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04 mars 2009

Un dejeuner a l'Elysee

    Lundi 23 février, le Président de la République a invité à l'Elysée un certain nombres d'enseignants, qui ces dernières années se sont fait remarquer par des livres, ou des actions médiatiques. Il y avait là le pire — Sébastien Clerc, le récent inventeur du fil à couper le beurre pédagogique, sans oublier de faire le sien — ou le meilleur — Cécile Ladjali, dont j'ai souvent parlé ici (Eloge de la transmission, Mauvaise langue), ou Rachel Boutonnet (Journal d'une institutrice clandestine, Pourquoi et comment j'enseigne le b-a-ba), institutrice à Goussainville, en banlieue parisienne, et membre du GRIP.

    C'est à cette dernière de faire un compte-rendu de ce déjeuner. Non de tout ce qui a été dit, et qui, à ce que m'en a dit Ladjali, fut pour la plupart un assez joli exercice de souplesse dorsale, mais de ce qu'elle avait répondu, elle — et de ce qui lui fut objecté. 

    Voici son récit.

Jean-Paul Brighelli


Déjeuner à l’Elysée

23 février 2009

 

    Devais-je y aller ? Je mentirais en disant que je ne me suis pas posé la question : qu’y avait-il à attendre d’un déjeuner avec un Président de la République et un ministre dont la politique scolaire – en dehors de velléités de réforme des programmes du primaire – sont aux antipodes de ce que je pense indispensable au redressement de l’instruction publique ?

    Mais un Président – celui-là ou un autre – et un ministre – celui-ci comme le suivant ou le précédent – sont les représentants de la République et l’on ne refuse pas de les écouter et de leur parler en tant que tels.

    J’ai donc accepté de déjeuner à l’Élysée  — le repas fut excellent et l’hôte charmant – en compagnie de quelques collègues invités parce qu’ils enseignent dans des quartiers difficiles et ont pour certains écrit, comme moi, des livres remarqués.

    Face à nous, le Président Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos, Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, à la tête de la mission pour la réforme du Lycée, Dominique Antoine et Jean Baptiste de Froment, conseillers de la Présidence de la république.

   Les autres invités feront, s’ils le souhaitent, la recension de leurs propos. Je m’en tiens ici à ce que j’ai dit — dans les cinq à six minutes qui m’étaient accordées comme à chacun, à ce qu’il me fut répondu et à mes impressions à la sortie de  l’Élysée.

   Quand, sur l’invitation du Président, vint mon tour de parler, j’ai commencé par dire qu’au bout de neuf ans d’enseignement, je pouvais témoigner d’une situation préoccupante, autant pour les enseignants que pour les élèves. Les premiers arrivent démunis dans le métier, aussi bien pour ce qui est des connaissances disciplinaires que de la pratique de classe. Quant aux seconds, dans ces conditions, ils sont souvent en dessous d’eux-mêmes, n’apprenant pas autant qu’ils en auraient besoin — et qu’ils en sont capables — pour développer pleinement leur intelligence. Certains accumulent lacunes et incompréhensions, se trouvent pris dans un engrenage d’insatisfaction, de mésestime d’eux-mêmes et d’inquiétude, et arrivent au collège découragés, déconcentrés, parfois en colère, voire violents. Et le nombre de ces enfants difficiles, posant dès le primaire de lourds problèmes de comportement et d’apprentissage, tend à augmenter.

    « Qu’est-ce qu’il vous faudrait ? » m’a alors demandé le Président. J’ai répondu qu’il faudrait d’abord que nous soyons en mesure de transmettre des contenus d’enseignement plus solides, en nous appuyant sur des programmes soigneusement construits, après avoir reçu une formation adaptée. J’ai ajouté qu’une volonté politique allant dans ce sens nécessiterait une réflexion de fond, serait longue à produire des résultats et n’aurait d’effet qu’à moyen et long terme. Et que la première condition du redressement était que l’institution École publique soit confortée. Avais-je laissé percer trop ostensiblement mes doutes quant à l’avenir de l’Ecole publique ? MM. Sarkozy et Darcos ont alors vivement protesté de la main par un mouvement  signifiant : « Bien sûr, pas de craintes à avoir à ce sujet… »

    J’ai poursuivi en disant que je n’avais jamais été aussi inquiète. Que quelque chose s’effondrait depuis des années dans la transmission des connaissances, à cause de programmes défectueux et d’une formation inadaptée, et que nous atteignions un point de non-retour. Que le métier perdait de sa substance, se déshumanisant un peu plus d’année en année. Que  les nombreuses évaluations à faire passer, à corriger, à commenter,  les projets à écrire, les bilans de projets à rédiger, les livrets de compétences à remplir en croisant les exigences du Socle commun et celles des Nouveaux Programmes, tout cela donnait à l’enseignant l’impression croissante de devoir passer sa vie dans des tableaux où ses élèves sont des cases à cocher. Qu’au bout du compte, l’institution, dans ses finalités, paraissait ébranlée. Que nous nous avions le sentiment de nous trouver sur un navire en train de couler.

    J’aurais aimé développer et faire un point sur la mise en place, par exemple, des heures de soutien, que chaque école a dû adapter lors de réunions interminables, et qui s’est traduite par des listes de plus à « renseigner », de nouveaux bilans à écrire, saturant nos journées, épuisant tout le monde dès la fin du mois d’octobre. J’aurais aimé dire que nous étions nombreux, parmi les enseignants, à être prêts à défendre l’École publique et l’avenir de nos élèves ; et que dans l’entreprise manifestement engagée vers la privatisation de l’Ecole, on pouvait s’attendre à des oppositions vigoureuses. Je n’en ai pas eu le temps ; mon temps de parole était passé.

    Dois-je le dire, la conclusion du Président, après que chacun a eu parlé, ne m’a pas rassurée ?

    Respect des fonctionnaires et particulièrement des enseignants dont les conditions de travail se dégradent, augmentation du pouvoir d’achat de ces derniers par la mise en place d’heures supplémentaires — 53 millions d’Euros cette année d’après le Président  —, possibilité de gagner plus pour ceux qui veulent travailler plus, les termes de la réponse n’étaient pas neufs. Et peu en phase avec la réalité du terrain : si beaucoup d’enseignants du primaire font des heures supplémentaires, pensais-je, est-ce par goût ou par choix, ou simplement pour boucler leurs fins de mois ? Pour augmenter leur pouvoir d’achat ou par nécessité de sacrifier à l’alimentaire un temps précieux pour préparer leurs classes dans des conditions décentes ?

    Le dégagement suivant était encore plus préoccupant.

    Les enseignants, a en effet poursuivi le Président, ont perdu la considération dont ils jouissaient autrefois. Tout repose beaucoup trop sur leur charisme propre. Ils ont donc besoin que l’Etat les soutienne plus. Afin de les aider à affronter les problèmes qu’ils rencontrent en travaillant face à public difficile, il convient d’organiser une collaboration plus étroite entre l’école, la police et la justice. 

    En conclusion :  les enseignants sont inquiets. Il faut donc les rassurer. Le débat avec les syndicats étant fermé d’avance, le Président s’apprête à leur rendre visite directement pour leur parler, leur expliquer la raison des réformes, comme cela a été fait pour l’Hôpital. Il mettra en place un ensemble de mesures qui leur permettra d’échapper aux lourdes contraintes administratives actuelles et de mener à bien des projets originaux. Les enseignants plus méritants seront mieux rémunérés. Pour répondre aux problèmes évoqués, et tout en tenant fermement sur le principe de l’égalité républicaine, la mise en place de l’autonomie des établissements sera favorisée.

    Le déjeuner touchait à sa fin. Le président fit remettre à chacune des dames présentes l’un des bouquets de fleurs qui décoraient la table.

 

   Que retenir de ce déjeuner à l’Élysée ? Sur les orientations de la politique scolaire, rien que nous ne sachions déjà.

   Rien de nouveau, non plus, dans le fait que ce gouvernement consulte la « base » et cherche à pratiquer l’« ouverture ». Les invités n’avaient-ils pas en commun de n’être pas proches de l’UMP  et au contraire d’être positionnés à gauche, sans être toutefois membres connus d’organisations syndicales ?

   Une nouvelle réunion — cette fois « de travail » — a été annoncée par Xavier Darcos. Si j’y suis invitée, j’y exprimerai les mêmes préoccupations et les mêmes convictions que j’ai tenté d’exprimer devant le Président de la République : l’Ecole publique est dans un triste état, les enseignants et les élèves font les frais de politiques scolaires désastreuses de gauche comme de droite, mais toute mesure qui irait dans le sens du contrôle accru, de l’autonomie et de la privatisation n’aura ni mon soutien ni celui, j’en suis certaine, de la majorité de mes collègues.

 

Rachel Boutonnet

 

 

 

 

Commentaires

Merci pour ce récit !

Sarkozy n'a pas tort du tout, lorsqu'il dit : "Les enseignants ont perdu la considération dont ils jouissaient autrefois. Tout repose beaucoup trop sur leur charisme propre. Ils ont donc besoin que l’Etat les soutienne plus." Mais ça n'a rien à voir avec la justice : c'est au sein du Ministère qu'il faut régler ce problème. Qu'on croie le professeur avant de croire l'élève par exemple. Mais combien de collègues, de fonctionnaires et de chefs d'établissement appliquent le principe selon lequel l'élève a raison et le professeur a tort ?

Ce serait bien d'avoir le récit de Cécile Ladjali aussi, tiens.

Merci à Rachel Boutonnet en tous les cas.

Écrit par : Jeremy | 04 mars 2009

Merci, Rachel.

Écrit par : catmano | 04 mars 2009

Je souscris entièrement à votre analyse de l'état de l'école, et de la nocivité des réformes envisagées, Rachel.

Mes amitiés.

Écrit par : Chevreuil | 04 mars 2009

Merci Rachel pour ce témoignage clair et précis, comme toujours.

Écrit par : dickens | 04 mars 2009

Je remets le post si quelques autres peuvent répondre. Merci à TotoWeininger.

On m'a dit que Pécresse a reculé pour satisfaire les universitaires: pas de modulation des services même s'ils ne font pas de recherche ou quasi; recrutement via le CNU ( ça on peut s'en réjouir).
Mais la masterisation des concours, niente.
Résultats: on satisfait les enseignants de la fac en ce qui concerne leurs petites carrières. Le mouvement de protestation risque donc bien maigrir et la formation des profs du secondaire et primaire, tant pis!
S'ils laissent tomber, ils n'auront plus qu'à attendre que les IUFM intégrés les noyautent complètement.
Qui peut nous donner quelques nouvelles de ce qui se passe dans les facs?
De retour du rectorat, je serais preneuse de toute information sur la bonification qui sera donnée aux agrégés dans vos académies pour le mouvement intra qui arrive. Parce qu'ici ça ne bouge pas. Darcos fait des notes de service molles et le résultat forcément est mou. Quelle connerie cette décentralisation.

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2009

Écrit par : Sanseverina | 04 mars 2009

Quand, sur l’invitation du Président, vint mon tour de parler, j’ai commencé par dire qu’au bout de neuf ans d’enseignement, je pouvais témoigner d’une situation préoccupante, autant pour les enseignants que pour les élèves. Les premiers arrivent démunis dans le métier, aussi bien pour ce qui est des connaissances disciplinaires que de la pratique de classe.
Rachel Boutonnet

La circonscription de la banlieue Sud dans laquelle j'ai débuté avait "embauché" une trentaine (dont je faisais partie) de suppléants éventuels qui n'ont pas pu aller à l'Ecole Normale car il n'y avait pas de place.
Nous avions entre 18 et 19 ans et le bac pour tout diplôme.
Pour "les connaissances disciplinaires", nous vivions sur les acquis de notre enseignement primaire qui était encore présent à notre esprit, et pour "la pratique de classe", c'était sur le tas et avec les précieux conseils des institutrices qui nous avaient eus quand nous étions gamins et qui étaient ravies de nous guider...

C'était une autre époque....

Pourquoi, après Bac+5, les jeunes PE sont-ils encore plus démunis que nous l'étions?

Merci Rachel d'avoir mis le doigt sur cette tragédie qui hypothèque l'avenir de tant d'enfants...

Écrit par : Maminou | 04 mars 2009

Merci pour les infos.
Bon, je vais apprendre à conduire un bateau et partir dès demain pour l'Alaska...

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 04 mars 2009

Merci pour les infos.
Bon, je vais apprendre à conduire un bateau et partir dès demain pour l'Alaska...

Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 04 mars 2009

Pas la peine, vous allez tomber sur Sarah Palin ! Quitte à fuir, prenez au moins une destination qui en vaut la peine !

Écrit par : Jeremy | 04 mars 2009

"Le président fit remettre à chacune des dames présentes l’un des bouquets de fleurs qui décoraient la table."

Un régal! Il n'y a pas de petites économies, la maison est donc bien gérée.

Hum, après le système de vidéosurveillance dans les classes et l'enregistrement systématique des propos des uns et des autres (en cas de litige, en vue d'un procès).... que restera-t-il donc à faire ?

L'école n'est ni une forteresse retranchée, "sanctuarisée" (sic), ni un "espace de vie" ouvert à tout va, ce n'est pas non plus une annexe de la police et de la justice. Sinon il n'y a plus qu'à apprendre des sports de combat....

Ensuite la récompense des plus méritants laisse un peu pantois : le mérite des anonymes? des sacrifiés? des porte-pantouffles? des adulateurs? des adorateurs? Belle notion fourre-tout.

Comme le dit le maître de ces lieux, il faut être bien plus modeste et bien plus orgueilleux : commencer par l'élémentaire, bien en amont avant de commencer à envisager le reste. Une bonne formation générale, etc. Mais si on faisait les choses plus simplement, à quoi servirait le Moloch administratif?

Écrit par : Sénéchal | 04 mars 2009

Merci à Rachel Boutonnet pour son récit. Et pour ses prises de position concernant l'évaluation à outrance.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2009

Et les réponses données semblent effectivement être de la langue de bois à l'état brut.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2009

Bonne analyse de Rachel Boutonnet, et en particulier sur la SIMPLICITÉ qui manque cruellement à nos consignes : on invente tous les jours des usines à gaz extrêmement complexes et impossibles à mettre en œuvre sur le terrain. La réforme du lycée ne sera sans doute pas non plus une simplification de l'existant, quoi qu'on en dise...

Savez-vous comment on fait pour rendre fous les rats de laboratoire ? On place leur nourriture au-delà d'une grille électrifiée. De cette façon, pour satisfaire leurs besoins vitaux, il leur faut s'infliger des souffrances physiques, et la perspective de devoir recommencer régulièrement les mine psychologiquement. C'est un exemple de "double bind", de double contrainte inconciliable (comme "viens ici fous l'camp", ou "je t'aime, connard")

Les profs sont semblables à ces rats de laboratoire : ils veulent atteindre des objectifs mais n'ignorent pas que tout est fait pour les empêcher de les atteindre. Pour le moment, ils essaient de nier la réalité et font le gros dos. mais ils ne se laisseront pas faire trop longtemps...

Écrit par : sanjuro | 04 mars 2009

Pourquoi, après Bac+5, les jeunes PE sont-ils encore plus démunis que nous l'étions?

Ecrit par : Maminou | 04 mars 2009
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Vous connaissez la réponse, Maminou.
Voici la mienne, en tout cas : en premier lieu, les PE maîtrisent moins bien le français que les instituteurs d'autrefois qui étaient passés par l'École Normale d'instituteurs, sauf, peut-être, ceux d'entre eux qui ont une licence de lettres (classiques ou modernes) ; en second lieu, les PE connaissent - plus ou moins bien - une discipline, une seule : celle de leur licence, mais ils ignorent les techniques de l'enseignement des autres disciplines.
Les instituteurs d'autrefois étaient des généralistes (de qualité). Les PE d'aujourd'hui sont des spécialistes d'une seule discipline (ou deux, s'ils ont une licence d'histoire ou de géographie ou bien de sciences physiques), et ils sont loin d'avoir le niveau, dans ladite discipline unique, d'un professeur certifié. Ils ne sont donc, en général, pas bien armés pour faire un enseignement primaire ou secondaire de la qualité des années 1950. Je ne leur jette pas la pierre. La faute en incombe aux prétendues "sciences" de l'éducation et aux personnes qui s'en réclament, et qui ne sont même pas titulaires d'un CAPES et encore moins d'une agrégation. (Je mets à part certain(e)s agrégé(e)s qui font un doctorat de "sciences" de l'éducation après leur succès à l'agrégation et qui, ce faisant, s'occupent davantage de leur carrière que d'enseignement.) Quant à leur éventuel doctorat de "sciences" de l'éducation, vous savez ce que j'en pense.
Mais cela ne m'empêche pas de reconnaître parmi les PE des personnes de qualité. Rachel Boutonnet est du nombre. J'ai lu son livre.
Elle est une authentique institutrice, et absolument pas clandestine, en tout cas elle ne l'est plus. Et elle maîtrise le français. Il est vrai qu'elle a une licence ou une maîtrise de philosophie, si je me souviens bien. Mais je crois que son enseignement du calcul a la même rigueur que son enseignement de la lecture et de tout le reste.
Je suis sûr qu'elle n'est pas unique en cela. Mais ce qui me navre, c'est qu'elle soit vilipendée par des inspecteurs de l'enseignement primaire (IEN) bornés et endoctrinés (qui sont d'anciens professeurs certifiés dans une discipline quelconque qu'ils n'ont plus envie d'enseigner, le métier d'inspecteur étant bien plus gratifiant).

Écrit par : Francis Penin | 04 mars 2009

Merci à Rachel Boutonnet pour son récit. Et pour ses prises de position concernant l'évaluation à outrance.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2009

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Que de changements en trois ans...
Amusant.

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christophe sibille
18/02/2006 08:53:09
Et, je vous en prie, prenez des références un peu plus sérieuses que Rachel Boutonnet... La pauvre, elle n'a mérité ni cet excès d'honneur, ni cet indignité! Laissez-là faire ce qu'elle veut dans sa classe! La seule chose dont je suis à peu près certain, c'est que je ne souhaiterais pas que ma fille y mette les pieds.

Écrit par : Guillaume | 05 mars 2009

C'est bien la preuve que tout le monde réfléchit, Guillaume.
Ou devrait.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mars 2009

bonjour,
"Je suis sûr qu'elle n'est pas unique en cela. Mais ce qui me navre, c'est qu'elle soit vilipendée par des inspecteurs de l'enseignement primaire (IEN) bornés et endoctrinés "

et s'il n'y avait que les inspecteurs... Ceux-ci entraînent avec eux de nombreux enseignants qui ont seulement entendu parler de Rachel par des "on dit" et qui diffusent autour d'eux, sans aucun esprit critique, ce qu'ils croient connaître. Lorsqu'on leur apporte les moyens de se faire une opinion personnelle, c'est comme pour le reste, sûrs d'eux, ils sont peu nombreux à essayer de prendre de la distance et de réfléchir.
C'est désespérant de voir cette suffisance étalée avec comme seuls arguments de leur apporter des statistiques actuelles montrant nos résultats (alors que nous sommes une poignée depuis moins de 5 ans à sortir de la clandestinité ) et de nous classer d'office dans une volonté de retour de l'école de "Grand-papa".

Écrit par : Muriel | 05 mars 2009

Pour être tout à fait clair, je ne me classe pas dans une perspective de retour à l'école de "grand-papa" — et sans trop vouloir m'avancer, je pense que Rachel non plus. D'ailleurs, Grand-papa est mort, et l'Histoire ne repasse pas les plats. Ce que nous cherchons à faire, avec des méthodes diverses et des résultats de même farine, c'est à prendre en compte la réalité d'aujourd'hui, et tenter de bâtir quelque chose qui tienne mieux que ce que l'on voudrait nous voir faire. Bref, ce n'est pas "grand-papa" du tout, c'est Retour vers le futur : ce qu'il y a d'utilisable dans le passé doit être pris en considération, mais c'est à partir du présent — qui n'est pas rose — que nous bâtirons quelque chose — ou rien.

Cela dit, les vrais réactionnaires, ceux qui sont dans la nostalgie d'un âge d'or de la pédagogie qui n'a jamais existé, ce sont justement nos adversaires. Mis comme ils ont écrit "modernité" sur leur front bas, ils passent aux yeux des gens pressés et de la foule des imbéciles pour des progressistes. C'est peut-être ce qu'il faut le plus inlassablement dénoncer : le conservatisme, c'est cette coalition hétérogène de pédagos et de libéraux, de pseudo-démocrates qui veulent en finir avec 'Ecole de la République — et avec la République. Les temps à venir seront fort troublés.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mars 2009

Mon cher Guillaume, je ne suis pas un fanatique des sentences pleines de bon sens du style: "il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis" mais, en l'occurrence, celle-ci me paraît assez appropriée.
Par ailleurs, il ,me semble avoir entendu dans la bouche de Rachel Boutonnet, (et lu sous sa plume), il y a quelques années, des points de vue beaucoup plus "rugueux" et nettement moins finement argumentés que ceux développés dans l'excellent compte-rendu de son entrevue avec Zébulon.
Ceci étant dit, je suis extrêmement flatté que vous accordiez autant d'importance à l'évolution des miens, (de points de vue). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

C'est peut-être ce qu'il faut le plus inlassablement dénoncer : le conservatisme, c'est cette coalition hétérogène de pédagos et de libéraux, de pseudo-démocrates qui veulent en finir avec 'Ecole de la République — et avec la République. Les temps à venir seront fort troublés.
JPB
..."et à dimanche prochain, pour les dernières nouvelles de demain." Voilà que tu fais la Tabouis maintenant ! :-))
Je ne sais pas pour demain - "en trois ans" les choses changent, comme dit l'autre plus haut -, mais le présent est déjà pas mal troublé.
Les réactionnaires obscurantistes du SNUIpp ( c'est leur faire bien de l'honneur de les qualifier de "conservateurs") appellent leurs troupes à manifester à la fois pour la défense de l'école publique menacée par les libéraux, contre les maigres avancées des programmes Darcos du primaire et pour le retour aux pires programmes qui aient jamais été faits, ceux de Lang-Ferry.
Tiens, je vais faire la Tabouis à mon tour : " Mes chers auditeurs, il se pourrait que soit signé bientôt un Munich de la pédagogie. Alors à dimanche prochain..."

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

En même temps la république... La troisième d'accord je signe, mais là c'est vraiment la décadence qui précède la putréfaction, revenons-en à une saine et éclairée Monarchie Absolue de Droit Divin, ca marchait mieux ma bonne dame !

Au fait je sais que c'est personnel mais il faut que je le dise à quelqu'un : Ma tante s'appelle Roger Karoutchi :

http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Marie-Laure | 05 mars 2009

Marie-Antoinette n'aurait-elle pas dit "qu'on leur donne de la brioche" ?
en ces temps de crise on n'envoie pas au goulag , non, on invite à l'Elysée , un peu d'esbrouffre et d'apparat, on écoute poliment les doléances puis on brosse dans le sens du poil et on s'attribue un "je vous ai entendu"...
pitoyable!

Écrit par : Saperlipopette | 05 mars 2009

C'est du meilleur goût, le site indiqué… franchement, ça vous amuse ?
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mars 2009

C'est du dix-neuvième degré, ce site?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

C'est du dix-neuvième degré, ce site?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

19° d'alcool ?

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

A propos de cette rencontre avec les enseignants:
il y a fort à parier que les jeux sont faits depuis longtemps, que le système éducatif français est voué à s'aligner impérativement sur les exigences de l'OCDE, que le rouleau compresseur de l'Europe avance inexorablement pour faire advenir cette mirifique "société de la connaissance" pour l'avènement de laquelle il faudra baisser subrepticement la qualité de l'"éducation", mais pas la quantité, de façon à ce que le peuple ne proteste pas... Le gouvernement et les gens comme Rachel Boutonnet et Cécile Ladjani évoluent déjà et définitivement, me semble-t-il, sur des planètes différentes: on le voit bien aux réponses de Nicolas Sarkozy, dont on pouvait prévoir la teneur et qui ne répondent aucunement aux préoccupations desdites dames. Il faudra bien que nous finissions par admettre que nous menons un combat d'arrière-garde. Le refus du gouvernement de réformer le collège correspond bien à cette vision "européenne" de l'école, selon laquelle le contenu de ce qui est enseigné aux masses est devenu entièrement secondaire. Simple impression.

Écrit par : Jean | 05 mars 2009

Ah, le site frenchcarcan, il est tellement bête et mal fait, que je suis allé voir leur video anti-Bayrou, ça m'a donné envie de voter pour le Modem !

Il faut vraiment que j'aille voir le truc contre Karoutchi et que je m'indigne, ou c'est tellement nul que ce n'est pas la peine que j'augmente leur nombre de connectés, qui doit être drôlement bas ?

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Jean, vous êtes sûr que Meirieu et Allègre avaient besoin de l'Europe pour agir ? L'Europe, c'est un peu ce qu'on en fait, plutôt que ce qu'elle impose (en plus, ce sont les élections dans 3 mois).

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Allez-y, Jeremy! Rendez-vous compte par vous-même! Mais, je vous préviens, c'est encore plus con que méchant...

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

"C'est du dix-neuvième degré, ce site?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

19° d'alcool ?"

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Si c'est d'alcool, c'est vraisemblablement beaucoup plus que 19!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

Allez-y, Jeremy! Rendez-vous compte par vous-même! Mais, je vous préviens, c'est encore plus con que méchant...

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

C'est pas la peine : youtube vient de retirer la video. Ca devait être vraiment nul !

C'est un truc d'extreme droite, leur truc, non ? Y avait qu'à voir les mots cles de la video : "folle" "homo" "arabe" "sodomie".
Et juste en-dessous, une video contre le CRIF et Fillon, qui vont réprimer le racisme et l'anti-sémitisme, et selon le site, ça va "limiter la liberté d'expression"...

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Là, c'est pas l'alcool, c'est la religion ...


http://www.bivouac-id.com/2009/03/05/video-decapitation-publique-filmee-en-arabie-saoudite/

Écrit par : limiter la liberté d'expression | 05 mars 2009

Là, c'est pas l'alcool, c'est la religion ...

Ecrit par : limiter la liberté d'expression | 05 mars 2009

Comme on est moins cons qu'on en a l'air, on était au courant.
Si vous alliez faire votre campagne ailleurs que sur ce blog, ça soulagerait tout le monde.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Jean, vous êtes sûr que Meirieu et Allègre avaient besoin de l'Europe pour agir ? L'Europe, c'est un peu ce qu'on en fait, plutôt que ce qu'elle impose (en plus, ce sont les élections dans 3 mois).

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Je distinguerais Meirieu et Allègre. Le premier se prend pour un prophète de la pédagogie et ne se mêle pas directement de politique.
Ne pensez-vous pas que les propos de Nicolas Sarkozy reflètent très exactement la position et les projets de l'OCDE, et que ce qui a été décidé un jour à Bruxelles est relayé et appliqué très fidèlement par notre propre gouvernement au nom de l'harmonisation europeenne des sytèmes éducatifs? Car le décalage total entre les questions de Rachel Boutonnet et les réponses de Sarkozy est frappant, non?

Écrit par : Jean | 05 mars 2009

Bonjour à tous,

Sur lemonde.fr (http://education.blog.lemonde.fr/2009/02/01/formation-des-maitres-une-analyse-critique-du-projet-darcos-par-jean-ferrier-ancien-directeur-des-ecoles-au-ministere/), Claudine a écrit :

"Dans les années 50, les instituteurs étaient “les lettrés”… aujourd’hui, ce sont les “diplômés sans formation” : Bac + 3 ou + 4 en Droit, Art Plastic, Psycho… qui se “casent” dans la fonction publique. Mes enfants vont-ils enfin trouver un enseignement supérieur qui ne serait pas un entonnoir à bac +"....

Il y a plus ou moins consensus sur le fait que la formation soit à repenser. Comment faut-il revoir la copie ? "ex-lettrés" contre "diplômés sans formation"...

Virginie qui est toujours dans le coin...

Écrit par : virginie | 05 mars 2009

Il faudra bien que nous finissions par admettre que nous menons un combat d'arrière-garde. ( Jean)

Je ne sais pas de quelle garde il est, mais j'ai le sentiment profond qu'il faut le continuer, coûte que coûte. Sinon, pourquoi se présenter devant les élèves tous les jours, même quand c'est dur?

Écrit par : Sanseverina | 05 mars 2009

Marie-Antoinette n'aurait-elle pas dit "qu'on leur donne de la brioche" ?
en ces temps de crise on n'envoie pas au goulag , non, on invite à l'Elysée , un peu d'esbrouffre et d'apparat, on écoute poliment les doléances puis on brosse dans le sens du poil et on s'attribue un "je vous ai entendu"...
pitoyable!

Ecrit par : Saperlipopette | 05 mars 2009

Très bien vu. Après les lycéens à l'Elysée, les enseignants qui se font avoir. Un refus en bloc eût été sans doute plus éloquent. Car enfin, Darcos savait bien ce que ces enseignants pensent. C'est toujours les méthodes de managing qui envahissent tout. Un repas au palais impressionne toujours un peu. On reste courtois, bien obligés!
Quand ça chauffe trop dans les entreprises, on invite les cadres à déjeuner. Ils repartent avec un joujou, un petit cadeau, là, un bouquet de fleurs... Foutage de g....

Écrit par : Sanseverina | 05 mars 2009

Il faudra bien que nous finissions par admettre que nous menons un combat d'arrière-garde. ( Jean)

Je ne sais pas de quelle garde il est, mais j'ai le sentiment profond qu'il faut le continuer, coûte que coûte. Sinon, pourquoi se présenter devant les élèves tous les jours, même quand c'est dur?

Ecrit par : Sanseverina | 05 mars 2009

Je suis bien d'accord avec vous, mais quand c'est l'institution elle-même qui nous empêche de faire notre travail, par exemple en nous interdisant d'exclure du cours "durablement" un élève qui perturbe à un point tel qu'il rend le cours impossible, par exemple encore en nous obligeant à faire passer les évaluations du "socle commun" (vous allez voir: c'est de la folie pure et le néant érigé en norme!)... C'était déjà difficile d'enseigner le français avant le "socle commun" à cause du niveau lamentable des élèves qui entraient en sixièmé et de l'entreprise de démotivation des autres qui était sciemment orchestrée au collège, mais aevc l'obligation faite aux professeurs de se conformer aux programmes officiels façon "socle commun", c'est le glas de tout enseignement de français un tant soit peu intelligent et culturel que l'on sonne!
Le gouvernement se doute bien que le nombre des nostalgiques de l'école "d'avant l'OCDE " va aller diminuant et que pour lui la partie est déjà gagnée puisqu'elle va dans le sens de l'histoire.

Écrit par : Jean | 05 mars 2009

"Les enseignants plus méritants seront mieux rémunérés."

C'est-à-dire?
Les agrégés? Les hors-classe? Les plus de 50 ans?
Je n'ai encore jamais rencontré de prof "non méritant" en 12 ans de carrière.
Quant au "travailler plus pour gagner plus" c'est du flan: cette année, je bosse deux fois plus que l'an dernier, étant désormais sur un poste à profil. Et bien je gagne moins.

Écrit par : ProfAnonyme | 05 mars 2009

"en nous obligeant à faire passer les évaluations du "socle commun" (vous allez voir: c'est de la folie pure et le néant érigé en norme!)..."

Ecrit par : Jean | 05 mars 2009

C'est vrai.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

Je préfère poursuivre le propos de Pendariès que reprendre les incongruités de Guillaume (le GRIP ne fonctionne pas avec les sous de Lafforgue [...])

Extrait du texte de Marc Le Bris à l'A.G 4 octobre 2008
"Puis, grâce au soutien de quelques membres de droite et d' amis mathématiciens et catholiques, le GRIP a obtenu une subvention issue, si j'ai bien compris, d'un laboratoire patronal de droite et catholique."


C'est bien la preuve que tout le monde réfléchit, Guillaume.
Ou devrait.

On devrait réfléchir, c'est sûr...

Écrit par : Guillaume | 05 mars 2009

"mais quand c'est l'institution elle-même qui nous empêche de faire notre travail, par exemple en nous interdisant d'exclure du cours "durablement" un élève qui perturbe à un point tel qu'il rend le cours impossible" (Jean)

Et encore, la fameuse loi Montchamp est-elle appliquée?
Savez-vous qu'il y a un mouvement pour faire admettre des enfants autistes dans des classes normales?
Est-ce arrivé à l'un d'entre vous?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2009

vous allez voir: c'est de la folie pure et le néant érigé en norme!)...

Ecrit par : Jean | 05 mars 2009

"Le néant érigé en norme"... On dirait du Kafka, ou du Cioran !
En tout cas, c'est bien de ça qu'il s'agit. Et ça fait frémir.

Écrit par : Chevreuil | 05 mars 2009

Guillaume, que le GRIP doive sa survie à des subventions, c'est une évidence : les sous vont plutôt à Télé Meirieu, à Lyon, qu'à des recherches estimables. Qu'une (toute petite) partie de ces subventions soit arrivée, par le passé, via les relations professionnelles d'un homme estimable dans sa partie, mais complètement cintré pour tout le reste, tout le monde peut le reconnaître. Que cet aimable garçon, qui devrait le premier pratiquer le pardon des injures, se venge de ceux qui lui ont dit ses quatre vérités en susurrant à ses amis intégristes / traditionnalistes de leur retirer leur obole, cela n'étonnera que ceux qui ignorent que Pascal au pouvoir, c'est Torquemada chez vous tous les jours. Mais que vous vous réjouissiez de cet état de fait, cela ne signifie qu'une chose : vous êtes un pauvre mec puant de la gueule. Suis-je clair ?
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mars 2009

Je préfère poursuivre le propos de Pendariès que reprendre les incongruités de Guillaume (le GRIP ne fonctionne pas avec les sous de Lafforgue [...])

Extrait du texte de Marc Le Bris à l'A.G 4 octobre 2008
"Puis, grâce au soutien de quelques membres de droite et d' amis mathématiciens et catholiques, le GRIP a obtenu une subvention issue, si j'ai bien compris, d'un laboratoire patronal de droite et catholique."


C'est bien la preuve que tout le monde réfléchit, Guillaume.
Ou devrait.

On devrait réfléchir, c'est sûr...
Ecrit par : Guillaume | 05 mars 2009

Attention ! quand on commence à réfléchir, on ne sait pas où ni quand ça s'arrêtera...
Heureusement, il y a des rambardes : la "pensée" de Le Bris, par exemple, et les laboratoires patronaux, de droite et catholiques.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Extrait du texte de Marc Le Bris à l'A.G 4 octobre 2008
"Puis, grâce au soutien de quelques membres de droite et d' amis mathématiciens et catholiques, le GRIP a obtenu une subvention issue, si j'ai bien compris, d'un laboratoire patronal de droite et catholique."


C'est bien la preuve que tout le monde réfléchit, Guillaume.
Ou devrait.

On devrait réfléchir, c'est sûr...
Ecrit par : Guillaume | 05 mars 2009
Vous auriez mieux fait de vous taire ; mais savez-vous ce qu'est la décence de se taire quand on n'a que des saloperies à dire ?
Donc, cela fait un moment que je retarde la rédaction d'une note sur le sieur Le Bris, ce défenseur de l'École publique qui traîne sur les estrades de l'UMP et trouve des charmes ineffables aux écoles hors contrat, ce déchargé du GRIP - il le fut pendant un an - qui passe l'année de sa décharge, comme un vulgaire Meirieu, à faire sa promotion. Et ose,pour finir, cracher sur tout ce qui n'entretient pas sa gloriole imbécile

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

"Les enseignants plus méritants seront mieux rémunérés."

C'est-à-dire?
Les agrégés? Les hors-classe? Les plus de 50 ans?
Je n'ai encore jamais rencontré de prof "non méritant" en 12 ans de carrière.
Quant au "travailler plus pour gagner plus" c'est du flan: cette année, je bosse deux fois plus que l'an dernier, étant désormais sur un poste à profil. Et bien je gagne moins.

Ecrit par : ProfAnonyme | 05 mars 2009

Dans la logique de Nicolas Sarkozy, qui est la mise en oeuvre de l'école de la "société de la connaissance", les profs méritants sont ceux qui font tout bien comme qu'y dit qu'y faut faire l'encadrement de l'Education nationale. Voilà encore un détail auquel on n'a sans doute pas fait assez attention lors de la promulgation de la loi Fillon: la place prééminente accordée désormais à l"'encadrement" dans l'Education nationale. Le terme revient constamment dans la loi alors que celui de professeur ou d'enseignant en est quasiment absent. Cela m'avait frappé à l'époque, mais comme personne ne semblait s'en émouvoir plus que ça, j'ai gardé mes impressions pour moi. Aujourd'hui, et surtout demain, avec la mise en place du socle commun et des évaluations dantesques relatives à iceluy (cette année n'est encore qu'une phase d'expérimentation, mais on sait que cela veut dire que les décisions, comme pour le cas de l'aimable et frétillant marquis Des Coings, sont déjà prises), nous allons sentir très concrètement ce que signifie et ce que veut cet "encadrement": une pression technocratique absolument insupportable due à l'émiettement des matières que nous enseignions jusqu'ici de manière globale (si je puis dire, Christophe!) en une poussière d'"objectifs" à atteindre et à évaluer chacun pour lui-même, la désarticulation complète des contenus. Le français, c'était jusqu'à présent, pour un esprit normalement constitué, de l'orthographe, de la grammaire, de la rédaction, de la récitation et de l'explication de texte. Le professeur (ou plutôt l'ensemble des professeurs qu'un élève pouvait avoir en toutes ses années de scolarité) s'appliquait, avec ses moyens, avec son inspiration pédagogique, avec son talent, avec ses réussites et ses échecs, avec la certitude de la grandeur de sa mission et de la diginité de sa fonction et la conscience de la difficulté de sa tâche, à élever le niveau de ses ouailles dans ces cinq rubriques. Le mot "niveau", dans ces conditions, avait un sens et surtout une valeur sur le marché du travail (quel employeur n'est pas furieux aujourd'hui du niveau lamentable en français en général des jeunes qu'il souhaite embaucher?). Le candidat de demain sera tout aussi nul en français, mais il y aura marqué "acquis" dans la case de l'objectif "Sait lire un texte à haute voix."
"Exit" , donc, le "niveau"! Et vivent les "objectifs"!
Le "professeur" n'existe plus que comme un obscur exécutant, comme une quantité négligeable! Qu'est-il en effet en face du triomphant "Encadrement"

Écrit par : Jean | 05 mars 2009

Donc, cela fait un moment que je retarde la rédaction d'une note sur le sieur Le Bris, ce défenseur de l'École publique qui traîne sur les estrades de l'UMP et trouve des charmes ineffables aux écoles hors contrat, ce déchargé du GRIP - il le fut pendant un an - qui passe l'année de sa décharge, comme un vulgaire Meirieu, à faire sa promotion. Et ose,pour finir, cracher sur tout ce qui n'entretient pas sa gloriole imbécile
Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Pardon. La machine a mangé la fin.
"Et ose, pour finir, cracher sur tout ce qui n'entretient pas sa gloriole imbécile. Eh bien vous allez l'avoir cette note.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

"Le français, c'était jusqu'à présent, pour un esprit normalement constitué, de l'orthographe, de la grammaire, de la rédaction, de la récitation et de l'explication de texte."

Je ne comprends d'ailleurs toujours pas pourquoi on n'en revient pas à ça partout, en français et en langues, du primaire à la seconde.

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Au moins,le déjeuner auquel participait Rachel avait le mérite de regrouper de spraticiens de terrain. Mais aujourd'hui, nouveau déjeuner à l'Elys&ée, et on s'y occupait du lycée. Et là, qu'apprend-on ? À quels éminents spécialistes le Président fait-il confiance pour redonner au lycée un côté égayant (sic !) ? Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille… Allez, n'attendons plus :
Dépêche AEF rendant compte de la déclaration de la Pésidence de la République :

"Réforme du lycée: Nicolas Sarkozy déjeune aujourd'hui avec des "experts" de l'Éducation nationale

"Le président de la République rencontrera des experts de l'Éducation nationale pour évoquer avec eux la réforme du lycée, dans le cadre d'un déjeuner, jeudi 5 mars 2009 à 13h au Palais de l'Élysée", indique un communiqué de l'Élysée. "Cet échange s'inscrit dans le prolongement des deux rencontres précédentes, la première avec une délégation de lycéens de Basse-Normandie le 22 janvier 2009 et la seconde, le 23 février 2009, avec des professeurs des premier et second degrés (L'AEF n°109778)."

Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale et Richard Descoings, directeur de Sciences Po Paris et chargé de mission sur la réforme du lycée participeront à ce déjeuner.

Les experts invités sont:
- Philippe Joutard, ancien recteur;
- Claude Thélot, ancien président de Commission du débat national sur l'avenir de l'École, et ancien directeur de la Direction de l'évaluation, de la prospective (Dep) du ministère de l'Éducation nationale;
- Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l'académie d'Aix-Marseille et précédent chargé de mission sur la réforme du lycée;
- Philippe Le Guillou, doyen du groupe "lettres" de l'Inspection générale de l'Éducation nationale;
- Claude Boichot, inspecteur général de l'Éducation nationale de sciences physiques;
- Marie-Danièle Campion, directrice adjointe de cabinet de Valérie Pécresse;
- Jean-Michel Blanquer, recteur de l'académie de Créteil;
- Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), membre du Haut conseil de l'éducation (HCE) et ancien recteur;
- Jean-Louis Nembrini, actuel directeur général de l'enseignement scolaire (Dgesco) du ministère de l'Éducation nationale;
- Patrick Hetzel, directeur général de l'enseignement supérieur (DGES) du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche;
- Patrick Gérard, recteur de Paris."

Soit, pour être précis, la plus belle brochette de pédagos, d'administratifs stériles, et d'apparatchiks de l'EN qu'on puisse rassembler. Une bombe sur l'Elysée, et crac, l'essentiel des malfaisants de l'Education, qui ont sévi depuis une trentaine d'années (Forestier ! Thelot !) est hors jeu.

Ce serait sans doute dommage : dans la liste ci-dessus, il y a au moins un type intelligent. Mais un seul, c'est un peu insuffisant pour rééquilibrer les bien-pensants de la destruction programmée du lycée.
J'en ai marre, parfois…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mars 2009

Moi, je donne trente euro par mois à l'Ecole Steiner de Sorgues. Je veux bien donner trente euro au GRIP si c'est déductible fiscalement.

Écrit par : dobolino | 05 mars 2009

Et encore, la fameuse loi Montchamp est-elle appliquée?
Savez-vous qu'il y a un mouvement pour faire admettre des enfants autistes dans des classes normales?
Est-ce arrivé à l'un d'entre vous?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2009
Au collège de mon chef-lieu, il y a un trisomique lourd incorporé à sa classe d'âge... C'est très mal vu de dire que c'est incongru ! Il est de bon ton de trouver ça merveilleux, d'autant plus que ses deux parents sont des universitaires et sont informés des armes ad hoc pour faire respecter leur droit. Les élèves ont pigé et ferment leur gueule, quoiqu'ils en pensent. Il vaut mieux insulter un "intello" qu'un trisomique.
On l'a aussi à l'école de théâtre et il faut lui donner un rôle conséquent. Ses parents y veillent et le directeur s'incline car il tient à ses subventions. C'est dramatique à voir ! Le souffleur doit quasiment l'accompagner sur scène.
Pauvre gosse !

Écrit par : dobolino | 05 mars 2009

Le "professeur" n'existe plus que comme un obscur exécutant, comme une quantité négligeable! Qu'est-il en effet en face du triomphant "Encadrement"

Ecrit par : Jean | 05 mars 2009

Comme disait une amie qui travaille dans le milieu hospitalier : "Les cadres, les cadres, c'est bien beau, encore faut-il qu’il y ait quelque chose à l'intérieur !"

Écrit par : Chevreuil | 05 mars 2009

Mouhahahaha !!!

"Un dîner presque parfait", avec Gaudemar, Thélot, Forestier et Nembrini !!!

Devine qui vient dîner ce soir... Ca a de quoi couper l'appétit.

On dirait le remake du Bal des vampires.

Ou alors ils ont rejoué Britannicus : Darcos en Néron a embrassé Hetzel juste avant de lui offrir un verre ?

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Et Joutard ! Y avait Joutard !

Le type qui refaisait les programmes d'histoire-géo avec les trois meilleurs spécialistes de France : il avait choisi sa femme !!!

Pis dans ses programmes (que j'ai conservés, pour rire), il fallait connaître Neruda, Chaplin et Helene Boucher, mais pas Mao ou Mussolini !

Oh, eh, dites... c'était un dîner de cons, en vrai, non ? Pis Sarkozy il rigolait, caché derrière sa serviette ! Dites donc, Jean-Baptiste de Froment, il est parfois drôlement mal inspiré !!!

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Jean-Baptiste de Froment, il est parfois drôlement mal inspiré !!!

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Oui, sûrement de la mauvaise graine, ce Froment, et pis, un enfariné !

Écrit par : Chevreuil | 05 mars 2009

Et y avait Jean-Michel Blanquer...! Cette liste recèle de potentialités comiques !

Jean-Michel Blanquer, c'est celui qui fait faire la promotion du soutien en français avec des fautes dans ses communiqués : http://www.ac-creteil.fr/jahia/webdav/shared/Communiques/2008-04/communiqu%C3%A9%20stages%20remise%20%C3%A0%20niveau_15042008.pdf

C'est aussi le type qui a embauché Sebastien Clerc, l'invité du repas d'avant.

Et vous savez qu'à Creteil, ils se sont associés à l'académie de Guyane pour faire des "stages amazoniens pour les professeurs de français" ? Si ça c'est pas innovant et prémonitoire ! Je n'invente rien : voyez en page 6 du présent document : http://www.ac-guyane.fr/IMG/pdf/infos_pratiq_def-2.pdf

Bon allez, j'arrête de lire votre liste, j'ai des copies sur la guerre et le libéralisme à corriger. En tout cas, le déjeuner n'aura pas coûté grand chose en bouquets de fleurs pour offrir aux dames.

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

J'en ai marre, parfois…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2009

Seulement parfois?
J'en ai marre tous les jours de cette politique soap qu'on nous sert au quotidien , au moins les conseillers com de l'Elysée sauront vers où se tourner quand cette mascarade prendra fin (fin que j'ose encore espérer). Ils pourront aller suppléer les scénaristes de "sitcom" ou de "novellas".
À chaque jour sa nouvelle carte postale from "Elysée, plus moche la vie"relayée par les unes des médias...
politique spectacle voilà de quoi on nous empoisonne!

ceci écrit , un gros bisous à toi en passant

Bonne soirée à tous

Écrit par : Saperlipopette | 05 mars 2009

À propos de Descoings, j'ai lu dans le Monde qu'il était copain avec Karoutchi (et Julliard aussi)!
Cela ressemble furieusement à du co-pinage!
ne voyez nulle homophobie dans ma remarque, je suis tout autant révulsée par la promotion-canapé quand elle concerne les femmes

Écrit par : retraitée | 05 mars 2009

Ah non, retraitée, eh oh !

De Froment était dans la même fac que Martine de Gaudemar, vous n'allez pas dire qu'ils ont couché ensemble !

Et les fils de Fabius et Juppé sont bons copains, ça ne veut pas dire qu'ils couchent ensemble et se cooptent !

Alors Karoutchi, Descoings et Julliard, si leur point commun, c'est d'être homo, c'est nul de dire pour autant qu'il y a du co-pinage. Et tous les hétéros qui se connaissent, ils se co-pinent aussi ? Non mais oh !

Et vous savez que je vous aime bien, hein !

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Par contren dans un film récent et magnifique, dont j'ai oublié le titre mais dont j'ai encore du mal à me remettre, il y avait un homo de droite qui s'opposait au Pacs parce qu'il n'osait pas contredire son parti.

C'était pas Karoutchi, par hasard ?

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

J'en ai marre, parfois…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2009

Ce dîner de Sarkozy avec les principaux destructeurs de l'école à laquelle nous croyons est bien la preuve que ces gens-là sont les seuls qui soient écoutés. Pour la raison qu'ils oeuvrent tous pour la "société de la connaissance", à laquelle la France a décidé d'adhérer pleinement et entièrement, d'aliéner toute exception française en matière scolaire. Que pesons-nous en face de cet encadrement de choc et de haut vol et de la masse des sous-fifres (l'"encadrement" zélé) qui lui lèchent les bottes? Combat d'arrière-garde, disais-je...

Écrit par : Jean | 05 mars 2009

Et vous savez qu'à Creteil, ils se sont associés à l'académie de Guyane pour faire des "stages amazoniens pour les professeurs de français" ?

Ecrit par Jérémy

Au programme : la chanson française :
"Prom'nons-nous dans les boas..."

Allez, j'arrête les jeux de mots vaseux, j'ai du boulot...

Écrit par : Chevreuil | 05 mars 2009

Dites... étant donné qui étaient les invités, vous êtes sûr qu'avec Royal ça aurait été pire ?

Écrit par : Jeremy | 05 mars 2009

"Le président fit remettre à chacune des dames présentes l’un des bouquets de fleurs qui décoraient la table."

Ecrit par : Sénéchal | 04 mars 2009


Et les Hommes ? Ils se sont barrés avec un bout de la nappe ou chacun avec une assiette ?

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Moi, je donne trente euro par mois à l'Ecole Steiner de Sorgues. Je veux bien donner trente euro au GRIP si c'est déductible fiscalement.
Ecrit par : dobolino | 05 mars 2009

Tope-là ! ce qui est dit est dit. - c'est déductible.
D'ailleurs je lance un appel au peuple : le GRIP a besoin d'argent. Le livre de calcul de de CE1 (Pascal Dupré Catmano) devra attendre l'an prochain si nous ne trouvons pas de quoi payer l'imprimeur.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Dites... étant donné qui étaient les invités, vous êtes sûr qu'avec Royal ça aurait été pire ?
Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Les mêmes. Ou d'autres qui sont leurs doubles.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Et vous savez qu'à Creteil, ils se sont associés à l'académie de Guyane pour faire des "stages amazoniens pour les professeurs de français" ? Si ça c'est pas innovant et prémonitoire ! Je n'invente rien : voyez en page 6 du présent document : http://www.ac-guyane.fr/IMG/pdf/infos_pratiq_def-2.pdf

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2009

Ouais, on appelle ça "Koh-Lanta nique sa race dans le 9-3". Un must. Ça, c'est ce qui s'appelle "enseigner autrement" !

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Moi, je donne trente euro par mois à l'Ecole Steiner de Sorgues. Je veux bien donner trente euro au GRIP si c'est déductible fiscalement.
Ecrit par : dobolino | 05 mars 2009

Tope-là ! ce qui est dit est dit. - c'est déductible.
D'ailleurs je lance un appel au peuple : le GRIP a besoin d'argent. Le livre de calcul de de CE1 (Pascal Dupré Catmano) devra attendre l'an prochain si nous ne trouvons pas de quoi payer l'imprimeur.

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Envoyez !

Écrit par : dobolino | 05 mars 2009

@Guillaume

Curieux ce silence et cette absence de réplique.
Et le Le Bris, il ne sort pas de son trou quand on le bouscule un peu ?
Je sais : il prépare son livre sur la jolie et idéale petite école d'un village breton. Et puis il est décoré. Des mains du chef. Alors pourquoi se préoccuper des criailleries de la piétaille enseignante ? Ou risquer une phrase, une seule, une simple petite phrase, ou ne serait-ce que deux mots, un mot, une syllabe sur la politique scolaire de son décorateur ?
Dites-moi, gens qui venez ici, cela ne vous a jamais étonné, ce silence total, cette absence du grrrand Le Bris dans les débats passionnés sur l'école ?

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

D'ailleurs je lance un appel au peuple : le GRIP a besoin d'argent. Le livre de calcul de de CE1 (Pascal Dupré Catmano) devra attendre l'an prochain si nous ne trouvons pas de quoi payer l'imprimeur.

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Envoyez !

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2009

Envoyez !

Écrit par : Chevreuil | 05 mars 2009

Tope-là ! ce qui est dit est dit. - c'est déductible.
D'ailleurs je lance un appel au peuple : le GRIP a besoin d'argent. Le livre de calcul de de CE1 (Pascal Dupré Catmano) devra attendre l'an prochain si nous ne trouvons pas de quoi payer l'imprimeur.

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

J'en suis.
Dites-nous comment vous faire parvenir cette somme.

Écrit par : Maminou | 05 mars 2009

"Et ose, pour finir, cracher sur tout ce qui n'entretient pas sa gloriole imbécile. Eh bien vous allez l'avoir cette note.

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Avec plaisir. Je ne sais pas ce qu'est Marc devenu, mais ça n'enlèvera pas tout le travail qu'il a fait et le nombre de consciences qu'il a réveillées avec son bouquin. Même si d'après ce que vous dites il aurait pété les plombs depuis.

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Dites-moi, gens qui venez ici, cela ne vous a jamais étonné, ce silence total, cette absence du grrrand Le Bris dans les débats passionnés sur l'école ?

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

On l'invite au moins ou c'est comme pour certains diners à l'Elysée avec Forestier, Joutard et consorts ? Ça fait un moment que je ne l'ai plus vu à la télé par exemple (tiens, JPB non plus d'ailleurs). Sinon, si vous faisiez allusion à ce forum, je crois qu'il a son propre truc, non ? Un intervenant avait mentionné son site il y a quelque temps, je crois.

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

J'en ai marre, parfois…
JPB


Courage! La victoire se fait d'abord dans les idées avant d'avoir lieu dans les faits; relisons notre Gramsci. Certes il y a beaucoup de travail à faire mais enfin il y a un rayon de soleil : Le Monde de l'éducation a cessé de paraître, il est imposé aux lecteurs. Déjà une nuisance en moins.
Le travail de sape sera long, lent et exige de la patience dans l'adversité.

Écrit par : Sénéchal | 05 mars 2009

C'était donc ça, le « nécessaire bilan à faire du mouvement instructionniste » ?

Je ferais bien une fois de plus l'apologie du "laissage-pisser" de mérinos, mais qui va me répondre, cette fois ? La Gaie Morille ? Laurorgue Laffand ?

Il y a une différence entre la dénonciation des imposteurs et le règlement de comptes, je crois.

Écrit par : sanjuro | 05 mars 2009

Avec plaisir. Je ne sais pas ce qu'est Marc devenu, mais ça n'enlèvera pas tout le travail qu'il a fait et le nombre de consciences qu'il a réveillées avec son bouquin. Même si d'après ce que vous dites il aurait pété les plombs depuis.
Ecrit par : Manu | 05 mars 2009

Une seule question : quel "travail" a-t-il fait ?
Son site est public : détaché pendant un an, a-t-il produit autre chose qu'une très discutable leçon de géométrie - patronnée à son insu par Jean-Pierre Demailly ( ça fait toujours bien, et c'est l'essentiel), et un cours d'histoire révisionniste sur la Révolution française, prélude d'ailleurs aux positions qu'il prend sur la écoles hors contrat ?
Quant à la prise de conscience, désolé : elle repose sur une imposture. D'ailleurs on ne prend jamais conscience de quoi que ce soit que par soi-même.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Dites... étant donné qui étaient les invités, vous êtes sûr qu'avec Royal ça aurait été pire ?

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2009

A mon avis, elle aurait bien sûr invité les mêmes tartuffes pour le lycée (ainsi qu' un petit supplément de Meirieu et de Cohn -Bendit, et du Frackowiak - qui a sa carte du PS - pour le dessert),

En revanche, elle n'aurait certainement pas invité Rachel Boutonnet, Iannis Roder, Cécile Ladjali ou tout autre susceptible de remettre en cause sa petite religion péda-cucu. Dans le camp du Bien, il n'y pas de place pour le doute. Parce que le doute, c'est mal.

Une collègue avait un jour raconté ce qui s'était passé le jour où jouant à la groupie, elle avait amené quelques copies d'élèves à Jospin qui dédicaçait une de ses oeuvres impérisssables au Salon du livre, si ma mémoire est bonne, pour lui mettre le nez dans le caca pédagogiste : Monsieur a tourné la tête. Cachez ce sein que je ne saurai voir...

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Il y a une différence entre la dénonciation des imposteurs et le règlement de comptes, je crois.
Ecrit par : sanjuro | 05 mars 2009
Il n'y a aucun règlement de comptes - et c'est presque insultant pour moi que vous puissiez penser qu'il y en ait un.
Je me borne à rapporter des faits.
Ou vous voulez les connaître, ou vous préférez les ignorer. C'est à vous de voir.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

C'était donc ça, le « nécessaire bilan à faire du mouvement instructionniste » ?


Ecrit par : sanjuro | 05 mars 2009
Pas du tout.
Le bilan du mouvement "instructionniste" porte sur des questions un peu plus essentielles. Par exemple celle de la fausse problématique des méthodes de lecture "globales" ou "syllabiques" qui a permis à Darcos de dire qu'il ne serait pas le ministre des méthodes et de signer un Munich pédgogique en faveur de l'idéovisuelle avec l'AGEEM.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Ce que je veux dire, Guy, c'est que c'est un forum public, ici, et que la question à se poser est : est-ce que ce débat peut amener des visiteurs à nous rejoindre ou à nous fuir ?

Maintenant, je ne sais pas tout, en effet ; à vous de voir. Je vous sens un peu remonté, malgré tout, et il semble que ce soient surtout des différences de parcours qui sont en jeu, plutôt que des différends idéologiques, non ?

Pour avoir beaucoup pratiqué le mouvement associatif, j'ai constaté qu'on avait rarement à gagner à étaler les conflits secondaires... Et rappelez-vous ce que dit Beaumarchais : « on a parfois le tort d'avoir trop raison. »

Amicalement,
sanjuro

Écrit par : sanjuro | 05 mars 2009

Une seule question : quel "travail" a-t-il fait ?

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009


Je vous l'ai déja dit : écrire un bouquin intitulé "Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter", vendu je crois à plus de 100 000 exemplaires et qui, personellement, m'a fait comprendre beaucoup de choses. Pareil pour de nombreuses personnes autour de moi.

J'aurais pu aussi bien mentionner le livre de Fanny Capel, la fameuse "Fabrique du Crétin", ou même l'"horreur pédagogique"...

Je crois aussi savoir que Marc le Bris a payé sa prise de conscience et ses convictions par un avancement à l'ancienneté, soit quelques milliers d'Euros perdus sur une carrière, tout de même... Son inspecteur ne devait pas être à l'UMP, bizarrement.

Alors si depuis il s'est un peu relâché pour terminer avec des plans médaille/petits fours/cocktails, bon...ça n'est pas trés glorieux, d'accord, mais c'est humain et encore une fois ça n'enlève pas tout son mérite.

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Un intervenant avait mentionné son site il y a quelque temps, je crois.
Ecrit par : Manu | 05 mars 2009
C'est moi. À plusieurs reprises. Après y avoir lu ceci, sous la plume d'un monsieur qui, un peu plus tard a traité Michel Delord de maniaque, Guy Morel de stalinien, Pascal Dupré de servile et l'actuelle présidente de RE de délatrice.
Une indigestion de petits fours ?

MLB ; le 24 juin 2008

PS : Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Je crois aussi savoir que Marc le Bris a payé sa prise de conscience et ses convictions par un avancement à l'ancienneté, soit quelques milliers d'Euros perdus sur une carrière, tout de même...
Ecrit par : Manu | 05 mars 2009
Dites-donc, est-ce que vous m'avez un jour entendu parler de mes retards de carrière et des emmerdements avec les inspecteurs ? Est-ce que la posture de la victime ne vous paraît un peu suspecte ?
Cela ne ressemble-t-il pas à une sébille tendue ?

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Ce que je veux dire, Guy, c'est que c'est un forum public, ici, et que la question à se poser est : est-ce que ce débat peut amener des visiteurs à nous rejoindre ou à nous fuir ?

Maintenant, je ne sais pas tout, en effet ; à vous de voir. Je vous sens un peu remonté, malgré tout, et il semble que ce soient surtout des différences de parcours qui sont en jeu, plutôt que des différends idéologiques, non ?

Pour avoir beaucoup pratiqué le mouvement associatif, j'ai constaté qu'on avait rarement à gagner à étaler les conflits secondaires... Et rappelez-vous ce que dit Beaumarchais : « on a parfois le tort d'avoir trop raison. »

Amicalement,
sanjuro
Ecrit par : sanjuro | 05 mars 2009
Tout aussi amicalement, et fort d'une longue expérience associative, je vous dis que le différend avec Marc Le Bris est essentiel, porte sur le fond, doit être exposé en public, et j'ajoute que les positions inconsistantes de Marc Le Bris - tant sur le plan pédagogique que sur le plan politique - ont été un repoussoir pour des milliers de collègues.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

"Tout aussi amicalement, et fort d'une longue expérience associative, je vous dis que le différend avec Marc Le Bris est essentiel, porte sur le fond, doit être exposé en public, et j'ajoute que les positions inconsistantes de Marc Le Bris - tant sur le plan pédagogique que sur le plan politique - ont été un repoussoir pour des milliers de collègues."

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Il n'est jamais venu ici, non plus, Le Bris, si? Remarquez, Rachel Boutonnet non plus. Pourquoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

Dites-donc, est-ce que vous m'avez un jour entendu parler de mes retards de carrière et des emmerdements avec les inspecteurs ? Est-ce que la posture de la victime ne vous paraît un peu suspecte ?
Cela ne ressemble-t-il pas à une sébille tendue ?

