe.

J'ai immédiatement supprimé le message (je n'ai pas confiance dans un banquier qui fait des fautes d'orthographe et je ne pense pas être le seul parmi les gens de ma génération).

Je soupçonne rétrospectivement que l'offre comportait aussi quelques produits vérolés, outre les fautes d'orthographe.

Ça va ensemble.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Une de mes (bonnes) élèves de 5ème a expliqué à ses camarades qu'une collègue de travail de sa mère avait écrit sur un post-it ": téléphoné" à l'entreprise X (j'ai téléphoné à l'entreprise X), au lieu de "téléphoner" à l'entreprise X (ne pas oublier de joindre les responsables de l'entreprise X).

Les collègues n'ont pas bougé, pensant que la démarche avait été faite et un marché important a été perdu. Comme ce n'était pas la première fois et que son courrier était truffé de fautes, la collègue a été licenciée (pas à sa place à ce poste).

Oui, je sais que c'est cruel, mais ça a beaucoup frappé ceux qui affirment que l'orthographe ne sert à rien et qu'il y a des correcteurs sur les ordinateurs (sur les ordi, peut-être, mais pas sur les post-it).

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Téléphoné à Pierre !
Téléphoner à Pierre !

Mon correcteur d'orthographe ne me signale aucune faute et ne me propose aucune alternative. Il n'y a pas de trait rouge. Les deux formulations sont possibles. Le correcteur automatique n'est pas programmé pour interroger l'intention du "scripteur".

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Une de mes (bonnes) élèves de 5ème a expliqué à ses camarades qu'une collègue de travail de sa mère avait écrit sur un post-it ": téléphoné" à l'entreprise X (j'ai téléphoné à l'entreprise X), au lieu de "téléphoner" à l'entreprise X (ne pas oublier de joindre les responsables de l'entreprise X).

Les collègues n'ont pas bougé, pensant que la démarche avait été faite et un marché important a été perdu. Comme ce n'était pas la première fois et que son courrier était truffé de fautes, la collègue a été licenciée (pas à sa place à ce poste).

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

Je vais soit vous désespérer, soit confirmer ce que vous dites : j'ai entendu dire qu'un artisan avait licencié un employé pour une faute d'orthographe à lourdes conséquences, elle aussi sur la base du é/er.

Vous êtes sûr que ce n'est pas une légende urbaine, que la mère de la jeune fille a racontée car on la lui avait dite, et qui la répète à son tour à la jeune fille pour qu'elle sache que l'orthographe c'est important ? L'histoire qu'on m'a racontée est très proche.

Soit l'histoire est fictive, et c'est dommage, soit les deux hsitoires sont vraies, et ça montre vraiment l'importance de l'orthographe.

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Les enseignants de CPGE ont écrit dans une pétition : "Acteurs de l'enseignement supérieur, nous connaissons bien la grande qualité du travail des universitaires et des chercheurs."
écrit Guichard (qui n'en pense pas un mot)

C'est se tirer une balle dans le pied : si les collègues sont très bons à côté, ça ne sert à rien d'aller en prépa, autant aller directement voir les très bons de la fac.
dit Jérémy qui n'a pas tort…

On en est actuellement, en Hypokhâgne and co., à la période des vœux des élèves, particulièrement de ceux qui savant confusément qu'ils risquent de ne pas aller en Khâgne.
On remplit donc toute la journée de jolies feuilles où l'on note consciencieusement leur rang et où l'on écrit tout le bien que l'on pense (plus ou moins) d'eux.
Et tous, je dis bien tous, tentent par tous les moyens d'aller ailleurs qu'en fac. N'importe quoi, n'importe quelle formation, mais pas la fac !
Ils n'ont pas dû lire la déclaration des profs de CPGE…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 mars 2009

Le Collège de pataphysique a été fondé en 48.
Ecrit par : Tailleboudin | 24 mars 2009

Quitte à être précis, écrivez 'pataphysique.
Ecrit par : yann | 24 mars 2009

Quitte à être vraiment précis, il convient d'écrire ici ce mot avec une capitale : « Collège de 'Pataphysique ».

Écrit par : Tailleboudin | 25 mars 2009

"Voici, pour mars 2005:
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67"

Eh ben... Je gagne tout juste le centième du salaire du mari. "

Ecrit par : Jeremy | 24 mars 2009

Ca fait quand même 23.814,66 Euros par mois! Pas mal pour un agrégé!!! ;-)

Débat sur "la journée de la jupe", sur France-inter, à 9h10.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

"Quant à la deuxième question, je n'ai pas très bien compris à quoi vous alliez servir dorénavant — orienter les stagiaires vers la bonne case ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2009

De toutes façons, vous savez bien que je ne sers à rien! Je suis professeur de musique et de théâtre... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67"

Honteux, scandaleux ! J'aimerais vraiment savoir ce qui justifie cette différence de salaire entre cet homme et son épouse. J'espère que cette dame portera plainte contre son employeur !

Thierry

Écrit par : thierry venot | 25 mars 2009

Les enseignants de CPGE ont écrit dans une pétition : "Acteurs de l'enseignement supérieur, nous connaissons bien la grande qualité du travail des universitaires et des chercheurs."
écrit Guichard (qui n'en pense pas un mot)

C'est se tirer une balle dans le pied : si les collègues sont très bons à côté, ça ne sert à rien d'aller en prépa, autant aller directement voir les très bons de la fac.
dit Jérémy qui n'a pas tort…

On en est actuellement, en Hypokhâgne and co., à la période des vœux des élèves, particulièrement de ceux qui savant confusément qu'ils risquent de ne pas aller en Khâgne.
On remplit donc toute la journée de jolies feuilles où l'on note consciencieusement leur rang et où l'on écrit tout le bien que l'on pense (plus ou moins) d'eux.
Et tous, je dis bien tous, tentent par tous les moyens d'aller ailleurs qu'en fac. N'importe quoi, n'importe quelle formation, mais pas la fac !
Ils n'ont pas dû lire la déclaration des profs de CPGE…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2009

Cher JPB, nous connaissons tous deux, parmi nos ami-e-s proches , des universitaires de grande valeur, comme Michèle G., Christian B., Pedro C., etc.
Et ils sont la majorité.
Nos étudiants ne redoutent pas les professeurs de la fac, mais les conditions, y compris matérielles, de l'Université : locaux en ruines (cf. le lien "notre belle université" que je vous avais envoyé il y a qq semaines), amphis bondés, bruit, confusion, absence de suivi, etc.
Cher Jérémy, les étudiants ne choisissent pas comme professeurs "les très bons de la fac", du moins en L1 ou L2, parce qu'ils n'ont pas le choix ; ils vont à la fac et font ce qu'ils peuvent comme ils peuvent, càd en général largués.
Il y a, sans doute, des tocards, des zozos ou des crétins qui sévissent à la fac, comme il y en a aussi en CPGE -- mais je ne pense pas que ce soit la majorité, tant s'en faut ! Globalement, les universitaires et les chercheurs produisent un travail de qualité ; et ils ont du mérite, face à des étudiants de L1 ou même L2 qui sortent du bac en ne sachant à peu près rien et qui n'ont pas l'habitude de travailler.
Ces péquins-là, même si le niveau baisse, nous ne les voyons pas dans nos classes ; et si l'un d'eux a été recruté par inadvertance, il ne reste pas longtemps chez nous parce qu'il ne tient pas le rythme.
Disons-le franchement, ce que nous faisons en prépa, devant un public trié, c'est de la propédeutique : une gigantesque remédiation de culture littéraire, comme disent les khuistres. C'est ce qui permet à nos loulous de très bien réussir en L3 quand ils rejoignent l'Université après la khâgne. Les autres intègrent une ENS , 3 ou 4 par classe les années fastes. Et c'est tant mieux. Mais ceux que nous envoyons à l'Université réussissent bien, parce que, même s'ils ont collé, nous nous sommes décarcassés à les avoir intensivement préparés pendant deux ans à un concours exigeant -- et aussi parce que nous les avons préservés de conditions de travail le plus souvent indignes.
Les profs de CPGE n'ont rien à gagner à débiner leurs khollègues de l'Université, même si ces derniers ne se sont pas privés de leur mettre des bâtons dans les roues au moment des équivalences des khubes, par exemple. Nous sommes tous dans le même navire, celui du système éducatif, en train de couler même pas pavillon haut. En ce qui concerne les études littéraires, c'est même le Titanic, sans l'orchestre...
Bref, il est temps de serrer les coudes ; on règlera les comptes, (si comptes il y a à régler) , plus tard !

Écrit par : Françoise Guichard | 25 mars 2009

@Pour un salaire au mérite

Une précision importante concernant mon post d'hier.
J'écrivais :
Voici, pour mars 2005 :
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67
Vous remarquerez qu'à aucun moment je n'ai parlé de "salaire".
Si l'on s'en tient au salaire mensuel de cette dame et de son mari, les chiffres sont bien plus modestes puisque l'une ne gagne que 6449 euros 08 et que l'autre doit se contenter de 12500 euros.
D'où vient la différence avec les sommes astronomiques citées plus haut ?
D'une ligne fort intéressante du bulletin de salaire, ligne que je voudrais bien voir apparaître sur les fiches de paie des employés de l'Ed.Nat.
Intitulée "Part variable", cette ligne a la vertu de multiplier les sommes versées au salarié de manière considérable.
J'imagine, sans en être tout à fait sûr, que c'est à ce genre de coefficient multiplicateur que songeaient les ingénieux inventeurs du salaire "au mérite" pour les enseignants. Chiche !

Écrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

Communiqué du SGEN :

" Le SGEN tient à exprimer ses plus vives réserves sur le film "La journée de la jupe", qui offre une vision caricaturale des collèges de ZEP et stigmatise, en usant des pires clichés, des jeunes en grande souffrance déjà en butte à une discrimination ethnique et sociale. Il s'élève tout particulièrement contre l'idée que seule la force, symbolisée par le revolver, permettrait de rétablir dans ces établissements les conditions d'un enseignement normal. Il rappelle que c'est grâce à une pédagogie innovante, en rupture avec une relation frontale encore trop souvent de règle dans les classes, que les enseignants pourront répondre aux difficultés spécifiques des établissements sensibles. Il met enfin en garde contre la complaisance suspecte du scénario envers une idéologie nauséabonde qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Vous êtes sûr que ce n'est pas une légende urbaine, que la mère de la jeune fille a racontée car on la lui avait dite, et qui la répète à son tour à la jeune fille pour qu'elle sache que l'orthographe c'est important ? L'histoire qu'on m'a racontée est très proche.

