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19 janvier 2009

Evaluations

Evaluations

 

 

    Je viens de voir, aux infos de France 3, à 12h30, des parentes d’élèves de Montpellier (peut-être chez l’une des émules de l’ineffable Cazals, le « professeur des écoles » qui refuse de faire son métier ?) brandir des piles de cahiers d’évaluations — ces évaluations que devaient faire aujourd’hui leurs enfants — en affirmant haut et fort qu’elles refusaient de soumettre leurs Monchéri-Moncœur-Kevin—Momo à des interrogations auxquelles elles-mêmes ne parvenaient pas à répondre. Encouragées par une instit affirmant qu’il était trop tôt, que les opérations avec une virgule, c’était en fin d’année, etc.
    Ce matin même, sur France 2, Darcos expliquait que les évaluations, parce qu’elles intervenaient en cette fin janvier, ne portaient que sur ce qui était censé avoir été appris…

    Il aurait pu préciser que ces exercices sont en fait l'évaluation du "socle" prévu dès la loi Fillon, en 2005. Rien de strictement darcosien là-dedans.

    Mais voilà : peut-être y a-t-il un léger décalage entre ce qui doit être su, et ce que l’on apprend effectivement.

    Même si, dans le détail, la correspondance entre les questions et les programmes n'est pas totale… Mais cela vient peut-être du fait que les programmes auraient, depuis très longtemps, être plus précis, plus méthodiques, que ce qu'ils sont effectivement : la marge d'interprétation reste encore trop grande.

 

    Xavier, aussi, quelle idée ! Les élèves de CM2, ce sont ceux de la réforme Lang de 2002 ! Pas ceux de la réforme Darcos — que ce même Cazals, et quelques autres, refusent d’appliquer, tant ils ont peur que l’on s’aperçoive qu’ils ne maîtrisent pas les méthodes de lecture qui marchent… Tant ils ont à cœur que les élèves déshérités qu’on leur a confiés (et qu’on ferait bien de leur retirer, et très vite) apprennent quelque chose de substantiel !

    Certains dirigeants syndicaux te fatiguent, et leur bouderie sur la réforme du lycée t’a surpris. Mais à cette aune, comment peux-tu fréquenter Moindrot ou Cadart ?

 

    Je suggère aux mères protestataires, d’abord, de ne pas exhiber leurs voiles entre les murs d’une école publique. Ensuite, de ne pas interférer avec ce que leurs enfants apprennent — ou tentent d’apprendre : elles ne comprennent pas les exercices ? À la bonne heure ! Au moins, leurs enfants en sauront un peu plus qu’elles.

    Je suggère également aux instits qui refusent des évaluations basiques (c’est du moins ce que disent d’autres instits, qui à vrai dire n’ont pas utilisé la méthode Foucambert, et autres méthodes « naturelles » (!) pour apprendre à lire à leurs bambins) de retourner à l’école — pour leur compte. Mais pas à l’IUFM, qui les a si mal formés. Ou de faire un autre métier.

    Et je suggère au ministre de ne pas accepter le passage en Sixième des élèves que leurs parents et leurs maîtres auront ainsi handicapés — pas la peine de grossir encore la masse des 17% d’entrants analphabètes ou illettrés.


    Je ne suis pas enthousiaste à chaque décision du ministère — loin de là, et j’ai eu assez de courage pour le dire audit ministère, ou sur ce blog chaque fois que j’en ai eu l’occasion — il y a une semaine encore à propos de la nomination de l’illustrissimo fachino Descoings. Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine.

    À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse.

 

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse.

Jean-Paul Brighelli

Salut,
je serai plus prudent que toi. Non pas que je me fasse des illusions sur les motivations de ceux qui poussent collègues et parents à manifester contre ces évaluations. Mais parce qu'il semble bien qu'entre les programmes et les exercices proposés pour évaluer leur assimilation il y ait quelques dissonances.
Qu'il soit difficile d'évaluer ce qui n'a pas été enseigné, personne ne peut le nier.
Je n'ai pas eu le temps encore de mettre côte à côte les programmes et les évaluations, mais j'ai eu quelques échos assez négatifs. Faut voir.

Guy

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Tu as raison Jean-Paul, ça va souffler...

Je vais aller voir les exercices qui ont été mis en ligne...

Saperlotte arrêtons de se voiler la face !

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

En (très) gros: d'accord.
Les sempiternels spécialistes de la victimisation nous emmerdent.
Cela dit, je me démarquerai nettement sur l'affaire du passage en sixième, étant partisan d'une fusion - sans soluion de continuité, donc - du primaire et du collège pour constituer une Ecole de la scolarité obligatoire, à objectif spécifique inclus dans son titre (et donc pas une antichambre systématique et dès lors inadaptée du lycée). Une réflexion qui reste à mener à son terme doit permettre d'y concilier la formation de base de tous et l'accès de chacun à son excellence potentielle.
Sur l'évaluation, pour y revenir, elle ne peut qu'être utile, par son caractère "exogène" (conception des exercices extérieure à l'établissement) et par sa vocation "nationale". Les élèves comme les enseignants peuvent en tirer un vrai bénéfice pour l'achèvement de l'année en cours.
Quant aux parents, il serait très utile effectivement de prévoir leur formation continuée pour les remettre raisonnablement au niveau des gamins (enfin ... au niveau exigé des gamins). Toute plaisanterie à part, il peut y avoir là des objectifs "d'école des parents" de nature à faire vivre, établissement par établissement, une vraie communauté éducative intergénérationnelle....
Etc.

Écrit par : Sejan | 19 janvier 2009

Cela dit, je me démarquerai nettement sur l'affaire du passage en sixième, étant partisan d'une fusion - sans soluion de continuité, donc - du primaire et du collège pour constituer une Ecole de la scolarité obligatoire, à objectif spécifique inclus dans son titre (et donc pas une antichambre systématique et dès lors inadaptée du lycée). Une réflexion qui reste à mener à son terme doit permettre d'y concilier la formation de base de tous et l'accès de chacun à son excellence potentielle.

Ecrit par : Sejan | 19 janvier 2009

Ravi de voir que je ne suis pas le seul à suggérer de repenser - j'avais esquissé cela lors des réunions au ministère - l'articulation actuelle entre primaire et collège.

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

je confirme, non seulement on trouve le livret d'exercices en ligne mais aussi le livret des corrigés destiné au maître...
J'ai jeté un oeil sur les exercices et franchement si les élèves de cm2 ne savent pas y répondre alors il y a de quoi vraiment s'inquiéter.
bonne après-midi

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

J'ai jeté un oeil sur les exercices et franchement si les élèves de cm2 ne savent pas y répondre alors il y a de quoi vraiment s'inquiéter.
bonne après-midi
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Ce n'est pas si simple. On n'est pas en fin de cm2 mais au mois de janvier.
Qu'est-ce qui a été vu depuis la rentrée ? Est-ce que les évaluations correspondent à ce qui a été vu ?

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Guy, repose la question autrement : qu'est-ce qui a été vu depuis le CP ? Et les évaluations correspondent-elles strictement au programme de CM2, ou à l'ensemble de ce qui aurait dû être acquis jusque là ?
Les tables de multiplication, par exemple…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 janvier 2009

Ce n'est pas si simple. On n'est pas en fin de cm2 mais au mois de janvier.
Qu'est-ce qui a été vu depuis la rentrée ? Est-ce que les évaluations correspondent à ce qui a été vu ?

Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Jean-Paul m'a devancée dans la réponse...
Enfin monsieur Guy Morel, avez vous jeté un oeil sur le contenu des évaluations? Allez-y vous verrez que toute personne ayant reçu un minimum d'instruction est en droit d'espérer qu'un élève même en début de cm2 soit capable d'y répondre...
Les parents qui s'opposent à ces évaluations sont manipulés où alors se voilent la face , ils ne préfèrent pas être mis face à cette vérité qu'ils craignent, à savoir constater le réel niveau de leurs chérubins. Si en tant que parents,on doit protester , ce ne certes pas contre des évaluations de niveau mais bien contre les manquements dont l'école a fait preuve depuis un trop grand nombre d'années...
à mon humble avis

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Guy, repose la question autrement : qu'est-ce qui a été vu depuis le CP ? Et les évaluations correspondent-elles strictement au programme de CM2, ou à l'ensemble de ce qui aurait dû être acquis jusque là ?
Les tables de multiplication, par exemple…
JPB
Je sais bien.
Mais il y a des calculs d'aires, des décimaux.
J'attends ce diront les instits sérieux.
Par ailleurs, si on veut voir ce qui a été acquis depuis le CP, pourquoi ne pas évaluer au premier trimestre ? Et si son veut voit ce qui est acquis en CM2, pourquoi ne pas attendre le mois de juin ?

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Mon dieu, ne vous arrêterez vous jamais ?

L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation. Le plus drôle dans vos propos reste quand même la thèse que ces évaluations servent à niveler les programmes, ce qui reste, il me semble, à l'inverse de vos revendications. Car, ne nous y trompons pas, l'éducation nationale ne nivèle jamais par le haut.

Une éducation saine ne se fera jamais Via Dolorosa si vous me permettez le renvoi (Mais qu'est ce qu'il raconte ?). Si les pédagogies modernes n'offrent pas de résultats satisfaisant, la pédagogie de l'échec ne crée que des générations frustrés et pour les quelques uns qui finissent avec une situation satisfaisante - disons prof de prépa - un égo surdimensionné de fait d'y avoir survécu. Est-ce ça la méritocratie ?

A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde:
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46- href="mailto:0@2">0@2-3224,55-1141420,0.html

Bien à vous,

Gautier U.

Écrit par : Gautier | 19 janvier 2009

Il y a de toute évidence une "exception héraultaise", autant chez les parents ( de la Sainte FCPE) que chez les enseignants "degôche" du département, les uns étant les suppöts des autres.
Les choses auraient -elles bougé dans les esprits, depuis la grève qui a duré un mois, dans un collège de Montpellier en 2000, avec portes bloquées et les parents-enseignants passant les nuits à l'intérieur de la boîte, avec interviews en direct devant les caméras télé au 20h? Et après, dans un village proche, pratiquement les 3 mois du 3è trimestre sans école (primaire) et bien sûr, tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec ces instits ...."degôche", étaient qualifiés (déjà!) de fachos? Faut-il encore allonger la liste?
Et côté medias, c'est du gâteau, bien sûr, alors c'est une spirale infernale....Remarquez aussi où vont tous nos organes d'information quand il y a un problème ( vosu avez dit problème?): à Montpellier, à Palavas, à Nice....Pourquoi moins souvent dans la Creuse ( pour les artisans de JP Pernaud) ou à Aurillac ( fait pas chaud!) ? Pour Galabru( qui est de Palavas), "c'est le ch'nooooord"; pour les télés, c'est le Midi, son soleil, ses cartes postales et ses bons révolutionnaires ....de gôôôôche( les trois allant ensemble!)

Écrit par : Paix Amour et Joie | 19 janvier 2009

Jean-Paul m'a devancée dans la réponse...
Enfin monsieur Guy Morel, avez vous jeté un oeil sur le contenu des évaluations? Allez-y vous verrez que toute personne ayant reçu un minimum d'instruction est en droit d'espérer qu'un élève même en début de cm2 soit capable d'y répondre...
Les parents qui s'opposent à ces évaluations sont manipulés où alors se voilent la face , ils ne préfèrent pas être mis face à cette vérité qu'ils craignent, à savoir constater le réel niveau de leurs chérubins. Si en tant que parents,on doit protester , ce ne certes pas contre des évaluations de niveau mais bien contre les manquements dont l'école a fait preuve depuis un trop grand nombre d'années...
à mon humble avis
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
J'ai vu.
Et je n'ai pas dit le contraire de ce que vous dites. C'est même très inférieur à un CM2 d'il y a quarante ans.
Mais il faut comparer avec les programmes actuels, voir si cela correspond ; et puis quelle drôle de date !

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Mais il faut comparer avec les programmes actuels, voir si cela correspond ; et puis quelle drôle de date !

Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

On peut effectivement s'interroger sur le choix de la date mais , il vaut peut-être mieux évaluer maintenant les dégats afin de pouvoir consacrer les 5 mois qui restent avant l'entrée en 6ème à essayer de combler les lacunes où du moins savoir à quoi s'en tenir et surtout en tirer partie dans les classes inférieures...autant lutter contre les moulins à vent me direz-vous...
Pour une fois que je ne critique pas , il va neiger cet été...et je devrais peut-être aller au lit je dois avoir de la fièvre...

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Mais voilà : peut-être y a-t-il un léger décalage entre ce qui doit être su, et ce que l’on apprend effectivement.
Écrit par Jean-Paul Brighelli
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Ah ! que j'aime cette litote !

Écrit par : Francis Penin | 19 janvier 2009

Apparemment( et j'ai vu le même reportage à Montpellier), certains parents se voileraient plutôt la face-puisque JPB suggère à certaines mères contestataires de "ne pas exhiber leur voile entre les murs d'une école publique". Vous voyez bien alors qu'ils se voilent la face, les parents !!!!

Écrit par : Paix Amour et Joie | 19 janvier 2009

cependant je mettrais un bémol à ce que je viens d'écrire, et comme Guy Morel j'ai une interrogation mais d'un autre ordre que celui du choix de la date:
n'y-a-t-il pas à craindre suite aux résultats de ces évaluations qu'on revoit les programmes du collège en particulier de 6ème à la baisse afin d'adapter le niveau de la 6ème à celui des élèves et non pas l'inverse comme il serait opportun de le faire?
mais je ne veux pas jouer les cassandre...
ouf bonne nouvelle il semble que je reprenne quelque peu mes esprits et qu'il ne risque plus de neiger cet été...

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Je ne suis pas enthousiaste à chaque décision du ministère — loin de là, et j’ai eu assez de courage pour le dire audit ministère, ou sur ce blog chaque fois que j’en ai eu l’occasion — il y a une semaine encore à propos de la nomination de l’illustrissimo fachino Descoings. Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine.

Écrit par : Jean-Paul Brighelli
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Veuillez me permettre de rectifier le mot italien qui signifie "porteur de bagages" : il s'écrit "facchino". J'ai appris l'italien un an seulement , en première (1957/1958) et il m'en reste des traces.
Mais pour ce qui est des citations latines ou grecques, je ne les comprends pas car je n'ai pas appris ces langues anciennes (ni d'autres), et si vous écrivez une faute en latin ou en grec ancien, je ne la verrai pas. Dans ce cas un autre fin lettré la verra et la vous signalera éventuellement. (Je veux dire "un autre fin lettré que vous, non pas moi". Je ne suis qu'un petit érudit en sciences.)

Maintenant, en ce qui concerne le fond de votre Note, une fois de plus (comme toujours jusqu'à présent) je vous approuve intégralement. Et, non, je ne fais pas de lèche, chers amis lecteurs, que vous soyez des thuriféraires de M. Le Professeur P. Meirieu ou non. Et si j'étais accusé d'en faire quand même, je répondrais "haughtily" :"I don't give a damn."
Et j'ajouterais ceci : si, un jour, JPB dit quelque chose avec quoi je suis en désaccord, je le lui dirai poliment. Cela ne prouvera d'ailleurs pas que j'ai raison, mais simplement que je vois les choses autrement.
Encore une chose, amis lecteurs : j'ai lu quelques messages désagréables à l'endroit de JPB. Je n'ai absolument pas pris sa défense. Il est assez grand pour le faitre lui-même. Je revendique donc le droit d'approuver JPB sans qu'on y trouve à redire. Je ne l'encense ni ne le mets sur un piédestal
Cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 19 janvier 2009

Bien que son message soit adressé a priori à JPB, je me propose de répondre à Gautier. :


Mon dieu, ne vous arrêterez vous jamais ?

------------> Non. Pas tant que l'École ne sera pas redevenue un lieu d'étude. Vous aimez la gigantesque garderie qu'elle est devenue ?


"L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation."


----------> Tiens, je croyais qu'il relevait plutôt de la transmission ? Tout serait donc relatif en fonction de la façon dont on "évalue" ? Le beau mensonge que voilà : il ne suffit pas de mettre 18 à une copie lamentable pour que celle-ci devienne excellente. C'est pourtant ce qui se passe dans l'EN où on a décidé - sous prétexte de faire du social, c'est ça le plus drôle - de rendre impossible toute instruction digne de ce nom et donc toute ascension sociale, si minime soit-elle.

"ne nous y trompons pas, l'éducation nationale ne nivèle jamais par le haut."

---------> On avait remarqué. Elle devrait, pourtant.
Et elle a tellement fait l'inverse qu'il va bien falloir se décider un jour à sortir du trou, comme dirait Marc.

"Une éducation saine ne se fera jamais Via Dolorosa "

---------> On se demande bien qui souffre et à cause de quoi : que faites vous des élèves qui aimeraient pouvoir l'être ne serait-ce que quelques heures par jour et travailler un peu en étudiant dans le calme ?

Que faites-vous de leur souffrance, réelle, celle-là, et quotidienne dans des "lieux de vie" régis par la loi de la jungle et le caïdat, entre la violence, les chahuts, le racket, les profs insultés à qui on empêche de faire cours sous prétexte qu'il faut être gentil avec les "défavorisés" ?

La réalité sociale - parfois peu reluisante - des élèves défavorisés implique-t-elle qu'on leur maintienne davantage la tête sous l'eau en refusant de leur donner - parce que l'on est de gôche - l'instruction sérieuse à laquelle ils ont droit ?

Où avez été vous chercher qu'un élève souffrait parce qu'on le faisait taire 5 minutes pour le mettre au boulot ? Où avez-été vous chercher qu'un élève serait davantage satisfait parce qu'on lui ment sur son niveau et sur la valeur de son travail ?

Pourquoi le travail sérieux -et donc correctement évalué- serait-il forcément générateur de "frustration", comme vous dites ? Pourquoi voulez-vous absolument manipuler les élèves en refusant de les mettre devant leurs responsablités (pour autant qu'on leur permette de les exercer) ?
Pourquoi refuser d'utiliser l'"échec" -forcément provisoire- comme nécessité et moteur de progrès ?
Pourquoi vouloir à tout prix les infantiliser en leur refusant, justement, de sortir de l'enfance ?
Comment voulez-vous qu'ils ne souffrent et in fine, ne se révoltent pas dans ces conditions ?

Vous avez vu comme moi les manifs lycéennes ces dernières années : ils n'ont pas tous les tenants et les aboutissants du problème (idem pour la plupart de leurs professeurs, hélas), ils n'ont pas conscience d'être manipulés, mais ils sentent bien que quelque chose est pourri dans ce royaume !

Et ce quelque chose de pourri est trés exactement le contraire de ce que vous affirmez, à mon avis :

Ce n'est pas en les dorlotant toute la journée, en leur ordonnant de "s'exprimer" (alors qu'ils n'ont rien à dire, puisqu'on ne leur a rien appris, ou si peu), en les manipulant pour leur "prouver" qu'ils sont formidables alors qu'ils sont la plupart du temps simplement ineptes - à leur corps défendant, il faut bien l'avouer-

Comment voulez-vous qu'ils se sentent bien, alors que nous passons toute la sainte journée à flatter leurs performances imaginaires pour acheter la paix sociale ? L'inflation aidant, le prix n'est jamais assez élevé : plus le niveau est faible, plus il faut flatter et plus il est difficile de créer l'illusion de toute pièce.

Là est le véritable malaise. Là est la vraie souffrance. A commencer par celle des élèves eux-mêmes, qui ne sont dupes que jusqu'à un certain point.
J'ai pour ma part toujours été persuadé que les profs démagos voire "copains" qui prétendent "aimer les élèves" prétextant "la réalité sociale" (merci Foucambert !) ne sont pas autre chose que des salauds déguisés. Quand ce ne sont pas carrément des politiques qui font ainsi la promotion de la guerre de tous contre tous.

Croyez-moi, Gautier, les élèves souffrent avant tout aujourd'hui du fait que nous refusons d'exercer notre métier par pure bien-pensance ou pour obéir aux préceptes d'une idéologie qui ne dit pas son nom.

Ils souffrent que nous refusions d'être des professeurs, comme nous leur refusons simplement d'être des élèves. Et pourtant, l'immense majorité d'entre eux souhaiterait consciemment ou non l'être ou le redevenir.

Tout ça au nom d'une conception du "Bien" ?

C'est tout de même un peu court.

Écrit par : Manu | 19 janvier 2009

Et je n'ai pas dit le contraire de ce que vous dites. C'est même très inférieur à un CM2 d'il y a quarante ans.
Écrit par Guy Morel (19 janvier 2009)
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Voilà, Guy ! Vous mettez le doigt dessus.
Je dirais pour ma part "... un CM2 d'il y a soixante ans."
Je suis entré en CM2 en octobre 1950 (cela fait donc plus précisément 58 ans).
Si vous saviez tout ce que je savais à cette époque ! Même extraire la racine carrée d'un nombre décimal, pour ne rien dire des dictées de certificat d'études primaires dans lesquelles je ne faisais que deux ou trois fautes [1] (quand, quatre ans plus tard, j'ai passé le certificat d'études primaires, je ne faisais virtuellement plus aucune faute de français dans ces dictées - et je n'ai jamais été brillant, mais seulement très très bon).
Voilà pourquoi je suis d'accord à ce point avec JPB dont les opinions sont - de mon point de vue de dinosaure - sans outrance. Elles sont réalistes, mais qui peut s'en apercevoir sinon les vieux comme moi, qui ont voix au chapitre ?
Bien cordialement à vous, Guy.

[1] tout candidat au certificat d'études primaires qui commettait cinq fautes à la dictée avait zéro (Jack Lang était trop jeune, alors, pour dire que la note zéro est dégradante - et il ne m'a pas répondu quand je lui ai écrit qu'à l'agrégation interne, session de 1991, le jury de chimie m'a mis la note de 1/100 ; je me suis retenu d'ajouter, "Mettez-moi à la retraite anticipée pour incapacité." ; j'avais 51 ans...) était recalé, et j'en ai vu des larmes, le soir, lors de la proclamation des résultats.
C'est dire que dès onze ans, sinon dix, j'étais de taille à obtenir le certificat d'études primaires. Y a-t-il encore de nos jours des élèves de CM2 capables d'un tel exploit ? Je n'en jurerais pas.

Écrit par : Francis Penin | 19 janvier 2009

mais ce qui me gêne un peu dans tout ça, c'est tout cet argent et cette notoriété que l'on se fait sur le dos de ces gosses (du moins Bégaudeau et elle et maintenant, ça tourne au "filon"), sans beaucoup les faire avancer. ( Robin)


Cela fait un bout de temps que le désastre de l'EN permet à ces gens-là d'arrondir leur fin de mois sans faire avancer le moins du monde les élèves. Qui trouvera le moyen de faire parler de soi de la manière la plus voyante en utilisant ou les manques ou les écrits des chers petits pour se faire mousser un peu plus?

Quant aux évaluations, quelle farce!
Darcos nous concocte une réforme qui n'est même pas appliquée réellement dans toutes les écoles, avec des instits qui ne l'appliquent que si cela leur chante et avec la bénédiction de certains inspecteurs.
Il évalue des CM2 (anciens modèles) avec des tests ( nouveaux modèles) au mois de Janvier.
Aucune cohérence, du vent médiatique, ou de la bêtise sans fond. Ou s'il s'agit de "dénoncer"par le biais de ces tests les instits anti-réforme Darcos, c'est pour le moins malhabile pour ne pas dire stupide. Ce qu'il a fait de moins idiot, c'est en primaire et il le saborde ( dans la mesure où la réforme est appliquée) par ces tests inadéquats qui iront se perdre avec les autres, des piles de papelards pour rien qui dorment sur une étagère, couverts de poussière. Les résultats ne seront pas livrés dans leur intégralité par les instits qui frondent. C'est n'importe quoi. Il s'y prend comme un manche. Juste un peu plus la grouille...
Le tout après ses récentes déclarations sur le port "du tee-shirt "qui pourrait être tellement bien pour gommer les différences sociales!
M'enfin! Cela va occuper le bon peuple pendant un petit bout de temps: savoir si l'item 7 a été étudié ou pas dans l'école machin et pas dans l'école truc, par l'instit X et pas Z.
Comme je ne passe plus très souvent, j'en profite pour rappeler que dans certains collèges cela va toujours aussi mal et même parfois très, très mal: les élèves, les profs et même l'administration, jusqu'à la FCPE qui commence à comprendre que la gangrène gagne toutes les classes et beaucoup de collèges qu'elle pensait à l'abri.
Mais réjouissons-nous, ce merdier dans l'EN aide les pauvres:
les Bégau trucs, les Mara choses, les rois de l'esquive, bref, tous ceux à venir qui excelleront dans la défense de la bonne cause et des petits défavorisés.
Eh! ma brave dame, c'est que tout n'est que marché! Et la misère des petits banlieusards, ma foi...

Écrit par : Sanseverina | 19 janvier 2009

Avoir le choix dans la date, Saperlipopette, quel pied!

@Francis Pénin
Il me semble que, sur le site de Sauver les Lettres, il y a quelques années, quelqu'un avait scanné des cahiers de CM2 des années 30(je ne suis plus du tout sûre de la date exacte). Apparemment, cela n'y figure plus, et c'est bien dommage, car on mesurait l'écart immense entre ce qui se faisait alors et ce qu'on fait aujourd'hui (pas partout, par bonheur!)
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci

Écrit par : retraitée | 19 janvier 2009

On ne va tout de même pas leur laisser le choix dans la date.
Ils ont déjà la main à la pâte.

Écrit par : Barbarie douce | 19 janvier 2009

Entendu ce matin à la radio.

Un instit de ZEP (mais tout de même).

Les évaluations servaient l'année dernière à repérer les difficultés, celles-ci sont beaucoup plus dures avec des notions comme le plus-que-parfait qu'on étudie généralement en fin de CM2.

Je n'ose imaginer le sort du passé simple et du passé antérieur, quant au présent de l'impératif, du subjonctif et du conditionnel...en connait-il l'existence ?

Bien d'accord toutefois avec Sanseverina pour crier au sabotage de la réforme du primaire.
Un exemple : le dernier problème, situation de proportionnalité (recette pour 6 personnes, chercher pour 9). Si on avait été cohérent, le problème aurait pu être résolu avec la règle de trois, or, c'est à mon sens impossible, pincée de sel, cuillère d'huile). Il faut passer par un tableau de proportionnalité et la recherche du coefficient.
De toute façon, on doit maîtriser la division décimale, ce que ne devaient même pas faire les CM2 (anciens modèles). Beaucoup d'élèves doivent être largués.

Qui a choisi la date ?
Le ministre ou les pédagos deux étages plus bas ?

Écrit par : Guillaume | 19 janvier 2009

Je suis entré en CM2 en octobre 1950 (cela fait donc plus précisément 58 ans).
Si vous saviez tout ce que je savais à cette époque ! Même extraire la racine carrée d'un nombre décimal, pour ne rien dire des dictées de certificat d'études primaires dans lesquelles je ne faisais que deux ou trois fautes [1] (quand, quatre ans plus tard, j'ai passé le certificat d'études primaires, je ne faisais virtuellement plus aucune faute de français dans ces dictées - et je n'ai jamais été brillant, mais seulement très très bon).


En 1882, le Certificat d'études primaires est institué par la loi Jules Ferry du 28 mars 1882. Par cette loi, l'instruction primaire devient obligatoire de 6 à 13 ans. L'article 6 précise :

« Il est institué un certificat d'études primaires ; il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l'âge de onze ans. Ceux qui, à partir de cet âge, auront obtenu le certificat d'études primaires, seront dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer. »
C'est ainsi que pendant longtemps, pour la majorité des lauréats, il marque la fin de la scolarité obligatoire et l'entrée dans la vie active. Le certificat d'études primaires sanctionnait une scolarité primaire plus longue que celle d'aujourd'hui (2006). Il couronnait un cursus de sept ans : après les deux années de cours moyen, il y avait encore deux années de Classe de fin d'études primaires, suivies par des élèves qui n'étaient pas entrés en enseignement secondaire.

Cher Gilpa
Le niveau de CM2 était incontestablement plus élevé mais il est toujours utile de rappeler (comme vous l'avez fait) que le certificat d'études ne se situait pas à la fin du CM2. Faire le parallèle évaluations CM2 2009 et certificat d'études n'est donc peut-être pas judicieux.
Un instituteur

Écrit par : Guillaume | 19 janvier 2009

Ce qui se faisait alors, ce qui se fait aujourdhui ....
J'ai vu les infos sur la trois et chaque fois que les parents envahissent l'école, je me retourne dans mon berceau! Moi qui suis tombée dedans étant petite, avec une mère hussarde noire de la république, je vous assure que je mesure la différence!
De la classe enfantine au CM2, j'ai changé de classe en changeant de rang. Tous les niveaux avaient le "cahier du jour" et le "cahier de composition". A la fin de chaque trimestre, c'était l'évaluation .
Merci maman!

Écrit par : Alice | 19 janvier 2009

@Francis Pénin
Il me semble que, sur le site de Sauver les Lettres, il y a quelques années, quelqu'un avait scanné des cahiers de CM2 des années 30(je ne suis plus du tout sûre de la date exacte). Apparemment, cela n'y figure plus, et c'est bien dommage, car on mesurait l'écart immense entre ce qui se faisait alors et ce qu'on fait aujourd'hui (pas partout, par bonheur!)
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009

Il est sur le site de Michel Delord et quelque part sut le site Projet SLECC. Je vais essayer de vous trouver cela. J'en ai d'autres d'ailleurs, de 1912. Aussi remarquables.
Bien à vous.

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

@ Alice
Pour moi, les compositions (on ne parlait pas alors d'évaluation) étaient mensuelles, et concernaient toutes les matières, y compris l'écriture.
Et j'ai connu moi aussi le "cahier du jour" et le cahier de composition.

Écrit par : retraitée | 19 janvier 2009

Il est sur le site de Michel Delord et quelque part sut le site Projet SLECC. Je vais essayer de vous trouver cela. J'en ai d'autres d'ailleurs, de 1912. Aussi remarquables.
Bien à vous.
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Merci.
Au fait, une petite remarque au sujet du cours de grammaire que vous avez reproduit ici (voix active et passive). Est-ce à dessein que le COD choisi, "du chocolat" commence par un article partitif? Pour ma part, j'aurais choisi un autre article. À moins, bien sûr, que la distinction entre un article défini contacté et un partitif soit bien maîtrisée par les élèves. Mais c'est difficile pour eux, et j'ai dû souvent la réexpliquer, de la 6e à la 3e, voire au lycée.

Écrit par : retraitée | 19 janvier 2009

Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009

Il est sur le site de Michel Delord et quelque part sur le site Projet SLECC. Je vais essayer de vous trouver cela.

Cherche pas Guy, c'est chez Blaise :

http://blaise.buscail.free.fr/cahier/cahier.htm

Écrit par : Pascal | 19 janvier 2009

Au fait, une petite remarque au sujet du cours de grammaire que vous avez reproduit ici (voix active et passive). Est-ce à dessein que le COD choisi, "du chocolat" commence par un article partitif? Pour ma part, j'aurais choisi un autre article. À moins, bien sûr, que la distinction entre un article défini contacté et un partitif soit bien maîtrisée par les élèves. Mais c'est difficile pour eux, et j'ai dû souvent la réexpliquer, de la 6e à la 3e, voire au lycée.
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
Excellente remarque qu'ont faite plusieurs membres du groupe GRIP-Lettres au sein duquel on travaille très "collectif".
Je crois que Cécile Revéret est en train de corriger sa fiche.
Cela fait plaisir que cela soit lu et épluché. Merci.

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

L'"exception héraultaise", vous comprenez, ces Méridionaux fainéants et guère propres. Leurs instituteurs doivent être du même acabit. L'Occitanie rouge, avec ses accents rocailleux. Un nid à vendus!

Écrit par : Amour Paix et Joie | 19 janvier 2009

Saperlipopette a écrit : "n'y-a-t-il pas à craindre suite aux résultats de ces évaluations qu'on revoit les programmes du collège en particulier de 6ème à la baisse afin d'adapter le niveau de la 6ème à celui des élèves et non pas l'inverse comme il serait opportun de le faire?"

Sanseverina a écrit : "Ou s'il s'agit de "dénoncer"par le biais de ces tests les instits anti-réforme Darcos, c'est pour le moins malhabile pour ne pas dire stupide. Ce qu'il a fait de moins idiot, c'est en primaire et il le saborde"

Mais est ce "il" qui fait tout ça ou la prêtrise du Moloch ?

Il y en a qui sabotent les caténaires, d'autres les évaluations. Chacun selon ses compétences.

Demandons nous aussi pourquoi le petit maître du Moloch ne veut pas toucher pas au collège. A son arrivée, l'IGEN venait juste de mettre en pièce les programmes du collège en réduisant à presque rien les contenus exigibles au socle commun.
Or, "on ne passe pas derrière l'IGEN" *, d'autant plus quand on a été longtemps un des leurs.

* de toute façon, il n'y a plus rien qui pousse là où elle est passée

Écrit par : dugong | 19 janvier 2009

@Retraitée
J'ai trouvéun CP 1958
http://michel.delord.free.fr/cp56.pdf
Je vous cherche le CM2 1938

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Normal, puisque vous avez dit ce que j'avais dit.

Écrit par : Amour Joie et Paix | 19 janvier 2009

@retraitée
Voilà
http://membres.lycos.fr/styx/cahier/cahier.htm

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

@ retraitée
C'est vrai, les compositions étaient mensuelles.
merci

Écrit par : Alice | 19 janvier 2009

C'est vrai, les compositions étaient mensuelles.
merci
Ecrit par : Alice | 19 janvier 2009
Mensuelles l'école primaire, trimestrielles au cours complémentaire et au lycée.
Un véritable contrôle continu. Ingénieux comme idée, n'est-il pas vrai ?
Bon, maintenant on fait des évaluations. De temps en temps.

Écrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE


VERS UNE NOUVELLE CONSULTATION « BIDON ».

Le SNALC-CSEN, affilié à la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires (FGAF), considère que la mise en œuvre du « débat » sur la réforme du Lycée est d’ores et déjà mal engagée et laisse craindre le pire pour les mois à venir.

Plaçant la concertation sous l’égide d’une personnalité (Richard DESCOINGS) qui s’est clairement positionnée, dans le passé, en faveur de la pensée unique et « pédagogiquement correcte », le gouvernement a montré qu’il n’avait reculé que pour mieux imposer à l’opinion une réforme refusée par une majorité de professeurs. Inscrivant, en outre, les débats dans le cadre des pseudo points de convergence , qui sont à l’origine de l’échec de la consultation précédente, le Ministre de l’Education prend aujourd’hui clairement le risque de se heurter à un front du refus encore élargi.

Le SNALC-CSEN considère que les neufs propositions émises par 20 organisations (SE-UNSA, SGEN-CFDT, UNL, FCPE…) reprennent, en les amplifiant, les points les plus litigieux du rapport DE GAUDEMAR. Ce faisant, ces organisations montrent clairement qu’elles entendent prêter main forte au gouvernement dans sa volonté de réaliser d’importantes économies budgétaires, fût-ce au prix du démantèlement de l’Ecole Républicaine. La proposition de « fusionner » les voies générales et technologiques n’a d’autre but que de vider l’enseignement technique de toute substance avant de programmer sa disparition. La volonté de remplacer progressivement les champs disciplinaires par l’interdisciplinarité et les connaissances par des compétences n’a d’autre finalité que celle de rompre avec la transmission du savoir au profit de dispositifs qui, appliqués, ont toujours induit une baisse des performances des élèves, ainsi qu’un accroissement des inégalités et de l’exclusion. Les nouvelles menaces sur le baccalauréat transformeront encore un peu plus ce diplôme en un ersatz sans valeur. Le SNALC-CSEN considère que ce « jeu de dupes » n’aura pour conséquence que d’imposer, une fois pour toutes, le triomphe du « pédagogisme » et la mainmise de ses lobbies sur l’Ecole de la République. Il s’indigne de voir ainsi des générations d’élèves et d’étudiants devenir les otages d’une idéologie discréditée et en perte de vitesse partout où elle a sévi.

Considérant que TOUS les élèves de ce pays ont droit à une véritable formation humaniste, citoyenne et qualifiante, le SNALC-CSEN en appelle à l’union de toutes celles et ceux qui pensent que l’Ecole et la transmission du savoir doivent primer sur les considérations partisanes. Il estime qu’il en va de la responsabilité des organisations majoritaires de s’unir pour mettre en échec toute volonté de faire passer en force de pseudo réformes qui constitueraient autant de régressions profondes. Il se battra pour imposer enfin un contre modèle, élaboré en faveur des élèves et de ceux que la Nation a chargés de les instruire.


Paris, le 19 janvier 2009

Écrit par : Manu | 19 janvier 2009

@Retraitée
J'ai trouvéun CP 1958
http://michel.delord.free.fr/cp56.pdf
Je vous cherche le CM2 1938

Voilà
http://membres.lycos.fr/styx/cahier/cahier.htm

Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009

Mon dieu, ne vous arrêterez vous jamais ?

L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation.[...] Car, ne nous y trompons pas, l'éducation nationale ne nivèle jamais par le haut.

Une éducation saine ne se fera jamais Via Dolorosa si vous me permettez le renvoi (Mais qu'est ce qu'il raconte ?). Si les pédagogies modernes n'offrent pas de résultats satisfaisant, la pédagogie de l'échec ne crée que des générations frustrés et pour les quelques uns qui finissent avec une situation satisfaisante - disons prof de prépa - un égo surdimensionné de fait d'y avoir survécu. Est-ce ça la méritocratie ?

Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009

Étonnant, non ? Comme il le dit lui-même : "Mais qu'est ce qu'il raconte ?". Il ne croit pas si bien dire.

Écrit par : Manu | 19 janvier 2009

A l'époque des cahiers mensuels, les élèves avaient 30 heures de classe par semaine, les instituteurs pouvaient donc facilement soustraire quelques heures pour "évaluer" ce que leurs élèves avaient eu le temps de longuement travailler pendant les 120 heures de classe du mois.
Nous en sommes à 96 heures, je fais donc des "compositions" tous les mois et demi (en fait, la semaine avant les vacances scolaires), sinon, il n'y aurait pas grand-chose à évaluer.

Pour en revenir à ces évaluations, je n'ai pas énormément de temps (on vient me piquer mon ordi dans moins d'une heure), regardez-les d'un peu plus près.
Ma collègue a commencé aujourd'hui la première séance de français (lecture, rédaction, grammaire je crois) et celle de mathématiques.
Le premier problème parle d'une situation où il faut diviser 186 par 12 (division exacte et non division euclidienne). Léger ennui pour les CM2 qui s'en sont tirés plutôt bien en utilisant une procédure de décomposition (le manuel de mathématiques utilisé dans la classe, un des plus utilisés de France, n'a pas encore abordé la division, pourtant ces élèves sont très en avance sur le programme prévu par le sommaire du manuel et ont déjà bien entamé la période 3).
Par curiosité, nous avons regardé un manuel des années 80 (Math et Calcul, Eiller, chez Hachette) que nous avions dans nos archives. Là aussi, la division exacte dont le quotient est un nombre décimal apparaissait pour la première fois page 168, c'est à dire au début du troisième trimestre.

Comme Francis, je dirais : " si, un jour, JPB dit quelque chose avec quoi je suis en désaccord, je le lui dirai poliment. Cela ne prouvera d'ailleurs pas que j'ai raison, mais simplement que je vois les choses autrement."
Et là, JPB, je ne sais pas quels sont ces "autres instits, qui à vrai dire n’ont pas utilisé la méthode Foucambert, et autres méthodes « naturelles »" et qui trouvent ces évaluations simples, mais il me semble que, pour un instit qui aurait suivi rigoureusement les programmes 2002, puis le correctif "Robien" de 2007 au pied de la lettre, c'est à dire de "bons fonctionnaires" qui font ce qu'on leur demande quand on le leur demande, il est totalement impossible d'avoir "enfourné" dans la tête des élèves, même bien faite, tout ce qui n'était pas jusqu'à l'année dernière au programme du CM1 (du CE2, du CE1) et d'y avoir ajouté la TOTALITE du programme de CM2 (même si 5 items seulement en français et 5 en mathématiques seraient selon mon IEN dans ce cas).

En effet, depuis la rentrée 2008, nous avons de nouveaux programmes, vite faits mal faits, mais plus exigeant, cela ne change rien au fait qu'un élève n'est pas un ordinateur que l'on télécharge, que c'est un matériau humain qui a besoin d'un temps d'adaptation, de nombreuses heures d'entraînement, de fréquents retours en arrière et je trouve très mal venu de faire reposer sur les épaules d'un instituteur de CM2 qui a ses élèves depuis 4 mois et demi l'incurie de je ne sais combien d'années de programmes peu exigeants (le livre dont je parle a été édité en 1988), et de lui demander, d'un coup de baguette magique, de gommer les retards accumulés (et les fausses pistes délibérées) de 4 années de maternelle et 4 années d'élémentaire et d'avancer dare-dare pour boucler en 4 mois ce que l'on a à faire en 8 mois.
J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !

On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009.

Écrit par : catmano | 19 janvier 2009

Manu,

Puisque vous avez jugé bon de me répondre (et vous avez bien fait), permettez moi de vous renvoyer la balle.

Tout d'abord, sur la forme de votre réponse, il me semble que le procédé est un peu facile. Je ne sais pas si vous êtes un habitué du net et des forums de discussion mais la méthode "phrase par phrase" est une solution facile pour faire dire ce qui n'a pas été dit. Vous avez l'air suffisamment éclairé pour reconnaitre que chaque chose doit être placée dans son contexte pour en tirer le meilleur parti.

Sur le fond, je persiste et je signe. L'enseignement n'est pas qu'une question d'évaluation. Peut être aurais-je du développer mon point de vue, ça vous aurais évité une syncope. L'évaluation ne fait pas l'élève, il me semble que vous ne me contredirez pas là dessus, mais l'évaluation ne fait pas plus l'enseignant.
Le grand problème pédagogique actuel est que deux écoles s'affrontent. Les nouveaux pédagogues à l'origine, selon JPB, de tous les maux de l'éducation et les "vieux d'la vielle" partisans la pédagogie de l'échec.
Malheureusement, la mollesse de ses nouvelles manières d'enseigner ne réponds qu'à une conception suranné de l'apprentissage par la mauvaise note, par la punition, par le rabaissement. Car il s'agit bien de cela. On ne considère pas plus un enfant ou un jeune parce qu'on refuse de le valoriser, parce qu'on refuse d'admettre que chaque apprentissage s'effectue par étape et que rester plus longtemps à une de ces étapes ne constitue pas un échec mais un besoin, vers la réussite.
Au final, nos points de vue ne sont pas si éloignés, ils sont uniquement sémantiques. Malheureusement, dans l'enseignement, la sémantique a, ici, des répercussion sur notre manière même de percevoir l'enseignement et donc d'enseigner.
L'échec est parfois (souvent ?) nécessaire. Dans le contexte de compétition sociale de l'école, il est source de frustration et de d'humiliation. C'est du rôle de l'enseignement de changer la perception même de cet échec auprès des enfants et des jeunes mais avant tout de s'en convaincre personnellement. Il s'agit donc de changer de sémantique.
L'éducation populaire a compris ça il y a déjà bien des années, c'est, à mon avis, en collaborant avec cet univers que l'EN trouvera les véritables réponses à ses maux.

Permettez moi de passer sur le reste de votre réponse dont les références et la forme font grandement appel à une démagogie un peu facile.

Alors certes, mon précédent commentaire était un peu court. Mais voyez, il y a avait encore à dire ... Oh ! Dieu ! ... bien des choses, en somme.


Gautier U.

Écrit par : Gautier | 19 janvier 2009

Il faut plus prendre ça comme une manière de repérer les plus faibles, non ?

Maintenant si tu as 99% de 'plus faibles', il faut peut-être commencer à se poser des questions, non ?

Enfin, ske jean dix ... :)

+ un chtit :hello: au trollito et/ou à trolitta :)

Écrit par : toto | 19 janvier 2009

Gautier, quand vous dites

"L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation."

Vous vouliez dire "ne se résume pas à l'évaluation" ?

Je crois que Manu a compris (comme moi ) "n'est pas autre chose qu'une question d'évaluation"

Votre phrase était ambiguë...

Si vous multipliez les fautes de frappe, de syntaxe et d'orthographe sur ce blog, c'est un peu comme si vous vous promeniez avec une cible sur le dos dans les rues de Gaza...

Écrit par : sanjuro | 19 janvier 2009

Un témoignage d'un instit' consciencieux dont les messages révèlent une certaine exigeance de niveau dans ses classes :

"Je me suis lancé ce matin dans la 1ère séance de français et dans la 1ère séance de maths.

En français, je n'ai fait que la lecture et la rédaction (je ferai les exos 3 et 4 avec la 2è séquence). Aucun souci avec l'exercice 1 pour 4/5 de mes élèves : tout est juste ou un bien un seul item faux. Et cela ne leur a pris que dix à quinze minutes sur les 25 prévus. Pour l'exercice 2 (expression écrite), les textes produits sont sans intérêts et très pauvres, certains élèves ont choisi de ne faire qu'un long dialogue très plat, mais les critères d'évaluations ne sont vraiment pas méchants, donc c'est 80 ou 100% de réussite pour tous, même pour mon CM2 en grande difficulté à l'écrit qui s'est contenté d'un dialogue style "- Tu va bien ? - Non, j'étai malade. - A, ta eu de la fiaivre ? - Oui, j'avait 102. - Oh, mait taurai pu mourire ? - Non, car cè 98 la normale, donque 102 cè pas trot ....". Avec un tel texte, les items 10 à 14 sont réussis (et oui, on demande une orthographe phonétiquement correcte !!!). Reste l'item 15, qui évalue la maîtrise des accords : on fait quoi lorsqu'il n'y a pas de pluriel dans le texte produit par l'élève ? On évalue les homophones, les terminaisons des verbes ? Alors disons que l'item 15 est raté pour cet élève.

Bref : très agréablement surpris par mes élèves en lecture et plutôt déçu par le système d'évaluation de la rédaction.

En maths, j'ai zappé les exercices 2 et 3 car nous n'avons pas encore revu les décimaux. Par contre j'ai laissé les exercices 1 (en tolérant l'écriture 29+3/10 au lieu de 29,3), 4,5 et 6 et ça n'a posé aucun problème à mes loulous, bien qu'on n'ait pas revu les décimaux. Aucun souci non plus pour les tables. Concernant l'exercice 9, je me suis permis de modifier une donnée : le prix des six dicos est devenu 192€ au lieu de 186, afin qu'il y ait un quotient entier (sinon mes élèves aurait laissé un reste, comme nous avons appris à le faire).

Suite vendredi, où je bloque toute la matinée pour faire les autres séquences, dans la bonne humeur ! "

Écrit par : c. cru | 19 janvier 2009

Un autre, même genre :

"Je me suis retrouvée dans ce cas donc j'ai mis 1 pour la procédure et 0 pour la réponse, mais c'est sévère.

ALors moi j'ai passé les deux premières séquences
- En français : compréhension tous ont échoué à la question où il y a "se raidissait", le reste est bon dans l'ensemble.
- les repérages de sujets verbes, pas trop mal et ceux qui ont échoué auraient échoué meme si la phrase était plus simple (en général, ils en avaient 2/3 de réussis = 0)
- les COD bien que non vus ont été réussis par tous (à une exception près)
- les rédactions, beaucoup de dialogues dont des sympas, ils ont tous zéros en orthographe, mais je n'ai pas attendu cette éval pour connaitre leur niveau! Tous le reste est bon ou presque. Par contre 15 min c'était chaud!

En maths, là j'ai été bluffée. On n'a pas vu les fractions ni les nombres décimaux cette année.
- j'ai deux "copies parfaites" (qu'est-ce que je fais??? je les envoie en sixième )
- dans l'ensemble y'a beaucoup de réussites, même sur des notions non vues.
- la division décimale a posé problème, je m'y attendais (seuls les 2 ont réussi)
- le problème pareil (vu qu'il fallait faire une division à virgule, toujours les 2 mêmes ont réussi)
- les tables un a eu 8/10 et donc zéro : mais quelque part depuis le temps qu'on les rabache, il ne devrait pas avoir que 8, les autres c'est tout bon
- le 8 x .... = 0,8 a été l'exo le moins réussi malgré des bonnes réponses à l'un ou l'autre des items pour plusieurs.

Donc très bonne surprise pour ces deux premières séances reste à voir comment ils se comporteront devant les aires, les mesures de durées, le texte sur l'etna... la suite au prochain épisode.

Par contre, je n'ai pas eu le temps de lire l'actualité ce matin et une maman m'a dit en arrivant que ce matin Darcos aurait dit que normalement toutes les compétences de l'évaluation devraient être vues en janvier! Rassurez-moi, elle a mal compris?
quelqu'un a vu ce reportage?? "

Écrit par : c. cru | 19 janvier 2009

Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine.


Jean-Paul Brighelli


Les évaluations sont surtout l'ultime recours des professeurs pour faire travailler leurs élèves. S'il n'y avait pas ce dispositif qui a fini par prendre le pas sur les apprentissages eux-mêmes, il y a belle lurette que la fabrique aurait mis les clés sous la porte.
Dans ma discipline, l'éducation physique, les programmes ont été conçus pour que les élèves très très moyens, voire médiocres, puissent avoir l'impression en prenant connaissance des résultats des évaluations qu'ils sont bons.

Écrit par : buntovchik | 19 janvier 2009

Le Monde fait du copier/coller du jus pédagol sur l'évaluation CM2

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/19/ecole-primaire-l-evaluation-de-la-discorde_1143818_3224.html

Cedelle disait à Finkelkraut, samedi à Répliques : "Je ne pense pas, je constate". Il faudrait que le Monde réapprenne à constater davantage.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2009

Je viens juste de recevoir d'Ardèche cette lettre d'Anne-Marie Terny adressée courageusement (ou inconsciemment) à sa hiérarchie.
J'avoue que ses arguments me semblent parfaitement recevables.
Placé dans une situation identique j'aurais fait la même chose.
Voici sa lettre.

Anne-Marie Terny Le 15 janvier 2009
Le village
07170 Saint Andéol de Berg
Ecole de Valvignères


A Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale
Circonscription du Pouzin
2 rue de l'Hôtel de ville
07250 Le Pouzin

Monsieur l'Inspecteur,
Les informations que vous nous aviez transmises, lors de l'animation pédagogique du 26 novembre dernier, sur les évaluations de CM2 à faire passer à nos élèves en janvier 2009, laissaient entendre que les épreuves correspondraient à des acquis de fin de CM2.
Les livrets, que j'ai reçus aujourd'hui, le confirment. De plus, ces évaluations portent sur l'ensemble des nouveaux programmes entrés en vigueur à la rentrée de septembre 2008.

C'est la première fois que des évaluations sont proposées, alors que toutes les compétences évaluées n'ont pas été traitées en classe et que les élèves doivent, en plus, rattraper des parties qui n'étaient pas au programme auparavant.
Que penseraient des élèves de terminale si on leur faisait passer le Baccalauréat en janvier au lieu de juin , avec des programmes alourdis quatre mois avant l'épreuve?

Pour ces raisons, je ne ferai pas passer cette évaluation aux dates prévues mais au mois de juin 2009.
J'informerai les parents concernés de ma décision.

Veuillez croire, Monsieur l'Inspecteur, à l'assurance de mon dévouement à un Service Public de qualité.





Anne-Marie Terny













Copie au SNU-ipp, à SUD Education et à la FCPE

Écrit par : buntovchik | 19 janvier 2009

Sanjuro,

En effet, "L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation." se comprends "l'enseignement n'est pas qu'une question d'évaluation".

Pour les fautes, ce n'est pas de ma faute, je sors à peine de la "Fabrique du crétin". JPB était mon prof de lettre.

Bien à vous,

Gautier U.

Écrit par : Gautier | 19 janvier 2009

Pour calmer le jeu concernant ces évaluations CM2, faisons les passer la semaine prochaine à tous les élèves de cinquième et quatrième ( âge du certif d'antan ...). Les résultats obtenus nous diront si elles sont trop difficiles pour des neuf-dix ans, ou, si vous préférez, des élèves dans leur onzième année, selon les résultats obtenus par les douze-treize ans.

Écrit par : dobolino | 19 janvier 2009

C'est du Sarko, tout craché, ces évaluations : vitesse grand V sans se soucier de la réalité du terrain, esbrouffe comme d'habitude et tant pis pour les pots cassés : ce seront encore les enseignants qui seront traités de laxistes, d'incompétents et de paresseux ! Aucun timing ! Aucun sens du réel ! Lamentable. On attend mieux dans les écoles primaires, du plus sérieux, du plus responsable.

Écrit par : pasdeçalisette | 19 janvier 2009

Demandons nous aussi pourquoi le petit maître du Moloch ne veut pas toucher pas au collège. A son arrivée, l'IGEN venait juste de mettre en pièce les programmes du collège en réduisant à presque rien les contenus exigibles au socle commun.
Or, "on ne passe pas derrière l'IGEN" *, d'autant plus quand on a été longtemps un des leurs. ( Dugong)

L'argument est discutable, Dugong, car le fait d'avoir été l'un-de---beaucoup-de-choses-intéressantes-et-fort-louables n'a visiblement jamais gêné Darcos. Cela ne l'empêche pas de se conduire comme s'il n'avait jamais enseigné en prépa, comme si les humanités n'existaient plus pour lui and so on...
C'est bien pour cela que nous sommes quelques-uns à être déçus.
On atteint des fonds ou des sommets, as you want, dans certains collèges! Et il y a un paquet d'assos qui profitent de la situation! Et toutes ces assos pleines de bonnes intentions sociales qui veulent bien faire et surtout justifier leur existence ont l'aval du rectorat... La chienlit, quoi. Mais, bon...

Écrit par : Sanseverina | 19 janvier 2009

J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !

On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009.

Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009

Ça, personne ne le lit !
Je vous signale que Catmano bouillonne à gros bouillons (je sais, c'est très pauvre sur le plan littéraire mais je n'ai pas mieux sous le coude au pied levé ! ), cuit et recuit, car elle est momentanément privée d'ordi.

Écrit par : dobolino | 19 janvier 2009

Dans mes posts de cet après-midi, je me suis étonnée du faible niveau de ces évaluations en pré-supposant d'ailleurs et peut-être à tort que les résultats risquaient de ne pas être très brillants . Et si au contraire les résultats , qui se veulent anonymes et statistiques au niveau national, s'avéraient plus élévés, le faible niveau de ces évaluations n' y trouverait -il pas ainsi une justification?Quel est l'attente ou le besoin du ministère sur la question?
est-ce de proclamer haut et fort que le niveau est tombé bien bas ou au contraire de justifier les plus de 80%et souhaité, 90%, de réussite au bac? ne serait-ce pas un moyen de faire un constat positif de cette situation "scolaire"qui soulève tant de polémique , en particulier depuis le succès de "la fabrique du crétin" mais aussi du livre de Rachel Boutonnet ou de Marc LeBris; ne serait-ce pas une volonté cachée de chercher à museler les contradicteurs avec des chiffres qui ne reflèteront que ce que l'on veut bien leur faire dire (car il est clair que le ministère répondra volontiers aux desirata de ceux qui crient au scandale , du risque de la publications des résultats par école pouvant entrainer les dérives qu'il est inutile de développer).
Une nouvelle fois nous dira-t-on :"tout va très bien madame la marquise?"

N'est-ce pas un énième tour de passe-passe pour reculer et ne pas se lancer dans des réformes qui mettent le ministre face à cet effroyable monstre qu'est le corps enseignants, vous savez ces affreux qui refusent toute réforme ;):)(là les smileys s'imposent avant que vous ne me tombiez dessus)...Au fait :qui donc a dit que l'EN était "un merdier indémerdable"?
Bref n'est-ce pas le moyen de faire un pas en avant deux pas en arrière pour un Darcos qui s'accroche au siège le plus éjectable du gouvernement et de faire d'une pierre deux coups,puisque quelques économies à la clé...

Mais ce que j'en pense est peut-être stupide...

J'ai eu un prof de lettres qui à une époque pas trop lointaine me disait de toujours s'interroger sur le "pourquoi" avant de se poser des questions sur le "comment"...c'est à se demander si ce n'est pas d'actualité...
fin de ma récré je dois malheureusement retourner travailler.
Bonne soirée et bonne nuit à tous

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Comment voulez-vous qu'ils se sentent bien, alors que nous passons toute la sainte journée à flatter leurs performances imaginaires pour acheter la paix sociale ? L'inflation aidant, le prix n'est jamais assez élevé : plus le niveau est faible, plus il faut flatter et plus il est difficile de créer l'illusion de toute pièce.

Là est le véritable malaise. Là est la vraie souffrance. A commencer par celle des élèves eux-mêmes, qui ne sont dupes que jusqu'à un certain point.
J'ai pour ma part toujours été persuadé que les profs démagos voire "copains" qui prétendent "aimer les élèves" prétextant "la réalité sociale" (merci Foucambert !) ne sont pas autre chose que des salauds déguisés. Quand ce ne sont pas carrément des politiques qui font ainsi la promotion de la guerre de tous contre tous.

Croyez-moi, Gautier, les élèves souffrent avant tout aujourd'hui du fait que nous refusons d'exercer notre métier par pure bien-pensance ou pour obéir aux préceptes d'une idéologie qui ne dit pas son nom.

Ils souffrent que nous refusions d'être des professeurs, comme nous leur refusons simplement d'être des élèves. Et pourtant, l'immense majorité d'entre eux souhaiterait consciemment ou non l'être ou le redevenir.

Tout ça au nom d'une conception du "Bien" ?

C'est tout de même un peu court.

Ecrit par : Manu | 19 janvier 2009

Manu, je fais mienne votre pensée. Les pires choses se sont toujours faites au nom d'une conception du 'Bien", jamais du "Mal". Notre société a peur de son ombre, peur d'elle-même car elle n'est plus dans le réel. Derrière toute cette démagogie, qui ne produit au final que l'incohérence et le chaos, il y a la lâcheté, c'est-à-dire le mépris de soi-même et donc d'autrui. Mais il est difficile d'être courageux dans cette basse époque où la raison est plombée par le pathos. Tout ce qui n'invite pas à la béatitude convenue et consensuelle, clef en main, est devenu proprement inassimilable. Nous ne sommes donc pas tirés d'affaire, d'autant moins que la coquille creuse d'une république de fête foraine éclate sous la pression du mondialisme apatride et nivelleur. Où sont nos assises ? Telle est la question fondamentale. Les politiques sont descendus dans le pathos des médias et tout cela vous fonctionne davantage dans la pulsion que dans la raison. La société du temps réel n'a plus le temps de rien, d'où l'escamotage systématique, les traitements d'urgence, les décisions hâtives, le tourbillon des mots, l'esbroufe de la communication.

Écrit par : Magister | 19 janvier 2009

J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !

On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009.

Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009
c'est lu et relu dobolino...et le remettre une fois de plus ne fera pas de mal

Mais pour répondre à Catmano et en rajouter une couche : est-ce un moyen de discréditer les enseignants où le contraire?
les résultats à la sauce Grenelle le diront...

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Je ne comprends pas très bien le sens de ces évaluations en CM2 au mois de janvier.

Pourquoi ne les fait-on pas en début d'année pour évaluer les acquis des élèves depuis le CP, dans la même logique que les évaluations en début de 6ème ou de seconde ?

Au niveau de la classe, les évaluations servent essentiellement à mesurer les acquis (diagnostic) et à travailler les "points faibles".

Par ailleurs, je suis bien d'accord sur le fait qu'il aurait fallu attendre que les nouveaux programmes (déjà un peu mieux que ceux de 2002, mais il y a encore des efforts à faire) aient eu le temps d'être acceptés, compris et mis en oeuvre.

A moins qu'à travers l'évaluation des élèves, on ne cherche à évaluer l'ardeur des enseignants à appliquer les dits programmes !

Écrit par : Robin | 19 janvier 2009

"Pourquoi ne les fait-on pas en début d'année pour évaluer les acquis des élèves depuis le CP,"

Problème de timing ?

Vieux motard que jamais !

Écrit par : toto | 19 janvier 2009

Pour c.cru…
Darcos pense sincèrement — il l'a effectivement dit ce matin aux Quatre vérités — que ces évaluations correspondent à ce qui aurait dû être fait à cette époque en CM2.
Deux réflexions rapides.
J'ai dit dans ma Note que je trouvais moi-même que cela venait trop tôt. Fin mars aurait été plus judicieux : cela permettait d'avoir trois mois de plus dans la ceinture, et de corriger le tir éventuellement avant la fin de l'année pour certains élèves.
Par ailleurs, je n'exclus pas que les "bureaux" aient surinterprété la directive du ministre en fabriquant ces évaluations, et posé des questions correspondant effectivement à des notions étudiées plus tard dans l'année — dans l'idée d'enquiquiner ledit ministre. Rappelez-vous la façon dont ces mêmes bureaux avaient réécrit la consigne de Robien sur les méthodes de lecture, en faisant dire finalement au ministre le contraire de ce qu'il avait l'intention de dire. Vous pensez bien que le ministre (et ni vous ni moi si nous étions à sa place) n'a pas revu dans le détail ce qui a été envoyé. Et le ministère, surtout l'Inspection, est truffé de créatures qu'il aurait fallu virer d'emblée, et qui sont invirables.
A ce propos… En 1981, Mitterrand, en un mois, a balancé tous les recteurs. La droite n'a pas voulu en faire autant (ou pas pu : Marianne de cette semaine se demande si ce n'est pas par manque de talents que l'UMP conserve des gens de gauche dans tous les étages).
Elle a eu tort.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 janvier 2009

Et le ministère, surtout l'Inspection, est truffé de créatures qu'il aurait fallu virer d'emblée, et qui sont invirables.

Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009

En clair et en abrégé, le ministre n'a aucun réel pouvoir. CQFD

Écrit par : Magister | 19 janvier 2009

En clair et en abrégé, le ministre n'a aucun réel pouvoir. CQFD

Ecrit par : Magister | 19 janvier 2009

On dit qu'il n'a pas de pouvoir quand on veut l'excuser et qu'il en a quand un truc bien est fait. Que leur marge soit restreinte, soit, mais enfin, ils ne sont pas payés qu'à faire de la figuration ou alors qu'on baisse leurs revenus s'ils ne servent à rien.

Écrit par : Sanseverina | 19 janvier 2009

"On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009."
Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009

Exact. Et on ne peut pas demander à 100% des instits d'avoir fait tout cela en se faisant allègrement canarder non seulement par la hiérarchie (ce qui n'est pas le plus grave) mais aussi par la fameuse "équipe pédagogique" (ce qui est beaucoup plus pénible à assumer au quotidien et exige d'avoir un mental d'acier!).

Si je me réfère aux élèves que j'ai pu avoir, il me semble que ces évaluations auraient quasiment pu être jouables avec un cru "Programmes 1985", même en ZEP. Ce n'aurait déjà plus vraiment été le cas avec les crus "Programmes 1995".

Quant aux CM2 de cette année, qui sont un pur cru "Programmes 2002"...

Demander aux enseignants de CM2 de rattraper tous ces gamins en quelques mois, avec deux heures hebdomadaires en moins et des heures supplémentaires de réunions ou animations pédagogistes supplémentaires, tout en "accueillant" dans sa classe plusieurs cadeaux de la loi Montchamp à temps plein ainsi que régulièrement 5, 6 voire 9 élèves supplémentaires parce que les remplacements de collègues absents ne sont plus effectué... c'est de la foutaise !

Cela dit, c'est possible. Cela signifie travailler plus de 60 heures par semaine ainsi que la moitié des vacances. Celui qui, comme j'ai eu l'occasion de le faire il y a peu, accepte de le faire, pour 1756 euros par mois, porte un nom : c'est un crétin. Un crétin respectable peut-être, mais un crétin quand même.

Je dirais même un triple crétin quand on sait ce que nous réserve l'avenir !

Bon, je m'arrête là, car je sens les pires grossièretés me monter aux lèvres...

Écrit par : Un hussard | 19 janvier 2009

"et je trouve très mal venu de faire reposer sur les épaules d'un instituteur de CM2 qui a ses élèves depuis 4 mois et demi l'incurie de je ne sais combien d'années de programmes peu exigeants (le livre dont je parle a été édité en 1988), et de lui demander, d'un coup de baguette magique, de gommer les retards accumulés (et les fausses pistes délibérées) de 4 années de maternelle et 4 années d'élémentaire et d'avancer dare-dare pour boucler en 4 mois ce que l'on a à faire en 8 mois.
J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !"

Ecrit par Catmano

Merci, Catmano.

Moi aussi, je me demande quel est l'intérêt de faire passer ces évaluations en janvier. Si c'est pour "rectifier le tir" , il y a bien longtemps qu'on a repéré les enfants en dificulté, et on n'a pas attendu janvier pour les aider : soutien, rased, et tout cet accompagnement invisible dans la classe pour maintenir la tête hors de l'eau au polisson perdu, au poulbot fourvoyé ...
L'objectif est-il ailleurs ? S'agit-il de mettre les écoles, les instits en concurrence ? Car même s'il est normal que les parents sachent les résultats de leur école, quel sens y aura-t-il à aller comparer l'école X et l'école Y , situés dans des quartiers de compostion sociale différente ?
Car gageons que les parents d'élèves, les élus locaux auront vite fait d'attribuer une "note" aux écoles de la ville, par bouche à oreille ou autrement. Qui garantit que les résultats école par école ne seront pas détournés et mis en ligne par des sites peu scrupuleux ? Rappelez-vous ce site qui visait à noter les profs. Je trouve que cette culture du chiffre est totalement étrangère à notre profession, et je suis certain que beaucoup d'instits de l'"ancienne école" auraient été farouchement opposés à ce procédé.

Et ces exercices dont tout le monde sait -sauf ceux qui ont conçu ces livrets, apparemment- qui portent sur des notions vues dans la deuxième partie de l'année : pas les tables ni les nombres décimaux, mais les calculs d'aire complexe, les problèmes de proportionnalité, la division à virgule. Dans mes cahiers d'il y a 35 ans, avec un instit qui enseignait selon les principes de l'école des années 50, j'ai constaté que ces notions-là apparaissait bien au cours du deuxième trimestre.

Quant au texte d'Hemingway choisi dans l'exercice 1 ; il n'est pas si difficile en soi, mais quel intérêt d'aller y mettre une histoire de thermomètre Celsius et thermomètre Fahrenheit, si ce n'est pour placer une chausse-trappe inutile. Il ne s'agit pas de faire lire Oui-Oui, mais n'y avait-il pas un texte d'auteur francophone qui aurait mieux convenu ? Je trouve par ailleurs la traduction bancale. " Le petit avait refusé de laisser entrer personne dans la chambre" "il était très à plat et pleurait facilement"

Je ne suis pas contre l'existence d'évaluations nationales, je les trouve même nécessaires, afin d'avoir un calibrage pour effectuer sa programmation, apprécier le niveau attendu. Ca manquait, surtout après des décennies de "compétences en cours d'acquisition" et autres machins avec lesquels on ne savait plus où on allait. Mais là, tout ce battage, six mois après l'adoption des nouveaux programmes...

Signé : un instit de CM2, qui fait passer les évaluations à sa classe, sachant qu'il prépare consciencieusement le bâton pour se faire battre, et qui trouve tout cela "un peu fort de bouchon" !

Écrit par : chevreuil | 19 janvier 2009

Il ne faut pas croire tout ce que vous voyez et entendez à la télévision...

Écrit par : unevilleunpoeme | 19 janvier 2009

En résumé, Jack et Xav', même combat : deux beaux parleurs imbus de leur personne, aussi nocifs l'un que l'autre pour l'instruction publique, pour ses élèves et pour ses maîtres !

Écrit par : Un hussard qui en a ras-le-bol | 19 janvier 2009

Signé : un instit de CM2, qui fait passer les évaluations à sa classe, sachant qu'il prépare consciencieusement le bâton pour se faire battre, et qui trouve tout cela "un peu fort de bouchon" !

Ecrit par : chevreuil | 19 janvier 2009

Qu'est-ce qui empêcherait un instit de CM2 d'épauler les élèves durant ces évaluations, genre la puce à l'oreille ? Seulement voilà, comme certains l'ont déjà écrit, trop de réussite permettra d'affirmer la bonne santé de la pétaudière (et à chaque camp de s'en approprier le mérite) et trop d'échec offrira une large palette à la stigmatisation des uns ou des autres. Les gestionnaires affectionnent les chiffres et il paraît évident qu"ils en ont besoin. C'est à la fois leur matière première et leur produit final. On s'amusera sans doute des conclusions de cette pantalonnade mais plus encore des interprétations que tous les professionnels de la chose dite ne manqueront pas d'en tirer. Cela fera tourner les moulins de ceux qui aiment à discuter du sexe des anges.

Écrit par : Magister | 19 janvier 2009

Qu'est-ce qui empêcherait un instit de CM2 d'épauler les élèves durant ces évaluations, genre la puce à l'oreille ?

Ecrit par Magister


C'est exactement cela qui me fait regretter les évaluations de début 6ème, qui , tout cul-cul qu'elles étaient, avaient le mérite de dresser un état des lieux du Primaire sans mettre les instits en situation de juge et partie.

Écrit par : chevreuil | 19 janvier 2009

Le prix Lumières décerné à "Entre les murs", c'est-à dire à la caution de l'obscurantisme : belle ironie!

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2009

Permettez moi de passer sur le reste de votre réponse dont les références et la forme font grandement appel à une démagogie un peu facile.

Alors certes, mon précédent commentaire était un peu court. Mais voyez, il y a avait encore à dire ... Oh ! Dieu ! ... bien des choses, en somme.


Gautier U.

Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009

Gautier, vous ne m'avez pas saisi, Outre Cyrano, le "un peu court" faisait référence à une conception bien -pensante en général, pas à votre article en particulier.

Ce que vous appelez si délicatement "démagogie", moi j'appelle ça "réalité". J'enseigne dans un collège autrefois particulièrement calme d'une petite ville ultra-bourgeoise avec des élèves ultra-favorisés socialement. Ce collège qui n'avait pas connu le moindre incident pendant des dizaines d'années depuis son ouverture en était au 6ème conseil de discipline l'an dernier (dont un pour port d'arme à feu).

Et c'est pareil ailleurs : Jean, un des intervenants fidèles de ce forum nous a raconté il y a quelques jours comment son tranquille établissement est devenu un enfer depuis qu'il est dirigé par deux connes qui font carrière sur la destruction de l'École de la République, et qui laissent tout passer. On se demande bien où est la démagogie et QUI s'en sert et à quelles fins. Libre à vous de vous voiler la face et de vous raconter des histoires, comme celle que vous nous contez ci-dessous (je vous cite) :

"Pour les fautes, ce n'est pas de ma faute, je sors à peine de la "Fabrique du crétin". JPB était mon prof de lettre."

Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009

Vous voudriez donc nous faire croire que c'est JPB qui vous a appris à lire/écrire au CP et l'orthographe en primaire ? Il n' y a jamais enseigné. Vous nous prenez pour des cons, Gautier ? Comme vous le dites vous même, il était votre prof de lettre, pas votre instit' !

Vous me faites penser à la gauche avant le 1er tour de l'élection de 2002 : toute évocation -politiquement incorrecte- de délinquance était qualifiée de "délire sécuritaire" et de "démagogie".

La réponse des Français à ce discours de déni a été claire : Le Pen au 2ème tour et Jospin dehors ! Ce n'était peut-être pas la chose à faire mais la réponse fut particulièrement cinglante.

J'ai relu mon billet, rien de démagogique là dedans : juste le vécu d'un professeur qui enseigne depuis 12 ans à raison de 500 ou 600 élèves par an, qui a assisté à des dizaines de réunions inutiles et autres conseils de classe larmoyants et irresponsables. Je reçois de plus des échos de toute la France du fait de mon activité syndicale.

Et vous Gautier? Vous avez une expérience personnelle de ces choses ou c'est juste "la faute à Brighelli" qui vous permet d'expliquer ce qui se passe et ce qui ne se passe pas ?


Je laisse le mot de la fin au magistral Magister :

" Notre société a peur de son ombre, peur d'elle-même car elle n'est plus dans le réel."

On ne saurait mieux dire. Et tant pis si cela paraît démagogique, c'est pourtant ce que nous voyons tous les jours. Les faits sont têtus, comme disait l'autre.

Écrit par : Manu | 20 janvier 2009

Dans le jus pédagol du jour, un article intéressant sur l'aspect juridique de l'obéissance hiérarchique du fonctionnaire.

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2009/99_obeissancehierarchique.aspx

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

Ce syndicat, c'est bien le "petit frère du SNALC" ?
Voici ce qu'il pense des évaluations CM2 en janvier :

"SYNDICAT NATIONAL DES ECOLES

SNE-CSEN

4 rue de Trévise 75009 PARIS

Tel : 09 51 11 46 46

www.sne-csen.net



Communiqué



Evaluations CM2



Le SNE-CSEN déplore une fois de plus de graves dysfonctionnements pour la passation des évaluations de CM2.

D’une part, la période consacrée à ces épreuves coïncide dans bon nombre de départements au stage R3, en responsabilité, des Professeurs stagiaires en 2ème année IUFM.

D’autre part, à cette époque de l’année, un grand nombre d’items ne sont pas en rapport avec les notions étudiées.

Le plus grave étant peut-être, et pour la deuxième fois, la publication des cahiers de l’élève et du maître sur internet. Cette diffusion galvaude définitivement la crédibilité des évaluations et fausse tous les résultats sans exception, par suspicion.

Le SNE-CSEN, attaché au retour à une école de qualité, estime que les évaluations font partie d’un processus global de contrôle des connaissances pour orienter le travail, le soutien et les remédiations avec la plus grande efficacité possible. De toute évidence, les évaluations de cette année ne pourront répondre aux critères de qualité suffisants pour assurer leur rôle.

Le SNE a écrit au Ministre Xavier Darcos pour lui demander que de nouvelles séries d’épreuves soient rédigées et que la passation de ces nouvelles épreuves soit envisagée plus tard dans l’année, au mois de mai, par exemple, période de l’année où, en général, toutes les notions à évaluer ont été travaillées de manière satisfaisante et où tous les professionnels titulaires sont normalement en poste dans leur classe.



Même si le SNE-CSEN n’a pas eu de réponse du Ministre quant à sa proposition de reporter les évaluations au mois de mai, il reste conscient de la responsabilité qu'il y a à faire passer les évaluations CM2 dans les meilleures conditions possibles pour les élèves.

Le SNE-CSEN n'entraînera pas les collègues dans des actions aventureuses comme d'autres l'ont fait déjà fait pour les directeurs d'école et qui ont eu les conséquences que l'on sait quant aux retraits de salaires.

Il reste toutefois inacceptable de réaliser les épreuves et de les chiffrer comme si de rien n'était. Le SNE-CSEN propose donc de ne pas noter les items se rapportant à des compétences qui n'auraient pas encore été travaillées en classe dans de bonnes conditions à cette période de l’année.



Paris, le 15 janvier 2009"


Pas le temps de vérifiersi quelqu'un l'a déjà mis, j'attaque l'aide personnalisée, et j'enchaîne avec la classe...

Écrit par : catmano | 20 janvier 2009

Une interview sidérante de la maldone en une du monde.fr

En partant voir l'investiture, elle n'a manifestement pas oublié son vanity case.

Elle compte être inséminée de la grâce d'Obama par immaculée conception ?

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

Merci, Dugong, de m'avoir offert un grand éclat de rire matinal :
Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés".
Sublime.

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

Merci, Yann.

La maldone croit que l'investiture c'est l'acte de prendre une veste.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

Pour revenir aux évaluations, je les ai lues, j'arrive à tout faire, en tirant un peu la langue sur les maths, toutefois.
N'étant pas instit, je ne sais pas qui peut ou ne peut pas les faire en entier, mais la question que je pose est : à quoi serviraient des évaluations que tout le monde réussirait ?
Il ne s'agit pas des contrôles périodiques que tout instit doit faire dans sa classe pour évaluer Monchéri ou Moncoeur, mais d'évaluations nationales.
Si elles servent à adapter les programmes, les méthodes, pourquoi tant de haine ?
Imaginer qu'elles vont servir à mettre en concurrence les écoles me paraît un peu débile, non ?

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

C'est exactement cela qui me fait regretter les évaluations de début 6ème, qui , tout cul-cul qu'elles étaient, avaient le mérite de dresser un état des lieux du Primaire sans mettre les instits en situation de juge et partie.

Ecrit par : chevreuil | 19 janvier 2009

C'est grâce à ces évaluations, toute imparfaites qu'elles fussent, qu'un semblant de vérité a commencé à se faire jour sur le niveau réel des élèves au sortir de l'école primaire (lecture/écriture)

On pouvait les montrer aux parents des élèves de 6ème pour qu'ils constatent les difficultés (et les réussites), les commenter, s'en servir pour la "remédiation".

Elles ont été supprimées...Et remplacées par des évaluations au mois de janvier en CM2 dont le ministre confirme qu'elles évaluent bien les acquis des élèves depuis la rentrée.

J'avoue, encore une fois avoir du mal à comprendre. Mais j'ai peut-être trop lu Platon : "Ceux qui dirigent la Cité doivent avoir constamment en vue le but qu'ils se proposent d'atteindre...Ce en vue de quoi ils font ce qu'ils font."

J'ajouterai que dans une démocratie moderne, il serait peut-être également bon d'expliquer clairement ce but, de convaincre, d'associer les gens à l'élaboration des méthodes au lieu de les imposer...

Sinon, les livrets d'évaluation finiront effectivement leur existence inutile sur une étagère empoussiérée.

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Le prix Lumières décerné à "Entre les murs", c'est-à dire à la caution de l'obscurantisme : belle ironie!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2009

" Le mensonge c'est la vérité ! ", "La paix, c'est la guerre ! ", la pauvreté, c'est la richesse ! " (Georges ORWELL, "1984")

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

@ Retraitée

@Francis Penin
Il me semble que, sur le site de Sauver les Lettres, il y a quelques années, quelqu'un avait scanné des cahiers de CM2 des années 30(je ne suis plus du tout sûre de la date exacte). Apparemment, cela n'y figure plus, et c'est bien dommage, car on mesurait l'écart immense entre ce qui se faisait alors et ce qu'on fait aujourd'hui (pas partout, par bonheur!)
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci

Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
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Ah ! si j'avais su, dès l'âge de cinq ans, ce que deviendrait l'enseignement après ma scolarité, j'aurais gardé tous mes cahiers et tous mes devoirs. Mais était-il possible de prévoir un tel désastre ? Condorcet croyait au progrès continu de l'espèce humaine. Comme il était naïf ! Et pourtant, comme je l'estime !
P.-S. : chère collègue, mon nom s'écrit avec un e sans accent, bien que certaines personnes - portant ce nom - demandent à ce que ce qu'on mette cet accent. La première syllabe du mien, en tout cas, se prononce "peu". Je me permets de mettre une majuscule à votre pseudo.

Écrit par : Francis Penin | 20 janvier 2009

Bonjour à tous. J'arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et j'en suis désolée mais je vais svp vous donner régulièrement de mes nouvelles. J'aimerais, de fait, aussi bénéficier de conseils de votre part ou du moins d'un regard neutre et neuf qui pourrait m'apporter des idées auxquelles je ne pense pas forcément....Surtout "lâchez-vous", car même si quelques suggestions peuvent au départ me heurter, je dois les écouter et prendre acte.

Côté moral, les angoisses n'ont pas disparu et ne s'effaceront pas tant que je ne me serai pas complètement reconvertie, j'en ai bien peur...Le parcours sera, je crois, long et difficile. Mais dorénavant je suis prête à me lancer...

En effet, après la tempête et les orages psychologiques de ce week end, je commence à y voir un peu plus clair, grâce à vous, au soutien de mes parents et l'aide d'un ou deux amis.... Je suis à nouveau suivi par mon psychiâtre qui me soutiendra dans mon cheminement jusqu'au bout.

Vendredi a lieu l'entretien préalable au licenciement. Je précise déjà que je ne refuserai pas la sanction. Il s'agit en fait d'un licenciement à l'amiable souhaité par mon patron d'abord. Même si le coup de massue a été énorme et m'a complètement ébranlée, je ne vous cache pas, au vu des circonstances qui l'ont précédé, que je m'y attendais plus ou moins......Je suis même soulagée, ravie, particulièrement exaltée à l'idée de reprendre des études qui me passionnent et de m'accomplir ensuite dans un travail qui me correspond vraiment. Je n'ai plus de boulets aux pieds...Un poids s'est soulevé.

En effet, mon travail de secrétaire me donne des boutons. Mon psoriasis peut en témoigner......J'en ai même été malade physiquement au point presque de subir des pathologies graves comme l'arrêt vasculaire cérébral. J'ai cru d'abord que mon manque de diplôme fut la cause principale de mon échec alors qu'il s'agit plutôt de mon comportement...Tout simplement parce que je m'ennuie à crever dans le domaine administratif : franchement servir le café à qui mieux mieux ou remplir des formulaires à longueur de journées, ça m'endort au mieux, au pire, ça me donne la nausée voire des vomissements à l'idée d'affronter la journée.....administrative...

Pendant 10 ans j'ai joué un rôle totalement antinomique avec ma personne et ce que je suis réellement. Comme disait Sénèque, je crois que l'on ne peut "garder le masque très longtemps"...Et c'est l'explication même de mes licenciements successifs...à mon humble avis dans tous les cas.

JPB, tout comme d'autres personnes de mon entourage, ne pouvaient pas imaginer, ni me voir secrétaire, quand ils ont pris connaissance de ma personne et de mon potentiel, de mes capacités intellectuelles. Moi même je me sentais intellectuellement parlant en perpétuel décalage. En BTS, lorsque je suivais ma formation, je lisais de l'histoire, de la philo, je dévorais la littérature, j'adorais l'économie et encore plus l'histoire de l'art. Aujourd'hui encore c'est toujours le cas et je pratique les voyages culturels, je participe à des manifestations culturelles, je passe mes journées dans les musées ou dans des cafés philos quand j'ai le temps.

Mes professeurs, à plusieurs reprises, ont été épatés par mes capacités rédactionnelles. Ma famille et les amis, les connaissances aussi. Dans le milieu professionel, tout pareil. Et le syndic de mon immeuble pour lequel je rédige des courriers est bluffé par ma plume.

Il y a 2 ans, j'ai intégré à titre bénévole une rédaction numérique à vocation culturelle et je rédige des articles en permanence. Je couvre les évènements sur la région Grand Est et sur Paris ou à l'étranger quand je peux, en terme de spectacles culturels, opéras ou concerts lyriques + expos de peinture. Je dresse les portraits, les interviews etc... Tout a tellement bien fonctionné à ce niveau que désormais je gère une rubrique complètement, toujours bénévolement : à savoir que je recrute les journalistes, je les rencontre, les sélectionne, je définis la ligne édito puis les sujets et ensuite nous rédigeons tous les articles. Je les relis avec le comité de relecture et la rédaction les publie après validation complète.

Au sein du Cercle Lyrique de Metz, je conçois leur site web et je me chargé bénévolement pour mes loisirs de la communication et des relations publiques.

Très franchement, après moultes tergiversations antérieures, je pense qu'il faut désormais utiliser ce que j'aime depuis toujours : la culture certes mais l'écriture aussi et surtout. Il s'agit depuis toute petite déjà d'un véritable point fort tant du point de vue grammatical et orthographique que rédactionnel. Au lycée j'adorais les dissertations, en histoire ou en économie particulièrement. J'adorais débattre politique au sein du Modem lorsque je m'y trouvais.

Je ne me suis pas retrouvée en ES par hasard. Certes les maths et les sciences me rebutent au plus haut point depuis l'école primaire. J'ai toujours détesté cela. Cela dit j'avais tout à fait le profil pour préparer un bac L. Mais j'étais attirée à fond et davantage dès la seconde par l'économie et l'histoire, les grands problèmes de société et d'ailleurs dans ces deux matières j'étais la meilleure alors que je reprenais des études pour obtenir un bac. Il faut reconnaître que les enseignants d'alors y sont aussi pour quelque chose. Ils étaient exemplaires et tout simplement magnifiques.

Je connais les difficultés de la presse, je sais que c'est ô combien difficile et que les débouchés sont rares..Peu m'importe, je ferai tout pour y arriver. J'en ai vu d'autres...et la France n'est pas le seul pays au monde. Entre nous soit dit, je préfère encore ramer pour quelque chose que j'aime par dessus tout et non pour un métier qui me provoque des poussées de psoriasis à longueur d'années.

Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. J'ai en même temps très peur et je suis poussée par une force monumentale et incroyablement enthousiasmée à l'idée de retourner à l'université, ne serait ce que pour me cultiver, m'enrichir, grandir, développer mon support culturel et surtout me retrouver à ma place.....

En espérant que celle-ci soit enfin la bonne, pardi !!!

Je vous embrasse tous. Sandra

Écrit par : Sandra WAGNER | 20 janvier 2009

Si elles servent à adapter les programmes, les méthodes, pourquoi tant de haine ?


Ecrit par : yann | 20 janvier 2009

Faut-il vraiment des évaluations nationales (à l'heure des restrictions budgétaires) pour connaître le niveau réel des élèves et en tirer les conclusions pédagogiques?

Ne suffirait-il pas de s'adresser à quelques instituteurs et institutrices de France et de Navarre pour çà?

Ces évaluations participent avant tout d'une entreprise politique s'agissant d'abord de faire croire au bon peuple que le pouvoir maîtrise rationnellement, quasi mathématiquement la gestion de la question scolaire et d'autre part, de disséminer dans l'esprit des gens une sorte d'inquiétude perpétuelle, voire de peur avec laquelle vivre en permanence.
Je m'appuie pour dire ça sur ce que je sais du rapport des enseignants au contrôle et à l'évaluation de leur travail. C'est bien la peur des inspecteurs et de la hiérarchie qui a permis à des centaines de milliers d'enseignants d'accepter malgré eux les réformes pédagogistes. Dont le plus beau fleuron soi-dit en passant est cette notion d'évaluation (sommative, formative) et d'auto-évaluation.

Écrit par : buntovchik | 20 janvier 2009

En espérant que celle-ci soit enfin la bonne, pardi !!!

Je vous embrasse tous. Sandra

Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 janvier 2009

Ca fait vraiment plaisir de vous voir faire des projets, Sandra. Je suis de tout coeur avec vous et vous souhaite le meilleur, du fond du coeur.

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

@ Guillaume

Cher Gilpa
Le niveau de CM2 était incontestablement plus élevé mais il est toujours utile de rappeler (comme vous l'avez fait) que le certificat d'études ne se situait pas à la fin du CM2. Faire le parallèle évaluations CM2 2009 et certificat d'études n'est donc peut-être pas judicieux.
Un instituteur

Ecrit par : Guillaume | 19 janvier 2009
Un instituteur
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Vous avez raison, bien entendu, cher Guillaume. Cela demande une explication de ma part.
En 1945 on entrait au CP à 5 ans, non à 6, dans mon école, veux-je dire, du fait qu'il n'y avait pas d'école maternelle. Un élève qui arrivait en CM2 sans redoubler une classe, devait passer un an de plus en primaire pour se présenter - éventuellement - à l'examen d'entrée en sixième.
S'il ne s'y présentait pas, pour une raison ou pour une autre, il restait encore trois ans en primaire. Grosso modo, cela signifiait 4 ans en CM2.
En fait, l'année suivant le CM2, il y avait une classe dite "classe du certificat", et certains élèves y passaient 3 ans avant le certificat d'études primaires passé à 14 ans.
Les élèves se perfectionnaient, bien sûr, mais il aurait mieux valu que ces trois années fussent l'occasion d'enrichir les connaissances plutôt que de râbacher le niveau du CEP (certificat d'études primaires).
A 11 ans, quoi qu'il en soit, je savais extraire la racine carrée d'un nombre décimal positif. (Bien entendu, maintenant, je peux - toujours à la main, i.e. sans calculatrice - faire ce calcul même si le nombre est négatif, mais alors, il y a deux racines complexes de même module et d'arguments opposés : pi/2 et - pi/2 [modulo 2 pi ?]. Collègues professeurs de mathématiques, j'espère ne pas avoir dit d'ânerie. Voici huit ans déjà que je suis retraité.)
JPB écrit des mots latins que je ne connais ni ne comprends. Alors je m'autorise ces petites remarques mathématiques innocentes, histoire de montrer, s'il en était besoin, que personne ne sait tout, mais qu'il y en a qui en savent beaucoup, hein, JP !
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 20 janvier 2009

Embryon de réponse à Sandra:
Vous avez une chance inouïe dans votre galère, c'est de ne pas avoir d'enfants et de ne pas être soutien de famille.
Dans ma vie professionnelle, bien que je sois travailleur indépendant, j'ai vécu ce qu'on pourrait appeler un licenciement pour faute lourde précédé de trois mois de harcèlement moral effrayant avec démolition systématique de ma personnalité, négation de la moindre qualité.
Mes obligations ainsi que les menaces réelles qui pesaient sur moi ne m'ont pas permis d'envisager la moindre reconversion.
Je sors de six ans et demi de cauchemar grâce à un joli petit appareil qu'on appelle échographe qui fut mon cadeau de Noël. Dès que j'ai un doute sur moi-même je le regarde et me sécurise. Cet appareil me dit que je ne suis pas la seule à porter le poids de la culpabilité, qu'il y avait bien aussi des circonstances extérieures qui m'ont fait basculer.
J'aurais préféré un échographe explicite ! J'ai au moins un échographe implicite. C'est mieux que rien !

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

L'ensemble de ce blog, y compris les réactions, est à la fois passionnant et fascinant. D'une part parce que, visiblement, c'est bourré d'enseignants et cela montre que beaucoup d'entre eux réfléchissent à leur métier, à leur mission. D'autre part parce que cela montre aussi que (là encore d'après ceux qui réagissent) peu d'entre eux ne s'opposent dans les faits aux consignes théologiques de leur ministre. Que ce soit Lang, Darcos ou d'autres, comment peut-on imaginer que des enseignants acceptent d'appliquer des méthodes qui ne "marchent" pas? Qu'est-ce qui est le plus important : obéir à des consignes ministérielles absurdes ou prendre des enfants à un niveau donné et tenter de les hisser au plus haut de leurs capacités? J'ai l'exemple de l'instit de mon fils qui a toujours refusé la méthode globale, qui a toujours faire faire des dictées à ses élèves, etc. Tous les parents étaient ravis, les enfants étaient furieux, mais ils sont entrés en sixième avec un niveau que je qualifierais de correct. Certes, ils n'ont pas les mêmes connaissances que celles que j'avais en entrant en sixième, mais eux savent se servir d'un ordinateur bien mieux que moi.