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Non, mais on peut en parler. Nous sommes quelques milliers à en être victime. Même JPB nous a mentionné ici qu'il était bel et bien bloqué au 11ème échelon pour cette raison précise, et cela malgré sa notoriété. C'est un vrai problème, même si ce n'est pas LE problème : et à l'inverse, combien de collègues sont tombés dans les saloperies pédagogistes pour un plat de lentille ? Combien d'IPR et de chefs d'établissement sont payés 2 ou 3 fois notre salaire pour foutre en l'air l' École de la République ? Combien de planqués dans des associations pro-pédagos type Ligue de l'enseignement, qui ne sont pas devant les élèves ?

Maintenant, s'il y a des arguments de fond contre Marc, nous attendons...

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Il n'est jamais venu ici, non plus, Le Bris, si? Remarquez, Rachel Boutonnet non plus. Pourquoi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009
Christophe, vous êtes distrait ou quoi ?
Rachel a mis ici, sous sa signature et celle de Julien Lachièze, une critique fort longe et très minutieuse des programmes de grammaire Darcos.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Il n'est jamais venu ici, non plus, Le Bris, si? Remarquez, Rachel Boutonnet non plus. Pourquoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2009

Euh...parce qu'ils sont libres ?

J'ai bon ?

Écrit par : Manu | 05 mars 2009

Maintenant, s'il y a des arguments de fond contre Marc, nous attendons...
Ecrit par : Manu | 05 mars 2009

Je vous en ai donné deux :
1- il a bénéficié d'une décharge de service d'un an au titre du GRIP pour animer un réseau expérimental et il n'a rien fait pendant ce temps sinon battre des estrades. Dans un temps équivalent, Pascal Dupré, le servile, a, entre autres choses, écrit un livre de calcul pour le CP et a mis deux autres manuels en chantier.
2- il a pris publiquement position en faveur des écoles hors contrat.

Écrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Combien d'IPR et de chefs d'établissement sont payés 2 ou 3 fois notre salaire pour foutre en l'air l' École de la République ? Combien de planqués dans des associations pro-pédagos type Ligue de l'enseignement, qui ne sont pas devant les élèves ?

Maintenant, s'il y a des arguments de fond contre Marc, nous attendons...
Ecrit par : Manu | 05 mars 2009
Vous m'apprenez des choses...
Et alors ? Prendre face à cela une posture de victime, pour se vendre, vous croyez que c'est intelligent ?
En 2001, j'ai refusé chez Ramsay le livre de Marc Le Bris pour cette raison-là. Mais j'ai conseillé à l'auteur de ce règlements de comptes sans intérêt d'écrire à la place un manuel de lecture. Ce manuel, je l'attends encore. Depuis, Julien Lachièze en a écrit un, Thierry Venot un autre qui paraît ce mois-ci chez GRIP-Éditions. On ne fait pas sa vie sur des récriminations, et quand on donne des leçons, la moindre des choses est de montrer ce qu'on est capable de faire.
Le prochain livre à paraître de Marc Le Bris - je l'ai lu - ne montrera rien d'autre que la fascination de son auteur pour lui-même : faites comme moi !, et un localisme qui va dans le sens de l'autonomie des écoles.

Écrit par : Guy Morel | 06 mars 2009

Je remarque un truc sur les dîners successifs...

Plutôt que de nous la rejouer à la Giscard, il aurait mieux fait de convoquer EN MEME TEMPS les 12 enseignants et les 10 hauts fonctionnaires. Là ça aurait été utile.

Et au fait, la veille de l'opinion, elle marche drôlement bien !

Depuis sa mise en place, les réformes de l'éducation et du supérieur sont de francs succès !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

On lit ça sur un site fasciste (oui, j'ai des lectures malsaines parfois, mais c'est édifiant, et je vous promets que je n'y vais pas souvent !) :

"Sans parler de défaitisme, car effectivement la France en a vu d’autres, il faut tout de même en convenir, que l’arnaque sarkozienne s’attache à détruire le peu de valeurs qu’il nous reste. On peut toujours s’en sortir en rêvant d’un grand soir, mais je crois que la libération se fera dans le sang."

Eh bien, plus ça avance, plus je ressens notre belle République comme la République de Weimar. J'ai toujours du mal à considérer Sarkozy comme un véritable nuisible (s'il déplaît aux fascistes et aux intégristes, c'est déjà pas mal), mais que ce soit par lui ou par un autre, j'ai bien peur que la libéralisation des moeurs ne soit vite tenue responsable de tous les malheures.

Et Thélot, Forestier, Blanquer, Nembrini... on se croirait dans Belle du Seigneur. Vous imaginez le tableau ? Nembrini complimentant Thélot pour son rapport enterré, lui-même demandant à Joutard si, parmi les 4 spécialistes nécessaires pour faire les programmes, il choisirait encore sa femme pour ses compétences notoires, et Le Guillou échangeant avec Blanquer sur les moyens pour à mettre en oeuvre dans les ZEP de Créteil où ils n'osent même pas mettre les pieds. Vous imaginez le tableau ! Ce ne sont même plus les snobs de La recherche du Temps perdu, ce sont les Précieuses ridicules, ou les nouveaux Tartuffes.

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Et au fait, étant donné qu'on est en mars... ils vont changer, les concours, l'année prochaine, ou pas ? Ca m'a l'air mal parti... Les rectorats semblent dire en tout cas qu'ils n'ont pour l'instant aucune instruction quant à un changement pour l'année prochaine.

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Jérémy, pleine forme cette nuit ! Bravo !
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mars 2009

"Christophe, vous êtes distrait ou quoi ?
Rachel a mis ici, sous sa signature et celle de Julien Lachièze, une critique fort longe et très minutieuse des programmes de grammaire Darcos."

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

C'était quand? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

"Euh...parce qu'ils sont libres ?

J'ai bon ?"

Ecrit par : Manu | 05 mars 2009

Et nous, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

"Et alors ? Prendre face à cela une posture de victime, pour se vendre, vous croyez que c'est intelligent ? "

Ecrit par : Guy Morel | 06 mars 2009

A fond d'accord avec Guy. Que ce soit pour se vendre ou non, c'est toujours une posture a-constructive.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

"Cela ne ressemble-t-il pas à une sébille tendue ?"

Ecrit par : Guy Morel | 05 mars 2009

Hé, Guy, un seul "l" à "sébile"! Avec deux, c'est du vol!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

Je ne connais personnellement aucun des intervenants, mais la lecture des différents documents accessibles sur le net, ne plaide pas en faveur de Guy Morel et de son goût pour le sectarisme et l'injure.

Il me semble que le problème est avant tout politique :
-d'un côté, certains voient l'instruction comme un enjeu national, veulent mobiliser l'ensemble de la population et n'hésitent pas à remettre en cause une structure corrompue et vermoulue (les méchants de droite)
- de l'autre, on fait de la démagogie catégorielle, pétrie d'une idéologie d'extrême gauche, engluée dans des stratégies d'appareil. (le nouveau GRIP depuis le putsch)

Non seulement je n'ai pas de goût pour les apprentis apparatchiks doctrinaires, mais en plus leur stratégie est vouée à l'échec :
- Le Système ne vous suit pas. Il est en effet aligné sur une démarche "globale" (dite OCDE), qui vise l'abrutissement des populations.
- La population ne vous suit pas. Elle vous voit à juste titre, comme quelqu'un qui la méprise et veut la soumettre.
- La masse enseignante ne vous suit pas. Elle est trop attachée à son individualisme pour s'organiser collectivement. Il n'y aura pas de SUD-education selon votre idée. "Le professorat est la honte du prolétariat moderne", la phrase est ancienne mais vraie ...

Dommage car au départ c'était une bonne idée.
Au fond votre problème c'est que vous renoncez aux faits, quand ils contredisent vos rêves.
Dieu merci, cher G Morel, vous n'aurez jamais le pouvoir.
Tout ce que je vous souhaite c'est de finir, comme les autres, avec un gros chèque !

Écrit par : Julius | 06 mars 2009

"certains voient l'instruction comme un enjeu national, veulent mobiliser l'ensemble de la population et n'hésitent pas à remettre en cause une structure corrompue et vermoulue"

structure corrompue par un obscur complot judéo-maçonnique tramé par les apatrides cosmopolitistes levantins, eux-mêmes à la solde des trotsko-communistes alliés aux grands trusts capitalistico-financiers, inféodés au lobby homosexuel et à la mafia écologiste ?

On connaît la chanson !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Ce ne sont même plus les snobs de La recherche du Temps perdu, ce sont les Précieuses ridicules, ou les nouveaux Tartuffes.

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Oui, mais Jeremy, au-delà des considérations humoristiques et grinçantes qui peuvent peut-être nous défouler - et encore - sur les tronches des coquins complices qui nous fichent en l'air, le sourire aux lèvres et le porte-feuille bien mieux garni que le nôtre, notre outil de travail, ne croyez-vous pas que ce qui est à l'oeuvre dans notre pauvre Education nationale, c'est l'harmonisation européenne des systèmes éducatifs, c'est-à-dire la casse pure et simple du système français, et qu'il y a belle lurette que le gouvernement français a décidé de faire allégeance complète à l'Europe en cette matière? Comment expliquer autrement la surdité absolue et totale dudit gouvernement à tout ce que nous disons et écrivons et à presque tout de ce que disent et écrivent les associations pourtant les plus solides et les plus indemnes de tout engagement politique partisan, comme le Snalc et la Société des agrégés? Que Sarkozy ait répondu complètement à côté à Rachel Boutonnet ne montre-t-il pas à quel point l'évolution de l'école est déjà décrétée et que rien ni personne, à moins d'un changement improbable de gouvernement et de politique éducative française, ne pourra plus rien empêcher?

Écrit par : Jean | 06 mars 2009

- Le Système ne vous suit pas. Il est en effet aligné sur une démarche "globale" (dite OCDE), qui vise l'abrutissement des populations.

Ecrit par : Julius | 06 mars 2009

Considérez-vous, Julius, que la France ayant fait le choix de s'aligner sur l'Europe de la "société de la connaissance" (doux euphémisme pour "la société de l'ignorance généralisée") et de renoncer à toute exception française en matière d'enseignement, les jeux sont faits en ce qui concerne notre système et que les protestations des uns et autres ici ou ailleurs ne sont plus que des combats d'arrière-garde?

Écrit par : Jean | 06 mars 2009

"le système éducatif français est voué à s'aligner impérativement sur les exigences de l'OCDE, le rouleau compresseur de l'Europe avance inexorablement "
Ecrit par : Jean.

Jean, l'Europe est un bouc émissaire facile que les gouvernements successifs se plaisent à invoquer quand ils veulent faire qqch.

L'OCDE n'a rien à voir avec l'Europe : le Canada, les USA et le Japon en sont membres.

Alors ce n'est pas l'Europe qu'il faut mettre en cause, quand Jospin fixe des résultats obligatoires au bac en 1989, quand Bayrou favorise l'école privée, quand Allègre choisit Meirieu comme conseiller, quand Viala crée les séquences, quand Ferry veut modifier les programmes de philo et lutter contre "l'ennui scolaire", ou quand Darcos lance le concours du cartable en matériaux légers.

Tous ces gens-là agissent en leur nom propre, et pour leur propre idéologie. L'Europe, j'ai déjà dit, c'est ce qu'on en fait, et pas ce qu'elle impose. Vous n'allez tout de même pas tomber dans le panneau, de dédouaner tous les incapables au détriment de "Bruxelles" !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

SPECIAL JOURNEE DE LA FEMME

Un nouveau site créé sur internet : « faismesdevoirs.com », qui permet aux élèves qui ont autre chose à faire d’y commander la solution de leur travail scolaire moyennant finances ; DSK nous déclare : « moi aussi, j’ai autre chose à foutre qu’Anne Sinclair ! Je vais créer : » faismondevoirconjugal.com ».

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

D'abord Jérémy, je crois que vous devriez utiliser un peu plus votre "deuxième organe préféré" (comme dirait W Allen). Rapidité dans les réflexes n'est pas toujours signe de qualité, vous le savez je pense ...

Jean, d'abord ce n'est pas "la France" c'est la structure dirigeante. Ensuite la "société de connaissance" est un vocable novlangue typique, qu'il faut prendre en antiphrase.

Non on peut toujours changer les choses, mais il faut s'en donner les moyens. Il ne s'agit pas de vouloir rééditer la politique scolaire de la Troisième République. En bien comme en mal, le monde a changé.

Il faut jouer l'opinion au-delà des corporatismes professionnels. Il faut aller vers les petits commerçants, les petits patrons, les artisans, les comptables, les policiers, les professions de santé; tous ces gens que vous ne connaissez pas, car ils sont vos "ennemis historiques de classe"; ce sont à la fois leurs enfants et leur pays qui sont en jeu.

Le crime a été commis "en famille", parmi les "militants de gauche"; au nom même de leurs "idéaux sacrés" on a trahi leur substance. Il faut sortir de cette "prison mentale" qui a amené tant d'enseignants des années 70, 80 et 90 à se taire.

C'est bien de s'attacher à Condorcet, il faut le relire à frais nouveaux !
Lampedusa n'a pas dit que des conn.ries : "Il faut que tout change pour que tout reste pareil".

Donc appuyez-vous sur la droite, sur les cathos, sur les musulmans même. Y compris au risque de remettre en cause certains points qui vous semblent aller "de soi".
Une école hors contrat ? Pourquoi pas! Mais à quelles conditions ? Voila qui devrait permettre le changement.

Osez bouger, osez sortir, mettez-vous au centre, au lieu de négocier deux ou trois places d'inspecteur général, ou deux ou trois postes d'éditeur dans des maisons dont la censure est l'activité réelle !

"Celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas.
La rose et le réséda".
ecrivit-on naguère ...

Écrit par : julius | 06 mars 2009

Tous ces gens-là agissent en leur nom propre, et pour leur propre idéologie. L'Europe, j'ai déjà dit, c'est ce qu'on en fait, et pas ce qu'elle impose. Vous n'allez tout de même pas tomber dans le panneau, de dédouaner tous les incapables au détriment de "Bruxelles" !

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Je vous écoute... , mais suis moyennement convaincu...
Car comment expliquer la réponse en forme de "langue de bois" du Président de la République?
Tout expliquer par le "pédagogisme" me paraît un peu court, car comment voulez-vous que Nicolas Sarkozy ait des convictions "pédagogistes"? En revanche, il ne me semble pas impossible que la politique éducative française relève d'une décision de nature purement "politique" (et économique). Que les "pédagogistes" s'en réjouissent et en profitent pour avancer leurs pions en se rengorgeant, peut-être. Mais ce ne sont pas eux les décideurs (Meirieu n'est qu'un pantin).
Que l'OCDE soit transeuropéen ne change peut-être rien au fait qu'il pèse de tout son poids sur les politiques éducatives nationales.
Cela dit, n'hésitez pas à me faire part de vos arguments.

Écrit par : Jean | 06 mars 2009

"D'abord Jérémy, je crois que vous devriez utiliser un peu plus votre "deuxième organe préféré" (comme dirait W Allen). Rapidité dans les réflexes n'est pas toujours signe de qualité, vous le savez je pense ..."

Gné ? Au moins ce que j'écris, on le comprend.

Remarquez, je préfère quand vous êtes incompréhensible aux passages qui sont malheureusement trop compréhensibles :

"Le crime a été commis "en famille", parmi les "militants de gauche" [...]. Donc appuyez-vous sur la droite, sur les cathos, sur les musulmans même. Y compris au risque de remettre en cause certains points qui vous semblent aller "de soi".Une école hors contrat ? Pourquoi pas!"

Allez, quelques écoles intégristes et on sera débarassés des salauds de gauche ! Dites donc, Julius, vous vous êtes donné le mot pour justifier hier sur ce que je disais à propos de Weimar ?

Tiens, Julius, vous avez lu le Monde d'hier ?

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

"Je vous écoute... , mais suis moyennement convaincu...
Car comment expliquer la réponse en forme de "langue de bois" du Président de la République?"
Ces gens-là sont tellement rompus à la langue de bois - ils n'ont pas besoin de l'Europe pour en user. Quel que soit le problème, s'ils n'ont pas la solution pour le régler, ils utiliseront la langue de bois.

"Tout expliquer par le "pédagogisme" me paraît un peu court, car comment voulez-vous que Nicolas Sarkozy ait des convictions "pédagogistes"?"
Mais parce que les hauts fonctionnaires eux-mêmes sont pédagogos (ou, comme le dit Guy Morel, des anti-pédagogie au vrai sens du terme). Darcos et Sarkozy n'ont pas invité les pédagos pour leur qualité, ils les ont invité pour le poids et l'influence qu'ils ont.

"En revanche, il ne me semble pas impossible que la politique éducative française relève d'une décision de nature purement "politique" (et économique). Que les "pédagogistes" s'en réjouissent et en profitent pour avancer leurs pions en se rengorgeant, peut-être. Mais ce ne sont pas eux les décideurs (Meirieu n'est qu'un pantin)."
Vous dédouanez les acteurs au profit d'un système qui n'a aucune réalité tangible : c'est comme ça que Meirieu de déresponsabilise ("j'agis en conformité avec la société, l'époque, etc.")

"Que l'OCDE soit transeuropéen ne change peut-être rien au fait qu'il pèse de tout son poids sur les politiques éducatives nationales."
Pas transeuropéen : mondial. Ca ne concerne pas plus l'Europe que les USA, le Japon ou le Canada.

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

"Osez bouger, osez sortir, mettez-vous au centre, au lieu de négocier deux ou trois places d'inspecteur général, ou deux ou trois postes d'éditeur dans des maisons dont la censure est l'activité réelle !"

Ecrit par : julius | 06 mars 2009

Et vous vous y mettez, vous, au centre? Comment? Je serais assez curieux de le savoir!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

Jérémy, j'avais trop présumé de vos références.
Depuis le début, vos messages sont dominés par la question du statut de vos pratiques sexuelles. C'est bien de s'y investir, mais il ne faut pas négliger le cerveau. C'est le sens de la phrase de Woody Allen (elle tombe à plat cependant, si vous êtes une femme, ce qui n'est pas ce que j'ai compris). La remarque sur la "vivacité" contre-productive va dans le même sens ...

Comprenez bien que ce n'est pas en déclarant la guerre à la moitié de la population que vous ferez changer les choses. Un service public "contre les gens", on le laisse crever.

Les choix mis en avant à l'OCDE sont le fruit d'une "avant-garde éclairée" de la société occidentale. Il s'agit de promouvoir et de maintenir un certain type d'organisation sociale. Vous ne pouvez pas lutter contre, en étant "de gauche", car c'est au nom de la gauche que cela est mis en oeuvre. (Si, si !)

Pour mémoire ma dernière citation était de Louis Aragon.
Si Weimar est morte c'est que Staline avait interdit aux communistes de s'allier aux socialistes (a fortiori au Zentrum).
Pour parler comme GW Bush : "c'est la mission qui fait les alliances".

A C Sibille : il s'agit de tenir un discours audible par les méchants fachos de droite. Se parler, ne pas anathémiser. Aller "au devant" !

Écrit par : Julius | 06 mars 2009

PS :
Jérémy,
A quoi faites-vous référence dans le Monde d'hier ?
l'OTAN ???

Écrit par : julius | 06 mars 2009

Darcos et Sarkozy n'ont pas invité les pédagos pour leur qualité, ils les ont invité pour le poids et l'influence qu'ils ont.

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Justement! Cela signifierait qu'ils les instrumentalisent au profit de la politique qu'ils ont choisie.

Écrit par : Jean | 06 mars 2009

"Jérémy, j'avais trop présumé de vos références.
Depuis le début, vos messages sont dominés par la question du statut de vos pratiques sexuelles. C'est bien de s'y investir, mais il ne faut pas négliger le cerveau."
Ah oui, effectivement, c'était subtil et intelligent ! Je suis bien bête de ne pas avoir compris ! Dites donc, citer Woody Allen pour dire des conneries pareillles, je pense que vous n'auriez pas l'approbation de l'auteur !

"Comprenez bien que ce n'est pas en déclarant la guerre à la moitié de la population que vous ferez changer les choses. Un service public "contre les gens", on le laisse crever."
C'est de Woody Allen aussi, ça ? C'est qui, la moitié de la population ? Les non-profs ? Ca fait du monde chez les profs !

Dites donc, Julius, si vous voulez défendre des mouvements, dites-moi vite :
- qui vous soutenez en pédagogie (Le Bris, c'est ça ? Laforgue ? Couffinier ?)
- quels partis vous semblent bons en matière d'éducation (puisque c'est une affaire politique aussi).

Pour ma référence au Monde d'Hier, c'est une référence au Monde d'Hier, point. Rien à voir avec l'OTAN. Mais vous ne connaissez peut-être pas l'oeuvre. Woody Allen, c'est déjà pas mal : on ne peut pas tout savoir non plus.

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

"Pour parler comme GW Bush : "c'est la mission qui fait les alliances". A C Sibille : il s'agit de tenir un discours audible par les méchants fachos de droite. Se parler, ne pas anathémiser. Aller "au devant" !
Ecrit par : Julius | 06 mars 2009

Quelqu'un le connaît en vrai, ce Julius ? Ca doit être un sacré rigolo !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

"Depuis le début, vos messages sont dominés par la question du statut de vos pratiques sexuelles."

Au fait, vous en savez quoi, de mes pratiques sexuelles ? Je n'en sais pas plus sur les vôtres que vous sur les miennes !

Non mais ho, satyre !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Il me semble bien que la politique éducative en France et en d'autres pays a toujours été liée aux visées politiques et économiques du pouvoir en place. Mon père , né en 1895, n'était pas peu fier de savoir lire, s'exprimer, écrire et compter. Sa maîtrise de la langue était même surprenante. Pourtant il reconnaissait avoir été victime d'un dressage patriotique l'ayant conduit au fanatisme, victime des mensonges ayant conduit à la grande tuerie de 14-18, à l'anéantissement de villages entiers. Il a compris à qui profitait cette guerre et celles qui ont suivi. Surtout pas à ceux qu'on y envoie avec de belles paroles flatteuses.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 mars 2009

Oui mais là, d'après ce que dit Jean, le pouvoir en place est manipulé par l'Europe.

Or non, le pouvoir politique a ses propres responsabilités, il n'a pas besoin de l'Europe pour faire des bêtises, ou pour faire de bonnes choses.

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Oui mais là, d'après ce que dit Jean, le pouvoir en place est manipulé par l'Europe.

Or non, le pouvoir politique a ses propres responsabilités, il n'a pas besoin de l'Europe pour faire des bêtises, ou pour faire de bonnes choses.

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Je n'affirme pas, Jeremy, je me demande seulement comment il est possible que tous les gouvernements quelle que soit leur couleur politique décrètent des réformes qui vont toutes dans le même sens. Et je cherche à identifier la source de leur inspiration s'il y en a une.
Que pensez-vous des spéculations qui circulaient il y a une dizaine d'années, à l'époque d'Allègre, sur l'European Round Table et sur l'influence de ce groupe d'industriels sur les politiques éducatives en Europe? René Chiche, un agrégé de philo qui fonda Reconstruire l'école et avec qui je fus en contact à l'époque, notamment lorsqu'il s'agit de trouver une dénomination à la nouvelle association, semblait très au fait de cet asservissement des politiques éducatives des pays européens aux desiderata de l'E.R.T.. C'est ce qui continue à me faire dire que l'inspîration du gouvernement français en matière d'éducation vient de plus loin, comme disait l'autre...

Écrit par : Jean | 06 mars 2009

Bon, Jérémy, je développe.
(les autres peuvent sauter)


Sans les guillemets, je n'avais pas compris (j'avais lu "le
journal Le Monde"). Je n'avais pas vu votre référence au
bouquin de zweig :

"Et je relis le Monde d'hier de Zweig. Et je m'inquiète.
Je pose une question : quels étudiants sont actuellement capables de lire le Monde d'hier actuellement ? On s'y croirait, en tout cas.
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2009 "

A vrai dire, je l'ai survolé seulement et il y a longtemps.
j'avais trouvé cela trop déprimant...



Disons que vous semblez assez militant et moins soucieux d'autres aspects.
Illustrations (récentes):

- "il n'y en a que deux ou trois pour sauver les voies
littéraires de Normale Sup' : JP Brighelli, Dominique
Fernandez, Louis-Goerge Tin... et encore !
Ecrit par : Jeremy | 24 février 2009"

Comme par hasard D Fernandez et LG Tin sont homos ...et plutôt militants (à leur façon)

- "Au fait, j'ai vu une interview de Morano chez Moati, je
l'ai trouvée très bien. Un ministère de la famille et de l'Education, dirigé par Morano, moi je serais partant pour tenter l'expérience.
Ecrit par : Jeremy | 23 février 2009 "

-"Morano m'est sympathique. Elle était l'une des seules de droite à ne pas être opposée au Pacs, de même, d'ailleurs, que Bachelot et Darcos.
Ecrit par : Jeremy | 21 février 2009 "

- "Si vous considérez que le Pacs a été créé par démagogie et électoralisme, vous êtes irrécupérable.
Si vous êtes assez idiot(e) pour penser que l'homosexualité relève du domaine strictement privé, alors que l'hétérosexualité est par essence publique et doit être reconnue par la société, vous êtes sinistre, cuistre et bête.
Ecrit par : Jeremy | 22 février 2009"

Aller jusqu'à trouver des qualités à N Morano, il faut vraiment être aveuglé par la logique militante...

-"Il y a un malaise dans l'équipe Obama autour de la question homo.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009"

-"A moins de considérer, comme l'infâme Jacques Myard, qu'accorder le mariage aux homosexuels, "c'est accorder des droits et des créances sur la société à des gens qui ne lui apportent rien".
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009 "

-"Romania, merci pour votre réponse. Tout cela prouve bien que tant que le couple homo ne sera pas reconnu comme l'égal du couple hétéro par le législateur lui-même, il y aura de facto stigmatisation des uns contre les autres. L'un entraîne de toute façon l'autre.
Ecrit par : Jeremy | 11 janvier 2009 "

-"Je pense qu'être homo, noir, ancien M.A. ou chrétien influe beaucoup sur l'enseignement qu'on dispense. Mais pas plus pas moins qu'on prof passionné par le théâtre enseignera différemment de celui qui a fait une thèse sur Charles d'Orléans ou du spécialiste de la conjonction de coordination chez Proust.
Ecrit par : Jeremy | 14 janvier 2009"

-"C'est rare qu'on m'appelle Jeremy le Neutre !
Quand mes élèves s'insultent de "sale pédé", disent "ah oué au fait, Delanoé c'est un pédé", ou quand un prof dit que la poésie, c'est encore un truc à pédé, je me dis que la brochure Darcos elle n'a pas dû arriver dans toutes les classes, ni dans tous les casiers.
Plus sérieusement, j'ai eu plusieurs attitudes, et je me dis que la plus simple à vivre, c'est quand même celle où les élèves sont au courant que je suis homo, ce qui permet d'éviter à l'avance qu'ils proclament à voix haute des choses désobligeantes. Et si jamais ils le font, au moins c'est en toute connaissance de cause, donc on peut taper fort si jamais le cas se présente. Au moins ils savent à quoi s'attendre.
Mais ça ne fonctionne pas pareil avec toutes les classes, ni avec tous les niveaux. Il y a d'ailleurs des classes (de
filles, généralement) qui étaient beaucoup plus agréables avec moi lorsqu'elles ont su que j'étais homo. Ca doit créer une sorte de complicité, genre "je vous fais une confidence", "je vous révèle un secret" ou "je fais partie d'une minorité et j'ai l'air à peu près normal" (comme dit Muriel Robin à propos d'un garçon : "son copain, c'est incroyable, on dirait un homme !").
L'avantage des minorités visibles, c'est qu'elles n'ont pas à se poser la question : faut-il que mes élèves le sachent ? Le désavantage, c'est qu'elles ne peuvent pas biaiser lorsqu'elles sont face à des cons.
Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009"


C'est un peu obsessionnel, non ?



La moitié des gens c'est la droite, à laquelle vous (ou Morel) attachez l'étiquette "fasciste"" pour la disqualifier.


-"obscur complot judéo-maçonnique tramé par les apatrides cosmopolitistes levantins, eux-mêmes à la solde des trotsko-communistes alliés aux grands trusts capitalistico-financiers, inféodés au lobby homosexuel et à la mafia écologiste ?"
-"intégristes" ...

Cela ne veut pas dire que je suis en désaccord nécessairement avec tout ce que, vous, vous dites. Simplement, je vous trouve trop "rapide" ...


A l'origine la question était l'évolution du GRIP et l'attitude de Morel. (G Morel, pas le violoniste de "la recherche", encore que ...)
Alors oui, je soutiens plutôt Lafforgue et Le Bris (je connais moins ce dernier). Couffinier, c'est plus à voir, mais pourquoi pas !
Je préfère les stratégies incluantes aux stratégies excluantes, la souplesse au dogmatisme.

Écrit par : julius | 06 mars 2009

@ Jean
Savez-vous ce qu'est devenu René Chiche? Il avait quitté Paris pour le Sud, non?

Écrit par : retraitée | 06 mars 2009

"Bon, Jérémy, je développe. (les autres peuvent sauter)"

Oh là, oui, sautez, je vous le recommande ! Et sans jeu de mots !

Julius, ce n'était pas la peine de faire le florilège de mes messages sur les homos, bien sûr que j'en parle ! Quand vous parlez d'éducation, ou de la droite, je vous demande si c'est obsessionnel ?

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Il est en effet aligné sur une démarche "globale" (dite OCDE), qui vise l'abrutissement des populations. ( Julius)

Est-ce vraiment un but? Le problème est un problème de fric, c'est tout. Il n'y a plus de fric à consacrer à l'instruction dans les mêmes proportions que pendant les Trente Glorieuses. Les restrictions sur l'école se font de la même manière ailleurs en Europe. Je doute que ce soit un coup de vent idéologique qui se mette à souffler d'un coup d'un seul.
En période économique stable, on pouvait dépenser de l'argent pour instruire les gueux. Pourquoi pas? Cela faisait plaisir aux classes moyennes. Cela ne mangeait pas de pain, Fort bien. C'est un peu plus dur maintenant et le marché n'a pas besoin que les gueux soient instruits véritablement. On ne cherche pas à les abrutir. Les dirigeants financiers, surtout, s'en tapent de la masse. Il leur suffit d'avoir une main-d'oeuvre assurée et une petite élite pour les besoins de leurs entreprises. Abrutir les masses. Ils s'en fichent. Ils s'en fichent des masses. L'aspect humain et éthique s'est envolé. N'a-t-il jamais été autre chose qu'une illusion? Il reste le retour sur investissement, les bénéfices et la satisfaction des actionnaires . L'instruction, l'éducation, les populations. Qu'est-ce que vous voulez que cela leur fasse?
Les politiques, eux s'en moquent un peu moins puisque ce sont les gueux qui leur permettent en votant pour eux d'échapper un peu à la gueuserie de leurs concitoyens, tout en bavant quand même devant les financiers qui eux ont "réussi" et semblent bien continuer à mener la danse.
Ce qui pourrait presque être cocasse ( si cela ne mettait pas autant de personnes dans la poisse), c'est de voir les politiques faire mine de se démener pour mettre sur pieds des plans qui renflouent les hommes de finance qui recommenceront à la première occasion à nous "entuber" sans état d'âme. A quand la prochaine bulle?

Écrit par : Sanseverina | 06 mars 2009

@Manu, Sanjuro et quelques autres. Pas à ce Julius qui, sous un masque assez transparent, sort les accusations habituelles de sectarisme avant de prêcher la liberté de l'école- on sait ce que cela veut dire.
Donc, à propos des propos de Marc Le Bris en AG du GRIP, relayés ici avec zèle par Guillaume (Gouhier ) - et concernant les fonds versés au GRIP par, je cite Le Bris : "un laboratoire patronal de droite et catholique." - une précision et une réflexion.
La précision : le laboratoire qui a versé au GRIP quelques milliers d'Euros est l 'ICSN-CNRS, organisme de recherches dont l'organigramme est disponible sur le Net et qui compte parmi ses dirigeants au moins un membre de l'Académie des sciences.
La réflexion : il est tout de même stupéfiant que l'extravagance des propos de Le Bris n'ait ici été relevée par personne. Car enfin affirmer que les dirigeants de l'ICSN-CNRS appartiennent à un "laboratoire patronal de droite et catholique", c'est un peu hardi. À supposer que l'un d'entre soit catholique et de droite, ce que j'ignore et ne veux pas savoir, je ne crois pas qu'il serait ravi de voir ses opinions politiques et ses convictions religieuse étalées sur la place publique. Et encore moins sans doute que l'on puisse répandre le bruit qu'il conditionne l'octroi de subsides - c'est le sens de la phrase lebrisienne, non ? - à la conformité idéologique et religieuse des bénéficiaires.

Ce sont là, il est vrai, des choses un peu trop subtiles pour un Le Bris ou un Gouhier. Elles ne peuvent échapper à ceux qui n'ont pas perdu le sens commun, et la décence.

Écrit par : Guy Morel | 06 mars 2009

Je préfère les stratégies incluantes aux stratégies excluantes, la souplesse au dogmatisme.
Ecrit par : julius | 06 mars 2009

Pensée fulgurante.

Écrit par : Guy Morel | 06 mars 2009

@Christophe,
Je vous jure que je ne pensais pas à vous en redoublant par maladresse le "l" de "sébile". :-)))

Écrit par : Guy Morel | 06 mars 2009

Hé hé! Ce que l'inconscient nous fait dire, Guy, (quand je parle "d'inconscient", je ne pense évidemment pas à vous!!!)
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

A C Sibille : il s'agit de tenir un discours audible par les méchants fachos de droite. Se parler, ne pas anathémiser. Aller "au devant" !

Ecrit par : Julius | 06 mars 2009

Qui parle des "méchants fachos de droite", à part vous?
Je "n'anathémise" jamais, et je passe mon temps à aller au devant.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

Alors, les universitaires ont bien trouvé des arrangements pour leurs petites carrières avec Pécresse? Et en échange, on ne dit plus rien de la masterisation des concours? C'était le deal?
L'affreux traître de Darcos va encore dire que ce n'est pas négociable.
Cela fait deux ou trois fois que j'en parle mais cela n' a pas l'air d'intéresser grand-monde.
Je dois dire que les querelles intestines du GRIP qui font la une sur ce blog me paraissent tout-à -fait secondaires.
Mais bon...

Écrit par : Sanseverina | 06 mars 2009

UNSA-Sup vient de dire qu'il négociait encore sur la masterisation des concours et la formation des enseignants.

Je n'y comprends plus rien !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Ca ne cause plus guère !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

"La" sonate de Prokofiev sur Mezzo... Superbe, par deux jeunes dont je n'avais jamais entendu parler... Alexandra Soumm et Julien Quentin... Magnifique...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2009

Je regarde Sense et Sensibility, je ne peux pas être partout !

Écrit par : Jeremy | 06 mars 2009

Dites voir, Julius, vous qui semblez en connaître un but, et les miennes, de pratiques sexuelles ? C'est vrai, quoi, elles n'ont pas l'air de vous intéresser…
JPB
PS. Sansseverina, eh oui, je crois que c'était ça, le deal… Cela dit, je pense que la mastérisation sera très assouplie — par exemple en décidant, à terme, qu'on pourra continuer à passer le CAPES avec la Licence, pourvu qu'on mastérise (ce qui est déjà le cas des 4/5 des candidats) dans l'année qui suit… On parie ?

Écrit par : brighelli | 06 mars 2009

Sur le site de France-Info :


Le site internet faismesdevoirs.com, qui proposait de faire les exercices scolaires à la place des lycéens et collégiens moyennant 5 à 30 euros, a annoncé sa fermeture, au lendemain de son lancement.

Dans une brève note, sous le titre "Fermeture de faismesdevoirs.com", l’équipe du site "présente ses excuses" et propose de "rembourser 100 % des commandes dans les huit jours sur simple demande par mail".

Avant même son lancement jeudi, ce site avait suscité les critiques du ministre de l’Education nationale, des syndicats d’enseignants et de parents d’élèves.

Le créateur du site Stéphane Boukris, ancien élève de l’Essec, a assuré qu’il "n’avait subi aucune intimidation". Il a affirmé que le site avait compté jeudi "80.000 connections en moins de trois heures d’ouverture".


"Nous aurions eu pour des millions d’euros de commandes de manière tout à fait légale mais nous ne voulions pas être mêlés à la paupérisation intellectuelle du pays" provoquée par ce site, a-t-il ajouté.

Sur le site de faismesdevoirs.com, l’équipe explique dans sa note : "Il y a bientôt un mois, nous avons eu l’idée de mettre à disposition des internautes un outil pédagogique innovant".

"Nous tenons à vous présenter toutes nos excuses dans la mesure où nous éalisons à ce jour, à quel point ce site va à l’encontre de nos propres valeurs", poursuit la note sans autre précision.

L’équipe "souhaite faire en sorte que les générations futures soient meilleures que les précédentes, et faismesdevoirs.com ne pourra en rien y contribuer" et conclut que les "nouvelles technologies doivent servir à nous améliorer et non à nous assister".

Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos s’était déclaré hostile à cette formule : "Le meilleur endroit pour être éduqué et pour avoir des copies corrigées, c’est l’école de la République, je n’encourage nullement des dispositifs payants qui permettent de rendre ces services-là".

Écrit par : Manu | 07 mars 2009

Dites, y a un truc louche sur l'agenda de Darcos : il n'y a rien de marqué pour jeudi et vendredi prochains.

A chaque fois qu'il n'y a rien de marqué, c'est qu'il fait un truc louche, comme pour les déjeuners onéreux à l'Elysée avec Descoings et des bouquets pour offrir aux dames.

Vivement samedi prochain, qu'on sache.

Écrit par : Jeremy | 07 mars 2009

Je dois dire que les querelles intestines du GRIP qui font la une sur ce blog me paraissent tout-à -fait secondaires.
Mais bon...
Ecrit par : Sanseverina | 06 mars 2009
La dernière fois, je vous dégoûtais. Voilà que nous en sommes aux intestins.
Si vous ne voyez pas l'enjeu de l'existence et de l'orientation du GRIP, que voulez-vous que j'y fasse ?
Demandez au maître de ce blog d'y mettre bon ordre.
Au fait, qu'est-ce qui vous paraît vraiment primordial ?

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Alors, les universitaires ont bien trouvé des arrangements pour leurs petites carrières avec Pécresse? Et en échange, on ne dit plus rien de la masterisation des concours? C'était le deal?
L'affreux traître de Darcos va encore dire que ce n'est pas négociable.
Cela fait deux ou trois fois que j'en parle mais cela n' a pas l'air d'intéresser grand-monde.
Je dois dire que les querelles intestines du GRIP qui font la une sur ce blog me paraissent tout-à -fait secondaires.
Mais bon...
Ecrit par : Sanseverina | 06 mars 2009

Euh...l'affreux gripien dégoûtant a publié ici même, avec l'autorisation de l'auteur, une lettre ouverte de Jean-Pierre Demailly à Valérie Pécresse. Cela vous a-t-il échappé ou bien cela vous est-il apparu comme un spasme intestinal ?

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Merci pour ces compliments Jeremy. Monsieur Brighelli vous-êtes l'ex-trotskiste le plus sexy et le plus intelligent du genre, soyez aussi tolérant et le tableau sera complet. Si nous étions des pingouins en voie d'extinction je suis certaine que vous nous défendriez !

http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Marie-Laure | 07 mars 2009

Trotskyste, moi ! Arrgh ! Partisan de la IVème Internationale ! Arrrghh !
JPB
PS. À part ça, il y a des choses douteuses sur le lien de "Marie-Laure"…

Écrit par : brighelli | 07 mars 2009

"Douteuses"? C'est rare de vous voir manier l'euphémisme à ce point, cher hôte!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

"PS. Sansseverina, eh oui, je crois que c'était ça, le deal… Cela dit, je pense que la mastérisation sera très assouplie — par exemple en décidant, à terme, qu'on pourra continuer à passer le CAPES avec la Licence, pourvu qu'on mastérise (ce qui est déjà le cas des 4/5 des candidats) dans l'année qui suit… On parie ?"

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2009

Je ne parie pas. Il y a de fortes chances qu'il se passe une chose de ce genre, effectivement...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

Alors, les universitaires ont bien trouvé des arrangements pour leurs petites carrières avec Pécresse? Et en échange, on ne dit plus rien de la masterisation des concours? C'était le deal?

Ecrit par : Sanseverina | 06 mars 2009

Je pense que c'est en effet le deal avec la Conférence des Présidents d'Université - qu'on achète avec des pouvoirs exorbitants et des primes faramineuses. Mais la CPU ne représente absolument pas le mouvement des universitaires. La Coordination d'hier (500 mandatés de toutes les universités françaises) a voté à l'unanimité un communiqué refusant toute légitimité à la CPU.

Les "aménagements" du décret sur les statuts ne sont pas acceptés par la communauté universitaire.

Le dossier "mastérisation" est pour l'instant bloqué. L'"assouplissement" évoqué par JPB ne semble pas devoir être retenu - du moins sous cette forme.

Pour savoir ce qui se passe le meilleur site est :

http://universitesenlutte.wordpress.com/

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 mars 2009

Un papier, ce matin, dans libération.fr, titré "Inégalités sociales dans l'éducation: Royal noircit un peu le tableau".

La conclusion: Si l’on regarde le dernière promotion de l’ENA (les 82 élèves de la promotion Robert Badinter, 2009-2011) on ne retrouve que 4 parents ouvriers et 9 employés... contre 39 enseignants, 23 cadres ou 14 médecins/dentistes.

Si Royal exagère en décrétant une impossibilité d’accès à l’ENA pour les classes populaires, le constat demeure sombre : les «filières d’élite» sont restées imperméable à la démocratisation qu’a connu l’enseignement supérieur ces trente dernières années".

Sur le même sujet un témoignage, celui de Gérard Noiriel (Directeur d'études à l'EHESS ) dans "Pensées critiques" Dix itinéraires. Extraits:

"Pour moi, l'entrée dans le monde intellectuel et universitaire était relativement improbable. Je suis l'ainé d'une famille de sept enfants, et le seul qui ait une carrière universitaire. Mes deux frères sont ouvriers, l'un d'eux est éboueur.
J'ai été scolarisé à une époque où, quels que soient leurs résultats, les enfants des milieux populaires étaient orientés vers les CEG et ne pouvaient pas allés au Lycée. Ils devaient donc s'arrêter au brevet, et n'avaient pas le droit de passer le bac. J'ai ressenti cette ségrégation comme une énorme injustice, aggravée par le fait que je n'étais pas du tout intégré dans la société locale de la petite commune alsacienne où j'avais émigré avec ma famille.
Quand j'entends mes collègues parler de l'école républicaine "d'autrefois" avec des trémolos dans la voix, je me dis que nous n'avons sûrement pas fréquenté la même! Moi, il a fallu que je me batte constamment contre l'école de la République. Après le brevet, la seule solution pour poursuivre des études, c'est de passer le concours d'entrée à l'école normale d'instituteurs. C'est ce que j'ai fait. A l'issue de ma dernière année à l'ENI j'ai démissionné. J'avais commencé des études d'histoire à la fac, et là j'avais découvert un autre monde...
Depuis l'école élémentaire, j'ai dû me battre contre les enseignants qui voulaient me convaincre que, compte tenu de mon milieu d'origine, il ne valait mieux pas que je fasse des "études longues". Ils étaient pour la liberté, l'égalité et la fraternité, mais leur principale préoccupation, c'était de nous inculquer nos limites de classe.
Je suis arrivé en 2ème année de DEUG, à la fac de lettres de Nancy, en 1970. Mais 1968 avait permis un début de démocratisation de l'enseignement supérieur. Mais les profs regardaient arriver les fils de pauvres avec des mines dégoûtées. Ils essayaient de nous casser pour nous liquider, parce qu'il y avait trop de monde dans les amphis.
La guillotine, à l'époque, c'était le cours de géomorphologie. J'entends encore mes anciens professeurs me dire que comme j'avais fait ma première année par télé-enseignement, je n'avais aucune chance d'aller au delà de la licence. J'en étais d'ailleurs le premier convaincu..."

Écrit par : buntovchik | 07 mars 2009

En fait, quand on analyse le tableau, en tenant compte, comme le fait Libé (assez critique à l'égard de la Pintade, dans cet article) de la diminution du pourcentage des employés / ouvriers dans la population française, on s'aperçoit que la baisse a vraiment été terrible au milieu des années 90 — et que les chiffres se sont maintenus bas depuis. Si ce n'est pas un effet objectif et pervers de l'égalitarisme pédagogiste, je me demande bien ce que c'est.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mars 2009

"Le dossier "mastérisation" est pour l'instant bloqué. L'"assouplissement" évoqué par JPB ne semble pas devoir être retenu - du moins sous cette forme."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 07 mars 2009

Si c'est vrai, tant mieux. Mais ne baissons pas les bras... Si on arrive à vraiment faire AUSSI entendre cette revendication dans la rue le 19 mars... ...
Bon, je parie... ;-)
(Avec Jean-Paul).

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

Bizarre, M.Buntovchik...Nous avons le même âge et pas du tout les mêmes perceptions de l'école républicaine. Quand je suis entrée en 6°, mon père était encore un employé fauché et il n'avait pas le bac. On m'a inscrite en 6° latin et ça a roulé tout seul (très bonne littéraire nulle en maths). Mes copines étaient aussi bien filles de paysans ou d'artisans espagnols que d'avocats (de gauche, sinon on mettait les filles chez les soeurs, mais c'était vraiment un enseignement au rabais)
Je suis entrée en fac en 1967 et mes profs de Lettres classiques se fichaient éperdument de l'origine de leurs étudiants, mes camarades aussi, me semble-t-il. Le jean et le shetland pour les uns, le costume informe pour les autres, on s'intéressait à Suétone ou à Robert Chasles et basta. Au moment de l'agreg, on m'a vaguement conseillé de gommer mon accent du Sud-Ouest, mais j'ai quand même été reçue sans effort particulier sur ce point. J'ajoute que sans son bac, mon paternel qui n'était pas bête a fini directeur régional d'une grosse filière de la Caisse des Dépôts.
Moralité, le sud s'est démocratisé plus vite que le nord. Qu'en dit Brighelli?

Écrit par : Cunégonde | 07 mars 2009

Peut-être, encore une fois, avons-nous affaire à des personnes ayant des modes de perception différent, et non à une conception monolithique, (d'une part). Je ne crois pas, en ce domaine non plus, à la "théorie du coimplot".
Je suis (à peu près) de la même génération que Buntovchik et Cunégonde. J'ai eu, au sein du même établissement secondaire, certains profs qui savaient bien nous faire sentir d'où on venait, et d'autres, (la majorité, d'ailleurs), qui s'en fichaient éperdument.
Et, par ailleurs, peut-être, une capacité des individus à voir le côté "bouteille à moitié pleine", (ne pas se "victimiser" de manière la plus visible possible, comme le disait hier Guy Morel à propos de Marc le Bris).

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

Mais peut-être, après tout, considère t-on plus facilement la bouteille comme à moitié pleine dans le sud? (Comme dirait Tonton Charles).

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

Tout ce que vous racontez, je l'ai vécu moi-même — ma mère a fini par diriger l'Assistance publique des Bouches-du-Rhône sans son Bac. C'étaient les années 60 : la promotion au mérite était étroite, mais réelle. Et on se côtoyait effectivement entre étudiants d'origines sociales diverses, sans que ça pose problème (de surcroît, une étudiante qui se passionnait, à l'époque, pour Chasles plutôt que pour Kerouac mérite tout mon respect).
Ce qui a changé, et fondamentalement, depuis une bonne vingtaine d'années, c'est que l'ouverture du Bac (quand vous le passâtes, et nous avons à peu près le même âge, il n'y avait pas 20% d'une classe d'âge qui l'obtenait) a compromis les études supérieures. Et le collège unique, en descendant dramatiquement le niveau de ceux qui entrent en Seconde (si elle est indifférenciée, c'est qu'on a compris très tôt (1981) qu'il fallait désormais une Troisième-bis) a amené au lycée des gosses qui ne savent plus ce qu'ils aiment — à part justement les fringues, la Wii et le rap. Qui sont enfants infiniment plus longtemps qu'il y a quarante ans (bon sang, quarante ans…). La vraie démocratisation (et la réalité de l'échec de la démocratisation, qui est peut-être l'échec de la démocratie, que l'on a exaltée toutes ces dernières années contre la République — pour mieux tuer la République), est bien là. C'est sans doute ce qui me frappe le plus ces derniers temps : la mise en extinction de la République, sous prétexte de démocratisation (et de libéralisme : les deux font la paire, et se tiennent la main, en se répartissant équitablement de part et d'autre de l'échiquier, entre Droite et Gauche). Les pédagos se sont faits les complices objectifs de ceux qui, au ministère, démantèlent tranquillement l'Education Nationale. C'est bien toute la difficulté : ils ont l'oreille du ministère parce qu'ils poursuivent (parfois même sans le savoir, tant ils sont bêtes) les mêmes objectifs.
Honnêtement, la crise économique est peut-être une chance pour les défenseurs de l'Ecole, parce qu'elle implique (partout déjà, et la France s'y mettra nécessairement) un grand retour de l'Etat, contre les tendances centrifuges qui ont sévi depuis ces trois dernières décennies.
Suis-je clair ?
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mars 2009

Suis-je clair ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2009

Mais voui.

Écrit par : catmano | 07 mars 2009

Sur le même sujet un témoignage, celui de Gérard Noiriel (Directeur d'études à l'EHESS ) dans "Pensées critiques" Dix itinéraires. Extraits:

"Pour moi, l'entrée dans le monde intellectuel et universitaire était relativement improbable. Je suis l'ainé d'une famille de sept enfants, et le seul qui ait une carrière universitaire. Mes deux frères sont ouvriers, l'un d'eux est éboueur.
J'ai été scolarisé à une époque où, quels que soient leurs résultats, les enfants des milieux populaires étaient orientés vers les CEG et ne pouvaient pas allés au Lycée. Ils devaient donc s'arrêter au brevet, et n'avaient pas le droit de passer le bac. "

Un témoignage est un témoignage et vaut pour ce qu'il est. Donc pas question de ne pas prendre ce que dit G. Noiriel de son itinéraire en compte, mais il généralise et là il se trompe.
Les études conduites par Prost - qui sait être sérieux quand il le veut - dans l'académie d'Orléans pour les années dont parle Noiriel montrent une progression constante du pourcentage d'enfants d'origine modeste entrant au lycée en seconde. En même temps, comme cela a été montré par R. Boudon, l'orientation des enfants de milieu modeste vers des vois courtes était fortement déterminée par les représentations sociales des familles et de l'encadrement éducatif. Il faut se rappeler que très longtemps il fut mal vu dans la classe ouvrière, pour employer le vocabulaire de l'époque, de devenir "bureaucrate" ou "col blanc".

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

En fait, quand on analyse le tableau, en tenant compte, comme le fait Libé (assez critique à l'égard de la Pintade, dans cet article) de la diminution du pourcentage des employés / ouvriers dans la population française, on s'aperçoit que la baisse a vraiment été terrible au milieu des années 90 — et que les chiffres se sont maintenus bas depuis. Si ce n'est pas un effet objectif et pervers de l'égalitarisme pédagogiste, je me demande bien ce que c'est.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 mars 2009

Jean-Paul, tu oublies l'effet retard propre à l'Ed.Nat. Toute réforme scolaire met vingt ou trente ans à produire pleinement ses effets. Donc l'effondrement des années 90 dont tu parles a son origine dans le train de réformes "démocratiques" des années 60 et 70. Pas question pour autant d'ignorer la nocivité de la loi de 89, loi de gestion d'un système déjà ébranlé dans ses fondations, ni ses résultats : l'effondrement de la maison.

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Le parcours de buntovchik offre quelques points communs avec mon itinéraire mais aussi quelques différences. Moi aussi, je n'avais pas d'autre solution que de rentrer à l'Ecole normale d'institutrices du département pour coûter le moins cher possible à mes parents que j'estimais et que j'adorais. L'année où j'ai passé ce concours, particulièrement difficile pour les filles qui se bouscoulaient au portillon, j'ai eu de graves ennuis de santé dont les conséquences se font toujours sentir et j'ai eu la chance d'être très entourée par le personnel de l'hôpital, mes proches, les gens du village et mes professeurs du collège. Je n'ai pas oublié. A l'EN, le jeudi après-midi j'encadrais des patronages laîcs pour me faire un peu d'argent de poche et payer les trajets en train. Comme je n'étais pas la seule dans ce cas je n'en souffrais pas. J'étais même très satisfaite de cette solution. L'internat était bien plus confortable que la maison de mes parents et il y avait une bonne ambiance. Nous assurions l'entratien des locaux chaque matin. Cette école était propre, chauffée, bien éclairée et nous y chantions. Ca, c'était quelque chose ! Bon, on n'est pas obligé de partager mes goûts. L'année de formation professionnelle m'a paru trop courte. Elle fut dense mais trop courte. Au cours de ma première année d'enseignement au cours de laquelle je fus titularisée dès le 1° janvier 1968 je décidai rapidement de reprendre mes études car je n'avais pas une minute à moi et je me sentais frustrée de ne plus pouvoir étudier. La première année exige inévitablement des préparations quotidiennes qui prennent du temps. J'aimais ma classe unique qui m'avait appris à m'organiser avec rigueur mais le secrétariat de mairie et le ménage de l'école et de cette mairie ne me pasionnaient pas du tout. L'instituteur qui m'avait précédée ne vivait que d'un d'un seul salaire et son épouse assurait l'entretien des locaux scolaires et de la mairie. Le logement était confortable et spacieux. Cet instituteur devina que je ne resterais pas très longtemps mais me conseilla de tenir bon pour que tout puisse revenir à un collègue chargé de famille. Ce fut le cas. L'instituteur qui me succéda y acheva sa carrière.
Je n'ai pas démissionné mais j'ai pris un congé sans traitement pour études ( en lettres) durant 4ans, me contentant d'une bourse et de leçons particulières ici et là pour améliorer l'ordinaire, d'un mois dans une usine, ou des vendanges. En fac, j'ai retrouvé quelques camarades de l'Ecole normale qui avaient eu la même idée que moi, reprenant des études dans d'autres branches et se débrouillant de la même façon. Comme nous n'avions pas été habituées à dépenser ni à perdre notre temps nous étions heureuses d'être jeunes, en bonne santé et nos études nous passionnaient. Les IPES auraient pu nous aider mais l'engagement s'ajoutant à celui de l'EN donnait à réfléchir.
Oui, j'ai rencontré quelques profs qui préféraient casser et détruire plutôt que construire mais j'en ai rencontré d'autres qui m'ont incitée à persévérer. J'ai eu la chance , dès le départ, d'avoir deux instituteurs passionnés stimulant la curiosité et la créativité, et c'est un prof de mon collège avec lequel j'étais plus ou moins restée en contact qui m'a encouragée à reprendre mes études. En fac j'étais passionnée et je le suis toujours. Parmi les professeurs de l'EN qui m'ont marquée je retiens surtout le prof de musique qui m'apporta la révélation du chant polyphonique. J'ai beaucoup appris aussi avec le professeur d'arts plastiques, sans parler d'un prof d'histoire érudit.
Je me dis que j'ai eu pas mal de chance et que cette chance n'est plus offerte comme nous ne cessons de le répéter sur ce blog. Les EN ne sont plus. Pétain les avait supprimées comme il avait supprimé d'autres structures permettant au bon peuple d'améliorer son sort. Chacun doit rester à sa place tout de même...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 mars 2009

"Quand j'entends mes collègues parler de l'école républicaine "d'autrefois" avec des trémolos dans la voix, je me dis que nous n'avons sûrement pas fréquenté la même! Moi, il a fallu que je me batte constamment contre l'école de la République. Après le brevet, la seule solution pour poursuivre des études, c'est de passer le concours d'entrée à l'école normale d'instituteurs. C'est ce que j'ai fait."
Je reviens sur le témoignage de Noiriel, parce qu'il pose en filigrane bien des questions auxquelles on aurait intérêt à réfléchir.
Pour n'en retenir qu'une seule : si Noiriel a eu le sentiment d'avoir à se battre contre "l'école de la République", n'est-ce pas parce que cette école, dans les années dont il parle, avait perdu de vue l'élan novateur donné par les fondateurs en 1880 ?

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Je me dis que j'ai eu pas mal de chance et que cette chance n'est plus offerte comme nous ne cessons de le répéter sur ce blog. Les EN ne sont plus. Pétain les avait supprimées comme il avait supprimé d'autres structures permettant au bon peuple d'améliorer son sort. Chacun doit rester à sa place tout de même...
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 mars 2009

Remarquable témoignage, que vous devriez envoyer à Libé pour compléter celui de Noiriel.

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Aucun de mes parents n'avait le bac, ils étaient de petits employés, mais jamais, ni au lycée ni à l'université, je n'ai eu l'impression d'être stigmatisée pour mon origine sociale. Je suis entrée en sixième en 1956, et c'est mon institutrice de CM2 qui avait recommandé à mes parents de me faire faire du latin, alors qu'ils ne le souhaitaient pas au départ.

En ce qui concerne les adolescents qui ne savent plus ce qu'ils aiment... J'avais l'habitude, en début d'année, de demander à mes élèves d'inscrire sur leurs fiches le nom de leurs auteurs préférés. Jusqu'au milieu des années 90, j'obtenais toujours des réponses, même s'il ne s'agissait que de Stephen King (à qui je reconnais d'ailleurs une imagination puissante et un grand talent de conteur). Puis, progressivement, plus rien. Quand je posais la question, un grand nombre d'élèves prenaient une expression d'incompréhension totale. Il était évident que, pour eux, toute lecture était un pensum, et que la notion d"auteur préféré" était dépourvue de sens.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2009

Jean-Paul, tu oublies l'effet retard propre à l'Ed.Nat. Toute réforme scolaire met vingt ou trente ans à produire pleinement ses effets. Donc l'effondrement des années 90 dont tu parles a son origine dans le train de réformes "démocratiques" des années 60 et 70. Pas question pour autant d'ignorer la nocivité de la loi de 89, loi de gestion d'un système déjà ébranlé dans ses fondations, ni ses résultats : l'effondrement de la maison.

Ecrit par : Guy Morel | 07 mars 2009
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Je partage pleinement votre avis, Guy. Les choses ont commencé à tomber en quenouille vers 1960.
De Gaulle, mal informé et mal conseillé, a voulu qu'il y eût plus de bacheliers. D'où la prolongation des études primaires de 14 à 16 ans (ce qui n'était pas une mauvaise chose en soi), en 1959. C'était la première étape. La seconde - catastrophique (s'en rendra-t-on compte un jour ?) - consista à mettre en sixième tous les enfants de onze ans.
Mais tout ce qui s'est passé ensuite a manqué de réalisme. Les bons sentiments (que j'ai toujours soupçonnés de masquer des arrière-pensées peu reluisantes) qui ont présidé à tous les changements ont précipité la chute de l'enseignement public français.

Écrit par : Francis Penin | 07 mars 2009

De Gaulle, mal informé et mal conseillé, a voulu qu'il y eût plus de bacheliers. D'où la prolongation des études primaires de 14 à 16 ans (ce qui n'était pas une mauvaise chose en soi), en 1959.

Ecrit par : Francis Penin | 07 mars 2009

De Gaulle était surtout soucieux de l'engorgement du supérieur par de mauvais étudiants.
Mais il ne s'occupait guère de l''intendance, ayant d'ailleurs d'autres marmites sur le feu que l'Ed.Nat, et a laissé les mains libres à ses ministres. Voir les mémoires de Narbonne

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Et certains continuent de faire inlassablement la promotion de l'effondrement dont parle Guy Morel quelques lignes plus haut. Pour eux, ce n'est jamais assez, tel l'innénarable Frackowiak aidé de son idiot utile Davidenkoff. Sous couvert de ne pas y toucher, on avance ses pions pédagogistes. Voici un article paru sur France-Info.com (au passage, on remarquera le ridicule vocabulaire branchouille dès les 1eres lignes. Ce qu'il peuvent être ringards, ces clowns de la prétendue modernité) :


"Retour sur le flop médiatique de la semaine : le lancement puis la fermeture d’un site internet proposant aux collégiens et aux lycéens de faire leur devoir à leur place, contre rémunération. Coup médiatique et énorme polémique…

Un énorme buzz [buse toi-même ! NDLR], et un gros bug [le bug c'est ta mère !, NDLR]: il est expliqué je dois dire avec une humilité qui mérite d’être soulignée : “Nous tenons à vous présenter toutes nos excuses dans la mesure où nous réalisons à ce jour, à quel point ce site va à l’encontre de nos propres valeurs. Les nouvelles technologies doivent servir à nous améliorer et non à nous assister. ”

Reste néanmoins le débat qui aura été lancé par ce site, un débat dont l’ampleur de la polémique souligne qu’il mérite d’être mené… Oui et ce débat, c’est : à quoi servent les devoirs à la maison. Il est notamment traité sur le site Le Café pédagogique avec une intéressante tribune d’un Inspecteur de l’Education nationale, Pierre Frackowiak. Intéressante parce que très équilibrée. Il rappelle d’abord à quoi servent les devoirs : on les donne aux élèves pour appliquer ou fixer ce qui a été vu en cours. Et pas, à de rares exceptions près, pour que l’élève développe une réflexion ou une recherche personnelle.

Si c’était le cas, on serait d’ailleurs vraiment obligé de les faire tout seul…

Oui. Cela arrive, je pense aux Travaux personnels encadrés, les TPE, que l’on peut réaliser en classe de première. Mais c’est extrêmement rare. Et c’est logique selon Pierre Frackowiak, qui rappelle que tout le système d’évaluation repose en Franc »e sur le bachotage et la mémoire.

En ce sens, les devoirs qui aident à « fixer » les connaissances sont utiles.

