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04 février 2009

Classes preparatoires

 

 

   - Le rapport Philip (1), commença le proviseur, suggère des pistes qu’il nous faut dès à présent considérer, peut-être même emprunter : c’est tout l’objet de notre réunion.

   Les profs de prépas du lycée étaient réunis dans la vaste salle polyvalente, et écoutaient assez sagement — moins les apartés inévitables entre enseignants qui furent, pour la plupart bons élèves, et ne demandent qu’à devenir vilains garnements dès que l’occasion leur en est offerte. Le rapport Philip ? Il suggère, expliqua le Proviseur, des rapports nouveaux entre Universités et grandes Ecoles. Il s’appuie sur le Protocole de Bologne — cette uniformisation de l’enseignement européen qui vise à aligner la France sur un modèle qui n’est pas le sien, et qui ressemble à s’y méprendre au modèle allemand. La loi LMD fut le premier enfant de cette structure bâtarde, et l’Université française, qui fonctionne largement (BTS, IUT, et Classes Préparatoires) sur un cycle initial de deux ans, et non trois, fut sommée de s’y plier : d’où les discordances entre accords signés et réalité du terrain.

   Ce qui explique sans doute la soudaine sollicitude des archontes pour les classes préparatoires, que l’on tente de rassurer tout en amorçant un rapprochement avec une Université qui, à franchement parler, n’a pas grand-chose à voir avec ce qui se mijote en Psi* ou en Khâgne — pas même le langage. Mais une Université qui a des vues sur le budget des Prépas : un élève coûte 12 000€ par an ici, un étudiant pas tout à fait 9 000 là-bas : manne céleste, ont conclu les Universitaires, qui lorgnent sur le magot pour en faire… eh bien, justement, on ne sait pas trop quoi.

   Les chiffres bruts, bien entendu, mentent : le retour sur investissement des Classes préparatoires, dont la plupart des élèves intègrent une Grande Ecole (elles ont considérablement diversifié leur offre ces dernières années) n’a rien à voir avec celui des Facs, dont 50% des étudiants échouent dès la première année. Pourtant les Universités font tout ce qu’elles peuvent pour les retenir, quitte à falsifier les notes et le niveau — parce qu’un étudiant qui s’en va, c’est une subvention qui s’évapore. C’est tout l’objet du dialogue de sourds, ces derniers temps, entre un gouvernement qui dit aux Universitaires : « Le master conduisant aux métiers de l’enseignement peut mettre l’accent sur la « professionnalisation » plus que sur les disciplines, puisque vous avez octroyé une Licence disciplinaire à vos étudiants », et des Universitaires qui savent que les Licences qu’ils ont distribuées valent… ce qu’elles valent.

 

   - Le rapport préconise la création de Classes Préparatoires en Université, continua le Proviseur — avec un œil assez gourmand, à vrai dire, qui était un pré-commentaire, « tongue in cheek », de ses propos.

   Sourires dans la salle. Des Prépas en Université ? À la bonne heure ! On allait donc voir enfin bosser — au sens où on l’entend en Prépas — des Universitaires qui rechignent souvent à préparer au CAPES ou à l’Agrégation, et, ces jours-ci, s’effarouchent à l’idée de travailler deux heures de plus (ce qui, certes, permettra de supprimer quelques postes — économies de bouts de chandelles), eux qui, disent-ils, se consacrent à la Recherche (majuscule, s’il vous plaît), et sont là par la grâce d’une Thèse sur la pensée Meirieu. On allait surtout voir les Facs instaurer un système de sélection à l’entrée, qui est appelé par les vœux de toute la communauté enseignante, à part les permanents du SNE-Sup et du SGEN (et encore, il faudrait demander à leurs membres, et non aux directions nationales), et les bavards de l’UNEF, dont l’ancien dirigeant, Bruno Julliard, est aujourd’hui chargé des questions d’Education rue de Solférino — nous n’avons pas fini de rire.

   La proviseur-adjoint prit à son tour la parole.

   - Nous avons finalement fort peu de démissions dans les premiers mois de la première année, expliqua-t-elle. Et encore, les élèves démissionnaires ne sont pas forcément ceux qui ont le plus de difficultés…

   - C’est sûr, marmonna un loustic à ma droite, ils restent chez nous — bien à l’abri des facs, dont ils ne veulent sous aucun prétexte.

   Jamais, en effet, les demandes d’entrée en Prépas n’ont été si nombreuses, alors même que les élèves, quand on les interroge, ne savent pas franchement à quelle carrière ils se destinent : ils sont simplement à l’abri de la médiocrité universitaire, du laisser-aller, des cours mal assurés, des grèves permanentes, de l’absentéisme massif et du glandage institutionnalisé.

   Mais, en même temps, jamais les élèves qui nous arrivent n’ont été si mal préparés — aussi bien dans leurs aptitudes que dans leurs attitudes : ils sont de plus en plus « consommateurs », n’hésitant plus à déplacer à leurs gré les heures de khôlles (2), à faire sauter un DS (Devoir Surveillé) redouté, voire à protester quand la note n’est pas à la hauteur de leurs espérances. Toutes expériences communes en Fac, et qui viennent de ce règne de l’enfant-roi instauré par les pédagogies nouvelles depuis quelques années. « C’est surtout depuis dix ans, constat un collègue, depuis la réforme du Second cycle…

   - Viala, précisa quelqu’un. La réforme Viala. Un nom à ne pas oublier.

   - C’est cela, reprit le premier. Eh bien, depuis une dizaine d’années, nous avons vu le niveau descendre régulièrement. Au point que nous sommes obligés d’imaginer des propédeutiques aux classes préparatoires, des « années-zéro » destinées à donner à nos futurs élèves les réflexes…

   - Et le langage, ajouta un autre…

   - Et le langage nécessaire à comprendre ce qui se fait ici.

   Nous arrivions au cœur de la question. J’ai déjà exposé ici même (voir « L’art de la drague ») combien le problème majeur de certains élèves, arrivant tout droit des ZEP marseillaises, était centré sur le langage — et les connivences culturelles. Même les enfants des classes aisées — qui par parenthèse sont bien plus nombreux aujourd’hui en prépas qu’il y a une trentaine d’années (3), l’ascenseur social s’étant définitivement mis en panne, grâce à l’égalitarisme imposé et au collège unique — n’ont plus forcément les réflexes culturels jadis stigmatisés par Bourdieu : l’un des effets les plus remarquables du pédagogisme est d’avoir partiellement acculturé les classes dominantes, et fait de la France une nation d’ilotes satisfaits, à quelques exceptions près. Et justement, je ne me satisfais pas de ces exceptions : tout se passe comme si les instances avaient décidé de privilégier les privilégiés, de les charger d’être les cadres du futur, au détriment des talents qui pourraient, qui devraient émerger de la masse, et qu’on laisse de plus en plus aux portes du temple où est adoré le veau d’or.

 

   - Comment augmenter le nombre des boursiers en Prépas  continua le Proviseur derrière ses moustaches. Nous en sommes actuellement à 20% en Première année — un nombre tout à fait satisfaisant. Reste à voir si ces élèves passent en deuxième année, et s’ils réussissent, en bout de cursus… Peut-être en multipliant les heures de soutien, de tutorat — de remédiation, pour employer le mot à la mode…

   - C’est d’une année supplémentaire initiale qu’ils ont besoin, affirma un collègue. Une propédeutique. Une année qui tâche de réparer les dégâts de quinze ans de gabegie pédagogique (4)… Ce que nous faisons en SPE-IEP… Et qui commence à se faire ailleurs… À Lakanal, par exemple…

   - Pas question, en tout cas, de demander aux Grandes Ecoles, à l’instar de Sciences-Pô Paris, d’ouvrir leurs portes sans concours à des élèves choisis par les nouvelles dames patronnesses dont l’exemple-type est l’inénarrable Richard Descoings, le coupa un autre.

   L’essentiel était dit.

 

   Des réunions de ce type, il y en a aujourd’hui dans tous les lycées où sont ouvertes des classes préparatoires. Et ce qui s’y joue, c’est ni plus ni moins que la survie du dernier maillon résistant d’une école qui fut jadis celle de l’excellence, ouverte à tous les talents, de quelque origine qu’ils fussent. La menace, elle vient des institutions européennes, qui tirent l’ensemble du système vers le bas. Elle vient aussi bien de l’amont — ce grand n’importe quoi, qu’est devenue l’Ecole française — que de l’aval, des universités qui, par démagogie, ont recruté des dizaines de milliers d’étudiants dans des impasses (socio / psycho / Sciences de l’Education — et aujourd’hui, cours d’apprentissage de la profession de « profiler », comme  dit dans les séries américaines dont s’abreuvent les gosses). Et je préfère ne pas penser que ce sont d'abord les profs recrutés pour enseigner en impasses qui campent sous les fenêtres du ministère, effarouchés comme des vierges à l’idée que l’on puisse contester la valeur de leurs travaux sur le référentiel bondissant aléatoire, après avoir régulièrement élu des présidents d’université qui ont signé des deux mains la loi LRU qu’ils contestent si vivement.

 

Jean-Paul Brighelli

 

PS. Rien à voir avec ce qui précède : le collège Alain-Fournier a besoin de votre soutien massif. Toutes informations sur 

http://oui-au-college-alain-fournier.over-blog.fr/

Et vous pouvez le soutenir activement en signant la pétition en ligne :

http://jesigne.fr/ouiaucollegealainfournierfreyming

 

Notes :

(1) Voir le texte intégral du rapport sur le site de Sauvons l’Université : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article869. Christian Philip est un juriste de l’Université de Lyon-III, ancien député UMP, recteur, aujourd’hui représentant personnel du Président de la République pour les questions de francophonie.

(2) Les « colles » ou « khôlles » sont des oraux blancs, passés trois fois par an dans les matières du tronc commun. On sait que l’un des traits de l’argot des Prépas, où un élève de Première année est un bizuth — quand bien même il n’y a plus de bizutages —, et un élève de Deuxième année un « Trois demis », est d’insérer des « kh » à la place des « c » — particulièrement dans les Prépas littéraires où depuis Napoléon ils ont les genoux « khâgneux » — et d’agrémenter le tout d’accents circonflexes. Il y a un jeu permanent dans ces classes où l’on travaille intensément

(3) Autant citer à ce propos le rapport Philip : « Selon « L’état de l’enseignement supérieur et de la recherche », publié en novembre 2007 par la DEPP, si 30 % des nouveaux bacheliers inscrits à l’Université sont issus des catégories sociales les plus favorisées, ils sont 49.2 % dans les CPGE. Il y a 38.5 % d’enfants d’ouvriers et employés dans les STS contre moins de 16 % en classes préparatoires. L’analyse montre encore l’influence de l’établissement secondaire où le jeune est scolarisé en terminale. Etre inscrit dans un lycée où la moitié des élèves sont d’origine ouvrière pèse très négativement sur une orientation en CPGE. Se trouver dans un lycée où existe une classe préparatoire, être scolarisé en Ile-de-France ou dans un établissement privé, exerce a contrario un effet positif. Dans nos Ecoles les plus « cotées », la « concentration » sociale a progressé. »

(4)Soulignée d’ailleurs, dois-je dire, par le rapport Philip lui-même, qui précise : « Force est de constater que ces classes ne jouent plus le rôle d’ascenseur social qui a été longtemps l’un de leur principal mérite. Le problème n’est pas lié à la classe préparatoire en soi mais résulte des faiblesses de notre système éducatif qui ne sait plus assez aider les jeunes à se préparer aux efforts. » Il fallait que ce fût dit !

 

 

Commentaires

Ah, j'ai peut-être grillé Saperlipopette !
Sur le fond : une petite remarque concernant les deux heures de travail en plus ; comme vous le dites, elles vont d'abord et surtout servir à supprimer des postes -- et vous savez bien que ce sont les plus fragiles qui sauteront, le sanscrit, les langues anciennes et rares en général, la "littérature pure", bref, tout ce qui n'est pas directement rentable à court terme.
Oui, il est difficile d'évaluer la recherche : notre amie MG cherche (et trouve) des textes de poiéticiens médiévaux non aristotéliciens. On évalue ça comment ? Ma copine MJK a travaillé sur l'établissement du texte des fragments de Melissos de Samos (désolée pour les génitifs en cascade), "cum commento". Pas très vendeur. Ce sont ces enseignements qui gicleront, pas les cours de tamtam, surtout si on fait des facs des "lieux de vie" en y construisant des piscines, comme si c'était cela qui comptait aujourd'hui, où il pleut dans bien des amphis.
Qu'il y ait des recherches "bidon", c'est dans doute vrai, ne serait-ce que du côté des fausses sciences... Qu'il y ait à la fac des professeurs fort peu pédagogues (au vrai sens du terme), confus voire bavards, nous en avons tous connu.
Je me souviens d'un grand savant, spécialiste de Pierre Leroux, des socialistes utopiques et de l'Encyclopédie nouvelle, un vrai érudit, dont le cours était inimaginablement touffu ...mais tellement riche !
et puis, honnêtement : tous les professeurs de CPGE ne sont pas exempts de critiques non plus !
Voilà pourquoi il faut soutenir les enseignants chercheurs, même si, par moments, les pauvres profs de prépa
que nous sommes, pas chercheurs (où prendrions-nous le temps ?) , juste enseignants et généralistes de surcroît, ont l'impression que les raisons de la colère ne sont pas toujours
bien claires.

Écrit par : FGuichard | 04 février 2009

Les grandes écoles aussi font de la recherche.
Sont-elles concernées par les mesures contre lesquelles protestent les universitaires ?

Écrit par : yann | 04 février 2009

Yann,

Oui, bien sûr, les enseignants -chercheurs des labos des grandes écoles ont exactement le même statut (maître de conférences ou professeur d'université) que ceux de la fac. Je reste en contact avec certains enseignants-chercheurs de l'école dont je suis issu (ens lyon), et ils se font beaucoup de soucis pour leur recherche.
Je suis d'accord avec ce que dit JPB sur les cpge: c'est, dans l'école, le dernier bastion de résistance contre le pédagogisme, où le travail, l'intelligence et le savoir priment. Qu'ils ne nous détruisent pas ce système pour de fausses bonnes raisons (en fait de vraies mauvaises raisons, bassement matérielles).

Écrit par : François Duhem | 04 février 2009

Bonjour,

Certes un blog n'est pas forcément le lieu où l'on s'attend à trouver une écriture riche de réflexivité, mais là, je suis surpris et choqué des jugements de valeurs à l'emporte pièce, du mépris que vous affichez à l'égard des universités et de la (fausse) méconnaissance du système éducatif qui vous font dire que les CPGE sont le "dernier maillon résistant d’une école qui fut jadis celle de l’excellence, ouverte à tous les talents, de quelque origine qu’ils fussent".
Ce système éducatif de l'excellence que vous semblez regretter (bien qu'il existe toujours d'une certaines façon) était celui d'une inégalité sociale organisée quant à l'accès au lycée et à l'enseignement supérieur, et qui ainsi contribuait à maintenir ces mêmes inégalités, au profit des plus riches bien sûr. Est-ce que la création du collège unique a permis le contraire ? Peut-être que non. Mais les valeurs portées par ce dernier sont celles d'une société progressiste que la révolution conservatrice ne me fait pas oublier.
Quant aux Universités et à ces disciplines en SHS (les seules que vous citez bien entendu), ce n'est pas que par démagogie qu'elles ont accueilli des milliers d'étudiants. Cet accueil, organisé et structuré aussi par le pouvoir politique, permet à ce dernier de faire jouer aux Universités une fonction de régulation sociale, en accueillant de nombreux jeunes que vos filières " d'excellence" n'accueilleront jamais. Qu'on mette une sélection à l'entrée en Université, et ce sont aussi vos classes préparatoires qui seront menacées...

Et enfin, avant d'afficher un tel mépris vis-à-vis des enseignants chercheurs qui rechigneraient à faire 2 heures de plus, osez afficher combien gagne un enseignant de CPGE. Presque 3000 euros pour un débutant, quand un maître de conférence en gagne 2000. Des heures de khôlles obligatoires qui sont payées en heures supplémentaires et que l'on s'attribue entre copains. Alors s'il vous plaît...

Écrit par : Mama | 04 février 2009

Eh, la "Mama", faut pas pousser la grand mama dans les orties, affirmé-je avec une violence certes contenue, mais visible!
C'est évident que les "enseignants-chercheurs" évitent le boulot de soutier. Quant à la correction des copies, je préfère ne rien dire (prétérition habile, qui a du mal à cacher la litote assassine).
Après ce que j'en ai vu ces dernières années, et j'évite par ailleurs le sujet encore plus brûlant des professeurs de médecine (là, il y a un roman à rédiger sur le jemenfoutisme
de certains qui émargent tout de même comme patrons de services prestigieux, au titre de publications diverses, sans cracher évidemment sur le salaire de professeur qui doit payer le vernis des chaussures de leurs épouses), après ce que j'en ai vu, dis-je, je confirme qu'il faut mettre le nez institutionnel, et ça urge, dans les affaires pas toujours claires de certaines UFR.

Garafignoux

Écrit par : garafignoux | 04 février 2009

Oui, bien sûr, les enseignants -chercheurs des labos des grandes écoles ont exactement le même statut (maître de conférences ou professeur d'université) que ceux de la fac. Je reste en contact avec certains enseignants-chercheurs de l'école dont je suis issu (ens lyon), et ils se font beaucoup de soucis pour leur recherche.

Ecrit par : François Duhem | 04 février 2009

Alors, pourquoi ne sont-ils pas en grève ? (dans au moins deux grandes écoles que je suis de près comme parent).
Derrière un statut identique, n'y a-t-il pas la conscience de ne pas faire partie du même monde ?
Un peu comme les profs de prépas qui ne font quasiment jamais grève quand leurs collègues de lycée foutent le bordel, ou le font foutre à leurs élèves.

Écrit par : yann | 04 février 2009

Cet accueil, organisé et structuré aussi par le pouvoir politique, permet à ce dernier de faire jouer aux Universités une fonction de régulation sociale, en accueillant de nombreux jeunes que vos filières " d'excellence" n'accueilleront jamais.

Ecrit par : Mama | 04 février 2009

Un purgatoire avant l'ANPE, en quelque sorte ?

Écrit par : yann | 04 février 2009

Ce système éducatif de l'excellence que vous semblez regretter (bien qu'il existe toujours d'une certaines façon) était celui d'une inégalité sociale organisée quant à l'accès au lycée et à l'enseignement supérieur, et qui ainsi contribuait à maintenir ces mêmes inégalités, au profit des plus riches bien sûr.

Ecrit par : Mama | 04 février 2009

C'est drôle ce que vous dites, Mama. Cela ne correspond pas du tout au profil de mes parents, tous deux anciens élèves de CPGE et élèves ensuite de Normale Sup, à la fin des années 1940.
En effet, l'un était fils d'ouvrier imprimeur et les parents de l'autre, ancienne élève de l'Ecole Normale d'Institutrices, se remettaient doucement de cinq années de clandestinité qui les avaient rapidement menés au dénuement total (pas de logement, pas de mobilier, pas de métier et deux enfants à nourrir).

Écrit par : catmano | 04 février 2009

Ce système éducatif de l'excellence que vous semblez regretter (bien qu'il existe toujours d'une certaines façon) était celui d'une inégalité sociale organisée quant à l'accès au lycée et à l'enseignement supérieur, et qui ainsi contribuait à maintenir ces mêmes inégalités, au profit des plus riches bien sûr.

Ecrit par : Mama | 04 février 2009

Ça faisait longtemps qu'on n'y avait pas eu droit, à celle-là.

20 % de boursiers en prépa.
Un accès sur dossier, qui permet aux plus brillants d'y aller, quelle que soit son "origine".
S'il y a moins de banlieusards ou de "jeunes", c'est souvent en raison d'une carence d'orientation (dans l'hypothèse de capacité intellectuelles uniformément réparties).

Et puis, je repose une question pas du tout politiquement correcte, qui plaira à Amélie : A-t-on le droit de dire que les familles d'immigrés que l'on a massivement importées depuis quarante ans n'étaient pas particulièrement choisies parmi le gratin intellectuel des ex-colonies, et que l'intelligence a une part héréditaire (variable, mais réelle) ?

Écrit par : yann | 04 février 2009

Mama,

Les enseignants en cpge, quand ils débutent, sont agrégés classe normale, et leur salaire est le même que celui des autres professeurs agrégés du même échelon. Il est vrai qu'ils ont des facilités pour donner des heures de colles, et faire des heures sup, mais leur salaire de base est strictement le même. Vous semblez mal informée, à moins que vos inexactitudes soient volontaires.

Écrit par : François Duhem | 04 février 2009

"Chez Madoff, dans le paquet fiscal, chez Carole, peut-être? Elle ne nous a toujours pas dit ce qu'elle faisait! ;-)"

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
"Ne faites pas l'âne Christophe : il y a combien d'étudiants en SE, combien coûtent les IUFM, le centre de formation des chefs d'établissement etc ?"

Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009

Un peu d'humour, Guy! Ceci-dit, vous avez raison. Meirieu est un pseudonyme de Madoff, vous ne saviez pas? ;-)

Je suis d'accord avec Françoise Guichard. Et remarque comparable pour ce qui concerne les IUFM.
Ceux qui vont dégager du fait de "la réforme" ne sont pas obligatoirement ceux que vous voudriez vous-mêmes, (je m'adresse aux blogueurs d'ici, en général), voir partir.

Il y a des profs nullards et inintéressants en fac aussi, évidemment. Peut-être en classes prépas, je ne connais pas le problème. (Comme dans tous les domaines). Mais, en tous domaines, et une fois de plus, attention aux amalgames.
Et pardon, si cela semble un peu un lieu commun, mais ce n'est pas tous les jours considéré comme tel ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

Mama a écrit :
« Ce système éducatif de l'excellence que vous semblez regretter (bien qu'il existe toujours d'une certaines façon) était celui d'une inégalité sociale organisée quant à l'accès au lycée et à l'enseignement supérieur, et qui ainsi contribuait à maintenir ces mêmes inégalités, au profit des plus riches bien sûr. »

Et tes copains pédagols qui ont réussi l'exploit d'augmenter la proportion de riches dans les classes prépas ! Big Mama is watching us, elle fait partie du camp du Bien.

Bel exemple de "double-pensée" : d'un côté je déplore le fait que les pauvres n'arrivent pas en prépa, de l'autre je l'organise !

Écrit par : LaRiba | 04 février 2009

Bonjour FGuichard, oui vous m'avez grillé sur le fil, je n'ai pas trop le temps de venir ici entre les exams de février qui débutent demain et me poussent à bachoter (c'est vraiment pas bien je sais) quoique je suis de plus en plus tentée de ne pas m'y présenter puisque j'ai le choix et peux les reporter à juin après tout le bachotage est plus de saison à cette période... Ce matin j'aurais bien eu besoin de vos lumières car je me suis arrachée les cheveux sur une version de Cicéron avec ma fille qui est en troisième ...Diantre ça s'oublie le latin et c'est bien dommage!
bon débat à tous sur cette note , je continue de lire les commentaires et j'espère que ce nouveau fil entrainera un souffle d'air frais sur ce blog...

bisous à JPB en passant

Pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 04 février 2009

Cet accueil, organisé et structuré aussi par le pouvoir politique, permet à ce dernier de faire jouer aux Universités une fonction de régulation sociale, en accueillant de nombreux jeunes que vos filières " d'excellence" n'accueilleront jamais.

Ecrit par : Mama | 04 février 2009

Un purgatoire avant l'ANPE, en quelque sorte ?

Ecrit par : yann | 04 février 2009

Comment peut-on penser (terme mal approprié, certes) qu'un élève qui n'ira pas "taper" sa dépression avec ses camarades de prépa et qui suivra un cursus à la fac sortira chômeur? Est-ce que travailler 10 fois plus rend 10 fois plus intelligent? Je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...

Écrit par : Mélanie | 04 février 2009

@ Lettre de J-P DEMAILLY, de l'Académie des sciences, à V.Pécresse +note sur les réformes en cours.
Je remets le lien sur ce fil.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/recherche.html

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Et puis, je repose une question pas du tout politiquement correcte, qui plaira à Amélie : A-t-on le droit de dire que les familles d'immigrés que l'on a massivement importées depuis quarante ans n'étaient pas particulièrement choisies parmi le gratin intellectuel des ex-colonies, et que l'intelligence a une part héréditaire (variable, mais réelle) ?

Ecrit par : yann | 04 février 2009

Là, Yann, vous exagérez, et vous ouvrez à Amélie des portes dont on se serait volontiers passé, si on veut que ce blog reprenne un peu de calme et que les débats y soient constructifs. : les gens qui émigrent sont les plus pauvres, souvent, mais aussi les plus courageux et les plus dégourdis , car il n'est pas facile de quitter sa patrie, mm qd on y crève de faim, mm qd on est persécuté pour ses opinions, sa race ou sa religion.
Je vous dirai tout bonnement, en toute amitié parce qu'en général j'aime beaucoup vos interventions, que ce que vous écrivez est assez odieux, ou que vos paroles sont largement dépassé votre pensée.
En outre, l'intelligence héréditaire pose problème. Il n'y a qu'à voir Carlos Dolto ou l'amiral Ph. de Gaulle pour concevoir des doutes importants à ce sujet.
Et si c'était du deuxième degré... disons que cela tombait mal, vraiment mal.
@ Mama : en CPGE, nous ne gagnons pas plus que les autres agrégés, sauf si nous sommes "chaire-sup", ce qui n'est certes pas le cas des débutants. Ce sont les kholles, pour ceux qui les font passer eux-mêmes, qui constituent un complément de revenu appréciable (en gros, un treizième mois). Je ne sais où vous êtes allée chercher vos chiffres, mais vous êtes dans l'erreur. Si je pouvais scanner mon bulletin de salaire et vous l'envoyer, vous verriez exactement ce qu'il en est : à qq années de la retraite, 3600 €/ mois, ce qui est bien payé pour l'Ed nat, certes, mais pas aussi mirobolant que vous semblez le dire.

Écrit par : FGuichard | 04 février 2009

Ce matin j'aurais bien eu besoin de vos lumières car je me suis arrachée les cheveux sur une version de Cicéron avec ma fille qui est en troisième ...Diantre ça s'oublie le latin et c'est bien dommage!

Ecrit par : Saperlipopette | 04 février 2009

Contactez-moi via JPB en cas de besoin, pas de pb !

Écrit par : FGuichard | 04 février 2009

Mélanie,
D'où tenez-vous que les élèves de prépa sont dépressifs ?
Encore un cliché éculé, ceux que je vois régulièrement sont tout à fait équilibrés, et ils sont heureux de recevoir un enseignement digne de ce nom. En revanche, et cela semble avoir échappé à votre attention, il y a beaucoup plus d'étudiants dépressifs dans les couloirs des facs, qui ont échoué là pour des raisons qu'ils ignorent eux-mêmes. Je pense notamment aux voies de garage que sont la sociologie, la psychologie, ou pire encore, les "sciences de l'éducation" (cherchez l'erreur...).
De plus, ils sont très suivis, ce qui n'est pas le cas des étudiants des premières années de fac. L'université n'est conseillée que pour des étudiants qui savent déjà ce qu'ils veulent faire, et qui sont assez mûrs pour être autonomes: c'est une minorité.
D'autre part, il est évident que travailler rend plus intelligent, qu'est-ce qui vous semble étrange dans cette idée ?
Vous décriez un système que vous ne semblez pas connaître bien, et qui est infiniment préférable aux autres pour la grande majorité des jeunes étudiants.

Écrit par : François Duhem | 04 février 2009

"Ce matin j'aurais bien eu besoin de vos lumières car je me suis arrachée les cheveux sur une version de Cicéron avec ma fille qui est en troisième ...Diantre ça s'oublie le latin et c'est bien dommage!

Ecrit par : Saperlipopette | 04 février 2009 "

on peut trouver de l'aide sur le site suivant (il faut s'inscrire)
http://www.locutio.net/

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 04 février 2009

je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...
Ecrit par : Mélanie | 04 février 2009

À quoi d'autre alors ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

De plus, ils sont très suivis, ce qui n'est pas le cas des étudiants des premières années de fac. L'université n'est conseillée que pour des étudiants qui savent déjà ce qu'ils veulent faire, et qui sont assez mûrs pour être autonomes: c'est une minorité.

Ecrit par : François Duhem | 04 février 2009

C'est peut-être l'un des paradoxes de l'université, non? Une atmosphère peut rigoureuse, certes, mais dans laquelle vont s'accrocher, et finalement émerger, les plus autonomes.
Par ailleurs, que faut-il au juste entendre par "très suivis" : un formatage?

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...
Ecrit par : Mélanie | 04 février 2009

À quoi d'autre alors ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

A la curiosité, à l'ouverture sur d'autres choses, à la prise de distance avec ses certitudes initiales?

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Allez, je mets les pieds dans le plat : n'y-t-il pas tout simplement trop d'étudiants dans les facs ?
Poser cette question, c'est poser celle d'une école "moyenne" qui débouche sur des emplois "moyens", de préférence productifs, par exemple dans la sphère industrielle. Ce qui suppose d'avoir une politique industrielle et d'arrêter d'amuser le tapis avec ces produits qui nous viennent d'ailleurs ( la mondialisation !), fabriqués pour pas cher et revendus beaucoup plus cher que quand ils étaient fabriqués ici.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

"Pour la grande majorité des jeunes étudiants?" Peut-être...
Il faudrait faire des statistiques parce que le hasard des rencontres fait que j'ai des témoignages très différents. J'ai retrouvé en licence (3) des prépas épuisés et qui, finalement, n'avaient pas forcément construit une intelligence plus vive que la mienne. Ces élèves étaient sortis de ces classes peu épanouis et avec le regret d'avoir passé deux années la tête dans les bouquins sans avoir pris du recul pour apprécier leur savoir. Je crois que le bourrage de crâne n'est pas forcément la meilleure méthode. Quand on peut vivre jusqu'à 100 ans, pourquoi ne pas étaler quelque peu les études afin de mieux les apprécier? Vous me répondrez peut-être qu'à l'heure actuelle, il faut se dépêcher, gagner de l'argent et lutter contre la crise en devenant "rentable" le plus vite possible, mais pour tous ces jeunes dégoûtés de l'éducation et dont le niveau donne beaucoup d'inquiétude, il me semble que la fac peut leur fournir quelques satisfactions (à condition de créer des lieux décents pour étudier et de leur offrir un savoir digne de ce nom).

Écrit par : Mélanie | 04 février 2009

A la curiosité, à l'ouverture sur d'autres choses, à la prise de distance avec ses certitudes initiales?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Vieille et artificielle opposition entre le travail, forcément besogneux, et l'ouverture d'esprit. Vous avez lu Les Essais.
Combien d'heures de travail à votre avis pour en arriver à cette ouverture d'esprit ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Apprendre l'électromagnétisme, la mécanique, la thermodynamique de façon active, en faisant moult exercices, c'est un formatage ? Ce que je vois, c'est que si vous prenez un étudiant type ayant fait deux années de physique ou de maths à la fac, et que vous le comparez à un étudiant type de pc*, c'est le jour et la nuit. L'un a compris les théories en profondeur, les a appliquées à des problèmes divers, alors que l'autre n'en aura qu'une connaissance beaucoup plus lacunaire et superficielle. En quoi le fait de travailler durement à comprendre des théories fondamentales, qui sous-tendent toute la sciences actuelle, est-il un formatage ? Expliquez-moi s'il-vous plaît. Bien entendu, ici, je compare l'étudiant moyen d'une fac moyenne à l'étudiant moyen d'une prépa moyenne. Il y a des exceptions, des étudiants très brillants qui choisissent délibérément la fac pour la liberté qu'elle leur donne, mais ceux-ci sont ultra-minoritaires. Ils font partie de ces heureux élus qui peuvent tout apprendre par eux-mêmes. Donc, je le répète, pour ce que je connais (les sciences "dures"), la prépa est une bien meilleure voie pour la plupart des bacheliers.

Écrit par : François Duhem | 04 février 2009

"Je crois que le bourrage de crâne n'est pas forcément la meilleure méthode. Quand on peut vivre jusqu'à 100 ans, pourquoi ne pas étaler quelque peu les études afin de mieux les apprécier? "

C'est du Meirieu, du Pécresse, ou de quelque membre de la commisionn européenne ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Mélanie,

dans les filières scientifiques (pcsi-pc, mpsi-psi), et dans une prépa moyenne, environ 90% des étudiants qui entrent en sup sortent avec un concours en poche. Quelle université peut se targuer d'un tel taux de succès? Bien sûr, il y a toujours des échecs partout, mais ils sont bien moins nombreux pour les étudiants de prépa que pour ceux de la fac. Que vous ayez trouvé un ancien taupin dont l'intelligence ne vous a pas semblé supérieure à la votre, qui cela intéresse-t-il ? Je vous en félicite si cela peut vous faire plaisir, ou si cela vous rassure, mais ce n'est pas un argument valable.
Je suis d'accord avec Guy Morel, il y a trop d'étudiants en fac, dont la place est ailleurs. Ils n'en tirent nul bénéfice pour eux-mêmes et ils contribuent à gripper le système.

Écrit par : François Duhem | 04 février 2009

A la curiosité, à l'ouverture sur d'autres choses, à la prise de distance avec ses certitudes initiales?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Vieille et artificielle opposition entre le travail, forcément besogneux, et l'ouverture d'esprit. Vous avez lu Les Essais.
Combien d'heures de travail à votre avis pour en arriver à cette ouverture d'esprit ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Non, pas d'opposition entre le travail et l'ouverture d'esprit dans mon propos. Je recherchais plutôt d'autres critères pour répondre à votre question initiale ("A quoi d'autre alors?"), et pour indiquer que la mesure(?) de l'intelligence n'était sans doute pas réductible au travail... Cela ne suffit pas.
Le juge Burgaud a beaucoup travaillé. Un élève modèle. Pourtant, je ne vois là qu'une sorte de "super ilote", un "alpha plus" du "Meilleur des mondes"... rouage d'une machine à l'origine d'une des plus tragiques erreurs judiciaires de ces dernières années. Intelligence?
Vous parlez des "Essais". Relisons "Des cannibales", où Montaigne mène un réflexion sur le relativisme des valeurs. Il met en cause les péjugés de son temps. Il ne s'agit pas là seulement de travail, mais de la capacité de l'homme, ou pas, à s'interroger.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

@pour distraire le blog, un exemple de défaite de la pensée.

C'est censé être drôle, d'une drôlerie de "chercheur", bien sûr. De gauche, naturellement.
« Moi, Albert Jacquard, ministre de l’Education, je décrète :

L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir.

Moi, ministre de l’Éducation nationale, je n’ai qu’une obsession : que tous ceux qui me sont confiés apprennent à regarder les autres et leur environnement, à écouter, discuter, échanger, s’exprimer, s’émerveiller.

À la société de s’arranger avec ceux qui sortent de l’école, aux entreprises d’organiser les évaluations et la formation de leur personnel à l’entrée des fonctions.

Il faut que les rôles cessent d’être inversés : l’éducation nationale ne produira plus de chair à profit.

Article premier :

Il faut supprimer tout esprit de compétition à l’école. Le moteur de notre société occidentale est la compétition, et c’est un moteur suicidaire.

Il ne faut plus apprendre pour et à être le premier.

Article deuxième :

L’évaluation notée est abandonnée. Apprécier une copie, ou pire encore, une intelligence avec un nombre, c’est unidimentionnaliser les capacités des élèves.

Elle sera remplacée par l’émulation. Ce principe, plus sain, permettra la comparaison pour progresser, et non pour dépasser les camarades de classe.

Mettre des mots à la place des notes sera plus approprié.

Article troisième :

Les examens restent dans leur principe, sachant que seuls les examens ratés par l’élève sont valables. Ils sont utiles aux professeurs pour évaluer la compréhension des élèves. Mais les diplômes ou les concours comme le baccalauréat sont une perte de temps et sont abolis.

Sur tous les frontons des lycées figurera l’inscription : " Que personne ne rentre ici s’il veut préparer des examens. "

Article quatrième :

Les grandes écoles (Polytechnique, l’ENA...) sont remises en question dans leur mode de recrutement. La sélection, corollaire nécessaire de la concurrence, et qui régissait l’entrée dans ces établissements, ne produisait que des personnalités conformistes, incapables de créativité et d’imagination.

Pour entrer à l’ENA, des jeunes de vingt-cinq ans devaient plaire à des vieux de cinquante ans. Ce n’était pas bon signe.

(...)

Article huitième :

Chaque personne disposera dans sa vie, vers la fin de la trentaine, de quatre années sabbatiques afin de faire le point, se réorienter, apprendre d’autres choses. Chacun a le droit de vouloir changer de métier ou de vocation, parce qu’il n’est pas évident de se déterminer définitivement à dix-huit ans.

Article neuvième :

Le ministère de l’Économie ne dictera plus ses besoins au ministère de l’Éducation. Dorénavant, le ministre de l’Économie donnera tous les moyens nécessaires à l’Éducation nationale pour réussir sa vocation."

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Bonjour tout le monde !

J'espère que vous allez bien ! Je vous apporte quelques nouvelles. De mon côté j'ai rendez vous avec un conseiller du CNAM pour la licence Ressources Humaines ce soir. Mais bon comme je souhaite vraiment m'orienter vers le poste de chargé de communication, eh bien.... je ne sais pas si c'est une bonne solution.

Enfin j'irai quand même, on ne sait jamais !! Bientôt le bilan de compétences qui démarre le 27 février. On m'a appelé aussi à la CCI formation pour mes cours d'anglais. Je dois réaliser un test : ça promet je ne comprends déjà pas les premières lignes....

Les premiers temps après le licenciement furent extrêmement difficiles mais aujourd'hui j'ai retrouvé la NIAQUE que j'avais perdue totalement depuis ces 2 ans et demi. Je pète le feu depuis quelques jours !

LIBERATION, c'est réellement mon ressenti aujourd'hui, surtout après avoir vécu l'enfer de me trouver coincée dans un métier que je hais vraiment. Et depuis que je m'octroie le plaisir de réinvestir enfin des activités que j'aime, je retrouve un peu d'espoir et surtout le sourire....

Je n'ai plus ce sentiment de trainer avec moi un boulet qui faisait 3 fois le tour de ma taille !!! Je peux dire merci à mon boss, d'ailleurs j'avais même pensé à lui envoyer un mail à ce sujet mais bon je ne voudrais pas scier la branche sur laquelle je suis assise..... Il risquerait de le prendre très mal....

Enfin bref, bientôt l'émission de radio qui débute et pour la rédaction du livre, ça se concrétise !!!!!!

Que du bonheur, maintenant comme dirait l'adage, "Pourvu que ça dure"........ Surtout que je sens qu'un gros coup de massue ne tardera pas à me tomber sur le coin de la tête tiens.....

C'est mon côté parano qui reprend soudain le dessus.....

Écrit par : Sandra WAGNER | 04 février 2009

"Apprendre l'électromagnétisme, la mécanique, la thermodynamique de façon active, en faisant moult exercices, c'est un formatage ? Ce que je vois, c'est que si vous prenez un étudiant type ayant fait deux années de physique ou de maths à la fac, et que vous le comparez à un étudiant type de pc*, c'est le jour et la nuit. L'un a compris les théories en profondeur, les a appliquées à des problèmes divers, alors que l'autre n'en aura qu'une connaissance beaucoup plus lacunaire et superficielle. En quoi le fait de travailler durement à comprendre des théories fondamentales, qui sous-tendent toute la sciences actuelle, est-il un formatage ? Expliquez-moi s'il-vous plaît."

Ecrit par : François Duhem | 04 février 2009

Je n'ai pas le temps de vous répondre maintenant, mais je reviendrai sur cette question du "formatage".

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Sandra, pourquoi vous ne faites pas un D.U.T. Info-Comm ? Il y en a un à Thionville, en plus.

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

Sandra, pourquoi vous ne faites pas un D.U.T. Info-Comm ? Il y en a un à Thionville, en plus.

Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009

Je suis déjà titulaire d'un bac+2 j'aimerais donc plutôt faire une licence pro dans la com

Écrit par : Sandra WAGNER | 04 février 2009

@Daniel Arnaud,
Qui a parlé de "mesurer l'intelligence" ? Je dis que l'intelligence des choses exige un travail, des efforts, des heures de lecture, de réflexion et de doute. Sans parler de l'écriture.
On sortira au printemps à GRIP-Éditions, un bouquin de calcul CE1. À votre avis, cela représente combien d'heures de travail pour combien de personnes ? Croyez-vous que ce genre de chose advient magiquement par l'ouverture d'esprit et la curiosité - dont les auteurs ne sont pas dépourvus, bien entendu ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Ah si vous avez déjà bac +2, effectivement, la licence (pro ou non) vous tend les bras.

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

Valérie Pécresse a essayé de nous coincer entre la CPU et l’UNEF. Ça n’a pas marché mais il ne faudrait qu’un nouveau fossé s’ouvre entre universitaires et profs de prépa. Deux choses pour l’instant :

1. L’Europe n’a aucun pouvoir en matière d’éducation. Il ne faut donc pas se laisser intimider par les prétendues « impositions européennes » sur les prépas, les concours et tutti quanti. Ces « impositions » n’existent pas. Ce qui existe en revanche, c’est la volonté de la plupart des gouvernements de rapprocher les systèmes, et plus particulièrement en ce qui concerne l’enseignement supérieur et la recherche. Cela peut se comprendre mais c’est l’affaire des gouvernements. Le problème – en France surtout – c’est que lesdits gouvernements brandissent le prétexte bruxellois quand il s’agit de faire un mauvais coup. Et après, ils s’étonnent quand les électeurs votent contre l’Europe… Juste un exemple : le fameux LMD (lié au processus dit de « Bologne »). C’est une invention de Claude Allègre à laquelle se sont peu à peu ralliés d’autres ministres de l’éducation. Mais cela se passe toujours entre Etats volontaires : rien ne vient ni de Strasbourg ni de Bruxelles. La France a pris les devants puisqu’il s’agissait d’une idée franco-française mais se garde bien d’imiter le « système européen » sur deux points essentiels :

- La sélection à l’entrée de l’université
- La suppression des deux sessions d’examen malgré la semestrialisation, ce qui a augmenté l’année universitaire de la bagatelle de un mois et demi et qui plombe encore plus ceux qui font des cours de concours puisqu’ils ne disposent même pas de l’inter-semestre.

Je passe sur le fait que les universitaires français sont parmi ceux qui ont le plus d’heures de cours et sont le moins payés de tout le monde occidental.

2. Je ne connais pas un seul universitaire littéraire ou scientifique qui souhaite l’intégration des prépas dans l’Université. C’est une vieille obsession des technocrates de gauche et de droite (un technocrate n’a pas de parti puisque la technocratie ne pense pas). La LRU et les pouvoirs exorbitants qu’elle accorde aux Présidents font que ces derniers se prennent tout d’un coup pour des chefs d’entreprise, se disent qu’ils doivent accroître leur « surface », avoir plus de fric, etc. Le mouvement de ralbol qui agite en ce moment les universités implique, entre autres, le refus d’intégrer les prépas. Pourquoi ? Parce que ce que demandent les universitaires, c’est qu’on respecte leur statut d’enseignants-chercheurs. Or les profs de prépa sont, par définition, de purs enseignants. Ils ne font pas de recherche. Et ce que souhaitent Pécresse et une grande partie des Présidents d’université, c’est d’aligner une partie des enseignants-chercheurs sur le statut des profs de prépa. C’est de cela qu’il s’agit dans la « modulation des services » et cela ferait, bien sûr, de grosses économies.

J’ajoute, pour finir, que lorsqu’on parle en haut-lieu des Grandes Ecoles et des prépas, on ne pense jamais aux khâgnes ni aux ENS (même pas aux sections scientifiques des ENS). Ces structures « inutiles » sont le cadet de leurs soucis. Non, ce qu’ils ont en tête, c’est exclusivement les Ecoles d’ingénieur et les Ecoles de commerce, lesquelles n’intéressent aucun enseignant-chercheur de l’université, mais sur lesquelles lorgnent de nombreux présidents.

Écrit par : Pedro Cordoba | 04 février 2009

Zut! J'aurais dû aller en prépa. J'ai choisi la fac. Honte à moi.
Je vous laisse entre intellectuels travailleurs et reprend ma vie de faignasse.
Bonne journée à tous

Écrit par : Mélanie | 04 février 2009

(re)Bonjour,

Je me permets info pour, au sujet de l'inégalité sociale organisée (un terme de moi et non de l'auteur que je cite) :
Antoine Prost, École, société et politiques, Paris, Seuil, 1992, rééd. 1997

Un auteur que l'on ne pourra pas taxer de positionnement partisan.

Écrit par : Mama | 04 février 2009

Vous parlez des "Essais". Relisons "Des cannibales", où Montaigne mène un réflexion sur le relativisme des valeurs. Il met en cause les péjugés de son temps.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009
Cela, c'est l'interprétation simpliste et édifiante que les manuels plaquent sur les "Cannibales". Montaigne, pour aller vite, a accepté beaucoup de préjugés de son temps. Je ne vois d'ailleurs pas comment on peut faire autrement. Peut-être en travaillant beaucoup à s'efforcer de s'en écarter.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

(re)Bonjour,

Je me permets info pour, au sujet de l'inégalité sociale organisée (un terme de moi et non de l'auteur que je cite) :
Antoine Prost, École, société et politiques, Paris, Seuil, 1992, rééd. 1997

Un auteur que l'on ne pourra pas taxer de positionnement partisan.
Ecrit par : Mama | 04 février 2009

Celle-là, il fallait la faire ! Vous connaissez le parcours de Prost ? C'est le premier des justificateurs de la destruction de l'école.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

J’ajoute, pour finir, que lorsqu’on parle en haut-lieu des Grandes Ecoles et des prépas, on ne pense jamais aux khâgnes ni aux ENS (même pas aux sections scientifiques des ENS). Ces structures « inutiles » sont le cadet de leurs soucis. Non, ce qu’ils ont en tête, c’est exclusivement les Ecoles d’ingénieur et les Ecoles de commerce, lesquelles n’intéressent aucun enseignant-chercheur de l’université, mais sur lesquelles lorgnent de nombreux présidents.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 04 février 2009
D'accord avec toi, sur l'Europe alibi et le reste.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Rigoler de Prost si vous le souhaitez, l'objectif était de mettre une référence mais il en existe de nombreuses autres bien sûr. A titre d'exemple :
- ALBERTINI P., 1992, L'école en France, XIXe-XXe siècle, Paris, Hachette.
- AVANZINI, G., 1981, Histoire de la pédagogie, Privat, Toulouse.
- COMPAGNON B., THÉVENIN A., 1995, L'école et la société française, Bruxelles, Editions Complexe....

La liste est longue. Tous ont écrit et montré que cette école d'antan que l'on aime mobiliser pour parler d'un soi-disant âge d'or de l'école était fortement inégalitaire. Ce qui ne veut pas dire que celle d'aujourd'hui ne l'est pas.

Mélanie, et oui pour beaucoup de monde, les étudiants ou enseignants à l'Université sont des faignasses. Beaucoup de personnes écrivant sur ce blog et en premier lieu son auteur participe apparemment de cette représentation...

Écrit par : Mama | 04 février 2009

Je confirme qu'en sciences, un passage par une prépa est une formation inégalable (le mot est faible).

Certains élèves de terminale S, dont le niveau n'est pas très bon, arrivent à suivre en prépa.

Encore faut-il qu'ils ne soient pas obnubilés par les prépas "prestigieuses" auxquelles leurs résultats interdisent, de facto, l'entrée.

Voyez l'exemple du lycée Paul Eluard à Saint Denis (93) :

http://cpgepauleluard.free.fr/index3.htm

Il y a peu, j'avais relayé une "information" selon laquelle il y aurait 4000 places de prépas non occupées tous les ans. Avez vous des précisions à ce sujet ?

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Fac et prépa. Il faut garder les deux distinctement et sans hiérarchie.
On accède aux classes prépas sur dossier. Sont pris en compte les bulletins de première et de terminale. Il y donc une limite d'âge, c'est la suite noble du lycée.
On peut s'inscrire à la fac à tout âge, après une erreur d'orientation ou le besoin d'une autre spécialisation.
Passionnée par l'archéologie, j'occupais mon temps libre en grattant la terre pour repérer les strates dans leur couleur et leur texture afin de dater les tessons et autres matèriaux.A la fac, mes professeurs étaient des archéologues et leurs recherches sur l'antiquité gréco-romaine et étrusque donnaient du sens à cette passion. Plus tard, pour étudier aux archives des manuscrits du XVII ème s, il a bien fallu que j'étudie la paléographie et cet enseignement éxistait à la fac.
Pour ce qui est de l'origine sociale des élèves, aucun dispositif ne peut remplacer la motivation. Comme le dit un proverbe corse :"On ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif".

Écrit par : Alice | 04 février 2009

Rigoler de Prost si vous le souhaitez, l'objectif était de mettre une référence mais il en existe de nombreuses autres bien sûr. A titre d'exemple :
- ALBERTINI P., 1992, L'école en France, XIXe-XXe siècle, Paris, Hachette.
- AVANZINI, G., 1981, Histoire de la pédagogie, Privat, Toulouse.
- COMPAGNON B., THÉVENIN A., 1995, L'école et la société française, Bruxelles, Editions Complexe....

La liste est longue. Tous ont écrit et montré que cette école d'antan que l'on aime mobiliser pour parler d'un soi-disant âge d'or de l'école était fortement inégalitaire. Ce qui ne veut pas dire que celle d'aujourd'hui ne l'est pas.

Mélanie, et oui pour beaucoup de monde, les étudiants ou enseignants à l'Université sont des faignasses. Beaucoup de personnes écrivant sur ce blog et en premier lieu son auteur participe apparemment de cette représentation...
Ecrit par : Mama | 04 février 2009
Premièrement je ne "rigole" pas de Prost, je le dénonce comme le premier des justificateurs de la destruction de l'école.
Deuxièmement, je vous remercie des quelques titres que vous donnez de livres qui pataugent dans la même choucroute ; je peux vous en fournir une cinquantaine d'autres au moins.
Troisièmement, le mythe de l'âge d'or a été forgé - habilement - par les destructeurs de l'école.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

"Est-ce que la création du collège unique a permis le contraire ? Peut-être que non. Mais les valeurs portées par ce dernier sont celles d'une société progressiste que la révolution conservatrice ne me fait pas oublier." (mama)

Mon médecin traitant ne m'a finalement concédé qu'une semaine pour me reposer des "valeurs d'une société progressiste que la révolution conservatrice ne fait pas oublier à la mama" (il m'a dit qu'il était très contrôlé et que 15 jours, c'était trop, qu'il fallait consulter un spécialiste (j'en ai deux, un pour l'hernie discale, l'autre pour la dépression), mais je n'irai pas voir aucun des deux.

Mama (merci Mama !) m'a convaincu et je suis impatient de retrouver les "valeurs progressistes".

NB : Je rappelle à ceux qui suivent mes petits déboires (je n'en parle pas pour me plaindre, mais comme du temps des querelles sur le "socialisme réel", pour apporter le témoignage d'un humble "soutier") que je me suis arrêté une semaine pour syndrome grippal et surmenage .

La goutte qui a fait déborder le vase étant la remarque d'une élève de 4ème : "Vous ne comprenez rien aux adolescents. Un adolescent ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte et votre cours ne nous intéresse pas."

" -Vive le progrès !

- Plus fort ! on ne vous entend pas bien !"

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Faut sortir un peu de la secte, Mama ! Il existe un monde à l'extérieur !

Guy Morel a bien raison : Antoine Prost (prononcer pro) est un des potes de Meirieu & Co, alors trouver impartial ce destructeur de l'enseignement... Ces pédagols qui tiennent des raisonnements circulaires avec pour seule base les délires de leurs amis : Meirieu cite Peretti qui cite Meirieu qui cite Prost qui cite Avanzini qui cite Meirieu, etc. Seule la foi sauve...

Anecdote : quand il y avait les grandes manifs contre son copain Allègre (qui lui voyait les manifestants comme des alcooliques le kil de rouge à la main), le sieur Prost, le "pauvre homme", trouvait inadmissible que l'on se moquât d'Allègre dans les défilés ! C'est dire que ça ne déride pas vraiment les fesses, le politiquement correct ! Mais bon, comme ils sont cornaqués par des cathos...

Écrit par : P. LaRiba | 04 février 2009

on peut trouver de l'aide sur le site suivant (il faut s'inscrire)


Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 04 février 2009

Merci Hervé de Strasbourg, nous connaissions ce site qui est parfois malheureusement un peu fantaisiste dans l'aide proposée...
Bonne journée à vous

Écrit par : Saperlipopette | 04 février 2009

Il faut, je crois, valoriser l'internat en prépa et injecter des moyens * en les multipliant et en les étendant (ouverture le week-end).

J'ai un très bon souvenir de mon propre passage en internat il y a déjà un paquet d'année (lycée Descartes à Tours)

http://www.prepas.org/communication/EnqueteUPSBoursiers.htm

* ça en demande et c'est de l'argent intelligemment dépensé.
Il en manque ? Prenez-en aux facariens des sciences de l'éduc.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Faut sortir un peu de la secte, Mama ! Il existe un monde à l'extérieur !

Guy Morel a bien raison : Antoine Prost (prononcer pro) est un des potes de Meirieu & Co, alors trouver impartial ce destructeur de l'enseignement... Ces pédagols qui tiennent des raisonnements circulaires avec pour seule base les délires de leurs amis : Meirieu cite Peretti qui cite Meirieu qui cite Prost qui cite Avanzini qui cite Meirieu, etc. Seule la foi sauve...

Anecdote : quand il y avait les grandes manifs contre son copain Allègre (qui lui voyait les manifestants comme des alcooliques le kil de rouge à la main), le sieur Prost, le "pauvre homme", trouvait inadmissible que l'on se moquât d'Allègre dans les défilés ! C'est dire que ça ne déride pas vraiment les fesses, le politiquement correct ! Mais bon, comme ils sont cornaqués par des cathos...

Écrit par : P. LaRiba | 04 février 2009

Désolé pour le message en double, mon cher Windows s'est bloqué. Amis linuxiens, ne rigolez pas.

Écrit par : Pierre LaRiba | 04 février 2009

un paquet d'années...

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Que du bonheur, maintenant comme dirait l'adage, "Pourvu que ça dure".....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 février 2009

Nous souhaitons tous que ça dure...
Courage ...

Écrit par : Maminou | 04 février 2009

Et puis, je repose une question pas du tout politiquement correcte, qui plaira à Amélie : A-t-on le droit de dire que les familles d'immigrés que l'on a massivement importées depuis quarante ans n'étaient pas particulièrement choisies parmi le gratin intellectuel des ex-colonies, et que l'intelligence a une part héréditaire (variable, mais réelle) ?

Ecrit par : yann | 04 février 2009


Là, Yann, vous exagérez, et vous ouvrez à Amélie des portes dont on se serait volontiers passé, si on veut que ce blog reprenne un peu de calme et que les débats y soient constructifs. (F Guichard )


C'est avec une réponse comme celle-ci que je peux une fois de plus prendre la mesure des préjugés qui minent ce blog. Des idées toutes prêtes, les mêmes pour tous, en autant d'exemplaires. Vous supposez que je suis forcément d'accord avec Yann, vous pensez l'un et l'autre à ma place, parce que bien sûr votre grille de lecture vous l'a indiqué. Vous vous trompez .

Écrit par : Amélie | 04 février 2009

Je savais qu'on y viendrait.
Et plus de soutien entre midi et deux ,cette aberration.


http://www.liberation.fr/societe/0101316885-tout-compte-fait-darcos-est-pour-la-semaine-de-4-jours-et-demi

Écrit par : bernard | 04 février 2009

Un facarien recruté comme maître de conf en sciences de l'éduc c'est une quarantaine d'années d'arapèdie rémunérée et de fonctionnement à ronger l'institution qui l'héberge.

De 1998 à 2007 inclus, il y a eu création d'exactement 300 postes de MDC en sciences de l'éduc, et, par exemple, 193 en philosophie (source Moloch du Supérieur)

Quant on songe au gâchis de moyens, on en retombe sur les fondements...

Écrit par : dugong | 04 février 2009

J'avais écrit par erreur "création" de postes. Il faut lire "postes offerts au recrutement".

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Et pendant ce temps, heureusement, il y a des élèves qui bougent, qui refusent la culture de classe et qui travaillent pour le développement durable ! Ils adorent aider les pays en difficulté...

A voir sur Youtube. (Avertissement : certains passages peuvent choquer les gens sensibles) :

http://www.youtube.com/watch?v=hTGHzQgOlXE

Écrit par : Pierre LaRiba | 04 février 2009

Je savais qu'on y viendrait.
Et plus de soutien entre midi et deux ,cette aberration.


http://www.liberation.fr/societe/0101316885-tout-compte-fait-darcos-est-pour-la-semaine-de-4-jours-et-demi
Ecrit par : bernard | 04 février 2009

"réformer, c'est s'enfoncer dans l'incurable", avais-je écrit en paraphrasant Cioran. Cons comme leurs pieds, les types de la FCPE obtiennent de haute lutte que le mercredi matin se substitue au samedi matin. Et le ministre est ravi : c'est pas lui qui décide. Faut vraiment un ministre ?
Ce qui fera cinq jours d'école d'affilée. Mais c'est "sociétal" n'est-ce pas ? que faire des gosses le mercredi ? Et puis le week-end en famille, c'est si bon !

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Ce qui fera cinq jours d'école d'affilée. Mais c'est "sociétal" n'est-ce pas ? que faire des gosses le mercredi ? Et puis le week-end en famille, c'est si bon !

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Et ces feignants d'instits ne passeront plus leur journée du mercredi à glander à la maison : le matin, ils seront en classe et les après-midis se partageront entre les 18 heures de formation continue et les 30 heures de réunions diverses et variées, à moins que leurs IEN et IA décident que les lois de 1936 sur la journée de 8 heures sont définitivement obsolètes et leur placent toutes ces heures le soir, après l'turbin.

Quant à leurs préparations de classe et à leurs corrections, quoi t'est-ce ? A-t-on vraiment besoin de temps pour préparer des choses aussi simples ?

Enfin une profession normalisée ! C'est pas trop tôt !

Écrit par : catmano | 04 février 2009

Il a fumé du crack, Jacquard ou quoi ?
N'empêche que ça fait rire un peu jaune car je crains que son programme ne soit déjà entré en vigueur de façon larvée.
Depuis la transformation de l'Ecole en "lieu de vie" (citoyen, festif et tolérant), il est devenu assez incongru d'y préparer des examens, pratique hautement discriminatoire et humiliante pour l'égo du Kévin moyen.
D'ailleurs, pourquoi se préparer à des examens que tout le monde finira par obtenir, vu les pressions exercées sur les jurys pour remonter les notes ?

Écrit par : Spip | 04 février 2009

Et puis, je repose une question pas du tout politiquement correcte, qui plaira à Amélie : A-t-on le droit de dire que les familles d'immigrés que l'on a massivement importées depuis quarante ans n'étaient pas particulièrement choisies parmi le gratin intellectuel des ex-colonies, et que l'intelligence a une part héréditaire (variable, mais réelle) ?

Ecrit par : yann | 04 février 2009

Là, Yann, vous exagérez [....]

Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

Bon, la réponse est non. Ça ne m'étonne guère.

Donc, je précise : C'est certain, les immigrés sont généralement pauvres, dégourdis, travailleurs, et ce n'est pas facile pour eux. Je ne méprise nullement le travail manuel, ce n'est pas le boucher de Felts qui dira le contraire.
Cependant, il est patent que jusque vers 1990, la France a accueilli assez peu de médecins, ingénieurs, avocats, cadres supérieurs non-européens. C'est d'ailleurs en train de changer.
Rappelez-vous, Françoise, j'ai écrit que l'intelligence avait une part héréditaire. Primo, j'ai dit "une part", on ne va pas retomber dans les débats inné-acquis du bon vieux temps du Fig-Mag. Je suis d'accord avec vous pour l'Amiral, un peu moins pour Carlos.
Deuxio, je n'ai pas écrit "génétique", ce qui fait une grande différence. "Héréditaire", c'est ce qui est transmis verticalement. Par les gènes ou par la culture, le milieu social, la religion, les peurs et les espoirs.
Il y a de multiples raisons à la baisse relative du taux d'enfants d'ouvriers en prépa, et mon message était surtout une réponse au message ségolinant de Mama.

PS : D'Amélie, je n'attendais rien.

Écrit par : yann | 04 février 2009

Il a fumé du crack, Jacquard ou quoi ?
N'empêche que ça fait rire un peu jaune car je crains que son programme ne soit déjà entré en vigueur de façon larvée.

Ecrit par : Spip | 04 février 2009
Oui, mais le pire est que ce type pense qu'il est révolutionnaire.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Que du bonheur, maintenant comme dirait l'adage, "Pourvu que ça dure"........ Surtout que je sens qu'un gros coup de massue ne tardera pas à me tomber sur le coin de la tête tiens.....

C'est mon côté parano qui reprend soudain le dessus.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 février 2009

Toutes mes amitiés, Sandra...Et courage. Je suis bien placé pour vous comprendre !

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Oui, il est difficile d'évaluer la recherche : notre amie MG cherche (et trouve) des textes de poiéticiens médiévaux non aristotéliciens. On évalue ça comment ? Ma copine MJK a travaillé sur l'établissement du texte des fragments de Melissos de Samos (désolée pour les génitifs en cascade), "cum commento". Pas très vendeur. Ce sont ces enseignements qui gicleront,
Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

C'est très compliqué ! Il y faut une volonté étatique !
Je me souviens de mon patron en 1984, Docteur-vétérinaire, fils d'institutrice de la Troisième République (je précise pour situer ... ), qui se gaussait des travaux de mon papa: "Ton père, il passe son temps à couper les cheveux de Brunhilde en quatre ! Ça sert à rien ! ".
Mon père était alors titulaire de chaire à l'Institut d'Etudes Germaniques, Paris IV, et spécialiste de Littérature alllemande médiévale.
Pour le véto moyen, même fils d'instit' de la Troisième, il était un parasite improductif !
Pour moi, la conclusion c'est: " C'est à l'Etat d'imposer ! " et tous s'inclineront si c'est clairement et fièrement énoncé.