Écrit par : xavier crados | 20 janvier 2009

Pour revenir aux évaluations, je les ai lues, j'arrive à tout faire, en tirant un peu la langue sur les maths, toutefois.
N'étant pas instit, je ne sais pas qui peut ou ne peut pas les faire en entier, mais la question que je pose est : à quoi serviraient des évaluations que tout le monde réussirait ?
Il ne s'agit pas des contrôles périodiques que tout instit doit faire dans sa classe pour évaluer Monchéri ou Moncoeur, mais d'évaluations nationales.
Si elles servent à adapter les programmes, les méthodes, pourquoi tant de haine ?
Imaginer qu'elles vont servir à mettre en concurrence les écoles me paraît un peu débile, non ?

Ecrit par : yann | 20 janvier 2009

C'est un peu ce que je disais à Catmano hier soir, avec une nuance sur ta dernière phrase. Pas question de mettre en concurrence mais de pointer du doigt le fait que certaines écoles tout venant, avec recrutement social n'ayant rien de favorisant, vont tirer leur épingle du jeu, étant entendu que ces évaluations portent en partie sur des points de programme non encore étudiés.
Et c'est là qu'on va découvrir que les enfants ne subissant pas des pédagogies constructivistes mais classiques ou à peu près sont plus capables que ceux en bénéficiant de tirer leur épingle du jeu sur des notions nouvelles pas encore abordées.

Catmano m'a donné un exemple d'un petit gars du CM2 de son école qui, n'ayant pas encore abordé les divisions après la virgule mais déjà les fractions, se retrouvant avec un reste entier de 6 à diviser par douze, a écrit 6/12 pour trouver le résultat. Il a malheureusement fait une erreur de calcul et à écrit 0.6 à la place de 0.5 mais on peut dire qu'il y a de l'idée et même qu'il a tout compris de la division et est capable d'ingéniosité quand il ne sait pas et que ce gamin gobera comme une lettre à la poste les divisions avec chiffres après la virgule.
Donc, concurrence entre les écoles, ce n'est probablement pas le but mais ça peut servir à pointer du doigt le fait qu'à public égal, certaines méthodes d'enseignement sont plus productives que d'autres et qu'il y a sur le terrain des maîtres experts qui savent tirer le meilleur de leurs élèves et les rendre autonomes face à des notions nouvelles et que ce n'est pas ceux qu'on voudrait nous faire croire tels.

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

J'aurais préféré un échographe explicite ! J'ai au moins un échographe implicite. C'est mieux que rien !

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009

??????????????
Késako ?? I marche pas ?

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

Et c'est là qu'on va découvrir que les enfants ne subissant pas des pédagogies constructivistes mais classiques ou à peu près sont plus capables que ceux en bénéficiant de tirer leur épingle du jeu sur des notions nouvelles pas encore abordées.

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009

C'est bien pour ça que les instits gaucho-barbudos râlent dans les étranges lucarnes.

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

j'ai vécu ce qu'on pourrait appeler un licenciement pour faute lourde précédé de trois mois de harcèlement moral effrayant ...

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009

Retrait du mandat sanitaire pour avoir buté un élevage de biquettes à l'arme lourde un jour de déprime ?
Erreur de diagnostic fatale sur un hamster russe nain angora de concours ?

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

Je suggère de farire passer ces mêmes évaluations début septembre aux élèves qui entrent en sixième au collège après deux mois de vacances. Histoire de voir.

Écrit par : arthur | 20 janvier 2009

A ce sujet, un article de blog avec des comptes-rendus "de terrain" http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/200109/les-parents-bloquent-les-evaluations-cm2

Écrit par : clem | 20 janvier 2009

Merci, Dugong, de m'avoir offert un grand éclat de rire matinal :
Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés".
Sublime.

Ecrit par : yann | 20 janvier 2009

L'"inspirateur" d'Obama est un certain John Dewey (oui, c'est un "pédago" pragmatique qui critique le constructivisme...et l'école de sociologie de Chicago + une expérience de travailleur social sur le terrain (la réalité rude à étreindre d'A. Rimbaud) qui surpasse toutes les constructions intellectuelles parce qu'elle les éprouve.

Mais si Ségolène était Obama (et si ma tante en avait), j'aurais voté pour lui. ;O))

N.B. : J'aime bien Obama, mais j'espère qu'il ne va pas faire donner l'arrière-ban des pédagos américains, les "sous-Dewey" et les ravis de la "main à la pâte" pour sauver les public schools, en assez piteux état, paraît-il.

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

Robin, je reposte ce que j'avais écrit hier au sujet d'Obama :

En ces temps d'Obamaniana *, il est peut-être utile de regarder vu d'ici (c'est à dire Venus pour un américain de base) les monts et merveilles promis par le candidat démocrate lors de sa campagne dans le domaine de l'éducation **

La page du site officiel commence par "poser le problème" :

- la loi (votée par le sénat à dominante républicaine) "No Child Left behind" n'est pas remise en question en elle-même mais on insiste sur les moyens qui n'ont pas suivi (notamment en terme d'enseignants de qualité)
- 30% des nouveaux enseignants quittent leur emploi dans les 5 premières années.

Suivent un catalogue de promesses au contenu vague.

Finalement, je reste en France. Tout n'y est pas encore perdu.


* C'est, pour moi, une date historique dans la mesure où on pourra enfin, dans les mois prochains, voir qu'il s'agit d'un président des USA, noir et non pas d'un noir, président des USA. On verra bien alors si la couleur de sa peau a une quelconque importance dans les mesures qu'il prendra.

** http://origin.barackobama.com/issues/education/

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

"Sibille, je ne saisi pas : vous êtes bien arrivé à poster, non ?
Il arrive que de temps en temps ça bloque — y compris pour moi : j'en ai toujours conclu à des problèmes d'intendance — ça arrive aussi sur les messageries les plus solides."
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009

Je suis arrivé à poster, mais d'un autre ordinateur!
Et j'ai réessayé du mien hier matin, puis hier soir, puis ce matin, et la machine refuse mes messages.
(C'est la première fois que ça procède ainsi; je clique sur "envoyer", ça ne "bloque" pas, mais ça n'envoie rien du tout, et la page de garde du blog se réaffiche; y en a t'il d'autres qui soient dans le même cas?)
Je ne suis pas spécialement parano, mais j'ai l'impression que, pendant votre nettoyage de dimanche après-midi, vous avez inclus mon adresse IP dans celles qui sont passées à la trappe!
Et, pire encore, à un moment où je n'étais, non seulement pas devant l'ordinateur, mais même pas chez moi!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2009

"la machine refuse mes messages"

Votre machine fonctionne sous SGEN/UNSA ?

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

TEST

Écrit par : Fragolino | 20 janvier 2009

Amélie teste aussi.

Écrit par : Amélie | 20 janvier 2009

test

Écrit par : Grabouilla | 20 janvier 2009

Christophe, il semble que JPB ait un peu trop verrouillé les sécurités du blog, car il est impossible d'envoyer un message sans passer sous les Fourches Caudines du code secret.
Ce qui explique sans doute le silence actuel (ou bien c'est Meirieu qui a procédé à un rite vaudou pour réduire ses ennemis au silence).

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

Ha, tiens, non, ça marche sans code, ce coup-ci.

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

Hors sujet:
Citation de la semaine
> > "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"
> > Thomas Jefferson 3éme président des Etats Unis d'Amérique (1743 - 1826) Lettre au secrétaire du trésor Albert GALLATIN (1802)

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

"Lettre au secrétaire du trésor Albert GALLATIN (1802)"

D'où l'expression "avoir de la galette" ?

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

J'aurais préféré un échographe explicite ! J'ai au moins un échographe implicite. C'est mieux que rien !

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009

??????????????
Késako ?? I marche pas ?

Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Ah si, il marche aussi bien qu'un explicite.
A ce sujet, je vais changer de voiture dans les semaines qui viennent. Je veux bien un leasing comme pour l'échographe si c'est possible.

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

Ce qui me parait le plus "souciogène" dans ces évaluations faites si tôt dans l'année, c'est la stratégie économique que je prévois en aval.
Ces évaluations vont pointer du doigt d'abominables défaillances qui seront rendues publiques avant fin février. Notre bon Darcos va proposer des stages de rattrapage et soutien scolaire pendant les vacances et bla bla bla et patati et patata. Ça se fera mais ce ne sera ni fait ni à faire et, à la fin de l'année, bilan globalement positif, et hop !, tout ce petit monde en sixième et un miniminiminimum de redoublements puisqu'on aura "remédié" avec dix mauvaises heures de prétendu soutien scolaire.
Une chouette façon d'économiser sur les redoublements de CM2, non ?
J'aurais mieux vu des évaluations fin mai avec redoublement du CM2 pour tous les insuffisants, doublé d'une modification drastique des programmes d'enseignement.

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

Au fait, moi, ça marche impeccable quand je poste !

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

En maths, les élèves sont évalués sur le calcul d'aire. Or ce point a disparu des programmes de 2002 et a été réinstauré dans les nouveaux programmes. Les élèves de CM2 dont les instits ont appliqué les programmes de 2002 les années précédentes sont donc incapables de résoudre ce type de question. Ma petite nièce se trouve dans ce cas.
Cette évaluation est une bonne idée mais l'appliquer aux élèves de la réforme 2002 donne du grain à moudre aux adversaires de Darcos.

Écrit par : André | 20 janvier 2009

"Au fait, moi, ça marche impeccable quand je poste !"

Evidemment ! CS poste de l'IUFM. Il y règne un système d'exploitation * SGEN/UNSA qui est une vieille daube, développée en interne au Moloch et qui ne supporte que les instructions KILL et DELETE.

* des prolétaires

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

Les témoignages affluent:

"Est-ce que c'est grave ce qui se passe dans l'éducation Nationale ? OUI
Est-ce que c'est à nous de décider de l'école à la place du gouvernement ? OUI, lorsque celui-ci n'en est pas capable !

J'ai passé 2 ans à l'IUFM à ma tortiller le cerveau à réfléchir à des choix pédagogiques. Analyse d'exercice, fabrication de fiche de prép...Au point où je me demandais parfois s'il ne fallait pas que je fabrique mes manuels.

Et là ? Passage d'évaluations CM2... Mon cerveau s'agite, utilise les réflexes de pédagogue longuement travaillés...Et là ? BUG !!!
Comment un enseignant digne de ce nom ne peut pas s'insurger contre une telle incohérence ? Il ne faut pas avoir de conscience professionelle pour ne pas s'insurger devant un tel document.

C'est comme si on demandait à un comptable d'utliser un logiciel qui fait des erreurs de calcul pour dresser le bilan comptable d'une entreprise !

Alors, devant de tels chefs incapables, il ne nous reste bien qu'une seule chose : prendre les choses en main car c'est d'enfants qu'il s'agit !

En tant que parent d'élève, je suis très contente que la maîtresse désobéisse afin de donner des gâteaux maison aux enfants, des bonbons régulièrement (malgré la directive passée sur les enfants obèses), les fasse sortir par temps de neige pour se lancer des boules même si elle prend le risque d'avoir un accident scolaire sur le dos et des représailles !

Mais tout ça n'est pas aussi simple...

Je pense aussi que beaucoup n'ont pas les épaules assez larges et aussi le temps pour s'investir dans la lutte.

Les conditions ne sont pas toujours faciles non plus. Mon inspectrice est une vraie furie : elle prend parfois le téléphone pour nous incendier et se venge en nous humiliant dans les inspections. Bon nombre de mes collègues se sont faire ratatiner en inspection parce qu'elles avaient ouvert leur g.... Et comme par hasard, elle inspecte tout le monde tous les 3 ans ! Des collègues ont muté rien que pour changer de circonscription !
Quant à l'Inspecteur d'académie, même le conseiller pédagogique dit que c'est un c...

Les collègues ? Dans une école éclatée de campagne, ce n'est pas facile de résister....Nous avons toutes moins de 35 ans et des enfants en bas âge qui nous prennent beaucop de temps.

Les parents ? Ils s'en fichent comme de leur première chemise de tout ça, ils ne savent même pas ce qu'est un RASED et ne savent même pas comment fonctionne une école ! Et ce n'est pas faute de discuter ! C'est seulement cette année que 3-4 semblent s'investir !

Finalement, les parents d'élèves ont le choix entre croire les enseignants (qui ont déjà mauvaise réputation) ou croire le gouvernement. Et il n'est pas facile de croire qu'un gouvernement soit aussi incompétent...surtout quand certains ont voté pour !


Le seul point positif est qu'avec cette histoire d'évaluation, un peu plus de parents vont peut-être enfin virer de notre côté en comprenant les abérrations générées par ce ministre.

Écrit par : c.cuit | 20 janvier 2009

J'ai trouvé une bonne perle d'élève de primaire sur un autre site:

A la question "Quelle invention a permis la circulation des idées de la Renaissance?" , la réponse étant ................... (et vous, vous le savez?) , j'ai eu droit de la part d'une élève : la calèche. Je n'ai vu le rapport qu'au moment où je lui ai rendu sa feuille !!!!

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

A ce sujet, je vais changer de voiture dans les semaines qui viennent. Je veux bien un leasing comme pour l'échographe si c'est possible.

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
Qui veut l'adresse de mon concessionnaire ?

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

J'ai l'intention de prendre une Clio Estate Diesel en location ou leasing .

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2009

A moins qu'à travers l'évaluation des élèves, on ne cherche à évaluer l'ardeur des enseignants à appliquer les dits programmes !

Ecrit par : Robin | 19 janvier 2009

Il y a sans doute quelque chose de cet ordre, ou de ce désordre, comme on voudra.
Personnellement, je suis sidéré de voir que le concept d'évaluation (formative, sommative), fabuleuse trouvaille des "sciences et des technologies de l'éducation", tant critiquées sur ce blog a fini par s'imposer dans le vocabulaire y compris des anti-pédagogistes.
C'est Philippe qui maintenant doit rigoler!

Écrit par : buntovchik | 20 janvier 2009

« Elle compte être inséminée de la grâce d'Obama par immaculée conception ? »
dugong | 20 janvier 2009

Je crains que vous ne confondiez le dogme de l'immaculée conception (Marie fut préservée du péché originel) et celui de la conception virginale (elle conçut un fils tout en restant vierge).

Écrit par : Tailleboudin | 20 janvier 2009

SALUT TOUT LE MONDE.
Ça fait un sacré bail....juste pour dire à JP BRIGHELLI que j'ai ouvert mon Blog, "LA REPUBLIQUE DES LIBRES", pour faire marner Assouline!!! et j'ai mis votre blog dans mes liens préférés.
Bàv

PS, j'ai tellement vilipendé les mafiosi IUFM sur cestuy blog que je n'ai plus d'inspiration...ça reviendra. Tiens, je vais vous parler de la manière dont on est reçu par ses collèguues quand on organise un voyage à Cracovie et Auschwitz, ce que je fais cette année avec ma 3ème en Mars...Vous verrez , c'est pas piqué des hannetons....

Écrit par : montaigneàcheval | 20 janvier 2009

Qui a parlé d'évaluation sommative ou formative ici ?

Que les profs d'EPS soient englués dans de telles arguties, c'est patent et, hélas, caractéristique de leur domaine.

"Evaluation" n'est pas un mot pédagol par lui-même.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

"Je crains que vous ne confondiez le dogme de l'immaculée conception (Marie fut préservée du péché originel) et celui de la conception virginale (elle conçut un fils tout en restant vierge)."

Si vous voulez. Je ne suis pas dogmatique.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

Les bourses européennes et américaine terminent en nette baisse aujourd'hui.

C'est le début de l'effet Obama ?

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

"la machine refuse mes messages"

Votre machine fonctionne sous SGEN/UNSA ?

Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009

TEST

Ecrit par : Fragolino | 20 janvier 2009

Change for the SNALC, they can do it ! ;O))

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

En tout cas, un peu de poésie, un peu de musique classique pour l'investiture. C'est mieux que le bling-bling frime et bas de gamme de notre président accroché à son Johnny et autres nullités nationales.

Écrit par : Sanseverina | 20 janvier 2009

L'Immaculée Conception
L'Immarcessible Connerie
L'Immanente Copulation
L'Immense Chaudepissation
L'Imméritée Capote

comme Truman, et j'en ai comme ça des dizaines, au bas mot...Obama.....

Salut les profs.....cha va bien????

Écrit par : montaigneàcheval | 20 janvier 2009

Truman Capote pour faire la bombe ?

Écrit par : dugong | 20 janvier 2009

"Evaluation" n'est pas un mot pédagol par lui-même.

Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009

Évalaution ou Evaluation?

Certes, les pédagols n'ont pas un droit de propriété sur ce mot, mais ceux sont eux qui l'ont introduit en cachette dans l'éducation nationale, après être allé le chercher aux amériques, (il a suffi d'ajouter un accent aigu sur le "e" de "evaluation") avec tout le reste des technologies managériales et éducatives expérimentées là-bas, et qui font fureur désormais chez nous, sans que les gens n'en aient la moindre idée.
Parmi les contrebandiers, je citerai des gens comme Astolfi, Bloom, Landsheere, Hameline...

Écrit par : buntovchik | 20 janvier 2009

Il faut lire bien entendu: ce sont eux!

Écrit par : buntovchik | 20 janvier 2009

Certes, les pédagols n'ont pas un droit de propriété sur ce mot, mais ceux sont eux qui l'ont introduit en cachette dans l'éducation nationale, après être allé le chercher aux amériques, (il a suffi d'ajouter un accent aigu sur le "e" de "evaluation") avec tout le reste des technologies managériales et éducatives expérimentées là-bas, et qui font fureur désormais chez nous, sans que les gens n'en aient la moindre idée.
Parmi les contrebandiers, je citerai des gens comme Astolfi, Bloom, Landsheere, Hameline...
Ecrit par : buntovchik | 20 janvier 2009

Bien vu. Cela vaudrait le coup d'écrire quelque chose de documenté là-dessus. Évaluer, c'est du pipeau ! Et bien pire. Comme logique, c'est tuer l'instruction.
Y aurait-il que vous, en EPS, pour s'en rendre compte ?
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 20 janvier 2009

Si vous voulez en savoir un peu plus long que Ségo. sur la philosophie politique d'Obama.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saul Alinsky

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

Et surtout :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Dewey

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

En tout cas, un peu de poésie, un peu de musique classique pour l'investiture. C'est mieux que le bling-bling frime et bas de gamme de notre président accroché à son Johnny et autres nullités nationales.

Ecrit par : Sanseverina | 20 janvier 2009

J'ai trouvé, moi aussi que ça avait quand même plus d'allure que les braillements de Mireille Mathieu, place de la Concorde et les annonements (pardon à Bongo !) avinés de Johnny à la sortie du Fouquet's.

Je ne sais pas si vous avez remarqué le flottement au moment de la prestation de serment sur le mot "faithfully" (fidèlement, loyalement) que le président de la cour suprême a estropié (un lapsus qui aurait bien intéressé Sigmund)

Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme : "I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux.

Ce gars-là a des neurones qui fonctionnent au millionième de seconde.

J'ai cru comprendre que celui qui lui faisait prêter le serment traditionnel était un vieil adversaire politique républicain nommé par Bush et qu'Obama s'était opposé à son élection à la cour suprême quand il était sénateur de l'Illinois.

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

« Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine. »

Nicolas m’est témoin (Dieu, ça ne marche plus ;-) que je n’étais pas vraiment pédagogiste.

Mais, quand j’enseignais en 6°, j’ai vomi cette pratique pour ces raisons :

- Fille des médecins de Molière, elle ne servait qu’à m’apprendre ce que je savais déjà : nos élèves avançaient gaiement sur le chemin pavé de roses de l’illettrisme.

- Elle nous prenait un temps déjà réduit, qui eût été mieux employé à entamer dare dare la réparation de dégâts antérieurs tels que pour les découvrir je n’avais pas eu besoin d’importuner longuement les arrières des muscidés avec force grilles, horde d’items et colonnes de croix.

(Et une année, elle a fait travailler les élèves sur un texte en Times corps 8, quand on sait que pour un adulte la taille courante est 11 ou 12)

Écrit par : PMB | 20 janvier 2009

Que ce soit Lang, Darcos ou d'autres, comment peut-on imaginer que des enseignants acceptent d'appliquer des méthodes qui ne "marchent" pas? Qu'est-ce qui est le plus important : obéir à des consignes ministérielles absurdes ou prendre des enfants à un niveau donné et tenter de les hisser au plus haut de leurs capacités?

Ecrit par : xavier crados | 20 janvier 2009

Bien vu et bien dit, cher Monsieur.

Écrit par : Jean | 20 janvier 2009

"Nicolas m’est témoin (Dieu, ça ne marche plus ;-) que je n’étais pas vraiment pédagogiste."

Nicolas, le marchand de vin ?

Bon c'était la blague du jour car je suis un peu perdu dans le débat.

Écrit par : Jeremy | 20 janvier 2009

Ce n'était pas le bon lien, je recommence ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saul_Alinsky

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

(Et une année, elle a fait travailler les élèves sur un texte en Times corps 8, quand on sait que pour un adulte la taille courante est 11 ou 12)
Ecrit par : PMB | 20 janvier 2009
La taille courante est corps 14 en double interligne.
Par ailleurs, on ne fait pas écrire des élèves - et même on désapprend à écrire - sur un clavier d'ordinateur.

Écrit par : Guy Morel | 20 janvier 2009

Saul David Alinsky (né à Chicago le 30 juin 1909 - décédé le 12 juin 1972 à Carmel, Californie) est un sociologue américain, considéré comme le père de l'organisation communautaire.

Après des études de sociologie où il travailla notamment sur la mafia d'Al Capone, il se consacra à l'organisation des habitants dans les quartiers les plus pauvres de Chicago notamment à Back of the Yards (le quartier où se déroule La Jungle d'Upton Sinclair) ce qui le rendra célèbre.

Sa méthode inspira de nombreuses formations d'organisateurs communautaires aux États-Unis. Il forma nombre d'entre eux dans l'IAF (Industrials Areas Foundation) qui enseigne la manière dont le conflit peut être source d'empowerment.

Il écrira un ouvrage phare Rules for radicals en 1971 traduit Manuel de l'animateur social (épuisé).

Lorsqu'elle était étudiante, Hillary Clinton a écrit une thèse sur Saul Alinsky intitulée Une analyse du modèle Alinsky[1]. Elle refusa un travail proposé par le sociologue. Barack Obama, l'un des candidats démocrates à l'investiture présidentielle de 2008, s'inspire des idées d'Alinsky en utilisant le concept de « démocratie participative[2] ».

Le concept de "démocratie participative" vient donc de Saul Alinsky (Alinsky l'ayant sans doute repris à Dewey). Sego. pousse le bouchon un peu loin quand elle prétend l'avoir inventé et obligeamment prêté à Obama.

Écrit par : Robin | 20 janvier 2009

@ÉVALUATIONS
Je fais une longue note sur cette histoire, demain. Pour ceux que cela intéresse.
Fil : Évaluations, la fin de l'instruction.

Écrit par : Guy Morel | 20 janvier 2009

Guy Morel dit : "La taille courante est corps 14 en double interligne."

Alors disons que 11 ou 12 sont des tailles minimales. En tout cas, celles que demandent un éditeur quand vous devez rendre un manuscrit prêt à clicher.

(Personnellement, j'utilise du Garamond 12 interligne simple)

Cela rend cette taille 8 encore plus débile ;-)

Écrit par : PMB | 20 janvier 2009

La véritable histoire de l'éducation nationale "moderne"
http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=47550

Écrit par : olivier taviau | 21 janvier 2009

PISA : Tout va bien, Nathalie Mons est là ! L'Internationale des Sciences de l'éducation sera le genre humain ! Nathalie Mons de Grenoble (ça ne s'invente pas) répond ci-dessous aux questions obséquieuses du Kawa pédagogo.


PISA : des indicateurs pour lutter contre les inégalités scolaires
Par Nathalie Mons


Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l’Education à l’Université de Grenoble II, est membre du consortium de PISA à partir de 2009. Elle conduit actuellement, dans le cadre d’une recherche européenne Knowpol, associée au laboratoire OSC de Sciences-Po, une étude sur les usages politiques de PISA. Son récent ouvrage « Les Nouvelles politiques éducatives, la France fait-elle les bons choix ? » évalue les politiques éducatives françaises et permet de mieux comprendre certains facteurs explicatifs des résultats des enquêtes PISA. Elle répond à nos questions sur PISA dont les résultats sont rendus publics demain par l’OCDE.


Qu’est-ce que PISA ?

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), développé par l’OCDE depuis 2000, est une enquête internationale sur les acquis des élèves à la fin de la scolarité obligatoire. Elle s’intéresse à trois familles de disciplines : la compréhension de l’écrit, la culture mathématique et la culture scientifique, qui sont à tour de rôle testées tous les trois ans. L’étude de PISA 2006 porte principalement sur la culture scientifique, même si certains items qui sont en nombre limités sont consacrés à l’évaluation de la compréhension de l’écrit et des mathématiques. PISA présente trois caractéristiques principales. Premièrement, elle vise à mesurer des compétences, sans lien direct avec les programmes scolaires nationaux, et s’oppose ainsi aux enquêtes de l’IEA , centrées sur l’évaluation des connaissances scolaires. Aussi – seconde caractéristique -, son échantillon n’est-il pas fondé sur un niveau scolaire (comme dans le cas des enquêtes de l’IEA) mais sur un âge - 15 ans -, avec un bémol d’importance qui lui a valu des critiques quant à sa validité pour les pays émergents : seuls les élèves scolarisés sont inclus dans l’enquête. Enfin, troisième caractéristique : elle couvre un nombre important de pays, c’est-à-dire tout l’OCDE et certains pays émergents (Brésil, Argentine, Thaïlande…).





L’étude PISA se limite-t-elle à des palmarès ?



Non, c’est une étude beaucoup riche qui est souvent sous-exploitée par les médias. PISA nous renseigne bien évidemment sur les scores nationaux qui sont des indicateurs globaux d’efficacité, encore faut-il être très prudent quant au classement des pays puisque les différences entre des pays dont les scores sont proches peuvent être plus ou moins significatives. Mais les données que l’on peut tirer de PISA vont au-delà de ce premier palmarès. En effet, les élèves selon leurs réponses sont répartis entre 5 niveaux de compétences, depuis le niveau 1 qui est un indicateur d’échec scolaire jusqu’au niveau 5 qui révèle au contraire une très bonne maîtrise du champ testé. Les scores individuels sont ensuite agrégés au niveau national et vont nous renseigner sur le taux d’échec scolaire du pays (pourcentage d’élèves de niveau 1) ou au contraire sur l’importance numérique des élites scolaires à la fin de la scolarité obligatoire (pourcentage d’élèves de niveau 5). Les données PISA permettent également de calculer pour chaque pays l’ampleur des inégalités scolaires globales mais aussi les disparités scolaires d’origine sociale c’est-à-dire l’intensité du lien entre les performances des élèves et les caractéristiques socio-économiques des parents.





Alors quel indicateur faut-il considérer ?



Tous ! Il faut imaginer que chacun de ces indicateurs représente une pièce d’un puzzle, c’est donc seulement en les associant, en les combinant dans l’analyse que l’on a une vision claire de la situation globale du pays. Ne prendre en considération que l’un de ces indicateurs conduit à une vision faussée des performances réelles du système éducatif. Quand on souhaite faire un bilan de l’état de santé du système éducatif, il faut donc analyser l’ensemble de ces dimensions conjointement. En effet, le score national ne nous donne qu’une idée très limitée des performances d’un système éducatif, car on peut atteindre une même moyenne à travers des configurations très différentes. Prenons le cas de deux classes qui présentent une moyenne de 10, cela peut résulter de deux situations. Première configuration possible : la très grande majorité des notes des élèves est concentrée entre 8 et 12 et - seconde configuration -, la même moyenne de 10 est atteinte avec deux groupes d’élèves aux résultats très inégaux, l’un situé autour de 5 et l’autre groupe autour de 15. Bien évidemment, les problèmes posés par ces deux classes sont tout à fait différents, de même que les remèdes qui y seront apportés. Se focaliser sur la moyenne fausse le diagnostic, il faut systématiquement aussi y associer une observation des disparités entre élèves.





Vous nous dites que PISA nous permet également de mesurer les inégalités scolaires d’origine sociale. Quels enseignements peut-on en tirer ?



C’est un indicateur qui permet d’établir la corrélation, c’est-à-dire l’association statistique, entre les performances des élèves et les caractéristiques socio-économiques des parents. Cela nous renseigne donc sur le caractère plus ou moins reproducteur des écoles selon les pays. Or, sur ce point les résultats de PISA sont intéressants. Les cycles précédents ont montré qu’il existait de fortes variations en fonction des pays. Certes, il n’existe pas de pays dans lequel il y aurait à chaque génération une redistribution totale des cartes de la destinée sociale, mais les pays peuvent avoir une école plus ou moins inégalitaire. Ainsi si dans les pays asiatiques et certains pays scandinaves, le lien est faible entre les caractéristiques du milieu familial et les résultats des élèves, au contraire, dans d’autres pays comme l’Allemagne ou la Belgique francophone, l’école est très reproductrice.





Quels ont été les résultats de la France jusqu’à présent à PISA ?



Les résultats de la France à l’enquête de PISA sur la compréhension de l’écrit ont été passables, c’est-à-dire qu’ils ne sont ni exceptionnels, ni terriblement bas. En culture mathématique les performances moyennes ont été meilleures. De même la proportion d’élites scolaires est moyenne, les élèves en difficulté représentent une partie non négligeable de nos effectifs, les inégalités à la fois scolaires globales et sociales doivent également retenir notre attention. Il y a donc une réelle marge d’amélioration possible dans le système éducatif français, surtout en direction des élèves les plus faibles. Pour remonter le niveau général il faut s’intéresser à ces élèves. C’est d’ailleurs un des enseignements des deux enquêtes précédentes de PISA : les pays qui sont en tête du classement sont ceux qui parviennent à avoir une proportion d’élèves faibles peu élevée. Autrement dit, ce n’est pas en s’intéressant strictement aux élites que l’on remontre le niveau global mais en faisant en sorte qu’il n’y ait pas d’élèves qui décrochent. J’ai d’ailleurs montré dans une de mes recherches précédentes qu’il existe une forte corrélation entre le pourcentage des élèves en difficultés et la proportion des élèves de niveau 5, autrement dit, moins le système éducatif produit d’élèves en échec scolaire, plus il génère d’élite.





Que pensez des résultats de PISA 2006 dont une partie a été rendu publique avant la date officielle ?



D’après ces premiers résultats qui sont tout à fait partiels, les performances françaises sont décevantes puisque le pays n’atteint pas la moyenne contrairement aux deux enquêtes précédentes sur la compréhension de l’écrit et la culture mathématique. Mais comme je l’expliquais ce résultat n’est que partiel, il faut attendre la publication de l’ensemble de l’enquête. Il faut de plus être très prudent avec ces chiffres, on ne peut pas comparer les résultats des enquêtes PISA entre elles et par exemple on ne peut affirmer que la France voit ses résultats régresser en mathématiques. Comme je le disais précédemment, les mathématiques ne sont traitées dans PISA 2006 qu’à travers un nombre limité d’items qui ne permettent pas des comparaisons robustes.





Comment peut-on expliquer les résultats français à PISA ?



Il existe une multiplicité de facteurs qui agissent conjointement pour fabriquer ces résultats globaux. Pour chacun des cycles, selon les disciplines étudiées, une partie de la réponse se trouve certainement dans les contenus des programmes ainsi que les méthodes pédagogiques utilisées. Mais il ne faut pas s’arrêter là dans l’étude. Il existe aussi des facteurs structurels globaux qui jouent au-delà des disciplines. Ma dernière recherche a ainsi mis en évidence que les choix politiques d’organisation scolaire ne sont pas neutres. La décentralisation, l’autonomie scolaire, les modalités pratiques de notre collège unique, le système de la carte scolaire avec dérogations sont à mettre en relation avec les résultats.





Où avons-nous fait des choix qui peuvent être améliorés ?



En termes de décentralisation et d’autonomie tout d’abord. Pour l’instant, le transfert de pouvoirs aux collectivités locales et aux établissements reste encore trop timide, même si les conclusions de mon étude ne plaident aucunement pour une décentralisation ou une autonomie scolaire tous azimuts. Il faut arriver à trouver un équilibre entre des compétences qui demeurent au centre, qui se transforme alors en concepteur et régulateur du système éducatif et des attributions qui peuvent être déléguées aux acteurs locaux. Autre enseignement de cette recherche : l’autonomie scolaire (qui bénéficie aux établissements) est préférable à la décentralisation politique (vers les collectivités locales). De même l’autonomie pédagogique semble plus efficace que l’autonomie budgétaire.





Et notre collège unique, que peut-on lui reprocher ?



Il doit évoluer pour se rapprocher d’un modèle d’école unique plus performant, que j’ai appelé « l’intégration individualisée qui gère les disparités entre élèves non plus à coup de redoublement ou avec des classes de niveau mais en s’appuyant sur de l’enseignement individualisé, enseignement individualisé qui ne se limite à pas à la remédiation comme chez nous. Il faut aller vers cette école unique plus moderne qui correspond au modèle scandinave. De même en matière de carte scolaire, notre système actuel est associé à des inégalités élevées, il doit certainement évoluer vers un libre choix régulé, c’est un système qui permet à la fois une expression des vœux des parents et la prise en compte de considérations d’intérêt général par les autorités locales qui décident au final des inscriptions. A l’opposé, aller vers un système de libre choix total, c’est-à-dire la rencontre directe entre les parents et les chefs d’établissement sans médiateur serait dommageable car ce modèle est associé comme notre carte scolaire a de fortes inégalités sans efficacité supplémentaire. Il ne faut donc pas se prononcer pour ou contre des concepts de politiques éducatives (la décentralisation, le libre choix de l’établissement, le collège unique…) mais regarder de plus près les modalités concrètes de mise en œuvre de ces concepts.



Nathalie Mons

Entretien F. Jarraud

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Jérémy, ce n'est pas tout à fait idiot ce que dit cette dame. j'ai bien conscience que tout le monde trouve son beurre dans ce genre d'études, mais par exemple, le fait que la décentralisation, en matière d'éducation, est à manier avec des pincettes me semble fort intéressante. La tendance actuelle, qui vise à déléguer aux régions ou aux municipalités l'essentiel de la charge qui incombait jusqu'ici à l'Etat central, est nocive — nous le savions de façon plus ou moins intuitive, on nous apporte la preuve sur un plateau. C'est une politique strictement libérale, partant du principe que les initiatives locales sont bonnes par essence. Alors que je suis plutôt favorable à un Etat centralisateur, qui gère les structures lourdes, administration, répartition des crédits et programmes — en laissant aux établissements une petite part d'autonomie organisationnelle, mais certainement pas en déléguant aux Régions, comme c'est en train de se faire, le recrutement, la gestion complète des carences, et bientôt le pouvoir de formation et de recrutement. L'étatisme absolu a montré ses limites, mais la décentralisation totale qui finit de se mettre en place est extrêmement dommageable.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Evaluation ? Oui mais laquelle ?

Evaluation des connaissances des élèves lors de contrôle en classe par un enseignant ? Oui, il faut évidemment en faire. Encore que, si on compare le contenu et les intentions d'un enseignant à l'autre, tout un spectre continu émerge (1).

D'un autre côté, qu'un ministre de l'éducation veuille évaluer les connaissances à un niveau donné pour l'ensemble de la population est évidemment légitime aussi.

Dans ce deuxième cas, toute évaluation dont l'ampleur est nationale ou supra nationale exige une théorie explicite (2) de l'évaluation.

C'est ce que semble vouloir faire PISA/OCDE dans ses publications.

Dans le domaine des sciences, le dernier rapport (triennal) (3) occupe 419 pages. Chaque pays produit une analyse (4).

De là, il apparaît :

- que les items PISA reflètent une idéologie de l'enseignement des sciences de nature constructiviste et transdisciplinaire.
- qu'un certains nombre d'items (sur la centaine d'un questionnaire) ne font pas, à proprement parler, des questions de sciences.
- que l'intégralité d'un questionnaire donné n'a jamais été publié par l'OCDE. Officiellement, pour d'excellentes raisons (notamment éviter un bachotage PISA).

Ce dernier fait entraîne qu'il faille faire déléguer sa confiance à PISA/OCDE. Un système global d'évaluation est ainsi forcément incontrôlable au niveau du citoyen de base.

Mais, au delà de l'évaluation elle-même, PISA influence profondément et sournoisement les programmes et les structures de l'enseignement. La logique est la suivante : pour améliorer mon système éducatif, il faut avoir de meilleurs résultats aux évaluations globales (PISA of course, what else ?) (5) donc infléchir les contenus et structures (une classe de seconde où sciences physiques et sciences de la vie et de la Terre sont mêlées autour de thèmes expérimentaux) (4).

En gros, en France, on n'est pas bon parce qu'on n'est pas assez constructiviste et beaucoup trop cloisonné.

Vous avez dit machine de guerre ?



(1) sommative, formative, et tout le fourbi…

(2) je suis charitable. Certains auraient déjà dégainé le mot "idéologie"

(3) http://www.oecd.org/dataoecd/10/45/39777163.pdf

(4) voir, par exemple, l'analyse (6 pages) très éclairantes produites par les services du Moloch (DEPP) et des idéologues du jus pédagol :
http://media.education.gouv.fr/file/97/2/20972.pdf
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/Pisa_Pirls_2006.aspx

(5) PIRLS pour les 10 ans.

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

qu'il faille déléguer...

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

un certain nombre...

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

Dugong avait déjà pointé le pédagogisme de PISA, en décembre 2007, dans cette citation :

Pisa : jargon pédagogique.

Sur PISA p.58 :

"Dans les intentions de l’OCDE, du Comité de l’éducation ainsi que du Comité directeur du CERI, le programme PISA a été élaboré pour délivrer essentiellement quatre types de
produits :

– un ensemble d’indicateurs de base susceptible de fournir aux décideurs un profil de référence de l’état des connaissances des élèves de leur pays ainsi qu’une description élaborée des caractéristiques des principaux sous-groupes d’élèves ;

– un ensemble d’indicateurs de contexte éclairant la manière avec laquelle les compétences et les connaissances des élèves peuvent être mises en relation avec des variables démographiques, sociales, économiques et éducatives ;

– des indicateurs de tendance qui seront disponibles grâce à la nature cyclique de l’étude qui permettra de collecter, selon un périodicité de trois ans, des données dans les
mêmes domaines ;

– des connaissances approfondies sur le fonctionnement des systèmes d’enseignement qui pourront être utilisées pour élaborer des analyses poussées des politiques de
l’éducation."

Pour obtenir les indicateurs de contexte, les participants aux tests n'ont pas seulement un questionnaire sur leurs connaissances à remplir mais doivent aussi répondre à de nombreuses questions personnelles.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 janvier 2009

Je ne sais pas si vous avez remarqué le flottement au moment de la prestation de serment sur le mot "faithfully" (fidèlement, loyalement) que le président de la cour suprême a estropié (un lapsus qui aurait bien intéressé Sigmund).

(En fait, il aurait inversé une formule. je n'ai pas bien entendu les paroles en anglais)

Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme : "I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux.

C'est peut-être moins anecdotique que ça en l'air. Un serment appartient à la catégorie des "énoncés performatifs", c'est-à-dire qu'ils accomplissent une action. ("Je te baptise...). C'est la prestation de serment qui fait du sénateur Obama le 44ème président des Etats-Unis et il ne s'agit pas d'une simple formalité.

On on se rapproche évidemment ici de la mentalité magique ( d'où la dimension "religieuse" de la cérémonie).

Une formule magique ou religieuse pour "opérer" doit être prononcée correctement, au mot près, sous peine de ne pas être opérante ou de produire l'effet contraire.

(Cf John Langshaw Austin "Quand dire c'est faire")

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Excellente analyse, Robin… 
En général, l'exemple que je donne pour l'aspect performatif, c'est "abracadabra" — mais j'y ajouterai le serment sur la Bible des présidents américains…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Quand dire, c'est faire
john langshaw austin, 1962, trad. fr. 1970, rééd. Seuil, coll. « Points essais », 1991.
Xavier Molénat

1962 John Langshaw Austin

Quand, lors d'un mariage, le maire dit aux deux fiancés « je vous déclare mari et femme », il ne se borne pas à constater cette union : il la réalise par le fait même de prononcer cette phrase. Il existe ainsi dans le langage des propositions qui, contrairement à ce que pensaient les philosophes dits logiciens (Bertrand Russell ou Rudolf Carnap) ne sont, à proprement parler, ni vraies ni fausses. Ces énoncés, tels que « vous pouvez disposer » , « je déclare la cérémonie ouverte » ou « je promets de rendre l'argent », n'ont pas pour but de transmettre une information (« je suis ici ») ou de décrire la réalité (« la table est verte »), comme le font les énoncés «constatifs», mais de faire quelque chose. Ainsi, dire « je parie qu'il va pleuvoir demain » revient à effectuer une action : celle de parier.
Une philosophie au langage clair.

C'est cette découverte fondamentale d'énoncés performatifs (de l'anglais to perform : accomplir, exécuter) qu'expose et explore John L. Austin (1911-1960) dans Quand dire, c'est faire, qui est en fait la transcription d'une série de conférences qu'il a données à Harvard en 1955.

Austin analyse également les conditions de validité d'un énoncé performatif (lieu, personne, repect de l'énoncé lui-même...)

Cette propriété du langage de produire une action (un énoncé qui n'est ni vrai ni faux mais qui opère) pourrait peut-être expliquer pourquoi une "évaluation", PISA ou pas, n'est jamais neutre.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

La tendance actuelle, qui vise à déléguer aux régions ou aux municipalités l'essentiel de la charge qui incombait jusqu'ici à l'Etat central, est nocive — nous le savions de façon plus ou moins intuitive, on nous apporte la preuve sur un plateau. C'est une politique strictement libérale, partant du principe que les initiatives locales sont bonnes par essence. Alors que je suis plutôt favorable à un Etat centralisateur, qui gère les structures lourdes, administration, répartition des crédits et programmes — en laissant aux établissements une petite part d'autonomie organisationnelle, mais certainement pas en déléguant aux Régions, comme c'est en train de se faire, le recrutement, la gestion complète des carences, et bientôt le pouvoir de formation et de recrutement. L'étatisme absolu a montré ses limites, mais la décentralisation totale qui finit de se mettre en place est extrêmement dommageable.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Dans l'esprit des intiateurs de la décentralisation, ce transfert de fonctions régaliennes n'était absolument pas prévu. Pourtant, c'est bien ce à quoi on assiste aujourd'hui : on passe d'une éducation "nationale" à une éducation qui ne l'es plus. Avec tous le dangers que cela représente : les régions "riches" vont pouvoir compenser les désengagements de l'Etat; les autres regarderont les trains passer avec, dans les wagons, des gamins dont les chances de réussite seront considérablement amoindries. Et, il ne faus pas se leurrer, cela a déjà commencé : les conseils régionaux (la nature ayant horreur du vide) ont déjà empiété sur le domaine pédagogique, sans aucun contrôle des rectorats, et donc de l'Etat, alors que ce n'est absolument pas leur mission

Écrit par : rachida darty | 21 janvier 2009

Un truc qui m'étonne depuis quelques années, c'est la disparition, dans les manuels de mathématiques et de français du CE1 au CM2, des quelques pages qui s'y trouvaient encore il y a une vingtaine d'années, et qui débutaient traditionnellement ces manuels : les pages de révision.

J'ai sous les yeux le manuel "Math et Calcul CM2", version éditée en 1988. Les 10 premières pages sont intitulées Bilan 1, 2, ..., 10 et revoient sous forme d'exercices (de 3 à 6 par page) l'intégralité du programme des années précédentes :
- Géométrie : perpendiculaires, angle droit, parallèles, longueur des côtés, usage du compas, construction de figures (cercle, diamètre, carré, rectangle, triangle rectangle), reproduction de figures sur quadrillage (symétrie, codage des points, agrandissement, réduction, déplacement) solides (patrons).
-Numération : nombres jusqu’aux millions, mots-nombres, ordre sur les nombres
- Calculs : addition, soustraction, multiplication, division, ordre de grandeur
- Fractions et nombres décimaux : ordre, opérations (addition, soustraction, multiplication par un entier)
- Mesures : longueurs (mesures de segments, conversions, choix de l’unité, calcul de périmètre d’un carré, d’un rectangle), aires (conversions, calcul de l’aire d’un carré, d’un rectangle), masses (conversion, calculs), durées (fractions de l’heure, conversions en minutes, secondes, addition)
- Problèmes : compléter un bon de commande (opérations nécessaires : multiplication, division, soustraction de la remise) ; proportionnalité (3 problèmes dont un réclamant une bonne connaissance des fractions).

Je n’ai pas gardé de livre de grammaire de l’époque, mais je me rappelle très bien avoir toujours débuté l’année par deux à trois semaines de pages de révision qui rappelaient à l’élève que ce qu’il avait appris les années précédentes était toujours valable à la rentrée et que l’on comptait bien qu’il s’en souvienne…

Lorsque l’on parcourt les forums en ce moment, qu’on lit la presse ou même que l’on regarde les informations télévisées, on remarque sans difficulté l’émoi de collègues de CM2 affolés devant les exigences des évaluations fournies par le Ministère, en plein milieu de l’année scolaire.

Certains s’émeuvent pour quelques items (les calculs d’aires, le plus-que-parfait, les divisions après la virgule) qui, depuis plus de 20 ans, n’étaient plus au programme du CM1 et ont donc de grandes chances de ne pas avoir été abordées en ce milieu d’année scolaire. Ceux-là, je les comprends et je leur adresse tout mon soutien moral. Ce n’est vraiment pas intelligent d’évaluer une connaissance avant même qu’elle ait été ne serait-ce qu’abordée en classe !

D’autres rejettent tout en bloc, assurant que leurs élèves ne peuvent ni orthographier un texte plutôt simple, ni additionner ou soustraire des décimaux, ni les comparer, ni repérer un sujet, un COD, un CCT, un CCL, un article et j’en passe, car ils ne l’ont « pas encore vu ».

Croyez bien que je ne leur jette pas la pierre… Ces dernières années, leurs collègues ont appliqué les programmes qu’on leur fournissait, ont utilisé les manuels ou les méthodes « maison » que leur avaient préconisés leurs formateurs, leurs conseillers pédagogiques, leurs IEN.

Or que proposaient ces manuels, ces méthodes « maison » sinon de re - COMMENCER à ZÉRO, chaque nouvelle année scolaire, comme si jamais cela n’avait été déjà vu !

Prenons le bête « Brissiaud » en mathématiques, par exemple, niveau CE1, puisque je le connais bien. Admettons qu’un élève de CP maîtrisait l’année dernière au mois de juin l’addition (avec et sans retenue) et la soustraction en ligne ainsi que la lecture et l’écriture des nombres de 0 à 100.
Que fait le Brissiaud CE1 à la rentrée ?
Il passe toute la première période sur les nombres de 0 à 99 et sur l’addition et la soustraction en ligne, il introduit vaguement les multiples qu’il laissera ensuite dormir au chaud pendant toute la deuxième période, ne réutilisant que les multiples de 10 en numération.
Il ne réaborde la technique de l’addition, reprenant d’ailleurs tout le processus à zéro en démarrant par le schéma qu’en milieu de deuxième période, à une époque où les souvenirs du mois de juin précédent ont disparu de presque tous les cerveaux d’élèves. Dans le même temps, il passe un temps infini à essayer de construire une technique de résolution mentale de la soustraction par des procédures à base de schémas alors qu’il serait si simple de partir de la connaissance de la technique de l’addition enfin réinstallée pour apprendre à calculer l’opération inverse selon la même procédure… Les multiples ont disparu aux oubliettes de la mémoire et leur utilisation pratique ne sera étudiée qu’en période 3.
Cette période 3 permet aussi de découvrir enfin la « différence », troisième volet de la soustraction, toujours à partir du schéma puisque la technique n’est toujours pas étudiée alors que l’on sait pertinemment que c’est cette troisième utilisation qui pose le plus de problèmes aux élèves et qu’il serait donc bon d’y consacrer le maximum de temps si l’on veut que l’automatisme s’installe.
On engouffre les tables de 2 à 5 à toute allure, la moitié de l’année scolaire est déjà passée et il y a urgence ! Vite fait, mal fait, disaient mes instits de primaire.

Et l’on finit l’année en beauté, installant vaille que vaille, à grands coups de schémas, la multiplication d’un nombre à 3 chiffres par un nombre à 1 chiffre, la technique opératoire de la soustraction que l’on n’a finalement pas le temps de finaliser par l’apprentissage de l’écriture chiffrée… Pas de temps d’entraînement non plus pour la multiplication en colonnes, l’année finit, elle aura été abordée sur une seule page, juste avant le bilan terminal.
Pas grave, me direz-vous puisque le fichier de CE2 adoptera la même philosophie : « Un élève de CE2 arrive à la rentrée vierge de toute connaissance mathématique et doit donc à nouveau reprendre le programme à zéro ! »
Comment s’étonner alors que des collègues de CM2 se rongent les sangs en voyant que, selon le Ministère, leurs élèves sont censés avoir déjà un « petit bagage » en janvier de leur dernière année de primaire ?
Il est grand temps que les formateurs et les maisons d’édition revoient les uns leurs animations pédagogiques (ça nous changera des glugluteries sur le traitement de la couleur ou l'utilisation du MP3 en Petite Section), les autres leur choix de directeurs de collection et fournissent aux PE un « mode d’emploi » du cerveau de leurs élèves un peu plus spiralaire.

Écrit par : catmano | 21 janvier 2009

Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.
Qui a besoin de Richard Descoincoin ?

Écrit par : yann | 21 janvier 2009

Bonjour,
Qui a lu l'article de Pierre Frackowiack sur le site du café pédagogique ?
En voilà une cuillérée :
"L'avenir proche nous dira si le grand gâchis constaté avec le conservatisme dominant encore dans les pratiques pédagogiques poursuivra sur sa lancée ou si des lueurs d'espoir apparaîtront ici et là. Les performances de l'école ne pourront s'améliorer que si elle change, si elle évolue, si elle se réforme dans le sens amorcé au début des années 1970, si elle surmonte la rupture survenue ces dernières années, si elle donne toute sa place à la pédagogie, si elle s'engage pour construire l'avenir."
Le reste à l'avenant.
Bonne lecture.

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Chevreuil, pourquoi tant de haine ? pourquoi vouloir à tout prix nous faire mal à l'heure de l'apéro ?
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Bonjour,
Qui a lu l'article de Pierre Frackowiack sur le site du café pédagogique ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Pas moi ! il y a des limites à tout, même au masochisme ;-)

Écrit par : FGuichard | 21 janvier 2009

Guy Morel dit : "La taille courante est corps 14 en double interligne."

Alors disons que 11 ou 12 sont des tailles minimales. En tout cas, celles que demandent un éditeur quand vous devez rendre un manuscrit prêt à clicher.

(Personnellement, j'utilise du Garamond 12 interligne simple)

Cela rend cette taille 8 encore plus débile ;-)
Ecrit par : PMB | 20 janvier 2009

D'accord pour le "prêt à clicher". Pour relecture et corrections, c'est 14 double interligne.

Écrit par : Guy Morel | 21 janvier 2009

Bonjour,
Qui a lu l'article de Pierre Frackowiack sur le site du café pédagogique ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

J'ai beaucoup de mal à lire les bondieuseries bienpensantes, surtout si elles émanent de personnages imbus d'eux-mêmes et détestables dans leur comportement relationnel. Idées généreuses + attitude pisse-vinaigre = sauve qui peut !

Écrit par : Magister | 21 janvier 2009

Vous trouverez sur le lien suivant http://www.snes.edu/IMG/pdf/Appel_des_20-analyses_SNES.pdf
sous forme de tableau synoptique, la réponse du SNES aux calamiteuses propositions du groupe des 20 sur le lycée.
Certes, ce n'est pas parfait, loin de là, mais il faut reconnaître primo qu'ils sont tout de même bien moins khons que l'UNSA ou le SGEN (ne parlons pas du CRAP, le bien nommé) , secundo qu'ils marquent très nettement leur désaccord avec la plupart des propositions.
Comme on écrit sur les bulletins : "En bonne voie, mais peut mieux faire. Des progrès ont été accomplis. Persévérer dans l'effort".
Paraît que le SNALC a aussi écrit quelque chose là-dessus ?

Écrit par : FGuichard | 21 janvier 2009

Chevreuil, pourquoi tant de haine ? pourquoi vouloir à tout prix nous faire mal à l'heure de l'apéro ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Pas moi ! il y a des limites à tout, même au masochisme ;-)

Ecrit par : FGuichard | 21 janvier 2009



Oups ! C'est vrai que cette prose est indigeste. J'espère que ça ne vous aura pas coupé l'appétit !
Mille excuses !

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

"Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme :"I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux."

J'ai peut-être une explication parmi d'autres.

Il y a un malaise dans l'équipe Obama autour de la question homo. Un vrai malaise. Car un pasteur homo a pris la parole lors des cérémonies précédant la prestation de serment. "Hélas, des problèmes techniques soudains ont empêché les 500.000 personnes présentes de bien entendre le discours du pasteur gay." Pire : consigne expresse de l'équipe d'Obama : que les homos sachent que ce pasteur a parlé, mais que le grand public n'en sache strictement rien. Le discours n'a donc été retransmis nulle part, et il n'est quasiment jamais cité.
En revanche, le pasteur Rick Warren, qui a présidé à la crémonie d'investiture, est un intégriste anti-avortement et homophobe déclaré.
http://www.youtube.com/watch?v=Cwz8XgjdKjw
Rick Warren est l'un des principaux acteurs de la Prop 8 (ou Prop Hate) qui a cassé toutes les décisions de la cour de justice californienne et fait inscrire dans la constitution californienne un principe chrétien (mariage = deux sexes différents).

Or, depuis longtemps, des groupes fondamentalistes veulent faire réviser la constitution américaine pour y inscrire que le mariage doit être interdit aux homos. Si Rick Warren en a convaincu Obama, ça peut très bien passer. C'est peut-être ça, l'hésitation sur la Constitution. En tout cas, le malaise existe, et le choix de Rick Warren ne laisse pas de déclencher des réactions.

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Or, depuis longtemps, des groupes fondamentalistes veulent faire réviser la constitution américaine pour y inscrire que le mariage doit être interdit aux homos. Si Rick Warren en a convaincu Obama, ça peut très bien passer. C'est peut-être ça, l'hésitation sur la Constitution. En tout cas, le malaise existe, et le choix de Rick Warren ne laisse pas de déclencher des réactions.

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Jérémy, le président de la cour suprême n'est pas pasteur et s'il était pasteur (je ne sais pas si c'est possible), il ferait prêter serment en tant que laïc et non en tant que pasteur : aux Etats-Unis, comme en France, ce n'est pas Dieu (la Foi), mais la constitution (la Loi) qui fait le lien social, même s'ils n'ont pas tout à fait (c'est le moins que l'on puisse dire) la même conception que nous de la laïcité.

L'autre pasteur qui a pris la parole (j'ai oublié son nom) est connu pour ses idées progressistes.

On avait effectivement annoncé une présence symbolique de la question "gay" (au moment du défilé en particulier) qui a été effectivement occultée.

J'ai vécu trois ans aux EU, dans les années 60 et je peux vous dire que l'évolution sociale a été incroyable en ce qui concerne l'intégration et les droits des minorités, mais la société américaine demeure malgré tout très conservatrice sur le plan moral (la famille y est sacrée et la famille présidentielle se doit de monter l'exemple).

Obama sait peut-être "jusqu'où il peut aller trop loin".

Pour des raisons qu'il faudrait analyser, le poids des symboles (le mariage, le drapeau...) est très important, plus que chez nous. Je me souviens que j'étais obligé de porter une cravate (j'avais 7 ans) et de chanter le "Spangled banner" tous les matins la main sur le coeur. Tout le monde trouvait ça naturel, moi y compris.

D'autre part, il y a dans les pays anglo-saxons et aux EU en particulier un mélange de conservatisme idéologique et de tolérance en pratique, alors que chez nous, c'est plutôt l'inverse (regardez ce qui se passe en matière de recrutement dans les entreprises selon la couleur de la peau).

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

"Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme :"I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux."

J'ai peut-être une explication parmi d'autres.

Il y a un malaise dans l'équipe Obama autour de la question homo.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Sans vouloir vous froisser : quel rapport ???

La vérité est ailleurs : Obama avait appris par coeur la formule du serment, et le papy qui la lui faisait réciter s'est planté dans l'ordre des mots. D'où son désarroi.
D'aucuns en profiteront, si ce n'est déjà fait, pour dénoncer les méfaits du "par coeur".

Écrit par : yann | 21 janvier 2009

Un truc qui m'étonne depuis quelques années, c'est la disparition, dans les manuels de mathématiques et de français du CE1 au CM2, des quelques pages qui s'y trouvaient encore il y a une vingtaine d'années, et qui débutaient traditionnellement ces manuels : les pages de révision.

J'ai sous les yeux le manuel "Math et Calcul CM2", version éditée en 1988. Les 10 premières pages sont intitulées Bilan 1, 2, ..., 10 et revoient sous forme d'exercices (de 3 à 6 par page) l'intégralité du programme des années précédentes :
- Géométrie : perpendiculaires, angle droit, parallèles, longueur des côtés, usage du compas, construction de figures (cercle, diamètre, carré, rectangle, triangle rectangle), reproduction de figures sur quadrillage (symétrie, codage des points, agrandissement, réduction, déplacement) solides (patrons).
-Numération : nombres jusqu’aux millions, mots-nombres, ordre sur les nombres
- Calculs : addition, soustraction, multiplication, division, ordre de grandeur
- Fractions et nombres décimaux : ordre, opérations (addition, soustraction, multiplication par un entier)
- Mesures : longueurs (mesures de segments, conversions, choix de l’unité, calcul de périmètre d’un carré, d’un rectangle), aires (conversions, calcul de l’aire d’un carré, d’un rectangle), masses (conversion, calculs), durées (fractions de l’heure, conversions en minutes, secondes, addition)
- Problèmes : compléter un bon de commande (opérations nécessaires : multiplication, division, soustraction de la remise) ; proportionnalité (3 problèmes dont un réclamant une bonne connaissance des fractions).

Je n’ai pas gardé de livre de grammaire de l’époque, mais je me rappelle très bien avoir toujours débuté l’année par deux à trois semaines de pages de révision qui rappelaient à l’élève que ce qu’il avait appris les années précédentes était toujours valable à la rentrée et que l’on comptait bien qu’il s’en souvienne…

Lorsque l’on parcourt les forums en ce moment, qu’on lit la presse ou même que l’on regarde les informations télévisées, on remarque sans difficulté l’émoi de collègues de CM2 affolés devant les exigences des évaluations fournies par le Ministère, en plein milieu de l’année scolaire.

Certains s’émeuvent pour quelques items (les calculs d’aires, le plus-que-parfait, les divisions après la virgule) qui, depuis plus de 20 ans, n’étaient plus au programme du CM1 et ont donc de grandes chances de ne pas avoir été abordées en ce milieu d’année scolaire. Ceux-là, je les comprends et je leur adresse tout mon soutien moral. Ce n’est vraiment pas intelligent d’évaluer une connaissance avant même qu’elle ait été ne serait-ce qu’abordée en classe !

D’autres rejettent tout en bloc, assurant que leurs élèves ne peuvent ni orthographier un texte plutôt simple, ni additionner ou soustraire des décimaux, ni les comparer, ni repérer un sujet, un COD, un CCT, un CCL, un article et j’en passe, car ils ne l’ont « pas encore vu ».

Croyez bien que je ne leur jette pas la pierre… Ces dernières années, leurs collègues ont appliqué les programmes qu’on leur fournissait, ont utilisé les manuels ou les méthodes « maison » que leur avaient préconisés leurs formateurs, leurs conseillers pédagogiques, leurs IEN.

Or que proposaient ces manuels, ces méthodes « maison » sinon de re - COMMENCER à ZÉRO, chaque nouvelle année scolaire, comme si jamais cela n’avait été déjà vu !

Prenons le bête « Brissiaud » en mathématiques, par exemple, niveau CE1, puisque je le connais bien. Admettons qu’un élève de CP maîtrisait l’année dernière au mois de juin l’addition (avec et sans retenue) et la soustraction en ligne ainsi que la lecture et l’écriture des nombres de 0 à 100.
Que fait le Brissiaud CE1 à la rentrée ?
Il passe toute la première période sur les nombres de 0 à 99 et sur l’addition et la soustraction en ligne, il introduit vaguement les multiples qu’il laissera ensuite dormir au chaud pendant toute la deuxième période, ne réutilisant que les multiples de 10 en numération.
Il ne réaborde la technique de l’addition, reprenant d’ailleurs tout le processus à zéro en démarrant par le schéma qu’en milieu de deuxième période, à une époque où les souvenirs du mois de juin précédent ont disparu de presque tous les cerveaux d’élèves. Dans le même temps, il passe un temps infini à essayer de construire une technique de résolution mentale de la soustraction par des procédures à base de schémas alors qu’il serait si simple de partir de la connaissance de la technique de l’addition enfin réinstallée pour apprendre à calculer l’opération inverse selon la même procédure… Les multiples ont disparu aux oubliettes de la mémoire et leur utilisation pratique ne sera étudiée qu’en période 3.
Cette période 3 permet aussi de découvrir enfin la « différence », troisième volet de la soustraction, toujours à partir du schéma puisque la technique n’est toujours pas étudiée alors que l’on sait pertinemment que c’est cette troisième utilisation qui pose le plus de problèmes aux élèves et qu’il serait donc bon d’y consacrer le maximum de temps si l’on veut que l’automatisme s’installe.
On engouffre les tables de 2 à 5 à toute allure, la moitié de l’année scolaire est déjà passée et il y a urgence ! Vite fait, mal fait, disaient mes instits de primaire.

Et l’on finit l’année en beauté, installant vaille que vaille, à grands coups de schémas, la multiplication d’un nombre à 3 chiffres par un nombre à 1 chiffre, la technique opératoire de la soustraction que l’on n’a finalement pas le temps de finaliser par l’apprentissage de l’écriture chiffrée… Pas de temps d’entraînement non plus pour la multiplication en colonnes, l’année finit, elle aura été abordée sur une seule page, juste avant le bilan terminal.
Pas grave, me direz-vous puisque le fichier de CE2 adoptera la même philosophie : « Un élève de CE2 arrive à la rentrée vierge de toute connaissance mathématique et doit donc à nouveau reprendre le programme à zéro ! »
Comment s’étonner alors que des collègues de CM2 se rongent les sangs en voyant que, selon le Ministère, leurs élèves sont censés avoir déjà un « petit bagage » en janvier de leur dernière année de primaire ?
Il est grand temps que les formateurs et les maisons d’édition revoient les uns leurs animations pédagogiques (ça nous changera des glugluteries sur le traitement de la couleur ou l'utilisation du MP3 en Petite Section), les autres leur choix de directeurs de collection et fournissent aux PE un « mode d’emploi » du cerveau de leurs élèves un peu plus spiralaire.

Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
Eh ! J'ai entendu, au Café du Commerce, une très vilaine expression qui réchauffera le cœur de "Manu la pudibonde ":
"Parle à mon cul ! Ma tête est malade ! ".
Ne sied-elle pas, en ce cas ??????????????

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2009

Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.


Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Et où as-tu lu ou vu qu'un gamin de dix ans était un " citoyen " ?

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2009

"Xavier Darcos annoncera demain jeudi sa volonté d'ouvrir une négociation sur la revalorisation de la condition enseignante, ont affirmé à l'AFP plusieurs sources syndicales."

Faut s'attendre au pire.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2009

Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.


Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Et où as-tu lu ou vu qu'un gamin de dix ans était un " citoyen " ?

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009

Tu ne crois bien sûr pas que le citoyen qui a des brebis, des chèvres ou des vaches est assez grand tout seul pour savoir s'il juge bon de les vacciner, selon son libre arbître, sans ton intervention payante et sous sa propre responsabilité ?
C'est des billes, pour toi, les éleveurs ?

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2009

Mon espoir est de gagner plus en travaillant moins.

Manifestement, mon employeur n'est pas d'accord.

Il faut donc que je m'y emploie moi-même.

C'est une attitude réflexive qu'il serait dommage ne pas valoriser, non ?

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

de ne pas valoriser

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

"Prenons le bête « Brissiaud » en mathématiques"

Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009

Le bête Brissiaud a une démarche constructiviste, bien dans l'air du temps, non?
Donc pour chaque notion abordée, l'élève construit son savoir par tâtonnements, il n'est pas utile qu'il retienne quoi que ce soit puisque l'année suivante, il continuera à construire ses savoirs grâce au bouquin suivant...

Et on passe tellement de temps à tâtonner, que les enfants semblent ne posséder que des savoirs très fugitifs, qui s'envolent au premier coup de vent...

Pas grave, on reconstruira...

Ou alors on adopte un fichier comme celui de Pascal Dupré où par le raisonnement puis l'exercice à haute dose, on pourra acquérir des savoirs...

Écrit par : Maminou | 21 janvier 2009

C'est des billes, pour toi, les éleveurs ?

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009

Hola, camarade ! Les CM2, c'était une vanne, pour rester dans le sujet.
Pour les lycéens, je suis persuadé que la Madone pense qu'ils sont les plus aptes à faire des propositions.
Les éleveurs de brebis, pour être honnête, le dernier que j'ai vu est mort depuis longtemps.

D'une manière générale, la "démocratie participative", le "citoyen-expert", tout cela me semble relever plus de la démagogie que d'autre chose.

Écrit par : yann | 21 janvier 2009

"D'une manière générale, la "démocratie participative", le "citoyen-expert", tout cela me semble relever plus de la démagogie que d'autre chose."

Le problème étant, en maintes circonstances, que le citoyen de base puisse choisir en relative (mé)connaissance de cause.

Tout est dans le "relatif"...

Pensez aux "débats citoyens" sur le nucléaire par exemple.

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

Les pédagogistes craignent ces évaluations qui vont démontrer tout le mal qu'ils ont fait à l'école.

Stagiaire, j'ai lu vos livres, M. Brighelli, pour mieux affronter la réalité pédagogiste. Mais sur le terrain, la situation est incroyable. Même dans mon collège où les 3/4 des parents d'élèves sont cadres sup les élèves ne connaissent rien en conjugaison, car m'ont-ils dit après un contrôle catastrophique, cela ne leur avait jamais été demandé. Du coup, en rédaction, on trouve des passés simples exotiques "posit, metta, coura, pouvut" ou des participes passés extravaguants "aquéri, mouru..."
Les collègues de maths sont catastrophés par la méconnaissance des tables de multiplication.

On est parvenu à l'égalité, les pédagos ont réussi. Bobos, prolos des cités : tous illéttrés!

Écrit par : Romain | 21 janvier 2009

Ce gars-là a des neurones qui fonctionnent au millionième de seconde. ( Robin)

Ce doit être intéressant d'avoir un président intelligent à la tête de son pays... Nous, on a perdu l'habitude, avec les yachts privés, les semi-cocottes de luxe, les VIP à l'Elysée, les montres machin-chose et les histoires de famille et de c...on a quand même beaucoup à faire.
Mais on est content, il est résolu, résolu, résolu à parler avec le nouveau président des USA . Ce qui est dommage, c'est que ça a l'air moins sympa qu'avec Bush pour les vacances.
Oui, Robin, le" trébuchage", je me suis posée la question: entourloupe? Si c'est le cas, c'est à la hauteur de ce que l'équipe précédente a fait.
Sans rapport, j'ai ouï dire que notre nouveau "missionnaire"allait faire reprendre comme base de discussion à la réforme du lycée les je ne sais plus combien de points de convergence que tous les syndicats avaient signé comme des glandus- exception faite de FO. En voilà une belle remise à plat! On repart sur des bases saines!

Écrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009

La presse : "Laure Manaudou quitte Marseille pour les USA"

Crampes à répétition ?

Trop d'allers-retours du bassin ?

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

D'une manière générale, la "démocratie participative", le "citoyen-expert", tout cela me semble relever plus de la démagogie que d'autre chose.

Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Y'a une différence entre nous ! Toi, tu vends essentiellement des croquettes " experts " à des pseudo-citoyens en demande, et moi, je vaccine des troupeaux, sur ordre supérieur, chez des éleveurs adultes, majeurs et vaccinés,
qui n'ont, quelque soit leur indéniable expertise, pas leur mot à dire et aucune alternative

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2009

Mais sur le terrain, la situation est incroyable. Même dans mon collège où les 3/4 des parents d'élèves sont cadres sup les élèves ne connaissent rien en conjugaison, car m'ont-ils dit après un contrôle catastrophique, cela ne leur avait jamais été demandé. Du coup, en rédaction, on trouve des passés simples exotiques "posit, metta, coura, pouvut" ou des participes passés extravaguants "aquéri, mouru..."( Romain)

C'est vrai, la gangrène gagne dans les collèges. Et tout le monde s'en fout.
Mais notre bon ministre va nous résoudre tout ça à coups de" tee-shirts z'égaux". Moi, j'étais contente qu'on lui ait payé un voyage en Grande-Bretagne pour qu'il nous ramène une si bonne solution à tous nos problèmes.
J'imagine qu'il est maintenant dans les affres du choix? Quelle couleur? Quelle matière? Du coton? Uni? Rayé?
Et si cela ne plaît pas, on pourra toujours accuser les équipes ministérielles. Vous savez, les vilaines, vilaines qui empêchent tous nos bons ministres de faire les trucs géniaux qu'ils voudraient faire.

Écrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009

Pour résumer, et suite à une discussion datant d'hier soir, le "' citoyen expert " , c'est parfois aussi l'entrepreneur de maçonnerie qui sait bien que son ouvrier ne peut, sans risque grave pour sa santé et sa survie, travailler, à 40°C à l'ombre, et lui-même en plein soleil, avec un casque en plastique sur sa tête, même si cette sécurité a germé dans la tête d'un technocrate.

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2009

chez des éleveurs adultes, majeurs et vaccinés,
qui n'ont, quelque soit leur indéniable expertise, pas leur mot à dire et aucune alternative

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009

Et bien, pourquoi sont-ils vaccinés, eux, alors qu'ils peuvent très bien s'y soustraire, et ne pas prendre le risque d'une SEP pour cause de vaccin hépatite ?
La preuve qu'ils ne sont pas experts en cette matière qui, pourtant, les concerne.
J'ai une expertise toute relative dans deux ou trois domaines, qui me "concernent" forcément. Mais je suis "concerné" par une foultitude d'autres choses, la signalisation routière, le développement des poignées d'amour, la fiscalité des professions libérales, et j'en passe. Mais je ne donne pas mon avis "d'expert" sur tout ça.
Moi, je veux bien qu'on me charge de chambouler la-dite fiscalité. Mais, je vous préviens, le résultat risque de ne pas aller dans le sens de l'intérêt général !

Écrit par : yann | 21 janvier 2009

Oui, Robin, le" trébuchage", je me suis posée la question: entourloupe? Si c'est le cas, c'est à la hauteur de ce que l'équipe précédente a fait.

Je pense qu'il s'agit en effet du dernier coup tordu de l'équipe Bush.

Ils en élisent un comme ça de temps en temps. Nostalgie des bons vieux westerns avec leurs "méchants" fascination des américains pour les "méchants" éventuellement "sympathiques", comme une sorte de double enfoui, de Mr. Hyde. Hitchcock a très bien vu ça (cf. "L'inconnu du nord express").

Mais le coup tordu du président de la cour suprême, c'était Plutôt un pétard mouillé qu'une mine...Espérons qu'ils réussiront à éliminer les plus dangereuses.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Mais où sommes-nous ?!?
Vous qui dénoncez la subjectivité des journalistes "gauchistes", heureusement que votre objectivité est préservée...

Première constation, vous êtes bien loin du monde éducatif pour déclarer de telles sottises.


Connaissez-vous une programmation des apprentissages officielle qui définit ce qui doit être appris au cours du premier trimestre ? NON, donc comment peut-on penser évaluer des acquis du premier trimestre sachant que les classes n'ont de toute évidence pas traité des mêmes choses: quelle logique aurait le baccalauréat passé en janvier ?
Les décimaux par exemple sont des nombres particuliers, il est donc nécessaire de bien maitriser l'ensemble des opérations posées et mentales sur les nombres entiers avant cela. Ensuite, il est nécessaire de comprendre le principe fractionnaire qui permet de fragmenter les unités classiques, c'est seulement ensuite que les fractions décimales permettent d'amorcer les nombres décimaux. Une fois cela fait, les nombres décimaux sont facilement utilisés dans toutes les notions vues précédemment. Bien entendu, cela ne peut pas tout se faire au premier trimestre, au mieux (et c'est mon cas), nous sommes en train de commencer les décimaux, l'identification de la valeur de chaque chiffre en fonction de sa position dans un nombre, puis de comparer et de ranger des nombres décimaux.
Pourtant les évaluations nationales demandent aux élèves de calculer des divisions décimales, et autres multiplications... La technique est très simple, il ne faudra pas longtemps pour la comprendre si tout le reste est ok, mais nous n'en sommes pas là. Jetez un oeil aux programmations de tout manuel scolaire en mathématiques ... vous vous rendrez mieux compte.



Alors quand M.Darcos précise que les évaluations portent sur le premier trimestre, soit il n'a lu aucun ouvrage de mathématiques du niveau CM2, soit il ne comprend pas qu'il est nécessaire que les élèves comprennent ce qu'ils font et n'appliquent pas bêtement, soit il est d'une mauvaise foi infecte pour un homme qui est censé bien connaître le domaine.

Voici la principale gronde des enseignants sur ces évaluations.
Comment pouvez-vous contester cela ?

Vous dites que les instits ont peur qu'on s'aperçoive du niveau minable de leurs élèves et qu'ils ne veulent pas les évaluer, vous vous méprenez.
L'évaluation de la classe est faite en permanence, beaucoup plus qu'au collège ou au lycée car nous connaissons nos élèves, nous les évaluons sans cesse.
Et dans ma classe, la moyenne des évaluations nationales est pour l'instant de 46/60 items réussis, pourtant je n'ai pas envie que ces scores soient affichés pour qu'on puisse comparer des écoles, où rien n'est comparable.

Écrit par : ZARKO | 21 janvier 2009

Le bête Brissiaud a une démarche constructiviste, bien dans l'air du temps, non?
Donc pour chaque notion abordée, l'élève construit son savoir par tâtonnements, il n'est pas utile qu'il retienne quoi que ce soit puisque l'année suivante, il continuera à construire ses savoirs grâce au bouquin suivant.

Ecrit par : Maminou

Je ne connais pas le Brissiaud CE1 que décrit Catmano, mais je peux parler de celui du CM2. Ce manuel est beaucoup moins constructiviste que d'autres méthodes de maths, comme le Ermel de Roland Charnay .
Il a l'avantage d'accorder une large place au calcul mental, qui fait l'objet d'une pratique quotidienne, en début de chaque leçon.
L'autre avantage est qu'il revient régulièrement, en cours d'année, sur des choses déjà apprises, dans un chapitre nommé "Je deviens performant".
Cependant, dans la conception des leçons -pardon, des séances !- la part de découverte autonome est réduite, et la pratique de manipulations, d'observations, de raisonnement est très guidée. Au fond, je ne le trouve pas si éloigné que ça de la méthode intuitive que précionisaient les fondateurs du Dictionnaire Pédagogique.
Par exemple, l'apprentissage des décimaux se fait par report de longueurs d'un bâton de ski gradué en dixièmes et centièmes, puis en millièmes, avec lequel j'ai observé des réussites même chez les enfants rétifs à la "chose mathématique" ! L'apprentissage des unités de mesure est bien mené, avec une large place au raisonnement :
" 25 g, c'est combien de cg ?
-Le cg est 100 fois plus petit que le gramme, donc, il y en a 100 fois plus.
--On calcule 25 x 100 = 2500
- Résultat : 25 g = 2500 cg
Le reproche qu'on peut faire à ce manuel est le niveau plutôt faiblard des problèmes et surtout la part réduite au minimum pour la géométrie. Certaines notions, comme les nombres décimaux sont abordées beaucoup trop tard dans l'année, reléguant les opérations sur ces nombres au milieu de l'année. Catmano a raison de souligner qu'il repart là comme si presque rien n'avait été fait au CM1. Pareil pour la division, qui devrait être réintroduite dès la rentrée, tant que les souvenirs ne sont pas trop froids.
Pendant plusieurs années, j'ai utilisé le Ermel, auquel je crois que Brissiaud avait collaboré au début, (Tiens je ne sais pas pourquoi ils se sont séparés, ceux-là) manuel qui est un pur produit de la pensée constructiviste, celui-là. Très alléchant, basé sur l'activité de recherche en groupe des élèves, avec situations-problèmes, confrontation des procédures, conflit socio-cognitif, et tout et tout. Un bonheur de pédagogue moderne ! Mais, bon, peut-être suis-je un indécrottable passéiste, mais je me suis rapidement aperçu que ces recherches par groupes n'apportaient vraiment pas grand chose aux élèves faiblards qui regardaient les autres chercher ou aux petits malins qui profitaient de l'effervescence pour manifester leur spontanéisme enfantin.
En clair, les très bons résolvaient le problème en deux coups de cuillère à pot, les plus faibles regardaient passer les trains, et ne profitaient guère des "mises en commun".
Aujourd'hui, je bricole entre Ermel, Brissiaud, et un manuel des années 60 pour les problèmes, alors si quelqu'un ici connaît un manuel de maths CM intéressant et exigeant, je suis preneur.

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

ZARKO, j'ai bien lu votre post et je suis d'accord avec vous pour dire que ces évaluations arrivent trop tôt dans l'année et que la publication des résultats est porteuse de risques qu'on a déjà évoqués ici. Je crois avoir lu que de nombreux commentaires vont dans le même sens. Remontez le fil, si ce n'est déjà fait !

Cela dit, il faut reconnaître que de nombreux manuels de CM2 proposent une programmation trop étalée dans le temps, par rapport à ce qui a été déjà vu, normalement, au CM1. Il me semble que les programmations de cycle avaient ce but, non ?
Effectivement, si le collègue du CM1 n'a pas ou presque pas abordé les décimaux, il y a un hic. Idem pour la division, les aires, la proportionnalité, pour ne parler que des maths.
En revanche, rien n'empêche un instit de CM2 de revoir dès septembre les notions acquises sur les décimaux, avec les opérations correspondantes, par exemple lorsqu'il aborde les conversions de mesures de longueur et de masses au premier trimestre , non ? Je crois que le manuel Objectif Calcul les abordait très tôt, dès la rentrée.
Dans mon cas aussi , je suis bien embêté pour demain, car je n'ai pas encore revu les aires et la proportionnalité. On jugera ce qu'il reste de l'an dernier. Je refuse de faire bachoter les gamins la veille des évaluations.
Cordialement, Chevreuil.

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Stagiaire, j'ai lu vos livres, M. Brighelli, pour mieux affronter la réalité pédagogiste. Mais sur le terrain, la situation est incroyable. Même dans mon collège où les 3/4 des parents d'élèves sont cadres sup les élèves ne connaissent rien en conjugaison, car m'ont-ils dit après un contrôle catastrophique, cela ne leur avait jamais été demandé. Du coup, en rédaction, on trouve des passés simples exotiques "posit, metta, coura, pouvut" ou des participes passés extravaguants "aquéri, mouru..."

Ecrit par : Romain | 21 janvier 2009

Tous les élèves de collège écrivent comme ça, maintenant. Ils ne peuvent pas savoir ce qu'ils n'ont jamais appris. Bête comme chou.

Écrit par : Jean | 21 janvier 2009

Par ailleurs, Luc Cédelle écrit dans le Monde que "Darcos estime avoir rempli sa mission et cherche de nouveaux objectifs" — au moment même où le Figaro révèle qu'il sera tête de liste aux Régionales en Aquitaine en 2010. Fin de règne ?

"Le ministre de l'éducation est toujours là, mais son envie est ailleurs. "Ma mission est terminée", ne cesse-t-il de répéter. Plus précisément, il juge que la plupart des objectifs de sa lettre de mission, reçue le 5 juillet 2007 de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, sont atteints.
Il l'a dit publiquement une première fois le 13 janvier, comme incidemment, alors qu'il était interrogé sur France Info sur son avenir au gouvernement. "Je veux aller jusqu'au bout de ma lettre de mission, elle est presque achevée, je dois dire, d'ailleurs. Mais je veux mettre la réforme du lycée sur les rails", avait-il dit. La veille, le chef de l'Etat, en déplacement à Saint-Lô (Manche) sur le thème de l'éducation, avait estimé que le programme contenu dans la lettre de mission de M. Darcos était "sur le point d'être entièrement réalisé".
Certes, le ministre de l'éducation doit présenter, jeudi 22 janvier, ses nouveaux champs d'action pour les mois à venir. Mais il n'en laisse pas moins percer sa lassitude envers l'univers de l'éducation nationale, ses traditions de contestation et les formidables résistances auxquelles se heurte, selon lui, quiconque entreprend de le réformer.
Amer d'avoir été, à son sens, la cible d'une campagne de "désinformation", il y voit le signe d'une montée de l'extrême gauche et "d'une guerre idéologique pour affoler les familles", par exemple en faisant courir le bruit qu'il voudrait fermer les écoles maternelles. Face aux "bataillons de l'antidroite", il se voit en grognard de la réforme. Eprouvé par vingt mois de batailles ininterrompues, il se sent encore capable d'en livrer quelques-unes, mais voit le moment approcher où une relève serait préférable.
Au service du président, il ne se sent nullement désavoué par le recul sur le lycée, décision prise alors que partout en Europe les signaux d'une possible révolte des jeunes inquiétaient M. Sarkozy. Il ne se dit pas plus troublé par la nomination de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po Paris, à la tête d'une mission sur le lycée. "C'est moi qui l'ai choisi !", dit-il.
Mais maintenant que quelqu'un est chargé de renouer le fil du dialogue, le ministre cherche à construire une dynamique avant un éventuel changement de portefeuille. En tirant son bilan, il insistera sur de nouveaux objectifs touchant à l'orientation et à la lutte contre le "décrochage" scolaire. L'assurance avec laquelle M. Darcos fait état de sa future disponibilité pour d'autres tâches suggère un acquiescement préalable de M. Sarkozy : en novembre 2008, le ministre estimait de la responsabilité exclusive du président "de dire, le jour où il le trouvera opportun, si quelqu'un doit (lui) succéder. Au fond, c'est une question qui ne me concerne pas, sur laquelle je n'ai pas prise. Moi, je suis dans l'action quotidienne".
M. Darcos range dans la case "travail accompli" non seulement les chantiers arrivés à terme, mais aussi tout ce qui, à ce jour, est "engagé". Sa lettre de mission, très dense, compte des dizaines d'objectifs, réalisés à des degrés divers... La réforme du lycée n'y figure pas. Elle ne faisait pas partie des objectifs de départ. Celle de l'enseignement primaire, fierté de M. Darcos, n'est pas citée en tant que telle, mais abordée à travers une série d'exigences plus générales. La mise en oeuvre d'un soutien individuel aux élèves en difficulté, la généralisation des études dirigées peuvent être considérées comme acquises. L'amélioration du début de carrière des enseignants est esquissée. Leur "revalorisation" est engagée, mais surtout par le biais des heures supplémentaires. D'autres mesures phares comme la réforme de la formation des enseignants et la suppression progressive de la carte scolaire sont en bonne voie, mais la "suppression des ghettos scolaires" est au point mort.
Luc Cédelle


JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Le SNALC a réagi lui aussi aux propositions du "groupe des 20" — comme il est convenu d'appeler la dernière fournée des pédagogistes fous :
http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/ilsontose.pdf
Et c'est drôlement bien, ce qu'ils écrivent.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

J'imagine qu'il est maintenant dans les affres du choix? Quelle couleur? Quelle matière? Du coton? Uni? Rayé?

Mais non, chaque établissement choisira. On fera dessiner les logos aux élèves, on mettra ça dans le projet d'établissement, et, pour plagier Voltaire, "ça fera passer une heure ou deux", voire davantage.

Écrit par : retraitée | 21 janvier 2009

Je ne connais pas le Brissiaud CE1 que décrit Catmano, mais je peux parler de celui du CM2. Ce manuel est beaucoup moins constructiviste que d'autres méthodes de maths, comme le Ermel de Roland Charnay .

Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Il est vrai que la série des Brissiaud a au moins à cœur de fixer des notions, ce que ne cherchent absolument pas à faire les Ermel ou, si j'ai bien compris, leurs petits frères, les Cap Maths.
Mais vous admettrez sans peine que, pour la dilution des apprentissages, Brissiaud fait quand même très fort.

Écrit par : catmano | 21 janvier 2009

J'imagine qu'il est maintenant dans les affres du choix? Quelle couleur? Quelle matière? Du coton? Uni? Rayé?

Mais non, chaque établissement choisira. On fera dessiner les logos aux élèves, on mettra ça dans le projet d'établissement, et, pour plagier Voltaire, "ça fera passer une heure ou deux", voire davantage.

Ecrit par : retraitée | 21 janvier 2009

Ils peuvent peut-être fouiller dans les archives des Ecoles Normales d'Instituteurs. C'est justement ce que j'avais dû barbouiller pour le concours, il y a plus de 30 ans !
Je plains les pauvres gosses qui vont hériter de "mon" logo, cinq ans avec ça affiché sur la poitrine, c'est un truc à vous rendre allergique aux Arts Plastiques à vie !

Écrit par : catmano | 21 janvier 2009

JPB a écrit : "Et c'est drôlement bien, ce qu'ils écrivent."

On sent bien ici et là votre patte.

Anthony et Alizée ne sont pas dans le même bateau : vous nous l'aviez déjà dit, il me semble.

Le manifeste syndical deviendrait-il, lentement mais sûrement, un genre littéraire ?

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

Mais vous admettrez sans peine que, pour la dilution des apprentissages, Brissiaud fait quand même très fort.

Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009

Je l'admets volontiers, et j'ajouterai diminution à côté de dilution !!!
Une de mes collègues, partie à la retraite au mois de juin, qualifiait le contenu de ce manuel de "minimum syndical" ! Elle ne croyait pas si bien dire, et ce avant d'avoir lu les interventions de Brissiaud contre les nouveaux programmes sur le site du Snu Hips !
Quant au Cap Maths, j'ai l'impression d'avoir une usine à gaz entre les mains ; ça part dans tous les sens et je ne sais pas comment les gamins "fragilots" qui ont besoin d'aborder lentement, pas à pas une notion nouvelle ou acquérir des bases solides peuvent s'en sortir avec ce Kombinat !
Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Dans le Figaro du jour, le Maître du moloch parle de l'absentéisme des élèves et de bien d'autres choses :

"Le Figaro : Les parents sont souvent désarmés devant la complexité des programmes. Peut-on démocratiser le système ?
Je veux donner à chacun la possibilité d'accéder à l'ensemble des savoirs dispensés à l'école. C'est pourquoi, dès le mois de juin, nous allons mettre sur Internet tous les programmes du CP à la terminale. Cette «académie en ligne» sera gratuite et reprendra tous les cours dispensés dans le cadre du Centre national d'enseignement à distance."

Encore une raison de moins de se déplacer à l'école ?

PS : je me languis de voir ça. Gageons qu'il y aura matière(s) à s'amuser.

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?

Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

J'allais poser la même question...

Et deuxième question, Catmano:
vous qui avez utilisé le Brissiaud CP et qui utilisez maintenant le fichier de Pascal Dupré, pouvez-vous donner vos impressions?
La démarche n'est pa la même, est-ce que cela vous a posé problème?

Écrit par : Maminou | 21 janvier 2009

Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?

Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

J'allais poser la même question...

Et deuxième question, Catmano:
vous qui avez utilisé le Brissiaud CP et qui utilisez maintenant le fichier de Pascal Dupré, pouvez-vous donner vos impressions?
La démarche n'est pa la même, est-ce que cela vous a posé problème?

Ecrit par : Maminou | 21 janvier 2009

Hélas, je ne crois pas qu'il y en ait un. La suite de celui de Pascal Dupré pour le CE1 est en cours de rédaction, ça n'avance pas trop mal. Les finitions sont en cours.
Pour les classes suivantes, je n'ai entendu parler de rien. Il va encore me falloir fouiller sur les sites de livres d'occasion si jamais je me retrouve l'année prochaine dans une classe unique de 30 élèves et changer les charrons en vendeurs de pneus et les épiciers en patrons de hard discount !

Pour le fichier de Pascal, je n'ai vraiment pas de soucis, mais j'ai des CP très "hauts de gamme" au point de vue savoirs. Des gosses de prolo, tous, mais qui savaient lire, écrire et compter à la rentrée de septembre, le genre qui actuellement rougit en disant : "Oh, mais que je suis bête, je me suis trompé de pronom personnel ! J'ai écrit "il sans s" alors que je parle du cochon, du chat et du canard et j'ai même pas mis le "s" à allés !"
Leur grand plaisir, c'est de faire les exercices de calcul mental avec les CE1 et de collectionner plus de réponses correctes qu'eux.

Écrit par : catmano | 21 janvier 2009

... / ...

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2009

"Des gosses de prolo, tous, mais qui savaient lire, écrire et compter à la rentrée de septembre, le genre qui actuellement rougit en disant : "Oh, mais que je suis bête, je me suis trompé de pronom personnel ! J'ai écrit "il sans s" alors que je parle du cochon, du chat et du canard et j'ai même pas mis le "s" à allés !"
Ecrit par Catmano

Vous pourriez peut-être m'en envoyer quelques-uns pour aider les CM2 à corriger leur production de texte ?
Il s'agissait d'écrire un texte où un enfant malade raconte à ses camarades, de retour à l'école, ce qui lui est arrivé.
Et comme à chaque fois qu'on demande d'écrire un texte où on doit faire parler des enfants, l'orthographe et la syntaxe se déchaînent.
Il y a quand même quelques très bons textes. Ca console...

Bon, alors, pour le manuel de maths, je vais continuer à bricoler !