Très utiles, c’est d’ailleurs pour cela qu’il faut les faire soi-même et pas les confier à une tierce personne, mais c’est un système qui n’évalue pas nombre de compétences dont on aura besoin par la suite – comme travailler en équipe ou gérer un projet ou imaginer des stratégies. Et puis enfin il y a des devoirs qui ne servent pas à grand-chose…

Par exemple ?

Les exercices supplémentaires quand on a déjà compris, les devoirs que Frackowiak qualifie « d’occupationnels » - il cite le fait de devoir tracer les symétriques d’une dizaine de figures compliquées, travail « graphomoteur » qui n’aide en rien à comprendre la notion…

La polémique médiatique cachait donc de vrais débats pédagogiques. Il y avait aussi la question de l’égalité ; le fait que ce site soit payant avait unanimement choqué.

C’est pourtant le moins étonnant de l’affaire. D’abord ce site n’est pas le premier : il existe déjà des sites d’aide aux devoirs – des payants et des gratuits. Ensuite cela fait bien longtemps que les familles qui en ont les moyens « achètent » de l’aide à la réussite scolaire – en petits cours, en ouvrages parascolaires, en séjours linguistiques, en frais d’inscriptions dans le privé, en lieu de résidence même – quand on déménage dans un quartier plus cher mais réputé offrir de « meilleurs » établissements... Il y a un peu de naïveté à découvrir aujourd’hui l’existence d’une marchandisation de l’éducation…

Écrit par : Manu | 07 mars 2009

@Manu, qu'est-ce que vous êtes méchant avec Davidenkoff.
C'est pourtant un charmant garçon de 45 ans, qui porte encore - détail attendrissant - l'aube de sa première communion. Mentalement, s'entend. Et a du monde en général, et des affaires de l'école en particulier, la perception que peut en avoir un élève de CM2. Au demeurant poli, pas agressif, lisse et rose. Bref, un journaliste idéal.

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

"Il y a un peu de naïveté à découvrir aujourd’hui l’existence d’une marchandisation de l’éducation…"

Et il sait de quoi il parle Fracko ! Son ami Lang, qui a fait entrer dans le Code de l'éducation toute la loi de 1989 - ce qui fait que personne ne peut revenir là-dessus sans détricoter tout le Code par voie législative, n'a-t-il pas aussi édicté un code de "bonne conduite des entreprises" qui permet à ces dernières de s'introduire dans l'École en toute tranquillité ?

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Sur les devoirs: Très utiles, c’est d’ailleurs pour cela qu’il faut les faire soi-même et pas les confier à une tierce personne...

Ecrit par : Manu | 07 mars 2009

Manu, je compte sur vous...

Je viens de passer une semaine à co-traduire un article en russe traitant du "Plan de l'université pour le gouvernement de la Russie", qui intéressera, entre autres et sans doute JPB (grand admirateur, comme chacun sait, de la "Sémiramis du Nord"...).
J'ai appris à cette occasion que Mme de Vandeul a rapporté que Denis Diderot lorsqu'il était élève à d'Harcourt s'employait à faire les devoirs latins de ses camarades médiocres. Elle ne précise pas s'il en tirait un profit pécunier.
Une pratique, par conséquent vieille comme le monde!

Écrit par : buntovchik | 07 mars 2009

J'ai appris à cette occasion que Mme de Vandeul a rapporté que Denis Diderot lorsqu'il était élève à d'Harcourt s'employait à faire les devoirs latins de ses camarades médiocres. Elle ne précise pas s'il en tirait un profit pécunier.


Ecrit par : buntovchik | 07 mars 2009

Certainement !
JPB nous a dit qu'il le faisait. Mon oncle a passé ses années de Primaire à vendre ses problèmes. Diderot ne le faisait certainement pas gratuitement !
En fait, faismesdevoirs.com est une bonne idée pour lutter contre le travail au noir et j'engage vivement l'Etat et l'URSSAF à lutter pour qu'il prenne un max de parts de marché. Ça gonflera le PIB et luttera contre une fraude fiscale éhontée.

Autre remarque, socio-psychanalytique, aux sujets des vendeurs de devoirs au noir: tonton, JPB, Diderot ? Rien que des coureurs de jupon !

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Quand j'étais en Terminale, la professeur de physique alternait, de semaine en semaine, le vendredi, un contrôle de physique-chimie en classe, avec un devoir à la maison à rendre quinze jours plus tard. Je le faisais le vendredi soir, l'apportais au lycée le samedi matin pour le récupérer juste avant de le rendre, le vendredi en quinze. Comme j'étais très bête, je n'ai jamais demandé aucune rémunération, espérant un retour affectif qui ne s'est jamais manifesté.
Dès ma puberté, à chaque fois que j'ai été amoureuse, je me suis pris un râteau !
JPB, qui le sait par je ne sais quel canal, m'a vivement conseillé de lire et relire Belle du Seigneur.
C'est un mauvais conseil !
En fait, c'est Salaire, Prix et Profit qu'il faut lire pour mettre dans son lit ceux qui vous attirent !

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Il faut lire: au sujet !!!

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos s’était déclaré hostile à cette formule : "Le meilleur endroit pour être éduqué et pour avoir des copies corrigées, c’est l’école de la République, je n’encourage nullement des dispositifs payants qui permettent de rendre ces services-là".

Ecrit par : Manu | 07 mars 2009
Un Ministre qui encourage le travail au noir ! On aura tout vu !!!

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

En fait, il faut recréer un site faismesdevoirs.trucbidule, entièrement gratuit, pour ne pas froisser les sensibilités égalitaristes, et le faire tourner grâce à une pub ciblée (fast-food, boissons obésogènes légales type Pernod-Ricard, biscuiteries, jeux vidéos etc )

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Dobolino vous avez parfaitement raison. J'ai monnayé les devoirs que j'écrivais, mais je les ai aussi échangés contre des faveurs — et là, je suis allé beaucoup plus loin qu'une dissertation. J'ai écrit deux mémoires de maîtrise, en sus (si je puis dire) du mien, et une bonne part d'une thèse (alors même que je n'en ai jamais rédigé pour moi). Evidemment, la cuenta que je présentais, à la fi, était fort élevée — mais méritée.
Bien sûr, je n'attendais pas que l'on me sit reconnaissant — on ne vous sait aucun gré de ce que vous faites pour autrui, vous le savez bien, encore heureux si on ne vous en veut pas… Je prenais ma récompense (1).
C'est d'ailleurs curieux : je crois que mes aptitudes à la négritude scripturale, dans laquelle j'ai beaucoup donné et où je donne encore, viennent de là — de ce rapport marchand à l'écriture découvert quand j'avais 14 ans. Ça rapporte, et en même temps ça donne un sentiment de puissance bien supérieur à ce que l'on éprouve quand on est édité soi-même.
JPB
(1) J'ai d'ailleurs un peu de mal à penser qu'une belle fille comme vous ait attendu en vain, la langue pendante, qu'on lui caresse le collier. Vous galéjez par fausse modestie de vraie grande tombeuse :-))).

Écrit par : brighelli | 07 mars 2009

"En fait, il faut recréer un site faismesdevoirs.trucbidule, entièrement gratuit, pour ne pas froisser les sensibilités égalitaristes, et le faire tourner grâce à une pub ciblée (fast-food, boissons obésogènes légales type Pernod-Ricard, biscuiteries, jeux vidéos etc )"

Oui mais la pub ciblée, ça ne rapporte que si les gens cliquent dessus et ensuite achètent.

Écrit par : Jeremy | 07 mars 2009

C'étaient les années 60 : la promotion au mérite était étroite, mais réelle. Et on se côtoyait effectivement entre étudiants d'origines sociales diverses, sans que ça pose problème (de surcroît, une étudiante qui se passionnait, à l'époque, pour Chasles plutôt que pour Kerouac mérite tout mon respect).
Ce qui a changé, et fondamentalement, depuis une bonne vingtaine d'années, c'est que l'ouverture du Bac (quand vous le passâtes, et nous avons à peu près le même âge, il n'y avait pas 20% d'une classe d'âge qui l'obtenait) a compromis les études supérieures.


Suis-je clair ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2009

N'oubliez pas que vous devez m'appeler pour que je vous raconte les premiers coups de boutoir à la promotion "au mérite" !!!

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Autre remarque, socio-psychanalytique, aux sujets des vendeurs de devoirs au noir: tonton, JPB, Diderot ? Rien que des coureurs de jupon !

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Vous ne croyez pas si bien dire. La question se pose effectivement de la véritable raison pour laquelle Denis Diderot a consacré tant de temps et d'énergie à concevoir, à la demande de Catherine II son système détaillé d'éducation pour la Russie, sachant ou non, dès le départ qu'il ne serait pas appliqué.
On sait que l'Impératrice et Diderot s'entretenaient quotidiennement pendant son séjour de sept mois à St Petersbourg. Qu'il a dû quitter ayant, selon l'histoire officielle contracté une maladie lié au mauvais climat (?) de la ville. Je peine à croire que les échanges entre le philosophe et la tsarine ne portaient que sur des considérations politiques et philosophiques.

Écrit par : buntovchik | 07 mars 2009

(1) J'ai d'ailleurs un peu de mal à penser qu'une belle fille comme vous ait attendu en vain, la langue pendante, qu'on lui caresse le collier. Vous galéjez par fausse modestie de vraie grande tombeuse :-))).

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2009

Si j'en avais le goût, je vous en ferais un best-seller !
J'ai, hélas, une vocation de nègre qui ne s'est jamais réalisée, car j'ai le cœur sur la main et une générosité qui m'est délétère.

Écrit par : dobolino gros jean comme devant | 07 mars 2009

"En fait, il faut recréer un site faismesdevoirs.trucbidule, entièrement gratuit, pour ne pas froisser les sensibilités égalitaristes, et le faire tourner grâce à une pub ciblée (fast-food, boissons obésogènes légales type Pernod-Ricard, biscuiteries, jeux vidéos etc )"

Oui mais la pub ciblée, ça ne rapporte que si les gens cliquent dessus et ensuite achètent.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2009

C'est joué d'avance puisque les consommateurs d'un tel site sont, par définition, des consommateurs ! Le temps que ces gosses économiseront en faisant faire leurs devoirs par d'autres, ils le passeront à cliquer-consommer.

Écrit par : dobolino gros jean comme devant | 07 mars 2009

C'est d'ailleurs curieux : je crois que mes aptitudes à la négritude scripturale, dans laquelle j'ai beaucoup donné et où je donne encore, viennent de là — de ce rapport marchand à l'écriture découvert quand j'avais 14 ans.
Ecrit par : brighelli | 07 mars 2009
Mon tonton l'a découvert plus tôt, à sept ans. C'est peut-être ce qui explique qu'il soit imposé à l'ISF, malgré des étdes désastreuses, nulles et non avenues ?

Écrit par : dobolino gros jean comme devant | 07 mars 2009

Je pense que, pour inciter les enfants de milieu modeste à poursuivre des études longues, le rôle de l'instituteur était primordial. Mon père, directeur d'une école de campagne, faisait 'des pieds et des mains" pour persuader les parents (petits paysans ou ouvriers en majorité) de'envoyer leurs enfants en 6e. Ce n'était pas toujours facile, il leur rendait visite, remplissait les dossiers de bourses, etc.
En revanche, certains camarades de fac m'ont parlé des réticences de leurs instits à les envoyer au lycée. Certains nourrissaient des préjugés vis à vis des profs du secondaire "qui n'avaient pas la pédagogie".

Écrit par : retraitée | 07 mars 2009

Vous galéjez par fausse modestie de vraie grande tombeuse :-))).

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2009

Le souci, c'est que tomber des abrutis est fastoche mais sans intérêt. n'importe quel vibro-masseur bas de gamme fait mieux l'affaire, les emmerdements en moins, vu que n'importe quel modèle de base est pourvu d'une touche marche-arrêt.
C'est facile, de tomber un mec. Mais après, qu'est-ce qu'on peut bien en faire ?
Tu tombes le mec et après, cet andouille a envie de s'exhiber avec toi dans un lieu public.
Là, c'est galère !
La honte ! Aller dire au vu et au su de tous: "Oui, j'ai couché avec ce machin nul à chier ... ".

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Tu tombes le mec et après, cet andouille a envie de s'exhiber avec toi dans un lieu public.
Là, c'est galère !

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Et si en plus c'est un lecteur de "Salaire, Prix et Profit", c'est carrément un suicide social ! Presque pire qu'une rencontre grâce aux petites annonces du Nouvel Economiste ou de la Tribune !!!

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Je pense que, pour inciter les enfants de milieu modeste à poursuivre des études longues, le rôle de l'instituteur était primordial. Mon père, directeur d'une école de campagne, faisait 'des pieds et des mains" pour persuader les parents (petits paysans ou ouvriers en majorité) de'envoyer leurs enfants en 6e. Ce n'était pas toujours facile, il leur rendait visite, remplissait les dossiers de bourses, etc.
En revanche, certains camarades de fac m'ont parlé des réticences de leurs instits à les envoyer au lycée. Certains nourrissaient des préjugés vis à vis des profs du secondaire "qui n'avaient pas la pédagogie".

Ecrit par : retraitée | 07 mars 2009

C'est bien ce que m'a confirmé un instit à la retraite, qui travaillait dans les années 40-50 dans une école de campagne.
Il prenait à coeur de préparer ses meilleurs élèves à intégrer l'enseignement secondaire. Cours du soir, démarches auprès des familles... La reconnaissance de certains de ses anciens élèves, une fois installés dans "l'ascenseur social", n'a pas toujours été au rendez-vous, pourtant !
Quant à l'opposition primaire et secondaire, cela était très vivace avant la guerre. En plus des dfifférences de recrutement social, la filière primaire-primaire supérieur tenait à coeur de mieux former ses élèves, surtout du point de vue de la rigueur et de l'orthographe. C'est ce qu'il m'a rapporté, lui qui était passé par le lycée et était titulaire d'un Bac maths-sciences. Trop jeune pour être mobilisé, il était allé solliciter un poste de remplaçant devant l'inspecteur primaire de sa commune.
Celui-ci lui ayant demandé de rédiger une sorte de lettre de motivation, à la plume s'il vous plaît, il la corrigea sans feindre le plaisir de lui reprocher que les accents n'étaient pas écrits dans le bon sens ! "Voyez-vous, jeune homme, l'accent ai-gu se fait en mon-tant, et l'accent gra-ve se fait en des-cen-dant ! On voit que vous venez du secondaire !"
C'est une anecdote sans prétention de généralité, mais elle illustre à sa manière la concurrence entre les deux voies qui existaient à l'époque. Mais c'était en septembre 39 et Pétain est passé par là...

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

D’après : « Harley-Davidson »,
de Serge GAINSBOURG

Je me tresse des couronnes
Et je n’entends personne,
J’ai paumé mon sonotone,
C’est p’t’être ça qui déconne,
Zébulon t’es mon frère,
Comme toi, je conchie les fonctionnaires,
J’emmerde l’emploi à vie, vivent les vacataires! »

Vous savez c’que j’vous mitonne,
Parce que je pèse des tonnes,
J’en vois bien qui s’époumonent,
Mais j’ai plus d’sonotone,
Je leur signe demain
Un temps partiel payé presque rien,
Ils auront toute la vie pour s’former sur l’terrain !

Je n’ai besoin de personne
Pour chambouler la donne,
Si l’service public fonctionne
Plus, à qui je le donne ?
Acadomia, c’est bien,
Et pour les derniers qui se mutinent,
Je les enverrai pourrir dans un bahut d’Saint-Ouen !!!

Je me tressais des couronnes,
Je n’entendais personne,
Mais maintenant mon heure sonne,
Je vais prév’nir Bobonne,
Je me voyais puissant,
Quasi-chef de ce gouvernement,
Mais je sens qu’je vais finir
Comme une peau de hareng !!!












D’après : « la mauvaise réputation »,
de Georges BRASSENS

On est déjà quelques millions
Contre Sarkozy et Fillon,
Ca vient de partout à la fois,
Pour eux, c’est vraiment pas la joie,
Est-ce qu’ils se rendent compte qu’ils déconnent,
Qu’ils nous prennent vraiment pour des pommes,
[Mais s’ils sortaient un petit peu,
Ils verraient qu’il y a le feu], (Bis),
On sait tous faire une règle de trois,
A part Darcos, ça va de soi,

Au grand bazar de l’UMP
Ils prennent Douillet et Montagné,
C’est le nivell’ment par le bas,
Les courtisans pressent le pas,
C’est l’impérialisme de la com,
Bel exemple à suivre pour nos mômes,
[Lequel des deux est le plus creux,
Le King-Kong ou bien le bigleux,] (Bis)
Il n’y a vraiment pas d’autre choix
Que de hurler, ça va de soi.

T’as travaillé comme un furieux,
Pour dev’nir chercheur, pauvre vieux,
Même si t’étais pas payé cher,
Tu t’éclatais, dans ta misère,
Malgré tes diplômes, on a bien vu comme
Tu t’es fait toiser par l’inculte gnome,
[Les incultes n’aiment pas que
L’on en sache quatre fois plus qu’eux,] (Bis)
On lit tous plusieurs livres par mois
Sauf Sarkozy, ça va de soi !!!

Darcos, Pécresse et Sarkozy
Dans quel pétrin vous vous êtes mis,
Sans déconner, si j’étais vous
J’f’rais d’mi tour sur les chapeaux d’roue,
On est là, pour vous faire changer la donne
Alors, ouvrez l’oreille, un minimum,
[Sinon, ça f’ra ni une ni deux
Bientôt, y’aura vraiment le feu,] (Bis),
Tout le monde trouve que ça pue,
Sauf l’UMP, bien entendu !!!


Allez, pour la manif du 19! C'est gratos, et j'en ai d'autres en magasin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

Merci à Brighelli et Cordoba pour les informations sur les facs et la masterisation des concours.
J'ai entendu hier sur Arte qu'en Allemagne l'école publique rencontrait de plus en plus de problèmes, que les parents des classes favorisées se précipitaient sur les écoles privées et que les écoles publiques tendaient à devenir des petits ghettos sociaux.
C'est ce qui nous atttend aussi, n'est-ce pas?
Portes ouvertes ce matin. Obligée d'y être.Toute la matinée à attendre et à voir quelques pelés défiler dans l'établissement avec poussettes, et ribambelles de gamins hurlant, traînés par des parents qui donnaient l'impression d'être dans une braderie. Et les chers collègues bondissants, excités, arborrant fièrement leur badge en vulgaire papier plastifié qu'on leur avait refilé. Des VRP.
A qui présentera le mieux son projet de merde. Pitoyable, le diaporama des collègues de langue. Pathétiques, les profs de maths qui allument un ordinateur pour avoir l'air de vendre quelque chose. Ridicule, la collègue de sciences nat qui montre une plaque en verre avec je ne sais quoi dessus sous un microscope.
Et le vieux Principal, puant l'after-shave de basse qualité, paradant au milieu de ses fausses brioches dans la salle de permanence, épanoui, dégoulinant de satisfaction. C'est qu'il avait invité la presse locale!
Et qui me file un savon copieux en réunion plénière à la fin du vide-grenier parce que je n'ai pas l'air assez "concerné" par l'image du collège, que je ne suis pas comme mes collègues, que je ne fais pas d'efforts pour présenter des projets novateurs. Et la milice des bons collègues qui me dévisagent d'un oeil réprobateur.
Tiens, même que j'en ai chialé en sortant de voir notre école bradée ainsi, réduite à une succession de projets merdiques dans laquelle tout le monde se fout de transmettre des connaissances, dans laquelle vous vous faites rire au nez quand vous parlez de culture, de savoir, de connaissances.
J'ai finalement trouvé cela plus dur qu'un affrontement avec les élèves difficiles.
L'impression que c'est vrai, que tout est bien foutu, et qu'on a perdu, vraiment. Envie de donner ma démission, pour de bon, cette fois.

Écrit par : Sanseverina | 07 mars 2009

" Je n'ai pas l'air assez concerné par l'image du collège, je ne suis pas comme mes collègues, je ne fais pas d'effort pour présenter des projets novateurs." (Sanseverina)

C'était exactement mon cas. Toute ma sympathie, Sanseverina.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2009

Si vous aviez eu une guitare, (et-on un mégaphone), et "mes paroles", (ou d'autres du même style), en main, Sanseverina, vous vous seriez taillé un certain succès!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

Superbe texte, Sanseverina. Mériterait d'être développé. Ce serait un point de départ intéressant, vraiment. Ou comment le ras-le-bol gagne une prof…
À écrire…
JPB, qui vous veut tous écrivains…

Écrit par : brighelli | 07 mars 2009

"et - ou", évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2009

A l'intention de Sanseverina, ce jugement de JPB..euh! non de Denis Diderot en 1777: "Instruire une Nation c'est la civiliser, y éteindre les connaissances c'est la ramener à l'état primitif de la barbarie".

Écrit par : buntovchik | 07 mars 2009

"Tiens, même que j'en ai chialé en sortant de voir notre école bradée ainsi, réduite à une succession de projets merdiques dans laquelle tout le monde se fout de transmettre des connaissances, dans laquelle vous vous faites rire au nez quand vous parlez de culture, de savoir, de connaissances."

Ecrit par Sanseverina

C'est exactement cela. Je partage ce sentiment de dégoût et de révolte à chaque conseil d'école, lorsque chaque collègue bien intentionné au demeurant, présente qui sa sortie machin, qui son projet truc, lorsque les parents délèves, bien intentionnés au demeurant, demandent quel sera le proooojet qui concernera SON enfant dans SA classe., quand aura liau la photo de classe pas en hiver j'espère et si ils seront avertis assez tôt pour le Carnaval parce que l'an dernier...
Un jour, en plein conseil, j'ai craqué : j'ai dit que je leur proposais un projet grammaire et orthographe et que la dictée du 17 / 11 avait été un franc succès. Vous auriez vu la tête de certains...
Les collègues m'ont approuvé. Comme quoi, les choses peuvent changer...

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Alien...Le retour ! ;O))

Mes amitiés à tous et à toutes. Eh bien dites-donc, vous n'avez pas chômé depuis une semaine ! Moi, j'étais au pays des ancêtres du côté paternel. Pas d'ordinateur, ni fixe, ni portable...Terre battue, éclairage aux chandelles (j'exagère un peu).

J'ai été hanté toute cette semaine par ce vers de Baudelaire, de "L'invitation au voyage", dans lequel André Gide voyait la définition même de l'Art : "Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté."

Je me le suis redit sous ce ciel de Cornouailles qui agrandit les rêves et qui plane, ocellé de pluie, comme un vaste hortensia bleu, rincé de lumière au-dessus de la mer sans cesse renouvelée.

C'est de cela, je crois que manquent le plus aujourd'hui l'école et ceux qui sont contraints d'y vivre (n'est-ce pas Sanseverina ?)

Que peuvent-ils "apprendre" dans ce bruit, ce désordre, cette vulgarité des gestes, des paroles, des pensées, cette agitation stérile, cette laideur... et avec ces nouveaux programmes, à part peut-être ceux du primair,e qui ne sont que chantiers de démolition ?

C'est peut-être là notre seul rôle, notre "apostolat caché" : "inviter au voyage", mettre un peu de Sagesse et de Beauté, cette Beauté qui "sauvera le monde" (Dostoïevski) au coeur de toute cette laideur.

A défaut de combler, donner le sentiment du manque, inviter au voyage.

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

"Ils n'ont pas voulu être le temple
Où se complaire.

Mais la menace est toujours là
Dans le dehors.

Et la joie
Leur vient d'eux seuls,

Que la mer soit grise
Ou pourrie de bleu."

(Guillevic, Terraqué)

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

"Mais c'est bon pour les rocs
D'être seuls et fermés
Sur leur travail de nuit.

Et peut-être qu'ils savent
Vaincre tout seuls leur fièvre
Et résister tout seuls."

(Guillevic)

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

J'ai été toucher les cicatrices de Xavier Grall à Pont-Aven et revoir le sourire de Max Jacob à Quimper...Et je retourne à mon champ de ronces et d'horties avec ces deux seuls viatiques, mais quels !

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

Robin, vous vouliez écrire hosties ou orties ??????????,

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Rien à voir !
Un exemple de la technologie photo moderne:

http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

"Tiens, même que j'en ai chialé en sortant de voir notre école bradée ainsi, réduite à une succession de projets merdiques dans laquelle tout le monde se fout de transmettre des connaissances, dans laquelle vous vous faites rire au nez quand vous parlez de culture, de savoir, de connaissances."

Ecrit par Sanseverina

C'est exactement cela. Je partage ce sentiment de dégoût et de révolte à chaque conseil d'école, lorsque chaque collègue bien intentionné au demeurant, présente qui sa sortie machin, qui son projet truc, lorsque les parents délèves, bien intentionnés au demeurant, demandent quel sera le proooojet qui concernera SON enfant dans SA classe., quand aura liau la photo de classe pas en hiver j'espère et si ils seront avertis assez tôt pour le Carnaval parce que l'an dernier...
Un jour, en plein conseil, j'ai craqué : j'ai dit que je leur proposais un projet grammaire et orthographe et que la dictée du 17 / 11 avait été un franc succès. Vous auriez vu la tête de certains...
Les collègues m'ont approuvé. Comme quoi, les choses peuvent changer...

Ecrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Et au bout de quelques années, le temps qu'une génération s'évacue vers le collège, tout le monde se passionne pour le projet de classe SLECC de celle qui n'a pas de non-lecteur en fin de CP ou plébiscite la dictée quotidienne au CM qui a tant fait pour l'amélioration de l'orthographe du petit.
Bon, pour la photo, ce n'est pas encore gagné, les résistances sont fortes, mais, on grignote, doucement mais sûrement.
Puisque nous sommes venues à bout du "Quand est-ce que vous leur ferez faire de l'ordinateur ?" et du "Et le car ? Quand leur ferez-vous prendre le car ?", il n'y a aucune raison que nous n'arrivions pas à gagner contre le photographe !

Écrit par : catmano | 07 mars 2009

"Ils n'ont pas voulu être le temple
Où se complaire.

Mais la menace est toujours là
Dans le dehors.

Et la joie
Leur vient d'eux seuls,

Que la mer soit grise
Ou pourrie de bleu."

(Guillevic, Terraqué)

Ecrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009
Las ! Comment peut-on, Brighelli, avoir l'arrogance d'écrire tant qu'on n'a pas tout lu ?

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Robin, vous vouliez écrire hosties ou orties ??????????,

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Je voulais écrire "orties"..."Comme c'est bizarre ! - Vous avez dit bizarre ?"

Encore une facétie du vieux Max !

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

Et un dernier, tout "simple", pour la route, du même :

"L'alouette oubliée dans les livres d'école
A fait famille ici pour siffler par dizaines,
Pour monter sur la lande et les chaumes brûlants -
Et c'est profit pour nous, pour tes yeux, pour ta joie."

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

"Mais c'est bon pour les rocs
D'être seuls et fermés
Sur leur travail de nuit." (Guillevic)

Vous avez raison dobolino, il faudrait avoir tout lu...Ou bien rien, pour éviter le découragement : "Les rocs fermés sur leur travail de nuit"...Qui dit mieux ?

Mais puisque JPB nous invite à "écrire", je vous dédie ce :

Printemps de Février

L'hiver a perdu la mémoire
Et le printemps s'est invité
Dans les tristes maisons des hommes.
Je me suis assis simplement
Sur les marches de mon enfance,
Pour mieux respirer le soleil
Et l'ivre parfum du buis
Et j'ai crié dans la douceur.

J'espère qu'il réchauffera aussi un peu le coeur des "collègues" avant la reprise.

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

Aah, Robin est revenu !
Eh ben, on s'en est fait du souci !!!
C'est le FLB qui vous a pris en otage ou vous avez été séquestré par les producteurs de Kouign amann en colère ?

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

J'ai été hanté toute cette semaine par ce vers de Baudelaire, de "L'invitation au voyage", dans lequel André Gide voyait la définition même de l'Art : "Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté."

Je me le suis redit sous ce ciel de Cornouailles qui agrandit les rêves et qui plane, ocellé de pluie, comme un vaste hortensia bleu, rincé de lumière au-dessus de la mer sans cesse renouvelée.

Ecrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

Magnifique ...

Écrit par : Maminou | 07 mars 2009

Salutations, Robin. Et merci pour vos contributions à la poésie de ce blog... On ne perd jamais son temps à le lire, grâce à vous.

Écrit par : Sanjuro | 07 mars 2009

... Ou plutôt : "on ne perd jamais son temps en le lisant"...

Écrit par : Sanjuro | 07 mars 2009

C'est exactement cela. Je partage ce sentiment de dégoût et de révolte à chaque conseil d'école, lorsque chaque collègue bien intentionné au demeurant, présente qui sa sortie machin, qui son projet truc, lorsque les parents délèves, bien intentionnés au demeurant, demandent quel sera le proooojet qui concernera SON enfant dans SA classe., quand aura liau la photo de classe pas en hiver j'espère et si ils seront avertis assez tôt pour le Carnaval parce que l'an dernier...
Un jour, en plein conseil, j'ai craqué : j'ai dit que je leur proposais un projet grammaire et orthographe et que la dictée du 17 / 11 avait été un franc succès. Vous auriez vu la tête de certains...
Les collègues m'ont approuvé. Comme quoi, les choses peuvent changer...

Ecrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

BRAVO CHEVREUL !!!

Je ne peux pas vous embrasser mais le coeur y est.

Écrit par : Manu | 07 mars 2009

A Sanseverina, à Robin, et à tous, ces vers de ce barde de Cornouailles, et qui nous a quittés.

"Mes enfances hélas remontent à la brume
C'est en vain que je cherche dans ce passé de lait
Les deux ou trois enclos
Où la mémoire jouerait la verte écume.
Nul ne passera où je roulais mes galops."

Emile Le Scan -Glenmor

Kentoc'h mervel eget bezañ saotret !

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Merci vraiment à vous pour les mots de soutien. Parce que franchement, on se demande si ça vaut la peine de continuer.

Écrit par : Sanseverina | 07 mars 2009

"Mais c'est bon pour les rocs
D'être seuls et fermés
Sur leur travail de nuit." (Guillevic)

Vous avez raison dobolino, il faudrait avoir tout lu...Ou bien rien, pour éviter le découragement : "Les rocs fermés sur leur travail de nuit"...Qui dit mieux ?


Ecrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009
personne ! Même si d'autres l'ont aussi bien dit.
Nous vivons un monde de fièvre générale et de fièvre éditoriale. A l'étal des libraires, s'étalent des centaines de livres "plug and play", aussi nuls les uns que les autres, livrés comme des pains au chocolat à l'étal du boulanger. A consommer sur place ! TVA 5.5 % ! Jetez les miettes aux pigeons !
L'un ou l'autre s'ornent d'une manchette rouge qui annonce Prix Goncourt, Prix Femina, Prix Bidule ou Truc. On ne sait trop pourquoi ni sur quels critères...
J'ai décidé de ne plus lire.

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Et le vieux Principal, puant l'after-shave de basse qualité, paradant au milieu de ses fausses brioches dans la salle de permanence, épanoui, dégoulinant de satisfaction. C'est qu'il avait invité la presse locale!
Et qui me file un savon copieux en réunion plénière à la fin du vide-grenier parce que je n'ai pas l'air assez "concerné" par l'image du collège, que je ne suis pas comme mes collègues

Ecrit par : Sanseverina | 07 mars 2009

Et tant mieux, que vous ne le soyez pas, vous avez tout lieu dans être fière et non le contraire ! La prochaine fois, hurlez-lui dessus que vous travaillez pour l'École de la République et non au service après-vente de chez Darty ! Le collège n'a pas à avoir d'"image" mais à faire son travail de transmission et d'Instruction auprès des élèves : la République n'est pas à vendre, quelle que soient les ambitions carriéristes de certains et leurs tendances politiques personnelles. Faites lui bouffer ses brioches ou balancez lui à travers la gueule !
C'est VOUS qui êtes dans le vrai !

Écrit par : Manu | 07 mars 2009

Merci vraiment à vous pour les mots de soutien. Parce que franchement, on se demande si ça vaut la peine de continuer.

Ecrit par : Sanseverina | 07 mars 2009

La mort du Loup


Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientot,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maitre revient, les levriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brulante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.


J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'est pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.


Hélas! ai-je pensé, malgre ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoique fierte
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."



Alfred de VIGNY

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Il faudra bien que nous finissions par admettre que nous menons un combat d'arrière-garde. ( Jean)

Je ne sais pas de quelle garde il est, mais j'ai le sentiment profond qu'il faut le continuer, coûte que coûte. Sinon, pourquoi se présenter devant les élèves tous les jours, même quand c'est dur?

Ecrit par : Sanseverina | 05 mars 2009

Courage, Sanseverina, vous étiez moins pessimiste et plutôt combattive il y a quelques jours.
Restez dans cet état d'esprit... pour les élèves .... et pour vous.

Écrit par : Maminou | 07 mars 2009

Je ne peux pas vous embrasser mais le coeur y est.

Ecrit par : Manu | 07 mars 2009

!!!

Mon clavier serre la main du vôtre !

Manu, le plus amusant dans cette histoire, ça a été que, à peine passé l'effet de surprise, il y a eu des sourires de complicité de la part de quelques parents, qui voient bien dans quel état est l'école.
Mais j'ai la chance de travailler avec des personnes avec qui depuis longtemps, on partage les mêmes inquiétudes, et nous nous soutenons mutuellement aussi souvent qu'il le faut. Ce doit être beaucoup plus dur quand on est isolé et qu'on se bat seul contre des moulins pleins de vent !

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Aah, Robin est revenu !
Eh ben, on s'en est fait du souci !!!
C'est le FLB qui vous a pris en otage ou vous avez été séquestré par les producteurs de Kouign amann en colère ?

Ecrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Merci de vous être inquiété, Chevreuil ! Etre pris en otage (et nourri) par des producteurs de Kouign amann en colère (mais pas contre moi !)...Un rêve pour le gourmand que je suis, avec une bolée de cidre de la Forêt-Fouesnant pour faire descendre (du demi-sec, de préférence).

Le FLB, lui, semble avoir déposé les armes, mais pas les étudiants et les professeurs de Rennes. Têtus et farouches comme toujours !

La République leur en bien fait baver pour les "intégrer", les "pirates" des côtes, les ploucs du milieu, les sauvages du "Finis Terrarum" (c'est ainsi qu'on le voyait à Paris), et ça n'a pas trop mal marché.

Les petits Bretons caracolent en tête du classement pour les résultats scolaires au bac et au brevet, ce qui ne les empêche pas de tenir à leur langue et à leur culture. On croit encore au savoir.

l'Histoire du rapport de la Bretagne à la "Nation" reste à écrire, notamment la question de la "langue" liée à la famille, à la foi, au travail, au peuple, alors que le français était la langue de l'administration, du commerce, de la bourgeoisie ; elle est subtile et complexe, comme les gens eux-mêmes.

Courtois, "gentils" (au sens ancien du terme, comme dans gentilhomme) et plutôt "non-violents" en général, mais avec un "noyau dur", un pur diamant et malheur à qui ose y toucher ! Jules César disait qu'ils ne faisaient pas de bons esclaves parce qu'ils préféraient se laisser mourir de faim.

Un peuple de rêveurs vastes, de poètes, un paysage qui parle la langue de l'âme. Relire Chateaubriand...et Renan bien sûr.

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

ll disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoique fierte
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."


Merci, frère loup !

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
Alfred de VIGNY
Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Bah manquait plus que du Vigny - un flic, non ?
Dobolino, vous avez de mauvaises lectures.

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

NOZVAT !

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

"l'Histoire du rapport de la Bretagne à la "Nation" reste à écrire, notamment la question de la "langue" liée à la famille, à la foi, au travail, au peuple, alors que le français était la langue de l'administration, du commerce, de la bourgeoisie ; elle est subtile et complexe, comme les gens eux-mêmes."

Ecrit par Robin

Victor Hugo a écrit de très belles pages sur ce rapport singulier de la Bretagne à la Nation dans Quatre-vingt-treize.

"Finisterre, c'était là que finissait la France,que le champ donné à l'Homme se terminait et que la marche des générations s'arrêtait. Halte ! criait l'océan à la terre et la barbarie à la civilisation. Toutes les fois que le centre, Paris, donne une impulsion, que cette impulsion vienne de la royauté ou de la République, qu'elle soit dans le sens du despotisme ou de la liberté, c'est une nouveauté, et la Bretagne se hérisse. ... Surdité terrible."

Il se trouve que je connais bien la Bretagne. Je fais comme vous Robin ,je m'y ressource périodiquement. Le son d'un Bagad me donne toujours la chair de poule et j'aime retrouver, en hiver surtout, la solitude des grèves bretonnes. Personnellement, l'endroit qui me touche le plus est la ria de Morlaix, vers Carantec, puis vers Saint Pol de Léon et Roscoff, une merveille de nuances de couleurs qui varient au fil des marées.

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

VIgny, flic ? Soldat plutôt...(Cf. "Grandeur et servitude militaires"). Je me souviens de son portrait en uniforme rouge et or dans le Lagarde et Michard...Et la "Mort du loup", bien sûr !

Bon cette fois-ci, "nozvat !" pour de bon.

Écrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009

Etre pris en otage (et nourri) par des producteurs de Kouign amann en colère (mais pas contre moi !)...Un rêve pour le gourmand que je suis, avec une bolée de cidre de la Forêt-Fouesnant pour faire descendre (du demi-sec, de préférence).

Ecrit par Robin

Hum ! M'est avis qu'à ce régime-là, même gourmand, vous demanderiez grâce au bout de quarante-huit heures ! NOZ VAT, Robin, ur wech all.

Écrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
Alfred de VIGNY
Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Bah manquait plus que du Vigny - un flic, non ?
Dobolino, vous avez de mauvaises lectures.

Ecrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Chacun son trip ! C'est mon pépé allemand qui était sacandalisé que moi, élève de France âgée de quatorze ans, n'ai pas étudié La Mort du Loup de Vigny en classe. Pour lui, c'était incontournable !

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

De même que ce pépé juif se gendarmait que je ne maîtrise pas au même âge le Sermon sur la montagne.

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

VIgny, flic ? Soldat plutôt...(Cf. "Grandeur et servitude militaires"). Je me souviens de son portrait en uniforme rouge et or dans le Lagarde et Michard...Et la "Mort du loup", bien sûr !

Bon cette fois-ci, "nozvat !" pour de bon.
Ecrit par : Robin le barde de Cornouailles | 07 mars 2009
Laissez-moi le temps de retrouver mes sources et je vais vous le déglinguer votre servile grand militaire. :-)))

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

@Dobolino et Robin.
Voilà. Ah qu'il est beau le loup solitaire !

http://livre.fnac.com/a1283244/Henri-Guillemin-M-de-Vigny-homme-d-ordre-et-poete

Écrit par : Guy Morel | 07 mars 2009

Je « fais » souvent « Les Destinées » en œuvre intégrale avec mes secondes, et sinon je leur donne en lecture cursive (cette année encore)

J'y ajoute souvent « Wanda », une histoire encore un peu plus sombre et échevelée, mais qui devrait vous plaire : Wanda a choisi de suivre en Sibérie son mari, un aristocrate russe exilé par le tsar.

« Et ce qu'elle avait dit, ma sœur l'a bien su faire;
Elle a tissé le lin, et de ses écheveaux
Espère en vain former son linceul mortuaire,
Et depuis vingt hivers achève vingt travaux,
Calculant jour par jour, sur ses mains enchaînées,
Les grains du chapelet de ses sombres années.
Quatre enfants ont grandi dans l'ombre des caveaux.

X
Leurs yeux craignent le jour, quand sa lumière pâle
Trois fois dans une année éclaire leur pâleur.
Comme pour les agneaux, la brebis et le mâle
Sont parqués à la fois par le mauvais pasteur.
La mère eût bien voulu qu'on leur apprit à lire,
Puisqu'ils portaient le nom des Princes de l'Empire
Et n'ont rien fait encor qui blesse l'Empereur.

XI
Un jour de fête, on a demandé cette grâce
Au Czar, toujours affable et clément souverain,
Lorsqu'au front des soldats seul il passe et repasse.
Après dix ans d'attente il répondit enfin :
« Un esclave a besoin d'un marteau, non d'un livre :
La lecture est fatale à ceux-là qui, pour vivre,
Doivent avoir bon bras pour gagner un bon pain. »

XII
Ce mot fut un couteau pour le cœur de la mère ;
Avant qu'il ne fût dit, quand s'asseyait ma sœur,
Ses larmes sillonnaient la neige sur la terre,
Tombant devant ses pieds, non sans quelque douceur.
- Mais aujourd'hui, sans pleurs, elle passe l'année
A regarder ses fils d'une vue étonnée ;
Ses yeux secs sont glacés d'épouvante et d'horreur ! »

Les paroles du tsar pourraient être prononcées dans certains conseils de classe, ne pensez-vous pas ?

Écrit par : sanjuro | 07 mars 2009

@Dobolino et Robin.
Voilà. Ah qu'il est beau le loup solitaire !

http://livre.fnac.com/a1283244/Henri-Guillemin-M-de-Vigny-homme-d-ordre-e t-poete

Ecrit par : Guy Morel | 07 mars 2009
Je vous emmerrrde, Morel ! Mon pépé prime sur vous!
Je ne clique pas sur votre lien, na !
Qu'allez-vous me produire concernant le Sermon sur la Montagne ?
Bonne nuit. Je vais au dodo !

Écrit par : dobolino | 07 mars 2009

Merci et bravo à Sanseverina !

Y en a marre des « projets » de merde ! Dans mon lycée, les hautes zautorités nous demandent de faire de la retape auprès des collèges, des parents etc., pour attirer les élèves et stopper les suppressions de postes. Et bien sûr il faut des « projets ».

En réalité, en essayant de susciter toute une gesticulation ils veulent faire retomber sur les profs la responsabilité de suppressions que le rectorat a déjà décidées. On veut nous transformer en hamsters qui galopent dans une roue pour aller nulle part. Heureusement la plupart des collègues ne sont pas stupides, même s’il y a toujours les lèche-bottes habituels.

Au tableau d’honneur de cette agitation le pléonasme officiel : il faut avoir des « projets d’avenir » !

J’attends avec impatience le samedi de « portes ouvertes ». Dans ma réponse au questionnaire sur les projets, j’ai mis projet :« enseigner » ;)

Écrit par : Pierre Lariba | 07 mars 2009

Saint Projet, veillez sur notre sommeil...

Écrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

J’attends avec impatience le samedi de « portes ouvertes ». Dans ma réponse au questionnaire sur les projets, j’ai mis projet :« enseigner » ;)

Ecrit par : Pierre Lariba | 07 mars 2009

Oui, enseigner, car cela tient désormais du projet, vu qu'aujourd'hui, la chose est plutôt sur la touche. Si l'école remplissait sa mission, nous n'aurions pas besoin ce ces projets de merde, comme vous dites, caractéristiques d'une fuite en avant et révélateurs de la coquille creuse qu'elle est devenue. Le projet d'un établissement scolaire s'inscrit normalement dans sa mission d'enseignement. Quand donc cessera cette mascarade des projets dont tout le monde ou presque se fout ?! Quant aux portes ouvertes, Sanseverina en dresse un tableau qui montre tout le pitoyable de la situation et surtout son côté infantile. Les profs ont-ils conscience d'être devenus des guignols dirigés par des charlots ? Certains y trouvent probablement leur compte si cela correspond à leur propre mentalité (ôtons-nous en effet de l'esprit qu'un enseignant, même très diplômé, est immunisé contre la futilité et la vanité). De toute façon, c'est de la pure com' c'est-à-dire du vide qui ne s'assume pas. Mais ce n'est jamais qu'à l'image de la société tout entière.

Écrit par : Magister | 08 mars 2009

Morel n'a pas tort, sur Vigny. Je me souviens d'une Anthologie XIXème siècle (je m'en souviens d'autant mieux que je l'avais co-écrite) où l'on citait les lettres de dénonciation de Vigny à la police impériale, pour faire arrêter ou au moins révoquer les instituteurs socialistes…
Et si vous allez dans son château des Charentes, qui fait musée du pur esprit Vigny, vous trouverez de jolies lettres du poète à son régisseur, lui demandant de ne pas envoyer de cognac à Paris (c'était un producteur important) afin de créer une pénurie qui ferait monter les prix. C'est ce qu'on appelle en poésie rester dans sa tour d'ivoire…
Cela dit, cela n'empêche pas qu'il ait créé quelques jolis vers… Mais c'était une ordure de première. Il faut lire dans les Mémoires de Dumas l'épisode déchirant de la mort de Marie Dorval, la comédienne qui avait été la maîtresse dudit Vigny, qui a eu la mauvaise idée de claquer de tuberculose au moment où le bon apôtre avait fait un retour à la religion — refusant à Dumas les cent francs qui permettait d'enterrer décemment la Marie, qui avait une peur panique de finir à la fosse commune. Dumas, désargenté comme d'habitude, a raclé les fonds de tiroir, il a tapé Hugo qui a fait aussi son possible, bref, il y est arrivé — pendant que l'autre, probablement, devait prier pour son âme.
JPB
PS. Dobolino, le GRIP a justement montré avec pertinence que Lire et Ecrire son concomitants. Pas successifs.

Écrit par : brighelli | 08 mars 2009

J'ai discuté hier avec un vieil ami, professeur de math devenu principal adjoint d'établissement. Il m'a dit être stupéfait de voir à quel point les professeurs étaient inconscients du pouvoir qu'ils avaient sur le cours des choses, tant les chefs d'établissement ont le cul entre deux chaises ou, plus exactement, la tête entre le billot et l'enclume. D'après lui, il suffirait aux enseignants d'un établissement de réussir à se fédérer un minimum pour agir très efficacement sur le cours des choses. La plupart de temps, les choses réussissent à fonctionner "au bluff". (Je repense aux anecdotes racontées par Jean sur sa principale. N'aurait-elle pas pu être muselée par un minimum d'entente entre les collègues)?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

Les "choses", je veux dire, les chefs d'établissement.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

Sbille, c'est tout à fait juste. Le seul problème, c'est que les pleutres étant en majorité, et la lâcheté un comportement fréquent (vous vous rappelez cette histoire que j'avais racontée il y a longtemps sur l'escargot à qui on disait "bonjour, prof !" ?), on se trouve très seul parfois face à un chef d'établissement fascistoïde.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2009

Je vous emmerrrde, Morel ! Mon pépé prime sur vous!
Je ne clique pas sur votre lien, na !
Qu'allez-vous me produire concernant le Sermon sur la Montagne ?
Bonne nuit. Je vais au dodo !
Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Votre pépé a droit à tout mon respect, m'ame Dobolino. Mais quels vilains mots il vous a appris ! À moins que vous n'ayez attrapé ce tour de langue pendant vos études de veto. Il s'en racontait naguère de belles sur le folklore estudiantin des carabins, veto et autres tailleurs de viande et arracheurs de dents. :-))))

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Allez, devant l'absence de demande générale, je vous la raconte…
Un escargot sort un beau matin dans la grande forêt pour profiter de la rosée. Un blaireau passe, et lui lance : "Bonjour, Prof !" Le petit escargot est interloqué : "M'aurait-il pris pour un autre ?" Mais un sanglier aussi lui dit Bonjour, Prof", et un merle, et…
Finalement, comme un lièvre qu'il venait de rencontrer le saluait lui aussi d'un "bonjour prof !" retentissant, l'escargot l'arrête et lui demande : "Mais enfin, pourquoi "prof" ?" "Ben quoi, dit le lièvre, tu rampes, tu baves, et t'as pas de couilles."

Elle est fraîche, non ?
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2009

Je vous emmerrrde, Morel ! Mon pépé prime sur vous!
Je ne clique pas sur votre lien, na !
Qu'allez-vous me produire concernant le Sermon sur la Montagne ?
Bonne nuit. Je vais au dodo !
Ecrit par : dobolino | 07 mars 2009

Votre pépé a droit à tout mon respect, m'ame Dobolino. Mais quels vilains mots il vous a appris ! À moins que vous n'ayez attrapé ce tour de langue pendant vos études de veto. Il s'en racontait naguère de belles sur le folklore estudiantin des carabins, veto et autres tailleurs de viande et arracheurs de dents. :-))))

Ecrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Ah non ! Ça, c'est son autre pépé, celui qui lui a fait prendre André Pousse en LV1 !

Écrit par : catmano | 08 mars 2009

Bonjour profs !


http://www.ripostelaique.com/Le-courage-de-Wafa-Sultan-et-Geert.html

Écrit par : Alfred | 08 mars 2009

Une vie de prof :

http://www.youtube.com/watch?v=FgXsUM1IeBA&eurl=http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Alfred | 08 mars 2009

Vous n'êtes pas seul Chevreuil. L'an dernier, les institutrices du regroupement pédagogique de trois écoles pour lesquelles j'exerce la noble fonction de DDEN ont présenté un projet qui tenait en deux ou trois lignes sur l'apprentissage et la maîtrise de la langue. L'institutrice de la maternelle a déclaré travailler sur le vocabulaire, celle du CP et CE1 a ajouté les notions essentielles de conjugaison et grammaire, et celle du CE2- CM1-CM2 a précisé qu'elle souhaitait revenir aux dictées et aux divers exercices dont elle conservait de bons restes. Bien entendu la rédaction officielle du projet a été enveloppée dans le papier de soie de jolies phrases pleines de vide.
Je ne souhaite plus être DDEN. j'ai fait mon temps et j'ai d'autres occupations en cours. Je m'ennuie aux conseils d'école. Ce qui pourrait être résolu en 2 ou 3 mn prend 2 h et franchement je m'...

Souffrir et mourir sans parler. Et puis quoi encore ? Et le confesseur alors, il est où ? Il y a des textes, comme ça, que je n'ai jamais vraiment réussi à admirer même s'ils sont bien tournés. Ca ne passe pas. Par exemple j'ai toujours pensé que Madame de Sévigné aux joues et aux épaules bien remplies ne devait pas avoir l'habitude de faner très souvent et je donnais raison à Picard qui devait en avoir plein le dos et pensait plutôt à se reposer qu'à batifoler.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 mars 2009

Vigny était peut-être une ordure, mais il a écrit de purs joyaux :

"Nous marcherons ainsi, ne laissant que notre ombre
Sur cette terre ingrate où les morts ont passé;
Nous nous parlerons d'eux à l'heure où tout est sombre,
Où tu te plais à suivre un chemin effacé,
A rêver, appuyée aux branches incertaines,
Pleurant, comme Diane au bord de ses fontaines,
Ton amour taciturne et toujours menacé."

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Nous plEurons sur notre école publique que nos élites ont mis un point d'honneur à détruire.
Mais celles ci se gardent bien de scolariser leurs gamins dans le public. Elles les mettent dans le privé. Le privé élitiste qui continue à fonctionner comme il y'a 30 ans. Pourquoi ne pas aller manifester devant Franklin, Stanislas ou St Jean de Passy, pour demander des explications à nos élites sur leurs attitudes contradictoires ?

Écrit par : judith | 08 mars 2009

Le plus drôle, c'est que dans les "vidéos similaires" que propose YouTube à partir de celle à laquelle nous renvoie Alfred, il y a un truc qui s'intitule "paranoïa survivor"… Je n'ai pas regardé mais ça mériterait d'être un truc sur les profs…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2009

Ah, merci Alfred ça fait plaisir ! En effet, sur French Carcan on aime les profs, vous pouvez continuer de voter pour Besancenot notre amour est indéfectible.

http://frenchcarcan.com/2009/03/08/une-vie-de-prof/

Écrit par : Marie-Laure | 08 mars 2009

Bien entendu la rédaction officielle du projet a été enveloppée dans le papier de soie de jolies phrases pleines de vide.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 mars 2009

Vous n'auriez pas gardé ça en magasin, s'il vous plaît, Hélène ?
Chez nous, c'est cette année que nous devons plancher sur nième mouture de notre Permis d'Enseigner.
Ça doit être l'âge, mais j'ai de moins en moins envie d'emballer dans du papier de soie les mêmes c***** tous les trois ans !

Ralbol des nains dictateurs de progrès ! Ralbol des données significatives !
Et les objectifs prioritaires, hein ? Pourquoi devrait-on changer de priorité tous les trois ans, hein ? Ça va tantôt faire 35 ans que j'ai les mêmes de priorités, c'est grave docteur ?

Et ça :
" - Le projet d'école est une quête de cohérence (cohérence des priorités et des actions) ;
- Le projet de cycle est une quête de cohésion (cohésion de l'équipe dans la réalisation des actions et des outils choisis)
- Le projet de classe est une quête de sens (sens donné aux apprentissages par les élèves)", qu'est-ce que ça signifie ?

A moi, Chevaliers de la Table Ronde, nous allons quêter le sens, la cohésion et la cohérence ! Ralliez-vous à mon panache blanc ! Ensemble, nous vaincrons, car nous sommes les plus forts !

Écrit par : catmano | 08 mars 2009

n'êtes pas seul Chevreuil. L'an dernier, les institutrices du regroupement pédagogique de trois écoles pour lesquelles j'exerce la noble fonction de DDEN ont présenté un projet qui tenait en deux ou trois lignes sur l'apprentissage et la maîtrise de la langue. L'institutrice de la maternelle a déclaré travailler sur le vocabulaire, celle du CP et CE1 a ajouté les notions essentielles de conjugaison et grammaire, et celle du CE2- CM1-CM2 a précisé qu'elle souhaitait revenir aux dictées et aux divers exercices dont elle conservait de bons restes. Bien entendu la rédaction officielle du projet a été enveloppée dans le papier de soie de jolies phrases pleines de vide.
Je ne souhaite plus être DDEN. j'ai fait mon temps et j'ai d'autres occupations en cours. Je m'ennuie aux conseils d'école. Ce qui pourrait être résolu en 2 ou 3 mn prend 2 h et franchement je m'...


Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 mars 2009

"Je m'ennuie aux conseils d'école." A qui le dites-vous !
Et je ne peux même pas me défiler !
Quant au futur projet d'école, qu'il va falloir mettre en chantier, nous allons faire comme vos instits du RPI : des fondamentaux enrobés dans du papier de soie, avec un joli noeud en bolduc dessus.

Écrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Je viens de lire le post de Catmano.

Argh ! J'avais oublié ce que c'était !!!
Quand je pense qu'il va falloir s'y remettre ! Tiens, ça me donne de l'urticaire !

Quête de cohésion, quête de cohérence, quête de sens.
S'il veulent faire la quête, qu'ils disent eux-même la messe ! Merdre !

(J'avais bien d'autres jeux de mots avec quête, mais je vais m'faire taper sur les doigts, on est quand même le jour du Seigneur ...)

Écrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

"(J'avais bien d'autres jeux de mots avec quête, mais je vais m'faire taper sur les doigts, on est quand même le jour du Seigneur ...)"

Ecrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Justement! Allez-y!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

(J'avais bien d'autres jeux de mots avec quête, mais je vais m'faire taper sur les doigts, on est quand même le jour du Seigneur ...)
Ecrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Allons-y quand même car grande est Sa miséricorde.
Donc : quéquette, bistouquette, poil à la tête et à la foufounette !

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Chevreuil et Catmano, je vous propose un concours : sur le prochain projet en 10 pages et 4 exemplaires qu'on vous demande de remplir, essayez de placer le plus grand nombre de fois : "savoir lire, écrire, compter, calculer". Je vais rechercher mon score personnel. Le perdant paie l'apéro. S'il y a d'autres candidats je prends les inscriptions ! (pas trop quand même, on ne veut pas ruiner le perdant...).

Écrit par : Pascal | 08 mars 2009

Chevreuil et Catmano, je vous propose un concours : sur le prochain projet en 10 pages et 4 exemplaires qu'on vous demande de remplir, essayez de placer le plus grand nombre de fois : "savoir lire, écrire, compter, calculer". Je vais rechercher mon score personnel. Le perdant paie l'apéro. S'il y a d'autres candidats je prends les inscriptions ! (pas trop quand même, on ne veut pas ruiner le perdant...).

Ecrit par : Pascal | 08 mars 2009

Tope là !

Écrit par : catmano | 08 mars 2009

Tout est vrai, en effet, dans le cas Vigny. Mais Guillemin n’est pas un auteur très sympathique. Il lui arrive de se plaire à laisser une image assez pathétique de nos gloires littéraires : à le lire, Musset était un alcoolique pleurnichard , Sand une folle du c….qui se faisait passer pour frigide afin de donner le change etc.

Écrit par : uncertain | 08 mars 2009

Etre pris en otage (et nourri) par des producteurs de Kouign amann en colère (mais pas contre moi !)...Un rêve pour le gourmand que je suis, avec une bolée de cidre de la Forêt-Fouesnant pour faire descendre (du demi-sec, de préférence).

Ecrit par Robin

Hum ! M'est avis qu'à ce régime-là, même gourmand, vous demanderiez grâce au bout de quarante-huit heures ! NOZ VAT, Robin, ur wech all.

Ecrit par : Chevreuil | 07 mars 2009

Vous avez raison, Chevreuil, il ne faut pas abuser des bonnes choses ! "Utor, sed non abutor."...Quoique, comme disait je ne sais plus quel poète anglais : "One can not tell it is enough until he knows it is too much." (ou quelque chose comme ça) "On ne peut pas savoir si c'est assez tant qu'on ne sait pas si c'est trop." (?)

Écrit par : Robin | 08 mars 2009

Justement! Allez-y!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

Allons-y quand même car grande est Sa miséricorde.
Donc : quéquette, bistouquette, poil à la tête et à la foufounette !

Ecrit par : Guy Morel | 08 mars 2009


Ne me tentez pas, Christophe et Guy, ne me tentez pas !!! Ou je ne réponds plus de rien !

Pascal, ça aurait été tout aussi amusant d'essayer d'insérer dans le Projet d'école (10 pages et 4 exemplaires, oh putain !) la liste de mots proposée par Guy Morel, n'est-il pas ?
Exemple : "Les indicateurs de réussite permettent de donner une meilleure définition des acquis-quête de sens et des acqui-quête de cohérence, etc..."
Et voilà ! Moi j'voulais pasl'dire, M'sieur Brighelli, mais c'est eux qui m'y ont poussé ! Et pis c'est vous aussi, avec vos histoires d'escargots-prof, c'est pô juste !

Écrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Mon cher Uncertain, dans le cas de Sand (et de quelques autres), être une folle du cul, comme vous dites, n'empêche pas d'être frigide. Relisez Gamiani, où Musset, qui tout alcoolique qu'il fut effectivement s'y connaissait en femmes, a décrit les comportements de sa maîtresse. Acharnée — et incapable de jouir.
Pardon pour les dames qui passent par ici. Mais c'est ça aussi, la littérature…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2009

D'accord sur Guillemin. je crois me rappeler qu'il s'est aussi attaqué à Gide, avec une acrimonie aussi venimeuse qu'injustifiée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

D'accord sur Guillemin. je crois me rappeler qu'il s'est aussi attaqué à Gide, avec une acrimonie aussi venimeuse qu'injustifiée.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Guillemin, avec ses défauts, est l'un des derniers critiques de haut-vol que nous ayons eu.

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

@ Sylvie Huguet
Biblio de Guillemin.
http://pagespro-orange.fr/darreau.com/GUILLEMIN/bibliographie.html

Rien sur Gide à première vue.

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Pardon pour les dames qui passent par ici. Mais c'est ça aussi, la littérature…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 mars 2009

Lits et ratures, non ?

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

"D'accord sur Guillemin. je crois me rappeler qu'il s'est aussi attaqué à Gide, avec une acrimonie aussi venimeuse qu'injustifiée.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Guillemin, avec ses défauts, est l'un des derniers critiques de haut-vol que nous ayons eu."

Ecrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Ce n'est pas lui, qui avait écrit un "Napoléon tel quel" assez savoureux, parce qu'assez sévère... Je crois me souvenir avoir lu ça, mais j'étais assez jeune...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

On s'est "croisé", avec Guy... Mais ma mémoire ne me trompait pas...
Merci pour le lien, en tous cas!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

"Mais c'est ça aussi, la littérature…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2009

Ben heureusement!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

Lits et ratures, non ?

Ecrit par : Guy Morel | 08 mars 2009
Ne dit-on pas plutôt ratages ?

Écrit par : catmano | 08 mars 2009

Lits et ratures, non ?

Ecrit par : Guy Morel | 08 mars 2009
Ne dit-on pas plutôt ratages ?
Ecrit par : catmano | 08 mars 2009
Faut pas exagérer : des fois, ça marche !
Contrairement à ce que dit la mère Michèle, la chandelle n'est pas toujours morte pendant que chez la voisine on bat le briquet.
On apprend toujours cela aux gamins ? C'est une honte !

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Morel n'a pas tort, sur Vigny. Je me souviens d'une Anthologie XIXème siècle (je m'en souviens d'autant mieux que je l'avais co-écrite) où l'on citait les lettres de dénonciation de Vigny à la police impériale, pour faire arrêter ou au moins révoquer les instituteurs socialistes…

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2009
Et celui-là ? Il a fait quoi, comme travail ?
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure


Guillaume Apollinaire (1880 - 1918

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

"Je m'ennuie aux conseils d'école." A qui le dites-vous !
Et je ne peux même pas me défiler !


Ecrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Mais c'est pour tout le monde pareil ! Vous croyez que je m'amuse quand je passe quatre heures à vaciner, sur ordre du Ministère, à mon corps défendant, des brebis contre la FCO, alors que je ne suis même pas fonctionnaire ?
En plus, si je dis que j'en ai plein le dos, c'est autant au propre qu'au figuré.
Quant au niveau de décibels, il est très largement supérieur à celui d'une cour de récréation.
Quand 500 agneaux réclament leur mères respectives à grands coups de bêlements, c'est un vacarme infernal.
Mais, ça, vous vous en contrefichez ! Il ne s'agit pas de vous apitoyer sur ma petite souffrance personnelle mais de savoir où vont vos impôts.
Vous allez vous lamentant, sans sortir le nez de votre petit tunnel, persuadés que vous êtes seules victimes d'un monde qui, en réalité, marche sur la tête pour tous.
Vous avez une mentalité de taupes ou de lombrics.
Trois ans que je viens ici et vous continuez à penser que vétérinaire= aimer les animaux !
Si j'étais aussi butée que vous, je dirais "prof=aimer les enfants".

