02 février 2009
Racismes
Xavier Darcos veut donc lancer une énième campagne de sensibilisation au racisme et à l’antisémitisme (1).
Cela fait des années que les enseignants crient au loup. Confrontés aux « arguments » de leurs élèves (« les Arabes sont des terroristes», « les feuj sont des assassins »), ballottés par une actualité internationale dont il est de bon ton, désormais, de parler en classe, comme si « libérer la parole » faisait avancer les choses, ils témoignent de leur désarroi. Ce fut d’abord, sous la direction d’Emmanuel Brenner, les Territoires perdus de la République » (Mille et une nuits, 2002). Puis Barbara Lefèvre et Eve Bonnivard (« Elèves sous influence », Audibert, 2005). En 2006, Max Milo publia le « rapport Obin » sous le titre l’Ecole face à l’obscurantisme religieux » — et le donna à commenter à une brochette de bonnes volontés. Je ne cite que pour mémoire ma propre contribution au débat (Une école sous influence, Gawsewitch, 2006). Et j’ai parlé ici même il y a quelques mois de la dernière parue de ces déplorations, le Tableau noir de Iannis Roder (Denoël, 2008 — voir http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/10/18/notes-de-lecture.html).
Je crois que nous nous trompons tous. Déplorer le fanatisme ambiant, le racisme qui ne se cache plus, l’antisémitisme qui s’étale, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant.
Et combattre ces manifestations de l’intégrisme et de la radicalisation des uns et des autres, c’est un coup d’épée dans l’eau.
Si j’essaie de comprendre d’où viennent ces affirmations d’autant plus stupides et dangereuses qu’elles sont immotivées, mais se donnent comme des évidences, je peux bien sûr prendre en compte la situation internationale, la ghettoïsation scolaire se rajoutant à la ghettoïsation sociale, la montée du chômage et des difficultés économiques dans un monde où les médias font miroiter le contentement immédiat — etc., etc.. Sans compter les grosses bêtises qui ont rampé de façon plus ou moins souterraines depuis un siècle ou deux — la question des races, par exemple, dont l’affirmation engendre automatiquement, dans les esprits débiles, une interrogation vite résolue sur la hiérarchie desdites « races »…
Mais enfin, des conflits au Moyen Orient, ce n’est pas un fait tout à fait nouveau. Les quartiers en déshérence, cela ne fait jamais qu’une cinquantaine d’années que ça dure. Le chômage, la déstabilisation des familles, la dévalorisation des pères et le mépris des mères, cela a commencé après le premier choc pétrolier — il y a trente ans. Quant à la société du spectacle, elle ne date pas d’hier — le livre de Guy Debord a paru en… 1967.
Et pour ce qui est des passions rampantes, depuis Gobineau ou les Protocoles des Sages de Sion, d’affaire Dreyfus en Shoah, de rumeur d’Orléans en « points de détail », nous les avons vus remonter à la surface du bourbier à maintes reprises. En même temps, ces éruptions de fièvre étaient clairement identifiables, confinés à des individus ou des milieux spécifiques (une certaine tradition chrétienne intégriste, ou une idéologie mortifère circonscrite dans l’Histoire). Ou les fantasmes d’un Breton planté sur son menhir.
Que s’est-il donc passé ces dernières années pour que le racisme s’étale, que l’antisémitisme se décomplexe, que les propos les plus infâmes se reproduisent avec la tranquille assurance du bon droit ?
Je ferais volontiers remonter cette banalisation de l’inacceptable à un double mouvement — l’un qui concerne la transmission des savoirs, et l’autre l’irruption de plus en plus notable de « l’éducation » dans ce lieu d’instruction qu’était autrefois l’Ecole.
D’abord, la transmission des savoirs — la pédagogie, en un mot. Moins on en apprend aux enfants, moins les apprentissages sont normatifs, imposés, plus on célèbre la « compréhension » au détriment de l’absorption, et plus le Savoir se relativise. Plus de normes, plus de bornes.
Il n’y a pas trente-six moyens de faire comprendre aux chères têtes blondes que la connaissance des tables de multiplication est essentielle : en les lui faisant apprendre par cœur. En les lui faisant réciter comme un mantra. Exactement comme les talibans d’ici ou de là-bas apprennent le Coran, à ceci près qu’une multiplication opère dans le réel, et la foi dans le fantasme. Dans la plupart des apprentissages de base, il n’y a pas plus à « comprendre » que dans l’endoctrinement religieux : et si on ne garnit pas la demande de certitudes élémentaires des enfants avec des savoirs scolaires, ils se la passeront avec des certitudes aberrantes. Relativiser le Savoir, c’est s’exposer à le mettre en concurrence avec des non-savoirs érigés en absolus.
Second point : la sur-valorisation de l’esprit d’examen. Ce n’est pas tout à fait par hasard que la Philosophie s’étudie en terminale — et encore, nous sommes les plus précoces en la matière. Ce n’est pas un hasard non plus si toute une tendance « éducative » veut faire de la Philo plus tôt — y compris en CP. On relativise à tout-va. On écoute ce qu’a à nous dire Monchéri ou Moncœur. On ne veut pas le brimer. À la rigueur, on le gronde gentiment quand il en sort une énorme. On ne lui dit jamais qu’il est un petit con : on risquerait de le brimer, et pour peu qu’il appartienne à une minorité visible, il en déduirait — lui ou ses parents, ou la FCPE, ou la LICRA, ou… — qu’on lui en veut pour sa couleur de peau, sa religion, ou sa région.
Du coup, on relativise — et pourtant, il y a des choses que l’on ne peut pas relativiser. Un raciste est un crétin. Un raciste est un salaud. Tout individu qui établit une hiérarchie entre les races, ou qui pense que sa religion est plus belle que celle de son voisin, est un crétin et un salaud.
Nous n’avons pas, nous enseignants, à accepter une seconde, au nom d’une « liberté d’expression » dont il faut enfin dire qu’elle n’appartient pas encore à l’élève, à accepter les délires et les affirmations sanglantes. Mais nous avons surtout à reprendre en main toute la méthodologie du Savoir : le Savoir est normatif, sa transmission est verticale, de haut en bas, et si quelqu’un prétend que son opinion vaut la vôtre, il faut lui faire comprendre, rapidement, qu’il est un gros crétin — et, éventuellement, un salaud.
Le meilleur moyen de combattre le racisme et l’antisémitisme, dont nous avons pensé trop tôt qu’ils étaient confinés dans les délires de quelques inaboutis, c’est de revenir à la norme, et à l’autorité. D’en finir avec les « débats » qui ne sont jamais que le champ d’expression de la Bêtise enfantine. Et tout ministre — celui-ci ou le prochain — devrait le savoir : ce n’est pas par décret que l’on se débarrasse du racisme, c’est en refondant l’Ecole.
Et notre combat n’est pas seulement un combat pour l’Ecole : c’est un combat pour la civilisation, parce que le relativisme des pédagogies contemporaines, c’est la porte ouverte à la barbarie. Nous y sommes : à nous de la refermer.
Jean-Paul Brighelli
(1) http://www.lepost.fr/article/2009/01/16/1389602_xavier-da...
C’est une tâche récurrente que s’assigne le ministre. Déjà en 2004 il avait expressément demandé aux éditeurs scolaires de veiller à ce que les contenus des manuels… Il aurait dû aussi, dès cette époque se soucier de méthode.




Commentaires
Tu ouvres un compartiment de la boîte de Pandore ( pas le gendarme !) qui pue affreusement.
Antisémitisme, racisme ? Mais c'est l'aubaine pour les politiciens qui n'ont d'autre politique que la gestion à court terme de leur carrière et de leur régime. Ici, comme ailleurs. En démocratie comme ailleurs.
Car il y a eu des démocraties fondées sur l'apartheid, non ? Sur la guerre coloniale, non ? Et il y a encore des démocraties fondées sur l'agression et l'occupation militaire, non ?
Et il y a en France une démocratie qui s'apprête doucement à revenir sur la loi de 1905, non ? Et qui vient de renoncer en douce, au monopole de la collation des grades, non ?
Et des médias "démocratiques" qui ont trouvé intelligent de célébrer la France black-blancs-beurs", non ?
Et des "touche-pas-à-mon-pote" qui ont exploité le fonds de commerce de l'anti-rascisme pour mettre au chaud la pépinière de cadres du PS.
Et un président ami de Bousquet.
Et des comités d'éthique qui rassemblent des personnalités sur la base de leur croyance.
Et de gentils garçons qui emploient dans leur arrière-cuisine des sans-papiers un peu colorés sans se poser de questions.
Et un président élu sur le thème du FN de la reconduite aux frontières ?
Et des considérations sans fin un peu partout sur le multiculturalisme, c'est-à-dire contre l'universalité de la culture.
Et des enfilades de sottises sur la "mondialisation" et ces "jaunes" qui nous bouffent !
Etc,etc.
On a le racisme qu'on mérite ! Et puis quoi ? ça fait toujours passer un moment.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Si j'ai bien compris, celui qui dit que les races, cela n'existent pas, est un crétin.
Mais celui qui défend le racisme est un salaud…
Ecrit par : Il y est tombé ! | 02 février 2009
Le dénommé "Il y est tombé” n'a absolument rien à voir avec le sieur Morel qui dit qu'il a ouvert la boite à Pandore…
Ecrit par : C'est fait pour… | 02 février 2009
Ecrit par : Il y est tombé ! | 02 février 2009
"mangeait choux et chiait poirée" ; c'est dans la merde qu'il est tombé !
Marre de ces pseudonymes foireux.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Marre de ces répétitions d'astuces foireuses où l'inintelligence se met en évidence.
Morel : Il y est tombé et C'est fait pour disent exactement comme vous. Sauf qu'ils le font avec beaucoup plus de sobriété.
Ecrit par : Mais cela marchera… | 02 février 2009
Tout individu qui établit une hiérarchie entre les races //// est un crétin et un salaud ///// Tout individu qui pense que sa religion est plus belle que celle de son voisin /////
est un en gros, un six-milliardième d'humain mais n'est déjà plus un individu.
Et il est une réelle menace de par son nombre.
Ecrit par : Balbuzard | 02 février 2009
Morel : Il y est tombé et C'est fait pour disent exactement comme vous. Sauf qu'ils le font avec beaucoup plus de sobriété.
Ecrit par : Mais cela marchera… | 02 février 2009
Sobriété, santé !
Je vois pas en quoi la merde n'est pas sobre. Vous avez une idée ?
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
"Comme les chantres anciens de la race, les fanatiques actuels de l'identité culturelle consignent les individus dans leur appartenance. Comme eux, ils portent les différences à l'absolu, et détruisent, au nom de la multiplicité des causes particulières, toute communauté de nature ou de culture entre les hommes. (...)Avec le remplacement de l'argument biologique par l'argument culturaliste, le racisme n'a pas été anéanti: il est simplement revenu à la case départ." Alain Finkielkraut.
Oui, Brighelli. Vous avez raison. Même si un retour au "normatif" ne garantit rien. Il est en tout cas la base minimale pour espérer pouvoir reconstruire l'école.
Ecrit par : Sanseverina | 02 février 2009
Oui, Brighelli. Vous avez raison. Même si un retour au "normatif" ne garantit rien. Il est en tout cas la base minimale pour espérer pouvoir reconstruire l'école.
Ecrit par : Sanseverina | 02 février 2009
Encore qu'il faudrait s'entendre sur le "normatif". Parce que cela fait un moment que l'on s'échine à expliquer - les fausses oppositions sont toujours terribles à combattre - le lin qui existe entre compréhension et automatismes.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
@cela marchera
Vous écrivez me concernant : "Marre de ces répétitions d'astuces foireuses où l'inintelligence se met en évidence. "
Vous n'êtes pas au bout de vos peines. En matière d'inintelligence, j'ai ce qu'il faut en magasin.
Vous êtes preneur ?
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
"En même temps, ces éruptions de fièvre étaient clairement identifiables, confinés à des individus ou des milieux spécifiques (une certaine tradition chrétienne intégriste, ou une idéologie mortifère circonscrite dans l’Histoire). Ou les fantasmes d’un Breton planté sur son menhir.
Que s’est-il donc passé ces dernières années pour que le racisme s’étale, que l’antisémitisme se décomplexe, que les propos les plus infâmes se reproduisent avec la tranquille assurance du bon droit ? "
JPB
Le premier paragraphe est clair, vous donnez des références, vous nommez, vous citez, vous pointez du doigt. Vous employez l'imparfait.
Dans le deuxième, curieux glissement, curieux silence, on peut croire que vous parlez des mêmes, pourtant, vous ne parlez pas des mêmes. Le racisme qui s'étale, l''antisémitisme décomplexé, c'est celui d'une autre partie de la société et surtout, il n'est pas nouveau, et il n'a jamais été complexé ( cf les ouvrages que vous citez ) on fait seulement semblant de le découvrir, car on ne peut plus faire autrement, le vivre-ensemble a pris un coup dans l'aile et le multi-culturel boit la tasse. Oui, il était là, mais on ne voulait pas le voir, on cherchait à le dissimuler ou à le justifier, parce qu'il ne pouvait pas être le fait de ceux qu'on désignait comme étant eux-mêmes des victimes du racisme.
Ce ne sont pas les mêmes, donc (!)vous ne les nommez pas, ça reste flou. Que les premiers, dans les dernières manifs, quelle aubaine pour eux, aient rejoint les seconds, unis dans la même haine des juifs et que tout ce beau monde ait été suivi et soutenu par l'extrême gauche, voilà qui pose des questions, car cela s'étale au grand jour, le politiquement correct antisioniste qui rassemble les nouveaux damnés de la terre dans le djihad contre Israël, l'occident et l'impérialisme américain !
Les Verts viennent de prendre sur leur liste un pote de Tariq Ramadan, vous voyez qu'on avance, on n'est pas racistes, ni islamophobes !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Désolé de faire passer ce post d'un fil à un autre, mais il serait dommage qu'il passe inaperçu.
@ILS S'ENFONCENT DANS LA FOLIE
Martine Aubry aux secrétaires de section du PS :
"Je n’en dirais pas plus mais ce que Bruno vous propose, c’est-à-dire que nous soyons capables dans toutes nos sections, toutes nos fédérations, de travailler avec force sur l’éducation pour montrer deux choses : d’abord, ce que les lois et les décisions prises par Darcos entraînent aujourd’hui comme effets néfastes dans nos communes, dans nos collèges, dans nos lycées.
Mais que nous soyons aussi capables de montrer ce que les socialistes ont fait pour combattre cela, par exemple en mettant en place un soutien aux enfants les plus en difficulté, des projets éducatifs globaux.
Nous allons commencer là à rentrer dans un travail de fond pour nous aider à préparer notre projet, car, pour les socialistes, l’accès à l’éducation est structurant dans notre projet.
Nous voulons porter chacun au plus haut, nous voulons élargir les programmes scolaires, nous voulons donner une chance à chacun des enfants. Bruno a bien fait de dire ce matin qu’il tient à un problème de moyens, mais que c’est aussi un problème de nouvelle pédagogie, c’est un problème d’organisation, c’est mettre des psychologues, c’est mettre des pédagogues à côté des enseignants et leur donner les moyens de bien remplir leurs missions.
Donc là aussi, nous allons travailler dès maintenant car c’est un sujet majeur pour le projet que nous allons préparer."
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Tiens, moi aussi, passage d'un fil à l'autre. Ce serait dommage qu'on n'en profite pas, c'est tellement bôôô !
LES ROSES S'ENFONCENT, LE VERT VA AVEC LE VERT, LA COULEUR EST ANNONCEE . Excellente nouvelle !
"Un adepte de Ramadan infiltré sur la liste des Verts
Le porte-parole d'une association musulmane radicale candidat aux élections européennes ? Vous en rêviez : les Verts l'ont fait ! Numéro 4 de la liste Nord-Ouest du pôle créé par Daniel Cohn-Bendit et José Bové, Ali Rahni est fan de Tariq Ramadan, proche du groupe Vert de Roubaix, connu pour ses amitiés dans les cercles musulmans les plus traditionalistes."
http://www.marianne2.fr/Un-adepte-de-Ramadan-infiltre-sur-la-liste-des-Verts_a174492.html
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Inintelligence, je ne suis pas tellement preneur, d'autant que le billet de JPB est très intelligent. N'étant pas un spécialiste des "sciences de l'éducation", je ne sais pas quelle est la méthode à utiliser pour faire passer les messages essentiels contre le racisme et l'antisémitisme. Mais, en tant que parent, ça ne me gênerait pas du tout qu'un prof dise à mon fils qu'il est un p'tit con s'il s'aventurait à tenir des propos racistes. Au contraire, je le remercierait.
Maintenant, en ce qui concerne le retour de ces plaies, et notamment à l'école (mais sans doute pas plus qu'ailleurs), j'ai une petite théorie. Si je ne connais pas bien le "monde" enseignant, je connais beaucoup mieux le "monde" de la presse. Jusqu'à 1984 (année d'élections européennes), Le Pen était considéré comme un homme politique à part par les journalistes. Il n'y avait quasiment pas de "spécialistes" du FN, en tout cas il n'existait aucune connivence entre l'agité de La Trinité et les journaleux. A partir de 1984, j'ai vu un changement radical se produire. Le Pen commençait à faire vendre du papier. Il fallait donc satisfaire les gentils lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, leur donner de quoi les satisfaire.
Dans les services politiques, des journalistes se sont spécialisés, ils ont commencé à copiner avec les attaché(e)s de presse du FN. Ce parti a commencé alors à vivre une vie normale de parti politique, diffusant sans retenue et à grande échelle ses idées glauques. Petit à petit, elles se sont insérées dans la société, et il est donc logique qu'elles soient arrivées à l'école.
A travers ces quelques lignes, je ne veux pas accabler forcément les journalistes, mais les patrons de journaux, eux, portent une responsabilité incontestable.
Juste un petit exemple pour illustrer cela : j'ai souvenir d'un fait-divers qui s'est produit vers 1988. Un enfant était tombé de la fenêtre d'un immeuble d'une cité de la banlieue est parisienne. Par chance, un de ses frères adolescents avait réussi à le récupérer, à amortir sa chute et l'enfant avait été sauvé. Un journaliste et un photographe d'un grand quotidien populaire national s'étaient rendus sur les lieux pour recueillir photos et témoignages. De retour au journal, le sujet n'est pas passé sur ordre du rédacteur en chef. Les enfants étaient noirs, ils ne pouvaient pas être des héros...
Ecrit par : rachida darty | 02 février 2009
Rachida Darty, relisez bien, il est question aussi et surtout d'un autre antisémitisme que celui de Le Pen. Maintenant, ils marchent ensemble.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Aleksandra Rybinska De quelle façon ce nouvel antisémitisme converge-t-il avec l'islamisme?
Pierre-André Taguieff : L'appel au Jihad contre les Juifs est au centre de l'islamisme radical. C'est la diabolisation des Juifs qui structure la vision islamiste du monde. Il suffit de lire l'opuscule de Sayyid Qutb, Notre combat contre les Juifs (début des années 1950) ou la charte du Hamas (18 août 1988), notamment son article sept.
Prenons un exemple, celui du sermon prononcé par le cheikh Ibrahim Mudeiris, le 13 mai 2005, à la Grande Mosquée de Gaza (retransmis en direct sur la télévision de l'Autorité palestinienne), dans lequel, après avoir rappelé à ses ouailles qu'Israël est un « cancer » et que les Juifs sont un « virus » ressemblant à celui du SIDA, Mudeiris finissait par lancer cette prophétie d'extermination s'inspirant du célèbre hâdith du rocher et de l'arbre : « Le jour viendra où tout sera repris aux Juifs, même les arbres et les pierres qui ont été leurs victimes. Chaque arbre et chaque pierre voudront que les musulmans viennent à bout de tous les Juifs. »
Aleksandra Rybinska Quel danger comporte cette convergence?
Pierre-André Taguieff : Celui de mobiliser le monde musulman contre Israël et d'en justifier l'anéantissement, ce qui constitue le programme commun de la dictature islamiste iranienne, du Hamas, du Hezbollah et d'Al-Qaida.
Aleksandra Rybinska La France est un des pays où on est le plus critique envers Israël. Pourquoi?
Pierre-André Taguieff : Il faut tenir compte de trois facteurs. Tout d'abord, une grande partie des élites occidentales s'est convertie depuis les années 1980 à la vision d'un nouvel avenir radieux : celui de la société post-nationale, ou de la « démocratie cosmopolite », impliquant la disparition progressive des États-nations, considérés comme de déplorables survivances.
Or, Israël est un État-nation démocratique, caractérisé même par sa démocratie forte. Il incarne l'exception gênante.
Son existence même est perçue comme un scandale. Ensuite, Israël, grande puissance régionale, est jumelé avec les États-Unis, l'hyper-puissance mondiale, pour faire l'objet d'une même dénonciation diabolisante, sur l'air de l'anti-impérialisme. Et l'on sait combien l'anti-américanisme est enraciné en France.
Le populisme misérabiliste ambiant pousse à la haine de la puissance, sur la base d'un amalgame polémique : « puissance = injustice » (comme si les « faibles » étaient nécessairement « justes » !). Enfin, les élites françaises ont intériorisé la position prise par le général de Gaulle en novembre 1967, après la guerre des Six Jours : un anti-israélisme virulent lié à un parti pris pro-arabe. C'est la doctrine du Quai d'Orsay.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Je voudrais rajouter qq chose à ce qui vient d’être dit, à propos de ce que JPB appelle (trop) aimablement « valorisation de l’esprit d’examen », et qui est en fait une véritable perversion dans l’apprentissage de l’esprit critique.
Je m’explique : à supposer que le but essentiel de l’Ecole soit de former des citoyens dotés d’esprit critique (ce qui , je crois, peut se discuter), il semblerait logique que ce soit en en faisant des êtres instruits, donc capables de juger en raison, avec les moyens de la science et du savoir, ce qui leur est raconté.
Or, en réalité, sous prétexte de former des citoyens, on apprend aux enfants et aux adolescents à se méfier de tout ce qui est transmis par une quelconque « auctoritas », historien, philosophe, écrivain, et, évidemment, enseignant. Je suis frappée d’observer que beaucoup de mes étudiants, à peine sortis du lycée, voient dans tout texte un piège, dont l’auteur – manipulateur, forcément manipulateur – dit en fait le contraire de ce que nous croyons qu’il dit (oufff !) : résultat des courses, on voit de l’ironie et du deuxième degré partout (sauf quand il y en a, bien sûr), et la littérarité comme une manœuvre à la fois esthétisante et prestidigitatrice destinée à cacher l’idéologie, -- forcément bourgeoise et dominante, œuf corse -- , du texte. Corollaire : on commence à interpréter avant même d’avoir fini de lire, ce qui conduit ipso facto dans les eaux glacées de la surinterprétation et du contresens.
Du coup, dans cette optique, comme l’auctoritas, quelle qu’elle soit, nous ment par définition, en ceci même qu’elle est auctoritas, puisqu’elle est au service du Pouvoir (ô mânes de Michel Foucauld, que de crimes on commet en votre nom !) , on va chercher la « vérité » dans les sources les plus vaseuses, de préférence parallèles, et forcément valides puisqu’elles sont parallèles, justement : la parapsychologie, les sciences occultes en général, les intégrismes religieux, les sites internet douteux, le racisme, le nazisme, le communautarisme, -- bref, tout ce que récusent le savoir, la science , la raison et l’humanité.
Enfin, en ce qui concerne l’âge de philosopher, je me permets de rappeler que « Reconstruire l’Ecole » organise à ce sujet samedi prochain 7 février à 15 h au lycée Henri IV une conférence débat avec Hervé Boillot, professeur de philosophie au lycée Descartes à Sceaux, auteur avec Michel Le Du de « La pédagogie du vide, critique du discours pédagogique contemporain » aux PUF. Quelques extraits de la réflexion qui vous attend ce jour-là :
« Phénomène de mode ou tendance plus lourde? Il est de fait qu'aujourd'hui, la philosophie sort de ses gonds: on philosophe dans les cafés, mais aussi dans certaines classes du primaire, subvertissant la hiérarchie des compétences, des âges et des ordres d'enseignement. En France et ailleurs se développe un vif intérêt pour les pratiques de discussion à visée philosophique avec des enfants. La question de l'âge auquel initier les élèves à la philosophie est déjà ancienne, et tout sauf anecdotique. Elle a été posée dans les années 1970, à une époque où l'institution de l'enseignement de philosophie se trouvait vivement contestée, comme d'ailleurs l'ensemble des institutions d'enseignement, par la critique politique. Le GREPH -groupe de recherche sur l'enseignement de la philosophie- a été fondé par Jacques Derrida en 1975 avec précisément comme projet phare l'extension de l'enseignement de la philosophie en amont et en aval de la classe de terminale, contestant qu'il y ait un âge naturel pour commencer l'étude de la philosophie. A travers la question de l'âge, c'est la conception même de la philosophie et de son enseignement qui s'est trouvé interrogée, la manière dont elle s'est trouvée instituée comme discipline d'enseignement et le statut singulier que les autorités politiques républicaines lui ont conférée historiquement en faisant de son enseignement, en classe terminale, le couronnement des études secondaires. La question de l'âge du philosopher était en fait un levier par lequel certains enseignants de philosophie - Jacques Derrida le premier-pensaient à l'époque pouvoir réformer son enseignement -les autres s'y opposant parce qu'ils défendaient au contraire le statu quo pédagogique et l'ancrage institutionnel de la discipline. Ce point a été une source d'achoppement dans la profession, et on peut montrer que le front qu'a ouvert Derrida au milieu des années 1970 l'a partagée en deux camps -numériquement inégaux, il est vrai-, partage que l'on retrouve tout au long des trente ans qui suivent, et tout particulièrement entre 1989 et 2003 lorsqu'il fut question de réformer le programme de philosophie des séries générales. Cette histoire est peut-être sur le point de trouver son épilogue, puisque la réforme du lycée qui se dessine, pour autant qu'on puisse en avoir de vagues rumeurs, avancerait -le conditionnel est de mise- en première l'enseignement de la philosophie (deux heures hebdomadaires), et réduirait l'enseignement de celle-ci à trois heures en classe de terminale dans le cadre du tronc commun, avec la possibilité pour les élèves qui voudraient en approfondir l'étude de la choisir comme option. Par une curieuse ironie de l'histoire, la réforme Sarkozy-Darcos est peut-être à deux doigts de réaliser ce que les professeurs de philosophie avaient, en se mobilisant, empêché Giscard-Haby de faire en 1975 -et cela, sur fond d'une diminution drastique des postes proposés aux concours de philosophie depuis quelques années et des effectifs de la terminale littéraire. On voudrait revenir sur cette histoire et sur cette question -très bonne question, en fait, pour savoir où en est la philosophie avec l'institution, le pouvoir, l'autorité, la discipline, le politique, avec l'ordre des âges et le désordre démocratique. »
Ecrit par : FGuichard | 02 février 2009
Des nouvelles de la bégaudaille [copyright MàC] :
http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/28/begaudeau-beigbeder-zero-plus-zero-egalent.html
Ecrit par : Tailleboudin | 02 février 2009
Dans le cadre de la transmission des savoirs où le Savoir se doit d’être normatif, et sa transmission verticale, de haut en bas, devant l’inégalité fondamental qui régit les rapports humains, il convient de prendre les mesures suivantes : supprimer tout se qui peut différencier afin de se retrouver dans un unanimisme salvateur. Pour supprimer le sexisme, supprimons les sexes. Pour supprimer la pauvreté, supprimons les pauvres. En supprimant les malades, il n’y aura plus de maladie. En supprimant les problèmes, il n’y aura plus que des solutions… J’aime cette ode aux savoirs où l’analyse sérieuse se mêle sans affronterie avec les banalités les plus plates quand ce ne sont pas d’énormes contre-vérités. Par exemple, les propos où on nous affirme sans ostentation que la question des races aurait rampé de façon souterraine depuis un siècle ou deux : ma foi, l’esclavage ou la Shoa est-ce que cela a été si souterrain que cela… Cette énormité pour pouvoir écrire que la race (cette vétille) risquant d’induire du racisme, en supprimant les races, il n’y aura plus de racisme.
Je suis plutôt favorable à une ôde au savoir. Encore faudrait-il commencer par ne pas promouvoir ce qu’il y a de plus idéologique dans l’appréhension de problèmes bien réels. Ou si on veut être idéologique, qu’on le soit à bon escient. C’est vrai qu’il y a des noirs et des blancs, mais il y a aussi des trop riches et des très pauvres. Programmer la lutte pour supprimer les trop riches et les très pauvres apparaît autrement intéressant dans un contexte de réhabilitation des savoirs que d’établir une confusion systématique entre race et racisme.
Ecrit par : Roger FELTS | 02 février 2009
@ Amélie
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/israeli-soldiers-leave-gaza-homes-devastated-condition-20090123
Graffiti de l'armée israélienne à Gaza : « Nous sommes venus pour vous supprimer. »
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/israeli-army-used-flechettes-against-gaza-civilians-20090127
Ecrit par : Tofo | 02 février 2009
Pour en revenir à notre sujet :
http://generation69.blogs.nouvelobs.com/
Ecrit par : FGuichard | 02 février 2009
J'approuve particulièrement le point de vue de F. Guichard en particulier quand elle dénonce le recherche systématique du second degré qui dénature trop souvent l'intelligence réelle des choses.
Ecrit par : Roger FELTS | 02 février 2009
ce n’est pas par décret que l’on se débarrasse du racisme, c’est en refondant l’Ecole.
Et notre combat n’est pas seulement un combat pour l’Ecole : c’est un combat pour la civilisation, parce que le relativisme des pédagogies contemporaines, c’est la porte ouverte à la barbarie. Nous y sommes : à nous de la refermer.