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.
Qui a besoin de Richard Descoincoin ?

Ecrit par : yann | 21 janvier 2009

Sarcasme facile...

Si on avait demandé à Catmano (au hasard...) comment faire ces évaluations du CM2, ça aurait peut-être moins posé de problèmes qu'en les confiant à des experts des ministères qui pensent que les programmes sont incorporés par les élèves sitôt publiés.
Et pourquoi ? Parce que "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".

Plus généralement, je trouve les adeptes du Sego-bashing sur ce blog assez ridicules.
A chaque fois que Sarko, ou Darcos fait une connerie (et ça arrive de temps en temps), on envoie une boîte à Ségo, et comme ça on évite de se dire qu'on est un cocu du Sarko-Darco-sisme...

Écrit par : Pat | 21 janvier 2009

@ CHEVREUIL

Bien que n'étant pas Catmano, je me permets quand même un avis, si cela peut vous être utile : les vieux manuels bien sûr tels "Le calcul quotidien", "Le calcul vivant", le Croisille, le Boucheny-Guerinet, le Suard... (mais en piochant plutôt dans les niveaux CE2 et CM1 !)...

Sinon, si vous cherchez à fournir à vos élèves un manuel disponible en série pour le travail quotidien, "Vivre les maths" n'est pas si mal, quand on le complète avec les batteries d'exercices de la collection CLR...

Écrit par : Un hussard | 21 janvier 2009

Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Si vous n'en connaissez pas, écrivez-en un ! Lancez un appel sur ce blog, vous trouverez bien des instits et des profs de maths assez compétents pour concocter quelque chose de potable. Sinon, venez en écrire un avec nous. Catmano, qui n'est pas très bien informée, m'attribue la rédaction d'un manuel pour le CE1, mais la première mouture est d'une certaine Catherine BH et il y a actuellement une dizaine d'instits et de profs GRIP/SLECC qui travaillent dessus. En tous cas ne faites pas confiance à Brissiaud, un type capable d'écrire des trucs comme ça, moi je ne lui confierais pas mes enfants :

« ...les élèves de cycle 2 sont incapables de comprendre pourquoi, un jour, on appellerait « division » le fait de réaliser un partage et pourquoi, un autre jour, on appellerait également « division » le fait de réaliser un groupement : ils ne comprennent pas pourquoi le maître leur demande d’utiliser le même mot, de poser la même opération, alors qu’ils ne font pas du tout la même chose...Les « rétronovateurs »* à bout d’arguments, concédaient à l’époque que les élèves de cycle 2 ne peuvent pas le comprendre, mais, dans le même temps, ils affirmaient que ce n’est pas bien grave : ils comprendraient plus tard. Il est certain que lorsqu’on conçoit l’enseignement comme la psalmodie par les élèves d’un texte que le maître a révélé, la compréhension importe peu. Ce n’est pas cette conception de l’enseignement des mathématiques qui prévalait en France jusqu’ici.

*L’expression est de Guy Brousseau. Il désigne ainsi les personnes qui pensent que la grande innovation à venir pour l’école républicaine est… le retour aux méthodes qui prévalaient à sa naissance.»

Écrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009

Dugong, je vous jure sur ce que j'ai de plus sacré — moi-même — que je ne suis pour rien dans ce communiqué du SNALC. Simplement, quelques formules commencent à sortir du cercle que constitue ce blog — encore un peu, et nous lancerons une mode…
JPB
PS. La signataire est la responsable à la pédagogie du SNALC, et je vous promets qu'elle s'y connaît question coup de plume.

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

C'est à pleurer l'article de Cédelle!
Pov'Darcos, l'est sûrement pas aussi fatigué que nous dans nos collèges abandonnés.
Quand on voit l'état dans lequel est l'EN, avoir l'impression d'avoir fait avancer les choses! Pauvres de nous!
Tête de liste aux prochaines régionales? Rires!

Écrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009

Hors sujet : Chirac a été mordu par son bichon maltais, lequel était sous antidépresseur... Quel est le diagnostic des vétérinaires ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2009

Pat a écrit : "Plus généralement, je trouve les adeptes du Sego-bashing sur ce blog assez ridicules."

Vous devriez comprendre qu'il existe une frange de gauche qui fera TOUT pour que la dinde reste poitevine et n'accède en aucun cas à une dimension supérieure.

Chez les caves on appellerait ça un devoir moral.

Écrit par : dugong | 21 janvier 2009

A Un Hussard et Pascal Dupré

Merci pour tous vos conseils !

Pour le Calcul au Quotidien, j'ai en main le manuel du CM2, trouvé au fond d'un carton, mal en point, dans les archives de l'école. C'est sur celui-ci que je reprends les problèmes un peu plus touffus que je donne aux élèves.
Malheureusement, il est souvent hors de portée pour les CM2 actuels.
Je ne connais pas le "Vivre les Maths", que je vais essayer de me procurer.

Il y a quelques jours, un collègue prétendait que la notion de soustraction était inaccessible aux enfants de CP, sous prétexte que l'idée d'"enlever" , de "reprendre" quelque chose était "impossible à admettre" à cet âge-là, selon les psychologues cognitivistes.
J'ai répondu que depuis que ces gens-là avaient mis la main sur la conception des programmes, je n'avais pas l'impression qu'on allait vers le mieux... Je crois que je ne me suis pas fait des amis.

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Un devoir oral ?
Dans les Tontons flingueurs, les deux tueurs, cousins mais travaillant pour des gangs opposés, appellent ça "un cas de conscience". Boum ! Boum ! Envol de plumes !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

"Moral", le devoir, pas oral ! Ah,inconscient, quand tu nous tiens !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Un collège qui se délite, un lycée vidé de sa substance, des concours dépecés, la mission d’instruction du
professeur laminée, des professeurs paupérisés et au bord de la crise de nerfs : en résumé, l’Ecole républicaine se
meurt… Mais ce n’est pas grave, puisque tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…
Paris, le 21 janvier 2009

Xavier Darcos "ayant rempli tous les objectifs de sa feuille de route", il faut souhaiter désormaissa nomination au ministère des finances et la crise sera bientôt derrière nous ! ;O))

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

"Il y a quelques jours, un collègue prétendait que la notion de soustraction était inaccessible aux enfants de CP, sous prétexte que l'idée d'"enlever" , de "reprendre" quelque chose était "impossible à admettre" à cet âge-là, selon les psychologues cognitivistes."
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Il n'a jamais vu des gamins de CP jouer avec des cartes Pokémon ou manger des beignets !!!

Il n'a pas dû non plus observer les mêmes gamins en train de calculer le nombre de bons points qui leur manquaient pour obtenir la belle image convoitée. Ah, mais je suis bête, les bons points, c'est vilain pas bô !

Bon, je suppose que ce n'est même pas la peine de lui parler de la division au CP. Compte tenu des problèmes de remplacement actuels, mieux vaut éviter de lui déclencher une crise cardiaque, à ce brave collègue. ;o)))

Écrit par : Un hussard | 21 janvier 2009

les vieux manuels bien sûr tels "Le calcul quotidien", "Le calcul vivant", le Croisille, le Boucheny-Guerinet, le Suard... (mais en piochant plutôt dans les niveaux CE2 et CM1 !)...

Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009

Peut être pas inutile de rappeler qu'on en trouve quelques uns ici :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/l-anc/anc.html

Écrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009

Salut, Pascal !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2009

Hors sujet : Chirac a été mordu par son bichon maltais, lequel était sous antidépresseur... Quel est le diagnostic des vétérinaires ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2009

C'est bon signe. Le premier ministre de Sarkozy, lui, n'a même plus la force de le mordre.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Pour Yann et Robin, je supposais que le fait qu'il y ait un problème avec le mot "Constitution" lors de l'investiture d'Obama pouvait avoir un lien avec les volontés de révision de la Constitution (je n'en connais pas d'autre à l'heure actuelle). Mais je n'ai pas vu qui avait commis le lapsus, donc je n'en sais pas beaucoup plus.

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Il n'a pas dû non plus observer les mêmes gamins en train de calculer le nombre de bons points qui leur manquaient pour obtenir la belle image convoitée. Ah, mais je suis bête, les bons points, c'est vilain pas bô !
Ecrit par : Un hussard

Oh oui, c'est très mal !
Aujourd'hui, la mode est à la ceinture, blanche, jaune, bleue, ou vert caca d'oie qui permet de se lever en classe pour aller chercher un mandala , distribuer les cahiers ou aller pisser tout seul et qui est décernée par le groupe de copains pendant la demi-heure de vie de classe.

Je ne sais pas si j'exagère, mais ça me fait un peu penser aux réunions de Soviets où les ouvriers réunis dans l'usine décernaient le prix du meilleur ouvrier du mois.

Mais j'ai mauvais esprit.
En plus la correction des "expressions écrites" m'a énervé.

Donc, résumons-nous :
Bons points : mauvais
Ceintures : bon

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Or, depuis longtemps, des groupes fondamentalistes veulent faire réviser la constitution américaine pour y inscrire que le mariage doit être interdit aux homos. Si Rick Warren en a convaincu Obama, ça peut très bien passer. C'est peut-être ça, l'hésitation sur la Constitution. En tout cas, le malaise existe, et le choix de Rick Warren ne laisse pas de déclencher des réactions.

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Je sais que ça n'a rien à voir avec le fil, mais voulais vous demander si vous faites un lien entre mariage et adoption, si vous demandez la légalisation du mariage en vue d'obtenir la légalisation de l'adoption. Au risque de vous surprendre je suis plutôt réservé sur le mariage (je parle du mariage civil, alors que j'étais pour le PACS) mais plutôt pour l'adoption. L'argument qui m'avait le plus convaincu pour le PACS était la question de la succession en cas de décès d'une des deux personnes.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Chevreuil, pas besoin d'aller jusqu'au soviet, soyez républicain à la mode "Brissiaud"

Rémi BRISSIAUD : "Pour rester républicains, on doit utiliser au maximum la liberté dont on dispose pour ne pas enseigner trop précocement la soustraction car celle-ci dès qu’elle est abordée, il faut le faire avec tous les cas, y compris avec retenue. La soustraction en colonnes pas abordée en CP avant. La pire des choses serait de ne faire d’abord que soustraction sans retenue puis en fin de CP aborder la soustraction avec retenue. Ce serait nier des années de progrès : si un enfant reste sur la rencontre d’un cas trop particulier, les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade. "
Salut Jean-Paul !

Écrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009

Pour Yann et Robin, je supposais que le fait qu'il y ait un problème avec le mot "Constitution" lors de l'investiture d'Obama pouvait avoir un lien avec les volontés de révision de la Constitution (je n'en connais pas d'autre à l'heure actuelle). Mais je n'ai pas vu qui avait commis le lapsus, donc je n'en sais pas beaucoup plus.

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Obama connaissait le serment par coeur. Fervent ami de Bush, il n'a pas digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Marrant de voir le SNALC râler contre les points de convergence! Il a signé avec le SNES les points en question il y a peu, n'est-ce pas? Mais eux, au SNALC, ce n'était pas le même genre de signature. Non, c'était une signature, mais pas une vraie. C'était une signature pour mieux pouvoir parler, mon enfant.
Alors maintenant, il parle, il parle et s'insurge contre des propositions qu'il a approuvées il y a quelques mois. Et il explique cela comment à ses militants?
Il n'empêche que grâce à cette signature, à ces signatures, la base de départ pour toute discussion sur la réforme du lycée est bien ce texte infâme, signé par tous les syndicats sauf un. Il est bien difficile de se dédire quand on a signé en connaissance de cause un texte, bien difficile de se défaire de cette trace écrite. Mais les militants ont la mémoire courte et souvent pas beaucoup de mémoire car ils sont fort peu informés. C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien, de faire leur soupe et de manipuler aisément les collègues.

Écrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009

"si un enfant reste sur la rencontre d’un cas trop particulier, les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade. "

Ecrit par : Pascal Dupré

Il ne confond pas calcul mental et calcul posé ?
Donc on doit commencer par le plus compliqué pour être républicain ?

Tiens , ça me rappelle une conférence où on s'était entendu dire qu'il fallait vraiment être "de droite" pour faire encore de la dictée à l'aube du XXIème siècle.
En sortant, un copain en a conclu qu'il devait certainement être d'"extrème droite" car il faisait faire des dictées ... non préparées ! Du coup, on s'est tous marrés en se traitant de fascistes de l'orthographe, etc.

Bon, peu après, il y a eu l'ORLF dans les programmes officiels et là ça ne nous donnait plus trop envie de rigoler.

Écrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

"Rémi BRISSIAUD : "Pour rester républicains, on doit utiliser au maximum la liberté dont on dispose pour ne pas enseigner trop précocement la soustraction car celle-ci dès qu’elle est abordée, il faut le faire avec tous les cas, y compris avec retenue. La soustraction en colonnes pas abordée en CP avant. "
Ecrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009

Céleste ciel ! C'est magnifique.

Donc, fidèles à notre fibre républicaine, nous en déduisons sur le champ qu'il faut proscrire l'enseignement précoce de la numération en maternelle.

En effet, si l'on ne peut pas étudier avec les bambins les grands nombres, les nombres décimaux et tutti quanti, si l'on se limite aux premiers nombres entiers, les élèves "les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade."

Écrit par : Un hussard | 21 janvier 2009

Je sais que ça n'a rien à voir avec le fil, mais voulais vous demander si vous faites un lien entre mariage et adoption, si vous demandez la légalisation du mariage en vue d'obtenir la légalisation de l'adoption. Au risque de vous surprendre je suis plutôt réservé sur le mariage (je parle du mariage civil, alors que j'étais pour le PACS) mais plutôt pour l'adoption. L'argument qui m'avait le plus convaincu pour le PACS était la question de la succession en cas de décès d'une des deux personnes.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009

Je suis pour les deux. Je ne vois pas pourquoi le mariage me serait refusé parce que je suis avec un garçon, alors que le voisin peut se marier avec une fille. Il va de soi que l'idée de mariage religieux est exclue : l'Eglise, les mosquées et les synagogues fixent les règles qu'elle veulent pour leurs adeptes. Mais le mariage civil, il doit pouvoir se faire pour tous les couples : homme/femme, homme/homme, femme/femme. C'est une reconnaissance du couple par la société au même titre que le couple hétéroxesuel. A moins de considérer, comme l'infâme Jacques Myard, qu'accorder le mariage aux homosexuels, "c'est accorder des droits et des créances sur la société à des gens qui ne lui apportent rien".

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

"Ce matin même, sur France 2, Darcos expliquait que les évaluations, parce qu’elles intervenaient en cette fin janvier, ne portaient que sur ce qui était censé avoir été appris…

Il aurait pu préciser que ces exercices sont en fait l'évaluation du "socle" prévu dès la loi Fillon, en 2005. Rien de strictement darcosien là-dedans."

Brighelli

Ce qui est un mensonge : il suffit de lire les précédents programmes, les évaluations, pour se rendre compte que ces évaluations portent sur les programmes Darcos de 2008.
Comment en janvier un élève de CM2 peut-il être évalué sur des programmes mis en service en septembre?
Un peu d'honnêteté, M. Brighelli, merci.
A moins que vous parliez sans connaître le sujet, comme souvent pour le primaire.

Écrit par : Un Instit | 21 janvier 2009

"Aujourd'hui, la mode est à la ceinture, blanche, jaune, bleue,..."
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Oui, c'est la grande mode de donner des ceintures. Mais ça ne durera pas : quelques pédagogistes de bon aloi trouveront une nouvelle idée et diront qu'il n'y a pas pire que les ceintures. Nembrini est-il pour les ceintures ?

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Comment en janvier un élève de CM2 peut-il être évalué sur des programmes mis en service en septembre?
Ecrit par : Un Instit | 21 janvier 2009

Disons que les évaluations s'adressaient à des élèves formés sous le règne du socle commun de Fillon, et qu'elles portent entre autres sur des points du nouveau programme mis en place sous Darcos. C'est ça, non ?

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde

Ecrit par : Gautier

Et alors ? Il miaule ?

Écrit par : moot | 21 janvier 2009

Moi je suis un "centriste mou" ;O)) Je ne fais plus que des dictées préparées en classe ET à la maison et j'ai malgré tout des notes en-dessous de la moyenne et des zéros.

J'ai renoncé depuis dix ans à faire des dictées non
préparées : je n'aurais aucune note au-dessus de la moyenne ou à la rigueur une ou deux par classe.

Il faut reconaître que la tactique d'usure des adversaires de la dictée a payé et que les pédagos ont gagné leur combat contre le savoir (même les faveurs du ministre, ancien inspecteur général et professeur de Lettres classiques en khâgne. Ne nous voilons pas la face)

Ils peuvent sabler le champagne, mais ce sont les élèves qui trinquent, par exemple quand les employeurs (il y en a encore qui savent encore écrire le français) essayent de déchiffrer leurs lettres de motivation.

"Tout va très bien, Madame la marquise !"

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Ils peuvent sabler le champagne, mais ce sont les élèves qui trinquent, par exemple quand les employeurs (il y en a encore qui savent encore écrire le français) essayent de déchiffrer leurs lettres de motivation.

Un "encore" de trop !

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde

Ecrit par : Gautier

Et alors ? Il miaule ?

Ecrit par : moot | 21 janvier 2009

Chat ne m'intéresse pas ! ;O))

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde

Ecrit par : Gautier

Et alors ? Il miaule ?

Ecrit par : moot | 21 janvier 2009

Il est aussi sur Public Senat.

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Tiens, ceux qui les ont eues sous les yeux, ces fameuses évaluations, avez-vous vu qu'il n'y a rien sur les "grands nombres" ?
Instits de CM2 qui, traditionnellement, commencez l'année par les millions et les milliards, trucs ringards qui ne servent qu'à une poignée de gens sur Terre, reportez cela en fin d'année et commencez par les décimaux et la division.
Non seulement, votre classe cartonnera aux évaluations CM2 mais en plus, vos élèves ne seront pas démunis quand il s'agira pour eux de calculer combien ils peuvent dépenser de leur RMA par jour s'ils veulent pouvoir se payer une consultation pour grippe à la fin du mois chez leur médecin-référent et de combien sera la mensualité de leur crédit pour payer à tempérament leurs médocs chez le pharmacien !

Écrit par : catmano | 21 janvier 2009

Descoings vient de dire qu'on allait créer des classes prépas dans les universités !!!

Et effectivement, les personnels de l'Education Nationale n'ont pas été prévenus MAIS les lecteurs du JDD en ont été informés :

"Des classes préparatoires aux grandes écoles vont être créées dans des universités dès la rentrée prochaine", a annoncé Valérie Pécresse, dimanche 18 janvier 2009, dans le JDD (Journal du Dimanche). Sans préciser les établissements concernés ou les modalités concrètes de mise en place de ces classes prépas "universitaires", qui seraient dans un premier temps expérimentales.
"On ne porte pas atteinte aux prépas des lycées, a précisé la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, mais nous voulons permettre à des élèves de se former à la fois à l'université puis dans des grandes écoles".

Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Il faut reconaître que la tactique d'usure des adversaires de la dictée a payé et que les pédagos ont gagné leur combat contre le savoir

reconnaître ! (avé deux n)
Preuve de l'efficacité de la tactique d'usure ?

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Il est aussi sur Public Senat.

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Il miaulait aussi sur le mur du jardin. Je viens de lui lancer une godasse.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2009

Il miaulait aussi sur le mur du jardin. Je viens de lui lancer une godasse.

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009



Tss, tss...
On va vous mettre la SPA sur le dos ....

Écrit par : Maminou | 21 janvier 2009

@De l'utilité des évaluations
En 1990, Claude Thélot est nommé à la tête de la Direction des études et de la prospective (DEP).
Il met en place un gigantesque système d'évaluations nationales ( des dizaines de millions de cahiers imprimés en quinze ans ) dont le coût n'a jamais été rendu public.
Cinq ans plus tard, voici ce qu'il déclare dans l'Express du 6 mars 1995 : "grâce aux évaluations systématiques menées dans les classes de CE 2, à l'entrée en sixième et à la fin du collège, nous savons, oui, que le niveau monte. Ainsi, à l'entrée en sixième, la maîtrise des opérations fondamentales est plutôt meilleure qu'il y a trente ans. Le progrès en géométrie est encore plus notable."
Aujourd'hui, c'est la DGESCO qui organise, dans des conditions discutables qui ont été fort bien décrites par les instituteurs familiers de ce blog, des évaluations nationales de CM2.
Comment résultat de celles-ci sera-t-il interprété par les "évaluateurs" de 2009 ? on le verra bien. Mais ce que l'on peut d'ores et déjà dire, c'est que si les modalités de ces évaluations sont contestées, la "culture de l'évaluation", outil de "pilotage des systèmes", introduite dans l'Ed.Nat. par Jospin ne semble plus choquer personne.
Comme si l'une des plus néfastes mesures jospiniennes étaient passée dans les moeurs.
(La suite à demain.)

Écrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009

"si un enfant reste sur la rencontre d’un cas trop particulier, les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade. " Rémi Brissiaud.

Ecrit par : Pascal Dupré

Quelle phrase ! Il y a un style Brissiaud !

Écrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009

A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde

Ecrit par : Gautier

Et alors ? Il miaule ?

Ecrit par : moot | 21 janvier 2009

Il est aussi sur Public Senat.

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Il ronfle?

Écrit par : TotoWeininger | 22 janvier 2009

Robin a écrit : "Un collège qui se délite, un lycée vidé de sa substance, des concours dépecés, la mission d’instruction du
professeur laminée, des professeurs paupérisés et au bord de la crise de nerfs : en résumé, l’Ecole républicaine se
meurt… Mais ce n’est pas grave, puisque tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…
Paris, le 21 janvier 2009

Xavier Darcos "ayant rempli tous les objectifs de sa feuille de route", il faut souhaiter désormaissa nomination au ministère des finances et la crise sera bientôt derrière nous ! ;O))"

Des économies drastiques mises en place de façon durable.

La voie dégagée vers de nouvelles niches juteuses pour le privé.

une gestion intelligente de la gauche en vue de sa fragmentation *.

Une populace, inquiète pour son avenir **, blottie devant les connifientes de TF1 ou "poubelle la vie".

Mission effectivement accomplie. Chapeau !


* notamment par exfiltration et ingestion bien gérée de quelques "traîtres" bien choisis.

** pour la droite, il est toujours bon qu'elle soit inquiète. Faire en sorte qu'elle ne déborde pas vers la révolte est, pour eux, un problème de gestion. N'oubliez jamais que "le meilleur d'entre eux", Xavier Bertrand, est un assureur...

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

le Maître du Moloch "veut lutter contre l'école buissonnière"

Au moins, le GRIP sait maintenant à quoi s'en tenir.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Gautier a écrit : "A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde"

Il faut expliquer : "la fin utile" dont il est fait mention est celle du lycée où se transmettent des savoirs.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Problème d'arithmétique: Etant donné le nombre d'élèves en France, et que Barnaby veut créer cinq mille emplois destinés à traquer l'absentéisme scolaire, calculer combien il en faudrait en plus, de ces emplois, pour que les 82% de sénateurs qui restent à buller chez eux pour des salaires de gros dealers se mettent un peu au boulot.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2009

Merci, Jean-Paul! Ca marche!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2009

pour Robin qui avait fait une brillante analyse du serment d'Obama:
http://fr.news.yahoo.com/2/20090122/twl-obama-a-prete-serment-pour-la-deuxie-36d2a39.html

bonne journée

Écrit par : Saperlipopette | 22 janvier 2009

Un peu facile la critique, Sanseverina... Un peu simpliste, en tout cas, le "tous pourris" qui bien souvent sert de caution à l'immobilisme râleur. Et quoi? Fallait-il laisser un boulevard au SGEN et au SE-UNSA, qui n'attendaient que ça? Je vous rappelle que le principe du "protocole d'accord" avait déjà été testé pour le bac pro en trois ans, et que le SNALC, s'il a signé le texte de départ, n'a pas signé le relevé de conclusions final. Quant au points de convergence, il n'a cessé d'en dénoncer le contenu comme le principe. Pour avoir dit dans l'AEF que le procédé était malhonnête, nous avons été ensuite exclus des discussions sur les concours...

Alors être syndicaliste n'est pas forcément si simple. Militez si m'en croyez, et vous constaterez que la marge de manoeuvre est souvent étroite...

Écrit par : Claire | 22 janvier 2009

Légitimes questions :

Qui / Que cherche-t-on à évaluer vraiment ?
Les élèves ? on en doute. Si on se souciait un peu plus de leurs connaissances, on n'en serait pas là. On ne sabrerait pas les postes, les horaires d'enseignement, les DGH dans les collèges. On choisirait ue autre date, en accord avec les progressions de tous.

Cherche-t-on à évaluer les professeurs, leurs méthodes, les établissements ? Les régions ? Le système français ?
Que fera-t-on des cahiers d'évaluations ?
Seront-ils rendus aux familles ?
Resteront-ils dans les dossiers scolaires comme pour les évaluations de sixième ?
Que fera-t-on des chiffres ?
Comment seront-ils diffusés ? A qui ?
Comment s'en servira-t-on pour justifier une politique ?
Est-ce pour supprimer d'autres postes ?
????????????????????

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

pour Robin qui avait fait une brillante analyse du serment d'Obama:
http://fr.news.yahoo.com/2/20090122/twl-obama-a-prete-serment-pour-la-deuxie-36d2a39.html

bonne journée

Ecrit par : Saperlipopette | 22 janvier 2009

Je me suis servi ce matin de cet exemple (certains élèves savaient que le président Obama avait prêté à nouveau serment) pour illustrer l'importance de la mémorisation.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

"Cherche-t-on à évaluer les professeurs, leurs méthodes, les établissements ?"

Tant qu'ils ne chercheront pas à faire le lien avec ce qu'ils ont eu avant, ils ne pourront pas évaluer 'Korrectement'.

A mon zavis, là, c'est juste pour essayer de repérer les plus faibles.. élèves c'est sûr, région/environnement c'est possible mais ils vont avoir du mal . Professeur/méthodes , je vois mal comment ?

Écrit par : toto | 22 janvier 2009

C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Obama connaissait le serment par coeur. Fervent ami de Bush, il n'a pas digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge.

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009

Qui ça, "il" ? Obama ?
;-))

Écrit par : yann | 22 janvier 2009

Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Le dernier rapport en date sur la profession vétérinaire préconise la suppression de la prépa et l'instauration d'une prépa intégrée.
Ça permettra sans doute de sélectionner après le bac sur l'amour des animaux et, comment disent-ils déjà, "une épreuve intégrée représentative du parcours de l’élève". Et peut-être une épreuve de docilité administrative, pendant qu'on y est.
Accessoirement, ça interdira aux étudiants de passer à la fois les concours véto, agro, chimie et ENS, pour ceux qui ne sont pas fixés sur leur "vocation"("piège à cons").

Écrit par : yann | 22 janvier 2009

Pat a écrit : "Plus généralement, je trouve les adeptes du Sego-bashing sur ce blog assez ridicules."

Je "bashe" si je veux, et quand je veux, mais surtout quand Ségogo ouvre son bec. Et avec l'actualité Obama, elle l'a ouvert. Et grand.

Écrit par : yann | 22 janvier 2009

entendu ce matin à la radio que Darcos allait recruter un nombre non négligeable de "médiateurs", autrement dit d'emplois jeunes, pour faire le lien entre l'école et les familles défavorisées, afin de lutter contre l'absentéisme et l'échec.
C'est de plus en plus du n'importe quoi.
Sylvie, le chien de Chirac est perturbé depuis qu'il a quitté l'Élysée, et surtout son grand jardin!

Écrit par : retraitée | 22 janvier 2009

Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?

Écrit par : Romuald | 22 janvier 2009

C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Obama connaissait le serment par coeur. Fervent ami de Bush, il n'a pas digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge.

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009

Qui ça, "il" ? Obama ?
;-))

Ecrit par : yann | 22 janvier 2009

Remarque tout à fait pertinente, mon cher yann. On n'est jamais trop précis dans l'emploi des anaphoriques !

Des quoiiiiiiii????????? ;O))

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

Des quoiiiiiiii????????? ;O))

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009

Tout de suite les grands mots ! Est-ce que j'ai une gueule d'anaphorique ?

Écrit par : yann | 22 janvier 2009

Cherche-t-on à évaluer les professeurs, leurs méthodes, les établissements ? Les régions ? Le système français ?
Que fera-t-on des cahiers d'évaluations ?
Seront-ils rendus aux familles ?
Resteront-ils dans les dossiers scolaires comme pour les évaluations de sixième ?
Que fera-t-on des chiffres ?
Comment seront-ils diffusés ? A qui ?
Comment s'en servira-t-on pour justifier une politique ?
Est-ce pour supprimer d'autres postes ?
????????????????????

Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

Le problème avec les enseignants, c'est qu'on ne leur demande pas de comprendre, mais d'exécuter, alors qu'ils ont été formés (normalement) pour comprendre et pour faire comprendre.

Un chef d'établissement me faisait remarquer l'année dernière, dans un moment de lucidité (et d'honnêteté) à quel point le système infantilisait les gens, comme s'il n'y avait que des "enfants" (in-fans) pour l'échelon immédiatement supérieur.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

Je recommence pour rendre yann euphorique ;O)) :

C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Fervent ami de Bush, le juge a mal digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge. Obama, lui, connaissait le serment par coeur.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

20/20, élève Robin.
Mais il vous a fallu vous y prendre à deux fois, comme Obama (je sais, c'était pas de sa faute, mais vous, vous n'avez pas cette excuse) ;o)))

Écrit par : yann | 22 janvier 2009

"Il y a quelques jours, un collègue prétendait que la notion de soustraction était inaccessible aux enfants de CP, sous prétexte que l'idée d'"enlever" , de "reprendre" quelque chose était "impossible à admettre" à cet âge-là, selon les psychologues cognitivistes."
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009

Il n'a jamais vu des gamins de CP jouer avec des cartes Pokémon ou manger des beignets !!!

Il n'a pas dû non plus observer les mêmes gamins en train de calculer le nombre de bons points qui leur manquaient pour obtenir la belle image convoitée. Ah, mais je suis bête, les bons points, c'est vilain pas bô !

Bon, je suppose que ce n'est même pas la peine de lui parler de la division au CP. Compte tenu des problèmes de remplacement actuels, mieux vaut éviter de lui déclencher une crise cardiaque, à ce brave collègue. ;o)))

Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009


Voici ce qu'écrivait Jules Tannery, sur l'enseignement de l'arithmétique en primaire, en 1904. (Texte cité par Michel Delord).


"Comment arrive-t-on à faire comprendre aux écoliers le sens de chacune des quatre règles ? Je crois bien que, là-dessus, la plupart des instituteurs m'en remontreraient.

C'est au fond la définition de l'opération qu'il s'agit d'éclairer : ils ne commencent pas par dicter à leurs élèves une belle phrase abstraite, qui ferait ouvrir de grands yeux à tous ceux qui ne sont pas résignés à apprendre sans comprendre ; non ils commencent par des exemples concrets, avec des nombres très simples : j'ai sept billes dans ma poche gauche et cinq dans ma poche droite ; je prends ces cinq billes et je les mets dans ma poche gauche ; combien y a-t-il de billes dans cette poche gauche ?

Des douze billes qui sont maintenant dans ma poche gauche, j'en prends cinq que je mets dans ma poche droite ; combien en restera-t-il dans ma poche gauche ? Et si je remets ces cinq billes dans cette poche gauche, combien contiendra-t-elle de billes ?

Voici quatre petits tas dont chacun comprend cinq billes ; je mets toutes les billes en tas ; combien y en aura-t-il dans ce tas ?

J'ai dix-neuf billes que je veux partager entre cinq enfants ; chacun reçoit trois billes, et il m'en reste quatre.

Chaque opération reçoit son nom. Les exemples sont repris, multipliés, diversifiés. Les nombres sont assez simples pour que les calculs puissent se faire de tête, ou même sur des objets réels ; on demande aux enfants, pour une foule de petits problèmes, non seulement d'arriver au résultat, mais de reconnaître chacune des opérations qu'ils ont faites, de la nommer ; on passe à des cas un peu plus compliqués où il faut faire deux, trois de ces opérations ; là encore, il ne suffit pas que les enfants trouvent le résultat exact, ils doivent analyser le calcul qu'ils ont fait : d'abord une addition, puis une soustraction, etc.

Sans doute tous ceux sous les yeux desquels cette page est tombée se disent : " Oui, c'est ainsi que l'on fait, à peu près, avec des exemples, ou avec d'autres... " Et comment ferait-on autrement ? Il suffit d'y penser, et d'avoir eu des enfants à qui l'on a appris à compter."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 janvier 2009

Une hussarde a écrit : "Que fera-t-on des cahiers d'évaluations ?
Seront-ils rendus aux familles ?"

Il convient évidemment de remettre un cadavre à la famile.

Après autopsie, bien sûr.

Au Moloch, le service médico-légal s'appelle la DEPP.

Rien à voir avec Johnny.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

"élèves c'est sûr"
Vu sur W9, un reportage sur l'école de la deuxième chance, un gamin racontait qu'il venait de réapprendre à lire grâce à son prof. Il disiat aussi que du ce1 au cm2 on l'avait laissé au fond de la classe parce qu'il ne savait pas lire ...

Ca peut-être utile, non ?

Écrit par : toto | 22 janvier 2009

Inutile de dire que les gens de la DEPP ont de la morgue...

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Allez, encore un peu de "Ségo-bashing" pour pat :

La Madone, ayant compris qu'elle avait poussé le bouchon un peu loin, prétend qu'elle "plaisantait" quand elle a dit avoir inspiré Obama.
La Gôche réduite à des arguments de cour de récré, c'est pitoyable.

Écrit par : yann | 22 janvier 2009

Ça permettra sans doute de sélectionner après le bac sur l'amour des animaux et, comment disent-ils déjà, "une épreuve intégrée représentative du parcours de l’élève". Et peut-être une épreuve de docilité administrative, pendant qu'on y est.
Accessoirement, ça interdira aux étudiants de passer à la fois les concours véto, agro, chimie et ENS, pour ceux qui ne sont pas fixés sur leur "vocation"("piège à cons").

Ecrit par : yann | 22 janvier 2009

De toute façon, la docilité administrative est déjà acquise depuis au bas mot quinze ans. Pour diverses raisons antérieures et totalement indépendantes de la formation professionnelle dispensée. C'est un fait de génération. d'un côté le lumpenprolétariat malléable et manipulable, de l'autre, une pseudo-élite qui ne travaille que pour gagner sa vie et consommer l'argent gagné.
Vite fait, pour en revenir à notre petit débat d'hier, peux-tu prétendre qu'un éleveur n'est pas au fait des responsabilités qu'il a à prendre quand, ayant eu des cas de FCO sérotype 8 dans son troupeau, il me demande s'il ne serait pas mieux-fondé et plus élégant de pratiquer des sérologies sur l'ensemble de son cheptel que de vacciner en aveugle des brebis qui sont peut-être déjà immunisées, aussi bien et mieux que par un vaccin sans AMM, après une maladie inapparente ? N'est-ce pas une question de citoyen expert, ça ?
Certains vont jusqu'à faire pratiquer à leur frais ces sérologies en même temps que les prophylo brucellose afin de préparer leur défense face à l'administration agricole.

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2009

Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?

Ecrit par : Romuald | 22 janvier 2009

Ca dépend des objectifs de ces classes prépas ! Si elles concurencent celles des lycées, comme les IUT concurrencent les BTS, ça va être un beau bordel, et du gaspillage en vue !

Si vous pensez que c'est une manière d'apporter de nouveaux financements aux universités, c'est certainement très bien. Mais je vois plutôt l'inverse : à terme, ça permettra d'incorporer les prépas aux facs, et de donner leur budget aux universités.

En tout cas, ça ne vous choque pas que cette mesure ait été annoncée... dans le JDD ???

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

D'ailleurs, pour être mis au courant des grandes décisions en matière d'éducation, je vais finir par m'abonner au JDD.

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Eh ! J'ai entendu, au Café du Commerce, une très vilaine expression (...) :
"Parle à mon cul ! Ma tête est malade ! ".

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009

.................

Alors essayez :

- Compte là-dessus et bois de l'eau !

- Chante, beau merle !

Ou dans le familier mais pas vilain :

- T'as de l'espérance dans les chaussettes !

Ou dans le très vilain très méchant :

- Si mon chien avait ta g.eule, je lui raserais le c.l et je lui apprendrais à marcher en arrière !

Ces deux dernières me viennent d'élèves. Comme quoi on peut apprendre quelque chose à l'école.

Écrit par : PMB | 22 janvier 2009

Des prépas dans les facs ?
On va voir les profs de fac travailler ?

Écrit par : LaRiba | 22 janvier 2009

A propos de notre collègue qui a pris trois coups de couteau:
"Ce n'est pas de la violence scolaire, c'est un enfant qui va mal!" Xavier Darcos

Écrit par : joël | 22 janvier 2009

Prépas en fac = écran de fumée n°1

Pointeurs d'absence = écran de fumée n°2

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Des prépas dans les facs ?
On va voir les profs de fac travailler ?

Ecrit par : LaRiba | 22 janvier 2009

Ce n'est pas gentil LaRiba, et je prends la défense des profs de fac qui, dans ma scolarité, montrèrent qu'ils bossaient vraiment pour leurs étudiants: préparation à tous les commentaires composés qu'ils/elles corrigeaient, des cours de plusieurs pages manuscrites que je pouvais voir sur leur table, etc.

Une de mes anciennes profs, avec la licence "professionnalisante" pour l'agreg me dit que c'est la première année où elle a des étudiants CONSOMMATEURS, avec un état d'esprit de marchands de tapis: "Madame, là, on peut pas venir à votre cours, pourriez-vous changer son horaire?", et autres demandes hallucinantes!

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2009

Communiqué de la HALDE :

Considérant que les garçons, dès leur plus jeune âge, disposent naturellement des moyens de réalisation d'un mouvement parabolique,

La HALDE préconise

La suppression de toute étude de la parabole en sciences physiques et en mathématiques comme toute pratique discriminatoire de genre.

Par ailleurs, la HALDE étudie la mise en place dans tous les établissements publics de toilettes où seule la position assise serait possible.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Et ça vous étonne ?
L'objectif, à tout moyen terme, est l'intégration des CPGE dans une Université elle-même intégrée aux IUFM, comme dirait l'ami Pedro Cordoba. Moralité : exeunt, ou plutôt exibunt les prépas.
C'est ce que M. Descoings appelle la discrimination positive, et qu'on ferait mieux de nommer nivellement par le bas.
Chacun sait que c'est en supprimant les filières dites d'excellence que l'on fait remonter le niveau général des zapprenants.
Et, par pitié, qu'on ne me dise pas que X. Darcos n'est pas au courant...

Écrit par : FGuichard | 22 janvier 2009

Merci ! L'école doit être réformée, il n'y a que la majorité du corps enseignant pour ne pas le voir et tenter de manipuler les esprits. Bravo.
Virginie

Écrit par : Virgine | 22 janvier 2009

"En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?"

Je crains que cela annonce à terme la suppression des prépas dans les lycées.

Sans voler au secours de Ségolène, que je déteste, je tiens à signaler que Sarkozy a fait nettement plus fort. Je résume, la citation exacte m'échappant : avec Obama, nous ne serons pas trop de deux pour nous occuper des problèmes du monde. Plus mégalo, tu meurs!

Écrit par : retraitée | 22 janvier 2009

"En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?"

Je crains que cela annonce à terme la suppression des prépas dans les lycées.

Sans voler au secours de Ségolène, que je déteste, je tiens à signaler que Sarkozy a fait nettement plus fort. Je résume, la citation exacte m'échappant : avec Obama, nous ne serons pas trop de deux pour nous occuper des problèmes du monde. Plus mégalo, tu meurs!

Écrit par : retraitée | 22 janvier 2009

Et hop !

L'écran de fumée fonctionne.

Ca démarre au quart de tour sur les prépas en fac.

Regardez dans votre rétro : c'est là que ca se passe !

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Coût approximatif de la "mesure" du recrutement des 5000 "missy domicily" (en franglais, les avertisseurs d'absence à domicile) :

5000 x 20000 €/an soit 100 millions d'euros soit 2 centiKerviels

Ce n'est pas beaucoup pour une mesure démagole et totalement inefficace.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Sur http://www.liberation.fr/societe/0101313847-desobeissance-sur-les-bancs-de-l-ecole:

Le Président a beau faire, nommer un haut-commissaire à la Jeunesse, un chargé de mission sur le lycée, recevoir les syndicats enseignants, déjeuner avec des lycéens… Le malaise persiste, surtout dans le primaire. Un peu partout, des enseignants refusent d’organiser l’aide personnalisée dans les écoles ou boycottent en partie les évaluations nationales de CM2.

Hier une délégation - du Snuipp, premier syndicat du primaire, de SUD éducation, de la CGT et de la CNT - a remis à l’inspecteur d’académie 280 lettres d’enseignants «désobéissants», clamant leur refus d’appliquer la réforme du primaire.

Pétition. Selon les protestataires, 600 professeurs des écoles parisiens - sur 7 600 au total, dont 5 500 devant des classes - ne mettent pas en place les deux heures d’aide individualisée hebdomadaire destinée aux enfants en difficultés. Ils estiment que cela ne peut profiter aux enfants vraiment en retard, mais alourdit leur emploi du temps. Ils refusent en outre de se substituer aux maîtres spécialisés des Rased qui, eux, ont une formation spécifique. La pétition contre la suppression annoncée de 3 000 Rased recueillerait aujourd’hui près de 300 000 signatures.

Activité théâtre. Alain Refalo, le premier enseignant à s’être engagé dans la «désobéissance pédagogique», a appris hier qu’il était sanctionné d’un retrait de salaire de deux jours par semaine à compter du 5 janvier. Il a remplacé les deux heures d’aide individualisée par une activité théâtre pour toute la classe.

Par ailleurs, la contestation s’étend sur la question des évaluations qui se déroulent cette semaine en CM2. Les enseignants estiment qu’elles viennent trop tôt et que de nombreuses notions n’ont pas encore été abordées. Ils redoutent que ce soit de nouveau l’occasion de pointer le mauvais niveau des élèves et de leurs enseignants. Le ministre Xavier Darcos, qui annonce aujourd’hui son «programme d’action 2009», aura fort à faire pour retrouver la confiance.


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Les écoles sont occupées ce soir à partir de 18h30...jusqu'en milieu de soirée. Avec la participation active des enseignants autour d'un rassemblement convivial apéro café pour échanger sur les méfaits de la "casse darcos".
Bon... je crois qu'il y a beaucoup de termes qui vous échappent et des pratiques qui vous sont étrangères... convivialité, échange, participation.

Retenez tout de même que l'école reste un lieu de vie.

Vous avez quant à vous, TF1!
Jeudi 22 janvier à 14h09

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2009

Non, l'école n'est pas un lieu de vie! les supermarchés oui!
Et TF1 c'est pour vous!
Et j'ai rien à voir avec l'UMP!

Écrit par : joël | 22 janvier 2009

Alors être syndicaliste n'est pas forcément si simple. Militez si m'en croyez, et vous constaterez que la marge de manoeuvre est souvent étroite...

Ecrit par : Claire | 22 janvier 2009

Claire, je m'incline profondément devant vos qualités éminentes de militante aguerrie. Je n'ai certes pas dit "tous pourris" comme vous le prétendez,( vous avez dû mal lire ma prose que vous qualifiez si gentiment de simpliste,) puisque dans cette affaire précise, je défends FO qui n'a pas signé les 16 points de convergence, que le SNES, le SNALC et compagnie ont signés.
Il me semble tout de même possible d'avoir le droit ( j'espère) de signaler que le SNALC râle contre un texte qu'il a signé. C'était tout ce que je souhaitais dire. Qu'il se trouve maintenant comme avant, toutes sortes de bonnes-mauvaises raisons pour se justifier, cela le regarde. Mais qu'il reconnaisse que ce texte de départ nous gêne bien aux entournures. Et avec ce genre de signature, vous avez raison, il ne nous reste plus beaucoup de marge de manoeuvre...
Pour en avoir discuté un peu avec un de vos collègues SNALC à ce moment-là, qui n'était pas d'accord avec cette signature, il ne me semble pas que je raconte n'importe quoi comme vous le laissez entendre.
Vous offrez, je trouve, une drôle d'image du militantisme syndical en n'acceptant aucune remarque critique... Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat.
Cela dit, vous savez, on peut militer de mille et une façons et de manière bien moins sectaire que dans un syndicat.
Bonne journée à vous.

Écrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009

TEST

Écrit par : Marilyse Leroux | 22 janvier 2009

J'approuve tout à fait votre dernier paragraphe, Sanseverina. Les gens sectaires desservent leur mouvement.

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

Le problème avec les enseignants, c'est qu'on ne leur demande pas de comprendre, mais d'exécuter, alors qu'ils ont été formés (normalement) pour comprendre et pour faire comprendre.

Un chef d'établissement me faisait remarquer l'année dernière, dans un moment de lucidité (et d'honnêteté) à quel point le système infantilisait les gens, comme s'il n'y avait que des "enfants" (in-fans) pour l'échelon immédiatement supérieur.

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009

C'est vrai qu'on veut nous infantiliser, voire parfois nous humilier."in-fans", comme vous dites, Robin, c'est celui qui ne parle pas ! Alors, osons parler ! Et fort.

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

Un haut commissariat à la Jeunesse ? Les jeunes sont-ils des réfugiés dans leur propre pays ?

Écrit par : Chat-doc(te) | 22 janvier 2009

Et hop !
L'écran de fumée fonctionne.
Ca démarre au quart de tour sur les prépas en fac.
Regardez dans votre rétro : c'est là que ca se passe !
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009

Dugong, vous êtes parfois plus malin que les autres, mais là non. Vous nous dites que c'est secondaire, c'est idiot. Et quel est selon vous l'essentiel ?

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Les prépas en fac, je crains moins aussi que cela n'annonce la suppression des prépas telles que nous les connaissons, sous prétexte d'en finir avec leur prétendu élitisme. Tant qu'à faire, supprimons ce qui fonctionne bien...

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2009

Je joins ici le courrier du président de l'association des maires de France expliquant aux maires ce qu'ils doivent faire pour assurer le service minimum le 29 janvier. L'étau se ressere autour des maires, notamment autour de ceux qui refusent d'appliquer cette mesure, avec la "complicité" de cette association.
J'aime beaucoup aussi "les listes cantonales de volontaires"...

Voici le texte :

Après les propositions de concertation faites par le Président de la République lors du Congrès des Maires de France, en réponse aux vives inquiétudes des maires quant à l’application de la loi du 20 août 2008, j’ai tenu à rencontrer le Ministre de l’Éducation le 2 décembre dernier sur les difficultés de mise en oeuvre du service minimum d’accueil par la commune en cas de grève des enseignants.
Lors de cette rencontre, le ministre a annoncé qu’il demanderait aux services de l’État d’apporter une aide aux communes, notamment les plus petites d’entre elles, pour :
o constituer la liste des personnes, mobilisées par la commune, susceptibles d’assurer l’accueil des enfants ;
o dimensionner correctement le service d’accueil par une meilleure prévision du nombre d’enseignants grévistes et du nombre d’enfants à accueillir les jours de grève.
Il a également indiqué que l’État mettra fin aux actions contentieuses engagées contre les petites communes qui n’ont pas pu organiser, le 20 novembre 2008, le service d’accueil faute de moyens suffisants, mais qui sont prêtes à faire des efforts pour appliquer la loi.
En revanche, il a précisé que les recours à l’encontre des communes qui ont manifesté expressément leur intention de ne pas appliquer la loi seront maintenus.
Vous trouverez ci-joints le communiqué de presse de Xavier DARCOS suite à cette rencontre, ainsi qu’une note transmise aux préfets le 22 décembre 2008.
Depuis, lors d’une récente réunion avec le cabinet de M. Xavier DARCOS, diverses pistes ont été examinées pour mettre en oeuvre ces engagements. Elles sont inscrites dans une note du 14 janvier 2009 adressée aux inspecteurs d’académie et rappelées par le ministre à l’AMF dans
son courrier du 19 janvier 2009, que je vous prie de trouver ci-joint.
En premier lieu, dans un souci d’améliorer la prévision des enseignants grévistes, le ministre de l’Education nationale demande aux inspecteurs d’académie de communiquer aux communes, trois ou quatre jours avant la grève, une estimation du nombre d’enseignants susceptibles d’être grévistes.
Il leur est rappelé qu’ils doivent informer les maires, dans les plus brefs délais après l’expiration du délai laissé aux enseignants pour se déclarer gréviste, du nombre d’enseignants grévistes pour chaque école dans laquelle le service d’accueil doit être mis en place. A noter que les
services du Ministère travaillent à l’élaboration d’un processus de transmission des données plus rapide.
En second lieu, pour faciliter l’établissement des listes de volontaires, le Ministre demande aux Inspecteurs d’Académie de :
o se rapprocher des associations familiales pour les sensibiliser,
o d’élaborer des listes cantonales ou départementales de volontaires auxquelles les communes en difficulté pourraient faire appel pour organiser le service d’accueil. Ces listes seraient composées de jeunes retraités ou de contractuels de l’Éducation Nationale ou d’autres Ministères, d’étudiants, d’assistants maternels agréés ou encore d’assistants d’éducation.
Les directeurs d’écoles et les enseignants sont également appelés à faciliter la consultation des parents sur leur intention ou non d’avoir recours au service minimum d’accueil pour leur (s) enfant (s), afin d’aider les communes à mieux dimensionner celui-ci.
En troisième lieu, le Ministre demande aux inspecteurs d’académie d’entrer en contact avec les maires et les associations départementales pour établir un bilan de la mise en oeuvre de la loi et leur proposer des solutions pratiques pour l’organisation du service d’accueil.
Par ailleurs, le ministre, dans sa réponse récente à mon courrier du 14 octobre ci-joint, a apporté des éclaircissements sur l’application de la loi du 20 août 2008, notamment eu égard aux regroupements pédagogiques intercommunaux. Il considère, dans le cadre de RPI
dispersés, que chaque site scolaire constitue une école et que la loi doit s’appliquer dans les mêmes conditions que pour une école communale. Il précise toutefois que les conditions
d’organisation et de prise en charge de l’accueil peuvent faire l’objet d’un avenant à la convention constitutive du RPI.
Enfin, je vous informe que le Ministère de l’Éducation a accepté la demande de l’AMF que la mise en oeuvre de la loi fasse l’objet d’une évaluation rapide, à laquelle elle serait associée.
Je vous prie d’agréer, Madame le Président, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Jacques PELISSARD

Écrit par : rachida darty | 22 janvier 2009

"
Non, l'école n'est pas un lieu de vie! les supermarchés oui!

Ecrit par : joël | 22 janvier 2009"

Non!!! Les supermarchés ne sont pas des lieux de vie ou alors on accepte l'aliénation consumériste!!!
Les supermarchés sont très utiles comme magasins ; pour la vie ...

Écrit par : Gauchiste masqué | 22 janvier 2009

Is vont avoir du boulot, pour compter mes profs grévistes le 29. Feraient mieux de miser sur 80% tout de suite.

Écrit par : Claire | 22 janvier 2009

Coût approximatif de la "mesure" du recrutement des 5000 "missy domicily" (en franglais, les avertisseurs d'absence à domicile) :

5000 x 20000 €/an soit 100 millions d'euros soit 2 centiKerviels

Ce n'est pas beaucoup pour une mesure démagole et totalement inefficace.

Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009

Et quand même vraiment moins cher que de maintenir 13 500 postes d'instits ou de profs !
Quand ça fait plaisir et puis que c'est pas trop coûteux...

Écrit par : catmano | 22 janvier 2009

Malheur à ceux qui croyaient se débarrasser des pédagols en votant contre S. Royale. Voter Sarkozy c’était ouvrir un boulevard aux pédagols :
« J’oubliai encore : le président veut encourager le tournage des films en Corse, et réhabiliter Spinoza aux dépens de Descartes. Si si, “le” Spinoza, non sans avoir précisé pour nous éclairer sur cette initiative ébouriffante :”l’intelligence humaine est avant tout le produit des émotions, et ce serait une très grave erreur de centrer les enseignements sur les disciplines cérébrales en marginalisant celles qui font appel à l’intelligence des émotions et à l’intelligence du corps“. Il n’y a pas à dire, la France est vraiment le pays de l’exception culturelle. »
La totalité de l’article : http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/01/14/nicolas-sarkozy-se-nomme-ministre-de-la-culture/
Ah ! la stratégie de Lisbonne, allons gaiement "vers une économie de la connaissance" (favoriser la formation et l'innovation)… il parait même qu’on va droit dans le mur… à moins que le bus scolaire se soit déjà encastré de moitié dedans tellement il s’ouvre de hauts commissariats à la récupération des morceaux.
Mais on a « Entre les murs », le meilleur film du monde, c’est dans le mur qu’ils auraient du l’appeler leur film.
Tien, j’apprends qu’une enseignante qui s’est fait suriner aujourd’hui. Encore un enfant qui va mal…

Écrit par : Barbarie douce | 22 janvier 2009

Dépêche AEF du jour, rendant compte de la conférence de presse de Darcos ce matin :

"Nicolas Sarkozy lui-même fera une présentation de la consultation [conduite par Richard Descoings dans le cadre de sa mission sur la réforme du lycée (L'AEF n°107935)] lorsque nous serons prêts", déclare Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, à l'occasion d'une conférence de presse, jeudi 22 janvier 2009. "Le ministre reste Xavier Darcos. Les syndicats savent bien à qui s'adresser", tient à préciser Xavier Darcos devant les caméras de télévision.

"Cette décision a été prise lors d'une réunion qui s'est tenue hier à l'Élysée, d'après les informations recueillies par l'AEF. Selon l'entourage du chef de l'État, Nicolas Sarkozy tiendrait beaucoup à la réforme du lycée: "Il la fera. Au-delà de l'éducation, sa capacité à réformer est testée là dessus."

"Pour sa part, Xavier Darcos inscrit la réforme du lycée dans les "chantiers" ouverts en 2009. Des expérimentations seront lancées dans les lycées "innovants et volontaires". Dans son intervention, le ministre justifie la décision, annoncée mi-décembre 2008, de reporter d'un an la réforme du lycée: "je voulais sauver la réforme", explique-t-il, laquelle était menacée par le "climat des mouvements sociaux". Le ministre concède que cette réforme ne faisait pas partie de sa lettre de mission, mais il ajoute: "j'ai décidé de la mettre dans ma lettre de mission, parce que je crois la réforme nécessaire".


"Dans un discours de plus d'une heure, le ministre regrette qu'à cause du "jeu médiatique" et "journalistique", "les enjeux disparaissent sous l'écume des jours". Il souligne l'importance qu'il accorde au "progrès social": "Toute [ma] politique est conduite par une volonté de justice sociale", explique-t-il. "Ma préoccupation n'est pas de répondre à tel ou tel lobby, tel ou tel syndicat", poursuit le ministre, convaincu que "la maison Éducation nationale" est "réformable" et "doit être réformée". Le ministre dénonce encore les "conservatismes", qui ne sont pas toujours "là où on le croit". Évoquant les enseignants, il "sait qu'ils sont malheureux (...), que le métier est très difficile". "Il n'y a chez moi aucune forme de mépris", insiste-t-il.

"Revenant sur la réforme du primaire, Xavier Darcos admet que les changements engendrés sont importants. "C'est beaucoup, je le reconnais", déclare-t-il avant d'ajouter: "Quand je demande à l'école primaire de se réformer, ce n'est pas pour embêter les gens (...) Qui a intérêt à ce qu'on n'évalue pas les élèves [de primaire], à rester dans l'opacité. Qu'est-ce que nous avons à cacher?", demande-t-il. "Je suis un gentil garçon, mais je suis aussi un responsable ministériel", prévient-il. Le ministre en profite pour lancer un "appel solennel aux organisations syndicales afin qu'elles se désolidarisent de ces professeurs peu nombreux qui refusent de faire le soutien ou d'évaluer les élèves", s'interrogeant sur le vocable de "résistance" pédagogique.

"J'en vois qui écrivent que ça y est ma mission est terminée, je peux plier bagage: ils vont être déçus", lance encore Xavier Darcos, avant de conclure: "il faut continuer (...) Ma lettre de mission s'inscrit dans une perspective beaucoup plus large, beaucoup plus ambitieuse. C'est un programme pour quelques mois."


JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2009

"Les syndicats savent à qui s'adresser".

Forcément, les syndicats sont considérés comme inutiles dans la réforme qui se prépare, de même que le ministre !

Voyez plutôt :

"S'exprimant à l'issue d'un déjeuner qui a réuni à l'Elysée des lycéens de Basse-Normandie autour de Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos a indiqué qu'un premier texte d'orientation serait présenté dans les trois mois, et soumis à l'avis des intéressés.

Il a fait état ainsi d'un accord entre le chef de l'Etat et ses interlocuteurs, au nombre d'une douzaine, sur une méthode de travail, à savoir : "Faire parler dans les lycées, aboutir à un premier texte d'orientation et puis ensuite le faire valider par une première réunion de représentants des lycéens à Paris, et puis avoir un deuxième texte qui procèderait de la même façon par une consultation globale".

"Le président a proposé que les mêmes convives se retrouvent dans trois mois pour voir le premier texte d'orientation qui aura été élaboré au niveau national et pour voir comment les jeunes réagissent", a ajouté le ministre de l'Education.

"On propose de faire un cahier de concertation générale, (ce) qui a été très fortement approuvé par le président de la République", a déclaré de son côté Lori Helloco, représentant de la Basse-Normandie au Conseil national de la vie lycéenne, soulignant qu'il s'agissait de "faire remonter les revendications et les propositions" dans chaque lycée.

Pour le représentant lycéen, la généralisation de la réforme des lycées, que le gouvernement vient de reporter, n'interviendra pas en 2010, un année qui sera, selon lui, marquée par "des expérimentations dans différents établissements".

Cette rencontre est intervenue dix jours après une visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô (Manche), qui avait été perturbée par des manifestations de lycéens.

Charles Dacquay, élève de 1ère en filière professionnelle au lycée de Saint-Lô, a rapporté que la discussion avec le chef de l'Etat avait été "sans tabou".

"Mais nous n'avons pas eu toutes nos réponses, on nous a un peu baladé sur les suppressions de postes", a-t-il dit.

"J'espère qu'on a été entendus et pas seulement écoutés (...) j'espère qu'ils ont compris que la clé du succès de la réforme, c'est le dialogue", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le déjeuner, le lycéen de Saint-Lo a répondu : "C'est très joli, la nourriture est excellente et le vin était vraiment sublime".

Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry."


C'est ce qu'il fallait pour l'Education ! Aux questions cruciales : une réponse de Normand ! La réforme est entre de bonnes mains !

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2009

Bonjour à tous,

J'enseigne en CM2. Mon école est classée "ZEP".

Je suis d'accord avec le texte de Jean Paul Brighelli. Je soutiens également les nouveaux programmes qui donnent plus de place aux fondamentaux et jettent aux oubliettes les gadgets pédagogiques tels que l'ORLF...

J'ai du mal à comprendre les protestations suscitées par ce petit livret rose.

Les évaluations CM2 sont faisables à condition que les notions ( normalement ) vues en CM1 ( imparfait, passé simple, fractions, nombres décimaux ) soient assimilées.

Mes élèves ont fait les exercices de deux séquences de français et de deux séquences de mathématiques. Il nous reste une séquence pour chaque matière.

Il n'y a pas de surprise : mes bons élèves réussissent et mes élèves en difficulté échouent sur les contenus qu'ils n'ont pas appris ou compris.

Par contre, je déplore le choix de la période de passation. Certaines notions ( plus-que-parfait, pronom relatif, proportionnalité ) sont travaillées en milieu voire fin de CM2.

Il aurait été plus judicieux de proposer ces évaluations en mai.

Bien cordialement,

LH.

Écrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009

C'est aussi le mois de mai qui me paraît la meilleure date.

Écrit par : Chat-doc(te) | 22 janvier 2009

Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009

Oui, mais question "éducation à la con-citoyenneté" ils sont très très forts...

Écrit par : buntovchik | 22 janvier 2009

"Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009

On vous laisse l'entière liberté de vos propos, vos élèves apprécieront ...

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

Et voici la note de Darcos aux IA sur le SMA, ou plus exactement le plan de bataille du général Darcos :

http://www.autourdechezmoi.org/pages/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1024902.html

Copiez-collez dans votre barre de titre le lien que vous obtiendrez.

Écrit par : rachida darty | 22 janvier 2009

Encore un professeur agressé aux ciseaux, cette fois. A entendre les témoignages à la radio, ces élèves qui agressent sont tous des anges : celui-ci, 11 ans, était "calme, posé, bien intégré à la classe ..." "Cela peut arriver à tout le monde ..." Métier à haut risque ? Nos assurances vont augmenter ... Est-ce à nous de les payer ?

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

Oui, balafrer un adulte à l'âge de 11 ans peut arriver à tous le monde... Quelle complaisance meurtrière !

Écrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009

"tout le monde"

Écrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009

Ça ne marche pas votre lien, Rachida Darty !

Un copier-coller ici, peut-être ?

Écrit par : sanjuro | 22 janvier 2009

Le problème des délégués des lycéens est un peu le même que celui des collégiens.

On sait très bien ce qu'il en est, que ce ne sont pas toujours les "meilleurs" (aristoï) qui sont élus ; parfois, ce sont ceux qui ont besoin de se mettre en valeur, avec des problèmes de travail et de comportement et une intelligence très très moyenne.

On pense pouvoir les "canaliser" à travers l'exercice de ces "responsabilités citoyennes". Les collègues qui enseignent en collège connaissent bien les dérives de ce système mis en place par la Loi d'orientation de 89, par exemple le fait qu'ils bénéficient d'une sorte "d'immunité" comparable à celle des parlementaires.

JPB a employé un mot fort qui n'a pas été du goût de tout le monde ; disons, en édulcorant vers le "politiquement correct" qu'un certain nombre de ces jeunes gens sont très imbus d'eux-mêmes (ma grand-mère disait plus trivialement qu'ils ont tendance à péter plus haut que leur derrière) et on comprend que les ors de l'Elysée et le "vin sublime" leur aient un peu tourné la tête.

Quant à leurs "analyses"...

Reste qu'ils sont les partenaires privilégiés du ministre...Et du président.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

Ça ne marche pas votre lien, Rachida Darty !

Un copier-coller ici, peut-être ?

peux pas, c'était un doc PDF transformé en word, mais ça marche, et je pense même qu'avec internet explorer il suffit d'un clic droit (moi j'ai mozilla et il faut que je copie dans la barre de titre)

Écrit par : rachida darty | 22 janvier 2009

Tiens, un petit épisode personnel, vécu aujourd'hui et qui vous mettra sans doute en joie : il y avait au programme de ma seconde un spectacle de « théâtre actif » consacré à l'alcoolisme.

Cela veut dire qu'au lieu d'aller en classe pour faire du français, ils ont été réunis en salle audio-visuelle avec deux autres classes pour voir un spectacle qui parle de comas éthyliques (et qui dit que c'est pas bien)

Alors c'est quoi le théâtre actif ? mh ? Eh bien c'est quand vous voyez un spectacle, et qu'après vous pouvez poser des questions !

Et même répondre à des questions avant ! Par exemple, l'animateur de ce spectacle édifiant a commencé (après avoir expliqué ce qu'était, donc, le « théâtre actif ») par demander ce que, à leur avis, pouvait bien être l'alcoolisme !

Le « recueil de conception » fait rage dans tous les domaines !

Après, je ne sais pas, je suis allé m'étendre sur le lit de l'infirmerie dans la pièce à côté, et j'ai fait une petite sieste. Au bout d'une heure, le prof de math est venu me remplacer, il avait la classe sur cet horaire, c'était à lui de pioncer tandis que le spectacle continuait.

Mais ce genre de situations, c'est BIEN. Alors que les profs détachés auprès des syndicats ou même les décharges horaires pour cabinet de géographie c'est MAL.

Une heure après mes secondes avaient leur heure d'AI (aide individualisée) - je ne la fais pas, c'est payé en HSE. Alors il y a une AE (assistante d'éducation) en licence de lettres qui la leur fait... quand ils y vont ! La dernière fois, ils ont fait sauter. Problème : les HSE ne sont payées que quand l'heure est FAITE. Le patron m'a dit qu'il allait la régler à notre jeune étudiante, mais ça ne durera pas : en somme, les élèves ont un moyen de pression sur cette étudiante-surveillante : s'ils ne vont pas en AI, elle n'est pas payée...

J'ai fait observer à mon supérieur que si l'heure était dans mon service, et assurée par mes soins, les élèves n'oseraient pas la faire sauter... un détail auquel on n'avait pas pensé quand on a recruté des pions et des retraités pour assurer ces heures...

Bref, tout va très bien ! On peut même dire que ça va de mieux en mieux au fur et à mesure qu'on travaille de moins en moins au lycée.

Écrit par : sanjuro | 22 janvier 2009

Un copier-coller ici, peut-être ?

peux pas, c'était un doc PDF transformé en word, mais ça marche, et je pense même qu'avec internet explorer il suffit d'un clic droit (moi j'ai mozilla et il faut que je copie dans la barre de titre)

Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009

Non, le lien que vous indiquez renvoie à votre poste informatique en local. Personne d'autre que vous ne peut y accéder, je pense...

Écrit par : sanjuro | 22 janvier 2009

Entendu sur le journal de France 3 :

1- A propos de la réforme des lycées :
"Sarkozy s'occupe de tout." On peut craindre le pire ...

2- Les personnels des banques auront des formations spécifiques afin de faire face aux "insultes, menaces" de leurs clients secoués par la crise.
Ils en ont de la chance !

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

J'avais écrit : "Ca démarre au quart de tour sur les prépas en fac.
Regardez dans votre rétro : c'est là que ca se passe !"
Jermey a écrit : "Dugong, vous êtes parfois plus malin que les autres, mais là non. Vous nous dites que c'est secondaire, c'est idiot. Et quel est selon vous l'essentiel ?"

L'espace des prépas est saturé à l'heure actuelle : 4000 places d'élèves inoccupées chaque année. Des prépas en fac seraient pratiquement vides au début. Dans un premier temps, les seuls élèves, pardon, étudiants, seraient ceux qui auront été refusés dans les "vraies". Une bonne dizaine d'années seraient, au bas mot, nécessaires pour commencer à inverser la tendance. En supposant qu'il se trouve des universitaires pour se lancer dans la bataille*.

Bien sûr, on peut aussi imaginer que certains veuillent supprimer les prépas classiques. Mais là, je ne suis pas certain qu'on ne se retrouve pas avec du (beau) monde dans la rue. Je fais confiance au lobby des prépas pour allumer de très intenses contre-feux s'ils sentent vraiment la patrie en danger

L'essentiel, hic et nunc, est de continuer à pilonner le maître du moloch avec la lancinante revendication :

Visez la suppression du collège unique et mettez en chantier dès maintenant des programmes qui font suite dans l'esprit et dans le contenu à ceux qui ont commencé à être mis en place à l'école primaire.

L'urgence est d'empêcher les nébuleux de s'emparer du lycée et d'inverser la tendance à la grande spirale vers le néant. Toutes les classes prépas en bénéficieront...


* il serait facile d'ironiser sur la capacité de nombreux facariens à nourrir les étudiants de façon roborative. Sans compter les "amabilités" entre "collègues" qui ne manqueraient pas de se manifester (jalousies, tartarinades sur fond politicien, etc.)
Je me souviens d'un digne universitaire scientifique qui me confiait, il y a peu : "nous avons tellement peu d'étudiants en L1 et L2 que nous sommes prêts à tout, même à nous en occuper".

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

"Charles Dacquay, élève de 1ère en filière professionnelle au lycée de Saint-Lô, a rapporté que la discussion avec le chef de l'Etat avait été "sans tabou"."

Ah oui, alors, Clara, elle su.. ?


En moins vulgaire:

"on nous a un peu baladé sur les suppressions de postes", a-t-il dit."
+
"le lycéen de Saint-Lo a répondu: "C'est très joli, la nourriture est excellente et le vin était vraiment sublime"."
=
Comment se faire enfumer en un repas.

En plus, j'imagine que ce sont tous de fins gastronomes (en culotte courte) et qu'ils ont apprécié le vin a sa juste valeur...

En attendant, je conclue que ça a trois poils dans la culotte et que ça pense pas bien lourd... mort de rire.

Crispé le rire, crispé.


Vincent, enervé, désapointé.

Écrit par : Matheutordu qui pense à une reconversion | 22 janvier 2009

"L'espace des prépas est saturé à l'heure actuelle : 4000 places d'élèves inoccupées chaque année."

D'où tirez-vous ce chiffre ?

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Pour la remarque du lycéen sur la nourriture, c'etait tout de même en réponse à une question du journaliste... L'orientation de l'interview n'est pas non plus anodine : on ne demande pas à Poutine s'il a apprécié ce qu'il a mangé lors d'une rencontre avec Sarkozy.

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

et on comprend que les ors de l'Elysée et le "vin sublime" leur aient un peu tourné la tête.

Quant à leurs "analyses"...

Reste qu'ils sont les partenaires privilégiés du ministre...Et du président.

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009


Merci Robin de mettre des mots sur ma colère, mais purée, j'enrage!
Partenaires privilégiés, oui; pour savoir si les réformes vont passer; l'Elysée a un thermomètre de choix, mais pour ce qui est de dialoguer, de négocier, on a vu ce que ça a donné avec les autres syndicats, je ne veux pas être systématiquement pessimiste mais je doute fort qu'ils aient le recul, le savoir et la rhétorique pour s'en sortir face à des professionnels de l'entubage à sec... Non?

Vincent qui se calme

Écrit par : Matheutordu | 22 janvier 2009

Reportage écoeurant sur France 2: une bagarre dans un collège sensible de Strasbourg, un nez qui saigne. 4 heures après, discussion avec les deux élèves: "sais-tu que ce que tu as fait est grave?"; puis la sanction: l'agresseur a à copier le règlement intérieur.

Mais oui, dès que possible je me tire d'un système de mauviettes, aussi malade et nécrosé.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2009

Oups... je conclus...

Vincent

Écrit par : Matheutordu | 22 janvier 2009

Pour la remarque du lycéen sur la nourriture, c'etait tout de même en réponse à une question du journaliste... L'orientation de l'interview n'est pas non plus anodine : on ne demande pas à Poutine s'il a apprécié ce qu'il a mangé lors d'une rencontre avec Sarkozy.

Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009


Oui Jeremy, vous avez raison.
Je me calme, la colère ne me réussit pas.

Vincent

Écrit par : Mayheutordusousprozac | 22 janvier 2009

D'où tirez-vous ce chiffre ?

http://www.ac-creteil.fr/saep/intra/notes/CPGE_2006.pdf

diapo 64

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Je pense être enfin arrivé à joindre la note de Darcos aux IA:

http://www.autourdechezmoi.org/page
/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1025098.html

Écrit par : rachida darty | 22 janvier 2009

Rachida Darty : votre service après vente laisse à désirer : votre lien débouche sur une "Erreur 404"

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

désolé, la grossesse, ça fatigue....

Écrit par : rachida darty | 22 janvier 2009

Votre lien fonctionne. Merci, Rachida Darty, pour ce document.

Écrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009

Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009

Ça, c'est pas un scoop ! Ceci dit, nombreux sont les humains qui leur rendent des points !

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2009

Il y a une émission en ce moment sur "Envoyé spécial" sur les officines de cours particuliers.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

Je viens de voir ectte émission : édifiant. Un vrai scandale.
On y apprend entre autre que sur 30 euros d'heure de cours, 10 reviennent au "professeur", guère plus qu'une heure de ménage ou de baby sitting, d'où le niveau plus que déplorable de ces pseudo-enseignants. Entourloupe sur toute la ligne. Pas une officine pour racheter l'autre.

Autre scandale, sur ces 30 euros payés par les familles, 15 euros peuvent être déduits des impots ! Quelle gabegie !
Après ça, réduisons les DGH, réduisons les heures de soutien dans l'enseignement public ... Ecoeurant ! Pauvre France !

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

Mais, dugong.... Vous nous sortez les chiffres de l'académie de Créteil !!! Ce n'est pas sérieux !

De plus, c'est normal qu'il n'y ait pas un taux de remplissage de 100%

Je lis : 43500 places en remplissage maximal, 37000 présents.

Dans le secondaire non plus, les classes ne sont pas remplies au maximum. Et à l'Université non plus.

Votre argument est tout de même très léger ! Donnez-nous les chiffres nationaux. Et le taux de remplissage n'est jamais de 100% (rien qu'en lycée, il doit avoisiner les 70%), sans compter qu'en prépa il y a des démisionnaires chaque année.

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

JPB a employé un mot fort qui n'a pas été du goût de tout le monde ; disons, en édulcorant vers le "politiquement correct" qu'un certain nombre de ces jeunes gens sont très imbus d'eux-mêmes (ma grand-mère disait plus trivialement qu'ils ont tendance à péter plus haut que leur derrière) et on comprend que les ors de l'Elysée et le "vin sublime" leur aient un peu tourné la tête.

Quant à leurs "analyses"...

Reste qu'ils sont les partenaires privilégiés du ministre...Et du président.

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009

Vous pensez qu'il n'en va pas de même pour certains adultes qui nous "représentent" ... ? Cela ne me semble pas hélas le privilège des lycéens ...

Écrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

L'insoutenable légèreté du collège unique :

A la fin de l'heure ce matin (cours de 5ème) G..., un élève intelligent, fin, sensible, poli, joyeux, très bon camarade...une merveille d'enfant (oui, ça existe) fond en larmes : "Monsieur, ne dites pas ma note quand vous me rendez mes devoirs." (il a eu 17 sur 20 à la fiche de lecture).

Je pense à Saint-Exupéry : "C'est si mystérieux le pays des larmes." Mais pourquoi ? Les autres (entre deux sanglots mal réprimés) : ils me traitent de fayot."

Tristesse et colère.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2009

Un haut commissariat à la Jeunesse ? Les jeunes sont-ils des réfugiés dans leur propre pays ?

Ecrit par : Chat-doc(te) | 22 janvier 2009

C'est une manie en France que de multiplier les instances, les commissions et les observatoires. Comme si nous n'avions pas assez de ronds de cuir qui empâtent le système !
C'est typique d'une politique pulsionnelle (le pragmatisme barométrique) qui masque son incurie et son incompétence par la communication. Il faudrait, à ce titre, un haut commissariat pour toutes les catégories car il n'est plus facile d'être quoi que ce soit aujourd'hui.

Écrit par : Magister | 22 janvier 2009

A propos de prépas :

Je viens de conseiller à un élève de TS de niveau assez moyen une "petite prépa" de province profonde qui a du mal à subsister (15 élèves en première année...). En plus c'est un internat. C'est un élève qui en veut et qui aura, je pense, sa place en prépa.

Il y en a d'autres, véritables crétins qui font une fixette sur les lycées prestigieux et qui n'y entreront pas du bas de leur 13 de moyenne en maths et en physique.

Il n'est pire sourd...

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Je viens de voir ectte émission : édifiant. Un vrai scandale.
On y apprend entre autre que sur 30 euros d'heure de cours, 10 reviennent au "professeur", guère plus qu'une heure de ménage ou de baby sitting, d'où le niveau plus que déplorable de ces pseudo-enseignants. Entourloupe sur toute la ligne. Pas une officine pour racheter l'autre.

Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

D'une certaine manière, les officines seraient presque cohérentes quant au traitement des enseignants car l'école ne s'assimile-t-elle pas de plus en plus à du baby sitting ?

Écrit par : Magister | 22 janvier 2009

"Mais, dugong.... Vous nous sortez les chiffres de l'académie de Créteil !!! Ce n'est pas sérieux ! "

Si parce qu'il s'agit effectivement de données nationales.

Voir aussi http://www.senat.fr/rap/r06-441/r06-44112.html

Écrit par : dugong | 22 janvier 2009

Le ministre dénonce encore les "conservatismes", qui ne sont pas toujours "là où on le croit". Évoquant les enseignants, il "sait qu'ils sont malheureux (...), que le métier est très difficile". "Il n'y a chez moi aucune forme de mépris", insiste-t-il.

Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009

Il sait qu'ils sont malheureux ? A la bonheur serait-on tenté de s'exclamer ! Encore n'ont-ils pas tous les mêmes motifs de l'être et que, à cet effet, je ne m'associe en rien au malheur des pédagogistes (les conservatistes pointés par le ministre ?).

Le métier est difficile, c'est entendu et vécu. Alors il faudrait peut-être empêcher certains inspecteurs de casser de l'enseignant (celui, notamment, qui fait son travail en conscience plutôt qu'en allégeance à une idéologie ou quelque lubie particulière) et leur apprendre l'art de la considération, la vraie, celle qui consiste à dire :"Je ne voudrais pas (plus) être à votre place, aussi ne vais-je pas vous enfoncer car votre seule présence dans la cage aux fauves tient déjà du miracle. Continuez comme ça."

Écrit par : Magister | 22 janvier 2009

Ecran de fumée...

Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire... Il coupe le robinet et injecte de l'argent pour créer des emplois. Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base.

S'il avait proposé de lutter contre l'absentéisme en demandant une implication des enseignants, nous aurions eu des pancartes et le refrain habituel... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite c'est le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance.... Je suis désabusée rien qu'en écrivant...

Jeudi 29 je vais essayer d'expliquer à mes enfants qu'une nouvelle fois je vais perdre un jour de congé sur mes cinq semaines annuelles car les enseignants ont décidés de faire grève juste avant leurs vacances... Je vais étendre le bénéfice de cette journée passée avec mes trois enfants en étant solidaire des parents qui se retrouvent dans le même cas que moi et en apportant mon soutien au service minimum !

Je ne suis pas une bobo, juste une précaire... désabusée devant tant de réticence systématique.

Virginie

Écrit par : Virgine | 22 janvier 2009

Il y a une émission en ce moment sur "Envoyé spécial" sur les officines de cours particuliers.

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
---------
Oui, Robin, je l'ai vue.
Édifiant, n'est-ce pas ?
Mais plus rien ne m'étonne.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin | 22 janvier 2009

"Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire..."

Vous confieriez vos enfants à des profs assez cons pour accepter d'aller chercher vos enfants chez vous ? Vous ne voulez pas que les profs fassent taxi aussi, ou conduisent les bus scolaires ?

Idiote !

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

"On compte en effet de 7 500 à 8 000 places vacantes en CPGE, dont 4 000 en première année, soit un peu moins de 10 % du potentiel d'accueil des 968 divisions de première année de classes préparatoires à la rentrée 2005."

Au lycée, le potentiel d'accueil aussi est largement sous-exploité.

C'est complètement con comme calcul : on considère qu'une prepa peut accueillir 60 élèves à temps plein en khagne, on en compte 58 sur l'année, plus un ou deux démissionnaires, on intègre le temps passé en options (10 élèves dans des salles de 38), et le soit-disant taux de remplissage de 90% est vite atteint.

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Dugong, vous êtes d'accord avec moi que les classes de lycées aussi fonctionnent à moins de 90% de leurs "capacités d'acceuil" ? Oui ou non ?

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Je viens de voir ectte émission : édifiant. Un vrai scandale.
On y apprend entre autre que sur 30 euros d'heure de cours, 10 reviennent au "professeur", guère plus qu'une heure de ménage ou de baby sitting, d'où le niveau plus que déplorable de ces pseudo-enseignants. Entourloupe sur toute la ligne. Pas une officine pour racheter l'autre.

Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009

D'une certaine manière, les officines seraient presque cohérentes quant au traitement des enseignants car l'école ne s'assimile-t-elle pas de plus en plus à du baby sitting ?

Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009

Bien vu, Magister! Et pour le dire autrement :
l'Education nationale n'est-elle pas la première société de gardiennage en France?

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 janvier 2009

Je ne suis pas une bobo, juste une précaire... désabusée devant tant de réticence systématique.

Virginie

Ecrit par : Virgine | 22 janvier 2009

Chère Madame, chacun voit midi à sa porte et les raisons des uns ne cadrent pas toujours avec celles des autres. Vous avez raison dans votre logique mais elle est réduite à cette logique.
Cela étant, impliquer les enseignants dans la lutte contre l'absentéisme scolaire reviendrait une fois de plus à déresponsabiliser les parents et donc à mettre la charrue avant les boeufs, vu que c'est d'abord à eux de s'assurer que leur enfant se rend bien à l'école. C'est aussi une manie bien française que de vouloir toujours traiter en aval ce qui doit d'abord s'opérer en amont, c'est-à-dire à la source. Un enseignant n'est pas un éducateur social, il n'est même pas censé être un éducateur tout court mais quelqu'un qui transmet une connaissance. Et justement, on voudrait aujourd'hui lui faire jouer tous les rôles et lui faire porter le poids de toutes les faillites sociétales.
D'un autre côté, je ne défends pas aveuglément le réflexe de la grève et des manifestations foraines et beuglantes. La situation est d'ailleurs assez confuse, dans la mesure où les mécontentements sont plutôt disparates.

Écrit par : Magister | 22 janvier 2009

Les autres (entre deux sanglots mal réprimés) : ils me traitent de fayot."

Tristesse et colère.

Ecrit par : Robin

Tout est dit : la dictature de la médiocrité.

Le fayot n'est plus le lèche-cul traditionnel, qui se désolidarise de ses copains pour plaire au professeur et obtenir je ne sais quel privilège, mais tout simplement le gamin normal qui bosse et s'intéresse au cours. Lamentable !

Dans un livre paru en 2006 chez L'Harmattan, William Grossin raconte son adolescence passée à l'école primaire supérieure d'Onzain, dans le Loir-et-Cher, dans les années trente. Elève bagarreur, insolent autant envers les grands de troisième année qu'avec les professeurs, il note :
" Nos camarades ne nous aiment guère. Ils ne se liguent pas contre nous. C'est que, voilà bien, nous sommes les premiers de la classe.Ce qui nous confie prestige et impunité. Cela comptait en ce temps-là."

Écrit par : Chevreuil | 22 janvier 2009

"Chère Madame" ?

"Vous avez raison dans votre logique" ???

Elle voudrait que les enseignants aillent chercher les gamins chez eux, et elle a raison dans sa logique !!! Si elle confond enseignants, surveillants et chauffeurs de bus, c'est une idiote ! Et j'ai tout respect pour les surveillants et les chauffeurs de bus !

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009

Ce n'est pas si grave. N'y a-t-il pas parmi eux les PE et les profs de demain ?

Écrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009

Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire...

Ecrit par Virginie

Il y a longtemps, dans une école d'un quartier "difficile" où je remplçais le directeur trois jours par semaine,ce Monsieur V... me raconta comment il était allé chercher à la maison un gamin qui frôlait les records d'absence. A huit heures et demi, il avait trouvé le gamin, affalé sur le canapé, devant la télévision, et sa mère qui était dépassée par la force d'inertie de son rejeton. Il leur a si bien soufflé dans les bronches que le petit chéri est reparti à l'école sans toucher le sol.
Mais c'était il y a longtemps, avant les lois Jospin, l'Enfant au Centre du Système et tout ça...

Si c'est ça que vous voulez, Virginie, veuillez bien remettre le bon ci-dessous au directeur de l'école de votre enfant :

Je soussignée, Virginie ....... maman de l'enfant ........... autorise le directeur ou l'enseignant de .... à venir me souffler dans les bronches à domicile chaque fois que je suis incapable de convaincre Monchéri de venir à l'école.
Date Signature.

Bien à vous

Écrit par : Chevreuil | 22 janvier 2009

Il aurait été plus judicieux de proposer ces évaluations en mai.

Bien cordialement,

LH.
Ecrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009

Quand je disais plus haut, en annonçant une note encore en cours de rédaction sur ce problème, qu'il y avait au fond consensus sur l'évaluation entre ceux qui organisent les évaluations, ceux qui les critiquent dans le détail et ceux qui refusent de les faire passer.
Tous devenus thelotiens alors ?
N'y a-t-il plus personne pour contester radicalement cette absurdité contraire à l'enseignement ?

Écrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009

Tu te lâches, Guy… C'est parce qu'il est tard et que tu crois que plus personne n'est en ligne ?
On trouvera parmi les lycéens reçus à l'Elysée les contractuels d'Acadomia de demain — quand on n'aura plus même besoin de profs.
À 10 euros de l'heure (les 15 payés par nos impôts, c'est déjà une première mouture du futur "chèque-éducation"), on va en faire, des économies…
JPB
PS. Je rentre d'un spectacle de danse — Pietragalla danssant "Sade-le théâtre des fous" : une pure merveille ! Oh, Marseillais, Aixois et apparentés, il y a encore deux ou trois représentations au théâtre Toursky…
Même si au fond on n'a pas inventé grand chose depuis Bob Fosse et Carolyn Carlson…

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2009

J'aime beaucoup le commentaire de Chevreuil :-)

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Elle voudrait que les enseignants aillent chercher les gamins chez eux, et elle a raison dans sa logique !!!

Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009

Je voulais simplement éviter de lui rentrer d'emblée dans le lard. C'est peut-être une dame qui a trop regardé la série "L'instit" dans laquelle Gérard Klein joue le rôle d'un assistant social à qui il arrive de faire vaguement cours...

Écrit par : Magister | 22 janvier 2009

@Évaluations

"Il faudra (...) que vous veniez demain à l'hôpital pour le vaccin préventif. Mais pour en finir et avant d'entrer dans cette histoire, dites-vous que vous avez une chance sur trois d'en sortir. Ces évaluations n'ont pas de sens, Docteur, vous le savez comme moi."
CAMUS, Peste, 1947, p. 1323.

Écrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009

@Réforme

Allez, pour paraphraser Cioran : " Réformer, c'est bricoler dans l'incurable."

Écrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009

"C'est peut-être une dame qui a trop regardé la série "L'instit" dans laquelle Gérard Klein joue le rôle d'un assistant social à qui il arrive de faire vaguement cours...
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009"

Ah ça... Les méfaits de Gérard Klein... L'instit' Snes-Sgen-Cfdt qui règle tous les problèmes et qui passe son temps à moto... Je préfère encore Boccolini en maîtresse d'école, ça n'atteint pas le même niveau de démagogie.

Écrit par : Jeremy | 23 janvier 2009

Nouvelles du "front":

"ARG ! La saisie des résultats dans le fichier exel !!!!!!!!! Mon dieu que de temps passé !!
enfin bon, sinon, le fichier est plutôt bien foutu, c'est déjà ça.

Il me manque la dernière séquence de mathématiques, mais pour l'instant les résultats sont bons (sans surprise)
en français : 7 élèves entre 50% et 66% ; 17 élèves entre 66% et 100%

Les difficultés a priori sur ces évaluations sont pour certaines bien passées, des surprises sur des choses qui ne semblaient pas si compliquées...
Parfois c'est bien sur des trucs qu'on a pas revu, parfois c'est moins bien sur des trucs qu'on a bien revu... comme quoi... "

Écrit par : c.cuit | 23 janvier 2009

L'insoutenable légèreté du collège unique :

A la fin de l'heure ce matin (cours de 5ème) G..., un élève intelligent, fin, sensible, poli, joyeux, très bon camarade...une merveille d'enfant (oui, ça existe) fond en larmes : "Monsieur, ne dites pas ma note quand vous me rendez mes devoirs." (il a eu 17 sur 20 à la fiche de lecture).

Je pense à Saint-Exupéry : "C'est si mystérieux le pays des larmes." Mais pourquoi ? Les autres (entre deux sanglots mal réprimés) : ils me traitent de fayot."

Tristesse et colère.

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009

Il me souvient d'un certain Gautier, ancien élève de JPB, me traitant ici même de démagogue lorsque j'évoquais la situation actuelle dans les établissements, l'impossibilité de faire notre métier et cette inversion des valeurs... Démagogie, dit-il. Aveuglement volontaire et bien-pensance, je réponds.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Ecran de fumée...

Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire... Il coupe le robinet et injecte de l'argent pour créer des emplois. Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base.

Je ne suis pas une bobo, juste une précaire... désabusée devant tant de réticence systématique.

Virginie

Et vous croyez vraiment, Virginie, que tous vos soucis vont se résoudre en transformant les professeurs en domestiques et en nounous ?

Que reste -t- il de notre "formation de base", comme vous dites, dans ces conditions ? Puisqu'il vous paraît "moderne" de tout faire à l'envers, voudriez-vous réellement que je vienne torcher vos gamins pendant que vous leur ferez cours ?
Ecrit par : Virgine | 22 janvier 2009

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

puisque dans cette affaire précise, je défends FO qui n'a pas signé les 16 points de convergence, que le SNES, le SNALC et compagnie ont signés.
Il me semble tout de même possible d'avoir le droit ( j'espère) de signaler que le SNALC râle contre un texte qu'il a signé. C'était tout ce que je souhaitais dire. Qu'il se trouve maintenant comme avant, toutes sortes de bonnes-mauvaises raisons pour se justifier

Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009

Il y a effectivement des militants de FO qui viennent trés régulièrement nous bassiner sur ce forum avec cette histoire de signature. Une sorte de mantra syndical, en sorte.

Vous préférez la politique systématique de la chaise vide, c'est votre droit même si ça ne fait pas avancer le schmilblick d'un iota.

Cela a été dit et redit, le Snalc n'a signé ces "points de convergences" que pour pouvoir participer aux discussions (et accessoirement défendre les professeurs). C'était malheureusement la condition sine qua non : ce n'est pas la faute du Snalc, tout de même ? Pourquoi vouloir absolument transformer une question de simple stratégie en test de pureté syndicale ?

On ne défend pas les collègues uniquement en attendant le grand soir : c'est malheureux mais c'est comme ça. Il est parfois nécessaire et plus efficace de mettre les mains dans le cambouis plutôt que de jouer les vertueux à distance. C'est ce que fait Claire et elle a raison. Ceux qui la connaissent n'ignorent rien de son dévouement : elle agit de concert avec le Snalc là où d'autres se contentent de postures.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Tiens, tiens...

"Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat."

Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009

"C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien[...]"

Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009


Étonnant, non ?

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

L'émission de france 2 m'attriste un peu... surtout par le niveau pitoyable des enseignants présentés. Confondre un COD, COI et un CCL, mon dieu je n'aurais jamais pu passer en 6ème si je n'avais pas eu ces connaissances. Et la charmante personne à un bac +4 !?