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

Il a fumé du crack, Jacquard ou quoi ?
N'empêche que ça fait rire un peu jaune car je crains que son programme ne soit déjà entré en vigueur de façon larvée.
Depuis la transformation de l'Ecole en "lieu de vie" (citoyen, festif et tolérant), il est devenu assez incongru d'y préparer des examens, pratique hautement discriminatoire et humiliante pour l'égo du Kévin moyen.
D'ailleurs, pourquoi se préparer à des examens que tout le monde finira par obtenir, vu les pressions exercées sur les jurys pour remonter les notes ?

Ecrit par : Spip | 04 février 2009

Il m'arrive d'écouter ses chroniques sur France-Culture et d'en tirer quelque profit, mais il a un côté utopiste second Empire (Saint Simon, Charles Fourier, Etienne Cabet...)

Jacquart a tendance à perdre le nord et à se retrouver complètement à l'ouest.

Encore un qui vit dans sa bulle.

Mais ses lubies "inoffensives" en matière d'éducation sont loin d'être marginales : ses utopies se sont incarnées depuis longtemps. Venez faire un tour dans un collège lambda ou même un lycée car ça "s'égalise".

Ceci dit, il est sympathique, mais, sauf son respect, un peu casse-bonbons.

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Tout le monde il est beau, tout le monde il est égal, tout le monde il est gentil ! Youpiiiii !!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 04 février 2009

je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...
Ecrit par : Mélanie | 04 février 2009

À quoi d'autre alors ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Je me pose la même question !!!! Je n'aurais osé l'écrire seule, pauvre petit Shadock laborieux que je suis !

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

Oui, mais le pire est que ce type pense qu'il est révolutionnaire.

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Il me fait penser à ce que Ph. Muray appelle les "rebellocrates", c'est à dire ceux qui présentent toujours leurs opinions comme étant "décalées" ou"dérangeantes" (ah ! novlangue) et qui sont les pires soutiers de l'idéologie en vigueur.
La seule façon d'être "révolutionnaire", ou "rebelle", ou "résistant" aujourd'hui, c'est de magistraliser à mort en costume trois pièces sur une chaire surélevée devant des élèves qui prennent des notes sans moufter.

Écrit par : Spip | 04 février 2009

Ceci dit, il est sympathique, mais, sauf son respect, un peu casse-bonbons.
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Robin, votre bonté vous perdra. Ce type n'est pas du tout sympathique, c'est un épandeur d'idées fausses et un collabo du système. Un pépère alibi de la gauche caviar et de la droite bling-bling. Un intellectuel qui a oublié de penser pour "s'ouvrir aux autres".

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Cela dit, il est vrai que j'arrive pas à le détester tout à fait, ce vieux monsieur. Sans doute son côté Champignac...

Écrit par : Spip | 04 février 2009

Ouais ! Il est mignon, Jacquart, mais, entre nous, il a une tendance au gâtisme qui s'aggrave d'années en années. Je ne le dis pas par méchanceté, mais bon ... Faut voir les choses comme elles sont !
Il est quasi-liquide, le pauvre gars !

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

Un intellectuel qui a oublié de penser pour "s'ouvrir aux autres".

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
Non ! Un gars "liquide ", qu'on écoute encore, faute de mieux !
L'Abbé Pierre est mort mais Jacquart est encore vivant et continue à vibrer ...
C'est lui qui a l'oseille ?

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

La seule façon d'être "révolutionnaire", ou "rebelle", ou "résistant" aujourd'hui, c'est de magistraliser à mort en costume trois pièces sur une chaire surélevée devant des élèves qui prennent des notes sans moufter.

Ecrit par : Spip | 04 février 2009

"Dans la vie, amigo, il y a deux catégories de gens : ceux qui tiennent un revolver chargé, et ceux qui prennent des notes : Toi, tu prends des notes..." C'est la pédagogie Calamity Jane, qui ne doit pas être dénuée de charme !

Écrit par : FGuichard | 04 février 2009

Je lis de temps en temps les billets et plus rarement les commentaires de ce blog. Les réactions véhémentes à l’intervention de « Mama » me poussent à prendre part à la discussion. Pardonnez-moi de prendre une espèce de distance arbitrale mais je trouve que ces réactions sont bien vives. Ce que dit « Mama » est malheureusement vrai : les universités accueillent les élèves qui n’ont pas été admis en CPGE, IUT ou STS. Ce sont en général les plus médiocres bacheliers. Par conséquent, il est exact de dire que l’Université joue un rôle de régulateur social en absorbant les enfants des classes populaires et moyennes. Et chacun sait qu’on leur « distribue des licences » qui sont des leurres. Je mets l’expression entre guillemets parce que ce sont les mots mêmes d’un professeur de littérature latine à l’Université où j’ai fait mes études il y a plus de dix ans déjà. Pour des raisons historiques, que vous connaissez sans doute très bien, les « Grandes écoles » ont été promues par l’Empire qui se défiait de l’Université. Mais il n’y a pas eu de loyale concurrence entre les deux systèmes : le premier a largement supplanté le second par une sélection qu’il a pu maintenir cependant que l’Université était sommée d’accueillir le tout-venant. Durant le processus de massification de l’enseignement supérieur, les grandes écoles ont pu continuer à capter les meilleurs sujets sans risque majeur pour l’ensemble du système de formation. Savourant l’ombre et le frais, loin des amphithéâtres bondés de l’Université, les préparationnaires ont pu tranquillement se cultiver : c’est-à-dire travailler beaucoup, cela s’entend. Mais dans d’excellentes conditions. JP Brighelli nous dit que c’est « le dernier maillon résistant de l’Ecole » que l’on cherche à faire sauter. C’est surtout que l’Université française n’en peut plus de ne pas accueillir en première année davantage de très bons étudiants et de n’avoir pas les moyens de leur faire de meilleures conditions de travail. Avec ceci, qui devrait réconcilier les deux mondes, que nombre de professeurs des Universités sont d’anciens élèves d’une ENS (en Lettres et Sciences Humaines du moins). Mais la question n’est évidemment pas de défendre l’Université contre les prépas et les écoles qui leur font suite. Chacun des deux systèmes a ses mérites : l’université met libéralement d’obscurs étudiants face à de brillants spécialistes (parfois confus ?) et les classes préparatoires entraînent rigoureusement de très bons élèves sous l’autorité de solides professeurs (parfois méprisants ?). Le problème est surtout dans les classes précédentes : au collège et au lycée où beaucoup de bons professeurs ne veulent pas enseigner. D’abord parce que le mépris pour le degré d’enseignement inférieur est toujours vivace malgré la relative homogénéisation des statuts. Mais surtout parce qu’il n’est presque plus possible d’y enseigner. Les élèves ne s’y voient plus jamais intimé l’ordre de se taire, d’écouter et d’apprendre. On peut enchaîner les heures de cours, cela n’y change rien : ils n’écoutent pas. On peut donc, pour la même raison, diminuer cet horaire. Cela s’appelle « la réforme du lycée » : les heures de cours sont inutiles puisqu’ils n’écoutent pas. Adrien Barrot, professeur de philosophie en terminale, l’a lumineusement montré dans un essai intitulé L’enseignement mis à mort (2000). Il y fait une fine analyse de ce qu’il appelle la « destitution de la parole professorale » au profit d’une vague relation intersubjective dont le film Entre les murs offre une remarquable illustration. Les enseignants du primaire et du secondaire en sont réduits à ça. Naturellement, les élèves qui leur sont confiés pendant de nombreuses années arrivent en prépa ou à l’université plus entraînés à intervenir, fut-ce pour récriminer ou bavarder, qu’à se taire et à prendre des notes. Il reste quelques exceptions, quelques établissements où l’on enseigne encore un peu. Il reste quelques élèves qui travaillent. Mais alors le rôle et la stratégie des parents sont déterminants. O surprise ! on s’aperçoit que l’essentiel des élèves de prépa et l’immense majorité des diplômés du supérieur long sont issus des catégories socio-professionnelles supérieures. Les futurs cadres sont donc eux-mêmes enfants de cadres suivant une logique de reproduction sociale plus rigide encore que celle des années 50…

Écrit par : Consta | 04 février 2009

je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...
Ecrit par : Mélanie | 04 février 2009

À quoi d'autre alors ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Je me pose la même question !!!! Je n'aurais osé l'écrire seule, pauvre petit Shadock laborieux que je suis !

Ecrit par : dobolino | 04 février 2009

Shadock a récupéré ce matin 522 euros TTC en bourinant comme un âne, ce matin !
J'ai juste fait des sous-cutanées à des brebis (294 brebis ), sans investir plus de trois neurones !
Ceci dit, les seringues automatiques ont fait le zouave et Ç'aurait été nettement plus rentable si les ressorts ne s'étaient pas coincés et si les flacons avaient été plus souples.
Le chien qui nous a aidé n'a pas touché un kopeck. Il n'a pas fait une "Prépa ", lui !

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

Ceci dit, je suis bien d'accord avec carole sur l'importance de la motivation.

Mais là, excusez-moi, mais j'ai donné : stage d'établissement lourd sur un an avec un copain de Meirieu, coauteur d'un livre de méthodologie qui se vendait comme des petits pains dans ces années-là.

Vous connaissez la taxonomie de Bloom et Krathwohl ?

Si vous voulez en savoir plus, en espérant que ça vous avancera plus que moi :

http://www.google.fr/search?q=krathwohl&sourceid=navclient-ff&ie=UTF-8&rlz=1B3GGGL_frFR251FR255

La question de la "motivation" est la tarte à la crème du pédagogisme et l'alibi de ses dérives ("l'enfer est pavé de bonnes intentions", si vous voyez ce que je veux dire)

Écrit par : Robin | 04 février 2009

La seule façon d'être "révolutionnaire", ou "rebelle", ou "résistant" aujourd'hui, c'est de magistraliser à mort en costume trois pièces sur une chaire surélevée devant des élèves qui prennent des notes sans moufter.

Ecrit par : Spip | 04 février 2009

"Dans la vie, amigo, il y a deux catégories de gens : ceux qui tiennent un revolver chargé, et ceux qui prennent des notes : Toi, tu prends des notes..." C'est la pédagogie Calamity Jane, qui ne doit pas être dénuée de charme !

Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

Ouais !
Tout comme ceux qui ont fait une "prépa " pour faire des sous-cutanées !
Moi, je sous-cute payant et les autres, ils payent ...
Z'on qu'à s'adresser au bon syndicat !
C'est pas mon problème, s'ils ne veulent pas aller chez Bové !

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

Le problème est surtout dans les classes précédentes : au collège et au lycée où beaucoup de bons professeurs ne veulent pas enseigner. D’abord parce que le mépris pour le degré d’enseignement inférieur est toujours vivace malgré la relative homogénéisation des statuts. Mais surtout parce qu’il n’est presque plus possible d’y enseigner. Les élèves ne s’y voient plus jamais intimé l’ordre de se taire, d’écouter et d’apprendre. On peut enchaîner les heures de cours, cela n’y change rien : ils n’écoutent pas.

Voilà. Vous l'avez dit et bien dit. Il n'y a rien à ajouter.

Écrit par : Robin | 04 février 2009

@ Lettre de J-P DEMAILLY, de l'Académie des sciences, à V.Pécresse +note sur les réformes en cours.
Je remets le lien sur ce fil.

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/recherche.html
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Personne n'a lu ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

La seule façon d'être "révolutionnaire", ou "rebelle", ou "résistant" aujourd'hui, c'est de magistraliser à mort en costume trois pièces sur une chaire surélevée devant des élèves qui prennent des notes sans moufter.

Ecrit par : Spip | 04 février 2009

Sans doute. Encore que :

"J'ai trouvé dans les archives de l'école trois ou quatre vieux livres d'avant 14 dont l'Initiation Mathématique de Charles-Ange Laisant, dont j'avais lu le nom dans un texte de M. Delord, je crois.
En le lisant (et quelle langue !), je me suis rendu compte de la réalité et de l'importance de cette notion de calcul intuitif, comment l'élève était amené à conduire sa pensée vers l'abstraction.
J'ai vu autrefois un instit fonctionner comme cela, lors de leçons de sciences. Ce qui m'avait frappé, c'était le naturel avec lequel il enchaînait les questions, il guidait les remarques, suscitait la réflexion, amenant les élèves à avoir l'impression de découvrir collectivement les résultats de la recherche, la solution du problème. C'était léger, fin, aérien, et les gamins (de ZEP) , étaient captivés par ce fil qui se déroulait autour d'eux et les amenait à la connaissance voulue. Pas du tout la morne lecture d'une page de manuel.

Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009"

Pardon de vous citer sans votre autorisation, Chevreuil.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

La goutte qui a fait déborder le vase étant la remarque d'une élève de 4ème : "Vous ne comprenez rien aux adolescents. Un adolescent ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte et votre cours ne nous intéresse pas."

" -Vive le progrès !

- Plus fort ! on ne vous entend pas bien !"

Ecrit par : Robin | 04 février 2009

Robin, sincèrement, je pense que TOUS les ados qui veulent nous déstabiliser, disent la MÊME chose que ce que vous rapporter ici. J'ai entendu tout ça depuis que j'enseigne (7 ans) et des dizaines de fois par an...

J'ai un élève robinet qui, par exemple, quand je le renvoie parce qu'il ramasse des bouts de gomme pour les balancer à nouveau sur ses camarades - agissant d'abord ou à leur tour de même (le mimétisme est là, quand il n'y a pas quelqu'un qui use de "violence" pour interrompre le ballet...), me dit: "Rien à foutre. Je m'en bats les couilles". Je lui réponds, avec le sourire: "Attention, vous n'en avez que deux, votre virilité va en prendre un coup".

Il y a toujours un moment où la fatigue morale est l'ennemi de la mise en place du calme dans les classes. Je vous comprends aisément.

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

La question de la "motivation" est la tarte à la crème du pédagogisme et l'alibi de ses dérives ("l'enfer est pavé de bonnes intentions", si vous voyez ce que je veux dire)

Ecrit par : Robin | 04 février 2009

Très juste. Et plus on mettait en avant la motivation de l'élève, moins on s'intéressait à celle de l'enseignant. Aujourd'hui, on se moque tout à fait de la condition enseignante qui a quand même fait l'objet d'une commission en 2007. Qu'en est-il sorti ? Rien ! Les conditions d'exercice du métier continuent de se dégrader, l'école est toujours une pétaudière, le pédagogisme a toujours pignon sur rue. Rien n'indique le contraire. A l'arrivée, il en est de la commission Pochard comme de la commission Thélot : des montagnes qui accouchent de souris ! Les seuls qui ont lieu d'être satisfaits de ce bazar -et ont donc intérêt à le conserver- sont tous les parasites et ronds de cuir, généralement à l'abri du terrain direct, faiseurs de vents et de paperasses, chercheurs de midi à quatorze heures, souvent exégètes en masturbation intellectuelle. On ne refait pas les hommes. Qu'on ne nous fasse donc pas croire qu'il existe parmi eux beaucoup de personnes qui se soucient véritablement de l'école, qui se soucient d'ailleurs de quoi ou de qui que ce soit. Ils ne réussissent bien qu'à faire une chose : décourager les gens de terrain et induire le je-m'en-foutisme général. Celui-ci est en très bonne voie. La culture de l'auto-flagellation a ses limites et elles sont atteintes.

Écrit par : Magister | 04 février 2009

Si quelqu'un veut bien me donner quelques explications, ce me serait agréable.
Dame Pécresse conseillée par Papa/CPU, veut mettre les profs de facs au régime anglo-saxon? Le président gère la carrière des enseignants? Mais il les recrute tout seul avec son CA ou non? Les commissions de spécialistes disparaissent ou pas? Et quid du CNU? Est-ce le président qui distribue aux profs la "charge de travail" ( heures de cours) en fonction de leurs activités de recherche et de leurs productions effectives , de leur implication "administrative"?
C'est 2h en plus pour tout le monde ou on module en fonction de la recherche?
En même temps, je m'interroge. En GB et aux USA les profs sont recrutés par les universités un peu comme disons... des footballeurs ( avec moins d'argent, il est vrai). Or ce système qui semble débecter nos universitaires français quand on projette de l'appliquer ici est en même temps celui sur lequel ils fantasment le plus. Qui n' a pas entendu son prof de fac annoncer fièrement qu'il partait " en mission" pour un semestre dans une université américaine, bénéficiant par là-même de son année de salaire de fonctionnaire en France et du "surplus américain". On mesure dans notre université française ( je parle des sciences humaines) la cote d'un enseignant-chercheur aussi ( pas seulement) à l'aune de ces semestres outre-atlantique ou outre-manche dans des universités plus ou moins prestigieuses. Sans parler de ceux ( et pas des moindres) qui ont carrément fini par migrer "away" tant le système français était peu satisfaisant.
Alors, dites-moi, il est pourri le système anglo-saxon ou non? A moins qu'il ne soit intéressant que pour ceux qui effectuent une véritable recherche.
Décidément, j'ai bien besoin de vos lumières.

Écrit par : Sanseverina | 04 février 2009

Comment peut-on penser (terme mal approprié, certes) qu'un élève qui n'ira pas "taper" sa dépression avec ses camarades de prépa et qui suivra un cursus à la fac sortira chômeur? Est-ce que travailler 10 fois plus rend 10 fois plus intelligent? Je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...

Ecrit par : Mélanie | 04 février 2009

Le souverain poncif du taupin dépressif ! Ça faisait longtemps.
Poue ce qui est du chômage, il suffit de voir les chiffres à la sortie des grandes écoles et de la fac.
Quant à votre question, les proportions ne sont peut-être pas exactes dans leur linéarité, mais globalement : oui.

Écrit par : yann | 04 février 2009

A moins qu'il ne soit intéressant que pour ceux qui effectuent une véritable recherche.
Décidément, j'ai bien besoin de vos lumières.

Ecrit par : Sanseverina | 04 février 2009

Taquine !

Écrit par : yann | 04 février 2009

Le professeur Jacquart est un doux rêveur utopiste, un survivant de l'âge d'or ...

Écrit par : une hussarde | 04 février 2009

Un boson de Higgs passait, il a fui.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Et chacun sait qu’on leur « distribue des licences » qui sont des leurres. Je mets l’expression entre guillemets parce que ce sont les mots mêmes d’un professeur de littérature latine à l’Université où j’ai fait mes études il y a plus de dix ans déjà.

Ecrit par : Consta | 04 février 2009

C'est la suite logique du leurre que représente l'école dans son entier, sachant qu'à un moment donné sur le parcours, le couperet finit toujours par tomber, non pas celui d'un système qu'il faut donc réformer pour prolonger l'utopie de la réussite de tous, mais celui du réel qui veut que seule une minorité peut accéder aux postes les plus élevés. Vouloir inverser cette logique, c'est vouloir que la pyramide soit posée sur la pointe. A quel stade du basculement sommes-nous ?

Écrit par : Magister | 04 février 2009

La goutte qui a fait déborder le vase étant la remarque d'une élève de 4ème : "Vous ne comprenez rien aux adolescents. Un adolescent ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte et votre cours ne nous intéresse pas."

Ecrit par : Robin | 04 février 2009

En 4eme !? ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte en 4eme ??? Mais ils ont des parents, ces orphelins-là ??? Si les gamins ne sont pas un minimum élevés, comment voulez-vous que l'Ecole puisse faire qq chose pour eux ?

Écrit par : FGuichard | 04 février 2009

Les enseignants en cpge, quand ils débutent, sont agrégés classe normale, et leur salaire est le même que celui des autres professeurs agrégés du même échelon. Il est vrai qu'ils ont des facilités pour donner des heures de colles, et faire des heures sup, mais leur salaire de base est strictement le même.

Ecrit par : François Duhem

La deuxième partie de votre propos résume la différence : en prépa, l'obligation de service est moindre, car les heures de cours sont pondérées d'un facteur 1,5. En fait, tout se passe comme si, à quantité de service égale, un professeur de prépa gagne 50% de plus qu'un professeur de lycée "normal".
Mais de toute façon, quelle injustice y a-t-il à mieux rétribuer un travail qui requiert un savoir réellement maîtrisé, et qui, souvent, par surcroît, est plus intense qu'en "infra" ? Rien que pour les copies, s'en taper toutes les semaines un paquet conséquent (beaucoup de prépas dépassent largement les 30 élèves, quand ce n'est pas 40 !) et le volume de chacune étant lui aussi conséquent, c'est du travail.

Écrit par : moot | 04 février 2009

Merci à Guichard et à Pedro pour leurs belles analyses apaisantes…
Daniel, je viens de recevoir votre livre. Je m'y mets ce soir.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 février 2009

En 4eme !? ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte en 4eme ??? Mais ils ont des parents, ces orphelins-là ??? Si les gamins ne sont pas un minimum élevés, comment voulez-vous que l'Ecole puisse faire qq chose pour eux ?

Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

Sachant que ÇA arrive en maternelle (ou même encore dans la poussette devant l'école) couvert de gel, en mini-Nike et mini-Perfecto, qu'en CE2, ça a une boucle d'oreille, du gel fluo sur la tête, des zigzags faits à la tondeuse dans les cheveux ou que ça se maquille tous les matins avant de venir en classe, que maman rêve de faire pousser les cheveux de Moncoeur pour pouvoir lui faire des dreadlocks et qu'elle prend très mal lorsqu'on lui susurre timidement qu'à 7 ans, ça fait peut-être un peu "voyou", rien d'étonnant à ce qu'à 13 ans, ÇA en soit déjà là.

Écrit par : catmano | 04 février 2009

Je viens de l'ajouter en PS au bas de ma Note, mais comme vous ne la relirez pas, je le mets aussi ici…

Rien à voir avec ce qui précède : le collège Alain-Fournier a besoin de votre soutien massif. Toutes informations sur

http://oui-au-college-alain-fournier.over-blog.fr/

Et vous pouvez le soutenir activement en signant la pétition en ligne :

http://jesigne.fr/ouiaucollegealainfournierfreyming

JPB

Écrit par : brighelli | 04 février 2009

Allez, je mets les pieds dans le plat : n'y-t-il pas tout simplement trop d'étudiants dans les facs ?

Ecrit par : Guy Morel

Tout comme on peut se demander s'il n'y a pas trop d'élèves dans les lycées. Mais je doute que l'on puisse reculer, en raison du tollé que susciterait un retour à un bête réalisme, dans lequel on ne pousserait plus aux études longues et abstraites des individus manifestement dépourvus des facultés indispensables pour les pousuivre.

Écrit par : moot | 04 février 2009

J'ai un élève qui, par exemple, quand je le renvoie, me dit: "Rien à foutre. Je m'en bats les couilles". Je lui réponds, avec le sourire: "Attention, vous n'en avez que deux, votre virilité va en prendre un coup".

Ecrit par : Pendariès

C'est effectivement une remarque assez courante de la part des élèves. Et parfois déroutante : y avez-vous comme moi déjà eu droit de la part d'une fille ? Quant à la réponse appropriée, la mienne, c'était : "vous allez avoir des ennuis avec SOS couilles battues".

Écrit par : moot | 04 février 2009

Tout comme on peut se demander s'il n'y a pas trop d'élèves dans les lycées. Mais je doute que l'on puisse reculer, en raison du tollé que susciterait un retour à un bête réalisme, dans lequel on ne pousserait plus aux études longues et abstraites des individus manifestement dépourvus des facultés indispensables pour les pousuivre.
Ecrit par : moot | 04 février 2009
La question n'est pas du tout celle de l'abstraction ni de qui serait "fait" pour l'abstraction - ça, c'est du Nemo et Cie.
Elle est que la prolongation des études répond
- à un fantasme de la gauche mal pensante : différer l'esclavage salarié autant que faire se peut ;
-à un calcul de la droite qui compte : un étudiant coûte moins cher qu'un chômeur indemnisé)
- et à un embarras assez général devant ce qu'il faut faire des gosses qu'on a faits.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Il serait dommage de parler des prépas sans aller voir les contenus de leurs programmes (sciences) :

http://www.prepas.org/ProgrammesCPGE/

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Il serait dommage de parler des prépas sans aller voir les contenus de leurs programmes (sciences) :


Ecrit par : dugong | 04 février 2009
Lu rapidement. Une question : comment on passe de la bouillie enseignée au secondaire à

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2003/hs3/annexe1.pdf

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Les informations que vous donnez, JPB, sont confirmées par une autre source en laquelle j'ai entière confiance.
Quant à vos opinions, je les partage.
Comme d'habitude.
Bon courage pour affronter l'adversité !
Je n'ai plus ce courage, mais j'ai treize ans de plus que vous et je suis retraité. Je m'intéresse toujours à notre école publique, mais je ne me bats plus.
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 04 février 2009

à Guy Morel : votre lien ne fonctionne pas.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Sachant que ÇA arrive en maternelle (ou même encore dans la poussette devant l'école) couvert de gel, en mini-Nike et mini-Perfecto, qu'en CE2, ça a une boucle d'oreille, du gel fluo sur la tête, des zigzags faits à la tondeuse dans les cheveux ou que ça se maquille tous les matins avant de venir en classe, que maman rêve de faire pousser les cheveux de Moncoeur pour pouvoir lui faire des dreadlocks et qu'elle prend très mal lorsqu'on lui susurre timidement qu'à 7 ans, ça fait peut-être un peu "voyou", rien d'étonnant à ce qu'à 13 ans, ÇA en soit déjà là.

Ecrit par : catmano | 04 février 2009


Uniforme pour tous !

UN problème de réglé.
Pas d'importations chinoises. Cela relancera le textile français.
(~_0) à Chevreuil)................

Écrit par : carole | 04 février 2009

à Guy Morel : votre lien ne fonctionne pas.

Ecrit par : dugong | 04 février 2009

Idem. Sorry. Il a fui comme le boson sus-nommé.

Écrit par : une hussarde | 04 février 2009

"'ai un élève qui, par exemple, quand je le renvoie, me dit: "Rien à foutre. Je m'en bats les couilles". écrit Pendariès.

Si ce genre de propos était tenu dans mon établissement,
l'élève ne réintègrerait pas la classe sans convocation des parents et excuses dûment formulées avec contrat à la clé.
Excusez-moi de vous juger mais je pense
que vous avez tort de répondre comme vous le faites. Vous vous mettez sur le même niveau que l'élève.
Ce genre de propos vis-à-vis
d'un professeur ne peut être toléré.

Écrit par : une hussarde | 04 février 2009

Jamais je n'aurais ne serait-ce qu'osé demander à déplacer une heure de colle, et ce, en trois années de prépa. Ce ne me serait même pas venu à l'idée, de même que de contester une mauvaise note...
Et pourtant, ce n'est pas encore si vieux : 1997-2000.

Les temps changent...

Écrit par : Lilyrose | 04 février 2009

En 4eme !? ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte en 4eme ??? Mais ils ont des parents, ces orphelins-là ??? Si les gamins ne sont pas un minimum élevés, comment voulez-vous que l'Ecole puisse faire qq chose pour eux ?

Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

"Sachant que ÇA arrive en maternelle (ou même encore dans la poussette devant l'école) couvert de gel, en mini-Nike et mini-Perfecto, qu'en CE2, ça a une boucle d'oreille, du gel fluo sur la tête, des zigzags faits à la tondeuse dans les cheveux ou que ça se maquille tous les matins avant de venir en classe, que maman rêve de faire pousser les cheveux de Moncoeur pour pouvoir lui faire des dreadlocks et qu'elle prend très mal lorsqu'on lui susurre timidement qu'à 7 ans, ça fait peut-être un peu "voyou", rien d'étonnant à ce qu'à 13 ans, ÇA en soit déjà là."

Ecrit par : catmano | 04 février 2009

Ah, quand même!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

Si ce genre de propos était tenu dans mon établissement,
l'élève ne réintègrerait pas la classe sans convocation des parents et excuses dûment formulées avec contrat à la clé.
Excusez-moi de vous juger mais je pense
que vous avez tort de répondre comme vous le faites.


Eh oui! ma chère! Dans mon établissement, c'est courant aussi ce genre de propos et même bien pire! Et vos jolis "contrats à la clé", ils s'en battent les couilles! Ca ne m'est pas encore arrivé mais il ne faut jurer de rien. Aujourd'hui, j'ai eu un couteau mais c'était juste pour faire peur...

Robin, pour la drogue, j'en ai trouvé un, il y a deux jours, ( en 4ème aussi, c'est le bon niveau en collège, tout le monde sait cela) un peu plus affalé que les autres sur sa chaise au fond, près de la fenêtre qui me fixait comme si j'étais un extra-terrestre. Sur le coup, je n'ai pas compris. En m'approchant, pour donner un polycop., les yeux rouges, le regard brillant et absent. J'ai compris. Le Principal a confirmé mes soupçons par la suite; "Oui, vous avez raison, il consommme". Presque pudique dans l'expression. Joli, non?
Et hier, une demi-heure de plus avec un petit black de 5ème qui vient vous expliquer au bureau quand tout le monde est sorti qu'il n'a pas appris sa fable de La Fontaine et qu'il s'en fout du zéro que vous lui avez mis parce qu'il est dans une famille d'accueil où ils sont 7 en tout ( 4 qui sont avec leurs vrais parents et les 3 autres qui sont "placés"; cela fait un peu d'argent et la mère est généreuse apparemment). Et qu'il n'y a pas de place ni de coin pour apprendre tranquille. Et qu'on l'a mis là parce que son père le battait. Pas de mère, inconnue, et les"belles-mères" qui défilaient. Et vous qui n'avez rien demandé, surtout pas de confession, je déteste les confessions privées, surtout celles de mes élèves.
Mais on va arrêter là. Bon repos, Robin. Moi, j'attends les vacances avec impatience.

Écrit par : Sanseverina | 04 février 2009

"Il me fait penser à ce que Ph. Muray appelle les "rebellocrates", c'est à dire ceux qui présentent toujours leurs opinions comme étant "décalées" ou"dérangeantes" (ah ! novlangue) et qui sont les pires soutiers de l'idéologie en vigueur.
La seule façon d'être "révolutionnaire", ou "rebelle", ou "résistant" aujourd'hui, c'est de magistraliser à mort en costume trois pièces sur une chaire surélevée devant des élèves qui prennent des notes sans moufter."

Ecrit par : Spip | 04 février 2009

Peut-être y a t-il deux ou trois possibilités de manoeuvre entre laxisme et terrorisme, non? (Chevreuil en a d'ailleurs fort bien détaillé une... Et je suis persuadé que c'est à peu près la manière de voir des blogueurs d'ici, dans leur ensemble)
... Malheureusement, l'éducation étant ce qu'elle est... (Voir un peu au dessus).

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

"'ai un élève qui, par exemple, quand je le renvoie, me dit: "Rien à foutre. Je m'en bats les couilles". écrit Pendariès.

Si ce genre de propos était tenu dans mon établissement,
l'élève ne réintègrerait pas la classe sans convocation des parents et excuses dûment formulées avec contrat à la clé.
Excusez-moi de vous juger mais je pense
que vous avez tort de répondre comme vous le faites.

Ecrit par : une hussarde | 04 février 2009

Et si un élève en traite un autre d'enculé, et s'il dit qu'il sera son "pire cauchemar", vous réagissez comment ? Parce que vous vous permettez de juger Pendariès, profitez-en pour juger les docteurs.

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

En 4eme !? ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte en 4eme ??? Mais ils ont des parents, ces orphelins-là ??? Si les gamins ne sont pas un minimum élevés, comment voulez-vous que l'Ecole puisse faire qq chose pour eux ?

Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

J'ai vu sa maman; La pauvre femme ne sait plus à quel saint se vouer et je la plains.

Sa fille fait la navette entre le public et le privé depuis des années (je veux dire qu'on se la renvoie).

Elle semble comprendre qu'elle a été un peu loin, elle se calme un peu et puis elle recommence ; l'autre jour (ça n'était pas dans mon cours), elle a téléphoné sur son portable.

Elle est absolument persuadée que les adultes lui en veulent, qu'elle est géniale, qu'elle a raison d'agir comme elle le fait.

Elle a complètement intégré le discours sur l'élève au centre, l'épanouissement, l'adolescence (comme si ça n'était pas un phénomène physiologique et social l'adolescence, mais un "état de grâce ontologique".

Une vraie caricature...et en plus, elle se croit géniale et suprêmement originale, alors qu'ils y en a des centaines de milliers comme elle.

Après la sortie sur les adolescents "qui fument, qui se droguent, qui boivent" et de "mon cour qui n'interesse personne"...Elle a désigné théâtralement les élèves du premier rang (que j'intéresse un peu) et elle a dit : "Evidemment, en dehors des boutonneux du premier rang." (merci pour eux !).

Ce genre d'élève sont une plaie dans une classe et en plus ils sont loin d'être bêtes, ils se constituent une cour d'admirateurs (trices), ils s'arrangent même pour se faire élire délégués (c'est son cas) et vous savez que l'on ne peut légalement pas destituer un délégué. Ils bénéficient de
l' immunité, comme les députés.

Et ils "raisonnent" (enfin, vous avez vu comment). Si encore elle se contentait de ne rien faire, mais non, il faut qu'ils emm...le monde, qu'ils proclament urbi et orbi : "Je suis là, ego et ego et ego et ego !"

Bref, un pur produit de l'angélisme éducatif, de "l'éducation à la citoyennenté" et autres fariboles mais franchement un bon coup de pied au derrière...Au moins moral, ça ne lui ferait pas de mal, non ?

Écrit par : Robin | 04 février 2009

cours avec un s.

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Excusez-moi pour le hors-sujet, mais c'est vraiment trop drôle ! Quand on vous disait qu'ils auraient dû attendre un peu pour les programmer, ces évaluations CM2 !

"C'est officiel, le fichier de saisie est bel et bien illégal car non validé par la CNIL :

Le ministère a déposé un dossier à la CNIL concernant la validité de l'anonymisation du fichier permettant la remontée des résultats des évaluations CM2.
« Après avoir vérifié qu’un dossier de déclaration est complet, la CNIL délivre un récépissé de déclaration : c’est le FEU VERT pour la mise en œuvre d’un fichier ou d’un traitement de données personnelles. » Extrait du Guide pratique « Déclarer à la CNIL ».
La CNIL vient de nous confirmer que le récépissé nécessaire à la mise en œuvre d'un fichier ou d'un traitement n'a toujours pas été retourné au ministère, en raison de la sensibilité du dossier. Ce fichier est donc pour le moment totalement illégal.
Jusqu'à réception de cette attestation, les fichiers ne doivent pas être transmis.
Le SNUipp s’est adressé dans ce sens au Ministre tout en lui rappelant les consignes unitaires de non utilisation du logiciel ministériel de transmission.
Au niveau national, la remontée des évaluations est un fiasco, sur 518 000 inscrits (classes de CM2 + classes ayant des CM2) le ministère ne totalise que 227 000 remontées soit moins de 44% au 3 février ! "

Écrit par : c. cru | 04 février 2009

Un boson de Higgs passait, il a fui.

Ecrit par : dugong | 04 février 200

Nerval-Hawkins; Odelette à deux mains (si vous le voulez bien !)

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Et vous qui n'avez rien demandé, surtout pas de confession, je déteste les confessions privées, surtout celles de mes élèves.
Mais on va arrêter là. Bon repos, Robin. Moi, j'attends les vacances avec impatience.

Ecrit par : Sanseverina | 04 février 2009

Moi non, plus. Je n'ai pas la vocation du sacerdoce (je n'ai pas été convaincu par le chanoine du Latran, monsignor "faites ce que je dis, pas ce que fais") et j'ai horreur de mélanger les genres.

Je reprends mardi, il restera trois jours avant les vacances, les plus durs, mais bon, on est là pour en baver ! Merci en tout cas !

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Aujourd'hui encore dans le Figaro, d'ordinaire mieux inspiré sur les questions d'éducation, un article à la gloire d'HEC Montreal recommandé en ces termes, dont je vous laisse savourer l'épaisse bêtise, tellement épaisse que les moindres arguments ne peuvent l'entamer :

"des étudiants sont sensibles à la possibilité de contourner le modèle de classe prépa français long, sélectif, peu épanouissant"

Donc si on résume les étudiants qui vont à HEC Montreal (le faux HEC) et ne passent pas par une classe prépa classique (ESC, ECE ou après une khâgne) auront un cursus court, pas sélectif et très épanouissant.

Cela doit rassembler à peu près à l'Auberge espagnole avec des jeunes en jean, sympatoches et qui rigolent en se faisant des surprises.

La petite maison dans la prairie... on croit rêver; on ne peut même pas lire cela au second degré. Le Figaro n'est plus ce qu'il était.

Voilà comment un journaliste peut écrire quelque chose sans y rien connaître -c'est la définition de journaliste, non? -car les Ecoles de commerce internationales reposent aussi sur des procédures de sélection, etc. que je sache.

A croire que les enseignants en prépa, dont j'ai l'honneur d'être, sont comme ces êtres qui crevaient les yeux à des oiseaux (les étudiants) pour les faire chanter de façon plus pure...

Écrit par : Sénéchal | 04 février 2009

La question n'est pas du tout celle de l'abstraction ni de qui serait "fait" pour l'abstraction - ça, c'est du Nemo et Cie.
Elle est que la prolongation des études répond
- à un fantasme de la gauche mal pensante : différer l'esclavage salarié autant que faire se peut ;
-à un calcul de la droite qui compte : un étudiant coûte moins cher qu'un chômeur indemnisé)
- et à un embarras assez général devant ce qu'il faut faire des gosses qu'on a faits.

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Oui, parce que le problème, c'est qu'ils ne sont pas "concrets" non plus. Il y a une dame qui fait un tabac avec des bouquins dans lesquels elle prétend qu'ils viennent d'une autre planète. Les "enfants indigos" qu'elle les appelle. Elle prétend qu'ils sont géniaux et qu'il faut les "décrypter".

Écrit par : Robin | 04 février 2009

- et à un embarras assez général devant ce qu'il faut faire des gosses qu'on a faits.

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
???????????????
Je croyais qu'écrire " gosses ", c'était pas bien ! Pas correct !

Écrit par : dobolino | 04 février 2009

Peut-être y a t-il deux ou trois possibilités de manoeuvre entre laxisme et terrorisme, non? (Chevreuil en a d'ailleurs fort bien détaillé une... Et je suis persuadé que c'est à peu près la manière de voir des blogueurs d'ici, dans leur ensemble)
... Malheureusement, l'éducation étant ce qu'elle est... (Voir un peu au dessus).

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

Pour beaucoup de jeunes, les adultes ne sont simplement plus crédibles. La drogue et l'alcool ne sont que des fuites mais en aucun cas les causes premières. Plusieurs sources confluent :

- familiale : enfant-roi, absence, démission, laxisme des parents ; atmosphère familiale dysharmonieuse, conflictuelle ; parents divorcés, famille recomposée, difficultés matérielles (travail, logement) ; modes alimentaires désastreuses... Bref, un milieu familal déséquilibré, instable, non structurant.

- sociétale : un monde centrifuge, la suprématie du pathos sur la raison, décervelage permanent par les médias, la publicité, les modèles sociologiques mis en avant, le culte de l'ego, la tyrannie du tout-tout-de-suite, du tout-m'est-dû-et-je-ne-suis-redevable-de-rien car j'ai-le-droit, le réflexe du zapping, l'influence déformante du cinéma (qui démystifie le monde des adultes montrés sous toutes les coutures), des jeux video...

- scolaire : pédocentrisme, pédagogisme, laxisme des instances dirigeantes (à tous les échelons), misérabilisme des contenus...

La liste est longue et j'en oublie. j'aurais pu citer l'influence de certains vaccins, un sujet sensible et des controverses à venir (et peut-être même des scandales qui dorment encore...). Cela fait beaucoup de choses, c'est même énorme. Ce ne sont donc pas des réformette d'ajustement, à la limite du parc d'animations et initiées par des politiques à la petite semaine qui inverseront la vapeur. Ce n'est pas non plus la république bananière et sa crémeuse citoyenneté qui redonneront de la colonne et de la moelle à l'ensemble. Nous sommes donc entrés dans une partie longue et difficile et c'est loin d'être gagné car la bêtise fait des progrès tous les jours, à toutes les échelles de la société.

Écrit par : Magister | 04 février 2009

"l'influence de certains vaccins" ???

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

Nous avons bien vendu notre modèle post colonial.

Un Areva de l'enseignement, en quelque sorte.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/04/les-universites-africaines-saturees-et-demunies_1150495_3244.html

Écrit par : dugong | 04 février 2009

En 4eme !? ça se drogue, ça boit, ça fume, ça va en boîte en 4eme ??? Mais ils ont des parents, ces orphelins-là ??? Si les gamins ne sont pas un minimum élevés, comment voulez-vous que l'Ecole puisse faire qq chose pour eux ?

Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009

"Sachant que ÇA arrive en maternelle (ou même encore dans la poussette devant l'école) couvert de gel, en mini-Nike et mini-Perfecto, qu'en CE2, ça a une boucle d'oreille, du gel fluo sur la tête, des zigzags faits à la tondeuse dans les cheveux ou que ça se maquille tous les matins avant de venir en classe, que maman rêve de faire pousser les cheveux de Moncoeur pour pouvoir lui faire des dreadlocks et qu'elle prend très mal lorsqu'on lui susurre timidement qu'à 7 ans, ça fait peut-être un peu "voyou", rien d'étonnant à ce qu'à 13 ans, ÇA en soit déjà là."

Ecrit par : catmano | 04 février 2009

Ah, quand même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

Ah, quand même quoi ?
Il me semble que, depuis que je fréquente ce blog, je n'ai jamais hésité à parler de "mes petites mamans" et de l' "orphelinat de fait" que subissent les petits enfants du siècle avec leurs "mamans - grandes soeurs" et leurs "papas - grands frères" quelquefois encore moins mûrs qu'eux.
C'est même pour cette raison que j'ai dépensé tant de temps à bagarrer pour le maintien des TPS et des PS au sein de l'Education Nationale.
Ce que j'ai toujours dit et que je continue à dire, c'est que ce sera par des programmes exigeants, des horaires maintenus (pour eux, 24 heures par semaine avec un adulte, un vrai, c'est moins bien que 27) et des instits bien formés et capables de leur transmettre des notions et des valeurs qu'un nombre maximum d'entre eux évitera de tomber dans les erreurs de leurs aînés actuellement en 4° option-star academy, pas en mettant en place des grands projets bidons et des remédiations ludiques.

PS : Christophe, nous étions en maternelle à la même époque ou presque et dans la même commune, je peux donc vous certifier que la maîtresse de GS n'a pas fait que vous transmettre l'amour des livres, elle vous a très certainement aussi appris à lire, avec une méthode d'écriture-lecture, comme elle l'a fait avec moi trois ou quatre ans plus tard (Mme Moinard, c'est ça ?).

Écrit par : catmano | 04 février 2009

à Guy Morel : votre lien ne fonctionne pas.
Ecrit par : dugong | 04 février 2009
Lequel ?
GM

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Lequel ?

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2003/hs3/annexe1.pdf

En fait, ce lien ne fonctionnait pas en cliquant dessus mais en le copiant dans le bandeau d'adresse.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Le programme de MPSI 1ère année en physique est une reprise du lycée avec les maths qu'on y avait enlevé.

Il y a aussi des notions nouvelles (thermodynamique light, électrostatique et magnétostatique).

Une moitié de ce programme pourrait être fait au lycée avec des gens normalement "gripés".

Mais là, nous parlons d'un autre monde.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Je crains que les prépas ne soient plus qu'une excuse pour ne plus investir dans le supérieur.

Écrit par : lol345 | 04 février 2009

enlevées

Écrit par : dugong | 04 février 2009

"'ai un élève qui, par exemple, quand je le renvoie, me dit: "Rien à foutre. Je m'en bats les couilles". écrit Pendariès.

Si ce genre de propos était tenu dans mon établissement,
l'élève ne réintègrerait pas la classe sans convocation des parents et excuses dûment formulées avec contrat à la clé.
Excusez-moi de vous juger mais je pense
que vous avez tort de répondre comme vous le faites. Vous vous mettez sur le même niveau que l'élève.
Ce genre de propos vis-à-vis
d'un professeur ne peut être toléré.

Ecrit par : une hussarde | 04 février 2009

La moraline pour vierge, j'en ai un peu assez! Venez passer juste une semaine dans un LP avec des mecs qui vous parle comme à un chien et vous me ferez plaisir, Marylise.

Dans mes bahuts, généralement, les gosses, on ne les fait pas s'excuser, les contrats moraux, les CPE vous disent ouvertement que ça ne sert à rien, parfois, c'est le prof qui est mis sur la sellette.

Pensez ce que vous voulez de ma façon, Madame; depuis 7 ans que j'enseigne, et dans des conditions parfois pas joyeuses du tout, avec, quand on rentre le soir, juste l'envie de se mettre la tête sous un oreiller et de hurler ou de chialer, on a une autre vision que celle des Bisounours qui bouffent de la sucrine.

Tant mieux si tout va bien pour vous! Mais ne me cassez pas les pieds.

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

Robin, profitez bien de votre congé. Je comprends ce que vous subissez, et je suis de tout coeur avec vous.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 février 2009

Si ce genre de propos était tenu dans mon établissement,
l'élève ne réintègrerait pas la classe sans convocation des parents et excuses dûment formulées avec contrat à la clé.
Excusez-moi de vous juger mais je pense
que vous avez tort de répondre comme vous le faites.


Eh oui! ma chère! Dans mon établissement, c'est courant aussi ce genre de propos et même bien pire! Et vos jolis "contrats à la clé", ils s'en battent les couilles! Ca ne m'est pas encore arrivé mais il ne faut jurer de rien. Aujourd'hui, j'ai eu un couteau mais c'était juste pour faire peur...

Sanseverina, compagne dans les emmerdes (?), je vous embrasse. Il y a des collègues qui vraiment habitent sur une autre planète que la nôtre. Oui, la Hussarde, il y a des profs qui tous les jours essayent de survivre, de tenir. Et le beau langage mièvre des petits poètes de canton n'empêche pas de vous faire de temps à autre insulter, et vous les faites même rigoler, les caïds, et pas qu'eux!

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

Je reprends mardi, il restera trois jours avant les vacances, les plus durs, mais bon, on est là pour en baver ! Merci en tout cas !

Ecrit par : Robin | 04 février 2009

Aaaarghhh! J'avais oublié que dans certaines zones les vacances commencent dès la fin de la semaine prochaine!

J'en suis fort marri.

J'ai encore plus de quinze jours à tirer au zoo, et pas d'arrêt maladie en prévision - faut pas abuser des bonnes choses.

Je me console en me disant que ma suppléance actuelle s'achèvera lorsque débuteront les vacances. A la rentrée, je change de cage.

Au rectorat, il sont même allés jusqu'à me promettre un lycée, avec des BTS et tout et tout. Après les ouistitis, les gorilles.

D'ailleurs, il parait qu'en BTS, ils ont le niveau qu'on serait en droit d'attendre d'élèves de quatrième. Je pourrai y tester le Lebosse Hemery.

Bien entendu, les promesses du rectorat n'engagent que ma crédulité, mais à l'idée de terminer l'année en collège, me viennent des idées d'automutilation et de meurtre.

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

La question n'est pas du tout celle de l'abstraction ni de qui serait "fait" pour l'abstraction - ça, c'est du Nemo et Cie.

Ecrit par : Guy Morel

Je concède que le terme était assez malvenu, mais je n'ai pas trouvé mieux. Disons, plus vulgairement, qu'il y a des individus qui ne sont pas faits pour "se prendre la tête" sur des choses "compliquées" (surtout compliquées à expliquer ex nihilo, car exigeant d'avoir compris et appris une grosse masse de notions -parfois assez subtiles- avant de les assimiler).

Je persiste à dire qu'il y a trop de monde dans les lycées à (mal) faire des études générales. Si lesdites études étaient mieux faites avant (primaire et collège), si l'on ne poussait pas tout le monde à poursuivre dans la prétendue "Voie Royale" pour "faire du chiffre", bref, si ceci, si cela, si Paris n'était pas mis en bouteille, etc., chacun (professeurs, élèves, gestionnaires) y trouverait mieux son compte.

Écrit par : moot | 04 février 2009

"D'ailleurs, il parait qu'en BTS, ils ont le niveau qu'on serait en droit d'attendre d'élèves de quatrième. Je pourrai y tester le Lebosse Hemery."

Les quatre opérations en BTS ! Vous n'y pensez pas !

Elitiste !

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Et le beau langage mièvre des petits poètes de canton n'empêche pas de vous faire de temps à autre insulter, et vous les faites même rigoler, les caïds, et pas qu'eux!

Je veux dire: "Je vous prie, jeune homme de cesser de dire que des insanités de la sorte, c'est insupportable", vous voyez le genre? Autant se jeter dans une piscine grouillante de pièges à ours. Je n'ai jamais insulté un seul élève et ne me suis jamais mis à leur niveau: je reprends leur thème et le leur renvoie à la tronche. Comme ici.

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

Cher Jean-Pierre,
vous écrivez:
"Pourtant les Universités font tout ce qu’elles peuvent pour les retenir, quitte à falsifier les notes et le niveau — parce qu’un étudiant qui s’en va, c’est une subvention qui s’évapore"

Beaucoup le pensent en effet, mais vous avez la politique incorrection de l'écrire en utilisant le verbe "falsifier" qui sonne clair et précis: bravo et merci.
Je crois que nos universités devraient nommer Professeur Honoris Causa le sémillant Mugabe : en luttant contre la pauvreté au Zimbabwe en imprimant des billets de cent milliards de dollars (zimbabwéens...), ce grand patriote montre qu'il y a encore des progrès à faire dans les modalités d'attribution des diplômes de notre enseignement supérieur .

Écrit par : Attila Smith | 04 février 2009

La moraline pour vierge, j'en ai un peu assez! Venez passer juste une semaine dans un LP avec des mecs qui vous parle comme à un chien et vous me ferez plaisir, Marylise. (Pendariès)

Je suis assez d'accord; c'était le bon moment pour le dire.
D'autant que cela fait un petit bout de temps que j'en avais envie. Pauvres hussards!

Écrit par : Sanseverina | 04 février 2009

on ne peut légalement pas destituer un délégué. Ils bénéficient de l'immunité, comme les députés.

Ecrit par : Robin

On peut toujours le punir, l'exclure "ponctuellement" du cours, voire de l'établissement, lui mettre des sales notes quand son travail est insuffisant, etc. Son comportement n'est pas moins sanctionné que celui des autres élèves, il n'y a pas d'immunité qui vaille.

Sauf si l'administration donne dans la lâcheté.

Écrit par : moot | 04 février 2009

les "mecs qui vous parleNT"... le danger de vite taper...

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

"Autant se jeter dans une piscine grouillante de pièges à ours."

Une des exigences pour les futurs enseignants est de "pouvoir nager 50 m". J'avais évoqué avec terreur le fait que la nature du milieu natatoire n'était pas précisée.

50 m dans un élevage intensif d'alligators, c'est pas gagné.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

Nous sommes donc entrés dans une partie longue et difficile et c'est loin d'être gagné car la bêtise fait des progrès tous les jours, à toutes les échelles de la société.

Ecrit par : Magister | 04 février 2009

Magister, je souscris (hélas) pleinement à ce que vous dites.

Et pourtant on va continuer encore longtemps à se raconter des histoires, à faire comme si l'école était tout de même en mesure de faire face et de s'adapter en se réformant à la débâcle que nous connaissons.

Écrit par : buntovchik | 04 février 2009

Merci à Pendariès et Sanseverina d'avoir contribué à napalmiser la Bienheureuse.

On se sent moins seul.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

"Pourtant les Universités font tout ce qu’elles peuvent pour les retenir, quitte à falsifier les notes et le niveau "

C'est une pratique courante, en effet. En tant que "moniteur", j'ai corrigé pas mal de copie de première, deuxième et troisième année de licence. Tous les moyens sont bons pour ne pas tomber en dessous des 50% d'échec : tout d'abord, on donne à l'examen un certain nombre d'exercices déjà corrigés en TD, pour ne pas prendre les étudiants en traître. Ensuite, on fait un barème sur 25 voire 30 tout en mettant la note sur 20. On donne des points dès qu'il y a un embryon de réponse pas trop farfelue. Comme cela ne suffit pas, on multiplie les notes par un nombre supérieur à 1 (en fait, il existe des méthodes plus subtiles, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas entrer dans des considérations techniques qui ennuieraient tout le monde). Enfin, on donne un sujet de complaisance (!) pour la session de rattrapage afin de repêcher quelques égarés.

Et voilà par quels moyens on obtient nos 50% de réussite en première année!

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Pas besoin de pression des IPR et de "commission d'harmonisation" des notes, l'Université falsifie ses résultats en toute opacité : chacun fait sa cuisine dans son coin, avec ses moyens. Les plus mauvais sont les moins honnêtes.

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Merci à Pendariès et Sanseverina d'avoir contribué à napalmiser la Bienheureuse.

On se sent moins seul.

Ecrit par : dugong | 04 février 2009

Je me suis encore mis en sainte colère, on dirait! Mais il y en a marre des donneurs/donneuses de leçon concernant le maintien, l'étiquette et le savoir-vivre rotchildiens (ils sont à des années-lumière de ce que le pékin, soutier-enseignant vit au quotidien). Je ne veux pas passer pour le Tonton Flingueur grincheux du blog. Sinon, ma réputation, elle va me poursuivre... Je suis un gentil garçon souriant et rêveur, surtout. Tant d'autres éléments constituent ma personne! ;-)

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

"Et voilà par quels moyens on obtient nos 50% de réussite en première année!"

Ceux qui échouent sont ceux qui ne parviennent toujours pas à déchiffrer les dates des partiels malgré toutes les remédiations remédiantes.

Une refonte du calendrier s'impose avec celle de l'orthographe (semaine de 10 jours, mois de 4 semaines et années de 10 mois).

La rotation de la Terre autour du Soleil sera règlée par décret.

Écrit par : dugong | 04 février 2009

VU LA LONGUEUR DE CE TEXTE, ON POURRAIT LE PRENDRE POUR UN TEXTE BOUCHON. EN FAIT IL N'EN EST RIEN. LE CONTENU CONCERNE LARGEMENT LES THÈMES ABORDÉS ICI, AVEC UNE CONNOTATION CRITIQUE DES RAPPORTS ENTRE LE HOLISME ET L'EMPLATRE SUR LA JAMBE DE BOIS…
C'EST RENAUD CAMUS QUI S'Y EST COLLE.

Éditorial n°5. 17 juillet 2002
"Holisme" ? Education,
immigration, délinquance,
in-nocence


Le Monde, on s'en souvient, a mis vingt ans pour l'admettre -et encore, entre guillemets prudents et dégoûtés : « Il faut reconnaître la surdélinquance des jeunes issus de l'immigration ». Seul le grand ébranlement consécutif au 11 septembre a pu entraîner cet aveu, de même qu'il a pu, dans la foulée, faire accéder enfin au statut d'information, et de scandale, la grande vague d'attentats contre les synagogues, les écoles juives et ceux qui les fréquentent : perpétrés à un rythme soutenu depuis dix-huit mois, ces attaques d'une gravité extrême avaient à peine été relevées, et encore moins rapprochées les uns des autres et subsumées sous la rubrique pourtant évidente d'un antisémitisme qui ne pouvait pas être nommé, celui-là, puisqu'il n'apparaissait pas là où il était convenable, et prévu, qu'il apparaisse.

Le lien entre délinquance et immigration, ou plus exactement, donc (pour prendre la sage précaution de parler comme Le Monde), « la surdélinquance des jeunes issus de l'immigration », non seulement ils ont été tus pendant deux décennies, mais encore ils ont été expressément niés avec la dernière insistance (on connaît les travaux fameux d'un Laurent Mucchielli). Et surtout ceux qui se sont permis de les évoquer, pour la simple raison qu'ils étaient l'évidence, ont été traînés dans la boue (à moins qu'ils n'y aient été déjà, pour d'autres crimes). Il a fallu vraiment que cette évidence devienne si généralement sensible qu'il n'y aurait plus eu que le plus parfait ridicule à la nier encore pour que les Amis du Désastre consentent enfin à la reconnaître. Il va sans dire qu'ils se sont bien gardés de présenter les moindres excuses à ceux qu'ils avaient couverts d'opprobre pour avoir énoncé des années avant eux ce qu'ils proféraient enfin du bout du lèvres, contraints et forcés.

Car c'est du bout des lèvres, toujours, et sous la seule contrainte, qu'ils expriment les vérités embarrassantes, ou déplaisantes (et celle-là l'est éminemment). Et l'on n'est jamais à l'abri de retours en arrière, de leur part, de tergiversations d'arrière-garde, de finasseries sociologico-statistiques; ni même de dénégations rageuses, quand ils s'affolent du terrain perdu. Même une fois que les choses sont dites -parce qu'elles ne pouvaient plus ne pas l'être- , ils s'obstinent à ne pas les voir, et à ne pas en tirer les conséquences.

On lit dans Le Nouvel Observateur, très en passant, que les juges pour enfants de Bobigny, je crois bien, sont obligés d'admettre, la mort dans l'âme, que près de quatre-vingt-dix pour cent des fauteurs de trouble, parmi les "jeunes" de leur ressort, sont "issus de l'immigration". J'ai cru lire qu'aux Pays-Bas ces chiffres atteignaient quatre-vingt-dix-neuf pour cent; mais je n'ai pas voulu y ajouter foi. Or c'est presque quotidiennement que l'on rencontre des informations du même genre, et cela dans la presse la mieux pensante (1). Il faut seulement, pour collecter des données de cette sorte, ouvrir un peu l'oeil, car elles ne sont pas montées en épingle. Mais la vérité a cette vertu réconfortante de suinter à travers les murs les plus épais.

On lit cela, on rencontre presque tous les jours des informations du même genre, on n'a aucun mal à les voir confirmées par l'expérience et par l'observation directe, personnelle. Mais tout se passe comme si l'on avait rien vu, rien lu. De ces informations ni de ces faits personne ne tire les moindres conséquences, et surtout pas les gouvernants.

Ceux-là sont tout occupés à faire de nouvelles lois pour tâcher de rétablir la sécurité. Mais pas un seul instant ils n'opèrent un rapprochement entre montée de l'insécurité et immigration. La montée de l'insécurité, dans leur esprit, ou en tout cas dans leurs discours, ce n'est que la croissance curieuse d'actes délinquants individuels, ou perpétrés en bandes, à la rigueur. Jamais ils ne font expressément un lien entre augmentation des atteintes à l'ordre public d'une part, et caractères spécifiques, pourtant patents, de sociétés où cohabitent étroitement des groupes humains d'origines ethniques différentes, de traditions dissemblables, de niveaux de développement économique, social, et culturel inégaux; et les uns et les autres héritiers, qui plus est, d'un lourd contentieux historique, générateur, comme tout le reste, de rancunes et d'animosités.

Toute disposition sécuritaire qui ne tient pas compte des caractères particuliers de la nouvelle société créée par l'immigration, qui nie ces caractères-là et qui s'accommode de cette nouvelle société en refusant d'apercevoir ceux de ses traits qui sont hautement conducteurs de violence, toute pareille disposition relève exclusivement, c'est triste à dire, de l'emplâtre sur une jambe de bois. Elle est vaine parce qu'elle ne reflète et ne prétend combattre qu'un fourmillement fâcheux d'actes individuels isolés, sans signification collective, là où sont très clairement lisibles les prémices inquiétantes, sinon d'une guerre civile, du moins d'une guerilla urbaine ou plutôt suburbaine.

Et ce que l'on peut dire à propos des problèmes d'insécurité et de délinquance, on pourrait l'avancer tout aussi justement s'agissant des problèmes de l'école et de l'éducation en général. Il ne sert absolument à rien de faire une cent-unième réforme et de publier des articles savants et des rapports circonstanciés sur les moyens de sauver l'école et de rendre au système éducatif son efficacité perdue si dans le tableau que l'on dresse des sources de leurs maux on ne donne pas à l'immigration de masse (2) la place qui lui revient, et qui ne peut qu'aller croissant étant donné le taux différentiel d'accroissement démographique des populations issues de l'immigration par rapport aux populations d'origine autochtone. Il va sans dire que ce n'est pas la même chose d'apprendre aux enfants le français quand il s'agit de leur langue maternelle et quand il est pour eux, ou pour leurs parents,une langue étrangère. Et l'exemple de la langue peut et doit être élargi à l'ensemble de la culture qu'on appelait jadis nationale, qui désormais l'est si peu, et qui demain le sera bien moins encore, égarée qu'elle gira parmi des générations auprès desquelles, au mieux, elle ne représentera plus rien, au pire un objet de mépris et de vindicte.

Les questions relatives à l'insécurité ne sont pas séparables de celles qui portent sur l'immigration et sur l'éducation. Les difficultés qui affectent l'école et l'éducation en général ne sauraient en aucune façon être traités sérieusement sans référence à l'immigration et à l'insécurité. Et l'immigration elle-même, ni l'opportunité de sa poursuite, ne sauraient être envisagées sans un regard objectif, dégagé de tout préjugé (au moins dans la mesure du possible), sur ses conséquences quant à l'ordre public et quant au fonctionnement du système éducatif. C'est en une approche "holiste" des problèmes que réside la seule espérance de trouver pour eux des solutions. Mais cette espérance est vaine tant qu'à cet "holisme" seront soustraits, par un puritanisme idéologique dont les coûts pour la vérité et les ravages pour la société ne sont plus à décrire, des pans entiers du réel.