Jean-Paul Brighelli
Bien dit!
Ecrit par : Jean | 02 février 2009
DERNIERE MINUTE : La coordination nationale des universités vient d'appeler à une grève illimitée dans toutes les facs, ainsi qu'à une journée de manifestations en France jeudi 5 février et une manifestation nationale à Paris le mardi 10, selon deux motions lues ce soir à la presse.
Ecrit par : FGuichard | 02 février 2009
Enfin la note sur le(s) racisme(s)!
Petite illustration. Le texte ci-dessous est l'extrait d'un article actuellement en ligne sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/. Une tentative de mettre en relation la montée des replis identitaires avec la baisse du niveau scolaire.
Alors que la bande de Gaza était le théâtre de l'offensive israélienne contre le Hamas, les incidents survenus en France dans le même temps, que ce soit à l'encontre d'individus d'origine maghrébine ou de confession juive, sont venus nous rappeler que l'importation du conflit pouvait se traduire par des dérives communautaires mettant à mal notre modèle républicain.
Chez les plus jeunes, de telles dérives doivent être mises en relation avec la crise de l'école. Lorsque le niveau baisse, le manque de repères et l'appauvrissement du vocabulaire entraînent effectivement le développement des crispations identitaires. J'ai vu récemment des élèves (15 à 16 ans, se revendiquant "arabes", pas "françaises") arriver dans un cours d'histoire et s'exclamer : "Les Juifs massacrent les Palestiniens!", "J'aime pas les Juifs!", etc. Profil de ces élèves : en échec scolaire, exclues des filières générales, ne maîtrisant pas plus de 300 mots, ignorant tout évènement avant leur date de naissance, évidemment incapables de situer Israël et les territoires palestiniens sur une carte. Dès lors, comment pourraient-elles éviter de raisonner par amalgames? "Il y a beaucoup de Juifs en Israël... Les Juifs tuent beaucoup de monde... Les Juifs sont mauvais... J'aime pas les Juifs..." Comment expliquer à une élève qui ne distingue pas les mots "nationalité" et "religion" qu'"Israélien" ne veut pas dire "Juif" et que tous les Juifs ne sont pas Israéliens? Ou encore que les Juifs qu'elles pourraient croiser sont français comme elle, pas israéliens, et encore moins responsables de ce qui se passe à l'autre bout de la Méditerranée? Etant bien entendu qu'elle ignore du reste la signification du terme d'"antisémitisme"...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
J'approuve particulièrement le point de vue de F. Guichard en particulier quand elle dénonce le recherche systématique du second degré qui dénature trop souvent l'intelligence réelle des choses.
Ecrit par : Roger FELTS | 02 février 2009
A la lumière de ces propos, je décide de ne pas répondre à Rachida Darty qui explique tranquillement que le Pentateuque Monde-Libé-Télérama-Actuel-Globe dépêcha ses élites dès 84 pour copiner avec les services d'ordre et de presse afin de relater le faste des années de gloire de celui qui ne se ridiculisa jamais, ô grand jamais, à boxer ses adversaires callypiges ni à verser dans le dérapage verbal et crapuleux.
Télécommandés par Mitterrand, les patrons de presse furent sans conteste les plus élogieux fervents du Menhir.
Ecrit par : Balbuzard | 02 février 2009
Et notre combat n’est pas seulement un combat pour l’Ecole : c’est un combat pour la civilisation, parce que le relativisme des pédagogies contemporaines, c’est la porte ouverte à la barbarie. Nous y sommes : à nous de la refermer.
Jean-Paul Brighelli
Bien dit!
Ecrit par : Jean | 02 février 2009
Oui, en produisant le crétin d'aujourd'hui, on prépare le barbare de l'avenir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Et notre combat n’est pas seulement un combat pour l’Ecole : c’est un combat pour la civilisation, parce que le relativisme des pédagogies contemporaines, c’est la porte ouverte à la barbarie. Nous y sommes : à nous de la refermer.
Jean-Paul Brighelli
Oui, vous avez raison, Jean-Paul, dans cette belle conclusion. Nous ne nous battons pas seulement pour l'école. Là est notre tourment. Notre perpétuelle inquitétude. Notre société a depuis un moment déjà ouvert la porte à la barbarie qui n'est pas que douce ... Nous avons bien conscience en ce moment de la gravité de la situation. Il faudra être très nombreux pour faire rempart à cette barbarie galopante.
Ecrit par : une hussarde | 02 février 2009
Je ne reviens pas sur le fond de la note initiale, auquel j'adhère pleinement.
Il me semble juste y voir un oubli : le poids d'une hiérarchie soucieuse de ne pas faire de vagues.
Le désastre provoqué par le relativisme des opinions est tel que, dans certains établissements (parfois apparemment très calmes, milieu rural), c'est une classe entière qui peut tenir des propos racistes. C'est alors souvent le discours des parents. Or, la parole du professeur a été tellement rabaissée par le pédagogisme, qu'un enseignant qui refuserait d'être dans le déni et qui voudrait enseigner à ses élèves que "sale Arabe" ce n'est pas une opinion risquerait d'entrer en conflit avec 30 gamins véhéments, vite surexcités en voyant leurs préjugés mis à mal.
Il est probable que cet enseignant ne trouverait que peu de soutien auprès de ses collègues : "Pfff! Evite les sujets brûlants et fais juste tes heures...".
De même concernant sa hiérarchie : "Allons, allons! N'exagérez pas, ne jetez pas d'huile sur le feu! La porte ouverte à la barbarie? Voyons, ce ne sont que des provocations, et n'allons pas non plus trop loin dans le raisonnement!".
Cet enseignant insiste pour pouvoir faire son travail, conformément à la déontologie de sa fonction. Il commence alors à faire figure "d'empêcheur de tourner en rond", et en quelque sorte "d'homme à abattre" (par un processus de harcèlement moral sur le lieu de travail par exemple).
Ses collègues se désolidarisent de lui, le décrédibilisent éventuellement devant ses élèves. Avec ces derniers, ça devient de plus en plus difficile.
Ses supérieurs en profitent pour commencer à fabriquer un dossier visant à le casser. Des rapports sont envoyés au rectorat (sans bien sûr mentionner qu'au départ l'intéressé ne faisait que réagir comme il devait le faire face aux propos de ses élèves) : "X. perturbe la bonne marche de l'établissement. Il se montre incapable d'instaurer un dialogue avec ses élèves et même avec ses collègues. Il ne se remet pas en question et se refuse à tout changement de comportement. Rigide et paranoïaque...".
Inspecteurs et responsables académiques, par esprit de corps, se bornent à suivre l'avis du principal ou du proviseur. Ils ignorent la version des faits de cet enseignant, puisque eux aussi, de toute façon, ne veulent pas de vagues et craignent les réactions des parents sans doute plus racistes que leurs enfants.
Pour finir, l'institution trouve un prétexte pour engager une procédure disciplinaire contre cet enseignant, lui donner un blâme (ce qui signifie "Couché!"), le muter, voire le révoquer.
Inimaginable? Kafkaïen? Totalitaire?
Oui, ça s'appelle l'Education nationale. Sur le dernier fil, je crois que nous en étions à constater que de telles choses étaient possibles. Pour ma part, il me semble que tout est lié, et que les injonctions en matière de pédagogie ("Il faut") doivent être constamment mises en relation avec la réalité administrative du terrain.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Et notre combat n’est pas seulement un combat pour l’Ecole : c’est un combat pour la civilisation, parce que le relativisme des pédagogies contemporaines, c’est la porte ouverte à la barbarie. Nous y sommes : à nous de la refermer.
Jean-Paul Brighelli
Bien dit!
Ecrit par : Jean | 02 février 2009
Oui, en produisant le crétin d'aujourd'hui, on prépare le barbare de l'avenir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Excellent
Ecrit par : carole | 02 février 2009
On parle de racisme.
Je n'ai lu aucun commentaire jusqu'ici sur Bousquet et vous savez qui. Aucun sur Touche pas à mon pote. Aucun sur la promotion de Le Pen pendant les années de vous savez qui. Aucun sur les responsabilités dans la constitution des banlieues ghettos à pauvres. Aucun sur le laxisme vis à vis des trafics dans les mêmes banlieues. Aucun sur l'avalanche d'ignominies concernant la représentation des minorités visibles. Aucun sur les tonnes de commentaires indécents sur la nomination de telle ou telle ministre censée représenter ces minorités visibles ou "issues de l'immigration".
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Ce qui suit a été écrit après une longue observation du blog de Brighelli de la part de Ken Wilber. Il faut dire que l’ “affaire Felts” l’avait particulièrement touché :
Lorsque vous entendez des idées attaquées parce que l’auteur de ces idées est supposé être trop vigoureux, trop peu sensible, trop agressif, trop quelque chose — avec pratiquement pas de discussion des idées elles-mêmes — vous êtes fréquemment en présence du mème vert. Puisqu’il n’y a aucune vérité objective, vous attaquez le sujet de l’auteur. C’est-à-dire, vous ne pouvez pas prévaloir dans une discussion dans des environnements verts en apportant des faits, des données, de la logique, ou de l’évidence objective, puisque “la vérité objective” n’est qu’une construction culturelle sans réalité. Par conséquent, tout que vous pouvez faire pour emporter l’échange est de vous en prendre agressivement au sujet qui a proposé les idées que vous n’aimez pas. Si vous parvenez à dépeindre le sujet ou l’auteur comme une mauvaise personne selon des valeurs vertes implicites, alors vous gagnez.
Ecrit par : Lisa | 02 février 2009
Enfin, les élites françaises ont intériorisé la position prise par le général de Gaulle en novembre 1967, après la guerre des Six Jours : un anti-israélisme virulent lié à un parti pris pro-arabe. C'est la doctrine du Quai d'Orsay.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Amélie, cessez-donc de la ramener sur ce que vous ne comprenez pas. Vous n'aimez pas les Arabes ? Après tout c'est votre droit.
Vous en avez après les "élites françaises" - qui n'existent plus depuis longtemps et qui furent tour à tour, quand elles existaient, anti-amanites, anti-nègres, antisémites et anti-arabes ? C'est votre droit aussi.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Lorsque vous entendez des idées attaquées parce que l’auteur de ces idées est supposé être trop vigoureux, trop peu sensible, trop agressif, trop quelque chose — avec pratiquement pas de discussion des idées elles-mêmes — vous êtes fréquemment en présence du mème vert. Puisqu’il n’y a aucune vérité objective, vous attaquez le sujet de l’auteur. C’est-à-dire, vous ne pouvez pas prévaloir dans une discussion dans des environnements verts en apportant des faits, des données, de la logique, ou de l’évidence objective, puisque “la vérité objective” n’est qu’une construction culturelle sans réalité. Par conséquent, tout que vous pouvez faire pour emporter l’échange est de vous en prendre agressivement au sujet qui a proposé les idées que vous n’aimez pas. Si vous parvenez à dépeindre le sujet ou l’auteur comme une mauvaise personne selon des valeurs vertes implicites, alors vous gagnez.
Ecrit par : Lisa | 02 février 2009
Merci de nous signaler ce texte fulgurant.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
"Chez les plus jeunes, de telles dérives doivent être mises en relation avec la crise de l'école. Lorsque le niveau baisse, le manque de repères et l'appauvrissement du vocabulaire entraînent effectivement le développement des "
Daniel Arnaud
L'antisémitisme ("chez les plus jeunes", mais chez les autres alors ?) s'explique donc par la baisse du niveau scolaire. On le justifie et on l'excuse ainsi sans chercher plus loin, surtout pas. Et on va y remédier, la solution, c'est l'école . Eurêka ! on a tout compris . Pour supprimer le racisme, supprimons l'échec . Déjà, grâce à notre ingéniosité et notre perspicacité, depuis 20 ans, on a eu et on a les très nombreux plans-banlieues pour reduire l'exclusion, autrement dit le plan "Sisyphe et son rocher".
C'est sûr, on avance, on avance.
PS Penser à interdire le rap et les rappeurs ?
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Amélie, cessez-donc de la ramener sur ce que vous ne comprenez pas. Vous n'aimez pas les Arabes ? Après tout c'est votre droit.
Vous en avez après les "élites françaises" - qui n'existent plus depuis longtemps et qui furent tour à tour, quand elles existaient, anti-amanites, anti-nègres, antisémites et anti-arabes ? C'est votre droit aussi.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Guy Morel, c'est un texte de Taguieff . Et vous n'avez pas dû le lire en entier. Il ne doit pas aimer les arabes, c'est simple.
Simple aussi quand vous décrétez que je la ramène sur ce que je ne comprends pas. Belle démonstration et argumentation.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Le thème de la faillite de l'école qui ouvre la porte de la barbarie rejoint en partie la conclusion de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive". Extrait :
Point de modèle républicain merveilleusement incarné dans les exploits réalisés sur un terrain de football.
Mais une fracture culturelle béante, entretenue par une nouvelle pédagogie qui n’en finissait pas de se livrer à un Munich des esprits suicidaire. En renonçant à enseigner, au nom d’une prétendue valorisation de « l’élève au centre du système », on produisait le crétin, et on préparait l’avènement du barbare. Dans certaines classes, c’était chaque jour que l’on mettait à mort la République. Pour acheter la paix face à l’ignare qui prenait le savoir du professeur pour une opinion parmi tant d’autre, une hiérarchie aveugle recommandait instamment l’abandon de tout discours rationnel. Il ne s’agissait plus de corriger l’erreur, mais de la conforter pour « ne pas jeter d’huile sur le feu ». Il ne s’agissait plus d’affirmer la force du droit face au tyran, mais de « faire attention à ce qu’on dit devant lui » tout en consacrant le droit du plus fort. Il ne s’agissait plus de transmettre des connaissances, mais au contraire de laisser l’école à la merci d’une multiplicité d’opinions, de préjugés, d’amalgames. C’était la tentation du renoncement. C’était la tyrannie de l’ignorance, devant laquelle on n’osait plus affirmer la règle commune, c’est-à-dire l’Etat de droit.
Dans certains quartiers, la loi de la cité régnait, et un élève pouvait affirmer en plein cours d’histoire sur la liberté de la presse qu’il ne fallait pas « caricaturer le Prophète », ou encore que Hitler avait eu raison de « brûler les Juifs », avec la bénédiction d’une hiérarchie qui minimisait la gravité de tels propos et ne manquait jamais de conseiller au professeur « d’éviter les sujets brûlants ». La raison, dans l’école républicaine, n’était plus maîtresse chez elle. Dans certaines campagnes, le manque de culture pouvait alimenter les a priori les plus racistes sans que cela ne choquât grand monde, et peu importe si un héritier du fascisme arrivait au second tour d’une élection présidentielle. Les cercles fermés de la rive gauche pouvaient bien ignorer cet état de fait et s’imaginer que le « devoir de mémoire » était acquis, tout autant que le « plus jamais ça ». A ceci près que ces belles formules n’évoquaient rien, strictement rien, à tout un pan de la population.
Les Lumières n’avaient-elles donc été qu’une simple parenthèse historique ? Comment mettre un coup d’arrêt au retour de l’obscurantisme, d’autant plus dangereux qu’il se faisait rampant et invisible ?
Qui pourrait encore sauver la République d’une défaite de la pensée dont elle ne se relèverait jamais ? Celui qui, sans doute, adopterait le mot d’ordre qui seul permet de se prémunir de l’esprit de Munich :
On ne recule plus.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
On parle de racisme.
Je n'ai lu aucun commentaire jusqu'ici sur Bousquet et vous savez qui. Aucun sur Touche pas à mon pote. Aucun sur la promotion de Le Pen pendant les années de vous savez qui. Aucun sur les responsabilités dans la constitution des banlieues ghettos à pauvres. Aucun sur le laxisme vis à vis des trafics dans les mêmes banlieues. Aucun sur l'avalanche d'ignominies concernant la représentation des minorités visibles. Aucun sur les tonnes de commentaires indécents sur la nomination de telle ou telle ministre censée représenter ces minorités visibles ou "issues de l'immigration".
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Eh ben, lancez-vous, ouvrez le feu, à vous l'honneur ! Tiens, la responsabilité de SOS racisme et de l'antiracisme dans le développement du racisme ? OU encore la discrimination positive est-ce du racisme ?
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Bon Robin, j'ai pu constater que l'indignation ne vous a pas totalement étouffée et je m'en réjouis.
Votre employeur, c'est l'état. Vous excercez dans la fonction publique. votre rémunération est financée par les prélévements obligatoires (impôts, taxes, cotisations..........).
Une rémunération se justifie pour un service rendu (Vous depuis 20 ans, sans compter tristement le manque à gagner sur vos pb de santé). Les salaires ne sont pas élevés, car vous êtes tous pris dans la masse sans considération.
Mais, je vous rappelle que vous êtes fonctionnaire, et que cette sémantique malheureusement fourre-tout(dif ministères et collectivités) elle aussi, comprend différents types de fonctionnaires, d'indices, de grades, d'ancienneté, de pouvoirs, de machins qui obstruent l'identification, la compétence, le résultat individuel, et ce n'est pas par hasard..
Je suis navrée pour vous concernant votre retraite, mais depuis des décennies, les fonctionnaires ont accepté le dirigisme des "hauts grades".
Eh bien aujourd'hui, vous êtes spoliés intellectuellement et financièrement. Le pire de tout, c'est que vous n'êtes même plus respectés.
Vous êtes victimes : des bureaucrates, des syndicats, des beaux-parleurs (experts-socio-pédagos-assos infiltrées), sans compter le marché parallèle des éditeurs, du médical/para....
Il y en a qui arrondissent leurs fin de mois, avec Acadomia, l'édition, la télé....... Ils ont tout compris (le système D).
En fait les fonctionnaires font partie d'un marché politique. le market des fonctionnaires auto-gèré par les syndicats.
Certains dans les lambris dorés des ministères.
Les autres sur le terrain, qui, que vous le vouliez ou non, ont accepté les programmes, les livres vides de contenu, les directives insensées, le laxisme, la garderie, le nivellement par le bas (chut on ne fait pas de bruit, l'égalité, l'égalité, grrrrrrr).
Et qui est devant les élèves, les parents(résultats, incompréhension) ce sont vous les profs de tous grades.
D'excellents, des bons, des moyens, des nases........). Et que fait l'opinion dans ce cas, elle parle uniquement de ce qu'elle connaît : les profs.
Et que ce soit un prof de matern, de primaire, un certifié, un agrégé, il n'y a plus aucune différence dans le cerveau de beaucoup.
L'école est un tout, et comme ce tout est en déliquescence, on tape.
Je vous ferai remarquer (il me semble que c'est vous qui disiez cela) qu'un élève vous demandait de ne plus dire sa note à haute voix, car il se faisait traiter de "fayot".
Nivellement par le bas, pour les bons élèves qui essaient de sa fondre parmi les autres. Leur avenir va se trouver ainsi compromis.
Nivellement par le bas , pour les bons profs qui ont essayé de se fondre parmi les mauvais profs. leur avenir (salaire-retraite) à eux aussi est compromis.
Effet boomerang.
Hurler, geindre, pleurnicher, critiquer est facile, mais c'est vous tous qui êtes sensés transmettre l'instruction.
Les parents, eux, faisaient confiance au système. mais aujourd'hui, ceux qui sont conscients et responsables utilisent aussi le système D.
Foutu le système.
Ecrit par : carole | 02 février 2009
PS Penser à interdire le rap et les rappeurs ?
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
C'est en cours.
http://www.causeur.fr/rapophobe-moi-c%E2%80%99est-rape,1829
Ecrit par : Balbuzard | 02 février 2009
"Chez les plus jeunes, de telles dérives doivent être mises en relation avec la crise de l'école. Lorsque le niveau baisse, le manque de repères et l'appauvrissement du vocabulaire entraînent effectivement le développement des "
Daniel Arnaud
L'antisémitisme ("chez les plus jeunes", mais chez les autres alors ?) s'explique donc par la baisse du niveau scolaire. On le justifie et on l'excuse ainsi sans chercher plus loin, surtout pas.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Amélie, je faisais un constat. A aucun moment je n'ai prétendu "justifier" ou "excuser", bien au contraire.
Je pense que tout est lié, et que la solution passe non seulement par le retour à une école exigente, mais encore par une plus grande fermeté, d'abord dans la classe, face à de tels comportements. C'est du reste la loi, qui oblige le fonctionnaire à ne rien laisser passer en matière de racisme et d'antisémitisme.
Le problème, c'est que beaucoup trop de professeurs et de chefs d'établissements sont complaisants, louvoyant entre déni et "diplomatie", comme ils disent...
Pour ma part, je soutiens que la bonne diplomatie s'arrête là où commence l'esprit de Munich (à l'école comme ailleurs...).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Oui, en produisant le crétin d'aujourd'hui, on prépare le barbare de l'avenir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Si on parle de racisme et de barbarie, comment ne pas évoquer le nazisme dont les principaux cadres étaient pourtant bien instruits et cultivés comme le faisait si bien l'école d'autrefois.
Ils avaient pourtant bien "absorbé" mais visiblement sans comprendre...
Ecrit par : barnagain | 02 février 2009
ce n’est pas par décret que l’on se débarrasse du racisme, c’est en refondant l’Ecole.
Et notre combat n’est pas seulement un combat pour l’Ecole : c’est un combat pour la civilisation, parce que le relativisme des pédagogies contemporaines, c’est la porte ouverte à la barbarie. Nous y sommes : à nous de la refermer.
Jean-Paul Brighelli
Il est infiniment plus efficace de combattre le racisme en refondant l'école qu'en répétant "Sus au racisme! Sus au racisme!" en sautant comme des cabris...
Ecrit par : Jean | 02 février 2009
"diplomatie", comme ils disent...
Synonyme, dans ce cas, de pétoche !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
On parle de racisme.
Je n'ai lu aucun commentaire jusqu'ici sur Bousquet et vous savez qui. Aucun sur Touche pas à mon pote. Aucun sur la promotion de Le Pen pendant les années de vous savez qui. Aucun sur les responsabilités dans la constitution des banlieues ghettos à pauvres. Aucun sur le laxisme vis à vis des trafics dans les mêmes banlieues. Aucun sur l'avalanche d'ignominies concernant la représentation des minorités visibles. Aucun sur les tonnes de commentaires indécents sur la nomination de telle ou telle ministre censée représenter ces minorités visibles ou "issues de l'immigration".
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Nous pourrions parler des effets pervers de l'antiracisme des années 80. En encourageant les différences, sous prétexte de tolérance, on en est arrivé aux replis communautaires. On regarde ce qui nous sépare de l'autre, plutôt que de s'attacher à une culture commune. On se dit "black", "blanc" ou "beur", et on cherche par exemple le "feuj" chez l'autre...
Certains responsables de gauche ont pris acte de cette dérive, par exemple Malek Boutih dans "La France aux Français, chiche" (2002).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Les bénéfices extrêmement positifs de cette conscience mème vert sont nombreux et profonds: le mème vert nous a apporté le plus gros des civil rights, le féminisme, la protection de l'environnement et la liberté des soins.
Mais les inconvénients ont été également considérables: le post-modernisme extrême ou déconstructif (par opposition au post-modernisme constructif, dont je suis un fervent partisan - voir MSS); la police de pensée politiquement correcte; L'édulcoration complète du système éducatif pour éviter ces notations et ces classements désagréables; l'érosion progressive des droits du premier amendement (lorsqu'on demande aux individus mème vert ce qui est le plus important, la liberté de parole ou la prévention de la liberté de parole afin de pas heurter les sentiments de quiconque, une majorité alarmante a choisi la deuxième option - autrement dit, la liberté de parole serait remplacée par le droit de pas voir égratigné votre ego sensible - et cette abrogation de libertés du premier amendement est maintenant la politique standard dans de nombreux centres d'enseignement supérieur - un exemple du méchant mème vert en action).
Un des réels problèmes avec vert est que, comme le dit Don Beck, "Vert doit avoir des victimes." Il doit alors voir chacun comme soit une victime innocente, soit une force d'oppression mauvaise. Ainsi, où le mème bleu blâme la victime, le mème vert crée des victimes en quantité et invente ensuite des accusations pour ceux qu'il considère comme de grands oppresseurs. A West Point, par exemple, si un homme regarde une femme durant plus de sept secondes, il est coupable de harcèlement sexuel et la femme a été victimisée. Il faut redescendre sur terre!. C'est ce qui sous-tend une bonne part de ce qui est devenu si à la mode dans des études culturelles, qui érode la responsabilité de soi-même, diabolise une partie si importante du désordre et des difficultés inévitables de la vie et, plus triste que tout, banalise les véritables victimes d'oppressions réelles.
Ecrit par : Lisa | 02 février 2009
C'est bien en remplissant les têtes avec une culture soignée, construite, transmise par des gens compétents (en un seul mot) qu'on éradique les clichés, et du coup les certitudes et donc le racisme, pas en imposant tel ou tel décret.
L'Ecole de la République, héritage d'une Révolution Française aux idées universelles, fût et reste un moyen - on ne peut en trouver un plus efficace- pour faire passer les Lumières.
J'ai compris cette importance quand, lisant une remarque inscrite par notre hôte sur ce blog, je me suis rendu compte qu'une des raisons qui me faisait tant aimer les femmes était cachée en Emma Bovary.
Respectueusement
Vincent
Ecrit par : Matheutorduintheconcours | 02 février 2009
Aucun sur les tonnes de commentaires indécents sur la nomination de telle ou telle ministre censée représenter ces minorités visibles ou "issues de l'immigration".
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Et surtout, Guy Morel, aucun commentaire sur la plus grosse minorité visible de France fabriquée dans les années 80, celle des jeunes dotés en 90 des "droits de l'enfant", dont celui de se libérer de la domination des parents et du coup de celle des professeurs, sans parler du Parlement des enfants et autres billevesées du même acabit.
Difficile aujourd'hui de mesurer, malgré la haute technicité de nos méthodes d'évaluation, l'impact sur les générations actuellement scolarisées de ces idéologies traitant l'enfant comme un mini-adulte, ( le privant carrément d'enfance) et dotant l'élève du statut d'auto-apprenant autonome.
Ecrit par : buntovchik | 02 février 2009
Madame Charmeux corrompt le peuple, je l'ai toujours dit!!!
Malheureusement, comme l'évoque Spiral Dynamics, "le vert dissout le bleu." Vert fait tout ce qui est en son pouvoir pour déconstruire et démonter n'importe quoi de bleu, de la religion traditionnelle aux valeurs traditionnelles et cela sape terriblement la croissance de la spirale entière. C'est en fin de compte suicidaire de la part de vert, puisque la seule façon d'arriver à vert est par le bleu - parce que chacun commence à la case départ, à beige et doit se développer en suivant l'éclosion de la spirale. Ainsi pas de bleu, pas de vert.
Ecrit par : Lisa | 02 février 2009
Autre effet pervers de l'antiracisme des années 80.
Au "Les Arabes sont des voleurs qu'il faut stigmatiser" du FN, il a cru intelligent de répondre "Les Arabes sont des voleurs qu'il faut excuser". C'est à proprement parler du "racisme à l'envers", puisque dans les deux cas cela revient à enfermer un groupe d'individus dans un stéréotype, et à lui dénier la qualité de "français".
Cette condescendance-là, je crois que beaucoup de Français issus de l'immigration maghrébine, qui ont fait des études et sont quelquefois devenus ministres (cf. Rachida Dati), ne l'ont jamais pardonnée à la gauche...
Malek Boutih écrit dans "La France aux Français, chiche!" :
"Ces deux discours sur l'immigration [la stigmatisation et la victimisation] sont en fait deux faces différentes de la même pièce. D'une certaine façon, ceux qui stigmatisent et ceux qui victimisent commettent la même erreur, consistant à chercher des explications exogènes, voire exotiques, et à rejeter à l'extérieur les difficultés de la société française, les problèmes sociaux, la marginalisation économique."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Oui, en produisant le crétin d'aujourd'hui, on prépare le barbare de l'avenir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Si on parle de racisme et de barbarie, comment ne pas évoquer le nazisme dont les principaux cadres étaient pourtant bien instruits et cultivés comme le faisait si bien l'école d'autrefois.
Ils avaient pourtant bien "absorbé" mais visiblement sans comprendre...
Ecrit par : barnagain | 02 février 2009
Pas faux.
Mais les seuls cadres du nazisme n'auraient pas pu créer Auschwitz s'ils n'avaient su séduire les masses à grands coups de démagogie, de populisme et de désignation d'un bouc-émissaire. Hitler arrive au pouvoir démocratiquement et s'empare d'une machine étatique dans laquelle chaque fonctionnaire, chaque petit employé (jusqu'à l'aiguilleur de train) joue son rôle. C'est ce que montre très bien Jonathan Littell dans l'introduction des "Bienveillantes".
Le projet barbare a besoin des crétins pour être mis en oeuvre. Sans une foule de "delta moins" prêts à l'emploi, l'"alpha plus" ne peut rien, et le tyran est impuissant. Or, le meilleur rempart contre la bêtise associée à la docilité, ce sont les Lumières.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Au fait Guy Morel, ça: "Amélie, cessez-donc de la ramener sur ce que vous ne comprenez pas. Vous n'aimez pas les Arabes ? Après tout c'est votre droit.", c'est du Sibille, tout craché ( c'est le cas de le dire ), je parle des inquiétantes dérives islamistes et vous résumez ou plutôt réduisez à "vous n'aimez pas les arabes ?"
Maintenant, vous, si vous aimez la burka, les lapidations, les attentats suicides, le hamas, les talibans, les ayatollahs, Tarik Ramadan, tout ceux qui veulent limiter partout la liberté de pensée et d'expression, vous aimez les arabes, c'est votre droit aussi.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Tous ceux, pas tout ceux !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Vivement qu'on change de sujet. Celui-là est pour moi sans intérêt !
