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11 février 2009

Masterisation et dependances

 

 

    Dans cette histoire de mastérisation, quelque chose m’échappe. Et, visiblement, échappe aussi au ministère, tout étonné de la résistance à son décret, et au refus de la quasi-totalité des universités de faire remonter, avant la date butoir du 15 février, les maquettes requises de ces « master pro ». Tout confus aussi d’avoir ainsi fourni aux enseignants et aux étudiants un excellent prétexte à l’unanimité dans la protestation.

    Tout cela au moment où Valérie Pécresse, avec une absence sidérante de psychologie, sort de sa poche un décret sur les enseignants-chercheurs qui ne pouvait manquer d’attiser le mécontentement latent — qui monte, qui monte… La mastérisation potentialise un mouvement qu’on aurait pu, avec un peu de mauvaise foi, faire passer pour une protestation corporatiste. Et voici, grâce à la mastérisation, les enseignants promus défenseurs des étudiants, qui vont faire chorus. Carton plein.

    Une conseillère à la Cour des Comptes, Claire Bazy-Malaurie, est aujourd’hui chargée d’aménager ledit décret. Les syndicats, qui sentent le bon bout et l’odeur de la poudre, refusent de la rencontrer — « pourquoi une médiatrice, et pourquoi pas la ministre elle-même ? » disent-ils au soir d’une manifestation réussie. La situation se bloque. Les députés ovationnent Pécresse. Ça va finir par se jouer dans la rue.

    Foutoir et foutaises. "C'est déjà l'odeur de 68 que l'on renifle dans les universités", disait hier Axel Kahn. "Ça démarre doucement, puis ça monte…"

 

    Suggérer que les concours de recrutement se passent désormais au niveau Master, pourquoi pas ? La valeur marchande de la Licence, qui était jusque là le diplôme requis, a tellement baissé, ces dernières années, du fait de cette « inflation scolaire » dont parle si bien Marie Duru-Bellat (1), qu’il est nécessaire à la fois d’entériner cette dévaluation et de revaloriser le cursus. Lorsqu’un conseiller du ministre, tongue in cheek comme on dit outre-Manche, a déclaré en juin dernier aux membres (inquiets) du jury du CAPES d’Histoire-Géographie que les candidats avaient déjà été testés sur leurs aptitudes disciplinaires, puisqu’ils avaient une Licence, c’était de l’humour à froid. Il sait bien, comme nous tous, que nombre de Licenciés ne le sont que parce que les facs veulent garder quelques étudiants en quatrième année — et les subventions qui vont avec. Déjà qu’ils en perdent 50% dès la fin de la première année, grâce au décalage violent entre le niveau requis et celui des néo-titulaires d’un Bac qui ne vaut plus tripette…

    La préparation, en quatrième année, d’épreuves sérieuses était tout de même une (petite) garantie que les postulants aux concours de recrutement maîtriseraient au moins une partie de ce qu’il est nécessaire de connaître pour être prof — nous savons tous que Pédagogie sans Savoir, c’est lettre morte et emplâtre sur jambe coupée.

 

    Mais voilà : les « Master pro » sont, d’un côté, la roue de secours des pédagos, un instant malmenés par l’intégration / dissolution des IUFM dans les universités, et, d’un autre côté, généreront des « reçus-collés », comme l’analysait dès le mois d’octobre notre ami Pedro Cordoba, qui fourniront aux Recteurs, toujours en quête de bouche-trous, un volant d’auxiliaires taillables et corvéables à merci.

    Tout cela n’est pas bien sérieux. Que vont devenir les étudiants qui n’entreront pas dans ces Masters ? Qu’apprendront-ils, si ces Masters sont principalement dirigés, comme il en a été tout de suite question, par des spécialistes des pseudo-sciences de l’Education ?

 

    Il est de toute urgence de décréter, comme le Ministère en avait d’abord eu l’intention (faut-il que le lobby pédago soit puissant, rue de Grenelle !) que tout master permettra l’inscription aux concours — comme aujourd’hui toute Licence. Cela permettra de conserver les filières actuelles, sans avoir besoin de construire un nouveau tuyau dans l’usine à gaz. De conserver aux enseignants des disciplines la maîtrise de leur discipline. Et d’autoriser les étudiants à se consacrer à la spécialité pour laquelle ils sont entrés en fac, souvent sans trop savoir où elle les mènerait, et qui se tournent vers les métiers de l’enseignement après avoir découvert ce qu’il en était vraiment des Lettres ou des Mathématiques — ce n’est pas en collège ou en lycée qu’ils pouvaient en avoir une idée !

    Il ne restera plus qu'à redéfinir les stages des futurs enseignants. Je suggère très fort au ministre, comme je l'ai déjà fait dans Fin de récré, 'en revenir au système qui l'a fait lui-même prof : la résurrection des défunts CPR, sacrifiés sur l'autel des sciences de l'Education. C'est dans une combinaison d'artisanat et de compagnonnage qu'on peut au mieux apprendre les rudiments d'un métier difficile, qu'on ne maîtrise jamais à fond  et certainement pas en suivant, hors les murs des lycées ou des collèges, les cours de gens qui se sont spécialisés en Pédagogie de façon à ne plus être devant de vrais élèves.

    Quant à la situation des enseignants-chercheurs… Un décret général jette les bébés (les vrais chercheurs) avec l’eau sale. Et bousille la Recherche, aujourd’hui en danger, sans pour autant relancer l’acquisition des savoirs fondamentaux. Peut-être faut-il laisser jouer à plein les possibilités d’autonomie de la loi LRU : quand chaque fac aura défini son rapport recherche / enseignement, il se dégagera forcément, à terme, une capacité différentielle des universités que les futurs étudiants apprécieront avant de s’y inscrire, et en toute connaissance de cause.

 

Jean-Paul Brighelli

 

 

(1) Marie Duru-Bellat, l’Inflation scolaire, Seuil, 2006. Le sous-titre (« les désillusions de la méritocratie ») marque assez l’appartenance de l’auteur au clan pédagogiste. Mais les faits sont incontournables. Plutôt que de gloser sans effet sur la « baisse de niveau », que les imbéciles contesteront toujours, autant apprécier la valeur marchande des diplômes (en régime libéral, autant parler la langue dominante). Avec le Brevet, en 1965, on pouvait entrer dans une Ecole Normal qui, en trois ans, vous amenait au Bac et au diplôme d’Instituteur. Avec le Bac, dans les années 1980, on accédait directement à une foule d’emplois qui requièrent aujourd’hui la Licence — qui est, depuis quelques années, le minimum requis pour entrer dans un IUFM afin de s’y préparer à la profession… d’instituteur (pardon : professeur des écoles). En quarante ans, le prix d’une partie de flipper est passé de vingt centimes (de franc) à un euro (et de cinq boules à trois : calamitas !). Et les connaissances requises, maîtrisés jadis au niveau du Bac, sont désormais reportées au niveau Master. C’ets un fait, pas une interprétation partisane. Quant à ceux qui prétendent que les professeurs des écoles d’aujourd’hui en savent plus que les instits d’autrefois, que leur mauvaise foi les étouffe !

Commentaires

Une partie des problèmes de l'université est liée au surpoids causé par l'arrivée massive des facariens des sciences de l'éduc *.

La loi LRU devrait permettre aux uiversités de les employer utilement aux questions de voirie, par exemple.

Il faudra, bien sûr, les encadrer solidement. Ce qui ne manquera pas de manger du temps aux honnêtes universitaires. Il faut que chacun assume sa part de responsabilité d'avoir laissé de tels individus dévaloriser les termes d'enseignant et de chercheur.

Quant au chef de file de tous ces bras cassés, on pourra le mettre au taaf aux Kerguelen à évangéliser les manchots. Je leur fais confiance : ils ne se laisseront pas faire, eux.



* que disent ces rapatriés de l'IUFM en ce moment ? Ils profitent de l'agitation pour se fondre dans la masse.

Écrit par : dugong | 11 février 2009

Pour essayer de modifier la perception faussée des enseignants-chercheurs, je me permets de faire un copier-coller d'un petit texte circulant sur les listes de messageries.
J'aurais aimé qu'il soit dénué de vérité!
Quand à la "mastérisation", il faudrait plus que l'espace imparti pour rapporter les commentaires désastreux qu'elle suscite.
"Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail!
Par Pierre Jourde (Écrivain et Professeur des Universités, Grenoble III)

Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d'être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l'université. Au travail, fainéants!

L'ignorance et les préjugés sont tels que c'est à peu près l'image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l'antenne de France Info, défendait l'idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d'intéressant après quarante ans («c'est génétique»!), on pourrait lui coller beaucoup plus d'heures d'enseignement, histoire qu'il se rende utile.

Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon! Darwin a publié L'Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd'hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d'heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n'y a pas de petits profits.

Mais que Sylvie Pierre-Brossolette se rassure: le déluge de réformes et de tâches administratives est tel que son vœu est déjà presque réalisé. On fait tout ce qu'il faut pour étouffer la recherche. Les chercheurs et les enseignants-chercheurs passent plus de temps dans la paperasse que dans la recherche et l'enseignement. Ils rédigent les projets de recherche qu'ils auraient le temps de réaliser s'ils n'étaient pas si occupés à rédiger leurs projets de recherche. La réforme Pécresse ne fera qu'accroître cela.

Les journalistes sont-ils suffisamment évalués au regard de leurs compétences et de leur sérieux? Est-ce que c'est génétique, de dire des bêtises sur les antennes du service public?

On enrage de cette ignorance persistante que l'on entretient sciemment, dans le public, sur ce que sont réellement la vie et le travail d'un universitaire. Rien de plus facile que de dénoncer les intellectuels comme des privilégiés et de les livrer à la vindicte des braves travailleurs, indignés qu'on puisse n'enseigner que 7 heures par semaine. Finissons-en avec ce ramassis de légendes populistes. Un pays qui méprise et maltraite à ce point ses intellectuels est mal parti.

La réforme Pécresse est fondée là-dessus: il y a des universitaires qui ne travaillent pas assez, il faut trouver le moyen de les rendre plus performants, par exemple en augmentant leurs heures d'enseignement s'ils ne publient pas assez. Il est temps de mettre les choses au point, l'entassement de stupidités finit par ne plus être tolérable.

a) l'universitaire ne travaille pas assez

En fait, un universitaire moyen travaille beaucoup trop. Il exerce trois métiers, enseignant, administrateur et chercheur. Autant dire qu'il n'est pas aux 35 heures, ni aux 40, ni aux 50. Donnons une idée rapide de la variété de ses tâches: cours. Préparation des cours. Examens. Correction des copies (par centaines). Direction de mémoires ou de thèses. Lectures de ces mémoires (en sciences humaines, une thèse, c'est entre 300 et 1000 pages). Rapports. Soutenances. Jurys d'examens. Réception et suivi des étudiants. Elaboration des maquettes d'enseignement. Cooptation et évaluation des collègues (dossiers, rapports, réunions). Direction d'année, de département, d'UFR le cas échéant. Réunions de toutes ces instances. Conseils d'UFR, conseils scientifiques, réunions de CEVU, rapports et réunions du CNU et du CNRS, animations et réunions de centres et de laboratoires de recherche, et d'une quantité de conseils, d'instituts et de machins divers.

Et puis, la recherche. Pendant les loisirs, s'il en reste. Là, c'est virtuellement infini: lectures innombrables, rédaction d'articles, de livres, de comptes rendus, direction de revues, de collections, conférences, colloques en France et à l'étranger. Quelle bande de fainéants, en effet. Certains cherchent un peu moins que les autres, et on s'étonne? Contrôlons mieux ces tire-au-flanc, c'est une excellente idée. Il y a une autre hypothèse: et si, pour changer, on fichait la paix aux chercheurs, est-ce qu'ils ne chercheraient pas plus? Depuis des lustres, la cadence infernale des réformes multiplie leurs tâches. Après quoi, on les accuse de ne pas chercher assez. C'est plutôt le fait qu'ils continuent à le faire, malgré les ministres successifs et leurs bonnes idées, malgré les humiliations et les obstacles en tous genres, qui devrait nous paraître étonnant.

Nicolas Sarkozy, dans son discours du 22 janvier, parle de recherche «médiocre» en France. Elle est tellement médiocre que les publications scientifiques françaises sont classées au 5e rang mondial, alors que la France se situe au 18e rang pour le financement de la recherche. Dans ces conditions, les chercheurs français sont des héros. Les voilà évalués, merci. Accessoirement, condamnons le président de la république à vingt ans de travaux forcés dans des campus pisseux, des locaux répugnants et sous-équipés, des facs, comme la Sorbonne, sans bureaux pour les professeurs, même pas équipées de toilettes dignes de ce nom.

b) l'universitaire n'est pas évalué

Pour mieux comprendre à quel point un universitaire n'est pas évalué, prenons le cas exemplaire (quoique fictif) de Mme B. Elle représente le parcours courant d'un professeur des universités aujourd'hui. L'auteur de cet article sait de quoi il parle. Elle est née en 1960. Elle habite Montpellier. Après plusieurs années d'études, mettons d'histoire, elle passe l'agrégation. Travail énorme, pour un très faible pourcentage d'admis. Elle s'y reprend à deux fois, elle est enfin reçue, elle a 25 ans. Elle est nommée dans un collège «sensible» du Havre. Comme elle est mariée à J, informaticien à Montpellier, elle fait le chemin toutes les semaines. Elle prépare sa thèse. Gros travail, elle s'y consacre la nuit et les week-ends. J. trouve enfin un poste au Havre, ils déménagent.

A 32 ans, elle soutient sa thèse. Il lui faut la mention maximale pour espérer entrer à l'université. Elle l'obtient. Elle doit ensuite se faire qualifier par le Conseil National des Universités. Une fois cette évaluation effectuée, elle présente son dossier dans les universités où un poste est disponible dans sa spécialité. Soit il n'y en a pas (les facs ne recrutent presque plus), soit il y a quarante candidats par poste. Quatre années de suite, rien. Elle doit se faire requalifier. Enfin, à 37 ans, sur son dossier et ses publications, elle est élue maître de conférences à l'université de Clermont-Ferrand, contre 34 candidats. C'est une évaluation, et terrible, 33 restent sur le carreau, avec leur agrégation et leur thèse sur les bras. Elle est heureuse, même si elle gagne un peu moins qu'avant. Environ 2000 Euros. Elle reprend le train toutes les semaines, ce qui est peu pratique pour l'éducation de ses enfants, et engloutit une partie de son salaire. Son mari trouve enfin un poste à Clermont, ils peuvent s'y installer et acheter un appartement. Mme B développe ses recherches sur l'histoire de la paysannerie française au XIXe siècle. Elle publie, donne des conférences, tout en assumant diverses responsabilités administratives qui l'occupent beaucoup.

Enfin, elle se décide, pour devenir professeur, à soutenir une habilitation à diriger des recherches, c'est-à-dire une deuxième thèse, plus une présentation générale de ses travaux de recherche. Elle y consacre ses loisirs, pendant des années. Heureusement, elle obtient six mois de congé pour recherches (sur évaluation, là encore). A 44 ans (génétiquement has been, donc) elle soutient son habilitation. Elle est à nouveau évaluée, et qualifiée, par le CNU. Elle se remet à chercher des postes, de professeur cette fois. N'en trouve pas. Est finalement élue (évaluation sur dossier), à 47 ans, à l'université de Créteil. A ce stade de sa carrière, elle gagne 3500 euros par mois.

Accaparée par les cours d'agrégation, l'élaboration des plans quadriennaux et la direction de thèses, et, il faut le dire, un peu épuisée, elle publie moins d'articles. Elle écrit, tout doucement, un gros ouvrage qu'il lui faudra des années pour achever. Mais ça n'est pas de la recherche visible. Pour obtenir une promotion, elle devra se soumettre à une nouvelle évaluation, qui risque d'être négative, surtout si le président de son université, à qui la réforme donne tous pouvoirs sur elle, veut favoriser d'autres chercheurs, pour des raisons de politique interne. Sa carrière va stagner.

Dans la réforme Pécresse, elle n'est plus une bonne chercheuse, il faut encore augmenter sa dose de cours, alors que son mari et ses enfants la voient à peine. (Par comparaison, un professeur italien donne deux fois moins d'heures de cours). Ou alors, il faudrait qu'elle publie à tour de bras des articles vides. Dans les repas de famille, son beau-frère, cadre commercial, qui gagne deux fois plus qu'elle avec dix fois moins d'études, se moque de ses sept heures d'enseignement hebdomadaires. Les profs, quels fainéants.

***

Personnellement, j'aurais une suggestion à l'adresse de Mme Pécresse, de M. Sarkozy et accessoirement des journalistes qui parlent si légèrement de la recherche. Et si on fichait la paix à Mme B? Elle a énormément travaillé, et elle travaille encore. Elle forme des instituteurs, des professeurs, des journalistes, des fonctionnaires. Son travail de recherche permet de mieux comprendre l'évolution de la société française. Elle assure une certaine continuité intellectuelle et culturelle dans ce pays. Elle a été sans cesse évaluée. Elle gagne un salaire qui n'a aucun rapport avec ses hautes qualifications. Elle travaille dans des lieux sordides. Quand elle va faire une conférence, on met six mois à lui rembourser 100 euros de train. Et elle doit en outre subir les insultes du président de la république et le mépris d'une certaine presse. En bien, ça suffit. Voilà pourquoi les enseignants-chercheurs manifestent aujourd'hui.

P.J."

Écrit par : rectif | 11 février 2009

Rectif nous dépeint Cosette mais où est son Jean Valjean ?

Écrit par : dugong | 11 février 2009

Saperlotte!
Bonne journée et bisous à JPB

Écrit par : Saperlipopette | 11 février 2009

Il y a quelque chose de gênant dans ce billet.
Oui, les universitaires protestent contre la "masterisation" et beaucoup refusent de travailler aux maquettes.
Ce n'est pas seulement parce que les masters en place en seront altérés, ou disparaîtront.
C'est surtout parce qu'en l'état actuel des choses, bloquer les maquettes est le seul moyen de neutraliser à court terme la mise en place des nouveaux CAPES. La possibilité de les passer avec n'importe quel master, que vous évoquez ici, ne changera rien: au bout, en ce qui concerne les lettres, un semblant de composition française, une épreuve de langue indigente, et deux oraux pour tester la conformité idéologique du candidat. C'est prévu pour la session 2010, personne ne fait rien, si les maquettes finissent pas remonter, cela passera... Et mécaniquement, cela signera la fin, pas en master mais dès la licence, des matières jugées "pénibles" par certains étudiants (latin, ancien français, grammaire). Si certaines facs continuent de les proposer, ce sera sans y croire et en option. Alors les masters.. Même les anciennes moutures seront des coquilles vides.
Les universitaires n'ont aucun moyen d'action sur la définition des nouvelles épreuves: ce n'est pas le même ministère. Ils peuvent indirectement bloquer les choses, et pour un temps qu'ils savent restreint. La mesure proposée (n'importe quel master permet de passer le concours) rendrait parfaitement caduque cette lutte... Il n'y aurait alors plus aucun obstacle à la mise en place des capes au rabais. Il y a aussi sans doute beaucoup de choses qui m'échappent dans cette histoire, mais il me semble qu'il faut lutter contre l'absence de contenu disciplinaire des concours, et presque en priorité.

Écrit par : oh là là | 11 février 2009

La possibilité de passer un concours après n'importe quel master risque d'être une fausse porte de sortie si les stages rémunérés (de trois mois, négociés avec les syndicats étudiants) restent le privilège des master pro. Nécessairement ils draineront le gros des troupes. Il faudrait réserver ces stages aux admissibles (ce qui n'était pas le cas dans les projets actuels), indépendamment du Master; mais alors se pose la question des délais de correction.

Pour nourrir le débat sur les EC, la position de JF.Spitz :
http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/02/enseignants-che.html

Écrit par : Romuald | 11 février 2009

"Je dénonce sans honte", vous avez raison de le faire... Cette affaire a longuement été évoquée, (et archi à juste titre), sur France-inter ce matin.
Je rebondis sur le post de "oh là là". Non seulement on pourra passer n'importe quel CAPES avec n'importe quel master, (ce qui nous ramène, comme le fait Jean-Paul dans son poste, à ne parler que des PLC et pas des PE, quoique on puisse difficilement imaginer un candidat passant le CAPES de lettres avec une licence de physique), ), mais on pourra très bien passer le CRPE après n'importe quel master, et se trouver bombardé dans une classe sans aucune formation "professionnelle, formation qui, pour un PE, ne concerne pas uniquement "la pédagogie", mais toutes les disciplines enseignées à l'école primaire, et dont il ne saura que ce qui lui reste du lycée, (pour les matières "générales"), et du collège, (pour les disciplines artistiques). Tout ça n'est pas très sérieux.
Quant au seul compagnonnage comme "formation professionnelle", on en connaît les limites, cela a été également longuement débattu ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2009

Ah ! cher JPB, j'ai eu, cette fois, l'impression d'être l'auteur de votre Note. Je me suis régalé à la lire.
Non que je veuille m'envoyer des fleurs. (Pas plus que d'habitude.)

Juste une remarque à l'adresse de beaucoup de gens : toute ma vie j'ai entendu dire, "Untel est un bon médecin", sous-entendu "Tel autre n'est pas bon." ou carrément entendu.
Et tous ces juges ne sont pas médecins, mais ils ont la compétence. C'est encore plus fort que les "sciences" de l'éducation.
Quoi de plus fort que la science infuse ?

Écrit par : Francis Penin | 11 février 2009

Le papier de Pierre Jourde est très intéressant, comme d'habitude. Et le fond est parfaitement défendable. L'université mérite suffisamment de vrais reproches pour qu'on ne lui fasse pas en plus de fausses querelles.

Cependant quelques nuances:

-Le portrait -robot de l'universitaire ne couvre qu'une partie de la réalité: les candidats "locaux" (vérole du système de recrutement) n'ont souvent jamais mis les pieds dans un collège ou lycée pénible; certains n'ont même passé aucun concours. Un astucieux système interne de tutorat et assimilé leur permet de faire toute la carrière sans sortir de la fac et à l'ombre d'un pontife.

-l'évaluation existe bien, mais elle est purement interne; ce sont des pairs et des gens du sérail qui se jugent entre eux. Les critères "scientifiques" passent très loin après les logiques de clan, de chapelle, de règlement de comptes et de renvoi d'ascenseur. La moindre des choses serait de rendre publiques et ouvertes les séances de commission dites de spécialistes où se décide, de façon bien désinvolte, le sort des gens.

- Une partie notable de l'enseignement en premier cycle est assuré par une plèbe intérimaire (chargés de cours, ATER, PRAG et j'en oublie) auxquels on fait passer la pilule de leur rémunération famélique en leur faisant miroiter la perspective d'un recrutement futur. Promesse qui n'engage évidemment que ceux qui la reçoivent et qui n'est jamais tenue. Il est piquant de voir que tant d'universitaires qui se disent de gauche se conduisent comme les patrons véreux qui embauchent de la main d'oeuvre clandestine: les chargés de cours , fallacieusement allèchés, peuvent ainsi se voir imposer des corrections qui ne sont pas dans le contrat. J'ai même été en passe de me faire remercier en cours d'année, parce qu'un audit avait subitement révélé que deux MCF étaient en sous-service, et que par conséquent on n'avait plus besoin de moi.

-Le système français tend à se rapprocher de ce qui se passe en Suisse ou en Italie, où les exclus de l'Université survivent par de petits boulots dans la Culture ou le Patrimoine, et continuent à publier; mais dans des revues étrangères. La recherche s'y fait donc de plus en plus endehors de la fac; et bientôt elle se fera contre elle. Nous en prenons clairement le chemin.

La loi Pécresse n'arrange évidemment rien de tout cela. Mais l'institution univerrsitaire a très largement contribué à ce qui lui arrive, par opportunisme et par démagogie. Elle pourrait y réfléchir un peu avant de solliciter l'appui d'une opinion dont elle n'a jamais attendu que du fric.

Écrit par : Jean-François Croz | 11 février 2009

Il ne restera plus qu'à redéfinir les stages des futurs enseignants. Je suggère très fort au ministre, comme je l'ai déjà fait dans Fin de récré, 'en revenir au système qui l'a fait lui-même prof : la résurrection des défunts CPR, sacrifiés sur l'autel des sciences de l'Education. C'est dans une combinaison d'artisanat et de compagnonnage qu'on peut au mieux apprendre les rudiments d'un métier difficile, qu'on ne maîtrise jamais à fond et certainement pas en suivant, hors les murs des lycées ou des collèges, les cours de gens qui se sont spécialisés en Pédagogie de façon à ne plus être devant de vrais élèves.

Espérons qu'il vous écoutera !

Mais je vois deux obstacles (en me situant de son point de vue, celui de Bercy) :

1°) La rémunération des "apprentis" (nous n'étions pas payés très cher ; je touchais beaucoup moins en tant que certifié stagiaire qu'en tant que MA titulaire d'une licence et d'une maîtrise d'enseignement en exercice. Mais enfin, il fallait bien rémunérer ceux qui entraient dans le métier après le CAPES ou l'Agrég.

Avec la suppression du stage pratique, Bercy économise une année de salaire.

On enverra les candidats (au sens latin = candidus : blanc, innocent) dans l'arène sans armes ni bagages en comptant sur la sélection naturelle et vogue la galère !

2°) Il fallait aussi prévoir un dédommagement pour les "tuteurs" (pas beaucoup, mais enfin...)

Deuxième économie.

J'ai effectué mon CPR à Lyon en 89 et Meirieu n'existait pas encore vraiment, ce n'était qu'un "gourou naissant", c'est ainsi que je le percevais, mais pas certains de mes jeunes collègues qui n'avaient jamais enseigné et qui étaient fascinés par son bagoût et son côté faussement "rebelle" : un rebelle qui sut ensuite investir dans la "rebellitude" (le conformisme de la révolte comme de fond de commerce) tenant tel langage avec les uns, édulcorant avec les autres pour finir comme conseiller des princes (de Gauche, donc forcément infaillibles et forcément du côté du "Bien" : Jospin et surtout Allègre qui s'en démarquera vers la fin, les histoires d'amour sont compliquées)

Avec le système actuel, nous avons les inconvénients à la puissance deux : plus de stage pratique dont d'expérience de terrain (apprend-on à monter à cheval en lisant des manuels d'équitation ?) et retour en force par la fenêtre du pédagogisme que l'on pensait avoir chassé par la porte.

Désolant !

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Du même Pierre Jourde, un article un peu ancien, en espérant que la crise actuelle ne lui fera pas adoré ce qu'il a si joliment brûlé

Crise de l’éducation nationale
Ce qui tue l’Université française

Face aux protestations, le gouvernement français a finalement reporté certains aspects de la décentralisation de l’éducation nationale, mais il matraque les professeurs grévistes en leur imposant de très fortes retenues de salaire. Du côté de l’université, une énième réforme, qui n’apporte aucun progrès tout en ouvrant la voie à la privatisation, est également reportée de plusieurs mois. Et le malaise du monde enseignant s’accroît.

L’université française est morte. Morte en tant qu’université, c’est-à-dire communauté scientifique où la recherche s’associe à un enseignement spécialisé de haut niveau. Il reste quelques établissements pédagogiques post-baccalauréat. Mais l’université a été tuée par la médiocrité.

Postes « secondarisés »
On se figure que l’université recrute les meilleurs professeurs. C’était vrai, ce l’est de moins en moins. La spécialisation disparaît au profit de postes pédagogiques ou didactiques. En ce domaine, l’année 2003 fera date : en lettres, aucun poste de maître de conférences en littérature du XIXe siècle n’a été proposé, parmi un déferlement de postes de « technique d’expression ». En clair : l’université n’est qu’une sorte de lycée où il faut s’efforcer d’apprendre aux étudiants à construire une phrase. Quantité d’enseignements pour lesquels on ne dispose pas d’un universitaire en titre sont confiés à des vacataires empruntés aux lycées. Ou bien on recrute des professeurs agrégés (PRAG), soutiers de l’université devant assurer le double d’heures pour le même salaire, écrasés de travail et qui n’ont pas le temps de se consacrer à la recherche.

Carences du recrutement
Lorsqu’un vrai poste est proposé au concours, le « localisme » galopant fait en sorte qu’il soit attribué, non au plus méritant, mais à celui qui est déjà sur place et qu’on a prévu à l’avance d’y installer. Les concours tendent à devenir de faux concours. Des candidats envoient des dossiers volumineux, traversent la France entière, pleins d’espoir et d’angoisse, pour faire de la figuration démocratique dans un spectacle où tout est déjà réglé. L’intitulé du poste correspond très précisément à la thèse du candidat local. Un président d’université électronicien s’introduit dans une commission de littérature pour faire élire le candidat local. Un conseil d’administration casse l’élection d’un candidat qui n’est pas local. On fait élire sa femme, son fils, son beau-frère, le fils du pharmacien du centre-ville, qu’importe la qualité de son dossier : surtout pas le meilleur, si on ne le connaît pas. La réforme Allègre a facilité cette évolution. Tous les professeurs étaient autrefois membres de droit des commissions de recrutement, système simple, efficace et qui limitait les risques de fermeture. L’Éducation nationale a le génie de la complication. A présent ces commissions sont élues sur listes, ce qui les réduit beaucoup et facilite la mainmise de quelques-uns sur les recrutements. Le projet de décentralisation ne fera qu’aggraver les choses.


Diplômes dévalués
Avec l’énorme augmentation de ses effectifs, l’université a été confrontée à un échec massif en première année. Les réformateurs refusent d’admettre que cet échec est dû à des lacunes profondes chez les étudiants, héritées du primaire et du secondaire, et que tout le système est en cause. Il ne s’agit pas de prétendre que « le niveau baisse » ni que les étudiants seraient globalement incompétents. Mais tout enseignant du supérieur sait parfaitement que les universités ont dû accueillir des masses d’étudiants incapables de suivre un cours rudimentaire, de rédiger un texte simple ou de le comprendre.
On a fait en sorte que puissent obtenir le baccalauréat des étudiants dont le niveau d’inculture est ahurissant, qui ne maîtrisent ni syntaxe, ni orthographe, ni vocabulaire. Selon les autorités, suivies par trop de journalistes spécialisés, la solution serait de réorganiser les examens, les disciplines et les pratiques enseignantes. On a d’abord exigé que les universitaires soient plus pédagogues. C’est, par obsession pédagogique de principe, ignorer la réalité de l’enseignement. Le mandarin qui débite son discours sans essayer de se faire comprendre est devenu une espèce rare. Il y a longtemps que les universitaires expliquent, simplifient. Mais il y a un degré de simplification qui fait perdre tout contenu et toute signification à ce que l’on veut enseigner.
On a ensuite vidé les premiers cycles universitaires de presque toute spécialisation et arrangé les examens de telle sorte que les mauvaises notes soient compensées au maximum. Actuellement, un étudiant en lettres ne sachant pas conjuguer un verbe du troisième groupe, ignorant les rudiments de toute culture littéraire, confondant Hugo et Zola, la révolution française et le surréalisme en dépit de tous les efforts « pédagogiques », peut espérer obtenir son diplôme d’études universitaires générales (DEUG) de lettres avec de l’informatique, du sport, de la technique d’expression et une option cinéma.
Puis on a estimé - autre idée géniale - que l’échec était dû à une mauvaise orientation. Il a donc fallu, encore une fois, jongler avec les horaires, l’organisation des études, pour prévoir des échanges de cours et des passerelles d’une faculté vers une autre. Pourtant, de toute évidence, l’échec de masse vient des lacunes de base, qui posent autant de problèmes en géographie qu’en philosophie, en anglais qu’en psychologie. On a, pour se conformer à l’Europe, « semestrialisé » les études (c’est-à-dire doublé les périodes d’examen). Autrement dit, des jeunes gens qui sortent du lycée, qui ne savent rien de l’université, disposent de douze séances de cours, au lieu de vingt-quatre, avant de subir leur examen. On imagine à quel point cette mesure peut, elle aussi, faire diminuer le taux d’échec.

Illusion démagogique
L’enseignement supérieur est devenu, en grande partie, de l’assistanat. Il faut reprendre toutes les bases : comment on prend des notes, comment on se sert d’une bibliothèque, comment on fait une phrase, comment on accorde un participe. On multiplie béquilles, tuteurs, rattrapages, cours de méthodologie. On évite au maximum d’enseigner la discipline même. On invente chaque année le nouveau truc qui permettra d’améliorer les chiffres. Résultats de ces permanentes contorsions pour obtenir à tout prix de bons taux de réussite : la création d’une gigantesque illusion.
Tout le système, depuis le primaire, confond qualité et quantité. On se réjouit d’une amélioration purement statistique qui ne correspond pas à des compétences réelles. De plus en plus de jeunes prolongent leurs études dans une université qui n’a plus de débouchés à leur offrir. Les diplômes sont dévalués par la démagogie qui tend à exclure toute sélection, et offrent peu de perspectives professionnelles claires, du moins dans les filières généralistes. Restent les concours. Mais là, la sélection perdure, bien entendu. Et les grandes écoles se taillent la part du lion. On aura donc à toute force poussé des jeunes gens dans des voies sans issue.
L’IUFM, quant à lui, offre à beaucoup d’étudiants la perspective de devenir professeurs d’école ou de collège s’ils réussissent le concours. On y met de plus en plus l’accent sur la théorie de l’enseignement au détriment des contenus. Ce système formera des instituteurs bourrés de didactique et de psychologie enfantine. Pas meilleurs pédagogues : prêts à faire de l’animation et à perpétuer la tromperie qui articule tout le système ; mais, hélas !, incultes. Et tout recommencera, depuis le début.
Pierre Jourde.

Écrit par : Jean-François Croz | 11 février 2009

'en revenir au système qui l'a fait lui-même prof : la résurrection des défunts CPR, sacrifiés sur l'autel des sciences de l'Education. C'est dans une combinaison d'artisanat et de compagnonnage qu'on peut au mieux apprendre les rudiments d'un métier difficile, qu'on ne maîtrise jamais à fond et certainement pas en suivant, hors les murs des lycées ou des collèges, les cours de gens qui se sont spécialisés en Pédagogie de façon à ne plus être devant de vrais élèves.

Jean-Paul Brighelli

Quant au seul compagnonnage comme "formation professionnelle", on en connaît les limites, cela a été également longuement débattu ici.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 février 2009

S'il est besoin de "formation professionnelle" aujourd'hui pour être enseignant, c'est exclusivement pour habituer les professeurs à subir sans craquer les montagnes d'humiliations que déversent sur eux à longueur de cours les "mauvais" élèves avec la complicité passive de l'institution. Il faut aujourd'hui qu'ils se fassent à l'idée que leur métier ne sera qu'une interminable bataille quotidienne pour essayer de faire cours à une classe rendue ingérable par quelques brebis très galeuses que l'institution refuse de se donner les moyens de neutraliser (en les réorientant vers des filières adaptées par exemple). Autrement dit, ladite "formation des professeurs" consiste à leur mettre bien dans la tête qu'ils ne sont plus des "professeurs", mais des surveillants de garderie, des adultes accompagnant la libre expression des crétins (c'est en plein du Meirieu, ça!).
La formation à l'acte de transmettre les connaissances, elle, se fait exclusivement, je suis tout à fait d'accord avec Jean-Paul, par le compagnonnage. Les IUFM ont prétendu en inventer une autre et c'est plutôt raté!
Hier, à la cantine de mon collège, j'ai eu une discussion assez vive avec une allumée pédago (celle qui aimerait tellmeent habiter sa salle de classe et ne plus av oir à rentrer chez elle et nous mettre tous à 35 heures par semaine: elle anime le club jardinage, multiplie les actions de soutien, les cours de rattrapage, se jette sur toutes les heures de remplacement qui se présentent, parle fort, est tout le temps fourrée à la direction, à rapporter tout ce qu'elle a entendu, etc.). Comme j'évoquais le cas d'un crétin qui me pourrit ma classe de 4ème depuis le début de l'année (16 ans depuis de le 5 février, 1 mètre 90, 5/20 de moyenne générale, 5/20 en note de comportement, jamais ses affaires, insolent, perturbateur, bref, le type même du crétin qui ne devrait plus être au collège depuis belle lurette), cette exquise personne m'a répliqué que je n'avais qu'à "faire des formations" (sic!) pour apprendre à traiter ce genre de cas. Une allumée, vous dis-je! Vous voyez, Christophe, c'est exactement ce que je disais ci-dessus. Car la seule réaction "professionnelle" face à ce genre d'individus incontrôlables, c'est la sanction grave, et s'ils persévèrent, l'exclusion. Heureusement, ce crétin type a quand même, eu la bonne idée de m'insulter samedi dernier, et la Principale, qui n'est pas pourtant la perspicacité incarnée et qui avait tendance à penser un peu comme l'allumée que j'ai évoquée et qui est son éminence grise, a quand même considéré que c'était trop et l'a exclu huit jours en lui conseillant vivement de chercher plein de stages.
Au passage, vous constater, Robin, que mon collège a bien changé en quelques mois: l'an dernier encore, il suffisait de hausser le ton et de punir une fois pour avoir dans les classes (du moins dans celles que j'avvais) une paix royale. Cette année, pratiquement toutes les classes (il y en trois ou quatre de correctes sur les 25 du collège) sont semées de durs à cuire qui sabotent les cours et contre lesquels nous ne disposions pas encore des moyens (et de la mentalité répressive) qui conviennent. Heureusement, la riposte est en train de s'organiser: il y a une solidarité entre collègues pour réprimer et nous devenons méchants...
Ceux qui viennent nous prêcher la nécessité d'une "formation professionnelle" (je ne parle pas de vous, Christophe) sont ceux-là mêmes qui ont empêché le fonctionnement normal de l'école en laissant se développer l'anarchique liberté de l'élève-au-centre.

Écrit par : Jean | 11 février 2009

Juste une remarque à l'adresse de beaucoup de gens : toute ma vie j'ai entendu dire, "Untel est un bon médecin", sous-entendu "Tel autre n'est pas bon." ou carrément entendu.
Et tous ces juges ne sont pas médecins, mais ils ont la compétence. C'est encore plus fort que les "sciences" de l'éducation.
Quoi de plus fort que la science infuse ?

Ecrit par : Francis Penin | 11 février 2009

"Untel est un bon médecin" me semble qualifier non pas le savoir du médecin (comment l'apprécier si l'on n'est pas médecin soi-même ?), mais la qualité relationnelle que le médecin est capable d'établir avec son patient.

Si le jugement porte sur le savoir et émane d'un ignorant, il n'a aucun fondement mais s'il porte sur la qualité relationnelle et la personalité du médecin (disons son "charisme", son "empathie", sa patience...), le jugement me semble plus légitime.

Je souffre d'une hernie discale qui provoque régulièrement des crises très douloureuses et invalidantes (je ne peux quasiment plus marcher à ce moment-là).

Au cours d'une de ces crises, je me suis traîné chez le médecin le plus proche qui exibait des diplômes d'ostéopathie et d'acupuncture.

Il m'a ausculté rapidement, m'a posé une ou deux questions et je suis reparti avec les médicaments habituels : analgésiques et anti-inflamatoires que j'aurais pu me prescrire moi-même, toujours aussi courbé et avec des douleurs qu'il n'a rien fait pour soulager, alors qu'il se prétend "acupuncteur".

J'ai jugé (peut-être à tort) que "ce n'était pas un bon médecin". C'était à l'époque où on devait choisir un médecin attitré (ça vient du système de santé anglais) et je me suis bien gardé de le choisir lui.

Si on m'avait demandé la raison exacte, j'aurais répondu à peu près ceci : "Il a quelque chose de froid et d'ennuyé qui n'incite pas à guérir".

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Le compagnonnage pourquoi pas, mais tout réside dans le choix du compagnon. Le fait d'enseigner depuis des années n'est en rien une garantie...

Écrit par : barnagain | 11 février 2009

Au passage, vous constatez, Robin, que mon collège a bien changé en quelques mois: l'an dernier encore, il suffisait de hausser le ton et de punir une fois pour avoir dans les classes (du moins dans celles que j'avvais) une paix royale. Cette année, pratiquement toutes les classes (il y en trois ou quatre de correctes sur les 25 du collège) sont semées de durs à cuire qui sabotent les cours et contre lesquels nous ne disposions pas encore des moyens (et de la mentalité répressive) qui conviennent. Heureusement, la riposte est en train de s'organiser: il y a une solidarité entre collègues pour réprimer et nous devenons méchants...

J'en suis désolé pour vous, Jean. J'ai l'impression que la "chienlit" gagne partout. L'important c'est la solidarité entre les adultes, au moins entre les professeurs et le rappel au respect de la Loi qui n'est autre que le visage infiniment vulnérable de l'autre (E. Lévinas)

Ce métier tend à devenir un pur rapport de forces et les "gentils" se font invariablement bouffer par les lions (plutôt des hyènes que des lions, d'ailleurs).

Or, on ne le dira jamais assez, il y a une antinomie fondamentale entre la vie de l'esprit d'une part, la violence et la contrainte d'autre part.

Dans le combat immémorial que la violence livre à la culture, la violence tend à l'emporter dans le système scolaire actuel.

Je n'emploierai pas le mot "fascisme" que l'on m'a repproché, peut-être à juste titre. Il n'est pas trop fort, mais il est trop "daté".

Disons la "barbarie ordinaire".

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Allez, Jean, dès que vous aurez "viré" la direction, cela ira mieux. Car enfin, le recrutement des élèves n'a pas changé?
Consolez-vous, juste avant les vacances, j 'ai eu droit à un zozo qui sortait tout droit d'un centre fermé, que nous n'avions jamais vu auparavant et qu'on a parachuté dans une classe de 3ème qui était plutôt ( tout est relatif) calme. En trois cours, le bazar. Clash. Il m'attend à la fin d'un cours. C'est-à-dire qu'il part avec les autres et revient seul. Quand je l'ai vu s'avancer vers moi à mon bureau et que j'ai pris conscience que j'étais seule, j'ai senti remonter en moi cette peur qui ne pas m'a pas quittée pendant l'année où l'on m'avait fichue dans cette ZEP de fous furieux.
Mais il n'avait pas de couteau dans son sac, juste un plein d'injures choisies qu'il avait dû cultiver en centre fermé.
Rapport écrit d'incident, et tout le reste. Je mets les pieds dans le plat. Le chef d'établissement s'agite. Les écrits, il n'aime pas. Je demande à rencontrer les éducatrices qui s'occupent du petit mignon et l'on me dit que, non, elles ne peuvent pas se déplacer. Et à propos de ma demande sur la nécessité de scolariser un élève de bientôt 16 ans totalement déscolarisé, il m' a été répondu que les éducatrices trouvaient que le jeune homme manquait d'activités. On ne savait plus quoi faire de lui en attendant ses 16 ans alors on pensait qu'au collège, ce serait bien; le collège, c'est bien un lieu de vie où l'on propose des "activités", n'est-ce pas?

Écrit par : Sanseverina | 11 février 2009

On ne savait plus quoi faire de lui en attendant ses 16 ans alors on pensait qu'au collège, ce serait bien; le collège, c'est bien un lieu de vie où l'on propose des "activités", n'est-ce pas?

Ecrit par : Sanseverina | 11 février 2009

L'Education nationale : société de gardiennage n°1 en France...

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 février 2009

Ceux qui viennent nous prêcher la nécessité d'une "formation professionnelle" (je ne parle pas de vous, Christophe) sont ceux-là mêmes qui ont empêché le fonctionnement normal de l'école en laissant se développer l'anarchique liberté de l'élève-au-centre.

Ecrit par : Jean | 11 février 2009

Quant à la nature de cette formation, vous l'avez fort bien résumée, Jean : "habituer les professeurs à subir sans craquer les montagnes d'humiliations que déversent sur eux à longueur de cours les "mauvais" élèves avec la complicité passive de l'institution." Lors de ces formations du genre réunions tupperware pourraient d'ailleurs se tenir des stands transversaux où l'on proposerait différents modèles de martinets pour l'autoflagellation et qui viendraient compléter toute une littérature pieuse et doloriste (avec l'imprimatur du Primat des Gols).

Écrit par : Magister | 11 février 2009

L'Education nationale : société de gardiennage n°1 en France...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 février 2009

Plus qu'une métaphore : la plate réalité (et les faits sont têtus).

Écrit par : Magister | 11 février 2009

Tartuffe à l’Université, ou le décret hypocrite (V, 3).

Madame Pécresse
Qu’est-ce ? J’entends parler de mécontentement...
Un enseignant-chercheur
C’est ce nouveau décret dont mes yeux sont témoins.
Voilà donc tout le prix dont sont payés mes soins :
Je travaille ardemment pour l’Université ;
Je recherche et j’enseigne avec honnêteté ;
Mon emploi du temps est chaque jour plus chargé ;
Je donne tout mon temps et le loisir que j’ai ;
Mais, au même moment, par un perfide texte,
On tente de m’ôter, sous d’infâmes prétextes;
Et mon indépendance, et ma sérénité.
On m’incite à prouver ma rentabilité,
On dit, pour soutenir ma motivation,
Qu’il faut évaluer mes publications,
Et punir les chercheurs jugés incompétents
En leur donnant bien plus d’heures d’enseignement.
Madame Pécresse
Allons, mon cher Monsieur, vous ne pouvez penser
Que ce nouveau décret est aussi insensé.
L’enseignant-chercheur
Comment ?
Madame Pécresse
Un bon ministre est envié toujours.
L’enseignant-chercheur
Que voulez-vous donc dire avec votre discours,
Madame ?
Madame Pécresse
Qu’à la fac, l’extrême-gauche existe
Et l’on ne sait que trop le danger des gauchistes.
L’enseignant-chercheur
Mais qu’ont-ils donc à faire avec ce qu’on vous dit ?
Madame Pécresse
Il vous faut écouter Nicolas Sarkozy :
Une réforme, en France, est toujours critiquée;
Les esprits novateurs sont par tous attaqués.
L’enseignant-chercheur
Mais que fait ce discours aux choses d’aujourd’hui ?
Madame Pécresse
Sur mon nouveau décret, on vous aura menti.
L’enseignant-chercheur
Je vous ai dit déjà mes craintes très précises.
Madame Pécresse
La désinformation n’est plus ici de mise.
L’enseignant-chercheur
Vous me feriez damner, Madame. Je vous di
Que j’ai lu de mes yeux ce décret si hardi.
Madame Pécresse
Les langues ont toujours du venin à répandre,
Et rien n’est ici-bas qui s’en puisse défendre.
L’enseignant-chercheur
C’est tenir un propos de sens bien dépourvu.
Je l’ai lu, dis-je, lu, de mes propres yeux lu,
Ce qu’on appelle lu. Faut-il vous le rebattre
Aux oreilles cent fois, et crier comme quatre ?
Madame Pécresse
Mon Dieu ! on est parfois victime de lectures
Rapides, empressées, et qui ne sont pas sûres.
L’enseignant-chercheur
J’enrage.
Madame Pécresse
Aux faux soupçons l’on est vite amené,
Et c’est, ma foi, à tort que je suis condamnée.
L’enseignant-chercheur
Je dois interpréter à charitable soin
Le désir de me contrôler ?
Madame Pécresse
Il est besoin,
Pour accuser les gens, d’avoir de justes causes.
Vous devriez attendre à vous voir sûr des choses.
L’enseignant-chercheur
Hé ! diantre ! Je sais bien ce qui peut résulter,
D’un texte qui promeut la rentabilité,
La compétition... Ce ne sont que sottises.
Madame Pécresse
Pourtant d’un grand respect pour vous je suis éprise,
Et je veux avant tout vous mettre dans l’esprit
Que les choses ne sont telles qu’on vous les dit.
L’enseignant-chercheur
Allez, je ne sais pas, si vous n’étiez ministre,
Ce que je vous dirais de ce décret de cuistres.

Écrit par : Neoprofs | 11 février 2009

Allez, Jean, dès que vous aurez "viré" la direction, cela ira mieux. Car enfin, le recrutement des élèves n'a pas changé?

Ecrit par : Sanseverina | 11 février 2009

La principale, qui est en train de s'apercevoir, à quatre mois de sa retraite, qu'il est indispensable de sévir et qui se met à distribuer les exclusions temporaires avec une aisance et une générosité qu'on aurait aimé lui voir depuis les dix ans qu'elle est là, paie de toute évidence le prix des illusions dangereuses qui l'ont habitée pendant ces dix années. Elle paraît commencer à sortir enfin de son rêve et à prendre conscience que les élèves, si on ne les tient pas fermement, sont dangereux et représentent une force d'anarchie qu'il est difficile de contenir quand les écluses ont lâché. La Bruyère l'avait pourtant dit: "L'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur." Quand elle a pris ses fonctions il y a dix ans, elle respirait la méfiance pour ne pas dire la haine des... professeurs (pourtant nous étions tous consciencieux et de bonne volonté et nous ne demandions qu'à travailler "avec elle") et elle a tout de suite fait plein de risettes aux élèves. Erreurs psychologiques graves sur toute la ligne...

Écrit par : Jean | 11 février 2009

Je voulais simplement remercier tous ceux qui m'ont conseillé de lire "L'amant de la mort" et "La maîtresse de la mort" de Boris Akounine.

J'ai fini le second et presque terminé le premier.

Le personnage principal, l'orphelin Senka est sympathique comme tout. Il y a toute une réflexion sous-jacente (c'était déjà le cas dans "Azazel" sur l'éducation, la culture, le langage...et le rapport entre l'éducation et la violence) ; l'ambiance du roman est très proche de celle de Dickens (Oliver Twist), mais on pense aussi aux "Mystères de Paris" d'Eugène Sue, bien que ça se passe à Moscou.

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Mme Pécresse

Comment !? Vous vous offusquez de mon décret
Et poussez par toutes les rues des cris d'offraie,
Vous qui cherchâtes midi à quatorze heures
Et ne le trouvâtes qu'à la vingt-cinquième heure !

Le chercheur

Ah ! Madame, ne me confondez pas, je vous prie,
Avec les Tartuffe de certaines sciences, malappris
Et cuistres patentés qui se propagent tel un chancre
Par les failles d'une institution dévouée aux cancres.

Écrit par : Magister | 11 février 2009

A Christophe Sibille :

"mais on pourra très bien passer le CRPE après n'importe quel master, et se trouver bombardé dans une classe sans aucune formation "professionnelle, formation qui, pour un PE, ne concerne pas uniquement "la pédagogie", mais toutes les disciplines enseignées à l'école primaire, et dont il ne saura que ce qui lui reste du lycée, (pour les matières "générales"), et du collège, (pour les disciplines artistiques). Tout ça n'est pas très sérieux."

C'est ce qui se passe déjà aujourd'hui mais avec n'importe quelle licence. La formation que j'ai acquise provient de mon expérience de LC en tant que ZIL et certainement pas de ma 2è année d'IUFM. J'aurais tellement aimé avoir des cours sérieux en Français par exemple.

Le système actuel n'est pas plus sérieux.

Écrit par : Gerry | 11 février 2009

Rectif nous dépeint Cosette mais où est son Jean Valjean ?

Ecrit par : dugong | 11 février 2009
Jean Valjean est très vieux et très fatigué ! Faut le comprendre ...

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

J'ai jugé (peut-être à tort) que "ce n'était pas un bon médecin". C'était à l'époque où on devait choisir un médecin attitré (ça vient du système de santé anglais) et je me suis bien gardé de le choisir lui.


Ecrit par : Robin | 11 février 2009

Personne ne vous a jamais "obligé" à choisir un médecin attitré !
Je n'en ai pas, mes enfants ayant-droits non plus, et ne suis pas incarcérée ni privée d'assurance maladie ! Mes enfants sont également soignés.

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

A Robin :

D'accord, bien sûr, avec ce que vous dites !

J'ai connu ces problèmes de lombalgies atroces.
Tout a commencé par un lumbago à 38 ans. Les médicaments ont fait passer la chose en 5 jours.
Le médecin généraliste m'a prévenu que cela reviendrait !
C'est revenu.
A 41 ans, c'est devenu infernal.
J'avais changé de résidence entretemps (je ne dis pas, "J'avais déménagé.", par précaution.)
Mon nouveau médecin, homme charmant et dévoué, me prescrivit un anti-inflammatoire, un décontracturant musculaire qui me soulagèrent momentanément. Mais les crises se rapprochaient inexorablement et mon tube digestif commença à souffrir et, pire, j'avais mal avec les médicaments. Il a ajouté un antalgique, aujourd'hui interdit, car dévastateur. J'en ai pris un bon bout de temps, jusqu'à ce qu'il ne me fasse plus d'effet.
Alors j'ai enseigné avec le mal de dos. Infernal ! Je faisais des erreurs (un + à la place d'un -, etc.). Mes grands zigotos de terminale rigolaient bien mais ils voyaient que je m'asseyais précautionneusement de plus en plus souvent. Ils avaient compris ce que j'avais sans que je le leur eusse dit.
Et quand je m'asseyais lentement, ils disaient, "Craaaaac !"
Des garçons de 18 à 21 ans, qui, depuis, savent peut-être ce que c'est ! (Et ils ne rigolent peut-être plus.) Et peut-être se rappellent-ils le bon vieux temps (en 1982).

Quelqu'un me suggéra de me faire faire des semelles orthopédiques. Mon médecin me fit une ordonnance et un pédicure-podologue me les fit sur mesure. Il me dit que l'amélioration serait lente. Oh ! oui, elle le fut.
Toutefois, mon moral remonta.
Puis, un jour que j'avais une infection de la gorge, je consulte mon bon médecin qui me dit :"Et votre dos, comment ça va ?" J'avais 47 ans. Je lui dis que j'avais toujours mal mais que je vivais avec, et que, tout de même, les semelles orthopédiques avaient bien amélioré la situation.
J'étais intrigué mais me tus, pensant, "Pourquoi donc me demande-t-il ça ?"
Il le comprit et dit :"J'ai reçu une formation de médecine mécanique. Je peux vous faire des manipulations vertébrales, et sans danger. Il ne s'agit pas de chiropractie."
Ouais... j'avais une frousse intense. Je lui dis que je viendrais quand j'aurais une crise intenable. Il me dit que moins j'avais mal, plus il lui serait facile de me décoincer. Je me soumis donc à cela. Il ne parvint pas à me décoincer, mais ne me fit aucun mal.
Il dit :"Vous êtes très tendu. Vous avez peur ? - Oui !, dis-je, je suis mort de trouille !"
Il me donna un comprimé de Valium et me dit, "Revenez demain matin à 8 heures, à jeun, et avalez le comprimé à 7 heures.
Je suis arrivé dans son cabinet complètement dans les vappes. (je n'aurais pas pu conduire ma voiture, par exemple.)
Il me décoinça sans difficulté et sans me faire de mal. Une fois qu'il m'eut libéré de sa table spéciale, il me dit :"Contractez vos abdominaux et penchez-vous, jambes tendues, en avant, lentement. Dès que vous aurez mal, arrêtez." Or, je n'eux pas mal et pus toucher mes pieds !
Depuis lors (en 1987) je me suis fait décoincer par lui ou un autre de ses confrères qu'il avait formé ou par qui il avait été formé.
Robin, si vous avez toujours mon adresse électronique, je peux vous donner une liste de l'équipe d'une quarantaine de médecins généralistes qui forment une équipe en France. Ils se réunissent une fois par an à Paris pour faire le point sur leur travail. Certains partent à la retraite, de nouveaux arrivent. Leur annuaire est mis à jour une fois par an.
Ils sont inégalement répartis sur le territoire.

Pardon de m'écarter du sujet de ce fil de discussion.
Si cela peut rendre service à quelqu'un, j'en serai ravi.
Lors de la première visite le médecin demande à voir les radios les plus récentes de la colonne vertébrale. Si le médecin renonce à faire une manipulation, c'est que le dégât est trop important. Dans mon cas, ça durait depuis neuf ans.
Bonne chance !

Écrit par : Francis Penin | 11 février 2009

"C'est ce qui se passe déjà aujourd'hui mais avec n'importe quelle licence. La formation que j'ai acquise provient de mon expérience de LC en tant que ZIL et certainement pas de ma 2è année d'IUFM. J'aurais tellement aimé avoir des cours sérieux en Français par exemple.

Le système actuel n'est pas plus sérieux."

Ecrit par : Gerry | 11 février 2009

Je ne sais pas où vous avez suivi votre année de stage en IUFM, mais, en principe, en PE2, il y a des cours dans toutes les disciplines enseignées à l'école, en complément de ce que vous avez fait en PE1, (si vous en avez suivi une).
Des cours qui sont donc, en principe, disciplinaires.
Et je ne vois pas quelle discipline peut être enseignée sans qu'on la connaisse un minimum, (même si ces formations disciplinaires sont très insuffisantes à mes yeux).

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2009

A Jean : je vous assure de toute ma sympathie après avoir lu votre message sur le grand zèbre d'1m90 avec une noisette en guise de cerveau.
J'ai eu maille à partir avec des voyous de ce genre, qui sont devenus voyous parce que tout le monde cède devant eux : parents, professeurs, etc.
Le jour où votre géant tuera un professeur, peut-être ira-t-il en taule...
Comme il n'a que 16 ans, ce n'est même pas sûr.

Écrit par : Francis Penin | 11 février 2009

Allez, Jean, dès que vous aurez "viré" la direction, cela ira mieux. Car enfin, le recrutement des élèves n'a pas changé?

Ecrit par : Sanseverina | 11 février 2009

Que le recrutement des élèves n'a pas changé, vite dit! Ce matin j'ai appris que des parents d'une de mes élèves de Sixième avaient porté plainte contre une fille de la classe. Celle-ci avec d'autres camarades avaient mis sur la toile des photos pornographiques représentant des adultes sur le visage desquels elle avait apposé celui, photographié, de la jeune fille de bonne famille.
Inutile de dire qu'elle n'aura aucun problème pour décrocher son bédeuzi.

Mais le plus scandaleux (?) n'est pas là. Il s'est trouvé des "éducateurs" dans le collège, pour minimiser l'incident, le mettre au compte de "l'inconscience des jeunes de cet âge"!

Je pourrais raconter ici et à l'infini les tribulations de nombre de nos élèves. Il ne se passe plus une journée sans que le Principal, chose à laquelle il se refusait jusqu'à ces dernières années, ne se résigne à exclure temporairement un élève.

L'ensemble des réformes dans l'éducation en cours n'a pas d'autre but que de préparer les futurs personnels à cette révolution "culturelle" déjà bien amorcée. Mais le pire est à venir. Le collège, lieu d'instruction, n'est plus qu'un souvenir que seuls les nostalgiques évoquent encore.

Écrit par : buntovchik | 11 février 2009

J'ai jugé (peut-être à tort) que "ce n'était pas un bon médecin". C'était à l'époque où on devait choisir un médecin attitré (ça vient du système de santé anglais) et je me suis bien gardé de le choisir lui.


Ecrit par : Robin | 11 février 2009

Personne ne vous a jamais "obligé" à choisir un médecin attitré !
Je n'en ai pas, mes enfants ayant-droits non plus, et ne suis pas incarcérée ni privée d'assurance maladie ! Mes enfants sont également soignés.

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

On n'est pas obligé, mais on est fortement incité financièrement, surtout si on doit voir régulièrement un spécialiste. Le prix de la consultation n'est pas le même selon que l'on a ou non un médecin "référent".

Écrit par : Robin, rigolothérapeute | 11 février 2009

L'ensemble des réformes dans l'éducation en cours n'a pas d'autre but que de préparer les futurs personnels à cette révolution "culturelle" déjà bien amorcée. Mais le pire est à venir. Le collège, lieu d'instruction, n'est plus qu'un souvenir que seuls les nostalgiques évoquent encore.

Ecrit par : buntovchik | 11 février 2009

Peut-être que le collège pourait redevenir un lieu d'instruction si les adultes rompaient une bonne fois pour toutes avec "l'idéologie de l'innocence".

Ceci dit, je suis bien d'accord avec vous : un lieu où règne l'anarchie et la violence est une jungle (et pire qu'une jungle car la nature a ses lois), et celui où règne la peur et la répression est un bagne.

Au collège, nous sortons peut-être de la jungle, mais nous ne sommes pas sortis du bagne.

Écrit par : Robin, rigolothérapeute | 11 février 2009

J'ai oublié d'effacer le pseudo ; il ne faut pas abuser de la rigolothérapie !

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Je ne sais pas où vous avez suivi votre année de stage en IUFM, mais, en principe, en PE2, il y a des cours dans toutes les disciplines enseignées à l'école, en complément de ce que vous avez fait en PE1, (si vous en avez suivi une).
Des cours qui sont donc, en principe, disciplinaires.
Et je ne vois pas quelle discipline peut être enseignée sans qu'on la connaisse un minimum, (même si ces formations disciplinaires sont très insuffisantes à mes yeux).
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 février 2009

Christophe, je peux vos assurez que certains profs d'IUFM enseignent une discipline sans la connaître "un minimum".
Une PE de l'académie de Nantes m'a passé tous les cours qu'elle a subis.
De quoi se bidonner, je vous assure.

Écrit par : Guy Morel | 11 février 2009

« Or nous avons trouvé que l’ordre et la propreté sont des revendications culturelles essentielles, bien que leur nécessité vitale n’apparaisse pas précisément comme évidente, pas plus que leur aptitude à être des sources de jouissances. Arrivés à ce point, la similitude du procès culturel avec le développement libidinal de l’individu ne pouvait manquer de s’imposer à nous d’emblée. D’autres pulsions sont amenées à déplacer, à reporter sur d’autres voies, les conditions de leur satisfaction, ce qui dans la plupart des cas coïncide avec la sublimation (des buts pulsionnels) bien connue de nous, mais dans d’autres cas peut encore être démarqué d’elle. La sublimation pulsionnelle est un trait particulièrement saillant du développement de la culture, elle permet que des activités psychiques supérieures, scientifiques, artistiques, idéologiques, jouent dans la vie de culture un rôle tellement significatif. Si l’on cède à la première impression, on est tenté de dire que la sublimation est en général un destin de pulsion que la culture obtient par contrainte. Mais on fera mieux de réfléchir encore plus longtemps. Troisièmement enfin, et c’est ce qui me semble le plus important, il est impossible de ne pas voir dans quelle mesure la culture est édifiée sur du renoncement pulsionnel, à quel point elle présuppose précisément la non-satisfaction (répression, refoulement et quoi d’autre encore ?) de puissantes pulsions. Ce « refusement par la culture » exerce sa domination sur le grand domaine des relations sociales des hommes ; nous savons déjà qu’il est la cause de l’hostilité contre laquelle ont à combattre toutes cultures. Il posera aussi de lourdes exigences à notre travail scientifique, nous avons là à fournir beaucoup d’éclaircissement. Il n’est pas facile de comprendre comment s’y prendre pour retirer une pulsion à la satisfaction. Cela n’est pas du tout sans danger ; si l’on ne compense pas cela économiquement, on peut s’attendre à des troubles graves. »

Un été 1929, tout est annoncé.
Aucun commentaire à ajouter.

« La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement. »

Sigmund Freud, « Le malaise dans la culture », ou « Le malaise dans la civilisation ».

L'école, rempart contre les pulsions, bouffée par une société devenue pulsionnelle. Comment voulez-vous vous en sortir, hein?

Écrit par : Pendariès | 11 février 2009

Que le recrutement des élèves n'a pas changé, vite dit!

Buntovchik, je ne parlais pas en général mais seulement du cas particulier du collège de Jean dont il nous avait dit jadis grand bien et j'en parlais avec un point d'interrogation. Ce n'est pas bien grave mais c'est vrai que la communication est souvent difficile par mail.

A Francis et Robin: l'ostéopathie ou les manipulations peuvent très bien marcher sur des tas de problèmes lombalgiques mais quand il y a eu une hernie discale, il faut y aller piano, piano. Notez que quand le dos ne veut plus de manipulation, il le fait savoir...Mais cela n'est pas toujours drôle.

Écrit par : Sanseverina | 11 février 2009

Je retourne à mon Mahler.

La 3ième symphonie. Ah la quarte finale du 6ième mouvement, "Langsam. Ruhevoll. Empfunden." [Lent. Calme. Profondément senti]...

Écrit par : Pendariès | 11 février 2009

Des nouvelles de Roger Felts, par sa compagne Marie-Martine : il a donc été opéré hier après-midi et était visible aujourd'hui.
Martine dit qu'il va bien, beaucoup mieux que lors de la première opération, qu'il est bien réveillé, et en pleine possession de ses moyens.
Elle est restée avec lui jusque à 14 h environ en salle de réa. Le professeur Roche, qui l'a opéré, devrait passer avant ce soir. M.-Martine ne sait pas encore ce qui a été fait, mais on devait ôter environ 80%de sa tumeur.

Nous croisons tous les doigts pour lui.

Écrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

A Christophe Sibille :

Je n'ai pas fait de PE1 et j'avais une très grande attente et une très grande envie de formation. J'ai fait ma PE2 à Nice. Vous dites que l'on a des cours dans toutes les matières. Faux. Aucun cours en sciences et technologie, aucun en musique, aucun en arts plastiques. Quelques cours en histoire et géographie (trop peu) mais qui n'étaient pas des remises à niveau. Idem pour l'EPS (le cours le plus intéressant d'ailleurs). Voyons les maths : on a passé l'année à nous donner des idées d'exercices (au cas où) avec des piles de photocopies que j'ai finalement jetées (personnellement cela m'était égal vu mes études scientifiques). Mais toujours pas de cours et de remise à niveau.
Cerise sur le gâteau : le Français. Quota horaire le plus lourd avec en prime des heures spéciales "Français transversal" et là je dois le dire tout net : du pipeau toute l'année. Rien de concret. Je suis sorti de cette année d'IUFM avec aucune remise à niveau et en ayant personne pour m'expliquer méthodiquement comment s'y prendre en Français. Tout ce que je fais aujourd'hui dans ma classe est le fruit de mon expérience, de mon analyse, de ma réflexion et de l'auto-formation via internet et différents ouvrages lus.

Pour être honnête, les seuls moments de "remise à niveau" ont été ceux où j'ai préparé le concours, c'est àdire seul avec mes bouquins puisque j'étais candidat libre.

Écrit par : Gerry | 11 février 2009

(suite)

Mme Pécresse

Laissez là ce masque de Candide qui ne vous sied point
Et cessez donc de jouer l'ulcéré et de lever votre poing !
Sachez que si nous laissâmes le chancre asseoir son emprise,
C'était à dessein, afin que le système se délite et se vaporise.

Le chercheur

Gouverner c'est prévoir. Ainsi, à défaut de prendre la citadelle
Qui résiste au marché souverain, les autorités de tutelle
Ont permis à tous les vents de s'engouffrer entre les murs,
De sorte à faire tomber dans le panier un fruit déjà bien mûr.

Mme Pécresse

Il fallut bien, faute de le pouvoir réformer de front,
Laisser le temps faire son oeuvre et forger le chaudron
Dans lequel allaient bouillir à l'étuvée les irréductibles
Rebelles à la puissance globale par nature incoercible.

Le chercheur

Malheur ! Nous voilà piégés entre Charybde et Scylla !
Comment échapper à celui-ci sans être dévoré par celui-là ?
Tacticiens et didacticiens se déchirent notre presque dépouille.
Ils ont le sourire carnassier serti dans un rictus de gargouille.

Écrit par : Magister | 11 février 2009

Pour info.

11 FÉVRIER 2009

Témoignage à charge à propos des décharges

Jusqu'ici, elle avait toujours fait cours. Même pendant le mouvement contre la LRU (la loi sur l'autonomie des universités) l'an dernier. Mais trop c'est trop: Marie Laure Basilien-Gainche, prof de droit à Paris III, est aujourd'hui engagée contre les réformes Pécresse Et fait des cours "hors les murs" à ses étudiants.

Marie-Laure Basilien-Gainche m'a livré son témoignage dans le hall du Centre commercial Italie2, place d'Italie, entre un escalator et une sandwicherie.

Elle était venue pour donner son cours sur l'étude comparée du droit constitutionnel en Europe. Mais la préfecture avait reçu trop tard les demandes des universitaires pour s'installer sur le parvis. En plus il pleuvait. Du coup, elle a fixé un nouveau rendez-vous à ses étudiants. Et est restée à me parler.

"Au départ je n'étais pas contre la LRU. Je croyais qu'il fallait réformer et que l'on pouvait essayer l'autonomie. J'étais pragmatique et j'attendais de voir ce que cela allait donner.

Une amie m'a dit un jour: la LRU c'est un bombe à fragmentations. Je crois aujourd'hui qu'elle a raison.

Sur le statut des enseignants-chercheurs je ne suis pas contre à priori le fait que certains fassent à un moment plus d'enseignement, ou plus de recherche. Mais je suis ne pas d'accord avec le fait que ce sont les présidents d'université qui décident. Ils pourraient favoriser des copains.

De toute façon vue la pénurie, on n'a pas d'argent pour payer les vacataires. On va donc nous demander de faire des heures supplémentaires. Or pour faire un bon cours dans le supérieur, il faut absolument faire de la recherche.

On est déjà accablés de travail, payé ou non. Je suis directrice adjointe de l'UFR d'Etudes européennes à Paris III. Je suis aussi élue au Bureau et au CEVU (Conseil de la vie universitaire).

On a une multitude de choses à faire. On est bombardés d'injonctions du ministères. On travaille le soir, le week-end.

L'été dernier, comme cela se fait tous les quatre ans, nous avons révisé toutes les maquettes de nos masters pour les adapter aux demandes d'aujourd'hui. Une gros travail car il faut souvent tout bouleverser.

Puis il a fallu organiser la rentrée. Notre UFR compte 40 enseignants, dont 7 permanents. Il faut jongler avec les emplois du temps, avec les salles aussi.

En novembre, on nous a demandé de préparer des masters pour les étudiants se destinant à l'enseignement. A remettre le 15 février. Mais on n'a reçu aucun moyen supplémentaire. Si l'on veut proposer un master pour les professeurs des écoles, il nous faudrait un prof de maths. Où le trouver ? Comment faire quelque chose de sérieux en si peu de temps ?

En décembre, il a fallu organiser les examens. Puis dans la foulée, l'admission post-bac (le dispositif national de voeux des lycéens) et l'orientation active (pour les lycéens souhaitant s'inscrire à Paris III). Nous n'avons qu'une personne pour s'occuper de tout cela.

A la mi décembre, à la veille d'une réunion du Bureau, nous avons reçu le projet de décret réformant notre statut.

Les tâches administratives ne sont pas prises en compte ! On ne mentionne que la Recherche et l'Enseignement. Des décharges sont prévues, mais très peu, pas pour les responsables de diplômes ni pour les directeurs adjoints de composante par exemple.

Comme directrice-ajointe, je reçois une prime de 1000 euros brut par an. Mais je n'ai aucune décharge. J'en ai demandée. On m'a répondu que je pourrai obtenir 6 heures dans l'année au grand maximum. J'ai renoncé. Ou on m'enlève une heure de cours (par semaine) ou rien.

En plus, on nous demande de faire toujours plus de communication. Et d'actualiser nos formations sur le site. Du coup je fais aussi fonction de webmaster pour l'UFR. Tâche qui n'est pas reconnue.

On est totalement méprisés par Nicolas Sarkozy, totalement incompris. Comme si nos dirigeants ne savaient rien de ce qu'est notre vie au quotidien. On est 80 dans des salles de 60. J'ai 100 étudiants en TD que je dois suivre en contrôle continu. On limite les photocopies.On fait des miracles avec de la misère".

Écrit par : Retraitée | 11 février 2009

Robin, je vous conseille aussi "La Prisonnière de la tour", toujours de Boris Akounine. On y voit Fandorine se mesurer conjointement à Arsène Lupin et à Sherlock Holmes. C'est délectable en tout point.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 février 2009

Nous croisons tous les doigts pour lui.

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009
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Je souhaite à Roger Felts un bon et prompt rétablissement.

Écrit par : Francis Penin | 11 février 2009

A Francis et Robin: l'ostéopathie ou les manipulations peuvent très bien marcher sur des tas de problèmes lombalgiques mais quand il y a eu une hernie discale, il faut y aller piano, piano. Notez que quand le dos ne veut plus de manipulation, il le fait savoir...Mais cela n'est pas toujours drôle.

Ecrit par : Sanseverina | 11 février 2009
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Tout à fait d'accord, Sanseverina !
Il faut venir avec les radios et les rapports écrits sur l'état des disques intervertébraux.
Je crains que pour Robin il ne soit trop tard. Il y a peut-être trop longtemps qu'il souffre du dos et s'il a une hernie discale, il faut y aller doucement, oui.
Si cela peut servir à quelqu'un dont les soucis de ce genre sont assez récents, j'en serai ravi.

Écrit par : Francis Penin | 11 février 2009

Tous mes voeux et amitiés pour Roger Felts

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 février 2009

"Le collège, lieu d'instruction, n'est plus qu'un souvenir que seuls les nostalgiques évoquent encore."
Ecrit par : buntovchik | 11 février 2009

Tiens, oui, c'est vrai ça, quand on pense que le collège a été un lieu de culture et d'instruction...

On a du mal à y croire, tiens.

Écrit par : Jeremy | 11 février 2009

On travaille le soir, le week-end.

Nous aussi...Et bien d'autres gens également.
Dans ce que dit cette enseignante, il y a quand même une confusion. Je ne doute pas qu'elle ait tout ce travail, mais ce n'est pas le cas de tous les enseignants dans toutes les universités. Ceux qui ont des responsabilités administratives ont beaucoup de boulot, c'est vrai. Mais la généralisation est abusive. Et ensuite c'est le prix à payer pour une certaine indépendance. Que le travail administratif soit fait du jour au lendemain par de purs administratifs, qui n'auraient jamais été profs avant, ce serait une belle catastrophe.
En revanche, il est vrai que lorsqu'il s'agit d'un gros département dans une grosse fac, ceux qui s'y collent ne chôment pas et n'ont guère de reconnaissance. Quant au mépris de Sarko pour tout ce qui touche aux intellos de près ou de loin, c'est une triste réalité. Mais qui ne méprise-t-il pas, à part ses copains pleins de fric?
Les gens vont peut-être finir par se fâcher pour de bon?

Écrit par : Sanseverina | 11 février 2009

Comité Lafayette du pays d'Aix

Nous répondrons au mépris de l’omni-président pour la culture, en lisant « LA PRINCESSE DE CLÈVES », LE MERCREDI 18 FÉVRIER DE 14 H À 20 H, PLACE DE LA MAIRIE À AIX (sauf refus joissinesque, en quel cas il faudra aviser), en soutien au mouvement des universitaires contre la mastérisation des concours et la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Lecture-marathon sous forme de relais : apportez votre exemplaire, votre thermos de thé, diffusez cet appel, et invitez les personnes intéressées !

Et que vive la princesse !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

A Francis et Robin: l'ostéopathie ou les manipulations peuvent très bien marcher sur des tas de problèmes lombalgiques mais quand il y a eu une hernie discale, il faut y aller piano, piano. Notez que quand le dos ne veut plus de manipulation, il le fait savoir...Mais cela n'est pas toujours drôle.

Ecrit par : Sanseverina | 11 février 2009

Au sujet des hernies discales, je vais vous raconter un truc rigoloo. Une expérience a constitué, il y a quelques années, à scanner la moëlle épinière de jeunes athlètes en pleine possession de leurs moyens athlétiques. Nombreux étaient porteurs de hernies discales sans la moindre gène ou sensation douloureuse.
Je n'ai pas les références de cette expérience mais c'est de notoriété publique chez les ostéopathes. Peut-être n'est-ce qu'une méchante rumeur pour empêcher les scanners de faire leur beurre ? Ce serait très bas.
Vous savez ce que sait, un bon généraliste, Robin ? C'est le type qui vous dit: ça vous aigrit (remontées acides), vous en avez plein le dos (hernies discales), ça vous gonfle (ballonnements) ?

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

Robin, je vous conseille aussi "La Prisonnière de la tour", toujours de Boris Akounine. On y voit Fandorine se mesurer conjointement à Arsène Lupin et à Sherlock Holmes. C'est délectable en tout point.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 février 2009

C'est noté !

Je vous signale, à mon tour la parution, chez 10/18 Grands détectives, d'un second roman policier de Gyles Brandreth "Oscar Wilde et le jeu de la mort", après l'excelllent "Meurtre aux chandelles" où le détective était également Oscar Wilde.

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Vous savez ce que sait, un bon généraliste, Robin ? C'est le type qui vous dit: ça vous aigrit (remontées acides), vous en avez plein le dos (hernies discales), ça vous gonfle (ballonnements) ?

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

Vous avez tout compris ; vous auriez dû vous faire généraliste !

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Mes voeux de prompt rétablissement à Roger aussi.

"Je n'ai pas fait de PE1 et j'avais une très grande attente et une très grande envie de formation. J'ai fait ma PE2 à Nice. Vous dites que l'on a des cours dans toutes les matières. Faux. Aucun cours en sciences et technologie, aucun en musique, aucun en arts plastiques."

Ecrit par : Gerry | 11 février 2009

Normalement, pour tout ce qui concerne les "options", (histoire-géographie, biologie et physique-techno d'un côté, arts visuels, musique et littérature jeunesse de l'autre, vous avez en PE2 une formation assurée dans les disciplines que vous n'avez pas choisie au concours. Il s'agit sûrement d'une spécialité niçoise...
Au niçois qui mal y pense! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2009

"Christophe, je peux vos assurez que certains profs d'IUFM enseignent une discipline sans la connaître "un minimum".
Une PE de l'académie de Nantes m'a passé tous les cours qu'elle a subis.
De quoi se bidonner, je vous assure."

Ecrit par : Guy Morel | 11 février 2009

Des cours disciplinaires? Là aussi, ça doit être une spécialité locale! En principe, un CAPES ou une Agrégation garantissent un minimum contre l'ignorance de sa discipline... Pour l'instant, en tous cas! Pourvou qué ça douré!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2009

Quant au mépris de Sarko pour tout ce qui touche aux intellos de près ou de loin, c'est une triste réalité. Mais qui ne méprise-t-il pas, à part ses copains pleins de fric?
Les gens vont peut-être finir par se fâcher pour de bon?

Ecrit par : Sanseverina | 11 février 2009

C'était évident sur la vidéo dont le lien avait été donné par Guy Morel de sa conférence devant un parterre d'universitaires et de chercheurs au sujet de la réforme "Traîtresse".

Ce qui fait sa force, c'est qu'il ne doute de rien. Il serait capable d'expliquer l'extraction des racines carrées à Laurent Laforgue.

Jamais nous n'avons eu un président aussi peu cultivé et qui méprise autant la culture, même Giscard qui l'était moins que de Gaulle (quel écrivain !), que le normalien Pompidou ou que Mitterrand, connaissait au moins Maupassant. (Je n'ai pas cité Chirac qui en connaisssait un rayon sur les cultures "premières" et asiatiques).

Écrit par : Robin | 11 février 2009

Comité Lafayette du pays d'Aix

Nous répondrons au mépris de l’omni-président pour la culture, en lisant « LA PRINCESSE DE CLÈVES », LE MERCREDI 18 FÉVRIER DE 14 H À 20 H, PLACE DE LA MAIRIE À AIX (sauf refus joissinesque, en quel cas il faudra aviser), en soutien au mouvement des universitaires contre la mastérisation des concours et la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Lecture-marathon sous forme de relais : apportez votre exemplaire, votre thermos de thé, diffusez cet appel, et invitez les personnes intéressées !

Et que vive la princesse !

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

Je suis en train de négocier Catmano pour qu'elle amène le jeune ! Comme elle est en train de bouffer avec deux ex-Paris IV Allemand à la retraite, l'une Sèvres, l'autre Saint Cloud, je joue sur du velours. D'autant plus que ça fait manifester mon fils hors période scolaire. Un sans faute !
Elle est OK si on lui finance le parking ...
Ouais, parce que, je dis ça pour les volontaires, garer sa Twingo à Aix de 14 H00 à 20H00, en semaine, c'est hors de prix ! J'ai testé avec une 306. Bilan: ton parking te coûte aussi cher que le psycho Cours Mirabeau plus le repas au snack pour quatre personnes. Content si tu trouves une place ...
FGuichard, auriez-vous l'amabilité d'expliquer par mail )à Catmano, via JPB si vous n'avez pas l'adresse, où se trouve la place de la Mairie à Aix ?

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

FGuichard, auriez-vous l'amabilité d'expliquer par mail )à Catmano, via JPB si vous n'avez pas l'adresse, où se trouve la place de la Mairie à Aix ?

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

Ok je m'en occupe de ce pas !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

Comité Lafayette du pays d'Aix

Nous répondrons au mépris de l’omni-président pour la culture, en lisant « LA PRINCESSE DE CLÈVES », LE MERCREDI 18 FÉVRIER DE 14 H À 20 H, PLACE DE LA MAIRIE À AIX (sauf refus joissinesque, en quel cas il faudra aviser), en soutien au mouvement des universitaires contre la mastérisation des concours et la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Lecture-marathon sous forme de relais : apportez votre exemplaire, votre thermos de thé, diffusez cet appel, et invitez les personnes intéressées !

Et que vive la princesse !

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

J'ai également diffusé cet appel auprès d'intermittents du spectacle du sud-est.
J'espère que ce n'est pas une initiative inopportune ?
Ils jugeront eux-mêmes ! Ils ont plus de recul et de bon sens que moi, pauvre âne que je suis ...

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

FGuichard, auriez-vous l'amabilité d'expliquer par mail )à Catmano, via JPB si vous n'avez pas l'adresse, où se trouve la place de la Mairie à Aix ?

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

Ok je m'en occupe de ce pas !

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009
Merci ! C'est très gentil !
Notre bon vieux père, durant notre conversation, rappelait à Catmano qu'elle connaissait Aix en Provence comme sa poche, vu que nous nous y étions rendus en famille en 1969 pour faire visite à son collège S*** qui était alors professeur d'allemand à Aix !!!!
Je m'en souviens fort bien d'ailleurs ! J'avais tantôt huit ans et Catmano douze !
Faut pas offenser pépé !

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

J'ai également diffusé cet appel auprès d'intermittents du spectacle du sud-est.
J'espère que ce n'est pas une initiative inopportune ?
Ils jugeront eux-mêmes ! Ils ont plus de recul et de bon sens que moi, pauvre âne que je suis ...

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

IDEE GENIALE !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

Vous savez ce que sait, un bon généraliste, Robin ? C'est le type qui vous dit: ça vous aigrit (remontées acides), vous en avez plein le dos (hernies discales), ça vous gonfle (ballonnements) ?

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

Vous avez tout compris ; vous auriez dû vous faire généraliste !

Ecrit par : Robin | 11 février 2009

C'est un peu mon métier !
Que pourrait-on écrire sur les animaux malades de l'homme !

Pas au Contadour, FGuichard ! Soyez sans angoisses !

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

J'ai également diffusé cet appel auprès d'intermittents du spectacle du sud-est.
J'espère que ce n'est pas une initiative inopportune ?
Ils jugeront eux-mêmes ! Ils ont plus de recul et de bon sens que moi, pauvre âne que je suis ...

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

IDEE GENIALE !!!

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009
Je leur transmets car qui peut croire qu'un lion ait à faire d'un rat ?

Écrit par : dobolino | 11 février 2009

Je vais acheter séance tenante Oscar Wilde et le jeu de la mort. Merci du conseil !

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 février 2009

Au sujet des hernies discales, je vais vous raconter un truc rigoloo. Une expérience a constitué, il y a quelques années, à scanner la moëlle épinière de jeunes athlètes en pleine possession de leurs moyens athlétiques. Nombreux étaient porteurs de hernies discales sans la moindre gène ou sensation douloureuse. ( Dobolino)

C'est parfaitement exact même chez les non sportifs. Il y a des tas de gens qui ont une ou deux hernies discales et qui ne le savent même pas. C'est pas juste, hein, Robin? J'ai même entendu dire que le problème ne venait pas d'une compression du nerf mais d'un problème d'acidité du liquide qui se baladerait quand le noyau fait une petite sortie. Berk! Bon, on va bientôt pouvoir ouvrir un fil sur les problèmes de dos des profs. Mon kiné me dit que les patients les plus stressés qu'il soigne sont des profs du secondaire. Faudrait leur dire aux futurs masters pro enseignement.
On devrait demander un kiné par collège et un massage relaxant dès que les petits nous énervent ; ce serait une attitude citoyenne, pour le bien de la communauté éducative, pour le bien-vivre ensemble, pour pouvoir mieux "échanger"...

Écrit par : Sanseverina | 11 février 2009

Ils jugeront eux-mêmes ! Ils ont plus de recul et de bon sens que moi, pauvre âne que je suis ...

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009
Allez, encore un coup de pied dans le flanc de Bongo !
Et pendant ce temps-là, mon cubital me met au supplice !

Écrit par : Guy Morel | 11 février 2009

Ce qui fait sa force, c'est qu'il ne doute de rien. Il serait capable d'expliquer l'extraction des racines carrées à Laurent Lafforgue.
Ecrit par : Robin | 11 février 2009
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Il en serait capable s'il commençait par me demander comment on extrait une racine carrée car je doute qu'il sache le faire.
Cela irait vite car il est intelligent et, surtout, parce que je suis un excellent professeur.

Écrit par : Francis Penin | 11 février 2009

Nous répondrons au mépris de l’omni-président pour la culture, en lisant « LA PRINCESSE DE CLÈVES », LE MERCREDI 18 FÉVRIER DE 14 H À 20 H, PLACE DE LA MAIRIE À AIX...

Et que vive la princesse !

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009

Bravo ! J'ai toujours dit qu'il fallait la relire, pas tant pour ses qualités littéraires qui ne font pas l'unanimité, mais parce qu'elle est devenue emblématique d'un déni de culture, voire d'un véritable complot contre l'intelligence. Voilà sans doute un propos que d'aucuns jugeront emphatique. Ce serait pourtant par intellectualisme mal placé, futile et contreproductif car je crois que nous en sommes encore à sous-estimer la liquidation qui est à l'oeuvre et qui entre dans une phase critique après deux décennies de pédagogisme aux effets déliquescents. Cela pour souligner que ce propos ne saurait s'associer à la voix des pédagogistes qui ont leur propre conception du déni de culture.

Écrit par : Magister | 11 février 2009

Pour la journée d'Aix, que penseriez-vous d'un badge ou d'un autocollant portant l'inscription : Moi je lis la princesse de Clèves. Et vous ?"

Écrit par : Magister | 11 février 2009

Notre président va-t-il obtenir le titre de Prince de Grèves ?

Lui et ses séides s'y emploient tout en licenciant sans maîtrise.

Écrit par : dugong | 12 février 2009

1) Si ça continue, il n'y aura plus que des conseillers élyséens et des médiateurs......
2) Il y a une odeur de chienlit qui se répand ; dans 3 mois, nous sommes en mai.
3) A quand un doctorat pour enseigner en primaire alors que dans les années 50, un Brevet Supérieur permettait d'être instituteur et qu'un Bachelier était considéré comme faisant partie de l'élite pédagogique ?
4) Pourquoi donc vouloir chercher à évaluer certains enseignants-chercheurs alors que dans certaines matières (Droit par exemple) ont une activité professionnelle très importante de Conseil ?

Combien de temps la France-Titanic continuera à encore flotter ?

Écrit par : Blanc Cassis | 12 février 2009

Pour la journée d'Aix, que penseriez-vous d'un badge ou d'un autocollant portant l'inscription : Moi je lis la princesse de Clèves. Et vous ?"

Ecrit par : Magister | 11 février 2009

Très bon !
On pensera à vous !

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

Magister a écrit "Pour la journée d'Aix, que penseriez-vous d'un badge ou d'un autocollant portant l'inscription : Moi je lis la princesse de Clèves. Et vous ?"

Pour être lisible, un très gros badge alors ! En caractères gras taille 64 ?

Une sorte de bouclier républicain qui ne manquerait pas de Noblesse.

Très ambigu ça !

Écrit par : dugong | 12 février 2009

A Christophe Sibille

"Des spécialités locales" assez fréquentes semble-t-il. Enfin, bref, les IUFM disparus je ne sais pas ce que cela va donner.

Écrit par : Gerry | 12 février 2009

Une sorte de bouclier républicain qui ne manquerait pas de Noblesse.

Très ambigu ça !

Ecrit par : dugong | 12 février 2009

"Français, encore un effort pour être révolutionnaires !" a dit le Marquis.
Au fait, Dugong, aurons-nous le plaisir de vous voir ce jour-là à Aix ?

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

@ C'était en janvier 2008. Un an plus tard, où en est-on ?

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/01/09/01002-20080109ARTFIG00009-reconstruire-en-priorite-l-ecole-primaire.php

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

C'est parfaitement exact même chez les non sportifs. Il y a des tas de gens qui ont une ou deux hernies discales et qui ne le savent même pas. C'est pas juste, hein, Robin?

Non, c'est pô juste. Je suis contre la "double peine" !

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Je viens de terminer "L'Amant de la mort" de Boris Akounine C'est absolument jubilatoire.

J'aime bien quand les univers romanesques des deux romans parallèles, "La maîtresse de la mort" et "L'amant de la mort" se mélangent.

L'énigme centrale n'est pas de savoir qui est la plus venimeuse des araignées (Le Prince, l'Oeil, le Vampire, le commissaire ou le gabelou), mais pourquoi la créature sublime surnommée la mort est leur maîtresse à tous.

Et ça, c'est très très fort. Paradoxe métaphysique digne de JK Chesterton (comment peut-on être un "voleur honnête" ou un "assassin innocent" ?).

Il faut à Nameless/Fandorine un peu plus que ses exceptionnelles facultés de déduction pour comprendre.

La scène finale se déroule dans une crypte sous la cathédrale de la Rédemption (tiens ! tiens !) à Moscou.

J'ai noté aussi deux ou trois notations positives qui m'ont consolé de ne jamais en avoir trouvé, et pour cause, dans "Le Journal d'un écrivain" de Dostoïevski, concernant les minorités ethniques : Juifs et Tchéchènes.

C'est bourré de références à l'Histoire et à la culture russe et je n'ai certainement pas tout saisi.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Par leur vision exclusivement comptable et technocratique des choses, Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont réussi le tour de force de liguer contre eux la droite et la gauche, les "pédagogistes" et les instructionnistes".

En ce qui concerne la mastérisation, des dizaines de réunions ont eu lieu au Ministère avec les principaux responsables du cabinet (Mark Sherringham et Philippe Court). A chaque fois, il leur a été expliqué que ce projet ne tenait pas la route, qu'il était à la fois néfaste et irrationnel. Je leur avais même envoyé, à leur demande, un rapport écrit avec plusieurs contre-propositions visant à limiter les dégâts:

http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/masterisational.pdf

Aucun compte n'a été tenu de ces analyses et de ces avertissements. Le résultat est désormais visible : dans la rue. Et contrairement aux inepties, dignes du docteur Coué, dont fait son miel le Président de la République, quand il y a une grève en France, on ne manque pas de s'en apercevoir.

La situation ne saurait être pire. Même si les nouveaux programmes du primaire n'étaient pas irréprochables - salut Guy - ils représentaient une petite avancée. Ils risquent maintenant de disparaître dans la tourmente. L'intégration des IUFM dans l'Université aurait pu être l'occasion de remettre à plat tout ce qui concerne la formation des maîtres (y compris les cursus universitaires en amont) et d'aboutir à un système moins délirant que celui qui existe aujourd'hui (en particulier pour les PE). Or il est devenu impossible, lors des AG et des coordinations universitaires, de critiquer les projets de la CDIUFM (toujours les mêmes depuis 10 ans) puisqu'ils sont eux aussi "dans la lutte" et qu'il faut "préserver l'unité". Le risque est évident : il n'est pas du tout invraisemblable qu'à la faveur des mobilisations actuelles, les IUFM finissent par tirer leur épingle du jeu et par imposer les solutions les plus délétères.

Il n'y a plus qu'une issue à la crise : le départ de Darcos et de Pécresse. Espérons que le successeur de Darcos saura choisir ses alliés et s'en tenir à une stratégie bien définie au lieu de mécontenter tout le monde. Quant au successeur de Pécresse, je suis moins optimiste. On peut essayer de reconstruire l'enseignement obligatoire. Mais l'enseignement supérieur et la recherche sont soumis dans le monde entier à la pression de "l'économie de la connaissance". Il faudrait au moins préserver, comme aux Etats-Unis, des secteurs où un enseignement de qualité et la recherche fondamentale (y compris la moins immédiatement rentable) aient droit d'existence.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

En ce qui concerne l'université, le meilleur site (le plus complet) est désormais celui-ci : http://universitesenlutte.wordpress.com/

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

"La situation ne saurait être pire. Même si les nouveaux programmes du primaire n'étaient pas irréprochables - salut Guy - ils représentaient une petite avancée. Ils risquent maintenant de disparaître dans la tourmente."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Une petite avancée, en effet.
Et nous avons joué le jeu, en pointant les insuffisances quand ces programmes en étaient au stade du projet, en signalant que la réduction du temps scolaire était une erreur, en essayant d'attirer l'attention sur l'importance de la maternelle.
Je ne sais pas si Darcos est sur le départ, comme on l'entend dire. Si cela se confirme, je crains que son successeur ne cède à la tentation de calmer le jeu avec les syndicats en liquidant les timides avancées contenues dans les programmes du primaire. D'autant qu'il se pourrait bien en effet que dans le maëlstrom, les IUFM tirent leur épingle du jeu.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Ils jugeront eux-mêmes ! Ils ont plus de recul et de bon sens que moi, pauvre âne que je suis ...

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009
Allez, encore un coup de pied dans le flanc de Bongo !
Et pendant ce temps-là, mon cubital me met au supplice !

Ecrit par : Guy Morel | 11 février 2009

Je sous-entendais par "âne", être simple et débonnaire peu enclin naturellement à l'arrière-pensée et à la Lebrissitude.

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

Pour la journée d'Aix, que penseriez-vous d'un badge ou d'un autocollant portant l'inscription : Moi je lis la princesse de Clèves. Et vous ?"

Ecrit par : Magister | 11 février 2009

Très bon !
On pensera à vous !

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009
Faut créer une ligne ! Badges, autocollants, tee-shirt, casquettes ...

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

Jean-Paul Brighelli,
A l'issue de la lecture de La fabrique du crétin, j'aurais ouvert cette missive par un "CHER JPB" car vous incarniez (sur un mode caustique, réjouissant même si moins rigoureux que les écrits d'autres membres de "sauver les lettres") alors une prise de conscience de ce qui fait disjoncter notre enseignement.
Enseignant depuis 1994, j'ai pu progressivement sortir de la peau du candide pour mesurer quotidiennemnt à quel travail de sape on voulait m'intégrer. Dès le départ , l'IUFM (surtout la formation générale, insulte vivante à toute possibilité réflexive) fut une étape pénible même si , en candidature libre, je n'eus à en subir les inepties qu'une année. Par la suite, je pus constater que cette doxa pouvait poursuiver mes efforts d'enseignement au gré des inspections dont j'appris à nuancer l'impact.
En 1998-2000, les combats contre les projets d'Allègre furent l'ultime déclic pour comprendre la logique dans laquelle s'inscrivait les ministères successifs.
Depuis rien n'a cessé et tout s'est amplifié. Vos billets sont parfois intéressants mais le ton m'en semble un tantinet complaisant à l'égard de Darcos et Pécresse qui ouvrent des perspectives pour le moins désespérantes en matière d'enseignement.
Par ailleurs, vous avez pignon sur rue: ne serait-ce pas à vous, "cher" collègue, de mettre en perpective tous ces problèmes d'enseignement à l'aide de projets bien plus larges de libéralisation de tous les services publics? le travail de sape, les criantes incohérences trouveraient là un sens : celui de saper un système afin de le faire crever, pour mieux faciliter la commercialisation du service d'éducation (cf l'AGCS voir site de l'OMC).
Vous êtes intelligent, vous possédez un meilleur esprit d'analyse que moi aussi votre billet aurait une portée conséquente qui pourrait mettre sur le tapis LE vrai problème qui nous menace à brève échéance.
J'aimerais être sûr que vous n'êtes pas rentré dans le rang, que vous n'avez pas été séduit à un seul moment par le pseudo volontarisme de notre petit despote qui n'est que le dernier surgeon des leçons de M Friedman (qui s'est très souvent préoccupé d'éducation... tiens , est-ce un hasrd? cf La stratégie du choc de N Klein).
J'espère bientôt pouvoir vous répondre par un "merci" sincère.

Écrit par : Jean jacques Manzanera | 12 février 2009

Faut créer une ligne ! Badges, autocollants, tee-shirt, casquettes ...

Ecrit par : dobolino | 12 février 2009

Certains de mes proches qui travaillent dans le privé me disaient que c'est ce qu'il fallait faire à l'époque où l'on pouvait espérer qu'un petit/grand mouvement pour la défense de l'instruction se construirait. A l'époque où l'on y croyait encore...

Écrit par : Sanseverina | 12 février 2009

Je répondrai ce soir : je suis entre deux cours.
Salut à toutes et à tous;
JP
PS. Guy, je pars quatre jours, de vendredi à lundi. Tu tiens la baraque avec F ?

Écrit par : brighelli | 12 février 2009

R.M. Rilke, à propos des "grandes amoureuses" : Héloïse, Sapho, Bettina, Louise Labbé, Gaspara Stampa et celle qu'il a louée par-dessus toutes les autres : Marianna Alcoforado, la Religieuse portugaise.

...auxquelles on pourrait ajouter la Princesse de Clèves, personnage fictif dans lequelle sa créatrice, Madame de Lafayette, a sans doute mis beaucoup d'elle-même :

"Est-il possible de refuser plus longtemps d'entendre, dans les lettres des grandes délaissées, la jubilation inconsciente qui perce à travers leurs plaintes chaque fois qu'elles prennent conscience que leur sentiment n'a plus devant soi l'aimé, mais seulement sa propre orbite vertigineuse, bienheureuse ? De même que dans le dressage d'un cheval il arrive que l'on recoure encore au sucre aussi longtemps que ce prétexte est nécessaire pour provoquer le pur travail, ainsi nous montrera-t-on longtemps encore, à nous qui apprenons si lentement, UN DOUX VISAGE ; mais l'action spécifique de notre amour ne commence qu'à partir du moment où nous n'avons plus besoin de cette invite pour faire irruption dans tout notre coeur dans un amour à qui suffise le signe d'un direction..."

..."Etre aimé veut dire se consumer dans la flamme. Aimer, c'est rayonner d'une lumière inépuisable." note-t-il en marge des Cahiers de Malte Laurids Brigge, comme un écho au Banquet de Platon.

Le mouvement parallèle, pour l'homme est celui de l'amour courtois.

Ce "mouvement" est un trait fondamental de la culture occidentale, son coeur le plus précieux (cf. Denis de Rougemont) ; il est absolument fondateur, notamment des relations de respect et "d'égalité" entre l'homme et la femme et ce n'est pas un hasard si le président actuel ne le comprend pas ou refuse de le comprendre, comme en témoigne son mépris envers une oeuvre qui en est la résurgence et l'illustration.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

@ Robin

Je suis en pleine lecture de "La maîtresse de la mort" : merci de ne pas dévoiler le dénouement !! :))

@ Comité Lafayette du pays d'Aix

Bravo et mille merci de cette initiative qui me console du "coquin de sort" qui m'a prise en entendant Sarko déblatérer sur la pauvre Princesse.
(J'ai fait mon droit à Aix et j'y ai vécu quatre belles années de bonheur studieux de 87 à 91. Ah ! Prendre un verre au mois de juin sur le Cours Mirabeau !)
Je me tiendrai mentalement à vos côtés. N'oubliez pas d'aller boire un chocolat chaud à la Cour des Rohan, si ce salon de thé existe encore sur la place de l'Hôtel de Ville.

Écrit par : Spip | 12 février 2009

Toujours à propos de la Princesse de Clèves :

Ce "mouvement" n'exclut pas l'amour "charnel", il l'attise et le glorifie car si l'aimé est aimable en lui-même, c'est parce qu'il l'est aussi "au-delà de lui-même", quelque part dans l'innommé.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

@ Robin

Je suis en pleine lecture de "La maîtresse de la mort" : merci de ne pas dévoiler le dénouement !! :))

Plutôt mourir ! ;O))

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Je signale qu'il existe un "remake" de "La Princesse de Clèves", "Le bal du comte d'Orgel" de Raymond Radiguet. Le jeune écrivain prodige insiste sur le thème de la valorisation de l'aimée par le désir d'un autre (relation triangulaire) qui se trouve aussi chez Madame de la Fayette, mais de façon moins explicite.

"Le Bal du comte d'Orgel"
Raymond Radiguet Le Bal du comte d'Orgel Radiguet avait vingt ans quand il écrivit Le Bal du comte d'Orgel. Le sujet ? Impossible de trouver plus conventionnel : le mari, la femme et l'ami de la famille. Mais la convention et la bienséance, ici, couvrent la plus trouble et la plus licencieuse des chastetés. Mme d'Orgel aime son mari qui lui retourne une aimable indifférence, mais qui va commencer de l'aimer « comme s'il avait fallu une convoitise pour lui en apprendre le prix ». Et c'est l'amour que François éprouve pour sa femme qui amène le comte d'Orgel à le préférer à tous ses autres amis. A partir de là, les sentiments évoluent, subtils, feutrés, étranges et comme étrangers aux êtres qu'ils habitent. « On s'effraie d'un enfant de vingt ans qui publierait un livre qu'on ne peut écrire à cet âge », dit Cocteau. A quoi Radiguet a répondu d'avance : « L'âge n'est rien... Les plus grands sont ceux qui parviennent à le faire oublier. »

Écrit par : Robin | 12 février 2009

@ Robin
Pensez aussi à Blanche de Mortsauf, Félix de Vandenesse et lady Dudley.
Bien à vous.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Merci Robin , pour la citation de Rilke et la belle analyse qui la suit.
On pensera à vous mercredi en lisant "La Princesse" à Aix, place de la Mairie...

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

@ Robin

Pensez aussi à Blanche de Mortsauf, Félix de Vandenesse et lady Dudley.
Bien à vous.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

"Le lys dans la vallée" !

Écrit par : Robin | 12 février 2009

"Le lys dans la vallée" !
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
Évidemment. Mais je ne posais pas une colle :-)))
Blanche ne refuse pas à son mari les "compensations" ( je cite de mémoire) qu'il lui demande : masturbations sur le seuil de sa chambre ; elle ne se donne pas à Félix, mais meurt de le savoir dans les bras d'une autre.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

"compensations" : "ah! qu'en termes galants, ces choses-là sont dites !"

le thème de l'amour triangulaire est récurrent dans la littérature romansque (Sainte-Beuve : "Volupté" dont s'inspira Balzac pour écrire "Le lys dans la vallée", Flaubert, Proust...). Il est exacerbé chez Dostoïevski ("L'éternel mari").

C'est l'idée (omniprésente dans le marketing et la société de consommation) que l'on ne désire que des "objets" qui sont désirés par d'autres...Ce qui entraîne des complications bien connues.

Tout le problème est de savoir s'il existe du "spontané" et dans quelle mesure on peut échapper à ce jeu de miroir.

René Girard a montré que l'intérêt a tendance à se déporter de l'objet vers le "modèle obstacle" (lire à ce sujet "Critique dans un souterrain" et "Vérité romanesque et mensonge romantique").

L'intérêt de ces "romans d'apprentissage" n'est pas seulement "littéraire" au sens étroit, ils nous invitent à nous interroger nous-mêmes sur le caractère "spontané" de nos désirs.

Je crois que c'est aussi l'une des leçons de "La Princesse de Clèves" : non pas échapper à l'amour et à ses souffrances, mais se déprendre de ses illusions (ce que l'on appelait au XVIIème siècle la "vanité").

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Robin, une question: toutes vos élégantes et riches analyses que vous postez ici, est-ce parce que vous êtes frustré en tant qu'enseignant en collège? Est-ce une sorte de dérivation pour ne pas vous sentir éteint (intellectuellement?) par ce qui vous est demandé dans votre métier? Ce n'est pas une question malicieuse. A vous lire depuis longtemps, j'imagine tout cela comme votre exutoire, non?

Écrit par : Pendariès | 12 février 2009

J'étais adolescente quand j'ai lu Le Lys dans la vallée, et j'avoue à ma grande honte ne pas y être revenue depuis. Monsieur de Mortsauf m'était apparu comme une personnalité pathologique, quelqu'un de dépressif et de névrosé,, avec une sorte d'agressivité geignarde. Mes souvenirs sont-ils exacts ?
Cet échange me donne l'envie de m'y replonger.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Robin, une question: toutes vos élégantes et riches analyses que vous postez ici, est-ce parce que vous êtes frustré en tant qu'enseignant en collège? Est-ce une sorte de dérivation pour ne pas vous sentir éteint (intellectuellement?) par ce qui vous est demandé dans votre métier? Ce n'est pas une question malicieuse. A vous lire depuis longtemps, j'imagine tout cela comme votre exutoire, non?
Ecrit par : Pendariès | 12 février 2009

Robin répondra ce qu'il a à répondre, mais votre question m'interpelle, comme on dit.
Pour ma part, je viens ici, en partie, pour la raison que vous dites, c'est-à-dire pour compenser par des échanges souvent riches, comme ceux que Robin a initiés, l'appauvrissement intellectuel considérable auquel les conditions de l'exercice de notre métier nous ont condamnés ces dernières années.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

J'étais adolescente quand j'ai lu Le Lys dans la vallée, et j'avoue à ma grande honte ne pas y être revenue depuis. Monsieur de Mortsauf m'était apparu comme une personnalité pathologique, quelqu'un de dépressif et de névrosé,, avec une sorte d'agressivité geignarde. Mes souvenirs sont-ils exacts ?
Cet échange me donne l'envie de m'y replonger.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Vos souvenirs ont exacts. Mortsauf est une personnalité pathologique. Et la comtesse lui refuse l'accès à son lit tout en lui accordant de temps à autre les "compensations" que j'ai dites, tandis qu'elle même sublime ses désirs dans les bouquets de fleurs offerts par Félix.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Naturellement, innnocente comme je l'étais à dix-sept ans, je n'avais rien compris à cette histoire de "compensations". Il faut vraiment que je relise le livre !

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Robin, une question: toutes vos élégantes et riches analyses que vous postez ici, est-ce parce que vous êtes frustré en tant qu'enseignant en collège? Est-ce une sorte de dérivation pour ne pas vous sentir éteint (intellectuellement?) par ce qui vous est demandé dans votre métier? Ce n'est pas une question malicieuse. A vous lire depuis longtemps, j'imagine tout cela comme votre exutoire, non?

Ecrit par : Pendariès | 12 février 2009

Je suis arrêté depuis deux semaines (grippe et surtout fatigue dûe aux trajets, aux heures supp. et au comportement de certains élèves).

C'est pourquoi je suis plus présent que d'habitude sur ce blog.

Oui, c'est une "dérivation". Je ne me sens pas où je devrais être (sauf l'année de CPR où j'ai eu des premières littéraires à Lyon) mais je me fais peut-être des illusions.

Remarquez, ça ne date pas d'hier. Vous connaissez ce roman d'Agatha Christie : le Vallon ? Au début, la future victime, un médecin, se répète une phrase bizarre qu'il n'arrive pas à chasser de son esprit : "Je voudrais rentrer chez moi !"

Je me sens un peu comme lui en ce moment. J'espère que personne ne va en profiter pour m'assassiner ! ;-)

Écrit par : Robin | 12 février 2009

@ Rilke-Balzac

"Aimer, c'est rayonner d'une lumière inépuisable."

De quelle sombre lumière rayonne Vautrin rejeté par Rastignac mais soumettant Lucien de Rubempré arraché à sa Bargeton ?

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Pour ma part, je viens ici, en partie, pour la raison que vous dites, c'est-à-dire pour compenser par des échanges souvent riches, comme ceux que Robin a initiés, l'appauvrissement intellectuel considérable auquel les conditions de l'exercice de notre métier nous ont condamnés ces dernières années.
Cordialement.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Guy, quel sentiment difficile que celui de l'affaissement-de-soi; je veux dire: peu à peu perdre la consistance (intellectuelle, émotionnelle, celle de l'ego aussi) que l'on s'était bâtie durant des années par nos études et nos expériences du monde, attentives aux variations complexes du monde. Ici: les échanges, les espérances et les déceptions; ailleurs: la recherche personnelle (philosophie, arts, écriture, conversations, etc.), le plaisir d'être et de ressentir les choses et les gens, la simple respiration de l'âme (Tsvetaieva dans ses carnets de 1918 questionne: "Qui s'intéresse à mon âme?", disant que l'homme est du côté de l'esprit et la femme de l'âme, mais que tous deux ont en partage égal le corps et le coeur); tout se passant comme si le métier ne nourrissait plus l'esprit (sauf à un certain niveau).

J'avais tapé et collé ici un extrait de "Le malaise dans la culture" (Freud) qui me paraît plus qu'important; personne n'a semble-t-il noté combien l'homme fut sensible au drame moderne de l'homme (en 1929!).

Aujourd'hui, j'en suis convaincu, une civilisation pulsionnelle telle que la nôtre ne peut nous mener qu'à un autre pire, 60 ans après la 2de guerre mondiale. Je pense sincèrement que la lecture de "La Princesse de Clèves" est utile, mais - notre monde, notre culture a-culturée (brisant elle-même toutes ses protections les unes après les autres) l'a déjà bien boulottée.

Courage, essayons!

Écrit par : Pendariès | 12 février 2009

Au début, la future victime, un médecin, se répète une phrase bizarre qu'il n'arrive pas à chasser de son esprit : "Je voudrais rentrer chez moi !"

Je me sens un peu comme lui en ce moment. J'espère que personne ne va en profiter pour m'assassiner ! ;-)
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
Robin, mais vous avez vu E-tee ! ( orthographe ?) : "maison, maison !"
Superbe film sur les enfants et le divorce, soit dit en passant.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Je suis arrêté depuis deux semaines (grippe et surtout fatigue dûe aux trajets, aux heures supp. et au comportement de certains élèves).

C'est pourquoi je suis plus présent que d'habitude sur ce blog.

Robin

Ne vous sentez coupable de rien, ni mis en accusation par moi. Ah - "Je ne me sens pas où je devrais être". Ne faut-il pas oublier cela? et se chanter tous les matins: "où je suis, je suis bien"; c'est le morceau d'un vers de Jean-Pierre Lemaire mis dans la bouche d'un... mort... heu BRRRRNG! Mauvais exemple!! ;-)

Écrit par : Pendariès | 12 février 2009

De quelle sombre lumière rayonne Vautrin (...) ? (Guy Morel)

En effet. De tous les personnages littéraires que j'ai rencontrés au cours de mes lectures, Vautrin est l'un de ceux qui m'ont le plus fascinée.
" La mort de Lucien de Rubempré a été le plus grand chagrin de ma vie." C'est bien Oscar Wilde qui a dit cela ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Naturellement, innnocente comme je l'étais à dix-sept ans, je n'avais rien compris à cette histoire de "compensations". Il faut vraiment que je relise le livre !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

La littérature du puritain XIXème siècle est remplie de ce genre d'allusions que les contemporains un peu "initiés" comprenaient un peu mieux que nous qui sommes habitués à un langage moins "détourné".

Pensez aux "Fleurs du Mal" (dont certains vers contiennent des allusions à des pratiques dignes du Kama Sutra) et à "Madame Bovary", tous deux condamnés pour "immoralité".

Je pense à une scène où Emma est dans une calèche (fermée) avec Rodolphe et où il faut relire deux où trois fois le paragraphe pour se rendre compte qu'ils sont en train de faire l'amour.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Oui, la scène de la calèche avait paru particulièrement scandaleuse. Mais, si je me souviens bien, ce n'est pas avec Rodolphe, mais avec Léon qu'Emma y est enfermée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

" Et, sur le port, au milieu des camions et des barriques, et dans les rues, au coin des bornes, les bourgeois ouvraient de grands yeux ébahis devant cette chose si extraordinaire en province, une voiture à stores tendus, et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu'un tombeau et ballotttée comme un navire."

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Oui, la scène de la calèche avait paru particulièrement scandaleuse. Mais, si je me souviens bien, ce n'est pas avec Rodolphe, mais avec Léon qu'Emma y est enfermée.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

C'est bien Lèon ; ce camé !
Dites-donc, le tour de Rouen, toute la journée ! C'était un ardent le Léon ! Hue cocher !

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

C'est bien Léon ; ce camé !
Dites-donc, le tour de Rouen, toute la journée ! C'était un ardent le Léon ! Hue cocher !

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

"(Le cocher) ne comprenait pas quelle fureur de la locomotion poussait ces individus à ne vouloir point s’arrêter. Il essayait quelquefois, et aussitôt il entendait derrière lui partir des exclamations de colère. Alors il cinglait de plus belle ses deux rosses tout en sueur, mais sans prendre garde aux cahots, accrochant par-ci par-là, ne s’en souciant, démoralisé, et presque pleurant de soif, de fatigue et de tristesse.
Et sur le port, au milieu des camions et des barriques, et dans les rues, au coin des bornes, les bourgeois ouvraient de grands yeux ébahis devant cette chose si extraordinaire en province, une voiture à stores tendus, et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu’un tombeau et ballottée comme un navire."

Avouez qu'il a fait très fort, là, le père Flaubert !

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

Avouez qu'il a fait très fort, là, le père Flaubert !
Ecrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

Ouais, cela vaut un soirée présidentielle dans une gargote des Champs. Mais, il n'y a plus de bourgeois.
:-)))

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Si mes souvenirs sont bons, M de Mortsauf a une maladie vénérienne, qu'il a refilée à sa femme, ce qui explique aussi la mauvaise santé des enfants, et le refus de Mme de M; de céder à Félix.

Écrit par : Retraitée | 12 février 2009

Mais, il n'y a plus de bourgeois.
:-)))

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Ben oui... rendez-nous les 200 familles !!!
(sourire, j'insiste pour les lambertistes mal-comprenants)

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

J'étais adolescente quand j'ai lu Le Lys dans la vallée, et j'avoue à ma grande honte ne pas y être revenue depuis. Monsieur de Mortsauf m'était apparu comme une personnalité pathologique, quelqu'un de dépressif et de névrosé,, avec une sorte d'agressivité geignarde. Mes souvenirs sont-ils exacts ?
Cet échange me donne l'envie de m'y replonger.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Je fais travailler de temps en temps le petit Félix "fagoté comme un savoyard" et juste après je vois les yeux de mes élèves s'arrondir devant les "globes azurés"de Madame de M.
Je n'ai jamais eu de 3èmes qui n'aient aps apprécié. Même les pires d'entre eux. Depuis quelques années, certains ont juste quelques problèmes de compréhension: "Madame, les globes azurés, c'est quoi?".

Écrit par : Sanseverina | 12 février 2009

" Et, sur le port, au milieu des camions et des barriques, et dans les rues, au coin des bornes, les bourgeois ouvraient de grands yeux ébahis devant cette chose si extraordinaire en province, une voiture à stores tendus, et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu'un tombeau et ballotttée comme un navire."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Où l'on voit que les Italiens revisitent encore aujourd'hui Flaubert assez régulièrement dans leurs petites Fiat!

Écrit par : Sanseverina | 12 février 2009

Vos souvenirs ont exacts. Mortsauf est une personnalité pathologique. Et la comtesse lui refuse l'accès à son lit tout en lui accordant de temps à autre les "compensations" que j'ai dites, tandis qu'elle même sublime ses désirs dans les bouquets de fleurs offerts par Félix.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Naturellement, innnocente comme je l'étais à dix-sept ans, je n'avais rien compris à cette histoire de "compensations". Il faut vraiment que je relise le livre !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Tout pareil !
Il y a de ces livres qui méritent d'être relus tous les dix à quinze ans.

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

C'est bien Lèon ; ce camé !
Dites-donc, le tour de Rouen, toute la journée ! C'était un ardent le Léon ! Hue cocher !

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

"Léon ce camé"...Je viens de la comprendre !
Oui, c'est bien Léon.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

@ Rilke-Balzac

"Aimer, c'est rayonner d'une lumière inépuisable."

De quelle sombre lumière rayonne Vautrin rejeté par Rastignac mais soumettant Lucien de Rubempré arraché à sa Bargeton ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Il est très clair que Vautrin est fou amoureux de Lucien de Rubempré et fait tout pour le sauver, sans y parvenir.

Balzac réussit ce tour de force de :

1°) Parler (à mots couverts) d'homosexualité.

2°) Montrer que l'objet diffère, mais que le sentiment est le même, ce que Proust confirmera dans "Sodome et Gomorrhe".

La "lumière inépuisable" est sombre en effet (oxymore), mais en ce qui concerne Vautrin, je me demande si ce n'est pas la meilleure part de lui-même.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Mais moi non plus, je n'avais pas compris "Léon, ce camé" ! Le calembour vient juste de me sauter aux yeux. J'ai même failli demander à Guy Morel sur quoi il se fondait pour faire de Léon un mangeur d'opium.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

Il a du bobo Léon
Il porte un bandeau Léon
Il a du bobo Léon
Oh, pauvre Léon

D'abord il ne s'appelle pas Léon
Mais je ne me souviens plus de son nom
J'peux pourtant pas l'appeler Hortense
Et puis ça n'a pas d'importance

Il a du bobo Léon
Il va peut-être canner Léon
Il a du bobo Léon
Oh, pauvre Léon

On l'a mené à l'hôpital
Pour le soigner où il avait mal
Il s'était fait mal dans la rue
Mais on l'a soigné autre part

Et il est mort !...