Mais enfin, Jérémy vous savez bien que la pédagogie, c'est toute une "science" ! ;-))

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

En ajoutant le fait que Nicolas Sarkozy, ce soir, a déclaré dans le même discours qu'il fallait, au nom de la liberté, garder le bouclier fiscal et mettre en place la réforme du lycée et l'autonomie des universités, ça fait déjà beaucoup pour une note.

Ecrit par : Jeremy | 24 mars 2009

Oui, il vient aussi de marteler qu'il fallait "moraliser le capitalisme". Cet homme-là a un vrai talent comique. Je le trouve bien plus drôle que Laurent Gerra.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Moralisation du capitalisme : un pas en avant, trois pas en arrière !

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

http://www.paradisfiscaux.com/

Le jour où, comme j'ai entendu le préconiser Thomas Picketty sur France-Culture, le président Obama enverra des marines sur l'île Maurice, je commencerai à croire à la "moralisation du capitalisme", pas avant. Mais je crois que ce jour-là les poules auront des dents.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Ne me demandez pas comment me sont tombés entre les mains ces deux bulletins de paie de cadres d'une grande banque - responsables d'un salle de marché, pour être précis - dont la tour trône dans le quartier de la Défense.
Voici, pour mars 2005 :
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67

Bonne nuit.
GM

Ecrit par : Guy Morel | 24 mars 2009


Cher Monsieur Guy Morel,

Je suis sincèrement choqué par ce que je lis-là ! J'vous essplique à vous et aux lecteurs de bonnêt d'âne, même si vous ne m'avez pas toujours épargné, moi et mon bon ministre de la privatisation de l'éducation nationalle - c'est moi que je l'ai choisi - : si vous me réélisez, si les Français me font à nouveau confiance parce que je le mérite bien, je vous jure que je moraliserai le capitalisme et pour commencer, j'instaurerai, dès le début de mon second mandat, la "discrimination positive" pour les cadres féminines des sociétés bancaires et financières dans ce beau pays qui m'a tout donné. Sur la tête de ma mère ! Et même que je demanderai à Carla ( ah ! qu'elle est belle, ma femme !) de s'en occuper personnellement.

Bien à vous !

Nicolas Sarkozy, président de la société anonyme "Douce France".

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

"Voici, pour mars 2005:
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67"

Eh ben... Je gagne tout juste le centième du salaire du mari. "
Ecrit par : Jeremy | 24 mars 2009

Ca fait quand même 23.814,66 Euros par mois! Pas mal pour un agrégé!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Je m'en suis rendu compte ce matin, en me réveillant ! C'était le revenu du mois de mars ! Autrement dit, je ne gagne même pas le millième de ce revenu-là après plusieurs années d'ancienneté. Avec le salaire cumulé des deux, on pourrait donc payer 1500 agrégés, c'est-à-dire faire tourner plus de dix lycées (environ 10000 lycéens), ou trente collèges, ou huit IUT !

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Sylvie, c'est une blague votre communiqué ?

On jurerait un vrai - je suis allé vérifier !

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Communiqué du SGEN :

" Le SGEN tient à exprimer ses plus vives réserves sur le film "La journée de la jupe", qui offre une vision caricaturale des collèges de ZEP et stigmatise, en usant des pires clichés, des jeunes en grande souffrance déjà en butte à une discrimination ethnique et sociale. Il s'élève tout particulièrement contre l'idée que seule la force, symbolisée par le revolver, permettrait de rétablir dans ces établissements les conditions d'un enseignement normal. Il rappelle que c'est grâce à une pédagogie innovante, en rupture avec une relation frontale encore trop souvent de règle dans les classes, que les enseignants pourront répondre aux difficultés spécifiques des établissements sensibles. Il met enfin en garde contre la complaisance suspecte du scénario envers une idéologie nauséabonde qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Toujours aussi comiques les gens du SGEN !
Mais puisqu'ils sont sûrs que leur pédagogie innovante est la bonne réponse aux difficultés spécifiques des établissements sensibles, allons-y ! Innovons donc avec de nouveaux critères de nomination et de mutation : à partir de dorénavant, les nominations et mutations en Zone sensible se feront sur simple présentation de la carte d'adhérent au SGEN. Les collègues non adhérents au SGEN pourront symétriquement obtenir sur simple déclaration leur nomination ou leur mutation dans des établissements non-classés sensibles.

Écrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 2 381 466 euros 51

Bonne nuit.
GM

Ecrit par : Guy Morel | 24 mars 2009

Elle sera pas belle la vie ?

N.S.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Oui, Jeremy, le communiqué du SGEN est bien une blague...Et j'ai l'impression que Guy s'y est laissé prendre !

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

@ Monsieur Jérémy

Ne vous inquiétez pas. J'étendrai ensuite cette mesure de "discrimination positive" aux fonctionnaires de l'éducation nationale :

Le mari, professeur agrégé de mathématiques au 11ème échelon : 996 euros mensuels nets.

Sa femme, professeur agrégée de Lettres classiques au 11ème échelon : 996 euros mensuels nets.

Comme ça, on en aura deux fois plus pour le même prix !

Elle sera pas belle la vie ?

N.S.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Oui, Jeremy, le communiqué du SGEN est bien une blague...Et j'ai l'impression que Guy s'y est laissé prendre !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

J'ai failli aussi, mais la dernière phrase sur "les heures les plus sombres, etc." m'a alerté.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Téléphoné à Pierre !
Téléphoner à Pierre !

Mon correcteur d'orthographe ne me signale aucune faute et ne me propose aucune alternative. Il n'y a pas de trait rouge. Les deux formulations sont possibles. Le correcteur automatique n'est pas programmé pour interroger l'intention du "scripteur".

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009
---------
Bonjour, Robin.
Programmer un logiciel de correcteur d'orthographe est facile, mais c'est tout ce qu'on peut faire. La grammaire peut partiellement être progammée. Mais il est irréaliste de croire qu'il soit possible de faire un logiciel qui aurait la puissance d'un cerveau humain. Enfin... la puissance d'un cerveau humain appartenant à quelqu'un de cultivé, écrivant sans fautes de français ou d'une autre langue (orthographe, grammaire, syntaxe).
On se rend vite compte à l'usage que les correcteurs électroniques sont limités. Ils ne sont utiles qu'aux personnes cultivées, seules capables de faire la différence entre les bonnes suggestions du correcteur et les mauvaises.
C'est un peu comme pour les calculatrices électroniques.
Bien des jeunes, faibles en mathématiques, croient qu'une calculatrice peut tout faire, notamment pallier leur ignorance. Ils déchantent vite. Il faut un cerveau pour se servir convenablement d'une calculatrice, pas une noisette.
Un peu avant l'élection présidentielle de 1974, dans le cadre de la campagne électorale, André Malraux, qui soutenait le candidat Giscard d'Estaing, suggéra qu'on cesse de recruter des professeurs en grand nombre et que l'on fasse des vidéos de cours faits par des professeurs de haut vol que tous les élèves de France pourraient visionner en même temps. De tels cours ont été faits (avant l'intervention enthousiaste de Malraux) aux Arts et Métiers. C'étaient des cours peaufinés absolument admirables (des cours de sciences), mais qui ne pouvaient profiter qu'à des élèves brillants. En effet, que pourrait faire un élève qui serait coincé à un endroit du cours ? La présence d'un professeur humain est irremplaçable, surtout quand on a des classes hétérogènes. Mais même si l'on n'avait que des élèves brillants, je pense qu'un professeur en chair et en os resterait nécessaire, particulièrement dans ce qui n'est pas du ressort de la science. Je vois mal un ordinateur ou une vidéo remplacer Brighelli, même s'il avait été le professeur filmé pour l'élaboration de la vidéo, puisqu'il serait impossible à un élève de poser une question au professeur pendant le cours.
Connaissez-vous la célèbre anagramme sur le nom de "Giscard d'Estaing" ? Je l'ai lue dans le Canard Enchaîné un peu avant son élection en 1974. Cette anagramme était prémonitoire ! (Mais il n'y eut pas de véritables catastrophes entre 1974 et 1981, en tout cas pas de pire que celles qu'on a vues par la suite, comme celle de 1989, la "Révolution [pédagogique] française".) Je ne sais que penser du fait que je me la suis toujours rappelée...
Cependant, mon opinion sur lui a changé depuis 1974. Je lui ai écrit récemment à l'Académie française et il m'a répondu environ un mois plus tard (il ne pouvait pas le faire plus tôt, ce que je savais), et sa lettre était des plus aimables et amicales. Il a changé en trente-quatre ans. Comme tout le monde. Oui, enfin, comme toute personne qui vit au moins trente-quatre ans.

Écrit par : Francis Penin | 25 mars 2009

Non, le communiqué du SGEN est un faux, c'est pas possible d'en faire autant dans l'autocaricature ;))

Yaka enseigner "autrement", yaka mettre les zaprenans en auto-socio-construction de leur propre savoir et... miracolo !

Écrit par : P. Lariba | 25 mars 2009

"Connaissez-vous la célèbre anagramme sur le nom de "Giscard d'Estaing" ? Je l'ai lue dans le Canard Enchaîné un peu avant son élection en 1974. Cette anagramme était prémonitoire ! (Mais il n'y eut pas de véritables catastrophes entre 1974 et 1981, en tout cas pas de pire que celles qu'on a vues par la suite, comme celle de 1989, la "Révolution [pédagogique] française".) Je ne sais que penser du fait que je me la suis toujours rappelée..."

Je ne la connais pas, moi !

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Dites donc Francis, Haby et le collège unique, c'est pas sous Giscard ?