Mon opinion est faite depuis belle lurette et tous vos beaux discours ne me feront pas varier. Remettez-nous en taux de chomage inférieur à 1% et en croissance économique bien positive et le racisme latent et incompressible ne fera plus que 0.5% des votants.
Le racisme existe, il est irréductible. Il s'exprime peu quand l'homme est repu et quiet, par la voix de quelques énergumènes que personne n'écoute et atteint des paroxysmes quand l'homme a peur pour son avenir et son présent.
L'école n'a rien à voir avec ça !
Ecrit par : dobolino | 02 février 2009
Mon opinion est faite depuis belle lurette et tous vos beaux discours ne me feront pas varier. Remettez-nous en taux de chomage inférieur à 1% et en croissance économique bien positive et le racisme latent et incompressible ne fera plus que 0.5% des votants.
[...]
L'école n'a rien à voir avec ça !
Ecrit par : dobolino | 02 février 2009
Les nazis, après la crise de 1929, ont utilisé la misère pour désigner un bouc-émissaire. "3 millions de chômeurs = 3 millions de Juifs" (je ne me rappelle plus très bien de la formule, reprise plus tard par le FN contre les "étrangers").
Bref, le raccourci, l'amalgame... qui ne fonctionnent qu'en l'absence d'esprit critique et éclairé.
Or, où apprend-on la rigueur intellectuelle qui devrait préserver du raccourci et de l'amalgame? A l'école. La mauvaise rédaction sur un sujet de réflexion est souvent un texte incohérent, hors-sujet, ou alignant les... raccourcis et les amalgames. Idem, plus tard, pour la dissertation. Parce que penser, agencer des idées logiquement, être précis et clair, ça s'apprend.
L'école a beaucoup à voir avec ça!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
"Pas faux.
Mais les seuls cadres du nazisme n'auraient pas pu créer Auschwitz s'ils n'avaient su séduire les masses à grands coups de démagogie, de populisme et de désignation d'un bouc-émissaire. Hitler arrive au pouvoir démocratiquement et s'empare d'une machine étatique dans laquelle chaque fonctionnaire, chaque petit employé (jusqu'à l'aiguilleur de train) joue son rôle. C'est ce que montre très bien Jonathan Littell dans l'introduction des "Bienveillantes".
Le projet barbare a besoin des crétins pour être mis en oeuvre. Sans une foule de "delta moins" prêts à l'emploi, l'"alpha plus" ne peut rien, et le tyran est impuissant. Or, le meilleur rempart contre la bêtise associée à la docilité, ce sont les Lumières."
Ecrit par: Daniel Arnaud
Il y a eu aussi les effets dévastateurs de l'éducation (à base de brimades) qui avait cours à cette époque, surtout en Allemagne. Ce qu'Alice Miller appelle: "la pédagogie noire", dans son livre: "c'est pour ton bien".
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2009
Hurler, geindre, pleurnicher, critiquer est facile, mais c'est vous tous qui êtes sensés transmettre l'instruction.
Les parents, eux, faisaient confiance au système. mais aujourd'hui, ceux qui sont conscients et responsables utilisent aussi le système D.
Foutu le système.
Ecrit par : carole | 02 février 2009
Hurler, geindre, pleurnicher, critiquer est facile, mais c'est vous tous qui êtes sensés transmettre l'instruction.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, chère Carole, mais l'ambiance chez les profs qui interviennent ici c'est plutôt "Résistons et instruisons" (Magister ?) que "Béni-oui-oui des programmes".
Personnellement, je me trouve en accord avec certains de vos constats (l"'égalitarisme forcené, l'abdication de certains), mais ce ton péremptoire que vous employez, ces généralisations ...
Les parents, eux, faisaient confiance au système.
Mouais, pas toujours ! Lisez "Nous les maîtres d'école" de Jacques Ozouf, vous verrez que les hussards noirs de la République n'étaient pas partout les bienvenus. Et frottez-vous à la carence éducative de certaines familles, qui envoient des gosses de trois ans sans aucun repère à la maternelle. L'école ne les a pas bousillés avant qu'il y entrent, ceux-là, que je sache ?
Pourquoi n'allez-vous pas intervenir, vous qui aimez appuyer là où ça fait mal, dans les forums des tenants des pédagogies que vous accusez ? Vous feriez un tabac !
Ou sur les forums des groupes économiques et médiatiques (et des partis qui les soutiennent) qui ont fait que la culture, le goût du savoir, l'exigence intellectuelle que donnait l'école "d'avant" se sont retrouvés laminés, disqualifiés, par la facilité et la bêtise satisfaite diffusée à longueur de programmes télé ou radio abrutissants.
Ou sur les sites des entreprises qui ont profité du contexte pour démolir (avec l'argent de vos impôts là aussi) l'emploi du bon populo et lui ôter toute confiance dans l'avenir de leurs gosses. (Je suis fils d'ouvrier textile, je sais de quoi je parle)
Et pendant qu'on y est, si vous donniez le nom de votre profession, qu'on puisse lâcher nous aussi quelques poncifs bien appuyés.
Ecrit par : Chevreuil | 02 février 2009
Eh ben, lancez-vous, ouvrez le feu, à vous l'honneur ! Tiens, la responsabilité de SOS racisme et de l'antiracisme dans le développement du racisme ? OU encore la discrimination positive est-ce du racisme ?
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Il me semble l'avoir fait !
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
... !
Saperlotte de Saperlipopette
Ecrit par : Saperlipopette | 02 février 2009
Il me semble l'avoir fait !
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
NON.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Maintenant, vous, si vous aimez la burka, les lapidations, les attentats suicides, le hamas, les talibans, les ayatollahs, Tarik Ramadan, tout ceux qui veulent limiter partout la liberté de pensée et d'expression, vous aimez les arabes, c'est votre droit aussi.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Vous avez tout compris. C'est même impressionnant.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Personne ne se leurre. Une école digne de ce nom n'éradiquera pas le racisme. Mais une école en déliquescence l'entretiendra à coup sûr et contribuera à le développer.
Ecrit par : Sanseverina | 02 février 2009
Chevreuil,
Ce n'est pas la peine de faire des sauts de chevreuil.
Le ton n'est pas péremptoire.
Ce commentaire est issu simplement d'une réponse que je faisais à Robin sur le fil précédent.
Je sais ou je poste. Je sais qu'ici en majorité interviennent des personnes qui défendent l'instruction et qu'elles essaient de se battrent avec leurs moyens propres.
Donc je répondais à la grève de la semaine passée. Désolée pour vous tous, mais en ce moment, il y a peu de distingo entre prof et professeur.
Et que vous le vouliez ou non, c'est là votre plus grand prolème.
C'est tout de même dramatique de constater que des personnes luttent pour l'instruction et d'autres se servent de ce manquent d'instruction pour s'enrichir.
Quant à moi, quel intérêt..............
Je ne suis pas prof, vous l'aurez deviné, mais j'aide suffisamment d'enfants et d'ados, pour me permettre quelques commentaires, malgré que je ne sois plus concernée directement.
Ecrit par : carole | 02 février 2009
Tu as raison, Guy : j'ai ouvert la boîte de Pandore…
JPB
PS. Amélie, ça ne marche pas, avec moi de me sommer de. D'autant que je me suis largement exprimé sur le sujet qui vous préoccupe, quand j'ai écrit "Une école sous influence". Ou quand je me suis encadré Ramadam en direct live. Faire semblant de ne pas voir ce que je dis, de ne pas savoir le lire (mais peut-être ne savez-vous pas lire ?), c'est grotesque. Marre des donneurs / euses de leçons : écrivez un livre, signez-le de votre nom, allez le défendre devant les caméras, et puis nous reparlerons de courage.
Ecrit par : brighelli | 02 février 2009
Le racisme existe, il est irréductible. Il s'exprime peu quand l'homme est repu et quiet, par la voix de quelques énergumènes que personne n'écoute et atteint des paroxysmes quand l'homme a peur pour son avenir et son présent.
L'école n'a rien à voir avec ça !
Ecrit par : dobolino | 02 février 2009
En effet. Et c'est pour cela que les gars qui ne sont pas capables d'assurer le présent et l'avenir ont besoin du racisme. Et puis, ils luttent contre le racisme ; ça ne mange pas de pain. Au passage, ils tirent profit de quelques livres ou chansons contre le racisme.
Bon, on va continuer longtemps là-dessus sur ce blog, ou on réattaque côté programmes ?
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Je n'ai rien à ajouter sur ce sujet, car tout a été très bien dit par la note de Jean-Paul, nuancée avec justesse par Dobolino.
C'est la conjonction de l'ignorance crasse et du marasme socio-économique qui crée les pires horreurs.
Ca va faire plaisir à certain(e)s, mais il semble que je n'interviendrai que peu sur ce billet, puisque tout a déjà été bien dit.
Comme quoi : un message de Jean-Paul et une remarque de Dobolino valent mille fois plus que les billevesées insipides déversées à longueur de copiés-collés par des illuminées.
Ecrit par : Jeremy | 02 février 2009
Oui, en produisant le crétin d'aujourd'hui, on prépare le barbare de l'avenir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Donc la fabrique du crétin est une pépinière de barbares. On peut en déduire sans complexe que les pédagogistes, outre d'être déjà les fossoyeurs attitrés de l'école, sont aussi les ennemis de la civilisation, eux qui prétendent former un futur citoyen éclairé et, tenez-vous bien, épanoui ! Car il ne faut surtout pas manquer l'occasion de les pointer du doigt, ces sectateurs-là, toujours actifs, toujours nuisibles. Tant qu'ils ne seront pas neutralisés, tant que le ministre ne les remettra pas dans le rang, il ne sera pas aisé de refermer cette porte dont vous parlez, Brighelli. Il faut donc impérativement et urgemment réaffirmer les conditions suivantes, non négociables, qui sont autant de clefs pour une refondation de l'école :
1. Renouer avec la mission d'instruction de l'école ;
2. Remettre du contenu dans les programmes pour redonner du sens aux examens ;
3. Garantir la liberté pédagogique ;
3. Rétablir la confiance du monde enseignant et reconnaître en eux les artisans de la civilisation.
Ecrit par : Magister | 02 février 2009
Maintenant, vous, si vous aimez la burka, les lapidations, les attentats suicides, le hamas, les talibans, les ayatollahs, Tarik Ramadan, tout ceux qui veulent limiter partout la liberté de pensée et d'expression, vous aimez les arabes, c'est votre droit aussi.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Et personne ne hurle, ne cogne contre cette Amélie, pour l'amalgame? Il n'y a que des 'pas-de-vagues', des 'ha-non-on-descend-trop-bas-dans-les-invectives'? voici ce qui arrive alors: VOUS LAISSEZ PARLER UNE XENOPHOBE QUI FAIT OUVERTEMENT SON COMING-OUT! La honte.
Ecrit par : Pendariès | 02 février 2009
Jean-Paul, je ne vous remercierai jamais assez d'avoir flingué avec intelligence et mis KO debout à coups de poing plein d'humour, ce Tariq Ramadan. Entre vous deux, une nénette, dont je ne me rappelle plus le nom, qui faisait sa mijorée: les illuminé(s), on les écrase du talon, et en riant, on les met ad metam non loqui, comme dans Rabelais.
Ecrit par : Pendariès | 02 février 2009
Vous avez tout compris. C'est même impressionnant.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
En revanche, j'ai comme l'impression que vous n'avez pas compris que là, justement, j'imite votre raisonnement : réducteur, schématique, simpliste. Et même, j'aurais pu ajouter pour couronner le tout et pour que ça ressemble encore plus à votre (vous n'êtes pas seul ) donc commune façon de faire : "je ne savais pas que vous étiez judéophobe" !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Chevreuil,
Ce n'est pas la peine de faire des sauts de chevreuil.
Pardon, mais c'est ma nature. J'ai le naturel gambadeur et sautilleur !
Le ton n'est pas péremptoire.
Si, quand même un peu... Allez, reconnaissez-le !
Carole, j'ai remarqué pas mal de mots en Espagnol dans vos posts. Avez-vous des attaches personnelles avec cette langue ?
Ecrit par : Chevreuil | 02 février 2009
Pendariès n'a rien compris non plus ! Le pôôvre !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
pss pss Amélie, j'ai une chose à vous dire...
attention aux "pièges à cons" de l'archonte d'ici bas...
Ecrit par : Lisa | 02 février 2009
Amélie, le fait d'être conscient des menaces n'excuse en aucune façon le racisme par réaction (appelez-le xénophobie si vous voulez, c'est du pareil au même).
Premier et dernier avertissement. Une phrase déplacée, et je vous vire. Je suis responsable de ce qui s('écrit ici : alors, vous trouvez des formules adéquates — les mêmes que vous imprimeriez dans ce livre qu'apparemment vous ne voulez pas écrire — ou j'efface tous les messages issus de votre adresse IP. Ce n'est pas de la censure, c'est de la survie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 février 2009
Si on parle de racisme et de barbarie, comment ne pas évoquer le nazisme dont les principaux cadres étaient pourtant bien instruits et cultivés comme le faisait si bien l'école d'autrefois.
Ils avaient pourtant bien "absorbé" mais visiblement sans comprendre...
Ecrit par : barnagain | 02 février 2009
Je suis désolé de vous contredire, mais non, l'école de Weimar, ce n'est pas "l'école d'autrefois" comme on l'entend ici. Et les cadres nazis n'étaient pas "instruits et cultivés" comme on l'entend ici. C'étaient de gros cons vulgaires formés dans le lycée prussien, avec un vernis, et quelquefois du violon en plus.
Speer, par exemple, le nec plus ultra de cette aristocratie prussienne, je n'en aurais pas fait mon garde-chasse. Ou alors le jours de carnaval. Tiens, il y a un film qui sort justement sur ce machin d'extrême-droite "propre" que fut l'attentat contre le Führer : continuer à casser du sous-homme slave avec la bénédiction des US, quel pied !
Quel dommage que ce début raté de guerre froide qui d'emblée aurait pu être chaude !
Tant que j'y suis, le total des pertes américaines sur tous les fronts pendant la seconde guerre, c'est quoi ?
Et pendant ce temps-là, comme a dit l'autre jour un imbécile sur TF1, les noirs chantaient dans les champs de coton.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
encore plus à votre (vous n'êtes pas seul ) donc commune façon de faire : "je ne savais pas que vous étiez judéophobe" !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Je suis marié à un dame Bloch dont la mère s'est cachée toute l'occupation sous le nom de Blache, mon oncle a été déporté à Auschwitz, mon père à Dachau et je vous emmerde.
JPB. tu la vires !
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
JPB, je ne vous "somme" pas, j'ai vu votre télé avec Ramadan, vous fûtes très bien et il a été un peu gêné par certaines remarques, j'ai lu et apprécié les textes auxquels vous faites allusion. Voilà pourquoi je ne comprends pas les réactions de certains et j'aimerais simplement que ces individus cessent de crier au racisme chaque fois que je cite un fait ou un article qui les défrise. Ils ne lisent donc rien, ils ne voient rien ? Ces hurlements, ces vociférations, ces excès, ces tremblements, ces menaces, ces insultes, quelle horreur !
PS :C'est Guy Morel qui sommait le blog de parler, ce que bien sûr, personne n'ose faire, maintenant. Un mot de trop et hop , vous voilà sur le bûcher !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
a plus grosse minorité visible de France fabriquée dans les années 80, celle des jeunes dotés en 90 des "droits de l'enfant", dont celui de se libérer de la domination des parents et du coup de celle des professeurs, sans parler du Parlement des enfants et autres billevesées du même acabit.
Difficile aujourd'hui de mesurer, malgré la haute technicité de nos méthodes d'évaluation, l'impact sur les générations actuellement scolarisées de ces idéologies traitant l'enfant comme un mini-adulte, ( le privant carrément d'enfance) et dotant l'élève du statut d'auto-apprenant autonome.
Ecrit par : buntovchik | 02 février 2009
Eh bien moi, c'est pour des trucs comme ça que je suis client de ce blog !
Il y a quelques années, c'était la mode des élections de délégués dans les classes. Apprentissage de la citoyenneté ! (ici, j'ai enlevé un gros mot) Au primaire, dans les petites classes , ce n'était pas vraiment sur un programme (de classe ;-)) que le bambin était élu, mais plutôt sur la figure, le bagou, et la vedette du foot en récré avait toutes ses chances d'être élu. Les gamins un peu transparents qui osaient se présenter faisaient une de ces gueules quand, à la proclamation des résultats, ils se rendaient compte qu'ils avaient reçu une seule voix : la leur !!! (ici, j'ai enlevé un autre gros mot)
Bon, porté par le vent citoyen, j'ai fait ça quelques années, il fallait que chaque classe élise un délégué au conseil. C'était la grande époque Jospin-Allègre !
Puis j'ai arrêté cette mascarade sinistre. Je sentais qu'il y avait là une parodie de démocratie, une tromperie sur la place des enfants et des adultes au sein de l'école. Un truc me heurtait intérieurement, je ne savais pas l'exprimer à cette époque.
Buntovchik, c'est magistralement dit. Merci.
Ecrit par : Chevreuil | 02 février 2009
PS :C'est Guy Morel qui sommait le blog de parler, ce que bien sûr, personne n'ose faire, maintenant. Un mot de trop et hop , vous voilà sur le bûcher !
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Décidément.
Et hop ! comme elle dit, "Judéophobe", rien qu'un mot de trop, un petit mot, rien ; c'est pas grave : on cause pour causer, pour faire du vent. Le racisme ordinaire, qui ne veut de mal à personne.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Oui, en produisant le crétin d'aujourd'hui, on prépare le barbare de l'avenir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Donc la fabrique du crétin est une pépinière de barbares. On peut en déduire sans complexe que les pédagogistes, outre d'être déjà les fossoyeurs attitrés de l'école, sont aussi les ennemis de la civilisation, eux qui prétendent former un futur citoyen éclairé et, tenez-vous bien, épanoui !
Ecrit par : Magister | 02 février 2009
Exactement! Et la dérive d'une pédagogie non éclairée (quoi qu'elle en dise) vers la barbarie et la tyrannie est d'ailleurs l'une des vieilles hantises de la philosophie.
Dans le livre VIII de "La République", Platon ne nous dit-il pas que, "lorsque le maître craint ses disciples et les flatte", c'est le "début de la tyrannie"?
Condorcet, lui, dans ses "Mémoires sur l'instruction publique", fait de l'école une condition de la démocratie. Pour le dire autrement : si on donne la souveraineté au peuple, alors il faut qu'il soit éclairé (sinon il portera de nouveaux tyrans au pouvoir).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
J'en rajoute un couche : "le bûcher". Ah ça c'est très fort !
Morel et le bûcher !
Dites-moi petite, la liquidation du jeune mathématicien Audin, pour nous en tenir à des choses sérieuses - qui n'était à ma connaissance ni Juif, ni noir, ni Arabe, vous en pensez quoi ?
Parce que, en effet, j'ai demandé au blog de parler là-dessus ( demandé, pas sommé), et il n'a guère parlé ce blog qui s'occupe d'instruction - hormis Dobolino . Faut croire qu'un mathématicien de plus ou de moins, ce n'est pas un problème.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
A Magister,
Je souscris pleinement aux quatre impératifs que vous fixez plus haut pour une refondation de l'école.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
Condorcet, lui, dans ses "Mémoires sur l'instruction publique", fait de l'école une condition de la démocratie. Pour le dire autrement : si on donne la souveraineté au peuple, alors il faut qu'il soit éclairé (sinon il portera de nouveaux tyrans au pouvoir).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2009
J'aime beaucoup Condorcet. C'est moins bien que Robespierre du point de vue du style, mais enfin, on fait avec ce qu'on a du côté "républicain". Un peu laborieux quand même, non ?
Une demi-page chez Buisson, et pas très flatteuse. Rien de bien défini, l'amorce de ce qui sert de sucette depuis des lustre à l"'élitisme républicain" et à "l'ascenseur social". De quoi alimenter bien des discours.
Ecrit par : Guy Morel | 02 février 2009
Bon Robin, j'ai pu constater que l'indignation ne vous a pas totalement étouffée et je m'en réjouis.
Votre employeur, c'est l'Etat. Vous excercez dans la fonction publique. votre rémunération est financée par les prélévements obligatoires (impôts, taxes, cotisations..........).
Une rémunération se justifie pour un service rendu (Vous depuis 20 ans, sans compter tristement le manque à gagner sur vos pb de santé). Les salaires ne sont pas élevés, car vous êtes tous pris dans la masse sans considération.
(carole)
En effet, la société française estime qu'un professeur certifié qui a exercé pendant 20 ans ne "vaut" pas plus de 996 euros brut de retraite et un très grand nombre de gens pense aussi que finalement "nous ne serons pas à grand chose".
Vous avez raison, les uns et les autres de faire le parallèle avec le nazisme (la haine de la culture). Il y a une réplique comme ça dans "La liste de Schindler" ("La société nouvelle n'a pas besoin de professeurs d'Histoire").
Je voudrais faire unepetite remarque tout ce qu'il y a de pus terre à terre, n'étant pas assez savant pour participer à la discussion sur les races.
Je constate dans mes classes, que lorsqu'il n'y a ni "feujs", ni "beurs", ni "blacks" les élèves inventent des différences, et c'est alors qu'il ne fait pas bon d'être roux (comme Ludovic) ou d'avoir une cicatrice sur le nez (comme Corentin)
Mais le pire de tout, je pense, c'est d'être prof à 30 contre un.
Je vais aller voir mon médecin traitant demain matin pour lui demander de m'arrêter quelques jours car je suis au bout du rouleau.
Mardi dernier, Une élève de 4ème s'est levée pour me dire que je ne comprenais rien aux adolescents...Que les adolescents ça se droguait, ça fumait, ça allait en boîte, que ça buvait de l'alcool et que mon cours ne l'intéressait pas (sic)
L'administration ne m'a pas donné tort, c'est déjà ça ; c'est le principal adjoint lui-même qui m'a conseillé de m'arrêter un peu.
Mais je sens qu'il ne peut pas s'empêcher de penser que c'est peut-être quand même un peu "quelque part" de ma faute (oui, je sais, je dois être un peu parano).
Il m'a parlé de "provocation" (sous-entendu elle ne pense pas ce qu'elle dit. (C'est elle qui m'a écrit dans une
rédaction : "C'est alors que j'ai eu l'idée de mettre le feu à cette usine."...écrivait (!?)...C'était de la provocation.
Ca aussi, on l'entend : "Sale feuj !" - "J'rigole m'sieur"...
Oh! oui, Qu'est-ce qu'on rigole...Quelle merveilleuse ambiance !
L'élève n'a eu aucune sanction.
Une des caractéristiques de la persécution des Juifs et des minorités en général est que les persécuteurs JUSTIFIENT la persécution qu'ils exercent par le caractère intrinséquement pervers des persécutés. (c'est forcément de leur faute si on les déteste comme ça)
Ce sont toujours les persécutés les coupables, jamais les persécuteurs.
Je vais profiter de ces 15 jours d'arrêt (si le médecin me les accorde, ce qui n'est pas sûr) pour me faire faire les examens sanguins qu'il me conseile depuis des mois et d'autres démarches que je n'ai jamais le temps de faire (oui, je suis de ces professeurs sadiques qui donnent des devoirs et qui passent leurs week-ends à les corriger...Bien fait pour eux, les salauds !)
Ecrit par : Robin | 02 février 2009
C'est un des grands plaisirs du cours de français en 3° que de ferrailler contre les idées reçues, les poncifs en tout genre. Ils sont si facilement YAKA, nos élèves, et ils voient des bons, des méchants, des riches et des pauvres, comme dans les films. A coup d'explications de texte (et si on avance quelque chose, on doit le prouver!) et de bonnes vieilles dissertations en 3 parties, ils se trouvent obligés de constater que tout est plus compliqué mais plus intéressant.
Je leur déverse des flots d'anecdotes historiques ou de faits divers récents pour faire exploser leurs idées préconçues. Quand ils voient à travers les textes que c'étaient leurs ancêtres, les pauvres, les pèquenots qui subissaient l'intolérance, qui étaient guillotinés quand Monsieur restait intouchable, quand on découvre qu'il n'y a que des individus tous différents et échappant à toute norme, un grand pas est fait, et sans parler de racisme, par l'écrit et le bon vieux boulot scolaire, on a fait bien plus qu'avec de larmoyants discours politiquement corrects. Les philosophes des Lumières ne pleurnichent pas, ils sont secs et logiques, mais leur leçon finit par passer mieux que "Lili de Somalie"
Ecrit par : Cunégonde | 03 février 2009
Les philosophes des Lumières ne pleurnichent pas, ils sont secs et logiques, mais leur leçon finit par passer mieux que "Lili de Somalie"
Ecrit par : Cunégonde | 03 février 2009
Merci.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Bonne nuit à tous, et bon courage à vous, Robin. Gardez la "Lumières attitude"! Car comme disait Beaumarchais :
"Il vaut mieux en rire avant que d'avoir à en pleurer!"... what else?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 03 février 2009
Bonne nuit à tous, et bon courage à vous, Robin. Gardez la "Lumières attitude"! Car comme disait Beaumarchais :
"Il vaut mieux en rire avant que d'avoir à en pleurer!"... what else?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 03 février 2009
Merci Daniel. Je vais essayer de vaincre l'insomnie en usant sans en abusant des pilules roses.
Bonne nuit à tous et "Licht, Mehr Licht" (Goethe), dans la nuit !
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
@ Guy Morel :
« Bon, on va continuer longtemps là-dessus sur ce blog, ou on réattaque côté programmes ? »
Vous avez plusieurs fois dit que pour vous, le problème ne réside pas dans les méthodes, mais dans les programmes.
C'est peut-être vrai pour le primaire, mais n'êtes-vous pas frappé par le fait que la réforme du lycée a failli s'appliquer sans que nous ayons jamais eu connaissance des nouveaux programmes ?
On nous a parlé (et on parle encore) sans cesse de "modules", de "semestres"... ne pensez-vous pas que tout cela a pour but de nous ancrer dans la pédagogie de projet ?
L'entretien que vous avez reproduit, avec la chercheuse (N. Bulle, si je me souviens bien) présentait le futur collège comme un ensemble de modules avec des thèmes comme "l'énergie", ou je ne sais quoi...
Vous n'êtes pas frappé par le fait que ces gens-là semblent obsédés par la structure des cours, plus que par leur contenu ?
Après tout, nous profs de lettres avons obtenu de travailler encore sur des textes littéraires alors qu'il était question de privilégier des publicités ou des manuels de magnétoscopes... avons-nous évité la dégradation de notre discipline pour autant ?
C'est une vraie question. Je sais que vous avez été chauffé par Amélie, mais répondez-moi sans vous énerver, si possible.
Ecrit par : sanjuro | 03 février 2009
Au fait Guy Morel, ça: "Amélie, cessez-donc de la ramener sur ce que vous ne comprenez pas. Vous n'aimez pas les Arabes ? Après tout c'est votre droit.", c'est du Sibille, tout craché ( c'est le cas de le dire ), je parle des inquiétantes dérives islamistes et vous résumez ou plutôt réduisez à "vous n'aimez pas les arabes ?"
Maintenant, vous, si vous aimez la burka, les lapidations, les attentats suicides, le hamas, les talibans, les ayatollahs, Tarik Ramadan, tout ceux qui veulent limiter partout la liberté de pensée et d'expression, vous aimez les arabes, c'est votre droit aussi.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Je vous demande de bien relire et comprendre, Guy Morel, ou alors c'est que vous l'avez fait exprès, car je n'aime pas vos procédés. Dans ce message, je souligne que vous faites un amalgame en me lançant "vous n'aimez pas les arabes", puisque je m'inquiète seulement mais énormément de voir les avancées de l'extrêmisme un peu partout. Et pour vous montrer que moi aussi, je peux en faire autant, je vous renvoie le procédé, raisonnement par l'absurde ça s' appelle. Bien sûr, Pendariès ne comprend pas ou fait semblant pour pouvoir hurler à l'amalgame honteux !
Résumé : je parle de l'intégrisme, vous généralisez (amalgame, donc) et me répondez, comme si vous ne saviez pas que je parlais des inquiétantes avancées de l'islamisme en France, comme partout en Europe : "vous n'aimez pas les arabes"; je vous signifie alors que c'est COMME SI moi, je vous disais, dans un esprit tout aussi réducteur que le vôtre, "donc, si on aime les arabes, il faut aimer les ayatollahs, la burka etc...?" C'était peut-être trop subtil.
A cela, vous me répondez que je n'ai rien compris ( c'est la deuxième fois ). Donc, j'en rajoute une couche, toujours dans l'absurde, pour vous faire comprendre que si vous trouvez injuste d'être traité de judéophobe, ça l'est autant pour moi lorsqu'on me traite de raciste et qu'on pratique le même genre d'amalgame. Là-dessus, vous faites encore semblant de ne pas comprendre, faisant croire que je vous ai insulté "pour de vrai" afin que le blog se déchaîne contre moi et que JPB me vire. Ai-je bien vu la manoeuvre : quand on veut tuer son chien etc...? C'est assez ignoble.
PS : Comme dans la vôtre, il y a des juifs dans ma famille, mais aussi des arabes ( deux), plutôt genre Sifaoui et aussi inquiets que lui ( et moi ).
Ecrit par : Amélie | 03 février 2009
Pour certains qui pourraient se souvenir de mon nom, je fais un petit saut dans le blog à propos des mouvements dans les universités.
Bon je présente mes excuses par avance pour cet écart quand au sujet du racisme.
Je suis étudiant en 2 eme année de licence de physique.
Aujourd'hui, un de nos professeurs avec qui nous avions un cours magistral nous a mis sur les faits au sujet de leurs mobilisations.