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

Encore une pirouette de Pécresse concernant la masterisation, à l'instant, sur "dimanche plus".

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

Merci à Guy Morel pour la bibliographie. Apparemment, Guillemin a parlé de Gide dans A vrai dire. Je crois avoir lu ça quand je travaillais à mon mémoire de maîtrise, sur Gide, justement.

Pour dobolino :

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t-en
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

Apollinaire

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Erratum : j'ai oublié un vers :
J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t-en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Mais c'est pour tout le monde pareil ! Vous croyez que je m'amuse quand je passe quatre heures à vaciner, sur ordre du Ministère, à mon corps défendant, des brebis contre la FCO, alors que je ne suis même pas fonctionnaire ?

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2009


Bassiner à son corps défendant des brebis galeuses et bêleuses (les profs fonctionnaires): c'est amusant et tellement charmant!

Écrit par : David | 08 mars 2009

Je crois avoir lu ça quand je travaillais à mon mémoire de maîtrise, sur Gide, justement.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009
Alors vous connaissez "Souvenirs de la cour d'assises".

J'aime beaucoup ce texte.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Encore des apprenants qui construisent eux-même leur propres savoir parce qu'ils le valent bien. Extrait du site de France-Info :


L’accident du RER : que faisaient les supporters sur les voies ?
France Info - 12:59


Deux morts - des jeunes de 10 et 17 ans - onze blessés dont trois graves. C’est le bilan d’un dramatique accident qui s’est produit hier soir à proximité du Stade de France. Les victimes, des supporters du club de Lille ont emprunté le pont de la voie ferrée qui enjambe un canal - une zone technique interdite au public - peut-être pour rejoindre leur car.

Écrit par : Manu | 08 mars 2009

Le plus drôle, c'est que dans les "vidéos similaires" que propose YouTube à partir de celle à laquelle nous renvoie Alfred, il y a un truc qui s'intitule "paranoïa survivor"… Je n'ai pas regardé mais ça mériterait d'être un truc sur les profs…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2009

J'ai été voir : c'est une "performance" de DDR, sorte de jeu électronique qui se joue avec les mains et les pieds sur un tapis roulant, et qui permet in fine de faire de la gym. Les japonais raffolent de ce genre de truc : technologique, cher, perfectionné, il permet d'associer 2 plaisirs en un (jeu + sport) tout en évitant d'aller gambader dehors (la nature est parfois peu accesssible dans les mégalopoles du Japon : il n'est pas toujours possible d'aller faire un jogging dans la forêt ).

Écrit par : Manu | 08 mars 2009

La réforme de la formation des enseignants entrera en vigueur en 2009-2010, maintient le gouvernement

Le gouvernement maintient l'entrée en vigueur de la réforme de la formation des enseignants à l'année 2009-2010, affirment les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse dans une lettre adressée à la Conférence des présidents d'universités (CPU) dont l'AFP a eu copie vendredi.
Le 19 février, la CPU, dont le bureau a réclamé, en vain jusqu'ici le report d'un an de cette réforme, avait demandé au gouvernement des réponses précises sur plusieurs points.
La réforme prévoit que les futurs enseignants des écoles, collèges et lycées soient recrutés au niveau master (Bac + 5) et donc que leur formation soit confiée aux universités (et non plus aux IUFM, instituts de formation des maîtres).
Dans leur lettre, envoyée mercredi, les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur affirment que cette réforme "entrera en vigueur dès l'année universitaire 2009-2010".
Pour l'accompagner, "une commission de concertation et de suivi permanent sera constituée et coprésidée par un recteur et un président d'université", qui commenceront leur mission "dès le 16 mars".
Celle-ci fera des "recommandations" sur les conditions de sa mise en oeuvre et "consultera régulièrement les organisations représentatives".
La lettre précise que la première année d'exercice, les jeunes enseignants bénéficieront d'un "tutorat" et d'une "formation continue renforcée", permettant de "fortifier leurs connaissances disciplinaires ou professionnelles".
A ce sujet, des consultations entre le ministère de l'Education et les organisations professionnelles vont "prochainement" s'ouvrir.
Des précisions sont aussi apportées sur les stages : en master 1, les étudiants bénéficieront de stages d'observation ou de pratique accompagnée dans la limite de 108 heures et pourront avoir, en master 2, des stages en responsabilité jusqu'à un maximum de 108 heures.
Vendredi, trois syndicats ayant négocié avec Mme Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs ont estimé que tant que la question sur ce dossier n'aura pas été réglée - ils demandent aussi le report d'un an de sa mise en oeuvre - une sortie de crise dans les universités n'est pas possible.

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

"Et si vous allez dans son château des Charentes, qui fait musée du pur esprit Vigny, vous trouverez de jolies lettres du poète à son régisseur, lui demandant de ne pas envoyer de cognac à Paris (c'était un producteur important) afin de créer une pénurie qui ferait monter les prix."

Le chateau a également des vignes et des propriétaires adorables, où l'on fait de très bonnes dégustations !

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

Dans la même veine que la blague de l'escargot, j'utilise bien celle-ci :

Un lapin aveugle et un serpent aveugle avancent dans la forêt. Tout à coup, ils se rentrent dedans ;
– Excuse-moi, fait le lapin, je suis aveugle, c'est pour ça que je t'ai bousculé !
– Pareil pour moi, dit le serpent, désolé !
Le lapin réfléchit un moment et dit :
– En fait, c'est bien tombé ; figure-toi que je ne sais même pas quel animal je suis : je ne me suis jamais vu et tu es le premier animal avec qui je parle. Qu'en dis-tu : si on se touchait mutuellement pour savoir à quelle espèce on appartient ?
– D'accord, fait le serpent, je commence !
Le serpent fait le tour du lapin en le frôlant et dit :
– Voyons ; tu as une fourrure de lapin, des oreilles de lapin, une petite queue de lapin : tu dois être un lapin !
– Bon, à moi, répond le lapin.
Le lapin sautille un moment autour du serpent et finit par dire :
– Tu es froid, rampant et ta langue est fourchue : tu es probablement un inspecteur !

Écrit par : sanjuro | 08 mars 2009

Ah, merci Alfred ça fait plaisir ! En effet, sur French Carcan on aime les profs, vous pouvez continuer de voter pour Besancenot notre amour est indéfectible.


Ecrit par : Marie-Laure | 08 mars 2009

On ne doit pas être trés nombreux à voter Besancenot sur ce blog (peut-être Gauchiste de Colmar ? Et encore, ça n'est même pas sûr. Y'aurait bien Péchin-Truc-Machin, mais il est rentré à la crèche après nous avoir dit la Vérité. Pour ceux qui se souviennent : JPB est méchant parce qu'il a des moustaches, entres autres arguments-chocs).

Écrit par : Manu | 08 mars 2009

Mais, ça, vous vous en contrefichez ! Il ne s'agit pas de vous apitoyer sur ma petite souffrance personnelle mais de savoir où vont vos impôts.
Vous allez vous lamentant, sans sortir le nez de votre petit tunnel, persuadés que vous êtes seules victimes d'un monde qui, en réalité, marche sur la tête pour tous.
Vous avez une mentalité de taupes ou de lombrics.
Trois ans que je viens ici et vous continuez à penser que vétérinaire= aimer les animaux !

Ecrit par : Dobolino

Eh bè ! J'ai jamais dit ça, moi ! Pourquoi le prenez-vous comme ça ?

D'où sortez-vous que j'adopte la position de victime ?
A part avoir dit (une fois) que je m'emm.. dans les conseils d'école, je vous mets au défi trouver un autre post ou je me plains de mon boulot.

Et puis qu'avez-vous contre les taupes et les lombrics ? Ils font leur part de boulot eux aussi !!!

Écrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Denis Diderot en 1777: "Instruire une Nation c'est la civiliser, y éteindre les connaissances c'est la ramener à l'état primitif de la barbarie".

On y vient, on y vient !

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

Et puis qu'avez-vous contre les taupes et les lombrics ? Ils font leur part de boulot eux aussi !!!
Ecrit par : Chevreuil | 08 mars 2009
Je ne sais pas pour le boulot, mais pour l'utilité pas de doutes. Les lombrics - qui constituent la part la plus importante de la bio-masse animale disponible : 2 tonnes 5 à l'hectare, si mes souvenirs sont bons - sont indispensables à la bonne santé des bactéries qui dégradent l'azote en molécules assimilables ( j'ai bon Dobolino ?). Quant aux taupes, elles activent le mouvement des lombrics, en bouffant au passage les plus lents.

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Je m'ennuie aux conseils d'école. Ce qui pourrait être résolu en 2 ou 3 mn prend 2 h et franchement je m'...


Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 mars 2009

c'est une des tares les plus visibles du pédagogisme : le fait de délayer sans cesse pour donner l'impression que l'on avance alors que l'on fait du sur-place et que l'on travaille alors que l'on fait du vent.

Ainsi, il était autrefois évident qu'un élève devait savoir lire à la fin du CP. Depuis que les pédagos ont fait table rase, notamment à travers Foucambert (à vérifier), l'élève put "aller à son rythme" et l'apprentissage de la lecture de s'étaler progressivement sur toute la scolarité du primaire et parfois largement au-delà.

Aujourd'hui le "progrès" aidant, je me retrouve en prépa agrégation avec certains étudiants ne maîtrisant que trés difficilement l'usage de la langue (notamment à l'oral). Ils sont souvent d'excellents musiciens, mais des épreuves comme celle de "la grande leçon" (sorte de concours d'érudition dans lequel il faut exposer une problématique pendant 30 minutes devant un jury de spécialistes) ne leur est tout simplement pas accessible faute de vocabulaire et de tout simplement savoir construire une phrase en Français.


J'ai souvent retrouvé cet étalement du "travail" dans des réunions interminables et creuses avec certains personnels de direction. Même symptôme : plusieurs heures gonflées de jargon pédago-libéral sauce idéologie d'entreprise à 2 balles matinée de Meirieuseries pour ne rien dire ou pas pas grand chose. Le but étant manifestement pour le principal de l'époque de se donner l'impression d'exister. Chimères que tout cela...

Écrit par : Manu | 08 mars 2009

Trois ans que je viens ici et vous continuez à penser que vétérinaire= aimer les animaux !

Ecrit par : Dobolino

En tout cas, d'après ce que vous dites, certains chiens vous aiment bien, eux.

Écrit par : Manu | 08 mars 2009

C'est Gilles Douillet qui arrive derrière Gilbert Montagné, qui lui met les mains sur les oreilles en lui demandant: "coucou, qui c'est?"
Gilbert Montagné... Le seul aveugle qui vous fait regretter de ne pas être sourd.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

à Guy Morel

Je crois bien avoir lu de A jusqu'à Z tout ce que Gide a pu écrire, dont, bien sûr, les Souvenirs de la cour d'assises. J'ai avalé en particulier les 1700 pages (environ) de son Journal. Mais je crois que c'est Paludes qui reste mon texte préféré

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

"Je crois bien avoir lu de A jusqu'à Z tout ce que Gide a pu écrire"

Même le Ramier ? Il est resté longtemps inédit.

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

@ André Gide et Léon Blum ; La Princesse de Clèves et l'hôte de l'Élysée.
Il fut récemment question, ici et sur les places publiques, de La Princesse de Clèves et des propos tenus précédemment par l'hôte actuel de l'Élysée sur l'inutilité pour une guichetière recrutée par L'État de connaître ce roman.
Je n'ajouterai rien à ce qui a déjà dit sur ce sujet. Mais il n'est peut-être pas superflu, histoire de prendre un peu de recul sur l'actualité, de consulter un texte écrit en 1897 par quelqu'un qui allait devenir quelques années plus tard président du Conseil.
http://www.gidiana.net/articles/GideDetail1.5.12.htm

Écrit par : Guy Morel | 08 mars 2009

Merci pour votre texte, Sanseverina. Je n'ai pas vécu une telle expérience, mais il y a quelques jours, avec mes collègues d'anglais, nous discutions. Une TZR nous parlait de son expérience en ZEP. Elle avait été un peu choqué de voir à quel points ses élèves... mangeaient ! A chaque pause, chaque récré, des orgies de gâteaux, bonbons, chips. Malbouffe et obésité. Un jour, elle leur demanda "Mais pourquoi vous mangez autant?". Ils répondirent "bah parce qu'on a faim, m'dame".

J'ai glissé, naïvement, la remarque suivante : "et si, pour combler cette faim, on les nourissait de savoirs ?"

On m'a ri au nez.

Écrit par : dickens | 08 mars 2009

Réponse capitaliste : Voilà un marché intéressant : vendons des bonbons dans les collèges

Réponse médicale : C'est mauvais pour les dents et pour le ventre ; j'espère qu'ils font du sport après.

Réponse pédagogiste : Ne serait-ce pas le moment de leur faire étudier Charlie et la chocolaterie ?

Réponse aristocratique : Des chips ? Qu'on leur donne plutôt de la brioche !

Réponse gastronomique : et si on leur donnait une sauce à la menthe et à l'essence de rose pour tremper leurs chips ?

Réponse de Pintade : il faut en discuter avec les partenaires sociaux.

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

Guy, c'est accablant, votre texte.

Il est très beau, et ça déprime.

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

Excellent Jeremy, merci pour votre bonne touche d'esprit; la veille d'une épreuve de CAPES ça fait du bien.

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 08 mars 2009

Ah non, je ne connais pas le Ramier.
Très beau texte de Léon Blum, pertinent, d'un jugement très sûr.
Gide et Blum étaient de la même génération, et se connaissaient bien. Dans son Journal, Gide écrit "Léon Blum, pour qui mon estime (et pourquoi ne pas dire "mon admiration") n'ont fait que croître depuis le long temps que dure notre amitié" (8 janvier 1948)

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Ah, Sylvie, je suis content d'avoir complété un tout petit peu votre connaissance de Gide :)

Le Journal, il faut le lire en Pleiade, j'imagine ?

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

Le Journal remplit un volume et demi de la Pleiade, le reste étant occupé par Si le grain ne meurt et d'autres écrits intimes.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2009

Jeremy, vous surestimez largement la réponse des pédagols ! Plutôt qu'étudier un livre, même de Roald Dahl, ils organiseront une sortie pédagogique à l'usine Haribo...

Écrit par : dickens | 08 mars 2009

Est-ce que quelqu'un a des nouvelles de Roger Felts ? Sur son blog il n'y en a pas. JP Brighelli ou F. Guichard peuvent-ils nous en donner ?

Écrit par : Marika | 08 mars 2009

J'ai finalement trouvé cela plus dur qu'un affrontement avec les élèves difficiles.
L'impression que c'est vrai, que tout est bien foutu, et qu'on a perdu, vraiment. Envie de donner ma démission, pour de bon, cette fois.

Ecrit par : Sanseverina | 07 mars 2009

Démissionner? Pour faire quoi d'autre?
Il vaut mieux adopter la stratégie du moindre effort: "Une classe ne veut rien faire, rechigne à prendre des notes, à apprendre ses leçons, ne s'intéresse à rien de ce qu'on lui propose (j'ai une 3ème gratinée, à cet égard), eh bien, on s'alignera sur elle. Donc, lecture du manuel à longueur d'heures (les leçons de langue et celles de grammaire, puis exercices écrits, et l'heure passe...). Puisqu'ils ne veulent pas de "mes" explications de la grammaire, ils se contenteront de celles , incompréhensibles, du livre. Et comme les parents n'en ont rien à cirer, au moins le livre fera illusion!"
Petite précision: il se trouve que les trois classes de français que j'ai cette année (5ème, 4ème, 3ème), contiennent toutes une bonne demi-douzaine de perturbateurs actifs, incultes et résolus à le rester. Avec la présence de tels crétins dans une classe, il est impossible de faire cours dans la détente et dans une atmosphère agréable, et au bout du compte gentille, comme j'en avais l'habitude jusqu'à l'an dernier - j'en témoignais sur ce blog, d'ailleurs. L'expérience est donc nouvelle pour moi. Comme je l'ai expliqué ici également, la bêtise, la démagogie, la mollesse et l'incompétence cosmiques de la principale sont la cause de cette dégradation soudaine de l'ensemble du collège. L'abcès a cocoté pendant quelques années, puis il a fini par éclater.
Cette année, ou ce qui en reste, il faut "faire avec", en espérant qu'une fois cette nullité stupide et antipathique à la retraite, le prochain principal saura rétablir une atmosphère de sérieux et de travail en neutralisant efficacement dès le début de l'année les perturbateurs. Sur la vingtaine de classes que compte mon collège, il y en a trois ou quatre d'agréables, c'est-à-dire de relativement sérieuses et motivées ou motivables. Toutes les autres sont pourries par la présence des crétins susdits. Si c'est effectivement dommage pour les quelques élèves sérieux qui ont le malheur de s'y trouver et d'y perdre leur temps, qu'ils s'en prennent au chef d'établissement!
Donc, cette année du moins, Sanseverina, un seul objectif quand on a l'une de ces classes ou quand on est dans un collège de merde comme celui que vous évoquez: s'y investir le minimum en songeant que le 30 juin, c'est demain, et avoir à côté cinquante mille occupations diverses que nous permettent les immenses loisirs liés à notre statut et que la Pintade voudrait bien nous ôter ( musique, peinture, cours de danse, ski, etc...)!

Écrit par : Jean | 08 mars 2009

Je pense que, pour inciter les enfants de milieu modeste à poursuivre des études longues, le rôle de l'instituteur était primordial. Mon père, directeur d'une école de campagne, faisait 'des pieds et des mains" pour persuader les parents (petits paysans ou ouvriers en majorité) de'envoyer leurs enfants en 6e. Ce n'était pas toujours facile, il leur rendait visite, remplissait les dossiers de bourses, etc.
En revanche, certains camarades de fac m'ont parlé des réticences de leurs instits à les envoyer au lycée. Certains nourrissaient des préjugés vis à vis des profs du secondaire "qui n'avaient pas la pédagogie".

Ecrit par : retraitée | 07 mars 2009
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Tout à fait d'accord avec vous, Retraitée !
JPB a écrit, dans le présent sujet de discussion, qu'il n'y a jamais eu d' "âge d'or" de l'enseignement. Pour décider s'il a raison ou non, il faudrait définir ce que serait (ou a pu être) un âge d'or.
Je propose ceci : une époque où des enfants issus de milieux plus que modestes, des milieux pauvres, incultes, ignorants, plongés dans l'obscurantisme - ce que j'ai été -, parviendraient à apprendre à lire et écrire et compter et à faire de bonnes études secondaires avec le seul enseignement reçu à l'école (puisqu'ils n'auraient rien à attendre, en fait d'aide intellectuelle, de leurs parents).
Maintenant, une telle époque a-t-elle existé ?
Selon moi, oui ! En 1945, quand je suis entré au CP, à cinq ans (et non six). En 1951, après six années d'école primaire, (dont la dernière en "classe de certificat d'études primaires", une espèce de "cours moyen supérieur", dont le niveau était plus élevé que celui de CM2), je suis entré en sixième après passage de l'examen, et avec une bourse d'état en raison de mon bon rang à l'examen.
L'enseignement secondaire ne m'a pas posé de problème. Après un temps d'adaptation de quelques semaines, j'ai suivi sans peine l'enseignement des professeurs qui, certes, était très différent de celui des instituteurs.
De nos jours, mais aussi depuis 1980 (et peut-être même bien avant), je n'aurais pas réussi ce parcours en raison de la dégradation vertigineuse de l'enseignement.
J'ai déjà dit tout cela sur le blog de JPB, mais il me paraît utile de le redire de temps à autre.
J'ajoute que j'étais loin d'être un élève brillant. Je n'étais qu'un "bon élève". Et je n'étais pas unique en mon genre : j'ai vu certains de mes camarades issus du même milieu que le mien (père mineur de fond ignorant) briller au lycée, et d'autres faire moins bien que moi.
De nos jours, seul un génie réussirait ses études sans aide parentale ou cours particuliers, surtout en étant issu d'un milieu défavorisé à tous égards.

Écrit par : Francis Penin | 08 mars 2009

"Donc, cette année du moins, Sanseverina, un seul objectif quand on a l'une de ces classes ou quand on est dans un collège de merde comme celui que vous évoquez: s'y investir le minimum en songeant que le 30 juin, c'est demain."

Oui, Jean, sauf que ça empire. On veut nous faire croire que chaque établissement à problèmes est une exception. Que chaque année est une exception. Mais c'est de la poudre aux yeux.

Ce que vous êtes obligé de tolérer en ce moment, et que vous n'auriez jamais toléré il y a cinq ans, va devenir la règle dans quelques années.

Et vous imaginez, quand ces élèves vont devenir des "citoyens autonomes" ?

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

Les dernières nouvelles de RF remontent à trois ou quatre jours, via son épouse. Il devait être transporté dans une clinique pour se requinquer, tant que faire se peut. À part ça, il mange fort peu, et s'est pas mal affaibli. Sinon, tout à fait conscient, et apparemment revenu à de meilleurs sentiments. mais la convalescence, si elle va à son terme, sera longue.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mars 2009

Merci JPB, mais qu'entendez-vous par " apparemment revenu à de meilleurs sentiments" ? Et pourquoi cette inquiétante formule "la convalescence, si elle va à son terme" ? Cela signifie-t-il que ses jours sont en danger ?

Écrit par : Marika | 08 mars 2009

Jean-Paul, c'est vous, le tatoueur de Jean-Paul Cluzel, (sur le site de "l'obs"?

http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/vite-vu/articles/jean-paul-cluzel-catcheur-dans-un-calendrier-de-tatoueur

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2009

En direct sur TF1 : reportage sur l'éducation : un gamin de huit ans qui dit : "Je mordais la maîtresse et la directrice".

Et dans l'internat idéal qui est présenté, l'élève de huit ans saute dans les bras de l'instittutrice, qui n'a rien demandé et qui est bien embarassée par ce grand gaillard.

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

c'est une des tares les plus visibles du pédagogisme : le fait de délayer sans cesse pour donner l'impression que l'on avance alors que l'on fait du sur-place et que l'on travaille alors que l'on fait du vent.

Ecrit par : Manu | 08 mars 2009

Nous aussi ! C'est tout pareil partout.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

Réponse capitaliste : Voilà un marché intéressant : vendons des bonbons dans les collèges

Réponse médicale : C'est mauvais pour les dents et pour le ventre ; j'espère qu'ils font du sport après.

Réponse pédagogiste : Ne serait-ce pas le moment de leur faire étudier Charlie et la chocolaterie ?

Réponse aristocratique : Des chips ? Qu'on leur donne plutôt de la brioche !

Réponse gastronomique : et si on leur donnait une sauce à la menthe et à l'essence de rose pour tremper leurs chips ?

Réponse de Pintade : il faut en discuter avec les partenaires sociaux.

Ecrit par : Jeremy | 08 mars 2009
Réponse répressive:
Article 4 du règlement intérieur: il est interdit de consommer aliments ou boissons à l'intéreur de l'enceinte scolaire. Toute infraction sera puni d'une observation niveau 2 qui entrera en compte dans le note de vie scolaire. A la deuxième infraction, l'élève sera enfermé au cachot, au pain sec et à l'eau durant trois jours.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

D'ailleurs, ce sera facile à comprendre pour les élèves puisqu'à Disneyland il est interdit de consommer dans l'enceinte du parc d'attraction des nourriures qui ont été achetées à l'extérieur.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

Si c'est effectivement dommage pour les quelques élèves sérieux qui ont le malheur de s'y trouver et d'y perdre leur temps, qu'ils s'en prennent au chef d'établissement!

Ecrit par : Jean | 08 mars 2009

Si vous croyez qu'ils obtiendront une meilleur réponse que vous, vous présumez de leur pouvoir !
Le seul moyen pour tous, c'est "courage, fuyons" et la fuite n'est pas plus facile pour les élèves que pour les profs, d'autant plus que, comme le souligne Jérémy, la situation se gangrène partout. Il n'y a guère de collèges ou lycées dont la réputation ne soit déplorable.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

"Le seul moyen pour tous, c'est "courage, fuyons" et la fuite n'est pas plus facile pour les élèves que pour les profs, d'autant plus que, comme le souligne Jérémy, la situation se gangrène partout. Il n'y a guère de collèges ou lycées dont la réputation ne soit déplorable."

Et vous vous rendez compte : un gamin de huit ans qui mord sa maîtresse et sa directrice, et qui le dit tout fier sur TF1 à 20h... De plus, je ne vous dis pas le niveau supposé des copies que je suis en train de corriger, et leur niveau réel : vous déprimeriez pour la semaine.

Je maudis jusqu'à la dernière génération les cons qui ont déclaré qu'il ne fallait plus étudier grammaire / vocabulaire / expression, les ravages sont franchement terribles.

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

De plus, je ne vous dis pas le niveau supposé des copies que je suis en train de corriger, et leur niveau réel : vous déprimeriez pour la semaine.

Je maudis jusqu'à la dernière génération les cons qui ont déclaré qu'il ne fallait plus étudier grammaire / vocabulaire / expression, les ravages sont franchement terribles.

Ecrit par : Jeremy | 08 mars 2009

C'est pour ça que j'en reviens à ma question d'il y a quelques jours. Il ne me paraît pas possible qu'une telle destruction de l'enseignement soit l'effet du hasard (ou de la société), que tous les commensaux de Sarkozy hautement antipathiques que l'on nous énumérés ici (Forestier, Thélot, and co) poursuivent "par hasard" le même but, que le Président de la République en soit "par hasard" le chef d'orchestre et que Darcos se soit rallié "par hasard" à une telle doctrine. Donc, je me demande (et je demande) d'où vient ladite doctrine, qui paraît assez puissante pour balayer tout ce qui essaie de s'y opposer, quels sont ses inspirateurs et quelles sont leurs intentions. Jérémy m'a déjà répondu ici que c'était le "pédagogisme". A quoi j'objecte que le "pédagogisme" n'est pas une doctrine politique. Et je reste sur ma faim...

Écrit par : Jean | 08 mars 2009

Tenez, mon bon Jeremy, un brevet blanc (donc niveau 3°)dans un collège non ZEP (mais précédé d'une école d'application très cool)
"Se soir là je décrie ma vie dans se petit village dans mon petit carnet. Peu de temps après mon arrivé dans la petite maison du parc du chateaux ou je vivais. Cette maison respiré, je vivais bien là-bas. le village ou je vivais était agréable même si pas beaucoup de monde y venait, il était bien, les villageois eux était d'une gentilesse incomparable. Tandis que moi je travailler dans une école,Dans ce petit village avec des élèves gentil parfois stupéfé par rapport à moi, mais gentil."
Une autre:
"Le lendemain, direction l'école. Quand je suis arrivais, la cour de récréation n'était pas pleine, il n'y avait pas beaucoup d'enfants. les autres maîtresses, mon indiquées ma classe. je fît entrer les élèves en classe, je me présenta à la classe. La journée passerent, je rentrais le soir et je m'allongais sur le canapé."
NB: et encore, ils se sont appliqués parce que c'est un examen!!!
Et dans la même classe, il y en a qui jonglent avec les arguments de Pangloss et ramassent 20 en dictée (de longueur double de celle du brevet).
À bas le collège unique!

Écrit par : Cunégonde | 08 mars 2009

Je maudis jusqu'à la dernière génération les cons qui ont déclaré qu'il ne fallait plus étudier grammaire / vocabulaire / expression, les ravages sont franchement terribles.

Ecrit par : Jeremy | 08 mars 2009
Moi aussi !
Et pire encore !
J'ai refait un petit tour sur néoprofs.
Le soleil se couche encore assez tôt.

Écrit par : dobolino | 08 mars 2009

Il ne me paraît pas possible qu'une telle destruction de l'enseignement soit l'effet du hasard (ou de la société), que (…) Darcos se soit rallié "par hasard" à une telle doctrine. Donc, je me demande (et je demande) d'où vient ladite doctrine, qui paraît assez puissante pour balayer tout ce qui essaie de s'y opposer, quels sont ses inspirateurs et quelles sont leurs intentions. Jérémy m'a déjà répondu ici que c'était le "pédagogisme". A quoi j'objecte que le "pédagogisme" n'est pas une doctrine politique. Et je reste sur ma faim...

Ecrit par : Jean | 08 mars 2009

Pour moi, Jean, les choses sont simples : la république a eu un temps besoin d'instaurer une promotion sociale efficace
- pour convertir au nouveau régime une plus grande partie de la population sous Ferry,
- pour faire face aux besoins de formation lors de l'industrialisation au début du XXème siècle.

Aujourd'hui, les élites se rendent compte que l'ascenseur social fonctionne TROP BIEN grâce à l'école, et ont décidé de le briser.

À droite, parce qu'ils espèrent que cela va créer un marché, à gauche parce que cela coûte peu cher et qu'on peut habiller cela facilement de rhétorique libertaire, et dans les deux camps pour limiter la concurrence face à leurs propres rejetons.
Et en plus, on se donne le beau rôle de celui qui bouleverse les conservatismes, qui va de l'avant, qui veut "faire bouger les choses" faire des réformes, etc.

C'est uniquement pour cela que la Pimprenelle du Poitou a parlé des 35 h dans l'établissement, par exemple : elle croyait que ça ferait moderne, que les "pitits nenfants" auraient plus de papas et de mamans sous la main... elle y a perdu l'élection, cette conne : bien fait pour sa gueule.

Darcos, lui, est favorable au privé, c'est clair. Il doit faire des économies, et ne pas enseigner coûte moins cher que le contraire. En plus, on peut recruter des tacherons, alors que sinon il faut des profs qualifiés qui râlent si on ne les paie pas assez.

Pensez aussi que les jeunes qualifiés pourraient réclamer des postes en rapport (et des salaires) avec leur qualification, si on le leur faisait pas bien comprendre que leur diplôme ne vaut rien.

Je simplifie à peine ; est-ce que ça n'est pas crédible, en l'état ?

Écrit par : sanjuro | 08 mars 2009

"je me demande (et je demande) d'où vient ladite doctrine, qui paraît assez puissante pour balayer tout ce qui essaie de s'y opposer, quels sont ses inspirateurs et quelles sont leurs intentions. Jérémy m'a déjà répondu ici que c'était le "pédagogisme".
Ecrit par : Jean

Non non, Jean, je n'ai jamais dit que c'était le pédagogisme. D'ailleurs, je suis d'accord avec Guy Morel : ces gens-là (Meirieu, Blanquer, Weinland, Nembrini, Armand...) ont détruit la vraie pédagogie.

Ce que je vous ai dit, c'est que ce n'est pas "l'Europe". Ni même "Bruxelles". Ce sont des gens en chair et en os qui ont fait ça (les sus-nommés) et s'il y a un système, une pensée qui dirige tout ça, c'est peut-être l'OCDE (le copain d'un copain y est allé : il paraît qu'on y gagne bien et qu'on y fout que dalle, mais que les services se détestent les uns les autres), mais pas l'Europe en elle-même. Après, il y a des cons dans différentes commissions, mais ce sont les personnes qui inspirent et écrivent les directives qui sont responsables, pas "le système" - ce serait leur faire trop d'honneur que de les dédouanner au nom d'une nébuleuse obscure. Les trous noirs ont bon dos ! (si je puis me permettre...)

"Et dans la même classe, il y en a qui jonglent avec les arguments de Pangloss et ramassent 20 en dictée (de longueur double de celle du brevet)."
Ecrit par : Cunégonde | 08 mars 2009

Ah, il en reste encore ? Purée, j'écume les lieux de mon académie (et d'ailleurs) où je devrais en voir, et je vous assure que je n'en vois pas !

Écrit par : Jeremy | 08 mars 2009

"Le lendemain, direction l'école. Quand je suis arrivais, la cour de récréation n'était pas pleine, il n'y avait pas beaucoup d'enfants. les autres maîtresses, mon indiquées ma classe. je fît entrer les élèves en classe, je me présenta à la classe. La journée passerent, je rentrais le soir et je m'allongais sur le canapé."
NB: et encore, ils se sont appliqués parce que c'est un examen!!!

Ecrit par : Cunégonde | 08 mars 2009

En lisant ce texte, je m'aperçois qu'il est du niveau en orthographe de mes CM2 les plus faibles.
La question est de savoir pourquoi ces enfants en sont encore là. Quel sens pour eux peuvent avoir les tribulations de Candide et les disgressions de Pangloss s'ils en sont à un tel niveau de syntaxe ?
Au fond, qu'est-ce qui peut et qui doit être fait ici et maintenant en direction de ces élèves qui entrent en sixième dans cet état ?

Tout comme Jean, je ne crois pas qu'une telle situation soit le fait du hasard.

La doctrine, Jean ? Le pauvre-petisme !
La volonté de ne pas "mettre en échec" en ne nourrissant pas assez les élèves dès le plus jeune âge, l'absurde opposition entre instruction et épanouissement personnel, et la volonté inconsciente de ne pas creuser les inégalités en ne proposant que des travaux où "tous" puissent réussir. Volonté mortifère à la fois pour l'instruction et pour l'épanouissement personnel, et qui aboutit à envoyer dans le grand bain du secondaire des élèves qui ne savent pas aligner trois brasses.
Ajoutez à ça la démission éducative de nombreux parents, la consommation frénétique de sous-merdes télévisuelles, qui renvoient au fond à la même idéologie, et bientôt les lombrics et les taupes (les vrais, cette fois, Dobolino) qui préparent patiemment depuis des années la décomposition définitive d'une instruction de qualité qui était offerte à tous les enfants du peuple ramasseront la mise. Ils y sont presque arrivés. (manque plus que les EPEP et c'est cuit.)

Écrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

"En lisant ce texte, je m'aperçois qu'il est du niveau en orthographe de mes CM2 les plus faibles."
Ecrit par : Chevreuil.

JE lance une grande idée : que les professeurs aient accès, de manière simple et naturelle, aux résultats et surtout aux copies de TOUS leurs anciens élèves. Voire, et ce serait mieux, de tous les élèves quels qu'ils soient. Que les professeurs des écoles voient ce qu'on fait faire en seconde par exemple, et la manière dont les élèves rédigent. Vous auriez des surprises.

Écrit par : Jeremy | 09 mars 2009

J'aime bien le "pauvre-petisme" et l'analyse de Chevreuil sur la volonté mortifère de donner à tous une réussite bidon. Le pire, c'est que nos pauvres petits ont encore parfois une lueur (en grammaire, ou même à propos de "Candide") et qu'on devine que le corset d'une instruction solide et, oui, autoritaire, les aurait élevés à un bien meilleur niveau: certains, pas très intelligents mais très sérieux, assimilent assez bien des leçons carrées avec formule par coeur, suivies d'exercices nombreux. C'est là qu'on voit dans leur oeil qu'ils ont le sentiment d'avoir réussi eux-mêmes quelque chose. Mais tout cela vient trop tard en 3°.
Quant aux bons élèves, Jeremy, j'en ai, gosses de familles aisées et très attentives; ceux-là explosent quand on leur offre du solide. Tout leur plaît: Emma Bovary, Tite-Live, leur première "dissertation", les relatives et les conjonctives. Ils progressent à toute vitesse et l'écart se creuse avec les autres. (Bon, ils sont quand même bavards et pas parfaits, mais bons vraiment).
J'ai un groupe de 14 latinistes, le bonheur! Même de 4 à 5, on fignole les traductions, on compare les systèmes politiques, on rapproche les légendes, on fait de l'anglais via les racines des mots, etc.
Et puis ailleurs celui qui m'a fait un doigt d'honneur (8 jours d'exclusion) et plusieurs abrutis de 16 ans qui aimeraient bien être dans un garage, ou devant la télé.
A bas le collège unique, disais-je!

Écrit par : Cunégonde | 09 mars 2009

"Quant aux bons élèves, Jeremy, j'en ai, gosses de familles aisées et très attentives; ceux-là explosent quand on leur offre du solide. Tout leur plaît: Emma Bovary, Tite-Live, leur première "dissertation", les relatives et les conjonctives. Ils progressent à toute vitesse et l'écart se creuse avec les autres. (Bon, ils sont quand même bavards et pas parfaits, mais bons vraiment). J'ai un groupe de 14 latinistes, le bonheur! Même de 4 à 5, on fignole les traductions, on compare les systèmes politiques, on rapproche les légendes..."

Oui, remarquez, c'est vrai : j'avais eu en seconde des élèves qui avaient relevé dans un texte qqch que je n'avais pas vu, qui faisaient de très bons commentaires et de bonnes disserts. C'est vrai aussi qu'ils aimaient beaucoup de choses. Mais des classes comme ça, il n'y en a pas beaucoup.

Écrit par : Jeremy | 09 mars 2009

Sanjuro,

J'ai bien aimé l'analyse que vous faites plus haut. En fait, l'échec du système serait la réussite d'un projet d'asservissement. Je crains que vous ne soyez pas loin de la vérité.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 mars 2009

A quoi j'objecte que le "pédagogisme" n'est pas une doctrine politique. Et je reste sur ma faim...

Ecrit par : Jean | 08 mars 2009

Je ne suis pas tout à fait de votre avis, Jean. Selon moi et d'autres, le pédagogisme n'est pas autre chose que l'introduction du capitalisme le plus radical là où il n'a rien a y faire : à l'école.

Alors comme il n'a rien à y faire et que les professeurs et l'administration sont trés majoritairement de gauche, on l'habille en rose concon : "citoyenneté" qui introduisent "des droits" et transforment les élèves en clients exigeants avec tous sauf avec eux-mêmes, divertissement en lieu et place de l'instruction (IDD à la con, etc.), promotion de la délinquance sur critères sociaux (c'est ce que font de nombreux CPE), délégitimation du savoir sous prétexte qu'il transmettrait les valeurs de la bourgeoisie (c'est le travail d'un Bourdieux dans les années 60), diversions multiples pour détourner à n'importe quel prix de la transmission (constructivisme, méthodes globales, enseignement "ludique" sous prétexte d'enseigner "autrement", etc.), introduction des parents-consommateurs dans l'école à travers les fédérations, assimilation inconsciente du travail des élèves à l'exploitation alors qu'ils n'en rament pas une (ce qui crèe inmanquablement de nouveaux "droits"), inspecteurs nullissimes transformés en commisaires politiques et qui viennent punir les professeurs qui savent faire ce qu'eux-mêmes sont incapables de faire, matraquage d'une idéologie culpabilisante et dégoulinante de bons sentiments (Téléthon, écoles "lieux de vie" comme si enseigner le Français ou les maths c'était la mort), manipulations diverses ("journées de l'engagement", "développement durable", etc.etc.).

Il ressortira de cette Fabrique du Crétin un parfait petit soldat du capitalisme, prêt à obéir à n'importe quel mot d'ordre que voudra bien lui donner le Marché (pourvu que l'habillage en soit "différent", "anti-conformiste, "rebelle" , "subversif", "jeune", "moderne", "de progrès" et autres cucuteries gauchistes) et militant lui-même pour sa propre exploitation. C'est l'aliénation suprème du Crétin moderne : persuadé d'être anti-conformiste en accumulant les poncifs, il est convaincu de combattre la société alors qu'il en est la plus parfaite expression. Il croit se battre contre le capitalisme tout en en faisant inlassablement la promotion.

Écrit par : Manu | 09 mars 2009

Ajoutez à cela, Manu, que le pédagogisme se combine très bien à la mentalité boy scout du catholicisme de gauche et de droite dont nos élites sont imbibées jusqu'au trognon. Et la culpabilisation des enseignants, la volonté de ramener dans le droit chemin les élèves égarés, de ne laisser personne sur le carreau...: l'habillage est à la fois humaniste, républicain et chrétien ! Pas étonnant que ça marche ! Habile, la bête !

Écrit par : Jeremy | 09 mars 2009

Et vous vous rendez compte : un gamin de huit ans qui mord sa maîtresse et sa directrice, et qui le dit tout fier sur TF1 à 20h... De plus, je ne vous dis pas le niveau supposé des copies que je suis en train de corriger, et leur niveau réel : vous déprimeriez pour la semaine.

Jeremy

Bah, encore, vous n'avez pas les insultes: un 2de BEP "Vente", minot de 15 ans imberbe (il a tout du mec dont les parents sont admiratifs de son intelligence et de son bagout...), parce que je lui avais confisqué ses écouteurs (qu'il avait dans ses oreilles en cours), m'invita à aller me faire enculer. Je ne suis pas un prof sympa qui, lui ayant rendu ses ustensiles, lui aurait permis d'être agréable et silencieux en cours (j'ai de ces marchands de tapis, parfois... et fiers de l'être en plus...). Je suis aussi incompétent à ses yeux (3 jours de renvoi); et l'inspecteur me dit: "Il faut faire avec ces jeunes d'aujourd'hui". Ce n'est pas obligatoirement le niveau qui me déprime, mais plutôt la violence constante, sournoise, langagière, physique qui, dorénavant, colle à l'école. Allez vous en débarrasser, maintenant qu'elle s'y est incrustée: état de fait que la majorité laisse mijoter en se disant: c'est comme ça.

Écrit par : Pendariès | 09 mars 2009

Francis, je suis tout-à fait de votre avis : il y a eu une époque où une quantité d'instituteurs de villages (n'oublions pas que quand Jules Ferry a été l'instigateur de l'école gratuite et obligatoire, 70 % des enfants étaient de familles paysannes, et parlaient patois) rendaient visite aux parents pour les faire "se saigner aux quatre veines", le petit étant digne de faire des études.

Dans toutes les familles, il y a des ascendants de familles modestes ou pauvres. (J'ai moi-même un grand-père petit paysan qui a eu son bac à moins de 16 ans.)
Parmi nos professeurs de faculté, un grand nombre était de famille pauvre.

Mon époux et moi avons retrouvé des lettres d'ancêtres femmes, évidemment non bachelières, sans certificat d'études : des piles de lettres sans une faute d'orthographe.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009

Francis, je suis tout-à fait de votre avis : il y a eu une époque où une quantité d'instituteurs de villages (n'oublions pas que quand Jules Ferry a été l'instigateur de l'école gratuite et obligatoire, 70 % des enfants étaient de familles paysannes, et parlaient patois) rendaient visite aux parents pour les faire "se saigner aux quatre veines", le petit étant digne de faire des études.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009

Et "le petit" en question, comme mon vieux père, fils de paysan des Basses-Alpes, passait successivement le concours des bourses et celui de l'Ecole Normale. Car pour ces maîtres que vous évoquez, Anne-Marie, le fin du fin était que leurs élèves, dignes de faire des études, deviennent eux aussi instituteurs. Souvenez-vous aussi de M. Germain, l'instituteur d'Albert Camus.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 mars 2009

J'ai fait un petit tour sur le "forum-enseignants du primaire", et j'y ai revu le site de cette harpie d'Eveline Charmeux, et de toutes les c*****qu'elle profère, en particulier sa "réponse à Rachel Boutonnet", sa critique de "Lire avec Léo et Léa", etc.
Et je me pose la question : quel intérêt a-t-elle, elle qui a reçu une instruction de qualité, à répandre ses théories plus que néfastes, avec un activisme, qui, hélas, ne se dément pas.
Est-elle complice de "l'élite capitaliste" qui désire la mort de l'instruction pour tous, pensant que moins de 10 % de personnes instruites suffisent ...à maintenir un pays en dehors des "pays en voie de développement".
Quant à souhaiter la privatisation de l'école, je ne vois pas ce que cela changerait. A part quelques écoles hors contrat, l'école libre est aussi mauvaise que l'école publique.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009

Merci à vous, Anne-Marie et Françoise. Pour convaincre mes parents de mon entrée en sixième à la rentrée scolaire 1957, mon instituteur est venu à la maison mais il n'a pas demandé à mes parents de se saigner aux quatre veines. Au contraire il leur a expliqué que l'ouverture du Cours complémentaire au chef lieu de canton distant de 2,5 km évitait les frais de pension et qu'il suffisait de s'y rendre à bicyclette. Mon père, marqué vraisemblablement par les divers scandales, affaires de corruption et injustices diverses des différents régimes politiques sous lesquels il avait vécu, mettait son point d'honneur à vivre avec le moins d'argent possible. Il avait peur du pouvoir destructeur de l'argent et il redoutait qu'une bonne instruction me permettant de gagner correctement ma vie ne me rende orgueilleuse et ingrate. D'un autre côté il ne cessait de répéter cette petite phrase : " On n'en connaît jamais trop " et il nous encourageait à écouter et travailler en classe en donnant lui-même l'exemple : il lisait, s'informait, écoutait de la musique classique à la radio, faisait du théâtre l'hiver avec ma mère qui en poussait" une" entre deux changements de décor... L'instituteur parvint à le convaincre en jouant sur le mot "culture" et prononça cette petite phrase qui décida de mon orientation : " Allons, Monsieur G..., ne laissez pas végéter votre enfant." Ma mère trouva la solution pour se procurer les manuels scolaires et les fournitures au moindre prix et n'eut pas besoin de grands discours pour m'inciter à travailler.
Par contre je me suis toujours sentie plus ou moins coupable vis à vis de mes aînés. L'un de mes frères, né en 1940 avait toujours été un élève brillant, sérieux, généreux et plein d'humour. Mon vieil instituteur, aujourd'hui âgé de 87 ans, me rappelle souvent que ce fut un élève exceptionnel qui aurait pu se diriger vers n'importe quelle grande école. Demeuré célibataire, il est resté avec nos parents, a valorisé l'exploitation et les a accompagnés jusqu'au bout du chemin. Il consignait dans un cahier tous les traitements médicaux avec les dates, en particulier pour notre mère. Un jour que ma mère venait d'être hospitalisée une nouvelle fois, un médecin interne nous demanda de lui résumer les ennuis de santé antérieurs. Mon frère sortit le cahier impeccablement tenu. L'interne le consulta attentivement puis il demanda : " Vous avez travaillé dans le milieu médical, Monsieur ?" Et mon frère, un léger sourire aux lèvres lui répondit : " Oh non, je suis vigneron. " et l'interne de conclure :" Merci, Monsieur, nous vérifierons mais vous nous faites gagner un temps précieux. Encore merci."
Que l'on m'excuse pour cette anecdote personnelle mais ce frère que j'estime n'a pas eu ma chance.
Quand il m'arrive d'entendre le mot" Paysan " prononcé comme une injure, je ne l'accepte pas.
Encore merci à Françoise et Anne-Marie.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 mars 2009

et bientôt les lombrics et les taupes (les vrais, cette fois, Dobolino) qui préparent patiemment depuis des années la décomposition définitive d'une instruction de qualité qui était offerte à tous les enfants du peuple ramasseront la mise. Ils y sont presque arrivés. (manque plus que les EPEP et c'est cuit.)

Ecrit par : Chevreuil | 08 mars 2009

Ça, ce sont les chefs lombrics et les chefs taupes. J'ai les miens aussi ! Vous et moi sommes le prolétariat, les petits lombrics sans envergure.

Écrit par : dobolino le lombric de base | 09 mars 2009

Ça, ce sont les chefs lombrics et les chefs taupes. J'ai les miens aussi ! Vous et moi sommes le prolétariat, les petits lombrics sans envergure.

Ecrit par : dobolino le lombric de base | 09 mars 2009

Les lombrics sans envergure et les taupes-modèles !

Écrit par : Chevreuil | 09 mars 2009

Dobolino, vous soignez les lombrics ? Il y a des bobos qui en ont comme animaux de compagnie par chez vous ? ;)

Écrit par : Lariba | 09 mars 2009

A propos de Gide :

Le courage intellectuel de Gide est indéniable dans les questions sexuelles et politiques, dans "Coridon", "Si le grain ne meurt", "Retour d'URSS" (il est très lucide sur le stalinisme et c'est l'un des seuls à refuser de jouer les "idiots utiles") et "Retour du Congo" (sur le colonialisme).

Les autres formes de courage, cependant, sont parfois défaillantes : par rapport à Oscar Wilde, par exemple avec qui il a peur d'être vu après son procès et sa condamnation, à Paris à la terrasse d'un café, faisant exprès de se mettre "de dos" et le pauvre Oscar Wilde de murmurer tristement : "Il semblerait, my dear, que ma présence vous gêne."...le côté grand bourgeois rentier et puis le "tourisme sexuel" dans les "protectorats" d'Afrique du nord.

Mais quelle écriture, en effet, la plus accomplie sans doute depuis Racine et comparable à celle de Racine. Son "Journal" en particulier est admirable. Je pense avoir à peu près tout lu également, sauf le livre signalé par Jérémy.

Merci à Guy Morel pour le lien avec la très belle page de Léon Blum sur Gide. La comparaison avec les hommes politiques d'aujourd'hui (le plus en vue d'entre eux en particulier) n'est pas flatteuse pour eux, mais après tout, nous avons les dirigeants que nous méritons et qui correspondent au climat de l'époque.

Le général de Gaulle estimait beaucoup Léon Blum et lui avait proposé un maroquin (qu'il refusa) en 47. Je n'ai pas connu Blum, mais j'ai eu la chance et l'honneur d'approcher Maurice Shumann vers la fin de sa vie et de l'entendre parler à l'occasion de l'inauguration d'une exposition consacrée à Edmond Michelet. Nos dirigeants d'aujourd'hui semblent bien petits en comparaison.

Beaucoup d'entre eux, pas tous évidemment, étaient habités par un idéal et étaient, quel que fût leur bord politique, des humanistes et des hommes de culture.

Ceux d'aujourdhui ressemblent davantage à des boutiquiers, à des démarcheurs en assurances ou à des vendeurs d'aspirateurs, gens fort nécessaires par ailleurs, mais ailleurs.

Écrit par : robin | 09 mars 2009

Bon, il faut que je vous quitte pour rejoindre "l'autre collège". J'ai dit aux 4èmes ce matin : "Si vous n'avez pas de mots, vous n'aurez pas de pouvoir. Vous comprenez ?" Non, ils ne comprennent pas. Je ne devrais pas dire des choses comme ça, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Il y en a un qui passé l'heure à démantibuler sa calculatrice. Zébulon, TF1, Meirieu, les consoles de jeu et tout le reste ont bien fait leur boulot. On est le lundi de la rentrée et j'en ai déjà assez.

Écrit par : robin | 09 mars 2009

Pauvres gosses.

Écrit par : robin | 09 mars 2009

A propos des vendeurs d'aspirateurs qui se moquent des lombrics besogneux comme du génie créateur, je pense à un film de Gilles Grangier en 1969, avec Jean Gabin et Suzanne Flon : " Sous le signe du taureau." d'après le roman de Roger Vrigny. Les dialogues sont de Michel Audiard et l'adaptation de François Boyer et Gilles Grangier. Il se trouve que j'ai repris mon travail sur François Boyer et les propos du blog m'ont fait penser à ce film.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 mars 2009

A propos du mot "élite", que j'entends ici décrier, j'ai fini par chercher son sens exact dans le dictionnaire Larousse : la définition que j'y ai trouvée correspond bien à l'idée que je m'en faisais. (Robin s'en approche, dans son post "à propos de Gide")

"L’histoire porte témoignage que la valeur de leur élite est un facteur déterminant du progrès des sociétés et des nations.
L’élite ne se définit pas exclusivement par le niveau des connaissances, de la culture, et des techniques, mais aussi par celui de la moralité, des qualités de caractère, du sens du devoir.
L’élite d’un pays est composée de tout ce que ses divers éléments ont de meilleur, et pas seulement de ses meilleurs savants et de ses meilleurs spécialistes.
Mais il n’existe de véritable élite nationale que là où tous ceux qui peuvent prétendre qui peuvent prétendre la constituer joignent à l’excellence dont ils font preuve dans leurs domaines respectifs le sens et le souci des intérêts généraux de la nation."

J'ai bien conscience que cette définition est assez utopiste, quand on voit quels guignols on nous propose souvent comme élites, mais il faut espérer que certains y répondent encore.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009

Petit billet qui nourrira peut-être discussion et réflexion :
http://franceculture-blogs.com/bricecouturier/2009/03/09/ce-qui-restera-de-culture-apres-la-crise/

Il s'agit du blog de Brice Couturier, animateur de l'émission Du grain à moudre sur France Culture.
Le billet s'intitule "Ce qui restera de la culture aprés la crise", et il y a un paragraphe intéressant sur la méritocratie.

Écrit par : clairededesbois | 09 mars 2009

De ce cher R. Camus(art. « Elite », « Répertoire des délicatesses du français contemporain ») :


« Mais il est tant question de la « fracture sociale », bien plus encore que du gouffre qui sépare les élites de la masse, que ces deux solutions de continuité , dans le non moins fameux « tissu social », finissent par se recouvrir et se confondre presque, au sein de l’inévitable « France à deux vitesses » ; de sorte que c’est tout juste si ne se trouvent pas constituées en « élites », à leur corps défendant, et par défaut, par grand défaut, les quelques millions de Français qui se trouvent simplement n’être pas au chômage, n’être pas à la rue, n’être pas immigrés clandestins ni n’avoir maille à partir avec la justice, -à moins que ce ne soit sous l’inculpation de « recel d’abus de biens sociaux, ce qui est éminemment compatible, au contraire, avec l’appartenance aux élites nouvelles manières, et même en figure la quintessence. »

Écrit par : uncertain | 09 mars 2009

J'ai bien conscience que cette définition est assez utopiste, quand on voit quels guignols on nous propose souvent comme élites, mais il faut espérer que certains y répondent encore.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009

Anne-Marie, voyez le TLF, qui est tout de même autre chose que le Larousse.

Écrit par : Guy Morel | 09 mars 2009

"Ça, ce sont les chefs lombrics et les chefs taupes. J'ai les miens aussi ! Vous et moi sommes le prolétariat, les petits lombrics sans envergure.

Ecrit par : dobolino le lombric de base | 09 mars 2009

Les lombrics sans envergure et les taupes-modèles !"

Ecrit par : Chevreuil | 09 mars 2009

Et Gilbert Montagné est au comité directeur de l'UMP parce qu'il n'est plus au taupe 50!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2009

Leçon que je viens d'apprendre:

Lors de mon inspection, mes c.a.p routiers se sont tenus coits (ceux qui ne voulaient rien fiche l'ont fait, mais en silence): "On ne voulait pas que vous soyiez renvoyé de votre poste". Ma réponse: cela ne se joue pas au niveau des élèves ["Vite, désarmorce la bombe!", pensai-je, il ne faut pas qu'il s'imagine mes maîtres!], mais plutôt par rapport à la façon dont travaille l'enseignant, comment il fait passer les savoirs.

J'avais cru à de la sympathie (du respect?... heu) de leur part à mon égard (je pense encore cela), néanmoins matinée de cette drôle volonté de puissance. Et de grand n'importe quoi qu'adore la meute.

Cet am, donc, changement d'attitude - travail impossible: sans avoir pu théoriser la chose, ces jeunes gens ont désiré (y a-t-il du désir dans ce machin??) prendre le pouvoir (bavardages, élèves qui se lèvent, regardent les filles qui passent devant les fenêtres); ce qui signifie: sans notre soutien, vous n'êtes rien, ne l'oubliez pas.

J'ai réussi 10 mn de cours (c'est-à-dire d'improbable sérénité, vite fusillée, par ailleurs): des exercices de conjugaison sur l'imparfait de l'indicatif (qui n'est pas maîtrisé: "je sortissais")...

By Jove, mais où est-elle la sortie?????

Écrit par : Pendariès | 09 mars 2009

Et je dois corriger leurs copies???
Plutôt envie de pisser d'ssus, moi.

Écrit par : Pendariès | 09 mars 2009

Toujours à propos de Gide, son courage est d'autant plus indiscutable qu'il était, on le sait trop peu, un obsessionnel et un anxieux ( voir à ce sujet la passionnante psychobiographie de Jean Delay, " La jeunesse d'André Gide", mais je crains que le livre ne soit épuisé). Il était convaincu, en publiant Corydon, de prendre de vrais risques, qu'il surestimait sans doute. Son ami Roger Martin du Gard le pensait aussi, et lui déconseillait vivement cette publication.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mars 2009

L'analyse de Manu (le pédagogisme comme triomphe du capitalisme à l'école) ma paraît très éclairante. Triomphe de l'élève consommateur, qui choisit ou rejette les enseignements comme des produits de supermarché.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mars 2009

Le général de Gaulle estimait beaucoup Léon Blum et lui avait proposé un maroquin (qu'il refusa) en 47.

Ecrit par : robin | 09 mars 2009

Quel âge, le marocain ?

Écrit par : yann | 09 mars 2009

Pour Chevreuil, avec toute ma sympathie:
...

Ecrit par : dobolino le lombric de base


Pour Dobolino, réciproquement.


http://www.decitre.fr/gi/63/9782867268663FS.gif

Écrit par : Chevreuil le type-taupe | 09 mars 2009

Tant qu'on y est ... http://www.pecheur.com/images/articles/228/z22849.jpg

Écrit par : yann | 09 mars 2009

Le général de Gaulle estimait beaucoup Léon Blum et lui avait proposé un maroquin (qu'il refusa) en 47.

Ecrit par : robin | 09 mars 2009

Quel âge, le marocain ?

Ecrit par : yann | 09 mars 2009

Excellent ! Mais Blum, à ma connaissance, ne mangeait pas de ce pain-là. Juif et homo, vous imaginez le déchaînement de l'extrême-droite !

Pire que pour Samy Davis Junior, un excellent chanteur de jazz, n'est-ce pas Christophe ? : "Je suis juif, noir et borgne et j'ai parfois du mal à réaliser que je suis encore en vie", disait-il avec humour.

"Le maroquin est une peau de chèvre ou de mouton tannée au sumac ou à la noix de galle. Elle a un grain apparent, large et irrégulier. Elle est utilisée en reliure pour les livres raffinés, car elle est très résistante, agréable au toucher, et se prête très bien aux travaux décoratifs (dorure ou inscrustations).

Il existe un maroquin à grain long, qui semble étiré ou strié de petites hachures parallèles. Rare et prisé, il se rencontre surtout au XIXe siècle, sur des reliures de grande qualité.

Le cuir de Russie est un maroquin à grain long qu'un traitement aux écorces de bouleau rend résistant à la moisissure.

Le maroquin peut également être écrasé par un passage à la calandre. Son grain, moins visible, prend alors un aspect un peu glacé.

Certains meubles de la Renaissance ont été entièrement recouverts de maroquin comme ce meuble cabinet.

Par extension c'est le nom qu'on donne à un portefeuille ministériel.

C'est évidemment dans ce sens que j'employais le mot.

L'étymologie provient de Maroc, pays connu pour ses tanneries."

Je crois que le maroquin en question était important. L'Intérieur ou les Affaires étrangères, je crois.

Écrit par : robin | 09 mars 2009

Et je dois corriger leurs copies???
Plutôt envie de pisser d'ssus, moi.

Ecrit par : Pendariès | 09 mars 2009
chiche, Penda ?
Notre chat avait bien pissé sur le tas de copies d'agreg que mon père avait apporté à la maison pour correction. Ayez le même sens du marquage que cet animal familier.
Mon père a d'ailleurs reconnu que le petit animal avait un jugement sûr.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

By Jove, mais où est-elle la sortie?????

Ecrit par : Pendariès | 09 mars 2009

Je me suis posé la question toute la journée moi aussi. On doit laver le cerveau de certains au karscher pendant les vacances.

Excusez-moi pour le cours de vocabulaire sur le maroquin...Déformation professionnelle !

Écrit par : robin | 09 mars 2009

Merci @ Chevreuil !
J'adore l'intrigue palpitante de la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait caca sur la tête et surtout sa vengeance suprême qui est aussi efficace que la nôtre avec nos pauvres bulletins de vote.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

J'ai connu quelqu'un qui avait démissionné de l'Educ nat. après avoir jeté les copies de ses élèves au feu et s'être tailladé les bras.

Je crois qu'elle fait de la musique maintenant et qu'elle est relativement équilibrée et heureuse (elle n'enseigne plus !).

Je rapporte deux paquets de copies qui m'ont l'air assez gratinées dans l'ensemble (sur le style direct et le style indirect). On y a passé des heures et un grand nombre est toujours incapable de faire la transposition.

Je vais essayer de ne pas accomplir de geste surréaliste comme de sortir dans la rue et de tirer sur tout ce qui bouge ! ;O))

J'ai deux rédactions remises en retard qui dépassent tout ce que l'on peut imaginer.

Je vous copierai quelques extraits pour mettre dans leur... le nez des gourous de la méthode globale, des idéologues de l'autoconstruction des savoirs et des ravis du niveau qui monte.

Hasta luego !

Écrit par : robin | 09 mars 2009

By Jove, mais où est-elle la sortie?????

Ecrit par : Pendariès | 09 mars 2009
Par le haut ! Y'a pas moyen de faire autrement ! Même pour les taupes et les lombrics, la sortie est vers le haut.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

Je vous copierai quelques extraits pour mettre dans leur... le nez des gourous de la méthode globale, des idéologues de l'autoconstruction des savoirs et des ravis du niveau qui monte.

Hasta luego !

Ecrit par : robin | 09 mars 2009

Je ne voudrais pas vous décevoir, Robin, mais ça ne leur met le nez nulle part, à ces braves gens.
Lors de la dernière "preuduction d'écrits de vos apprenants", j'ai essayé d'en copier-coller une ou deux par ci par là pour montrer à quel point nous devions nous remettre en cause, nous, professeurs des écoles et changer nos méthodes afin de pouvoir affirmer haut et clair : "Plus jamais ça !"

Vous ne devinerez jamais ce qui m'a été répondu ?