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Oui, Jeremy, le communiqué du SGEN est bien une blague...Et j'ai l'impression que Guy s'y est laissé prendre !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

À moitié. Mais la proposition que j'ai faite pour le mouvement reste valable.

Écrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

"capitalisme moral", "discrimination positive"... La mode est vraiment à l'oxymore!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

"Cette obscure clarté qui sort de la bouche de Zébulon"...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

"Connaissez-vous la célèbre anagramme sur le nom de "Giscard d'Estaing" ? Je ne la connais pas, moi !

Ecrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Je ne sais pas pour Giscard d'Estaing.
Mais "Nicolas Sarkozy", ça donne : "Il koza ssa con'ry "...
Désolée ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 25 mars 2009

Il (le SGEN) met enfin en garde contre la complaisance suspecte du scénario envers une idéologie nauséabonde qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

On n'attendait plus que celle-là, l'argument jocker, reservi à chaque fois qu'on ose pointer une réalité qui ne colle pas à l'idéologie. Ce type de propos rappelle des heures sombres bien plus anciennes et nous reporte à une époque où l'on était soupçonné d'avoir commerce avec le démon au moindre manquement à la pensée autorisée. Pitoyable !

Écrit par : Magister | 25 mars 2009

... resservi... bien entendu.

Écrit par : Magister | 25 mars 2009

Si ce n'est pas déja fait (je ne suis pas remonté trés loin), voici le lien qui permet d'accéder à une chronique de France-Info sur "La journée de la jupe". Chronique plutôt élogieuse :


http://www.france-info.com/spip.php?article269975&theme=81&sous_theme=159

Écrit par : Manu | 25 mars 2009

Dites donc Francis, Haby et le collège unique, c'est pas sous Giscard ?

Ecrit par : Jeremy | 25 mars 2009
----------
Si, si, c'est bien ça. mais au départ il y avait trois catégories d'élèves : type I (la crème) ; type II (le tout-venant) ; type III, dit "transition". L'insulte supême, à l'époque, était :"Espèce de transition !"
Des protestations véhémentes surgirent vite : "Élitisme ! À bas l'élitisme !"
Alors on mélangea tous les élèves, sauf les débiles profonds et - en principe - légers. Mais j'ai vu bien des crétins sinon des débiles...
Cela dit, j'ai toujours été contre le collège unique et je suis de gauche, ce qui ne m'empêche pas de trouver que le PS a été peu convaincant depuis 1981. S'il l'avait été il serait toujours au pouvoir.

Écrit par : Francis Penin | 25 mars 2009

"

"capitalisme moral", "discrimination positive"... La mode est vraiment à l'oxymore!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009
"

et formateur-IUFM ???

Excusez-moi Christophe c'est juste pour rire.

je me cache derrière un "faux " pseudo

Écrit par : faux pseudo | 25 mars 2009

Ma fille ayant raté pour la n ième fois une "séance pédagogique obligatoire " à l'IUFM a écouté une interview d'Adjani.
Elle a un fils de 15 ans :
"Où est-il scolarisé?"
- "Dans le privé, évidemment, heureusement, j'en ai les moyens, et je n'ai ni le temps ni l'envie de lui faire l'école à la maison le soir."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2009

Suite pour Jérémy.
Certes, tout n'a pas été paradisiaque sous Giscard. Rien, à vrai dire, ne l'a été pour la plupart des gens (pour les riches, tout est allé bien, merci pour eux, mais cela a toujours été ainsi, sous la gauche-si-l'on-peut-dire ou sous la droite).
Je dis qu'il n'y a pas eu de catastrophes pires que celle de 1989, la création des IUFM, planque pour les gens préférant dire aux jeunes comment on doit enseigner plutôt que d'enseigner eux-mêmes.
Le collège unique initial n'était pas une bonne idée, selon moi, mais les IUFM, c'était bien pire !

Écrit par : Francis Penin | 25 mars 2009

"Je dis qu'il n'y a pas eu de catastrophes pires que celle de 1989, la création des IUFM, planque pour les gens préférant dire aux jeunes comment on doit enseigner plutôt que d'enseigner eux-mêmes."

Ecrit par : Francis Penin | 25 mars 2009

Attention avec l'article défini: "les gens", Francis! Ne faites pas du "Anne-Marie Valette!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Je traduis: "ne faites pas d'amalgame".

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

"capitalisme moral", "discrimination positive"... La mode est vraiment à l'oxymore!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009
"

et formateur-IUFM ???

Excusez-moi Christophe c'est juste pour rire.

je me cache derrière un "faux " pseudo"

Ecrit par : faux pseudo | 25 mars 2009

OK, Jeremy.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

"... resservi... bien entendu."

Ecrit par : Magister | 25 mars 2009

Et "joker", Magister!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

A Jérémy, et à tout le monde :
Je donnerai l'anagramme.
Je crois me rappeler que c'est à l'aide d'un ordinateur qu'elle a été trouvée. Cela est une tâche facile pour un ordinateur, mais c'est parce qu'un ordinateur calcule très vite et qu'il examine en un temps très court toutes les combinaisons possibles aboutissant à un mot, ou deux ou trois, ou plus, avec les lettres contenues dans le nom proposé. En l'occurrence il y a trois mots. Dans l'ordre : un adjectif, un nom commun et un adverbe.
Je peux, si vous voulez que nous fassions durer le plaisir, vous donner d'autres indices avant de vous donner la solution.

Écrit par : Francis Penin | 25 mars 2009

Comme tout le monde. Oui, enfin, comme toute personne qui vit au moins trente-quatre ans.

Ecrit par : Francis Penin | 25 mars 2009

Je n'étais pas un fanatique de Giscard, mais j'avais été choqué par la cérémonie des adieux organisée par la Gauche, à la sortie de l'Élysée, pour le siffler après qu'il eut (sans accent !) été battu en 80.

Je n'aime pas non plus particulièrement le champagne, mais je n'aime pas non plus voir des gens boire du champagne à la bouteille.

Je ne connais pas l'anagramme de Giscard d'Estaing, mais je connais le surnom qu'on lui donnait en raison de certaines prouesses réelles ou supposées (son côté "Régence" ?), mais je rougirai de l'écrire ici.

Le correcteur automatique me propose de mettre un accent aigu sur la majuscule de Élysée ; il a raison, mais il ne peut pas me dire si je dois l'écrire avec un y (les Champs-Élysées) ou avec un i ("le prophète Élisée").

Vous avez raison, ce ne sont que des outils.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

je rougirai de l'écrire ici.
je rougirais avec un "s" !

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

"Le correcteur automatique me propose de mettre un accent aigu sur la majuscule de Élysée "

Comment réagit un correcteur orthographique à la phrase suivante, sans ponctuation ni majuscules ?

"C'est ainsi qu'il le vit en élisée reclus"

Anarchiques les correcteurs ?

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

L'analyse réflexive étant un outil prôné par la moyenne et grande prêtrise du Moloch, je propose le jeu suivant :

On vous propose de toucher 6000 € pour émarger dans un des vingt collèges les plus pourris du 93. Vous aviez compris initialement qu'il s'agissait de votre salaire alors qu'il s'agit d'une prime unique. Par une analyse réflexive que vous détaillerez, vous déboucherez sur un argumentaire publicitaire efficace qui servira de trame à une campagne de recrutement dans les media pour beaufs de base.

Le gagnant se verra offrir un poste de conférencier à l'ESEN.

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Et "joker", Magister!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Juste ! (Je me cache).

Écrit par : Magister | 25 mars 2009

"C'est ainsi qu'il le vit en élisée reclus"

Anarchiques les correcteurs ?

Ecrit par : dugong | 25 mars 2009

Le correcteur me souligne élisée et me propose :
Élise - élise- élimée - élidée

"Élise Reclus, et son épouse élise furent reçus à l'Élysée, par un pote élimé à Johnny élidée."

Cette phrase lui convient, mais il me souligne Johnny et me propose John, Johannite, Johannique et Jenny.

...et l'unité centrale commence à fumer. ;O))

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Libération titre :

"Les stats ethniques ne font plus polémique chez les scientifiques
Globalement, les chercheurs sont d’accord aujourd’hui sur «la nécessité d’intégrer dans leurs analyses les critères ethniques et de “race”» pour «la connaissance scientifique et la lutte pour l’égalité». C’est le constat que fait la sociologue Mirna Safi, dans un article... "

Vous remarquerez la lente mais implacable dégradation des termes utilisés : "scientifiques", "chercheurs" puis, pour achever, "sociologues".

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

"Cette phrase lui convient, mais il me souligne Johnny et me propose John, Johannite, Johannique et Jenny."

Un correcteur de dernière génération vous aurait immédiatement mis un lien sur le site de Virgin pour acheter le dernier opus du préféré de l'avocaillon recru(e) de l'Elysée.

En passant, il parait qu'il a l'oreille du nabot pour les questions de t(h)unes.

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Ne me demandez pas comment me sont tombés entre les mains ces deux bulletins de paie de cadres d'une grande banque - responsables d'un salle de marché, pour être précis - dont la tour trône dans le quartier de la Défense.
Voici, pour mars 2005 :
le mari : 2 381 466 euros 51
sa femme : 1 386 258 euros 67

Bonne nuit.
GM

Ecrit par : Guy Morel | 24 mars 2009

Bruts ou nets, les salaires ?

Ceci dit, si on nous avait mieux élevés, je veux dire élever à l'indécence et non à grands coups de morale républicaine mâtinée de judéo-christianisme obsolètes et ridicules, c'est nous qui émargerions ces sommes. Nous sommes des traîne-savates et non des précurseurs.
Faut savoir ce qu'on veut dans la vie ...

Écrit par : dobolino | 25 mars 2009

Vous remarquerez la lente mais implacable dégradation des termes utilisés : "scientifiques", "chercheurs" puis, pour achever, "sociologues".

Ecrit par : dugong | 25 mars 2009

Oui, et ça commence par "globalement" et ça finit par "Mirna".