Loin de nous, cela dit, d'attribuer à la seule immigration de masse la responsabilité de tous les maux qui affectent la société française, ou l'ordre public seulement, ou l'éducation nationale. Pour celle-ci, par exemple, il n'est pas douteux qu'elle doive à sa propre massification -aggravée il est vrai par l'immigration de masse- une part au moins aussi importante des difficultés (c'est peu dire) qu'elle rencontre. Quoi qu'il en soit, à holisme holisme et demi, si l'on peut risquer l'oxymore. Loisible à qui veut de s'efforcer de voir plus large, de prendre en compte un plus grand nombre de données, de remonter plus haut vers les sources. Quitte à chercher les origines de l'origine de notre inconfortable situation, le Parti de l'In-nocence, pour sa part (et son nom doit le dire assez), a tendance a les apercevoir surtout du côté d'une mécompréhension sans cesse aggravée -rousseauiste d'inspiration, pour aller vite- de ce que c'est que l'innocence, précisément : prise à tort pour première et toujours déjà là, telle qu'il suffirait de la dégager seulement, de lui laisser libre cours, de lui permettre de s'exprimer; alors que de toute évidence, et très au contraire, c'est la nocence qui est première, en société, et c'est elle que l'éducation doit maîtriser progressivement.

Mais comment le pourrait-elle, pauvre éducation, dans un climat aussi défavorable ? L'éducation, ce n'est pas seulement l'école. Ce n'est même pas l'école d'abord. L'école n'intervient qu'en second rang. Elle n'intervient qu'après les parents, qui eux-mêmes sont baignés dans une idéologie (même ce mot-là est trop flatteur, hélas, et trop précis) qui rend impossible toute éducation, qui même la sape et la nie d'emblée dans son caractère de processus, puisqu'elle pose l'enfant comme étant avant tout porteur et détenteur de droits, de droits qui font de lui, immédiatement, pour l'adulte et pour le parent, non pas une pupille ou un objet de responsabilité, et d'autorité, mais un égal.

Or l'égalité n'est pas plus première que l'innocence. L'égalité n'est nulle part dans la nature. Rien n'est égal dans le monde sensible. L'égalité est une pure création de l'esprit -ce qu'écrivant je ne lui en fais pas reproche, bien au contraire : j'ai bien des réserves à l'égard du concept d'égalité, je serais assez porté, sans l'écarter tout à fait, à le confiner dans d'assez étroites limites (un droit égal, pour chacun, à être inégal comme le veulent conjointement la morale et l'esthétique); mais je serais bien le dernier à lui reprocher d'être, à l'instar de l'in-nocence, un résultat et non pas une donnée immédiate, un produit de l'intelligence et de la volonté et non pas une grâce d'état.

Les publicités sont merveilleusement significatives, comme toujours. On voit bien à les observer quel est l'enfant idéal. L'enfant idéal, qu'il s'agisse d'un garçon ou d'une fille, est avant tout un insolent, un insoumis. L'enfant sympathique des films publicitaires, celui qui nous est donné en exemple, celui que nous sommés d'aimer et d'approuver si nous voulons appartenir, être conformes et nous-mêmes sympathiques, cet enfant-là ne s'en laisse pas conter. Non seulement il est l'égal de ses parents, bien souvent il leur est supérieur. C'est un petit être merveilleusement adapté, qui comprend beaucoup mieux qu'eux le monde tel qu'il est devenu. C'est lui qui leur explique l'ordinateur, Internet, les règles des jeux, la mode, les styles. Il leur dit quelle voiture il faut acheter, et quel genre de vacances il convient de choisir.

Un tel enfant, il n'est pas question de l'éduquer. C'est bien plutôt lui qui éduquerait ses parents, et qui apprendrait aux adultes ce qu'ils doivent savoir. Il leur fait peur. Il suffit pour s'en aviser de prendre le train, d'attendre dans un aéroport, de visiter en groupe un musée ou un monument historique, d'observer les familles de ses amis ou tout simplement, je suppose, d'en fonder une soi-même. On voit qu'à la nocence, à la pulsion nocente, il n'est rien opposé de sérieux. Il va sans dire que je ne parle pas ici de meurtre, de viol collectif, de vol à main armée, d'arrachage de sac à main de vieille dame, de racket scolaire ou d'attaques physiques de professeurs. Mais la nocence est tout un. Il n'y a là qu'une question de degré. Je pense au bruit, au tapage, aux courses folles avec tapement de pieds, aux pots d'échappement trafiqués sur les mobylettes, aux grossièretés verbales, aux incivilités : à tout ce qui peut être classé sous la rubrique du "dérangement", de la nuisance, ce premier degré de la nocence, cette entrée dans la vie nocente; à tout ce qui rend le sujet, l'enfant, l'adolescent insupportable -insupportable aussi le moment, et bientôt la vie des autres, autour de lui.

Oh, les parents protestent un peu, en général. Mais ils protestent comme on enseignait le latin, jadis, avant qu'on ne l'enseigne plus du tout (et en effet, dans ces conditions là ça ne servait à rien) : on enseignait le latin pour l'enseigner, pour que l'enfant "ait fait du latin", nullement pour qu'il l'apprenne et qu'il le sache. Et les parents de même protestent pour protester, nullement pour empêcher. On voit bien qu'ils ne croient plus à ce qu'ils font. Ils disent (en mettant les choses au mieux) : « Coralie c'est la cinquième fois que je te demande de ne pas toucher les tableaux ». Mais Coralie touche toute de même les tableaux, elle laisse sur eux la trace de ses doigts tout juste revenus du cornet à glace. Et pendant ce temps Brandon hurle en paix, Jeremy beugle et Kevin fait le tour des salles en courant et en sautant le plus fort possible, parce que c'est amusant que les sols tremblent et les tableaux aussi; tandis qu'à l'extérieur un de leurs aînés fait des tours et détours sur sa petite moto gonflée à mort, celle-la même qui lui servira cette nuit à réveiller les trente ou les trois mille infortunés que toute la journée il aura empêché de travailler, ou de rêver, ou de faire la sieste pour se remettre de la nuit précédente.

Personne ne dit rien. Personne n'empêche rien. « Il faut bien que jeunesse se passe ». « Ce sont des enfants, que voulez-vous ». L'autre jour des enfants roumains, à dix heures du matin dans une rue de Paris, étaient très occupés à ouvrir les entrailles, très scientifiquement, d'un horodateur de stationnement, pour en extraire les pièces de monnaie. Tout le monde leur jetait un coup d'oeil en passant, personne n'a levé le petit doigt (ni moi non plus, je dois le dire). Personne ne croit à l'autorité, et encore moins que l'autorité puisse servir à ouvrir, chez les enfants, l'interminable chemin qui mène à l'in-nocence.

De toutes les sottises soixante-huitardes, qui sont au moins aussi nombreuses, et plus durables, que les bienfaits qu'on doit à l'événement, l'interdiction d'interdire est bien l'une des plus sottes, et l'une de celles qui ont eu les conséquences les plus profondes, et les plus graves. Même ceux qui n'y croient pas y croient tout de même un peu; ou du moins ils y conforment leurs attitudes, et d'abord à l'égard des enfants. L'enfant se présente à eux, autant et plus que l'adulte, comme un pur bloc de droits, dont ne les frappe en aucune manière la contradiction immédiate avec les droits des voisins, et d'abord les droits les plus élémentaires, le droit à la tranquillité, le droit au silence, le droit à l'essor personnel, le droit à la sécurité et au respect de la propriété.

L'erreur a peut-être été, très en amont, d'associer les droits à la "naissance". Les hommes naissent peut-être, et demeurent, libres et égaux en droits, mais ces droits qu'ils reçoivent dès le berceau (théoriquement), ils ne les doivent ni à la nature ni à un dieu quelconque, qui se fichent bien des droits pour autant qu'on puisse l'observer. Ces droits, quand ils en jouissent, ils en jouissent à titre héréditaire. C'est d'autres hommes qu'ils les reçoivent, ce sont d'autres hommes qui les leur ont ménagés. Les droits, et le droit lui-même, son concept, sont tout entiers une construction de l'esprit, eux aussi; et parmi les plus hautes que l'humanité ait produites. Ils sont le fruit de la volonté. A ce titre -et on est embarrassé d'avoir à le rappeler après tant d'autres- , ils sont tout entiers pétris dans la matière même du devoir. Entre droit et devoir, il est impossible de démêler ce qui est premier. Mais ce qui est évident, c'est qu'il n'y a pas de droit sans devoir. Peut-être le droit fonde-t-il le devoir, mais le devoir indubitablement fonde le droit. Devoir positif, bien sûr; mais avant lui, et bien plus largement, devoir négatif, c'est-à-dire l'interdit. Or l'interdit premier (3), celui pour lequel ont été fondés le droit, la cité et la citoyenneté, l'objet d'exclusion par excellence pour le contrat social, c'est la nocence.

L'in-nocence ne peut pas être inculquée par des égaux. Elle suppose une figure d'autorité, qui est d'abord celle des parents. Les parents ne doivent pas être pour l'enfant des égaux, des amis, des camarades, des copains. C'est pourtant ce qu'on les voit être trop souvent, et cela dans les situations les plus heureuses, qui en général ne le restent pas très longtemps. L'initiation à l'in-nocence est une imposition de la forme, et en tant que telle elle est une forme elle-même, un détour, une contrainte, une médiation. L'évolution, depuis quelques lustres, n'a pas précisément penché de ce côté-là. Et sans doute on ne réclame pas que les enfants vouvoient leurs parents et les appellent Monsieur ou Madame, comme il y a deux ou trois siècles dans l'aristocratie, ou dans certaines paysanneries. Mais entre ces extrêmes et les excès inverses d'aujourd'hui, il semble qu'il y ait quelque marge pour des aménagements souhaitables.

Les familles immigrées, pour leur part, donnent souvent l'exemple, au moins quand elles arrivent, d'une autorité parentale beaucoup plus marquée que ce n'est le cas dans la société en général. Mais, outre que cette autorité fréquemment se fourvoie, et va trop souvent dans le sens, surtout pour les filles, d'un empêchement d'être et de connaître, ce qui n'est nullement le but recherché, elle ne peut se maintenir bien longtemps dans un contexte aussi défavorable que celui dans lequel nous baignons. Si "holistes" sont les solutions, "holistes" aussi, hélas, les problèmes. Et tels parents qui donneraient à leurs enfants une éducation merveilleuse la verraient gravement compromise par l'école, par la télévision, par la rue et par l'air du temps.

C'est lui qu'il faut changer. "Holiste" entreprise, pour le coup, et de fameuse envergure. Mais il y a des signes, des signes -les témoignages d'une lassitude de ce qui est, voire d'un écoeurement, et d'un refus. Ces signes et ces témoignages, il s'agit de les multiplier; jusqu'à ce que le monde s'avise, autour d'eux, qu'ils ont fini par se faire signe et qu'ils esquissent un sens. N'est-ce pas ainsi qu'on passe d'une époque à une autre ? Est-ce autrement que sont nés le Romantisme, ou la Modernité ?
(1) Il est de sage déontologie de s'en tenir à elle, car on peut penser que les informations qu'elle délivre alors qu'elles sont peu favorables au type de société qu'elle soutient et qu'elle promeut, ces informations-là sont incontestables. Si on les trouve en pareils médias (qui sont les principaux et les plus répandus), c'est qu'elles étaient vraiment impossibles à dissimuler.
(2) On fera semblant ici de ne pas entendre le choeur innombrable de tous ceux qui prétendent, ou qui croient sincèrement (à force de prétendre ils finissent par croire sincèrement), qu'il n'y a pas d'"immigration de masse". On supposera qu'ils ne prennent jamais le métro, qu'ils ne descendent même pas dans la rue, et surtout qu'ils de voient jamais une cour d'école.
(3) Premier parmi les interdits profanes, laïques, civiques ou contractuels, en tout cas; lesquels, il est vrai, sont tout mélangés de sacré, historiquement.

Écrit par : IN-NOCENCE | 04 février 2009

Pas besoin de pression des IPR et de "commission d'harmonisation" des notes, l'Université falsifie ses résultats en toute opacité : chacun fait sa cuisine dans son coin, avec ses moyens. Les plus mauvais sont les moins honnêtes.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Comme je ne vais pas tarder à aller me coucher (demain, réveil à 5h30, comme presque tous les jours, pour prendre le train et aller bosser), je raconterai plus tard ce qui se passe dans les sup' de co' de province (t'as du fric, t'as ton année).

Écrit par : Pendariès | 04 février 2009

La moraline pour vierge, j'en ai un peu assez! Venez passer juste une semaine dans un LP avec des mecs qui vous parle comme à un chien et vous me ferez plaisir, Marylise. (Pendariès)

Je suis assez d'accord; c'était le bon moment pour le dire. D'autant que cela fait un petit bout de temps que j'en avais envie. Pauvres hussards!
Ecrit par : Sanseverina | 04 février 2009

Je me joins aux félicitations et remerciements de Sanseverina et Dugong. Dugong, vous m'avez d'ailleurs oublié dans votre message sur la Bienheureuse.

Totoweininger, je vous souhaite d'avoir un lycée normal, et je confirme vos propos sur le supérieur. Il faut faire passer, sinon les étudiants râlent car ils ne comprennent pas qu'on ne leur donne pas leur dû, et les professeurs râlent car ils n'ont plus de public l'année d'après, ni de subventions.

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
???????????????
Je croyais qu'écrire " gosses ", c'était pas bien ! Pas correct !
Ecrit par : dobolino | 04 février 2009
Ne faites pas semblant de ne pas avoir compris. Revoyez à chaque fois le contexte dans lequel j'emploie ce mot. Ce n'est pas moi qui l'emploie.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

VU LA LONGUEUR DE CE TEXTE, ON POURRAIT LE PRENDRE POUR UN TEXTE BOUCHON. EN FAIT IL N'EN EST RIEN. LE CONTENU CONCERNE LARGEMENT LES THÈMES ABORDÉS ICI, AVEC UNE CONNOTATION CRITIQUE DES RAPPORTS ENTRE LE HOLISME ET L'EMPLATRE SUR LA JAMBE DE BOIS…
C'EST RENAUD CAMUS QUI S'Y EST COLLE.

Éditorial n°5. 17 juillet 2002
"Holisme" ? Education,
immigration, délinquance,
in-nocence
Qui est ce Renaud Camus ? Il n' a rien d'autre à faire qu'écrire ce genre de texte verbeux ? L'est pas allé à l'école ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Guy, j'ai lu et cherché à l'imprimer et l'enregistrer : rien à faire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2009

Qui est ce Renaud Camus ? Il n' a rien d'autre à faire qu'écrire ce genre de texte verbeux ?
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Alors imaginez le niveau de celui qui en fait le copié/collé...

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

"C'est même pour cette raison que j'ai dépensé tant de temps à bagarrer pour le maintien des TPS et des PS au sein de l'Education Nationale.
Ce que j'ai toujours dit et que je continue à dire, c'est que ce sera par des programmes exigeants, des horaires maintenus (pour eux, 24 heures par semaine avec un adulte, un vrai, c'est moins bien que 27) et des instits bien formés et capables de leur transmettre des notions et des valeurs qu'un nombre maximum d'entre eux évitera de tomber dans les erreurs de leurs aînés actuellement en 4° option-star academy, pas en mettant en place des grands projets bidons et des remédiations ludiques.

PS : Christophe, nous étions en maternelle à la même époque ou presque et dans la même commune, je peux donc vous certifier que la maîtresse de GS n'a pas fait que vous transmettre l'amour des livres, elle vous a très certainement aussi appris à lire, avec une méthode d'écriture-lecture, comme elle l'a fait avec moi trois ou quatre ans plus tard (Mme Moinard, c'est ça ?)."

Ecrit par : catmano | 04 février 2009

Moi, c'était à Joinville le pont, dans le Val de Marne, en 1960.
Et je suis du même combat que vous. Simplement, l'éducation, (dans les familles), et l'environnement social et sociétal, n'étaient pas les mêmes à l'époque que maintenant. Je pense que vous ne pouvez qu'être d'accord.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

Guy, j'ai lu et cherché à l'imprimer et l'enregistrer : rien à faire.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 février 2009

De quoi parlez-vous ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Qui est ce Renaud Camus ? L'est pas allé à l'école ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

C'est un esthète homo très réac qui vit dans un château et publie trois à quatre bouquins par an pour financer les travaux dans sa bâtisse.

Je ne connais pas son cursus scolaire.

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Moi, c'était à Joinville le pont, dans le Val de Marne, en 1960.
Et je suis du même combat que vous. Simplement, l'éducation, (dans les familles), et l'environnement social et sociétal, n'étaient pas les mêmes à l'époque que maintenant. Je pense que vous ne pouvez qu'être d'accord.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009
Qu'est-ce que cela change à l'écriture-lecture ? Sinon que les "gosses" étant retardés aujourd'hui, il faut sérieusement s'occuper en PS et MS de maternelle de leur dégourdir le corps et les doigts ? Montessori, c'est fait pour cela.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Une refonte du calendrier s'impose avec celle de l'orthographe (semaine de 10 jours, mois de 4 semaines et années de 10 mois).

Ecrit par : dugong | 04 février 2009

Ah ben ça, ça a déjà été fait ! La Convention avait par décret établi le découpage de l'année en douze mois, aux noms si joliement inventés par Fabre d'Eglantine, divisés en trois décades de 10 jours. (1er décadi, 2ème décadi etc...)
Les cinq jours restants étaient consacrés, autour du 20 septembre, aux fêtes révolutionnaires.

Ah, ça aurait de la gueule, d'écrire au tableau : 12 prairial An CCXVII !!! 24 frimaire An CCXVIII (Brrr !)

Tiens, ça me fait penser que j'ai eu une année un gamin qui s'appelait Germinal. Il y a bien longtemps... C'était avant les Jennifer , les Jason, même avant les Mickaël et les Kévin !
Il y avait encore des petits enfants d'anars espagnols qui élevaient des chèvres et rêvaient d'autre chose que du CAC 40 et de la Star'Ac...


Quant à ça ...

La rotation de la Terre autour du Soleil sera réglée par décret

Il nous faudrait une deuxième Convention ??? Non ??? Bon.

Écrit par : Chevreuil | 04 février 2009

Il y avait encore des petits enfants d'anars espagnols qui élevaient des chèvres et rêvaient d'autre chose que du CAC 40 et de la Star'Ac...


Quant à ça ...

La rotation de la Terre autour du Soleil sera réglée par décret

Il nous faudrait une deuxième Convention ??? Non ??? Bon.
Ecrit par : Chevreuil | 04 février 2009

Remarquez que le CAC 40, cela ne fait plus rêver grand monde. Et la Star'Ac, c'est une formule usée paraît-il.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

C'est un esthète homo très réac qui vit dans un château et publie trois à quatre bouquins par an pour financer les travaux dans sa bâtisse.

Je ne connais pas son cursus scolaire.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Et il y a des gens qui les achètent ces bouquins ? Ou c'est subventionné ?
Remarquez que le holisganisme, c'est pas mal.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Moi, c'était à Joinville le pont, dans le Val de Marne, en 1960.
Et je suis du même combat que vous. Simplement, l'éducation, (dans les familles), et l'environnement social et sociétal, n'étaient pas les mêmes à l'époque que maintenant. Je pense que vous ne pouvez qu'être d'accord.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2009

Moi, c'était à Joinville le Pont en 1962 puis à St Cloud (école du Centre) à partir de la Toussaint. Et je peux vous assurer que les enfants des taudis du bord de Seine n'étaient pas mieux lotis au point de vue encadrement que nos élèves, tout comme d'ailleurs les enfants des baraques fournies par le plan Marshall aux familles de mes camarades de maternité, à Caen, en 1957, ou nos petites voisines de classe du bidonville "portugais" de Massy en 1967.

Écrit par : catmano | 04 février 2009

Pour se convaincre que l'Université s'est spécialisée dans une fonction de "réduction des ambitions sociales" en infligeant aux cohortes d'étudiants médiocres qu'elle doit absorber un sévère retour au réel (50% d'échec en 1er cycle) voir le lien suivant :
http://oepu.paris-sorbonne.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=251&Itemid=61%20

Écrit par : consta | 04 février 2009

J'ai trouvé le texte de Renaud Camus parfaitement juste, percutant et bien écrit.

Il me semble qu'il a eu de graves ennuis à une certaine époque avec les "bien-pensants", non ?

J'ai bien aimé ce qu'il dit sur les "devoirs"; M...l'élève de 4ème qui est à elle seule une "intuition de l' essence de l'époque" ("Vous ne comprenez rien aux adolescents ; un adolescent ça fume, ça boit et ça se drogue et on en a rien à faire de vot'cours") m'a dit aussi : "Vous nous bassinez avec nos devoirs, on a pas de devoirs, on a des droits. C'est le progrès !"

Elle a tout compris.

...Ca s'appelle le "fascisme" et ça commence toujours comme çà (la merveilleuse spontanéité de la jeunesse).

Mais chut, faut pas le dire !

(Ils sont aussi très "sentimentaux" et antiracistes, du moins en théorie.)

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Moi, c'était à Joinville le Pont en 1962 puis à St Cloud (école du Centre) à partir de la Toussaint. Et je peux vous assurer que les enfants des taudis du bord de Seine n'étaient pas mieux lotis au point de vue encadrement que nos élèves, tout comme d'ailleurs les enfants des baraques fournies par le plan Marshall aux familles de mes camarades de maternité, à Caen, en 1957, ou nos petites voisines de classe du bidonville "portugais" de Massy en 1967.
Ecrit par : catmano | 04 février 2009
Faudrait raconter ça au Camusse. Je veux dire le Renaud qui roule holiste.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Bon, fallait pas dire du bien du texte de Renaud Camus.

Écrit par : Robin | 04 février 2009

@ Robin,
Vous écrivez : "J'ai trouvé le texte de Renaud Camus parfaitement juste, percutant et bien écrit.

Il me semble qu'il a eu de graves ennuis à une certaine époque avec les "bien-pensants", non ? "

1-Pour percuter, ça percute ! Quoi ? Parce que rien ne saute.
2-Je ne sais pas ce qu'est la "bien-pensance"

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Je crois que l'expérience concrète du "collège unique" me rend de plus en plus réactionnaire. Heureusement qu'il y a des gens pour me remettre dans le droit chemin !

Un homosexuel qui vit seul dans un château...Dans les Carpathes ? De quelle longueur les incisives ? ;O))

Écrit par : Robin | 04 février 2009

Elle a tout compris.

...Ca s'appelle le "fascisme" et ça commence toujours comme çà (la merveilleuse spontanéité de la jeunesse).

Mais chut, faut pas le dire !

(Ils sont aussi très "sentimentaux" et antiracistes, du moins en théorie.)
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Lire ou relire Jeunesse sans dieu. Cela vaut mieux que Lire Camusse- le- renaud.
Cela dit, ne galvaudez pas le mot "fascisme".

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

"Apprendre l'électromagnétisme, la mécanique, la thermodynamique de façon active, en faisant moult exercices, c'est un formatage ? Ce que je vois, c'est que si vous prenez un étudiant type ayant fait deux années de physique ou de maths à la fac, et que vous le comparez à un étudiant type de pc*, c'est le jour et la nuit. L'un a compris les théories en profondeur, les a appliquées à des problèmes divers, alors que l'autre n'en aura qu'une connaissance beaucoup plus lacunaire et superficielle. En quoi le fait de travailler durement à comprendre des théories fondamentales, qui sous-tendent toute la sciences actuelle, est-il un formatage ? Expliquez-moi s'il-vous plaît."

Ecrit par : François Duhem | 04 février 2009

Je n'ai pas le temps de vous répondre maintenant, mais je reviendrai sur cette question du "formatage".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Je m'étais engagé à répondre à François Duhem, donc voici.
Je ne perds jamais de vue qu'une école digne de ce nom devrait former des esprits éclairés (ce qui suppose l'instruction d'abord, le sens critique ensuite); et non pas les formater (c'est-à-dire juste produire des supports bons à recevoir des données et à rentrer dans un moule).
Ci-dessus, vous me décrivez un excellent technicien, rien de plus. Et, sans vouloir être catégorique, c'est ce qui pourrait me gêner dans certaines prépas : la production d'alphas plus (cf. "Le Meilleur des mondes") taillés pour les concours, par exemple, mais sans réelle curiosité.
Le pédagogisme, en murant des élèves dans des ghettos linguistiques et culturels, préparent des ilotes corvéables à merci sur le marché de l'emploi. Des deltas moins, en somme. Mais la langue et la culture des alphas plus ne sont quelquefois que le verni masquant la médiocrité d'individus au bout du compte pas moins ilotes, bien que mieux qualifiés. C'est très bien de maîtriser une théorie ou un technique (les singes savants le font aussi); mais qu'en est-il du sens, du "pourquoi?", du "dans quel but?"?

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Jeunesse sans dieu, de Odon von Horvath.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

"une technique", what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

A Guy,
Vous écriviez plus haut :

On sortira au printemps à GRIP-Éditions, un bouquin de calcul CE1. À votre avis, cela représente combien d'heures de travail pour combien de personnes ? Croyez-vous que ce genre de chose advient magiquement par l'ouverture d'esprit et la curiosité - dont les auteurs ne sont pas dépourvus, bien entendu ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Magie? Je n'ai rien dit de tel, et mon propos était plus nuancé.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Le pédagogisme, en murant des élèves dans des ghettos linguistiques et culturels, préparent des ilotes corvéables à merci sur le marché de l'emploi. Des deltas moins, en somme. Mais la langue et la culture des alphas plus ne sont quelquefois que le verni masquant la médiocrité d'individus au bout du compte pas moins ilotes, bien que mieux qualifiés. C'est très bien de maîtriser une théorie ou un technique (les singes savants le font aussi); mais qu'en est-il du sens, du "pourquoi?", du "dans quel but?"?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009
1-Où avez-vous que le pédagogisme forme des techniciens qualifiés ?
2-le pédagogisme a pour justification centrale de répondre à la question du sens, qui semble vous importer.
Il doit y avoir un malentendu quelque part : seriez-vous pédagogiste ?

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Magie? Je n'ai rien dit de tel, et mon propos était plus nuancé.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Vous biaisez, comme chez Paquin. Vous avez opposé le travail à je ne sais quelle ouverture ou curiosité.
Et sur Montaigne, vous ne répondez rien.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

SYNTHÈSE

Qui est ce Renaud Camus ? Il n' a rien d'autre à faire qu'écrire ce genre de texte verbeux ? L'est pas allé à l'école ?
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Alors imaginez le niveau de celui qui en fait le copié/collé...
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009

C'est un esthète homo très réac qui vit dans un château et publie trois à quatre bouquins par an pour financer les travaux dans sa bâtisse.
Je ne connais pas son cursus scolaire.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Et il y a des gens qui les achètent ces bouquins ? Ou c'est subventionné ?
Remarquez que le holisganisme, c'est pas mal.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

J'ai trouvé le texte de Renaud Camus parfaitement juste, percutant et bien écrit.
Il me semble qu'il a eu de graves ennuis à une certaine époque avec les "bien-pensants", non ?
...Ca s'appelle le "fascisme" et ça commence toujours comme çà (la merveilleuse spontanéité de la jeunesse).
Mais chut, faut pas le dire !
(Ils sont aussi très "sentimentaux" et antiracistes, du moins en théorie.)
Ecrit par : Robin | 04 février 2009

Faudrait raconter ça au Camusse. Je veux dire le Renaud qui roule holiste.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Bon, fallait pas dire du bien du texte de Renaud Camus.
Ecrit par : Robin | 04 février 2009

1-Pour percuter, ça percute ! Quoi ? Parce que rien ne saute.
2-Je ne sais pas ce qu'est la "bien-pensance"
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Lire ou relire Jeunesse sans dieu. Cela vaut mieux que Lire Camusse- le- renaud.
Cela dit, ne galvaudez pas le mot "fascisme".
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

CONCLUSION DE LA SYNTHÈSE : la bien pensance, c'est Guy Morel et il est dans une entreprise très subtile de sabotage du blog de son ami Brighelli…

Écrit par : Synthèse | 04 février 2009

Daniel, je viens de recevoir votre livre. Je m'y mets ce soir.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 février 2009

Jean-Paul, si vous souhaitez me donner un avis, et si vous en avez le temps bien sûr, je vous redonne mon mail :

d.a.saint-roch@voila.fr

Il ne s'agit évidemment que d'un roman, et toute ressemblance avec des faits existants ou ayant réellement existé ne serait que purement fortuite, etc, etc.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Ecrit par : Synthèse | 04 février 2009

Encore un pseudo foireux.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Jeunesse sans dieu, de Odon von Horvath.

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

J'ai entendu parler de ce livre et je savais que son auteur était mort sur les Champs-Elysées, écrasé par un arbre, un jour de tempête (quelle ironie !)...grâce à Klaus Mann, le fils de Thomas Mann.

Je veux bien retirer le mot "fascisme", mais il faudrait un mot (un "sème") pour caractériser l'ambiance morale dans laquelle vit une partie de la jeunesse actuelle.

Une jeunesse "sans Dieu", au sens où l'entend Odon von Horvath qui ne croyait pas en Dieu, c'est-à-dire dans son esprit, sans valeurs, sans conscience claire de la frontière entre le Bien et le Mal, de la fragilité de ce qu' E. Lévinas appelait "le visage de l'Autre".

Si ça ne mène pas à quelque chose comme le fascisme, alors tout est bien.

Écrit par : Robin | 04 février 2009

La vérité agace les bien-pensants. Les fossoyeurs de l'école, les idéologues dogmatiques n'ont jamais voulu la voir. Et ils continuent.

Écrit par : Innocemment | 04 février 2009

La vérité agace les bien-pensants. Les fossoyeurs de l'école, les idéologues dogmatiques n'ont jamais voulu la voir. Et ils continuent.

Ecrit par : Innocemment | 04 février 2009

Mais non. C'est juste que les copiés collés de dix km de longueur qui tombent comme un cheveu sur la soupe ça nous gave grave.

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Et à votre avis, c'est qui qui prend plusieurs pseudos différents pour copier-coller des pavés indigestes... ?

Écrit par : Jeremy | 04 février 2009

Vous croyez que vos discussions sans fin sur rien pendant des km ça nous gave pas ? Vous n'avez rien à dire, le texte de Camus, oui.

Écrit par : Innocemment | 04 février 2009

Pourtant, je crois me souvenir que Jérémy a lu et apprécié certaines oeuvres de R. Camus.

Écrit par : Innocemment | 04 février 2009

Le pédagogisme, en murant des élèves dans des ghettos linguistiques et culturels, préparent des ilotes corvéables à merci sur le marché de l'emploi. Des deltas moins, en somme. Mais la langue et la culture des alphas plus ne sont quelquefois que le verni masquant la médiocrité d'individus au bout du compte pas moins ilotes, bien que mieux qualifiés. C'est très bien de maîtriser une théorie ou un technique (les singes savants le font aussi); mais qu'en est-il du sens, du "pourquoi?", du "dans quel but?"?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009
1-Où avez-vous que le pédagogisme forme des techniciens qualifiés ?
2-le pédagogisme a pour justification centrale de répondre à la question du sens, qui semble vous importer.
Il doit y avoir un malentendu quelque part : seriez-vous pédagogiste ?

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Magie? Je n'ai rien dit de tel, et mon propos était plus nuancé.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Vous biaisez, comme chez Paquin. Vous avez opposé le travail à je ne sais quelle ouverture ou curiosité.
Et sur Montaigne, vous ne répondez rien.

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Sur Montaigne, vous n'avez pas tort. Pour le reste, je crois que, pour ce qui est de biaiser, vous me battez de quelques longueurs.
Je n'ai nullement opposé le travail et la curiosité, j'ai dit qu'il y avait aussi la curiosité. Ce n'est pas la même chose.
Concernant le pédagogisme, vous tirez de mes propos un contresens total, puisque j'ai dit qu'il produisait des "deltas moins" (donc ce qu'il y a de moins qualifié). Auxquels j'ai opposé certains "alphas plus" pour lesquels la culture n'est quelquefois qu'un simple vernis à la médiocrité.
Sur votre 2-, il me semble voir encore un contresens, puisque le pédagogisme a précisément retiré tout sens aux textes en envisageant leur étude sous une forme purement technique, mettant sur le même plan Chateaubriand et Hervé Vilard, du moment qu'il s'agit de faire l'autobiographie...
Par ailleurs, non merci, je ne suis pas pédagogiste (sic!).
Et puisque je ne goûte guère les échanges biaisés, je ne vous répondrai pas davantage sur les points ci-dessus évoqués.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009

Si ça ne mène pas à quelque chose comme le fascisme, alors tout est bien.
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Le fascisme, c'est des brutes à la porte en pleine nuit, qui vous tirent de votre lit, pillent votre appartement, vous tabassent à mort si cela leur chante, flanquent enfants et femme dans des camions en partance pour on ne sait où. Et tout cela en parfaite légalité.
Je ne dis pas que la situation soit drôle dans les écoles, je dis qu'il faut faire attention aux mots.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

écrasé par un arbre, un jour de tempête (quelle ironie !)...grâce à Klaus Mann

Ecrit par : Robin | 04 février 2009

C'est Klaus Mann qui a déraciné l'arbre?

Je ne vois pas où est l'ironie...

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2009

Par ailleurs, non merci, je ne suis pas pédagogiste (sic!).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009
Dont acte.

Écrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Pourtant, je crois me souvenir que Jérémy a lu et apprécié certaines oeuvres de R. Camus.
Ecrit par : Innocemment | 04 février 2009

Ah ? Il n'y a qu'un auteur dont je n'aime absolument aucun texte, mais heureusement il n'a jamais été publié.

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

Mama a écrit :
« Ce système éducatif de l'excellence que vous semblez regretter (bien qu'il existe toujours d'une certaines façon) était celui d'une inégalité sociale organisée quant à l'accès au lycée et à l'enseignement supérieur, et qui ainsi contribuait à maintenir ces mêmes inégalités, au profit des plus riches bien sûr. »

Et tes copains pédagols qui ont réussi l'exploit d'augmenter la proportion de riches dans les classes prépas ! Big Mama is watching us, elle fait partie du camp du Bien.

Bel exemple de "double-pensée" : d'un côté je déplore le fait que les pauvres n'arrivent pas en prépa, de l'autre je l'organise !

Ecrit par : LaRiba | 04 février 2009

Lariba impérial, comme toujours !

Écrit par : Manu | 05 février 2009

Au passage, je confirme ce que dit Pendariès des LP sur ce fil. Ce n'est pas l'enfer avec toutes les classes, mais avec certaines, oui. Et je crois que, effectivement, les professeurs qui n'ont jamais mis les pieds dans ce genre d'établissement ont peine à imaginer ce qui s'y passe. Ce qui paraîtrait intolérable ailleurs y est, hélas, banal. De vraies zones de non droit, où règne l'impunité de masse, sous le couvert d'une administration qui accompagne le désastre.
Et pour mémoire : lorsqu'un professeur se fait physiquement agresser, c'est généralement en LP.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 février 2009

Le fascisme, c'est des brutes à la porte en pleine nuit, qui vous tirent de votre lit, pillent votre appartement, vous tabassent à mort si cela leur chante, flanquent enfants et femme dans des camions en partance pour on ne sait où. Et tout cela en parfaite légalité.
Je ne dis pas que la situation soit drôle dans les écoles, je dis qu'il faut faire attention aux mots.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Si on le leur demandait, combien seraient prêts à le faire aujourd'hui ? Et ceci, quelle que soit leur classe d'âge.

Guy, rappelez-vous ce qu'a dit l'évêque : les chambres à gaz n'ont jamais existé et un ouragan a puni les USA pour leur tolérance des homos.

Je suis aussi contre l'emploi du terme "fascisme" à tout crin, mais je pense qu'on s'écarte parfois de ce qui pourrait nous en préserver.

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

Hier un sinistre individu anonyme émettait l'opinion que celui qui prétendait ignorer ce qu'était la bien pensance en était finalement un éminent représentant. Il ajoutait aussi qu'il était dans une entreprise très subtile de sabotage du blog de son ami Brighelli. Ce dernier propos a pu apparaître obscur. Donnons lui donc un peu de lumière :
Dans le texte, certes un peu long de Renaud Camus, ceux qui ont pris la peine de le lire, ont sûrement constaté qu'il énonce de manière organisée et harmonieuse des propos que l'on retrouve dans nombre d'interventions des gens d'ici et d'ailleurs qui sont sur le terrain… À partir de là, on n'était pas forcé d'adhérer au message politique, s'il y en avait un, mais on pouvait approuver le constat, partiellement ou totalement (nous sommes, je le rappelle sur un site très critique sur tout ce qui a été fait par le psycho-pédagogisme et ses dérives depuis quarante ans). L'évocation de “Il est interdit d'interdire” rappelle d'ailleurs étrangément les appels à la fermeté du leader charismatique de ce blog.
Or à la place de l'adhésion, partielle ou totale, on assiste à une descente en flamme mené de main de petit maître par Borel. Et repris par le chœur des verges folles. Si bien que les amis lecteurs, après avoir lu Camus et éventuellement pensés son discours parfaitement juste, percutant et bien écrit, s'aperçoivent qu'ils sont en opposition avec la “pensée officiel” car Morel est à la fois “bien pensance” et “expression officieuse de la pensée officielle” du blog. Cela crée du trouble, de l'émotion, du questionnement… Et c'est là que l'entreprise subtile de sabotage de son ami Brighelli apparaît : mettre en évidence que tout est vain, que les mots n'ont plus de sens, ou en tous les cas que le seul sens qui compte, c'est celui que je donne moi Borel : “Le fascisme, c'est des brutes à la porte en pleine nuit, qui vous tirent de votre lit, pillent votre appartement, vous tabassent à mort si cela leur chante, flanquent enfants et femme dans des camions en partance pour on ne sait où. Et tout cela en parfaite légalité.” La violence dans les écoles, les femmes caillassées ou brulées vives, Truchelut, Redeker, c'est l'expression matériel d'une spiritualité intense d'essence religieuse. D'autres l'appelle le fascisme vert. Borel corrige. Borel ne sait pas que pour aller d'un point à un autre, il faut franchir des étapes…
Autre aspect du sabotage. Forcer les gens à ne pas s'attacher au CONTENU du message, le fond, et faire ressortir les aspects factuels, de fait de peu d'intérêt : kisésuila, il est pédé (les machos s'en méfieront), il est réac (la gôche vaillamment toute unie), il vit dans un château (à bas le capitalisme), il a eu des ennuis avec la bien-pensance (la bien-pensance, cela n'existe pas).
La recherche systématique du second degré (avant même d'avoir essayé de comprendre le premier), essayé de voir de qu'il y a derrière, pour ne pas voir ce qu'il y a devant, traduit bien une pollution de la réflexion par une psychologie de bazar dont le but ultime est la fuite devant le réel et l'incapacité de l'assumer. Ceci encore quand on recherche le second degré ! Le plus souvent, on se contente d'étiquettes normatives où chacun trouvera son compte. Un texte intéressant est traité par le mépris parce que c'est un copier-coller. C'est d'un ridicule ! Copier-coller des imbécillités, c'est être un imbécile. Copier-coller des choses intelligentes ou justes, c'est permettre à d'autres d'y avoir accés, s'ils en ont envie…
La conclusion que je tire de cette expérience…

Écrit par : Réflexions sur la synthèse | 05 février 2009

C'est dur le métier de prof. l'Administration nous en veut, les Inspecteurs nous en veulent. Les parents ne s'occupent plus de leur progéniture. Les élèves ne respectent plus rien.

Il faut revenir aux fondamentaux. Je veux faire des cours comme je sais le faire, du haut de mon estrade et dans le silence absolu.

J'ai passé un concours qui à l'époque avait une valeur certaine. Maintenant on le donne à n'importe qui !
De plus, j'ai des connaissances durement acquises et il faudrait en plus faire de la pédagogie pour ces petits morveux !

Ah comme je voudrais bien vous y voir ! Alors j'essaie de tenir comme je peux, en attendant les prochaines vacances.

Ma seule consolation, ce blog où je peux retrouver des professeurs qui partagent mes valeurs, respectent mes compétences et évitent toute déviance pédagogiste.

Mais je ne sais pas si je vais réussir à tenir. Le Mal est partout et risque de triompher. Rendez vous compte, on en veut même aux classes prépa !

En fait, la solution, je la connais. Virer les profs pedagos. les inspecteurs qui n'y connaissent rien et les proviseurs. Restaurer l'amour du travail bien fait, travail récompensé en conséquence. Ne travailler alors qu'avec de petits effectifs d'élèves afin qu'ils écoutent religieusement tout ce que, moi, je peux leur apporter.

Je sais, je suis un doux rêveur. Mais que puis je faire pour ne pas me remettre en cause ? Prendre régulièrement mon temesta, me mettre en congé maladie, déverser toute ma haine sur ce blog, écrire un livre.
Ah oui, il y a bien une toute dernière solution, ce serait de démissionner de l'Education Nationale. Mais non, c'est impossible, ce serait donner raison aux autres. Et puis surtout je ne sais rien faire d'autre, moi, qu'enseigner ...

Écrit par : Yes You can | 05 février 2009

il vit dans un château (à bas le capitalisme)

Ecrit par : Réflexions sur la synthèse | 05 février 2009

Je l'aime beaucoup celle-là. Merci.


Je n'ai pas attendu la propagande des in-nocents pour lire Camus, cher(es) Réflexions sur la synthèse. Si vous êtes celui ou celle qui poste sous les pseudos IN-NOCENT, innocemment, synthèse et j'en passe, je vous conseille ceci : choisissez un pseudo unique et fixe pour vos interventions sur ce blog et évitez les interventions péremptoires du genre :
"La vérité agace les bien-pensants. Les fossoyeurs de l'école, les idéologues dogmatiques n'ont jamais voulu la voir. Et ils continuent."

Il y a fort à parier que vos relations avec les autres intervenants de ce blog devraient s'améliorer, si vous suivez ces conseils.

Cordialement.

Écrit par : TotoWeininger | 05 février 2009

"Si vous êtes celui ou celle qui poste sous les pseudos IN-NOCENT, innocemment, synthèse et j'en passe, je vous conseille ceci : choisissez un pseudo unique et fixe pour vos interventions sur ce blog"

Mais il l'a déjà fait ! Et à votre avis, c'est qui, "Yes you can" ?

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

Petites nouvelles littéraires.
Von Orvath est mort écrasé par une branche d'arbre sur les Champs-Elysées, au sortir d'une projection de Blanche-Neige, dit la tradition.
Quant à Renaud Camus, j'avais bien aimé Tricks — même si 400 pages de rencontres d'un soir, c'est peut-être beaucoup. Bien aimé, sans plus. Dans la littérature spécifiquement homo, je ne connais rien qui soit au niveau de Cité de la nuit, de john Rechy.
Comme quoi, il faut tout lire.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2009

Tiens, ça me fait penser que j'ai eu une année un gamin qui s'appelait Germinal. Il y a bien longtemps... C'était avant les Jennifer , les Jason, même avant les Mickaël et les Kévin !

Ecrit par : Chevreuil | 04 février 2009

Ah, moi aussi ! Père anarchiste , un homme remarquable, fils d'un Espagnol de l'armée en déroute. C'était le même ? En Vendée, ou dans le Poitou ?

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

Assène ta Synthèse etc a écrit : "Copier-coller des choses intelligentes ou justes, c'est permettre à d'autres d'y avoir accés, s'ils en ont envie…"

Non.

Donner un lien vers le texte c'est mieux (dl.free.fr vous le permet facilement).

Au risque que des blogueurs qui en prendraient la liberté, passent par dessus à grands coups de souris.

Quelle horreur !

Écrit par : dugong | 05 février 2009

C'est d'un ridicule ! Copier-coller des imbécillités, c'est être un imbécile. Copier-coller des choses intelligentes ou justes, c'est permettre à d'autres d'y avoir accés, s'ils en ont envie…
La conclusion que je tire de cette expérience…

Ecrit par : Réflexions sur la synthèse | 05 février 2009

Je ne connais pas bien Renaud Camus.

Je sais qu'il a été victime il y a quelque temps d'une espèce de campagne de diffamation comme les intellectuels parisiens savent les organiser, comme Sartre en son temps contre son homonyme Albert Camus (je ne compare pas les deux hommes, mais les deux situations, même si celle contre Albert Camus était plus grave et plus ignoble, mais venant de Sartre, il fallait toujours s'attendre au pire).

Quand je vois un homme seul attaqué par une centaine d'autres, je n'ai pas le réflexe de me joindre aux autres, c'est tout. C'est stupide, mais c'est comme ça.

Je dis et je maintiens que le texte m'a intéressé et que cette personne vaut mieux que la réputation qu'on lui a faite.

Quant à la bienpensance, je suis désolé, mais je suis bien placé pour savoir ce que c'est.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Pour fuir la répression nationale-socialiste qui s'abat sur Vienne après l'Anschluß (mars 1938), Horváth erre en Europe (Budapest, Trieste, Venise, Milan, Prague, Zurich, Amsterdam). Il publie le roman Ein Kind unserer Zeit (titre d'abord traduit en français par « Soldat du Reich », puis par « Un fils de notre temps ») à Amsterdam et New York.

Von Horváth se réfugie à Paris le 26 mai 1938 avec son amie Wera Liessem pour rencontrer Robert Sidmak et discuter de l'adaptation au cinéma de « Jeunesse sans Dieu.» Le premier juin, alors qu'il se promène sur les Champs-Élysées, une tempête déracine un marronnier et une des branches le tue devant le théâtre Marigny.

Ödön von Horváth est enterré au cimetière parisien de Saint-Ouen le 7 juin ; ses restes sont transférés au cimetière de Heiligenstadt dans l'arrondissement de Döbling à Vienne en 1988, à l'occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Ce n'est pas moi qui parle d'"ironie" à propos des circonstances de la mort de von Horvath, mais Klauss Mann, le fils de Thomas Mann.

Le mot "ironie" ne signifie pas "amusant" mais renvoie à l'expression " ironie de la destinée" (Horvath échappe à l'arrestation et à la déportation en errant à travers l'Europe et il se fait tuer par la chute d'une branche d'arbre à la sortie d'un cinéma parisien, après la projection d'un dessin animé : Blanche Neige (j'ignorais ce détail).

Pour ceux qui sont sensibles aux "hasards objectifs") il y a dans le mémorial de la Shoa (Yad Vashem), à Jérusalem, une reproduction d'une affiche de l'époque (pas Blanche-Neige, mais Bambi).

La présence de cette affiche symbolisant, dans l'esprit des organisateurs la continuation d'une "vie normale" tandis qu'ailleurs se déroulait l'horreur absolue.

Je ne comprends pas comment on a pu penser une seule seconde que je trouvais cela "amusant".

Écrit par : Robin | 05 février 2009

"Mais il l'a déjà fait ! Et à votre avis, c'est qui, "Yes you can" ?"

Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

Pas très dur à deviner...
Par contre, c'est qui, ce "Borel" accusé de bien-pensance? Un nouveau blogueur, ou un nouveau patronyme écorché, (écorchage qui nous fournit un indice supplémentaire sur qui ce cache derrière tous ces pseudos foireux qui, eux, vont faire foirer le blog)?
Au risque de passer pour un "bien-pensant" aux yeux de ceux qui semblent savoir ce que veut dire cette expression, j'avoue que, moi non plus, je n'en comprends pas non plus très bien le sens.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

Le holisme est un trouisme.

Un trou est plus que son bord et que son fond.

Il y a ceux qui sont au fond et qui rêvent du bord, il y a ceux qui sont au bord et qui étudient le fond et il y a tous ceux, innombrables qui sont en train de tomber et qui se disent que, pour l'instant, tout va bien.

Et puis, il y a ceux qui ont créé le trou, qui s'en sont prudemment éloignés et qui prétendent l'avoir doté, au départ, d'un ascenseur qui marchait.

Mais tout ça, au fond, c'est la faute à la gravitation.

A bas la gravitation ! Trous de tous bords unissez vous ! C'est ça le holisme. C'est hype le holisme !

Écrit par : dugong | 05 février 2009

Mais attention! C'est quelquefois en cherchant le trou qu'on tombe dedans!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

CS a écrit : "Mais attention! C'est quelquefois en cherchant le trou qu'on tombe dedans!"

Il y a aussi ceux qui cherchent (sur) le trou là où c'est éclairé bien qu'ils sachent pertinemment qu'il se trouve ailleurs (syndrome du lampadaire).

En (re)passant, ne manquez pas la prestation de notre grand penseur de la complexité dans http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/site/rectoratCreteil/lang/fr/quels-savoirs-pour-demain (notamment à 6min30).

Écrit par : dugong | 05 février 2009

Pour plaire à In-nocence :

A bas la gravitation ! Troués de tous bords un-hissez vous !

Écrit par : dugong | 05 février 2009

Daniel,

Vous ne m'avez pas répondu, si ce n'est pour dire que je vous décrivais " d'excellents techniciens". Et alors ?

Il est certain qu'il faut maîtriser une certaine technique lorsqu'on étudie ces domaines, car les idées s'y expriment en langage mathématique. Vouloir faire de la physique sans mathématiques, c'est se condamner à rester dans de vagues généralités. Donc, être un excellent technicien, pour quelqu'un qui se destine à être ingénieur, chimiste, veto, physicien, c'est non seulement un atout, mais c'est absolument nécessaire. Les étudiants de cpge sont de ce point de vue très avantagés par rapport à leurs congénères de la fac.

Evidemment, dans votre réponse il n'y avait pas que cela, vous sous-entendiez en fait que l'on formait des calculateurs sans âme, dépourvus de curiosité. Alors que les étudiants de premier cycle universitaire donneraient libre cours à leur curiosité inextinguible. Si vous croyez cela, vous êtes très loin de la réalité. Ces étudiants de fac ne sont pas plus ni moins curieux que leurs condisciples de prépa. En revanche, ce qui est certain, c'est qu'ils travaillent beaucoup moins ! Vous allez me dire que je suis un maniaque du travail. Mais il y a une bonne raison à cela. Si vous voulez être un honnête scientifique, c'est très jeune qu'il faut se former au raisonnement mathématique, si on s'y prend trop tard, on n'aura jamais l'aisance suffisante pour faire quoi que ce soit de valable.

Sur la notion de formatage, je ne vous comprends pas non plus. Vous le présentez comme un handicap, ou une carence. Mais, si vous entendez par formatage l'acquisition d'une certaine forme de pensée particulière et non triviale, c'est une bonne chose, et qui est absolument nécessaire. Nous tous qui avons été spécialisés sommes formatés d'une certaine façon. Par exemple, un physicien se doit de développer un sixième sens pour les équations, il doit sentir quelles seront ses solutions avant même de les avoir résolues. Cette "inspiration" est en fait le fruit d'un travail rigoureux, d'un formatage.
Passer par cet apprentissage n'enlève rien à la curiosité, au contraire, cela lui donne les moyens de s'exprimer pleinement. Si vous consultez les listes des prix nobel ou des médaillés fields français(es), vous vous apercevrez q'une grande majorité d'entre eux/elles sont issus de ce système dont vous semblez affirmer qu'il nuit à l'imagination. Vous ne trouvez pas ça curieux ?

Écrit par : François Duhem | 05 février 2009

François Duhem a écrit : "Evidemment, dans votre réponse il n'y avait pas que cela, vous sous-entendiez en fait que l'on formait des calculateurs sans âme, dépourvus de curiosité. Alors que les étudiants de premier cycle universitaire donneraient libre cours à leur curiosité inextinguible."

Bien d'accord.

C'est notamment sur cette manipulation mentale que les pédagols font leurs trous.

Au nom du Sens, faisons un discours sur le discours.

Rhétorique du vide. Air connu mais vicié.

Écrit par : dugong | 05 février 2009

Holisme, Copier-coller que les purs peuvent se dispenser de regarder.

Holisme
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Méthodologie holiste)


Holisme est la francisation de holism, un néologisme forgé en 1926 par l'homme d'État sud-africain Jan Christiaan Smuts pour son ouvrage Holism and Evolution[1].

La première définition historique du holisme est : « the tendency in nature to form wholes that are greater than the sum of the parts through creative evolution », dont une traduction satisfaisante est : « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice ». C'est-à-dire, la tendance de l'univers à construire des unités structurales de complexité croissante mais formant chacune une totalité (a whole).

On emploie actuellement « holisme » soit dans le sens lexical, soit dans le sens que ce terme a pris au sein de différentes disciplines (holisme ontologique, holisme méthodologique, holisme épistémologique, holisme logique, holisme sémantique, holisme philosophique, holisme des sciences humaines, holisme émergentiste, ...), soit par abus de langage comme un synonyme d'approche systémique ou de pensée complexe et très régulièrement comme un buzzword.

* Sens lexical : doctrine ou point de vue qui consiste à considérer les phénomènes comme des totalités.

* Holisme ontologique : système de pensée pour lequel les caractéristiques d'un être ou d'un ensemble ne peuvent être connues que lorsqu'on le considère et l'appréhende dans son ensemble, dans sa totalité, et non pas quand on en étudie chaque partie séparément. Ainsi, un être est entièrement ou fortement déterminé par le tout dont il fait partie ; il suffit de, et il faut, connaître ce tout pour comprendre toutes les propriétés de l'élément ou de l'entité étudiés. Un système complexe est considéré comme une entité possédant des caractéristiques liées à sa totalité, et des propriétés non-déductibles de celles de ses éléments. Dans ce sens, le holisme est opposé au réductionnisme.

* Holisme sociologique : Le holisme appliqué aux systèmes humains, par essence complexes, consiste à expliquer les faits sociaux par d’autres faits sociaux, dont les individus ne sont que des vecteurs passifs. Les comportements individuels sont socialement déterminés : la société exerce une contrainte (pouvoir de coercition) sur l’individu qui intériorise (ou « naturalise ») les principales règles et les respecte. Le libre arbitre individuel n'est pas pour autant totalement éliminé, mais statistiquement ce qu'un individu choisit de ne pas faire, un autre le fera, pour un résultat social identique. Ce point de vue fut en partie initié par Émile Durkheim. Dans ce sens, le holisme s'oppose à l'individualisme ou à l'individualisme méthodologique.

* Sens général : Le concept holisme est parfois utilisé comme synonyme d’approche systémique ou de pensée complexe. Les termes holisme, holistique, holiste tentent de faire partager une croyance en une totalité qui dépasse l'expérience humaine limitée et peuvent secondairement servir de buzzword pour tenter de justifier des positions peu étayées (Selon Stephen Barrett : "Les promoteurs du charlatanisme sont habiles dans l'usage de slogans et de mots à la mode"[2]).

La suite détaillée sur le site de WIKIPEDIA

Écrit par : HOLISME | 05 février 2009

Qui est Renaud Camus ? Voici un petit extrait de son CV sur Wikipedia.

"Il entreprend ses études supérieures à la faculté de Droit de Clermont-Ferrand, puis quitte l'Auvergne pour la faculté de Droit de Paris (Assas et Panthéon, 1963-1973) où il obtient une licence en droit de l’Université de Paris (1968), après un passage à Oxford (Saint-Clare's Hall) en 1966-1967. Il est diplômé en 1969, dans cette même université, d'études supérieures de droit (Histoire du droit) et licencié ès-Lettres de l’Université de Paris (Sorbonne). Enfin, en 1970, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et devient titulaire d'une maîtrise de Philosophie (esthétique) de la Sorbonne et d'un diplôme d'études supérieures de droit (science politique)[1]. De 1970 à 1976, il est lecteur et conseiller littéraire aux éditions Denoël, ainsi que rédacteur de science politique pour les encyclopédies canadiennes Grolier."

Rangé dans la catégorie des "nouveaux réactionnaires", il a fait l'objet d'un véritable lynchage médiatique vers 2002. Rares à l'époque ont été ses défenseurs, au premier rang desquels A. Finkielkraut.

Je suis très frappée du mépris avec lequel cet auteur est traité par certains commentateurs de ce blog. On peut être critique sans être méprisant ou hargneux. Je tiens à dire que les réactions d'hostilité suscitées par cette longue citation me plongent dans le malaise. On dirait une meute.

Je ne me suis jamais permis de critiquer la façon dont ce blog fonctionne, dans la mesure où M. Brighelli lui-même laisse une entière liberté d'expression à ses hôtes. Mais cette citation ne me semble pas plus déplacée que nombre de commentaires oiseux qui rendent la fréquentation de ce blog assez pénible, pour tout dire.

Mais après tout, vous avez le droit de souhaiter rester entre vous.

Écrit par : Spip | 05 février 2009

Ici, quand on veut discréditer quelqu'un, on met en cause sa psychologie faute d’avoir des arguments à lui opposer ou on fait des allusions désobligeantes sur sa sexualité ou sur son passé, on l'insulte, mais jamais on ne discute sur le fond.

Écrit par : Amélie | 05 février 2009

Bien d'accord avec la position de François Duhem.
Il est vrai qu'au sortir de la prépa, les élèves n'ont pas trop eu l'occasion de donner libre cours à leur curiosité (charge de travail oblige), mais ils en sortent parfaitement aptes à l'appliquer à n'importe quel sujet, en bons "techniciens".
Y compris des sujets qu'ils n'auraient jamais eu l'idée d'aborder sans les outils que la prépa leur a donnés et qui leur permettent de les aborder avec aisance.
(je pense, entre autres exemples, à une jeune fille qui n'a jamais fait d'informatique, et qui ne pensait pas s'y intéresser, et qui, en grande école, s'y met à fond et avec bonheur grâce aux outils mathématiques qu'elle a acquis en prépa).

Écrit par : yann | 05 février 2009

Jeunesse sans dieu, de Odon von Horvath.

Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009

Un des très-rares romans que j'ai lus jusqu'au bout (parce qu'il est très-bon, et le théâtre d'Horvath est superbe); être enseignant durant le nazisme, en face d'élèves bien formés!

Écrit par : Pendariès | 05 février 2009

"l'influence de certains vaccins"

Ecrit par : Magister | 04 février 2009

Les vaccins rendent dépressifs ??? Ou cons ??? Ou les deux ???

Remarquez, j'ai déjà constaté que les vaccins rendent les chats agressifs. Enfin, surtout au moment de l'injection ;o))

Écrit par : yann | 05 février 2009

Je rassure ceux qui ont des inquiétudes en ce qui concerne mon utilisation de nom d’emprunt. Je le fais en y mettant un contenu si évident que des esprits dont la subtilité n’est pas la qualité première décèle très facilement qui est l’auteur réel de ces notes. Je le fait pour deux raisons : la première, c’est que pour quelques personnes, certaines signatures agissent comme un repoussoir et ils ne font pas l’effort de pénétrer le discours. Or le but de la manœuvre, c’est quand même l’accès au contenu. Le second, c’est que Borel aurait pour position de principe (à vitesse variable) de ne pas répondre aux anonymes qui le mettraient en cause. Cela donne un petit espace de liberté supplémentaire à ceux pour qui la « bien pensance » existe même si Borel ne l’a pas rencontré. Je stoppe donc les frétillements éxatiques de ceux pour qui c’est un gros problème que de publier des extraits de Camus et d’y ajouter quelques commentaires. C’es moi… Par contre “Innocemment” n’est pas moi, même si cela résonne souvent agréablement à mes oreilles.
Je suis très content d’apprendre que Totoweineger a lu Camus, et quelques autres avec lui. Je rappelle qu’en dépit du narcissisme pathologique favorisé par ce moyen de diffusion, c’est à des centaines de personnes que ces textes s’adressent et ce que Totow croit savoir, d’autres ont peut être envie de connaître.
Je précise qu’une affirmation comme : "La vérité agace les bien-pensants. Les fossoyeurs de l'école, les idéologues dogmatiques n'ont jamais voulu la voir. Et ils continuent." n’est pas de moi mais de “Innocemment”. Elle est jugé péremptoire et à éviter. Pourquoi ? Regarder votre exemple : Camus dit des vérités. Au lieu de l’intégrer à un mouvement qui doit s’élargir, on le descend… Et manifestement, dans cette descente, l’idéologie a une large place. Et le dogmatisme avec… Sur votre exemple, ces propos n’ont rien d’abusif.
Pour conclure, constatons que le maitre des lieux, capable d’énoncer des stupidités dans un domaine qui n’est pas le sien, n’hésite pas à récidiver dans sa partie : “IL FAUT TOUT LIRE”… Ben oui, alors ! ! ! Moi, j’aurais tendance à penser que la vraie culture, c’est d’abord apprendre à choisir ce qu’il faut lire et que la liberté qui l’accompagne, c’est de se réserver en plus une disponibilité pour l’imprévisible.
CAMUS par rapport aux thèmes de ce blog, c’était l’imprévu qu’on se devait de recevoir.

Écrit par : Roger FELTS | 05 février 2009

Quand je vois un homme seul attaqué par une centaine d'autres, je n'ai pas le réflexe de me joindre aux autres, c'est tout. C'est stupide, mais c'est comme ça.

Je dis et je maintiens que le texte m'a intéressé et que cette personne vaut mieux que la réputation qu'on lui a faite.

Quant à la bienpensance, je suis désolé, mais je suis bien placé pour savoir ce que c'est.
Ecrit par : Robin | 05 février 2009

Robin, on vous l'a déjà dit, mais vous êtes un prince.

Écrit par : charismatic star | 05 février 2009

Je m'aperçois que je n'ai encore rien écrit sur le sujet du fil. Mea maxima culpa ! Que dire ?

Ceci : que deux années de prépa., que l'on passe ou non le concours sont une bénédiction.

Faire du Français, de l'Anglais, de la Philosophie, le l'Histoire, voire du Grec et du Latin et commencer à risquer des
liaisons, à se risquer à penser par soi-même comme le bébé qui fait ses premiers pas, mais là, quel territoire, plus vaste que l'Australie, plus touffu que l'Amazonie ! Quelle merveille !