Je dois avouer que c'était un peu comique :
Les enseignants chercheurs se mettent en grève illimitée. C'est à dire par là qu'ils ne donnent plus d'enseignements.
Seulement, ils ont pour obligation d'effectuer ces heures une fois le mouvement terminé. Donc comme ils ne veulent pas à avoir à effectuer ces rattrapages, ils font cour.
C'est comme un pompier en grève...
Malheureusement, ils n'ont pas d'autres solutions.
Difficile de pouvoir s'exprimer quand sa carrière de chercheur est en jeu dans la moindre heure de cours supplémentaire rajoutée, puisque c'est justement la cause de leur mouvement, la gestion par l'université de la charge horaire d'enseignement au dépit du travail de recherche. De la sorte, ils peuvent avoir obligation d'effectuer plus de cours, et donc moins d'heures de recherche, et par le fait, un risque de perte des crédits de recherche et donc une mort de son travail.
Ce qui est comique c'est qu’ils ont déjà le souci aujourd'hui quand la fac leur demande d'effectuer des heures de soutien. Une bonne partie refuse de les effectuer au risque de perdre son poste de chercheur.
Voilà du côté des enseignements chercheurs.
Maintenant un mot du côté de la mobilisation naissante (annuelle ?) des étudiants :
J'ai éprouvé une grande tristesse aujourd'hui, lorsqu’un camarade a pris la parole en amphi afin de nous inviter à participer à l'assemblée générale en posant comme argumentation brève la suppression de l'IUFM.
Lorsque l'idée avait commencé à devenir réalité, c'était une grande nouvelle pour moi et pour nous tous en majorité sur ce blog je pense.
Malheureusement aujourd'hui, la suppression de l'IUFM est considérée du coté des étudiants comme une mesure épouvantable de notre gouvernement au même titre que les lois CPE, LRU … En gros c'est encore une mesure qui n'a que pour but de nous pénaliser.
Quand j'ai écouté les brefs propos de ce camarade avec le ton qu'il a employé en parlant de la suppression de l'IUFM, j'étais au bord du désespoir de réaliser qu'une joyeuse idée au départ, par un manque de communication et de bonne gestion, est devenue l'idée la plus écoeurante des étudiants qui est sur le point de justifier une future mobilisation nationale de blocage des universités comme pour la LRU l'année dernière.
Notre pays n'avancera définitivement jamais.
La génération aujourd'hui concernée par la suppression des IUFM, c'est celle de la LRU du CPE et de la réforme du Bac.
Ils ont grandi en se faisant embrigader dès l'adolescence, ils ont ingurgité tout ce qu'on a voulu leur faire comprendre ( c'est très facile. Je m'y suis pris au jeu … ), ils ont joué les grandes personnes en bloquant joyeusement leurs bahuts pour sécher les cours ( pour la majorité ) et enfin, ont constatés qu'ils pouvaient faire reculer un gouvernement.
Résultat des compte : très bonnes recrues pour les parties radicaux. Un esprit tout formé à ne plus réfléchir et rejeter toute réforme sans même mesurer étudier les mesures et les impacts.
(M. Besancenot a bien compris la chose, son nouveau parti anti-capitaliste vient procéder au recrutement dans la fac directement)
Pourquoi est-ce que les étudiants rejettent les IUFM ?
Simplement parce que cela a été tellement vite.
En septembre on nous a dit : L'année prochaine, il n'y aura plus d'IUFM mais on n'en sait pas plus que vous (et démerdez-vous) pas besoin de chercher plus loin pour comprendre à postériori pourquoi il va y avoir des blocages étudiants ( C'est dommage ... Ma fac était justement sur le point de terminer la rénovation de nos bâtiments de TP... Tout à refaire... )
Je suis écoeuré de ma génération en tout point
Nous sommes démesurément fainéants( je dirais plutôt "gros branleurs"),
Nous ne voulons plus travailler,
Nous gobons tout,
Nous n'avons plus aucun esprit critique.
...
Je n'ose pas imaginer ce qu'elle adviendra dans 20 ans sur tous les points.
Heureusement, les prépas subsistent…
Je commence à comprendre l'idée de ne mettre que le savoir au centre de l'école.
Quand on y met de la politique et du social, c'est la catastrophe.
Nous, jeunes, sommes trop fragile au monde politique. Notre esprit est malléable, mais irréversible. Ne laisser que le savoir nous protège du monde extérieur, prêt à nous tomber dessus pour nous utiliser et nous former l'esprit pour ne plus penser et réfléchir.
Au faite ? C'est quoi cette histoire de la suppression du stage qui existait en 2nd année de l'IUFM ? C'est un des deux arguments exposés pour inciter à la mobilisation avec la suppression de l'IUFM
Je viens d'exposer dans ce billet mon humeur (morose) actuelle relative à mon point de vue "interne" en tant qu'étudiant dans une université. J'ai fait au mieux pour écrire de la manière la plus claire possible ( manque encore de la structuration ) et en limitant les erreurs d'écriture.
Ecrit par : Meryl Perreard | 03 février 2009
Oh, Meryl ! Content de vous revoir !
Par contre... je vous croyais en IUT ! Vous avez fait deux ans, puis vous avez réintégré le cursus général ? Si c'est le cas, ce n'est pas forcément ce qu'il y avait de mieux à faire...
Dites, Amélie, toujours pas partie libérer Jérusalem ? On vous attend, là-bas !
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Bonjour, Meryl…
Excellente analyse : une bonne idée (et le ministère m'a répété et répété qu'ils avaient effectivement l'intention de noyer les IUFM dans les facs, ce que je ne pouvais qu'approuver — et encore, on leur a laissé la bride sur le cou, ce qui leur a donné toute liberté pour noyauter lesdites facs) n'est rien si on ne l'explique pas aux imbéciles. Darcos a vraiment tenté de faire chose utile. Et par défaut de communication, par morgue des uns, torpillage des autres — c'est un ministère plein de pièges, même pour quelqu'un qui connaît le sérail —, ça pourrait là aussi se retourner contre lui. Carton plein.
Quant au mouvement des "enseignants-chercheurs"… Ils se réveillent brutalement parce qu'une loi qu'ils ont initialement approuvée menace de les faire travailler deux heures de plus par semaine. "Nous ne pouvons plus faire de recherche !". Les facs n'ont jamais été très claires sur ce sujet — entre ceux qui cherchent effectivement, et même parfois qui trouvent, et toute une bande de petits branleurs auxquels ne manque qu'une Inspection du Supérieur qui viendrait de temps en temps évaluer leurs travaux — et leurs cours, parce que j'en ai connu quelques-uns qui étaient des catastrophes.
Mais bien sûr, ils sont censés avoir la compétence par définition…
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 février 2009
Au fait Guy Morel, ça: "Amélie, cessez-donc de la ramener sur ce que vous ne comprenez pas. Vous n'aimez pas les Arabes ? Après tout c'est votre droit.", c'est du Sibille, tout craché ( c'est le cas de le dire ), je parle des inquiétantes dérives islamistes et vous résumez ou plutôt réduisez à "vous n'aimez pas les arabes ?"
Ecrit par: Amélie
Ca ne va pas, non? Vous avez peut-être une mémoire, mais elle est vraiment sélective. C'est certainement pire que de ne pas en avoir du tout.
"(et le ministère m'a répété et répété qu'ils avaient effectivement l'intention de noyer les IUFM dans les facs, ce que je ne pouvais qu'approuver — et encore, on leur a laissé la bride sur le cou, ce qui leur a donné toute liberté pour noyauter lesdites facs) "
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 février 2009
Ce qui aidera ceux que vous détestez le plus à tirer fort aisément leur épingle du jeu, et aux autres de dégager. Vraisemblablement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
« La vérité peut blesser parfois, pas de doute, mais elle n’en est pas moins vraie. Et la vérité, c’est que des millions de gens en Occident en ont plus que marre de l’islam. Marre d’en entendre parler, et de devoir lui faire une place qu’il ne mérite pas. Ils pensent que trop, c’est trop. Et leurs voix seront entendues.
La mafia multiculturelle peut faire comme si de rien n’était, voter les lois qu’elle veut, continuer d’embêter les gens, couper leur connexion Internet, et se comporter en général comme la Gestapo, mais ça ne marchera pas. On ne peut pas changer le cœur des gens par la force. Nous ne respecterons l’islam que le jour où il nous respectera. Mais si ça arrivait un jour, ça ne serait plus l’islam, et c’est là en deux mots tout le problème. »
Ecrit par : Pat Condell | 03 février 2009
Ce que je résume en quelques vieilles images : http://fr.youtube.com/watch?v=CrEPTXzTXI8
Ecrit par : Pat Condell | 03 février 2009
CS a écrit : "Ce qui aidera ceux que vous détestez le plus à tirer fort aisément leur épingle du jeu, et aux autres de dégager. Vraisemblablement."
Vous auriez dû faire une thèse bidon en sciences de l'éduc pour devenir un petit facarien.
Dommage ?
PS : Après avoir ouvert une école au nom du Primat des pédagols, voilà qu'on s'apprête à ouvrir un collège Kléber Haedens à la Garenne Colombes. On manque à ce point de noms ?
Je sais, c'est un amalgame. L'un d'entre eux est beaucoup plus toxique que l'autre.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Pas de souci !
Dernière minute : nous allons être sauvés par la culture, en l'occurence par le "Conseil de création artistique".
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 février 2009
"une bande de petits branleurs auxquels ne manque qu'une Inspection du Supérieur qui viendrait de temps en temps évaluer leurs travaux — et leurs cours, parce que j'en ai connu quelques-uns qui étaient des catastrophes."
Ecrit par : brighelli | 03 février 2009
Si c'est pour y transporter tous les travers de l'Inspection du Secondaire, je ne préfère pas. Il y a pas mal de branleurs dans le Secondaire, aussi, et des catastrophes pédagogiques - au sens où nous l'entendons ici - à foison. A ma connaissance, l'Inspection les sanctionne rarement, quand elle ne les favorise pas.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 février 2009
J'en sais un peu plus, malgré la perplexité de tous les "intervenants" (et la mienne !)(France Cul)
"Ce seront des laboratoires de recherche qui appliqueront les résultats de leur recherche", c'est clair, non?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 février 2009
Je viens de prendre connaissance des attendus de l'"affaire Dreyfus", sur le fil précédent. On voit sur cet exemple toute la probité dont l'Inspection est capable, et qu'en matière de malhonnêteté et d'hypocrisie, elle n'a rien à envier aux IUFM. S'il est vrai que ce jeune agrégé stagiaire est désormais maître de conférence, je lui souhaite de ne plus jamais trouver sur son chemin quelque inspection que ce soit. Le "jugement des pairs", qui fait et défait jusqu'à présent les carrières universitaires, est loin d'être exempt d'arrières pensées coupables. On le préfèrera cependant, à défaut de mieux, au "tout arbitraire" de l'Administration.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 février 2009
Je commence à comprendre l'idée de ne mettre que le savoir au centre de l'école.
Quand on y met de la politique et du social, c'est la catastrophe.
Nous, jeunes, sommes trop fragile au monde politique. Notre esprit est malléable, mais irréversible. Ne laisser que le savoir nous protège du monde extérieur, prêt à nous tomber dessus pour nous utiliser et nous former l'esprit pour ne plus penser et réfléchir.
Ecrit par : Meryl Perreard | 03 février 2009
Effectivement, excellente analyse de Méryl.
Enchanté de vous revoir, "D'Artagnan". ;o)))
Et restez donc avec nous, vous pensez juste.
Ecrit par : yann | 03 février 2009
Toujours au sujet du ridicule dans lequel semble parfois se complaire l'Inspection, et du jeu ambigu qu'elle entretient avec les IUFM, voici les péripéties qui ont précédé la titularisation d' un jeune collègue certifié de sciences physiques. Bien que profondément sceptique à l'égard de la formation dispensée par les IUFM et convaincu de la nécessité de transmettre des contenus solides de la manière la plus explicite possible, ce collègue décide de jouer le jeu et de se conformer durant toute la durée de son année de stage aux injonctions de l'Institut. Cette conformité idéologique et pratique apparente lui vaut des rapports dithyrambiques de la part de ses formateurs. Survient l'Inspection, en la personne d'un Inspecteur Général - je passe sur le fait que le collègue est certifié et que de nombreux agrégés ne voient pas d'Inspecteur Général de toute leur carrière... Le rapport est calamiteux. Il lui est reproché de mettre en pratique tout ce que les IUFM encensent! L'Inspecteur donne un avis défavorable à la titularisation. Grand émoi à l'Institut, où l'on s'apprêtait à valider avec les honneurs le brillant disciple. Au final, une contre inspection a lieu et le collègue est titularisé. Mais le rapport traîne toujours dans son dossier...
Ecrit par : TotoWeininger | 03 février 2009
Au faite ? C'est quoi cette histoire de la suppression du stage qui existait en 2nd année de l'IUFM ? C'est un des deux arguments exposés pour inciter à la mobilisation avec la suppression de l'IUFM
Je viens d'exposer dans ce billet mon humeur (morose) actuelle relative à mon point de vue "interne" en tant qu'étudiant dans une université. J'ai fait au mieux pour écrire de la manière la plus claire possible ( manque encore de la structuration ) et en limitant les erreurs d'écriture.
Ecrit par : Meryl Perreard | 03 février 2009
Votre message m'a beaucoup intéressé et beaucoup ému, Meryl.
Je me suis reporté des années en arrière, dans les années 68, à Nanterre, quand j'essayais de prendre de la distance vis-à-vis de l'idéologie ambiante.
Il a fallu des événements (la défenestration d'un camarade à Censier, le suicide de Michel Recanati, le témoignage de Léonid Plioutch, de Vladimir Bukowski et d'Alexandre Soljénitsine, les boat people, le Cambodge, quelques voyages au pays du "socialisme réel" : Roumanie, Pologne...et le cocktail molotov lancé dans une station-service par un "camarade" pendant les manifs contre l'extradition de Klauss Croissant (je faisais partie du service d'ordre et c'est à ce moment-là que j'ai compris ce que c'était que le "nihilisme".)
Mais voilà, on n'est pas sérieux quand on a 17, 18, 19, 20 ans...On est généreux et on s'enflamme...comme Alceste et les "démons de l'air" s'en donnent à coeur joie. Dostoievski avait bien compris tout ça. Il avait donné, lui aussi.
Il y a tant de raisons d'être indigné et de l'indignation à la violence, il n'y qu'un pas (oui, il y avait aussi des armes qui circulaient et je peux vous dire maintenant qu'on l'a échappé belle, que la France aurait pu ressembler à l'Italie avec les brigades rouges...Un vrai miracle et merci à des gens comme Maurice Clavel ! Je me comprends)
Bref, c'est bien difficile de réfléchir et de raison garder dans une telle ambiance, de peser le pour et le contre dans la "balance d'or" de la raison dont parle Platon.
Et pourtant, c'est ce qu'il faut faire, c'est là qu'est l'héroïsme, le vrai et ça n'a rien à voir avec la modération lâche.
Il faut avoir le courage de dire qu'il y a un fascime de gauche, des gens qui disent n'importe quoi pour faire avancer la "cause", que Besancenot est sympathique, mais dangereux, que lui et ses amis supprimeraient les libertés publics s'ils arrivaient au pouvoir (j'ai lu Trotsky), qu'il y a un antisémitisme à l'extrême-gauche, qu'il arrive au gouvernement en place (à Darcos par exemple avec la réforme du primaire) de ne pas avoir toujours tort...
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Robin, votre post est un chef d'oeuvre!
Des hommes comme vous, conscients de leurs expériences, nous en avons besoin! Merci!
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
Et je me suis émue lorsque vous citiez la balance d'or!
Plein de bisous!
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
L'académie de Créteil, dans son désir d'éclairer la masse des abrutis qu'elle dirige met en ligne un ensemble de conférences sur la question "quels savoirs pour demain ?"
Qui a-t-elle trouvé pour nous illuminer ?
Réponse : Edgar Morin qui nous gratifie de son verbiage habituel sur le thème local/global.
On n'en regardera pas moins avec délices le Maître nous expliquer comment il prend des vessies pour des lanternes (à 6 min30 environ *).
Ce qui doit nous interpeller quelque part sur la propension qu'ont beaucoup d'entre nous à chercher la solution d'un problème là où on sait pertinemment qu'on ne la trouvera pas mais parce qu'on ne sait pas faire autre chose (syndrome du lampadaire chez les "chercheurs").
http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/site/rectoratCreteil/lang/fr/quels-savoirs-pour-demain
* Oui : j'ai tenu plus de 6 minutes à ce traitement. Je ne sais pas quelles sont mes limites à ce genre de traitement dégradant. Si, un jour, on me torture de la sorte, j'avouerai rapidement que Guy Morel est au GRIP.
Nous voilà prévenus...
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
On n'en regardera pas moins avec délices le Maître nous expliquer comment il prend des vessies pour des lanternes (à 6 min30 environ *).
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Hallucinant.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 février 2009
Je remercie également Robin le Juste qui sait faire la part des choses et ne se laisse pas abuser par le "fascisme de gauche"( et ses alliances douteuses ) qui voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Car "Trop c'est trop" !
Ecrit par : Amélie | 03 février 2009
Robin, votre post est un chef d'oeuvre!
Des hommes comme vous, conscients de leurs expériences, nous en avons besoin! Merci!
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
Et je me suis émue lorsque vous citiez la balance d'or!
Plein de bisous!
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
Je vous remercie, Lisa, mais je me trompe aussi, comme tout le monde.
Méryl m'a donné l'occasion de dire ce que j'avais depuis longtemps "in immo pectore"..
Il faut se méfier comme de la peste des idéologies, de toutes les idéologies et des propagandes qui vont avec.
On est très vulnérable quand on est jeune car elles jouent toujours sur la même corde sensible : la générosité, du sens de la justice, l'indignation devant l'iniquité du monde, l'ignorance de la "complexité".
Il y a il a aussi cet effet d'entraînement du groupe, des "camarades", cette puissance presque irrésistible de l'imitation qui faisait dire à Simone Weill (la philosophe) : "Si j'avais été à Nuremberg, je me connais, j'aurais frissonné avec les autres." (ce sont des choses gênantes, mais qu'il faut avoir le courage de reconnaître).
Je n'ai pas voulu dire, cependant, qu'il fallait se résigner et qu'il n'y avait rien à faire devant l'injustice, le mensonge, etc.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Robin, voulez vous nous dire que vous craignez de croire que vous êtes indécis mais que vous n'en n'êtes pas certain ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
"Pour imposer le « vivre ensemble », on force les Français et les Européens de souche à « vivre ensemble » non pas avec des personnes étrangères (ce qui ne les gênent pas depuis des siècles), mais avec une culture étrangère à la leur et qui ne leur apporte que des inconvénients. C’est quasiment du colonialisme à l’envers. Ils en ont marre, et ils le disent de plus en plus.
Si l’on veut éviter que la situation ne dégénère en guerre civile, il est grand temps de corriger le tir. Le matraquage multiculturel montre non seulement son échec patent, mais également sa dangerosité. Nos gouvernants doivent l’abandonner de leur plein gré, pour éviter soit d’y être obligés par des citoyens excédés, soit de « libaniser » nos pays européens. Ce n’est déjà plus une hypothèse d’école alarmiste, puisque nous avons vu en janvier des porteurs de drapeaux du Hamas et du Hezbollah descendre des banlieues pour défiler dans les rues des centres-villes. Et c’est dans les « écoles coraniques » de France, souvent financées par les élus et aux frais du contribuable sous prétexte de centres culturels, qu’on conteste l’enseignement républicain (10). En Autriche, parmi les professeurs, payés par les impôts, et qui enseignent dans les écoles publiques, un sur cinq est opposé à la démocratie et prône la peine de mort pour les apostats (11).
Les Européens ne veulent pas que leurs pays, ou des enclaves dans leurs pays, deviennent des répliques de Gaza ou de l’Arabie Saoudite. Et ça ne servira à rien de les mettre à l’amende pour « islamophobie », bien au contraire ! Ils ne veulent pas « vivre ensemble » avec des burkas ou des kamis à l’afghane, et aucune Halde, en France ou ailleurs, ne les forcera à se métisser avec l’islam et à en devenir les dhimmis. Il est même salutaire de constater qu’ils résistent de plus en plus à une propagande d’Etat relayée par des rentiers de l’antiracisme doctrinaire et par des margoulins payés par nos impôts."
Roger Heurtebise pour Riposte Laïque
Ecrit par : Riposte Laïque | 03 février 2009
Pour votre pénitence, vous imaginerez une séquence didactique interdisciplinaire genre "main à la pâte" + "constructivisme d'eps" pour répondre enfin à la question "la dialectique peut-elle casser des briques ?"
http://fr.youtube.com/watch?v=zrzMhU_4m-g
http://www.dailymotion.com/video/x1rgea_la-dialectique-peutelle-15_politics
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Le crétinisme mène à la barbarie, j'en suis également convaincue.
Aujourd'hui tout se vaut, il n'y a plus de hiérarchie dans les valeurs. Lorsque vous parlez d'Homère et d'Ulysse en classe, on vous ressort dessin animé, lorsque vous parlez de Victor Hugo, on vous cite une comédie musicale. Tout est à l'avenant.
Dans un bon nombre d'émissions télé, tout est sur le même niveau. Tout le monde côtoie tout le monde, c'est le mélange des genres. Il n'y a plus de profondeur, d'épaisseur historique : traiter quelqu'un de "feuj", de "reubeu", c'est pour rire, ça n'a pas d'importance. Je suis en colère lorsque j'entends un adulte dire d'un ado après une bêtise : "Il/elle n'avait pas conscience de ce qu'il/elle faisait." Pauvre petit !
Ce phénomène du tout sur le même niveau, du rien n'a de valeur, du rien n'est grave a été relayé par l'éducation nationale : il fallait par exemple passer du temps à étudier en classe des textes non littéraires ou des oeuvres de la littérature de jeunesse nouvellement parues. On est d'ailleurs assailli de publicités, de specimens de ces petits romans faciles à lire, avec des pseudo séquences toutes faites à la fin du livre.
Dans mon établissement, nous réservons ces oeuvres à la lecture cursive mais nous étudions dans les cours des oeuvres du patrimoine littéraire, celles d'ailleurs qui sont recommandées dans les programmes.
Autre chose d'horripilant : tout devait être discuté, négocié avec les élèves, même le réglement intérieur de l'établissement ! Ils ont d'ailleurs contribué à son écriture. Aujourd'hui, les élèves osent soutenir qu'ils ont bon lorsqu'ils ont faux. Et sur un ton qu'on leur demande de rabattre. Ils ont perdu la distance enfant/adulte.
Le règne de l'enfant-roi, de l'enfant-citoyen a fait long feu.
La sous-culture télévisuelle associée au ventre mou de l'école forme un dangereux parti : celui du crétinisme, où on en est encore à se demander s'il existe plusieurs races humaines. L'état de nature revient au galop avec toute sa barbarie, tant est grande la confusion des esprits, grande aussi la peur concernant tout ce qui touche au fanatisme.
Je suis inquiète. Perdre sa langue, c'est perdre aussi la conscience. Que reste-t-il ? Un trou béant pour la bêtise. La bêtise proche de la bête immonde.
Ecrit par : une hussarde | 03 février 2009
Robin, voulez vous nous dire que vous craignez de croire que vous êtes indécis mais que vous n'en n'êtes pas certain ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
J'ai peur que oui, mais je n'en suis pas sûr ! ;O))
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Une hussarde, inquiète, nous dit : "La sous-culture télévisuelle associée au ventre mou de l'école forme un dangereux parti : celui du crétinisme, où on en est encore à se demander s'il existe plusieurs races humaines. L'état de nature revient au galop avec toute sa barbarie, tant est grande la confusion des esprits, grande aussi la peur concernant tout ce qui touche au fanatisme."
Je m'inscris en faux *.
Je vous recommnade de visionner avec vos élèves l'extrait du Sacré Graal (lien un peu plus haut). Vous pourriez en faire une analyse épistémologique très riche : rôle de l'expérience dans l'éclatement (dans tous les sens du terme) de la Vérité, dialogue de la raison et de l'expérience, rôle de la maïeutique dans le déploiement de l'intelligence, l'histoire de la pensée rationnelle, l'universalité du canard (objet de foie et vecteur de rationnalité) etc.
N'ayez pas peur.
* il faut, je crois, couper court à toutes les tentatives d'abrutissement des masses.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Aujourd'hui, les élèves osent soutenir qu'ils ont bon lorsqu'ils ont faux. Et sur un ton qu'on leur demande de rabattre. Ils ont perdu la distance enfant/adulte.
Écrit par : une hussarde | 03 février 2009
C'est déjà la deuxième génération (au moins).
Je peux vous donner l'exemple d'un adulte, recalé à une prestation de kata pour l'obtention d'un grade de judo, qui vient protester en accusant le jury (composé de prof bien plus gradés que lui) d'incompétence et en disant textuellement : "de toutes manières, je sais déjà tout, je n'ai pas besoin de continuer à pratiquer le judo".
Inutile de dire qu'il a été viré avec pertes et fracas par le président de la ligue.
Ecrit par : yann | 03 février 2009
Watch the witch !
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
J'ai reçu par courriel le texte qui va suivre… Brighelli, j'aimerai savoir si je dois le considérer comme une analyse de la réalité et comme tel comme une évidence s'imposant à tous, comme un texte politiquement incorrect, juste, mais réservé à une élite qui sait que les autres ne doivent pas savoir, ou encore un texte islamophobique participant au combat entre le bien et le mal, ou le mal et le mal.
Comme ce n'est pas un texte bouchon et qu'à la limite il peut faire réfléchir, je suis sur que vous aurez une attitude respectant la liberté de pensée, et de dire, et la pédagogie de la connaissance.
Connu, je pense, mais utile à rappeler!!
Les Juifs et l'Islam…
> >
> > La population musulmane mondiale est approximativement de
> > 1.200.000.000 (un milliard deux cent millions) soit 20% de la
> > population mondiale.
> > Ils ont reçu les ' prix Nobel ' suivants :
> >
> > Littérature:
> > > 1988 - Najib Mahfooz
> >
> > Paix:
> > > 1978 - Mohamed Anwar El-Sadat
> > > 1994 - Yaser Arafat
> >
> > Physique:
> > > 1999 - Ahmed Zewail
> >
> > Médecine:
> > >Vide
> >
> > La population juive mondiale est approximativement de 14.000.000 (14millions) soit 0.02% de la population mondiale.
> > Ils ont reçu les ' prix Nobel ' suivants :
> >
> > Littérature:
> > > 1910 - Paul Heyse
> > > 1927 - Henri Bergson
> > > 1958 - Boris Pasternak
> > > 1966 - Shmuel Yosef Agnon
> > > 1966 - Nelly Sachs
> > > 1976 - Saul Bellow
> > > 1978 - Isaac Bashevis Singer
> > > 1981 - Elias Canetti
> > > 1987 - Joseph Brodsky
> > > 1991 - Nadine Gordimer
> >
> > Paix:
> > > 1911 - Alfred Fried
> > > 1911 - Tobias Michael Carel Asser
> > > 1968 - Rene Cassin
> > > 1973 - Henry Kissinger
> > > 1978 - Menachem Begin
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> >
> > Les juifs ne manifestent pas dans les rues exposants leurs cadavres, criant et chantant pour demander revanche.
> >
> > Les juifs ne pratiquent pas le lavage de cerveau de leurs enfants dans des camps militaires, leur enseignant à se faire exploser en causant le maximum de morts parmi les non croyants.
> >
> > Les juifs ne prennent pas les avions en otage, ni ne tuent les athlètes des jeux olympiques.
> >
> > Les juifs ne font pas la traite des esclaves, et n'ont pas de leaders appelant au Jihad et à la mort de tous les infidèles.
> >
> > Les juifs n'ont pas de ressources économiques dans le pétrole.
> > Peut être que les musulmans du monde devraient considérer investir plus dans l'éducation de leurs enfants plutôt que de blâmer les Juifs comme la cause de tous leurs problèmes....
> >
> > Quelles que soient vos ressentiments vis-à-vis de la crise entre
> > Israël et les Palestiniens et les pays arabes voisins, même si vous pensez qu'il y a plus de culpabilité du coté Israélien, les deux phrases suivantes parlent d'elles-mêmes :
> >
> > Si les arabes du monde déposaient leurs armes aujourd'hui, il n'y aurait plus de violence !
> >
> > Si les Juifs déposaient leurs armes aujourd'hui, il n'y aurait plus d'Israël !
Ce à quoi, j'ai personnellement ajouté :
Les jurés des prix Nobel devaient être très infiltrés par les juifs… Mais c'est sans doute de la médisance.
Oui, mais les musulmans, ils ont Mahomet ! ! ! Mais est-ce bien suffisant ?
Oui, cela confirme bien que la haute culture est la digne compagne du capitalisme financier. Mais c'est une analyse marxiste et Marx n'est plus à la mode.
Oui, c'est peut-être un peu unilatéral, mais cela fait réfléchir. Brighelli approuvera sûrement qu'on puisse discuter ce genre de propos.
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
Felts, votre post est d'une rare bêtise, parce qu'il préétend prouver quelque chose qui, ici, n'a pas de sens.