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Compte rendu de Jean-François BOURGEOT, sans le "Midi-Libre", à propos de "La Journée de la Jupe": "Psychodrame au collège":

LA JOURNÉE DE LA JUPE**
Film français de Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Collette et Jackie Berroyer. 1 h 28

Rare star française à qui ses fans pardonnent absolument tout - à commencer par des choix hasardeux et des absences trop longues - c'est dans un film totalement improbable qu'Isabelle Adjani réapparaît. Et qu'elle soutient vaillamment de plateau télé en interviews diverses et variées. Preuve, sans doute, que le résultat, même s'il s'agit dans la forme d'un assez modeste téléfilm, est à la hauteur de l'engagement personnel qu'elle y a mis.

Ce n'est pas pour les deux millions de téléspectateurs qui l'ont vu vendredi dernier sur la chaîne Arte que nous rappelons l'argument du film : une prof de Français, Madame Bergerac, malmenée par sa classe, craque un peu plus que d'habitude quand elle découvre un vrai flingue dans le sac d'un de ses élèves. Elle s'en empare et prend la classe en otage, bien décidée à faire rentrer dans leurs têtes le véritable nom de Molière, Jean-Baptiste Poquelin...Le film est dur et installe en parallèle deux microcosmes, deux huis clos. La classe et ce psychodrame inattendu qui se joue d'un côté. Une cellule de crise avec profs, policiers et même ministre (en pantalon la ministre...) de l'autre.

Ces deux espaces qui communiquent assez mal, sont également traités sur un registre tragi-comique qui permet d'aller assez loin dans le politiquement très incorrect. Ainsi sont épinglés les démagogues qui pensent suffisant de lire des passages du Coran en classe pour réussir leur diplôme d'intégrateur méritant... Le film appelle un chat un chat et la jupe symboliquement s'oppose au voile.
Le premier constat qu'installe la situation est simple, imparable : les enseignants ne sont pas formés pour intéresser de jeunes délinquants au théâtre classique. Même si Molière est un marrant. Ni pour rattraper le déficit éducatif familial.

Le deuxième, c'est sans doute qu'à force de faire semblant de et de se faire croire que le système scolaire à la française est une garantie républicaine d'ascenseur social, il est totalement en panne dans certains endroits. Tragiquement en panne.

Derrière la sainte colère de Madame Bergerac à laquelle Adjani donne une imparable intensité et que Lilienfeld met en scène comme un thriller, il y a bien la menace de toutes sortes de bombes à retardement.


Jean-François BOURGEOT

http://www.midilibre.com/articles/2009/03/25/20090325-CULTURE-LOISIRS-Psychodrame-au-college.php5

Écrit par : Pendariès | 25 mars 2009

"Le premier constat qu'installe la situation est simple, imparable : les enseignants ne sont pas formés pour intéresser de jeunes délinquants au théâtre classique. Même si Molière est un marrant. Ni pour rattraper le déficit éducatif familial."

Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2009

Bien vu. Surtout la dernière "phrase".

"Je n'étais pas un fanatique de Giscard, mais j'avais été choqué par la cérémonie des adieux organisée par la Gauche, à la sortie de l'Élysée, pour le siffler après qu'il eut (sans accent !) été battu en 80. "

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

Il y avait de quoi siffler! La Marseillaise et la chaise vide... Et c'était en 81, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Ceci dit, si on nous avait mieux élevés, je veux dire élever à l'indécence et non à grands coups de morale républicaine mâtinée de judéo-christianisme obsolètes et ridicules, c'est nous qui émargerions ces sommes. Nous sommes des traîne-savates et non des précurseurs.
Faut savoir ce qu'on veut dans la vie ...

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2009

Vous avez raison. Votre remarque me fait penser à ce que disait George Sand de la condition des femmes au XIX ème siècle : "On nous élève comme des anges et on nous livre comme des pouliches."

Nous n'avons pas été suffisamment préparés au cynisme ambiant, nous en particulier, les émules de "Topaze" ! ;-)

Il eût fallu nous répéter nuit et jour que le fric deviendrait la valeur universelle, l'"étalon" absolu, puisqu'on parle de pouliches. Mais ça ne s'était pas encore tout à fait réalisé à l'époque.

Et puis on avait encore un peu de pudeur.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Deux petites précisions sur ce qu'a dit Francis : il me semble qu'en 74, Malraux soutenait Chaban-Delmas, et qu'il a d'ailleurs contribué à le couler par une prestation télévisée lamentable. Et je crois aussi que c'est AVANT la réforme Haby que le collège comportait différentes filières. Haby les a supprimées dès le départ pour les remplacer par le collège unique que nous connaissons encore aujourd'hui.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Et cet anagramme-ci,
Sors-y la kocaïn?
On peut aussi se contenter de So krazy (cat?)

Écrit par : retraitée | 25 mars 2009

On me signale ceci :

http://www.guardian.co.uk/education/2009/mar/25/primary-schools-twitter-curriculum/print

que je me permets de mettre ici à l'attention du prochain ministre de l'Ed-Nat qui à n'en pas douter lis attentivement ce blog. Ce serait vraiment dommage qu'une telle innovation lui échappe.

Écrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

Bonjour M.Brighelli,
Je sais que ce commentaire est hors sujet mais je suis une élève de 1ère S qui a besoin de votre aide.
Je vous explique, nous avons commencé nos séances d'éducation civique, sociale et juridique il n'y a pas très longtemps et pour cela ne devons faire un dossier en fonction du débat imposé. Cependant, l'affaire ne s'arrête pas là, nous devons également incarner un personnage qui existe vraiment et je dois donc jouer votre rôle. Malheureusement, je ne sais pas du tout quel est votre point de vue en fonction de la question posée. J'ai essayé, grâce à vos écrits, de la cerner mais je n'ai pas réussi. Je vous laisse ci-joint le thème de ce débat que nous devons réaliser en classe: "La grève un outil social à réformer?".

en espérant que vous me répondrez,
très cordialement,
Agnès ( pour me joindre voici mon adresse email, anikissu@hotmail.com)

Écrit par : Agnès | 25 mars 2009

Pour les agrégés de l'académie de Montpellier:

"Affectation des professeurs agrégés en lycée
La bonification du voeu « département lycée » passe de 90 à 140 points. Les autres types de voeux (établissement, commune, géo) portant uniquement sur des lycées sont toujours augmentés de 90 points pour les agrégés. Cette mesure devrait notamment permettre aux agrégés en début de carrière d’améliorer leurs chances d’accéder plus facilement à un lycée.

Lors de la phase d’affectation des stagiaires et des TZR, les besoins en lycée seront pourvus
prioritairement par des agrégés."

Écrit par : Pendariès | 25 mars 2009

"Le deuxième, c'est sans doute qu'à force de faire semblant de et de se faire croire que le système scolaire à la française est une garantie républicaine d'ascenseur social, il est totalement en panne dans certains endroits. Tragiquement en panne." (J.F.Bourgeot)

Moi, c'est surtout ce passage que je trouve interessant.
Tous les enfants sont capables d'apprendre à lire à condition qu'on le leur permette.
Il ne faut pas oublier que la méthode globale, pudiquement appelée méthode mixte, est pratiquée dans la quasi totalité des maternelles (ce n'est pas Thierry qui me contredira) . Et dans la presque totalité des CP.

Faites un tour dans une librairie scolaire : que des "méthodes intégratives".
Lire avec Léo et Léa, et surtout Boscher, se vendent à des milliers d'exemplaires, mais bien évidemment aux parents capables de se rendre compte que leur enfant est mis en difficulté, et à quelques rares professeurs des écoles.

Les banlieues n'attendent qu'une étincelle pour flamber de nouveau : qu'est-ce qui a été fait et est fait pour intégrer nos sept ou huit millions d'immigrés?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2009

" On nous élève comme des anges et on nous livre comme des pouliches." George sand citée par Dobolino. Cette observation me fait penser à une scène du "Dom Juan" de Molière, scène dans laquelle la paysanne Charlotte est examinée comme une pouliche ayant de belles dents. Je pense aussi à ce chirurgien des années 30 ayant proposé à un viticulteur d'opérer son épouse souffrant d'un rein en mauvais état et d'être payé quand le vin serait vendu car en ce temps là ce n'était pas la prospérité actuelle. Il avait précisé: " Ta femme tu n'en feras rien dans les vignes si je ne l'opère pas. Alors je l'opère et tu paieras plus tard."
Dans les années trente l'épouse du vigneron se devait d'être un bon cheval et une pouliche bien sûr pour la transmission du patrimoine ou pour avoir des bras.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 mars 2009

Correction : Sand, mérite une majuscule.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 mars 2009

Bonjour M.Brighelli,
Je sais que ce commentaire est hors sujet mais je suis une élève de 1ère S qui a besoin de votre aide.
Je vous explique, nous avons commencé nos séances d'éducation civique, sociale et juridique il n'y a pas très longtemps et pour cela ne devons faire un dossier en fonction du débat imposé. Cependant, l'affaire ne s'arrête pas là, nous devons également incarner un personnage qui existe vraiment et je dois donc jouer votre rôle. Malheureusement, je ne sais pas du tout quel est votre point de vue en fonction de la question posée. J'ai essayé, grâce à vos écrits, de la cerner mais je n'ai pas réussi. Je vous laisse ci-joint le thème de ce débat que nous devons réaliser en classe: "La grève un outil social à réformer?".

en espérant que vous me répondrez,
très cordialement,
Agnès ( pour me joindre voici mon adresse email, anikissu@hotmail.com)

Ecrit par : Agnès | 25 mars 2009

Génial! M'sieur Brighelli, vous êtes une vedette alors!
Plus besoin de faire une réforme du lycée... Les jeux de rôles sont déjà en route.

Écrit par : hihanhihan | 25 mars 2009

"Il ne faut pas oublier que la méthode globale, pudiquement appelée méthode mixte, est pratiquée dans la quasi totalité des maternelles (ce n'est pas Thierry qui me contredira) . Et dans la presque totalité des CP."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2009

Comme dirait Thierry Lhermitte dans "le père Noël est une ordure": "c'est cela, oui, c'est cela".

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Le texte qui suit est une fiction (encore que...). Ceux qui ne voudraient pas le lire peuvent le sauter sans dommage. Il n'est pas très long, mais je le taperai en deux outrois fois.