(accompagnement au violon tzigane, déchirant tremolo vibrato et tout )

Écrit par : Bobby Lapointe | 12 février 2009

Je reviens sur les concours. Darcos, aux abois, fait maintenant dans la provoc et jette de l'huile sur le feu. Citation (le commentaire suivra):

"Il n’y a « aucune raison aujourd’hui objectivement [repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, comme le demande le bureau de la CPU]. D’ailleurs, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela" ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi, n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas. »

Xavier Darcos sur RMC le 12 février 2009.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

" En ce qui concerne Vautrin je me demande si ce n'est pas la meilleure part de lui-même" (Robin)

Certainement. C'est cet amour qui l'humanise et qui le rend attachant (même si ce mot paraît incongru en ce qui le concerne.)

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2009

J'avais tapé et collé ici un extrait de "Le malaise dans la culture" (Freud) qui me paraît plus qu'important; personne n'a semble-t-il noté combien l'homme fut sensible au drame moderne de l'homme (en 1929!).

Aujourd'hui, j'en suis convaincu, une civilisation pulsionnelle telle que la nôtre ne peut nous mener qu'à un autre pire, 60 ans après la 2de guerre mondiale. Je pense sincèrement que la lecture de "La Princesse de Clèves" est utile, mais - notre monde, notre culture a-culturée (brisant elle-même toutes ses protections les unes après les autres) l'a déjà bien boulottée.

Courage, essayons!

Ecrit par : Pendariès | 12 février 2009

Oui, la référence est bienvenue.

J'avais pensé aussi à "Malaise dans la civilisation". Freud était inquiet de l'avenir du monde après la Guerre de 14 et a entretenu une correspondance au sujet de la question de la guerre et de la paix avec Albert Einstein (j'ai vu des Lettres originales à Vienne dans son cabinet reconstitué, dans la Bergstrasse).

Les deux hommes étaient profondément préoccupés par la question de "l'instinct de mort" et par la puissance des forces négatives qui sont à l'oeuvre dans la civilisation, démultipliées par les "progrès" de la science et de la technique.

Je veux, moi aussi, continue à croire à l'utilité de la notre tâche en tant qu'enseignants, au rôle "éthique" de la culture : développer la sensibilité, l'imagination, l'esprit critique.

C'est la raison pour laquelle j'ai pris parti au sujet de "La Princesse de Clèves".

Je ne crois pas inutile de parcourir avec eux le labyrinthe subtil de l'amour courtois ou de faire jouer Marivaux, comme on le fait dans "l'Esquive", sous prétexte que l'univers mental des adolescents d'aujourd'hui est trop éloigné de ces mots-là.

Si on enlève tous les mots sous prétexte que les mots sont superflus, il ne restera plus que le viol.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Il n'y a plus qu'une issue à la crise : le départ de Darcos et de Pécresse.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Le départ d'Allègre, le départ de Lang, le départ de Ferry, le départ de Fillon, le départ de Robien, le départ de Darcos... Ca en fait, des non-solutions accumulées en 10 ans.

Quand on pense qu'il y a dix ans l'éducation manifestait contre Claude Allègre, juste après sa concertation bidon menée quelques mois plus tôt. Claude Allègre est parti. Voyez où on en est.

Écrit par : Jeremy | 12 février 2009

"Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas. "

Xavier Darcos sur RMC le 12 février 2009.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Voilà qui est clair. Comme Pedro Cordoba l'avait bien pressenti, X. Darcos, qui a déjà dû céder sur la réforme des lycées, ne peut se permettre de se déjuger une seconde fois.
Traduction libre : il servira de fusible jusqu'au bout, droit dans ses bottes, l'infortuné, tandis que Descoings et Hirsch attendront paisiblement qu'il se plante...
Errare humanum est, sed perseverare diabolicum.
Attitude suicidaire, ou tactique difficile à déchiffrer ? Je suppose que le ministre compte sur une division du mouvement -- et c'est vrai qu'il est parfois un peu hardos pour des gens comme moi de se trouver dans les cortèges à côté des IUFM... Mais M. Darcos ne voit pas que ce qui fédère les mécontentements et fait oublier les divergences et les conflits d'intérêt, catégoriels ou philosophiques, c'est l'exaspération de tous nos collègues face au mépris dont il fait preuve envers les enseignants, de la maternelle à l'université.
Le ton du ministre, genre "Rompez, j'veux pas l'savoir" est stupéfiant d'autoritarisme -- qui est, ne l'oublions pas, le contraire de l'auctoritas. Cette crispation ne peut que jeter de l'huile sur le feu, et faire basculer les indécis : je ne connais aucun professeur, y compris parmi ceux qui ont voté Sarkozy, qui soit favorable à ces nouveaux CAPES, quelle que soit la raison du refus.
Quel gâchis... Agrégé de lett class, ancien prof de prépa, ancien IG, homme de culture, M. Darcos avait tous les atouts en main pour remettre l'instruction au centre de l'Ecole. Voilà qu'il fait bientôt pire qu'Allègre !
Il ne reste plus qu'à redoubler d'efforts dans la mobilisation, en espérant être enfin, à force de faire du bruit, que nous serons entendus.

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

@ Robin
Rilke, Les Cahiers de Malte...
J'ai eu ce texte au programme de l'agrégation en 96, avec Joyce (Portrait de l'artiste en jeune homme) et Cendrars,-(Le lotissement du ciel).
J'ai eu beaucoup de mal à "entrer" dans Rilke (ce texte-là), mais ensuite, quelle fascination! Hélas, la traduction choisie était "pourrie" d'erreurs, dont certaines graves.

Écrit par : retraitée | 12 février 2009

en espérant enfin, à force de faire du bruit, que nous serons entendus.


Lapsus calami... l'émotion, la colère, la consternation en somme !

Écrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

La métaphore est exacte : à force de faire du bruit, "on" entendra (peut-être !) le bruit qu'on fait. Sans plus.

On en est même plus à "mots, mots, mots", on en est à "bruit, bruit, bruit". C'est du Shakespeare teinté de Beckett.

Tout cela est déprimant.


Dites, Christophe, c'est chez vous l'IUFM-CVL ?

"Les personnels et usagers de l'IUFM Centre-Val-de-Loire dénoncent la situation désastreuse et chaotique provoquée par l'actuelle "réforme" des concours et de la formation des enseignants. Ils demandent :

1) le retrait du projet actuel qui se résume à des annonces médiatiques, désorganise le mode de recrutement et la formation des enseignants, et se traduit par une régression sociale, professionnelle et territoriale pour toutes les personnes concernées : les étudiants, les enseignants, les personnels non-enseignants, mais aussi et surtout les élèves.

2) le maintien de l'année de formation en alternance rémunérée après le concours, laquelle permet à la fois une entrée progressive dans le métier encadrée par des professionnels et l'existence d'une formation continue des enseignants titulaires en liaison avec l'Université.

3) l'ouverture de négociations pour une autre réforme de la formation et du recrutement qui respecte la vocation des IUFM à être au coeur de cette formation, qui permette la reconnaissance du haut niveau de qualification et qui tienne compte d'une nécessaire formation professionnelle en prise avec les réalités du terrain départemental et régional.

En conséquence, les usagers et personnels de l'IUFM Centre-Val-de-Loire demandent la non-remontée des maquettes de master, jusqu'à l'obtention d'une réponse gouvernementale à leurs préoccupations qui sont celles de professionnels, mais aussi de citoyens et de parents.

La Pétition est disponible ici:
Url de référence :
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=d4e064fad3d141455c860c1fe9689575"

Écrit par : Jeremy | 12 février 2009

Descoings joue le coin du bois?

Écrit par : retraitée | 12 février 2009

Je ne crois pas inutile de parcourir avec eux le labyrinthe subtil de l'amour courtois ou de faire jouer Marivaux, comme on le fait dans "l'Esquive", sous prétexte que l'univers mental des adolescents d'aujourd'hui est trop éloigné de ces mots-là.


Ecrit par : Robin | 12 février 2009

Ça, c'est la grande blague ! Comme si nous, en 1975, en étions plus proches !
C'est du mensonge.
N'ayant pas étudié, par exemple, Stendhal au lycée, je ne l'ai pas pour autant lu à seize ans et j'en aurais bien été incapable sans la tutelle d'un professeur de français. Je n' avais pas non plus spontanément goût, même si ma culture familiale me faisait savoir qu'il était nécessaire de le lire pour ma santé mentale.
C'est bien plus tard, une fois adulte et expérimentée que je l'ai lu avec plaisir sans aide et soutien extérieur.
Si nous nous approchions sans peur de Molière, c'est aussi parce qu'on nous le rendait familier dès le collège.

L'urgence, c'est de ne faire entrer en sixième que des gosses qui lisent couramment. Ce n'est pourtant pas la mer à boire si on s'y met sérieusement.

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

en espérant enfin, à force de faire du bruit, que nous serons entendus.


Lapsus calami... l'émotion, la colère, la consternation en somme !

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009
J'aurais écrit:
en espérant qu'enfin, à force de faire du bruit, nous soyons entendus.

Y'a-t-il une nuance que je vous vouliez mettre et que je ne saisis pas ?

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

"Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas. "

Xavier Darcos sur RMC le 12 février 2009.

Suis-je idiot ? Je crois qu'il y a beaucoup de dépit dans cette déclaration.
Darcos aurait-il sous estimé la nocivité de certains dans son propre camp : "chacun de nous suit, ou pas."
Allons-nous vers une entente pour le pire entre des syndicalistes du désastre et des affidés de je ne sais qui ?

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Robin, mais vous avez vu E-tee ! ( orthographe ?) : "maison, maison !"
Superbe film sur les enfants et le divorce, soit dit en passant.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Je crois que c'est simplement "E.T." J'ai adoré ce film. Il y a un côté "messianique" chez ce petit bonhomme bizarre, qui vient d'ailleurs, thaumaturge et démuni, et que seuls les enfants (et le chien de la famille) peuvent protéger et comprendre.

Je me souviens de la scène de Halloween où il est déguisé en moine bourru (?) et où on voit les autres "monstres" à travers son regard et de celle des vélos volants. Formidable !

Oui, je crois me souvenir aussi qu'il n'y avait pas de père dans la famille.

J'avais bien aimé aussi, dans le même genre "Rencontres du Troisième type" qui est aussi de Spielberg, il me semble.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

L'urgence, c'est de ne faire entrer en sixième que des gosses qui lisent couramment. Ce n'est pourtant pas la mer à boire si on s'y met sérieusement.
Ecrit par : dobolino | 12 février 2009

Non, l'urgence est de prendre son temps. Et de réfléchir sérieusement à cette histoire d'entrée en sixième.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Je me souviens de la scène de Halloween où il est déguisé en moine bourru (?) et où on voit les autres "monstres" à travers son regard et de celle des vélos volants. Formidable !

Oui, je crois me souvenir aussi qu'il n'y avait pas de père dans la famille.

J'avais bien aimé aussi, dans le même genre "Rencontres du Troisième type" qui est aussi de Spielberg, il me semble.
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
E.T. bien sûr. Extra terrestre, c'est cela ?
Qu'il est terrestre cet étranger venu d'ailleurs !
Robin, entre Rilke, Molière et Balzac - et d'autres - quelles soirées cela nous ferait à discuter et sans doute à quereller.
Encore que.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Non, l'urgence est de prendre son temps. Et de réfléchir sérieusement à cette histoire d'entrée en sixième.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009
Oui ? Expliquez, SVP.
Il y a je ne sais combien de gosses qui en sont à la moitié de leur année de CM2, qui viennent d'ailleurs d'être "évalués", sans savoir à quoi vont servir ces évaluations, et qui, malgré les résultats qui seront abominables, vont entrer en sixième dans sept mois.

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

E.T. the Extra-Terrestrial is a 1982 science fiction film co-produced and directed by Steven Spielberg, written by Melissa Mathison and starring Henry Thomas, Robert MacNaughton, Drew Barrymore, Dee Wallace and Peter Coyote. It tells the story of Elliott (played by Thomas), a lonely boy who befriends a friendly alien, dubbed "E.T.", who is stranded on Earth. Elliott and his siblings help the alien return home while attempting to keep it hidden from their mother and the government.

The concept for E.T. was based on an imaginary friend Spielberg created after his parents' divorce. In 1980, Spielberg met Mathison and developed a new story from the stalled science fiction/horror film project Night Skies. The film was shot from September to December 1981 in California on a budget of US$10.5 million. Unlike most motion pictures, the film was shot in roughly chronological order, to facilitate convincing emotional performances from the young cast.

Released by Universal Studios, E.T. was a blockbuster, surpassing Star Wars to become the most financially successful film released to that point. Critics acclaimed it as a timeless story of friendship, and it ranks as the best science fiction film ever made in a Rotten Tomatoes survey. The alien became the subject of analogies for Jesus. The film was rereleased in 1985, and then again in 2002 with altered special effects and additional scenes. Spielberg believes E.T. epitomizes his work.[4]

Spielberg a crée le personnage du petit botaniste extra-terrestre à partir de celui d'un ami imaginaire qu'il s'était crée après le divorce de ses parents.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Conformément aux décisions prises par la Coordination nationale des universités, une "cérémonie de non-remise des maquettes" (des masters d'enseignement) aura lieu demain à 15 heures devant le ministère et les rectorats. "Enterrement de la sardine" comme on fait en Espagne, avec un peu d'avance sur le calendrier de Carnaval. La réforme est morte, requiescat in dolore. Bien sûr, Xavier Darcos peut s'obstiner à mettre en place les nouveaux concours pour la session 2010. Rien ne l'en empêche s'il reste aux affaires. Mais comment un agrégé de lettres, ancien professeur de prépa, a-t-il pu entériner des CAPES sans contenu disciplinaire? Comment peut-il prétendre qu'il recrutera ainsi "les professeurs dont il a besoin"? Je me le demanderai toujours. Ces nouveaux concours sont en effte en tous points conformes à ce que la CDIUFM préconise depuis 10 ans : plan Oriano, plan Alluin-Cornu, plan Brihault-Cornu. Quoi qu'il en soit - et puisque le Ministère est au courant de ce que j'écris sur Internet - je me permets de leur dire qu'il serait très imprudent de s'obstiner dans la provoc su l'on ne veut pas, rue de Grenelle, que la colère grandissante des étudiants se transforme en tsunami. Car sans masters ad hoc, l'Université ne sera pas en mesure de les préparer à cette folie d'un concours intégré dans un master. Ils devront se présenter en candidats libres. Vous savez ce qui me fait le plus rigoler dans cette déclaration de Darcos? C'est moi qui, le premier et longtemps le seul en France, avais mis le doigt sur le fait que la moitié des lauréats étaient recrutés hors préparation dans les IUFM. Et lors de ma première rencontre avec Mark Sherringham, il y a bien longtemps déjà, il m'accueillit avec, en guise de bonjour, cette phrase lapidaire : "Vos chiffres sont faux". Il n'en était rien, bien sûr, et c'est maintenant son patron qui les reprend. Comme les choses changent!

Reprenons en choeur : For the times they're changing...

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Savez-vous, tous, comme j'admire et sais gré aux professeurs de collège, quand je considère comme ils ont extirpé ma fille, certes volontaire et ambitieuse, malgré des programmes sujets à caution, de l'état d'illettrisme et d'ignorance où elle baignait en fin de CM2 ?
Ces professeurs sont d'un dévouement qui m'impressionne et me laisse vraiment admirative.
Sans blague et sans ironie !

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

@ Francis Pennin

Vous aviez posé une question au sujet du rapport entre Rigoletto de G. Verdi et "Le Roi s'amuse" de V. Hugo. Le livret de Rigoletto est une adaptation du Roi s'amuse.

"Courtisans ! Courtisans ! Démons ! race damnée
C'est donc vrai qu'ils m'ont pris ma fille ces bandits
Une femme à leurs yeux, ce n'est rien, je vous dis !..."

Début de la tirade du bouffon Triboulet dans "Le roi s'amuse".

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Non, l'urgence est de prendre son temps. Et de réfléchir sérieusement à cette histoire d'entrée en sixième.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009
Oui ? Expliquez, SVP.
Il y a je ne sais combien de gosses qui en sont à la moitié de leur année de CM2, qui viennent d'ailleurs d'être "évalués", sans savoir à quoi vont servir ces évaluations, et qui, malgré les résultats qui seront abominables, vont entrer en sixième dans sept mois.
Ecrit par : dobolino | 12 février 2009
Cela fait un moment que cela dure. Et que cela plaise ou non, dans sept mois, ces enfants iront au casse pipe et leurs profs avec, qui feront de leur mieux.
Relisez les textes du GRIP, notamment le rapport à l'Assemblée nationale de 2004 : l 'horizon de toute réforme - positive ou négative - de l'enseignement est à trente ans.
Il n'y a pas moyen de contourner cela.
Désolé.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Objet : Soutenance de thèse de Valérie Pécresse

http://www.youtube.com/watch?v=t3why4wokQc
La soutenance de thèse de Pécresse en 7 clips ici
http://www.youtube.com/watch?v=icnV6T9z3cI&NR=1

Titre de la thèse : "De l'université du bricolage au bricolage de
l'université" directeur président général de la thèse, de la France, de
l'Europe, du monde et du reste, Nicolas Sarkozy.
Dans le jury, Laurence Parisot, Xavier Darcos ("petit rapporteur"), Carla
Bruni-Sarkozy ("personnalité de niveau international") et Albert Einstein
("chercheur non publiant").
En récompense de son épreuve VP a reçu un CD de Carla.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Unlike most motion pictures, the film was shot in roughly chronological order, to facilitate convincing emotional performances from the young cast.

Ca c'est très intéressant aussi...(et "unusual"), de la part du metteur en scène, d'avoir cherché à faire vivre l'histoire de l'intérieur (donc chronologiquement) aux jeunes acteurs.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Savez-vous, tous, comme j'admire et sais gré aux professeurs de collège, quand je considère comme ils ont extirpé ma fille, certes volontaire et ambitieuse, malgré des programmes sujets à caution, de l'état d'illettrisme et d'ignorance où elle baignait en fin de CM2 ?
Ces professeurs sont d'un dévouement qui m'impressionne et me laisse vraiment admirative.
Sans blague et sans ironie !
Ecrit par : dobolino | 12 février 2009
Relisez tout ce que j'ai pu écrire, vous ne trouverez pas un mot pour décrier les collègues, même les pires - sauf Le Bris qui n'a d'autre souci que celui de se vendre et quelques pédagos à l'abri des intempéries. Tous font de leur mieux parce que sur le terrain, ce n'est pas vraiment facile.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Et lors de ma première rencontre avec Mark Sherringham, il y a bien longtemps déjà, il m'accueillit avec, en guise de bonjour, cette phrase lapidaire : "Vos chiffres sont faux". Il n'en était rien, bien sûr, et c'est maintenant son patron qui les reprend. Comme les choses changent!

Reprenons en choeur : For the times they're changing...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Pedro ! Ma première rencontre avec Sherringham, fut charmante. Mais je n'en dirai rien.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Nous, Guy Morel, nous avons vécu pour nos enfants une maternelle et un primaire complètement catastrophiques, ultra-pédagos, totalement englués et convaincus de leur bien-fondé, et des profs de collèges qui besognent dur pour éponger les dégâts sans mot dire sur les antécédents.
Sont-ils conscients de la cause des dégâts et soumis au devoir de réserve ?
Pour ceux que j'ai fréquentés, je dirais que c'est le cas.
De là à généraliser...

Écrit par : dobolino | 12 février 2009

J'ai trouvé un ordi entre deux trains.
Je suis comme Guichard, moi — et pire encore : je ne défilerai pas avec les IUFM.
Pedro, je ne comprends pas que tu puisses t'allier avec ces gens-là, simplement pour faire chuter un ministre et mettre Lang à la place.
C'est bien pire que dans le Guépard : "Il faut que rien ne change afin que rien ne change". Et Molinié qui s'allie avec le SNE-Sup pour saisfaire sa gloire personnelle ! Et ne me dis pas que ce n'est pas vrai, Pedro : ce type se voit ministre.
J'attends encore que la coordination universitaire fasse des propositions qui ne soient pas négatives.
Par exemple admettre que deux facs ne se ressemblent pas, et que le même modèle ne peut être étendu partout. Qu'un chercheur en physique des particules n'est pas un chercheur (?) en sciences de l'éducation (?). Ou qu'un prof de droit qui triple son traitement comme "conseiller juridique" et n'est jamais disponible pour une réunion parce qu'il bosse pour le privé ne fait pas le même métier qu'un mathématicien du CNRS. Admettre par exemple que gérer les étudiants des deux ou trois premières années, qui arrivent souvent avec toutes les tares du secondaire, ce n'est pas la même chose que faire des séminaires à des thésards — ce qui amènerait éventuellement à penser un système Collège / Université sur le modèle américain. Combien de minables, en ce moment, surfent sur ce mouvement de protestation pour sauver des positions établies qui leur permettront de continuer à ne pas en foutre une rame…
La mastérisation, je me suis expliqué sur le sujet dans ma Note — et c'est une proposition en soi. Cela suppose, bien sûr, que l'on reprenne les maquettes de CAPES et qu'on les débarrasse des lubies pédagos qui les encombrent. Ce qui suppose que la coordination du Supérieur dise aux maîtres de conf' des sciences de l'éducation qu'ils n'ont rien à faire dans les manifs, et rien à faire dans leur facs, parce que les deux-tiers de la honte qui accable l'Ecole vient d'eux — et que leurs recherches, c'est juste de l'idéologie. Point barre.
Allez, je quitte la France pour trois jours. Ce n'est pas l'envie qui me manque de la quitter pour longtemps.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2009

Pedro ! Ma première rencontre avec Sherringham, fut charmante. Mais je n'en dirai rien.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Arf, je l'aurais bien rencontré moi aussi, Sherringham. Mais il m'aurait trouvé bien fade : je lui aurais parlé de l'IUFM, vu en tant que stagiaire, du collège, du lycée et d'autres structures vues en tant qu'enseignant... Ca l'aurait certainement ennuyé. Ces gens-là ont certainement d'autres choses à penser.

Écrit par : Jeremy | 12 février 2009

"Et Molinié qui s'allie avec le SNE-Sup pour saisfaire sa gloire personnelle ! Et ne me dis pas que ce n'est pas vrai, Pedro : ce type se voit ministre."
Ecrit par : Brighelli

Après l'appel à Gaudemar et le recours à Descoings, il aurait tort de se priver d'avoir des ambitions !

Écrit par : Jeremy | 12 février 2009

Oui, Jeremy.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2009

Sont-ils conscients de la cause des dégâts et soumis au devoir de réserve ?
Pour ceux que j'ai fréquentés, je dirais que c'est le cas.
De là à généraliser...

Ecrit par : dobolino | 12 février 2009

C'est un sujet tabou, même pour ceux qui en sont conscients.

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Le problème, c'est que les professeurs des écoles disent que ce n'est pas leur faute. Et c'est vrai, mais les problèmes viennent quand même du primaire.

Écrit par : Jeremy | 12 février 2009

Nous, Guy Morel, nous avons vécu pour nos enfants une maternelle et un primaire complètement catastrophiques, ultra-pédagos, totalement englués et convaincus de leur bien-fondé, et des profs de collèges qui besognent dur pour éponger les dégâts sans mot dire sur les antécédents.
Sont-ils conscients de la cause des dégâts et soumis au devoir de réserve ?
Pour ceux que j'ai fréquentés, je dirais que c'est le cas.
De là à généraliser...
Ecrit par : dobolino | 12 février 2009
Dobolino, tout cela, je le sais. Et vous savez aussi que je n'ai jamais observé aucun devoir de réserve ni jamais tremblé devant aucune inspection - cela c'est pour les broques du genre Le Bris, qui crient au charron histoire de s'en faire une gloire : voir les résistants de 1946. Donc je vous dis que dans l'ensemble, quelles que soient leurs insuffisances, les collègues sont au boulot, parfois dans des conditions extrêmement difficiles.

Pour le reste, je m'attaque aux causes, pas aux lampistes qui paient plein pot. Je ne désespère pas d'avoir ici sur ce sujet une mise au point de Rachel Boutonnet, épuisée par le métier auquel elle croit et les "petits" auxquels elle consacre toutes ses forces.
Sur l'imposture lebrisienne, je prépare une note qui ne sera pas aimable.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Bonsoir à tous,

Dobolino a écrit :
"Il y a je ne sais combien de gosses qui en sont à la moitié de leur année de CM2, qui viennent d'ailleurs d'être "évalués", sans savoir à quoi vont servir ces évaluations, et qui, malgré les résultats qui seront abominables, vont entrer en sixième dans sept mois."

Ecrit par : dobolino | 12 février 2009

Je me permets de réagir à l'intervention de Dobolino qui pose un problème chaque année douloureux pour l'instit de CM2 que je suis.
D'abord sur l'orientation. La loi prévoit que TOUS les élèves doivent passer au collège l'année de leur douze ans au maximum. Dans le lot, il y a forcément des élèves qui n'ont pas acquis les bases du primaire, qui ont déjà redoublé, qui ont été soutenus par les équipes des RASED et qui ont un retard scolaire tel qu'ils ne pourront pas suivre en sixième, c'est sûr. Pour ceux-là, existe la filière SEGPA, qui les conduit vers l'apprentissage ou l'enseignement professionnels, dans le meilleur des cas. Hélas, ces sections n'existent pas dans tous les collèges.

Ensuite, il y a d'autres élèves qui ont des lacunes plus ou moins larges dans un domaine particulier, et dont on sait qu'ils se heurteront à des difficultés croissantes dès leur entrée en sixième. Ils arrivent toujours en CM2 avec des retards bien antérieurs, là aussi. Pour ceux-là, à part dans le cas où les équipes de collège mettent en place des soutiens efficaces, et pas du saupoudrage, il n'y a rien de prévu pour qu'ils puissent rattraper les retards accumulés, les acquisitions boiteuses, les automatismes grippés. Ou bien s'il y a quelque chose de sérieux en sixième, ce n'est pas toujours suivi dans le courant de la scolarité.
Alors, chaque année, quand vient le deuxième trimestre, et nous y sommes, il faut prévoir l'orientation des gamins "tangents" (pour les SEGPA, c'est déjà fait). Et c'est réellement un crève-cœur d’envoyer au collège des enfants qu’on sait n’être pas prêts pour sauter dans le « grand bain ».

Pour finir, l’organisation du collège. J’avais évoqué un jour, en réunion profs-instits que, pour ces gamins en lisière d’échec justement, soit créées des classes d’adaptation ou d’acclimatation, comme on veut , avec un horaire renforcé en maths-français, (5 heures de maths, 8 heures de français mettons) et un programme spécifique, pas les notions de linguistique type statut du narrateur, situation d’énonciation et tout ce bazar, non, une sorte de Cours Moyen amélioré, très structuré, avec exercices de rattrapage intensifs, mesure des progrès réalisés, ou quelque autre organisation qui permettrait à ces enfants de ne pas être retenus en école primaire, où ils dépassent tout le monde d’une tête, et de prendre le temps de se mettre à niveau pour raccrocher soit de nouveau en sixième, soit en cinquième, selon les cas. Je me suis heurté à un silence poli. Je suppose que les DGH d’aujourd’hui ne permettent pas cela, hélas, ou alors ce n’est pas administrativement réalisable, ou alors ça heurte le génie de l’hétérogénéité des classes, je ne sais pas. Vaste sujet.

Écrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Le problème, c'est que les professeurs des écoles disent que ce n'est pas leur faute. Et c'est vrai, mais les problèmes viennent quand même du primaire.
Ecrit par : Jeremy | 12 février 2009

Et d'abord de la maternelle.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Pour finir, l’organisation du collège. J’avais évoqué un jour, en réunion profs-instits que, pour ces gamins en lisière d’échec justement, soit créées des classes d’adaptation ou d’acclimatation, comme on veut , avec un horaire renforcé en maths-français, (5 heures de maths, 8 heures de français mettons) et un programme spécifique, pas les notions de linguistique type statut du narrateur, situation d’énonciation et tout ce bazar, non, une sorte de Cours Moyen amélioré, très structuré, avec exercices de rattrapage intensifs, mesure des progrès réalisés, ou quelque autre organisation qui permettrait à ces enfants de ne pas être retenus en école primaire, où ils dépassent tout le monde d’une tête, et de prendre le temps de se mettre à niveau pour raccrocher soit de nouveau en sixième, soit en cinquième, selon les cas. Je me suis heurté à un silence poli. Je suppose que les DGH d’aujourd’hui ne permettent pas cela, hélas, ou alors ce n’est pas administrativement réalisable, ou alors ça heurte le génie de l’hétérogénéité des classes, je ne sais pas. Vaste sujet.
Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009
Je l'ai évoqué lors de la première réunion au ministère.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

pas les notions de linguistique type statut du narrateur, situation d’énonciation et tout ce bazar,

Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Oh que vous avez raison, Chevreuil! C'est avec ces foutaises pédantes et souverainement inutiles qu'on fait crever d'ennui les élèves (tous les élèves, et pas seulement ceux qui sont en difficulté), et qu'on les écoeure du français!
Mais lesdites foutaises, vous avez dans les collèges plein d'âmes de bonnes volonté qui s'imaginent qu'il est de leur devoir de les infuser aux élèves. Pas étonnant alors que vos propos n'aient rencontré qu'un silence gêné...

Écrit par : Jean | 12 février 2009

Je l'ai évoqué lors de la première réunion au ministère.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

... et on vous a répondu avec un "silence poli", à vous aussi ? ;-)

Écrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Arf, je l'aurais bien rencontré moi aussi, Sherringham. Mais il m'aurait trouvé bien fade : je lui aurais parlé de l'IUFM, vu en tant que stagiaire, du collège, du lycée et d'autres structures vues en tant qu'enseignant... Ca l'aurait certainement ennuyé. Ces gens-là ont certainement d'autres choses à penser.
Ecrit par : Jeremy | 12 février 2009
Je crois qu'il a eu en face de lui Rachel Boutonnet, qui n'est pas fade.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

"C'est avec ces foutaises pédantes et souverainement inutiles qu'on fait crever d'ennui les élèves (tous les élèves, et pas seulement ceux qui sont en difficulté), et qu'on les écoeure du français! "

Ecrit par : Jean

Si seulement l'intendance suivait ! Je veux dire l'étude des grandes oeuvres de la littérature. Oh, pas forcément des choses ardues, seulement celles qui ont frappé l'imaginaire, le nôtre, celui de nos parents, de nos grands parents, celles qui permettent à un gamin de treize ans d'avoir une petite complicité avec sa mamie quand il parlera avec elle d' Edmond Dantès, de Jean Valjean ou de la mort de Molière, et tant d'autres choses : la vie des écrivains, leur oeuvres, leurs passions, leurs voyages, leur mort, tout ce qui est la VIE, quoi ! Pas cette sécheresse métalingouistique sans aucun intérêt pour des collégiens !
Bon, ça y est je m'emballe, je vais encore mal dormir ! Mais j'ai un gamin en classe de troisième cette année, et ça fait quatre ans qu'on pédale pour lui faire comprendre ces notions, et pendant ce temps, si peu, si peu de lectures !

Écrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Pour finir, l’organisation du collège. J’avais évoqué un jour, en réunion profs-instits que, pour ces gamins en lisière d’échec justement, soit créées des classes d’adaptation ou d’acclimatation, comme on veut , avec un horaire renforcé en maths-français, (5 heures de maths, 8 heures de français mettons) et un programme spécifique, pas les notions de linguistique type statut du narrateur, situation d’énonciation et tout ce bazar, non, une sorte de Cours Moyen amélioré, très structuré, avec exercices de rattrapage intensifs, mesure des progrès réalisés, ou quelque autre organisation qui permettrait à ces enfants de ne pas être retenus en école primaire, où ils dépassent tout le monde d’une tête, et de prendre le temps de se mettre à niveau pour raccrocher soit de nouveau en sixième, soit en cinquième, selon les cas. Je me suis heurté à un silence poli. Je suppose que les DGH d’aujourd’hui ne permettent pas cela, hélas, ou alors ce n’est pas administrativement réalisable, ou alors ça heurte le génie de l’hétérogénéité des classes, je ne sais pas. Vaste sujet.

Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009

C'est évidemment vous qui êtes dans le vrai. Le "silence poli" (et sans doute gêné) manifeste l'abîme entre la réalité que nous vivons tous les jours en collège sur le terrain et leur univers idéologique (le dogme de l'hétérogénéité des classes, du collège unique).

Écrit par : Robin | 12 février 2009

... et on vous a répondu avec un "silence poli", à vous aussi ? ;-)
Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009
Non. Pas le ministre qui est trop intelligent pour cela. En revanche, la plupart des participants à cette première réunion - hors membres du GRIP - ont préféré parler d'autre chose.
C'est dommage qu'il n'y ait pas de sténotype.
Remarquez que lors de la seconde réunion, ce fut pire : Pascal Dupré, venu pour parler de la maternelle, n'eut pas la parole. Madame Bellostat, du patronat, y mit bon ordre : les horaires du primaire, voilà de quoi il fallait parler. Et Marc Le Bris, soudain inspiré, trouva les ressources pour concéder au ministre que le soutien du soir, en échange des quatre jours, cela marchait.
Bien entendu, ce que je dis peut être confirmé par les présents, sauf j'imagine ceux que j'ai mis en cause.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

C'est évidemment vous qui êtes dans le vrai. Le "silence poli" (et sans doute gêné) manifeste l'abîme entre la réalité que nous vivons tous les jours en collège sur le terrain et leur univers idéologique (le dogme de l'hétérogénéité des classes, du collège unique).
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
Non Robin. Je vous assure qu'il n'y a pas un "silence poli", mais une grande attention de la part du ministère et un rejet narquois ou intéressé de la part de ceux qui, en principe, devraient aller dans votre sens.
Pour que cela soit clair : pas de la part de l'hôte de ces lieux qui était présent aussi.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Quel gâchis... Agrégé de lett class, ancien prof de prépa, ancien IG, homme de culture, M. Darcos avait tous les atouts en main pour remettre l'instruction au centre de l'Ecole. Voilà qu'il fait bientôt pire qu'Allègre !
Il ne reste plus qu'à redoubler d'efforts dans la mobilisation, en espérant être enfin, à force de faire du bruit, que nous serons entendus.

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009

Prenez un homme de bon sens et faites-en un ministre... La politique et le pouvoir sont des forces de dilution dont on n'a pas idée. Ça finit par vous gâter le meilleur. Ce poncif doit au-moins nous éclairer sur cela : ce n'est pas le parcours d'un homme qui atteste de sa valeur mais ce qu'il fait dans le présent. Autre chose : Darcos n'est que l'étiquette d'un contenu. On a beau changer l'étiquette, on finira immanquablement par retrouver le même contenu qui fut, est et sera : comment donner encore moins à ceux qui ont peu et toujours plus à ceux qui ont déjà beaucoup ? C'est le résumé abrupt mais compendieux de la politique depuis qu'elle existe. On ne refait pas les hommes, encore moins ceux d'aujourd'hui.
Quant à défiler avec les IUFM, d'accord avec JPB. On ne s'allie pas avec celui qui vous prend pour un demeuré et qui ne manquerait pas de vous le signifier sitôt remis d'aplomb.

Écrit par : Magister | 12 février 2009

C'est évidemment vous qui êtes dans le vrai. Le "silence poli" (et sans doute gêné) manifeste l'abîme entre la réalité que nous vivons tous les jours en collège sur le terrain et leur univers idéologique (le dogme de l'hétérogénéité des classes, du collège unique).
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
Non Robin. Je vous assure qu'il n'y a pas un "silence poli", mais une grande attention de la part du ministère et un rejet narquois ou intéressé de la part de ceux qui, en principe, devraient aller dans votre sens.
Pour que cela soit clair : pas de la part de l'hôte de ces lieux qui était présent aussi.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Je n'y comprends rien.

MAISOOOOOON!!!!!!!!!!!!! ;0))

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Non Robin. Je vous assure qu'il n'y a pas un "silence poli", mais une grande attention de la part du ministère et un rejet narquois ou intéressé de la part de ceux qui, en principe, devraient aller dans votre sens.
Pour que cela soit clair : pas de la part de l'hôte de ces lieux qui était présent aussi.

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Y avait-il des représentants des professeurs de collège ?

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Mais bon Dieu, quand est-ce que ces têtes de pioche comprendront enfin que nous ne chercons pas à faire du tri ou à reconstituer des filières, mais à sauver des gosses qui sont en train de se noyer sous nos yeux ?

(Pardon pour le coup de sang, mais c'est peut-être ça qu'il faudrait leur dire au ministère, non ?)

Écrit par : Robin | 12 février 2009

Y avait-il des représentants des professeurs de collège ?
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
Il y avait Michel Delord qui est en poste actuellement à quarante kilomètres de chez lui dans la Gironde profonde.
Et accessoirement moi qui ai enseigné une douzaine d'années dans divers collèges urbains.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

(Pardon pour le coup de sang, mais c'est peut-être ça qu'il faudrait leur dire au ministère, non ?)

Ecrit par : Robin | 12 février 2009

N'imaginons même pas un seul instant qu'on s'y préoccupe des gosses, comme vous dites. Dans ces milieux-là, le bon sens appartient aux curiosités rustiques et la conscience ne fait pas partie du vocabulaire gestionnaire.

Écrit par : Magister | 12 février 2009

Quel gâchis... Agrégé de lett class, ancien prof de prépa, ancien IG, homme de culture, M. Darcos avait tous les atouts en main pour remettre l'instruction au centre de l'Ecole. Voilà qu'il fait bientôt pire qu'Allègre !
Ecrit par : Françoise Guichard | 12 février 2009
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Il a le choix, d'une part, entre désapprouver le président qui lui a donné les grandes lignes de sa mission et démissionner et, d'autre part, de faire ce qu'on lui demande et de garder son maroquin.
Ce choix, qu'il a fait, peut-être dès le début, a dû être difficile.
J'attendais de lui qu'il rétablisse la discipline à l'école (ce qui semble être la dernière de ses préoccupations : il faut garder à tout prix les perturbateurs, non seulement dans l'enceinte des collèges, mais dans les classes où ils empêchent les professeurs de faire leur travail), condition sine qua non de la réussite des enfants issus de milieux pauvres et incultes qui ne peuvent pas être aidés en dehors du collège.
J'attendais de lui qu'il rétablisse l'enseignement de qualité dont j'ai bénéficié entre 1945 et 1958 et dont il a bénéficié lui-même, c'est-à-dire qu'il mette fin aux "sciences de l'éducation", et j'espérais qu'on en reviendrait à l'instruction abandonnée par la gauche.
Je suis sentimentalement de gauche mais je n'en attends plus rien depuis longtemps. Après avoir vu la droite à l'œuvre à l'éducation nationale sous Chirac, je pensais que ce ne pourrait pas être pire. Une fois de plus, je vois que je suis un vieil et indécrottable naïf.

Écrit par : Francis Penin | 12 février 2009

Je n'y comprends rien.

MAISOOOOOON!!!!!!!!!!!!! ;0))
Ecrit par : Robin | 12 février 2009
C'est pourtant simple : le ministre a invité des gens de la mouvance anti-pédago et parmi ces gens, en dehors du GRIP, pas grand monde ne connaissait grand chose aux problèmes de l'enseignement primaire - la maternelle n'en parlons pas - sauf la représentante du patronat et Marc Le Bris qui on fait cause commune pour que l'on parle de la semaine scolaire et des aménagements ingénieux auxquels le ministre a depuis renoncé en choisissant de renvoyer cela aux conseils d'école.

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Après avoir vu la droite à l'œuvre à l'éducation nationale sous Chirac, je pensais que ce ne pourrait pas être pire. Une fois de plus, je vois que je suis un vieil et indécrottable naïf.

Ecrit par : Francis Penin | 12 février 2009

Avec les politiques, on se découvre toujours un fond de naïveté, pour peu qu'on leur confère encore ne serait-ce que l'ombre d'une possibilité. Finalement, ils nous rendent un fieffé service en contribuant, à leur insu, à forger notre lucidité.

Écrit par : Magister | 12 février 2009

Comment peux-t-on faire semblant de sauver un système que l'on veut tuer... Vous ne saviez pas??? Bah alors, admirez!!!!

Nos politiques trouvent à rebondir sur chaque tentative d'avancée réelle proposée, pour les reprendre à leur compte et en proposer des pseudos réformes qui ne feront qu'aggraver la délitération du système éducatif français... Puisque, de toute façon, ils en veulent sa destruction pure et simple afin de verrouiller définitivement les postes clés du pouvoir aux "Alphas" et à leur descendance...

Je sais... tableau noir et parano... Mais toutes les réformes déjà entreprises à tous les niveaux (éducatif, institutionnel, constitutionnel, médiatique, etc...) m'amène à cette vision, malgré mes lueurs d'optimismes.

Le roi est mort, vive le roi!!!!!!

Sauf que là, ce n'est pas la royauté, mais l'empire qui est de retour... Avec le petit "Nicolas 1er"!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 12 février 2009

Avec les politiques, on se découvre toujours un fond de naïveté, pour peu qu'on leur confère encore ne serait-ce que l'ombre d'une possibilité. Finalement, ils nous rendent un fieffé service en contribuant, à leur insu, à forger notre lucidité.
Ecrit par : Magister | 12 février 2009

Et elle consiste en quoi la lucidité, pour l'heure ?

Écrit par : Guy Morel | 12 février 2009

L'hétérogénéité des classes, c'est notre quotidien en primaire, cependant. Et je ne pense pas que cela constitue un obstacle A CE NIVEAU d'enseignement. Pour les raisons suivantes :
- Nous avons les élèves 6 heures par jour (en principe, quand il n'y a pas la lectrice en anglais ou l'intervenant municipal en écologie citoyenne) ce qui permet une grande souplesse dans la gestion du temps. Par exemple, je peux revoir la base 10 avec du matériel pour tel élève pendant que les autres écrivent une rédaction ...
- Dans les classes à plusieurs niveaux, on peut faire suivre un élève faible avec la section inférieure, dans certains cas.
- Nous bénéficions de l'aide des RASED, qui bien qu'il y ait beaucoup à dire sur leurs interventions, apportent des réponses aux cas les plus difficiles à gérer.
- Les élèves sont plus jeunes.

Evidemment ces trois conditions ne sont pas réalisables dans le secondaire, en raison de son organisation et de la complexité des contenus. C'est pour cela que je trouve mal venu d'opposer aux professeurs du secondaire la gestion de classes hétérogènes réalisée dans le primaire.

Cependant, tout le monde a constaté que la constitution de classes homogènes n'était pas en soi une solution : quiconque a eu à faire à des groupes de petits coqs prétentieux d'une bonne classe, odieux et impolis, pourra en témoigner ! A l'inverse, qui se chargera de classes regroupant des enfants en difficulté avec des problèmes très différents (connaissances, comportement ....) ? Car le problème de classes spécialisées, c'est qu'on y envoie des enfants avec des profils très différents, et les problématiques des uns et des autres s'additionnent pour rendre le groupe ingérable. C'était parfois le réalité des classes dites de "perfectionnement" qu'on trouvait dans les écoles autrefois, et qui étaient souvent explosives. Que faire ?

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Avec les politiques, on se découvre toujours un fond de naïveté, pour peu qu'on leur confère encore ne serait-ce que l'ombre d'une possibilité. Finalement, ils nous rendent un fieffé service en contribuant, à leur insu, à forger notre lucidité.
Ecrit par : Magister | 12 février 2009

Et elle consiste en quoi la lucidité, pour l'heure ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Juste à constater que l'on est pris pour de sombres crétins depuis environs 40 ans, et que les bonnes vieilles recettes pour endormir les masses populaires fonctionnent toujours aussi bien:
- Des jeux et un peu de rêves par le biais de la télé (formidable outil de "débilisation" de masse, constante et régulière),
- Suffisamment de travail aux parents (vive les bas salaires, et le recours libéralisé aux heures sup.) pour leur éviter d'avoir du temps pour se poser des questions de fond,
- L'abrutissement appliqué de leur progéniture dès le plus jeune age et sur plusieurs générations, pour pouvoir éviter au maximum tout risque de rébélion

Voilà la lucidité... vu par le Djinn de Martinique!!!! ;p

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

@ chevreuil
"l'hétérogénéité" est un problème créé de toutes pièces par l'effondrement de l'école maternelle et primaire.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Vous aviez posé une question au sujet du rapport entre Rigoletto de G. Verdi et "Le Roi s'amuse" de V. Hugo. Le livret de Rigoletto est une adaptation du Roi s'amuse.

"Courtisans ! Courtisans ! Démons ! race damnée
C'est donc vrai qu'ils m'ont pris ma fille ces bandits
Une femme à leurs yeux, ce n'est rien, je vous dis !..."

Début de la tirade du bouffon Triboulet dans "Le roi s'amuse".

Ecrit par : Robin | 12 février 2009
------------
Merci, Robin !
Je savais que le livret de Rigoletto est une adaptation de la pièce d'Hugo. Ce que j'ignorais, c'est si les paroles françaises de l'opéra de Verdi étaient celles de Triboulet (dont j'avais oublié le nom, mais dont je savais que ce n'était pas Rigoletto) directement issues du texte de Hugo. Le livret initial est (je suppose [1]) en langue italienne. Alors, lorsque Rigoletto dit "Courtisans, race vile et damnée !" je me demandais si c'étaient les paroles dites par Triboulet, ou une traduction du livret italien. L'adaptation d'un texte écrit pour être dit, en vue d'en faire un texte chanté dans une langue étrangère, n'est pas facile.
En revanche, un compositeur ne peine jamais à écrire une musique sur un texte non traduit. Les mélodies françaises en sont un exemple.
Ainsi Henri Duparc a écrit une musique admirable sur deux strophes du poème de Baudelaire, "L'invitation au voyage". Saint-Saëns a écrit une musique guillerette sur un poème de Hugo, "Le pas d'armes du roi Jean", d'une longueur phénoménale dont il n'a gardé que quelques strophes sinon le chanteur ferait un récital avec ce seul poème, écrit en vers de trois pieds. (Poème du recueil "Odes et Ballades".)
Le livret français de Rigoletto, vous me l'apprenez, Robin, est proche du texte de Hugo, mais ce n'est pas le texte mot pour mot (et cela n'a aucune importance).
[1] Le livret initial de l'opéra "Don Carlos" de Verdi est en français. Il s'agissait d'une commande de l'Opéra de Paris. Plus tard cet opéra fut traduit en italien et quasiment toujours représenté en italien (sous le titre de "Don Carlo", sans s).
Mais en 1990, il fut représenté au Châtelet à Paris, en français.

Écrit par : Francis Penin | 13 février 2009

Et pour en ajouter, pour parler de ce que je maitrise...

Mon fils vient de me rejoindre pour la rentrée de septembre 08, car malheureusement, sa mère l'a promené sur 3 écoles en 2 ans (CP fait sur 2 écoles différentes, avec changement au mois de janvier, et CE1 fait au Portugal, dans une école portugaise...)...

J'ai demandé à ce qu'il rentre en CE1, considérant que cela faisait 1 ans qu'il n'avait pas pratiqué le français à l'école et que ça seule base était son CP, divisé en 2 écoles, et qui avait plus d'un an. Le but était de donner une chance à mon fils de pouvoir suivre le programme sans difficulté, puisqu'après 1 ans d'inutilisation des bases qu'il venait juste d'acquérir, il en avait surement oublié l'usage...

Refus du directeur de l'école, prétextant que son école portugaise avait validé son passage en classe supérieure...

Moralité, mon gamin est dépassé, il ne comprend rien à l'école, du coup, il perturbe les autres puisqu'il ne peut pas suivre, et son instit le laisse dans son coin sans s'en occuper, pendant que nous, à la maison, on trime comme des cons pour rattraper:
- Les révisions du CP pour récupérer les bases...
- Les programmes du CE1 (sans aucune méthodo, car je ne suis pas instit et je n'ai pas la prétentions de pouvoir instruire mon fils comme un instituteur pourrait le faire!!)
- Le travail de CE2 qu'il ne fait pas en classe puisque son instit le laisse croupir dans son coin sans s'en occuper...

Alors l'école moderne n'a-t-elle pas l'impression de programmer l'échec scolaires???????
Non???? Alors, comment dois-je faire pour récupérer 3 ans de connaissances en 1 an, sans faire du bourrage de crane à mon fils, alors que ses notes ne suivent pas et représentent pour lui une démotivation, puisque son travail (fourni pourtant en grosse quantité, par rapport à ses petits camarades) n'est pas récompensé par l'école!!!!

Et le RASED, présent... Mais personne du RASED ne m'a contacté pour proposer quoique ce soit pour mon fils...
J'ai seulement eu une proposition du directeur pour un suivi psychologique afin de vérifier son équilibre intellectuel, chose que j'ai accepté, mais qui a été très vite suspendu, puisque tout allait bien...

Alors chevreuil... une solution? (alors qu'il aurait été tellement simple de le faire rentrer en CE1 pour lui permettre de raccrocher les wagons plus facilement!!!!)

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Alors chevreuil... une solution? (alors qu'il aurait été tellement simple de le faire rentrer en CE1 pour lui permettre de raccrocher les wagons plus facilement!!!!)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Je ne suis pas mandaté pour représenter l'école "moderne", vous vous doutez bien !!!
Cette situation me paraît complètement aberrante !
Effectivement, si votre enfant a été inscrit en CE2 sans les connaissances minimales, après deux années chaotiques, le simple bon sens voudrait qu'il soit réinscrit en CE1, après évaluation de son niveau en septembre ! De plus, je n'arrive pas à admettre qu'un instit puisse laisser croupir un enfant dans un coin !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

"Madame Bellostat, du patronat, y mit bon ordre : les horaires du primaire, voilà de quoi il fallait parler."

Vous parlez de Marie-Christine Bellosta, qui enseigne à Normale Sup' ? C'est la seule homophone que je connaisse, à défaut d'homographe, à Bellostat.

Mais pourquoi représentante du patronat ?

Écrit par : Jeremy | 13 février 2009

Je dois avouer que j'ai du mal aussi... mais forcé de constaté que c'est une réalité...

C'est pour cette raison que j'ai du mal à voir différemment...
Certes, il y a des instits qui en veulent et qui croient encore en ce qu'il font, mais une majorité a démissionné de son rôle "d'instructeur de savoir" pour une fonction "d'animateur de lieu de vie"...

De temps en temps, je me sens tellement seul dans l'instruction de mon fils que je me dis que l'E.N, ça devient un peu comme le Club Med:
Le Club Med a ses GO (Gentils Organisateurs)
L'E.N à ses GA (Gentils Animateurs)
Et dans tout ça, la culture est laissée pour compte!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Et je sais que mes propos risquent de choquer certaines âmes de bonne volonté, ou un Christophe qui risque bien de me huer...

Mais cela dépeint malheureusement une certaine réalité!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

On peut toujours parler des réformes pour les hautes études, mais temps que rien ne sera fait pour remonter le niveau du primaire et faire une instruction de qualité avec un barrage de connaissance pour la progression, on continuera l'inflation des diplômes...

Et à ce rythme effréné, on aura bientôt besoin d'un bac+10 pour être technicien de surface (nom pompeux pour le personnel chargé du nettoiement)!!!!

Pauvre France!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Je ne suis pas mandaté pour représenter l'école "moderne", vous vous doutez bien !!!
[...]

Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Je ne vous jette absolument pas la pierre et ne vous tiens aucunement pour responsable ni mandataire, mais comme vous parliez du primaire, du RASED, et de la facilité de gérer les cas difficiles...

Je me suis permis de souligner une réalité déplorable, que j'ai pu constaté (car directement concerné), sur la réelle volonté de l'institution de maintenir une véritable dynamique de la réussite à l'école!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Dans la recherche des causes des problèmes de l'éducation en France, on peut facilement dire tout et n'importe quoi en passant pour profond. Témoin, cet article de notre brave facarien de l'IREDU, Denis Meuret, qui vient de paraître dans le jus pédagol du jour.

Voici que les sciences de l'éduc non seulement reconnaissent la baisse drastique du niveau des élèves mais la revendiquent et vont même jusqu'à se présenter comme de courageux observateurs que l'institution empêcherait de faire éclater le Vérité.

Passé le constat "courageux", notre brave homme s'exerce à l'art de la recherche des causes *.

Selon Meuret, c'est l'absence de pilotage du système qui serait en cause : depuis 2002, les ministres successifs auraient tenu des discours de retour à l'autorité tout en diminuant celle qu'il fallait promouvoir dans les écoles en tant que système **. Notamment par un affaiblissement de l'inspection.

"D’où une plus grande latitude laissée aux enseignants, non pas de ne rien faire, mais de poursuivre d’autres objectifs que ceux que mesurent les évaluations dans les disciplines fondamentales" nous assène le Pertinent.

L'IEN Frackowiak, grand contempteur de la liberté de l'enseignant, doit être aux anges tandis que Meuret ne se demande pas une seule seconde si l'affaiblissement drastique des contenus à enseigner ainsi que ceux qui sont réellement enseignés n'y seraient pas pour quelque chose. Il est vrai que ce n'est pas dans le "champ" d'études de l'IREDU ***.

Un "pilotage fort" sans contenus. Du nanan pour l'IREDU qui pourra continuer à l'infini à étudier la seule chose qui l'intéresse : le système lui-même ****.


http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/02/Meuretbaisseperfscolaires.aspx

* c'est un sport sans grand risque, tant les choses se ramifient quand on cherche à remonter "scientifiquement" des effets aux causes dans un problème aussi compliqué.

** et sur les enseignants ?

*** et par conséquent, peu pertinent.

**** cela me rappelle une blague algérienne : peu après la prise de pouvoir par Boumediene, ce dernier convoque le ban et l'arrière ban du FLN pour les envoyer sur le terrain relancer la fibre révolutionnaire. Aussitôt dit, aussitôt fait, tout le monde sur le terrain sauf le Guide qui reste au standard du FLN pour piloter le système. C'est alors que le beau-frère du standardiste habituel appelle pour tailler sa bavette quotidienne. Ne reconnaissant pas la voix de son interlocuteur dans le "allo" martial qu'il entend, le beau-frère demande "mais qui est à l'appareil ?". Boumediene, très raide répond, ulcéré "Ici, c'est l'appareil lui-même !".

Écrit par : dugong | 13 février 2009

Vous parlez de Marie-Christine Bellosta, qui enseigne à Normale Sup' ? C'est la seule homophone que je connaisse, à défaut d'homographe, à Bellostat.
Mais pourquoi représentante du patronat ?

Ecrit par : Jeremy | 13 février 2009

A la fois pour la rime à l'oeil, et parce que Mme Bellosta fait partie d'un "think tank", comme il ne faut pas dire, Fondapol, (voir http://www.fondapol.org/fondation/quest-ce-que-la-fondation.html ), qui s'inscrit clairement dans une perspective très libérale autour de Francis Mer, ancien ministre de l'économie et des phynances -- celui qui considérait, souvenez-vous, que si les pauvres sont pauvres c'est parce qu'ils sont moins intelligents que les riches...
Cela ne veut pas dire que Mme Bellosta n'est pas une universitaire brillante ; elle a écrit un livre absolument génial sur LF Céline et l'art de la contradiction.
On a lu avec plaisir dans Le Figaro ses analyses féroces sur les malencontreux et contestables sujets 2005 de l'Epreuve Anticipée de Français , http://appy.ecole.free.fr/articles/20050625a.htm
Bref, la question n'est pas le personnage, mais la politique qu'elle incarne.
Comme X. Darcos, en somme... Triste dérive d'un "honnête homme" au sens du XVIIeme siècle. "Il" les rend tous fous! Et ils nous entraînent au fond. (= au choix, Sarko, le pouvoir, l'ego de ces messieurs-dames.)

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

"Pas grand monde ne connaissait grand chose aux problèmes de l'enseignement primaire - la maternelle n'en parlons pas "

Ecrit par : Guy Morel | 12 février 2009

Concernant le premier degré, beaucoup de blogueurs d'ici s'expriment de manière assez péremptoire sans vraiment savoir ce qui se passe dans les écoles. Les généralisations, il est vrai, sont assez faciles à faire. Et, même s'il est souhaitable d'améliorer les choses en maternelle, faire de tous ses enseignants des animateurs socio-cul n'a rien à voir avec la réalité.Juste à constater que l'on est pris pour de sombres crétins depuis environs 40 ans, et que les bonnes vieilles recettes pour endormir les masses populaires fonctionnent toujours aussi bien:


"- Des jeux et un peu de rêves par le biais de la télé (formidable outil de "débilisation" de masse, constante et régulière),
- Suffisamment de travail aux parents (vive les bas salaires, et le recours libéralisé aux heures sup.) pour leur éviter d'avoir du temps pour se poser des questions de fond,
- L'abrutissement appliqué de leur progéniture dès le plus jeune age et sur plusieurs générations, pour pouvoir éviter au maximum tout risque de rébellion."
"
Et je sais que mes propos risquent de choquer certaines âmes de bonne volonté, ou un Christophe qui risque bien de me huer..."

Ecrit par: Yvon Gougis

Si c'est de moi que vous parliez, il n'y a aucun risque que je vous hue pour vos propos, auxquels je souscris, (excepté la généralisation, quelques messages en dessous de celui-ci). Et "huer", (à part Sarko et Darcos, et Bongo, peut-être, dans un autre sens, ;-)) n'est pas mon genre!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Excusez-moi, Yvon. J'ai quelque peu entremêlé vos propos aux miens... Votre message commence après: "réalité".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Mais j'ai un gamin en classe de troisième cette année, et ça fait quatre ans qu'on pédale pour lui faire comprendre ces notions, et pendant ce temps, si peu, si peu de lectures !

Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Lesquelles? La foutaise métalingouistique ou celles que vous souhaiteriez lui infuser?

Écrit par : Jean | 13 février 2009

D'accord avec Françoise Guichard :

"Bref, la question n'est pas le personnage, mais la politique qu'elle incarne. Comme X. Darcos, en somme... Triste dérive d'un "honnête homme" au sens du XVIIeme siècle. "Il" les rend tous fous! Et ils nous entraînent au fond. (= au choix, Sarko, le pouvoir, l'ego de ces messieurs-dames.)"

----

Je répondrait plus tard, si j'ai le temps, aux considérations de JPB. Mais je dis, dores et déjà, que je ne me bats pas contre des hommes ni même, comme FG, contre des politiques. Je me bats contre des choses très concrètes et, en ce qui concerne les nouvelles maquettes des concours, Darcos et Lang c'est le même combat. Quant à mes propres idées politiques, qui n'ont guère de place dans le monde actuel, si quelqu'un est intéressé, il peut lire mon article dans le dernier numéro de Critique : "Les quatre vérités de mai 68 : communisme, laïcité, parenté, messianisme".

Écrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2009

"Certes, il y a des instits qui en veulent et qui croient encore en ce qu'il font, mais une majorité a démissionné de son rôle "d'instructeur de savoir" pour une fonction "d'animateur de lieu de vie"..."

C'est l'impression que j'ai parfois même si cela est à nuancer (car beaucoup croient bien faire alors qu'ils se trompent), mais mon sentiment est que l'école est minée par une doctrine qui dévalue la transmission du savoir. En fait, il manque une éthique professionnelle dans l'école d'aujourd'hui.
Mais c'est le système également qui est en cause comme le montre le cas de l'enfant d'Yvon GOUGIS. Trop âgé pour être en classe inférieure, on le met dans une classe de son niveau et on dit au maître "débrouillez-vous".

Quant à l'hétérogénéité des élèves dans le primaire...
En ce qui me concerne, je n'ai connu que cela depuis que j'enseigne. Et c'est souvent plus que le grand écart avec des élèves ayant un bon niveau CM2 tandis que d'autres aurait à peine le niveau CE1 (dans une classe de CM2). Alors après il est facile de dire que c'est la faute des enseignants du primaire. On fait souvent ce qu'on peut et je dis que c'est la faute à un système qui ne donne pas les moyens aux instits de bosser correctement.(RASED très largement insuffisant)

Pour finir, j'ajouterai sans aucune honte qu'il m'est arrivé à deux reprises dans ma carrière de "laisser à l'écart" 2 élèves. Car parfois on a dans nos classes de vrais petits monstres, infects, insupportables, qui refusent toute obéissance, tout travail. Soutenus ou délaissés par leurs parents. Et malgré toute la bonne volonté, toute la patience possible, on n'y arrive pas. Je parle ici de cas extrêmes d'enfants qui ne devraient pas se retrouver dans le circuit normal mais être pris en charge par des structures adaptées inexistantes ou refusées par les parents. Alors on arrive à ce qui peut sembler une aberration. Mais ici c'est la santé mentale et physique de l'enseignant qui est en jeu. Garder son calme en toute circonstance et ne pas tomber dans une sorte de dépression à cause d'une telle situation. Alors le gamin est puni à longueur de journée, mit "provisoirement" à l'écart dans une classe avec un travail qu'il ne fait pas car là-bas il continue à embêter les autres et le maître et tous les jours ça recommence car le gamin ne cesse de tirer la sonnette d'urgence et qu'on ne peut pas l'aider. Comme je le dis souvent pour ces cas là "il faudrait changer leurs parents".

Écrit par : Gerry | 13 février 2009

"que d'autres aurait"

que d'autres auraient...

Écrit par : Gerry | 13 février 2009

L'IEN Frackowiak, grand contempteur de la liberté de l'enseignant, doit être aux anges tandis que Meuret ne se demande pas une seule seconde si l'affaiblissement drastique des contenus à enseigner ainsi que ceux qui sont réellement enseignés n'y seraient pas pour quelque chose. Il est vrai que ce n'est pas dans le "champ" d'études de l'IREDU ***.

Un "pilotage fort" sans contenus. Du nanan pour l'IREDU qui pourra continuer à l'infini à étudier la seule chose qui l'intéresse : le système lui-même ****.

(dugong)

Pendant des années, il était interdit de parler de "baisse du niveau". Le niveau n'avait pas baissé, au contraire, tout allait très bien et puis il a fallu se rendre à l'évidence, les évaluations à l'entrée en 6ème apportaient une confirmation "objective" et à grande échelle aux constats "subjectifs" et ponctuels sur le terrain, une vue d'ensemble de la situation.

Alors, dans un deuxième temps, on s'est attaché à relativiser, à minimiser, à interpréter les évaluations, voire à en escamoter certaines.

Et puis, à son tour, cette position n'a plus été tenable. Même à la DEP (Direction de l'Evaluation et de la Prospective), il y a des gens honnêtes qui ont refusé de trafiquer les résultats et qui en ont communiqué d'autres, confidentiels (ceux sur lesquels s'appuient votre "penseur").

Nous en sommes à la troisième phase : OK, le niveau a baissé, mais pourquoi ? La réponse de l'appareil ne peut être qu'une réponse d'appareil : ce ne peut être le système (lla méthode globale, les programmes, les contenus, le collège unique), c'est donc ceux qui sont chargés d'appliquer ses directives : les professeurs qui ne font pas leur travail correctement.

Conclusion : il faut renforcer le "pilotage" (le pouvoir de la bureaucratie)

Ce processus est typiquement totalitaire et il n'y a que l'étude de l'Histoire de l'Union soviétique ou de Cuba pour le comprendre.

Écrit par : Robin | 13 février 2009

"Cela ne veut pas dire que Mme Bellosta n'est pas une universitaire brillante ; elle a écrit un livre absolument génial sur LF Céline et l'art de la contradiction. "
écrit Françoise Guichard.

En effet, c'est une remarquable spécialiste du XIXe et une universitaire brillante.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Objet : Soutenance de thèse de Valérie Pécresse

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Très drôle !
Ils n'ont vraiment que ça à foutre ?

Écrit par : yann | 13 février 2009

Objet : Soutenance de thèse de Valérie Pécresse

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 février 2009

Très drôle !
Ils n'ont vraiment que ça à foutre ?

Ecrit par : yann | 13 février 2009

ça s'appelle de l'agit-prop.

Écrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2009

Et je sais que mes propos risquent de choquer certaines âmes de bonne volonté, ou un Christophe qui risque bien de me huer..."

Ecrit par: Yvon Gougis

Si c'est de moi que vous parliez, il n'y a aucun risque que je vous hue pour vos propos, auxquels je souscris, (excepté la généralisation, quelques messages en dessous de celui-ci). Et "huer", (à part Sarko et Darcos, et Bongo, peut-être, dans un autre sens, ;-)) n'est pas mon genre!

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

En effet, Christophe, je parlais bien de vous, car en tant que prof d'IUFM, et vu que la plupart des "démissionnaires" sont des adeptes de "l'enfant-roi" proné par votre "boutique", j'aurais pensé que vous n'auriez pas adhéré!!!

Et pour les autres, pour me ressituer (car certains me connaissent bien, j'intervenais régulièrement ici il y a 2 ans, puis le temps m'a manqué quelque peu), j'ai été beau-papa de 2 enfants que j'ai épaulée jusqu'en 4ème, à me faire incendier par les professeurs car je ne les aidais pas de la bonne manière et m'immiscais en perturbateur de l'enseignement prodigué, me désignant ainsi responsable de leur échec scolaire... Chose que je n'apprécie pas vraiment, vu mon investissement pour les aider.

En même temps, il est vrai que je les aidais en me servant de mes cours qui avaient encore un contenu et une méthodologie pas complètement ravagés par la volonté de l'institution, puisque le "sapage" est arrivé progressivement, par étape

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Je souhaiterais rebondir sur une note de JPB dans les réponses à son précédent billet . Celui-ci indiquait que l'inspection pouvait bloquer une carrière et évoquant son cas qu'il stationnait au 11° échelon depuis huit ans.
Cela montre bien que la liberté d'expression en France se paie. Cela nous renvoie aussi au role exact de l'inspection ; est-elle là pour servir un pouvoir d'ou qu'il vienne ou alors sert-elle comme elle le prétend les intérèts d'une discipline et ses dispensateurs? D'ailleurs ,en passant ,on entend assez peu de critiques dans les salles de profs de cette institution ( il est vrai que les résultats des matches de foot ou de rugby occupent suffisamment les esprits ) et encore moins de la part des syndicats.En effet JPB devrait etre passé aujourd'hui au statut de hors classe,or les critères de ce passage me semblent assez ténébreux. Pour m'en étre renseigné je crois qu'on se fonde sur le mérite de l'impétrant (critère pour le moins assez flou).Certains participants de ce blog ont-ils des informations plus précises sur ce problème spécifique ?

Écrit par : defer | 13 février 2009

Mais j'ai un gamin en classe de troisième cette année, et ça fait quatre ans qu'on pédale pour lui faire comprendre ces notions, et pendant ce temps, si peu, si peu de lectures !

Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Lesquelles? La foutaise métalingouistique ou celles que vous souhaiteriez lui infuser?

Ecrit par : Jean | 13 février 2009

Le problème, en tant que parent, c'est que la foutaise méta lingouistique est au programme du brevet, et se retrouve dans les exercices et les devoirs à faire à la maison. Et, partant, sur la table de la cuisine. Il est difficile de faire l'impasse dessus, à moins d'avoir un enfant brillant qui avale cette potion à base de prolepses et d'analepses sans sourciller. Ce n'est pas notre cas.
Nous avons un enfant travailleur, sérieux, mais qui a d'énormes difficultés à comprendre ces notions. Pour en avoir discuté avec des amis, des voisins, je crois pouvoir affirmer que c'est le cas de nombreux enfants, y compris dans les milieux favorisés, enfin ceux où les livres sont très présents.
Je suis tout à fait d'accord avec vous pour dire que cette approche de la littérature tue toute envie de lire chez les élèves.
Alors, c'est vrai qu'on souhaiterait infuser autre chose : la beauté d'un paragraphe, la délicatesse d'une poésie... On ne s'en prive pas, d'ailleurs, mais la transmission parentale, avec un ado de quinze ans, c'est délicat à manier !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

IDEE GENIALE !!!

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 février 2009
Je leur transmets car qui peut croire qu'un lion ait à faire d'un rat ?

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

Qué lion ? Qué rat ?

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

J'ai également diffusé cet appel auprès d'intermittents du spectacle du sud-est.
J'espère que ce n'est pas une initiative inopportune ?
Ils jugeront eux-mêmes ! Ils ont plus de recul et de bon sens que moi, pauvre âne que je suis ...

Ecrit par : dobolino | 11 février 2009

IDEE GENIALE !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

Du même Pierre Jourde, un article un peu ancien, en espérant que la crise actuelle ne lui fera pas adoré ce qu'il a si joliment brûlé

Crise de l’éducation nationale
Ce qui tue l’Université française

Face aux protestations, le gouvernement français a finalement reporté certains aspects de la décentralisation de l’éducation nationale, mais il matraque les professeurs grévistes en leur imposant de très fortes retenues de salaire. Du côté de l’université, une énième réforme, qui n’apporte aucun progrès tout en ouvrant la voie à la privatisation, est également reportée de plusieurs mois. Et le malaise du monde enseignant s’accroît.

L’université française est morte. Morte en tant qu’université, c’est-à-dire communauté scientifique où la recherche s’associe à un enseignement spécialisé de haut niveau. Il reste quelques établissements pédagogiques post-baccalauréat. Mais l’université a été tuée par la médiocrité.

Postes « secondarisés »
On se figure que l’université recrute les meilleurs professeurs. C’était vrai, ce l’est de moins en moins. La spécialisation disparaît au profit de postes pédagogiques ou didactiques. En ce domaine, l’année 2003 fera date : en lettres, aucun poste de maître de conférences en littérature du XIXe siècle n’a été proposé, parmi un déferlement de postes de « technique d’expression ». En clair : l’université n’est qu’une sorte de lycée où il faut s’efforcer d’apprendre aux étudiants à construire une phrase. Quantité d’enseignements pour lesquels on ne dispose pas d’un universitaire en titre sont confiés à des vacataires empruntés aux lycées. Ou bien on recrute des professeurs agrégés (PRAG), soutiers de l’université devant assurer le double d’heures pour le même salaire, écrasés de travail et qui n’ont pas le temps de se consacrer à la recherche.

Carences du recrutement
Lorsqu’un vrai poste est proposé au concours, le « localisme » galopant fait en sorte qu’il soit attribué, non au plus méritant, mais à celui qui est déjà sur place et qu’on a prévu à l’avance d’y installer. Les concours tendent à devenir de faux concours. Des candidats envoient des dossiers volumineux, traversent la France entière, pleins d’espoir et d’angoisse, pour faire de la figuration démocratique dans un spectacle où tout est déjà réglé. L’intitulé du poste correspond très précisément à la thèse du candidat local. Un président d’université électronicien s’introduit dans une commission de littérature pour faire élire le candidat local. Un conseil d’administration casse l’élection d’un candidat qui n’est pas local. On fait élire sa femme, son fils, son beau-frère, le fils du pharmacien du centre-ville, qu’importe la qualité de son dossier : surtout pas le meilleur, si on ne le connaît pas. La réforme Allègre a facilité cette évolution. Tous les professeurs étaient autrefois membres de droit des commissions de recrutement, système simple, efficace et qui limitait les risques de fermeture. L’Éducation nationale a le génie de la complication. A présent ces commissions sont élues sur listes, ce qui les réduit beaucoup et facilite la mainmise de quelques-uns sur les recrutements. Le projet de décentralisation ne fera qu’aggraver les choses.

Pauvreté des locaux
Quiconque a fréquenté les universités italiennes ou anglaises peut mesurer à quel point, en France, étudiants et professeurs vivent, pour la plupart, dans la laideur quotidienne. Bunkers hideux, vétustes, grisâtres ; salles de cours et bureaux en nombre insuffisant et toujours bondés ; bibliothèques miséreuses ; campus sinistres, crasseux, ressemblant à des cités de banlieue, éloignés des centres-villes, sans vie en dehors des cours. L’urgence, paraît-il, est de s’aligner sur l’Europe dans l’organisation des études. Et si l’on imitait l’Europe pour la qualité des locaux universitaires ?

Mesquinerie financière
Le colloque représente un élément important de la vie universitaire et de la diffusion des savoirs. Mais il n’y a plus d’argent pour cela. L’organisation de ces manifestations et la publication des actes sont devenues, pour les professeurs qui s’en chargent, une épuisante chasse aux crédits, un exercice de remplissage de kilogrammes de dossiers. Les collectivités locales accordent encore quelques subventions, à condition que le sujet soit local. Quiconque voudrait organiser une manifestation internationale sur un sujet international dans une université de province devrait avoir beaucoup d’imagination et d’espoir. S’il y parvient, il se résoudra à recevoir les congressistes soit au camping, soit dans des hôtels borgnes. Il devra, en outre, réclamer des droits d’inscription à ses invités, qui devront donc payer pour travailler. Le règlement prévoit de loger (petit déjeuner compris) un conférencier pour un maximum de 38 euros et de le nourrir sans dépasser 15 euros. Pour le moindre déplacement, lorsqu’il s’agit de participer à un jury de thèse ou à une commission, il faut remplir des documents aussi variés que nombreux, attendre des semaines, parfois des mois, le remboursement. Certains, de guerre lasse, renoncent.

Réformes ininterrompues
L’université ressemble à une maison dont le chantier n’en finirait jamais. Tous les ans, ou tous les deux ans, on refait tout, on arrache la moquette, on abat une cloison, on rajoute une tourelle ici, une annexe là, un étage ailleurs, de telle sorte qu’au lieu d’obtenir un bâtiment fonctionnel et habitable, on vit dans un machin improbable, toujours en voie d’effondrement, on titube dans les gravats.
Chaque ministre, chaque conseiller de ministre ajoute une disposition, invente une commission supplémentaire, imagine sa petite réforme, avec, à chaque fois, d’innombrables réunions, assemblées, circulaires, rapports, comptes-rendus, évaluations, interprétations et gloses des textes sacrés mais amphigouriques publiés au Journal officiel. Une fois que c’est fini, on défait tout et on recommence. A peine a-t-on eu le temps de comprendre une réforme qu’on en est déjà à la suivante, dans une incessante et monstrueuse dépense d’énergie.

Bureaucratisation
Être universitaire, c’est désormais, avant tout, être un bureaucrate. L’administration centrale est obsédée par le contrôle et par l’invention de nouvelles structures. L’organisation des études, des examens, de la notation est devenue, à force de byzantinisme et de contorsions, tellement embrouillée que les étudiants n’y comprennent plus rien et que les enseignants aussi peinent parfois à s’y retrouver. On en arrive à ce paradoxe que, sous prétexte de faciliter les études, on les a rendues opaques. Les moyens se sont ainsi presque complètement substitués aux fins.
La mise aux normes européennes justifie à présent toutes les réformes. Mais on ne touche pas à la particularité du système français avec un triple enseignement supérieur : l’université, les grandes écoles, l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). Les grandes écoles permettent aux élites de fuir la médiocrité universitaire ; les IUFM, chargés de former les futurs enseignants du primaire et du secondaire, caricaturent les défauts de l’université : ils sont devenus d’énormes et ruineuses usines bureaucratiques, où l’essentiel de l’énergie se perd en réunions, dossiers et rapports, où les étudiants se plaignent régulièrement (mais en vain) de subir des enseignements trop souvent ineptes, démagogiques et dépourvus d’utilité réelle.

Charge de travail accrue

Depuis 1981, où l’on a augmenté d’un coup les charges d’enseignement de 50 %, les universitaires ont supporté sans broncher le déferlement des réformes, la démultiplication du nombre des élèves, la lente dégradation de leurs conditions de travail. Désormais, dans la plupart des cas, un universitaire doit enseigner, préparer les cours, corriger les copies, recevoir les étudiants, participer aux jurys de fin de semestre, à des réunions de toutes sortes, s’informer sur la nouvelle réforme en cours et tenter de l’appliquer, participer à des commissions de spécialistes (rapports, dossiers, réunions), à diverses commissions nationales (idem), diriger des thèses ou des maîtrises (parfois par dizaines), participer à leurs jurys, remplir des procès-verbaux, des rapports, des dossiers sur tout et n’importe quoi, assumer des tâches administratives (direction d’année, de département, d’unité de formation et de recherche (UFR), d’université, de conseils scientifiques ou d’administration, de conseils des études et de la vie universitaire), expertiser des examens et des dossiers, présider des jurys de baccalauréat, diriger des centres de recherche, des revues, des collections (donc examiner des manuscrits), assister à des séminaires et à des colloques, à moins qu’il ne les organise, et, tout de même, s’il lui reste un peu de temps, être un chercheur, c’est-à-dire aller en bibliothèque, écrire des ouvrages ou des articles.
Il se trouve souvent placé devant deux possibilités : soit il renonce à toute recherche pour se consacrer à l’enseignement et à la bureaucratie, soit il fait une croix sur sa vie personnelle.

Le système ne conçoit plus qu’un professeur du second degré ou un universitaire ait du temps. Il ne conçoit même plus cet ingrédient nécessaire de la réflexion qu’est la liberté. Un chercheur ne peut plus chercher seul, ou avec des collègues choisis, il doit s’intégrer dans des équipes (autres petites machines administratives) et leurs programmes de recherche, ou mourir. S’il est normal d’offrir la possibilité de participer à une équipe, on conçoit l’absurdité d’en faire une obligation. Rien de tel pour tuer radicalement toute velléité d’originalité.

Or, faute de temps libre à consacrer à la réflexion et au travail à long terme, faute de liberté tout court, il y a une catégorie de la société française qui est en train de disparaître : l’intellectuel. Qui pourra faire ce que l’administration n’a pas prévu et planifié qu’il fasse ? Qui pourra encore se consacrer à l’écriture d’un grand roman, d’un essai important ? La prolifération bureaucratique est en train de remplacer l’intellectuel ou le créateur par le pédagogue ou le fonctionnaire. Nous aurons la vie culturelle que les réformes de l’enseignement nous auront préparée.

Diplômes dévalués
Avec l’énorme augmentation de ses effectifs, l’université a été confrontée à un échec massif en première année. Les réformateurs refusent d’admettre que cet échec est dû à des lacunes profondes chez les étudiants, héritées du primaire et du secondaire, et que tout le système est en cause. Il ne s’agit pas de prétendre que « le niveau baisse » ni que les étudiants seraient globalement incompétents. Mais tout enseignant du supérieur sait parfaitement que les universités ont dû accueillir des masses d’étudiants incapables de suivre un cours rudimentaire, de rédiger un texte simple ou de le comprendre.
On a fait en sorte que puissent obtenir le baccalauréat des étudiants dont le niveau d’inculture est ahurissant, qui ne maîtrisent ni syntaxe, ni orthographe, ni vocabulaire. Selon les autorités, suivies par trop de journalistes spécialisés, la solution serait de réorganiser les examens, les disciplines et les pratiques enseignantes. On a d’abord exigé que les universitaires soient plus pédagogues. C’est, par obsession pédagogique de principe, ignorer la réalité de l’enseignement. Le mandarin qui débite son discours sans essayer de se faire comprendre est devenu une espèce rare. Il y a longtemps que les universitaires expliquent, simplifient. Mais il y a un degré de simplification qui fait perdre tout contenu et toute signification à ce que l’on veut enseigner.
On a ensuite vidé les premiers cycles universitaires de presque toute spécialisation et arrangé les examens de telle sorte que les mauvaises notes soient compensées au maximum. Actuellement, un étudiant en lettres ne sachant pas conjuguer un verbe du troisième groupe, ignorant les rudiments de toute culture littéraire, confondant Hugo et Zola, la révolution française et le surréalisme en dépit de tous les efforts « pédagogiques », peut espérer obtenir son diplôme d’études universitaires générales (DEUG) de lettres avec de l’informatique, du sport, de la technique d’expression et une option cinéma.
Puis on a estimé - autre idée géniale - que l’échec était dû à une mauvaise orientation. Il a donc fallu, encore une fois, jongler avec les horaires, l’organisation des études, pour prévoir des échanges de cours et des passerelles d’une faculté vers une autre. Pourtant, de toute évidence, l’échec de masse vient des lacunes de base, qui posent autant de problèmes en géographie qu’en philosophie, en anglais qu’en psychologie. On a, pour se conformer à l’Europe, « semestrialisé » les études (c’est-à-dire doublé les périodes d’examen). Autrement dit, des jeunes gens qui sortent du lycée, qui ne savent rien de l’université, disposent de douze séances de cours, au lieu de vingt-quatre, avant de subir leur examen. On imagine à quel point cette mesure peut, elle aussi, faire diminuer le taux d’échec.

Illusion démagogique
L’enseignement supérieur est devenu, en grande partie, de l’assistanat. Il faut reprendre toutes les bases : comment on prend des notes, comment on se sert d’une bibliothèque, comment on fait une phrase, comment on accorde un participe. On multiplie béquilles, tuteurs, rattrapages, cours de méthodologie. On évite au maximum d’enseigner la discipline même. On invente chaque année le nouveau truc qui permettra d’améliorer les chiffres. Résultats de ces permanentes contorsions pour obtenir à tout prix de bons taux de réussite : la création d’une gigantesque illusion.
Tout le système, depuis le primaire, confond qualité et quantité. On se réjouit d’une amélioration purement statistique qui ne correspond pas à des compétences réelles. De plus en plus de jeunes prolongent leurs études dans une université qui n’a plus de débouchés à leur offrir. Les diplômes sont dévalués par la démagogie qui tend à exclure toute sélection, et offrent peu de perspectives professionnelles claires, du moins dans les filières généralistes. Restent les concours. Mais là, la sélection perdure, bien entendu. Et les grandes écoles se taillent la part du lion. On aura donc à toute force poussé des jeunes gens dans des voies sans issue.
L’IUFM, quant à lui, offre à beaucoup d’étudiants la perspective de devenir professeurs d’école ou de collège s’ils réussissent le concours. On y met de plus en plus l’accent sur la théorie de l’enseignement au détriment des contenus. Ce système formera des instituteurs bourrés de didactique et de psychologie enfantine. Pas meilleurs pédagogues : prêts à faire de l’animation et à perpétuer la tromperie qui articule tout le système ; mais, hélas !, incultes. Et tout recommencera, depuis le début.
Pierre Jourde.

Écrit par : Jean-François Croz | 13 février 2009

Je rentre chez moi ce soir, si les TGV veulent bien rouler sous la neige.
Voudriez-vous avoir l'obligeance de ne pas enterrer trop profondément l'embryon de débat sur la gestion de l'hétérogénéité en primaire et le rôle que pourraient avoir l'école maternelle et les deux premières années d'élémentaire (hors les "heureux" bénéficiaires de la loi Montchamp) ?
Chevreuil, de tout coeur avec vous dans votre CM2 où la gestion de cette hétérogénéité est en effet déjà un gros problème.
Yvon Gougis, allez voir du côté du site du projet SLECC, si les problèmes de votre fils se situent aussi en calcul, le fichier de Pascal Dupré (marqué CP, mais pouvant largement convenir à un enfant n'ayant pas vraiment fait de CE1) peut constituer une solution.
S'il a surtout des problèmes en lecture-écriture, pouvez-vous essayer d'être plus précis, je dois pouvoir au moins essayer de vous trouver des titres de manuels qui pourraient vous aider.
Je retourne avec mes incorrigibles bavards d'hôtes.

Écrit par : catmano | 13 février 2009

Robin,

Pour sourire un peu et pour rester sur le thème de votre dernier commentaire, je vous invite à lire le dernier article de Trudi Kohl, dont je goûte fort l'humour, sur le site www.causeur.fr

Son article s'intitule "Le niveau monte".

Écrit par : Spip | 13 février 2009

En effet, catmano, les pb de mon fils se situent principalement sur les bases de français, les mathématiques se pratiquant de la même façon et avec la même écriture dans tous les pays.

Le problème majeur étant qu'il a été privé d'une continuité scolaire en France, et qu'il ne maitrise le portugais non plus (seulement 1 an), du coup, quand il a besoin d'un référant, il est perdu puisqu'il ne l'a ni en français, ni en portugais, et qu'il ne peux s'appuyer sur rien en matière de correspondance intellectuelle pour pouvoir jongler sur l'un ou l'autre!!!

Il faut donc reprendre toutes les bases linguistiques, en sachant que parallèlement, il faut qu'il assume les cours de l'école, où il ne comprend rien!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Chevreuil, quelles notions ne comprend-il pas? Pas de panique, pour le brevet, il n'y a pas besoin de grand-chose.
Mais vous avez raison, on ne peut pas faire l'impasse sur une terminologie qui n'est pas débile en soi mais qui appliquée comme elle l'est au français en collège devient stupide.
Je ne laisse jamais mes 3èmes sans le kit indispensable pour le brevet, et cela ne m'empêche pas de leur faire des études de textes qui travaillent le sens.
Soyons pratiques; vous nous dites au fur et à mesure ce qui cloche et on vous aide. On l'a bien fait pour la fille de Dobolino, tous les mercredis pendant un certain temps.

Écrit par : Sanseverina | 13 février 2009

Très bien le tout dernier post de Brighelli sur les facs.

Écrit par : Sanseverina | 13 février 2009

Pour finir, j'ajouterai sans aucune honte qu'il m'est arrivé à deux reprises dans ma carrière de "laisser à l'écart" 2 élèves. Car parfois on a dans nos classes de vrais petits monstres, infects, insupportables, qui refusent toute obéissance, tout travail. Soutenus ou délaissés par leurs parents. Et malgré toute la bonne volonté, toute la patience possible, on n'y arrive pas. Je parle ici de cas extrêmes d'enfants qui ne devraient pas se retrouver dans le circuit normal mais être pris en charge par des structures adaptées inexistantes ou refusées par les parents. Alors on arrive à ce qui peut sembler une aberration. Mais ici c'est la santé mentale et physique de l'enseignant qui est en jeu. Garder son calme en toute circonstance et ne pas tomber dans une sorte de dépression à cause d'une telle situation. Alors le gamin est puni à longueur de journée, mit "provisoirement" à l'écart dans une classe avec un travail qu'il ne fait pas car là-bas il continue à embêter les autres et le maître et tous les jours ça recommence car le gamin ne cesse de tirer la sonnette d'urgence et qu'on ne peut pas l'aider. Comme je le dis souvent pour ces cas là "il faudrait changer leurs parents".

Ecrit par : Gerry | 13 février 2009

J'attire votre attention sur un détail...

Mon enfant est dans ce cas, très perturbateur, et impertinent... à l'école!!!!
Mais contrairement à ce que vous suggérez, ce n'est pas la fautes des parents... Chez moi, il est tenu et passe son temps à travailler, parce que moi, je ne lui laisse pas le choix, et qu'il a beaucoup de choses à récupérer pour se mettre au niveau des autres, dans sa classe.

Par contre, il s'est rendu compte qu'en ayant se comportement à l'école, on le laissait de coté, du coup, comme il travaille d'arrache-pied à la maison, il "tire au flan" à l'école, parce qu'il n'y a pas "d'autorité" pour le cadré, et que finalement, pourquoi ce casser le c... avec un gamin difficile??? C'est vrai ça, pourquoi??? Parce que c'est l'école qui a décidé de le mettre dans cette classe en situation d'échec!!!!

Alors, certes, il ne faut pas que les instits prennent le rôle des parents, car l'école n'est pas là pour éduquer, complètement d'accord avec ça, mais il ne faut pas non plus que l'école devienne une zone de non-droit où l'enfant se sent en droit de faire tout ce qu'on lui interdit à la maison!!!!!!!

Il y a quand même des fois où j'ai envie d'étrangler son instit quand le gamin rentre à la maison en se vantant de n'avoir rien fait par ce que l'instituteur ne l'a pas mis au travail (sous prétexte qu'Ewen ne veut pas travailler... Quelle bonne blague, c'est normal puisqu'il est déjà au taquet à la maison, pour compenser son retard!!!!!). Oui, dans ces conditions, les parents se sentent au moins aussi seuls que les instits confrontés à ce genre d'élèves...

Mais qui est réellement responsable de la situation????

Parents? Non, je ne crois pas...

Instit? Non, pas forcément non plus (car je conçois aussi que le doute sur l'intervention des parents auprès de leur chérubin puisse se posé dans la tête de l'instit), quoique que beaucoup abusent de la situation pour se simplifier la vie

Le système tel qu'il est aujourd'hui? ça, par contre, c'est sur!!!!!!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Pour sourire un peu et pour rester sur le thème de votre dernier commentaire, je vous invite à lire le dernier article de Trudi Kohl, dont je goûte fort l'humour, sur le site www.causeur.fr

Son article s'intitule "Le niveau monte".
Ecrit par : Spip | 13 février 2009
Drôle, mais contresens sur Freinet - dont les héritiers ont détourné l'héritage.
La méthode naturelle, qui demande du doigté et de la maîtrise, est alphabétique.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Très bien le tout dernier post de Brighelli sur les facs.

Ecrit par : Sanseverina | 13 février 2009

Je vous rejoins, mais j'ai comme un soucis:

En attaquant de front le problème de l'enseignement supérieur, sans modifier en profondeur le primaire pour permettre de ré-apprendre les bases convenablement, et arriver au supérieur avec un niveau correct, c'est comme si l'on essayait de soigner une maladie en agissant exclusivement sur les conséquences, sans chercher à traiter l'origine de ces conséquences...

Le résultat sera forcément voué à l'échec... le germe du problème étant toujours présent et "gangrénant" tout le reste!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Soyons pratiques; vous nous dites au fur et à mesure ce qui cloche et on vous aide. On l'a bien fait pour la fille de Dobolino, tous les mercredis pendant un certain temps.

Ecrit par : Sanseverina | 13 février 2009

Je veux bien faire partie du "think tank". On commence par la "situation d'énonciation" ou par le "schéma narratif" ? Vous vous joignez à nous, nest-ce pas, Jean ? ;-)

Plaisanterie à part, je fais comme vous Sanseverina. Je leur donne le "kit de survie" pour le brevet...Et des petits biscuits/champagne en douce !

Écrit par : Robin | 13 février 2009

"Mais contrairement à ce que vous suggérez, ce n'est pas la fautes des parents... Chez moi, il est tenu et passe son temps à travailler, parce que moi, je ne lui laisse pas le choix, et qu'il a beaucoup de choses à récupérer pour se mettre au niveau des autres, dans sa classe."

Vous, vous êtes seul face à lui. Moi, j'ai 23 à 30 élèves dans ma classe. Je ne peux faire du préceptorat. Croyez néanmoins que j'essaie de faire le maximum pour les élèves. Mais je parlais de 2 cas d'élèves en 7 ans de carrière et non pas des perturbateurs habituels que j'arrive tout de même à faire travailler. De plus je vous signale que pour ces 2 cas, avant de "baisser les bras" je leur en ai donné du travail. Mais quitte à me répéter, on est parfois confronté à des cas extrêmes.

J'ajouterai également ceci et ce n'est pas pour mettre de l'huile sur le feu : vous dites que si votre enfant est dans cette situation c'est de la faute de l'école et non de la votre. J'ai lu le passé de votre enfant que vous décrivez

"Mon fils vient de me rejoindre pour la rentrée de septembre 08, car malheureusement, sa mère l'a promené sur 3 écoles en 2 ans (CP fait sur 2 écoles différentes, avec changement au mois de janvier, et CE1 fait au Portugal, dans une école portugaise...)..."

et je n'ai franchement pas l'impression que s'il est comme cela c'est uniquement à cause de l'école.

Écrit par : Gerry | 13 février 2009

En effet, Christophe, je parlais bien de vous, car en tant que prof d'IUFM, et vu que la plupart des "démissionnaires" sont des adeptes de "l'enfant-roi" proné par votre "boutique", j'aurais pensé que vous n'auriez pas adhéré!!!

Ecrit par: Yvon Gougis

Merci pour les guillemets à "boutique", mais je connais très peu de collègues qui sont adeptes de l'enfant-roi. Beaucoup sont même extrêmement remontés contre ce concept, et j'ai moi-même fait une chronique en radio, pas plus tard qu'hier soir, assez virulente sur le sujet. (Si vous avez une adresse mail, je vous l'envoie en pièce-jointe).
ch.sibille arobase wanadoo point fr

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Et bien d'accord avec Gerry. Il y a énormément de cas comparables à celui qu'il décrit, (et même des beaucoup plus lourds) qui peuvent assez aisément vous "fusiller" une classe.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Pour sourire un peu et pour rester sur le thème de votre dernier commentaire, je vous invite à lire le dernier article de Trudi Kohl, dont je goûte fort l'humour, sur le site www.causeur.fr

Son article s'intitule "Le niveau monte".
Ecrit par : Spip | 13 février 2009
Drôle, mais contresens sur Freinet - dont les héritiers ont détourné l'héritage.
La méthode naturelle, qui demande du doigté et de la maîtrise, est alphabétique.

Ecrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Merci pour le lien. Ils "causent" drôlement bien, tous ces gens ! J'ai bien apprécié l'article sur l'évêque révisionniste et j'ai bien noté pour Freinet. J'ai toujours eu un faible pour Freinet.

- Euh...C'est quoi la "métode naturelle" ? tonton Morel
- Tu n'es qu'un âne !
- Ah ! j'ai compris !

Écrit par : Robin | 13 février 2009

Méthode avec un (e) h !

Écrit par : Robin | 13 février 2009

J'ajouterai également ceci et ce n'est pas pour mettre de l'huile sur le feu : vous dites que si votre enfant est dans cette situation c'est de la faute de l'école et non de la votre. J'ai lu le passé de votre enfant que vous décrivez

"Mon fils vient de me rejoindre pour la rentrée de septembre 08, car malheureusement, sa mère l'a promené sur 3 écoles en 2 ans (CP fait sur 2 écoles différentes, avec changement au mois de janvier, et CE1 fait au Portugal, dans une école portugaise...)..."

et je n'ai franchement pas l'impression que s'il est comme cela c'est uniquement à cause de l'école.

Ecrit par : Gerry | 13 février 2009

Attention gerry, ne déformez pas mes propos... Je ne rejette pas la responsabilité du passif de mon fils sur l'école... je suis militaire, et lors de mon divorce, il me semblait plus réaliste, pour la stabilité de mon fils, d'en laisser la garde à sa mère, chose qui finalement, ne s'est pas avéré probant, certes, par rapport aux ruptures de cycles!
Néanmoins, j'ai demandé (à l'inscription de mon fils) à la direction de l'école que mon fils soit réintégré en CE1, conscient que j'étais du travail qu'il y aurait à faire, et j'ai argumenté ma position!!! Le refus a été catégorique de la part de l'école, mon fils devait aller en CE2 et il est en CE2 comme le souhaitait la direction... En difficulté constante et quotidienne, abandonné par son instit, mais en CE2... (comme si il fallut qu'il y soit à tout prix, même au prix de son échec dans l'indifférence!!!!)

Alors, oui, l'E.N n'est pas responsable de son passif, mais est directement responsable de son PRESENT, d'autant que j'avais mis en garde par rapport à sa situation, qui n'avait pas été cachée!!!!!!!!

Donc, pardonnez-moi de ne pas partager votre avis sur ce coup, et les parents ne peuvent pas toujours être tenus pour responsables du manque de communication entre la direction de l'établissement scolaire et les instits qui vont se retrouver à gérer ces enfants difficles!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

- Euh...C'est quoi la "métode naturelle" ? tonton Morel
- Tu n'es qu'un âne !
- Ah ! j'ai compris !
Ecrit par : Robin | 13 février 2009

Tonton Morel a le plus grand faible pour les ânes parce qu'ils résolvent seuls les questions qu'ils se posent. Si j'en crois ce que m'explique le mien.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

A priori, on ne peut faire redoubler un enfant qu'une fois en cycle 2 et de même pour le cycle 3. Si votre enfant était déjà trop âgé pour rester en cycle2, le directeur de son école n'a fait qu'appliquer la loi. C'est pour cela que je disais précédemment que le système est également responsable de certaines situations.

Maintenant, je sais également que parfois on tombe sur des gens obtus et qu'il est difficile alors en tant que parent de se faire entendre.
Je crois me souvenir que dans une ancienne école, ma collègue de CM2 avait eu en cours d'année une nouvelle élève qui arrivait d'Espagne (primo arrivant). Il me semble alors qu'elle plaçait cette élève quelques heures par jour en classe inférieure (CE1 je crois) pour essayer de la remettre à niveau en Français.
Dans des situations comme celle-ci, les enseignants doivent essayer de s'adapter.

Enfin je n'ai pas déformé vos propos, j'ai juste fait un copier-coller.

Écrit par : Gerry | 13 février 2009

Le problème, en tant que parent, c'est que la foutaise méta lingouistique est au programme du brevet, et se retrouve dans les exercices et les devoirs à faire à la maison.

Nous avons un enfant travailleur, sérieux, mais qui a d'énormes difficultés à comprendre ces notions.

Ecrit par : Chevreuil | 12 février 2009

Chevreuil, la foutaise métalingouistique compte pour un nombre de points infime au brevet. Ceux qui élaborent les épreuves savent très bien que les notes seraient catastrophiques si les questions portaient dessus.
Donc, comme le dit Sanseverina, il est possible d'avoir une note correcte au brevet sans rien savoir de tout ce fatras.
Pour ma part, j'explique juste à mes élèves que le "champ lexical", c'est simplement le "vocabulaire", et que les "paroles rapportées", c'est le "discours direct et indirect", sur quoi je leur fait une leçon. Ni "situation d'énonciation" ni "schéma narratif", ni "point de vue interne et patati et patata": jamais de questions là-dessus dans les épreuves de brevet que j'ai corrigées depuis dix ans.

J'ajouterai qu'avec le contrôle continu, un élève normal aura son brevet en ayant fourni le minimum de travail pendant l'année. Alors, lesdites foutaises, à la poubelle!

Écrit par : Jean | 13 février 2009

sur quoi je leur fais...

Écrit par : Jean | 13 février 2009

Gerry, ne prenez surtout pas mais propos comme des attaques personnelles, ce n'est pas le cas...

J'essaie juste de vous expliquer pourquoi je pense comme cela!

Et concernant le redoublement, il n'a pas encore redoublé, ce qui fait qu'il aurait pu refaire un CE1 en France, puisqu'il ne l'avait pas fait, et cela aurait permis de le remettre au niveau plus facilement, en lui rafraichissant la mémoire sur les éléments appris en CP, et qu'il n'avait pas revu pendant 1 an de scolarité au Portugal.

Je trouvais cela plus judicieux qu'un redoublement d'une classe supérieure où il est complètement perdu, et où il est pris en grippe comme enfant difficile...

Son comportement difficile vient uniquement du fait que l'école ne lui apprend rien, puisqu'il ne comprend pas, et que personne, à l'école, ne lui explique!!!! C'est un enfant au caractère affirmé, d'accord, mais curieux...

La psy m'a même confié qu'il avait des connaissances générales et un à propos largement supérieur à un enfant de son age...
Pourquoi? Parce que je n'hésite jamais à lui expliquer ce qu'il me demande, comme si je m'adressai à un adulte, en considérant qu'il est capable de comprendre (tout est dans le choix des mots), même des choses difficles... Et il les comprend!!! Mais il lui manque les bases linguistiques et la masse de travail pour compenser ce retard est trop importante...

Il est en train de faire 3 ans en 1... Et il sature... Quoi de plus normal???
Mais personne, dans l'institution, n'accepte de lui donner une chance (Trop de travail à récupérer par rapport à son retard, pour l'instit... Pas moyen de le mettre en CE1 pour la direction... Et moi, je me débrouille pour essayer de le "sauver"!!!!!!)

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

Jean a écrit : "la foutaise métalingouistique ..."

Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire le greimas.

Je l'avis déjà faite mais je ne m'en lasse pas.

Écrit par : dugong | 13 février 2009

Entendu sur France Info ce matin :

En Angleterre, une émission suscite la polémique : 20 enfants de 8 à 11 ans ont été laissés seuls dans une propriété pendant 15 jours et filmés.
La chaîne Channel 4 et les parents parlent d'expérience très positive, les psychologues dénoncent des enfants maltraités, abusés, qui en subiront des conséquences psychologiques.

Les producteurs n'ont-ils pas lu "Sa majesté des Mouches" ?

Je n'ai pas retrouvé la chronique en ligne sur France Info ni un article en Français, mais voici le lien vers un journal britannique.

http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/tv_and_radio/article5712280.ece

A quand les classes sans enseignants ?
Les enfants sont capables de tout faire eux-mêmes !

Écrit par : lucile | 13 février 2009

A Yvon GOUGIS

Ce que vous me dites à propos de l'école de votre enfant et sachant que ce dernier n'a pas de retard me laisse perplexe.

Quand je disais plus haut qu'aujourd'hui il y a un manque d'éthique à l'école, voilà un cas flagrant que vous déplorez. Je puis vous assurer que dans mon école il serait allé en CE1.

Rassurez-vous, je n'ai pas pris vos critiques pour des attaques personnelles. Ce n'est pas toujours évident de communiquer par blog sans déformer sa pensée.

Écrit par : Gerry | 13 février 2009

A quand les classes sans enseignants ?
Les enfants sont capables de tout faire eux-mêmes !

Ecrit par : lucile | 13 février 2009

A lucile, blog "Bonnet d'âne"

Chère lucile,

Votre concept nous intéresse. Pourriez-vous prendre rendez-vous avec mes sévices ?

M. Eric Woeth, ministre du budget.

Écrit par : Robin | 13 février 2009

errata :
lire : "services" (?)

Écrit par : Robin | 13 février 2009

Merci à Sanseverina, Robin et Jean pour votre proposition et vos remarques. Cela me touche beaucoup.
Je vais me pencher sur son dernier devoir de français (brevet blanc, note noire ! )
P.S. Robin, pour les biscuits/Champagne, vous m'en mettez de côté ? ;-)

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Pendant des années, il était interdit de parler de "baisse du niveau". Le niveau n'avait pas baissé, au contraire, tout allait très bien et puis il a fallu se rendre à l'évidence, les évaluations à l'entrée en 6ème apportaient une confirmation "objective" et à grande échelle aux constats "subjectifs" et ponctuels sur le terrain, une vue d'ensemble de la situation.
Alors, dans un deuxième temps, on s'est attaché à relativiser, à minimiser, à interpréter les évaluations, voire à en escamoter certaines.
Et puis, à son tour, cette position n'a plus été tenable. Même à la DEP (Direction de l'Evaluation et de la Prospective), il y a des gens honnêtes qui ont refusé de trafiquer les résultats et qui en ont communiqué d'autres, confidentiels (ceux sur lesquels s'appuient votre "penseur").
Nous en sommes à la troisième phase : OK, le niveau a baissé, mais pourquoi ? La réponse de l'appareil ne peut être qu'une réponse d'appareil : ce ne peut être le système (lla méthode globale, les programmes, les contenus, le collège unique), c'est donc ceux qui sont chargés d'appliquer ses directives : les professeurs qui ne font pas leur travail correctement.
Conclusion : il faut renforcer le "pilotage" (le pouvoir de la bureaucratie)
Ce processus est typiquement totalitaire et il n'y a que l'étude de l'Histoire de l'Union soviétique ou de Cuba pour le comprendre.
Ecrit par : Robin | 13 février 2009

Je souscris. L'Education agit sur un mode que l'aveuglement et la surdité acharnés ont rendu totalitaire.

Robin, votre message signé Eric Woerth m'a fait beaucoup rire !

"Il y a quand même des fois où j'ai envie d'étrangler son instit quand le gamin rentre à la maison en se vantant de n'avoir rien fait par ce que l'instituteur ne l'a pas mis au travail (sous prétexte qu'Ewen ne veut pas travailler... Quelle bonne blague, c'est normal puisqu'il est déjà au taquet à la maison, pour compenser son retard!!!!!).

Mais qui est réellement responsable de la situation????

Parents? Non, je ne crois pas...

Instit? Non, pas forcément non plus (car je conçois aussi que le doute sur l'intervention des parents auprès de leur chérubin puisse se posé dans la tête de l'instit), quoique que beaucoup abusent de la situation pour se simplifier la vie."
Ecrit par : Yvon Gougis.

Vous croyez vraiment qu'avoir un gamin qui ne fait rien, c'est se simplifier la vie ? Parce qu'un gamin qui ne fait rien, il s'occupe tout seul, et en général on aime mieux qu'ils fassent ce qu'on leur a demandé, car ils choisissent souvent mal ce genre d'occupations "libres".

Écrit par : Jeremy | 13 février 2009

"A quand les classes sans enseignants ?
Les enfants sont capables de tout faire eux-mêmes !"
Ecrit par : lucile | 13 février 2009

Il y a bien des enseignants sans classes, après tout.

Cela dit, des classes sans enseignants, ça existe déjà : pensez à tous les cours non pourvus en professeurs, pour lesquels les rectorats cherchent désespérément des vacataires !

Écrit par : Jeremy | 13 février 2009

Instit? Non, pas forcément non plus (car je conçois aussi que le doute sur l'intervention des parents auprès de leur chérubin puisse se posé dans la tête de l'instit), quoique que beaucoup abusent de la situation pour se simplifier la vie."
Ecrit par : Yvon Gougis.

Vous croyez vraiment qu'avoir un gamin qui ne fait rien, c'est se simplifier la vie ? Parce qu'un gamin qui ne fait rien, il s'occupe tout seul, et en général on aime mieux qu'ils fassent ce qu'on leur a demandé, car ils choisissent souvent mal ce genre d'occupations "libres".

Ecrit par : Jeremy | 13 février 2009

Quand je dis ça, c'est souvent parce que passé du temps avec un élève en difficulté est forcément du temps qui n'est pas passé avec le reste de la classe et donc, qui n'est pas dédié à la progression du groupe, mais exclusivement à 1 élément du groupe...

Donc, c'est un risque de plus de ne pas tenir le programme complet et donc de mettre tout le reste de la classe en difficulté...

C'est donc plus "simple" pour un instituteur de "délaisser" un enfant en difficulté, plutot que de risquer de mettre l'ensemble de la classe en difficulté...

La faute n'est pas forcément à l'instit, mais bien à l'institution, dû principalement à un mauvais au départ, pour permettre la bonne progression de l'enfant!!!!

Mon but n'est pas de faire de mauvais procès à d'autres victimes du système, car je considère que certains instits sont autant victimes que les parents ou les enfants!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 13 février 2009

"Mon but n'est pas de faire de mauvais procès à d'autres victimes du système, car je considère que certains instits sont autant victimes que les parents ou les enfants!!!!"

On est bien d'accord : ce sont les décisions prises en amont qui sont fausses de A à Z.

Écrit par : Jeremy | 13 février 2009

@ Chevreuil
"Prolepse et analepse, "laissez tomber. Il n'y aura jamais de questions là-dessus au brevet!
En règle générale, des questions sur "le statut du narrateur", la focalisation, les temps du récit (valeurs imparfait/passé simple très souvent, + différentes valeurs du présent). pour le reste, on peut tout traiter (et souvent beaucoup mieux) avec un enseignement traditionnel de grammaire, conjugaison, vocabulaire.
Si vous voulez, j'ai des fiches récapitulatives que j'avais fournie à mes élèves. Demandez à JPB de nous mettre en relation.

Écrit par : Retraitée | 13 février 2009

Ce processus est typiquement totalitaire et il n'y a que l'étude de l'Histoire de l'Union soviétique ou de Cuba pour le comprendre.
Ecrit par : Robin | 13 février 2009

Je souscris. L'Education agit sur un mode que l'aveuglement et la surdité acharnés ont rendu totalitaire.

Robin, votre message signé Eric Woerth m'a fait beaucoup rire !

Ewen et Yvon, ça fleure bon la Bretagne ! Quel évéché ?
Moi, c'est le pays bigoudin.

Écrit par : Robin | 13 février 2009

Merci à Sanseverina, Robin et Jean pour votre proposition et vos remarques. Cela me touche beaucoup.
Je vais me pencher sur son dernier devoir de français (brevet blanc, note noire ! )
P.S. Robin, pour les biscuits/Champagne, vous m'en mettez de côté ? ;-)

Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Pas de problème !

PS : Jean a "globalement" raison pour le brevet, je n'ai jamais vu de question portant sur la situation d'énonciation, en échange il peut y en avoir sur le narrateur et le point de vue (externe, interne, omniscient). Inutile de parler de "focalisation".

Écrit par : Robin | 13 février 2009

@ Chevreuil
"Prolepse et analepse, "laissez tomber. Il n'y aura jamais de questions là-dessus au brevet!
En règle générale, des questions sur "le statut du narrateur", la focalisation, les temps du récit (valeurs imparfait/passé simple très souvent, + différentes valeurs du présent). pour le reste, on peut tout traiter (et souvent beaucoup mieux) avec un enseignement traditionnel de grammaire, conjugaison, vocabulaire.
Si vous voulez, j'ai des fiches récapitulatives que j'avais fournie à mes élèves. Demandez à JPB de nous mettre en relation.

Ecrit par : Retraitée | 13 février 2009

Il faut effectivement connaître la valeur des temps, en particulier du passé simple (évoque une action à durée déterminée, "de premier plan" qui fait avancer le récit) et de l'imparfait (action de second plan : le décor de l'action, à durée indéterminée).

Il y a souvent une question là-dessus.

Eviter de dire que le passé simple évoque des actions "brèves", sinon on ne peut pas expliquer : "Il marcha trente jours, il marcha trente nuits" (Victor Hugo).
Le passé simple évoque une action dont on peut déterminer la durée, qu'elle soit brève ou non, contrairement à l'imparfait.

Écrit par : Robin | 13 février 2009

@ Bongo

Dis, vieux frère, tu peux m'esspliquer la "méthode naturelle". J'ai peur de demander à M'sieur Morel !

Écrit par : Robin | 13 février 2009

A tout le "Think tank" !
J'ai justement sous les yeux les questions du brevet blanc que Grand Fiston a passé au mois de janvier :
Voici celles sur lesquelles il bute :
Quel est le statut du narrateur ?
Quel est le point de vue adopté ?
Quels procédés d'écriture reconnaissez-vous ?
Quelle figure de style est utilisée dans tel passage ...
Et le pompon : "En vous référant aux passages narratifs du texte, relevez en deux colonnes les mots ou expressions par lesquels le narrateur porte un jugement (clair ou implcite) sur les réactions de (tel personnage) et de (tel autre).

Sur les deux premières, il sait nommer, de façon un peu mécanique, "narrateur interne", "externe", mais nous avons l'impression qu'il ne met pas vraiment de signification derrière ces mots, et il commet d'ailleurs des contresens épouvantables.
Par exemple, il jugera que le narrateur est interne et justifiera en citant un passage dialogué, où, effectivement , le discours est à la première personne !
Sur les figures de style, les procédés d'écriture, il peut citer les mots métaphore, comparaison, anaphore, hyperbole... mais ça reste flou. Nous mêmes, on s'y perd, et c'est si vite oublié !
Quelle est la différence par exemple entre procédé d'écriture et figure de style ?
Ce n'est pas le travail de son professeur que je mets en cause, bien sûr, il a des cours construits, des exercices, des annales qu'il étudie, il n'y a rien à redire, mais il y a tout un travail EN AMONT qui n'a pas été solidifié, structuré, répété et re-répété.
En revanche, il ne s'en tire pas rop mal sur les temps du récit, leur valeur, les champs lexicaux, et son orthographe est relativement correcte. Bref, il y a du pain sur la planche !

Comme Sanseverina, je pense que ces notions ne sont pas inutiles, mais qu'elles sont introduites trop tôt dans la scolarité. Les élèves sont invités à décortiquer un texte sans avoir lu suffisamment avant, sans posséder un bagage littéraire suffisant, fait de références et d'imaginaire, qui leur permettrait de mieux dominer ces notions. Une amie se rappelle les avoir abordées seulement en Fac de Lettres, il y a vingt ans.


Retraitée, vos fiches récapitulatives nous intéressent bien sûr ; Si Jean Paul Brighelli veut bien vous transmettre mon adresse e-mail, je l'en remercie d'avance .

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

@Chevreuil
La question sur "les procédés d'écriture" me semble particulièrement floue et vaseuse! Pour ma part, je ne la poserais pas. Il faut voir ce que le collègue a fait noter à ce sujet (?) dans le classeur.
Si JPB ne nous met pas en relation, passez par le site néoprofs. Vous vous inscrivez (il y a d'ailleurs une rubrique concernant le primaire, car bcp de jeunes collègues sont de jeunes parents) et vous m'envoyez un MP, je suis aussi"retraitée" sur néoprofs.
N'hésitez pas à me solliciter si ça coince avec votre fils. J'ai du temps!

Écrit par : Retraitée | 13 février 2009

@ Bongo

Dis, vieux frère, tu peux m'esspliquer la "méthode naturelle". J'ai peur de demander à M'sieur Morel !

Ecrit par : Robin | 13 février 2009

Je ne suis pas Bongo, quoique parfois je l'envie, mais je peux vous apporter une réponse, que Guy Morel ou Catmano sauront compléter ou corriger si besoin.

J'ai connu un instit qui l'utilisait dans sa classe de GS-CP. Un type chevronné qui savait exactement où il allait.
En (très) gros, le principe de cette méthode est de commencer l'apprentissage de la lecture à partir de phrases produites par les enfants.
Ensuite l'enseignant demande aux élèves de reconnaître la lettre qui fait le son "a" ou "i" puis "f", "b" etc. dans un mot et demande donc une bonne perception auditive et un repérage sans faille dans la chaîne parlée. Pour l'instit, cela demande de maîtriser la progression sur l'année des sons et des graphies à étudier. (sons transcrits par une lettre, deux lettres, sons complexes "br", "cr"... puis les oin , ien, ain, etc.)La liaison entre lire et écrire est permanente. L'attention aux règles d'orthographe grammaticale aussi. Les mots étudiés sont ensuite classés par analogie, ex mots en [o] s'écrivant "o", "au", "eau", "ot" ...

L'avantage de cette méthode, préconisée par Freinet, je crois, est de partir de supports très motivants pour les enfants, et surtout de ne pas les mettre d'emblée devant des textes longs à la syntaxe et au vocabulaire plus difficiles comme les textes d'albums, contrairement à la démarche de questionnement de texte de Charmeux-Foucambert qui vise à rendre les enfants chercheurs et franchisseurs d'obstacles (hop-là !), et qui est une méthode globale déguisée. Mais celle-ci est-elle encore utilisée aujourd'hui ?

L'écueil est de se contenter de textes au contenu parfois assez pauvre : "Papi fait la soupe à la grimace..." mais rien n'empêche de lire des histoires et des contes à d'autres moments de la journée !

Ce sont des souvenirs vieux de vingt ans, j'espère ne pas avoir commis d'oublis et d'avoir transcrit fidèlement la pratique de cet instituteur.

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Ce sont des souvenirs vieux de vingt ans, j'espère ne pas avoir commis d'oublis et d'avoir transcrit fidèlement la pratique de cet instituteur.
Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009

C'était un maître !
Thierry Venot, dont le livre sort début avril chez Grip-Éditions.
en est un aussi.
Qu'on se le dise ! De l'écoute des sons à la lecture, début avril, chez GRIP-Éditions !

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Ce sont des souvenirs vieux de vingt ans, j'espère ne pas avoir commis d'oublis et d'avoir transcrit fidèlement la pratique de cet instituteur.
Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009
Pardon, vous avez oublié que chez Freinet - pas chez le maître dont vous parlez, qui avait dû adapter - l'imprimerie, lettre par lettre forcément, était le support de l'apprentissage.
Cordialement.
Tonton Bongo.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Je souhaiterais rebondir sur une note de JPB dans les réponses à son précédent billet . Celui-ci indiquait que l'inspection pouvait bloquer une carrière et évoquant son cas qu'il stationnait au 11° échelon depuis huit ans.
Cela montre bien que la liberté d'expression en France se paie. Cela nous renvoie aussi au role exact de l'inspection ; est-elle là pour servir un pouvoir d'ou qu'il vienne ou alors sert-elle comme elle le prétend les intérèts d'une discipline et ses dispensateurs? D'ailleurs ,en passant ,on entend assez peu de critiques dans les salles de profs de cette institution ( il est vrai que les résultats des matches de foot ou de rugby occupent suffisamment les esprits ) et encore moins de la part des syndicats.En effet JPB devrait etre passé aujourd'hui au statut de hors classe,or les critères de ce passage me semblent assez ténébreux. Pour m'en étre renseigné je crois qu'on se fonde sur le mérite de l'impétrant (critère pour le moins assez flou).Certains participants de ce blog ont-ils des informations plus précises sur ce problème spécifique ?

Ecrit par : defer | 13 février 2009
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J'en ai eu, mais cela fait presque neuf ans que je suis retraité.
Il y a des magouilles.
En théorie, on tient compte de travaux éventuels en dehors du seul enseignement (évalué par l'inspection), par exemple des articles en rapport avec la discipline qu'on enseigne, dans des revues, ou des ouvrages d'érudition comme en publient des agrégés dans toutes les disciplines littéraires et scientifiques (et peut-être d'autres...). On devait se porter candidat (en 2000) et fournir un dossier contenant tous les documents établissant la réalité de ce qu'on dit avoir publié.
Mais tout cela n'est que poudre aux yeux.
La réalité - cela n'engage que moi - c'est la note globale qui prime tout. Il faut avoir 40/40 comme note administrative et 59,5/60 comme note pédagogique.
Le reste n'est que roupie de sansonnet.
J'indique une magouille éhontée.

La Société des agrégés a demandé à ce que les agrégés par concours aient une prime de 20 points au barème, ce qui est bien légitime. C'est-à-dire que les agrégés par "liste d'aptitude" (qui ne sont pas lauréats du concours, soit qu'ils ne s'y soient jamais présentés, soit qu'ils y aient toujours échoué) ne peuvent pas bénéficier de ces vingt points... en principe !