Je travail pour une de ces enseignes et pourtant j'ai l'impression qu'il y a un univers entre ces enseignants postulant et le travail que je fais. Ce qui est dommage, c'est que le reportage est orienté et bien sur les enseignants compétents ne sont pas filmés.

Ensuite, les tarifs, en ce qui concerne la rémunération des professeurs, ne sont pas tout à fait exacts. Pour rétablir un peu les chiffres : dès que l'on dépasse le niveau 2nde on arrive dans des tarifs 13-14-15 euros de l'heure. Pour les cours dans le supérieur ( ma spécialité ) on part sur des bases de 18 jusqu'à 25 euros de l'heure qui au final sont bien loin des 10 euros de l'heure annoncés.

Ces entreprises sont des pompes à frics oui mais l'EN propose-t-elle mieux ? Of course not ! Les parents font donc leurs prières pour tomber sur un enseignant correct.

professeur particulier c'est un métier qui existe depuis fort longtemps...

Écrit par : paul | 23 janvier 2009

"C'est peut-être une dame qui a trop regardé la série "L'instit" dans laquelle Gérard Klein joue le rôle d'un assistant social à qui il arrive de faire vaguement cours...
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009"


"L'Instruction éduque alors que l'Éducation n' instruit pas"

Marc Le Bris.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Guy, j'avoue mal comprndre ton opposition de principe aux évaluations. Après tout, nous passions bien des compositions trimestrielles — avec un vrai classement au bout… J'adorais ça… C'était comme en sport, le jour fatal de l'épreuve finale, les 9 secondes de gloire ou de débine du sprinter. Ou le dernier 1500 après les trois jours d'épreuve du déclathonien. Ça m'éclatait, comme on ne disait pas encore, d'en avoir enfin fini avec l'entraînement — tout en sachant que ça recommençait dès le lendemain. Ça m'a éclaté jusqu'à l'agreg, la tête des copains, l'odeur de trouille, les mains moites, l'épée dans les reins.
Et comme on ne les passe plus, ces compositions, comment diable vas-tu faire une évaluation globale, un instantané qui donne une image fixe à l'instant T ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Jeremy a écrit : "C'est complètement con", "idiote"

Jeremy, votre wishfull thinking vous égare.

En ce qui concerne les taux de remplissage en prépas, la situation semble très diverse en fonction des académies et des types de prépas.

Allez voir sur internet les stats par académies.

Je vous accorde qu'il faudrait savoir sur quelles bases on calcule ces fameux taux.

Je voulais dire que beaucoup d'élèves de terminale sont des victimes consentantes de la fixation médiatisée sur les prépas "prestigieuses". Je reposte ce que j'en disais :

Je viens de conseiller à un élève de TS de niveau assez moyen une "petite prépa" de province profonde qui a du mal à subsister (15 élèves en première année...). En plus c'est un internat. C'est un élève qui en veut et qui aura, je pense, sa place en prépa.

Il y en a d'autres, véritables crétins qui font une fixette sur les lycées prestigieux et qui n'y entreront pas du bas de leur 13 de moyenne en maths et en physique.

Il n'est pire sourd...

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Tout est question d'information — et en l'occurrence, elle passe bien mieux par nous que par les conseillers d'orientation (?) ou les familles, qui se font de Moncœur une idée parfois abusive. Il existe des prépas de tous niveaux, préparant à différents types de concours (ou si vous préférez, différents types de prétentions). Balancer un élève moyen dans une prépa "prestigieuse", c'est le condamner à l'étouffement — on ne se révèle pas en prépas, on s'y noie — même les meilleurs.
Et il existe déjà tout un panel de prépas correspondant largement ux capacités des uns et des autres — à oins de vouloir y admettre des élèves qui n'ont été pris nulle part (je rappelle qu'ils peuvent cumuler leurs vœux sur trois ou quatre établissements, et que comme le dit fort bien Dugong, notre boulot consiste à combiner le calcul de leurs capacités, leurs souhaits territoriaux, et leurs grandes ou petites espérances).
Faire des prépas en fac serait d'une rare stupidité : les facs font un autre travail que nous — et, par parenthèse, comme disait Guichard plus haut, les profs de fac aussi font un autre type de travail — les pôvres, je les vois d'ici confrontés au genre d'exigences de vraies prépas… Ce serait (et je suis bien d'accord, dans le cadre européen, où les prépas sont l'exeption française par excellence, il est bien possible que ce soit le but final — mais pas celui de Darcos personnellement) la fin des prépas, disqualifiées par l'inflation — et l'inflation, Marie Duru-Bellat a expliqué cela très finement, entraîne toujours les résultats et les diplômes dans le sens de la pente.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Microsoft supprime 5 000 emplois dans le monde

Sarkosy embauche 5 000 précaires au Moloch.

Le Moloch, conteneur * pour ajustement conjoncturel ?


* Il y en a aussi dans les locaux à tri sélectif.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Ainsi parlait, il y a 3 ans, le pas encore Maître du Moloch alors qu'il oeuvrait comme ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'OCDE,

"Le collège, en particulier, vrai bric-à-brac, doit être entièrement repensé. Le savoir, source du libre arbitre, produit par le travail et le mérite, doit redevenir la fin de l’enseignement, au moment où nous semblons passer d’une civilisation de la transmission à une civilisation de l’information."

Y a-t-il quelqu'un dans la salle pour lui rappeler ses fortes paroles ?


http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_l_education_mercredi_22_fevrier_2006

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Je l'ai fait, Dugong. Mais un fait devrait vous mettre la puce à l'oreille : Sarkozy lui-même rendra compte de la mission de Richard Descoings dont on fait les mauvaises pâtes. Le vrai ministère de 'Education s'est déplacé à l'Elysée — a-t-il un jour été réellement rue de Grenelle ? Et je crois que si Darcos s'en va (pour prendre la tête de liste des Régionales en Aquitaine, par exemple), ce sera plus par lassitude de ce que lui auront fait ses amis que par découragement devant ce que beuglent certains de ses ennemis.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Il est toujours intéressant d'examiner les profils des "spécialistes" de l'éducation dans chaque parti politique.

Aujourd'hui, voici le cas d'Yves Censi, à l'UMP.

Député de l'Aveyron depuis 2002, bientôt 45 ans, notre homme n'est pas enseignant de formation *.

Sa fiche sur le site du Sénat stipule : "Ingénieur Conseil de profession, il a effectué notamment ses études en Espagne et a été consultant chez Peack Marwick ** puis responsable marketing à la Française des Jeux. Chargé de sociologie et d'opinion à l'Élysée entre 1998 et 2002"

Aide-comptable et vendeur de lotos : nous avons affaire à un homme de biens, un marchand de rêve qui a les pieds sur terre.

Sa fiche sur le site de l'Assemblée Nationale rappelle qu'il est (ou fut) membre des groupes d'études suivants : "Contrefaçon - Coutellerie et arts de la table - Modernisation de la vie politique française - Professions libérales - Voies d'eau et voies navigables"

Son expertise en coutellerie le place d'emblée comme un spécialiste des violences scolaires et celle en "contrefaçon" en fait un contributeur précieux aux contenus des programmes scolaires. Enfin, sa capacité à naviguer en eaux diverses et à réparer les fuites en font un scaphandrier tout à fait apte à explorer les coinstots méconnus du Moloch.

L'examen de ses interventions en séances publiques ou en commissions révèle une activité très embryonnaire autour des questions d'éducation qui ne sont pas strictement budgétaires.

Le 19/12/2008, il déclarait au journal 20 minutes : «Ces suppressions de postes ne font que résulter de la baisse du nombre d'élèves quasiment continue depuis vingt ans»

On l'aura compris, notre spécialiste manipule plus aisément dans la comptabilité sur tableur que dans l'analyse qualitative.


* ce n'est pas nécessairement une tare éliminatoire : voyez Frackowiack au PS…

** en fait Peat et Marwick http://www.kpmg.fr/fr/a-propos-de-kpmg/

http://www.senat.fr/colloques/colloque_ruralite/colloque_ruralite32.html

http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_ID/267266.asp

http://www.20minutes.fr/article/283482/Politique-Bilan-d-un-an-de-Sarkozy-le-point-sur-l-education.php

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Jean-Paul, j'ai écouté le "discours" de Darcos. Un exercice de pure autosatisfaction que ne renierait pas son chef. Pour avoir besoin de se justifier en s'autoglorifiant à ce point, il faut vraisemblablement avoir été la cible de ses amis. Vous avez certainement raison sur ce point.
Mais ne comptez-pas sur moi pour le plaindre. Vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'il a été placé là pour saborder le service public d'éducation. Sa pitoyable dernière décision-diversion en rajoute encore une louche sur ce point!
Tous dans la rue le 29!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

"Tiens, tiens...

"Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat."

Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009

"C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien[...]"

Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009


Étonnant, non ?"

Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009

Manu, je pensais qu'on pouvait adhérer à un syndicat sans forcément y militer? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Il y a de plus en plus d'enseignants qui refusent l'aide individualisée et les évaluations de CM2, (4% à Paris, et 10% en Seine Saint-Denis.)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

"Il y a de plus en plus d'enseignants qui refusent l'aide individualisée et les évaluations de CM2, (4% à Paris, et 10% en Seine Saint-Denis.)"

Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Dans ma présentation du spécialiste éducation UMP, je m'aperçois a posteriori * qu'une de mes phrases est très mal foutue. Je reprends :

"L'examen de ses interventions en séances publiques ou en commissions révèle une activité très embryonnaire autour des questions d'éducation non strictement budgétaires."

* il est difficile de "s'apercevoir a priori" mais c'est pourtant ce qu'on devrait faire en pensant avant de prof errer.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Guy, j'avoue mal comprndre ton opposition de principe aux évaluations. Après tout, nous passions bien des compositions trimestrielles — avec un vrai classement au bout… J'adorais ça… C'était comme en sport, le jour fatal de l'épreuve finale, les 9 secondes de gloire ou de débine du sprinter. Ou le dernier 1500 après les trois jours d'épreuve du déclathonien. Ça m'éclatait, comme on ne disait pas encore, d'en avoir enfin fini avec l'entraînement — tout en sachant que ça recommençait dès le lendemain. Ça m'a éclaté jusqu'à l'agreg, la tête des copains, l'odeur de trouille, les mains moites, l'épée dans les reins.
Et comme on ne les passe plus, ces compositions, comment diable vas-tu faire une évaluation globale, un instantané qui donne une image fixe à l'instant T ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Ce n'est pas une opposition de principe, mais une opposition de fond. Les évaluations nationales n'ont rien à voir avec les devoirs, les compos, les examens.
Ces évaluations ont été introduites dans l'ED.Nat par Claude Thelot, avec le soutien des partisans de la "remédiation", de la "gestion de l'hétérogénéité", de "l'enseignement individualisé". C'est une idée de technocrate obsédé par la "mesure" et le contrôle des systèmes.
Je passe sur des aspects idéologiques de cette "métrologie" managériale qui apparaissent de manière plus criante dans les enquêtes internationales ( OCDE et autres).
Certes, dans leur contenu, les évaluations de CM2 proposées par la DGESCO sont plus "propres" que celles conçues hier par la DEP. Elles relèvent néanmoins de la même optique. Or - et ce devrait être devenu évident après le désastre Thélot - ce type d'instrument de "gouvernance" est inopérant et même nocif quand on veut l'appliquer à l'enseignement et particulièrement à ce qui est au coeur de l'enseignement, la transmission des connaissances. On ne contrôle pas cette machinerie délicate aux mille rouages subtils à coups d'évaluations centralisées conçues par les bureaux.
La preuve : ces évaluations de CM2 sont en train de flinguer la fragile et incertaine remise sur pied des programmes du primaire par Darcos.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009

Dugong, vous n'avez peut-être pas tort. Mais qui leur a donné cette occasion ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.

Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009

Hélas...

Écrit par : c.cuit | 23 janvier 2009

Guy Morel a écrit : "ces évaluations de CM2 sont en train de flinguer la fragile et incertaine remise sur pied des programmes du primaire par Darcos."

On ne peut clairement s'empêcher de soupçonner que des prêtres du Moloch ont sciemment * bricoler les contenus et les dates dans ce but.

* ils ont sciemment scier la jeune pousse sur laquelle ils ne sont pas assis. Ce sont des gymnosophistes qui, du fond de leurs terriers molochoïdes, ont réussi l'exploit de ne jamais risquer le contact avec le réèl.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

ils ont sciemment scié !!!

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

ils ont bricolé !!!

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Et voici la note de Darcos au IA sur le SMA, ou plus exactement le plan de bataille du général Darcos :

http://www.autourdechezmoi.org/pages/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1024902.html

Copier-coller dans votre barre de titre le lien que vous obtiendrez.

Écrit par : rachida darty | 23 janvier 2009

@Évaluations
Des inspecteurs s'en mêlent.
Intéressant communiqué dans lequel on voit que l'on peut à la fois déplorer "le contrôle de qualité" et se réclamer de la "culture de l'évaluation". Faudrait savoir.

"Communiqué du SNPI-FSU, syndicat FSU des personnels d'inspection, sur les valuations CM2

*Évaluations CM2 : halte au feu !*
Le SNPI-FSU appelle tous les acteurs du système scolaire à reconsidérer l'actuel dispositif des évaluations CM2 comme ce qu'il est en l'état : une gigantesque maldonne.
Personne, ni au sommet de l'État, ni dans le monde enseignant, ni dans les familles, n'a plus intérêt à prêter à ce dispositif engagé dans la confusion et l'erreur d'appréciation le caractère significatif qui devait être le sien sur l'état des connaissances scolaires des élèves de CM2 et sur la qualité du système. Imposer cette signification dans la conjoncture que nous connaissons conduirait à déchirer de manière gravissime le tissu humain d'un secteur incontestablement au bord de la crise de nerfs. Chacun s'accordera à redouter que les plus grandes victimes soient les élèves que toute la dispute engagée depuis des mois ne peut que dépasser.
Il devient impératif de dédramatiser une situation désormais
dangereuse pour notre institution. Car maintenant, une chose est sûre : les résultats qui sortiront de ces évaluations n'auront plus guère de sens alors que de très nombreuses écoles ont refusé de les mettre en oeuvre dans les conditions imparties, et alors que la nature même du protocole conçu pour ces évaluations est sujette à caution. En effet, comment peut-on prétendre, contre toute évidence, qu'il s'agit là d'évaluations bilan calibrées sur une moitié semestrielle de programme qui n'est définie nulle part ? Comment peut-on affirmer qu'il n'est absolument pas question que ces évaluations soient utilisées pour organiser un marché concurrentiel des écoles primaires alors que cela a été mis en tension dans une communication politique volontariste pendant des mois et des mois au gré des écrits et discours officiels ? Et enfin, comment peut-on suggérer sans courir le risque d'attiser l'incendie que les enseignants contestataires refusent le principe même d'une évaluation de leurs élèves, alors qu'ils ont développé la culture de l'évaluation depuis plus d'une décennie ? Une chose s'impose désormais : la crise de confiance que d'aucuns pressentaient est en train de se cristalliser dans le développement d'un spectaculaire mouvement de désobéissance où se retrouvent des milliers d'enseignants et de familles. Les inspecteurs assurent actuellement leurs missions statutaires au milieu de cette tempête institutionnelle d'une gravité sans précédent. Le ministère les a résolument engagés dans un système d'obligation de résultats et de contrôle de qualité aux effets évidemment stressants. Certains d'entre eux, assimilés spontanément par les familles ou par les enseignants au bras armé du ministère, se sont vus personnellement mis en cause dans leur dignité humaine de manière inacceptable. Désormais, le seuil d'alerte est atteint. Tout le monde fonce droit dans le mur. Le SNPI-FSU, qui en décembre dernier avait alerté en vain le ministre sur la dangereuse montée du climat d'inquiétude, demande avec gravité au Premier ministre de tout faire pour apaiser une situation qui devient chaque jour insupportable. Il est nécessaire que s'instaure un vrai dialogue avec tous les représentants institutionnels de l'école et de ses partenaires afin de dédramatiser la crise et de refonder le pacte de confiance indispensable à la réussite de notre système scolaire. L'écoute, la sincérité et la transparence s'imposent pour sortir de cette invraisemblable situation minée par une RGPP désormais insupportable par sa perspective exclusivement comptable et par ses effets sociaux. Il faut redonner une chance à l'espérance ! Notre école en a fondamentalement besoin !
Les inspecteurs seront parmi ceux qui le réclameront avec force et conviction le 29 janvier prochain.
Les Lilas, le 21 janvier 2009"

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"Halte au feu"disent-ils...

Ah les délices de la posture du pompier pyromane !

Mission accomplie, ils rangent les lances...

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Les lances à incendie, il y en a qui trouvent ça gai...

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

"Encore un professeur agressé aux ciseaux, cette fois. A entendre les témoignages à la radio, ces élèves qui agressent sont tous des anges : celui-ci, 11 ans, était "calme, posé, bien intégré à la classe ..." "Cela peut arriver à tout le monde ..." Métier à haut risque ? Nos assurances vont augmenter ... Est-ce à nous de les payer ?"

Oui, mais dans cet établissement privé sous contrat incluant des classes prépas, et plutôt "classe", les professeurs ont fait valoir leur droit de retrait.

Écrit par : retraitée | 23 janvier 2009

Le Monde titre : "Pif gadget met la clé sous la porte"

Tout une partie de la place du Colonel Fabien devient une friche industrielle ?

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

l'AFP nous narre : "Une mission d'information parlementaire sur la réforme du lycée va être lancée à l'Assemblée nationale, a indiqué jeudi à l'AFP le député UMP Benoist Apparu.
Le bureau de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a décidé la création de cette mission, a précisé ce proche du ministre de l'Education nationale, qui en sera le rapporteur.
"Eu égard à l'importance de cette réforme, l'Assemblée ne peut pas rester en dehors du débat, d'autant qu'il s'agit d'une mesure purement réglementaire qui ne fera pas l'objet d'un projet de loi" et ne sera donc pas examinée par le Parlement, a argué le député de la Marne."

Déraison de plus pour en rajouter dans le ouaille actuel.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
---------
Du moins, bon nombre d'entre eux. S'ils le sont tous, nous sommes bien mal partis...

Écrit par : Francis Penin | 23 janvier 2009

Ah les délices de la posture du pompier pyromane !

Mission accomplie, ils rangent les lances...
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009

Mais le pyromane, lui, est à rechercher parmi ceux qui ont fait rentrer l'évaluationnite à l'école à dater des années quatre-vingts.
Avant Thélot, flanqué de son compère Joutard, le défunt recteur Migeon, le recteur Claude Pair, sans oublier le délicieux socialiste qui a patronné le Livre blanc de l'éducation de la Commission européenne, véritable "Tombeau pour l'instruction" ; je veux dire Jacques Delors.
Un bon conseiller de droite - mais en existe-t-il ? - aurait dû dire à Xavier Darcos qu'il ne fallait pas mettre le petit doigt dans la machinerie des évaluations.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

J'ai fait passer la dernière séquence de maths ce matin.
Dernier problème : recette de crêpes pour 6 puis pour 9 élèves.
Sur 8 élèves de CM2 que j'avais l'année dernière, 5 ont essayé de le résoudre avec une règle de trois que nous avions vue l'année dernière en CM1.
Ils ont tous échoué (4 oeufs, deux pincées de sel, une cuillerée d'huile).
On réintroduit la règle de trois mais le problème posé avec une situation de proportionnalité ne peut être résolu grâce à elle. Logique !
Les petits malins qui ont concocté ces évaluations savaient ce qu'ils faisaient. Comme opération de sabotage des nouveaux programmes, c'est de la belle ouvrage.

Un seul élève a réussi, en cherchant la moitié des ingrédients.
(Pour 3 élèves que j'ajouté aux 6 ce qui fait 9).
Cela tombe bien, c'est mon fils.

Écrit par : Guillaume | 23 janvier 2009

Reçu ça, hier...

"Cher(e) signataire,

Nous vous informons que, en réponse à notre envoi de la pétition que vous avez signée et à notre demande de rendez-vous, une délégation de la SMF conduite par son président Stéphane Jaffard a été reçue le 16 Janvier au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche par Thierry Coulhon et Bénédicte Durand, conseillers de Valérie Pécresse. Nous leur avons exposé les principaux motifs de la pétition tels qu'énumérés dans la liste de questions que nous avons publiée le 12 Novembre dernier, sur le contenu des concours, l'absence de programme, les problèmes de mise en oeuvre de stages, l'épreuve de connaissance du système éducatif, les mesures de transitions. Nous avons également informé nos interlocuteurs des résultats de notre enquête sur l'état de préparation des maquettes de cursus de Masters de mathématiques et enseignement (1).

Un large échange de vue de plus d'un heure a suivi et a permis de faire un large tour d'horizon de ces questions. Une information concrète a été donnée : l'organisation d'un concours de CAPES dès Janvier ou Février 2010. La circulaire de la veille du rendez vous sur les mesures de transition et les stages a été évoquée, et nous avons relevé l'insuffisance des réponses apportées.

La commission enseignement de la SMF

(1) L'enquête est sans ambiguïté : elle fait apparaître dans plus de 2/3 de la quarantaine de réponses reçues une perspective de non remontée de ces maquettes au ministère pour le 15 Février. D'après les détails du questionnaire, et les commentaires joints, le problème a été abordé partout, a donné lieu a des réunions et discussions de travail, mais les problèmes n'ont pas pu être résolus, même lorsque les départements se sont résolus à transmettre une maquette. La préparation à l'épreuve de connaissance du système éducatif et le volume de la partie disciplinaire du cursus sont en majorité indiqués, mais leur contenu reste flou. On craint une baisse sensible du niveau de mathématiques des concours consécutive à un appauvrissement des programmes des concours. L'épreuve de connaissance du système éducatif, ni disciplinaire ni pédagogique, interpelle. Sa préparation incluse dans un Master à volume constant sous-entend de fait une baisse de la formation disciplinaire et pédagogique.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Mais le pyromane, lui, est à rechercher parmi ceux qui ont fait rentrer l'évaluationnite à l'école à dater des années quatre-vingts.
Avant Thélot, flanqué de son compère Joutard, le défunt recteur Migeon, le recteur Claude Pair, sans oublier le délicieux socialiste qui a patronné le Livre blanc de l'éducation de la Commission européenne, véritable "Tombeau pour l'instruction" ; je veux dire Jacques Delors.

Ecrit par : Guy Morel

Rapport Migeon 1989, 3ème proposition pour "faire évoluer les pratiques" :
Les académies organiseront chaque année l'évaluation des acquis de tous les élèves à l'entrée du CE2, ainsi qu'à l'entrée en sixième. Les parents et les enseignants concernés sont destinataires des résultats analysés".
Commentaire de Liliane Lurçat (dans : La destruction de l'enseignement élémentaire) :
"On veut imposer ce qu'on n'a pa su faire passer par la voie de la formation initiale et continue ainsi que par une abondante littérature. Cela suppose une centralisation inouïe, des contrôles et des évaluations incessants. L'instituteur n'est plus censé être capable d'évaluer les compétences de ses élèves. Désormais, il devra se plier aux procédures qui lui seront imposées par la voie hiérarchique, sans débat sur leur pertinence et leur efficacité. Il y a des relents totalitaires dans cette troisième partie du rapport Migeon."
La "culture de l'évaluation" est peut être celle des plus bruyants des actuels contestataires pris à leur propre piège, elle n'est pas la nôtre.

Écrit par : Pascal Dupré | 23 janvier 2009

J'ai fait passer la dernière séquence de maths ce matin.
Dernier problème : recette de crêpes pour 6 puis pour 9 élèves.
Sur 8 élèves de CM2 que j'avais l'année dernière, 5 ont essayé de le résoudre avec une règle de trois que nous avions vue l'année dernière en CM1.
Ils ont tous échoué (4 oeufs, deux pincées de sel, une cuillerée d'huile).
On réintroduit la règle de trois mais le problème posé avec une situation de proportionnalité ne peut être résolu grâce à elle. Logique !
Les petits malins qui ont concocté ces évaluations savaient ce qu'ils faisaient. Comme opération de sabotage des nouveaux programmes, c'est de la belle ouvrage.

Un seul élève a réussi, en cherchant la moitié des ingrédients.
(Pour 3 élèves que j'ajouté aux 6 ce qui fait 9).
Cela tombe bien, c'est mon fils.

Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009

Avec la règle de 3 j'aurais fait ça:
Farine 250g /6 puis X9 = 375g
Lait 1l /6 puis X9 = 1,5 l
Oeufs 4oe /6 puis X9 = 6 oeufs
Huile 1 cuillérée /6 puis X9 = 1,5 cuillérée à soupe
Sel 2 cuillérées /6 puis X9 = 3 cuillérées à café

Juste ou faux???

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Avec la règle de 3 j'aurais fait ça:
Farine 250g /6 puis X9 = 375g
Lait 1l /6 puis X9 = 1,5 l
Oeufs 4oe /6 puis X9 = 6 oeufs
Huile 1 cuillérée /6 puis X9 = 1,5 cuillérée à soupe
Sel 2 cuillérées /6 puis X9 = 3 cuillérées à café

Juste ou faux???
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Oui, mais la règle de trois n'est nullement nécessaire si l'on sait
que 3x3=9. Alors un calcul de tête suffit.
S'il faut 250g de farine pour 6, il en faut 125g pour 3 et 3 fois plus pour 9 soit 375g. Pareil pour la suite.
Ce problème est idiot si l'on veut vérifier la maîtrise de la règle de trois.
Au sujet de la règle de trois, cela fait plus de deux mois que les explications pour son apprentissage ont été données sur Projet-slecc.
Lit-on encore dans les bureaux de la DGESCO ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Tout à fait d'accord...
Mais alors, pourquoi Guillaume dit-il que ce problème était impossible à faire avec une règle de trois?

Écrit par : c.cuit | 23 janvier 2009

Tout à fait d'accord...
Mais alors, pourquoi Guillaume dit-il que ce problème était impossible à faire avec une règle de trois?
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
C'est à lui de le dire.
Pour ma part, je me contente de dire depuis un moment que ces évaluations nationales sont une sottise. Qu'elles soient en plus mal fichues, proposées à une mauvaise date ne fait qu'aggraver les choses mais sans rien changer au fond de l'affaire.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Franchement j'ai de nouveau le moral dans les chaussettes, je suis laminée......

Mon entretien de licenciement a duré 3 minutes. Une personne de Strasbourg dans une école de journalisme me clame haut et fort avec une arrogance sans pareille qu'à 34 ans je suis bonne pour la casse et qu'il faut se mettre au goût des réalités !!!

Une autre m'écoute poliment au téléphone sans me juger mais m'annonce que la licence professionnelle en question coûte 4900 euros.......Et qu'il va falloir prouver aux assedics que ça peut être possible........

Je suis désespérée devant toutes les portes qui se ferment les unes après les autres.....J'ai le sentiment de crier dans le vide....

Desfois je me demande si je ne devrais partir loin, quitter la France mais pour faire quoi et aller où..........

Écrit par : Sandra WAGNER | 23 janvier 2009

Avant Thélot, flanqué de son compère Joutard, le défunt recteur Migeon, le recteur Claude Pair, sans oublier le délicieux socialiste qui a patronné le Livre blanc de l'éducation de la Commission européenne, véritable "Tombeau pour l'instruction" ; je veux dire Jacques Delors.

Ecrit par : Guy Morel

Rapport Migeon 1989, 3ème proposition pour "faire évoluer les pratiques" :
Les académies organiseront chaque année l'évaluation des acquis de tous les élèves à l'entrée du CE2, ainsi qu'à l'entrée en sixième. Les parents et les enseignants concernés sont destinataires des résultats analysés".
Commentaire de Liliane Lurçat (dans : La destruction de l'enseignement élémentaire) :
"On veut imposer ce qu'on n'a pa su faire passer par la voie de la formation initiale et continue ainsi que par une abondante littérature. Cela suppose une centralisation inouïe, des contrôles et des évaluations incessants. L'instituteur n'est plus censé être capable d'évaluer les compétences de ses élèves. Désormais, il devra se plier aux procédures qui lui seront imposées par la voie hiérarchique, sans débat sur leur pertinence et leur efficacité. Il y a des relents totalitaires dans cette troisième partie du rapport Migeon."
La "culture de l'évaluation" est peut être celle des plus bruyants des actuels contestataires pris à leur propre piège, elle n'est pas la nôtre.
Ecrit par : Pascal Dupré | 23 janvier 2009

Elle n'est en effet pas la nôtre. Ce qui fait que les instituteurs qui manifestent à l'appel d'organisations qui non partagent cette "culture" mais l'ont introduite dans l'école seraient bien inspirés de regarder du côté du GRIP et de SLECC. ( Pub !).

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"Tiens, tiens...

"Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat."

Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009

"C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien[...]"

Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009


Étonnant, non ?"

Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009

Manu, je pensais qu'on pouvait adhérer à un syndicat sans forcément y militer? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

La subtilité m'avait échappé, à 4 H du matin. Merci Christophe.

Ceci dit, je suis assez peu sensible aux ronds de jambe et coupage de cheveux en quatre, spécialité de Sanseverina et de son syndicat, ce qui permet d'éviter d'aller au fond des choses (ici, de lutter réellement contre le pédagogisme).

Pour moi, adhérer à un syndicat est déja un acte militant (après tout, seul 15 % des professeurs sont syndiqués. Ce n'est pas mal, mais c'est tout de même relativement peu : ça laisse 85 % qui ne le sont pas).

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Pardon : d'organisations qui non seulement partagent cette "culture" mais..."

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

@guy morel

Je viens d'aller consulter sur le site SLECC la leçon de grammaire consacrée au pronom relatif. Je constate avec un plaisir non dissimulé (on a les plaisirs qu'on peut) que j'aurais pu écrire cette leçon, car c'est (à qqs détails près bien entendu) exactement ainsi que je fonctionnais.
Et je peux dire qu'en général, les élèves (de lycée y compris, car il fallait aussi combler leurs lacunes) s'en tiraient fort bien après cette leçon, fort utile au demeurant aux germanistes.
Cela fait chaud au cœur!

Écrit par : retraitée | 23 janvier 2009

Petit exemple concret:

Le gamin (CM1) que je suis en soutien scolaire n'a pas étudié une once de conjugaison depuis la rentrée, j'ai beau avoir accès au travail en classe, aux classeurs, aux cahiers de brouillon et de texte, c'est le vide absolu...

Ne serait-il pas utile à son institutrice de constater que dans ces évéluations CM2 apparaissent les mots "plus que parfait" et "impératif" pour l'aider à se recentrer sur ses devoirs?

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009

C'est effectivement la spécialité voir l'obsession de certains, et pas seulement chez les instits, sous prétexte "d'aimer les enfants" (dixit un "collègue" dans mon établissement).

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Ne serait-il pas utile à son institutrice de constater que dans ces évéluations CM2 apparaissent les mots "plus que parfait" et "impératif" pour l'aider à se recentrer sur ses devoirs?
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Certainement. Mais il faudrait préalablement lui expliquer pour quoi elle était dans les clous en suivant les programmes 2002 et pourquoi elle ne l'est plus aujourd'hui. Quand on modifie les programmes, il faut prendre le temps d'expliquer pour quelles raisons on les modifie, de convaincre, et de montrer comment on peut enseigner les nouveaux programmes.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Petit exemple concret:

Le gamin (CM1) que je suis en soutien scolaire n'a pas étudié une once de conjugaison depuis la rentrée, j'ai beau avoir accès au travail en classe, aux classeurs, aux cahiers de brouillon et de texte, c'est le vide absolu...


Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est tout de même étonnant quand on sait- de source sûre - que "le niveau monte", n'est -ce pas ?

Je ne sais plus si j'en ai déja parlé ici : j'ai eu une discussion avec une instit' il y a quelques temps. Elle me racontait ce qu'elle faisait avec sa classe : "des projets, de l'animation, des études de documents (en fait, du constructivisme : elle distribue un document et demande aux pauvres mômes " ce qu'ils en pensent" Ndlr), des sorties, on va faire venir un intervenant et on fera un débat..."

Je n' ai pu m'empêcher alors de l'interrompre un peu brutalement et lui dire :

" - Mais madame, quand est-ce que vous faites cours ?! "


Elle en est resté bouche bée.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

"Aimer les enfants" ! Ça, c'est l'excuse suprême — et, en même temps, une vacherie bien-pensante : comme si nous les détestions pas, les enfants ! Et ça évite de se demander si le problème, c'est bien l'amour — ou l'instruction. Notre manière à nous de les aimer, c'est de leur coller des devoirs et des leçons. Et des prises de notes. Et du par-cœur.
Par cœur ! Comme son nom l'indique ! Alors, qui les "aime" le mieux ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

SANDRA, pourquoi ne devenez-vous pas professeur particulier ? Vous pouvez fonder votre propre cours : il suffit d'un local aux normes. Cela éviterait à de nombreux élèves d'avoir à payer pour rien des cours qui n'en sont pas chez Acadomia et autres officines du même acabit. (Voir le reportage d'Envoyé spécial diffusé hier.)
Vous pouvez aussi devenir "coach en orthographe" : il y a de la demande chez les étudiants et aussi dans le monde professionnel, la formation continue ...

L'orthographe actuellement est une catastrophe, largement répandue. Cette semaine, sur le bac blanc du lycée en philosophie, le sujet écrit à la main (sans aucun effort de graphie ni de présentation) comportait dès la première ligne une faute d'orthographe. Et le professeur est agrégé ...

Écrit par : une hussarde | 23 janvier 2009

C'est tout de même étonnant quand on sait- de source sûre - que "le niveau monte", n'est -ce pas ?

Je ne sais plus si j'en ai déja parlé ici : j'ai eu une discussion avec une instit' il y a quelques temps. Elle me racontait ce qu'elle faisait avec sa classe : "des projets, de l'animation, des études de documents (en fait, du constructivisme : elle distribue un document et demande aux pauvres mômes " ce qu'ils en pensent" Ndlr), des sorties, on va faire venir un intervenant et on fera un débat..."

Je n' ai pu m'empêcher alors de l'interrompre un peu brutalement et lui dire :

" - Mais madame, quand est-ce que vous faites cours ?! "


Elle en est resté bouche bée.

Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009

Ah!!!
C'est le clone de celle dont je parle... ou c'est la même...

Et pour un enfant "un peu faible sur tige, intellectuellement parlant" je ne vous apprends rien en vous disant que c'est une catastrophe...

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Ah!!!
C'est le clone de celle dont je parle... ou c'est la même...

Et pour un enfant "un peu faible sur tige, intellectuellement parlant" je ne vous apprends rien en vous disant que c'est une catastrophe...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Sur la catastrophe que cela peut-être pour le gamin, d'accord.
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Cela fait chaud au cœur!
Ecrit par : retraitée | 23 janvier 2009
À moi aussi. De savoir que que ce peut être utile.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Ah!!!
C'est le clone de celle dont je parle... ou c'est la même...

Et pour un enfant "un peu faible sur tige, intellectuellement parlant" je ne vous apprends rien en vous disant que c'est une catastrophe...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Sur la catastrophe que cela peut-être pour le gamin, d'accord.
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"On" ne dit rien, "on" bosse à la maison...
Et vive la semaine de 4 jours, ça donne du temps !!!

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Là, tout à fait d'accord avec vous, Jean-Paul ! Ce que je lis sur l'enseignement mené par certains instits de primaire est affolant. Je pensais qu'on avait un peu progressé dans les consciences ...

Je ne m'étonne plus que certains élèves ne sachent pas dans quel sens prendre une feuille quand ils débarquent en sixième. Déjà pour en trouver une, c'est un exploit.
Ce que je remarque, c'est qu'avec des pratiques sérieuses : leçons par coeur, exercices, révisions, exigence ... les élèves se sentent sécurisés et nous respectent. Ils nous font confiance. Leurs parents aussi. C'est déjà ça, car, pour les résultats, on repassera !

Je racontais hier à des collègues un souvenir qui remonte au moins à une quinzaine d'années. Nous avions pour une année de stage une jeune prof fraîchement émoulue de l'IUFM. Belle personnalité, affable, dynamique, brillante ... A cette époque, plutôt admiratrice de cette personne, je me suis dit : "Je ne dois plus être dans le coup. Il faudrait bien que je retourne moi-même en stage.je ne fais pas ci, je ne fais pas ça ..."

L'année suivante, je récupère ses élèves en cinquième et qu'entends-je, surprise, de la part de parents ?
"Là, mon fils/ ma fille fait vraiment du français !"

Franchement, je me demande à quoi on occupe le temps dans certaines écoles primaires ! Ca me met en boule !

Après un tel vide, rien ne passe au collège, rien ne reste, rien ne peut se construire de durable. C'est ni fait ni à faire.

Nous venons de faire passer un DNB blanc à nos élèves : le niveau de compréhension des textes est affolant. Le vocabulaire ? Dans les choux. Même le mot "infirmité" n'est pas connu. Je passe sur le beau langage, tout à fait adapté au sujet, une grand-mère un peu pénible pour ses proches : "La grand-mère est chiante ... Elle est dégueulasse ...". Et les stupidités à la louche.

L'une de mes collègues, mère d'un gamin à l'école primaire, s'étonne qu'il ne rapporte jamais à la maison un livre à lire. Elle sait que la classe fréquente la BCD chaque semaine. Elle s'en inquiète auprès de l'institutrice qui lui répond : "Ah non, les élèves emportent un livre s'ils veulent ..."

Effarant, non ? Des claques qui se perdent, et là pas que pour les élèves !

Écrit par : une hussarde | 23 janvier 2009

Sur la catastrophe que cela peut-être pour le gamin, d'accord.
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"On" ne dit rien, "on" bosse à la maison...
Et vive la semaine de 4 jours, ça donne du temps !!!
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est évidemment une solution. Comme en est une autre celle du chèque éducation, comme le rappelait récemment JPB.
Mais alors de quoi parle-t-on ? De la suppression de l'école ?
Pourquoi pas plus de semaine scolaire du tout comme avant 1833 ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Après tout, nous passions bien des compositions trimestrielles — avec un vrai classement au bout… J'adorais ça…

Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Derrière la volonté de "ne pas stigmatiser les plus faibles", - de ne pas "discriminer" - chose tout à fait louable dans le principe, il y a, dans le discours du camp du Bien lorsqu'il parle de promouvoir l' "égalité" (ici confondue avec l'égalitarisme) ou de "favoriser les défavorisés", ou encore de "lutter contre la sélection" la volonté la plupart du temps inconsciente de se maintenir dans une position de domination en nivellant par le bas : "on ne remarquera pas -ou moins - ma profonde médiocrité si je passe mes journées à manipuler des êtres encore plus médiocre que moi sous un discours faussement salvateur et d'apparence généreuse"

C'est une volonté de toute-puissance qui ne dit pas son nom et qui concerne des gens qui utilisent leur médiocrité exceptionnelle pour régner sur la seule chose sur laquelle il peuvent régner : un champ de ruine.

Ces gens, présents en nombre dans la hiérarchie de l'éducation nationale (IPR, Chefs d'établissement , pédagogistes planqués dans des offiicines diverses ou simples bégaudeaux médiatiques) voient d'un fort mauvais oeil toute velleité d'amélioration du système et ont une trouille bleue de toute forme de mérite et/ou d'ascenceur social : cela supprimerait leur fond de commerce.

Il ne peuvent l'accepter à aucun prix.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Manu, c'est vrai qu'il y a de quoi être pessimiste.

Reconnaître qu'on a eu tort sur toute la ligne et qu'on a entraîné derrière soi en chaînes toute une série de catastrophes sur des décennies doit être diffcile à accepter pour certains. Si ces personnes en ont la lucidité, elles n'en ont pas le courage, l'honnêté intellectuelle. Elles préfèrent s'autojustifier, se voiler la face, colmater genre cautères sur une jambe de bois ...

Écrit par : une hussarde | 23 janvier 2009

"On" ne dit rien, "on" bosse à la maison...
Et vive la semaine de 4 jours, ça donne du temps !!!
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est évidemment une solution. Comme en est une autre celle du chèque éducation, comme le rappelait récemment JPB.
Mais alors de quoi parle-t-on ? De la suppression de l'école ?
Pourquoi pas plus de semaine scolaire du tout comme avant 1833 ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Cette classe-là, il ne faut pas la supprimer, il faut bien "que les gosses soient gardés quelque part"...

Pour le sort de lEcole en général, je n'ai ni proposition, ni compétence...

Donc j'apporte le maximum de ce que je peux apporter aux gamins qu'on me demande de suivre, et... après moi, le déluge...

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Mieux lustrer le renard que d’aller proposer
@Manu et une hussarde.
Un peu de poésie :

"Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skunks
Et puis qu’on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l’époque
Vitupérer l’époque"
l’époque

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Vous avez mis le doigt sur le problème, M. Morel. La 1ère étape est d'en prendre conscience. La 2ème est effectivement de tenter de faire quelque chose. Je sais pertinemment que c'est ce pour quoi vous vous battez avec énergie, et nous sommes à 100 % avec vous, vous le savez bien.

Dans cet exemple précis, j'ai discuté avec elle, ma réaction instinctive passée ( "Mais, Madame, quand-est-ce que vous leur faites cours ?").

Puis, au fil de la discussion, je lui ai proposé de lui filer un ou deux bouquins. Elle a accepté avec enthousiasme.

je lui en ai prêté deux, qui me semblaient accessibles : d'abord "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter", d'un de ses collègues que vous connaissez bien...

Puis le non moins fameux "La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs", de Liliane Lurçat.

Le résultat fut... tout simplement nul. Les discussions que j'ai pu avoir avec elle les semaines suivantes montrent qu'elle n'a strictement rien compris et qu'elle n'en a strictement rien retenu, et surtout pas l'once d'un début de changement dans ses pratiques. Je ne demandais pas une "conversion" radicale, hein, mais quelque chose comme le début d'une prise de conscience, quelque chose qui s'apparenterais à une forme de doute...

Je me demande parfois si ce genre de collègue n'a pas subit un formatage suffisamment puissant pour être totalement imperméable à toute introduction de nouveau programme, même partiel.

Ce qui pourrait expliquer les mouvements d'indignation contre les nouveaux programmes du primaire : on ne change pas une équipe qui perd.

On ne change pas des certitudes quand elles sont à ce point erronées, avec des gens intimement persuadés qu'ils sont dans le vrai, alors même qu'ils ont SOUS LEURS PROPRES YEUX, l'étendue du désastre : Il n' y a même plus besoin de paravent. La double-pensée est un instrument puissant. Et le pédagogisme n'a jamais été autre chose qu'une religion.

Il faut néanmoins se battre. Nous n'avons pas le choix. Nous sommes d'accord là dessus, je pense.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

@ Manu
Merci de votre réponse cordiale.
Cadeau : le texte complet des fourreurs

"C'est un sale métier que de devoir sans fin
N'étant coupeur de bourses
Bonneteur charlatan monte-en-l'air aigrefin
Vendre la peau de l'ours

On demeure parfois pendant des jours entiers
Tout seul dans sa boutique
Et cette odeur de peaux qu'il faut que vous sentiez
N'est pas très romantique

La martre-zibeline allez c'est plus joli
Sur Madame en Packard
Que quand le paradichlorobenzène emplit
Le nez et les placards

L'opossum à la fin c'est tout aussi lassant
Que la loutre marine
Oh qui dira l'ennui qui prend le commerçant
Derrière ses vitrines

Quand je pense pourtant aux perceurs de plafond
Dont la vie est si dure
Au cinéma j'ai vu comment ces gens-là font
Et Dieu sait si ça dure

À ceux qui pour avoir le respect du milieu
Et de belles bottines
Livrent leur sœur cadette à de vilains messieurs
Pour des prix de famine

Je me dis caressant mes descentes de lit
Mes manchons mes écharpes
Qu'il ne faut pas céder à la mélancolie
Et se joindre aux escarpes

Qu'un magasin vaut mieux que de faire en prison
Des chaussons de lisière
Et mieux cent fois brosser les manteaux de vison
Que buter les rentières

Mieux lustrer le renard que d'aller proposer
L'héroïne à tant l'once
Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skuns
Et puis qu'on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l'époque
Vitupérer l'époque
L'époque"

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Vitupérer l’époque
Vitupérer l’époque"
l’époque

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Je ne fais pas QUE cela , M. Morel. Vous n'êtes pas (heureusement), le seul à agir, rassurez-vous. Comme vous l'a bien dit Maminou, nous agissons chacun à notre niveau. Le simple fait (pas suffisant vous me direz, mais bon...) que je vous aie croisé une fin de mois d'août à plusieurs centaines de km de chez moi (et de chez vous) au congrès de Roncq en est la preuve. Congrès auquels vous n'étiez pas seul, vous avez peut-être remarqué : nous étions d'horizons divers (trés divers...) mais tous réunis pour la défense de l'Instruction publique.

C'est aussi ce genre de chose qui nous fait espérer : ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

@ Manu
Merci de votre réponse cordiale.
Cadeau : le texte complet des fourreurs

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Et merci à vous pour le poème ! je le garde précieusement.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

congrès de Roncq en est la preuve. Congrès auquels vous n'étiez pas seul, vous avez peut-être remarqué : nous étions d'horizons divers (trés divers...) mais tous réunis pour la défense de l'Instruction publique.

C'est aussi ce genre de chose qui nous fait espérer : ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Je vous taquinais.
Tiens au fait : cette année, on renouvelle à Gien, sur les terres d'arithmétique du comte Dupré. De bien belles opérations en vue.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Mieux lustrer le renard que d’aller proposer
@Manu et une hussarde.
Un peu de poésie :

"Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skunks
Et puis qu’on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l’époque
Vitupérer l’époque"
l’époque
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Aragontez-moi ça!

Écrit par : retraitée | 23 janvier 2009

Jeremy a écrit : "C'est complètement con", "idiote"
Jeremy, votre wishfull thinking vous égare.

Si, si, ce que Virginie a dit est complètement con. Il faut dire les choses comme elles sont, enfin.

Écrit par : Jeremy | 23 janvier 2009

"Aimer les enfants" ! Ça, c'est l'excuse suprême — et, en même temps, une vacherie bien-pensante : comme si nous détestions les enfants ! Et ça évite de se demander si le problème, c'est bien l'amour

Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Voici ce que répond ma meilleure amie, qui enseigne dans une école parisienne très chic et très cotée, aux bobos-people qui lui reprochent de ne pas aimer Moncanard ou Mapoulette :
"Effectivement, je ne suis pas pédophile".
Jeu, set et match.

Écrit par : FGuichard | 23 janvier 2009

Je ne fais pas QUE cela , M. Morel. Vous n'êtes pas (heureusement), le seul à agir, rassurez-vous.

C'est aussi ce genre de chose qui nous fait espérer : ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.

Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009

Vous n'êtes pas seul, chacun sait que les petits ruisseaux font les grandes rivières.
J'ai offert, (sans insister lourdement) le fichier de calcul de Pascal Dupré à l'institutrice de notre village (classe unique) , comme ça, à simple titre d'information...
Je l'ai rencontrée récemment...
Elle n'a qu'un CP cette année et il travaille avec ce fichier.
Elle est enchantée de lui faire ainsi travailler les 4 opérations tout de suite...
C'est une goutte d'eau, mais c'est tout de même important.
Quand le fichier du CE1 sera prêt, je serais une des premières cliente... pour l'offrir afin qu'il fasse lui aussi son chemin...

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Quelqu'un qui n'aime ni les animaux, ni les enfants, ne peut être complètement mauvais." (W.C. Fields)

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Manu, c'est vrai qu'il y a de quoi être pessimiste.

Reconnaître qu'on a eu tort sur toute la ligne et qu'on a entraîné derrière soi en chaînes toute une série de catastrophes sur des décennies doit être diffcile à accepter pour certains. Si ces personnes en ont la lucidité, elles n'en ont pas le courage, l'honnêté intellectuelle. Elles préfèrent s'autojustifier, se voiler la face, colmater genre cautères sur une jambe de bois ...

Ecrit par : une hussarde | 23 janvier 2009

Et plus ces personnes sont avancées dans l'âge, plus il est difficile de reconnaître, après, 10 20, 30 ans d'erreurs, que l'on s'est trompé...

C'est la raison pour laquelle ils doivent dévellopper des efforts surhumains pour s'auto-convaincre qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient, et vice-versa (exemple le plus connu : "le niveau monte". C'est ce qu'on disait sur le Titanic, d'ailleurs. Mais là au moins, il y avait un orchestre : on a coulé en musique, ce qui ne manque pas d'une certaine élégance. Tout le monde en connaît les variantes à peine édulcorées : "Ce n'est pas si grave que cela. Vous êtes des nostalgiques du passé que vous idéalisez. Vous êtes des conservateurs. L'enseignement s'est démocratisé" et autres fadaises de la religion du Progrès...).

La double-pensée, encore et toujours.

Écrit par : Manu | 23 janvier 2009

Bonjour

Je passais par-là, j'ai vu de la lumière !

Sérieusement, j'ai toujours peu de choses à dire en ce moment, ayant pour souci principal de trouver un emploi en bibliothèque, maintenant que j'ai eu un concours à la territoriale.

J'ai quand même quelque chose de nouveau : j'ai animé ma première partie de jeu de rôle dans une petite bibliothèque.

L'action se déroulait en 1903, au théâtre Grand-Guignol de la rue Chaptal à Paris.

Pour une première, ça a très bien marché et je recommence bientôt.

Si d'ailleurs il y a quelques volontaires dans la région Parisienne qui souhaiteraient être initiés, je le ferais avec plaisir.

Vous pouvez me contacter sur johnmarguerite@yahoo.fr

Parallèlement à cela, j'ai découvert la notion de simulation globale dans l'apprentissage du français Langue Etrangère (FLE).

Quelqu'un peut-il m'apporter un éclairage là-dessus ?

Personnellement, quand je lis ce genre de phrase sur le sujet, j'ai comme un mauvais pressentiment :

"La simulation globale va permettre une mise en situation véritable, pendant laquelle la langue sera envisagée comme un outil et non plus comme un objet de savoir (d’où l’idée de mort du manuel...). "

Bonne continuation !

Écrit par : johnmarguerite | 23 janvier 2009

"Effectivement, je ne suis pas pédophile".
Jeu, set et match.

Ecrit par : FGuichard | 23 janvier 2009

Excellent !
Celle-là, je m'en resservirai la prochaine fois qu'on me dira qu'il faut aimer les bêtes pour faire mon métier.

Écrit par : yann | 23 janvier 2009

@Maminou
Je sais bien. Je reçois toutes les commandes à GRIP-Éditions.
Amicalement.
GM

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

La connerie progresse à pas de géant, et pas seulement en France :

"Ne dites pas “école”, dites “lieu d’apprentissage”. La directrice de la Watercliffe Meadow Primary School, à Sheffield, rebaptisée Watercliffe Meadow, estime que le mot “école” a des connotations négatives pour les élèves et les parents. Linda Kingdon compte ainsi rapprocher l’établissement du monde réel, rapporte le site du Times." (relevé dans Courrier International).

Écrit par : yann | 23 janvier 2009

Eh bien, Morel, vous pourriez citer l'auteur, ça se fait.
Vous avez honte de connaître Aragon ? ;o)

Écrit par : yann | 23 janvier 2009

"Parallèlement à cela, j'ai découvert la notion de simulation globale dans l'apprentissage du français Langue Etrangère (FLE). Quelqu'un peut-il m'apporter un éclairage là-dessus ?"

Des conneries ! Des sombres conneries !

Je connais qques profs de FLE, eux-mêmes avouent que le FLE, c'est une discipline fumeuse !

Écrit par : Jeremy | 23 janvier 2009

Je connais qques profs de FLE, eux-mêmes avouent que le FLE, c'est une discipline fumeuse !
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Cela se dit "fleu".
Z'auriez pas du fleu ?
En grammaire, c'est des as !

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Quand le bateau coule, il y a toujours des petits dégourdis pour vendre des hot-dogs ou des sucettes aux passagers qui montent dans les canots de sauvetage. En quarante, il paraît même que des paysans vendaient de la flotte aux types qui se repliaient - après avoir valeureusement combattu : 100 000 morts ! - de la frontière belge.
Je le trouve pas mal ce Clerc. "Prof de tenue classe", ça vous a une gueule ! À quand l'agrégation ?

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/temoignages/en_pratique/&key=itm_20090122_145809_5_questions_a.txt

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Eh bien, Morel, vous pourriez citer l'auteur, ça se fait.
Vous avez honte de connaître Aragon ? ;o)
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Bah oui. D'autant que j'ai fréquenté le 56 rue de Varennes quelques fois. Voudriez pas que cela se sache ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

56 rue de Varenne, sans "s".
Que le grand GRIP me croque !

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Pourquoi vouloir absolument transformer une question de simple stratégie en test de pureté syndicale ? ( Manu)

C'est vous qui parlez de "pureté syndicale", pas moi, car je trouve l'expression et l'idée, disons, discutables, pour rester correcte.
C'est bien en terme de stratégie que je pensais. La grossière erreur de stratégie a été de signer les points de convergence sur lesquels s'appuient maintenant Darcos et son missionnaire. La pureté syndicale, gnaf-gnaf, vous me faites bien rire.
Vous avez lu la lettre de mission de Darcos à Descoing? Sur quoi s'appuie-t-il? Comment expliquer maintenant au Monsieur que l'on n'est pas d'accord avec ce que l'on a signé, il y a quelques mois?
Ensuite, Manu, je vous en prie, je n'ai jamais mis en doute le dévouement d'aucun militant syndical de la boutique que vous défendez ou d'une autre, d'ailleurs. Je pense simplement que même si ce blog est l'annexe du SNALC, ( dont je pense le plus grand bien sur des tas de points, d'ailleurs) , il est tout de même possible de discuter et de contredire une idée, un fait. Ah! Non, c'est vrai, quand on ne chante pas la messe, ici, en choeur, on s'entend dire qu'on coupe les cheveux en quatre.

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2009

Un jour pour le devoir de mémoire


La connerie progresse à pas de géant, et pas seulement en France :
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Non, partout en Europe : d'après Vous Nous Ils, l'agence de presse de la CASDEN
"En 2002 les ministres européens de l’Education ont décidé d’instaurer la journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. La date du 27 janvier, anniversaire de l'ouverture du camp d'Auschwitz, a été retenue par la France et par l’Allemagne."
On a bien lu : les ministres européens de l'éducation se lancent dans la "prévention des crimes contre l'humanité" !
C'est sûr que c'est une question de prévention !

A cette occasion, enseignants et élèves sont invités à travailler sur le devoir de mémoire. Des ressources pédagogiques sont à leur disposition sur plusieurs sites Internet cités dans la note.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Il me semblait bien aussi.

Pourtant, j'ai eu en DUT Métiers du Livre une référence en la matière : Francis Yaiche.

Il nous faisait des cours sur la communication.

D'ailleurs, c'était pas mal, en plus ! Il nous avait fait une partie en cours magistral en nous priant de l'excuser d'être ennuyeux, alors qu'en fait il ne l'était pas !!!

Sachant que le FLE est ce qu'il est, comment une personne comme F. Yaiche, à priori intelligente, qui sait des choses et de surcroît les exprimer clairement, peut-elle s'y fourvoyer ?

Une explication est peut-être la référence explicite à "La vie Mode d'emploi" de Perec, autrement dit la recherche d'une caution littéraire, la protection du grand écrivain dont on se réclame.

Ils imaginaient sérieusement, ces gars-là, que Perec et ses copains de l'Oulipo participeraient un jour sans pouffer à une séquence de simulation globale ???

(Sinon, ma proposition grandguignolesque tient toujours !)

Écrit par : johnmarguerite | 23 janvier 2009

L'instituteur n'est plus censé être capable d'évaluer les compétences de ses élèves. Désormais, il devra se plier aux procédures qui lui seront imposées par la voie hiérarchique, sans débat sur leur pertinence et leur efficacité. Il y a des relents totalitaires dans cette troisième partie du rapport Migeon."

Ecrit par : Pascal Dupré | 23 janvier 2009
"sans débat sur leur pertinence et leur efficacité"
Oui, c'est ainsi que mes petits GS devraient être obligés d'écrire tout seuls la semaine prochaine "MT", "pSSS" et "REA" et moi de marquer "acquis" à la compétence "Distingue les sons constitutifs du langage et les met en relation avec quelques lettres connues" dans les petites cases de l'évaluation départementale de mi-parcours, tout ça parce que "l'écriture spontanée" est à la mode.

Comme je n'ai vraiment pas envie de leur donner de très mauvaises habitudes, je vais juste un peu tricher. J'écrirai au tableau en belles lettres cursives : mouton, renard, poussin et je leur dirai qu'en faisant un peu attention aux lettres qu'ils connaissent déjà, ils devraient arriver à copier le nom de chaque animal sous le dessin le représentant. Acquis pour acquis, j'aime autant que cela leur serve à quelque chose.

Écrit par : catmano | 23 janvier 2009

l'évaluation départementale de mi-parcours.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
On évalue donc à tous les échelons ?
Qu'est-ce que c'est que c'est que c'est que c'est que cela, aurait demandé Zavatta, "l'évaluation départementale de mi-parcours" ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Et ça continue !
Trouvé dans le Parisien 2 ce jourd'hui :

Saint-Ouen-l’Aumône
Le coup de force des parents en pleine classe
Ils trouvent les tests d’évaluation en CM 2 « inappropriés ». Alors hier, devant des enseignants et des enfants, une quinzaine de parents d’élèves ont confisqué les livrets.
Laurence Allezy | 23.01.2009, 07h00
L'école primaire des Bourseaux de Saint-Ouen-l’Aumône connaît une drôle d’agitation depuis deux jours. Des parents d’élèves de CM 2 s’opposent en effet au bon déroulement des tests d’évaluation nationaux en confisquant les livrets. Hier et mercredi, un groupe d’une quinzaine d’entre eux s’est invité dans la classe pour s’emparer des livrets, empêchant ainsi les écoliers de répondre.
Les parents, qui se sont procuré le livret d’évaluation en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman.
« L’inspecteur de circonscription s’est immédiatement rendu dans l’école, mercredi matin, lorsqu’il a appris le mouvement des parents. Il a reçu le groupe et lui a expliqué tout l’intérêt de ces tests », précise-t-on à l’inspection académique du Val-d’Oise, qui juge cette action « regrettable ».
A l’issue de cette rencontre, le climat semblait s’être apaisé. Ce fut de courte durée. Les parents ont repris l’occupation dès hier matin, ce qui a nécessité une nouvelle fois l’intervention de l’inspecteur de circonscription et d’un membre de l’inspection académique. « Ils ont d’abord souhaité réfléchir, mais une quinzaine de parents s’est tout de même opposée à la poursuite des tests l’après-midi. »

« Ces tests n’ont aucune subtilité »

Depuis le début de la semaine, tous les élèves de CM 2 planchent sur ces tests d’évaluation orchestrés par l’Education nationale. De l’écriture, de la lecture, du calcul, de la géométrie ou des grandeurs et mesures composent l’essentiel des questions. Les résultats devraient être connus courant février. A l’annonce de leur mise en place, plusieurs syndicats enseignants sont montés au créneau. « Ces tests n’ont aucune subtilité, ils sont très binaires, trop ciblés, et ils ciblent mal. Pour nous, c’est un vrai casse-tête, on ne sait pas comment s’y prendre pour les faire passer aux élèves, explique Caroline, une enseignante de CM 2. Je suis très étonnée, mais ravie d’apprendre que des parents bougent. Ils ont compris ça. »
Quant à la fédération de parents d’élèves FCPE, elle a demandé le report de ces tests. Si elle s’interroge sur leur fondement, elle ne peut pas accepter que ces évaluations « sélectionnent » les élèves avant leur entrée en sixième."

La FCPE est devenue compétente en pédagogie ! C'est la nouvelle du jour.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

La FCPE est devenue compétente en pédagogie ! C'est la nouvelle du jour.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Cela fait un moment qu'elle est réputée l'être, non ? La seule question est de savoir pourquoi elle proteste aujourd'hui contre des procédures évaluatives qu'elle soutenait hier.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"Quant à la fédération de parents d’élèves FCPE, elle a demandé le report de ces tests."

C'est devenu une habitude maintenant : un moratoire, un moratoire ! Moratorons, moratorons. Avant on faisait des colloques, maintenant on fait des moratoires. Ca change un peu.

Écrit par : Jeremy | 23 janvier 2009

Quant à la fédération de parents d’élèves FCPE, elle a demandé le report de ces tests. Si elle s’interroge sur leur fondement, elle ne peut pas accepter que ces évaluations « sélectionnent » les élèves avant leur entrée en sixième."

N'importe quoi !

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

"L'école primaire des Bourseaux de Saint-Ouen-l’Aumône connaît une drôle d’agitation depuis deux jours. Des parents d’élèves de CM 2 s’opposent en effet au bon déroulement des tests d’évaluation nationaux en confisquant les livrets. Hier et mercredi, un groupe d’une quinzaine d’entre eux s’est invité dans la classe pour s’emparer des livrets, empêchant ainsi les écoliers de répondre.
Les parents, qui se sont procuré le livret d’évaluation en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman." a cité JPB

Fiction :

"Le centre d'examen du Lycée Pierre de Fermat à Toulouse connaît une drôle d’agitation depuis deux jours. Des parents d’élèves de PC étoile s’opposent en effet au bon déroulement du concours d'entrée à Polytechnique en confisquant les sujets. Hier et mercredi, un groupe d’une quinzaine d’entre eux s’est invité dans la classe pour s’emparer des sujets, empêchant ainsi les écoliers de répondre.
Les parents, qui se sont procuré les sujets de l'an dernier en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman."

Heureusement, ce n'est que de la fiction. Les "écoliers" en question étant gardés (pardon surveillés) par des militaires en uniforme, ça aurait pété, mon colonel !

Écrit par : yann | 23 janvier 2009

Moratorons, moratorons.

Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009

Je réclame un moratoire sur les moratoires.

Écrit par : yann | 23 janvier 2009

"Effectivement, je ne suis pas pédophile".
Jeu, set et match.

Ecrit par : FGuichard | 23 janvier 2009

"Excellent !
Celle-là, je m'en resservirai la prochaine fois qu'on me dira qu'il faut aimer les bêtes pour faire mon métier."

Ecrit par : yann | 23 janvier 2009

Comment ça? Vous n'êtes pas zoophile, Yann? On m'aurait menti??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Je n'ai effectivement jamais vu la FCPE s'intéresser à autre chose qu'au poids des cartables (le serpent de mer de la rentrée) et à la question de la gratuité.

Les voilà maintenant qui envahissent les écoles pour empêcher la passation des évaluations sous prétexte qu'elles "sélectionneraient les élèves avant l'entrée en 6ème".

Si on se bat contre quelque chose, il faut le faire avec un minimum de bon sens. Les examens d'entrée en 6ème ont été (malheureusement ?) supprimés dans les années 60 et je ne vois pas comment des évaluations en janvier pourraient servir à sélectionner les élèves (les sélectionner pour les envoyer où ?), alors qu'ils vont tous en 6ème et que les 6ème sont indifférenciées.

Les évaluations, au niveau de la classe (je ne sais pas trop ce qu'ils en font au ministère) servent essentiellement à diagnostiquer les difficultés et à chercher à les résoudre (en langage pédago on appelle ça "remédiation").

Enfin, c'est comme ça que je les utilisais quand j'avais des 6ème.

" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?

Ceci dit, les enseignants consciencieux n'ont pas besoin d'évaluations nationales pour faire ça.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Comment ça? Vous n'êtes pas zoophile, Yann? On m'aurait menti??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Est-ce que je vous demande si vous aimez les flûtes ?
;o)))

Écrit par : yann | 23 janvier 2009

l'évaluation départementale de mi-parcours.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
On évalue donc à tous les échelons ?
Qu'est-ce que c'est que c'est que c'est que c'est que cela, aurait demandé Zavatta, "l'évaluation départementale de mi-parcours" ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

C'est tout nouveau, ça vient de sortir, chez nous du moins, mais je crois que cela sévit dans de très nombreux départements.

A la fin septembre, on nous a refilé deux belles séries de photocopies à faire pour évaluer nos GS et nos CP et pouvoir ainsi construire des progressions qui mettraient toutes les chances du côté de nos bambins dans la construction de leurs apprentissages.

Mes CP étaient un peu inquiets, ils croyaient qu'ils se trompaient parce que c'était trop facile et qu'on ne pouvait pas leur demander ça à eux (compter 3 étoiles et 5 lunes et entourer "là où il y en a le plus", écrire "a", "o", "ri", "to").
Je leur donnais les fiches lorsqu'ils avaient fini leur travail en leur disant : "Tiens, ça tombe bien, j'ai des petits jeux faciles pour vous. Ça va vous occuper en attendant que les copains finissent !"
Les six ont tourné à 100 % de réussite. Ils venaient de faire les évaluations SLECC qui les avaient un peu plus motivés.

Quant à celles des GS, c'était ni fait, ni à faire : soit on les prenait pour des nouveaux-nés de la chose scolaire (colorie en bleu la main du petit garçon qui tient l'arrosoir ; le chien mord le cheval, entoure le bon dessin), soit on leur demandait des "comportements de lecteur-expert" (parmi les suites de signes suivantes, entoure celles qui forment des mots ; écoute les mots suivants, entoure ceux dans lesquels on entend la même chose et barre l'intrus : "cloche, crabe, classe").
J'ai présenté comme des "petits jeux faciles" les exercices trop simples et ai "fait une leçon" avant d'aborder les pages qui, selon moi, ne relevaient pas du programme SLECC de Moyenne Section (apparemment les auteurs de ces évaluations ne savent pas qu'un enfant de GS n'est rien d'autre à la rentrée qu'un "petit" pour lequel Pauline Kergomard préconisait de ne pas le confronter à la lecture-écriture).

Je croyais en être débarrassée et pouvoir continuer mon programme tranquille. Eh bien non, il y a des évaluations de mi-parcours !
Celles des CP sont horriblement simples (dictée de syllabes, copie d'une ligne, additions de nombres inférieurs à 5, écoute de consignes orales) et celles de GS présentent à nouveau les mêmes exercices pour nouveaux-nés, les mêmes repérages de suites de signes qui forment des mots, ce fameux exercice d'écriture spontanée ainsi qu'apparemment un exercice où il doit falloir repérer un titre, un auteur et un illustrateur sur une couverture de livre (ou un truc approchant, je n'ai pas encore les consignes de passation).

Et puis, qui dit "évaluations de mi-parcours" dit automatiquement "évaluation de fin de parcours", ce qui veut dire qu'en juin, on s'y recolle, mes élèves et moi...

Écrit par : catmano | 23 janvier 2009

Je n'ai effectivement jamais vu la FCPE s'intéresser à autre chose qu'au poids des cartables (le serpent de mer de la rentrée) et à la question de la gratuité.

Les voilà maintenant qui envahissent les écoles pour empêcher la passation des évaluations sous prétexte qu'elles "sélectionneraient les élèves avant l'entrée en 6ème".

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Cher Robin,
Vous êtes d'une charmante fraîcheur ; cela fait plus de quarante ans que la FCPE et le défunt SNI "envahissent l'école".
Bien à vous.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Peut-être ce lien a-t-il déjà été donné, je n'ai pas lu tous les messages récemment.

http://www.mezetulle.net/article-26616424.html

À propos du FLE :
J'ai eu des primo-arrivants durant 3 ans, j'assurais 3 heures, sur les 12 qu'ils recevaient en français, et j'ai été consternée par l'ensemble des manuels destinés à ces classes. On abordait conjointement toutes sortes de difficultés (un peu comme cela se fait d'ailleurs aujourd'hui en LV) , rien n'était vraiment vu de façon progressive.
Il faut dire aussi qu'on mêle dans ces classes des élèves de tout âge, et qu'il en arrive régulièrement de nouveaux tout au long de l'année, à qui il faut tout faire recommencer, bref, une classe unique, Babel en plus.

Écrit par : retraitée | 23 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse le septième chapitre de “3001, Odyssée de l'espèce” est paru sur mon site… Avec un peu de retard… Mais c'était pour le plaisir d'écrire “Rémission… Piège à cons”… où je ne parlais pratiquement pas de Christophe Sibille, ni du prochain livre que Brighelli va me proposer d'éditer…

Écrit par : Roger Felts | 23 janvier 2009

Robin a écrit : "Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école".

Pas que le vocabulaire ! Ce sont aussi parfois les élèves qu'on médicalise.

Dans mon lycée, on observe une recrudescence de Projets d'Accueil Individualisé. Ce dispositif a été initialement mis en place pour "accueillir des enfants ou adolescents atteints de troubles de la santé sur un longue période" *.

J'affirme qu'il s'agit, la plupart du temps, d'une médicalisation artificielle de problèmes de niveau auxquels on cherche à trouver des échappatoires artificiels que l'élève paiera cher au final.

Voici un bel exemple : il s'agit d'un élève de seconde de niveau moyen, équilibré, qui ne présente à mon avis aucune pathologie qui réclamerait un tel dispositif ** :

A la rubrique "Difficultés et potentialités du PAI on lit : "Lit sans forcément comprendre. A donc besoin de relecture. Dysorthographie. Difficultés d'attention et de compréhension".

A la rubrique "Aménagements" on lit : "tiers temps ou allègement des contrôles. Ne pas pénaliser à cause de l'orthographe. Le placer devant au milieu".

6 adultes ont signé ça. On croit rêver ! J'affirme qu'un enseignant qui rentre là-dedans contribue à fabriquer un bien curieux "citoyen".

J'ignore, en mon âme et conscience. Cet élève a, comme beaucoup d'autres, simplement besoin d'exigences particulières.

* http://www.education.gouv.fr/bo/2003/34/MENE0300417C.htm

** j'entends ici le cœur pédagol : mais vous n'êtes pas médecin pour en décider ! Je réponds que les Diafoirus qui signent par complaisance ce genre de torchon n'en ont que le nom.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

"Les parents, qui se sont procuré le livret d’évaluation en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman."

j'espère que par la suite son rejeton ne passera pas de concours...

Mort de rire...
Crispé le rire, crispé, toujours crispé.


Vincent

Écrit par : matheutorduinAlaska | 23 janvier 2009

@Catmano écrit :
"apparemment les auteurs de ces évaluations ne savent pas qu'un enfant de GS n'est rien d'autre à la rentrée qu'un "petit" pour lequel Pauline Kergomard préconisait de ne pas le confronter à la lecture-écriture."
Rassurez-vous, ces "auteurs" ne savent rien de Kergomard. Ils sont l'aile marchante de l'ignorance.
Le problème est que Darcos, à la suite de Migeon, Pair, Jospin, Delors et autres Thélot leur donne du grain à moudre avec cette manie des évaluations.
Je vais finir par penser que le ministre actuel est un homme de gauche.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

j'entends ici le cœur pédagol : mais vous n'êtes pas médecin pour en décider ! Je réponds que les Diafoirus qui signent par complaisance ce genre de torchon n'en ont que le nom.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Pas du tout, ce sont des médecins qui ont le coeur à gauche et la tête qui penche du côté d'Adolphe Thiers : "il ne faut pas instruire le pauvre !"

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Tout à fait d'accord...
Mais alors, pourquoi Guillaume dit-il que ce problème était impossible à faire avec une règle de trois?
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009

Je dis simplement que ce n'était pas le bon problème à poser si on introduit la règle de trois dans les programmes. Il aurait été plus judicieux d'en poser pouvant être résolu en utilisant plusieurs techniques.
Mes anciens élèves de CM1 ont été bloqués par le problème des oeufs, cuillerée d'huile, pincée de sel

Avec la règle de 3 j'aurais fait ça:
Farine 250g /6 puis X9 = 375g
Lait 1l /6 puis X9 = 1,5 l
Oeufs 4oe /6 puis X9 = 6 oeufs
Huile 1 cuillérée /6 puis X9 = 1,5 cuillérée à soupe
Sel 2 cuillérées /6 puis X9 = 3 cuillérées à café

Juste ou faux???

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

4 : 6 = 0.66666 x 9 = 5.9999
Voici ce que vous obtenez, cela marche si vous multipliez d'abord et vous divisez ensuite.
Mais on est alors plus ans le produit en croix à mon sens que j'avais abordé avec mes élèves mais je n'ai pas eu encore le temps de revoir cette année. J'ai déjà travaillé en prévision les simplifications de fractions et les critères de divisibilité mais faute de temps (la suppression du samedi n'est pas vraiment un cadeau), la règle de trois n'est pas encore abordée. Vous multipliez d'abord et vous divisez ensuite. Or, dans la règle de trois, vous divisez d'abord, recherche pour un et vous multipliez ensuite.
Or, vous tombiez ici sur des quotients sans fin, à arrondir.
Mes élèves ont donc trouvé des valeurs approximatives.

Écrit par : Guillaume | 23 janvier 2009

La FCPE est devenue compétente en pédagogie ! C'est la nouvelle du jour.
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Mais cela fait longtemps qu'elle s'en occupe dans les collèges! Elle est de toutes les décisions puisque reine dans les CA et nombre de chefs d'établissement raisonnent en termes de: "Non, on ne peut pas faire cela, la FCPE ne sera pas d'accord". Elle est incontournable, en attendant qu'elle ne nous recrute directement avec les chefs d'établissements.
Alors quand les instits et les profs se servent d'elle comme soutien...
Dehors, les parents!

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2009

il y avait des "fiches" qui circulaient sur les profs au Lycée Clémenceau à Montpellier!

Écrit par : joël | 23 janvier 2009

4 : 6 = 0.66666 x 9 = 5.9999
Voici ce que vous obtenez
écrit Guillaume.
Il faut ajouter : sur une calculette. À la main, 4:6, c'est une suite infinie.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

La "médicalisation" est utilisé pour les profs aussi! en route vers le goulag!

Écrit par : joël | 23 janvier 2009

Or, vous tombiez ici sur des quotients sans fin, à arrondir.
Mes élèves ont donc trouvé des valeurs approximatives.

Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009

De toute façon, ça ne va pas changer la face du monde ...
" Perso ", je divise par deux puis multiplie par trois mais, bon, je n'ai pas dix ans et j'ai bien vieilli et me suis bien frottée depuis le CM2 aux réalités du terrain et mon Bac n'a rien à voir avec ma cuisine. Par ailleurs ma grand-mère, entrée en apprentissage à douze ans sans certif, réalisait d'excellentes recettes adaptées au nombre de convives, plats sucrés ou salés, chauds ou froids, et il était bien difficile d'obtenir qu'elle nous livre ses proportions qu'elle faisait au jugé !

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2009

"" Perso ", je divise par deux puis multiplie par trois"
Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2009
Parce que 3x3 =9 !
Dobolino cela fait cinq heures que je l'ai dit !
Vous étiez encore à soigner le setter gordon de RF ou quoi ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Cher Robin,
Vous êtes d'une charmante fraîcheur ; cela fait plus de quarante ans que la FCPE et le défunt SNI "envahissent l'école".
Bien à vous.

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Oui, je sais bien tout ce que l'ambiance délétère dûe à la complaisance compassionnelle laxiste et "puérocentrée" que nous supportons, à la limite du respirable, dans un grand nombre de collèges publics, doit à la FCPE et le liens étroits entre la FCPE et le pédagogisme (c'est Meirieu, inspirateur de la Loi d'orientation de 89 qui a fait entrer les parents à l'école - en l'occurence leur syndicat majoritaire, la FCPE - avec toutes les dérives que nous savons).

Je pensais aux parents qui ont empêché physiquement la passation des épreuves dans certaines écoles.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

De toute façon, ça ne va pas changer la face du monde ...

Ben si...
Dans le cas présent, un seul élève a réussi parce qu'ila senti les choses si je puis dire. Certains élèves, appelez cela bosse des maths ou que sais-je encore trouveront quand même les choses.
Dans le cas de la règle de trois, j'avais appris à mes élèves un raisonnement qui faisait appel à eur réflexion (ils chercher la valeur unitaire puis multiplier par le nombre recherché).
Et tous les élèves doués ou non avaient de sérieuses chances de trouver la solution. Ils avaient suivi un apprentssage et s'en souvenaient l'année suivante.
Je pense encore une fois que les énoncés de cette évaluation ne sont pas innocents et constituent un parfait sabotage des intentions affichées dans les programmes Darcos de primaire.

Tout à fait autre chose.
Quoique.
Jean-Paul Riocreux, ancien inspecteur d'académie, auteur de "l'école en désarroi", sera l'invité de RCF (ondes hertziennes) demain matin samedi 24 janvier à 10h03, émission rediffusée lundi 26 janvier à 18h16.

Écrit par : Guillaume | 23 janvier 2009

Je sais bien que la FCPE est active depuis longtemps. J'ai eu affaire à elle à Montpellier il y a trois ans — et j'ai pris les choses de très haut, pour arrêter tout de suite les récriminations. Mais on peut penser localement que ce sont des excités. Alors qu'en fait, c'est une tactique globale, Sanseverina a raison.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

(c'est Meirieu, inspirateur de la Loi d'orientation de 89 qui a fait entrer les parents à l'école - en l'occurence leur syndicat majoritaire, la FCPE - avec toutes les dérives que nous savons).


Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Ben non.
D'abord Meirieu n'est pas l'inspirateur de la loi de 89. Plutôt Legrand. Et puis les parents d'élèves ont dû faire leur entrée dans les établissements en 1975, avec Haby.
Enfin, le type qui a mis le bordel, c'est Edgar Faure, dès 1969, avec l'institution des Conseils d'établissement devenus depuis Conseils d'administration ; ce qui a de quoi faire rigoler, parce qu'en dehors du sentiment d'importance que cela donne aux uns et aux autres d'appartenir au CA, il n' y a pas gros à râcler comme jetons de présence.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009

Il est vrai que j'avais commencé par simplifier en remplaçant tout de suite le 6 par2 et le 9 par 3...

Je comprends votre démarche d'apprentissage pour vos gamins et je comprends pourquoi vous vous insurgez ...

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Tout se réduit à unpur rapport de force. C'est pourquoi je referai la grève le 29 janvier (jour de mon anniversaire).

Je viens de recevoir la simulation du montant de ma retraite si je la prends le 29 janvier 2010, comme j'en ai le droit (j'aurai 60 ans) : 996 euros par mois pour 20 ans, 4 mois et 28 jours de services si je la prends le 29 janvier 2010 et à 1033 euros si je la prends à la fin de l'année scolaire.

Je n'ai pas reçu la simulation pour les services antérieurs dans le privé (1 an de journalisme et à peu près 6 ans en tant que MA dans le privé sous contrat). Je pense que ça fera à peu près 500 euros.

Je risque donc de perdre environ 500 euros par rapport à mon salaire actuel.

(Je suis certifié au 10 ème échelon, titulaire d'une maîtrise d'enseignement)

Il faudra donc que je tienne quelques années de plus, coûte que coûte.

C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau....

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

"462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."

Allez dites le : ça vous manque !

Écrit par : dugong | 23 janvier 2009

Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau....

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Ne chantez pas trop vite victoire, Maminou. Lundi, c'est la Nouvelle Lune !

Écrit par : catmano | 23 janvier 2009

Quand à mes conditions de travail (deux heures de transport par jour, nomination sur deux établissements et deux heures supp. obligatoires), deux 4ème à 28...C'est tout à fait exceptionnel (dixit Darcos). Je sais qu'il y a pire, je connais quelqu'un qui remplace, en tant que TZR, une collègue en dépression sur trois collèges dont deux ZEP. RELATIVISONS ! ;-((

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Vous faites très bien de la dire !
Avec toute mon amitié.
GM

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est vrai! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

"Aimer les enfants" ! Ça, c'est l'excuse suprême — et, en même temps, une vacherie bien-pensante : comme si nous les détestions pas, les enfants ! Et ça évite de se demander si le problème, c'est bien l'amour — ou l'instruction. Notre manière à nous de les aimer, c'est de leur coller des devoirs et des leçons. Et des prises de notes. Et du par-cœur.
Par cœur ! Comme son nom l'indique ! Alors, qui les "aime" le mieux ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009

Excellent bouquin que je lis actuellement:
http://www.evene.fr/livres/livre/claude-halmos-pourquoi-l-amour-ne-suffit-pas-18818.php

Evidemment, comme c'est écrit par une psychanalyste, la plupart d'entre les intervenants le jugeront nul et non avenu ... mais, ici, il y a certainement des lecteurs silencieux et, si ça peut vous rassurer sur vos problèmes d'obédience, je suis absolument certaine que Catmano, quand je le lui prêterai, n'y trouvera guère mot à redire.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2009

Maminou, vous êtes une conne…

C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Écrit par : Oiseau-Lyre | 23 janvier 2009

C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Vous faites très bien de la dire !
Avec toute mon amitié.
GM

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Merci Guy. Je n'ai pas écrit cela pour me plaindre, mais en guise de témoignage. Le lecteur assidu ou occasionnel en pensera ce qu'il voudra. Certains, peut-être que c'est normal. Je m'en fiche. Je l'ai dit !

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est vrai ! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Vous êtes tous des (censuré) ;O))

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Vous faites très bien de la dire !
Avec toute mon amitié.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
J'ai envie d'ajouter que la réalité de la condition enseignante pour les collègues qui entreront dans la carrière, après master et je ne sais quoi, à 25 ans ou plus, ce sera la retraite, quarante deux-ans plus tard, à 67 ans.
Faut qu'ils commencent dès aujourd'hui à ne bouffer que des yaourts, à ne boire que du Vittel, à baiser modérément (pardon Maminou pour la grossièreté !), à faire un footing tous les matins avant leurs cours - et à mettre un cierge pour l'autre Heimer, en dépit de tout cela, ne les rattrape pas.
Mais c'est vrai que pour une prime d'installation de 1 500 euros, on peut se lancer dans la carrière.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est vrai! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

c'est peut être parce que c.sibille semble avoir un emploi du temps plus chargé à l'iufm ;-)

Écrit par : lulu | 23 janvier 2009

Ben non.
D'abord Meirieu n'est pas l'inspirateur de la loi de 89. Plutôt Legrand. Et puis les parents d'élèves ont dû faire leur entrée dans les établissements en 1975, avec Haby.
Enfin, le type qui a mis le bordel, c'est Edgar Faure, dès 1969, avec l'institution des Conseils d'établissement devenus depuis Conseils d'administration ; ce qui a de quoi faire rigoler, parce qu'en dehors du sentiment d'importance que cela donne aux uns et aux autres d'appartenir au CA, il n' y a pas gros à râcler comme jetons de présence.

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Je ne connais pas en détail tous les embranchements de la généalogie du merdier dans lequel nous sommes. Merci de les rappeler : Haby, Edgar, Legrand, donc. Il me semblait pourtant que l'idée de "l'élève au centre du système" (les savoirs au feu) de la Loi d'orientation de 89 venait de Meirieu.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Evidemment, comme c'est écrit par une psychanalyste, la plupart d'entre les intervenants le jugeront nul et non avenu ... mais, ici, il y a certainement des lecteurs silencieux et, si ça peut vous rassurer sur vos problèmes d'obédience, je suis absolument certaine que Catmano, quand je le lui prêterai, n'y trouvera guère mot à redire.
Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2009
Sur des lieux-communs de psychanalyste, il n'y a pas grand chose à redire.
Tiens, Bongo brait dans son pré. Savez-vous que l'animal m'a fait une fugue avant-hier et m'a obligé à courir à ses trousses pendant trois heures d'affilée. "Pas un gosse ne m'aurait fait faire cela" (Saint -Ex. vous avez reconnu bien sûr.)

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Moi, j'aime bien les enfants, surtout quand ils pleurent parce qu'on les emmène se coucher. ;O))

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

evals passées, sans triches, traitées sur l'ordi et envoyé à l'ien.

le resultat:

Nouvelles du front:

"J'ai 43% des élèves entre 50 et 66 % de réussite et 57 % à + de 66 % de réussite! c'est pas la classe ça pour des évals inadaptées bla bla bla??!!
évidemment personne à moins de 33%

Qui est ce qui se moquait de moi et de ma trop grande assurance, surtout vu mon peu d'ancienneté ?
Comme quoi je les connais pas si mal que ça mes élèves..
et encore 2 absentes dont ma 1ere de la classe.3

Écrit par : c.cuit | 23 janvier 2009

"Ce que j'ai fait aucune bête ne l'aurait fait !" (Guillaumet)

Le vendredi 13 juin 1930, en traversant les Andes pour la 92e fois pour l’Aéropostale, il s’écrase avec son Potez 25 à la Laguna Diamante à cause du mauvais temps. Il marche pendant cinq jours et quatre nuits, passant trois cols. Il manque plusieurs fois d’abandonner mais persiste en pensant à ses camarades[1] et à sa femme Noëlle[2]. Il atteint un village au bout d'une semaine. L’exploit que les habitants des vallées résument parfaitement : « Es imposible », construit la légende de cet homme discret au milieu des stars de l’Aéropostale.

À Antoine de Saint-Exupéry, venu le rechercher, il déclare : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait »[3].

Modèle des pilotes de ligne, Henri Guillaumet franchira 193 fois la Cordillère des Andes et fera 12 traversées d'études de l'Atlantique Nord entre 1938 et 1939.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Guy Morel, vous êtes un héros !

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

...Et mes amitiés fraternelles à Bongo !

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Je ne connais pas en détail tous les embranchements de la généalogie du merdier dans lequel nous sommes. Merci de les rappeler : Haby, Edgar, Legrand, donc. Il me semblait pourtant que l'idée de "l'élève au centre du système" (les savoirs au feu) de la Loi d'orientation de 89 venait de Meirieu.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
J'ignore qui a inventé cette belle expression. Migeon sans doute, qui devait plus tard périr en mer au large du Mexique alors qu'il naviguait en compagnie d'un truand lyonnais notoire.
Pascal Dupré a mis cette après-midi ce qu'il convenait de mettre comme épitaphe pour le personnage.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Guy Morel, vous êtes un héros !
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Et comment !
Yes we can ! C'est ce que j'ai crié quand j'ai réussi à passer le harnais à cette saleté d'âne.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Archive de concours de PE façon Jospin et Migeon.
CNDP : Château-Neuf-Du-Pape ?
Attention c'est du brutal !!
http://crdp.ac-reims.fr/concours/1996/ENSEIG/PROFEC/EP/SPC4.pdf

Écrit par : Philippe | 23 janvier 2009

Archive de concours de PE façon Jospin et Migeon.
CNDP : Château-Neuf-Du-Pape ?
Attention c'est du brutal !!
http://crdp.ac-reims.fr/concours/1996/ENSEIG/PROFEC/EP/SPC4.pdf
Ecrit par : Philippe | 23 janvier 2009

Je l'avais évidemment. Mais pas le lien. Merci.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Yes we can ! C'est ce que j'ai crié quand j'ai réussi à passer le harnais à cette saleté d'âne.

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

... et Bongo a compris Yes hi han ?

Écrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009

... et Bongo a compris Yes hi han ?
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
Non. Il a compris qu'on rentrait à la maison et que son foin lui manquait, qu'il avait soif et tout et tout.
Je lui apprends l'english par la méthode FLE dès demain. Bandera peut-être moins ( pardon Maminou !) pour les ânesses du coin.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

L'école traditionelle n'a engendré que des mathématiciens, des écrivains, des poètes, des historiens, des ingénieurs, des médecins, des ouvriers, des techniciens, des agriculteurs... étriqués et sans imagination.

Mais les gamins géniaux et épanouis de l'école nouvelle façon Jospin-Migeot sont l'avenir radieux du genre humain.

J'suis reçu ? ;-)

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Oui, mais pour un salaire de misère et 42 ans de service. Z'êtes content ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

à l'instant : réduction de peine de 13 à 10 ans par la Cours d'Assises pour l'agresseur d'une collègue!

Écrit par : joël | 23 janvier 2009

J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Oui, mais pour un salaire de misère et 42 ans de service. Z'êtes content ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Hi, han ! ;O))

Écrit par : Robin | 23 janvier 2009

Je lui apprends l'english par la méthode FLE dès demain.
Ecrit par Guy Morel

Mais c'est à la limite de la maltraitance !!! Il y a des lois dans ce pays !!!
Bon, enfin, c'est quand même mieux que de lui lire l'intégralité du rapport Migeon ou les oeuvres complètes de Jean Foucambert.

Écrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009

J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Oui, mais pour un salaire de misère et 42 ans de service. Z'êtes content ?

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Hi, han ! ;O))
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Halte-là ! Prenez pas Bongo pour un prof !

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

J'suis reçu ? ;-)

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009

Le fond y est, mais il manque l'enrobage. Quelques termes bien choisis auraient montré votre science de l'éducation. Nous sommes des professionnels, que diable !
Vous avez, de plus, oublié de souligner combien ces gamins géniaux et épanouis possédaient mieux que leurs prédécesseurs, étriqués et sans imagination, les savoirs dont ils étaient les propres bâtisseurs et ceci sans aucune échelle de valeur discriminante pour quelque culture que ce soit.

Écrit par : catmano | 23 janvier 2009

Vous avez, de plus, oublié de souligner combien ces gamins géniaux et épanouis possédaient mieux que leurs prédécesseurs, étriqués et sans imagination, les savoirs dont ils étaient les propres bâtisseurs et ceci sans aucune échelle de valeur discriminante pour quelque culture que ce soit.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
Vous faites ici le portrait de quelques grands personnages. Méfiez-vous qu'ils vous en veuillent.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Jeremy a écrit : "C'est complètement con", "idiote"
Jeremy, votre wishfull thinking vous égare.