Reconversion

C'est moins pénible qu'on ne pourrait croire : je suis assise et j'ai de longs loisirs. Et puis, j'exerce une fonction utile. Plus utile, peut-être, que d'enseigner les humanités à des adolescents gavés de publicité et de carambars. Tel était du moins l'avis du ministre qui les a supprimées du cursus scolaire. Raison pourquoi j'ai dû me reconvertir.
Non, ce n'est pas si pénible. Mon statut social a changé, mais y ai-je vraiment perdu? Le métier que j'exerçais est aujourd'hui des plus méprisés. J'ai tenté de jouer le jeu, mais je n'avais ni le talent ni le goût de substituer à l'étude des Lettres celle de la communication moderne qui l'a remplacée dans les programmes. Aucun don, non plus pour"valoriser le discours des apprenants" en me gardant bien d'en rectifier le vocabulaire et la syntaxe, pour ne pas les humilier. Aucune propension, enfin, à voir dans mes cours des produits jetables que les élèves consomment ou boycottent comme des clients de supermarché. Clients qui se sont plaints de moi, et ont obtenu sans peine ma mise à pied, comme le permet le nouveau statut de la fonction publique. Contrainte à la retraite d'office, je touche une pension d'autant plus dérisoire que l'Etat ne cesse de rogner sur ses dépenses, mais j'en suis venue à me réjouir de cette sanction qui m'a libérée d'un métier que je ne supportais plus en me forçant à chercher un nouveau travail.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Non, Madame, c'est un bichon frisé, pas un caniche. Mon petit chien a gagné au change : les clients le complimentent et le caressent, et il n'est plus jamais seul. Moi, j'ai gagné une vue superbe sur le parc, sur le passage des saisons et les variations du soleil ombré par les nuages. Aujourd'hui, les crocus ont percé les gazons, et les premiers forsythias éclaboussent de taches jaune vif l'arrière-plan du jardin nu où les arbres dépouillés tracent leur silhouette à l'encre de Chine. Bientôt, les chatons déposeront sur les branches leur buée couleur de miel, puis les jeunes feuilles flotteront comme un brouillard vert pâle, et plus tard les buissons qui bordent les pelouses crouleront sous une profusion de petites roses rustiques, dont les corolles chiffonnées distilleront le parfum du clos cerné de vieux murs où j'ai passé mes vacances d'enfant. Ensuite les feuillages se tremperont d'un vert plus dur, presque noir contre le ciel d'émail, avant que l'automne ne les couche au pied des troncs en nappes épaisses où les arbres se mireront dans leur propre reflet d'or. Rien ne m'échappe des transformations les plus ténues du paysage. Je ne me résous à fermer la porte qu'en hiver, quand le temps devient trop rude. Je suis bien chauffée à l'intérieur, et les clients savent que je suis là.
Oui, Monsieur, la buvette est à deux pas sur votre droite. Les gens ne sont pas désagréables. Certains ne disent pas bonjour, comme si j'étais transparente, mais cette grossièreté ne me gêne pas. Ils passent et je ne les revois plus, contrairement à mes élèves qui jacassaient sous mon nez à longueur de cours, comme ils l'auraient fait devant leur téléviseur. Ce qui n'empêche pas quelques échanges banals, avec les plus sympathiques ou les plus bavards. Je me garde pourtant de les encourager trop. Je n'ai pas l'oreille très complaisante, et je sais rétablir la distance quand il faut. Je n'ai prolongé la discussion qu'une fois, avec un jeune amateur de livres qui appréciait Yourcenar et Kundera. Esprit fraternel et cadeau offert par le hasard.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

A propos de "La journée de la jupe"

25 critiques spectateurs sur Allo Ciné (14 critiques 4 étoiles, 5 critiques 3 étoiles)

2 critiques spectateurs pour "Le chihuahua de Beverly Hills"

9 critiques spectateurs pour "Duplicity"

Tout cela alors que le film ne sort que dans 53 salles sur plus de 5000.

Les gros distributeurs vont-ils déroger à leurs "principes" et distribuer un film qui n'est pas une première exclusivité (du jamais vu) ?

Écrit par : johnmarguerite | 25 mars 2009

Pour les amateurs d'anagrammes, j'essaie :

Le beau pays de la "Sarkozie" :

krass ! izoze !

Crasses ! I's osent !

Écrit par : marilyse | 25 mars 2009

Reconversion , suite et fin

Les rares amis qui me restent se désolent. La forêt est à deux pas, vous pouvez la rejoindre par là. Ils disent qu'avec mes diplômes, je pourrais prétendre à beaucoup mieux. Ils ont tort : mes dipômes ne sont pas monnayables. Une agrégation de Lettres n'a aucune valeur sur le marché. Il y a quelques années, j'aurais pu offrir mes services à des éditeurs pour corriger l'orthographe et la syntaxe de leurs écrivains maison. Mais on a banni par décret syntaxe et orthographe, parce qu'elles étaient discriminatoires. C'est un débouché que je n'ai plus.
Quarante centimes, Madame. Le week-end me rapporte beaucoup, du moins lorsqu'il fait beau, mais je n'ai guère de répit car il y a foule. La semaine favorise mon humeur contemplative; je respire avec les frondaisons bruissantes, et je sens la grande paix végétale se propager jusqu'à moi comme des ondes sur un plan d'eau. On paie d'avance, Monsieur. Je n'aime pas prononcer ces mots-là, mais c'est parfois nécessaire. Sinon certains partiraient sans débourser un sou.
Bien sûr, il y a les à-côtés pénibles, qui me font vraiment sentir que j'ai changé de statut. mais à tout prendre ce n'est pas si sûr. Les dernières années, je restais souvent dans la salle à la fin des cours, pour ramasser les pelures d'orange, les cartouches d'encre vides, les mouchoirs en papier et les emballages de sucreries que les élèves avaient laissés derrière eux. C'était déjà nettoyer la merde. Ca ne me change pas beaucoup.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Sylvie, comment réenchanter la vie ?

Écrit par : marilyse | 25 mars 2009

Article de Marianne sur La journée de la jupe
Adjani l'anti-Bégaudeau

http://www.marianne2.fr/Adjani-l-anti-Begaudeau_a177474.html

Écrit par : Guillaume | 25 mars 2009

Agnès !
Adjani l'a joué, à ses début, dans l'Ecole des femmes…
Alors, ma chère anikissu@hotmail.com, posez vos question sici-même, nous y répondrons en chœur.
Je fais une Note sur "la journée de la jupe" ?
JPB

Écrit par : brighelli | 25 mars 2009

"Excusez-moi Christophe c'est juste pour rire.

je me cache derrière un "faux " pseudo"

Ecrit par : faux pseudo | 25 mars 2009

OK, Jeremy.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009 "

Non!! J'avais un peu honte de moi mais je ne veux pas laisser accuser Jérémy à ma place.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 25 mars 2009

"Bien sûr, il y a les à-côtés pénibles, qui me font vraiment sentir que j'ai changé de statut. mais à tout prendre ce n'est pas si sûr. Les dernières années, je restais souvent dans la salle à la fin des cours, pour ramasser les pelures d'orange, les cartouches d'encre vides, les mouchoirs en papier et les emballages de sucreries que les élèves avaient laissés derrière eux. C'était déjà nettoyer la merde. Ca ne me change pas beaucoup."

Ne vous plaignez pas trop. Nettoyer à sa noblesse. Songez à votre statut si vous finissiez comme Establet et Thélot, comme générateur-analyseur de même matière.

Bref sociologues de comptoir, dégueulant sans avoir jamais à nettoyer leurs productions.

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

a sa noblesse...

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Les dernières années, je restais souvent dans la salle à la fin des cours, pour ramasser les pelures d'orange, les cartouches d'encre vides, les mouchoirs en papier et les emballages de sucreries que les élèves avaient laissés derrière eux. C'était déjà nettoyer la merde. Ca ne me change pas beaucoup.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Très beau texte, Sylvie. On ne comprend qu'à la fin. Moi aussi, je fais le ménage après le passage des fauves, en pensant aux gens sur cette Terre qui ramassent la crotte des autres. Il en faut, n'est-ce pas ?

Quand la plupart des êtres humains ne sont que des caricatures d'animaux, il nous reste les petits chiens.

Vous le suggérez très bien ce moment béni où l'on est tout au fond et que l'on s'arrête enfin de tomber.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Je fais une Note sur "la journée de la jupe" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2009

Mais bien sûr ! Nous l'attendons tous !

Écrit par : Françoise Guichard | 25 mars 2009

Faites un tour dans une librairie scolaire : que des "méthodes intégratives".
Lire avec Léo et Léa, et surtout Boscher, se vendent à des milliers d'exemplaires, mais bien évidemment aux parents capables de se rendre compte que leur enfant est mis en difficulté, et à quelques rares professeurs des écoles.


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2009

A quelques mètres de l'IUFM des Batignolles de Paris, il y a une toute petite Librairie papeterie. La vitrine est tout entière occupée par la méthode Boscher et ses livres annexes ! Je me suis demandé si le libraire l'avait fait intentionnellement, sachant que tous les étudiants et professeurs de l'IUFM passaient forcément devant... En tous les cas, c'est un fameux pied de nez.

Écrit par : Magister | 25 mars 2009

Je fais une Note sur "la journée de la jupe" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2009

Cela s'impose. Votre question donne à penser que vous avez peut-être déjà composé cette note...

Écrit par : Magister | 25 mars 2009

"Je me suis demandé si le libraire l'avait fait intentionnellement, sachant que tous les étudiants et professeurs de l'IUFM passaient forcément devant... "

En fait, ce sont des profs de l'IUFM qui y viennent en cachette feuilleter les ouvrages licencieux *.

A quelques pas des peep shows de Pigalle où ils avaient déjà d'autres habitudes.

A trop décharger sur de l'idéovisuel, certains ont peut-être ressenti le besoin de nourritures plus roboratives ?

* niveau L1, L2 ou L3 ?

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Merci, Robin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

Ne vous plaignez pas trop. Nettoyer à sa noblesse. Songez à votre statut si vous finissiez comme Establet et Thélot, comme générateur-analyseur de même matière.
Bref sociologues de comptoir, dégueulant sans avoir jamais à nettoyer leurs productions.