Car, bien chers amis, figurez-vous que l'administration a confié aux chefs d'établissement le soin d'attribuer une note sur 40 incluant ces 20 points pour succès au concours d'agrégation.
Or, en noyant ces 20 points dans ce total de 40, l'administration a laissé des chefs d'établissement mettre 40 points à des agrégés par liste d'aptitude !!!
Le maximum pour eux était 20/40.
La Société des agrégés a protesté avec vigueur contre ce scandale. En vain, je suppose.
Si on est sur une liste noire, on est assuré de n'être jamais promu en hors classe.
Avec ce que JPB a écrit, il est mal parti, sans compter qu'il a dû faire des jaloux parmi les IG avec son succès de librairie initial. Les livres suivants n'ont fait qu'attiser la haine à son endroit.

Écrit par : Francis Penin | 13 février 2009

C'était un maître !
Thierry Venot, dont le livre sort début avril chez Grip-Éditions.
en est un aussi.
Qu'on se le dise ! De l'écoute des sons à la lecture, début avril, chez GRIP-Éditions !

Ecrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Oui, c'était un sacré maître ! Et il en a abattu, du boulot, dans sa carrière.
C'est en grande partie grâce à lui que j'ai appris le boulot.
Il a pris sa retraite, épuisé, il y a deux ans, et lors d'un pot de départ très émouvant, des dizaines de parents et d'anciens élèves lui ont fait honneur. Henri, si tu me lis, je pense à toi souvent !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

A Guy Morel,

En effet, l'imprimerie -et la diffusion des écrits produits- était le pivot de la pédagogie Freinet, avec un apprentissage rigoureux de l'orthographe afin d'éditer des textes exempts de toute faute !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Oui, c'était un sacré maître ! Et il en a abattu, du boulot, dans sa carrière.
C'est en grande partie grâce à lui que j'ai appris le boulot.
Il a pris sa retraite, épuisé, il y a deux ans, et lors d'un pot de départ très émouvant, des dizaines de parents et d'anciens élèves lui ont fait honneur. Henri, si tu me lis, je pense à toi souvent !
Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009
J'en eu de semblables, messieurs Gorisse et Tisné. Je crains malheureusement que mes pensées reconnaissantes ne puissent plus leur parvenir.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

j'ai le plaisir de vous faire suivre un inédit de Victor Hugo , qui commente le mouvement des enseignants-chercheurs !


Il pleuvait. On était vaincu par sa maquette.
Pour la deuxième fois Darcos baissait la tête.
Sombres jours ! Valérie reculait lentement,
Voyant à ses côtés bouillir Sarko fumant.
Il pleuvait. La Pécresse avait perdu sa chance.
Malgré sa LRU, on lui sciait la branche.
Ses amis les plus sûrs refusaient son drapeau.
Hier les facultés, maintenant les labos !
On ne distinguait plus la droite ni le centre :
Il pleuvait. Et les profs se dressaient dans le ventre
Des campus morts ; au seuil des amphis désolés
Ils demandaient justice, anxieux, inconsolés,
Restés debout, en chaire, et brandissant leurs livres
Glorieux de ce combat qu’il leur falllait bien vivre.
Mépris, mensonge, insulte, ondée de crachats blancs,
Pleuvaient sur eux. Surpris de se compter autant
Ils marchaient, fiers, la pluie à leur lunettes grises.
Il pleuvait, il pleuvait toujours ! la froide bise
Sifflait ; sur le pavé, connus ou inconnus,
Méprisés, sans un sou, ils s’en allaient pieds nus.
Ce n'étaient plus des profs, des universitaires;
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sur le ciel noir.
La multitude, vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Et ils faisaient sans bruit pour Madame Pécresse
De leur immense armée un immense linceul ;
Car chacun se sentant soutenu n’est plus seul.
- Sortira-t-on jamais de ce funèbre empire ?
Deux ennemis !Décret, Master. Quel est le pire ?
On jetait des rumeurs pour mollir leur refus.
Qui se couchait ? Pas un. Groupe morne et confus,
Ils marchaient ; la fureur dévorait le cortège.
On voyait, lisant leurs banderoles de neige,
Qu’ils étaient décidés à n’en pas rester là.
Ô master de Xavier! Décret de Nicolas !
Vous voici donc blessés, mourants sur des civières,
Vous n’êtes que papier à jeter aux rivières.
Ils étaient bien cent mille, on les prétendait cent.
Valérie que suivaient de gentils Présidents
Etrangement bluffés par sa manœuvre opaque
Déversait dans la presse alerte ! assauts ! attaques !
Mais, ratant l’omelette, elle cassait les oeufs
Et voyait se ruer, effrayants, ténébreux,
Sous les gouttes de pluie mouillant leurs crânes chauves,
D'horribles escadrons de chercheurs à l’œil torve.
Toute une armée ainsi dans la rue avançait.
Sarkozy était là, debout, qui regardait.
Il était comme un arbre en proie à la cognée.
(La hauteur, on le sait, lui était épargnée),
Il regardait, hagard, la colère monter ;
Et, petit arbrisseau par la hache insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
Il regardait tomber autour de lui ses branches.
Ministres, députés, le lâchaient tour à tour.
Seule espérait encore en clamant son amour
Aux enseignants-chercheurs, par courrier, sur la toile
A la télé, croyant toujours à son étoile,
La Princesse Pécresse en grande majesté.
Lui, Sarko, se sentait dans l'âme épouvanté.
Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
Il célébra Bigard, Johnny, hommes de gloire,
En vain. Le Président comprit qu'il expiait
Quelque chose peut-être, et, cria, inquiet,
Devant tous ces chercheurs las et couverts de craie :
- Acceptez mon master ! Approuvez mon décret !
Il s’entendit alors appeler par son nom,
Et des milliers de voix, libres, lui dirent : non !

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

Misère de l'université...

http://picasaweb.google.fr/Schuman.Photos/NotreBelleUniversite?authkey=U4qjnEpcZH8&feat=email#5301070149693166514

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

@ Françoise Guichard

Superbe pastiche! Néanmoins je préfèrerais "à l'œil fauve" plutôt que "torve" pour rimer avec "chauves".
Entre les pièces de théâtre et les poèmes, rien de tel qu'une bonne lutte pour stimuler l'innovation8 Courage, et bonne lecture à Aix.

Écrit par : Retraitée | 13 février 2009

Où ces photos horribles ont-elles été prises?
C'est effrayant et cela devrait être largement diffusé!

Écrit par : Retraitée | 13 février 2009

Il était comme un arbre en proie à la cognée.
(La hauteur, on le sait, lui était épargnée),

Excellent !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Où ces photos horribles ont-elles été prises?
C'est effrayant et cela devrait être largement diffusé!

Ecrit par : Retraitée | 13 février 2009

Devinez ! Le gagnant du concours recevra une boîte de calissons et un exemplaire de La Princesse de Clèves ...
Cela dit, diffusez, diffusez !

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

Superbe pastiche!
Ecrit par : Retraitée | 13 février 2009

Hélas, je n'en suis pas l'auteur...
Merci pour vos encouragements ! Très bonne météo prévue pour mercredi...
P.S. Moi aussi, j'aime beaucoup :
"Il était comme un arbre en proie à la cognée.
(La hauteur, on le sait, lui était épargnée)"

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

Devinez ! Le gagnant du concours recevra une boîte de calissons et un exemplaire de La Princesse de Clèves ...
Cela dit, diffusez, diffusez !
Ecrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009
Bongo sait, Bongo sait...
mais le dira pas.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

Sur la hors-classe, je n'ai jamais compris le système. J'y ai été promue en 1993, sans l'avoir demandé et donc sans avoir fourni de dossier, ce qui ne serait sans doute plus possible à l'heure actuelle. Je n'avais pas publié de travaux savants, mais simplement des nouvelles dans des revues confidentielles, et je n'en avais jamais fait état, craignant d'ailleurs que l'administration ne me reproche de soustraire une partie de mon temps à ma sacro-sainte mission professorale. Ma note pédagogique était honorable, mais n'atteignait certes pas 59/60. Il est vrai que j'avais eu de bonnes inspections.
Je précise que jamais je n'ai sacrifié à la mode pédagogiste et que j'ai toujours pratiqué le cours magistral. Jamais non plus je ne me suis lancée dans des "projets" ronflants.
Je crois qu'en fait, j'ai eu la chance de faire ma carrière à une époque où les inspecteurs généraux avaient gardé des conceptions traditionnelles. Aujourd'hui, je serais certainement sur une liste noire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 février 2009

Le pastiche de Hugo est effectivement magnifique.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 février 2009

Née en 1946, je suis toujours en contact avec l'instituteur qui pratiqua l'apprentissage de la lecture selon la méthode naturelle décrite par Chevreuil. Je ne sais pas, et lui non plus, si j'ai appris à lire selon cette méthode. Il m'a affirmé l'avoir pratiquée mais il n'a pas pu continuer en raison de l'important travail de préparation exigé. Il assurait la préparation au Certificat d'Etudes Pimaires et donnait le soir après la classe des cours post -scolaire d'enseignement agricole.Il n'était pas secrétaire de mairie.
Il a également mis en application, de 1948 à 1952, la pratique du texte libre destiné au journal scolaire imprimé lettre par lettre et illustré de linogravures. cette imprimerie est précieusement conservée à la mairie du village. Ces textes parlent de la vie rurale quotidienne relatée par les enfants : les travaux, la famille, les voisins les jeux, les animaux, les " sorties " , les fêtes..; Les enfants lisaient leur texte en montant sur l'estrade. La classe choisissait le texte qui avait retenu l'attention en fonction de l'originalité du sujet. Le maître veillait à ce que chaque élève puisse être publié même si certains l'étaient plus que d'autres. Ensuite, le texte retenu était recopié au tableau et corrigé : ordre des faits, construction des phrases, conjugaison, vocabulaire, orthographe... et il était imprimé et illustré.
En 2006, mon instituteur m'a confié tous ces journaux scolaires à partir desquels j'ai pu réaliser un ouvrage mettant tout ce travail en valeur. Il m' a fallu choisir : il fallait bien car les textes sur la mort du cochon par exemple étaient assez nombreux. J'ai regroupé les textes par thèmes. Je suis allée ensuite à la rencontre des auteurs des textes pour recueillir leurs souvenirs, ce qui n'était pas trop difficile car la plupart d'entre eux étaient restés au village ou dans le canton ,mais certains , vivant à des centaines de kilomètres ont répondu avec enthousiasme.
Il se peut que l'on trouve encore la présentation de l'ouvrage sur internet : RIANTE VALLEE,un village raconté par ses enfants, dont je brade les exemplaires qui me restent. Comme je ne me sens pas le droit d'en dire davantage je me limite à laisser mon adresse internet.
charpentie.ln@free.fr

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 février 2009

"Cela montre bien que la liberté d'expression en France se paie. Cela nous renvoie aussi au role exact de l'inspection ; est-elle là pour servir un pouvoir d'ou qu'il vienne ou alors sert-elle comme elle le prétend les intérèts d'une discipline et ses dispensateurs? D'ailleurs ,en passant ,on entend assez peu de critiques dans les salles de profs de cette institution ( il est vrai que les résultats des matches de foot ou de rugby occupent suffisamment les esprits ) et encore moins de la part des syndicats."

Ecrit par : defer | 13 février 2009

Voilà qui rejoint ce que nous disions précédemment sur les moyens de pression (et de répression) de la hiérarchie à l'encontre des enseignants. Sur le harcèlement moral au travail dans l'Education nationale aussi.
Concernant les syndicats, ils semblent peu au fait de ces situations. Sans doute plus à l'aise avec des mots d'ordre généraux (en cas de grève), ils paraissent finalement assez peu efficaces pour lutter contre les abus de pouvoir établissement par établissement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 février 2009

veuillez m'excuser pour quelques bavures de frappe et une faute d'accord, sauf erreur.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 février 2009

Concernant les syndicats, ils semblent peu au fait de ces situations. Sans doute plus à l'aise avec des mots d'ordre généraux (en cas de grève), ils paraissent finalement assez peu efficaces pour lutter contre les abus de pouvoir établissement par établissement.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 février 2009

Cela dépend du rapport de force sur le terrain. Jadis, nous (le S1 SNES de mon ex-établissement) avons mis au pli un proviseur pédago-socialiste. Une seule année scolaire a suffi, à force de défendre pied à pied les collègues, et surtout de rester solidaires et unis. Cela dit, je ne sais pas certaine que ce serait encore possible aujourd'hui, où l'individualisme a tout envahi, y compris les salles des professeurs.

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

En ce qui concerne la hors-classe, il faut distinguer l'avant 2005 et l'après.

Avant 2005, la hors classe étaient considérée par le ministère et par les syndicats comme des sortes d'échelons supplémentaires auxquels tout le monde finissait par avoir droit (postes budgétaires limités à 15% du corps). On atteignait normalement la hors-classe "à l'ancienneté" après au moins 4 ans au 11ème échelon. Détail qui avait son importance : de nombreux collègues ne sont jamais passés ou très tard parce qu'il n'en avait pas fait la demande. Beaucoup ne la demandait pas pour des raisons "déontologiques".

C'est en 2005 qu'est apparu pour la première fois un barême qui comprenait une partie de "mérite" (comprenez des points attribués à la discrétion du chef d'établissement et de l'inspection). Il fallait aussi (via i-prof) vendre sa camelote (CV fleuri, liste de parution et de travaux divers). Il va de soi que la "valeur" du méritant obéit à des critères très divers...

Cette part n'a fait que prendre de l'importance et je crois bien que maintenant, vous n'avez aucune chance de passer à la hors classe si vous n'avez pas au moins un avis très favorable de l'un et favorable de l'autre.

Autre nouveauté, vous êtes automatiquement classé dans la liste dès que vous atteignez, je crois, le 7ème échelon. Plus besoin de postuler. Ce qui n'empêche pas certains de pustuler à mort pour l'avoir (chargé de bédeuzie, pédagoleries diverses)...

Pour les non enseignants, il faut savoir que la hors classe vous assure de gagner deux ans après votre nomination 17,3% de plus qu'un classe normale. Pour fixer les idées, un agrégé hors classe finit sa carrière en frôlant les 4000 € nets par mois (sans "charge" de prof principal et avec une seule heure supplémentaire).

Une quasi TVA...

Écrit par : dugong | 13 février 2009

TVA récupérée ...

Écrit par : dugong | 13 février 2009

X a écrit : "Il était comme un arbre en proie à la cognée.
(La hauteur, on le sait, lui était épargnée),"

Très beau.

Notre président qui ne doute jamais n'est assurément pas un séquoia. Tout juste un cognassier qui fructifie avant l'heure des descoings et autres médiateurs. Pas de quoi user sa chaîne de tronçonneuse?

Stihle nacht *.

La nuit sera calme (?)

* ça c'est pour les "ruraux".

Écrit par : dugong | 13 février 2009

A tout le "Think tank" !
J'ai justement sous les yeux les questions du brevet blanc que Grand Fiston a passé au mois de janvier :
Voici celles sur lesquelles il bute :
Quel est le statut du narrateur ?

Il faut expliquer dans l'ordre :

1°) la différence entre l'auteur (celui qui a écrit le livre)

2°) Le narrateur : celui qui raconte l'histoire

3°) Le point de vue narratif :

Un texte peut être écrit à la première personne du singulier ("je") ou à la troisième personne ("il")

4°) Le statut du narrateur :

Le narrateur peut être :

a) l'auteur lui-même (on parle de récit autobiographique)

b) un personnage de l'histoire (narrateur interne) qui s'exprime à la première personne.

c) extérieur au récit qui semble se raconter de lui même à la troisième personne.

5°) La "focalisation" :

Les choses sont vues de l'extérieur, "objectivement" : on parle de "focalisation zéro".

L'histoire est "vue" à travers la conscience d'un personnage : on parle de point de vue "avec"

Le narrateur semble tout savoir des personnages, leur passé, leur avenir, leurs pensées. On parle de "point de vue omniscient".

Écrit par : Robin | 13 février 2009

Robin a écrit : "5°) La "focalisation" :"

Et il est où le carré sémiotique ?

Écrit par : dugong | 13 février 2009

Quand de Gaulle disait "les Français parlent aux Français", qui était le narrateur ?

Écrit par : dugong | 13 février 2009

And the narrateur is...

Écrit par : dugong | 13 février 2009

Devinez ! Le gagnant du concours recevra une boîte de calissons et un exemplaire de La Princesse de Clèves ...
Cela dit, diffusez, diffusez !
Ecrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009
Quelle importance y aurait-il à deviner ? Je suppose et sais qu'il ne s'agit pas d'un modèle unique.
A neuf ans, j'ai accompagné mon père à Paris X. C'était en 1969. La saleté, la dégradation générale d'une Université encore très jeune n'a pas été absolument étrangère à mon choix prépa-grande école. C'était sale, c'était triste, lugubre.
Imaginez que, à Nanterre, en 1969, tous les boutons plastiques de demande d'étage des ascenseurs avaient été brûlés ! Pourquoi faire ?
Ce pourrait ausi être Jussieu en phase de désamiantation ?

Sur les photos, je vois aussi des tags crados partout, des affiches collées n'importe comment en dehors des panneaux prévus à cet effet. Je ne veux pas jouer les vieilles réacs mais quand se décidera-t-on, dans ce pays, à respecter le bien public qui est celui de tous?
Essayez d'aller taguer une grande école ! Chez nous, à la moindre incartade, c'était le drame ! Tous convoqués dans l'amphi d'honneur avec menace d'expulsion ! Même chose à la résidence universitaire.

Écrit par : dobolino | 13 février 2009

Même chose, pour la hors-classe. Je ne l'ai pas demandée.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Quand de Gaulle disait "les Français parlent aux Français", qui était le narrateur ?
Ecrit par : dugong | 13 février 2009
Bah, c'est compliqué parce que c'était balancé sur les ondes de Radio-Londres, qui n'étaient pas des ondes françaises, par un général qui ne l'était plus et qui certes n'était pas à lui tout seul "les Français" au nom desquels pourtant il parlait dans le micro à d'autres Français dont une bonne partie ne le captaient pas et écoutaient Jean-Hérold Paquis sur Radio-Paris ( qui ment et est Allemand, disait Pierre Dac).
Doit y avoir à glaner du côté de la fonction phatique ; peut-être.

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

"D'ailleurs ,en passant ,on entend assez peu de critiques dans les salles de profs de cette institution ( il est vrai que les résultats des matches de foot ou de rugby occupent suffisamment les esprits ) et encore moins de la part des syndicats."

Ecrit par : defer | 13 février 2009

En quelque sorte, les salles de profs sont parfois du niveau de la salle de garde ou du salon de coiffure ? Je confirme.

"Concernant les syndicats, ils semblent peu au fait de ces situations. Sans doute plus à l'aise avec des mots d'ordre généraux (en cas de grève), ils paraissent finalement assez peu efficaces pour lutter contre les abus de pouvoir établissement par établissement."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 février 2009

Et nous avons là un vrai problème qui explique en partie la désaffection à l'égard des syndicats. Les menaces sur le métier sont une chose ; les menaces sur les individus en tant que personnes une autre. Si les syndicats veulent se refaire une santé, c'est sans doute aussi ce champ d'action qu'ils doivent investir. Mais tant qu'ils peuvent subsister par le seul système des subventions, il ne faut pas s'attendre à une évolution notoire.

Écrit par : Magister | 13 février 2009

J'ai écouté le journal de France-inter, tout à l'heure. Une PE2, interviewée, y a dit, texto:
"Déja que la formation ne durait pas assez longtemps en IUFM"...
Quatre solutions:
-Ils ont mis quatre heures pour la trouver,
-Ils en ont chié pour le montage de l'émission
-Ils l'ont droguée,
-Ils l'ont torturée jusqu'à ce qu'elle craque.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Le narrateur semble tout savoir des personnages, leur passé, leur avenir, leurs pensées. On parle de "point de vue omniscient".
Ecrit par : Robin | 13 février 2009
Et le plus fort c'est que quand l'auteur, qui parfois joue au narrateur, fait mine de ne rien savoir des personnages - en tant que narrateur s'entend - il en sait davantage - en tant qu'auteur s'entend - que vous ou moi.
C'est quand le brevet ? Parce que va falloir potasser !

Écrit par : Guy Morel | 13 février 2009

J’ai traduit, (à la louche) l’article sur l’émission qui fait problème en Angleterre sur ces enfants filmés en étant laissés à eux-mêmes. Ce qui d’ailleurs est ce qui se déroule dans l’internat de mon lycée et dans certains collèges... ;))

“Des garçons et des filles seuls” documentaire sur Channel 4 ou « mauvais traitements à enfants »
par Alexandra Frean et Patrick Foster

Les services sociaux ont exigé que Channel 4 supprime une série controversée dans laquelle 20 enfants du primaire sont laissés sans le contrôle d’adultes pendant quinze jours.

La Direction des Services à l’Enfance de Cornouailles dit qu’elle aurait arrêté “Des garçons et des filles seuls”, qui a été filmé dans son secteur, si elle en avait eu connaissance. Elle envisage une injonction pour arrêter les épisodes futurs.

Deux sur quatre ont été diffusés, ce qui a provoqué un tollé des psychologues pour enfants qui disent que le programme revient à une maltraitance et à une négligence des enfants (âgés de 8 à 11 ans). Laissés à eux-mêmes dans des cottages isolés en Cornouailles, les jeunes sont vus en train de se battre et de se tourmenter les uns les autres et de fondre en larmes.

Dans une lettre à Channel 4 et à l’Autorité de régulation audiovisuelle, Ruby Parry, directrice de l’autorité auxiliaire pour le soin social et les services à la famille, dit que le programme a soulevé de sérieux problèmes de protection des enfants. « Bien qu’il apparaisse que le consentement parental pour filmer a été obtenu, un tel consentement était, de notre point de vue... pas très malin et naïf. » dit-elle.

« Certains des enfants ont été très bouleversés et ceci de notre point de vue est abusif. Cette détresse a été maintenant diffusée publiquement à tous les pairs de ces enfants et il est donc probable qu’il y ait des conséquences à long terme pour certains d’entre d’eux. Par ailleurs, étant donné les inquiétudes actuelles par rapport à la protection des enfants dans notre pays, c’est à notre avis extrêmement irresponsable de la part de Channel 4 de diffuser un programme qui abaisse et jusqu’à un certain point diabolise des enfants et renforce ainsi les perceptions négatives du public envers les enfants et leur vulnérabilité. »

Ms Parry dit que les fabricants du programme ont violé les lois exigeant l’approbation des autorités locales concernant les enfants et le spectacle. « Un des enfants impliqué est de Cornouailles mais aucun permis n’a été demandé à cette autorité. Étant donné qu’une telle demande aurait eu pour résultat des enquêtes détaillées de nos services sur la nature du programme et les problèmes de protection impliqués, nous pouvons seulement conjecturer que c’était une omission intentionnelle. »

L’Autorité de régulation audiovisuelle enquête après avoir reçu plus de 100 plaintes. Il est sous-entendu qu’elle a écrit à Channel 4 pour demander comment l’émission a pu être considérée comme appropriée pour la diffusion.

Melanie Gill, psychologue-experte pour enfant qui a demandé aux services sociaux de Cornouailles d’enquêter, dit que le programme pourrait causer des dommages psychologiques aux participants : « Il y a maltraitance intentionnelle d’enfants en désarroi évident par des adultes. » « En exposant ces scènes à des millions de téléspectateurs, les fabricants du programme humilient publiquement ces enfants (et leurs parents) pour leur échec à faire face à ce qui revient à un spectacle de voyeurisme anormal, pervers, cruel et lucratif. »

Michelle Elliott, psychologue pour enfants et fondatrice de l’association Kidscape contre les mauvais traitements envers les enfants, dit : « Si vous mettez des enfants ensemble, non encadrés, aussi sûr que deux et deux font quatre, il y aura des brutalités... Est-ce que ce n’est pas pire pour eux de savoir qu’ils ont été brutalisés devant tout le pays ? »

Andrew Mackenzie, le chef des programmes de divertissement à Channel 4 dit que le programme a été une « expérience stimulante et heureuse » pour les enfants. Il s’est conformé aux propres protocoles de production stricts de la chaîne et aux les indications de l’ Autorité de régulation audiovisuelle, dit-il, ajoutant que les enfants avaient été sélectionnés par un psychologue clinicien. Les enfants et les parents ont eu accès au conseil d’experts à toutes les étapes, il y a eu une sécurité constante et des chaperons entraînés sont intervenus aux moments opportuns. Les familles ont été seulement payées pour leurs dépenses, dit-il.

Écrit par : P.LaRiba | 13 février 2009

Dugong a raison, la hors-classe est maintenant inaccessible si l'on n'est pas dans les petits papiers de son chef et de son IPR.

Autrement dit, ce n'est pas votre éventuel talent d'enseignant qui compte, mais d'autres "capacités" et "compétences" : reptation, soumission, etc., tout ce qu'on appelle en pédagol "implication". Ou bien comme certains heureux collègues, avoir la chance que l'IPR soit votre ancien copain de fac... C'est ce qu'on appelle l'avancement au mérite.

Écrit par : P. LaRiba | 13 février 2009

Chevreuil, quelles notions ne comprend-il pas? Pas de panique, pour le brevet, il n'y a pas besoin de grand-chose.
Mais vous avez raison, on ne peut pas faire l'impasse sur une terminologie qui n'est pas débile en soi mais qui appliquée comme elle l'est au français en collège devient stupide.
Je ne laisse jamais mes 3èmes sans le kit indispensable pour le brevet, et cela ne m'empêche pas de leur faire des études de textes qui travaillent le sens.
Soyons pratiques; vous nous dites au fur et à mesure ce qui cloche et on vous aide. On l'a bien fait pour la fille de Dobolino, tous les mercredis pendant un certain temps.

Ecrit par : Sanseverina | 13 février 2009

Affirmatif ! Ce fut salvateur et, à présent, je n'ai plus rien à déplier sur la table de cuisine justement au moment où je fais ma déclaration mensuelle de TVA sur l'imprimé CERFA ad hoc ! Grâce aux bons conseils de ce blog, poussinette se débrouille en troisième comme une grande avec la foutaise métalingouistique et ne nous fait plus la moindre demande, ce qui nous laisse du temps de cerveau disponible pour l'aider à regarder la dramatique télé sur Mazarin ou l'adaptation cinématographique du journal d'Anne Frank. On a même eu le temps l'autre soir de regarder un reportage de la chaîne Histoire sur la police française de Louis XV à la Troisième République.
N'hésitez pas, Chevreuil, demandez !

Écrit par : dobolino | 13 février 2009

J'ai écouté le journal de France-inter, tout à l'heure. Une PE2, interviewée, y a dit, texto:
"Déja que la formation ne durait pas assez longtemps en IUFM"...
Quatre solutions:
-Ils ont mis quatre heures pour la trouver,
-Ils en ont chié pour le montage de l'émission
-Ils l'ont droguée,
-Ils l'ont torturée jusqu'à ce qu'elle craque.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009
Cinquième solution: elle est salement endoctrinée et ça va faire encore une armée de sixièmes ne sachant ni lire ni écrire mais sachant tout sur tout et incapables d'écouter celui qui sait.
C'est, me semble-t-il, l'hypothèse la plus plausible. Un autre drogue ?

Écrit par : dobolino | 13 février 2009

CS a écrit : "J'ai écouté le journal de France-inter, tout à l'heure. Une PE2, interviewée, y a dit, texto:
"Déja que la formation ne durait pas assez longtemps en IUFM"...
Quatre solutions:..."

Il y en a une cinquième : on lui a promis la hors-c(l)asse.

Écrit par : dugong | 13 février 2009

Mon passage à la hors-classe (semi-véridique) :

J'ai dit à mon inspecteur : "Je suis atteint d'une maladie incurable".

Un blanc. La tête de l'inspecteur ..!

Je poursuis : Oui, j'ai une carrière en phase terminale"

Il a rigolé.

Écrit par : dugong | 13 février 2009

Mes deux élèves sont en vacances. L'un a oublié son classeur de philo à l'internat, l'autre son classeur de français. Du coup, pas de dissert de philo et pas de fiche de lecture de troisième sur Antigone d'Anouilh, notée 18/20 quand même ( ! ) . Je suppose qu'il n'était pas prévu d'oter des points pour l'orthographe inadaptée mais faut voir.

Écrit par : dobolino | 13 février 2009

Une amie se rappelle les avoir abordées (les figures de style) seulement en Fac de Lettres, il y a vingt ans.

Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Je confirme que, quand j'étais en première L (81/82), on ne parlait que de comparaisons et de métaphores... j'ai découvert le reste en licence (id est : en troisième année de fac, à l'époque !)

La perversion de l'enseignement des lettres aujourd'hui, c'est qu'on y a introduit toutes sortes de notions abstraites issues de la recherche en linguistique textuelle, mais qu'au final, on donne des points aux élèves sous n'importe quel prétexte... Au lieu d'exiger l'impossible, puis se déjuger en renonçant à toute exigence, on ferait mieux de rabattre sur les exigences, mais d'être sans compromis sur la notation.

Un compromis qui serait acceptable pour tous, me semble-t-il, si on n'était pas dans une partie de poker menteur...

Écrit par : sanjuro | 13 février 2009

Je sais que nous ne sommes pas nombreux ici à être autre chose que fonctionnaires mais je permets de vosu dire en leur nom que votre accès à la "hors-classe" est le cadet de nos soucis.
Robin, que je tiens en haute estime, nous disait il y a peu qu'il était en arrêt maladie pour quinze jours, ce que je conçois fort bien et à quoi j'applaudis. Il en a besoin et c'est bien qu'il puisse s'arrêter. J'en suis éminemment convaincue.
Moi (oui, moi! Je sais, c'est laid de venir pleurer ! j'ai choisi ma voie, mais vous aussi !), j'ai bossé deux ans avec une sciatique atroce en ne m'arrêtant qu'un jour pour cause d'abus de codéine qui me rendait abrutie au point d'être dangereuse.
Pour ma grippe sensu stricto, en janvier, j'ai pris: un samedi après-midi, un dimanche, un lundi et j'ai perdu environ 250 euros nets.
Ce blog n'est pas codé et ouvert seulement à ceux qui montrent patte blanche. Soyez prudents ! Tout le monde n'est pas aussi affable que moi !

Écrit par : dobolino-cidunati | 13 février 2009

Et nous avons là un vrai problème qui explique en partie la désaffection à l'égard des syndicats.

Ecrit par : Magister | 13 février 2009

Le déclin des syndicats et de la combativité enseignante est corrélative de "l'élévation du niveau de culture et d'intelligence critique des élèves". C'est ce que note non sans ironie JC Michéa dans "La double pensée" (page 248).
Et d'ajouter: les organisations de gauche "doivent exorter continuellement les enseignants à s'opposer aux réformes libérales, qui défigurent l'école depuis 20 ans (ce qui signifie généralement que ces derniers auront à coeur de participer - chaque année - aux quelques journées de grève rituellement prévue à cet effet). Mais de l'autre, elles doivent inviter parents et enseignants à se féliciter en permanence des effets pédagogiques toujours plus admirables de ces réformes - puisqu'il est sociologiquement prouvé (théorème de Baudelot-Establet) qu'avec une quantité toujours moindre de moyens matériels à leur disposition, devant un public de plus en plus rétif et "difficile", et avec une reconnaissance sociale en chute libre, les enseignants ne cessent d'obtenir aux examens des résultats en progression constante (et parfois même des scores dignes d'une élection soviétique). JC Michéa précise en note: "dernier en date de ces travaux de la sociologie d'État: Éric Maurin, la nouvelle Question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation".

Écrit par : buntovchik | 13 février 2009

"Cinquième solution: elle est salement endoctrinée et ça va faire encore une armée de sixièmes ne sachant ni lire ni écrire mais sachant tout sur tout et incapables d'écouter celui qui sait.
C'est, me semble-t-il, l'hypothèse la plus plausible. Un autre drogue ?"

Ecrit par : dobolino | 13 février 2009

Mais oui, mais oui... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2009

Sur les photos, je vois aussi des tags crados partout, des affiches collées n'importe comment en dehors des panneaux prévus à cet effet. Je ne veux pas jouer les vieilles réacs mais quand se décidera-t-on, dans ce pays, à respecter le bien public qui est celui de tous?

Ecrit par : dobolino | 13 février 2009

Certes, il y a des tags et de l'affichage sauvage ... Mais il y a aussi des façades qui s'effritent, des plafonds qui s'abandonnent, des terrasses qui s'écaillent, des infiltrations et des moisissures partout, des rideaux en lambeaux, des issues de secours condamnées, des radiateurs en panne. Tout ceci ne peut pas être imputé au vandalisme des étudiants, mais tient à l'absence systématique d'entretien des locaux, faute de moyens et de personnel.
Pourtant, 7 postes de biatos vont être supprimés cette année. Cherchez l'erreur !

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

BIATOS : personnel de Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniques, Ouvriers, de Service

Écrit par : Françoise Guichard | 13 février 2009

La perversion de l'enseignement des lettres aujourd'hui, c'est qu'on y a introduit toutes sortes de notions abstraites issues de la recherche en linguistique textuelle, mais qu'au final, on donne des points aux élèves sous n'importe quel prétexte... Au lieu d'exiger l'impossible, puis se déjuger en renonçant à toute exigence, on ferait mieux de rabattre sur les exigences, mais d'être sans compromis sur la notation.

Ecrit par : Sanjuro

Entièrement d'accord avec vous, Sanjuro. Et on cite ces programmes en exemple pour prouver que le niveau monte ! Astucieux !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

"Le problème, en tant que parent, c'est que la foutaise méta lingouistique est au programme du brevet, et se retrouve dans les exercices et les devoirs à faire à la maison. Et, partant, sur la table de la cuisine. Il est difficile de faire l'impasse dessus, à moins d'avoir un enfant brillant qui avale cette potion à base de prolepses et d'analepses sans sourciller. Ce n'est pas notre cas.
Nous avons un enfant travailleur, sérieux, mais qui a d'énormes difficultés à comprendre ces notions. Pour en avoir discuté avec des amis, des voisins, je crois pouvoir affirmer que c'est le cas de nombreux enfants, y compris dans les milieux favorisés, enfin ceux où les livres sont très présents.
Je suis tout à fait d'accord avec vous pour dire que cette approche de la littérature tue toute envie de lire chez les élèves.
Alors, c'est vrai qu'on souhaiterait infuser autre chose : la beauté d'un paragraphe, la délicatesse d'une poésie... On ne s'en prive pas, d'ailleurs, mais la transmission parentale, avec un ado de quinze ans, c'est délicat à manier !"

Ecrit par : Chevreuil | 13 février 2009

Je suis bien d'accord avec vous ! Ma petite-fille, en cinquième l'année dernière, m'avait demandé de lui faire cours de français, car elle trouvait que son professeur était complètement fou : il ne faisait qu'appliquer le programme, rien que le programme, les séquences.

Complètement dégoûtée de "La chèvre de Monsieur Seguin", étudiée pendant trois mois, elle a lu avec beaucoup de plaisir cette année Le Malade Imaginaire, donné à étudier par un professeur plus ouvert à la "transmission" des oeuvres classiques.
Elle s'est refusée à apprendre les notions absconses que vous citez, d'ailleurs, les enfants y sont tellement non réceptifs que ces notions sont répétées inlassablement d'une année sur l'autre : vous pouvez utiliser le livre de cinquième pour les troisièmes. (livre unique de français Hatier : à vomir !)

Paul-Marie Conti, dans son livre "L'enseignement du français mis à mal", Enquête sur une discipline malmenée, analyse à fond le problème.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2009

Merci à Françoise Guichard pour son pastiche, très réussi.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2009

Merci à Robin pour ses précisions sur le narrateur et le point de vue, je les imprime et les fais passer à mon fils. Merci aussi à tous les autres. Je vous tiendrai au courant de ses progrès !

Écrit par : Chevreuil | 13 février 2009

"Ici Londres, les Français parlent aux Français !"

Excellent exemple pour illustrer ce que l'on appelle la "situation d'énonciation". La phrase ci-dessus s'appelle un énoncé.

Pour déterminer la "situation d'énonciation", il convient de poser à son sujet les questions suivantes : qui parle ? (l'énonciateur, le destinateur, l'émetteur) à qui ? (le destinataire) où ? quand ? comment ? pourquoi ? dans quel but ?

a) Guy Morel a fait remarquer avec raison la présence de la la fonction phatique qui sert à manifester l'orientation du message : (Allo ? Ecoutez-moi bien ! Il fait beau aujourd'hui ) : il s'agit bien d'une amorce, d'une prise de contact.

Les autres fonctions du langage (à l'exception de la fonction métalinguistique qui porte sur le code lui-même) sont également à l'oeuvre :

a) La fonction référentielle qui englobe toutes les autres et porte en particulier sur le contexte du message (le combat contre l'Occupant, les "vrais Français" et les autres de "Radio Paris qui ment"...)

b) La fonction expressive (centrée sur le destinateur ou l'émetteur) : le message est porteur d'une charge émotionnelle très forte et doit être ressenti comme tel.

c) La fonction conative : le message cherche à produire un effet sur le destinataire ou le récepteur (ordre, conseil, défense). "Les Français parlent aux Français" : sous-entendu : "Ecoutez-moi !"

d) La fonction poétique (expérientielle, interpersonnelle et textuelle) : on peut s'intéresser à la structure même du message, en particulier aux figures (l'anaphore "Français"), à la construction grammaticale (sujet, verbe, complément d'objet indirect), au temps du verbe et à sa valeur d'aspect : il y a quelque chose de "magique", de "miraculeux" dans l'emploi du présent de l'indicatif"...miracle de la technique, mais aussi de l'Histoire qui se joue "aujourd'hui" à travers le verbe d'une poignée d'individus qui refusent la défaite...au fait qu'il s'agit d'un octosyllabe avec une coupe au milieu de "parlent" (cf. le poème de Verlaine qui annonça le débarquement en Normandie :"Les sanglots longs des violons...")

Écrit par : Robin | 13 février 2009

Chevreuil, désolée, je ne suis pas sur le blog toute la journée. N'hésitez pas à demander. J'ai cru voir que Robin vous avait parfaitement répondu, bien sûr. Pour les procédés de style, d'écriture, c'est difficile de répondre sans le texte. Ce peut être bp de choses.
Je vous conseille un petit livre pour les figures de style, un petit Que-sais je? ( j'ai tjs gardé de l'affection pour cette collection) qui va vous être très utile parce que très simple et très clair. Il est fait par un angliciste qui doit être très, très vieux maintenant mais il a le mérite de s'utiliser facilement.
"Les figures de style" Henri Suhamy n° 1889.
Dobolino peut aussi l'indiquer à ses petits...

Écrit par : Sanseverina | 13 février 2009

And the narrateur is...

Ecrit par : dugong | 13 février 2009
----------------
And the narrator is...

Vous savez, dugong, j'ignorais ce mot anglais, il y a trois minutes. Je le connais maintenant... grâce à vous !
(Il se prononce "neu 'reille teuh" ; accent tonique indiqué par l'apostrophe sur la deuxième syllable)

Écrit par : Francis Penin | 13 février 2009

À Hélène Charpentier.

Chère collègue,
Je me suis d'abord étonné que votre instituteur soit toujours vivant, puis, après réflexion, j'ai réalisé qu'il pouvait être toujours vivant mais très âgé, s'il vous avait enseigné en CP, en 1952. Il pouvait n'avoir que vingt ans et n'en aurait alors que soixante-seize actuellement, et ne serait d'ailleurs pas si âgé que ça.
J'ai toujours eu tendance à penser, depuis 2000, que mes instituteurs étaient tous morts. Je suis né en 1940. Mais celui que j'ai eu en CP (en 1945, bien que je n'eusse alors que cinq ans) était jeune et pourrait bien être encore de ce monde.

Je change de sujet : j'ai donné une énigme de mon invention à mes collègues vers 1995. Vous devriez la résoudre aisément. J'ai dit à un couple de professeurs (lui, prof de math et elle, prof de lettres classiques) qu'en s'aidant mutuellement, ils trouveraient facilement la solution. Il n'en fut rien. Ils étaient pourtant agrégés tous les deux. Ou peut-être fut-ce à cause de cela ?
Voici. Le nombre irrationnel suivant (dont je ne donne que quelques décimales) : 1,0986122886 symbolise un personnage illustre de l'Iliade.
Pour le trouver il faut tout de même parler négligemment comme un professeur de mathématiques. On peut trouver en affichant un chiffre bien choisi sur une calculatrice, puis en appuyant sur une touche de fonction transcendante bien choisie, on voit apparaître le nombre que j'ai donné. Le professeur de maths dira alors, ébloui par sa découverte :"Ah ! mais c'est ------ -- ----- !"
Il pourrait même n'avoir jamais entendu parler du personnage en question, mais il prononcerait son nom !
Il paraît improbable, cependant, qu'un professeur de mathématiques puisse ignorer à ce point les personnages illustres de l'Iliade.

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Françoise Guichard nous explique que "BIATOS : personnel de Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniques, Ouvriers, de Service"

Cela vient du grec. Littéralement "tout ce qui n'est pas enseignant".

Écrit par : dugong | 14 février 2009

un doc sympa mais egalement effrayant sur les conséquences de l'élection de Barack Obama en France notamment envers l'éducation :

http://frenchcarcan.com/2009/02/11/ici-on-se-metisse/

Écrit par : Mathilde | 14 février 2009

"Ici Londres, les Français parlent aux Français !"

Merci à Robin pour l'analyse linguistique de cette phrase qui a échappé à tant de Français de l'époque *.

Le speaker de radio Londres est un énonciateur qui est "autre chose que lui-même", c'est tout à la fois la France voire de Gaulle lui-même. quel que soit l'endroit d'où il parle, il "est" toujours. Parménide in the City.

Le speaker de radio Paris n'était, par conséquent, que lui-même. Il parait même qu'il était allemand. C'est dire.

Il faudrait causer aux Français de l'analyse par carré sémiotique. Il y a de quoi faire en l'occurrence : en vrac l'anti-France, l'étranger, l'envahisseur, etc. Avec trajet de l'objet de valeur et tout le fourbi.

Vous vous y collez, Robin ?

* la phrase et/ou l'analyse.

Écrit par : dugong | 14 février 2009

La litanie linguistique de Greimas : une harangue de la baltique ?

Écrit par : dugong | 14 février 2009

Merci à Françoise Guichard pour son pastiche, très réussi.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2009

Je n'en suis pas l'auteur, hélas. Je l'ai reçu d'une collègue de prépa, qui l'a elle-même reçu, etc., etc.
Allez, je pars dans les Alpes, voir dans quel état errent mes vieux parents...

Écrit par : Françoise Guichard | 14 février 2009

On me prie de communiquer :

L'université de Vilnius cherche un étudiant Erasmus pour un mémoire sur le thème : "Les harangues de la Baltique, une approche structurale des litanies greimassiennes".

Écrit par : dugong | 14 février 2009

"Quand de Gaulle disait "les Français parlent aux Français", qui était le narrateur ?

Ecrit par : dugong | 13 février 2009 "

Pas de narrateur, il ne s'agit pas d'un texte narratif, on ne raconte pas une histoire.
Il s'agit - si on reste dans la terminologie scolaire ou "linguistique" - d'un émetteur (général de Gaulle) et de récepteurs (les Français mais aussi les militaires et politiques anglais).

D'ailleurs, avec les élèves cet énoncé est assez intéressant:qui n'est pas français? (Pétain et sa clique)

Écrit par : Précision | 14 février 2009

Précision préise : "on ne raconte pas une histoire."


On raconte l'Histoire !!!

Écrit par : dugong | 14 février 2009

précise

Écrit par : dugong | 14 février 2009

En parlant de promotion savez-vous que l'injustice est encore plus frappante pour les professeurs des écoles?

1) Les instituteurs ayant passé le concours interne de professeur des écoles ou étant passés à l'ancienneté à ce grade ont été reclassés en tant que professeur des écoles en gardant leur barème. Il y a un gros bouchon au niveau de l'échelon 8 et le barème est si élevé pour un professeur des écoles n'ayant pas été instituteur qu'il passe forcément à l'ancienneté.

2) Le passage à la hors classe est chez nous quasi anecdotique : 1,6% d'heureux élus.

Quand je vois ça, j'me dis que là-haut ils en ont vraiment rien à f....... du primaire.

Écrit par : Gerry | 14 février 2009

J'ouvre au hasard le "livre unique de français", troisième .
"Vous avez lu la pièce "Rhinocéros" dans son intégralité et en avez étudié des extraits."
Avec un tableau qu'il faut remplir, quatre colonnes : découpage, nombre de personnages, lieux, métamorphoses, seules les deux dernières étant à remplir.

Acte I 10 personnages
Acte II tableau I 6 personnages
Acte II tableau II 2 personnages principaux
Acte III 2 personnages
3 personnages
1 personnage

Tout est comme cela. A mourir d'ennui.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 février 2009

@ Robin
i-ci-lon-dres,-les-Fran-çais-par-len-taux-Fran-çais
C'est un alexandrin. Précédé d'un pom-pom-pom-pom à quatre temps.

Écrit par : Guy Morel | 14 février 2009

En regardant les photos de l'université, avez-vous remarqué (ou suis-je un "cas") qu'on ne peut s'empêcher de rire?
(Trop, c'est trop)
Comment peut-on avoir des cours, de la recherche, des étudiants désirant s'inscrire en lettres dans de telles conditions?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 février 2009

Je réponds à Chevreuil. Mon instituteur va sur 86 ans. L'an dernier il a lu, crayon en main, l'intégralité des Mémoires d'outre-tombe et actuellement il est plongé dans les autres oeuvres de Chateaubriand.
Quand je suis entrée au CP en 1952, il était chargé d'une classe unique et les enfants nés en 46 étaient au nombre de 8. Il a dû choisir entre le CP et le journal scolaire qu'il a interrompu au premier trimestre de l'année 52-53. Je me souviens que des grands se dirigeaient parfois dans le fond de la classe et s'affairaient autour d'une table en chuchotant pour ne déranger ni le maître expliquant une leçon à un cours, ni les autres élèves plongés dans un exercice de grammaire, vocabulaire, de calcul, ou encore une carte de géo ou d'histoire. Très intriguée par ce mystère j'avais demandé des explications à mon frère aîné âgé de 12 ans qui me déclara :" C'est l'imprimerie du journal scolaire RIANTE VALLEE. Si tu veux je te montrerai." Il me montra aussi son "Livre de vie" rassemblant certains textes du journal et d'autres venant d'une école avec laquelle était instituée une correspondance.
En ce qui concerne la méthode de lecture que vous évoquez, il me semble qu'il a dû la mettre en pratique un peu plus tard en collaboration avec une collègue nommée sur la classe des petits réouverte avec le baby-boom d'après guerre. Il m'a parlé plusieurs fois de cette méthode pour laquelle il s'impliquait afin d'aider l'institutrice, tout en précisant qu'elle était passionnante mais très prenante. Quand notre petit fils, actuellement en CP, nous montre ses cahiers et ses exercices je retrouve parfaitement cette méthode. Il lit d'ailleurs assez bien tous les albums qu'il emprunte ou qui lui sont offerts, déchiffrant d'abord à voix basse, puis relisant à voix haute en respectant la ponctuation et y mettant le ton.
J'ai déjà raconté sur ce blog, qu'en 1948 ce maître s'aperçut que l'un de ses élèves du CP, né en 1942, devenait aveugle. Il apprit donc le braille, se procura le matériel nécessaire et l'enseigna à l'enfant et à sa mère, veuve chargée de 6 enfants. Quand l'enfant est arrivé l'année suivante à l'Institut des Jeunes Aveugles il savait lire couramment. A l'occasion de la publication de RIANTE VALLEE en 2006, le maître et son élève ont eu le plaisir de se retrouver, 58 ans plus tard si je compte bien. L'élève avait eu le temps d'étudier le piano, de passer son bac, faire deux ans de lettres avant d'apprendre le métier de kiné, avoir enfants et petits enfants tout en ayant surmonté bien des épreuves comme tout un chacun.
Le temps a passé. Les difficultés que les enseignants affrontent sont d'une autre nature. Certains accomplissent dans l'ombre un travail colossal dont on parle bien peu.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 février 2009

Autre devinette gaulliste:

Quand le 4 juin 1958 de Gaulle dit : "Je vous ai compris", à qui s'adresse-t-il ?

Écrit par : la grande zora | 14 février 2009

@ Robin
Vous vous êtes trompé, je crois, car par "focalisation zéro", on signifie "point de vue omniscient" Pour Chevreuil, un copié/collé.
http://www.google.com/search?client=safari&rls=fr-fr&q=focalisation+zéro&ie=UTF-8&oe=UTF-8

Focalisation zéro, focalisation externe et focalisation interne

Cette page présente, de manière synthétique, les différents « points de vue » (focalisation) que peut adopter le narrateur.

La focalisation zéro
C'est lorsque le narrateur connaît tout de l'histoire racontée. On parle aussi de « narrateur omniscient ».
Exemple :
« Vers le milieu du mois d'octobre 1829, monsieur Simon Babylas Latournelle, un notaire, montait du Havre à Ingouville, bras dessus bras dessous avec son fils, et accompagné de sa femme, près de laquelle allait, comme un page, le premier clerc de l'Étude, un petit bossu nommé Jean Butscha. Quand ces quatre personnages, dont deux au moins faisaient ce chemin tous les soirs, arrivèrent au coude de la route qui tourne sur elle-même comme celles que les Italiens appellent des corniches, le notaire examina si personne ne pouvait l'écouter du haut d'une terrasse, en arrière ou en avant d'eux, et il prit le médium de sa voix par excès de précaution. » [...] (Balzac, incipit de Modeste Mignon, 1844).
La focalisation externe
C'est lorsque le narrateur ne rapporte que les apparences extérieures de l'histoire. Le narrateur tient ainsi le lecteur en attente.
Exemple :
« Comme il faisait une chaleur de tente-trois degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.
Plus bas le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses étalait en ligne droite son eau couleur d'encre. Il y avait au milieu, un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.
Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers le grand ciel pur se découpait en plaques d'outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d'ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait du loin dans l'atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d'été.
Deux hommes parurent.
L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.
Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s'assirent à la même minute, sur le même banc.
Pour s'essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet. » [...] (Flaubert, Bouvard et Pécuchet, 1881)
La focalisation interne
C'est lorsque le narrateur raconte tout ce qu'il voit, tout ce qu'il sait et tout ce que pense un personnage.
Exemple :
« Frédéric, en face, distinguait l'ombre de ses cils. Elle trempait ses lèvres dans son verre, cassait un peu de croûte entre ses doigts ; le médaillon de lapis-lazuli, attaché par une chaînette d'or à son poignet, de temps à autre sonnait contre son assiette. Ceux qui étaient là, pourtant, n'avaient pas l'air de la remarquer. » [...] (Flaubert, L'Éducation sentimentale, 1869).

Chevreuil, j'ai tout un récapitulatif sur "le texte narratif", le "discours rapporté", "cause et conséquence". Demandez, on vous donnera.

Écrit par : Retraitée | 14 février 2009

"Quand de Gaulle disait "les Français parlent aux Français", qui était le narrateur ?

Ecrit par : dugong | 13 février 2009 "

"Les Français parlent aux Français"

Il n'y a pas de narrateur. On dit que l'énoncé est "ancré dans la situation d'énonciation" : le moment de l'énonciation est le moment présent, celui du discours.

Temps, indicateurs de lieu et de temps sont en rapport avec le moment présent.

Présent de l'indicatif, le déictique adverbe de lieu "ici". Il me semble que l'émission était précédée de la mention du nombre de jours écoulés depuis le 18 juin 40.

Au contraire, l'énoncé suivant :" Le général de Gaulle arriva à Londres le 17 juin. Le dernier Gouvernement de la IIIème République avait disparu au cours de la nuit précédente. Le Maréchal Pétain ayant demandé l'armistice et invité les Français à déposer les armes, le Général de Gaulle lança son premier appel."

...est "coupé de la situation d'énonciation" : le moment de l'énonciation est celui où se déroule l'histoire (avec un grand H !) ; tout est séparé du moment présent (les verbes au passé simple/plus-que parfait (système du passé) "la nuit "précédente" et non la nuit "dernière"...

Écrit par : Robin | 14 février 2009

"Quand le 4 juin 1958 de Gaulle dit : "Je vous ai compris", à qui s'adresse-t-il ?"

Facile !

A tous les Français. C'est à dire, d'une part à ceux qui ont compris que l'Algérie allait devenir algérienne, d'autre part à ceux qui ont compris autre chose.

Evidemment, il y en a qui ont mieux compris que d'autres, le sens de l'histoire.

PS : la blague sur Boumediene vous a-t-telle fait rire ? J'ai besoin , de temps en temps, de vérifier ma conformité aux zeitgeist.

Écrit par : dugong | 14 février 2009

@Retraitée
"Quand notre petit fils, actuellement en CP, nous montre ses cahiers et ses exercices je retrouve parfaitement cette méthode. "
Si vous le voulez bien, j'aimerais en parler en privé.
guy.morel314@orange.fr

Écrit par : Guy Morel | 14 février 2009

@ Robin
Vous vous êtes trompé, je crois, car par "focalisation zéro", on signifie "point de vue omniscient" Pour Chevreuil, un copié/collé.

C'est exact, au temps pour moi ! J'ai fait mon petit exposé de mémoire et je n'ai pas pensé à vérifier l'expression "focalisation zéro" (je crois qu'elle vient de Barthes) que je n'emploie jamais avec mes élèves de collège.

L'expression "point de vue omniscient" est bien suffisante... et plus éclairante.

Écrit par : Robin | 14 février 2009

PS : la blague sur Boumediene vous a-t-telle fait rire ? J'ai besoin , de temps en temps, de vérifier ma conformité aux zeitgeist.

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Quelle blague ?

Écrit par : la grande zora | 14 février 2009

Chevreuil, j'ai tout un récapitulatif sur "le texte narratif", le "discours rapporté", "cause et conséquence". Demandez, on vous donnera.

Ecrit par : Retraitée | 14 février 2009

Ca m'intéresse !
Afin de gagner du temps, Guy Morel a mon adresse de courrier électronique. S'il lui est possible de vous la transmettre, je l'en remercie.

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

@ Robin
i-ci-lon-dres,-les-Fran-çais-par-len-taux-Fran-çais
C'est un alexandrin. Précédé d'un pom-pom-pom-pom à quatre temps.

Ecrit par : Guy Morel | 14 février 2009

"Les Français parlent aux Français" est un octosyllabe, mais l'ensemble avec "Ici Londres" (4 syllabes) forme effectivement un alexandrin, le vers de l'épopée. La coupe intervient au milieu de Fran/çais :

"I/ci/ Lon/dres, /les/ Fran/ çais/ par/lent/ aux/ Fran/çais."

Les Français ont toujours eu tendance à se séparer ! ;-)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

"Je sais que nous ne sommes pas nombreux ici à être autre chose que fonctionnaires mais je permets de vous dire en leur nom que votre accès à la "hors-classe" est le cadet de nos soucis".

dobolino, tard, hier soir.

Ça le serait sans doute moins (le cadet de vos soucis au CIDUNATI), si vous saviez à quelle gymnastique mentale, voire à quelles danses peuvent se livrer un certain nombre de jeunes fonctionnaires de l'Éducation nationale dans mon entourage professionnel, pour tenter d'accélérer le déroulement de leur carrière. Je ne parle pas seulement des contorsions, ronds de jambe, courbettes devant les chefs et les IPR à l'occasion de leurs visites. J'ai en vue aussi leur passion feinte et leur ardeur militante pour propager la foi pédagogiste et appliquer les décrets officiels.
On ne peut comprendre la conversion en quelques années du corps enseignant à la nouvelle dogmatique de l'Éducation nationale, sans recourir à ce facteur explicatif: le renversement des valeurs.
Derechef on devient enseignant non pas pour apaiser la passion de transmettre qui pouvait habiter les jeunes gens de ma génération, mais pour les quelques avantages matériels et moraux qu'offre encore cette profession.
Cela se vérifie d'une façon encore plus visible depuis la mise en place du "travailler plus pour gagner plus" dans l'É.N.

PS Je signale que je suis un peu dans la même situation que JPB: certifié, 11ème échelon depuis 8 ans et accès à la H. Classe bloqué, en raison quasi officielle de ma "trop forte personnalité" (bien qu'excellement noté et apprécié).

Écrit par : buntovchik | 14 février 2009

Quand je vois ça, j'me dis que là-haut ils en ont vraiment rien à f....... du primaire.

Ecrit par : Gerry | 14 février 2009

Et c'est peu dire ! Mais dites, Gerry, citez-moi quelque chose dont "ils" ont vraiment à f...

Écrit par : Magister | 14 février 2009

Autre devinette gaulliste:

Quand le 4 juin 1958 de Gaulle dit : "Je vous ai compris", à qui s'adresse-t-il ?

Ecrit par : la grande zora | 14 février 2009

J'ai entendu dans mon enfance - nous étions beaucoup plus marqués par l'Histoire que les enfants d'aujourd'hui tant mieux peut-être - des gens répondre à cette question de la façon suivante :

"Je vous ai compris !" = "Je vous ai pris pour des c..."

Écrit par : Robin | 14 février 2009

PS Je signale que je suis un peu dans la même situation que JPB: certifié, 11ème échelon depuis 8 ans et accès à la H. Classe bloqué, en raison quasi officielle de ma "trop forte personnalité" (bien qu'excellement noté et apprécié).

Ecrit par : buntovchik | 14 février 2009

Bienvenue au club ! Pareil pour moi. Je vais avoir 60 ans le 29 janvier prochain et je suis bloqué au 10 ème échelon, malgré une inspection très favorable en 2002.

Mais moi, je ne suis pas un "forte personnalité", plutôt quelqu'un comme le Bartleby d'Hermann Melville ("J'aimerais mieux pas.")

Bref, je vois bien ce que font certains collègues, mais je n'ai jamais su, ni voulu y faire.

J'offre trop peu de résistance pour qu'on puisse me faire "plier".

C'est une façon comme une autre de résister...Et ça doit bien les mettre mal à l'aise quelque part. La preuve.

Écrit par : Robin | 14 février 2009

"Je vous ai compris !" = "Je vous ai pris pour des c..."

Ecrit par : Robin | 14 février 2009

Vous avez compris !

Écrit par : la grande zora | 14 février 2009

La grande Zora a écrit : "Quelle blague ?"


A la demande (du) général(e), je reposte :


Dans la recherche des causes des problèmes de l'éducation en France, on peut facilement dire tout et n'importe quoi en passant pour profond. Témoin, cet article de notre brave facarien de l'IREDU, Denis Meuret, qui vient de paraître dans le jus pédagol du jour.

Voici que les sciences de l'éduc non seulement reconnaissent la baisse drastique du niveau des élèves mais la revendiquent et vont même jusqu'à se présenter comme de courageux observateurs que l'institution empêcherait de faire éclater le Vérité.

Passé le constat "courageux", notre brave homme s'exerce à l'art de la recherche des causes *.

Selon Meuret, c'est l'absence de pilotage du système qui serait en cause : depuis 2002, les ministres successifs auraient tenu des discours de retour à l'autorité tout en diminuant celle qu'il fallait promouvoir dans les écoles en tant que système **. Notamment par un affaiblissement de l'inspection.

"D’où une plus grande latitude laissée aux enseignants, non pas de ne rien faire, mais de poursuivre d’autres objectifs que ceux que mesurent les évaluations dans les disciplines fondamentales" nous assène le Pertinent.

L'IEN Frackowiak, grand contempteur de la liberté de l'enseignant, doit être aux anges tandis que Meuret ne se demande pas une seule seconde si l'affaiblissement drastique des contenus à enseigner ainsi que ceux qui sont réellement enseignés n'y seraient pas pour quelque chose. Il est vrai que ce n'est pas dans le "champ" d'études de l'IREDU ***.

Un "pilotage fort" sans contenus. Du nanan pour l'IREDU qui pourra continuer à l'infini à étudier la seule chose qui l'intéresse : le système lui-même ****.


http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/02/Meuretbaisseperfscolaires.aspx

* c'est un sport sans grand risque, tant les choses se ramifient quand on cherche à remonter "scientifiquement" des effets aux causes dans un problème aussi compliqué.

** et sur les enseignants ?

*** et par conséquent, peu pertinent.

**** cela me rappelle une blague algérienne : peu après la prise de pouvoir par Boumediene, ce dernier convoque le ban et l'arrière ban du FLN pour les envoyer sur le terrain relancer la fibre révolutionnaire. Aussitôt dit, aussitôt fait, tout le monde sur le terrain sauf le Guide qui reste au standard du FLN pour piloter le système. C'est alors que le beau-frère du standardiste habituel appelle pour tailler sa bavette quotidienne. Ne reconnaissant pas la voix de son interlocuteur dans le "allo" martial qu'il entend, le beau-frère demande "mais qui est à l'appareil ?". Boumediene, très raide répond, ulcéré "Ici, c'est l'appareil lui-même !".

Écrit par : dugong | 14 février 2009

@ Robin
i-ci-lon-dres,-les-Fran-çais-par-len-taux-Fran-çais
C'est un alexandrin. Précédé d'un pom-pom-pom-pom à quatre temps.

Ecrit par : Guy Morel | 14 février 2009

Non, ce n'est pas un alexandrin. Un alexandrin n'est pas une suite de douze syllabes.

Écrit par : sanjuro | 14 février 2009

A Hélène Charpentier,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le portrait de votre ancien instituteur. Le travail fait par les gens de cette trempe est remarquable.

Il y a une quinzaine de jours, j'ai eu aussi l'occasion de revoir un de mes anciens instituteurs. Il vient d'avoir quatre-vingt neuf ans ! Nous ne nous étions pas revus depuis trente-trois ans !

Il a évoqué ses débuts, le hasard d'une rencontre, la première classe, sans aucune formation, en sortant du lycée, le Bac en poche. C'était en octobre 1939 ! Il devait remplacer un instit qui était mobilisé comme officier et qui lui avait laissé la programmation et tout le travail prêt pour l'année, qu'il était chargé de suivre à la virgule près !
Et puis la formation , la difficile entrée dans le métier, les classes de montagne pendant l’occupation, avec cinq ou six élèves, la misère des logements de fonction, l'isolement, son action avec les maquis...

La classe unique ensuite, 40 élèves du CP au cours de fin d'études, pendant dix-huit ans. Et le travail acharné, avec la ferme conviction d'amener le plus d'enfants possible au certif', les cours le soir, pendant les congés, la vie modeste d'un instit de campagne dans les années 50. Il a terminé sa carrière en 1977, voyant arriver les instructions officielles faisant injonction d'enseigner les maths modernes, qu’il a regardées avec colère.

Il ne travaillait pas selon la pédagogie Freinet, mais il se dégageait de son enseignement un enthousiasme incroyable pour former au raisonnement les élèves qu'il a eus. La solution d'un problème d'arithmétique, l'analyse grammaticale d'une phrase était une aventure à elles seules !
Et l'Histoire ! Il la racontait avec une telle passion, que toute la classe tremblait à la voix terrible de Danton, frissonnait avec la Grande Armée sur les plaines gelées de Russie, se désolait de la trahison de Louis Napoléon Bonaparte...

J'avais apporté mon cahier de compositions de l'époque. Il l'a feuilleté avec nostalgie, mais aussi avec une certaine fierté, je crois. "Ah, ces problèmes, ils n'étaient pas si faciles, quand même ! Vous arriviez à faire ça, c'était pas mal !"
Avant de se quitter, il m'a confié qu'il se faisait du souci pour l'avenir de l'école. Moi aussi.

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

cela me rappelle une blague algérienne : peu après la prise de pouvoir par Boumediene, ce dernier convoque le ban et l'arrière ban du FLN pour les envoyer sur le terrain relancer la fibre révolutionnaire. Aussitôt dit, aussitôt fait, tout le monde sur le terrain sauf le Guide qui reste au standard du FLN pour piloter le système. C'est alors que le beau-frère du standardiste habituel appelle pour tailler sa bavette quotidienne. Ne reconnaissant pas la voix de son interlocuteur dans le "allo" martial qu'il entend, le beau-frère demande "mais qui est à l'appareil ?". Boumediene, très raide répond, ulcéré "Ici, c'est l'appareil lui-même !".

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Je sais ce que ça fait quand on ne vous répond pas : "Vox clamantis in deserto !", dugong. Il faut s'y faire, c'est la "situation de communication" du blog ; elle a ses lois et ses règles.

Il m'arrive d'approuver et de savourer en silence. Ce fut le cas pour la syllepse de sens sur "appareil" et pour cette blague qui illustrait parfaitement votre propos.

Je vous ai compris...(mais je ne vous ai jamais pris pour un c...!) ;O))

Écrit par : Robin | 14 février 2009

En 2000, j'étais agrégée au 10 ° échelon et j'avais 54 ans. J'ai demandé à partir en raison de la situation de mon mari, un peu plus âgé que moi et paraplégique depuis l'âge de 21 ans, souvenir d'une négligence médicale lors du service militaire en Algérie. Il était fatigué et moi aussi. Je n'exerçais plus vraiment mon métier en mon âme et conscience et nous avions dû également affronter la démence sénile progressive de mon beau-père domicilié tout près de notre domicile. Mon départ a été accepté par l'administration et a surpris quelques collègues estimant que j'avais bien de la chance. Je n'ai guère profité de cette chance, ce qui n'avait guère d'importance car nous étions habitués à recevoir les cartes postales de ceux qui pouvaient voyager et dont nous n'étions pas jaloux. J'ai eu la chance de ne déranger personne, ayant quitté la scène, quand de graves soucis de santé sont arrivés et j'ai eu la chance de m'en sortir même si je reste fragilisée.
Je relis souvent " Le meunier, son fils et l'âne." ou " Le monde comme il va." de Voltaire et je lis aussi pour mes amis aveugles quand ils me le demandent. J'ai d'autres occupations et elles me passionnent, pour oublier les imbéciles qui se permettent de juger sans rien savoir.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 février 2009

Il me vient brusquement que l'énigme de la paternité de la chair de Rachida n'en est pas une.

C'est une immaculée conception pilotée par l'esprit de la grande Zora.

Écrit par : dugong | 14 février 2009

Non, ce n'est pas un alexandrin. Un alexandrin n'est pas une suite de douze syllabes.

Ecrit par : sanjuro | 14 février 2009

Oui, bien sûr, mais il y a un effet rythmique, oratoire. La fonction "poétique" du langage est au service d'une intention de persuasion rhétorique.

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Bonjour. Le cheveu sur la soupe parle aux blogueurs (je vous avais dit de ne pas enterrer le débat sur la gestion de l'hétérogénéité).

Gérer et réduire l’hétérogénéité*, en Petite et Moyenne Sections, c’est « tout niais », ça tombe sous le sens, il me semble même que c’est l’objectif premier de ces deux classes qui peuvent s’étendre sur trois années scolaires, pour peu que les élèves entrent à l’école l’année de leurs deux ans.

Réaliser le même travail en Grande Section, dernière année de l’école maternelle, nécessite déjà un peu plus de doigté mais c’est encore relativement faisable.

Au Cours Préparatoire et au Cours Elémentaire 1° année, cela commence à devenir difficile et nécessite déjà de longs détours par le jeu, la séduction, la différenciation, le retour à des méthodes qui devraient être inutiles depuis déjà deux ou trois ans.

Et lorsqu’un élève ou plusieurs atteignent les trois dernières années d’élémentaire avec des capacités dignes d’un de leurs cadets de Cours Préparatoire au mois de janvier alors que leurs camarades de classe jonglent avec la lecture, l’écriture et le calcul, cela devient souvent insoluble et toutes les remédiations et autres aides personnalisées sont souvent aussi efficaces que des cautères sur une jambe de bois.

Je n’ose même pas imaginer ce que cela peut donner dans une classe de collège ou de lycée et quels remèdes on peut y apporter, hors la création de classes spéciales (CM2 bis, par exemple) .

En effet, en Petite Section (et en Moyenne Section si la maîtresse de l’année précédente a choisi de laisser chaque élève gérer son accès aux apprentissages au sein du superbe projet annuel sur « la couleur », « les tissus » ou « le voyage autour du monde de la mascotte », se contentant d’évaluer à tours de bras sans jamais leur donner les normes au préalable s’ils « identifient les principales fonctions de l’écrit », « disent ce qu’ils apprennent », « se repèrent dans l’espace d’une page », « réalisent une composition plastique en plan ou en volume, selon un désir exprimé »), c’est la règle.

Les enfants arrivent de chez papa-maman, certains bavards comme des pies et d’autres encore mutiques, certains très habiles de leurs dix doigts et d’autres pourvus de moufles intégrées, commençant tout juste à se servir de cette merveille technique appelée « pouce opposable », certains escaladant, courant, grimpant, sautant comme des singes et d’autres empotés devant la moindre marche d’escalier ou le plus banal référentiel bondissant, certains utilisant leurs cinq sens avec souplesse et intérêt et d’autres totalement insensibles à tout ce qui se voit, s’entend, se touche, s’avale, se renifle.

Si l’instituteur a jeté par-dessus les moulins ses grands principes et remisé par-devers lui ses idées de faire découvrir à l’enfant tous les secrets de la Culture à travers UN livre de littérature jeunesse, UN matériau, l’œuvre d’un peintre contemporain ou la découverte d’un pays lointain qui servira de fil conducteur à des activités soigneusement (et difficilement) codifiées en fonction des compétences qu’il a choisies de leur faire acquérir là maintenant tout de suite en vue d’une évaluation terminale fixée d’avance le 32 octembre à 14 h 72 pour, au contraire, organiser dans sa classe une progression d’activités ciblées dont l’habillage sera fonction des intérêts de chacun d’abord, puis petit à petit, lorsque les différences de capacités s’estomperont, des intérêts de tous, s’il fournit un matériel riche et varié prétexte à conversations duelles, de petit groupe ou collectives, à manipulations diverses, exerçant les cinq sens et l’agilité, s’il consent à ne jamais évaluer à date fixe l’exécution de telle tâche mais se contraint à observer tous les jours ses tout-petits en gardant présent à l’esprit que, dès l’année prochaine, le maître suivant aura besoin que tous écoutent au lieu d’entendre, regardent au lieu de voir, dialoguent au lieu de soliloquer, sachent apprécier et qualifier une couleur, une forme, une longueur, une saveur, commencent à avoir envie d’apprendre ce qu’ils ne savent pas encore, ayant découvert la curiosité intellectuelle, l’hétérogénéité de départ ne lui posera que des problèmes ponctuels qui se résoudront d’eux-mêmes au cours de l’année scolaire, jour après jour, sans « groupes de besoins », sans « pédagogie différenciée », si ce n’est celle, naturelle, d’une famille aidante pour le plus petit, le plus dépourvu, le moins habile de ses enfants.

En Grande Section, déjà, le programme nécessite une certaine homogénéité au sein des enfants et il devient difficile de faire marcher de concert la petite fille qui dessine sans problème une jolie princesse pourvue de cils, de boucles d’oreilles, à la robe couverte de petites fleurs et d’étoiles et son copain de classe qui a gardé ses gants de boxe et dont le crayon trace maladroitement quelques gribouillages hachés ou tremblotés ! Mais c’est encore gérable, et, si le maître s’y attèle et sait donner l’impulsion qui « fait rattraper » à chacun ce que l’on peut déjà appeler des lacunes, tout peut s’arranger avant la fin de l’année scolaire de façon à ce que chaque élève entre au Cours Préparatoire capable de lire et d’écrire au moins toutes les syllabes simples, de compter et de calculer sur la tranche des nombres de 0 à 10 et de s’intéresser à une histoire, un fait scientifique, historique ou géographique très simple, restant sagement assis 10 à 15 minutes et prouvant par ses réflexions, ses réponses qu’il comprend ce qu’on lui transmet.

C’est au début de l’élémentaire que les problèmes commencent à se poser entre les élèves qui ont bénéficié d’une véritable éducation à l’école maternelle et ceux que l’on a laissés dans une friche totale et qui arrivent en primaire sourds, muets, aveugles et impotents au monde qui les entoure. Pour eux, il faudrait avoir le temps de les remettre dans la situation du tout-petit qui entre à l’école, qui peu à peu y découvre les autres, la maîtresse, les livres, les crayons, les cerceaux et les ballons et l’intérêt qu’il peut y avoir à se servir de tout ce « matériel » de façon structurée pour progresser et devenir efficace. Nous n’en avons pas le temps et sommes obligés de contraindre, de gronder, d’exiger ce qui aurait depuis belle lurette dû être conquis dans la joie et la bonne humeur, sans compter en plus que cet apprentissage est rendu encore plus difficile par trois ou quatre années de renforcement négatif, opéré sans le vouloir par des maîtres qui ont inculqué avec constance de mauvaises habitudes et laissé s’installer des comportements de rejet, de dégoût, d’inappétence à la « chose scolaire ».

Le Cours Préparatoire peut néanmoins encore « tout corriger » si le maître sait prendre le temps d’installer une à une de nouvelles habitudes, de nouveaux réflexes sans proposer de « tâches insurmontables » à ses petits « handicapés de l’école ». Il devra néanmoins s’armer de patience, s’arracher mentalement bien des cheveux pour obtenir que tous ses élèves finissent l’année scolaire capables d’écouter quelques minutes tout ce qui ne vient pas d’eux-mêmes, d’écrire proprement tout ce qu’ils savent lire, de s’intéresser à la numération et au calcul.

Si c’est au CE1 que l’élève « hétérogène » écope enfin d’un maître qui considère qu’il est « sauvable » et qu’il serait temps qu’il rejoigne la norme fixée par la base des programmes de l’Education Nationale (lire, écrire, compter, calculer) au lieu de le considérer comme un individu incomparable qui apprendra s’il le veut, quand il le veut et comme il le veut au travers d’activités qui n’ont jamais fait leurs preuves sur une population entière mais qui sont celles censées créer « l’écocitoyen de demain » et qui le « respectent » dans « sa » différence, le pauvre maître a déjà bien du souci à se faire et il finira chaque période de l’année scolaire complètement sur les rotules à force de contorsions entre les « bons » et ceux que leurs collègues leur ont envoyés « non-lecteurs », « affectés de troubles de l’attention » ou peut-être bien « dyslexiques », « dyscalculiques », « dysorthographiques » ou même pourquoi pas « dysphasiques » ou « dyspraxiques » !

Avec un peu de chance et beaucoup d’attention, si les « cas » ne sont pas trop nombreux dans sa classe, il arrivera à en récupérer un bon nombre qui, même s’il aura encore besoin d’attention, de soutien, d’exigence, finira de récupérer son retard au CE2 et en saura au moins toujours plus que si le maître avait continué à considérer que l’on peut avoir un « très bon élève de CM2, même s’il est non-lecteur » pourvu que cet enfant « s’exprime » et adopte plus ou moins des « comportements de recherche » et « manifeste l’envie d’apprendre à apprendre ».

Ceci est aussi valable pour les trois dernières années de l’élémentaire en considérant qu’il sera de plus en plus difficile à l’instituteur de « trouver des créneaux » pour apprendre enfin à lire, à écrire, à compter, à calculer, à trouver un intérêt à toutes ces activités sans sens que l’on fait tourner à vide depuis trois, quatre, cinq ans pour les petites victimes de la « gestion de l’hétérogénéité » qui doivent, à marche forcée, entrer en 6° l’année de leurs onze ans quoi qu’ils aient subi pendant leur scolarité.

* : tout ceci s’entend bien sûr sans tenir compte les enfants victimes de la rationalisation de l’offre éducative en pays « trop pauvre » pour se permettre d’éduquer et d’instruire dans de bonnes conditions ceux qui ont eu le malheur de naître avec de lourds handicaps et que l’on « intègre » dans les classes sous le magnifique prétexte de l’apprentissage de la « différence ».

Écrit par : catmano | 14 février 2009

Autrement dit, en dehors du CP et du CE1*, toute référence à de la "remédiation" est du domaine de la foutaise.

* si, pour une période transitoire, l'instituteur récupère en CE1 un éclopé d'un CP pédagolisé.

Écrit par : dugong | 14 février 2009

Boumediene, très raide répond, ulcéré "Ici, c'est l'appareil lui-même !".

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Cette savoureuse blague de dugong me rappelle cette autre qu'on se racontait en URSS dans les années 70: "Sonnerie de téléphone. Léonid Brejnev prend le combiné des mains de son secrétaire.
- Bien aimé Léonid Illitch Brejnev vous écoute"...

Et tant que j'y suis, cette autre pour se replonger dans l'atmosphère de l'époque:
Brejnev et Tchernenko bavardent dans l'autre monde.
- Dis Kostia, qui gouverne maintenant?
- C'est Micha (Gorbatchov).
- Et qui le soutient?
- Pourquoi le soutenir? Pour l'instant il marche sans aide!

Écrit par : buntovchik | 14 février 2009

Avant de se quitter, il m'a confié qu'il se faisait du souci pour l'avenir de l'école. Moi aussi.

Ecrit par : Chevreuil | 14 février 2009
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Et moi aussi !

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Autrement dit, en dehors du CP et du CE1*, toute référence à de la "remédiation" est du domaine de la foutaise.

* si, pour une période transitoire, l'instituteur récupère en CE1 un éclopé d'un CP pédagolisé.

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Ben non, quand même pas. Peut-être n'ai-je pas assez développé la faisabilité de l'entreprise, malgré les lourdes difficultés qui s'accumulent.

Nous avons quelques exemples à l'école où je travaille d'élèves arrivés en CE1, CE2, CM1 ou CM2 que nous sommes quand même arrivées à "récupérer", au moins un peu, avec ou sans redoublement.

Ils sont presque toujours restés plus "faibles" que ceux qui avaient commencé leur scolarité chez nous, mais les bulletins de 6° que nous avons reçus nous ont démontré que ces "faiblesses", si elles subsistaient au début du collège, étaient néanmoins compatibles avec une intégration "honorable" (entre 11 et 14 de moyenne dans les matières fondamentales contre 14 à 18 pour les autres).

La fameuse "évaluation CM2" du mois de janvier nous a appris que l'élève arrivée en début de CE2 "très peu lectrice" et "sans doute dysorthographique", "en raison de problèmes familiaux graves", selon les collègues de l'école précédente, ne faisait pas partie des "cas lourds" (- de 33% de réussites), ni même des "cas difficiles" (entre 33% et 50 % de réussites), mais seulement des"élèves ayant des difficultés ponctuelles" (entre 50% et 66 % de réussites) aussi bien en Français qu'en Mathématiques.

Les "nôtres" ayant cartonné à plus de 90 % dans les deux matières, sauf B. qui ne sait faire que ce qu'elle a appris en mathématiques et qui du coup traîne aux alentours de 66 % à cause des décimaux qu'elle a oubliés par manque de pratique depuis les leçons du CM1 (merci monsieur Brissiaud !), nous avions vraiment l'impression que M. cumulait les handicaps, alors que finalement, son cas est loin d'être désespéré.

Il faut dire qu'elle est la seule dans ce cas dans le groupe, que l'effectif de la classe à trois niveaux est plus que raisonnable, qu'elle vient à l'aide personnalisée tous les jours et que sa mère est d'accord avec nous et appuie notre aide à la maison.
Ça aide.

Je regrette néanmoins de n'avoir pas pris la peine de l'intégrer dans ma classe tous les jours, lors de sa première année à l'école (CE2), pendant les séances de lecture et d'orthographe des CP, ce qui l'aurait remise à flot plus tôt et lui aurait permis de travailler à égalité avec ses camarades au lieu de se prendre une double, puis une triple peine cette année, pour faire un CM2 à peu près convenable.

Écrit par : catmano | 14 février 2009

Je relis souvent " Le meunier, son fils et l'âne." ou " Le monde comme il va." de Voltaire et je lis aussi pour mes amis aveugles quand ils me le demandent. J'ai d'autres occupations et elles me passionnent, pour oublier les imbéciles qui se permettent de juger sans rien savoir.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 février 2009
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Ah, j'étais à cent lieues d'imaginer que vous aviez tant de malheurs accumulés. Soyez assurée, chère collègue, de toute ma sympathie.
Mon énigme, à laquelle vous m'avez fait repenser, n'a peut-être pas eu l'heur d'exciter votre curiosité, ce que je comprendrais.
Quand je vous dirai la solution, j'espère que vous sourirez.
C'est tout de même basé sur le fait que les mathématiciens utilisent volontiers les initiales des mots, comme nous dirions VGE ou JPB. Mais ça sonne comme le vrai nom.
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Lisez cet article :

Le Sgen-CFDT a fustigé les propos tenus jeudi 12 février par Xavier Darcos sur la formation actuelle des enseignants, estimant dans un communiqué publié vendredi qu’ils étaient « insultants, stupéfiants et scandaleux ».

« Aujourd’hui, les professeurs passent un concours, ils sont mis dans l’Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l’éducation, et de temps à autre, ils vont remplacer un professeur absent. C’est pas comme ça qu’on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol », avait dit le ministre de l’Education à RMC.

Pour le Sgen-CFDT, de tels propos sont à la fois « stupéfiants et scandaleux, et même insultants. Non, les professeurs stagiaires ne se contentent pas de remplacer de temps à autre un professeur absent. M. Darcos le sait, ajoute le Sgen-CFDT, rappelant que les professeurs stagiaires en collèges et lycées sont devant des élèves « en toute responsabilité, huit heures par semaine ».

De plus, les instituteurs stagiaires sont en responsabilité devant des élèves « un jour par semaine pendant trente semaines, et en plus six semaines complètes par an ».

« M. Darcos sait bien qu’en lieu et place de théories générales de l’éducation, ils doivent se confronter à la rude réalité d’un métier de plus en plus difficile, avec l’appui de leurs tuteurs ». Selon le Sgen-CFDT, c’est au contraire la réforme proposée à partir de 2010 par M. Darcos « qui peut conduire à un ’simulateur de vol’ pendant la formation en master, parce qu’il ne veut pas financer une vraie formation en alternance, donc la première année de pratique professionnelle sera pour de nombreux débutants une épreuve insurmontable et traumatisante ».

« C’est le gouvernement lui-même qui est en train d’inventer ce dont il impute la responsabilité aux Instituts universitaires de formation des maîtres », déplore-t-il.

http://www.marianne2.fr/_afp_newsmlmmd.7cf6bb19cdd34e5df682f97d90cd20d3.01_pnewsmlmmd.7cf6bb19cdd34e5df682f97d90cd20d3.131_nnewsmlmmd.7cf6bb19cdd34e5df682f97d90cd20d3.881_r5

Écrit par : BA | 14 février 2009

C'est tout de même basé sur le fait que les mathématiciens utilisent volontiers les initiales des mots, comme nous dirions VGE ou JPB. Mais ça sonne comme le vrai nom.
Bien cordialement.

Ecrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Achille ? Agamemnon ? Ulysse ? Grec, pas Troyen ?

Langue au chat !

Écrit par : Robin | 14 février 2009

« Aujourd’hui, les professeurs passent un concours, ils sont mis dans l’Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l’éducation, et de temps à autre, ils vont remplacer un professeur absent. C’est pas comme ça qu’on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol », avait dit le ministre de l’Education à RMC.

Il y a trop de poussière sur le tableau de bord du
"simulateur de vol" ; on n'y comprend plus rien !

De plus, notre ministre - Le Seigneur le protège ! ;-) se met à parler (presque) aussi mal que Claude Allègre (saint Axe, priez pour lui !)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Bonjour à tous. Je reviens sur cette histoire d'avancement, de hors-classe. Certains hier semblaient s'offusquer qu'une démocratie entrave et même punisse ceux qui ne pliaient pas parmi ses fonctionnaires. On peut le déplorer, j'en suis bien d'accord mais c'est un fait général qui concerne tout travailleur, tout acteur de la société.
Hier midi, je discutais, comme d'habitude, avec ma copine patronne de restaurant. Son père était agent EDF, militant communiste fervent et combattif et syndicaliste acharné, le genre à séquestrer le patron trois jours dans le bureau et à provoquer d'une minute à l'autre une panne de secteur de trois heures dans le cadre de ses revendications syndicales. Sa carrière fut entravée du premier au dernier jour et son salaire resta au plancher.
J'ai un ami artiste peintre débutant. Qu'il aime ou non réaliser de petites toiles, il doit mettre le pied dessus et créer d'hyper grands formats car, dans son créneau artistique, les meilleures ventes se font auprès de grandes entreprises qui cherchent à décorer leur hall gigantesques. Ou il crève ou il plie.
Imaginez un épicier qui, convaincu des méfaits de l'obésité, déciderait de retirer de ses rayons chips, sodas, bonbons et biscuits d'apéritifs ! Lui aussi est contraint, et encore plus qu'un fonctionnaire qui avancera malgré tout à l'ancienneté et ne risquera pas la faillite, de mettre carrément le pied sur ses idéaux.
Un patron d'hyper convaincu des méfaits du surendettement et de la médiocrité délétère des programmes télé va-t-il refuser la vente à tempérament à l'aide d'immondes boîtes de crédit à taux usuraire des écrans plasma et des "home vidéo "?
Un patron de presse va-t-il trier les revues qu'il met en vente ?
Quant à moi ... Mon chiffre d'affaire et ma clientèle sont le reflet de mon niveau de compromission et de mensonge et si j'agis en mon âme et conscience avec tous, je bois le bouillon !

A présent, je vais déplier mon divan portatif pour une petite scéance assez intéressante.
Je suis la fille d'un père parfait, éducateur attentif, pater familias dominateur juste comme il faut, castrateur pile poil. Une vraie merveille !
Cet homme a par ailleurs effectué une carrière universitaire fulgurante: docteur es Lettres à 36 ans, directeur d'UER à Paris X à 38 ans, président de jury d'agrégation à 39 ans, jen passe... Il s'est employé à nous élever en libres-penseurs, nous berçant de Brassens au maillot, et à nous convaincre qu'il ne devait sa carrière qu'à son mérite et ne s'était jamais abaisser à plier devant une autorité supérieure inique ou contraire à ses convictions ou à taire ses pensées.
J'ai fondé ma vie sur cette certitude qu'on pouvait réussir en restant fidèle à soi-même, en toute honnêteté et franchise, sans jamais courber l'échine ...
Le résultat fut désastreux et j'ai appris à mes dépens, essuyé de grandes déceptions et mon compte en banque aussi.
Pendant longtemps, j'ai pensé que mes échecs étaient dus à mon infériorité et que papa était notoirement supérieur à moi. Logique, non ?

Vous croyez vraiment que mon papa a pu assurer une telle trajectoire sans compromettre son identité profonde à aucun moment ?
Moi, je crois qu'il m'a bluffée !

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Dans le Paludes de Gide, le narrateur cite le vers suivant, en le donnant pour un alexandrin : "Les capitaines vainqueurs ont une odeur forte". Il ajoute : "je sais ce qui vous étonne : c'est la césure."
N'est-ce pas la même chose pour "Ici Londres. Les Français parlent aux Français." ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2009

Vous croyez vraiment que mon papa a pu assurer une telle trajectoire sans compromettre son identité profonde à aucun moment ?
Moi, je crois qu'il m'a bluffée !

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009

Peut-être pas. Je pense qu'il y a des gens comme ça. Julien Green parle du cas de son propre père dans son Journal, avec lequel il entretenait des relations affectueuses, mais difficiles et il explique qu'il était d'une droiture absolue et qu'il était absolument incapable de mentir et de citer une circonstance précise où cette qualité (ou ce handicap) lui coûta très cher. Je pense que c'est une question de nature (ça tient à l'essence de la personne).

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Il faudrait causer aux Français de l'analyse par carré sémiotique. Il y a de quoi faire en l'occurrence : en vrac l'anti-France, l'étranger, l'envahisseur, etc. Avec trajet de l'objet de valeur et tout le fourbi.

Vous vous y collez, Robin ?

* la phrase et/ou l'analyse.

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Excusez-moi, j'avais oublié de vous répondre. Je ne sais pas ce qu'est un "carré sémiotique". Je vais me renseigner sur glouglou !

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Il faudrait causer aux Français de l'analyse par carré sémiotique. Il y a de quoi faire en l'occurrence : en vrac l'anti-France, l'étranger, l'envahisseur, etc. Avec trajet de l'objet de valeur et tout le fourbi.

Vous vous y collez, Robin ?

* la phrase et/ou l'analyse.

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Excusez-moi, j'avais oublié de vous répondre. Je ne sais pas ce qu'est un "carré sémiotique". Je vais me renseigner sur Glouglou !

Écrit par : Robin | 14 février 2009

C'est tout de même basé sur le fait que les mathématiciens utilisent volontiers les initiales des mots, comme nous dirions VGE ou JPB. Mais ça sonne comme le vrai nom.
Bien cordialement.

Ecrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Achille ? Agamemnon ? Ulysse ? Grec, pas Troyen ?

Langue au chat !

Ecrit par : Robin | 14 février 2009

Cherchons déjà une fonction qui puisse avoir comme résultat un nombre supérieur à 1 (on élimine sinus et cosinus !) et qui ait comme abréviation le début d'un nom de l'Illiade.
Je n'ai pas trouvé de héros dont le nom commence par log donc nous pouvons éliminer les logarithmes. Même chose pour exponentielle.
Qui nous trouve d'autres fonctions se nommant aga, méné, astya, uli,pri ... ???????????????
A moins que, ... logarithme népérien donne hélén ?

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Tout le monde traverse des malheurs. Il s'agit de les surmonter au mieux et de savoir s'ils ont servi à quelque chose, si la souffrance a eu un sens ou pas. Ensuite, on savoure ce qui est essentiel : raconter des histoires drôles, flâner, penser à ceux que l'on aime ou que l'on estime, se consacrer aux activités qui passionnent, lire, découvrir, échanger... Découvrir ? Oh l'énigme, je n'y pensais plus.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 février 2009

LN de 3 ?
Ferait Hélène de Troie ?
le log népérien de deux est 0.693 147 ...
le log népérien de trois est 1.098 612...
d'après ma table de fonctions J. Laborde chez Dunod Ed.

J'ai trouvé, Francis ! Et sans agrégé de lettres !

C'est le Logarithme népérien de trois !!!
Youpi ! Miam miam !

J'ai gagné un pot de rillettes ou une boîte de calissons du Roi René ?

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

bien vu, Dobolino !

Écrit par : sanjuro | 14 février 2009

ln23 ?

Écrit par : sanjuro | 14 février 2009

Vous croyez vraiment que mon papa a pu assurer une telle trajectoire sans compromettre son identité profonde à aucun moment ?
Moi, je crois qu'il m'a bluffée !

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009

Peut-être pas. Je pense qu'il y a des gens comme ça. Julien Green parle du cas de son propre père dans son Journal, avec lequel il entretenait des relations affectueuses, mais difficiles et il explique qu'il était d'une droiture absolue et qu'il était absolument incapable de mentir et de citer une circonstance précise où cette qualité (ou ce handicap) lui coûta très cher. Je pense que c'est une question de nature (ça tient à l'essence de la personne).

Ecrit par : Robin | 14 février 2009

Il est vrai que quand je me suis installée à mon compte dans une toute petite bourgade de province et de Provence, alors que j'étais invitée aux vœux du maire, la première année de mon installation, mon père m'a conseillé d'y aller en argant du fait que n'étant pas commelui fonctionnaire, il me fallait passer sous les fourches caudines.
Ce qui m'avait hérissée dans le texte de cette invitation, c'est qu'on me conviait à honorer de ma présence la manifestation " avec mon épouse "...
A l'époque (janvier 1985), les mairies de campagne n'avaient pas encore réalisé qu'un notable pouvait être une femme célibataire !
J'y suis allée mais ai cru bon de signaler au maire la coquille en m'excusant, sur le mode ironique, de n'être pas, selon les conventions semblait-il en vigueur, homosexuelle. J'étais grillée définitivement et ai payé cher et longtemps cette méchante saillie !
Vous connaissez ici mon langage fleuri et j'avais alors trente ans de moins et ne m'étais encore pris que de toutes petites claques ! J'édulcorais encore moins...

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

arguant

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Robin nous rapporte les propos du Maître du Moloch : "Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol », avait dit le ministre de l’Education à RMC."

Le problème c'est qu'il feint de croire que les IUFM sont des simulateurs de vol alors qu'il sait pertinemment qu'ils fonctionnent comme des dissimulateurs de vol au dessus de nids de coucous.

facariens et coucous, même combat !

Écrit par : dugong | 14 février 2009

bien vu, Dobolino !

Ecrit par : sanjuro | 14 février 2009
Vous avez vu comme je touche ?
Je suis très fière de moi.
Au fait, c'est quand que Catmano accède à la hors-classe ?

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

J'ai trouvé ça :

Le Carré sémiotique - connu également sous l'appellation de rectangle de Greimas ou bien de rectangle sémantique) - consiste dans une manière de classifier les concepts qui se rapportent à une paire de concepts opposés, tels que féminin-masculin, beau-laid, etc. et d'étendre ainsi l'ontologie correspondante. Le carré sémiotique a été créé par le linguiste et sémioticien lithuanien Algirdas Julien Greimas, à partir du carré logique d'Aristote. À partir d'une opposition donnée de deux concepts S1 et S2, le carré sémiotique permet d'obtenir tout d'abord l'existence de deux autres concepts, soit ~S1 et ~S2. Les relations entre les quatre concepts ainsi obtenus sont les suivantes:

* S1 et S2: opposition
* S1 et ~S1, S2 et ~S2: contradiction
* S1 et ~S2, S2 et ~S1: complémentarité

Le carré sémiotique permet également d'obtenir, dans un deuxième mouvement, un certain nombre de méta-concepts, qui sont composés à partir des quatre premiers. Parmi ces méta-concepts, les plus importants sont:

* S1 et S2
* ni S1 ni S2

Par exemple, à partir de la paire de concepts opposés masculin/féminin, on obtient:

* S1: masculin
* S2: féminin
* ~S1: non-masculin
* ~S2: non-féminin
* S1 et S2: à la fois masculin et féminin, c'est-à-dire hermaphrodite, bisexué
* ni S1 ni S2: ni masculin ni féminin, c'est-à-dire asexué

Des alternatives au carré sémiotique ont été proposées. Il s'agit par exemple des graphes conceptuels ou des matrices de concepts.

Il s'agirait donc, si j'ai bien compris d'appliquer le "carré sémiotique" au sème "Français" dans la phrase : "Les Français parlent aux Français".

Français à Londres /Français en France/ Français résidant dans l'Empire français
Gaullistes/Pétainistes/Communistes/Socialistes/Nationalistes
ni Gaullistes/ni pétainistes/ni communistes, etc.
Français résistants/Français non résistants
Etrangers résistants, etc.

Un étranger résistant communiste (arménien) est-il concerné par ce message ?

Oui, si l'on considère que Français = opposé à la collaboration.

Non Français = favorable à la collaboration.

Et un Juif qui a perdu la nationalité française du fait des "Lois raciales" ?

Oui, puisque René Cassin est en train de prouver juridiquement que les Lois de l'Etat français sont illégales.

On voit bien effectivement que le mot "Français" prend un tout autre sens que dans la phrase : "Je suis français, né à Paris de parents français."

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Robin nous rapporte les propos du Maître du Moloch : "Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol », avait dit le ministre de l’Education à RMC."

Le problème c'est qu'il feint de croire que les IUFM sont des simulateurs de vol alors qu'il sait pertinemment qu'ils fonctionnent comme des dissimulateurs de vol au dessus de nids de coucous.

facariens et coucous, même combat !

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

J'avais noté aussi !
D'ailleurs, à tant qu'à faire, notre bon Darcos n'a qu'à nommer la première année d'enseignement "stage en immersion" et ne pas la payer, voire même la rendre payante pour les candidats au métier d'enseignant doté d'un M2. C'est un bon plan dont le privé use et abuse depuis bien des années.
Ça qui nous ferait des économies substantielles !

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Tiens ! On n'entend plus parler des Grandes Oreilles du Moloch. Faut dire que les deux pauvres tâches qui ont été embauchées avec l'enveloppe de 100 k€ doivent avoir du mal à suivre.

La question est donc de savoir quand elles débaucheront.

Ils auraient mieux fait d'acheter des simulateurs de vol pour occuper utilement les directions du Moloch.

Écrit par : dugong | 14 février 2009

Un étranger résistant communiste (arménien) est-il concerné par ce message ?

Oui, si l'on considère que Français = opposé à la collaboration.

Non Français = favorable à la collaboration.

Et un Juif qui a perdu la nationalité française du fait des "Lois raciales" ?

Oui, puisque René Cassin est en train de prouver juridiquement que les Lois de l'Etat français sont illégales.

On voit bien effectivement que le mot "Français" prend un tout autre sens que dans la phrase : "Je suis français, né à Paris de parents français."

Ecrit par : Robin | 14 février 2009
Vous anticipez, Robin ! Le dix-huit juin 1940, De Gaulle ne pouvait maîtriser des notions postérieures à son appel ?
Ne cherchez pas à me faire avaler que De Gaulle est Dieu ! On m'a déjà fait le coup avec Mitterand et je ne marche plus !

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Ou bien :
gaulliste//pétainiste
Non gaulliste
Non pétainiste
A la fois gaulliste et pétainiste : la fameuse thèse du glaive (De Gaulle) et du bouclier (Pétain)
Ni gaulliste, ni pétainiste (Saint-Exupéry et bien d'autres)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Ecrit par : Robin | 14 février 2009
Vous anticipez, Robin ! Le dix-huit juin 1940, De Gaulle ne pouvait maîtriser des notions postérieures à son appel ?
Ne cherchez pas à me faire avaler que De Gaulle est Dieu ! On m'a déjà fait le coup avec Mitterand et je ne marche plus !

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009

Oui, vous avez raison, j'ai deux ans d'avance sur le programme ! ;-)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

ln23 ?

Ecrit par : sanjuro | 14 février 2009

135 494

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

ln23 ?

Ecrit par : sanjuro | 14 février 2009

135 494

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009

Oups ! je vais me faire fracasser !
Il faut lire:
3,135494...

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Tout le monde traverse des malheurs. Il s'agit de les surmonter au mieux et de savoir s'ils ont servi à quelque chose, si la souffrance a eu un sens ou pas. Ensuite, on savoure ce qui est essentiel : raconter des histoires drôles, flâner, penser à ceux que l'on aime ou que l'on estime, se consacrer aux activités qui passionnent, lire, découvrir, échanger... Découvrir ? Oh l'énigme, je n'y pensais plus.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 février 2009

"Il m'est impossible d'imaginer un monde où elle ne serait pas récompensée."

(Issac Bashevis Singer, "Souvenirs de la rue Krochmalna", à propos de quelqu'un comme vous)

Gros bisous à vous, Hélène !

Écrit par : Robin | 14 février 2009

La critique de Darcos, qui considère les IUFM comme des simulateurs de vol, elle n'est pas infondée. Ca explique que quel que soit le formateur face aux PLC et aux PE, il s'en prend plein la tête et on lui dit qu'il n'est pas utile.

Mais c'est avant, qu'il fallait lancer cette critique. Maintenant ça ne peut que lui retomber sur la tête.

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

Jeremy a écrit : "Ca explique que quel que soit le formateur face aux PLC et aux PE, il s'en prend plein la tête et on lui dit qu'il n'est pas utile."

On peut décrire cela par un conflit entre la Culture et la Nature. Conflit qu'on retrouve dans les mythes comme celui de Saint Georges terrassant le Dragon.

Le stagiaire est un objet de valeur * que le formateur ravit ** à la Nature en terrassant le Dragon, à chaque cours, pour le ramener à la Culture.

C'est très clairement une dynamique périodique. D'une oscillation entre deux puissances antagonistes. Le formateur naît périodiquement, l'espace d'un cours, du triomphe transitoire de la Nature sur la Culture.

En un certain sens, le formateur est un formatueur qui est fatalement un Sisyphe.

Ce qui expliquerait pourquoi les ex stagiaires gardent souvent une dent contre leur formateur. Se trompant, par là, systématiquement d'ennemi.

*au sens sémiotique, pas salarial

** au sens du rapt, bien sûr. Le formateur n'a pas à plaire...

Écrit par : dugong | 14 février 2009

Pour éviter tout malentendu, lorsque je parle de garder une dent contre le formateur, je parle d'adultes.

Sinon, il s'agit de maïeutique. Tout autre chose.

Je ne dis pas non plus qu'il ne peut y avoir de maïeutique chez l'adulte qui, dans ce cas, n'a pas maille à partir avec son accoucheur.

Écrit par : dugong | 14 février 2009

D'ailleurs, à tant qu'à faire, notre bon Darcos n'a qu'à nommer la première année d'enseignement "stage en immersion"

Ecrit par : Dobolino

"Immersion", c'est bien trouvé : avec le nombre de jeunes instits (et leurs élèves) qui vont se noyer, le ministre ne pourra que contempler l'inondation et répéter : "Que d'eau, que d'eau !"

A Catmano : Je viens de lire votre post sur la gestion de l'hétérogénéité. Je me le passe en boucle un petit moment et je parlerai de mes "hétérogènes" dans un moment.

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

J'konné LN, mais pas de 3 ! (cé une aristo ?)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

"Immersion", c'est bien trouvé : avec le nombre de jeunes instits (et leurs élèves) qui vont se noyer, le ministre ne pourra que contempler l'inondation et répéter : "Que d'eau, que d'eau !"

Ecrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Sans compter les pluies d'injures par les élèves, les éclairs de génie de l'administration, l'ambiance du tonnerre en salle des profs, et le ton glacé de certains proviseurs. Tout cela a de quoi donner des vapeurs.

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

LN et les garçons ?

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Ben, Chevreuil, z'avez pas vu ma toute petite référence biblio , d'hier soir, pour votre petitou?
Non? Bon, je ne vous en donnerai plus:-)

Écrit par : Sanseverina | 14 février 2009

Marcel Julian : "Le problème de l'éducation est-il l'un des problèmes majeurs ? Pour le monde occidental, retrouver un peu de ses racines, retrouver un peu de ses lignes de vie, ne peut passer que par un souci de l'éducation donnée aux enfants. Ce problème vous préoccupe-t-il ?

Julien Green : Oui, parce que je ne vois pas l'avenir...Maintenant, il y a un tel refus du passé, je dirais même une horreur du passé, une ignorance totale du passé, qu'on ne peut bâtir l'avenir que sur du vide. L'éducation est dansles mains des technocrates. Le nom en lui-même est l'amorce d'un personnage pour Rabelais ou pour Molière. On refait des cycles d'examens, on refait ceci, on supprime cela, on envoie promener le grec et le latin par exemple, comme si le problème était là ! Mais on ne voit pas le vrai problème : donner aux enfants la joie d'apprendre, leur donner de l'air, je veux dire par là les laisser rêver, leur montrer le monde, leur montrer ce qu'ils sont et d'où ils viennent, leur apprendre à vivre, à savoir mille choses élémentaires de la vie courante, utiles aussi, comme la façon de se nourrir, de se soigner, etc. Sans cet enfant que sera l'home de demain ? Nous sommes de plus en plus environnés d'analphabètes et d'autodidactes, mais il faudrait aussi parler de la surabondance de livres qui ne sont porteurs d'aucune nécessité intérieure." (pg.71)

(Julien Green en liberté avec Marcel Julian)

"Les millionaires new-yorkais vivent dans leur luxe, comme les riches sur les terrasses de Salambô. Pour eux tout se chiffre par des zéros impressionnants. A tel point qu'on peut se demander si une telle richese n'est pas, justement, égale à zéro. Les mots millions, milliards, revenaient sans cesse dans les phrases de cet ami. Il parlait sans cesse d'argent, c'en était ennuyeux.

Et je lui disais :

" - Mais enfin, quand tous ces hommes ont gagné ces millions, que font-ils de leurs loisirs ?

- Leurs loisirs ? Mais ils travaillent à gagner encore plus !"

Voilà pour moi ce qui dépasse le cataclysme : un effondrement intérieur. (page 63)

Le livre retrace une série d'entretiens entre Julien Green et Marcel Julian, écrivain, éditeur et ancien patron
d'Antenne 2. Il est paru à l'occasion du 80ème anniversaire de Julien Green.

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Ben, Chevreuil, z'avez pas vu ma toute petite référence biblio , d'hier soir, pour votre petitou?
Non? Bon, je ne vous en donnerai plus:-)

Ecrit par : Sanseverina | 14 février 2009

Si, si, je l'ai vue, j'en ai pris note et je vous en remercie.
Le petitou vient de nous rejoindre après une semaine passée chez des amis.
Les Que sais-je, j'en ai lu un paquet quand j'étais à la Fac. J'aime bien les anciennes éditions, avec leur texture de papier un peu épais, l'encre des caractères un peu étalée, et aussi une odeur particulière. Ca m'a rappelé de bons souvenirs !
J'avais apprécié particulièrement celui sur l'Ancien Régime, il faudra que je remette la main dessus,d'ailleurs, un de ces jours.
Simplement j'ai passé un long moment dans le jardin aujourd'hui, à bûcheronner et à brûler les branches que la tempête avait cassées.

Amitiés

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

arguant

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009
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Oui, Dobolino, et en prononçant "gu an" exactement comme avec le verbe tuer : tuant. On prononce le u et le ant.
Actuellement il y a une tendance nette à la radio et la télévision à prononcer "argan". Je regrette cette évolution-là de la langue française, si c'en est une, c'est-à-dire si les personnes prononcent ainsi en sachant que ce n'est pas la règle. Il se peut que ce soit maintenant autorisé, tout comme "professeure", ce que je déplore, tout comme Jacqueline de Romilly.

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

LN de 3 ?
Ferait Hélène de Troie ?
le log népérien de deux est 0.693 147 ...
le log népérien de trois est 1.098 612...
d'après ma table de fonctions J. Laborde chez Dunod Ed.

J'ai trouvé, Francis ! Et sans agrégé de lettres !

C'est le Logarithme népérien de trois !!!
Youpi ! Miam miam !

J'ai gagné un pot de rillettes ou une boîte de calissons du Roi René ?

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009
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Oui, Dobolino ! Bravo ! Racontez cette énigme à votre père et dites-lui que j'en suis l'inventeur, hein !
Pour Hélène : les professeurs de mathématiques sont trop paresseux pour dire "logarithme népérien de 3". Ils disent ce qu'ils écrivent : "ln 3", lu "l n de 3" à voix haute.

A Dobolino, de nouveau : j'ai inventé cela sans l'aide d'un agrégé de lettres ni celle d'un agrégé de mathématiques.
Une collègue professeur (je me refuse à écrire "professeure", bien qu'on puisse arguer que je viens de le faire) de mathématiques de mon lycée m'a dit, déconfite de n'avoir pas trouvé :"Quand je pense que quand j'écrivais ça au tableau, je me disais 'Inutile que je plaisante là-dessus, mes élèves sont tellement incultes qu'ils ne comprendront pas.' et c'est toi, un professeur de sciences physiques qui me coince avec ça !"
Ah ! qu'avez-vous gagné ? Eh bien ! un supplément de mon estime car vous en aviez déjà beaucoup.

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Simplement j'ai passé un long moment dans le jardin aujourd'hui, à bûcheronner et à brûler les branches que la tempête avait cassées. ( Chevreuil)

J'espère qu'il vous reste encore des arbres pour les mésanges et autres petites bestioles qui commencent à chanter plus distinctement, ici, les jours où le temps est un peu moins froid.

Écrit par : Sanseverina | 14 février 2009

J'konné LN, mais pas de 3 ! (cé une aristo ?)

Ecrit par : Robin | 14 février 2009
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Je ne sais pas, mais elle était la plus belle. Que m'aurait-il fallu de plus si j'avais été Pâris ? (Et, non, je ne dirai pas :"si j'avais été Ménélas")

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Je ne sais pas, mais elle était la plus belle. Que m'aurait-il fallu de plus si j'avais été Pâris ? (Et, non, je ne dirai pas :"si j'avais été Ménélas")

Ecrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Cé ki cé meks-la et é toa té ki ? ;O))

(Pauvre Ménélas, hélàs !)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Les facariens simulent l'indignation à propos de la sortie du Maître du Moloch sur le simulateur de vol.

En revanche, personne ne s'étonne de la suite : "ils s’installeront dans le cockpit avec un copilote et ils entreront dans la carrière".

Rappelons que notre hymne national stipule que "nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n'y seront plus".

Etre ou ne plus être ? Oui mais où ? Dans la carrière ou dans le cockpit ?

Dans ce dernier cas, s'agit-il de sauter (en parachute) pendant qu'il est encore temps ?

Écrit par : dugong | 14 février 2009

Sur LN de 3, j'ai trouvé ça :

http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Analyse/LogaDebu.htm

(oui, je sais, c'est pour les nuls)

Écrit par : Robin | 14 février 2009

J'ai diffusé comme demandé par FGuichard le diaporama sur l'université d'Aix.
Comme commentaires, j'obtiens ça:
1)

bonjour,
cela pourrait être Jussieu, qui est en cours de désamiantage. J'ai noté beaucoup de dégradations dues aux étudiants en tout cas.....
Cordialement
Marie-Do
( ancien élève de "Grande Ecole" )



2)
J'ai "capté" uniquement le coin dépotoir. Y avait sûrement autre chose, sinon ça serait certes symbolique du "matériel humain"
qui nous arrive du lycée, mais pas forcément typique de l'université. Malesherbes est et reste au demeurant bien propre, mais
c'est une heureuse exception dans les universités parisiennes -et sans doute autres!
M.N.
(maître de conférence tout juste et fraîchement retraité )

C'est tout ce que j'ai pour l'instant ...

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

J'konné LN, mais pas de 3 ! (cé une aristo ?)

Ecrit par : Robin | 14 février 2009

LN et les garçons ?

Ecrit par : Robin | 14 février 2009

Avouez que vous êtes vexé que j'aie trouvé avant vous ! Ça ira plus vite !
Pour une fois que je fais preuve d'intelligence scolaire, ayez l'obligeance de me le concéder.

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Oui, Dobolino ! Bravo ! Racontez cette énigme à votre père et dites-lui que j'en suis l'inventeur, hein !

Ecrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Mon pauvre Francis, je doute que mon pauvre père ait la moindre idée de ce qu'est un logarithme et en ait à faire ! Il a étudié bien avant qu'il faille passer par une filière scientifique pour entrer en hypokhâgne en ayant des chances d'y exceller.

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

On parle encor d'Hélène, et las !,
On parle peu du M.E.N., hélas !

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

Robin, d'LN, mon âme est lasse,
On parle peu du M.E.N., hélas.

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

Hommage à Nerval

Francis, du M.E.N. hélas lassé,
Hélène enlace - elle a passé.

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

Que trépasse le M.E.N., que mènent des rusés,
hélas Hélène est lasse : elle est déasbusée.

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

Bon allez j'arrête :p

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

J'espère qu'il vous reste encore des arbres pour les mésanges et autres petites bestioles qui commencent à chanter plus distinctement, ici, les jours où le temps est un peu moins froid.

Ecrit par : Sanseverina | 14 février 2009

Vous avez du pot, et vos mésanges aussi de parler de " moins froid ".
C'est quoi, le M.E.N., Jeremy ?

Pour Francis:
"Je suis l'é ... poux de la reine, poux de la reine, poux de la reine, le roi Ménélas, Méné, méné las ! "

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

Bon allez j'arrête :p

Ecrit par : Jeremy | 14 février 2009

La viticulture s'en désole.

Écrit par : Nicolas | 14 février 2009

Nicolas, c'est bien un pseudo à se désoler pour la viticulture !

M.E.N = Ministère de l'Educ Nationale

Écrit par : Jeremy | 14 février 2009

MARCHE ET COUPLETS DES ROIS
-La Belle Hélène-

Marche

Voici les Rois de la Grèce !
Il faut que le choeur s'empresse
De les nommer, de les nommer,
De les nommer par leur nom.
Çà ! peuple faisons silence,
Çà ! peuple faisons silence,
faisons silence, silence, silence.
Voici les Rois de la Grèce !
Il faut que le choeur s'empresse
De les nommer, de les nommer,
De les nommer par leur nom.
Voici les Rois, voici les Rois de la Grèce !
Voici les Rois, voici les Rois de la Grèce !
Voici les Rois, Voici les Rois, les Rois !

Couplets des Rois

Les deux Ajax

Ces Rois remplis de vaillance,
plis de vaillance, plis de vaillance,
C'est les deux Ajax.
(Les deux, les deux Ajax)
Etalant t'avec jactance,
t'avec jactance, t'avec jactance,
Leur double thorax.
(Leur dou, double thorax)
Parmi le fracas immense
des cuivres de Sax.
Ces Rois remplis de vaillance,
plis de vaillance, plis de vaillance,
C'est les deux Ajax,
les deux, les deux Ajax.

Choeur

Ces Rois remplis de vaillance,
plis de vaillance,
c'est les deux Ajax.
Ces Rois remplis de vaillance,
plis de vaillance,
c'est les deux Ajax.

Achille

Je suis le bouillant Achille,
bouillant Achille, bouillant Achille,
Le grand Myrmidon,
(Le Myr, le Myrmidon)
Combattant un contre mille
un contre mille, un contre mille,
Grâce à mon plongeon.
(Grâce au, grâce au plongeon)
J'aurais l'esprit bien tranquille,
N'était mon talon.
Je suis le bouillant Achile,
bouillant Achille, bouillant Achille,
Le grand Myrmidon,
Le Myr, le Myrmidon.

Choeur

Voici le bouillant Achille,
Bouillant Achille,
Le grand Myrmidon !
Voici le bouillant Achille,
Bouillant Achille,
Le grand Myrmidon !

Ménélas

Je suis l'époux de la Reine,
poux de la Reine, poux de la Reine,
Le Roi Ménélas,
(Le Méné, Ménélas)
Je crains bien qu'un jour Hélène,
qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène,
Je le dis tout bas,
(Il dit tout, tout, tout bas)
Ne me fasse de la peine..
N'anticipons pas.
Je suis l'époux de la Reine,
poux de la Reine, poux de la Reine,
Le Roi Ménélas,
Le Méné, Ménelas.

Choeur

C'est lui l'époux de la Reine,
poux de la Reine,
le Roi Ménélas
C'est lui l'époux de la Reine,
poux de la Reine,
le Roi Ménélas

Agamemnon

Le Roi barbu qui s'avance,
bu qui s'avance, bu qui s'avance,
C'est Agamemnon !
(Aga, Agamemnon)
Et ce nom seul me dispense
seul me dispense, seul me dispense
D'en dire plus long.
(D'en di, dire plus long)
J'en ai dit assez, je pense,
en disant mon nom.
Le Roi barbu qui s'avance,
bu qui s'avance, bu qui s'avance,
C'est Agamemnon !
Aga, Agamemnon !

Choeur

Le Roi barbu qui s'avance,
bu qui s'avance,
C'est Agamemnon !
Le Roi barbu qui s'avance,
bu qui s'avance,
C'est Agamemnon !
Aga, Aga, Agamemnon !

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

M.E.N = Ministère de l'Educ Nationale

Ecrit par : Jeremy | 14 février 2009

Ce n'est donc pas ce qui nous occupe ici au quotidien, malgré quelques disgressions auxquelles, ce me semble, vous n'êtes pas absolument étranger, cher ?

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

cher ami

Écrit par : dobolino | 14 février 2009

J'espère qu'il vous reste encore des arbres pour les mésanges et autres petites bestioles qui commencent à chanter plus distinctement, ici, les jours où le temps est un peu moins froid.

Ecrit par : Sanseverina | 14 février 2009

Oui, aujourd'hui, grand ciel bleu, et on sent le printemps qui commence à frémir. Les jonquilles pointent leur nez, les bourgeons frémissent d'aise, quelques gendarmes (les rouges à points noirs, pas les bleus à papier vert) s'étirent sous les écorces.
Hier, bourrasques et giboulées. Sur la place e la mairie, des enseignants chercheurs, emmitouflés derrière leur micro, tenaient tribune devant une pauvre assemblée grelottante, sous les rafales et la pluie glacée. Je n'ai pas entendu s'ils récitaient l'expiation ...

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Je viens de terminer Mathématique du crime. Merci à Robin d'avoir signalé ce livre remarquable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2009

Nicolas, c'est bien un pseudo à se désoler pour la viticulture !


Ecrit par : Jeremy | 14 février 2009

J'allais le dire !

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Tenez, beaucoup plus facile que celle donnée par Francis Penin, une devinette que m'a apportée une élève il y a quelques jours.

"M'sieur, il faut trouver les quatre lettres qui complètent la série !

U D T Q
C S S H
N D O D
- - - -

Aucun rapport avec Homère ! Peut-être avec Troie ...

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

A Chevreuil : je ne trouve pas cela facile du tout !

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

TQQ
Les trois premières te vont très bien, le père spicasse.

Écrit par : Nicolas | 14 février 2009

U D T Q
C S S H
N D O D
- - - -

Aucun rapport avec Homère ! Peut-être avec Troie ...

Ecrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Ou avec Sète ? A moins que ce ne soit avec les Bouches du Rhône, le Calvados, le Cantal ou la Charente ?

Écrit par : catmano | 14 février 2009

Mon pauvre Francis, je doute que mon pauvre père ait la moindre idée de ce qu'est un logarithme et en ait à faire ! Il a étudié bien avant qu'il faille passer par une filière scientifique pour entrer en hypokhâgne en ayant des chances d'y exceller.

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009
-----------
Peut-être cet homme lettré n'aimait-il pas les mathématiques, ma chère Dobolino ?
Je connais bien des lettrés qui n'aiment pas les sciences en général et qui ne sont pas gênés pour cela.
Tandis qu'un scientifique de qualité qui est mauvais en français fait mauvais effet !
Le français est un outil indispensable à tout le monde, les sciences, non.
Surtout pas les "sciences" de l'éducation.

Écrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Ou avec Sète ? A moins que ce ne soit avec les Bouches du Rhône, le Calvados, le Cantal ou la Charente ?