Eh bien, on m'a dit que ce n'était pas très malin d'étaler ainsi (sur un site d'enseignants, pourtant) les difficultés des "enfants" et que cela prouvait le peu de respect que j'avais pour eux !

J'ai bien essayé de dire que je ne mettais pas les enfants en cause, mais bel et bien les adultes qui en avaient eu la charge mais le mal était fait : j'avais humilié publiquement (pas vraiment publiquement, mais il paraît que si) des pauvres petits innocents. J'étais dure et mauvaise, c'est tout.

Écrit par : catmano | 09 mars 2009

STATISTIQUES SUR LE CORPS

la nourriture met 7 secondes pour aller de la bouche à l'estomac.
un cheveu humain peut supporter un poids de 3 kg.
le pénis d'un homme représente - en moyenne - 3 fois la longueur de son pouce.
l'os de la hanche est plus solide que le ciment.
le coeur d'une femme bat plus vite que celui d'un homme.
il y a environ mille milliards de bactéries sur chacun des pieds.
les femmes clignent des yeux 2 fois plus souvent que les hommes.
la peau d'un humain pèse 2 fois plus que son cerveau.
le corps utilise 300 muscles juste pour se tenir en équilibre,debout.

les femmes ont déjà fini de lire ce message.



les hommes sont encore en train de mesurer leur pouce...

Écrit par : dobolino d'en bas | 09 mars 2009

J'étais dure et mauvaise, c'est tout.

Ecrit par : catmano | 09 mars 2009

C'est pas un scoop ! Demande à ta mère, elle te le confirmera. Tu as toujours été ainsi. Ce n'est pas à ton âge que tu vas changer.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

Je rapporte deux paquets de copies qui m'ont l'air assez gratinées dans l'ensemble (sur le style direct et le style indirect). On y a passé des heures et un grand nombre est toujours incapable de faire la transposition.

Ecrit par : robin | 09 mars 2009

Moi, j'ai fait un essai, pourtant archi-clair et archi-abordable, il y a quelques semaines dans ma 3ème faible et peu motivée. Très vite, j'ai eu le sentiment qu'il était inutile d'insister. Il faut réserver ces choses subtiles pour les bonnes classes. Car arrêtons de nous voiler la face comme l'ont fait ceux qui ont imaginé de supprimer les filières: il y a des enfants qui sont attirés par les choses de l'esprit et d'autres qui n'y trouvent aucun attrait. Imposer les mêmes programmes aux uns et aux autres relève d'une volonté évidente de saboter l'ensemble du système.

Écrit par : Jean | 09 mars 2009

Excellent, Dobolino!!! ;-)

"Pire que pour Samy Davis Junior, un excellent chanteur de jazz, n'est-ce pas Christophe ? : "Je suis juif, noir et borgne et j'ai parfois du mal à réaliser que je suis encore en vie", disait-il avec humour."

Ecrit par : robin | 09 mars 2009

Je la connaissais sous une autre forme; Sammy Davis, jouant au golf, et à qui son partenaire demandait son handicap, aurait répondu: "je suis noir, juif et borgne, ça ne vous suffit pas"?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2009

Je disais "excellent" pour l'histoire, pas pour le message à votre soeur, Dobolino!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2009

Pour les fuites, c'est ici :

http://ienclus.edres74.ac-grenoble.fr/spip.php?article128

On dit "Merci qui ?"

Écrit par : catmano | 09 mars 2009

Petite erreur : j'ai cru vous copier-coller un lien vers les évaluations nationales CE1 2008/2009 (celles qui doivent sortir en mai) mais il n'en est rien.
La prochaine fois, j'irai lire avant de copier-coller bêtement n'importe quoi.
Dure, mauvaise et stupide. Ouf, ça fait beaucoup pour la même personne. Je vais me scotcher devant la télé, moi, ça vaudra mieux ;-) !!!

Écrit par : catmano | 09 mars 2009

Cher Guy, vous ne trouvez pas qu'elle est belle, ma définition? Je vous trouve bien pessimiste.

J'ai vu trônant chez mon libraire une pile de trois livre de Goigoux. Grrrr....

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009

Je la connaissais sous une autre forme; Sammy Davis, jouant au golf, et à qui son partenaire demandait son handicap, aurait répondu: "je suis noir, juif et borgne, ça ne vous suffit pas"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2009

Ca me fait penser à un dessin de Wolinsky, qui devait reprendre la phrase de Sammy Davis, certainement :

Les parents en pleurs :

"Quelle horreur, notre fille mariée à un noir, juif, borgne et boiteux !!!"

La fille, à son mari :

"Chéri, sois gentil, ne leur dis pas tout de suite que tu es communiste !"

Écrit par : Chevreuil | 09 mars 2009

Cher Guy, vous ne trouvez pas qu'elle est belle, ma définition? Je vous trouve bien pessimiste.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009
Chère Anne-Marie, il ne s'agit pas d'être pessimiste ou optimiste mais de raisonner sur l'emploi d'un mot, qui, quelle que soit son acception, me paraît des plus douteux. Par exemple, dans le Larousse, on parle des qualités morales de l'élite. Voulez-vous me dire qui d'autre que l'élite, à tel moment, est en position de dire ce qui est moral ou pas, c'est-à-dire de se décerner un titre de moralité ?
Les gens qui, après la première guerre, ont déclaré innocent l'assassin de Jaurès faisaient partie de l'élite et ont commis ce déni de justice pour le bien commun. Les élites françaises de 1938 appelaient Hitler "monsieur" ( Pas Geneviève Tabouis). Aujourd'hui, pour changer de registre, les joueurs de football sont une élite, très morale en plus puisqu'ils ont tous leur bonne cause.

Écrit par : Guy Morel | 09 mars 2009

Je vais me scotcher devant la télé, moi, ça vaudra mieux ;-) !!!

Ecrit par : catmano | 09 mars 2009

Ben justement, il y a Les toqués, un divertissement sur TF1 (ça n'a rien à voir avec les administrations publiques, apparemment)
Ef- bi- aïe portés disparus sur la deuze et Mireille Dumas sur la troize.
Pour ceux que ça désespère, on peut toujours voir Noblesse oblige sur Arte, mais c'est déjà bien entamé.
Ca m'apprendra à bloguer ! De toute façon, j'ai encore un peu de boulot.

Écrit par : Chevreuil | 09 mars 2009

Dure, mauvaise et stupide. Ouf, ça fait beaucoup pour la même personne. Je vais me scotcher devant la télé, moi, ça vaudra mieux ;-) !!!

Ecrit par : catmano | 09 mars 2009

Et, en plus, quand on essaye de te téléphoner, je te signale qu'on tombe sur ta messagerie. T'as raison, laisse-le décroché, ça te fera des vacances.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

Pour ceux que ça désespère, on peut toujours voir Noblesse oblige sur Arte, mais c'est déjà bien entamé.
Ca m'apprendra à bloguer ! De toute façon, j'ai encore un peu de boulot.

Ecrit par : Chevreuil | 09 mars 2009

Je l'ai en DVD si ça vous tente.

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

les femmes ont déjà fini de lire ce message.

les hommes sont encore en train de mesurer leur pouce...

Ecrit par : dobolino d'en bas | 09 mars 2009

;O))

Écrit par : Robin | 09 mars 2009

Voulez-vous me dire qui d'autre que l'élite, à tel moment, est en position de dire ce qui est moral ou pas, c'est-à-dire de se décerner un titre de moralité ?
Les gens qui, après la première guerre, ont déclaré innocent l'assassin de Jaurès faisaient partie de l'élite et ont commis ce déni de justice pour le bien commun. Les élites françaises de 1938 appelaient Hitler "monsieur" ( Pas Geneviève Tabouis). Aujourd'hui, pour changer de registre, les joueurs de football sont une élite, très morale en plus puisqu'ils ont tous leur bonne cause.

Ecrit par : Guy Morel | 09 mars 2009
Faut-il une révolution permanente, d'après vous ?
Guy Morel répond: "Oui, avec les programmes de l'Ecole Primaire Supérieure de 1930, immuables et indéboulonnables ! ".
Comme si les programmes de l'EPS créaient les soldats de la Révolution permanente !
Vous marchez sur la tête, cher !

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

Et, en plus, quand on essaye de te téléphoner, je te signale qu'on tombe sur ta messagerie. T'as raison, laisse-le décroché, ça te fera des vacances.

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2009

Je viens d'aller vérifier, t'as raison. Mais ça, c'est mon jules, pas moi. Moi, je regarde Noblesse oblige. J'y retourne, d'ailleurs.

Écrit par : catmano | 09 mars 2009

les femmes ont déjà fini de lire ce message.

les hommes sont encore en train de mesurer leur pouce...

Ecrit par : dobolino d'en bas | 09 mars 2009

;O))

Ecrit par : Robin | 09 mars 2009
Ouais !!!
Je l'ai fait lire à mon homme et il a immédiatement déployé et contemplé son pouce !!!

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

Et, en plus, quand on essaye de te téléphoner, je te signale qu'on tombe sur ta messagerie. T'as raison, laisse-le décroché, ça te fera des vacances.

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2009

Je viens d'aller vérifier, t'as raison. Mais ça, c'est mon jules, pas moi. Moi, je regarde Noblesse oblige. J'y retourne, d'ailleurs.

Ecrit par : catmano | 09 mars 2009

C'est bien ce qui me semblait !
Y'a qu'à moi que tu fais le coup de surfer sur le net pendant que je te téléphone. Le genre "clip-clip-clop" de clavier avec grand silence au bout du fil est réservé à mézigue ...

Écrit par : dobolino | 09 mars 2009

Bonjour

Je suis étudiant dans une école de radio, le studio école de France, en option journalisme.
Dans le cadre de notre formation, nous devons réaliser un exercice d'interview avec un professeur.
J'ai pensé à vous grace à Nathalie Debans qui m'a conseillé votre site, et je pense en effet que vous êtes certainement la meilleure personne appropriée pour que je puisse réussir cet exercice avec mes deux camarades;

L'exercice consisterait à la succession de trois interview sur un thème que nous pouvons définir ensemble, ou bien sur le malaise des enseignants.

L'interview se ferait lundi 30 mars de 9h15 à 9h30 "en direct", l'exercice se fera dans les conditions du direct, mais ne sera diffusé nul part.

Je reste à votre disposition pour d'éventuelles autres informations, vous pouvez me contacter par mail à chrystopherbarolin@gmail.com.

Puis même si l'un de vos visiteurs est partant pour nous aider dans cet exercice, il serait bien entendu la bienvenue.

Merci d'avance

Chrystopher Barolin

Écrit par : Chrystopher Barolin | 09 mars 2009

rectification il s'agirait en fait du lundi 23 mars aux mêmes horraires

Écrit par : Chrystopher Barolin | 09 mars 2009

"Je l'ai fait lire à mon homme et il a immédiatement déployé et contemplé son pouce !!!"

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2009

Ouf! J'ai eu peur!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2009

http://www.balistiq.fr/podcast/Balistiq-Cafe/player_mp3/playlist.php?action=maj

;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2009

@ Jean

"Moi, j'ai fait un essai, pourtant archi-clair et archi-abordable, il y a quelques semaines dans ma 3ème faible et peu motivée. Très vite, j'ai eu le sentiment qu'il était inutile d'insister. "

Avec la transposition du style direct au style indirect et inversement ?

Je n'en ai que deux ou trois qui y parviennent, avec quelques erreurs, sur une trentaine. Il y avait un exercice plus facile sur les trois : mettre des verbes de déclaration à tel ou tel temps indiqué entre parenthèses.

Il y en a qui ne savent pas conjuguer un verbe au passé composé (en 4ème !).

Je ne peux pas tenir compte des notes du contrôle que j'ai fait cette après-midi.

Je ne fais plus de dictées non préparées ; je suis obligé de les préparer en classe et de les faire préparer en plus à la maison pour obtenir des notes au-dessus de la moyenne.

Et tout est comme ça. Je suis obligé de leur faire commencer les rédactions en classe ; une heure à expliquer le sujet et à donner des consignes ; je souligne toutes les fautes...Pardon les "erreurs", individuellement sur deux à trois séances.

Et malgré tout, j'ai des copies incroyablement faibles : des élèves qui ne veulent pas être aidés ou qui ne tiennent pas compte des conseils ou qui se fichent de tout.

Il y en a une qui a eu le courage de me le dire tout à l'heure : "Ce qu'on fait en classe ne m'intéresse pas, pas seulement en français, dans toutes les matières." Je lui ai répondu que la révolte sans la connaissance ne servait à rien et qu'elle laissait les "experts" décider à sa place pendant sa vie entière.

Et comme elle n'est pas bête elle m'a répondu "Oui, je sais, vous avez raison, ça m'embête, mais je n'y peux rien, j'ai la flemme."

Je ne sais plus quoi faire pour les aider, pour baisser la barre.Tout est difficile pour eux.

Écrit par : Robin | 09 mars 2009

Je ne peux pas tenir compte des notes du contrôle que j'ai fait cette après-midi.

Je ne fais plus de dictées non préparées ; je suis obligé de les préparer en classe et de les faire préparer en plus à la maison pour obtenir des notes au-dessus de la moyenne.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2009

Mettez-leur donc les notes qu'ils méritent! C'est peut-être la chose qui les fera un peu réfléchir à la longue, du moins certains, car les enfants savent très bien qu'ils ne fichent rien et trouvent au fond d'eux-mêmes que les sales notes sont méritées. Et de toute façon, ce n'est que justice! Il est facile de donner des conseils, mais à votre place, je ne masquerais pas la réalité.

Écrit par : Jean | 09 mars 2009

C'est bien ce qui me semblait !
Y'a qu'à moi que tu fais le coup de surfer sur le net pendant que je te téléphone. Le genre "clip-clip-clop" de clavier avec grand silence au bout du fil est réservé à mézigue ...

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2009

Oh non, je le fais aussi à mes deux enfants. Et j'ai une sœur qui... je n'en dirai pas plus, elle va se mettre à croire sa mère.

Écrit par : catmano | 09 mars 2009

Faut-il une révolution permanente, d'après vous ?
Guy Morel répond: "Oui, avec les programmes de l'Ecole Primaire Supérieure de 1930, immuables et indéboulonnables ! ".
Comme si les programmes de l'EPS créaient les soldats de la Révolution permanente !
Vous marchez sur la tête, cher !
Ecrit par : dobolino | 09 mars 2009

Chère,
vous comprenez tout de travers. D'abord je ne suis pas un sergent recruteur et la Révolution permanente - "permanente" n'est-ce ce qu'infligeaient naguère les Figaros au scalp des mémères ? - je n'en ai rien à battre.
je dis simplement qu'il faut éviter d'employer des mots et des expressions à la con. Élite, élitisme républicain, ascenseur social en marche ou en panne en font partie. Maintenant si ça vous fait plaisir...
Je viens de regarder Noblesse oblige. Encore une histoire d'élite et d'ascenseur...

Écrit par : Guy Morel | 09 mars 2009

Francis, je suis tout-à fait de votre avis : il y a eu une époque où une quantité d'instituteurs de villages (n'oublions pas que quand Jules Ferry a été l'instigateur de l'école gratuite et obligatoire, 70 % des enfants étaient de familles paysannes, et parlaient patois) rendaient visite aux parents pour les faire "se saigner aux quatre veines", le petit étant digne de faire des études.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2009
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Merci de votre témoignage, Anne-Marie.
Soulignons au passage que les instituteurs des années 1950 poussaient les parents à faire des sacrifices si leur enfant avait montré des signes clairs de capacité de réussir des études secondaires. Ces enfants ne réussissaient pas tous, mais ceux qui échouaient dans le secondaire étaient toujours ceux qui perdaient le goût du travail et l'intérêt pour les études, mais ils gardaient leurs capacités.
De nos jours, les instituteurs ou les professeurs des écoles n'ont plus à convaincre les parents de faire des sacrifices pour leurs enfants capables. Les parents sont contraints de les faire, mais en pure perte pour certains enfants.

Écrit par : Francis Penin | 09 mars 2009

Oui, mais Jeremy, au-delà des considérations humoristiques et grinçantes qui peuvent peut-être nous défouler - et encore - sur les tronches des coquins complices qui nous fichent en l'air, le sourire aux lèvres et le porte-feuille bien mieux garni que le nôtre, notre outil de travail, ne croyez-vous pas que ce qui est à l'oeuvre dans notre pauvre Education nationale, c'est l'harmonisation européenne des systèmes éducatifs, c'est-à-dire la casse pure et simple du système français, et qu'il y a belle lurette que le gouvernement français a décidé de faire allégeance complète à l'Europe en cette matière? Comment expliquer autrement la surdité absolue et totale dudit gouvernement à tout ce que nous disons et écrivons et à presque tout de ce que disent et écrivent les associations pourtant les plus solides et les plus indemnes de tout engagement politique partisan, comme le Snalc et la Société des agrégés? Que Sarkozy ait répondu complètement à côté à Rachel Boutonnet ne montre-t-il pas à quel point l'évolution de l'école est déjà décrétée et que rien ni personne, à moins d'un changement improbable de gouvernement et de politique éducative française, ne pourra plus rien empêcher?

Ecrit par : Jean | 06 mars 2009
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Vous avez raison, Jean. Je ne cesse de le répéter : le parti socialiste et la droite semblent être de connivence dans cette affaire.
La droite, je comprends, mais la gauche ?
À croire que la gauche veut une élite bourgeoise.

Écrit par : Francis Penin | 09 mars 2009

Chose promise;..Chômedû ! (comme disait le Coluche)

A Miami des course de moto clandestine s'organise tout les jours. Mais il y a deux pilotes meilleur que tout les autres ils se nommaient L. et C. Ils conduisent tout les deux des moto 50cc. Ils gagner toute les courses légales ou illégales. Jusqu'au jour où L. seprit une voiture a 145 klm.

Vient C. on va réparer nos bécanes pour la course de ce soir je penser mettre un deuxième kit NOZ. Et changé deux ou trois pièces plus puissantes qu'est ce que tant dit? Dit L. d'un air content
Oué pas mal l'idée du deuxième kit NOZ mais on va galérer pour en retrouver a leur qu'il et en plus répondit C.
Non t'inquiète pas je c'est ou en retrouver? Répliqua L.
Dit ou? C. posa une question
Tu te rapelle J?L. rapela des souvenirs à C.
Oué il a deux kit NOZ? C. tout content reposa une question
Oué car il arrête les courses et se mais au stunt. L?, répondit à C.
C. est très content dit : OK super
L. dit à C : je l'appelle
L. dit Allo Tu vend toujours tes 2 kit NOZ?
Oué sa t'interesse? Répliqua J. heureux de peut-être vendre ses kit NOZ.

Et ça continue comme ça sur à peu près autant de lignes. J'ai mis les initiales des prénoms car ce sont ceux d'élèves de la classe et ils sont assez rares.

Et maintenant voilà le début de l'autre :

Trois hommes se trouvent dans un 4X4 et parle de faire exploser une bombe de peinture quand le président de la république Marienne. Il doit faire un discoure sur la nation Française qui à accepter de faire du commerce avec eux. Alors il parlent de la faire éclater au moment où il y aura le plus de monde sur la scène pour que l'action de the légassie passent à travers tout l'univers. Eux pense que les extra-terrestre doivent rester sur leurs planet. Alors ils décident de faire appelle à Georges Chaudron le plus grand créateur de bombe de peinture? Ils ont tout organisé le moment le moyen de s'enfuire si les choses tourner mal. Lorsque le grand jour arriva il on découverre que ted donné des information au service de sécuritée. Donc randy et cody déside de tout changé leur et le lieu de l'explosion...
J'y croi pas que ted nous est trahi lachement
Oui il faut se faire à l'évidence qu'il n'est put des notre
J'ai peut être trouvé quelq'un qui pourrait nous aider dans notre tache.
Ah oui est qui dit randy en s'interrogeant
Il s'appele John il est très fort et il est un tacticien orpaire.
Vien nous allons allé le voir.
Ok s'ésclamat cody
Bonjours mes amis dit John
oui bonjours Cody ma dit que tu voulait rejoindre the légassie
Oui s'exclama t'il.
J'en est marre que l'on favorise l'emploi des extra-terrestre que des humain.
tu vois il est prés de rejoindre notre cose (...)

Je relève rapidement le reste :

"on vat - d'accort - quoid - John ésita - compri, cria randy - une l'arme aux yeux - Pourquoi dite vous sa - s'est toi - John l'emmenat dans la fusée est la fait décoler - un truck à faire - on y vas - allé les mecs - il se retrouvat derière la tribune du discour - ils ont essayés de partir en vin - un agent secret du non de James Bond les a espionné depuis un moi est a compris - le vrai d'iscourt a put commencer sauf que les services secret on oublier la bombe de peinture qui a salit tout le monde."

Bon, je vais aller dormir. Good night ! Tomorrow is another day.

Écrit par : Robin | 09 mars 2009

Je vais avoir l'air ridicule, mais... il était homo, Blum ? Je l'ignorais !

"ce qui signifie: sans notre soutien, vous n'êtes rien, ne l'oubliez pas."
Ecrit par : Pendariès | 09 mars 2009
Et le système (Jospin, Royal, Meirieu, Nembrini, Blanquer...) n'a fait que corroborer cette idée. Honnêtement, que vaut un prof qui n'a pas le soutien de ses élèves ?

Écrit par : Jeremy | 09 mars 2009

Je relève rapidement le reste :

"on vat - d'accort - quoid - John ésita - compri, cria randy - une l'arme aux yeux - Pourquoi dite vous sa - s'est toi - John l'emmenat dans la fusée est la fait décoler - un truck à faire - on y vas - allé les mecs - il se retrouvat derière la tribune du discour - ils ont essayés de partir en vin - un agent secret du non de James Bond les a espionné depuis un moi est a compris - le vrai d'iscourt a put commencer sauf que les services secret on oublier la bombe de peinture qui a salit tout le monde."

Bon, je vais aller dormir. Good night ! Tomorrow is another day.
Ecrit par : Robin | 09 mars 2009
Robin, comme je vous comprends.
Cependant, comme j'ai fait et publié des relevés homologues il y a cinq ans, je ne puis m'empêcher de me demander pourquoi, à l'époque, autant de collègues ont feint de ne pas les voir, et comment nous ne sommes pas plus aujourd'hui à dire ce qu'ils voient.
Très cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 09 mars 2009

Bonjour

Je suis étudiant dans une école de radio, le studio école de France, en option journalisme.
Dans le cadre de notre formation, nous devons réaliser un exercice d'interview avec un professeur.
J'ai pensé à vous grace à Nathalie Debans qui m'a conseillé votre site, et je pense en effet que vous êtes certainement la meilleure personne appropriée pour que je puisse réussir cet exercice avec mes deux camarades;

L'exercice consisterait à la succession de trois interview sur un thème que nous pouvons définir ensemble, ou bien sur le malaise des enseignants.

L'interview se ferait lundi 30 mars de 9h15 à 9h30 "en direct", l'exercice se fera dans les conditions du direct, mais ne sera diffusé nul part.

Je reste à votre disposition pour d'éventuelles autres informations, vous pouvez me contacter par mail à chrystopherbarolin@gmail.com.

Puis même si l'un de vos visiteurs est partant pour nous aider dans cet exercice, il serait bien entendu la bienvenue.

Merci d'avance

Chrystopher Barolin
Ecrit par : Chrystopher Barolin | 09 mars 2009

Cher étudiant en radio,
Votre post explique en partie le malaise des enseignants. Je ne vais pas à cette heure avancée de la nuit faire le compte des fautes d'orthographe et de syntaxe qu'il comporte.
Sentiments amicaux quand même.

Écrit par : Guy Morel | 09 mars 2009

Je vais avoir l'air ridicule, mais... il était homo, Blum ? Je l'ignorais !

Non Jérémy, Blum n'était pas homo, mais pour vous consoler, une biographie récente de François Mauriac révèle que l'auteur de Thérèse Desqueyroux l'était (éphébophile plus exactement).

Ceci dit, ils semblerait que son penchant pour les "amitiés particulières" restait relativement "platonique".

Mauriac l'évoque à mots couverts dans "Un adolescent d'autrefois" et a eu le courage de défendre Gide, ce qui était courageux dans le milieu de la bourgeoisie de droite bordelaise catholique et ultra conservatrice qui était le sien.

C'est d'ailleurs peut-être ce décalage quasi "ontologique" et un christianisme authentique, vécu de l'intérieur et pas simplement "social" qui explique ses prises de position plutôt "de Gauche" à propos de l'Espagne, du colonialisme et son engagement anti fasciste et anti-vichyssois dans la Résistance.

Comme Mauriac donc, comme Green, Gide, Wilde, Montherlant, Proust, Matznef, Roger Peyrefite, Socrate, Michel-Ange...Enfin, presque tout le monde apparemment ;-)) Mais pas comme Blum !

Blum s'est fait défoncer la tête par un militant d'extrême-droite parce qu'il était a) juif b) socialiste c) président du conseil...Alors si en plus il avait été homo ! ;-))

Écrit par : Robin | 09 mars 2009

Guy, allez voir ce que sont devenus les anciens de l'école de Chrystopher : http://www.studioecoledefrance.com/

Mickael Youn en faisait partie.

Chrystopher, c'est votre langue maternelle, le français ?

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Mettez-leur donc les notes qu'ils méritent! C'est peut-être la chose qui les fera un peu réfléchir à la longue, du moins certains, car les enfants savent très bien qu'ils ne fichent rien et trouvent au fond d'eux-mêmes que les sales notes sont méritées. Et de toute façon, ce n'est que justice! Il est facile de donner des conseils, mais à votre place, je ne masquerais pas la réalité.

Ecrit par : Jean | 09 mars 2009

(Sanjuro) :

J'approuve ce que vous dit Jean, Robin !

Nous avons un programme officiel, il existe des manuels, des annales de brevet ou de bac : servons-nous de ces leviers pour parler un langage de vérité auprès des élèves, c'est bien le moins.

Appliquons le barème sans mollir, et ils ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas prévenus.

Bien sûr, il y aura toujours ceux qui ne veulent rien savoir, mais je crois que les élèves sentent confusément quel retard ils accumulent en ne travaillant pas, et on peut souvent obtenir - au minimum - qu'ils cessent de perturber le travail de ceux qui veulent apprendre.

Il faut percer la bulle de la "colonie de vacances" (ou du "loft") dans laquelle certains se croient et se complaisent en leur rappelant quelles échéances les attendent. Ils se veulent "de leur génération", montrons-leur qu'un collégien moyen, un lycéen moyen, c'est celui que les IO, les manuels, définissent comme capable de faire tel exercice. Et montrons-leur qu'ils en sont loin.

Bien sûr, c'est lassant de devoir sans cesse rappeler "pourquoi on est là", de rappeler l'objectif, mais je pense que c'est notre job.

J'ai acquis cette certitude en revoyant des élèves, plusieurs années après, les pires emmerdeurs, me remercier de "n'avoir pas tout accepté" d'eux, de les avoir forcés à travailler.

J'ai lu dans une revue que les adolescents avaient une incapacité neurologique à se projeter dans l'avenir, que c'était une des dernières capacités que le cerveau finissait par acquérir. La perspective qu'ils ont de n'avoir un boulot, une situation, que vers le début de la trentaine les pousse aussi à s'infantiliser plus longtemps (on parle même des "adulescents") mais je pense qu'ils ont conscience de leur fuite en avant, le plus souvent.

Je n'obtiens leur collaboration ou leur passivité, du moins, que lorsque je multiplie les constats avec eux : voilà ce que tu devrais faire, voilà ce que font les autres, je sais que tu ne veux pas entendre dire cela, mais je suis là pour te dire que tu vas dans le mur. Arrête de te raconter des histoires... C'est ce que j'appelle la loi de l'emmerdement maximal, ou la pédagogie du malaise : il faut que ce soit plus pénible pour eux de semer le bousin dans mon cours que de se taire. Il faut qu'ils aient envie que je leur lâche les baskets, parce que je les convoque sans cesse à la fin du cours pour leur dire ce que je pense de leur attitude. Ils en ont ras la casquette, à force.

Si on évite de tomber dans l'amertume, dans la méchanceté gratuite, ils peuvent entendre beaucoup de choses... plus que les adultes, en fait !

Et chaque petite victoire nous redonne le sentiment de notre utilité.
Vendredi de la semaine dernière, lors de la "concertation active" j'avais dit à une élève de seconde que ses promesses de se mettre au travail ne me convainquaient pas. Je l'ai mise au défi. Je lui ai dit qu'elle savait ce que j'attendais d'elle pour croire à ses promesses, et qu'on verrait bien le lundi suivant si elle était crédible... le lundi suivant, elle avait quitté la place du fond, à côté de sa copine, et elle était au premier rang, à côté d'une élève sérieuse.

Maintenant, elle participe, elle prend des notes, et elle semble satisfaite de ce nouveau départ. Ça n'a l'air de rien, mais quand on en fait grandir une, c'est déjà ça...

Écrit par : sanjuro | 10 mars 2009

"Ça n'a l'air de rien, mais quand on en fait grandir une, c'est déjà ça..."
Moué... Mais enfin je n'allais pas en cours de SVT, maths ou français pour "grandir".

"Nous avons un programme officiel, il existe des manuels, des annales de brevet ou de bac : servons-nous de ces leviers pour parler un langage de vérité auprès des élèves, c'est bien le moins."
Les annales de brevet pour fraire grandir les collégiens, ou même les annales du bac pour les lycéens, j'ai essayé : ça a été une catastrophe. Vous êtes en français, sanjuro ? (je ne sais plus, je commence à perdre la mémoire...)

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

QUEL SCANDALE !

LILLE, LE SNES, ET LES AGREGES

Où l'on apprend, par des représentants d'enseigants, que la mutation d'agrégés en lycée ne correspond pas aux besoins du service public, ni au droit légitime des personnels.

Lille, le 17 février 2009

Michel Devred, secrétaire académique du SNES
Karine Boulonne, Noëlle Célérier, Michaël Colin et Clothilde Dozier, commissaires paritaires SNES

à Monsieur le Recteur de l’Académie de Lille

Objet : barème du mouvement intra

Monsieur le Recteur, Lors du groupe de travail du 11 janvier sur le mouvement intra académique 2009, plusieurs points ont fait l’objet de propositions du rectorat portant sur le barème. Par ce courrier, nous tenons à vous faire part de nos réactions et de nos analyses, mais aussi à vous soumettre nos propositions. [...]

Un barème est équilibré quand il répond à la fois aux besoins du service public et au droit légitime des personnels d’obtenir une mutation. Or, plusieurs des propositions faites lors du GT du 11 février nous semblent dangereuses quant à l'équilibre du barème, sources d'injustices entre collègues exerçant les mêmes missions et sans rapport avec les besoins du service public. LA BONIFICATION DE 500 POINTS QUE VOUS ENVISAGEZ DE PROPOSER AUX AGREGES pour leur permettre d'intégrer un lycée correspond à plus de 30 ans d'ancienneté ! Une telle bonification reviendrait à signifier aux certifiés qu'ils ne peuvent plus projeter une affectation en lycée - si ce n’est à la marge - et à dresser une barrière infranchissable entre les corps, quand, de surcroît, les suppressions de postes en lycées seront encore nombreuses pour la rentrée 2009. Or, les résultats du mouvement 2008 montrent, qu’actuellement, l’affectation des participants volontaires atteint des taux sensiblement identiques entre agrégés et certifiés (31,6% et 32,6%). D'après les chiffres fournis par le DPE, votre proposition ne répond ni à une situation préoccupante pour ce corps (346 agrégés sur 2868 sont affectés en collège) ni à une demande des intéressés puisque seuls 35 agrégés en collège (- de 10 % des personnels dans cette situation) avaient demandé en 2008 une mutation en lycée. Près de 60% des agrégés affectés en 2008 ont obtenu satisfaction dans un de leurs 5 premiers vœux dont une majorité en lycée à leur demande. Cependant, certains ont demandé expressément un collège et d’autres une ZR précise. Les souhaits des enseignants agrégés sont donc beaucoup plus diversifiés que le Ministère ne veutl’entendre. De la même manière, les souhaits des certifiés d’enseigner en lycée sont tout aussi légitimes et bien peu compatibles avec la priorité que le Ministre veut donner aux agrégés et que vous traduisez par la bonification proposée. Cette bonification s'appliquerait également à tous les agrégés, qu'ils soient en collège ou même déjà en lycée, autrement dit elle leur permettrait non pas de choisir d'aller en lycée, mais de choisir leur lycée. Une telle bonification contribuerait ainsi à établir une hiérarchie de fait entre établissements. Pour toutes ces raisons, nous nous prononçons pour le maintien de la bonification de 90 points, en cours depuis plusieurs années."

Je dédie ce message à Sanseverina, et à tous les agrégés que LE SNES MEPRISE OUVERTEMENT.

Écrit par : La Fontaine | 10 mars 2009

Lisez la page 5 et la page 9 de ce document, dont un extrait est donné ci-dessus.

Vous y apprendrez que LE SNES S'OPPOSE RADICALEMENT A TOUTE AUGMENTATION DES BONIFICATIONS ACCORDEES AUX AGREGES POUR OBTENIR UN LYCEE.

LE SNES FAIT PRESSION SUR LE RECTEUR DE LILLE POUR QUE CELUI CI RENONCE A LA DECISION QU'IL A PRISE : ACCORDER 500 POINTS AU LIEU DE 90 POINTS AUX AGREGES QUI DEMANDENT UN LYCEE.

Et il y a des agrégés qui votent pour le Snes ? Ah les cons !

Écrit par : La Fontaine | 10 mars 2009

Oui, Jeremy, je suis prof de français. Et par "grandir" je voulais dire grandir en tant qu'élève, assumer ses responsabilités, bien sûr.

La vie au collège ou au lycée, c'est une routine confortable : on vous dit quoi faire, où et à quelle heure, vous êtes avec vos potes... On a vite fait de perdre de vue l'essentiel : on y est pour apprendre, pas pour s'amuser. Quand un élève comprend cela, il est déjà un peu plus adulte, non ?

Écrit par : Sanjuro | 10 mars 2009

Eh oui, LA Fontaine, mais il faut le dire et le redire. Inlassablement. Il y a bon nombre d'agrégé qui ne savent toujours pas lire.

Guy, j'avais un bon souvenir (lointain) de Noblesse oblige. Ça tient le coup ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mars 2009

Blum méritait sa correction Jeremy, cet homme n'était pas démocrate et faisait interdire les partis d'opposition. On retrouva la canne et le chapeau de Léon chez ce brave Maurras à qui l'agresseur fit présent des effets du socialiste.

C'est vrai qu'il ne fallait pas le brusquer, Blum, il était du genre fragile, une simple bousculade et le gus crie à l'attentat.. Pfff fillette !

http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Marie-Laure | 10 mars 2009

Quelques nouvelles de la mobilisation à l'ENS-LSH (Lyon)

Lyon, le 8 mars 2009


Chers et chères collègues,

Il nous paraît important de vous apporter quelques éclaircissements sur le mouvement de mobilisation de l’ENS-LSH, auquel nous participons depuis maintenant cinq semaines et dont vous avez peut-être des échos par vos anciens élèves.
Les étudiants, le personnel technique et administratif et les enseignants-chercheurs de l’Ecole ont répondu massivement, dès le 2 février, à l’appel « L’Université s’arrête », lancé par « Sauvons l’Université », pour refuser un ensemble de réformes que notre ministère prétendait imposer sans négociations.
Parmi ces réformes, la presse n’a souvent retenu que la question du statut des enseignants-chercheurs, oblitérant par là les autres mesures. Celles-ci forment pourtant un ensemble cohérent obéissant à la même logique de sape de la recherche et de l’enseignement publics, qui s’applique de la maternelle à l’université, et de précarisation des personnels à tous les niveaux et dans tous les secteurs du service public.
La dernière assemblée générale (lundi 2 mars) a voté à l’unanimité la motion suivante :
« Les étudiants, personnels, enseignants et chercheurs de l’ENS LSH, réunis en Assemblée Générale, manifestent leur exaspération et leur colère vis-à-vis des pseudo-réponses du gouvernement aux revendications portées par tous les acteurs de l’Université : nouvelles régressions sur la question des concours et de la formation des enseignants du second degré, aucune avancée réelle sur le statut des enseignants-chercheurs, silence absolu sur le contrat doctoral unique, les suppressions de postes et le démantèlement des organismes de recherche publics. Ils s’élèvent également contre l’externalisation des tâches et la suppression des postes de BIATOSS. Ils remettent en cause toutes ces évolutions induites par la LRU dont ils demandent l’abrogation. Enfin, ils condamnent les récentes provocations de Valérie Pécresse et de Xavier Darcos.
Les étudiants, personnels, enseignants et chercheurs de l’ENS LSH appellent donc, plus que jamais, à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction des revendications. Ils appellent le monde de l’enseignement supérieur, ainsi que l’ensemble des acteurs de l’Education Nationale, à manifester en nombre à l’occasion de la journée d’action nationale du 5 mars ».
Parmi les revendications énoncées dans ce document, un certain nombre concernent directement l’avenir des futurs enseignants et chercheurs que nous contribuons, vous et nous, à former. La modification de la formation et du recrutement des enseignants du premier et second degré désignée par la formule « mastérisation des concours » prévoit une limitation de la part des savoirs disciplinaires dans la préparation au concours, la suppression pour les reçus de l’année de stage en alternance comme fonctionnaires-stagiaires, le risque à terme que la réussite au concours ne débouche pas sur l’obtention d’un poste (sur le modèle de la fonction publique territoriale) – une hypothèse qui est d’ores et déjà en préparation au ministère. Quant aux doctorants allocataires, le « contrat doctoral unique » leur donnera le statut d’employés de l’université, qui pourra à tout moment résilier leur contrat ou alourdir leur charge de cours. Le système dans sa globalité étend et aggrave la précarité et la déqualification qui touchent désormais les métiers d’enseignant, d’enseignant-chercheur et de chercheur, dégradant les conditions de l’élaboration et de la transmission des savoirs, ainsi que les bases de l’éducation dans une société qui a plus que jamais besoin d’un enseignement et d’une recherche de qualité.
Notre participation à l’action inter-universitaire s’articule à d’autres types d’interventions plus spécifiques, destinés à renforcer le mouvement et à sensibiliser le public à ses enjeux. Signalons par exemple l’organisation à l’extérieur de l’Ecole de nombreux cours « hors les murs », de projections et d’ateliers de réflexion ouverts à tous, sur la nature et les enjeux des réformes et du discours qui les soutient, ou encore sur le sens et l’utilité de nos pratiques d’enseignants et de chercheurs. Cet ensemble d’interventions illustre un mot d’ordre qui nous tient à cœur et donne toute sa valeur de résistance à la grève des enseignements : « L’université s’arrête, pas le savoir critique ! ».

Dans le contexte actuel, où les négociations ouvertes par le ministère laissent délibérément de côté une part essentielle de nos revendications, la manifestation de votre soutien aurait une signification tout à fait décisive et traduirait concrètement la solidarité des missions qui sont les nôtres.
La journée d’action et de manifestations du 11 mars se prête particulièrement à l’affirmation de cette solidarité, puisqu’elle doit réunir les enseignants et les divers acteurs de la vie scolaire et universitaire de la maternelle à l’université.
Dans l’espoir de vous voir à nos côtés pour cette nouvelle mobilisation, nous vous adressons, chers et chères collègues, notre salut le plus cordial.

Les enseignants-chercheurs et chercheurs du Comité de mobilisation,
dont, parmi d’autres (toutes les signatures n'ont pas pu être recueillies) :
Sarah Al-Matary, Raphaële Andrault, Pascale Barthélémy, Marie Bizais, Ronan de Calan,
Lucie Chataigne, Romain Descendre, François Dumasy, Stéphane Frioux, Henri Garric,
Jean-Marie Gleize, Florence Jaillet, Michel Jourde, Delphine Kolesnik, Florence Lotterie, Pierre Merklé, Pierre-François Moreau, Igor Moullier, Anne Pellois, Emmanuel Renault, Michèle Rosellini, Anne Sauvagnargues, Fabienne Tanon, Cécile Van den Avenne, Noura Wedell,
David Wittmann, Jean-Claude Zancarini

Écrit par : Françoise Guichard | 10 mars 2009

Merci, Françoise! Hardi! Et n'oublions pas le 19 mars.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2009

Il faut percer la bulle de la "colonie de vacances" (ou du "loft") dans laquelle certains se croient et se complaisent en leur rappelant quelles échéances les attendent. Ils se veulent "de leur génération", montrons-leur qu'un collégien moyen, un lycéen moyen, c'est celui que les IO, les manuels, définissent comme capable de faire tel exercice. Et montrons-leur qu'ils en sont loin.

@ Jean et Sanjuro

Merci de vos réponses. Je conçois notre "mission" de la même manière, même si je la crois de plus en plus difficile, sinon impossible dans le cadre actuel du "collège unique".

Écrit par : Robin | 10 mars 2009

« L’université s’arrête, pas le savoir critique ! ».


Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mars 2009

Qu'est ce que le savoir critique sorti de l'usine universitaire si ce n'est un savoir dans un état (et État) critique?

Écrit par : buntovchik | 10 mars 2009

Il faudrait construire une nouvelle "Fabrique du Chrétien" et tout ira pour le mieux, l'Eglise ne faisant plus son office, je propose aux professeurs l'enseignement du catéchisme, le salut au drapeau et l'instruction des humanités de base aux chères têtes blondes si tout le moins il en reste quelques-unes dans vos madrassas..

Écrit par : Marie-Laure | 10 mars 2009

Jean, Robin, je comprends que les enseignants soient fatigués du faible niveau et du manque de motivation de certains élèves. Mais qu'en est-il alors de ceux qui veulent encore du solide ?

Nous vivons cette situation avec notre dernier fils en 4e : une classe peu travailleuse, d'un faible niveau. Des professeurs qui n'en peuvent plus et certains qui baissent les bras.
Et les quelques élèves travailleurs perdus là-dedans ? Ils sont amers, découragés : notre fils est déjà rentré en pleurant tant l'ambiance délétère et l'impression de ne rien faire de sa journée lui pèsent.

Il pratique deux instruments de musique, son programme est bien rempli : nous ne pouvons tout reprendre à la maison.
Il n'est surement pas le plus à plaindre mais qu'en est-il de celui ou celle qui dans son coin ne dit rien mais souffre en silence de cette situation, qui n'a pas l'entourage familial pour l'aider ?
Les quelques élèves motivés dans ces classes sont-ils comme des naufragés en perdition ? Comment venir à leur secours ?

Écrit par : lucile | 10 mars 2009

L'hétérogénéité totale des classes de collège est un gâchis insupportable...
Il n' y a que des perdants dans cette affaire...
Sauf à aller du côté du collège Stanislas, des lycées Louis le Grand ou Sainte Geneviève ou bien est-ce la même chose là-bas ?

Écrit par : lucile | 10 mars 2009

Non non rassurez vous Lucile, à Janson-de-Sailly ça se passe encore plutôt bien..

http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Marie-Laure | 10 mars 2009

La Fontaine, vous ne racontez pas de fables. Merci pour cette information qui confirme tout ce que je peux entendre ici ou là. La haine des agrégés s'affiche désormais publiquement, chez ces syndicalistes décomplexés (comme la droite qu'ils prétendent combattre). Et ce n'est pas la réforme des concours qui arrangera cette affaire, lorsque l'agrégation sera devenue le dernier concours disciplinaire.

N'oublions pas que la circulaire du ministère ne fait jamais que rappeler la vocation statutaire des agrégés. C'est donc sur les statuts du personnel enseignant que le SNES assoit son gros cul merdeux.

Dans la guerre des corps que je vois poindre et qui me semble hélas inévitable en cette période de pénurie de postes, on sait maintenant qui a tiré le premier, et avec quelle arme (le paritarisme).

Quant à Bernard Dubreuil, recteur de l'académie de Lille, il sait lire une circulaire ministérielle et la faire appliquer, lui, pas comme ces mollassons de Nice. Il faut souhaiter que toutes les académies s'alignent rapidement sur ce modèle.

Écrit par : TotoWeininger | 10 mars 2009

"Il faudrait construire une nouvelle "Fabrique du Chrétien" et tout ira pour le mieux, l'Eglise ne faisant plus son office, je propose aux professeurs l'enseignement du catéchisme, le salut au drapeau et l'instruction des humanités de base aux chères têtes blondes si tout le moins il en reste quelques-unes dans vos madrassas.."

Ecrit par: Marie-Laure

En leur faisant adhérer à ces préceptes, par exemple?


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090309.OBS7897/excommunication__le_viol_est_moins_grave_que_lavortemen.html

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2009

Guy, j'avais un bon souvenir (lointain) de Noblesse oblige. Ça tient le coup ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mars 2009

Pour moi cela tient admirablement le coup ; c'est profondément intelligent sur la comédie sociale, drôle et cruel comme il faut l'être dans un bon réquisitoire contre les élites sociales. Maintenant, je ne sais pas s'il y a encore tellement de monde - le temps passe - pour savoir ce qu'était la société post-victorienne. Et faire la transposition.

Écrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

Les quelques élèves motivés dans ces classes sont-ils comme des naufragés en perdition ? Comment venir à leur secours ?

Ecrit par : lucile | 10 mars 2009

Certains et certaines le vivent effectivement très mal.

On peut considérer qu'il y a à peu près 5 élèves sur 25 en moyenne qui ont un niveau correct, qui sont à leur place et qui ont les "prérequis" suffisants pour suivre sans trop de difficultés un cours "normal" de 4ème par exemple (mais que veut dire un "cours normal", qu'est-ce que la "normalité" actuellement dans un collège lambda ?).

Il y a la question du niveau, mais aussi de la personnalité, de la sensibilité de certains élèves, "les intelligents et les sensibles" comme disait Montherlant. Il faut être attentifs car les risques de dépression sont réels.

J'ai un exemple à l'esprit, une élève de 4ème.

Mon collègue de mathématique a retrouvé ses anciennes copies de seconde datant des années 1971 et va me les photocopier.

Je vous en copierai éventuellement un extrait sur ce blog avec le sujet pour rappeler ce qu'il était encore possible de faire dans ces années-là.

Il m'a fait cette réflexion qui résume bien l'évolution du système (et qui rejoint l'histoire de l'escargot-prof qui bave, qui marche sur le ventre et qui n'a pas de c...de JPB) et que je vous transmets avec son autorisation : "Au lieu de leur remontrer les bretelles, on a préféré baisser nos pantalons."

Bon, "l'escargot en colère" sors de sa coquille et fonce dans "l'autre établissement" ! ;-))

Écrit par : robin | 10 mars 2009

Blum méritait sa correction Jeremy, cet homme n'était pas démocrate et faisait interdire les partis d'opposition. On retrouva la canne et le chapeau de Léon chez ce brave Maurras à qui l'agresseur fit présent des effets du socialiste.

C'est vrai qu'il ne fallait pas le brusquer, Blum, il était du genre fragile, une simple bousculade et le gus crie à l'attentat.. Pfff fillette !
Ecrit par : Marie-Laure | 10 mars 2009
Je ne sais pas qui est cette Marie-Laure, mais elle commence à me les briser avec sa propagande.
Ses propos sur la fragilité physique de Blum - et Dieu sait que je n'apprécie pas le Blum de la non-intervention - sont odieux.
"Fillette !" dit-elle. Il y a toujours eu du côté politique pour lequel visiblement elle en pince une admiration répugnante pour la force physique de la race bien bâtie, et un dégoût affiché pour celle des juifs mal fichus.
Attention à ne pas passer le trait sur ce blog, Marie-Laure.

Écrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

Bon, "l'escargot en colère" sors de sa coquille et fonce dans "l'autre établissement" ! ;-))

Ecrit par : robin | 10 mars 2009

Bon, Robin, vous avez l'air d'avoir retrouvé le punch, et c'est très bien. Peut-être un effet de l'activité intense qui vous oblige à vous démultiplier en étant sur deux établissements?

Écrit par : Jean | 10 mars 2009

L'hétérogénéité totale des classes de collège est un gâchis insupportable...
Ecrit par : lucile | 10 mars 2009

L'hétérogénéïté c'est la diversité, le métissage et le multiculturalisme. On n'y peut rien, Sarkozy l'a dit :« Le métissage, ce n’est pas un choix, c’est une obligation, c’est un impératif, on ne peut pas faire autrement ! » « Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore ».
http://www.dailymotion.com/video/x8cdoh_sarko-metissage-pour-la-france-pas_news

Écrit par : Il le faut | 10 mars 2009

Merci Robin.
Notre fils fait effectivement partie des sensibles, avec un côté "artiste" (en musique, car pour les arts plastiques ...) et nous devons veiller sur lui et son équilibre.

Nous nous posons parfois la question du privé, de l'enseignement à domicile, mais c'est trop bête, il suffirait qu'il soit dans une classe plus travailleuse, prête à un enseignement solide pour aller mieux.

Nous le voyons avec l'aîné en terminale S SI spé maths, c'est déjà tout différent.
L'ambiance est au travail même s'ils manquent un peu de maturité ces grands dadais de 17 / 18 ans.

Écrit par : lucile | 10 mars 2009

L'hétérogénéïté c'est la diversité, le métissage et le multiculturalisme.
Ecrit par : Il le faut | 10 mars 2009

Non. L'hétérogénéité, c'est le gâchis, c'est l'échec fabriqué, créé de toutes pièces et entretenu.

La diversité c'est quand des élèves de toutes origines travaillent ensemble.

C'est Senghor agrégé de grammaire ou Ridan qui chante Du Bellay.

Écrit par : sanjuro | 10 mars 2009

"Fillette !" dit-elle. Il y a toujours eu du côté politique pour lequel visiblement elle en pince une admiration répugnante pour la force physique de la race bien bâtie, et un dégoût affiché pour celle des juifs mal fichus.
Attention à ne pas passer le trait sur ce blog, Marie-Laure.

Ecrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

Ce genre de message me met moi aussi mal à l'aise ; je n'ai pas compris si son auteur plaisantait ou non. On peut effectivement faire des reproches à Blum au sujet de sa politique en Espagne (refus d'intervenir et de livrer des armes aux Républicains), mais les vieux ponsifs antisémites et machistes (le thème du juif intellectuel "efféminé") soulèvent le coeur. On sait sur quoi tout ça a débouché et certains le savent plus que d'autres.

Écrit par : robin | 10 mars 2009

plaisantait : je voulais dire si c'était du "troisième ou du quatrième degré"

Écrit par : robin | 10 mars 2009

Je ne sais pas qui est cette Marie-Laure, mais elle commence à me les briser avec sa propagande.
Ses propos sur la fragilité physique de Blum - et Dieu sait que je n'apprécie pas le Blum de la non-intervention - sont odieux.
"Fillette !" dit-elle. Il y a toujours eu du côté politique pour lequel visiblement elle en pince une admiration répugnante pour la force physique de la race bien bâtie, et un dégoût affiché pour celle des juifs mal fichus.
Attention à ne pas passer le trait sur ce blog, Marie-Laure.

Ecrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

Eh oui, Guy, c'est répugnant. Et le lien qu'elle donne est assez gratiné aussi. Bref : "la superbe brute blonde rôdant en quête de proie et de carnage", voilà à quoi rêve "Marie-Laure", sans doute la soeur jumelle d' "Amélie"... Pouah.

Écrit par : Françoise Guichard | 10 mars 2009

On apprend, en lisant le Café Péda du jour, la sortie d'un documentaire de 52 minutes sur Meirieu, sa vie, son œuvre. Au passage, Meirieu y est qualifié d'"icône de la pédagogie". Après l'école à son nom, le culte de la personnalité se poursuit: étant donné que le film est co-produit par Cap Canal (http://www.mosaique-films.com/actualite.htm), que dirige Meirieu (!), on peut d'ores et déjà parier sur le côté hagiographique de l'entreprise. Histoire de faire oublier, entre autres, que ce défenseur de l'"exigence" pédagogique, qui prétend que les pédagos sont les seuls à défendre réellement le Savoir, fait la leçon à ses lecteurs en leur assénant qu'"Hamelin" était un auteur... (http://www.meirieu.com/ARTICLES/bruxelles_depister.htm)
Chapeau, l'artiste!

Écrit par : Meles | 10 mars 2009

Les propos de Marie-Laure sont tellement caricaturaux que j'avais vraiment cru qu'il fallait les prendre au second degré, même si la plaisanterie n'était pas très drôle. Amélie, quels que soient ses excès de langage, ne s'est jamais exprimée en des termes aussi révoltants, et je doute qu'elle appelle de ses voeux une "fabrique du chrétien".

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2009

"Je propose aux professeurs l'enseignement du catéchisme, le salut au drapeau et l'instruction des humanités de base aux chères têtes blondes si tout le moins il en reste quelques-unes dans vos madrassas.."

Ecrit par: Marie-Laure

Quelle mélasse! Ca vous met "mal à l'aise", ce genre de prose, Robin? Moi, ces amalgames me font gerber. S'associer au combat pour les "humanités de base", (socle commun), en y adjoignant l'idée sous-jacente que Besson n'a pas viré assez de basanés? Effectivement, même Amélie n'avais pas ce genre d'arguments.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2009

Non. L'hétérogénéité, c'est le gâchis, c'est l'échec fabriqué, créé de toutes pièces et entretenu.

La diversité c'est quand des élèves de toutes origines travaillent ensemble.

C'est Senghor agrégé de grammaire ou Ridan qui chante Du Bellay.

Ecrit par : sanjuro | 10 mars 2009

Merci pour la mise au point.

Écrit par : lucile | 10 mars 2009

Vous avez raison Sylvie Huguet, les excès d'Amélie étaient, je pense, pures provocations en réponse aux excès inverses de certain(e)s ici qui voient des nazis chez tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Françoise Guichard le démontre ici avec cette reductio ad Hitlerum, preuve de pensée binaire et d'erreur de jugement .

Ni Hitler, ni Besancenot, Amélie était plutôt du côté des laïcs purs et durs:
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Stéphane B. | 10 mars 2009

"Vous avez raison Sylvie Huguet, les excès d'Amélie étaient, je pense, pures provocations en réponse aux excès inverses de certain(e)s ici qui voient des nazis chez tous ceux qui ne pensent pas comme eux."

Ecrit par : Stéphane B. | 10 mars 2009

Des noms!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2009

Merci beaucoup à La fontaine pour ses informations qui me réjouissent pour les collègues de Lille. Ici, ce sera 90 points, c'est-à-dire que nous sommes un certain nombre à ne pas pouvoir espérer encore bouger. C'est- à dire que la plaisanterie dans ce collège de merde recommence l'an prochain et encore l'an prochain. Ici,le DRH n'a rien voulu savoir, regard bleu acier et prose manageriale avec pourcentages bidons à l'appui.
De toute façon, je suis écoeurée. Je me barre de FO qui se fout aussi bien de notre tronche que le snes. Ciao, les camarades et leur pureté syndicale. Je voudrais d'ailleurs bien me tailler tout court tellement la coupe est pleine. Et si possible loin, loin.

Écrit par : Sanseverina | 10 mars 2009

De toute façon, je suis écoeurée. Je me barre de FO qui se fout aussi bien de notre tronche que le snes. Ciao, les camarades et leur pureté syndicale. Je voudrais d'ailleurs bien me tailler tout court tellement la coupe est pleine. Et si possible loin, loin.

Ecrit par : Sanseverina | 10 mars 2009

Change FO for Charles Baudelaire ! ;-))

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté

Écrit par : robin | 10 mars 2009

mais les vieux ponsifs antisémites et machistes (le thème du juif intellectuel "efféminé")

errata : poncifs avec un c !

Écrit par : robin | 10 mars 2009

Sur le blog de Luc Cédelle, Thierry Cadart, du SGEN-CFDT en appelle à des "évolutions en douceur". On sait lesquelles.

Quand les « révolutionnaires du statu quo » auront une fois de plus gagné la bataille et que toute tentative de changement passera pour suicidaire, quelle sera, à votre avis, la perspective d’évolution de l’éducation nationale ?

Je partage cette inquiétude. Les courants politiques dont je parlais à l’instant pourraient très bien se satisfaire d’un statu quo qui mènerait à une plus ou moins lente désaffection des usagers pour le service public d’éducation. Le Sgen-CFDT considère que l’immobilisme condamne à terme le service public. C’est pourquoi nous regrettons vivement les occasions manquées quand la conjoncture politique aurait permis des évolutions en douceur. Nous restons des militants de la transformation. Nous nous battons pour créer les conditions de cette transformation. D’autre part, il ne faut pas se tromper dans le partage des responsabilités. Malgré ce que l’on peut en dire, le système a su dans le passé prouver sa capacité à se transformer et de façon importante. L’Ecole d’aujourd’hui, les nostalgiques de la blouse grise nous le disent assez, ne ressemble pas à celle de 1960. Elle a d’indiscutables réussites à son actif. Elle abrite en son sein d’infatigables militants de la réussite de tous les élèves. Il y a sur tout le territoire et à l’initiative des personnels, de très nombreuses et remarquables innovations. Mais les gouvernements successifs n’ont pas osé poser le problème du pilotage du système éducatif et de ses objectifs : des équipes pédagogiques formées à ce nouveau métier, disposant d’une véritable autonomie, à qui l’on fait confiance, avec un objectif clair de réussite de tous les élèves et un contrôle a posteriori sur la base d’une évaluation partagée. C’est le projet du Sgen-CFDT, une vraie réforme qui n’a pas encore été essayée !

Propos recueillis par Luc Cédelle

Écrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

On apprend, en lisant le Café Péda du jour, la sortie d'un documentaire de 52 minutes sur Meirieu, sa vie, son œuvre. Au passage, Meirieu y est qualifié d'"icône de la pédagogie".

Ecrit par : Meles | 10 mars 2009

Alors cette fois, ceux qui doutaient encore que Meirieu ne fût qu'un insupportable et vain m'as-tu-vu en ont pour leur argent!
"Icône de la pédagogie"! On croit rêver! Mais avec Meirieu , tout est possible!
Ainsi donc, le seul sujet de l'oeuvre diarrhéique et vaine de Meirieu, comme je l'ai écrit sur ce blog, c'était bien ... Meirieu.

Quand on n'a ni CAPES ni agreg, il faut d'ailleurs une sacrée dose de toupet et d'impudeur pour se poser en donneur de conseils aux professeurs. Meirieu, incapable de devenir professeur et qui n'a pour ainsi dire jamais enseigné ou tout à fait à la marge (admirez comme son CV, sur www.meirieu.com, est discret sur ses états de service!), a trouvé le filon pour se faire un nom, qui n'est d'ailleurs illustre qu'auprès de niais épatés dépourvus de jugement.

Sale type...

Écrit par : Jean | 10 mars 2009

On apprend, en lisant le Café Péda du jour, la sortie d'un documentaire de 52 minutes sur Meirieu, sa vie, son œuvre. Au passage, Meirieu y est qualifié d'"icône de la pédagogie".

Ecrit par : Meles | 10 mars 2009

jeudi 12 mars à 20h30, en présence de Philippe Meireu, "A contre-voie - Philippe Meirieu, pédagogue "
Cinéma l'Alhambra, rue du cinéma, 13016 Marseille

Écrit par : Désoline | 10 mars 2009

... des équipes pédagogiques formées à ce nouveau métier, disposant d’une véritable autonomie, à qui l’on fait confiance, avec un objectif clair de réussite de tous les élèves et un contrôle a posteriori sur la base d’une évaluation partagée. C’est le projet du Sgen-CFDT, une vraie réforme qui n’a pas encore été essayée !

Thierry Cadart, du SGEN-CFDT

- Vous nous remettrez bien une petite louche d'EPEP, s'il vous plaît, monsieur le Ministre ? Ne nous l'emballez pas, c'est pour manger tout de suite.
- Mais bien sûr, monsieur le Délégué Syndical (fin sourire), quand ça fait plaisir et puis que ça débarrasse, signez donc là (rire sardonique) !

Écrit par : catmano | 10 mars 2009

D'un autre côté, Jean, Sarko se permet de faire la morale de manière absolument honteuse aux chercheurs, et il n'a jamais rien trouvé! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2009

Nouvelles du front!


SEINE-SAINT-DENIS
Barres de fer et couteaux dans un lycée de Gagny
NOUVELOBS.COM | 10.03.2009 | 17:54
5 réactions
Dans la matinée, une vingtaine de personnes armées sont entrées dans un lycée professionnel de Gagny, où elles ont blessé 12 personnes. La ministre Michèle Alliot-Marie dit sa "profonde indignation".

Michèle Alliot-Marie (Sipa)
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait part mardi 10 mars de sa "profonde indignation" après l'intrusion dans la matinée d'une vingtaine de personnes armées de barres de fer et de couteaux dans un lycée professionnel de Gagny (Seine-Saint-Denis). Douze personnes ont été blessées. La ministre "assure les enseignants et les élèves (du lycée Jean-Baptiste Clément) de tout son soutien et adresse ses veux de prompt rétablissement aux quatre" personnes qui ont dû être hospitalisées.

Six suspects interpellés

Michèle Alliot-Marie adresse également ses "félicitations aux (policiers) du département qui ont d'ores et déjà interpellé et placé en garde à vue six suspects". Six interpellations et trois gardes à vue ont déjà été effectuées, a annoncé le parquet. La ministre de l'Intérieur leur demande également de "tout faire pour retrouver l'ensemble des auteurs de ces actes inadmissibles et assure que les dispositions nécessaires sont localement prises (...) pour prévenir les risques de nouvelles violences dans cet établissement et ceux qui l'entourent".

Écrit par : Retraitée | 10 mars 2009

Enlisant le commentaire de Luc Cedelle rapportant les propos du mec du Sgen, j'ai repensé à cette chanson que Graeme Allwright avait reprise et qu'on chantait autour du feu chez les Eclais dans les années soixante-dix : Vous vous rappelez ?