Ecrit par : dugong | 25 mars 2009

"Les Tontons flingueurs", acte III scène 3 :

Lefèvre, guignant le magot posé sur la table : Et pourquoi pas ? Au contraire, les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse ! Surtout lorsqu’elles constituent un premier pas vers des négociations fructueuses…

Lino, désignant le magot : Maître Follasse, vous devriez planquer les motifs de fâcheries !

Lefèvre : Oh, Monsieur Fernand !

Lino : J’connais la vie, Monsieur Paul ! Pour en revenir au travail manuel, là, c’est finement observé. Et puis ça reste une base.

Blier : Ca, c’est bien vrai. Si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises…

Écrit par : Françoise Guichard | 25 mars 2009

"En effet, ces deux caricatures malsaines de promotion du catéchisme droitsdelhommiste ont eu exactement l’effet inverse de celui escompté. A force de traiter les Français de racistes et d’imbéciles, et de vanter au contraire ceux qui leur crachent dessus et qui les humilient, les arroseurs sont arrosés et se ridiculisent eux-mêmes."

Il y a des choses intéressantes dans l'article de "riposte laïque" pour lequel Guillaume nous a joint un lien, mais certains amalgames me gênent vraiment, personnellement. Comme l'item ci-dessus, par exemple.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

A quelques mètres de l'IUFM des Batignolles de Paris, il y a une toute petite Librairie papeterie. La vitrine est tout entière occupée par la méthode Boscher et ses livres annexes ! Je me suis demandé si le libraire l'avait fait intentionnellement, sachant que tous les étudiants et professeurs de l'IUFM passaient forcément devant... En tous les cas, c'est un fameux pied de nez.
Ecrit par : Magister | 25 mars 2009

Quand je suis parisien c'est mon quartier ( j'habite à deux pas de la Place Clichy), mais là je suis sarthois. Et je la vois cette librairie, mais pas moyen de retrouver sa raison sociale. Vous ne pourriez pas me rafraîchir la mémoire ( nom numéro de la rue) que je lui envoie le bouquin de Venot dès sa sortie des presses ?
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

http://www.liberennes.fr/libe/2009/03/bernard-poignan.html

Distrayant, autant que les commentaires.

Écrit par : Zorglub | 25 mars 2009

mais là je suis sarthois.
Ecrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

Tiens, moi aussi ( de naissance, avant que mes parents ne me trimballassent d'autorité dans mon couffin en Alsace).
Et dans quelle partie de la Sarthe, je vous prie? Je connais assez bien Ecommoy, Thorigné-sur-Dué, et Le Mans, bien sûr.

Écrit par : Jean | 25 mars 2009

Merci à Zorglub pour le lien. Doivent-ils commencer à flipper au PS pour faire les poubelles de façon aussi détaillée !

La Misère pousse à bien des extrémités.

Merci également à Françoise Guicahrd pour cet extrait des Tontons et le rappel de l'expression "ce n'est pas sans noblesse".

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Guichard. pardon.

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Je fais une Note sur "la journée de la jupe" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2009

Oui, volontiers ! J'ai bien à dire sur la jupe et le pantalon, à moins que je me le garde pour mon projet ?

Écrit par : dobolino | 25 mars 2009

"Excusez-moi Christophe c'est juste pour rire.
je me cache derrière un "faux " pseudo"
Ecrit par : faux pseudo | 25 mars 2009

OK, Jeremy.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009 "

Non!! J'avais un peu honte de moi mais je ne veux pas laisser accuser Jérémy à ma place.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 mars 2009

Ah, merci Hervé, je me demandais ce que j'avais fait !!!

Christophe, vous aurez un gage !

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

Quand je suis parisien c'est mon quartier ( j'habite à deux pas de la Place Clichy), mais là je suis sarthois.

Ecrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

Si je vous donne mon adresse, vous m'enverriez des rillettes artisanales, AOC, fermières, contre remboursement ou échange de denrées du terroir?
Christophe m'a envoyé deux Pouligny Saint Pierre Fermier que j'ai farouchement défendus contre l'appétit ignoble de mon fils. Il n'en a pas eu une miette, cet avaloir !

Écrit par : dobolino | 25 mars 2009

Quand je suis parisien c'est mon quartier ( j'habite à deux pas de la Place Clichy), mais là je suis sarthois. Et je la vois cette librairie, mais pas moyen de retrouver sa raison sociale. Vous ne pourriez pas me rafraîchir la mémoire ( nom numéro de la rue) que je lui envoie le bouquin de Venot dès sa sortie des presses ?
Cordialement.

Ecrit par : Guy Morel | 25 mars 2009

Il s'agit de la papeterie ECOFOURNITURES, sis au 58 bd Batignolles 75017 PARIS (Tél. 01 44 90 08). L'IUFM étant au 56, c'est vous dire qu'elle est mitoyenne.

Écrit par : Magister | 25 mars 2009

A propos des Tontons, on peut regretter la disparition des linotypes.

Un métier d'avenir : linotypiste en nouvelles technologies.

Faudrait en faire un référentiel-métier. Plein de gens au Moloch que ça occuperait etre deux soins capillaires pour girafes.

Écrit par : dugong | 25 mars 2009

Dites donc, Christophe, je viens de lire et je suis outré ! Vous aurez DEUX gages.

Pour la note sur la journée de la jupe, moi j'ai déjà répondu :
"On peut très bien mettre dans une même note le film d'Adjani et le salaire de M. et Mme Gropognon de la Défense qui touchent à eux deux 4000000 d'euros au mois de mars 2005, c'est tout à fait lié, en fait.

En ajoutant le fait que Nicolas Sarkozy, mardi soir, a déclaré dans le même discours qu'il fallait, au nom de la liberté, garder le bouclier fiscal et mettre en place la réforme du lycée et l'autonomie des universités, ça fait déjà beaucoup pour une note.

Ecrit par : Jeremy | 24 mars 2009

Écrit par : Jeremy | 25 mars 2009

@ Sylvie Huguet
Je tiens à vous dire que j'ai beaucoup aimé votre texte cité plus haut.

Écrit par : dobolino | 25 mars 2009

Christophe m'a envoyé deux Pouligny Saint Pierre Fermier que j'ai farouchement défendus contre l'appétit ignoble de mon fils. Il n'en a pas eu une miette, cet avaloir !

Ecrit par : dobolino | 25 mars 2009

Oui, en fait, on dit que les jeunes de maintenant n'ont plus aucun goût, qu'ils bouffent n'importe quoi, du fastfood et des sodas mais, si on fait le teste, on se rend compte que c'est faux. Placez dans votre réserve à fromage un Euromoine, un Brie écoplus et un fromage emballé dans un papier artisanal. Placez sur la table une bouteille de Kiravi et un Châteauneuf du Pape. Ils ont du nez et des papilles, les vermines, même s'ils engouffrent le Pouligny Saint Pierre comme de la" Vache qui rit ".

Écrit par : dobolino | 25 mars 2009

Merci, Dobolino.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009

"Dites donc, Christophe, je viens de lire et je suis outré ! Vous aurez DEUX gages."

Ecrit par : Jeremy | 25 mars 2009

???

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Oui, ces Pouligny sont "top", je l'avoue!!!
C'est une "commande groupée" du personnel de l'IUFM, à un petit artisan du coin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Oui, ces Pouligny sont "top", je l'avoue!!!
C'est une "commande groupée" du personnel de l'IUFM, à un petit artisan du coin!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009

Excellents !
En romage de vache, avez-vous eu le bonheur de tâter du Neufchâtel-en-Bray ?

Écrit par : dobolino | 25 mars 2009

Un écho du « Canard enchaîné » qui confirme l'article d'un précédent numéro : Sarkozy a demandé à Darcos de se revenir sur ses réformes.

« Darcos doit reculer, s'est-il (Sarkozy) emporté. Je le répète, je ne veux pas un gamin dans la rue en avril et en mai. Ce n'est quand même pas difficile à comprendre ! Que Darcos se couche, qu'il s'enterre s'il le faut, et qu'on ne m'emmerde plus avec ses réformes à la mord-moi-le-nœud, j'ai d'autres problèmes, plus importants, à régler. »

L a grande crainte de l'Elysée, affirme l'article, c'est que les lycéens rejoignent, après les vacances de Pâques, le mouvement des enseignants et des étudiants.

Écrit par : Sanjuro | 25 mars 2009

Un écho du « Canard enchaîné » qui confirme l'article d'un précédent numéro : Sarkozy a demandé à Darcos de se revenir sur ses réformes.

« Darcos doit reculer, s'est-il (Sarkozy) emporté. Je le répète, je ne veux pas un gamin dans la rue en avril et en mai. Ce n'est quand même pas difficile à comprendre ! Que Darcos se couche, qu'il s'enterre s'il le faut, et qu'on ne m'emmerde plus avec ses réformes à la mord-moi-le-nœud, j'ai d'autres problèmes, plus importants, à régler. »

L a grande crainte de l'Elysée, affirme l'article, c'est que les lycéens rejoignent, après les vacances de Pâques, le mouvement des enseignants et des étudiants.

Ecrit par : Sanjuro | 25 mars 2009

De plus en plus élégant ! Il a dit aussi au cours d'un cocktail à l'Elysée où il recevait des députés de l'UMP (sauf Méhaignerie qui a osé émettre des réserves sur le boucler fiscal) "qu'il avait la banane".

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Il faut cliquer sur "thème" et après sur "éducation".

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

"ses réformes à la mord-moi-le-nœud"

Pour une fois, je suis entièrement d'accord ! ;-))

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Oui, c'est vrai, Robin, on se sent un peu Sarkoziste sur ce coup-là, non ?

Écrit par : sanjuro | 25 mars 2009

Excusez-moi pour ce long copier/coller du texte de Gilbert Molinier, mais je pense qu'il apporte un éclairage philosophique (nous avons besoin de comprendre les causes) au film d'Isabelle Adjani qui met en évidence les conséquences.