Ecrit par : catmano | 14 février 2009

Ben, on ne vous la fais pas, à vous !!! Moi, j'ai séché lamentablement quand la gamine me l'a posée ! Il faut dire que c'était pendant le service de la récréation : ça ne favorise pas vraiment la concentration. (Des excuses, tout ça ;-)

Je m'associe avec Francis Penin (Je suis certain qu'il sera d'accord) la médaille Fields au tandem Dobolino/Catmano, option casse-tête mathématique !

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Oups !
On ne vous la fait pas ...

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Je m'associe avec Francis Penin (Je suis certain qu'il sera d'accord) pour attribuer la médaille Fields au tandem Dobolino/Catmano, option casse-tête mathématique !

Je me prends les pieds dans le clavier, ce soir ...

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Sans compter les pluies d'injures par les élèves, les éclairs de génie de l'administration, l'ambiance du tonnerre en salle des profs, et le ton glacé de certains proviseurs. Tout cela a de quoi donner des vapeurs.

Ecrit par : Jeremy | 14 février 2009


Excellent, Jérémy , ça, c'est un champ lexical inondé ou je ne m'y connais pas !
Sortons les bottes ! Ouvrons les parapluies !

Écrit par : Chevreuil | 14 février 2009

Avouez que vous êtes vexé que j'aie trouvé avant vous ! Ça ira plus vite !
Pour une fois que je fais preuve d'intelligence scolaire, ayez l'obligeance de me le concéder.

Ecrit par : dobolino | 14 février 2009

Je m'en étions pas aperçu !

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Robin, d'LN, mon âme est lasse,
On parle peu du M.E.N., hélas.

Ecrit par : Jeremy | 14 février 2009

Las du M.E.N., on se délasse
avec LN, mais Jérémy nous ramène au M.E.N., hélàs !

Écrit par : Robin | 14 février 2009

Je viens de terminer Mathématique du crime. Merci à Robin d'avoir signalé ce livre remarquable.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2009

Mais tout le plaisir est pour moi !

(c'est comme pour le carré magique, la "solution" est très simple, mais pas évidente)

Où cacher un grain de sable ?
Dans un tas de sable.
Et un crime ?

Écrit par : Robin | 14 février 2009

@ Robin
i-ci-lon-dres,-les-Fran-çais-par-len-taux-Fran-çais
C'est un alexandrin. Précédé d'un pom-pom-pom-pom à quatre temps.

Ecrit par : Guy Morel | 14 février 2009

Non, ce n'est pas un alexandrin. Un alexandrin n'est pas une suite de douze syllabes.
Ecrit par : sanjuro | 14 février 2009

Tout à fait exact.
Vous connaissez La vieillesse d'Alexandre, de Jacques Roubaud ? Le meilleur livre sur l'alexandrin que je connaisse.

Écrit par : Guy Morel | 14 février 2009

"Les Français parlent aux Français" est un octosyllabe, mais l'ensemble avec "Ici Londres" (4 syllabes) forme effectivement un alexandrin, le vers de l'épopée. La coupe intervient au milieu de Fran/çais :

"I/ci/ Lon/dres, /les/ Fran/ çais/ par/lent/ aux/ Fran/çais."

Les Français ont toujours eu tendance à se séparer ! ;-)
Ecrit par : Robin | 14 février 2009
Je ne suis pas sûr que la césure épique soit d'une nature aussi politique.
GM:-)))

Écrit par : Guy Morel | 15 février 2009

Ce n'est donc pas ce qui nous occupe ici au quotidien, malgré quelques disgressions auxquelles, ce me semble, vous n'êtes pas absolument étranger, cher ?
Ecrit par : dobolino | 14 février 2009

Si, si ! C'était surtout pour caser mon jeu de mots sur Ménélas, que Robin, par ailleurs, a su goûter (merci Robin ;-) )

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Samedi, minuit - Jack Lang et Zemmour en débat sur l'éducation chez Ruquier.

Je n'aime pas Zemmour, mais il a raison. Et le débat fut indigent.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Bonjour,
une pétition pour la démission de X. Darcos: http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43#pagination_signatures.
CAA, Paris

Écrit par : CAA | 15 février 2009

A propos de la pétition pour la démission de Darcos, le texte est pertinent. Mais si c'est pour passer de Charybde en Scylla... ou pire, de Xavier Darcos en Lang Jack ! Parce qu"il ne faut pas se leurrer : le discours du ministre c'est la voix de l'exécutif et celui-ci applique les directives de la globalisation (appelée harmonisation européenne pour mieux nous rouler dans la farine, sachant que l'Europe n'est le contre-pied de rien du tout). La res publica n'est plus qu'une coquille creuse car il y a lurette que la France a cédé sa souveraineté à la technostructure apatride et niveleuse.
Le départ de Darcos signera l'arrivée d'un autre sbire qui calmera d'abord le jeu avant de relancer la broyeuse.

Écrit par : Magister | 15 février 2009

Magister a écrit : "Le départ de Darcos signera l'arrivée d'un autre sbire qui calmera d'abord le jeu avant de relancer la broyeuse."

Juste.

J'irais même plus loin : il est essentiel que Darcos reste, quitte à ce qu'il se déjuge sur un certain nombre de points. Il serait alors le premier ministre de l'éducation qui casserait la reproduction d'un processus désormais bien rodé : par une présence de courte durée du locataire et par un mécanisme de mémoire collective évanescente, faire croire à un lendemain qui, enfin, va chanter.

Le changement de ministre, maintenant, aurait surtout comme fonction de restabiliser la position des innombrables salopards embusqués qui profitent de l'effroyable complexité de la machine pour, au choix, glander, délirer ou parasiter.

Voyez l'agitation actuelle des facariens qui sentent l'opportunité de l'hallali.

Écrit par : dugong | 15 février 2009

Darcos a réussi à liguer contre lui les facs et les IUFM.

Je ne suis pas sûr qu'il soit essentiel qu'il reste.

S'il part, ça ne changera rien, ou ce sera pire.

S'il part, ce sera pareil ou pire.

On a donc a une chance sur deux pour que tout aille aussi mal qu'avant, et une chance sur deux pour que ce soit pire.

Les matématiques sont implacables.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Au lieu de : "S'il part, ça ne changera rien, ou ce sera pire.
S'il part, ce sera pareil ou pire."

Lire :

"S'il part, ça ne changera rien, ou ce sera pire.
S'il ne part pas, ce sera pareil ou pire."

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Vous postulez que le Moloch est un système fermé et isolé (au sens de la thermodynamique).

Tout en exprimant un pessimisme quasi permanent, on doit croire à la possibilité d'opportunité d'évolution.

Je retire "essentiel" dans "il est essentiel que Darcos reste". Le terme est trop fort. Je dirais plutôt : il est temps que Darcos reste !

Écrit par : dugong | 15 février 2009

"Le changement de ministre, maintenant, aurait surtout comme fonction de restabiliser la position des innombrables salopards embusqués qui profitent de l'effroyable complexité de la machine pour, au choix, glander, délirer ou parasiter.

Voyez l'agitation actuelle des facariens qui sentent l'opportunité de l'hallali."

Ecrit par : dugong | 15 février 2009

Salopards, le mot est peut-être un peu fort, mais il est vraisemblable que les maîtres de conférences en sciences de l'éducation tirent extrêmement bien leur épingle du "jeu".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Je n'ai qu'une formation mathématique rudimentaire (mais pas inexistante : dans les années 60 le bac littéraire comportait des épreuves scientifiques), et j'ai presque tout oublié. En lisant Mathématique du crime, j'ai vraiment regretté de ne pas en savoir plus. J'ai vraiment eu l'impression qu'un domaine essentiel et fascinant de la pensée humaine m'était irrémédiablement fermé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

M.Brighelli,
je suis la nouvelle présidente des corses de l'Education des bouches du Rhône. Je souhaiterais vous contacter rapidement pour organiser une conférence dans les locaux de la maison de la corse 69 rue syvabelle 13006 marseille.
je vous remercie par avance et vous adresse mes sincères salutations.
E.GRAZI

Écrit par : grazi | 15 février 2009

Xavier Darcos a encore menti.

« Aujourd’hui, les professeurs passent un concours, ils sont mis dans l’Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l’éducation, et de temps à autre, ils vont remplacer un professeur absent. C’est pas comme ça qu’on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol », avait dit le ministre de l’Education à RMC le jeudi 12 février.

Devant de tels mensonges, même la CFDT attaque Darcos !

Lisez cet article :

Non, Monsieur le Ministre, les professeurs stagiaires ne se contentent pas de remplacer de temps à autre un professeur absent !

« Invité sur RMC le jeudi 12 février 2009, le ministre de l’Éducation nationale s’est autorisé à tenir des propos insultants.

Pour le Sgen-CFDT, de tels propos sont à la fois stupéfiants et scandaleux.

Xavier Darcos sait forcément que les professeurs stagiaires ne se contentent pas de « remplacer quelques professeurs absents », puisque ce sont ses services qui, chaque année, mettent en place à leur intention des classes en toute responsabilité. Les enseignants en formation sont en classe, devant des élèves :
- huit heures par semaine dans le second degré,
- un jour par semaine pendant trente semaines, et six semaines complètes par an dans le premier degré.

Xavier Darcos sait forcément que les enseignants en formation sont encadrés par des enseignants chevronnés qui enseignent dans des classes, maîtres-formateurs du premier degré et professeurs associés du second degré : ce sont ses services déconcentrés, les rectorats et les inspections académiques, qui en fournissent les moyens.

Il sait bien qu’en lieu et place de « théories générales de l’éducation », ils doivent se confronter à la rude réalité d’un métier de plus en plus difficile, avec l’appui de leurs tuteurs, et l’oxygène indispensable que leur apportent les aller-retour avec l’institution de formation.

C’est la réforme qu’il propose qui peut conduire à un « simulateur de vol » pendant la formation en master, parce qu’il ne veut pas financer une vraie formation en alternance, et que la première année de pratique professionnelle, à cause de cette préoccupation exclusivement comptable, sera pour de nombreux débutants une épreuve insurmontable et traumatisante.

Par une réforme mal conduite et manquant d’ambition, c’est le gouvernement lui-même qui est en train d’inventer ce dont il impute la responsabilité aux Instituts universitaires de formation des maîtres.

Pour le Sgen-CFDT, tant de désinformation et de mépris sont insupportables.

http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1921.html

Écrit par : BA | 15 février 2009

Pour ceux qui ne le connaissent pas, je repose ce petit problème, que nos médaillées avaient déjà résolu, si mes souvenirs sont exacts.

Problème chinois. (Klaus Hoechsmann Ecole élémentaire.)

Un homme a deux terrains, le premier 2 fois plus grand que l’autre, sur lesquels il cultive des haricots verts. Venu le temps de la récolte, il engage une équipe de paysans pour la faire.

Toute l’équipe travaille d’abord au grand terrain, pendant cinq heures d’une matinée, et, après leur pause de midi, une moitié d’entre eux va s’occuper du petit terrain, tandis que les autres retournent au grand.

Après cinq heures de travail, ils rentrent chez eux.
Un des terrains est terminé, mais pas l’autre.
Un des paysans se porte volontaire pour le finir le lendemain.
Il y arrive en bossant pendant les 10 heures du jour de travail.
Question : Combien y avait-il de paysans ?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 février 2009

"je suis la nouvelle présidente des corses de l'Education des bouches du Rhône"

Le génitif est une invention géniale de la langue.

Mais le Rhône n'en est-il pas quelque peu affaibli ?

Écrit par : dugong | 15 février 2009

Je n'ai qu'une formation mathématique rudimentaire (mais pas inexistante : dans les années 60 le bac littéraire comportait des épreuves scientifiques), et j'ai presque tout oublié. En lisant Mathématique du crime, j'ai vraiment regretté de ne pas en savoir plus. J'ai vraiment eu l'impression qu'un domaine essentiel et fascinant de la pensée humaine m'était irrémédiablement fermé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

Je suis exactement dans le même cas que vous.

J'ai passé un bac A2 (philosophie/latin/2 langues vivantes) en 69 (cette année-là, il fallait 12/20 pour l'avoir du premier coup) ; nous avions des cours de mathématiques et une épreuve orale.

Je m'étais passionné pour les "irrationels" (les racines carrées d'un nombre négatif). J'ai eu 16/20 en maths à l'oral et l'examinatrice m'a affirmé que j'avais "l'esprit mathématique", ce dont je doutais au plus haut point... et dont je doute encore !

J'en refait ensuite de la logique pour les études de philosophie (il y avait une épreuve de "logique formelle" obligatoire à l'époque).

Je travaillais sur un livre que j'ai encore : "Logique mathématique" de S.C. Kleene (collection U, Armand Colin).

Il y a quelqu'un qui me fascine au plus haut point : Wittgenstein, tant pour sa personnalité que pour la nature de ses recherches qui sont à la frontière de la philosophie, des mathématiques, de la logique et de la métaphysique.

Écrit par : Robin | 15 février 2009

"Xavier Darcos a encore menti.

« Aujourd’hui, les professeurs passent un concours, ils sont mis dans l’Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l’éducation, et de temps à autre, ils vont remplacer un professeur absent. C’est pas comme ça qu’on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol », avait dit le ministre de l’Education à RMC le jeudi 12 février."

Ecrit par : BA | 15 février 2009

Incroyable... Plus c'est gros, plus ça marche. Mais, là, ça ne passera pas. La bête est aux abois.

"je suis la nouvelle présidente des corses de l'Education des bouches du Rhône"

Le génitif est une invention géniale de la langue.

Mais le Rhône n'en est-il pas quelque peu affaibli ?"

Ecrit par : dugong | 15 février 2009

Remplaçons "bouches" par "côtes", pour renforcer le deuxième fleuve (sur trois) de Lyon!
"Ah, ah Syrah, ah Syrah, ah Syrah"

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Un article du monde pour les collègues qui se posent des questions sur leur avenir:


http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/13/bac-fac-grande-ecole-le-nouveau-cv-du-plombier_1154582_3224.html

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 15 février 2009

Eh bien, il va falloir que je me remette aux maths ! Le log népérien de trois ???
D'abord je ne suis pas de Troie même si je suis de la Champagne et je suis loin d'être la plus belle des mortelles d'autant que l'outrage des ans n'arrange pas les choses. Par contre je serais flattée d'être comparée à cette Hélène d'une chanson de Brassens affublée de sabots crottés. Je ne suis pas mariée à un agrégé de mathématiques mais à un vigneron dans l'âme, passionné par ce métier qu'il n'a jamais pu exercer parce qu'une guerre dont il n'avait que faire a brisé sa jeunesse et ses rêves. Il a été capable de construire sa vie autrement sans jamais se plaindre affrontant avec dignité la souffrance quotidienne, l'indifférence, l'incompréhension, voire l'humiliation.
Qu'on se rassure, dans " Le monde comme il va" de Voltaire, le Scythe Babouc, en guise de compte-rendu, porte à l'ange Ituriel une petite statue composée de tous les métaux, des terres et des pierres les plus précieuses et les plus viles et lui demande :" Casserez- vous, dit-il, cette jolie statue parce que tout n'y est pas or et diamants ?"
De mon côté, je suis devenue certifiée à 40 ans et agrégée à 50 ce dont je ne rougis pas. Ni de honte, ni de vanité. Fille d'un petit paysan autodidacte, ma véritable chance fut de passer par l'Ecole Normale d'Institutrices de mon département où l'on entrait par voie de concours très sélectif après une troisième spéciale de préparation dans la plupart des cas. Plus je vieillis, plus je me dis aussi que la force de caractère et les qualités de coeur de mes parents m'ont aidée sans que je m'en rende vraiment compte. Je n'ai jamais oublié non plus tout ce je dois à mes instituteurs et à mes professeurs du Cour Complémentaire rapidement transformé en collège dans les années 60.
L'essentiel de la vie que nous savourons est ailleurs que dans les titres, la carrière, le spectaculaire ou l'esbrouffe.
Je prends note de "Mathématique du crime." et je signale au passage un petit ouvrage de Stéphane Favre-Bulle, publié chez Ellipses en 2004 : " Maths en bulles, Thalès, Pythagore, Euclide, Archimède." A la page 21 j'ai relevé cette définition des mathématiques: " ...cette science ne peut-être réduite à un ensemble d'applications pratiques, de calculs ou de mesures...ni à un simple terrain de jeu pour exercer son raisonnement. Elle dérive d'un besoin d'absolu ! Penser, réfléchir et comprendre."

Pour ne pas être en reste, je propose ce petit jeu. Prendre des allumettes ou des bâtons et écrire : IV = II
Il suffit de déplacer une seule des cinq allumettes pour que le signe = soit justifié. C'est pas dur et j'ai surmonté l'épreuve dans le cadre d'un rallye mais mon mari m'avait mise sur la voie en suggérant que c'était une histoire de ...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 février 2009

" J'ai refait ensuite de la logique pour les études de philosophie" ( Robin)

C'est également mon cas. Nous avions un cours de logique formalisée qui ressemblait à de l'algèbre, avec un professeur qui s'appelait, je crois, monsieur Martin. Cela m'avait beaucoup plu.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

Il n'y a que deux disciplines qui doivent être absolument enseignées à tous : les mathématiques et le "français" *. Le reste est important mais pas essentiel.

Il est remarquable que les grands délires de certains bourbakistes (qui ont consisté à évacuer le sens) ont vécu **. Le langage ordinaire et le recours à l'intuition restent irremplaçables en mathématiques. Il ne faut pas refuser non plus les apports des mathématiques, notamment qualitatives, en "français"…

Ceci étant dit, cela ne justifie en rien les délires linguistico-sémiotico-pédagols qui consistent à croire qu'on va éclairer un domaine souvent obscur (la grammaire ?) avec plus d'obscurité encore. De ce point de vue, l'enseignement du "français" a 40 ans de retard sur celui des mathématiques. Complexe d'infériorité, parfois, en sus.

* Je dis "français", conscient de l'inadéquation du terme mais faute de mieux pour englober littérature(s), linguistique(s), voire sémiologie(s)…

** "En se voulant une thérapeutique du raisonnement correct, la Logique s’est perdue dans des raffinements formels fort loin du réel" René Thom

Écrit par : dugong | 15 février 2009

La vraie raison de la fermeture des IUFM :

Les dégagements fumeux qui y règnent en permanence sont incompatibles avec la future législation sur les détecteurs de fumée.

Écrit par : dugong | 15 février 2009

CS a écrit ; "Remplaçons "bouches" par "côtes", pour renforcer le deuxième fleuve (sur trois) de Lyon!
"Ah, ah Syrah, ah Syrah, ah Syrah"

Bien vu : la présidente de cette assoce d'enseignants pourra toujours le leur proposer à l'apéro en débouchant des Côtes du Rhône.

Écrit par : dugong | 15 février 2009

Pour qui sera dans le coin (Montpellier), ce jour-là (le jeudi 26 février 2009):

http://www.lyceejoffre.net/joomla/images/stories/administration/actualites/vernissage.jpg

Écrit par : Pendariès | 15 février 2009

Le problème c'est qu'il feint de croire que les IUFM sont des simulateurs de vol alors qu'il sait pertinemment qu'ils fonctionnent comme des dissimulateurs de vol au dessus de nids de coucous.

Ecrit par : dugong | 14 février 2009

Celle-là, elle est bien bonne ! Ce que j'aime, ce sont les cris d'indignation de vierges effarouchées que poussent beaucoup de ceux qui furent les artisans de la pétaudière actuelle. D'un certain côté, Darcos a raison de leur en balancer, sauf qu'on n'est pas du tout assuré qu'il soutienne vraiment les instructionnistes. On a le sentiment d'être une mélasse. Darcos devait débroussailler la friche qu'était devenue l'éducation nationale ; pour l'heure, nous ne voyons qu'un terrain vague...

Écrit par : Magister | 15 février 2009

"On a le sentiment d'être dans une mélasse." Quoique certains jours, la première proposition se vérifie également...

Écrit par : Magister | 15 février 2009

Je m'étais passionné pour les "irrationels" (les racines carrées d'un nombre négatif).

Ecrit par : Robin | 15 février 2009

Petite correction : les racines carrées d'un nombre négatif, ce sont les nombres imaginaires purs, pas les irrationnels (qui sont, eux, les nombres réels qui ne s'écrivent pas comme quotient de deux entiers relatifs).

Écrit par : TotoWeininger | 15 février 2009

J'envie les matheux : rien ne les empêche, s'ils en ont la curiosité, de se passionner pour la littérature et d'acquérir dans ce domaine autant de culture que quiconque. Un littéraire pur, laissé à ses propres moyens, ne peut guère acquérir de culture mathématique.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

J'envie les matheux : rien ne les empêche, s'ils en ont la curiosité, de se passionner pour la littérature et d'acquérir dans ce domaine autant de culture que quiconque. Un littéraire pur, laissé à ses propres moyens, ne peut guère acquérir de culture mathématique.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

C'est pourquoi il devrait y avoir, en prépa littéraire, de la culture scientifique, comme on fait, en prépa scientifiques et économiques, de la culture littéraire et philosophique.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Nous en sommes à la troisième phase : OK, le niveau a baissé, mais pourquoi ? La réponse de l'appareil ne peut être qu'une réponse d'appareil : ce ne peut être le système (lla méthode globale, les programmes, les contenus, le collège unique), c'est donc ceux qui sont chargés d'appliquer ses directives : les professeurs qui ne font pas leur travail correctement.
Conclusion : il faut renforcer le "pilotage" (le pouvoir de la bureaucratie)
Ce processus est typiquement totalitaire et il n'y a que l'étude de l'Histoire de l'Union soviétique ou de Cuba pour le comprendre.

Ecrit par : Robin | 13 février 2009

C'est exactement ce que martelait Meirieu encore récemment : si les réformes ont échoués, c'est qu'on ne les a pas appliquées jusqu'au bout. Pour remédier au désastre du pédagogisme, il faut plus de pédagogisme encore : c'est le principe de la fuite en avant.

A ce sujet, je suis en train de lire un bouquin recommandé par Liliane Lurçat : "La soviétisation de l'école russe, 1917-1931" par Wladimir Berelowitch.

Écrit par : Manu | 15 février 2009

** "En se voulant une thérapeutique du raisonnement correct, la Logique s’est perdue dans des raffinements formels fort loin du réel" René Thom

Elle est excellente celle-là ! Merci Dugong !

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Je reviens sur la carrière de mon père parce que, quand on y réfléchit d'un peu plus près, c'est un exemple assez intéressant dont les jeunes peuvent s'inspirer et dont les plus âgés peuvent aussi tirer profit.
Deuxième à l'agrégation d'allemand 1955, il entame une carrière de professeur de lycée, d'abord en Province puis, après deux ans de service militaire, à Paris (lycée Voltaire). En 1962/63, il obtient un poste d'assistant à Saint Cloud, l'école dont il est issu. A partir de 1965/66, il est maître de conférence à Lyon puis, sous la pression familiale, malgré son plaisir à travailler à la fac de Lyon, et doctorat en poche, obtient un poste à Nanterre en 1967/68. Jusque là, le cursus est bon mais normal pour un gros travailleur plein d'ambitions. C'est à Nanterre qu'il va grimper. La période s'y prête et le MEN était peut-être content de balancer un rigide républicain comme directeur d'UER puis président de jury d'agreg ? Une fois l'emmerdeur en place, tous échelons gravis, pas facile de le dégommer !
Mais finalement, ça s'est fait assez vite et, après un nouveau passage à Saint Cloud où il assure l'intérim de direction de 1976 à 1978, en plein débat sur la délocalisation de l'école, contre laquelle il se bagarre sans rien obtenir, on lui offre une sinécure à Paris IV comme titulaire de chaire de Littérature allemande médiévale, ou quelque chose du genre. En tout cas, La Princesse de Clèves, à côté, c'est un des fondamentaux du gouvernement français !
Le voilà occupé jusqu'à la fin de carrière à trier les poux de Brunhilde. Bon, il fait encore un peu des soucis avec sa façon de noter les étudiants mais on peut neutraliser ses notes avec une UV de Danse de Salon ou d'Islandais.
Finalement complètement écœuré, le brave homme prend sa retraite à soixante ans jour pour jour.
On peut supposer qu'effectivement il ne s'est jamais départi de ses fondamentaux.
Il a grimpé vite au départ, s'est fait connaître comme un emmerdeur et un empêcheur de danser en rond quand il était déjà trop haut pour qu'on le bloque et a probablement profité d'une période propice.
Mais, si on y regarde de près, au moment où Mitterand accède à la présidence de la République, ce professeur est déjà neutralisé autant que faire se peut depuis deux bonnes années et n'a plus guère d'autres pouvoirs que de mettre quelques 1 ou deux à des copies ou des oraux.

Il n'a pas pu faire grand chose et je sais que s'il l'avait désiré, il aurait pu se faire nommer au Collège de France, mais de toute façon réduit à assister impuissant à la démolition.
S'il était sorti dix ans plus tard de Saint Cloud et de l'agrégation, il aurait probablement été totalement bloqué en adoptant la même attitude méritocrate et exigeante ?

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Peut-être cet homme lettré n'aimait-il pas les mathématiques, ma chère Dobolino ?


Ecrit par : Francis Penin | 14 février 2009

Vaste débat ! En fait, il s'agit d'un littéraire au comportement très "matheux". Sa façon d'analyser un texte littéraire pourrait s'appeler "explication de texte selon un mode mathématique", comme d'autres procèdent selon un mode historique ou psychanalytique.
Il est entré en sixième pendant la première année d'ocupation, à une époque où on manquait de professeurs de mathématiques jeunes et efficaces. Il a fallu rappelé des retraités pas trop motivés et, en sixième et cinquième, il a bénéficié d'un professeur de mathématique qui ne dispensait aucun cours et passait les heures de classe à donner à ses jeunes élèves des problèmes qu'il ne corrigeait pas. Chaque élève venait lui présenter son travail au bureau. Le professeur avait écrit au tableau deux mots: OUI et NON. En fonction du travail de l'élève, il frappait sans un mot avec sa règle l'un des deux mots. Que ce soit OUI ou NON, l'élève retournait à son pupître sans avoir recueilli la moindre explication ni le moindre commentaire ni la moindre correction sur son cahier.
Mon père excellait dans les autres matières et était inévitablement nul et totalement désinvesti en mathématiques.
Il aurait, vu sa façon danalyser tout problème, probablement été un excellent matheux si on lui en avait laissé la possibilité.
De toute façon, il a fait ses études secondaires à une époque où les bons élèves en matières littéraires étaient les plus estimés et les plus valorisés de tous.

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Concernant la carrière de mon père, j'ai oublié un point fondamental.
Il a eu la chance d'y avoir un goût prononcé mais a aussi choisi avec une bonne stratégie une spécialité qui offrait de grandes chances d'avancement, car, si les postes y étaient peu nombreux, les candidats à ces postes l'étaient tout aussi peu. Il n'a jamais eu de soucis de ce côté là car, avec un travail acharné et en gagnant le respect et l'amitié des spécialistes en place, trop heureux de voir de jeunes professeurs s'intéresser à leurs travaux, on était favorisé d'entrée. La concurrence était très faible. S'il s'était engouffré dans le romantisme allemand, c'eut été plus difficile certainement. La littérature allemande du Moyen-Age n'attirait pas les foules !

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Mon fils, centralien (ecp paris promo 2008 ) termine actuellement son master 2 de finances de marchés à Dauphine Paris (203) vient de trouver un stage à Barclays Capital à Londres, salaire pour un simple stage, 5000 livres/par mois plus 3000 livres de frais, à comparer avec mon salaire de prof, normalien, agrégé HC ,6 ème échelon de 3600 euros net. Donc un salaire de pré embauche supérieur à mon salaire de fin carrière, nous sommes vraiment des minables. (nous les profs).

Écrit par : piot bernard | 15 février 2009

Je m'associe avec Francis Penin (Je suis certain qu'il sera d'accord) pour attribuer la médaille Fields au tandem Dobolino/Catmano, option casse-tête mathématique !

Ecrit par : Chevreuil | 14 février 2009
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Certes, certes, Chevreuil... que pourrais-je refuser à ces deux charmantes dames que je peux encore leur donner ?

Je prends la précaution de dire "encore" car j'ai largement dépassé les soixante-huit ans.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Eh bien, Bernard Piot, ce que vous écrivez ne m'étonne pas mais m'abat encore davantage.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Question : Combien y avait-il de paysans ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 février 2009
8 ?

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Il n'y a que deux disciplines qui doivent être absolument enseignées à tous : les mathématiques et le "français" *. Le reste est important mais pas essentiel.

Il est remarquable que les grands délires de certains bourbakistes (qui ont consisté à évacuer le sens) ont vécu **. Le langage ordinaire et le recours à l'intuition restent irremplaçables en mathématiques. Il ne faut pas refuser non plus les apports des mathématiques, notamment qualitatives, en "français"…

Ceci étant dit, cela ne justifie en rien les délires linguistico-sémiotico-pédagols qui consistent à croire qu'on va éclairer un domaine souvent obscur (la grammaire ?) avec plus d'obscurité encore. De ce point de vue, l'enseignement du "français" a 40 ans de retard sur celui des mathématiques. Complexe d'infériorité, parfois, en sus.

* Je dis "français", conscient de l'inadéquation du terme mais faute de mieux pour englober littérature(s), linguistique(s), voire sémiologie(s)…

** "En se voulant une thérapeutique du raisonnement correct, la Logique s’est perdue dans des raffinements formels fort loin du réel" René Thom

Ecrit par : dugong | 15 février 2009
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Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Pardon, je recommence !

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Bon allez, marrons-nous un peu.

Vous vous souvenez qu'il y a un an et demi, on faisait de Darcos le chantre de l'antipédagogisme ? On disait que lui, au moins, il était contre les Diafoirus qui emploient un jargon épouvantable, ou qui sont des idéologues de la pédagogie inductive et de la tâche-projet-compétence par séquence pédagogique ?

Eh bien voilà où on en est :


"Mardi 17 février, à 09h30, Xavier Darcos sera en déplacement dans l’académie de Versailles, sur le thème des stages d’anglais organisés dans les lycées.

Organisation et orientations pédagogiques des stages d'anglais

Organisation

Les stages sont organisés par petits groupes de 10 à 15 élèves afin de favoriser une pratique intensive de l’oral. Ils concernent les niveaux A2 à B2 du cadre européen. Ils se déroulent sur la base d’un volume horaire global de 15 heures environ.
Après une rapide évaluation, les élèves sont répartis en plusieurs groupes, chaque groupe pratiquant les trois activités langagières de l’oral :
compréhension de l’oral
s’exprimer en continu
prendre part à une conversation.
A l’issue du stage, il est possible d’établir un bilan destiné à l’élève ainsi qu’à son professeur de l’année. Le stage peut être l’occasion d’associer les élèves au processus d’évaluation et donc de favoriser auto-évaluation et inter-évaluation.

Orientations pédagogiques
Le but du stage est avant tout de donner à ces élèves volontaires une expérience positive et enrichissante de la langue afin de renforcer la motivation qui va leur permettre de développer leurs compétences orales. Il s’agit de favoriser la confiance en soi, de développer le naturel et l’aisance dans la communication.
Les élèves seront informés sur les objectifs du stage afin de comprendre ce à quoi ils s’entraînent précisément et pourquoi. Des tâches seront proposées pour que la langue soit mise en contexte de façon à créer une communication authentique.

Suggestions de projets (liste non limitative) :
- Mettre en scène des extraits de pièces de théâtre
- Elaborer des situations de communication à partir de séquences filmiques
- Débattre
- Proposer des jeux de rôle (simulations globales)
- Visionner et créer des newsflash
- Créer des parcours d’écoute variés
- Monter un projet de voyage virtuel
- Conter, narrer
- Déclamer des poèmes

[Vu le niveau des terminales actuelles, ça m'étonnerait qu'ils déclament Yeats.]

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Il n'y a que deux disciplines qui doivent être absolument enseignées à tous : les mathématiques et le "français" *. Le reste est important mais pas essentiel.

Ecrit par : dugong | 15 février 2009
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Je suis d'accord.
Le reste ne doit pas être totalement ignoré, de préférence, mais c'est bien ce que vous dites, Dugong.
Ce qu'il me paraît important de souligner, c'est que ces deux disciplines sont indispensables pour acquérir une culture littéraire générale (langues étrangères et anciennes ; histoire et géographie, etc.) et une culture scientifique solide.

Un francophone de naissance n'apprend pas l'anglais sans maîtriser le français.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Un article du monde pour les collègues qui se posent des questions sur leur avenir:

(Extrait) :

"le plombier n'est plus cet ouvrier bourru tout juste bon à déboucher des toilettes ou ramper dans des vides sanitaires (même s'il faut encore y passer)."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 15 février 2009


Et pourquoi pas, après qu'une certaine gôche ait intégralement détruit toute forme d'ascenceur social et fait croire à chaque "apprenant" que la société l'attendait pour un poste garanti de maître du monde à la sortie d'une école où ils auront fait tout sauf étudier, et que l'essentiel est de s'"exprimer" et de faire preuve de "créativité" (il y a un chapitre particulièrement intéressant sur ce sujet dans le bouquin de Natacha Polony) ?

Une des conséquence de la politique de destruction de l'école de la République et de toute forme de méritocratie par les amis d'Hervé de Strasbourg est le développement de l'ego de façon inversement proportionelle à leurs capacités (et à leur travail) chez nos z'apprenants. Dans cette "école" complètement bégaudisée, on a remplacé la connaissance par la "citoyenneté" (c'est à dire par l'opinion politiquement orientée), le travail par le ludique (c'est à dire l'Instruction par le Divertissement) et l'effort ou l'accomplissement de soi par la consommation de droits (c'est à dire qu'on a conditionné les élèves pour qu'ils obéissent, quoi qu'il arrive, au Marché. C'est la formation sans faille de ce que JC Michéa appelle des "crétins militants")

Dans ces conditions, nos "élèves" (ou ce qu'il en reste) ne comprennent pas qu'à la sortie, alors qu'on leur a toujours promis monts et merveilles, la société ne le traite pas comme des princes et réalisent peu à peu - le plus souvent trop tard - que le monde ne tourne pas autour de leur petite personne. C'est ainsi que l'on a complètement dévalorisé tous les métiers d'artisans (pourtant fort nobles) et tout métier manuel en général en faisant croire à chaque Monchéri et chaque Moncoeur que ça n'était pas digne de lui ("parce qu'il le vaut bien").

Deux solutions : soit ils prennent conscience qu'ils ont été dupés et qu'il faut se retrousser les manches (c'est ce que font nos nouveaux plombiers, concernés par cet article). Soit ils deviennent militants "de gauche" et passeront leur vie à "combattre les inégalités" en travaillant à les accroître (c'est leur fond de commerce : concrètement, ils exigeront un nivellement par le bas systématique, c'est ce que font les pédagogistes à l'école par exemple), ainsi qu' à "abolir les dernières frontières et les derniers tabous", pour permettre enfin à l'utopie capitaliste de s'accomplir intégralement à travers l'inévitable "guerre de tous contre tous" dont ils font la promotion incessante (à travers le ou les "droits" inventés au fur et à mesure de chaque nouvelle velléité de consommation, notamment).

Le tout sous couvert de "progressisme", de "modernité", et de "rebellitude", bien entendu (il faut toujours soigner l'emballage).

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Déclamer des poèmes

[Vu le niveau des terminales actuelles, ça m'étonnerait qu'ils déclament Yeats.]

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009

Yeats... Yeats...
C'est pas le nom d'un groupe de Rock des années '70 , ça ?

A moins que ce soit le parolier d'Eminem, faut voir la pochette du skeud !

Écrit par : Chevreuil | 15 février 2009

Vaste débat ! En fait, il s'agit d'un littéraire au comportement très "matheux". Sa façon d'analyser un texte littéraire pourrait s'appeler "explication de texte selon un mode mathématique", comme d'autres procèdent selon un mode historique ou psychanalytique.
Il est entré en sixième pendant la première année d'ocupation, à une époque où on manquait de professeurs de mathématiques jeunes et efficaces. Il a fallu rappelé des retraités pas trop motivés et, en sixième et cinquième, il a bénéficié d'un professeur de mathématique qui ne dispensait aucun cours et passait les heures de classe à donner à ses jeunes élèves des problèmes qu'il ne corrigeait pas. Chaque élève venait lui présenter son travail au bureau. Le professeur avait écrit au tableau deux mots: OUI et NON. En fonction du travail de l'élève, il frappait sans un mot avec sa règle l'un des deux mots. Que ce soit OUI ou NON, l'élève retournait à son pupître sans avoir recueilli la moindre explication ni le moindre commentaire ni la moindre correction sur son cahier.
Mon père excellait dans les autres matières et était inévitablement nul et totalement désinvesti en mathématiques.
Il aurait, vu sa façon danalyser tout problème, probablement été un excellent matheux si on lui en avait laissé la possibilité.
De toute façon, il a fait ses études secondaires à une époque où les bons élèves en matières littéraires étaient les plus estimés et les plus valorisés de tous.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2009
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Voilà qui m'éclaire.
Votre père a réussi sa vie malgré cette malchance de tomber sur un non-professeur de mathématiques.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

.C'est pourquoi il devrait y avoir, en prépa littéraire, de la culture scientifique, comme on fait, en prépa scientifiques et économiques, de la culture littéraire et philosophique.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009
Je ne suis pas d'accord ! Les cultures littéraire et philosophique (plus, ne l'oublions pas, histoire, géographie, L vivantes et mortes) se suffisent à elles-mêmes pour faire un être humain complet alors qu'une culture scientifique pure est incomplète et même dangereuse.

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

S'il était sorti dix ans plus tard de Saint Cloud et de l'agrégation, il aurait probablement été totalement bloqué en adoptant la même attitude méritocrate et exigeante ?

Ecrit par : dobolino | 15 février 2009
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Sans aucun doute.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Il n'y a que deux disciplines qui doivent être absolument enseignées à tous : les mathématiques et le "français" *. Le reste est important mais pas essentiel.

Ecrit par : dugong | 15 février 2009
---------------
Je suis d'accord.
Le reste ne doit pas être totalement ignoré, de préférence, mais c'est bien ce que vous dites, Dugong.


Ecrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Pas d'accord ! J'en ai marre de me heurter à des pratiques qui ignorent tout de leur anatomie et de leur physiologie comme de celles de leur chien. C'est pénible, tous ces humains qui n'ont pas la moindre idée de ce qui se passe dans leur thorax ou leur abdomen ! Marre des lubies positives ou négatives sur les antibios ou les vaccins ! Marre de tous ces humains qui ne savent ni comment ni pourquoi ils font pipi et caca, qui se remplissent l'estomac sans savoir ce qu'ils y mettent et qui ignorent tout des "despotes éclairés".

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

A ce sujet, je suis en train de lire un bouquin recommandé par Liliane Lurçat : "La soviétisation de l'école russe, 1917-1931" par Wladimir Berelowitch.

Ecrit par : Manu | 15 février 2009

Si quelque chose marchait à peu près bien dans l'ex-URSS, c'était précisément le système scolaire, non ? Pourrez-vous nous faire un (petit) compte-rendu de votre lecture. Ca ne sera pas noté ! ;-)

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Les cultures littéraire et philosophique (plus, ne l'oublions pas, histoire, géographie, L vivantes et mortes) se suffisent à elles-mêmes pour faire un être humain complet alors qu'une culture scientifique pure est incomplète et même dangereuse.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2009

Je ne comprends pas : les actuelles élites littéraires ont justement une culture scientifique largement incomplète. Vous ne trouveriez pas bon qu'elles aient des cours de culture gé scientifique durant leur formation, qui leur permettraient d'avoir une idée "de ce qui se passe dans leur thorax ou leur abdomen" ?

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Et je ne suis pas d'accord pour dire que "les cultures littéraire et philosophique (plus, ne l'oublions pas, histoire, géographie, L vivantes et mortes) se suffisent à elles-mêmes pour faire un être humain complet."

De même que les mathématiques, la physique et les sciences de la vie et de la terre ne suffisent pas à faire un être humain complet.

Et par les temps qui courent, un peu d'économie ne ferait de mal à personne.

"Quand on voit qu'en France, Alain Minc est une référence, on imagine quel est le niveau des autres."

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Je m'étais passionné pour les "irrationels" (les racines carrées d'un nombre négatif).

Ecrit par : Robin | 15 février 2009

Petite correction : les racines carrées d'un nombre négatif, ce sont les nombres imaginaires purs, pas les irrationnels (qui sont, eux, les nombres réels qui ne s'écrivent pas comme quotient de deux entiers relatifs).

Ecrit par : TotoWeininger | 15 février 2009

Oui, c'était plutôt les imaginaires. Je trouvais fascinante cete idée de raisonner à partir de quelque chose d'impossible (le fait qu'un nombre élevé au carré soit un nombre négatif).

J'aimais bien aussi les géométries "non-euclidiennes" (Riemann, Lobachevsky), l'idée qu'une proposition n'est pas vraie dans l'absolu, mais à l'intérieur d'un système donné. Les "vrais" mathématicien me trouveront sans doute bien naïf !

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Dobolino a écrit : "Marre de tous ces humains qui ne savent ni comment ni pourquoi ils font pipi et caca"

Ah ! le pourquoi du comment des choses...

Ca me rappelle l'histoire des trois pétomanes. L'un dit : "chez moi, ça fait beaucoup de bruit", l'autre dit " moi, ça sent très mauvais", le troisième dit "ni l'un, ni l'autre". Les deux premiers de le regarder d'un oeil sévère en proclamant en choeur : "mais alors pourquoi tu pètes ?"

Écrit par : dugong | 15 février 2009

Pour me rattraper, je vous livre cette forte pensée :

"Seuls les Français savent expliquer ce qu'ils ne comprennent pas"

Nikolaï Semyonovich LESKOV

Écrit par : dugong | 15 février 2009

Une des conséquence de la politique de destruction de l'école de la République et de toute forme de méritocratie par les amis d'Hervé de Strasbourg est le développement de l'ego de façon inversement proportionelle à leurs capacités (et à leur travail) chez nos z'apprenants.

Ecrit par : Manu | 15 février 2009

L'école n'y est pour rien dans le fait qu'elle ne peut plus se consacrer entièrement et comme auparavant à la fabrication des zélites et des zathlètes d'État (10% en gros de la population).
La crise (salutaire?) qu'elle connaît aujourd'hui est la crise d'un organe qui n'est plus adapté à cette fonction de sélection et de reproduction des zélites et des zexperts sortis d'on ne sait où, comme par exemple les experts en "sciences de l'éducation".
Il nous appartient maintenant d'inventer un outil de reproduction et d'instruction de l'homme par l'homme qui s'adresse rigoureusement à tous les enfants de la Nation et pas seulement au petit nombre que la naissance met en tête de la course pour occuper les positions sociales " élevées" et bien rénumérées.
Au fond, il nous faut trouver un Lounatcharski pour remplacer X. Darcos sur le départ!
(manu, quand vous aurez terminé la lecture du bouquin de Vladimir Berelovitch, faites nous-en un résumé à l'occasion).

Écrit par : buntovchik | 15 février 2009

Les cultures littéraire et philosophique (plus, ne l'oublions pas, histoire, géographie, L vivantes et mortes) se suffisent à elles-mêmes pour faire un être humain complet alors qu'une culture scientifique pure est incomplète et même dangereuse.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2009

Je ne comprends pas : les actuelles élites littéraires ont justement une culture scientifique largement incomplète. Vous ne trouveriez pas bon qu'elles aient des cours de culture gé scientifique durant leur formation, qui leur permettraient d'avoir une idée "de ce qui se passe dans leur thorax ou leur abdomen" ?

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009

Feriez-vous le Bongo pour avoir du son ?
Si on examine de près le programme de SVT, de la sixième à la terminale, toutes sections confondues, et étant entendu qu'un élève doit travailler régulièrement toutes les matières au programme, aucun bachelier ne peut ignorer qu'il est doté d'un estomac et qu'il absorbe pour se nourrir des protides, des lipides et des glucides, qu'il a un cœur à quatre compartiments, deux circulations sanguines connectées l'une à l'autre, des cellules et un génôme etc.
J'en passe !
Le programme de SVT de collège bien maîtrisé et donc, par définition, le brevet des collèges sont déjà garants de connaissances solides et substantielles suffisantes pour aborder sa vie d'adulte responsable face à la médecine et au droit de vote.

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

A propos de Lounatcharski, j'ai trouvé ça sur wiki :

"Sa mise à l'écart est motivée par les supposés ratés de sa politique d'éducation à l'aune de ses relations avec les nécessités du secteur économique. Il est vrai que le commissaire, dont la culture et la capacité d'innovation sont certaines, fait preuve tout autant d'une incompétence absolue dans la gestion administrative de son ministère. Cela oblige le Politburo à nommer auprès de lui de nombreux techniciens qui maîtrisent en sous-main les rouages compliqués du système bureaucratique soviétique."

Aujourd'hui, ce sont Nembrinitine, Gaudemarkov et Descoingogolski qui y pourvoient.

Écrit par : dugong | 15 février 2009

Je ne comprends pas : les actuelles élites littéraires ont justement une culture scientifique largement incomplète. Vous ne trouveriez pas bon qu'elles aient des cours de culture gé scientifique durant leur formation, qui leur permettraient d'avoir une idée "de ce qui se passe dans leur thorax ou leur abdomen" ?

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009

Vous oubliez aussi, Jérémy, des cours d'Histoire de l'Art (architecture, peinture).

Franchement, la culture générale, ce n'est pas l'école qui me l'a donnée; elle m'invita à aller plus loin (suivant ma curiosité intellectuelle, artistique, déjà présente en moi), c'est tout.

Et arrivé en fac, Nicolas de Staël, je l'ai connu seulement, tardivement, je trouve, en étudiant sérieusement Char, durant mon année de Licence (l'ancienne licence). Je me suis trouvé un peu couillon face au Quattrocento, à Giorgio de Chirico, Poussin, Pollock, etc. - la littérature contemporaine est farcie de ses référénces (Bonnefoy, Jaccottet, pour ne citer que ces noms qui sans cesse reviennent).

Je ne sais pas ce qu'on propose aujourd'hui pour les cours d'Arts Plastiques au collège et au lycée. Je me rappelle que nous n'avions jamais vu ni commenté les Maîtres, dans mes années de collège (1986-1989).

L importante école sémiotique dite de Tartu (fondée par Youri Michaïlovitch Lotman), je la découvre aujourd'hui avec "Voyage à Tartu et retour" de la poétesse russe Olga Sedakova. On nous cause toujours - disons, les médias - du Chomsky de Berkeley, les professeurs issus d'ULM (50-60 ans) s'extasient devant le structuralisme français; mais que sait-on en France, aussi, des américaines théories cybernétiques de l'information (fin des années 50)? J'ai le sentiment que l'université m'a offert un dé à coudre de savoir(s), - profondément ancré(s) dans la tradition. Une noria qui fait du sur-place.

Écrit par : Pendariès | 15 février 2009

Ces référEnces

Écrit par : Pendariès | 15 février 2009

A ce sujet, je suis en train de lire un bouquin recommandé par Liliane Lurçat : "La soviétisation de l'école russe, 1917-1931" par Wladimir Berelowitch.

Ecrit par : Manu | 15 février 2009

A côté de celui de Lounatcharski, je crois qu'il faut mentionner également le rôle de Nadejda Kroupskaïa (1869-1939), l'épouse de Lénine.

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Le programme de SVT de collège bien maîtrisé et donc, par définition, le brevet des collèges sont déjà garants de connaissances solides et substantielles suffisantes pour aborder sa vie d'adulte responsable face à la médecine et au droit de vote.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2009

Etant donné qu'il n'y a pratiquement pas de SVT en Seconde, sachez que c'est à peu près le niveau bac pour deux tiers des bacheliers. Et c'est certainement le niveau des trois quarts de la population.

Il n'y a que les S qui refont vraiment des sciences après le brevet : ils revoient le programme de troisième et ils développent un peu en géologie, et en sciences de la vie.

Vous savez que l'oeil, par exemple, n'est donc jamais abordé par personne? Ca pourrait être intéresant. Vous trouvez vraiment que le programme de collège est suffisant pour avoir la culture nécessaire en SVT ? On pourrait en dire autant de la littérature, puisqu'on est censé voir tout, de l'Antiquité au XXeme.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

"En sixième et cinquième, il a bénéficié d'un professeur de mathématique qui ne dispensait aucun cours et passait les heures de classe à donner à ses jeunes élèves des problèmes qu'il ne corrigeait pas. Chaque élève venait lui présenter son travail au bureau. Le professeur avait écrit au tableau deux mots: OUI et NON. En fonction du travail de l'élève, il frappait sans un mot avec sa règle l'un des deux mots. Que ce soit OUI ou NON, l'élève retournait à son pupître sans avoir recueilli la moindre explication ni le moindre commentaire ni la moindre correction sur son cahier."
Ecrit par: Dobolino

Oui, ça manque un peu de pédagogie!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Il nous appartient maintenant d'inventer un outil de reproduction et d'instruction de l'homme par l'homme qui s'adresse rigoureusement à tous les enfants de la Nation et pas seulement au petit nombre que la naissance met en tête de la course pour occuper les positions sociales " élevées" et bien rénumérées. (Buntovchick)

On n'est pas près d'y arriver : l'école, qui a instauré le nivellement par la base, est plus inégalitaire que jamais.
Une amie laborantine, dont le mari était conducteur de trains, et dont la fille a été reçue à l'ENA, m'a raconté que quand elle avait annoncé la profession de ses parents, "un ange était passé". (Sic)
Vu la façon dont on enseigne les enfants dans les ZEP, ceux qui s'en sortent sont de véritables miraculés.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 février 2009

On n'est pas près d'y arriver : l'école, qui a instauré le nivellement par la base, est plus inégalitaire que jamais.
Une amie laborantine, dont le mari était conducteur de trains, et dont la fille a été reçue à l'ENA, m'a raconté que quand elle avait annoncé la profession de ses parents, "un ange était passé". (Sic)
Vu la façon dont on enseigne les enfants dans les ZEP, ceux qui s'en sortent sont de véritables miraculés.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 février 2009
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Je ne saurais mieux dire.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Mon fils, centralien (ecp paris promo 2008 ) termine actuellement son master 2 de finances de marchés à Dauphine Paris (203) vient de trouver un stage à Barclays Capital à Londres, salaire pour un simple stage, 5000 livres/par mois plus 3000 livres de frais, à comparer avec mon salaire de prof, normalien, agrégé HC ,6 ème échelon de 3600 euros net. Donc un salaire de pré embauche supérieur à mon salaire de fin carrière, nous sommes vraiment des minables. (nous les profs).

Ecrit par : piot bernard | 15 février 2009

Alors là celui-là à chaque fois qu'il intervient c'est pour nous resservir la même soupe. Mon fifils centralien, on l'a déjà eu 5 ou 6fois. Quand il préparait le concours, quand il a été reçu, avec le champagne et tout; et le tout pour conclure à chaque fois que nous sommes des minables. Vous peut-être, pas nous. Nous ne nous sentons pas minables parce que nous sommes insuffisamment payés.
Et puis ça veut dire que fifils a raté l'ENS ( Ulm évidemment parce que Cachan, on sait ce que ça vaut) Polytechnique, les Mines... Et on sait qu'à Centrale, c'est l'école où on ne glande rien. Et puis un master de finance quand on sort de centrale, il faut vraiment courir après le fric. Mauvais plan d'ailleurs, ça va débaucher dans le secteur. Quant à mesurer la réussite de quelqu'un à son salaire, vous avez une mentalité de con. De toute façon pour être hors-classe au 6ème échelon par les temps qui courent, il faut avoir eu et avoir l'échine souple.

Écrit par : i' m'énerve | 15 février 2009

piot a écrit : "Mon fils, centralien (ecp paris promo 2008 ) termine actuellement son master 2 de finances de marchés à Dauphine Paris (203) vient de trouver un stage à Barclays Capital à Londres"

Condoléances pour votre fils.

Peut-être pourriez vous l'aider à casser ses chaînes de Markov ?

Écrit par : dugong | 15 février 2009

On n'est pas près d'y arriver : l'école, qui a instauré le nivellement par la base, est plus inégalitaire que jamais.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 février 2009

C'est le constat accablant que les fossoyeurs de l'école nient de toutes leurs forces et ils s'obstinent même à affirmer tout le contraire. Lisons simplement le dernier "Fenêtres sur cours" (n° 324 du 2 février 2009) du SNUipp, à la page Actu :

« Réussite scolaire 40 ans de progrès : Bonne nouvelle pour l’école.

Les 40 dernières années ont vu une augmentation constante du nombre de diplômés. La conclusion délivrée par l’INSEE suite à la publication du nombre de diplômés par tranche d’âges est sans appel. Ainsi, en 30 ans, le nombre de sans diplômes est passé pour les hommes de 34 % à 12 % et pour les femmes de 41 % à 11 %. Conséquence, le nombre de bacheliers des 25-34 ans a plus que doublé par rapport à la génération 55-64 ans, celui des diplômés du supérieur a triplé. Autre évolution, l’école a progressé sur la voie de la parité. 69,1 % des femmes et 60 % hommes des 25-34 ans sont « des bacheliers ou plus » contre 27,7 % des hommes et 28,9 % des femmes pour la génération des 55-64 ans. Si ces bonnes notes infirment la théorie de la décadence du système éducatif, la suffisance n’est pas pour autant de mise. 130 000 personnes environ quittent encore le système scolaire sans qualification et les inégalités sociales se reproduisent encore trop à l’école. »

Evidemment, ces chiffres admettent d'emblée l'équivalence de valeur des diplômes sur la période étudiée et donc, par exemple, qu'un Bac d'il y a 30 ans serait égal à un Bac de 2009. Il est certain qu'il n'y aura pas de mea culpa car tout va bien Madame la Marquise. Mais peut-on imputer cela à la seule gauche quand on sait que la droite est-elle aussi largement contaminée par l'idéologie égalitariste ?

Écrit par : Magister | 15 février 2009

Mon fils, centralien (ecp paris promo 2008 ) termine actuellement son master ...


Bé moi, mon frère il termine Centrale à Fleury-Mérogis, après avoir passé un CAP option "Tombé du camion."
Salaire : 125 € / mois sans les frais.

Écrit par : Chéri-Bibi | 15 février 2009

Evidemment, ces chiffres admettent d'emblée l'équivalence de valeur des diplômes sur la période étudiée et donc, par exemple, qu'un Bac d'il y a 30 ans serait égal à un Bac de 2009.

Ecrit par Magister

Bien vu.
Illustration : Il y a trente ans, le Bac permettait de se présenter au concours de l'école normale d'instituteurs.
Aujourd'hui, il faut un licence, et demain, un master 2.
Donc : Bac 1979 = Bac + 5 2009
(mais il est vrai qu'entre-temps, on a supprimé les écoles normales !)
Même chose pour les écoles de Sage-femmes, je crois qu'il faut avoir fait une première année de médecine, aujourd'hui.
D'autres exemples ?

Écrit par : Chevreuil | 15 février 2009

"D'autres exemples ?"

Chasseur de primes 1870 far west : bac -15

Chasseur de primes 2009 near west end : master 2 de finances de marchés.

Écrit par : dugong | 15 février 2009

"Bé moi, mon frère il termine Centrale à Fleury-Mérogis, après avoir passé un CAP option "Tombé du camion."
Salaire : 125 € / mois sans les frais."

Ecrit par : Chéri-Bibi | 15 février 2009

Un petit éclat de rire, ça fait toujours du bien!
Ma fille, qui n'est pas très loin, qui a huit ans, et qui regarde la télé pas très loin*, a dû se demander ce qui se passait!

*Elle se repose! Elle vient de passer un partiel, en deuxième année et, en droit, ça ne rigole pas!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

¨Pardon pour le doublon: "pas loin".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Ministre de l'éducation dans les années 80: un diplôme de garagiste.
Ministre de l'éducation aujourd'hui: Une agrégation externe de lettres, plus un doctorat.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Dans les années 70, pardon... Décidément...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

"Ma fille, qui n'est pas très loin, qui a huit ans, et qui regarde la télé pas très loin*, a dû se demander ce qui se passait!
*Elle se repose! Elle vient de passer un partiel, en deuxième année et, en droit, ça ne rigole pas!!!"

Précocitude ? Ne la boostez pas trop quand même !

Écrit par : dugong | 15 février 2009

"Ma fille, qui n'est pas très loin, qui a huit ans, et qui regarde la télé pas très loin*, a dû se demander ce qui se passait!

*Elle se repose! Elle vient de passer un partiel, en deuxième année et, en droit, ça ne rigole pas!!!"

Elle étudie les règles communautaires en matière de bonbons, les règlements internationaux de diffusion des dessins animés, et l'histoire des traités régissant la fabrication des poupées industrielles et artisanales ?

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Ministre de l'éducation dans les années 80: un diplôme de garagiste.
Ministre de l'éducation aujourd'hui: Une agrégation externe de lettres, plus un doctorat.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Vous faites évidemment allusion à feu René Monory. Toujours est-il que les chiffres ne veulent rien dire par eux-mêmes car abstraits des différents contextes qui rendent vraiment compte de la réalité. On aura compris les chiffres sont instrumentalisés à dessein et qu'on peut leur faire dire ce qu'on veut, d'autant plus qu'ils sont invérifiables. Quant à accorder toute sa confiance aux instances de sondages ou d'études de ce type, repassez donc à la Saint-Glinglin !

Écrit par : Magister | 15 février 2009

On aura compris que... (mais je pense que vous l'avez compris comme cela).

Écrit par : Magister | 15 février 2009

Oui, c'était plutôt les imaginaires. Je trouvais fascinante cette idée de raisonner à partir de quelque chose d'impossible (le fait qu'un nombre élevé au carré soit un nombre négatif).

J'aimais bien aussi les géométries "non-euclidiennes" (Riemann, Lobachevsky), l'idée qu'une proposition n'est pas vraie dans l'absolu, mais à l'intérieur d'un système donné. Les "vrais" mathématicien me trouveront sans doute bien naïf !

Ecrit par : Robin | 15 février 2009
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Cela est fascinant, n'est-ce pas ?
Quand on s'est aperçu que le carré d'un nombre (réel) ne pouvait pas être négatif et que, par conséquent, l'on ne pouvait pas extraire "la" racine carrée d'un nombre (réel) négatif, quelqu'un (je ne sais plus quel mathématicien) a dit :"Je postule l'existence d'un nombre qui est la racine carrée de -1. Comme elle n'existe pas [dans l'ensemble - appelé "corps" - des nombres "réels"] il a choisi de le désigner par la lettre i, l'initiale de l'adjectif "imaginaire". D'où, rétrospectivement, l'idée d'appeler "réels" les nombres auxquels tous les êtres humains sont habitués : entiers naturels, entiers relatifs, nombres rationnels, nombres irrationnels [qui ne sont pas les quotients de deux entiers].
Cependant, ce ne sont que des mots !
C'est au point qu'on a fini par ne plus appeler "imaginaires" les nombres qui ne sont pas "réels", et on les a appelés "nombres complexes", ensemble de nombres formant, je crois, un corps aussi. Le corps des nombres complexes inclut celui des nombres réels, soit dit en passant.
Ce qui est curieux, c'est que le nombre -1 possède deux racines carrées : i et -i car i au carré vaut -1 et (-i) au carré étant égal à i au carré vaut également - 1.
Quant au nombre 1 (il est réel mais complexe aussi) il n'a pas moins de trois racines cubiques dont l'une est connue de tous : 1.
Les deux autres sont : [- 0,5 + (racine de 3)/2 fois i], d'une part, et [-0,5 - (racine de 3)/2 fois i].

Le nombre -1 a, lui aussi, trois racines cubiques. Les voulez-vous ? Non, assez pour aujourd'hui, je suis fatigué ! (Et sans avoir trente élèves devant moi.) Ah ! âge impitoyable !

Quant aux géométries non euclidiennes, je ne les ai jamais étudiées. Cela me faisait craindre d'attraper un mal de tête épouvantable. Mais pas les nombres complexes.
Et vous, Robin et les autres ?
J'espère n'avoir pas commis d'erreur ci-dessus. Sinon, mettez-moi 0, les profs de math !

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Ministre de l'éducation dans les années 80: un diplôme de garagiste.
Ministre de l'éducation aujourd'hui: Une agrégation externe de lettres, plus un doctorat.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Je pense que le diplôme de garagiste serait actuellement franchement plus adapté.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Une interview de Marcel Gauchiste dans "Famille Chrétienne" (sic - M. Brighelli, gardez votre calme s'il vous plaît). Un peu longue mais intéressante et qui aborde un autre aspect du débat que nous avons actuellement :


La famille ne veut plus socialiser et s’en décharge sur l’école.

Famille Chrétienne, 6 février 2009
À quoi prépare l’école ? Quel est le rôle des familles ? Qu’est-ce qui a changé dans la façon d’éduquer les enfants ? La famille d'aujourd'hui a changé. Le statut de l'enfant aussi. Il est maintenant au centre de tout et cela l'empêche de se projeter vers un avenir collectif. Vouloir le bonheur de l'enfant tout de suite ne lui est pas forcément profitable. L'enfant roi est très isolé du monde des adultes et du monde réel. Co-auteur de l'essai Conditions de l’éducation, Marcel Gauchet répond à Famille Chrétienne.

La question éducative revient en force dans le débat public, on le voit par exemple à travers les polémiques sur Françoise Dolto. L’éducation des enfants est-elle devenue si problématique ?

Le rapport des familles à l’institution éducative a considérablement changé. Familles et institutions n’ont plus la même manière de se représenter ce qu’est l’éducation sur un aspect essentiel : le travail de socialisation qui s’opère au travers de l’acquisition des connaissances. C’est ça, le nœud.

La famille-institution classique telle qu’elle subsiste encore de manière quasiment résiduelle dans nos sociétés, en tant que rouage de l’ordre social, « première cellule de la société », prenait très au sérieux cette mission. Elle avait une vocation éducative dans un sens fondamental. Il s’agissait d’apprendre aux enfants l’existence en société. C’est quelque chose qui va très loin et qui ne se réduit pas aux règles élémentaires de coexistence avec ses semblables : cela consiste à se penser comme quelqu’un qui a une place dans la société avec un rôle à jouer et des devoirs y afférant.

La famille «désinstitutionnalisée» d’aujourd’hui, réduite à sa sphère privée, ne comprend même plus ce que cette tâche voulait dire. Les gens ne sont pas fous et mesurent très bien qu’il faut que leur enfant l’acquière, mais ils pensent que c’est à l’école et non à eux de le faire.

Les familles ont tendance à rejeter certaines tâches éducatives sur l’école, et en même temps, elles entretiennent souvent des relations houleuses avec l’institution scolaire. Comment expliquer ce paradoxe ?

Au nom des valeurs individuelles que les familles d’aujourd’hui centrées sur l’affectif cultivent, elles sont très méfiantes à l’égard des normes institutionnelles qui sont forcément celles de l’école. Dans un monde d’«egos», celle-ci traite tout le monde de la même façon, en reléguant au second plan la particularité psychologique de tel ou tel. L’institution n’est pas aveugle aux particularités, mais ce n’est pas sur cette règle qu’elle fonctionne.

Il y a un contentieux larvé très profond qui est gravement perturbateur pour les enfants. La pression des familles dans une école catholique sans problèmes ou les incivilités des élèves en Zep recouvrent le même phénomène. La moindre note (assimilée en France à un terrible symbole de répression) est contestée. Comme toute évaluation. La norme d’évaluation est universelle et par définition conventionnelle, donc «violente».

N’est-ce pas compréhensible que les familles veuillent protéger leurs enfants à compétences variables d’une moulinette scolaire parfois broyeuse de talents ?

Aucun prof ne pense qu’il distribue une place dans la hiérarchie métaphysique à ses élèves en leur donnant une note : il évalue un travail qui n’engage pas la valeur des êtres. En France tout particulièrement, l’institution scolaire a pour philosophie d’anticiper sur la hiérarchie sociale, avec l’ambition de la corriger en y introduisant un élément de justice : c’est ce qu’on appelle la méritocratie. Mais notre société tend à faire de l’enfance un univers utopique, protégé de la société globale, où donc cette anticipation sur la réalité sociale future, qui se joue au travers des classements de tous ordres, est très mal vécue.

Au fond, la famille cocon veut protéger les enfants de la société dans laquelle ils auront à vivre. Ce qui n’est peut-être pas une très bonne manière de les y préparer.

Cette attitude concerne-t-elle tous les milieux sociaux ?

Là où il y a le renversement le plus complet, c’est dans les milieux les plus populaires, qui étaient jadis très répressifs, avec une culture autoritaire où on disait aux gamins : «Tu dois apprendre que la vie est dure». Les familles bourgeoises cultivées étaient beaucoup plus laxistes, plus tolérantes.

Or les familles populaires sont aujourd’hui les plus pénétrées par cette valorisation démesurée de l’enfant et de sa liberté, par l’idée que l’enfance est le temps du bonheur et qu’il sera toujours temps de subir la rigueur de la vie sociale. L’exemple type, c’est le rapport à la télé. Les familles bourgeoises veillent à en contrôler l’utilisation par les enfants, alors que dans les milieux les plus populaires ou immigrés, on l’installe dans la chambre des gamins.

Cela explique qu’en dépit d’énormes investissements éducatifs, l’inégalité s’accroît devant la performance scolaire.

Montrer à quel point l’école fait les frais des dérives de la société, n’est-ce pas l’exonérer un peu vite de ses propres défaillances ?

Il y a des dérives certaines du côté de la pédagogie. Mais les prises de bec entre «républicains» et «pédagogues» créent des écrans de fumée. L’important, c’est la prise de conscience de la part des milieux professionnels, qui jouent quand même un rôle de guide dans la vie sociale. Cette idéologie, ils ne l’ont pas trouvée tout seuls, elle a été fabriquée, elle est passée par les médias : il y a eu, à partir des années 70, une énorme psychologisation de l’éducation, avec notamment l’idée qu’il fallait éviter tout traumatisme à l’enfant.

Or les professionnels de ce milieu ont pris eux-mêmes conscience qu’on était allé trop loin. Après tout, le pédopsychiatre Aldo Naouri, qui pourfend l’enfant tyran, c’est quoi ? Quelqu’un qui, en voyant les résultats, a changé d’avis par rapport à ce qu’il disait il y a vingt ans. C’est tout à fait typique de ce qui est en train de se passer chez les psychiatres et les psychologues, en première ligne pour constater les dégâts du système : c’est sur eux que refluent les ratés !

En d’autres temps, on a pu faire prendre conscience aux familles des dangers d’une certaine éducation autoritaire répressive – dont personnellement je n’ai aucune nostalgie, parce qu’elle ne produisait pas des résultats enthousiasmants sur le plan des vies personnelles.

Mais on a basculé dans une utopie anti-autoritaire qui peut être tout aussi toxique par des voies différentes. Il n’y a pas de raison qu’on ne puisse remettre le balancier à sa juste place.

On en revient à la fameuse quête de l’autorité, qui fait un peu office de graal éducatif ?

L’autorité, on en parle, comme dirait l’autre, mais on ne la voit pas vraiment venir. Ça ne coûte rien d’en parler, surtout pendant les campagnes électorales. La grande question de l’autorité, c’est toujours l’autorité au nom de quoi. Et là, problème : il y a plusieurs systèmes de référence qui se battent en duel dans la tête de tous les acteurs de l’éducation. Tantôt ils valorisent l’un, tantôt ils mettent l’autre en avant. Ce qui fait qu’on ne sait pas à quel saint se vouer, ni ce qui est légitime. Le brouillage est total.

Plus grave, dites-vous, le savoir est lui- même disqualifié…

Dans la pratique, nous sommes dans des sociétés qui valorisent le savoir plus que jamais. De fait, la place des individus dans l’existence est déterminée de plus en plus par le bagage scolaire. Et en même temps, on observe un affaissement du sens des savoirs.

Premier changement fondamental : on ne croit plus au statut humanisant du savoir. Il en faut parce que c’est utile socialement, mais on en reste là. Deuxième grand changement : le savoir était quelque chose qui était à intérieur de l’individu, qui participait à son autoconstitution. Il est passé à l’extérieur : c’est devenu un environnement social, ce que concrétisent les nouvelles techniques de l’information et de la communication. La seule chose qu’il y aurait à apprendre, c’est à se servir de ce savoir social, mais qui ne participerait d’aucune intériorité.

Le petit enfant est spontanément curieux, il a envie d’apprendre. Qu’est-ce qui se casse ensuite ?

Les questions de l’enfant sont des questions auxquelles les parents sont en principe en mesure de répondre. À un moment donné, il faut forcément passer dans une autre dimension. Même quand les parents font l’école à la maison, ils ne procèdent pas comme ça : ils font la classe, c’est autre chose, on change de registre. Ce n’est pas la question interpersonnelle qui permet de donner le savoir. Pour répondre à la question «Pourquoi le ciel est bleu ?», il faut un sacré détour, c’est très compliqué, cela engage toute la théorie physique. Ce n’est pas une curiosité que vous pouvez satisfaire de manière immédiate ; il y a forcément le passage par un savoir méthodique, déjà constitué, qui suppose une armature intellectuelle.

Comment garder la curiosité vivante ? Quoi qu’on en dise, nous ne savons pas vraiment faire. Il faudrait analyser les pratiques des meilleurs professeurs.

Dans ce brouillard affectif, vous discernez une sourde indifférence des adultes pour le monde de l’enfance…

Aujourd’hui, les enfants vivent en apesanteur. Ils vivent dans une sorte de bulle confortable, mais qui frustre une de leurs attentes les plus fortes : comprendre ce qui se passe au-delà de ce mur invisible qui les sépare de l’âge adulte. Quel sens cela a-t-il d’entrer dans la vie si on ne sait pas dans quelle vie on entre ?

On ne parle pas assez aux enfants. Dans les familles intimistes, les parents ne parlent pas de leur travail aux enfants, alors qu’il y a cinquante ans, c’était présent de façon évidente.

On valorise l’enfant, mais c’est le narcissisme des adultes qui se projette sur lui. On ne cherche pas à le comprendre. On veille à son confort, au fait qu’il soit bien traité. Il n’y a pas lieu de le regretter, mais ça ne suffit pas : il faut aussi se mettre à sa place. On peut très bien faire vivre les enfants dans des conditions de confort sans précédent, et passer à côté de leurs vrais besoins psychiques, personnels, moraux, spirituels. On ne se pose même plus la question de définir ces besoins : c’est très grave culturellement.

Qu’est-ce qui est au centre de l’expérience de l’enfant ?

C’est le sentiment d’arriver dans un monde qui est déjà là, qui ne l’a pas attendu pour exister, et dont il ne comprend pas très bien comment il fonctionne. Il sait qu’il va devoir y trouver sa place. Il est plus ou moins pressé. Il y a des enfants qui veulent devenir grands le plus vite possible ; il y en a d’autres qui ne voient pas d’urgence à ce passage parce que, justement, ils ne sont pas du tout sûrs d’eux.

Les enfants sont à la fois un peu inconscients, dépourvus de sens du risque, et en même temps ils sont très angoissés de la place qu’ils pourront avoir dans cet univers. Je crois que, précisément, la fonction de l’éducation, c’est de les sécuriser dans ce passage : «Tu peux, tout le monde l’a fait, il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas comme les autres, mais ce n’est pas simple». Sinon, on rend la confrontation au savoir scolaire problématique pour beaucoup d’enfants, littéralement paniqués.

Il faudrait revenir à une véritable pédagogie au sens plein : se mettre à la place, comprendre ?

Au nom du fait qu’il y a eu des dérives pédagogiques, on ne peut pas rejeter le principe même d’une pédagogie. Une vraie pédagogie est celle qui prend en compte les données véritables du problème ; ce ne sont pas des recettes politico-pédagogiques. C’est un domaine où il faut savoir concilier les contraires… ce que la pensée sociale spontanée ne sait pas faire.

Il y a eu un immense progrès dans la perception de la réalité de l’enfant. L’enfant est, dans le principe, une personne à part entière, mais une personne qui doit devenir une personne, avec un besoin absolu de la tutelle des adultes. Évidemment, la dérive de la pensée idéologique, c’est de passer du «il faut penser pour lui» à «il pense tout seul».

Autre confusion : en un sens, il n’est pas faux de dire que l’enfant construit lui-même ses savoirs. Mais il faut rappeler que les savoirs ne l’ont pas attendu pour exister, et qu’ils ne sont pas là pour répondre à ses questions. Ils ont leur propre discipline intérieure, leur rationalité très exigeante et complexe à maîtriser, qu’il faut acquérir.

L’art pédagogique, c’est joindre ces deux choses contradictoires. On gagnerait beaucoup à reconnaître la difficulté. Nous sommes dans des cultures de la facilité où il s’agit de trouver la martingale qui va tout régler de manière automatique. L’existence humaine ne sera jamais comme ça.

Écrit par : Manu | 15 février 2009

@Buntovchik et Robin :


Merci pour votre confiance, les gars. En fait, je suis en période de révision et...vous risquez de voir arriver tardivement le compte-rendu que vous me demandez. Désolé, mais je re tiens votre demande.

Quand au système scolaire qui fonctionnait "à peu près" selon Robin, c'est trés contestable, au moins pour cette période, justement (1917-1931). Période où, d'après Liliane Lurçat elle-même, ça a sérieusement déliré pour cause de négation de la réalité au profit d'une idéologie franchement envahissante... Ça ne vous rappelle rien (Toute ressemblance avec une quelconque meirieuserie est purement fortuite et coîncidentale) ?

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Je ne pense pas avoir jamais étudié les "nombres complexes". Je le regrette. Je trouve fascinante l'idée de postuler l'existence d'un nombre qui a priori ne peut pas exister. Quant aux géométries non euclidiennes, il me semble que notre professeur nous en avait parlé, ce qui avait excité ma curiosité, mais nous n'avions rien approfondi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

Quant aux géométries non euclidiennes, je ne les ai jamais étudiées. Cela me faisait craindre d'attraper un mal de tête épouvantable. Mais pas les nombres complexes.
Et vous, Robin et les autres ?
J'espère n'avoir pas commis d'erreur ci-dessus. Sinon, mettez-moi 0, les profs de math !

Ecrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Je ne suis pas en mesure de vous dire si vous avez fait des erreurs. Le professeur, c'est vous et j'aurais bien aimé vous avoir !

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Vous savez que l'oeil, par exemple, n'est donc jamais abordé par personne? Ca pourrait être intéresant. Vous trouvez vraiment que le programme de collège est suffisant pour avoir la culture nécessaire en SVT ? On pourrait en dire autant de la littérature, puisqu'on est censé voir tout, de l'Antiquité au XXeme.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009

Jeremy !!! M'enfin!!!
C'est avec l'œil que mon fils a eu 19/20 à l'épreuve d'enseignement scientifique du bac L.
Il s'agit justement d'un des enseignements obligatoires en physique et SVT, en Première L.

Si le programme de SVT de collège, que j'ai attentivement suivi avec ma cadette, a été bien enseigné par des professeurs consciencieux et bien digéré par des élèves studieux, il offre de bonnes bases de vie.
Ma fille vous en remontrerait peut-être déjà, Jeremy, sur les rôles respectifs des lymphocytes T et B ?

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Bon bref, au bout du compte
vous êtes une petite dizaine de branlos à vous caliner la teuche sur ce blog.
Belle victoire de la réaction sur les pedagols (comme dit l'aut truffe).
Vous ne me méritez pas.

Écrit par : Nicolas | 15 février 2009

En sixième et cinquième, il a bénéficié d'un professeur de mathématique qui ne dispensait aucun cours et passait les heures de classe à donner à ses jeunes élèves des problèmes qu'il ne corrigeait pas. Chaque élève venait lui présenter son travail au bureau. Le professeur avait écrit au tableau deux mots: OUI et NON. En fonction du travail de l'élève, il frappait sans un mot avec sa règle l'un des deux mots. Que ce soit OUI ou NON, l'élève retournait à son pupître sans avoir recueilli la moindre explication ni le moindre commentaire ni la moindre correction sur son cahier."
Ecrit par: Dobolino

Oui, ça manque un peu de pédagogie!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009
C'était la guerre, Christophe ! La vraie de vrai ! Et on dit : "à la guerre comme à la guerre ! ".

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Quand au système scolaire qui fonctionnait "à peu près" selon Robin, c'est trés contestable, au moins pour cette période, justement (1917-1931). Période où, d'après Liliane Lurçat elle-même, ça a sérieusement déliré pour cause de négation de la réalité au profit d'une idéologie franchement envahissante... Ça ne vous rappelle rien (Toute ressemblance avec une quelconque meirieuserie est purement fortuite et coîncidentale) ?

Ecrit par : Manu | 15 février 2009

Buntovchik était intervenu à plusieurs reprises sur ce sujet il y a quelque mois pour expliquer que le système d'enseignement dans l'ex-URSS et dans les pays de l'Est en général était plutôt satisfaisant, contrairement, bien entendu à tout le reste et il semblerait qu'il ne se soit pas effondré comme le reste.

Par conséquent "ils" ont changé de cap à partir des années 30. Pourquoi ? Comment ?

J'ai trouvé des choses sur Google, en particulier un article sur l'épouse de Lénine, N. Kroupskaïa qui était en charge de l'éducation pendant ces années-là, mais trop vague et trop hagiographique.

Manu, ne nous faites pas languir ! Nous comptons sur
vous !

Écrit par : Robin | 15 février 2009

"Bon bref, au bout du compte
vous êtes une petite dizaine de branlos à vous caliner la teuche sur ce blog.
Belle victoire de la réaction sur les pedagols (comme dit l'aut truffe).
Vous ne me méritez pas."

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

Allez, Dupont-Aignan, on t'a reconnu!
La "teuche"? Mais il y a quelques mecs, ici!!! Quand on ne connait rien au verlan, on s'abstient! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Bon bref, au bout du compte
vous êtes une petite dizaine de branlos à vous caliner la teuche sur ce blog.
Belle victoire de la réaction sur les pedagols (comme dit l'aut truffe).
Vous ne me méritez pas.

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

C'est ce que nous disait Guy Debord, mais son discours (et ses films) était plus intéressants.

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Ministre de l'éducation dans les années 80: un diplôme de garagiste.
Ministre de l'éducation aujourd'hui: Une agrégation externe de lettres, plus un doctorat.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Je pense que le diplôme de garagiste serait actuellement franchement plus adapté.

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009
Au stade actuel, il serait plus sensé de balancer le système à la casse avec la prime de 1000 euros doublée par les constructeurs et de repartir avec un véhicule neuf.

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Très intéressant, votre long message, Manu! C'est à peu près ça!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Quand on ne connait rien au verlan, on s'abstient! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009
bill6 specialisse du verre lent.
Hannah Ratouvu.
TOTO (yoto)

Écrit par : Nicolas | 15 février 2009

C'est ce que nous disait Guy Debord, mais son discours (et ses films) était plus intéressants.
dixit Robin.
Des films interessants de GD?
Lesquels donc?
Eclairez-nous!

Écrit par : Nicolas | 15 février 2009

La "teuche"? Mais il y a quelques mecs, ici!!! Quand on ne connait rien au verlan, on s'abstient! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

C'est quoi, " la teuche " ? J'ai ma petite idée mais, en fait, je ne suis pas certaine...
la cheute ? La chatte ?

Écrit par : dobolino | 15 février 2009

Gauchet interviewé par Famille chrétienne !

Bon sang, l'heure doit être grave !

***

"Jeremy !!! M'enfin!!!
C'est avec l'œil que mon fils a eu 19/20 à l'épreuve d'enseignement scientifique du bac L.
Il s'agit justement d'un des enseignements obligatoires en physique et SVT, en Première L.

Si le programme de SVT de collège, que j'ai attentivement suivi avec ma cadette, a été bien enseigné par des professeurs consciencieux et bien digéré par des élèves studieux, il offre de bonnes bases de vie.
Ma fille vous en remontrerait peut-être déjà, Jeremy, sur les rôles respectifs des lymphocytes T et B ?
Ecrit par : dobolino | 15 février 2009

Dobolino, vous me faites dire de grosses conneries :-(

Bon ben en tout cas, l'oeil n'est pas au programme de Première ni de Terminale scientifiques. Il y a donc en tout cas une injustice flagrante.

Dobolino, vous êtes sûre que la culture scientifique d'un bachelier lambda est suffisante ? Vous m'affirmez qu'ils savent tous ce qu'est une force centrifuge, quel est l'intérêt des lombrics pour un sol, quelle est la différence entre un poids et une masse, et calculer la somme des nombres entiers de 1 à 50 sans poser les nombres un par un ?

En France, la référence économique c'est Alain Minc, la référence scientifique c'est Claude Allègre, et la référence littéraire c'est Guillaume Musso. Moi-même, je suis une quiche en plein de domaines où j'aimerais pouvoir surnager un peu.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2009

Vous ne me méritez pas.

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

Tiens, en voilà encore un qui passe par ici, laisse trois giclées de pisse sur les réverbères et, content de lui, décrète qu'il a tout compris.
Va te faire mériter ailleurs, et fais attention que tes chevilles passent bien par les portes.

Écrit par : Chevreuil | 15 février 2009

Deuxième solution, Dobolino!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Nicolas ne peut pas être Toto! Il connaît le nom de Debord!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Vous ne me méritez pas.

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

"Tiens, en voilà encore un qui passe par ici, laisse trois giclées de pisse sur les réverbères et, content de lui, décrète qu'il a tout compris.
Va te faire mériter ailleurs, et fais attention que tes chevilles passent bien par les portes."

Ecrit par : Chevreuil | 15 février 2009

Bien envoyé, Chevreuil! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Merde, arrêtez.
Celui qui signe sous le pseudo de Nicolas, n'est pas moi (Nicolas).
En effet mon vrai nom est Nicolas et j'ai pris comme pseudo Nicolas (c'est pour troubler le pédagol qui sommeille dans le vilain troll).
Donc si vous voyez un message signé de Nicolas ce n'est pas moi mais un troll qui se fait plaisir en prétendant qu'il est moi.
Ah c'est facile de profiter de mon aura bloguique et de dire des trucs super importants en voulant faire croire que c'est moi qui les dit alors qu'en fait c'est pas moi.
Bon il se trouve que vous ne me connaissez pas et peut-être vous pensez que c'est pas super important que c'est pas moi qui parle au nom de moi. Mais en fait c'est super important pour mon lego, euh non mon ego.
En effet, si ça se trouve ya des gens qui usurpent mon identité sans que je le sache (et 100 que je le chasse). Par exemple, je soupe sonne 2bolino de croire qu'elle est moi. Elle le fait tellement bien que personne le voit. Et moi non plus et c'est ça qui est dingue.
Nossingue isrile.

Écrit par : Nicolas | 15 février 2009

Et un petit lien, pour la route!

http://www.lecoqhebdo.info/

Écrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Je reviens sur une citation du sieur Sibille :
Je cite :

La "teuche"? Mais il y a quelques mecs, ici!!! Quand on ne connait rien au verlan, on s'abstient! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

J'ai lu comme toi, mon bon christophe, les propos de ce pauvre Nicolas qui semble être un agitateur socialiste (ce que d'aucuns ici appellent les admirateurs de la pintade, un de ces thuriféraires de la pensée vilaine).

Cependant, il ne me parait pas que le simple fait d'employer l'expression verlanesque "teuche" mette en évidence que notre couard méconnaisse le verlan.
En effet, peut-être cherche -t-il à nous humilier (nous , les bons du blog, les introduits (ne vois pas malice)) en nous traitant de gonzesse alors qu'on est des bons gros mâles, juste un peu repus de bière.
Cependant, quand tu t'émeus tu es very touch classs.
Tu as raison de t'émouvoir.

Je m'aperçois que vous n'êtes pas encore couchés.
Mais c'est la nuit, allez filez.

Écrit par : Nicolas | 15 février 2009

Va te faire mériter ailleurs, et fais attention que tes chevilles passent bien par les portes.

Ecrit par : Chevreuil | 15 février 2009

Tu es très malin, chevreuil.
Tu as compris que mes chevilles pouvaient ne pas passer les portes.
Et que peut-être je serais à même de niquer le système.

Et tu t'es fait un devoir d'alerter les trouducs qui lisent tes messages; Et j'en suis, figures-toi.

J'aime bien ta plaisanterie quand tu dis "Va te faire mériter ailleurs" qui joue sur le côté "va te faire mettre" c'est doux.
Je t'aime beaucoup aussi et espère de bonnes choses pour toi (la hors-classe)
Non,là jeu des connes lahors classe, faut pas jouer avec ça.
Bon j'arrête là.

On se revoit sous 15 haine.
Nicolas

Écrit par : Nicolas | 15 février 2009

Ce qu'est une force centrifuge, l'intérêt des lombrics pour un sol, la différence entre un poids et une masse ? Mais je crois que je sais tout ça. J'aurais donc une culture scientifique suffisante ??? Première nouvelle !

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 février 2009

belle empoignade entre Zemmour et Jack Lang au sujet du bac:
http://www.dailymotion.com/user/ecolesinfo/video/x8dt7f_baccalaureat-zemmour-vs-jack-lang

Écrit par : Bob | 15 février 2009

Nicolas ne peut pas être Toto! Il connaît le nom de Debord!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Oui, mais en dehors du nom ? Il n'a pas l'air de savoir que Debord a fait des films.

Le niveau des trolls baisse.

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Allez, Dupont-Aignan, on t'a reconnu!
La "teuche"? Mais il y a quelques mecs, ici!!! Quand on ne connait rien au verlan, on s'abstient! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 février 2009

Christophe, je suppose que vous plaisantez, mais rassurez-vous : jamais Nicolas Dupont-Aignan ne s'exprimerais de cette manière, et encore moins pour vilipender des partisan de l'Instruction (dont il fait partie, d'ailleurs). Rendons à César ce qui appartient à César.

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Vous ne me méritez pas.

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

Non, mais on vous supporte et on n'a pas mérité ça !
Alors cherchez des gens plus "méritants".

Écrit par : Robin | 15 février 2009

belle empoignade entre Zemmour et Jack Lang au sujet du bac:
http://www.dailymotion.com/user/ecolesinfo/video/x8dt7f_baccalaureat-zemmour-vs-jack-lang

Ecrit par : Bob | 15 février 2009

Merci Bob ! la mauvaise foi du pédago Jack Lang est absolument écoeurante. Ce type là est un menteur professionel. Pour ceux qui veulent voir l'intégralité de ce débat (descendre sous la vidéo avec Jacques Séguéla) :

http://ericzemmour.blogspot.com/

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Vous ne me méritez pas.

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

"Tiens, en voilà encore un qui passe par ici, laisse trois giclées de pisse sur les réverbères et, content de lui, décrète qu'il a tout compris.
Va te faire mériter ailleurs, et fais attention que tes chevilles passent bien par les portes."

Ecrit par : Chevreuil | 15 février 200

Bien analysé, Chevreuil : exactement dans le même style, on avait eu l'innénarable Péchin, vous vous souvenez ? Tout y est : bêtise, sentiment de toute puissance, ego surdimensionné, menaces, tutoiement... de plus en plus débiles ces abrutis du camp du Bien. On se demande de quelle école ils sont le produit... y ' a du taf, les amis !

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Allez, bonne nuit les petits !

...Et même à Nicolas...Et à Pimprenelle.

Pompompompompompompompompom !

- On y va ? gros nounours ?
- On y va, patron !

Écrit par : Robin | 15 février 2009

Par conséquent "ils" ont changé de cap à partir des années 30. Pourquoi ? Comment ?

Ecrit par : Robin | 15 février 2009

Mon cher Robin, vous mettez exactement le doigt sur LA question qui a fait que j'ai précisément acheté ce livre pour en savoir plus.

Je ne peux rien vous promettre sur les délais, mais vous pouver deviner la réponse que j'espère secrètement trouver, la plus simple : ils ont changé radicalement de cap et redressé la barre parce que tout a foiré et qu'ils se sont aperçus que ces conneries pédagos (de l'époque, mais elle ne sont pas fondamentalement différentes de celles d'aujourd'hui) allaient conduire le pays droit dans le mur.

Wait and see. En attendant, j'essaie de vous recopier le passage du bouquin de L. Lurçat dans la soirée.

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Vous pouveZ ! Désolé...

Écrit par : Manu | 15 février 2009

Je ne suis pas en mesure de vous dire si vous avez fait des erreurs. Le professeur, c'est vous et j'aurais bien aimé vous avoir !

Ecrit par : Robin | 15 février 2009
-------------
Merci, Robin, je suis très touché par votre compliment !
J'étais professeur de sciences physiques, non pas de mathématiques, mais je suppose que vous auriez aimé suivre mon cours de sciences physiques quand même.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Les deux autres sont : [- 0,5 + (racine de 3)/2 fois i], d'une part, et [-0,5 - (racine de 3)/2 fois i] D'AUTRE PART.

Ecrit par : Francis Penin | 15 février 2009
---------------
J'avais oublié d'écrire "d'autre part" à la fin de cette phrase, tant j'étais concentré sur l'aspect mathématique des choses.
Mille pardons pour cette négligence !

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Bonne nuit à tous, il va être minuit.

Écrit par : Francis Penin | 15 février 2009

belle empoignade entre Zemmour et Jack Lang au sujet du bac:
http://www.dailymotion.com/user/ecolesinfo/video/x8dt7f_baccalaureat-zemmour-vs-jack-lang

Ecrit par : Bob | 15 février 2009

Merci Bob ! la mauvaise foi du pédago Jack Lang est absolument écoeurante. Ce type là est un menteur professionel. Pour ceux qui veulent voir l'intégralité de ce débat (descendre sous la vidéo avec Jacques Séguéla) :

http://ericzemmour.blogspot.com/

Ecrit par : Manu | 15 février 2009

J'ai vu l'émission aussi. Jack Lang s'y est montré aussi faux que lors de son précédent passage (au printemps dernier). Bref : égal à lui-même.

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2009

N'a y'est ! J'ai retrouvé l'extrait (P. 42 et 43 de "la destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs" de Liliane Lurçat) concernant l'URSS. Ceci est donc destiné à Robin et à Buntovchik et... à tous ceux que cela intéresse :


"La séduction de l'Éducation Nouvelle s'est exercée dans de nombreux pays, en particulier en URSS. En Union Soviétique, on est allé trés loin dans l'application, mais contrairement aux États-Unis, l'expérience massive a été interrompue pour des raisons politiques, car on est passé du "futurisme pédagogique" à la "pédagogie totalitaire" selon l'analyse de Vladimir Berelowitch.


C'est au cours de la période du " futurisme pédagogique" pendant les années 1920, que furent appliquées les idées de l'Éducation Nouvelle. On supprime les programmes, le manuel est considéré comme diffusant des connaissances "mortes", étrangères à la vie réelle. On supprime également les devoirs, les punitions, les notes. Le contrôle est remplacé par l' "autocontrôle". On prône les méthodes actives : excursions, travaux pratiques, observations. On applique la méthode des centres d'intérêt, la division traditionnelle en matière scolaire est supprimée. On utilise surtout les idées de John Dewey. Lénine écrivait :

" Nous déclarons ouvertement que l'école en dehors de la vie, en dehors de la politique, est un mensonge" (sic).

Étonnant, non ? Je dirais même plus : ébouriffant !

Écrit par : Manu | 16 février 2009

Étonnant, non ? Je dirais même plus : ébouriffant !

Ecrit par : Manu | 16 février 2009

C'est le moins que l'on puisse dire. Merci de nous avoir extrait ce passage qui corrobore l'idée d'une certaine filiation dont nous savons maintenant qu'elle est loin d'être un fantasme.

Écrit par : Magister | 16 février 2009

Les deux autres sont : [- 0,5 + (racine de 3)/2 fois i], d'une part, et [-0,5 - (racine de 3)/2 fois i] D'AUTRE PART.

Ecrit par : Francis Penin | 15 février 2009
---------------
J'avais oublié d'écrire "d'autre part" à la fin de cette phrase, tant j'étais concentré sur l'aspect mathématique des choses.
Mille pardons pour cette négligence !

Ecrit par : Francis Penin | 15 février 2009

Je me disais aussi qu'il y avait quelque chose qui clochait ! ;O)) : smiley !

Écrit par : robin qui en marre de la bêtise ambiante | 16 février 2009

J'ai oublié d'effacer mon pseudo. Si je pouvais aussi effacer la bêtise ambiante !

Écrit par : Robin | 16 février 2009

"Cependant, il ne me parait pas que le simple fait d'employer l'expression verlanesque "teuche" mette en évidence que notre couard méconnaisse le verlan.
En effet, peut-être cherche -t-il à nous humilier (nous , les bons du blog, les introduits (ne vois pas malice)) en nous traitant de gonzesse alors qu'on est des bons gros mâles, juste un peu repus de bière."

Ecrit par : Nicolas | 15 février 2009

Schizo, ou oubli de changer de pseudo avant de poster une réponse (à soi-même?)
J'adore l'argument qui consiste à penser insulter un mec en le traitant de gonzesse. Moderne, et tout! Quelle puissance!

Par contre, "couard", c'est effectivement une jolie (auto)critique! Une demi-minute de lucidité par jour?

Manu, pour Dupont-Aignan, je plaisantais, évidemment! Imaginer ce bon Nicolas (D.A.) tenir des propos de ce type, ça revient à faire tenir le discours de Jean-Marc Sylvestre dans la bouche d'Arlette Laguiller! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

"Pour ceux qui veulent voir l'intégralité de ce débat (descendre sous la vidéo avec Jacques Séguéla) :"

Ecrit par : Manu | 15 février 2009

Séguéla? La crotte d'UVA?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

Séguéla : l'aisance dans la fausseté.

La fosse tranquille.

Écrit par : dugong | 16 février 2009

PIECES JAUNES DU FOND
Il ne fait pas bon être enseignant par les temps qui courent ! Pour commencer, on se fait niaquer par des gamins mal élevés. Les raisons de cette mauvaise éducation sont diverses, et on dit beaucoup de bêtises à ce sujet. On accuse notamment Françoise Dolto d’en être une des causes. Mais même n’importe quelle personne abrégée de psychologie peut se rendre compte, en comparant successivement les écrits de cette grande psychanalyste et ceux des scribouillardes besogneuses qui s’en sont inspirées pour devenir les plumes formatées et bêbêtifiantes de la presse féminine psychologisante, de quelles décharges d’encre vient plus ou moins directement le processus pernicieux qui a inspiré éducativement les génitrices post-soixante-dixardes potentielles, et amenés à devoir supporter ces enfants et ados rois, qui ont leur crête sur la tête en grande section de maternelle, tapotent des sms débiles en plein cours, en troisième, (sms débiles, et appréciez au passage mon sens du pléonasme) sur leur téléphone portable ou qui se permettent d’apostropher le prof avec un manque de respect que la palme d’or attribuée au navet : « entre les murs » ne va pas contribuer à inverser. Et, dans un même ordre d’idées, point non plus n’est besoin d’être agrégé de maths pour contredire le cher vieil Euclide en affirmant haut et fort qu’avec un bon poing et une bonne droite, un morveux de quatorze ans, mais qui mesure un mètre quatre-vingt quinze et chausse du quarante-neuf, peut mener plusieurs carrières d’enseignants au tapis.
On se fait dézinguer par nos ministres, qui, même quand ils sont à peu près dénués du sens politique le plus élémentaire, ont quand même eu un parcours scolaire qui les a menés au moins au CM1, et ont donc assimilé le fait arithmétique avéré comme quoi les électeurs étaient plus nombreux chez les parents d’élèves que chez les enseignants, même si certains cumulent les deux handicaps, et j’avoue que faire des enfants quand on a déjà fait vœu de chasteté, euh, pardon, un vieux réflexe, quand on a fait vœu de s’occuper de ceux des autres relève, au mieux de l’abnégation, au pire de la schizophrénie. Non, je plaisante, je suis prof moi-même et j’ai trois filles, ne me regardez pas avec ces yeux, Hélène, Benoît, Sylvain, je ne vais pas, d’un seul coup, sortir un compas de ma trousse pour vous l’enfoncer dans l’œil rien que pour vérifier que vous avez le compas dans l’œil et, en plus, je suis pas prof de math ! Non, j’enseigne une matière qui sert à quelque chose, moi, non mais !
A propos de propos de ministres, tout le monde, se souvient, entre autres phrases aussi petites que leur auteur, de la plus connue, celle de Claude Allègre. Hélène ! Rangez votre cahier du jour, votre crayon à papier et votre équerre ; « aussi petites que leur auteur », ce n’est pas un début d’énoncé de problème de géométrie, enfin ! Auteur, sans « H ». Quoique, des fois, on se demande ce qu’ils fument, ces mecs-là !
Quelques conneries du même acabit plus tard, Patrice Allègre, euh, pardon, Claude Allègre, ce gai Luron qui, par les temps qui courent, lèche le cul de Sarkozy avec tant d’énergie qu’il va finir par atomiser ce qui reste de la couche d’Ozone, s’était d’ailleurs fait dégazer lui-même grâce à l’action des syndicats. Mais que ces organisations manquent d’à propos !d’humour ! Pas un de leurs dirigeants, quand Claude Allègre a parlé, je cite, de « dégraisser le Mammouth », n’a songé à répondre : « c’est celui qui dit qui y’est ».
Non, le plus beau métier du monde, comme disent ceux qui ne l’exerceront jamais, est malheureusement plus souvent un chemin vicinal de succédané éducatif plutôt qu’une autoroute de la formation, pour parler comme ma tante, qui en avait. Ah, ça, oui, elle en avait, ma tante. Mais je ne sais plus de quoi. Et, bien que dire du mal de qui que ce soit ne fasse pas partie de ma manière de considérer les choses, vous me connaissez, force est de constater qu’il existe des instituteurs qui prennent, concernant l’approche épistémologique et didactique des objectifs évaluables à moyen terme gouvernant leurs projets pédagogiques, des chemins de traverse capables de faire tourner l’aiguille aimantée de la boussole du sens commun à la vitesse d’un ventilateur. En bref, qui chient dans la colle ! Et même, au pluriel ! Dans l’école !
La preuve, j’ai reçu, à un jour d’intervalle, ces deux courriers électroniques ; le premier, venant d’un directeur d’école, disait à peu près ceci et, là, je vais concurrencer notre chère Hélène en tentant de prendre une voix de p… euh, d’hôtesse de l’air, la seule, à mon avis, qui sied pour lire ce genre de prose, début de citation, deux points, ouvrons les guillemets : (voix d’hôtesse de l’air).
« On peut affirmer que L’opération “pièces jaunes” est reconduite pour l’année 2009, ainsi que les conditions de participation des écoles à cette opération de solidarité. Comme chaque année, dans une note, le ministère de l’éducation nationale demande aux écoles de s’associer à l’opération “Pièces jaunes” organisée par la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France qui se déroulera du 7 janvier au 7 février 2009. Toutes les écoles vont recevoir une documentation de la fondation leur proposant d’y participer. En renvoyant la carte de participation ou en s’inscrivant sur le site de la Fondation à partir de décembre, chaque enseignant obtiendra un dossier pédagogique permettant de mettre en œuvre des actions sur le thème de l’enfant à l’hôpital, ainsi que quatre tirelires. Ce dossier pédagogique est réalisé par la revue Textes et Documents pour la classe (TDC). Il est aussi accessible sur le site du CNDP. (CNDP, collabo, les profs auront ta peau). Les enfants peuvent retirer d’autres tirelires pour y déposer leurs pièces jaunes dans tous les bureaux de poste. Si notre rôle est de sensibiliser les enfants à cette opération, la collecte de pièces est ensuite une affaire individuelle. Il n’est pas souhaitable que les enfants apportent ces pièces à l’école en raison des risques de perte (ou de racket…) que cela peut entraîner. » Le mec parle de racket ; la suite lui aurait paru savoureuse, sans doute. Mais il se sent un peu, comment dire, gêné aux entournures, puisqu’il termine comme suit :
« On peut être parfois gêné par l’excès de médiatisation de cette opération (merci TF1 !), alors que d’autres actions de solidarité le sont moins. Toutefois, la référence à la présidente de la fondation, Mme Chirac, a disparu de la note… ». La référence, mais pas la mère Chichi elle-même, qui cumule, vu qu’elle s’est apparemment recyclée récemment dans l’éducation, plutôt canine, mais sans grand succès aux dires du postérieur de son époux. Là, c’est moi qui rajoute.
Et l’auteur termine ainsi :
« L’important, c’est d’aborder chaque année à l’école, à l’occasion des “Pièces jaunes” ou d’une autre opération, des notions telles que l’action humanitaire, la solidarité, et l’engagement. »
Abordons donc. A l’abordage ! Deuxième courrier, résumé, annoté et commenté par mes soins. :
« David Douillet, monsieur communication de l’opération pièces jaunes, touche une indemnité de 32.000 Euros par mois, versée par la fondation éponyme ». Je ne sais pas si vous connaissez le mot « éponyme » et, de toute façon, je m’en branle à deux mains. Par contre, « indemnité », en bon français, ça veut dire : pas d’impôt. Quéquette au fisc. Walou les taxes. Peau de balle et balai d’crin ! Que tchi ! Nahadim Bebek, zobi ! 32.000 Euros par mois !!! Avec, en sus, quelques menus avantages en nature, (ben oui, un Porsche Cayenne, une BMW 730, et une Mercedes 600 de fonction ; de quels avantages en nature pensiez-vous qu’il bénéficiait d’autre? C’est pas parce que j’ai dit : « en sus » que je vais vous révéler qu’il y faisait des têtes –à-queue avec Bernadette Chirac, dans ses bolides, ne fantasmez pas, bande de dégoûtants ! Et puis, je l’aime pas tellement, le gros Douillet, mais de là à le taxer de zoophilie !!!)
Quant à Mamie, puisqu’on en parle
-38.000 Euros de frais de garde-robe par an, (entre parenthèses, c’est vraiment du caviar aux gorets ! Tout ça pour avoir en permanence la tronche d’un sac!)
-48.000 Euros pour son véhicule associatif. (Ben ouais, elle va pas rouler en twingo, ça lui transformerait la pièce montée qu’elle a sur la caboche en plat de spaghetti !)
-347.000 Euros de frais de déplacement. Un hôtel six étoiles, à déplacer, ça coûte cher en essence.
-285.000 Euros de frais de bouche, (Est-ce que Bush se farcissait 285.000 Euros de frais de Bernie ? C’est la devinette de la semaine.)
-52.000 Euros de frais de téléphone et de timbres, (putain, son portable, il fait au moins machine à laver et boules de Geisha électronique, à ce prix-là !)
-527.000 Euros de frais de personnel ; sans commentaire.
Soit un total de 141.000 Euros par mois ! Douillet, tu te fais entuber ! Crève la dalle ! Erèmiste ! Tapette ! Tu m’fais pas peur, espèce d’avorton ! Quoi ? Viens le dire ici, si t’es un homme ?
Oui, quand je suis très énervé, j’ai un petit côté Dom Quijote, mais je laisse leur chance aux passants… Qu’est-ce que ça vient foutre là, ça ? Ah, oui, c’est le contrepet de la semaine… Dom Quijote, chance aux passants… Hélène ? Elle ne répond pas…
Si, vous aussi, en tant qu’enseignants ou parents, vous êtes très énervés par le fait que la charité publique, destinée en fait à engraisser quelques affreux, cette charité émétophore vérole, (du verbe véroler), le service public d’éducation, en torpillant du même coup le service public de santé, retrouvons-nous ! Profitez de l’avantage que procure la couleur des pièces ! Urinez dans les seaux!! Soulagez du même coup vos nerfs, votre conscience et votre vessie ! Ca se verra pas, mais ça se sentira ! Montons l’opération pisse jaune ! Et, pour finir de vous vider, venez vomir votre mépris pour tous ces racketteurs le 19 mars prochain, jour de mobilisation pour tous les services publics !
Réflexion faite, je préfère le chanter, mon mépris : (mélodie de « la chenille »).
Allez, il n’est pas trop tard Pour dégager tous ces tocards, Y’en a, du blé, à la louche, On veut aussi des frais de bouche,
Même si tu sais pas quoi faire Pour avoir l’air humanitaire Bernie, file pas ta vérole Aux hôpitaux et aux écoles.

A jeudi prochain.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

Si j'ai bonne mémoire, l'URSS a très vite abandonné "la méthode des complexes laborieux de la vie" et est revenue à une instruction plus classique.
Alors qu'il a fallu 50 ans aux USA pour tenter de revenir en arrière, et qu'à en croire E.D.Hirsch, ce n'est pas gagné.
Et nous et nous et nous? Jusqu'à quand continuera la dégringolade?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2009

Christophe, vous tenez la forme. J'aime franchement ce coup de gueule. Vous confirmez l'idée que la mendicité instituée n'est qu'un vulgaire maquillage pour engraisser quelques affreux parasites. Les chiffres sont d'ailleurs incroyables ! Dire que c'est scandaleux est loin de traduire l'écoeurement ressenti. En tous les cas, je suivrai votre conseil au sujet de l'opération pisse jaune, sinon physiquement, du moins moralement. Et comptez sur moi pour relayer la contre-publicité.

Écrit par : Magister | 16 février 2009

Face à face Lang (l'idole un peu défraîchie des jeunes)/Zemmour. Au sujet du bac, objectivement, c'est Zemmour qui a raison mais n'oubliez pas la profession de Lang !

(les gens qui braillent derrière, ils le font spontanément ou sur commande ?)

Écrit par : Robin | 16 février 2009

" Mesurer la réussite de quelqu'un à son salaire." Ah bon ? Et comment, à quel coût humain ou financier parvenir à un salaire mirobolant ? Et c'est quoi la réussite ? C'est drôle mais dans mon existence j'ai rencontré des gens heureux de vivre qui ne roulaient pas sur l'or mais se débrouillaient assez bien pour vivre décemment et surmonter au mieux les mauvais moments inévitables de l'existence. Souvent ces gens là, ils avaient le sens de l'humour, savaient fredonner ou siffloter, dire bonjour avec un sourire spontané. Bon j'en rencontre encore, heureusement, quoique dans ma région prospère, je croise volontiers des personnes qui ont réussi, comme on dit, et qui affichent un air grave et soucieux alors que la récolte a été bonne et que le champagne se vend toujours plutôt bien. Comme tout le monde, ces gens là ont des problèmes de santé, des enfants à établir, des ascendants à accompagner et le souci du paraître par rapport au voisin. Je ne parle pas des vendangeurs qui coûtent cher, remarque entendue chez le coiffeur...
C'est quoi la réussite, sinon être bien dans son corps et dans sa tête avant tout, et d'avoir envie de rire et de chanter, de se battre aussi, simplement pour exprimer le désir de la vivre ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 février 2009

CS : Oh que c'est vilain de colporter de fausses rumeurs.

Tapez les mots suivant sur glouglou : opération pièces jaunes Douillet.

Personnellement, toutes les formes de caritatisme me gonflent.

Vous auriez pu, en passant, faire un petit couplet sur les innombrables heures perdues à l'école primaire et ailleurs à faire du misérabilisme caritativo-larmoyant.

Dommage(s) !

Écrit par : dugong | 16 février 2009

suivants

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Dites CS, là dessus, vous pourriez nous faire un beau papier où votre fougue éditoriale trouverait un splendide déploiement :

http://www.iufm.education.fr/connaitre-iufm/actualites_institut/documents/CV_Marguerite_ALTET.pdf

Chiche !

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Je me disais aussi qu'il y avait quelque chose qui clochait ! ;O)) : smiley !

Ecrit par : robin qui en marre de la bêtise ambiante | 16 février 2009
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Faire un exposé scientifique en français irréprochable est un tour de force !
Les lettrés, eux, n'ont pas ce souci ! (Ils font des exposés sur des sujets littéraires. C'est leur domaine. Ils n'ont pas autant de mérite à s'exprimer en excellent français qu'un scientifique qui y parvient. Il y en a assez peu actuellement. Un exemple : les éminents professeurs de médecine, peut-être même l'aimable Axel Kahn - mais je n'en suis pas sûr , en ce qui le concerne - ont la fâcheuse manie de dire "diagnostiquer PRÉCOCÉMENT". C'est incorrect : l'adverbe s'écrit "précocement" et le e non accentué est caduc, sauf dans le midi de la France où l'on prononce tous les e muets. N'est-ce pas, Jean-Paul ?) :-)

Écrit par : Francis Penin | 16 février 2009

Une pétition vient juste d’être lancée pour demander la démission de Xavier Darcos :

http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43

Écrit par : BA | 16 février 2009

C'est quoi la réussite, sinon être bien dans son corps et dans sa tête avant tout, et d'avoir envie de rire et de chanter, de se battre aussi, simplement pour exprimer le désir de la vivre ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 février 2009

Très juste. Il s'agit d'être simplement en accord avec soi-même. Le verbe réussir est issu d'une fusion entre le latin "uscire" et "exire" = littéralement "sortir de nouveau". Sortir d'où ? Du monde extérieur dans lequel on se projette pour renaître mais cette fois-ci à soi-même. Réussir c'est donc accorder l'être et le paraître. Vous comprendrez qu'à ce titre, certains n'ont pas vraiment intérêt à réaliser cet accord car leur paraître apparaîtrait pour ce qu'il est : un masque. La vie sociale n'est qu'une vaste comédie humaine qui confine même parfois avec le carnaval.

Écrit par : Magister | 16 février 2009

Les palinodies du pouvoir auxquelles nous allons continuer d’assister tant sur la question du statut des enseignants-chercheurs que sur celle de la mastérisation des concours de recrutement sont évidemment navrantes. Mais le ministère n’est pas, dans ces affaires, tout noir. De la Maternelle à l’Université, la faible capacité des titulaires en place à se remettre en question transforme trop facilement en indignation vertueuse de simples réflexes de repliement sur des avantages acquis. Le conservatisme, dans ce qu’il a de plus négatif – sous réserve d’un inventaire plus poussé – n’est pas du côté de la réforme, rejetée si j’ose dire « génériquement », c’est à dire, dans le milieu enseignant, en bloc, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.

C’est cela qu’il faut accepter d’entendre. Ensuite on peut rediscuter du fond. Et redire qu’on voit de tous côtés à l’œuvre l’art de compliquer des choses simples.
De la maternelle à l’université (au niveau bac+5), l’Ensemble des Connaissances relevant de l’État arrêté/Actuel du Savoir doit être atomisé (E.C.E.A.S.) en micro-modules accessibles par emboîtement et/ou accumulation. Une mer d’unités de valeur. Où puiser tout au long des cursus.

A - Mastérisation ….
Dans les deux champs fondamentaux que sont la Maîtrise de la Langue Française et la Culture Générale, un ensemble d’unités de valeurs doit être défini, dont l’acquisition-validation à Bac+3 vaille licence M.L.F./C.G. et permette d’être candidat à un concours unique de recrutement qui, réussi, confère le statut de fonctionnaire et dont la finalité, au-delà, soit double :
- à titre principal, engager l’impétrant dans deux années de formation supplémentaires préparant à son entrée sur concours dans le corps enseignant…..
- à titre secondaire, soit en raison de son échec au concours terminal (à Bac+5) de recrutement, soit en raison de son souhait de reconversion au bout d’un an, lui garantir un emploi dans la fonction publique.

Les deux années de formation supplémentaire évoquées correspondent :
La première à une prise de contact approfondie avec la fonction enseignante (mi-temps en « doublette » et à responsabilité réellement partagée avec un titulaire en place), et à l’acquisition, dans le champ souhaité d’exercice de la fonction (polyvalence ou enseignement mono-disciplinaire) d’un ensemble d’unités de valeurs que validera globalement un Master1.
La possibilité est offerte de quitter le cursus à ce niveau (Bac+4) en raison d’une « incompatibilité d’humeur » avec les exigences pédagogiques découvertes lors du mi-temps de contact avec la fonction enseignante.
La seconde année est une année de préparation universitaire axée sur l’acquisition d’un Master2 dans le champ d’exercice retenu (polyvalence ou mono-disciplinarité) et sur la préparation du concours de recrutement final correspondant.
L’échec au concours renvoie sur un autre emploi de la fonction publique.

Je n’insiste pas sur l’entrée en fonction définitive, au-delà, qu’il n’est pas possible de maintenir dans l’isolement des pratiques actuelles et dont le succès exige que soit redéfinie l’autonomie des établissements et installés des fonctionnements en équipe prenant entre autres en charge l’encadrement-soutien des débuts de carrière.

B – Enseignants-Chercheurs …
Le travail des universitaires enseignants-chercheurs est à l’évidence d’enseigner l’état actuel des connaissances (ci-dessus ECEAS) et d’en affiner la maîtrise et élargir le champ (Recherche). La dimension « enseignement » devrait correspondre à un service imposé systématique de douze heures hebdomadaires. Les activités de recherche doivent s’adosser à des thèmes précis définis en amont (dossiers) avec estimation de durée et calendrier de bilans d’étapes. Elles doivent être contractuelles. C’est une fantaisie que d’affirmer la nécessité d’un horizon sans contrainte pour permettre à l’inventivité de se déployer. La rémunération de l’enseignant-chercheur en tant que fonctionnaire comme son déroulement de carrière sont à installer sur la base de son seul service d’enseignement. Les activités de recherche sont à financer par des bourses (d’état ou relevant de la commande d’organismes privés) et constituent la part mobile (et indépendante du salaire) de sa rémunération.

…………..

Je ne comprends pas que cette grille simple ne parvienne pas à émerger et à servir de cadre au règlement des questions soulevées.
L’enseignement doit d’abord s’appuyer sur la maîtrise de la langue et la culture générale, quoi qu’on prétende transmettre. Un pré-recrutement sur concours adossé à une licence MLF/CG (cf. ci-dessus) me semble donc indispensable.
La recherche n’est pas une abbaye de Thélème pour privilégiés. C’est une activité orientée vers le progrès de tous à partir des capacités de quelques-uns. Elle peut s’appuyer sur des propositions isolées, elle ne peut pas négliger les attentes collectives. Et elle est « à thèmes ». On ne cherche pas à vie tout et n’importe quoi.

Il y a par trop, dans les difficultés du moment, dilution des exigences premières de l’intérêt général au bénéfice des frilosités installées et du confort des échecs acceptés.

Écrit par : Sejan | 16 février 2009

http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=64607

Écrit par : précisions | 16 février 2009

Je suis entièrement d'accord avec ce qu'écrit dugong ci-dessus.
Pour aller plus vite:
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=64607
Cordialement

Écrit par : Robert | 16 février 2009

Je ne sais pas trop qui est ce Sejan qui a de si bonnes idées et se croit tenu de les diffuser amplement. Je lui suggère de venir les exposer lors de la prochaine Coordination à Nanterre. Avec un peu de chance, il en sortira vivant.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 février 2009

Je ne sais pas trop qui est ce Sejan qui a de si bonnes idées et se croit tenu de les diffuser amplement. Je lui suggère de venir les exposer lors de la prochaine Coordination à Nanterre. Avec un peu de chance, il en sortira vivant.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 février 2009

LOL !

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Je ne sais pas trop qui est ce Sejan qui a de si bonnes idées et se croit tenu de les diffuser amplement. Je lui suggère de venir les exposer lors de la prochaine Coordination à Nanterre. Avec un peu de chance, il en sortira vivant.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 février 2009

S'il vient avec ses Prétoriens, ça risque de faire mal...

Écrit par : Françoise Guichard | 16 février 2009

- à titre secondaire, soit en raison de son échec au concours terminal (à Bac+5) de recrutement, soit en raison de son souhait de reconversion au bout d’un an, lui garantir un emploi dans la fonction publique.
*******
L’échec au concours renvoie sur un autre emploi de la fonction publique.

Ecrit par : Sejan | 16 février 2009

Vous avez raison, la fonction publique manque cruellement de bras !!

Écrit par : yann | 16 février 2009

Dobolino, vous êtes sûre que la culture scientifique d'un bachelier lambda est suffisante ? Vous m'affirmez qu'ils savent tous ce qu'est une force centrifuge, quel est l'intérêt des lombrics pour un sol, quelle est la différence entre un poids et une masse, et calculer la somme des nombres entiers de 1 à 50 sans poser les nombres un par un ?


Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009


Jeremy, vous me faites dire ce que je n'ai pas dit !
J'ai dit qu'un élève studieux dotés de professeurs respectant les programmes et les enseignant en totalité maîtrise toutes ces notions et la plupart à l'issue de la troisième, si on exclut la différence entre poids et masse qui n'est pas une notion si simple.
Il se trouve que les programmes ne sont pas respectés d'une part et que le brevet et le bac sont donnés à trop vil prix.
La force centripète, ou la force centrifuge, si vous préférez (une histoire qui vaut la querelle des Anciens et des Modernes ! ) est au programme de seconde générale .

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

La force centripète, ou la force centrifuge, si vous préférez (une histoire qui vaut la querelle des Anciens et des Modernes ! ) est au programme de seconde générale .
Ecrit par : dobolino | 16 février 2009

Sauf que ça n'existe pas ... donc ça n'est pas au programme !
Pour que la notion de "force" ait du sens il faut obligatoirement que deux "objets" interagissent (afin que le principe d'action réciproque puisse s'exercer).

Ce que vous nommez (à grand tord théorique) force centrifuge n'existe pas puisque je ne connais pas de Monsieur Centrifuge qui exercerait cette force !

Par contre il existe une accélération normale lors d'un mouvement autre qu'une translation. Elle est de direction perpendiculaire à la tangente à la trajectoire de sens dirigé vers l'intérieur et de norme v²/R (ou ce qui revient au même oméga².R) .
Cette accélération est la conséquence de la dérivée du vecteur vitesse. Lorsqu'on dérive un vecteur une composante de la dérivée exprime la variation de norme (accélération tangentielle) et l'autre la variation de direction (accélération normale)

On a le principe de la dynamique :
somme des forces = masse x accélération

De ce fait en voiture dans un tournant vous recevez une force de la part de la portière.
Bien obligé parce que sinon vous resteriez en ligne droite (ce qui avouez-le serait rapidement très inconfortable).
C'est cette force qui lutte contre l'inertie et vous permet de suivre une trajectoire autre que rectiligne.