Je me souviens encore de tout ce qui j'y ai appris (en vrac) : à traduire (et à comprendre un peu) Hamlet, à réfléchir et à grimper (un peu) dans l'Himalaya de la philosophie (quelques mètres, c'est déjà çà !). Freud/Lacan, Hegel, Descartes, Spinoza, Platon, Marx et Lénine (notre professeur de philosophie dont le frère était mort en déportation était une fervente marxiste, moi aussi puis moi non plus (ça s'appelle comprendre et rester libre), mais elle connaissait aussi très bien la pensée de Kant, la question de la raison, du langage et de la vérité, la Révolution française et qu'il y a des "écoles" (Soboul), des événements et des interprétations (ça n'a l'air de rien, ça, mais ça s'apprend aussi), faire des fiches et oublier les fiches, le nouveau roman (c'était très à la mode à ce moment-là) "Paludes" et "Les Faux monnayeurs" de Gide, la mort de Bergotte dans la recherche du Temps perdu" dont le commentaire m'a valu un 17/20 (rassurez-vous je me rapprochais d'habitude de la moyenne, parfois moins ; on ne nous faisait pas de cadeaux), être exigeant, travailler régulièrement, être humble, se rendre compte qu'on ne sait pas tout, voire que l'on ne sait rien, accepter de ne pas tout savoir...

L'apprentissage des relations humaines, comprendre qu'il y a des "specimen" (je parle des autres élèves) complètement différents de vous (je pense par exemple à ce garçon qui était toujours en bras de chemise, même en plein hiver, et qui aimait Brasillac, à qui je n'ai jamais vraiment parlé, mais qui m'intriguait) et qui tiennent debout), les amitiés, parfois "rugueuses".

Tomber amoureux, pour le meilleur et pour le pire. Bref qu'il y a une vie de l'esprit comme il y a des champ de blés et des nuages dans le ciel, une vrai vie, consistante, passionnante, exaltante, décevante et aride parfois aussi

Voilà, c'était le quart d'heure de nostalgie.

(Ils ne vont tout de même pas supprimer ça, non ?)

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Robin, on vous l'a déjà dit, mais vous êtes un prince.

Ecrit par : charismatic star | 05 février 2009

Muychkine, prince Muychkine.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

...Un prince Idiot.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

"La vérité agace les bien-pensants"

La Vérité ? Combien de fausses communes ?

Écrit par : dugong | 05 février 2009

Si vous voulez. Mais de ce niveau-là :
"La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur qui parade et s'agite pendant son temps sur scène et puis qu'on n'entend plus.
C'est un récit conté par un idiot, rempli de bruit et de
fureur, qui ne signifie rien."

Écrit par : charismatic star | 05 février 2009

C'est un récit conté par un idiot, rempli de bruit et de
fureur, qui ne signifie rien."

William Shakespeare, Macbeth, from Act 5, Scene 5:

Macbeth's plans are falling apart around him.

MACBETH
Wherefore was that cry?

SEYTON
The queen, my lord, is dead.

MACBETH
She should have died hereafter;
There would have been a time for such a word.
To-morrow, and to-morrow, and to-morrow,
Creeps in this petty pace from day to day
To the last syllable of recorded time,
And all our yesterdays have lighted fools
The way to dusty death. Out, out, brief candle!
Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more: it is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing.eare

William Faulkner a repris "a tale told by an idiot" dans "Le bruit et la fureur" qui est écrit du point de vue d'une enfant retardé mental, roman que nous avions étudié également en hypokhâgne dans le texte avec une excellente enseignante anglaise)

Sinon, bien sûr, il y a "l'Idiot" de Dostoïevski qui me hante depuis la sortie de l'enfance (je ne plaisantais qu'à moitié) et qui démontre l'impuissance du Bien désincarné (le suicide du général alcoolique dont Muychkine n'arrête pas les confidences et qui s'en va mourir de honte et bien entendu la sublime Nastasia Philipovna qu'il ne parvient pas à sauver...Ah! cette scène où ils veillent sa dépouille avec Rogojine, les deux parties d'un tout dissocié). Qui a dit que la litérature ne servait à rien, alors qu'elle nous invite à recoller les morceaux pour ne faire qu'un ?
(monos)

Écrit par : Robin | 05 février 2009

littérature avec deux T !

Écrit par : Robin | 05 février 2009

@Robin dit: Quand je vois un homme seul attaqué par une centaine d'autres, je n'ai pas le réflexe de me joindre aux autres, c'est tout. C'est stupide, mais c'est comme ça.

Depuis toute petite, je fonctionne de la même manière. C'est "plus fort que moi". Et je partage l'avis de charismatic star : vous êtes un prince.

Écrit par : Lisa | 05 février 2009

Pendaries, resservez vous à boire. ça vous aidera, vous serez plus viril devant vos élèves.

Écrit par : Yvan | 05 février 2009

Si vous voulez être un honnête scientifique, c'est très jeune qu'il faut se former au raisonnement mathématique, si on s'y prend trop tard, on n'aura jamais l'aisance suffisante pour faire quoi que ce soit de valable.

Ecrit par : François Duhem | 05 février 2009

Totalement d'accord !

Écrit par : carole | 05 février 2009

Un prince déçu...qu'on sort...de temps en temps...
le dimanche ! ;O))

Écrit par : Robin | 05 février 2009

"@Robin dit: Quand je vois un homme seul attaqué par une centaine d'autres, je n'ai pas le réflexe de me joindre aux autres, c'est tout. C'est stupide, mais c'est comme ça."

Ecrit par : Robin | 05 février 2009

Ce n'est pas stupide, Robin! C'est normal! Mais vous êtes un prince quand même! Vous êtes quasiment le seul, au début de mes interventions ici, (il y a déjà quelque temps), à ne pas m'avoir sauté sur le râble sous le seul prétexte que j'enseignais en IUFM.

"Morel", Roger Felts, pas "Borel".

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

On me prie de trnasmettre le texte supra, ce que je fais de fort bon gré

Université : pas de normalisation par le bas !
Universitaires : ce que nous sommes, ce que nous refusons de devenir

Signer la pétition Voir les signataires

Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche vient de diffuser un projet de décret sur le statut des universitaires qui concrétise la loi sur la responsabilité des universités (LRU) - d'autonomie des universités d'août 2007.
Deux réformes majeures sont prévues. D'une part, la possibilité d'une modulation des services d'enseignement est introduite en fonction de l'intensité et du niveau de la recherche de chaque universitaire : avoir une activité de recherche "soutenue" permettrait d'enseigner moins ; ne pas remplir cette condition exposerait à devoir enseigner plus. D'autre part, l'essentiel du déroulement de la carrière (recrutement, avancement, octroi de primes ou de congés sabbatiques et modulation des services) est confié à l'instance universitaire locale, vidant de sa substance le statut de fonctionnaires d'Etat maintenu par le décret pour les professeurs et maîtres de conférences.

Les signataires du présent texte proviennent de disciplines diverses, leurs opinions politiques, leurs appartenances syndicales sont variées, mais ils sont unanimes à considérer qu'un tel projet est, en l'état, inacceptable. Ils ne se mobilisent pas seulement pour défendre leur statut et leurs droits, mais aussi parce que, demain, si les réformes annoncées s'appliquaient, le service public auquel ils sont attachés en serait affaibli, et les premières victimes en seraient ses premiers usagers, les étudiants qu'il leur incombe de former.

Ce projet est d'abord inacceptable parce qu'il repose sur une logique de défiance à l'égard des universitaires, suspectés de ne pas accomplir correctement leur double tâche d'enseignement et de recherche. Faire dépendre le service d'enseignement de critères d'évaluation de la recherche - pour l'instant incertains -, c'est risquer d'assimiler l'activité noble qu'est l'enseignement à une sanction. Cela revient en tout cas à introduire entre les deux missions des enseignants-chercheurs une hiérarchie : ou bien un bon enseignant n'a nul besoin de s'adonner à des recherches, ou bien un chercheur peu productif suffit à faire un enseignant performant.

Ce projet est ensuite inacceptable parce que, à supposer qu'on admette le principe d'une modulation des services liée à une évaluation permanente de l'activité de recherche, les modalités proposées pour cette modulation ne garantissent nullement contre l'arbitraire. Le pouvoir de décision serait en effet aux mains du président d'université (ou du directeur d'établissement) et du conseil d'administration, le second étant conçu par la loi LRU comme un instrument du premier.

Le projet de décret accentue les effets nocifs de la loi LRU, qui a concentré tous les pouvoirs aux mains des présidents d'université. Or dans les universités des pays comparables, si le pouvoir de gestion est entièrement confié à la présidence conçue comme une instance administrative, celle-ci ne détient pas légitimement le pouvoir académique, qui relève des universitaires. En outre, compte tenu des contraintes budgétaires, rien ne garantit que la modulation ne soit le cheval de Troie de l'augmentation du service d'enseignement.

Ce projet est enfin inacceptable parce que, en vidant de son contenu le statut de fonctionnaires d'Etat des universitaires, il porte une grave atteinte aux libertés académiques sans lesquelles il n'y a pas d'universités dignes de ce nom. Depuis des années, le ministère de l'enseignement supérieur s'attaque à la ressource la plus précieuse de l'universitaire : son temps d'autonomie. C'est grâce à lui qu'il peut féconder son enseignement par ses lectures, ses recherches, ses échanges avec d'autres spécialistes, en France et à l'étranger.

Le projet de décret poursuit méthodiquement cette traque de deux manières. D'une part, il vise à transformer l'universitaire en un "employé de l'université" bon à tout faire : non seulement de l'enseignement et de la recherche, mais aussi de la direction d'unités de recherches, de l'ouverture vers l'international, de l'orientation professionnelle, du tutorat, de la levée de fonds, de fonctions d'intendance ou de secrétariat pour lesquelles le personnel administratif qualifié n'est pas assez nombreux. D'autre part, ce texte méconnaît le principe pour lequel le statut de fonctionnaire d'Etat a été conféré aux universitaires : pour garantir leur liberté. Celle-ci est la condition essentielle du développement de leur vocation : associer l'enseignement à la recherche dans un cadre serein et approprié.

Si l'assimilation bureaucratique de l'université à une "entreprise", et de l'enseignant-chercheur à un "employé" comme les autres, ne s'arrête pas, tout le monde y perdra. Non seulement les universitaires, incités à déserter une institution de plus en plus hostile, mais aussi les étudiants, exposés à voir diminuer la qualité de leurs formations en raison de la fuite, déjà entamée, de leurs meilleurs enseignants, et enfin l'université elle-même. Les réformateurs veulent à tout prix normaliser vers le bas une institution qu'ils comprennent mal et à laquelle ils sont étrangers. Rien d'étonnant à cela : ceux qui tiennent la plume du ministre et donc, de facto, celle du pouvoir législatif et du pouvoir réglementaire, sont justement ceux qui ont troqué la toge d'universitaire contre l'habit de conseiller du Prince.

Le ministère n'a jamais été aussi dirigiste que depuis qu'il prétend octroyer aux universités leur autonomie. Il serait grand temps qu'il daigne écouter les universitaires, c'est-à-dire ceux qui "sont l'Université", comme le disait si justement Simon Leys. Ils lui diront le fossé abyssal qui existe entre les beaux discours sur l'excellence, ou encore sur le pari de rendre attractives les universités françaises, et la réalité qui se dessine déjà : celle d'universités abandonnées au féodalisme et au clientélisme d'administrateurs locaux.

Loin d'être partisans du statu quo, nous sommes les mieux placés pour connaître l'ampleur des problèmes rencontrés par l'université et l'urgence de les résoudre. Mais en raison du déséquilibre manifeste qui est ici introduit entre les obligations (étendues) et les droits (restreints) des universitaires, nous demandons au ministère de suspendre la procédure d'édition de ce décret et de procéder à des amendements importants, de façon à redonner à ce statut l'équilibre grâce auquel il est une garantie institutionnelle au profit non seulement des universitaires, mais de l'université.

Texte paru dans "Le Monde"

Initiateurs :

Olivier Beaud, juriste, Paris-II ;
Guy Carcassonne, juriste, Paris-X ;
Christophe Charle, historien, Paris-I ;
Jean-François Chanet, historien, Lille-III ;
Jean-Pierre Demailly, mathématicien, Grenoble-I ;
Philippe Dumas, physicien, Aix-Marseille-II ;
Jacques Elion, biochimiste, université Paris-Diderot ;
Pierre Encrenaz, astronome, université Pierre-et-Marie-Curie et Observatoire de Paris ;
André Guyaux, littérature, Paris-IV Sorbonne ;
Olivier Ihl, politiste, IEP Grenoble ;
Bernard Lahire, sociologue, ENS-LSH (Lyon) ;
Sandra Laugier, philosophe, université de Picardie ;
Franck Lessay, angliciste, Paris-III-Sorbonne nouvelle.

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

@catmano et dobolino

Je viens de terminer "La maîtresse de la mort" de Boris Akounine. Je l'ai lu pratiquement d'une traite. C'est excellent et rempli de références à la littérature anglaise : Shakespeare avec les personnages de Prospero, le gourou de la secte des suicidés, Caliban, Ophélie (j'ai une élève qui se prénomme ainsi)... à "Hamlet" et à "La Tempête" et cette délicieuse Colombine.

...Et bien entendu russe (Lermontov, Pouchkine, Dostoïevski)

Le rebondissement final est génial (un assassin subtile caché sous un assassin grossier) et on retient son souffle jusqu'au bout.

Fandorine apparaît sous les traits d'un prince japonais (Genji) qui vole au secours des jeunes filles en péril (Colombine) et quand on a lu "Azazel", on sait pourquoi ses tempes ont prématurément blanchi et pourquoi il bégaye.

M'en vais lire le roman parallèle "L'amant de la mort".

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Aujourd'hui nous sommes le septidi 17 pluviôse 217, jour du lichen dans le calendrier républicain.

Pour ceux que ça intéresse, un camlendrier universel Ramcal :
http://logiciels.pialat.com/fr/ramcal/

Salut et Fraternité !
(fraternitude dirait Ségolène).

Écrit par : P. LaRiba | 05 février 2009

"ceux qui tiennent la plume du ministre et donc, de facto, celle du pouvoir législatif et du pouvoir réglementaire, sont justement ceux qui ont troqué la toge d'universitaire contre l'habit de conseiller du Prince.
...
le fossé abyssal qui existe entre les beaux discours sur l'excellence, ou encore sur le pari de rendre attractives les universités françaises, et la réalité qui se dessine déjà : celle d'universités abandonnées au féodalisme et au clientélisme d'administrateurs locaux."

Du beau monde parmi les signataires de ce texte.

Thierry Coulhon ne va pas être content.

Lui qui se voyait déjà comme chevalier de la table ronde.

Écrit par : dugong | 05 février 2009

Ce Thierry Coulhon a un nom dur à porter. Le "lh" en occitan se disant "ly" (comme dans Canguilhem)...

Écrit par : LaRiba | 05 février 2009

On me prie de trnasmettre le texte supra, ce que je fais de fort bon gré ...

Ecrit par : FGuichard | 05 février 2009

"trANsmettre", et "INfra" : à part ça, pas de coquille !!!

Écrit par : FGuichard, confuse | 05 février 2009

Ce n'est pas stupide, Robin! C'est normal! Mais vous êtes un prince quand même! Vous êtes quasiment le seul, au début de mes interventions ici, (il y a déjà quelque temps), à ne pas m'avoir sauté sur le râble sous le seul prétexte que j'enseignais en IUFM.

"Morel", Roger Felts, pas "Borel".

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

Je n'ai jamais désespéré de sauver la brebis perdue ! ;O))

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Pétition (suite)
avec le lien, c'est mieux...
http://petitions.alter.eu.org/index.php?petition=1

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

Je suis en total accord avec Robin et Spip. Le texte de Renaud Camus m'a beaucoup intéressée et ne méritait certainement pas d'ête descendu en flammes. L'auteur a en effet été l'objet, il y a quelques années, d'une cabale indigne, et c'est l'honneur de Finkielkraut de l'avoir défendu. Quant à la bien-pensance, je crois savoir de quoi il s'agit.

Et j'ai moi aussi été fascinée par l'Idiot.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

A mon humble avis, parmi les contributeurs, Spip est l'un des meilleurs, pour la qualité de son style, pour la finesse de ses analyses, pour le piquant de l'esprit, pour l'amour de la vérité (entre autres belles choses...)
Oui, oui, c'est une déclaration d'amour.

Écrit par : consta | 05 février 2009

Pour Robin :
Vous verrez que L'Amant de la mort vaut La Maîtresse. Cette fois, c'est surtout Dickens qui est la référence. Et c'est très réussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

Consta, tu n'es pas objectif !

Écrit par : Spip | 05 février 2009

Petite parenthèse avec le thème central de l'émission "Ça se dispute" de cette semaine intitulée "Les lycéens sont-ils des ânes ?"

Y sont opposés, comme d'habitude, le bien-pensant Domenach, défenseur avoué du pédagogisme et Eric Zemmour, défenseur de l'école républicaine (oui, je sais, les clichés ont la vie dure). La preuve :

http://ericzemmour.blogspot.com/

Écrit par : Manu | 05 février 2009

Pleine forme, le cher Eric, dans le lien susdit…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2009

Je suis en total accord avec Robin et Spip. Le texte de Renaud Camus m'a beaucoup intéressée et ne méritait certainement pas d'ête descendu en flammes. L'auteur a en effet été l'objet, il y a quelques années, d'une cabale indigne, et c'est l'honneur de Finkielkraut de l'avoir défendu. Quant à la bien-pensance, je crois savoir de quoi il s'agit.

Et j'ai moi aussi été fascinée par l'Idiot.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

Pas de malentendu : Renaud Camus, dont un texte a été cité ici inopinément et dans un but peu clair, a été victime de dommages collatéraux. Je ne l'ai pas assez lu pour en dire du mal ou du bien.

Écrit par : Guy Morel | 05 février 2009

Ben dis-donc, il est plus à l'aise ici que quand il a Didier Porte ou Philippe Val en face de lui, le Zemmour!
Ceci-dit, il a quand même avoué (insisté sur) le fait que l'environnement (télé, etc), avait un impact certain sur la baisse de niveau en français!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

J'ai bien ri, R.Felts, en lisant la mise au point de Le Bris et qu'elle soit de lui ou pas ne change pas grand-chose à l'affaire.
J'ai bien ri parce que tout cela, considéré du point de vue d'un professeur du secondaire qui assure chaque jour ses cours dans des conditions difficiles, plus ou moins difficiles et parfois franchement épuisantes, tout cela donc a fini par me faire ricaner.
D'abord, il y a eu ce temps où se sont multipliés ces assos de défense de l'école, ces mouvements anti, ces blogs dits de "résistance" à l'invasion du délire pédagogique. Ils se sont parlé, les "chefs", se sont engueulés, se sont rencontrés dans des séminaires/ colloques/ réunions à la campagne, à la montagne, dans la capitale et même dans le grand nord.
Alors, comme nous étions quelques-uns à lutter depuis bien longtemps dans notre coin et parfois depuis des années, instits comme profs du secondaire, ramassant les coups des inspecteurs et des chefs d'établissements, des autres collègues aussi, nous sentant bien solitaires dans nos établissements où gagnait petit à petit, grâce à la lâcheté des chers collègues, la gangrène pédago., nous avons fini par espérer un peu: que les choses allaient prendre un autre chemin, qu'un mouvement allait prendre forme, que les chefs sauraient taire leurs petites différences au nom de la "cause". Quelques parents aussi y ont cru.
Et il a bien fallu se rendre à l'évidence. Ils gardent chacun leurs vaches dans leur pré carré. Ils continuent de s'insulter.
Des enseignants de bonne volonté se sont parfois fait envoyer paître quand ils ont proposé leur aide, n'ont obtenu aucune réponse à leurs questions: on nous demandait juste de signer les pétitions, de filer un peu de fric et de faire de la pub. pour le groupe en question. Etre de bons petits soldats, quoi.
On a vu paraître ainsi des noms; noms de profs ou d'instits qui publiaient des bouquins intéressants parce qu'ils étaient en colère, vraiment, et qu'ils voulaient le dire. Noms d'enseignants qui se sont mis à la tête d'un groupe, d'une liste de discussion, d'un blog pour ne pas être de reste et pour se montrer, se faire mousser. Noms de ceux qui se sont mis à comprendre qu'il y avait un vrai filon et qui exploitent encore aujourd'hui la "misère pédagogique" de toutes les manières possibles du moment que cela flatte leur ego ou arrondisse leurs fins de mois. Noms de ceux qui n'avaient pas de noms et qui essaient de s'en faire un sur le dos des petits banlieusards.
Noms qui seront bien vite oubliés. Car que restera-t-il de ces altercations entre petits chefs de ces petites assos, de leurs petits mouvements, de leurs petites discussions?
Sur le terrain, la majorité des enseignants ne s'occupe pas de ces mouvements qui se sont discrédités et qu'elle n' a même pas envie de connaître, trop contente de ronronner. La petite poignée d'enseignants qui s'y est intéressée est écoeurée et ne cherche plus à savoir les différences absolument fondamentales qui font que le sblic, sblec n'est plus avec les happy few qu'il a pris en grip.
Alors, Felts, on se dit que la meilleure et la seule vraie résistance, c'est de continuer à faire son travail le plus honnêtement possible en sachant que c'est beaucoup plus difficile pour certains que pour d'autres qui viennent vous donner des leçons de bonne conduite quand ils sont au chaud. De continuer jusqu'à ce qu'on puisse encore le faire, jusqu'à ce qu'on puisse encore tenir.
Le reste, les "nominés", les prétendants au "nom", on les regarde, on s'en amuse, on en ricane, en attendant que leurs noms s'effacent.

Écrit par : Sanseverina | 05 février 2009

Polémique Zemmour/Domenach.

Les lycéens sont-ils des ânes ?

Les résultats de la dictée sont édifiants et n'ont rien d'étonnant.

Domenach a parlé des "enseignants-missionnaires" et s'est demandé comment ils arrivaient à tenir le coup. Il n'y a que le chanoine du Latran pour ignorer que la "sainteté" n'est ni l'apanage des clercs, ni même celui des chrétiens. Un point à Domenach.

Zemmour a repris la thèse de J.C. Michéa (qu'il admire, moi aussi) sur la collusion entre le capitalisme marchand et le pédagogisme ; je suis partiellement d'accord, mais j'ai trouvé qu'il poussait le bouchon un peu loin avec l'histoire "polpotiennne" de la petite fille qu'on emmène de force à la manif. Si c'est vrai, ça la fiche mal, mais je pense que c'est "marginal", enfin j'espère !

J'ai écouté le reste et j'ai appris quelque chose d'absolument futile et d'absolument essentiel au sujet de Roger Karoutchi, puisque désormais la compréhension de la marche du monde passe par la compréhension du "futile" (mais déjà, dira-t-on du temps de Louis XV quand l'impératrice d'Autriche donnait du "ma chère cousine" à la Pompadour) : pourquoi il est stratégiquement important pour un homme politique de révéler publiquement son homosexualité ?

Eric Zemmour le sait, il est payé pour le savoir. Et franchement ça m'en a bouché un coin ; je le dis sans ironie. Un point à Zemmour.

Je ne sais plus quoi penser de cette époque. Il m'arrive de m'attarder devant le poste au lieu de lire Aristote ;O)) de peur de manquer une information essentielle de ce genre.

Par exemple : "Mais qui est le père de Zora ?" Est-ce qu'on doit s'en battre l'oeil ou pas ? That is the question.

C'est vrai qu'après tout la guerre de 70 a été déclenchée pour une virgule qui manquait dans un télégramme, l'invasion du Maroc pour un coup d'évantail et comme disait Pascal "Si le nez de Cléopâtre eût été plus long, la face du monde en eût été changée."

Mais enfin, on a toujours un peu honte de s'interroger sur la longueur du nez de Cléopâtre et on se demande toujours si "quelque part", on ne s'est pas encore fait avoir".

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Et j'ai moi aussi été fascinée par l'Idiot.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 février 200

J'avais vu une adaptation théâtrale, il y a bien longtemps au théâtre des Mathurins, si je me souviens bien, avec Philippe Avron et Valentine Tessier qui était une amie d'enfance de ma grand-mère maternelle (on ne sourit pas SVP !).

Je me souviens de la scène (slave à souhait) des billets de banque dans la cheminée.

L'Idiot est une tentative vouée à l'échec de créer un personnage de roman absolument bon : le prince Muychkine est absolument adorable, mais il n'engendre qu'une série de catastrophes. C'est une étape importante, une ébauche, un brouillon sur le chemin des "Frères Karamazov" et le personnage d'Aliocha (qui lui, n'est pas "absolument bon")

Oui, il est "fascinant".

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Robin, j'ai vu moi aussi cette adaptation avec Philippe Avron !
J'en ai vu une autre plus tard à la Comédie Française, avec Michet Duchaussoy dans le rôle de Muychkine et Nicolas Silberg dans celui de Rogojine. Et je me rappelle aussi Gérard Philipe; le film était assez médiocre, mais le comédien avait vraiment la "grâce".

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

Felts, vous êtes viré.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2009

Et les commentateurs à la con, aussi.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2009

Commentaire à la con (pardon) : ça va faire de l'air !
Et ce sera plus lisible. Merci.

Écrit par : yann | 05 février 2009

Merci Robin et Sylvie pour les titres d'Akounine. Je vais commander tout ça.

Écrit par : catmano | 05 février 2009

Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

Merci Robin et Sylvie pour les titres d'Akounine. Je vais commander tout ça.

Ecrit par : catmano | 05 février 2009
Merci aussi ! Elle me les prêtera ...
Pour l'instant, je suis dans les enquêtes de Nicolas Le Floch.

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Felts, vous êtes viré.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 février 2009
J'ai la flemme de tout lire. Qui me fait un résumé exhaustif ?

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

En cent dix mots, sans tolérance, comme en prépa véto, bien sûr !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Et j'ai moi aussi été fascinée par l'Idiot.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 février 200



Oui, il est "fascinant".

Ecrit par : Robin | 05 février 2009

Moi aussi, en cours de russe en Terminale. En prépa, c'était déjà beaucoup moins fascinant, avec le spectre de la contraction de texte en 110 mots sans tolérance.
On traçait un cadre de dix sur onze et on remplissait au crayon à papier pour le cas où on serait "trop court" ou" trop long "
Ça démystifiait même Dostoïevski ! J'ai du aussi "contracter " Lorenzaccio et Les petits Poèmes en Prose...
C'était le bon temps !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

" Contracter" Lorenzaccio et Les Petits Poèmes en prose???
Quel exercice barbare ! -)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

" Contracter" Lorenzaccio et Les Petits Poèmes en prose???
Quel exercice barbare ! -)))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

Mon professeur de français ne m'en avait pas voulu de refuser de " contracter " Baudelaire et m'en avait même su gré !
Il m 'avait dit : "Il faudrait pourtant vous y préparer pour le Concours ! ", ce à quoi je lui avais répondu: " Ça ne risque rien ! Ce sont des professeurs de français qui font les sujets et ils choisiront Le Discours sur l'Encyclopédie de d'Alembert. Ils n'auront pas le courage de nous faire contracter Baudelaire ! ".
J'ai eu raison.
Nous étions très bons amis, le professeur de Français et moi. Il m'a mis de chouettes appréciations sur mes bulletins semestriels. C'était un petit vieux bien propre, rose, frais et poli. Probablement pas doté d'ailes de géant, mais, pour Véto, ça suffisait largement. Il était ponctuel et méthodique et laissait les grandes envolées lyriques à notre prof de SciNat.

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Ça démystifiait même Dostoïevski ! J'ai du aussi "contracter " Lorenzaccio et Les petits Poèmes en Prose...
C'était le bon temps !

Ecrit par : dobolino | 05 février 2009

Contracter des poèmes ? Peut-être pas, encore qu'il y ait toujours une "idée générale" dans un poème, mais des romans et des textes en prose (un article de journal par exemple), oui. C'est l'un des exercices les plus profitables que l'on puisse faire : résumer, c'est comprendre, dégager l'essentiel de l'accessoire, distinguer les idées des exemples et montrer que l'on a compris.

Il y avait une épreuve de contraction de texte en Première (et en BEP) il y a quelques années. Je ne suis pas sûr que ça existe encore. Je crois que non et c'est dommage.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Non! Il n'est pas assez bolchévik ! 33% pour les actionnaires, c'est trop !
(je suis en train d'écouter notre nain national qui fait la nique à Besancenot ... )
Quel bagoût a cet individu !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Non! Il n'est pas assez bolchévik ! 33% pour les actionnaires, c'est trop !
(je suis en train d'écouter notre nain national qui fait la nique à Besancenot ... )
Quel bagoût a cet individu !

Ecrit par : dobolino | 05 février 2009

Ah, tu écoutes encore. Tu es courageuse, moi, j'ai abandonné.

Écrit par : catmano | 05 février 2009

Contracter des poèmes ? Peut-être pas, encore qu'il y ait toujours une "idée générale" dans un poème, mais des romans et des textes en prose (un article de journal par exemple), oui. C'est l'un des exercices les plus profitables que l'on puisse faire : résumer, c'est comprendre, dégager l'essentiel de l'accessoire, distinguer les idées des exemples et montrer que l'on a compris.

Il y avait une épreuve de contraction de texte en Première (et en BEP) il y a quelques années. Je ne suis pas sûr que ça existe encore. Je crois que non et c'est dommage.

Ecrit par : Robin | 05 février 2009

Tout à fait d'accord ! C'est un excellent exercice qui permet vraiment de juger le candidat aussi bien sur ses capacités de lecture que sur ces capacités d'écriture et de synthèse.
Il y a quantité de textes qui s'y prêtent, aussi bien littéraires d'ailleurs.
Contracter un poème ou une pièce de théâtre, c'est un jeu de massacre ! On perd 99.9 % du sens ! Non ?

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Quel bagoût a cet individu !

Ecrit par : dobolino | 05 février 2009

Ah, tu écoutes encore. Tu es courageuse, moi, j'ai abandonné.

Ecrit par : catmano | 05 février 2009
moi, j'écoute ! Il me régale, ce garçon !
Comme quoi, tu vois, la filière C, quoiqu'on en ait dit, c'est pas la voie royale !
Tu te souviens de ceux qui pleuraient parce qu'on les orientait en AB ?
Tu vois, ils n'avaient vraiment aucune raison de pleurer !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Puis, tu vois, les autres, ils écoutent avec tant d'activisme qu'ils sont incapables d'intervenir ici en même temps ! S'ils avaient vraiment fait une prépa, ils seraient capables de gérer les deux en même temps , tout en écoutant une cantate de Bach et en préparant la bouffe !
Ils ont du faire des petites prépas ronronnantes ?

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Non! Il n'est pas assez bolchévik ! 33% pour les actionnaires, c'est trop !
(je suis en train d'écouter notre nain national qui fait la nique à Besancenot ... )
Quel bagoût a cet individu !

Ecrit par : dobolino | 05 février 2009

bolchévik, ça veut dire "minoritaire" en russe, je crois. Vu le nombre de gens dans la rue le 29 janvier dernier, le bolchévik, ce serait plutôt le "nain national".

"C'est la luuuuute finaaaale, groupons-nous et demain, Roleix et Cartier seront le genre humain !"

Nain disert...Et l' indigence.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk

Écrit par : Guy Morel | 05 février 2009

Moi j'écoute pas. Je zape systématiquement. C'est physique. J'écouterai un raccourci du nain disert demain. A mon avis, ça ne devrait pas être long. Ce type est formidable ; il est en train de réhabiliter le marxisme.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Moi, je me demande jusqu'à quand il va causer ! J'ai faim !
Votre " bolchévik ", Robin, veut dire majoritaire !
C'est menchévik qui est "minoritaire "...
Au départ, il s'agit d'une embrouille ! Ça date de la deuxième internationale ou de la guerre de 1905. mencheviki bolcheviki i bolcheviki mencheviki.
Demandez à buntovchik, il vous expliquera !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Pas la guerre de 1905 ! La Révolution !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Il y avait effectivement autrefois un exercice de résumé au bac, et c'est vrai que c'était une épreuve qui permettait de tester les qualités du candidat. Elle a sans doute été jugée trop discriminante, car elle a disparu, si je me souviens bien, en 1994. On évitait de donner des textes trop littéraires, que la contraction aurait totalement dénaturés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2009

http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk

Ecrit par : Guy Morel | 05 février 2009

Je trouve qu'il imite bien Laurent Gerra. On dirait un numéro de clown. C'est absolument affligeant et on voit bien en regardant la vidéo soit qu'il n'y connaît rien, soit qu'il ment. Et s'il s'arrêtait cinq minutes de courir partout et de faire "nain porte quoi" pour réfléchir ?

Écrit par : Robin | 05 février 2009

C'était plutôt intéressant, cette épreuve de contraction de texte. A-t-elle aussi été supprimée en prépa scientifique ?
Pour nous, Prépas Véto, c'était excessif, abusif (?), puisqu'il n'y avait pas la moindre tolérance. 110 mots, c'était 110, pas un de plus ni de moins, idem pour 100 ou 120 mots.
C'était néanmoins jouable et même assez ludique !

Écrit par : dobolino | 05 février 2009

Moi, je me demande jusqu'à quand il va causer ! J'ai faim !
Votre " bolchévik ", Robin, veut dire majoritaire !
C'est menchévik qui est "minoritaire "...
Au départ, il s'agit d'une embrouille ! Ça date de la deuxième internationale ou de la guerre de 1905. mencheviki bolcheviki i bolcheviki mencheviki.
Demandez à buntovchik, il vous expliquera !

Ecrit par : dobolino | 05 février 2009

Don't act ! Pourquoi ne vient-il plus sur le blog buntovchik ? C'est pas faute de multiplier les appels du pied avec
Dostoïevski.

J'ai trouvé ça. En fait 1905 est une Révolution manquée, le prélude à la grande Révolution (réussie) de 1917 :

"L'année 1905 marqua pour le tsar Nicolas II le renoncement à l'autocratie absolue telle qu'il l'avait à peu près pratiquée jusqu'alors. Deux poussées révolutionnaires successives le contraignirent à accepter la réunion d'une Assemblée nationale élue, la douma, qui allait constituer, en dépit de toutes ses précautions, un contre-pouvoir réel à son absolutisme."

et ça :

"Sur le plan politique, la Russie avait connu depuis la fin du XIXe siècle l'émergence de courants révolutionnaires qui, en dépit de tensions internes très vives (scission en 1902 du Parti ouvrier social démocrate entre bolcheviques et mencheviques), avaient pénétré les milieux ouvriers, paysans et étudiants..."

Écrit par : Robin | 05 février 2009

Ce type est formidable ; il est en train de réhabiliter le marxisme.

Ecrit par : Robin | 05 février 2009

Ceci dit, je ne trouve pas ça spécialement réjouissant.

Écrit par : Robin | 05 février 2009

"Il" a dit que les universités allaient pouvoir choisir leurs enseignants et leurs étudiants.
Ça vous inspire quoi ?

Écrit par : yann | 05 février 2009

Ah, moi aussi ! Père anarchiste , un homme remarquable, fils d'un Espagnol de l'armée en déroute. C'était le même ? En Vendée, ou dans le Poitou ?

Ecrit par : FGuichard | 05 février 2009

Je ne crois pas que c'était le même ! C' aurait été drôle ! C'était il y a vingt-cinq ans, dans le Sud-Ouest, dans une petite ville qui avait reçu son contingent d'expatriés si chaleureusement accueillis à Argeles ou à Gurs.

Ses parents tenaient une toute petite librairie, où l'on trouvait ce qui ne se trouvait nulle part ailleurs dans cette ville : des ouvrages des éditions Maspéro, des rapports d'Amnesty sur le Chili et l'Argentine, des publications des comités anars ou des objecteurs de conscience, des enveloppes en papier recyclé marquées NON au nucléaire.
On y rencontrait des affamés de poésie, des obsessionnels de la révolution prolétarienne toujours à venir, des théâtreux inspirés, des paumés qui venaient plus pour boire un thé au jasmin que pour parler littérature, bref le lieu idéal, pour un p'tit gars de la France profonde, pour faire son éducation politique et sentimentale.
On parlait de Plogoff et d'Occitanie, on feuilletait "Suicide mode d'emploi d'un air circonspect, on s'enlaçait entre les BD de Reiser et les cartes postales Volem viure al pais, on critiquait Mitterrand, la CFDT, la guerre des Malouines, Aragon, on écoutait Yes, Angelo Branduardi, Malicorne, Perlinpinpin Folc, on votait pour Juquin !!! Qui se souvient de Juquin ??? Ju-quin !!!

Bon c'est loin tout ça !
" Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ......"
Il a fini de parler, l'autre ?

Écrit par : Chevreuil | 05 février 2009

"Don't act ! Pourquoi ne vient-il plus sur le blog buntovchik ? C'est pas faute de multiplier les appels du pied avec
Dostoïevski."

Il est intervenu hier ou avant-hier...

Mais ca me rassure : ca explique que vous ayez loupé aussi quelques messages à moi. Elle fonctionne toujours, votre boîte-mail sur club internet, Robin ?

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

Je voudrais revenir sur la querelle Prépas-université, objet initiale de cette note. Si les prépas marchent mieux que la fac, c'est peut être tout bêtement , et contrairement à un préjugé idiot, qu'on y a un souci plus authentique de l'élève: on devient prof de prépa, d'abord après avoir passé un concours national particulièrement sévère, et ensuite sur avis d'un inspecteur général, qui vous a vu à l'oeuvre; un prof de prépa qui n'est visiblement pas à la hauteur est vite repéré et marginalisé, d'abord par ses élèves; et la mauvaise pub qu'il peut faire à la boite n'est souvent pas du goût de ses collègues. Tandis que pour être universitaire, tout dépend d'une commission dite de spécialistes, qui ne prête aucune attention à la valeur pédagogique du postulant; pour la recherche, c'est une cabale de dévots qui peut vous dispenser de tout , ou ne rien vous passer, c'est selon. Une thèse sera forcément brillante si elle a été dirigé par un pote du président de commission, une communication forcément indigente si elle a été prononcée dans un colloque organisé par un ennemi dudit président. L'avis de la commission est en principe éclairée par ceux de deux rapporteurs, qui devraient avoir lu le dossier du candidat; mais ceux dont j'ai eu communication étaient scandaleusement étiques (moins d'une demi page, écrit gros) et leurs auteurs estimaient avoir bien assez travaillé en lisant le rapport de soutenance de thèse. D'une certaine manière, on les comprend: quand le poste est, depuis sa création, promis à un autre, pourquoi se prendre la tête avec les mérites de Paul ou de Jacques? Le reste est à l'avenant et chaque session de recrutement apporte son lot d'exemples révoltants. Ce n'est même plus une question d'individu (et les quelques universitaires du sérail que je connais voudront bien, j'espère, me pardonner cette sortie), mais il est clair que si la réforme Pécresse fait tout pour aggraver cette dérive , ses opposants n'ont visiblement aucune envie de corriger un système qui favorise si bien le népotisme et le clientélisme. Très rares sont ceux qu'on a entendu réclamer un peu de transparence et de moralité. Et, faisant partie d'un corps que bien souvent ils détestent (si j'en crois certains commentaires), j'y réfléchirai à deux fois avant de leur servir de harki.

Écrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009

Dobolino, "il" a aussi dit qu'il supprimerait la taxe professionnelle.
Je ne sais pas toi, mais moi, ça me fait plutôt envie.
Faut voir.

Écrit par : yann | 05 février 2009

Il est incontestable que les postes en université reviennent souvent de droit aux postulants du crû!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

"Dobolino, "il" a aussi dit qu'il supprimerait la taxe professionnelle.
Je ne sais pas toi, mais moi, ça me fait plutôt envie.
Faut voir."

Ecrit par : yann | 05 février 2009

D'accord, mais pour la remplacer par quoi? Les collectivités locales vont crever! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2009

Outre les coquilles du post précédent (objet initial, thèse dirigée), je me permets de signaler les différentes analyses de Pierre Jourde (Grenoble III). Adversaire résolu de la loi Pécresse, c'est certainement un des observateurs les plus lucides, avec Pedro Cordoba, du système et de ses dérives.

Écrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009

Je voudrais revenir sur la querelle Prépas-université, objet initiale de cette note. Si les prépas marchent mieux que la fac, c'est peut être tout bêtement , et contrairement à un préjugé idiot, qu'on y a un souci plus authentique de l'élève: on devient prof de prépa, d'abord après avoir passé un concours national particulièrement sévère, et ensuite sur avis d'un inspecteur général, qui vous a vu à l'oeuvre; un prof de prépa qui n'est visiblement pas à la hauteur est vite repéré et marginalisé, d'abord par ses élèves; et la mauvaise pub qu'il peut faire à la boite n'est souvent pas du goût de ses collègues.

Ecrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009

Bof... En tant qu'élève, j'ai eu la même proportion d'enseignants géniaux, d'enseignants honnêtes (la majorité) et de mauvais enseignants (très peu) en prépa et à l'université (pourtant dans une université qui ne brillait pas par son image).
Dans les disciplines à agrégation, l'immense majorité des universitaires sont agrégés; ils sont fort souvent normaliens.
Quant au souci de l'élève, c'est peut-être l'écart qui sépare des classes d'au maximum 50 élèves, de groupe d'au moins 80 si ce n'est plus, sans parler d'une filière sélective face à une filière qui accueille tout le monde. Quitte à blesser vos egos d'enseignants de CPGE, c'est plus la structure - sélection, nombreuses heures de cours, khôlles, contrôle des absence, groupe d'élèves relativement restreint - que la nature de l'enseignant qui est centrale.
Je ne suis pas persuadé qu'un enseignant de CPGE intervenant en premier cycle de l'université ait plus de succès qu'un universitaire.

Écrit par : Romuald | 05 février 2009

... on écoutait Yes, Angelo Branduardi, Malicorne, Perlinpinpin Folc, on votait pour Juquin !!! Qui se souvient de Juquin ??? Ju-quin !!!

Bon c'est loin tout ça !
" Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ......"
Il a fini de parler, l'autre ?

Ecrit par : Chevreuil | 05 février 2009

Ah, le bel Angelo Branduardi... (soupir ému)
Quant à Juquin , j'ai un coming out à faire : j'ai fait partie d'un "comité Juquin" , ce qu'on appelait alors les rouges verts. Me le pardonnera-t-on ?

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

J'ai la flemme de tout lire. Qui me fait un résumé exhaustif ?

Ecrit par : dobolino | 05 février 2009

Tout ce que je peux vous dire c'est que je suis tombée sur un post qui m'a fait réagir parce que j'y voyais un sujet dont il a été question ici plusieurs fois à savoir que les différentes assos pour la défense de l'instruction se tiraient et se tirent dans les pattes joyeusement. Ce n'est pas un scoop!J'ai donc dit combien je regrettais l'absence d'unification du mouvement et le fait que certains tirent les marrons du feu mais je ne croyais pas que le mal était aussi grave. Et le mal a l'air d'être ailleurs, en fait. In fine, on peut constater qu' ils se tirent vraiment, vraiment dans les pattes mais il y a moult choses qui m'échappent totalement et dont je me moque d'ailleurs éperdument. Je ne sais même pas qui est où et qui défend quoi. Bref, c'est un peu plus compliqué que ce que je croyais tout ce bazar et chose que je dis rarement mais là je le pense vraiment: qu'ils se "démerdent"avec leurs histoires.
Ca n'a pas dû vous éclairer beaucoup mais comme je n'y vois pas plus clair que vous...
Tiens, mieux vaut retourner à ses bouquins...

Écrit par : Sanseverina | 05 février 2009

Yes You can écrit plus haut (extraits choisis) :

"C'est dur le métier de prof. l'Administration nous en veut, les Inspecteurs nous en veulent. Les parents ne s'occupent plus de leur progéniture. Les élèves ne respectent plus rien."

C'est très résumé sauf que c'est la plate vérité car cette réalité-là est vécue, sur le terrain et au quotidien, par la plupart des profs. L'administration n'est qu'un monstre froid qui gère de la matière humaine ; le corps inspectoral nous mine au lieu de nous soutenir ; les parents se comportent en consommateurs et leurs rejetons confondent la chaise de classe avec le canapé du salon.

...

"Il faut revenir aux fondamentaux. Je veux faire des cours comme je sais le faire, du haut de mon estrade et dans le silence absolu."

L'horreur instructionniste par excellence (selon les pédagogistes) : du frontal, de l'estrade et faire cours ! C'est pourtant à cela qu'il faut revenir : du contenu et des cours dispensés par un prof respecté et considéré, dans ce silence de rigueur qui redonnerait aussi du sens à la parole de l'élève.

...

"Ah oui, il y a bien une toute dernière solution, ce serait de démissionner de l'Education Nationale. Mais non, c'est impossible, ce serait donner raison aux autres. Et puis surtout je ne sais rien faire d'autre, moi, qu'enseigner ..."

Justement, il ne faut pas "leur" abandonner le navire car ils n'en sont pas les propriétaires. Il est du devoir des profs libres d'esprit de défendre l'école contre les fossoyeurs et tous ceux qui veulent s'en servir à leurs propres fins. Le pédocentrisme n'est jamais que la couverture du pédagocentrisme et, bien souvent, du pédantisme (ou l'égotisme érigé en science).

Écrit par : Magister | 05 février 2009

Je vous absous, Frédérique Guichard, étant moi-même un grand pécheur.

Tenez, à propos des Espagnols de l'armée en déroute, connaissez-vous le beau livre de Javier Cercas, les Soldats de Salamine ?
On y trouve des pages poignantes sur le destin de ces hommes qui, ayant échappé de justesse aux troupes de Franco, se sont engagés dans la Légion Etrangère et ont combattu sous les couleurs de la France Libre. Sans patrie, oubliés de tous, vieillissant avec le souvenir de leurs compagnons disparus au combat.
Une réflexion terriblement émouvante sur le destin des "héros" de toutes les guerres.

Écrit par : Chevreuil | 05 février 2009

il n'y avait pas la moindre tolérance. 110 mots, c'était 110, pas un de plus ni de moins, idem pour 100 ou 120 mots.
C'était néanmoins jouable et même assez ludique !

Ecrit par : dobolino

Sous une telle contrainte, c'est à la limite de l'oulipisme !

Écrit par : moot | 05 février 2009

il est clair que si la réforme Pécresse fait tout pour aggraver cette dérive , ses opposants n'ont visiblement aucune envie de corriger un système qui favorise si bien le népotisme et le clientélisme. Très rares sont ceux qu'on a entendu réclamer un peu de transparence et de moralité. Et, faisant partie d'un corps que bien souvent ils détestent (si j'en crois certains commentaires), j'y réfléchirai à deux fois avant de leur servir de harki.
Ecrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009
C'est tout le problème général de l'école : peut-on suivre ceux qui protestent contre les réformes Darcos-Pécresse alors qu'elles vont dans le même sens que les politiques scolaires approuvées par eux hier ? Et qui englobent dans leur protestation les timides avancées faites par Darcos avec ses programmes du primaire.
Étonnant tout de même que sur ce blog - distrait il est vrai ces derniers temps par des zébulonnades - personne n'ait réagi aux textes que le professeur Demailly a envoyés à V. Pécresse.

Écrit par : Guy Morel | 05 février 2009

Une réflexion terriblement émouvante sur le destin des "héros" de toutes les guerres.

Ecrit par : Chevreuil | 05 février 2009

Elle est très con, ma dernière phrase, très "quatrième de couverture."
Je la retire. La prochaine fois, je tournerai sept fois la souris dans ma main avant de poster !

Écrit par : Chevreuil | 05 février 2009

Tenez, à propos des Espagnols de l'armée en déroute, connaissez-vous le beau livre de Javier Cercas, les Soldats de Salamine ?

Ecrit par : Chevreuil | 05 février 2009

Oui, Chevreuil. Magnifique.

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

Un seul élément, la mise en cause de F. Guichard pouvait effectivement prêter à interprétation. Les termes dans lesquels elle avait antérieurement évoqué LeBris et ses propos actuels peuvent laisser penser qu'elle n'en pense pas le plus grand bien. La réciprocité apparait alors assez naturelle.

Ecrit par : Exclusion inclusive | 05 février 2009

Je n'avais jamais dit quoi que ce soit d'insultant sur Le Bris avant qu'il ne me traite de délatrice. Depuis, effectivement, je ne pense pas grand-chose de ce monsieur -- même pas du mépris. Vous ne voulez quand même pas que je traite avec respect, déférence et ménagement un être capable de colporter ce genre de diffamation ?
P.S. Comme je l'ai d'ores et déjà expliqué sur le blog de Roger, je ne désire plus m'exprimer sur ce sujet. D’aucun(e)s pourront donc médire de moi tant qu’ils ou elles le voudront. Je suis trop occupée à prendre en charge mes vieux parents pour perdre mon temps et mon énergie à essayer de faire la preuve de quoi que ce soit. Calomniez si vous n'avez rien à faire d'autre de votre vie.

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

"Si Felts a le temps un portrait de Yann et de Jérémy en surround et vistavision…
Ecrit par : La Brighelienne"

"Si Felts a le temps"...! Encore des allusions indignes ! On avait dit qu'on arrêtait ! Vous exagérez !

"Avec plaisir ! Nous serons nombreux au rendez-vous !
Ecrit par : L'Africaine"
Vous prévoierez une twingo pour réunir tous vos partisans.

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

"Si Felts a le temps un portrait de Yann et de Jérémy en surround et vistavision…
Ecrit par : La Brighelienne"

"Si Felts a le temps"...! Encore des allusions indignes ! On avait dit qu'on arrêtait ! Vous exagérez !

"Avec plaisir ! Nous serons nombreux au rendez-vous !
Ecrit par : L'Africaine"
Vous prévoierez une twingo pour réunir tous vos partisans.

Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

Oh, putain, c'est reparti !
Bonne nuit.

Écrit par : Chevreuil | 05 février 2009

@ Dobolino

Lisez sur le blog de Roger Felts, ça ira plus vite et vous compendrez les raisons de mon ire et de mon chagrin.

Écrit par : FGuichard | 05 février 2009

Vous prévoierez une twingo pour réunir tous vos partisans.

Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

Jérémy, qu'avez-vous contre les twingos ? Je m'offusque (et ma twingo aussi) !

Écrit par : catmano | 05 février 2009

@Guy Morel, en qui je salue le coauteur d'un livre que j'ai beaucoup aimé.

Je connaissais le texte (je suppose qu'il s'agit de l'article du Monde 6/1), mais il est de ceux qu'il faut relire, car il est plein d'intérêt. Les questions qu'il soulève sont complexes et méritent des commentaires plus pertinents que les miens. J'en reprendrais volontiers certains passages à mon compte; d'autres me semblent matière à débat.

Écrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009

J'en reprendrais volontiers certains passages à mon compte; d'autres me semblent matière à débat.
Ecrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009
En effet. Mais ce sont des textes d'une grande honnêteté.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 05 février 2009

Vous prévoierez une twingo pour réunir tous vos partisans.
Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

Jérémy, qu'avez-vous contre les twingos ? Je m'offusque (et ma twingo aussi) !
Ecrit par : catmano | 05 février 2009

Je propose un débat sur les twingos.

Et je me permets de saluer Jean-François Croz, à qui j'avais adressé quelques compliments il y a plusieurs mois pour un texte rabeaisien qui m'avait fait beaucoup rire sur sll. M. Croz, je suis aussi sceptique que vous sur le recrutement des universitaires par copinage, avec une évaluation effectivement généralement biaisée.

Chevreuil, si vous considérez que "c'est reparti" à cause de mon message, je pense que vous avez loupé des choses plus haut, dans lesquelles je ne suis absolument pas impliqué...!

Bon, ce débat sur les twingos, qui se lance ?

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

@Guy Morel

Connaissant quelques co-signataires (F.Lessay, J.F. Chanet) , je n'en doutais pas. C'est pourquoi je suis avec curiosité cette affaire.

Écrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009

Oh, putain, c'est reparti !
Bonne nuit.
Ecrit par : Chevreuil | 05 février 2009
Oui, j'ai passé une partie de ma journée à préparer l'impression du livre de Thierry Venot et Pascal Dupré une grande partie de la sienne sur le manuel de calcul CE1.
Vous parliez du temps de Gurs et d'Argelès, j'ai parfois des démangeaisons d'attraper le fusil.

Écrit par : Guy Morel | 05 février 2009

"Le rapport préconise la création de Classes Préparatoires en Université"

Il existe déjà, à la fac St-Charles de Marseille, des groupes "préparation aux écoles d'ingénieurs". Mais il s'agit, en réalité, plus d'un simulacre de prépa, surtout en ces temps de grève, que d'une CPGE. Et ce, tant au niveau de la charge de travail, que de l'encadrement, ou parfois, et c'est là le pire, de la cohérence entre les groupes. (Même DS, cours différents).

Peut-être ce système peut-il tendre à être un compromis entre une licence classique et une véritable classe prépa? Mais je ne pense pas que cela puisse devenir une alternative sérieuse à une CPGE...

Écrit par : Vincent | 05 février 2009

@Jeremy
Le fusil, ce n'est pas pour vous. Mais arrêtez de répondre.

Écrit par : Guy Morel | 05 février 2009

je suis aussi sceptique que vous sur le recrutement des universitaires par copinage, avec une évaluation effectivement généralement biaisée.

Ecrit par : Jeremy

C'est quasiment inévitable dans le cas d'un recrutement à l'unité et sans anonymat.
Pour faire un parallèle physique, disons que pour une seule particule détectée dans un flux très faible, le "bruit de fond" devient égal au signal, autant dire ainsi que le signal existe ou n'existe pas, on ne sait pas quelle est la réponse, elle est aléatoire.

Écrit par : moot | 05 février 2009

Aléatoire est effectivement le mot qui convient. J'aime beaucoup votre comparaison.

Écrit par : Jeremy | 05 février 2009

@Jeremy
Merci beaucoup, Jeremy, de rappeler ces pastiches sans prétentions, qui me semblent avoir été écrit sur une autre planète, tant tout cela paraît loin...
Certains ici se souviennent-ils de la période Allègre, de l'explosion de colère qu'elle avait provoquée, des voix qu'elle avait libérées? Et des chochottes qui nous reprochaient de malmener un ministre "de gauche"? Pour ça au moins, ma conscience est tranquille; et je suis convaincu que, si c'était Le Pen (horresco referens) qui avait gagné en 2002, c'est à lui qu'il aurait proposé ses services; et on les aurait acceptés de grand coeur.
Pour le restes mes contentieux personnels avec l'Université n'ont guère d'intérêt, vu les enjeux ; mais je serais curieux de savoir si d'autres ici ont les mêmes que moi, histoire d'en connaitre la légitimité et les limites...

Écrit par : Jean-François Croz | 05 février 2009

@moot
Votre métaphore laisse à penser que vous êtes physicien. Si c'est le cas, je crois savoir que la compétition est moins hystérique qu'en SHS, où, en outre, le vainqueur est le plus souvent connu d'avance, et où la messe est dite bien avant la réunion de la commission. Le travail de celle-ci se borne alors à trouver des prétextes pour évincer les autres; et les prétextes qu'elle trouve donnent parfois la nausée.

Écrit par : Jean-François Croz | 06 février 2009

à Magister
Merci pour votre honnêteté même si je ne partage pas votre avis.
En tant qu'enseignant, je n'ai pas vraiment eu de problèmes avec le corps inspectoral et pour ce qui est de l'Administration, sachant qu'un proviseur chasse le précédent tous les 3 ans, il suffit, dans le pire des cas, d'attendre.
Certes, le niveau des élèves me laisse souvent pantois mais je ne suis pas convaincu que le retour à l'ancien modèle, à l'horreur instructionniste comme vous le dites, apporte une quelconque solution au problème, à part de permettre de restaurer l'ego de certains professeurs. Car le mal est déjà fait.
Par contre, à mon avis, il est plus qu'urgent de revoir l'enseignement en primaire. Les programmes commencent à évoluer dans le bon sens mais le niveau des prétendants au concours de professeurs des écoles atteint des profondeurs insondables. Il faut sans doute exiger des compétences disciplinaires bien plus importantes et ne sélectionner que ceux qui ont ,en plus, un minimum de pédagogie (si, si, les 2 sont nécessaires ). Cela ne pourra sans doute se faire qu'en augmentant leur salaire.
Mais combien de collègues en collège, en lycée ou en prépa seraient prêts à soutenir cette idée ?

Écrit par : Yes You can | 06 février 2009

Wahouuu! Une longue journée, avec réunion parents/profs à la clef... Je lis ce commentaire de François Duhem, sur le thème évoqué plus haut "formatage/curiosité" :

"Daniel,
Vous ne m'avez pas répondu, si ce n'est pour dire que je vous décrivais " d'excellents techniciens". Et alors ?
Il est certain qu'il faut maîtriser une certaine technique lorsqu'on étudie ces domaines, car les idées s'y expriment en langage mathématique. Vouloir faire de la physique sans mathématiques, c'est se condamner à rester dans de vagues généralités. Donc, être un excellent technicien, pour quelqu'un qui se destine à être ingénieur, chimiste, veto, physicien, c'est non seulement un atout, mais c'est absolument nécessaire. Les étudiants de cpge sont de ce point de vue très avantagés par rapport à leurs congénères de la fac.
Evidemment, dans votre réponse il n'y avait pas que cela, vous sous-entendiez en fait que l'on formait des calculateurs sans âme, dépourvus de curiosité. [...]"

Pour plus de lisibilité, je ne reprends pas tout, mais tente d'apporter quelques précisions.
Sur la nécessité de maîtriser une technique (et cela quelque soit le domaine), je suis bien d'accord avec vous. Mais, comme vous le relevez vous-mêmes, dans ma réponse il n'y avait pas que (et c'est ce "que" que je souhaiterais souligner) cela. Et c'est bien le risque de former des calculateurs sans âme, dépourvus de curiosité et bornés que j'essayais de pointer. Car, à moins de nous satisfaire du "Meilleur des mondes", nous ne sommes pas que des techniciens. Werner von Braun maîtrisait une technique qui a permis d'envoyer l'homme sur la lune. Avant cela, si je ne m'abuse, il travaillait pour les nazis (en tant qu'alpha plus?)...
Je connais du reste assez mal les sciences exactes. Je suis philosophe de formation, et dans cette discipline j'ai vu un certain nombre d'éléments sortir des classes prépas. Brillants, maîtrisant leurs références à la virgule près, sachant parfaitement produire la dissertation conforme à l'épreuve de l'Agrégation. De vrais historiens de la philosophie. Mais pas des philosophes. Car la philosophie suppose le doute, l'aventure hors des sentiers battus, la fantaisie qui permet quelquefois de dépoussiérer un texte renier par l'académisme. Je ne voudrais pas non plus donner l'impression d'opposer catégoriquement (et caricaturalement) les premiers aux seconds. Mais effectivement, je crains que la maîtrise dans un exercice de restitution (d'imitation de ce qui existe déjà) ne tue parfois le tempérament du chercheur.
D'ailleurs, il ne faut peut-être pas opposer la recherche universitaire et l'esprit prépa, mais y voir deux démarches différentes.
Je suis en outre sans illusions sur le niveau de la plupart des étudiants de 1er cycle. Je n'idéalise ni les prépas ni l'université. Pour les raisons ci-dessus, je mettais juste au jour un risque de "formatage", mais ne voulais en aucun cas jeter la pierre à ceux qui se sont formés durement à la maîtrise d'une technique par d'autres voies que l'université.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2009

"Don't act ! Pourquoi ne vient-il plus sur le blog buntovchik ? C'est pas faute de multiplier les appels du pied avec
Dostoïevski."

Il est intervenu hier ou avant-hier...

Mais ca me rassure : ca explique que vous ayez loupé aussi quelques messages à moi. Elle fonctionne toujours, votre boîte-mail sur club internet, Robin ?

Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

J'ai effectivement dû louper quelques messages, sinon, je vous aurais répondu. Oui, ma boîte e-mail club-internet fonctionne toujours et je la relève régulièrement (enfin, presque).

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Petite mise au point, encore, sur l'emploi des mots "technicien" et "sens".

J'ai essayé, plus haut, d'attirer l'attention sur le risque d'une activité conduite en simple technicien, et perdant alors sa finalité et son sens.
Or, certains intervenants sur ce blog semblent rejeter définitivement le recours au "sens" comme une justification du pédagogisme. Ils dénoncent ainsi et à juste titre, sans doute, le "développement du sens selon les pédagogistes", la "pédagogie de l'éveil", la "curiosité de l'apprenant", etc.
Mais je ne vois pas pourquoi il faudrait abandonner de cette manière le terme à cette secte. On peut regretter, par exemple, l'approche techniciste d'un texte et la perte de son sens sans se rapporter au pédagogisme, et même pour mieux le dénoncer.

Jean-Paul Brighelli le fait très dans "La Fabrique du crétin", que je me permets de citer :

"Les questions dont les auteurs de manuel abreuvent les élèves réduisent systématiquement le sens à des techniques, dont le dévoilement suffit, apparemment, au bonheur des néo-pédagogues, et, présument-ils, à celui des "apprenants".
Cette vision purement techniciste, plaquée sur les textes, amène une myopie intellectuelle si remarquable qu'elle ne peut pas ne pas avoir été souhaitée. L'élève [...] se saisit de l'écrit qu'on lui propose sans plus s'interroger sur ses enjeux, son contexte, sa signification enfin.". (Chapitre "Rhétorique", p. 158).

Je pense que c'est pécisément l'un des drames du pédagogisme d'avoir fait perdre le sens des textes à l'école (à grands coups de "tout se vaut"). A cet égard, se référer au "sens", ce n'est pas lui faire une concession, mais insister sur un argument contre lui.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2009

"le fait très bien", what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2009

« l'invasion du Maroc pour un coup d'évantail »
Robin | 05 février 2009

Le coup d'éventail a en fait servi de prétexte à la prise d'Alger.