Il s'agit d'une analyse critique des thèses de Jean-Didier Vincent (neurobiologiste), président du Conseil National des Programmes (je ne sais s'il l'est encore) émises à l'occasion d'un colloque organisé par le ministère de l'éducation nationale et de la recherche scientifique sur le thème de "l'ennui à l'école".

a) La violence étatique et l’organisation des plaisirs sont les deux volets complémentaires d’une même politique d’abrutissement programmé de la jeunesse et de "containement" des banlieues. Les illusions finiront par tomber et le retour au réel sera sans doute terrible. En attendant, le grand organisateur du grand sommeil aligne tranquillement une série d'équations intellectuellement simplistes mais politiquement redoutables :

1) Ce qui crée l'ennui à l'école, c'est la répétition.
2) Celui qui ennuie les élèves, c’est le professeur.
3) La répétition est au fondement de tout apprentissage.
4) J'affirme que le plaisir est préférable à l'ennui.
5) Donc, je supprime d'autorité l'ennui à l'école, c'est-à-dire, la série des apprentissages qui exigent répétition…
6) … Soit l'arithmétique, la grammaire, l'orthographe, la géographie, l'histoire...
7) … Pour les pauvres, cela va de soi.
8) Je donne l’autorisation de supprimer le professeur ennuyeux.

b) Maintenant, quelle stratégie politique est à l'œuvre dans ces théories (pour peu qu’on les reconstitue dans leur cohérence) ? Ce colloque (organisé par le conseil national des programmes, mais évidemment pas du temps de Laurent Lafforgue) n’avait pour autre objet que d’accélérer l’imposition scolaire de la jouissance (plaisir immédiat, obtenu sans médiation des livres, des exercices...). Le Ministère de la Jeunesse a désormais en charge principale la gestion étatique des plaisirs de la jeunesse ? Vaut-il mieux mourir d’ennui, mourir de jouir ou mourir de l’ennui de jouir ? Le ministère a décidé, sans doute après sondage auprès d’un échantillon représentatif d’élèves, qu’il fallait mourir de jouir. Après avoir produit sélectivement des bêtes à concours, on prétend produire en masse des bêtes à jouir qui arboreront leur sourire fabriqué, celui figé du cadavre embaumé des hommes " désanimés ". Ce plaisir devenu matière obligatoire au sein d'un géant Ministère de la Jeunesse et des Jouissances donne le cafard. Cette folle tentative de maîtrise gestionnaire de la jeunesse à grands coups de plaisirs sera ensuite probablement évaluée. N'a-t-elle pas un contenu essentiellement mélancolique ?

c) Quel problème vise -t-elle à résoudre ? Tout simplement le problème des pauvres. Que faire des pauvres et surtout de leurs nombreux enfants ? Trop nombreux, ne deviennent-ils pas potentiellement dangereux ? Comment, sinon éliminer, du moins circonscrire le danger ? La psychologie des pédagogues est une héritière.
Elle a tiré la leçon de l'échec du nazisme. Les méthodes violentes et primitives du nazisme ont fabriqué son adversaire, par simple réflexe de défense. Aujourd'hui, on procède autrement pour parvenir aux mêmes fins, la stérilisation de l'ennemi. L’imagination contemporaine de la biologie inclut l’expérience d’Auschwitz. Par exemple, pour se débarrasser des cafards, animal redoutable et presque indestructible, on a envisagé le scénario suivant, qu’une molécule excite en permanence les centres nerveux impliqués dans leur comportement génital. Les cafards copulent jusqu’à épuisement, en oublient de manger et meurent de… plaisir. C’est ce modèle qui est importé dans l’école, modèle de la programmation de la mort dans la jouissance.

d) C’est aussi sur ce modèle que fonctionne le management d’entreprise. Histoire de la grenouille cuite. "Une des histoires que les conseils en entreprise ou les philosophes du management racontent volontiers pour expliquer combien il est difficile de conduire un organisme ou une entreprise à l’apprentissage, est l’histoire que raconte Charles Handy, transformée en parabole, l’histoire de la grenouille cuite. Chacun peut imaginer ce qui se passe si l’on jette une grenouille dans l’eau bouillante. Elle essaie, aussi vite que possible, d’en sortir. Mais que se passe-t-il si l’on met une grenouille dans l’eau tiède, de telle sorte que la température de l’eau soit progressivement augmentée ? Curieusement, il ne se passe rien. La grenouille montre tous les signes d’un animal qui se sent bien, mais cuit lentement sans s’en rendre compte." Les méthodes managériales sont ainsi faites qu’elles tuent à petit feu avec une probabilité de succès bien plus grande que les méthodes directement totalitaires, du moins telle est l’ambition des technocrates du management. Comment cuire les jeunes à petit feu ? Le Président du CNP a apporté sa contribution : en leur enjoignant la jouissance à mort.

Écrit par : Robin | 25 mars 2009

Comment cuire les jeunes à petit feu ? Le Président du CNP a apporté sa contribution : en leur enjoignant la jouissance à mort.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

La violence, y compris la plus extrême, mais l'essence de la violence est d'aller à l'extrême, est le corollaire le plus immédiat de l'impératif de jouissance, avec la dépression (l'envers et l'endroit).

Le président du CNP, pourtant "neurobiologiste", ne connaît manifestement pas Konrad Lorentz : Quand on prive une oie cendrée de rituels, elle tombe en dépression."

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à tous. Je dois retrouver demain mon "troupeau d'oies cendrées sans rituels" et j'ai besoin de sommeil.

Écrit par : Robin | 26 mars 2009

Comment cuire les jeunes à petit feu ? Le Président du CNP a apporté sa contribution : en leur enjoignant la jouissance à mort.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

La violence, y compris la plus extrême, mais l'essence de la violence est d'aller à l'extrême, est le corollaire le plus immédiat de l'impératif de jouissance, avec la dépression (l'envers et l'endroit).

Le président du CNP, pourtant "neurobiologiste", ne connaît manifestement pas Konrad Lorentz : Quand on prive une oie cendrée de rituels, elle tombe en dépression."

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à tous. Je dois retrouver demain mon "troupeau d'oies cendrées sans rituels" et j'ai besoin de sommeil.

Écrit par : Robin | 26 mars 2009

Comment cuire les jeunes à petit feu ? Le Président du CNP a apporté sa contribution : en leur enjoignant la jouissance à mort.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009

La violence, y compris la plus extrême, mais l'essence de la violence est d'aller à l'extrême, est le corollaire le plus immédiat de l'impératif de jouissance, avec la dépression (l'envers et l'endroit).

Le président du CNP, pourtant "neurobiologiste", ne connaît manifestement pas Konrad Lorentz : Quand on prive une oie cendrée de rituels, elle tombe en dépression."

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à tous. Je dois retrouver demain mon "troupeau d'oies cendrées sans rituels" et j'ai besoin de sommeil.

Écrit par : Robin | 26 mars 2009

...Et pardon d'avoir "trissé" sans le faire exprès !

Écrit par : Robin | 26 mars 2009

Les neurobiologistes sont la dernière forme du scientisme pragmatiste qui animent nos sociétés.

Qu'on leur oppose le problème du rituel chez les oies cendrées ? Qu'à cela ne tienne ! Donnez nous un scanner assez grand pour contenir une volée d'oies cendrées et nous nous faisons fort de définir (enfin !) clairement ce que vous appelez un rituel.

Après tout, pourquoi a-t-on donné un collisionneur de 27 km de circonférence aux physiciens et pas un scintillateur à oies cendrées à nous ?

Ces physiciens sont encore plus démiurges que nous : ils sont tout à fait capables de concevoir un collisionneur à oies cendrées (relativiste bien sûr) et d'en vendre la nécessité aux politiques afin, disent-ils, d'ouvrir "une nouvelle ère de physique, apportant de nouvelles connaissances sur le fonctionnement de l’Univers" *.

Que mille oies cendrées scinitillent sur nos scanners !

* extrait de la présentation du LHC sur
http://public.web.cern.ch/Public/fr/LHC/LHC-fr.html

Écrit par : dugong | 26 mars 2009

Le jus pédagol du jour titre sur "les nouveaux programmes du primaire en angleterre"

Un extrait :

"C'est le Guardian qui agite en ce moment l'Ecole anglaise en dévoilant, un mois avant sa publication, les nouveaux programmes du primaire. Selon le quotidien, les programmes seront regroupés autour de 6 thèmes d'apprentissage (learning areas) qui remplacent les 13 sujets d'enseignement précédents. Il s'agit de l'anglais, la communication et les langues, les maths, les sciences, l'environnement, la santé et le bien être.

Ce qui éveille l'attention c'est que ces programmes mettent l'accent sur des compétences nouvelles. Le nouveau curriculum affirme que les enfants doivent quitter l'école familiarisés avec les blogs, les podcasts, Wikipedia et Twitter comme sources d'information et outils de communication. Ils doivent savoir écrire aussi bien avec un clavier qu'à la main. Ils doivent dès le primaire être capables d'utiliser un correcteur orthographique dans un traitement de texte. On est loin de l'apprentissage traditionnel de l'orthographe… Pour l'auteur du programme, il s'agit d'atteindre dès le primaire le niveau de compétences TICE demandé actuellement dans le secondaire."

Ils disent "éveiller l'attention". Ne devrait-on pas faire attention à l'éveil.

Au secours !

Je redis que ce sont les TICE qui emporteront tout : le bébé avec l'eau du bain.

TOUT.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/26032009Accueil.aspx

Écrit par : dugong | 26 mars 2009

@Françoise Guichard

Chère collègue,

permettez moi d'être un peu circonspect à propos de la solidarité que nous devrions apporter au mouvement universitaire.
Il me semble que l'éloge que vous en faites concerne d'abord les fonctions d'enseignement, et le mérite qu'ils ont à cultiver des étudiants incultes; or , si vous relisez les différentes interventions des enseignants-chercheurs hostiles à cette réforme (et non sans raisons) , vous verrez qu'ils parlent toujours de labos de recherche, de promotion interne, de détachement au CNRS, de colloques, de listes de publications évaluées par des pairs , bref des conditions matérielles de leur recherche, et presque jamais des étudiants. Pedro Cordoba est un des très rares qui ait fait passer la masterisation des concours avant les perspectives de carrière. Denis Kambouchner est un des très rares qui soit aller défier Meirieu sur son propre terrain.