Un autre effet de la loi de modération qui est un des principes de base de l'univers :
- Toute cause produit un effet tendant à limiter la cause
- autrement dit : si on fait chier le monde, il résiste

Application de cette loi pas exemple en chimie des équilibres, en électromagnétisme, en thermodynamique etc.

Écrit par : Zorglub | 16 février 2009

Avec un peu de chance, il en sortira vivant.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 février 2009

LOL !

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

"- Caporal Sejean, dans une heure, vous sautez sur Nanterre !
- Bien mon capitaine !
- Sejean, vous êtes un brave !
- Je vais chercher mon parachute, mon capitaine !
- Inutile, avec la chance que vous avez !"
;O))

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Mais oui, Christophe, vous enseignez une matière qui sert à quelquechose et je signale en passant à Dobolino que les répétitions de notre chorale débutent toujours par des exercices de décontraction, maintien, respiration par en bas pour ouvrir les côtes flottantes et tout ça. Il faut connaître son corps, le respecter et en accepter les limites. Qu'est-ce qu'on est bien ! On est avec avec les copains et les copines pour construire quelquechose de beau et sans tricher en plus. Je veux dire qu'il n'y a pas de sono pour bluffer et vous percer les tympans. Simplement, si nous donnons un concert dans une salle que nous ne connaissons pas, nous devons nous adapter à son acoustique. Si nous chantons avec orchestre et solistes nous devons nous adapter aussi. C'est tout un travail qui exige un effort régulier et soutenu mais le bonheur de la difficulté surmontée pour parvenir à un résultat vaut son pesant d'or même si nos 4 cd hors commerce ne nous rapportent pas d'argent. A chacun son grain de folie. pour se faire du bien sans plumer les autres.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 février 2009

"- Toute cause produit un effet tendant à limiter la cause
- autrement dit : si on fait chier le monde, il résiste"

Ecrit par : Zorglub | 16 février 2009

Et, comme disent banquiers et traders en un choeur d'une qualité qu'Hélène Charpentier ne désavouerait sûrement pas: "rien ne se perd, rien ne se crée; tout se transforme"!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

"Mais oui, Christophe, vous enseignez une matière qui sert à quelque chose"

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 février 2009

Merci, Hélène! Je le savais! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

"- Caporal Sejean, dans une heure, vous sautez sur Nanterre !
- Bien mon capitaine !
- Sejean, vous êtes un brave !
- Je vais chercher mon parachute, mon capitaine !
- Inutile, avec la chance que vous avez !"
;O))

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

Excellent, Robin, j'ai bien rigolé !
Vous ne voulez pas écrire les paroles du prochain James Bond ?

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

A la manière de Boris Vian, en homamge à Serge Reggiani :


C'était un forfait parfait,
Un vrai forfait bien fait,
Débuté sous Allègre.
L’Ecole était fatiguée,
Et Sarko l'a butée
Pour achever les restes.
C'est Darcos qui était chargé
De se débarrasser
De son cadavre moche
Mais Darcos a rappliqué
En murmurant: "Ça cloche!
Je n’sais pas où elle est passée."

" Darcos , où t'as mis l’Ecole?", qu'on s'est écrié en chœur.
"Ben je sais plus où je l'ai foutue, messieurs."
"Darcos, réfléchis non de d’là! Ça a une certaine importance."
"Ce que je sais, c'est qu'elle est morte, ça messieurs je vous le garantis,
Mais bon sang c'est trop fort je me rappelle plus où ce que je l'ai mise!"

Mais les profs bien malmenés
Avant d'être liquidés
Avaient pris le mégaphone,
Et nous voilà dans la brousse,
Manifestants aux trousses.
On la trouvait moins bonne.
On a loupé un tournant
Et on se retrouve en plan
Au milieu d'une vitrine.
Tous les profs s'amènent en tas
Et puis ils nous cuisinent
Dans la petite pièce du bas.

" Darcos, où t'as mis l’Ecole?" s'écriaient les chercheurs.
"Ben je sais pus où je l'ai foutue, messieurs."
"Darcos, réfléchis, non de delà! Ça une certaine importance."
"Ce que je sais, c'est qu'elle est morte, ça messieurs je vous le garantis,
Mais bon sang c'est trop fort je me rappelle plus où ce que je l'ai mise!"

On a défilé longtemps.
C'est plus que suffisant
Pour maintenir la forme.
On ne pouvait pas s'empêcher
De toujours exiger
La fin de la réforme
Comme il s’aigrissait beaucoup
On en remettait un coup ,
espérant qu'il s'étiole.
Mais en nous-mêmes on pensait:
Darcos se paie notre fiole.
Il nous fait tous marcher.

" Darcos, où t'as mis l’Ecole ?", que tous les jours on lui demandait.
Darcos, il a démissionné et on sait toujours pas où l’Ecole est passée!

Personne ne se rappelait plus
Ce qu'il avait foutu
de l’Ecole publique
et les universitaires
Opposés aux masters
Préparaient la réplique.
On a fait venir un devin
Qui lisait dans les mains
et même dans les oreilles
mais comme tout ça ne donnait rien
Un beau soir on essaie
le spiritisme ancien.

Ça tourne les enfants ça tourne:
"Darcos, es-tu là?"
"Oui messieurs."
"Darcos, où t'as mis l’Ecole?"
"Mais y’a plus d’Ecole, messieurs."
"Darcos , as-tu du cœur?"
"Belote, messieurs , rebelote et dix de der."
"Ah..."
Et on a enfin compris que ce fichu Darcos était à Périgueux

Écrit par : Françoise Guichard | 16 février 2009

Dobolino a écrit : "La force centripète, ou la force centrifuge, si vous préférez (une histoire qui vaut la querelle des Anciens et des Modernes ! ) est au programme de seconde générale ."

Je prends la suite de Zorglub pour compléter. Comme tout ce qui demande un peu plus de maths que les quatre opérations et la proportionnalité la plus vile, la rotation est quasi évacuée des programmes de lycée en 2nde, 1ère S et TS.

Ne sont plus aux programmes de ces classes depuis longtemps :

- la notion de moment d'une force pour la description d'un objet en rotation (ou en équilibre de rotation)

- l'étude d'un mouvement dans un référentiel "accéléré"

La rotation en TS est réduite au mouvement circulaire uniforme pour laquelle on balance la valeur de l'accélération *.

Même l'exponentielle est introduite en TS par une équation différentielle linéaire (y'=y) où on fait semblant de la construire par une méthode d'intégration numérique dans laquelle on additionne et on multiplie...

* je fais quand même la démonstration en TS (spécialité maths !!) mais il n'y a pas le tiers des élèves qui fait l'effort de chercher à comprendre.

Écrit par : dugong | 16 février 2009

La force centripète, ou la force centrifuge, si vous préférez (une histoire qui vaut la querelle des Anciens et des Modernes ! ) est au programme de seconde générale .
Ecrit par : dobolino | 16 février 2009

Sauf que ça n'existe pas ... donc ça n'est pas au programme !
Pour que la notion de "force" ait du sens il faut obligatoirement que deux "objets" interagissent (afin que le principe d'action réciproque puisse s'exercer).


Ecrit par : Zorglub | 16 février 2009

CQFD !!!!!
C'est même pire que la querelle des Anciens et des Modernes !

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

Ceci dit, ces névroses sur forces centripètes ou centrifuges, avec toutes les obédiences possibles, ça vaut le fait de repousser l'enseignement de l'analyse logique ou grammaticale en Master parce que ce qu'on enseignera à des gosses de CM1 sera obligatoirement faux. Même les physiciens ne veulent plus qu'on enseigne du simple, forcément un peu faux, vers le complexe. Il leur faut tout d'entrée de jeu, ce qui oblige à aborder de plus en plus tard les notions les plus simples et à les complexifier à outrance.

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

Vous avez lu le problème d'Anne-Marie, hier, sur les deux champs de haricots ? Il est amusant mais il est faux. Tous les plans de haricots n'ont pas le même rendement et tous les paysans non plus. On ne peut donc affirmer qu'un champ deux fois plus petit sera ramassé deux fois plus vite ! C'est mensonger donc il ne faut pas poser ce problème à un enfant !

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

On finit par ne plus rien enseigner à force de craindre d'enduire les élèves d'erreurs et de mensonges.
Le simple est toujours faux, à moins de se cantonner à 2+2 et encore.

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

Dobolino a écrit : "Même les physiciens ne veulent plus qu'on enseigne du simple, forcément un peu faux, vers le complexe. Il leur faut tout d'entrée de jeu, ce qui oblige à aborder de plus en plus tard les notions les plus simples et à les complexifier à outrance."

Je ne crois pas que ce soit le problème actuellement dans l'enseignement de la physique. Ou alors, il faut m'expliquer (certaines choses m'auraient échappé ?)

Je crois bien plutôt que plus grand monde ne veut essayer de comprendre une des spécificités de la physique : son concret est compliqué et on l'aborde généralement après et avec de l'abstrait simple.

C'est assez hermétique pour les meutes connifiées par TF1/M6/NRJ/skyrock etc.

"Expliquer du visible compliqué avec de l'invisible simple" disait déjà Jean Perrin...

Écrit par : dugong | 16 février 2009

En physique, le simple est rarement faux. En revanche, il est presque toujours abstrait...

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Et puis, il y a la force du raisonnement expérimental :

http://www.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw

Je ne m'en lasse pas.

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Zorglub et Dugong ne pourront m'empêcher d'user au quotidien de ma centrifugeuse. Je centrifuge le sang hépariné et j'obtiens trois couches, du centre vers l'extérieur: globules rouges, globules blancs, plasma. S'il me faut du serum et non du plasma, je prélève sur tube sec et je laisse décanter et coaguler à la verticale.
En terminale, j'ai tout fait comme il dit, le Dugong, les moments des forces, le mouvement rotatif avec accélération et tout bien comem il faut. L'année suivante, j'ai fait quatorze heures de physique-chimie par semaine.
Tout ça, je le savais mais j'ai un peu oublié ...
Forcément, si j'avais le loisir et le goût, je retrouverais facilement toutes ces notions enfouies au fond de ma Corne d'Ammon !

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

Je crois bien plutôt que plus grand monde ne veut essayer de comprendre une des spécificités de la physique : son concret est compliqué et on l'aborde généralement après et avec de l'abstrait simple.

C'est assez hermétique pour les meutes connifiées par TF1/M6/NRJ/skyrock etc.

"Expliquer du visible compliqué avec de l'invisible simple" disait déjà Jean Perrin...

Ecrit par : dugong | 16 février 2009
Ça, Dugong, vous êtes cent fois mieux placé que moi pour l'analyser mais ce dont je me souviens très bien, c'est ce message récurrent de mes professeurs de maths et de physique au Lycéee : "Je vous enseigne ceci cette année mais vous verrez l'an prochain que c'est faux ".
J'ai quand même bien l'impression que notre système actuel d'instruction est du genre "trop d'ambition tue l'ambition ".
Si l'on ne veut enseigner que des notions justes, on enseigne plus rien et on a un niveau d'ambition démesurée et non efficient.
Je me souviens, quand j'étais véto débutante, avoir aidé une Première C ou D (? ) en physique (donc 6 ans d'écart scolaire ) : il leur fallait utiliser les dérivés en physique alors que le cours de maths ne leur avait pas encore permis de les maîtriser. C'éait plus juste, certes, mais les élèves ne pouvaient qu'apprendre par cœur et redébiter les modèles de problèmes.

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

"Vous avez lu le problème d'Anne-Marie, hier, sur les deux champs de haricots ? Il est amusant mais il est faux. Tous les plans de haricots n'ont pas le même rendement et tous les paysans non plus. On ne peut donc affirmer qu'un champ deux fois plus petit sera ramassé deux fois plus vite ! C'est mensonger donc il ne faut pas poser ce problème à un enfant !"

Ecrit par : dobolino | 16 février 2009

Anne-Marie ferait donc du pédagogisme???????

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

"On ne peut donc affirmer qu'un champ deux fois plus petit sera ramassé deux fois plus vite "

Ca c'est bien vrai ! Un autre exemple : un quidam qui gagne deux fois moins qu'un autre ne paiera pas deux fois moins d'impöt. En revanche, il sera tondu beaucoup plus que deux fois plus vite que l'autre.

Écrit par : dugong | 16 février 2009

"Je vous enseigne ceci cette année mais vous verrez l'an prochain que c'est faux "

Je ne sais pas à propos de quoi ils disaient cela mais je n'ai jamais le sentiment, au lycée, d'enseigner des choses fausses.

Limitées sûrement, imprécises sans doute.

Mais, en se donnant un peu de mal et avec des élèves qui veulent vraiment comprendre, on peut faire passer l'idée :

- qu'utiliser un marteau pilon pour enfoncer un clou est rarement rationnel (exemple faire un modèle quantique et relativiste pour expliquer la centrifugation du sang).

- que vouloir mesurer la largeur d'une planche qu'on veut scier au micromètre près est une entreprise assez peu intéressante.

Je suis bien d'accord qu'on peut utilement d'abord faire observer ce qui se passe quand on centrifuge quelques liquides. Comprendre pourquoi le sang se sépare en trois couches quand on le centrifuge n'est pas à la portée du premier venu.

Ce n'est pas "l'explication" suivante qui aidera à trouver la réponse :

http://www.ac-creteil.fr/biotechnologies/doc_hematology-centrifugation.htm

par contre,

Écrit par : dugong | 16 février 2009

il n'y a pas de "par contre"...

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Phedresse, tragédie

http://www.fabula.org/actualites/article29035.php

Écrit par : Françoise Guichard | 16 février 2009

Agrégé de mécanique, ayant enseigné la mécanique pendant quarante ans de la seconde à l'agrégation, je peux vous affimer que les notions de rotation, d'accélération centripéte (et non force centrifuge par abus de langage), ainsi que le moment d'une force en un point, et même la notion de torseur sont au programme des classes de première S option Si....

Écrit par : piot bernard | 16 février 2009

Il fut un temps où un élève de terminale C savait expliquer pourquoi les récipients en centrigugeuse de l'animation précédente se place dans une position "oblique".

Ils doivent attendre maintenant de faire des études supérieures scientifiques pour le savoir (?). L'étudie-t-il même en études de médecine ?

Que font-ils à la place en terminale ? Par exemple l'étude de la chute verticale d'un objet soumis à son poids, à la poussée d'archimède et à une force de frottement visqueux *.

Font-ils pour autant le lien avec de l'argile qui sédimente si on ne leur dit pas ?

* "c'est plus proche du réel, coco" !

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Si ! Il y a un par contre !!!
A vingt ans, je savais pleins de trucs-bidules sur la centrifugation et tout et tout !
Maintenant, c'est loin, très loin, tellement loin que je serais bien en peine de l'expliquer.
Maintenant, je sais tout un tas de choses que j'ignorais absolument à vingt ans mais je ne considère pas comme totalement étrangers à mon savoir et ma maîtrise actuels tout ce que l'école m'a donné avant mes 20 ans, même Frédéric de Prusse et Marie-Thérèse d'Autriche en quatrième. Tout a été réutilisé, à bon ou mauvais escient.

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

"... sont au programme des classes de première S option Si..."

évidemment avec des SI ...

Écrit par : dugong | 16 février 2009

"mais je ne considère pas comme totalement étrangers à mon savoir et ma maîtrise actuels tout ce que l'école m'a donné avant mes 20 ans"

Absolument et définitivement d'accord avec vous.

Écrit par : dugong | 16 février 2009

Si je vous cite Marie-Thérèse et frédéric, ce n'est pas pour rien ! Mon plus grand traumatisme de parent d'élève fut de constater que mes enfants n'avaient pas, comme moi à leur âge, droit à étudier en histoire, même brièvement, la naissance des autres grandes puissances européennes et se limitait à la France.
Désolée, mais au Collège, j'ai eu un cours sur Pierre le Grand et Catherine II !
Ça m'a peut-être marquée parce que je faisais russe en LV1 (pas André Pousse !) mais je n'ai jamais fait d'Anglais et me souviens fort bien que mon Mallet-Issac de quatrième présentait Henri VIII et Elisabeth I° et expliquait des trucs sur le pourquoi du comment des Anglicans.

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

"mais je ne considère pas comme totalement étrangers à mon savoir et ma maîtrise actuels tout ce que l'école m'a donné avant mes 20 ans"

Absolument et définitivement d'accord avec vous.

Ecrit par : dugong | 16 février 2009

Ah !!!
J'aime bien comme ça !

Sérieusement, j'aurais peut-être un peu de mal à récupérer les intégrales doubles, mais, en ayant un cerveau disponible, il ne me faudrait guère de temps pour le moment d'une force.
J'aurais probablement plus de travail pour le règne d'Elisabeth I° d'Angleterre !!!

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

Par rapport à mes enfants, j'ai déjà l'avantage ! Je sais qu'il y a un type, un Anglais, qui s'appelait Henri VIII qui a proprement jeté le pape, sans trop d'états d'âme, et qu'il avait un fils et deux filles qui ont successivement régné. Niveau quatrième 1972 ...

Écrit par : dobolino | 16 février 2009

Et qui a tué ses cinq premières femmes, si ma mémoire est bonne?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

Dugong, pour en revenir à votre proposition de tout à l'heure, comment voulez-vous que je fasse un texte drôle sur les sciences de l'éduc? Sauf à les lire dans le texte, et c'est de la triche! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

Excellent, Robin, j'ai bien rigolé !
Vous ne voulez pas écrire les paroles du prochain James Bond ?

Ecrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Je veux bien, mais cette fois-ci je me vends....Et cher !

J'ai déjà le personnage du "méchant" : un étudiant en sociologie de Nanterre Paris X, barbu aux yeux torves, farouche opposant à la réforme Darcos/Pecresse et du "gentil" : un caporal chef dans les para, porteur d'une soluce de rechange. ;O))

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Et qui a tué ses cinq premières femmes, si ma mémoire est bonne?
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

Henri VIII n'est pas tout à fait Barbe-Bleue !
Officiellement il en a fait exécuter deux sur six (Anne Boleyn, la 2e et Catherine Howard, la 5e).

Écrit par : lucile | 16 février 2009

Maintenant, je sais tout un tas de choses que j'ignorais absolument à vingt ans mais je ne considère pas comme totalement étrangers à mon savoir et ma maîtrise actuels tout ce que l'école m'a donné avant mes 20 ans, même Frédéric de Prusse et Marie-Thérèse d'Autriche en quatrième. Tout a été réutilisé, à bon ou mauvais escient.

Ecrit par : dobolino | 16 février 2009

Frédéric II, roi de Prusse, "despote éclaré" et ami de Voltaire, est un personnage clé du destin de l'Allemagne et de l'Europe.

Il est malheureusement à peu près inconnu de la plupart des Français. Thomas Mann a écrit sur lui un magnifique essai ("Frédéric de Prusse et la grande coalition", si je me souviens bien)

Écrit par : Robin | 16 février 2009

J'ai déjà le personnage du "méchant" : un étudiant en sociologie de Nanterre Paris X, barbu aux yeux torves, farouche opposant à la réforme Darcos/Pecresse et du "gentil" : un caporal chef dans les para, porteur d'une soluce de rechange. ;O))

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

J'espère bien qu'on lui fera la peau, à ce méchant qui a même pas un nom bien français je parie !

Et qui dans le rôle de la belle espionne qui vient du froid, hmmmm ?

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Dugong, pour en revenir à votre proposition de tout à l'heure, comment voulez-vous que je fasse un texte drôle sur les sciences de l'éduc? Sauf à les lire dans le texte, et c'est de la triche! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2009

Si, si, Christophe, pour vous aider, il existe une machine brévetée MEN, et que le monde entier nous envie !

Suivez ce lien :

http://heather.leather.neuf.fr/GDVNPD.htm

Attention à la somnolence en cas d'utilisation prolongée !

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Tenez, un petit jeu.
Laquelle de ces deux phrases est de Philippe Meirieu ?


Texte n°1
La mise en projet est à envisager comme un point de convergence didactico-sémantique en amont du projet de mise en autonomie des apprenants tandis que la mise en activité raisonnée doit se concevoir comme un carrefour transdiscplinaire indissociable du décloisonnement des savoirs.

Texte n°2
Se centrer sur la formation sur l'apprentissage ne signifie nullement ajouter aux enseignements traditionnels concernant les contenus à transmettre, une information en matière de psychologie cognitive ou de psychopédagogie, mais impose, plus profondément, d'introduire dans l'ensemble des cours dispensés à de futurs enseignants une réflexion métacognitive.

Alors, hein ?

Qui va être l'heureux-se gagnant-e ?

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Et qui dans le rôle de la belle espionne qui vient du froid, hmmmm ?

Ecrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Je ne sais pas encore, mais je dois caser Carla Bruni et lui confier la musique du film.

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Alors, hein ?

Qui va être l'heureux-se gagnant-e ?

Ecrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Chevreuil, sauf votre respect, je trouve que vous poussez le bouchon un peu loin...Ou alors la réalité dépasse l'affliction.

Écrit par : Robin | 16 février 2009

...Le bouchon lyonnais, évidemment.

Écrit par : Robin | 16 février 2009

...Le bouchon lyonnais, évidemment.

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

Robin, n'essayez pas de m'amadouer en faisant des références gastronomiques.

Meirieu, c'est texte affligeant n°1 ou texte affligeant n°2 ?

Répondez ou je fais copier 3 fois "Entre les Murs" !

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Meirieu a vraiment écrit l'un de ces textes ?

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Au hasard : le 2

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Vous avez des arguments imparables !

3 fois entre les murs ? SADIQUE !!!!!!!!! ;O))

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Même une demi page, c'est pô humain !

Écrit par : Robin | 16 février 2009

Au hasard : le 2

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

Réponse exacte !!! (applaudissements)
Il s'agit d'un extrait de "Enseigner, scénario pour un métier nouveau" Philippe Meirieu ESF éditeur, 1990. (chapitre "Quelle formation pour quels enseignants ?"p 103 )

Le premier est produit par le GDVNPD (Générateur de Vérités NéoPédagogiques Définitives ( voir plus haut)

Vous gagnez une semaine de formation à Lyon, dans le bouchon de votre choix !

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Meirieu a vraiment écrit l'un de ces textes ?

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

Mon cher Robin, il est peut-être temps d'arrêter de lire La Princesse de Clèves et autres romans de gare, et de se mettre une fois pour toutes à la vraie Littérature !

Écrit par : Chevreuil | 16 février 2009

il n'y a pas de "par contre"...

Ecrit par : dugong | 16 février 2009

En effet, Il n'y a que des "en revanche".

Écrit par : Manu | 17 février 2009

J'arrive à l'instant — 0h50.
Je crois que je vais repartir : il ne s'est écrit que des choses stimulantes sur ce blog pendant mes quatre jours d'absence.
Dugong excellent, Boumediene et l'appareil…
Pendariès, j'ai bien noté pour le 26… Je ne vous promets rien, mais je ferai de mon mieux.

Quant qui voudrait me joindre, Corse ou non :
jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
JPB, crevé, qui va se coucher.

Écrit par : brighelli | 17 février 2009

Un article dont je ne signerais pas tout, mais pas mal :
http://www.ufal.info/media_flash/2,article,522,,,,,_L-ecole-du-sinistre.htm
JPB

Écrit par : brighelli | 17 février 2009

Procès du khmer rouge Douch. Un de ses avocats décrit son "état d'esprit" : "il était à la fois acteur et victime du système", il est prêt à "collaborer".

On en sait de plus en plus sur la technique de défense qu'utiliseront les pédagols (dans 30 ans ?).

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Chevreuil très rigolo... Un peu de mauvaise foi, mais très drôle, en effet!
Dugong, un peu lourdingue, cette fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

Au hasard : le 2

Ecrit par : Robin | 16 février 2009

Réponse exacte !!! (applaudissements)
Il s'agit d'un extrait de "Enseigner, scénario pour un métier nouveau" Philippe Meirieu ESF éditeur, 1990. (chapitre "Quelle formation pour quels enseignants ?"p 103 )

Le premier est produit par le GDVNPD (Générateur de Vérités NéoPédagogiques Définitives ( voir plus haut)

Vous gagnez une semaine de formation à Lyon, dans le bouchon de votre choix !

Ecrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Ma maman vous expliquerait que vous vous couchez beaucoup trop tard ! Moi aussi, j'aurais pu trouver... par élimination.
C'est trop injuste de mettre les jeux à des heures où il n'y a plus que deux personnes devant leurs écrans.
Remarquez, Lyon, bof... Et le bouchon lyonnais, à l'heure du petit déjeuner, re-bof.

Écrit par : catmano | 17 février 2009

Riposte Laïque :

A propos d’al Andalous
mardi 17 février 2009, par Alain Rubin



Ce matin j’ai, comme chaque dimanche, suivi l’émission Islam. Deux universitaires françaises y traitaient de cette période « unique » qui devrait être un « référentiel » pour le monde qui vient. Nos deux universitaires nous ont débité, pendant presque quarante minutes, les truismes habituels, la ritournelle « d’Al Andalous » et la cohabitation exemplaires des « trois religions du livre ».

Ce qui m’intrigue chaque fois, c’est que l’on nous parle toujours des trois religions qui vivaient côte à côte, mais jamais du statut de chacun des trois peuples, des leurs devoirs et droits respectifs, de leur égalité ou de leur inégalité. Trois peuples vécurent côte à côte et s’affrontèrent militairement jusqu’en 1492. Je veux parler des Espagnols descendants des celtes et des Ibères, romanisés puis conquis par les tribus germaniques, les Vandales d’abord qui ont donné leur nom à une partie de la péninsule*, puis les Wisigoth, avant de l’être par les Berbères islamisés de Tarik, des Juifs hispaniques, les Séfarades descendants des Hébreux associés aux phéniciens, venus plusieurs siècles avant l’ère chrétienne pour fonder des comptoirs tout autour de la Méditerranée, et bien sur les conquérants eux-mêmes, berbères islamisés par la guerre de conquête et leurs conquérants et maîtres au plan religieux et politiques, les Arabes.


Je me faisais cette réflexion : une loi voté par l’assemblée du peuple français, qui disait que la conquête et la présence coloniales françaises en Afrique subsaharienne et en Afrique du nord n’avait pas eu que des aspects négatifs, a du être retirée. Elle a été considérée comme un scandale néo-colonialiste, voire comme une « apologie de crime contre l’humanité ».

Par contre, une double conquête militaire, qui a subjugué plusieurs peuples par la force, qui a imposé à une partie d’entre eux les croyances religieuses et les normes juridiques d’un autre peuple venu de loin, les fins fonds de la péninsule arabique, devrait devenir la référence pour le 21ème siècle. Elle aurait, cette double conquête militaire et morale, produit des effets positifs durables. Curieux, non, une conquête et une colonisation peuvent être oppressives et présenter cependant des qualités exemplaires pour les Européens ?

Maimonide a été évoqué par une de nos deux universitaires, sans que l’on nous dise, que ce référentiel pour le 21ème siècle, cet idéal de cohabitation « des trois religions du livre », s’était traduit, pour lui et sa famille et pour plusieurs milliers d’autres Juifs, par la conversion forcée et leur fuite vers des cieux plus cléments.

Si l’on a rappelé les exactions d’Isabelle la catholique, expulsant des centaines de milliers de Juifs, devenus ibériques depuis presque deux millénaires, on s’est bien gardé de se demander pourquoi ces derniers choisirent, en fin de compte, de favoriser la reconquista dont ils auraient à beaucoup et longtemps souffrir ?

On s’est abstenu, au cours de cette émission comme de précédentes traitant « d’Al Andalous » de nous dire si les différentes populations, pratiquant des religions différentes étaient en tous points égales en droits et en devoir ? On ne nous dit jamais, ce matin comme les fois précédents, si la condition de dhimmi, à la différence des autres terres de la conquête musulmane, était absente des relations entre les trois grands groupes de populations en Al Andalous ?

Je me faisais cette autre réflexion : En fin de compte, une conquête militaire apportant une nouvelle culture à des peuples indigènes, ici aux Celtes-Ibères, à leurs hôtes, les Juifs qui avaient probablement absorbés leurs associés, voisins et cousins phéniciens, peut être un phénomène positif. La preuve, les discours sirupeux ou enthousiastes du colloque de Cordoue et l’émission islam de ce matin.

Par contre, ce qui est étrange, c’est qu’il soit impossible d’observer que la conquête et la présence française en Afrique n’a pas eu que des aspects hautement condamnables. Dire qu’elle a brisé l’esclavage multi séculaire précédant puis accompagnant les débuts de la présence coloniale, c’est un gros mot hautement condamnable.

On en arrive, dans cette émission dominicale comme dans les discours lénifiants du colloque de Cordoue, à passer sous silence les exactions et la politique de conversions forcées des dynasties Almoravides ; cela devient des détails qu’il est impoli de rappeler, quand ce n’est pas devenu du « racisme » de s’en souvenir. Par contre, dire que colonisation française ce n’est pas égal à esclavage africain, que ce serait même plutôt l’inverse, cela devient apologie de crime et d’oppression.

Tout le monde en France, continue jusqu’à ce jour de vanter les lois laïques et particulièrement celle de 1905, même si, certains nous expliquent qu’il faudra bien l’adapter pour donner toute leur place aux enfants musulmans des anciens colonisés…

1905, c’était aussi l’année d’un autre dispositif, appliqué lui aussi au moyen de la force militaire. Il s’agissait, rappelons-le, des décrets liquidant totalement le système esclavagiste en Afrique, au moyen de l’action des officiers français et des soldats Africains des unités de tirailleurs et de méharistes. C’est un fait, aussi objectif que la rotation de la terre ou la dérive des continents.

Bien évidemment, toute une élite politique bien pensante va crier au scandale contre ce simple constat et ce rappel de faits établis. Pensez, dire que la conquête française a éradiqué l’esclavage ! Et aggraver le propos, en observant que : c’est avec la conquête du Maroc, que ses villes cessèrent d’être des opulents marchés ou l’on vendait encore, en 1905, des hommes, des femmes et des enfants arrachés à leurs villages d’Afrique subsaharienne, quelle honte !!!.

Alain Rubin

*Les Vandales étaient une confédération tribale germanique dont des groupes ont envahis et conquis le péninsule ibérique. Ces sont ces germains, à la réputation pillarde et dévastatrice, qui ont donné leur nom, sous une forme déformée, à cette partie du pays ou aurait régné la fantasmagorie d’une prétendue cohabitation harmonieuse des « trois religions du livre ».

http://www.ripostelaique.com/A-propos-d-al-Andalous.html

Écrit par : Kabyle etc... | 17 février 2009

"Dugong, un peu lourdingue, cette fois."

Je partage le terme utilisé par Béal dans son article de "tyrannie molle".

L'effet d'une telle tyrannie est d'engluer plutôt que de clouer. Elle permet l'agitation locale de l'insecte, l'illusion de son libre arbitre, mais pas son transport global.

C'est plus subtil que S21 - je l'accorde à CS - mais pas moins mortifère.

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Quel texte est de Frarckowiak ? Comparons :

1) Face aux menaces lourdes de développement du libéralisme au niveau du système éducatif, il est vital pour l’École de la République de travailler sur des idées, en ne craignant pas l’utopie nécessaire à la mobilisation des intelligences.
2) Face à la nécessité de l’innovation à l’aube du IIIe millénaire, il est vital dans le souci des apprenants, d’élargir l’horizon de tous les partenaires éducatifs à une mise en œuvre se référant à des mutations obligées, s’adaptant à la demande des jeunes et de leurs familles.

Écrit par : CRAP | 17 février 2009

Le1 ?

Écrit par : catmano | 17 février 2009

Tenez, un petit jeu.
Laquelle de ces deux phrases est de Philippe Meirieu ?


Texte n°1
La mise en projet est à envisager comme un point de convergence didactico-sémantique en amont du projet de mise en autonomie des apprenants tandis que la mise en activité raisonnée doit se concevoir comme un carrefour transdiscplinaire indissociable du décloisonnement des savoirs.

Texte n°2
Se centrer sur la formation sur l'apprentissage ne signifie nullement ajouter aux enseignements traditionnels concernant les contenus à transmettre, une information en matière de psychologie cognitive ou de psychopédagogie, mais impose, plus profondément, d'introduire dans l'ensemble des cours dispensés à de futurs enseignants une réflexion métacognitive.

Alors, hein ?

Qui va être l'heureux-se gagnant-e ?

Ecrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Les deux textes sont de la même soupe, immonde, pédante, faussement scientifique, indigeste, trissotinesque, diafoiresque. Dans les deux cas, il s'agit d'un propos déconnecté de toute réalité, dans lequel l'auteur croit penser parce qu'il aligne des chapelets (le mot convient spécialement à Meirieu!) de mots à rallonge . C'est un cliquetis terminologique qui relève de la posture extatique, de l'illumination.

Écrit par : Jean | 17 février 2009

Au petit jeu de la citation ad hoc, je crois bien qu'on pourrait faire passer les pires tyrans pour de grands humanistes mystiques.

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Bravo Catmano !
Vous gagnez un abonnement d'un an à la Rev.Med.Vet, Revue de Médecine Vétérinaire. Un beau début de journée, n'est-il pas ?

Écrit par : CRAP | 17 février 2009

Qui a dit ?


"On ne devrait jamais tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir. Si vous le faites, vous le multiplierez par deux. Mais si vous l'affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié."

"Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre."

Écrit par : X... | 17 février 2009

Qui a dit ?


"On ne devrait jamais tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir. Si vous le faites, vous le multiplierez par deux. Mais si vous l'affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié."

"Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre."

Ecrit par : X... | 17 février 2009

Geert Wilders ? Ou Churchill...

Écrit par : Olivier T | 17 février 2009

Qui a dit ?

"Les mastères à terre, c'est un outil de terrorisme de(s) masse(s) en moins"

"Pécresser, tel est le sort de la fonction publique"

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Un article dont je ne signerais pas tout, mais pas mal :
http://www.ufal.info/media_flash/2,article,522,,,,,_L-ecole-du-sinistre.htm
JPB
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Je suis de l'avis de Bréal.
Bien qu'enfant issu d'un milieu pauvre (mais pas miséreux) et, surtout, inculte, grâce à des instituteurs compétents et dévoués qui ont pris mon destin en main dès 1945, j'ai pu aborder les manuels de Lagarde et Michard en seconde en 1955, grâce, aussi, à un professeur de français très compétent et dévoué qui m'a sorti de l'inculture ambiante de l'époque.
Je veux dire par là que j'ai compris dès l'âge de quinze ans que j'entrais dans la catégorie de la minorité de la population cultivée en sciences et en lettres. Seule une minorité pouvait y parvenir. Était-ce injuste ? Pourquoi la population ne pouvait-elle pas accéder, tout entière, à la culture ?
Grosso modo, parce que cela n'intéressait qu'une minorité de jeunes.
Les choses étaient certes plus faciles pour les enfants issus de milieux matériellement dans l'aisance ou cultivés ou les deux. Mais la culture était-elle refusée aux enfants de milieux défavorisés sur tous les plans ? Non ! Bien sûr, il y fallait de grands sacrifices des familles pauvres, mais c'était possible.
Y a-t-il une injustice dans le fait qu'il y a cinquante ans seule une minorité était très instruite et cultivée ?
La réponse est oui dans le cas d'enfants capables de faire des études secondaires (et plus, si capacités) et dont les parents refusaient qu'ils fissent ces études, soit qu'ils considérassent la culture et l'instruction comme un luxe inutile (c'était le cas de ma mère ! mais mon père a suivi le conseil de mon instituteur : m'envoyer en sixième à onze ans, et ma mère n'a pas renâclé longtemps, fière, après tout, de son rejeton), soit qu'ils voulussent envoyer leurs enfants dans les champs ou en apprentissage dès l'âge de quatorze ans.
Mais là s'arrêtait l'injustice.
(De nombreux enfants issus de milieux aisés sur tous les plans échouaient alors dans les études secondaires, non par la faute des maîtres, non parce qu'ils étaient dépourvus d'intelligence, mais tout simplement parce qu'ils rechignaient à l'effort, et ne s'intéressaient pas à ce qu'on leur enseignait. S'ils voulaient aller en apprentissage pour être menuisiers ou plombiers, pourquoi les contraindre à des études au-delà de l'enseignement primaire ? Par orgueil et, sans doute, préjugés.)
C'est alors que des idéologues prétendirent faire un enseignement égalitariste (pardon, égalitaire), comme si tout le monde pouvait atteindre le sommet.
Pour ce faire, ils ont commencé par affirmer que l'enseignement existant était mauvais, puis ont inventé les "sciences de l'éducation", de prétendues sciences dont la nocivité est amplement visible après quelques décennies de ravages.
En voulant porter tout le monde au pinacle, ces pédagogistes (ignorants de la pédagogie, la vraie) ont tout bonnement abaissé le pinacle au niveau des pâquerettes, à trois centimètres du sol.
Allez ! encore trois centimètres plus bas et il y aura 100 % de reçus au baccalauréat !

Écrit par : Francis Penin | 17 février 2009

"Je suis de l'avis de Bréal."

Béal !

Bréal c'était pour les taupes !

Des problèmes de vue ?

Écrit par : dugong | 17 février 2009

"C'est trop injuste de mettre les jeux à des heures où il n'y a plus que deux personnes devant leurs écrans."

Ecrit par : catmano | 17 février 2009

C'est la moindre des choses que, sur ce plan-là, "bonnet d'âne" fasse le contraire de la télévision, où les jeux sont en "access" ou en "prime time", non?
A quand les documentaires animaliers ici en plein milieu de matinée, Dobolino et Yann? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

Intéressant témoignage de Francis Penin qui conclut sur l'imposture des pédagogistes ("ignorants de la pédagogie, la vraie") qui prétendaient (et prétendent toujours) qu'on peut poser une pyramide sur sa pointe. Ce sont non seulement des fous mais surtout des fossoyeurs ès culture.
Au passage, on notera que l'emploi de l'imparfait du subjonctif, que Francis Penin maîtrise parfaitement, ne donne pas au texte cette tournure "précieuse-ridicule" qu'on reproche à tort à ce temps vénérable mais plutôt du panache et de la tenue. Parce que notre langue le vaut bien !

Écrit par : Magister | 17 février 2009

Bravo Catmano !
Vous gagnez un abonnement d'un an à la Rev.Med.Vet, Revue de Médecine Vétérinaire. Un beau début de journée, n'est-il pas ?

Ecrit par : CRAP | 17 février 2009

Oh, merci beaucoup !
Le représentant de colliers anti-puces parfum fraise des bois et celui de baballe pour chien en forme de tête de pédagols ont encore oublié de se concerter avant de vous offrir le même cadeau promotionnel si vous leur preniez 10 000 lots de 6 et vous ne saviez pas à qui refourguer le deuxième abonnement ?
Je découperai les images, ça va décorer ma classe !!! :o)

Écrit par : catmano | 17 février 2009

Si ça n'a pas changé, y'a pas trop d'images dans la revue de médecine vétérinaire.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Intéressant témoignage de Francis Penin qui conclut sur l'imposture des pédagogistes ("ignorants de la pédagogie, la vraie") qui prétendaient (et prétendent toujours) qu'on peut poser une pyramide sur sa pointe. Ce sont non seulement des fous mais surtout des fossoyeurs ès culture.
Au passage, on notera que l'emploi de l'imparfait du subjonctif, que Francis Penin maîtrise parfaitement, ne donne pas au texte cette tournure "précieuse-ridicule" qu'on reproche à tort à ce temps vénérable mais plutôt du panache et de la tenue. Parce que notre langue le vaut bien !

Ecrit par : Magister | 17 février 2009
---------
Vous me remplissez de confusion !
Merci, Maître !
Mais, plus sérieusement, ne voit-on pas l'influence de mes maîtres, tant de l'enseignement primaire que de l'enseignement secondaire, sur un enfant né dans un milieu où l'on parlait le patois du Nord (le "Ch'ti"), et qui n'entendit parler français, jusqu'à son entrée à l'école primaire, qu'à la radio, comme si c'était une langue étrangère ?
De nos jours, le français (celui dont je m'efforce de faire usage) paraît être une langue étrangère à une fraction importante de la jeunesse de notre pays. J'entends par "jeunesse", les moins de quarante ans (non que les agrégés de lettres modernes ou classiques de moins de trente ans l'ignorent, mais ce sont les derniers rescapés, avec quelques certifiés des mêmes disciplines).

Écrit par : Francis Penin | 17 février 2009

baballes

Écrit par : catmano | 17 février 2009

Ce n'est pas "l'explication" suivante qui aidera à trouver la réponse :

http://www.ac-creteil.fr/biotechnologies/doc_hematology-centrifugation.htm


Ecrit par : dugong | 16 février 2009

Oh ! Dur !
Ils se foutent vraiment de la gueule du monde à Créteil. C'est tout ce qu'ils sont capables d'enseigner ??????????

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

"Je suis de l'avis de Bréal."

Béal !

Bréal c'était pour les taupes !

Des problèmes de vue ?

Ecrit par : dugong | 17 février 2009
------------
Merci, Dugong ! Je n'aurais pas voulu que ma faute d'orthographe dans un nom propre restât ignorée.
Mille excuses à M. Tristan Béal.
Problèmes de vue ? Pas vraiment, mais mes lunettes auraient grand besoin d'être modifiées après six ans de bons services. Comme j'ai soixante-huit ans et presque un an de plus, vous pouvez bien imaginer que je puisse avoir d'autres problèmes. Et c'est le cas. Hélas, pour l'un d'eux, point de lunettes pour pallier la défaillance.

Écrit par : Francis Penin | 17 février 2009

Ma maman vous expliquerait que vous vous couchez beaucoup trop tard ! Moi aussi, j'aurais pu trouver... par élimination.
C'est trop injuste de mettre les jeux à des heures où il n'y a plus que deux personnes devant leurs écrans.
Remarquez, Lyon, bof... Et le bouchon lyonnais, à l'heure du petit déjeuner, re-bof.

Ecrit par : catmano | 17 février 2009

Ma maman me le dit aussi ! J'ai tendance à vivre un peu à l'heure espagnole pendant les congés. J'adore me coucher très tard et dans le même temps, me lever très tôt pour profiter de la lumière du matin. Pas facile à coordonner , tout ça !

Tenez, j'ai longuement médité votre envoi sur la gestion de l'hétérogénéité dans les "petites" classes. J'y ai trouvé des réponses au sujet de mes "hétérogènes" à moi qui n'arrivent pas à progresser durablement, malgré les cours de soutien et le reste, et je comprends un peu mieux le faible rendement de mes interventions auprès d'eux.

En orthographe, par exemple, je me trouve avec un groupe de 4/5 élèves, vifs, malins, qui devraient avoir tout compris depuis longtemps, et qui ont une créativité othographique époustouflante. Le problème de la créativité en orthographe, c'est qu'elle porte le nom de "faute".
En gros, pas de s aux noms ni aux adjectifs au pluriel, pas de -ent au verbe, "il et ou le verbe ?", malgré des remises à plat fréquentes, ambiance "Bon, allez, reprenons caaaalmement tout ça...", "Revoyons pour la trente-troisième fois comment on écrit le son -euil comme dans Chevreuil, hmmm?.)

Bon, j'ai parfois l'impression de mettre des couches de peinture sur du plâtre qui s'effrite. (traduit en pédagol : de faire une remédiation trop tardive.)
Je crois que, chez ces élèves, il y a installé depuis longtemps l'idée que l'orthographe -et, plus largement la notion de "faire bien les choses" - n'est pas une chose à laquelle il faut s'attacher outre mesure, que l'important, c'est d'avoir levé le doigt, pris la parole, avoir été interrogé, quitte à dire la première chose qui leur passe par la tête.

Oh, pendant les heures de soutien, ils tirent la langue en s'appliquant bien-bien, je vois bien qu'ils se creusent la cervelle, mais sitôt qu'ils se lancent une "production", on retrouve ce laisser-aller intellectuel, qui les fait écrire comme ils parlent et atteignent des records de dysorthographie !
(voir par exemple le texte produit dans l'évaluation CM2 où il s'agissait d'écrire une conversation entre enfants ! J'ai cru avoir une attaque ! Heureusement que j'avais mes comprimés de Grévisse à côté !)

Ou bien, c'est que je ne sais pas m'y prendre, que je ne mets pas en place ce qu'il faudrait faire, à ce niveau de scolarité, pour les faire réellement avancer,que je n'ai pas la "réflexion métacognitive" qu'il faut, y a des jours, on ne sait plus... Christophe Sibille a raison de souligner que de nombreux enfants arrivent en maternelle sans repères, et si l'école n'est pas attentive à leur apprendre les "comportements d'élèves", les choses ont vite fait de s'enkyster.

Enfin , félicitations pour vos résultats à l'évaluation de CM2, c'est la preuve qu'il y a des pédagogies exigeantes qui réussissent !

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

http://www.biochimie.univ-montp2.fr/deug/centri/
Conclusion: vaut mieux être étudiant à Montpellier qu'à Créteil qui commence comme crétin.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

"Conclusion: vaut mieux être étudiant à Montpellier qu'à Créteil qui commence comme crétin."

Vous remarquerez que "l'animation" de Créteil a été commise par un agrégé.

Ainsi l'agrégation comme la centrifugation n'est pas une garantie d'homogénéité qualitative...

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Vous remarquerez que "l'animation" de Créteil a été commise par un agrégé.

Ainsi l'agrégation comme la centrifugation n'est pas une garantie d'homogénéité qualitative...

Ecrit par : dugong | 17 février 2009

Finalement, si c'est ça un enseignant-chercheur, il faut effectivement envisager une réforme sérieuse. On pourrait peut-être recycler ce type en section de moyens ?

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Vous gagnez une semaine de formation à Lyon, dans le bouchon de votre choix !

Ecrit par : Chevreuil | 16 février 2009

Si c'est le bouchon du tunnel sous Fourvière, j'aime mieux pas ! Bon courage les gônes ! (et surtout avec les gônes !)

Écrit par : Robin | 17 février 2009

Si c'est le bouchon du tunnel sous Fourvière, j'aime mieux pas ! Bon courage les gônes ! (et surtout avec les gônes !)

Ecrit par : Robin | 17 février 2009

Ah ben non ! Un vrai bouchon, avec saucisse de morteau ou andouillette sauce moutarde, accompagné d'un mâcon rouge (pas bouchonné), comme chez Mounier, (On n'y va pas sans réerver !), près de la place Bellecour . (Ca existe toujours ? Il y a 15 ans que je ne suis pas allé à Lyon)

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Dobolino a écrit : "On pourrait peut-être recycler ce type en section de moyens ?"

Une section à la scie circulaire comme le recyclage ?

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Je crois que, chez ces élèves, il y a installé depuis longtemps l'idée que l'orthographe -et, plus largement la notion de "faire bien les choses" - n'est pas une chose à laquelle il faut s'attacher outre mesure, que l'important, c'est d'avoir levé le doigt, pris la parole, avoir été interrogé, quitte à dire la première chose qui leur passe par la tête.

Oh, pendant les heures de soutien, ils tirent la langue en s'appliquant bien-bien, je vois bien qu'ils se creusent la cervelle, mais sitôt qu'ils se lancent une "production", on retrouve ce laisser-aller intellectuel, qui les fait écrire comme ils parlent et atteignent des records de dysorthographie !
(voir par exemple le texte produit dans l'évaluation CM2 où il s'agissait d'écrire une conversation entre enfants ! J'ai cru avoir une attaque ! Heureusement que j'avais mes comprimés de Grévisse à côté !)

Ou bien, c'est que je ne sais pas m'y prendre, que je ne mets pas en place ce qu'il faudrait faire, à ce niveau de scolarité, pour les faire réellement avancer,que je n'ai pas la "réflexion métacognitive" qu'il faut, y a des jours, on ne sait plus... Christophe Sibille a raison de souligner que de nombreux enfants arrivent en maternelle sans repères, et si l'école n'est pas attentive à leur apprendre les "comportements d'élèves", les choses ont vite fait de s'enkyster.

Enfin , félicitations pour vos résultats à l'évaluation de CM2, c'est la preuve qu'il y a des pédagogies exigeantes qui réussissent !

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009

J'ai parfaitement conscience d'avoir pris la part du gâteau la plus moelleuse et la moins indigeste lorsque j'ai "choisi" le cycle 2 ! Ça a été facile, ça ne se bousculait pas au portillon pour prendre le CP. Et depuis que j'ai les GS en prime, c'est encore moins pénible.
Même si les Monchéri, Mapupuce et autres Canardoujoli ont parfois quelques problèmes de concentration et souvent la déagréable propension à croire que leur nombril couvre la surface du monde humain à lui tout seul, ils sont à un âge où il est simple de leur démontrer que le chemin est encore long avant la maîtrise parfaite dont ils se réclament, même si je dois, chaque année, ou presque, proposer à l'un ou plusieurs d'entre eux de téléphoner à leurs parents pour les avertir que, leurs enfants m'affirmant qu'ils sont tout à fait capables de s'assumer seuls sans adultes, ils n'auront pas besoin de venir les chercher ce soir à l'école car ceux-ci ont décidé de vivre la vie autonome à laquelle ils peuvent prétendre, du fait de leurs immenses compétences.

Je compatis franchement en pensant à vos douloureuses heures de corrections de "productions d'écrit" bourrées de fautes et je ne sais pas si mon moral y résisterait. J'avoue que je n'ai pas envie de tenter ma chance et de solliciter un poste en cycle 3 au prochain mouvement.
Je m'échine suffisamment à renvoyer à leurs places, en leur disant que je ne comprends pas ce qu'ils ont écrit, mes zozos de CE1 qui oublient systématiquement les "s" et les "ent" dès qu'ils sont en "résolution de problèmes". Certains me lisent alors leur phrase à voix haute et semblent fort surpris lorsque je leur dis que ce n'est pas ce qu'ils ont écrit. A part une "allergique" (celle qui a eu 20/20 à la dernière dictée de contrôle, en plus, mais qui est une parfaite Mapupuce), cela commence à porter ses fruits.

En rédaction, pour le moment, ils n'écrivent qu'une ou deux phrases, et, depuis cette année, j'ai décidé d'enlever 1/2 point à la note globale sur 10, pour toute faute d'orthographe évitable, compte-tenu de leurs connaissances lexicales et grammaticales. Certains font des efforts notables, d'autres, moins.

Si ma collègue continue au cycle 3, nous verrons le résultat d'ici trois ou quatre ans. Je pense qu'elle le fera car elle est atterrée par le comportement orthographique de son fils qui, depuis qu'il est entré au collège, ne fait plus aucun effort, sauf en dictée, sous prétexte que "le prof, il l'a pas dit".

Écrit par : catmano | 17 février 2009

Histoires vraies:

La première :

A la pause déjeuner lors d'une réunion des grands pontes d'EDF, au moment de boire le champagne, un des directeurs dit :

" Savez-vous qu'à l'origine, la forme des coupes à champagne est la reproduction du galbe du sein de Mademoiselle de Maintenon ? "
Tout ce beau monde s'esbaudit devant tant d'érudition de la part de ce directeur, quand après un blanc, une des directrices demande :
" Et pour les flûtes ? "
Un ange passe dans l'assemblée, puis tout le monde éclate de rire en regardant la malheureuse rouge de honte.




La deuxième :

Une présentatrice du journal télévisé, le lendemain d'un jour où il aurait dû neiger mais où cela ne fut pas le cas, s'est retournée vers le Monsieur météo pour lui demander :

" Alors, Laurent, où sont les 20 centimètres que vous m'avez promis hier soir ? "

Non seulement, le monsieur météo a dû quitter le studio, mais également la moitié de l'équipe télévisée qui était écroulée de rire..


La dernière :

Dans une classe de biologie, le professeur explique que le sperme contient un taux de glucose très élevé.

Une jeune fille de première année lève la main et pose la question :

- Si je comprends bien, vous êtes en train de dire qu'il y a autant de glucose dans le sperme que dans le sucre

- C'est vrai.

La jeune fille réfléchit un peu puis relève la main et demande :

- Dans ce cas, pourquoi cela n'a-t-il pas un goût de sucre ?

Après quelques secondes d'un silence étonné, la classe entière éclate de rire, et la pauvre fille, prenant conscience de ce qu'elle vient de dire malencontreusement, vire au rouge brique, ramasse ses affaires, et sort de l'amphi.

Cependant, sur le chemin de la sortie, elle entend la réponse du professeur, très pince-sans-rire :

- Mademoiselle, c'est parce que les papilles gustatives sont sur le bout de la langue, et non au fond de la gorge.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Dobolino a écrit : "On pourrait peut-être recycler ce type en section de moyens ?"

Une section à la scie circulaire comme le recyclage ?

Ecrit par : dugong | 17 février 2009

ou comme la coupe en rouelle.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Ah ben non ! Un vrai bouchon, avec saucisse de morteau ou andouillette sauce moutarde, accompagné d'un mâcon rouge (pas bouchonné), comme chez Mounier, (On n'y va pas sans réerver !), près de la place Bellecour . (Ca existe toujours ? Il y a 15 ans que je ne suis pas allé à Lyon)

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009

A mon avis, ils ont du le transformer en fast food, comme Le Tonneau, à l'entrée de la rue de la République, où nous allions déguster des coupes glacées après le ciné.
Ah, le saucisson lyonnais pommes vapeur... Que c'était bon ! Le bouchon lyonnais avait un autre avantage: les repas y étaient à peine plus chers qu'au RU et nettement meilleurs.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Zou: une video de mon dieu en musique:

http://www.youtube.com/watch?v=nZPbREdWigw&feature=related

Écrit par : Pendariès | 17 février 2009

Ce Laurent Martorell m'a tout l'air d'un génie, Dugong ! Ou alors, il sait s'adresser à un public en respectant ses capacités de compréhension.
http://www.ac-creteil.fr/biotechnologies/doc_biochemistry-chirality.htm
Faudrait qu'il vienne ici s'expliquer sur ses objectifs d'enseignement.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

" Alors, Laurent, où sont les 20 centimètres que vous m'avez promis hier soir ? "


Je ne regarde jamais les actus télé ni la météo. Voici que je le regrette. Est ce la Schoenberg que la nuit transfigure ainsi ?

Sous chaque manteau (neigeux) se cache un(e) faune potentiel(le).

Écrit par : dugong | 17 février 2009

A mon avis, ils ont du le transformer en fast food, comme Le Tonneau, à l'entrée de la rue de la République, où nous allions déguster des coupes glacées après le ciné.
Ah, le saucisson lyonnais pommes vapeur... Que c'était bon ! Le bouchon lyonnais avait un autre avantage: les repas y étaient à peine plus chers qu'au RU et nettement meilleurs.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2009

Eh non, Mounier sauvé des eaux !!! Il existe toujours, ce petit bouchon ! Rue des Marronniers, avec son gras-double et tablier de sapeur ! Et pas prétentieux pour deux sous, menus de onze à vingt-trois euros le soir ! (Je ne crois pas qu'ils en servent au p'tit-déj, en revanche)
Bon, j'arrête de parler de restos lyonnais, on est chez Brighelli, ici c'est Merles aux herbes et aux olives, Piverunata d'agneddu et sauté de mouton aux olives vertes !

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

J'ai parfaitement conscience d'avoir pris la part du gâteau la plus moelleuse et la moins indigeste lorsque j'ai "choisi" le cycle 2 !

Ecrit par : Catmano

C'est drôle que vous disiez ça, parce que lorsque je vois les "bruts de décoffrage" qui nous arrivent de la maternelle, je ne me sentirais ni le courage ni la patience de mes collègues de CP/CE1. Très franchement, je leur tire mon chapeau. La part du gâteau est peut-être moelleuse, mais il y a de sacrés noyaux à l'intérieur !

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Le jus pédagol du jour débite son whishful thinking sur les "Nouveaux Profs" :

on y lit "Les jeunes femmes que j’ai rencontrées pour ce livre, m’ont vraiment bleuffée"

Il faut croire que ces débutantes sont des bleues en chauffe.

Plus loin :

"la salle des profs, ou la salle des maîtres. C’est un lieu d’acculturation très fort où se transmettent ces savoir-faire, ces savoir-être qu’on n’enseigne pas à l’IUFM. Ces salles sont en train d’être colonisées par les nouveaux venus, mais il reste encore des enseignants chevronnés pour briffer les arrivants."

Moi, les stagiaires, j'les bouffe au briefing !

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2009/100_Lesnouveauxprofs.aspx

Écrit par : dugong | 17 février 2009

Bleuffée ! Bouh que c'est laid !

Écrit par : catmano | 17 février 2009

LAIQUES DE TOUS LES PAYS UNISSONS-NOUS


http://www.ripostelaique.com/Quel-superbe-coup-publicitaire.html

Écrit par : Perfide Albion | 17 février 2009

Les Nouveaux profs de philo :

Le prof chenu aux stagiaires : avez vous lu le Stagirite ?

Le stagiaire : Non. Mais je ne suis pas d'accord, moi je le trouve plutôt fun.

A star ist tot.

Écrit par : dugong | 17 février 2009

http://www.dailymotion.com/relevance/search/gerra+bruni/video/x7fngy_g
Pauvre Princesse de Clèves ...

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Ils noyautent, ils noyautent ! Un pas de plus vers le "super directeur" administratif et tout et tout :

http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/spip.php?article349

http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/IMG/pdf/dirRobespierre.pdf

Je veux pas être calife à la place du calife !!!!

Écrit par : catmano | 17 février 2009

A star is tot...

Écrit par : dugong | 17 février 2009

La couipe de chamlpagne, c'était le sein de Mme de Pompadour, sauf erreur de ma part.
Le sein de Maintenon, surtout à l'époque Louis XIV, ne devait pas être terrible...
JPB

Écrit par : brighelli | 17 février 2009

"La couipe de chamlpagne, c'était le sein de Mme de Pompadour, sauf erreur de ma part.
Le sein de Maintenon, surtout à l'époque Louis XIV, ne devait pas être terrible...
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 février 2009

En auriez-vous abusé, Jean-Paul? (du Champagne, pas des nichons! ;-) Ou bien avez-vous tapé avec vos moufles?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

Et si les professeurs d’EPS, véritables fers de lance de la rénovation pédagogique, pouvaient avoir enfin carte blanche... Voici quelques principes holistiques et citoyens qui donneraient une bonne base. Toute ressemblance, etc.

1. Utiliser des stratégies d’apprentissage coopératif. Aucune équipe ne peut marquer plus de points que son membre le plus faible.
2. Structurer des activités globales autour des « grands thèmes » du sport. Par exemple, la première séquence pourrait se concentrer sur les activités impliquant de l’eau, une autre sur celles dans lesquelles les balles se déplacent vers le haut et vers le bas sur un terrain ou un court et une troisième sur celles qui requièrent un équipement de sécurité important. Faire quelque chose de tout à fait différent chaque jour pour garder les élèves occupés.
3. Toutes les classes doivent faire la même activité simultanément. Si ceci exerce une pression lourde sur les plongeoirs, tant pis.
4. Prendre les choses lentement, privilégier l’accompagnement et la valorisation : ainsi on n’oblige aucun élève à se confronter à ses forces ou ses faiblesses. (Quelqu’un pourrait perdre son estime de soi !) Un jour, par exemple, chacun pourrait d’abord donner un coup de pied dans un ballon, ensuite rester là ou peut-être colorier ses posters de sports.
5. Faire que tous les entraîneurs enseignent tous les sports. L’entraîneur de rugby aimera vraiment enseigner la natation synchronisée.
6. Éviter les livres de règles et autres, dans la mesure du possible. (Nous ne voulons pas encourager la lecture et les cours magistraux !) Au besoin, photocopiez des pages qui traînent et transmettez-les aux autres entraîneurs. Fournissez ces « projets » fièrement aux autres écoles, en négligeant les droits de copie si nécessaire.
7. Les charges de travail d’enseignement en EPS peuvent augmenter, par inadvertance. Si oui, enrôlez des professeurs de science comme entraîneurs à temps partiel. Le niveau est si bas que n’importe qui peut s’en tirer.
8. Mettre tous les jeunes dans la même équipe. Si quelqu’un se plaint des gosses petits, lents, maladroits et indifférents dans l’équipe de basket, criez : « Raciste !»
9. Inventer de nouvelles règles si nécessaire. Les règles traditionnelles peuvent être trop compliquées et vous ne pouvez pas les savoir, de toute façon. Et n’exigez certainement pas ou ne donnez pas de « tests » tant redoutés sur une quelconque compétence ou un quelconque principe sportifs (ou n’importe quoi d’autre). Il y a d’autres façons pour évaluer l’apprentissage. Nous suggérons le sportfolio où le jeune peut garder des dessins ou des photos de sports ou des fiches à cocher qui permettront une évaluation positive.
10. Prévenir les professeurs deux semaines avant la rentrée pour pouvoir planifier.
11. Se demander pourquoi les parents choisissent les clubs plutôt que le sport scolaire.

Écrit par : LaRiba | 17 février 2009

Pour ce faire, ils ont commencé par affirmer que l'enseignement existant était mauvais, puis ont inventé les "sciences de l'éducation", de prétendues sciences dont la nocivité est amplement visible après quelques décennies de ravages. ( F.Penin)

Les premiers "facariens" comme le dit si joliment Dugong ont creusé leur trou dans les facs par le biais des UV de sciences et communication et après des sciences de l'éducation, jusqu'au moment où ils ont pu créer de vrais départements. Aucun altruisme chez ces gens-là ni de croyance à l'égalité. C'était beaucoup plus sordide. Cela leur a permis de rentrer à la fac sans faire un vrai travail de recherche. Un point, c'est tout. Au départ des gens assez médiocres qui rasaient les murs dans les couloirs. Pas très fiers. Les "classiques" se marrraient: Cela ne durerait pas, c'était une mode; ils ne feraient pas long feu. J'ai entendu cela à la maison pendant toutes mes études supérieures.
Ah! si les profs avaient été vigilants!
Et puis, ils se sont infiltrés petit à petit, de commission en commission, acceptant toutes ces tâches administratives dont personne ne voulait, occupant les chaises vides, les réseaux se sont tissés. La toile s'est étendue. J'ai le souvenir très net de discussions d'une ironie mordante à leur égard. Les profs, ceux qui faisaient de la vraie recherche ne croyaient pas que "cela" arriverait.
Quant à la propagation de la gangrène dans le secondaire, je crois qu'elle s'est faite d'abord par des profs du même genre, avec un décalage de niveau (quand même.) Des profs qui ne passaient pas de concours difficiles (trop durs, pas envie de se retrouver à l'autre bout de la France) mais qui étaient animés d'une envie puissante de pouvoir, sans travail intellectuel sérieux: la mafpen, puis les iufm.
Dans les deux cas, des arrivistes qui ont pris le pouvoir, dans les facs et dans le secondaire.
La masse des profs dans le secondaire s'est laissé faire: peu courageuse, pourquoi se fatiguer? et aussi parce que l'argument de l'égalité pour tous a marché vraiment chez eux. Si l'on ajoute à cela la fait qu'on a recruté et titularisé des masses de profs qui n'ont jamais vraiment "sué" via un concours sur une matière précise, on ne voit pas pourquoi ces mêmes profs titularisés à la carte syndicale et à l'ancienneté auraient défendu une matière et donc la transmission des connaissances avant tout. Pour défendre la transmission des connaissances dans le secondaire, il faut aussi avoir adoré sa spécialité et en avoir un peu bavé lors d'un ou plusieurs concours. On ne se bat pas pour ce qui est tout donné et trop facile.
Tout cela en réaction à l'article de Béal qui dit des choses justes mais qui est contradictoire par moments. On ne peut reconnaître des qualités à une droite qui achève le travail de sape de la gauche, qui ne lève pas le petit doigt pour sortir le collège de la fange dans laquelle il est, qui s'apprête à casser le lycée. Avoir remis la division à l'honneur en primaire est un bien maigre bilan pour un ministre de l'EN dont on attendait plus, lequel a dit récemment,( quelle honte!):" Moi, je n'ai pas besoin d'entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j'ai besoin...On va les trouver, les gens, pour passer nos concours."
On ne peut donc pas avec Béal dire que ce sont seuls les enseignants de primaire qui ont raté le virage des bons programmes de primaire. C'est un peu facile! Notre ministre est véreux, c'est tout.

Écrit par : Sanseverina | 17 février 2009

La dernière :

Dans une classe de biologie, le professeur explique que le sperme contient un taux de glucose très élevé.

Une jeune fille de première année lève la main et pose la question :

- Si je comprends bien, vous êtes en train de dire qu'il y a autant de glucose dans le sperme que dans le sucre

- C'est vrai.

La jeune fille réfléchit un peu puis relève la main et demande :

- Dans ce cas, pourquoi cela n'a-t-il pas un goût de sucre ?

Après quelques secondes d'un silence étonné, la classe entière éclate de rire, et la pauvre fille, prenant conscience de ce qu'elle vient de dire malencontreusement, vire au rouge brique, ramasse ses affaires, et sort de l'amphi.

Cependant, sur le chemin de la sortie, elle entend la réponse du professeur, très pince-sans-rire :

- Mademoiselle, c'est parce que les papilles gustatives sont sur le bout de la langue, et non au fond de la gorge.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2009
-----------------
Cette dernière est délectable... si j'ose dire. (Révérence parler.)

Écrit par : Francis Penin | 17 février 2009

Une autre petite blague pour détendre l'atmosphère:

> Sarkozy, Fillon et le député UMP Eric Raoult survolent la France.

> Fillon se tourne vers le petit Sarko et dit : "tu sais je pourrais jeter un billet de 100 par la fenêtre et je rendrais une personne heureuse...

> Nicolas réplique : "eh bien, je pourrai jeter 10 billlets de 50 et rendre 10 personnes heureuses..:

> "Eric dit : je pourrai jeter 100 billets de 5 et rendre 100 personnes heureuses..."

Le pilote dit à son copilote : "tu entends ces arrogants?
Ils ne se rendent pas compte que je pourrais jeter 3 connards par la fenêtre et rendre 60 millions de personnes heureuses... "

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

http://www.ac-creteil.fr/biotechnologies/doc_hematology-centrifugation.htm


Ecrit par : dugong | 16 février 2009

Je le remets pour tous les PE (dont Catmano ! ) et autres littéraires qui n'ont pas oser cliquer de peur d'être dépassés par le savoir scientifique.
Cliquez sans crainte, c'est à pleurer ou vomir ! En tout cas, pour ne pas comprendre, il faut être idiot congénital ou crétin des Alpes !
C'est très "didactique ".

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

"La couipe de chamlpagne, c'était le sein de Mme de Pompadour, sauf erreur de ma part.
Le sein de Maintenon, surtout à l'époque Louis XIV, ne devait pas être terrible...
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 février 2009

En auriez-vous abusé, Jean-Paul? (du Champagne, pas des nichons! ;-) Ou bien avez-vous tapé avec vos moufles?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

Laissez tomber ! Faut toujours qu'il trouve à redire. C'est son côté prof ...

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Je le remets pour tous les PE (dont Catmano ! ) et autres littéraires qui n'ont pas oser cliquer de peur d'être dépassés par le savoir scientifique.
Cliquez sans crainte, c'est à pleurer ou vomir ! En tout cas, pour ne pas comprendre, il faut être idiot congénital ou crétin des Alpes !
C'est très "didactique ".

Ecrit par : dobolino | 17 février 2009

Non ? Dites-moi que ce n'est pas vrai et qu'en fait, je n'ai pas su faire marcher l'animation !

Écrit par : catmano | 17 février 2009

11. Se demander pourquoi les parents choisissent les clubs plutôt que le sport scolaire.

Ecrit par : LaRiba | 17 février 2009
12. Ouf ! bon vent ! Qu'ls aillent dans des clubs pour cette matière annexe qui a fâcheuse tendance à se croire primordiale est un bon coup de balai !!!!
Signé ! Et sans hésitation ! L'EPS est un cauchemar d'humiliations successives et répétées, touchant à l'efficience de mon corps, dont je me serais volontiers passée, et, à terme, je ne baise pas plus mal que n'importe qui.

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

L'EPS est un cauchemar d'humiliations successives et répétées, touchant à l'efficience de mon corps, dont je me serais volontiers passée, et, à terme, je ne baise pas plus mal que n'importe qui.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2009

Mon partenaire est OK !
De toute façon, on sait bien que tous les obsédés de sports ont un vilain souci avec leur libido...

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Ils noyautent, ils noyautent ! Un pas de plus vers le "super directeur" administratif et tout et tout :

http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/spip.php?article349



Je veux pas être calife à la place du calife !!!!

Ecrit par : catmano | 17 février 2009
Génial, Catmano !



http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/IMG/pdf/dirjjaures.pdf
Pour ce poste là, j'ai quelque maçon italien retraité qui ferait l'affaire ! Pour peut-être pas trop cher ?

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Non ? Dites-moi que ce n'est pas vrai et qu'en fait, je n'ai pas su faire marcher l'animation !

Ecrit par : catmano | 17 février 2009

Ah ! Tu vois ! C'est très simple, la centrifugation, à Créteil !

Écrit par : dobolino | 17 février 2009

Je pense moi aussi que les seins de Mme de Maintenon devaient en effet avoir besoin d'être maintenus!
Plus vieille Ripopée que séduisante Poppée!

Je suis très con, je ne sais pas non plus faire marcher l'animation! la centrifugeuse ne cesse de tourner!

Écrit par : retraitée | 17 février 2009

Je suis très con, je ne sais pas non plus faire marcher l'animation! la centrifugeuse ne cesse de tourner!

Ecrit par : retraitée | 17 février 2009

Ça, je pense que c'est normal. Le type qui a conçu l'animation est agrégé de physique, cela ne sous-entend pas qu'il a son Bédeuzi niveau+++ !
Si après deux heures de contemplation de l'animation, vous n'avez toujours pas compris qu'il faut faire tourner le truc très vite, surtout ne vous présentez pas à PISA. Vous allez encore nous faire baisser la moyenne nationale.

Écrit par : catmano | 17 février 2009

" L'EPS est un cauchemar d'humiliations successives et répétées" (Dobolino)

Oui. C'est aussi ce qui s'est passé pour moi.

Quant à l'animation de la centrifugeuse... C'est destiné à quel niveau ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 février 2009

"12. Ouf ! bon vent ! Qu'ls aillent dans des clubs pour cette matière annexe qui a fâcheuse tendance à se croire primordiale est un bon coup de balai !!!!
Signé ! Et sans hésitation ! L'EPS est un cauchemar d'humiliations successives et répétées, touchant à l'efficience de mon corps, dont je me serais volontiers passée, et, à terme, je ne baise pas plus mal que n'importe qui."

Ecrit par : dobolino | 17 février 2009

Ts ts ts! Encore une généralisation!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

Il faut être agrégé de physique pour concevoir ça ???????

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 février 2009

En dehors du fait que l'on y décharge l'excès de pétulance, l'EPS peut être utile, universitairement parlant.
D'abord, j'ai eu une mention au Bac grâce à la gym. Et j'ai la reconnaissance du ventre.
Ensuite, j'ai fait venir l'autre jour en classe une jeune énarque pour expliquer à mes hypokhâgneux, pleins d'intentions combatives, comment réussir Sciences-Pô et l'ENA. Et entre autres recommandations utiles, elle leur a instamment conseillé d'être très bons en sports, le concours d'entrée comportant des épreuves notés su des critères de compétition sérieuse (le 60m en 8"5, ou le 800 m en 2'45, c'est faisable. Le lancer du poids à 8 m, c'est moins certain, pour certaines, hein, Dobolino…) Le tout sur http://www.ena.fr/index.php?page=formation/initiale/concours/interne#epreuves
JPB

Écrit par : brighelli | 17 février 2009

Tenez, encore un jeu pédagogique, pour les amateures-euses.

Il s'agit de compléter les phrases pédago-vides suivantes avec un terme de votre choix. Le gagnant remporte un voyage à l'IUFM de Créteil.

1ère épreuve :

La dimension internationale de l'enseignement des langues vivantes étrangères est affirmée par ......... .

a- les ressources de la messagerie électronique
b- les réseaux de communication à distance
c- le recours à des locuteurs natifs.

And the winner-euse is ...

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

pour les amateures-euses.

Pardon il fallait lire :
pour les amateur-e-s

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

2ème épreuve : plus dure !

La fermeté du choix énonciatif présidant à la production d'un texte est :...........................

a- porté par un projet d'écriture dans les différents registres d'utilisation de la langue.
b- le carré de la somme des nombres de 1 à n.
c-une conquête difficile pour les élèves de l'école primaire, qui reste à cet âge plus implicite que réfléchie.

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

3éme épreuve : la plus dure, et le dernière, j'en vois déjà deux qui dorment au fond de la classe !

Dans la phrase française, comme dans la plupart des langues, le verbe et le nom sont ...........................

a- des mots comme les autres, faut pas s'en préoccuper.
b- des sources d'échec scolaire et d'inégalité sociale, qu'il convient d'éradiquer avec la plus grande fermeté.
c- les points d'articulation des principaux phénomènes syntaxiques.

Il reste 20 secondes...

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Bè alors y a personne qui répond ?

Personne ne veut gagner le beau voyage à l'IUFM de Créteil ?

J'vous en ferai, des jeux, moi...

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Dans la phrase française, comme dans la plupart des langues, le verbe et le nom sont

c- les points d'articulation des principaux phénomènes syntaxiques.

J'ai dépassé le temps imparti, vu que je viens d'arriver. De toute façon, je ne tiens pas à gagner un voyage chez les Fumistes de Crétin. Dieu m'en garde !

Écrit par : Magister | 17 février 2009

Chouette, un candidat !

La réponse c est juste pour la question 3 , mais il manque les deux premières épreuves !
Magister, vous n'êtes pas encore à Créteil ! ;-)

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

La dernière, avec l'accent italien :
Logarithme et exponentielle boivent un espresso à la trattoria : qui paie la note ? pourquoi ?

Écrit par : Françoise Guichard | 17 février 2009

Magister, vous n'êtes pas encore à Créteil ! ;-)

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009

1.b
2.a
3.c

And the winner-euse is ...

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009

http://www.youtube.com/watch?v=sQS5k2GKWhM

Écrit par : catmano | 17 février 2009

« La mise en remédiation est-elle à envisager comme un point de convergence didactico-sémantique en amont du projet de mise en autonomie des apprenants, et la mise en activité raisonnée doit-elle se concevoir comme un carrefour transdisciplinaire indissociable du décloisonnement des savoirs, indépendamment du parcours imputable à l’ontologie de la perception métacognitive dans la dimension réflexive de l’évaluation, qu’elle soit sommative, formative, formatrice, explicatrice, ou : « ah fous moi donc ta pine dans l’cul et qu’on en finisse »?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

1ère épreuve :

La dimension internationale de l'enseignement des langues vivantes étrangères est affirmée par ......... .

a- les ressources de la messagerie électronique

Cela étant, les réponses b et c ne sont pas à exclure.

Écrit par : Magister | 17 février 2009

... ou : « ah fous moi donc ta pine dans l’cul et qu’on en finisse »?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2009

Vous sous-entendez, Christophe, que cette masturbation mentale est un palliatif à un manque crucial ? C'est possible car il faut être diantrement frustré ou refoulé pour compenser de cette manière. Ou alors être affligé d'un ego démesuré... En tous les cas, ce n'est pas normal de s'exprimer ainsi. Cela tient de la pathologie ; d'aucuns disent de la psychiatrie. En tous les cas, l'idée d'une libido contrariée basculant dans l'hystérie aérocéphalique est à retenir comme étant la plus probante. Tout à fait sérieusement, nous savons qu'il existe des gens qui écrivent réellement de tels textes. Leur cas est désespéré. Mais le pire, c'est qu'il y en a qui les lisent et s'y réfèrent. Pour ceux-là, une bonne remédiation peut encore les sauver.

Écrit par : Magister | 17 février 2009

La dernière, avec l'accent italien :
Logarithme et exponentielle boivent un espresso à la trattoria : qui paie la note ? pourquoi ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 février 2009

Je crois que c'est Logarithme.

Car Logarithme né paie rien. (pour attendre !)

C'est ça ?

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Alors, les solutions du jeu :

Epreuve 1 :
Les réponses exactes sont a, b et c.
Le but n'était pas de trouver la réponse, mais d'avoir 100 % de réussite !

Epreuve 2

La c

Epreuve 3 ,

La c aussi.

Le bus pour Créteil ne peut pas démarrer, il a une panne didactique.
Merci pour votre participation et merci à notre sponsor, le MEN, qui nous a aimablement fourni les questions à partir des programmes 2002, "Qu'apprend-on à l'école ?" (Ce n'est pas une nouvelle question, juste le titre du bouquin)
Bonne nuit à tous

Écrit par : Chevreuil | 17 février 2009

@Intéressant. Notamment sur l'âge de départ à la retraite des futurs collègues.

http://education.blog.lemonde.fr/2009/02/01/formation-des-maitres-une-analyse-critique-du-projet-darcos-par-jean-ferrier-ancien-directeur-des-ecoles-au-ministere/

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Le bus pour Créteil ne peut pas démarrer, il a une panne didactique.

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Souhaitons que cette panne didactique soit fatale et puissent les années de plomb du pédagogisme ne jamais revenir ! Que le diantre emporte tous ces cuistres patentés ! Bonne nuit à nous et que les "autres" fassent des cauchemars didactiques !

Écrit par : Magister | 18 février 2009

Guy, à propos de l'article de Cédelle / Ferrier ci-dessus, je ne suis pas sûr d'être enthousiaste quand un ex-IG approuve les épreuves de "connaissance du système éducatif et suggère d'étendre le principe du "tout sauf du disciplinaire" en prônant en sus des épreuves de psycho-socio-je ne sais quoi. Ces disciplines transversales (et je suis poli) qui prétendent envahir à peu près tus les champs sont de mauvaises graines qu'un usage bien dosé d'un Monsanto instructionniste devrait éradiquer.
JPB, qui sera à Aix en début d'après-midi pour lire la Princesse de Clèves.

Écrit par : brighelli | 18 février 2009

Sylvie Huguet a écrit : "Il faut être agrégé de physique pour concevoir ça ???????"

Non ! C'est un agrégé de biochimie. En tout cas c'est ce qu'il écrit en dessous de son oeuvre.

L'agrégation, de toute nature, n'immunise pas systématiquement contre les dérives (y compris rotatives).

Alors en biochimie ! Pensez à l'usage immodéré qu'on y fait des hélices...

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Credo de Ferrier dans le blog de Cédelle, signalé par Guy Morel : "le cours traditionnel valait beaucoup plus par sa qualité propre que par son effet. On exige aujourd’hui des enseignants qu’ils adoptent une autre logique et qu’ils travaillent avec un objectif de résultats en cherchant à prendre en compte les problèmes d’apprentissage des élèves. L’enseignant est devenu une sorte de clinicien de la pédagogie : il doit être capable d’analyser la situation des élèves, de prévenir leurs difficultés et, le cas échéant, d’y remédier. Si cela concerne évidemment les élèves socialement défavorisés, cette nécessité est loin d’être limitée à une catégorie particulière.
Cette évolution suppose une formation à large spectre, comprenant outre les contenus disciplinaires, une formation à la psychologie, à la sociologie, à la didactique, à l’histoire de l’école…"

Tout, ou presque, est dit là. C'est un concentré de tout le discours en vogue.

La destruction du "cours traditionnel" au profit de remédiations remédiantes * a effectivement de grands effets.

et ils sont délétères.

Ce discours médicalisant, bien relayé par le petit et moyen clergé du Moloch est effrayant.


* il faudrait équiper les établissements scolaires de lits médicalisés et de nombreuses machines à analyser et à remédier (ordinateurs et scanners pour voir, enfin, ce qui ne va pas dans le cerveau de nos élèves)...

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Je vois que nous sommes tout à fait d'accord, mon cher…
Avez-vous reçu mon courrier ?
JPB

Écrit par : brighelli | 18 février 2009

Signé ! Et sans hésitation ! L'EPS est un cauchemar d'humiliations successives et répétées, touchant à l'efficience de mon corps, dont je me serais volontiers passée, et, à terme, je ne baise pas plus mal que n'importe qui.

Ecrit par : dobolino | 17 février 2009

Malheureusement pas le temps d'engager la polémique avec les pourfendeurs (euses) de l'EPS étant encore sur la brèche jusqu'à vendredi.
Une ou deux petites remarques cependant.
Les plus fervents militants de la cause pédagogiste furent des profs d'EPS (mon combat personnel contre eux date de 1979, qui dit mieux?) qui pensaient, dans la foulée de 1968, qu'on pouvait enseigner à l'école un corps libéré, un corps en quelque sorte qui ne soit pas un corps refoulé et totalement fabriqué, codifié.
Je vous laisse vous-mêmes faire le lien entre cette idéologie post-68tarde prônant la "libération des pulsions du corps"et celle aujourd'hui dominante dans l'école de la "libre parole du suje désentravé.
L'enseignement de l'EPS en France souffre incontestablement de l'opprobe depuis longtemps jeté sur le corps coupable ainsi que sur le travail physique manuel indigne, ignoble.
Pas le temps de poursuivre cette petite méditation matinale: plusieurs contrôles de gymnastique ce matin et sport scolaire tout l'après midi...

Écrit par : buntovchik | 18 février 2009

Guy, à propos de l'article de Cédelle / Ferrier ci-dessus, je ne suis pas sûr d'être enthousiaste quand un ex-IG approuve les épreuves de "connaissance du système éducatif et suggère d'étendre le principe du "tout sauf du disciplinaire" en prônant en sus des épreuves de psycho-socio-je ne sais quoi. Ces disciplines transversales (et je suis poli) qui prétendent envahir à peu près tus les champs sont de mauvaises graines qu'un usage bien dosé d'un Monsanto instructionniste devrait éradiquer.
JPB, qui sera à Aix en début d'après-midi pour lire la Princesse de Clèves.
Ecrit par : brighelli | 18 février 2009

Moi je suis certain d'être très méfiant et même plus à l'égard des raisonnements de Ferrier.
Constater que les futurs enseignants ne pourront pas prendre leur retraite avant 70 ans et en tirer la conclusion, non pas que c'est absurde, mais qu'il convient de prévoir dans leur formation de quoi leur permettre de se recycler ailleurs que dans l'enseignement, c'est se foutre du monde.

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Je crois que c'est Logarithme.

Car Logarithme né paie rien. (pour attendre !)

C'est ça ?

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009

Bravo, vous avez gagné les calissons, et un exemplaire de "La Princesse de Clèves" (à 14 h place de l'Hôtel de ville à Aix) .

Écrit par : Françoise Guichard | 18 février 2009

@Intéressant. Notamment sur l'âge de départ à la retraite des futurs collègues.

http://education.blog.lemonde.fr/2009/02/01/formation-des-maitres-une-analyse-critique-du-projet-darcos-par-jean-ferrier-ancien-directeur-des-ecoles-au-ministere/

Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

J'ai copié/collé le passage pour les masochistes ! ;O))

"Un dernier point enfin : deux éléments nouveaux méritent considération, d’une part, l’élévation du niveau de recrutement qui va retarder de deux ans l’âge d’entrée dans la carrière (qui est actuellement de 26 à 27 ans) et dans la fonction publique, d’autre part l’âge des enseignants au moment de leur départ à la retraite. L’âge tardif d’entrée dans la fonction et l’augmentation de l’espérance de vie entraînent inévitablement une augmentation de la durée de la carrière pour permettre d’obtenir une retraite à taux plein, sauf à en diminuer le montant. Les enseignants devront effectuer probablement 41 ou 42 annuités au moins pour pouvoir y prétendre. On peut considérer en conséquence qu’ils quitteront leurs fonctions aux alentours de 70 ans. On peut comprendre, dans ces conditions, qu’il est urgent de se pencher sur les cursus professionnels, de se poser la question de la formation continue pour permettre à cette catégorie professionnelle d’évoluer dans sa carrière, soit au sein de l’éducation nationale, soit dans d’autres secteurs de la fonction publique, soit encore, s’ils le désirent, dans le privé."

La retraite à 70 ans pour les profs, c'est logique !

Avec 20 ans d'ancienneté dans la fonction publique (j'ai travaillé dans le privé avant mais avec le complément, c'est loin d'atteindre mon salaire actuel), en tant que certifié au 10ème échelon (+maîtrise d'enseignement), je toucherai 996 euros brut si je m'arrête le 29/01/2010, jour anniversaire de mes 60 ans.

Comme me disait un (vieux) collègue hier : "Comment peut-on être assez fou pour s'engager dans ce métier ? De notre temps, on ne pouvait pas savoir ce que l'Ecole allait devenir, mais maintenant, tout le monde le sait."

On savait pour les conditions de travail, mais maintenant, on sait aussi pour la retraite.

C'est même un inspecteur général (à la retraite) qui lâche le morceau.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Moi je suis certain d'être très méfiant et même plus à l'égard des raisonnements de Ferrier.
Constater que les futurs enseignants ne pourront pas prendre leur retraite avant 70 ans et en tirer la conclusion, non pas que c'est absurde, mais qu'il convient de prévoir dans leur formation de quoi leur permettre de se recycler ailleurs que dans l'enseignement, c'est se foutre du monde.

Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Et, une fois qu'on a pris sa retraite, se mettre à critiquer un système dont on a été le complice pendant toute sa vie professionnelle et dont on a profité, ce n'est pas se foutre du monde ?

...En restant fidèle à soi-même.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Pourquoi, dans le midi, observe-t-on statistiquement plus de femmes adultères repentantes lorsqu'il n'y a plus de tramontane ?

Réponse : parce que les exponentielles m'ont marri.

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Il ne faudrait pas déduire trop vite de ce cri de la femme infidèle repentante que la corrélation est une pratique sexuelle.

Écrit par : dugong | 18 février 2009

À propos de ce Ferrier, on peut remarquer en effet que ça ne le gêne pas de voir ses futurs collègues à 70 ans devant les ex-« nouveaux-publics » !

Aucune vergogne de la part ces apparatchiks qui ont tout fait pour ne plus être devant des zaprenans et qui ont en même temps détruit les conditions de travail desdits collègues avec leurs réformes à la c…, pardon, « à large spectre » !

Je suis sûr que ce gentil Ferrier doit « tonner contre » les privilèges des enseignants. Il est incroyable de s’apercevoir que ce type de critique provient en général de dames patronnesses qui touchent plus (et parfois beaucoup plus !) à la retraite que les que les méchants profs en activité !

Schizophrénie ? Double pensée ? Cynisme d’arrivistes ?

Écrit par : Pierre LaRiba | 18 février 2009

Ne soyez pas trop didactique, Magister! Ma longue "phrase" pédagogisante n'était qu'une caricature, dont le trait est très très forcé! Si,si, je vous assure! Et, la chute, c'est juste pour la rime en "isse"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 février 2009

Credo de Ferrier dans le blog de Cédelle, signalé par Guy Morel : "le cours traditionnel valait beaucoup plus par sa qualité propre que par son effet. On exige aujourd’hui des enseignants qu’ils adoptent une autre logique et qu’ils travaillent avec un objectif de résultats en cherchant à prendre en compte les problèmes d’apprentissage des élèves. L’enseignant est devenu une sorte de clinicien de la pédagogie : il doit être capable d’analyser la situation des élèves, de prévenir leurs difficultés et, le cas échéant, d’y remédier. Si cela concerne évidemment les élèves socialement défavorisés, cette nécessité est loin d’être limitée à une catégorie particulière.
Cette évolution suppose une formation à large spectre, comprenant outre les contenus disciplinaires, une formation à la psychologie, à la sociologie, à la didactique, à l’histoire de l’école…"

Si vous optez pour une "seconde carrière après la retraite", vous pouvez toujours devenir inspecteur général.

Il y a de nombreux avantages et il suffit d'apprendre par coeur le "credo" de Monsieur Ferrier.

Le seul inconvénient, c'est qu'en vieillissant, on a de plus en plus de mal à ramper sur le ventre...Et ça il faut le faire en même temps.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Et puis, ce monsieur Ferrier, il dit encore que ce n'est pas pareil d'enseigner à des élèves de maternelle et à des élèves d'élémentaire.
Qu'il le dise s'il le souhaite, après tout, mais qu'il n'oublie pas de dire que, bien que ce ne soit pas pareil d'enseigner à des élèves de 6° et à des élèves de Terminale, on les confie quand même à des professeurs ayant eu la même formation et les mêmes diplômes et qu'on n'a pas l'air de trouver ça bizarre.
Et qu'il conclue en disant qu'afin que les maîtres et maîtresses de maternelle préparent réellement leurs élèves à l'élémentaire, il est absolument nécessaire qu'ils aient reçu une formation leur permettant d'exercer efficacement dans les deux écoles.
Et puis, va savoir, ça les soulagera peut-être les petits jeunes de savoir qu'à 65 ans, s'ils commencent à avoir quelques problèmes de dos ou de genoux, ils pourront postuler pour une classe d'élèves dont la taille dépasse 1,14 m et qui savent lacer leurs chaussures tout seuls.

Écrit par : catmano | 18 février 2009

Ce discours médicalisant, bien relayé par le petit et moyen clergé du Moloch est effrayant. (Dugong)

Cela me fait penser à une récente analyse d'Annie Le Brun qui parlait de manière très intelligente, mais c'est normal, ce petit bout de femme est très impressionnante, de la technicité qui envahit notre langage pour décrire nos rapports humains, rendant par là même notre rapport au corps et aux autres distancié, langage technique qui contient le tout et son contraire bloquant du même coup toute possibilité de contradiction. Elle disait cela un jour sur France-Culture, quelqu'un l'a-t-il entendu? J'ai cru qu'elle venait de sortir un livre mais il semblerait que non.

Écrit par : Sanseverina | 18 février 2009

En lisant le texte de monsieur Ferrier, j'ai constaté, une fois de plus, que ma façon de "faire cours", c'est à dire de proposer une leçon nourrie et construite, correspondait à une conception "complètement périmée" de l'enseignement. Heureusement que je n'exerce plus ! Je frémis en pensant à tout le mal que j'aurais pu continuer à faire aux pauvres apprenants qui avaient le malheur de tomber entre mes mains.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

Bonne lecture, en tout cas!

Écrit par : Pendariès | 18 février 2009

Le seul inconvénient, c'est qu'en vieillissant, on a de plus en plus de mal à ramper sur le ventre... Et ça il faut le faire en même temps.

Ecrit par : Robin | 18 février 2009

Et que la langue devient pâteuse et la bouche baveuse, ce qui n'est guère approprié au cirage de bottes.

Écrit par : Magister | 18 février 2009

Il y en aura des officines qui prospèreront sur des conceptions périmées de l'enseignement !

On y dictera peut-être aussi encore du Prosper Mérimée (?)

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Cela me fait penser à une récente analyse d'Annie Le Brun qui parlait de manière très intelligente, mais c'est normal, ce petit bout de femme est très impressionnante, de la technicité qui envahit notre langage pour décrire nos rapports humains, rendant par là même notre rapport au corps et aux autres distancié, langage technique qui contient le tout et son contraire bloquant du même coup toute possibilité de contradiction.

Ecrit par : Sanseverina | 18 février 2009

Si la technique mécanise nos vies, il est logique que le langage technique mécanise aussi nos rapports humains. L'homme finit immanquablement par s'appliquer ce qu'il inflige aux choses. On n'ouvre pas les boîtes de Pandore sans conséquences fâcheuses. Et il est désormais peu probable, au regard de la folie du monde actuel et du bas niveau de conscience des masses et des prétendues élites, que ce fatum ne poursuivra pas son oeuvre... Gardons donc notre naïveté pour des choses plus charmantes car pour le reste, ite missa est.

Écrit par : Magister | 18 février 2009

Il y en aura des officines qui prospèreront sur des conceptions périmées de l'enseignement !

On y dictera peut-être aussi encore du Prosper Mérimée (?)

Ecrit par : dugong | 18 février 2009

Prosper Périmé ? ;-)

Écrit par : Robin | 18 février 2009

En lisant le texte de monsieur Ferrier, j'ai constaté, une fois de plus, que ma façon de "faire cours", c'est à dire de proposer une leçon nourrie et construite, correspondait à une conception "complètement périmée" de l'enseignement. Heureusement que je n'exerce plus ! Je frémis en pensant à tout le mal que j'aurais pu continuer à faire aux pauvres apprenants qui avaient le malheur de tomber entre mes mains.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

Oui, mais songez au mal que vous eussiez pu faire dans une "seconde carrière" d'inspectrice générale. ;O))

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Dix principes pour une réforme du lycée (18/02/2009) :

Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés de l'Université vient d'adresser aux autorités politiques (Président de la République, Premier Ministre, Ministre de l'Éducation nationale, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche), aux représentants de la Nation (Présidents des Groupes parlementaires, de la Commission des affaires culturelles du Sénat, de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale), ainsi qu'à M. Richard Descoings, chargé de mission sur la réforme du lycée, et M. Benoist Apparu, rapporteur d'une mission d'information, un document intitulé Dix principes pour une réforme du lycée.

Ce document énonce dix principes sur lesquels devrait se fonder, selon la Société des agrégés de l'Université, une réforme du lycée. Avant d'élaborer une réforme, il convient, en effet, de s'interroger sur la fonction et les fins de l'enseignement délivré par la République.

Ces dix principes sont les fondements sur lesquels une réforme pourrait être construite dans le respect des valeurs de l'école républicaine.

Principe n°1
Toute réforme du lycée doit respecter le principe défini dans le Préambule de la Constitution : « La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'État ».
L'enseignement relève donc de la Constitution : enseigner est un devoir pour l'État, s'instruire est un droit. Une école qui n'instruirait pas chacun au mieux de ses facultés serait radicalement injuste, l'État faillirait à son devoir.

Principe n°2
L'instruction a pour fin de former des citoyens libres et éclairés, de développer l'apprentissage de l'esprit critique, qui se fonde sur une culture générale et des connaissances solides, et de permettre à chacun de construire son avenir.

Principe n°3
En conséquence, le lycée doit se donner un double objectif : élever le niveau des connaissances disciplinaires et de culture générale de l'ensemble des élèves ; permettre aux meilleurs de se distinguer selon leurs talents, quel que soit leur milieu d'origine. Le lycée se doit de parvenir à concilier ces deux objectifs.

Principe n°4
L'enseignement doit donc être dispensé selon des programmes et des horaires nationaux et le lycée doit être organisé de telle façon que ses structures et son fonctionnement favorisent le progrès commun tout en permettant à chacun, en fonction de ses capacités, de tendre vers l'excellence.

Principe n°5
Le lycée doit proposer, à travers une diversité de parcours structurés et également attractifs, des cursus adaptés aux capacités et aux goûts des élèves. Dans cette perspective, le rééquilibrage des sections doit s'effectuer par le haut.

Principe n°6
L'enseignement doit transmettre aux élèves l'héritage culturel issu de la tradition humaniste, scientifique et républicaine de notre pays, fondatrice de notre notion de progrès.

Principe n°7
La distinction entre connaissances et compétences est artificielle et aboutit à une dévalorisation des connaissances. Une connaissance non assimilée et dont on ne sait faire usage n'en est pas véritablement une. Des compétences peuvent être mécaniquement apprises, alors que les véritables acquisitions impliquent maîtrise et savoir-faire.

Principe n°8
La mission du professeur est de transmettre des connaissances. Les autres activités (conseils de classe, aide à l'orientation, concertation, accompagnement des élèves...), indispensables ou fondées sur le volontariat, selon les cas, ne sauraient s'y substituer.

Principe n°9
Toute réforme du lycée, pour être lisible et cohérente, doit porter sur l'ensemble du parcours de l'élève, de la Seconde à la Terminale, avec des programmes et des horaires nationaux spécifiques pour chaque année, et définir la nature et les modalités du baccalauréat.

Principe n°10
Cet examen doit rester national et ne saurait être remplacé ni par un contrôle continu ni par une validation semestrielle de modules. Il doit sanctionner un niveau de connaissances suffisant pour permettre d'entreprendre des études supérieures avec des chances raisonnables de succès. En conséquence, tout doit être fait pour préserver le baccalauréat national et en garantir la valeur.

Écrit par : Jean | 18 février 2009

L'inspecteur Ferrier dissipe les derniers doutes sur l'alliance objective entre le pédagogisme et l'ultra-libéralisme. Même Sarkozy n'oserait pas tenir publiquement ce genre de propos.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Cette évolution suppose une formation à large spectre, comprenant outre les contenus disciplinaires, une formation à la psychologie, à la sociologie, à la didactique, à l’histoire de l’école…"


L'expérience montre que la formation à large spectre a tendance à passer outre les contenus disciplinaires.

Et la formation à large spectre à devenir une formation fantôme.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Notre ami Jean a un mot qui lui vient de Jean de La Fontaine pour évoquer la seule et unique "carrière" de gens comme l'inspecteur Ferrier de la police préjudiciable :"une mouche du coche."

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Elle est très bien, la déclaration de principes de Léost.

Tiens, Darcos aurait dû choisir Léost pour dirigier la réforme du lycée. Ca, ca aurait eu du panache.

Écrit par : Jeremy | 18 février 2009

Petites réflexions sur le beau texte de Ferrier cité plus haut. Beau en ce qu’il condense une telle dose de pédagolerie que c’en est un plaisir. Il n’est pas étonnant que Luc Cédelle en ait remué la queue. Le même Cédelle qui ne rencontre que des profs qui n’ont jamais de problèmes, qui aiment les réformes, qui veulent passer 35 h au bahut, etc.

Ferrier : « Mais, dispose-t-on d’une évaluation solide de la qualité de la formation dispensée aujourd’hui en IUFM ? 
— L’évaluation des IUFM, qui n’ont « que » 20 ans était prévue mais il était implicite qu’elle n’avait lieu d'être... en bonne logique pédagole : toute évaluation doit être positive et puis on est les meilleurs !

Ferrier : « Faire cours », c’est-à-dire faire une belle leçon, bien construite, bien nourrie et documentée mais sans se préoccuper de ses effets sur les apprentissages des élèves correspond à un fonctionnement complètement périmé du métier. »
— Donc la « méthode traditionnelle » consiste à préparer un cours pour les tables et les chaises ? Heureusement que les Copernic de la pédagogie sont arrivés !

Ferrier : « L’enseignant est devenu une sorte de clinicien de la pédagogie : il doit être capable d’analyser la situation des élèves, de prévenir leurs difficultés et, le cas échéant, d’y remédier. »
— L’enseignant thérapeute ? D’où invasion d’un vocabulaire pseudo-médical (accueil, accompagnement, remédiation...). Et l’École hôpital de jour ? Ou un enseignement de masse individualisé, autre délire pédagol !

Ces types sont décidément fâchés avec la logique. La réalité en doit jamais perturber le dogme.

Écrit par : Pierre LaRiba | 18 février 2009

L'enseignement de l'EPS en France souffre incontestablement de l'opprobe depuis longtemps jeté sur le corps coupable ainsi que sur le travail physique manuel indigne, ignoble.


Ecrit par : buntovchik | 18 février 2009

Je suis certainement ici celle qui pratique le plus souvent et au quotidien, contre rémunération, le travail physique manuel , du plus grossier (vaccinations de troupeau en série) au plus fin (obstétrique, chirurgie). Je n'ai pas honte de ce travail car il est non seulement valorisant et enrichissant mais extrêmement sain. J'ai toujours voulu tirer sur le veau et mettre ma main dans le cul de la vache. Si l'EPS m'avait appris ne serait-ce qu'à épargner mon dos qui était démoli à trente ans, je porterais cette matière aux nues.
JPB: moi, aussi, mes points d'EPS ont aidé à ma mention, grâce à l'épreuve de natation qui correspondait exactement au type de compétences physiques que je développais aisément et aimais travailler pour le plaisir de me dépasser. J'aurais couru avec joie à des cours de natation.
J'étais également extrêmement douée en équitation mais le coût de cette pratique était prohibitif.

Buntovchik, ce n'est pas ma faute mais je n'ai pas appris grand chose en EPS sans avoir jamais méprisé les activités physiques et manuelles. A l'époque où j'ai suivi des cours, il n'y en avait que pour ceux qui étaient à l'ASSU, les autres étaient des moins que rien. De même, en Musique, au collège, ceux qui tiraient profit des cours étaient les élèves du Conservatoire ou de cours de musique privés. Comme j'en faisais partie, j'avais 18 de moyenne en musique.
Je ne sais si les cours d'EPS actuels sont bons mais ceux que j'ai vécu n'avaient rien de bien passionnant et ressemblaient plus à des contrôles de performances sportives acquises ailleurs ou naturelles qu'à des enseignements.

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

« Ces types sont décidément fâchés avec la logique »

Je crains bien que non. Ils sont l'illustration de la définition des idéologies par Hannah Arendt : "la logique d'une idée".

Malheureusement, il ne suffit pas de démontrer que l’idée prémisse est fausse pour supprimer les idéologies qui se propagent à partir d’elle. Cette forme de folie est dans la nature humaine, voire dans la nature tout court.

En l’occurrence : « des élèves vont mal à l’école » donne un courant idéologique de médicalisation de l’école entière.

Ferrier ? Le type qui a l’entonnoir retourné sur la tête au motif qu’une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine ?

Écrit par : dugong | 18 février 2009

C'est d'ailleurs seulement mes cours d'EPS qui me permettent d'approcher et comprendre un tant soit peu comment un élève en échec peut devenir progressivement, quand l'assurance lui vient, un iinfect perturbateur que le professeur dispenserait volontiers de venir à son cours s'il en avait le droit.

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

Ce sont

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

Petites réflexions sur le beau texte de Ferrier cité plus haut.

Ecrit par : Pierre LaRiba | 18 février 2009

Je n'arrive pas à trouver le lien qui y mène. Quelqu'un aurait-il l'extrême amabilité de me le copier-coller, comme j'ai fait avec la centrifugeuse de l'agrégé de biochimie ?

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

"Une conception "complètement périmée" de l'enseignement."

Avec Zébulon, on est assuré d'avoir une conception périnée de l'enseignement! Et même, périnée remusclé!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 février 2009

Je soutiens dobolino dans ce qu'elle dit sur l'E.P.S.

Je n'y ai rien appris, ça m'a dégoûté du sport, et je me souviens juste que j'étais le dernier choisi pour constituer des équipes, et que les bulletins de mes sept années secondaires comprennent à peu près toutes les variantes possibles et imaginables de : "Elève agréable, qui fait ce qu'il peut pour obtenir la moyenne".

Aujourd'hui, quand j'ai du mal à comprendre que mes élèves n'accrochent pas à un cours qui m'a pris deux heures à élaborer, je me dis que si le meilleur formateur de golf au monde voulait me donner des cours, je me ferais certainement c**** comme un rat mort. Et je serais agréable tant que mon avenir n'en dépendrait pas. Mais soit je finirais par céder et à trouver un intérêt, soit je deviendrais franchement ingérable.

Écrit par : Jeremy | 18 février 2009

http://www.dailymotion.com/video/x8byna_appel-de-la-sorbonne_news
Ouaouh! Je ne sais pas si ce lien a été déjà mis en ligne ici ou pas, mais ça fait un bien fou! Et ce n'est pas un dangereux gauchiste! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 février 2009

"si le meilleur formateur de golf au monde voulait me donner des cours, je me ferais certainement c**** comme un rat mort."

Il est vrai que certains cours de golf ne sont pas très clairs. Surtout ceux qu’on donne au bord de la mer.

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Ouaouh! Je ne sais pas si ce lien a été déjà mis en ligne ici ou pas, mais ça fait un bien fou! Et ce n'est pas un dangereux gauchiste! :-)

Molinié, Molinié...ce Molinié-là ?

Tous les journaux qui ont évoqué l’élection de Georges Molinié à la présidence de Paris IV l’ont seulement présentée comme la victoire d’un universitaire de gauche sur un universitaire de droite, Jean-Robert Pitte et il est évident que les raisons de cette victoire sont essentiellement politiques. Mais il y aurait d’abord beaucoup à dire sur les professions de foi politiques de Georges Molinié qui ont fluctué en fonction de son intérêt, des circonstances et de ses auditoires. Je l’ai entendu déclarer à plusieurs reprises qu’il était balladurien, mais cela n’a duré que pendant les quelques mois où tout le monde était persuadé que Balladur serait président de la république. Après avoir flirté un temps avec la droite maurassienne, il a fait toute sa carrière avec l’appui du syndicat autonome de l’enseignement supérieur, syndicat conservateur, qui a, du reste, en le soutenant, singulièrement manqué de discernement, jusqu’au moment où, pour être élu président, il a eu besoin de se faire passer pour un homme de gauche afin d’avoir l’appui des étudiants et du personnel administratif. Si regrettable que soit ce comportement, il faut bien reconnaître qu’il est assez répandu et ce n’est pas ce qui fait de son élection un scandale qui serait sans précédent s’il n’avait déjà été président de 1998 à 2003. Il est d’ailleurs tout à fait normal que pour élire un président d’Université, on prenne en considération ses opinions politiques et que l’on préfère choisir un homme de droite, si l’on est de droite, et un homme de gauche, si l’on est de gauche.


On ne peut pourtant faire abstraction de ses capacités intellectuelles et de sa compétence professionnelle. L’énorme scandale que constitue l’élection de Georges Molinié tient à son enseignement et à ses écrits que les journalistes ne connaissent malheureusement pas. On ne demande pas à un président d’Université d’être nécessairement une lumière. On peut être, en effet, un excellent administrateur sans être pour autant un grand esprit, et d’ailleurs les universitaires les plus brillants préfèrent souvent éviter les fonctions administratives pour se consacrer entièrement à leur enseignement et à leurs travaux. Mais il est tout de même souhaitable qu’un président d’Université ait une certaine envergure intellectuelle et, du moins qu’il ne soit pas une absolue nullité dans sa discipline. Or Georges Molinié est bien plus, ou plutôt bien moins, qu’une absolue nullité. Comme je l’ai écrit ailleurs, Georges Molinié n’est pas seulement un des plus grands grotesques de notre temps : il a pleinement l’étoffe d’un des plus grands grotesques de tous les temps. À ce titre, on pourrait sans doute lui reconnaître le mérite d’être souvent comique, s’il n’était aussi terriblement nuisible. Professeur de philologie et de stylistique, il est payé pour défendre la langue française et pour apprendre aux étudiants à s’exprimer dans une langue claire, correcte et élégante, et la sienne est la plus abstruse qui soit, la plus bourrée de maladresses d’expression, d’impropriétés et d’incorrections, la plus laide qu’on puisse imaginer. Et malheureusement il rencontre un incontestable succès auprès d’assez nombreux étudiants, car il leur fournit le vocabulaire et les prétendus «outils linguistique» qui leur permettront de parler très doctement des textes littéraires sans se donner la peine de se demander seulement s’ils ont un sens, et de masquer, comme il le fait lui-même, leur profonde inintelligence de la littérature.
Mais il y a plus grave encore. Georges Molinié, qui a assez longtemps dirigé la revue XVIIe Siècle, est, en principe, dix-septiémiste. Il devrait donc, en tant que tel, s’employer tout particulièrement à faire découvrir et aimer la littérature du grand siècle à des étudiants qui ont de plus en plus de mal à l’aborder. Au lieu de cela, ce méprisable démagogue passe son temps dans ses cours à dénigrer les grands auteurs classiques, comme en témoignent ceux de ses étudiants qui rapportent sur Internet certains des propos qu’il tient habituellement pendant ses cours. En voici quelques spécimens : «Racine est mort. Ceux qui disent qu’ils prennent du plaisir à le lire sont des menteurs. On ne le lit plus que sur les bancs de la Sorbonne»; «Vous n’êtes pas assez stupides pour comprendre le théâtre du XVIIe siècle; moi non plus»; «Il y a même des gens qui font des thèses sur Pascal !»; «Vous vous rappelez Phèdre ? C’est moins grotesque que Monsieur Jourdain»; «À quoi bon étudier Racine, Corneille et ces autres cadavres, hein ?». Une étudiante avoue que, n’y comprenant rien, elle avait d’abord été éblouie par ses cours, mais elle ajoute qu’elle n’a pas tardé à ressentir un malaise croissant, puis de l’écœurement, «en découvrant peu à peu dans ses propos une haine de la langue française, de l’héritage culturel français». Et c’est cet homme qui vient d’élu président de la plus prestigieuse Université littéraire de France.

Écrit par : Guillaume | 18 février 2009

"La réalité de ce que représentons dit Molinié ?"

Charasse a très clairement dit la réalité dans une récente lettre de voeux.

Le sénateur socialiste et anti clérical Michel Charasse répond aux voeux du directeur de l'IUFM de sa circonscription.
"En espérant que les enseignants seront enfin formés car pour l'instant ça laisse beaucoup à désirer.
Quand un enseignant m'écrit, je trouve toujours une ou plusieurs fautes d'orthographe et quand il me parle c'est souvent du balbutiement approximatif sauf pour les revendications.
Les IUFM ont été un désastre, mais vous n'y êtes pour rien.
Cordialement."

Écrit par : Guillaume | 18 février 2009

Moi, ce sont les cours de travaux manuels et de dessin qui me permettent de comprendre comment un élève en échec peut devenir perturbateur. Que je m'applique ou non, j'avais exactement les mêmes notes, toujours lamentables. A la fin, je me vantais de faire exprès.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

Guillaume, ce n'est pas de l'ironie ces remarques, qu'il lance sur les oeuvres du XVIIème siècle? J'ai peine à croire cela. C'est de la provoc, non?

Écrit par : Sanseverina | 18 février 2009

sur le blog de Cédelle, le journaliste engagé dans l'impasse

http://education.blog.lemonde.fr/2009/02/01/formation-des-maitres-une-analyse-critique-du-projet-darcos-par-jean-ferrier-ancien-directeur-des-ecoles-au-ministere/
Ecrit par : dugong | 18 février 2009

Dugong, le plaisir de faire un bon mot - même juste - ne doit pas nous faire rêver : c'est nous qui sommes dans l'impasse, et l'école dans l'ornière.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Guillaume, ce n'est pas de l'ironie ces remarques, qu'il lance sur les oeuvres du XVIIème siècle? J'ai peine à croire cela. C'est de la provoc, non?
Ecrit par : Sanseverina | 18 février 2009

Molinié étant contre les réformes de l'université - en péril - avancées par le gouvernement, il est normal que Guillaume, antistalinien farouche et démissionnaire du GRIP, soit contre Molinié.

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

A la suite de la lecture du texte de Ferrier, bien discutable, je pose une question naïve. Ce serait vraiment impossible de concevoir une école préparatoire à la formation des instits ( comme les ex-écoles normales) où on leur ferait travailler toutes les matières qu'ils auront à enseigner? Cela a déjà été proposé moult fois ici. Ce n'est pas un scoop. Mais pourquoi est-ce si dur à réaliser? Cela coûterait si cher? On a les bâtiments, le personnel. On économise sur la formation des profs du secondaire qui se forment à la fac et avec les "vieux" en stage. Où est le problème de fric?

Écrit par : Sanseverina | 18 février 2009

Molinié étant contre les réformes de l'université - en péril - avancées par le gouvernement, il est normal que Guillaume, antistalinien farouche et démissionnaire du GRIP, soit contre Molinié.

Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Oh là là!

Écrit par : Sanseverina | 18 février 2009

Oh là là!
Ecrit par : Sanseverina | 18 février 2009

Vous l'avez dit. Et même : oh là là là !

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Tenez, encore un jeu pédagogique, pour les amateures-euses.

Il s'agit de compléter les phrases pédago-vides suivantes avec un terme de votre choix. Le gagnant remporte un voyage à l'IUFM de Créteil.

1ère épreuve :

La dimension internationale de l'enseignement des langues vivantes étrangères est affirmée par ......... .

a- les ressources de la messagerie électronique
b- les réseaux de communication à distance
c- le recours à des locuteurs natifs.

And the winner-euse is ...

Ecrit par : Chevreuil | 17 février 2009
---------------
Et cela n'est pas une blague ? !!!
C'est beau la science !

Écrit par : Francis Penin | 18 février 2009

Molinié étant contre les réformes de l'université - en péril - avancées par le gouvernement, il est normal que Guillaume, antistalinien farouche et démissionnaire du GRIP, soit contre Molinié.

Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Me cherche pas trop Morel. Tu passes l'essentiel de ton temps à taper en interne. Grand bien te fasse. Mais tu ne m'impressionnes guère, va cuver avec quelqu'un d'autre.

"Guillaume, antistalinien farouche"

Qu'est-ce que tu peux débiter comme conneries, le Grip a perdu la moitié de ses effectifs grâce à toi.

Nous nous retrouvons ailleurs, gens de droite comme de gauche et nous respirons un air plus sain depuis que tu n'es plus dans la pièce. T'es même devenu un sujet de plaisanterie entre nous.
Bonne chance tout de même au Grip, il doit y rester encore quelques personnes de valeur.

Guillaume Gouhier
(pour t'éviter l'argumentaire planqué sous son pseudo).

Écrit par : Guillaume | 18 février 2009

Guillaume Gouhier
(pour t'éviter l'argumentaire planqué sous son pseudo).
Ecrit par : Guillaume | 18 février 2009
Ah tiens ! C'était donc un "planquage" ce pseudo ?
Ce que j'aime chez vous, c'est la délicatesse de l'expression, que dis-je ? l'ineffable grâce de la pensée.
Sur l'"ailleurs" où l'on se retrouve entre "gens de gauche et de droite", à l'écart du vil stalinien qui aurait vidé le GRIP de moitié - ce qui est me prêter une puissance que je n'ai pas et finalement me flatter - j'ai quelques idées.
Sur les personnes "de valeur" qui me supportent : j'étais avec quelques-unes d'entre elles hier, elles vous saluent bien.

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Je suis d'accord avec Sanseverina :ça devrait être possible, un système comparable à celui des anciennes écoles normales. Mais je suppose que cette proposition passerait pour outrageusement réactionnaire...

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

La Sorbonne présidée par un grotesque, Georges Molinié, par René Pommier

http://stalker.hautetfort.com/archive/2008/03/25/la-sorbonne-presidee-par-un-grotesque-georges-molinie-par-re.html

Écrit par : Solidarnosc | 18 février 2009

Ce que j'aime chez vous, c'est la délicatesse de l'expression, que dis-je ? l'ineffable grâce de la pensée.

Veux-tu que je donne quelques exemples de délicatesses à la Morel, j'en ai conservé quelques unes et j'ai appris récemment tes derniers débordements.
Si tu veux tout déballer en place publique, je suis prêt.

Tiens un petit souvenir envoyé à notre cher Chritophe Sibille :

Je vous rappelle, ma douce, les termes exacts de l'e-mail que vous m'aviez envoyé, je cite: "je vais venir te casser la gueule dans ton IUFM de merde". Même si vous vous étiez un tantinet radouci après, ce sont des mots qu'on n'oublie pas.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008


Délicat, en effet.

Écrit par : Guillaume | 18 février 2009

ce sont des mots qu'on n'oublie pas.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Voilà que je suis d'accord avec Sibille pour une fois.

Écrit par : Guillaume | 18 février 2009

"Guillaume, antistalinien farouche"
Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

C'est plutôt bien d'être antistalinien, et de surcroît, farouche ! Non ?

Écrit par : Candide | 18 février 2009

antistalinien farouche

Dois-je en avoir honte ?
Depuis 56, ce serait plutôt une qualité, non ? Enfin, d'autres ont attendu Courtois pour la ramener un peu moins.
Mais il en reste effectivement un beau spécimen au Grip.

Écrit par : Guillaume | 18 février 2009

Dugong nous signale l'article de Jean Houssaye dans Le Monde.
Houssaye est l'auteur de ce livre, véritable chef-d'oeuvre de la science pédagogique : "Le triangle pédagogique" ! C'est presqu'aussi pertinent que du Meirieu.

Écrit par : Pierre LaRiba | 18 février 2009

Molinié dans le texte !


http://stalker.hautetfort.com/archive/2007/09/04/georges-molinie-prince-des-cacographes.html

Écrit par : Solidarnosc | 18 février 2009

Culture télévisuelle et rédactions d'élèves...A. (4ème) ou pourquoi les profs ont tous quelque chose de Britannie.

Une femme discutait avec son mari dans leur lit, se que font beaucoup de couples. Le femme s'appelait Britannie et l'homme Bryan. (c'est évidemment beaucoup plus chic que Marcel et Paulette !)

Britannic demanda à Bryan :

"M'as-tu vraiment trompé ? (il y a manifestement un problème d'accord entre les deux)

Bryan dit à Britannie :

"Mais non, je ne t'es jamais trompé (il se dit tout bas). Je t'es juste trompé avec Victoria et Jennifer mais je ne t'es pas trompée !" (quand il parle tout haut, il fait les accords, mais il a du mal à choisir entre l'être et l'avoir)

Britannie avait entendu Bryan, alors elle lui dit :

"- Mais Bryan se n'est pas la peine de parler tout bas j'ai tout entendu !"

- Je sais que je ne suis pas parfaite, mais au moins Moi j'ai des formes ou il faut...

Et ça continue comme ça (le scénario a deux pages). Britanie chasse Bryan : "elle pétta une durite" (sic !). Bryan devient un vrai coureur de jupons et Britannie "c'est suicider dans un bain de sang en s'ouvrant les veines".

(j'ai respecté l'orthographe)

Il y a des jours où j'ai envie de faire comme Britannie !