Les Arabes (si vous préférez que je dise : les Musulmans, pas de problème) ont fondé une très brillante civilisation, répandu (par le fer et par le feu - comme toutes les civilisations) sur des territoires gigantesques. Si l'on vous soigne aujourd'hui, c'est parce que les musulmans doctes ont fait passer l'héritage antique, et que des médecins musulmans - et juifs, on ne faisait pas la différence, voir à Montpellier la liste des grands maîtres depuis le Moyen Age - les ont approfondis. En particulier, toute l'allopathie est sortie de la médecine arabe. Alors, comparez des choses comparables. Je n'en reviens pas qu'un esprit qui fut brillant aligne ce genre de pauvretés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 février 2009
Au fait ? C'est quoi cette histoire de la suppression du stage qui existait en 2nd année de l'IUFM ? C'est un des deux arguments exposés pour inciter à la mobilisation avec la suppression de l'IUFM.
demande Méryl
La contestation de la suppression du stage n'a rien d'idéologique ; elle est parfaitement justifiée par le bon sens. Le stage consistait à passer un an dans un établissement scolaire (un collège et un lycée) avec deux professeurs chevronnés de sa discipline.
On assistait à des cours (stages en observation) et on enseignait soi-même seul avec (et/ou sans) son tuteur au fond de la classe : stage en responsabilité.
C'est ainsi que j'ai appris les "ficelles du métier" (les IUFM n'existaient pas encore); une sorte de "compagnonage" en somme.
Nous avons été plusieurs sur ce blog a dire que la suppression de ce stage était une erreur.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
compagnonnage avec deux n !
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Curieux quand même cet "oubli" d'Abdus Salam, prix Nobel de physique 1979.
Vous devriez lire ce qu'il a écrit au sujet de l'Islam. De l'histoire des sciences en monde musulman et notamment du passage de la scientificté à la tradition.
S'il ne fallait pas en oublier un, c'est bien lui. D'autant que la liste n'est, effectivement, pas très longue.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
scientificité.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Felts, votre post est d'une rare bêtise, parce qu'il préétend prouver quelque chose qui, ici, n'a pas de sens.
Le "sens" s'acquiert-il par la preuve? si Oui, pourquoi vouloir nier cette démarche en déclarant que prétendre prouver relève de la "bêtise rare"?
La démarche historico-partielle proposée par Brighelli peut être considérée comme preuve valable contre la démarche historico-partielle proposée par Felts?
Qu'entendons-nous par "Juif" et "Musulman"? Quels sont nos images mentales depuis lesquelles nous procédons?
Y-a-t-il moyen de s'en entendre sans lâcher le mot bêtise au premier "bruit"?
Qui empêche le dialogue? Pour quelles raisons?
Voilà quelques questions auxquelles nous avons le devoir éthique de répondre.
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
Avant que la question ne déborde sur ma faute de syntaxe, (s'en) je corrige. Je tiens à dire que je le fais dans un souci de dialogue et non pas pour soigner mon ego. Ce n'est donc pas une tailleboudinade (de celles qui sont tant aprréciées en ces lieux)
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
Vous devriez lire ce qu'il a écrit au sujet de l'Islam. De l'histoire des sciences en monde musulman et notamment du passage de la scientificté à la tradition.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Et du passage de la tradition à la modernité: les iraniens viennent de mettre en orbite autour de la terre un spoutnik. Les guerres froides ou chaudes comme facteur du progrès scientifique et technologique.
Ecrit par : buntovchik | 03 février 2009
Voyez la prestation video d'un des portes-flingues dont le Capo di tutti i capi a flanqué le chevalier du Rio Branco dans sa quête * :
Un riquiquisitoire contre l'école républicaine tout en prétendant la défendre. Je dirai même une lotion anti-grip, pour faciliter le glissement de ce qui reste de l'école républicaine vers le néant.
Capable de dire tout et son contraire en une même phrase. Mais c'est (très) éclairant.
Quelques extraits et commentaires :
"Le socle commun définit un contenu terminal exigible".
Il est quasi vide et quand les gens s'en aperçoivent, c'est déjà trop tard (quand le cycle de la machine est fini, le lavage du cerveau est achevé).
(40min35) "Nous offrons la possibilité, accompagnés par des professionnels compétents, des professeurs qui le souhaitent ou des assistants d'éducation, des jeunes qui seront plus tard de futurs professeurs, en tout cas des candidats aux concours – malgré tout, il y a la barrière des concours"
Que veux tu faire plus tard ? Attention, pas trop tôt : plus tard mais après : dans le futur ! Le futur, pour beaucoup des soclés, ça ne sera pas plus tard. C'est quand il est déjà trop tard.
L'enseignant est vu comme une sorte de bobologue remédiant, spécialiste du vide structurant. Je comprends alors qu'on envisage de faire de la masse des assistés d'éducation, le vivier de tous les enseignants recrutés sur concours de conformité.
(43 min 55) "Je vais me lâcher un petit peu, si vous me permettez **. Je ne suis pas trop théoricien ce soir. Mais, je crois que c'est une assurance qualité que d'avoir cette référence. Pourquoi ? parce que – je ne sais pas ce que vous faites les uns et les autres – si d'aventure, vous étiez dans des lieux difficiles, avec un besoin de liberté absolue pour atteindre les objectifs. Pas emprisonné par des programmes d'enseignement qui ont leur logique dans des horaires, qui ont leurs exigences, ce que fait la DGESCO, par parenthèses, des grilles horaires. Et bien, si vous aviez envie d'expérimenter quelque chose, de sortir un petit peu de ce carcan, de vous donner de l'air – d'abord, la loi vous le permet, l'article 34 de la loi d'orientation des programmes vous permet d'expérimenter dans les établissements – et bien, le socle commun vous donne, vous fixe la ligne d'horizon, vous fixe la ligne à suivre, et permet cette liberté pédagogique." (45min10)
La ligne d'horizon confondue avec la ligne à suivre. J'en suis confondu. La liberté façon Frackassé !
Pour ceux qui hésiteraient encore sur la nature du Moloch : est-ce assez clair ?
http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/site/rectoratCreteil/lang/fr/quels-savoirs-pour-demain
* Surnommé Demembriniator, au Moloch. Alias Gambino (contraction de gamberge et de bambino)
** je ne sais pas pour vous, mais quand j'entends ça, je suis rempli instantanément d'un mélange de curiosité irrépressible et de terreur primitive.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Si l'on vous soigne aujourd'hui, c'est parce que les musulmans doctes ont fait passer l'héritage antique, et que des médecins musulmans - et juifs, on ne faisait pas la différence, voir à Montpellier la liste des grands maîtres depuis le Moyen Age - les ont approfondis. En particulier, toute l'allopathie est sortie de la médecine arabe.
Ecrit par : brighelli | 03 février 2009
Si je puis me permettre, Aristote, Hippocrate, Galien, les médecins grecs, arabes, juifs de l'Antiquité, du Moyen-Age, et même jusqu'au XXe siècle ont proféré tellement de conneries que je ne peux pas vous approuver.
La médecine arabe (ou juive, ou grecque, ou tibétaine) ? Mouahahahahaha !!!
Ecrit par : yann | 03 février 2009
Yann, là vous déconnez sévère !
Aristote est le premier penseur du continu. Certes, sa pensée n'a pas, historiquement, produit de la connaissance efficace. Mais, à l'inverse, peut-on pour autant affirmer que l'efficacité pratique est le premier critère de scientificité ?
Ne vaudrait-il pas, un peu, que nos modernes (re)lisent Aristote ?
Il est utile, en ces temps troublés, de redevenir des stagiaires du Stagirite !
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Mon post, d'une rare bêtise, est un courriel reçu ce matin et avec lequel je n'étais pas forcément d'accord (au moins dans sa globalité) mais il faisait réfléchir. La seule opinion personnelle sérieuse était : « Oui, cela confirme bien que la haute culture est la digne compagne du capitalisme financier. Mais c'est une analyse marxiste et Marx n'est plus à la mode. »
Afin que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas écrit : je ne dis pas que les juifs sont tous des capitalistes financiers, mais j'écris, que le capitalisme financier est dominé par un groupe de pression juif… Ce qui pour rien au monde ne me rendra antisémite, mais me fait depuis longtemps souhaité la mort du capitalisme, mortifère pour notre humanité.
Les données historiques partielles que je donne sont du XX eme siècle… Celle de l'intelligence suprême dâte un peu. Ceci dit, ce texte dit d'une rare bêtise souligne la nécessité du travail scolaire. Ce qui dans un blogue comme “Bonnet d'âne” n'est pas sans intérêt. Et énonce le caractère dévastateur d'une religion qui se fige dans ses “principes” plutôt que de prendre en compte notre réalité.
Brighelli, le cervelet, c'est derrière, le cortex, c'est devant. Quand on est brillant, c'est avec le cortex, pas avec le cervelet… Et quand on se pinte aux corticoïdes, cela accélère les choses… Ne vous inquiétez donc pas pour moi. Tant que je suis capable de percevoir vos carences, c'est que je suis toujours du voyage.
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
Nous avons été plusieurs sur ce blog a dire que la suppression de ce stage était une erreur.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
mais elle permet des économies importantes, il ne faut pas chercher plus loin!
Ecrit par : Retraitée | 03 février 2009
CS a écrit : "Ce qui aidera ceux que vous détestez le plus à tirer fort aisément leur épingle du jeu, et aux autres de dégager. Vraisemblablement."
Vous auriez dû faire une thèse bidon en sciences de l'éduc pour devenir un petit facarien.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Ca va pas non?
Retraitée m'a devancé. La seule raison pour laquelle l'année de stage a été supprimée est qu'elle était rémunérée. Pas à chercher plus loin. La vraie réforme de la mastérisation est là.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Robin a écrit : "Nous avons été plusieurs sur ce blog a dire que la suppression de ce stage était une erreur."
Je suis d'accord avec vous, Robin : il faut un stage de (re)mise à niveau en aristotélicisme avant toute entrée dans le métier.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Qui empêche le dialogue? Pour quelles raisons?
Voilà quelques questions auxquelles nous avons le devoir éthique de répondre.
Ecrit par : Lisa | 03 février 2009
" Pourquoi est-ce que Les versets sataniques ont excité la fureur des mollahs iraniens et de foules musulmanes ?
Pourquoi Théo Van Gogh a-t-il été assassiné ?
Pourquoi y a-t-il polémique avant la sortie d’un un livre sur Aïcha, épouse de Mahomet, mariée à neuf ans et condamnée au veuvage à vie dès l’âge de dix huit ans ?
Pourquoi les caricatures danoises ont-elles provoqué une onde de choc ?
Pourquoi Redecker a-t-il été menacé de mort ?
Pourquoi Geert Wilders est traîné devant la justice des Pays-Bas ?
Pourquoi … ???
En résumé : pourquoi est-ce que la liberté d’expression est si redoutée par les musulmans et, par voie de conséquence, par ceux qui sont amenés à les côtoyer ?
C’est que tout ce beau monde sait que le prophète est nu, que le Coran contient des enseignements malsains et qu’une terrible thérapie est depuis longtemps échue, afin de tenter une guérison de la dernière chance. La survie ou la mort de l’islam sont engagées."
Ecrit par : Liberté ! | 03 février 2009
"Liberté" a écrit : "En résumé : pourquoi est-ce que la liberté d’expression est si redoutée par les musulmans et, par voie de conséquence, par ceux qui sont amenés à les côtoyer ?"
Liberté *, je vous incite à vous faire une cure en boucle de
http://fr.youtube.com/watch?v=zrzMhU_4m-g
Peut-être cela vous aidera-t-il à une réflexion un peu plus COMPLETE sur la question de l'Islam dans les sociétés du début de ce siècle ?
* toujours, j'ai détesté les illusionnistes qui se parent de tes oripeaux.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Par les vociférations antimusulmanes, n'empêche-t-on pas l'émergence d'un pape musulman ?
N'est ce pas la pire des options ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Les commentaires ont déjà sorti les couteaux quand j'arrive..
Je tiens seulement à dire que tel quel - et tel quel, je ne l'aurais sans doute pas rédigé parce qu'il ne fait, me semble-t-il qu'une moitié du chemin - le coup de gueule de JPBrighelli va dans le (très) bon sens.
Ensuite, ensuite évidemment, reste l'autre moitié évoquée du chemin (restructurer l'école, fusionner primaire et collège pour une scolarité obligatoire dissociée des objectifs du lycée, y disposer de maîtres polyvalents pour un encadrement à mi-temps de référence citoyenne (le gros mot ...) etc.) ...
Et là assurément des divergences.
Mais sur le coup de gueule, accord.
Et l'analyse associée, si elle ne couvre pas tout le champ du problème, est largement pertinente.
Ecrit par : Sejan | 03 février 2009
Je pense que l'école a un travail important à faire sur le "racisme". A travers l'instruction civique (les profs de français peuvent s'en charger), en complément des cours d'histoire et de géographie. Hist/géo : pas en light, mais en profondeur, sans abnégation de certaines périodes de l'histoire.
Quant aux adultes : je trouve dangereux autant l'extrême droite que l'extrême gauche.
Ce type de parti travaille avant tout sur les "masses" en leur signifiant qu'ils ne sont rien, mais que "eux", sont là pour les sauver afin de leur redonner puissance et richesse. Cruelle utopie. Mais le racisme est un enjeu politique totalement intégré par ces mouvements.
Si je puis me permettre, Amélie n'est pas raciste, elle ne cherche pas à nourrir l'intolérance, elle parle d'un sujet qui est politiquement incorrect et qui dérange. Et pourtant ..... tout le monde en parle en chuchotant........................
Dachau pasteur Martin Niemoller
"Quand ils sont venus
Chercher les communistes
je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste
Quand ils sont venus
Chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus
Chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne
Pour protester."
Ecrit par : carole | 03 février 2009
C’est que tout ce beau monde sait que le prophète est nu, que le Coran contient des enseignements malsains et qu’une terrible thérapie est depuis longtemps échue, afin de tenter une guérison de la dernière chance. La survie ou la mort de l’islam sont engagées."
Ecrit par : Liberté ! | 03 février 2009
Le texte est signé par Pascal Hilout qui est musulman, sur Riposte Laïque.
Il a aussi un site:
http://nouvel-islam.org/spip.php?article138
Ecrit par : Liberté, j'écris ton nom ! | 03 février 2009
Tant qu'il y aura des commentaires à la con, je posterai en boucle ceci :
Je vous recommnade de visionner avec vos élèves ou enfants l'extrait du Sacré Graal (http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel).
Vous pourriez en faire une analyse épistémologique très riche : rôle de l'expérience dans l'éclatement (dans tous les sens du terme) de la Vérité, dialogue de la raison et de l'expérience, rôle de la maïeutique dans le déploiement de l'intelligence, l'histoire de la pensée rationnelle, l'universalité du canard (objet de foie et vecteur de rationnalité) etc.
N'ayez pas peur.
* il faut, je crois, couper court à toutes les tentatives d'abrutissement des masses.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
La seule façon intelligente de persister à mettre un peu de "Lumières" là où il fait sombre est, je crois, de persister à entretenir des centres culturels et des lycées français dans tous les pays du monde.
Mettez-y dehors les pédagols !
Mais c'est du second degré...
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Je suis d'accord avec vous, Robin : il faut un stage de (re)mise à niveau en aristotélicisme avant toute entrée dans le métier.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Il est indispensables pour les professeurs de Lettres. Savez-vous que le mot "catastrophe" vient de "kata strophé", mot employé par Aristote dans la "Poétique" pour désigner la chute d'un récit, d'une tragédie ?
La pensée d'Aristote est à l'origine de la grammaire avec des notions telles que la substance (upokaimenenon) et l'accident. Le sujet, le verbe, l'adjectif viennent de là.
Aristote est indispensable pour la formation morale : "la vertu est la tension entre deux extrêmes" : le courage, par exemple, se tient à mi-chemin entre la témérité dont il conserve l'énergie et la lâcheté dont il conserve la prudence. Mais ce n'est pas un "juste milieu", c'est une vertu.
Pour la formation logique aussi. La raison repose sur trois principes intangibles : l'identité, la non-contradiction et le tiers exclu.
Hegel les a remis en cause, plus près de nous Werner Heisenberg et son principe d'incertitude et les mathématiques modernes (Gödel), mais il faut en passer par là, comme il faut se rendre à l'école primaire pour y apprendre à lire, à écriire et à compter.
Aristote, école primaire de la pensée. C'est un grand compliment que de dire cela...Nous sommes des nains perchés sur les épaules de géants (Pascal)...Et Aristote est le plus grand d'entre eux.
La métaphysique : le "premier moteur" (primum mobile) d'Aristote n'a jamais poussé qui que ce soit au fanatisme. C'est peut-être pourquoi Voltaire, qui n'était point athée, l'a repris.
La physique (Ta Phusiké) qui découle de la métaphysique et sans laquelle elle n'existerait pas. Voyez par exemple la question du mouvement, intiment lié dans la généalogie historique des interrogations scientifiques à la question du "premier moteur".
Et bien sûr les sciences naturelles, l'observation, la classification, l'étude émerveillée de ce qui est.
Aristote montre la terre, Platon, le ciel.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Merci Robin, je pense que vous savez ce qu'interdisciplinarité voudrait vraiment dire.
Mais dans un meilleur monde.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Mais, à l'inverse, peut-on pour autant affirmer que l'efficacité pratique est le premier critère de scientificité ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
De scientificité, non, mais en matière de médecine, demandez donc à Felts ce qu'il en pense !
Ecrit par : yann | 03 février 2009
"Tant qu'il y aura des commentaires à la con, je posterai en boucle ceci"
Désolé, mais c'est tellement lourdingue qu'on arrête au bout de 30 secondes.
En tout cas cela nous convainc de lutter contre tout retour au moyen-âge et d'éviter les chasses aux sorcières, hérétiques de la foi actuelle qui se nomme le politiquement correct. Merci.
Mais, était-ce bien ce dont vous vouliez nous instruire ?
Ecrit par : Liberté, je crie ton nom ! ! | 03 février 2009
Yann : accepteriez vous d'être qualifié de technicien vétérinaire ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
" Pourquoi est-ce que Les versets sataniques ont excité la fureur des mollahs iraniens et de foules musulmanes ?
Ecrit par : Liberté ! | 03 février 2009
Parce qu'ils ne savent pas lire.
D'où l'intérêt d'insister sur l'instruction.
Ecrit par : yann | 03 février 2009
"En tout cas cela nous convainc de lutter contre tout retour au moyen-âge et d'éviter les chasses aux sorcières. Mais, était-ce bien ce dont vous vouliez nous instruire ?"
Chasse aux sorcières musulmanes ?
Repeat
http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel).
Until comprendo
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
@ Guy Morel :
« Bon, on va continuer longtemps là-dessus sur ce blog, ou on réattaque côté programmes ? »
Vous avez plusieurs fois dit que pour vous, le problème ne réside pas dans les méthodes, mais dans les programmes.
C'est peut-être vrai pour le primaire, mais n'êtes-vous pas frappé par le fait que la réforme du lycée a failli s'appliquer sans que nous ayons jamais eu connaissance des nouveaux programmes ?
On nous a parlé (et on parle encore) sans cesse de "modules", de "semestres"... ne pensez-vous pas que tout cela a pour but de nous ancrer dans la pédagogie de projet ?
L'entretien que vous avez reproduit, avec la chercheuse (N. Bulle, si je me souviens bien) présentait le futur collège comme un ensemble de modules avec des thèmes comme "l'énergie", ou je ne sais quoi...
Vous n'êtes pas frappé par le fait que ces gens-là semblent obsédés par la structure des cours, plus que par leur contenu ?
Après tout, nous profs de lettres avons obtenu de travailler encore sur des textes littéraires alors qu'il était question de privilégier des publicités ou des manuels de magnétoscopes... avons-nous évité la dégradation de notre discipline pour autant ?
C'est une vraie question. Je sais que vous avez été chauffé par Amélie, mais répondez-moi sans vous énerver, si possible.
Ecrit par : sanjuro | 03 février 2009
Aucune raison de m'énerver sur ce sujet - d'ailleurs je ne l'étais pas davantage par Amélie : ce n'est pas parce que quelqu'un me bassine avec ses obsessions que je m'énerve.
Donc, deux choses :
1- Nathalie Bulle, invitée par RE et j'espère que c'est pour lui faire perdre du poids, raconte des niaiseries. Cela n'est guère discutable. Pédagogie de projet, sans doute.
2-Poser la question des programmes de français au collège et au lycée suppose résolue la question des programmes du primaire, celle de la conception du primaire ( jusque 11 ans comme aujourd'hui, ou quoi d'autre ?) et enfin la question de la formation générale ( on sait bien, et cela ne date pas d'hier que les "littéraires" ont une culture scientifique très insuffisante voire inexistante, donc, il ne s'agit pas de pétitionner pour la L, mais de revoir tout le plan de formation).
Cela fait plus de deux choses et ce n'est pas très clair. Mes excuses; on y reviendra.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Yann : accepteriez vous d'être qualifié de technicien vétérinaire ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Je ne vois pas le rapport.
Bon, j'éclaircis, avant qu'on ne retombe dans un débat sur les bouchers : je retire Aristote, et affirme que les médecins depuis Hippocrate en passant par les arabes qui étaient le point de départ de ma réflexion ont dit d'innombrables conneries depuis la nuit des temps.
Et que la médecine arabe mère de toutes les médecines, thèse de JPB, ça me fait hurler de rire.
A part ça, je lèche respectueusement les sandales d'Aristote et d'Eratosthène.
Ecrit par : yann | 03 février 2009
Eratosthène n'est pas responsable de ce que ses modernes en font ("Nos grecs et leurs modernes" n'est pas un titre pertinent)
En revanche, que l'humanité ait tiré bénéfice pendant ces 4 derniers siècles de la révolution galiléenne, c'est globalement patent *.
Mais, si on regardait de temps en temps, deux coups plus loin ?
* cela a exactement le même sens que le "globalement positif" de Marchais : ce sont les antibiotiques contre Hiroshima.
Il faut dépasser.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Until comprendo
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Inutile, économisez-vous .
Ecrit par : Liberté, je crie ton nom ! ! | 03 février 2009
François Bégaudeau: ‘Students feel humiliated’
“FOR most kids, school is where they go to get bored,” says the charismatic star of The Class, François Bégaudeau. “And six or seven years of your life is a long time to be bored. We need to change the method a bit. It could be a more fun place, more lively, we could do things better.”
Bégaudeau est un nain perché sur l'épaule de la géante Angleterre.
http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/education/article5626679.ece
Ecrit par : charismatic star | 03 février 2009
@Robin
"comme il faut se rendre à l'école primaire pour y apprendre à lire, à écriire et à compter. "
et à calculer, Robin. Sinon c'est l'école de Falloux, celle du "socle" quoi.
Et vive Aristote !
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Toutes mes excuses pour le pléonasme "généalogie historique" généalogie suffira !
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
@Amélie
Simple aussi quand vous décrétez que je la ramène sur ce que je ne comprends pas. Belle démonstration et argumentation.
Ecrit par : Amélie | 02 février 2009
Ce post de vous, je suis allé le chercher au début du débat.
Il me semble que le premier post de ce fil était de moi. Je m'y inquiétais des faiblesses ou des complaisances de l'État républicain à l'égard de tous les cléricalismes et je concluais par "on a le racisme qu'on mérite".
Je ne vous ai pas vu argumenter là-dessus.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
substance (upokaimenenon)
J'ai rajouté une syllabe de trop, décidément !
"Upokaimenon" (mot à mot, "ce qui se tient au-dessous de") que les latins ont traduit pas "substantia" et nous par "substance" ou par "subjectum" (le sujet pensant cartésien puis kantien qui doit être présent à toutes mes représentations).
L'idée de "permanence" (les lois, les principes), le principe même de la science, mais les Grecs avaient aussi un sens aigu du contraire ("Panta Rei", tout change sans cesse, tout s'écoule, "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve"). L'opposition entre les phénomènes et l'essence.
Toute la pensée occidentale (la science en particulier) naît de cette opposition Parménide/Héraclite : l'Etre est, le non-être n'est pas (Parménide). Rien n'est, tout devient... "Le devenir, synthèse de l'Etre et du non-Etre" (Héraclite).
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
François Bégaudeau: ‘Students feel humiliated’
“FOR most kids, school is where they go to get bored,” says the charismatic star of The Class, François Bégaudeau. “And six or seven years of your life is a long time to be bored. We need to change the method a bit. It could be a more fun place, more lively, we could do things better.”
Bégaudeau est un nain perché sur l'épaule de la géante Angleterre.
http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/education/article5626679.ece
Ecrit par : charismatic star | 03 février 2009
Et pourquoi PRÉCISÉMENT les élèves s'emmerdent ?
Parce qu'ils ont des profs comme Bégaudeau, tiens !
Raisonnement logique : dans quelle situation Bégaudeau a-t-il bien pu s'apercevoir que les élèves s'ennuyaient à mourir, sinon dans SON propre cours ?!
Hein ?
Et c'est ce gars là qui vient nous emmerder , nous, parce que lui-même est "le plus mauvais professeur de France" (selon l'expression de Natacha Polony, je crois) ?
Non mais je rêve !
Ecrit par : Manu | 03 février 2009
@L'UNIVERSITÉ EN GRÈVE
http://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=3fead059af&view=att&th=11f3b7ea4e0b8045&attid=0.1.0.1&disp=vah&zw
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Le point titre : "le pape ne cède rien sur le fond"
de commerce ?
Il a bien raison : si on cède sur les droits d'auteurs, n'importe qui pourrait reprendre le flanc beau.
Même les velocirapteurs de la spiritualité doivent être protégés.
Sous peine de disparition de l'espèce et de diminution de la devodiversité.
Est ce cela que nous voulons ?
http://www.lepoint.fr/actualites/interview-eveques-lefebvristes-le-pape-ne-cede-rien-sur-le-fond/920/0/313246
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
je corrige : le flan beau !
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Toute la pensée occidentale (la science en particulier) naît de cette opposition Parménide/Héraclite : l'Etre est, le non-être n'est pas (Parménide). Rien n'est, tout devient... "Le devenir, synthèse de l'Etre et du non-Etre" (Héraclite).
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Merci Robin. C'est rafraîchissant Parménide et Héraclite.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
A part ça, je lèche respectueusement les sandales d'Aristote et d'Eratosthène.
Ecrit par : yann | 03 février 2009
Aristote a dit d'énormes bêtises qui ne tiennent plus aujourd'hui(sur les "graves", le "lieu naturel", les sept sphères, j'en passe et des meilleurs).
Mais comment pouvait-il faire autrement ? Ce qui importe, c'est qu'il a mis la pensée en mouvement et comme l'a dit G. Bachelard, je crois, dans le domaine de la science, les erreurs sont aussi importantes que les vérités.
Il s'est trompé grandement parce qu'il a pensé grandement (Nietzsche).
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
La presse : "Le Clémenceau finira remorqué en Grande Bretagne ?"
Il avait des hélices au cul, dommage qu'à présent, ce ne soient pas les siennes".
PS : ceci n'est pas un message homophobe.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Robin a écrit : "Aristote a dit d'énormes bêtises qui ne tiennent plus aujourd'hui"
N'en rajoutez pas : la gravitation n'est pas moins un mystère aujourd'hui qu'à l'époque d'Aristote !
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
LES DONNEURS DE LEçONS et la question des limites.
Sur ce blog, à une exception près, le ravi, tous les intervenants sont contre le “psycho-pédagogisme” et pour le “retour” aux savoirs. Je n'entre pas dans les nuances. Politiquement, c'est assez hétérogène mais reflète assez bien l'ambiance du milieux enseignant, dominante d'une gôche déçu…
Fort curieusement, pour des gens policés, des écarts surviennent. On a pu voir que sur Internet, c'est fréquent. Mais chez des gens “éduqués”, on pouvait espérer !… L'outil, tel qu'il existe, favorise, semble-t-il ce genre de pratique.
D'où la nécessité d'un administrateur. Celui-ci a choisi, du fait de ses multiples activités, d'intervenir le moins possible et de NE PAS PRATIQUER LA CENSURE… Sage décision… Seule les textes bouchon, très long et n'apportant que du vent, méritent qu'on les supprime.
Pour le reste, l'argumentation, quelquefois l'indifférence, sont les réponses à apporter à ce qui fait problème.
Derrière l'unanimisme anti-psycho-pédagogique, des débats… et des insultes fleurissent, où les donneurs de leçon, et le premier d'entre eux, font ressortir leurs mérites (ce qui se conçoit) mais pour mieux enfoncer l'interlocuteur(trice) qui relèvent des contradictions, des insuffisances, des références ou des soumissions au politiquement correct… Manifestement même les leaders de la résistance au “n'importe quoi” ne savent pas évaluer que le vecteur intellectuel de toute les erreurs qu'ils dénoncent, est le politiquement correct (exclusivement destiné à faire avaler le virus de l'exploitation de l'homme pas l'homme par l'image du sociétalisme imbécile, pendant que les “purs” agitent leurs petites menottes en hurlant : c'est la faute au Capital).
Il y a quelques temps, l'idée de choc des Civilisations m'apparaissait un concept réactionnaire. J'avais lu des articles dessus et leur dénonciation apparaissait cohérente. Sans prétendre maintenant que tout passe par là, l'analyse de la réalité montre qu'il y a de la matière derrière cette opposition. C'est la lecture de ce phénomène qui peut lui donner une dimension réactionnaire ou progressiste : affrontement entre deux ou trois impérialismes (occidental déclinant, pétro-intégriste fleurissant et Sino-Oriental hyper capitaliste) ou bien aussi combat pour de vrais et fausses valeurs (démocratie, intégrisme religieux, boudhisme mercantile).
Manifestement sur ce blog, la dénonciation-défense de Darcos semble l'horizon indépassable pour éviter les glissements sémantiques, source de reflexes conditionnés plutôt que de réflexions créatrices.
Une participante, par sa pratique quotidienne, est très préoccupée par la montée de l'intégrisme islamique en France et dans les écoles de la république. Au lieu de prendre en compte son soucis étayé d'ailleurs par des œuvres nombreuses et de multiples témoignages, d'essayer d'apporter des réponses partielles ou générales à cette question bien réelle, on la traite d'anti-arabe, d'islamophobique et d'aller de faire voir du côté du Moyen-Orient… Sûrement pour renforcer les nombreux communautaristes français venus soutenir leurs frères de misère dans la promotion de l'homosexualité chez les intégristes musulmans.