« comme disait Pascal "Si le nez de Cléopâtre eût été plus long, la face du monde en eût été changée." »
Robin | 05 février 2009

« Plus court », disait-il.
(Veuillez me pardonner, Robin : c'est juste pour le plaisir de pinailler, hein.)

« Javier Cercas, les Soldats de Salamine »
Chevreuil | 05 février 2009
Superbe roman, oui.

Écrit par : Tailleboudin | 06 février 2009

Daniel Arnaud, citant JPB, a écrit : "Les questions dont les auteurs de manuel abreuvent les élèves réduisent systématiquement le sens à des techniques, dont le dévoilement suffit, apparemment, au bonheur des néo-pédagogues, et, présument-ils, à celui des "apprenants".
Cette vision purement techniciste, plaquée sur les textes, amène une myopie intellectuelle si remarquable qu'elle ne peut pas ne pas avoir été souhaitée. L'élève [...] se saisit de l'écrit qu'on lui propose sans plus s'interroger sur ses enjeux, son contexte, sa signification enfin.". (Chapitre "Rhétorique", p. 158).

"Je pense que c'est précisément l'un des drames du pédagogisme d'avoir fait perdre le sens des textes à l'école."



Si j'étais un pédagol *, j'objecterais qu'il faut donner du sens au sens ou alors faire appel à une bien sombre Grâce interprétative. Tout cela est lié au désir d'objectiver le sens dans une tentative de "scientificiser" l'étude des textes. La manipulation de gadgets vaguement structuralistes rassurent beaucoup d'enseignants placés face à des monstres textuels qui les effraient.

Au fond, c'est une question de positionnement d'un curseur entre deux taquets également rassurants : le recours à la grâce divine d'un côté, le recours à la technicité pure de l'autre. Ces deux taquets se rejoignent en une même religiosité éperdue ("n'ayez pas peur").

Mais qui est encore capable, aujourd'hui, de maintenir longtemps une saine et forte tension entre deux pôles ?

EDF ? AREVA ? le GRIP ?

* Par une formation puis une longue pratique scientifique, on parvient, parfois, par la force de la pensée, à être tout autre chose que soit même.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Comme disait je ne sais plus qui *, il faut bien tenir compte du fait que la grande majorité des enseignants ne sont pas des flèches et que ceux qui auraient les capacités d'être en pointe n'ont pas forcément envie de l'être en permanence **.


* Antoine Prost ?

** rien à voir avec Parménide (?)

Écrit par : dugong | 06 février 2009

... placés face à des monstres, notamment textuels, qui les effraient...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Don't act ! Pourquoi ne vient-il plus sur le blog buntovchik ? C'est pas faute de multiplier les appels du pied avec
Dostoïevski."

Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

Нет нет друзья...J'ai bien lu et apprécié les commentaires de Syvie et Robin hier en rentrant du collège...
Du coup je me suis précipité sur mon exemplaire en russe de l'Idiot...

Je voulais vous signaler entre autres lectures de l'Idiot et interprétation de la figure du Prince Mychkine, celle de Michel Guérin à la fin du second volume de la traduction de André Markowicz chez Babel.

Écrit par : buntovchik | 06 février 2009

On ne parle plus de Descoings. Il est vrai que faire le mineur de fond se fait mieux en silence. Ca doit être dur pour lui. Gageons qu'il ne tiendra pas longtemps.

Je voudrais revenir à une question qui me semble digne d'intérêt : la réforme des lycées prévoyait la mise en place d'un module informatique dès la seconde.

Tout y était (est ?) à construire.

Il y a deux taquets :

- une daube bédeuziée réduite à des clics de mulots et des considérations sur une informatique citoyenne.

- des contenus avec une grosse part d'algorithmique et de programmation (sur le papier et sur machine).

Des propositions pour un chemin de crête qui ne soit ni un mensonge ni un songe ?

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Tous les Crêtois sont menteurs mais tous les crétins ne sont pas songeurs.

Loin s'en faut.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Le mot: "technique" n'est-il pas, à la base, directement issu du mot grec: "tekné", (pardon pour l'orthographe, je n'ai jamais fait de grec... :-(,


"Il faut sans doute exiger des compétences disciplinaires bien plus importantes et ne sélectionner que ceux qui ont , en plus, un minimum de pédagogie (si, si, les 2 sont nécessaires ). Cela ne pourra sans doute se faire qu'en augmentant leur salaire.
Mais combien de collègues en collège, en lycée ou en prépa seraient prêts à soutenir cette idée ?"

Ecrit par : Yes You can | 06 février 2009

Tout ce que vous décrivez existait sous le nom d'écoles normales primaires.
Elles ont été supprimées, pour des raisons certainement en partie politiques, en partie parce qu'il y avait par ailleurs une absence de formation, ou une formation un peu légère pour les profs du secondaire, (les CPR; je connais, j'y suis passé). Manque de pot, dans les IUFM qui ont été le résultat de cette fusion, la formation disciplinaire se réduit depuis quelque temps et chaque année comme peau de chagrin pour les PE, et les formations des PLC sont, en grande partie à juste titre, fort décriées, (et pas seulement ici).
Et la "revalorisation", (avec la masterisation) ne va rien améliorer. Ou plutôt si, à court terme pour les caisses de l'état, faire faire des économies en ne payant plus une année de stage pour les nouveaux certifiés, agrégés ou PE.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Le jus pédagol du jour titre : "Education à la nutrition, une brochure ministérielle"

"Face à ce constat les ministères de l'éducation et de la santé proposent un Guide capable de sensibiliser les équipes éducatives à la question de l'alimentation."

Osera-t-on proposer des menus aux contenus DENSES, CONSISTANTS et RICHES EN FIBRES ?

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Il y a deux taquets :

"- une daube bédeuziée réduite à des clics de mulots et des considérations sur une informatique citoyenne.

- des contenus avec une grosse part d'algorithmique et de programmation (sur le papier et sur machine)."

Ecrit par : dugong | 06 février 2009

Ou (et) une vraie formation "épistémologique" et-ou éthique sur ce qu'est réellement le web?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

« l'invasion du Maroc pour un coup d'évantail »
Robin | 05 février 2009

Le coup d'éventail a en fait servi de prétexte à la prise d'Alger.

« comme disait Pascal "Si le nez de Cléopâtre eût été plus long, la face du monde en eût été changée." »
Robin | 05 février 2009

« Plus court », disait-il.
(Veuillez me pardonner, Robin : c'est juste pour le plaisir de pinailler, hein.)

Mais vous avez raison. Je tape trop vite, je pense (vaguement) : "tu es sûr que c'est le Maroc ?" ou "plus long ou plus court ?" et je ne prends pas la peine de vérifier.

Sur le coup d'éventail :

"Le 30 avril 1827, à Alger, le dey Hussein soufflette de son éventail le consul de France, un affairiste du nom de Deval qui avait refusé avec insolence de s'engager sur le remboursement d'un prêt. C'est le prétexte à une tension entre les deux pays qui débouche trois ans plus tard sur la conquête de l'Algérie."

Et sur le nez de Cléopâtre :

COUSIN Victor, Rapport à l'Académie, in Œuvres de M. Victor Cousin, Quatrième série, Littérature, tome I, Paris, Pagnerre, 1849, p. 242. Cousin, le premier à donner ce passage, propose d’articuler les trois fragments sur Cléopâtre.

Sel. 228. (Rien ne montre mieux la vanité des hommes que de considérer quelle cause et quels effets de l'amour, car tout l'univers en est changé. Le nez de Cléopâtre.)

Sel. 32. Qui voudra connaître à plein la vanité de l'homme n'a qu'à considérer les causes et les effets de l'amour. La cause en est un je ne sais quoi. Corneille. Et les effets en sont effroyables. Ce je ne sais quoi, si peu de chose qu'on ne peut le reconnaître, remue toute la terre, les princes, les armées, le monde entier.

Le nez de Cléopâtre s'il eût été plus court toute la face de la terre aurait changé.

Sel. 756 propose une idée proche, mais dans un tout autre contexte :

Que me servirait.

Abominables.

Singlin.

Tout nous peut être mortel, même les choses faites pour nous servir, comme dans la nature les murailles peuvent nous tuer et les degrés nous tuer si nous n'allons avec justesse.
Le moindre mouvement importe à toute la nature, la mer entière change pour une pierre. Ainsi dans la grâce la moindre action importe pour ses suites à tout; donc tout est important.
En chaque action il faut regarder outre l'action, à notre état présent, passé, futur et des autres à quoi elle importe. Et voir les liaisons de toutes ces choses et lors on sera bien retenu.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Toujours dans le jus pédagol du jour ces considérations énigmatiques :

""La session 2009 d'inscription sur le site Admission post-bac ouvre le 20 janvier prochain. ...
Le B.O. du 5 février publie enfin cette circulaire qui esplique la procédure d'orientation en fin de cycle."

L'usage du futur antérieur nécessite-t-il un doctorat es lettres ou ex lettres ?

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Don't act ! Pourquoi ne vient-il plus sur le blog buntovchik ? C'est pas faute de multiplier les appels du pied avec
Dostoïevski."

Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009

Нет нет друзья...J'ai bien lu et apprécié les commentaires de Syvie et Robin hier en rentrant du collège...
Du coup je me suis précipité sur mon exemplaire en russe de l'Idiot...

Je voulais vous signaler entre autres lectures de l'Idiot et interprétation de la figure du Prince Mychkine, celle de Michel Guérin à la fin du second volume de la traduction de André Markowicz chez Babel.

Ecrit par : buntovchik | 06 février 2009

S'agit-il du professeur de philosophie et d'esthétique à l'université d'Aix-Marseille ?

Écrit par : Robin | 06 février 2009

"Ou (et) une vraie formation "épistémologique" et-ou éthique sur ce qu'est réellement le web?"

Du genre "faut-il ou non donner son numéro de carte bleue sur un site de télé achat ?" ?

Il faut très sévèrement borner * ce genre de considérations car le risque est bien grand de plongeon dans la moraline.

Ceci dit, il faudra bien occuper Marilyse jusqu'à sa retraite.

* j'ai bien dit bOrner...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Je pense que c'est pécisément l'un des drames du pédagogisme d'avoir fait perdre le sens des textes à l'école (à grands coups de "tout se vaut"). A cet égard, se référer au "sens", ce n'est pas lui faire une concession, mais insister sur un argument contre lui.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2009

Daniel Arnaud, je vous taquiné l'autre soir, au milieu de zébulonnades qui ne permettaient guère de suivre sérieusement un fil, sur sens vs technique.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Daniel Arnaud, je vous taquiné l'autre soir, au milieu de zébulonnades qui ne permettaient guère de suivre sérieusement un fil, sur sens vs technique.
- Erreur de touche, le message est parti en cours de rédaction, je poursuis.
Donc, disais-je, question importante, pas seulement à propos de l'étude des textes. Par exemple, les pédagogistes opposent, pour l'apprentissage de la lecture, le déchiffrage et l'accès au sens du texte ; par exemple, ils opposent encore, pour l'apprentissage du calcul, les techniques opératoires et le sens des opérations. Or, on voit bien ce qu'il en est au bout du compte : des élèves qui ne savent pas lire parce qu'ils n'ont pas appris à déchiffrer sont incapables de saisir le sens d'un texte, et des élèves qui n'ont pas acquis les mécanismes de calcul sont incapables de calculer.
Donc, vous avez raison, il ne faut pas abandonner le sens aux pédagogos. Mais il ne faut pas non plus leur abandonner la technique, puisque justement, dans l'apprentissage, il y a un lien intime entre sens et technique.
Le technicisme, qui a fait des ravages dans l'enseignement de la littérature, n'est d'ailleurs qu'un effort désespéré et ridicule pour fournir à la va vite aux élèves, rendus handicapés par des années de non-apprentissage, une panoplie d'"outils" censés leur permettre de cerner le fameux sens. Avec le succès que l'on sait. En maths, c'est pareil : le recours aux prothèses de calcul et aux exercices stéréotypés administre la preuve de l'échec d'une formation fondée sur la prétendue prévalence du sens.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Je connais du reste assez mal les sciences exactes.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2009

Ben, voilà.
François Duhem (et moi) et vous ne parlez pas des mêmes prépas, tout simplement. Ni des mêmes élèves.

Écrit par : yann | 06 février 2009

Guy morel a écrit : "Le technicisme, qui a fait des ravages dans l'enseignement de la littérature, n'est d'ailleurs qu'un effort désespéré et ridicule pour fournir à la va vite aux élèves, rendus handicapés par des années de non-apprentissage, une panoplie d'"outils" censés leur permettre de cerner le fameux sens"

Bien vu, je crois.

Ce qui prouve que les pédagols peuvent se comporter comme des êtres ambivalents : opportunistes dogmatiques ou dogmatiques opportunistes...

L'essentiel, pour beaucoup, c'est le pouvoir.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Le Monde titre :

"Kerviel : j'aurais bien aimé qu'on me dise "arrête tes conneries""

Superbe !

On sait maintenant ce que diront les avocats des pédagols au moment de leurs procès.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

@ Dobolino

On initiait même au résumé de texte les élèves de 3e, en des temps lointains (années 80).
C'était en effet un excellent exercice : non seulement il fallait aller à l'essentiel, voir comment les idées s'agençaient, mais aussi être capable de dire cet essentiel en peu de mots. On trouvait là des applications des cours de grammaire qui existaient encore en ce temps-là ( remplacer une relative par un adjectif, par ex) et on y acquérait de vocabulaire.
Il y avait même parfois, aux épreuves du brevet, une question où il fallait, par exemple, résumer en une ou deux phrases un paragraphe du texte.
J'ai encore en ma possession des fiches de l'École des Lettres de 3e, avec des textes à résumer. Et pas toujours faciles!

Au fait, à quand ces disserts de philo?

Écrit par : Retraitée | 06 février 2009

Guy morel a écrit : "Le technicisme, qui a fait des ravages dans l'enseignement de la littérature, n'est d'ailleurs qu'un effort désespéré et ridicule pour fournir à la va vite aux élèves, rendus handicapés par des années de non-apprentissage, une panoplie d'"outils" censés leur permettre de cerner le fameux sens"

Bien vu, je crois.

Ce qui prouve que les pédagols peuvent se comporter comme des êtres ambivalents : opportunistes dogmatiques ou dogmatiques opportunistes...

L'essentiel, pour beaucoup, c'est le pouvoir.

Ecrit par : dugong | 06 février 2009

Des notions comme "isotopie", "champ lexical", "focalisation", "schéma narratif et actanctiel", "situation d'énonciation", "énoncés ancrés et non ancrés"...ne sont ni aberrantes, ni superflues ; je m'inscris personnellement en faux contre le rejet de la stylistique et de la linguistique, outils indispensables à l'accès au "sens" (fond et forme sont indissociables dans un "énoncé").

Le problème n'est pas là et Roland Barthes, pour prendre un exemple, n'est pas responsables des dérives de l'enseignement du français à l'école primaire et au collège.

Ces notions sont essentiellement issues du structuralisme (Genette, Barthes, Todorov...) et de la linguistique dite "structurale" (Benveniste et sa caractérisation fondamentale des différentes fonction du langage), Ferdinand de Saussure, le père fondateur.

Ces savoirs-là doivent venir couronner des "savoir intermédiaires" plus humbles, mais plus essentiels (la conjugaison des verbes, les accords, les règles de grammaire...).

Mais souvent, hélàs, non seulement manquent les savoirs intermédiaires, mais aussi les fondations : savoir lire et écrire correctement.

D'où l'impression que l'on a, en effet, quand on les aborde (et je pense qu'il faut le faire) de chercher ridiculement à combler du vide.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Le Monde titre :

"Kerviel : j'aurais bien aimé qu'on me dise "arrête tes conneries""

Superbe !

On sait maintenant ce que diront les avocats des pédagols au moment de leurs procès.

Ecrit par : dugong | 06 février 2009

Hélàs, c'est comme avec les élèves. S'il suffisait de le dire ! Mais c'est vrai aussi qu'il y a des "supérieurs" qui les encouragent, les conneries.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

"Ces notions sont essentiellement issues du structuralisme"

Certes , mais il y a une singulière inconséquence de la part des pédagols à ignorer brutalement tout leur laïus sur la "transposition didactique". Cela aurait dû les rendre beaucoup plus circonspects sur l'usage de tout cet arsenal structuraliste.

PS : Ah Todorov ! Blue velvet eyed linguist pour certaines dames du blog...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

J'ai attribué à Benveniste ce qui revient à Jakobson (l'analyse des fonctions du langage) Mille excuses :


D'après Roman Jakobson, « le langage doit être étudié dans toutes ses fonctions ». C'est-à-dire que le linguiste doit s'attacher à comprendre à quoi sert le langage, et s'il sert à plusieurs choses. « Pour donner une idée de ses fonctions, un aperçu sommaire portant sur les facteurs constitutifs de tout procès linguistique, de tout acte de communication verbale, est nécessaire ». Les voici :

* Le message lui-même ;
* « Le destinateur envoie un message au destinataire » ;
* Le destinataire est censé recevoir le message ;
* « Pour être opérant, le message requiert d'abord un contexte auquel il renvoie (c'est ce qu'on appelle aussi, dans une terminologie quelque peu ambiguë, le "référent"[2]), contexte saisissable par le destinataire[3], et qui est soit verbal, soit susceptible d'être verbalisé » ;
* « le message requiert un code, commun, en tout ou au moins en partie, au destinateur et au destinataire (ou, en d'autre termes, à l'encodeur et au décodeur du message) » ;
* « le message requiert un contact, un canal physique et une connexion psychologique entre le destinateur et le destinataire, contact qui leur permet d'établir et de maintenir la communication ».

Les six fonctions de la communication telles que les identifie Roman Jakobson sont chacune liées à un de ces éléments.

Les fonctions du langage sont les suivantes :

* fonction expressive (expression des sentiments du locuteur)
* fonction conative (fonction relative au récepteur)
* fonction phatique (mise en place et maintien de la communication)
* fonction référentielle (le message renvoie au monde extérieur)
* fonction métalinguistique (le code lui-même devient objet du message)
* fonction poétique (la forme du texte devient l'essentiel du message)

Il considère d'ailleurs que ces fonctions « ne s'excluent pas les unes les autres, mais que souvent elles se superposent ». Le langage peut ainsi servir à plusieurs choses à la fois : maintenir le contact (fonction phatique) tout en prenant pour objet le code du message (fonction métalinguistique), par exemple, dans as-tu entendu ce que je t'ai dit ?.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

A propos de son ancien métier de "trader", Jérôme Kerviel qui aurait gagné à lire "Le Rouge et Le noir" ou "Les Illusions perdues" (mais on les lit sans les comprendre et on ne les comprend qu'après) révèle dans une interview au Parisien que dans ce milieu on se dit à la fin de la journée : "Est-ce que tu as été une bonne "gagneuse" aujourd'hui ?".

Epreuve de philosophie (option facultative en voie d'extinction), juin 2029 :

Expliquez et justifiez ce jugement d'un homme d'Etat français dont les importantes réformes ont "modernisé" notre pays : "L'homme n'est pas une marchandise comme les autres."

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Je trouve que les traders font beaucoup de tort aux prostituées ("qui vous précéderont dans le royaume des cieux") en se comparant à elles. La forme de prostitution qu'ils pratiquent est bien plus obscène.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

@ Dobolino

Au fait, à quand ces disserts de philo?

Ecrit par : Retraitée | 06 février 2009
Faut que je récupère les copies et que je trouve le temps de les recopier. Vu l'ignoble écriture de l'apprenti philosophe, j'en ai par avance des sueurs froides. Ça vous intéresse vraiment ?

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

Vous parliez du temps de Gurs et d'Argelès, j'ai parfois des démangeaisons d'attraper le fusil.

Ecrit par : Guy Morel | 05 février 2009
Ah ! Oui. Mon arrière grand-mère est morte à Gurs.

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

Quant à Juquin , j'ai un coming out à faire : j'ai fait partie d'un "comité Juquin" , ce qu'on appelait alors les rouges verts. Me le pardonnera-t-on ?

Ecrit par : FGuichard | 05 février 2009
Je vais vous raconter une belle histoire de Juquin, très véridique. Quand mon père est entré à HIV en hypokhâgne, Juquin l'a bizuté à fond. D'après mon père, Juquin faisait partie de ceux qui ne toléraient pas la présence de fils d'ouvrier dans les lycées d'élite. Peut-être était-ce de la paranoia ?

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

Je vais vous raconter une belle histoire de Juquin, très véridique. Quand mon père est entré à HIV en hypokhâgne, Juquin l'a bizuté à fond. D'après mon père, Juquin faisait partie de ceux qui ne toléraient pas la présence de fils d'ouvrier dans les lycées d'élite. Peut-être était-ce de la paranoia ?
Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Curieux type.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

"Ces notions sont essentiellement issues du structuralisme"

Certes , mais il y a une singulière inconséquence de la part des pédagols à ignorer brutalement tout leur laïus sur la "transposition didactique". Cela aurait dû les rendre beaucoup plus circonspects sur l'usage de tout cet arsenal structuraliste.

PS : Ah Todorov ! Blue velvet eyed linguist pour certaines dames du blog...

Ecrit par : dugong | 06 février 2009

C'est un problème pédagogique et méthodologique, un problème d'ordre d'exposition des notions ; les pédagos prennent les enfants pour des adultes en miniature et ne s'intéressent pas à la généalogie du savoir : le code est toujours étroitement associé au sens et le simple précède le complexe et y donne accès (et non l'inverse).

Les "anticipations" ne peuvent qu'être qu'intuitives et généralement erronées (le fameux "sens"). On retrouve la même erreur épistémologique à tous les niveaux et au départ avec l'apprentissage de la lecture/écriture.

Ce qui est effectivement bizarre, c'est qu'ils prétendent avec Piaget s'intéresser à ce qui se passe dans la tête de l'enfant" et à adapter la pédagogie aux "représentations spontanées" (la transposition didactique).

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Je vais vous raconter une belle histoire de Juquin, très véridique. Quand mon père est entré à HIV en hypokhâgne, Juquin l'a bizuté à fond. D'après mon père, Juquin faisait partie de ceux qui ne toléraient pas la présence de fils d'ouvrier dans les lycées d'élite. Peut-être était-ce de la paranoia ?
Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Curieux type.

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Ca n'a rien d'étonnant. On connaît le mépris des cadres du Parti communiste (en URSS, en Pologne...) vis-à-vis des ouvriers réels ( il y a une "classe ouvrière" mais pas d'ouvriers)

Je parle du socialisme réel, évidemment. Juquin, jusqu'à une certaine époque, était le type même de l'"aparatchick", comme son ami Georges Marchais.

La Révolution anticommuniste dans les pays de l'Est ("Solidarnosc") est venue du monde ouvrier, ce n'est pas un hasard.

Et pourtant, Juquin n'est pas issu de la bourgeoisie. Il est le fils d'un employé de la SNCF.

Mais sans doute a-t-il changé depuis. Juquin a été exclu du PCF en 87 et a évolué vers le PS (tendance Fabius) et les Verts.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Ce qui est effectivement bizarre, c'est qu'ils prétendent avec Piaget s'intéresser à ce qui se passe dans la tête de l'enfant" et à adapter la pédagogie aux "représentations spontanées" (la transposition didactique).
Ecrit par : Robin | 06 février 2009
Distinguons pédagogistes et didacticiens.
La transposition didactique, chère aux seconds, ne concerne pas l'élève ; elle consiste à transposer le savoir savant - de préférence le dernier cri de la science en marche - en savoir enseignable. Cette mystérieuse opération aboutit à négliger les obstacles épistémologiques ( il y a en effet selon les niveaux des notions difficiles à faire comprendre) et à faire de la chair à saucisse didactique épicée par des obstacles didactiques.
Le pédagogisme, lui, dans toutes ses variantes ( de la pédagogie de projet au constructivisme en passant par la pédagogie explicite ) se caractérise par le fait qu'il met en avant les méthodes en négligeant les contenus.
Sur le terrain, cela fait un sacré mélange.
Quant à la théorie des "représentations spontanées" et en général "erronées", elle vient du socio-cognitivisme, dernier avatar du scientisme.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Je vais vous raconter une belle histoire de Juquin, très véridique. Quand mon père est entré à HIV en hypokhâgne, Juquin l'a bizuté à fond. D'après mon père, Juquin faisait partie de ceux qui ne toléraient pas la présence de fils d'ouvrier dans les lycées d'élite. Peut-être était-ce de la paranoia ?
Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Curieux type.
Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

J'en connais d'autres, des comme ça. Des MdC et des Professeurs, de gauche ou de droite, qui n'ont jamais rien connu d'autre que le 5e (H4 - Ulm - Paris IV), et qui considèrent que savoir et pouvoir appartiennent à une caste.

Écrit par : Jeremy | 06 février 2009

C'était quel sorte d'employé de la SNCF, le père de Juquin ?

Ce que vous dites, Jeremy, est très juste, au sujet des castes dirigeantes dotées de culture, culture forcément bourgeoise d'ailleurs.
De toute façon tout le monde joue le jeu. Je revie,ns expliquer tout à l'heure.

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

J'en connais d'autres, des comme ça. Des MdC et des Professeurs, de gauche ou de droite, qui n'ont jamais rien connu d'autre que le 5e (H4 - Ulm - Paris IV), et qui considèrent que savoir et pouvoir appartiennent à une caste.
Ecrit par : Jeremy | 06 février 2009

J'ignore si Juquin était de ce genre. C'était curieux aussi la période Marchais au PCF.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Descoing va venir dans mon bahut ! Il va rencontrer un groupe constitué d'un élève par classe, un prof par discipline, plus des representants des personnels. Mais cela, c'est l'APRÈS-MIDI ! Car avant, il va déjeuner avec les élus lycéens, si si...

Je vais lui balancer ma godasse dans la gueule, je crois.

Écrit par : Sanjuro | 06 février 2009

C'était quel sorte d'employé de la SNCF, le père de Juquin ?

Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Je ne sais pas au juste.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

e vais lui balancer ma godasse dans la gueule, je crois.

Ecrit par : Sanjuro | 06 février 2009

Entrainez-vous pour ne pas manquer votre coup ! ;O))

Écrit par : Robin | 06 février 2009

@ dobolino
C'est vous, je crois, qui vous demandiez si les copies de votre fiston étaient de bon niveau. Si ça vous ennuie de les taper, n'en faites rien.

Écrit par : retraitée | 06 février 2009

@ Robin
Didactique : un texte de Rudolf Bkouche
"En mettant l'élève au centre de ses préoccupations, la pédagogie déplace le problème. Rappelons que toute science implique des contraintes d'apprentissage, contraintes que l'on peut rattacher à la notion bachelardienne d'obstacle épistémologique . Ces contraintes, que nous appellerons "contraintes épistémologiques", jouent un rôle fondamental dans l'enseignement et ce sont elles qui permettent de comprendre les difficultés rencontrées dans l'apprentissage d'un domaine de la connaissance et ainsi de les prendre en charge. Les théories de l'apprentis¬sage, en mettant l'accent sur leurs propres contraintes, provoquent un déplacement de contraintes ; l'enseignement qu'elle proposent prend en charge moins les contraintes épis¬témologiques que leurs propres contraintes supposées représenter les difficultés des élèves. Ceci conduit à fabriquer de nouveaux obstacles que l'on peut appeler "obstacles didactiques" qui substituent aux difficultés rencontrées lors de l'apprentissage d'un domaine de la connais¬sance de nouvelles difficultés qui sont autant d'obstacles à l'acquisition des connaissances, un point qui devrait être pris en compte lorsque l'on parle de l'échec scolaire. Il est vrai que dans les divers rapports demandés par les ministres successifs de l'Education Nationale, on se borne trop souvent à des constats d'échecs sans chercher à analyser les raisons de ces échecs. Si on ne peut réduire les raisons de l'échec scolaire à la non-pertinence de la pédagogie dite scientifique, on ne peut négliger les nuisances qu'elle produit.
Parmi ces nuisances, il faut compter la place de cette pédagogie dite scientifique dans la for¬mation des maîtres. Rappelons que le rapport Bancel qui a présidé à la mise en place des IUFM distinguait trois aspects de la formation, la formation dite académique consacré aux disciplines enseignées, la formation dite pédagogique, et la connaissance de l'institution. Si ce dernier point a sa place dans la formation des maîtres, la distinction proclamée entre la for¬mation disciplinaire et la formation pédagogique introduit un hiatus dans la formation. La pédagogie d'une discipline s'appuie sur la discipline et il ne saurait être question que, dans la formation des maîtres, la formation pédagogique oublie les contraintes imposées par la disci¬pline enseignée, les obstacles épistémologiques de Bachelard, au profit de contraintes inven¬tées par les adeptes de la pédagogie dite scientifique. Il est vrai que pour répondre aux obsta¬cles didactiques, les adeptes de la pédagogie dite scientifique ont inventé un nouvel artefact, "la donation de sens" ; comme si les inventeurs des connaissances enseignées avaient travaillé dans le non-sens
Un premier exemple d'obstacle didactique est donné par l'invention des méthodes de lecture globale oubliant que la première difficulté de la lecture d'une langue alphabétique est le déchiffrage et que l'apprentissage du déchiffrage est la condition sine qua non de la maîtrise de la lecture. Il est vrai aussi que les adeptes de la pédagogie scientifique, mettant en avant une notion mythique de sens qui masque la polysémie du terme "sens", place la compréhension d'un mot comme préalable à sa lecture, ce qui constitue un obstacle didactique.
Un autre exemple est la dégradation de l'enseignement des mathématiques au collège marqué à la fois par un désir de modernité, résidu de la réforme dite "des mathématiques modernes", et l'influence désastreuse de quelques concepts de la didactique dite scientifique, en particulier le développement d'un activisme pédagogique qui s'oppose à la cohérence de l'enseignement. Mais il est vrai que cette question de cohérence, fondamentale dans la maîtrise des savoirs, est mise au second rang derrière l'accumulation de situations-problèmes.
Au lieu de chercher des solutions plus ou moins factices à l'échec des étudiants dans les universités, il serait bon de chercher, parmi les raisons de cet échec, le rôle joué par un enseignement secondaire souvent incohérent imposé par l'institution à des professeurs qui n'en peuvent mais et qui passent trop souvent pour être les responsables de cet échec. "

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Ça ne m'ennuie pas, ça me fait peur !

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

A ceux que ça intéresserait (ou qui le savent):où est-ce que Maurice Thorez mettait ses gosses à l'école?

Écrit par : Paix Amour et Joie | 06 février 2009

Dobolino, la saison de la chasse va s'arrêter, et vous pourrez venir me les montrer, les copies du chérubin… En échange, je vous montrerai le goût de ma daube de joue de bœuf.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2009

En échange, je vous montrerai le goût de ma daube de joue de bœuf.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 février 2009
Essaie la joue de taureau, c'est bien meilleur.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Le Monde titre :

"Kerviel : j'aurais bien aimé qu'on me dise "arrête tes conneries""

Superbe !

On sait maintenant ce que diront les avocats des pédagols au moment de leurs procès.

Ecrit par : dugong | 06 février 2009
-----------
Excellente blague !

Écrit par : Francis Penin | 06 février 2009

A ceux que ça intéresserait (ou qui le savent):où est-ce que Maurice Thorez mettait ses gosses à l'école?

Ecrit par : Paix Amour et Joie | 06 février 2009

A l'école, je ne sais pas, mais l'un de ses fils était troufion avec mon jules. Il avait écrit un livre sur l'URSS que l'Armée lui interdisait de publier pendant son service militaire.
Il avait fait un scandale en convoquant la presse mais mon jules ne se rappelle plus de la fin de l'histoire.

Écrit par : catmano | 06 février 2009

Vous avez dit lecture ? A découvrir ...

La romancière Danièle Sallemave fait part de son expérience d'une année dans deux classes de collège dans un livre qui vient de sortir : "Nous, on n'aime pas lire" paru chez Gallimard.

Écrit par : chat doc(te) | 06 février 2009

Dobolino, la saison de la chasse va s'arrêter, et vous pourrez venir me les montrer, les copies du chérubin… En échange, je vous montrerai le goût de ma daube de joue de bœuf.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 février 2009

Je préfère les montrer à retraitée !
Vous, vous êtes capable de lui faire croire qu'il est absolument publiable et que vous allez le recommander à un Editeur de vos amis moyennant 10 %.
(Blague ).

Finalement, je viens d'aller lire le texte de Le Bris à l'Assemblée générale du GRIP. Ouf !
Est-ce que tout le monde l'a lue ?
J'ai été impressionnée par la politisation glauque.
en un mot comme en cent, Guy Morel, seriez-vous accusé d'être un stalinien zélé ?

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

Qu'en est-il de la DHG dans vos établissements ?

Dans le mien, il y aura, si rien ne change, 30 heures supplémentaires en anglais à répartir entre 9 professeurs, 20 heures supplémentaires en EPS à répartir entre 4 collègues....

2,5 postes qui ne seront pas créés...

Et évidemment, un bon gros chantage pour obliger les collègues à les prendre, ces heures sups. De toute façon, on aura beau refuser cette répartition, se battre en bloquant le lycée, en boycottant les conseils de classe, le bac blanc..que sais-je encore, le rectorat finira par nous imposer sa DHG pourrie.

Des classes (de seconde en particulier) de plus en plus dures.

Ce n'est rien de dire que je suis écœurée !

Écrit par : Cat | 06 février 2009

Finalement, je viens d'aller lire le texte de Le Bris à l'Assemblée générale du GRIP. Ouf !
Est-ce que tout le monde l'a lue ?
J'ai été impressionnée par la politisation glauque.
en un mot comme en cent, Guy Morel, seriez-vous accusé d'être un stalinien zélé ?
Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Elle est sur le site pour être lue et appréciée à sa juste et précieuse valeur. Quant à moi, je n'ai jamais caché que mon père fut successivement responsable de la résistance PCF Paris rive-droite, secrétaire général des Vaillants, membre de la direction de l'UJRF, secrétaire de la fédération du PCF de Seine-et-Oise, secrétaire puis président de la Fédération des déportés, et parallèlement premier adjoint au maire de Bezons et représentant des cadres GGT chez ITT-LMT Boulogne-Billancourt. Pour faire bon poids, ma mère fut secrétaire de Marcel Cachin et d'Étienne Fajon à l'Huma.
Si cela ne suffisait pas à faire de moi un stalinien zélé aux yeux de petits bonshommes qui aiment à agiter leurs petits bras et peinent à faire travailler leurs méninges, cela serait étonnant.
Un détail : de l'un de ses nombreux voyages à l'Est, mon père m' a rapporté un roman d'Ajaiev, Loin de Moscou, qui venait de recevoir le prix Staline. C'était, certes réécrit par des plumes officielles, le premier témoignage sur le Goulag.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Est-ce que tout le monde l'a lue ?
J'ai été impressionnée par la politisation glauque. ( Dobolino)

Je l'ai lu hier soir et tout comme vous, je ne croyais pas que toutes ces affaires trempaient à ce point dans le bourbier politique; bien naïve je suis.
Il faut dire que pour en arriver à se taper dessus de cette manière, ( je te critique, il me critique, il diffame, il triffame...) il faut bien qu'il y ait des histoires de postes, de fric, de pouvoir, de réseaux d'influence. Sinon, ils se calmeraient plus vite. Alors évidemment, moi, avec mon mouvement unifié, gnaf-gnaf! La niaise de service, quoi...
M'enfin, c'est vrai, je les croyais tous plus désintéressés que cela. L'école, l'instruction, la République, ouais...!
Eh bien, comme cela on sait qu'on ne peut vraiment plus compter que sur nos propres forces d'enseignants.

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Un détail : de l'un de ses nombreux voyages à l'Est, mon père m' a rapporté un roman d'Ajaiev, Loin de Moscou, qui venait de recevoir le prix Staline. C'était, certes réécrit par des plumes officielles, le premier témoignage sur le Goulag.
Cordialement.

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Guy Morel, on n'est pas obligé de ressembler à ses parents ...

Écrit par : grippé | 06 février 2009

A mettre au diapason du séminaire de Marcel Gauchet du 4 février http://www.slru.ehess.org/index.php?post/2009/02/04/en-etat-de-legitime-defense

Écrit par : François Descamps | 06 février 2009

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Alors, c'était bien vous, le petit bonhomme qui clamait "Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes"???

Écrit par : Maminou | 06 février 2009

En échange, je vous montrerai le goût de ma daube de joue de bœuf.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 février 2009

Dobolino, vous êtes bien consciente, j'espère, que le sieur Brighelli est en train de "vous faire du pied". Et après la joue... hum...:-))

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Guy Morel, on n'est pas obligé de ressembler à ses parents ...
Ecrit par : grippé | 06 février 2009

Tiens donc ! Vous me donnez des idées ; à mon âge, il était temps.
Par ailleurs, je ne vois pas à qui il aurait été préférable de ressembler, de 1941 à 1943, Paris-rive droite.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Il faut dire que pour en arriver à se taper dessus de cette manière, ( je te critique, il me critique, il diffame, il triffame...) il faut bien qu'il y ait des histoires de postes, de fric, de pouvoir, de réseaux d'influence.
Ecrit par : Sanseverina | 06 février 2009

C'est sûr qu'au GRIP on se partage les prébendes.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Alors, c'était bien vous, le petit bonhomme qui clamait "Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes"???
Ecrit par : Maminou | 06 février 2009
Dans quoi c'était déjà ce truc ? Dans quel film ?

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Alors, c'était bien vous, le petit bonhomme qui clamait "Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes"???
Ecrit par : Maminou | 06 février 2009
Dans quoi c'était déjà ce truc ? Dans quel film ?

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

"Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes"...
C'était ça le titre du film!!!
Et le gamin jouissait d'une totale liberté pendant que ses parents se disputaient et militaient...
Le bonheur !!!

Écrit par : Maminou | 06 février 2009

Et le gamin jouissait d'une totale liberté pendant que ses parents se disputaient et militaient...
Le bonheur !!!
Ecrit par : Maminou | 06 février 2009

Pas si mal vu :-)))

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

La niaise de service, quoi...
M'enfin, c'est vrai, je les croyais tous plus désintéressés que cela. L'école, l'instruction, la République, ouais...!


Ecrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Moi aussi, dans le genre niaise, je me pose là, si ça peut vous consoler.

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

Moi aussi, dans le genre niaise, je me pose là, si ça peut vous consoler.
Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Remarquez que ce n'est pas parce que l'on est niais que l'on doit penser que ceux qui le sont moins sont corrompus.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

"Descoing va venir dans mon bahut ! Il va rencontrer un groupe constitué d'un élève par classe, un prof par discipline, plus des representants des personnels. Mais cela, c'est l'APRÈS-MIDI ! Car avant, il va déjeuner avec les élus lycéens, si si...

Je vais lui balancer ma godasse dans la gueule, je crois."

Ecrit par : Sanjuro | 06 février 2009

Vous êtes unijambiste?
Guy, bravo pour votre lumineuse explication, ("transposition didactique et pédagogisme").
Jean-Paul, bravo pour vos talents de gastronomes... La joue est effectivement le meilleur morceau à braiser... Mais seulement en en ayant l'"r"! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

et "gastronome", sans en avoir l'"s"!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Un détail : de l'un de ses nombreux voyages à l'Est, mon père m' a rapporté un roman d'Ajaiev, Loin de Moscou, qui venait de recevoir le prix Staline. C'était, certes réécrit par des plumes officielles, le premier témoignage sur le Goulag.
Cordialement.

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Les "plumes officielles" devaient sans doute être celle de Constantin Simonov, son mentor.
De Vassili Ajaiev j'ai lu de larges extraits de son second roman: "Wagon". Je ne crois pas qu'il ait été traduit en français.

Écrit par : buntovchik | 06 février 2009

Les stakhanovistes de l'education vont se réjouir…

Trouvé dans les Echos ce jour :

"Le climat social se tend un peu plus dans la fonction publique. Mercredi, lors du conseil supérieur de la fonction publique hospitalière, le gouvernement a présenté un projet de décret supprimant tous les plafonds d'heures supplémentaires (lire ci-dessous) encore en place dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) afin de « favoriser les heures supplémentaires et accroître le pouvoir d'achat qui en est issu ». Les 5,2 millions de fonctionnaires pourraient alors travailler, en théorie, jusqu'à 48 heures par semaine, la limite imposée par la directive européenne sur le temps de travail. « Il s'agit du prolongement des mesures déjà prises dans le privé, explique-t-on au ministère de la Fonction publique. Il ne faut pas en surestimer la portée, mais cela permettra de répondre avec plus de souplesse à des besoins très ponctuels. »
Levée de boucliers
Le projet a provoqué une levée de boucliers dans l'hospitalière, où les syndicats, « écoeurés », ont claqué la porte du conseil. Le sujet y est particulièrement sensible : si les besoins de services l'exigent (continuité des soins), les agents ne peuvent pas refuser d'heures supplémentaires. Même si les limites actuelles sont rarement atteintes, les syndicats redoutent que ce déplafonnement prépare le terrain à des réductions d'effectifs synonymes d'une nouvelle hausse de la charge de travail. « Les agents sont à bout ; si on les fait travailler plus, les erreurs et drames se multiplieront », prévient la CFTC. La CFDT dénonce une « mesure idéologique et une provocation très mal venue ». Les syndicats doutent aussi de l'impact sur le pouvoir d'achat : les hôpitaux sont largement déficitaires, et 1,2 million de jours et 7,6 millions d'heures supplémentaires étaient encore en attente de paiement dans les comptes épargne temps, à l'automne.
Dans l'Education nationale, la possible suppression du plafond des heures de remplacement des enseignants dans le second degré fait aussi grincer des dents. « Après avoir supprimé beaucoup de postes de TZR [professeurs dédiés aux remplacements], on pousse les titulaires à remplacer eux-mêmes leurs collègues. Mais c'est ingérable », estime le SNES. Dans les autres pans de la fonction publique d'Etat et dans la territoriale, le sujet est moins brûlant mais risque d'attiser des tensions dans les secteurs en manque de personnel, comme les prisons. « On ne peut plus demander aux gardiens de travailler plus », prévient la CFDT. Le projet de décret va désormais être transmis au Conseil d'Etat et pourrait être publié au printemps."

JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2009

Par contre, à mon avis, il est plus qu'urgent de revoir l'enseignement en primaire. Les programmes commencent à évoluer dans le bon sens mais le niveau des prétendants au concours de professeurs des écoles atteint des profondeurs insondables. Il faut sans doute exiger des compétences disciplinaires bien plus importantes et ne sélectionner que ceux qui ont ,en plus, un minimum de pédagogie (si, si, les 2 sont nécessaires ).

Ecrit par : Yes You can | 06 février 2009

Attention, la pédagogie et le pédagogisme ne sont pas à confondre. La première est implicite au fait même d'enseigner (l'art de transmettre) mais demeure liée à la personnalité même de l'enseignant, tandis que le second, faisant fi de cette dernière, prétend que la pédagogie est une science et donc une technique codifiable et standartisable. Erigée en science, la pédagogie coiffe les contenus qu'elle a besoin de relativiser pour avoir la prévalence. Enfin, elle verrouille le système par le pédocentrisme, sa justification et son faire-valoir. Bien-sûr, personne ne peut nier qu'il existe ce qu'on appelle les ficelles du métier, mais il y a loin de cela au filet dont les mailles n'ont cessé de se resserrer.

Il faut certes retrouver un équilibre mais sur la base de ce principe : la transmission des savoirs et la formation des esprits et non l'éducation des élèves. Aucun apprentissage ne peut se faire sérieusement si le comportement n'est pas régulé à la base et en amont (la famille). Ce serait comme de vouloir ensemencer un terrain vague ou remplir une bassine trouée. Ou alors, rebaptisons l'ensemble "Rééducation Nationale"... Le pédagogisme fleurit naturellement sur l'étendue et l'extension du terrain vague. C'est une usine à gaz dont le caractère explosif n'est plus à démontrer car l'école est effectivement explosée. Voyez la pétaudière ! Peut-être certains s'en accomodent-ils, pour x raisons. D'autres trouvent sans doute leur compte dans ce misérabilisme ambiant qui les dispense d'être eux-mêmes dans l'excellence ou de devoir au moins y tendre. Jetez un papier dans un coin, ce dernier deviendra très vite un dépotoir. Relâchez ici ou là et vous aurez bientôt du mou partout. Il est dans la nature des choses de vouloir évoluer et s'étendre, les bonnes commes les mauvaises (ou les moins bonnes pour sacrifier à la bienpensance). C'est irrépressible.

Écrit par : Magister | 06 février 2009

"[...] les pédagogistes opposent, pour l'apprentissage de la lecture, le déchiffrage et l'accès au sens du texte ; par exemple, ils opposent encore, pour l'apprentissage du calcul, les techniques opératoires et le sens des opérations. Or, on voit bien ce qu'il en est au bout du compte : des élèves qui ne savent pas lire parce qu'ils n'ont pas appris à déchiffrer sont incapables de saisir le sens d'un texte, et des élèves qui n'ont pas acquis les mécanismes de calcul sont incapables de calculer.
Donc, vous avez raison, il ne faut pas abandonner le sens aux pédagogos. Mais il ne faut pas non plus leur abandonner la technique, puisque justement, dans l'apprentissage, il y a un lien intime entre sens et technique."

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Je suis d'accord avec cette présentation.
Cordialement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2009

Au lieu de chercher des solutions plus ou moins factices à l'échec des étudiants dans les universités, il serait bon de chercher, parmi les raisons de cet échec, le rôle joué par un enseignement secondaire souvent incohérent imposé par l'institution à des professeurs qui n'en peuvent mais et qui passent trop souvent pour être les responsables de cet échec. "

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Merci pour le texte de Rudolpf Bkouche et pour l'explication de la différence entre "transposition didactique" et "pédagogisme".

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Moi aussi, dans le genre niaise, je me pose là, si ça peut vous consoler.
Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Remarquez que ce n'est pas parce que l'on est niais que l'on doit penser que ceux qui le sont moins sont corrompus.

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Ce n'est pas ce que je pense. Le problème est plutôt que je ne le pense pas, même en ce qui concerne Marc Le Bris qui, je l'avoue à ma honte, provoque malgré tout chez moi une répulsion physique, ce qui ne constitue en aucun cas une raison suffisante pour le mépriser.
Je suis très déstabilisée par ce que j'ai lu. Qu'y a-t-il de véridique dans ses propos ? Le GRIP aurait-il rejeté des énergies pour de simples motifs politiques ou Le Bris et d'autres jouent-ils le jeu de la marchandisation de l'instruction ? Dans le deuxième cas, je serai ravie de savoir que le ménage a été proprement fait.
Pour une personne extérieure qui connaît mal les entrailles du GRIP et de tous les autres, SLECC et LireEcrire etc, le discours de Le BRis est audible, en faisant fi de toute sensibilité politique préalable à la lecture.
Evidemment, si je le lis, moi, militante PS, en le sachant lèche-bottes à l'UMP, je suis hérissée a priori et le lis en négatif. Mais, si je m'abstrais de toute considération superfétatoire, je perds pied et me pose moultes questions.
Que s'est-il passé au juste, Guy Morel ? Ont-ils voulu jouer le jeu de la marchandisation ?
Est-ce que c'est vrai, ce que dit Le Bris, que vous n'avez plus aucun appui au Ministère et que l'an prochain, vous n'aurez plus de décharges ?
J'aimerais mieux comprendre.
Je ne pense pas le fameux "tous pourris, bonnet blanc et blanc bonnet", réflexe facile et basique ! J'essaye de comprendre mieux les enjeux et le bien-fondé des "purges".

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

@ Guy Morel

Lorsque je parlais de l'attitude des cadres du Parti communiste vis-à-vis des ouvriers, je pensais à l'interdiction des syndicats libres dans les pays de l'Est et à l'idéologie elle-même qui, par définition, fait abstraction des "hommes réels" au profit des systèmes, des discours et des slogans.

J'ai évoqué Pierre Juquin dont le comportement à Henri IV, vis-à-vis des "fils d'ouvriers", rapporté par dobolino m'a choqué, mais on ne saurait évidemment généraliser.

Je reconnais aussi, bien entendu, le rôle important joué par les communistes dans la Résistance, à partir de 1942.

Écrit par : Robin | 06 février 2009

Je vous cite ici la conclusion d'une lettre d'un grand-père à son petit fils de Terminale, concernant essentiellement l'enseignement et les études.
" A noter qu'une fois cet écueil passé (le bac, NDLR), à peine 25%réussissent en fac et 10% des 25% trouvent un boulot à la sortie.
Finalement, tu sais, quand les adultes ne font plus leur boulot, même si ce devoir est chiant pour tous, ce sont les gosses qui trinquent. Cela me rappelle une affiche que je voyais dans le métro quand j'étais jeune: un père avec une chopine de vin, un gosse blême et affalé dans un coin avec le slogan: quand les parents boivent, les enfants trinquent. Adapté aujourd'hui: quand les adultes et les parents se dégonflent, les enfants dégustent (d'abord dans le sens positif, puis dans le sens négatif du terme ). (cf le supplice du pal ).
Après nous le déluge.
Tu m'as donné l'occasion de me libérer verbalement de ma bile.
Ne te laisse pas abattre. "


Guy Morel notera l'emploi du mot "gosse". L'auteur est Normale sup', agrégé d'allemand, docteur es lettres et n'a pas non plus fait André Pousse LV1. Chez nous, c'est la langue maternelle, celle de l'affectif ! Le français académique est notre "plus" acquis à l'école. Dès que nous sommes dans l'affectif, nous revenons à la langue primitive, celle d'avant l'école.

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

J'ai trouvé ça :

Qui se souvient de Pierre Juquin ?

"La note précédente me remet en mémoire la conférence Olivaint, cercle dont j'étais membre plus jeune. Ce soir là, l'invité était Pierre Juquin, ex-Député communiste et ex-membre du Bureau Politique. Le débat portait sur l'évolution du dogme communiste, au gré des "révélations" que les 20 dernières années alors apportées (nous étions en 1989) et notamment sur les "dérapages" et "dévoiements" du communisme.

Un jeune étudiant interrogeant alors Pierre Juquin, évoqua pêle mêle, Soljenitsyne, Mao, Staline, et Pol-Pot et lui demande tout de go si "pour être (encore) communiste en 1989, il fallait être un imbécile ou un salaud" (!).
Juquin lui tint à peu près cette réponse : "cher ami, vous jugez notre histoire avec le recul que nous avons maintenant et la fougue de votre jeune âge. Comprenez bien que nous avions votre âge à la fin des années 40. Nous sortions de la barbarie nazie ; c'était bien la mère patrie communiste qui, la première, avait détruit le mythe d'invincibilité des nazis. Pour nous tous, l'URSS était notre seconde patrie. Nous étions communistes, fiers de l'être et convaincus d'être du côté des "bons". Pendant 30 ans, nous ne sûmes rien (ou si peu) des dérives Stalinistes. Bien sûr que nous avons maintenant évolué ; mais devons-nous pour autant renier tout notre système de pensée ? Non. Le capitalisme offre-t-il une alternative plus respectueuse de l'homme ? Non. Le débat est ouvert. A vous de juger".

Écrit par : Robin | 06 février 2009

J'ai évoqué Pierre Juquin dont le comportement à Henri IV, vis-à-vis des "fils d'ouvriers", rapporté par dobolino m'a choqué, mais on ne saurait évidemment généraliser.


Ecrit par : Robin | 06 février 2009

Ce qui serait intéressant, c'est de savoir si Juquin était déjà communiste affirmé. D'après ce que je crois savoir, il fait partie de ceux que Le Parti recrutait en Khâgne par l'intermédiaire des profs de philo qui étaient très activises et très efficaces.
Il est vrai qu'à dix-huit ans, on est sans armes face à son professeur de philosophie. Tout ce qu'il enseigne est parole d'évangile et on le suivrait au bout du monde.

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

Mais... pour parodier Bécassine...

Qui connaît Pierre Juquin ?

Écrit par : Jeremy | 06 février 2009

“La première partie de :
CE N’EST PAS LA LUTTE FINALE
C’EST UNE CASSEROLE BRIGHELIENNE
est parue sur le site de FELTS
Ceux qui le consulteront auront droit à une indulgence pleinière distribuée gratuitement par Monseigneur Brighelli à l’occasion de sonaccés à la sainteté démocratique.”

Écrit par : Avis | 06 février 2009

Sur L'Idiot, réflexion très incorrecte :

"Il me paraît évident qu'à la fin de L'Idiot, le prince Mychkine et Rogojine couchent ensemble. Que n'ont-ils commencé par là, au lieu de se fourrer dans des histoires de bonnes femmes impossibles !"
Pierre Gripari, Reflets et Réflexes

Pierre Gripari doit être connu de Catmano, car je crois qu'il est considéré comme un classique de la litttérature enfantine. Son oeuvre pour adultes, qui comporte d'excellents contes fantastiques, est très largement méconnue. Je crois qu'il a été victime d'une sorte de conspiration du silence, due aux opinions d'extrême droite qu'il affichait avec un goût certain de la provocation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2009

"Bien sûr que nous avons maintenant évolué ; mais devons-nous pour autant renier tout notre système de pensée ? Non. Le capitalisme offre-t-il une alternative plus respectueuse de l'homme ? Non. Le débat est ouvert. A vous de juger".

Ecrit par : Robin | 06 février 2009 citant P. Juquin

Excellente réponse de Juquin qui replace les choses dans leur contexte et s'interdit de cracher dans la soupe. Dans cet esprit, la reconnaissance des méfaits du communisme ne bascule pas nécessairement dans la reconnaissance des vertus du capitalisme. Ploutocratique ou idéocratique, les deux systèmes sont des machines à nier l'individu et à broyer l'homme car fondés sur la quantité et tournés vers la massification.

Écrit par : Magister | 06 février 2009

- des contenus avec une grosse part d'algorithmique et de programmation (sur le papier et sur machine).

Ecrit par : dugong

C'est à peu de chose près ce que j'ai suivi dans l'option informatique ouverte en seconde l'année où j'y suis entré (1983). Nous savions accessoirement que c'était une option pour le plaisir : aucune épreuve n'était prévue au Bac.

Mais à l'époque, pas d'environnement à fenêtres, ni de mulot : des claviers, des écrans verts à 24 lignes de 80 caractères, des disquettes très chères et à capacité réduite. C'était la préhistoire.

Écrit par : moot | 06 février 2009

Je suis sidéré que Dobolino (et d'autres) soit sidérée par les noms d'oiseaux que se lancent les membres, par ailleurs honorables, comme dit Brutus chez Shakespeare, de telle ou telle organisation. Vous ne vous souvenez pas de ce qui se passait entre groupuscules gauchistes dans les années 70 ? Ça n'empêchait pas qu'ils soient, les uns et les autres, parfaitement sincères — même si la sincérité des dirigeants de la Ligue m'a toujours paru suspecte, mais là, bien sûr, c'est de la politique : eux-mêmes pensaient que les maos avaient des dispositions de socio-traîtres — ce qui n'est pas tout à fait inexact.
Inutile d'imaginer des motivations complexes, l'ambition des uns, le carriérisme (au GRIP ? Diable…) des autres. Dès que vous mettez face à face deux hommes avec de la testostérone et des convictions…
Tiens, à ce propos… Au forum de Davos les rares participantes ont affirmé l'impossibilité d'une crise mondiale si les femmes gouvernaient — ou, au moins, avaient plus de pouvoir — en mettant clairement en cause les fonctions hormonales masculines.
Thatcher à la barre ! Elisabeth I et Catherine II à l'Elysée !
Le pouvoir rend aveugle, et la fréquentation du pouvoir peut rendre fou.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2009

"C'était la préhistoire."

Une époque ou l'octet était cher à tous les sens du mot.

Au début des années 80, je me rappelle de programmes que j'écrivais en assembleur sur processeur Z80 où on basculait sur la "banque" mémoire vidéo dans laquelle il fallait continuer à écire le bout de programme qui permettait de revenir dans "le monde réel".

Merci à mes maîtres de m'avoir doté de structures intellectuelles par l'apprentissage de savoirs (notamment théoriques).

En sciences, une bonne culture théorique ne nuit JAMAIS à la pratique.

Quant à l'inverse...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

"Pierre Gripari doit être connu de Catmano, car je crois qu'il est considéré comme un classique de la litttérature enfantine."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2009

Pas seulement de Catmano... :-(


"Attention, la pédagogie et le pédagogisme ne sont pas à confondre. La première est implicite au fait même d'enseigner (l'art de transmettre) mais demeure liée à la personnalité même de l'enseignant, tandis que le second, faisant fi de cette dernière, prétend que la pédagogie est une science et donc une technique codifiable et standartisable. Erigée en science, la pédagogie coiffe les contenus qu'elle a besoin de relativiser pour avoir la prévalence. Enfin, elle verrouille le système par le pédocentrisme, sa justification et son faire-valoir. Bien-sûr, personne ne peut nier qu'il existe ce qu'on appelle les ficelles du métier, mais il y a loin de cela au filet dont les mailles n'ont cessé de se resserrer.

Il faut certes retrouver un équilibre mais sur la base de ce principe : la transmission des savoirs et la formation des esprits et non l'éducation des élèves. Aucun apprentissage ne peut se faire sérieusement si le comportement n'est pas régulé à la base et en amont (la famille). Ce serait comme de vouloir ensemencer un terrain vague ou remplir une bassine trouée. Ou alors, rebaptisons l'ensemble "Rééducation Nationale"... Le pédagogisme fleurit naturellement sur l'étendue et l'extension du terrain vague. C'est une usine à gaz dont le caractère explosif n'est plus à démontrer car l'école est effectivement explosée. Voyez la pétaudière ! Peut-être certains s'en accomodent-ils, pour x raisons. D'autres trouvent sans doute leur compte dans ce misérabilisme ambiant qui les dispense d'être eux-mêmes dans l'excellence ou de devoir au moins y tendre. Jetez un papier dans un coin, ce dernier deviendra très vite un dépotoir. Relâchez ici ou là et vous aurez bientôt du mou partout. Il est dans la nature des choses de vouloir évoluer et s'étendre, les bonnes commes les mauvaises (ou les moins bonnes pour sacrifier à la bienpensance). C'est irrépressible."

Ecrit par : Magister | 06 février 2009

D'accord avec presque tout, quoique le terme même de "bien-pensance" me semble ontologiquement bien pensant!

Mais il y a quand même des moyens pour améliorer certains points qui concernent autre chose que les savoirs, sans que ce soit obligatoirement par le biais de lectures "science de l'éducationtistes". Mais le sujet a déjà été longuement débattu ici, (avec Jean, entre autres.)

En tous cas, pour ceux qui pensaient encore que le but de Darcos n'était pas uniquement de démanteler le service public d'éducation nationale, en faire une coquille vide, pour ensuite dire qu'on peut la jeter parce qu'il n'y a plus rien dedans, le dernier post de Jean-Paul remet les pendules "à leur place", je pense!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

C'est à peu de chose près ce que j'ai suivi dans l'option informatique ouverte en seconde l'année où j'y suis entré (1983). Nous savions accessoirement que c'était une option pour le plaisir : aucune épreuve n'était prévue au Bac.

Mais à l'époque, pas d'environnement à fenêtres, ni de mulot : des claviers, des écrans verts à 24 lignes de 80 caractères, des disquettes très chères et à capacité réduite. C'était la préhistoire.

Ecrit par : moot | 06 février 2009

L'année de ma thèse ! Avec programme en Basic !
On faisait déjà des choses formidables comme éditer des tableaux et des courbes jusqu'à plus soif sans s'y coller avec son crayon, sa règle et sa gomme.
C'était déjà très performant par rapport à la main humaine.

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

"Le post de Jean-Paul sur les heures-sup", voulais-je dire... Il y en a eu un autre depuis...
Pour les groupuscules gauchistes entre eux, rien à ajouter! Quelqu'un de "Révo" aurait presque roulé un patin à un "UDR" qui aurait dit du mal de quelqu'un du PC, de "Rouge", de "Front rouge", ou de "l'OCI".

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

"même si la sincérité des dirigeants de la Ligue m'a toujours paru suspecte, mais là, bien sûr, c'est de la politique"

Dans la série "je me souviens" :

De "rencontres" entre Krivine et les chevènementistes pour examiner la possibilité d'esquisse de brouillon de projet de liste commune aux municipales à Saint Denis (93) contre Braouzec et sa bande *. Municipales qui étaient jusque là systématiquement acquises au PCF dès le premier tour...

* où figurait déjà le petit Paillard...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Même raisonnement que pour certains gauchistes qui, par anti-américanisme, prennent parti pour les islamistes. Mais résultats potentiellement plus inquiétants.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Epreuve de philosophie (option facultative en voie d'extinction), juin 2029

Ecrit par : Robin

Connaissez-vous "Paris au XXè siècle", de Jules Verne ?

Écrit par : moot | 06 février 2009

Sibille, vous êtes si vieux que ça, que vous vous rappeliez si bien tous les groupuscules qui grenouillaient en 1973 ?
Sinon, ce que vous en dites est parfaitement exact. Mais ça a donné de la souplesse dans la dialectique…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2009

Je vais lui balancer ma godasse dans la gueule, je crois.