1En mil-neuf-cent-quarante-deux,
Alors que j’étais à l’armée
On était en manoeuvre dans la Louisiane
Une nuit au mois de mai
Le capitaine nous montre un fleuve
Et c’est comme ça que tout a commencé
On avait d’la flotte jusqu’aux g’noux
Et le vieux con a dit d’avancer

2Le sergent dit : « Mon capitaine
Êtes-vous sûr qu’ c’est le chemin ? »
- « Sergent, j’ai traversé souvent
Et je connais bien le terrain
Allons soldats un peu de courage
On n’est pas là pour s’amuser »
Y’en avait jusqu’à la ceinture
Et le vieux con a dit d’avancer.

3Le sergent dit : « On est trop chargés
On ne pourra pas nager »
- « Sergent ne sois pas si nerveux
Il faut un peu de volonté
Suivez-moi je marcherai devant
Je n’aime pas les dégonflés »
On avait d’la flotte jusqu’au cou
Et le vieux con a dit d’avancer.

4Dans la nuit soudain un cri jaillit
Suivi d’un sinistre glou-glou
Et la casquette du capitaine
Flottait à côté de nous
Le sergent cria : « Retournez-vous
C’est moi qui commande à présent »
On s’en est sortis juste à temps
Le capitaine est mort là-dedans.

5Le lendemain on a trouvé son corps
Enfoncé dans les sables mouvants
Il s’était trompé de cinq cents mètres
Sur le chemin qui mène au camp
Un affluent se jetait dans le fleuve
Où il croyait la terre tout près
On a eu d’la chance de s’en tirer
Quand le vieux con a dit d’avancer.

6La morale de cette triste histoire
Je vous la laisse deviner
Mais vous avez peut-être mieux à faire
Vous n’vous sentez pas concernés
Mais chaque fois que j’ouvre mon journal
Je pense à cette traversée
On avait d’la flotte jusqu’aux genoux
Et le vieux con a dit d’avancer.
Y’en avait jusqu’à la ceinture…

A rapprocher de "Le Sgen-CFDT considère que l’immobilisme condamne à terme le service public. "
Allez hop ! Dans la vase !

Écrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Même que l'animatrice qui jouait de la guitare était drôlement canon! Vous vous rappelez ?

Écrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Même que l'animatrice qui jouait de la guitare était drôlement canon! Vous vous rappelez ?

Ecrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Vous êtes sûr que c'était une animatrice ?
Dans mon souvenir, c'était un pion.
Vous savez, celui qui avait une guitare et qui ressemblait à un pâtre grec (jeune, hein, pas Moustaki) ! Vous ne pouvez pas l'avoir oublié.

Écrit par : catmano | 10 mars 2009

Robin, merci pour cette Invitation au voyage.
Tout comme le bon père abbé de Sylvanès en l'entendant chanter la Vierge dans "L'enfance du Christ" de Berlioz , j'ai pleuré en entendant Annette Petit chanter ce poème : je n'étais pas la seule. Quelle voix !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 mars 2009

Une vingtaine de personnes armées de barres de fer, bâtons et couteaux ont pénétré mardi dans un lycée professionnel de Gagny (Seine-Saint-Denis) où elles ont légèrement blessé douze personnes, et trois mineurs ont été interpellés, a-t-on appris de sources concordantes.

Diderot introduit son "Plan d'une université pour le gouvernement pour la Russie" (1777) par ses lignes: "Instruire une nation c'est la civiliser; y éteindre les connaissances, c'est la ramener à l'état primitif de barabrie.

Pardon pour cette redite.

Écrit par : buntovchik | 10 mars 2009

Help ! Help !
Mon fils est confronté à un sujet en littérature qui ne l'inspire pas "La place de la nature dans Le Guépard de Lampedusa". Sujet de synthèse après étude intégrale de l'œuvre.
Il s'était mis en tête d'aller le bosser avec son meilleur copain demain après-midi. Nous avons pensé qu'il valait mieux qu'il rentre à la maison pour travailler seul. En contrepartie, je lui ai promis de vous demander des pistes de réflexion.
Auriez-vous l'amabilité de lui donner quelques inspirations sur le canevas de la réflexion personnelle qu'il doit bâtir?
N'en dites pas trop (je commence à vous connaître !) ou alors dites-en tellement qu'il soit noyé sous les infos et contraint à trier avec méthode. Il faut qu'il se débrouille de vos pistes. Nous ne sommes pas sur faismesdevoirs.com et je n'ai pas l'intention de payer !

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Son papa a déjà quelques petites idées sur l'inéluctable lumière du Sud !
Cf Camus Giono Cossery. La lumière du fatum ...
Est-ce une bonne piste ?

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

"Merci, Françoise! Hardi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2009"

Mouhahahahahaha !

"C'est bidonnant", comme disait Alice !

;-)

Écrit par : La Fontaine | 10 mars 2009

Help ! Help !
Mon fils est confronté à un sujet en littérature qui ne l'inspire pas "La place de la nature dans Le Guépard de Lampedusa". Sujet de synthèse après étude intégrale de l'œuvre.

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009


Oui, la lumière du fatum me paraît bien.
Par ailleurs : dans mon souvenir (car il y a plusieurs lurettes, hélas, que j'ai lu ce très beau roman) : peut-être faudrait-il relier le thème de la nature à celui du temps ; temps éternel de la nature naturelle, superbe, immuable, lumineuse, indifférente , et par opposition temps historique plein des signes de la décadence d'une société en pleine mutation (chute de l'aristocratie + montée des nouveaux riches)

Écrit par : Françoise Guichard | 10 mars 2009

Tout comme dit mon homme, Françoise Guichard ! Il a dit nature au sens cosmique.
Si le gamin ne s'en sort pas avec ça, c'est qu'il n'a pas lu l'œuvre.
Qu'il s'en débrouille, ce petit ! Il peut nous la faire altermondialiste, s'il a le nez fin !

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Sinon, ce thème est traité dans toutes les annales. Mais ça ne doit pas être ce que vous recherchez.

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Le souci, avec les enfants et ados, c'est qu'ils sont insensibles au climat et ne se rendent même pas compte que le soleil nous ploit. Ils ont beau vivre en plein cagnard, ils ne comprennent pas les bienfaits de la sieste et il faut se gendarmer pour les mettre, de treize heures à dix-sept heures, au lit derrière les volets clos . C'est pourquoi ils ne voient pas la place de la nature chez Lampedusa ... C'est un sujet pour adultes, ça !
Faut avoir eu l'impression de respirer de la farine pour comprendre.

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Sinon, ce thème est traité dans toutes les annales. Mais ça ne doit pas être ce que vous recherchez.

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009
Moi, je ne recherche rien ! Mon fils est têtu comme une mule et refuse de tricher ! Il veut que la pensée vienne de lui et ne veut pas copier-coller. Je vous concède que c'est un défaut majeur. Il a fallu que je me mette en colère pour qu'il aille, comme les autres, sur le site où son professeur de latin prenait ses versions, site indiqué en bas de page. Il ramassait des onze quand les autres surfaient à dix-huit parce que cet obstiné voulait gérer la situation avec ce qu'il maîtrisait.
Pour lui, pauvre truffe, c'était tricher ! Je reconnais l'avoir mal éduqué mais il avait les dispositions pour, son modèle étant son grand-père paysan, réfractaire au STO et membre du maquis Ventoux. C'est effectivement un modèle dont j'aurais du, en mère consciente de ses devoirs, me méfier...

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

De toute façon, concernant Le Guépard, la confirmation et les éclaircissements de Françoise Guichard vont suffir pour donner les bonnes pistes au jeune lycéen.
Après, c'est à lui de se débrouiller. Nous savons qu'il a eu à disposition un excellent et très présent professeur.

Le vrai problème, c'est qu'à seize ou dix-sept ans, on est complètement insensible aux effets du climat, surtout quand on a une mère d'origine parisienne. Ne vous inquiétez pas ! Son père va le lui expliquer avé l'accent !

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

2012: va falloir bien voter, les gars! ;-)

http://www.sonypictures.com/movies/2012/

Écrit par : Pendariès | 10 mars 2009

Il est vrai que, depuis quelques anées, nous avons eu des été pourris. A la décharge de mon lycéen, la dernière vraie canicule remonte à ses sept ans.

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Et en plus de ce que dit F.Guichard, l'animalité au beau sens du terme, la sensualité, les odeurs. L'animalité de la belle-fille. L'animalité du vieil homme qui ne peut et ne veut que succomber sans pour autant détruire ce qui est en place, bien au contraire. Ses liens avec le chien lequel finira empaillé et bazardé par la fenêtre après la mort du vieux.
Le fatum, oui, évidemment. Pas de vraie tragédie sans un soleil écrasant.

Écrit par : Sanseverina | 10 mars 2009

Je n'avais jamais lu la prose de Mme Charmeux. Par curiosité, je suis allée faire un tour sur son site, voir ce qu'elle dit sur l'enseignement du français. Eh bien, je n'ai rien compris...

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2009

Dobolino écrit :

"Mon fils est têtu comme une mule et refuse de tricher ! "

Tiens ! J'ai le même à la maison.

"Son grand-père réfractaire au STO"

Mon papa aussi !!!

C'est drôle, car l'un comme l'autre, ils sont surtout réfractaires à l'immensité de la connerie humaine, lorsqu'elle s'appuie sur une parcellicule de pouvoir, que ce soit celui du groupe de petits caïds ou de celui du lèche-cul administratif conditionné à appliquer n'importe quel ordre venu d'en haut.
Le grand-père a 87 ans, il en a assez entendu puis il a décidé de s'en foutre.
Le Fiston, en revanche, a devant lui de longues années de confrontation avec la bêtise satisfaite. Je le plains.

Écrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Help ! Help !
Mon fils est confronté à un sujet en littérature qui ne l'inspire pas "La place de la nature dans Le Guépard de Lampedusa". Sujet de synthèse après étude intégrale de l'œuvre.

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009

Le mot "nature" doit être pris dans son sens philosophique (la Physis des grecs) et non dans son sens commun (ses manifestations : les paysages, les éléments, la végétation, les montagnes...) ou romantique (la nature, lieu d'exaltation du "moi").

Il faut noter que Lampedusa fait du prince Salina un mathématicien et un astronome. Le mouvement circulaire des planètes, le "retour éternel" des saisons s'oppose à l'Histoire humaine, l'idée de "nature" (fixe, immuable, éternelle sous ses changements apparents) s'oppose à l'idée de progrès.

"Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut" : l'Histoire elle-même obéit aux lois de la nature, il n'y a ni "progrès", ni "changement", ce sont des illusions : "Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogno che tutto cambi" : "Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change", dit Tancrède l'opportuniste qui se plie à l'ordre des choses, aux lois de l'Histoire qui ne sont pas différentes de celles de la nature. La "révolution" (garibaldiste) et toutes les révolutions passées et à venir n'est donc qu'une "rotation".

Lampedusa affirme implictement l'idée d'une"nature humaine" et des types humains immuables. Le règne humain n'est pas très différent du règne animal : « Nous fûmes les guépards, les lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes. »

Don Galogero est comparé à un "rat". Pour ce dernier, les aristocrates ne sont que des "moutons" à tondre. Tancrède est une sorte de caméléon (isotopie du vêtement et de l'apparence qui imite le milieu pour s'y fondre).

Le règne d'affairistes comme Don Calogero Sedara succède à celui du prince Salina « et tous, guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre ».

L'idée est inspirée de la sagesse désabusée l'Ecclésiaste : "Nihil novi sub sole." ("Il n'y a rien de nouveau sous le soleil")

Le chien de chasse du prince Salina, qui est un personnage à part entière du roman est un symbole essentiel : il représente la chute de la caste aristocratique du prince ; on le voit gambader gaiment au début et le roman s'achève sur la destruction de son cadavre empaillé.

Le thème de la nature recoupe celui de la jeunesse (Tancrède, Angelica), de la vieillesse et de la mort (Salina).

Écrit par : Robin | 10 mars 2009

Le grand-père a 87 ans, il en a assez entendu puis il a décidé de s'en foutre.
.

Ecrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Celui de mon fils n'a jamais réussi à s'en foutre. Il a fini à 82 ans, sous ses noyers, ceux qu'il avait planté, saigné à blanc après s'être ouvert les veines avec un rasoir à main consciencieusement aiguisé sur la meule. Avant de passer à l'acte, il a vérifié auprès de moi que ses deux petits-enfants avaient achevé leur année scolaire . Il était trop digne homme pour troubler des élèves en période scolaire. Pour lui, c'était très important ! Il a attendu le premier jour des vacances d'été et pourtant, cela lui tardait de quitter ce monde.

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

plantés, les noyers !
Excusez-moi ! Voilà bien une faute que mon beau-père n'aurait pas faite, avec son certif !

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Oui, l'idée grecque de "fatum", d'un destin immuable, d'une "nature des choses" paraît pertinente : La course des hommes (l'Histoire individuelle et collective) est aussi prédestinée que celle des astres.

Le piège à éviter c'est de ne parler que de la "nature naturée" (les animaux, les paysages, la bouche d'Angelica comparée à une fraise...), sans parler de la "nature naturante" (la force créatrice immuable).

Le roman est sous-tendu par le primat de l'Etre (le destin immuable) sur le devenir (l'apparence, la manifestation).

Écrit par : Robin | 10 mars 2009

L'idée est inspirée de la sagesse désabusée l'Ecclésiaste : "Nihil novi sub sole." ("Il n'y a rien de nouveau sous le soleil")

errata : de l'Ecclésiaste.

Écrit par : Robin | 10 mars 2009

Help ! Help !
Mon fils est confronté à un sujet en littérature qui ne l'inspire pas "La place de la nature dans Le Guépard de Lampedusa". Sujet de synthèse après étude intégrale de l'œuvre.

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009

Le mot "nature" doit être pris dans son sens philosophique (la Physis des grecs)

Ecrit par : Robin | 10 mars 2009

Merci, Robin ! Mais vous êtes trop généreux de vous même ! Le garçon a tout avec vous !

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Je n'avais jamais lu la prose de Mme Charmeux. Par curiosité, je suis allée faire un tour sur son site, voir ce qu'elle dit sur l'enseignement du français. Eh bien, je n'ai rien compris...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2009
C'est la ruse ! Comme c'est incompréhensible , tout le monde pense que c'est bel et bon.

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Je n'avais jamais lu la prose de Mme Charmeux. Par curiosité, je suis allée faire un tour sur son site, voir ce qu'elle dit sur l'enseignement du français. Eh bien, je n'ai rien compris...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2009
C'est la ruse ! Comme c'est incompréhensible , tout le monde pense que c'est bel et bon.

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009
Dobolino a tout compris. Et la Bruyère dans les Caractères le dit aussi.

La question est : Evelyne Charmeux comprend-elle elle-même ce qu'elle écrit ?

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Il faudrait donc qu'il relise le roman et qu'à chaque fois qu'il est question d'un élément naturel (minéral, végétal, animal, asral...), il en cherche la dimension symbolique, métaphorique.

A partir d'une certaine densité de prolifération, les champs lexicaux deviennent des isotopies, des thèmes. Par exemple le chien de chasse du prince (Salina donne à l'étoile qu'il a découverte le nom de ce chien), présent tout au long du livre symbolise les âges dela vie, le destin de l'homme tel que le résume la devinette que la sphynge à Oedipe : la jeunesse, la maturité, la vieillesse et la mort.

Toutes les références à la nature sont symboliques dans le roman, à commencer par le titre ("Le Guépard", "Il Gattopardo") qui est un élément de blason (un lion qui danse), le blason de la famille du prince. Pourquoi l'auteur a-t-il choisi un guépard ? Que représente symboliquement ce guépard ?

Autre exemple : La scène centrale du bal est symbolique elle aussi. Elle est fondée sur l'analogie entre la destinée humaine et la rotation des planètes.

Écrit par : Robin | 10 mars 2009

que la sphynge à Oedipe : la jeunesse, la maturité, la vieillesse et la mort.

que la sphynge pose à Oedipe.

Écrit par : Robin | 10 mars 2009

"Le Sgen-CFDT considère que l’immobilisme condamne à terme le service public. "

Vous en avez assez de l'immobilisme ?

Le Sgen vous offre la fuite en avant !

Une aventure unique, au bord du gouffre : faire marche arrière et foncer avant !

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Celui de mon fils n'a jamais réussi à s'en foutre.

Ecrit par : dobolino

Je le comprends. J'ai eu parfois la même envie.
Je ne veux pas en dire plus. Ce que vous venez d'écrire me touche beaucoup.

Écrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

La question est : Evelyne Charmeux comprend-elle elle-même ce qu'elle écrit ?

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009
Ben là, alors ! Elle est peut-être tellement obstruée qu'elle est certaine de comprendre?
Vous savez, "les cons, ça ose tout etc " ?

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

Celui de mon fils n'a jamais réussi à s'en foutre.

Ecrit par : dobolino

Je le comprends. J'ai eu parfois la même envie.
Je ne veux pas en dire plus. Ce que vous venez d'écrire me touche beaucoup.

Ecrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Imaginez ce vieil homme en train de faire tourner en cachette sa meule pour aiguiser son rasoir, tout en calculant le fait que son petit-fils doit d'abord passer le brevet des collèges (il y croit encore, lui !) et sa petite fille clore son CM2 sans en perdre un jour !
Je le revois encore ! C'était le jeudi soir ! J'arrive avec le gars dans la basse-cour et lui dit "Ça y est, Pierre a passé toutes les épreuves du brevet !". Il me répond, de son air perdu, "Ah ! Et Alice, elle finit quand ? ". Je lui ai dit qu'elle finissait le samedi à midi.
Le samedi à quinze heures, il avait fini aussi.
Ça faisait des années qu'il démoralisait sur la course du monde mais il n'avait jamais mis en doute les vertus de l'école.

Écrit par : dobolino | 10 mars 2009

A Jérémy

"Le Sgen-CFDT considère que l’immobilisme condamne à terme le service public. "

Question : Pourquoi le Sgen-CFDT fonce-t-il vers le gouffre ?

Réponse : Pour voir l'école qui est au fond.

(Sur le modèle des blagues soviétiques qui circulaient pendant la période bréjnévienne !)

Écrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

dobolino : Vous êtes une mère formidable et votre fils est du même bois.

Écrit par : Marie-Laure | 10 mars 2009

C'est d'ailleurs pourquoi elle est totalement insensible à votre site débile, cruche.

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

La question est : Evelyne Charmeux comprend-elle elle-même ce qu'elle écrit ?
Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009
Au cas où vous ne vous seriez pas aperçu, madame Charmeux déraisonne depuis longtemps.

Écrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

Ça faisait des années qu'il démoralisait sur la course du monde mais il n'avait jamais mis en doute les vertus de l'école.

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009

J'espère qu'il est parti en ayant gardé en lui cet espoir que l'école et l'instruction avaient le pouvoir d'émanciper les hommes et les rendre meilleurs. Espoir ténu, si souvent déçu et pourtant... c'est celui-là qui me permet d'y croire encore et de tenir.
Voyez-vous, j'ai revu l'instituteur que j'avais eu autrefois, il y a 34 ans, en CM2. J'ai retrouvé intact cet enthousiasme pour les valeurs de l'école telle qu'il la faisait. Je ne vais pas répéter ce que d'autres intervenants ont déjà dit, mais tout y était : la générosité, l'exigence, l'opiniâtreté à amener ses élèves à donner le meilleur d'eux-mêmes. Il pouvait être fier de son travail.
J'avais des tas de questions à lui poser, comment il analysait la débâcle que nous vivons... Je me suis abstenu. A quatre-ving-neuf ans, je ne me voyais pas lui dire dans quel état est aujourd'hui l'école qu'il avait laissée il y a 30 ans. Je crois cependant qu'il ne se fait pas trop d'illusions.

Écrit par : Chevreuil | 10 mars 2009

Help ! Help !
Mon fils est confronté à un sujet en littérature qui ne l'inspire pas "La place de la nature dans Le Guépard de Lampedusa". Sujet de synthèse après étude intégrale de l'œuvre.

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009
Excellent sujet !
Conseil : lire Le Guépard à le savoir par coeur et réfléchir. Étudier une oeuvre intégrale n'a aucun sens, ce qu'il faut, c'est l'avoir lue. Après, cela vient tout seul.

Écrit par : Guy Morel | 10 mars 2009

La question est : Evelyne Charmeux comprend-elle elle-même ce qu'elle écrit ?
Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009
Au cas où vous ne vous seriez pas aperçu, madame Charmeux déraisonne depuis longtemps.
Ecrit par : Guy Morel | 10 mars 2009
C'est un peu la Pythie, cette Evelyne Charmeux. D'où pensez-vous qu'elle tire son inspiration ?

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Sanseverina, petite victoire dans l'académie de Poitiers :

Bonification pour les professeurs agrégés dans l'académie de Poitiers :
"140 points pour les professeurs agrégés demandant des postes en lycée (à l'exclusion des professeurs dont la discipline n'est enseignée qu'en lycée), 500 points pour les professeurs agrégés faisant le voeu du type « lycée dans l’académie » (ce qui sous-entend tous les lycées de l’académie)"

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Sanseverina, rien en revanche à Orleans-Tours :

"II.4.4 Professeurs agrégés
Les professeurs agrégés bénéficient d’une majoration de 90 points sur tous les types de voeux portant exclusivement sur des lycées uniquement pour les disciplines comportant un enseignement en lycée et en collège.
Il est précisé qu’en cas d’extension, la bonification de 90 points n’est pas prise en compte."

Écrit par : Jeremy | 10 mars 2009

C'est un peu la Pythie, cette Evelyne Charmeux. D'où pensez-vous qu'elle tire son inspiration ?
Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009

De son insondable connerie.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

"Durant les vacances scolaires de février, le Recteur a visité, à Nantes et à Cholet, deux collèges proposant le dispositif de l’Ecole ouverte : remédiation scolaire, activités artistiques, culturelles ou sportives, le choix des élèves se fait à la carte."

http://www.ac-nantes.fr/1235407056474/0/fiche___actualite/&RH=ACTUALITE

Écrit par : Jeremy | 11 mars 2009

François Bayrou, dont je ne pensais pas le plus grand bien, vient de dire qu'il était opposé à Royal sur des points de son programme, et à Nicolas Sarkozy sur l'ensemble de ses valeurs. "J'en veux pour preuve la déclaration de Nicolas Sarkozy sur les Lettres classiques, qui devraient payer leurs études car ils n'apportent rien au pays : c'est tirer un trait sur dix siècles d'Histoire et de patrimoine. Le pays doit permettre aux jeunes qui le souhaitent d'étudier les langues anciennes."

C'est amusant : je pensais justement que, finalement, quand on le compare à la liste de ses successeurs et de ses prédecesseurs, on est enclin à le regretter, François Bayrou. Ce n'était pas mieux avant (Lang, Jospin), et ce n'était pas mieux après (Allègre, Ferry, Fillon, Robien).

Il y a quelqu'un pour me décourager de voter Modem aux Européennes, qui se rapprochent à grands pas ?

Écrit par : Jeremy | 11 mars 2009

J'ai toujours trouvé curieux que Visconti ait arrêté son adaptation du Guépard avant la mort du Prince, emporté dans le Grand Tout par son étoile obsessionnelle… En voilà une fusion avec la Nature qu'elle est belle !
À vrai dire, il l'a ré-adapté dix ans plus tard avec le même Burt Lancaster dans Violence et passion…
Dobolino, expliquez au rejeton qui prétend construire lui-même ses propres savoirs la formule de Valéry : "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé" — une formule qu'un vétérinaire ne contestera qu'en disant que la prédation des lions sur les moutons, dans la nature, doit être limitée…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2009

Jérémy, personne n'a encore compris ce qui séparait, du point de vue des Européennes, la liste du Modem de celle du PS / UMP…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mars 2009

Ah ah ah ! Touché coulé Jeremy !

Écrit par : Marie-Laure | 11 mars 2009

La question est : Evelyne Charmeux comprend-elle elle-même ce qu'elle écrit ?
"Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009
Au cas où vous ne vous seriez pas aperçu, madame Charmeux déraisonne depuis longtemps.
Ecrit par : Guy Morel | 10 mars 2009
C'est un peu la Pythie, cette Evelyne Charmeux. D'où pensez-vous qu'elle tire son inspiration ?"

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2009

Ce qui est vraiment inquiétant, c'est qu'elle comprend vraisemblablement ce qu'elle écrit!
Et elle tire vraisemblablement son inspiration de son formidable goût pour s'alimenter car, à chaque fois qu'on (ne) l'appelle (pas), la Pythie vient en mangeant!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

Merci, Robin ! Mais vous êtes trop généreux de vous même ! Le garçon a tout avec vous !

Ecrit par : dobolino | 10 mars 2009

Oui et non, parce qu'il lui reste à mettre en ordre, à organiser, à hiérarchiser à partir d'une problématique d'ensemble.

Je pense qu'à son âge, il est normal de se sentir plus proche du personnage de Tancrède que de celui du prince.

Leur relation à la "nature" est différente (pas antagoniste, mais complémentaire), comme les stoïciens l'étaient des épicuriens.

Au fond, le prince a été Tancrède, l'arrivisme en moins, c'est sa propre jeunesse "stendhalienne", légère et joyeuse qu'il aime en lui.

Je verrais bien la problématique suivante : deux rapports possibles et complémentaires à la nature : l'aquiescement à l'ordre cosmique, au destin (le prince) et la recherche du bonheur "immédiat" (Tancrède).

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Ce qui est vraiment inquiétant, c'est qu'elle comprend vraisemblablement ce qu'elle écrit!
Et elle tire vraisemblablement son inspiration de son formidable goût pour s'alimenter car, à chaque fois qu'on (ne) l'appelle (pas), la Pythie vient en mangeant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

A quoi j'ajouterai que, au vu des émoluments qu'elle touche lors de ses interventions, elle fait plus envie que Pythie !

Hein ? Oui, je retourne à mes corrections ! Pardon.

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Le règne d'affairistes comme Don Calogero Sedara succède à celui du prince Salina « et tous, guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre ».

Mais il y a un autre rapport possible à la nature, celui du travail (le rude labeur des paysans siciliens sur lequel repose la vie de tous les autres) qui apparaît en filigrane du roman.

Le "sel de la terre" (inutile de rappeler d'où vient cette expression) pour Lampedusa peut-être et pour Visconti, certainement, ce sont eux, les sans voix et les sans pouvoir. Le roman n'est donc pas si "réactionnaire" qu'on pourrait le croire.

Mais la vision de Lampedusa demeure fondamentalement pessimiste. Un pouvoir qui s'exercerait "en leur nom" serait sans doute pour lui aussi oppressif, sinon plus, qu'un autre.

On voit bien ce qui attiré/repoussé Visconti, compagnon de route intelligent et critique du PCI, dans cette idée.

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Au moins dix personnes ont été tuées mercredi matin lors d'une fusillade dans un collège près de Stuttgart (sud ouest de l'Allemagne), a-t-on appris de source policière.


La fusillade s'est produite vers 09H30 au collège Albertville dans la petite ville de Winnenden, au nord-est de Stuttgart.

"Instruire une nation c'est la civiliser; y éteindre les connaissances, c'est la ramener à l'état primitif de barabrie".

Denis Diderot.

Écrit par : buntovchik | 11 mars 2009

"Instruire une nation c'est la civiliser; y éteindre les connaissances, c'est la ramener à l'état primitif de barabrie".

Denis Diderot."

Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2009

"Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute!"
Jean de la Fontaine.
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

Toujours à propos de l'éducation des enfants en Allemagne, un récent papier (du 7 mars) de Edouard Husson dans Mariane:

Jeudi 5 mars
"La roue tourne au cœur de la citadelle du pédagogisme. L’un des bestsellers de l’année 2008 en Allemagne a été le livre de Michael Winterhoff, pédopsychiatre, intitulé « Pourquoi nos enfants deviennent des tyrans » (Warum unsere Kinder Tyrannen werden). L’auteur y remet en cause toutes les certitudes de la pédagogie du XXè siècle en Allemagne, largement antiautoritaire. Winterhoff s’insurge contre les parents qui instaurent une cogestion éducative permanente avec leurs enfants ou ceux qui, phénomène encore plus grave, discutent de leurs propres soucis avec leurs enfants. Il montre les ravages d’une pédagogie participative appliquée sans discrimination à l’école, avec des parents qui font de la surenchère et partent du principe que les professeurs traitent toujours injustement leurs enfants. Le tableau est peut-être poussé trop systématiquement mais l’auteur a raison d’identifier dans ce qu’on appellera ironiquement la cogestion éducative (curieusement poussée à l’excès par les soixante-huitards au moment même où ils détruisaient la cogestion légitime, entre adultes, dans les relations de travail) l’une des causes du déclin du prestige social des enseignants, toujours plus méprisés par les parents des enseignés".

Écrit par : buntovchik | 11 mars 2009

Ils sont bien, ces Husson et Winterhoff.

Écrit par : Jeremy | 11 mars 2009

Dobolino, expliquez au rejeton qui prétend construire lui-même ses propres savoirs la formule de Valéry : "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé" — une formule qu'un vétérinaire ne contestera qu'en disant que la prédation des lions sur les moutons, dans la nature, doit être limitée…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mars 2009

J'attends une réponse de Guy Morel qui m'a vertement grondée par mail sur le malheureux sujet !!!!
Bon sujet de débat.
A vous, les profs !
Guy Morel m'a dit que ce que je faisais était très vilain, que l'élève devait patauger à cent pour cent et construire seul sa réflexion. Il m'a aussi dit qu'en aucun cas cet élève de 17 ans n'aurait du demander quoique ce soit à ses parents, ni même leur confier ses angoisses face au sujet donné, pas même leur dire qu'il avait un devoir à faire.
Je lui ai répondu qu'il n'était pas question de lui livrer toutes vos réflexions passionnées sur le sujet mais de lui ouvrir une ou deux pistes plus intelligibles et intelligentes que ce qu'il serait aller piocher avec son copain sur le net.
Si Guy Morel m'y autorise, je copierai volontiers ici son texte et ma réponse car ça ouvre un abîme de réflexions diverses et variées. En résumé, d'après lui, si j'ai bien compris, un lion ne peut être fait de mouton assimilé. Il lui faut se construire tout seul, sans apport extérieur...

Écrit par : dobolino | 11 mars 2009

dobolino : Vous êtes une mère formidable et votre fils est du même bois.

Ecrit par : Marie-Laure | 10 mars 2009
Rassurez-moi ! C'est ironique, n'est-ce pas ?
N.B.: ma maman a été photographiée à six ans sur les genoux de Léon Blum. Nous n'avons plus la photo. Elle a été saisie par la Gestapo qui cherchait mon grand-père. Ils ont tout saisi dans la maison, même les jouets et les livres d'enfant de ma maman. La seule "chose" dont ils n'ont pas réussi à s'emparer, c'est mon grand-père, juif, socialiste, journaliste, hétérosexuel (nul n'est parfait dans l'abjection), petit, brun, frisé, contrefait, pas très courageux (comme un juif !), myope et fort peu athlétique. Ce brimborion répugnant de sous-humanité est décédé à 89 ans, en février 1994, entouré d'une nombreuse descendance grouillante et répugnante. Des rats !

Écrit par : dobolino | 11 mars 2009

" Instruire une nation c'est la civiliser; y éteindre les connaissances c'est la ramener à l'état primitif de la barbarie" selon Diderot.
Nous nous accrochons avec l'énergie du désespoir à cet objectif en dépit des démentis apportés par le passé et le présent. Rabelais y croit lui aussi quand il écrit "Pantagruel" puis "Gargantua" puis à l'arrivée de Panurge, un bavard trouillard qui en dit plus qu'il n'en fait, ses livres deviennent de plus en plus sombres. On se demande vraiment pourquoi Pantagruel sage, instruit et avisé s'obstine à le fréquenter à moins que Panurge ne soit finalement que la face obscure qui sommeille en chacun de nous ? Et le siècle de la Renaissance avide de connaissances - pas pour tout le monde malgré tout - s'achève sur les guerres de religion.
Le siècle des Lumières tout aussi passionnant fera tout de même fonctionner la machine à raccourcir et le XIX° , tout comme le XX°, riches en découvertes et inventions diverses dont nous profitons au quotidien en oubliant allègrement qu'elles n'ont pas toujours existé, se distiguent eux-aussi par des injustices, des égoismes et des massacres insoutenables que de beaux parleurs sauront toujours habilement justifier voire démentir.
Tout de même Rabelais, Diderot et d'autres nous aident à y voir clair et à reprendre courage. Oh zut, j'oubliais que leur fréquentation ressortait de la culture bourgeoise !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 mars 2009

Il lui faut se construire tout seul, sans apport extérieur...
Ecrit par : dobolino | 11 mars 2009
Pas sans apport extérieur : les textes d'abord +les lectures qu'il faut faire autour des textes + quelques conseils avisés pour choisir ces dernières. Jamais d'érudition ni d'analyses savantes.
J'ai lu, ma femme étant alors correctrice du bac philo, des copies d'élèves d'un des plus prestigieux lycées parisiens où officiait un collègue de philo connu lui aussi et décédé depuis. Des références à la pelle, des citations en mitraille, comme à Gravelotte, mais dans la plupart pas le début d'une réflexion philosophique.
La seule chose qui distinguaient ces copies de celles des élèves de Terminale G du lycée où j'enseignais alors était la maîtrise de la langue et l'étalage d'un savoir taxonomique non digéré.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

"La roue tourne au cœur de la citadelle du pédagogisme. L’un des bestsellers de l’année 2008 en Allemagne a été le livre de Michael Winterhoff, pédopsychiatre, intitulé « Pourquoi nos enfants deviennent des tyrans » (Warum unsere Kinder Tyrannen werden). L’auteur y remet en cause toutes les certitudes de la pédagogie du XXè siècle en Allemagne, largement antiautoritaire. Winterhoff s’insurge contre les parents qui instaurent une cogestion éducative permanente avec leurs enfants ou ceux qui, phénomène encore plus grave, discutent de leurs propres soucis avec leurs enfants. Il montre les ravages d’une pédagogie participative appliquée sans discrimination à l’école, avec des parents qui font de la surenchère et partent du principe que les professeurs traitent toujours injustement leurs enfants. Le tableau est peut-être poussé trop systématiquement mais l’auteur a raison d’identifier dans ce qu’on appellera ironiquement la cogestion éducative (curieusement poussée à l’excès par les soixante-huitards au moment même où ils détruisaient la cogestion légitime, entre adultes, dans les relations de travail) l’une des causes du déclin du prestige social des enseignants, toujours plus méprisés par les parents des enseignés".

Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2009

Il faut dire que, question éducation autoritaire, les pauvres allemands revenaient de loin, (relire: "Alice Miller: c'est pour ton bien".
Ceci-dit, vous avez raison, et je pense que, si entre "l'action" et la "réaction", (ce terme étant ici relativement employé à contre-sens), il pouvait y avoir "réflexion", on n'en serait pas là. Mais il n'est peut-être pas trop tard, en matière éducative. On peut rêver!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

Rassurez-moi ! C'est ironique, n'est-ce pas ?
N.B.: ma maman a été photographiée à six ans sur les genoux de Léon Blum. Nous n'avons plus la photo. Elle a été saisie par la Gestapo qui cherchait mon grand-père. Ils ont tout saisi dans la maison, même les jouets et les livres d'enfant de ma maman. La seule "chose" dont ils n'ont pas réussi à s'emparer, c'est mon grand-père, juif, socialiste, journaliste, hétérosexuel (nul n'est parfait dans l'abjection), petit, brun, frisé, contrefait, pas très courageux (comme un juif !), myope et fort peu athlétique. Ce brimborion répugnant de sous-humanité est décédé à 89 ans, en février 1994, entouré d'une nombreuse descendance grouillante et répugnante. Des rats !

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2009

Yeaaah ! Mords-y l'œil ! Tu as oublié de dire qu'il marchait d'une drôle de façon, ce qui pouvait porter à croire qu'il avait en plus les pieds plats !!!
Et il nous faisait manger du saucisson sur du pain azyme, ce dégénéré qui ne respectait rien !

Écrit par : catmano | 11 mars 2009

Rassurez-moi ! C'est ironique, n'est-ce pas ?
N.B.: ma maman a été photographiée à six ans sur les genoux de Léon Blum. Nous n'avons plus la photo. Elle a été saisie par la Gestapo qui cherchait mon grand-père. Ils ont tout saisi dans la maison, même les jouets et les livres d'enfant de ma maman. La seule "chose" dont ils n'ont pas réussi à s'emparer, c'est mon grand-père, juif, socialiste, journaliste, hétérosexuel (nul n'est parfait dans l'abjection), petit, brun, frisé, contrefait, pas très courageux (comme un juif !), myope et fort peu athlétique. Ce brimborion répugnant de sous-humanité est décédé à 89 ans, en février 1994, entouré d'une nombreuse descendance grouillante et répugnante. Des rats !

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2009

Yeaaah ! Mords-y l'œil ! Tu as oublié de dire qu'il marchait d'une drôle de façon, ce qui pouvait porter à croire qu'il avait en plus les pieds plats !!!
Et il nous faisait manger du saucisson sur du pain azyme, ce dégénéré qui ne respectait rien !

Ecrit par : catmano | 11 mars 2009

Alors-là, mes p'tites dames, à vos claviers et débrouillez-vous pour écrire un bouquin sur votre pépé-juif si original...
Vos souvenirs feront le délice de beaucoup...

Écrit par : Maminou | 11 mars 2009

En rapport avec le message de Buntovchik

Trouvé dans Le Monde de dimanche-lundi :
L'Allemagne en quête d'enseignants.

Je vous en fais un digest :

Confrontés à la pénurie, les Länder essaient d'attirer les enseignants dont ils manquent cruellement.
Le Land de Bade-Wurrtemberg a lancé une campagne publicitaire pour recruter de nouveaux enseignants à travers tout le pays, provoquant un tollé chez les ministres des autres Länder.
Confrontés à une pénurie commune, ceux-ci ont décidé d'établir des règles d'une compétition loyale, et de lutter contre le manque de professeurs, "d'engraisser le mammouth" en quelque sorte !
Selon la Fédération Allemande des enseignants, 20 000 postes sont actuellement non pourvus, avec un déficit particulièrement marqué en sciences naturelles et maths.
Dans les dix prochaines années, près de 300 000 départs à la retraite sont annoncés sur un total de 800 000 professeurs.
Pendant des années, les Länder ont trop peu embauché pour assurer la relève et e métier semble aujourd'hui attirer de moins en moins de vocations.
La ministre fédérale y est allée de sa propre recette : embaucher des salariés de haut niveau dans les entreprises pour donner quelques heures de cours dans les collèges et lycées.
Irréaliste a jugé le patronat. Blague de Carnaval, ont protesté les syndicats.
Enfin, une étude peu valorisante pour le corps enseignant vient de paraître, montrant que beaucoup d'instituteurs et de professeurs de collège ont décroché leur Bac avec une mention médiocre.
"Dans aucun autre pays,que l'Allemagne, la classe politique ne dit autant de mal des pédégogues." s'est indigné Josef Kraus, le président de la Fédération des enqseignants.

Marie de Vergès- Le Monde du 8/9 mars

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

"Dans aucun autre pays,que l'Allemagne, la classe politique ne dit autant de mal des pédagogues." s'est indigné Josef Kraus, le président de la Fédération des enseignants."


Pardon pour les coquilles.

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

"Et il nous faisait manger du saucisson sur du pain azyme, ce dégénéré qui ne respectait rien !"

Ecrit par : catmano | 11 mars 2009

Dobolino l'avait déjà raconté ici! Faut suivre!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

"Et il nous faisait manger du saucisson sur du pain azyme, ce dégénéré qui ne respectait rien !"

Ecrit par : catmano | 11 mars 2009

Dobolino l'avait déjà raconté ici! Faut suivre!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

Oui, mais visiblement, la dame, elle ne l'avait pas lu. L'enseignement est l'art de la répétition.

Écrit par : catmano | 11 mars 2009

Merci à vous Jérémy, je récapitule donc:
Poitiers: 140 et 500 ( sur académie)
Orléans-Tours: 90
Rennes:90
Lille: 500
Jean devrait pouvoir nous donner la bonif de l'académie de Strasbourg. Qui peut nous aider encore?
Cela va bien finir par lui poser quelques problèmes à notre ministre mou et à son administration gangrenée...
Sinon, je pensais à un truc pour sortir de cette mélasse. Comme on ne sera jamais d'accord sur les points de bonif, on organise deux mouvements de mut intra:
- Un premier, avec les seuls agrégés pour les lycées. (Postes sur départs à la retraite certif et agrégés et mut des agrégés. )Cela ne fait peut-être pas beaucoup. Je n'ai pas de chiffres.
- Un deuxième, agrégés/certifiés comme l'actuel. Il resterait de surcroît un volant de postes libérés par les certifiés en lycée qui partent en mut intra et qui ne serait pas dans le premier mouvement. Après il faudrait chiffrer tout cela pour voir si c'est jouable. Peut-être que cela ne l'est pas, je ne sais.
D'un strict point de vue administratif, rien d'aberrant. Tous les corps sont séparés par des concours précis: le recrutement est différent, la carrière est différente, les nominations le sont.
Je sais que cela ne plaira pas à tous ceux qui se disent anti égalitaristes mais qui sont en fait contaminés par l'idée du sgen qui a bien fait son chemin: les mêmes enseignants de la maternelle au lycée voire à l'université... But never mind.

Écrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

"Instruire une nation c'est la civiliser; y éteindre les connaissances c'est la ramener à l'état primitif de la barbarie" selon Diderot." (Hélène)

J'ai écouté ces jours-ci cette autre phrase, que je trouve très belle :
"Il n'y a pas de liberté sans instruction".
C'était, paraît-il, la devise des écoles chrétiennes.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 mars 2009

Oui, mais visiblement, la dame, elle ne l'avait pas lu. L'enseignement est l'art de la répétition.

Ecrit par : catmano | 11 mars 2009

Jugez-vous que vos petites anecdotes de famille relèvent vraiment d'un quelconque "enseignement" ? Manquez pas d'air !

Écrit par : Simone veille... | 11 mars 2009

Dobolino a écrit : "Mon fils est confronté à un sujet en littérature qui ne l'inspire pas "La place de la nature dans Le Guépard de Lampedusa". Sujet de synthèse après étude intégrale de l'œuvre."

JPB a écrit ensuite : "Dobolino, expliquez au rejeton qui prétend construire lui-même ses propres savoirs la formule de Valéry : "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé" — une formule qu'un vétérinaire ne contestera qu'en disant que la prédation des lions sur les moutons, dans la nature, doit être limitée…"

Pour préciser le lien très étroit qui existe entre Lampedusa, la Nature, la prédation, la littérature et les vétérinaires, je me permets de citer, encore une fois, René Thom :

Dans sa biolinguistique, ce dernier affirme que c'est dans la prédation que se trouve la racine de l’imaginaire.

"La dynamique animale, en effet, se trouve confrontée à une véritable antinomie : comment concilier la nécessaire permanence du sujet, et le caractère fondamentalement irréversible des réflexes régulateurs ? Pour assurer la stabilité de l’état du sujet, il faut faire de tout réflexe une transformation de caractère périodique, où l’état final (optimal) du métabolisme coïncide avec l’état initial : il s’agit là d’une exigence de réversibilité visiblement contraire au caractère structurellement irréversible de la prédation. Dans la phrase « Le chat a mangé la souris », il y a initialement deux actants : un sujet, le mangeur (le chat) et un objet, le mangé (la souris). À la fin du processus, il n’y a plus qu’un seul actant, le sujet (qui triomphe de la catastrophe).

Le prédateur initial, affamé, devient «sémantiquement » sa propre proie. Ceci veut dire que le psychisme de l’animal est complètement dominé, aliéné par l’image de la proie. Ici intervient la fonction essentielle du système nerveux central, à savoir sa fonction d’aliénation : il permet à un être vivant d’être (sémantiquement, imaginairement) autre chose que son être spatial.
Puis survient la catastrophe de perception : lorsque le prédateur, aliéné en sa proie, reconnaît une proie extérieure, l’image psychique (sémantique) de la proie se trouve projetée sur la forme extérieure, ce qui libère l’ego du prédateur. L’aliénation cesse, et le prédateur, redevenu (sémantiquement) lui-même, se lance à la poursuite de la proie.

Puis commence la digestion; il s’agit là d’une fusion, à la fois spatiale et biochimique, entre prédateur et proie. C'est un état caractérisé par l’indistinction entre sujet et objet, le sommeil.

Ne dit-on pas, même chez l’Homme, qu’il arrive « post coenam et coitum » ? Ce n’est pas sans raison. C’est quand la privation cesse que le sommeil arrive. Des biologistes cherchent obstinément la substance chimique responsable du sommeil, et je suis convaincu qu’on cherchera longtemps, parce que le sommeil est une fonction physiologique générale. Elle a sûrement des manifestations chimiques, c’est indiscutable, mais elle n’a pas sa raison d’être dans la chimie, elle a sa raison d’être dans le fait que les organismes animaux ont des proies individuées.
Je crois qu’il y a une grosse différence entre les animaux qui ont des proies individuées, des individus qu’ils doivent reconnaître, et les animaux qui ont des proies indifférenciées. On m’a dit justement dans une conférence sur le sommeil, que la vache est un animal qui pratiquement ne dort jamais. Et la vache est un herbivore. Les herbivores en général dorment beaucoup moins que les carnivores, et rêvent encore moins, paraît-il. Le rêve, c’est essentiellement la capacité pour la proie de resurgir en tant que forme onirique

Autrement dit le prédateur revit ses actes de prédation dans le rêve. D’ailleurs c’est bien connu chez le chat : la fonction essentielle du rêve est d’assurer une espèce de consubstantialité entre le prédateur et la proie, entre le rêveur et l’objet de son rêve."

D'où on tire que la littérature est une prédation virtuelle (lecture/écriture), que l'asymétrie dominants / dominés est un moteur périodique de la Nature et qu'on ne devrait jamais quitter Lampedusa.

Sauf en rêve.

Écrit par : dugong | 11 mars 2009

Il y a quelqu'un pour me décourager de voter Modem aux Européennes, qui se rapprochent à grands pas ?

Ecrit par : Jeremy | 11 mars 2009

Sans vouloir vous refroidir, Jeremy, je ne vous y encouragerai pas sans pourtant vous décourager. Vous savez bien que les mots se laissent dire, surtout en politique, où ils représentent de véritables outils de pure communication. Il s'agit simplement, pour les uns et les autres, de se distinguer de l'adversaire ou du concurrent. Mais au final, tout ça vous est soluble dans le politiquement correct et la pensée unique qui s'autorise au mieux quelques légères modulations. Darcos, en son temps, avait nourri beaucoup d'espoir. Voilà quelqu'un, nous disions-nous, qui remettra les pendules à l'heure et permettra à l'école de réinvestir sa mission première. Il est certes beaucoup trop tôt pour tirer un bilan car les choses sont encore en cours, mais la circonspection gagne du terrain et c'est bien peu dire... Se faire une idée de quelqu'un sur ce qu'il dit équivaut à juger d'un vin d'après l'étiquette de la bouteille. Il faut le bouère pour vouère, comme disait l'autre. Pour la plupart des politiques, c'est tout vu : ces gens-là ne cherchent que la reconnaissance et le pouvoir. Quant à ceux qui font exception, ils ne tiennent pas longtemps car, comme je l'avais déjà écrit ailleurs, il faut être une âme grise pour survivre dans ce milieu tordu.

Écrit par : Magister | 11 mars 2009

Sanseverina, attention : rien n'est encore sûr pour Lille, car le Snes s'oppose farouchement à l'augmentation de la bonification ! Le syndicat réclame le maintien des 90 points, sans aucune modification ! La circulaire n'a pas encore été publiée.

Écrit par : Jeremy | 11 mars 2009

18 euros le bouquin de Winterhoff !

Il y a un creneau à prendre pour les malins, c'est le marché du livre de poche en Allemagne. Là-bas, ils ne savent pas bien ce que ça veut dire (y a qu'à voir le prix des Reklam)

Écrit par : Jeremy | 11 mars 2009

D'où on tire que la littérature est une prédation virtuelle (lecture/écriture), que l'asymétrie dominants / dominés est un moteur périodique de la Nature et qu'on ne devrait jamais quitter Lampedusa.

Sauf en rêve.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2009

Merci sur ces passionnantes réflexions sur la prédation et le sommeil.

"Il Gattopardo" commence, significativement sur une scène de chasse, justement.

Le prince Salina est un mathématicien, un astronome, mais aussi un chasseur (comme son "totem") et son chien de chasse préféré est, comme je l'ai dit, un personnage à part entière du roman (il symbolise le destin de l'aristocratie agraire).

C'est la compagnie de son garde-chasse, homme du peuple issu du milieu paysan, que le prince préfère à toute autre.

Le roman est hanté par le thème de la prédation (à faire remarquer à Pierre !)

Les aristocrates sont des "moutons à tondre" (ou à dévorer ?) pour la hiyène qu'est Calogero et le prédateur suprême, le guépard, qui préfère la rêverie à la chasse et pour qui la chasse n'est qu'un "délassement", va perdre sa place au sommet de la chaîne alimentaire.

Tancrède a compris, lui, que pour survivre, il fallait s'allier aux hyènes et chasser sérieusement avec elles.

Pour le pouvoir et pour l'argent...Pour tout ce Salina trouve "ignoble".

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Jugez-vous que vos petites anecdotes de famille relèvent vraiment d'un quelconque "enseignement" ? Manquez pas d'air !

Ecrit par : Simone veille... | 11 mars 2009

Simone, rendors-toi au plus vite...

Écrit par : Maminou | 11 mars 2009

Robin a écrit : "le prédateur suprême, le guépard, qui préfère la rêverie à la chasse et pour qui la chasse n'est qu'un "délassement", va perdre sa place au sommet de la chaîne alimentaire."

L'idéal d'être en haut de l'échelle sans vouloir participer aux mécanismes de prédation qui font cette place montre combien est redondante, pour des gens comme Salina, l'expression "aristocrate dégénéré".

A-t-on déjà vu un chat vouloir jouer durablement et aimablement avec une souris sans que cette dernière ne s'insurge de cette inversion ?

Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que j'en vienne à (mal) penser que les révolutions populaires ont pour source un pouvoir qui devient moins prédateur, plus "gentil".

Écrit par : dugong | 11 mars 2009

Pour le pouvoir et pour l'argent...Pour tout ce Salina trouve "ignoble".

Ecrit par : Robin | 11 mars 2009

J'ai lu ce roman il y a quelques années maintenant, et j'ai la flemme de le rechercher ( à propos, vous faites comment pour les bouquins, vous? pour la place?) mais il ne me semble pas du tout que Salina trouve le pouvoir et l'argent ignobles. Il est Sicilien, c'est tout. Et cela explique tout.

Écrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

Sanseverina, attention : rien n'est encore sûr pour Lille, car le Snes s'oppose farouchement à l'augmentation de la bonification ! Le syndicat réclame le maintien des 90 points, sans aucune modification ! La circulaire n'a pas encore été publiée.

Ecrit par : Jeremy | 11 mars 2009

Rien n'est sûr en effet car ils peuvent bidouiller les bonifications jusqu'au dernier moment, je suppose. Que leur coûte une réunion en urgence? Il n'empêche que cela est bien envisagé si le SNES s'énerve. J'espère que le SNALC s'emploie à contrer le SNES à Lille. Claire, si elle est de passage, peut-elle nous éclairer là-dessus?

Écrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

J'ai lu ce roman il y a quelques années maintenant, et j'ai la flemme de le rechercher ( à propos, vous faites comment pour les bouquins, vous? pour la place?) mais il ne me semble pas du tout que Salina trouve le pouvoir et l'argent ignobles. Il est Sicilien, c'est tout. Et cela explique tout.

Ecrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

Je me suis exprimé un peu rapidement. Salina dépense l'argent sans compter ; ce n'est pas l'argent et le pouvoir qu'il trouve ignobles, mais ce qu'il faudrait faire pour les conserver.

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

"Il est Sicilien, c'est tout. Et cela explique tout".

Ca, c'est de l'explication globalisante, définitive. In toto, en somme !

Et s'il avait été crétois ?

Écrit par : dugong | 11 mars 2009

J'ai lu ce roman il y a quelques années maintenant, et j'ai la flemme de le rechercher ( à propos, vous faites comment pour les bouquins, vous? pour la place?) mais il ne me semble pas du tout que Salina trouve le pouvoir et l'argent ignobles. Il est Sicilien, c'est tout. Et cela explique tout.

Ecrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

En ce qui concerne les bouquins, j'en ai partout ; je ne sais plus où les mettre et mes vieilles étagères tombent en ruine. Pourtant, je m'oblige maintenant à les emprunter à la médiathèque, mais le choix est limité : ils ont peu de "nouveautés" et j'apprécie les romans policiers (ils n'ont pas les romans de Fred Vargas par exemple (c'est une femme, comme son pseudo ne l'indique pas)) et j'aime bien les deux inspecteurs, "l'intuitif" (Adamsberg) et le "logique" (Danglard) qui élève cinq enfants tout seul et que sa femme a quitté, l'humanité des personnages et l'ingéniosité des intrigues. J'ai trouvé "Pars vite et reviens tard", "Sous les vents de Neptune" et "L'homme aux cercles bleus" assez remarquables.

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

"Je crois qu’il y a une grosse différence entre les animaux qui ont des proies individuées, des individus qu’ils doivent reconnaître, et les animaux qui ont des proies indifférenciées. On m’a dit justement dans une conférence sur le sommeil, que la vache est un animal qui pratiquement ne dort jamais. Et la vache est un herbivore. Les herbivores en général dorment beaucoup moins que les carnivores, et rêvent encore moins, paraît-il. Le rêve, c’est essentiellement la capacité pour la proie de resurgir en tant que forme onirique "


Ecrit par : dugong | 11 mars 2009

La vache, comme tous les ruminants, fait les trois-huit: huit heures de bouffe, huit heures de rumination et huit heures de repos. Pour le reste, ça me paraît assez cohérent mais un peu branlette cérébrale quand même. Il faudrait étudier de près un herbivore comme la chèvre qui est très facétieuse et imaginative pour voir si le gars ne nous fait pas là une généralisation abusive en s'appuyant sur une thèse sujette à caution. Je pense que l'activité onirique d'une chèvre n'a rien à envier à celle d'un chat, a priori.

Écrit par : dobolino | 11 mars 2009

A celle qui m'intime l'ordre de me rendormir, je ne dirai qu'un mot :

Nycthémère !

Écrit par : Simone | 11 mars 2009

Le roman est hanté par le thème de la prédation (à faire remarquer à Pierre !)

Les aristocrates sont des "moutons à tondre" (ou à dévorer ?) pour la hyène qu'est Calogero et le prédateur suprême, le guépard, qui préfère la rêverie à la chasse et pour qui la chasse n'est qu'un "délassement", va perdre sa place au sommet de la chaîne alimentaire.


Ecrit par : Robin | 11 mars 2009
Il est remplacé par le rat ! Calogero est un rat et non une hyène, d'après le dit- Pierre. C'est tout au moins ce qu'il m'a expliqué ce soir après avoir relu l'œuvre. La hyène serait évoquée aussi mais de façon plus générale.

Écrit par : dobolino | 11 mars 2009

Simone a écrit : "je ne dirai qu'un mot :

Nycthémère !"

Si les éphémérides sont des annales où les nycthémères se retranchent alors les hémorroïdes, même éphémères, peuvent ne pas vous empêcher de plier "l'oeil" de la nuit.

Écrit par : dugong | 11 mars 2009

Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que j'en vienne à (mal) penser que les révolutions populaires ont pour source un pouvoir qui devient moins prédateur, plus "gentil".

Ecrit par : dugong | 11 mars 2009

Les Révolutions ont lieu généralement quand le pouvoir est affaibli intérieurement et extérieurement. La Révolution a échoué en Russie, en 1905, mais pas en 1917, à cause des premières défaites russes à Tannenberg. 89 a réussi contre un monarque "gentil" : Louis XVI (beaucoup plus "gentil" que Louis XIV), essentiellement pour des raisons économiques et financières, essentiellement intérieures (contre exemple donc). Napoléon Ier a été chassé du pouvoir à cause du désastre en Russie et malgré Fouché (un pouvoir fort à l'intérieur et un affaiblissement extérieur ; son neveu Napoléon III à cause de Sedan, un désastre presque équivalent et au moment où le second Empire avait pris un tournant "libéral" avec Emile Olivier (un pouvoir "gentil" et une défaite militaire). Les "révolutions" dans les pays de l'Est (Pologne, Roumanie...) ont eu lieu parce la population s'est soulevée, mais aussi parce que leurs dirigeants ont été lâchés le "grand frère".

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Et s'il avait été crétois ?

Ecrit par : dugong | 11 mars 2009

Il aurait écrit Zorba le Grec.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 mars 2009

Mais les travaux de la commission Thélot l’avaient montré :

Sur le blog décidément fort intéressant de Luc Cédelle, Monsieur Cadart, du SGEN-CFDT, continue à creuser l'ornière ouverte dès les année soixante par Antoine Prost, représentant de la CFDT dans les commissions au Plan.

"lorsque l’on ne met pas le débat entre les mains des amateurs de polémiques et que l’on convie les citoyennes et les citoyens à donner leur avis, non seulement ils répondent mais leurs objectifs sont clairs et dessinent les contours d’une politique éducative adaptée à son temps. Si le politique voulait se montrer à la hauteur des attentes de la société pour notre école nous aurions là un beau projet, et le Sgen-CFDT en serait certainement un acteur engagé !

Propos recueillis par Luc Cédelle"

Ces gens-là ne se prostituent pas, ils sont toujours prêts à servir les beaux projets.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

@Concours primé

Celle ou celui qui trouvera l'énormité contenue dans la phrase citée ci-dessous gagnera un séjour sur l'île de la tentation.
Celle ou celui qui trouvera l'auteur de cette phrase aura le droit de séjourner deux fois sur la même île.
Voici la phrase :
"il faudra bien que l'on considère de très près ce qu'est « l'intuition enfantine » à qui l'on confie désormais le soin de construire l'humanité de demain -à ma connaissance, c'est le
psychologue belge Henri Wallon qui en a le plus parlé."
À vous de jouer.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

"Celle ou celui qui trouvera l'énormité contenue dans la phrase citée ci-dessous gagnera un séjour sur l'île de la tentation."

Ecrit par Guy Morel

Chouette, un nouveau jeu !

Wallon était français !!!!

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Claire dont j'ai l'oreille dit que le SNALC se bat pour les bonifications, et que le SNES (ni personne) ne peut modifier ce qui a été décidé. Sinon, qu'elle demande aux commissaires paritaires du SNALC (Benoît Theunis ou Guy Desbiens, entre autres).
JPB
PS. La Pythie vient en mangeant ! Christophe Sibille s'appelait Alphonse Allais dans une autre vie ! J'adore les à-peu-près…

Écrit par : brighelli | 11 mars 2009

il fallait écrire "très prêt"???

Écrit par : Maminou | 11 mars 2009

il fallait écrire "très prêt"???

Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

A effacer très vite...

Écrit par : Maminou | 11 mars 2009

Alphonse Allais a écrit, si je m'en souviens bien : "La petite vient en mangeant."

Du même, cette petite annonce qui m'avait fait hurler de rire, je ne sais pas trop pourquoi, en fait :

La dame qui était dans l'autobus de la ligne 12 le mercredi 11 mars à 19 heures 30, à l'enfant de laquelle j'ai dit : "Mon petit gars, Si tu continue à t'agiter comme ça et à nous casser les pieds, tu vas te prendre un coup de pied dans les parties et qui m'a répondu : "Mais enfin, Monsieur, c'est une petite
fille !" est priée de prendre contact avec moi à l'adresse suivante :

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Wallon était français !!!!

Euh... Effacez ça aussi, Guy. Pour le séjour sur l'île de la tentation, il paraît qu'on doit venir avec son épouse.
Je crois que ça ne va pas être possible, finalement !

On peut pas remplacer par un séjour à Venise ? C'est une île, aussi, après tout... Non ? A Corfoue, alors ? En Corse ?... sur l'île Seguin alors ?

Ca m'apprendra... Moi et ma grande gueule !

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Il est Sicilien, c'est tout. Et cela explique tout".

Ca, c'est de l'explication globalisante, définitive. In toto, en somme !

Et s'il avait été crétois ?

Ecrit par : dugong | 11 mars 2009

Le fait qu'il soit Sicilien est pour quelque chose dans l'attitude du Prince. Demandez à des Italianistes, ils vous l' expliqueront puisque si c'est moi qui vous le dis vous ne me croirez pas. Et notez que je me suis abstenue de toute remarque sur le "crétois"... Et pourtant...

Écrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

Bon, une bourde pareille, ça peut être de qui ?

Meirieu ?
Cédelle ?
Mérelle ?
Cédieu ?
Le chat de Gelluck ?
Tintin ?
Alphonse Allais ?
Michel Debré ?

Oah ! C'est trop dur, M'sieur Morel !

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Claire dont j'ai l'oreille dit que le SNALC se bat pour les bonifications, et que le SNES (ni personne) ne peut modifier ce qui a été décidé. Sinon, qu'elle demande aux commissaires paritaires du SNALC (Benoît Theunis ou Guy Desbiens, entre autres).
JPB

Merci pour votre information. Heureuse que le SNALC aille dans ce sens. Cela tombe bien car je m'apprête à le rejoindre.

Écrit par : Sanseverina | 11 mars 2009

L'île de la tentation : corps fou ?

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Et le Snalc peut informer les agrégés sur le sort que le Snes souhaite leur réserver.