Marx, qui a pu se tromper sur quelques points, était dans le vrai quand il disait que la religion était l'opium du peuple. Quand on écrit que la religion islamique est l'opim des peuples arabo-musulmans, mais que, en plus on se désole de voir qu'on veut nous imposer ses méfaits en France… la réponse Morelo-brighellienne est “JPB, tu la vires.” et “Madame, si vous continuez nous faisons sauter vos textes. Vous êtes une raciste.”
J'avais intitulé cette note : LES DONNEURS DE LEçONS et la question des limites.
N.B.: j'espère que ceux qui ne sont pas d'accord, argumenterons plutôt que d'investir dans la lettre de cachet.
Quand à ceux qui sont d'accord, qu'ils n'hésitent pas à le dire. L'approbation silencieuse cela marche par temps de vote. Sinon c'est insuffisant. Cf les laïques maghrébins qui se taisent, ce qui ne favorise pas leur cause… Il est vrai qu'on sait créer l'ambiance autour d'eux pour qu'ils se la bouclent.
Il ne faut pas avoir peur du politiquement correct médiatiquement dominant : il est construit sur un rapport plus qu'ambigu entre le profit pour une minorité et la “noblesse” du message pour le bon peuple… Cela ne peut marcher éternellement !
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
Roger, arrêtez de ne pas nous en faire un film ou alors faites-le sur le modèle de :
http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel).
Il pourrait s'appeler "L'errance d'Arabie" ou "Justin Ryadou, on n'a pas les mêmes valeurs" ou "Fêle, fêle, la fracture sociétale".
Après tout, comme Raimu pour Orane, vous valez bien la palmeraie d'or.
C'est pas comme ce Bégaudeau qui ne descend même pas du mont Bégo.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Toute la pensée occidentale (la science en particulier) naît de cette opposition Parménide/Héraclite : l'Etre est, le non-être n'est pas (Parménide). Rien n'est, tout devient... "Le devenir, synthèse de l'Etre et du non-Etre" (Héraclite).
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Ce qui rejoint la doctrine du par-delà (Prâjña Pâramitâ) dans la pensée du bouddhisme tibétain : tout est impermanent car, tout étant composé, tout se décompose et se recompose sans cesse. Rien n'est chose en soi. C'est la parisienne Alexandra David Néel qui a rapporté ce texte lors d'une de ses incursions clandestines au Tibet (début du 20e siècle).
Ecrit par : Magister | 03 février 2009
la Parisienne (elle mérite bien cette majuscule-là).
Ecrit par : Magister | 03 février 2009
Vous n'êtes pas frappé par le fait que ces gens-là semblent obsédés par la structure des cours, plus que par leur contenu ?
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
C'est le pédagogisme qui persiste en filigrane car, n'en doutons plus, il est devenu endogène. Les sciences de l'éducation sont assez élastiques (car issues de la pensée chewing-gum) pour se remouler de mille et une façons et réapparaître telle une tache indélébile, voire une pigmentation congénitale.
Ecrit par : Magister | 03 février 2009
Au fait ? C'est quoi cette histoire de la suppression du stage qui existait en 2nd année de l'IUFM ? C'est un des deux arguments exposés pour inciter à la mobilisation avec la suppression de l'IUFM.
Salut copain étudiant, cette suppression de stages à partir du CAPES 2010 résulte tout simplement de la "Masteurisation des étudiants":
A la place d'avoir un stage payé -notion non négligeable à retenir- où on alterne bahut/IUFM, on aura un troisième semestre de master ( en M2 donc) qui nous préparera vraissemblablement au concours, puis concours ou pas (que l'on passera en janvier avec les examens de M2) on aura un stage "pro" au 4ième et dernier semestre de master.
Enfin, à condition d'être admissible, on passera les oraux du CAPES/Agreg en juin avec l'examen du 4ème semestre de Master.
En fait on perdra 6 mois de CAPES "pratique", qui est à mon humble avis indispensable et 1 an de salaire... ce qui est clairement non négligeable...
Ce qui fait deux bonnes raisons, au moins!, d'aller manifester et surtout de bosser son-ses- concours...
Voili voilou...
Concernant notre génération, fais comme moi: coupe les ponts et reste avec des gens plus agés, quelquefois moins sots... Les filles sont bien souvent plus intéressantes, et puis même si elles ne le sont pas, elles ont d'autres atouts à faire valoir, mais ça, c'est une autre histoire.
Portes-toi bien!
Vincent
Ecrit par : Matheutorduquisesentmoinsseulsurceblog | 03 février 2009
"Les sciences de l'éducation sont assez élastiques"
Non, elles sont plastiques.
Elles empruntent au fondement du Meiriol.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
DUGONG, je ne comprends pas toujours le sens de vos interventions. La première condition de la communication étant la compréhension de l'autre, je suis un peu embêté pour évaluer votre jugement. En tous les cas, si dans ce que j'ai écris, vous êtes en désaccord, dites le clairement. Au moins, les lecteurs pourront comparer.
Là, on sent bien que vous n'êtes pas d'accord. Mais de quoi, sur quoi, pourquoi ?
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
A propos de l'interview de Nathalie Bulle. Il faut la lire en entier (14 pages) et ne pas se contenter du passage épinglé par Guy Morel. On en reparle ensuite.
Cela ne veut pas dire que je sois forcément d'accord avec un enseignement modulaire en collège. Mais à RE nous sommes partisans d'une démocratie du dissensus. Tout ce qui est consensuel (y compris l'anti-racisme à la petite semaine) relève de cette bienpensance qui conforme un monde du totalitarisme orthopédique. Démocratie consensuelle (ou démocratie d'opinion, c'est la même chose) est une "contradiction dans les termes". Très loin du disssensus entre Parménide et Héraclite...
J'ajoute, en guise de conclusion très provisoire, que réfléchir sur le collège implique nécessairement de faire prévaloir les structures sur les contenus.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2009
"DUGONG, je ne comprends pas toujours le sens de vos interventions."
Je vous concède que mes interventions sont parfois obscures car j'y éprouve le plaisir de la self thérapie. Sans thérapeute, ce qui fait que je suis alors une sorte d'onaniste autobloguant.
J'ai pris le partie de très sérieusement rigoler de presque tout ce qui concerne les questions qui, pourtant, nous animent.
N'évaluer pas mon dernier jugement : la vie est trop courte pour prendre les choses trop au sérieux.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
le parti !
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
J'ai cru lire chez Cordoba :
Tout ce qui est consensuel (y compris l'anti-racisme à la petite semaine) relève de cette bienpensance qui conforme un monde du totalitarisme orthopédique. Démocratie consensuelle (ou démocratie d'opinion, c'est la même chose) est une "contradiction dans les termes". Très loin du disssensus entre Parménide et Héraclite...
J'étais tout content ! ! !
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
"une bande de petits branleurs auxquels ne manque qu'une Inspection du Supérieur qui viendrait de temps en temps évaluer leurs travaux — et leurs cours, parce que j'en ai connu quelques-uns qui étaient des catastrophes."
Ecrit par : brighelli | 03 février 2009
Si c'est pour y transporter tous les travers de l'Inspection du Secondaire, je ne préfère pas. Il y a pas mal de branleurs dans le Secondaire, aussi, et des catastrophes pédagogiques - au sens où nous l'entendons ici - à foison. A ma connaissance, l'Inspection les sanctionne rarement, quand elle ne les favorise pas.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 février 2009
Je confirme. L'idée d'une inspection du supérieur m'inquièterait beaucoup. Inspection du primaire et inspection du secondaire ont montré leurs effets pervers, l'inspection du supérieur n'en montrerait pas moins.
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Manifestement même les leaders de la résistance au “n'importe quoi” ne savent pas évaluer que le vecteur intellectuel de toute les erreurs qu'ils dénoncent, est le politiquement correct (exclusivement destiné à faire avaler le virus de l'exploitation de l'homme pas l'homme par l'image du sociétalisme imbécile, pendant que les “purs” agitent leurs petites menottes en hurlant : c'est la faute au Capital).
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
Merci à Roger Felts pour cette approche raisonnée et argumentée du problème, ce qui n'est pas l'habitude du blog.
Il me semble en effet que tant qu'on se soumet au politiquement correct et donc au religieusement correct(islamiquement seulement!) déguisé en antiracisme vertueux ( ce qui simplifie les choses et justifie les excommunications ), comme c'est le cas ici, sans chercher à le combattre, ni même à le dénoncer, toute entreprise de refondation de l'école sera vaine. Tout discours sera entaché de mensonge et d'hypocrisie, une école engluée dans le politiquement correct, de bas en haut et de long en large, c'est déjà ce qui existe et on n'en veut plus.
Comment en effet développer le jugement et les connaissances des élèves si on commence par étouffer la pensée critique et si on l'empêche de prendre d'autres chemins que celui, imposé, du politiquement correct ?
Construire l'instruction sur un mensonge ? Les réactions de mise à l'index, les censures pour délit d'opinion, les accusations infondées de racisme qui servent seulement, soit à montrer votre ignorance et votre mauvaise foi, soit surtout à empêcher le débat et la réflexion pour rester dans la bien-pensance, tout cela est exactement conforme aux activités de la Halde et de SOS racisme, et à celles des medias, dont vous ne pensez pas que du bien.
Après cela, forcément, vos propos sur l'école, aussi intéressants qu'ils soient, perdent de leur saveur, vous n'êtes plus tout à fait crédibles en révolutionnaires.
Loin de vouloir du mal à ce blog, je vous dis là ce que beaucoup de gens, déçus, profs ou pas, ressentent à la lecture de ce qui s'écrit ici : vous tournez le dos au réel et aux préoccupations des gens, et votre intolérance, votre aveuglement partisan ne les rassurent pas et ne leur laissent guère espérer une reconstruction réaliste de l'école.
Ecrit par : Amélie | 03 février 2009
J'ai pris le partie de très sérieusement rigoler de presque tout ce qui concerne les questions qui, pourtant, nous animent.
N'évaluer pas mon dernier jugement : la vie est trop courte pour prendre les choses trop au sérieux.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Il n'y a que vous que vous faites rigoler.
Ecrit par : chat doc(te) | 03 février 2009
Re pour les blogueurs du soir :
L'académie de Créteil, dans son désir d'éclairer la masse des abrutis qu'elle dirige met en ligne un ensemble de conférences sur la question "quels savoirs pour demain ?"
Qui a-t-elle trouvé pour nous illuminer ?
Réponse : Edgar Morin qui nous gratifie de son verbiage habituel sur le thème local/global.
On n'en regardera pas moins avec délices le Maître nous expliquer comment il prend des vessies pour des lanternes (à 6 min30 environ *).
http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/site/rectoratCreteil/lang/fr/quels-savoirs-pour-demain
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Obscurantisme, quand tu nous tiens ...
Entendu aux infos :
Dans le Sud, beaucoup de gens demandent des exorcismes à l'église catholique après la tempête de ces derniers jours. Selon eux, cette catastrophe est une malédiction déclenchée par les forces du mal !
On n'est pas sorti de l'auberge !
Ecrit par : une hussarde | 03 février 2009
"Après cela, forcément, vos propos sur l'école, aussi intéressants qu'ils soient, perdent de leur saveur" Ecrit par Amélie
Ca ne vous empêche apparemment pas de les goûter. Vous venez vous en repaître tous les jours, en lançant vos catilinaires pour dire à quel point personne ici n'a rien compris, sauf les deux qui disent comme vous et que vous lisez quotidiennement ailleurs (montez une assoc').
Je ne sais pas si nos propos ont de la saveur, mais vous, c'est plutôt à l'indigestion que vous menez.
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Obscurantisme, quand tu nous tiens ...
Entendu aux infos :
Dans le Sud, beaucoup de gens demandent des exorcismes à l'église catholique après la tempête de ces derniers jours. Selon eux, cette catastrophe est une malédiction déclenchée par les forces du mal !
On n'est pas sorti de l'auberge !
Ecrit par : une hussarde | 03 février 2009
Ratzinger vient de nommer, parmi les quatre nouveaux évêques, un curé qui a écrit, dans le journal régional, que l'ouragan Kathrina a puni les USA car ils toléraient les manifestations homos.
Honnêtement, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
"Il n'y a que vous que vous faites rigoler."
Ecrit par : chat doc(te) | 03 février 2009
Pas d'accord. Je sais que Dugong ne m'aime pas, mais peu importe.
C'est certainement celui qui a le plus d'humour ici! (Et il n'y a vraisemblablement aucun lien de cause à effet!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Merci Christophe.
Dire que je ne vous aime pas est très exagéré.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
L'évêque en question est réintégré dans la sainte église catholique (apostolique et romaine).
Il semblerait que le bonhomme ait tenu des propos négationnistes (pas de chambres à gaz a-t-il déclaré il y a deux jours, selon le Monde).
Ce qui ne dérangera pas forcément le Chef : du moment qu'il ne négationne pas la sainte trinité.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Jérémy a mis les barbelés autours du site dont il a décrété que c'est lui qui décidait qui en aurait la jouissance. Les cow-girls non autorisées sont priés d'aller voir ailleurs.
Le dialogue, Jérémy, le dialogue. C'est à une collègue que vous vous adressez. Elle n'a tué personne. Ei il semble qu'elle n'ait pas prié Dieu pour que le ciel vous tombe sur la tête.
Est-ce que l'acting out de Roger Karouchi vous a réconcilié avec la droite ?… Ce mec, c'est quand même autre chose que la Pécresse… Je rêve d'une bataille politique entre Karouchi et Delannoé ! ! !
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
Il est pris ailleurs!
« Il fourre il fourre, le curé,
Avec ses gros doigts, mesdames,
Il fourre il fourre, le curé,
Avec son hautbois joli"
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
L'évêque en question est réintégré dans la sainte église catholique (apostolique et romaine).
Il semblerait que le bonhomme ait tenu des propos négationnistes (pas de chambres à gaz a-t-il déclaré il y a deux jours, selon le Monde).
Ce qui ne dérangera pas forcément le Chef : du moment qu'il ne négationne pas la sainte trinité.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Dugong, il ne s'agit pas du même !
Il a réintégré deux négationnistes, et un homophobe, sur quate réintégrations, c'est pas mal !
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Jérémy a [...] Je rêve d'une bataille politique entre Karouchi et Delannoé ! ! !
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
Tu rêves trop, Felts, mais ça t'occupe.
Je n'ai pas à te parler : tu lis les propos destinées à Amélie, tu en changes l'apostrophe, et tu te les appliques. Ca t'occupera aussi.
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
"Il a réintégré deux négationnistes, et un homophobe, sur quate réintégrations, c'est pas mal !"
Il ne pouvait pas faire moins qu'une trinité notre théologien.
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Honnêtement, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Qu'on continue de donner des prénoms féminins aux ouragans.
Aussi crétin qu'inique.
Manu, Bégaudeau est le genre de guignol qui me troue, d'une part, et de l'autre crée un appel d'air à l'école-lieu de vie, celle dont Robin apprend à ses dépens que les élèves qui la fréquentent se droguent, fument, sortent en boîte toute la nuit et s'emmerdent (sic).
Il me fait penser aux types qui ont introduit le crapaud-buffle en Australie, sans savoir que leurs pattes arrière s'adapteraient si vite à la superficie offerte :
"Les zoologistes ont étudié le déplacement de ces crapauds à 60 km à l'est de Darwin, dans le nord du pays : les premiers à arriver aux points de contrôle, qui avaient parcouru jusqu'à 1,8 km par nuit, avaient des membres plus longs que ceux parvenus plus tard.
Selon les chercheurs, ce changement de morphologie explique pourquoi la vitesse de progression du crapaud marin s'est nettement accélérée au fil des années, passant de 10 km par an entre les années 1940 et 1960 à 50 km par an actuellement.
«Ces changements rapides dans la morphologie du crapaud, sa vitesse de locomotion et sa rapidité à occuper de nouveaux territoires, montrent que les biologistes et les gestionnaires spécialisés dans la conservation des espèces devraient examiner avec attention la possibilité qu'ont des organismes envahissants de s'adapter rapidement", estiment les chercheurs.»"
Ecrit par : charismatic star | 03 février 2009
"Il a réintégré deux négationnistes et un homophobe, sur quatre réintégrations, c'est pas mal !"
Et dire que Meirieu, Jarraud et autres pédagogos "citoyens" hostiles à l'autorité des vilains profs font partie du même club qu'on appelle l'Eglise, cette monarchie absolue au chef infaillible !
Je connais des cathos qui me disent "oui, mais moi je ne partage pas toutes les vues du Vatican, etc." Je leur réponds alors de se faire protestants de la tendance de leur choix ! S'ils préfèrent rester cathos c'est sans doute qu'ils aiment ça et qu'ils arrêtent de nous raconter des craques. Obéir à des choses qu'ils font mine de désapprouver ça doit leur provoquer une sorte d'extase...
Ecrit par : LaRiba | 03 février 2009
Quel est le con qui change de pseudo tous les quatre matins ?
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
"Il a réintégré deux négationnistes et un homophobe, sur quatre réintégrations, c'est pas mal !"
Et dire que Meirieu, Jarraud et autres pédagogos "citoyens" hostiles à l'autorité des vilains profs font partie du même club qu'on appelle l'Eglise, cette monarchie absolue au chef infaillible !
Je connais des cathos qui me disent "oui, mais moi je ne partage pas toutes les vues du Vatican, etc." Je leur réponds alors de se faire protestants de la tendance de leur choix ! S'ils préfèrent rester cathos c'est sans doute qu'ils aiment ça et qu'ils arrêtent de nous raconter des craques. Obéir à des choses qu'ils font mine de désapprouver ça doit leur provoquer une sorte d'extase...
Ecrit par : LaRiba | 03 février 2009
Lariba, je vous approuve. Cela dit, je ne conseillerais à personne d'être protestant : c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Yann : accepteriez vous d'être qualifié de technicien vétérinaire ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2009
Moi, ça en me dérange pas ! C'est exactement ce que je suis, selon la devise du shadok Einstein " vaut mieux employer son intelligence à des conneries qu'employer sa connerie à des choses intelligentes " .
Demain matin, je vaccine, avec deux vaccins sans AMM, 280 brebis, sur ordre de l'Etat mais sous ma propre responsabilité de Schadok Intelligent.
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
J'ajoute, en guise de conclusion très provisoire, que réfléchir sur le collège implique nécessairement de faire prévaloir les structures sur les contenus.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2009
Voilà une facon définitive de régler le "dissensus" entre Héraclite et Parménide : "Le non-Etre est, l'Etre n'est pas."
Ca s'appelle aussi "inventer l'eau tiède".
Car voilà bien longtemps que l'on fait prévaloir au collège les structures sur les contenus. Nathalie Bulle a sans doute entendu parler du "socle commun", non ?
Et puisqu'on parle d'Héraclite. Ca s'appelle se laisser emporter par le courant.
"On se baigne pas quand on fait la planche" (Heraclite de Lyon dit "coince ta bulle")
Mais on finit par couler.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
http://lsoron.free.fr/humour/images/shadok1.jpg
Ga Bu Zo Meu !
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
Si je puis me permettre, Aristote, Hippocrate, Galien, les médecins grecs, arabes, juifs de l'Antiquité, du Moyen-Age, et même jusqu'au XXe siècle ont proféré tellement de conneries que je ne peux pas vous approuver.
La médecine arabe (ou juive, ou grecque, ou tibétaine) ? Mouahahahahaha !!!
Ecrit par : yann | 03 février 2009
Ga, Bu, Zo, Meu !
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
J'apprécie, cher JPB, votre liberté de parole et de ton, et je suis ravi d'adhérer au même syndicat que vous.
Cependant, je me demande parfois si l'art de la nuance ne serait pas préférable aux affirmations fracassantes. Lorsque vous affirmez, par exemple, que "Tout individu (...) qui pense que sa religion est plus belle que celle de son voisin, est un crétin et un salaud.", je trouve que vous ne servez pas le débat.
Jusqu'à preuve du contraire, notre Constitution garantit à chacun le droit de penser.
Pour ma part, si mon voisin (ou mon prochain, le salaud, forcément) estime que la religion qu'il pratique est supérieure à la mienne, je n'y vois aucun inconvénient. Le conflit naîtrait au moment où il chercherait à m'imposer ses vues. Quant à me convaincre ou à me persuader, après tout pourquoi pas ? La liberté de culte existe, non ? Favoriser la discussion et l'échange, n'est-ce pas un moyen, d'ailleurs, de relativiser (mais, ici, ce mot devrait vous convenir) les croyances des uns et des autres ?
Ne mélangeons pas tout: les Etats-Unis sont certainement la nation où l'expression de son appartenance à un groupe religieux est la plus commune et la plus répandue: cela n'en fait pas le pays des 300 millions de salauds: ne sont-ils pas les premiers citoyens occidentaux à élire un président noir à la tête de leur pays ?
Tout cela demande un peu plus de circonspection. Et de tolérance.
Bien cordialement,
Cédric
Ecrit par : Cédric | 03 février 2009
Excusez-moi, m'sieurs-dames ! Je sors de deux heures de débat avec un éleveur ovin qui a oublié d'être con ( pour vous rassurer: sa maman était normalienne et protestante et marié à un protestant communiste d'avant que tout ait pété ).
On a débattu de vaccination FCO puis aussi de son voisin, éleveur de brebis lui-aussi, qui m'avait un jour dit, au sujet de la jeune femme brûlée dans un bus : "Même si c'est qu'une négresse, quand même ... Ça se fait pas ! ".
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
Manu, Bégaudeau est le genre de guignol qui me troue, d'une part, et de l'autre crée un appel d'air à l'école-lieu de vie, celle dont Robin apprend à ses dépens que les élèves qui la fréquentent se droguent, fument, sortent en boîte toute la nuit et s'emmerdent (sic).
Le discours de Monsieur Bégaudeau rejoint celui de Madame Bulle sur la prééminence des structures sur les contenus.
Tout plutôt que l'ennui, il faut divertir à n'importe quel prix.
Etrange comme ce discours libertaire rejoint les "valeurs" de la société du spectacle, les injonctions de la publicité, la réduction du citoyen en "consomateur", la tévé qui vend du temps de cerveau disponible à coca-cola.
"S'ennuyer, c'est être sensible au temps pur" disait Vladimir Jankélévitch.
C'est une expérience humaine, trop humaine, purement humaine, douce-amère et douloureuse comme tout ce qui est humain.
Je regarde mon chat, je ne le vois jamais s'ennuyer. Il (elle) est capable de rester des heures entières à regarder la même chose ; il ne se lasse jamais de la répétition.
Il ne cherche pas le bonheur.
Nostalgie de "l'animalité heureuse" que ce refus de l'ennui.
Et pourtant, quelle poésie dans ces longues heures penchées sur le pupitre et le regard par la fenêtre mouillée de pluie sur un paysage que l'ennui revêt de toutes les splendeurs :
"S'échapper par la fenêtre de la classe et se coucher seul dans le château en ruines", disait ce jeune poète prodige japonais.
Vie/mort, expiration/respiration, effort/détente, action/contemplation, ennui/jubilation, plein/manque...
Ils ne comprennent rien, ceux qui se plaignent de l'ennui.
Ils veulent être "gavés". Mais quand ils sont gavés, ils s'ennuient de cet ennui malsain qui n'attend plus rien.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
l est pris ailleurs!
« Il fourre il fourre, le curé,
Avec ses gros doigts, mesdames,
Il fourre il fourre, le curé,
Avec son hautbois joli"
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
ben voilà... Merci Christophe Sibille!
Pour mon pote qui passera le PE, vous souvenez-vous?, il l'a sa paillarde. :-)
Aller, au boulot...
Vincent
Ecrit par : matheutorduinthesky | 03 février 2009
"Je ne veux plus jamais m'ennuyer ! trépigne l'enfant.
- Accordé ! répond le pédagogue, le dealer, le disque jockey et le barman."
"Quand les dieux veulent perdre un homme, ils exaucent ses prières." (Oscar Wilde)
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
"Lorsque vous affirmez, par exemple, que "Tout individu (...) qui pense que sa religion est plus belle que celle de son voisin, est un crétin et un salaud.", je trouve que vous ne servez pas le débat.
Jusqu'à preuve du contraire, notre Constitution garantit à chacun le droit de penser.
Pour ma part, si mon voisin (ou mon prochain, le salaud, forcément) estime que la religion qu'il pratique est supérieure à la mienne, je n'y vois aucun inconvénient. Le conflit naîtrait au moment où il chercherait à m'imposer ses vues. Quant à me convaincre ou à me persuader, après tout pourquoi pas ? La liberté de culte existe, non ? Favoriser la discussion et l'échange, n'est-ce pas un moyen, d'ailleurs, de relativiser (mais, ici, ce mot devrait vous convenir) les croyances des uns et des autres ?
Ne mélangeons pas tout: les Etats-Unis sont certainement la nation où l'expression de son appartenance à un groupe religieux est la plus commune et la plus répandue: cela n'en fait pas le pays des 300 millions de salauds: ne sont-ils pas les premiers citoyens occidentaux à élire un président noir à la tête de leur pays ?
Tout cela demande un peu plus de circonspection. Et de tolérance."
Cedric, votre message est tendancieux : vous glissez tout doucement de l'affirmation de JPB ("Tout individu (...) qui pense que sa religion est plus belle que celle de son voisin, est un crétin et un salaud.") à la défense de "la liberté de culte" et à "l'expression de son appartenance à un groupe religieux".
Ce sont deux choses différentes, et vous conviendrez certainement que celui qui dit "je suis catholique" parle différemment de celui qui dit "La religion catholique est supérieure aux autres" (opinion défendue par Ratzie).
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Je regarde mon chat, je ne le vois jamais s'ennuyer. Il (elle) est capable de rester des heures entières à regarder la même chose ; il ne se lasse jamais de la répétition.
Il ne cherche pas le bonheur.
Nostalgie de "l'animalité heureuse" que ce refus de l'ennui.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Ga !
Bu !
Zo !
Meu !
Il en a du pot, votre chat !
Dans mon GaBuzoMeu quotidien, j'en fréquente de plus perturbés !
Des fois, il faut tout reprendre à zéro !
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
J'ajoute, en guise de conclusion très provisoire, que réfléchir sur le collège implique nécessairement de faire prévaloir les structures sur les contenus.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2009
Non. Et c'est un désaccord qui n'est pas nouveau. On définit les contenus d'abord et puis en fonction des contenus on réfléchit aux structures, qui suivront nécessairement. Je rappelle que c'est en s'attaquant aux contenus que Falloux, puis Pétain, puis Prost et consorts et leur justification de la fonte des contenus du primaire suite à la fondation des CES, puis Jospin ( je vais vite) ont porté des coups à l'école. Repenser les contenus, ce n'est pas une mince affaire, mais c'est l'affaire centrale : l'école ne se définit que par ce qu'elle enseigne. Et c'est là-dessus qu'il doit y avoir débat. La pauvre Bulle, j'aimerais savoir ce qu'elle pense de l'enseignement de l'arithmétique, de la règle de trois, de la poussée d'Archimède, des éléments de géographie, de la grammaire, des premiers éléments de science à l'école primaire, ce qu'elle pense aussi de l'enseignement précoce d'une langue étrangère, de l'âge où l'on peut passer au calcul algébrique, au latin, de la place à faire au travail manuel etc.
Question simple, entièrement dépendante des contenus : on arrête le primaire où, et quelle structure met-on en place ensuite ?
J'ai parfois l'impression qu'un certain nombre de gens bien intentionnés et légitimement critiques à l'égard du fourbi actuel s'accommoderaient, le primaire étant un tant soit peu corrigé, d'un replâtrage de ce fourbi : un petit filtre à l'entrée en sixième, un collège pour tous à modules, suivi d'un lycée modulaire et vogue la galère ! J'oubliais : gommer les immondices les plus criantes du pédagogisme. Cela ne tient pas la route.
Pas plus que ne tient la route la prolongation des études pour devenir prof des écoles. On peut ici prendre le problème à l'envers, mais toujours par les contenus : que faut-il enseigner à partir de la maternelle pour qu'on puisse être instit à vingt ans, polyvalent dans toutes les disciplines à enseigner au primaire ? C'est cela la question.
Bien à toi.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
http://lsoron.free.fr/humour/images/shadok1.jpg
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
que faut-il enseigner à partir de la maternelle pour qu'on puisse être instit à vingt ans, polyvalent dans toutes les disciplines à enseigner au primaire ? C'est cela la question.
Bien à toi.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Ça, c'est une question hors sujet mais pas du tout GaBuZoMeu !
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
Ga !
Bu !
Zo !
Meu !
Il en a du pot, votre chat !
Dans mon GaBuzoMeu quotidien, j'en fréquente de plus perturbés !
Des fois, il faut tout reprendre à zéro !
Ecrit par : dobolino | 03 février 2009
Elle a aussi ses phases d'agitation et elle ne supporte que nous. Elle nous a fait une sorte de dépression réactionnelle (le vétérinaire avait prescrit des antidépresseurs) à la présence d'un autre animal, un lapin nain, que nous avons été obligés de donner.
Il me semble que l'expérience de l'ennui (sentiment d'un "temps vide" lui est étrangère.
Mais je peux me tromper.
Avec les animaux, on est dans le mystère. ("Ils voient l'Ouvert" disait R.M. Rilke...Aucun homme ne peut à la fois voir et comprendre puisque "comprendre" ce n'est plus "voir".
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
tout cela est exactement conforme aux activités de la Halde et de SOS racisme, et à celles des medias, dont vous ne pensez pas que du bien.