Ecrit par : Sanjuro | 06 février 2009

Entrainez-vous pour ne pas manquer votre coup ! ;O))

Ecrit par : Robin | 06 février 2009

C'est là que ça se passe :

http://www.sockandawe.com/

Écrit par : moot | 06 février 2009

Je suis sidéré que Dobolino (et d'autres) soit sidérée par les noms d'oiseaux que se lancent les membres, par ailleurs honorables, comme dit Brutus chez Shakespeare, de telle ou telle organisation.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 février 2009

Je ne suis pas sidérée !!!!!!!! ma vieille peau en a vu d'autres. Mais, bon, quand même, c'est justement cette image de groupuscules qui m'inquiète. Ces querelles internes sur deux ou trois mots, ces purges, ces ergotages, c'est bien la preuve qu'ils n'ont aucune audience. Si se dessinait pour eux l'hypothèse d'être audibles, ils feraient taire les querelles internes.
Effectivement, on peut les comparer aux groupuscules d'extrême-gauche des années 70 ou aux Verts et autres Générations Ecologie d'à présent.
Ça ne me met pas obligatoirement en joie !
Vous, JPB, vous vous amusez et n'avez au fond rien à foutre de l'enseignement et de l'instruction, du moment que vous brillez et baisez ou faites semblant de le faire. Ce n'est que votre Ego qui vous importe, le reste vous est équilatéral. C'est un choix qui se défend !
Permettez-moi d'en avoir un autre ...

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

"Ces querelles internes sur deux ou trois mots, ces purges, ces ergotages, c'est bien la preuve qu'ils n'ont aucune audience. Si se dessinait pour eux l'hypothèse d'être audibles, ils feraient taire les querelles internes."

Tandis que nous autres au PS, gna gna gna ...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Pour qu'il y ait réaction :

Les Beatles c'est presque partout nul sauf "She's so heavy" qui est une sorte de pic de Dirac.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Que s'est-il passé avec Marc Le Bris? Quelqu'un peut-il me le rappeler. J'ai dû manquer un épisode!

Écrit par : Jean | 06 février 2009

Vous trollez, Dugong, maintenant? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Le troll et plus est une forme aboutie de transport individuel qui gagnerait à être commun...

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Que s'est-il passé avec Marc Le Bris? Quelqu'un peut-il me le rappeler. J'ai dû manquer un épisode!

Ecrit par : Jean | 06 février 2009



A lire ici:
http://www.slecc.fr/GRIP/2008-10-04-ag-grip.pdf

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

"Ces querelles internes sur deux ou trois mots, ces purges, ces ergotages, c'est bien la preuve qu'ils n'ont aucune audience. Si se dessinait pour eux l'hypothèse d'être audibles, ils feraient taire les querelles internes."

Tandis que nous autres au PS, gna gna gna ...

Ecrit par : dugong | 06 février 2009
Pas à ce point ! J'ai fait un choix à l'aube de la cinquantaine, après trente années de "quant-à-soi" fort peu productif, quelque soit la valeur intrinsèque que j'accordais à ma petite opinion à moi, et ai décidé de m'y tenir, ne voyant pas de meilleure option sur le moyen terme. Ce n'est pas pour autant rose tous les jours mais je m'obstine. Ne me crachez pas à la gueule ainsi sans savoir !
Que peut m'apporter votre haine irraisonnée?

Vous, Dugong, avez-vous choisi une option ?

Écrit par : dobolino | 06 février 2009

"Que peut m'apporter votre haine irraisonnée?
Vous, Dugong, avez-vous choisi une option ?"

Pas de haine.

Mon option : je plante des arbres pas des choux (cailloux, poux).

et je n'oublie jamais de rigoler.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Que s'est-il passé avec Marc Le Bris? Quelqu'un peut-il me le rappeler. J'ai dû manquer un épisode!

Ecrit par : Jean | 06 février 2009



A lire ici:
http://www.slecc.fr/GRIP/2008-10-04-ag-grip.pdf

Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Merci! Mais il y a des centaines de pages sur ledit site. Pourriez-vous m'aider à trouver?

Écrit par : Jean | 06 février 2009

N'oublions pas que Dobo, telle qu'elle nous apparaît sur le forum, doit quand même bien les emmerder les socialos, lorsqu'elle braille contre la méthode globale et autres meirio-ségolèneries.

Alors si un jour il y a un peu moins de Frackowiacks et un peu plus de Dobolinos, moi, je veux bien reconsidérer le fait de voter PS (ce que je n'ai pas fait depuis un moment, vous l'avez compris).

Écrit par : Manu | 06 février 2009

Miss Dobo, avant-garde des lumières au PS ?

Dans ce cas, ça force le respect.

Je la ferme.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

La lumière.

Écrit par : dugong | 06 février 2009

Dans un endroit aussi sombre, Dugong, quelqu'un qui craque une petite allumette provoque un grand éblouissement.

(j'arrête, sinon, on va finir par m'imprimer sur des emballages de carambar).

Sinon, une fille un peu nunuche m'a parlé de "l'observatoire des inégalités" qui s'occuppe aussi des questions scolaires, paraît-il. On y trouve entre autres Marie-duru-Bellat et Eric Maurin.

Quelqu'un a-t-il une opinion là-dessus ?

Écrit par : Manu | 06 février 2009

"Guy Morel fait remarquer que le discours de Marc ressemble à s’y méprendre aux discours que l’on
entendait dans le PCF aux pires années du stalinisme dans la bouche de ceux qui étaient chargés par les
« instances supérieures » d’exclure des « camarades » ou de les renvoyer « à la base. »"


Pas bien !
ti n'õ põ tout compris !
Ti es intelligent ?
Ji crois põ !


Je ne reviendrais pas avant une excuse !

Écrit par : toto | 06 février 2009

Cher Dugong,
vous écrivez: "Les Beatles c'est presque partout nul sauf "She's so heavy" qui est une sorte de pic de Dirac."

Un peu de mesure : vous ne pouvez quand même pas nier l'unité de l'intégrale de leur oeuvre.

Écrit par : Attila Smith | 06 février 2009

Merci! Mais il y a des centaines de pages sur ledit site. Pourriez-vous m'aider à trouver?

Ecrit par : Jean | 06 février 2009

Des centaines de pages mais y'a pas la foule: 61 membres, si j'ai bien lu.

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Jean, j'en ai lu la moitié. J'ai arrêté après quelques lignes de l'intervention de Sibieude...
En tous cas, le Bris me semble légèrement psycho-rigide... Ce qui confirme ma première impression...
Mais il écrit "démêlés" avec un "e", comme Guy! Signe de ralliement à venir? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Un détail : de l'un de ses nombreux voyages à l'Est, mon père m' a rapporté un roman d'Ajaiev, Loin de Moscou, qui venait de recevoir le prix Staline. C'était, certes réécrit par des plumes officielles, le premier témoignage sur le Goulag.
Cordialement.

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Les "plumes officielles" devaient sans doute être celle de Constantin Simonov, son mentor.
De Vassili Ajaiev j'ai lu de larges extraits de son second roman: "Wagon". Je ne crois pas qu'il ait été traduit en français.
Ecrit par : buntovchik | 06 février 2009

Je n'en sais rien. Si vous en savez davantage, je suis preneur.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

"Alors si un jour il y a un peu moins de Frackowiacks et un peu plus de Dobolinos, moi, je veux bien reconsidérer le fait de voter PS (ce que je n'ai pas fait depuis un moment, vous l'avez compris)."

Ecrit par : Manu | 06 février 2009

Il y a "de tout", dans la gauche démocratique, Manu, enfin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Pour qu'il y ait réaction :

Les Beatles c'est presque partout nul sauf "She's so heavy" qui est une sorte de pic de Dirac.

Ecrit par : dugong | 06 février 2009

C'est marrant, j'imaginais que personne ( d'intéressant) ne pouvait détester les Beatles:-))
Vous ne devriez pas être jaloux comme cela car ils n'avaient pas tous les yeux bleus :-)

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Dès que vous mettez face à face deux hommes avec de la testostérone et des convictions…

Le pouvoir rend aveugle, et la fréquentation du pouvoir peut rendre fou.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 février 2009
Tu m'excuseras, je veux bien passer sur la répartition à égalité de la testotérone, pas sur celle des convictions. Justement parce que, comme tu le dis "la fréquentation du pouvoir peut rendre fou". Surtout quand on n'a aucune conviction.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Il y a "de tout", dans la gauche démocratique, Manu, enfin!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2009

Pour l'instant, il y a surtout de ce que je ne voudrais pas trouver.

Des libéraux, quoi.

Écrit par : Manu | 06 février 2009

@Condorcet défenseur des écoles hors contrat !

"Au passage, puisque j'entends ici et là des cris d'orfraie contre les écoles hors contrat ... relisez Condorcet, l'athée, le premier "laïcard", le philosophe des Lumières : il défend remarquablement la nécessité d'un autre enseignement que celui de l'état ... par simple crainte du monopole, du mortifère monopole. J'ai mis du temps avant de l'entendre."
Question : de qui est ce qui précède ?
Dobolino, à votre avis ?

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Remarquez que ce n'est pas parce que l'on est niais que l'on doit penser que ceux qui le sont moins sont corrompus.

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Corruption! Comme vous y allez! C'en est donc à ce point?
Décidément, je dois être vraiment niaise.
Cela dit, nous sommes un paquet à ne pas connaître les différences entre vos boutiques respectives et l'image que vous en donnez est peu ragoûtante. Dans tous les cas, c'est sûr que cela ne fait pas avancer grand-chose.

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Dans tous les cas, c'est sûr que cela ne fait pas avancer grand-chose.
Ecrit par : Sanseverina | 06 février 2009

En effet, cela ne fait avancer que des manuels pour la classe et un réseau de classes SLECC. Et vous, vous faites avancer quoi ?

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Merci! Mais il y a des centaines de pages sur ledit site. Pourriez-vous m'aider à trouver?

Ecrit par : Jean | 06 février 2009
Cela ne dispense pas de lire les centaines de pages - qui prouvent que nous travaillons -, mais vous pouvez commencer par lire les motions proposées au vote de la dernière AG.

Écrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Cela dit, nous sommes un paquet à ne pas connaître les différences entre vos boutiques respectives et l'image que vous en donnez est peu ragoûtante. Dans tous les cas, c'est sûr que cela ne fait pas avancer grand-chose.

Ecrit par : Sanseverina | 06 février 2009


Sanseverina, pardonnez la métaphore gastronomique, mais pourquoi vous obstinez-vous à regarder les épluchures dans la poubelle plutôt que le bouillon qui cuit dans la marmite ?
Je ne suis d'aucune chapelle, mais la réflexion de quelques personnes ici et ailleurs, la remise au jour des textes fondateurs de l'Ecole de la République m'ont permis de remettre en question bien des choses que je faisais en classe et que je ne fais plus. (Ajoutez à cela la confrontation quotidienne avec la réalité des élèves, l'âge qui avance, la fréquentation d'instits qui ne se laissent plus berner par le discours pédago-pauvre-petiste dominant, le sentiment confus d'une dette envers un certain instit qui m'a formé autrefois ...)

Amicalement,

Écrit par : Chevreuil | 06 février 2009

Je suis sidéré que Dobolino (et d'autres) soit sidérée par les noms d'oiseaux que se lancent les membres, par ailleurs honorables, comme dit Brutus chez Shakespeare, de telle ou telle organisation. ( Brighelli)

C'est Antoine qui dit que... Et si les membres des dites assos sont aussi honorables que Brutus! My God!

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

En effet, cela ne fait avancer que des manuels pour la classe et un réseau de classes SLECC. Et vous, vous faites avancer quoi ?

Ecrit par : Guy Morel | 06 février 2009

Mais rien, rien du tout. Moi, je me tourne les pouces en cours dans un collège pépère où il n'y a rien à faire. Je ne m'occupe que de moi, que de mes problèmes d'ego, de mon image extérieure et j'ai une décharge payée par l'EN pour ça.
Les programmes, je les réécris tous les jours, Morel et ce ne sont jamais les mêmes car quand on a les mains dans le cambouis comme je les ai tous les jours dans ce collège difficile, on n'attend pas vos belles fiches de grammmaire modèles, pensées au chaud dans un bureau douillet.
Je suis au charbon tous les jours, Monsieur, et depuis des années. Et les méthodes dans des bahuts difficiles, on est obligé de les refaire tous les jours si on veut tenir la route face à des élèves qui vous ferait peut-être craquer, vous l'homme-tellement-intelligent-qui-rédige-de-si-jolis -manuels, qui faites l'important avec vos petits livres tout bien élaborés.
Alors, en me disant que je ne fais rien avancer, vous êtes absolument dégueulasse, profondément dégueulasse.
Vos manuels sont basiques. Sûrement utiles, mais basiques. Et je ne les critique pas. Mais les seuls vrais manuels qui marchent sont ceux que les profs font et refont tout seuls au fil des ans, surtout quand ils sont dans des bahuts difficiles. Et de mépriser le travail que je fais( et celui des collègues qui sont dans la même situation) en me demandant d'un air ironique "si je fais avancer les choses, moi" est la marque de votre méchanceté réelle et de votre bêtise profonde.
Les bien -au -chaud de votre espèce ne mesurent pas la déception qu'a été pour des profs qui continuent de contrer la gangrène pédago dans leur coin et qui en prennent plein la figure tous les jours par les chefs d'établissements, les élèves difficiles, la FCPE, la déception, dis-je de ne pas voir un mouvement solide se constituer pour l'instruction.
Mais c'est toute la différence entre les apparatchiks qui font le bien du peuple et le peuple qui se démerde comme il peut.
Vous m'écoeurez, Morel.

Écrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Spécial Sanseverina (celle qui a le monopole du peuple, et du reste d'ailleurs).


COMMUNIQUE DE PRESSE



Réforme du lycée : rien ne sert de pourrir !



Le SNALC-CSEN (FGAF), second syndicat le plus représenté dans l’enseignement secondaire, a pris acte des cinq points que la minute consacrée hier par le Président de la République à la réforme du lycée a permis de dégager :

Le Président a fait part de l’incompréhension du public face à cette réforme : le SNALC-CSEN (FGAF) fait remarquer que cette incompréhension provient du brouillage de piste initié par le ministère, qui en faisant signer un protocole véreux pour que les syndicats aient le Droit de discuter, s’en est ensuite servi contre les syndicats qui en contestaient le contenu, faisant croire que ces derniers l’avaient approuvé… bel exemple de démocratie !

« Xavier Darcos a bien travaillé » : certes, mais pas dans le second degré, où le retour à la transmission des savoirs promise par le candidat Sarkozy s’est transformée en chasse aux postes - avec la complicité active de certaines organisations syndicales qui, malgré les concessions idéologiques outrancières du Ministre, n’ont jamais oublié qu’elles roulaient pour l’opposition.

« La réforme du lycée permettra à plus d’enfants de familles défavorisées d’accéder aux études supérieures » : le SNALC-CSEN (FGAF) rappelle au Président de la République qu’il y a trente ans, 15% de ces enfants accédaient aux grandes écoles, contre 3% aujourd’hui. Et ce n’est pas la faute du lycée, mais celle du collège, qui, depuis la réforme Haby (1976) empêche toute promotion sociale sous couvert d’un égalitarisme angélique voulu par une certaine bourgeoisie, de gauche (bohème) comme de droite (libérale). Pour le SNALC-CSEN (FGAF), la réforme du lycée place la charrue devant les bœufs

« Il faut mettre fin à la tyrannie de la filière S » : sans aller jusqu’à parler de tyrannie, le SNALC-CSEN (FGAF) est favorable à un rééquilibrage des filières, y compris au-delà du lycée : l’immense gâchis de la réforme de la voie professionnelle et le manque de courage réformateur au collège continueront d’alimenter le lycée en élèves qui ne possèdent en rien les pré-requis nécessaires à une poursuite d’étude choisie et performante.

Enfin le Président veut réformer avec les lycéens, comme s’il suffisait de faire plaisir à une jeunesse inexpérimentée pour construire le ciment éducatif d’une Nation…les envolées lyriques de la campagne et la vision du Président pour la France seraient-elles solubles dans le populisme ?

En conclusion, le SNALC-CSEN (FGAF) appelle les professeurs à refuser de s’associer aux prétendues expérimentations de la réforme des lycées, initiées dans le but exclusif d’imposer une série de dispositifs refusés par les professeurs avant même que la « nouvelle » consultation ne soit engagée.

Paris, le 06 février 2009

Écrit par : Manu | 07 février 2009

Bonjour,

je n'ai pas lu les 430 commentaires (désolé...), mais je souhaite tout de même réagir.

Je suis étudiant en sciences à l'Université en 3ème année et M. Brighelli dit selon moi un certain nombre d'âneries, au-moins aussi démagogiques que celles des personnes dénoncées (avec quelques vérités, parfois).

D'abord, je ne pense pas que les profs de fac soient tous des feignants, incompétents, grévistes, etc...
Je suis des cours depuis 2 ans et demi à l'université et je n'ai pas du tout cette impression.
Il me semble n'avoir eu aucun prof qui ait fait grève et le nombre de prof n'étant pas venu aux cours sans prévenir se compte sur les doigts d'une main (peut-être même d'une demi, càd négligeable)

Ensuite, vous prétendez que tous les étudiants de l'université sont des branleurs, et qu'ils y sont allés pour ne surtout pas avoir à travailler.
Je suis en total désaccord avec cela : il existe à l'université de bon voire de très bons étudiants qui auraient pu rentrer en prépa mais qui ont choisi l'université afin d'avoir un parcours à la difficulté progressive sur les 5 années de fac, plutôt que de passer 2 ans (en réalités 3) à ne pas voir le soleil et à s'abrutir pour apprendre des inepties par coeur et ensuite passer 3 ans à glander en roue libre jusqu'au diplôme d'ingénieur. D'après moi, que la difficulté des cours soit progressive est logique, et correspond totalement à l'idée que je me fais d'une formation, par opposition à la formatation des prépas.

Néanmoins, il est vrai qu'il y a à l'université un très fort taux d'échec sur les 2 premières années dû en grande partie à des erreurs dans l'orientation et parfois à un certain "laxisme" des étudiants envers eux-mêmes.

Je pense que si l'on cherche à faire une sélection en première année, on aura certes des étudiants qui réussiront bien mais on aura également un grand nombre de personnes qui n'auront pas eu la chance d'avoir un enseignement supérieure.
Je pense notamment aux jeunes adultes n'ayant pas trouvé la "foi du travail" avant le bac et qui ne pourraient donc pas, selon vous, étudier par la suite en supérieur. Or il se trouve qu'un certain nombre de ces personnes peuvent trouver la voie de la réussite par la suite en effectuant des études qui les intéressent (je sais de quoi je parle : c'est mon cas !!).

Pour conclure, je souhaiterais demander à M. Brighelli auquel je ne suis pas, a priori, opposé d'être un peu plus nuancé dans ses propos car son discours est complètement caricatural et, d'après moi, ne peut pas être pris au sérieux.
(tout n'est pas noir ou blanc : tout est gris, plus ou moins foncé...)

bonne journée,


Vincent

Écrit par : Vincent | 07 février 2009

Vincent a écrit : "il existe à l'université de bon voire de très bons étudiants qui auraient pu rentrer en prépa"

Quelle en est la proportion selon vous ?

Diriez vous qu'entrer en fac dès L1 n'est intéressant que :

- pour "de bons voire très bons étudiants" qui voudraient un parcours plus "étalé" ?

- ceux qui se sont plus ou moins longtemps "cherchés" et qui ont goutté diverses choses dans ce vaste supermarché à bas coût que serait l'université ?

Dans ce dernier cas, ne s'agit-il pas de trouver le rayon qu'on cherchait, sans le savoir ? A tous les sens du terme.

Écrit par : dugong | 07 février 2009

"Vous m'écoeurez, Morel.
Ecrit par : Sanseverina | 06 février 2009"

Il me fait penser à tous les nazes de F2 qui insultent copieusement les bons en les traitant de fachos !

Morel est un con, de toute évidence !!!

6bil Ossi !

:)

Écrit par : toto | 07 février 2009

"Vous, JPB, vous vous amusez et n'avez au fond rien à foutre de l'enseignement et de l'instruction, du moment que vous brillez et baisez ou faites semblant de le faire. Ce n'est que votre Ego qui vous importe, le reste vous est équilatéral. C'est un choix qui se défend !"

dit Dobolino…

D'abord, la jouissance n'a jamais empêché l'amour, que je sache. Je me bats sans arrêt depuis des années, j'ai mis ma propre carrière au point mort, à force de contrarier les uns et les autres (renseignez-vous, ma chère, des profs qui restent huit ans au 11ème échelon, et qui y sont encore à 55 ans, ne sont pas bien dans les petits papiers de leurs chefs d'établissement, de l'Inspection ou du Ministère), et par ailleurs j'ai profité de mes 15 mns de gloire, comme disait Warhol — 15 mns et pas plus. Qu'est-ce que c'est que cette querelle d'Allemands que vous me faites ?

Sanseverina, vous avez raison : c'est Antoine qui parle d'"honorouble man". Mais ils le sont tous, honorables, aussi bien César que Brutus — c'est peut-être Antoine, qui tire les marrons du feu, qui est le plus douteux, chez Shakespeare comme dans la réalité historique. Plaquer des critères moraux sur de l'action politique (et je ne vois pas bien quel autre adjectif utiliser : le combat pour l'Ecole est essentiellement politique, au sens le plus noble du terme) est parfaitement stérile. Nous ne sommes pas des anges, ni les uns ni les autres — et il s'avère, comme en témoignent les débats du GRIP, que qui veut faire l'ange fait la bête — comme le disait jadis un certain Blaise Pascal…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

brighelli je me permet de vous dire que votre blog c'est un foutoir et vous vous étes un drole de personnage opportuniste et tous ceux qui vous entourent dans ceux blog pseudo intello. de merde sont trés cons et oui je ne suis pas intello et je fais des fautes d'ortographe!! et alors !!! il ne faut pas confondre instruction et intelligence . le docteur felts trés malade ne mérite pas toute cette méchanceté quelqu'un qui se bat contre la maladie vous ne pouvez pas comprendre !!!!!! et qui pour lui écrire peut importe si on est d'accord ou pas ne mérite pas tant de mépris j'espère que vous aurez le courage de publier ce que je ressent

Écrit par : ramirez | 07 février 2009

Mais c'est toute la différence entre les apparatchiks qui font le bien du peuple et le peuple qui se démerde comme il peut.
Vous m'écoeurez, Morel.
Ecrit par : Sanseverina | 06 février 2009

Décidément ! Diffamez quelqu'un, il en restera toujours quelque chose. Un certain type, se fondant sur mon histoire familiale -non sur ce que je fais et dis depuis un certain temps publiquement - me traite de stalinien. Et me voilà "apparatchik" écoeurant, en train de me goberger aux frais des masses laborieuses.
Pour votre gouverne, chère collègue, je viens de prendre ma retraite après 41 ans de service dans toutes sortes d'établissements et connais aussi bien que vous les conditions d'exercice dans les collèges et LEP.
Mais apporter cette précision servira-t-il à quelque chose ?

Écrit par : Guy Morel | 07 février 2009

@Dobolino

Vous demandiez hier à comprendre le fond du conflit.
Voici une nouvelle citation qui peut vous y aider :
"L’instruction commune, c’est-à-dire partagée par tous, peut englober et un enseignement d’État (public en ce sens), et un enseignement indépendant, avec des contenus eux aussi plus ou moins communs à tous."
Je vous dirai plus tard de qui c'est.
Pour l'instant, restons-en au fond qui est la défense par certains des établissements "hors contrat" et de "l'enseignement indépendant".
Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Guy Morel | 07 février 2009

D'accord avec Vincent.
La fac dépend directement du baccalauréat puisque tout bachelier a le droit d'entrer à l'université. Ou le bac redevient un examen un minimum exigeant, ou la fac meurt.
En lettres, les cours s'adressent a priori à des gens qui savent lire couramment, écrire sans faute, construire un discours argumenté à l'écrit et à l'oral. Si ce n'est pas le cas, on nous dira que la fac n'a qu'à s'adapter. Eh oui, et faire comme trop souvent en collège ou lycée, les mêmes cours d'un niveau sur l'autre parce que le système ne vérifie jamais qu'un acquis est acquis.
Oui, le message initial caricature beaucoup. La fac contre les prépas, c'est un faux combat. Et peu productif à court terme puisque la réforme des concours enseignants, en l'état, devrait vider à assez court terme les enseignements universitaires de leur contenu...
Le parcours le plus ordinaire, dans ces "khâgnes rurales" dont vous parlez quelque part, c'est deux ans de prépa, puis la fac, puis souvent un concours. Beaucoup d'étudiants sont ravis de connaître les deux systèmes. Je pense également que les cours d'université profitent plus aux ex-khâgneux, tandis que certains étudiants n'ont pas toujours les bases. Certains autres, brillants, auraient eu le niveau pour entrer en prépa, comme le dit très justement Vincent.
Ce sont les profs de fac, les enseignants chercheurs si décriés par le maître des lieux, qui héritent l'hétérogénéité des classes du lycée. Et qui doivent faire avec. Imaginez-vous vos anciens profs de fac devant le dilemme suivant: faire un cours de haut niveau auquel personne ne comprendra rien, ou abaisser les exigences sur les pré-requis, simplifier, caricaturer, en sachant que cela frustrera les plus brillants et ne touchera peut-être même pas les plus en difficulté...
De la nuance donc!

Écrit par : oh là là | 07 février 2009

Avis aux internautes: sur dailymotion tapez en recherche prince de condé et vous tomberez sur le best of des personnalites les plus impopulaires du paysage mediatique français. A consommer sans modération..

http://www.dailymotion.com/prince_de_conde

Écrit par : hum...hum... | 07 février 2009

Rappel (pour les parisiens) : aujourd'hui à 15h au lycée Henri IV, conférence-débat d'Hervé Boillot : A quel âge philosopher?

Le débat promet d'être animé car Hervé Boillot (co-auteur de "La pédagogie du vide") avait justement quitté Reconstruire l'Ecole sur la question des programmes de philo. Mais comme à RE on est encore moins stalinien que Morel, nous avons souhaité rouvrir la discussion, particulièrement importante dans le cadre de la réforme des filières et des lycées. A mon avis, la question est moins celle de l'âge (classe de première? primaire?) que celle des programmes et des contenus. Autrement dit : qu'appelle-t-on "philosophie"?

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 février 2009

"plutôt que de passer 2 ans (en réalités 3) à ne pas voir le soleil et à s'abrutir pour apprendre des inepties par coeur et ensuite passer 3 ans à glander en roue libre jusqu'au diplôme d'ingénieur."

Ecrit par : Vincent | 07 février 2009

Vincent, vous reprochez à Brighelli de caricaturer les étudiants et les chercheurs et voilà que vous surenchérissez dans la foulée au sujet des taupins. Ce n'est pas très sérieux.

Je fus de ces taupins de province qui ont bifurqué vers l'Université en troisième année pour y préparer l'Agrégation, puis y faire une thèse.

Il n'y a pas de bourrage de crâne en prépa, mais une formation très exigeante qui demande un investissement assez lourd. Ne souffrent et ne s'y abrutissent que ceux qui n'ont pas de goût pour les matières qu'on y enseigne ET qui ne sont là que par opportunisme.

Il y a quelques étudiants brillants qui refusent effectivement de passer par les prépas. Ils sont extrêmement peu nombreux. En troisième année de licence, sur plus d'une centaine d'étudiants issus de la fac, on peut en compter deux ou trois, si j'en crois mon expérience en tant qu'étudiant puis en tant que moniteur.

Les résultats à l'Agrégation sont éloquents : Combien de candidats reçus n'ont jamais mis les pieds en prépa?

Écrit par : TotoWeininger | 07 février 2009

J'avoue que, moi aussi, la lecture de ce blog a quelque peu infléchi ma manière d'enseigner. Ou, plus exactement, m'a déculpabilisé d'insister quelquefois sur les côtés "scientifiques" (et techniques) de ma discipline, plutôt que les attaquer parfois par le biais pédagogique.
Cette polémique concernant les profs d'université me paraît complétement stérile.
Moi aussi, en fac, j'ai eu des profs extraordinaires et de sacrés nullards. (Pourtant, les sciences de l'éducation n'existaient pas encore, ;-)
Et je n'ai pas l'impression, Vincent, que Jean-Paul ait généralisé.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2009

@Dobolino

Vous demandiez hier à comprendre le fond du conflit.
Voici une nouvelle citation qui peut vous y aider :
"L’instruction commune, c’est-à-dire partagée par tous, peut englober et un enseignement d’État (public en ce sens), et un enseignement indépendant, avec des contenus eux aussi plus ou moins communs à tous."
Je vous dirai plus tard de qui c'est.
Pour l'instant, restons-en au fond qui est la défense par certains des établissements "hors contrat" et de "l'enseignement indépendant".
Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Guy Morel | 07 février 2009
Ma pensée est assez changeante sur ce sujet. Je tiens par dessus tout à l'idée de service public d'instruction, avec des programmes nationaux et des professeurs formés et sélectionnés au niveau national. Mais il s'agit d'un attachement éducatif,familial et historique et je ne suis pas absolument certaine qu'il soit encore de saison.
Ceux qui sont attachés à la notion de service public unique et dans la plus stricte égalité, en matière d'instruction, ne sont plus très nombreux. Les gens qui se posent des questions sur l'instruction recherchent un service à la carte, plus libre. Dans mon entourage proche, parmi les élèves qui en veulent, trois jeunes filles ont quitté la France après le bac ou un an plus tard pour Bruxelles, Montréal, Vancouver. Un garçon est parti un an en Australie. Un autre, abominable cancre, ayant touché à la délinquance en cinquième et quatrième, part l'an prochain, après la troisième, chez les Compagnons dans le Jura, pour un apprentissage en maçonnerie et, depuis qu'il sent cette issue proche, a cessé toute relation avec les petites frappes qui l'entraînaient dans les vols de voiture et d'auto-radio.
Si les nouvelles générations cherchent un enseignement à la carte...
Vous et ma sœur, et d'autres, avez des convictions ancrées. C'est bien, ne serait-ce que parce que ça vous sécurise !

J'ai plein d'autres réflexions à livrer mais je n'ai pas le temps de les mettre en forme.

En illustration, sachez que je fais un don de trente euros par mois à l'Ecole Steiner de Sorgues, depuis deux ans environ et que je n'ai nullement l'intention d'arrêter.
J'ai plusieurs fois conseiller à Catherine de se rendre à leur journée portes ouvertes. Elle élude. Nous avons passé l'âge des grandes fâcheries et des portes claquées !

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

conseillé

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

J'étais, ce matin, réquisitionné pour le forum des métiers dans mon lycée (j'ai cours le samedi matin).

Les aléas de la programmation m'ont amené à suivre les exposés / questions du secteur médecine. Il a été essentiellement question de l'organisation, des contenus et de la sélection en première année.

Que dire sinon que je préfère mille fois le système des prépas qui sélectionne avant et qui donne, quoi qu'on en dise, des connaissances maîtrisées (en sciences au moins) qu'un entonnoir * qui est la honte de notre enseignement.

Une anecdote à Marseille : il y a trois ans la major de première année a choisi maïeutique. Consternation dans le Landerneau mais qui n'a pas débouché sur une renaissance...

* à la fois ce qui gave et ce qui relève du goulet d'étranglement dans un élevage en batterie.

Écrit par : dugong | 07 février 2009

"Vous, JPB, vous vous amusez et n'avez au fond rien à foutre de l'enseignement et de l'instruction, du moment que vous brillez et baisez ou faites semblant de le faire. Ce n'est que votre Ego qui vous importe, le reste vous est équilatéral. C'est un choix qui se défend !"

dit Dobolino…

D'abord, la jouissance n'a jamais empêché l'amour, que je sache. Je me bats sans arrêt depuis des années, j'ai mis ma propre carrière au point mort, à force de contrarier les uns et les autres (renseignez-vous, ma chère, des profs qui restent huit ans au 11ème échelon, et qui y sont encore à 55 ans, ne sont pas bien dans les petits papiers de leurs chefs d'établissement, de l'Inspection ou du Ministère), et par ailleurs j'ai profité de mes 15 mns de gloire, comme disait Warhol — 15 mns et pas plus. Qu'est-ce que c'est que cette querelle d'Allemands que vous me faites ?

JPB

Ecrit par : brighelli | 07 février 2009

Je ne vous fais pas de querelle !
Niez que vous êtes un jouisseur !
Je regrette une chose, c'est que vous ne soyez pas suffisament bon à l'oral. Vos écrits sont excellents mais vous n'êtes pas suffisament "médiatique" et c'est fort dommage que vous vous priviez et nous priviez de cette jouissance.
J'ai lu vos livres avec satisfaction. Vos indéniables qualités ne sont pas étrangères à mon assiduité ici.
Quand j'aurais l'occasion de vous voir en chair et en os, j'affinerai mon diagnostic.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

A lire ici:
http://www.slecc.fr/GRIP/2008-10-04-ag-grip.pdf

Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Merci! Mais il y a des centaines de pages sur ledit site. Pourriez-vous m'aider à trouver?

Ecrit par : Jean | 06 février 2009

Mais enfin, Jean !!! Vous cliquez sur le lien et vous arrivez sur un doc de 36 pages. C'est ce texte qu'il faut lire pour entrevoir les démêlés.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Pour conclure, je souhaiterais demander à M. Brighelli auquel je ne suis pas, a priori, opposé d'être un peu plus nuancé dans ses propos car son discours est complètement caricatural et, d'après moi, ne peut pas être pris au sérieux.
(tout n'est pas noir ou blanc : tout est gris, plus ou moins foncé...)

bonne journée,


Vincent

Ecrit par : Vincent | 07 février 2009

Le gros, gros problème, Vincent, c'est que faire dans la nuance est improductif. Les ceusses qui ont des avis nuancés n'arrivent pas à obtenir gain de cause. Il faut s'appuyer sur des certitudes pour convaincre. Les gens ont très peur du flou, ils veulent du solide.
Je penserai, à l'inverse de vous, que le principal "défaut "de JPB est d'avoir un peu trop de flou, pas suffisament de certitudes absolues
( Pour moi, ce n'est pas un défaut mais une qualité.)
JPB n'est pas vraiment rassurant.
Morel, Catmano, Anne-Marie Valette ont des certitudes. Elles ne sont pas en phase avec le monde dans lequel nous vivons et recueillent un faible audience mais ils offrent et proposent des certitudes.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Mais les seuls vrais manuels qui marchent sont ceux que les profs font et refont tout seuls au fil des ans, surtout quand ils sont dans des bahuts difficiles.
(Sanseverina à Guy Morel)

Les manuels et futurs manuels auxquels Guy faisaient allusion
sont PRECISEMENT le fruit du processus que vous décrivez...
Si cette précision peut vous mettre d'accord !
Thierry Venot

Écrit par : thierry venot | 07 février 2009

Personnellement, je préfère les convictions aux certitudes, mais bon...
Allez, Guy, paraphrasons W.C. Fields: "quelqu'un qui se fait insulter à la fois par Roger Felts et par Toto ne peut pas être entièrement mauvais"! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2009

Vincent,

Vous faites l'éloge de la nuance, et vous êtes caricatural dans votre description d'un système que vous ne connaissez pas. Cela vous rend peu crédible.
J'ai connu les deux systèmes, puisque j'ai été moniteur (en deug) pendant ma thèse. Le niveau moyen de ces étudiants, qui étaient quand même dans une bonne université, était faible. Par rapport à ce que j'ai pu voir en prépa, ils étaient non seulement moins bons techniquement, mais avaient aussi moins d'idées originales. On touche là quelque chose de fondamental: contrairement à une idée répandue, il faut avoir travaillé beaucoup pour être inventif dans un domaine. Loin d'abrutir les étudiants, les prépas leurs permettent d'acquérir des connaissances solides, et non pas un gentil saupoudrage d'idées générales. Le seul reproche que je fais aux programmes actuels (ceux que je connais, c.a.d sup pcsi et spé-pc*), c'est d'ignorer superbement la physique du siècle dernier. Je pense en effet que la relativité restreinte et quelques notions de mécanique quantique devraient faire partie du bagage minimal de tout
élève ingénieur.
Les MdC sont bien souvent brillants (ni plus ni moins qu'un normalien agrégé en prépa) et travailleurs, mais leurs cours manquent parfois de structure, et une bonne partie d'entre eux voient leur charge d'enseignement comme une malédiction. Malheureusement, les étudiants en font les frais. Mais comme vous le dites, le vrai problème est celui de l'absence de sélection à l'entrée, du fait du niveau lamentable d'un bachelier lambda actuel.

Écrit par : François Duhem | 07 février 2009

Vincent, je ne suis pas Monsieur Brighelli, mais cela dit, j'ai néanmoins l'envie de répondre à votre commentaire:

En fait, l'hôte de ce blog ne caricature pas les professeurs d'université, lisez donc ses livres, lisez ce blog, renseignez-vous, construisez votre pensée au lieu de la fonder sur des a priori (donc de ne pas la fonder justement)... Vous ne pourrez alors rendre coupable cet homme, qui certes peut manquer quelquefois d'un peu de nuances -mais tel est le prix à payer quand on est engagé- , d'être tombé dans de grossières sottises (comme celle de caricaturer, ou celle de manquer de discernement, de mettre tout le monde dans le même panier en somme... Comme si!).
Je sais que vous penserez peut-être en lisant ces quelques lignes, que je prends la défense de ce personnage, cela paraît évident...paraît.
Détrompez-vous; d'abord Monsieur Brighelli n'a certainement pas besoin de moi, ni de quiconque je pense, pour se défendre, et ensuite, je ne suis le chien de garde de personne.
Ce n'est pas sa défense que je prends, mais celle du bon sens et de la politesse. Je vais presque aller jusqu'à vous dire que je suis géné pour vous. Vous êtes dans une méprise et elle m'insupporte:

Comme je l'ai dit avant, vous jugez le propos d'un homme sans le connaître sans vraisemblablement l'avoir compris, en plus vous apostrophez un professeur qui, d'après moi, en sait peut-être un peu plus que vous, non? Vous mettez son intelligence, son recul, son expérience en doute du haut de vos 22-23 ans (j'imagine)?
Non pas qu'un professeur soit intouchable, certainement pas, mais il y a peut-être une certaine forme, une certaine rhétorique -même une certaine retenue- à mettre dans sa remarque qui fait en sorte que l'on reste dans les règles de la bienséance.
Enfin et là n'est pas la moindre chose; vous ne construisez aucun argumentaire pour justifier vos conclusions.
De quoi partez-vous? De quelles connaissances solides, construites? De l'observation de votre petit pré-carré? Non, c'est un peu court jeune homme! (On aurait pu dire bien des choses en somme, en variant le ton, par exemple tenez:... :-))

Voyez; je suis aussi étudiant, en Munster recherche (oui, ça n'amuse que moi) et en préparation aux concours, et comble du hasard, je m'appelle également Vincent, mais il me semble que "mon" université est diamétralement opposée à la votre (à la tienne!): grève, blocage -dont je ne me plains pas- quelques professeurs incompétents -dont je me plains-, d'autres excellents -Agrégés, Normaliens, Thésards... tiens, tiens... Pas de hasard Vincent, pas de hasard... Que j'en profite pour remercier et à qui j'adresse, une fois encore, toute ma gratitude-. Mes parents sont bien placés pour savoir ce qui se passe à l'université et je peux vous assurer que la majeure partie des grandes universités ressemble à la "mienne": on y trouve de tout, mais surtout un épouvantable foutoir!
Les conflits de pouvoir et d'intérêts entre professeurs (sans compter les parties de jambes en l'air, ben oui...) sont énormes -et avec la LRU je vous explique pas...- quelquefois au détriment des étudiants, quelquefois pas... Les grêves sont constantes, récurrentes... etc...
Pas de "gentils" professeurs qui assurent quand même les cours. Juste des professeurs, pas moins gentils d'ailleurs, qui défendent le statut d'Enseignant-chercheur. Certains parcequ'ils n'ont pas envie de travailler, et que le présent statut leur donne une immunité totale (à contrario du nouveau) et d'autres -la majeure partie d'entre-eux, je crois- qui travaillent déjà mais qui veulent tout simplement qu'on leur foute la paix et qu'on laisse en place la petite liberté qu'ils ont encore et qui compense un faible salaire!
Tout ça pour dire que même s'il ne faut pas généraliser, ça nous le savons tous, pour le peu qu'on voit l'université de l'intérieur, on sait très bien qu'elle ressemble plus à ce que Monsieur Brighelli décrit qu'à ce que vous semblez sous entendre.

Vous parlâtes aussi, mon ami, des classes préparatoires et comme cela semble être le thème de cette note, je vais vous livrer un peu de ma modeste expérience: j'en viens donc je profite des deux systèmes: université et CPGE.
Soyons clair: La fac c'est merdique et les prépas ça marche bien.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes... Plus de 50% d'échec à l'entrée de l'université contre 90% de réussite en prépa... No comment.
Il est vrai, cependant, que les prépas sélectionnent... Et alors??
Et puis, pas tant que ça: je donne un cours particulier à une élève en Maths spé PC aussi curieux que cela puisse paraître. Pour ceux qui veulent suivre le feuilleton de nos noces blanches; eh bien... toujours pas, à mon grand regret et à mon grand désarroi. Elle est rentrée en prépa avec 9 de moyenne en maths en terminale... Alors, quand même! Pour une sélection... j'ai déjà vu pire! Et le plus drôle:
Elle n'est pas très forte -plutôt fluette- mais je tiens le pari qu'elle aura une école en fin d'année!
Alors voilà: s'il est vrai que tout le monde ne rentre pas dans la MP* de mon ancien lycée -bien qu'il ne soit pas couvert de prestige à l'instar des prépas Parisiennes- à peu près tout le monde peut aujourd'hui trouver une prépa à son goût...A peu près.
Le meilleur lycée? Celui qui est adapté à votre niveau.

Est-ce une bonne chose? Ben... ce n'est qu'une question d'offre et de demande: ce sont des concours!
Mon élève, ma chère élève qui est en cinq deux -aucun rapport avec quelconque position tordue du Kamasutra-, commence à comprendre depuis novembre seulement, ce que "faire des sciences" et "passer un concours" veulent dire... Elle vient de passer plus de deux ans à en baver -et pas sur moi- mais aujourd'hui elle est en phase de décollage et très franchement, quel bonheur!
Sera-t-elle une bonne matheuse? Pourquoi pas? Je n'en sais rien du tout. Mais ce dont je suis certain c'est qu'elle aura acquis à la fin de trois ans un savoir-faire indéniable (minimum de compréhension, méthodes efficaces, gymnastique rapide du cerveau, bons réflexes, capacité de travail décuplée, confiance en elle, etc...) et également une école, en tout cas, je le souhaite à elle comme à moi...

Un jour un professeur de mon université, d'origine anglaise et arrivé en France depuis huit ans, nous demanda pour quelle raison les élèves qui venaient de prépa réussissaient mieux que les autres. Je me suis tu, mais je m'interrogeai... "Bon, déjà, c'est vrai? Globalement vrai? Non, c'est clair. Mais pourquoi donc? Why?"

Ben, parceque:

- La qualité des enseignants. Oui, oui, je sais bien qu'à la fac il y a d'excellents profs, que ce discours est dangereux, et patati et patata...
La raison est très simple; elle ne dépend que d'un petit "détail", d'un petit truc: l'Agreg.
Soyons clair, il y a d'excellents profs certifiés, ou thésés, mais à un certain niveau (disons entre bac+1 et bac+4) ce concours est quasi-indispensable pour faire un bon enseignement.
Que l'Agreg soit un roc ou un pic, je ne sais pas mais un cap; c'est clair. En fait je vois ce concours comme étant l'âge adulte d'une discilpline.
En prépa les profs sont TOUS Agrégés (au moins!) à la fac... ben non; Et ça se ressent.
Et s'il est vrai que l'Agreg ne fait pas tout, il faut être clair; elle fait quand même beaucoup.

- Les savoirs et l'entraînement.
J'ai compté 46 sujets de concours (concours donc nécessité d'une discrimination donc difficulté donc réflexion... donc un entraînement à la reflexion).
Je disais donc 46 sujets de concours, sur deux ans et rien que pour une matière (les maths). Plus ceux du concours... Bon aller, 60 sujets de maths uniquement, sur deux ans.
Si bien que, arrivés au concours (fonction publique par exemple) les universitaires pur jus qui ne savent pas ce que c'est sont en concurrence avec des ex-taupins qui ont déjà 60 sujets dans les pattes... No comment...
Bon il faut ajouter les Khôlles qui forcent les élèves à apprendre et comprendre un minimum le cours, à savoir refaire des démos importantes, à s'entraîner à l'oral, à écrire au tableau, à résoudre des exos... Et à demander au khôlleur une explication si nécessaire...
Y'a ça à la fac? Ne cherchez plus.

Les savoirs: déjà ils sont bien dispensés par des profs impliqués, qui savent de quoi ils parlent, qui tirent tout le monde vers le haut (facilité par des classes homogènes). Et puis en gros, en Sup et Spé donc deux ans les prépas font le programme de Licence en trois ans, à deux ou trois modules près (pour les classes étoilées et pour les non étoilés... bah c'est à peu près la même chose).


Voilà, sans développer davantage, il y a aussi un point sur lequel je suis en désaccord:
Je suis pour une sélection à l'entrée de l'université mais uniquement sous la forme d'un examen national qu'on peut repasser à volonté en cas d'échec.
Ce qui dans mon esprit revient à réinstaurer un vrai baccalauréat.

Un tel examen emmènera bien trop d'élèves qui ne pourront pas continuer à l'université jusqu'au bac?
Oui, mais sachant qu'ils sauront très bien que sans un bon niveau ils échoueront à l'entrée de l'université, croyez-le bien; ils bosseront.
Je pense en outre, que les élèves s'auto-sanctionneront en amont: ils sauront que s'ils ne veulent pas manquer une chance de faire de longues études il faudra bien qu'ils bossent l'examen d'entrée...
Et puis il vaut mieux doubler tôt une classe -s'il faut doubler- que plus tard à la fac quand les lacunes se sont installées, qu'il faut payer son loyer, sa bouffe... C'est d'ailleurs le meilleur moyen pour abandonner. Je pense que c'est rendre service au gens. Je me trompe peut-être mais...

En plus, ils auront un bien meilleur niveau!
Et puis n'est-ce pas la meilleure façon de ne plus avoir de problèmes de discipline...


Bon aller, j'ai pris une journée de repos car je pratique la chute libre et que le club vient de réouvrir... Je vais chercher ma paire de gants chauds et je fais mon premier saut de la saison. J'y cours... heu non; j'yvole!



Vincent


PS: je n'ai quasi-pas relu; j'espère avoir été clair. Sans doute long, pardon.
re-PS: J'ai dû encore raconter n'importe quoi sur mon cours particulier en spé; Steph, si tu lis ces lignes, ce n'est pas moi, c'est ton frère.

Écrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

J'ai lu quelques propos tenus hier soir, assez fantasmatiques d'ailleurs, sur les hypothétiques débats que je pourrais avoir au sein de ma section PS sur l'instruction et l'éducation.
Je vais donc vous résumer ma section: nous sommes une vingtaine et les deux plus jeunes sont le secrétaire de section et moi-même. Nous y sommes fort peu nombreux à avoir suivi un cursus dans le supérieur et sommes deux à en être diplomés. Les vieux élus locaux et leurs affidiés ne jurent que par le certif suivi de l'apprentissage, comme quand ils étaient jeunes.
Le secrétaire, ébéniste et restaurateur de monuments historiques, est Compagnon du Devoir. Il partage son temps entre son atelier avec une petite dizaine d'employés et son travail de formateur professionnel. Son avis serait certainement précieux car il aime à former des apprentis. Il a une fois évoqué ses échecs répétés avec de jeunes apprentis issus de ZEP qu'il n'a jamais réussi à intégrer dans l'équipe ni à former, malgré le réel désir qu'il en avait et son amour aussi bien du métier que de la transmission de ses savoirs. D'après lui, c'est infaisable, il leur manque trop de données, ils sont trop marginaux, trop accros au shit et incapables de se concentrer sur un travail suffisament longtemps et de s'intégrer dans une équipe. Il a abandonné, immensément déçu, après plusieurs tentatives infructueuses.
Nous avons aussi une jeune retraitée qui fut longtemps famille d'accueil pour des fratries des quartiers nord de Marseille mises en placement familial. Elle est assez discrète ! C'est bien dommage car elle pourrait nous en dire long...
Nous avons une directrice d'école maternelle de Cachan fraîchement retraitée mais elle est tellement chiante qu'elle est inaudible. Un jour, elle a essayé de remettre en cause l'aberration du collège unique mais deux l'ont traité d'élitiste et les autres n'en avaient rien à battre. Elle s'est replié malgré mon soutien.
Je pense que la présence de cette dernière n'est pas étrangère au fait que nous évitons soigneusement d'aborder le chapître de l'instruction ...

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Mais les seuls vrais manuels qui marchent sont ceux que les profs font et refont tout seuls au fil des ans, surtout quand ils sont dans des bahuts difficiles.
(Sanseverina à Guy Morel)

Les manuels et futurs manuels auxquels Guy faisaient allusion
sont PRECISEMENT le fruit du processus que vous décrivez...
Si cette précision peut vous mettre d'accord !
Thierry Venot

Ecrit par : thierry venot | 07 février 2009

Ça, c'est vrai, Sanseverina !
Ma sœur, Catmano, est à la base du manuel de math de CE1 et elle instite depuis septembre 1976. Toujours sur le terrain, jamais les pieds dans des pantoufles ! Et elle se bat encore, jusqu'à en crever de fatigue. Elle n'a jamais pantouflé et ne pantouflera jamais. Elle est sur la brêche au quotidien, comme vous, et a vécu bien des drames, père suicidé, mère infanticide, enfant hyperactif sensu stricto, collègues de travail pas toujours gai, élèves ruraux profonds, non francophones primo-arrivants, j'en passe.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Personnellement, je préfère les convictions aux certitudes, mais bon...
Allez, Guy, paraphrasons W.C. Fields: "quelqu'un qui se fait insulter à la fois par Roger Felts et par Toto ne peut pas être entièrement mauvais"! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2009
Finalement, Christophe, la seule chose qui vous distrait, c'est de jeter de l'huile sur le feu ?

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

@ Sanseverina

Pris sur le vif:
http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=544545

L'aîné dont on parle dans cet article était, au moment du drame, dans la classe de celle qui a rédigé le fichier math CE1 du GRIP. Si le petit de trois ans dont il est question avait fait la sieste à l'école, il serait encore en vie.
S'agit-il d'une pantouflarde ou d'une femme de terrain rompue à toutes les réalités ?

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Les MdC sont bien souvent brillants (ni plus ni moins qu'un normalien agrégé en prépa) et travailleurs, mais leurs cours manquent parfois de structure, et une bonne partie d'entre eux voient leur charge d'enseignement comme une malédiction. Malheureusement, les étudiants en font les frais. Mais comme vous le dites, le vrai problème est celui de l'absence de sélection à l'entrée, du fait du niveau lamentable d'un bachelier lambda actuel.

Ecrit par : François Duhem | 07 février 2009

Mon grand frère, ingénieur ESPCI, a fait un DEA à Jussieu, en quatrième année ( ESPCI avait une quatrième année de spécialisation). C'était aux environs de 1976.
Ce qu'il nous en avait dit, à l'époque, c'est que les étudiants en Sciences Physiques de Jussieu avait un fort niveau de connaissance, parfois plus que lui qui avait fait sup, spé et ESPCI, mais étaient très éparpillés, beaucoup moins synthétiques, et, de ce fait, beaucoup moins productifs. Il les trouvait désorganisés et moins à même de mobiliser et synthétiser leurs connaissances sur un objectif ingénérial précis.
Ce que je vous dis là est un vieux souvenir. J'étais à l'époque à peine bachelière et n'ai peut-être pas bien compris ce que mon frère expliquait. Je sais qu'il était à la fois impressionné par leur niveau de connaissance académique et par leur incapacité à synthétiser et à appliquer dans un cadre pratique.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Je sais qu'il était à la fois impressionné par leur niveau de connaissance académique et par leur incapacité à synthétiser et à appliquer dans un cadre pratique.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009


Ils n'avaient peut-être pas certains réflexes que l'on acquiert quand on passe par les concours donc très souvent par les prépas... Je pense que ça déforme plutôt bien les prépas.
J'ajoute, par rapport à mon précédent commentaire, que de très bons étudiants sont des universitaires pur jus... Et que j'ai rencontré d'excellents profs qui manifestement n'avaient qu'"une thèse"... Faut déjà le faire tout de même...
Cela dit, je persiste et signe; un Agrégé est souvent plus "carré", plus clair au niveau de ses connaissances qu'un non Agrégé.
Lui aussi a-t-il peut-être des réflexes qu'un non Agrégé ne peut pas avoir?

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

Guy faisaient allusion
Guy faisait allusion
Pas bien !
Thierry

Écrit par : thierry venot | 07 février 2009

Hier, j'ai joué: j'ai compté le nombre de grossièretés proférées dans mon bahut (cour, couloirs, salles de classe, vie scolaire), à partir du moment où j'en ai passé l'entrée (7h40) jusqu'à ce qu'en sorte (17h10) - je n'ai pas pris en compte les échanges sur le parvis de l'église du savoir qu'est tout établissement scolaire. Le résultat: 47.

Que de douceur! Quel joli monde qui ne bat pas en brèche la bonne humeur! et n'influe pas sur le psychisme au quotidien! Heureusement qu'il existe des havres de paix scolaires encore!

Quels autres métiers rencontrent-ils ce genre d'atmosphère où le beau ciel de l'esprit est au plus sublime? Dans la police? Les médecins (face aux patients atteints du syndrome Gilles de Tourette: http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=syndrome+de+tourette+vid%C3%A9o&um=1&ie=UTF-8&ei=npaNSZaeLtKf_ga-pom4DA&sa=X&oi=video_result_group&resnum=4&ct=title#, http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftm45.html)?

Écrit par : Pendariès | 07 février 2009

Quels autres métiers rencontrent-ils ce genre d'atmosphère

HOULA!!!!!!! Moi fatigué!!!!!! Un fait du saut en parachute et moi je nage!

Écrit par : Pendariès | 07 février 2009

En fait, on peut dire des classes prépas ce que l'on dit des établissements privés et de la filière S : pas étonnant que ça marche, puisqu'on n'y entre pas sans un certain niveau et sans une certaine envie d'y être.

Les lycées publics, la fac et la filière L partagent le même inconvénient majeur : on y entre sans effort, et parfois même sans l'avoir voulu.

Allez faire du bon travail dans ces conditions !

Je ne pense pas, pourtant, que la sélection soit la solution à tous les problèmes, même s'il est évident que le paysage scolaire serait BOULEVERSÉ par ces trois changements fort simples :
- examen d'entrée en sixième,
- examen d'entrée en seconde,
- examen d'entrée en fac.

La raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ces changements est la suivante : trop de bachotage, trop d'esprit de corps ensuite. Il est bon que la sélection soit l'exception.

Mais là où je pense que l'on pourrait changer ÉNORMÉMENT les choses, c'est en acceptant que, même s'il n'y a pas sélection à l'entrée d'une école ou d'une filière, il y a contrat tacite de travail et de respect.

Si on arrête de faire du misérabilisme à l'égard de ceux qui désorganisent le système scolaire, si on met les moyens nécessaires pour les traiter à part, avec passerelle de retour au système classique dès que les choses sont réglées, on aura réglé 90% des problèmes actuels.

Je trouve anormal que des élèves puissent impunément glander au collège, que des élèves de seconde puissent passer en 1ère L avec 6 de moyenne en maths et en français, que des étudiants de licence de lettres ignorent l'accord du participe passé.

Ils ne sont pas la majorité, mais on ne peut s'occuper d'eux et assurer un bon niveau d'instruction aux autres.

Prétendre qu'on peut les garder au sein d'une même structure à coup d'AI et de remédiation, c'est une blague.

Donnons-leur des objectifs, montrons qu'on ne peut pas se foutre de notre gueule impunément, et le climat général en sera changé.

L'an passé, conseil de classe de 1ère S. On en arrive au cas d'un élève, branleur déclaré et méprisant à l'égard des collègues et de ses camarades. Il est délégué, naturellement. Il est fils de parents divorcés, sa mère est CPE dans un autre établissement.

Le prof principal, prof de maths, fait le bilan : 7 de moyenne générale. « Tu comptes faire quoi avec un bulletin pareil ? » lui demande-t-il. Réponse immédiate de l'élève : « Une Terminale S. »

J'ai cru que le collègue allait monter sur la table pour aller lui en coller une.

Que croyez-vous qu'il arriva ?

Il est passé.

La leçon est bien retenue pour l'ensemble des élèves du bahut : les profs, des bouffons. Même ceux qui font les gros yeux.

C'est de cela qu'on crève.

Au moins, quand Pénélope défaisait la nuit ce qu'elle avait tissé le jour, c'est elle-même qui agissait. Nous les profs, nous voyons foulés aux pieds par l'institution les principes de travail et de rigueur que nous essayons d'inculquer.

Alors moi, je demande depuis plusieurs années à enseigner en prépa. Je n'en suis pas fier, mais je pense à vous Robin : il me reste trente ans à cotiser. On me dit que cette année pourrait être la bonne. Réponse définitive début mars.

Sanjuro.

Écrit par : sanjuro | 07 février 2009

Je sais qu'il était à la fois impressionné par leur niveau de connaissance académique et par leur incapacité à synthétiser et à appliquer dans un cadre pratique.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009


Ils n'avaient peut-être pas certains réflexes que l'on acquiert quand on passe par les concours donc très souvent par les prépas... Je pense que ça déforme plutôt bien les prépas.
J'ajoute, par rapport à mon précédent commentaire, que de très bons étudiants sont des universitaires pur jus... Et que j'ai rencontré d'excellents profs qui manifestement n'avaient qu'"une thèse"... Faut déjà le faire tout de même...
Cela dit, je persiste et signe; un Agrégé est souvent plus "carré", plus clair au niveau de ses connaissances qu'un non Agrégé.
Lui aussi a-t-il peut-être des réflexes qu'un non Agrégé ne peut pas avoir?

Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

Le chien se mord la queue ! Je veux dire par là qu'un très bon élève d'Université (on reste en physique/maths, pour l'instant ) va devenir un excellent maître de conf ou professeur, peut-être, mais n'aura pas, pour devenir ingénieur, la même efficacité qu'un gars qui a intégré une école d'ingénieur. Or, il se trouve que l'Université ne peut pas, ( diable ! ), ne former que des professeurs. Elle doit bien aussi former des "professionnels ", non ?
C'est embêtant, cette histoire ...
Comment font-ils, ailleurs, pour former leurs ingénieurs ?
Ailleurs, ça veut dire là où il n'y a pas nos prépas et nos grandes écoles ?

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Un bon prof, ça peut former des légions d'ingénieurs !
Je veux dire par là qu'on ne peut demander à l'Université, qui accueille la grande majorité des étudiants, de ne former que des professeurs et de jeter à la rue l'excédent, pendant qu'on confie aux grandes écoles le soin de former une élite, notoirement insuffisante en nombre.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Un bon prof, ça peut former des légions d'ingénieurs !
Je veux dire par là qu'on ne peut demander à l'Université, qui accueille la grande majorité des étudiants, de ne former que des professeurs et de jeter à la rue l'excédent, pendant qu'on confie aux grandes écoles le soin de former une élite, notoirement insuffisante en nombre.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

une élite professionnelle !
Corrigez mon propos !

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Je trouve anormal que des élèves puissent impunément glander au collège, que des élèves de seconde puissent passer en 1ère L avec 6 de moyenne en maths et en français, que des étudiants de licence de lettres ignorent l'accord du participe passé.

Ils ne sont pas la majorité, mais on ne peut s'occuper d'eux et assurer un bon niveau d'instruction aux autres.

Prétendre qu'on peut les garder au sein d'une même structure à coup d'AI et de remédiation, c'est une blague.

Donnons-leur des objectifs, montrons qu'on ne peut pas se foutre de notre gueule impunément, et le climat général en sera changé.
écrit sanjuro

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Tout à fait d'accord avec vous, sanjuro. On a trop laissé s'installer l'indiscipline, le laisser aller. Les professeurs sont impuissants, leur avis vaut peu de chose dans les conseils de classe. Non seulement les élèves se moquent des professeurs, mais leurs parents aussi. On brime leurs chouchous, on les harcèle, ils leur font des procès d'intention. Il faudrait des structures spécifiques pour des élèves vraiment problématiques qui pourrissent les classes. Là, les fainéants perturbateurs sont contents, bien au chaud, ils propèrent. Ils continueront leur chemin d'année en année : ce n'est pas bien de redoubler ! ce n'est pas démocratique ! En attendant, ils déteignent sur les autres qui sont souvent tirés vers le bas, crise d'ado passant par là.
S'il y avait des psy en collège et en lycée, ils ne chômeraient pas! Et quelques gros bras pour faire bon poids.

Écrit par : chat doc(te) | 07 février 2009

Le prof principal, prof de maths, fait le bilan : 7 de moyenne générale. « Tu comptes faire quoi avec un bulletin pareil ? » lui demande-t-il. Réponse immédiate de l'élève : « Une Terminale S. »

J'ai cru que le collègue allait monter sur la table pour aller lui en coller une.

Que croyez-vous qu'il arriva ?

Il est passé.



Sanjuro.

Ecrit par : sanjuro | 07 février 2009

Je n'arrive pas à comprendre ! Nous ne devons pas fréquenter les mêmes lycées ?
Peut-être ne vivons-nous pas dans le même pays ?
Moi, je vis en France !
Si vous aussi, ce ne doit pas être la même ?

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

A quoi sert le socle commun au collège ?

Réponse de l'IGEN de Maths :

"Le socle ayant vocation à permettre à tout élève de tirer parti de l’enseignement reçu, on devrait donc, pour les élèves en difficulté sur les acquisitions prévues dans le programme, pouvoir constater, lors de toute évaluation, les compétences qu’ils montrent dans des réalisations imparfaites montrant l’apparition d’éléments positifs dans leurs performances."

Voir http://igenmaths.free.fr/math-socle.pdf à partir de la page 22

Bref, quand c'est imparfait ce sera bien quand même.