D'ailleurs, il y a des lieux virtuels et forums où ces infos sont facilement disponibles.

Écrit par : La Fontaine | 11 mars 2009

L'île de la tentation : corps fou ?

Ecrit par : Robin | 11 mars 2009

Robin, vous êtes là quand ! ;-)

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Oah ! C'est trop dur, M'sieur Morel !
Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009
Certes, mais ce n'est pas la bourde qu'il fallait trouver. Que Wallon soit belge comme d'autres Flamands n'est qu'un détail après tout. Trouvez l'autre bourde.
L'île Seguin en prime. Et ce doit être facile pour vous qui parliez il n'y a pas si longtemps de méthode intuitive.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Le Prince Salina n'est pas vraiment sicilien : son physique le dit bien, car s'il est appelé le Guépard c'est à cause de sa haute stature, de ses yeux clairs et de son poil roux.

Il est d'origine plus ou moins allemande, nordique par ses ancêtres. Les siciliens sont petits, râblés et ont les cheveux noirs. Le père Pirrone en témoigne quand il est presque effrayé par la « montagne » que représente pour lui le Prince sortant du bain.

Écrit par : sanjuro | 11 mars 2009

Robin, vous êtes là quand ! ;-)

Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

- Ah ça ! ;-))

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

@Concours primé

Celle ou celui qui trouvera l'énormité contenue dans la phrase citée ci-dessous gagnera un séjour sur l'île de la tentation.
Celle ou celui qui trouvera l'auteur de cette phrase aura le droit de séjourner deux fois sur la même île.
Voici la phrase :
"il faudra bien que l'on considère de très près ce qu'est « l'intuition enfantine » à qui l'on confie désormais le soin de construire l'humanité de demain -à ma connaissance, c'est le
psychologue belge Henri Wallon qui en a le plus parlé."
À vous de jouer.

Ecrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Elle ne serait pas en Bretagne votre île ?
N'allez pas croire que je n'aime pas la Bretagne, j'ai d'ailleurs d'excellents amis bretons, mais bof... déjà que le temps n'est pas extraordinaire en Provence, finalement, je crois que je ne vais pas jouer.

Écrit par : catmano | 11 mars 2009

il fallait écrire "très prêt"???

Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

A effacer très vite...
Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

Vous avez perdu toute chance d'aborder à l'île de la tentation.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

L'île Seguin en prime. Et ce doit être facile pour vous qui parliez il n'y a pas si longtemps de méthode intuitive.

Ecrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Bon. Essayons ça :
L'auteur (Jean Pierre Coffe ?) attribue au belge Henri Wallon ce qui appartient au soviétique Ferdinand Buisson ?
J'ai bon ? Je peux y aller sur l'île Seguin ?

Mais qui a bien pu proférer un tel nombre de conneries ?

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Elle ne serait pas en Bretagne votre île ?
N'allez pas croire que je n'aime pas la Bretagne, j'ai d'ailleurs d'excellents amis bretons, mais bof... déjà que le temps n'est pas extraordinaire en Provence, finalement, je crois que je ne vais pas jouer.
Ecrit par : catmano | 11 mars 2009
Vous avez bien raison. Je crois que je vais annuler ce jeu. Finalement, il n'est pas si drôle que ça.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Mais qui a bien pu proférer un tel nombre de conneries ?

Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Moi je sais, euh, nananèreuh. Mais je ne le dirai pas euh !
Je ne veux pas aller sur une île !

Écrit par : catmano | 11 mars 2009

"Henri Wallon 1879-1962

Il est le grand psychologue français qui, à l'instar de J. Piaget, a développé au début du siècle une théorie générale du développement de l'enfant et de l'adolescent. Agrégé de philosophie, docteur en médecine, il a posé les bases d'une étude ontogénétique indépendante des méthodes classiques qui s'appuient sur l'introspection ou qui privilégient des objets isolés comme les facultés. Son projet, lentement élaboré, est celui d'une psychologie scientifique qui cherche à se libérer des attitudes idéalistes ou organicistes de l'époque, toutes deux réductrices, en conduisant « l'étude concrète d'une réalité concrète »: l'homme. Pour s'affranchir des modèles alors dominants comme l'introspection et le parallélisme psychophysiologique qui s'enferment, l'un dans la subjectivité, l'autre dans le refus de l'explication causale, Wallon cherche à comprendre, en multipliant les observations, comment s'élabore le développement de la personne."

Gnè ?

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Mais qui a bien pu proférer un tel nombre de conneries ?
Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Demandez à Catmano. Apparemment elle connaît la réponse.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

il fallait écrire "très prêt"???

Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

A effacer très vite...
Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

Vous avez perdu toute chance d'aborder à l'île de la tentation.

Ecrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Vous venez en revanche de gagner un séjour sur l'île de la remédiation !!! ;-)

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

"La roue tourne au cœur de la citadelle du pédagogisme. L’un des bestsellers de l’année 2008 en Allemagne a été le livre de Michael Winterhoff, pédopsychiatre, intitulé « Pourquoi nos enfants deviennent des tyrans » (Warum unsere Kinder Tyrannen werden). L’auteur y remet en cause toutes les certitudes de la pédagogie du XXè siècle en Allemagne, largement antiautoritaire. Winterhoff s’insurge contre les parents qui instaurent une cogestion éducative permanente avec leurs enfants ou ceux qui, phénomène encore plus grave, discutent de leurs propres soucis avec leurs enfants. Il montre les ravages d’une pédagogie participative appliquée sans discrimination à l’école, avec des parents qui font de la surenchère et partent du principe que les professeurs traitent toujours injustement leurs enfants. Le tableau est peut-être poussé trop systématiquement mais l’auteur a raison d’identifier dans ce qu’on appellera ironiquement la cogestion éducative (curieusement poussée à l’excès par les soixante-huitards au moment même où ils détruisaient la cogestion légitime, entre adultes, dans les relations de travail) l’une des causes du déclin du prestige social des enseignants, toujours plus méprisés par les parents des enseignés".

Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2009


Et voilà le résultat (extrait du site de France-info) :


"Fusillade sanglante dans un collège en Allemagne : 16 morts
France Info - 13:00

*
*
*

Une fusillade a éclaté vers 9h30 dans un collège de Winnenden, près de Stuttgart (sud-ouest de l’Allemagne). Quinze personnes, en majorité des élèves, ont été abattues par un assaillant de 17 ans, qui se serait ensuite suicidé...

Il est 9h30 quand Tim K., un ancien élève âgé de 17 ans, fait irruption dans l’enceinte du collège technique Albertville de Winnenden, une ville de 27.000 habitants proche de Stuttgart. Armé d’un fusil-mitrailleur, il ouvre le feu dans deux salles de classe, tire au hasard, recharge son arme constamment, selon les témoins.

Neuf élèves, âgés de 15 à 17 ans, et trois enseignantes sont abattus. Parmi elles, une jeune femme qui avait pris son service à Albertville depuis moins d’un mois.

Le jeune homme réussit à prendre la fuite à pied, avant l’arrivée de la police. Une véritable chasse à l’homme s’engage dans le centre-ville de Winnenden, les policiers, des tireurs d’élite assistés de chiens et d’hélicoptères sont engagés dans la traque. Dans sa fuite, à pied puis à bord d’une voiture volée, l’assaillant abat trois autres personnes, des passants. Avant d’être rejoint dans un parking à une quarantaine de kilomètres, où il échange des coups de feu avec les policiers. C’est là que le tireur trouve la mort : il s’est suicidé, affirme la police.

Pour commettre ce carnage, Tim K. aurait utilisé une arme appartenant à ses parents, qui en possédaient 18, selon les médias locaux. “Le tireur voulait détruire toute l’école”, affirme le ministre de l’Intérieur de l’Etat régional. “Il n’y avait pourtant rien de particulier dans ses antécédents, rien qui puisse laisser penser qu’une telle chose était possible”, a ajouté Konrad Gelden."


Ben voyons...



.

Écrit par : Manu | 11 mars 2009

Tenez, Jean-Paul, si vous aimez les "à peu près";

"Total licencie 550 salariés malgré des bénéfices record ; chez Total, on a du blé, on a du pétrole, et on a des vidés."

"La journée de la femme à lieu tous les 8 mars. Vu le nombre d’apparitions sarkoziennes à la télévision, tous les autres jours sont apparemment réservés à la journée du gnome."

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2009

Demandez à Catmano. Apparemment elle connaît la réponse.

Ecrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Catmano parle d'une île en Bretagne. Sein ? Ouessant ? Moléne ? (Qui voit Molène voit sa peine...) Groix (Si tu vois Groix, c'est qu'il va pleuvoir, si tu vois pas Groix, ...), je ne vois rien de ce côté là.
Un pédagogue breton ? Jean Edern Hallier ? Gilles de Rais ? Bécassine ? Je suis dans le brouillard,moi !
Au secours, Catmano !

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Oui, Salina a des ancêtres allemands ; il pourrait dire, comme Rückert :

"Ich bin der Welt abhanden gekommen."

http://www.youtube.com/watch?v=Md-JfajEtzM&feature=related

Il y a la prédation universelle et l'exception de cette merveille incompréhensible qui s'appelle l'Art.

Gute Nacht !

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Catmano, je vous promets que je vous laisse aller passer une semaine sur l'île Seguin à ma place !

Écrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

N'allez pas croire que je n'aime pas la Bretagne, j'ai d'ailleurs d'excellents amis bretons, mais bof...

Et n'allez pas croire que je n'aime pas les Juifs...J'ai d'excellents amis juifs ! ;O))

Chaque homme est une île.

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

@Candidats au jeu de l'île de la tentation.
100 000 Euros sont à la disposition de celle ou de celui qui, ayant trouvé l'auteur des lignes qui suivent aura obtenu de lui une copie de quatre pages de bonne tenue sur la "somme remarquable" du psychologue belge Henri Wallon.

"D'autre part, il faudra bien que l'on considère de très près ce qu'est « l'intuition enfantine » à qui l'on confie désormais le soin de construire l'humanité de demain -à ma connaissance, c'est le psychologue belge Henri Wallon qui en a le plus parlé, dans « l'apparition de l'intelligence chez l'enfant », somme remarquable-."
PS. Il est toujours possible, et il faut en tenir compte dans la recherche de l'auteur, que l'intelligence apparue chez l'enfant disparaisse à l'âge adulte. Pour laisser la place à l'outrecuidance du crétin.

Écrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Ich bin der Welt abhangen gekommen,
mir der ich sonst viele Zeit verdorben,
sie hat so lange nichts von mir vernommen,
sie mag wohl glauben, ich sei gestorben !

Es ist mir auch gar nichts daran gelegen,
ob sie mich für gestorben hält,
ich kann auch gar nichts sagen dagegen,
denn wirklich bin ich gestorben der Welt.

Ich bin gestorben dem Weltgetümmel,
und ruh in einem stillen Gebiet.
Ich leb allein in meinem Himmel
in meinem Lieben, in meinem Lied.


Me voilà coupé du monde
dans lequel je n'ai que trop perdu mon temps;
il n'a depuis longtemps plus rien entendu de moi,
il peut bien croire que je suis mort !

Et peu importe, à vrai dire,
si je passe pour mort à ses yeux.
Et je n'ai rien à y redire,
car il est vrai que je suis mort au monde.

Je suis mort au monde et à son tumulte
et je repose dans un coin tranquille.
Je vis solitaire dans mon ciel,
dans mon amour, dans mon chant.

"Je vis solitaire dans mon ciel,
dans mon amour, dans mon chant."

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

Bon, me voici à nouveau sur le blog pendant que je corrige un paquet de copies, rafraîchissant la page de temps à autres pour me distraire par vos interventions de cette pénible corvée.

Ce qui me désespère, c'est le sentiment de prêcher dans le désert avec cette première ES, et j'ai du mal à accepter de regarder en face mon échec dans ces copies.

Que ce soit des questions portant sur le cours, sur un texte étudié en cours ou sur des lectures cursives, j'ai le sentiment d'avoir en face de moi des élèves qui considèrent d'emblée qu'ils n'ont à faire que la moitié de ce que je demande. C'est flagrant en particulier sur le texte, que bien peu d'entre eux estiment nécessaire de citer quand ils le commentent, malgré l'exemple que je donne constamment et mes mises en garde.

Je sais bien qu'on n'est pas au mur des lamentations, mais je crois que beaucoup ici peuvent comprendre cette solitude du prof devant ses copies, et ce sentiment d'être une locomotive qui tire 35 wagons lourdement chargés.

Perpétuelle tentation de laisser tomber, d'aller dans leur sens, de se contenter de leur demander leur avis (qu'ils donnent d'ailleurs en permanence) et de leur donner des notes élevées pour éviter d'avoir à entendre les soupirs et les remarques acides quand on rendra ces copies.

Après le bac blanc, ils m'ont demandé quels collègues allaient corriger leurs copies. Je dis les noms, l'un d'entre eux suscite ce commentaire : « Ah, Madame X, elle est gentille ! »

La collègue en question est du genre à se féliciter de ce que les élèves lui ont rendu de très bonnes copies de commentaire sur Candide de Voltaire. Elle tombe des nues quand je lui apprends que tous les passages de Candide qu'on peut imaginer de donner en DM sont commentés sur internet.

Moi, je corrige les DM (j'en donne fort peu) avec Google ; je suis méchant.

Écrit par : sanjuro | 11 mars 2009

La réponse c'est quoi ?

Si personne ne la donne ici, j'irai la demander à la Grande Pythie !

Écrit par : Jeremy | 11 mars 2009

Selon les termes de John Williamson, ce poème est une « peinture étonnamment épurée d'une paix transcendante ». Et c'est bien sur la transcendance de ce monde isolé, paisible et solitaire, inoffensif et tranquille, que Mahler insiste avec une musique extrêmement méditative, bouleversante d'émotions, douée d'une portée quasi métaphysique. La description de cette dimension extra-ordinaire d'un paradis littéralement coupé du monde se fond tout naturellement dans cette suite de sons majestueusement assemblée par le génie créatif de Mahler ; Mahler fait bien plus que transposer des mots en sons, car il y intègre une amplification épique des émotions que délivre le texte de Rückert, surtout dans la partie finale du chant, où « la vision tout entière doit être résumée dans une libération émotionnelle sous les mots 'In meinem Lieben', chantés pianissimo : un sommet d'intensité retenue » (Williamson). Là où l'émotion est à son comble se trouve pourtant à mon avis sur la note instable, fragile et très aigüe et surtout très inattendue jouée pianissimo tout à la fin. Cette note surgit de façon extraordinaire, très doucement, et crée la surprise car on se demande vraiment comment une retenue musicale aussi magique est possible. Cette note trouve pourtant sa place dans la suite logique de la mélodie développée par Mahler, mais on se demande vraiment comment il est possible de l'atteindre tellement elle constitue un sommet émotionnel des plus éloignés.

Peut-être faudrait-il lire "Le Guépard" de Lampedusa à la lumière du "Monde comme volonté et comme représentation" de Schopenhauer. Salina est du côté de la représentation, presque tous les autres du côté de la volonté.

Bon, cette fois-ci dodo pour de bon. Demain, réouverture de la chasse !

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

"Pour s'affranchir des modèles alors dominants comme l'introspection et le parallélisme psychophysiologique qui s'enferment, l'un dans la subjectivité, l'autre dans le refus de l'explication causale, Wallon cherche à comprendre, en multipliant les observations, comment s'élabore le développement de la personne."

Gnè ?

Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Introspection = toucher rectal, pudiquement dit.

Le pédagogisme, c'est l'art de l'avoir dans le baba.

Écrit par : Manu | 11 mars 2009

N.B. : L'analyse ci-dessus de la musique de Gustav Malher sur le poème de Ruckert "Ich bin der Welt abhanden gekommen" est une citation.

Écrit par : Robin | 11 mars 2009

il fallait écrire "très prêt"???

Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

A effacer très vite...
Ecrit par : Maminou | 11 mars 2009

Vous avez perdu toute chance d'aborder à l'île de la tentation.

Ecrit par : Guy Morel | 11 mars 2009

Vous venez en revanche de gagner un séjour sur l'île de la remédiation !!! ;-)

Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

Si vous saviez comme j'ai honte, je m'exile le plus vite possible sur l'île de la contrition...;-)

Écrit par : Maminou | 11 mars 2009

"Selon les termes de John Williamson, ce poème est une « peinture étonnamment épurée d'une paix transcendante »."

Williamson, ce nom m'évoque des évêques pas très catholiques !

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Le jus pédagol du jour se vautre dans la confusion qui consiste à "généifier" tout et n'importe quoi :

"Le gène de la longévité est identifié. C'est une variante du gène FOXO3A qui a été identifié par une équipe de chercheurs de l'université de Kiel comme lié à la longévité. Ce gène participe à l'élimination des cellules âgées."

"Identifié" d'abord, simplement "lié" ensuite....

Le gène de la bêtise est, lui, identifié depuis longtemps : c'est CONO4B.

Sans gêne et même avec plaisir, on peut affirmer que l'échec scolaire est causé, entre autres, par SGEN01 (renforcé, il est vrai par UNSA02).

Mais les choses sont si compliquées...

Écrit par : dugong | 12 mars 2009

Heureusement que nous avons Robin ici-bas pour nous remonter le moral avec des poèmes guillerets…

J'ai appris hier qu'à l'IUFM de Créteil, on avait récemment accusé le ministre d'avoir modifié les programmes de collège (qui, effectivement, ont bougé, en Français et en Histoire-Géo, dans le bon sens — et le plus beau, c'est que la majorité des enseignants l'ignore) "pour faire plaisir à Brighelli".
Ça remonte à loin, la dernière fois que le ministre a bougé pour me faire plaisir… Tous ces gens me supposent bien plus de pouvoir que je n'en ai jamais eu. En fait, dès qu'ils ont l'impression qu'on leur en enlève, à eux, ça leur est un tel déchirement…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mars 2009

JPB a écrit : "les programmes de collège (qui, effectivement, ont bougé, en Français et en Histoire-Géo, dans le bon sens — et le plus beau, c'est que la majorité des enseignants l'ignore)"

J'en étais resté au très pénible examen des programmes de collège en maths qui, après passage à ras de l'IGEN, furent réduits à un socle commun en forme de pénéplaine quasi vide…

Je crois ne pas être le seul à vouloir des lumières sur le cas de ces programmes de Français et d'Histoire-Géo en collège.

Écrit par : dugong | 12 mars 2009

Heureusement que nous avons Robin ici-bas pour nous remonter le moral avec des poèmes guillerets…

Doch ! ich bin ein betit plaisantin !

Bonne journée à tous...Et même aux fainéant(e)s qui ne sont pas encore levé(e)s !

(je "fainéanterais" bien encore un peu, moi, tiens !)

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

Comme je sais que la nouvelle fera plaisir à certains...

Parution du livre, "Bonheur d'école" aux éditions Jean-Claude Gawsewitch en librairie à partir du jeudi 12 mars 2009.

Ce qui se passe derrière les grilles des écoles, est devenu un sujet de société, un débat, un objet de curiosité et d'inquiétude. Marc Le Bris, instituteur et directeur d’école, nous propose une visite clandestine dans sa salle de classe.

En montrant la réalité vécue, observée jour après jour, cet instituteur a le culot de croire encore à l’école qui instruit, à l’école de la République.

Depuis quelques années, plusieurs dizaines de livres et de pamphlets sont parus au sujet du dysfonctionnement de l'école. Deux titres ont été des ouvrages déterminants : Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter de Marc Le Bris et La Fabrique du crétin de Jean-Paul Brighelli. Depuis, l'actuelle faillite du mammouth est connue.

Après avoir mis en mots dans son premier livre la défiance de la population envers les méthodes de lecture et de calcul, Marc Le Bris traite cette fois encore d'une rupture. Il s'agit de donner le signal d'un cours nouveau, d'orienter les parents et les enseignants, de rallumer l'espoir en expliquant, en montrant la vie scolaire, d'enfants réels, observés et racontés sans fard, mais qui vivent dans une école digne de ce nom. Une sorte d'Entre les murs enfantin, fidèle et respectueux des enfants, comme une mise en mots des photos qu'un Doisneau moderne aurait prises.

Et la leçon, dans tout cela ? Elle y est. La révolte devant l'actuel gâchis de l'Éducation nationale émerge de ce texte, progressivement, simplement... La comparaison entre une classe qui fonctionne et les élucubrations d'une hiérarchie pédagogique coupée de l'enfance et de l'opinion publique est terrible. Ce livre, parce qu'il les observe vraiment, remet les enfants à leur véritable place d'enfants, réhabilite la si jolie réalité enfantine, replace l'école devant sa vraie tâche : l'instruction. Marc Le Bris décrit ici un système mis en place dans l’école qu’il dirige.

Bonheur d’école est plus qu’un document pamphlétaire : Marc Le Bris réhabilite l’école intégratrice de la république telle qu’elle a pu exister par le passé. Un hymne au bonheur d’apprendre et d’enseigner. A travers des propositions simples et efficaces, Marc Le Bris, en maître d’école, nous délivre une leçon d’humanité.

Instituteur et directeur d’école, Marc Le Bris enseigne à Médréac en Bretagne. Son précédent ouvrage Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter (Stock) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires.

Écrit par : Guillaume | 12 mars 2009

pauvre mec puant de la gueule ?

Un niolo mal affiné sans doute...

Écrit par : Guillaume | 12 mars 2009

Le pauvre Guillaume, qui ne connaît rien à l'édition, n'a pas même compris qui avait porté le livre de Le Bris sur les fonts baptismaux. Pauvre France ! Et il croit intelligent de tenter d'opposer les uns aux autres…
C'est un forum de gens intelligents, ici, mon p'tit ami…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mars 2009

Catmano, je vous promets que je vous laisse aller passer une semaine sur l'île Seguin à ma place !

Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

http://marc.le.bris.free.fr/textes_pdf/madrid01082c.pdf

Écrit par : catmano | 12 mars 2009

Introspection = toucher rectal, pudiquement dit.

Le pédagogisme, c'est l'art de l'avoir dans le baba.

Ecrit par : Manu | 11 mars 2009

Ah ben, voilà, comme ça, je comprends mieux !!!

Merci Catmano, et bon séjour sur l'île Seguin ! Emportez votre Touingo, elle voudra peut-être revoir son lieu de naissance !

Bonne journée à tous ! Allez hop , au turbin !

Écrit par : Chevreuil | 12 mars 2009

Parce que vous croyiez que le nom de Gawsewitch m'était inconnu...?
Si cela vous rend intelligent, tant mieux pour vous.

Écrit par : Guillaume | 12 mars 2009

"Un pédagogue breton ? Jean Edern Hallier ? Gilles de Rais ? Bécassine ? Je suis dans le brouillard,moi !
Au secours, Catmano !"

Ecrit par : Chevreuil | 11 mars 2009

:-)... Merci pour cet éclat de rire du matin... Après une journée de surveillance de "concours blanc" des PE, j'avoue que c'est appréciable.

"Heureusement que nous avons Robin ici-bas pour nous remonter le moral avec des poèmes guillerets…

J'ai appris hier qu'à l'IUFM de Créteil, on avait récemment accusé le ministre d'avoir modifié les programmes de collège (qui, effectivement, ont bougé, en Français et en Histoire-Géo, dans le bon sens — et le plus beau, c'est que la majorité des enseignants l'ignore) "pour faire plaisir à Brighelli".
JPB"

Ecrit par : brighelli | 12 mars 2009


Avouez, Jean-Paul, qu'entendre de telles choses vous a également remonté le moral!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2009

L'occasion m'a été donnée d'assister hier à une conférence sur " L'intervention judiciaire en milieu scolaire face aux problèmes de violence au sein de l'institution scolaire." conférence donnée par Madame le procureur du tribunal de Châlons en Champagne. Je m'y rendais un peu par obligation, étant chargée de prendre des notes pour rédiger un compte-rendu pour le bulletin d'une association. Surprise ! J'ai été frappée par la clarté du propos parfaitement construit, illustré d'exemples expliqués très clairement. L'énergie et la ferveur de cette femme passionnée par son métier, mère de famille admirative du dévouement des enseignants ont captivé l'auditoire.
Mon voisin de gauche a conclu discrètement : " Avec le proc c'est net. "

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 mars 2009

La collègue en question est du genre à se féliciter de ce que les élèves lui ont rendu de très bonnes copies de commentaire sur Candide de Voltaire. Elle tombe des nues quand je lui apprends que tous les passages de Candide qu'on peut imaginer de donner en DM sont commentés sur internet.

Moi, je corrige les DM (j'en donne fort peu) avec Google ; je suis méchant.

Ecrit par : sanjuro | 11 mars 2009

C'est un truc qui m'a toujours étonnée, cette naïveté de certains enseignants. Il m'est arrivé, alors que mon fils était en sixième, de lui dicter une rédaction, un soir à 21 heures, parce qu'il avait oublié de la faire et devait la rendre le lendemain à huit heures. Il a eu 18 et les félicitations du professeur qu'il a ensuite méprisé jusqu'à la fin de l'année. Ça m'a appris à ne plus m'en mêler !
Dans le déroulement de la scolarité de mes enfants, j'ai rencontré somme toute peu de naïfs. Certains se contentent de porter une appréciation sur les DM sans les noter tout en appliquant, pour certains, un zéro ou une colle si le travail n'est pas rendu (ce qui me semble la méthode idéale), d'autres les notent sur dix contre des notes sur vingt pour les devoirs en classe.

Écrit par : dobolino le lombric de base | 12 mars 2009

D'ailleurs, Internet est une plaie moderne qui casse les pieds à tout le monde et l'autoconstruction des savoirs aussi. Il est impossible aux plus jeunes (moins de 35 ans environ) d'établir avec leur vétérinaire un contrat de soins exclusif et un rapport de confiance. La moindre hypothèse diagnostique que j'émets est immédiatement explorée sur internet. Ils y absorbent une quantité d'infos toutes plus ou moins fausses ou qu'ils n'ont pas les compétences pour digérer puis me ressortent tout en vrac lors de la consultation suivante. Ils en arriveraient à me détourner de mes objectifs et, si je reste ferme sur mes positions et maintiens ma démarche diagnostique et thérapeutique, ils sont parfois capables de changer de vétérinaire puis de revenir puis de repartir ou de passer à une automédication trouvée (et vendue !!!) sur internet qui est leur bible.
Beaucoup de psycho de bazard aussi. Attirance marquée pour les charlatanismes divers et variés monnayés à prix d'or. La consommation effreinée de shit n'arrange rien à leurs capacités de compréhension et à l'état de santé de leurs animaux de compagnie...
Quant aux animaux de rente, c'est pas mal non plus. Ils les traitent à prix d'or avec diverses mixtures homéopathiques et phytothérapiques; les gavent de diverses potions magiques vendus par des colporteurs véreux puis économisent sur le foin. Ils ne traient qu'une fois par jour pour une meilleure organisation travail-loisirs et perdent ainsi un quart de la production ...

Alors, pour moi aussi, vivement la retraite !

Écrit par : dobolino | 12 mars 2009

"Selon les termes de John Williamson, ce poème est une « peinture étonnamment épurée d'une paix transcendante »."

Williamson, ce nom m'évoque des évêques pas très catholiques !

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Je ne crois pas qu'il s'agisse du même. Le nom de l'évêque s'écrit "Williamcon" sans cédille.

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

Blague véto:

A FAIRE CIRCULER DE TOUTE URGENCE !
>
> A partir du 01/01/2009, sachez que vous avez le droit de refuser
> un contrôle d'alcoolémie pratiqué par la police ou la gendarmerie!
> (Décret paru au JO du 5-12-2008)
> En effet, il y a un risque de contamination de l'embout par la
> grippe aviaire, car ces contrôles sont effectués par des poulets en
> plein air dont les heures de sortie ne sont pas réglementées...
>

Écrit par : dobolino | 12 mars 2009

Sibille, ça ne me fait pas tant plaisir que ça. SI seulement ils avaient eu les couilles de réformer le collège comme ils auraient dû le faire… Mais ils ont préféré se lancer dans la réforme de la Seconde, qui après le collège unique ne pouvait être qu'une Troisième-bis — même que c'est pour ça qu'elle est "indifférenciée".
Guillaume, vous êtes vraiment un imbécile. Comment croyez-vous qu'un bouquin non seulement arrive sur la table de l'éditeur, mais même est écrit ?
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mars 2009

Guillaume, vous êtes vraiment un imbécile. Comment croyez-vous qu'un bouquin non seulement arrive sur la table de l'éditeur, mais même est écrit ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mars 2009

On aimerait des éclaircissements pour comprendre un peu quelque chose .

Écrit par : Spleen | 12 mars 2009

@ dobolino : Oui je suis sérieuse et vous pourriez avoir 4 grands-parents juifs souffreteux que cela ne changerait rien à l'affaire, moi-même la moitié de ma famille est juive, ascendance sans incidence sur ma capacité de jugement de la politique de réarmement pour le moins molle du genou du journaliste de spectacle Léon Blum.

http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Marie-Laure | 12 mars 2009

Je vous tiens au courant : l’élève qui avait frappé ma femme est passée en conseil de discipline et mise dehors.

Au collège d'un de mes enfants, des élèves de 6e ont été surpris en train de dealer et d'acheter de la drogue...

Écrit par : Pierre Lariba | 12 mars 2009

Comme je sais que la nouvelle fera plaisir à certains...

Parution du livre, "Bonheur d'école" aux éditions Jean-Claude Gawsewitch en librairie à partir du jeudi 12 mars 2009.


Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2009

Cela fait six mois que j'ai le tapuscrit sur mon bureau, cher Guillaume qui, décidément, ne comprenez rien à rien.
Donc le chef a "produit" et vous en êtes content. Voilà une nouvelle.
Je peux vous en donner de plus fraîches, à la date de demain : ce mauvais livre va faire se tortiller d'aise les mémés à chignon et les pépés à béret : ah qu'il était beau le bon vieux temps de l'instituteur à blouse grise et àtablesdemultiplicationparcoeur !
Exactement ce qu'il faut pour relancer les conneries pédagogistes qui commençaient à battre de l'aile.
Dites-moi, la pièce n'a-t-elle pas déjà été portée au cinéma avec dans le rôle principal un instituteur de montagne ?
C'est usé comme thème, non ?
Plus intéressant serait de connaître le fond de la pensée du chef sur l'intuition enfantine et son utilisation en pédagogie. Parce que, comme le savent les candidats de l'île de la tentation, c'est un peu fort de café de faire de Henri Wallon un Belge pour condamner ce qui fut le fondement de la pédagogie des maîtres républicains.
Mais l'école de la République, comme de la finesse, vous vous en tapez Guillaume, n'est-ce pas ?

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

ma capacité de jugement de la politique de réarmement pour le moins molle du genou du journaliste de spectacle Léon Blum.

http://frenchcarcan.com/
Ecrit par : Marie-Laure | 12 mars 2009

Elle en rajoute : féminin et dilettante le Blum !
Dites-moi petite écervelée ignorante, voulez-vous que l'on examine les budgets d'armement et les orientations de la politique de défense entre les deux-guerres ?
Après, on pourra causer.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Le pauvre Guillaume, qui ne connaît rien à l'édition, n'a pas même compris qui avait porté le livre de Le Bris sur les fonts baptismaux. Pauvre France ! Et il croit intelligent de tenter d'opposer les uns aux autres…
C'est un forum de gens intelligents, ici, mon p'tit ami…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 mars 2009

Reconnaissons-lui au moins le mérite de ne pas masquer les oppositions puisqu'il y en a d'irréductibles entre moi et son chef.
Sur la nationalité de Henri Wallon par exemple. Sur un certain populisme qui s'est emparé des thèmes antipédagogistes pour touiller son brouet et vendre du papier.
Sur la condamnation imbécile du fondement de la pédagogie des maîtres républicains - Kergomard par exemple. Une Belge elle aussi, sans doute. Et Compayré. Un gitan ?

Revenons au leader de ce fil et à ce Déjeuner à l'Élysée signé Rachel Boutonnet.
Je crois savoir - et même je suis sûr - qu'entre les instituteurs éclairés comme elle et le chef de Guillaume il y a comme un fossé.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Je vous tiens au courant : l’élève qui avait frappé ma femme est passée en conseil de discipline et mise dehors.

Au collège d'un de mes enfants, des élèves de 6e ont été surpris en train de dealer et d'acheter de la drogue...
Ecrit par : Pierre Lariba | 12 mars 2009

Mes amitiés et mon soutien à votre femme et à vous.
Si vous avez besoin.
Guy.morel314@orange.fr

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter (Stock) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires.
Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2009
Je croyais avoir lu que c'était à 120 000.
Il y a des problèmes avec les services fiscaux ?

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

J'ai regardé ce matin le gratuit de la semaine de VODEO.TV, sur "un centre fermé dans un petit village de Normandie".

Il s'agit de ces centres fermés, généralement situés dans des châteaux, qui hébergent quelques adolescents mineurs récidivistes et essaient de les remettre dans le droit chemin, avec un pourcentage de réussite non négligeable, paraît-il.

L'accent est mis sur le fait qu'ils ne savent souvent "ni lire, ni écrire, ni compter" , "sont en grave échec scolaire", "ne fréquentent plus l'école depuis X années". "Les enfants qui ne sont pas en échec scolaire sont rarement délinquants".

(Entre guillemets les phrases que j'ai entendues lorsque je me suis interessée aux "centres fermés pour adolescents récidivistes".)

Peut-on, Catmano, apprendre à lire à des enfants, quand on commence dès la MS à s'échiner à leur apprendre les noms des jours de la semaine, les prénoms de leurs camarades, "les mots-outils les plus fréquemment rencontrés, à savoir reconnaître d'un seul coup d'oeil", alors qu'ils ne connaissent même pas l'alphabet?

Comment éviter qu'ils ne deviennent des délinquants potentiels?

Voici un article éclairant sur ce qui justifie ces centres.

http://www.acanthe.org/RSS/articles/Le_Monde_220306_remue_meninges.pdf

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2009

à Sanseverina
La bonification accordée aux agrégés qui demandent un lycée dans l'académie de Strasbourg est de 200 points.

Écrit par : Jean | 12 mars 2009

"la moitié de ma famille est juive, ascendance sans incidence sur ma capacité de jugement de la politique de réarmement pour le moins molle du genou du journaliste de spectacle Léon Blum."

Oh là, c'est du lourd !

La moitié des membres de ma famille sont des femmes, tare sans incidence sur ma capacité de jugement des propos inanes de Marie-Laure !

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

"J'ai appris hier qu'à l'IUFM de Créteil, on avait récemment accusé le ministre d'avoir modifié les programmes de collège "pour faire plaisir à Brighelli"."

J'ai connu un IUFM proche où l'on disait beaucoup de mal de vous. En l'état actuel des choses, je pense que c'est le genre de pub qui a le meilleur rapport qualité-prix.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Jean, la circulaire est déjà sortie à Strasbourg ? Elle n'est pas encore mise en ligne sur le site de l'académie !

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Jean, la circulaire est déjà sortie à Strasbourg ? Elle n'est pas encore mise en ligne sur le site de l'académie !

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Je tiens cette information du congrès académique du Snalc aujourd'hui même.

Écrit par : Jean | 12 mars 2009

Peut-on, Catmano, apprendre à lire à des enfants, quand on commence dès la MS à s'échiner à leur apprendre les noms des jours de la semaine, les prénoms de leurs camarades, "les mots-outils les plus fréquemment rencontrés, à savoir reconnaître d'un seul coup d'oeil", alors qu'ils ne connaissent même pas l'alphabet?

Comment éviter qu'ils ne deviennent des délinquants potentiels?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2009

Question n° 1 : Oui, sans aucun doute.
Ce sera plus facile si la GS passe du "tout global" à l'analyse systématique (avec les yeux, les oreilles et les doigts : lecture, écoute, écriture) des mots globaux mémorisés (il y en aura fort peu, ça ne passionne vraiment pas les gamins de 4 à 5 ans et le rendement est très, très, très faible) et si l'on utilise ensuite cette analyse pour synthétiser les lettres et sons étudiés dans de nouveaux exercices d'écriture et de lecture de syllabes, puis de mots et de courtes phrases.

Ce sera plus long au départ si le travail ne débute qu'au CP. Là, je conseillerais au collègue d'occulter complètement tout ce qui a pu être fait en Maternelle et de partir dès le début de l'année, soit avec la méthode de Thierry Venot si le niveau des élèves est très faible, soit, si le niveau de graphisme et d'écoute est bon, directement avec une méthode de lecture type Borel-Maisonny, par exemple.

Ce sera long, douloureux et difficile si on attend le CE1 (ou plus).
Deux cas de figure peuvent alors se présenter :
- élèves totalement non-lecteurs (le plus simple) : trois mois de Boscher et le problème devrait être réglé, ils sont grands et l'on part sur "du neuf".
- élèves prétendument lecteurs (le plus difficile : ils donnent l'illusion de savoir alors que tout est mouvant, instable) : partir des acquis, lectures à haute voix quotidiennes de plus en plus longues (en exigeant un suivi mot à mot à l'aide d'une réglette, puis ligne à ligne à l'aide du double-décimètre, par exemple), n'ayant pas été "préparées" à la maison, corrigées au quart de millimètre près (ne tolérer aucune erreur de déchiffrage même minime), copie de phrases associées parfois à l'apprentissage des gestes de l'écriture cursive "économique" (horriblement difficile, les mauvais gestes ont été intégrés, s'en débarrasser est quasiment impossible), dictées de mots simples (mot dont toutes les lettres "s'entendent") puis de mots contenant un son particulier traduit par un graphème à la fois (on étudie les mots contenant on, mais pas om, puis ceux contenant om, mais pas on, avant de récapituler, règle d'écriture à l'appui).

Ce qu'il y a de bien avec les enfants, c'est que ce sont des êtres en construction, ils sont donc beaucoup plus facilement "remodelables" que des adultes.

Question n° 2 : Je ne sais pas (enfin, j'ai bien quelques idées, mais il faut d'abord que je prenne le pouvoir et que je mette un peu d'organisation dans tout ce £*$^ù*=^$$ !!! Mais je vous préviens, ça va pas être marrant tous les jours) !

Écrit par : catmano | 12 mars 2009

Des nouvelles du film sur Meimeire:

"Thierry Kübler présentera son documentaire sur Philippe Meirieu en avant-première, le jeudi 12 mars à Marseille, en présence de l'intéressé.
Intitulé « A contre-voie: Philippe Meirieu, pédagogue », ce film de 52 minutes, filmé dans un théâtre, brosse un portrait du pédagogue à partir d'une série d'entretiens « rythmés par l'avancée d'un train électrique et la lecture d'une Lettre à une maîtresse d'école »..."
(source: http://www.touteduc.fr/index.php?sv=27&aid=342)

On ne sait si, à la fin, le train déraille (ce qui serait une belle mise en abyme), mais on en salive d'avance...

Écrit par : Meles | 12 mars 2009

Le 21 novembre 2008, j'avais écrit (dans "cacophonies syndicales") :

"Hypothèse 1 : la pintade est déclarée chef de basse cour. Françoise Castex en position éligible sur la liste PS aux européene en 2009.

Hypothèse 2 : Aubry est déclarée matriarche du groupe de vieux solitaires. Françoise Castex en position éligible sur la liste PS aux européene en 2009.

Hypothèse 3 : il n'y en a pas."

Hélas, je n'étais pas trompé. Françoise Castex est en numéro deux sur la liste PS du sud ouest aux européennes.

Pour mémoire, je reposte ce que j'avais écrit le 15/10/2008 :

J'ai relu "le cadre européen des certifications
pour l’éducation et la formation tout au long de la vie" (CEC) * que le Parlement européen a voté les 23 avril 2008 et qui sert de prétexte à accélérer la destruction du lycée avant 2012 (c'est un texte "non contraignant" mais que certains gouvernements européens se sentent manifestement "contraints" d'appliquer illico presto)

On y cause d'acquis, de savoirs, d'aptitudes, de capacités et de compétences en d'étranges soupes.

Le CEC est défini par niveaux. il y en a 8.

Le niveau 1 est décrit par "des savoirs généraux de base".
Interprétation personnelle : c'est le niveau "Guerre du Feu" (exemple : savoir s'astiquer le dard)

...

Le niveau 7 est décrit par :
- "des savoirs hautement spécialisés, dont certains sont à l’avant-garde du savoir dans un domaine de travail ou d’études, comme base d’une pensée originale et/ou de la recherche"
- "la conscience critique des savoirs dans un domaine et à l’interface de plusieurs domaines".
Interprétation personnelle : un médaillé Fields est ou a été à ce niveau.

niveau 8 : "savoirs à la frontière la plus avancée d’un domaine de travail ou d’études et à l’interface de plusieurs domaines".
Interprétation personnelle : toute référence à une conscience critique a disparu. Je comprends que c'est le niveau des sciences de l'éduc. atteint par le Primat des pédagols.

On comprend que devant tout ça, il faille s'incliner et faire peau neuve.

Respect.

* http://ec.europa.eu/education/policies/educ/eqf/eqf08_fr.pdf

Entomologie des responsables du CEC :

Lire la page
http://www.francoisecastex.org/v2/Parlement-Europeen/Emploi-Droits-Sociaux/cadre-europeen-des-qualifications.htm

Lire le CV de la dame :
http://www.europarl.europa.eu/members/expert/alphaOrder/view.do?language=FR&id=28148

Compris ?

Écrit par : dugong | 12 mars 2009

Hélas, je ne m'étais pas trompé...

Écrit par : dugong | 12 mars 2009

Je ne pense pas que l'on puisse imputer à Léon Blum et au Front populaire la défaite de juin 40 à cause d'une politique de réarmement "molle du genou".

Il faudrait effectivement aller regarder les chifres de près ; les études sérieuses démentent ce jugement à l'emporte-pièce.

Il ne suffit pas d'avoir des moyens militaires, il faut aussi savoir les utiliser et il est notoire que l'Etat-Major français n'était pas à la hauteur des enjeux stratégiques (voir ce que le général de Gaulle dit du général Gamelin, chef d'Etat major de l'armée française en 40 dans ses "Mémoires de Guerre").

Il faut tenir compte aussi le "pacifisme" de l'opinion publique, le "plus jamais ça" après la saignée de 14-18, qui explique le "lâche soulagement" au moment des accords de Munich.

Il me semble très injuste d'accabler Léon Blum et de le traiter de "journaliste de mode" quand on sait le prix qu'il paya pour son engagement politique (les agressions physiques pendant le front populaire, les insultes d'une violence inouïes de la presse d'extrême-droite et enfin la déportation à Dachau après le procès de Riom)

C'est le gouvernement de Vichy qui a cherché à faire retomber la responsabilité de la défaite sur une sorte de nébuleuse composée de francs-maçons, de Juifs, de communistes, de socialistes, de tout ceux qui n'étaient pas les "bons français".

Il faudrait relire l'article d'Emmanuel Mounierparu en 40 dans la revue "Esprit" pour comprendre que c'est une certaine Droite (pas toute la Droite) qui a souhaité, voire préparé cette défaite ("plutôt Hitler que le Front populaire")

Je trouve consternant qu'une jeune fille d'aujourd'hui se prétende en partie "juive" (mais peut-on ignorer qu'il existe des "Juifs antisémites ?) et reprenne jusque dans les insinuations et les amalgames caractéristiques de la "pensée" de l'extrême-droite de l'époque, les arguments de l'Action française et des instigateurs du procès de Riom.

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

pauvre mec puant de la gueule
Le pauvre Guillaume
vous êtes vraiment un imbécile.
mon p'tit ami (çà, c'est du Morel tout craché, attention vous deux, cela devient fusionnel)

Vous avez entièrement raison, je ne suis qu'un petit instit autant dire trois fois rien mais que de peine déployée pour démonter cette insignifiance.

Enfin, les habitués du blog auront compris :
1° Que vous n'êtes pas étranger à la publication du livre de Marc Le Bris.
2° Mais que vous laissez votre camarade Morel calomnier Le Bris sur votre blog en toute impunité.
(comme par l'exemple sa participation à une convention de l'
UMP, argument avancé jusque là uniquement par des pédagos de la pire espèce).

Ils se demanderont alors peut-être si une telle attitude retorse est le fruit de votre formation maoïste ou de votre fréquentation du monde de l'édition.
Personnellement, je penche pour la seconde option.

Je souhaite bien du plaisir à Catmano.

Écrit par : Guillaume | 12 mars 2009

"Thierry Kübler présentera son documentaire sur Philippe Meirieu en avant-première, le jeudi 12 mars à Marseille, en présence de l'intéressé."
Ecrit par Dugong

"L'intéressé" me semble le terme approprié.

"Ils se demanderont alors peut-être si une telle attitude retorse est le fruit de votre formation maoïste ou de votre fréquentation du monde de l'édition.Personnellement, je penche pour la seconde option."
Ecrit par Guillaume

Non. C'est l'expression retorse et perverse d'un grand complot judéo-maçonnique tramé par les forces anarcho-communistes à la solde du Grand Capital, lui-même inféodé aux apatrides levantins et au lobby gay. Ca me semble clair : demandez à Marie-Laure.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Le communiqué annoncé dans l'article est introuvable sur les sites des ministères.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Ils se demanderont alors peut-être si une telle attitude retorse est le fruit de votre formation maoïste ou de votre fréquentation du monde de l'édition.
Personnellement, je penche pour la seconde option.


Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2009

Vous manquez de sensibilité, Guillaume.
A méditer: "Si c'est rond, c'est point carré "
Pour moi, il ya les cubiques et les sphériques. Les faire s'entendre s'appelle quadrature du cercle.
J'avoue préférer la sphère au pré carré où les vaches sont certes bien gardées mais prédéfinies, sans surprises et sans souplesses.
j'aime tourner en rond ! J'aime les chèvres qui ont tôt fait de sauter la clôture d'un rectangulaire pré monotone.

Écrit par : dobolino | 12 mars 2009

Des nouvelles du film sur Meimeire:
"Thierry Kübler présentera son documentaire sur Philippe Meirieu en avant-première, le jeudi 12 mars à Marseille, en présence de l'intéressé.
Intitulé « A contre-voie: Philippe Meirieu, pédagogue », ce film de 52 minutes, filmé dans un théâtre, brosse un portrait du pédagogue à partir d'une série d'entretiens « rythmés par l'avancée d'un train électrique et la lecture d'une Lettre à une maîtresse d'école »..."

Le principal adjoint de mon collège de rattachement a récupéré pour moi des copies d'élèves remises en retard et m'a dit tout à l'heure avoir eu la curiosité de les lire.

Je crois qu'il n'en est pas encore tout à fait revenu ; je lui ai dit qu'on finissait par s'y habituer (mal, à vrai dire). Il m'a répondu comme s'il émergeait d'un songe que la lecture de ces copies "lui avait fait prendre conscience de certaines choses".

Si Monsieur Kübler avait le moindre souci d'objectivité, il ferait lire par l'"aiguilleur" deux ou trois rédactions d'élèves lambda d'un collège lamda, pendant le déraillement du train, passé et repassé en ralenti.

Il faudrait aussi faire apparaître sur l'écran, le texte écrit lisiblement en gros caractères, en prévoyant un avertissement pour les âmes sensibles.

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2009


Finalement, toute cette polémique ne fera que m'inciter, personellement, à acheter le dernier bouquin de Marc Le Bris. Ne serait-ce que pour me faire une opinion.

En tout cas, la 4ème de couverture publiée par Guillaume est plutôt alléchante.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

Il faudrait aussi faire apparaître sur l'écran, le texte écrit lisiblement en gros caractères, en prévoyant un avertissement pour les âmes sensibles.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2009
On s'y habitue. C'est douloureux au début puis le passage s'élargit.

Écrit par : dobolino et les charmes de la vaseline | 12 mars 2009

Lire le CV de la dame :
http://www.europarl.europa.eu/members/expert/alphaOrder/view.do?language=FR&id=28148

Compris ?

Ecrit par : dugong | 12 mars 2009

Compris. Ancienne secrétaire générale adjointe de l'UNSA (ultra-pédagogiste) et députée PS = je saurais pour qui ne pas voter aux prochaines élections.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

je saurais pour qui ne pas voter aux prochaines élections.

Ecrit par : Manu | 12 mars 2009

Si vous trouvez chaussure à votre pied dans tous les domaines, faut pas hésiter à voter pour !

Écrit par : dobolino | 12 mars 2009

"Finalement, toute cette polémique ne fera que m'inciter, personellement, à acheter le dernier bouquin de Marc Le Bris. Ne serait-ce que pour me faire une opinion.
En tout cas, la 4ème de couverture publiée par Guillaume est plutôt alléchante.
Ecrit par : Manu | 12 mars 2009"

Empruntez-le, plutôt. Vous prendrez moins le risque de donner vos sous à qq'un qui ne le mérite pas.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

L'une des rédactions a été rédigée par la déléguée de classe et remise avec deux semaines de retard.

Elle évoque avec la fraîche spontanéité des adolescents du XXIème siècle l'histoire de deux jeunes gens qui veulent construire une cabane sur un chantier mais se font chasser par les "flics".

Ils mettent le feu au dit chantier dans un geste de révolte ludique contre l'ordre établi et l'exploitation capitaliste des travailleurs du bâtiment. Le texte est écrit dans une langue d'une émouvante simplicité :

" M. et L. : Ah Bon?!!!, c'est privée. on le savaient pas!!
L'agent : Et Bien. maintenant - vous le savez, alors foute moi le camp d'ici !!!
M. et L. : Ouai !
M. : Eu...j'ai trop eu peur ! Pas toi ?!
L. : Ah...mais si grave !
Peu après...L. eu un idée !
L. : Passe moi ton briquet silteplait !
M. : Pourquoi?!
L. : Pase!!!!
M. : Tien
L. : je vais tout cramer !!!
Ils finirent par tout cramer et s'enfui !

Voix de Philipe Meirieu : La production idéographique de cette apprenante fait preuve d'une saine résistance aux normes orthographiques arbitraires et répressives d'un système d'enseignement dépassé. On appréciera la symbolique du feu purificateur.

Gros plan sur la locomotive couchée sur le flanc. Fondu/ Noir. Apparaissent les mots : "Du passé, faisons table rase !" Fondu/noir - Générique de fin : le nom de Meirieu apparaît 300 fois.

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

2° Mais que vous laissez votre camarade Morel calomnier Le Bris sur votre blog en toute impunité.
(comme par l'exemple sa participation à une convention de l'
UMP, argument avancé jusque là uniquement par des pédagos de la pire espèce).

Ils se demanderont alors peut-être si une telle attitude retorse est le fruit de votre formation maoïste ou de votre fréquentation du monde de l'édition.
Personnellement, je penche pour la seconde option.

Je souhaite bien du plaisir à Catmano.
Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2009
Guillaume vous êtes un con avéré, ne serait-que pour la réflexion graveleuse que vous adressez à Catmano - du même genre que vos insinuations à l'égard de Muriel naguère.
Si la bite vous démange, allez la secouer ailleurs.
PS. Je sais, je ne suis pas délicat. Et dans les jours qui viennent cela ne va pas s'arranger. Dites-le au chef

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Robin, votre texte est très bon !

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Finalement, toute cette polémique ne fera que m'inciter, personellement, à acheter le dernier bouquin de Marc Le Bris. Ne serait-ce que pour me faire une opinion.

En tout cas, la 4ème de couverture publiée par Guillaume est plutôt alléchante.
Ecrit par : Manu | 12 mars 2009
C'est une très mauvaise 4e de couv.
On sent que le rédacteur a peiné.
Se faire une opinion, c'est ce qu'on appelle la doxa, si vous avez fait des études.
Bien. Ou vous réfléchissez à la question de l'intuition dans la pédagogie ou vous êtes condamné à lécher le cul au chef.
Cela commence vraiment à me faire zire, les gens qui viennent ici la ramener en sachant à peine lire.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

à Sanseverina
La bonification accordée aux agrégés qui demandent un lycée dans l'académie de Strasbourg est de 200 points.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2009

Merci à vous Jean. Ce serait bien si le SNALC pouvait nous donner les bonifs de toutes les académies... Il y a des adhérents ici, non?
Enfin, il y a des académies où l'on est incontestablement plus agrégé que d'autres... On marche vraiment sur la tête!

Écrit par : Sanseverina | 12 mars 2009

C'est le gouvernement de Vichy qui a cherché à faire retomber la responsabilité de la défaite sur une sorte de nébuleuse composée de francs-maçons, de Juifs, de communistes, de socialistes, de tout ceux qui n'étaient pas les "bons français".


Ecrit par : Robin | 12 mars 2009
Robin vous êtes d'une délicatesse qui vous honore. Soyons plus nets : qui était à la tête du Conseil de la défense - je ne suis pas sûr de l'appellation - avant Blum ? Pétain, non ?
Voir Nationalistes et nationaux de Guillemin.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

"La production idéographique de cette apprenante fait preuve d'une saine résistance aux normes orthographiques arbitraires et répressives d'un système d'enseignement dépassé. On appréciera la symbolique du feu purificateur"

Ecrit par Robin.

VOus êtes en pleine forme, Robin ! C'est le stage à Lann-Bihoué qui vous a donné des ailes ?

Écrit par : Chevreuil | 12 mars 2009

@ à toutes celles et ceux qu'intéresserait encore le chef de Guillaume-le-niais, l'antidote intuitive. Et aux autres qui ont compris.
lhttp://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Finalement, toute cette polémique ne fera que m'inciter, personellement, à acheter le dernier bouquin de Marc Le Bris.
Ecrit par : Manu | 12 mars 2009
Je reviens là-dessus parce que franchement...

Vous croyez vraiment qu'il y a une "polémique" entre le chef de Guillaume et moi ? Pour qui me prenez-vous ?
Et d'ailleurs, avez-vous vu le chef venir ici ou ailleurs défendre son point de vue ? Avec quelques mots articulés ?
Ce mec est un enfermement à lui seul. Sur lui-même. Une copie de Meirieu plus dangereuse que Meirieu.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

@ guy morel

Pour moi la notion "d'intuition" renvoie au dialogue socratique.

La question de la capacité d'apprendre préoccupait déjà Platon. L'élève ne construit pas son propre savoir, mais il manifeste, pourvu qu'il soit un peu doué, des aptitudes à apprendre qui ne sont pas de l'ordre de la passivité, de l'imitation pure.

Platon fait appelle à la notion de "réminiscence" (on n'apprend rien, on se souvient de ce que l'on a appris "avant" de s'incarner). Enseigner, c'est donc aider l'élève à se souvenir.

Il me semble que la notion de "réminiscence" est une façon pour Platon de résoudre le problème de la faculté d'apprentissage chez l'être humain qui est fond quelque chose d'assez mystérieux.

Il faut bien qu'il y ait quelque chose de "déjà là" qui n'est pas le savoir lui-même, qui n'est pas la perception, qui n'est pas issu de l'apprentissage, une pure capacité, une forme transcendantale, a priori", comme aurait dit Kant, qui est la condition de tout apprentissage.

Est-ce quelque chose comme cela que Wallon entend par "intuition" ?

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

Si vous trouvez chaussure à votre pied dans tous les domaines, faut pas hésiter à voter pour !

Ecrit par : dobolino | 12 mars 2009

Et vous l'avez compris, Dobo, c'est de plus en plus difficile (aux dernières présidentielles, par exemple, je considère qu'aucun candidat n'était réellement Républicain). Mais quand c'est possible, alors là, oui.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

Robin, votre texte est très bon !

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Merci Jérémy, mais il faut surtout admirer la production idéographique de mon apprenante dont je ne suis que le médiateur/ facilitateur.

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

Est-ce quelque chose comme cela que Wallon entend par "intuition" ?
Ecrit par : Robin | 12 mars 2009
Cher Robin,
Vous allez sur Projet Slecc via Google et vous trouvez.
Cordiialement.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Vous croyez vraiment qu'il y a une "polémique" entre le chef de Guillaume et moi ? Pour qui me prenez-vous ?
Et d'ailleurs, avez-vous vu le chef venir ici ou ailleurs défendre son point de vue ? Avec quelques mots articulés ?
Ce mec est un enfermement à lui seul. Sur lui-même. Une copie de Meirieu plus dangereuse que Meirieu.

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Vous donnez vous-même la réponse à la question que vous faites semblant de me poser : Marc le Bris n'est pas intervenu en personne sur le forum (pour des raisons que j'ignore. Peut-être qu'il s'en fout ?).

Sinon, je croyais que lorsqu'on s'engueule de partout parce qu'on est pas d'accord (que ce soit avec Guillaume ou un autre n'est pas le problème) , on pouvait parler de "polémique". Je vais aller vérifier le sens de ce mot.

Quand à le comparer avec Meirieu, ayant lu les deux, je trouve ça...franchement éxagéré, pour ne pas dire outrancier.

Voilà. Pour polémique, j'ai trouvé ça : I. −Subst. fém. Discussion, débat, controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.); genre dont relèvent ces discussions.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

VOus êtes en pleine forme, Robin ! C'est le stage à Lann-Bihoué qui vous a donné des ailes ?

Ecrit par : Chevreuil | 12 mars 2009

Le stage à Lann-Bihoué m'avait donné des ailes, mais je fonctionne de plus en plus à l'énergie du désespoir...une énergie entièrement renouvenable et respectueuse de l'environnement ! ;-))

Écrit par : Robin | 12 mars 2009

Voilà. Pour polémique, j'ai trouvé ça : I. −Subst. fém. Discussion, débat, controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.); genre dont relèvent ces discussions.

Ecrit par : Manu | 12 mars 2009

Je dirais plutôt pour ma part que cela relève de l'invective.

Écrit par : sanjuro | 12 mars 2009

C'est une très mauvaise 4e de couv.
On sent que le rédacteur a peiné.
Se faire une opinion, c'est ce qu'on appelle la doxa, si vous avez fait des études.
Bien. Ou vous réfléchissez à la question de l'intuition dans la pédagogie ou vous êtes condamné à lécher le cul au chef.
Cela commence vraiment à me faire zire, les gens qui viennent ici la ramener en sachant à peine lire.

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

M. Morel, j'achèterai ce bouquin avec ou sans votre bénédiction (tant pis). Si ça se trouve, je serai de votre avis après l'avoir lu, d'ailleurs. En attendant, je trouve votre ton particulièrement méprisant. Quel en est le but ? Écoeurer tous les gens qui pourraient éventuellement être d'accord avec vous ? Je suis peut-être stupide, mais je ne vois pas en quoi cela légitime le fait de vous comporter comme un malotru. Relisez-vous : est-il possible d'être aussi inutilement agressif lorsque l'on est - parfois a priori il est vrai - pas tout à fait d'accord avec vous ou tout simplement ignorant de choses que vous savez ?

Vous avez peut-être raison sur le fond, mais sur la forme, je ne peux pas vous suivre. Je ne mange pas de ce pain là.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

Je dirais plutôt pour ma part que cela relève de l'invective.

Ecrit par : sanjuro | 12 mars 2009

On en est pas loin, effectivement. Est-ce justifié, même de loin ? C'est là la question. Enfin, même si je n'aime pas les manières un peu rustres de M. Morel, j'essaie toujours de comprendre là où il veut en venir. Si comme moi vous avez lu "l'horreur pédagogique" ou avez vu son intervention dans le fameux documentaire "Éducation, un grand corps malade", vous vous direz qu'il y a peut-être baleine sous gravier.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

Voilà. Pour polémique, j'ai trouvé ça : I. −Subst. fém. Discussion, débat, controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.); genre dont relèvent ces discussions.

Ecrit par : Manu | 12 mars 2009

Je dirais plutôt pour ma part que cela relève de l'invective.
Ecrit par : sanjuro | 12 mars 2009
Si vous en êtes à consulter les dictionnaires, relisez Flaubert. Il y a toujours un bavard pour un pécuchet là-dedans.
Vous allez nous les briser longtemps avec le chef ?
Vous faut quoi après Wallon le Belge et Guillaume-le-niais ?

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Guillaume vous êtes un con avéré, ne serait-que pour la réflexion graveleuse que vous adressez à Catmano - du même genre que vos insinuations à l'égard de Muriel naguère.
Si la bite vous démange, allez la secouer ailleurs.
PS. Je sais, je ne suis pas délicat. Et dans les jours qui viennent cela ne va pas s'arranger. Dites-le au chef

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Bon alors si je comprends bien, je peux m'estimer heureux dans ces conditions. Et moi qui croyais que l'air de la campagne, ça faisait du bien... Vais rester en ville, moi, finalement.

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

Si vous en êtes à consulter les dictionnaires, relisez Flaubert. Il y a toujours un bavard pour un pécuchet là-dedans.
Vous allez nous les briser longtemps avec le chef ?
Vous faut quoi après Wallon le Belge et Guillaume-le-niais ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Consulter les dictionnaires est aussi interdit ? Diantre ! Quand à Flaubert, je ne suis pas sûr de l'avoir déja lu (je crois que l'EN s'était déja pas mal cassé la figure quand je suis passé par le collège et le lycée). Un écueuil que je vous promet de combler le plus rapidement possible, M. Morel. A vrai dire, vous n'êtes pas le 1er à me recommander Flaubert mais vous avez bien raison d'en rajouter une couche. Je vais tenter de cultiver mon jardin (un peu en friches).

Écrit par : Manu | 12 mars 2009

"M. Morel, j'achèterai ce bouquin avec ou sans votre bénédiction (tant pis). Si ça se trouve, je serai de votre avis après l'avoir lu, d'ailleurs."

Manu, il faut suivre mon conseil (je monnaye mes conseils moins cher que Strauss-Kahn et Xavière Tibéri) : lisez Le Bris, mais en l'empruntant.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

Et les sous du bouquin de Le Bris, vous les donnerez au Slecc pour qu'ils éditent le livre de Catmano.