"On a tous quelque chose de Britannie" ;-))

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Moi, ce sont les cours de travaux manuels et de dessin qui me permettent de comprendre comment un élève en échec peut devenir perturbateur. Que je m'applique ou non, j'avais exactement les mêmes notes, toujours lamentables. A la fin, je me vantais de faire exprès.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

De ce côté-là, je pense que je vous bats à plate couture. Avez-vous eu comme moi à la fois un zéro pour ne pas avoir rendu votre dessin et une heure de colle pour avoir "laissé traîner des poubelles" dans votre casier à dessin en 6° ?
J'ai eu beau essayé de faire comprendre à la prof que la poubelle en question, c'était ça mon dessin et que je l'avais donc rendu selon la consigne, elle n'a jamais voulu le croire et ne m'a enlevé ni le zéro, ni l'heure de colle.
Quant à la prof de travaux manuels, après l'esclandre familial suite à la rétention d'une de mes œuvres personnelles (il paraît qu'elle était trop moche pour qu'elle ose me la laisser emporter chez moi, car mes parents auraient douté de ses capacités pédagogiques), encore en 6°, elle s'était résignée et ne me demandait plus que de prendre un aimant pour récupérer les épingles qui jonchaient le sol de sa classe

Écrit par : catmano | 18 février 2009

Alors prend t'es clic et t'es clac et arraches-toi d'ici !"

(très chic !)

Bryan pris ses affaires et partit tant dit que Britannie pleurait toute ses larmes qu'elle pouvait faire couler. (un bain de larmes avant le bain de sang.)

Je trouve que la Princesse de Clèves fait pâle figure à côté de Britannie.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

"The Ferrier/Meirieu-generation" :

"Depuis se tent là, il son devenu très ami." (5ème)

Écrit par : Robin | 18 février 2009

"Il est très sale et très mal polie et il parle très familier." (5ème)

Écrit par : Robin | 18 février 2009

J'adore "prend t'es clic et t'es clac"!

J'ai lu quelques citations de Molinié, sur le lien donné par Solidarnosc. Si elles sont vraiment représentatives de son oeuvre, je trouve que le sobriquet de cacographe n'est pas immérité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

"A 3h00 du matin, le Corsaire (c'est le nom d'une boîte de nuit) ferma c'est porte est moi et ma tante rentions à la maison et allons dormir. Je disais à ma tante que grâce à elle se fut la meilleure soirée qu'elle est pus me faire voir." (4ème)

Comme me l'a obligeamment expliqué une élève de la même classe l'autre jour : "Vous ne comprenez rien aux ados...un ado., ça fume, ça boit, ça se drogue et ça va en boîte !"

On a tous quelque chose de Britannie.

Écrit par : Robin | 18 février 2009

- Oui, donc si j'ai bien compris ont ce rejoin là-bas.
-Ouai disat tata
Dit E...sa te dit de venir boire un coup chez K...?
-Oui, pourquoi pas
-Nous on reste là on vous rejions après : répondit C...
-D'accord à toute à l'heure..."


Je sens que je vais péter une durite !

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Moi, ce sont les cours de travaux manuels et de dessin qui me permettent de comprendre comment un élève en échec peut devenir perturbateur. Que je m'applique ou non, j'avais exactement les mêmes notes, toujours lamentables. A la fin, je me vantais de faire exprès.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009
En couture (pompeusement dénommée Travaux Manuels et Educatifs ), le professeur découragé, après quelques heures de colle que j'ai employées à ourler des torchons (c'était ni fait ni à faire ! ), m'avait confié un aimant et je passais mes heures de cours à quatre pattes et nez au sol, à récupérer les aiguilles tombées. J'étais très efficace et je ne doute pas que nombreuses étaient celles qui enviaient mon statut privilégié.
En EPS, aucun professeur n'a jamais pensé à m'employer comme ramasseuse de balles et balayeuse de sautoir.

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

elle s'était résignée et ne me demandait plus que de prendre un aimant pour récupérer les épingles qui jonchaient le sol de sa classe

Ecrit par : catmano | 18 février 2009
Je ne t'avais pas lue !!!
Pauvre madame Berger ! Elle a eu bien du souci avec nous ! Huit années de cauchemar !
Ça me rappelle ma prof d'allemand de seconde qui a blêmi en énonçant mon nom au premier appel de l'année et s'est exclamée: "Y'en a encore beaucoup, après, des Huby ? ".

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

Robin a écrit : "Je sens que je vais péter une durite !"

Positivez, Robin ! Le Monde nous apprend que sur les 6912 langues répertoriées, 2 511 sont "soit vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteinte".

Le Moloch sait-il combien, parmi les enseignants qui bossent à ses pieds sont "soit vulnérables, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteints" ?

Surveillez votre pression et ne corrigez jamais sans bonnet !

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Moi, ce sont les cours de travaux manuels et de dessin qui me permettent de comprendre comment un élève en échec peut devenir perturbateur. Que je m'applique ou non, j'avais exactement les mêmes notes, toujours lamentables. A la fin, je me vantais de faire exprès.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009
Je reprends ce propos pour souligner que dessin, musique et "arts plastiques" ne sont obligatoires que jusqu'à la fin de la troisième, ce qui n'est pas le cas de l'EPS qu'on traîne péniblement jusqu'au bac.

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

"Ce sont des mots qu'on n'oublie pas."
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Je n'ai pas oublié "les mots" mais, en ce qui concerne, les faits sont absous.
Pas la peine de tenter de jeter de l'huile sur le feu, Guillaume, il n'y a plus de feu! (Mais n'en tirez pas comme conclusion que ma chandelle est morte!!! ;-)
Ceci-dit, que vous puissiez, après avoir abreuvé d'insultes deux personnes honorables, prendre comme référence absolue de quoi que ce soit un enfoiré patenté comme Charasse, (pauvres socialistes... Il est vrai qu'ils l'ont foutu dehors à coups de pompe dans le derche... Heureusement! ), ne peut que rassurer ceux que vous avez injuriés, et les conforter dans l'idée qu'ils sont de braves gens!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 février 2009

Vous avez lu le problème d'Anne-Marie, hier, sur les deux champs de haricots ? Il est amusant mais il est faux. Tous les plans de haricots n'ont pas le même rendement et tous les paysans non plus. On ne peut donc affirmer qu'un champ deux fois plus petit sera ramassé deux fois plus vite ! C'est mensonger donc il ne faut pas poser ce problème à un enfant !

Ecrit par : dobolino | 16 février 2009

Il va de soi que :
1)Les ouvriers travaillent tous avec la même efficacité.
2) Les champs produisent la même quantité de haricots.

Maintenant, au travail !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 février 2009

Ce n'est pas un problème c'est une métaphore de l'exploitation du prolétariat.

Écrit par : dugong | 18 février 2009

Il va de soi que :
1)Les ouvriers travaillent tous avec la même efficacité.
2) Les champs produisent la même quantité de haricots.

Maintenant, au travail !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 février 2009

Dans ces conditions, je vous ai dit, il y a deux ou trois jours, 8 ouvriers et n'en démordrai pas.

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

Ce n'est pas un problème c'est une métaphore de l'exploitation du prolétariat.

Ecrit par : dugong | 18 février 2009
Ah ! Que non ! C'est totalement contraire au stakhanovisme, surtout !

Écrit par : dobolino | 18 février 2009

Robin a écrit : "Je sens que je vais péter une durite !"

Positivez, Robin ! Le Monde nous apprend que sur les 6912 langues répertoriées, 2 511 sont "soit vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteinte".

Le Moloch sait-il combien, parmi les enseignants qui bossent à ses pieds sont "soit vulnérables, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteints" ?

Surveillez votre pression et ne corrigez jamais sans bonnet !

Ecrit par : dugong | 18 février 2009

Tiens, il y en a un qui me recopie carrément le début de Thérèse Desquiéroux en espérant sans doute que je ny verrai que du feu.

Décidément, ils me les feront toutes.

Que me conseilliez-vous déjà ? Ah ! oui, positiver !

...Il aura ouvert au moins une fois un roman de Mauriac (je fais des progrès ?)

Écrit par : Robin | 18 février 2009

"C'est deux jeunes filles savèrent que être enemis sa servais a rien alor elle etait redevenu amie." (4ème)

Ca, au moins, je suis sûr que ce n'est pas du François Mauriac !

Elle me fait une espèce de "paperole" (une bande de papier collée) comme dans les manuscrits de Proust. Mais je ne pense pas qu'elle ait perdu son temps à copier du Proust.

Misère de misère !

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Copie de bac blanc, , première S, 2001 :
" Car effectivement, cette communautée Europpéenne qui compte aujourd'hui déjà 15 pays tend à en comporter d'autres. Mais elle vise aussi à crée une certaine solidaritée entre les pays la constituant et entre elle et les autres pays du monde. D'autre part, l'Europe a aussi pour but de supprimer toutes les frontières entre les pays la constituant, permetant ainsi la libre circulation des gens sur le sol de cette communauté et de créer une monaie unique limitant les fortes différences de prix entre deux pays de la communauté dû à une dévaluation monétaire par exemple"

Il s'agissait d'un sujet de "type 1", qui comportait un questionnaire sur un texte argumentatif et une "discussion" qui avait comme particularité de n'exiger aucune connaissance littéraire. C'était la planche de salut des plus mauvais élèves.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

Ce n'est pas: "Desqueyroux"? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 18 février 2009

antistalinien farouche

Dois-je en avoir honte ?
Depuis 56, ce serait plutôt une qualité, non ? Enfin, d'autres ont attendu Courtois pour la ramener un peu moins.
Mais il en reste effectivement un beau spécimen au Grip.
Ecrit par : Guillaume | 18 février 2009

Je pense, Guillaume Gouhier - enfin à visage découvert -, que cela suffit maintenant.
J'ai indiqué sur ce blog que j'avais été parmi les premiers à lire Loin de Moscou, le premier témoignage sur le Goulag, quand vous n'étiez même pas né. Depuis, vous avez dû naître puisque vous existez, mais pour ce qui est de la pensée, vous en êtes aux vagissements, même pas à la lallation. Autant dire que les "va cuver ton vin, Morel", "spécimen stalinien Morel", me font doucement sourire.
D'autant qu'il suffisait de vous écouter pérorer à Roncq sur l'enseignement de l'histoire - ce que tout le monde peut faire puisque c'est enregistré - pour comprendre que votre opposition au pédagogisme n'est que la couverture des thèses de la droite dite nationale sur l'histoire du même nom, thèses que vous voudriez pouvoir enseigner du haut de la chaire en toute autorité. En somme, vous êtes très exactement la réplique de l'insignifiant Frackowiack pour ce qui est du bourrage de crâne, au style près.
Je dis cela non pas à votre attention - il y a peu de chances que vous compreniez - mais à celle des lecteurs de ce blog qui méritent d'être avertis - s'ils ne l'ont déjà compris par eux-mêmes- que le credo antipédagogiste peut servir de cheval de Troie à des réac pur jus comme vous. Comme il peut servir aux effets d'estrade de votre chef vénéré - chez les scouts il y en a toujours un - Le Bris, pour faire la promotion, au nom de Condorcet, des écoles hors contrat.

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

Autre exemple, datant de 2004 :
"Les poèmes doivent permettre de s'évader et de découvrir un monde inhabituel qui est le notre. Je défend donc en partie la poésie lyrique qui expose de sentiments amoureux et personnel. Les thèmes récurent que je défends son réels et de la vie de tout les jours. Il me semble que le propre du poète c'est de pouvoir changer avec quelques phrases et quelques mots, simple, juste et bien choisi, une réalité et la rendre différente.(...) Le poème se doit d'être originale et seul le sujet peut lui permettre de le devenir. Le lecteur doit être surpris, doit être étonner et aussi admiratif. Il doit pouvoir découvrir des nouveaux aspects de quelque chose qui connait déjà et ce dire "oui ce vrai".
Ce développement ne comporte aucune idée originale, mais une simple paraphrase du texte proposé. Aucune référence non plus à un poète précis. On pourrait croire qu'en six ans de scolarité secondaire, aucun n'a jamais été étudié.
J'ai évidemment respecté l'orthographe.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

Ce n'est pas: "Desqueyroux"? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 février 2009

Exact ! Christophe, ne me cherchez pas des poux dans la tête pour un y ! Je ne suis pas à prendre avec des pincettes ce soir ! ;O))

...Et j'ai encore un paquet de copies !

Grgrgrgrgrg!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Je suis d'accord avec Sanseverina :ça devrait être possible, un système comparable à celui des anciennes écoles normales. Mais je suppose que cette proposition passerait pour outrageusement réactionnaire...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2009

Mais vous voyez que cela n'a pas l'air d'émouvoir grand monde de remettre cette idée sur le plateau!

Écrit par : Sanseverina | 18 février 2009

Quant à ma gothique de 4ème, elle me recopie un (pâle) imitateur de Bram Stoker...C'est du copiage à la
puissance 2 :

"Krisnik lâcha le cadavre qui se transforma instantanément en poussière et sans se retrourner, il plongea dans la cité presque invisible, telle une âme vagabonde.

Le secret du destin était inscrit dans son esprit. Dans son esprit et dans celui du clan. Il sourit à nouveau, le regard vide. Les ténèbres furent absolues...."

Si c'est d'elle, je veux bien rempiler jusqu'à 70 ans !

Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient !

Écrit par : Robin | 18 février 2009

Retour sur la déclaration à la presse de Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés : les 10 principes sur lesquels la réforme du lycée devrait se fonder sont clairement énoncés et ne peuvent que remporter l'adhésion de ceux qui ont encore une haute idée de l'école. C'est une solide base de travail. Puisse-t-elle inspirer les décisionnaires et leur insuffler la voie du bon sens et de la raison, ce qui, il faut malheureusement en convenir, est loin d'être joué car les politiques et les hauts fonctionnaires nous ont trop souvent démontré qu'ils étaient à côté des réalités et plus encore des vraies priorités. On pourrait même ajouter qu'ils sont tellement à côté de la plaque qu'ils confondent l'hypertrophie mentale avec l'intelligence (une méprise qui caractérise également les pédagogistes, on s'en est douté).

Principe n°6
"L'enseignement doit transmettre aux élèves l'héritage culturel issu de la tradition humaniste, scientifique et républicaine de notre pays, fondatrice de notre notion de progrès."

Ce principe est incomplet car il tait l'héritage culturel issu du christianisme. On ne peut pas ignorer mille ans d'histoire aussi légèrement, abstraction faite de toute conviction particulière.

Principe n°7
"La distinction entre connaissances et compétences est artificielle et aboutit à une dévalorisation des connaissances. Une connaissance non assimilée et dont on ne sait faire usage n'en est pas véritablement une. Des compétences peuvent être mécaniquement apprises, alors que les véritables acquisitions impliquent maîtrise et savoir-faire."

La notion pédagogiste et managériale de compétence est à éliminer du langage scolaire car elle appartient au monde professionnel. L'élève apprend et sait. Le plombier est compétent. C'est un mot qui nous sort par tous les orifices à force d'être rabâché.

Principe n°8
"La mission du professeur est de transmettre des connaissances. Les autres activités (conseils de classe, aide à l'orientation, concertation, accompagnement des élèves...), indispensables ou fondées sur le volontariat, selon les cas, ne sauraient s'y substituer."

Transmettre des connaissances, telle est la mission première, centrale et finale, le reste n'étant que de l'intendance et de la bureaucratie, activités connexes qui ne sauraient prendre le dessus comme c'est actuellement le cas.

Écrit par : Magister | 18 février 2009

"Nombre d'esprits faibles, se complaisant dans les illusions doucereuses de la jeunesse, ne trouvent réconfort qu'auprès du giron vaste et protecteur du manichéisme.
Cette volonté de penser le monde en représentant du bien et de la vérité, outre son air de déjà-vu plus que ridicule, rend le débat revêche, voire impossible. Quand l'adversaire proclamé débusque un paradoxe, souligne un sophisme ou moque une aberration, on préfère lui rappeler sa condition d'ennemi de l'humanité en marche et jeter ses arguments à bas.

Pour contrebalancer ce retour flagrant du simplisme idéologique, Le Nouveau Réactionnaire met à votre disposition certains écrits d'auteurs attaqués pour délit d'idée et dont les noms sont traînés dans la boue au moyen de mensonges, manipulations et de rhétorique de bas étage. Les documents proposés traitent de divers sujets philosophiques et polémiques"

http://www.nouveau-reac.org/

Écrit par : Solidarnosc | 18 février 2009

"Ce principe est incomplet car il tait l'héritage culturel issu du christianisme. On ne peut pas ignorer mille ans d'histoire aussi légèrement, abstraction faite de toute conviction particulière."

Ca recommence... "Un héritage culturel issu de la tradition humaniste", ça ne vous suffit pas ? Le catholicisme n'est pas humaniste ? Remarquez, quand on voit les évêques négationnistes et homophobes, on s'en doute bien. Et quand on lit Paul ou l'Ancien Testament, on s'en doute aussi. Mais tout de même, on peut au moins faire semblant.

Et puis l'éducation est laïque, il n'y a pas plus de raison de mentionner l'héritage chrétien que les nombres arabes.

Marre.

Écrit par : Jeremy | 18 février 2009

J'ai indiqué "catholicisme", j'aurais dû mettre "christianisme", mais il n'y a aucune religion chrétienne pour racheter l'autre.

Ne me parlez pas des évangélistes, des protestants, ou des orthodoxes.

Écrit par : Jeremy | 18 février 2009

Sur le site des réacs:


Pierre-André Taguieff, l'altermondialisme pourrait bien être l'avenir du communisme



Les récents débats que nous avons eus sur quelques faux débats politiques lancés par la gauche et l’extrême gauche m’ont conduit à relire et à revoir rapidement le tout début du chapitre 6 de mon livre paru en mars 2007 : Les Contre-Réactionnaires. Il s’intitule « Les avatars de l’antifascisme. Mythologies de la « résistance », et me semble fournir un éclairage sur l’actualité idéologique. Voici ces quelques lignes, sans notes et avec quelques additions.

Depuis le début des années 1990, dans les sociétés démocratiques occidentales, et tout particulièrement dans la France contemporaine, on assiste à la multiplication des « résistants » déclarés au « Nouvel ordre mondial », au « néolibéralisme », à « l’impérialisme américain », à « l’axe américano-sioniste » ou au « capitalisme mondialisé ».

José Bové « résiste », son ami Hugo Chávez « résiste », Saddam Hussein (ami de Chávez) « résistait », le sous-commandant Marcos et le mouvement zapatiste « résistent », Yasser Arafat « résistait » et ses successeurs « résistent » (comme l’indique la « résistance palestinienne »), le Hamas « résiste » (« Hamas » n’est-il pas l’acronyme du « Mouvement de la Résistance islamique »?), le Hezbollah ne cesse de « résister » à « l’armée sioniste », Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen ont affirmé qu’ils incarnaient « l’esprit de résistance », Pierre Bourdieu se proposait de « fournir des armes utiles à tous ceux qui s’efforcent de résister au fléau néo-libéral », Daniel Bensaïd mène la « résistance à l’air du temps », Régis Debray ne se lasse pas de « résister à l’empire américain », etc. Il était inévitable que les plus « branchés », tel Vincent Cespédès, découvrissent l’impératif de « Néorésistance »…

La « résistance » semble être à l’ordre du jour. Surtout à gauche, à la gauche de la gauche, à la gauche de gauche, et aux dernières versions de la vieille extrême gauche, guevaro-trotskiste. N’est-il pas impératif d’entrer en résistance contre la « droite dure » au pouvoir ? « Sarkozysme » ne rime-t-il pas avec « fascisme » ? et « sionisme » ? et « américanisme » ? et « néolibéralisme ? » Et qu’y-a-t-il de plus conforme à la Déclaration des droits de l’homme que la norme de « résistance à l’oppression » ?

Ce « résistancialisme » généralisé ne se réduit pas à une mode lexicale. Il témoigne à la fois d’une tentative d’ajustement de l’utopie révolutionnaire et d’une reformulation hésitante de la posture « antifasciste », après la disparition de l’URSS et la dissipation des mirages du « socialisme réel ». La « résistance » ainsi chantée, c’est la bonne réaction, politiquement correcte, allant dans le sens de l’Histoire : la « résistance » des nouveaux « progressistes ». Elle se distingue de la mauvaise « résistance », la « réaction » des « réactionnaires » ou des « réacteurs », soit « la Réaction », qu’elle se définisse, pour le dire comme Benda, comme « réaction idéologique » ou comme « réaction sentimentale ».

Écrit par : Solidarnosc | 18 février 2009

Ca recommence... "Un héritage culturel issu de la tradition humaniste", ça ne vous suffit pas ? Le catholicisme (en fait, le christianisme) n'est pas humaniste ?

Ecrit par : Jeremy | 18 février 2009

Si vous l'entendez comme cela, pas de problème. Mais je ne suis pas certain que cet entendement tombe sous le sens dans un contexte actuellement très crispé.

Écrit par : Magister | 18 février 2009

un contexte actuellement très crispé.
Ecrit par : Magister | 18 février 2009
Vous voulez dire les sexes contextuellement très crépus ?

Écrit par : Guy Morel | 18 février 2009

un contexte actuellement très crispé.
Ecrit par : Magister | 18 février 2009
Vous voulez dire les sexes contextuellement très crépus ?

Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

On est toujours responsable de ce qu'on comprend.

Écrit par : Magister | 18 février 2009

Disons qu'il y a une dose d'humanisme et aussi des horreurs dans la chrétienté, alors autant je souscris à l'idée d'héritage humaniste, qui intègre ce qu'il y a de bon dans la chrétienté, autant je me refuse à transmettre l'héritage chrétien.

Écrit par : Jeremy | 18 février 2009

Disons qu'il y a une dose d'humanisme et aussi des horreurs dans la chrétienté, alors autant je souscris à l'idée d'héritage humaniste, qui intègre ce qu'il y a de bon dans la chrétienté, autant je me refuse à transmettre l'héritage chrétien.

Ecrit par : Jeremy | 18 février 2009

Nous sommes donc d'accord et nous allions nous quereller, faute de nous entendre.

Écrit par : Magister | 18 février 2009

Magister, vous êtes, je crois, quelqu'un de bien :-)

Écrit par : Jeremy | 19 février 2009

Disons qu'il y a une dose d'humanisme et aussi des horreurs dans la chrétienté, alors autant je souscris à l'idée d'héritage humaniste, qui intègre ce qu'il y a de bon dans la chrétienté, autant je me refuse à transmettre l'héritage chrétien.

Ecrit par : Jeremy | 18 février 2009

Bon sang de bois, mais alors faites-vous un tri dans les oeuvres littéraires et artistiques occidentales à étudier? ;-)

Écrit par : Pendariès | 19 février 2009

Magister, vous êtes, je crois, quelqu'un de bien :-)

Ecrit par : Jeremy | 19 février 2009

C'est celui qui le dit qui l'est :-)
Bonne nuit.

Écrit par : Magister | 19 février 2009

Métaphores de la résistance.

Dans un circuit électrique, on appelle communément résistance un composant électrique qui limite l'intensité du courant électrique qui le traverse (pour une tension donnée et proportionnellement à celle-ci). Une résistance ne peut supprimer l'effet qui le traverse et encore moins en renverser le sens.

Le pur résistant adopte une sorte de fonctionnement de caillou dans un flux : d'une certaine façon, il donne du Sens au flux en le divisant et en le différentiant mais sans aucune possibilité d'en changer le sens. Bien au contraire, pour exister, il a besoin du flux contre lequel il prétend lutter. L'idiot résistant s'étourdira facilement du mouvement qui l'entoure en en faisant une lecture unipolaire, si j'ose dire, strictement autocentrée, en s'identifiant à l'être en mouvement dans un fluide historiquement immobile *.

Est ce un hasard si, en électricité, on qualifie de tels composants de "dipôles passifs" ** ?

La résistance en soi, sans aucun espoir d'alternative aux choses qu'elle ne choisit pas et qu'elle subit, ne propose qu'une abolition du temps dans une "lutte" permanente, illimitée, sans finalité. On comprend que de nombreux groupuscules cherchent à se positionner dans la "mouvance de la résistance" pour bénéficier de ce statut en forme de rente : cailloux en pointe parmi les cailloux. D'où l'intensité de leurs chamailleries internes.

Evidemment, pour tenter de valoriser ce peu glorieux statut parmi les nombreux cailloux potentiels, certains manipulateurs cherchent à fabriquer des martyrs parmi les plus en "pointe" dans la "lutte" contre le flux.

Mais, a-t-on déjà vu un caillou s'aiguiser ou aiguiser ses congénères dans un flux ? S'émousser *** est le seul devenir du résistant pur.

Bien sûr, il y a aussi le résistant de deuxième zone, caillou placé derrière plus gros que lui, braillant sa résistude, dressant le petit doigt dans le flux tout en se sachant globalement abrité. En cyclisme, on dit "sucer la roue". Dans l'éducation nationale, on dit "militer dans un syndicat progressiste". On pense à Frackowiak, dominant émergé du flux du Bien, réfugié syndical dans le flux du Mal. S'est-il jamais rendu compte que c'est le même fleuve ?

Alors, au final, résistant ou collaborateur ? Les deux, mon général : "Je suis contre le flux, tout contre".


* "interchanger" de point de vue par empathie avec les êtres et les choses est un des moteurs les plus puissants de l'invention scientifique.

** Bien au delà de la présente discussion, il y aurait beaucoup à dire sur les mots ou expressions que le langage scientifique a forgés pour décrire et expliquer. Par exemple, quand on dit qu'un "champ règne" ou qu'un "objet subit une force". Dire que des délires logicistes ont tenté d'évacuer ces "métaphores" du langage des sciences et de leur enseignement…

*** il faut que beaucoup s'émoussent pour que certains puissent se faire mousser.

Écrit par : dugong | 19 février 2009

Bon sang de bois, mais alors faites-vous un tri dans les oeuvres littéraires et artistiques occidentales à étudier? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2009

Surtout pas... mais il y a quelquefois de la distance critique à prendre, tout en resituant dans le contexte littéraire et historique, ça va de soi -- ne srait-ce que pour eviter les anachronismes.
J'espère ne pas avoir répondu à la place de Jeremy !

Écrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

Besancenot et Bové sont en mouvance vers les Antilles.

Attendons-nous à ce qu'ils décrètent "la situation presque prérévolutionnaire".

Rappelons ce que nous enseignait le camarade Léon (1935) :

"Le plus exact est de dire que la situation est pré-révolutionnaire. Pour que cette situation mûrisse, il faut une mobilisation immédiate, hardie et inlassable des masses sous les mots d'ordre de conquête du pouvoir au nom du socialisme. C'est à cette seule condition, que la situation pré-révolutionnaire se changera en situation révolutionnaire. Dans le cas contraire c'est-à-dire si on continue à piétiner sur place, la situation pré-révolutionnaire se changera infailliblement en situation contre-révolutionnaire et amènera la victoire du fascisme."

Je résume : d'abord, c'est pré-révolutionnaire. Ensuite ça peut devenir révolutionnaire voire contre-révolutionnaire. Si ça ne devint ni l'un ni l'autre alors c'est que la situation es encore pré-révolutionnaire.

Dynamique parménidéenne...

Écrit par : dugong | 19 février 2009

devient

Écrit par : dugong | 19 février 2009

La Princesse de Clèves à Aix...



Tout s'est magnifiquement passé hier ! Après que nous avons tremblé jusqu'au dernier moment, en attente d'une autorisation de la mairie qui ne venait pas et que je n'ai obtenue que le matin, l'opération "Princesse de Clèves" s'est déroulée magnifiquement sous un beau soleil d'hiver, avec du monde sans arrêt et des réactions complètement favorables, y compris de la part des commerçants de la place, à commencer par le sympathique cafetier qui nous a laissé brancher la sono chez lui toute la soirée en refusant fermement d'être dédommagé pour l'électricité : "On a tous des problèmes en ce moment , alors faut s'entraider..." Textuel ! Si même le Cidunati s'y met, Sarko a vraiment de quoi s'inquiéter :-)))
La lecture s'est déroulée non-stop, jointe à la signature du "Manifeste des 343 sadiques ou imbéciles qui ont lu, fait lire, aimé et fait aimer La Princesse de Clèves..."
Quelques grands moments dans l'après-midi, par exemple une gentille grand-mère qui avait lu le roman il y a 60 ans ("J'ai tout retrouvé"...), ou 3 petits Comorriens du lycée Diderot à Marseille , qui y sont allés bravement chacun de son morceau -- parmi eux un grand galapiat qui avait même appris par coeur la page 110, qu'il a récitée crânement -- avec un mélange d'accent marseillais et d'accent africain assez succulent. Des zippos, des khâgneux, des khâgneuses dont une déguisée en Marianne avec cocarde et tout , des étudiants de l'IEP, le maître de ces lieux, tout de rouge vêtu, des universitaires, des retraités, une ethnologue spécialiste des Papous (pas papas à poux) , le SNES, un lycéen descendu exprès de la Drôme (merci encore, Pierre !), Michèle Gally de SLU, un musicien de rue (qui nous a aidées à refaire les réglages de la sono !), deux comédiens, un prof de sport, un socialo (pfffff et hi hi hi ) , un IPR de physique , un cinéaste, un travelo déguisé en princesse de Clèves, un galeriste , un libraire, plusieurs chômeurs, pas de raton laveur.
Des découvertes aussi : un collègue généralement bougon , venu néanmoins lire, nous a apporté une thermos de thé brûlant -- très appréciée, parce qu'à partir de 18 heures on a commencé à avoir comme qui dirait un peu froid aux arpions. Je n'ai regretté ni le couscous-brochettes ni le rouge de Guerrouane dégusté le midi chez le marocain du coin, croyez-moi ! Un autre des chers khollègues, particulièrement réservé, est venu lire avec beaucoup d'élan et d'efficacité : en somme, la princesse de Clèves fait des miracles. Elle rend les gens solidaires, polis, civils, délicats et gracieux. Tout le contraire de l'omni-président, quoi ...
Vers 20 h, comme nous l'avions prévu, la princesse rendait le dernier soupir après des exemples de vertu incomparables. Et nous quasiment itou -- enfin, le soupir !
Vu le succès de l'opération Clèves, le Comité Lafayette du pays d'Aix compte se maintenir sous forme semi-permanente, pour d'autres actions d'agit prop' culturelle : le printemps sera chargé !
Encore merci à tous ceux et celles qui sont venus partager ce moment de grâce militante avec nous.
Françoise Guichard et Anne Randon

Écrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

D'autant qu'il suffisait de vous écouter pérorer à Roncq sur l'enseignement de l'histoire - ce que tout le monde peut faire puisque c'est enregistré - pour comprendre que votre opposition au pédagogisme n'est que la couverture des thèses de la droite dite nationale sur l'histoire du même nom, thèses que vous voudriez pouvoir enseigner du haut de la chaire en toute autorité.

Alors pourquoi ne pas m'avoir fait ces critiques tout de suite , nous avons parlé ensemble juste après mon intervention (peu brillante je vous l'accorde), vous en avez surtout profité pour dézinguer le manuel d'histoire de Nemo. (place de Graud et De Gaulle dans les pages consacrées à la 2 GM).
C'est maladif chez vous : taper sur Nemo, sur Felts, sur Appy, sur Bissonnette, sur Le Bris...Il vous faut quelqu'un sur qui faire vos nefs. Soignez-vous.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Sibille se porte au secours de Morel, rien ne nous sera épargné...

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Beau compte-rendu.

Désolé de n'avoir pu être présent.

D'autres lectures publiques, heureusement ?, malheureusement ?, ne manqueront pas de se faire (Prévert ? Machiavel ?).

Écrit par : dugong | 19 février 2009

votre chef vénéré Le Bris,

Que voulez-vous...Le Bris est instituteur comme moi, c'est un esprit ouvert et doté d'un certain sens de l'humour, avec lui on parle boulot, du concret dans la bonne humeur.
Cela me suffit.

Mais rassurez-vous, je fais mes prières tous les soirs devant sa photo en brulant de l'encens et des gros billets de 500 (parce que je suis de droite).

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Merci Robin pour ces extraits de rédactions de vos élèves. Ça fait oublier un peu les vacances ;)

Les prénoms choisis par vos zaprenans sont révélateurs : Brittanie ou Bryan ;) On peut en déduire plein de choses sur le milieu social, l’imaginaire de la famille avec cet attrait pour des États-Unis toujours mythifiés sur la base de ces séries américaines qui font toujours rêver pas mal de monde, on dirait.

Pour Brittanie, Britney, Brittney c’est révélateur de l’inculture en orthographe, histoire et géographie des Américains qui emploient ce nom. Le nom correct, œuf corse, c’est Brittany (Bretagne).

Et puis on sait d’après des études sérieuses et nos expériences avec les Kevin ;) que les mômes qui portent ces noms auront des revenus moins élevés que d’autres qui portent des prénoms moins typés. Ce n’est pas la faute de leur nom, c’est un indicateur. On sait que les gens qui appellent leur fils Djessica ou Djonatann ne vivent pas en général dans le même quartier que ceux qui appellent leur fils Henri, Édouard ou Pierre.

Et contrairement au but initial des parents qui donnent ces prénoms US (ils veulent que leurs rejetons brillent), le prof dans sa classe voit malheureusement plutôt ces petits Kevin, O’Brian et autres Djèïsonn comme des petits beaufs toujours en train de s’agiter !

Écrit par : P. LaRiba | 19 février 2009

On sait que les gens qui appellent leur fils Djessica ou Djonatann ne vivent pas en général dans le même quartier que ceux qui appellent leur fils Henri, Édouard ou Pierre.



Ecrit par : P. LaRiba | 19 février 2009

Par chez nous, si !
Ils sont sur les mêmes bancs de la maternelle à la troisième,. Après, ça a tendance à décanter.
Djonatan fend le crâne de Pierre qui l'a provoqué en récitant le cantique des cantiques en salle de perm ', avec les mots suivants : "sale arabe, range ta bible". Ça ne favorise pas le rapprochement...

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

C'est ce qu'on appelle les bienfaits de l'hétérogénéité. Il paraît, selon la version officielle, que ça apporte beaucoup aux enfants des différents milieux ;) Yaka faire de la pédagogie différenciée et surtout pratiquer le dialogue...

Écrit par : P. LaRiba | 19 février 2009

Meirieu avoue: les IUFM ne marchaient pas!

http://ecolinfo.blogspot.com/2009/02/meirieu-en-convient-les-iufm-ne.html

Écrit par : Bob | 19 février 2009

"Meirieu avoue: les IUFM ne marchaient pas!"

je ne peux pas écouter la voix mél-odieuse du Primat des Pédagols (je suis en surveillance de bac blanc).

Quelqu'un peut-il résumer ?

Je présume que le Roi des facariens se plaint de ne pas avoir eu les coudées franches à l'époque où il dirigeait le S69 de Lyon.

Air connu : "si ça ne marchait pas bien c'est qu'on n'appliquait pas suffisamment nos idées."

Écrit par : dugong | 19 février 2009

antistalinien farouche, etc.

Ecrit par : Guy Morel | 18 février 2009

On s'absente un moment, mais quel plaisir de retrouver une ambiance familière. ;o)

Pour info, "Loin de Moscou" est aussi loin d'être le premier témoignage sur le goulag. Vous n'étiez pas né non plus à la parution du "pays du grand mensonge" d'Anton Ciliga.

Écrit par : yann | 19 février 2009

Principe n°7
La distinction entre connaissances et compétences est artificielle et aboutit à une dévalorisation des connaissances.

Ecrit par : Jean | 18 février 2009

Voilà qui est bian dit, not'hom'.

Écrit par : Jean | 19 février 2009

D'autres lectures publiques, heureusement ?, malheureusement ?, ne manqueront pas de se faire (Prévert ? Machiavel ?).


C'est drôle. En Italie, ils font des lectures publiques d'oeuvres littéraires régulièrement: Dante récemment devant Santa Croce. La place bourrée à craquer. Et on trouve cela normal et évident. En ce moment, on distribue un dvd des pièces de Shakespeare pour chaque achat de la Reppublica. Les petits italiens ont des cours d'histoire de l'art dès le collège. Nous devenons un peuple d'incultes. Vivement que je puisse émigrer...

Écrit par : Sanseverina | 19 février 2009

Meirieu avoue: les IUFM ne marchaient pas!

Tartuffe!
Si les IUFM ne marchaient pas, selon Meirieu, ce ne peut être que parce qu'ils n'étaient pas entièrement expurgés de toute trace d'enseignement traditionnel!

Écrit par : Jean | 19 février 2009

"Meirieu avoue: les IUFM ne marchaient pas!"

je ne peux pas écouter la voix mél-odieuse du Primat des Pédagols (je suis en surveillance de bac blanc).

Quelqu'un peut-il résumer ?

Je présume que le Roi des facariens se plaint de ne pas avoir eu les coudées franches à l'époque où il dirigeait le S69 de Lyon.

Air connu : "si ça ne marchait pas bien c'est qu'on n'appliquait pas suffisamment nos idées."

Ecrit par : dugong | 19 février 2009

Allez, je me dévoue :
1) deux années de plus = impact sur le recrutement sociologique
2) suppression de l'année de stage => études universitaires suffisantes pour exercer cette profession suppression de l'internat en médecine
3) raisons :
--> on fait payer aux IUFM :
- leur création par la gauche
- leur direction par des gens de gauche
--> on profite :
- pas très bonne cote dans l'opinion, y compris stagiaires et professeurs
4) les IUFM devaient être améliorés :
- surtout au niveau de l'infantilisation des stagiaires
5) Il aurait fallu penser la cohérence de la formation des enseignants et là :
- suppression de l'institution = dilution des "responsabilités" => si tout le monde est chargé de la formation, cela peut vouloir dire personne
6) On aura des gens :
- d'un haut niveau académique, ayant des diplômes académiques
- d'un recrutement sociologique élevé => dans certains cas, cela peut engendre un déficit, compensé par l'appel à des contractuels ou des vacataires => recrutement à 2 vitesses

C'est assez court ?

Écrit par : catmano | 19 février 2009

"C'est assez court ?"

Super. merci pour le résumé.

Écrit par : dugong | 19 février 2009

"suppression de l'institution = dilution des "responsabilités" => si tout le monde est chargé de la formation, cela peut vouloir dire personne"

Comme si l'existence des IUFM y avait incité à un quelconque esprit de responsabilité.

Dans la nef IUFM, défausse et délire étaient déjà embarqués.

Écrit par : dugong | 19 février 2009

Merci à Françoise pour son récit, génial, de cette journée... Ca donne envie de lancer des actions du même type un peu partout! Joindre le festif et le militant...

"Il vous faut quelqu'un sur qui faire vos nefs. Soignez-vous."

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Allons allons, du calme! Vous allez péter un vraisseau!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

"Sibille se porte au secours de Morel, rien ne nous sera épargné..."

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Vous parlez de vous à la deuxième personne du pluriel? Ca non plus, ça ne m'étonne pas tellement.
Guy Morel n'a absolument pas besoin de mon secours. Ni de celui de qui que ce soit. Et puis, quelles que soient les dissensions que j'aie pu avoir avec lui, ce que je préfère, définitivement, c'est l'humour. Pas de bol pour vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

Djonatan fend le crâne de Pierre qui l'a provoqué en récitant le cantique des cantiques en salle de perm ', avec les mots suivants : "sale arabe, range ta bible". Ça ne favorise pas le rapprochement...

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

C'est ce qu'on appelle les bienfaits de l'hétérogénéité. Il paraît, selon la version officielle, que ça apporte beaucoup aux enfants des différents milieux ;) Yaka faire de la pédagogie différenciée et surtout pratiquer le dialogue...

Ecrit par : P. LaRiba | 19 février 2009

C'est aussi ce qui permet de comprendre pourquoi notre bon président affiche son mépris envers la Princesse. Il sait qu'il y gagne plus de voix qu'il n'en perd, les Djonatanes et les Djennifères (prononcez le e, à la méridionale ! c'est plus gracieux) étant supérieurs en nombre aux Pierre.

Il y a une seule formule d'hétérogénéïté productive, c'est les tranchées de la guerre de 1914. Face aux obus, aux rats et à la mitraille, les Pierres et les Djonatanes se sentent soudain égaux et solidaires. Au bout d'un moment, ils deviennent même solidaires de ceux de la tranchée d'en face.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

4) les IUFM devaient être améliorés :
- surtout au niveau de l'infantilisation des stagiaires

Ecrit par : catmano | 19 février 2009

Et ce 4e point est loin d'être un détail. En effet, pour faire avaler les couleuvres de la pensée aérocéphalique, il faut annihiler l'esprit critique et donc formater la raison. C'est là qu'intervient le jargon pseudo-scientifique dont on farcira jusqu'à la nausée tout un discours technique censé impressionner, en imposer et, finalement, s'imposer comme la seule approche autorisée pour parler de pédagogie. Les pédagogistes se sont ainsi édifiés une véritable forteresse sémantique, seule habilitée à édicter les dogmes en vigueur pour le culte scolaire. La mécanique allait se compléter d'un dispositif très ingénieux qui secondarisait les contenus et du même coup le professeur : le pédocentrisme. Ce dispositif verrouillait l'ensemble du système. Déclassé d'office, l'enseignant se retrouve en position de faiblesse et devient ainsi plus perméable à la manipulation mentale. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Et c'est en cela que le pédagogisme s'assimile à une pensée sectaire, sans vouloir jeter l'opprobre sur l'ensemble des formateurs et des professeurs (dont beaucoup furent pris en otage). On a eu raison de dire que le sigle IUFM signifie Institut Unilatéral de Formatage du Mental.

Écrit par : Magister | 19 février 2009

Dugong a écrit :
"je ne peux pas écouter la voix mél-odieuse du Primat des Pédagols (je suis en surveillance de bac blanc)."

Comment ? Vous ne faites pas comme nos élèves en cours ? Ils écoutent leur musique sans états d'âme, eux !

Plus sérieusement, est-ce que votre proviseur vous oblige à être deux profs en surveillance par salle comme dans mon bahut ?

Écrit par : Pierre LaRiba | 19 février 2009

J'ai oublié de préciser que si les pratiques infantilisantes de l'IUFM ont pu perdurer, c'est sans doute aussi qu'en haut lieu on trouvait son compte dans cette lobotomisation. Le pédagogisme est un véritable instrument d'asservissement. C'est un loup déguisé en agneau, venu ouvrir la cage aux fauves. On reconnaît un arbre à ses fruits. Voyez la récolte !

Écrit par : Magister | 19 février 2009

Communiqué de Reconstruire l'Ecole

L’Association Reconstruire l’Ecole condamne vigoureusement les propos tenus le 12 février par M. Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, à propos de la formation des enseignants.

Il est faux de dire que l’actuelle année de stage se réduit à « quelques remplacements de professeurs absents ». Outre des enseignements de didactique et de pédagogie, assurés dans les IUFM et dont Reconstruire l’Ecole a toujours contesté le bien-fondé, cette année comporte aussi des stages de pratique accompagnée et des stages en responsabilité dont l’utilité est évidente. La rayer d’un trait de plume pour des raisons budgétaires ne saurait être une solution.

Depuis le printemps dernier toutes les Associations spécialistes, Sociétés savantes, UFR des universités et de nombreuses associations – dont la nôtre – protestent contre la façon dont a été conçue la « mastérisation des concours ». Cette réforme hâtive et irrationnelle aboutirait à une dégradation considérable du niveau disciplinaire et de la formation professionnelle des futurs enseignants. Il est inadmissible que le Ministre qualifie ces critiques unanimes, et souvent longuement argumentées, de « discussions sibyllines ».

Il est normal que les universités refusent de consacrer la deuxième année de master à la préparation de concours dont le niveau officiel serait celui d’un premier cycle universitaire. Une telle hypothèse impliquerait la dévalorisation totale des masters, qu’aucune université étrangère ne voudrait ni ne pourrait reconnaître : c’est la crédibilité internationale de l’université française qui est en jeu. Il est par ailleurs utopique de vouloir organiser les stages prévus au cours d’un tel master puisque le Ministère en « offre » 40 000 pour près de 150 000 candidats et qu’il lui est matériellement impossible d’en fournir davantage. En outre, l’université ne pourrait rien proposer de sérieux au second semestre de master aux non-admissibles – sauf à les accepter dans un master-recherche, ce qui est contraire au bon sens le plus élémentaire. Quant aux très nombreux reçus-collés qu’un tel système engendrerait, ils quitteraient l’université après cinq ans d’études au minimum avec pour tout diplôme un « master d’enseignement » ne permettant pas d’accéder à … un poste d’enseignant !

M. Xavier Darcos argue du fait que la moitié des lauréats actuels n’a pas suivi de préparation dans les IUFM et les universités. Depuis longtemps dénoncé par Reconstruire l’Ecole, ce phénomène est dû à ce que les IUFM ne sont pas en mesure d’accueillir la totalité des candidats aux concours, surtout en ce qui concerne l’enseignement primaire. Il s’agit là d’un effet pervers, inhérent à la façon aberrante dont furent conçus les IUFM. Au lieu de réparer une injustice dont sont victimes de très nombreux candidats ainsi privés de préparation, M. Darcos prétend la généraliser. S’ils veulent avoir quelque chance de réussir aux concours, tous devront désormais avoir recours aux officines privées qui ont proliféré à cause des dysfonctionnements des IUFM. Et, comble d’injustice et d’absurdité, seuls ceux qui n’auront pas fait confiance aux promesses du Ministère et auront consacré l’année 2008-2009 à la préparation d’un master auront la possibilité de présenter les concours en 2010.

Reconstruire l’Ecole constate que le prérequis du CAPES n’a pas évolué entre 1950, date de création de ce concours, et 2009. Or en plus d’un demi-siècle les licences, devenus diplômes de premier cycle, ont subi une dégradation considérable. C’est pourquoi notre association ne s’oppose pas à ce que les candidats aux concours du secondaire soient titulaires d’un master disciplinaire. De tels masters n’existent pas aujourd’hui dans la grande majorité des universités. Leur mise en place exige une refonte totale des cursus – qui ne peut être menée à bien en quelques mois – et des moyens supplémentaires, qui sont refusés aux universités. Tant que ces deux problèmes n’auront pas été résolus, il est impossible d’envisager un recrutement « au niveau master ».

Reconstruire l’Ecole constate aussi que la formation et le recrutement des maîtres du primaire a été l’objet, au cours des dernières décennies, d’une fuite en avant insensée. Les anciennes Ecoles normales recrutaient au niveau de la troisième et offraient aux reçus une véritable formation en alternance. On est passé ensuite au baccalauréat, puis au DEUG, à la licence depuis la mise en place des IUFM et au master dans la réforme prévue. Or cette évolution ne s’est pas accompagnée d’une meilleure formation des maîtres du primaire : les actuels professeurs des écoles sont, au contraire, beaucoup moins bien préparés aux exigences de leur métier que les anciens instituteurs. C’est pourquoi notre association considère que la formation des maîtres du primaire doit être revue de fond en comble. Cette réforme exigera encore plus d’efforts, de réflexion et de temps que celle des CAPES.

Incohérente et brouillonne, la réforme que M. Darcos entend imposer de façon dictatoriale – et en traitant la communauté universitaire avec un invraisemblable mépris – ne résout aucun des problèmes que pose aujourd’hui la formation des maîtres. Elle ne fait que les aggraver. Déjà signataire de l’Appel du 8 novembre, l’association Reconstruire l’Ecole s’associe aux revendications de la Coordination nationale des universités. Seul un retrait des textes les plus contestés permettra d’entreprendre, dans le calme nécessaire, des réformes très profondes dont nul ne conteste la nécessité.

Écrit par : Pedro Cordoba | 19 février 2009

Mais rassurez-vous, je fais mes prières tous les soirs devant sa photo en brulant de l'encens et des gros billets de 500 (parce que je suis de droite).

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009
Gainsbourg était de droite ? Faire brûler un billet de banque ne me semble pas relever de la symbolique de droite.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Mais rassurez-vous, je fais mes prières tous les soirs devant sa photo en brulant de l'encens et des gros billets de 500 (parce que je suis de droite).

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009
"Gainsbourg était de droite ? Faire brûler un billet de banque ne me semble pas relever de la symbolique de droite."

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Dobolino, vous n'avez donc pas compris que Guillaume faisait de l'HUMOUR? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

Réponse à Pierre LaRiba : dans mon lycée, nous étions effectivement deux surveillants par salle d'examen.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 février 2009

Lafayette (suite)

http://www.laprovence.com/articles/2009/02/19/734019-A-la-une-Le-mouvement-etudiant-et-enseignant-se-poursuit.php

Ecrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

Grand jeu-concours : une nomination à titre définitif sur ce poste (barème et inscription sur la liste d'aptitude aux fonctions de directeur d'école) :
http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/IMG/pdf/DirStQuentinFall.pdf

à qui découvrira JPB sur la photo de La Provence !

Écrit par : catmano | 19 février 2009

barème et inscription sur la liste d'aptitude aux fonctions de directeur d'école... sans aucune importance
Toutes mes excuses pour cet oubli.

Écrit par : catmano | 19 février 2009

http://superinstituteur.free.fr/

Écrit par : catmano | 19 février 2009

4) les IUFM devaient être améliorés :
- surtout au niveau de l'infantilisation des stagiaires

Ecrit par : catmano | 19 février 2009

Il a quand même un sacré toupet, ce Meirieu. Il promeut une doctrine infantilisante à souhait pour les stagiaires puisque elle ne laisse plus aucune place à l'autonomie raisonnable desdits et les contraints à passer sous les fourches caudines du pédagogisme.

Écrit par : Jean | 19 février 2009

Aix-Marseille : une soirée-débat à l'iufm

"Les formateurs et étudiants de l'IUFM d'Aix-en-Provence organisent ce soir, de 18h à 22h, "une nuit de l'IUFM". Cette soirée sera l'occasion d'aborder les thématiques de l'éducation, lors d'un débat et d'un apéritif dînatoire festif. "Cette soirée est un moyen pour nous de faire connaître notre opposition aux réformes qui touchent l'éducation de la maternelle à l'Université", explique une des étudiantes."

Osons espérer que le vin servi lors de l'apéritif dinatoire festif inspirera les débatteurs dans le bon sens, c'est-à-dire en rupture totale avec le pédagogisme.

Écrit par : Magister | 19 février 2009

C'est dingue cette expérience !
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21650

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Dobolino, vous n'avez donc pas compris que Guillaume faisait de l'HUMOUR? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

C'est mon côté stalinien ! Nous sommes réputés manquer de l'humour le plus élémentaire...

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Commentaire sur mon lien:

Histoire vraie

Un musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza du métro de Washington DC.
Il a commencé à jouer du violon.
C'était un matin froid, en janvier dernier.
Il a joué durant quarante-cinq minutes.
Pour commencer, la chaconne de la 2e partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach.
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait.
Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.
Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot.
Quelques minutes plus tard, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher..
Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans.
Sa mère l'a tiré, pressée mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste.
Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas.
Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.
Cette scêne s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants.
Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps.
Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche.
Il a récolté 32 dollars.
Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué.
Personne n'a applaudi.
Une seule personne l'a reconnu, sur plus de mille personnes.

Personne ne se doutait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre.
Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars !
Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était ´ sold out " avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C'est une histoire vraie.
Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le ´ Washington Post " dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens.

Les questions étaient :
dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ?
Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?
Pouvons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :
si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter l'un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses exceptionnelles passons-nous ?

"Ne pas avoir le temps de méditer, c'est ne pas avoir le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche".
(A. Sertillanges)

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

C'est dingue cette expérience ! (Joshua Bell dans le métro, une expérience du Washington Post)

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

En effet, seules deux ou trois personnes s'arrêtent pour écouter le virtuose, tandis que la masse passe à côté en toute indifférence. Indifférence ? Le métro est un lieu purement utilitaire. Les gens se rendent à leur travail, leurs courses, leur domicile. Ils sont hâtifs. Je pense que l'appréciation de la beauté n'est pas uniquement une question de lieu mais aussi d'état d'esprit, d'état d'âme, de disposition particulière à un moment donné. L'aspect social et les clichés qu'il comporte doit également jouer un rôle : un musicien dans le métro est perçu comme étant déclassé, donc sans grand intérêt culturel (dans l'idée qu'on se fait de la culture dite d'un certain niveau, la musique classique n'appartenant pas traditionnellement à la rue).

Écrit par : Magister | 19 février 2009

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :
si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter l'un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses exceptionnelles passons-nous ?

"Ne pas avoir le temps de méditer, c'est ne pas avoir le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche".
(A. Sertillanges)

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Très bonne et vraie question ! L'aphorisme de Sertillanges inspire cette autre question : prenons-nous réellement le temps de vivre ?

Écrit par : Magister | 19 février 2009

J'ai un peu peur aussi que nous ne soyons en règle générale pas vraiment aptes à définir seuls ce qui est beau ou non dans de multiples domaines. Il nous faut un avis "supérieur" auquel nous fier.
Ce n'est pas absolument une critique ou un constat désabusé.
Ça peut aussi bien venir d'un manque de pratique, d'un désir de conformisme.

Quand je dis que je ne goûte pas la poésie de René Char, je sais que je ne me fais pas bien voir.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

La morale de l'histoire? 90% des gens sont de gros blaireaux sur le plan artistique, (mais pas seulement! Combien regardent si quelqu'un les suit avant de laisser une porte à groom se refermer, ou, tout simplement, vous disent bonjour?)
Mais ce n'est pas tellement leur faute, après tout; la civilisation actuelle, centrée sur la télé, est de plus en plus individualiste, et ce n'est pas, non plus, ni dans les programmes télé, ni dans le temps imparti aux arts dans ceux de l'école, qu'on puisera une solution.
Dans un autre registre, je me souviens, (peut-être cette anecdote rappellera t-elle cette situation à d'autres blogueurs parisiens), une chanteuse (de variétés), avec un pauvre ampli et une voix de velours. Au RER A, sur le quai, station "Châtelet-les Halles", en 1986, je crois.
J'étais resté trois quarts d'heure, et avait hésité à l'aborder pour lui demander si ça l'intéressait de travailler avec des musiciens.
Quelques mois plus tard, j'ai appris qu'une bande de requins de studio s'était "emparé d'elle", et lui avait fait enregistrer un disque, puis un autre, puis un autre... L'histoire s'est, hélas, mal terminé pour elle, puisqu'elle a été assassinée quelques années après par un de ces musiciens, qu'elle avait épousé entre temps.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

Et le côté "Habits neufs de l'Empereur", dans cette histoire, qu'en pensez-vous ?
Le pauv'type qui joue dans le métro, c'est forcément quelqu'un qui "gratouille du crincrin comme un manche"...

Écrit par : catmano | 19 février 2009

Après, il serait intéressant de savoir combien, parmi les spectateurs qui ont payé cent dollars leur place au concert, y sont allés pour se faire plaisir en écoutant un concert de haut niveau.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Réforme du recrutement et de la formation des enseignants : de la formation au terrain, de jeunes enseignants témoignent.

http://ecolinfo.blogspot.com/2009/02/retour-sur-la-formation-des-professeurs.html

Écrit par : Bob | 19 février 2009

Il vous faut quelqu'un sur qui faire vos nefs. Soignez-vous.
Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Pas ouvert mon ordinateur depuis hier. Entre temps, Guillaume Gouhier a progressé : hier il m'enjoignait de "cuver mon vin", aujourd'hui, il m'ordonne de me faire soigner.
Qu'avec élégance ces choses-là sont dites !

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Pour info, "Loin de Moscou" est aussi loin d'être le premier témoignage sur le goulag. Vous n'étiez pas né non plus à la parution du "pays du grand mensonge" d'Anton Ciliga.
Ecrit par : yann | 19 février 2009

Certes. Et j'étais très jeune encore au moment du procès Kravchenko.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Cher Morel
Je ne comprends toujours pas pourquoi vous n'avez pas fait part de vos réserves ou critiques après mon intervention. Nous avons discuté tous les deux après, vous ne m'avait rien dit de tel.
Etes-vous timide ou faux-cul ?

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

"je vais venir te casser la gueule dans ton IUFM de merde".

Qu'avec élégance ces choses-là sont dites !

Plutôt mal placé pour faire votre précieuse.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Nous avons discuté tous les deux après, vous ne m'avait rien dit de tel.

Avons-nous discuté ensemble juste après mon intervention? Niez-vous ce fait ?
M'avez-vous part, à ce moment de vos critiques (votre baratin sur l'histoire de la droite nationale) ?Non. Niez-vous ce fait ?
Au contraire, l'échange fut courtois et vous avez critiqué le fait que Némo parle plus de Giraud que de De Gaulle dans son livre d'histoire. Niez-vous ces paroles ?

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Que voulez-vous...Le Bris est instituteur comme moi, c'est un esprit ouvert et doté d'un certain sens de l'humour, avec lui on parle boulot, du concret dans la bonne humeur.
Cela me suffit.

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009
L'humour lebrisien m'avait échappé, sauf dans son discours à lors de l'AG du GRIP où, après m'avoir survolé, il atterrit sur la "servilité" de Pascal Dupré.
Comme forme d'humour - entre instituteurs, n'est-ce pas ? - cela me parut être de qualité supérieure.
Pour ce qui est de la bonne humeur, je vous le concède, j'en suis terriblement dépourvu parfois. Par exemple quand je lis ce bouquin d'extrême droite destiné aux enfants des écoles paru chez Nemo.
Quant au "concret" et au "boulot", que voulez-vous, chez GRIP-Éditions, nous faisons ce que nous pouvons : un fichier de calcul CP, un manuel de lecture pour la GS, un manuel de calcul CE1, en un peu plus d'un an. Et vous ? Et votre chef vénéré ?

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

"Nous avons discuté tous les deux après, vous ne m'avait rien dit de tel."

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Ooooooooooooohhhh!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

Quand même, des phôôôttt pareilles chez un fidèle de "lire et écrire"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

Niez-vous les faits ?
Vous ne répondez pas, pourquoi ne pas m'avoir fait part de vos critiques de visu. Nous avons parlé tous les deux. Je n'ai alors entendu aucune critique de la sorte.

"bouquin d'extrême-droite de Némo" ?
Vous qui êtes si prompt à brandir la menace d'un procès, sachez que je transmettrai à l'intéressé.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

"M'avez-vous part, à ce moment"

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Ben dis-donc! Vous avez pris l'apéro avec Marc le Bris, ou avec Toto???

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

C'est dingue cette expérience ! (Joshua Bell dans le métro, une expérience du Washington Post)

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

A la décharge du "public", il me semble d'abord qu'il y a un peu plus de sept personnes qui ont un peu écouté, et puis l'acoustique est à chier.
Ceci dit, moi, si on me joue la chaconne, je reste par principe jusqu'au bout, même dans un équarissage ou une fosse à purin.

Écrit par : yann | 19 février 2009

"je vais venir te casser la gueule dans ton IUFM de merde".

Qu'avec élégance ces choses-là sont dites !

Plutôt mal placé pour faire votre précieuse.
Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009
Je revendique et j'assume. Et figurez-vous que je trouve plutôt élégant de ma part d'avoir pris ainsi la défense de Gilbert Sibieude, trésorier du GRIP, qui était alors mis en cause par Christophe Sibille.
Décidément, je ne sais où vous avez vécu, mais vous n'avez pas la distinction dans l'âme. Ne voyez-vous pas la différence qui existe entre promettre une rossée à quelqu'un qui s'en prend à un ami et, dans une discussion, suggérer que votre interlocuteur est un ivrogne ou un malade mental ?
Il est vrai que vous avez de mauvais exemples aux yeux : votre chef vénéré n'a-t-il pas, dans le même discours, désigné Delord comme un maniaque, Morel comme un stalinien, Dupré comme un servile, le tout pour suggérer au ministère de couper les vivres à cette bande - à laquelle venait pourtant de réitérer son soutien le professeur Demailly ?

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Tiens, là, l'acoustique est meilleure : http://video.google.fr/videosearch?q=chaconne&hl=fr&emb=0&aq=f#

Écrit par : yann | 19 février 2009

Je réponds vite et mal, il est vrai.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Vous m'avez attaqué sur mon intervention à Roncq. Je répète donc puisque vous préférez botter en touche (la forme plutôt que le fond) :

Niez-vous les faits ?
Vous ne répondez pas, pourquoi ne pas m'avoir fait part de vos critiques de visu. Nous avons parlé tous les deux. Je n'ai alors entendu aucune critique de la sorte.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

"bouquin d'extrême-droite de Némo" ?
Vous qui êtes si prompt à brandir la menace d'un procès, sachez que je transmettrai à l'intéressé.
Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009
Merci. Mais j'ai son téléphone et suis capable de lui dire moi-même ce que j'ai à lui dire. Là encore, très cher, vous m'amenez à vous demander dans quel monde vous vivez : croyez-vous qu'entre éditeurs l'on ne se cause pas ?
Et puis qu'est-ce que cette histoire de procès ? Qui ai-je menacé d'un procès ? Et que croyez-vous qu'un juge ferait d'une plainte fondée sur le fait que quelqu'un aurait dit qu'un livre est d'extrême-droite ?

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

la couverture des thèses de la droite dite nationale sur l'histoire du même nom, thèses que vous voudriez pouvoir enseigner du haut de la chaire en toute autorité. En somme, vous êtes très exactement la réplique de l'insignifiant Frackowiack pour ce qui est du bourrage de crâne, au style près.


Pourquoi ne m'avoir pas dit cela en face ?
Faut avoir le courage de ses opinions ?

Démontrez-le.
J'aime bien parler histoire, surtout avec un "géographe".

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Qui ai-je menacé d'un procès ?

Le culot !

Allez, bonsoir.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Plutôt mal placé pour faire votre précieuse.
Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

J'aime beaucoup ici le féminin, qui en dit long sur votre mentalité du genre supporter du Paris-Saint Germain.
Cafter à Nemo, ce n'était déjà pas brillant, mais là, vous vous surpassez.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Allez, bonsoir.
Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Il quitte le terrain ! Baste, il a dû trop boire.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Pour vous changer des copies de vos élèves, un texte imprimé à caractère légal inscrit sur une lettre de transport:

"La responsabilité du transporteur est limitée pour la réparation de tous les dommages justifiés dont il est légalement tenu, résultant de la perte totale ou partielle ou de l'avarie de la marchandise. "

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

"Fidèles aux objectifs fondamentaux et interpellés par cette crise de l’élitisme bourgeois et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, d'élargir l’horizon de tous les partenaires éducatifs à un référentiel obligatoire des situations-problèmes de savoir-faire et surtout de savoir-être," a dit Meirieu.

Dobolino, j'ai trouvé 8 ouvriers comme vous, mais j'enrage, c'est par le tâtonnement, et non par l'algèbre. (Je n'étais pas bonne en maths.)

Superbe votre histoiresur le grand violoniste

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2009

Fausse manoeuvre : http://video.google.fr/videoplay?docid=5078307587744631766&ei=Y4adSZCLD4nojgKZmcCUDg&q=chaconne&hl=fr

Ecrit par : yann | 19 février 2009

Ouah ! Un rêve jamais réalisé: apprendre le violon. Je peux toujours imaginer que j'aurais été virtuose.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Dobolino, j'ai trouvé 8 ouvriers comme vous, mais j'enrage, c'est par le tâtonnement, et non par l'algèbre. (Je n'étais pas bonne en maths.)

Superbe votre histoiresur le grand violoniste

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2009
Facile:
je vous mets sur la piste
soit x le nombre d'ouvriers
soit W le temps nécessaire au ramassage du champ n°1
Le temps nécessaire au ramassage du champ N° 2 est donc W/2
au soir du premier jour, on a comme durée de travail
5x + 5x/2 dans le champ 1 et
et 5x/2 dans le champ 2.
Le lendemain un ouvrier unique travaille dix heures dans un des deux champs.
Courage, Anne-Marie !
Si vous ne trouvez pas, je vous donne un indice: émettez deux hypothèses et il n'y ren a qu'une qui marche, l'autre donnant un nombre d'ouvriers négatif.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Bon hé, halte au feu !

Je ne suis pas sur les photos d'Aix, par excès de discrétion (si, si !)

Jérémy, j'aimerais vous parler en direct. Envoyez-moi un n° de tél. par mail (jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr)
JPB

Écrit par : brighelli | 19 février 2009

L'histoire de Joshua Bell, avec un extrait de la vidéo métro, est sur
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html
JPB

Écrit par : brighelli | 19 février 2009

"Je revendique et j'assume. Et figurez-vous que je trouve plutôt élégant de ma part d'avoir pris ainsi la défense de Gilbert Sibieude, trésorier du GRIP, qui était alors mis en cause par Christophe Sibille."

Ecrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Mouais... Au départ, c'est plutôt l'inverse, mon cher Guy. Mais vous n'avez pas été mis au courant.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

Mouais... Au départ, c'est plutôt l'inverse, mon cher Guy. Mais vous n'avez pas été mis au courant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2009

En effet. Et si c'est le cas, mes excuses.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Bon hé, halte au feu !

Je ne suis pas sur les photos d'Aix, par excès de discrétion (si, si !)

Ecrit par : brighelli | 19 février 2009

Si, si, vous y êtes.

Écrit par : catmano | 19 février 2009

Lafayette à Aix, suite : A la manif de cet après-midi, SLU a fait scander par la CGT " Libérez la Princesse ! "
Grand moment.

Écrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

Aix-Marseille : une soirée-débat à l'iufm

"Les formateurs et étudiants de l'IUFM d'Aix-en-Provence organisent ce soir, de 18h à 22h, "une nuit de l'IUFM". Cette soirée sera l'occasion d'aborder les thématiques de l'éducation, lors d'un débat et d'un apéritif dînatoire festif.

Ecrit par : Magister | 19 février 2009

C'est la réédition du Bal des vampires ?

Écrit par : Jeremy | 19 février 2009

Bon hé, halte au feu !

Je ne suis pas sur les photos d'Aix, par excès de discrétion (si, si !)

Ecrit par : brighelli | 19 février 2009

Si, si, vous y êtes.

Ecrit par : catmano | 19 février 2009
Elles sont où ces photos ? Est-ce qu'on y voit MON Pierre ?

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Bon hé, halte au feu !

JPB

Ecrit par : brighelli | 19 février 2009

Ah non alors !!! Je suis pliée de rire depuis ce matin. Ne me privez pas de la seule note de gaieté et de rire de ma morose existence !!!
Ksss ! Ksss! Touque-le, Guillaume ! Ksss!

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

"Les formateurs et étudiants de l'IUFM d'Aix-en-Provence organisent ce soir, de 18h à 22h, "une nuit de l'IUFM". Cette soirée sera l'occasion d'aborder les thématiques de l'éducation, lors d'un débat et d'un apéritif dînatoire festif."

Pas très respectueux de l'orthodoxie pédagole cet appel. Il aurait fallu prévoir "un apéritif dînatoire festif" ET citoyen.

Ca après le "bleuffer" et le "briffer" du jus pédagol. Faut tout contrôler, même chez eux...

et puis 22 h, tout le monde dehors, c'est très petit bras.

Enfin ! Du moment qu'ils discutent enfin des "thématiques de l'éducation". Il faut un début à tout.

Écrit par : dugong | 19 février 2009

Elles sont où ces photos ? Est-ce qu'on y voit MON Pierre ?

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

La photo est là, on ne voit pas TON Pierre (il devait être juste derrière le photographe), mais on voit le coude de JPB.

Lafayette (suite)

http://www.laprovence.com/articles/2009/02/19/734019-A-la-une-Le-mouvement-etudiant-et-enseignant-se-poursuit.php

Ecrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

Écrit par : catmano | 19 février 2009

enfin. enfin. Il radote le dugong. Il a besoin de vacances.

Écrit par : dugong | 19 février 2009

Si y'a pas mon Pierre, c'est nul !

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Eh Dobolino ! Si Fellini vous avait connu, il vous aurait sûrement inséré dans son Roma.

La femme est une louve pour l'homme.

Écrit par : dugong | 19 février 2009

connue ! Mille pardons

Écrit par : dugong | 19 février 2009

Et insérée, non ?

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans.
Sa mère l'a tiré, pressée mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste.
Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas.
Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.
Cette scêne s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants.
Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.


"L'essentiel est invisible pour les yeux" (A. de St-Exupéy)

A partir de l'âge de 10 ans, la plupart des êtres humains commencent à perdre leur âme.

Cette enquête le confirme, mais on le savait "intuitivement" déjà, hélàs !

On le constate tous les jours. Ca commence à se gâter vraiment à partir de la 4ème.

Écrit par : Robin | 19 février 2009

"croyez-vous qu'entre éditeurs l'on ne se cause pas ?"

Savoureux.
Qui a levé les fonds pour ces opérations ?
Morel joue à l'éditeur avec les sous obtenus grâce à Lafforgue.

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

J'attends toujours...

Avons-nous discuté ensemble juste après mon intervention? Niez-vous ce fait ?
M'avez-vous part, à ce moment de vos critiques (votre baratin sur l'histoire de la droite nationale) ?Non. Niez-vous ce fait ?
Au contraire, l'échange fut courtois et vous avez critiqué le fait que Némo parle plus de Giraud que de De Gaulle dans son livre d'histoire. Niez-vous ces paroles ?

Écrit par : Guillaume | 19 février 2009

Encore merci à tous ceux et celles qui sont venus partager ce moment de grâce militante avec nous.
Françoise Guichard et Anne Randon

Ecrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

Bravo pour ce compte-rendu génial (la gentille grand-mère qui l'avait lu il y a 50 ans, les lycéens comoriens qui le lisaient avec l'accent marseillais et africain et en savaient une page par coeur, le travesti déguisé en Princesse de Clèves, le commerçant sympa du CIDUNATI...

Ca fait envie ! J'aurais bien aimé être avec vous !

Écrit par : Robin | 19 février 2009

Quand je dis que je ne goûte pas la poésie de René Char, je sais que je ne me fais pas bien voir.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

A la déclaration universelle des Droits de l'Homme et du citoyen, il convient d'ajouter :

- Le doit de se contredire
- Le droit de s'en aller

...Et même celui de ne pas aimer René Char !

;O))

Écrit par : Robin | 19 février 2009

Savoureux.
Qui a levé les fonds pour ces opérations ?
Morel joue à l'éditeur avec les sous obtenus grâce à Lafforgue.
Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Je crois que vous ne vous rendez pas compte des implications possibles de ce que vous écrivez.
Elles n'échapperont au maître ce blog.
Par ailleurs, je ne vous savais pas à ce point familier avec Laurent Lafforgue, dont vous parlez comme s'il s'agissait d'un camarade de chambrée.
Vous disiez vous être couché ; vous feriez bien de retourner dans votre lit.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Il y a quelque temps je venais ici dire à quel point je pensais que vous étiez une grosse bande (majoritairement) de cons.
J'ai pas tout lu, mais je crois que vous vous êtes réduits à une bande de petites merdes.
J'espère que vous êtes tous en grève et que vous avez encore un peu de salive pour sucer Darcos et lécher Pécresse.
Vous zet très mignons, ne changez rien.

On se revoit dans trois mois.
Jeust colmi troli.

Écrit par : racine de 2 | 19 février 2009

Quant à ma gothique de 4ème, elle me recopie un (pâle) imitateur de Bram Stoker...C'est du copiage à la
puissance 2 :

"Krisnik lâcha le cadavre qui se transforma instantanément en poussière et sans se retrourner, il plongea dans la cité presque invisible, telle une âme vagabonde.

Le secret du destin était inscrit dans son esprit. Dans son esprit et dans celui du clan. Il sourit à nouveau, le regard vide. Les ténèbres furent absolues...."

Si c'est d'elle, je veux bien rempiler jusqu'à 70 ans !

Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient !

Ecrit par : Robin | 18 février 2009


J'ai perdu mon pari. Après une enquête serrée, j'ai acquis la conviction que c'est bien d'elle.

Encore 10 ans de galère !

C'est une "gothique" très douée et très discrète et le garçon qui est assis à côté d'elle (son petit ami) ressemble à Alfred de Musset.

Oui, il y a en a aussi des comme ça.

Pour me rattraper, j'ai lu sa copie en classe avec son autorisation. Elle veut devenir écrivain(e) et je pense qu'elle en a l'étoffe.

Écrit par : Robin | 19 février 2009

Ksss ! Ksss! Touque-le, Guillaume ! Ksss!
Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Il est amusant, je trouve aussi. Du Le Bris dans le texte.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

...Et même celui de ne pas aimer René Char !

;O))
Ecrit par : Robin | 19 février 2009

Et même le droit de beaucoup aimer René Char, comme c'est mon cas.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

les lycéens comoriens qui le lisaient avec l'accent marseillais

Ca fait envie ! J'aurais bien aimé être avec vous !

Ecrit par : Robin | 19 février 2009

Et gna gna gna !
J'aurais du dire à mon gamin, qui a veillé dès son plus jeune âge à se départir de toute pointe d'accent, de se passer au cirage et de porter une djelabah, en forçant l'accent naturel dont sa famille paternelle l'a doté.
J'aurais peut-être eu le bonheur, et lui avec, d'apprendre qu'il lisait bien et avait une belle voix.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Non mais sans blague !
Parcours du combattant, cette manifestation à Aix, pour nous !
Il faut la prévoir dès le mardi midi, pour être certains d'être à Aix à quatorze heures le mercredi.
Et je ne vous raconte pas l'essence que Catmano a bouffé pour remonter, mistral en pleine face.
Mais nous, on n'est pas noir ni jaune, juste médiocres blancs et blafards, en sortie d'hiver. On s'échine pour que le gosse s'exprime dans un français correct, sans trop d'accentuation et il semble que ce n'est pas ad hoc.
Y'a des jours où on embrasserait Felts et Amélie réunis.

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Mon homme, il n'est pas surpris. Le comorien, c'est super mode , ça se porte très bien, alors qu'un lycéen français qui lit la Princesse de Clèves convenablement, c'est d'un banal !

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Juste un brin démago, quand même, Brighelli: on arrive tous au Master (2 je suppose?) et ensuite on passe les concours de prof? Je cite: " Il est de toute urgence de décréter, comme le Ministère en avait d'abord eu l'intention
(faut-il que le lobby pédago soit puissant, rue de Grenelle !) que tout master permettra l'inscription aux concours - comme aujourd'hui toute
Licence. Cela permettra de conserver les filières actuelles, sans avoir
besoin de construire un nouveau tuyau dans l'usine à gaz."
Quand on voit les difficultés des étudiants à rester étudiants, ne serait-ce
qu'au niveau matériel, quel va être le public qui sera lauréat de ces
concours? Je crois que cela va tuer tout simplement bon nombre de véritables
vocations. Pour être instit, un Master, fût-il dans l'optique Brighelli,
c'est vraiment trop et surtout à côté des compétences qui seront exigibles
du futur prof. Et avec un Master 2 restera-t-on instit à vie?
On se demande aussi où caser l'agrégation dans cette construction. Ou, ce
qui revient au même, quelque part, finalement, où caser le CAPES.
Sujets brûlants dont on peut se demander si les profs du secondaire se sont
rendu compte des conséquences.

Écrit par : Charles le chauve | 19 février 2009

J'aurais peut-être eu le bonheur, et lui avec, d'apprendre qu'il lisait bien et avait une belle voix.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009



- Allô, à quelle heure il vient le train de mon fils ?

(private joke) ;O))

Écrit par : Robin | 19 février 2009

Quand on voit les difficultés des étudiants à rester étudiants, ne serait-ce
qu'au niveau matériel, quel va être le public qui sera lauréat de ces
concours? Je crois que cela va tuer tout simplement bon nombre de véritables
vocations. Pour être instit, un Master, fût-il dans l'optique Brighelli,
c'est vraiment trop et surtout à côté des compétences qui seront exigibles
du futur prof. Et avec un Master 2 restera-t-on instit à vie?
On se demande aussi où caser l'agrégation dans cette construction. Ou, ce
qui revient au même, quelque part, finalement, où caser le CAPES.
Sujets brûlants dont on peut se demander si les profs du secondaire se sont
rendu compte des conséquences.

Ecrit par : Charles le chauve | 19 février 2009

Je pense que tout le monde ici est d'accord pour dire cela. En tout cas, je me refuse à dire que le master c'est bien, car la licence est nulle, il vaudrait mieux régler deux problèmes en un : rendre la licence valable et laisser le capes au niveau licence.

Écrit par : Jeremy | 19 février 2009

Y'a des jours où on embrasserait Felts et Amélie réunis.
Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Faut pas pousser l'bouchon !
Je parle des encombrements de la route.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

- Allô, à quelle heure il vient le train de mon fils ?

(private joke) ;O))

Ecrit par : Robin | 19 février 2009

Je n'en sais rien, Robin. Je ne comprends rien à ce que vous écrivez. Peut-être une moquerie ? Je ne suis pas si intelligente que vous autres ...
Ce que je sais, c'est que les antipédagos sont des nouilles et qu'ils ne savent pas caresser leurs soutiens civils pas si nombreux dans le sens du poil.
Ciao !

Écrit par : dobolino | 19 février 2009

Mon homme, il n'est pas surpris. Le comorien, c'est super mode , ça se porte très bien, alors qu'un lycéen français qui lit la Princesse de Clèves convenablement, c'est d'un banal !

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

La discrimination positive, madame.

Un truc de bobos !

http://trucsdebobo.wordpress.com/2008/06/09/avoir-des-amis-noirs/

Écrit par : discrimination | 19 février 2009

Je pense que tout le monde ici est d'accord pour dire cela. En tout cas, je me refuse à dire que le master c'est bien, car la licence est nulle, il vaudrait mieux régler deux problèmes en un : rendre la licence valable et laisser le capes au niveau licence.
Ecrit par : Jeremy | 19 février 2009
Vous ne croyez pas qu'un bac généraliste ( à trois dominantes ) de bon niveau, cela nous ôterait de bien des soucis ?
Les uns seraient instits au bout d'un an, d'autres profs au bout de trois ans, d'autres iraient ailleurs pour quatre ou cinq ans voire six. Fin des études à 26 ans maxi.
Des économies en vue. Sauf qu'un étudiant coûte moins cher qu'un RMiste. Alors on prolonge. Et même on envisage d'étaler sur "toute la vie".

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

"l'opération "Princesse de Clèves" s'est déroulée magnifiquement sous un beau soleil d'hiver, avec du monde sans arrêt et des réactions complètement favorables, y compris de la part des commerçants de la place, à commencer par le sympathique cafetier qui nous a laissé brancher la sono chez lui toute la soirée en refusant fermement d'être dédommagé pour l'électricité : "On a tous des problèmes en ce moment , alors faut s'entraider..." Textuel ! Si même le Cidunati s'y met, Sarko a vraiment de quoi s'inquiéter :-)))
La lecture s'est déroulée non-stop, jointe à la signature du "Manifeste des 343 sadiques ou imbéciles qui ont lu, fait lire, aimé et fait aimer La Princesse de Clèves..."
Quelques grands moments dans l'après-midi, par exemple une gentille grand-mère qui avait lu le roman il y a 60 ans ("J'ai tout retrouvé"...), ou 3 petits Comorriens du lycée Diderot à Marseille , qui y sont allés bravement chacun de son morceau -- parmi eux un grand galapiat qui avait même appris par coeur la page 110, qu'il a récitée crânement -- avec un mélange d'accent marseillais et d'accent africain assez succulent."

F. Guichard



Non mais sans blague !
Parcours du combattant, cette manifestation à Aix, pour nous !
Il faut la prévoir dès le mardi midi, pour être certains d'être à Aix à quatorze heures le mercredi.
Et je ne vous raconte pas l'essence que Catmano a bouffé pour remonter, mistral en pleine face.
Mais nous, on n'est pas noir ni jaune, juste médiocres blancs et blafards, en sortie d'hiver. On s'échine pour que le gosse s'exprime dans un français correct, sans trop d'accentuation et il semble que ce n'est pas ad hoc.
Y'a des jours où on embrasserait Felts et Amélie réunis.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009



Lire ça et puis après, ce "Truc de bobos"...un régal.

"Une fois le contact scellé, et l’inoffensivité du noir attestée, nos bobos l’intégrerons dans l’ensemble de leurs activités sociales (tables rondes d’associations de quartier, expositions d’artistes alternatifs, bières en terrasse chez Josette, choix des poivrons bio au marché d’Alligre, etc.). Ils s’agit ici pour eux de crédibiliser ce qu’ils sont auprès de leurs amis, et montrer qu’être social et engagé ce n’est pas que dans les paroles : c’est aussi dans les actes.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire si vous êtes noir : souriez, articulez exagérément quand vous parlez, poussez votre accent français aussi (pour cela, essayez d’imiter Thomas N’Gigol). De temps en temps, faites une petite imitation du noir boubou, façon os dans le nez et homme des cavernes. Vous pourrez vous inspirer de « Saga Africa » de Yannick Noah, ou de l’émission quotidienne d’Omar Sy, qui fait cela a merveille. Dans les soirées (où vous mettrez de temps en temps une Djellabah, voire une tenue traditionnelle malienne), n’hésitez surtout pas à danser le zouk et le collé serré auprès des demoiselles bobos de l’assistance, même si vous ne savez pas ce que vous faites (elles non plus de toutes facons)."

Écrit par : Délectation | 19 février 2009

Je n'en sais rien, Robin. Je ne comprends rien à ce que vous écrivez. Peut-être une moquerie ? Je ne suis pas si intelligente que vous autres ...
Ce que je sais, c'est que les antipédagos sont des nouilles et qu'ils ne savent pas caresser leurs soutiens civils pas si nombreux dans le sens du poil.
Ciao !

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

FGuichard, si vous ne rattrapez pas ce coup-là, on perd notre meilleur soutien !

dobolino a l'air fâchée pour de bon.

La blague complète, c'était : "Une mère juive téléphone à la gare : A quelle heure il arrive le train de mon fils ?"

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 19 février 2009

Ce que je sais, c'est que les antipédagos sont des nouilles et qu'ils ne savent pas caresser leurs soutiens civils pas si nombreux dans le sens du poil.
Ciao !

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Pour le sens du poil, je n'ai rien à dire.
À propos des antipédagos si : c'est une baudruche.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

...
Des zippos, des khâgneux, des khâgneuses dont une déguisée en Marianne avec cocarde et tout , des étudiants de l'IEP, le maître de ces lieux, tout de rouge vêtu, des universitaires, des retraités, une ethnologue spécialiste des Papous (pas papas à poux) , le SNES, un lycéen descendu exprès de la Drôme (merci encore, Pierre !)...


Ecrit par : Françoise Guichard | 19 février 2009

Écrit par : Ma'at | 19 février 2009

Ecrit par : Ma'at | 19 février 2009
Si vous avez quelque chose à dire, vous signez de votre blase suivi de votre e-mail. Je ne comprends d'ailleurs pas que cela ne soit pas la règle de la communication par Internet. Je vais m'adresser en ce sens au législateur. Ce qui éliminerait, par parenthèse, différents inconvénients comme le racolage pédophile. Curieux que le législateur n'y ait pas pensé de lui-même. Donc Ma'at machin, pour l'instant, vous êtes l'équivalent d'un pet sur une toile cirée.

Écrit par : Guy Morel | 19 février 2009

Ecrit par : Ma'at | 19 février 2009
Si vous avez quelque chose à dire, vous signez de votre blase suivi de votre e-mail. Je ne comprends d'ailleurs pas que cela ne soit pas la règle de la communication par Internet. Je vais m'adresser en ce sens au législateur. Ce qui éliminerait, par parenthèse, différents inconvénients comme le racolage pédophile. Curieux que le législateur n'y ait pas pensé de lui-même. Donc Ma'at machin, pour l'instant, vous êtes l'équivalent d'un pet sur une toile cirée.

Ecrit par : Guy Morel | 19 février 2009

J'essayais de rassurer la dame qui n'avait pas vu le nom de son petit. C'est tout. Si je gêne, je m'en vais. Excusez-moi.

Écrit par : Ma'at | 19 février 2009

Guy Morel se trompe souvent.

Écrit par : blase e-mail | 19 février 2009

Non mais sans blague !
Parcours du combattant, cette manifestation à Aix, pour nous !
Il faut la prévoir dès le mardi midi, pour être certains d'être à Aix à quatorze heures le mercredi.
Et je ne vous raconte pas l'essence que Catmano a bouffé pour remonter, mistral en pleine face.
Mais nous, on n'est pas noir ni jaune, juste médiocres blancs et blafards, en sortie d'hiver. On s'échine pour que le gosse s'exprime dans un français correct, sans trop d'accentuation et il semble que ce n'est pas ad hoc.
Y'a des jours où on embrasserait Felts et Amélie réunis.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

La discrimination positive, madame.

Un truc de bobos !


Lire ça et puis après, ce "Truc de bobos"...un régal.

Ecrit par : Délectation | 19 février 2009


muerta de risa ^^ Que gracioso .................

Écrit par : carole | 20 février 2009

Quel est le problème avec les accents, Dobolino??

Par pitié, ne me dites pas que vous trouvez cela ridicule, rabaissant, sale, paysan ou ouvrier.

J'ai déjà été en colère contre cette formatrice pour un concours qui nous dit: "Perdez votre accent, vous devez être compris partout en France".

Et les jurys des oraux de CAPES, CAPLP, Agreg, etc. qui sourient quand cela "chante" (pfff n'importe quoi!): tout de suite cela ne fait pas sérieux, le fond fond sous le soleil de la Méditerranée, tout le monde connaît la chanson.

C'est juste honteux et vaguement xénphobe-de-l'intérieur.

Ah le Méridional qui n'est pas propre (je ne sais plus dans quel manuel pour les enfants -le tour de France de X et Y -, dans la première moitié du siècle dernier, je crois, il était écrit noir sur blanc que les habitants du sud de la France sentent la sueur et sont des fainéants: les Nègres du golfe du Lion, en quelque sorte), filou - sincèrement, oui, la colonisation de l'intérieur (concept forgé par Robert Lafont), elle a permis que les méridionaux aient honte de leur accent, et désirent faire comme à Paris. Quelle vergogne... quelle réussite! Ce n'est plus de l'assimilation, mais un phagocytage aux effets pervers.

"La malédiction des suds", écrivit Faulkner.

En Angleterre, aux USA, les accents sont entretenus (il n'y a qu'à écouter en VO les films; nous on a: "Plus belle la vie" avec des Marseillais de Tours): même à la BBC aujourd'hui, aux infos, l'accentuation n'a plus pour obligation d'être celle de la Reine.

Je suis très-fier de mon accent (que, comme un con qui a voulu être snob, j'ai partiellement perdu).

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Je préfère poursuivre le propos de Pendariès que reprendre les incongruités de Guillaume (le GRIP ne fonctionne pas avec les sous de Lafforgue, qui par parenthèse est si près des siens qu'il tente d'en extorquer, ces temps-ci, pour soutenir Benoît XVI qui a, comme chacun sait, des opinions si modérées… But that's another story…)…

L'accent, donc…

J'ai invité la semaine dernière une jeune énarque en classe (HKH), pour expliquer à ces jeunes gens, dont la plupart vont tenter Sciences-Pô, comment on y réussit, et surtout ce qui peut se passer après — les carrières, les concours, etc.
Elle a bien spécifié elle-même qu'elle avait modulé, puis complètement perdu, son accent grenoblois d'origine (il paraît que ça peut être assez marqué, l'accent grenoblois).
J'ai moi-même fait l'effort non pas de perdre, mais de contrôler le mien (je ne vous dis pas comment je parlais, à 16 ans, en sortant de quartiers marseillais à la puissance trois). Avec un argument imparable : quand on est marseillais et prof, et muté en première instance en Alsace ou chez les chtis, il vaut mieux adopter un accent centralisé (disons Tours, pour faire vite) en leur récitant "Mignonne", plutôt que de brouiller la communication et le message en articulant "Mignonneu" — ou pire…
Ce n'est pas de la mutilation, Penda : c'est une question d'équilibre. De juste milieu. Et peut-être, derrière, l'idée de fabriquer une seule République (vous savez bien que le régionalisme, cela a parfois senti très mauvais, dans l'Histoire de France).
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2009

Et gna gna gna !
J'aurais du dire à mon gamin, qui a veillé dès son plus jeune âge à se départir de toute pointe d'accent, de se passer au cirage et de porter une djelabah, en forçant l'accent naturel dont sa famille paternelle l'a doté.
J'aurais peut-être eu le bonheur, et lui avec, d'apprendre qu'il lisait bien et avait une belle voix.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Chère Dobolino, je ne comprends pas ce qui me vaut votre ire vengeresse : dans mon compte rendu, j'ai remercié votre fils par son nom ("merci, Pierre") en précisant qu'il était descendu de la Drôme exprès pour lire La Princesse. Bien sûr qu'il s'exprime dans un français plus que correct, ce jeune homme... et qu'il articule au petit poil . Cela allait sans dire, tout simplement, mais je suppose que ç'aurait été mieux en le disant...
Chère, laissez donc cette furie d'Amélie où elle est, -- et ayons tous une pensée pour le cher Roger Felts, qui est un type bien, et qui en bave pas mal en ce moment côté santé.
Amicalement, FG

Écrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Je suis très-fier de mon accent (que, comme un con qui a voulu être snob, j'ai partiellement perdu).

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Sans en être fière -- parce que je n'ai pas fait exprès... -- je suis assez heureuse d'avoir conservé une pointe de cet accent sudiste, si décrié comme Pendariès le fait remarquer. Oui, "la malédiction des suds" existe, et fait que si l'on parle avé l'assent, on n'est pas pris au sérieux : imaginez "Sois sage, ô ma douleur" avec la voix de Charles Pasqua... Et pourtant !!! Perchè no ? Le jazzeux basque André Minvielle dit ( et chante) des choses très justes là-dessus.

Écrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Un article intelligent comme d'habitude de Pierre Jourde sur la formation des maîtres :
http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090219/10751/la-destruction-de-lenseignement
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2009

3 petits Comorriens du lycée Diderot à Marseille , qui y sont allés bravement chacun de son morceau -- parmi eux un grand galapiat qui avait même appris par coeur la page 110, qu'il a récitée crânement -- avec un mélange d'accent marseillais et d'accent africain assez succulent."

F. Guichard
Mais nous, on n'est pas noir ni jaune, juste médiocres blancs et blafards, en sortie d'hiver. On s'échine pour que le gosse s'exprime dans un français correct, sans trop d'accentuation et il semble que ce n'est pas ad hoc.
Y'a des jours où on embrasserait Felts et Amélie réunis.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Quel est le problème avec les accents, Dobolino??

C'est juste honteux et vaguement xénphobe-de-l'intérieur.

Ah le Méridional qui n'est pas propre (je ne sais plus dans quel manuel pour les enfants -le tour de France de X et Y -, dans la première moitié du siècle dernier, je crois, il était écrit noir sur blanc que les habitants du sud de la France sentent la sueur et sont des fainéants: les Nègres du golfe du Lion, en quelque sorte), filou
Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Ce n'est pas de la mutilation, Penda : c'est une question d'équilibre. De juste milieu. Et peut-être, derrière, l'idée de fabriquer une seule République (vous savez bien que le régionalisme, cela a parfois senti très mauvais, dans l'Histoire de France).
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 février 2009

"la malédiction des suds" existe, et fait que si l'on parle avé l'assent, on n'est pas pris au sérieux : imaginez "Sois sage, ô ma douleur" avec la voix de Charles Pasqua...

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009


C'est rigolo !

Écrit par : Solidarnosc | 20 février 2009

Je me rappelle de Philippe Caubère racontant comment l'Ariane avait tenté de lui faire perdre son accent en lui faisant répéter le mot "orange" qu'il prononçait style "ôrranejeu".

Écrit par : dugong | 20 février 2009

http://www.rue89.com/2009/02/19/ecole-cherche-directeur-pour-reeduquer-ses-profs

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 20 février 2009

C'est assez curieux cette histoire d'accent.

J'ai passé mon enfance, mon adolescence et fait mes études dans la région parisienne, mais j'ai été amené à travailler dans le midi (en Aveyron, en Lozère et dans le Tarn) et j'ai pris l'accent (j'aurais vécu en Alsace ou à Lille, c'aurait été exactement pareil, je prends facilement l'accent et tout ce qui va avec (la nourriture, la mémoire, la culture, les habitudes...)

C'est comme si c'était une question de vie ou de mort.

Je ne veux pas trop me pencher sur l'origine de cette faculté d'adaptation qui m'a permis d'apprendre à parler anglais en quelques semaines, à l'âge de 8 ans, aux Etats-Unis.

Ceux qui ont vu "Zelig" de Woody Allen comprendront, j'espère.

J'aime beaucoup l'accent méridional, je le trouve expansif, convivial et chaleureux (ça "chante") et je ne vois pas pourquoi les gens du midi devraient le cacher.

Mais le plus étrange, c'est que j'ai vécu ensuite en remontant vers le nord (à Lyon en particulier) cet espèce de racisme rampant de l'intérieur de la langue d'oïl vis-à-vis de la langue d'oc, moi qui étais, à l'origine, "du nord" et j'ai bien vu que ça existait bel et bien.

Ce sont les petits bourgeois lyonnais de l'établissement catho hupé où j'exerçais qui me l'ont fait remarqué avec un certain mépris.

Comme à toute chose malheur est bon, j'ai mieux compris certaines subtilités dans les dialogues de Pagnol (en particulier le personnage de "Monsieur Brun", le lyonnais du port de Marseille dans Marius)

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Allez je vous laisse ! Je prends mes zozos de 4ème à
9 heures ! Là ausi, il faut S'ADAPTER !

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Oui, "la malédiction des suds" existe, et fait que si l'on parle avé l'assent, on n'est pas pris au sérieux : imaginez "Sois sage, ô ma douleur" avec la voix de Charles Pasqua... Et pourtant !!! Perchè no ? Le jazzeux basque André Minvielle dit ( et chante) des choses très justes là-dessus.
Ecrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Discussion acharnée sur cette question, lundi et mardi derniers, au stage de grammaire du groupe lettres du GRIP: d'un côté les "sudistes", comme Rachel Boutonnet, pour qui le e de mère se prononce, de l'autre les "centristes", parisiens et autres tourangeaux, comme Cécile Revéret et moi-même, pour qui cette prononciation est une hérésie. On n'en est pas venu aux mains, mais presque, surtout quand un malicieux jeteur d'huile sur le feu eut la bonne idée de poser la question de la prononciation des é et des è.
La foré ou la forè ? Et les mots, articulés et vociférés à la mode du Sud ou à celle du Nord, de voler d'un côté à l'autre de la table, par dessus les carafons de vin de Loire - c'était pendant le déjeuner - jusqu'à l'essoufflement des deux camps.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

André Minvielle, génial... Et les Fabulous Troubadours!
Mais Dobolino a quelquefois des sorties et des sautes d'humeur que j'ai aussi du mal à comprendre...
Guy, vous avez raison, pour la "baudruche". On ne peut pas se fédérer autour d'une appellation "anti".
Le NPA d'Olivier Besancenot ne passera vraisemblablement pas l'hiver prochain.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

"La foré ou la forè ? Et les mots, articulés et vociférés à la mode du Sud ou à celle du Nord... jusqu'à l'essoufflement des deux camps."

Essoufflement est-il le mot adapté ? Ethanolisation ou collapsus neuronal peut-être ?

Une proposition pour la sélection des futurs enseignants lors des futurs concours régionaux : leur faire prononcer le néologisme "vocciforêt" *. Ceux qui le prononce à la méditerranéenne seraient automatiquement mis sur une liste supplémentaire pour un poste en ZEP dans la région de Bruay en Artois et ceux qui le prononce à la septentrionale en ZEP dans la région d'Aubagne.

Résultats au final : grand brassage de population dans la grande tradition républicaine, transfert nord/sud et sud/nord de compétences phonologiques et maintien d'un taux de nasalité différentiée satisfaisant (ce dont la France a bien besoin)

Que du bonheur.

* littéralement : action de parler (le plus souvent tout seul) dans la forêt.

Écrit par : dugong | 20 février 2009

"Discussion acharnée sur cette question, lundi et mardi derniers, au stage de grammaire du groupe lettres du GRIP: d'un côté les "sudistes", comme Rachel Boutonnet, pour qui le e de mère se prononce, de l'autre les "centristes", parisiens et autres tourangeaux, comme Cécile Revéret et moi-même, pour qui cette prononciation est une hérésie. On n'en est pas venu aux mains, mais presque, surtout quand un malicieux jeteur d'huile sur le feu eut la bonne idée de poser la question de la prononciation des é et des è.
La foré ou la forè ? Et les mots, articulés et vociférés à la mode du Sud ou à celle du Nord, de voler d'un côté à l'autre de la table, par dessus les carafons de vin de Loire - c'était pendant le déjeuner - jusqu'à l'essoufflement des deux camps."

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Vous avez effectivement dû vous fendre la gueule!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

"Le NPA d'Olivier Besancenot ne passera vraisemblablement pas l'hiver prochain."

peut-être mais, en attendant, il pourra mettre des gens au chaud à Strabxelles.

Pour le meilleur ?

Écrit par : dugong | 20 février 2009

Le parti de Besancenot ne passera l'hiver prochain ?
J'en doute : Sarkozy en a trop besoin. Comptez sur lui et sur TF1 (et les autres) pour entretenir la flamme.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2009

Vous avez effectivement dû vous fendre la gueule!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

C'est du Rabelé, ça : "bien fendu de gueule" ; voir le portrait de frère Jean des Entommeures.
Et c'est normal, puisque nous étions à une traite de Saumur et de Chinon.
Mais sobres nous restâmes : pas d'ethanolisation Dugong !

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Oui, c'est vrai, j'avais oublié la tactique Zébulonienne, (qui a bien appris de Tonton sur ce coup-là!!!)

http://www.larticole.org/

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

prononcent (apostéthanolique...)

Écrit par : dugong | 20 février 2009

http://www.dailymotion.com/video/xj1v8_fabulous-trobadors

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

Elle a bien spécifié elle-même qu'elle avait modulé, puis complètement perdu, son accent grenoblois d'origine (il paraît que ça peut être assez marqué, l'accent grenoblois).

Ecrit par : brighelli | 20 février 2009

A mes débuts, j'avais un conseiller pédagogique qui avait l'accent grenoblois, enfin romanais, mais c'est le même.
Le jour où il m'a pris le livre des mains pour dicter à ma place le texte à mes CM2, je ne sais plus quelle erreur je commettais, je crois que je dictais trop vite, mes petits Drômois Provençaux me demandaient l'air affolé : "Késsidieee ? Mékessidieee ?"
Et ma mère avait eu le même souci qu'eux lors de la dictée du Brevet, à Valence, en 1945.

Écrit par : catmano | 20 février 2009

à Guy Morel : merci pour le lien. Je n'avais pas lu et c'est important.

Un avocaillon sait avocouillonner les gens. C'est dans l'ordre des choses, hélas.

Écrit par : dugong | 20 février 2009

Un article intelligent comme d'habitude de Pierre Jourde sur la formation des maîtres :
http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090219/10751/la-destruction-de-lenseignement
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 février 2009


Excellent, synthétique... parfait, en somme.

Écrit par : Manu | 20 février 2009

Un article intelligent comme d'habitude de Pierre Jourde sur la formation des maîtres :

JPB

Ecrit par : brighelli | 20 février 2009


Excellent, synthétique... parfait, en somme.
Ecrit par : Manu | 20 février 2009

Bel article de principe. Avec des zones flottantes cependant. La condamnation de Rousseau est légère et c'est un cadeau fait aux pédagos : il y a chez Rousseau autre chose que l'égalitarisme, notamment en pédagogie les fondements de la méthode intuitive des maîtres républicains ( voir dans l'Émile le passage sur l'ombre du cerf-volant).
D'autre part, le thème de l'école réductrice des inégalités sociales s'inscrit dans une problématique très conservatrice. Que l'école ait permis naguère des promotions individuelles qu'elle barre aujourd'hui ne fait pas de doute. Mais cela n'a pas grand chose à voir avec la réduction des inégalités sociales. Voir à ce sujet deux articles du DP de Buisson, celui sur Condorcet, qui est le père de cette problématique, et l'article Instruction publique, qui s'en détache.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

L’accent, c’est un peu la « dimension cachée » de la France. C’est quelque chose d’implicite, qui n’existe pas en-dehors de la rigolade.

Or, comme beaucoup s’en sont aperçus à leurs dépens, dès que vous avez un accent non-conforme, les réflexions et les attitudes négatives vous arrivent en pleine poire, pour bien vous faire sentir que vous n’êtes pas un vrai « Francien ».

On peut comprendre que pour faire du théâtre il faille “causer correct” mais à la télé ou à la radio, si vous avez ce qu’on n’appelle plus l’accent du Midi mais du « Sud » (tiens pourquoi ce changement ?), vous ne pouvez vous occuper que de rugby ou de cuisine. L’accent du Midi étant bidonnant, il paraît ! Là on est en plein préjugé culturel, colonial, lié à la domination du centre sur ses périphéries sales et mal dégrossies.

Pour définir cette situation pour une fois d’après la vision des vaincus, je laisse la parole à Max Rouquette :
« Lo Parisenc, o l’aparisenquit— sovent mai acarnassit contra sas originas, que, saique, i fan vergonha — se trufa plan volontiers de çò que bateja (en ajustant çà que sen per uns poncha d’alhat) : “l’assent”. I vòl veire un despoder de parlar lo francés condrech, valent-a-dire lo sieu, perque se sentís e se sap e se vòl l’òme de la Cort. Perque, e mai i age pas pus de Reis, la Cort demòra. L’alfa e l’omèga de tota causa. E quand a mes antan, desperel, lo Miègjornal en dejot, a bel jòc per se confortar dins son èime de mèstre e de dominator.
S’engana. Perqu’a delembrat, dins sa cròia, dins sa pichòta cervela de passerat “parisenc” (aquel simbèl que s’es causit i conven, mai que plan) de soscar un pauquet. Que, se soscava, podriá pas mancar de finir per s’avisar de çò qu’es, en vertat, aquel famós “assent” : tot simplament, sus las mans de la França, lo sang d’una lenga escanada. D’un pòble, donc, escanat. Lo sang espandit sus la lenga pròpia das escanaires. Respelissent totjorn, despuòi set cents ans, e mai quand a son pòble i an fach delembrar sa lenga. Coma la taca, sus la bèla man de Lady Macbeth. A vautres vos sovengue : « Los perfums totes d’Arabia, I’Ocean tot dau grand Neptuna, bastarián pas per avalir aquela pichòta taca… »
La taca, la trèva de Banco, Macbeth, sagataire conscient, que s’i conoissiá dins lo maselatge, risiá pas, el, davant son espelida. Le pòble mai espiritual de la tèrra — au mens a l’escotar — s’escacalassa. »

Écrit par : P. LaRiba | 20 février 2009

http://www.rue89.com/2009/02/19/ecole-cherche-directeur-pour-reeduquer-ses-profs

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 février 2009

Ouais, contestable sur la forme... ceci dit, il faut voir d'un peu plus près de quelle reprise en main il s'agit : on ne devrait pas, effectivement, avoir à intervenir chez des Sébatiens Cazals qui refusent d'instruire des élèves parce qu'ils ont des convictions de gôche. S' il s'agit de cela, je suis volontaire pour aller faire le ménage. Est-ce que les lances-flammes sont fournis ou est-ce que j'apporte mon matos personnel ?

Écrit par : Manu | 20 février 2009

Je me suis aperçue récemment que ma fille avait l'accent limousin, et ne prononçait que "é".
Moi, j'ai conservé mon accent parisien, qui fait bien la différence entre par exemple "et" ("é") et "est" ("è"),
"j'aimai", ("é"), et "j'aimais" ("è").
Je pensais que cela aide les enfants à éviter quelques fautes d'orthographe dans les dictées.

Ai-je raison?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2009

L’accent, c’est un peu la « dimension cachée » de la France. C’est quelque chose d’implicite, qui n’existe pas en-dehors de la rigolade.

Or, comme beaucoup s’en sont aperçus à leurs dépens, dès que vous avez un accent non-conforme, les réflexions et les attitudes négatives vous arrivent en pleine poire, pour bien vous faire sentir que vous n’êtes pas un vrai « Francien ».


Ecrit par : P. LaRiba | 20 février 2009

En effet. La réputation de Raimu, le toulonnais, en a beaucoup souffert. Et celle de Pagnol, le marseillais, aussi.
Cela dit, mon accent francien, teinté populo de la couronne parisienne, n'a rien à voir avec le français désincarné des speaker du JT.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Charles le chauve a écrit:

"Quand on voit les difficultés des étudiants à rester étudiants, ne serait-ce
qu'au niveau matériel, quel va être le public qui sera lauréat de ces
concours? Je crois que cela va tuer tout simplement bon nombre de véritables
vocations."

et ajoute, selon ma modeste mais authentique expérience, une remarque très pertinente qu'il serait sage de prendre en compte.
Que la cause numéro un de l'échec à l'université -et ailleurs- soit le déficit de savoir, certes. Qu'il faille régler ce problème en exigeant de toute urgence les mesures qui s'imposent; révisions des programmes débiles, rétablissement d'examen dignes de ce nom, examen d'entrée à l'université, bref; Ecole Républicaine, laique, axée sur le savoir, nous sommes tous d'accord, je pense.
Mais il ne faut pas oublier que les conditions de vie -très souvent pitoyables- des étudiants quand elles ne s'ajoutent pas simlpement au problème des études, les rendent complètement impossible:
Laissez moi vous raconter cette petite histoire avant que j' ailles en cours. De toute façon comment m'en empêcher, n'est-ce pas? :-)

Voilà; il est des personnes qui croisent notre chemin et qui nous laissent un souvenir parfois amer. Je lui ai parlé la première fois en TD -de L3- après l'avoir croisé plus d'une fois sans m'en apercevoir au restaurant universitaire. A croire qu'Il fait parti de ces gens que l'on ne remarque pas, ces gens pour qui on a jamais un regard. La première discussion que l'on eut est sans importance mais les prémices des belles relations humaines sont souvent dans ces petits rien. De jour en jour, de cours en TD, de regards croisés en sourires complices, de timidité vaincue en petite discussion nous liâmes patiemment connaissance.
De ces connaissances particulières; celles qui ne dépassent pas le seuil d'une certaine intimité; celles qui restent exclusivement confinées au lieu de travail, par faute de temps sans doute; parceque la liste des amis est déjà pleine...
Le temps passa un peu et comme je sentais que l'estime que j'avais pour notre relation était réciproque, je risquai une question, lors d'une pause café, qui me taraudait depuis quelques temps. J'avais en fait remarqué, à force de lui parler, la mine déconfite qu'il avait le lundi matin à huit heures lors du premier cours de la semaine. Ceci excitait ma curiosité car je n'aurai pu mettre sa fatigue du lundi sur le compte de quelconque virée nocturne intensive du samedi soir, celles qui rajoutent quelquefois du piment à cette tranche de vie étudiante. En effet, nulle sortie ne pouvait coller à son personnage, timoré, hors du jeu, un peu replié sur lui-même. Je ne parvenais pas non plus à voir en lui le stéréotype du parfait matheux; toujours plus à l'ouest que le bon vieux professeur Tournesol lui-même.
Donc pour assouvir ma curiosité, au risque de la voir s'écraser sur sa carapace, je lui demandai enfin pourquoi il avait les yeux si fatigués en début de semaine.
Il me répondit qu'il travaillait du vendredi soir au lundi matin en tant que veilleur de nuit. Il faisait donc trois nuits d'affilée de douze heures chacune; de dix-neuf heures à sept heures et venait le lundi matin à huit heures en cours sans même s'être douché et en attendant l'ouverture de la cafétéria à dix heures pour avaler en vitesse un croissant et une tasse de café.
Il suivait ensuite les cours des autres jours et repartait travailler du vendredi; après les cours.
Sa semaine ne débutait pas et ne s'achevait pas; dans sa vie il n'y avait pas de semaine.
Il tenait ainsi depuis septembre. Il avait eu l'aubaine, si j'ose dire, de trouver ce boulot pendant les vacances et ne s'était par conséquent pas reposé en août.
J'allais un peu plus en avant dans mes questions et lui demandais naÏvement pourquoi il travaillait ainsi, car ces résultats n'étaient guère probants malgrès qu'il soit armé d'envie et de courage, ce n'était pas en arrivant les yeux complètement cernés du lundi qu'il pouvait comprendre quoi que ce soit, et encore moins réussir les examens avec toute la fatigue accumulée ces derniers mois... Il m'expliqua qu'il venait du fin fond de la Meurthe-et-Moselle, que ces parents, ouvriers à faible revenus mais creuvant malgré tout les plafonds des bourses -à croire qu'il faut être Saturnien pour les obtenir- ne pouvaient assumer toutes les dépenses liées aux études de leurs enfants et que du coup, il lui fallait travailler pour payer tout le reste, des prix intolérables des loyers en ville aux litres de super, jusqu'à l'inscription universitaire. Comment faisait-il les précédentes années? Il logeait chez sa soeur encore à cette heure étudiante dans un trente mètres carrés en banlieue...


Je suis un chanceux, un veinard, un privilégié.
Né sous une bonne étoile peut-être. Mais ça ne m'empêche pas de vivre; je n'ai pas d'influence sur les conditions de vie des gens et d'autre part on est toujours le privilégié de quelqu'un. Je ne connais pas l'humiliation d'un travail pesant, dégradant, comme ce jeune homme mon camarade. Je ne connais que Germinal, et encore...
Je vais vous dire, je ne vois pas où est le bon sens d'aller travailler dans de telles conditions, il m'expliqua son travail, me donna même son salaire... la coupe était pleine... Humiliation, pauvreté, fatigue, corps humain à bout de force à même pas vingt cinq ans...

On termina alors tranquillement l'année. Le temps passa et comme le dit Pagnol, "le temps fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des moulins"... Que cette phrase est magnifique non?...
L'année dernière je ne l'ai plus vu mon camarade de pause café aux yeux cernés qui m'avait tant ému: en regardant le tableau des résultats je sus qu'Il n'avait pas validé son année.

A-t-il persévéré? S'est-il effondré? S'est-il suicidé?

Ce n'est ni le lieu, ni le moment mais peut m'importe, veuillez m'en excuser; Sebastien, mon pote, je pense très fort à toi; tiens le coup, tiens le coup.


Vincent.

Écrit par : Matheutorduàlabourre!!!! | 20 février 2009

Bon hé, halte au feu !

Je ne suis pas sur les photos d'Aix, par excès de discrétion (si, si !)

Ecrit par : brighelli | 19 février 2009

Si, si, vous y êtes.

Ecrit par : catmano | 19 février 2009
Elles sont où ces photos ? Est-ce qu'on y voit MON Pierre ?

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Les bobos militent! Quel frisson!

Écrit par : commentaire | 20 février 2009

L’inspecteur d’académie doit quitter ses fonctions

Arrivé en octobre à la tête des services départementaux de l’Education nationale, Jacques Aubry a été convoqué au ministère, où on lui a signifié qu’on souhaitait son départ.

« On m’a signifié que j’étais démis de ma fonction ». Sobrement, Jacques Aubry confirme une « fuite » dont Le Progrès a eu connaissance hier après-midi. L’inspecteur d’académie du Rhône a été convoqué mardi dernier au ministère de l’Education nationale.

Ce jour-là, le directeur de l’encadrement Roger Chudeau lui aurait fait part oralement d’une décision qui n’est pas encore actée par décret. « On ne m’a pas donné les griefs retenus contre moi, si ce n’est que j’aurais perdu la confiance du recteur », précise le haut fonctionnaire.

« J’attends de recevoir une note écrite, mais j’ai cessé de me rendre au bureau ». Dans son logement de fonction, au dernier étage du bâtiment de l’inspection, Jacques Aubry songe déjà à se mettre en quête d’un appartement… Après 21 ans de responsabilités au sein de l’administration, la sanction le surprend.

« J’ai fait mon travail loyalement, en respectant les instructions du ministère, et en ne comptant pas mon temps » affirme-t-il.

Jacques Aubry, 62 ans, a été nommé à la tête des services de l’Education nationale du département en octobre 2008. Le Rhône, vu l’importance de ses effectifs scolaires (1) et la place de la métropole lyonnaise, est attribué à des fonctionnaires en fin de carrière, et qui donnent satisfaction.

Interrogés sur le départ précipité de l’inspecteur, les services du ministère de l’Education nationale ont répondu « qu’ils n’avaient rien à dire sur le sujet » en renvoyant la balle au rectorat de Lyon. Sollicitée en fin d’après-midi, cette administration n’a pas rappelé.

Plusieurs hypothèses peuvent éclairer le départ précipité de l’inspecteur. D’abord le problème des remplacements non assurés qui aurait provoqué des récriminations des élus.

« Mais je n’ai pas de baguette magique » se défend Jacques Aubry, dont la dotation, en termes de postes enseignants, est fixée par le rectorat. Ensuite, la question du service minimum d’accueil les jours de grève : l’inspecteur aurait été sommé d’être plus zélé vis à vis des communes (comme Lyon) rechignant à assurer ce service.

L’accueil des deux ans est le troisième point épineux : pour faire baisser ce taux, l’inspection académique a dans un premier temps prévu de fermer des classes de maternelle… puis est revenue sur cette décision sur pression du Conseil général et du ministère, inquiet des protestations des familles.

La relation de M. Aubry avec les syndicats est également évoquée, bien que celle-ci n’ait pas été plus difficile qu’avec son prédécesseur. En revanche, de source interne, les rapports avec le recteur Roland Debbasch ne semblaient pas des plus cordiaux…

Toujours est-il que la mise sur la touche de l’inspecteur rappelle un précédent. En mars 2007, le recteur de l’académie de Lyon Alain Morvan avait été limogé par le ministère, laissant la place à Roland Debbasch, beaucoup plus proche de la ligne gouvernementale.

Muriel Florin

> (1) Près de 340 000 élèves dont 182 000 écoliers, directement sous la responsabilité de l’inspection.

le progres
vendredi 20 février 2009

Écrit par : dégagement | 20 février 2009

L'accent du Sud, je trouve cela littéralement charmant, moi.

J'ai une préférence personnelle pour les accents du Sud-Ouest, mais les accents du Sud-Est ne sont pas mal non plus.

Le pire de tous : l'accent lorrain ou alsacien mélangé à l'accent des banlieues. C'est une horreur pour les oreilles, et je doute que l'on puisse s'y habituer. L'accent du Nord est amusant, mais lui il y a intérêt à le perdre pour les concours !

Écrit par : Jeremy | 20 février 2009

10 000 postes de type IPES par an : coût annuel employeur 25 k€ chaque environ. Coût total 250 M€ par an.

Soit 5 centiKerviels.

Soit la moitié de ce que le gouvernement s'apprête à lâcher dans les DOM pour acheter un moment la paix sociale.

Les esprits pas trop tordus remarqueront qu'il pourrait s'agir d'une pré-sélection à la fin du L3...

Écrit par : dugong | 20 février 2009

Pierre Lariba, est-ce qu'il est possible de rentrer en contact avec vous? Vous me semblez rouquettien en diable!

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

"Le pire de tous : l'accent lorrain ou alsacien mélangé à l'accent des banlieues. C'est une horreur pour les oreilles, et je doute que l'on puisse s'y habituer."

Il est donc urgent de donner un bonus aux épreuves orales des concours à tous ceux qui présentent ces caractéristiques conjointes.

C'est essentiel, au moment où l'Unesco compte tant de langues "soit vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteinte".

D'autant qu'on pourrait élargir au cercle des accents disparus ou, à tout le moins, vulnérables.

Écrit par : dugong | 20 février 2009

Ce n'est pas de la mutilation, Penda : c'est une question d'équilibre. De juste milieu. Et peut-être, derrière, l'idée de fabriquer une seule République (vous savez bien que le régionalisme, cela a parfois senti très mauvais, dans l'Histoire de France).
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 février 2009

Oui - le régionalisme et certains de ses miasmes, cependant le République a eu ses démons et ses brebis galeuses à elle, - attention à ce que votre remarque, Jean-Paul, n'apparaisse pas comme un procès d'intention (mais que faites-vous d'un Péguy, alors? - si attaché à sa terre), je sais que vous êtes jacobin (exception faite pour la Corse, vous vous en êtes expliqué ici ou dans une de nos conversations), néanmoins, je connais plus d'occitanophones de Gauche que d'extrême-Droite, du genre les Identitaires (c'est un peu comme la malédiction du SNALC, non? qu'on déclare de Droite, voire lepéniste, depuis sa tentative de noyautage des années 90, mais où il y a eu plutôt une arrivée, m'avez-vous dit, de communistes, d'anciens Mao, etc.); seulement, et mon point de départ intellectuel reste Max Rouquette, celui-ci a toujours su que le régionalisme (dans son sens de "terroir") est une impasse; il a lutté contre le folklorisme (et non le folklore, qui est l'âme d'un peuple; lire: René Nelli: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Nelli, http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vie_oeuvre/fiche.php?diffusion_id=30958, http://www.cardabelle.fr/occitan-auteurs-nelli.htm. NB: il est né en 1908, et jusque dans les années 70, jusqu'au tourisme de masse, jusqu'aux retraités du nord "descendus" au soleil - George Marchais ne s'était-il pas écrié: "la côte méditerranéenne française est devenue le bronze-cul de l'Europe"? -, jusqu'à l'exode rural venu à son extrême (les campagnes et les villages se vidant, aujourd'hui habités par la hollande, l'angleterre, les bobo-l'été-en-habits-de-lin-et-sandalettes), l'idée de peuple occitan était vivace, confer le théâtre d'Agit-Prop de la Carriera, par exemple, ou l'épisode du Larzac).

MR déclare, dans un des documentaires du double DVD qui vient de paraître (à voir de toute urgence: http://www.crdp-montpellier.fr/maxrouquette/index.htm), que l'Etat français est un assassin: quel est le médecin qui refuserait une transfusion sanguine aux patients qu'il vient de vider de son sang?