Si, si, ce que Virginie a dit est complètement con. Il faut dire les choses comme elles sont, enfin.
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009

Salut Jeremyquiatoucomprietquis'énervequanmême,

Décodeur : Je ne demande pas aux enseignants de s’occuper de l’absentéisme, ils font régulièrement savoir qu’ils ne sont pas là pour ça et j’ACQUIESCE… Je faisais remarquer que la proposition de Darcos était “JUDICIEUSE”. Il a supprimé d’un côté pour faire bosser de l’autre…
Je pense même qu’il faut aller plus loin et créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement afin de répondre à la prise en charge des enfants en difficulté. Cela ne relève en effet pas de l’enseignement, mais de l’éducation : absentéisme, dialogue avec les familles, soutien scolaire (par le volontariat des enseignants contre rémunération plutôt que des cours particuliers au noir).
Et lorsque je dis : “Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base”. J’insiste sur formation « de base » et le thème abordé par Guillaume me conforte...
Et une nouvelle fois, au sujet des évaluations, je ne comprends pas pourquoi il y a toujours cette réticence systématique. Un test d’évaluation est une image figée à un instant précis. Juste un test de niveau égal pour des élèves qui ont un programme identique depuis plusieurs années. Rien à voir avec un concours… Je serai plutôt curieuse de voir la photo une fois développée… Forcément il y aurait des disparités mais cela pourrait permettre d’ajuster les moyens… au bénéfice des élèves. Les enseignants ont-ils tellement peur que « leur niveau d’enseignement » soit également évalué ? Virginie

Écrit par : Virginie | 23 janvier 2009

Dans les commentaires de mon avant-dernière note "RÉMISSION… PIÈGE À CONS" j'ai reçu ce courrier de DELPHINE. Comme il parle de "BONNET D'ÂNE”, J'AI PENSÉ QU'IL INTÉRESSERAIT SES NOMBREUX LECTEURS :

"Je viens lire de temps en temps ce que vous écrivez.
Ce n’est pas simple de laisser un mot .
Je suivais régulièrement auparavant, bonnêt d’âne, parce que je croyais comme des personnes sincères de reconstruire l’école que j’ai cotoyé , que Brighelli pouvait défendre la cause de l’école publique , comme je l’ai défendu au sein d’un collectif attac pendant 5 ans , depuis 2000, avec la sensibilité d’une ancienne élève qui doit beaucoup à l’école de la république, avant les réformes de 80 % d’une classe d’âge avec le bac et l’élève au centre du système (de destruction de l’école républicaine …) . Chose étonnante pour une personne avec le coeur à gauche, j’ai partagé la position de M. Lafforgue, dont le coeur est à droite , que j’ai vu honteusement conspué par des militants d’utopia ,alors qu’ils leur rappelait qu’initialement l’instruction et l’exigence scolaire étaient des valeurs républicaines de gauche, qu’ils se devaient de défendre pour ne pas laisser le determinant social et la politique du libéralisme économique décider du devenir des jeunes générations quand l’école décide de ne plus instruire l’esprit et éclairer la conscience, lorsque l’ascenceur social est en panne , les caisses de l’Etat avares de donner des heures de cours de langue française en quantité suffisante.

Combien bonnet d’âne m’est apparu aussi en 2007 le repaire d’enseignants sourds et hermétiques pour nombre d’entre eux , moi qui ne suis pas de leur monde, mais travailleuse manuelle avec une tête pas trop mal construite pour avoir été capable d’analyser ce qui se détruisait inexorablement des valeurs républicaines de gauche lorsque ceux qui s’en prévalaient , au pouvoir , en piétinaient les fondements . Et combien la fourberie de son auteur m’est apparue , lorsqu’il fit part du soutien possible à une politique de droite qui aujourd”hui enfonce le clou des destructions programmées des institutions de la république .
Mais comment expliquer à ces enseignants qu’ils se sont trompés, qu’ils furent trompés par l’illusion d’un verbiage élaboré , alors qu’on n’a pas en maîtrise soi même la culture qui ouvre les portes de la reconnaissance. J’ai donc abandonné depuis ce site qui entraine dans l’erreur trop de personnes qui voulaient sauver les nouvelles générations des expérimentations pédagogistes. La haine et le mépris de personnes dans l’erreur , ne construisent rien, quand la démonstration de ce qui marche, le peut, pour convaincre .

Je regrette sincèrement ce que certains aient eu à vous dire; comme quoi se prévaloir de culture ne détermine en rien de la capacité de rester un “ordinary descent man” .

Je fais un souhait simple. Reconstruire une collectivité d”hommes et de femmes ne restant pas isolés, mais s’associant , dans le partage de connaissances fondamentales pour trouver des moyens efficaces de lutter contre la destructions d’institutions garantes de démocratie et de valeurs humanistes . Ce serait partager les connaissances du droit et de la culture , en premier lieu , pour faire pression sur les représentants qui nous gouvernent. Je ne vois que cela. Des associations d’hommes et de femmes s’appropriant les outils du droit pour un jour construire de nouvelles lois, conformes à des valeurs humanistes , garantes des libertés publiques et individuelles.
Le reste me semble inutile. Même le front de gauche qui s’organise me semble manquer sa cible, car sans contenu autre que propagandiste, on ne se donne pas les moyens de changer le cours des évènements, ni ne donne des outils aux citoyens pour se battre intellectuellement contre l’arbitraire d’un système dont les lois se font dans ce sens .

C’était juste pour vous donner raison . Bonnet d’âne est un lieu vain pour ceux qui veulent garder leur convictions intègres de toute stratégies personnelles . Brighelli s’est trompé. Il ne peut rien fédérer ni rassembler sur la base de l’arbitraire de ses vues. "

Écrit par : Roger Felts | 23 janvier 2009

Et une nouvelle fois, au sujet des évaluations, je ne comprends pas pourquoi il y a toujours cette réticence systématique. Un test d’évaluation est une image figée à un instant précis.
Ecrit par : Virginie | 23 janvier 2009

L'instant "T", n'est-ce pas ?
C'est par l'instant "T" que Thelot aura réussi à remplacer le point "G".
Et puis on "ajustera les moyens".
Vous êtes dans quel clan socialiste ? Jospin, Migeon, Delors, Pair ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

@ JPB
"C’était juste pour vous donner raison . Bonnet d’âne est un lieu vain pour ceux qui veulent garder leur convictions intègres de toute stratégies personnelles . Brighelli s’est trompé. Il ne peut rien fédérer ni rassembler sur la base de l’arbitraire de ses vues. "
Ecrit par : Roger Felts | 23 janvier 2009"

Ben mon vieux, tu en prends plein ton sac. Et tous ceux qui fréquentent ton blog avec toi.
On va continuer quand même.

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Maminou, vous êtes une conne…

C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

Ecrit par : Oiseau-Lyre | 23 janvier 2009

Si vous pouviez savoir à quel point c'est vrai, vous seriez encore plus satisfait de votre trouvaille.
Je suis une cruche, je suis une cloche, seule Catmano sait pourquoi ....

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2009

" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?"
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009

Etant donné le nombre de décisions prises par des bras cassés, tout s'explique.

Écrit par : Jérémy | 23 janvier 2009

"souligner combien ces gamins géniaux et épanouis possédaient mieux que leurs prédécesseurs, étriqués et sans imagination, les savoirs dont ils étaient les propres bâtisseurs et ceci sans aucune échelle de valeur discriminante pour quelque culture que ce soit."

Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009

Elève Catmano, vous venez au moins de valider le niveau A3 du cadre européen de référence pour la maîtrise des langues étrangères, option Pédagol Langue 1*.
Avec les félicitations du Conseil Pédagogique.

*Nous regrettons de ne pouvoir vous accorder une mention, celles-ci ayant été supprimées au titre de l'éradication des gratifications non pertinentes héritées de l'ordre scolaire inégalitaire et bourgeois du XIXème siècle. Amen.

Écrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009

Avant d'aller me coucher, j'accomplis mon devoir de mémoire :
quand l'État français, si prompt par ailleurs à la repentance, reconnaîtra-t-il que le jeune mathématicien Audin a été liquidé par des brutes de son armée ?
Bonne nuit à tous.
GM

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009


Etant donné le nombre de décisions prises par des bras
cassés, tout s'explique."

Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009

Excellent !

Écrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009

"Décodeur : Je ne demande pas aux enseignants de s’occuper de l’absentéisme, ils font régulièrement savoir qu’ils ne sont pas là pour ça et j’ACQUIESCE…"
Ca marche mieux avec le décodeur.

"Je faisais remarquer que la proposition de Darcos était “JUDICIEUSE”. Il a supprimé d’un côté pour faire bosser de l’autre…"
Etait-il impossible de supprimer ailleurs que dans les postes d'enseignants ? J'ai fait la liste de dix niches qui donnent lieu à des dépenses coûteuses et inutiles, ça aurait bien payé les 5000 emplois aidés. Dernières niches en date : savez-vous que certains départements vont dépenser 40 millions d'euros sur trois ans pour équiper tous les enfants de 10 à 14 ans d'ordinateurs portables ? Ou que des régions payent les étudiants qui vont à l'IUFM, pour une dépense cumulée de 5 milions d'euros, et leur donnent également un pc portable ? On n'aurait pas pu rendre de l'argent là, par exemple ?

"Je pense même qu’il faut créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement. Cela ne relève pas de l’enseignement, mais de l’éducation : absentéisme, dialogue avec les familles, soutien scolaire (par le volontariat des enseignants contre rémunération)."
L'absenteisme et le dialogue avec les familles étaient traités autrefois par les surveillants généraux et les surveillants. Il suffirait de rétablir des postes de surveillants généraux et de surveillants, au lieu d'avoir dans chaque établissement un ou deux "C.P.E." présents A MI-TEMPS dans l'établissement (car ils passent la moitié de leur temps la nuit à être responsables d'internat) ! Le soutien scolaire, ça ne sert à rien si l'enseignement de base n'est pas organié correctement. Ca fait beau et propre sur le papier, mais il y en a déjà des heures et des heures, pourquoi vouloir toujours en rajouter ?

Écrit par : Jérémy | 23 janvier 2009

Avant d'aller me coucher, j'accomplis mon devoir de mémoire :
quand l'État français, si prompt par ailleurs à la repentance, reconnaîtra-t-il que le jeune mathématicien Audin a été liquidé par des brutes de son armée ?
Bonne nuit à tous.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Un sursaut avant le sommeil : j'ai cru voir passer dans une dépêche d'agence que les ministres européens de l'éducation entreprenaient de "prévenir" les crimes conte l'humaniité.
Comment qualifier l'assassinat d'Audin puisqu'il n'y avait pas de guerre en Algérie ? De crime crapuleux ? Ou d'acte terroriste ?

Écrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

4 : 6 = 0.66666 x 9 = 5.9999
Voici ce que vous obtenez
écrit Guillaume.
Il faut ajouter : sur une calculette. À la main, 4:6, c'est une suite infinie.

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
---------
Il faut montrer aux élèves que l'ordre des opérations ne change rien au résultat.
De la sorte, diviser 4 par 6 puis multiplier le résultat par 9 équivaut à multiplier 4 par 9 puis à diviser le résultat par 6. Les calculatrices ont des possibilités inférieures à celles de l'esprit humain. Elles calculent plus vite que nous mais n'ont pas notre intelligence.
Un jour j'ai écrit au tableau (devant une classe de terminale technologique, STI) : 4/7 = 0,571428571428571428, et j'ai dit :"Messieurs, ce que je viens de faire, aucune de vos calculatrices coûteuses ne peut le faire." Il y a dans mon résultat plus de décimales que n'en peut donner une calculatrice. Ces machines utilisent les logarithmes pour faire les divisions mais n'ont pas une infinité de décimales dans leurs mémoires. Tandis que nous, les humains, pouvons continuer la division de 4 par 7 indéfiniment.
J'ai - bien entendu - calculé les décimales mentalement (et silencieusement). C'est facile. 5 fois 7 = 35, ôté de 40, reste 5 ; 7 fois 7 = 49 ôté de 50 reste 1 ; 1 fois 7 = 7 ôté de 10 reste 3 ; 4 fois 7 = 28 ôté de 30, reste 2 ; 2 fois 7 = 14 ôté de 20 = 6 ; 8 fois 7 = 56 ôté de 60, reste 4 ; à partir d'ici tout recommence comme au début. j'ai donc recopié à toute vitesse les décimales précédentes. Il y en a un qui a fini par comprendre, au bout d'un certain temps...
Ils ne sont donc pas tous c... !

Écrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009


Etant donné le nombre de décisions prises par des bras
cassés, tout s'explique."

Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009

Excellent !

Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009

Je dirais même plus : excellent ! Et c'est bien là le problème : la fracture entre ces bras cassés et les gens de terrain, les premiers méprisant les seconds, d'autant plus qu'ils se croient utiles et incontournables.

Écrit par : Magister | 24 janvier 2009

@Francis Penin
écrit : "Il faut montrer aux élèves que l'ordre des opérations ne change rien au résultat.
De la sorte, diviser 4 par 6 puis multiplier le résultat par 9 équivaut à multiplier 4 par 9 puis à diviser le résultat par 6. Les calculatrices ont des possibilités inférieures à celles de l'esprit humain. Elles calculent plus vite que nous mais n'ont pas notre intelligence."
Bien d'accord. Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite.

Écrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009

@ à Guy Morel déjà endormi :

NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne… C'est à dire en cherchant d'abord la valeur de l'unité. D'une manière générale, c'est par la division qu'on y arrive.

Écrit par : Psika Nalist | 24 janvier 2009

En tout cas, un peu de poésie, un peu de musique classique pour l'investiture. C'est mieux que le bling-bling frime et bas de gamme de notre président accroché à son Johnny et autres nullités nationales.

Ecrit par : Sanseverina | 20 janvier 2009

Eh oui, il y a ceux qui ont Springsteen, et ceux qui ont Mireille Mathieu...
A propos, je rêve, ou Obama a fait mention de la dignité qu'il y a à travailler moins pour que tous travaillent ?

Écrit par : Frédéric béant | 24 janvier 2009

"Marrant de voir le SNALC râler contre les points de convergence! Il a signé avec le SNES les points en question il y a peu, n'est-ce pas? Mais eux, au SNALC, ce n'était pas le même genre de signature. Non, c'était une signature, mais pas une vraie. C'était une signature pour mieux pouvoir parler, mon enfant.
Alors maintenant, il parle, il parle et s'insurge contre des propositions qu'il a approuvées il y a quelques mois. Et il explique cela comment à ses militants?"

Pas pour "mieux" pouvoir parler : pour pouvoir parler. xD invente le dialogue avec laisser-passer.

Écrit par : Frédéric béant | 24 janvier 2009

Sur le blog de Richard Ducoin du 5eme et du 6eme, on lit :

"Le blog de Richard Descoings est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."

Ah, voilà l'homme qu'il nous faut. Quelle plume ! Quelle prescience !

"Le système éducatif français est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."

"Le collège unique est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."

"Votre professeur T.Z.R., affecté sur deux établissements et en proie à une grave dépression suite à des jets de boules puantes, est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."

Écrit par : Jérémy | 24 janvier 2009

En cherchant autre chose, je tombe sur une biographie de Guy Birenbaum * où on lit :

"Guy Birenbaum a pour compagne Géraldine Cayzac, consultante en communication chez Euro RSCG. Selon le Who's Who il collectionne les montres anciennes et est membre du Tennis Club de Deauville."

qu'est ce qu'ils ont tous en ce moment à gauche (?) à collectionner les montres anciennes ?

La crainte de louper un rendez-vous, déjà passé, avec l'Histoire ?

* http://www.republique-des-lettres.fr/10595-guy-birenbaum.php

Écrit par : dugong | 24 janvier 2009

Virginie, la décision de Darcos sur les 5000 agents recrutés (en toute complicité avec Fadela Amara : on voudrait ressusciter les "emplois-jeunes" qu'on ne s'y prendrait pas autrement : en vérité, ils sentent l'émeute gronder — et on sait ce qu'étaient souvent, dans les banlieues, lesdits emplois-jeunes) n'est pas scandaleuse en soi : le problème, comme ont tenté de le dire Jérémy et Morel, c'est que très bientôt, il n'y aura plus dans l'Education que des emplois périphériques : l'Ecole, un cercle dont la circonférence est partout, et le centre (l'enseignant) nulle part.
JPB
PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2009

"NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne…"

Tout à fait, c'est du moins ce que j'avais compris d'après les dires d'un certain...Michel Delord.

"Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite."

On peut aborder cette technique dans un second temps lorsque la première façon de faire est déjà bien maîtrisée. Ce n'est plus alors du raisonnement mais une technique de calcul.

Écrit par : Guillaume | 24 janvier 2009

Apparemment, il pourra sortir dans deux ans (aménagement de peine,etc.). La FCPE doit être contente :

Peine réduite pour l’agresseur de Karen Montet-Toutain
France Info - Hier, 22:09

*
*
*


Le lycéen qui avait poignardé en plein cours son enseignante, Karen Montet-Toutain, le 16 décembre 2005 à Etampes dans l’Essonne a vu ce soir sa peine réduite de 13 à 10 ans de réclusion criminelle. La cour d’assises de Paris a considéré qu’il n’avait pas prémédité son acte.


"J’étais pas quelqu’un de mauvais et j’ai fait quelque chose d’abominable. (...) Je vous demande pardon". C’est sur ces excuses de Kevani Wansale, que ce sont achevés les débats un peu plus tôt dans la journée, avant que la cour ne se retire pour délibérer. "Je sais que la prison je la mérite amplement", mais "treize ans, j’ai trouvé que c’était extrêmement sévère", alors "je suis venu en appel", a dit l’accusé.

Durant les quatre jours d’audience, l’avocat du jeune homme, sa famille, ses amis, et jusqu’aux experts psychologues, ont mis en avant les souffrances vécues par le garçon depuis l’arrivée en France de sa mère, alors enceinte de lui, et de ses trois frères et soeurs, originaires de la République démocratique du Congo. "S’il n’y a pas les souffrances, il n’y a pas l’acte", a argué Me Damien Brossier, au cours de sa plaidoirie."Ce que je demande, c’est que l’équilibre des forces soit rétabli", vis-à-vis de ce "gosse pétri de bonne volonté, qui était en souffrance", de ce "gamin dont les douleurs sont la cause même de l’acte fou qu’il a commis".

Une version combattue par l’avocat général François-Louis Coste, pour lequel l’accusé a été animé "d’une intention proprement homicide", "tout à fait préméditée". Finalement les jurés ont suivi les arguments de la défense.

Écrit par : Manu | 24 janvier 2009

« “ordinary descent man” »
Felts

« Descent » ? Diable !
« Decent ».

Écrit par : Tailleboudin | 24 janvier 2009

" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009

Pas étonnant, faites une petite recherche sur les CORIDYS, les "services référents" hospitaliers où l'on soigne les enfants "dyslexiques" : les pédopsychiatres n'ont pas évolué depuis....Foucambert ! Les orthophonistes rééduquent les malheureux enfants qui sont confiés à ces "grands chercheurs" avec les méthodes qui les ont rendu dyslexiques. Personne ne s'interroge jamais sur les raisons de cette pseudo-dyslexie.
Leurs prébendes de maîtres de recherches au CNRS ou à l'INSERM fondraient comme neige au soleil, si l'école primaire apprenait à lire aux enfants, comme elle l'a fait pendant des siècles.

Cherchez qui sont Jean-Emile Gombert, auteur de Crocolivre, tant aimé de Goigoux, et qui participe dans toute la France à des conférences APEDYS, Franck Ramus, qui marche la main dans la main avec Charmeux et Goigoux, Catherine Billard, qui a reçu un énorme prix de l'Institut de France, Michel Fayol, etc.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 janvier 2009

"Je pense même qu’il faut aller plus loin et créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement"

Ecrit par : Virginie | 23 janvier 2009

Oui. Cela pourrait s'appeler: "des familles qui éduquent vraiment", par exemple, afin que les enseignants puissent enseigner.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

Ben mon vieux, tu en prends plein ton sac. Et tous ceux qui fréquentent ton blog avec toi.
On va continuer quand même.

Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009

Plus borné tu meurs !

C'est comme le pédagogisme: c'est nul, ça ne marche pas... alors continuons ! HA ! HA ! HA !

Écrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

"Guy Birenbaum a pour compagne Géraldine Cayzac, consultante en communication chez Euro RSCG. Selon le Who's Who il collectionne les montres anciennes et est membre du Tennis Club de Deauville."


Y'a pas à dire, la Gauche ne manque pas de "personnalités".

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

C'est vrai! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009

c'est peut être parce que c.sibille semble avoir un emploi du temps plus chargé à l'iufm ;-)"

Ecrit par : lulu | 23 janvier 2009

Pas de bol, j'ai un peu plus soufflé cette semaine! ;-)
Mais vous avez raison, quand je suis moins présent ici, il y a moins d'insultes.
Surtout que Toto a l'air, lui, assez pris ailleurs, que Roger Felts a décidé de me lâcher, et que Guillaume préfère (enfin) parler d'enseignement plutôt qu'agonir un prof d'IUFM.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

Ah, oui, nous sommes samedi, et il est 9h38. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

qu'est ce qu'ils ont tous en ce moment à gauche (?) à collectionner les montres anciennes ?

La crainte de louper un rendez-vous, déjà passé, avec
l'Histoire ?

Ils ne peuvent tout de même pas collectionner les Rolleix. N'oubliez pas qu'ils sont dans l'opposition.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Un sursaut avant le sommeil : j'ai cru voir passer dans une dépêche d'agence que les ministres européens de l'éducation entreprenaient de "prévenir" les crimes conte l'humaniité.

Ils vont se réunir à Munich ?

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Si vous pouviez savoir à quel point c'est vrai, vous seriez encore plus satisfait de votre trouvaille.
Je suis une cruche, je suis une cloche, seule Catmano sait pourquoi ....

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009

Non, Maminou, vous êtes une adorable colombe.

C'est-y pas un nom d'oiseau ça ?

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Excellent Jérémy le coup de la "maintenance temporaire" !

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).

Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009

Demandez-vous plutôt pourquoi les critiques qui vous sont destinées arrivent sur son blog. Pensez à la manière dont elles sont accueillies ici, et vous allez comprendre ! Il faut voir ça comme une défaite, donc, pas la peine de pavoiser.

Quant à votre remarque sur la santé de Felts, elle est ignoble, une fois de plus, et elle ne vous honore pas !

Écrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Quand à mes conditions de travail (deux heures de transport par jour, nomination sur deux établissements et deux heures supp. obligatoires), deux 4ème à 28...C'est tout à fait exceptionnel (dixit Darcos). Je sais qu'il y a pire, je connais quelqu'un qui remplace, en tant que TZR, une collègue en dépression sur trois collèges dont deux ZEP. RELATIVISONS ! ;-((

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009

QUANT (avec un T !) A

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Suite à une intense activité diplomatique, l'Onu vient de pondre une résolution contraignate imposant que les Kerguelen soient "Terre indemne de Pédagogistes".

Où va-t-on les mettre ?

A Guantanamo désaffectée ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2009

@Francis Penin

Mes amitiés à vous aussi Francis ! Excusez-moi, je n'avais pas vu votre message !

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

“… le problème, comme ont tenté de le dire Jérémy et Morel, c'est que très bientôt, il n'y aura plus dans l'Education que des emplois périphériques…”

Mais alors…
si : un enseignant n'est pas un éducateur social….. Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
si : on voudrait aujourd'hui lui faire jouer tous les rôles et lui faire porter le poids de toutes les faillites sociétales… Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
si : … puisqu'il vous paraît "moderne" de tout faire à l'envers, voudriez-vous réellement que je vienne torcher vos gamins pendant que vous leur ferez cours ?
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
si : Le soutien scolaire, ça ne sert à rien si l'enseignement de base n'est pas organié correctement. Ca fait beau et propre sur le papier, mais il y en a déjà des heures et des heures, pourquoi vouloir toujours en rajouter ? Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
si : il ne faut pas évaluer l’ampleur de la tâche (Virgine)

La seule réponse de Robin, Jéremy, Chevreuil et Magister est la suivante :
Dixit : " diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?

Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009 


Dixit : Etant donné le nombre de décisions prises par des bras 
cassés, tout s'explique."

Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
Dixit : Excellent !

Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009 

Dixit : Je dirais même plus : excellent ! Et c'est bien là le problème : la fracture entre ces bras cassés et les gens de terrain, les premiers méprisant les seconds, d'autant plus qu'ils se croient utiles et incontournables. Ecrit par : Magister | 24 janvier 2009

Alors c’est sans votre « mépris » qu’une fois de plus nous allons alors devoir progresser par “l’inutile incontournable” dès le 29 janvier…. A vos pancartes, sortez le refrain habituel... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite c'est le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance....
Et tout reprendra sa place, dans le meilleur des mondes…

Quelle désespérance !

Virgine

Écrit par : Virginie | 24 janvier 2009

"Généalogie du merdier", Robin, cela ferait un titre magnifique pour un ouvrage sur la destruction de l'EN ! Alors, qui s'y colle? Guy, songez-y, vous semblez très au fait de la question.

Écrit par : retraitée | 24 janvier 2009

NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne… C'est à dire en cherchant d'abord la valeur de l'unité. D'une manière générale, c'est par la division qu'on y arrive.
Ecrit par : Psika Nalist | 24 janvier 2009

Ai-je dit le contraire ?
Pardon de me citer :
"Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite."

Écrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009

@ règle de trois, raisonnement et règle de calcul
On parlait de ce qu'en dit Michel Delord.
Le mieux est de voir ce qu'il écrit :

http://www.slecc.fr/regle_3.htm

Écrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009

Pour Maminou

APPRENTISSAGE

Il apprit le zam, le zem, le zim. Quand il sut le zim, le zem, le zam, il apprit le zom, le zum, le zoum. Quand il sut le zoum, le zum, le zom, il apprit quoi, quoi ? Il apprit à vivre. Difficile.

Géo Norge

Écrit par : chat-doc(te) | 24 janvier 2009

"Les six ont tourné à 100 % de réussite. Ils venaient de faire les évaluations SLECC qui les avaient un peu plus motivés."

Imagine ce que ça donne avec ceussent qui ont ribambelle/ratus et un "r2d2" qui ne connait rien aux GS CP, un peu comme celui de être&avoir... Excellent prof de ce1, peut-être, mais à suer avec les tout petits !

Écrit par : toto | 24 janvier 2009

J'admettrais ceusses, mais ceussent, ah non ! Même mes GS savent que "ent, c'est pour les verbes"...

Écrit par : catmano | 24 janvier 2009

"Virginie, la décision de Darcos sur les 5000 agents recrutés (en toute complicité avec Fadela Amara : on voudrait ressusciter les "emplois-jeunes" qu'on ne s'y prendrait pas autrement : en vérité, ils sentent l'émeute gronder — et on sait ce qu'étaient souvent, dans les banlieues, lesdits emplois-jeunes) n'est pas scandaleuse en soi : le problème, comme ont tenté de le dire Jérémy et Morel, c'est que très bientôt, il n'y aura plus dans l'Education que des emplois périphériques : l'Ecole, un cercle dont la circonférence est partout, et le centre (l'enseignant) nulle part.
JPB"

Pourquoi, alors, avez-vous choisi à la présidentielle de soutenir un candidat du libéralisme forcené tel que Sarkozy ? C'était évident que sa politique serait "moins d'état", "plus de privé" ... Un peu de clarté ! Un peu de lucidité !

................

"PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).

Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009 "

Vous, avez-vous l'excuse d'une tumeur au cerveau ? Vous "l'esprit supérieur - dévoyé" au moment des présidentielles ? Pour quelle raison ? Pour quele déraison ?

Écrit par : Amour, Paix, Amen | 24 janvier 2009

J'oubliais (special for maminou) :)

... "r2d2"(formé par un trouduc débilemental d'ifum genre sibilibili, qui ne fait pas la différence entre une naitikette et une "étiquette" et pour qui tout est joué avant trois ans) ... qui ne connait rien...


:o)

Écrit par : toto | 24 janvier 2009

"J'admettrais ceusses, mais ceussent, ah non !"
Mea culpa mea maxima culpa.
"Même mes GS savent que "ent, c'est pour les verbes"..."
Eux carburent au cacolac...

ange

Écrit par : toto | 24 janvier 2009

Nouvelles du "front", bilan évaluations d'un instit' consciencieux suivant ses élèves en CM1/CM2:

" Il me reste le dernier exercice de lecture à faire passer (pas eu le temps vendredi) et pour l'instant, les résultats sont bien meilleurs que ce à quoi je m'attendais. De très bonnes surprises en orthographe. Aucun problème avec le texte sur l'Etna. Seule la conjugaison a posé des soucis. Très peu de difficultés en maths bien que nous ayons à peine démarré les décimaux (et pas du tout revu les opérations avec les décimaux). Je précise que j'ai mis de côté l'exercice sur les aires (qui n'ont absolument pas été traitées cette année, ni l'an passé en CM1) et celui sur la proportionnalité (j'hésite à le proposer aux élèves lundi, en leur suggérant simplement de calculer d'abord les proportions pour trois personnes).

Pas d'aide, pas de coup de pouce si ce n'est la modification d'une donnée dans un exo de maths (192€ les six dictionnaires au lieu de 186 ; mais j'aurais pu m'en passer puisqu'ils ont tous réussi ensuite à trouver le bon quotient décimal lors de la division avec le dividende décimal).

Bilan pour mes six élèves, sans le dernier exercice de lecture (que je ferai passer lundi matin), sans les aires et sans la proportionnalité:
- Un élève, que j'estime en grande difficulté et que j'hésite à faire passer en 6è, se retrouve avec 59% de réussite
- Un élève "moyen", allergique aux efforts et très inattentif, obtient 70 % de réussite
- Deux élèves de bon niveau qui ont 87 et 94 % de réussite
- Mes deux meilleurs élèves ont été absents durant tout ou partie des évals, mais j'imagine - vu les résultats de leurs copains - qu'ils auraient obtenu entre 90 et 100 %

Je n'ai pourtant pas un super cru cette année. Mes CM2 étaient, l'an passé, d'un niveau bien supérieur.

Comment expliquer d'aussi bons résultats ? Le fait d'avoir un tout petit effectif (seulement 4 ou 5 élèves, placés autour de moi ==> conditions idéales !) permet sans doute d'être plus performant dans la passation des consignes. Les élèves sont forcément attentifs et plus concentrés que dans une classe de 28 élèves, avec l'instit face au grand groupe. Si je prends l'exemple de la dictée, j'ai vraiment été bluffé par mes élèves (même mon élève en difficulté s'est mieux débrouillé que d'habitude, mais il m'a fallu lui mettre trois 0 compte tenu des consignes d'évaluation) . Peut-être qu'en grand groupe, ils n'auraient pas eu la même concentration."

Écrit par : c. cru | 24 janvier 2009

"Et tout reprendra sa place, dans le meilleur des mondes…
Quelle désespérance !
Ecrit par : Virginie | 24 janvier 2009

Ca a un côté tribunal, votre accumulation de si et de dixeunt. C'est assez inquiétant.

Dites, Virginie, étant doné que votre grand désespoir, c'est qu'il y ait grève et manif le 29, si on vous trouve des profs qui pensent comme nous mais qui ne font pas grève ce jour-là, ça vous remontera le moral ?

Écrit par : Jérémy | 24 janvier 2009

Dites, Virginie, étant donné que votre grand désespoir, c'est qu'il y ait grève et manif le 29, si on vous trouve des profs qui pensent comme nous mais qui ne font pas grève ce jour-là, ça vous remontera le moral ?

Ecrit par : Jérémy | 24 janvier 2009

Eh bien, moi, je pense comme Virginie, mais je ferai grève quand même...Si ça peut lui remonter le moral !

Et je pense même me traîner, comme la dernière fois, derrière les banderolles, avec des collègues qui ne sont peut-être pas là pour les mêmes raisons, mais qui vivent la même galère.

Pessimisme de la raison, optimisme de la volonté ? (Gramsci) ? Même pas. Mais parce que ceux qui "feignent d'organiser les mystères qui les dépassent" ne savent qu'une chose : compter et qu'ils ont effectivement peur de la contagion.

Donc, comme on avance une tour, dans une partie mal engagée, pour protéger son roi.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Un autre (en rural, lui aussi) :

"Comme XXX, mon petit groupe de 7 CM2 a obtenu des résultats meilleurs que mes paris de départ ;
est-ce les conditions idéales pour la passation des consignes ? Pas de réponse car il y avait 3 autres groupes à gérer ( même en autonomie, t'as un oeil).
Est-ce le fait de suivre un groupe sur plusieurs années et de ne pas perdre du temps sur des notions déjà bien vues? de répondre aux difficultés bien connues des mômes sur le plus long terme?
Est-ce parce qu'on leur demande davantage de travail en autonomie, en recherche personnelle?
Est-ce le fait que nos petits groupes se retrouvent souvent dans un milieu rural (pas si privilégié pourtant)?
En tout cas, je pense tout de même que les résultats obtenus à la dictée sont meilleurs que le niveau réel d'ortho (les items étaient mal choisis).

Finalement, je crois que je vais demander aux parents de mes 5 CM2 qui ont eu plus de 75% de réussite aux évals de les garder jusqu'en juin, ils sont prêts pour la 6ème.
une petite remédiation pour celui qui a obtenu 65%, en mars avril, c'est OK, il rentre chez lui
et j'vais garder jusqu'en mai Y qui a obtenu 50 % en maths.
Pendant ce temps je prépare un max les autres niveaux aux évals futures.
Voilà, c'était pas ça le but, soulager nos effectifs?
J'crois que j'ai rien compris. "

A souligner dans le témoignage :
- Est-ce le fait de suivre un groupe sur plusieurs années et de ne pas perdre du temps sur des notions déjà bien vues? de répondre aux difficultés bien connues des mômes sur le plus long terme?
- En tout cas, je pense tout de même que les résultats obtenus à la dictée sont meilleurs que le niveau réel d'ortho (les items étaient mal choisis).

Écrit par : c. cru | 24 janvier 2009

Pour celles et ceux qui me cherchent éternellement des poux (choux, cailloux) dans la tête…
Sarkozy (enfin : Darcos) était le moins mauvais choix immédiat (Royal est tout aussi libérale, et Frackowiack au ministère, franchement, je ne pouvais pas — ne serait-ce que par survie personnelle — mais surtout dans l'intérêt des mômes). Et c'est le moins mauvais choix à terme (la preuve : les manifs monstres qui se préparent pour fin janvier : les syndicats auraient-ils osé protester si une soit-disant Gauche était au pouvoir — avec Valls à l'Intérieur, Dray au ministère de l'Honnêteté, et Delanoë Premier ministre ?

Virginie, vous avez tort pour le 29 : j'ai tout fait pour que le ministère comprenne il y a deux mois qu'il fallait relancer la donne en convoquant des Etats généraux de l'Education. Il n'y a pire sourd — vous connaissez la suite.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2009

"Ils ne peuvent tout de même pas collectionner les Rolleix. N'oubliez pas qu'ils sont dans l'opposition."

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

Les Rolex,ou les Rolleiflex? C'est vrai que, question opposition, il y a photo... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

Mon cher Jérémy,

Il ne faut pas vous "diagnostiquer" (le vocabulaire médical est employé lorsqu'il y a un malade, et là je crois qu'en matière d'éducation nationale, nous tombons tous d'accord), il ne faut pas vous "juger" (mis face à vos propres propos, vous bottez en touche et vous sentez persécutés…).

Bienvenue dans le monde de l’opposition, du constat d'échec, de la dénégation, du sectarisme… A vos pancartes…

Le 29 janvier prochain ne me pose qu’un problème d’organisation personnelle (mais… « chacun voit midi à sa porte et les raisons des uns ne cadrent pas toujours avec celles des autres… » comme nous l’a exposé Magister). Alors, ce problème d’organisation personnelle, j’en fais mon affaire… Dans votre monde de grande tolérance, Magister , vous ne devez pas voir comme un problème la solution que représente la mise en place du service minimum… pour la raison des autres…

Je suis favorable à votre mouvement le 29, mais vous n’apportez aucune proposition, aucune solution, juste des constats d'échec, de la dénégation, du sectarisme… A vos pancartes…, plus de moyens… plus de prof…

Bien à vous,

Virgine

Écrit par : Virginie | 24 janvier 2009

" Décodeur : Je ne demande pas aux enseignants de s’occuper de l’absentéisme, ils font régulièrement savoir qu’ils ne sont pas là pour ça et j’ACQUIESCE… Je faisais remarquer que la proposition de Darcos était “JUDICIEUSE”. Il a supprimé d’un côté pour faire bosser de l’autre…"


Pensez-vous vraiment, Virgine, qu'un emploi-jeune ( personne de moins de trente ans, souvent diplômée et motivée, certes...) va faire le travail d'un éducateur spécialisé ou d'un assistant social et va raisonner efficacement les familles à domicile ?


" Je pense même qu’il faut aller plus loin et créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement afin de répondre à la prise en charge des enfants en difficulté. Cela ne relève en effet pas de l’enseignement, mais de l’éducation : absentéisme, dialogue avec les familles, soutien scolaire (par le volontariat des enseignants contre rémunération plutôt que des cours particuliers au noir). "


Permettez-moi d'être sceptique sur les "structures périphériques ". Dans la ZEP où je travaille, elles sont déjà nombreuses : "maison des parents", "aide aux devoirs", " après l'école", travailleurs sociaux...


Ces gens font un travail efficace pour des personnes ayant une difficulté ponctuelle et qui ont encore un sens de la dignité. Pour les personnes en grande difficulté sociale, les travailleurs sociaux sauvent les meubles et les familles suivies stagnent à défaut de sombrer totalement ( C'est déjà ça ! )


Le soutien scolaire existe depuis cette année à l'école primaire. Il est obligatoire pour les enseignants. Il y aura des stages pendant les vacances sur la base du volontariat.


Pour les familles, qu'elle fasse usage de leur bon sens et qu'elles n'écoutent pas les discours complaisants sur l'enfant.


Un enfant n'est pas un adulte et encore moins un consommateur... Cadrer ( et parfois le punir sévèrement ) un enfant n'est pas lui nuire bien au contraire, cela le rassure et fera de lui un adulte autonome, etc...


"Et lorsque je dis : “Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base”. J’insiste sur formation « de base » et le thème abordé par Guillaume me conforte...
Et une nouvelle fois, au sujet des évaluations, je ne comprends pas pourquoi il y a toujours cette réticence systématique. Un test d’évaluation est une image figée à un instant précis. Juste un test de niveau égal pour des élèves qui ont un programme identique depuis plusieurs années. Rien à voir avec un concours… Je serai plutôt curieuse de voir la photo une fois développée… Forcément il y aurait des disparités mais cela pourrait permettre d’ajuster les moyens… au bénéfice des élèves. Les enseignants ont-ils tellement peur que « leur niveau d’enseignement » soit également évalué ? Virginie"

Ecrit par : Virginie | 23 janvier 2009


Vous prêchez des convertis au sujet des évaluations, Virginie.


Dans ma ZEP, c'est en effet le niveau d'enseignement via le niveau des élèves qui va être évalué. Enseignant en fin de parcours, je fais comme je peux pour faire ce qui n'a pas été assimilé voire vu en CM1.


Pour l'instant, cela fonctionne mais j'ai de la chance cette année, j'ai des élèves calmes, motivés et aucun enfant très violent ou psychotique qui va gêner ( c'est un euphémisme... ) ses camarades...

Écrit par : Luke Howard | 24 janvier 2009

PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).

Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009

Demandez-vous plutôt pourquoi les critiques qui vous sont destinées arrivent sur son blog. Pensez à la manière dont elles sont accueillies ici, et vous allez comprendre ! Il faut voir ça comme une défaite, donc, pas la peine de pavoiser.

Quant à votre remarque sur la santé de Felts, elle est ignoble, une fois de plus, et elle ne vous honore pas !

Ecrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Il n'y a que Paix et Amour pour sauver le monde. Je m'honore d'aimer en paix le monde. Je me congratule de pacifier l'amour. Rien de vaut pourtant un pâté et un paquet de chips.

Écrit par : Paix et Amour et Pâté de foie | 24 janvier 2009

Je suis favorable à votre mouvement le 29, mais vous n’apportez aucune proposition, aucune solution, juste des constats d'échec, de la dénégation, du sectarisme… A vos pancartes…, plus de moyens… plus de prof…

Bien à vous,

Virgine

Ecrit par : Virginie | 24 janvier 2009

Je ne veux pas répondre à la place de Jérémie, mais je dirais, en ce qui me concerne, "tenir bon et ne pas (trop) démériter à ses propres yeux."

C'est déjà ça de pris sur la désespérance.

Relisez sinon le blog sur la période entre les deux tours des présidentielles.

Nous étions alors pleins d'espérance et de propositions.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

J'ai écrit Jérémie au lieu de Jérémy, le prophète à la place du criquet (hormis lesaccents) ?

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

On tourne en rond... toujours pas de solution...

Virginie

Écrit par : Virginie | 24 janvier 2009

Je suis favorable à votre mouvement le 29...

Bien à vous,

Virgine

Ecrit par : Virginie | 24 janvier 2009

Si j'ai bien lu la presse, ce n'est pas "notre" mouvement du 29... Ne s'agit-il pas d'une grève presque "générale" puisqu'elle concerne autant la fonction publique que les entreprises privées ?

Écrit par : catmano | 24 janvier 2009

Si nous rassemblions toutes les propositions faites sur ce blog, il y aurait de quoi remplir un très gros volume — et des propositions très fines, souvent.
Comme dit Robin, ce blog est un laboratoire — pas de notre faute si les instances de décision n'ont pas grand chose dans la culotte.
Et pour ce qui est du mouvement du 29… Faisons un pronostic : il va y avoir des débordements assez sévères, et le gouvernement va multi-négocier, sous la contrainte qu'il aura contribué à forger — tout seul.
Reste à savoir s'il négociera des choses intelligentes dans le secteur Education.
JPB
PS. Salut au Pâté de foie…

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2009

Il s'agit effectivement d'une grève unitaire (dans la fonction publique) qui déborde le cadre de la fonction publique.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Et la laïcité Monsieur Brighelli ? Pensez-vous qu'elle soit défendue par Sarkozy le communautariste? Qui la défend aujourd'hui? Personne et surtout pas la gauche sentimentaliste!

Écrit par : joël | 24 janvier 2009

Nouvelles du front, encore et encore...

"Comme P. G., mon petit groupe de 7 CM2 a obtenu des résultats meilleurs que mes paris de départ.

Sont-ce les conditions idéales pour la passation des consignes ? Pas de réponse car il y avait 3 autres groupes à gérer ( même en autonomie, t'as un oeil)

Est-ce le fait de suivre un groupe sur plusieurs années et de ne pas perdre du temps sur des notions déjà bien vues? de répondre aux difficultés bien connues des mômes sur le plus long terme?

Est-ce parce qu'on leur demande davantage de travail en autonomie, en recherche personnelle?

Est-ce le fait que nos petits groupes se retrouvent souvent dans un milieu rural (pas si privilégié pourtant)?

En tout cas, je pense tout de même que les résultats obtenus à la dictée sont meilleurs que le niveau réel d'ortho (les items étaient mal choisis).

Finalement, je crois que je vais demander aux parents de mes 5 CM2 qui ont eu plus de 75% de réussite aux évals de les garder jusqu'en juin, ils sont prêts pour la 6ème.
Une petite remédiation pour celui qui a obtenu 65%, en mars avril, c'est OK, il rentre chez lui
Et j'vais garder jusqu'en mai Y qui a obtenu 50 % en maths.

Pendant ce temps je prépare un max les autres niveaux aux évals futures.
Voilà, c'était pas ça le but, soulager nos effectifs?

J'crois que j'ai rien compris."

Écrit par : c.cuit | 24 janvier 2009

Et la laïcité Monsieur Brighelli ? Pensez-vous qu'elle soit défendue par Sarkozy le communautariste? Qui la défend aujourd'hui? Personne et surtout pas la gauche sentimentaliste!

Ecrit par : joël | 24 janvier 2009
Taisez-vous, malheureux ! Ici, comme ailleurs, on a trop peur de se faire traiter d'islamophobe !

Écrit par : pâté d'alouette | 24 janvier 2009

Miroir aux alouettes
Il était une fois un pâté de foie qui avait les foies que la foi encore une fois nous mette en froid.

Écrit par : Amour, Paix, Amen | 24 janvier 2009

Avec Plus de 12 nationalités dans la classe, je retire ma fille dés que possible,certains ne parlent meme pas francais, il faudrait avant de penser a faire passer un quelconque socle ou je ne sais quoi, bloquer l'immigration globale et faire avancer nos petits Francais, augmenter les allocations familiales pour les Francais de souche,ect et alors le niveau remontera, et cela evitera tout les actes de violences qu'on voit dans nos lycées et colléges meme de la part de femmes qui arrivent voiler devant l'école, et dont vous les profs vous etes victimes, ARRETEZ de vous voilez la face, c'est la vérité!!!

Écrit par : johnhoo | 24 janvier 2009

Pour info,

Dans ma classe de CM1/CM2 (19 CM2) située dans une école de province dans une ville de moyenne importance en campagne avec beaucoup d'élèves en difficulté (souvent familiales et culturelles) voici les résultats de mémoire (j'ai laissé les livrets à l'école):

5 ont plus de 50% (entre 60% et 78%)
à peu près autant ont entre 45 et 50%
La majorité navigue entre 35% et 40%
1 "culmine" à 22%. (élève qui ne respecte rien et met la pagaille)

Écrit par : Gerry | 24 janvier 2009

"... augmenter les allocations familiales pour les Francais de souche ..."

Ecrit par : johnhoo | 24 janvier 2009

Ah, les relents ethnicistes!
Et c'est quoi, au juste, un "Français de souche", alors même que si l'on remonte de deux ou trois générations dans un arbre généalogique, la plupart de nos compatriotes ont au moins un ancêtre étranger?
Il n'y a pas besoin de venir "d'ailleurs" pour ne pas parler correctement le français. Le petit campagnard de France profonde peut bien se dire "de souche"... et pourquoi pas d'une "race pure" (ah, 1933!). S'il ne possède pas plus de 300 mots, il ne parle de fait pas la même langue que le privilégié du boulevard Saint-Germain qui en maîtrise déjà 3000 avant de mettre les pieds à Henri IV ou à Fénélon.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2009

Les résultats des évaluations de Gerry recoupent significativement les constatations que je peux faire au collège, en 4ème-5ème (je n'ai que ces deux niveaux cette année), à savoir une poignée de "bons nageurs", vraiment au niveau, "en phase" avec le programme, une vingtaine d'élèves qui "pataugent" et deux ou trois en grosses difficultés et/ou qui posent des problèmes de comportement.

Que peut-on tirer de ces résultats, somme toute assez
attendus ?

Par exemple est-ce que le nombre d'élèves "qui s'en sortent", les avocats, les médecins, les ingénieurs, les professeurs, les journalistes, les hommes politiques (?), les cadres supérieurs de demain...sont en nombre suffisants (je parle en terme statistiques, il peut y a avoir quelques "éveils" inattendus à la marge) pour répondre aux besoins de la nation ?

Est-ce que le niveau atteint par les autres est suffisant étant donné les tâches qu'ils auront à accomplir ?

Je parle en termes statistiques, bien entendu. Il y a aura bien sûr, et heureusement des exceptions inattendues (chanteurs, footballeurs...) en termes de reproduction sociale.

Fervent lecteur de Bourdieu dans mes jeunes années, j'ai personnellement du mal à accepter cette idée, pourtant aveuglante, que nous servons grosso modo à trier.

J'aimerais bien ne pas servir seulement à ça, et que tous les enfants, de quelque milieu qu'ils proviennent, bénéficient d'une instruction digne de ce nom, même si tous ne deviendront pas médecins, ingénieurs, avocats...

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

@ Johnhoo

La distance des élèves aux exigences des programmes scolaires, aussi peu exigeants soient-ils actuellement est sensiblement la même, quelle que soit l'origine des élèves, de souche ou pas (je ne parle de l'origine sociale, mais de l'origine ethnique).

Ceci dit, pour être absolument honnête, si j'en crois les collègues qui exercent en ZEP et mes souvenirs quand j'étais en ZEP (pourcentage d'élèves d'origine étrangère plus importante), cette distance est effectivement plus importante, mais sensiblement seulement.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Français de souche… L'expression fait rêver…
Souche d'arbre ? Faut bien que quelqu'un ait planté la graine…
Moi, par exemple… Côté paternel, ascendance corse des deux côtés — mais toscane au niveau de l'arrière-grand père Brighelli (après tout, c'est un nom italien à n'en plus pouvoir, demandez à la commedia del'arte), et génoise et autrichienne du côté des aïeux de ma grand-mère. De l'autre côté, des Provençaux en apparence — mais Toscans itou (du même village que l'ancêtre Brighelli : c'est drôle, c'est louche) ; et Catalogne pour l''autre moitié" — et une Catalogne espagnole, pas française — si tant est qu'un Catalan soit autre chose que Catalan. A sa naissance, ma fille aînée avait une tache au bas des reins, qui s'est estompée peu à peu — trace évidente, m'a-t-on expliqué, de sang africain : avec tous ces Maures qui, au cours des siècles, sont venus mélanger leurs gènes à ceux des femmes corses (c'est plus élégant que "violer", n'est-ce pas…). AU final, un garçon féru de littérature française, jacobin en diable, républicain jusqu'au bout des ongles. Je trouve ça drôle.
Et ce que je n'admet pas, c'est qu'on n'ait pas laissé d'autre choix à Mohammed que de se revendiquer membre du FIS ou des Frères Musulmans, parce qu'on a refusé de l'intégrer sérieusement, à force de "respecter" ses origines (quelles origines ? Kelman pose admirablement la question dans Je suis noir et je n'aime pas le manioc).
Tnez, ce serait assez significatif que chacun nous dresse le portrait de sa famille, autant qu'il ou elle sait. La plupart des participants de ce blog sont des laïques convaincus, républicains bon teint, ex-chevénementistes ou gens de droite quasi souverainistes. Mais je suis prêt à parier qu'à nous tous, nous avons une diversité ethnique intéressante — et que l'Ecole républicaine nous a fait ce que nous sommes : parfaitement français, et divers.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2009

Robin, n'essayez pas d'être "parfaitement honnête" avec tout le monde. Il y a des gens avec lesquels la malhonnêteté la plus grossière est encore une politesse qu'on leur fait.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2009

Johnhoo, bien sûr, c'est la vérité que personne ici ne veut voir... alors, ils peuvent parler longtemps encore, ils brassent du vent !
Ici, on fait semblant d'ignorer que tous les étrangers jusque là se sont assimilés, mais que pour d'autres ça ne marche pas, parce qu'ils ne le veulent pas et parce qu'ils rejettent notre culture trop éloignée de la leur à laquelle ils préfèrent soumettre la nôtre. Un français de souche, (c'est une expression sans aucun relent) tout le monde sait ce que c'est : quelqu'un qui peut avoir eu des ancêtres espagnols ou polonais, mais qui se sent français et n'emmerde personne avec ses racines, son identité culturelle et religieuse, que nous sommes de surcroît tenus et sommés de respecter et supporter sous peine de délit de blasphème !
Ici, on parle de relent ethniciste uniquement lorsque c'est un français de souche qui soulève le problème de l' identité culturelle. Pour tous les autres, c'est permis et même glorifié, car il faut s'en réjouir, tous les hymnes à la diversité et au multiculturalisme nous le chantent ! La réalité, chaque jour, pourtant nous fait déchanter.

Écrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Je reste un moment sur cette question de l'origine, que j'aborde dans mes "Dernières nouvelles du front" (L'Harmattan, novembre 2008) :

Arabe ou noir, on était toujours considéré comme étranger, ou à la rigueur Français « d’origine… » maghrébine, malienne, sénégalaise, etc. Autrement dit Français, mais pas complètement, et en aucun cas citoyen à part entière.
Cette discrimination était très présente dans le langage courant : « Français d’origine étrangère », « Français issu de l’immigration » étaient des expressions qui revenaient souvent. Or, sur quoi se fondait-on au juste pour les utiliser ? Sur le fait que les parents ou les grands-parents d’un individu étaient nés en Algérie ou en Mauritanie? Très bien. Mais chaque Français ou presque pouvait trouver dans son arbre généalogique des ascendants étrangers.
Alexandra Kaufman, l’enseignante de vente (le lycée Guy Môquet contenait un fort contingent d’apprentis vendeurs inscrits en BEP) qui logeait en face de moi à l’internat, était « d’origine » néerlandaise, par son père. Je n’avais pas l’impression que quiconque lui fît remarquer ce fait pour lui signifier qu’elle n’était pas vraiment française.
Mieux encore : elle pouvait parler librement de son attachement à Amsterdam sans qu’on la soupçonnât de « préférer » les Pays-Bas à la France ou qu’on ne lui demandât si elle se sentait « bien intégrée ».
Elle était par ailleurs installée dans la région de Bordeaux et sa mutation à Verrières consistait à cet égard dans un déchirement difficile à surmonter par rapport à un sud-ouest auquel elle s’affirmait profondément attachée.
Un jour, Eliane Profit-Lecerf, autre membre de l’équipe pédagogique de vente, arriva en salle des professeurs avec une anecdote qui l’avait beaucoup amusée et dont elle entendait faire part au plus vite à tous. Ses BEP venaient de lui dire que leur nouveau professeur de comptabilité (le précédent était tombé « en dépression »), qui s’appelait Habib Fall, était breton. Il se trouvait que, bien qu’arrivé de Rennes, notre collègue était « d’origine » sénégalaise et noir. Comment nos élèves, qui se montraient souvent idiots mais quand même pas à ce point, avaient-ils pu s’imaginer qu’un Noir pouvait être breton ?
Mme Profit-Lecerf obtint auprès de quelques enseignants manifestement pleins de bon sens, parmi lesquels figuraient notamment Mme Kaufman, un effet qu’elle aurait tout aussi bien pu obtenir dans certains recoins de Haute-Saône en 2002, si elle y avait exercé. Leurs rires empêchèrent de prêter attention à ceux qui avaient préféré faire semblant de ne pas entendre.
Pour ma part, mais sans doute devais-je être un de ces philosophes un peu naïfs et sans expérience, je ne comprenais pas pourquoi on pouvait être originaire des Pays-Bas et du sud-ouest, mais pas du Sénégal et de Bretagne. Le patronyme, la religion ou la couleur de la peau devaient-ils condamner éternellement des individus à être renvoyés à un pays, voire à un continent, qu’ils n’avaient souvent pas connu eux-mêmes ?

Je rappelle qu'il ne s'agit que d'un roman et que toute ressemblance avec des faits existants ou ayant réellement existé ne serait bien sûr que pure coïncidence...

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2009

Ici, on parle de relent ethniciste uniquement lorsque c'est un français de souche qui soulève le problème de l' identité culturelle. Pour tous les autres, c'est permis et même glorifié, car il faut s'en réjouir, tous les hymnes à la diversité et au multiculturalisme nous le chantent ! [...]

Ecrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Non, je dénonce pour ma part l'exaltation des différences comme ethniciste d'où qu'elle vienne, et notamment lorsqu'elle s'invite dans l'école laïque.
Dans "la France aux Français, chiche!" (Les Mille et une nuits, 2002), Malek Boutih s'est également montré clair à ce sujet : on ne fait pas un sort aux discriminations avec le droit à la différence, mais le droit à l'indifférence.
J'ajoute que je ne suis ni de droite ni même chevènementiste. Mais je pense que la gauche aurait mieux fait de rester fidèle à ses valeurs laïques et républicaines au lieu de se fourvoyer dans un antiracisme aux multiples effets pervers. Dont le plus pernicieux aura été, sans doute, la dérive en "racisme à l'envers"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2009

" Avec Plus de 12 nationalités dans la classe, je retire ma fille dés que possible,certains ne parlent meme pas francais, il faudrait avant de penser a faire passer un quelconque socle ou je ne sais quoi, bloquer l'immigration globale et faire avancer nos petits Francais, augmenter les allocations familiales pour les Francais de souche,ect et alors le niveau remontera, et cela evitera tout les actes de violences qu'on voit dans nos lycées et colléges meme de la part de femmes qui arrivent voiler devant l'école, et dont vous les profs vous etes victimes, ARRETEZ de vous voilez la face, c'est la vérité!!!

Relents éthnicistes ( et pas racistes puisque les races n'existents pas ) à vomir. Probablement ce qu'on appelle un "troll" dans le jargon des internautes.

Johnhoo, vous insultez mes dizaines d'anciens élèves intelligents voire brillants d'origine africaine, magrebine, asiatique, indienne, slave, latine, etc... qui font honneur à ce qui reste de l'école de la République et qui feront d'excellents citoyens français.

J'ai eu des classes où il y avait plus de douze nationalités et où des élèves, après un passage en classe pour primo-arrivants, parlaient correctement français et brillaient autant que les français de souche... si ce n'est plus.

Le niveau scolaire n'a rien à voir avec les origines éthniques. SI les familles éduquent bien leurs enfants et suivent sérieusement leur scolarité et SI l'école est lieu d'instruction exigeant, les gamins travaillent et réussissent... français depuis cinq générations ou pas.

Écrit par : Luke Howard | 24 janvier 2009

Je veux bien jouer le jeu des origines, même sachant que le net c'est le fichier Edwige en pire...Tant pis, j'en ai déjà tant dit !

Grands-parents maternels : grand-père juif originaire de Russie Blanche (Minsk) immigré en 1905, fervent amoureux de la France - grand-mère issue de la petite aristocratie belge.

Grands-parents paternels : Limousin et Bretagne, "montés" à Paris après la Guerre de 14.

Je n'exclus pas, moi non plus du "sang" maure.

Je dois être en effet à l'image de beaucoup de Français et je n'ai jamais adhéré au discours sur les "Français de souche". Je pense que l'appartenance à une nation est une question de coeur (amour d'une langue et d'une culture aussi ouverte que possible sur les autres) et non une question d'origine.

Je voulais faire une remarque qui a un certain rapport avec ce dont nous parlons (assez dérangeante peut-être, mais tant pis) au sujet de l'élection de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis.

Personne n'ose dire que cette élection n'est pas seulement dûe à une évolution des mentalités, mais aussi et parallèlement à l'émergence aux Etats-Unis d'une "bourgeoisie" noire avec tous les signes ostentibles éventuels qui vont avec.

On en tirera les conséquences que l'on voudra. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur ce que Marx appelait le "lumpen proletariat". Ce n'est pas lui qui opère les changements.

Je ne dis donc pas, comme les uns qu'il n'y a pas de problème ou, comme les autres qu'il faut supprimer le problème en renvoyant les gens chez eux. Je pense que l'une des "solutions" (ça mettra du temps) réside dans l'école, mais pas dans une école laxiste et sans exigence, au contraire.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Le niveau scolaire n'a rien à voir avec les origines éthniques. SI les familles éduquent bien leurs enfants et suivent sérieusement leur scolarité et SI l'école est lieu d'instruction exigeant, les gamins travaillent et réussissent... français depuis cinq générations ou pas.

Ecrit par : Luke Howard | 24 janvier 2009

Amen, la messe est dite !

Mais ça fait beaucoup de "SI" pour quelqu'un qui est sûr de détenir la vérité et d'avoir obtenu des résultats aussi brillants ! Il faut ajouter : SI on veut s'intégrer, SI on fait des efforts pour ça, SI on ne réclame pas sans cesse en pleurnichant plus de droits que les autres, SI on ne se présente pas comme des victimes, SI les profs refusent de se prêter à ce jeu, SI les mères ne portent pas de voile etc...

Tout va bien, continuez à dormir, braves gens, ce qui compte c'est la bonne conscience !

Écrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

"Avec Plus de 12 nationalités dans la classe, je retire ma fille dés que possible,certains ne parlent meme pas francais, il faudrait avant de penser a faire passer un quelconque socle ou je ne sais quoi, bloquer l'immigration globale et faire avancer nos petits Francais, augmenter les allocations familiales pour les Francais de souche,ect et alors le niveau remontera, et cela evitera tout les actes de violences qu'on voit dans nos lycées et colléges meme de la part de femmes qui arrivent voiler devant l'école, et dont vous les profs vous etes victimes, ARRETEZ de vous voilez la face, c'est la vérité!!!"

Ecrit par : johnhoo | 24 janvier 2009

Ca y est, c'est le week-end, ça recommence à troller...
Personnellement, ascendance italienne aussi, vraisemblablement, (mais, hélas, pas de nom dans la "commedia dell'arte", je vous envie, Jean-Paul. Et, vraisemblablement, d'autres mélanges de gènes...

Le Pen, lui, doit être un véritable français de souche... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

Surtout il a jugé "scandaleux le procès fait à Jean-Claude Narcy par des associations qui voyant le racisme partout le font en général prospérer"...
...Il ne faut plus qu'on se laisse faire, qu'on accepte d'être bâillonné.

http://www.philippebilger.com/blog/2009/01/pour-narcy-cest-coton-.html

Écrit par : céphalosporie | 24 janvier 2009

Qu'est-ce que je ne sens pas bon de la bouche et des doigts quand je parle.
Je suis raciste. Personne ne l'a-t-il relevé?
Si au moins, je pouvais louer un stade de Santiago du Chili, je les y traînerai tous, ces vendus de la race et de l'identité. Le Maréchal (Foch, pas l'autre), lors d'une séance du Dictionnaire, à l'Académie, avait défini précisément ce que j'utiliserai alors et qui fait "tatatatatatataaaa!": la mitraillette.

Écrit par : Paix et Glaviots dans l'Amour | 24 janvier 2009

Au contraire, chacune a saisi qu'après la prestation talentueuse et émouvante d'Aretha Franklin, Jean-Claude Narcy, à sa manière, avait été élogieux et, en faisant référence à l'esclavage avec l'allusion "aux champs de coton", fidèle à la tonalité exceptionnelle de l'intronisation de ce président-là. Où est le mal, où est le scandale ?

"On devait chanter comme ça dans les champs de coton." Je n'ai rien vu de mal non plus dans la phrase prononcée par JC Narcy.

Pas plus que dans le poème de Maria Tsvetaïeva sur les Juifs que l'un d'entre vous avait mis en ligne et qui me concernait puisqu'il s'agissait des Juifs askhénases (un poème magnifique célébrant les Juifs d'Europe et leur destin tragique, avec toutes leurs qualités et tous leurs défauts (l'idéalisme désincarné chez les uns et le sens du commerce chez les autres) et non pas un peuple imaginaire, abstrait, clean, parfait, mais sans aucune caractéristique.

Il se trouve qu'Aretha Franklin est représentative de la bourgeoisie noire, en particulier dans sa façon "extravagante" de s'habiller (pour ceux qui connaissent un peu les Etats-Unis) et il n'était pas question de faire une remarque sur ce qui sautait aux yeux et qui est tout à l'honneur de l'Amérique : qu'elle soit (probablement) une descendante d'esclaves.

C'est ça la vie : aimer les autres non parce qu'ils sont parfaits, mais en souriant de leurs petits "défauts" (ou que nous prenons pour des défauts parce que nous n'avons pas ou ne pensons pas avoir les mêmes) et que ça serait ennuyeux "si tout le monde était pareil".

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Cher Paix et Amour , beaucoup de "SI" = deux "SI" . Ah, j'oubliais, il faut rajouter les vôtres ( sept autres " SI " ).

Quand une famille suit bien ses enfants et que ceux-ci réussissent à l'école, c'est déjà de l'intégration. Elle se consolidera avec l'âge adulte par le travail, l'exercice de la citoyenneté française ( si elle est choisie ) et la vie quotidienne.

Les pleurnicheries et la victimisation n'a pas de place dans notre école. Les âneries du type " Vous êtes raciste ou vous n'aimez pas les musulmans " ne tiennent pas puisque les enseignants sont d'origines diverses et s'opposent fermement.

Par contre, toutes les écoles ZEP sont loin d'être à l'image de la mienne : familles responsables, ambiance de travail.

Je déplore comme vous la multiplication des voiles à l'extérieur comme à l'intérieur des établissements publics ( Une mère voilée peut participer au Conseil d'Ecole à condition qu'elle soit identifiable ! Le voile est interdit uniquement pour les élèves et les enseignants. ).

Écrit par : Luke Howard | 24 janvier 2009

"On devait chanter comme ça dans les champs de coton." Je n'ai rien vu de mal non plus dans la phrase prononcée par JC Narcy."


Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

Ah non, Robin, pas vous!
Associer une chanteuse noire à l'esclavage de manière implicite, en 2009, et dire du même coup que tous les noirs sont obligatoirement des grands chanteurs de Gospel, (ou de "Soul"), (c'est à dire faire à la fois du racisme à l'endroit et "à l'envers", comme disait quelqu'un ici il n'y a pas si longtemps), c'est quand même un peu énorme, non? Surtout s'adressant sans aucun humour à un public a priori pas tellement féru de ces musiques!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

L'intégration? Dans mon collège semi-zepesque, il y a des élèves qui nous arrivent d'Afrique du nord après quelques années passées dans le sud. Pourquoi dans le sud? Parce que certaines académies ont mis au point une structure d'accueil pour un enseignement de FLE aux enfants affublés du joli nom de primo-arrivants.
Il y a deux ans, je découvre au bout de quelques semaines des problèmes à l'écrit d'une élève de 4ème. Je ne sais rien d'elle. Personne ne m'a prévenue qu'elle avait appris le français depuis peu. Le prof principal n'a rien dit, l'administration rien. Je vais donc voir le CPE. Il me répond que "Tout est sous contrôle, l'élève bénéficie d'un enseignement de FLE adapté, il faut attendre, cela viendra, le déclic, clic, clic, etc...
Le premier conseil de classe arrive avec l'adjointe. Les chers collègues concluent à un manque d'efforts et s'apprêtent à le marquer sur le bulletin. Je m'étonne, leur demande quels efforts on peut demander à une élève qui ne maîtrise pas le français de manière basique: on se tortille, gênés, puis silence. Le CPE nous remet le couvert: tout est sous contrôle...Je râle un bon coup en parlant de notre hypocrisie monstrueuse. Time. Il y a un autre conseil après. Tout le monde sort.
Le lendemain, j'amène l'élève en question dans le bureau du Principal pour lui expliquer qu'elle n'en peut plus, qu'elle ne comprend rien aux cours, aux consignes...
Surprise atterrée du Principal: il savait vaguement, il allait s'en occuper, il avait tant à faire. C'est un vieux monsieur très lent.
S'ensuivent trois réunions ( à 17h après les cours, hummm) avec l'assos qui dépend de la mairie et qui supervise l'intégration des enfants primo-arrivants, la copsy, le prof princip, et toute l'administration. J'essaie de démêler l'écheveau et je comprends ( au bout de 2 réunions, avec leur langue de bois de m...) qu'en France, vous avez droit à un quota d'heures de FLE quand vous arrivez e poi... niente.
Si vous n'avez pas appris assez vite dans le quota horaire qui vous est réservé et si vous rejoignez votre famille dans le cadre du regroupement familial dans une académie où l'on a décidé de ne pas dépenser trop de sous pour un vrai enseignement de FLE, vous vous démerdez. En clair, vous êtes largués dans un collège.
L'élève bénéficie d'un soutien donné par un étudiant en FLE à raison d'une heure par semaine, point. L'assos de la mairie l'intègre "autrement" en la sortant au ciné...l'intégration vue par les bobos de gauche, quoi.
Le prof principal et moi-même avons demandé 7h de FLE par semaine au rectorat. Refus. Pas de fric pour ça. Et ils sont à gauche chez moi, tellement à gauche, si vous saviez! Et pro-arabe, à fond.
Alors, on a bricolé, comme on a pu avec quelques heures par-ci, avec untel de bonne volonté, et une telle qui fait du soutien. Ridicule et honteux.
J'ai une amie qui est partie aux USA cette année avec deux enfants de primaire. Ils sont restés dans une classe pour étrangers jusqu'à ce que leur anglais soit suffisant pour suivre les cours "normaux".
Cette élève était douce. Elle n'a rien cassé. Son avenir est très compromis. Certains garçons par contre remplacent tous les jours le manque de mots par des coups. Et ça fatigue tout le monde.
Quand on accueille des émigrés, on se doit de leur donner la seule clé qui permette l'intégration: la langue. Le reste suivra après.

Écrit par : Sanseverina | 24 janvier 2009

"Amen, la messe est dite !

Mais ça fait beaucoup de "SI" pour quelqu'un qui est sûr de détenir la vérité et d'avoir obtenu des résultats aussi brillants ! Il faut ajouter : SI on veut s'intégrer, SI on fait des efforts pour ça, SI on ne réclame pas sans cesse en pleurnichant plus de droits que les autres, SI on ne se présente pas comme des victimes, SI les profs refusent de se prêter à ce jeu, SI les mères ne portent pas de voile etc...

Tout va bien, continuez à dormir, braves gens, ce qui compte c'est la bonne conscience !"

Ecrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Parce que tous vos "si" ne sont pas contenus dans ce qu'on peut appeler une bonne éducation? Je vous trouve assez réducteur!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

JPB a écrit : "Tenez, ce serait assez significatif que chacun nous dresse le portrait de sa famille, autant qu'il ou elle sait."

Il y a dans ma famile une ascendance hongroise.

Je sais. Ce n'est pas bien.

Cela fait longtemps que je voulais le confesser ici mais je n'en avais pas le courage.

Ca ne m'a pas gêné quand j'étais gosse car les gens ne savaient pas encore qui était l'autre...

Écrit par : dugong | 24 janvier 2009

Bien d'accord. Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite.

Ecrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009
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Certes, mon cher Guy !
Mes instituteurs nous ont toujours dit cela pour le cas où le quotient du nombre par lequel on multiplie serait divisible par celui par lequel on divise. Ainsi, 9 divisé par 6 donne exactement 1,5. (Ce n'est pas exactement ce qu'on appelle être divisible, mais, à la virgule près, c'est comme si l'on divisait 90 par 6, ce qui donne exactement 15.)
Mais mes instituteurs n'étaient pas des professeurs des écoles... Ils n'avaient que le baccalauréat, mais quel baccalauréat ! Et il n'y avait pas un chuchotement dans la classe. Tout est là.
Dire qu'ils étaient moins bien rémunérés que les professeurs certifiés !

Écrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

Sanseverina, c'est absolument dément, votre histoire. A la fois par ce quelle révèle de je m'en foutisme avec alibi, et par ce qu'elle indique de bonne conscience satisfaite.
Ça a à peine changé depuis les années 70. Je donnais à cette époque bénévolement des cours de Français à des immigrés (adultes) d'importation récente, que des marchands de sommeil exploitaient de façon éhontée en leur faisant signer des contrats qu'ils ne savaient pas lire. Ils apprenaient vite, parce qu'ils étaient grands, et drôlement motivés. Mais des gosses, aujourd'hui, mis dans des classes en fonction de leur âge et non de leurs compétences… On veut en faire des exclus / révoltés, ou quoi ?

Sibille, entièrement d'accord avec vous. les clichés ont la vie dure — s'en débarrasser est un travail de très longue haleine. Ah, les Noirs qui ont le rythme et le gospel dans la peau — ils devraient retourner dans leurs champs de coton, tiens…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2009

"NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne…"

Tout à fait, c'est du moins ce que j'avais compris d'après les dires d'un certain...Michel Delord.

"Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite."

On peut aborder cette technique dans un second temps lorsque la première façon de faire est déjà bien maîtrisée. Ce n'est plus alors du raisonnement mais une technique de calcul.

Ecrit par : Guillaume | 24 janvier 2009
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Oui, Guillaume !

Écrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."

Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
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Oui, chère Maminou ! Cela nous change agréablement du forum de France 2 éducation, n'est-ce pas ? (C'est dommage pour les personnes raisonnables qui y écrivent toujours. Il y en a, comme il y a toujours eu de bons élèves dans mes classes.)

Écrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

"Quand on accueille des émigrés, on se doit de leur donner la seule clé qui permette l'intégration: la langue. Le reste suivra après.

Ecrit par : Sanseverina | 24 janvier 2009"

Sanseverina, ce que vous racontez, nous le vivons chaque année dans nos classes avec plusieurs élèves qui nous arrivent de partout en cours d'année sans posséder une once de français. Certains repartent sans qu'on soit réellement informé. D'autres restent au chaud dans nos classes. Ce n'est pas le peu d'heures de FLE qu'on leur donne qui les aident beaucoup. C'est une honte.

Écrit par : une hussarde | 24 janvier 2009

Parce que tous vos "si" ne sont pas contenus dans ce qu'on peut appeler une bonne éducation? Je vous trouve assez réducteur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

Comme il y a de plus en plus de femmes voilées et qu'on ne se demande pas quelles conséquences cela peut avoir sur leurs enfants et leur vision du monde et des femmes, je suppose qu'il faut inclure le voile dans la bonne éducation. Maman est voilée, c'est une femme correcte, mes soeurs aussi, mais les autres alors ? Tout va très bien.

Écrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

@Francis Penin

Mes amitiés à vous aussi Francis ! Excusez-moi, je n'avais pas vu votre message !

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
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Pas de problème, cher collègue ! Il est difficile de lire tous les messages. Il y en a trop, et ils sont tous de bonne tenue. Ce blog est victime de son succès.
Si on s'y invectivait en termes ignobles, je cesserais d'y venir. Il y a bien quelques accrochages, mais, dans l'ensemble, cela reste de bon ton, de bon aloi.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

Il aurait fallu donner à tous ces élèves des cours supplémentaires de français, dans toutes les établissements scolaires. On ne l'a pas voulu, par anti-racisme, égalitarisme et autres bondieuseries bien-pensantes. On a préféré leur dispenser des cours de langue arabe pour ne pas les couper de leurs racines! Ah! il est beau le bilan !

Écrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Tnez, ce serait assez significatif que chacun nous dresse le portrait de sa famille, autant qu'il ou elle sait. La plupart des participants de ce blog sont des laïques convaincus, républicains bon teint, ex-chevénementistes ou gens de droite quasi souverainistes. ...../..... (Pas moi ! certainement pas !!! .........) / .....Mais je suis prêt à parier qu'à nous tous, nous avons une diversité ethnique intéressante — et que l'Ecole républicaine nous a fait ce que nous sommes : parfaitement français, et divers.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009

Ceci dit, de quelle famille voulez-vous le portrait ? J'en ai quatre, celles de mes quatre grands-parents, et elles sont totalement dissemblables, même si trois sont "françaises de souche " probablement jusqu'à la nuit des temps.
Je souligne que je me démarque de vos chevènementistes et autre droite souverainiste, clairement et nettement ! Et définitivement ! Sans états d'âme.
Le fait de vouloir une méthode syllabique, des cours frontaux de grammaire et de math et des profs sélectionnés sur leurs savoirs disciplinaires sous-entend-il qu'on adhère à des thèses qui me révulsent ?
C'est bien ce qui me chagrine périodiquement et me fait me retirer sous ma tente.

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2009

@ Sanseverina et un hussard,

Quand j'étais gamin (ça commence à dater...), des enfants portugais étaient arrivés dans le coin et avaient passé une année en CM1 ou CM2, bien qu'ils eussent 13-14-15 ans. Au cours de cette année, ils avaient appris le Français avant de rejoindre l'année suivante une classe en rapport avec leur âge. Bien des années après, nous en reparlâmes et ils me dirent que cela avait été une chance pour eux et avait permis une immersion en douceur dans la langue française.
De telles choses ne sont-elles plus envisageables ?

Écrit par : Japhet | 24 janvier 2009

Ah non, Robin, pas vous!
Associer une chanteuse noire à l'esclavage de manière implicite, en 2009, et dire du même coup que tous les noirs sont obligatoirement des grands chanteurs de Gospel, (ou de "Soul"), (c'est à dire faire à la fois du racisme à l'endroit et "à l'envers", comme disait quelqu'un ici il n'y a pas si longtemps), c'est quand même un peu énorme, non? Surtout s'adressant sans aucun humour à un public a priori pas tellement féru de ces musiques!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

Christophe,

Je n'avais pas vu les choses comme ça, mais je ne suis pas dans la tête de JC Narcy.

Ceci dit, je ne pense pas, pour ma part, que tous les noirs sont de grands chanteurs de godspels, ont le rythme dans la peau, etc.

Nous avions eu une discussion, il y a quelques mois, au sujet de Barbara Hendricks et nous étions tombés d'accord pour dire qu'elle était meilleure dans Mozart que dans les godspels.

Vous en savez plus que moi sur l'histoire du jazz, mais je suis sûr que :

1°) Le jazz (le vrai) est né dans les champs de coton et était à l'origine une musique d'esclaves (les noirs chantaient les psaumes de la Bible qui sont des cris de souffrance, des appels à la justice...)

2°) La majorité des noirs américains (pas Obama, mais son épouse) sont des descendants d'esclaves (ce n'est pas un jugement raciste, c'est un fait historique).

Il y a donc une mémoire culturelle (que nous avons tous, que j'ai en ce qui me concerne : la culture de l'Europe centrale, les yeschivas, le talmud, la kabbale, la mystique juive...)

Je sais que vous aimez Spinoza. Vous connaissez cette définition du racisme (dans le Traité Théologico-politique) comme la généralisation d'un cas particulier.

Mais Spinoza ne parlait que de traits de caractères individuels ou d'actes (voler, mentir, se parjurer, être avare...) et non de traits culturels.

Je ne pense pas que ce soit raciste de dire qu'il y a une culture noire américaine, une culture juive, une culture tibétaine, une culture tchétchène...

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Quand j'étais gamin (ça commence à dater...), des enfants portugais étaient arrivés dans le coin et avaient passé une année en CM1 ou CM2, bien qu'ils eussent 13-14-15 ans. Au cours de cette année, ils avaient appris le Français avant de rejoindre l'année suivante une classe en rapport avec leur âge. Bien des années après, nous en reparlâmes et ils me dirent que cela avait été une chance pour eux et avait permis une immersion en douceur dans la langue française.
De telles choses ne sont-elles plus envisageables ?

Ecrit par : Japhet | 24 janvier 2009

J'étais gamine aussi ! C'était il y a longtemps, quelque chose comme 1967/68/69. Je ne sais certainement pas ce que sont devenues les petites portugaises du Bidonville... Tout ce dont je me souviens, c'est que nous les accusions de puer, de voler aux interclasses, de n'avoir "pas de culotte" et que, sur ces constatations énoncées à la maison, je m'étais pris une belle ronflée de mes parents.
Je ne les ai pas revues au collèges, ces petites. De toute façon, les fréquenter au CM aurait été fort mal perçu par les camarades.

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2009

L'évaluation CM2 soulève bien des polémiques. Certaines auraient peut-être pu être évitées en choisissant des exercices plus appropriés.

Exemple : Au lieu de se crêper sur la règle de trois appliquée à une recette de cuisine, on aurait pu poser le problème suivant :

Sachant que le moloch s'apprête à embaucher 5000 emplois précaires. Sachant qu'un emploi précaire coûte à l'employeur 20 k€ par an. Sachant qu'ils cesseront d'être employés à la prochaine présidentielle.

1- combien vont coûter ces précaires pendant tout la durée de leur emploi ?

2- Traduire cette somme en Kerviels en utilisant les multiples ou les sous-multiples de cette unité.

On aurait pu ajouter des questions du genre "introduction à l'économie sociale et familiale" :

Deux personnes collectionnent des montres anciennes. Avec 100 k€, ils ont pu en acheter 13. Combien auraient-ils pu en acheter avec l'argent économisé en n'employant pas les précaires du précédent problème ?

Evidemment, j'en entend déjà dénoncer ce problème à tiroir caisse.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2009

Je souligne que je me démarque de vos chevènementistes et autre droite souverainiste, clairement et nettement ! Et définitivement ! Sans états d'âme. (dobolino)

Il y a quelque chose qui me gène dans l'idéal républicain "à la française", c'est cette idée d'un citoyen qui ne serait ni juif, ni musulman, ni catholique, ni berrichon, ni parisien, ni, ni, ni... et même, à la limite ni homme ni femme.

Je sais que je vais me faire taper sur la tête, mais je n'ai jamais rencontré personne qui ressemble à ça.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

j'en entends.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2009

Je ne les ai pas revues au collèges, ces petites. De toute façon, les fréquenter au CM aurait été fort mal perçu par les camarades.

Ecrit par : dobolino | 24 janvier 2009

Les nôtres avaient été accueillis plus gentiment (atavisme du chtimi accueillant ?). De toute façon, étant nettement plus vieux, ils avaient les moyens de se faire respecter. Je me souviens néanmoins que leur présence posait un problème grave : il était difficile d'équilibrer les équipes pour les parties de foot à la récré, vu leur âge et les qualités de manieurs de ballons de certains.

Écrit par : Japhet | 24 janvier 2009

...aux enfants affublés du joli nom de primo-arrivants.

Quand on accueille des émigrés, on se doit de leur donner la seule clé qui permette l'intégration: la langue. Le reste suivra après.

Ecrit par : Sanseverina | 24 janvier 2009

On dit officiellement maintenant "nouvo-arrivants", pour les distinguer sans doute des "primo-délinquants"?
J'ai une certaine expérience de l'accueil des émigrés tout particulièrement russophones, dont un certain nombre, réfugiés de Tchétchénie, souvent anti-russes (je ne suis pas sectaire, ni raciste).
L'un d'entre eux qui pratique la lutte à un haut niveau dans le même club que mon fils - il est aux portes de l'équipe de France, qu'au collège (j'ai été son prof de sport)m'a racontéqu'au collège il simulait d'ignorer le français, parce qu'il n'avait pas du tout envie de perdre son temps à faire des études. Bien entendu les professeurs se laissaient duper, ne prêtant intérêt qu'à leurs évaluations chiffrées et ignorant tout de son histoire.
A l'inverse, et j'en ai déjà fait état ici, je peux sortir de mon chapeau plusieurs cas d'élèves (souvent des filles) réfugiées ou immigrées qui sont devenues d'excellentes élèves en quelques années.
La meilleure élève de 4ème3 est une jeune fille d'origine syrienne arrivée en France en 2005 sans connaître un mot de français. Celle de 4ème5 une jeune fille arrivée d'Abkhazie en 2004...

Écrit par : buntovchik | 24 janvier 2009

Je souligne que je me démarque de vos chevènementistes et autre droite souverainiste, clairement et nettement ! Et définitivement ! Sans états d'âme. (dobolino)

Il y a quelque chose qui me gène dans l'idéal républicain "à la française", c'est cette idée d'un citoyen qui ne serait ni juif, ni musulman, ni catholique, ni berrichon, ni parisien, ni, ni, ni... et même, à la limite ni homme ni femme.

Je sais que je vais me faire taper sur la tête, mais je n'ai jamais rencontré personne qui ressemble à ça.

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
C'était avant, dans une autre perception ... On peut concevoir, vraiment, qu'on en ait la nostalgie. Mais, ce monde a-t-il jamais réellement existé ou n'est-ce qu'une idéalisation du passé associée à un refus du présent?

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2009

De toute façon, étant nettement plus vieux, ils avaient les moyens de se faire respecter. Je me souviens néanmoins que leur présence posait un problème grave : il était difficile d'équilibrer les équipes pour les parties de foot à la récré, vu leur âge et les qualités de manieurs de ballons de certains.

Ecrit par : Japhet | 24 janvier 2009

Vous parlez de gars et je parle de filles. C'est peut-être la différence ?

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2009

Robin a écrit : "Il y a quelque chose qui me gène dans l'idéal républicain "à la française", c'est cette idée d'un citoyen qui ne serait ni juif, ni musulman, ni catholique, ni berrichon, ni parisien, ni, ni, ni... et même, à la limite ni homme ni femme."

Reformulez en "cette idée d'un citoyen qui serait ou juif, ou musulman, ou catholique, ou berrichon, ou parisien, ou homme ou femme..."

Ca ne va pas mieux comme ça ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2009

J'étais gamine aussi ! C'était il y a longtemps, quelque chose comme 1967/68/69. Je ne sais certainement pas ce que sont devenues les petites portugaises du Bidonville... Tout ce dont je me souviens, c'est que nous les accusions de puer, de voler aux interclasses, de n'avoir "pas de culotte" et que, sur ces constatations énoncées à la maison, je m'étais pris une belle ronflée de mes parents.

Ca m'est arrivé aux Etats-Unis. J'ai eu la malencontreuse idées de dire à mes parents, sans penser à mal le mot "negroes". Je me suis reçu une belle algarade. J'avais neuf ans.

Jean d'Ormesson raconte que la seule paire de gifles qu'il ait recue de son père, ambassadeur de France à Berlin, lui fut administrée dans les années 30, alors qu'il applaudissait ingénûement, du haut de la terrasse, un défilé nazi.

(J'ajoute, pour ne pas avoir l'air de la ramener que mon propre père n'était pas ambassadeur !)

Comme quoi les enfants ne sont pas naturellement vertueux, antiracistes...et qu'ils sont même ingénûement racistes, immoraux, etc.

...Je tiendrai donc compte des remarques de Christophe et de JPB, comme de celles de mes parents ! ;-))

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

De toute façon, étant nettement plus vieux, ils avaient les moyens de se faire respecter. Je me souviens néanmoins que leur présence posait un problème grave : il était difficile d'équilibrer les équipes pour les parties de foot à la récré, vu leur âge et les qualités de manieurs de ballons de certains.

Ecrit par : Japhet | 24 janvier 2009

Vous parlez de gars et je parle de filles. C'est peut-être la différence ?

Ecrit par : dobolino | 24 janvier 2009

Il y avait des gars et des filles (3 gars et 2 filles). Mais ils n'habitaient pas un bidonville et ma petite ville de province devait être plus tranquille que la banlieue parisienne.

Écrit par : Japhet | 24 janvier 2009

Les enfants sont "amoraux" (en-deça du bien et du mal) plutôt qu'"immoraux" (innocemment "pervers polymorphes" disait Sigmund).

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

et ma petite ville de province...

Ecrit par : Japhet | 24 janvier 2009

Mes origines sont chtimies de souche très ancienne, au point que mes ancêtres, pour ce que j'en connais, sont devenus français quand le traité d'Utrecht a fixé définitivement la frontière du Nord. Il y a de nombreuses inclusions belges (flamandes, surtout) et semble-t'il quelques Espagnols dans mon arbre généalogique.

Écrit par : Japhet | 24 janvier 2009

Il y a quelque chose qui me gène dans l'idéal républicain "à la française", c'est cette idée d'un citoyen qui ne serait ni juif, ni musulman, ni catholique, ni berrichon, ni parisien, ni, ni, ni... et même, à la limite ni homme ni femme.

Je sais que je vais me faire taper sur la tête, mais je n'ai jamais rencontré personne qui ressemble à ça.

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

En effet , cet idéal républicain plonge ses racines dans la lutte qu'a menée la Révolution contre les particularismes locaux, les "patois" en particulier, associés à l'obscurantisme religieux et aux survivances de l'Ancien Régime.
La République et son Ecole les a éradiqués, à coups de règle sur les doigts, à coups de "sabots" attachés au cou des gosses qui parlaient patois dans la cour, à coup de "Défense de cracher par terre et de parler breton" affiché dans les lieux publics.
La France y a gagné en identité nationale, s'est rassemblée sous la même bannière et la même langue , l'a consacrée sous le feu des tranchées, et y a perdu la richesse culturelle de ses langues perdues.

Notez bien que je ne suis pas un défenseur des écoles Diwan ou des Calendretas et que l'immersion de gamins urbains de maternelle-primaire dans des langues qu'on tente de reconstruire sous assistance respiratoire me laisse songeur.

Et pourtant, parmi mes grands parents, aucun ne parlait pas le français en tant que langue maternelle. Ils l'ont appris à l'école et n'ont encouragé ni leurs enfants ni leurs petits enfants à transmettre leur langue originelle, persuadés qu'il y avait plus à gagner à apprendre le français qu'à cultiver leurs racines. Il n'y a pas eu, avant les années 70 de résistance à l'acculturation par le français. Un consensus sur la séparation entre la sphère privée et la sphère publique, la langue familiale et la langue scolaire.
Effectivement, l'école de ces années-là permettait à ces rejetons de la paysannerie et du monde ouvrier d' accéder à des postes plus prestigieux ou mieux payés, moins éprouvants, ou tout simplement à une sécurité de l'emploi.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Écrit par : Chevreuil | 24 janvier 2009

La meilleure élève de 4ème3 est une jeune fille d'origine syrienne arrivée en France en 2005 sans connaître un mot de français. Celle de 4ème5 une jeune fille arrivée d'Abkhazie en 2004...

Ecrit par : buntovchik | 24 janvier 2009

Savez-vous dans quelles classes elles sont passées pour apprendre le Français ?

Écrit par : Japhet | 24 janvier 2009

aucun ne parlait le français ...

degun parlava pas frances...
Je m'y perds, là, du coup !

Écrit par : Chevreuil | 24 janvier 2009

Sanseverina, c'est absolument dément, votre histoire. A la fois par ce quelle révèle de je m'en foutisme avec alibi, et par ce qu'elle indique de bonne conscience satisfaite.


J'ai essayé de prendre quelques renseignements chiffrés depuis au sein de cette académie. Je n'ai rien obtenu de sérieux. L'assos de la mairie est restée vague et est pour le moins méfiante quand je m'adresse à elle. Elle m'a confirmé que cette élève n'était pas une exception.
Il semblerait que certains élèves s'en sortent avec le quota horaire administratif qui est prévu pour tout le monde. Pour les autres, eh bien, tant pis. Et puis quand ce sont des filles, en plus, on s'inquiète moins, n'est-ce pas. Elles tapent en général moins fort dans les cours de récréation et font moins de bruit. Et puis on sait quel avenir les attend, en général.
Les collègues qui disent que certains/certaines s'en sortent très bien ont raison. A cet âge, ils ont le cerveau comme une éponge et cela peut aller très vite. A l'oral surtout, pour l'écrit c'est une autre paire de manches. C'est vrai. Mais ce n'est pas pour ceux-là que je m'inquiète.
Il faudrait aussi que j'éclaircisse les liens administratifs entre le rectorat qui délègue cela à une assos de la mairie... Ah! les joies de la décentralisation et de l'autonomie! Les collèges qui maîtrisent de moins en moins ce qui se passe entre leurs murs à force d'y faire rentrer "l'extra-scolaire", à gros bouillons, en le confiant à des assos dont ils ne savent pas trop ce qu'elles font quand elles interviennent.
Il faudrait, il faudrait... mais je ne suis pas Zorro. Et il y a des jours où je rentre bien crevée de ces cours et du surplus que je file gratos.
Alors, j'avoue, je lis pour moi et je m'occupe aussi de moi, très égoïstement car sinon, je ne tiendrais plus.
Cela dit, si l'on peut mettre les pieds dans le plat de manière plus officielle avec d'autres collègues d'autres académies, j'en serai.

Écrit par : Sanseverina | 24 janvier 2009

Quelqu'un a mentionné le nom de Jean d'Ormesson plus haut, je voudrais rappeler son intervention lors d'un débat télévisé sur l'éducation (sur France 5, je crois) ; il y avait là Jack Lang et Natacha Polony, entre autres) :

Il a parlé de son ancien professeur communiste, Louis Althusser je crois, qui lui disait en gros : « On verra plus tard qui fusille qui, en attendant, on apprend. »

Je suis totalement en accord avec cette vision des choses. Le savoir n'est ni de gauche ni de droite. Je pense que la gauche et la droite, même si ce sont des réalités mouvantes, sont des réalités. Mais vouloir penser à travers ces filtres, systématiquement, sur le terrain de l'éducation, c'est une erreur. On pouvait croire à la lecture des bouquins de Darcos et à l'écoute de certains discours de Sarko que, même s'ils comptaient faire une politique de droite avec laquelle on pouvait être en désaccord par ailleurs, ils pouvaient proposer, sur le terrain des programmes et des méthodes pédagogiques, quelque chose de préférable aux délires bien-pensant des ségolénistes.