Écrit par : Jeremy | 12 mars 2009

On en est pas loin, effectivement. Est-ce justifié, même de loin ? C'est là la question. Enfin, même si je n'aime pas les manières un peu rustres de M. Morel, j'essaie toujours de comprendre là où il veut en venir. Si comme moi vous avez lu "l'horreur pédagogique" ou avez vu son intervention dans le fameux documentaire "Éducation, un grand corps malade", vous vous direz qu'il y a peut-être baleine sous gravier.
Ecrit par : Manu | 12 mars 2009
Vous êtes très aimable en qualifiant mes manières d'un peu "rustres". Elles vont dans les heures et dans le jours qui viennent devenir infiniment plus brutales. Cela dit, dans le privé, je suis un homme assez poli. Vous en doutiez ?
Ce qui ne m'empêche pas d'appeler un con un con et Marc Le Bris un minus à pinces. C'est de l'invective, je sais. Mais il n'empêche que Wallon n'était pas belge. Et que je me demande pourquoi un type qui n'a que l'instruction à la bouche crache à Madrid sur ce qui fut aux yeux du Monde la grandeur de l'École française, la méthode intuitive.
La réponse est dans la question.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Bon alors si je comprends bien, je peux m'estimer heureux dans ces conditions. Et moi qui croyais que l'air de la campagne, ça faisait du bien... Vais rester en ville, moi, finalement.
Ecrit par : Manu | 12 mars 2009
Contactez-moi plutôt à
Guy.morel314@orange.fr
PS. je vous rassure, j'habite en ville aussi. Paris IXe.

Écrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Et d'ailleurs, avez-vous vu "le chef" venir ici ou ailleurs défendre son point de vue ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Pardon pour les guillemets...
Je m'étais également ici étonné de ce fait, il y a peu de temps. Peut-être Manu a t-il raison, Le Bris s'en fout? Mais c'est dommage, ce serait peut-être le seul moyen de résorber cette polémique.
Personnellement, je suppose plutôt qu'il a "les foies" de se pointer en ces lieux, mais je peux me tromper.
Jérémy, Manu peut également le voler, ce livre! C'était le slogan publicitaire d'"Hara-Kiri", à l'époque.
Robin, quel talent!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

Jeremy, j'aurais fait de la retape sur le blog pour le publireportage d'un certain Kübler sur le meiriol.

Ce n'est pas moi.

Pour moi, Kübler est un vélocipédiste suisse *. Ce n'est pas le genre de manivelle qu'il actionnait. Mon Kübler n'avait pas besoin d'auxiliaire pour se pousser du col.

* aussi suisse qu'Henri Wallon était français.

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Ce n'est pas le même genre de manivelle qu'il actionnait.

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

je me demande pourquoi un type qui n'a que l'instruction à la bouche crache à Madrid sur ce qui fut aux yeux du Monde la grandeur de l'École française, la méthode intuitive.
La réponse est dans la question.

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Ne serait-ce pas parce qu'il confond "méthode intuitive" et "méthode inductive" ? J'ai été frappée, lorsque j'étais jury d'oral du CAPES, par l'obsession des candidats, lors de l'épreuve dite sur dossier (= de didactique-fiction), pour le caractère "inductif" ou "déductif" de la démarche proposée par tel ou tel manuel scolaire. Grosso modo : induction =>bravo, déduction =>fi. Ce que les candidats nommaient "méthode inductive", c'était, globalement, de laisser pastrouiller l'élève tout seul jusqu'à ce qu'il retrouve, en s'appuyant sur un corpus de qq textes, les caractéristiques du romantisme , du lyrisme ou de la fable (pardon, de l'apologue).

Écrit par : Françoise Guichard | 13 mars 2009

Il y aurait beaucoup à dire sur les aspects de l'intuition "à la française".

On a toujours valorisé en France l'intuition comme une sorte de génie national. La version populaire du concept étant "l'esprit de débrouille".

Rappelons cette profond réflexion de N. Leskov : "Seuls les Français savent expliquer ce qu'ils ne comprennent pas".

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

"Grosso modo : induction =>bravo, déduction =>fi. Ce que les candidats nommaient "méthode inductive", c'était, globalement, de laisser pastrouiller l'élève tout seul jusqu'à ce qu'il retrouve, en s'appuyant sur un corpus de qq textes, les caractéristiques du romantisme , du lyrisme ou de la fable (pardon, de l'apologue)."

C'est qu'il y a quelques années, c'étaient les consignes iufm. Avec prière de souscrire au moins jusqu'à la titularisation. On nous reprochait lors de visites de finir, de guerre lasse au bout d'une demi-heure de pastrouillage, par donner la réponse... Crime contre l'induction.
Normalement ça a dû un peu se tasser.

Écrit par : oh làl là | 13 mars 2009

@ guy morel

Je ne suis ni plus ni moins intelligent que la plupart des gens (plutôt moins) et je bénis le ciel de ne pas avoir été éduqué par des constructivistes (je n'ai aucune honte à avouer que mon savoir est fait, au moins au départ, de "mouton assimilé").

Je n'arrive pas à trouver sur votre site le texte sur le rôle de l'intuition et donc à me faire une idée précise du sens de cette notion chez Wallon et les pédagogues français.

Pour moi le mot intuition renvoie soit à un sens courant dont je me méfie, soit à Platon, à Descartes, à Kant, à Bergson et à Husserl c'est aussi un concept philosophique (et mathématique) qui a un ou des sens bien précis.

Je vous renouvelle donc ma demande d'éclaircissement. Dans quel sens le prenez-vous ?

Écrit par : Robin | 13 mars 2009

Les pédagols, en soldats perdus du post-bachelardisme, veulent à tout prix de l'induction partout. Le "bon vieux barbu" était prompt à tout farcir d'induction * :

"le dessin d’enfant, dans l’évidence de son jaillissement, est le témoignage d’une liberté de dessiner inscrite dans la nature même de la main humaine. L’adulte a abdiqué cette liberté, a renoncé à une gloire de la main **. Il a durci lui-même les censures qui ont arrêté cette aptitude native. Les critiques d’art —critiques si abstraitement savantes, si dogmatiques, toujours systématiquement sévères et moqueuses— empêchent que nous revenions à ‘ notre boîte de couleur’. On peut dès lors se demander si nous ne trouverions pas une voie libératrice en essayant, dans ces éclairs de jeunesse qui traversent heureusement l’âge adulte, de faire encore des ‘dessins d’enfant’."

Le "bon" enseignant est donc un magicien, un passeur qui saura respecter la "naturalité" des processus présents chez l'enfant pour qu'en émergent ** les Vérités du Monde.

Les khmers aussi se voulaient des "libérateurs". Le nocher Charon aussi était un passeur.

* il est vrai en parlant de la critique d'art. Les pédagols ont follement envie de généraliser à tous les processus d'apprentissage : pour eux, la "liberté" est à ce prix.

** on peut en douter à voir les intenses pignolades pédagoles

*** en quelques séquences bien construites

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Bonjour

Je sors de mon silence pour poser une question : le savoir et la culture ne sont pas censés être des armes d'intimidation, non ? On est censé s'en servir pour défendre un modèle de société et se prémunir des attaques d'autrui, pas pour jouir du plaisir d'humilier ?

Écrit par : johnmarguerite | 13 mars 2009

Je vous renouvelle donc ma demande d'éclaircissement. Dans quel sens le prenez-vous ?

Ecrit par : Robin | 13 mars 2009

Des éclaircissements à :
http://www.slecc.fr/buisson.htm

I) LES CHEMINS DE LA RAISON : LA MÉTHODE INTUITIVE


LIRE ÉCRIRE COMPTER LA PÉDAGOGIE OUBLIÉE >>>

Choix d'articles du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire de Ferdinand BUISSON
Textes choisis et commentés par Michel DELORD et Guy MOREL

Écrit par : Muriel | 13 mars 2009

Merci Muriel !

Écrit par : Robin | 13 mars 2009

"

Bonjour

Je sors de mon silence pour poser une question : le savoir et la culture ne sont pas censés être des armes d'intimidation, non ? On est censé s'en servir pour défendre un modèle de société et se prémunir des attaques d'autrui, pas pour jouir du plaisir d'humilier ?

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mars 2009
"

Vous êtes naïf ou vous faites semblant?

Écrit par : Gros naïf | 13 mars 2009

Guillaume vous êtes un con avéré, ne serait-que pour la réflexion graveleuse que vous adressez à Catmano - du même genre que vos insinuations à l'égard de Muriel naguère.
Si la bite vous démange, allez la secouer ailleurs.
PS. Je sais, je ne suis pas délicat. Et dans les jours qui viennent cela ne va pas s'arranger. Dites-le au chef

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Mmmmhhh....Relire du Morel.
A chacun ses petits plaisirs.

Écrit par : Guillaume | 13 mars 2009

Toute ma sympathie à Sanseverina pour son témoignage et sa tentation de démissionner.
Moi, c’est l’inverse : non titulaire, je serais viré si j’affichais mes convictions. Et j’aime trop mon modeste salaire pour le perdre totalement, donc je reste discret avec les abrutis qui ont du pouvoir.
Je reviens donc à la question déjà posée dans le livre “L’Ecole de la lâcheté“, de Maurice T. Maschino : vous risquez quoi, les fonctionnaires ?
Je ne vous suggère pas de prendre un flingue dans votre classe comme Adjani le 20 mars sur Arte dans “La journée de la jupe“. Ou de buter tous vos élèves, comme dans la pièce de théâtre “Prof !“, interprétée par Jean Piat. Fin avril à Canet en roussillon. Tiens, à quand une f i c t i o n où un Pédagogiste labellisé ‘Sciences de l’Education’ qui se ferait éclater la tronche… Ce serait tjs + moral et défendable que de s'en prendre aux élèves, non ?
Mais à vous exprimer librement, devant collègues, supérieurs et inspecteurs ? Et à faire votre boulot selon vos convictions, avec vos élèves ? Vous risquez quoi ?
Ami(e)s fonctionnaires…

Écrit par : Victime volontaire | 13 mars 2009

Toute ma sympathie à Sanseverina pour son témoignage et sa tentation de démissionner. Moi, c’est l’inverse : non titulaire, je serais viré si j’affichais mes convictions. Et j’aime trop mon modeste salaire pour le perdre totalement, donc je reste discret avec les abrutis qui ont du pouvoir. Je reviens donc à la question déjà posée dans le livre “L’Ecole de la lâcheté“, de Maurice T. Maschino : vous risquez quoi, les fonctionnaires ? A faire votre boulot selon vos convictions, avec vos élèves ? Vous risquez quoi ?
Ami(e)s fonctionnaires…
Ecrit par : Victime volontaire | 13 mars 2009

Faire son boulot comme on peut, c'est ce qu'on fait. Jean n'a jamais enseigné en séquences, Robin fait Nerval, je suis les programmes abscons et débiles avec quelque négligence...

Mais ce qu'on risque, c'est
1) Une mise au ban par les pédagos-sorties-scolaires-poudre-aux-yeux-projets-compétences-tout-ça
2) Une mise au ban par l'administration et l'inspection
3) Avoir des élèves qui ne comprennent rien parce qu'avant c'était pas comme ça.
4) Ne pas être entendu.

Mais vous êtes titularisé dans quelques semaines, vous viendrez nous dire comment vous ferez, vous, il y a sûrement plein de méthodes pour contrer ces petits soucis (participer au blog de JPB par exemple, s'informer clairement sur la réalité de l'Education, diffuser ces infos au maximum, etc.).

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2009

Ben, on risque au minimum d'être flingué à l' avancement, ce qui est toujours désagréable (même s'il est de bon ton chez certains d'affecter de mépriser la question de la rémunération).

Et puis, selon la virulence des représentants de la Sainte Inquispection, on peut être placé d'office en camp de rééducation, c'est à dire en stage pour un bon lavage de cerveau.

J'ai bon ?

Écrit par : Spip | 13 mars 2009

Pour Dugong et tus ceux qui veulent en savoir plus sur les modifications des programmes de Collège :
http://eduscol.education.fr/D0082/accueil.htm

Guy, une quatrième de couverture ne dit jamais grand chose sur le contenu d'un bouquin. Et polémiquer fait plus de publicité qu'autre chose.
Je vais faire (demain) un compte-rendu objectif du livre de Marc. Il y a un éditeur à qui ça fera le plus grand plaisir…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 mars 2009

Guy, une quatrième de couverture ne dit jamais grand chose sur le contenu d'un bouquin. Et polémiquer fait plus de publicité qu'autre chose.

Ecrit par : brighelli | 13 mars 2009

C'est parce que j'avais lu des horreurs sur elle que j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur "la Planète des Alphas"...
Et maintenant je l'utilise pour le plus grand plaisir de petits lardons qui ont envie d'apprendre à lire...

Écrit par : Maminou | 13 mars 2009

"Guy, une quatrième de couverture ne dit jamais grand chose sur le contenu d'un bouquin. Et polémiquer fait plus de publicité qu'autre chose.
Je vais faire (demain) un compte-rendu objectif du livre de Marc. Il y a un éditeur à qui ça fera le plus grand plaisir…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 13 mars 2009

Ca aussi, ça va lui faire une pub d'enfer!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

Pour Dugong et tus ceux qui veulent en savoir plus sur les modifications des programmes de Collège :
http://eduscol.education.fr/D0082/accueil.htm


Oui, le programme est à apppliquer à la rentrée 2009... Quelques collègues seront un peu moins hors -la -loi. Mais il n'en reste pas moins qu'avec 4 h par semaine, on ne peut pas appliquer ces programmes dans leur intégralité et encore moins en raison de l'état dans lequel arrivent les élèves.
Dommage que Darcos n'ait pas aussi fait supprimer toutes les c... pédagos qui étouffent le collège sous prétexte de l'ouvrir au monde.
L'enseignement de l'histoire de l'art, fort bien. J'en ai toujours parlé ici. Cela me ravit personnellement. Mais qu'on forme les profs d'abord!

Écrit par : Sanseverina | 13 mars 2009

Pour Dugong et tus ceux qui veulent en savoir plus sur les modifications des programmes de Collège :

http://eduscol.education.fr/D0082/accueil.htm

Pour ceux et celles qui veulent connaître la vraie philosophie qui sous-tend les "nouveaux programmes" (les programmes sont toujours nouveaux) allez jeter un coup d'oeil sur les nouveaux programmes d'EPS...
Vous y apprendrez que la finalité de l'EPS est "de former un citoyen cultivé, lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué"!
J'ai envie d'ajouter, et pourquoi pas rééduqué?
Qu'on assigne à une discipline d'enseignement une telle finalité qui, moi, me fait irrésistiblement penser au système d'éducation soviétique, tel qu'un Choulguine pouvait le formuler, n'étonnera personne. Le totalitarisme, c'est vrai chez les autres, jamais chez soi.
Certes, dans les pratiques les intéressés n'ont que faire de telles propagandes, mais le fait est qu'une telle approche philosophique de l'école devrait faire réfléchir.

Et pour allonger la sauce, vous apprenez que l'EPS est chargée, elle aussi, de sensibiliser les élèves à l'histoire de l'art, de participer à la maîtrise de la langue etc...
On croit rêver!
Tout ça en définitive pour évacuer de cet enseignement l'essentiel: la pratique sportive elle-même et tout ce qu'elle peut apporter aux élèves pour se forger le caractère.

Écrit par : buntovchik | 13 mars 2009

Nouvelles des évaluations CM2 :

http://syndicat.snpi-fsu.org/index.php?option=com_content&task=view&id=170&Itemid=1

Écrit par : jacques grand | 13 mars 2009

"Nouvelles des évaluations CM2"

Pauvres IEN de base !

Aux cloportes de l'enfer, ils sont.

Heureusement, ils ont un parapluie, un paratonnerre, un couvre-chef, un asile, une couverture, une capote et un abri pour nain de jardin. Le tout gracieusement offert par le SNPI.

Le plus exposé risque une remarque acerbe dans le couloir feutré de sa grotte rectorale. Il se consolera en lisant, dans le terrier, les oeuvres complètes de l'infâme frackowiak.

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Je n'ai pas tout lu mais le nouveau programme de français de sixième m'a l'air plutôt bonnard, en matière d'orthographe et grammaire. Ceci dit, si nos jeunes professeurs sont seulement capables d'enseigner ces notions, il faudrait qu'urgemment on leur livre des sixièmes lecteurs-écrivains confirmés. Voilà qui ne me semble pas gagné d'avance.
Et puis, cette manie d'insister sur la liberté pédagogique qui peut, certes, donner un bon coup de pouce à ceux qui en veulent et les libérer d'une contrainet mais qui, par ailleurs, laisse la part belle à tous ceux, si nombreux, qui bidouillent de l'ORL, persuadés que c'est la seule méthode scientifique..

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Pour comprendre ce qu'est un socle commun au delà des lénifiances molochoïdes, il faut se donner la peine de faire une étude en deux colonnes pour chaque discipline.

A gauche, ce qui est explicitement exigible au socle commun, à droite, ce qu'il y avait dans les anciens programmes.

C'est vous qui voyez...

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

@Muriel

AVANT-PROPOS

Une révolution pédagogique : le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction
primaire de Ferdinand Buisson, par Michel DELORD et Guy MOREL

PREMIÈRE PARTIE. LES CHEMINS DE LA RAISON : LA METHODE INTUITIVE
Intuition et méthode intuitive
Analogie
Activité
Abstraction
Leçons de choses
Condillac
Mémoire

Puis-je avoir accès au début de la première partie du dictionnaire de Ferdinand Buisson (intuition et méthode intuitive) ? Comment peut-on se procurer cet ouvrage ?

Michel Delord et Guy Morel, les auteurs du tès intéressant avant propos, expliquent que "la méthode intuitive est la voie d'accès à l'abstraction", notamment en mathématiques, et qu'elle repose sur la confiance dans l'intelligence de l'enfant et son désir naturel d'apprendre, mais n'expliquent pas exactement en quoi elle consiste.

Écrit par : Robin | 13 mars 2009

"à droite, ce qu'il y avait dans les anciens programmes."

Les anciens de quand ? Les précédents : ceux où il fallait enseigner en 3e la différence entre thème et rhème, et initier à la notion d'aspect ? Ou ceux d'encore avant ?

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2009

"la confiance dans l'intelligence de l'enfant et son désir naturel d'apprendre"

Mouais. Ben dit comme ça, objectivement : non.

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2009

"Ou ceux d'encore avant ?"

Jusqu'à ceux qui avait un contenu explicite, évidemment !

Pas un plat de nouilles.

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

avaient

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

"Nouvelles des évaluations CM2"

Pauvres IEN de base !

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009

Ne comptez pas sur moi pour plaindre cette engeance, sans pour autant cautionner les pratiques administratives dont on sait ce qu'elles valent. De toute manière, il y a longtemps que le système est pipé (par les constructivistes) et les IEN y ont leur large part.

Écrit par : Magister | 13 mars 2009

Si vous en êtes à consulter les dictionnaires, relisez Flaubert. Il y a toujours un bavard pour un pécuchet là-dedans.
Vous allez nous les briser longtemps avec le chef ?
Vous faut quoi après Wallon le Belge et Guillaume-le-niais ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 mars 2009

Un stage de six mois dans un troupeau de 500 brebis allaitantes ?


Parfois, j'ai l'impression que certains, assez nombreux, n'ont pas assez regardé "dans l'œil du mouton ".

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Dobolino a écrit : "Parfois, j'ai l'impression que certains, assez nombreux, n'ont pas assez regardé "dans l'œil du mouton "."

Avec quel oeil regardez-vous ?

le trou de balle ? Pour ballepeau (de mouton) ?

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Ben dis-donc, ceux qui se disent "anti-pédagogistes", lisez-donc les programmes de musique...:-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

Le plus exposé risque une remarque acerbe dans le couloir feutré de sa grotte rectorale. Il se consolera en lisant, dans le terrier, les oeuvres complètes de l'infâme frackowiak.

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009
Ne vous moquez pas des terriers. Mercredi soir, il y avait un beau blaireau au poil lustré, le nez sanglant, mort sur le bas-côté de la route. Ça m'a fendu le cœur...

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Tiens, en musique ce sont les TICCE !

"Technologies de l’information, de la communication, de la création pour l’enseignement."

On n'arrête décidément pas le progrès !

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2009

"Ne vous moquez pas des terriers"

Je n'ai rien contre les terriers mais, parfois, contre leurs occupants.

Atavisme alsacien, peut être ?

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Dobolino a écrit : "Parfois, j'ai l'impression que certains, assez nombreux, n'ont pas assez regardé "dans l'œil du mouton "."

Avec quel oeil regardez-vous ?

le trou de balle ? Pour ballepeau (de mouton) ?

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009

Pffff ! Donnez-moi votre mail, que je vous fasse suivre les diaporamas que m'envoie un éminent et respecté entre tous intervenant de ce blog !

Quant à l'œil du mouton, c'est dans " Ennemonde et autres caractères" , de Jean Giono.
Il m'a bien fallu, avec mes maigres savoirs scolaires, me confronter très tôt avec ceux qui ont regardé dans l'œil du mouton. Sans forfanterie, je ne m'en suis pas si mal sortie, puisque leurs fils viennent à moi .

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Mouhahahahahaha !!!!

Lisez les pages 11 à 18 du programme de musique : http://media.education.gouv.fr/file/special_6/21/4/programme_musique_general_33214.pdf

Le gars qui a écrit ça ne devait pas fumer que du tabac !!!

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2009

3) Avoir des élèves qui ne comprennent rien parce qu'avant c'était pas comme ça.

Ecrit par : Jeremy | 13 mars 2009

Très juste. C’est d’ailleurs ma principale difficulté. Le pire c’est que je commence à me dire qu’ils ont raison. Après tout, pourquoi leur demander plus ? Pourquoi ne pas continuer à faire tourner la machine ? L’an dernier, pour autant que je me souvienne, un honnête niveau de 5e en grammaire suffisait pour avoir le D.N.B. Alors, à quoi bon ?

Écrit par : uncertain | 13 mars 2009

"Ne vous moquez pas des terriers"

Je n'ai rien contre les terriers mais, parfois, contre leurs occupants.

Atavisme alsacien, peut être ?

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009
Il y a nuisible et nuisible ... On ne gaze peut-être pas ceux qu'on devrait gazer ?

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Proposition:
Demandons à l'ONC de régénérer l'Education Nationale !
Ça devrait plaire à Guillaume et De Villiers, non ?

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

"On ne gaze peut-être pas ceux qu'on devrait gazer ?"

On peut, aujourd'hui, gazer légalement les taupes. Voulez vous y ajoutez les blaireaux ?

Cons et aveugles, même combat ?

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

voir l'article de libé

Formation des profs: le report qui ne dit pas son nom

Tous ceux qui rêvaient de sarko ou de darcos malgré ce déjeuner à Sainte Affrique (sic) en sont pour leurs frais...

Écrit par : jeanh | 13 mars 2009

"Le gars qui a écrit ça ne devait pas fumer que du tabac !!!"

Le(s) gars qui ont écrit ça s'appellent des IGEN.

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Avis aux profs d'enseignement professionnel dont les élèves sont un peu faiblards : ils peuvent leur conseiller de se ruer sur le bac de pêche à la ligne qui vient d'être créé.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 mars 2009

Quand bien même on instaurerait un bac de pêche *, il se créerait bientôt une filière élitiste de pêche à la fine mouche.

* après tout, il existait bien déjà une session de repêchage.

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Celui qui cherche la vraie science doit la pêcher là où elle se trouve.

Écrit par : Montaigne | 13 mars 2009

Les scientifiques creusent rarement là où il y a des choses à trouver mais plutôt là où il y a déjà de la lumière...

Écrit par : dugong | 13 mars 2009

Dieu n'a pas prévu le bonheur pour ses créatures il n'a prévu que des compensations : la pêche à la ligne, l'amour, le gâtisme.

Écrit par : Jean Giraudoux | 13 mars 2009

On peut, aujourd'hui, gazer légalement les taupes. Voulez vous y ajoutez les blaireaux ?

Cons et aveugles, même combat ?

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009
On peut gazer légalement le blaireau puisquec'est un " nuisible " ?
Faut que je revois les textes ! Je perds mon temps à des fadaises.

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Saint Affrique:

* La tradition locale veut que vers 470, Affricanus, évêque de Comminges persécuté par les Wisigoths ariens, se réfugie dans la Vicaria Curiensis qui prend ensuite le nom de Sain l’Affrique.

* En 942, le nom de Saint-Affrique est attesté pour la première fois dans le Cartulaire de Vabres-l'Abbaye, (charte 47, an 942 : "… Vicaria Sancti Affricani in Valle Sorica…" ).

Écrit par : saint Affrique | 13 mars 2009

Celui qui cherche la vraie science doit la pêcher là où elle se trouve.

Ecrit par : Montaigne | 13 mars 2009
Je vais illico acheter un Code Rural à jour !

Écrit par : dobolino | 13 mars 2009

Qui c'est qui trolle avec plein de noms différents ?

Je viens de lire un truc TRES rigolo :

"Elle me fait chier, cette Boutin, avec ses postures, ses déclarations et ses conneries. Quand on est au gouvernement, soit on est solidaire de tout ce qui y est fait et décidé, soit on se casse"

Ces déclarations sont attirubées à... Nicolas Sarkozy ! L'un de ses proches, complice de Boutin et affilié aux mouvances pro-life, aurait aussitôt tout "cafté" au Canard Enchaîné. "On marche sur la tête! a ajouté Nicolas Sarkozy, Un ministre ne doit pas demander un débat à un autre ministre". Le président aurait également "recadré Christine Boutin au Conseil des ministres du 4 mars", fait savoir le Canard Enchaîné.

Eh bien, il n'a pas que des mauvais côtés, ce Président !

Écrit par : Jeremy | 13 mars 2009

Donne un poisson à un homme et il mangera une journée. Apprends à un homme à pêcher et il passera ses journées dans une barque à boire de la bière.

Écrit par : Marie-Lyse Aston | 13 mars 2009

Ben dis-donc, ceux qui se disent "anti-pédagogistes", lisez-donc les programmes de musique...:-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

C'est tellement ambitieux que c'en est bien sur totalement inapplicable. Ceux qui permettra bien sûr à la Sainte Inspection de venir massacrer les collègues qui ne sont pas dans le camp du Bien (en clair pas du même bord politique qu'eux ou qui ne sont pas pédago-démago).

Petites remarques :

1) 20 pages au lieu de 2 ou 3 pour les précédents. Pour l'Inspectator qui veut se faire un prof (qui bosse, contrairement à lui) pour satisfaire sa volonté de toute-puissance et épancher ses petites pulsions sadiques, il trouvera toujours quelque chose qui ne va pas quand bien même le collègue aurait fait un miracle pour rentrer dans les clous.

2) Eh oui, Christophe, les antis péda-cucu, ça existe. Un problème ?

3) Certains collègues " de gauche" pourront toujours se réjouir que ces programmes ont été mis en place sous le rêgne du méchant Sarko... Ce qui permettra une complicité de bon aloi avec l'IPR le moment venu sur l'air de "rassurez-vous, MOI, je n'en suis pas". Sachant que bien sûr ces programmes n'ont pas été écrit par des gens de droite. Encore moins par des Républicains ou tout simplement des gens qui continuent à penser envers et contre tout que l'École doit avant tout être un lieu d'étude.


4) C'est un des signes distinctifs du pédagogisme que d'allonger la sauce et de se la péter avec le jargon pédant habituel pour faire "sérieux" et "scientifique" tout en écrivant n'importe quoi : Un cuistre reste un cuistre. 20 pages au lieu de 3 pour les programmes de musique... Les programmes de 2002 pour le primaire faisaient plus de 100 pages, je crois, non ?

5) Je pense qu'on pourrait faire un parrallèle avec l'ultra-merdique constitution européenne qu'on a essayé de nous vendre (raté...) en 2005. Vous vous souvenez ? 800 pages de baratin alors que le principe d'une Constitution (une vraie), c'est justement d'être court.

Écrit par : Manu | 13 mars 2009

"Le gars qui a écrit ça ne devait pas fumer que du tabac !!!"

Le(s) gars qui ont écrit ça s'appellent des IGEN."

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009

Je n'ai pas compté le nombre de fois qu'y étaient écrits les mots: "projet" ou "séquence", mon boulier s'est mis en grève. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

http://smf.emath.fr/Enseignement/Masterisation

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

Et, petite parenthèse, il y a écrit: "arcannes" et "répercutions", dans le texte sur la masterisation... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

C'est vous qui parlez de "droite" et de "gauche", Manu! Pas moi.
En tous cas, les IGENs qui pondent des trucs pareils mériteraient une bonne droite ET une bonne gauche.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

Puis-je avoir accès au début de la première partie du dictionnaire de Ferdinand Buisson (intuition et méthode intuitive) ? Comment peut-on se procurer cet ouvrage ?

Michel Delord et Guy Morel, les auteurs du tès intéressant avant propos, expliquent que "la méthode intuitive est la voie d'accès à l'abstraction", notamment en mathématiques, et qu'elle repose sur la confiance dans l'intelligence de l'enfant et son désir naturel d'apprendre, mais n'expliquent pas exactement en quoi elle consiste.

Ecrit par : Robin | 13 mars 2009

Robin, je pense que vous achèterez quand même le bouquin de Michel et Guy quand il sera publié, alors je vous donne le tuyau :
http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2943

Pascal

Écrit par : Pascal | 13 mars 2009

@ Robin
Vous trouverez les articles du dictionnaire de Buisson sur le site de Michel Delord http://michel.delord.free.fr/dp.html et en particulier Calcul intuitif à http://michel.delord.free.fr/fb-calcintuit.pdf

Vous pouvez ensuite consulter le fichier de Pascal Dupré pour le Cp qui me semble être une excellente illustration à http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm et que j'utilise avec mes 14 CP (avec les 8 CE1 je teste le livre de Catmano et Pascal Dupré mais il faudra encore attendre un peu avant de pouvoir le feuilleter). Mes Cp savent résoudre des problèmes en utilisant une des 4 opérations. La rédaction n'est pas encore au point je dois le reconnaître mais maintenant qu'ils savent presque tout lire, les progrès sont fulgurants à ce niveau car jusque-là ils trouvaient le résultat et étaient capables d'expliquer oralement comment ils faisaient. Maintenant ils commencent à écrire l'opération correctement c'est-à-dire avec les unités au bon endroit. Ils font bien la différence entre "fois" et "multiplié par" aussi. On commence aussi à diviser avec un reste.
Quand je me rappelle qu'il y a quelques années, lorsque je "suivais" le fichier de Brissiaud, on arrivait péniblement à aborder la soustraction en fin d'année...

Écrit par : Muriel | 13 mars 2009

C'est vous qui parlez de "droite" et de "gauche", Manu! Pas moi.
En tous cas, les IGENs qui pondent des trucs pareils mériteraient une bonne droite ET une bonne gauche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2009

C'est exact Christophe ; j'en parle parce que j'aimerais un peu plus de neutralité dans l'École de la République, où la politique ne devrait pas entrer, Je constate que 1) ce n'est pas le cas et 2)ça l'est d'autant moins que 99 % des personnels (professeurs, instituteurs, IPR, administration,etc.) sont du même bord et de façon parfois ostentatoire.

Sont-ce encore les IG qui pondent les programmes ? Il fut un temps où on leur avait retiré ce privilège pour l'attribuer au CNP (conseil national des programmes), je crois. Est-ce que je me trompe ?

En tout cas, si ce sont les IG qui les pondent, chez nous, le coupable sera vite trouvé : il n' y en a qu'un en musique.

Écrit par : Manu | 13 mars 2009

Où y a de l'IGEN, y a pas de plaisir! Bonne nuit

Écrit par : Cunégonde | 13 mars 2009

Merci à Muriel et à Pascal !

J'ai lu l'article plein de bon sens de Ferdinand Buisson sur la dictée, ses limites et son utilité et le premier texte sur l'intuition.

Je me réserve pour le deuxième texte, plus long et philosophiquement plus dense car je tombe de fatigue.

Je me sens en phase avec cette "pédagogie" qui me semble aussi éloignée de l'ennuyeux apprentissage mécanique que du constructivisme.

J'ai l'impression que ce Ferdinand Buisson que je connaissais mal, pour ne pas dire pas du tout, a subi une sorte d'occultation et que les quelques instituteurs et professeurs qui ne se sentent à l'aise ni dans le carcan d'un enseignement "scolastique", ni dans l'idéologie pédagogiste font du Ferdinand Buisson sans le savoir.

Je souscrit à tout ce qu'il dit de la dictée et je me rends compte que dans mon enseignement j'ai procédé sans le savoir comme il conseille de le faire, sauf que peu à peu, devant les lacunes des élèves, je me suis mis à beaucoup répéter, ce qu'il déconseille, et à préparer en décortiquant chaque difficulté, ce qu'il ne conseille ni ne déconseille ; il n'en parle pas, ce qui en dit long sur la prétendue "élévation du niveau".

Écrit par : Robin | 14 mars 2009

Ferdinand Buisson explique qu' une orthographe parfaite ne préjuge en rien de la connaissance et de la maîtrise de la langue (il donne l'exemple d'un "bon" élève de dix ans qui copie correctement sous la dictée un texte de Bossuet sans comprendre ce qu'il écrit) mais qu'il n'y a pas de connaissance et de maîtrise de la langue sans la maitrise de l'orthographe.

Son discours est parfaitement clair, exempt de jargon, marqué au coin du bon sens et nourri par une vaste et solide culture philosophique et une connaissance fine de la psychologie enfantine. Le contre-poison idéal de Philippe Meirieu et alii.

Écrit par : Robin | 14 mars 2009

Oui, Robin, et les pédagos se sont toujours servi de ce genre d'exemple pour faire croire que celui qui maîtrisait l'orthographe ne pouvait forcément pas comprendre le sens de la langue, tout comme l'utilisation de la mémoire nuirait à toute compréhension en correspondant obligatoirement à un ânnonement sans intelligence.

Nous, partisans de l'instruction n'avons pourtant jamais fait l'erreur de confondre la fin et les moyens.

Ce que font en revanche les pédagogistes en prétendant faire de la pédagogie un en-soi supérieur amené à se substituer aux disciplines elles-mêmes.

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

Où y a de l'IGEN, y a pas de plaisir! Bonne nuit

Ecrit par : Cunégonde | 13 mars 2009

Excellent Cunégonde, merci !

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

"Sachant que bien sûr ces programmes n'ont pas été écrit par des gens de droite."

Ca, je n'en mettrais pas ma main ni au feu, ni à couper !

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2009

Il y a tellement de tout dans les œuvres de Buisson qu'il a servi aux uns et aux autres — c'est un peu comme Nietzsche, même les imbéciles criminels arrivent à le revendiquer. C'est le problème, toujours, avec les gens qui ont beaucoup réfléchi (donc beaucoup évolué) et beaucoup écrit (et les petits malins se plaisent à opposer les textes d'une date et ceux d'une autre date, comme s'il n'y avait qu'un seul Texte global jailli d'un coup).
JPB
PS. Ce qui est embêtant, avec ces programes de collège, c'est qu'ils ont effectivement été rédigés par les IGEN — chacun dans son coin. Pas de projet global, parce que personne au ministère n'a osé en tisser un. Et tant qu'on ne repense pas sérieusement la composition des classes, on peut élaborer des programmes intelligents, ils ne passeront quand même pas. Et je ne parle même pas de l'état des nouveaux profs, dont je me demande s'ils sont capables d'enseigner ce qu'on leur demande de transmettre.

Écrit par : brighelli | 14 mars 2009

JPB a écrit : "Il y a tellement de tout dans les œuvres de Buisson ... comme s'il n'y avait qu'un seul Texte global jailli d'un coup)."

Dans le Buisson ardent, l'Oeuvre est apparue in toto.

"Je suis celui qui suis". Première lapalissade mais la plus profonde aussi.

PS : il me semble qu'il y a un "projet global" dans les programmes de collège, c'est la notion de socle commun (paru sous de Robien pendant les vacances d'été) et qui met profondément en place tout un continu de programmes entre peu et presque rien de connaissances.

Ce n'est plus l'école à deux vitesses mais l'école à variateur automatique.

Comme les scooters...

http://media.education.gouv.fr/file/51/3/3513.pdf
ce texte est du style "vérité révélée". D'ailleurs, ça ne m'étonnerait qu'à moitié qu'il y ait un buisson ardent dans le bureau de Nembrini (version électrique à piles pour faire moderne et pour ne pas risquer de mettre le feu au Moloch)

Écrit par : dugong | 14 mars 2009

Dans cette histoire d'école à variateur automatique, le maître du Moloch a fait Vespa sienne.

Écrit par : dugong | 14 mars 2009

Et comme dans toute usine à gaz, il faut soigner l'échappement.

Les technos du Moloch ont prévu un échappement libre en supprimant la carte scolaire.

Il n'empêche que tout cela gonfle beaucoup de gens.

Écrit par : dugong | 14 mars 2009

JPB a écrit : "Il y a tellement de tout dans les œuvres de Buisson ... comme s'il n'y avait qu'un seul Texte global jailli d'un coup)."

Dans le Buisson ardent, l'Oeuvre est apparue in toto.

"Je suis celui qui suis". Première lapalissade mais la plus profonde aussi.

Je rappelle au risque de "gonfler" ;-) que "Je suis celui qui est" ou "Je suis" est une traduction française de "la Vulgate" de saint Jérôme, écrite en latin.

Le texte a donc été traduit de l'hébreu en grec (les Septantes), puis du grec en latin (par saint Jérôme), puis du latin en français, avec toutes les "distorsions" linguistiques et par conséquent philosophiques inhérentes au "génie" de chaque langue, surtout entre l'hébreu d'une part et le grec, le latin et le français d'autre part.

L'hébreu ignore le présent de l'indicatif et la notion de substance.

Le texte hébreu "éréié esher éréié" signifie quelque chose comme" Je serai ce que je serai (librement) avec vous." (Cf. Claude Vigée, "La manne et la rosée")

Écrit par : Robin | 14 mars 2009

L’intervention judiciaire face aux problèmes de violence au sein de l’institution scolaire.


Conférence donnée par Madame Laurens, Procureur au Tribunal de Châlons en Champagne au Lycée Gustave Eiffel de Reims le mercredi 11mars 2009.


En préambule, Madame le Procureur se présente comme une enfant du quartier où elle a grandi et effectué sa scolarité jusqu’en troisième et rend hommage à la mémoire de Marie- Louise Lassalle, autre figure du quartier qui a organisé cette conférence dont le sujet vient d’être tragiquement illustré dans notre pays à Gagny et chez nos voisins allemands. Elle avise l’assistance des limites de son propos, son expérience professionnelle personnelle n’étant pas représentative de l’expérience de tous les procureurs dont les conditions de travail présentent de nombreuses variantes.

La violence en milieu scolaire est liée aux symptômes d’un grand dérangement dans les mentalités et le mode de vie. Le souci du confort personnel, la primauté de la morale individuelle, l’exigence du zéro défaut et de l’immédiateté, la saturation législative tout autant que la méconnaissance des lois relatives aux droits comme aux devoirs ont transformé le citoyen en usager consommateur de services rendus refusant que l’intérêt collectif prime sur l’intérêt individuel.
Au constat de ces différents symptômes il convient d’ajouter les similitudes de la Justice et de l’Education nationale. A la jeunesse des magistrats instructeurs affectés en début de carrière sur des postes difficiles correspond celle des professeurs nommés dans des établissements de quartiers dits sensibles. La profession est largement féminisée dans les deux institutions lesquelles sont par ailleurs accusées d’être des institutions incompréhensibles en raison du jargon des personnels, des procédures lourdes et complexes ou d’un éloignement de la réalité du terrain. La présentation médiatique souvent défavorable renforce cette image négative et contribue à une remise en cause systématique allant jusqu’aux propos diffamatoires ou aux actes violents. Les deux institutions vivent très rapidement de profondes mutations. Il en découle un sentiment d’insécurité dans des conditions de travail de plus en plus difficiles. L’organisation pyramidale s’écroule pour faire place à une organisation horizontale : les magistrats ou les professeurs ne sont plus les seuls détenteurs du savoir car tout le monde a son avis sur tout. Les experts auto proclamés pour une raison douteuse, voire injustifiée, s’approprient, par Internet en particulier, savoir et compétence et chacun se donne la compétence dans une société en toile d’araignée où la véritable personne compétente est remise en cause. L’institution judiciaire se trouve donc confrontée à de nouveaux contentieux.

Les contentieux essentiels concernent d’abord les violences entre mineurs. Dès la maternelle, le simple coup de fourchette donné sur la main de la voisine de cantine peut donner lieu à une plainte et le procureur est sollicité pour donner son avis sur la question. La plainte peut avoir pour objet le vol d’une trousse subtilisée durant une heure puis remise à son propriétaire. Il convient de noter que les jeunes filles mineures sont de plus en plus violentes.
Viennent ensuite les contentieux relatifs aux parents qui s’attaquent à l’institution scolaire.
Le comportement se manifeste par une absence de retenue et de réflexion par rapport à l’acte. On ne cherche pas à s’informer sur les circonstances exactes et les données précises du différend. La réaction agressive est immédiate. L’institutrice de l’école du quartier Verbeau à Châlons en Champagne et celle d’une école de Sézanne, pour ne citer que ces exemples, ont été victimes de ce genre de réaction.
Enfin le contentieux peut venir des professeurs eux-mêmes, capables de violence à l’égard de certains élèves. Il convient de noter que dans de nombreux cas ces professeurs sont fatigués, âgés et vivent parfois des difficultés personnelles dont l’administration est le plus souvent avisée - ou devrait l’être - pour tenter de remédier à leur situation toujours douloureusement vécue.
Les contentieux très graves illustrés par l’actualité récente sont rares mais aucun établissement, favorisé ou non, n’est véritablement à l’abri des problèmes de violence. L’intervention judiciaire au sein de l’institution scolaire s’est amplifiée de façon significative pour y faire face.

Le législateur s’efforce de réagir à chaud en s’appuyant sur une série de textes. Dès le début de 1992 le trafic des stupéfiants au sein d’un établissement scolaire est réprimé par une forte amende et une pénalité de dix ans de prison. En 1994 les intrusions sont également passibles d’une forte amende. En 1998 les violences entraînant une incapacité, à l’intérieur,à l’entrée ou à la sortie de l’établissement sont jugées comme circonstances aggravantes, la loi visant à protéger les personnes ayant une mission de service public. En 1998, également, le bizutage à l’encontre des nouveaux élèves, consentants ou non, est interdit par la loi et en 2002 les outrages sont réprimés plus sévèrement : le risque est de six mois de prison et une très forte amende. Un enseignant doit être protégé au même titre qu’un policier .Le métier et la personne doivent être protégés même à l’extérieur.

Le procureur quant à lui joue un rôle de premier plan mais reste tributaire de la remontée de l’information. La convention du 24 janvier 2004 a pour objectif de faciliter cette remontée mais elle est trop souvent perdue de vue et le nombre des affaires entraîne une perte de temps. Le procureur procède à un tri des cas les plus graves pour faire ensuite pression sur les policiers. Il arrive également que la presse soit prévenue avant la justice. La réponse à la remontée de l’information varie en fonction de l’âge des délinquants -majeurs ou mineurs - de leur situation familiale et sociale ou de leur santé mentale. Dans certains cas la réponse se veut pédagogique. Le jeune doit comprendre que son acte est un délit et Madame le Procureur donne l’exemple d’un jeu bien particulier non perçu comme malsain et dangereux par les protagonistes. Il arrive que l’accompagnement soit plus lourd et nécessite un encadrement psychologique, voire une incarcération.
Les stages de citoyenneté d’une durée de trois jours permettant de réfléchir et de dialoguer avec des intervenants ayant eux-mêmes réfléchi à leur comportement sont souvent constructifs. Les travaux d’intérêt général, TIG, peuvent l’être tout autant à condition que le travail ne soit pas humiliant. Le nombre de postes est insuffisant et leur application est délicate car le travailleur condamné aura des difficultés à s’absenter de son travail pour effectuer le TIG.

En conclusion, Madame le Procureur affirme son admiration pour le corps enseignant dont elle a constaté, comme mère de famille, le dévouement et l’observation attentive malgré le nombre d’élèves en charge en collège et en lycée et malgré le quotidien épuisant. Il est des enseignants qui marquent pour la vie et qui font bien plus que transmettre le savoir.
Elle cite à cet effet son instituteur de CM1 qui l’invitait à corriger ses erreurs puis la rendait fière de son travail et son professeur d’histoire - géographie au collège qui avait réussi à transformer l’élève timide en élève confiante.
En réponse aux questions de quelques membres de l’assistance, elle précise que son rôle à l’audience consiste à exprimer l’intérêt de la société. Elle dirige l’enquête et requiert la peine au nom de cet intérêt. Elle souhaiterait que sa mission soit davantage connue du public et intervenir par exemple dans les IUFM. La conférencière a été chaleureusement applaudie.

Écrit par : Charpentier hélène | 14 mars 2009

Nietzsche a écrit "je suis une nuance". Ce qui est vrai de toute son oeuvre (sauf de "l'Antéchrist").

On pourrait dire aussi de Buisson qu'il est une nuance. Tout ce que disent Meirieu et les pédagogistes se retrouve chez Buisson, mais ils omettent systématiquement la première partie du "pour et du contre".

Et puis il y a cette question du savoir que Buisson ne cesse de défendre. Buisson croit au savoir. Il sait que le savoir est ardu, mais "délectable". Il est comme les rabbis qui enduisaient de miel les lettres de l'alphabet (les enfants apprenaient à lire en léchant les lettres).

Lucrèce ne dit pas autre chose dans le "De natura rerum" quand il explique qu'il faut enduire de miel les bords de la coupe.

Écrit par : Robin | 14 mars 2009

"Il faut enduire de miel les bords de la coupe."

Ecrit par : Robin | 14 mars 2009

Ca, c'est de la polysémie, où je ne m'y connais pas! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2009

Il est comme les rabbis qui enduisaient de miel les lettres de l'alphabet (les enfants apprenaient à lire en léchant les lettres).

C'est plus "métaphorique" que réel, bien entendu.

Écrit par : Robin | 14 mars 2009

Ces notes ne rendent pas compte de la ferveur de la conférencière relatant avec humour et habileté quelques anecdotes illustrant son exposé pour revenir ensuite rigoureusement au sujet.
A propos de sujet, je suis peut-être une fois de plus hors sujet, mais bon, si ce compte-rendu intéresse certains, autant partager.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 mars 2009

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 mars 2009

Merci pour ce compte rendu, Hélène.

Écrit par : Maminou | 14 mars 2009

Ces notes ne rendent pas compte de la ferveur de la conférencière relatant avec humour et habileté quelques anecdotes illustrant son exposé pour revenir ensuite rigoureusement au sujet.
A propos de sujet, je suis peut-être une fois de plus hors sujet, mais bon, si ce compte-rendu intéresse certains, autant partager.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 mars 2009

Merci d'avoir pris la peine de le retranscrire. Le parallèle entre l'institution judiciaire et l'institution scolaire est particulièrement intéressant.

On pense à Pascal : "Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et, pour cela, faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste."

Blaise PASCAL, Pensées, coll. "Bibliothèque de La Pléiade", Ed. Gallimard, 1954, p. 1160.

Écrit par : Robin | 14 mars 2009

Quand bien même on instaurerait un bac de pêche *, il se créerait bientôt une filière élitiste de pêche à la fine mouche.

* après tout, il existait bien déjà une session de repêchage.

Ecrit par : dugong | 13 mars 2009

Justement, on voyait sur le reportage une jeune fille initiée à la pêche à la mouche, avec des cuissardes, dans un torrent.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2009

"une jeune fille initiée à la pêche à la mouche, avec des cuissardes, dans un torrent."

Et dire qu'on passe ça à une heure de grande écoute : c'est d'un érotisme toride qui tranche avec le mordant glacé du flux.

Écrit par : dugong | 14 mars 2009

"une jeune fille initiée à la pêche à la mouche, avec des cuissardes, dans un torrent."

Et dire qu'on passe ça à une heure de grande écoute : c'est d'un érotisme toride qui tranche avec le mordant glacé du flux.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2009

Rappelez-vous "qu'à ceux qui ont beaucoup pêché, il sera beaucoup pardonné"...

Écrit par : Maminou | 14 mars 2009

Dès que j'ai le temps, je vous recopie les programmes du Français pour les bac pro 3 ans... à rire, ou à pleurer... quand on sait à qui ils sont adressés. Plus démago et irréalisable que cela, on ne fait pas mieux.

Écrit par : Pendariès | 14 mars 2009

Pour ma consoeur : http://www.legifrance.gouv.fr/telecharger_pdf.do?cidTexte=LEGITEXT000006071367

Écrit par : yann | 14 mars 2009

"Sachant que bien sûr ces programmes n'ont pas été écrit par des gens de droite."

Ca, je n'en mettrais pas ma main ni au feu, ni à couper !

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2009

Il y a des gens de droite à l'Éducation Nationale, Jérémy ? Et plus particulièrement dans les corps d'inspection (IPR + IG) ?
Ça, franchement, j'en doute fort. J'en attends même la preuve.

Ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas il n'y a plus un seul Républicain, qu'il soit de droite (tendance gaulliste style NDA) ou de gauche (tendance Chevènement). Moi, je ne vois plus à 99 % que des libéraux-gauchos-pédagos-démagos.

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

Il y a des gens de droite à l'Éducation Nationale, Jérémy ? Et plus particulièrement dans les corps d'inspection (IPR + IG) ?
Ça, franchement, j'en doute fort. J'en attends même la preuve.


Ecrit par : Manu | 14 mars 2009

L'aveuglement idéologique vous fait écrire des âneries; pas plus tard que cette semaine, Abderrahmane Damane (ancien UMP) a été nommé IG... M. Sherringham, ancien conseiller de Fillon, a été un temps IG en philo. ... L'ex-madame Juppé dont l'engagement gauchiste n'est pas aussi flagrant que celui de Carla Bruni-Sarkozy, a été aussi IG. Juste pour ceux qui me viennent en tête.

Écrit par : Romuald | 14 mars 2009

Merci, Yann ! J'ai quand même une nette préférence pour le format papier...
Par contre, si tu as un lien pour télécharger le Vidal gratos, ça m'arrangerait bien.

Écrit par : dobolino | 14 mars 2009

"Justement, on voyait sur le reportage une jeune fille initiée à la pêche à la mouche, avec des cuissardes, dans un torrent."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2009

Ah, la pêche à la mouche, ça met l'eau à la boule!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2009

"

Dès que j'ai le temps, je vous recopie les programmes du Français pour les bac pro 3 ans... à rire, ou à pleurer... quand on sait à qui ils sont adressés. Plus démago et irréalisable que cela, on ne fait pas mieux.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2009
"


Pour les nouveaux programmes de bac pro 3 ans:

http://eduscol.education.fr/D0048/voieprof_enseigeneral.htm

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 mars 2009


L'aveuglement idéologique vous fait écrire des âneries; pas plus tard que cette semaine, Abderrahmane Damane (ancien UMP) a été nommé IG... M. Sherringham, ancien conseiller de Fillon, a été un temps IG en philo. ... L'ex-madame Juppé dont l'engagement gauchiste n'est pas aussi flagrant que celui de Carla Bruni-Sarkozy, a été aussi IG. Juste pour ceux qui me viennent en tête.

Ecrit par : Romuald | 14 mars 2009



Vous parlez d'aveuglement idéologique, mon cher Romuald, je parlerais plutôt d'expérience : vous avez déja mis les pieds dans une salle des profs ? Vous avez déja été inspecté par un IPR qui ne soit pas ostensiblement de gauche ou qui soit tout simplement Républicain (rêvons un peu...) ? Vous avez déja eu un chef d'établissement qui ne soit pas une caricature de curé de gauche voulant hors de toute autre considération le-bonheur-des-petits-n'enfants (cela existe, bien sûr, mais c'est de plus en plus rare...) ?

J'ai déja rencontré Mme Juppé, c'est effectivement un des rares contres-exemple qui pourraient être valables.... bien que ses opinions, qu'elle n'affiche pas ostensiblement (et c'est tout à son honneur), pourraient trés bien être différentes de celles de son ex-mari. Le libre-arbitre, ça existe, non ? Mais admettons. Pour continuer sur son cas, vous savez qu'elle est IG...pour l'option rare cinéma et théatre. Comme placard, on ne fait pas mieux !

Pour les autres, je n'étais pas au courant (contrairement à vous, la gauche n'est pas pour moi "une religion de remplacement" selon l'excellente expression de JC Michéa, donc je ne sais pas tout et n'ai pas la sainte vérité qui coule dans mes veines). Ce pourrait être le signe d'un changement, sinon d'un rééquilibrage on ne peut plus sain (à condition bien sûr de ne pas sombrer dans l'excès inverse).

Excès jusqu'à présent plus présent d'un côté que de l'autre : lorsque Mitterand est arrivé au pouvoir en 1981, il a viré tous les recteurs en moins d'un mois. La droite, de son côté, a toujours considéré que l'Éducation était l'affaire de la gauche : ce sont les propos-même du Général de Gaulle, et on sait par la suite que les divers ministres de droite n'ont trouvé aucun problème de principe pour bosser avec les Gaudemar et autres Forestier... Bref, jusqu'à aujourd'hui et concernant l'EN, il est incontestable que lorsque la gauche est au pouvoir, elle vire sans ménagement les quelques gars qui ne sont pas dans son camp quand la droite, elle, adopte - pour l'instant - une attitude beaucoup plus circonspecte. Les faits sont têtus.

La vérité est sans doute ailleurs comme dirait Mulder. Elle a déja été évoquée ici et pas forcément par moi : quelles sont les raisons qui font que finalement, la droite ne se débarasse pas des pédagos-gauchos-démagos quand elle arrive aux affaires ? La réponse est évidente : ça ne l'arrange que trop d'avoir des ultra-libéraux certifiés "camp du Bien" AOC et qui font le sale (trés sale) boulot à sa place : toute l'histoire du pédagogisme est là. Ce qui permet aux syndicats "de gauche", corrompus jusqu'à l'os, de rester à la niche. D'où le SGEN et l'UNSA descendant finalement dans la rue pour exiger que les réformes aillent "plus loin", ou le Snes exigeant "des moyens" pour les mêmes saloperies en pratiquant le double jeu habituel : approbation en haut lieu et manif apparemment contestataire dans la rue en parallèle (pour cela, rien ne vaut une bonne manif karaoké-poussette avec des ballons. Avec un peu de chance, la merguez que vous avez bouffé vous collera une gastro qui vous empêchera momentanément de retrouver vos apprenants dans une merveilleuse communion d'expression et de construction des savoirs en autonomie).

Si vous avez d'autres exemples, ça m'intéresse (puisque vous prétendez en avoir pléthore). N'hésitez pas à les publier. Si cela s'avérait être plus qu'une tendance, on pourrait constater effectivement si la droite fait mieux, pareil, ou pire (quoique là, je vous l'avoue, j'ai un sérieux doute) lorsqu'elle s'occupe de l'École dans ce pays. Sur ce sujet, on pourrait même faire d'autres comparaisons avec d'autres saloperies comme les privatisations ou la décentralisation... certains ne manqueraient pas d'être surpris de voir jusqu'à quel point "l'État ne peux pas tout faire" pour citer la phrase d'un célèbre libéral que de nombreux collègues persistent à voir comme un "homme de gauche". Ce qu'il est, effectivement, comme tous ses petits copains : nous vivons dans un monde orwellien ou les mots sont effacés et réécrits pour signifier le contraire de l'acception précédente.

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

Non mais Manu c'est vrai : la gauche a casé plein d'IG, d'IGEN et d'IA-IPR, mais enfin la droite aussi. Pensez à Teulé qui est IGEN par exemple (l'ancien candidat UMP à la mairie de Neuilly).

C'est pareil en fac : Lyon III, Paris I et Paris II à droite, Lyon II, Paris VIII et Paris X à gauche... Et Paris IV qui est passée de droite à gauche en quelque temps.

Et pour les chefs d'établissement, il y a des nuisibles des deux côtés : s'il suffisait d'être de droite pour ne pas être un imbécile, ça se saurait.

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2009

"Dans le Buisson ardent, l'Oeuvre est apparue in toto."

Tiens, il y a longtemps qu'on ne l'a pas vu, celui-là.

Et tant mieux.

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2009

C'est évident! Enfin, Manu!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2009

Oui, évidemment... je me base peut-être trop sur mon expérience personnelle, c'est possible, même si celle-ci est assez large (du niveau local jusqu'au niveau national) et bien réelle.

L'avenir nous apportera certainement des éclaircissements.

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

Je vous aime bien, Manu, et, en plus, c'est agréable d'avoir un collègue ici, mais vous attigez vraiment! Ces histoires de "camp du bien" frisent, par moment, la parano, excusez-moi de le dire! Chez-les profs, il y a un gros pourcentage de gens de gauche, mais chez les inspecteurs et, encore plus, chez les chefs d'établissement, je vous assure que c'est tout simplement une "vue de l'esprit!"
En plus, on peut très bien être de gauche et républicain... Vous regardez trop Zemmour!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2009

Précision : mon message précédent répondait à celui de Jérémy mais Christophe m'a court-circuité. En guise de punition, Christophe, je vous raconterai une histoire de Toto.

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

Chez-les profs, il y a un gros pourcentage de gens de gauche, mais chez les inspecteurs et, encore plus, chez les chefs d'établissement, je vous assure que c'est tout simplement une "vue de l'esprit!"
En plus, on peut très bien être de gauche et républicain... Vous regardez trop Zemmour!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2009

Non, Christophe, je ne pense pas que ce soit une vue de l'esprit. Je pense sans vous offenser que c'est vous qui ne sortez pas assez de votre IUFM. Quand à être de gauche et Républicain, c'est de plus en plus antinomique,et à part chez Chevènement, le reste est une trés mauvaise farce. Remarquez, tout le monde se dit "Républicain" aujourd'hui, même un guignol comme Bayrou qui n'a comme obsession que de détruire la France et la Nation en la dissolvant dans un Marché appellé "europe", alors...

Et sinon, ce n'est pas moi qui regarde trop Zemmour, c'est vous qui ne l'écoutez presque jamais et fantasmez sur des déclarations que vous n'avez pas entendues ou à moitié. Vous nous l'avez déja prouvé : vous détestez tellement ce type que vous ne l'écoutez même plus. Et vous avez tort : il dit des choses intéressantes...

Écrit par : Manu | 14 mars 2009

"Nous vivons dans un monde orwellien ou les mots sont effacés et réécrits pour signifier le contraire de l'acception précédente."

Ecrit par : Manu | 14 mars 2009

Ca, c'est criant de vérité: "libéral", "moderne", pour citer les deux les plus dévoyés...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2009

Allez un autre nom pour la route : Eric Gross qui après avoir été conseiller d'Aillagon, avoir dirigé le Centre National du Livre, est devenu IG de philo; puis il est parti pour le patrimoine. Darcos lui-même a été IG... Je ne connais pas l'histoire de ces postes de pouvoir, mais ils varient en fonction des politiques. Dire qu'ils ne sont qu'à gauche, c'est comme le dit Christophe, abuser de Zemmour...


Sinon des IG pertinents, il y en a, indépendamment de leur orientation politique; en philo. on a pendant longtemps été pas mal loti; en lettres, je crois que Patrick Guyon, s'il est bien le même que l'auteur de Pour une politique de l'esprit, porte une parole intéressante...

Pour les chefs d'établissement, votre perspective vient sans doute du fait que vous avez travaillé en collège ; en lycée, ce type de discours chez les proviseurs est beaucoup moins flagrant (en joyeux TZR, j'ai eu l'occasion d'en fréquenter une petite dizaine).

Écrit par : Romuald | 14 mars 2009

Et il y avait un secrétaire d'état au tourisme qui était devenu IGEN lors du remaniement Raffarin/Villepin.

Il y avait même une blague qui courait à son sujet : "Pas de chance : il s'occupe des lieux connus, mais lui, personne ne le connaît."

Écrit par : Jeremy | 14 mars 2009

Je vous renouvelle donc ma demande d'éclaircissement. Dans quel sens le prenez-vous ?

Ecrit par : Robin | 13 mars 2009

Des éclaircissement à :
http://www.slecc.fr/buisson.htm

I) LES CHEMINS DE LA RAISON : LA MÉTHODE INTUITIVE


LIRE ÉCRIRE COMPTER LA PÉDAGOGIE OUBLIÉE >>>

Choix d'articles du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire de Ferdinand BUISSON
Textes choisis et commentés par Michel DELORD et Guy MOREL

Écrit par : Muriel | 17 mars 2009

Bonjour,

Je suis rédacteur en chef à Marianne2.fr. Nous reprenons assez souvent vos billets (enfin quelques lignes en renvoyant verts votre blog, comme le veulent les usages). Nous préparons une nouvelle formule du site dans laquelle nous aimerions beaucoup vous comper parmi nos "blogueurs associés", c'est-à-dire ceux avec lesquels nous avons des affinités. Serait-ce envisageable d'en parler de vive voix ?

Mes coordonnées teléphonique : 01 53 72 29 05 et 06 60 84 29 05

Écrit par : Philippe Cohen | 20 mars 2009

Pour votre information, l'orchestre dont je vous ai parlé est en tournée en ce moment même et voici le lien pour y trouver toutes les dates de leurs concerts :

http://billetreduc.spectacles.carrefour.fr/ficheArtiste.do?codart=b6c6b59dc0a8850a00ced251c6d7ad5c

Apparemment j'ai fait une petite confusion que je souhaite rectifier : il s'agit des Choeurs et Solistes du Théâtre National de Prague et de l'Orchestre Philarmonique de Moravie.

Écrit par : Sandra WAGNER | 20 mars 2009

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