De quoi remonter la France à Pisa puisqu'un des gros défauts que Pisa décèle chez nos ados est "que trop d'élèves n'écrivent rien"

"L’évaluation des réussites au travers de solutions incomplètes ou partiellement erronées n’est en effet possible que si l’élève a osé garder trace de ses essais, de ses idées, de sa recherche. Trop d’élèves n’écrivent rien : ils préfèrent ne rien écrire plutôt que d’écrire des choses fausses. Mais si un élève n’écrit rien ou s’il ne note que son résultat et que ce dernier est faux, on ne peut pas savoir ce qui, dans son raisonnement, peut avoir été correct.
D’où la nécessité en formation de libérer leur inventivité et de valoriser leurs écrits intermédiaires." (page 30)

On connaissait les fractales, voici les fragmentales !

Et très vite : Osons tout oser ! Libérons l'inventivité du n'importe quoi ! On trouvera toujours une capacité à valoriser dans les "productions" de Kevin Dugenou.

Qui ne voit pas la toxicité de ce genre de conceptions dans la réalité de l'enseignement ? Gare aux tâches !

Écrit par : dugong | 07 février 2009

Merci beaucoup à Matheutorduinthesky de son analyse — et, d'abord, d'avoir pris le temps de la faire. Dois-je dire que je la partage sur la plupart des points ?

Dobolino vous ne m'avez pas assez vu à l'oral ? Mais enfin, sachez qu'une foule de gens trouvent qu'on m'a beaucoup trop vu…
Et j'ai l'oral assez facile, je crois… Demandez à Morel ou Guichard, qui me connaissent bien… Demandez à Pendaries qui est venu me voir en cours, il y a trois ans.
Bon, et puis, vous verrez par vous-même…
Cela dit, j'ai appris, ces dernières années, à contourner pour arriver à mon but. Même si d'aucuns trouvent que je contourne beaucoup…
JPB
PS. Et qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : j'ai trouvé parfois en facs des gens très brillants. Mais en moyenne, les profs de prépas sont plus solides. L'idéal, bien sûr, c'est d'unir les deux — mais bien des universitaires se fichent pas mal des cours, surtout quand leurs recherches sont réelles — ou, au contraire, qu'elles sont irréelles.

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

Rappelons nous que les pédagols se réclament du primat du Sens sur la technicité.

Rappelons également ce que disait René Thom : "ce qui borde le Vrai ce n'est pas le faux, c'est l'insignifiant".

L'objectif n'est-il pas que certains de nos élèves parviennent au final à écrire des choses qui sont enfin fausses ?

Écrit par : dugong | 07 février 2009

Le plus inquiétant, dans cette trop longue éructation de Frackowiack, c'est la fin : "Espérons au moins un petit sursaut?dès le prochain renouvellement ministériel et un nouvel élan progressiste, mobilisateur, enthousiasmant" :

Jack Lang, bientôt ?

JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

Ne me demandez pas comment j'ai reçu ça, mais voici la dernière analyse en date de l'ineffable Frackwiack sur l'école primaire —} sa spécialité d'ex-inspecteur IEN…

"*La destruction de l'école primaire : l'heure d'un premier bilan* (/Pierre FRACKOWIAK/)

De nombreux spécialistes, comme Claude Lelièvre, historien de l'éducation, récemment dans /Le Monde/, des syndicalistes, des responsables de mouvements d'éducation populaire, des pédagogues célèbres comme Philippe Meirieu, André Giordan, Eveline Charmeux, Gérard de Vecchi, des praticiens reconnus comme Sylvain Grandserre1, et tant d'autres personnalités, répètent inlassablement que nous assistons depuis quelques années à une terrible entreprise de destruction de l'école. Les démonstrations sont faites, elles ne sont guère contestables : nous allons à la catastrophe.

De bonnes âmes s'indignent de tels propos, en particulier chez les cadres qui prônent la loyauté, l'obligation de l'obéissance, le respect de la règle démocratique?Certaines s'expriment en conscience soit parce qu'elles adhèrent à l'idéologie ultra libérale mise en oeuvre avec une détermination purement sarkozienne, ce qui est parfaitement leur droit, soit parce qu'elles méconnaissent l'histoire de l'école, ses fondements, ses enjeux, ce qui peut s'expliquer partiellement par l'absence totale de prise en compte de ces questions fondamentales dans leur formation, soit par une soumission qui s'adapte à toutes les alternances. D'autres s'expriment par opportunisme, ce qui est moins honorable surtout si les mêmes, quand ils étaient en exercice en 1989/90/91, n'avaient pas les mêmes préoccupations et se seraient sans doute indignées si M. Jospin avait usé de l'autoritarisme, des sanctions, des menaces. Leur opposition affichée, leur désobéissance, leur résistance passive à cette époque auraient mérité des analyses plus poussées dans le cadre d'un bilan sérieux et honnête, qui n'a malheureusement jamais été fait, de la loi de 1989.

Toutes les mesures prises successivement, tous les effets d'annonce, outre qu'ils ont été décidés, à chaque fois, dans la précipitation politicienne et sans la moindre concertation, sont des actes de destruction. Je sais que des membres de l'encadrement intermédiaire, des inspecteurs, contestent ces propos et louent quelques unes de ces décisions? Il faut bien rechercher un peu de positif quelque part si l'on ne veut pas être suspecté de complaisance ou de compromission ou de naïveté. Je sais que plusieurs de ces mesures séduisent l'opinion publique? C'est normal, c'est bien d'abord pour cela qu'elles sont prises, les instituts de sondage et les cabinets de communication sont excellents dans notre pays et le soutien des grands médias est acquis.On peut prendre chacune des mesures et les analyser avec un peu de hauteur, en recherchant les perspectives. Toutes sans exception s'inscrivent de manière cohérente dans cette volonté de destruction qui inquiète tous les progressistes et qui provoquent des réactions hostiles compréhensibles de la part d'enseignants désobéissants de plus en plus nombreux. Il ne s'agit pas de taxer le ministre d'une sorte de machiavélisme ou de perversion. Il fait son travail, il prépare, tranquillement pendant un temps, plus fiévreusement aujourd'hui, l'installation du système libéral à l'anglo-saxonne, une école à deux vitesses, avec toute une série de mesurettes pour les pauvres, pour se donner bonne conscience. « Vous voyez bien : on fait tout pour eux (le soutien, les stages, des programmes plus simples, des devoirs identiques à ceux qu'avaient leurs parents, etc), ils sont bêtes, on n'y peut rien, c'est comme ça ». Tout est dans l'apparence. C'est un phénomène nouveau en France, à ce point d'exacerbation, car pendant longtemps la droite sous l'influence du gaullisme, n'était pas assimilable à l'ultra libéralisme et l'a même combattu. Il faut dire que l'absence de vrai projet neuf (qui ne soit pas que de l'aménagement de l'ancien) à gauche lui a facilité la tâche.

**- Les nouveaux vieux programmes**. Aucune concertation. Aucune idée des auteurs. Aucun fondement théorique. Une réalité : le mépris pour tous les efforts accomplis depuis 1969 pour transformer l'école à l'initiative des gouvernements successifs de droite et de gauche. Une anomalie : le rejet brutal des programmes de 2002 qui avaient fait consensus et qui avaient obtenu l'aval de M. Darcos lui-même. Une évidence : ces programmes constituent une régression incroyable privilégiant totalement la mécanique à l'intelligence. Rappelons à nouveau que la référence commode aux bases, malgré sa logique apparente, n'a pas de sens. Signalons à nouveau, par exemple, que l'on peut connaître par coeur toutes les règles de grammaire, toutes les définitions, tous les tableaux de conjugaison? et être incapable d'exprimer une pensée structurée, une émotion, une indignation. Nos prédécesseurs s'en étaient rendu compte dans les années 60 et avaient impulsé, avec l'INRP d'alors, des transformations de pratiques faisant le pari de l'intelligence. Aujourd'hui, plus personne n'en parle. Bientôt, il faudra remettre en chantier toute la rénovation pédagogique abandonnée. Que de temps perdu, d'énergie gaspillée, de bonne volonté méprisée !

**- Le service minimum d'accueil.** Aucune concertation, même pas avec les maires pourtant concernés au premier chef. Une manière de dévaloriser l'école et les enseignants en suggérant à une partie des citoyens sous informés sur ces questions, que faire l'école, ce n'est pas si difficile, en instillant l'idée que les enseignants sont toujours en grève et s'opposent à tout, en prenant bien soin de ne pas évoquer ce service minimum quand il s'agit de remplacer les enseignants en cas d'absence, de maladie, de congés légaux. Un développement inévitable des conflits entre enseignants et parents? Et, qu'on le veuille ou non, dans les faits, une atteinte au droit de grève. Je connais des enseignants, passionnés enthousiastes, consciencieux, qui renoncent à faire grève au seul motif qu'ils veulent retrouver leur classe et leur matériel en parfait état le lendemain de la grève. On pourrait en sourire, ce serait ignorer totalement le niveau exceptionnel de conscience professionnelle des enseignants des écoles.

**- La semaine scolaire.** Aucune concertation ni avec les enseignants, ni avec les élus locaux, ni avec le secteur associatif. Une annonce. Une mesure autoritaire. Un alourdissement de la journée pour les enfants en difficulté. Une surcharge de travail pour les enseignants astreints à une quantité de réunions et d'enquêtes inutiles.Chacun sait que le vrai problème est celui de la journée scolaire trop chargée, que les activités de soutien doivent trouver leur place à des moments où tous les enfants sont à l'école pour des activités diverses dans le cadre de projets éducatifs locaux concertés. Cela n'a aucune importance pour le pouvoir. L'ordre du ministre « débrouillez-vous ! » reste dans les mémoires.. L'essentiel est l'affichage et les sondages.

**- Le soutien et les stages de remise à niveau**. Aucune concertation. Une curieuse manière, sous couvert de garantie de l'égalité républicaine, de faire de la publicité indirecte pour les officines privées qui étaient déjà fort prospères et qui se multiplient. Une valorisation systématique du travail des élèves hors temps scolaire au détriment de leur travail dans le temps normal de classe. Aucune réflexion sur l'individualisation, sur la prise en compte de l'hétérogénéité, sur la pédagogie de la réussite. Un renforcement systématique de « l'évaluationnite », de la pédagogie de l'exercice et de la répétition, de la responsabilisation des enfants qui ne travaillent pas assez et des parents qui n'assument plus leurs responsabilités. Une volonté de transformer les victimes en coupables. Et on réussit presque à convaincre des esprits pourtant éclairés que la seule solution pour construire l'école d'aujourd'hui est de reprendre les méthodes qui ont échoué avant-hier. Ne soyons pas dupes. Avec tous ces dispositifs, on peut faire de grandes économies : supprimer les RASED, supprimer la formation initiale et continue? et dévaloriser le métier d'enseignant. L'ultra libéralisme est consubstantiel à la réduction de la dépense publique.

**- Le renforcement de l'autorité hiérarchique.** Pour réussir ou donner une apparence de réussite, on transforme de fait, fondamentalement, les missions des cadres intermédiaires pour en faire des exécutants et des contrôleurs de l'exécution.Avalanche de notes, d'instructions, d'enquêtes, de contrôles, de réunions d'où il ne sort rien, mais personne ne le dit et un sourire poli suffit à satisfaire les responsables. Les témoignages innombrables que je reçois révèlent un malaise profond dans les écoles, des tensions entre les « pour le retour » au siècle dernier et les « contre », des colères contenues contre certains hiérarques qui vont au-delà même de ce que l'institution leur demande de faire et qui deviennent des propagandistes non pas de textes officiels mais de l'idéologie ultra libérale, le retour de la peur. Que penser de l'inspectrice qui le soir même d'un dépôt de motions des enseignants résistants s'empresse de publier sur le site de sa circonscription, les obligations légales des fonctionnaires et les risques de sanction présentées par un juriste ? Si elle était en exercice dans les années 1989/90/91 ou si elle l'avait été, a-t-elle, aurait-elle, utilisé le même type de menaces pour ceux qui s'opposaient à la loi de 89 ou qui faisaient preuve, parfois avec la bénédiction de leurs supérieurs, de formes de résistance passive qui ont réellement handicapé la mise en oeuvre de cette loi, dont les historiens reconnaîtront qu'elle constituait une avancée considérable dans l'histoire de l'école ?

**- On peut ajouter au tableau noir** tous les discours sur l'école maternelle, sur la suppression des aides éducateurs et la création d'un corps de contrôleurs de l'absentéisme, sur le système des primes, sur le pilotage par les résultats sans analyse de ce qui produit ces résultats, sur l'évaluation des maîtres au vu des résultats de l'année ou du mois?
L'entreprise de destruction de l'école primaire engagée après 2002 et renforcée en 2005 fait son oeuvre. Les résultats de cette politique seront déplorables. Les coupables seront rapidement trouvés : les enseignants.

Le bilan de M. Darcos est catastrophique pour l''école primaire. Les conséquences les plus graves ne seront réellement perceptibles que dans quelques années. On pouvait réellement s'attendre à autre chose quand il a été nommé. Son successeur aura un énorme travail. Même s'il persiste, comme on peut le penser, dans la perspective ultra libérale actuelle, il aura à retisser les liens entre l'école et les familles, entre les enseignants eux-mêmes au sein des écoles, entre les enseignants et une partie de leur hiérarchie, entre l'école et la nation?

Les professeurs des écoles maternelles et élémentaires ont besoin d'être soutenus, accompagnés, compris, respectés. Ce n'est pas en essayant de les mettre au pas, en renforçant « l'administratisation », la technicisation, « l'évaluationnite » aigue, les contrôles et les menaces, en méprisant tous les efforts qu'ils ont réalisés depuis la fin des années 60, que l'on pourra obtenir leur mobilisation réelle et l'amélioration de la réussite scolaire.

Au-delà de ce nécessaire pacte de confiance à reconstruire avec les enseignants des écoles, il faudra bien se décider sans tarder davantage à expliquer quel citoyen et quelle société nous voulons former avec l'école. L'individualisme et la compétition, la loi du plus fort et la résignation des faibles, la soumission ou la responsabilité, la reproduction ou le pari de l'intelligence, l'école enfermée ou l'école ouverte sur la cité, sur la société de la connaissance et de la communication, sur l'éducation tout au long de la vie?

On s'est terriblement éloigné de toutes ces questions fondamentales. Bientôt, elles nous exploseront au visage. Espérons au moins un petit sursaut?dès le prochain renouvellement ministériel et un nouvel élan progressiste, mobilisateur, enthousiasmant? un peu plus tard? mais pas trop tard."

JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

@ Dobolino;


La majeure partie des jeunes ingénieurs (ingénieur dès le premier travail!) ne vient-elle pas des écoles d'ingénieurs?


"Or, il se trouve que l'Université ne peut pas, ( diable ! ), ne former que des professeurs. Elle doit bien aussi former des "professionnels ", non ?"

A quoi les étudiants de 3ième année, sur les bancs de la fac, se destinent-ils?
Grosso modo trois voies: Enseignement, master pro ou arrêt des études et direction petit boulot ou formation "qualifiante".
Je pense que la voie la plus empruntée est la dernière, à l'inverse du master pro qui, me semble-t-il, accueille peu d'étudiants (bien qu'il soit généralement de qualité).
Devenir ingénieur via une Licence 3 de maths, phy, méca...? Possible... Passerelle: via une grande école donc un concours (oral, dossier,écrit...)
Vous voyez, si je ne me trompe pas, l'université délègue aux grandes écoles -exception des masters pros, peut-être aussi certains IUT (mais attention, les IUT sont détachés des facs) - le soin de préparer les ingénieurs de demain. Et les étudiants qui suivent cette voie sont peu nombreux; je crois.
Ensuite, si je devais être franc, avant de prendre mon avion, je dirais presque que l'université ne forme pas vraiment à l'enseignement... :-)
La fac ne forme pas vraiment; elle donne des connaissances. Elles valent... ce qu'elles valent: ce que le prof responsable de l'UE vaut... Selon sa motivation, son réveil, les oiseaux qui chantent, la fréquence élevée ou non de ces rapports...
Alors quand en amont de l'université on a reçu de bons réflexes, des bases solides, une habitude de travail, un savoir faire sur des sujets... C'est un avantage.


Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

"Finalement, Christophe, la seule chose qui vous distrait, c'est de jeter de l'huile sur le feu ?"

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

De l'huile sur le feu? Non, pourquoi?
Mais il semble qu'une des principales occupations ici soit de prendre un bouc émissaire, puis un autre... En un lieu qui devrait s'unir pour une cause qui me semble juste, (lutter contre la casse programmée et générale du service d'enseignement), certaines joutes oratoires me paraissent au moins superfétatoires! Des gens qui pensent presque la même chose sur cette cause réussissent vraiment à s'écharper...
Et, dans le genre "huile sur le feu", votre dernière apostrophe (accusation) à Jean-Paul n'était pas piquée des vers!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2009

"Ensuite, si je devais être franc, avant de prendre mon avion, je dirais presque que l'université ne forme pas vraiment à l'enseignement... :-)
Vincent"

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

Vous pouvez le dire complètement, même, Vincent.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2009

Je ne suis pas sidérée !!!!!!!! ma vieille peau en a vu d'autres. Mais, bon, quand même, c'est justement cette image de groupuscules qui m'inquiète. Ces querelles internes sur deux ou trois mots, ces purges, ces ergotages, c'est bien la preuve qu'ils n'ont aucune audience. Si se dessinait pour eux l'hypothèse d'être audibles, ils feraient taire les querelles internes.
Effectivement, on peut les comparer aux groupuscules d'extrême-gauche des années 70 ou aux Verts et autres Générations Ecologie d'à présent.
Ça ne me met pas obligatoirement en joie !
Vous, JPB, vous vous amusez et n'avez au fond rien à foutre de l'enseignement et de l'instruction, du moment que vous brillez et baisez ou faites semblant de le faire. Ce n'est que votre Ego qui vous importe, le reste vous est équilatéral. C'est un choix qui se défend !
Permettez-moi d'en avoir un autre ...

Ecrit par : dobolino | 06 février 2009

Vous êtes en forme, Dobolino ! Bravo !

Écrit par : association des censurés | 07 février 2009

Le prof principal, prof de maths, fait le bilan : 7 de moyenne générale. « Tu comptes faire quoi avec un bulletin pareil ? » lui demande-t-il. Réponse immédiate de l'élève : « Une Terminale S. »

J'ai cru que le collègue allait monter sur la table pour aller lui en coller une.

Que croyez-vous qu'il arriva ?

Il est passé.



Sanjuro.

Ecrit par : sanjuro | 07 février 2009

Je n'arrive pas à comprendre ! Nous ne devons pas fréquenter les mêmes lycées ?
Peut-être ne vivons-nous pas dans le même pays ?
Moi, je vis en France !
Si vous aussi, ce ne doit pas être la même ?

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

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En cours particulier, (pas Stéph, l'autre!), question piège:
"1/0 = ?"
et il répond:
"Ben 0". Je rigole même plus...

Il est en première S... S=Scientifique.

Ah oui! Aussi: "Je tourne la page ?"
"ben non tu écris sur la table et tu l'emportes avec toi..."

Il est en première S... 16 ans, dans deux ans il vote...

hé ben... Pfff... Même pas de sa faute... Pauvre gars.

Vincent

Écrit par : Matheutordu | 07 février 2009

Je sais qu'il était à la fois impressionné par leur niveau de connaissance académique et par leur incapacité à synthétiser et à appliquer dans un cadre pratique.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

J'irais même plus loin: ils comprennent moins bien ce qu'ils savent. Car en physique, savoir appliquer n'est possible que si l'on a compris. Et cette différence est logique: après deux années, un taupin aura sans doute fait 10 fois plus de problèmes qu'un faqueux. On ne peut pas "apprendre" la physique, où les maths, comme on apprend une comptine, il faut sans cesse pratiquer, essayer d'appliquer la théorie à une grande variété de problèmes. Comme disaient les Shadoks: "c'est en forgeant qu'on devient musicien".

Je croyais que votre grand frère (qui a inventé l'huile de moteur :-)) avait fait l'X, vous en avez un autre ? Brillante lignée !

Écrit par : François Duhem | 07 février 2009

J'insiste sur l'IGEN de maths.

Page 54 du document d'accompagnement qu'elle a pondu sur le socle commun de collège, on trouve des exemples de mise en application de son usine à gaz d'évaluation par compétences.

Il s'agit d'un exercice qui utilise des proportionnalités successives (entre prix et kilométrage parcouru) dans le coût d'une course en taxi (énoncé p 51)

A la question : Y a-t-il proportionnalité entre la distance et le prix ? Justifier.

Chaque question est évaluée par compétences, à l’aide de crédits :
C1 : Rechercher et organiser l’information.
C2 : Calculer, mesurer, appliquer des consignes.
C3 : Engager une démarche, raisonner, argumenter, démontrer.
C4 : Communiquer à l’aide d’un langage mathématique adapté.

Un élève qui a répondu :
"Il y a proportionnalité entre la distance et le prix
1 km = 0,75 €"

se voit attibuer par l'IGEN, 2 crédits pour la compétence C2, 1 pour C2 et 1 pour C3.

CE N'EST PAS UNE SECTE OU UN GROUPUSCULE QUI POND CES ENORMITES COMPETENCIELLES, C'EST L'IGEN DE MATHS.

http://igenmaths.free.fr/math-socle.pdf

Écrit par : dugong | 07 février 2009

Navrée, c'est un peu long...

Juste parce que je commence à trouver ça fatiguant :

Non, il n'y a pas, en fac, que des étudiants refusés, rejetés par les filières "prestigieuses" des prépas, BTS et IUT (on m'expliquera un jour pourquoi on met ces 3 formations sur le même plans, parce que si dans la forme elles se ressemblent -sélection, encadrement- elles ne préparent pas du tout à la même chose). On y trouve aussi, beaucoup, de personnes ayant délibérément choisis de s’inscrire à l'université parce que c'est tout simplement là que se trouvait la formation qu'ils souhaitaient recevoir.

Je vais parler de moi (ce qui permettra à tout les grincheux de me dire que je ne suis qu'une exception mais que hélas ce n'est pas ça la réalité et que non le monde n,est pas drôle et que la fac c’est l’enfer et la prépa le paradis)
Je dois être une anomalie, puisque j’ai choisi en 2002 de suivre une filière L (contre l'avis d'un professeur principal qui me voyait en section S avec beaucoup de soutien pour que j'ai une chance d'avoir mon bac, et de mes parents qui avaient intégrés cette idée que la filières L est une poubelle.).
2003, obtention de mon bac L, mention AB, et inscription en 1re année d'histoire. Pas de dossier pour la prépa (conseillée par ma prof de philo, et mes parents, persuadés que la fac, c'est une poubelle d'ou rien de bon ne peut sortir.)
2006 : obtention de ma licence, mention AB (moyen certes, mais constance au moins)
2008 : obtention d'un master de recherche (avec un an en échange à Montréal), mention TB, et d'une allocation de recherche doctorale.
Je suis cette année inscrite en 1re année de doctorat, en cotutelle entre l'Université de Montréal et ma fac française.

Je n’ai pas eu envie d’aller en prépa pour plusieurs raisons.
D’une, j’avais envie de faire de l’histoire. Pas de l’histoire-géographie, ni de latin, ni de LV2..je ne voulais pas d’un lycée bis qui était doté d’une caractéristique supplémentaire qui est ma seconde raison..
...Je ne voulais pas passer deux ou trois années de ma vie sous cloche. Sans vie sociale hors de la prépa, ni lecture hors des cours, bi rien qui ne fasse que tourner autour de la prépa et des concours.
Troisièmement, je n’étais pas certaine du tout d’y être acceptée (un bac L mention AB, c’est pas le plus brillant dossier possible), et encore moins de pouvoir y réussir. J’imagine que si je n’avais eu que cette raison là, pas d,idée précise sur ce que je voulais faire et pas d’objection à la forme de cet enseignement, j’y serais allé. Mais je savais ce que je voulais faire, et suis donc allé en fac, ou, mine de rien, les choses se sont plutôt bien déroulées.

Je ne me suis pas arrêtée pour “les concours” non plus. Pour la même raison de la vie sous cloche pendant un ou deux ans, aussi et surtout parce que je ne ressent pour le moment aucune envie d’enseigner au secondaire. Enfin parce que l’idée de signer pour le même boulot pendant 40 ans à tendance à me donner des boutons. En fait, je pense que la notion même de concours me donne des boutons. PAs la compétition, mais la boucherie organisée dont les élites se félicitent, la considérant comme une exception française pour laquelle il faut se battre.

J'ai 23 ans, je suis payée pour lire, étudier, écrire. Ça ne durera pas, une thèse c'est un temps limité ,je le sais, mais je savoure.

Sur ce je vais vous laisser grogner sur le déclin de l’école, les merveilles des prépas, l’arrogance des profs d’université et juste rappeler à ceux qui disent ici être profs et compter les jours avant les vacances que la vie est trop court pour la perdre dans un boulot que l’on déteste, et que c’est certes plus facile à dire à 23 ans qu’à faire à 30-40-50, mais je suis persuadée que c’est vrai. Si vous êtes malheureux dans ce que vous faites tout les jours, faites autre chose (quoi? ça c’est à vous de le trouver).


Oh et j’ai lu ça ce matin, ça devrait recevoir plus de succès ici qu’entre les murs : http://www.ledevoir.com/2009/02/07/232248.html

Écrit par : clairedesbois | 07 février 2009

un certain BoB m'encense en ces termes sur un blog confidentiel : "Dugong continue de sonner creux : c’est le roi du lien creux. Quand on n’a rien à dire, c’est ce qu’il faut faire pour tenir le pavé."

Merci pour cette reconnaissance de mes multiples compétences :

- sonner creux.
- être le roi.
- lier du creux.
- ne rien avoir à dire.
- faire pour.
- tenir le haut du pavé.

Je les ai recopiées dans mon carnet de compétences. Lundi je le fais viser par mon superviseur compétenciel (avec preuves à l'appui !)

Écrit par : dugong | 07 février 2009

clairedesbois écrit : "2008 : obtention d'un master de recherche (avec un an en échange à Montréal), mention TB, et d'une allocation de recherche doctorale.
Je suis cette année inscrite en 1re année de doctorat, en cotutelle entre l'Université de Montréal et ma fac française"

Otez nous d'un doute affreux : vous n'êtes pas en sciences de l'éduc ?

Écrit par : dugong | 07 février 2009

CE N'EST PAS UNE SECTE OU UN GROUPUSCULE QUI POND CES ENORMITES COMPETENCIELLES, C'EST L'IGEN DE MATHS.


Ecrit par : dugong | 07 février 2009

C'est que l'IGEN de math n'est rien d'autre qu'une secte... Il faut espérer que personne ne lit ni n'applique leurs pitoyables foutaises.

Écrit par : TotoWeininger | 07 février 2009

Jetez donc un coup d'œil sur le lien donné ci-dessus par "claire desbois". C'est une analyse d'un film qui n'est pas encore sorti, avec Adjani en prof de Lettres (si !), qui, interviewée par un journal canadien, dit des choses stupéfiantes pour Frackowiack et consorts, comme par exemple :

«On n'apporte pas le social à l'école, on apporte son attention. On ne demande pas le respect à son professeur, on le lui donne. Évidemment, ça a un petit côté rigide, mais c'est une fermeté indispensable. On ne peut pas accepter de rester devant des adolescents qui réclament le droit de s'exprimer avant même de savoir comment s'exprimer et ce qu'on veut leur apprendre. C'est impossible. Il faut qu'ils acceptent d'écouter, d'apprendre. Ensuite, s'ils veulent tout détruire, ils le feront. Mais on ne détruit pas quelque chose qu'on ne connaît pas. C'est comme marcher sur un sol sans fondation. On tombe dans un trou.»

Etonnant, non ?

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

TotoWeininger a écrit : "Il faut espérer que personne ne lit ni n'applique leurs pitoyables foutaises."

SI ! c'est bien le problème.

Par ailleurs, l'IGEN avait été dépossédée de l'écriture des programmes par les Groupes Techniques Disciplinaires.

Elle y revient en force et en cachette pour les nouveaux programmes de lycée après s'être occupée de néantiser ceux du collège.

Écrit par : dugong | 07 février 2009

"Finalement, Christophe, la seule chose qui vous distrait, c'est de jeter de l'huile sur le feu ?"

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

De l'huile sur le feu? Non, pourquoi?
Mais il semble qu'une des principales occupations ici soit de prendre un bouc émissaire, puis un autre... En un lieu qui devrait s'unir pour une cause qui me semble juste, (lutter contre la casse programmée et générale du service d'enseignement), certaines joutes oratoires me paraissent au moins superfétatoires! Des gens qui pensent presque la même chose sur cette cause réussissent vraiment à s'écharper...
Et, dans le genre "huile sur le feu", votre dernière apostrophe (accusation) à Jean-Paul n'était pas piquée des vers!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 février 2009

En super forme ! CS aussi !

Écrit par : Club des effacés | 07 février 2009

ais je savais ce que je voulais faire, et suis donc allé en fac, ou, mine de rien, les choses se sont plutôt bien déroulées.

"SNIP"

Sur ce je vais vous laisser grogner sur le déclin de l’école, les merveilles des prépas, l’arrogance des profs d’université et juste rappeler à ceux qui disent ici être profs et compter les jours avant les vacances que la vie est trop court pour la perdre dans un boulot que l’on déteste, et que c’est certes plus facile à dire à 23 ans qu’à faire à 30-40-50, mais je suis persuadée que c’est vrai. Si vous êtes malheureux dans ce que vous faites tout les jours, faites autre chose (quoi? ça c’est à vous de le trouver).

Ecrit par : clairedesbois | 07 février 2009

Chère Desbois,

Vous le dites vous même: vous saviez ce que vous vouliez faire, contrairement à la majorité des étudiants de première et de deuxième année. La fac est bien adaptée à votre cas, mais vous représentez une minorité.

Quant à la dernière partie de votre message, elle est inutilement provocatrice. Personne ne vous a agressée, que je sache: vous a-t-on dit reproché vos fautes d'orthographe, vos simplifications abusives, votre suffisance injustifiée ? Non ! Alors pas la peine de vous dresser sur vos ergots.

Je relaie la question de mon collègue dugong: "seriez pas dans les sciences de l'éduc, vous ?".

Écrit par : François Duhem | 07 février 2009

Les manuels et futurs manuels auxquels Guy faisaient allusion
sont PRECISEMENT le fruit du processus que vous décrivez...
Si cette précision peut vous mettre d'accord !
Thierry Venot

Un manuel de grammaire, d'orthographe ( en littérature, c'est une évidence), n' est qu'une base de travail. Pas de quoi s'extasier.Le propre d'un manuel est d'être insuffisant. Il sera toujours insuffisant parce qu'il "statufie".
Si l'on veut "faire passer" une notion, aussi bien expliquée qu'elle soit dans le manuel, il faudra réécrire la leçon, la moduler à l'infini en fonction des classes, de leur niveau, des élèves et de leur personnalité, de leur fatigue, de leur énervement, de l'heure à laquelle on fait le cours, de l'intelligence des élèves, de leur acceptation de l'effort ou de leur refus de se concentrer. Un manuel, ça se réécrit parfois dans la seconde, dans l'improvisation totale lorsqu'on a tout essayé, que ça ne marche pas, que les élèves vous regardent avec des yeux ronds comme des billes et que, là, au dernier moment, juste là, vous trouvez le truc qu'il fallait dire, la comparaison adéquate, le mot juste, la bonne périphrase qui fait que tout-à-coup, ils comprennent.
Et cela, aucun manuel ne peut l'intégrer. On n'intègre pas des "processus" de ce type dans des livres de grammaire aussi bons soient-ils. Or c'est pourtant bien cette réécriture professorale de la leçon, réécriture complètement réactualisée à chaque cours qui fait qu'on a peut-être une chance de faire avancer les choses.
Un bon manuel entre les mains d'un non-pédagogue ( au bon sens du terme) ne servira pas à grand-chose.
Non pas qu'il ne faille pas en proposer, ce serait stupide. Mais il me semble qu'il faut d'abord et surtout des profs qui maîtrisent leur savoir. Un prof de lettres devrait pouvoir construire ses cours tout seul sans manuels scolaires sauf pour les exercices d'entraînement ( trop long à faire seul.) Ce dont il devrait se servir, ce sont des grammaires universitaires solides pour vérifier ce qui lui manque. Et qu'on ne me dise pas qu'un étudiant de lettres mo. actuel n' est pas capable de le faire. Quand on sort de ses concours, la grammaire pour le collège est un peu loin pour tout le monde. On est bien obligé de s'y mettre. Les manuels de grammaire sont faits pour les élèves. Les profs ne devraient en avoir besoin que pour les exos. Un prof qui n'a que deux pages d'avance sur ses élèves ne peut pas être un bon enseignant.
Les nouveaux manuels scolaires? Combien en ai-je ai vu passer. Au point qu'on se demandait parfois si les réformes ministérielles n'étaient pas là pour faire tourner le monde de l'édition scolaire.
On n'a pas besoin de grand-chose en fait pour enseigner la grammaire et l'orthographe: un bon manuel d'exos bien faits ( et cela existe déjà, il sufffit de scanner pour les nouveaux profs), un bled, même un très vieux ( je joue sur l'exotisme du vocabulaire désuet et sur l'interprétation du monde qui va avec et les élèves adorent, ils trouvent curieux ce "beau" langage), et de beaucoup de travail personnel ( inventions, trouvailles, et réadaptations constantes).
Mais il faut bien que tourne le monde de l'édition. Je m'étais amusée dès le début de ma carrière à suivre les noms de collègues qui ont été vraiment "abonnés" chez Bordas pendant des années. Leurs noms étaient là à chaque "nouveau" manuel. Ils avaient retouché trois trucs en fonction de la dernière réforme ministérielle et en avant.
Le plus drôle a été au moment de l'introduction des fameuses séquences. Je me suis dit que là, tout allait changer, qu'on ne pouvait brûler ce qu'on avait adoré. Eh bien si! Et sans problème aucun. En avant pour les séquences et la grammaire de texte mal digérée. Les pauvres, ils ont dû avoir du travail cette année-là, saleté de réforme! Mais bon, si on veut conserver son fromage, il faut bien se donner un peu de peine tous les dix ans.
Et puis, depuis quelque temps, léger revirement. La grammaire de phrase is back. Pas de souci. On reprend les anciens exos , on leur donne un coup de lifting, on allège ( considérablement, c'est normal, tout est light dans notre nouveau monde) et c'est reparti pour un tour.
Je ne mets pas tout le monde dans le même sac. Il y a des collègues très bien qui ont travaillé à publier des manuels de grammaire mais bon. Cela reste un fromage la plupart du temps.
Encore une fois, je précise que je ne parlais pas de manuels de littérature où le problème est , à mon humble avis, différent.
En résumé, je pense que ce n'est pas de manuels d'ortho et de grammaire dont on a besoin; ils existent déjà. C'est de profs bien formés. Et ce n'est pas avec des manuels scolaires qu'on formera des bons profs.

Écrit par : Sanseverina | 07 février 2009

dugong,

cette igen de maths, elle doit avoir le cerveau à un stade quasi liquide pour avoir écrit ça.

Écrit par : François Duhem | 07 février 2009

J'ai lu le texte de M. Frackowiak sur la situation actuelle de l'école que JPB a cité plus haut, aujourd'hui.
M. Frackowiak semble n'avoir encore et toujours pas compris que pour maîtriser le sens d'une langue, il faut en maîtriser l'orthographe et la grammaire.
Il veut toujours faire passer le sens avant toutes choses, mettre la charrue devant les bœufs, ne réalisant pas qu'ainsi il coule les enfants issus de milieux incultes, ignorants et plongés dans l'obscurantisme. Les enfants des milieux aisés, eux, pallient tous les travers de l'école actuelle et telle qu'elle est depuis 1970.
De nos jours je serais un élève très faible. J'ai été un bon élève grâce à une école qui travaillait de manière rationnelle. Les instituteurs ne prétendaient pas faire le travail des professeurs. Les professeurs des écoles, si ! Et, cela, ils ne savent pas le faire. Ils ne maîtrisent même pas le français, sauf, peut-être ceux qui ont une licence de lettres ?
Je ne relis pas mon texte, pour cause d'urgence.

Écrit par : Francis Penin | 07 février 2009

pas du tout en sciences de l'éducation, en histoire.

Désolée si j'ai blessé quelqu'un avec ce dernier paragraphe, ce n'était pas l'idée, juste une réaction un peu a vif a ce que je lis souvent par ici.

Écrit par : clairedesbois | 07 février 2009

"Un élève qui a répondu :
"Il y a proportionnalité entre la distance et le prix
1 km = 0,75 €"
se voit attibuer par l'IGEN, 2 crédits pour la compétence C2, 1 pour C2 et 1 pour C3.
"

Un torche-cul que même Gargantua n'aurait pas essayé.


Vincent

PS: s'ils veulent découvrir la chute libre, je m'en charge...

Écrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

Chère clairedesbois,

Vous avez écrit cela:

"et juste rappeler à ceux qui disent ici être profs et compter les jours avant les vacances que la vie est trop court pour la perdre dans un boulot que l’on déteste, et que c’est certes plus facile à dire à 23 ans qu’à faire à 30-40-50, mais je suis persuadée que c’est vrai. Si vous êtes malheureux dans ce que vous faites tout les jours, faites autre chose (quoi? ça c’est à vous de le trouver)."

Et vous osez prétendre que l'idée n'était pas de blesser: vous êtes soit idiote, soit de mauvaise foi (qui a dit les deux ?).

C'est parce que nous aimons notre métier qui est d'instruire, que nous nous désolons des dérives absurdes qui se sont produites dans le système éducatif français. Et nous ne nous contentons pas de maugréer, nous agissons chaque jour, sur le terrain, même si nous pressentons parfois que la lutte est vaine.

Écrit par : François Duhem | 07 février 2009

Je n'arrive pas à comprendre ! Nous ne devons pas fréquenter les mêmes lycées ?
Peut-être ne vivons-nous pas dans le même pays ?
Moi, je vis en France !
Si vous aussi, ce ne doit pas être la même ?

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009



Dobolino, si vous me donniez votre adresse précise maintenant, je serais chez vous en taxi dans les deux heures.

C'est dire comme nous sommes éloignés...

Dans mon bahut, les profs de maths tordent le nez quand un élève de seconde qui a 12 de moyenne en maths demande une première S. Il faut 14 pour suivre, disent-ils !

Mais dans quelques cas, si les parents insistent, les gamins passent quand même… (vous vous rappelez que la mère de l'élève concerné est CPE...) et une fois entré, le passage en terminale est automatique !

La filière S, je l'ai dit à mon proviseur-adjoint qui me le confirme, c'est le "privé du public" : tout le monde s'y rue parce que ce sont les seules classes où, quand on donne du travail, il est fait ; où, quand on parle, les élèves prennent des notes.

Mais quand les filières auront été supprimées, toutes les classes seront semblables à la 1ère ES que j'ai cette année : si je ne pense pas à dire : « notez ceci dans vos cahiers », je parle pour les murs. C'est le « jacques a dit » universel !

Si le collègue a réagi avec impulsivité, c'est qu'ils ne sont pas habitués à avoir beaucoup de têtes de cons en 1ère S... pour le moment ! Ils sont en ES ou en L.

Rebrassez tout cela, et avec deux ou trois caractériels de ce genre dans chaque classe, la productivité générale du bahut va chuter spectaculairement...

Pour entrer en prépa, il faut 12 de moyenne générale. Tant que ce système fonctionnera, il sera à l'abri de ce que je dois supporter au bahut.

Je sais que cela n'est pas plaisant à entendre, que c'est douloureux même, mais je vous assure que c'est ce que je vis chaque jour.

Je vote communiste depuis que j'ai 18 ans, je suis syndiqué et actif au SNES. Croyez bien que je ne suis en aucune manière le réactionnaire nostalgique des années 50 que caricaturent nos adversaires.

Si je viens sur ce blog dire ce que j'ai sur le cœur, c'est parce que je suis inaudible parmi beaucoup de personnes que je fréquente quotidiennement, et avec qui je partage beaucoup de valeurs et de combats.

Faites-moi l'honneur et le plaisir de me croire.

Écrit par : sanjuro | 07 février 2009

François Duhem a écrit : "dugong,
cette igen de maths, elle doit avoir le cerveau à un stade quasi liquide pour avoir écrit ça."

Malheureusement, quand je parlais "d'elle", je voulais parler de l'inspection comme institution pas d'une inspectrice particulière.

Tout ceci est dans LE document officiel d'accompagnement du programme...

Écrit par : dugong | 07 février 2009

Il faut être clair : par ce document, l'inspection générale de maths montre qu'elle est une entreprise de destruction des contenus (par fragmentation)

Écrit par : dugong | 07 février 2009

La filière S, je l'ai dit à mon proviseur-adjoint qui me le confirme, c'est le "privé du public" : tout le monde s'y rue parce que ce sont les seules classes où, quand on donne du travail, il est fait ; où, quand on parle, les élèves prennent des notes.

Mais quand les filières auront été supprimées, toutes les classes seront semblables à la 1ère ES que j'ai cette année : si je ne pense pas à dire : « notez ceci dans vos cahiers », je parle pour les murs.

Ecrit par : sanjuro | 07 février 2009

L'état de la filière S que vous décrivez correspond, je trouve, à ce qui se passait un peu partout il y a quelques années. J'ai le bonheur de tourner sur plusieurs lycées depuis huit ans, et j'ai vu la filière scientifique où les élèves travaillent disparaître très rapidement (il y a quatre ou cinq ans) ; le nivellement entre les séries a été spectaculaire.
Maintenant, c'est un peu la loterie suivant les établissements pour savoir quelles sont les classes qui travaillent; je viens d'en finir un dans un lycée tranquille de banlieue où la ES, quoique faible, travaillait beaucoup alors qu'une S était ingérable; l'an dernier, dans un lycée au recrutement plus populaire, il valait mieux avoir les ES que les S; il y a deux ans, dans un grand lycée de centre ville, la classe à avoir était les L ; il y a quatre ans dans un lycée hypersélectif, c'était les S.
Bref, je crois que la S vit, dans beaucoup d'établissements, désormais sur une image de grandeur passée, les habitudes de travail des élèves y sont comparables à celles des autres séries... Mais bon, je ne voudrais pas vous ruiner le moral, en disant que même la S prend l'eau.

Écrit par : Romuald | 07 février 2009

@Dobolino
Vous écrivez :
En illustration, sachez que je fais un don de trente euros par mois à l'Ecole Steiner de Sorgues, depuis deux ans environ et que je n'ai nullement l'intention d'arrêter.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009
Vous vous trompez de débat. Le GRIP n'ostracise ni les écoles Steiner, ni les écoles Montessori, il ne refuse pas d'entendre parler des excellents programmes du cours Hattemer. Ce n'est pas du tout la question qui sous tend cette histoire de "stalinien" dont visiblement vous préférez, alors que c'est vous qui remis cela sur le tapis, ne pas tirer les fils.
Le débat se situe entre ceux qui pensent que nous pouvons avoir pour objectif de promouvoir des écoles dites "indépendantes" ( Coffinier, Nemo, chèque éducation, etc.) et ceux qui estiment que l'École publique - certes aujourd'hui dans un triste état - est la seule garante de l'instruction pour tous.
Je suis étonné qu'au Parti socialiste - puisque j'ai appris que vous en étiez - on puisse avoir des doutes à sujet.
C'est là dessus que l'AG du GRIP a eu à trancher, à mon avis dans le bon sens.

Écrit par : Guy Morel | 07 février 2009

alors j'essaie d'éclaircir, et puis ensuite j'arrête, ça ne nourrit pas vraiment la discussion.

Je ne remet pas en cause le désir d'instruire, d'aimer enseigner, qui anime chacun d'entre vous. Juste, quand j'en lis certains expliquant qu'ils sont malheureux, qu'ils comptent les jours jusqu'au vacances, j'en déduit que ce boulot, quelle que soit la passion qui les anime ou les animait au départ, leur fait du mal.

S'énerver contre les dérives d'un système, essayer tout les jours de faire son travail du mieux possible, je le comprend parfaitement, ça me semble sain.

Mais si cela demande de devenir malade, physiquement, mentalement, je trouve ça plus que dommage, malsain, dangereux pour soi-même. Et aucun métier (même passionnant) ne devrait arriver à manger la vie à ce point. Je respecte ce combat que vous menez, les uns les autres, pour faire changer les choses dans l'école dans le sens que vous estimez juste (et avec lequel je suis le plus souvent d'accord), mais de là à mettre sa santé, sa vie en jeu, non.

C'est tout ce que je voulais dire, que quand votre boulot vous bouffe la vie, il semble pus raisonnable de se demander si on aime ce boulot à ce point, ou si on ne serait pas plus heureux sans l'exercer, en faisant autre chose.

Et oui, je suis consciente que la plupart des gens ici aiment leur boulot et le vivent bien et sont simplement fatigués et énervés du fonctionnement général de l'institution, je parlais uniquement de ceux qui le vivent vraiment mal.

Écrit par : clairesdesbois | 07 février 2009

C'est de là que vous provient peut-être le texte de Frackowiak
www.lehavreenluttes-education.org/spip.php?article801

Écrit par : Brindemimosa | 07 février 2009

Chaque année, nous affirmons que Untelchéri n'est pas capable de suivre en seconde, chaque année papamaman font appel avec succès et chaque année, on reçoit les notes de l'heureux lycéen et ça donne: français 1,2 - anglais 4,5 - espagnol 7,6 - Histgéo 7,4 - maths 0,9 - physique 4,4 - SVT 6,7 - informatique 8,8 (sont tellement plus doués que les adultes avec un ordi...) et quand même EPS 12. Garanti authentique et j'en ai d'autres à peine meilleurs. NB: ce n'est nullement un collège de ZEP.
Voilà où l'on gaspille l'argent du contribuable. Oui, oui un examen d'entrée au lycée et des ouvertures de classes professionnelles pour nous fournir les carreleurs, les cordonniers et les charcutiers qui nous manquent et qui seront parfois mieux payés que des profs.

Écrit par : Cunégonde | 07 février 2009

Je reçois à l'instant le message suivant d'une source absolument fiable. Je vous la livre brut de décoffrage.

"J'ai appris hier de source totalement sûre et fiable que le Ministère de l'Education nationale a préparé un texte découplant la réussite aux concours et l'obtention d'un poste. Les lauréats sont inscrits sur une "liste d'aptitude" et se présentent ensuite devant une "Commission rectorale" (formée essentiellement d'IPR) Et ils sont - ou non - recrutés après cet entretien d'embauche selon le nombre de postes disponibles et le profil souhaité pour chaque poste. Il y aura donc forcément des lauréats qui n'auront pas de poste, parfois pendant plusieurs années de suite. Surtout s'ils commettent l'erreur de demander une "bonne académie" au lieu de porter leur choix sur une académie déficitaire. Avec des effets pervers probables puisque si tout le monde fait le même raisonnement, il y aura afflux de candidatures dans les Académies déficitaires et, par suite, moins de chances d'obtenir un poste. Une belle pagaille en perspective...

Il s'agit officiellement de se rapprocher d'un "modèle européen" et il me semble que le système est en effet en vigueur en Italie [et en Allemagne — Abraxas]. [pour l'Espagne, c'est encore plus compliqué parce que les compétences en matière d'éducation ont été transférées aux gouvernements des "Autonomies"]

D'une certaine façon, c'est aussi ce qui se passe à l'Université avec les qualifications du CNU et les "commissions de spécialistes" (leur nouveau nom m'est sorti de l'esprit à l'heure où j'écris). La différence est quand même de taille car la soutenance d'une thèse ou d'une HDR n'est pas un concours de recrutement.

Le texte est prêt mais Xavier Darcos pense que le moment n'est pas "favorable" pour une publication. Pendant l'été comme pour la LRU?

Il est aussi possible que le texte ne soit jamais publié si Sarkozy a peur de (re)mettre le feu aux poudres. En fait tout dépendra de la mobilisation actuelle. Off the record mais politiquement logique : Valérie Pécresse semble avoir fait un choix. Si les choses deviennent trop difficiles sur deux fronts, elle laisse tomber Darcos sur la mastérisation pour sauver son décret sur les statuts. Quant à Darcos, il lorgnerait désormais le poste de Garde des Sceaux.

Toutes ces informations sont fiables mais à des degrés divers car les intentions et projets des uns et des autres peuvent varier en fonction des événements. Mais le texte sur les "Commissions rectorales" est prêt : il s'agit là d'une certitude."

Any comment ?
JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

“La seconde partie de :
CE N’EST PAS LA LUTTE FINALE (deuxième partie)
C’EST UNE PANTALONNADE BRIGHELIENNE
est parue sur le site de FELTS
Ceux qui le consulteront auront droit à une indulgence partielle distribuée contre dix Pater, cinquante Ave par Altesse Sérénissime Brighelli à l’occasion de son accès à l’enfer démocratique.”

Si après m’avoir rendu ce service, vous constatez que vous avez aussi des problèmes de tuyauterie, c’est que la sainteté de Brighelli lui donne le droit de crucifier n’importe qui…

Écrit par : Club des effacés | 07 février 2009

Voilà où l'on gaspille l'argent du contribuable. Oui, oui un examen d'entrée au lycée et des ouvertures de classes professionnelles pour nous fournir les carreleurs, les cordonniers et les charcutiers qui nous manquent et qui seront parfois mieux payés que des profs.

Ecrit par : Cunégonde | 07 février 2009


Entièrement d'accord avec vous, Cunégonde, mais les parents accepteront-ils d'inscrire leur chéribibi dans les filières professionnelles ? Autrefois les élèves pouvaient être orientés dès la classe de cinquième. Aujourd'hui on les garde au chaud ... en stand by. Avec tous les problèmes qu'ils posent.

Écrit par : chat doc(te) | 07 février 2009

Quant à Darcos, il lorgnerait désormais le poste de Garde des Sceaux.

Toutes ces informations sont fiables mais à des degrés divers car les intentions et projets des uns et des autres peuvent varier en fonction des événements. Mais le texte sur les "Commissions rectorales" est prêt : il s'agit là d'une certitude."

Any comment ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 février 2009

Ce matin, sur France Culture, Darcos a démenti tout changement de poste immédiat le concernant. ??????

Écrit par : chat doc(te) | 07 février 2009

l'Education nationale a préparé un texte découplant la réussite aux concours et l'obtention d'un poste. Les lauréats sont inscrits sur une "liste d'aptitude" et se présentent ensuite devant une "Commission rectorale" (formée essentiellement d'IPR) Et ils sont - ou non - recrutés après cet entretien d'embauche selon le nombre de postes disponibles et le profil souhaité pour chaque poste.

Ecrit par : brighelli | 07 février 2009

Étonnant comme on aime se compliquer la vie, dans ce ministère !

Même les types les plus incapables d'enseigner savent faire illusion vingt minutes devant une brochette d'IPR, surtout s'il n'y a pas d'élèves...

Le seul intérêt de ce genre de pantalonnade, à mon avis, c'est la caporalisation...

Écrit par : sanjuro | 07 février 2009

Je respecte ce combat que vous menez, les uns les autres, pour faire changer les choses dans l'école dans le sens que vous estimez juste (et avec lequel je suis le plus souvent d'accord), mais de là à mettre sa santé, sa vie en jeu, non.

Ecrit par : clairesdesbois | 07 février 2009

Pourquoi croyez-vous que j'ai intitulé mon nouveau livre "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive" (chez L'Harmattan)?! Et certains y laissent la vie, en effet.
C'est l'un des paradoxes de ce métier : il est tellement dégradé que certains ne sont heureux que... lorsqu'ils ne l'exercent pas! Et s'il n'y avait pas les vacances, on assisterait probablement à des démissions massives. Mais l'école est une chose trop importante pour abandonner les élèves à ceux qui les flattent, qui les leurrent, et qui ne se donnent pas la peine de les intsruire. Alors non, on ne déserte pas le champ de bataille et on garde les rangs... et en première ligne, encore.

Ceci dit, je suis assez d'accord avec ce que vous disiez de la recherche plus haut. Je boucle une thèse moi-même, lorsque je ne suis pas au feu. Sans ignorer les fumistes qui se perdent à l'université et les petits arrangements entre certains profs de fac, je pense que vous avez raison de rappeler qu'il existe des démarches différentes, et que les chercheurs n'ont pas forcément vocation à passer les concours.
Du reste, si l'école jouait vraiment son rôle, on verrait sans doute plus d'étudiants avoir la rigueur nécessaire à l'autonomie dans le supérieur.

Cordialement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 février 2009

Sanjuro a évoqué plus haut le passage d’élèves en 1re S avec des moyennes lamentables. Eh bien c’est pareil dans mon lycée et dans beaucoup de ceux que je connais. Beaucoup de fumistes passent en 1re S, il semble que ce soit un droit de l’Homme...

Inutile de dire qu’en plus certains de ces petits chéris réussissent même à avoir le bac, certes pas avec 15 de moyenne, mais ils auront montré, comme leurs parents, une parfaite connaissance du système.

Il n’est pas vrai qu’ils n’apprennent rien ! Ils apprennent que quand un prof leur dit « tu ne passeras pas en 5e (ou en 2de), tu n’auras pas le brevet (ou le bac), etc., c’est du PIPEAU ! Ce sont les chefs d’établissement qui décident trop souvent en faisant passer effectivement les profs pour des bouffons. Il faut reconnaître que le pédagogisme encourageant ce laxisme, est une idéologie (au sens critique du mot) remarquablement adaptée aux je-m’en-foutistes, aux arrivistes et aux lâches.

Écrit par : P. LaRiba | 07 février 2009

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais l'odeur du mimosa m'insupporte au point que, même évoqué par écrit, j'en ai la migraine. Ce jaune, cette odeur ... Pitié ! Epargnez-moi !

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

@Dobolino
Vous écrivez :
En illustration, sachez que je fais un don de trente euros par mois à l'Ecole Steiner de Sorgues, depuis deux ans environ et que je n'ai nullement l'intention d'arrêter.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009
Vous vous trompez de débat. Le GRIP n'ostracise ni les écoles Steiner, ni les écoles Montessori, il ne refuse pas d'entendre parler des excellents programmes du cours Hattemer. Ce n'est pas du tout la question qui sous tend cette histoire de "stalinien" dont visiblement vous préférez, alors que c'est vous qui remis cela sur le tapis, ne pas tirer les fils.
Le débat se situe entre ceux qui pensent que nous pouvons avoir pour objectif de promouvoir des écoles dites "indépendantes" ( Coffinier, Nemo, chèque éducation, etc.) et ceux qui estiment que l'École publique - certes aujourd'hui dans un triste état - est la seule garante de l'instruction pour tous.
Je suis étonné qu'au Parti socialiste - puisque j'ai appris que vous en étiez - on puisse avoir des doutes à sujet.
C'est là dessus que l'AG du GRIP a eu à trancher, à mon avis dans le bon sens.

Ecrit par : Guy Morel | 07 février 2009
En fait, ça n'a rien à voir avec le PS... J'ai fait plus haut le résumé de ma section et espère que vous l'avez lu.
Pour l'histoire du "stalinien ", je suis bien trop jeune, malgré mes 49 ans, pour aller me préoccuper de ces vieilles lunes. Je trouve ça carrément débile de toujours renvoyer chacun à l'histoire parentale et à des références historiques qui ne sont plus de saison.
Ce n'est pas l'histoire du Guy Morel prétendûment stalinien qui m'a déstabilisée dans les propos de Le Bris. C'est, plus loin, la manipulation sur le mot laïcité allié au mot liberté (c'est en filigrane ).
Pour mieux aller, il faudrait que nous reprenions mot par mot ou tout au moins phrase par phrase son intervention, entre quatre-z- yeux. Ni vous ni moi n'en avons le temps, ce serait contre-productif et tout le monde, à part moi, s'en fout.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Si Dobolino évoque le vrai mimosa, je suis assez d'accord avec elle. C'est entétant…


Ecrit par : Feuille de figuier | 07 février 2009

J'évoque le vrai mimosa. Rien que de voir ou écrire ce mot, j'en ai la nausée !
Ça ne va pas plus loin.
De loin, c'est beau, c'est la première fleur en sortie d'hiver mais de près, c'est mon pire cauchemar.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Faites-moi l'honneur et le plaisir de me croire.

Ecrit par : sanjuro | 07 février 2009
Je vous crois !
Mais, si les parents d'élèves n'interviennent pas et ne font pas pression, un garnement relativement nul en maths/physique comme mon fils arriverait malgré tout à entrer en S par son propre désir ?
En tant que parent, je n'aurais jamais osé l'exiger et ne l'ai même pas cru " obtensible " . Quand bien même je l'aurais cru possible, je ne l'aurais pas demandé. Nous avons préféré une bonne filière L à une lamentable S ou à une médiocre ES. On ne peut faire boire un âne qui n'a pas soif et l'élève se trouve bien mieux de huit heures de philo que de huit heures de math. C'eut été totalement artificiel et mensonger de l'envoyer en S !

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Bref, je crois que la S vit, dans beaucoup d'établissements, désormais sur une image de grandeur passée, les habitudes de travail des élèves y sont comparables à celles des autres séries... Mais bon, je ne voudrais pas vous ruiner le moral, en disant que même la S prend l'eau.

Ecrit par : Romuald | 07 février 2009

Je confirme : même chose chez moi.

Écrit par : Manu | 07 février 2009

Attribuer des postes après passage devant une commission d'IPR... C'est à dire à la tête du client, ou plutôt en fonction de son conformisme idéologique et pédagogique. Tout cela est hélas très cohérent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 février 2009

Mais en moyenne, les profs de prépas sont plus solides. L'idéal, bien sûr, c'est d'unir les deux — mais bien des universitaires se fichent pas mal des cours, surtout quand leurs recherches sont réelles — ou, au contraire, qu'elles sont irréelles.

Ecrit par : brighelli | 07 février 2009

Moi, naïve qui ai appris mon métier dans une "grande école " après la prépa, j'ai toujours considéré la fac (hors médecine, pharma, droit ) comme un endroit où on apprend à être professeur ou à devenir autre chose que ce à quoi le cursus scolaire vous a formé.
J'ai peut-être une vision très fragmentaire mais, pour moi, après le bac, il y a les prépas, les IUT, les BTS, les facs de médecine, de droit ou de pharma, où on se bat pour sortir avec un métier en main et puis, à côté, la fac tout venant, dont on peut sortir soit pizzaïolo ou multiservices soit professeur.

Pour le reste, ne soyez pas fâché ! Ce n'est pas méchanceté de ma part mais j'ai toujours été déçue par vos prestations télévisées. Elles ne sont pas à la hauteur de vos écrits.
Nous traiterons face à face, en chair et en os , si Dieu veut bien me prêter vie.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Pour y être passé et y avoir beaucoup travaillé et beaucoup appris, je pense également que les prépas sont
un système efficace. Les professeurs sont excellents, les élèves sont très bien suivis, il y a de l'émulation, etc...
Nul doute qu'on sorte de deux ans de prépa avec un bien meilleur niveau que de deux ans de fac (en moyenne, bien évidemment).
Il faudrait cependant dire un mot de ce qui se passe dans les écoles d'ingénieurs.
En prépa scientifique, on entend "il faut bosser pour les concours et ensuite on n'aura plus rien à branler en école d'ingénieurs".
Tout le monde, y compris les profs, entretient cette légende.
Résultat : en première et deuxième année d'école d'ingénieurs, de nombreux étudiants ne foutent rien, ou le strict minimum, pour avoir
des examens dont le niveau est finalement faible (il faut assurer quasiment 100% de réussite). Comparez alors le niveau moyen
d'étudiants en deuxième année d'école d'ingé et d'étudiants en maîtrise (ou master 1) dans des disciplines enseignées au cours de ces années
là et vous verrez qu'il y a alors bien moins de différence qu'en sortie de prépa/deug (la différence est peut-être à l'avantage de la fac).
A la fac, les examens ne sont pas donnés (ou ne l'étaient pas à l'époque où j'étais étudiant). Un prof de l'école d'ingé où
j'ai fait ma thèse (puis enseigné un peu en tant qu'ater) disait, un peu désespéré : à la fac, les pelotons d'éxécution tirent à balles
réelles, ici à balles à blanc. Les conseils de fin d'année ressemblaient un peu à ce qu'on entend des lycées ou collèges avec "untel passe
avec un niveau déplorable" (pas des notes déplorable car on se débrouillait pour les remonter). Ceux qui bossent le plus dans ces écoles sont les gens
issus de DUT ou de DEUG car ils ont un complexe d'infériorité par rapport aux anciens des prépas. Comme ils bossent, ils s'en sortent très bien.

J'ai fait un DEA (ou master recherche) en commun avec des étudiants de l'université et leurs résultats étaient aussi bons que ceux des étudiants
d'école d'ingé (il faut dire que les "faqueux" avaient eux aussi été sélectionnés après la maîtrise).
Ayant fait un peu d'enseignement en licence/maîtrise et en 2e année d'école d'ingé (TD d'énergétique), j'ai souvent eu l'impression d'avoir à faire
à des gens bien plus mûrs à la fac. J'ai parfois entendu que la prépa infantilisait et ce doit être vrai quelque part.
Par contre, on balaie plus de choses en école d'ingénieurs et on s'intéresse beaucoup plus à l'aspect technique des choses et ceci est
un vrai avantage par rapport à la fac.


Enfin, dans mon cursus, j'ai eu comme professeurs (puis cotoyé comme collègues) des agrégés et des MdC/PU et mon impression générale est que,
en moyenne une fois de plus, les agrégés sont bien meilleurs professeurs que les MdC/PU. Au delà du système des concours, de la différence de
formation, les agrégés passent dans un système où l'on insiste sur les difficultés de l'enseignement, la nécessité d'être clair de se mettre
à la portée des élèves, etc... Rien de tel pour les autres.