Ceux qui viennent sur ce blog jeter l'anathème sur certaines prises de position d'entre-deux tours ne montrent pas autre chose qu'un esprit partisan.

Sinon, en ce qui concerne (et c'est le même sujet au fond) ceux qui minaudent sur le thème "un citoyen ni juif ni breton, ça n'existe pas !" et qui frémissent d'aise ('spas, Robin ?) à l'idée de dire quelque chose qui leur attire des foudres, ils peuvent compter sur moi !

Rien de plus évident en effet, à mon sens, que le fait de dire qu'on n'a pas à entrer dans ces considérations quand on enseigne !

Y a-t-il des mathématiques bretonnes ? Une géométrie juive ? Nous vivons en France et nous parlons français, aussi y a-t-il une histoire de France, une littérature de langue française, qui nous concernent tous, que nous soyons arrivés de la veille ou il y a des siècles. Mais la connaissance scientifique est universelle, et même si la connaissance de notre culture est un de nos devoirs, les littératures, les langues du monde entier sont devant nous, et nous interrogent toutes.
C'est la base même de la laïcité.

Un de mes amis, qui a enseigné en ZEP dans le nord de la France, m'expliquait que sa façon à lui de venir en aide aux maghrébins de son collège du Pas-de-Calais, c'était de… « faire cours ». Exposer clairement à tous ce qui doit être connu, appris, c'est le moyen de les unir dans un projet commun. (et par projet j'entends projet politique, personnel... pas les projets "macramé&géométrie".)

Pour les aider, il avait choisi d'IGNORER leurs origines, et beaucoup d'élèves l'appréciaient pour cela. Ce qui est pertinent, c'est le niveau de connaissances initial, que l'on ne peut négliger car il constitue la base de notre travail futur avec l'élève. Mais les dimensions culturelles, ethniques ou autres, c'est à peine plus que le sujet de discussions de récréations avec ceux qui veulent en parler...

Cela dit : sans rancune Robin, je vous estime beaucoup et vous savez que si je vous asticote, c'est sans mauvaise intention.

Écrit par : sanjuro | 24 janvier 2009

En effet , cet idéal républicain plonge ses racines dans la lutte qu'a menée la Révolution contre les particularismes locaux, les "patois" en particulier, associés à l'obscurantisme religieux et aux survivances de l'Ancien Régime.

Les enfants ont besoin de parler de leurs racines. Je pense que l'une des raisons du malaise actuel vient de là. J

e ne suis pas pour le port du voile, des signes ostentatoires à l'école, mais je pense qu'il faut tenir compte de l'histoire personnelle des élèves.

J'ai appris d'une élève d'origine portugaise (elle est en 4ème) qu'elle était arrivée en France à l'âge de dix ans et qu'elle avait du mal à savoir si elle était française ou portugaise (ses parents sont séparés et vivent l'un en France, l'autre au Portugal).

Elle m'a parlé de la nourriture, des paysages. J'ai essayé de rester discret, mais j'ai senti qu'elle avait besoin de parler. Je pense que ça fait partie de notre métier d'écouter. J'ai mieux compris ses difficultés en français, et l'espèce de mélancolie résignée qui émane d'elle.

Je sais ce qu'il y a de positif dans l'idéal républicain, comme de la laïcité à la française, mais je les trouve souvent un peu abstraits. Il y le droit, l'idéal, mais il y a aussi les gens concrets de chair et d'os.

Quand j'entends Nicolas Sarkozy parler de la France, je l'envie. Je ne pourrais pas m'écrier, comme lui, avec des trémolos dans la voix "Elle m'a tout donné". Je dis cela sans ironie. Parce qu'aussitôt je pense aux Vendéens, aux Bretons, aux Juifs avec l'étoile jaune en 40 et à tout ce qui sépare l'idéal (Liberté, Egalité, Fraternité") de la réalité.

L'esprit républicain est un principe régulateur (au sens kantien) qui a tendance à se dérégler (les députés "républicains" qui votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain à Bordeaux). Quel sens a-t-il encore aujourd'hui et se suffit-il à lui-même ?

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Je ne les ai pas revues au collèges, ces petites. De toute façon, les fréquenter au CM aurait été fort mal perçu par les camarades.

Ecrit par : dobolino | 24 janvier 2009

Tu ne te rappelles pas celle qui a eu le prix d'excellence dès la fin de sa première année en France (elle était chez Mme Bois). Mlle Calzaroni avait pourtant fait un beau discours.
On les a envoyées au CEG, à Gambetta, où elles ont sans doute fait comme mon EVS, arrivée en France à 9 ans et qui a quitté le collège le soir de son anniversaire de 16 ans pour aller s'embaucher à l'usine pour aider le père de famille à faire bouillir la marmite pendant que maman s'occupait des petits frères et petites soeurs.

Écrit par : catmano | 24 janvier 2009

Il y a quelque chose qui me gène dans l'idéal républicain "à la française", c'est cette idée d'un citoyen qui ne serait ni juif, ni musulman, ni catholique, ni berrichon, ni parisien, ni, ni, ni... et même, à la limite ni homme ni femme.

Je sais que je vais me faire taper sur la tête, mais je n'ai jamais rencontré personne qui ressemble à ça.

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

Je vois ce que vous voulez dire, Robin.
Mais je pense que cet idéal républicain, pour être bien compris, doit être précédé de la distinction public/privé. Il ne s'agit pas de nier les identités particulières (qu'elles soient religieuses, culturelles ou ethniques), tant qu'elles restent dans la sphère privée. La "res publica", ou "chose de tous" (comme son nom l'indique), ne doit en revanche prendre en compte qu'un citoyen abstrait afin d'assurer l'égalité de chacun devant la loi.
Ce qui est contraire à l'idéal républicain, ce n'est pas l'affirmation d'une identité particulière, mais son introduction dans le domaine public. C'est par exemple ce qui se passe en 1940, lorsque le gouvernement du maréchal Pétain décrète que certains Français ne sont plus exactement français parce qu'ils sont juifs, et consacre de fait une conception ethniciste de l'identité collective.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2009

Cela dit : sans rancune Robin, je vous estime beaucoup et vous savez que si je vous asticote, c'est sans mauvaise intention.

Ecrit par : sanjuro | 24 janvier 2009

Oui, je comprends ce que vous voulez dire, sanjuro et je ne vous en veux pas. Il faut aussi (surtout) parler ce langage-là, le langage de l'universalité, faire du français "pur et dur", des maths, de l'Histoire..., mais je n'arrête pas de me poser des questions. Que voulez-vous, on ne se refait pas !

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

Toujours sur la question de l'introduction du critère ethnique dans l'identité collective à des fins discriminatoires.
Il me semble qu'on oublie quelquefois que les premiers Juifs victimes du nazisme, avant d'être séparés du reste de la population par Hitler, ne se définissaient pas comme "Juifs" mais comme "Allemands".
Le film qui le souligne avec le plus de profondeur, sous la comédie d'aventures, est peut-être... "L'As des as", avec Jean-Paul Belmondo. Quand ce dernier rencontre Simon Rosenblum dans un train de voyageurs, avant les Jeux Olympiques de 1936, le jeune garçon se présente comme "Allemand", pas "Juif". De même, dans les premières scènes du film, on voit son grand-père combattre dans les tranchées de 1914 en tant qu'officier "allemand" (et non pas désigné comme "juif").
Aujourd'hui, il arrive encore qu'on parle de "Maghrébins" pour désigner des... Français, tout simplement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2009

Je vois ce que vous voulez dire, Robin.
Mais je pense que cet idéal républicain, pour être bien compris, doit être précédé de la distinction public/privé. Il ne s'agit pas de nier les identités particulières (qu'elles soient religieuses, culturelles ou ethniques), tant qu'elles restent dans la sphère privée. La "res publica", ou "chose de tous" (comme son nom l'indique), ne doit en revanche prendre en compte qu'un citoyen abstrait afin d'assurer l'égalité de chacun devant la loi.

C'est l'aspect "régulateur" de la pensée républicaine, mais il y aussi l'idéal : ce qui faisait marcher les soldats de Valmy, ce qui ébranlait les convictions monarchiste de Chateaubriand et lui faisait préférer la compagnie des proscrits, ce qui animait l'activité inlassable de Charles Péguy et qui était indissociable de sa foi chrétienne, ce qui donnait un sens au sacrifice de la vie, ce qui scella les lèvres de Jean Moulin...

Que reste-t-il de tout cela aujourd'hui ? Voyez où en est l'école de Condorcet et de Jules Ferry.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2009

il y aussi l'idéal : ce qui faisait marcher les soldats de Valmy, ce qui ébranlait les convictions monarchiste de Chateaubriand et lui faisait préférer la compagnie des proscrits, ce qui animait l'activité inlassable de Charles Péguy et qui était indissociable de sa foi chrétienne, ce qui donnait un sens au sacrifice de la vie, ce qui scella les lèvres de Jean Moulin...
Que reste-t-il de tout cela aujourd'hui ? Voyez où en est l'école de Condorcet et de Jules Ferry.

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

Je me souviens de notre instituteur de CM2, qui, avec uin incroyable talent de conteur, nous faisait vivre les grands événements de la Révolution à 1914. Il y mettait une chaleur et un enthousiasme extraordinaire : nous tremblions aux colères de Danton, à ses paroles lancées (ou pas) sur l'échafaud : "Bourreau, montre ma tête au peuple ...", nous suivions Bonaparte sur les plaines glacées de Russie, Bugeaud sur les terres brûlées d'Algérie (il ne mentionnait pas les enfumages) nous admirions l'audace de Gambetta quittant Paris pendant le siège...
Mythologie républicaine ? Certainement, mais mythologie qui construisait dans nos cervelles enfantines un tableau vivant des personnages qui avaient construit cette identité républicaine.

Puis est venu le temps des activités d'éveil, de la découverte de l'Histoire à partir du milieu local, de la visite chez le forgeron sur macramé ... du "il faut partir du document et des représentations des enfants", bref, ce n'est pas étonnant si , en l'absence de récit fondateur, on se jette à la recherche de racines familiales ou d'identités de remplacement.

Et pourtant, ça marche encore, le récit. Je suis frappé par l'intérêt que les gamins manifestent à chaque fois que j'évoque devant eux les faits d'un personnage, une anecdote quelconque, le son des tambours qui couvrent la voix de Louis XVI lors de son exécution, ...

Un ami d'origine polonaise me disait récemment qu'il avait appris l'Histoire de France à l'école avec la même délectation, comment il s'était fait sienne cette aventure à laquelle aucun de ses ancêtres n'avait jamais participé. (quoique...)

Écrit par : Chevreuil | 24 janvier 2009

Les récits fondateurs :
c'est toujours "L'Homme qui tua Liberty Valence"; "Lorsque la légende dépasse la réalité, c'est la légende qu'on imprime".

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2009

Le savoir n'est ni de gauche ni de droite.
Ecrit par : sanjuro | 24 janvier 2009

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Bien d'accord, Sanjuro. En ce qui concerne les sciences dures, il n'y a pas de savoir de droite ou de gauche. L'histoire peut être enseignée sans qu'il soit possible de deviner de quel bord politique est le professeur. Il en est de même du français.
Là où c'est peut-être plus délicat, c'est dans l'enseignement des "sciences" économiques (je préférerais que l'on dît "l'enseignement de l'économie" mais cela prêterait à confusion). On peut être amené à devoir répondre à des questions du genre :"Monsieur (ou Madame), n'est-il pas immoral que certaines personnes gagnent des sommes astronomiques, aient des bonus énormes pendant qu'il y a tant de pauvreté même chez des gens qui travaillent consciencieusement à plein temps, mais dans des emplois peu qualifiés ?"
À ce propos, je pense à certaines personnes qui n'ont renoncé qu'avec une grande réticence à des bonus qu'ils auraient perçus dans des conditions autres que celles que nous connaissons actuellement.
Mais cela reste marginal, me semble-t-il.
Le savoir rationnel est universel.
La croyance est autorisée tout autant que l'incroyance, mais la croyance n'a rien à faire dans l'école publique. Toute discussion sur les croyances religieuses devrait être bannie dans l'enceinte des écoles publiques et des écoles privées sous contrat. L'argent public ne doit pas être utilisé à des fins d'enseignement d'une religion quelle qu'elle soit. Il ne doit être utilisé que pour instruire. Apprendre une religion n'est pas s'instruire.
Je ne veux pas du curé dans les écoles publiques ou privées subventionnées par l'État (sous contrat). La seule "espérance" que je souhaite aux enfants, c'est d'apprendre le français (en France), les sciences, l'histoire, la géographie, les langues étrangères, les langues anciennes s'ils le désirent, et la philosophie en terminale, et les arts. C'est déjà beaucoup. Rien d'autre. (Oh ! j'ai oublié l'éducation physique, pardon !)
L'espérance, dont parlait le président de la République, que seul le curé peut donner (si on l'en croit - et cela je veux bien le croire, moi qui ne crois pas grand-chose !), c'est celle d'un monde meilleur que celui dans lequel nous vivons, surtout pour les pauvres. Moi, ce que je souhaite pour les pauvres, c'est de quoi vivre décemment et de s'instruire. S'instruire c'est l'assurance d'améliorer ses conditions de vie sur ce monde bien réel.

Écrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

Et pourtant, ça marche encore, le récit. Je suis frappé par l'intérêt que les gamins manifestent à chaque fois que j'évoque devant eux les faits d'un personnage, une anecdote quelconque, le son des tambours qui couvrent la voix de Louis XVI lors de son exécution, ...

Ecrit par : Chevreuil | 24 janvier 2009

Oui, le récit marche encore bien car il appartient à la tradition orale, un mode universel et intemporel de transmission. L'histoire, par exemple, racontée d'une certaine façon a presque valeur de témoignage et rend présent le passé. Un jour, un élève m'a fait cette remarque : "On dirait que vous avez vécu à cette époque !" Et j'y viens : quand le professeur arrive à incarner la discipline qu'il enseigne, c'est-à-dire à la personnifier, il réussira davantage à susciter l'intérêt que s'il opère en technicien pédocentré confinant l'élève aux limites de son entendement. Mais pour personnifier une disicipline, il la faut bien posséder. Et cette maîtrise-là, les élèves y sont plus sensibles qu'on ne le croit.
Si l'école est un lieu de transmission du savoir, alors celui qui le transmet est au centre, non pas en tant que point de mire, mais comme point de basculement, mais plutôt comme pont ou comme passeur. Voilà pourquoi il est important de redonner au professeur sa vraie place, au lieu de le ravaler au rang d'auxiliaire de vie scolaire. Quand le ministre (et par lui, les politiques en général) parle de la condition enseignante, il devrait d'abord penser à lui restituer cette identité perdue. Si le professeur n'appartient pas à sa discipline, il pourra difficilement amener les élèves à se l'approprier car on ne peut donner que ce qu'on a.

Écrit par : Magister | 25 janvier 2009

Il faut aussi (surtout) parler ce langage-là, le langage de l'universalité, faire du français "pur et dur", des maths, de l'Histoire..., mais je n'arrête pas de me poser des questions. Que voulez-vous, on ne se refait pas !

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

Je crois que c'est une position qui nous met parfois mal à l'aise ; j'étudie en ce moment Les Pensées de Pascal avec mes TL : je leur ai demandé de lire la Bible pendant les vacances de février ! Moi qui suis un athée militant, je pourrais facilement me déchaïner contre Pascal, contre le jansénisme, et le christianisme en général, mais je mets un point d'honneur à entretenir l'ambigüité, à critiquer quand ils encensent, et à défendre quand ils se montrent négatifs.

C'est frustrant, mais c'est ce que nous avons de mieux à faire : de même quand je demande son avis à un élève sur un texte que nous étudions, et que je le contredis par divers arguments fondés sur le texte : certains sont déboussolés, et me réclament une opinion toute faite qu'ils pourraient simplement répéter ! Certains collègues ne se gênent pas pour professer leurs idées en cours, et

Je suis de gauche quand un élève émet une opinion de droite, et de droite quand il défend des idées de gauche. Je suis laïc quand il défend une religion, et croyant quand il la critique. C'est comme cela que l'on peut avancer vers la vérité.

Un des aphorismes que je préfère, c'est la phrase d'Alain qui dit : « Une idée que j’ai, il faut que je la nie : c’est ma manière de l’essayer. »
Quelqu'un rappelait récemment ici même la phrase de Jules Ferry sur ce qu'on pouvait dire en classe, et qu'il fallait se retenir de dire quoi que ce soit qui puisse choquer un parent d'élève ; cela s'est perdu, et s'est parfois transformé en un catéchisme bien-pensant, un préchi-précha qui fait du tort aux idées qu'il veut défendre.

L'école ne doit pas être instrumentalisée, ni religieusement, ni politiquement.

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

L'école ne doit pas être instrumentalisée, ni religieusement, ni politiquement.

Ecrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

Bien dit. L'école est donc un lieu de recul, où l'on prend une certaine distance et, idéalement, une certaine hauteur, seuls points de convergence acceptable.

Écrit par : Magister | 25 janvier 2009

... acceptables ! Donc bonne nuit.

Écrit par : Magister | 25 janvier 2009

Daniel, je n'avais pas pensé à l'As des as — et je vus l'emprunterai un de ces jours. Mais l'exemple est significatif. Il a fallu le nazisme pour que les Juifs allemands soient caractérisés prioritairement comme Juifs. Simultanément, Pétain encourageait l'expression des "nationalismes régionaux" — dans sa haine d'une IIIème République qui avait repris le mythe républicain de l'unité nationale — et de l'unité mentale du citoyen. De cette caractérisation est sorti l'Holocauste. Et par une déformation significative, on en est arrivé, presque partout en Europe, à caractériser l'Autre par ce qu'il est secondairement, et non prioritairement — jusqu'à ce que certains se définissent prioritairement comme Juifs, Musulmans — ou Bretons, Corses, etc. Dissociation malheureuse, invention d'une structure schizoïde que la République avait révoquée. Le racisme actuel s'appuie là-dessus — je regarde en l'autre ce qui le différencie, au lieu de voir d'abord ce qui nous identifie.
Ecrire ou ne pas écrire une Note sur le sujet… J'y pense, depuis quelques jours — depuis que Darcos a officiellement mis le combat contre le racisme et l'anti-sémitisme au premier rang de ses préoccupations — et il le pense.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2009

A l'époque de l'enseignement débridé des mathématiques modernes, des élèves du primaire devaient classer des formes colorées et séparer "les cubes larges ou bleus" des autres. Des gens sains d'esprit ont rapidement alerté sur la nocivité de tels exercices pour l'équilibre mental des petits.

Une résurgence "moderne" consisterait, dans une classe, à demander à un élève de désigner ses camarades "petits ou musulmans". Exercice politiquement correct puisqu'il égaliserait, par exemple, un critère physique et l'adhésion hypothétique à une croyance religieuse.

Tous égaux.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Quand j'entends Nicolas Sarkozy parler de la France, je l'envie. Je ne pourrais pas m'écrier, comme lui, avec des trémolos dans la voix "Elle m'a tout donné". Je dis cela sans ironie. Parce qu'aussitôt je pense aux Vendéens, aux Bretons, aux Juifs avec l'étoile jaune en 40 et à tout ce qui sépare l'idéal (Liberté, Egalité, Fraternité") de la réalité.

Et je pense aussi à mon histoire personnelle et familiale. Peut-être que la France a tout donné à Nicolas Sarkozy et aux siens (tant mieux pour eux !), mais je n'ai pas le sentiment qu'elle m'ait autant donné que je pense lui avoir donné. Et je ne parle pas de mon père et de mon grand-père.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"Je ne pense pas que ce soit raciste de dire qu'il y a une culture noire américaine, une culture juive, une culture tibétaine, une culture tchétchène..."

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009

Evidemment non! Mais l'exemple de Barbara Hendricks, que vous prenez à parfaitement juste titre, (ses enregistrements "jazz" sont carrément risibles), prouve que cette culture de départ ne fait pas tout!
Et je trouve cela assez rassurant (et rafraîchissant, et "Spinozien") de voir qu'une artiste noire peut être à la fois merveilleuse dans "notre" répertoire classique et catastrophique en jazz, (musique qui, comme toutes les autres, doit être intégrée, vraiment "travaillée" et assimilée culturellement pour être bien jouée).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Parce que tous vos "si" ne sont pas contenus dans ce qu'on peut appeler une bonne éducation? Je vous trouve assez réducteur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009

"Je suppose qu'il faut inclure le voile dans la bonne éducation."

Ecrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009

Ah bon? J'ai dit ça?
Je hais le voile autant que vous, ne vous faites pas d'idées fausses.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Robin, pardon de changer de sujet, mais, en référence à un de vos messages d'avant hier, (sur votre retraite que vous voudriez prendre à 60 ans), pourquoi ne demandez-vous pas une "CPA"?
A ma connaissance, c'est une possibilité intéressante, et qui existe encore!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Daniel, je n'avais pas pensé à l'As des as — et je vus l'emprunterai un de ces jours. Mais l'exemple est significatif. Il a fallu le nazisme pour que les Juifs allemands soient caractérisés prioritairement comme Juifs.

Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Pour s'en convaincre, si c'était encore nécessaire, on peut lire "La traversée des fleuves" du père de MàC...Georges-Arthur Goldschmidt.

Écrit par : Maminou | 25 janvier 2009

Mais l'exemple de Barbara Hendricks, que vous prenez à parfaitement juste titre, (ses enregistrements "jazz" sont carrément risibles) (C. Sibille )

... Risibles en effet ; ils sont à peu près aussi convaincants que les essais "jazz" de Nigel Kennedy avec son violon !

Thierry

Écrit par : thierry venot | 25 janvier 2009

Robin, c'est grâce à vous (et à Dobolino) que j'ai appris "Le dormeur du val".
Mais quel mal j'ai eu !
Après l'âge, c'est plus l'âge.
On n'apprend plus de "récitations" aux enfants, quel malheur, alors qu'ils absorbent tout comme une éponge.
De les réciter était également utile : cela obligeait les enfants à parler posément, ce qui est si rare, à respecter la ponctuation, le ton. Et le vocabulaire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2009

Eh bien, je ne crois pas qu'il y ait des "cultures" parallèles à la culture dominante. En quoi je fais dans le pur marxisme.
Je me rappelle un bouquin des années 70, typique, intitulé "Free jazz black power", montrant que toute tentative "noire" pour s'affranchir des codes culturels blancs — et jusqu'au free jazz inclus — avait été immédiatement récupéré par la machine économique. La musique n'existe pas — pas longtemps — en dehors des maisons de disques. Idem aujourd'hui pour le rap, la sous-culture la plus vite commercialisée de tous les courants musicaux - et apparemment, les rappeurs ne demandaient que ça, être récupérés, et se taper des filles, des limousines et des bouteilles de cognac.
Et comme je les comprends !
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Mais l'exemple de Barbara Hendricks, que vous prenez à parfaitement juste titre, (ses enregistrements "jazz" sont carrément risibles) (C. Sibille )

... Risibles en effet ; ils sont à peu près aussi convaincants que les essais "jazz" de Nigel Kennedy avec son violon !

Thierry

Ecrit par : thierry venot | 25 janvier 2009
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C'est le problème des artistes qui veulent toucher à tout. Dans les années 1950, quelques chanteurs lyriques (c'est-à-dire d'opéra ou dopéra-comique ou d'opérette, en allant des plus puissantes aux plus légères) se sont bien défendus dans la chanson populaire, mais, passé la barrière de 1960, ce fut fini. Les chanteurs populaires d'après Seconde Guerre mondiale chantaient bien ; ils chantaient juste, avaient une bonne diction et leurs voix n'étaient pas "écrasées" par l'accompagnement musical. Les chanteurs d'opéra purent facilement se glisser dans ce créneau. Je pense à Luis Mariano, un ténor magnifique, mais aussi à la basse Armand Mestral qui a plaqué l'Opéra de Paris où il attendait vainement un grand rôle et est parti faire fortune dans la chanson où sa grande et magnifique voix fit grande impression. Il déclara, après 1960, que les yéyés avaient rendu obsolètes les chanteurs de la décennie précédente.
Comme je suis un chanteur d'opéra amateur, je connais bien les grands chanteurs et les cantatrices de la seconde moitié du XXème siècle, et, notamment, Barbara Hendricks. J'aime beaucoup ce qu'elle a fait dans le répertoire lyrique. Quand je l'ai entendue dans des gospels, et dans des morceaux de jazz, j'ai été désarçonné.
Là, son chant est trop "léché", et je comprends que cela paraisse risible. Comme je n'aime que le chant soigné (le chant classique, plus généralement), je n'aime que modérément les chanteuses de jazz. Mais je les préfère, soit dit en passant, aux "chanteurs" et "chanteuses" qui sont près d'avaler le microphone et qu'on n'entend pourtant pas tant l'accompagnement instrumental les écrase ( car trop amplifié lui-même), même s'ils ont des voix raisonnablement puissantes. Certains et certaines ont un filet de voix...

En revanche le "musical" (mot anglais pour "comédie musicale", un genre proche de ce que nous appelons opérette) célèbre (à juste titre), West Side Story, a été enregistré par Kiri Te Kanawa (soprano) et Placido Domingo (ténor), et c'est d'une grande beauté qui n'a fait rire personne. C'est mieux chanté que par les chanteurs de "musicals" dont la ligne vocale est peu soutenue mais qui ont de belles voix et qui chantent juste. Mais, bien sûr, ni Kiri Te Kanawa (une cantatrice néo-zélandaise, je crois), ni Domingo ne se seraient risqués à jouer les rôles de Maria et Tony sur scène. Là, ils n'auraient pas été crédibles.

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

désolé, mais nous connaissons la solution, arretez de vous voiler la face (comme toutes les femmes que je vois à la sortie du collége,80% des femmes sont voilées...) la solution, c'est stopper l'immigration!arretez de recevoir toute la misére du monde d'afrique et d'afrique du Nord dans nos lycées et colléges, redonnez le gout de l'effort à nos petits Francais de souche!!!nous n'avons pas à eduquer la terre entiére!nos ancétres se sont battus pour nous, pas pour tout ceux qui viennent profiter de notre systéme.le résultat 20 ans aprés, c'est bataille rangée à la gare du Nord, mouvement ethnique à la défense,vol, raket, trafic de drogue,islamisation galopante,emutes recurrente, caillasage de nos policiers,et de nos pompiers, j'en passe et des meilleures, comment voulez vous qu'un enfant s'épanouisse avec cet environnement? mais vous sortez pas aprés vos cours?Arrétez de lire uniquement le monde diplomatique et télérama.il ya bien d'autres lectures qui pourront vous ouvrir les yeux et des sorties en banlieues! allez y maintenant , vous pouvez vous lacher , me traiter de facho, de raciste, ect, je m'en fou , je décris la REALITE et ma fille ira aussi a l'ecole républicaine mais certainement pas entouré de racaille!

Écrit par : johnhoo | 25 janvier 2009

un livre fait la une en ce moment...

http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/

Qu'en pensez vous tous ?

Écrit par : Bernard | 25 janvier 2009

La Grande-Bretagne est en avance sur nous. Elle découvre cette chose étonnante qui pourtant crevait les yeux depuis longtemps:


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1440

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Qui a intérêt à faire croire à un grand complot, très structuré, contre l'école publique en France ?

Ceux qui veulent apparaître comme les dépositaires exclusifs de la marque "école publique".

Voyez la liste des comentateurs élogieux sur
http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/presse_education_laicite.php

Devant une situation aussi intriquée, il est certain que le grand public s'y perd mais cela fait longtemps qu'il y est condamné par sa nature même.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

commentateurs (menteurs par omission)

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Les gens du GRIP, de Sauver les letres, etc sont AUSSI des républicains. Ils n'en sont pas moins diamétralement opposés sur certains points essentiels à ceux qui voudraient s'auto-affubler de l'étiquette "Genuine Public Supporter".

D'autant que ces derniers ont largement oeuvré à la faillite de l'école publique qui n'est pourtant pas encore tout à fait morte.

La solution de facilité serait de tout lâcher et que chaque camp crée ses propres officines.

Du nanan pour les embusqués !

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Lutter contre le racisme, c'est ça ? On n'a pas fini d'en bouffer du CRAN, de la LDH, de la HALDE, pour RIEN ! Vous n'en avez pas marre de vous taire et de cautionner ces conneries ?


http://www.dailymotion.com/video/x84usc_le-cran-vs-jeanclaude-narcy_news

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

J'ai craint un instant d'être dans une fixation obsessionnelle très dommageable pour celui qui en était le vecteur… Traité Christophe Sibille de RAVI n'était-ce pas faire preuve d'injistice ? Je me posais tous les jours cette question, le matin en me levant, le soir en me couchant… À moins que ce ne soit l'inverse ?… Quand Amélie (pas la Mauresmo, la nôtre) m'envoya cette information :
Quant au ravi c’est un personnage attachant, on dit qu’il est un “simple d’esprit”. Autrefois on disait que chaque village avait son “idiot du village”, son fada (qui signifie littéralement “possédé par les fées”). Il est en extase (on décrit l’extase comme “l’âme qui rencontre Dieu”). Il ne peut offrir que sa présence mais son “ravissement” en fait un homme bon. Dans le village, il s’occupe de menus travaux (à l’intérieur du mas ou dans les champs), c’est un personnage des plus modestes qui vit dans la crèche. C’est un naïf. Il est habillé simplement, un bonnet sur la tête. Il n’apporte rien sauf sa joie, il ouvre son cœur, il nous montre le chemin du bonheur dans la simplicité. Voyez plutôt :
http://www.archive-host2.com/membres/up/77561342/ma_creche_2006/ravi_fouque_ecran.jpg

Je suis maintenant rassuré? Je sais que quand je traite SIBILLE de RAVI, il est content… Maintenant, c'est quand moi je ne serai pas content que je le traiterai de CON.

Écrit par : Roger Felts | 25 janvier 2009

L'école ne doit pas être instrumentalisée, ni religieusement, ni politiquement.

Ecrit par : sanjuro | 25 janvier 2009
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C'est pour cela que j'ai été bien plus à l'aise pour enseigner les sciences physiques que je ne l'aurais été pour enseigner, par exemple, la philosophie. Je n'ai jamais eu d'état d'âme en parlant des phénomènes naturels que tout homme raisonnable peut observer et sur lesquels les hommes raisonnables peuvent se mettre d'accord. (Par précaution j'ajoute que par "homme", j'entends "être humain". Et, histoire de me faire bien voir des dames, j'ajoute que j'ai croisé dans ma vie bien des hommes déraisonnables et bien des femmes hautement raisonnables.)

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

meme mes voisins arabes, veulent mettre leurs deux fils a l'ecole catholique, ce qu'ils pensent y trouver:
-ordre
-discipline,
-organisation
-education
-sanction
-non politisation (pas d'extreme gauche)
ca vaut bien quelque concessions aux dhimis, et quelques genuflexions à une croix qu'ils abhorrent,
si j'avais les moyens, j'y mettrai ma fille aussi...

Écrit par : johnhoo | 25 janvier 2009

"C'est le problème des artistes qui veulent toucher à tout."

Ecrit par: Francis Pénin

Vaste problème! Il y a des artistes qui jouent parfaitement, et le jazz, et le classique; Herbie Hancock jouait des concertos de Mozart en concert à quatorze ans, Keith Jarrett a enregistré Bach au clavecin dans un disque extrêmement convaincant, et Wynton Marsalis est aussi bon dans Haydn que dans le hard-bop. Mais il n'y a pas que des noirs qui réussissent le double cursus! ;-)
Ecoutez Friedrich Gulda, (oui, le prof de Martha Argerich), qui joue un jazz assez intéressant.
Et les disques des King's singers... Si vous ne connaissez pas ce groupe, vous avez de la chance! Quelque chose d'inouï à découvrir... Depuis Janequin jusqu'aux beatles, en passant par les romantiques, et quelques créations contemporaines.
La liste n'est pas limitative.
Mais beaucoup de classiques qui ont voulu se lancer dans le jazz ont fait preuve d'une condescendance assez coupable vis à vis de cette musique, avec échec assuré. L'inverse est plus rare.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

À propos de ce grand film, “Liberty Valance”, la célèbre réplique en anglais est un peu différente. Ce qui a été traduit en français par « quand la légende dépasse la réalité, imprimez la légende. » est mot à mot « quand la légende devient fait, imprimez la légende. » L’Histoire serait alors serait un mélange de faits avérés et d’exagérations, de mythes... ce que les gens attendent plutôt au fond.

Ce qui devrait nous faire réfléchir sur l’Histoire officielle enseignée à l’École. Hier on glorifiait Louis XIV qui “nous” avait donné la Franche-Comté ou la République qui avait fait disparaître les diaboliques particularismes locaux, aujourd’hui on est plein dans un autre catéchisme à base de “vivre ensemble citoyen” et de "développement durable”.

Écrit par : LaRiba | 25 janvier 2009

"et apparemment, les rappeurs ne demandaient que ça, être récupérés, et se taper des filles, des limousines et des bouteilles de cognac.
Et comme je les comprends !"
JPB


Oui, oui, moi aussi... :-)
A propos de ça, je cherche votre livre "Sade: la vie, la légende" et je ne parviens pas à mettre la main dessus...
Si je suis si matinal ce dimanche c'est que je reviens -bredouille- d'une bourse aux livres.
J'ai donc pensé que si je vous le demande poliment une fois rentré chez moi, vous pourriez m'indiquer un moyen de le trouver.
J'ai quand même hésité pour trois raisons; tout d'abord il n'est pas d'usage d'utiliser ce blog pour ce genre de demande qui en plus pourrait être assimilée à un fayotage mielleux envers l'auteur (pire encore: envers le professeur, puisque je suis encore élève après tout). La deuxième raison de mon hésitation est que je tiens à préserver le petit plaisir que j'ai à chiner dans les braderies... pour enfin trouver, au hasard d'un matin, alors qu'on plonge une fois de plus la main dans les caisses de rangement presque cachées sous l'étalage du marchand, l'objet tant convoité... Mais bon, ce coup-ci, c'est différent.
Et la troisième raison est mon secret.

Merci d'avance.

Vincent.

Écrit par : Matheutorduquiamanquélamesse | 25 janvier 2009

meme mes voisins arabes, veulent mettre leurs deux fils a l'ecole catholique, ce qu'ils pensent y trouver:
-ordre
-discipline,
-organisation
-education
-sanction
-non politisation (pas d'extreme gauche)
ca vaut bien quelque concessions aux dhimis, et quelques genuflexions à une croix qu'ils abhorrent,
si j'avais les moyens, j'y mettrai ma fille aussi...

Ecrit par : johnhoo | 25 janvier 2009

Il y a aussi les profs, gauchistes bon teint, toujours prêts à donner des leçons de vivre-ensemble et à prêcher la tolérance, qui font le choix d'éloigner eux aussi leurs enfants de la racaille des collèges. La tolérance, c'est bon pour les autres ! A vomir ! Mais pour rien au monde, ils ne remettraient en cause leur idéologie mortifère, responsable de la dégringolade de l'école ! Eux ils pensent bien, c'est ce qui compte, les autres sont d'horribles racistes !

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

je me sers de ce blog car je sais qu'il est lu, je fais passer des messages qui a défaut d'être sublimes tentent le subliminal, j'utilise la tactique du: répéter, c'est enseigner, alors je répète, tourne en rond dans ma centrifugeuse mentale, je serais plus drôle si j'étais centripète? ha bon?

Écrit par : johnhoo n'a pas inventé l'eau | 25 janvier 2009

johnhoo, vous n'êtes pas tout seul !

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Robin, c'est grâce à vous (et à Dobolino) que j'ai appris "Le dormeur du val".
Mais quel mal j'ai eu !
Après l'âge, c'est plus l'âge.
On n'apprend plus de "récitations" aux enfants, quel malheur, alors qu'ils absorbent tout comme une éponge.
De les réciter était également utile : cela obligeait les enfants à parler posément, ce qui est si rare, à respecter la ponctuation, le ton. Et le vocabulaire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2009

Je m'efforce, moi aussi, d'apprendre par coeur les récitations que je donne aux élèves.

Ca les épate que je n'ai pas besoin de regarder le livre pour les reprendre.

Mais là, je me vante un peu parce qu'on a beau travailler la mémoire, on perd des neurones (quantité), même si on on a plus de connexions (qualité ?) et c'est de plus en plus dur !

J'ai donc appris récemment dans l'ordre : Dans une allée du Luxembourg de G. de Nerval (Odelette de deux quatrains), Sensation (deux quatrains) du même, Le Dormeur du Val (sonnet = 14 vers) et Ma Bohème (idem). Je n'ai pas appris "Dans un bois, il y a..." (A.Rimbaud) parce qu'on s'est contentés d'un travail d'écriture.

Je n'ai pas appris par coeur (honte à moi!) A la fontaine de Vaucluse de Georges de Scudéry que j'ai donné à mes 5èmes, un merveilleux poème baroque avec un effet d'écho à la fin sur le dernier vers et sur chaque hémistiche, mais je vais le faire car je m'aperçois que j'ai oublié (!) de le leur faire réciter.

Ils ont été très inspirés par Georges de Scudéry, aussi étrange que cela paraisse, ont écrit, à leur tour de fort beaux poèmes sur un thème de leur choix : le feu, l'air, l'eau, la terre et m'ont fait de belles illustrations. Affichage sur le tableau au fond de la classe : c'est bon pour l'ego.

En fait, ils adorent apprendre par coeur (pas tous évidemment, pas F. qui veut "faire agriculteur" et qui dit que la poésie "ça sert à rien" !) F. à qui j'explique patiemment depuis le début de l'année que nous sommes d'accord pour qu'il aille au lycée agricole après la 5ème, mais qu'"ils" regardent les dossiers (comportement + résultats).

De quoi parlions nous déjà...Ah oui ! Je n'ai pas oublié que nous avions ouvert un "fil" sur le par coeur. Je serai donc bref.

Opposer l'intelligence au par coeur c'est projeter sur eux nos problèmes d'adultes dont la mémoire flanche comme celle de Jeanne Moreau dans Jules et Jim et qui "compensent".

Qu'est-ce qu'on disait déjà ?

Mince, j'ai oublié. ;O))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

chez ces gens-là, johnhoo, on crache sur la religion chrétienne, mais là, on n'a rien à dire, étonnant, non ? Regardez, écoutez ! Deux poids, deux mesures, la dhimmitude est en marche !


http://www.dailymotion.com/video/x84vqy_manifestation-240109_news

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Pour jonvhoo:

"redonnez le gout de l'effort à nos petits Francais de souche!!!"


... Plutôt que de s'occuper du gros méchant Black aux dents trop blanches et à l'odeur incertaine?

Votre propos est insupportable parcequ'en plus d'être insultant -pour la République- il est surtout très idiot:
c'est quoi un Français "de souche"?
Je suis d'origine Française par ma mère et Tsigane par mon père; suis-je suffisamment de souche à votre goût?

Au fait, vérifiez bien que vous avez toujours votre portefeuille après m'avoir lu.


Monsieur, j'ai honte pour vous, et comme vous m'avez l'air d'être de ces gens persuadés, ne comptez pas sur moi pour vous montrer votre méprise, votre sottise.


Vincent.


PS:
En ce qui concerne vos envies perverses de voir votre fille s'agenouiller devant la croix, je trouve qu'il est vraiment navrant d'acheter au religieux la paix des lycées. C'est même d'un ironisme...

Écrit par : Matheutorduquin'enrevientpas | 25 janvier 2009

Tiens, j'aimerais demander à Johndoo et Epatant ce qu'ils pensent de la "réintégration" par Papy des évêques Lefevbristes, dont un carrément négationniste*?
*(Et donc aussi con que les intégristes de n'importe quelle religion, qu'on peut, en l'occurrence, renvoyer dos à dos).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Ces gens-là sont très hypocrites, ils butent sur les mots "de souche" en sachant très bien que cela signifie tout français d'origine française ou étrangère qui se sent français parce qu'il s'est assimilé aux moeurs et à la culture du pays d'accueil.

Mais faire l'économie de cette réflexion est confortable et permet la distribution des points godwin pour faire taire le réel qui s'obstine .

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Robin, pardon de changer de sujet, mais, en référence à un de vos messages d'avant hier, (sur votre retraite que vous voudriez prendre à 60 ans), pourquoi ne demandez-vous pas une "CPA"?
A ma connaissance, c'est une possibilité intéressante, et qui existe encore!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Je ne veux plus prendre ma retraite à 60 ans depuis que j'ai reçu du rectorat ma "simulation de carrière" (sic!) : 996 euros bruts si je la prends en janvier 2010 et 1033 euros bruts en septembre. A cela s'ajoutera le montant de la retraite pour les services antérieurs dans le privé sous contrat + journalisme (un an), mais je pense perdre 25% de mon salaire actuel.

Une CPA (cessation progressive d'activité) signifierait moins d'heures de cours donc un salaire diminué.

Je n'aime pas particulièrement l'argent et je ne me suis jamais intéressé à tout ça jusqu'à présent, mais, comme beaucoup de gens, j'ai un prêt immobier et un enfant encore à charge.

Donc, je ne peux pas faire autrement que de continuer jusqu'à 65 ans avec des heures supp.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"nos ancétres se sont battus pour nous"

Pfff... laissez donc vos ancêtres et l'histoire en paix.


Vincent.

Écrit par : Matheutorduquin'enrevienttouojurspas | 25 janvier 2009

Dans une interview accordée en septembre 2000, le non encore ministre et le déjà plus doyen de l'IGEN déclarait :

Le Figaro magazine : Quelles sont les solutions que vous proposez ? On sent dans votre ouvrage un appel à la nation à se ressaisir. Comment ?

Xavier Darcos : Jacques Chirac avait pensé à un référendum sur l'école. Cette intuition était bonne, dans la mesure où il s'agit de franchir l'obstacle des institutions et des syndicats ainsi que des baratineurs professionnels en sciences de l'éducation pour établir un dialogue direct avec le pays. En tout cas, je crois que la question de l’école ne doit pas être le champ clos de théoriciens plus ou moins fumeux mais un champ d'activité du politique, au sens le plus large, sur une question centrale : que doit être l'Education nationale ? Je trouverais normal que le Parlement fixe par la loi l'ambition de la nation vis-à-vis de son école, à commencer par les programmes. On pourrait y associer l'inspection générale, dans la mesure où elle est composée de l'élite des enseignants ou des universitaires français, spécialistes de leur discipline et en contact direct avec la réalité du terrain, alors qu'actuellement le pédagogisme les a privés de pouvoir. Ensuite on s'adresserait aux cadres éducatifs pour leur dire : « Voilà ce que la nation attend de vous. »


Brandir la possibilité d'un référendum sans en expliciter la question est une arme de politicien. Les politiciens savent aussi que c'est une arme de manipulation massive **.

Dérapage final : Les IGENs, êtres naturellement bons du Moloch ? Anges déchus par le pédagogisme ou Diablotins promus par lui ?

Rires.

* http://www.sauv.net/fig000909.htm

** http://www.soseducation.com/referendum.php

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Tiens, j'aimerais demander à Johndoo et Epatant ce qu'ils pensent de la "réintégration" par Papy des évêques Lefevbristes, dont un carrément négationniste*?
*(Et donc aussi con que les intégristes de n'importe quelle religion, qu'on peut, en l'occurrence, renvoyer dos à dos).

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

On s'en fout royalement . Ce n'est pas le sujet. En revanche, avez-vous quelque chose à dire sur les articles et vidéos postés juste avant ? 44% de musulmans en GB qui veulent vivre séparés des "de souche"... tous des intégristes ?

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

A propos du livre "Main basse sur l'école publique", Anne BRIGAUDEAU de France 2 & 3 écrit notamment :

"Autre concession de taille à la droite la plus réactionnaire : la suppression des IUFM, dénoncés depuis longtemps par celle-ci comme un nid de "pédagogistes" malfaisants."

Il n'y a pas que la droite la plus réactionnaire qui pense cela. Et sous prétexte qu'elle le pense, il faudrait se ranger du côté des pédagogistes dont la nuisance est avérée ?

Écrit par : Magister | 25 janvier 2009

à Epatant :

Laissez les anglais tranquilles.

Les meilleurs d'entre eux sont réfugiés chez nous en Dordogne. Nous les protégeons.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Dans une allée du Luxembourg de G. de Nerval (Odelette de deux quatrains), Sensation (deux quatrains) du même, Le Dormeur du Val (sonnet = 14 vers) et Ma Bohème (idem). Je n'ai pas appris "Dans un bois, il y a..." (A.Rimbaud) parce qu'on s'est contentés d'un travail d'écriture.

Sensation est de Rimbaud, pas de Gérard de Nerval...Décidément !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"Monsieur, j'ai honte pour vous, et comme vous m'avez l'air d'être de ces gens persuadés, ne comptez pas sur moi pour vous montrer votre méprise, votre sottise."
Ecrit par : Matheutorduquin'enrevientpas | 25 janvier 2009

ET POUR CAUSE !! La leçon de morale tient lieu d'argumentation, comme toujours en pareille occasion ! Parce que si on regardait le réel en face, on serait obligé de constater que la méprise est du côté des donneurs de leçons.

Écrit par : Epatant qui n'est pas étonné ! | 25 janvier 2009

Laissez aussi les Américaines (non natives) tranquilles !

Elle est mariée à un français et nous informons les trolls qu'il faudra nous passer sur le corps !

;O))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

L'hebdo TV "le nouvel obs" titre : "Obama révoque une clause anti-avortement"

A quand une déclaration d'Obama sur la révocation de la peine de mort ?

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Les papous sont particulièrement en forme aujourd'hui.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

A propos des vents violents qui ont fait tant de dégats à Toulouse et aillleurs, Libération titre : «Même les rares oiseaux qui essaient de voler font du sur place»

N'est ce pas une métaphore éolienne du mouvement qui nous anime sur ce blog ?

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Les islandais ont des vapeurs :

http://www.liberation.fr/monde/0101314323-eruption-de-colere-en-islande

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Les papous sont particulièrement en forme aujourd'hui.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Les faux-culs et les ravis le sont moins.

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Allez l'épatant, allez plutôt sucer le retraité ruiné de saint cloud.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Bien d'accord, Sanjuro. En ce qui concerne les sciences dures, il n'y a pas de savoir de droite ou de gauche.

Ecrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009

Même les isotopes de l'Uranium ou du Polonium ? Même le monoxyde de Carbone ? Même la photosynthèse ? Même ...

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2009

Robin, c'est grâce à vous (et à Dobolino) que j'ai appris "Le dormeur du val".
Mais quel mal j'ai eu !
Après l'âge, c'est plus l'âge.


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2009

L'écoute des disques de Reggiani vous a manqué ! Ecouter et réécouter Le Déserteur avec l'intro poétique et ça rentre sans difficulté dans n'importe quelle cervelle pour ne plus s'effacer, comme le Pont Mirabeau ...
Rien ne vaut un bon accompagnement musical, pas vrai, Christophe ?
En magasin, j'ai aussi Léo Férré chantant Verlaine et Rimbaud. Imparable !

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2009

Francis Penin a écrit : "Bien d'accord, Sanjuro. En ce qui concerne les sciences dures, il n'y a pas de savoir de droite ou de gauche."

Dobolino a écrit : "Même les isotopes de l'Uranium ou du Polonium ? Même le monoxyde de Carbone ? Même la photosynthèse ? Même ..."

Seule la Vérité est belle, parait-il.

En ces temps d'idéalisation de l'efficacité pragmatiste, comment ne pas convoquer Hiroshima au Panthéon de la Vérité ?

Une belle manip bien convaincante ?

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Allez l'épatant, allez plutôt sucer le retraité ruiné de saint cloud.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Un nouveau point Godwin, cette fois pour le désopilant et pliant humoriste dugong !

L'ultime insulte ( censée faire encore de l'effet !) de nos dames-patronesses dont le catéchisme s'est depuis longtemps fossilisé... !

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

à Epatant :

Laissez les anglais tranquilles.

Les meilleurs d'entre eux sont réfugiés chez nous en Dordogne. Nous les protégeons.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Vous ne pourrez hélas les protéger de la chute de la livre par rapport à l'euro (30%). Des retraités ont perdu beaucoup de pouvoir d'achat et ceux qui ont emprunté auprès de banques continentales (françaises, italiennes et espagnoles) ont vu leurs mensualités augmenter dramatiquement. L'anglais continentalisé se réinsularise donc massivement...

Écrit par : Japhet | 25 janvier 2009

Dugong, c'est le pire de tous.

Écrit par : épatant puissance 4 | 25 janvier 2009

L'hebdo TV "le nouvel obs" titre : "Obama révoque une clause anti-avortement"

A quand une déclaration d'Obama sur la révocation de la peine de mort ?

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Je ne crois pas que ce soit constitionnellement possible : les Etats-Unis sont un Etat fédéral et la législation en la matière dépend de chaque Etat. (à vérifier cependant)

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"L'anglais continentalisé se réinsularise donc massivement"

Nous intégrons les meilleurs d'entre eux. Les autres partent.

C'est le sens de l'Histoire.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

...Pendant que les autres (ah ces reportages à la tévé sur nos "golden boys and girls" made in France expatriés à la City !) se
"recontinentalisent".

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"Dugong, c'est le pire de tous."

Merci épatant pour ce compliment lapidaire

http://fr.youtube.com/watch?v=Erthun0Pauc

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Eh, dugong, Le Pen est propalestinien comme beaucoup de gens de gauche qui ont défilé dernièrement avec le Hamas aux cris de mort au juifs ! Qui suce qui ?

Vous vous trompez d'interlocuteur, je crois. Alors, basta !

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

@dobolino et catmano

Je n'ai pas réagi quand vous avez évoqué votre ancienne camarade de classe portugaise, prix d'excellence en CM2, qui est allée travailler à l'usine la plus proche après l'école primaire.

Cet exemple illustre bien ce que les marxistes (et le bourdieusien que je fus) appellent le caractère formel de la démocratie bourgoise et des idéaux républicains (en particulier l'égalité).

Je ne suis plus marxiste aujourd'hui mais je ne suis pas né "modéré". J'ai abandonné l'idéologie, mais je garde la colère.

C'est la trentième fois au moins que je répète ici que c'est ce qui m'a le plus intéressé dans l'argumentation de JPB dans "La fabrique du crétin", à savoir la dénonciation du rôle de l'Ecole "républicaine" dans la reproduction du fatum social.

Dans le cas que vous évoquez, elle a clairement failli à sa mission.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

démocratie bourgoise
bourgEoise !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

dobolino, ça n'est pas vous que je traite de bourgeoise ! ;O))

...Et catmano non plus !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

A propos des vents violents qui ont fait tant de dégats à Toulouse et aillleurs, Libération titre : «Même les rares oiseaux qui essaient de voler font du sur place»

"N'est ce pas une métaphore éolienne du mouvement qui nous anime sur ce blog ?"


Ca vole bien haut pour un dimanche midi !
:-)


Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

"Allez l'épatant, allez plutôt sucer le retraité ruiné de saint cloud."

Echec et mat.

Il est dommage que cette couleur qui lui va si bien ne lui plaise pas.

Vincent

Écrit par : matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

Nous intégrons les meilleurs d'entre eux. Les autres partent.

C'est le sens de l'Histoire.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Prennent donc racine en Dordogne ceux qui, il y a 10 siècles, s'étaient déracinés de Normandie? En somme, retour aux souches!

Écrit par : buntovchik | 25 janvier 2009

"L'anglais continentalisé se réinsularise donc massivement"

Nous intégrons les meilleurs d'entre eux. Les autres partent.

C'est le sens de l'Histoire.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Ne sont-ce pas les plus riches qui restent ? Peut-on les considérer comme les meilleurs ?

Écrit par : Japhet | 25 janvier 2009

"Allez l'épatant, allez plutôt sucer le retraité ruiné de saint cloud."

Echec et mat.

Il est dommage que cette couleur qui lui va si bien ne lui plaise pas.

Vincent

Ecrit par : matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

Eh, dugong, Le Pen est propalestinien comme beaucoup de gens de gauche qui ont défilé dernièrement avec le Hamas aux cris de mort au juifs ! Qui suce qui ?

Vous vous trompez d'interlocuteur, je crois. Alors, basta !

Ecrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Et le mélange vert-rouge-brun, vous avez quelque chose à en dire, au fait, matheuàcôtédelaplaque ?

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

@Vincent,
Je suis d'origine Française par ma mère et Tsigane par mon père; suis-je suffisamment de souche à votre goût?

si vous etes né de mere Francaise, vous etes Francais de souche, oui. Européen et Francais, et de culture pagano-chretienne,influencé par la culture gréco-latine et la pensée chrétienne et SURTOUT pas musulmanne.C'est pour vous que nous nous battons et que nous nous révoltons contre la pensée unique, multiculturelle, assimilationniste,mondialiste,antichretienne, et antiblanc et contre l'islam conquérant,vindicatif et intolérant!

Écrit par : johnhoo | 25 janvier 2009

Et la troisième raison est mon secret.

Ecrit par : Matheutorduquiamanquélamesse | 25 janvier 2009

Ah, mais c'est très "Cyrano de Bergerac", ça!
"J'ai deux raisons, dont chaque est suffisante seule.
Primo : c'est un acteur déplorable [...]
Secundo : est mon secret..."
(Acte I, scène 4)

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 janvier 2009

http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?an=brighelli&sortby=3&sts=t&tn=sade+la+vie+la+legende&x=38&y=12
Bonne lecture…
JPB

Je vous remercie.

Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

Dans le cas que vous évoquez, elle a clairement failli à sa mission.

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009

A moins qu'elle ne l'ait parfaitement accomplie. Mais dans ce cas, ne me demandez pas de croire aux idéaux républicains.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

à épatant :

Votre père est tsigane

mais vous êtes si con.

Et moi je voudrais jouer de l'hélicon.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

@ Robin
En fait, vous avez mélangé deux histoires (ou plus, d'ailleurs).
Nous habitions une "ville-nouvelle" (Massy-91) dans les années 60 et 70.
Lorsque nous y sommes arrivées (en 1965-1966), ils ouvraient deux à trois groupes scolaires de 10 classes de garçons et 10 classes de filles par an.
Dans le deuxième groupe scolaire que nous avons fréquenté, étaient scolarisés les enfants du "bidonville portugais" coincé entre les champs de choux de Bruxelles et la route d'accès qui arrivait de l'autoroute.
J'ai deux années scolaires d'écart avec Dobolino, je n'ai vu que quelques unes de ces enfants qui restaient groupées dans un coin de la cour et étaient intégrées dans les petites classes (CP, CE1) quel que soit leur âge afin qu'elles y apprennent le français.
J'étais déjà au CES lorsque leur nombre est devenu plus important et je me rappelle nettement de cette distribution des prix au cours de laquelle la directrice avait tout particulièrement félicité cette fille, arrivée en début d'année sans parler un mot de français et qui avait été intégrée en cours d'année au CM pour finir 1° de sa classe aux compositions du mois de juin.

A mon époque, il existait encore dans le vieux village un CEG et je pense que ces élèves y ont été envoyées sans plus de questions que cela.
Par ailleurs, mes parents avaient obtenu une dérogation pour inscrire ma jeune soeur dans le même CES que moi, mais entre temps, un nouveau CES s'était ouvert et il est possible que les élèves de notre secteur y aient été inscrits.
En revanche, il est vrai qu'au Lycée d'enseignement général, il y avait très peu d'élèves d'origine portugaise. Où étaient-ils ? Je n'en sais rien. Entre temps, le bidonville avait disparu et je ne sais pas où ses "habitants" avaient été relogés. Il y avait aussi un Lycée Technique, peut-être que les élèves y étaient inscrits.

La deuxième histoire est celle de la personne nommée dans l'école que je dirige, sous le statut d'EVS (Emploi Vie Scolaire). Elle m'a raconté son histoire assez récemment. J'ignorais complètement qu'elle était née au Portugal et y avait vécu jusqu'à l'âge de 9 ans et rien n'aurait pu me le faire souçonner. En effet, elle parle un français totalement sans accent, teinté d'expressions du Jura où elle a vécu une bonne trentaine d'années, rédige souvent des lettres administratives que je relis d'un oeil depuis bien longtemps, me contentant de les signer, car j'ai pu remarquer qu'elle écrivait le français dans un style tout à fait correct, ne fait aucune faute d'orthographe et calcule sans aucune difficulté les remises et escomptes (hors TVA puis prix total avec TVA sans tenir compte de la remise) lors des commandes de matériel scolaire (sans doute avec moins de difficulté que l'une de mes anciennes collègues à qui j'ai essayé plusieurs années de suite de faire comprendre les calculs qu'elle devait effectuer...).

Donc, on ne peut parler pour elle de "faute" de l'école républicaine qui a fort bien rempli sa tâche. Il faudra que je lui demande quelle structure elle a fréquentée après l'école primaire car je ne le sais pas.
La seule chose qu'elle m'ait dite, c'est que ses parents l'ont obligée à aller s'embaucher à l'usine le soir de l'anniversaire de ses 16 ans, au mois de mai, après sa journée de classe.
Seul le père travaillait comme OS (on était venu le chercher en car dans son village portugais, l'usine lui avait fourni un logement à la limite de l'insalubre, pas d'eau, pas de chauffage, trous dans le toit et quelques mois plus tard, elle lui avait payé un voyage aller-retour au Portugal afin qu'il puisse aller chercher sa famille, aux frais de l'entreprise).
Comme il y avait cinq ou six frères et soeurs plus jeunes, il était "normal" pour elle et pour ses parents que ce soit elle qui arrête ses études pour aider à subvenir à leurs besoins. Je crois que les petits derniers ont fait des études plus longues.

Écrit par : catmano | 25 janvier 2009

A Dobolino:

"En magasin, j'ai aussi Léo Férré chantant Verlaine et Rimbaud. Imparable !"

Oui, connaissez-vous l'ouverture de Ludwig Von: "Egmont" interprétée cette fois-ci par Ferré?
Et avez vous en magasin Brassens interprétant "Les oiseaux de passage" de Jean Richepin ou "La légende de la nonne" de Hugo il me semble?
Dois-je vous mettre des liens?
(Heu... ceci n'est qu'une proposition musicale)

Bon, je retourne à table; c'est l'heure du plat principal...

Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

"Et le mélange vert-rouge-brun, vous avez quelque chose à en dire, au fait, matheuàcôtédelaplaque ?"

Oui: Allez vous faire enculer par un ours polaire en Afrique.

Matheutordu qui t'emmerde grave.

Écrit par : Mais pourquoi j'ai répondu? | 25 janvier 2009

"Comme il y avait cinq ou six frères et soeurs plus jeunes, il était "normal" pour elle et pour ses parents que ce soit elle qui arrête ses études pour aider à subvenir à leurs besoins. Je crois que les petits derniers ont fait des études plus longues.

Ecrit par : catmano | 25 janvier 2009"


Ce que vous racontez là est aussi l'histoire de ma mère née en 1929 qui dut quitter l'école le jour même de ses 12 ans pour élever tous ceux qui suivaient : 9 autres en tout. Une humiliation qui dure encore, jamais oubliée. Elle a fait bonne à Paris chez les bourges pour quitter cette fatalité et connaître autre chose.
Seul le dernier des 10 enfants a fait des études et est deven ingénieur chimiste. C'était en Bretagne il y a peu.

Écrit par : une hussarde | 25 janvier 2009

Il s'est dit plein de choses en deux jours !

Et des choses intelligentes en plus !

Pour le FLE dans le secodnaire, la situation est catastrophique : je confirme que des élèves ne parlant pas français sont mis dans les classes des élèves français qui ont leur âge, avec juste deux heures de FLE en plus dans leur emploi du temps. Les barbares qui font ça le font pour que les élèves ne soient pas stigmatisés - l'idéologie a une force impressionante.

Christophe, Darcos vient de parler à la télé, il ressemble de plus en plus à Barbaby ! Il a les traits un peu tirés - encore un peu et il nous résoudra des enquêtes en une heure trente le dimanche soir sur France 3 : Qui a tué l'Instruction publique ? Qui a empoisonné les relations entre l'administration et les professeurs ? Qui a étouffé les revendications salariales des professeurs ? Qui a blessé l'honneur des enseignants ? Qui a étranglé la situation financière des profs ? Qui a fait disparaître les enseignants des Ecoles Normales ? Autant d'enquêtes palpitantes, qui nous feront remonter à 89, 85, 74, 69...

Écrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

Evaluations… nous voici bien loin de sujet...

Il y a 4 jours, je pensais pouvoir échanger sur la possibilité que Darcos soit dans le vrai... juste la possibilité, mais vos certitudes vous aveuglent... et Jeremy est en week-end….

Comment allez-vous vous en sortir en cours, lorsqu'un élève viendra vous demander la définition qu'un prof donne à : « appel à la désobéissance ». Vous lui expliquerez que c'est : « demander aux gens de ne pas respecter la loi de façon massive mais qu'il ne faut pas sortir du contexte ??? ». Belle éducation ! Ah non, j’oubliais : vous c’est uniquement l’enseignement national !

Vous n’envisagez pas non plus la possibilité que nos voisins Suisse soient dans le juste avec « leurs votations », qui sont des référendums où chaque citoyen, face à des questions précises se retrouve face à la responsabilité de ses choix, et aux conséquences de leur application… c’est la démocratie du peuple, pas celle de la rue.

Je m'en viens donc vous saluer une dernière fois. Je viendrai consulter le de-briefing que JBP ne saurait manquer le 29 au soir... Il peut commencer son article, nous connaissons le résultat. Je vais même y aller de ma petite prédiction : vous allez tous vous auto-congratuler du bien fondé de vos idéaux... Il sera fait trois pas en arrière, puis deux pas en avant... jusqu'à la prochaine danse, et nos enfants grandiront, jusqu’à la prochaine génération…

Alors, bonne grève à tous !

Virginie

Écrit par : virginie | 25 janvier 2009

Pourriez-vous avoir l'obligeance :

1) De ne pas répondre aux messages signés par Roger Felts ou l'un de ses pseudos ?

2) De ne pas répondre au provocateur débile qui parle des "Francais de souche" ?

La lecture de ce blog en serait facilitée.

Écrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

"Jeremy est en week-end…."

Je suis là, mais c'est compliqué de vous faire comprendre que dans l'Education il y a les illuminés du Sgen/UNSA, les opportunistes du Snes, les radicaux Sud, CGT, FO, les instructionnistes du Snalc, et les profs au milieu de tout ça qui ne sont d'accord sur rien.

Écrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

@catmano

Bon, maintenant, j'ai compris. Vous êtes une excellente pédagogue ! ;-))

Apparemment votre AVS a bénéficié d'un enseignement "traditionnel" (CQFD)

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Pourriez-vous avoir l'obligeance :

1) De ne pas répondre aux messages signés par Roger Felts ou l'un de ses pseudos ?

2) De ne pas répondre au provocateur débile qui parle des "Francais de souche" ?

La lecture de ce blog en serait facilitée.

Ecrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

J'admire votre flegme (j'adore le : "Pourriez-vous avoir l'obligeance" !

"You know what ? I'm happy !" ;O))

(Je ne me souviens plus du nom de ce chien génial des dessins animés de Tex Avery.)

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

maminou, je crains que vous ne soyiez réjouie un peu trop vite !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

(Je ne me souviens plus du nom de ce chien génial des dessins animés de Tex Avery.)

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009
------
N'est-ce pas Snoopy or something of the sort ?

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Robin, il s'agit de Droopy !
You kow what ?I'm happy.

Écrit par : une hussarde | 25 janvier 2009

Francis, vous me décevez sur ce coup-là !
You make a mistake !

Écrit par : une hussarde | 25 janvier 2009

« Il y a des artistes qui jouent parfaitement, et le jazz, et le classique; Herbie Hancock [...] Keith Jarrett [...] Wynton Marsalis [...]Friedrich Gulda... »
C.S.

Sans oublier Michel Portal.
Ou Samson François qui excellait, paraît-il, dans le boogie et le blues (témoignage d'un ami sur le piano duquel, dans les années 60, Samson François, après avoir dîné chez ses parents, lui en fit la longue démonstration — au grand ébahissement dudit ami et à son non moins grand désespoir de n'avoir pas de magnétophone).

Écrit par : Tailleboudin | 25 janvier 2009

"Eh, dugong, Le Pen est propalestinien"
Ecrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Heu... Il ne serait pas plutôt encore plus antisémite qu'il n'est anti arabe, par hasard?

"comme beaucoup de gens de gauche qui ont défilé dernièrement avec le Hamas aux cris de mort au juifs !"

Ecrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

Pour ce qui concerne les islamo-gauchistes, hélas, l'anti-américanisme primaire et l'anti politique israélienne conduisent aux mêmes dérives antisémites ...
Qu'il est simpliste, (et répandu), le raisonnement qui consiste à penser que "les ennemis de mes ennemis sont mes amis".... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Evaluations… nous voici bien loin de sujet...

Il y a 4 jours, je pensais pouvoir échanger sur la possibilité que Darcos soit dans le vrai... juste la possibilité, mais vos certitudes vous aveuglent... et Jeremy est en week-end….

Primaire, oui, les programmes 2009 vont dans le bon sens. Nous l'avons toujours dit.

Collège : le "socle commun", vous appelez-ça "aller dans le bon sens"?

Lycée : no comment !

Grève : droit reconnu par la constitution de la Vème République, supprimé par "l'Etat français" de Pétain... rien à voir avec le "pouvoir de la rue"...Mais ça agace notre président "bonapartiste" et les bonapartistes en général. Ah ! Puisqu'on sait, de source divine, "ce qui est bon pour les Français".

Écrit par : Robin qui ne peut pas s'en empêcher | 25 janvier 2009

à épatant :

Votre père est tsigane

mais vous êtes si con.

Et moi je voudrais jouer de l'hélicon.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Et le mélange vert-rouge-brun, vous avez quelque chose à en dire, au fait, matheuàcôtédelaplaque ?"

Oui: Allez vous faire enculer par un ours polaire en Afrique.

Matheutordu qui t'emmerde grave.

Ecrit par : Mais pourquoi j'ai répondu? | 25 janvier 2009

Ainsi donc, chacun peut constater que même les profs ne sont pas à l'abri de cette réaction si communément observée: les insultes pleuvent chaque fois qu'il s'agit de pallier le manque d'arguments, l'indigence intellectuelle. Récapitulons, toujours trois étapes, toujours les mêmes:

1/ la leçon de morale : "vous devriez avoir honte"

2/ le point godwin avec reductio ad Hitlerum

3/les insultes, parce que, désormais 1/ et 2/ ça ne colle plus avec la mythologie, ça ne marche plus.

Dugong, du coup, s'emmêle les pinceaux, perd son flegme légendaire et pédale dans le yaourt: il confond semble-t-il, "épatant", matheudordu et johnhoo dans ses vers de mirliton ( qui riment en -con). Matheutordu qui ne veut pas être en reste se fend d'un couplet digne de nos meilleurs rappeurs au faîte de la gloire !

Et tout ça juste parce qu'on a VU, de nos yeux VU l'alliance vert-rouge-brun, nommée par Mohamed Sifaoui et Wafa Sultan eux-mêmes ( entre autres), "islamo-gauchisme" ou encore "islamo-nazisme" ?

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

"qui ne peut pas s'en empêcher" je voulais prendre le pseudo pour faire une blague idiote sur les ours polaires et l'effet du réchauffement climatique sur les minorités sexuelles. Ca m'apprendra !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Sans oublier Michel Portal.
"Ou Samson François qui excellait, paraît-il, dans le boogie et le blues (témoignage d'un ami sur le piano duquel, dans les années 60, Samson François, après avoir dîné chez ses parents, lui en fit la longue démonstration — au grand ébahissement dudit ami et à son non moins grand désespoir de n'avoir pas de magnétophone)."

Ecrit par : Tailleboudin | 25 janvier 2009

Oui, la liste n'était, (et de loin, heureusement), pas limitative! Et bien vu pour Portal*! Mais là, pour Samson, je l'ignorais totalement... Vous m'en couchez un boin!!! ;-)

*Excellentissime dans le concerto de Mozart, contrairement à Benny Goodman et son vibrato difficilement supportable à la clarinette.
Par contre, ce dernier a été un des premiers à avoir la bonne foi d'admettre l'écrasante supériorité des musiciens de jazz noirs sur les blancs , (dans ces années-là, ça s'est équilibré à partir des années 60), et à créer des orchestres "mixtes". Ce qui était plus que courageux à son époque! (A lire, "en avant la zizique", de Boris Vian).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

(Je ne me souviens plus du nom de ce chien génial des dessins animés de Tex Avery.)

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009
------
N'est-ce pas Snoopy or something of the sort ?

Ecrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Robin, il s'agit de Droopy !
You kow what ?I'm happy.

Ecrit par : une hussarde | 25 janvier 2009

Oui, c'est Droopy !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Vaste problème! Il y a des artistes qui jouent parfaitement, et le jazz, et le classique

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009
-------
D'accord, Christophe ! Il y a des gens qui réussissent dans tous les domaines.
Mais autant je chanterais l'air de Philippe II de Don Carlos (de Verdi . "Elle ne m'aime pas, non, son cœur m'est fermé, elle ne m'a jamais aimé !") en public, autant je ne me risquerais pas à chanter Ma cabane au Canada en public (en privé, si ! Et mieux que Line Renaud, que, par ailleurs j'aime bien, et depuis longtemps). Je suis spécialisé, quoi. Bravo à ceux qui font tout bien et de manière convaincante !

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Robin, pardon de changer de sujet, mais, en référence à un de vos messages d'avant hier, (sur votre retraite que vous voudriez prendre à 60 ans), pourquoi ne demandez-vous pas une "CPA"?
A ma connaissance, c'est une possibilité intéressante, et qui existe encore!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Vous savez, Christophe, la CPA a vécu et n'est plus du tout intéressante. J'ai profité de la dernière bonne année pour la demander (un mi-temps payé 80 %) mais maintenant, c'est payé aux alentours de 60%, ou quelque chose comme ça (je ne me suis pas renseignée, mais mes collègues qui l'envisageaient y ont renoncé). Et puis, une année de CPA, cela ne compte que pour 2 trimestres de retraite, et Robin va voir la sienne encore amputée.
Mais, cher Robin, faites aussi vos comptes : même en partant à 60 ans, ou un peu plus tard, vous n'aurez plus les trajets, la fatigue et les frais qui les accompagnent. Et, en revanche, rien ne vous interdit de postuler pour un emploi à plein temps ou à temps partiel dans le privé, voire dans le supérieur (jusqu'à 65 ans). Cela vaudrait peut-être le coup de faire vos calculs. Ne tardez pas à écrire à la CRAM pour savoir à combien de trimestres vous avez droit. Tout dépend, bien sûr, de vos charges de familles, des remboursements d'emprunts que vous ne pouvez éviter. Mais n'attendez pas d'être au bout du rouleau physiquement et nerveusement pour déposer votre dossier. J'en ai trop connu qui ne se sont pas remis d'une année de trop.
Vous avez tout de même des atouts! Jouez-les. Amicalement.

Écrit par : retraitée | 25 janvier 2009

Samson François en train de jouer du boogie ?
Tronche de Chopin dans sa tombe !
Mais que jouait Chopin, quand il était saoul comme… un Polonais ?
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2009

D'accord, Christophe ! Il y a des gens qui réussissent dans tous les domaines.
Mais autant je chanterais l'air de Philippe II de Don Carlos (de Verdi . "Elle ne m'aime pas, non, son cœur m'est fermé, elle ne m'a jamais aimé !") en public...

Francis, vous m'impressionnez !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Vous avez tout de même des atouts! Jouez-les. Amicalement.

Ecrit par : retraitée | 25 janvier 2009

Oui, le "un an de trop", c'est un paramètre à prendre compte et c'est vrai que je suis fatigué. Merci d'avoir pris la peine de me répondre. Amicalement à vous aussi.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

A Johnhoo l'épatant :

Ma réaction ne tient pas tant à ce que vous débitez qu'à la façon dont vous tenez à l'asséner.

Vous êtes comme ces clébards nervaillousses qui vous tirent le bas du pantalon et que vous finissez par congédier d'un coup de latte.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

A Christophe Sibille.

Il y a eu des possibilités vers 1995 de bénéficier de la CPA (cessation progressive d'actrivité), puis la CFA (congé de fin d'activité). Malheureusement il y avait le revers de la médaille, en ce qui concerne la CPA. L'avers, c'était de travailler à mi-temps (à partir de 55 ans, je crois) en étant payé à 80 %. Pour ceux qui s'estimaient à l'aise avec 80 % de leur salaire normal, c'était intéressant. Mais, bien sûr, chaque année ne comptait que pour une demi-année pour la retraite. Ceux qui, dans ces conditions, arrivaient à avoir leurs 37,5 annuités à 60 ans pouvaient se le permettre.
Le CFA consistait à partir avant 60 ans. Il me semble qu'il fallait avoir 40 annuités. Dans l'Education nationale, ceux qui avaient commencé à aller à l'Ecole normale à 15 ans, puis avaient été Ipésiens ensuite pouvaient être dans ce cas avant leur 60ème anniversaire. Ils percevaient en partant à 59, voire 58 ans, une "indemnité" correspondant à leur future retraite une fois qu'ils auraient 60 ans.

Je n'ai pu me permettre ni la CPA, ni la CFA. Je suis parti à 60 ans avec 36,5 annuités au lieu des 37,5 requises pour avoir la pension complète car je ne me sentais pas la force de rester jusqu'à 61 ans avec le proviseur de l'époque à qui j'avais envie de casser la figure.

J'ai travaillé à temps complet jusqu'au bout, mais ! comme j'étais las, et écœuré ! (J'aurais pu dire cela en termes moins choisis, mais il y a ici des dames distinguées que je ne voudrais pas choquer.)

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Désolé cher dugong, mais ici, "la façon" dont on accueille tout propos non conforme, même platement dit, est particulièrement clébarde, rejetante et intolérante et ne peut que pousser à hausser le ton...

Johnhoo et épatant sont deux personnes distinctes et c'est matheutordu qui est tzigane.

Écrit par : Epatant ! | 25 janvier 2009

un livre fait la une en ce moment...

http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/

Qu'en pensez vous tous ?

Écrit par : Bernard | 25 janvier 2009


Du grand classique dans l'art de la diversion : un complot catholique-intégriste-d'extrême-droite oeuvrerait dans le plus grand secret pour détruire l'école de la République avec la complicité de X. Darcos.

Ce qui pré-suppose sans aucun doute que :

1) Tout va trés bien madame la marquise : tous les enfants entrant en 6ème savent lire écrire et compter dans le meilleur des mondes pédagogistes, grace à 30 années ininterrompues de "sciences" de l'éducation . La preuve, comme le disent les experts du mensonge type Baudelot/Establet : "le niveau monte". On peut leur faire confiance : ils sont payés pour ça.

2) Darcos est un catholique intégriste lui-même. J'irais encore plus loin : je parie un kilo de riz qu'il n'est MÊME PAS abonné à Libération et à Télérama. Alors forcément...

3) Comme le mentionne la 4ème de couv' qui pratique l'amalgame - à faire passer Le Pen pour un amateur - en mentionnant "La fabrique du Crétin",
les gens comme JPB sont des nuisibles d'extrême-droite associé à cette démarche de destruction de l'école dont on nous jure qu'elle va si bien et qu'elle s'est tellement "démocratisée" (le mot qui interdit tout débat : vous n'êtes pas contre la démocratie, quand même ?).

Si ces crétins l'avaient lue (et comprise), la fabrique, ou discuté 5 mn avec JPB, ils se rendraient peut-être compte à quel point il est en réalité de gauche, et de façon sincère, contrairement à eux qui ne sont jamais sorti du stade de la posture (et par conséquent de l'imposture).

En conclusion, comme l'a fort justement mentionné Dugong, la liste des soutiens vaut toutes les condamnations (Grandserre, Meirieu, etc.)

Un livre indispensable pour ceux qui appartiennent au camp du Bien : ils trouveront ici les moyens habituels d 'éviter toute confrontation avec le réel, et partant de là, une sérieuse théraphie chez le psy.

Écrit par : Manu | 25 janvier 2009

"mais il y a ici des dames distinguées que je ne voudrais pas choquer.)

Ecrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009"

Francis, vous êtes la personne la mieux élevée sur ce blog, la plus respectueuse des autres ! Je vous décerne la Palme d'or de feu l'Instruction Publique !

Écrit par : une hussarde | 25 janvier 2009

"Excellentissime dans le concerto de Mozart, contrairement à Benny Goodman et son vibrato difficilement supportable à la clarinette."

Et que pensez-vous de "Porgee and bess" interprété par Miles Davis?

Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

Il y a 4 jours, je pensais pouvoir échanger sur la possibilité que Darcos soit dans le vrai... juste la possibilité, mais vos certitudes vous aveuglent... et Jeremy est en week-end….

Alors, bonne grève à tous !

Virginie

Ecrit par : virginie | 25 janvier 2009

Il y a 4 jours, vous êtes venue, Virginie, avec vos petites provocations et VOS petites certitudes, absolument pas dans le but d' "échanger" comme vous le prétendez. Il est facile ensuite de se poser en victime pour se rassurer.

Et apparemment, l'accusation d'idiotie à votre endroit par Jérémy paraît de plus en plus justifiée : vous ne comprenez manifestement pas ce que les divers (trés divers, même) intervenants écrivent ici, puisqu'un certain nombre d'entre eux soutiennent Darcos sur certains points (les programmes du primaire, par exemple).

Alors remballez vos frustrations qui n'intéressent personne et essayez de voir plus loin que le bout de votre nez.

Vous intervenez ici comme si on vous DEVAIT quelque chose. Or, on ne vous doit rien du tout.

Alors si vous voulez vraiment "échanger" comme vous le prétendez, postez sur ce forum en évitant de le confondre avec le service après-vente de chez Darty, et nous vous répondrons avec plaisir.

Vous aurez même parfois la surprise de constater que nous sommes d'accord sur certains points avec vous.

Écrit par : Manu | 25 janvier 2009

Manu l'a remarquablement résumé : il faut admettre, une fois pour toutes, qu les destructeurs les plus acharnés de l'Ecole sont dans le "camp du Bien" — et que nous sommes, forcément, dans le camp du Mal.
Si le Bien c'est Meirieu, je veux bien être le Mal.
C'est 1984 à tous les étages — le Ministère de la Paix s'occupe de la Guerre, etc. Eux, ils sont le ministère de l'Amour.
Les lignes Droite / Gauche sont drôlement brouillées, ces temps-ci (en fait, depuis une bonne vingtaine d'années).
Je préfère encore me colleter avec Darcos, à qui je n'ai jamais hésité à dire ses quatre vérités (ça le change, cet homme : il a tellement de lèche-culs et de béni-oui-oui autour de lui…) que serrer la main à Grandserre ou Zakhartchouk — sans parler du Lubin de journaldecole, qui est un authentique fasciste — du moins, ce que je mets sous fasciste.
Question laïcité, je préfère Catherine Kintzler — qui n'a pas hésité à participer à la commission réunie il y a un an et demi par Darcos sur le Primaire, sans avoir l'impression de trahir.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Samson François en train de jouer du boogie ?
Tronche de Chopin dans sa tombe !
Mais que jouait Chopin, quand il était saoul comme… un Polonais ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009

"Les filles de Cracovie". Il chantait en s'accompagnant au piano. Si je mets les paroles, maminou prend une syncope ! ;O))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Quand je pense que je laisse les provocations idiotes de John Woo et autres trolls du week end… Pour un peu, je finirais démocrate…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Francis, vous m'impressionnez !

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009
---------
Vraiment, cher Robin ? J'ai déjà chanté cet air à la fête de la musique à Blois, vers 2000. J'étais accompagné au piano par... une aimable collègue agrégée de mathématiques ! Nous faisons un récital tous les 21 juin depuis 1997. Le programme paraît dans La Nouvelle République (secteur de Blois) Le programme indique mon nom et celui de mon accompagnatrice et la mention "classique", mais pas les titres des airs chantés, faute de place, sinon il n'y aurait pas assez de place pour tout le monde. Tandis que là, ne viennent que quelques dizaines de personnes musicalement éclairées. (Je plaisante.)
Le 21 juin 2008 j'ai chanté l'air de la calomnie du Barbier de Séville, l'air de Banco de Macbeth, de Verdi, l'air de Falstaff d'un opéra allemand, "Les joyeuses commères de Windsor" d'un compositeur appelé Otto Nicolaï. Etc.
Connaissez-vous cet air de Philippe ?
Mais, ça me revient, ne vous rappelez-vous pas avoir lu que je chantais, si vous voyez à quoi je fais allusion ? Ah ! dans la préface il est dit quelle est la catégorie de ma voix : ni ténor, ni baryton, et comme je suis un homme, ça ne laisse plus place qu'à une seule catégorie.

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Samson François en train de jouer du boogie ?
Tronche de Chopin dans sa tombe !
Mais que jouait Chopin, quand il était saoul comme… un Polonais ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Qui sait comment Chopin aurait pris la chose ? Seule l'invention de la machine à remonter dans le temps pourrait nous renseigner...

Rien n'est de toute façon garanti : je ne suis pas, par exemple, le seul musicien que le jazz ennuie profondément. Peut-être un des rares à oser le dire en raison de fortes lacunes en politiquement correct.

Ce qui n'empêche pas certains d'en être sincèrement passionné, comme Christophe, bien sûr, hein ? Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Écrit par : Manu | 25 janvier 2009

Mais, ça me revient, ne vous rappelez-vous pas avoir lu que je chantais, si vous voyez à quoi je fais allusion ? Ah ! dans la préface il est dit quelle est la catégorie de ma voix : ni ténor, ni baryton, et comme je suis un homme, ça ne laisse plus place qu'à une seule catégorie.

Ecrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Ah! Vous êtes basse comme moi (basse profonde ? baryton basse, baryton Martin ?).

Je suis sûr que vous connaissez l'air de Zarastro dans la Flûte enchantée (Ô Isis und Osiris...")... et la sérénade de Don Juan ("Je suis sous ta fenêtre, ô daigne enfin paraître...")...Et les mélodies de Fauré (Le secret)...ou des choses plus "sérieuses" comme le "exaltavit humiles" du Magnificat de J.S. Bach.

Moi aussi, comme vous le voyez, j'ai des talents cachés, mais je ne sais pas pourquoi, je finis toujours ligoté à une branche pendant que les autres Gaulois se tapent la clochent. ;0))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Plutôt le "Quia fecit" du Magnificat de Bach ("Quia fecit mihi magna...")

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"Ah! Vous êtes basse comme moi (basse profonde ? baryton basse, baryton Martin ?)."

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009

Ou contreténor! ;-)
Après tout, j'ai bien entendu, récemment, à la "tribune des critiques de disques", le Winterreise chanté par une femme!
(Christa Ludwig, si j'ai bonne mémoire).

Entre parenthèses, si Line Renaud réécrivait sa chanson, elle l'intitulerait peut-être plutôt: "ma Barack Obahamas"...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

"Nous avons choisi une autre voie, faite de probité,d'amour de la patrie,des Francais, de défense de la Nation, de refus,entre autre, du rap et de ce qu'il véhicule(voir plus haut),de l' islamismation à outrance de notre pays et de défense des intérets des notres, d'abord."

bon blog et bon week end, entre vous, entre profs.
Un habitant du 93 qui sait de quoi il parle.

Ecrit par : johnhoo | 25 janvier 2009

Apprenez à lire! je ne pense pas qu'on puisse soupçonner Jean-Paul d'être un amateur de rap! J'ai la flemme de retrouver son message, mais il a parlé de "sous-culture", ou quelque chose dans le genre.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

"Rien n'est de toute façon garanti : je ne suis pas, par exemple, le seul musicien que le jazz ennuie profondément. Peut-être un des rares à oser le dire en raison de fortes lacunes en politiquement correct."

Ecrit par : Manu | 25 janvier 2009

Ou peut-être parce qu'on n'a pas su vous le faire aimer? Ah, la pédagogie... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

"Quand je pense que je laisse les provocations idiotes de John Woo et autres trolls du week end… Pour un peu, je finirais démocrate…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Oui, un petit effaçage d'adresses IP semble s'imposer... ;-)

Je n'aime pas trop ces disques de Miles... "Porgy and Bess", ou "Sketches of Spain"*... Mais dire ça, dans les milieux du jazz, ce n'est pas très politiquement correct.


*Peut-être tout simplement parce que je ne suis fan ni de Rodrigo, ni de Gershwin (and fire, ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

"Ah! Vous êtes basse comme moi (basse profonde ? baryton basse, baryton Martin ?)."

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009
---------
Ah ! vous êtes une basse profonde ! C'est rare. Et chantez-vous bien ?
Je suis une basse chantante. Je suis à l'aise du mi 1 au fa 3. Je peux donner le fa dièse 3, mais c'est limite. Au-dessous du mi 1, j'atteins le mi bémol 1 et le ré 1 seulement si je suis bien reposé et détendu. Le 21 juin 2008, j'ai chanté Le cor (le poème d'Alfred de Vigny, musique d'Ange Flégier, un compositeur français peu connu). Je savais que je ne pourrais pas émettre le ré grave à la fin (le ré 1). J'ai donc fini sur le ré 2 (ré médium pour une basse). Le compositeur l'a écrit en petit pour montrer qu'on pouvait terminer aussi avec ce ré 2. Naturellement, c'est mieux si on donne le ré 1, mais cette note est plus caractéristique des basses profondes.

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

en raison de fortes lacunes en politiquement correct."

Ecrit par : Manu | 25 janvier 2009

Pour combler ces lacunes, cher Manu, et pour faire pénitence, le Camp du Bien vous condamne à copier trois fois l'intégrale des ouvrages d'Evelyne Charmeux.

Allez en paix.

Écrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

De toutes façons, ça ne sert à rien d'avoir des lacunes, si on ne sait pas s'en servir.

Écrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

En parlant de musique classique, pour Mr JPB (et ceux que ça intéresse):

http://www.fnacspectacles.com/recherche/rechercheRapide.do?search=ACDC


Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

Earth wind and fire ? Ouaf !

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Je n'aime pas trop ces disques de Miles... "Porgy and Bess", ou "Sketches of Spain"*...

Bon ben je me sens moins seul.

Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009

Ou contreténor! ;-)
Après tout, j'ai bien entendu, récemment, à la "tribune des critiques de disques", le Winterreise chanté par une femme!
(Christa Ludwig, si j'ai bonne mémoire).

Entre parenthèses, si Line Renaud réécrivait sa chanson, elle l'intitulerait peut-être plutôt: "ma Barack Obahamas"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009
---------
Christa Ludwig a une voix de mezzo-soprano (l'équivalent du baryton chez les femmes). Le cycle Winterreise (Voyage d'hiver, est-ce bien cela ?) a été écrit par Schubert dans des tonalités moyennes (pour baryton et mezzo-soprano) mais rien n'empêche de transposer dans une tonalité plus grave ou plus aiguë.
Votre blague sur la Maison Blanche, je n'ai pas osé la faire ici. Mais je ne m'en suis pas privé avec mes amis. Je ne voudrais pas qu'on crût que je suis raciste. Je ne le suis pas.
Ah ! non, je ne suis pas contre-ténor. Je n'ai rien contre cette voix. D'ailleurs je monte jusqu'au la 4 en voix de fausset, tous les jours. Mais je ne m'entraîne pas à chanter ces notes aiguës. Je n'ai pas envie de trouver un répertoire pour utiliser ces notes.

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Gershwin (and fire, ;-)

Yes!

Vincent

Écrit par : Matheutordublowin'thewind | 25 janvier 2009

J'essaie d'imaginer Chopin chez Mingus. C'est assez brouillé comme vision.

En revanche, je vois bien Don Van Vliet trombonner un quatuor à cordes.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Ah ! vous êtes une basse profonde ! C'est rare. Et chantez-vous bien ?

Non, je ne suis pas une basse profonde, plutôt un baryton Martin, d'après ce qu'on m'a dit. Je ne pourrais pas descendre au ré grave, sauf en "poitrinant" et ce n'est guère joli.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

en raison de fortes lacunes en politiquement correct."

Ecrit par : Manu | 25 janvier 2009

Pour combler ces lacunes, cher Manu, et pour faire pénitence, le Camp du Bien vous condamne à copier trois fois l'intégrale des ouvrages d'Evelyne Charmeux.

Allez en paix.

Ecrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Vous êtes trop sévère. Moi, je lui aurais seulement fait couper la tête. ;-)

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

"en poitrinant" je ne sais pas si on dit comme ça pour les hommes, disons "en forçant".

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Vous êtes trop sévère. Moi, je lui aurais seulement fait couper la tête. ;-)

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009

Robin, vous faites preuve d'un laxisme coupable.
Je vous condamne à partir en vacances à l'Université d'été de la FSU. ;-(

Écrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Robin, vous faites preuve d'un laxisme coupable.
Je vous condamne à partir en vacances à l'Université d'été de la FSU. ;-(

Ecrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Sadique !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

De toutes façons, ça ne sert à rien d'avoir des lacunes, si on ne sait pas s'en servir.

Ecrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Excellent ! C'est de vous ?

Dans le même genre, j'aime bien la phrase qui dit « c'est déjà assez dur d'être pauvre, si en plus il faut se priver de tout ! »
Elle n'est pas de moi, mais je ne sais plus de qui (pas de Michel Audiard, malgré les apprences...)

Des références, les érudits ?

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

les appArences, évidemment.

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

A mon tour de ne pas être "politiquement correct"...

Je ne suis pas un grand amateur d'art lyrique. Surtout concernant l'opéra, (en dehors des grands opéras de Mozart, de "Boris", de "Didon et Enée", et du baroque italien). Mais j'ai vraiment beaucoup de mal avec l'opéra du XIXè en général...Et ce n'est pas faute d'avoir essayé.
Et, quoique adorant Debussy, je supporte assez mal "Pélléas", (qui était pourtant une des oeuvres que lui-même préférait).
Ca y est, j'ai fait mon "outing"...
Francis, Robin, pas sur la tête... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

"Votre blague sur la Maison Blanche, je n'ai pas osé la faire ici. Mais je ne m'en suis pas privé avec mes amis. Je ne voudrais pas qu'on crût que je suis raciste. Je ne le suis pas."

Ecrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009


Franchement, Robin, je ne vois vraiment pas en quoi le fait de dire que Line Renaud aurait, aujourd'hui, intitulé sa chanson: "ma Barack Obahamas" pourrait prouver un racisme quelconque???

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Bon, et puis tiens, puisque je suis en mode rafale : Brighelli, vous devriez virer les posts qui appellent à privilégier les « français de souche » ; non seulement on perd du temps à répondre, mais en plus ça donne des armes à vos ennemis, qui peuvent dire : « Brighelli ? T'as vu son blog, t'as tout compris ! »

On peut même se demander si ça ne vient pas d'eux, directement.

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

De toutes façons, ça ne sert à rien d'avoir des lacunes, si on ne sait pas s'en servir.

Ecrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Excellent ! C'est de vous ?

Ecrit par : Sanjuro

Non, elle n'est pas de moi. Ca m'a été rapporté par un collègue à l'issue d'un entretien avec un père d'élève.

-Monsieur, votre fils a des lacunes.
-Beh, je le sais bien qu'il a des lacunes. Le problème, c'est qu'il ne sait pas s'en servir.

Je ne sais pas si le collègue l'a inventée, ou si elle est authentique, mais ça nous a fait la journée.

Écrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

"De toutes façons, ça ne sert à rien d'avoir des lacunes, si on ne sait pas s'en servir."

Ne vous moquez pas des lacunes des autres. Ils ont mis tellement de temps et d'énergie à les construire.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Les pédagols diraient que les lacunes sont des trous pleins de sens.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Franchement, Robin, je ne vois vraiment pas en quoi le fait de dire que Line Renaud aurait, aujourd'hui, intitulé sa chanson: "ma Barack Obahamas" pourrait prouver un racisme quelconque???

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

C'est pas moi qui suis antiraciste, m'sieur, c'est Penin ! Moi, vot' blague, j'lai trouvé marrante, un peu Ruquier, mais marrante.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Ca y est, j'ai fait mon "outing"...
Francis, Robin, pas sur la tête... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

C'est bon Christophe, bienvenue au club des "mélomanes-qui s'barbent-à-Pélléas-et- Mélisande-et-qui-n'osent-pas-le-dire". Je sais bien qu'Alain Fournier (Le Grand Meaulnes) l'avait vu seize fois, mais je soupçonne qu'il était tombé amoureux de l'interprète. Et à part Ruysbroeck l'Admirable, je n'apprécie pas trop les mystiques belges. ;O))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Libé titre "Royal n'est pas candidate aux européennes"

On nous dit que "Ségolène Royal se verrait bien s'occuper "de l'international par exemple"".

Manque d'ambitions : l'intersidéral lui conviendrait mieux.

Une mission sur Mars * lui donnerait ce surcroît d'irradiation qui lui fait encore un peu défaut.

* aller simple

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

mais en plus ça donne des armes à vos ennemis, qui peuvent dire : « Brighelli ? T'as vu son blog, t'as tout compris ! »

On peut même se demander si ça ne vient pas d'eux, directement.

Ecrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

Terrible terrorisme intellectuel. Il n'y a pas d'ennemis, vous appartenez au même camp politique. C'est pourquoi beaucoup de gens, de parents sont déçus car ils ont cru que Brighelli voulait s'attaquer aux causes profondes de l'échec de l'école, que son action serait politique. Or, ils comprennent que les profs sont et restent de gauche, incapables de changer et de remettre en question ce qui mérite de l'être, au-delà du pédagogisme. Voilà pourquoi ce combat est perdu d'avance. C'est bien dommage tous ces espoirs déçus et tout ce temps perdu. Bon courage quand même !

Écrit par : Déception | 25 janvier 2009

Excellent, Dugong!

"C'est pas moi qui suis antiraciste, m'sieur, c'est Penin ! "

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009

Vous n'êtes pas antiraciste??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Dans le même genre, j'aime bien la phrase qui dit « c'est déjà assez dur d'être pauvre, si en plus il faut se priver de tout ! »
Elle n'est pas de moi, mais je ne sais plus de qui (pas de Michel Audiard, malgré les apparences...)

Des références, les érudits ?

Ecrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

Peut-être de Coluche, qui disait aussi :
"Le seul droit qu'on a , c'est de fermer sa gueule, et on parle encore de nous l'enlever."

Écrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

"Terrible terrorisme intellectuel. Il n'y a pas d'ennemis, vous appartenez au même camp politique."

Ecrit par : Déception | 25 janvier 2009

Tiens, j'appartiens au même camp politique que Manu, ou Robin, ou même Jean-Paul? On en apprend, des choses, ici!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

"Le seul droit qu'on a , c'est de fermer sa gueule, et on parle encore de nous l'enlever."

Ecrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Ca, ce n'est pas de Coluche! Je l'ai entendu raconter par mon grand-père, avant même 68!
Mais il est vrai que Coluche était le roi des piqueurs... Un piqueur génial!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

J'y peux rien si ça m'éclate!

http://www.youtube.com/watch?v=WlBiLNN1NhQ

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 25 janvier 2009

Enfin un fan des MP sur ce blog !

Matheu, nous serons excommuniés de concert.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Nous serons exclus du pédagol gotha.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Manu a écrit :

"Si ces crétins l'avaient lue (et comprise), la fabrique, ou discuté 5 mn avec JPB, ils se rendraient peut-être compte à quel point il est en réalité de gauche, et de façon sincère, contrairement à eux qui ne sont jamais sorti du stade de la posture (et par conséquent de l'imposture). "

Oui Manu, vous le dites si bien.

Combien de gens autour (parents FCPE, enseignants ) jouent du psittacisme .

15% d'enfants voire plus en mal de lire, d'écrire......Ce constat devrait fédérer les volontés et on observe le contraire.
P.A. Taguieff l'a bien écrit. Le complot dans l'histoire, c'est une façon de se détourner de la réalité .

Écrit par : Bernard | 25 janvier 2009

A Dobolino:

"En magasin, j'ai aussi Léo Férré chantant Verlaine et Rimbaud. Imparable !"

Oui, connaissez-vous l'ouverture de Ludwig Von: "Egmont" interprétée cette fois-ci par Ferré?
Et avez vous en magasin Brassens interprétant "Les oiseaux de passage" de Jean Richepin ou "La légende de la nonne" de Hugo il me semble?
Dois-je vous mettre des liens?
(Heu... ceci n'est qu'une proposition musicale)

Bon, je retourne à table; c'est l'heure du plat principal...

Vincent

Ecrit par : Matheutordublowin'inthewind | 25 janvier 2009
Pour Ferré, je ne connais pas. Pour Brassens oui, et d'autres encore.

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2009

Je me demande bien à quelle gauche j'appartiens. La gauche officielle me renie chaque jour.
Quant à l'idée selon laquelle il n'y aurait ici que des enseignants de gauche, et même que ce serait un pléonasme, elle est drôlement baroque. Rien de plus dissemblables que les opinions des uns et des autres. Certains ont voté Sarkozy, d'autres Royal (si !), d'autres à l'extrême de l'extrême, d'un côté ou de l'autre…
Se soucier de l'Ecole dépasse largement les clivages. Nous le savons tous, mais ça ne fait pas de mal de le répéter de temps en temps.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Terrible terrorisme intellectuel. Il n'y a pas d'ennemis, vous appartenez au même camp politique. C'est pourquoi beaucoup de gens, de parents sont déçus car ils ont cru que Brighelli voulait s'attaquer aux causes profondes de l'échec de l'école, que son action serait politique. Or, ils comprennent que les profs sont et restent de gauche, incapables de changer et de remettre en question ce qui mérite de l'être, au-delà du pédagogisme.
Ecrit par : Déception | 25 janvier 2009

Encore une fois, vous voulez transformer en querelle partisane et politicienne quelque chose qui va plus loin que le clivage politique habituel.

Si on a une chance de revenir sur cette déviation qu'est le pédagogisme, c'est en étant capable d'être ouvert à tous ceux qui veulent en limiter les effets, pas en leur imposant en plus d'autres façons de penser.

Quand les écoles fonctionneront à nouveau correctement, libre à chacun d'en tirer des conséquences pour le reste de la société, mais ce n'est pas la priorité, à mon avis.

Il y a un consensus possible, mais certains visiblement ne veulent pas partager leurs convictions, car ils s'en servent pour se démarquer des autres. C'est dommage, car il y a beaucoup de consensus "mous", mais cela, ce pourrait être un consensus fort.

Encore une fois, on verra qui fusillera qui plus tard ; en attendant, on peut apprendre et faire apprendre efficacement à lire, à compter, c'est toujours ça.

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

Tiens, j'appartiens au même camp politique que Manu, ou Robin, ou même Jean-Paul? On en apprend, des choses, ici!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Vous êtes toujours d'accord, non ? C'est ce qu'on constate à vous lire...La même idéologie compassionnelle bien-pensante guide vos pas et arme votre bras. Pas de fausse note, jamais, sinon celles de ceux que vous considérez comme des intrus ou des indésirables parce que, justement, ils font entendre d'autres musiques. Indésirables à qui vous collez illico des étiquettes péjoratives pour les évincer, par peur de vous mettre vos ennemis à dos, de leur déplaire( !!), mais surtout de sortir de l'idéologie dominante dans l'EN. Donc, on ne voit pas bien en quoi vous différez de ceux que vous appelez vos ennemis. votre guerre est seulement pédagogique. C'est beaucoup me direz-vous. Certes, mais c'est insuffisant comme révolution. Tant pis. Tant pis surtout pour ceux qui ont cru en vous.

Écrit par : Déception | 25 janvier 2009

Pourriez-vous avoir l'obligeance :

1) De ne pas répondre aux messages signés par Roger Felts ou l'un de ses pseudos ?

2) De ne pas répondre au provocateur débile qui parle des "Francais de souche" ?

La lecture de ce blog en serait facilitée.

Ecrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

Up !

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2009

Ecrit par : Déception | 25 janvier 2009
Pourquoi attendre d'autrui plus que ce que l'on est capable de donner soi-même ? Il suffit de se regarder dans le miroir, droit dans les yeux, pour ne plus jamais être déçu par l'Autre.

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2009

Enfin un fan des MP sur ce blog !

Matheu, nous serons excommuniés de concert.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009


Ce n'est pas très grave sauf si nous devons par la suite disputer un match de rugby ensemble!

Écrit par : Matheutorduquibalise | 25 janvier 2009

Se soucier de l'Ecole dépasse largement les clivages. Nous le savons tous, mais ça ne fait pas de mal de le répéter de temps en temps.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009
Vous êtes, ces temps-ci, une vraie girouette. Hier, vous affirmiez que nous étions tous ou chevènementistes ou de droite souverainiste...

Écrit par : dobolino pas déçue | 25 janvier 2009

Dialogue Nord / Sud

http://fr.youtube.com/watch?v=A8yjNbcKkNY&feature=channel

Depuis lors de nombreux anglois sont installés en Dordogne.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Pour Ferré, je ne connais pas. Pour Brassens oui, et d'autres encore.

Ecrit par : dobolino | 25 janvier 2009

Heu ... pour être plus précis le titre est "Ludwig" et figure sur le CD Rimbaud/Beethoven.
C'est l'ouverture Op.84 d'Egmont modifiée par un superbe texte de Ferré...
Le CD commence par une mise en musique du Bateau ivre de Rimbaud... Il faut pousser l'installation audio et ... splendide.
Notons également que sur tout l'album Ferré dirige l'Orchestre Symphonique de Milan ...
Je tente de vous trouver un lien internet...

En ce qui concerne l'ami Georges, avez-vous les interprétations de Maxime le Forestier? http://www.maximeleforestier.net

Bonne soirée

Vincent

Écrit par : matheutordufatigué | 25 janvier 2009

Et la machine qui fait "PING" c'est du mou de veau peut-être?
"PING"

http://www.youtube.com/watch?v=NcHdF1eHhgc&feature=channel

"PING"

Bon, j'arrête.

Écrit par : MatheutorPING | 25 janvier 2009

Maïeutique moyenâgeuse par le self raisonnement des apprenants et les "hands-on experiments".

C'est pourtant pas sorcier. La main à la pâte n'a rien inventé.

http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel

Fuck a duck !


PS : Encore à vous taper sur la tête par pénitence, frère Robin ?

Écrit par : dugong | 25 janvier 2009

Quant à l'idée selon laquelle il n'y aurait ici que des enseignants de gauche, et même que ce serait un pléonasme, elle est drôlement baroque. Rien de plus dissemblables que les opinions des uns et des autres. Certains ont voté Sarkozy, d'autres Royal (si !), d'autres à l'extrême de l'extrême, d'un côté ou de l'autre…

JPB

Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009
-----
En effet ! Par exemple je suis de gauche mais je ne crois plus en la gauche. J'ai voté Royal sans état d'âme parce que j'ai senti, avant le premier tour, qu'elle allait être battue. Je n'ai pas à regretter d'avoir voté pour elle. Dans l'enseignement elle n'aurait rien fait qui m'aurait plu, et je le savais bien avant le premier tour. Je l'avais écoutée attentivement. Elle n'écoutait pas les voix de Brighelli et de Penin (je suis l'auteur d'un modeste ouvrage qui n'a pas fait grand bruit, et j'aurais pu le lui envoyer, mais j'ai bien fait de m'en abstenir). Elle écoutait les sirènes des "sciences de l'éducation" auxquelles elle croit dur comme fer. A moins qu'elle feigne d'y croire, ce qui serait encore pire.

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

"Vous êtes toujours d'accord, non ? C'est ce qu'on constate à vous lire..."

Ecrit par : Déception | 25 janvier 2009

Alors-là, vous avez des problèmes de lecture très sérieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Franchement, Robin, je ne vois vraiment pas en quoi le fait de dire que Line Renaud aurait, aujourd'hui, intitulé sa chanson: "ma Barack Obahamas" pourrait prouver un racisme quelconque???

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

C'est pas moi qui suis antiraciste, m'sieur, c'est Penin ! Moi, vot' blague, j'lai trouvé marrante, un peu Ruquier, mais marrante.

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009
--------
Je suis d'accord avec vous deux, mais je suis prudent, c'est tout ! Il y a des gens qui voient le racisme partout.
Et votre blague m'a bien fait rire !
J'ai dit à un ami :"Comment a-t-on rebaptisé la Maison Blanche ?" L'ami est resté coi. J'ai dit :"La Barack Obama". Il a ri et n'a pas songé un seul instant que je me montrais raciste avec cette blague innocente.
Après je lui ai dit :"Et comment a-t-on modifié le titre du livre 'La case de l'oncle Tom' ?" Il ne devait pas être en forme car il est resté coi encore (elle est pas bonne celle-là : quoi encore ?).
J'ai dit :"La Barack d'Obama".
Je vous accorde que ce n'est pas génial.
Vous ai-je au moins arraché un sourire ?

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

MOI AUSSI je suis fan des Monty Pythons !!! Et tout particulièrement de cette séquence-là.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2009

Les interprétations de Brassens par Maxime Leforestier.
Les meilleures, sûrement, de toutes, avec Saturne, chanté par Philippe Léotard.
Surtout les chansons posthumes, que Brassens n'avait pu enregistrer. La Maîtresse d'Ecole, en particulier, pour tous ceux qui veulent réformer l'école !

A l'école où nous avons appris l'ABC,
La maîtresse avait des méthodes avancées.
Comme il fut doux le temps bien éphémère, hélas !
Où cette bonne fée régna sur notre classe
Régna sur notre classe.

Avant elle nous étions tous des paresseux,
Des lève-nez, des cancres, des crétins crasseux,
En travaillant exclusivement que pour nous,
Les marchands d'bonnet d'âne (tiens ! tiens !) étaient sur les genoux,
Etaient sur les genoux.

La maîtresse avait des méthodes avancées
Au premier de la classe elle offrit un baiser
Un baiser pour de bon, un baiser libertin,
Un baiser sur la bouche, enfin bref, un patin,
Enfin bref, un patin.

Aux pupitres alors quelque chose changea,
L'école buissonnière n'eut plus jamais un chat
Et les pauvres marchands de bonnet d'âne,crac,
Connurent aussitôt la faillite, le crach,
La faillite, le crach !

Lorsque le proviseur à la fin de l'année,
Nous lut les résultats, il fut bien étonné,
La maîtresse, elle, rougit comme un coquelicot,
Car nous étions tous prix d'excellence, ex-aequo,
D'excellence ex-aequo.

A la récréation, la bonne fée se mit,
En devoir de tenir ce qu'elle avait promis,
Et comme elle embrassa quarante lauréats,
Jusqu'à une heure indue la séance dura,
La séance dura.

Ce système bien sûr ne fut jamais admis
Par l'imbécile alors recteur d'académie
De l'école, en dépit de son beau palmarès,
On chassa pour toujours notre chère maîtresse,
Notre chère maîtresse.

Le cancre fit alors sa réapparition,
Le fort en thème est redevenu l'exception,
A la fin de l'année suivante, quel fiasco,
Nous étions tous derniers de la classe ex-aequo,
De la classe ex-aequo !

A l'école où nous avons appris l'ABC,
La maîtresse avait des méthodes avancées.
Comme il fut doux le temps bien éphémère, hélas !
Où cette bonne fée régna sur notre classe
Régna sur notre classe.

Georges Brassens

Écrit par : Chevreuil | 25 janvier 2009

Je veux parler de la séquence des crucifiés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2009

PS : Encore à vous taper sur la tête par pénitence, frère Robin ?

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2009

Pas par pénitence, dugong, par plaisir !

...N'oubliez pas que je suis de Gauche ! ;O))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

MOI AUSSI je suis fan des Monty Pythons !!! Et tout particulièrement de cette séquence-là.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2009

Pour votre pénitence, vous vous donnerez trois coups de planche, ma fille !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Non, je ne suis pas une basse profonde, plutôt un baryton Martin, d'après ce qu'on m'a dit. Je ne pourrais pas descendre au ré grave, sauf en "poitrinant" et ce n'est guère joli.

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009
---
J'avais mal lu votre message, je m'en suis aperçu en le relisant. Savez-vous déchiffrer une partition ? Et connaissez-vous bien votre tessiture (l'ensemble des notes émises sans difficulté) et votre registre (étendue totale de la voix) ?
C'est important. Il ne faut pas chanter des notes aiguës en peinant. Cela abîme la voix.
(Ce que je vous ai indiqué me concernant, c'est ma tessiture : mi 1 à fa 3 ; mon registre contient plus de notes : du la 0 au sol 3, en voix de poitrine et du sol 3 au la 4 en voix de fausset ; au total, cela fait 4 octaves, et vous êtes en droit de ne pas le croire ; Ivan Rebroff avait quelques notes de plus - dans l'aigu et dans le grave - car il avait 4 octaves et demie ; mais ces notes extrêmes ne sont pas exploitables en public, et, de toute façon, je ne peux pas les émettre toute la journée. Je m'amuse à les produitre dans les deux heures qui suivent mon réveil matinal. J'ai aussi un réveil d'après sieste... Je suis retraité, après tout.)
Il faut apprendre à émettre les notes aiguës en "couvrant" la voix. C'est la technique vocale des chanteurs italiens (pas seulement les ténors, mais toutes les voix d'hommes, barytons et basses ; pour les femmes je ne sais pas). Tous les grands chanteurs du monde de quelque nationalité qu'ils soient utilisent la technique vocale italienne depuis cinquante ans ou plus, raison pour laquelle ils ont des carrières si longues.
Si vous êtes réellement un baryton Martin je ne crois pas que vous puissiez même poitriner le ré grave. Votre voix va peut-être du sol grave au la aigu ou le la bémol aigu. Avez-vous deux octaves où vous êtes à l'aise ?

Écrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

"Vous êtes toujours d'accord, non ? C'est ce qu'on constate à vous lire..."

Ecrit par : Déception | 25 janvier 2009

Encore un virtuose du commentaire composé. Du genre à vous dire : " Pourquoi vous nous faites étudier ce raciste de Montesquieu qui fait l'éloge de l'esclavage ? "

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Oui, il faut couvrir le son... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2009

Si vous êtes réellement un baryton Martin je ne crois pas que vous puissiez même poitriner le ré grave. Votre voix va peut-être du sol grave au la aigu ou le la bémol aigu. Avez-vous deux octaves où vous êtes à l'aise ?

Ecrit par : Francis Penin | 25 janvier 2009

Je chantais l'air de Sarastro (Mozart, Die Zauberflöte) sans trop de mal (en poitrinant un peu) ; ça veut dire que je peux descendre à 60 à hertz.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

@ Un sombre crétin s'est “autorisé” un message “significatif” :
« Pourriez-vous avoir l'obligeance :
1) De ne pas répondre aux messages signés par Roger Felts ou l'un de ses pseudos ?
2) De ne pas répondre au provocateur débile qui parle des "Francais de souche" ?
La lecture de ce blog en serait facilitée.
Ecrit par : Jérémy | 25 janvier 2009 »

En mettant sur le même plan la demande de “boycot” de textes provocateurs racistes et les messages de Felts, on voit que celui qui signe Jérémy sait pratiquer l'assimilation des genres. Afin de permettre d'autres rapprochements à mon avis correspondant plus à la réalité, je signale que depuis quelques remps je ne participe plus aux débats de “Bonnet d'âne”… Je m'en suis expliqué sur mon site dans un texte intitulé OUF !
J'ai fait deux accrocs à cette règle de non participation : le 23 janvier j'ai fait un copier-coller d'un commentaire d'une travailleuse manuelle, militante d'Attac et lectrice de “Bonnet d'âne” et qui exprimait son opinion sur le site… Et ce matin, un autre copier-coller beaucoup plus court sur le RAVI.
Je ne fonctionne pas sous pseudo… Sauf une fois, il y a bien longtemps : j'avais inventé avec un ami pataphysicien à qui je racontais mes malheurs internetiens une expression que nous avons trouvé heureuse : “ce mec, quel ONGULÉ !”. Ma bonne éducation m'empêchant d'utiliser cette expression même vis-à-vis d'un garçon qui la justifiait pleinement, ce fut un troll qui dans un texte qu'il osa signer Roger Felts déclara dans “Bonnet d'âne” : “Cet Hypolite, quel ongulé ! ”. J'ai évidemment par la suite dénoncé l'utilisation abusive de mon nom par ce troll…
Que les choses soient claires : Christophe SIBILLE est bien un RAVI… Mais à mon avis, c'est un RAVI pervers…
Hypolite semble faire de sérieux efforts pour conforter le jugement qui le rangeait dans la catégorie des ONGULÉS.
Je n'ai rien à voir avec “Français de souche”.
Et mon utilisation de pseudo a été exceptionnel.
Enfin, avant de demander à tous le monde de ne pas répondre à Felts, consultez votre leader charismatique qui a daigné faire un commentaire sur ma prose… D'après moi cela à un sens : il a vocation à l'accompagnement thérapeutique des cancers du cerveau ; il pense que je vais réagir… Ki sé, je ferai peut-être un troisième accroc ? ? ?

Écrit par : Roger Felts | 25 janvier 2009

Je chantais l'air de Sarastro (Mozart, Die Zauberflöte) sans trop de mal (en poitrinant un peu) ; ça veut dire que je peux descendre à 60 à hertz.

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009

Mais je ne suis qu'un modeste amateur. Oui, je sais déchiffrer la clé de FA ; j'ai appris le solfège avec la méthode globale, essentiellement par imitation, en tant que choriste.

Je chante depuis mon enfance (enfant de choeur/on ne rigole pas SVP !) et j'ai même partcipé à un enregistrement avec mon plus jeune fils qui lui, chantait en soliste (Mozart, Mendelsohn, Poulenc, Fauré...). Il est beaucoup plus fort que moi en solfège et il joue d'un instrument (trombone).

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

L'air de Sarastro va du FA grave au RE médium, mais je dois avoir un ambitus un peu plus large.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

Baryton tout court, pas baryton Martin, mais pas basse profonde. Mais peut-être qu'en travaillant...

Écrit par : Robin | 25 janvier 2009

@ Un sombre crétin s'est “autorisé” un message “significatif” :
« Pourriez-vous avoir l'obligeance :
1) De ne pas répondre aux messages signés par Roger Felts ou l'un de ses pseudos ?
2) De ne pas répondre au provocateur débile qui parle des "Francais de souche" ?
La lecture de ce blog en serait facilitée.
Ecrit par : Jérémy | 25 janvier 2009 »

En mettant sur le même plan la demande de “boycot” de textes provocateurs racistes et les messages de Felts, on voit que celui qui signe Jérémy sait pratiquer l'assimilation des genres. Afin de permettre d'autres rapprochements à mon avis correspondant plus à la réalité, je signale que depuis quelques remps je ne participe plus aux débats de “Bonnet d'âne”… Je m'en suis expliqué sur mon site (OUF ! http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/11/ouf-%E2%80%A6/)
J'ai fait deux accrocs à cette règle de non participation : le 23 janvier j'ai fait un copier-coller d'un commentaire d'une travailleuse manuelle, militante d'Attac et lectrice de “Bonnet d'âne” et qui exprimait son opinion sur le site… Et ce matin, un autre copier-coller beaucoup plus court sur le RAVI.
Je ne fonctionne pas sous pseudo… Sauf une fois, il y a bien longtemps : j'avais inventé avec un ami pataphysicien à qui je racontais mes malheurs internetiens une expression que nous avons trouvé heureuse : “ce mec, quel ONGULÉ !”. Ma bonne éducation m'empêchant d'utiliser cette expression même vis-à-vis d'un garçon qui la justifiait pleinement, ce fut un troll qui dans un texte qu'il osa signer Roger Felts déclara dans “Bonnet d'âne” : “Cet Hypolite, quel ongulé ! ”. J'ai évidemment par la suite dénoncé l'utilisation abusive de mon nom par ce troll…
Que les choses soient claires : Christophe SIBILLE est bien un RAVI… Mais à mon avis, c'est un RAVI pervers…
Hypolite semble faire de sérieux efforts pour conforter le jugement qui le rangeait dans la catégorie des ONGULÉS.
Je n'ai rien à voir avec “Français de souche”.
Et mon utilisation de pseudo a été exceptionnel.
Enfin, avant de demander à tous le monde de ne pas répondre à Felts, consultez votre leader charismatique qui a daigné faire un commentaire sur ma prose… D'après moi cela à un sens : il a vocation à l'accompagnement thérapeutique des cancers du cerveau ; il pense que je vais réagir… Ki sé, je ferai peut-être un troisième accroc ? ? ?

Écrit par : Roger Felts | 25 janvier 2009

Voilà de quoi on vous accuse, vous qui refusez la Sainte pédagogogie:

http://www.youtube.com/watch?v=dzeeaEsIFLs&feature=related

Bonne soirée à tout le monde!

Écrit par : Matheutordu | 25 janvier 2009

"En mettant sur le même plan la demande de “boycot” de textes provocateurs racistes et les messages de Felts, on voit que celui qui signe Jérémy sait pratiquer l'assimilation des genres."

Roger Felts, vous vous êtes mépris : je ne vous mets pas sur le même plan que celui qui écrit des textes provocateurs racistes. D'abord, je vous ai cité en premier, par préséance. Ensuite, le raciste provocateur est un idéologue illuminé. Vous n'êtes pas un idéologue illuminé.

Bon, pour terminer, si vous ne particpez plus aux débats de Bonnet d'âne, vous ne serez pas fâché qu'on ne vous réponde plus. Et si vous n'avez pas d'autre pseudo, ce n'est pas grave, puisque personne ne leur répondra non plus.

Écrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

Ah, et je ne suis pas "un sombre crétin".

En plus, ça risquerait de m'attirer des réflexions racistes.

Écrit par : Jérémy | 25 janvier 2009

un "bougre d'âne", alors, peut-être, Jérémy ?

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

Jérémy vous êtes un imbécile… Votre pseudo justification vous fait faire l'économie d'une question toute bête : de quel droit vous arrogez vous le pouvoir de dire qui doit répondre ou ne pas répondre à ceux qui participent aux débats ?
Votre conception de la démocratie, sur le fond, m'a l'air plus proche des diverses dérives totalitaires que de l'échange créatif qui fait avancer les choses… Je vous conseille la lecture de “3001, odyssée de l'espèce” sur mon blog…

Écrit par : Roger Felts | 25 janvier 2009

Tiens, pour montrer que tout le monde peut se rendre utile, je viens de m'apercevoir qu'il y avait un moyen mnémotechnique bien pratique pour se souvenir des différents registres littéraires...

(Oui, je sais, c'est une connerie pédagole barbante, mais c'est justement pour cela qu'il m'en échappe toujours un ou deux quand je les présente à mes élèves)

Bref, on n'a qu'à se rappeler "pépé Felts" :
pathétique
polémique
fantastique
épique
lyrique
tragique
satirique (ou comique, plus largement)

Merci, docteur Felts, et désolé si je vous vieillis en vous qualifiant de "pépé", c'est pour la formule...

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

et Jérémy, si je vous qualifie de "bougre d'âne", c'est pour faire un mot un peu osé, c'est tout. Toutes mes amitiés.

Écrit par : sanjuro | 25 janvier 2009

Sanjuro, j'avais bien compris ;-)

Mon amitié vous est acquise :-)

Écrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

Felts, vous n'imaginez pas le degré de méchanceté des réponses que vous méritez. Mais l'invite que vous me faites sur votre blog en dit plus long que vos injures. J'ai une lettre importante à rédiger, je n'ai pas le temps de répondre à vos invectives, essayez d'occuper votre désoeuvrement par d'autres activités.

Apprenez la couture, la poterie, les ombre chinoises, ou à prendre des pseudos qui ne vous trahissent pas :-)

Écrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

@Francis Penin

On peut entendre des extraits d'une partie du CD que nous avons enregistré :

http://www.musicme.com/#/Maitrise-De-La-Cathedrale-De-Bourges/albums/Cathedrale-En-Musique...-3347170305038.html

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Si vous cliquez sur "Priez pour Paix (Poulenc/Charles d'Orléans), vous entendrez le fiston. C'était en 2005 et il avait encore sa voix de sopraniste.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

...Et aussi dans le "Laudate dominum" (Mozart), ainsi que et le "Panis angelicus".

Le "Laudate dominum" a été "bouclé" au bout de cinq ou six reprises seulement. Le technicien en avait les larmes aux yeux.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

...Pendant le Printemps de Bourges

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Il fait ça aussi, dans un tout autre style ! ;-))

(Il accompagne cette ravissante chanteuse au trombone)

http://www.myspace.com/motherfunkingband

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Et là on peut même le voir (c'est le deuxième à partir de la droite) :

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&resnum=1&q=mother%20funking%20band&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

A propos de The Mother Funking Band :

The Mother Funking Band:C' est Le groupe le plus Funky du Berry! Constitué d'une voix féminine endiablée et d'un mini Big band de 8 compères, leur groove est accrocheur et leur joie de vivre se fait sentir.
Pour la petite histoire, cette formation à vu le jour en 2007 avec la rythmique du groupe:Julien(Basse), Jerem(Guitare), Pablo(Batterie) et Stephen(Clavier).Ensuite, la famille s'agrandit avec la section de cuivres: Noémy(Sax Alto), Benoit(Sax Alto), Julien(Trombone) et Amory(Trompette).Puis, Pagna(chant), bottée par le projet, décide d'intégrer le groupe et d'écrire les textes. La musique originale sera entièrement composée par le clavieriste et leader du groupe sous perfusion de Herbie Hancock, James Brown et Jamiroquai !
Leur aventure musicale commence véritablement dès le "Tremplin Usinason" organisé par "Emmetrop" au 22 d'Auron (Bourges) en Janvier 2008, le public surpris du style est alors séduit par la fraicheur du show musical, et les retours positifs sont nombreux. D'ailleur leurs maitres mots sont: "Tout le monde aime La Funk, mais personne ne le sait !"
Depuis, les MFB jouent peu, mais sélectionnent néanmoins leurs lieux de concert berrichons en privilégiant les espaces ou festivals du coin très prisés: "Printemps de Bourges" 2008 (à l'abri de la pluie dans un garage!),"El Bongo" le 21 Juin 2008, "Festival de Parassy" en Octobre 2008.
Les apparitions en alternance de deux batteurs talentueux: Simon Tellier et Julien Charbonnier contribuent à faire vivre la bonne réputation et le sérieux de ce groupe en constante évolution.
Petite info: les MFB vous préparent un nouvel enregistrement pour Janvier 2009, histoire de mettre un peu de neuf et ainsi commencer réellement à trouver des dates!!! ouah!!

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Allez, j'arrête la promo.

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

MFB, je n'aime pas le nom de groupe.

Écrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

« j'avais inventé [...] une expression [...] : “ce mec, quel ONGULÉ !”.
Felts, inventeur et modeste.

Comme cela fait plus ou moins deux siècles que le terme d'« ongulé » est utilisé pour « enc... », je suis heureux d'apprendre que « Felts » est en fait un pseudonyme du comte de Saint-Germain.
Pierre Desproges lui devait donc quelques droits d'auteur, qui écrivit : « Les chevaux sont tous des ongulés. Mais ce n'est pas une raison pour les prendre pour des cons. »
Ou le camarade oulipien Alain Zalmanski, qui donna jadis cette définition de « poulain de jument » : « ongulé de sa mère ».

Écrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009

MFB, je n'aime pas le nom de groupe.

Ecrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

Ca ne nous a pas bien fait plaisir, non plus, mais vous savez comment ils sont maintenant. Mais je vous assure qu'ils sont très bien, parfois déroutants, mais bon. Je ne dis pas ça parce que c'est mon fils. Par ailleurs, il faut accepter que nos enfants ne nous ressemblent pas, mais "tiennent la route", à leur manière.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

@Jérémy

Le funk est une forme de musique afro-américaine apparue à la fin des années 1960, et qui s'est développée au cours des années 1970 et 1980.

Issu principalement de la soul et du jazz, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés, la présence fréquente de cuivres sur des ponctuations rythmiques (riffs) ou bien des solos, et de manière générale, par la grande place accordée aux instruments.

Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une œuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d'intervenir à parts égales. Une anecdote : Le terme funk provient de l'argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant ».

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Robin a écrit : "ça veut dire que je peux descendre à 60 à hertz."

Allez plutôt chez Europcar. Ils sont moins sourcilleux sur les excès de (basse) vitesse.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

7 heures moins 20 ; réveillé depuis 5 heures 30. Je commence à 8 heures. Une heure de route, trois heures de cours ce matin, puis deux cette après-midi, mais pas dans le même établissement. C'est pas grave : je vais essayer de descendre à 60 hertz ! Bonne journée à tous et à toutes !

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Bon courage et n'hésitez pas à chanter à tue-tête et même à basse fréquence en chemin.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

Bonjour,

Je viens de lire ton article (Tu permets que je te tutoies, on est collègue, même si je suis primaire !) et je me sens insultée par tes propos.
Pourtant, j'appartiens au même syndicat que toi, version primaire, donc je passe perpétuellement pour une facho.
Je suis assez traditionaliste dans ma pratique, ce qui m'a parfois attiré le courroux de mes collègues, j'ai à coeur d'amener mes élèves vers le plus haut, aussi je me sens bien placée pour pouvoir te dire cela.

Je m'explique : Oui, une grande partie des évaluations CM2 sont infaisables du fait que, d'une part, elles sont réalisées en cours d'année, et que de l'autre, et que d'une autre, elles font appel à des connaissances qui effectivement ne faisaient plus partie du programme depuis 2002.
Donc que ces élèves, qui ne connaissent vraiment grammaire et conjugaison que depuis leur réintroduction au début de leur CM1, et encore (s'ils ont eu des maîtres anti nouveaux programmes qui refusaient de les appliquer, comme moi, avant, je refusais de ne plus enseigner ces matières, lorsque ce n'était plus "à la mode".) ne peuvent généralement encore maîtriser ce qu'on leur demande.

Parmi les enseignants qui regrettent la passation en l'état des ces évaluations, et leur correction binaire, il n'y a pas que de vilains contestataires, il y a aussi tous les enseignants consciencieux.

J'ai toujours été frappée du mépris des enseignants du secondaire pour le travail de leurs "collègues" du primaire, notamment lors des fameuses rencontres CM2-6è, où certains profs ne s'intéressent même pas de savoir où les enseignants du CM2 ont amené élèves, donc où ils vont pouvoir commencer l'année suivantes, mais sont plein de réflexions du type :
- "Les fractions, ppppppfffff, vu ce qu'ils en savaient en début d'année, autant ne pas les aborder du tout !
- "Ils ne font pas anglais depuis le CE2, car leur accent est dé-plo-ra-ble !"

Sachez, messieurs mesdames les professeurs du collège, que :
- lorsque vous travaillez 18 heures devant les élèves, nous en faisons 26, et qu'ensuite, nous avons les corrections et préparations correspondant à ces heures à la maison.
- lorsqu'on vous avez tant crié contre l'enseignement d'une seconde matière, un enseignant de CM2 doit lui en enseigner une dizaine, sans formation spécifique pour la plupart, certaines, comme les langues vivantes, étant apparues après sa sortie de formation.
- lorsque vous êtes payés en heure sup pour le moindre conseil de classe, la moindre réunion en dehors de vos heures, les enseignants du primaire, et les directeurs d'école en particulier, font du bénévolat ou doivent répartir leurs élèves dans les autres classes déjà bien chargées.

Alors j'aimerais avoir un peu de solidarité de votre part, et je suis sûre que ça ferait grandement avancer l'école en général et le niveau des élèves en particulier !

Je termine par une anecdote :

Cette année, un IEN (inspecteur de circo, dans le primaire), a eu la bonne idée de faire des stages de liaison CM2-6è de plusieurs jours, dès le premier trimestre.
Et il a osé proposer aux professeurs de collège présents de se rendre dans les classes de CM2 des écoles de leur secteur.
C'est comme ça que trois professeurs ont été sidérés de voir qu'il pouvait y avoir des cours multiples à 25 (quadruple, là, en l'occurrence) en élémentaire, que leur maître devait donc se "couper en plusieurs morceaux", qu'il pratiquait nécessairement la pédagogie différenciée, ce qui n'empêchait pas les meilleurs d'être performants.
Ils ont été stupéfait de réaliser que l'enseignant d'élémentaire doit surveiller les récréations, et qu'il est parfois aussi le directeur de l'école, souvent sans décharge, et doit donc rester à l'école le soir et revenir d'autres jours pour effectuer le travail important relatif à la fonction !

Alors, messieurs mesdames les professeurs de secondaire, ne mérite-t-on pas un minimum de respect ?

Écrit par : Primaire | 26 janvier 2009

Que le métier d'instit soit complexe, personne ici ne le nie.
Que le SNE a une politique difficilement lisible, ces temps-ci, n'échappe également à personne — en particulier pas aux membres du SNALC qui n'ont pas compris (et je reste poli) pourquoi le SNE manifestait une telle opposition aux évaluations. Darcos non plus n'a pas compris : du coup, le SNE se retrouve dans le même camp que ceux qui ne veulent pas appliquer les nouveaux programmes — pour moi, le fond du fond de l'obscurantisme, à Montpellier et ailleurs.
J'ai regardé le détail de ces évaluations. Si des élèves de CM2 ne sont pas capables de répondre à 90% des questions en janvier, c'est dément : j'ai un souvenir très vif encore de ce que nous savions faire, en 1963, à cette époque de l'année.
Pour ceux qui n'y ont pas jeté un coup d'œil, on demande par exemple aux bambins de recopier un texte sans faute. Ma foi, on nous demandait, à nous, de prendre sous la dictée des textes bien plus complexes (ah, Jean Guéhenno et compagnie…) — et sans fautes, SVP.
J'ai soutenu bec et ongles les nouveaux programmes. Je vais finir par penser comme le GRIP : Darcos n'a pas été cohérent jusqu'au bout — les ambitions sont restées à mi-chemin. Et je vais finir par penser comme certains conseillers du ministre : on devrait révoquer quelques récalcitrants, ça donnerait à penser aux autres.
Bon sang, il faut avoir de l'ambition pour ses élèves ! Bravo de ne pas avoir respecté les programmes imbéciles de 2002. Mais pourquoi hurler avec les loups maintenant ?
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2009

Je ne crois pas que nous hurlions avec les loups. Pas plus que nous hurlons avec d'autres loups lorsque nous disons qu'il serait temps de remettre un peu d'exigence dans les programmes de l'Education Nationale.
En effet, certains exercices de ces évaluations sont trop simples pour des CM2. D'autres, en revanche, sont mal placés à cette période de l'année avec des élèves ayant subi les programmes 2002 du CE1 au CM1, que ce soit avec nous comme instits ou avec des collègues (mon IEN nous répète à longueur de réunion que nous sommes fonctionnaires et que nous sommes donc tenus d'appliquer les programmes en vigueur, ce qui est valable pour ceux de 2008 l'était aussi pour ceux de 1989, 1995 et 2002).
De plus, lorsqu'on fouille un peu dans les consignes de correction, on se rend vite compte que ce qui semblait une montagne est en effet une souris et que l'exigence de certains exercices est vite compensée par des consignes de notation très laxistes. Ailleurs, en revanche, un seul mot mal orthographié donne un 0 là où une dictée notée sur 20 aurait pu donné un 19/20.
Trop tard, on m'attend pour l'aide personnalisée.

Écrit par : catmano | 26 janvier 2009

Hé bien Robin, vous vous y mettez, à la musique "d'aujourd'hui"!!! ;-)
Mais, quoique berrichon depuis vingt-cinq ans, et essayant le plus possible de me tenir au fait de ce qui se passe musicalement dans ma contrée, j'ai le regret de vous dire que je n'ai jamais entendu parler du MFB.
(lundi, 8h05).

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

Dans les hebdos TV, entre deux pages de programmes consacrées aux chaînes qui nous entravent la comprenette, on trouve parfois des articles intéressants (même s'ils sont sous-traités).

Ainsi, le nouvel obs s'intéresse aux phénomènes de "contestation à l'enseignement de l'évolution".

Les enseignants de SVT sont, semble-t-il, de plus en plus confrontés à des élèves frappés d'opinionite à caractère vaguement religieux. Même le SNES se sent obliger d'organiser des colloques sur la question.

Ils n'ont qu'à faire des expériences pour "prouver" le contraire...

En passant, on ne peut que regretter l'inexistence d'interventions d'enseignants de SVT sur ce blog. Soit ils sont complètement stupéfiés par les de Vecchi et consorts, soit ils sont vraiment très timorés.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20090122.OBS0969/contestation_de_levolution_aider_des_professeurs_desarm.html

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

"se sent obligé", dugong : Ne soyez pas comme nos élèves, apprenez l'orthographe !

Écrit par : orthobaffe | 26 janvier 2009

"Pour ceux qui n'y ont pas jeté un coup d'œil, on demande par exemple aux bambins de recopier un texte sans faute. Ma foi, on nous demandait, à nous, de prendre sous la dictée des textes bien plus complexes (ah, Jean Guéhenno et compagnie…) — et sans fautes, SVP."

Copier sans faute : quasiment aucun élève ne sait le faire en sixième en début d'année, même les meilleurs élèves. Ponctuation, alinéas, accents inconnus le plus souvent, fautes de copie plus ou moins nombreuses.

Les élèves, à l'école primaire, n'ont pas appris à développer la vigilance face à l'écrit, l'attention. C'est pourquoi toutes les "remédiations" que l'on fait se soldent souvent par l'échec.

Les sixièmes que j'ai ont un niveau d'orthographe affolant, même les meilleurs élèves. Ils peuvent vous écrire phonétiquement les choses, changer d'orthographe à un mot d'une ligne à l'autre ... On se sent impuissant devant de telles lacunes.

A côté des contenus, il faudrait travailler le "pouvoir apprendre" : l'attention, la vigilance, la mémorisation, la rigueur ...

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Hypolite, notre ongulé local va être content. Son combat contre toutes les phobies portent ses fruits : Roger Karouchi qui est un personnage important, même si nous ne sommes pas beaucoup à le savoir, et en rivalité avec Pécresse pour je ne sais quoi, vient de porter un coup fatal à la plus haïssable des phobies, l’homophobie.
Dans un livre (qui n’est pas publié par Brighelli) il avoue en deux pages sur trois cent soixante quinze qu’il en est. Ainsi en quelques jours, la France qui s’était fait dépassé sur le plan des droits de l’homme par les Etats-Unis ayant élu un niger et supprimé Guantanamo, remonte à la première place droits de l’hommiste : REAC, IMPORTANT, PEDE, ET LE FAISANT SAVOIR, peut-on mieux faire ?
Voilà qui prouve bien que le combat de tous les ongulés porte ses fruits. Jusqu’à présent la gôche libérale et ultra permissive les faisait porter plutôt à gôche. Avec Karouchi aux affaires, des millions de gens vont savoir où est leur véritable intérêt : plus de travail, c’est plus d’argent, et plus d’argent, c’est plus de copains… C.Q.F.D.

@ Jeremy écrit :
Apprenez la couture, la poterie, les ombre chinoises, ou à prendre des pseudos qui ne vous trahissent pas :-)

Je me répète : Je n'utilise pas de pseudos… Vous êtes bien naïf pour croire qu'un vrai pseudo peu trahir celui qui l'utilise. C'est soit une convention soit la manœuvre d'un tiers…

Par ailleurs, merci à Grosboudin pour ses comparaisons (justifiées) au Comte de Saint-Germain, Pierre Desproges et Milan Zaminski. Cela fait du bien de penser que de grands esprits à des siècles d'intervalle se rencontrent.

Écrit par : Roger FELTS | 26 janvier 2009

Hé bien Robin, vous vous y mettez, à la musique "d'aujourd'hui"!!! ;-)
Mais, quoique berrichon depuis vingt-cinq ans, et essayant le plus possible de me tenir au fait de ce qui se passe musicalement dans ma contrée, j'ai le regret de vous dire que je n'ai jamais entendu parler du MFB.
(lundi, 8h05).

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

C'est Francis Penin qui m'avait branché sur le chant (passion intermittente ; je suis incapable de chanter quand ça ne va pas). Content de vous avoir fait connaître les MFB ! (c'est mieux de ne dire que les initiales !).

Écrit par : robin | 26 janvier 2009

"Dans un livre qui n’est pas publié par Brighelli…"
dit Felts…
Non : mais j'en ai écrit deux pages… — mais pas celles auxquelles vous faites allusion.
Allez, sans rancune…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2009

Si c'est pas deux pages sur les ongulés, cela doit être deux pages sur les crétins, pas ceux des Alpes mais ceux qui ont fait la nouvelle école… Mais je ne lirai pas le livre… Et pas par homophobie de principe ! Roger Karouchi a une tête de maffieux. Je suis maffieuphobe…
Pour la rancune, j'attends la sortie de mon manuscrit et les dix pour cent à la clef, pour légiférer…

Écrit par : Roger Felts | 26 janvier 2009

Bien, vous êtes toujours en forme, Roger !
Sur ce blog, certaines personnes se damneraient pour un bon mot. Etre méchant de loin, c'est facile.
Dites-vous tout de même que certaines de ces mêmes personnes, en face de vous, seraient prêtes à vous donner l'accolade et à vous réconforter. Enfin, je veux le croire.
Faites-nous signe quand sortira votre livre. 10 % sur un livre, c'est sûr, ce n'est pas cher le kilo de tripes.
On pense à vous mercredi.

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Bonjour,

Je n'ai pas eu le courage de lire tous les commentaires mais je vous donne une information: il ya une quinzaine d'année la Division de l'Évaluation et de la Prospective a fait passer les épreuves du Certificat d'Études de 1922 , département de la Somme, à un échantillon d' élèves de 5ème et a comparé les résultats de 50%des meilleurs élèves à ceux des élèves de 1922 dont les copies avaient été retrouvées dans les Archives départementales.


Les copies avaient été anonymées et les questions qui ne faisaient plus partie du programme éliminées.

Cette évaluation a montré que , d'un point de vue global les résultats étaient similaires. meilleurs en rédaction mais plus faibles en orthographe.


Elle a été publiée mais aucun texte produit par le Ministère ne l'a exploitée...


Pour aller plus loin, lil aurait fallu comparer les pourcentages de PIB consacré à l'enseignement primaire en 1922 et celui consacré à l'enseignement primaire et aux classes de 6ème et 5ème de nos jours. Le résultat aurait été ravageur...



En ce qui concerne les évaluations 2009 , je les ai parcourues
il aurait été souhaitable que celles portant sur des items qui ne sont pas au programme soient éliminées mais l'analyse des résultats permettra de connaître le pourcentage des élèves "eb avance". Le seul problème est celui de la date. pourquoi donner du grain à moudre aux pédagogistes en les faisant passer en janvier?


Probablement pour inciter les parents d'élèves à inscrire les élèves aux stages de rattrapage de Pâques. Le jeu en valaient-il la chandelle j'en doute...

Écrit par : Henri Grégoire | 26 janvier 2009

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Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 janvier 2009

Francis, vous êtes la personne la mieux élevée sur ce blog, la plus respectueuse des autres ! Je vous décerne la Palme d'or de feu l'Instruction Publique !

Ecrit par : une hussarde | 25 janvier 2009
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Merci, Une Hussarde ! Je suis parfaitement capable de me laisser aller à la grossièreté la plus ignoble dans un moment de colère inextinguible, mais cela devient de plus en plus rare, heureusement...
Mais, outre que le métier de professeur m'a appris à contrôler mes émotions (autres que sentimentales, mais celles-là aussi, j'ai appris à les contrôler), la pratique de la lecture et de l'écriture sur le forum de France 2 éducation m' a permis de répondre aux insultes. J'en ai essuyé très peu, to be sure, mais j'ai été choqué à chaque fois, à tort. J'ai réalisé que plus l'insulte était le résultat d'une réaction incontrôlée de la part de son auteur, plus cela signifiait que l'auteur se sentait en état d'infériorité sur le plan argumentatif. Vous voyez ? Et, après avoir respiré un bon coup, je répondais, en termes extrêmement courtois, ce que je pensais de l'auteur. Il est arrivé que je disse cela de manière cruelle : je disais ce que je pensais de lui (je ne suis jamais sûr qu'il s'agit d'un homme ou d'une femme) - ou elle -, c'est-à-dire qu'il était moins que rien.
Cela calmait toujours les énergumènes : il n'y avait jamais de surenchère.
Mais, fort heureusement, ici, je n'ai pas encore été insulté. Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi je le serais, quoique parfois j'aie été insulté (sur France 2 éduc.) pour avoir écrit innocemment mon opinion sur un sujet sans intention de blesser qui que ce soit. Cela peut donc toujours arriver. Mais ici, il n'y a pas de crétins avérés comme sur France 2 éduc. Il y a des personnes vindicatives, certes, mais pas stupides, me semble-t-il, mais je ne lis pas tous les messages.
Je m'en serais voulu de rater le vôtre, by the way.
Pardon pour les expressions anglaises ! Elles me viennent à l'esprit plus vite que les expressions françaises équivalentes parce que j'ai parfois des lectures et des conversations en anglais et je pense en anglais pendant quelques minutes.
Ce blog étant un lieu de rencontre culturelle, glisser quelques expressions latines ou étrangères ne nuit à personne, ne pensez-vous pas ? (Mais les expressions latines, cependant, je ne les comprends pas toujours, même avec l'aide du contexte. A l'avenir, je demanderai à JPB de m'expliquer. After all, it's his job, isn't it ?)
Et maintenant, je relis tout cela ! (Je déteste commettre des fautes de français !)

Écrit par : Francis Penin | 26 janvier 2009

Pour les collègues physiciens et pour les éventuels naturalistes qui seraient égarés sur ce blog, je reposte en pleine journée *:

Maïeutique moyenâgeuse par le self raisonnement des apprenants et les "hands-on experiments".

Ce n'est pourtant pas sorcier. La main à la pâte n'a rien inventé.

http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel

* sans faute cette fois-ci, jespère : pour ma peine, je me suis condamné à faire 10 fois le tour du quartier en me frappant le front avec un Bled relié cuir.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

"Et je vais finir par penser comme certains conseillers du ministre : on devrait révoquer quelques récalcitrants, ça donnerait à penser aux autres."


J'vous jure j'y suis pour rien . :o)


Virez les r2d2/charmeuze/moudupav/goixgoix/ratmis/choco...

:)

Écrit par : toto | 26 janvier 2009

"Il est arrivé que je disse cela de manière cruelle :"

Ah, Francisse, vous en avez oublié une ! Errare humanum est, sed diabolicum perseverare ... isn't it ?

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Bien, vous êtes toujours en forme, Roger !
Sur ce blog, certaines personnes se damneraient pour un bon mot. Etre méchant de loin, c'est facile.
Dites-vous tout de même que certaines de ces mêmes personnes, en face de vous, seraient prêtes à vous donner l'accolade et à vous réconforter. Enfin, je veux le croire.
Faites-nous signe quand sortira votre livre. 10 % sur un livre, c'est sûr, ce n'est pas cher le kilo de tripes.
On pense à vous mercredi.

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Je me joins à une hussarde, Roger Felts. Je trouve cette querelle un peu triste (je n'ai pas tout compris, pour le livre).

Comme l'a écrit une hussarde, il y a des gens qui vous estiment, qui vous aiment bien sur ce blog et qui aiment bien ce que vous écrivez (qu'elle est belle l'histoire des fèves !).

Salut et Fraternité !...Salutation cryptée des républicains sous l'empire (l'an pire ?), mais vous savez cela mieux que moi.

Je vous serre la main.

Écrit par : robin | 26 janvier 2009

Felts, si tu ne me lâches qu'une fois mort, j'espère que ça t'arrivera bien vite, et de manière naturelle. Je t'ai demandé de me foutre la paix, tu en es incapable parce que tu es devenu complètement cinglé, je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite.

Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n'as plus que ça, profites-en.

Écrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

La Vipère et la Lime

Pour le gentleman Francis :

Le méchant qui s'attaque à plus mordant que lui pourra se reconnaître dans cette fable.
Une Vipère se glissa dans la boutique d'un serrurier ; en cherchant si elle trouverait rien à manger, elle se mit à mordre une Lime ; mais, celle-ci, méprisant ses efforts, lui dit : "Insensée, penses-tu que tes dents parviendront à m'entamer, moi qui ronge tous les jours le fer le plus dur !"

Phèdre (Fabuliste latin de l'Antiquité, 1er s. ap. J. C.)

Je prépare cette fable en ce moment pour mes élèves, avec, en regard celles d'Esope et de La Fontaine. Vous voyez que nous avons de saines lectures en sixième. Vous trouverez l'original en latin sur le net. Il est temps de vous y mettre, Francis ! Brillant comme vous êtes ! Facile erit !

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Que ceux qui ont de l'amitié pour Roger Felts lui demandent de me lâcher.

Je luiviens de lui envoyer mes voeux, faites qu'au moins l'un d'entre eux se réalise, à défaut des deux.

Écrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

Que ceux qui ont de l'amitié pour Roger Felts lui demandent de me lâcher.

Je viens de lui envoyer mes voeux, faites qu'au moins l'un d'entre eux se réalise, à défaut des deux.

Écrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

Petite plongé hors sujet dans un autre monde (si ça en fait pas de bien, ça ne fait pas de mal ):
J'ai la grippe, la vraie, depuis samedi midi. Je suis donc dans l'obligation organique de ne pas travailler.
Samedi, j'ai refoulé un chien blessé avec possible plaie thoracique pénétrante: perte de revenu net de 80 à 200 euros
Dimanche: une euthanasie de cheval, perte de 50 euros nets, et quatre accidents de chasse, perte de 250 euros nets au bas mot;
Pour aujourd'hui: on verra ...
Bien évidemment, le fait d'être malade quatre jours à cause d'une grippe ne m'ouvre droit à aucune indemnisation de mes assurances privées qui, pour la maladie, ne donnent droit à indemnité journalière qu'après quinze jours francs.

C'était juste pour info. Vous me direz que, le sachant, j'aurais pu me faire vacciner !

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

L'air de Sarastro va du FA grave au RE médium, mais je dois avoir un ambitus un peu plus large.

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2009



http://fr.youtube.com/watch?hl=fr&v=TVL7eyfymTA

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

"J'ai réalisé que plus l'insulte était le résultat d'une réaction incontrôlée de la part de son auteur, plus cela signifiait que l'auteur se sentait en état d'infériorité sur le plan argumentatif. Vous voyez ?"

Ecrit par : Francis Penin | 26 janvier 2009

Rien à ajouter!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

Quid, Dobolino ? On vous croyait vaccinée contre tout depuis longtemps !

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

"Je me joins à une hussarde, Roger Felts. Je trouve cette querelle un peu triste (je n'ai pas tout compris, pour le livre). " écrit par Robin.

Etes-vous sûr de n'avoir pas tout compris ? C'était pourtant clair.

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Si… Dire que Christophe Sibille est un con n'est pas une insulte, c'est une constatation objective (rien à retrancher ! ! !)

Écrit par : Additif | 26 janvier 2009

Le terme funk provient de l'argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant ».

Ecrit par : Robin | 26 janvier 2009

A la base, ça provient d'un terme africain, "fonk", qui signifie "transpirer", parce que c'est de la musique pour danser et que, quand on danse, on transpire !
( D'après fiston qui a aussi la grippe et est resté à la maison avec ses microbes. )

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Quid, Dobolino ? On vous croyait vaccinée contre tout depuis longtemps !

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009
Vous rigolez ? J'arrive déjà pas à me vacciner contre la connerie malgré les injections de rappel quasi-quotidiennes et contre la méchanceté malgré les rappels plus qu'hebdomadaires .

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Je remercie notre hussarde et Robin pour leur soutien affectueux.
Je les remercie aussi de ne pas avoir répondu aux sollicitations de Jérémixe suppliant une intervention pour que je le lâche un peu… C'est le même homme (!) qui demandait hier que personne ne réponde à mes commentaires… Parait que c'est moi qui l'agresse ! ! !
Il n'y a que Sibille que j'agresse gratuitement… Mais c'est esthétique…

Écrit par : Soustractif | 26 janvier 2009

Le terme funk provient de l'argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant ».

Ecrit par : Robin | 26 janvier 2009

A la base, ça provient d'un terme africain, "fonk", qui signifie "transpirer", parce que c'est de la musique pour danser et que, quand on danse, on transpire !
( D'après fiston qui a aussi la grippe et est resté à la maison avec ses microbes. )

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2009

C'est noté.

Écrit par : robin | 26 janvier 2009

On avance... mais vers où?

http://www.facebook.com/group.php?gid=45292323068&ref=nf

Écrit par : Bienvenue en Sarkozy | 26 janvier 2009

« "Il est arrivé que je disse cela de manière cruelle :"
Ah, Francisse, vous en avez oublié une ! Errare humanum est, sed diabolicum perseverare ... isn't it ? »
une hussarde | 26 janvier 2009


« que je disse » : subjonctif imparfait, parfaitement correct ici.

Écrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009

Quid, Dobolino ? On vous croyait vaccinée contre tout depuis longtemps !

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009
Vous rigolez ? J'arrive déjà pas à me vacciner contre la connerie malgré les injections de rappel quasi-quotidiennes et contre la méchanceté malgré les rappels plus qu'hebdomadaires .

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Pareil. Et ça fait toujours aussi mal et ce n'est pas que je n'ai pas compris, c'est que je ne veux pas y croire : manque de courage ? Façon de se protéger ?résignation ? "àquabonisme" ?

Écrit par : robin | 26 janvier 2009

« il avoue en deux pages sur trois cent soixante quinze qu’il en est [...] PEDE, ET LE FAISANT SAVOIR, peut-on mieux faire ? [...] le combat de tous les ongulés porte ses fruits »
Felts, con.

Ce Felts est décidément un bien triste et peu ragoûtant personnage.

Écrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009

"Partout où il y a des hommes, il y a de "l'hommerie" (Saint François de Sales)

Écrit par : robin | 26 janvier 2009

A la base, ça provient d'un terme africain, "fonk", qui signifie "transpirer", parce que c'est de la musique pour danser et que, quand on danse, on transpire !
( D'après fiston qui a aussi la grippe et est resté à la maison avec ses microbes. )

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Transpirer un bon peu, c'est aussi une façon de se débarasser des microbes...
Bon rétablissement.

Écrit par : Maminou | 26 janvier 2009

J'arrive déjà pas à me vacciner contre la connerie malgré les injections de rappel quasi-quotidiennes et contre la méchanceté malgré les rappels plus qu'hebdomadaires .

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Pareil. Et ça fait toujours aussi mal et ce n'est pas que je n'ai pas compris, c'est que je ne veux pas y croire : manque de courage ? Façon de se protéger ?résignation ? "àquabonisme" ?

Ecrit par : robin | 26 janvier 2009
Peut-être que, Robin, ... Peut-être que nous sommes très bêtes, je veux dire imbéciles, au sens strict ? Incapables ?

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

"Partout où il y a des hommes, il y a de "l'hommerie" (Saint François de Sales)

Ecrit par : robin | 26 janvier 2009

Vous êtes certain ? Je croyais que c'était de Montaigne ?

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

"Lounis Ibadioune est un militant communiste de la goutte d'or au cœur de la 18eme arrondissement de Paris. Son crime : avoir vendu l'Humanité dimanche comme il le fait chaque semaine depuis plus de 20 ans. La police lui a dressé un procès verbal pour "vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation". Comme il a refusé de payer l'amende pour ce qu'il considère avec raison comme un déni de démocratie, il est convoqué au tribunal le 18 février 2009. Et oui, ca se passe comme cela en Sarkoland! Face à cette attaque à nos libertés fondamentales, ses amis, ses camarades appellent à la mobilisation."

Autre époque, autres moeurs...

Il me souvient que dans mon enfance, les "camarades du parti" vendaient l'huma en faisant du porte à porte et que les gens* l'achetaient par peur des représailles qu'ils auraient pu avoir à subir de la part "des gentils camarades" ...

*en particulier des amis vietnamiens réfugiés en France

Écrit par : Maminou | 26 janvier 2009

« "Il est arrivé que je disse cela de manière cruelle :"
Ah, Francisse, vous en avez oublié une ! Errare humanum est, sed diabolicum perseverare ... isn't it ? »
une hussarde | 26 janvier 2009


« que je disse » : subjonctif imparfait, parfaitement correct ici.

Ecrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009

Pour la concordance des temps, je dirais : "Il est arrivé que je dise ..."

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

La forme subjonctif imparfait est par trop précieuse ici.

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Peut-être que, Robin, ... Peut-être que nous sommes très bêtes, je veux dire imbéciles, au sens strict ? Incapables ?"

Arrêtez de vous autotrifouillez vers le bas !

Requinquez vous en faisant face à la vraie bêtise. Celle, satisfaite, du pédagol en surchauffe comme Giordan qui récite pour la nième fois son bréviaire constructiviste :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2009/99_AndreGiordan.aspx

Je reviendrai un peu plus tard sur le sujet.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

"Mais, fort heureusement, ici, je n'ai pas encore été insulté. Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi je le serais, quoique parfois j'aie été insulté (sur France 2 éduc.) pour avoir écrit innocemment mon opinion sur un sujet sans intention de blesser qui que ce soit. " écrit Francis.

Certains ici attaquent les personnes non sur ce qu'elles disent mais sur ce qu'elles sont, ou sur ce qu'elles pensent de la personne. Souvent un stéréotype ! On peut à volonté, juste pour s'amuser, déclencher les foudres des insulteurs de servive en employant certains mots. C'est vous dire.

Bien pour votre subjonctif "que j'aie été insulté", Francis ! Je dirais aussi "que je dise" bien qu'effectivement "que je disse" est correct. C'est un peu démodé dans un texte non littéraire comme sur ce blog. Vous avez cherché l'effet.

Écrit par : chat doc(te) | 26 janvier 2009

Quelqu'un remarquait un peu plus haut que personne ne s'était encore insulté, sur cette Note.
Et crac ! Felts revient, et ça dégénère. Il est le retour du refoulé fait homme.
Allez, Roger, il ne me viendrait pas à l'idée de souhaiter votre mort… Tant de gens ont souhaité la mienne…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2009

J'arrive déjà pas à me vacciner contre la connerie malgré les injections de rappel quasi-quotidiennes et contre la méchanceté malgré les rappels plus qu'hebdomadaires .

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Pareil. Et ça fait toujours aussi mal et ce n'est pas que je n'ai pas compris, c'est que je ne veux pas y croire : manque de courage ? Façon de se protéger ?résignation ? "àquabonisme" ?

Ecrit par : robin | 26 janvier 2009
Peut-être que, Robin, ... Peut-être que nous sommes très bêtes, je veux dire imbéciles, au sens strict ? Incapables ?

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2009

Soyez tranquilles : la différence se joue entre ceux qui sont conscients, qui reconnaissent leur faiblesse, leur "imbécillité" et les autres, imbus de leur être, rayonnant, foisonnant, suffisant ...

Écrit par : chat doc(te) | 26 janvier 2009

Allez, Roger, il ne me viendrait pas à l'idée de souhaiter votre mort… Tant de gens ont souhaité la mienne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 janvier 2009
Ce sont eux aussi des imbéciles.

Écrit par : multiplication | 26 janvier 2009

Bonjour,

Je n'ai pas eu le courage de lire tous les commentaires mais je vous donne une information: il ya une quinzaine d'année la Division de l'Évaluation et de la Prospective a fait passer les épreuves du Certificat d'Études de 1922 , département de la Somme, à un échantillon d' élèves de 5ème et a comparé les résultats de 50%des meilleurs élèves à ceux des élèves de 1922 dont les copies avaient été retrouvées dans les Archives départementales.


Les copies avaient été anonymées et les questions qui ne faisaient plus partie du programme éliminées.

Cette évaluation a montré que , d'un point de vue global les résultats étaient similaires. meilleurs en rédaction mais plus faibles en orthographe.
Écrit Henri Grégoire, dont je salue la réapparition.

Non, cher Henri Grégoire, cette évaluation - que j'ai en ma possession- a été discrètement "oubliée", parce que, malgré toutes les ruses employées dans son organisation et dans le traitement des résultats, elle ne parvenait pas à masquer un effondrement sidérant des résultats aussi bien en français qu'en calcul. Voilà trois ans déjà que Michel Delord a démasqué cette supercherie thelotique.
Cordialement

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

J'ai attribué à saint François de Sales ce qui provenait peut-être de Montaigne. A vérifier ! (peut-être saint-François de Sales l'a-t-il emprunté à Montaigne ?)

Sinon à propos du vendeur de l'Humanité Dimanche, je pense à cette phrase bien connue de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

On respire de moins en moins bien (métaphore). J'exagère ?

Bon rétablissement à dobolino et à ses proches !

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Vouais, Vouais, Jacob, tu exagères ; les temps sont difficiles, il nous fallait un homme d'action comme le nouveau chancelier.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Allez, Roger, il ne me viendrait pas à l'idée de souhaiter votre mort… Tant de gens ont souhaité la mienne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 janvier 2009

Ce sont eux aussi des imbéciles.

Ecrit par : multiplication | 26 janvier 2009

Seulement, JPB, quand on est atteint d'un cancer et qu'en plus on rechute, les mots n'ont pas tout à fait la même portée.

Écrit par : exponentielle | 26 janvier 2009

"Ce Felts est décidément un bien triste et peu ragoûtant personnage."

Ecrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009

C'est vrai. Et, pour paraphraser Brassens, l'esthétique sans éthique n'est rien qu'une sale manie. (Voir la prédilection des officiers nazis gardiens de camps d'extermination pour les grands auteurs du passé).

Écrit par : multiplicatif | 26 janvier 2009

Parce que, malgré toutes les ruses employées dans son organisation et dans le traitement des résultats, elle ne parvenait pas à masquer un effondrement sidérant des résultats aussi bien en français qu'en calcul.

Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

Est-ce que ces évaluations en CM2 sont organisées pour s'assurer en haut-lieu de la réalité de la débâcle scolaire? (Aussi bien, si j'ai bien compris, pour s'assurer de la loyauté politique des PE à l'égard du ministre?).

J'aimerais poser une question à JP Brighelli. Sait-il pour quelles raisons on s'apprête, si mes infos sont exactes, à ne plus évaluer les élèves à leur entrée en sixième?

A-t-on procédé à l'évaluation de ces évaluations, à leur bilan?

Je me suis laissé dire au collège que les professeurs faisaient passer ces évaluations pour ne pas se fâcher avec la hiérarchie, mais qu'elles étaient à leurs yeux inexploitables pour connaître les acquis et les lacunes de leurs nouveaux élèves. En sachant que les maîtresses de CM2, préparaient en juin leurs élèves pour qu'ils les réussissent au mieux, les livrets étant inchangés depuis des années.

Écrit par : buntovchik | 26 janvier 2009

Tiens, à propos d'évaluations, je pense que Valérie Pécresse, malgré son brillant parcours, n'a sans doute pas fait toutes les évaluations nécessaires en français. Voir ci-joint:
http://www.autourdechezmoi.org/article-27133486.html

Écrit par : xavier crados | 26 janvier 2009

"Et crac ! Felts revient, et ça dégénère. "
Je corrige :
"Et crac ! Felts revient, et ça regénère. "

Vive Felts !
Vive les Alpha !
Vive Léo & Léa !

wwwwwwwwwww@@@@@@@@@@@zzzzzzzzzzzz@@@@@@@

ange

Écrit par : toto | 26 janvier 2009

Tiens, à propos d'évaluations, je pense que Valérie Pécresse, malgré son brillant parcours, n'a sans doute pas fait toutes les évaluations nécessaires en français. Voir ci-joint:
http://www.autourdechezmoi.org/article-27133486.html

écrit crados.

Certes, mais l'oral ne peut se comparer à l'écrit ! En plus ça fait peuple de parler comme ça ...

Écrit par : traqueurdefautes | 26 janvier 2009

"Soit ils sont complètement stupéfiés par les de Vecchi et consorts, soit ils sont vraiment très timothées."
Ecrit par : Paradis-Périer

Depuis le procès de Dover, en 2005, la démocratie d'opinion tend à vouloir modifier la Constitution. Est-ce un mal ?

Rappel : Le jugement

« Notre conclusion aujourd'hui est qu'il est anticonstitutionnel d'enseigner le dessein intelligent en tant qu'autre voie que celle de l'évolution dans les écoles publiques. Puisque la théorie du dessein intelligent n'est appuyée par aucune publication ni aucune donnée validée par les pairs, la science la rejette, au profit de preuves empiriques. »

« Nous considérons que le dessein intelligent a échoué à trois niveaux : le dessein intelligent viole les règles de base de la science, centenaires, en invoquant une cause surnaturelle ; l'argument de complexité irréductible, au coeur du dessein intelligent, repose sur les mêmes arguments que la "science créationniste" des années 1980 ; les attaques du dessein intelligent vis-à-vis de l'évolution ont été réfutées par la communauté scientifique. » Le juge John E. Jones

Écrit par : Timothée de Gaza | 26 janvier 2009

Est-ce que ces évaluations en CM2 sont organisées pour s'assurer en haut-lieu de la réalité de la débâcle scolaire? (Aussi bien, si j'ai bien compris, pour s'assurer de la loyauté politique des PE à l'égard du ministre?).

J'aimerais poser une question à JP Brighelli. Sait-il pour quelles raisons on s'apprête, si mes infos sont exactes, à ne plus évaluer les élèves à leur entrée en sixième?

A-t-on procédé à l'évaluation de ces évaluations, à leur bilan?

Je me suis laissé dire au collège que les professeurs faisaient passer ces évaluations pour ne pas se fâcher avec la hiérarchie, mais qu'elles étaient à leurs yeux inexploitables pour connaître les acquis et les lacunes de leurs nouveaux élèves. En sachant que les maîtresses de CM2, préparaient en juin leurs élèves pour qu'ils les réussissent au mieux, les livrets étant inchangés depuis des années.
Ecrit par : buntovchik | 26 janvier 2009
JPB répondra sur les évaluations de 6e.
Je peux répondre pour les évaluations de seconde. Ces dernières on été abandonnées au début des années 2000 parce que tout le monde s'était rendu compte que cette usine à gaz thélotesque était débile et que les cahiers d'évaluation inutilisés -sauf par les fainéants qui profitaient de l'aubaine pour ce commencer à faire cours qu'un mois après la rentrée - s'entassaient en haut des casiers dans les salles de profs.
Comme j'ai publié en 1999, dans L'Horreur pédagogique, une entretien décapant avec le directeur de la DEP de l'époque, je ne crois pas être étranger à cette désaffection pour l'évaluation au lycée. Pourquoi les collègues de collège n'ont-ils pas suivi les profs de lycée ? je n'en sais rien.
Ce que je sais c'est que l'évaluationnite, justifiée, à l'époque de Thélot, par des théories fumeuses sur la détection des difficultés, la mise en place des modules de remédiation ( en barrettes sur quatre disciplines !) puis de l'aide individualisée est une chimère technocratique. Et ce n'est pas "hurler avec les loups" ( des loups qui en l'occurrence ressemblent à des sangsues) que de dire que les évaluations de CM2 relèvent de la même illusion.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi les participants à ce blog qui passent leur temps à dénoncer, à juste titre, la peste pédagogiste sont - à part vous et quelques rares autres - aussi indifférents à la lèpre technocratique qui ronge l'Ed.Nat, comme elle ronge d'autres services de l'État.

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite.

Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n'as plus que ça, profites-en.

Ecrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

Classy !

Écrit par : Timothée de Gaza | 26 janvier 2009

"J'ai la grippe, la vraie, depuis samedi midi"

Pourtant je l'ai dit ET redit:

59° en grog il y en a deux : Bielle (médaille d'or) et père labat !!
Après le 3ème dodo et le dimanche tu bosses !

Mais le mieux, c'est de prévenir ... 0:.)

ange

Écrit par : toto | 26 janvier 2009

Felts, si tu ne me lâches qu'une fois mort, j'espère que ça t'arrivera bien vite, et de manière naturelle. Je t'ai demandé de me foutre la paix, tu en es incapable parce que tu es devenu complètement cinglé, je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite.

Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n'as plus que ça, profites-en.

Ecrit par : Jérémy | 26 janvier 2009

J'ai bien lu ? C'est une plaisanterie douteuse ou c'est pour de vrai ? C'est comme ça les profs ? Ceux qui d'habitude font dans le compassionnel et qui prétendent détenir le monopole du coeur et de la magnanimité ? Mais qui insultent et excommunient pour un mot qui ne leur convient pas et même, on le voit là, lancent des fatwas ?

Écrit par : Déception | 26 janvier 2009

"Je me suis laissé dire au collège que les professeurs faisaient passer ces évaluations pour ne pas se fâcher avec la hiérarchie, mais qu'elles étaient à leurs yeux inexploitables pour connaître les acquis et les lacunes de leurs nouveaux élèves. En sachant que les maîtresses de CM2, préparaient en juin leurs élèves pour qu'ils les réussissent au mieux, les livrets étant inchangés depuis des années.
Ecrit par : buntovchik | 26 janvier 2009"

Si c'est le cas, c'est encore pire ! Les résultats sont faibles ou très faibles ! Dans ma classe, cette année, j'ai eu du 10 % pour un élève, plusieurs entre 30 et 40 %, la classe ne passant pas la moyenne des 50.

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

« Pour la concordance des temps, je dirais : "Il est arrivé que je dise ..." »
une hussarde | 26 janvier 2009

La concordance des temps veut justement que, quand la principale est à un temps du passé, la subordonnée se mette, si le fait est simultané, à l'imparfait du subjonctif.

« La forme subjonctif imparfait est par trop précieuse ici. »
une hussarde | 26 janvier 2009

Est-on jamais trop précieux ?

Écrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009

Pourquoi plus d'évaluations en Sixième ?
Pour quoi faire ? Le problème, c'est d'évaluer ce qui se passe (ou ne se passe pas) avant, afin de rectifier le tir. Et non pour faire redoubler les élèves, ça coûte trop cher. Bref, c'est l'idée de "mieux vaut prévenir que guérir" — c'est même la justification (la seule) d'évaluations envoyées si tôt dans l'année en CM2, qui évaluent de fait, quand on lit les questions, des connaissances qui auraient dû être acquises à la fin du CM1, mais qui ne sont pas franchement celles d'une majorité d'élèves de CM2 — ni celles d'une majorité d'élèves de Sixième. D'où l'attitude très ambiguë de pas mal d'enseignants, craignant que ce soit eux en fin de compte que l'on évalue — y compris les gens de la SNE, en théorie favorables à Darcos. Tout cela est doucement lamentable.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2009

Allez, Roger, il ne me viendrait pas à l'idée de souhaiter votre mort… Tant de gens ont souhaité la mienne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 janvier 2009

Un peu malheureux comme formulation ...
A la première lecture on pourrait croire qu'il y a une raison de cause à effet.

---------------------------------------------------------------

Jérémy, qui que soit RF et quoi qu'il ait dit, vous déconnez gravement, sinistrement et de manière méprisable.
Vous faites peine. C'est juste intolérable.

---------------------------------------------------------------

J'ose espérer ne pas être le seul ici de cet avis et ce, qui que soit RF et quoi qu'il ait dit.

Souhaiter intuitu personnae la mort d'un être humain est encore plus méprisable que de souhaiter celle d'une communauté (celle des juifs, des homosexuels ou des moustachus).
Surtout pour quelques mots jetés depuis un clavier sur une petite fenêtre !

Écrit par : Zorglub | 26 janvier 2009

Tout cela est doucement lamentable.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 janvier 2009
Ce qui est "doucement lamentable", c'est d'avoir conçu que l'évaluation - celle-là ou d'autres, moins mal ou mieux faites - pourraient donner quelque indication que ce soit sur quoi que ce soit. L'idée de mesurer à l'échelon national par des tests nationaux - a fortiori celle de faire des tests internationaux - le degré d'assimilation d'un programme s'apparente à la pratique de la numérologie.
Mais comment se fait-il que quand on a eu Thelot, on n'ait pas encore compris que ces sondeurs sont des faiseurs ?
Veut-on évaluer ? On fait des programmes solides, à la virgule près, on forme les enseignants pour enseigner ces programmes - et on prend le temps qu'il faut - ; on forme un corps d'inspecteurs capables d'inspecter, c'est-à-dire d'aller dans les classes pour vérifier si les instits suivent les programmes, et écouter ce que disent ces instits de la difficulté de faire passer tel ou tel point du programme pour éventuellement faire des corrections. Cela s'est passé ainsi au début du XIXe comme on le voit dans les Conférences pédagogiques. Et cela a donné l'École française. Et pour le reste, on mesure l'efficacité de la politique d'éducation par des examens - eux nationaux - dont le niveau est certifié par la communauté scientifique et reconnu au plan mondial. Pour faire cela, il faut avoir une vue à long terme et les tripes qui vont avec. Ce n'est plus possible aujourd'hui ?
Pourquoi ce que fait le GRIP quand il écrit ses programmes, puis les fait tester dans les classes SLECC, puis les corrige etc; ne serait-il pas possible au plan national ?
Pourquoi faudrait-il en passer par ce jeu d'apparences et de connivence entre un ministère qui feint de vouloir mesurer des insuffisances qu'il connaît parfaitement et des "opposants" quasi institutionnels qui crient à la vérité offensée quand ce n'est pas à la liberté outragée ?
Darcos avait bien commencé : les programmes ; avec ces évaluations, il ruine ce qu'il commencé.
Quant aux instituteurs de base, si l'on n' y prend garde, ils tomberont dans les bras des Brissiaud, Goigoux et autres Charnay. Belle opération !

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

Malgré ce que je pense de Felts, j'approuve Zorglub à 200 %.

Ceci dit, j'ai peine à reconnaître le style de Jérémy, et je ne serai pas étonné qu'il ait été trollé. J'inclinerais même à penser, en l'absence de réaction véhémente, que ce pourrait être par la cible elle-même, ou par un de ses petits camarades de (double) jeu.

Écrit par : yann | 26 janvier 2009

Jérémy, qui que soit RF et quoi qu'il ait dit, vous déconnez gravement, sinistrement et de manière méprisable.
Vous faites peine. C'est juste intolérable.

Je pourais écrire la même chose. Jérémy, vous vous grandiriez en demandant des excuses !

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Zorglub dit ceci:

"J'ose espérer ne pas être le seul ici de cet avis et ce, qui que soit RF et quoi qu'il ait dit."

Les propos tenus sont inacceptables, c'est sûr. Vous n'êtes pas le seul a le penser. Mais est-on certain que c'est bien Jérémy qui a écrit ces horreurs ? Cela ne ressemble pas à ces autres messages.

Écrit par : François Duhem | 26 janvier 2009

J'inclinerais même à penser,
Ecrit par : yann | 26 janvier 2009

Faut pouvoir !

Écrit par : Timothée de Gaza | 26 janvier 2009

Bonjour

Pareil, bravo à ceux qui ont réagi avant moi au message de Jérémy (?)

Je suis épuisé par ce qui se passe ici, incapable de déméler le vrai du faux en ce qui concerne Felts, notamment grâce à certains de ceux qui se réclament de ses amis et qui m'ont tout l'air de vouloir jouer à l'exciter.

Écrit par : johnmarguerite | 26 janvier 2009

Carla Bruni-Sarkozy a bien sa semaine à elle dans le "Canard enchaîné", moi, le ça felstien (c'est-à-dire le Grand Tout), ne voyant pas pour quelles raisons ridiculissimes, je ne pourrais pas m'exprimer, je m'exprime, choisissant le terrain de jeu favori de mon Roger et des chiens, pardon, des siens, "Bonnêt d'âne", pour un peu aboyer, pardon raisonner, ce qui, pour un ça, c'est quelque chose! non?

J'ai réussi à tromper la vigilance de mon patron, un barraqué qui aurait fait de la prison que ça ne m'étonnerait pas, avec sa tronche de physionnomiste de boîte de nuit, le Sur-Moi.

J'ai peut-être peu de temps, le gardien est terrible! Nous sommes le lundi 26 janvier, le monde m'appartient, et je suis en rage, d'une rage publicitaire: la première personne de ma trinité (le Moi, le Ca, le Sur-Moi) avait promis ici de ne jamais revenir, et il est venu le redire plusieurs fois, d'ailleurs, comme quoi, il est un peu comme la défunte Sheila (ha, quelqu'un m'a dit à l'instant qu'elle come-backe encore de temps à autre). Il n'en a jamais assez des adieux. Que voulez-vous, la routine adoucit les moeurs.

Mon petit poto "Déception" (quand il va aux toilettes et qu'il ne m'entend pas, je l'appelle Decepticon, vous savez, comme ces robots transformables, les Transformers - un truc des Bridés du Japon: il y a les gentils Autobots d'un côté et de l'autre les méchants, les Decepticons, donc. On se marre bien chez moi!).

Mon hic, c'est la rechute du crabe. Il est emmerdant le crabe. On ne dirait pas avec ses petites pinces, sa carapace, et sa façon si rigolote de vous regarder de travers (comme il marche, d'ailleurs, de traviole), avec ses yeux qui lui sortent de la tête. Ma maladie, n'est-ce pas curieux, attire sur le blog de Roger, de curieux énergumènes (a-ton un féminin pour énergumène? Ca réfléchit... Oui: Amélie! une pétroleuse celle-là, qui vient par ses ascendants de l'autre pays du... pétrole; pas du Gouda, ha haha, je vous ai bien eus! quoique chez, les Tulipes, on n'y trouve pas que de la shisha, mais aussi du minaret. Elle en a une de ces peurs! Mais non Amélie, ça ne rentrera pas dans ton cul! ça blague, bien sûr). Etranges fréquentations que ces gens-là. De vrais charognards qui sachant Roger malade exsudent de leurs propos une odeur de pestilence, de peur et de mort, des vrais affreux! Où vont-ils faire leurs courses?

Roger court après son quart d'heure de gloire wharolienne et compassionnelle, un compassionnel d'ongulé, comme il le dit lui-même. Peut-être de lui, ça ne sait plus. Ca devrait le savoir. C'est plutôt une affaire de l'ombre les choses de l'enculé. Le compassionnel, pourtant, n'est pas dans ma nature de ça, ça le prouve assez. Partout où Roger va, ça va, non? Il apporte Paix et Amour avec lui, comme le bateau de pêche est suivi par les mouettes dans la mer et les sardines dans le ciel.

Roger est-il important? En tout cas, il l'est pour ça, car sans lui, ça n'existerait pas (ha! difficile d'employer le mot "moi" pour parler de... "moi", le ça..., je n'aime pas la confusion, chaque chose à sa place et que cela ne bouge pas, sinon tatatatatatataaaaaaaaa, la mitraille).

La chair, l'esprit, l'âme, la tridimension paulinienne. Roger - tu es son prophète, à... moi... le... ça!

Non! Sur-Moi se ramène. Juste un dernier mot: Mercredi prochain, nous allons au bal des débutantes. A suivre!

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé | 26 janvier 2009

Jérémy, qui que soit RF et quoi qu'il ait dit, vous déconnez gravement, sinistrement et de manière méprisable.
Vous faites peine. C'est juste intolérable.

Je pourais écrire la même chose. Jérémy, vous vous grandiriez en demandant des excuses !
Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

J'aime beaucoup ce qu'écrit Roger Felts. Cela dit, la place que prennent sur ce blog les démêlées des uns et des autres avec lui commence à faire ch... sérieusement. Les courriers privés, cela existe.

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

D'accord, Tailleboudin, pour la concordance des temps mais encore eût-il fallu que le texte fût d'un registre plus littéraire ! Il y a la règle et il y a l'usage. "Lorqu'il est utilisé comme signe extérieur de richesse culturelle, le subjonctif imparfait est très vite ressenti comme une marque de prétention intellectuelle", nous dit Claude Gagnière.

"Encore eût-il fallu que je le susse", nous dira l'excellent Francis.

Et pour vous ravir :

- Il serait dommage qu'à trop manger de gâteaux, un jour vous en pâtissiez !

- Plus de huit jours au lit, je douterais que vous pussiez !

- Docteur, ma femme est clouée au lit, je souhaiterais que vous la vissiez.

- J'eusse été fâché que vous m'imputassiez cette connerie !" (Jacques de Lacretelle sous la Coupole.)

Et du régalant Alphonse Allais, cette "Complainte amoureuse" du plus bel effet :

Oui, dès l'instant où je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l'amour qu'en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous en aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les voeux que je vous offris !
En vain, je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis ;
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que je mis.
Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu'ingénument je vous le disse
Qu'avec orgueil vous vous tussiez ;
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'en vain je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez !

Superbe, non ?

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Oups, une erreur: "à ses autres..."

Écrit par : François Duhem | 26 janvier 2009

"Mais est-on certain que c'est bien Jérémy qui a écrit ces horreurs ? Cela ne ressemble pas à ces autres messages."

Ecrit par : François Duhem | 26 janvier 2009

Cela me semble impossible.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

Oui, une hussarde, c'est vrai, c'est beau... Mais on y a déjà eu droit un paquet de fois en ces lieux-mêmes. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

"Docteur, ma femme est clouée au lit, je souhaiterais que vous la vissiez."

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Par contre, j'adore celle-là! Merci pour cet éclat de rire... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

"Cela dit, la place que prennent sur ce blog les démêlées des uns et des autres avec lui commence à faire ch... sérieusement. Les courriers privés, cela existe."

Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

C'est vrai!
Même si je ne connaissais pas le féminin de "démêlés"... ... Dans ce sens là, du moins! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009

C'est vrai!
Même si je ne connaissais pas le féminin de "démêlés"... ... Dans ce sens là, du moins! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2009
Si vous aviez fait du rugby comme moi, vous le connaîtriez.
À part ça ?

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

@ C. Sibille
Vous qui avez l'art de démêler, connaissez-vous la différence entre un nouveau-né et un premier pris d'horticulture potagère ?

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

Veut-on évaluer ? On fait des programmes solides, à la virgule près, on forme les enseignants pour enseigner ces programmes - et on prend le temps qu'il faut - ; on forme un corps d'inspecteurs capables d'inspecter, c'est-à-dire d'aller dans les classes pour vérifier si les instits suivent les programmes, et écouter ce que disent ces instits de la difficulté de faire passer tel ou tel point du programme pour éventuellement faire des corrections.

Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

C'est excellemment dit.
Quel dommage que Darcos ait, en fin de compte, comme ses prédécesseurs, été absorbé par le milieu de pédagogistes enragés qui tient fermement l'Education nationale! Où est-il, le "nettoyage des couloirs de l'E.N. au karcher s'il le faut" qu'il nous promettait? Hélas, trois fois hélas! "Oimoi, ô talaporoi esmen"! A-t-il cru réellement qu'il allait remettre l'instruction au centre du système, ou a-t-il tenu ce genre de propos par opportunisme parce que le candidat Sarkozy nous berçait d'illusions avec ses discours enflammés de Maisons-Alfort et d'ailleurs sur l'école où les élèves se lèvent quand le professeur entre? Ou faut-il admettre que les rédacteurs du processus de Lisbonne sont des visionnaires et que la transformation de l'école qui instruit de futurs citoyens qui avaient voix au chapitre dans leur pays en école qui garde des masses tout justes bonnes à exécuter des tâches subalternes et mal payées est inéluctable? Sur cet objectif, l'alliance des pédagos et des destructeurs de l'école de Lisbonne est spectaculaire. La question est de savoir (était de savoir, car les jeux paraissent faits et la belle et fière école de France, en dehors de quelques poches de résistance héroïque, a vécu) s'il était possible de faire quelque chose contre tant de forces liguées.

Écrit par : Jean | 26 janvier 2009

Dites les gars, vous pourriez peut-être faire une pause, non ? Ca devient de plus en plus pénible cette escalade mimétique. Cependant, moi non plus je ne crois pas que Jérémy ait écrit ça.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Daniel, je n'avais pas pensé à l'As des as — et je vus l'emprunterai un de ces jours. Mais l'exemple est significatif. Il a fallu le nazisme pour que les Juifs allemands soient caractérisés prioritairement comme Juifs. Simultanément, Pétain encourageait l'expression des "nationalismes régionaux" — dans sa haine d'une IIIème République qui avait repris le mythe républicain de l'unité nationale — et de l'unité mentale du citoyen. De cette caractérisation est sorti l'Holocauste. Et par une déformation significative, on en est arrivé, presque partout en Europe, à caractériser l'Autre par ce qu'il est secondairement, et non prioritairement — jusqu'à ce que certains se définissent prioritairement comme Juifs, Musulmans — ou Bretons, Corses, etc. Dissociation malheureuse, invention d'une structure schizoïde que la République avait révoquée. Le racisme actuel s'appuie là-dessus — je regarde en l'autre ce qui le différencie, au lieu de voir d'abord ce qui nous identifie.
Ecrire ou ne pas écrire une Note sur le sujet… J'y pense, depuis quelques jours — depuis que Darcos a officiellement mis le combat contre le racisme et l'anti-sémitisme au premier rang de ses préoccupations — et il le pense.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2009

Je l'attends avec impatience cette nouvelle note.