"L'accent est la tache de sang sur les mains de la France" (M.R.).

Françoise, je suis devenu fier de mon accent, le jour, récent, je l'avoue, où je me suis rendu compte que j'avais fait quasiment disparaître mon accent parce que je pensais qu'il m'entachait de paysannerie, de grossièreté, moi! le jeune intellectuel qui passait un concours d'enseignement, qui avait reçu un TB à sa Maîtrise en poétique, un TB avec félicitations pour son DEA; oui, j'étais un snob. A partir du moment où j'ai fait mien ce qui m'était à l'origine naturellement donné, où j'ai intellectualisé ce que cet accent représente comme histoire (imaginez quel fruit de l'histoire, je suis, étant du côté des vaincus, toujours: descendant d'occitans, de calvinistes cévenols, petit-fils d'un anarchiste espagnol), j'ai pu en devenir fier: c'est-à-dire défendre, à la mesure de mes moyens, une langue qui a été la première langue de civilisation européenne (la seule autre langue utilisée par Dante dans sa "Divine comédie", c'est l'Occitan)! Ce n'est pas rien.

Je pense, sincèrement, que c'est une mutilation, et une mutilation tellement intériorisée qu'on la croit naturelle, alors qu'elle est soumise à diverses pressions (la colonisation intérieure): accéder à un poste, être pris au sérieux (intellectuellement, littérairement...): qu'est-ce que cela signifie un "équilibre", à ce sujet? Est-ce que l'on se comprendrait moins bien (qui lancera que les accents provoqueraient le retour de la confusion et de Babel?)? Une discrimination plutôt, nous lisons ici des exemples qui vont dans ce sens.

Un point très-intéressant: MR disait toujours qu'une langue ne peut exister que si elle est enseignée, et CORRECTEMENT enseignée (tiens donc, que va devenir la langue française, en France?); d'où les espérances soulevées par la loi Deixonne de 1951 (http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/France-loi_Deixonne-texte-1951.htm), d'où son attachement aux écoles du type "calendretta" et aux collèges bilingues français-oc.

L'accent n'est pas un sujet badin, je ne le pense pas. Et Molière à Pézenas? Les Gascons, un d'Artagnan, à Paris, causaient-ils pointu?

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Le pauvre Jacques Aubry pourra toujours se rabattre sur ses activités à Télé Meiriol :

http://www.capcanal.com/capcanal/sections/fr/la_chaine/comites

Écrit par : dugong | 20 février 2009

"On peut concevoir que l'expression corporelle ou le théâtre puisse être utile, mais passer une heure à faire semblant de s'envoyer des ballons imaginaires, ou à taper dans des tambourins... et subir l'ennui de théories pédagogiques abstruses, dogmatiques, jargonnantes et sans réel fondement scientifique... "

Ecrit par: Pierre Jourde.

Je n'aime pas trop cet amalgame entre trois domaines qui n'ont absolument rien à voir; le théâtre, "l'expression corporelle", expression qui elle-même veut tout dire, donc absolument rien, et théories pédagogiques.
Dommage.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

Dommage, car j'aime bien le reste de l'article.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

Pendariès a écrit : "jusqu'à l'exode rural venu à son extrême (les campagnes et les villages se vidant, aujourd'hui habités par la hollande, l'angleterre, les bobo-l'été-en-habits-de-lin-et-sandalettes)"

Je pourrais vous donner de nombreux exemples d'hypocrites ruraux qui attendent que des bâtiments tombent en ruine pour toucher des subventions tout en râlant sur ces cochons de hollandais et d'anglais qui leur ont acheté nos campagnes.

Ceux (anglais, hollandais) que je connais sont des gens que je fréquente avec grand plaisir. Ils lisent à la fois le Monde et Fernando Pessoa, connaissent l'histoire de France et discutent passionnément des grandes questions politiques qui animent parfois ce pays. Il m'arrive aussi de leur donner des coups de main à retaper amoureusement de vieilles "baraques" que des salopards laissaient à l'abandon.

Ils ont compris que la vraie vie est souvent ailleurs que là où ils sont nés.

PS : l'accent hollandais + sud ouest français est délicieux à l'oreille...

Écrit par : dugong | 20 février 2009

"Le pire de tous : l'accent lorrain ou alsacien mélangé à l'accent des banlieues. C'est une horreur pour les oreilles, et je doute que l'on puisse s'y habituer."

C'est surtout une horreur pour "vos" oreilles; vous n'êtes pas "les" oreilles.
Qu'on puisse ne pas apprécier j'en conviens, mais s'y habituer comment ne pas le faire si on le fréquente régulièrement?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 20 février 2009

Dugong, aucun mépris pour les hollandais ou les anglais (c'est vrai que je les ai placés à côté des bobos-l'été...); souvent, ils s'intéressent plus à la culture, à l'agriculture, à la langue, à la cuisine, aux vins, à l'histoire de la région qu'ils habitent nouvellement que les gens du cru (rien qu'à entendre mes élèves, tout un patrimoine local est déjà disparu pour x raisons - c'est tellement pas moderne; ha! la modernité, qu'est-ce qu'on ne lui fait dire, à celle-là! -; ils ne connaissent pas mieux l'histoire de France que celles de leur département, de leur ville, de leur village...).

Les émigrés italiens, ou espagnols, du siècle dernier, s'intégraient dans les villages qui les accueillaient en parlant l'occitan.

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

L'accent n'est pas un sujet badin, je ne le pense pas. Et Molière à Pézenas? Les Gascons, un d'Artagnan, à Paris, causaient-ils pointu?
Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Pendariès, je vous approuve ! Et je crois qu'il serait temps de faire un critique de cette idéologie républicaine à laquelle se réfèrent étourdiment tant de bons esprits, tout occupés qu'il sont à prendre le contre pied des pédagos, libéros et autres pédalos.
Un type que j'aime bien, Michel Delord, a dit il y a déjà un moment, que ce qui importait n'était pas tant de dénoncer les vainqueurs mais de comprendre les raisons de la défaite des vaincus. Donc oui, il faut critiquer ce que vous appelez " la colonisation intérieure" que nous a léguée le républicanisme - avec d'ailleurs la colonisation extérieure. De même qu'il faut critiquer sans aucune complaisance les mythes de la "méritocratie républicaine" et de "l'ascenseur social".

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Je pourrais vous donner de nombreux exemples d'hypocrites ruraux qui attendent que des bâtiments tombent en ruine pour toucher des subventions tout en râlant sur ces cochons de hollandais et d'anglais qui leur ont acheté nos campagnes.

Ecrit par : dugong | 20 février 2009

Je confirme la chose pour l'avoir observée au plus près. Les néo-ruraux ont du moins contribué à restaurer le patrimoine architectural de nos campagnes et dans maintes régions, les paysans furent bien contents de vendre au prix fort d'anciennes granges ou des fermes délabrées. Il n'y a pas photo : dans la religion universelle du fric, tout le monde ou presque va à la messe.

Écrit par : Magister | 20 février 2009

Je me suis aperçue récemment que ma fille avait l'accent limousin, et ne prononçait que "é".
Moi, j'ai conservé mon accent parisien, qui fait bien la différence entre par exemple "et" ("é") et "est" ("è"),
"j'aimai", ("é"), et "j'aimais" ("è").
Ai-je raison?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2009

Il faut dire qu'il y a un changement de prononciation du français dans les nouvelles générations : c'est ce que vous avez observé. Ce n'est pas une question de région, mais bien une question d'âge.

Essayez par exemple de faire sentir la différence à l'oral entre "in" et "un" à une classe de seconde : vous n'y arriverez pas !

Et ce que vous dites sur les différents sons "é" se constate aussi.

Au point que la dictée de 1976 que "Sauvez les lettres" a fait passer cette année à nos secondes est entachée d'une erreur méthodologique : moi, quand j'étais au primaire, on m'a fait sentir la différence sonore entre "j'arrivai" et "j'arrivais" ; mes élèves ont très souvent fait la faute entre passé simple et imparfait (ce qui comptait pour faute grammaticale dans le barème) malgré l'insistance quasi comique avec laquelle j'ai essayé de leur faire sentir la différence en dictant le texte.

Écrit par : sanjuro | 20 février 2009

Bon hé, halte au feu !

Je ne suis pas sur les photos d'Aix, par excès de discrétion (si, si !)

Ecrit par : brighelli | 19 février 2009

Si, si, vous y êtes.

Ecrit par : catmano | 19 février 2009
Elles sont où ces photos ? Est-ce qu'on y voit MON Pierre ?

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Les bobos militent! Quel frisson!

Ecrit par : commentaire | 20 février 2009

Subversion, Ô volupté !

Écrit par : blase e-mail | 20 février 2009

Un des effets pervers de cet afflux de Parisiens ou de Hollandais chez nous, c'est le fait que ces salauds d'indigènes ont de plus en plus de mal à trouver un terrain ou une maison étant donné que les prix montent et qu'ils n'ont pas les mêmes revenus.

Ces Nordistes viennent chercher dans l'Sud des choses qu'ils contribuent à faire disparaître, paradoxe du tourisme et des migrations de convenance. Encore une chose dont il n'est politiquement pas correct de parler... On a quand même réussi à faire débaptiser un lotissement que de braves promoteurs à la culture savoureuse avait nommé "Simon de Montfort" ! (le massacreur du XIIIe siècle). Que sous-entendaient-ils ?

Comme disent les géographes, l'espace terrestre est anisotrope ;)

Écrit par : P. LaRiba | 20 février 2009

Subversion, Ô volupté !
Ecrit par : blase e-mail | 20 février 2009

Je vous l'ai dit hier : sous pseudo, on ne subverse pas, on pète sur le mastic. Et ça laisse des traces de corbeau.
Pour être clair : sous l'occupation vous auriez dénoncé vos voisins.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Le pire de tous : l'accent lorrain ou alsacien mélangé à l'accent des banlieues. C'est une horreur pour les oreilles, et je doute que l'on puisse s'y habituer. L'accent du Nord est amusant, mais lui il y a intérêt à le perdre pour les concours !

Ecrit par : Jeremy | 20 février 2009

Le pire, c'est l'accent dauphinois. Le sommet, je crois bien, au sein de cet accent, c'est Bourgoin-Jallieu.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Ces Nordistes viennent chercher dans l'Sud des choses qu'ils contribuent à faire disparaître, paradoxe du tourisme et des migrations de convenance.

P. Lariba

Que dire de ces maires de petites communes qui, pour faire plaisir aux copains du temps où ils étaient à la communale, donnent des permis de construire, ou pour les taxes, harcelés parfois par les promoteurs?

Que dire de ces villages qui doublent leur population en quelques années, avec leurs immondes lotissements? Comment voulez-vous qu'une âme, qu'un visage d'un territoire ne soit pas anéanti? Il n'y a qu'à prendre le train, comme je fais, pour aller au travail, ou rendre visite à sa famille (de l'Aude jusqu'au Gard) pour découvrir l'étendue des dégâts.

Quand je donne une dictée à mes narbonnais, sans prendre mon accent, ils ne comprennent rien du tout; alors je la dicte deux fois - avec et sans la prononciation locale, avec les "è", les "ô", etc. Est-ce que vous avez aussi un problème avec les liaisons? Quand je les traduis oralement, ils sont perdus, les sons "ze", "te", les déconcertent...

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Elles sont où ces photos ? Est-ce qu'on y voit MON Pierre ?

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Les bobos militent! Quel frisson!

Ecrit par : commentaire | 20 février 2009
Le bobo, à l'heure qu'il est, fait la plonge en cuisine.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Je vous l'ai dit hier : sous pseudo, on ne subverse pas, on pète sur le mastic. Et ça laisse des traces de corbeau.
Pour être clair : sous l'occupation vous auriez dénoncé vos voisins.

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009

D'abord, vous ne m'avez rien dit, ensuite, vous faites erreur, c'est vous qui réclamez des noms, il me semble, c'est vous qui souhaitez la PURGE ! ça ne vous rappelle rien ? Moi, si !

Écrit par : blase e-mail | 20 février 2009

"Fidèles aux objectifs fondamentaux et interpellés par cette crise de l’élitisme bourgeois et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, d'élargir l’horizon de tous les partenaires éducatifs à un référentiel obligatoire des situations-problèmes de savoir-faire et surtout de savoir-être," a dit Meirieu.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2009
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Ce discours est un verbiage érigé en "science" (en modeste science humaine mise en toute simplicité au pluriel sous le titre ronflant de "sciences de l'éducation").
J'ai du mal à croire que M. Meirieu, professeur d'université, ait pu proférer cela, un homme aussi éminent ! S'il avait voulu dire (ou écrire cela), il l'aurait exprimé en français !
Cela m'aurait épargné la traduction en français que j'ai faite, en lisant ces quelques lignes absconses.
Qui donc s'est amusé à usurper l'identité de M. Meirieu de façon aussi éhontée ?

Écrit par : Francis Penin | 20 février 2009

Le pire, c'est l'accent dauphinois. Le sommet, je crois bien, au sein de cet accent, c'est Bourgoin-Jallieu.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

Tant que le gratin est bon, moi, je suis pour!

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

"Fidèles aux objectifs fondamentaux et interpellés par cette crise de l’élitisme bourgeois et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, d'élargir l’horizon de tous les partenaires éducatifs à un référentiel obligatoire des situations-problèmes de savoir-faire et surtout de savoir-être," a dit Meirieu.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2009
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J'ai oublié, dans mon message précédent, de dire que la phrase citée ci-dessus me paraît mal construite : je ne vois pas quelles sont les personnes "Fidèles --- interpellés ---".
Il me semble que le verbe "élargir" aurait dû avoir un sujet (au pluriel) représentant ceux qui sont "fidèles et intéressés".
Par exemple :"... il est vital, dans le souci des apprenants, que nous élargissions..."
S'il s'agit d'une phrase prononcée dans une conversation à bâtons rompus, elle est mal fichue, et montre où mène le manque de simplicité dans le langage.

Qu'en pensez-vous, chers amis ?
Rappelez-vous que je ne suis pas professeur de français, mais de sciences, de vraies sciences (sciences physiques). Peut-être me trompé-je du tout au tout.

Écrit par : Francis Penin | 20 février 2009

Que dire de ces villages qui doublent leur population en quelques années, avec leurs immondes lotissements? Comment voulez-vous qu'une âme, qu'un visage d'un territoire ne soit pas anéanti? Il n'y a qu'à prendre le train, comme je fais, pour aller au travail, ou rendre visite à sa famille (de l'Aude jusqu'au Gard) pour découvrir l'étendue des dégâts. ( Pendariès)

Nous sommes trop nombreux, pour cette pauvre terre qui n'en peut mais.
Cela dit, si tous les franchouillards retapaient les maisons des petits villages abandonnés comme le font les anglais, on aurait nettement moins de dégâts. Et puis, ils sont très respectueux de tout: de l'architecture, de la nature and so on. Sans négliger le fait qu'on trouve plus facilement son chutney et ses mixed spices quand les british ne sont pas loin. Ce qui a son charme. Et entendre trois mots d'anglais plutôt que trois mots de patois dans les villages bretons fait plutôt du bien.
Non, moi je trouve ça bien cette Europe qui se dessine comme cela. Et le sud ne va pas mourir en raison de la présence des estrangers!

Écrit par : Sanseverina | 20 février 2009

Au fait, je n'ai rien contre les accents régionaux et j'ai un goût prononcé pour l'accent haut-provençal. Maintenant, jouer le rôle de Damys avec l'accent du midi, ça parait difficile quand même.
Est-ce que Daniel Auteuil a l'accent? Ce qui n'empêche que quand il joue Ugolin, il sait à merveille le retrouver et est cent fois plus crédible que l'abominable Orane Demazis jouant avec affectation le rôle de Fanny. Je vous concède qu'à force de la voir, on s'y est bien habitué et que ça peut avoir un certain charme désuet.
Avec un accent méridional, on a un répertoire forcément limité.
Pour le reste de ma réponse, il est réservé à FGuichard par mail et je lui laisse la liberté d'en faire état ici ou auprès de qui elle veut.
Je n'ai aucune colère contre qui que ce soit en particulier.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Sanseverina et les autres, l'occupation d'une grande partie de nos habitations par des résidents secondaires n'est pas sans poser de sérieux problèmes. Vous avez des choses une vision assez simple. Si j'ai le temps, je vous expliquerai un peu.
Pour l'instant: augmentation vertigineuse du prix du foncier bâti ou constructible.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

"Cela dit, si tous les franchouillards retapaient les maisons des petits villages abandonnés comme le font les anglais, on aurait nettement moins de dégâts."

Sanseverina, savez-vous combien ça coûte en temps et en argent de retaper un vieux mas délabré? Il n'y a bien que ceux qui ont de longues vacances ou qui se mettent en longue maladie pour y arriver (j'ai de chouettes exemples autour de moi, des fonctionnaires, tiens donc; avoir du temps revient à moins payer cher les travaux si l'on si met soi-même), ou alors les courageux qui y passent tous leurs week-ends, la moindre heure qu'ils ont de disponible.

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Non, moi je trouve ça bien cette Europe qui se dessine comme cela. Et le sud ne va pas mourir en raison de la présence des estrangers!

Ecrit par : Sanseverina | 20 février 2009

Question: qu'est-ce qui constitue l'eime / l'âme d'un territoire - une histoire, une architecture, des paysages, une langue, une cuisine -?

Pierre LaRiba a circonscrit le coeur du problème: celles et ceux qui s'installent dans une région précipitent généralement la disparition de ce qu'ils sont venus y chercher (qu'est devenu le village de Sauve, dans le Gard, sinon un charmant village pour Américains et peintres en recherche de lumière?). Montpellier apparaît souvent comme une foire aux passages, qui n'a d'autre indentité que celle de sa jeunesse étudiante (donc: aucune en particulier), et à part cela?

Je n'ai rien contre la venue des "estrangers d'ailleurs", comme on le dit parfois par chez-moi; je constate seulement que mon pays devient un lieu de villégiature permanente, et qu'une femme ou un homme qui roulent les "r" devient une attraction délicieuse, so pittoresque. Le pittoresque est devenu un marché, un plus. Entendre parler anglais ou parler avec un certain accent du coin, ou avec des mots du pays (superbe les traductions du théâtre de Synge par Françoise Morvan, "sans normaliser sa langue mais, au contraire, en la transposant dans un français influencé par les structures du breton qui en restitue la dualité, le rythme et la vigueur" http://jacbayle.club.fr/livres/Irlande/Synge_Theatre.html).

Sanseverina, question: ce que nous défendons du patrimoine littéraire, de la langue française, pourquoi ne devrions-nous pas le défendre concernant ce qui se produit et se réalise au local - attention, je ne parle pas des poètes de canton ou des peintres à pastels, qui la ramènent dans les cafés et sur le quais des ports (oublie-t-on que nos écrivains, nos artistes, nos peintres, nos musiciens, ne sont pas tous nés à Paris, que certains y sont allés et en sont revenus, que d'autres n'ont jamais cédé à la tentation de l'exil? Paris a pu vider de leurs talents et de leurs génies les régions de France - et cependant, le fauvisme n'y est pas apparu, là-haut... ni les femmes de Maillol).

"Avec un accent méridonal, on a un répertoire forcément limité", peut-être; je dirais plutôt: on donne moins de boulot à qui à l'accent. Là est le vice.

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

si l'on s'Y met soi-même

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

le quai des ports

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Je préfère mille fois mieux un(e) élève avec l'un des accents du Midi, plutôt qu'un ado qui veut singer celui des racailles de la cité alors qu'il n'y vit pas - fascination pour la débilité et la force montées en marque de prestige. Tiens, en emmenant mon neveu de 7 ans voir "Volt", le chien aux vrais-faux super-pouvoirs, j'ai entendu 3 fillettes entre 7 et 9 ans, sans leurs parents, se balancer des: "Je vais te casser la gueule, connasse", et ça ne cascaillait pas dans le palais, déjà le virus de la teuci. Mon neveu, ça l'a paralysé. Hé oui, mon gars, c'est aussi ça les filles d'aujourd'hui!

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

"Les bobos militent! Quel frisson!

Ecrit par : commentaire | 20 février 2009

Subversion, Ô volupté !"

Ecrit par : blase e-mail | 20 février 2009

Mieux vaut être bobo que mochmoche.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

Pour l'instant: augmentation vertigineuse du prix du foncier bâti ou constructible.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009
Les autochtones ont donc de grandes difficultés pour se loger décemment, la demande étant supérieure à l'offre.

Disparition aussi des terres agricoles au profit des terrains à bâtir.

Les résidents secondaires font souvent des histoires à n'en plus finir avec la facture d'eau et la taxe d'ordures ménagères.
Ils sont incapables de comprendre que les relevés cadastraux ne sont pas parfaitement justes. Ils font des procès à n'en plus finir pour deux mauvais mètres carrés de broussaille.
Comme ils achètent toutes les maisons disponibles et sont près à payer des prix exorbitants, les familles sont obligées d'aller se loger ailleurs. Les écoles perdent les élèves qui gonfleraient leurs effectifs et c'est parti pour les fermetures de classe.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Vous voyez, Dobolino, que l'on ne doit pas badiner avec l'accent; il nous emmène loin sur les conséquences d'un Midi touristique et de retraite: la fermeture des classes. Je pense qu'en Bretagne, et dans tout joli lieu, mignon-tout-plein, ce que vous racontez se reproduit jusqu'à l'impossible.

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Je crois que ce n'est pas une blague:

http://mclcm.free.fr/

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 20 février 2009

"Avec un accent méridonal, on a un répertoire forcément limité", peut-être; je dirais plutôt: on donne moins de boulot à qui à l'accent. Là est le vice.

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Quoiqu'il en soit, c'est ainsi.
Reconnaissez quand même que tous les textes ne s'y prêtent pas. Un léger accent peut faire l'affaire mais s'il est trop prononcé, qu'il soit alsacien ou marseillais ou faubourien, l'accent risque de faire se gondoler le public à un instant dramatique.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Vous voyez, Dobolino, que l'on ne doit pas badiner avec l'accent; il nous emmène loin sur les conséquences d'un Midi touristique et de retraite: la fermeture des classes. Je pense qu'en Bretagne, et dans tout joli lieu, mignon-tout-plein, ce que vous racontez se reproduit jusqu'à l'impossible.

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Je crois qu'en Bretagne (en Dordogne aussi), ce n'est pas tout à fait pareil. Les Anglais qui s'installent viennent avec leur progéniture, ça permettrait plutôt d'ouvrir des classe, mais aussi d'avoir à gérer l'apprentissage du français - langue étrangère, en plus du programme habituel.
Et comme la mode est d'intégrer l'enfant dans la classe correspondant à son année de naissance, ça ne va pas sans problèmes divers et variés.
J'ai lu ça au moment des évaluations nationales CM2, par exemple : des collègues qui se demandaient que faire pour des gamins qui étaient en France depuis à peine 4 mois et qui étaient bien incapables de traiter une seule question de français.

Écrit par : catmano | 20 février 2009

Francis Penin, vous avez parfaitement raison : la phrase de Mérieu comporte une faute de syntaxe que vous avez très bien définie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 février 2009

« Pour citer un excellent auteur québécois, une manière infaillible d'identifier les bons nageurs, c'est d'organiser un naufrage ... »

André Legrand

Chiche ???? ;o)))

Écrit par : catmano | 20 février 2009

Vous voyez, Dobolino, que l'on ne doit pas badiner avec l'accent; il nous emmène loin sur les conséquences d'un Midi touristique et de retraite: la fermeture des classes. Je pense qu'en Bretagne, et dans tout joli lieu, mignon-tout-plein, ce que vous racontez se reproduit jusqu'à l'impossible.

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Ce que nous aimerions, c'est avoir quelques lois limitatives supplémentaires. La loi montagne a déjà donné un bon coup d'arrêt mais c'est insuffisant.
Toutes ces maisons fermées dix mois sur douze, c'est un crève-cœur.
Pour ce qui est des anglais, c'est un peu panique à bord actuellement avec l'effondrement de la Livre par rapport à l'euro. Ils sont un peu gênés aux entournures et subissent une forte baisse de pouvoir d'achat.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Bien sûr que le MCLCM n'est pas une blague ! "Le con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît" — je cite de mémoire, mais en substance, c'est à peu près ce qu'écrivait Audiard.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2009

D'abord, vous ne m'avez rien dit, ensuite, vous faites erreur, c'est vous qui réclamez des noms, il me semble, c'est vous qui souhaitez la PURGE ! ça ne vous rappelle rien ? Moi, si !
Ecrit par : blase e-mail | 20 février 2009

Tiens, tiens ! on se connaît donc.
Quant à la purge, quand on a comme vous la chiasse au cul d'écrire sous son nom, et les mouches aux noir-te-zailes qui vont avec, elle va de soi :papier de...bien sûr.
Allez faire vos déjections ailleurs.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Audiard.

En revanche, Curien est bien son propre nom.

Écrit par : dugong | 20 février 2009

Lettre à Wendelin Werner

Wendelin Werner, mathématicien, lauréat de la médaille Fields 2006, a écrit une lettre ouverte, publiée dans Le Monde, avertissant du niveau de défiance de la communauté universitaire et de la recherche envers le pouvoir exécutif qu'un discours du président de la République a exacerbée .

Il ne sera pas question ici de revenir en détail sur la caractère insultant de ce discours à l'égard d'enseignants-chercheurs qui ont prouvé l'excellence de leurs recherches, de la part d'un politicien incompétent en sciences n'ayant par ailleurs aucun sens esthétique, ni sur le fait que ce discours méprise la recherche autre qu'en sciences exactes, ou confond évaluation et inflation de publication, qualité et quantité .

Wendelin Werner indique qu'il n'aurait pas écrit une lettre ouverte si la situation n'était pas aussi grave .


Il ne faut pas confondre la vague et l'écume de la vague

Wendelin Werner, en écrivant une lettre sur l'écume, déçoit .
Il y avait mieux à attendre de la part d'un mathématicien brillant dans son domaine .
Peut-être commet-il la même erreur que le président de la République : celui-ci se permet de juger à l'emporte-pièce le travail des enseignants-chercheurs, alors Wendelin Werner fait de même avec les carences de gouvernance du pouvoir exécutif, en une forme de 'réflexion sociale' (loi du Talion sociale) .

Wendelin Werner, Axel Kahn, et d'autres, invoquent d'abord les sentiments des enseignants-chercheurs plus qu'ils n'usent d'arguments rationnels pour décrire l'état de l'Université et de la recherche en France, ils s'intéressent d'abord, comme s'il n'y avait rien de plus important, à la considération que le pouvoir politique accorde aux enseignants-chercheurs, mais un enseignant-chercheur doit-il se sentir humilié de ce qu'un ignare ne sait ni ne peut ni ne veut comprendre la complexité de la science ?
Se poser ce genre de question est faire de la diversion .

Wendelin Werner évoque l'éthique de responsabilité, expression redondante - la responsabilité, cela ne suffit-il pas comme principe ? - fait référence à Obama, politicien au discours para-religieux, use d'expressions approximatives qui ne veulent rien dire, comme 'corriger le tir' .

Un mathématicien devrait adopter plus de rigueur hors de la discipline où il excelle, prendre plus de hauteur, ou rester à la hauteur qui est la sienne, plutôt que de demander des démissions, en faisant des propositions concrètes de réformes de structure pour résoudre les graves problèmes de l'Université et de la recherche en France, qui ne datent pas du discours incriminé .


Questions à Wendelin Werner

Vous êtes-vous posé la question de savoir pourquoi en France des démagogues sans éthique ni savoir scientifique ni économique ni social, depuis 1981, arrivaient si facilement au pouvoir, avec des résultats plaçant la France à la fin des classements de l'OCDE ?

Et si l'éducation scientifique, et politique, en France, était défaillante, outre l'échec économique et social de l'insertion des jeunes dans le marché du travail ?

Si l'Université avait sa part de responsabilité dans ces échecs de masse, savoir former des élites n'impliquant pas de savoir former un grand nombre de citoyens éclairés ?

Si les conservateurs qui instrumentalisent l'Université et la recherche à des fins idéologiques, qui se sont opposés à la réforme Devaquet en 1986 (pourtant un scientifique), étaient les principaux responsables de ce que des professeurs de classes préparatoires scientifiques, issus comme vous de l'ENS (dont le concours de recrutement est d'un niveau très supérieur à celui de l'X), puissent mépriser l'Université, en affirmant à leurs étudiants : 'en fac ! ', comme signe du purgatoire, voire de l'enfer, réservé à tout étudiant qui aurait échoué à travailler correctement, ce qui dissuade les meilleurs à s'engager dans la voie de la recherche, associée à l'Université ?

Conservateurs ils sont assurément, à voir comment, tel Assouline, ils dont devenus des parasites installés dans le confort du système, jusqu'au Sénat .

Vous ne pensez pas que ce mépris là, qui dure depuis des décennies, de la part de professeurs très compétents dans leur discipline, est plus grave que l'inconséquence ou les calculs d'un politicien qui quittera probablement ses fonctions dans trois ans au plus ?


Responsabilité

Si les enseignants-chercheurs s'enferment dans une éthique de la conviction d'opposition au gouvernement, comme depuis des décennies, cf le 'cinéma' de la 'guerre contre l'intelligence', ou l'opposition à Claude Allègre, pourtant de gauche et scientifique lauréat du Prix Crafoord, au lieu d'avancer des propositions de réformes de structure du système relevant d'une éthique de la responsabilité, alors il ne faudra pas se plaindre si la situation de l'Université et de la recherche en France se dégrade davantage, à l'image des livres et travaux de recherche détruits à la Sorbonne et à l'EHESS en 2006 .

La dépression économique actuelle a fait exploser la bulle d'un certain nombre de sophismes, comme de faire croire que la spéculation à base de 'mathématiques financières' (au niveau faible par rapport au niveau d'une médaille Fields), qui n'est autre qu'instrumentalisation grossière de la science par l'avidité, pouvait générer des bénéfices durables .

Ce n'est pas pour autant qu'un système français dont la jeunesse est la plus déprimée de l'OCDE est à conserver en son lamentable état .

Ce n'est pas parce que la défiance à l'égard de politiciens démagogues est plus forte que jamais que la défiance envers des corporatismes conservateurs ne l'est pas non plus .

Qu'il existe en France des mathématiciens brillants ne saurait justifier que l'Etat ne réforme certaines sinécures de l'Université, certains enseignants-chercheurs au vu et au su de tous n'effectuent aucune recherche, portant atteinte au crédit de l'institution .

Le niveau de rémunération des chercheurs en France est faible par rapport aux Etats-Unis, mais cela n'est pas spécifique à la recherche, au moins ont-ils la possibilité de partir à l'étranger .

Les questions de la sélection, et des droits d'inscription, restent plus que jamais d'actualité : en quoi est-ce le rôle de l'Université que d'enseigner à des étudiants non motivés, en quoi la sélection par l'échec est un progrès par rapport à la sélection à l'entrée, un travailleur pauvre doit-il financer par ses impôts les études de ceux qui plus tard auront des revenus de classe aisée ?

Plutôt que de fuir les problèmes dans le confort idéologique ou en quittant la France, certains chercheurs, s'ils ont des leçons à donner au pouvoir politique, devraient investir la politique .

Sachez le, Wendelin Werner, vos expressions 'sa pratique apprend à discerner un raisonnement juste, motivé et construit d'un semblant de raisonnement fallacieux et erroné', 'La rigueur et le questionnement nécessaires, la détermination de la vérité scientifique sont utiles de manière plus large', peu de français en doutent, et certainement une majorité absolue préfèrerait un mathématicien distingué par une médaille Fields comme président plutôt qu'un ex cancre, mais en 2007 le choix électoral s'est réduit à trois candidats institutionnels aussi démagogues et incompétents les uns que les autres, aux blessures d'ego cherchant l'apparence du pouvoir pour compenser l'incompétence, tous représentants d'un système qui a échoué (et accessoirement à trois candidats trotskystes, ce qui atteste du niveau politique en France) .

Les citoyens aimeraient dire à leurs enfants autre chose que 'fais tout pour éviter la fac', hors quelques formations sélectives .

Cette réalité dépend plus de la responsabilité des universitaires que des politiques, jamais un scientifique rationaliste ne devrait avoir de rapport para-religieux à l'Etat comme s'il fallait tout attendre de l'Etat, c'est le sens de la réforme sur l'autonomie des universités, que les universitaires prennent leurs responsabilités en instaurant un rapport de forces constructif et progressiste, à l'inverse du processus actuel d'agrégation des conservatismes .

Vous avez évoqué Obama, alors, en écho à son 'yes we can', 'just do it'.

Écrit par : vivien | 20 février 2009

http://www.youtube.com/watch?v=XqtH3n3QgYU

Vous reconnaîtrez sans doute Guylino

Écrit par : Pascal | 20 février 2009

En revanche, Curien est bien son propre nom.
Ecrit par : dugong | 20 février 2009


épi ?

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Au cas où cela n'aurait pas été vu :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/18/monsieur-le-president-vous-ne-mesurez-peut-etre-pas-la-defiance-par-wendelin-werner_1157067_3232.html

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Très intéressant en effet cette lettre ouverte de Wendelin Werner, scientifique de haut niveau, au président de la République, renouant avec une vieille question que posait déjà le poète latin Juvénal en ces termes : "Qui custodiat ipsos custodes ?"

Je verrais bien Wendelin Werner dans le comité d'évaluation.

Écrit par : robin | 20 février 2009

Reconnaissez quand même que tous les textes ne s'y prêtent pas. Un léger accent peut faire l'affaire mais s'il est trop prononcé, qu'il soit alsacien ou marseillais ou faubourien, l'accent risque de faire se gondoler le public à un instant dramatique.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

Bien entendu! ce qui est assez confondant, c'est que des accents font rire...

Trois questions: depuis quand, en France, rit-on des accents d'une manière aussi générale et systématique? Quel vieux fond idéologique et culpabilisateur nous travaille-t-il donc? Depuis le bonnet d'âne et le piquet imposés par les hussards aux enfants des campagnes?

Dans les pays anglo-saxons, tel n'est pas le cas. La version française de leurs films sont d'une platitude exaspérante (chez nous, on cause tous de la même façon, le statut et l'origine sociaux ne sont identifiables qu'aux fringues, à la voiture, au boulot): nous, on a les films de Luc Besson, avec ces gars de la cité, pour changer la donne. Bien fait! Que voulez-vous, à Paris (et chez les parisianistes-dans-l'âme quel que soit le lieu d'habitation, ceux qui ont capitulé ou qui font avec pour la tire-lire), on s'extasie sur le loubard prêt à dévorer la capitale.

Néanmoins, il y a un public pour un théâtre en langue d'oc ou d'auteurs occitans - c'est une partie de mon boulot de recherche, d'ailleurs. La "Médée" de Max Rouquette, dirigée par Martinelli du Théâtre des Amandiers, a été un beau succès en France et en Italie, pour un festival à Naples. Le campus universitaire de Chicago aussi a montré, il y a quelques années, pour cette même oeuvre, que la littérature d'oc peut avoir autant de puissance et de force et d'intérêt qu'une autre. Ce qui compte, c'est échapper au pittoresque, aux clins d'oeil grossier, aux facilités pour attraper un public à rires gras. Mais après tout, est-ce celui-ci qui est important?

Heureusement Brua vint: En 1942, le journaliste Edmond Brua rédige "La Parodie du Cid", transposition en Algérie de la pièce de Corneille écrite en vers et en argot pied-noir. Elle est adaptée au cinéma en 1979 par le réalisateur Philippe Clair sous le titre "Rodriguez au pays des merguez". http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cid_(Corneille)#Parodies

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Je crois que ce n'est pas une blague:

http://mclcm.free.fr/

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 20 février 2009

Ahahahaha, les caricatures de pacotille! Et ils ont monté un colloque au Sénat??? Dites, les stades au Chili, on s'en sert quand, à nouveau?

Écrit par : Pendariès | 20 février 2009

Vous Nous Ils, l'agence de presse CASDEN qui vous veut du bien, a interrogé devinez qui :

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20090217_162211_richard_descoings__je_veux_parti.txt

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Pourquoi Beauvais et Amiens ?
Moi, après Gap, Digne, Nice et Toulon, j'aurais choisi Biarritz et St Jean de Luz.
Là, le contraste va être brutal !

Écrit par : catmano | 20 février 2009

Bien sûr que le MCLCM n'est pas une blague ! "Le con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît" — je cite de mémoire, mais en substance, c'est à peu près ce qu'écrivait Audiard.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 février 2009
Bon, il faut en finir avec cet abruti de machin chose, alors finissons-en. Ce "machin" dont le nom m'échappe a volé ses diplômes universitaires : il est matheux comme je suis volailler.
Bref, Antibi - tiens le nom m'est revenu !- est un vendeur de cravates en parapluie comme il y en avait sur les grands boulevards naguère. Ce qui a changé, mais nous le savons tous, c'est que les pékins de passage qui se laissaient naguère prendre au boniment sont aujourd'hui recteurs ou ministres. Cela donne une idée de l'élévation du niveau culturel des "élites". Et cela devrait donner la mesure à W. Werner des "gens" auxquels ils s'adresse quand il écrit au président. Les grands matheux m'ont souvent semblé en retard - ou en retrait - sur la marche du temps. Il ne serait pas mal que leurs admonestations soient plus vigoureuses.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Oui, mais on lui répondra que les élites, ça coûte cher à former et qu'il faudrait rationnaliser un peu tout ça.

"Dépêches de l'Education du Vendredi 20 février 2009

Fonction publique: trop d'écoles, trop cher, manque de diversité (rapport)

Le nombre d'écoles de formation pour les fonctionnaires est trop important, ce qui coûte cher à l'Etat, selon un rapport rendu public jeudi, qui juge que les établissements formant à la haute administration comme l'ENA et Polytechnique ne se renouvellent pas.

"Il y a une forte dispersion géographique. Cet éclatement géographique, qui est certainement bénéfique pour la vie des territoires, présente une contrepartie: des coûts immobiliers et de déplacements importants", estime l'auteur du rapport, Raymond-François Le Bris, ancien directeur de l'ENA.

Le docuement a été remis au ministre de la Fonction publique Eric Woerth.

Il a recensé 169 écoles (commissaires de police, impôts..), réparties dans 99 villes, qui emploient 50.000 personnes pour un coût de fonctionnement de 2,5 milliards d'euros en 2007.

Si l'on ajoute les personnels civils et militaires et la formation continue, l'Etat dépense environ 3,4 milliards d'euros par an pour former ses agents.

Ces données "conduisent évidemment à poser la question de la rationalisation de ce réseau, notamment dans la perspective de la réduction du nombre des recrutements d'agents publics", poursuit le rapport.

La révision générale des politiques publiques (RGPP), qui vise notamment à "moderniser" l'Etat, prévoit une réduction des effectifs via le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

A cet effet, le document salue la décision du ministère de la défense, qui va regrouper huit écoles de gendarmerie en en supprimant quatre (Montargis, Le Mans, Châtellerault, Libourne).

Autre grief, les écoles "emblématiques" de l'ascenseur social (ENA, Polytechnique et Ecoles normales) sont accusées d'être trop homogènes.

"Le recrutement dans ces écoles tend à privilégier certaines catégories sociales et d'une manière générale, du fait de la nature et du contenu des épreuves, les enfants de fonctionnaires. Ceci conduit à un système en faible renouvellement", peut-on lire.

Les disparités entre les élèves fonctionnaires de la catégorie A (la plus élevée) et ceux de la catégorie C (la plus basse) sont par ailleurs criantes. Un agent de catégorie A est formé en moyenne quatre fois plus longtemps qu'un agent de catégorie C, dénonce le rapport.

Ceci se remarque également dans le coût de la formation: former un élève ingénieur est plus de trois plus cher que de former un élève gardien de la paix par exemple.

Le rapport préconise de réduire notamment la durée de la formation des agents et de favoriser des "regroupements d'écoles et de centres de formation continue sous forme de +centres d'initiation et de perfectionnement professionnelle+".

Il prône la création d'un contrat d'apprentissage dans la fonction publique "pour permettre à des jeunes d'âge scolaire de connaître une première expérience professionnelle" dans l'une des trois branches pour favoriser la diversité."

Écrit par : catmano | 20 février 2009

Pourquoi Beauvais et Amiens ?
Moi, après Gap, Digne, Nice et Toulon, j'aurais choisi Biarritz et St Jean de Luz.
Là, le contraste va être brutal !
Ecrit par : catmano | 20 février 2009
Et les rrr et coups de trompette du marais vendéen ? Berrrouèt et font zirrr.
Françoise Guichard pourrait en dire plus...

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Trois questions: depuis quand, en France, rit-on des accents d'une manière aussi générale et systématique? Quel vieux fond idéologique et culpabilisateur nous travaille-t-il donc? Depuis le bonnet d'âne et le piquet imposés par les hussards aux enfants des campagnes?

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Certes non ! Monsieur de Pourceaugnac fait rire la Cour et la Ville, avec son accent limousin...
Ne faisons pas de l'Ecole de la République jacobine la coupable de tous les maux !
Je me demande s'il ne faut pas remonter, une fois de plus, aux Anciens : car le modèle du bien parler, c'est celui de l'urbanitas, pas celui du rusticus (qui signifie aussi grossier), encore moins du barbarus, qui ignore ou écorche le latin, ce qui donne dans le Satiricon de Pétrone des passages à hurler de rire.
Cf. aussi la "roue de Virgile" : aux genres nobles (tragédie, épopée) les sujets nobles, les personnages nobles et la langue épurée, -- aux genres bas (comédie, genres narratifs) les sujets bas, les personnages bas et la langue populaire, avé l'assent par conséquent.
Antoine Compagnon explique cela bien mieux que moi, forcément : http://www.fabula.org/compagnon/genre5.php

Écrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

J'ai du mal à croire que M. Meirieu, professeur d'université, ait pu proférer cela, un homme aussi éminent !

Ecrit par : Francis Penin | 20 février 2009

Meirieu n'a ni Capes ni agrégation. il s'est hissé dans l'Université par la voie la plus insignifiante et la plus minable qui soit , celle des fausses sciences de l'éducation.

Écrit par : Jean | 20 février 2009

Ne faisons pas de l'Ecole de la République jacobine la coupable de tous les maux !
Écrit Françoise Guichard.

Elle a eu de grandes vertus. Mais à ne pas voir ses faiblesses - et pire encore, ses vices - on se condamne à la défaite, à la déploration et aux récitals en plein air, si beaux qu'ils soient.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Ceci se remarque également dans le coût de la formation: former un élève ingénieur est plus de trois plus cher que de former un élève gardien de la paix par exemple.

Ecrit par : catmano | 20 février 2009

Je propose le Prudhomme d'or pour cette phrase, digne au minimum du sapeur Camembert.
N.B. : former un élève gardien de la paix coûte trois fois plus cher que de former un ouvrier de cave. Alignons donc tout ce petit monde sur le prolétariat rural, et qu'on n'en parle plus !

Écrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Antoine Compagnon explique cela bien mieux que moi, forcément : http://www.fabula.org/compagnon/genre5.php
Ecrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009
Bien sûr. Sauf que la roue de la culture, parfois, est une manière de se distraire de l'urgence du moment présent. Et ça douurre. Comme cela, on est sûr de mourir debout, et Antibi de rigoler.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

"Cet éclatement géographique (...) déplacements importants", estime l'auteur du rapport, Raymond-François Le Bris... "

Ecrit par : catmano | 20 février 2009

Quelle famille..(SOURIRE).

Écrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Dans son "interview" par VousNousIls, le Chevalier de Rio Branco confie :

"Le lycée doit être décloisonné, mais en partant des professeurs, des équipes de direction, de ce qui se fait à la base."

Quand on décloisonne, il faut éviter de toucher aux murs porteurs. Et comme on a

1- perdu les plans depuis longtemps,
2- qu'on veut, en fait, tout démolir pour faire de jolis parkings bien lisses,

ca va le faire ! Et par le bas, en plus.

Efficace !

Écrit par : dugong | 20 février 2009

parkings à djeunes, évidemment

Écrit par : dugong | 20 février 2009

"Je ne suis pas sur les photos d'Aix, par excès de discrétion (si, si !)"

Ecrit par : brighelli | 19 février 2009

Il y a de bons pics, sur les photos d'Aix!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2009

Meirieu n'a ni Capes ni agrégation. il s'est hissé dans l'Université par la voie la plus insignifiante et la plus minable qui soit , celle des fausses sciences de l'éducation.

Ecrit par : Jean | 20 février 2009
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Cher collègue,
Je savais tout cela. Vous avez dû comprendre que je suis dans la même Société que vous. (Vous trouverez mon nom sur l'annuaire du bulletin du mois d'août.)
Vous n'avez pas deviné que j'ironisais, c'est surprenant !
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 20 février 2009

Je reviens sur cette histoire d'accent, surtout en réponse à un mail de Pendaries qui amalgame le fait qu'il faut monter à Paris pour percer avec le fait qu'il faut être parisien pour réussir.
J'ai le malheur d'user dès que je m'enflamme d'un mélange d'accent parisien et banlieusard du plus bel effet. Pour réussir avec ce défaut, il faut être Arletty ou Gabin !
Rappelez-vous qu'il n'y a pas longtemps quelqu'un ici m'a demandé si j'avais pris "André Pousse" en LV1. Quand on écrit spontanément du André Pousse, c'est aussi qu'on le parle spontanément.
Et cet accent, Penda, il est affreux, même s'il a du charme. On avale la moitié des syllabes. On dit Chais pas à la place de je ne sais pas, on est spontanément ordurier.
Alors non, pendaries, on ne réussit pas parce qu'on est parisien! On a juste la chance d'être sur place mais réussir en sortant du peuple de Joinville le Pont, sans s'appuyer sur le charme de ses défauts dans le cadre de spectacles de cabaret, est aussi ardu que le faire en sortant des bas-quartiers de Marseille.

Autre constatation que Catherine pourra vous confirmer car ses enfants sont dans le même cas que les miens: si vous prenez un père méridionnal et une mère parisienne, vous obtenez des enfants, s'ils sont élevés en Provence, qui parlent mieux que leurs parents, avec moins d'accentuation et sans bouffer les syllabes. Ils ar-ti-cu-lent sans peine et spontanément. Quelques problèmes récurrents avec les é/è/ai et les o/ô/au mais rien d'insurmontable par rapport à leurs petits camarades 100% méridionaux. Ils disent même spontanément p'neu pour pneu alors que tout leur entourage dit peu-neu !

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Francis Penin, vous avez parfaitement raison : la phrase de Mérieu comporte une faute de syntaxe que vous avez très bien définie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 février 2009
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Merci, Sylvie Huguet !
Si vous avez lu mes récents messages, vous avez dû voir que j'ironisais sur M. Meirieu.
Avec une phrase pareille, il se serait ramassé à l'agrégation de lettres (à supposer qu'il ait jamais eu le titre requis - la maîtrise - pour pouvoir se présenter à ce concours).
A-t-il le baccalauréat ?

Écrit par : Francis Penin | 20 février 2009

Francis, vous avez raison, ma phrase (du soi-disant Meirieu) est abominable.
C'est un bricolage à partir du Meirieutron. (De notre ami Pierre Azimont.)

Mais si vous avez lu un peu de Meirieu, franchement, ce n'est pas mieux.

En voici un exemple authentique. (Je n'ai acheté que le plus mince fascicule, parmi ses très nombreux ouvrages vomitoires.)


"Le niveau général ne cesse de monter, et en même temps, le niveau que les professeurs constatent dans leurs classes ne cesse de baisser!
C'est pourtant une évidence arithmétique indiscutable! Prenons, pour nous en convaincre,un exemple arbitraire parmi d'autres.
En 1960, moins de 10% de la tranche d'âge
des jeunes de 15-16 ans sont en classe de Seconde de Lycée.
Ce sont pour la plupart des jeunes issus des classes moyennes et supérieures. Bien entourés, bien dirigés, ces élèves ont un bon niveau en orthographe, savent rédiger un texte correctement, et obtiennent une moyenne de 12/20 en dissertation de français...

Quarante- cinq ans plus tard, plus de 70 % de la même tranche d'âge est en Seconde : issus de milieux sociaux et culturels bien plus diversifiés, sans doute plus inégalement suivis par leurs familles et moins systématiquement stimulés par leur environnement, ils n'obtiennent, sur la même dissertation, qu'une moyenne de 8/20...
Le niveau des jeunes Français a-t-il vraiment baissé? Petit calcul .
En 1960, un élève de Seconde a, en moyenne, 12/20 à sa dissertation; donnons aux autres une note forfaitaire,
pour le papier et le temps passé, de 2/20 : la moyenne de la tranche d'âge est de 3/20.
Aujourd'hui, avec les mêmes modes de calcul, la moyenne de la même tranche d'âge sur le même exercice est de 6,2/20 : elle a plus que doublé!
Hausse spectaculaire du niveau général, tandis que le professeur de seconde voit, lui, les résultats de sa classe baisser de 4 points!
Dans le même temps, le nombre d'élèves ayant 12 et plus a augmenté, mais ces élèves sont proportionnellement moins nombreux que jadis!
Reste évidemment la seule vrai question : comment faire pour que l'accès aux études s'accompagne d'une hausse correspondante du niveau des élèves qui y accèdent?

Comment transformer "la démocratisation de l'accès" en "démocratisation de la réussite"? C'est évidemment affaire de pédagogie."

( Lettre à un jeune professeur, Philippe Meirieu.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2009

depuis quand, en France, rit-on des accents d'une manière aussi générale et systématique? Quel vieux fond idéologique et culpabilisateur nous travaille-t-il donc? Depuis le bonnet d'âne et le piquet imposés par les hussards aux enfants des campagnes?


Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

La question est intéressante et pleines de sous-entendus lourds de conséquence.
Pour moi, c'est plus précoce et date, au bas-mot, du règne de Louis XIV mais peut-être ce phénomène est-il antérieur. Prémisses sous Philippe le Bel ?
Il s'agit d'unifier le pays, Pendaries ! Nous sommes historiquement des précurseurs en ce domaine. Peut-être nos Rois ont-ils eu tort ? Mais ne ramenez pas l'unification du français et le fait de tourner en dérision les particularismes régionaux à la création de l'école de la République qui n'en est, me semble-t-il, que la phase finale que vous pourrez, à votre gré, appeler "solution finale", avec l'emportement de la jeunesse qui mesure mal la portée de ses mots.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Arrêtez de faire du copier/coller du meiriol : j'ai dû démonter les barettes mémoire engluées de mon ordinateur et les passer au jet.

Écrit par : dugong | 20 février 2009

Tiens, tiens ! on se connaît donc.
Quant à la purge, quand on a comme vous la chiasse au cul d'écrire sous son nom, et les mouches aux noir-te-zailes qui vont avec, elle va de soi :papier de...bien sûr.
Allez faire vos déjections ailleurs.

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009

C'est à dire que c'est surtout l'élégant et irascible Morel qui commence à être connu ici pour administrer des purges à tort et à travers et, comme la vulgarité de son message le suggère si justement...faire c...le monde !

Écrit par : constatation | 20 février 2009

C'est à dire que c'est surtout l'élégant et irascible Morel qui commence à être connu ici pour administrer des purges à tort et à travers et, comme la vulgarité de son message le suggère si justement...faire c...le monde !
Ecrit par : constatation | 20 février 2009

Cela ne fait aucun doute Constata-chions.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Certes non ! Monsieur de Pourceaugnac fait rire la Cour et la Ville, avec son accent limousin...
Ne faisons pas de l'Ecole de la République jacobine la coupable de tous les maux !
Je me demande s'il ne faut pas remonter, une fois de plus, aux Anciens : car le modèle du bien parler, c'est celui de l'urbanitas, pas celui du rusticus (qui signifie aussi grossier), encore moins du barbarus, qui ignore ou écorche le latin, ce qui donne dans le Satiricon de Pétrone des passages à hurler de rire.
Cf. aussi la "roue de Virgile" : aux genres nobles (tragédie, épopée) les sujets nobles, les personnages nobles et la langue épurée, -- aux genres bas (comédie, genres narratifs) les sujets bas, les personnages bas et la langue populaire, avé l'assent par conséquent.
Antoine Compagnon explique cela bien mieux que moi, forcément :

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Excusez-moi ! Je ne vous avais pas enccore lue quand j'ai répondu !
Je fais un peu double emploi !

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

le fait de tourner en dérision les particularismes régionaux à la création de l'école de la République qui n'en est, me semble-t-il, que la phase finale que vous pourrez, à votre gré, appeler "solution finale", avec l'emportement de la jeunesse qui mesure mal la portée de ses mots.
Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

J'ignore si Pendariès est jeune et emporté, mais je sais ce je dois à l'école de la République et ce que je ne lui dois pas, et ce que lui doivent - on va faire court, sans jeu de mots - les 70 000 instits hachés au champ d'honneur en 14 et les instits pacifistes de 1938. Et je sais aussi que l'école de la République est tombée par terre d'une chiquenaude, non pas en 1989, comme tous les niais se complaisent à le répéter, mais bien avant. Si on ne règle pas cette question-là, c'est sûr que l'on taillera la bavette un bout de temps encore...pour nib.

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Ecrit par : Françoise Guichard | 20 février 2009

Excusez-moi ! Je ne vous avais pas enccore lue quand j'ai répondu !
Je fais un peu double emploi !

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

Quoique, non !
Vous vous placez sur une analyse littéraire et moi-même, votre serviteur, sur le plan historique et politique. La question est: que peuvent les littéraires sans les choix des politiques et que peuvent les politiques sans le soutien des penseurs ?

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Et je sais aussi que l'école de la République est tombée par terre d'une chiquenaude, non pas en 1989, comme tous les niais se complaisent à le répéter, mais bien avant. Si on ne règle pas cette question-là, c'est sûr que l'on taillera la bavette un bout de temps encore...pour nib.

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009
Je vous signale que certains prédecesseurs le hurlaient à pleins poumons il y a quarante ans et que ce fut lettre morte et inaudible. Ça n'empêche pas de continuer mais, pour l'instant, ce n'est pas très fédérateur.
L'avantage, Guy Morel, c'est que vous pouvez continuer à vous regarder chaque matin dans le miroir sans frémir ni rougir. C'est toujours ça !

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

La question est: que peuvent les littéraires sans les choix des politiques et que peuvent les politiques sans le soutien des penseurs ?
Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

La réponse est "branler la mouche". Les catégories auxquelles vous vous référez, c'est pour rire ou quoi ?

Écrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Avenant d'un maire de commune paumée rurale très profonde haute provençale, au sujet de l'unification:
Les premiers actes civils tenus par la Mairie datent du milieu du XVII° siècle. Ils sont tous rédigés en français. Ce que ne dit pas le livre, c'est si le maire ou le secrétaire les traduisait en dialecte locale, occitan bâtard.
En tout cas, les gens signaient, d'une croix et parfois de leur nom. Un ancêtre de mon fils, Pierre Coupon, a soigneusement signé "pierre", ce qui prouve qu'à défaut de savoir écrire son nom de famille, il savait écrire son prénom !
Pour les actes antérieurs à 1650 environ, il s'agit de registres paroissiaux rédigés en latin jusqu'à l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539, qui impose la rédaction des actes en français.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Nouvelles du front (copies d'élèves)

Je vous communique deux copies d'élèves, une très faible et une moyenne (autour de 12 sur 20) de 4ème, anonymées évidemment.

Je voudrais que les gens qui viennent régulièrement ou occasionnellement sur ce blog, parents et éventuellement responsables s'il y en a, se rendent compte du niveau des élèves actuels en français, loin des baratins idéologiques.

Sujet : rédiger un dialogue au style direct inséré dans un récit au passé entre deux personnes sur le thème de votre choix (discussion entre deux amis, un commerçant et un client, un enfant et ses parents...). Trente lignes environ. Le sujet est suivi de cinq consignes précises et a été longuement préparé (lecture expliquée, cours sur le dialogue). délai de préparation : 3 semaines et je leur laisse commencer le devoir en classe.

L... (4ème) :

"Un jour une fille et son parrain se prit la tête mais seulement cete fille tien énormément et ne veut pas le perdre. Elle lui envoie un sms pour lui demendé de le revoire il ne refusat pas. Donc la fille allat le voir une foit et s'expliqua il écouté et se réconsillère tout s'arangere comme la fille l'avait penser puis elle retourné le voir plusieur fois. Enfin elle lui dit avoua qu'elle le considère comme son père et lui repondi je suis content de le savoir toi tu est comme m'a fille que je n'est pas vu grandir."

Écrit par : Robin | 20 février 2009

La question est: que peuvent les littéraires sans les choix des politiques et que peuvent les politiques sans le soutien des penseurs ?
Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

La réponse est "branler la mouche". Les catégories auxquelles vous vous référez, c'est pour rire ou quoi ?

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Mais pas du tout ! J'essaye de rester optimiste en me référant à un passé révolu qui me sécurise et me rassure.
Arrêtez de regarder la tronche de votre PEA et ça ira tout de suite mieux !
Est-ce que Bongo a bon appétit et le poil luisant ?

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Voici un devoir moyen + (12/13). Tout est relatif évidemment, mais il faut le comparer au devoir précédent.

" Mme Claft tresaillit.
" Qu'est ce que c'est ? demanda-t-elle
- Rien, répondit M. Claft
-J 'avais cru entendre un aboiement de chiens.
- C'est le bébé, dit Adrien
M. Claft ouvrit la fenêtre. Non, pas de chien. Alors M. Claft ferma la fenêtre et se recoucha allonger sur son lit il demandai
- Est-ce bien demain le dîner chez les Duponts ?
- Oui trés cher, je l'ai même marquer sur un postit accrocher au réfrigérateur ? se vantat.elle
Le lendemain un rayon de lumière vint révéiller M. Clat. C'était Mme Claft qui ouvrit les rideaux et d'un ton fort :
- Dépèche-toi nous allons être en retard !
- Est-ce déjà l'heure ? questionnat-il emmitouflé dans sa couverture.
-Oui et tu sais comment sont les duponts, l'heure c'est l'heure.
-Tanpis je suis trop fatugué. dit M. Claft Mme. Claft désespéré referma les rideaux et se recoucha en disant :
- Après tout tu as raison tanpis pour le dîner je suis trop fatigué. Les Duponts n'auront qu a attendre.
De l'autre côté de la ville chez les Diuponts ca dort encore alors tout est bien qui finit bien."

Écrit par : Robin | 20 février 2009

et je leur laisse commencer le devoir en classe.

Je les laisse, pardon !

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Je voudrais que les gens qui viennent régulièrement ou occasionnellement sur ce blog, parents et éventuellement responsables s'il y en a, se rendent compte du niveau des élèves actuels en français, loin des baratins idéologiques.

Ecrit par : Robin | 20 février 2009

On s'en rend parfaitement compte, Robin ! Et il faudrait être une nouille parfaite pour ne pas réaliser que si orthographe,grammaire et conjugaison avaient été méthodiquement et graduellement enseignées dès le CP, on n'en serait pas là.
Ma fille, en Troisième, récolte régulièrement des 18 malgré son orthographe déplorable. Si elle avait été convenablement enseignée et régulièrement constantée macabrement pour ses écarts, nous n'en serions pas là et elle écrirait, j'en suis certaine, aussi convenablement qu'elle use des théorèmes de Thalès et Pythagore.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Bien sûr que le MCLCM n'est pas une blague ! "Le con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît" — je cite de mémoire, mais en substance, c'est à peu près ce qu'écrivait Audiard.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 février 2009

De mémoire, vous mettez la phrase au pluriel et vous avez tout bon.

Écrit par : Manu | 20 février 2009

Voici une copie, toujours de 4ème "entre les deux"
: (08/20) :

C'était l'histoire de deux copines qui se chamaillaient à cause d'un garçon, si jolie de tomber dans les pommes.
Catia : Il est à moi, dit-elle
Judite : Non, je te laisserait pas le prendre, dit-elle, fier.
Les deux filles sont partie voir le garçon et chacune leur demanda de sortir avec.
Kévin Je ne veut pas sortir avec vous, dit-il en souriant.
Je suis désoler
Catia répondit
- Ce n'est pas grave, je vais bien trouver un autre garçon qui m'aime vraiment, s'exclama-t-elle.
Et à partir de ce moment les deux filles restèrent très copines et chacun de son côté a trouvé un garçon à son goût."
Fin

Écrit par : Robin | 20 février 2009

"Voici un devoir moyen + (12/13). Tout est relatif évidemment, mais il faut le comparer au devoir précédent.

Mme Claft tresaillit.
" Qu'est ce que c'est ? demanda-t-elle
- Rien, répondit M. Claft
-J 'avais cru entendre un aboiement de chiens.
- C'est le bébé, dit Adrien
M. Claft ouvrit la fenêtre. Non, pas de chien. Alors M. Claft ferma la fenêtre et se recoucha allonger sur son lit il demandai
- Est-ce bien demain le dîner chez les Duponts ?
- Oui trés cher, je l'ai même marquer sur un postit accrocher au réfrigérateur ? se vantat.elle
Le lendemain un rayon de lumière vint révéiller M. Clat. C'était Mme Claft qui ouvrit les rideaux et d'un ton fort :
- Dépèche-toi nous allons être en retard !
- Est-ce déjà l'heure ? questionnat-il emmitouflé dans sa couverture.
-Oui et tu sais comment sont les duponts, l'heure c'est l'heure.
-Tanpis je suis trop fatugué. dit M. Claft Mme. Claft désespéré referma les rideaux et se recoucha en disant :
- Après tout tu as raison tanpis pour le dîner je suis trop fatigué. Les Duponts n'auront qu a attendre.
De l'autre côté de la ville chez les Diuponts ca dort encore alors tout est bien qui finit bien."

Oh, vous savez, Robin, un cinquième des élèves de Seconde que j'ai eus depuis trois ans sont incapables d'écrire cette rédaction telle que vous l'avez recopiée.

Les idéologues de tout poil feraient bien de se confronter vraiment à la réalité.

Écrit par : Jeremy | 20 février 2009

Je voudrais aussi faire toucher "concrètement" du doigt pourquoi, au-delà du baratin sur "l'égalité des chances" et "le collège pour tous", le "destin" de certains élèves est scellé dès l'entrée en 6ème.

La vérité, c'est que seuls les élèves qui ont au-dessus de 08 profitent des dispositifs de "remédiation", mais qu'au-dessous de 08, les lacunes accumulées depuis le CP sont trop importante.

Et ça, je n'arrive pas à m'y faire.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Bien sûr que le MCLCM n'est pas une blague ! "Le con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît" — je cite de mémoire, mais en substance, c'est à peu près ce qu'écrivait Audiard.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 février 2009

De mémoire, vous mettez la phrase au pluriel et vous avez tout bon.

Ecrit par : Manu | 20 février 2009

Exact !
" Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît " est la phrase exacte.

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

Oh, vous savez, Robin, un cinquième des élèves de Seconde que j'ai eus depuis trois ans sont incapables d'écrire cette rédaction telle que vous l'avez recopiée.

Les idéologues de tout poil feraient bien de se confronter vraiment à la réalité.

Cet élève est le troisième ou le 4ème meilleur élève de la classe en français. Il avait 14,92 de moyenne au 1er trimestre. Il est bon également dans les autres matières.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

La vérité, c'est que seuls les élèves qui ont au-dessus de 08 profitent des dispositifs de "remédiation", mais qu'au-dessous de 08, les lacunes accumulées depuis le CP sont trop importante.

Et ça, je n'arrive pas à m'y faire.

Ecrit par : Robin | 20 février 2009

Vous êtes défaitiste ! Supposons qu'une réforme du collège et une modification des mentalités leur en fassent prendre conscience ? En un an, déjà, il y a du boulot de fait !
Ma fille, en troisième actuellement, a eu la chance après un primaire archi-nul, de bénéficier en mathématique de professeurs de choc de la sixième à la troisième. Croyez-moi si vous voulez, mais elle est meilleure que moi au même stade. Elle m'impressionne !
Ceci dit, en français, c'est catastrophique mais bien noté ... On ne sait sur quels critères !

Écrit par : dobolino | 20 février 2009

@ dobolino

Il faut un minimum de bonne volonté de la part des élève. En ce qui concerne la meilleure des trois copies, l'élève a tenu compte de ce des consignes : respect des normes de présentation typographique (guillemets, tirets, alinéas), verbes de déclaration au passé simple, respect (relatif) de l'orthographe lexicale et grammaticale, syntaxe à peu près correcte.

Mon collègue de mathématiques m"a dit tout à l'heure que le niveau en maths lui semblait meilleur qu'en français.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Il faut un minimum de bonne volonté de la part des élève.

des élèves avec un s !

Écrit par : Robin | 20 février 2009

@ dobolino

Il faut un minimum de bonne volonté de la part des élève. En ce qui concerne la meilleure des trois copies, l'élève a tenu compte des consignes : respect des normes de présentation typographique (guillemets, tirets, alinéas), verbes de déclaration au passé simple, respect (relatif) de l'orthographe lexicale et grammaticale, syntaxe à peu près correcte.

Mon collègue de mathématiques m"a dit tout à l'heure que le niveau en maths lui semblait meilleur qu'en français.

Ecrit par : Robin | 20 février 2009

Et si le fond du problème, c'était ça : "il a tenu compte des consignes" ? Comprenez bien que je ne vous reproche rien, Robin, puisque c'est ce qu l'on nous demande de faire : encore une fois les petites cases à cocher, de la Petite Section à la Troisième (au moins).
Du coup, les "bons" élèves font aussi ce qu'on leur demande. Ils mettent consciencieusement les tirets et les guillemets, conjuguent leurs verbes selon une forme qui pourrait ressembler à du passé simple, ils respectent (relativement) l'orthographe lexicale et grammaticale, tout comme on le leur demande.
Et ça donne un truc complètement nul dont on ne devrait plus se satisfaire, une fois passé le CE2 ou le CM1 et auquel nous sommes obligés de mettre une bonne note parce que l'élève a des petites croix dans toutes les cases de la grille d'évaluation.
Ma collègue a vécu ça en corrigeant l'expression écrite de l'évaluation CM2, les textes des gamins n'avaient aucun intérêt et pourtant, si l'on respectait le codage, c'était tout à fait conforme à ce que l'on attendait d'eux.

Écrit par : catmano | 20 février 2009

Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse (et je vous assure que je me dépense !), certains font toujours les mêmes erreurs et puis il y a ceux qui pourraient combler leurs lacunes, mais qui ont la flemme, qui ne rendent pas les devoirs ou les bâclent, qui n'apprennent pas les leçons, qui ne font pas les préparations.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Et ça donne un truc complètement nul dont on ne devrait plus se satisfaire, une fois passé le CE2 ou le CM1 et auquel nous sommes obligés de mettre une bonne note parce que l'élève a des petites croix dans toutes les cases de la grille d'évaluation.
Ma collègue a vécu ça en corrigeant l'expression écrite de l'évaluation CM2, les textes des gamins n'avaient aucun intérêt et pourtant, si l'on respectait le codage, c'était tout à fait conforme à ce que l'on attendait d'eux.

Ecrit par : catmano | 20 février 2009

Je sais bien. Je suis obligé de leur donner ces sacro-saintes "consignes" : elles servent de base "objective" à la notation et j'essaye de leur montrer qu'il ne suffit pas de "respecter les consignes", mais il n'y a qu'une poignée d'élèves qui sont capables d'aller au-delà pour écrire un texte un peu intéressant (c'est-à-dire qui les maîtrisent au point de les faire oublier).

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Si je notais sur "l'intérêt du texte", je n'aurais pas beaucoup de notes au-dessus de la moyenne.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

...Et vous avez vu le témoignage de Jérémy : "1 élève sur 5 en seconde est incapable d'écrire un texte comme celui-là".

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Donc de respecter cinq "consignes" claires et relativement simples.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

claires : je veux dire explicites.

Écrit par : Robin | 20 février 2009

Bonsoir, il s'en dit des choses, dès qu'on s'en va trois jours !
Je n'ai pas tout lu, mais :

Et je sais aussi que l'école de la République est tombée par terre d'une chiquenaude, non pas en 1989, comme tous les niais se complaisent à le répéter, mais bien avant. Si on ne règle pas cette question-là, c'est sûr que l'on taillera la bavette un bout de temps encore...pour nib.

Ecrit par : Guy Morel | 20 février 2009

Je vois que cette question revient régulièrement sur le blog. Il se trouve que , comme je le disais plus haut, j’ai eu l’occasion de revoir l’instit que j’avais eu dans les années 70. Il m’a raconté comment il travaillait, l’attention qu’il portait à ses élèves, l’importance attachée à la formation au raisonnement, à la qualité de l’expression… Françoise Guichard et d’autres ont fait part également de leur souvenir de cette génération d’enseignants. Inutile de revenir là-dessus.

Je m’interroge aussi sur les faiblesses qui ont provoqué l’effondrement de cette école. Comment quasiment un siècle de pratiques des maîtres a-t-il été balayé aussi facilement ?

Si on se penche sur les analyses faites dans les années ’60, on trouve plusieurs arguments : (relevé chez Antoine Prost, je ne dis pas que j’y souscris, mais ça remet sur la table les problématiques telles qu’elles étaient posées à cette époque. Je n'oublie pas non plus qu'Antoine Prost a été l'un des penseurs des réformes des années 70)

- la lourdeur des programmes (en avance de un ou deux ans par rapport aux autres pays européens, qui faisaient apprendre trop précocement des notions difficiles à acquérir pour des élèves jeunes.
- Le taux élevé de redoublement, conséquence du premier point, qui alourdissait les effectifs de l’école dans un contexte d’accroissement démographique de l’après guerre.
- La décision de démocratiser l’accès à l’enseignement secondaire, ensuite, qui, par l’allongement des cursus, permettait d’étaler dans le temps l’apprentissage de notions plus complexes, soit le transfert des points les plus lourds des programmes du primaire vers les premières classes du futur collège unique.
- La limitation des études primaires à la fin du CM2 et la suppression des deux années de Fin d’Etudes, pendant les quelles le contenu du programme du CM était revu et approfondi, jusqu’à l’examen du Certificat d’Etudes.
- L’embauche massive à la fin des années soixante d’ enseignants peu ou mal formés pour faire face à l’afflux de nouveaux élèves dans le secondaire.
- Enfin, le rejet au nom d’un nouveau regard sur l’enfance et sur la société en général, d’une école jugée trop autoritaire.
- Le rejet justifié d’un enseignement jugé très mécaniste, répétitif, basé sur la reproduction de modèles rabâchés, où les principes guidant les programmes et instructions de 1885 à 1945 n’étaient plus vraiment observés. (Faut-il relier ce manquement justement à la lourdeur des programmes ?)
- …

L’école d’après 70 a effectivement apporté des réponses à ces problématiques, (désarticulation des programmes du primaire, massification ratée dans le secondaire…) avec le succès que l’on mesure aujourd’hui… mais ces questions restent toujours posées à ceux qui souhaitent refonder une école sur la base de programmes plus exigeants.

Écrit par : Chevreuil | 20 février 2009

...Et vous avez vu le témoignage de Jérémy : "1 élève sur 5 en seconde est incapable d'écrire un texte comme celui-là".

Ecrit par : Robin | 20 février 2009

J'ai vu.

Écrit par : catmano | 20 février 2009

Je pense aussi que si ces discours sur la réforme de l’école ont si bien fonctionné, c'est qu'ils ont tous eu pour base une culpabilisation des enseignants, prenant appui sur l’échec scolaire, les ratés de l’égalité des chances ou la lutte contre les inégalités, notions qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main, car elles sont encore –et pour longtemps – la justification et l’un des ressorts majeurs du discours des néo-pédagogues. Et lorsque des penseurs (de gauche) disent à des enseignants (de gauche) , aussi consciencieux qu’ils soient, que leur enseignement produit de l’échec et creuse les inégalités, ils sont profondément déstabilisés.

Écrit par : Chevreuil | 20 février 2009

Trois questions: depuis quand, en France, rit-on des accents d'une manière aussi générale et systématique? Quel vieux fond idéologique et culpabilisateur nous travaille-t-il donc? Depuis le bonnet d'âne et le piquet imposés par les hussards aux enfants des campagnes?

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2009

Certes non ! Monsieur de Pourceaugnac fait rire la Cour et la Ville, avec son accent limousin...
Ne faisons pas de l'Ecole de la République jacobine la coupable de tous les maux !

Françoise Guichard, merci sincèrement pour votre réponse et l'apport de vos connaissances littéraires; seulement, une remarque: est-ce que la Cour et la Ville, ou les auteurs comiques latins, étaient un Etat qui, structurellement, stigmatisait tout ce qui ne se déclinait pas comme tourangeau, ou normalisé par la Cour dont le Roi a eu la tête coupée? Les hussards n'avaient-ils pas des recommandations de la part du Ministre de l'Instruction publique?

Je n'accuse pas l'Ecole qui m'a formé, mais un aggiornamento, comme l'appelle de ses voeux Guy Morel (tout comme lui, j'ai réfléchi à ce qu'elle m'a apporté, et à ce qu'elle m'a empêché de poursuivre, sans que je ne m'en aperçoive alors), me semble une bonne idée.

Toute Ecole véhicule des idéologies de toute façon, celles des vainqueurs et des "domini". C'est très-con de révéler ça...

Dobolino, je ne crois pas du tout qu'aller à Paris provoque le succès. Comme m'a dit mon ancien prof de musique au collège - qui a bien réussi dans ma ville d'Alès et dans le Gard (journaliste, organiste, a écrit le livre des Mémoires de Maurice André, etc.): "A Paris, il y a des gens de talent à tous les coins de rue". C'est plutôt cette idée fausse (et l'amour-propre, le désir de réussite qui n'est que celui de paraître) qui me fait me marrer.

Bien sûr que l'on peut construire patiemment une oeuvre solide et qui tient hors de la capitale (mais qu'est-ce que l'on veut? faire d'abord du fric ou se constituer véritablement en tant qu'écrivain? - je crois que l'artiste doit passer impérativement avant l'homme, ou la femme, si ils ne veulent pas se fourvoyer; cela demande du travail, beaucoup de travail); et sans doute est-ce aujourd'hui la condition sine qua non (ne pas vivre là-bas, ne pas participer au marigot et au "Bûcher des vanités") - trop de show bizness, où tout le monde a les mêmes idées, parce que tout le monde se voit régulièrement et s'épie, veut faire du best-seller.

Écrit par : Pendariès | 21 février 2009

"C'est plutôt cette idée fausse": Paris fait de vous un génie.

Écrit par : Pendariès | 21 février 2009

Et il y a ceux qui restent en Province et qui courent après ce qui a marché....

Écrit par : Pendariès | 21 février 2009

Je rebondis sur la remarque concernant Gainsbourg, postée plus haut :

Mais rassurez-vous, je fais mes prières tous les soirs devant sa photo en brulant de l'encens et des gros billets de 500 (parce que je suis de droite).

Ecrit par : Guillaume | 19 février 2009

Gainsbourg était de droite ? Faire brûler un billet de banque ne me semble pas relever de la symbolique de droite.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2009

Les propos de Gainsbourg au moment du geste m'ont toujours laissé dubitatif : il se plaignait de donner 70 % de ses revenus aux impôts ("70 %, vous vous rendez compte? Je vais brûler ce billet, arrêter à 70 %, et vous regarderez ce qui reste!). Le bouclier fiscal : Gainsbourg en rêvait? Sarkozy l'a fait!

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 février 2009

Dobolino, votre remarque sur l'accent des enfants, qui se trouve quasiment en juste balance entre les accents contrastés de ses parents, est très juste — mais je ne sais vraiment pas comment l'expliquer, d'autant que l'entourage (l'école, par exemple) est linguistiquement monocolor.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 février 2009

Tiens on reparle d'Antibi !

J'ai relu avec intérêt ce qui en avait été dit il y a de ça 3 ans déjà dans une précédente note *. Un peu binaire mais ça n'y allait pas par le dos de la cuiller.

Il y a aussi cette note d'audition au Sénat ** (toujours intéressants, les documents d'étude du Sénat où, parmi ces têtes de turcs de la politique, il y en a qui y bossent fort).

De cette audition, je cite deux phrases de ce Phare d'Antibi :

"aujourd'hui, un enseignant ne pose pas une question à laquelle il est convaincu que tous les élèves sauront répondre"

Je renvoie à l'histoire des trois pétomanes que je racontais plus haut : pourquoi tu notes ?

"la « Constante macabre » existait déjà dans les années 1960, mais ses conséquences étaient moins graves que dans le contexte actuel de massification de l'enseignement, puisqu'il ne conduisait pas à l'exclusion des élèves obtenant les plus mauvais résultats"

La solution est simple, je l'appellerais le "renversement didactique" : pour ne pas exclure les élèves obtenant les plus mauvais résultats, il faut exclure les mauvais résultats des élèves les plus mauvais. Les pédagols sont des apprentis sorciers, un peu effrayés de la masse d'illettrés qu'ils ont très largement contribués à déformer. Les bien noter fait partie de l'escroquerie. Ils sont coutumiers des "renversements didactiques" (voyez les intéressantes considérations sur cette "notion" dans glouglou).

Quant aux deux groupies qui encadrent souvent le phénomène, Corinne Croc et Philippe Niemec, la première corrige sans doute par "Questionnaires à Réponses Orientées Courtes", le second est un fieffé militant limité du SE-UNSA.

En clôture d'un colloque à sa dévotion ***, Antibi remercie une flopée d'organisme dans une liste à la Prévert qui se termine par : "la Fondation Notre Dame de Garaison, Casio" ****. C'est dire si ce gars a raison parce qu'il a foi dans sa calculette à bricoler les moyennes et les écarts-type.

Dans le bon sens, évidemment.

* http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/02/11/macabre.html#comments

** http://www.senat.fr/commission/cult/cult051212.html

*** http://www.ac-toulouse.fr/web/ia-tarn-et-garonne/6742-evaluations-des-eleves.php

**** ne cherchez pas : Darty n'y est pas. Rupture de contrat ?

Écrit par : dugong | 21 février 2009

Antibi est prof à Sup Aéro : il y enseigne la remédiation en louping (scolaire).

Écrit par : dugong | 21 février 2009

Antibi est prof à Sup Aéro : il y enseigne la remédiation en louping (scolaire).

Ecrit par : dugong | 21 février 2009

50% de pertes autorisés

Écrit par : Robin | 21 février 2009

A Monsieur Jean-Paul Brighelli, responsable et "modérateur" du blog Bonnêt d'âne :

Usant de mon droit de réponse, je tiens à rétablir la vérité honteusement malmenée par l'un des intervenants, un M. Robin dont l'humour plus que douteux ne fait rire personne, en tout cas pas moi.

Le pourcentage de pertes autorisés en ce qui concerne Monsieur Antibi est de 100% : Nous avons une entière confiance en cette personne.

Recevez, cher Monsieur, mes salutation gracieusement aériennes,

Marcel Jobard, directeur de Sup Aéro.

Écrit par : Robin | 21 février 2009

Vous êtes défaitiste ! Supposons qu'une réforme du collège et une modification des mentalités leur en fassent prendre conscience ? En un an, déjà, il y a du boulot de fait !
Ma fille, en troisième actuellement, a eu la chance après un primaire archi-nul, de bénéficier en mathématique de professeurs de choc de la sixième à la troisième. Croyez-moi si vous voulez, mais elle est meilleure que moi au même stade. Elle m'impressionne !
Ceci dit, en français, c'est catastrophique mais bien noté ... On ne sait sur quels critères !

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

Il faut trois "paramètres" pour que ça marche :

1°) Un enseignant motivé et compétent qui a vraiment envie que ses élèves réussissent et qui fait tout pour.

2°) Un milieu familial favorable, "porteur".

3°) La motivation et les efforts du principal intéressé.

Votre fille s'en est sortie en mathématiques parce que ces trois éléments étaient réunis.

Écrit par : Robin | 21 février 2009

...Quand à ce Monsieur Dugong, il ne loupe rien pour attendre un duel aérien !

Marcel Jobard

Écrit par : Robin | 21 février 2009

Un petit livre qui devrait devenir le livre de chevet de Monsieur Descoing :
http://www.marianne2.fr/La-diversite-est-au-service-du-neoliberalisme-!_a175285.html
Oxymore (double pensée) : discrimination positive.

Écrit par : Philippe | 21 février 2009

Les propos de Gainsbourg au moment du geste m'ont toujours laissé dubitatif : il se plaignait de donner 70 % de ses revenus aux impôts ("70 %, vous vous rendez compte? Je vais brûler ce billet, arrêter à 70 %, et vous regarderez ce qui reste!). Le bouclier fiscal : Gainsbourg en rêvait? Sarkozy l'a fait!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 février 2009

Les opinions politiques, dans ces milieux-là, ça s'arrête au portefeuille, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, il est toujours à droite.

Écrit par : Robin | 21 février 2009

Cher(e) signataire de la pétition initiée en Novembre 2008 par la
Société Mathématique de France demandant un moratoire d'un an au moins
pour la réforme du recrutement des maîtres,

Vous trouverez sur le site de la SMF à l'adresse

http://smf.emath.fr/Enseignement/Masterisation/Compte-rendu15-01-2009.pdf

un compte-rendu détaillé de l'entrevue d'une délégation de la SMF avec
des membres du cabinet de Valérie Pécresse au Ministère de l'Enseignement
Supérieur et de la Recherche le 16 janvier 2009. Ce compte-rendu leur a
été soumis. Les informations données nous semblent plus que jamais
d'actualité depuis que l'AERES a rallongé le délai de transmission des
maquettes au 31 mars 2009, "suite aux nombreuses demandes de délai
supplémentaire" (sic).

Rappelons que le lancement par le ministère de la campagne d'habilitation
des cursus de masters d'enseignement a eu lieu le 17 octobre 2008. La
transmission des maquettes fixant les formations de Master était prévue
au 19 décembre 2008. Ce délai de deux mois a ensuite été rallongé de deux
mois jusqu'au 15 février, puis d'un mois et demi aujourd'hui jusqu'au 31
mars 2009. A ce jour, la situation est inchangée : aucun programme n'est
disponible, ni pour les épreuves disciplinaires, ni pour l'épreuve de
connaissance du système éducatif, aucune garantie n'est donnée sur les
problèmes de fond, que ce soit sur le niveau disciplinaire et pédagogique
des concours, sur la cohérence de masters liant formation a la recherche,
préparation aux concours et stages, sur les mesures de transition pour
les étudiants actuels, sur le montant de bourses éventuelles, ou sur la
valeur quantitative et qualitative des stages.

Une enquête menée par la SMF auprès de ses correspondants sur la
transmission effective des maquettes concernant les mathématiques fait
apparaître que moins d'une dizaine de maquettes ont été enregistrées
avant le 15 février auprès de l'AERES (agence d'évaluation) sur la
cinquantaine possible (voir le tableau). Les maquettes concernant les
concours de professeurs des écoles ne sont guère plus nombreuses. D'après
la lettre d'explication de la "masterisation" de Valérie Pécresse aux
présidents d'universités du 2 février 2009, l'AERES devra néanmoins
rendre ses conclusions le 15 avril 2009, soit en deux semaines. Ce
nouveau sursis à exécution ne nous semble susceptible de résoudre aucun
des problèmes de fond qui expliquent pourquoi les universités ont refusé
de soumettre des maquettes de masters. Ces problèmes ne relevaient
visiblement pas d'une "demande de délai supplémentaire" de quelques
semaines. La plupart des problèmes soulevés dans la liste de questions
diffusée par la SMF début novembre 2008, et qui empêchent la mise au
point de maquettes raisonnables, ne nous semblent pas avoir été résolus
depuis.

Les récentes déclarations du Ministre de l'Education Nationale Xavier
Darcos insistant sur son mépris pour les "discussions sibyllines" avec
les formateurs des maîtres n'ouvrent évidemment pas la voie à une
quelconque concertation.

L'approche inéluctable de la fin de l'année scolaire rend également
impossible la mise en place de masters d'enseignements pour la rentrée
prochaine, dans des conditions minimum de sérénité, et plus pressante la
demande exprimée par de nombreuses organisations dont la CPU (assemblée
des présidents d'universités) d'un report d'un an de la réforme des
concours, rejoignant ainsi la pétition que nous vous remercions à nouveau
d'avoir signée.

Notez que les textes auxquels il est fait référence sont disponibles sur
le site SMF à l'adresse :

http://smf.emath.fr/Enseignement/Masterisation/



La Commission Enseignement de la Société Mathématique de France

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

"La vérité, c'est que seuls les élèves qui ont au-dessus de 08 profitent des dispositifs de "remédiation", mais qu'au-dessous de 08, les lacunes accumulées depuis le CP sont trop importante.
Et ça, je n'arrive pas à m'y faire.
Ecrit par : Robin | 20 février 2009"

C'est pour cela qu'une fois arrivé en Seconde générale, ils ne savent toujours pas faire le récit qu'ils n'arrivaient déjà pas à faire en quatrième.

Écrit par : Jeremy | 21 février 2009

Ceci dit, en français, c'est catastrophique mais bien noté ... On ne sait sur quels critères !

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009
------
Ça aussi ça peut s'arranger ! Avec une personne intelligente, c'est toujours possible. Il y faut de la persévérance, tant de l'intéressée que de son encadrement familial et scolaire.
Vous savez bien que moi qui commets une faute d'orthographe tous les dix mille mots, je ne suis pas quelqu'un de brillant selon mes propres critères (j'ai écrit cela quelque part et vous l'avez lu), mais je suis d'une intelligence normale et j'ai toujours persévéré, ce que vous savez aussi.
Il faut que votre fille (qui est, selon vous, meilleure en mathématiques que vous au même âge, et peut-être aussi que moi au même âge - j'ai dit "peut-être") ait envie d'écrire sans fautes.

Écrit par : Francis Penin | 21 février 2009

La vérité, c'est que seuls les élèves qui ont au-dessus de 08 profitent des dispositifs de "remédiation", mais qu'au-dessous de 08, les lacunes accumulées depuis le CP sont trop importante.
Et ça, je n'arrive pas à m'y faire.
Ecrit par : Robin | 20 février 2009

Le terme même de « remédiation » a le don de transformer le paisible prof que je suis en lion(ne) de la MGM ; bref, je rugis. D’abord, parce que ce monstre étymologique, fait des noces hasardeuses de « remède » et « médiation », manque chimériquement de grâce.
Ensuite et surtout, parce qu’on ne devrait pas avoir besoin de « remédiation » : si l’Ecole faisait son boulot, si les programmes tenaient debout, si on n’enseignait pas avec des méthodes à la flan (et je suis polie…) si on ne supprimait pas des heures de cours à tout va, on n’aurait pas besoin d’appliquer des cautères sur les jambes de bois que le système a lui-même formées.
La remédiation, c’est le stade ultime du pompier pyromane ; c’est la maladie nosocomiale de l’Éducation nationale. On commence par désapprendre les enfants, par fabriquer l’échec, puis, quand ils sont complètement largués, taratataaaa, on sort la remédiation. Pour rassurer qui ? Les parents, en leur faisant croire qu’on s’occupe individuellement de leurs gosses ? Les potaches, en leur donnant un « sur mesure » dont ils n’ont même plus envie, tellement ils sont écœurés ? Si on avait commencé par leur apprendre à lire, écrire, compter et calculer, on n’en serait pas là.
Même remarque pour les stages de langue vivante pendant les congés scolaires : on commence par supprimer des heures et mettre en place des programmes allégés. Quand on s’aperçoit que le taylor des lycéens est affreusement poor, on rapièce les haillons avec qq heures d’anglais en petits groupes, où l’on va non pas revoir mais découvrir des bases de grammaire et de vocabulaire qui n’ont jamais été acquises !
Commençons par remettre les élèves au travail, avec des programmes qui en soient, des horaires qui se tiennent, des méthodes qui ne laissent pas les gosses à l’abandon à bricoler leur non-savoir. Et réservons la « remédiation » à ceux qui, pour raison de santé, d’absence, de maladie ou de handicap, n’ont pas pu bénéficier d’une scolarité normale.

Écrit par : Françoise Guichard | 21 février 2009

Les opinions politiques, dans ces milieux-là, ça s'arrête au portefeuille, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, il est toujours à droite.

Ecrit par : Robin | 21 février 2009

Mais Johnny pèse quand même plus lourd que Jaurès.

Écrit par : Robin | 21 février 2009

Ceci dit, en français, c'est catastrophique mais bien noté ... On ne sait sur quels critères !

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

Le respect des consignes, vous dis-je, le respect des consignes !

Et comme dit l'allumeur de réverbère (je ne mets pas d's, il n'y en a qu'un sur sa planète aux "mille quatre cent quarante couchers de soleil par vingt-quatre heures") :

"La consigne, c'est la consigne !"

(ouais...c'est beaucoup moins poétique que ça !)

Écrit par : Robin | 21 février 2009

Francis, vous avez raison, ma phrase (du soi-disant Meirieu) est abominable.
C'est un bricolage à partir du Meirieutron. (De notre ami Pierre Azimont.)

Mais si vous avez lu un peu de Meirieu, franchement, ce n'est pas mieux.

En voici un exemple authentique. (Je n'ai acheté que le plus mince fascicule, parmi ses très nombreux ouvrages vomitoires.)


"Le niveau général ne cesse de monter, et en même temps, le niveau que les professeurs constatent dans leurs classes ne cesse de baisser!
C'est pourtant une évidence arithmétique indiscutable! Prenons, pour nous en convaincre,un exemple arbitraire parmi d'autres.
En 1960, moins de 10% de la tranche d'âge
des jeunes de 15-16 ans sont en classe de Seconde de Lycée.
Ce sont pour la plupart des jeunes issus des classes moyennes et supérieures. Bien entourés, bien dirigés, ces élèves ont un bon niveau en orthographe, savent rédiger un texte correctement, et obtiennent une moyenne de 12/20 en dissertation de français...

Quarante- cinq ans plus tard, plus de 70 % de la même tranche d'âge est en Seconde : issus de milieux sociaux et culturels bien plus diversifiés, sans doute plus inégalement suivis par leurs familles et moins systématiquement stimulés par leur environnement, ils n'obtiennent, sur la même dissertation, qu'une moyenne de 8/20...
Le niveau des jeunes Français a-t-il vraiment baissé? Petit calcul .
En 1960, un élève de Seconde a, en moyenne, 12/20 à sa dissertation; donnons aux autres une note forfaitaire,
pour le papier et le temps passé, de 2/20 : la moyenne de la tranche d'âge est de 3/20.
Aujourd'hui, avec les mêmes modes de calcul, la moyenne de la même tranche d'âge sur le même exercice est de 6,2/20 : elle a plus que doublé!
Hausse spectaculaire du niveau général, tandis que le professeur de seconde voit, lui, les résultats de sa classe baisser de 4 points!
Dans le même temps, le nombre d'élèves ayant 12 et plus a augmenté, mais ces élèves sont proportionnellement moins nombreux que jadis!
Reste évidemment la seule vrai question : comment faire pour que l'accès aux études s'accompagne d'une hausse correspondante du niveau des élèves qui y accèdent?

Comment transformer "la démocratisation de l'accès" en "démocratisation de la réussite"? C'est évidemment affaire de pédagogie."

( Lettre à un jeune professeur, Philippe Meirieu.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2009
-------------
Fichtre ! Heureusement que je revois tous les messages jusqu'ici, ce matin !
J'ai failli ne pas voir le vôtre, Anne-Marie. Et il était important que je le visse.
J'ai pris quelques précautions en écrivant mes messages sur le texte prétendument dit ou écrit par M. Meirieu.
J'ai lu le texte cité par vous (et, non, je n'avais lu rien d'autre jusqu'à présent de la plume alerte de M. Meirieu, et ne compte pas commencer un jour pendant le reste de mon âge). Je n'y ai vu aucune faute de français. (L'éditeur a peut-être un bon correcteur, agrégé de lettres.)
En revanche, c'est une belle démonstration de la fausseté de ce que M. Meirieu prétend être des "sciences de l'éducation".
Le pire, c'est que nombre de non scientifiques sont éblouis par ce genre de "démonstrations".
C'est une avalanche de spéculations totalement invérifiables. Le problème est que si M. Meirieu n'a rien prouvé du tout, il est tout autant impossible de prouver la non-pertinence de son texte.
S'il prétendait démontrer l'existence de Dieu, il ne s'y prendrait pas autrement. Or il est tout aussi impossible de prouver l'existence de Dieu que de prouver son inexistence en se servant de la science, la vraie science, à l'exclusion des "sciences humaines et occultes". Ces dernières, bien sûr, peuvent tout.
Toujours est-il que selon moi, et d'autres que moi, bon nombre d'élèves capables écrivent et parlent le français moins bien que les érudits formés avant 1960, et cela est bel et bien dû à la moindre exigence d'efforts des élèves, si ce n'est à la mauvaise qualité de l'enseignement.
Et cela, c'est un baisse de niveau indiscutable des meilleurs élèves.
La renonciation à l'élitisme a conduit à ce désastre.
L'élitisme dans le sport est accepté par tous. Pourquoi n'en est-il pas de même avec l'élitisme intellectuel ?
Pourquoi accorder autant de valeur à la médiocrité intellectuelle qu'à l'érudition ? C'est bien ce qu'on fait en donnant le baccalauréat à tout le monde (enfin, à tous ceux qui ne font pas exprès d'échouer).
Cela se retourne contre ceux qui ont le baccalauréat avec 7,98 / 20 de moyenne une fois qu'ils ont passé un mois à l'Université, et cela leur laisse un goût amer. Ah ! que c'est beau la hausse du niveau !

Écrit par : Francis Penin | 21 février 2009

Commençons par remettre les élèves au travail, avec des programmes qui en soient, des horaires qui se tiennent, des méthodes qui ne laissent pas les gosses à l’abandon à bricoler leur non-savoir. Et réservons la « remédiation » à ceux qui, pour raison de santé, d’absence, de maladie ou de handicap, n’ont pas pu bénéficier d’une scolarité normale.

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 février 2009

Je suis bien d'accord avec la métaphore des "pompiers pyromanes".

Les cours de soutien (pour ne pas employer cet affreux néologisme de "remédiation") ne marchent que pour quelques élèves vraiment motivés et, paradoxalement, qui n'ont pas non plus trop de lacunes.

Écrit par : Robin | 21 février 2009

"Ensuite et surtout, parce qu’on ne devrait pas avoir besoin de « remédiation » : si l’Ecole faisait son boulot, si les programmes tenaient debout, si on n’enseignait pas avec des méthodes à la flan (et je suis polie…) si on ne supprimait pas des heures de cours à tout va, on n’aurait pas besoin d’appliquer des cautères sur les jambes de bois que le système a lui-même formées."

Ecrit par : Françoise Guichard

Entièrement d'accord sur la nocivité des méthodes à la flan et l'inconsistance des programmes, mais ...

L'école d'avant '70, pour faire vite, connaissait aussi sa proportion d'illettrés (voir les tests faits pendant les journées de conscription) et de nombreux enfants ne maîtrisant pas correctement les savoirs à la sortie du primaire : (voir le taux d'obtention du certif : 50/55% au milieu des années '60, ce qui, même en ajoutant les élèves entrant dans le secondaire directement après le CM2 sans passer le certif' , donnait une proportion non négligeable d'enfants "en échec".

Je cite l'introduction des programmes et instructions de 1923 :
"La mémoire de nos enfants est trop souvent encombrée d'une multitude de détails au milieu desquels leur esprit se perd, si bien que rien n'y reste, pas même l'essentiel. Les réponses extravagantes que les journaux attribuent de temps à autre à nos écoliers ne prouvent pas que ceux-ci n'ont rien appris, mais au contraire que leur mémoire est surchargée de souvenirs mutilés et confus qui s'associent au gré du hasard. Mieux vaudrait moins apprendre, mais bien retenir. Mieux vaudrait moins de souvenirs, mais des souvenirs complets et ordonnés."

Cependant, il ne fait aucun doute que nombre d'enfants qui n'étaient pas présentés au certif' maîtrisaient mieux les savoirs que nombre de ceux qui suivent une scolarité secondaire aujourd'hui. (5 fautes éliminatoires en dictée, c'est pas de la rigolade.)

Pour réussir la démocratisation de l'accès au secondaire, il aurait fallu mettre le paquet sur les horaires de français (ce qu'avait prévu René Haby, je crois) et conserver les programmes de primaire en l'état. C'est peu dire que c'est loupé.

Écrit par : Chevreuil | 21 février 2009

Ceci dit, en français, c'est catastrophique mais bien noté ... On ne sait sur quels critères !

Ecrit par : dobolino | 20 février 2009

Le respect des consignes, vous dis-je, le respect des consignes !

Et comme dit l'allumeur de réverbère (je ne mets pas d's, il n'y en a qu'un sur sa planète aux "mille quatre cent quarante couchers de soleil par vingt-quatre heures") :

"La consigne, c'est la consigne !"

(ouais...c'est beaucoup moins poétique que ça !)

Ecrit par : Robin | 21 février 2009

Et évidemment la pondération des consignes : 5 points s'il a fait des paragraphes et 1 point pour l'orthographe (j'exagère à peine).

Écrit par : Robin | 21 février 2009

"C'est une avalanche de spéculations totalement invérifiables."

Ecrit par : Francis Penin

Totalement en phase avec votre analyse de la citation de Meirieu, Francis Penin. Cette démonstration de la hausse du niveau est un monument de charlatanisme.
Aucun statisticien sérieux ne peut y prêter le moindre crédit.
Je suis en revanche beaucoup plus réservé sur votre défense de l'élitisme. (même républicain) !

Amicalement,

Écrit par : Chevreuil | 21 février 2009

"Même remarque pour les stages de langue vivante pendant les congés scolaires : on commence par supprimer des heures et mettre en place des programmes allégés. Quand on s’aperçoit que le taylor des lycéens est affreusement poor, on rapièce les haillons avec qq heures d’anglais en petits groupes, où l’on va non pas revoir mais découvrir des bases de grammaire et de vocabulaire qui n’ont jamais été acquises !

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 février 2009

Françoise, vous nourrissez encore quelques illusions à l'égard du système. Vous vous imaginez que les stages d'anglais en terminale permettront de "revoir", ou plutôt de "découvrir", "des bases de grammaire et de vocabulaire", et vous vous alarmez du fait que cela vienne si tard.

Mais, ma chère, vous n'avez pas lu les instructions relatives à ces stages, que je m'empresse de vous indiquer ci-dessous, en insérant la copie d'un message que j'ai tapé il y a quelques jours :

"Bon allez, marrons-nous un peu. Vous vous souvenez qu'il y a un an et demi, on faisait de Darcos le chantre de l'antipédagogisme ? On disait que lui, au moins, il était contre les Diafoirus qui emploient un jargon épouvantable, ou qui sont des idéologues de la pédagogie inductive et de la tâche-projet-compétence par séquence pédagogique ?

Eh bien voilà où on en est, d'après le site du ministère :
"Mardi 17 février, à 09h30, Xavier Darcos sera en déplacement dans l’académie de Versailles, sur le thème des stages d’anglais organisés dans les lycées."

Et le site de l'académie de Versailles, justement, complète ainsi la description de ces stages-miracles :

"Organisation et orientations pédagogiques des stages d'anglais

Organisation

Les stages sont organisés par petits groupes de 10 à 15 élèves afin de favoriser une pratique intensive de l’oral. Ils concernent les niveaux A2 à B2 du cadre européen. Ils se déroulent sur la base d’un volume horaire global de 15 heures environ.
Après une rapide évaluation, les élèves sont répartis en plusieurs groupes, chaque groupe pratiquant les trois activités langagières de l’oral :
compréhension de l’oral
s’exprimer en continu
prendre part à une conversation.
A l’issue du stage, il est possible d’établir un bilan destiné à l’élève ainsi qu’à son professeur de l’année. Le stage peut être l’occasion d’associer les élèves au processus d’évaluation et donc de favoriser auto-évaluation et inter-évaluation.

Orientations pédagogiques
Le but du stage est avant tout de donner à ces élèves volontaires une expérience positive et enrichissante de la langue afin de renforcer la motivation qui va leur permettre de développer leurs compétences orales. Il s’agit de favoriser la confiance en soi, de développer le naturel et l’aisance dans la communication.
Les élèves seront informés sur les objectifs du stage afin de comprendre ce à quoi ils s’entraînent précisément et pourquoi. Des tâches seront proposées pour que la langue soit mise en contexte de façon à créer une communication authentique.

Suggestions de projets (liste non limitative) :
- Mettre en scène des extraits de pièces de théâtre
- Elaborer des situations de communication à partir de séquences filmiques
- Débattre
- Proposer des jeux de rôle (simulations globales)
- Visionner et créer des newsflash
- Créer des parcours d’écoute variés
- Monter un projet de voyage virtuel
- Conter, narrer
- Déclamer des poèmes

[Vu le niveau des terminales actuelles, ça m'étonnerait qu'ils déclament Yeats.]

Ecrit par : Jeremy | 15 février 2009

J'ai beau relire, Françoise, je ne vois pas mentionné l'apprentissage de vocabulaire, et je vois encore moins comment pourrait s'insérer dans cette structure le moindre rappel de grammaire.

Sic transit gloria mundi darcosique.

Écrit par : Jeremy | 21 février 2009

Les propos de Gainsbourg au moment du geste m'ont toujours laissé dubitatif : il se plaignait de donner 70 % de ses revenus aux impôts ("70 %, vous vous rendez compte? Je vais brûler ce billet, arrêter à 70 %, et vous regarderez ce qui reste!). Le bouclier fiscal : Gainsbourg en rêvait? Sarkozy l'a fait!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 février 2009



Je sens que vous allez apprécier ! C'est mon tonton qui est à l'ISF qui me l'a envoyé...
(celui à qui vous envoyez des diaporamas polissons par mon intermédiare, JPB ! )


Objet : LES IMPÔTS ENFIN EXPLIQUES !!!! - EXCELLENT ET TOUT A FAIT COMPRÉHENSIBLE
> > >

Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne). Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci :

> > > · Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne paient rien.
> > >
> > > > · Le cinquième paye 1 euros
> > >
> > > > · Le sixième paye 3 euros
> > >
> > > > · Le septième paye 7 euros
> > >
> > > > · Le huitième paye 12 euros
> > >
> > > > · Le neuvième paye 18 euros
> > >
> > > > · Le dernier (le plus riche ?!) paye 59 euros.
> > > > Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de fidélité !
> > >
> > > > « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »
> > >
> > > > Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?
> > >
> > > > Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros.
> > >
> > > > Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.
> > >
> > > > Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs. Ce qui donna ceci :
> > >
> > > > · Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt)
> > >
> > > > · Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% réduction)
> > >
> > > > · Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)
> > >
> > > > · Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction)
> > >
> > > > · Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)
> > >
> > > > · Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)
> > >
> > > > Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers
> > >
> > > > continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie : « J'ai seulement eu 1 euros sur les 20 euros de remise », dit le 6ème il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ».
> > >
> > > > « Ouais ! dit le 5ème , j'ai seulement eu 1 euros d'économie » « C'est vrai ! » s'exclama le 7ème , « pourquoi aurait- il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction »
> > >
> > > > « Attendez une minute » cria le 1er homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ».
> > >
> > > > Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent.
> > >
>
La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas.

> > > Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important :
> > >
> > > > Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !
> > >
> > > > Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.
> > >
> > > > Taxez les plus fort , accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils vont boire à l'étranger...,
> > >
>
Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.

> > > Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.
> > >
> > > > Signé
> > >
> > > > David R. Kamerschen, Ph. D. - Professeur d'économie
>

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

J'ai beau relire, Françoise, je ne vois pas mentionné l'apprentissage de vocabulaire, et je vois encore moins comment pourrait s'insérer dans cette structure le moindre rappel de grammaire.

Sic transit gloria mundi darcosique.

Ecrit par : Jeremy | 21 février 2009

Exact : ce n'est même plus un cautère sur une jambe de bois, mais le baquet de Messmer !

Écrit par : Françoise Guichard | 21 février 2009

Pour Chevreuil :

http://michel.delord.free.fr/remed.html

Quelques éléments de réponse de l'ami Delord : "Enseignement et remédiation"

Écrit par : Pascal Dupré | 21 février 2009

Il faut que votre fille (qui est, selon vous, meilleure en mathématiques que vous au même âge, et peut-être aussi que moi au même âge - j'ai dit "peut-être") ait envie d'écrire sans fautes.

Ecrit par : Francis Penin | 21 février 2009
Ceci dit, si on lui donne à faire un problème de calcul de certificat d'étude, faut voir ...

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

"C'est une avalanche de spéculations totalement invérifiables."

Ecrit par : Francis Penin

Totalement en phase avec votre analyse de la citation de Meirieu, Francis Penin. Cette démonstration de la hausse du niveau est un monument de charlatanisme.
Aucun statisticien sérieux ne peut y prêter le moindre crédit.
Je suis en revanche beaucoup plus réservé sur votre défense de l'élitisme. (même républicain) !

Amicalement,

Ecrit par : Chevreuil | 21 février 2009
-----------------
Merci, Chevreuil !
J'entends par élitisme ceci : faire en sorte que chaque être humain puisse développer son savoir dans tous les domaines de la connaissance le plus loin, le plus haut possible.
Un enfant issu d'un milieu pauvre et inculte doit y être aidé matériellement et intellectuellement.
Un enfant issu d'un milieu matériellement aisé n'a besoin que d'aide intellectuelle.
Ensuite, c'est à chacun de faire des efforts, élève et parent.
Dans le passé trop d'enfants capables étaient écartés des études secondaires pour des raisons matérielles et culturelles.
Ma mère, par exemple, n'était nullement enthousiasmée par la perspective de me voir obtenir le baccalauréat. Elle ne me croyait pas capable de l'avoir ! L'instituteur de CM2 lui dit que je pouvais l'avoir si je travaillais dur. Le proviseur du lycée qui la reçue en même temps que moi lui dit la même chose, mais ne la convainquit pas davantage.
Mais je l'ai eu, à 19 ans, en 1959. En raison de la nécessité de gagner ma vie, j'ai travaillé après mon échec au bac à 18 ans. Je n'ai pas demandé de sursis pour le service militaire. J'ai fait mes études supérieures en commençant à 24 ans, dans de mauvaises conditions.
De ce fait, j'ai eu ma maîtrise à 28 ans, le CAPES à 34 ans, et l'agrégation (par concours) à 55 ans.
Eh bien ! cet élitisme-là, je suis contre.
J'aurais apprécié une bourse d'État dès l'âge de 14 ans qui m'eût permis d'être agrégé à 24 ans. Cet élitisme-là aurait été républicain, ne trouvez-vous pas ? (Je n'aurais pas été à égalité de chances avec les élèves issus de milieux aisés et cultivés car mes parents parlaient patois et j'étais plus instruit qu'eux à 10 ans, mais je m'en serais accommodé.)
Mon parcours du combattant ne m'autorise-t-il pas à le clamer ? Songez que je n'ai pas eu un centime de mes parents après l'âge de 18 ans.
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 21 février 2009

Dites voir, je réfléchissais à mon intervention d'hier soir sur les causes historiques et politiques des moqueries sur les langues régionales. Comme seul commentaire, j'ai eu droit à une petite moquerie acide de Monsieur Morel. Les autres avaient probablement honte pour moi et ont préféré s'abstenir et faire comme si ils ne m'avait pas lue parce qu'ils m'aiment bien, au fond, même si je suis vraiment inculte et un peu limitée et ai écrit hier soir ce qu'ils pensaient être un vaste tissu de conneries, une intervention inutile et d'un goût douteux.
Pour moi, c'est sans gravité mais, dans l'absolu, ce n'est pas drôle du tout quand on voit que ce sont justement ceux qui voudraient qu'on enseigne à nouveau l'histoire de France du primaire au lycée comme auparavant qui ont de telles réactions face à ce savoir approximatif, inexact et qui mène, d'après eux, à des interprétations fallacieuses et simplistes.
Pensez aux nombreuses personnes qui n'osent intervenir ici de peur d'avoir à essuyer votre rire face à leur lamentable niveau ou à ceux qui se cantonnent strictement à leur spécialité par peur de votre sévère jugement.
J'énonce tout ceci très calmement et ne suis ni vexée ni en colère.
Mais réfléchissez tout de même un petit peu, et ceux du GRIP en particulier, à vos ambitions d'enseignement de l'histoire en primaire et collège et au jugement que vous porterez sur les élèves une fois formés.
Ce n'est pas la peine de venir régulièrement s'extasier sur les merveilleuses connaissances sanctionnées par un certificat d'étude 1930 quand on s'abstient ensuite, avec honte, ou qu'on se moque de ce savoir.
Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ?
J'ai peut-être été insuffisament claire dans mes propos ?

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Tiens, j'ai retrouvé ça, (posté par un certain P.H., sur le forum de reconstruire l'école, en 2007:

"Cher Pedro,

sortir ce forum de la tombe est sans doute une bonne idée. Cependant, il faudrait trouver un moyen de corriger les défauts endémiques de ce genre de discussions sur le net. Nombreuses sont celles qui, après des débuts prometteurs, finissent par se réduire à d'interminables échanges d'insultes. Ou alors, meurent plombées par des messages sans aucun rapport avec le sujet initial, qu'ils soient publicitaires ou de simple propagande. Un petit tour sur le forum Education de France 2 vous en donnera une idée... et le blog de Brighelli illustre bien la tendance à l'échange excrémentiel que, pour ma part, je fuis tant que je peux.

Sans doute cela est dû à internet lui-même : plongé dans l'immédiateté, déréalisé par l'anonymat, tout cela tourne rapidement au défouloir. D'une certaine façon, les blogs et les forums sur l'éducation ruinent à eux seuls les théories de Philippe Meirieu sur le "conflit socio-cognitif" -- ce miraculeux art du débat, forcément démocratique, au terme duquel la Vérité jaillit de la parole commune, baignée de lumière comme le Saint-Esprit dans les grandes fresques de l'art sacré italien.

Dans la réalité (car la réalité ne lit pas Meirieu), on bavarde, on se dispute et on tourne en rond. Et je plaide coupable : j'ai écrit, ici et ailleurs, des choses dont je ne suis pas fier.

Pour qu'un tel forum dure et serve à quelque chose, il faut serrer les boulons. Quelques possibilités :

1) modérer a posteriori, mais sans concession. Je veux dire : dans les deux sens. Le forum de lire écrire, par exemple, a montré une sévérité exagérée à l'encontre de Christophe Sibille, mais il laisse régulièrement passer les tombereaux d'insultes proférées par le "bon" camp. Si on modère, on modère de façon équitable.

2) modérer a priori, ce que faisait François Vermorel avant de disparaître d'internet, et ce que fait toujours Catherine Kintzler. A mon avis, la meilleure des solutions. Elle permet de filtrer les messages et, de façon préventive, éloigne les zigotos qui viennent uniquement dans l'idée de pourrir la discussion. Modérer a priori, surtout, brise la fuite en avant action-réaction (tu m'insultes/je t'insulte) qui détruit la grande majorité des sujets.

3) interdire l'anonymat. Après tout, nous sommes censés être des adultes responsables, qui réfléchissons de façon argumentée à l'avenir de l'école et de l'université. De plus, les mythomanes ne sont pas rares sur la toile (autre problème auquel il faut faire face).

4) solution extrême : créer un forum totalement privé, dont l'accès serait réservé au membre de cette association et de celles qui nous sont proches.


PS : cela n'a rien à voir, mais je vous assure de mon soutien dans l'affaire qui vous oppose à SOS Education. Qu'ils aient le culot de vous traîner en justice alors qu'ils se contentent depuis le départ de copier/coller vos textes et ceux d'autres antipédagogistes -- en les détournant radicalement de leur véritable sens, bien entendu -- cela défie l'entendement. Notre époque est décidément sortie de ses gonds. On arrive à un point où on peut dire strictement n'importe quoi et, par dessus le marché, appeler la justice à son secours. Je m'excuse de rester au soutien moral : mes finances sont à l'étiage et je n'ai pas de contacts parmi les juristes qui pourraient vous aider.

Cordialement. "

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

> > > > David R. Kamerschen, Ph. D. - Professeur d'économie
>

Ecrit par : dobolino | 21 février 2009

Hum… comparaison n'est pas raison ! Boire des bières et gérer les finances d'un état... Pareil que quand on compare les finances d'un état à celles d'un ménage : rien à voir !

Ça me rappelle un journal d'élus de droite dans les années 80 : il essayaient d'expliquer la politique par une parabole.
Imaginons qu'il y ait dix pains pour dix personnes ; la solution des socialistes consiste à donner un pain par personne… seulement quand chacun a mangé son pain, c'est fini !
Nous la droite, nous disons : confions les pains à ceux d'entre nous qui seront capables de les faire fructifier, et il y aura du pain pour tout le monde !

Ça me fait encore bien marrer, cette explication !

Le truc des bières, c'est plus malin, mais guère plus.

Parlons un peu des mecs qui sont partis en Angleterre ou aux Etats-unis, et qui reviennent pleurer en France quand ils ont besoin de chômage ou de soins gratuits !

Le type qui s'est barré pour ne pas payer ses bières et celles des autres, vous croyez qu'on lui fait une place quand il revient, ruiné, et réclame le droit de boire gratos ?

Et le coup de ceux qui créent un club privé pour boire des bières entre eux, sous un crucifix mettons, et qui sont financés par une taxe sur les bars publics ? Vous connaissez ?

Écrit par : sanjuro | 21 février 2009

N'était-ce pas Sarko lui-même qui, en tant que ministre de l'économie, disait vouloir la gérer "comme un bon père de famille"?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Ministre du budget, pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

L'EN encore plus sous influence parentale ?
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/nadine-morano-veut-le-mammouth/917/0/319412

Darcos a vécu c'est certain...sic transit !

Écrit par : Philippe | 21 février 2009

"Dans le passé trop d'enfants capables étaient écartés des études secondaires pour des raisons matérielles et culturelles."
Ecrit par Francis Penin

Merci, Francis, pour votre longue réponse argumentée. Pour me situer, je suis issu d'un milieu ouvrier. Mon père a réussi, grâce à ses capacités personnelles et à l'instruction reçue à l'école primaire, de sortir de l'usine et d'obtenir un poste de maître d'apprentissage en collège d'enseignement technique, dans les années 50. Je sais donc parfaitement ce que ma famille doit à l'école de la république.

Je crois qu'il faut avant tout s'entendre sur les mots, et sans doute vous ai-je mal compris. Si l'élitisme que vous défendez est celui qui a permis à un Camus (ou à un Penin !) d'accéder au meilleur de la culture et à l'épanouissement de ses possibilités, alors je vous suis parfaitement.

Cependant, la notion d'élitisme a pu amener des enseignants à se désintéresser des faibles au profit de ceux qui montrent des "dons" ou des capacités. (C'est encore souvent le cas dans les clubs sportifs, d'ailleurs !) Tout élève a subi au cours de sa scolarité des remarques humiliantes sur un devoir, ou à l'issue d'une remarque malheureuse, ou d'un régionalisme mal venu. C'est à cet élitisme-là que je pensais.
Cet élitisme qui n'a jamais fait le pari qu'un élève moyen ou faible peut simplement avoir besoin de plus de temps, d'une parole bienveillante le moment venu, d’un petit peu d’attention. Et on en a tous eus, de ces élèves guère brillants, qui se révélaient sur le tard !

L'enseignement avant les années '60 était bâti sur un système inégalitaire dans ses structures, et c'est pour répondre à l'allongement de la scolarité et la démocratisation de l'accès aux études que le collège s'est progressivement ouvert à des élèves de plus en plus nombreux. C'est d'ailleurs là que se situe la confusion que font les néo-pédagogues et les syndicats sur l'inégalité des chances, mettant dans un même sac les structures et les programmes.

Enfin, je partage avec vous le constat que l'école actuelle, avec ses méthodes et ses contenus, empêche les meilleurs élèves de véritablement s'épanouir, tout en ne proposant aux plus faibles qu'une remédiation à l'infini, mais je ne veux pas idéaliser l'école d'autrefois.

Écrit par : Chevreuil | 21 février 2009

A Pascal Dupré

Merci pour le lien vers le texte de Michel Delord. Eclairant !

Écrit par : Chevreuil | 21 février 2009

Lire :

"à sortir de l'usine et à obtenir un poste de maître d'apprentissage"

J'ai beau relire ...

Écrit par : Chevreuil | 21 février 2009

@Robin
Depuis hier soir, je me creuse les méninges pour essayer de trouver une "remédiation" possible au gouffre d'incompétences diverses et variées des élèves de collège en rédaction.
Ce que vous nous avez recopié m'a complètement atterrée. Ces textes sont à peu près du niveau de ceux que pourraient produire mes CP ou mes CE1 à cette époque de l'année, aussi bien sur le plan de l'orthographe que sur celui des "idées". Que des gamins de treize ou quatorze ans en soient encore là, c'est carrément affligeant.

Je vais peut-être dire n'importe quoi, je ne connais ni vos programmes, ni vos contraintes matérielles mais voici ce que je ferais si j'avais une classe de CM2 dont les élèves me "produisaient" ce genre d'horreurs.

D'abord, j'essaierais de leur donner un sujet beaucoup plus précis. Ce pourrait être par exemple de rédiger un dialogue entre un client venu récupérer sa voiture et le mécanicien lui expliquant que, la panne étant bien plus grave que prévue, la réparation n'a pu être faite (pas très exaltant comme sujet, mais c'est la première idée qui m'est passée par la tête).
Ensuite, je ne les lancerais pas sur un travail individuel parce que, visiblement, ils n'en sont pas capables. Je ne pense pas non plus qu'un travail de groupes puisse leur apporter quelque chose.

Je reviendrais donc à ce que l'on pratique en maternelle ou au CP : la dictée collective à l'adulte ou, dans le cas présent, la dictée collective écrite au tableau phrase après phrase par les élèves, l'un après l'autre.