Après cela, forcément, vos propos sur l'école, aussi intéressants qu'ils soient, perdent de leur saveur, vous n'êtes plus tout à fait crédibles en révolutionnaires.
Loin de vouloir du mal à ce blog, je vous dis là ce que beaucoup de gens, déçus, profs ou pas, ressentent à la lecture de ce qui s'écrit ici : vous tournez le dos au réel et aux préoccupations des gens, et votre intolérance, votre aveuglement partisan ne les rassurent pas et ne leur laissent guère espérer une reconstruction réaliste de l'école.
Ecrit par : Amélie | 03 février 2009
Amélie, la question de SOS-Racisme, c'est moi qui l'ai mise sur la table dans le premier post de ce fil. Et où prenez-vous que nous soyons aveugles devant l'intégrisme musulman ?
J'ai dit aussi dans ce post que l'État républicain - et cela va avec la destruction de l'école - avait des faiblesses troublantes devant tous les cléricalismes. Je vous ai envoyée aux pelotes hier au soir, parce que vraiment, faire remonter cela à de Gaulle et à sa déclaration sur le peuple juif, ce n'est pas sérieux et cela vraiment l'Algérie française est de retour.
J'ai dit sur ce blog avoir bavardé aimablement, il y a un vingtaine d'années, avec un officier supérieur de l'armée française de la pratique de la torture en Algérie et des exécutions discrètes ( 4 000 balancés en baie d'Alger, d'après Yves Courrière) des cadres du mouvement indépendantiste algérien. Sur la bataille d'Alger, il ne m'a dit qu'une chose : il était en stage à ce moment-là dans l'armée israélienne. Pourquoi ? C'était un ancien résistant déporté à Dachau.
Les choses sont toujours compliquées, Amélie. Et les simplifier accroît leur complexité.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Hystéro-phobie…
Après les graves insultes dont j'avais été victime, afin de calmer le jeu, on m'avait conseillé de tourner la page en faisant des interventions moins acides. C'est ce que j'ai cru faire :
Jérémy s'exprime contre Amélie. J'argumente en mettant en cause l'autoritarisme de Jérémy mais je le fais de manière mesuré… Je pointe même que l'opprobre sur les homosexuels est en régression à Paris puisqu'un homme de droite (Karouchi) fait son acting out.
JÉRÉMY répond :
Tu rêves trop, Felts, mais ça t'occupe.
Je n'ai pas à te parler : tu lis les propos destinées à Amélie, tu en changes l'apostrophe, et tu te les appliques. Ca t'occupera aussi.
Manifestement un ton conciliant n'est pas opératoire. Son agressivité renforcé par la vulgarité du tutoiement est toujours aussi forte. On sent qu'il serre trop fort ses petits poings tout rouge dont les fragiles phalanges deviennent toutes blanches et qu'il trépigne de ses petits pieds tout bleus.
Lysa, Amélie et Felts, nous sommes son cauchemar.
Je me suis dis : eh bien puisque c'est comme cela, tous les jours je vais être son cauchemar. Tous les jours, je vais lui envoyer le détail d'une observation extraite des compte-rendus des 150 homosexuels que j'ai suivi dans ma carrière. En vivant par le menu, les affres de leur situation, il pourra mieux apprécier l'avenir qui l'attend…
Je me suis dit… Mais je ne le ferai pas… J'ai mieux à faire que d'aller fouiller dans les dossiers de mes anciens patients. Par respect pour eux, surtout, car eux sont respectables et ne méritent pas d'être les agents même involontaires d'une quelconque prise de conscience chez un être aussi médiocre.
Ecrit par : Roger Felts | 03 février 2009
1 - A propos de la réforme du concours de recrutement des professeurs des écoles...
En juin dernier, lors d’un discours prononcé à l’Elysée devant les recteurs, les inspecteurs généraux et les présidents d’université, Nicolas Sarkozy annonçait que les nouveaux concours de recrutement des professeurs des écoles seraient mis en place dès la session 2010. Le Ministère de l’Education Nationale en a présenté dernièrement la mouture.
Nous vous proposons de juger sur pièces : le tableau à télécharger est une présentation des épreuves du nouveau concours comparativement à celles qui étaient en vigueur jusque là.
La lecture de ce tableau est instructive. Elle montre combien, dans la nouvelle version, les disciplines sont survolées. Les épreuves d’histoire-géographie et de sciences expérimentales disparaissent. Elles sont fondues dans les épreuves de français et de mathématiques qui se retrouvent elles-mêmes diluées. Dans l’épreuve baptisée pompeusement « culture humaniste », le candidat au concours de professeur des écoles est censé pouvoir traiter d’un point de grammaire à propos d’un texte de géographie. C’est là un parfait exemple de cette dilution des disciplines illustrée par les programmes de 2002 et érigée en principe dans le réforme des lycées : au lieu de présenter les savoirs disciplinaires dans leur organicité et dans leur cohérence, on les dilue dans une « culture » aux contours flous et on les réduit à un saupoudrage.
L’épreuve de langue vivante disparaît. Cette disparition est étonnante quand on sait que le même ministère a souvent déploré le faible niveau de maîtrise des langues étrangères, mal qui serait très français.
Dans les deux épreuves écrites désormais fourre-tout, le « bla-bla » remplace le contenu. A défaut d’exiger des candidats qu’ils maîtrisent des disciplines aussi fondamentales que le français ou les mathématiques, on leur demande de discourir sur « l’épistémologie ou l’histoire d’une des disciplines concernées ». Qu’importe que les futurs professeurs des écoles ignorent l’histoire et la géographie pourvu qu’ils soient capables de disserter à propos de l’école des Annales. Un candidat qui ignore tout de Victor Hugo ou de la résolution d’une équation simple pourra doctement noyer le poisson par du verbiage appris dans les manuels de préparation au concours.
L’épreuve orale d’entretien avec le jury (seconde épreuve dans la nouvelle maquette) est une vraie nouveauté : elle est surtout une entreprise de formatage des esprits puisqu’elle suppose que le candidat manifeste son adhésion à des « valeurs » qui sont, par définition, relatives. C’est un fait qu’un esprit qui « adhère » est bien plus servile qu’un esprit critique.
En mettant l’accent sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux, en fustigeant l’impressionnisme qui règne à l’éducation nationale, Xavier Darcos se faisait fort de pourfendre le pédagogisme. La réforme du concours de recrutement des professeurs des écoles va exactement dans le même sens : à travers ces épreuves, l’Etat ne fait qu’évaluer l’adaptation du candidat au métier. Peu lui chaut de recruter des candidats ignorants."
Tristan Béal
(Lu dans le bulletin de "l'UFAL"...)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Pas plus que ne tient la route la prolongation des études pour devenir prof des écoles. On peut ici prendre le problème à l'envers, mais toujours par les contenus : que faut-il enseigner à partir de la maternelle pour qu'on puisse être instit à vingt ans, polyvalent dans toutes les disciplines à enseigner au primaire ? C'est cela la question.
Ecrit par Guy Morel
Depuis que j'ai pris un peu de bouteille et que je vois arriver des PE2 titulaires de maîtrises disciplinaires ou de sciences de l'éduc, je me rends compte qu'à part quelques personnalités ayant eu le projet depuis longtemps de devenir instit, les autres souffrent d'un grand décalage entre leur formation universitaire et la réalité du travail en classe en école primaire. Celui-ci demande un savoir disciplinaire approfondi et étendu dans un spectre très large, la capacité d'établir des ponts entre des notions de mathématiques, de sciences, de géographie, mais aussi entre l'histoire, l'histoire de l'art, celle des sciences et des techniques etc... Et une bonne connaissance, à la fois livresque et sensible, de ce qu'est un gamin entre 3 et 11 ans, comment marche son cerveau et quels sont ses besoins. Avant la création des IUFM, les élèves maîtres suivaient une formation disciplinaire solide et une grande variété de stages en observation et en pratique accompagnée. (Trois stages de un mois en CP, CM et en classe unique, avec une semaine en observation seule, une semaine avec leçons conduites sur une demi-matinée, une semaine en demi journée et la dernière semaine en temps complet, dixit un instit formé dans les années 40)
A ce rythme-là, les sortants étaient tout à fait aptes à se couler dans la marche d'une classe et de rester dans les clous. Si on ajoute à cela l'emploi d'un manuel d'instructions et de programmes comme le Leterrier, avec les répartitions par semaine dans toutes les matières et dans tous les niveaux, ainsi que des propositions d'emploi du temps pour chaque situation, les débutants ne se trouvaient pas dans la délicate situation d'avoir à réinventer ce que d'autres avaient mis des années à mettre au point. Donnons-leur un Leterrier, bon sang ! Au fond, la formation des instits à l'issue du Bac présentait l'avantage que les notions dans les matières enseignées au Lycée étaient encore fraîches et l'Ecole Normale pouvait s'appuyer dessus. C'est plus difficile pour un titulaire de licence , et à fortiori de master en sociologie ou en lettres de répondre à une question d'un gamin sur la rotation de la Terre et les phases de la Lune. Quant à ceux qui ont été formés en sciences de l'éducation ... Un Leterrier, je vous dis !
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
Oui, et ils étaient payés pendant leurs trois ans de formation!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Et Amélie ne nous a pas dit ce qu'elle faisait de concret contre l'intégrisme islamiste. A part jouer les boutefeu!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Je n'avais pas lu le billet de Tristan Béal envoyé par C. Sibille avant de poster, mais ça confirme qu'on n'est pas sortis de l'auberge, les enfants ...
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
Oui, et ils étaient payés pendant leurs trois ans de formation!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Exactement : A une époque où la France sortait ruinée de la guerre, devait employer des millions pour reconstruire les villes bombardées, remettre en état une économie laminée, on pouvait se permettre de payer trois années de formation pour les maîtres d'école !!! Aujourd'hui le budget de l'EN a augmenté en volume et on ne trouverait plus le moyen de payer ne serait-ce que les stages pratiques des futurs enseignants ???? Mais où va l'argent ???
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
"Mais où va l'argent ???"
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
Chez Madoff, dans le paquet fiscal, chez Carole, peut-être? Elle ne nous a toujours pas dit ce qu'elle faisait! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Un Leterrier, je vous dis !
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
Ou un Compayré, ou les conférences pédagogiques des années 1920. Mais Leterrier, c'est bien.
Vous réfléchissez, Chevreuil ? Cela dit sans vous bousculer, mais parce qu'on a besoin de main d'oeuvre. Un petit coup d'oeil sur le manuel de calcul en CE1 qui se prépare, cel ane vous tente pas ?
Au cas où : guy.morel314@orange.fr
Cordialement.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Mais où va l'argent ???
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
Aux banques.
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
Chez Madoff, dans le paquet fiscal, chez Carole, peut-être? Elle ne nous a toujours pas dit ce qu'elle faisait! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 février 2009
Ne faites pas l'âne Christophe : il y a combien d'étudiants en SE, combien coûtent les IUFM, le centre de formation des chefs d'établissement etc ?
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
...Ratzinger vient de nommer, parmi les quatre nouveaux évêques, un curé qui a écrit, dans le journal régional, que l'ouragan Kathrina a puni les USA car ils toléraient les manifestations homos.
Honnêtement, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
L'ouragan Kathrina, mais je croyais que c'était une
transexuelle ! ;O))
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
...Mais les nouveaux évêques aussi , Jérémy, ne vous inquétez pas... Surtout s'ils le mettent à la météo à Radio-Vatican. ;-)
Ecrit par : Robin | 03 février 2009
C'est de Robin, ça, ou d'un taré comme Felts qui prend 50 pseudos ?
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Ah non, ouf, c'est bien Robin.
Vous m'avez fait peur, Robin !
Mais je vis maintenant de toute façon dans l'angoissen puisque Felts veut devenir, comme il le dit élégamment, mon "pire cauchemar".
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
"Je me suis dis : eh bien puisque c'est comme cela, tous les jours je vais être son cauchemar. Tous les jours, je vais lui envoyer le détail d'une observation extraite des compte-rendus des 150 homosexuels que j'ai suivi dans ma carrière. En vivant par le menu, les affres de leur situation, il pourra mieux apprécier l'avenir qui l'attend…
Je me suis dit… Mais je ne le ferai pas… J'ai mieux à faire que d'aller fouiller dans les dossiers de mes anciens patients. Par respect pour eux, surtout, car eux sont respectables et ne méritent pas d'être les agents même involontaires d'une quelconque prise de conscience chez un être aussi médiocre."
Et si c'est mal rangé, vous serez mort avant d'avoir pu retrouver les dossiers, Felts !
Vous avez remarqué, je vous tutoie quand vous méritez un petit mot gentil :-)
Mais le reste du temps, tu ne mérites même pas la pitié. Allez, recherche-les, tes dossiers, Felts, ça te fera passer un peu de temps, tant qu'il en reste !
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Mais le reste du temps, tu ne mérites même pas la pitié. Allez, recherche-les, tes dossiers, Felts, ça te fera passer un peu de temps, tant qu'il en reste !
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
ça y est, c'est reparti !
Pourriez pas vous écrire en privé ?
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
@ Jeremy et Roger : par pitié, les gars, arrêtez ! ça devient franchement démoralisant !
Ecrit par : FGuichard | 03 février 2009
Quant à ceux qui ont été formés en sciences de l'éducation ... Un Leterrier, je vous dis !
Ecrit par : chevreuil | 03 février 2009
Chevreuil, je n'ai copié que les deux dernières lignes, mais je suis parfaitement d'accord avec tout votre message.
Cordialement, Catmano.
Ecrit par : catmano | 03 février 2009
@ Jeremy et Roger : par pitié, les gars, arrêtez ! ça devient franchement démoralisant !
Ecrit par : FGuichard | 03 février 2009
Deux offensés et l'un, plus précisément, avec un ego démesuré, un peu branque (mais chut! taisons cela...), dont le cerveau a l'afflux de sang compressé, vous pensez que l'un des deux cèdera? Allez je tiens les paris!
Ecrit par : Pendariès | 03 février 2009
Les choses sont toujours compliquées, Amélie. Et les simplifier accroît leur complexité.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Guy Morel, hier, je n'ai fait que proposer des textes, "Marianne"qui annonçait l'arrivée d'un disciple de Ramadan sur la liste européenne des verts . Il n'a suscité aucune réaction. Puis une interview de Taguieff sur l'islamo-gauchisme. Seul, vous réagissez, en colère, agressif, sur les dernières lignes. Franchement, De Gaulle et le retour à l'Algérie française, dans ce texte, je ne l'ai pas vu et je m'en foutais complètement. Ce n'était pas le sujet.
On connait la suite, je me retrouve lynchée par les chiens de garde, lapidée par les mollahs de service, sévèrement tancée par le leader charismatique JPB himself, vouée aux gémonies par Guy Morel. Et traitée trois fois de raciste (vous, pendariès, JPB ). Sans comprendre pourquoi .
Si, je sais, la confusion constamment et savamment entretenue par la bien-pensance entre critique d'une religion qui se fait très pesante et racisme. Si les chrétiens nous pompaient l'air de la sorte, je réagirai de la même façon, mais là, vous hurleriez avec moi, non ? Est-ce qu'on serait racistes ?
La remarque acide que vous avez mal comprise signifiait exactement ce que vous venez de me dire : "ce n'est pas si simple", parce que, juste avant, en disant"vous n'aimez pas les arabes" c'est vous qui avez simplifié, encouragé que vous étiez par d'autres aux alentours, suivez mon regard, qui voulaient me "casser la tête" !
Oui, je trouve décevant que ces sujets brûlants ne trouvent jamais d'écho ici, si ce n'est une indifférence glaciale, une peur ou une colère bien injustifiée.
Je trouve étrange et simplificateur qu'au seul mot d' islam, on suppose que je suis sûrement une catho intégriste. Drôle de façon de discuter !
Je trouve terriblement convenu, archaïque, déplacé, raciste et indigne de gens qui se disent cultivés, la façon dont on parle ici des pieds-noirs: huile d'olive frite et dattes. On n'a pas eu droit aux merguez, une chance ! Je passe sur les autres clichés, tout aussi nuls. Je ne pense pas m'être exprimée dans ce registre raciste sur quiconque ! Pourtant, c'est moi, parait-il, qui suis en faute, jamais de réprimandes pour ceux qui se sont permis de m'insulter copieusement, c'est donc que je le méritais !
Le politiquement correct m'étouffe, plus encore, lorsque chaque jour je constate ses progrès sur des esprits qui consentent à s'y soumettre. Et cela me désole et surtout me révolte.
Vous me reparlez de la guerre d'Algérie, eh bien, il y a un site que vous-même aviez donné pour le livre de Michel Renard. Il s'agit du sien et de celui de son co-équipier Daniel Lefeuvre : Etudes Coloniales. Extrêmement riche et objectif. Ils font tomber les clichés et surtout apportent des preuves sur les mensonges proférés sur cette période. Juste pour info.
Rien n'est simple en effet.
Ecrit par : Amélie | 03 février 2009
"J'ai éte traitée trois fois de raciste (par vous, pendariès, et JPB ). Sans comprendre pourquoi." Ecrit par Amélie
Ajoutez-moi à la liste, je me joins à eux de bon coeur !
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Jérémy : "Felts, je n'ai pas à te parler"
Felts : "Je me suis dis : eh bien puisque c'est comme cela, tous les jours je vais être son cauchemar"
Pour Guy Morel et Françoise, je répète donc : je n'ai pas à parler à Felts. Qu'on m'autorise à répondre à chacun de ses débordements - je considère qu'en l'état actuel des choses, je n'ai plus rien à lui répondre.
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Jérémy, vous êtes un être délicieux. Aussi je tiens à vous rassurer : je n'ai pas utilisé de pseudos, j'ai dit qu'en analysant vos réactions, vous aviez fait de nous votre cauchemar et finalement que je renoncais à vous parler des états d'âme de personne que je respectais, elles. C'est vous qui êtes un cauchemar, pas la peine de se fatiguer.
Bien entendu, vous avez sans doute compris que je vous disais avoir eu les confidences d'environ 150 personnes ayant des problèmes originaux semblables aux votres. Je connais (un peu) le problème. Et que le style que vous avez adopté ne vous aidera pas à en avoir moins (de problèmes)… Mais il y a des gens qui aiment bien les emmerdements…
De toute manière, ce qui est déterminant pour vous ce n'est pas votre homosexualité mal assumée… C'est votre autoritarisme, votre sectarisme, votre vulgarité, votre incapacité à sentir la différence, votre égocentrisme narcissique, votre malhonneteté intellectuel. Avec de telles qualités, c'est sur qu'un jour ou l'autre, on rencontre des difficultés.
En ce qui concerne mon destin personnel, il faudrait éviter de vous fatiguer. Vos réflexions donnent une très,très mauvaise image de vous. En ce qui me concerne, je ne vais pas vous dire que, au début, cela m'a fait plaisir. Mais c'est la transgression qui m'a choqué pas le fait lui-même.
Si vous aviez lu le chef-d'œuvre que Brighelli se proposait de faire publier ( 7% pour moi, 1% pour lui et pour le titre) vous auriez constaté que j'étais vacciné contre ce genre d'épreuve et que je vive ou que je meurs est un problème intéressant mais qui ne me déprime pas…
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
"J'ai éte traitée trois fois de raciste (par vous, pendariès, et JPB ). Sans comprendre pourquoi." Ecrit par Amélie
Ajoutez-moi à la liste, je me joins à eux de bon coeur !
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Calmez-vous, Jérémy, vous perdez la boule ! Vous vous rendez ridicule ! On dirait un des grands moments d'hystérie de "la cage aux folles" ! Désolée, mais ça, c'est pour "la liste " !
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
@Amélie
je n'ai jamais parlé de merguez ou d'huile d'olive. C'est pas mon genre.
Quant à de Gaulle, relisez-vous. Et vraiment, ce n'est pas très malin de lier le conflit israélo-palestinien - et là on n'est pas dans le simple - à la question de l'intégrisme islamiste en France et à celle de l'antisémitisme. Les amalgames sont tellement vite faits !
Je l'ai dit, je le répète : il y a un problème de positionnement de l'État républicain devant les cléricalismes et les religions. Et un problème d'instruction par l'école des enfants d'immigrés. C'est de cela qu'il faut nous préoccuper.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
Regardez-donc "L'argent des autres" sur la 2. Ca passe en ce moment.
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
( 7% pour moi, 1% pour lui et pour le titre)
Et alors ? C'est le tarif normal pour un auteur inconnu et pour l'apporteur d'affaires - qui peut prendre jusque 2 % si les droits montent plus.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
Amélie vous êtes raciste : les héros de la “Cage aux folles” sont plein de noblesse et de grandeur d'âme. Les comparez à cet individu, c'est comme si vous compariez un blanc à du Camember. Raciste ! ! ! La catégorie Jérémy, c'est Sibille, Pendaries, Grosboudin, des êtres ayant une génétique au dessus de tout soupçon.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
@Amélie
je n'ai jamais parlé de merguez ou d'huile d'olive. C'est pas mon genre.
G. Morel
Elle amalgame, j'ai amalgamé; elle dit des horreurs sur ses "ennemis intimes", j'en dis sur elle, jusqu'à l'outrance, pour rire, j'ai pris ses armes (mais elle ne sait pas manier l'humour). Je n'ai à avoir aucun respect pour des personnes de sa petite trempe xenophobique et monomaniaque. Point barre. Laissez passer cela sans répondre? Non, merci.
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
L'huile d'olive, c'est Pendariès.
Et je vous le répète, c'est un texte de Taguieff, c'est pas moi . Amalgame ou pas, il faut regarder les choses en face, Guy Morel et là non plus, c'est pas moi, ce sont les images qu'on a pu voir, les manifs hystériques, des gens très bien comme Sifaoui qui en ont parlé et qui sont inquiets.
Pour l'Etat qui plie devant les cléricalismes, d'accord, mais justement, qu'est-ce qu'on fait, nous ?
L'instruction des immigrés, si on en parle, Guy Morel, on se heurte au spectre du racisme là encore : "comment, mais ils sont comme les autres, on va pas les ghettoïser encore plus !" tra la la, refrain connu...Qui va le dire, qui osera ?
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
Amélie vous êtes raciste : les héros de la “Cage aux folles” sont plein de noblesse et de grandeur d'âme. Les comparez à cet individu, c'est comme si vous compariez un blanc à du Camember. Raciste ! ! ! La catégorie Jérémy, c'est Sibille, Pendaries, Grosboudin, des êtres ayant une génétique au dessus de tout soupçon.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Certes non, le Flétan, dans mes gènes, y a du pas propre, du mauresque! Origines espagnoles oblige. Tandis que vous, la génétique, elle ne vous a pas donné une bonne santé. C'est bien, vous êtes philosophe face à ce qui vous attend, sur ce point, je vous salue (mais pas si bas que ça, j'en ai connus d'autres qui savaient mourir en silence).
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Vous aussi Pendariès, allez vous coucher, vous êtes minable.
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
MOREL défend quoi ?
( 7% pour moi, 1% pour lui et pour le titre)
Et alors ? C'est le tarif normal pour un auteur inconnu et pour l'apporteur d'affaires - qui peut prendre jusque 2 % si les droits montent plus.
D'autres sources donnent d'autres chiffres. Morel, même s'il a publié n'est pas le référent ultime. D'ailleurs ici, l'information n'était même pas critique. Elle était informative… Non, ce qu'il y a de plus choquant, c'est le mélange des genres. Je suis oiseau, regardez mes ailes, je suis souris, regardez mon poil.
Cela doit être dur de défendre à la fois notre Service Public et son sevice privé.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Vous aussi Pendariès, allez vous coucher, vous êtes minable.
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
A votre service.
Je ne comprends toujours pas pourquoi Jean-Paul vous laisse salir son blog comme ça...
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Roger Felts, en fait vous pourrissez le blog de Jean-Paul Brighelli à cause de la haine que vous lui vouez. Vous vous dites qu'en vous en prenant à moi, vous faites d'une pierre deux coups, et qu'en plus avec l'illuminée qui vous sert d'admiratrice vous pouvez polluer le blog de manière encore plus nocive. C'est pour ça qu'une autre occupation vous semble bien fade à côté de tout ça.
Bon, j'exprime mon désaccord une dernière fois sur l'un de vos propos, mais ça vaut pour l'ensemble de votre oeuvre : "que je vive ou que je meurs est un problème intéressant" : non, décidément, non. L'une des deux options sera éventuellement plus positive que l'autre, mais le terme d'"intérêt" est mal choisi.
C'est à Jean-Paul Brighelli de régler avec vous le problème qui vous oppose tous les deux, et qui explique votre présence sur ce blog. Moi, je m'en lave les mains : je vous laisse débiter vos saloperies, et vos déjections écrites ne valent pas qu'on leur fasse davantage écho.
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
L'instruction des immigrés, si on en parle, Guy Morel, on se heurte au spectre du racisme là encore : "comment, mais ils sont comme les autres, on va pas les ghettoïser encore plus !" tra la la, refrain connu...Qui va le dire, qui osera ?
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
J'ai instruit des tas de gosses d'immigrés dans une école qui fonctionnait.
J'ai pris ma retraite à 62 ans parce que des tas de gosses de petits blancs - dans la Sarthe - me donnaient tous les jours envie de les tuer, et de passer l'administration au lance-flammes, dans une école qui ne fonctionne plus.
À part cela, je suis totalement insensible aux discours sur les "quartiers" : le plus paumé de ces gosses a plus de fric que je n'en avais à son âge et est logé plus confortablement. Mais c'est le piège : avoir du fric et en vouloir encore plus sans en lever une et sans se battre.
Mais c'est bien compliqué.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
MOREL défend quoi ?
Morel ne défend rien ; Morel n'a pas seulement été publié, il a travaillé vingt ans pour divers éditeurs ; il énonce des faits.
Et vous lui faites perdre son temps.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
MOREL est un héros méconnu qui a tout vu, qui a tout su, qui a tout fait et qui n'a pas le temps de perdre son temps.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
JÉRÉMY, vous aggravez votre cas en continuant à écrire. Suivez mes sages conseils : abstinence totale : alcool, drogue, psychotropes, sexe et écriture… Vous ne vous en porterez que mieux… Surtout ne sombrez pas dans la déchéance d'un Pendaries…
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Moi, je m'en lave les mains : je vous laisse débiter vos saloperies, et vos déjections écrites ne valent pas qu'on leur fasse davantage écho.
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
"Moi, je m'en lave les mains : je vous laisse débiter vos saloperies, et vos déjections écrites ne valent pas qu'on leur fasse davantage écho."
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
pauvre roger, le déjà-déchu...
Jean-Paul, sincèrement, quand est-ce que vous sifflez la fin de récré, là?
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
pauvre roger, le déjà-déchu...
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Billet intéressant, mais cependant un peu naïf.
Car enfin, il ne faut pas oublier que l'islam en son coeur, en son coran promeut la haine de l'Autre en général et du juif en particulier.
Il ne faut pas oublier non plus :
- que les Juifs y sont décrits comme des descendants de singe et de porc.
- que le "beau modèle" Mahomet lui-même en égorgea allègrement entre 400 et 800 selon les hadiths.
- qu'il est dit dans le coran que 5:51 Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs.
- qu'il est encore dit dans Mein Korampf que : 8: 55. Les pires bêtes, auprès de Dieu, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement),
Bref, il n'y a rien de bon à tirer d'une telle idéologie, si vous voulez mon avis... et j'ai tendance à penser que ce n'est guère un problème de pédagogie, même si les pédagogos aggravent bien entendu la situation. La désislamisation des musulmans, chose nécessaire pour que cette population s'intègre enfin à la France au bout de la Vème génération, ne peut passer que par une interdiction de cette barbarie, au même titre que le nazisme est interdit en France.
Ensuite, cela peut passer par une étude du monde islamique en histoire (actuellement, on raconte de jolis contes et légendes sur l'islam en classe d'Histoire... )
En attendant, tout honnête homme soucieux de préserver notre démocratie devrait lire, comprendre et méditer le coran : http://oumma.com/coran/index.php
Car évidemment, il ne s'agit pas de me croire sur parole, mais d'avoir enfin la curiosité d'aller vraiment à la rencontre de l'islam dans ses textes (coran, sunna) et dans son histoire non revisitée par la propagande - évitez Wikipédia, l'article "Saladin" par exemple, est à mourir de rire...
Ecrit par : Ventre-Mahomet | 04 février 2009
Ça va ? Vous vous êtes assez défoulé, tôt ce matin ?
Il y a un aspect purgatif dans ce blog. Certains viennent y faire leurs prout-prout matinaux.
Ils m'emmerdent…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 février 2009
« La catégorie Jérémy, c'est Sibille, Pendaries, Grosboudin, des êtres ayant une génétique au dessus de tout soupçon. »
Felts | 04 février 2009
Pitoyable.
Ecrit par : Tailleboudin | 04 février 2009
« traitée trois fois de raciste (vous, pendariès, JPB ). Sans comprendre pourquoi. »
Amélie | 03 février 2009
C'est vrai qu'elle a de l'humour, finalement.
Ecrit par : Tailleboudin | 04 février 2009
« Honnêtement, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Qu'on continue de donner des prénoms féminins aux ouragans.
Aussi crétin qu'inique.
charismatic star | 03 février 2009 »
C'était sans doute en hommage à la définition de la jarretière par Bierce (« bande élastique qui permet d'éviter qu'une femme sorte de ses bas et aille désoler la contrée. »), mais depuis plus de trente ans, on leur inflige en fait alternativement des prénoms féminins et masculins.
Je me demande si, finalement, ce n'est pas encore plus crétin.
A la fin du XIXe on était plus sagace : on leur donnait des noms de politiciens.