La vérité est que la séparation entre l'enseignement de masse et la recherche elle-même ( et la constitution d'un vivier d'épigones, prioritaires aux recrutements à venir) est déjà en partie consommée; l'encadrement des premiers cycles est largement confié à des précaires (Ater, , moniteurs, chargés de cours...) et le sera davantage avec le recrutement de prag (recrutement qui risque fort de se clientéliser...). Pour autant, pas question de mélanger les torchons du secondaire avec les serviettes du supérieur. J'en veux pour preuve cette intervention trouvée sur un blog de Libé et dont j'ai respecté l'orthographe

"A Prag
si tu es prag tu n'est en effet pas chercheur, je comprend que tu ne comprenne pas la recherche, pour toi l'iut c'est tout peinard, même si tu a passé à la base un concours pour enseigner au lycée. Que fait tu donc à l'université ? pourquoi ne rejoint-tu pas une affectation en lycée ? Que tu ne veuilles pas t'abaisser à enseigner au lycéens c'est une chose, mais n'abaisse pas ceux qui font de la recherche pour donner à manger à tes cours. Qui les écrit tes manuels ? toi même dans ton coin ? non, les enseignants-chercheurs, sans eux tu n'est rien prag"

Au-delà de cet exemple extrême (et répugnant), l'université admet très mal qu'un professeur issu du secondaire, et en particulier les CPGE ,ait vocation et même capacité à faire de la recherche; et tout ce qu'il peuvent attendre d'un rapprochement avec la fac, c'est la condition de convers ou de frères lais dans un monastère bénédictin (mais sans les bénédictines).
Il y a peut être pire: c'est dans une des dénonciations les plus talentueuses de l'université actuelle (La grande illusion, P. Jourde et alii) qu'on trouve le plus clairement énoncée la volonté, déjà évoquée ici, de supprimer les CPGE et de les fondre dans la fac "pour rapprocher les meilleurs étudiants des meilleurs professeurs", en toute modestie!
On voit bien ce qui va en sortir : la masse des étudiants qui ne sont pas les meilleurs, mais à qui on ne peut refuser le droit aux études, sera confiée aux ci-devants profs de CPGE et à leurs miteux collègues issus du secondaire, dans le cadre de formations dévalorisées. Une fois qu’ils en seront débarrassés, les enseignants chercheurs pourront s’autoreproduire en toute quiétude. Bref, le langage qu'on nous tient évoque fort l'affection de Néron pour Britannicus : « J’embrasse mon rival, mais c’est pour l’étouffer ».
Je mesure parfaitement le danger présent et n’ai aucune confiance dans les belles paroles du gouvernement actuel (ni de tous ses prédécesseurs, du reste) . Je respecte le choix des collègues solidaires, et le vôtre. Mais mon expérience personnelle m’a trop bien appris comment l’université reconnaît les gages de bonne volonté et récompense les efforts qu’on lui consacre. Il y a entre l’université et les CPGE des contentieux dont on ne gagne rien à différer sans cesse le règlement, sous des prétextes d’urgence stratégique. Aussi permettez-moi de rester sceptique et prudent.

Écrit par : Jean-François Croz | 26 mars 2009

Merci monsieur, c'est très gentil à vous de m'avoir répondu.
Je voulais savoir ce que vous pensez des grèves, plus précisément dans le domaine de l'éducation. Mon plus gros problème est en réalité de savoir si selon votre avis, les grèves sont une bonne chose ou s'il faut au contraire les réformer.
Merci beaucoup pour m'accorder un peu de votre temps.
cordialement,
Agnès

Écrit par : Agnès | 26 mars 2009

Je traduis: "ne faites pas d'amalgame".

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2009
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Oui, Christophe, vous avez raison : j'aurais dû dire "pour certaines personnes", et non "les gens".
Cela peut passer pour une "généralisation hâtive".
Je vous présente mes excuses pour ce relâchement de ma vigilance.
Je sais qu'il y a des personnes dignes d'estime qui travaillent dans les IUFM, qui apportent quelque chose aux jeunes professeurs. Toutefois, globalement, je continue de penser que la formule de l'IUFM n'est pas la bonne pour préparer les débutants à ce difficile métier.
Sur le plan disciplinaire, les néo-certifiés et les néo-agrégés n'ont rien à apprendre dans les IUFM. La réussite au concours signifie qu'ils ont les connaissances nécessaires pour enseigner.
Il leur reste à apprendre la technique et les ficelles du métier. Pour cela, le CPR - avec toutes ses imperfections (dont j'ai déjà parlé, avec des tuteurs pourris, et j'en ai eu deux sur cinq!) - est la moins mauvaise formule. Il est mauvais de lâcher, seul, un jeune de 25 ans ou moins dans une classe, même s'il s'agit d'une bonne classe. J'ai commencé comme maître auxiliaire à 29 ans dans des classes correctes et j'étais dans mes petits souliers. Cela a duré quatre ans, puis j'ai été reçu au CAPES théorique, à ma 5è tentative. Je suis allé en CPR avec deux autres stagiaires, et cela ne m'a guère servi. Mais mes deux jeunes collègues âgés de 22 et 25 ans en ont tiré un grand bénéfice.

Écrit par : Francis Penin | 26 mars 2009

Je n'étais pas un fanatique de Giscard, mais j'avais été choqué par la cérémonie des adieux organisée par la Gauche, à la sortie de l'Élysée, pour le siffler après qu'il eut (sans accent !) été battu en 80.

Je n'aime pas non plus particulièrement le champagne, mais je n'aime pas non plus voir des gens boire du champagne à la bouteille.

Je ne connais pas l'anagramme de Giscard d'Estaing, mais je connais le surnom qu'on lui donnait en raison de certaines prouesses réelles ou supposées (son côté "Régence" ?), mais je rougirai de l'écrire ici.

Le correcteur automatique me propose de mettre un accent aigu sur la majuscule de Élysée ; il a raison, mais il ne peut pas me dire si je dois l'écrire avec un y (les Champs-Élysées) ou avec un i ("le prophète Élisée").

Vous avez raison, ce ne sont que des outils.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009
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Oui, Robin, sans accent circonflexe sur le u. À toutes fins utiles, pour ceux qui s'étonneraient : la proposition coordonnée finale de la phrase commence par "après que", indiquant un événement passé qui a bien eu lieu, donc il faut conjuguer le verbe à l'indicatif - au passé antérieur passif, pour être précis - et non au plus-que-parfait du subjonctif (eût). JPB, si j'ai commis une erreur ci-dessus, dites-le-moi, SVP. Je ne suis pas à l'abri d'une erreur.
Nous sommes bons en français tous les deux.
D'accord avec vous sur le reste de votre message. La vie privée des hommes politiques m'amuse quand j'en entends parler à mon corps défendant (j'utilise cette locution à dessein, révérence parler) mais je ne m'en repais pas, moi non plus !

Écrit par : Francis Penin | 26 mars 2009

je rougirai de l'écrire ici.
je rougirais avec un "s" !

Ecrit par : Robin | 25 mars 2009
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Confirmation : vous voyez vos fautes sans qu'on ait à vous les montrer. Vous êtes bon en français.

Écrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Deux petites précisions sur ce qu'a dit Francis : il me semble qu'en 74, Malraux soutenait Chaban-Delmas, et qu'il a d'ailleurs contribué à le couler par une prestation télévisée lamentable. Et je crois aussi que c'est AVANT la réforme Haby que le collège comportait différentes filières. Haby les a supprimées dès le départ pour les remplacer par le collège unique que nous connaissons encore aujourd'hui.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2009
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Sylvie, je suis confus mais vous avez raison ! Sur les deux points. Cela me revient. Pourtant j'ai eu des quatrièmes et des troisièmes en filières I et II pendant les années scolaires 1974/1975 et 1975/1976. Mais vous avez raison quand même. Le principal avait continué de ne pas mélanger tous les élèves.

Écrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

À tous :
L'anagramme sur "Giscard d'Estaing" commence par un adjectif de six lettres (y compris l's du pluriel). Suivent un nom de six lettres - au pluriel forcément -, puis un adverbe de lieu de trois lettres.
Cela reste difficile. Bientôt je vous dirai les deux mots extrêmes - à moins qu'un génie de l'informatique ait déjà tout trouvé (je ne saurais pas le faire) - et vous laisserai trouver le nom de cinq lettres au singulier. Vous n'aurez qu'à ordonner les cinq lettres restantes.
Cette anagramme est hallucinante et peut-être - disais-je - prémonitoire. (Mais il s'est passé de pires choses après 1981 qu'entre 1974 et 1981.)
Tout de même, je m'attendais à ce que quelqu'un parmi nous se fût rappelé cette anagramme. Êtes-vous tous si jeunes que vous ne l'avez pas lue dans le Canard Enchaîné ? Ou bien - si vous le lisiez - vous a-t-elle échappé à l'époque ? Mais vous ne le lisiez peut-être pas, ce que je ne saurais vous reprocher !

Écrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

Francis, quand je parle des "formations disciplinaires", cela concerne surtout, (en IUFM), la formation (à la polyvalence) des professeurs d'école.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009

Francis, quand je parle des "formations disciplinaires", cela concerne surtout, (en IUFM), la formation (à la polyvalence) des professeurs d'école.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2009
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Oui, Christophe.

Écrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

A tous les amateurs d'anagrammes :

Sur le nom de Giscard d'Estaing, l'anagramme commence par "grands" et finit par "ici".
Le mot au pluriel situé entre ces deux-là devrait être facile à trouver pour ceux qui aiment le jeu "Des chiffres et des lettres" (jeu où je suis bien mauvais). Mais il n'y a que cinq lettres à mettre dans le bon ordre.
Qui trouvera le (ou la) premier(e) ?

Écrit par : Francis Penin | 27 mars 2009

What does it mean "preservatif"?

Anagramma of Giscard dEstaing is "Ecarts"

Écrit par : Truman Capote | 30 mars 2009

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