Comme, bien évidemment, il ne s'agit pas de condenser en un seul texte toutes les banalités que pourraient proférer les élèves, je commencerais par un « dialogue pédagogique » où le professeur interroge les élèves sur les caractéristiques des textes dialogués précédemment étudiés.

A la suite de chacune des questions, une partie du texte serait alors élaborée, à l’oral d’abord, puis écrite au tableau par un élève désigné, corrigée dans la foulée.

Chaque nouvelle phrase élaborée pourrait donner lieu à une relecture afin de vérifier la cohérence de l’ensemble et le professeur en profiterait pour suggérer d’éviter les redites et les répétitions, pour encourager à rechercher un terme plus approprié, plus « littéraire », en rappelant au besoin les lectures faites en classe.

Le texte entier, recopié au fur et à mesure par un ou plusieurs élèves, resterait dans les archives des élèves et pourrait être réutilisé pour un travail individuel.
En primaire, il serait d’abord réutilisé lors d’autres rédactions collectives au tableau, mais sans doute n’avez-vous pas assez d’heures par semaine pour vous permettre d’en perdre plusieurs sur ce thème.

Comme je l’ai dit au début de mon message, il est tout à fait possible que ce que je propose soit totalement inapplicable avec des élèves de collège. En élémentaire, ça ne marche pas trop mal et l’on arrive ainsi à « faire toucher du doigt » aux élèves ce que l’on entend par « un texte intéressant », ce qui ne va pas de soi pour certains d’entre eux au départ.

Écrit par : catmano | 21 février 2009

Merci, Francis, pour votre longue réponse argumentée. Pour me situer, je suis issu d'un milieu ouvrier. Mon père a réussi, grâce à ses capacités personnelles et à l'instruction reçue à l'école primaire, de sortir de l'usine et d'obtenir un poste de maître d'apprentissage en collège d'enseignement technique, dans les années 50. Je sais donc parfaitement ce que ma famille doit à l'école de la république.

Je crois qu'il faut avant tout s'entendre sur les mots, et sans doute vous ai-je mal compris. Si l'élitisme que vous défendez est celui qui a permis à un Camus (ou à un Penin !) d'accéder au meilleur de la culture et à l'épanouissement de ses possibilités, alors je vous suis parfaitement.

Cependant, la notion d'élitisme a pu amener des enseignants à se désintéresser des faibles au profit de ceux qui montrent des "dons" ou des capacités. (C'est encore souvent le cas dans les clubs sportifs, d'ailleurs !) Tout élève a subi au cours de sa scolarité des remarques humiliantes sur un devoir, ou à l'issue d'une remarque malheureuse, ou d'un régionalisme mal venu. C'est à cet élitisme-là que je pensais.
Cet élitisme qui n'a jamais fait le pari qu'un élève moyen ou faible peut simplement avoir besoin de plus de temps, d'une parole bienveillante le moment venu, d’un petit peu d’attention. Et on en a tous eus, de ces élèves guère brillants, qui se révélaient sur le tard !

L'enseignement avant les années '60 était bâti sur un système inégalitaire dans ses structures, et c'est pour répondre à l'allongement de la scolarité et la démocratisation de l'accès aux études que le collège s'est progressivement ouvert à des élèves de plus en plus nombreux. C'est d'ailleurs là que se situe la confusion que font les néo-pédagogues et les syndicats sur l'inégalité des chances, mettant dans un même sac les structures et les programmes.

Enfin, je partage avec vous le constat que l'école actuelle, avec ses méthodes et ses contenus, empêche les meilleurs élèves de véritablement s'épanouir, tout en ne proposant aux plus faibles qu'une remédiation à l'infini, mais je ne veux pas idéaliser l'école d'autrefois.

Ecrit par : Chevreuil | 21 février 2009
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Nous sommes bien d'accord, Chevreuil !
Il n'y a pas eu d'âge d'or absolu de l'enseignement français.
Mais je considère que celui dont j'ai bénéficié fut un âge d'or relatif.
Dans le secondaire j'ai été toisé par certains professeurs qui savaient, d'un regard, que je n'étais pas de leur classe sociale.
J'ai tellement été humilié par ce regard hautain que je me suis échiné à avoir de bons résultats, et ce fut positif, finalement. Manifestement, en lisant les compliments de certains de mes professeurs dans mes bulletins trimestriels, j'ai eu la nette impression qu'on les leur avait arrachés sous la torture.
Mais à côté de ceux-là (il y en a toujours, il y en a toujours eu et il y en aura tant que l'espève humaine survivra), j'ai eu des professeurs merveilleux de bienveillance dont le seul regard était un encouragement tacite. Je me suis efforcé d'être un professeur de cette sorte.
Et je voudrais, des années où j'ai été scolarisé, ne me rappeler que ceux-là, sans oublier mes merveilleux instituteurs qu'on n'appelait pas encore "professeurs des écoles", mais qui écrivaient sans faire de fautes d'orthographe, eux. (Je suppose que quelques-uns des professeurs des écoles actuels ne font pas de fautes d'orthographe - ou, plus généralement, de français - non plus.)
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 21 février 2009

à Robin, suite du message de Catmano ...

Je vais recopier une lettre écrite le 19/09/74 par mon amie d'enfance, Claudette, née en janvier 1960, donc âgée de quatorze ans et demi, orpheline de père et issue d'un milieu socio-culturel ultra-défavorisé. Elle redoublait alors sa quatrième après avoir redoublé sa sixième. Elle sortit du collège sans obtenir le BEPC et fut orientée en BEPA à seize ans passés. A lire avec l'accent du midi ! Il s'agit d'une lettre entre obsédés d'équitation et de randos à cheval. La Garde est le nom du centre équestre.


Chère Pascale

J'espère que toi t'as pas tant le cafard que moi. Moi putaing !!! je l'ai un peu beaucoup. toute la nuit j'ai chialée, c'était pas la joie. Aujourd'hui moi qui était de baptême pour être la marraine. Dire que demain on rentre, en pensant à la Garde, remarque j'ai pas à me plaindre moi je verrais Fifi (e). A midi on a été bouffé au restaurant à St Férréol trente pas, en passant devant le chemin de la Garde ça me faisait quelque chose, aussi devant chez Coco en voyant sa deudeu.
Mon oncle aujourd'hui m'a dit qu'un samedi aprés-midi on irait réservé pour le dimanche je tele dirais et penserai à toi. Il paraît que Catherine est venue ce matin avant de partir dire aurevoir. Je dormais moi. Quand on sera au bahut on t'écrira avec Fifi(e)- demain je rentre: à 10 heures et elle à 16 heures. je l'attendrai sur les escaliers, tu vas voir on va commencer à parler de LA GARDE (ça vaut au moins ces majuscules, c'est tellement important )

Il est exactement 9 heures moins 20 du soir, on va reprendre nos habitudes de se lever à 6 h et demie- ça fait chier.
alors tu oublies pas à 3 heures devant la fontaine, le 24, tu prends Nadia ? moi je sais pas si je prends Babahut pourtant il faudrait que je le sache c'est bientôt. Non mais je voudrais que ça passe vite qu'on soit déjà ou bientôt à Noël. Il paraît que dans le mois d'octobre il va y avoir une grève ça serait bien si elle était de 15 jours (non mais ça va pas aujourd'hui je pense trop à toi et à LA GARDE-
me la Ririne à mon Babahut
Hum ! Hum m m !!!
BE UE
Cloclée
PS Tichou m'a envoyée les photos je te les enverrais dans la prochaine lettre. Min-min est vachement bien sur sa Yam. J'ai décachetée la lettre pour te le dire car il y a un moment qu'elle est faite.


J'ai respecté orthographe et ponctuation. Il y a une deuxième page pleine de joyeux graphitis, impossible à recopier. Nous nous écrivions deux à trois fois par mois les uns les autres. C'était notre seule mode de communication en dehors des vacances pour un réseau de quatre amis !
Nous avions un avantage sur Pagnol avec son ami Lili, c'est que tous savaient lire et écrire ! L'année scolaire était moins longue et quand nous nous retrouvions aux vacances, nous nous étions tout raconté entre temps par écrit.

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Il me semble que cette lettre est bien la preuve que le niveau a dramatiquement baissé.
Ceci dit, les possibilités de communication actuelles ne sont certainement pas étrangères à cet état de fait.
Pour la plupart des enfants, aucune nécessité d'écrire en dehors des exercices scolaires de rédaction!
Ma fille a sa meilleure amie à l'ïle de Groix et elles se téléphonent quasi quotidiennement en haut débit illimité et ne s'écrivent qu'à l'occasion de leurs anniversaires pour s'envoyer des petits cadeaux.
Pour nous, il y a trente à quarante ans, le seul mode de communication était l'écrit.

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Quand j'ai réussi le concours d'entrée à l'école vétérinaire, en 1977, mon père a appelé au village via l'Agence Postale, ce qui fait que tout le village l'a appris avant moi. Il fallait une urgence absolue pour user du téléphone communale, la discrétion étant très loin d'être garantie, vu le côté pipelette de la "Postière" !!!
Ceci dit, rien ne garantissait que la dite- "Postière" ne décolle pas toutes les lettres à la vapeur pour les lire et en faire état public avant de les mettre dans le sac du facteur.
C'était très convivial !

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

De ce fait, j'ai eu ma maîtrise à 28 ans, le CAPES à 34 ans, et l'agrégation (par concours) à 55 ans.


Monsieur Penin; respect.

Cela dit je partage exactement le même sens de l'élitisme que vous.

Je ne parviens pas à comprendre pour quelles raisons les aides financières proposées aujourd'hui sont à ce point inefficaces... J'ai comme idée qu'elles ne sont peut-être pas indexées sur le coût de la vie ne cessant d'augmenter... Est-ce exact? Et vraiment, après maintes réflexions, je ne parviens pas à avoir une autre conclusion; elles le sont, inefficaces.
Comme je l'ai soulevé dans un précédent commentaire; beaucoup d'étudiants doivent travailler en plus des études... Ca, je le vois chaque matin. Cette mode de l'étudiant-salarié que Madame Pécresse s'empressait de féliciter lors des grognes de l'année dernière contre la LRU en disant qu'il n'y avait pas de sous métiers, que ça donnait aux étudiants une expérience entrepeneuriale (A Mc do, tu parles!) et tout le discours comique usuel... Bref, cette mode doit probablement contribuer à faire dégringoler le taux de réussite à l'université. Nous voilà donc de retour quelques années en arrière quand les élèves ne pouvaient pas faire d'études; aujourd'hui c'est peut-être encore pire; on leur fait croire qu'ils peuvent en faire et ils se ramassent au bout d'au plus deux ans.
Tiens, j'apprends à l'instant -par l'intermédiaire d'un ami- que la bourse au mérite pour les candidats à l'Agrégation est supprimée depuis 2008. Est-ce exact? Et d'autre part, quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne sur les raisons qui font que le système d'aide est si mal fichu?


Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 21 février 2009

communal !!!!

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Echec scolaire (suite) : quand on ne veut pas se donner les moyens de lutter contre , on crée non pas une commission mais un fichier : un de plus à l'école ! But de la manoeuvre = ????

Source / auteur : LDH Toulon
Création d'un nouveau fichier national consacré au "retard scolaire"
vendredi 20 février 2009,


Un arrêté publié au JO du 18 février 2009 [1] crée un fichier d'« informations nominatives » consacré au « retard scolaire des élèves [2] résidant dans les quartiers de la politique de la ville ».
La Cnil a délivré un récépissé...
Arrêté du 28 janvier 2009 portant mise en oeuvre d'un traitement automatisé d'informations nominatives visant à produire et diffuser des indicateurs statistiques locaux sur le retard scolaire des élèves résidant dans les quartiers de la politique de la ville et dans les quartiers Iris 2000

La ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi,
Vu la loi n° 51-711 du 7 juin 1951 modifiée sur l'obligation, la coordination et le secret en matière de statistiques, notamment l'article 7 bis ;
Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, et notamment son article 23 ;
Vu la loi n° 79-18 du 3 janvier 1979 modifiée sur les archives ;
Vu l'arrêté du 19 juillet 2000 modifié portant création d'un traitement automatisé d'informations individuelles relatif à la constitution et à la mise à jour par l'INSEE du répertoire d'immeubles localisés (RIL) ;
Vu le récépissé n° 1337256 de la Commission nationale de l'informatique et des libertés en date du 22 décembre 2008,

Arrête :
Article 1
Il est créé à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) un traitement visant à produire et diffuser des indicateurs statistiques locaux sur le retard scolaire des élèves résidant dans les
quartiers de la politique de la ville et dans les quartiers Iris 2000 [3], à partir des fichiers individuels que lui transmet chaque année la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'éducation nationale et les rectorats. Pour la production de ces indicateurs, l'INSEE procède à la géolocalisation des données individuelles transmises.

Article 2
Les données traitées concernant les élèves sont :
* le sexe ;
* l'année de naissance ;
* la nationalité (« français » ou « étranger ») ;
* la catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage ;
* l'adresse du domicile de l'élève ;
* la localisation du domicile de l'élève, codée à l'échelle des quartiers de la politique de la ville, de l'Iris, de l'îlot et de carreaux de 100 mètres de côté.
Pour la production des indicateurs statistiques locaux et la réalisation des études utiles au suivi et à l'évaluation de la politique de la ville, l'INSEE produit un fichier d'études comportant les données individuelles à l'exception de l'adresse du domicile de l'élève.

Article 3
L'INSEE conserve les adresses pendant cinq années suivant leur géolocalisation.

Article 4
Les Archives de France sont destinataires des données traitées, ainsi que les personnes chargées de la production des statistiques publiques, sous réserve que cette transmission soit conforme aux dispositions de l'article 6 de la loi du 7 juin 1951 susvisée. La DEPP et les rectorats sont destinataires du fichier d'études mentionné à l'article 2.

Article 5
Le droit d'accès et de rectification prévu par les articles 39 et 40 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée s'exercent auprès de la direction générale de l'INSEE.

Article 6
Le droit d'opposition prévu à l'article 38 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée ne s'applique pas à ce traitement.

Article 7
Le directeur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 janvier 2009.
Pour la ministre et par délégation : Le directeur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques,

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Commentaire : la « géolocalisation » du retard scolaire, par Geneviève Koubi

On pourrait dire que le fichage des élèves continue. Cette fois-ci, c'est le « retard scolaire » qui est dans le collimateur. L'enjeu de la veine informatique est la production et la diffusion d'indicateurs statistiques
locaux conçus à partir d'un traitement automatisé d'informations personnelles ! A défaut d'être des cobayes, les élèves ne sont plus que des instruments de mesure ! La mise en place de ce fichier dont l'orientation
reste incertaine, mêlant données personnelles et informations statistiques, indique-t-elle le passage à d'autres modes d'action pour une lutte non contre l'échec scolaire mais contre l'absentéisme scolaire [4] ?
L'arrêté du 28 janvier 2009 porte "mise en oeuvre d'un traitement automatisé d'informations nominatives visant à produire et diffuser des indicateurs statistiques locaux sur le retard scolaire des élèves résidant dans les quartiers de la politique de la ville et dans les quartiers Iris 2000".
Constitués « à partir des fichiers individuels que lui transmet chaque année la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'éducation nationale et les rectorats » (art. 1er), les indicateurs doivent être affinés par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) suivant une lecture spécifique destinée, peut-être, à "noter" les quartiers dans lesquels la lutte contre l'échec scolaire s'avèrerait insuffisante, cet élément laissant alors supposer l'interférence de certains facteurs non exposés dans l'arrêté.
Cependant, l'INSEE devra procéder à « la géolocalisation des données individuelles transmises », ce qui peut conduire au développement d'actions particulièrement ciblées sur les modes de vie adoptés dans l'un ou l'autre des quartiers analysés ? au détriment de la généralité des lois et des règlements de la politique de la ville.
Le terme de « géolocalisation » renvoie autant aux modes de détection des véhicules qu'aux moyens de localisation des personnes sous surveillance électronique, il est aussi un des points retenus pour l'institution du passe Navigo ou pour les contrôles d'accès aux zones réglementées, dans les aéroports comme dans les lieux particulièrement sensibles (centrales nucléaires par exemple) [5]... La production d'un tel indicateur pour le « retard scolaire » préfigure-t-il de futurs logiciels captateurs des déplacements des absentéistes ?
Selon l'article 2 de cet arrêté, « les données traitées concernant les élèves sont : le sexe ; l'année de naissance ; la nationalité (« français » ou « étranger ») ; la catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage ; l'adresse du domicile de l'élève ; la localisation du domicile de l'élève, codée à l'échelle des quartiers de la politique de la ville, de l'Iris, de l'îlot et de carreaux de 100 mètres de côté ». Pour déterminer les indicateurs et engager l'étude correspondante à un « suivi et à l'évaluation de la politique de la ville, l'INSEE produit un fichier d'études comportant les données individuelles à l'exception de l'adresse du domicile de l'élève » ; il est aussitôt signifié, en l'article 3, que « l'INSEE conserve les adresses
pendant cinq années suivant leur géolocalisation » [6].
S'il est dit quel est le « destinataire des données traitées », les Archives de France, c'est la DEPP [7] et les rectorats qui sont « destinataires du fichier d'études ». Le lien avec la politique de la ville paraît donc bien
ténu !

Notes
[1] Référence NOR : ECES0901847A : http://www.legifrance.gouv.fr/affic...
[2] A ne pas confondre avec le retard à l'école !
[3] Pour les communes de plus de 5000 habitants, l'IRIS 2000 est la zone géographique minimale, d'un seul tenant d'environ 2000 habitants, définie par l'INSEE, pour la diffusion à tous publics des comptages, listes et tableaux du RP 99 et du fichier logements. (Source : [http://www.insee.fr/fr/publications... ]). [Note de LDH-Toulon].
[4] V. Circ. n° 2008-174 du 18 déc. 2008, Décrochage scolaire : mise en oeuvre des décisions du CIV du 20 juin 2008. Un pan du plan Espoir banlieue ?
[5] Visa : « le récépissé n°1337256 de la Commission nationale de l'informatique et des libertés en date du 22 décembre 2008 »
[6] Notant que « le droit d'opposition prévu à l'article 38 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée ne s'applique pas à ce traitement » : art. 6
[7] Et là, la précision quant à son rattachement au ministère de l'éducation nationale n'est pas réitérée.

Écrit par : Françoise Guichard | 21 février 2009

En primaire, il serait d’abord réutilisé lors d’autres rédactions collectives au tableau, mais sans doute n’avez-vous pas assez d’heures par semaine pour vous permettre d’en perdre plusieurs sur ce thème.

Ecrit par : catmano | 21 février 2009

Ah, hélas ! Disparition des heures en "demi-groupe" et des heures en général !!! C'est un des nœuds du problème, avec le programme et les méthodes d'enseignement.

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Commentaire : la « géolocalisation » du retard scolaire, par Geneviève Koubi



Ecrit par : Françoise Guichard | 21 février 2009
Rhâââ ! Rien qu'à lire le titre, je n'ai pas le courage de lire l suite !
Je m'efforcerai quand même !

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

L'EN encore plus sous influence parentale ?
Darcos a vécu c'est certain...sic transit !

Ecrit par : Philippe | 21 février 2009


Morano? :-(
Darcos, au moins, est intelligent... Elle, à part son sarkozysme enragé...
Si c'est ce qui se passe, jamais, depuis Ulysse, l'expression "tomber de Charybde en Scylla" n'aura autant mérité son sens...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

A Robin :
Moi aussi, j'ai réfléchi à ces copies d'élèves de quatrième, que je trouve rafraîchissantes de spontanéité adolescente !

Voici quelques pistes de réflexion :

D'abord il s'agit de définir un projet d'écriture (Mettons du sens sur les apprentissages ! ) : nouvelle, pièce de théâtre, roman policier, historique, conte, album illustré en 3D, hors de ça, point de salut.

Ensuite, une fois que sont définies les tâches d'écriture (pas les taches d'encre, non, les autres) on définit collectivement des critères de réussite conformes à ce qu'attendent les futurs lecteurs (destinataires) et le type de texte à produire (descriptif, narratif, injonctif, argumentatif, portatif, définitif, prohibitif…)

Troisième phase : Ecriture individuelle ou collective d'un texte. (collective, c'est mieux pour les interactions socio-cognitives)

Puis relecture par un autre groupe, qui corrige les fautes d'orthographe de syntaxe, de cohérence textuelle etc... qu'il arrive à trouver. (confrontation sociale du texte produit)

Puis deuxième jet, en tenant compte des indicateurs de réussite définis en 2 et des remarques de l'autre groupe.

Enfin, correction par le professeur et copie d'un troisième jet, toujours en groupe. (Phase de réajustement)

Repérage des "points qui interpellent" et travail différencié (constitution de groupes de besoin) sur les difficultés rencontrées : (phase de remédiation)
- atelier cohérence narrative
- atelier chaîne référentielle
- atelier gestion des déictiques
- atelier mandala

Evaluation lors d'une production d'écrit décontextualisée.

Si, avec ça, ils n’y arrivent pas… ;-)

Bon, sérieusement, je pratique un peu comme Catmano, avec mes CM.

Sujet très circonscrit : à partir d’un texte lu en classe, écriture d'une fin possible, d'une description, d'un dialogue, utilisation correcte des temps du récit, suppression de répétitions, construction de phrases complexes, enrichissement du vocabulaire... et écriture d'un "modèle de texte", phrase à phrase, au tableau, avec l'ensemble de la classe. Pas facile à gérer avec trente élèves, mais c'est peut-être la seule façon qui permet de faire avancer les choses avec les élèves qui ne savent pas ce qu'on attend d'eux. J'ai observé de réels progrès chez certains élèves plutôt faibles.

Écrit par : Chevreuil | 21 février 2009

L'édito qui n’engage que moi

Choron aimait l’humour scatologique mais fallait-il lui consacrer un film de merde ?

« Qui fera dans le dos les cornes à ce gros dégeulasse » (Brassens)

Je suis allé voir le film de Carles et Martin : « Choron Dernière, vie et mort du professeur Choron et de Charlie hebdo ». Dès le début le ton est donné. Le film consacré à Georges Bernier alias le professeur Choron, sera une attaque à la nouvelle équipe dirigée par Philippe Val. Je précise, avant de vous en parler, que je suis allé à deux séances parisiennes se terminant par un débat. La première fois il y eut Delfeil De Ton pour parler aux douze spectateurs présents dans un cinéma de Montparnasse, la seconde fois ce fut Pierre Carles, Marc-Edouard Nabe, Eric Martin et Vuillemin qui faisait face aux nombreux spectateurs d’un cinéma de Saint-Michel.

Le film débute par un extrait du journal télévisé qui relatait le « scandale » de l’émission Droit de réponse de la veille, où l’on y parlait de la « mort » de Charlie hebdo. Puis Carles et Martin justifient le sous-titre du film (vie et mort de Choron et Charlie) en envoyant des « jeunes journalistes » demander à Val, Cabu et Wolinski, « est-ce que sans Choron on peut faire Charlie ? » et une flopée de : « si Choron ceci, pourquoi Choron cela… » poussant le ridicule jusqu’à interroger Val sur Choron lors de la présentation du film sur les caricatures à Cannes. Autre moment relatant l’acharnement pathétique d’un sbire de Carles qui demande à Wolinski, lors du festival de la BD d’Angoulême, pourquoi il n’y avait pas d’hommage fait à Choron ? Wolinski eut cette réponse logique : « tout d’abord parce qu’il ne dessinait pas ! » Puis ce fut au tour de Cabu de répondre qu’il n’avait pas envie de parler ni de rendre hommage à Choron.
Carles et Martin montrent aussi les côtés pitoyables de Choron. Par exemple, on voit Choron dans un restaurant, essayant de vendre son journal « la Mouise » et insultant un type qui ne veut pas l’acheter, en disant : « vous aimez Gainsbourg… Gainsbourg c’est de la merde, moi j’ai fait Hara-kiri ! » On pourrait se dire que Carles et Martin gardent un brin de lucidité sur le personnage ? Et bien c’est leur faire trop d’honneurs ! La séquence est mise entre deux passages où l’on parle de Choron à Val, Cabu et Wolinski, pour nous sous-entendre qu’ils ont laissé tombé Choron, et voilà le résultat !
Le film est en deux parties : Images d’archives avec les quelques interventions de Val, Cabu, Wolinski et Cavanna et aussi Nabe (malheureusement) et Vuillemin (fort logiquement), puis la seconde partie où Carles et Martin suivent Choron dans son village natal, entre souvenirs et rencontres faussement improvisées, on s’ennuie jusqu’à la scène finale, où l’on voit Choron filmer un lapin en train de se faire enlever la peau.
Dans ce film on apprend rien de plus sur Choron. On est frustré du vide, du manque de fond et de réflexion du film. Il y a une raison à cet état des choses, Choron ne fut qu’un alibi pour Carles ! Le seul but de Carles était d’emmerder Val et tous les amoureux de Choron, les vrais, pas ceux qui ne voyaient en Choron qu’un vieux rigolo abonné à toutes les émissions télévisées merdiques de ces dernières années, ne peuvent être que déçu. Non, les amoureux de l’ancienne équipe remarqueront que Carles et Martin, tout en accusant Val d’avoir spolié Choron, ont fait de Val la « star » du film. La « star » des débats. Ils n’ont pas placé Choron historiquement, mais dans une actualité dont tout le monde se fiche. Tout ça pour dire que je ne conseille à personne ce film.

Puis le débat fit suite au film. Delfeil De Ton, venu à la séance seulement pour parler de son copain Choron, je ne l’ai pas trop asticoté. Je lui demandé, entre autre, s’il était d’accord avec le sous-titre du film. Ca réponse fut simple : il m’a dit qu’au moment où le film se tournait, dès qu’il su que Carles était le réalisateur, il refusa d’être interviewé puisqu’il présageait que Carles n’en avait qu’après Val. Je lui ai aussi parlé des tensions qui existaient entre Choron et Cavanna. Cavanna reprochant à Choron d’avoir coulé Charlie et l’accusant d’avoir fait d’Hara-kiri un journal de beaufs. Delfeil De Ton me donna raison tout en disant que Choron avait pris le dessus sur Gébé (rédacteur en chef d’Hara-kiri en 1980) et qu’il avait tiré le journal vers le bas.
Le lendemain j’ai revu le film uniquement pour m’engueuler avec Carles et Nabe. J’ai donc reproché à Carles d’avoir mêlé le nouveau Charlie au film sur Choron, tout en lui demandant quelle légitimité avaient-ils (Carles, Martin, Nabe) pour juger la nouvelle équipe ? Il faut savoir qu’hormis Fournier et Reiser (tous deux décédés) seul Choron manquait à l’appel de la nouvelle formule ! Tous les noms du premier numéro de Charlie se retrouvent sur le premier numéro de la nouvelle formule. Et oui, Gébé, Cabu, Cavanna, Wolinski, Willem et DDT ont participé à la relance du journal. Vuillemin eut l’honnêteté de raconter que Val et Gébé sont partis voir Choron pour lui demander d’y participer. Choron leur a dit de lui laisser la matinée pour réfléchir puis, lorsqu’ils sont revenus, Choron était ivre et incendia Val.
Nabe dans son aigreur habituelle alla jusqu’à dire que Font et Val faisaient des chansons de merde… que Wolinski et Cabu continuaient à travailler pour Val parce qu’ils ne savaient pas où bosser ! Evidement, j’ai dû contredire tous les propos de Nabe qui voulait être le prophète de Dieu Choron, ridicule. Je suis intervenu sur tous les sujets, relevant les incohérences de leurs propos, et « défendant » les positions de Philippe Val. Après que Martin m’ait dit que c’était « courageux » de dire du bien de Val, j’ai fini par pourrir la parade mégalo de Nabe.
Nabe insulta aussi Cabu qui refusait la prosternation posthume, en rappelant dans Charlie hebdo que Choron était aussi un sale type.
Payer les charges de ses employés, une broutille lorsque c’est Choron l’employeur. Par contre si le patron n’est pas un rigolo alors là, c’est l’appel à la révolution par la branche de l’extrême gauche qui va de Besancenot à Carles en passant par les ondes de Là-bas si j’y suis. Pour l’anecdote, Carles, il y a quelques années, a fait un film intitulé « Attention danger travail ». Et quelle ironie d’entendre dans le film Choron dire à Carles « il faudrait flinguer tous ceux qui bossent pas ! » ce à quoi Carles répondit : « vous êtes un sage pour nous ». Ô flagornerie quand tu laisses ta langue lécher tous les orifices…
A la sortie du film, Vuillemin, est venu me saluer. Dans les couloirs du cinéma Nabe parlait à une jeune fille d’origine algérienne d’Abdelwahab Meddeb (poète tunisien contre la charia et le jihad), en disant de lui que c’était un sale traître, puis il se mit à vanter « Tarik » (Ramadan).
L’alliance de la « vraie » gauche (Pierre Carles), de la gauche brune (Nabe) le tout mélangé avec le fanatisme religieux… si mes souvenirs sont bons, ça ressemble à ce que dénonce Val dans tous ces éditos… étonnant non ?


Anthony Casanova

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Morano m'est sympathique.

Elle était l'une des seules de droite à ne pas être opposée au Pacs, de même, d'ailleurs, que Bachelot et Darcos.

Écrit par : Jeremy | 21 février 2009

Lettre ouverte à Jean-Robert Pitte, ancien Président de l’Université Paris-Sorbonne, Membre de l’Institut, par Denis Labouret, Barthélémy Jobert, Michel Fichant, Jean-François Courtine
samedi 21 février 2009, par laurence



Cher collègue,

Vous avez tenu à plusieurs reprises, ces dernières semaines, des propos désastreux sur l’état de la recherche dans les universités en sciences humaines. Dans le journal Challenges du 3 février, vous soutenez qu’« en lettres par exemple, la moitié des maîtres de conférences et le tiers des professeurs ne publient plus rien et ne font qu’assurer leurs 192 heures d’enseignement sur l’année ». Le Figaro du 13 février confirme ces propos et rappelle qu’en sciences humaines et sociales, vous « estimez à 40 % le nombre d’enseignants du supérieur qui ne publient pas ». Et le journal de citer vos dires : « C’est l’omerta, car personne ne veut l’avouer ! Aucune sanction n’est possible. Personne ne peut les obliger à faire de la recherche et certains s’en donnent à coeur joie. »

Si vos propos sont bien rapportés – on peut encore espérer que ce ne soit pas le cas –, ils sont insultants pour l’ensemble de l’Université française, et en particulier pour ceux qui travaillent à vos côtés à l’Université Paris-Sorbonne. Le lecteur peut supposer en effet que les chiffres que vous évoquez sans en donner les sources et que vous seriez donc le seul à posséder seraient le fruit de votre longue expérience à Paris IV et de la fréquentation quotidienne de vos collègues, géographes et historiens, linguistes ou littéraires. Il suffit pourtant de consulter les rapports remis récemment à l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) pour prouver le contraire. En substituant aux réalités et aux faits que vous connaissez parfaitement des pseudo-statistiques qui ne reposent sur aucune étude, vous accréditez et cautionnez, du fait de vos qualités éminentes d’ancien Président de l’Université Paris IV et de Membre de l’Institut, un discours idéologique anti-intellectualiste qui rejoint la pire tradition populiste. Vous n’honorez assurément pas ainsi les sciences humaines et leurs méthodes. Vous jetez surtout un grave discrédit sur une université que vous disiez pourtant, il n’y a pas si longtemps, vouloir faire rayonner.

Nous ne voulons pas nous interroger sur les raisons qui vous poussent à de telles allégations, mais nous vous demandons de prendre toute la mesure de l’insulte que vos propos font à l’ensemble de la communauté universitaire, et tout spécialement à l’établissement auquel vous appartenez. Dans votre article paru dans Le Monde du 5 février, vous concluez que les universités devraient se réjouir de ce que les nouveaux projets de réforme leur permettent « de se gérer elles-mêmes sous la houlette de leur président ». L’image est saisissante. A lire vos accusations, on frémit d’imaginer le sort d’une université tombée « sous la houlette » d’un président qui n’aurait pas la moindre considération pour ses pairs et qui refuserait de les évaluer sur la réalité de leur recherche et de leur engagement.

Denis Labouret (Vice-président du Conseil d’administration)

Barthélémy Jobert (Vice-président du Conseil scientifique)

Michel Fichant (Président du Comité stratégique)

Jean-François Courtine (Professeur délégué à la Recherche)

Écrit par : Jeremy | 21 février 2009

Sujet très circonscrit : à partir d’un texte lu en classe, écriture d'une fin possible, d'une description, d'un dialogue, utilisation correcte des temps du récit, suppression de répétitions, construction de phrases complexes, enrichissement du vocabulaire... et écriture d'un "modèle de texte", phrase à phrase, au tableau, avec l'ensemble de la classe. Pas facile à gérer avec trente élèves, mais c'est peut-être la seule façon qui permet de faire avancer les choses avec les élèves qui ne savent pas ce qu'on attend d'eux. J'ai observé de réels progrès chez certains élèves plutôt faibles.

Ecrit par : Chevreuil | 21 février 2009

Merci à vous Chevreuil, ainsi qu'à dobolino et à catmano pour leurs réactions à mes copies d'élèves.

Il faudrait peut-être effectivement donner un sujet plus précis. Je retiens l'idée du "modèle texte".

Écrit par : Robin | 21 février 2009

Morano m'est sympathique.

Elle était l'une des seules de droite à ne pas être opposée au Pacs, de même, d'ailleurs, que Bachelot et Darcos.

Ecrit par : Jeremy | 21 février 2009

Autrement dit vous vous réjouissez du fait que l'État de la République se soit mis dans cette affaire , par pur électoralisme et démagogie dans l'air du temps et à la remorque de l'évolution des moeurs sexuels relevant de la sphère strictement privée?

Écrit par : marigot | 21 février 2009

Monsieur Penin; respect.

Cela dit je partage exactement le même sens de l'élitisme que vous.

Je ne parviens pas à comprendre pour quelles raisons les aides financières proposées aujourd'hui sont à ce point inefficaces... J'ai comme idée qu'elles ne sont peut-être pas indexées sur le coût de la vie ne cessant d'augmenter... Est-ce exact? Et vraiment, après maintes réflexions, je ne parviens pas à avoir une autre conclusion; elles le sont, inefficaces.
Comme je l'ai soulevé dans un précédent commentaire; beaucoup d'étudiants doivent travailler en plus des études... Ca, je le vois chaque matin. Cette mode de l'étudiant-salarié que Madame Pécresse s'empressait de féliciter lors des grognes de l'année dernière contre la LRU en disant qu'il n'y avait pas de sous métiers, que ça donnait aux étudiants une expérience entrepeneuriale (A Mc do, tu parles!) et tout le discours comique usuel... Bref, cette mode doit probablement contribuer à faire dégringoler le taux de réussite à l'université. Nous voilà donc de retour quelques années en arrière quand les élèves ne pouvaient pas faire d'études; aujourd'hui c'est peut-être encore pire; on leur fait croire qu'ils peuvent en faire et ils se ramassent au bout d'au plus deux ans.
Tiens, j'apprends à l'instant -par l'intermédiaire d'un ami- que la bourse au mérite pour les candidats à l'Agrégation est supprimée depuis 2008. Est-ce exact? Et d'autre part, quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne sur les raisons qui font que le système d'aide est si mal fichu?


Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 21 février 2009
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Merci, Vincent.

Je ne connais pas les montants des bourses d'études supérieures allouées aux étudiants pauvres à l'heure actuelle.
Faire des études supérieures en travaillant pour pouvoir payer son loyer et manger (en ne s'achetant pour ainsi dire pas de vêtements, ni de chaussures, et en ne sortant pas, faute d'argent) est une gageure.
Je suppose que rien n'a changé, sur ce plan, depuis 1966.

J'ai essayé de faire mes études supérieures en travaillant (surveillant d'externat). C'était impossible. Je l'ai vite compris. J'étais supposé faire 36 heures de présence dans un collège d'enseignement technique à Levallois. Je n'en faisais en réalité que 28, avec un directeur qui fermait les yeux. Même ainsi, je passais 7 demi-journées au collège. Je ratais presque tous les cours, et je devais jongler pour suivre les travaux pratiques (obligatoires). Je ne me rappelle plus s'il y avait des travaux dirigés en première année (le premier cycle s'appelait "propédeutique" et durait un an).
J'ai échoué à la propédeutique la première année. J'ai réussi l'année suivante. Puis j'ai commencé le second cycle (nombre d'années indéterminé à l'époque : il fallait avoir 5 certificats d'études supérieures pour avoir le grade de licencié ès sciences [licence "libre"]. Certains en passaient un seul par an, car ils travaillaient.)
J'avais 25 ans quand j'eus la propédeutique. Au rythme d'un certificat par an, j'aurais été licencié à 30 ans !
Je me suis inscrit à 3 certificats, en étant surveillant de collège. C'était irréaliste. Fin janvier je quittai cet emploi et obtins une aide financière du Fonds de solidarité universitaire pour les cinq mois qui restaient. Juste de quoi ne pas mourir de faim. J'ai eu deux certificats sur les trois en juin et le troisième en octobre, au ras des pâquerettes.
L'année suivante j'eus une bourse d'État au taux maximal parce que mes parents étaient non imposables sur le revenu (j'ai fourni un certificat de non-imposition). Je l'avais demandée dès que j'avais quitté mon emploi de surveillant.
La suite s'est déroulée sans difficultés majeures. Je n'eus que deux des trois nouveaux certificats préparés, mais j'obtins de nouveau la bourse pour l'année suivante, pour le dernier certificat qui me manquait (le 6ème, pour avoir une licence "d'enseignement", requise pour se présenter au CAPES). J'obtins ce dernier certificat un an plus tard, mais au lieu d'une licence, c'est un diplôme de maîtrise que j'eus. (Une réforme a eu lieu en 1968.)

Seulement voilà : mes études cahotiques de première année (redoublée) m'ont conduit à avoir des lacunes importantes en mathématiques et en physique qui m'ont handicapé pour les concours du CAPES et de l'agrégation.
Les étudiants sérieux qui faisaient leurs études à plein temps avaient des mentions bien ou très bien à leurs certificats. J'ai eu une mention assez bien et une mention bien et cinq mentions passable (propédeutique et quatre certificats).

Résultat : 5 passages du CAPES et... longtemps plus tard, 9 passages de l'agrégation. (A ma première tentative au CAPES, j'ai passé l'agrégation aussi, mais je n'avais pas le niveau requis. En tout j'ai donc passé dix fois l'agrégation.)

J'ai toutes les raisons de penser que rien n'a changé radicalement et que les fils et filles d'ouvriers rament toujours comme je l'ai fait il y a quarante-cinq ans.
L'égalité des chances est un leurre. C'est un slogan. La gauche n'y a rien changé et n'y changera jamais rien. La droite non plus, bien sûr !

Il faut être enfant de famille aisée pour réussir brillamment ses études supérieures. Et il ne s'agit là que d'une condition nécessaire, mais non suffisante : il faut aussi travailler beaucoup des méninges.

Écrit par : Francis Penin | 21 février 2009

Nana la Murène a flanqué devant tout le monde (présent devant le collège le jour des résultats) une grande baffe à son glandeur de fils qui avait raté son brevet.
Cela, et seulement cela, me la rendrait sympathique si elle n'était aussi con et groupie de Sarko!

Écrit par : retraitée | 21 février 2009

Ouais, ben moi, avec elle, je ne donne pas cher de la Maternelle... L'Association des Maires de France a intérêt de commencer à potasser le dossier si elle ne veut pas se retrouver avec la garde des moins de 6 ans à financer !
J'ai bien dit la garde. De toute façon, le reste, ce que Pauline Kergomard appelait l'initiation au travail et à la régularité de l'école, plus personne ne sait ce que cela veut dire.

Écrit par : catmano | 21 février 2009

D'accord avec Marigot, Jeremy. Votre argument est un peu léger. Ca fait penser aux alter-mondialistes qui trouvent les islamistes sympathiques parce qu'ils sont anti-américains.

A part ça, Pitte= boulet.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

"Nana la Murène a flanqué devant tout le monde (présent devant le collège le jour des résultats) une grande baffe à son glandeur de fils qui avait raté son brevet.
Cela, et seulement cela, me la rendrait sympathique si elle n'était aussi con et groupie de Sarko!"

Ecrit par : retraitée | 21 février 2009

Elle avait dit quoi, exactement, déjà? Je la cite de mémoire: "il y a eu de Gaulle, et, maintenant, il y a Sarkozy; entre les deux, c'est peanuts".

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Au sujet du système d'aide et de bourses, j'ai été choquée de constater que mon fils s'est vu attribuer à titre définitif les bourses de lycée de la seconde à la terminale, en fonction de nos revenus d'une seule année, sans révision annuelle en fonction de l'évolution des dits revenus. C'est quand même surprenant !
Quand on gaspille autant d'euros, il ne faut pas s'étonner qu'on en manque cruellement pour aider les élèves qui en ont réellement besoin.

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Francis, les enfants de famille pauvre n'ont même plus la chance, toute relative, que vous avez eue, ayant sûrement pu faire de bonnes études avant l'université, ce qui n'est même plus le cas : l'égalité des chances est un mensonge absolu, les enfants des ZEP qui s'en sortent sont de véritables miraculés.

Voici le genre de message que nous recevons fréquemment.

"Mon fils est rentré de l'école avec son cahier.
Fièrement je le feuillète et je découvre stupéfaite un texte tapé par la maîtresse dont mon fils a entouré en classe la plupart des mots comme bleu, rouge, les jours de la semaine, chevalier, arbalètrier, anniversaire...
Je lui demande pourquoi fallait-il entourer ces mots? et il me répond que c'est ceux qu'il sait lire. Mes cheveux se sont dressés sur ma tête.
Je comprends mieux pourquoi il commence à essayer de deviner des mots sur ses livres.
Je n'imaginais pas qu'on allait lui bourrer le crâne dès la moyenne section avec des mots étiquettes prémices d'un apprentissage global de la lecture.
On avait pris le devant et on l'a inscrit dans une autre école pour la rentrée 2009 où on a pris soin de vérifer la méthode mais là si tôt on s'affole.
Pensez-vous que lui faire croire si jeune que lire signifie reconnaître un mot peut avoir une influence sur son apprentissage de la lecture qu'on veut syllabique?"

Cette maman très consciente de la nocivité de ce qu'apprend son fils va faire le nécessaire pour le sortir de là. Et les autres?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2009

@ Dobolino,
vous écrivez à propos du débat sur l'accent régional :
" Comme seul commentaire, j'ai eu droit à une petite moquerie acide de Monsieur Morel."

Je ne me souviens pas sur ce sujet avoir été "acide" avec qui que ce soit. Je me souviens fort bien au contraire avoir approuvé Pendariès, et ce d'autant plus volontiers que la question de l'éradication des langues régionales dans l'enseignement républicain est l'une de celles qui relèvent de la critique de cet enseignement que je ne cesse de réclamer. Là-dessus, voir Bréal.
Par ailleurs, comme je suis aussi biographe de Pagnol, que j'ai appris à parler le patois du marais vendéen lorsque j'étais enfant, cela m'étonnerait beaucoup que j'ai tenu là-dessus des propos "acides".

Écrit par : Guy Morel | 21 février 2009

J'ai bien dit la garde. De toute façon, le reste, ce que Pauline Kergomard appelait l'initiation au travail et à la régularité de l'école, plus personne ne sait ce que cela veut dire.
Ecrit par : catmano | 21 février 2009

Si, quelques-uns, dont vous.

Écrit par : Guy Morel | 21 février 2009

Guy Morel, je suis découragée. Les bras m'en tombent et pour taper sur le clavier, c'est pas commode !
Qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde si vous ne lisez pas tout et partez en vrille sur deux mots piochés au hasard ?
grosse, grosse, très grosse fatigue !!!

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Y'a une bone âme par ici pour m'expliquer prémices/premisses ?

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

prémisses, bien sûr !

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

Les prémisses sont les deux propositions, majeure et mineure, d'un syllogisme, d'un raisonnement (Tous les hommes sont mortels (majeure); or, Socrate est un homme (mineure) ; donc Socrate est mortel (conclusion déduite du rapprochement des prémisses).

Les prémices indiquent les premières manifestations d'un phénomène, d'un évènement.

Écrit par : Magister | 21 février 2009

Merci, Magister ! J'essaierai de ne plus me tromper ! Vous êtes plus clair que mon dictionnaire !

Écrit par : dobolino | 21 février 2009

D'accord avec Marigot, Jeremy. Votre argument est un peu léger. Ca fait penser aux alter-mondialistes qui trouvent les islamistes sympathiques parce qu'ils sont anti-américains.

A part ça, Pitte= boulet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Gné ? J'ai dit ça où, moi ?

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

D'accord avec Marigot, Jeremy. Votre argument est un peu léger. Ca fait penser aux alter-mondialistes qui trouvent les islamistes sympathiques parce qu'ils sont anti-américains.

A part ça, Pitte= boulet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Gné ? J'ai dit ça où, moi ?

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

D'accord avec Marigot, Jeremy. Votre argument est un peu léger. Ca fait penser aux alter-mondialistes qui trouvent les islamistes sympathiques parce qu'ils sont anti-américains.

A part ça, Pitte= boulet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Gné ? J'ai dit ça où, moi ?

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

D'accord avec Marigot, Jeremy. Votre argument est un peu léger. Ca fait penser aux alter-mondialistes qui trouvent les islamistes sympathiques parce qu'ils sont anti-américains.

A part ça, Pitte= boulet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Gné ? J'ai dit ça où, moi ?

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

D'accord avec Marigot, Jeremy. Votre argument est un peu léger. Ca fait penser aux alter-mondialistes qui trouvent les islamistes sympathiques parce qu'ils sont anti-américains.

A part ça, Pitte= boulet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2009

Gné ? J'ai dit ça, moi ?

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

Oups !

Bon ben au moins mon étonnement sera rendu sensible !

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

Morano m'est sympathique.

Elle était l'une des seules de droite à ne pas être opposée au Pacs, de même, d'ailleurs, que Bachelot et Darcos.

Ecrit par : Jeremy | 21 février 2009

Autrement dit vous vous réjouissez du fait que l'État de la République se soit mis dans cette affaire , par pur électoralisme et démagogie dans l'air du temps et à la remorque de l'évolution des moeurs sexuels relevant de la sphère strictement privée?

Ecrit par : marigot | 21 février 2009

Je remarquitude marigotienne pas bien compritionné.

Marigot, si vous êtes opposé(e) au Pacs, allez vous faire cuire un oeuf. Vous êtes comme ce cuistre qui trouvait normal qu'un garçon ne pouvait pas rester dans l'appartement de son compagnon mort du Sida. C'est ça, votre morale à la con.

Si vous êtes Mouron rouge, idem.

Si vous n'aimez pas Morano, je m'en fous.

Si vous considérez que le Pacs a été créé par démagogie et électoralisme, vous êtes irrécupérable.

Si vous êtes assez idiot(e) pour penser que l'homosexualité relève du domaine strictement privé, alors que l'hétérosexualité est par essence publique et doit être reconnue par la société, vous êtes sinistre, cuistre et bête.

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

Pour terminer :

Morano ministre de l'Education, je ne vois pas bien quelles compétences elle aurait pour ce poste, mais elle n'en aurait pas moins que Pécresse, au sujet de laquelle personne n'a poussé de hauts cris lors de sa nomination.

Je cite deux ou trois éléments sur elle :
"Favorable à "l'exception d'euthanasie" et à l’homoparentalité, elle est membre de la mission parlementaire sur la fin de vie."

"En 2003, elle a apporté son soutien aux revendications d’un syndicat de police visant à l’interdiction des concerts du groupe de rap Sniper, aux paroles jugées « haineuses et racistes »."

"Le 13 février 2007, elle dépose un amendement, qui est voté, pour punir la diffusion de «happy slapping»."

Je ne vois pas ce qui, dans ces infos, éveillent la haine et le courroux (à l'inverse des billevesées déversées par Marie Gogo).

~ Fin de la parenthèse, on peut reprendre la conversation sur les accents régionaux. ~

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

Dobolino, "prémisses" appartient donc au vocabulaire rhétorique.
Quant à "prémices", je vous livre cet extrait du Sopha, de Crébillon fils :

"Ce fut apparemment du goût que j'avais eu pour les sophas que Brama prit l'idée d'enfermer mon âme dans un meuble de cette espèce. Il voulut qu'elle conservât dans cette prison toutes ses facultés, moins sans doute pour adoucir l'horreur de mon sort que pour me la faire mieux sentir. Il ajouta que mon âme ne commencerait une nouvelle carrière que quand deux personnes se donneraient mutuellement, et sur moi, leurs prémices."

Et à la fin du roman, après bien des aventures passées de sopha en sopha, chez des gens tous fort différents, mais régulièrement lascifs, le héros dont l'âme est enfermé dans ce meuble se retrouve chez la belle Zéïnis, dont il est passionnément amoureux — forcément, elle s'assoit sur lui avec tant de grâce… Mais la voici amoureuse du tendre Phéléas — qui en est lui aussi à son coup d'essai :

"Phéléas… O souvenirs affreux ! Moment cruel, dont l'idée ne s'effacera jamis de mon âme ! Phéléas enivré d'amour, et maître, par les tendres complaisances de Zéïnis, de tous les charmes que j'adorais, se prépara à achever son bonheur. Zéïnis se prêta voluptueusement aux transports de Phéléas, et i les nouveaux obstacles qui s'opposaient encore à sa félicité la retardèrent, ils ne la diminuèrent pas. Les beaux yeux de Zéïnis versèrent des larmes, sa bouche voulut former quelques plantes, et dans cet instant sa tendresse seule ne lui fit point pousser des soupirs. Phéléas, auteur de tant de maux, n'en était cependant pas plus haï. Zéïnis, de qui Phéléas se plaignait, n'en fut que plus tendrement aimée. Enfin, un cri plus perçant qu'elle poussa, une joie plus vive que je vis briller dans les yeux de Phéléas, m'annoncèrent mon malheur et ma délivrance ; et mon âme, pleine de son amour et de sa douleur, alla en murmurant recevoir les ordres de Brama, et de nouvelles chaînes."

Ça y est ? Avez-vous définitivement compris la différence ?

J'adore ce style, et cette époque.
JPB, un peu matinal sur ce coup.

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

J'ai trouvé "prémisces", une fois, dans une khopie. Voilà ce que c'est de ne pas vouloir choisir... A moins qu'il n'y ait eu confusion avec "immiscer" ou "miscellanée" ?!

Écrit par : Françoise Guichard | 22 février 2009

Je recommande à ceux qui l'ont loupée la chronique de Stéphane Guillon accueillant Strauss-Khan — et la réponse courroucée de ce dernier. Comme quoi l'humour n'est pas la chose du monde la mieux partagée.
Sur le blog de David Desgouilles :
http://david.desgouilles.fr/
http://carnet.causeur.fr/antidote/don-juan,00206
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

Il n'y a pas qu'à Aix que la mobilisation s'intensifie pour la défense de la Princesse de Clèves. Déjà, à Avignon, la veille…
À ceci près que le maire d'Avignon est plus raide que celui d'Aix. La force publique avait été mobilisée :
http://www.avignews.com/mobilisation-de-la-fac-une-princesse-devant-la-gare-@/video.jspz?video=90336
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

ULTIMATUM : VERS UN BOYCOTT DES EXAMENS ET CONCOURS?

La Coordination nationale des universités s'est tenue vendredi à Nanterre. Parmi les différentes motions votées, Le Monde a su voir l'essentiel dans un petit entrefilet. Le gouvernement a jusqu'au 5 mars pour retirer les deux projets contestés (décret sur le statut des enseignants chercheurs et mastérisation des concours). Faute de quoi les universitaires s'attaqueront au coeur du système : les examens et les concours. C'est ce que les professeurs du secondaire n'avaient pas osé faire lors de la grève sur les retraites et c'est la raison pour laquelle ils avaient perdu. Nous avons retenu la leçon.

Parmi les mesures envisagées, le refus de signer les sujets du bac (des initiatives ont déjà eu lieu en ce sens), le refus de présider les jurys de bac, le refus de siéger dans les jurys de BTS et de DUT, le boycott des examens à la fac, le boycott des CAPES et des agrégations (démissions échelonnées des membres des jurys).

Selon le principe de Clausewitz, on "monte aux extrêmes pour obtenir quelque chose". Ces mesures avaient déjà été envisagées dès le mois de novembre à Paris VII (Appel du 8 novembre) : création de "Comités Damoclès". Il avait alors été décidé d'attendre avant de sortir cette arme de dissuasion massive. Il semblait que la mobilisation inédite et massive autour de la Coordination serait suffisante pour faire reculer Darcos et Pécresse. Apparemment ce n'est toujours pas le cas. Le gouvernement sait désormais à quoi il s'expose. A lui de choisir.

La date du 5 mars a été choisié parce que c'est aussi celle de l'ultimatum posé par la CPU à Xavier Darcos sur la question de la mastérisation des concours.

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 février 2009

Piqûre de rappel sur la Princesse et le petit Nicolas :
http://punctum.blog.lemonde.fr/2009/02/14/lhomme-qui-sauva-la-princesse-de-cleves/
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

Excellent , le Comité Damoclès !
Comme le fait très justement remarquer Pedro Cordoba, nos collègues du secondaire, par excès de conscience professionnelle, par crainte de braquer lycéens et parents, et pour ne pas discréditer davantage le diplôme, ont reculé devant la grève du baccalauréat en 2003. Ce fut sans doute un tort.
Que les universitaires se retrouvent quasiment obligés, pour se faire enfin entendre, de boycotter examens et concours, montre à quel point le dialogue et la négociation sont devenus impossibles face à un pouvoir trop sûr de lui, obstiné dans l'erreur, et que je n'ose qualifier d'autiste, parce que ce serait insultant pour des personnes malades.

Écrit par : Françoise Guichard | 22 février 2009

À ceci près que le maire d'Avignon est plus raide que celui d'Aix. La force publique avait été mobilisée :
http://www.avignews.com/mobilisation-de-la-fac-une-princesse-devant-la-gare-@/video.jspz?video=90336

Ecrit par : brighelli | 22 février 2009

Le maire d'Aix est une maire -- et à Avignon itou. Ces redoutables dames sont sur les rangs pour le Caramentran d'or ... Pendariès appréciera.

Écrit par : Françoise Guichard | 22 février 2009

Le boycott des capes et de l'agreg...espérons que cela ne restera qu'une menace.

Écrit par : Sanseverina | 22 février 2009

Si vous êtes assez idiot(e) pour penser que l'homosexualité relève du domaine strictement privé, alors que l'hétérosexualité est par essence publique et doit être reconnue par la société, vous êtes sinistre, cuistre et bête.

Ecrit par : Jeremy | 22 février 2009

Jeremy, vous devriez apprendre à lire au lieu de vous dresser tel un coq gaulois agressif sur vos ergots. J'ai dit que l'État de la République n'a pas à légiférer sur des questions, comme celle de l'identité subjective et sexuelle des gens.
Pour vous marier l'État-civil ne vous demande pas si vous êtes homo ou hétéro. Ça ne le regarde pas, en tout cas, pas encore!
De ce point de vue l'État a les mêmes devoirs (de réserve) que son appareil idéologique préféré, l'école. Celle-ci n'a pas en principe à connaître l'identité sexuelle, sociale, raciale, ethnique et religieuse des sujets qu'elle convoque de par la Loi. (Malheureusement on voit chaque jour ce principe est bafoué par l'État lui-même. Exemple: l'affaire des quotas d'élèves ZEP dans les grandes écoles, ou l'idéologie de l'enfant à éduquer plutôt qu'à instruire etc.)
Maintenant qu'un homme d'État du nom de Morano pousse à la roue pour que les gens déclarent civilement leur identité sexuelle et pourquoi pas tant qu'on y est leur confession religieuse devrait vous alerter si vous aviez un peu plus de sens critique.

Le pouvoir politique a tout intêrêt à procéder de la sorte, c'est-à-dire à enfermer la question subjective dans celle de l'identité et des revendications identitaires dont le genre et les pratiques sexuelles, entre autres, seraient l'argument. Michel Foucault en a donné la raison: C'est là un moyen grossier en plus qu'électoralement rentable de renforcer le contrôle, la surveillance et l'assujettissement des individus.

Laissons-lui plutôt la parole: "Nous nous heurtons au problème de l’identité. […] Si l’identité n’est qu’un jeu, si elle n’est qu’un procédé pour favoriser des rapports, des rapports sociaux et des rapports de plaisir sexuel qui créeront de nouvelles amitiés, alors elle est utile. Mais si l’identité devient le problème majeur de l’existence sexuelle, si les gens pensent qu’ils doivent « dévoiler » leur « identité propre » et que cette identité doit devenir le principe, le code de leur existence ; si la question qu’ils posent perpétuellement est « Cette chose est-elle conforme à mon identité ? », alors je pense qu’ils feront retour à une sorte d’éthique très proche de la virilité hétérosexuelle traditionnelle. Si nous devons nous situer par rapport à la question de l’identité, ce doit être en tant que nous sommes des êtres uniques. Mais les rapports que nous devons entretenir avec nous-mêmes ne sont pas des rapports d’identité ; ils doivent être plutôt des rapports de différenciation, de création, d’innovation. C’est très fastidieux d’être toujours le même. Nous ne devons pas exclure l’identité si c’est par le biais de cette identité que les gens trouvent leur plaisir, mais nous ne devons pas considérer cette identité comme une règle éthique universelle. […] [L’identité sexuelle a été très utile politiquement] mais c’est une identité qui nous limite et je pense que nous avons (et pouvons avoir) le droit d’être libres. »

Écrit par : marigot | 22 février 2009

Cela dit, pas trop de souci à se faire pour l'agreg et le capes car être de jury de Capes ou d'agreg cela rapporte des sous alors que jury de bac on peut y aller.

Écrit par : Sanseverina | 22 février 2009

Merci, F. Guichard, grâce à vous, je sais comment me déguiser pour le Carmentran !

http://www.marysejoissains.com/

http://www.lejdd.fr/elections-municipales-2008/candidats/marie-josee-roig.html

Écrit par : catmano | 22 février 2009

Pour dobolino (si quelqu'un n'a pas déjà répondu avant): "prémices" vient de "primitiae", "premières récoltes" (Malade imaginaire: Thomas à Angélique: "... Comme un hommage que je lui ndois des prémices de mon esprit!".
"Prémisses" vient de "praemissa", "deux premières propositions" du syllogisme, la majeure et la mineure: tous les ministres de l'Education font la politique des pédagogistes, or Darcos est ministre de l'éducation...

Au fait, avons-nous lieu de nous étonner d'avoir été "déçus" par Darcos quand nous nous souvenons qu'il avait déclaré bien avant la campagne présidentielle qu'il fallait revoir le service des enseignant Ne disait-il pas exactement la même chose que la greluche du Poitou? Par ailleurs, s'agissant des langues anciennes, n'est-ce pas François Bayrou qui rappelait que son directeur de cabinet (un certain Xavier Darcos) estimait que les langues anciennes dans le secondaire, cétait fini (ou quelque chose de même farine....)?

Écrit par : Jean | 22 février 2009

Pour dobolino (si quelqu'un n'a pas déjà répondu avant): "prémices" vient de "primitiae", "premières récoltes" (Malade imaginaire: Thomas à Angélique: "... Comme un hommage que je lui ndois des prémices de mon esprit!".
"Prémisses" vient de "praemissa", "deux premières propositions" du syllogisme, la majeure et la mineure: tous les ministres de l'Education font la politique des pédagogistes, or Darcos est ministre de l'éducation...

Au fait, avons-nous lieu de nous étonner d'avoir été "déçus" par Darcos quand nous nous souvenons qu'il avait déclaré bien avant la campagne présidentielle qu'il fallait revoir le service des enseignant Ne disait-il pas exactement la même chose que la greluche du Poitou? Par ailleurs, s'agissant des langues anciennes, n'est-ce pas François Bayrou qui rappelait que son directeur de cabinet (un certain Xavier Darcos) estimait que les langues anciennes dans le secondaire, cétait fini (ou quelque chose de même farine....)?

Écrit par : Jean | 22 février 2009

Je vous remercie bien tous pour vos explications sur prémisses et prémices.
Comme j'aimerais pouvoir vous rendre la pareille et vous expliquer moi aussi tout ce que je sais !
Hélas, il ne viendra jamais à l'idée d'aucun d'entre vous de poser les questions et quand bien même vous le feriez, je serais bien en peine de vous répondre ici sans risquer un blâme.
Au sujet des patois dérivés des langues régionales, ils peuvent varier d'une maison à l'autre dans un même hameau.
A l'agnelage, il est fréquent de créer une case avec des claies pour isoler une mère réticente et la cantonner dans un petit espace avec son rejeton pour favoriser l'adoption. Il y a aussi chez les brebis de très mauvaises mères !
Chez les parents de mon mari, on appelait cette case un "bouï", chez le voisin, à vingt mètres, un "bouillé".
Actuellement, tous les éleveurs disent un cass', probable dérivation du français case lu dans les revues agricoles ou entendu de la bouche des techniciens.

Pour ma pratique estivale, je dispose, pour désigner l'insupportable épillet de graminée qui se faufile par tous les orifices de nos bestioles (bouche, oreilles, yeux, anus, vulve, espaces interdigités) de plusieurs vocables: spigaou, tchaï, troucassa, percesac, chaque vallée ou plateau ayant le sien.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Pour ce qui est du boycott du CAPES et de l'agreg, il s'agit pour l'instant d'une simple menace, qui doit cependant être crédible. D'où la mise en place (encore non effective) des Comités Damoclès. On peut espérer qu'un certain nombre de membres des jurys ne soient pas si près de leurs sous qu'ils fassent passer leur propre intérêt avant celui de l'école en général et de leur discipline en particulier. D'ailleurs les grandes mobilisations, comme celle qui existe aujourd'hui, sont propices aux sacrifices personnels au nom du salut public.

Il est par ailleurs évident que nous ne pourrons pas empêcher la tenue des concours. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Même en 68, ils ont eu lieu, c'est tout dire. Mais en septembre. Il s'agit en fait de montrer notre résolution et de foutre la pagaille dans le calendrier. On trouvera toujours des jaunes pour remplacer les démissionnaires. Tout ce qu'on peut donc raisonnablement espérer, à l'heure actuelle, c'est de retarder de quelques semaines les concours dans certaines disciplines (pas toutes). C'est cela qu'il faut dire aux candidats pour les rallier à notre cause. Ils ne seront pas "pénalisés" par cette action. Ils gagneront au contraire quelques semaines (au maximum jusqu'en septembre) pour réviser.

Je suis moins optimiste sur le Bac. Car la mobilisation des collègues du secondaire est pour l'instant nulle. Et des jurys de bac sans la présidence d'un universitaire, il s'en tient déjà. Il faudrait voir si c'est vraiment légal et si on ne peut pas faire, dans chaque cas, recours en Conseil d'Etat.

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 février 2009

Les langues anciennes, c'est fini ! place aux langues jeunes ! Wesh !

C'est deux jeunes de cités qui viennent de se rencontrer en banlieu parisiennne : Samir vient juste d'arriver dans un quartier très très chaud, et donc (appréciez le DONC !) ce jeune va rentrer dans la délinquance. Lim habite dans ce quartier depuis tout petit et dit :

"-Wesh mon pote, sa va ou koi, tu vien d'arriver ca ? disa Lim.

-Si si putain c'est dangereux ici, c'est ghetho (sic !) youths ou koi wollah ! répondit Samir

-Bon alors c'est quoi ton blaz !?! demanda Lim.

-comment sa, mon blaz !?? dit Samir a l'air étonné.

-Ben comment tu t'appelle Wesh ? disa Lim

-Ah !! Je m'appelle Samir ! répondit Samir (il connaît au moins son nom, c'est déjà ça, mais l'autre va le lui faire oublier, comme dans l'Evangile : "Tu t'appeleras plus Simon, mon pote, mais Pierre...eT sur cette Pierre, je bâtirai ma bande !")

- Bah moi je vais t'apeler Sam's OK ? (je pense qu'il a intérêt à être "OK") pour dès que je par au charbon où même au phontèle ok ! exclama Lim

- Vaz-, vaz-y mets c koi le charbon, wesh ? demanda Samir (je me posais la même question)

- Be, c'est bicurave Haja, tu vois le délire ou koi !! (non, je ne vois pas bien, je me sens même plutôt largué) dit Lim

- Ben tcé quoi vient on va bicrave, dit Lim

- Ok Vazy

C'est d'un de mes élèves de 4ème. Avouez que c'est plus sympa que du Cicéron. C'est écrit tout en majuscules ; j'ai respecté l'orthographe. Les commentaires entre parenthèses sont d'un vieux con...

Ki cé pa tro comme noté ça. Wesh !

Écrit par : Robin | 22 février 2009

Merci, F. Guichard, grâce à vous, je sais comment me déguiser pour le Carmentran !


Ecrit par : catmano | 22 février 2009

Si tu as besoin d'un petit tailleur clean à ta taille, j'ai ce qu'il te faut. Je peux aussi te fournir le foulard en soie. Pour les pompes, ce sera plus dur, à moins que tu ne les bourres de papier journal. Je n'ai pas de perruque blonde décolorée ! Je n'ai jamais osé aller jusque là ...
Pour le tailleur, je te l'amènes dimanche prochain. Chiche que t'es cap ?

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

J'imagine qu'ils ne vont pas faire la quête pour la croix rouge, mais si quelqu'un a une vague idée du "charbon" en question et de ce que veut dire "bicrave", il aura droit à ma reconnaissance éternelle.

Écrit par : Robin | 22 février 2009

- Be, c'est bicurave Haja, tu vois le délire ou koi !! (non, je ne vois pas bien, je me sens même plutôt largué) dit Lim


Robin, mon fils veut bien vous traduire approximativement cette phrase:
Déjà, bicurave est une faute. On écrit bicrave comme vous pouvez le lire à la ligne suivante. Ça veut dire "fumer" ou "dealer".
Haja: rien ou cannabis.
Donc, il est fort probable, d'après Pierre, qu'il s'agit de dealer du cannabis, si on s'appuie sur le contexte.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Heureusement que Dobolino nous prête son grand pour faire la trado en simultané… Quelle époque !
Allez, j'ai une question pour la vétérinaire : est-il exact que la maladie de Lyme peut entraîner des désordres psychiatriques chez les animaux ?
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

Bah moi je vais t'apeler Sam's OK ? (je pense qu'il a intérêt à être "OK") pour dès que je par au charbon où même au phontèle ok ! exclama Lim


Charbon: travail ! Mais ça, c'est une expression usitée depuis fort longtemps.

Ben moi, je vais t'appeler Sam dès que je vais au travail et même quand je t'appelle au téléphone.

( Ça paraît logique de changer le blaze lors d'activités illégales ! Ça réduit les risques de fuite et de dénonciation. )

Ce texte est excellent, Robin ! D'après mon fils, vous élevez peut-être un futur Céline.
Quant à moi, je pense que l'auteur vous a carrément provoqué.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Heureusement que Dobolino nous prête son grand pour faire la trado en simultané… Quelle époque !
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 février 2009

C'est le renouveau des langues régionales !!!
Lire San Antonio, c'est parfois duraille pour qui n'a pas fait André Pousse en LV1.
Je suis même certaine que certains grands lettrés ont bien plus de peine que mézigue à lire Céline !

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Si tu as besoin d'un petit tailleur clean à ta taille, j'ai ce qu'il te faut. Je peux aussi te fournir le foulard en soie. Pour les pompes, ce sera plus dur, à moins que tu ne les bourres de papier journal. Je n'ai pas de perruque blonde décolorée ! Je n'ai jamais osé aller jusque là ...
Pour le tailleur, je te l'amènes dimanche prochain. Chiche que t'es cap ?

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Faut voir...
Je ne pense pas avoir un seul parent d'élèves lecteur de la presse people provençale (ni lecteur de la presse tout court, d'ailleurs) ; il ne faudrait quand même pas qu'ils commettent une erreur d'appréciation au sujet dudit déguisement. ;o)

Écrit par : catmano | 22 février 2009

C'est deux jeunes de cités qui viennent de se rencontrer en banlieu parisiennne : Samir vient juste d'arriver dans un quartier très très chaud, et donc (appréciez le DONC !) ce jeune va rentrer dans la délinquance. Lim habite dans ce quartier depuis tout petit et dit :

Vous voyez bien, tous, en lisant cette introduction que vous avez affaire à un gamin très convenablement doué. La seule faute de cette introduction est "c'est" à la place de "ce sont ", et encore, puisque l'élève a choisi un style de dérision!
Ce gamin mérite une bonne note et, en contrepartie, vous lui demanderez de lire son dialogue devant la classe ET de le traduire dans un français équivalent à celui de son introduction.

Commentaire de mon fils: Un des deux personnages s'appelle Lim, ce qui est une référence à un rappeur parisien qui porte ce nom. Ce Lim se sert de l'argent de ses disques pour financer un centre d'aide aux jeunes délinquants, pour les sortir de la merde.
Par conséquent, vous avez là un jeune berrichon de quatrième très cultivé !

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Dans le même genre que votre élève, Robin, et sur le même sujet, mon fils avait produit en quatrième, pour une jeune professeur capessiene fraîche émoulue de l'IUFM, un dialogue entre un jeune professeur d'Arts Visuels en ZEP et un vieil agrégé de français-latin-grec au lycée Henri IV.
Il avait téléphoné à Catmano une bonne demi-heure pour récupérer le vocabulaire pédago d'Arts Visuels.
Toute la classe était au courant et attendait le prof au virage et je pense qu'il en est de même pour vous dans le cas présent.
Soyez beau joueur !

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Allez, j'ai une question pour la vétérinaire : est-il exact que la maladie de Lyme peut entraîner des désordres psychiatriques chez les animaux ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 février 2009
Toute maladie ! Pour les animaux, on emploie le mot "troubles du comportement".

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Lien sur LIM:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lim

A mon avis, votre élève s'est fait aider par un grand frère. On ne peut produire un tel texte tout seul quand on est en classe de quatrième. C'est trop bon.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Excusez-moi si je reviens sur la réforme du lycée, mais je reprends lundi et je viens de recevoir un mail déprimant ; ce sont les réflexions de notre section FCPE sur la réforme du lycée.

Je pourrais copier-coller, mais vous n'y apprendrez rien de nouveau, c'est le sempiternel blabla sur compétences vs connaissances, "frotter" les élèves à l'entreprise, modules sans limites, oral et autonomie.

Dans le monde des bisounours où vivent ces gens, les élèves sont toujours plus épanouis, mieux formés pour un métier, plus libres...

On a des gens qui pensent, en gros, que le bien c'est bien et le mal c'est mal, et sont d'accord pour que l'état impose le bien.

Je comprends mieux les élèves qui se font des méga percing et viennent en cours habillés de noir, ils portent le deuil du cerveau de ce genre de parents.

Ce que la réforme va apporter, c'est le contraire de ce que ces parents demandent, mais (ô subtil raffinement !) on va le faire AU NOM de leurs revendications.

Plus de liberté avec les modules ? En fait, il y aura plus de cloisonnement : pendant que certains feront joujou en papillonnant de module amuse-couillon en module passe-temps, d'autres feront leur chemin tranquillement, et prépareront leur orientation dès la seconde. Au niveau bac : un papier sans valeur pour les uns, un recrutement sur bulletins scolaires pour les autres.

Plus de liberté ? Comme aujourd'hui avec les options sportives, vous pouvez choisir entre badminton et natation, mais si les groupes sont déséquilibrés, on transfère des candidats au badminton vers la natation, et vice-versa...

Des modules de soutien, du suivi individualisé : à quel prix ? Qu'est-ce qu'on fait des autres si on prend 10% des élèves en difficulté ? On les met à 70 par classe ? On bourre le CDI ? On les renvoie chez eux ? Gueule de ceux qui restent alors que les autres ont le droit de partir... C'est déjà ce qui tue l'AI actuellement : je suis obligé de faire la chasse à mes secondes qui prennent tous les prétextes possibles pour ne pas aller en AI, faite il est vrai par une étudiante et de 16 à 17h...

Encore une fois, pas besoin d'être un génie pour comprendre que le surplus minuscule que les 10% d'élèves en difficulté vont recevoir sera le cache-sexe du 25% en moins que les autres vont recevoir.

Plus d'autonomie ? Pour bricoler des exposés TPE pompés, pour s'écouter parler, pour faire des « réalisations » impossibles à noter, pour jouer dans le bac à sable, en somme... Oh bien sûr, là encore, certains élèves s'en tireront très bien, et progresseront en étant livrés à eux-mêmes, mais les autres vont couler à pic.

On avait, auparavant, un système hypocrite ; celui dans lequel il y avait, dans chaque établissement, un lycée privée (la filière S) et un lycée public (les filières ES, pour partie, la filière L) - on va vers un système hypocrite où il y aura, dans chaque établissement, un lycée public et un lycée autogéré.

Écrit par : sanjuro | 22 février 2009

Sanjuro, nos soucis se sont croisés : voir ma Note suivante.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

- Ok Vazy


Ecrit par : Robin | 22 février 2009

Là, il y a une faute ! Il faut écrire Zyva !!!
Corrigez d'un trait rouge rageur !

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Tous mes remerciements à catmano, à dobolino et à
Pierre. Reconnaissance éternelle !

J'avais demandé un dialogue avec, puis sans restriction de thème ("M'sieur, on n'a pas d'idées, on peut choisir le thème ?" - Oui, bon d'accord !) et je les avais incités à jouer sur les registres de langue, mais avec deux registres différents familier/soutenu.

Cette consigne-là, il ne l'a pas respectée.

En échange, je suis bien obligé de constater qu'il a respecté la présentation typographique (guillemets, tirets), qu'il a inséré des verbes de déclaration au passé ("disa", "exclama", "dit") et qu'il a introduit le dialogue par un récit (j'avais demandé au passé, il l'a fait au présent).

En ce qui concerne le "contenu", je pense qu'il y a effectivement une part de provocation, mais c'est aussi la "culture" dans laquelle il baigne.

Je pense lui mettre 08 (à cause du non respect de certaines consignes et orthographe grammaticale)

Vous voyez que je sais être beau joueur ! ;-)

PS : si vous avez gardé le dialogue de Pierre entre la jeune prof d'arts visuels en ZEP et le vieil agrégé de Lettres classiques, est-ce que vous pourriez le mettre en ligne ?

Écrit par : Robin | 22 février 2009

il ne faudrait quand même pas qu'ils commettent une erreur d'appréciation au sujet dudit déguisement. ;o)

Ecrit par : catmano | 22 février 2009
Tu leur diras que tu t'es déguisée en Working girl ...

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Je ne suis pas d'accord, Robin ! On en a rien à battre de ces saloperies de consignes qui entravent tous les créatifs !
Vous avez là un élève original qui crée un dialogue intéressant. Vous allez le casser à cause de vos foutues consignes et ne pas mettre la moyenne à la meilleure copie, la plus originale, que vous nous ayez citée jusqu'à présent.
Robin, excusez-moi, mais vous êtes iuéfémisé jusqu'au bout de votre bic rouge.
après tout, c'est votre problème !
Mais ça rejoint ce que m'expliquait Catmano hier au téléphone. Et c'est le problème de mes enfants ! Mon fils n'a jamais plié aux consignes et ce fut délétère pour sa moyenne. Sa sœur plie aux consignes avec application et je vois bien qu'elle n'aura jamais ni vrai niveau en français ni verve littéraire, malgré une excellente moyenne en français, basée sur des critères que vous même dénoncez.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Lien sur LIM:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lim

A mon avis, votre élève s'est fait aider par un grand frère. On ne peut produire un tel texte tout seul quand on est en classe de quatrième. C'est trop bon.

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Merci pour l'info sur LIM. Mon élève est tout ce qu'on veut sauf bête ; je pense qu'il a écrit le texte tout seul.

Écrit par : Robin | 22 février 2009

Il ne faudrait quand même pas qu'ils commettent une erreur d'appréciation au sujet dudit déguisement. ;o)

Ecrit par : catmano | 22 février 2009
Tu leur diras que tu t'es déguisée en Working girl ...

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Ils ne pratiquent pas l'anglais, non plus.
En revanche, je pense qu'ils auraient pu sans problème aider Robin à traduire la rédac' de son élève bien que... Le langage soutenu est non acquis ou en cours d'acquisition pour deux ou trois familles, alors la compréhension directe, oui, la traduction, c'est moins sûr.

Écrit par : catmano | 22 février 2009

Les djeunes et notre Président ont un point commun, le Blig-Bling :
http://www.dailymotion.com/video/x3953y_alpha-520-la-bicrave-est-dans-ma-te_music

Écrit par : Philippe | 22 février 2009

il ne faudrait quand même pas qu'ils commettent une erreur d'appréciation au sujet dudit déguisement. ;o)

Ecrit par : catmano | 22 février 2009
Tu leur diras que tu t'es déguisée en Working girl ...

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Working on the bitume, oeuf corse ... Et n'oubliez pas le rouge à lèvres sur les dents : très important, le rouge à lèvres sur les dents ! C'est le p'tit détail qui fait tout le personnage.

Écrit par : Françoise Guichard | 22 février 2009

Marigot, en gros on est d'accord, mais vous souhaiteriez que l'Etat aille encore plus loin dans l'égalité des droits ? Ah, je alors message le vôtre avais vraiment pas bien compritionné !

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

Ben justement Dobolino, j'ai un conseil à vous demander...
Peut-on donner de la "fluoxétine" à un chien qui a des problèmes de comportement? Sur quoi ce médicament va-t-il agir? Le conseilleriez-vous? Quels sont les inconvénients de ce médicament?
Et aux élèves?
Non, non, humour (ha ha) :-)
Bref, si vous avez un site à me conseiller avec une petite réponse rapide à me donner... Rapide: afin d'éviter que ce blog ne devienne un foutoir.
Je suis assez anxieux pour l'avenir de mon chien alors c'est uniquement pour ça -et parceque vous l'avez proposé- que je risque cette question.
Merci et que les autres veuillent bien m'excuser.

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 22 février 2009

Bref, si vous avez un site à me conseiller avec une petite réponse rapide à me donner... Rapide: afin d'éviter que ce blog ne devienne un foutoir.

Ah, parce qu'il y en a d'encore plus "foutoir" ? ;O))

Écrit par : Robin | 22 février 2009

Mais ça rejoint ce que m'expliquait Catmano hier au téléphone. Et c'est le problème de mes enfants ! Mon fils n'a jamais plié aux consignes et ce fut délétère pour sa moyenne. Sa sœur plie aux consignes avec application et je vois bien qu'elle n'aura jamais ni vrai niveau en français ni verve littéraire, malgré une excellente moyenne en français, basée sur des critères que vous même dénoncez.

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Je vous promets d'essayer de me remettre en question. Ziva, Wesh !

Écrit par : Robin | 22 février 2009

Et des jurys de bac sans la présidence d'un universitaire, il s'en tient déjà. (P. Cordoba)

C'est le problème de toutes ces chaises qu'on laisse vides ( et c'est une attitude que je pratique aussi trop souvent) et qu'on retrouve occupées sans plus pouvoir rien faire. C'est bien grâce à cela que les pédagos se sont infiltrés un peu partout à tous les niveaux et dans toutes les institutions, et qu'on se retrouve "chocolat", obligés de lire la Princesse de Clèves en public pour l'avoir trop lue dans son coin-coin.

Écrit par : Sanseverina | 22 février 2009

Verbes en ave:
nous avons précédemment étudié le sens de bicrave
je rajoute
poucave: balancer ( aux flics )
bédave: fumer (un bédo=un joint).
Attention ! Ne jamais conjuguer ces verbes sous peine de passer pour un gogol.
On dit:
j'ai bédave, j'ai poucave
Le gros problème d'après mon fils c'est que ce vocabulaire varie très vite puisqu'il a pour but de déjouer les mouchards et les flics. Dès qu'un mot passe dans le langage courant, il devient sans intérêt.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Bon, j'encombre un peu le blog, mais je vous envoie la chronique que j'ai faite jeudi dernier en radio, (après vous ne me verrez plus pendant une semaine... Alors, je prends de l'avance!!! ;-)

"PENDANT LES REFORMES, LA FORMATION CONTINUE… …

Bon, élève Hélène, élève Sylvain, élève Benoît, prenez vos cahiers et vos stylos à la page 13, aujourd’hui, explication de texte, nous allons reprendre le sujet du jour, deux points, ouvrez les guillemets: « réformes de l’éducation nationale ». Je ramasse dans trois quarts d’heure. Contrairement à Darcos qui, lui, en ce moment, ramasse en permanence. Elève Hélène, vous avez quelque chose à dire ? Quoi ? Vous êtes déçue parce que j’avais promis, la semaine dernière, qu’aujourd’hui je parlerais de « cul » ? Ne protestez pas, assumez votre grimace de dépit ! Eh bien, chère élève Hélène, je comprends que vous en soyez marrie, toute femme que vous êtes, mais je suis navré de vous dire que, rien qu’en prononçant le nom du ministre de la défécation nationale, j’ai déjà respecté une bonne partie de ma promesse !
Pauvre Darcos ! Pauvre Barnaby ! Aux abois, qu’il est ! J’en ai presque pitié pour lui ! Vous avez vu sa dernière déclaration de guerre ? Hi hi, ration de guerre, c’est rigolo, non ?
Bon, allez, je vous la lis, mais je résume, hein, parce que c’est chiant a mourir, et que je suis payé pour essayer de faire dans l’humour, même si Barnaby me constipe et que je n’ai pas fait depuis quatre jours, et même si je suis payé gratuitement. Mais quand même, ami auditeur, tu as droit à l’information. Oui, auditeur, tu es putativement mon ami, encore plus si tu es une auditrice, et, si je te tutoie à l’antenne, ce n’est pas une figure de style, c’est que je sais que tu es unique. Alors, amie auditrice, ami auditeur, je t’en conjure, reproduis-toi !
Barnaby a donc dit, non, ne notez pas, élève Benoît, écoutez plutôt, et retirez votre main de là, élève Hélène, enfin, dîtes-lui de vous lâcher le téton, c’est pas à lui, quand même ! Elève Benoît, si vous piquez les jouets de Dominique Strauss-Kahn, je vous mets… ! Merde, j’ai perdu ma ligne… Je vous mets au coin, je voulais dire ! ! !
Donc, un peu d’attention, s’il vous plaît, deux points, ouvrez les guillemets, je cite notre futur ex ministre de l’éructation nationale: « les professeurs passent un examen, un concours, ils sont mis dans l’institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories sur l’éducation et puis, de temps à autres, ils vont remplacer un professeur absent. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Ce n’est pas comme ça qu’on forme des gens. Alors que, dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol, ils s’installeront dans le cockpit et ils entreront dans le mur… Euh, dans la carrière, pardon, j’ai lu plus vite que la musique… Sacrée méthode globale ! »
Elève Sylvain ? Elève Sylvain ? Houhou ??? Si vous vous endormez encore pendant l’évocation des propos du ministre de l’embrocation nationale, je vais être obligé de niquer votre évaluation! Mince, ça me reprend, je parle comme Sarko, maintenant…
Quoi, élève Hélène ? Oui, vous prenez le stylo rouge. Celui des corrections. Hein ? Bon, d’accord, pas des corrections, des remédiations ! Vous m’avez déjà dit que : « corrections », ça vous rappelait l’école de votre enfance, où ce n’est pas le stylo qui était rouge, mais votre arrière-train après que l’instituteur vous ait flanqué une fessée après avoir détaillé les vingt-sept fautes de votre dictée devant toute la classe …
Cul nu ! Je suis devenu prof vingt ans trop tard, moi, tiens !
Mais, si tel avait été le cas, je n’aurais pas, ou peu, connu les sciences de l’éduc ! ; ah, sciences de l’éducation, quand même, quel bel oxymore !
Allez, je vous en sers une louche ? C’est bien parce que c’est vous, Hélène, Benoît, Sylvain, vous pouvez prendre en sténo, ça tache pas : « La mise en remédiation est-elle à envisager comme un point de convergence didactico-sémantique en amont du projet de mise en autonomie des apprenants, et la mise en activité raisonnée doit-elle se concevoir comme un carrefour transdisciplinaire indissociable du décloisonnement des savoirs, indépendamment du parcours imputable à l’ontologie de la perception métacognitive dans la dimension réflexive de l’évaluation, qu’elle soit sommative, formative, formatrice, explicatrice, ou : « ah fous moi donc ta pine dans l’cul et qu’on en finisse », point d’interrogation. Non, la fin, c’est de moi. C’était donc la devinette de la semaine, si vous avez la réponse, balistiq@free.fr.
Où en étais-je ? Ah, oui, le sujet du jour : « réformes », avec un « s ». Pourquoi je précise : »avec un « s », élève Sylvain ? Parce que vous n’êtes pas sans ignorer, comme on l’entend souvent dire en radio, mais pas ici, ici, on dit : « vous n’êtes pas sans savoir » … qu’ici, nous sommes en radio, et je vous rappelle, au cas où la mémoire vous fasse défaut, que c’est vous qui m’avez engagé ! Et, en radio, dans la plupart des cas, ça ne s’entend pas, un « s », à la fin d’un mot, que ce soit au pluriel ou au singulier ! Pas besoin d’avoir lu la princesse de Clèvèss par cœur pour savoir ça !
Quelques exemples pris dans le texte de Barnaby, sis un peu plus haut : un examen, des examens, un concours, des concours, (quand je dis : « des concours », c’est en un seul mot, aucune référence au fotbaleurs), un institut, des instituts, une théorie, des théories, une éducation, des éducations, un système, des systèmes, un simulateur de vol, des simulateurs, une grève, des grèves, un syndicat, des syndicats, un patron, salaud, le peuple aura ta peau, euh, mauvais exemple…
Pardon, élève Sylvain ? Vous avez un mot pour illustrer ma correction ? Hein ? « Patacaisse » ? Pas mal !!! Quel sens de l’à-propos ! Vous avez pris des cours du soir avec Kouchner ? Patacaisse, patacaisse, c’est joli, en plus… Patacaisse… Je ne m’en lasse pas…Ca vient de Grèce ? J’adore quand vous ramenez votre Grèce, élève Sylvain ! ? Non ? Du créole ? Ca n’a rien de créole, patacaisse, patacaisse… Quoique, en ce moment…
Mais, quand même, chercheur Sylvain, je suis au regret de vous dire que je vais revoir votre évaluation à la baisse, et vous enlever deux points. Ben si ! Dans « patacaisse », au singulier, on entend aussi le «s ». Ben oui, on ne dit pas « un patac, des patacaisses », n’insistez pas !
Mais revenons à notre explication de ce délicieux texte Darcosien, du français Darcosy : « de temps à autres, ils vont remplacer un professeur absent ». Traduction : ces stagiaires profs sont toute l’année devant plusieurs classes, à raison de huit heures par semaine. Barnaby encore plus speedy Gonzalès que son patron, en les considérant comme absents, il éjacule prématurément en réussissant à se persuader qu’il a déjà benné les postes qu’il va dégager l’an prochain.
« Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol ». Correction rapide : Darcocos ne simule pas. Les postes, il nous les pique pour de bon.
« Alors que, dans le système que je propose, ils s’installeront dans le cockpit et ils entreront dans la carrière ».
Le fameux « système » ! (qui a dit : « métrique » ? Chercheur Strauss-Kahn, dehors ! Prétentieux !)
Alors, décodage de ce système pour les non initiés : «ils s’installeront dans le le cockpit pour entrer directement dans la carrière», ça veut dire, et je vais faire Barnaby, mais je ne sais pas l’imiter, imaginez que je suis Barnaby, mais déconnez pas, me laissez pas dans cet état après, hein, allez, faites un effort d’imagination, c’est bon pour les neurones, bande de feignasses, c’est vrai, il faut tout faire, ici ! Donc, je me glisse dans la peau notre ministre de l’enfumigation nationale, ça tombe bien, y’a largement la place: « les futurs profs n’auront aucune formation professionnelle avant d’affronter des classes qui comportent au moins trente cinq gaillards, vu tous les postes que j’ai déjà niaqués, et je compte bien continuer, feignants de saleté de fonctionnaires, gaillards, et gaillasses, donc, souvent mal élevés, presque toujours gavés de téléréalité, et, comme ils sont la plupart du temps souvent bien nourris et bien logés, quoique mal blanchis, même quand ils sont « de souche », trois fois plus baraqués que leurs néo-profs ».
Alors, à tous ces jeunes collègues, pour qui je doute qu’il leur suffise de dire en préambule et en entrant dans une de ces classes qu’on leur prépare : « salut à tous, il y a de la lumière, c’est chauffé, si vous n’êtes pas contents, cassez-vous, pauvres cons », je voudrais chanter, pour terminer, ces quelques couplets, que je leur dédie. Que je nous dédie.

(D’après : « les copains d’abord », de Georges Brassens)

Si ce ne sont pas des salauds, et si je ne suis pas idiot,
Il faudra qu’on m’explique encore, qu’on m’explique encore,
Pourquoi on les laisse, peinards, nous traiter comme des jobards,
Mais faudrait pas qu’ils croient qu’on s’endort,
qu’ils croient qu’on s’endort,

Avec sa tête de Barnaby et ses grands yeux de merlan frit
Ses déclarations d’matamore, un peu sur les bords,
On sent bien qu’il veut saborder, écoles collèges et lycées,
A qui il doit d’être ce qu’il est, et ça, il le sait !

Si t’as seize ans, c’est presque sûr, sortant d’un milieu un peu dur
Que tu resteras sur le bord, resteras au bord,
Pour toi, ça s’ra presque trop beau de finir laveur de carreaux
Tu viens d’en bas, et c’est un tort, oui c’est ton seul tort !

Au nom de la modernité, ce qu’ils veulent faire, c’est renforcer
Ceux qui sont déjà les plus forts, déjà les plus forts,
Dans les classes où sont leurs bambins, y’en aura jamais plus de vingt,
Ailleurs, on fermera encore, fermera encore,

T’habites un coin un peu perdu, d’école il y en a déjà plus,
Mêm’ si en ville, y’en a encore, il y en a encore,
On fait, dans chaque académie ces minables économies
A quarante par classe, on s’en sort, mais oui, on s’en sort !!!

Et ne trouvez-vous pas bizarre que dans ces temples du savoir
Certains risquent parfois la mort, oui, parfois, la mort,
Tant pis si les profs disparaissent, on y mettra des CRS,
Mêm ‘ s’ils se foutent de Pythagore, ô, coquin de sort.

Oui, pour les flics, y’a des moyens, faut croire que les profs serv’nt à rien,
Sauf quelques-uns pour le décor, on est bien d’accord,
C’est pas qu’une question de blé, mais bien un choix de société,
On y est presque, mais pas encore, ô non, pas encore, (au 1er couplet).



BREVES

Pour Jacques Séguéla, si, à 50 ans, on n’a pas de Rolex, c’est qu’on a raté sa vie. Erreur, mon Jacquot ! C’est quand on traîne toute la journée sa blanchitude et sa minablitude de marchand de merde sous les lampes à bronzer au risque de de faire surnommer : « la crotte d’UVA ».

Les députés votent une allocation de fin de vie ; on est nul, on était sûr que ça existait déjà, et que ça s’appelait une indemnité de sénateur.

DSK pète un câble en direct, sur une antenne concurrente, vis-à-vis d’un humoriste qui l’a brocardé sur sa vie entre guillemets « sentimentale » ; pendant ce temps, au moins, il n’a pas pété un bouton de braguette en matant la présentatrice de la météo.

Sur la même antenne, quelques minutes plus tard, il veut pousser le gouvernement à aller plus vite, plus fort, plus loin. Et il ajoute : «mon record à moi, c’est 1 mètre 27, avec 3 mètres seconde de vent défavorable, et malgré les trois coups tirés l’avant-veille »..

Ca se tend entre Martine et Benoît, à la tête du PS ; DSK commente : « je ne vois pas ce qu’il lui trouve ».

Zébulon a reçu les élus antillais jeudi dernier. Mais il ne les a pas renvoyés en morceaux.

On note un taux de fécondité exceptionnel dans la bande de Gaza ! Comme quoi, plus on tire, plus on met bas ! Mais on le savait déjà.

Pendant la crise, le nombre de sex-toys vendus augmente de 60% ; deux interprétations possibles : on a enfin une explication de l’augmentation ininterrompue du budget de l’Elysée : Sarko a une toute petite bite.

Spécial Hélène, le contrepet de la semaine, toujours avec DSK : « avec cette gauche, je chope les boules à chaque fois ».

Sondage de la semaine : 78% des français pensent que Bernard Laporte devrait la prendre.

Un livre sur Laurence Ferrari : 110 exemplaires vendus. Un sur David Pujadas ; 570 exemplaires vendus. Comme quoi, contrairement à ce qu’on pensait, les gens aiment lire, finalement.

Dieudonné a trouvé un nouveau titre pour son prochain one man show : « j’exige de me faire payer en Likoud ».

Charles Aznavour accepte de devenir ambassadeur d’Arménie en Suisse ; ça fait soixante ans qu’on lui dit qu’il a du coffre, il a décidé d’aller vérifier par lui-même !

En Afrique, la lutte contre l’excision se heurte au trafic de clitoris, censés apporter la richesse à la maison. La ménagère de moins de cinquante ans se tâte avant de choisir son camp.

Sarkozy provoqué en duel verbal par un enseignant chercheur sur le thème de la recherche; en réponse, Zébulon fait couper la langue, l’électricité et le chauffage à l’impudent.

Pour contrer Coca-cola, un mouvement nationaliste hindou commercialise une boisson à base d’urine de vache sacrée. Une dégustation à l’aveugle aura lieu pour les départager.

Un infirmier gay de San-Francisco vient de sortir un livre de recettes de bons petits plats au sperme. Un heureux évènement est prévu dans peu de temps chez les trois grosses."

Écrit par : Christophe Sibille | 22 février 2009

On peut, Vincent, prescrire de la fluoxétine. Ma clientèle ne le nécessite pas et je n'ai pas eu l'occasion d'en user. Les chiens sont comme les enfants et les enfants de paysans de montagne sont rarement hyperactifs, TDHA et autres troubles du monde moderne.
C'est à ma connaissance bien supporté. Je ne sais ce qui motive cette prescription.
S'il s'agit d'une dépression d'involution du chien âgé, ce peut être prescrit à vie.
S'il s'agit d'un trouble du comportement, ce sera une aide durant la phase de rééducation comportementale du chien et de sa famille qui constitue quand même l'essentiel.
Je suppose ou tout au moins espère que les prescripteurs de ritaline expliquent aux parents qu'il ne faut pas laisser l'enfant toute la journée sans occupations autres que les écrans divers et variés, qu'il faut lui donner des tâches à accomplir, lui fixer des limites, lui imposer une autorité parentale et le forcer à sortir jouer dehors ?

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

PS : si vous avez gardé le dialogue de Pierre entre la jeune prof d'arts visuels en ZEP et le vieil agrégé de Lettres classiques, est-ce que vous pourriez le mettre en ligne ?

Ecrit par : Robin | 22 février 2009

Mon fils ne garde que les copies où il a obtenu une bonne note, soit, pour le collège, en tout et pour tout une fiche de lecture sur Demian d'Hermann Hesse.
Pour celle que vous demandez, il a du avoir un huit ou à peu près avec la mention "tu n'as pas respecté les consignes"...
Pourtant, pour la rédiger, il avait usé d'autant de concentration et de connaissances que votre jeune élève avec son dialogue en langage parlé des banlieues.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Christophe, quel talent…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2009

il ne faudrait quand même pas qu'ils commettent une erreur d'appréciation au sujet dudit déguisement. ;o)

Ecrit par : catmano | 22 février 2009
Tu leur diras que tu t'es déguisée en Working girl ...

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Working on the bitume, oeuf corse ... Et n'oubliez pas le rouge à lèvres sur les dents : très important, le rouge à lèvres sur les dents ! C'est le p'tit détail qui fait tout le personnage.

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 février 2009

J'ai peur que mon petit tailleur soit un peu trop classe mais ça peut faire si on y rajoute quelques bijoux en or dur.
Catmano croira qu'elle s'est déguisée en pute et ses parents d'élèves la féliciteront pour son élégance et diront au petit : "Tu as vu, la maîtresse, c'est une dame !", surtout si elle a le rouge à lèvres qui dégueule !
Qui a un quatre-quatre et une perruque blonde à prêter pour Carmentran ?

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Je suppose ou tout au moins espère que les prescripteurs de ritaline expliquent aux parents qu'il ne faut pas laisser l'enfant toute la journée sans occupations autres que les écrans divers et variés, qu'il faut lui donner des tâches à accomplir, lui fixer des limites, lui imposer une autorité parentale et le forcer à sortir jouer dehors ?

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009


Il est tout le temps entre le garage et le jardin; j'ai aménagé une belle petite niche... Ca évite qu'il fasse son "cador" (ou son Nicolas mais ça n'est pas très gentil pour mon chien) dès que j'ai le dos tourné... c'est incroyable de voir à quel point ces petites bêtes ont la notion de l'espace, du territoire... Je le promène à peu près deux fois par jour, joue avec lui, mais nos relations sont modifiées depuis que je l'ai exclu -non sans beaucoup de réflexion- du cercle familial... Obligé. Le vétérinaire m'a conseillé en substance de lui donner ce produit, sous sa surveillance... Sais pas trop...
Bon, voilà, stop.
Un grand grand merci Dobolino, le conseil d'un autre spécialiste compte toujours; c'est fou ce qu'on les aime ces petites bêtes.
(les animaux, pas les spécialistes... Enfin, disons que ça dépend du spécialiste)
Bon, voilà parenthèse fermée, merci encore!

Donc l'Ecole.
Je cours à la note suivante.

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 22 février 2009

Bon, voilà parenthèse fermée, merci encore!


Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 22 février 2009
Dommage ! Votre cas semble passionnant...
vet.coup@wanadoo.fr

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Robin, moi je le trouve atterrant, ce dialogue !
Je suis vraiment une vieille réactionnaire irrécupérable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 février 2009

Robin, moi je le trouve atterrant, ce dialogue !
Je suis vraiment une vieille réactionnaire irrécupérable.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 février 2009

Ce n'est pas le problème de savoir si vous êtes réac ou pas !
Le souci est de ne pas dépister les potentialités du gamin ou de les dépister. Il écrit une intro très propre, en français, et sans fautes puis embraye sur un dialogue en langage parlé de banlieue. C'est un choix littéraire à exploiter et une provocation à gérer.
Robin est là face à un gamin intelligent qui est probablement un leader. Il peut se faire un grand plaisir de travail et peut-être aider le gamin qui, visiblement, a de la ressource puisqu'il a de l'humour et du caractère, ou finir sa longue carrière avec son mal de dos et sa fatigue perpétuelle, dans un morne ennui quotidien.

Écrit par : dobolino | 22 février 2009

Cette maman très consciente de la nocivité de ce qu'apprend son fils va faire le nécessaire pour le sortir de là. Et les autres?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2009
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Vous avez évidemment raison, Anne-Marie : actuellement les enfants de milieux défavorisés sont coulés avant le combat comme les navires de guerre dans la rade de Toulon pendant la Seconde Guerre mondiale.
Je sais que certains professeurs des écoles continuent d'appliquer la méthode globale (qu'elle soit semi- ou complètement globale, c'est une monumentale stupidité). Seulement, il y a des professeurs des écoles qui ont la foi du charbonnier en les Saintes Écritures des "sciences" de l'éducation.
J'ai été élevé au lait de la sylla bique, et, contrairement à ce que prétendent les illustres professeurs d'université en "sciences" de l'éducation, le sens des mots m'a été parfaitement accessible au fur et à mesure que je savais les lire, et le sens des phrases - simples - aussi. Mon instituteur de CP m'a appris à déchiffrer les mots de deux lettres après m'avoir appris l'alphabet, puis ceux de trois lettres, etc. (J'ai été très étonné que "bau" se prononce comme "bo", et plus encore que "beau" se prononce aussi comme "bo", mais c'est venu progressivement, non pas dès le premier jour de classe !)

Et j'ai su lire et écrire - sans fautes - à six ans, les mots que j'avais appris à lire au cours des neuf mois de CP. M'expliquer une pièce de Racine ou de Corneille était une tâche qu'on ne confiait pas à cet excellent instituteur. Il n'avait pas une licence. Il n'avait que le baccalauréat, mais il ne faisait pas de fautes, lui. Tandis que certains professeurs des écoles...

Écrit par : Francis Penin | 22 février 2009

Selon le principe de Clausewitz, on "monte aux extrêmes pour obtenir quelque chose". Ces mesures avaient déjà été envisagées dès le mois de novembre à Paris VII (Appel du 8 novembre) : création de "Comités Damoclès". Il avait alors été décidé d'attendre avant de sortir cette arme de dissuasion massive. Il semblait que la mobilisation inédite et massive autour de la Coordination serait suffisante pour faire reculer Darcos et Pécresse. Apparemment ce n'est toujours pas le cas. Le gouvernement sait désormais à quoi il s'expose. A lui de choisir.


Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 février 2009
Le comité Damoclès ou le comité de la menthe Riclès ?
Franchement Pedro, tu rigoles ou quoi ?

Écrit par : Guy Morel | 22 février 2009

"je vous envoie la chronique que j'ai faite jeudi dernier en radio"

C'était sur quelle station, Christophe, votre chronique ?

Écrit par : Jeremy | 22 février 2009

Oh, c'est une toute petite radio locale, qui émet à une vingtaine de kilomètres autour de Châteauroux. Radio Balistiq.
Vous tapez: "balistiq café podcast", sur Glouglou, et cliquez sur l'émission du 19/02. La chronique et les brèves sont juste après la "rubrique web", et un moirceau de "musique". ;-)
J'y suis tous les jeudis soirs.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 février 2009

Dis maman, à quoi il sert François Bayrou ?

La réponse se trouve ici mon enfant :

http://frenchcarcan.com/

Écrit par : Marie-Laure | 28 février 2009

Je suppose ou tout au moins espère que les prescripteurs de ritaline expliquent aux parents qu'il ne faut pas laisser l'enfant toute la journée sans occupations autres que les écrans divers et variés, qu'il faut lui donner des tâches à accomplir, lui fixer des limites, lui imposer une autorité parentale et le forcer à sortir jouer dehors ?

Ecrit par : dobolino | 22 février 2009

Je "rebondis" dès que je vois le mot "ritaline".
Il paraît que 6 millions de petits Américains, en difficulté scolaire pour les mêmes raisons que chez nous, et gavés de télé et autres jeux qui suscitent leur "hyperactivité", sont soignés avec cette molécule qui doit pas mal les abrutir.

Voici un éminent docteur français qui utilise la ritaline : qu'en pensez-vous?

Dyslexie Docteur c’est pas ma faute


Education. (Figaro Magazine du 15 juillet 2006 .)

L'échec scolaire, ça se soigne.

Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent, des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. Reportage. (Martine Betti-Cusso).

« Docteur, c'est pas de ma faute. Mes parents voudraient qu'j'aie d'bonnes notes, mais j'y arrive pas ».Joël, 9 ans, semble bien désemparé. Son bulletin scolaire est catastrophique.
Il a redoublé son CE1, et le voilà en difficulté en CM1. Agité, il ne parvient pas à se concentrer en classe. Ses parents, à bout de nerfs, sont parvenus, après quelques mois de patience, à obtenir une consultation au centre des troubles de l'apprentissage de l'hôpital neurologique de Lyon. Le centre est dirigé par le Dr Olivier Revol, 47 ans, pédo psychiatre, auteur d'un livre édifiant, « Même pas grave !

L'échec scolaire, ça se soigne. » Formé au Canada, ce médecin considère que le carnet scolaire est intimement lié au carnet de santé. « Un enfant sur cinq connaît des difficultés scolaires. Je ne crois pas à la paresse, au désintérêt de ces écoliers. Il y a toujours une cause derrière le refus de travailler. A nous de la découvrir pour mettre fin à cette spirale de l'échec scolaire. »

Durant cinq jours, Joël restera sur place et subira une batterie de tests. (..) A-t-il une bonne vue ? Entend-il correctement ? Son développement physique correspond-il à son âge ? A-t-il un trouble de la motricité, du langage ? Comment fonctionne son cerveau ? Joël sera pesé, mesuré, analysé. Bilan sanguin, pédiatrique, intellectuel, orthophonique, psychomoteur, et même électroencéphalogramme, dans le but de dépister une éventuelle anomalie de la vision, de l'audition, de la motricité ou une déficience intellectuelle.

Le docteur Revol poursuit : « L'enfant peut disposer de toutes les compétences sans parvenir à s'en servir. Ses aptitudes sont entravées par un problème dont l'origine est psychologique. Ce peut être une anxiété ou une dépression. »

Joël est conduit au cinquième étage. (.) « Avant l'adolescence, nous recevons cinq garçons pour une fille .Ils nous sont souvent adressés pour hyperactivité ou déficit de l'attention. »

Viennent ici des hyperactifs, des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysphasiques. Sans omettre ceux qui ne parviennent pas à acquérir les règles de l'orthographe (dysorthographie) ou les premiers éléments de calcul (dyscalculie).

Aurèle, enfant précoce, a un TOC. (Trouble obsessionnel compulsif). Ses notes sont désastreuses. Une situation courante pour près de 50 % de ces surdoués qui s'ennuient à l'école.

(.) La dépression est également un facteur important d'échec scolaire. Elle frappe 1% des enfants et 5% des adolescents. « Les enfants dépressifs sont mieux repérés. Les plus petits, en maternelle, se montrent agressifs et instables. En primaire, ils répètent qu'ils sont nuls. Et chez l'adolescent, la dépression se manifeste par l'abandon des loisirs et par une forte irritabilité à tout moment et avec tout le monde. »

Joël a ensuite des « entretiens cliniques » avec une psychologue clinicienne. Il subit des tests d'attention, des tests de la personnalité, des tests de QI.

D'autres épreuves attendent notre jeune sujet. (.) « On observe une grande souffrance chez ces enfants en échec scolaire, constate le Dr Marion Strehl. Ils craignent de ne pouvoir réussir, de décevoir leurs parents. Ces enfants se dévalorisent, perdent l'estime de soi. »

A la fin de la semaine, tous les intervenants se réunissent pour établir un diagnostic.

(.) « S'il s'agit de troubles du langage, de la lecture, de la motricité, nous proposons une rééducation pour l'enfant, et des aménagements pédagogiques que nous transmettons aux enseignants : enrichir le programme scolaire d'un enfant précoce, voire l'envoyer dans une classe supérieure. Ne pas demander à un enfant dyslexique de lire devant sa classe. Lorsque la cause est psychologique, nous conseillons un suivi adapté avec, le cas échéant, un traitement médicamenteux. Dans le cas de l'hyperactivité, nous prescrivons éventuellement de la Ritaline, associée à un suivi psychologique et à une guidance parentale. »

Peu nombreux - ils sont une quarantaine créés depuis cinq ans - les centres de traitement des troubles de l'apprentissage croulent sous les demandes. (5 à 10% des appels chez le Dr Revol sont satisfaits.) Alors qu'il y a urgence à agir au plus tôt. Les cas les plus difficiles à traiter sont ceux enkystés depuis plusieurs années. Parvenu à l'adolescence, l'enfant qui traîne ses handicaps refuse de travailler, pour justifier son échec scolaire. Il en veut à son école, à ses parents, à la terre entière. Alors qu'un diagnostic efficace permet de corriger le tir."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2009

Bonjour,

je me permets de vous exposer mon cas qui illustre bien les effets pervers de la mastérisation. Je suis certifié bi-admissible d'allemand et titulaire d'une maîtrise obtenue en 2002. J'envisageais sereinement de repasser l'agrégation externe l'an prochain, lorsqu'au fil de mes recherches sur internet, je suis amené à lire un texte officiel qui, si je l'ai bien compris, me prive du droit de m'inscrire à ce concours, puisque je ne suis diplômé qu'au niveau BAC+4! Quelqu'un serait-il en mesure de confirmer ma bonne interprétation du document? J'espère de tout coeur m'être trompé, mais je ne nourris guère d'illusions! Et que penser du mépris clairement affiché à l'égard des enseignants titulaires d'une maîtrise? Quel sort leur sera réservé? Je peux me leurrer, mais je doute que ce sort soit enviable. Merci d'avance pour vos réponses et vos commentaires.

Écrit par : Alain | 06 mars 2009

Non non, Alain, vous avez malheureusement bien compris. L'agrégation externe 2010 ne sera délivrée qu'à ceux qui auront un master à la session 2010. Apparemment, l'agrégation interne sera elle aussi soumise à l'obtention du master.

Il vous reste une solution, dans les circonstances envisagées aujourd'hui : vous inscrire en master pendant que vous préparez l'agreg.

Cependant, tout semble remis en cause, car les rectorats n'ont encore reçu aucune inscription.

Vous pouvez vous inscrire sur le forum : http://neoprofs.org qui recense la plupart des informations à ce sujet, et auquel sont inscrits 1500 professeurs de Lettres et Langues. Autant vous dire que l'info y circule généralement vite et bien.

Écrit par : Nicolas | 06 mars 2009

Merci Nicolas pour votre réponse qui hélas confirme mes craintes. Je vous avoue que je ne sais plus quoi penser face à un tel manque de respect! Enfin...

Écrit par : Alain | 06 mars 2009

non au hasard ; oui au flux d'inspiration évolutif naturel.

Tout ce qui, dans notre vie a, de longue date cessé d’être étrange, DEVIENT EXISTANT, CAR RéPUTé COMME ALLANT DE SOI, AUTREMENT DIT DEVIENT éViDENT, PARCE QUE C’EST PAR CE PROCéDé QUE TOUT CE QU’iL SAiT A UN JOUR éTé COLPORTé PARTOUT COMME éVIDENT
(BLAISE PASCAL ) : < La coutume fait nos preuves les plus fortes et les plus crues ; elle incline l’automate, qui entraîne l’esprit sans qu’il y pense. » / Blaise Pascal/pensées, 252..)

C’est dans ces évidences là que dogmatisent les peureux ramages des notables humains, à partir de statistiques, non holistiques, de catégories sur des « normalités d’hommes » racistes à hauteur d’individus, soi-disant démontrés à partir d’hypothèses elles aussi colportées sans explication, truffées elles aussi des colportages des superficielles intelligences reçues non expliquées, si avancées puissent elle sembler à ceux dont les certitudes ont échafaudé notre civilisation, nos pensées nos commerces et nos sociétés constituées.

VOULOIR éTALONNER LE MOUVANT.

Toutefois, de nos jours les horizons marins sont vus depuis l’espace, comme des CALOTTES SPHéRiQUES. La certitude de leur horizontalité cesse d’exister comme aussi planes que l’antiquité les voyait. De même la verticalité des fils d’aplomb appuyant le poids des façades sur des fondations, est vectorielle se recoupant tous au centre de gravité planétaire. Autrement dit si elles suffisent à construire des immeuble bien assis ce n’est que suite à une suffisance pratique à négliger.

L’erreur des emprises ramenée à l’horizontale, est praticable mais fausse. De même que les célèbres certifications d’identité de niveau par les vases communicants, etc.

Toutes les certitudes en provenance de la métrologie n’apportent nulle certitude inébranlable. D’où la présente recherche qui commencera par l’écroulement des certitudes scientistes quand on en enseigne les fondements aussi boiteux que de dire que la rotation terrestre est une inertie, alors que, à une vitesse permanente, à une dilatation ensoleillée à laquelle répond systématiquement aux antipodes d’un rétablissement par de la rétraction.

Il y a longtemps que l’intelligence qui devrait se présenter comme e « une recette dont la réalisation se répète toujours » n’est plus démontrable. Les expériences sur un nombre d’échantillons débouche sur des % de vraisemblances. bien plus facile à faire mémoriser par d’innombrables répétitions verbales reconnues et exercées des échafaudages d’accoutumances par la mémorisation artificielle d’une partie de matière par des recommencements cadencés, les mêmes pour les scolarités de même type, de matières de plus en plus diversement et autant qu’il faudra, afin de franchir l’obstacle d’un examen normalisé, ne portant que sur des habitudes « comme à l’exercice »..

DEVENiR iNTELLiGENT

L’HABITUDE DE RECOPiER LES DéCOUVERTES PAR DES RECOMMENCEMENTS DE RéPéTiONS DE MéMORISATiONS DE PRATIQUES, VOIRE D’EN éTENDRE LES CHAMPS D’APPLICATIONS, CE QUi DEViENDRA PLUS TARD LA PéDAGOGiE DE L’iNTELLiGENCE ?

ViSiONNER PLUS ATTENTiVEMENT CE QU’iL FAUT RETENiR

OR LA DéCOUVERTE DE TOUS SAVOIR EST UNE POURSUITE LAMARCKIENNE DES ASCENDANCES MISE EN CASCADES GéNéRATiONNELLES MISE à JOUR EN PRéSENCE D'UNE CRISE SéMANTiqUE BOULEVERSANTE TELLE L’iMPRiMERiE, LA SCOLARISATION iNDUSTRIELLE DE MiSE EN SéRiES DE SAVOiRS PROFESSiONNELS, LES DéPLACEMENTS PAR LE CHEMiN DE FER, LES FAMINES ET DEUiLS DES GUERRES MONDiALES, L’AUTOMOBiLE POUR CHACUN, LA BOMBE ATOMiQUE, LA TV, L’ORDINATEUR ET LA CYBERNéTiQUE, QUI
METTAIENT UN VRAI DROITS DE RéPONSES AUX LASSANTES EXéCUTiONS DES DEVOIRS SCOLAIRES A SENS UNIQUE.

LA DiALECTiQUE NATURELLE EST à LA SOURCE, DE TOUT, MÊME AUX RéPéTiTiONS PAR HABiTUDES QUi, (COMME NOUS DISPOSONS DE BRAS, DE POIGNETS, DE MAiNS ET DE DOiGTS), QUI ONT FiNi PAR NE CONSiDéRER, PAR HABiTUDES, DES FAiTS MARQUANTS A RAiSONNER SUR LES DIFFéRENCES ENTRE L’iNERTE ET LE ViVANT.

ET CELA éTANT, LES REPéRAGES SUR DES MARQUES DE ROUES SUR LE SOL, SiGNiFiANT LA FRéQUENTATiON D’APRèS l’EMPRiSE DU DURCISSEMENT DU SOL, D’AUTANT PLUS MASSIFS QUE SOUVANT FRéQUENTéS. IL FALLAIT AUSSi, AU BOUT DU COMPTE SAVOIR Où RELAYER LE TRAJET ET AUSSi SE RAPPELER DES BiFURCATiONS A RECONNAÎTRE EN SéLECTiONNANT DES JALONS SiGNiFiCATiFS.

L’INTELLIGENCE EST UN A POSTERIORI DE CE QUE NOUS CHERCHONS A EXPRIMER DANS DES QUANTITATIFS DU RAISONNEMENT, DE L’ARTIFICIELLE PEDAGOGIE DES ENCHAINEMENTS DE DUREES DE CADENCEMENTS PSEUDO MESURABLES.

DANS LE DOMAINE DES SCIENCES HUMAINES LIRE N’EST PAS UN INNEISME ALORS QUE LA PAROLE ET L’ECOUTE SONT INSTINCTIFS, « L’INTUITION BERGSONIENNE », L’EVOLUTION NATURELLE. J'INVITE CHACUN A APPROFONDIR SON LIBRE ARBITRE ET ETRE TUYAUTE PAR LES 15.000 MISES A JOUR QUANT A D’INACCOUTUMES BOULEVERSEMENTS CULTURELS APPROFONDIS PAR L’EMPIRISME DE CHAQUE GENERATION DE SES ASCENDANTS., DU FAIT T DU LAMARCKIEN INNEISME EMPIRIQUEMENT APPROFONDI EN PRESENCE D'EMOTIONS BOULEVERSANTES FACE A DES ETRANGETES INACCOUTUMEES. A HAUTEUR DE LA NATURE CHAQUE GENERATION COMPTE PLUSIEURS MILLIARDS DE POPULATIONS

L’intelligence est une poursuite d’habitudes, si souvent répétée attentivement que l’on finit par l’incorporer dans l’intelligence des recettes qui réussissent toujours. Si les hommes sont démoralisés l’excès de règlements convient si peu à la DOCiLiTé et la COMPéTiTiON QUi NE REND PAS LES ADULTES LiBRES, mais bien si attentifs et si occupés à répéter les mêmes théories et à recommencer cela si souvent et a en étudier tous les recoupements possibles qu’il en résulte une connaissance d’application pédagogique sur le bout des doigts, un savoir comme si il était initié a un discipline pour appliquer sans faille le professionnalisme de la matière pédagogique, mais sans nulle responsabilité en tant qu’inventeur ! Car pour en savoir plus il faut se documenter sur les sources pédagogiques du “copié-collé” identique à ceux des confrères ayant décroché exactement le même diplôme
Car depuis ARCHiMèDE, plus personne n’a jamais plus vraiment« rien inventé à partir de rien ».
(Ses éGALiTéS de poids spécifiques ont germé en étalonnages de qualités pour les calculs scientifiques, économiques et commercialement consuméristes. Ecouter ses 15000 x mises à jour du fait de votre innéisme empiriquement approfondi par vos ascendance généalogiques sur les failles de sottes coutumes à chaque fois adaptée à ce que les émotions de l’ancestrale jurisprudence en savait.
MON OUVRAGE L’éCRiT TéMOiN est publié sur le NET : http://users.skynet.be/willy.mautesse

Écrit par : Willy Wauters | 04 novembre 2011

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