Écrit par : Japhet | 07 février 2009

Votre naïveté est rafraîchissante...

D'abord, éviter des notes trop disqualifiantes... 8 de moyenne, c'est plus jouable que 6. Ayez des absences bien ciblées sur les devoirs, votre résultat sera plus facilement contestable.

Ensuite, ne pas manquer d'avoir sa mère ou son père délégué des parents. Beaucoup de ceux que je vois passer ne prennent la parole que lorsque le cas de leur rejeton est évoqué !

Puis, avoir une excuse : les parents se sont séparés, on a eu une mononucléose, on a eu du mal à s'adapter au lycée, on a un projet qui IMPOSE la filière S... n'hésitez pas à les cumuler.

Pour finir, mettre un-e prof ou deux de son côté. Aller le/la voir à la fin des cours, rendre des devoirs impeccables quand ils sont faits à la maison, et prétendre que si on ne peut les refaire en classe, c'est à cause « du stress de l'examen » : il-elle vous défendra bec et ongle quand on vous refusera votre passage en S.

Enfin, si tout cela échoue, allez pleurer dans le bureau du proviseur, ou déposez un recours en commission d'appel.

Si vous ne faites pas passer un chimpanzé en 1ère S avec tout cela, c'est que vous n'êtes pas dégourdie !

Cela vaut le coup de se donner du mal, car après, rappelez-vous, le passage en terminale est acquis, et le bac également.


Mais là où vous avez cent fois raison, c'est de surveiller le travail de votre enfant et de chercher pour lui une filière où il réussira. Tous les parents ne font pas ce calcul.

Écrit par : sanjuro | 07 février 2009

Etude d'un texte argumentatif –
Epreuve écrite (Coeff. 0,05)

En analysant le texte ci-dessous, vous vous attacherez à montrer quel point de vue sur l'école défend la personne qui s'exprime ici. Soyez concis et n'oubliez pas les majuscules et les points.

"De nombreux spécialistes, comme Claude Lelièvre, historien de l'éducation, des syndicalistes, des responsables de mouvements d'éducation populaire, des pédagogues célèbres comme Philippe Meirieu, André Giordan, Eveline Charmeux, Gérard de Vecchi, des praticiens reconnus comme Sylvain Grandserre, et tant d'autres personnalités, répètent inlassablement que nous assistons depuis quelques années à une terrible entreprise de destruction de l'école."

Commentaire 1 : Ca y est, Jean-Paul Brighelli, vous avez été enfin entendu !!! Il ne faut jamais désespérer !
Tous unis dans la remise sur pied de l'école!
Alléluia ! vive la France !

Commentaire 2 :Il faut se méfier des morceaux choisis (Cl. Duneton)

Commentaire 3 :- Pourquoi le pédagogisme est-il au bord de l'abîme ? - Il regarde l'école qu'il y a précipité.

Écrit par : Chevreuil | 07 février 2009

Jetez donc un coup d'œil sur le lien donné ci-dessus par "claire desbois". C'est une analyse d'un film qui n'est pas encore sorti, avec Adjani en prof de Lettres (si !), qui, interviewée par un journal canadien, dit des choses stupéfiantes pour Frackowiack et consorts, comme par exemple :

«On n'apporte pas le social à l'école, on apporte son attention. On ne demande pas le respect à son professeur, on le lui donne. Évidemment, ça a un petit côté rigide, mais c'est une fermeté indispensable. On ne peut pas accepter de rester devant des adolescents qui réclament le droit de s'exprimer avant même de savoir comment s'exprimer et ce qu'on veut leur apprendre. C'est impossible. Il faut qu'ils acceptent d'écouter, d'apprendre. Ensuite, s'ils veulent tout détruire, ils le feront. Mais on ne détruit pas quelque chose qu'on ne connaît pas. C'est comme marcher sur un sol sans fondation. On tombe dans un trou.»

Etonnant, non ?

Ecrit par : brighelli | 07 février 2009


Eeeeh ! Les bonnes nouvelles sont trop rares pour ne pas être commentées : c'est t' y pas que le schmiblick commencerait à avancer ? Voilà qui nous changera agréablement de la dernière palme en toc ! Et si en guise de dessert on mettait Frackowiack "entre les murs" pour qu'il constate lui-même l'effet concret de ses théories merdiques sur le terrain ? Après tout, le poste est vacant depuis que Bégaudeau est parti faire du fric dans le show biz'...

Écrit par : Manu | 07 février 2009

Any comment ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 février 2009

Je veux bien vous croire car j'avais déjà entendu parler de ce projet de découplage réussite/poste par un universitaire italianiste, l'an passé très exactement. Il parlait d'un vivier dont les rectorats pourraient ainsi disposer, résolvant du même coup le problème des remplaçants. Quite charming!
En Italie, les lauréats de l'équivalent du Capes doivent s'inscrire sur des listes et renouveler leur inscription chaque année. Ils accumulent ainsi de l'ancienneté. Ils ont du boulot quand on les sonne. Apparemment, au bout d'un certain nombre d'années et d'heures effectuées, ils sont "tranquilles" plus ou moins à l'abri. Mais c'est parfois long, m'a-t-on dit.

Écrit par : Sanseverina | 07 février 2009

Concernant le projet de décret cité plus haut, je souhaite apporter la précision que ce système existe depuis les années 80 en France, dans la fonction publique territoriale. Les lauréats des concours sont inscrits sur des listes d'aptitude et ensuite, il leur incombe de se trouver un poste. Ce système est lié (en bref) au principe de libre administration des collectivités territoriales et à l'existence d'une multitude d'employeurs potentiels (36000 communes + leurs regroupements, 100 départements et 25 régions).
En général, le nombre de postes ouverts au concours est calibré de manière à ne pas trop laisser de lauréats sur le carreau. Mais d'un autre côté, celui qui n'a pas trouvé ou accepté de poste perd le bénéfice de son concours au bout de trois ans.
Je suis curieuse de comprendre la motivation profonde d'une telle mesure, au-delà de l'imitation imbécile des autres systèmes européens. S'agirait-il de faire des enseignants des agents territoriaux ? Cela collerait avec le dogme de l'autonomie des EPLE mais poserait de sérieux problèmes juridiques (égalité devant le service public etc...).
Peut être que ce projet est évoqué dans le plus récent rapport de l'IGAEN...à vérifier.

Écrit par : spip | 07 février 2009

J'évoque le vrai mimosa. Rien que de voir ou écrire ce mot, j'en ai la nausée ! ( Dobolino)

Même quand vous lisez René Char?

Écrit par : Sanseverina | 07 février 2009

Je sais qu'il était à la fois impressionné par leur niveau de connaissance académique et par leur incapacité à synthétiser et à appliquer dans un cadre pratique.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

J'irais même plus loin: ils comprennent moins bien ce qu'ils savent. Car en physique, savoir appliquer n'est possible que si l'on a compris. Et cette différence est logique: après deux années, un taupin aura sans doute fait 10 fois plus de problèmes qu'un faqueux. On ne peut pas "apprendre" la physique, ou les maths, comme on apprend une comptine, il faut sans cesse pratiquer, essayer d'appliquer la théorie à une grande variété de problèmes. Comme disaient les Shadoks: "c'est en forgeant qu'on devient musicien".

Je croyais que votre grand frère (qui a inventé l'huile de moteur :-)) avait fait l'X, vous en avez un autre ? Brillante lignée !

Ecrit par : François Duhem | 07 février 2009

Mon grand frère n'a pas inventé l'huile moteur ! Il passe sa vie à la perfectionner, depuis 1979, pour son grand bonheur d'ingénieur. Il a fait ESPCI et un an de spécialisation à l'Institut Français du Pétrole. C'est un gars sympa, très simple et très laborieux. Vous seriez probablement sur des longueurs d'onde compatibles.
Mon petit demi-frère a fait l'X, X-Mines. Nous avons fort peu de rapports. Qu'aurait-il à faire d'une petite miette comme moi ? Sans rancune, d'ailleurs ! Ce n'est pas obligatoirement et par définition un mauvais garçon .

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

En cours particulier, (pas Stéph, l'autre!), question piège:
"1/0 = ?"
et il répond:
"Ben 0". Je rigole même plus...

Il est en première S... S=Scientifique.

Ah oui! Aussi: "Je tourne la page ?"
"ben non tu écris sur la table et tu l'emportes avec toi..."

Il est en première S... 16 ans, dans deux ans il vote...


Ecrit par : Matheutordu | 07 février 2009

Parfait : il est mûr pour voter Ségolène.

Écrit par : Manu | 07 février 2009

J'évoque le vrai mimosa. Rien que de voir ou écrire ce mot, j'en ai la nausée ! ( Dobolino)

Même quand vous lisez René Char?

Ecrit par : Sanseverina | 07 février 2009
Moi ? Lire René Char ? J'en pense tout comme mon bon ami Magnan !
C'est mon homme et mon fils qui lisent Char!
C'est notre point de rupture !
Un truc pour feignants et cossards ! Un truc de mecs qui vivent aux crochets de leurs femmes pendant qu'ils s'épanouissent à bon compte !

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Votre naïveté est rafraîchissante...

... : ...


Mais là où vous avez cent fois raison, c'est de surveiller le travail de votre enfant et de chercher pour lui une filière où il réussira. Tous les parents ne font pas ce calcul.

Ecrit par : sanjuro | 07 février 2009

Votre conclusion prouve que je ne suis pas naïve mais réaliste, si c'est à moi que vous vous adressiez.
A quoi bon mentir, pour livrer sur le marché du travail un paumé ?
J'en ai une, en troisième, qui va faire S. Je n'aurais nul besoin de me battre. Elle le veut et elle fait ce qu'il faut pour.
Je me contente de lui dire qu'il faut absolument qu'elle redresse la barre en français .
J'ai autre chose à faire que leurs devoirs à leur place ! Personne n'a fait les miens et je m'en suis très bien sortie. Il n'y a que les mauvais élèves qui ont systématiquement de mauvais profs, comme par hasard !

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

je souhaiterais demander à M. Brighelli auquel je ne suis pas, a priori, opposé d'être un peu plus nuancé dans ses propos car son discours est complètement caricatural et, d'après moi, ne peut pas être pris au sérieux.
(tout n'est pas noir ou blanc : tout est gris, plus ou moins foncé...)

bonne journée,

Vincent

Pas d'accord : il est même souvent en dessous de la vérité. Tout n'est pas sytématiquement gris non plus.

Écrit par : Manu | 07 février 2009

Mon petit demi-frère a fait l'X, X-Mines. Nous avons fort peu de rapports. Qu'aurait-il à faire d'une petite miette comme moi ? Sans rancune, d'ailleurs ! Ce n'est pas obligatoirement et par définition un mauvais garçon .

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

Et puis, il a de si beaux yeux bleus, comment lui en vouloir?

Écrit par : Maminou | 07 février 2009

J'ai assez de distance avec moi-même pour supporter les critiques, que je ne m'épargne pas, et les épaules assez larges pour tolérer les injures. Mais je ne laisserai rien passer qui pourrait blesser telle ou tel de celles / ceux qui passent ici par des rumeurs infondées et manipulatrices, nées dans l'esprit de quelque(s) cerveau(x) dérangé(s).
Con se le dise.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

Je ne suis pas seul à diffuser cette info sur les modalités à venir de la titularisation des profs. On la retrouve sur le site du Mammouth déchaîné (http://www.le-mammouth-dechaine.fr/ — puis chercher dans le blog de l'Education).
JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2009

Vous savez, Maminou, les yeux bleux...
Dans ma famille, on en a soupé !
Chez nous, ce sont les yeux noirs que nous fêtons, comme marque de dissidence et affirmation de personnalité.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Encore une fois, je précise que je ne parlais pas de manuels de littérature où le problème est , à mon humble avis, différent.
En résumé, je pense que ce n'est pas de manuels d'ortho et de grammaire dont on a besoin; ils existent déjà. C'est de profs bien formés. Et ce n'est pas avec des manuels scolaires qu'on formera des bons profs.

Ecrit par : Sanseverina | 07 février 2009

Je suis d'accord avec vous et je dois avouer que, personnellement, il y a bien longtemps que je n'utilise plus de manuel et ce bien que ma fonction m'amène à intervenir auprès d'élèves de tous les niveaux de l’école maternelle et élémentaire. Il y a quand même un petit problème. Certes ce n'est pas uniquement avec des manuels que l'on formera les jeunes enseignants mais, regardons la réalité en face. Je peux vous assurer (je connais bien le terrain) qu'étant donné la formation que ces enseignants ont reçue, les manuels, sont LEUR SEULE VERITABLE SOURCE DE FORMATION ! Alors, souhaitons que les bouquins dont ils s’inspirent soient aussi bons que possible ! Malheureusement certains de ces manuels sont d’une nullité affligeante et beaucoup de jeunes enseignants s’y accrochent comme à des bouées de sauvetage pensant naïvement qu’un auteur qui a retenu l’attention d’un éditeur ou qu'un manuel qui est loué par un conseiller pédagogique ne peut être que bon.
Au grip nous sommes conscients de ce problème et comme, à ce jour, nous n’avons pas été contactés pour former les jeunes profs des écoles (ce que Catmano, Pascal Dupré, de nombreux autres membres du GRIP et moi-même, ferions avec grand plaisir), la seule influence que nous puissions avoir sur la qualité de ce qui est enseigné, et donc indirectement sur la formation, c’est par l’intermédiaire de manuels de qualité. Je précise quand même qu’outre le fait qu’ils soient bons, les manuels de "grip éditions" sont novateurs car ils proposent des contenus et des progressions différentes des manuels "classiques" ( 4 opérations au CP, progression parallèle entre numération et calcul, apprentissage du principe alphabétique en GS de maternelle, écriture- lecture …) Encore une précision utile :Ces manuels et futurs manuels ont tous été écrits par des enseignants expérimentés qui, comme vous, sont sur la brèche depuis de longues années.
Nous aimerions, nous aussi, que le problème des manuels soit secondaire malheureusement, au regard de la situation actuelle, il n’en est rien.
Cordialement
Thierry Venot

Écrit par : thierry venot | 07 février 2009

Avis aux internautes: sur dailymotion tapez en recherche prince de condé et vous tomberez sur le best of des personnalites les plus impopulaires du paysage mediatique français. A consommer sans modération..

http://www.dailymotion.com/prince_de_conde

Ecrit par : hum...hum... | 07 février 2009

Intéressant. Le plus caricatural est selon moi le triste Francis Huster dont le seul talent d'acteur est de tenter d'apparaître comme un mec sympa et ouvert, ce qu'il n'est absolument pas, CQFD.

Écrit par : Manu | 07 février 2009

Parfait : il est mûr pour voter Ségolène.

Ecrit par : Manu | 07 février 2009

ou Tom Pouce...

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

Pour mieux aller, il faudrait que nous reprenions mot par mot ou tout au moins phrase par phrase son intervention, entre quatre-z- yeux. Ni vous ni moi n'en avons le temps, ce serait contre-productif et tout le monde, à part moi, s'en fout.
Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

C'est une façon de voir. Mais qu'un instituteur -que dis-je ? un instituteur phare - puisse mot après mot broder un telle nappe d'inepties, de mensonges et de propos calomnieux, convoquant en plus à titre de témoin, nommément, un membre du cabinet du ministre, cela me désole.
Je m'efforce de m'en foutre, mais je n' y parviens pas.

Écrit par : Guy Morel | 07 février 2009

Je m'efforce de m'en foutre, mais je n' y parviens pas.

Ecrit par : Guy Morel | 07 février 2009
Ce serait un mauvais choix, puisque, ainsi que je vous le dis, il est méchament audible. Si je le lis en me plaçant à l'extérieur, en spectateur naïf, il est très déstabilisant. Ce qu'il dit porte un effet.
Jusqu'à hier, je ne l'avais pas lu, me contentant d'un rapport oral succinct, fait par une personne fermement déterminée.
Vous foutre de tels propos serait à mon avis suicidaire.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Vous foutre de tels propos serait à mon avis suicidaire.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

Par contre, se fier à mon avis serait une probable perte de temps.

Écrit par : dobolino | 07 février 2009

Vous foutre de tels propos serait à mon avis suicidaire.
Ecrit par : dobolino | 07 février 2009
Aussi, je ne m'en fous pas.
Je le répète, le débat est entre école publique et libéralisation, porte ouverte au chèque éducation etc.
Et vos enfants sauront lire et compter dans les écoles Coffinier.
C'est clair ?

Écrit par : Guy Morel | 07 février 2009

"Any comment"?

Ecrit par: JPB

Cela ne me surprend absolument pas. Par contre, vous pensez vraiment que Pécresse va lâcher sur la "masterisation"?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2009

"Au grip nous sommes conscients de ce problème et comme, à ce jour, nous n’avons pas été contactés pour former les jeunes profs des écoles (ce que Catmano, Pascal Dupré, de nombreux autres membres du GRIP et moi-même, ferions avec grand plaisir)"
Cordialement
Thierry Venot

Ecrit par : thierry venot | 07 février 2009

Pourquoi ne passez-vous pas le "CAFIPEMF"?
Quoique, avec l'avenir qui est préparé à la "formation des enseignants", celui des IMF et PEMF ne semble pas rose... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2009

Que nous sommes différent(e)s ! Ce blog fait l'éloge de la diversité. J'aime le mimosa .
En attendant de voir Adjani, j'espère entendre encore la voix de JPB. Chacun ses goûts !

Écrit par : ladamebrune | 08 février 2009

Nous aimerions, nous aussi, que le problème des manuels soit secondaire malheureusement, au regard de la situation actuelle, il n’en est rien.
Cordialement
Thierry Venot
Ecrit par : thierry venot | 07 février 2009
Je tape et lis avec difficulté - ne mauvaise conjonctivité-, donc pardon pour les fautes. Non, la qualité des mauels n'est aps secondaire. D'abord la qualté des manuels est fonction de la qualité des contenus et de la rfélexion pour les trnasmettre ; d'autre part un bon manuel est indispensable à qui veut et peut progressivement se détacher du manuel. Sauf à inventer chaque jour et les contenu set les progresions, le manuel est indispensablz. Pour le comprendre, il suffit d'avoit été condamné ces dernières années à faire avecdes manuels minables reflets de programmes minables.

Écrit par : Guy Morel | 08 février 2009

Nous traiterons face à face, en chair et en os , si Dieu veut bien me prêter vie.

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009
-----------
Je vous prête tout ce que vous voulez, je sais que vous me le rendrez.

Écrit par : Francis Penin | 08 février 2009

Parfait : il est mûr pour voter Ségolène.

Ecrit par : Manu | 07 février 2009

ou Tom Pouce...

Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 07 février 2009

Il faut accepter d'ouvrir les yeux, Vincent : malgré la dernière élection gagnée par Sarko, demandez aux jeunes autour de vous pour qui ils votent et pour quelle(s) raison(s).

30 ans de pédagogisme ont produit de plus en plus de gens sans aucune culture ou presque (vous en parliez magistralement tout à l'heure), mais qui sont bel et bien devenus par ailleurs des crétins militants. Et ils ne penchent pas à droite, c'est le moins qu'on puisse dire.

La fac à laquelle j'appartiens en ce moment pour ma reprise d'étude temporaire est réputée pour être une "fac de droite". C'est pourtant hallucinant, lorsque vous discutez avec de jeunes étudiants, de voir ( et d'entendre) l'efficacité avec laquelle ils ont été formaté par une idéologie de gauche ou d'extrême gauche bien-pensante. En ce qui concerne les capésiens et agrégatifs que je fréquente plus particulièrement - et qui donc se destinent trés prochainement à enseigner - ils répondent et déclinent point par point -rien ne manque- la doxa pédagogiste la plus cauchemardesque qui soit.

Et je me pose à chaque fois la question : mais où ont-ils bien pu chercher -et trouver - tout ça ?

Ils vont bien évidemment se casser magistralement la gueule devant leurs premières classes et leurs premiers élèves réels. La plupart de ces futurs collègues sont en effet persuadés qu'ils sont là pour "lutter contre les inégalités sociales" mais certainement pas pour transmettre des connaissances (ou alors cela apparaît comme un objectif totalement secondaire devant lequel il faudra avant tout veiller à "ne pas brusquer les élèves avec une culture qui n'est pas la leur" car "il faut être réaliste" (sic) ).

J'irai même encore plus loin : la plupart ont intégré inconsciemment le baratin de Bourdieu et de sa descendance (Bégaudeau,etc.). Ils sont persuadés qu'ils vont lutter contres les injustices sociales en refusant de leur transmettre une culture "élitiste" (j'ai entendu le terme une vingtaine de fois pas plus tard qu'hier dans la bouche de mes camarades) et en enseignant "autrement" (nous savons tous ici ce que ça implique). En clair, qu'ils vont libérer les élèves par l'ignorance.

Bref, la plupart de mes camarades étudiants de musique (c'est ma discipline) vont se pointer pour faire un rap miteux devant leur 1ère classe alors qu'ils sont eux-même la plupart du temps férus de musique classique... vous imaginez le rateau qu'ils vont se prendre (les élèves sentent tout de suite lorsqu'un professeur n'est pas convaincu lui-même de ce qu'il fait ). Le choc va être rude, très rude.

Les plus lucides d'entre eux - ou les moins formatés idéologiquement - finiront par se rendre compte qu'il y a une couille de diplodocus dans le potage et réagiront. Ils finiront par s'en sortir, certains ont , à mon avis, de réelle qualités (musicales, notamment).

Les autres pourront toujours se consoler en se matant le DVD d' "Entre les murs" en boucle avec force pop-corns réchauffés au micro-onde et Coca light à volonté.

Je crois trés peu dans le hasard, surtout à cette échelle. Si l'élection présidentielle n'avait eu lieu que dans mon amphi (imaginons un instant), Ségolène Royal aurait été élue avec 99 % des voix, avec Besancenot et les verts faisant 30 % chacun environ au 1er tour.

Sur ce point, l'objectif largement inavoué mais systématiquement présent des pédagogistes est atteint : formater un homme nouveau qui répond de façon pavlovienne -et politiquement correcte - à des stimuli (ou tout simplement aux ordres que voudra bien leur donner le Marché). Le tout sous une étiquette "rebelle", ça fait partie du packaging. Ne dites pas à ces gens là que certains rappeurs sont des gros cons milliardaires (vous avez déja entendu parler de Fifty cents ?), ils vous répondront que le rap, c'est la musique du ghetto et des exploités. Par définition.

On peut se poser la question autrement : pour qui roulent Frackowiack, Grandserre, Meirieu et les autres ? Vous voyez beaucoup de supporters de Sarko parmi ces gens là ? Et comment se fait-il qu'aucun d'entre eux - je dis bien aucun - ne soit de droite ou apparenté ?

Attention, hein, je ne suis pas en train de délivrer un blanc-seeing à Sarko ou à la droite. Mais il faut reconnaître que la situation que nous connaissons aujourd'hui -sur ce sujet précis- est, malheureusement, sans aucune nuance.

Alors, non, je ne pense pas a priori que votre élève voterait pour "Tom Pouce", comme vous dites. Il ne le pourrait même pas.

Écrit par : Manu | 08 février 2009

Une de mes professeuses en Lettres Modernes a 2 thèses (toutes deux mauvaises), et aucun concours d'enseignement; le professeur responsable des embauches n'en voulait pas, mais madame s'étant formée à la bisexualité, et couchant lesbien pour sa carrière, a eu quand même le poste. Et qu'est-ce qu'elle nous regardait de haut, nous pauvres pas "grand-chose" d'étudiants en Licence, en nous faisant croire que...! Il se trouve même que le parrain du fils d'un autre enseignant a eu des cours - dans la même spécialité que le père...

La fac? Il y en a qui font des semestres séduisants, aux thèmes évocateurs: le vampire, la femme débauchée, etc., et qui attirent du monde, pour sûr; les filles se pâment, d'ailleurs (quant aux notes... paraît-il qu'elles sont toujours très-bonnes). Et les leçons, un peu moins aisées, propres à maîtriser une dissertation ou un commentaire (avec beaucoup de travail de préparation, de lectures à fournir) sont désertées. Mais je ne nie pas les plaisirs et la liberté de mes années d'étudiant. M'enfin...

Écrit par : Pendariès | 08 février 2009

"Au grip nous sommes conscients de ce problème et comme, à ce jour, nous n’avons pas été contactés pour former les jeunes profs des écoles (ce que Catmano, Pascal Dupré, de nombreux autres membres du GRIP et moi-même, ferions avec grand plaisir)"
Cordialement
Thierry Venot

Ecrit par : thierry venot | 07 février 2009

Pour vous avoir écouté longuement (sur la dernière année de maternelle) un matin à Roncq, je confirme qu'effectivement, ça aurait de la gueule !

Écrit par : Manu | 08 février 2009

Aie, aie, aie...ça sent pas bon : qui aura le courage de regarder ça demain sur M6 ? A titre d'information, voici le programme :


Zone interdite - Bac dévalorisé, élèves qui s'ennuient, méthodes dépassées : enquête sur ce qui pourrait changer à l'école

* Genre : Société
* Durée : 1h45
*
Tous publics

Résumé :

Entre échec scolaire, stress et découragement des professeurs comme des élèves, l'éducation française est en crise. Enseignants et lycéens s'interrogent sur la valeur du baccalauréat aujourd'hui. Faut-il remettre en cause la qualité de cet examen ? Alors que certaines familles ont choisi d'instruire leurs enfants elles-même, d'autres inscrivent leurs adolescents rebelles ou surdoués au Lycée autogéré de Paris, dont la seule contrainte est la gestion de l'établissement. En Finlande, l'éducation gratuite est un modèle de réussite. La visite de trois établissements d'Helsinki permet de découvrir des enfants heureux d'apprendre et des professeurs fiers de transmettre leur savoir.
Casting :

* Présentateur : Claire Barsacq

Écrit par : Manu | 08 février 2009

... Ils vont bien évidemment se casser magistralement la gueule devant leurs premières classes et leurs premiers élèves réels. La plupart de ces futurs collègues sont en effet persuadés qu'ils sont là pour "lutter contre les inégalités sociales" mais certainement pas pour transmettre des connaissances...

Ecrit par : Manu | 08 février 2009

Le réel, c'est bien la meilleure des épreuves. Les mots se laissent dire et la théorie est patiente, bien à l'abri dans son cocon de concepts, mais les faits sont têtus (comme disait l'autre).
Ne pas se soucier de transmettre d'abord les connaissances, c'est doubler les inégalités sociales avec la misère intellectuelle. Vouloir aider les pauvres en leur offrant l'ignorance, quelle générosité ! C'est une logique démentielle.

Écrit par : Magister | 08 février 2009

"Ceux qui bossent le plus dans ces écoles sont les gens issus de DUT ou de DEUG car ils ont un complexe d'infériorité par rapport aux anciens des prépas. Comme ils bossent, ils s'en sortent très bien. [...] Enfin, dans mon cursus, j'ai eu comme professeurs (puis cotoyé comme collègues) des agrégés et des MdC/PU et mon impression générale est que,
en moyenne une fois de plus, les agrégés sont bien meilleurs professeurs que les MdC/PU."

Il en va pour les Prag/Prce dans le supérieur comme pour les étudiants d'IUT et de Deug en école d'ingé : les Prag/Prce n'ont pas la légitimité des Mdc et des PU pour enseigner, ils se donnent donc deux fois plus. J'ai connu des Prag et des Prce qui ont fini à l'hôpital pour avoir négligé leur santé et passé leurs journées complètes à bosser. Les MdC ne chôment pas non plus (les PU sont souvent assez fainéants...) mais les Prag/Prce sont osuvent au maximum de leurs capacités, d'autant qu'ils espèrent un jour passer MdC.

Écrit par : Jeremy | 08 février 2009

On peut craindre le pire sur M6 ce soir. Il semble bien qu'il y ait une offensive générale pour pré-justifier les réformes imbéciles qu'insufflera Sa Suffisance Descoings. Il est significatif que l'on utilise encore une fois la Finlande (où, par parenthèse, sévit une discipline d'inspiration russe où les élèves ne bronchent guère) pour justifier les pires dérives pédagos — le travail dans la joie !
JPB

Écrit par : brighelli | 08 février 2009

On ne peut faire boire un âne qui n'a pas soif et l'élève se trouve bien mieux de huit heures de philo que de huit heures de math. C'eut été totalement artificiel et mensonger de l'envoyer en S !

Ecrit par : dobolino | 07 février 2009

En S, ils n'ont que 5,5 heures de maths - sauf pour les options maths. Horaire ridicule pour une série scientifique. Et les amateurs de mathématiques, les vrais, y sont relativement peu nombreux, mais pour les rassurer, ils auront droit bientôt à une épreuve pratique en mathématiques (TICE etc... http://eduscol.education.fr/D1115/epr_pratique_presentation.htm ).
Le choix de la L n'est pas aberrant suivant la politique du lycée...

Écrit par : Romuald | 08 février 2009

On peut craindre le pire sur M6 ce soir. Il semble bien qu'il y ait une offensive générale pour pré-justifier les réformes imbéciles qu'insufflera Sa Suffisance Descoings.

JPB

Ecrit par : brighelli | 08 février 2009

Sans parler de l'expérimentation mise en place par Xavier Darcos qui installe la réforme avant l'heure :
http://www.educpros.fr/detail-article/h/b6a59407e2/a/reforme-du-lycee-xavier-darcos-et-la-strategie-du-cheval-de-troie.html

Écrit par : Romuald | 08 février 2009

Manu, je ne copie-colle pas votre message assez long d'hier soir, mais il me semble que vous noirciss(i)ez un peu la situation;
si, quelquefois, certains collègues (professeurs de musique) cèdent effectivement à la facilité, (plutôt en ce qui concerne leur répertoire d'apprentissage de chants, à mon avis), la majorité ne prend pas le rap comme référence absolue pour l'écoute musicale.
D'abord parce que, effectivement, ils n'aiment pas tellement ça, ensuite parce qu'il n'y a rien de pire, pédagogiquement, qu'aller au devant des goûts des élèves, (on passe effectivement très vite pour un "pigeon", et on se fait pigeonner à coup sûr) et, effectivement, parce qu'on ne peut pas être crédible quand on présente quelque chose qu'on n'estime pas.
C'est assez marrant, parce que ce discours du gros rappeur inculte, macho, richissime et un peu con, je l'ai tenu dans un de mes derniers cours à l'IUFM, en face de PE NT1, (on y a ensuite écouté et "décortiqué a minima" une antienne de Hildegarde von Bingen et la merveilleuse version de "la Guerre", de Janequin, par les "King's singers", (dans le cadre d'une utilisation de "youtube", pour leur montrer les perles réelles qu'on pouvait aussi trouver sur le net).
Avec, après l'écoute de Bingen, l'inévitable débat sur la possibilité de faire écouter de la musique religieuse en maternelle... ;-).... Ou en collège!
Pour le discours sur l'inculture qui pousserait à voter pour Royal, je crois qu'on peut vous retourner l'argument au décuple, (au moins), en ce qui concerne Zébulon!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2009

Manu, dans mon école et aux alentours j'ai vraiment le sentiment d'être pratiquement le seul à être favorable aux nouveaux programmes, au soutien scolaire et aux évas CM2.(et je n'ai pas voté Sarkozy)

Au lendemain de l'élection de Sarko, certains "collègues" semblaient proches de l'état comateux.

Lors de l'annonce des nouveaux programmes cela a été une fronde générale. Mon directeur a fait un doigt d'honneur pour désigner le programme de grammaire (il a 30 ans de métier). Ils viennent tous de découvrir subitement que 6h de classe en primaire c'était beaucoup, tout cela parce que 2 fois par semaine on fait une heure de soutien en plus. Certains se disent épuisés à cause de cela!(vous vous rendez-compte, 2 fois par semaine terminer à 17h30! Quel cauchemar!). Et pour ne pas traumatiser les enfants ils leur font faire leurs devoirs pendant un bon quart d'heure.

Dans les écoles alentours, certains se sont fait remonter les bretelles pour faire passer toutes les évas. Avec mon autre collègue de CM2 nous avons tout passer. La réalité (que l'on connaissait) s'avère brutale pour certains. Et pour les aveugles, ils n'y voient aucune relation de cause à effet.(quand un élève est nul, on ne peut rien y changer et c'est la faute aux parents).

On m'a rapporté que dans une école voisine le soutien scolaire n'était pas fait. D'autres sous des prétextes d'égalité font passer tous les élèves sur l'année (c'est bien connu, comme disait Coluche on est tous égaux!).

Dans l'école de mes enfants ils disent que les élèves sont plus fatigués maintenant à cause du rythme haché et de la coupure du mercredi. (avant, à cause du mercredi, ils ne l'étaient pas? Travailler est moins épuisant que ne rien faire?).


Bref, j'ai le sentiment que l'école est minée par le fond par tout un tas d'individus effectivement de gauche qui refusent de voir la réalité en face.

La mauvaise foi ambiante et la perte de bon sens sont répandues partout.

Parfois je me dis que je suis peut-être trop pessimiste et qu'ailleurs c'est mieux... Et que sans doute je ne suis pas le seul à partager ces idées.

Écrit par : Gerry | 08 février 2009

http://www.youtube.com/watch?v=o8N05Y4H68M

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2009

Il semble bien qu'il y ait une offensive générale pour pré-justifier les réformes imbéciles qu'insufflera Sa Suffisance Descoings. Il est significatif que l'on utilise encore une fois la Finlande (où, par parenthèse, sévit une discipline d'inspiration russe où les élèves ne bronchent guère) pour justifier les pires dérives pédagos — le travail dans la joie !
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 février 2009
La Finlande sert à faire croire que l'on veut faire marcher le système éducatif.
Or si l'on considère l'ensemble des réformes depuis 1989, ce qui apparaît, c'est le projet de déscolariser le plus possible le système éducatif.
Voir la proposition dite "proposition Jacques Delors" ( 1993-95) à
http://europa.eu/documents/comm/white_papers/pdf/com95_590_fr.pdf
Un peu long à lire ( 71 pages), mais c'est la Bible des réformateurs.

Écrit par : Guy Morel | 08 février 2009

JPB a écrit : "Il semble bien qu'il y ait une offensive générale pour pré-justifier les réformes imbéciles qu'insufflera Sa Suffisance Descoings."

Ce qui restait du collège est scientifiquement massacré par la mise en place du socle commun. Les quelques collègues qui y maintiennent encore des lueurs seront sacrifiés comme les hongrois de 56.

Le lycée suivra le même chemin.

Notamment, parce que les 3/4 des profs s'en foutent. Ils sont étriqués, mesquins, petits, minus, ridicules, tâtillons du détail, mous de l'essentiel, camiffiés, snessés, sgennés, snalqués, inspectés, surveillés et impunis.

Ils râleront contre l'évaluation compétencielle non pas à cause de sa toxicité intrinsèque mais parce que ça leur demandera plus de place sur leur carnet de notes et des stylos de plusieurs couleurs *.

Les pédagols ont plus que jamais le vent en poupe ** tant est profonde leur collusion avec la droite.

Il se réveille quand, le bon peuple ?


* qu'il ne peuvent même plus acheter en groupe à la camif.

** dommage que ça ne soit pas le leur. Ils se gardent bien de toute attitude "réflexive" que, pourtant, ils intiment aux autres et se protègent de leur propres émanations.

Écrit par : dugong | 08 février 2009

"Il faut accepter d'ouvrir les yeux, Vincent : "

Ouaouh!
Dites Manu, vous étiez en forme hier soir...
Cela dit, je crois comprendre votre impétuosité: il est rageant de cotoyer le conditionnement des étudiants, et on peut d'ailleurs étendre ceci à un ensemble bien plus grand que celui des étudiants.
D'autant plus rageant que la prétendue Gauche qui se veut par essence tournée vers l'individu mena et mène encore, notamment en matière d'éducation, une politique qui au final produit exactement le contraire de l'individu.
Comme vous l'avez si bien dit Manu, et en prenant le risque de vous courroucer en extrayant un passage de votre diatribe: "Ils vont libérer les élèves par l'ignorance".
C'est le résultat final de la pédagogobobogie "new-age-lounge-pétard-rap-J'aime la cité-je marche pieds nus, coooool, sur le parquet qui craque" -heu... Je me comprends-, orchestrée par la Gauche sous l'oeil bien complice de la Droite.
Dégueulasse.
On notera, et je perçois d'ici votre ironie quand vous l'écrivîtes (-Hé! Cris "vite"-"vite". Non? bon bon d'accord...), le contresens incroyable de cette phrase. Libérer par l'ignorance...

Mais je ne suis pas si catégorique que vous sur le choix "politique" de cette population et encore moins à propos d'un gars de 16 ans; le formatage ne s'est peut-être pas encore bien installé... Et puis, vous semblez oublier qu'il y a aussi celui des parents, de la publicité....

De toute façon, là n'est pas la question...
Voter Bécassine ou Simplet c'est comme choisir entre la peste et le choléra. Et je vous assure que je ne dis pas ça par démagogie... J'éprouve un désespoir immense à chaque fois que j'entends l'un ou l'autre de ces énergumènes causer.
Vous pointiez la dérive pédagogol, vous avez raison.
De toute manière, l'Ecole n'aurait pas été mieux lotie si Bécassine l'avait emporté sur Simplet.

Mesurons à quel point le gouvernement détruit, disloque l'école, et soyons bien conscient qu'un autre gouvernement mené par la mauvaise perdante aurait fait le même carnage, dans un style différent, certes, mais quand même...

J'objectais "ou Tom Pouce"... Ben oui, je maintiens... Faut pas être plus crétin qu'un autre pour voter par conviction (j'ai bien dit conviction) Ségogolène plutôt que... que... l'autre machin.


Bon, c'est pas que je m'ennuie mais j'ai un concours à travailler, l'heure est grave, au boulot:
A moi les corrections, les calculs bourrins, les théories qui donnent mal à la tête, et tout le paquet!

bon dimanche à tous, et surtout: n'oubliez pas la messe...

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 08 février 2009

Thierry, je comprends votre point de vue. Je pense que vous avez raison en ce qui concerne le primaire entièrement raison. Une instit qui démarre ne doit pas être en mesure de mettre en oeuvre une progression toute seule et dans toutes les matières. C'est trop lourd. C'est exact. Les manuels sont dans ce cas bien utiles.
Moi, je parlais de l'enseignement en collège. Je ne parle jamais du primaire, ni de la maternelle. Je n'y connais rien et je demande mes renseignements à Catmano dans ce domaine-là quand je me pose une question.

Écrit par : Sanseverina | 08 février 2009

Romuald a écrit : "En S, ils n'ont que 5,5 heures de maths - sauf pour les options maths. Horaire ridicule pour une série scientifique. Et les amateurs de mathématiques, les vrais, y sont relativement peu nombreux, mais pour les rassurer, ils auront droit bientôt à une épreuve pratique en mathématiques (TICE etc...)"

Outre que cette épreuve pratique de mathématiques * est imbibée de considétations compétencielles, elle est aussi infestée de situations pseudo-réelles. Du type de celles que découvrent émerveillés, les gymnosophistes qui viennent de chuter de leur colonne.

Voyez l'exemple de la gouttière (page 4). On savait reconnaitre la maison de Charmeux au fait qu'elle y inscrit maladroitement des lettres. On reconnait la maison d'un matheux de l'IGEN à la forme très particulière des gouttières et un physicien de l'IGEN à la présence d'un capteur de débit en haut et d'un capteur de débit en bas pour démontrer expérimentalement - avec une acquisition informatisée de mesures (1000 par seconde, pas moins) - que l'eau ne s'évapore pas dedans.

http://eduscol.education.fr/D1115/BacS_MATHS_2007_EprPratique_tout.pdf

* oxymore ?

Écrit par : dugong | 08 février 2009

reconnaît

Écrit par : dugong | 08 février 2009

Il faut rappeler que l'introduction d'une épreuve "pratique" de maths au bac répond à une exigence clientéliste :

Il s'agit de réagir à l'attrait qu'exercent l'option physique et l'option SVT en terminale S par le biais des Epreuves de Capacités Expérimentales qui y ont été instaurées.

Ces "épreuves" comptent pour 20% dans la note de sciences physiques ou SVT au bac (coefficient 6 ou 8 !) et les points y sont très généreusement accordés.

Adjoindre à l'option maths en TS une "épreuve" du même type devenait nécessaire pour plaire aux chalands.

Écrit par : dugong | 08 février 2009

Pour le discours sur l'inculture qui pousserait à voter pour Royal, je crois qu'on peut vous retourner l'argument au décuple, (au moins), en ce qui concerne Zébulon!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2009
Je demande une diffusion télévisée d'une partie de Trivial Pursuit entre Ségo et Sarko. On verra bien...
Je pense que Sarko battra Ségo sur les questions roses mais pour le reste ...

Écrit par : dobolino | 08 février 2009

Par contre, on balaie plus de choses en école d'ingénieurs et on s'intéresse beaucoup plus à l'aspect technique des choses et ceci est
un vrai avantage par rapport à la fac.

Ecrit par : Japhet | 07 février 2009

En effet. Ma fille, qui savait tout juste se servir d'un tournevis, a entièrement démonté et remonté un moteur de R5 (culasse, vilebrequin, carter, cames, carbu, la totale, quoi !) la semaine dernière.
Et il remarche !

Écrit par : yann | 08 février 2009

Yann, comment expliquez-vous que certains de mes élèves qui démontent leur mobylette en font des épaves ?

Écrit par : P. LaRiba | 08 février 2009

@ LaRiba : ils n'ont pas fait de prépa !!! ;o))
(rassurez-vous : je fais comme eux).

Écrit par : yann | 08 février 2009

"Notamment, parce que les 3/4 des profs s'en foutent. Ils sont étriqués, mesquins, petits, minus, ridicules, tâtillons du détail, mous de l'essentiel, camiffiés, snessés, sgennés, snalqués, inspectés, surveillés et impunis." écrit Dugong.

Un charter ? Un camp de redressement ? Dugong en garde-chiourme ? ??? !!!

Écrit par : julien.b | 08 février 2009

Ce qui restait du collège est scientifiquement massacré par la mise en place du socle commun. Les quelques collègues qui y maintiennent encore des lueurs seront sacrifiés comme les hongrois de 56.

Ecrit par : dugong | 08 février 2009

Mon collège a été choisi pour expérimenter l'évaluation du socle. On nous a remis un fascicule de 40 pages (ça coûte combien, ça?) pour nous mettre au parfum. Je l'ai parcouru. Autant dire qu'on y reconnaît plus le collège. Finies les "connaissances" dont il était aisé et utile de vérifier l'acquisition, et vivent les "compétences", qu'il est impossible, précisément, de vérifier sinon de manière floue et arbitraire! Dans la lettre qui accompagne ce document indigeste rédigé dans un verbe d'une lourdeur et d'un pédantisme invraisemblables, le mot "connaissances" apparaît une seule fois , au début, et il est vite oublié au profit du mot "compétences" , qui revient 12 fois!
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer la définition de la "compétence" telle qu'elle est donnée en page 14:
"Si l'on admet, comme la définit Xavier Roegiers (qui c'est, cet illustre inconnu pris soudain comme maître à penser par nos "pédagogues"?), la compétence est effectivement "la possibilité, pour un individu, de mobiliser de manière intériorisée, un ensemble intégré de ressources en vue de résoudre une famille de situations problèmes", etc. Vous avez compris? Pas moi! De quoi faire haïr le mot "compétence"...

Écrit par : Jean | 08 février 2009

julien.b a écrit : "Dugong en garde-chiourme ? ??? !!!"

J'ai autre chose à faire. Je vous laisse volontiers la place

Écrit par : dugong | 08 février 2009

Et vos enfants sauront lire et compter dans les écoles Coffinier.
C'est clair ?

Je ne doute pas un seul instant que jamais, ô grand jamais, un membre du Grip ne touchera un sou de Coffinier...

Écrit par : Guillaume | 08 février 2009

A Jean

Le Xavier Roegiers que vous citez semble être un pédagogo belge qui ne doit pas avoir fait beaucoup d'heures devant des zaprenans.... Etant donné ses "compétences" ;), il peut aller travailler avec Guy MOREL ;))

Xavier Roegiers, ingénieur polytechnicien et docteur en sciences de l'éducation. Professeur à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, en Belgique, et directeur du Bureau d’Ingénierie en Éducation et en Formation (BIEF), Xavier Roegiers est spécialiste de l’accompagnement des systèmes éducatifs en matière de curricula, d’évaluation des acquis et de manuels scolaires, en particulier en termes de compétences.

Écrit par : P. LaRiba | 08 février 2009

Xavier Roegiers est spécialiste de l’accompagnement des systèmes éducatifs en matière de curricula, d’évaluation des acquis et de manuels scolaires, en particulier en termes de compétences.

Ecrit par : P. LaRiba | 08 février 2009

Il doit bien être le seul à se comprendre! Mais il rend service à ceux qui poursuivent avec constance l'application du "processus de Lisbonne - OCDE", lequel vise à rendre exsangues les systèmes éducatifs publics européens.

Écrit par : Jean | 08 février 2009

Une amie universitaire, qui s'est sentie attaquée à travers une Note qu'elle a perçue quelque peu globalisante — ce qu'elle n'était pas, mais tous les malentendus sont dans la nature — me somme de poster un rectificatif.
Je ne peux mieux faire que copier sa protestation véhémente — et si quelque universitaire de valeur (il s'en trouve) a pu prendre pour lui ce que je destinais juste à une bonne part de ses collègues — par exemple ceux qui, tout en officiant à Paris-III et Oxford, trouvent le temps de refaire les programmes de Français de façon à ce que les lycéens n'apprennent plus rien, et arrivent en fac dans l'état que nous savons, à moins d'avoir des parents fortunés et informés —, qu'il trouve ici l'expression de mon repentir quasi sincère…

"Si je suis la première convaincue que l'université est sans doute aussi peu recommandable que le milieu hospitalier ou IBM, humainement et institutionnellement parlant, sans parler du problème de fond de sa raison d'être et de ses dérives, je suis aussi assez bien placée pour dire que certains éléments qui la composent développent un sens du service public et de l'oeuvre combattante qui devrait forcer le respect, et force au moins celui de gens humainement "supérieurs" aux e-scribouillards de blogs d'humeur. Tu aurais dit que ces universitaires-là sont de pauvres cons, je t'aurais pardonné, et ça m'aurait peut-être même fait sourire.

Mais ton papier est odieux, en ce qu'il met dans le même sac des gens qui ne sont pas recommandables dans notre institution elle même si peu recommandable et des gens comme moi qui en chient tous les jours pour défendre contre vents et marées une vision plus honnête, morale, etc. de ce milieu, et sauver ce qui peut encore l'être des valeurs et de l'idée d'éducation républicaine, au sens large. Je n'aime pas les amalgames, et d'autant moins que c'est un mode de "pensée" associé aux pires catégories politiques d'individus.

En conclusion, je te fais savoir solennellement que je ne t'adresserai plus la e-parole tant que tu n'auras pas publié un rectificatif à peu près recevable dans ta tribune, qui rende un peu justice à ceux que la LRU et le décret révisé de 84 vont particulièrement "bichonner" précisément parce qu'ils ont encore un peu d'éthique et que la République, avec ses Hussards, a vécu."
Magali S.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 février 2009

ceux qui, tout en officiant à Paris-III et Oxford, trouvent le temps de refaire les programmes de Français de façon à ce que les lycéens n'apprennent plus rien, et arrivent en fac dans l'état que nous savons,

Ecrit par : brighelli | 08 février 2009

"De façon à ce que les lycéens n'apprennent plus rien"...
C'est exactement ça!
J'ai essuyé les plâtres lors de la mise en place des programmes Viala, ayant fait alors un petit tour de deux ans en lycée, et je me suis rendu compte tout de suite qu'il était rigoureusement impossible de faire travailler les élèves sur de tels prétendus "programmes de français". Ils ne comprenaient rien à cette montagne de charabia technique que les nouveaux manuels entendaient leur infuser. Je ne me sentais pas le courage, le vomissant moi-même, de le leur faire ingurgiter, car le plaisir de la langue et de la littérature française, ce n'est pas de relever les connecteurs logiques et de distinguer pédantesquement les genres et les registres, c'est d'expliquer, modestement et avec le minimum de langage technique, les grands et beaux textes de notre patrimoine littéraire. Mais il avait fallu, pour le malheur des élèves et la généralisation de leur ignorance, que quelques Trissotins, eussent l'oreille des princes et s'empressassent de pondre leurs immondes collections de manuels.

Écrit par : Jean | 08 février 2009

Pour équilibrer le débat, j'ai trouvé un assez bon résumé du travail d'un prof de fac lambda sur http://christophe.benavent.free.fr/article.php3?id_article=295
JPB

Écrit par : brighelli | 08 février 2009

Le lien est intéressant, certes, et plein d'enseignements utiles; mais il est aussi assez révélateur de la mentalité clanique d'une corporation qui s'autoreproduit, et ne tolère pas le moindre droit de regard de la part du citoyen, qui pourtant la finance. Pour soi, chez soi, entre soi. On pourrait ajouter: "qui veut faire l'ange fait la bête", tant cet étalage de vertu finit par devenir suspect....Pour autant, c'est une question de système et non de personnes (et la sortie de Magali S. était justifiée); décerner des prix de vertu ou des notes d'infamie à tel ou tel, ou épiloguer sur le charisme respectif des universitaires et de CPGE, n'aurait pas de sens , tant ces deux milieux sont différents; les CPGE ont une mission bien définie (la préparation aux concours, même si elles fonctionnent de plus en plus comme une propédeutique) et une exigence incontournable (une bonne culture générale, aussi bien chez les élèves que chez les profs). On peut le regretter, mais le fait est là: la fac est coincée entre deux vocations dont elle n'a jamais assumé la contradiction, à savoir l'accueil massif des néo-bacheliers, dont elle ne sait pas guider l'avenir, ni combler les lacunes, et la reproduction de son propre encadrement (via les pépinières de thésards, souvent présentées comme une fin en soi pour l'établissement, le reste n'étant que prétexte), sur des critères si locaux et si spécialisés dans l'érudition qu'il en deviennent incestueux (alors que l'encadrement des Deug réclame plus que jamais de très bons généralistes....). Une institution qui ne sait plus donner du sens au concept, pourtant essentiel, d'enseignant-chercheur doit s'attendre à des déboires.

Écrit par : Jean-François Croz | 08 février 2009

Vu les reportages d'Envoyé spécial sur M6 : comme il fallait s'y attendre, vision idyllique des élèves déscolarisés, propagande en faveur du lycée autogéré, éloge sans aucune nuance de la Finlande...

Quand aux profs qui témoignent à visage couvert sur les consignes de correction du bac, c'est du flan, tonitrue Luc Ferry.

Le recteur de l'académie de Versailles assure : les sujets du bac sont d'une haute exigence !

Evidemment : en français, par exemple, on fait des sujets très techniques, sur des textes littéraires, mais quand vient la correction, on doit distribuer les points dès qu'il y a eu la moindre intention de l'élève...

Au lieu de poser des sujets simples, et d'être sévères mais justes, on pose des sujets compliqués (ou mal fichus) et on corrige avec laxisme. Ça permet au système de se présenter comme inattaquable... Et toujours la négation du réel en prime : plus c'est gros, mieux ça passe.

Écrit par : sanjuro | 08 février 2009

Evidemment : en français, par exemple, on fait des sujets très techniques, sur des textes littéraires, mais quand vient la correction, on doit distribuer les points dès qu'il y a eu la moindre intention de l'élève...

Ecrit par : sanjuro | 08 février 2009

En français, le point de vue dominant chez les élèves est qu'ils n'y comprennent rien. Alors, ils prennent bêtement le soliloque abscons du professeur (lequel est obligé de suivre le programme) en espérant avoir la chance de recracher à l'examen excatement ce qu'on leur demande. Le psittacisme que l'équipe Viala prétendait éradiquer s'en trouve mille fois aggravé, et mille fois plus stupide car avant la réforme les élèves apprenaient au moins par coeur des explications de textes qui avaient le mérite d'être claires et se constituaient ainsi une culture.

Écrit par : Jean | 08 février 2009

L'esprit d'un homme a pu composer cela... sublimissime "Langsam" final...

La version d'Abbado, avec le Berliner Philharmoniker (Anna Larson, contralto) - somptueuse (tant pis pour la petite vieille sourde du dessus!).

http://www.deezer.com/#music/result/all/gustav%20mahler

Écrit par : Pendariès | 08 février 2009

Le lien est intéressant, certes, et plein d'enseignements utiles; mais il est aussi assez révélateur de la mentalité clanique d'une corporation qui s'autoreproduit, et ne tolère pas le moindre droit de regard de la part du citoyen, qui pourtant la finance. Pour soi, chez soi, entre soi. On pourrait ajouter: "qui veut faire l'ange fait la bête", tant cet étalage de vertu finit par devenir suspect....

Pour autant, c'est une question de système et non de personnes (et la sortie de Magali S. était justifiée); décerner des prix de vertu ou des notes d'infamie à tel ou tel, ou épiloguer sur le charisme respectif des universitaires et de CPGE, n'aurait pas de sens , tant ces deux milieux sont différents; les CPGE ont une mission bien définie (la préparation aux concours, même si elles fonctionnent de plus en plus comme une propédeutique) et une exigence incontournable (une bonne culture générale, aussi bien chez les élèves que chez les profs).

On peut le regretter, mais le fait est là: la fac est coincée entre deux vocations dont elle n'a jamais assumé la contradiction, à savoir l'accueil massif des néo-bacheliers, dont elle ne sait pas guider l'avenir, ni combler les lacunes, et la reproduction de son propre encadrement (via les pépinières de thésards, souvent présentées comme une fin en soi pour l'établissement, le reste n'étant que prétexte), sur des critères si locaux et si spécialisés dans l'érudition qu'il en deviennent incestueux (alors que l'encadrement des Deug réclame plus que jamais de très bons généralistes....). Une institution qui ne sait plus donner du sens au concept, pourtant essentiel, d'enseignant-chercheur doit s'attendre à des déboires.

Écrit par : Jean-François Croz | 09 février 2009

Etude d'un texte argumentatif - Epreuve écrite (Coeff. 0,05)

En analysant le texte ci-dessous, vous vous attacherez à montrer quel point de vue sur l'école défend la personne qui s'exprime ici. Soyez concis et n'oubliez pas les majuscules et les points.

"De nombreux spécialistes, comme Claude Lelièvre, historien de l'éducation, des syndicalistes, des responsables de mouvements d'éducation populaire, des pédagogues célèbres comme Philippe Meirieu, André Giordan, Eveline Charmeux, Gérard de Vecchi, des praticiens reconnus comme Sylvain Grandserre, et tant d'autres personnalités, répètent inlassablement que nous assistons depuis quelques années à une terrible entreprise de destruction de l'école. "


Commentaire 1 :

Ca y est, Jean-Paul Brighelli, vous avez été enfin entendu !!!
Il ne faut jamais désespérer !
Tous unis dans la remise sur pied de l'école primaire !
Alléluia ! Vive la JOC, vive la FCPE, vive la France !

Commentaire 2 :

Il faut se méfier des morceaux choisis (Cl. Duneton)

Commentaire 3 :

- Pourquoi le pédagogisme est-il au bord de l'abîme ?
- Il regarde l'école qu'il a aidé à y faire tomber.

Écrit par : Chevreuil | 09 février 2009

A quoi sert le socle commun au collège ?

Réponse de l'IGEN de Maths :

"Le socle ayant vocation à permettre à tout élève de tirer parti de l’enseignement reçu, on devrait donc, pour les élèves en difficulté sur les acquisitions prévues dans le programme, pouvoir constater, lors de toute évaluation, les compétences qu’ils montrent dans des réalisations imparfaites montrant l’apparition d’éléments positifs dans leurs performances."

Voir http://igenmaths.free.fr/math-socle.pdf à partir de la page 22

Bref, quand c'est imparfait ce sera bien quand même.

De quoi remonter la France à Pisa puisqu'un des gros défauts que Pisa décèle chez nos ados est "que trop d'élèves n'écrivent rien"

"L’évaluation des réussites au travers de solutions incomplètes ou partiellement erronées n’est en effet possible que si l’élève a osé garder trace de ses essais, de ses idées, de sa recherche. Trop d’élèves n’écrivent rien : ils préfèrent ne rien écrire plutôt que d’écrire des choses fausses. Mais si un élève n’écrit rien ou s’il ne note que son résultat et que ce dernier est faux, on ne peut pas savoir ce qui, dans son raisonnement, peut avoir été correct.
D’où la nécessité en formation de libérer leur inventivité et de valoriser leurs écrits intermédiaires." (page 30)

Osons tout oser ! Libérons l'inventivité du n'importe quoi ! On trouvera toujours une capacité à valoriser dans les productions de Kevin Dugenou.

Qui ne voit pas la toxicité de ce genre de conceptions dans la réalité de l'enseignement ? Gare aux tâches !

Écrit par : dugong | 09 février 2009

Comment expliquez-vous que certains de mes élèves qui démontent leur mobylette en font des épaves ?

Ecrit par : P. LaRiba | 08 février 2009


Ils déconstruisent et décloisonnent leurs propres savoirs, tout simplement. Aaah, les braves petits !

Écrit par : Manu | 09 février 2009

Comment expliquez-vous que certains de mes élèves qui démontent leur mobylette en font des épaves ?

Ecrit par : P. LaRiba | 08 février 2009

Entre "épaves" du système, on se comprend.

Écrit par : cyril | 09 février 2009

Pierre Gripari doit être connu de Catmano, car je crois qu'il est considéré comme un classique de la litttérature enfantine. Son oeuvre pour adultes, qui comporte d'excellents contes fantastiques, est très largement méconnue. Je crois qu'il a été victime d'une sorte de conspiration du silence, due aux opinions d'extrême droite qu'il affichait avec un goût certain de la provocation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2009

J'ai lu de lui un recueil d'histoires épuvantables...Tout à fait délectables. Il a écrit aussi "la sorcière de la rue Mouffetard"...pour le jeunes.

Écrit par : Robin | 09 février 2009

J'ai lu de lui un recueil d'histoires épuvantables...Tout à fait délectables. Il a écrit aussi "la sorcière de la rue Mouffetard"...pour le jeunes.

Ecrit par : Robin | 09 février 2009
"épouvantables"
"les jeunes"

Deux fautes de frappe. J'ai des excuses, mais quand même !

Écrit par : Robin | 09 février 2009

Bien le bonsoir à vous tous, Christophe, catmano, dobolino, Sandra WAGNER (à laquelle je dis merde pour le boulot... depuis le temps, elle le mérite... ;P), JPB et tous les autres!!!!

C'est le Djinn de Martinique qui revient, de retour des Antilles pour reprendre la vie métropolitaine!!!

Alors, pour commencer:

"Comment peut-on penser (terme mal approprié, certes) qu'un élève qui n'ira pas "taper" sa dépression avec ses camarades de prépa et qui suivra un cursus à la fac sortira chômeur? Est-ce que travailler 10 fois plus rend 10 fois plus intelligent? Je ne suis vraiment pas persuadée que l'intelligence et la culture sont proportionnelles au nombre d'heures travaillées...

Ecrit par : Mélanie | 04 février 2009 "

La question n'est-elle pas tant de travailler 10 fois plus, que la façon d'y travailler...

Certes, vous êtes surement un excellent élément de fac, et il n'ai jamais bon de généraliser...

Mais il est indéniable que les élèves sortent bien souvent meilleurs de prépa que de fac, sans doute grâce aux qualités cumulées de l'enseignement qu'on y dispense et celles des élèves qui y entrent.

Quant à rejeter la faute sur la fac ou sur ses profs... il ne faut peut-être pas exagérer non plus...
Il est tout à fait normal que le niveau d'une fac soit plus bas que le niveau des CPGE, puisqu'il n'y a pas d'examen d'entrée...

Maintenant, si au lieu de mettre un examen d'entrée aussi en faculté, on relevait le niveau général d'enseignement avant l'arrivée à la fac, ce problème se résorberait tout seul...
Mais, je n'ai pas l'impression que ce soit la volonté politique actuelle...

A mon avis, ce que la classe politique pense, pour s'assurer une régence étatique pour plusieurs décennies :
"Nous avons mis l'éducation nationale à genoux, il n'y a plus qu'à lui tirer une balle dans la tête pour être tranquille une bonne fois pour toute!!!"
La seule chance que l'on a (pour l'instant), c'est pas un dirigeant politique n'a les c.... pour appuyer sur la détente, ne sachant quelle sera la réaction du peuple* (car ils ne savent pas encore si le travail de sape entamé dans les années 70 à suffisamment opéré pour anesthésier la majorité de la population)

*peuple = grand mot qui avait une signification à une certaine époque, et qui signifie troupeau de moutons grâce à l'école mise en place depuis quelques décennies par nos castes dirigeantes, pour s'assurer la docilité des électeurs et de la classe active, afin d'éviter une nouvelle "révolution"

D'ailleurs, cela commence...
Puisque Nicolas 1er, qui a déjà planifié sa "main mise" sur les médias publics, décide d'informer ou non sur les réformes programmées de l'éducation...
Je vous ferai remarquer que depuis 5 ans, jamais autant de textes de lois n'ont été voté dans le dos de la population (mise devant le fait accompli!!!!).

Du coup, modifications des lois et de la constitution (de préférence dans le dos des électeurs), récupération des médias pour le contrôle de la diffusion des informations, destruction de l'enseignement de qualité....
Ça ne ressemblerai pas un petit peu à la destruction planifiée et organisée d'une démocratie, ça???????

Ah non, c'est vrai, c'est moi qui suis parano!!!!!!
Vive la nouvelle école!!!!

Écrit par : Yvon GOUGIS | 12 février 2009

rediger un texte court sur la jeunesse dans ce cas vousmettez en valeur les fonctions referentielles metalinguistiques et expressives

Écrit par : gbinlo dieudonnechristian | 26 octobre 2009

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