Ecrit par : Tailleboudin | 04 février 2009
À part cela, je suis totalement insensible aux discours sur les "quartiers" : le plus paumé de ces gosses a plus de fric que je n'en avais à son âge et est logé plus confortablement. Mais c'est le piège : avoir du fric et en vouloir encore plus sans en lever une et sans se battre.
Mais c'est bien compliqué.
Ecrit par : Guy Morel | 04 février 2009
Vous voyez, c'est bien le politiquement correct qu'il faut nettoyer. Mais il y a la meute hurlante des grosboudin et Pendariès qui empêchent de faire ce travail, car n'ayant rien compris, ils ne sont capables que d'un seul mot : raciste. Il tiennent à leur catéchisme, ces braves gens, sinon, ils sont perdus.
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
"JÉRÉMY, vous aggravez votre cas en continuant à écrire. Suivez mes sages conseils : abstinence totale : alcool, drogue, psychotropes, sexe et écriture… Vous ne vous en porterez que mieux… Surtout ne sombrez pas dans la déchéance d'un Pendaries…"
Hé, Roger Felts, ce n'est pas parce que vous ne pouvez plus baiser ni picoler, et que vous n'avez jamais su écrire, qu'il faut souhaiter la même chose aux autres.
Ecrit par : Youpi | 04 février 2009
Les insultes volent de plus en plus bas, les garçons ! Tenez-vous un peu, que diable ! Et pitié, JPB, changez vite de fil ! Tout sujet vaudra mieux que celui-ci !
Ecrit par : FGuichard | 04 février 2009
YOUPI doit être un mec qui ne sait pas lire… Il n'a pas pu accéder aux informations que Jérémy faisait apparaitre sur ce site et qui éclaircissaient la question.
Après Léo et Léa, que Youpi n'oublie pas de rétablir l'historicité dans ses démarches intellectuelles (s'il pratique ?).
Par ailleur, une prescription, même gratuite, n'est pas l'indice de la santé de la personne qui l'a prescrit mais de celui à qui elle est conseillée.
Il est vrai que pour l'abus d'alcool, les antimitotiques ont un effet antabuse qui dépasse toutes les espérances. Pour autant les alccologues et psychiatres qui rencontrent ce genre de problème ne pensent pas les utiliser. Cela coulerait un peu plus la Sécu.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Les propos tenus par certains anonymes (ils le sont moins qu'ils le croient) sont immondes. Je suis sûr qu'ils n'oseraient pas avoir cette attitude en face de leurs interlocuteurs. Ne pourriez-vous pas vous donner rendez-vous ailleurs pour échanger vos insultes vulgaires ? Je ne comprends pas comment on peut s'abaisser à ce point. Réalisez-vous l'insanité de vos propos ?
Cela rend le blog complètement illisible et en donne certainement une image odieuse aux quelques visiteurs de passage, qui croient naïvement qu'ils vont lire des débats sur l'école. Rendez-vous compte que si vous souhaitez que ce blog soit une vitrine de vos réflexions sur l'état de l'école, "vous vous tirez un trou de balle dans le pied", comme l'a dit récemment un ministre belge.
Ecrit par : François Duhem | 04 février 2009
Je signale à Françoise Guichard que cet été, sur ce site, il y a eu un débat très sérieux sur les races et le racisme avec pour fer de lance Pedro Cordoba et ma pomme. Les débordements furent minimes et la démarche intéressante.
A postériori, ce qu'on peut ajouter, c'est que surement en sous main s'organisait chez certains une “défense” où c'est moins l'argumentaire que l'insulte qui allait fleurir… On doit être en période de moissons.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Eh bien justement, Felts : nouvelle Note, nouvelle donne, et end of the game.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 février 2009
Je suis d'accord avec FGuichard et avec François Duhem ; vous valez mieux que cela. Vous avez montré que vous étiez capables de contributions intéressantes et d'un bon niveau.
Ces échanges d'insultes sont stériles et deviennent de plus en plus lassantes ; et puis elles portent atteinte à l'image du blog. Alors par pitié pour vous-mêmes et pour nous, lâchez prise ! Cava trop loin.
Je crois d'ailleurs que ce genre d'échange porte un nom chez les ados (hackers/hacking ?). Si c'est l'expression d'une souffrance, essayez de l'exprimer autrement. Nous avons passé la crise d'adolescence, non ?
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
...Ceci dit, Jérémy, je reconnais que ma blague sur l'ouragan Kathrina n'était pas très fine ; j'essayais (maladroitement) de détendre l'athmosphère.
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Je crois d'ailleurs que ce genre d'échange porte un nom chez les ados (hackers/hacking ?).
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Plutôt clashing, "il l'a trop clashé", "il déchire trop fort, son clash", ou parfois "savater", "Albator savate trop fort Colargol sur internet"...
Ecrit par : charismatic star | 04 février 2009
Françoise, Robin et d'autres, ça ne m'amuse pas du tout d'être un des rares du blog à donner des baffes à des pseudos xenophobes, islamolivides, ou qui dépassent les bornes de l'honnêteté intellectuelle. Avec ce genre d'individu, je ne crois pas qu'il faille réagir comme dans un boudoir parfumé.
Avez-vous oublié les tendresses entre Frackowiak et le "courant" (s'il en est un) brighelliste? Où l'on évoquait la couleur brune????
Si la majorité souhaite que "Bonnet d'âne" soit un espace où tout peut se dire jusqu'aux remarques les plus immondes, sans se scandaliser... alors, c'est MàC qui a vraiment raison. Il fut un temps où yfig et son nain de bibliophile étaient régulièrement fessés ici pour des propos d'un même qualibre que Felts et Amélie. Ce n'est pas parce qu'on se connaît qu'on ne doit rien dire et ne pas se fâcher, non?
JPB parle de soulèvements populaires prochainement, et ici, certains ne font que boire du thé avec Aristote.
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
mdr 0:o)
"end of the game"
Je corrige (?)
Tilt Game Over !
Dommage, c'est chouette de voir Felts se réveiller avec la 'Gaule' de bon matin ;) .
Ecrit par : toto | 04 février 2009
S’il te plaît... dessine-moi un couteau.
« Un jour, Maria avait pris la chaise d’Anissa et bousculé tout son agencement perso. Entrée dans une rage rouge, elle a poussé Maria jusqu’à la plaquer au mur, la griffant au visage et... a sorti un couteau. Maria s’est mise à pleurer doucement. Je n’en menais pas large. Je me suis approchée lentement et j’ai dit très fermement : « Géni, cette chaise est à toi et à personne d’autre » puis plus bas, « mais le couteau, il est à qui ? », en appuyant sur le « qui ? ». Anissa se retourne d’un coup et dit avec force, couteau en l’air, « À mon frère ». Elle le met dans sa poche, ricane et dit à Maria : « Connasse, tu sais que pleurer toi ». J’ai alors demandé à tout le monde de regarder si chaque chaise était bonne assez pour s’asseoir. Maria, encore pleurante, dit qu’elle en a marre de sa chaise, qu’avec les clous qui dépassent, elle s’y déchire les bas ou le pantalon. Alors, j’ai arrêté le cours en disant que ça n’était pas possible qu’il n’y ait même pas une chaise convenable pour chacune (sic). Mes mots ont donné lieu à des rebonds de tous genres sur les aspects matériels déficients et à un point à mettre au Conseil : réparer la classe. En attendant, j’ai proposé pour les dix minutes de cours qui restaient d’aller, par deux, chercher dans chaque local des chaises convenables et moi je trouverais un marteau. Le soir même, il y avait une « vraie » chaise pour chacune dans la classe et cela me semblait vital pour la vie du lendemain. Malgré ma peur et ma tentation d’y aller en direct dans l’altercation sauvage entre Maria et Anissa, ce passage par les chaises semblait avoir fait sens, orientation. Je ne voulais quand même pas laisser les choses en l’état. Réparer la classe... Il y avait au moins deux blessées même si le couteau n’a pas servi. »
« Quand je suis allée chez elle, Anissa m’a d’abord reçue sur le pas de la porte en me disant : « Je ne croyais pas que vous alliez venir ». Voilà qu’elle me vouvoyait… Anissa a commencé à agir un peu plus calmement, à s’intéresser à des cours… Une exclusion d’une semaine a même été demandée par un éducateur (pour racket chez les petits)… Avec l’accord des collègues et leurs propositions de travail j’ai donné rendez-vous chaque jour, de 16 à 18 heures, à Anissa et à sa co-racketteuse pour qu’elles fassent leurs examens… Elles ont réussi… »
Le reste c’est là :
http://www.changement-egalite.be/spip.php?article749
Que penser de ce témoignage ? On peut comprendre la tactique de faire diversion sur le moment mais après ?
Que va comprendre la chère Anissa ? Que pour qu’on s’intéresse à elle, il faut sortir son couteau et racketter les petits ?
Ecrit par : P. LaRiba | 04 février 2009
Le niveau de certaines interventions et de certaines remarques est désespérant.
@ Jérémy
"...Ratzinger vient de nommer, parmi les quatre nouveaux évêques, un curé qui a écrit, dans le journal régional, que l'ouragan Kathrina a puni les USA car ils toléraient les manifestations homos.
Honnêtement, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?"
Ecrit par : Jeremy | 03 février 2009
Votre sexualité ne m'intéresse pas, dans le sens où elle m'importe peu, hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, axexuel ... quelle affaire ? Elle ne m'intéresse que si vous êtes attaqué par un homophobe. Je serai alors le premier à vous défendre.
Sinon pourquoi, comme dans cette note qui vous a valu une remarque de Robin, affichez-vous votre homosexualité comme un étendard ? C'est une affaire privée.
Ecrit par : chat doc(te) | 04 février 2009
Il était question de l'enseignement de la philosophie dans la note initiale :
"Ce n’est pas tout à fait par hasard que la Philosophie s’étudie en terminale — et encore, nous sommes les plus précoces en la matière. Ce n’est pas un hasard non plus si toute une tendance « éducative » veut faire de la Philo plus tôt — y compris en CP. On relativise à tout-va. On écoute ce qu’a à nous dire Monchéri ou Moncœur."
Jean-Paul Brighelli
Je suis pour ma part pour le cours de philosophie bien avant la Terminale, dès le collège... et pourquoi pas le CP. Pas pour en faire une discussion de comptoir où tout et n'importe quoi serait dit. Mais au contraire pour apprendre aux élèves que, justement, tout ne se vaut pas; que le préjugé et la petite opinion personnelle, sur un sujet donné, ce n'est pas la réflexion. En ce sens, une initiation à la philosophie, rigoureuse et très tôt, pourrait contribuer à lutter contre ce relativisme des valeurs qui mine l'école.
Sans oublier l'introduction de la philosophie en Lycée Professionnel, évidemment.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009
JPB parle de soulèvements populaires prochainement, et ici, certains ne font que boire du thé avec Aristote.
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Je pense qu'il vaut sans doute mieux, en effet, prendre le thé (ou l'ouzo) avec Aristote que de rajouter des désordres privés au désordre général du monde.
Quand j'avais 20 ans , j'étais un jeune chien fou avec une forte propension au fanatisme intellectuel.
Je sais gré aujourd'hui aux quelques "Aristote" que j'ai rencontrés sur mon chemin et qui m'ont empêché de faire des bêtises.
Pendariès, vous êtes quelqu'un d'intelligent. Vous savez très bien ce qu'est une "escalade symétrique".
Vous pouvez vous exprimer sur tous les sujets que vous voulez, mais les choses sont allées trop loin dans les arguments "ad hominem".
On ne peut pas souhaiter la mort de quelqu'un, de surcroît gravement malade, parce qu'on n'est pas d'accord avec lui ou pour des raisons d'amour propre.
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A propos du conflit israëlo-palestinien, en espérant que cette note ne rajoutera pas de l'huile sur le feu :
Regardez ce qui se passe en Israël et à quoi mêne le fanatisme et la surenchère (c'est toujours de la faute de "l'autre")...
Je ne mets pas tout le monde dans le même sac.
Un pays ne peut pas accepter de voir son territoire bombardé quotidiennement sans réagir et je sais très bien ce que c'est que le Hamas, soit.
Mais peut-être faut-il aussi mesurer la riposte et en tout état de cause préparer concrètement les conditions de la paix et il n'y a pas de paix sans justice.
"Les querelles ne dureraient pas si longtemps si la raison n'était que d'un seul côté" (La Rochefoucault)...Encore un avec qui j'aimerais bien prendre le thé.
La propagande antisioniste/antisémite, les cris de haine : les manifestations n'y changeront rien. l'Etat d'Israël ne reculera pas parce qu''il en va de sa survie. Un point c'est tout.
Et la responsabilité première de toute cette affaire appartient aux pays d'Europe : à l'Allemagne nazie, à la France collaboratrice, à l'Italie fasciste... qui ont provoqué la Shoa ou qui n'ont pas été capables de l'empêcher.
Le problème c'est que les Juifs ne se sont sentis (ne se sentent) en sécurité nulle part au monde et c'est la raison pour laquelle il leur faut une patrie comme à tout le monde.
Il faut arrêter avec la rigidité idéologique. C'est tout ce que je voulais dire. Nous ne faisons que mimer ici le mouvement général des choses, la course à l'abîme.
On peut peut-être mettre les pouces au moins sur ce blog, non ?
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Chat doc, je répondais à quelqu'un qui parlait d'obscurantisme. Et je lui donnais un exemple flagrant d'obscurantisme. Avant de me critiquer, relisez le dialogue.
Pour vous, dire qu'un des évêques réhabilité croit que les ouragans sont envoyés par Dieu pour punir les homos, ce n'est pas dénoncer l'obscurantisme, c'est afficher l'homosexualité en étendard !
Tiens, si l'éducation avait fait son boulot, il n'y aurait pas de cinglé comme ce curé. Et retournez lire Fontenelle ou Voltaire, si la définition d'obscurantisme vous échappe.
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Je suis pour ma part pour le cours de philosophie bien avant la Terminale, dès le collège... et pourquoi pas le CP.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2009
Apprenons déjà à nos élèves à écrire, lire et compter afin de les structurer et de mettre un peu de distance et d'ordre dans leur corps et leur tête. Après ...on verra!
Voilà une des conséquences directes de l'idéologie de l'enfant, adulte miniature: on lui prête des capacités à spéculer et à conduire adroitement des controverses que nombre d'adultes ne possèdent pas.
Ecrit par : buntovchik | 04 février 2009
Dites, Robin, si vous avez des choses à me dire, vous pouvez me les dire en privé. Ca me permettra d'y répondre sans en rajouter sur ce blog-ci. Ca m'aurait aussi permis d'avoir une réponse à un mail d'il y a qques jours. Elle ne fonctionne plus, votre adresse sur club internet ?
Ecrit par : Jeremy | 04 février 2009
Je le savais qu'on y viendrait.
Et plus de soutien entre midi et deux,cette aberration.
http://www.liberation.fr/societe/0101316885-tout-compte-fait-darcos-est-pour-la-semaine-de-4-jours-et-demi
Ecrit par : bernard | 04 février 2009
Les choses sont toujours compliquées, Amélie. Et les simplifier accroît leur complexité.
Ecrit par : Guy Morel | 03 février 2009
Alors là, chapeau, Guy Morel !
C'est bien résumé ...
Je n'aurais pas su l'écrire, occupée que je suis par un quotidien de Shadock, mais c'est très exactement ça. On peut aussi l'envoyer à Felts pour qu'il le médite.
Ecrit par : dobolino | 04 février 2009
Je médite quoi ?
Si l'on additionne les textes de réflexions sur mon site et mes participations à autre chose que des polémiques sur celui-ci, je suis, chère technicienne de surface, l'un de ceux qui dans ce cadre un peu particulier, a surement le plus contribué à essayer de dénouer les fils multiples de la complexité.
Mais on n'apprend plus à lire et à se souvenir chez les Shadock.
Notez ici que si vous considérez cette note comme une agression, ce n'est qu'une réponse à un texte où vous me mettez en cause.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Mais on n'apprend plus à lire et à se souvenir chez les Shadock.
Notez ici que si vous considérez cette note comme une agression, ce n'est qu'une réponse à un texte où vous me mettez en cause.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Je ne considère pas ça comme une agression mais je note que vous êtes bourré de tabous !
Ça ne vous est jamais venu à l'idée que moi, une femme, je n'écrivais ici qu'en état d'éthylisme avancé et qu'en plus, j'avais des pulsions homosexuelles parfaitement assumées ?
Vous maîtrisez mal la vie moyenne du Shadock femelle, me semble-t-il ?
Ecrit par : dobolino | 04 février 2009
Que moi, une FEMME, Une MAMAN !
Je corrige ! C'est juste pour Felts ...
Ecrit par : dobolino | 04 février 2009
Robin, ce qui ne cesse de me mettre et en colère et mal à l'aise, c'est que vous et moi, en classe, nous tombons à bras raccourcis sur les abjections proférées par certains élèves, ...et ici? Est-ce que cela devrait être différent? Je l'ai dit et je le répète: la jeunesse n'est pas une excuse, ni la maladie, ni un "passé douleureux" (à cette aune-là, nous avons tous des failles et des crevasses).
Au bahut, il y a un(e) cpe, un(e) proviseur ou un(e) principal(e) qui sanctionne (ici fut dit: "de moins en moins"). Jean-Paul a choisi de ne pas censurer. Je ne suis pas dans l'escalade, je n'escalade rien (j'ai le vertige) - je fais le miroir. Maladroitement, comme un sanglier à la Richard III, mais? Si aucun coup de gueule n'est poussé, si aucune pression n'est faite, alors c'est le champ libre à toutes les démences. Sur un blog, comme dans la société, non? Peut-être vais-je trop loin, mais au siècle dernier, l'attentisme et la peur de la violence qui se répandrait, dans les démocraties européennes, dont donné: la victoire du franquisme, en Espagne et la guerre de toute manière.
Question: faire un exemple (fiche en prison, renvoyer d'un établissement scolaire), aujourd'hui, sert-il à quelque chose, empêche-t-il justement l'escalade mimétique, pour reprendre notre source commune de réflexion?
En classe - l'autorité défaite de l'enseignant (pour "x" raisons, et prenant "y" formes: absence de soutien de la hiérarchie, fin d'un métier "d'élite", etc.) ne mène qu'à une conséquence: les fouteurs de bordel jouent, eux, à la concurrence, sont en connivence.
Ce blog n'est pas séparé du monde.
Ce à quoi l'on met un coup d'arrêt, dehors, dans la société, pourquoi le laisse-t-on filer sur "Bonnet d'âne"?
Pour l'histoire de "prendre le thé avec Aristote": par ma jeune expérience du métier, par ma culture, par ma mise en doute de ce en quoi j'ai adhéré, ou adhère encore, je suis mené à croire qu'en un temps de crise forte, les réponses doivent-être à la mesure de la crise. Une fois cela dit: continue-t-on à tourner les moulins à prières?
Je lis et médite depuis quelques semaines "Le malaide dans la civilisation" de Freud. Je ne suis pas fou de psychanalyse, mais le commentaire sur l'homme moderne, entre principe de plaisir et principe de réalité (le but de l'existence: jouir, OU: éviter de souffrir), me paraît devoir impérativement nourrir, avec nos textes fondateurs de culture, une réflexion sur cet homme étrange et effroyable qu'est l'homo sapiens sapiens d'aujourd'hui: plus que jamais défiant et remplaçant les dieux, et complètement barrés aussi. Il a pris le feu; mais les dieux ne sont plus là pour mettre un terme à son hubris de liberté absolue, d'infantilisation. Nous sommes dans un monde de sciences et de technologies qui nous a débarrassé de notre mémoire, qui nous décharge de tout sentiment de culpabilité: qui fait de nous des gosses, du types de "Sa Majesté des mouches"; j'en suis convaincu.
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
"Le Malaise dans la culture"
complètement barré aussi
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Mon insurrection contre les types felts, amélie, yfig, etc. marque que nous sommes dans la violence, - aujourd'hui, elle n'est pas seulement partout, elle est devenue un organe de notre corps. L'arrêter? Robin, même Girard pense cela impossible dans notre temps. Vous avez lu "Clausewitz", je sais. Les derniers chapîtres ne tergiversent pas. Ils annoncent que nous y allons à toute vitesse dans ce qu'il appelle "l'apocalypse". Faut-il jeter un verre d'eau sur le brasier ou bien se tenir prêt (attention! rien à voir avec les aspirations d'amélie - je parle d'ontologie ici)?
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
On peut voir le texte de Pendaries de deux manières :
- C'est bien. Il a écrit plus de cinquante lignes sans insulter Felts… C'est très bien.
ou
- Quel est le message ? Vous avez trois heures pour décrypter. Bon courage, Robin !
Ecrit par : Rechnicienne des profondeurs | 04 février 2009
Nous sommes dans un monde de sciences et de technologies qui nous a débarrassé de notre mémoire, qui nous décharge de tout sentiment de culpabilité: qui fait de nous des gosses, du types de "Sa Majesté des mouches"; j'en suis convaincu.
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Je ne puis que recopier la fin "d'Achever Clausewitz". Elle va forcément déplaire ici à beaucoup parce qu'on n'y fait pas la différence entre le "religieux archaïque" et le message évangélique tel que l'ont compris un Vincent de Paul, un François d'Assise, un Gandhi...Tant pis :
"J'en suis venu à un point décisif : celui d'une profession de foi, plus que d'un traité stratégique, à moins que les deux mystérieusement s'équivalent, DANS CETTE GUERRE ESSENTIELLE QUE LA VERITE LIVRE A LA VIOLENCE. J'ai toujours eu l'intime conviction que cette dernière participe d'une sacralité dégradée, redoublée par l'intervention du Christ venu se placer au coeur du système sacrificiel. Satan est l'autre nom de la montée aux extrêmes. Mais ce que Hôlderlin a entrevu, c'est aussi que la Passion a radicalement transformé l'univers archaïque. La violence satanique a longtemps réagi contre cette sainteté qui est une mue essentielle du religieux ancien.
C'est donc que Dieu même s'était révélé en son Fils, que le religieux avait été confirmé une fois dans l'histoire des hommes, au point d'en modifier le cours. La montée aux extrêmes révèle, à rebours, la puissance de cette intervention divine. Du divin est apparu, plus fiable que dans toutes les théophanies précédentes, et les hommes ne veulent pas le voir (commentaire personnel : il arrive que des hommes extérieurs à la tradition chrétienne le voient mieux que beaucoup de chrétiens). Ils sont plus que jamais les artisans de leur chute, puisqu'ils sont devenus capables de détruite leur univers. Il ne s'agit pas seulement, de la part du christianisme, d'une condamnation morale exemplaire, mais d'un constat anthropologique inéluctable. Il faut donc éveiller les consciences endormies. Vouloir rassurer, c'est toujours contribuer au pire - Juillet 2007 -
(René Girard, "Achever Clausewitz", page 364, Carnetsnord)
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
Faut-il jeter un verre d'eau sur le brasier ou bien se tenir prêt (attention! rien à voir avec les aspirations d'amélie - je parle d'ontologie ici)?
Ecrit par : Pendariès | 04 février 2009
Girard ne parle pas d'ontologie, mais d'anthropologie. Il ne voit pas l'Histoire comme le destin ontologique du Dasein, la réponse à un appel de l'Etre, comme Heidegger qui finit par embrasser le nazisme par opportunisme métaphysique (il faut quelqu'un, un fürher, pour fixer l'errance du dasein) et hélàs, en toute bonne foi.
Il fait une part à la liberté humaine, quelque chose comme une "conversion" qui ne serait pas forcément religieuse au sens étroit du terme...Mettons celle de Don Quichotte sur son lit de mort, de Raskolnikov ou de Julien Sorel dans leur prison.
C'est pourquoi il parle "d'éveil".
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
C'est difficile à expliquer : un "presque rien" qui changerait tout.
Ecrit par : Robin | 04 février 2009
@ Dobolino évoque :
compliquées; complexité, bien résumé ... Shadock, Felts qu'il le médite.
Je réponds : textes de réflexions , chère technicienne de surface, dénouer les fils multiples de la complexité, ce n'est qu'une réponse à un texte où vous me mettez en cause.
On m'oppose que je suis bourré de tabous, éthylisme avancé, pulsions homosexuelles parfaitement assumées, Que moi, une FEMME, Une MAMAN !
Désormais je me refuse à complexifier le simplex pour que l'on ne m'accuse pas de simplifier le complexe.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Certaines prises de position souhaitant un retour au calme après que des débats houleux où des propos scandaleux ont été tenus, me font problème… Je suis évidemment d'accord pour penser que cette manière de se comporter joue un très mauvais rôle dans notre combat commun pour une école centrée sur les savoirs.
Mais calmer le jeux en recouvrant le tout du blanc manteau de l'oubli ou la mise à niveau zéro m'apparaît très dangereux sur le fond. Le feu couve sous la paille et explose au moindre prétexte. Renvoyer dos-à-dos les “adversaires”, c'est faire comme si le coupable était innocent et l'innocent coupable… Il faut arrêter de croire au vivier (ou virus) égalitaire dans le pourrissement du débat. Certains cherchent à débattre, d'autres à pervertir le débat soit par perversion “naturelle” soit parce qu'ils ont atteint les limites de leur argumentation. J'ai pu assister dans des séminaires de sciences de l'éducation à une réflexion qui allait assez loin dans les raffinements techniques permettant de pourrir les débats…
J'ai été victime d'une attaque inqualifiable (dans le temps même, plusieurs)… En privé, on a bien voulu me dire que j'étais effectivement l'offensé… Pas une seule fois, l'administrateur du blog n'a tenté de pointer les abus caractérisés pour les dénoncer. Il reste dans les généralités vasouillardes “C'est pas bien ce que vous faites”, “Arrêtez de jouer” et quand il dénonce, il est complètement à côté de la plaque… Car si sur ce blog, critiquer une religion archaïque est considérer comme un acte raciste, demain, je me fais curé !
Il allie une méthode qui m'apparait bonne : pas de censure, à une non-directivité assez orientée (son capital opérationnel) qui favorise tous les tangages sans que cela éclaire quoi que ce soit.
Très significatif de l'état d'esprit que cela induit : les critiques sur l'intégrisme chrétiens se sont lâchés sans problème dans la plus grande générosité (Dieu, quel courage !). L'intégrisme chrétien n'est pas ma tasse de thé… Et si j'étais aux États-Unis, j'en ferai bien du pâté… Mais en France ! ! ! ! ! Alors que certains communautarismes sont de véritables dangers pour notre démocratie. Notre positionnement devrait être que la meilleure manière d'être anti-raciste* c'est de rechercher les meilleurs moyens de lutte contre les valeurs régressives que l'intégrisme religieux cherche à nous imposer.
* Racisme : où l'on ne prendra pas la définition d'un groupe intégriste islamique ou celle d'un sociologue boboisant français mais celle-ci : Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe certaines races supérieures qu’il faut préserver de tout croisement et qui sont destinées à dominer les autres.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Car si sur ce blog, critiquer une religion archaïque est considérer comme un acte raciste, demain, je me fais curé !
Alors que certains communautarismes sont de véritables dangers pour notre démocratie. Notre positionnement devrait être que la meilleure manière d'être anti-raciste* c'est de rechercher les meilleurs moyens de lutte contre les valeurs régressives que l'intégrisme religieux cherche à nous imposer.
Ecrit par : Roger Felts | 04 février 2009
Personne ici n'a jamais émis un seul avis ou argument, uniquement des hulements : "Raciste"!
Regardez, comme ça :
http://www.youtube.com/watch?v=QnpybE2_4P8
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
http://www.dailymotion.com/relevance/search/christine%2Bangot/video/x1fdk0_clash-c-angot_politics
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
hurlements !
Ecrit par : Amélie | 04 février 2009
On m'accuse, et Amélie aussi, si je comprends bien, d'être anonyme. D'un autre côté, l'exemple Redekker, modérément persécuté par la Religion d'Amour et d'autres exemple comme celui de Théo Van Gogh, moins modérément persécuté par la Religion d'Amour, fait qu'il est difficile de s'exprimer sur ce sujet à visage découvert si l'on n'a pas les moyens de s'offrir une caserne de gardes du corps.
Les Voltaires sont rares en France hélas mais on trouve des courageux encore aux Pays-Bas ou en Angleterre. A ma droite Geert Wilders, à ma gauche Pat Condell.
A découvrir et à proposer pour un débat vraiment pertinent sur les Lumières en Première - Enlightment not dead ?
http://www.bivouac-id.com/2009/02/02/exclu-bivouac-id-pat-condell-%C2%AB-honte-aux-pays-bas-%C2%BB-en-version-francaise/
Ecrit par : Ventre-Mahomet | 04 février 2009
"Les propos tenus par certains anonymes (ils le sont moins qu'ils le croient) sont immondes. Je suis sûr qu'ils n'oseraient pas avoir cette attitude en face de leurs interlocuteurs. " (écrit par quelqu'un)
Non, là, il était fait allusion surtout aux insulteurs "ad hominem"professionnels : Jérémy, Pendariès, tiens, il y a eu aussi un Youpi, sûrement un des deux premiers . Association des Rebelles Anonymes .
Ecrit par : Liberté chérie | 04 février 2009
Tiens, ça continue à cracher, sur ce billet-ci.
Il y en a qui ont de la bave à revendre.
Ecrit par : Jeremy | 05 février 2009
"Si on est attaqué en tant que Juif, il faut se défendre en tant que juif. Se demander très concrétement : "que puis-je faire? Et comment?"
Hannah Arendt
Ecrit par : Lisa | 05 février 2009
Je n'ai lu que votre note, JPB, pour l'instant -je passe rarement-. Avant d'avoir eu le temps de lire les comm', bravo!
Ecrit par : bral | 06 février 2009
Dis maman, à quoi il sert François Bayrou ?
La réponse se trouve ici mon enfant :
http://frenchcarcan.com/
Ecrit par : Marie-Laure | 28 février 2009
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