Il est vraiment temps de changer de disque!

Écrit par : Alice | 26 janvier 2009

pour info, prof de lettres au collège en dispo, maman d'une enfant précoce (2 ans d'avance au ce1).

pas lu tout le débat plus haut. juste une réflexion logique: oui à l'évaluation ce1 de fin d'année logique en fin de cycle (au fait ça a existé ces choses-là?), voire début ce2.
oui à l'entrée en sixième, encore que... une simple rédac donnée en début d'année vous éclaire sur le niveau de chacun!

mais franchement, en cm2 et en janvier???

très déçue par vos commentaires quasi tendancieux sur le voile, au passage.... C'est plus stimulant de vous lire quand vous élevez les idées, merci tout de même...

Écrit par : cath | 26 janvier 2009

Désolée, Christophe, vous êtes un vieux de la vieille : vous avez déjà tout vu. Pour me rattraper :

" J'aurais aimé que tu écrevisses une lettre à ta mère", disait le homard.

Dialogue

LE PAYSAN : Ben moué, pour que j'y fussions été à c't saut'rie chez la Baronne Dud'vant-Derrière, il eût i fallu qu'on me payassions le voyage, vingt dieux de nom de dieu !

LA BARONNE : De toute façon, mon cher, il n'a jamais été question un seul instant que j'invitassions ce péquenot !

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Y’en a des dont je ne souhaite pas la mort mais je ne serais pas contre un gros rhume …
Ma gamine rentre du lycée (classe de seconde) avec la correction de la dissert du week-end.

Sujet :
Dans La guerre de Troie n’aura pas lieu de Giraudoux Ulysse déclare « La guerre est le pire fléau du monde ». Dans un texte argumenté et illustré d’exemples vous développerez cette opinion.

Là, y’a du déjà du haut niveau !
La semaine prochaine, « L’eau ça mouille », puis « Vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade », je vous laisse prolonger la liste …

J’ai pas le courage de le taper mais son corrigé est une perle fine, les mémoires de Miss France, c’est un conte philo à côté … En plus une élégance dans le style …

Quelques citations :
« Rien n’est pire que la guerre » si : pour une bimbo se casser un ongle

« Après des bombardements, il ne reste que des amas de ruine » ou alors c’est vraiment des mauvais les aviateurs !

« Par ailleurs les conséquences de la guerre ne sont pas que financières » elle ne doit pas ETRE QUE bête, mais sans doute aussi inculte …

« Lors d’un conflit, civils et militaires sont soumis à des risques très élevés » et on ne m’avait rien dit ???

Pauvres gosses !

Écrit par : Zorglub | 26 janvier 2009

"Il est arrivé que je disse cela de manière cruelle :"

Ah, Francisse, vous en avez oublié une ! Errare humanum est, sed diabolicum perseverare ... isn't it ?

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009
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Mais non, chère amie Hussarde !
Au subjonctif imparfait c'est bien "que je disse". La proposition principale est au passé composé et je pense n'avoir pas commis de faute (de concordance des temps). Si ?

After all I'm neither an English teacher nor a French teacher, but a teacher of physical sciences. I might be wrong, but it's quite unlikely. Pardon my conceit.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin | 26 janvier 2009

« Comme je suis un être de remords…” a été écrit alors que j'ignorai tout des interventions qui ont suivies celle de Zorglub :
… J'apprécie que Morel apprécie ce que j'écris. Quand aux dérives conflictuelles elles n'ont d'intérêts que parce que public. Si cela ne vous intéresse pas, ne le lisez pas. Il y a beau temps que je ne lis plus Dobolino dans ses phases processuelles.
…Yann ,le véto, est toujours identique à lui-même. L'ignominie est sa chasse gardée : maintenant, c'est moi qui oserait écrire : « Felts, si tu ne me lâches qu'une fois mort, j'espère que ça t'arrivera bien vite, et de manière naturelle. Je t'ai demandé de me foutre la paix, tu en es incapable parce que tu es devenu complètement cinglé, je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. »
… J'aime bien aussi ceux qui mettent en cause les gens qui me soutiennent : quel courage ! Quelle clairvoyance !
… L'éthylique avait bien commencé mais cela n'a pas duré… Au delà de cinq lignes la cohérence n'est plus à l'ordre du jour…
… Sibille est égal à lui-même… Et ce n'est pas rien !

Comme je suis un être de remords et de contrition, le dernier commentaire de Zorglub me pousse à aller du coté de la Rédemption… C'est le “qui que soit RF et quoi qu'il ait dit” qui me fait croire que je dois entamer le chemin de la repentance et me flageller soixante-dix sept fois en demandant “Pardon ! Pardon ! Pardon !”
Mes frères, j'ai beaucoup pêché, c'est pourquoi il faut beaucoup me pardonner… J'ai commis dans ma jeunesse 156 avortements gratuits pour le compte du MLAC… Pendant plus d'une trentaine d'années dans un quartier très populaire, j'ai soigné des centaines de personnes très diverses en gagnant correctement ma vie mais sans faire fortune et en hospitalisant le minimum… Je ne détaille pas… J'ai raconté beaucoup de ces choses là…
Je tiens un blogue et je participe plus ou moins activement selon les moments à celui de Brighelli. J'ai eu un contentieux avec lui. Il suffit d'en lire le récit que j'en fait pour comprendre. J'ai pris part à des débats sérieux avec des positions affirmés… Beaucoup de commentateurs se sont maintenus à ce niveau, quelques uns ont fait dans le n'importe quoi et en particulier dans les saloperies les plus immondes alors que l'on savait que j'avais un cancer et que j'étais sous chimiothérapie (Cela a commencé avec les histoires de phobies puis l'orthographe puis les chiens cancéreux pour en arriver à ma mort prochaine). J'ai peut-être oublié deux ou trois noms mais je peux citer les deux vétos, Dobolino et Yann, l'innéfable Sibille et son comparse Jérémy, le Grosboudin et l'éthylique de service… Faut-il dire qu'après quelques agressions d'une parfaite malhonnêteté, j'ai réalisé qu'un blog vivant n'était pas forcément respectueux des règles de convivialités que je faisais miennes jusque là. J'ai alors moins eu recours au respect de certaines règles formelles. Les cuistres ayant bien montrer qu'au delà des règles formelles, ils ne respectaient rien, car malheureusement pour eux ils sont d'une pauvreté humaine affligeante.
Voilà c'était ma petite autocritique… C'est promis Zorglum, je ne serai plus un salop et je ne raconterai plus n'importe quoi !

Additif : En fonction de ce que j'ai lu de lui par le passé dans ses moments de polémique sur la sexualité , je pense que Jérémy est parfaitement capable d'écrire ce qui a été signé de son nom… Mais dans le fond, je n'en sais rien… Par contre, il ne faudrait pas que cela devienne une habileté manœuvrière… pour que la victime (moi) devienne coupable… À l'ignominie des propos viendrait s'ajouter une ignominie encore plus grande… Mais je suis sur que Brighelli saurait nous éclairer sur ce point…
Mettre au goût du jour le terme d'ongulé est une chose… Souhaiter la mort de son prochain, çà craint !

Écrit par : Roger Felts | 26 janvier 2009

Veut-on évaluer ? On fait des programmes solides, à la virgule près, on forme les enseignants pour enseigner ces programmes - et on prend le temps qu'il faut - ; on forme un corps d'inspecteurs capables d'inspecter, c'est-à-dire d'aller dans les classes pour vérifier si les instits suivent les programmes, et écouter ce que disent ces instits de la difficulté de faire passer tel ou tel point du programme pour éventuellement faire des corrections.

Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

C'est excellemment dit.
Quel dommage que Darcos ait, en fin de compte, comme ses prédécesseurs, été absorbé par le milieu de pédagogistes enragés qui tient fermement l'Education nationale! Où est-il, le "nettoyage des couloirs de l'E.N. au karcher s'il le faut" qu'il nous promettait? Hélas, trois fois hélas! "Oimoi, ô talaporoi esmen"! A-t-il cru réellement qu'il allait remettre l'instruction au centre du système, ou a-t-il tenu ce genre de propos par opportunisme parce que le candidat Sarkozy nous berçait d'illusions avec ses discours enflammés de Maisons-Alfort et d'ailleurs sur l'école où les élèves se lèvent quand le professeur entre? Ou faut-il admettre que les rédacteurs du processus de Lisbonne sont des visionnaires et que la transformation de l'école qui instruit de futurs citoyens qui avaient voix au chapitre dans leur pays en école qui garde des masses tout justes bonnes à exécuter des tâches subalternes et mal payées est inéluctable? Sur cet objectif, l'alliance des pédagos et des destructeurs de l'école de Lisbonne est spectaculaire. La question est de savoir (était de savoir, car les jeux paraissent faits et la belle et fière école de France, en dehors de quelques poches de résistance héroïque, a vécu) s'il était possible de faire quelque chose contre tant de forces liguées.

Ecrit par : Jean | 26 janvier 2009

Et de trois !

Il y avait deux chantiers à ouvrir cette année en élémentaire :

1) Demander aux IA et aux IEN d'axer toute la formation continue (18 heures par PE) sur la mise en place des nouveaux programmes et la construction d'outils communs :
- manuels de français et de mathématiques, et pourquoi pas d'histoire et de géographie (pour les sciences, c'était rapé d'avance puisque les IO 2008 préconisent La Main à la Pâte, les animations pédagogiques sur le sujet n'ont déjà été que bien trop nombreuses)
- propositions de progressions mensuelles et trimestrielles, assorties de "modèles" de contrôles de fins de périodes (très simples : une lecture, des questions de compréhension, une dictée suivie de questions de grammaire, quatre opérations, suivies de deux ou trois problèmes balayant les parties du programme vues lors de la période.

2) une évaluation nationale au début juin, si on y tenait vraiment dont l'esprit aurait été connu dès la rentrée pour les classes de GS, CP et CE1 (une sorte de livret-modèle auquel tous les maîtres auraient pu se référer mais dont les exercices auraient été différents de ceux donnés lors de la "vraie évaluation"). Ça aurait un peu récriminé à la rentrée devant la "difficulté" insurmontable, puis, bien accompagné et expliqué en animations pédagogiques, ça aurait fini par passer (18 heures, ça fait plus de 3 heures par période, on a le temps d'expliquer comment faire une "leçon" de lecture ou de calcul efficace, collant au plus près aux réalités du terrain et offrant des solutions de remplacement au n'importe quoi actuel).

L'année prochaine, même principe en ajoutant les classes de CE2 et CM1 et en 2010/2011, on ajoutait les CM2 pourquoi pas fin mars, si on tenait tant que ça à remplir les stages de printemps.

Écrit par : catmano | 26 janvier 2009

Giordan se répand dans le jus pédagol du jour :

"Enfin l’apprendre, pourquoi n’est-il pas non plus au programme ? Cette immense lacune est reconnue de tous, apprendre à apprendre n’a rien d’évident ; elle n’est pas une retombée automatique des autres apprentissages. Pendant ce temps, d’autres savoirs continuent à être enseignés, uniquement pour… l'examen, par habitude, comme beaucoup de savoirs mathématiques inutiles ! Dans cette discipline, beaucoup de savoirs algorithmiques seraient à évacuer ; leur apprentissage gaspille un temps énorme alors que la plupart d’entre eux bloquent, et l’imaginaire, et la pensée..."

Ah les savoirs algorithmiques !

Complets, démontrables et descriptibles. Extraordinairement formateurs.

Quelle horreur ! Ostacles ! Dans la chaudière !

Ah l'imaginaire du vide, la pensée du néant, l'apprendre à apprendre le rien, la satisfaction intime du Temps perdu !

Giordan, un vrai toxique.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

Roger revenant, je reviens aussi.
Les mots et adjectifs "alcoolique", éthylique" apparaissant souvent sous la plume de mon maître quand il cherche l'angle d'attaque, je veux dire que je révèle maintenant un secret (comme quand Papa dit qu'il vient dire que... ça rallonge son temps de présence sur le blog! "je dis que j'ouvre une porte", "je dis que je vais prendre l'air", "je dis que j'analyse", "je dis que je meaculpe"...). L'alcool prend beaucoup de place dans la vie psychique de Roger, c'est son gimmick. Une pauvreté humaine affligeante? Mais qu'est-ce? Voyons, il a joué à la tricotteuse il y a quelques années, cela fait de lui un héros ad vitam aeternam, mes amis! Un titre de gloire qu'il trimballe avec lui et ressort à tous les dîners en ville, on ne sait jamais, peut-être que quelqu'un n'est pas au courant de ce haut fait...

Quand même! que de casseroles je me traîne sur mon blog: je prends tout, les islamolucides (déjà le neologisme est à tomber), les tenants de la purgation morale, les politiquements incorrects autoproclamés (mais anonymes, on ne sait jamais, avec Internet et pagesjaunes.fr, Redeker c'est fait avoir). Venez, que le ça me chatouille. Et voyez!

L'énergie du ça est infinie. Cependant, je vais prendre un bain, me poncer avec une pierre-ponce freudienne le dessous des pieds, car le ça ça a une plante des pieds. Comment avancerais-je dans la nuit du psychisme sinon? Roger tient un blog. Cependant, je vous fais un aveu, dans la vie, Roger, il n'y a que son oncologue qui l'écoute.

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé | 26 janvier 2009

très déçue par vos commentaires quasi tendancieux sur le voile, au passage.... C'est plus stimulant de vous lire quand vous élevez les idées, merci tout de même...

Ecrit par : cath | 26 janvier 2009

La vertu outragée, ça devient tordant ici ! On est cernés par les punaises, non pas de bénitiers, car c'est tout à fait OUT et ridicule aujourd'hui, mais de mosquées, c'est IN ! Elle ne connait pas le sens du voile, la dame . Je suis sûr qu'elle porte un keffieh, très tendance et pas tendancieux du tout, en ce moment. Sa surdouée aussi sûrement !

Écrit par : Paix et Amour | 26 janvier 2009

Pourtant Paix et Amour le sait bien. C'est physiquement impossible qu'un minaret lui passe par là. La gourmandise, d'accord. Mais quand même, il y a des limites à la souplesse et l'élasticité du corps humain.

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé Chez Paix et Amour | 26 janvier 2009

Ils faudrait qu'ils se décident, Paix et Amour: la défense du christianisme ou bien l'attaque des bénitiers?

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé Chez Paix et Amour | 26 janvier 2009

On comprend la haine que les pédagols vouent à l'algorithmique.

L'hypothétique enseignement d'informatique prévu en seconde doit être doté de contenus dignes de ce nom.

Les pédagols aimeraient tant en faire une suite d'activités sur glouglou, de commandes Camif et de blablatages à propos du Bien et du Mal sur la toile.

Raison de plus d'être vigilants.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

You are right, dear Francis ! I agree what you say. We just need speaking ! I 'm not an English teacher, I might be wrong too !

Écrit par : une hussarde | 26 janvier 2009

Pourtant Paix et Amour le sait bien. C'est physiquement impossible qu'un minaret lui passe par là. La gourmandise, d'accord. Mais quand même, il y a des limites à la souplesse et l'élasticité du corps humain.

Ecrit par : Le Journal du Retour du Refoulé Chez Paix et Amour | 26 janvier 2009

Je pédale, mais je ne suis pas pédé.

Écrit par : Paix et Amour | 26 janvier 2009

Dear Francis,

I beg a pardon : you are right ! I agree what you say. I am not an English teacher, so I might be wrong too ! We just need speaking when we are not teaching ! Francis, you are a gentleman, very kind gentleman ! You speak french very well !

Écrit par : an old teacher | 26 janvier 2009

La question est de savoir (était de savoir, car les jeux paraissent faits et la belle et fière école de France, en dehors de quelques poches de résistance héroïque, a vécu) s'il était possible de faire quelque chose contre tant de forces liguées.

Ecrit par : Jean | 26 janvier 2009

Excellemment pensé et dit.

Quant à moi je persiste à penser que le recours à cette énorme et lourde machinerie que sont les "évaluations", destinées à renseigner les maîtres, 4 mois avant l'entrée des élèves au collège, sur leur maîtrise ou non des "fondamentaux", est un gadget relevant de la numérologie, comme la très bien dit Guy Morel.
Et complètement d'accord avec sa conclusion: "Darcos avait bien commencé : les programmes ; avec ces évaluations, il ruine ce qu'il commencé".
Ce n'est de cette manière que l'État de la République (désormais asservie aux Oukazes de Bruxelles) rétablira son autorité et surtout sa puissance civilisatrice sur les générations à venir. Car c'est tout de même bien ça l'ultime enjeu.

Écrit par : buntovchik | 26 janvier 2009

"Je pédale, mais je ne suis pas pédé."

Ecrit par : Paix et Amour | 26 janvier 2009

STOP ! C'EST NUL !

Écrit par : an old teacher | 26 janvier 2009

STOP ! C'EST NUL !

Ecrit par : an old teacher | 26 janvier 2009

Et ce qui précède, c'est mieux ?

Écrit par : Paix et Amour | 26 janvier 2009

Bon, les momes du blog, au lit !

Et on ne se touche pas !

Écrit par : dugong | 26 janvier 2009

Il y a une émission sur des cancres célèbres ce soir à la télé. Roger, please, soyez le CANCRE du CANCER !

Écrit par : chat doc(te) | 26 janvier 2009

"L'éthylique avait bien commencé mais cela n'a pas duré… Au delà de cinq lignes la cohérence n'est plus à l'ordre du jour…"

Ecrit par: Roger Felts

Arrêtez, Roger! Toto est quand même un des rares à vous défendre bec et ongles!

Écrit par : Christophe | 26 janvier 2009

Un remarquable article de Bernard KUNTZ, secrétaire général de la CSEN (SNALC), significativement intitulé "Vers la fin de l'Ecole républicaine ?" (le point d'interrogation me paraît, hélàs, superflu) dans le dernier numéro de "Temps futur".

Je suis trop crevé ce soir, mais j'essayerai de mettre quelques extraits. Ca commence par une citation d'Eric Zemmour (oui, je sais que ça ne va faire plaisir à tout le monde).

Bon, je fais l'effort de mettre le début avant d'aller me coucher ; je ne suis plus bon qu'à ça :

"Dans une récente chronique de la revue Spectacle du Monde, Eric Zemmour écrit : "Comme l'avait prédit Marx, le capitalisme accouche, dans le bruit et la fureur, d'un nouveau monde : partout où il passe, il altère radicalement les structures traditionnelles (...). Tout doit disparaître au nom du marché roi, et de l'individu consommateur, à la fois maître et esclave." (c'est plus du Marx que du Zemmour)

C'est ici, sans doute, que prend naissance le pacte ambigu entre la droite au pouvoir et une certaine gauche éducative, qui ne cesse d'approuver le contenu des réformes gouvernementales, avant de descendre dans la rue pour les dénoncer. Une brève rétrospective permettra d'illustrer tel propos...

Et ça finit comme ça :

"On l'aura compris, ce qui se joue ici, c'est bel et bien le sort de l'Ecole républicaine. Paupérisés par plusieurs années de régression salariale, écoeurés par plusieurs décennies de mépris, révoltés par l'incurie des gouvernements successifs à leur égard et à l'égard de l'enseignement, beaucoup de professeurs ont fini par ne plus croire en rien. Et cette immense déception, en préparant la soumission de l'Education nationale au marché et à son idéologie dominante, pourrait aussi sonner le glas de la démocratie, et ouvrir grand la porte aux nouveaux totalitarismes que demain nous prépare..."

L'article analyse de façon précise et à mon avis irréfutable la collusion constante entre les syndicats de gauche et les gouvernements de droite.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

"Ce sont les mêmes experts (de gauche) qui concoctent les réformes, lesquelles se heurtent désormais systématiquement à l'opposition du corps enseignant.

Accusé de refuser toute évolution, ce dernier a, en vérité, parfaitement compris que la dialectique ici décrite, conduit systématiquement à dégrader les statuts ainsi que les conditions de travail et de transmission du savoir. Instauré sous l'égide de l'OCDE et de l'Accord Généralisé sur le Commerce et les Services, cette politique n'a, au bout du compte, d'autre effet que d'adapter l'école à la loi du marché en l'alignant sur le modèle dominant, issu du monde anglo-saxon."

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Peut-être que, Robin, ... Peut-être que nous sommes très bêtes, je veux dire imbéciles, au sens strict ? Incapables ?"

Arrêtez de vous autotrifouillez vers le bas !

Requinquez vous en faisant face à la vraie bêtise. Celle, satisfaite, du pédagol en surchauffe comme Giordan qui récite pour la nième fois son bréviaire constructiviste :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2009/99_AndreGiordan.aspx

Je reviendrai un peu plus tard sur le sujet.

Ecrit par : dugong | 26 janvier 2009

Si c'est la seule thérapeutique que vous avez à appliquer à mon hyperthermie, c'est du remède de cheval !

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2009

dernier morceau et dodo (comment est-ce qu'on peut arriver aussi crevé ?)

Pourquoi, dans ces conditions s'acharner à réformer le lycée, en dépit de l'opposition des professeurs et des lycéens eux-mêmes ? Parce que les dogmes qui instituent la classe homogène, le moule unique et le passage automatique dans la classe supérieure sont ceux-là mêmes que la gauche ne saurait admettre de voir remis en cause et parce qu'il importe, dès lors, d'adapter le lycée aux flux ininterrompus d'élèves dépourvus de connaissances nécessaires pour suivre l'enseignement qu'on leur dispensera."

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Et voilà pour l'université :

Restait, pour parachever le grand oeuvre (opus magnum), à adapter l'université : ce fut chose faite avec la réforme Pecresse, que consacrera bientôt la "mastérisation" du recrutement des professeurs.

Après la soumission, par le biais de l'autonomie, de l'ensemble des personnels au bon vouloir des présidents d'université, le transfert des sciences pédagogiques à la même université, grâce à la suppression des IUFM (je crois que nous nous réjouis un peu vite !), viendra clore le dispositif. Bientôt les deux premières années ne se verront plus attribuer, pour ambition et pour finalité, que de remédier, autant que faire se peut, aux carences de tous les cycles antérieurs."

Bonne nuit ; faites de beaux rêves..."anywhere out of the world"...comme disait l'autre.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

errata : nous nous SOMMES réjouis un peu vite

Écrit par : Robin | 26 janvier 2009

Bonne nuit ; faites de beaux rêves..."

Ecrit par : Robin | 26 janvier 2009

Oh non, Robin, encore une histoire ! N'éteignez pas tout de suite !

Écrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Parce que les dogmes qui instituent la classe homogène, le moule unique et le passage automatique dans la classe supérieure sont ceux-là mêmes que la gauche ne saurait admettre de voir remis en cause et parce qu'il importe, dès lors, d'adapter le lycée aux flux ininterrompus d'élèves dépourvus de connaissances nécessaires pour suivre l'enseignement qu'on leur dispensera."

Ecrit par : Robin | 26 janvier 2009

Bravo, tout est dit et bien dit. Certains l'avaient compris depuis longtemps. Les profs sont indécrottables. Rien ne changera.

Écrit par : Paix et Amour | 26 janvier 2009

Les profs sont indécrottables. Rien ne changera.

Ecrit par : Paix et Amour | 26 janvier 2009

Voilà un aphorisme qui va bien faire changer les choses.

Écrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Ecrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Oui, enfin un instit en vue !
Chevreuil, que pensez-vous de ma proposition (environ 25 messages plus haut) ?
Votre réponse m'intéresse.

Écrit par : catmano | 26 janvier 2009

faux-culs se rebiffent :
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20090126/1146816_lettreouverteau_ministre.pdf
Et tout ça téléguidé par le Crétin sublime.
C'est leur conscience que l'on viole !
Ah, les cons !

Écrit par : Philippe | 26 janvier 2009

Afin de fuir les vapeurs méphitiques secrétés par trop de propos malséants, je propose un petit voyage sur mon site dans le septième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce”, le jour où Zed Bredsinsky perdit enfin sa virginité:
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/26/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-huitieme-chapitre/#respond

Je voudrais dire quand même à Christophe Sibille que, en ce qui le concerne, le meilleur moyen de ne pas dire de connerie, c'est de se taire… L'éthylique que j'évoque est évidemment Pendaries qui signe sans doute aussi : Le Journal du Retour du Refoulé. Ce n'est pas de la dénonciation calomnieuse, c'est lui qui a énoncé la représentation qu'avait de lui son supérieur hiérarchique… En fait, il suffit de le lire pour que son degré d'imprégnation saute aux narines de ses lecteurs.
Ses texte sont tout à fait significatifs de quelqu'un ayant acquis une petite culture… avec beaucoup d'alcool autours.

Écrit par : Roger Felts | 26 janvier 2009

http://www.cafepedagogique.net/communautes/RefusEchec/Lists/Categories/[...]

"Il n'est pas une seule pensée importante dont la bêtise ne sache aussitôt faire usage; elle peut se mouvoir dans toutes les directions et prendre tous les costumes de la vérité.
La vérité, elle, n'a jamais qu'un seul vêtement, un seul chemin : elle est toujours handicapée. La bêtise dont il s'agit là n'est pas une maladie mentale; ce n'en est pas moins la plus dangereuse des maladies de l'esprit, parce que c'est la vie même qu'elle menace." (Musil)

Ce texte se rapporte bien à Giordan, je ne peux le souffrir.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 janvier 2009

Et le journaliste du Monde - journal qui n'est plus une référence mais une vitrine du plitiquement correct - de conclure magistralement son papier :
"Mais la sanction aide a popularisé cette cause selon Alain Refalo : "La mobilisation devrait s'en trouver renforcée"."

Philippe Jacqué

Et dire qu'il sert la soupe à ceux qui l'ont amputé du bulbe. Syndrome de Stockholm peut-être ?

L'ntégrale ici:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/26/ecole-les-desobeisseurs-pedagogiques-interpellent-xavier-darcos_1146809_3224.html

Écrit par : Philippe | 26 janvier 2009

"Bon, les momes du blog, au lit !

Et on ne se touche pas !
Ecrit par : dugong | 26 janvier 2009"

Et pourquoi donc?

Écrit par : on se touche si on veut | 26 janvier 2009

"Je voudrais dire quand même à Christophe Sibille que, en ce qui le concerne, le meilleur moyen de ne pas dire de connerie, c'est de se taire…

Ecrit par: Roger Felts

Et vous, si vous aviez appris à lire, vous auriez vu que le seul qui revendique ici haut et fort son alcoolisme, (point sur lequel personne ici n'a jamais songé à le contredire, et à juste titre), est le sieur Toto.
Sans doute une chose (une de plus) qui vous a échappé, apparemment. Pour un psychiatre, chapeau!

Écrit par : Christophe | 26 janvier 2009

"Bon, les momes du blog, au lit !

Et on ne se touche pas !
Ecrit par : dugong | 26 janvier 2009


Et pourquoi donc?

Ecrit par : on se touche si on veut | 26 janvier 2009

Si on veut et quand on veut !

Écrit par : c'est vrai, ça, quoi ! | 26 janvier 2009

Dugong, c'est vrai que sur ce coup, je vous trouve un peu répressif.
D'un autre côté, on vous aura prévebus :

"les yeux se cernent et s'excavent ; la peau et les muqueuses se décolorent. Les malades deviennent paresseux ; ils sont oppressés dès qu'ils marchent, et il leur arrive très facilement de tomber en syncope. Leurs forces musculaires diminuent de plus en plus, et on les voit marcher chancelants, le tronc déjà courbé, alors qu'ils sortent à peine de l'adolescence. Ils sont veillis et portent tous les stigmatent de la caducité à l'heure où leur jeunesse devrait s'épanouir dans toute sa fleur. Du côté de l'intelligence, les troubles
sont encore plus accentués, s'il est possible. L'émission de la liqueur séminale, ou la simple convulsion des muscles éjaculateurs, lorsque, à raison de l'âge du sujet, cette émission ne peut avoir lieu, est suivie d'affaiblissement des facultés intellectuelles en même temps que de somnanbulence, de nausées, de céphalagies et de prostration."

On aura reconnu un extrait (il y en a huit colonnes) de l'article Masturbation du Grand Larousse encyclopédique. Ou un portrait de tel ou tel, absent-présent du Blog…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2009

Chevreuil, que pensez-vous de ma proposition (environ 25 messages plus haut) ?
Votre réponse m'intéresse.

Ecrit par : catmano | 26 janvier 2009

Je viens juste de la lire !
D'abord, je partage entièrement les réserves que vous avez faites en début de fil sur le contenu de ces évaluations : date choisie , contenu 2008 proposé à des enfants ayant subi les programmes 2002 au complet, notions pas encore abordées ou au moins rafraîchies, à quoi j'ajouterai l'ineptie du choix du texte de lecture de la première séquence. (Le coup des thermomètres fahrenheit, franchement ...)
Ceci dit, les élèves ont plutôt bien réussi ces évaluations.

Sur vos propositions :
Les principes ( utilisation des heures de la formation continue, annonce du contenu des évaluations dès le début de l'année, mise en place progressive de l'évaluation en partant des petites classes) me paraissent être de pur bon sens.
On se demande bien pourquoi les animations pédagogiques proposées ignorent complètement la mise en place des nouveaux programmes. Dans mon département, pas de traitement de la couleur, mais chorale à l'école, développement durable,... et des conférences généralistes données par des représentants des courants pédagogiques opposés à la réforme des programmes.
Enfin, j'ai la Grand Messe bientôt, on va voir s'il y a du nouveau de ce côté-là !

Sur l'aide que peuvent apporter les conseillers pédagogiques, je reste très circonspect : la plupart ont été recrutés sur leur adhésion aux dogmes en cours, et ne me paraissent pas les mieux placés pour accompagner les équipes dans la mise en place des nouveaux programmes.

La proposition la plus efficace est, je crois, celle du cadrage donné en début d'année pour que chacun sache le niveau qui va être attendu à la fin de l'année. C'est cette vision à terme que la mise en place des cycles et les compétences en cours d'acquisition ont fichu par terre. Si on se réfère à la période d'avant 70, les instits, du moins ceux de CM2, utilisaient les annales des examens d'entrée en sixième, en plus de leurs manuels, pour définir leur niveau d'enseignement. (Mais on dira dans les milieux bien pensants qu'ils faisaient du dressage ou du bachotage !)

La réécriture de manuels me semble indispensable, et je pense que c'est celle qui se mettra le plus facilement en place, les éditeurs sachant où est leur intérêt commercial.
De plus, les manuels scolaires sont le point d'appui principal de nombreux enseignants. (Quand j'ai débuté, la première année, il était très mal vu d'en utiliser un, mais ça a changé.)


Enfin, je pense qu'il y avait un troisième chantier à mettre en place. C'était celui de la conquête de l'opinion enseignante sur la place des savoirs à l'école. Trente ans d'effilochage des programmes, d'enfant-au-centre, d'enseignant-chef d'orchestre, ça laisse des traces. Hélas, la politique de Darcos en ce qui concerne la carte scolaire, la réduction des postes, les propos sur la maternelle etc. ont braqué une bonne partie des enseignants contre lui et partant contre ses programmes, alors que nombre d'entr'eux étaient consternés par les programmes 2002.


Enfin, je me pose des tas de questions sur cette question des programmes, de ce que je réussis à faire en classe, à ce que je ne réussis pas. J'aimerais parfois revenir dans mon école il y a trente-cinq ans et regarder, avec mes yeux d'aujourd'hui, comment ça se passait. Comment les leçons étaient conduites, que devenaient les élèves qui avaient du mal, quel était le nombre réel d'enfants qui arrivaient à suivre avec les programmes d'alors ? Il me reste bien les cahiers, avec leurs exercices et leurs problèmes d'un tel niveau ...

Cordialement,

Écrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Bonne nuit les petits .. A deux mains ...

Écrit par : chat doc(te) | 26 janvier 2009

"Dans mon département, pas de traitement de la couleur, mais chorale à l'école"

Ecrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Pourquoi renvoyer ces deux éléments dos à dos? :-(

Écrit par : Christophe | 26 janvier 2009

Pourquoi renvoyer ces deux éléments dos à dos? :-(

Ecrit par : Christophe | 26 janvier 2009

Christophe, c'est une maladresse . N'y voyez aucun mépris pour l'enseignement de la musique. Je pratique de la musique (percussions), et je ne rate jamais une occasion de faire chanter mes élèves en classe, en langue étrangère, en Histoire, en poésie, ....J'ai conduit, des projets autour de la musique (et je continuerai) .
Le CPC de musique du coin est un gars charmant et dynamique qui conduit des animations très intéressantes. Ce n'est pas le problème.
Simplement, en cette année de mise en place de nouveaux programmes très contestés, il me semblait que la priorité aurait dû porter là-dessus.

Écrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Et le journaliste du Monde - journal qui n'est plus une référence mais une vitrine du plitiquement correct - de conclure magistralement son papier :
"Mais la sanction aide a popularisé cette cause selon Alain Refalo : "La mobilisation devrait s'en trouver renforcée"."

Philippe Jacqué

Et dire qu'il sert la soupe à ceux qui l'ont amputé du bulbe. Syndrome de Stockholm peut-être ?

Ecrit par : Philippe | 26 janvier 2009

On peut rire de cette désobéissance d'opérette qui fédère essentiellement les formatés irréductibles du pédagogisme.
Pourtant, si Darcos s'était contenté de réformer les programmes tout en affirmant la liberté pédagogique, il gagnait la sympathie du contingent. Mais il a tout sabordé en chargeant trop la barque et s'est finalement aliéné, sinon la sympathie, du moins le soutien tacite de ce même contingent. Le divorce est consommé. Quel gâchis !
Puis il supprime heureusement les IUFM, temples du pédagogisme, sans toutefois s'assurer de neutraliser ses sectateurs actifs.
Ensuite, il s'attaque à la réforme du lycée avant même celle du collège, véritable pétaudière.
Tout cela inspire l'idée d'un bateau ivre ou celle, non moins inquiétante, d'obscurs desseins.
En conclusion, cette fausse et molle droite est aussi tordue que la fausse et raide gauche. Ils sont juste bons, ces décalés du réel, à organiser une fête foraine car avec eux vous êtes sûrs de tourner en rond et... en bourrique.

Écrit par : Magister | 26 janvier 2009

Roger m'épuise avec ses allers et ses retours.
S'il vient, je suis obligé d'être du voyage. Une ombre suivant sa carcasse de présent-absent (levez le doigts, que l'on vous compte). Indécrottable ça que je suis. Je suis donc son ça (et chacun le cherche, son ça), et je sais pertinemment, puisque je lui conduis le psychisme comme un paysan son tracteur, par derrière la porte, qu'il est un menteur. Un charmant manipulateur. Il parti triomphant et revient réduit. Roger, rien ne sert de partir avec panache, nez au vent. Si c'est pour réapparaître quasi aussitôt, le panache simultanément disparaît. Certes, en tant que ça, je t'impose de regarder par le trou de la serrure de la chambre des parents. Mais, pour le coup, je me sens humilié. Victime de ton haïssable Moi, je me laisse un peu trop aller, et Roger vire et volte. Une bonne dose d'X et d'alchimique remettront de l'ordre dans la pression sur les lobes du cerveau. Je commence à me sentir à l'étroit. Voici pourquoi Roger vient.

Je commence à me sentir nul. Désarmé même. Je n'ai que l'alcool à la bouche pour défendre le gros Roger (non, il a minci). Ce qui m'ennuie, c'est qu'à force, Roger, comme un aimant, attire sous son ombre de mancenillier toute sorte de dépravés de la conscience. Si un jour je rencontre le ça de Paix et Amour, nous nous marrerons bien. Seulement, tels lunes et soleils, deux ça ne se donnent jamais rendez-vous. Seuls les Moi se rencardent.

Dis-moi, ça de Paix et Amour, est-ce que ton navire est un hétéro crispé sur son stade sadique-anal? Elle n'est pas passée, ma blaguounette, comme jamais un minaret ne le pourra. Faut-il le rassurer? Le bâtiment (et vous n'en êtes pas, du bâtiment islamique) est bien trop haut, bien trop large, et un peu rapeux sur les bords. Puis, avec tous ces haut-parleurs, le corps risque l'électrocution.

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé | 26 janvier 2009

Enfin, je pense qu'il y avait un troisième chantier à mettre en place. C'était celui de la conquête de l'opinion enseignante sur la place des savoirs à l'école. Trente ans d'effilochage des programmes, d'enfant-au-centre, d'enseignant-chef d'orchestre, ça laisse des traces. Hélas, la politique de Darcos en ce qui concerne la carte scolaire, la réduction des postes, les propos sur la maternelle etc. ont braqué une bonne partie des enseignants contre lui et partant contre ses programmes, alors que nombre d'entr'eux étaient consternés par les programmes 2002.

Ecrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

Très juste.

Écrit par : catmano | 26 janvier 2009

@ Chevreuil
Vous écrivez : "La réécriture de manuels me semble indispensable, et je pense que c'est celle qui se mettra le plus facilement en place, les éditeurs sachant où est leur intérêt commercial."
Comme j'aimerais que vous ayez raison ! Mais il y a longtemps que les banquiers sont les véritables maîtres des maisons d'édition et n'ont pour seul objectif que la rentabilité à court terme. D'autre part, dans l'édition scolaire, les programmes officiels, qui, comme chacun sait, ne sont toujours pas au point, constituent un cahier des charges incontournable. Logique financière d'un côté, obligation quasi légale de l'autre ; vous avez l'explication de l'impossibilité de voir paraître des manuels valables. Par exemple des manuels d'écriture-lecture en GS, où des manuels de CP qui enseignent les quatre opérations. Sauf chez GRIP-Éditions; qui est une maison d'édition plus qu'à la marge et à l'équilibre fragile.
Maintenant, si vous me dénichez un accord de co-édition avec un éditeur scolaire institutionnel...

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

@ Sibille écrit : Et vous, si vous aviez appris à lire, vous auriez vu que le seul qui revendique ici haut et fort son alcoolisme, (point sur lequel personne ici n'a jamais songé à le contredire, et à juste titre), est le sieur Toto.
Sans doute une chose (une de plus) qui vous a échappé, apparemment. Pour un psychiatre, chapeau!

Sibille, juste au dessus : lisez "Le Journal du Retour du Refoulé”. Ce que vous lirez, ce n'est pas une revendication, c'est un état des lieux…

Écrit par : Roger Felts | 26 janvier 2009

"Un état des lieux". Cela s'appelle un lapsus révélateur. Roger, n'oublie pas que je suis toi, la part de toi qui aurait dû rester cachée, mais que tu étales à tout bout de champs de con-post.

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé | 26 janvier 2009

@ Sibille écrit : Et vous, si vous aviez appris à lire, vous auriez vu que le seul qui revendique ici haut et fort son alcoolisme, (point sur lequel personne ici n'a jamais songé à le contredire, et à juste titre), est le sieur Toto.
Sans doute une chose (une de plus) qui vous a échappé, apparemment. Pour un psychiatre, chapeau!

"Sibille, juste au dessus : lisez "Le Journal du Retour du Refoulé”. Ce que vous lirez, ce n'est pas une revendication, c'est un état des lieux…"

Ecrit par: Roger Felts

Oui, et son message est postérieur au mien, comme vous n'aurez pas été sans le remarquer! ;-)

Écrit par : Christophe | 26 janvier 2009

Ecrit par: Roger Felts

Oui, et son message est postérieur au mien, comme vous n'aurez pas été sans le remarquer! ;-)
Ecrit par : Christophe | 26 janvier 2009

Vous allez continuer longtemps avec vos gamineries ?
Je sais : je n'ai qu'à ne pas lire, mais j'ai horreur de faire des efforts.

Écrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

You are right, dear Francis ! I agree what you say. We just need speaking ! I 'm not an English teacher, I might be wrong too !

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009
---
Chère (une) Hussarde,

Que cela ne vous tourmente pas, vous êtes tout excusée.
Êtes-vous aussi "An old teacher" ? Est-il permis de vous demander ce que vous enseignez (ou enseigniez, si vous êtes retraitée) ?
Bien amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 26 janvier 2009

ça s'arrêtera quand on parlera à nouveau totalement d'école, d'arts, de littérature, sur ce blog.

ça s'arrêtera quand on ne viendra plus déverser son aversion de l'autre, ni son moi boursoufflé.

Écrit par : Le Journal du Retour du Refoulé | 26 janvier 2009

Guy Morel,

Je connais mal les classes de GS-CP. En écrivant cela, je pensais surtout à des manuels de CE2-CM1-CM2, en pensant à la pauvreté des manuels que j'ai sous la main depuis quelques années.
Je comprends que les programmes de GS-CP-CE1 actuels, réécris après correction de la première mouture, ne vous conviennent pas, après avoir vu ceux préconisés par le GRIP.
Mais ces classes me sont peu familières.
Lorsque j'ai été nommé sur un poste lors de ma première année d'enseignement, c'était la méthode (il ne fallait pas prononcer ce mot d'ailleurs) par questionnement de texte qui était à la mode.
Lecture par prises d'indices sur albums pour reconstituer le sens, regrouper par analogies les différents graphèmes du phonème [K], listes de mots à apprendre globalement, par familles de sens, etc. Manuel de lecture fortement déconseillé par le conseiller péda. Bref le flou total, le grand n'importe quoi pour un débutant comme disait Catmano un peu plus haut. Certainement des instits plus aguerris, avec une longue expérience du CP auraient été capables de bien mener cette façon de faire... Pas moi. Dans mon école , aujourd'hui, aucune institutrice de CP n'utilise un tel machin aujourd'hui. Elles sont plutôt Borel-Maisonny.

L'institutrice de CP que je remplaçais utilisait depuis des années la "méthode bleue", si mes souvenirs sont bons, je ne peux pas dire si c'était une méthode mixte ou syllabique, avec laquelle elle obtenait de bons résultats. La pression de l'institution, le discours culpabilisateur ambiant sur les enseignants qui formataient leurs élèves ont fait qu'elle est tombée dans une grave dépression. Elle habitait avec son mari dans les logements de fonction de l'école, et à partir du moment où elle a laissé sa classe, en janvier, elle n'a plus réapparu dans les locaux.

Pas de très bons souvenirs, tout ça ! Mais je voulais, par ce témoignage, rendre hommage à cette dame.
Voilà pourquoi, je ne me suis jamais "senti" de reprendre des "petites classes".

Écrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

La pression de l'institution, le discours culpabilisateur ambiant sur les enseignants qui formataient leurs élèves ont fait qu'elle est tombée dans une grave dépression.

Ecrit par : Chevreuil | 26 janvier 2009

La nuisance harcelante des pédagogistes est passée par là ! Et ces odieux cuistres aérocéphaliques continuent d'ailleurs de nous la jouer "nous sommes dans le camp du Bien".

Écrit par : Magister | 27 janvier 2009

Nous avions eu une discussion, il y a quelques mois, au sujet de Barbara Hendricks et nous étions tombés d'accord pour dire qu'elle était meilleure dans Mozart que dans les godspels.

Oui, ce filet de voix...mérite-t-il que l' on le compare à quoi que ce soit?
Bral

Écrit par : bral | 27 janvier 2009

Nous avions eu une discussion, il y a quelques mois, au sujet de Barbara Hendricks et nous étions tombés d'accord pour dire qu'elle était meilleure dans Mozart que dans les godspels.

Oui, ce filet de voix...mérite-t-il que l' on le compare à quoi que ce soit?
Bral

Écrit par : bral | 27 janvier 2009

Pendant que vous vous astiquez le poireau, vous autres, moi je corrige des copies de première...

Une pratique qui rend le waterboarding désirable !

extrait : « "L'Avare" représente une personne qui comme son nom l'indique est pingre et Scapin est fourbe, il use de ses talents pour arriver à ses fins. »

même copie : « le lieu est rendu visible par les décors »

Alors, la guerre qui tue et le feu qui mouille, je viens d'en avoir une dose létale, je crois !

Écrit par : sanjuro | 27 janvier 2009

tiens, « le feu qui mouille » c'est pas mal, ça...

(tiens, je commente mes propres messages, moi... je me demande bien sous l'influence de qui...)

Écrit par : sanjuro | 27 janvier 2009

Ouh, mais c'est un feu d'artifice ! Je ne sais pas si c'est parce que c'est la 34ème et avant-dernière que je corrige, mais ça fuse !

« Le spectateur n'a pas besoin d'imaginer la scène puisqu'il l'a sous les yeux, alors qu'un lecteur se doit d'imaginer la scène dans son esprit pour la comprendre. »

Et ne me dites pas que je fais du "sous-Jean-Charles", parce que ses perles traduisaient un savoir mal assimilé ; ici, c'est du non-savoir parfaitement compris qui s'affiche sans honte...

Allez, je finis celle-là et la suivante, et je vais me pieuter. Réveil réglé à 6h20, ça m'étonnerait que ce soit la fête sous les draps, ce soir, mes camarades !

La "bataille des jésuites", le "cinq contre un" attendra demain soir...

Écrit par : sanjuro | 27 janvier 2009

GM a raison en ce qui concerne les manuels. Il y a un peu plus d'un an, j'ai apporté sur un plateau à un éditeur les projets de révision des programmes de collège. "Impossible, tant qu'il n'y a pas un décret officiel". J'ai tenté d'argumenter, d'expliquer que ça allait dans le sens de ce que les enseignants attendaient — rien à faire. Un mur. J'ai laissé tomber.
Une amie qui en fait un chez Bordas — et un bon — se retrouve avec le même mur : on la fait lambiner, en attendant que le sacro-saint décret paraisse…
Et à présent qu'il est question que Darcos soir second de liste aux Européennes en région Aquitaine, on peut toujours attendre…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 janvier 2009

« Ne point parler de la "bataille des Jésuites". »
G.F.

Écrit par : Tailleboudin | 27 janvier 2009

Le Maître du Moloch exfiltré à Bruxelles *?

Dans les trains ou les avions, il pourra toujours discuter des niveaux de compétence avec Françoise Castex, actuelle députée européenne (sud ouest, PS).

Cette dernière est candidate à une reconduite à la frontière avec un programme déjà en boîte "élaborer une politique d'immigration pour le progrès" **

Explicitez, camarades !


* http://www.lesechos.fr/info/france/300323598.htm?xtor=RSS-2059

** http://www.midilibre.com/articles/2009/01/20/20090120-NIMES-L-39-Europe-au-coeur-des-preoccupations-du-PS.php5

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

You are right, dear Francis ! I agree what you say. We just need speaking ! I 'm not an English teacher, I might be wrong too !

Ecrit par : une hussarde | 26 janvier 2009
---
Chère (une) Hussarde,

Que cela ne vous tourmente pas, vous êtes tout excusée.
Êtes-vous aussi "An old teacher" ? Est-il permis de vous demander ce que vous enseignez (ou enseigniez, si vous êtes retraitée) ?
Bien amicalement.

Ecrit par : Francis Penin | 26 janvier 2009

The beginning of a love affaire...So romantic ! ? ;-))

Écrit par : Robin | 27 janvier 2009

J'ai écrit godspel, je crois que c'est plutôt gospel qu'il faut écrire, mais c'est la bonne étymologie :

Le mot Gospel signifie « évangile » : littéralement god spell, c'est-à-dire « la parole de Dieu». Les Gospel Hymns sont une première étape vers les Gospel Songs de 1930. Ce sont des hymnes traditionnels et des mélodies en vogue. C'est un courant, une mutation des chants rituels protestants blancs.

Écrit par : Robin | 27 janvier 2009

Tout juste, Robin! Et le mot "Gospel" est tout simplement une forme contractée,(je crois qu'on dit comme cela?) de "God spell".

Écrit par : Christophe | 27 janvier 2009

Une autre pédagole, députée européenne, tire sa "révérence" :

http://www.lyon-webzine.com/lyon/event-4212-politique-martine-roure-tire-sa-reverance.html

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

ça s'arrêtera quand on ne viendra plus déverser son aversion de l'autre, ni son moi boursoufflé.

Ecrit par : Le Journal du Retour du Refoulé | 26 janvier 2009

Autant fermer le blog alors, parce qu'à ces conditions, il ne va pas rester grand monde !

Oui, Pendariès est un bon chrétien :il faut aimer son prochain comme soi-même, et il le prouve !

Écrit par : c'est vrai, ça, quoi ! | 27 janvier 2009

Tiens, justement, voilà des nouvelles du "prochain" :


http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Aversion, c'est pas bien ! | 27 janvier 2009

Roger, nous penserons à vous demain. Revenez sur le fil, non pour continuer la polémique (cela n'en vaut pas la peine) mais pour partager les idées et autres coups de gueule.

Écrit par : chat doc(te) | 27 janvier 2009

Un article intéressant sur une émission enfin sans langue de bois :


http://www.ripostelaique.com/Emission-exceptionnelle-a-C-dans-l.html


"La question qui se pose désormais est : le pire est-il inévitable ?

A charge, je citerai une déclaration de Jean-Pierre Chevènement datant d’il y a quelques mois. Commentant la guerre d’Algérie sur France-Culture, il disait que de toute façon, « ces deux peuples n’étaient pas miscibles » (3). Il parlait du peuple français d’une part, et du peuple algérien musulman d’autre part. Si ces peuples n’étaient pas miscibles sur le sol algérien il y a 50 ans, le sont-ils sur le sol français aujourd’hui ? A décharge, les exemples d’intégration et même d’assimilation de personnes d’origine musulmane ou africaine sont légion, dans nos entreprises tout comme au conseil des ministres. Le problème me semble donc davantage dans le fait que l’on est passé peu à peu de l’assimilation d’individus à l’intégration de « peuples » communautarisés. Cette idéologie multiculturelle et multiethnique était un écran de fumée créé de toutes pièces pour masquer une immigration de peuplement incontrôlée. Heureusement, elle est de plus en plus battue en brèche, ce qui limite sa nuisance contreproductive."

Si on va jusqu'au bout du raisonnement, très juste, de Chevènement, alors, ce qui s'est produit en Algérie se produira en France.

Écrit par : Aversion, c'est pas bien ! | 27 janvier 2009

Oui, Pendariès est un bon chrétien :il faut aimer son prochain comme soi-même, et il le prouve !

Ecrit par : c'est vrai, ça, quoi ! | 27 janvier 2009

Hey, si Pendariès avait quelque chose à dire, qui le concerne, il le dirait. Alors, "c'est vrai, ça, quoi!", vous repassez plus tard. Pendariès, lui, se tait.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Tiens, justement, voilà des nouvelles du "prochain" :


http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Ecrit par : Aversion, c'est pas bien ! | 27 janvier 2009

Tiens, encore une odeur d'huile d'olive frite...

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Le piriforme n'y est pour rien :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/26/jospin-et-les-taupins_1146589_3224.html

http://www.dailymotion.com/video/x5flv1_fondation-odon-vallet-fondation-de_school

Loin des dégoulinades gluantes.

Air frais.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Tiens, encore une odeur d'huile d'olive frite...

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Lapsus révélateur, retour du refoulé, sans doute, dans un discours pourtant au départ bien huilé (d' olive frite première pression ), car Besson est né en Afrique du Nord, comme Mélanchon et Delanoë . Pouah ! Air pestilentiel ! A moins qu'il ne l'ait fait exprès ?


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090126.OBS1573/lsreactions00e5.html?l=0

Écrit par : Aversion, c'est pas bien ! | 27 janvier 2009

Loin des dégoulinades gluantes.

Air frais.
Ecrit par : dugong | 27 janvier 2009
L'article du Monde est confus : pourquoi avoir fichu le Lionel dans cette histoire ?
Odon Vallet remarquable, comme d'habitude.
Merci pour le lien.

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Le piriforme n'y est pour rien :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/26/jospin-et-les-taupins_1146589_3224.html

http://www.dailymotion.com/video/x5flv1_fondation-odon-vallet-fondation-de_school

Loin des dégoulinades gluantes.

Air frais.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2009

Un régal...

Écrit par : Maminou | 27 janvier 2009

Lapsus révélateur, retour du refoulé, sans doute, dans un discours pourtant au départ bien huilé (d' olive frite première pression ), car Besson est né en Afrique du Nord, comme Mélanchon et Delanoë . Pouah ! Air pestilentiel ! A moins qu'il ne l'ait fait exprès ?

Ecrit par : Aversion, c'est pas bien ! | 27 janvier 2009

Ha non, eux, c'est de la qualité, puisque première pression! Voyons! Faut savoir, ma biche.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Air vicié :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/27/01016-20090127ARTFIG00268--intoxications-durant-un-concert-dans-une-eglise-.php

Le maire de Phalusenpin où s'exhibaient * les petits chanteurs à la croix de bois s'appelle Lazaro. Lui au moins s'est levé, a marché vers la lumière et a été sauvé.

Le monoxyde de carbone, gaz non méphitique mais pourtant méphistophallique.

* vente aux enchères caritative

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Je sors de deux heures de cours avec deux 4ème.

Avec la première, j'ai eu la malencontreuse idée de vouloir expliquer l'utilisation, dans un même texte, du style direct, du style indirect et du style indirect libre à partir d'un extrait de "Belle du Seigneur"(Albert Cohen).

Je voulais leur faire effectuer des transpositions avec les changements de temps et les transformations syntaxiques nécessaires (verbes de déclaration en début de phrases + subordonnées complétives, interrogatives indirectes, infinitif prépositionel)

Soit :

Je suis content ! s'exclama-t-il (style direct)
Il affirma (proposition principale) qu'il était content (proposition subordonnée complétive introduite pas que)
Il lui demanda (proposition principale) s'il était content (proposition subordonnée interrogative indirecte introduite pas si)
Il lui demanda (proposition principale) d'allumer le feu (infinitif prépositionnel)

Vous trouvez ça dur ?

Eux oui, très dur, trop dur, beaucoup trop dur ! ...A part 5 ou 6, toujours les mêmes.

Et quand ils ne comprennent pas tout de suite, ils ne cherchent pas à comprendre et ils ont tendance à devenir méchants, à sortir le portable ou à se mettre à bavarder. J'ai horreur de cette tendance qu'ils ont à bavarder, à faire du bruit. Cette agitation, ce bruit permanent, c'est peut-être ça la caractéristique principal du "collège unique", son caractère proprement infernal...L'enfer sur terre ( et s'il leur était demandé compte de chaque parole inutile qu'ils auront prononcé...Oust, en enfer pour bavardage et la langue au poivre pendant l'éternité !)...Je rêve !

Donc, avec l'autre classe, j'ai laissé tomber la transposition au style indirect pour ne faire que des exercices sur le style direct.

Résultat, les 5 ou 6 qui auraient pu comprendre (qui auraient fait l'effort de comprendre) n'auront entendu parler ni d'Albert Cohen, ni des subordonnées conjonctives, ni des subordonnées interrogatives indirectes (c'est au programme pourtant et il y a des questions au brevet qui portent là-dessus)

Inutile de dire que je n'aurais pas la folie de me lancer dans l'étude du style indirect libre pourtant indispensable pour comprendre les écrivains français du XIXème siècle (Flaubert, Maupassant...)

C'est ça la réalité concrète du collège unique.

Et je vous assure que je ne suis pas content de moi, non seulement à cause d'A...qui veut être écrivain(e) ou journaliste et qui en a les capacités, mais encore des cinq autres qui ne crèvent pas le plafond, mais qui font des efforts méritoires.

Je reviendrai peut-être à la charge, mais je sens que ça va être dur.

Si j'étais né de la dernière pluie, je me demanderais comment ces élèves dont certains n'ont pas le niveau du CM2 sont passés en 4ème, mais malheureusement, je ne suis pas né de la dernière pluie ; j'ai des centaines de conseils de classe derrière moi et j'ai participé moi aussi, bon gré mal gré à la palinodie des "passages".

Et quand on pense que nombre d'entre eux vont aller au lycée, qu'ils ont acquis le DROIT d'aller au lycée !

Oui, je sais, ils vont le REFORMER !

Oui, au fond, tout cela est logique, dramatiquement logique.

Nous sommes dans un système devenu fou : "Un fou, c'est quelqu'un qui a tout perdu, sauf la raison."

Écrit par : Robin | 27 janvier 2009

"Si j'étais né de la dernière pluie, je me demanderais comment ces élèves dont certains n'ont pas le niveau du CM2 sont passés en 4ème, mais malheureusement, je ne suis pas né de la dernière pluie ; j'ai des centaines de conseils de classe derrière moi et j'ai participé moi aussi, bon gré mal gré à la palinodie des "passages".

Et quand on pense que nombre d'entre eux vont aller au lycée, qu'ils ont acquis le DROIT d'aller au lycée ! "

Robin, je m'occupe d'une jeune fille de 23 ans qui veut "une remise à niveau" en maths et en français, pour une formation.
On m'avait dit qu'elle était au niveau CM2.

Elle m'a montré un programme de maths niveau bac, que j'aurais été bien incapable de lui enseigner. (Elle a passé le bac, mais a été recalée)
Petite incursion : elle ne sait pas les tables de multiplication.
Elle ne sait pas faire une division. "Mais on a les calculettes", m'a-t-elle rétorqué.

Prise d'un doute, je lui ai fait faire une dictée de trois lignes : épouvantable !
Mon doute persistant, j'ai découvert qu'elle ne sait pas lire, ne sait pas l'alphabet, ni la liste des voyelles !!!
Je lui ai laissé le livre de'apprentissage de la lecture Wettstein-Badour, et lui ai demandé d'apprendre l'alphabet, et les tables.

C'est quand même ahurissant qu'on lui ai laissé croire qu'elle pouvait se recycler sans connaître des bases aussi indispensables.
Elle a en plus plusieurs heures par semaine de français, plutôt niveau 6 ème, elle ne peut en tirer aucun profit : elle omet des syllabes, invertit les lettres, etc, "je suis dyslexique", c'est la pseudo-dyslexie dénoncée par Colette Ouzilou.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2009

Ps : Robin, votre fils est superbe, quelle voix, dans le Laudate Dominum !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2009

Il est certain qu'entre l'intervention d'un Sibille, d'un éthylo-phraseur ou d'un coupeur de cheveux en huit dans la transversalité (Grosboudin) et un débat sérieux et concret sur les problèmes de l'école, il n'y a pas photo… Je crains pourtant que les porteurs de cette solution univoque n'enferment ces problèmes trop réels dans les mailles d'un filet qui les étouffera. Dans la pratique, l'école devrait être “isolée” du monde, elle n'en demeure pas moins partie intégrante de ce monde très critiquable… Très vite d'ailleurs, et sans le recours forcé au retour du refoulé, même si je trouve que celui-ci porte bien, bien qu'il ne se porte pas bien, un intra terrestre va inéluctablement vers le débordement. L'évidence est que la connerie de l'école est dans la connerie du monde. Ainsi pour les addictions : l'imbécile est là, comme l'obsessionnel au ras de la casquette et l'éthylo-pouêt-pouêt, dedans et dehors… Il faut faire avec… Ce qui n'empêche pas les porteurs de raison d'avoir raison de se révolter : les déviants se resaisissent de temps en temps…
Personnellement n'étant pas professionnel de la chose, quand le débat devient trop technique, je n'en suis plus partie prenante d'où mon risque personnel de passer des problèmes généraux où j'ai mon mot à dire, aux problèmes d'égo où on ne me le fait pas dire (va te faire voir ailleurs).
Un constat qui est une critique absolu : dans les débats sur le blog, la référence au passé est d'une difficulté extrême. On est en situation permanente de “régler” la question du présent et de l'immédiateté… Pour un site engagé dans la “reconstruction de l'école” où la démarche temporelle a son poids, c'est un comble.
Un exemple : un débat sur la race a eu lieu cet été sur ce site. Il a été plombé par un procès en sorcellerie sur le racisme (Bis repetita avec Zemour à la Télé cet hivers). Or le porteur principal de la thèse : “Les races, cela existe” (ma pomme) témoigne d'un anti-racisme militant… depuis la communion solennelle… Les imbéciles, cet été (et aussi cet hivers) ont cru bon de faire comme si… Je ne sais pas si Zemour présente les mêmes garanties que moi. Mais quelque soit sa motivation, il a raison sur ce point : on ne lutte pas contre le racisme, en disant que les races, cela n'existe pas… Tout simplement parce que c'est FAUX.
Je consacrerai, si je peux, du temps à un résumé-synthèse du débat qui ces jours-ci a pollué un blog dont la suprême ambition pour certains et de croire qu'il peut vivre inodore, incolore et aseptisé. Ceux que cela intéresse pourront le consulter sans problème…
En attendant, au moment de la récréation, on peut y voir le huitième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce” où Zed Bredzinsky perd enfin sa virginité. En 3001, c'est un exploit…

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Ecrit par : Francis Penin | 26 janvier 2009

The beginning of a love affaire...So romantic ! ? ;-))

Ecrit par : Robin | 27 janvier 2009
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Well, I thought about it. Unfortunately I am no longer operational in one most important respect. See what I mean ? (I give you an obvious clue : I'm sixty eight years old. Too late, too bad ! But ten years ago...)
Lecture interdite au moins de six ans (puisqu'on initie - le mot est juste ! - les enfants de CP à l'anglais).
P.-S. : if you don't mind, dear Robin, "a love affair". Romantic indeed, unquestionably.

Écrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

Et quand on pense que nombre d'entre eux vont aller au lycée, qu'ils ont acquis le DROIT d'aller au lycée !

Ecrit par Robin.

N'oubliez pas l'axiôme de base, Robin! Le système se borne à reproduire les inégalités sociales et, après le collège dit "unique", les pires éléments se retrouveront en Lycée Professionnel. Peu de chances de les croiser dans les filières générales, donc. Ca fait partie de l'hypocrisie du système.

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 janvier 2009

Ps : Robin, votre fils est superbe, quelle voix, dans le Laudate Dominum !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2009

On ne peut pas tout rater ! ;-)

Oui, le Laudate dominum. Un moment de grâce pure de 35 secondes...En attendant l'éternité. J'étais dans le choeur (basse).

Mallarmé a dit que l'univers entier aboutissait à un beau livre..Ou à un bel instant qui se présente un jour ou l'autre pour chacun d'entre nous. Le sourire de anges.

Ce sont de tels instants qui nous permettent de durer.

Écrit par : robin | 27 janvier 2009

Message de Dobolino dont le sujet est une proposition pour améliorer la lecture de ce blog.


Vous allez continuer longtemps avec vos gamineries ?
Je sais : je n'ai qu'à ne pas lire, mais j'ai horreur de faire des efforts.

Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009
Je propose que nous mettions, comme je viens de le faire ici, un en-tête portant notre nom et le sujet abordé à chaque message. Certains messages sont très longs et il faut tout dévider pour en voir l'auteur et savoir si on a des chances d'y puiser un renseignement ou une réflexion productive.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

j'ai découvert qu'elle ne sait pas lire, ne sait pas l'alphabet, ni la liste des voyelles !!! ( Anne -Marie)

Rassure-toi (si je puis dire) , elle n'est pas la seule car, même dans certaines méthodes de lecture alphabétiques, on ne dit pas clairement que les premières lettres étudiées s'appellent les voyelles ... Alors dans les autres, la question ne se pose même pas !
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 27 janvier 2009

Ps : Robin, votre fils est superbe, quelle voix, dans le Laudate Dominum !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2009

On ne peut pas tout rater ! ;-)

Oui, le Laudate dominum. Un moment de grâce pure de 35 secondes...En attendant l'éternité. J'étais dans le choeur (basse).

Ecrit par : robin | 27 janvier 2009

Pourriez-vous, s'il vous plait, nous remettre le lien?

Écrit par : Maminou | 27 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Je propose que nous mettions, comme je viens de le faire ici, un en-tête portant notre nom et le sujet abordé à chaque message."

Proposition élitiste et discriminatoire. Beaucoup n'en seront pas capable.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

capables

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Le système se borne à reproduire les inégalités sociales et, après le collège dit "unique", les pires éléments se retrouveront en Lycée Professionnel. Peu de chances de les croiser dans les filières générales, donc. Ca fait partie de l'hypocrisie du système.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 janvier 2009
J'ai connu des exceptions : ceux qu'on balance en filière générale parce qu'aucun BEP n'en veut. Mon fils en avait un dans sa classe en seconde. C'était épouvantable pour lui comme pour tout le lycée.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Je propose que nous mettions, comme je viens de le faire ici, un en-tête portant notre nom et le sujet abordé à chaque message."

Proposition élitiste et discriminatoire. Beaucoup n'en seront pas capables.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2009
Vous croyez ? Ici ?
Ce serait ne mettre que le nom qui serait discriminatoire.
De toute façon, c'était une proposition pour les textes longs, pas pour ceux de cinq lignes ou pour les éructations insultantes onomatopesques.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

J'aurais aimé que des spécialistes des SVT expliquent sur ce blog pourquoi, à leur avis, on ne trouve nulle part les mots Darwin ou darwinisme dans les programmes ou les documents d'accompagnement.

Sauf erreur ou omission.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Message de Michèle Tribalat sur Riposte Laïque pour améliorer les connaissances des intervenants du site, ainsi que leur ouverture au monde qui les entoure. Voir plus haut le commentaire de R. Felts .

"Les sciences sociales sont en France terriblement propices au politiquement correct. Mais la sphère politique est très largement touchée elle aussi, ce qui ne fait qu’encourager les sciences sociales à poursuivre dans cette voie. Sur la question de l’immigration, c’est encore plus marqué. Il faut prendre parti absolument. Si vos travaux n’entrent pas dans le champ de la polarisation idéologique, ils sont jugés sans intérêt. Aucun écho. S’ils y entrent et qu’ils ne donnent pas les gages suffisants à la défense de l’immigration, des immigrés, de la diversité etc., ils sont dénigrés, balayés ou tout simplement ignorés. C’est un fonctionnement soviétique où l’on ne risque, il est vrai, que sa réputation. Les dégâts en termes de connaissance sont terribles. Mais paradoxalement, c’est la connaissance qui, aujourd’hui, détient un véritable pouvoir subversif. On l’a vu avec l’affaire Gougenheim. La violence de la réaction le montre assez clairement."

L'interview :

http://www.ripostelaique.com/Michele-Tribalat-demographe-auteur.html

Écrit par : J'ai bon ? | 27 janvier 2009

J'aurais aimé que des spécialistes des SVT expliquent sur ce blog pourquoi, à leur avis, on ne trouve nulle part les mots Darwin ou darwinisme dans les programmes ou les documents d'accompagnement.

Sauf erreur ou omission.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2009
Peut-être parce que c'est plus philosophique et historique que scientifique, en l'état actuel de la science de l'évolution des espèces ?
Ce n'est qu'une hypothèse ...

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Dugong. sérieux SVT programme Darwin

Je reprends le post précédent en format dobolino avec quelques mots clés.

J'ai ajouté "sérieux" pour informer ceux qui ne me supportent pas je déraisonne ou quand je suis sérieux. Pour ceux qui ne me supportent pas du tout, le premier mot suffit.

J'aurais aimé que des spécialistes des SVT expliquent sur ce blog pourquoi, à leur avis, on ne trouve nulle part les mots Darwin ou darwinisme dans les programmes ou les documents d'accompagnement.

Sauf erreur ou omission.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Dobolino sérieuse SVT Programme Darwin

Si tel est l'axe de votre questionnement, Dugong, je pense qu'en l'état actuel de notre pays, ce n'est pas par penchant pour le créationnisme. Il me semble bien, par ailleurs, qu'il était cité dans le livre de SVT de mon fils, en première L.
Avez-vous vérifié si Darwin ne figurait pas au programme de philosophie des sciences ?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Dobolino svt

On trouve les mots évolution, arbre phylogénétique, hérédité, etc...
Il me semble que ça sous-entend, dans un cours bien construit, d'évoquer le père de la Théorie de l'évolution ?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

http://veille-education.org/post/2008/07/02/Une-ecole-privee-comme-on-sen-passerait2

Aux chiottes toutes les religions.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009

Toujours pour améliorer les connaissances et contribuer à l'ouverture, mais sans vouloir apporter de réponse, juste une hypothèse.

Créationnisme et islam

Le créationnisme musulman existe aussi en Europe. L’intellectuel et universitaire controversé Tariq Ramadan, mais souvent invité dans les médias et très écouté est un partisan du créationnisme à destination des musulmans. Il écrit dans une note de bas de page de son livre Les musulmans dans la laïcité :

« Les cours de biologie peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l’islam. Il en est d’ailleurs de même des cours d’histoire ou de philosophie. Il ne s’agit pas de vouloir en être dispensés. Bien plutôt, il convient d’offrir aux jeunes, en parallèle, des cours de formation qui leur permettent de connaître quelles sont les réponses de l’islam aux problématiques abordées dans ces différents cours ».

Écrit par : J'ai bon ? | 27 janvier 2009

Copie d'un extrait du programme SVT de Terminale scientifique:
I.2 Parenté entre êtres vivants actuels et fossiles - Phylogenèse – Évolution (3 semaines)
A partir d’un réinvestissement de la classe de seconde (les plans d’organisation, l’unité des constituants cellulaires et génétiques, l’origine
commune des espèces) on aborde la biodiversité et la recherche de la parenté entre espèces (phylogenèse). L’Homme, avec ses caractéristiques
particulières, est situé au sein du règne animal. On montre ensuite que les êtres humains actuels appartiennent à une même espèce. On
date l’émergence de cette espèce en la resituant dans l’histoire de la Terre.

Darwin est donc incontournable !

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Aux chiottes toutes les religions.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009
Et mon premier prix d'horticulture potagère, que devient-il dans tout cela ?
GM :-)))

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Pour Dugong (les autres aussi, s'ils veulent ! ):
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/03/14/01011-20080314FILWWW00582-darwin-elimine-des-manuels-roumains.php

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Dobolino/ Dugong/svt/darwin
http://www.prs12.com/spip.php?article5186

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

RELIGION ET NEGATIONNISME (une hussarde)
Témoignage

Il y deux ans, nous sommes allés avec des troisièmes au Mémorial de la Shoah où nous avons été reçus par un ancien déporté venu plusieurs fois au collège précédemment, puis au camp du Struthof en Alsace, à l'Assemblée Nationale et au Parlement européen. Le sujet : la Seconde guerre mondiale, la Shoah, la construction de la paix : instances nationales et européennes.
Au Parlement européen, une élève turque (15 ans) a remis en cause le génocide arménien lorsque le conférencier a parlé des obstacles à l'entrée future de la Turquie dans la communauté européenne. Son père est venu ensuite remettre en cause l'enseignement de l'Histoire auprès des professeurs lors de la journée Portes Ouvertes.

J'ai aussi dû une autre année recadrer un élève de religion musulmane qui, à propos d'un texte de Jorge Semprun extrait du "Grand voyage", a dit en fin de cours : "Tout ça n'est peut-être même pas vrai."

Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos élèves. Cela est très grave.
Il ne faut jamais laisser passer ce genre de discours. Ces élèves reproduisent ce qu'ils entendent chez eux, ils sont formatés, aveuglés, sans sens critique.

Le mouvement né aux USA "intelligent design - dessein intelligent" remet en cause le darwinisme. Nous sommes dans l'obscurantisme le plus total. Il semble que Sarah Palin a fait (fait encore ?) partie de ce mouvement obscurantiste. Voyez à quoi le monde a échappé.

L'école, la République, la société tout entière, doivent rester vigilantes et combattre avec la plus grande force de tels mouvements négationnistes.

L'aculturation est mère de l'obscurantisme : l'école républicaine est le premier rempart lorsque la famille n'assure pas dans ce domaine.

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

"Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos élèves."

Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos évèques catholiques récemment réintégrés.

Écrit par : Bouffe curé | 27 janvier 2009

maminou, vos désirs sont des ordres !

http://www.amazon.fr/Cath%C3%A9drale-en-Musique/dp/B00139M13Q

Écrit par : robin | 27 janvier 2009

Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos évèques catholiques récemment réintégrés.

Ecrit par : Bouffe curé | 27 janvier 2009

Comparaison nulle, on n'en est plus là, regardez autour de vous, informez-vous, vous retardez ! C'est curieux cette manie de comparer ce qui n'est pas comparable. Pour justifier, excuser quoi ? Pour exorciser ses peurs peut-être ?

Écrit par : J'ai bon ? | 27 janvier 2009

Passem-Moi-même!

Est-ce cela Ma Création? Je M'étais retiré de l'Histoire depuis un bail M'étant allé derrière la porte du silence. Ma cabane au Canada, à Moi. Je la sous-loue, pas Ma cabane, mais l'Histoire, par ailleurs, à Lucifer pour mille ans, et ce depuis plusieurs millénaires... roublard comme un Pope, ou un Mormon, ce Lulu, il vous roulerait dans l'huile sans problème une Pied-bot-Noire xénophobe. Devrait militer au D.A.L., ce faquin. Je lui en parlerai un de ces quatre. Encore un champion des ASSEDIC et de la CAF célestes! Toujours à chouraver les Ipods de Mes angelots! J'enverrai Gabriel vérifier les comptes.

Jambon, pardon... "J'ai bon?" demande si elle a bon sous forme d'une question purement réthorique. Elle a encore une guerre sainte de retard. Je lui conseille de lire "La Grammaire des Civilisations" de Fernand Braudel. Je ne dis pas que Mon Esprit lui a glissé à l'oreille quelques mots car Jérôme, Mohamed, Moïse et quelques autres seraient jaloux. Après Tout, c'est-à-dire Moi, le déluge, quoique... c'est déjà fait! J'en ai un peu assez que les tristes et les féroces se battent en Mon Nom. Je ne leur ai rien demandé, Moi! A force de les voir, Je me demande si J'existe en définitive. Puis-je me demander de disparaître? "M'enfin!", comme s'exclame Gaston, les Civilisations meurent.

Retour aux moutons: avant d'aller au lit, J'en lis quelques pages du Fernand, avant que Ma femme ne m'y rejoigne. Non! Je rigole. Je ne suis pas marié!

Sinon, ça va. De Mon désert, Je vous enverrai quelques cartes postales.

L'école devrait être "isolée" du Monde?
Sentence de moine et de stylite à tête de bonze oisif.

Sujet de dissertation:

"Ja, aus der Welt werden wir nicht fallen. Wir sind einmal darin."

"Oui nous ne tomberons jamais hors du monde. Nous sommes dedans une fois pour toutes."

Christian Dietrich Grabbe (1801-1836), "Hannibal"

Écrit par : Le ça de Dieu | 27 janvier 2009

Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos élèves. Cela est très grave.
Il ne faut jamais laisser passer ce genre de discours.

Ecrit par : une hussarde | 27 janvier 2009
Quelle attitude faut-il adopter en tant que professeur ? Comment choisissez-vous de réagir pour être le plus efficace possible ?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

"Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos évèques catholiques récemment réintégrés.

Ecrit par : Bouffe curé | 27 janvier 2009

Comparaison nulle, on n'en est plus là, regardez autour de vous, informez-vous, vous retardez ! C'est curieux cette manie de comparer ce qui n'est pas comparable. Pour justifier, excuser quoi ? Pour exorciser ses peurs peut-être ?

Ecrit par : J'ai bon ? | 27 janvier 2009 "

Ah bon, le négationisme des chrétiens n'est pas comparable? On peut le justifier alors?

C'est vous qui voyez dans mon message une excuse ou une justification.

Et tous les petits blancs catholique de tradition familiale antisémite vous ne le voyez pas?

Qui est l'aveugle?

Écrit par : Bouffe curé | 27 janvier 2009

Ecrit par : Le ça de Dieu | 27 janvier 2009

Sans vouloir blasphémer," ça "sent la vinasse et tu as la bouche pâteuse, tu es encore saoul, Dieu ?

Écrit par : Satan | 27 janvier 2009

Nous sommes confrontés maintenant à du négationnisme de la part de quelques-uns de nos élèves. Cela est très grave.
Il ne faut jamais laisser passer ce genre de discours.

Ecrit par : une hussarde | 27 janvier 2009
Quelle attitude faut-il adopter en tant que professeur ? Comment choisissez-vous de réagir pour être le plus efficace possible ?

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Être efficace, qu'entendez-vous, Dobolino?

Une efficacité pour que l'élève comprenne qu'il est dans le faux, documents historiques à l'appui?
Être efficace pour qu'il ne recommence pas à sortir une telle bêtise (via une sanction, une recherche)?

Quand l'endoctrinement est comme résidant permanent de l'esprit de l'élève, le professeur ne peut pas faire grand chose: l'adolescent retourne le soir même dans sa famille, dans son église, sa mosquée, son temple, sa synagogue, son temple bouddhiste, etc., ces extrêmistes qui professent ce qui vous hérisse. Au mieux, malin, il se tait.

Dans les deux cas, par expérience, cela ne sert à rien.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Qui est l'aveugle?

Ecrit par : Bouffe curé | 27 janvier 2009

Vous.

Écrit par : Satan | 27 janvier 2009

Satan m'habite

Écrit par : Le ça de Dieu | 27 janvier 2009

L'aculturation est mère de l'obscurantisme : l'école républicaine est le premier rempart lorsque la famille n'assure pas dans ce domaine.

Ecrit par : une hussarde | 27 janvier 2009
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Chère collègue,
Je crois avoir deviné que vous êtes professeur d'histoire et de géographie. Right ?
Pour en venir à votre phrase que je cite : tout dépend de quelle manière l'acculturation est effectuée.
En 1951, j'ai eu des camarades au lycée, en sixième, nés de parents polonais. La quasi-totalité de ces camarades étaient bons élèves et certains, brillantissimes. Leurs parents faisaient entièrement confiance à l'école française. A cette époque c'était justifié.
Non que je mette en doute l'honnêteté intellectuelle avec laquelle les professeurs d'histoire et de géographie enseignent actuellement. Leur tâche est rendue très difficile en raison de la multiplicité des origines ethniques de Beaucoup d'élèves qui répercutent à l'école certains événements actuels du monde. Votre tâche n'est pas enviable. J'ai déjà dit que j'avais aimé enseigner les sciences physiques, car nul ne discute leur bien-fondé. (Pour ce qui est des sciences de la vie et de la Terre, si ! et c'est consternant. Et inquiétant.)
J'aurais aimé enseigner la musique et/ou le français si je n'avais pas su, dès 1958, que cela deviendrait de plus en plus difficile. Beaucoup de mes camarades de première considéraient les cours de français comme inutiles et les trouvaient ennuyeux. Or, le professeur était excellent ! Et si c'est moi qui le dis, c'est incontestable. Moi, j'ai écouté ses conseils. On en voit les traces dans mes propos, ai-je la faiblesse de croire... (Pardon the conceit.)
Quant à la musique, dans les années 1950, peu d'élèves l'aimaient. Je parle de la Musique, pas d'autre chose, pas de bruit infernal. Un dessin ? Ça ne s'est pas arrangé depuis !
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Darwin est donc incontournable !"

J'entends bien mais alors pourquoi ne prononce-t-on pas son nom explicitement dans les programmes ?

En physique, personne ne craint de citer la théorie de Maxwell de l'électromagnétisme ou la théorie d'Einstein de la mal nommée relativité, etc.

Cela interroge comme dirait l'autre.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Darwin est donc incontournable !

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009
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Bien sûr ! Seuls les ignorants s'accrochent à leurs croyances contre la science.

Écrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

Quelle attitude faut-il adopter en tant que professeur ? Comment choisissez-vous de réagir pour être le plus efficace possible ?
Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Faire des interros et des devoirs sur le programme, et coller un zéro à ceux qui répondent à côté.

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Darwin est donc incontournable !

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009
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Bien sûr ! Seuls les ignorants s'accrochent à leurs croyances contre la science.

Ecrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

Hey, une seconde: le totalitarisme scientifique existe aussi! Auguste Comte, le Progrès malgré vous ou contre la volonté de la majorité de la population (OGM, pollution, etc.), et d'autres choses encore (la phrénologie, par exemple). Pensez-vous qu'il faut offrir aussi aveuglément son destin aux seuls scientifiques? Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?

Je me méfie toujours des idoles.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

En physique, personne ne craint de citer la théorie de Maxwell de l'électromagnétisme ou la théorie d'Einstein de la mal nommée relativité, etc.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2009

Si vous êtes un des très (très) rares profs de physique qui font de l'histoire des sciences en cours, je vous en félicite chaudement.

Pour ce qui est d'Einstein, profitez-en tant qu'il est encore temps : les nationalistes veulent rebaptiser sa théorie du nom de Poincaré, les anti-relativité (??!!) n'en veulent pas, quant aux antisémites...

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

Quelle attitude faut-il adopter en tant que professeur ? Comment choisissez-vous de réagir pour être le plus efficace possible ?
Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Faire des interros et des devoirs sur le programme, et coller un zéro à ceux qui répondent à côté.

Ecrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Guy, c'est ce que j'écrivais plus haut, - les sanctions, les 0, les recherches sur le sujet ne changent rien chez qui rien ne peut changer.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Non, cher Henri Grégoire, cette évaluation - que j'ai en ma possession- a été discrètement "oubliée", parce que, malgré toutes les ruses employées dans son organisation et dans le traitement des résultats, elle ne parvenait pas à masquer un effondrement sidérant des résultats aussi bien en français qu'en calcul. Voilà trois ans déjà que Michel Delord a démasqué cette supercherie thelotique.
Cordialement
Ecrit par : Guy Morel | 26 janvier 2009

Oui, je crois me souvenir que les résultats prétendument meilleurs en rédaction s'expliquaient par une correction infiniment plus laxiste.

Écrit par : retraitée | 27 janvier 2009

ORTHOGRAPHE ET SENS DES MOTS

Francis, j'ai écrit plus haut "aculturation" avec un seul "c", avce un a- privatif comme dans "amoral, anormal ..." C'est un mot inventé pour dire l'absence de culture. Ce que l'on voit à l'oeuvre actuellement même après de nombreuses années d'école ...
Il faut le différencier de l'autre, homologué dans les dictionnaires :

Acculturation

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cet article est une ébauche à compléter concernant une pratique sociale, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.

"L'acculturation est un ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entraîne des modifications dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes. Il faut bien distinguer acculturation et assimilation.

Pour Denys Cuche, le terme serait apparu en 1880 chez J.W. Powell pour désigner les « transformations des modes de vie et de pensée des immigrants au contact de la société américaine ». Il ne s'agit donc pas seulement de décrire la perte d'une culture d'origine (déculturation) mais aussi, et peut-être surtout, l'appropriation (ou le rejet) d'une nouvelle culture. On voit cependant que le phénomène concerne l'immigré confronté à une nouvelle culture et non les influences subies par une culture confrontée à l'immigration. Pour atteindre cette réciproque il faut attendre le Mémorandum pour l'étude de l'acculturation de Robert Redfield, Ralph Linton et Melville Herskovits."

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

"Je parle de la Musique, pas d'autre chose, pas de bruit infernal."

Ecrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

Pouvez-vous préciser, Francis?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009

"Je me méfie toujours des idoles."

Vous avez raison, je crois.

"Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?"

Ca, en revanche, c'est très inégalement vrai et constitue un "argument" des relativistes de tout poil quand cela les arrange.

La mécanique de Newton, par exemple, serait-elle "abandonnée" en 2009 ?

Mais revenons au darwinisme et à Darwin.

A moins qu'il ne faille écrire DRWN ?

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Guy, c'est ce que j'écrivais plus haut, - les sanctions, les 0, les recherches sur le sujet ne changent rien chez qui rien ne peut changer.
Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009
Sans doute. Mais nous n'avons pas à changer les élèves - vaste programme ! Nous avons à enseigner des contenus scientifiques et à sanctionner, le cas échéant, le fait qu'ils ne sont pas sus.
Je me souviens qu'en Terminale ( 1963 ou 64), un ahuri avait écrit dans sa copie qu'il y avait des races supérieures ; notre professeur l'a appelé au bureau pour la lui rendre ; la lui a tendue non sans avoir lui la phrase en question, l'a laissée tomber à terre, disant d'une voix douce : " Zéro. Ce n'est pas de la philosophie !"

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Yann a écrit : "Si vous êtes un des très (très) rares profs de physique qui font de l'histoire des sciences en cours, je vous en félicite chaudement."

J'en fais mais avec mon grand copain Parsy Mony *.

Les connaissances et les raisonnements d'abord.

Oui, sans réserve, pour que les élèves de terminale sachent qu'Einstein n'était pas un contemporain de Galilée même s'il était juif.

En revanche, les pédagols s'emparent volontiers de l'histoire des sciences pour ne pas en faire (de sciences). Jusqu'à vouloir introduire des notions scientifiques par la façon même dont elles ont émergées historiquement.

Ce qui est une façon assez radicale d'être pratiquement sûr que l'élève débutant n'y comprendra rien. Mais que vaut cette remarque devant le plaisir vertigineusement chronophage de l'interdisciplinarité ?

* je me mets au diapason de la dernière mode du blog.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Darwin est donc incontournable !"

J'entends bien mais alors pourquoi ne prononce-t-on pas son nom explicitement dans les programmes ?

En physique, personne ne craint de citer la théorie de Maxwell de l'électromagnétisme ou la théorie d'Einstein de la mal nommée relativité, etc.

Cela interroge comme dirait l'autre.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2009

Parce que ce n'est plus la Théorie de Darwin, au sens exact, qu'on enseigne même s'il fut le premier à poser des jalons. A mon avis, pour l'instant, il ne faut pas se mettre martel en tête. Je doute fort, si vous ouvrez n'importe quel manuel de SVT traitant de l'évolution des espèces, que vous n'y trouviez pas le nom de Darwin, une gravure ou photo, éventuellement un extrait de ses écrits. Surtout avec la manie actuelle de mettre cinquante documents à la place d'un bon cours bien consistant.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Timothée de Gaza, auteur d'une histoire naturelle sans complexes pour l'époque, avait répondu plus haut : si une loi Gayssot peut être votée, une loi fondée sur la jurisprudence de Dover peut l'être tout autant.
Dans le cas contraire, la démocratie d'opinion règlera les programmes.

http://books.google.fr/books?id=yOw1AAAAMAAJ&pg=RA5-PA507&lpg=RA5-PA507&

Écrit par : François Sabbathier | 27 janvier 2009

Quand l'endoctrinement est comme résidant permanent de l'esprit de l'élève, le professeur ne peut pas faire grand chose: l'adolescent retourne le soir même dans sa famille, dans son église, sa mosquée, son temple, sa synagogue, son temple bouddhiste, etc., ces extrêmistes qui professent ce qui vous hérisse. Au mieux, malin, il se tait.

Dans les deux cas, par expérience, cela ne sert à rien.

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Je suis absolument d'accord. Je ne comptais pas une efficacité pour convaincre l'élève !
Est-il préférable d'être atteint de surdité ou de sanctionner ?
Guy Morel dit zéro ! OK pour une copie fausse mais pour une remarque qui fuse pendant le cours ?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?


Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Vous ne trouvez pas que vous faites un peu dans les brèves de comptoir, sur ce coup-là ?
Le théorème de Pythagore n'est pas remis en question ni même les lois de Mendel.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

"OK pour une copie fausse mais pour une remarque qui fuse pendant le cours ?"

Réponse par retour de service foudroyant avec un lapidaire : "ça, c'est ce qu'on entend à TF1, pas dans un cours *"

* variez avec M6, NRJ **, etc. selon votre humeur ou les impératifs de la non répétition.

** reste la meilleure prépa TF1, dit-on, malgré la rude concurrence.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Aux chiottes toutes les religions.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009

Ce monsieur est l' exemple vivant de cette tolérance qui ne tolère plus qu'elle même!
Il y a des catégories avec lesquelles on est OBLIGé d'être PLUS que tolérant...Puis il y en a d'autres ...que l'on est OBLIGé de piétiner, mépriser pour avoir un "statut" de tolérant.
La pensée dans tout cela? Ne cherchez pas...

Écrit par : Pharmacos | 27 janvier 2009

Négationnisme

Moi, je ne laisse jamais passer ce genre de chose. Pas plus que les allusions homophobes, sexistes, racistes.
Je demande d'abord à l'élève de s'expliquer, histoire de voir ce qu'il a dans le ventre. Je lui donne ensuite une recherche à faire sur le sujet, qu'il doit exposer à la classe en présence du principal du collège. Je le mets ensuite en contact avec les témons directs qui viennent au collège : résistants, déporté(e)s. Je donne des lectures obligatoires.
(Je ne sanctionne pas par un zéro les interventions orales. Il ne faut pas être contre-productif.)

Cela ne sert peut-être à rien, dit Pendariès, mais, nous, dans ce cas, à quoi servons-nous ? Ne soyons pas nihilistes ! Pour moi, ce serait un déshonneur grave de laisser passer une remarque de cet ordre.

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

A François Sabbathier :

Voulez vous dire que vous souhaitez qu'on légifère en France pour qu'on protège le darwinisme contre le créationnisme ?

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Yes Sir !

Écrit par : François Sabbathier | 27 janvier 2009

Et que les contrevenants, pour peu que l'on me laisse employer le terme de négationistes ou révisionnistes relativement à la théorie, soient sanctionnés.

Écrit par : François Sabbathier | 27 janvier 2009

L'attitude de une hussarde me convient bien. Je ne laisserais pas passer non plus. Si ce qu'elle demande est improductif, elle aura au moins essayé.
2+2 font quatre et aucun d'entre vous ne laisserait un élève affirmer le contraire sans agir pour le détromper.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Guy Morel dit zéro ! OK pour une copie fausse mais pour une remarque qui fuse pendant le cours ?
Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Alors, c'est bien pire : c'est un savon d'une bonne demi-heure devant la classe entière et sur tous les tons.

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Il faut absolument que je lance un fil sur cette question du racisme, de l'antisémitisme et du négationnisme - certains cumulent... C'est urgent, et ça devient brûlant.
Dès que j'ai corrigé mon dernier paquet de copies - cett nuit.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 janvier 2009

Quand l'endoctrinement est comme résidant permanent de l'esprit de l'élève, le professeur ne peut pas faire grand chose: l'adolescent retourne le soir même dans sa famille, dans son église, sa mosquée, son temple, sa synagogue, son temple bouddhiste, etc., ces extrêmistes qui professent ce qui vous hérisse. Au mieux, malin, il se tait.
Dans les deux cas, par expérience, cela ne sert à rien…
…Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?
Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Aux chiottes toutes les religions.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009

Quand le “penseur” boit, c'est la pensée qui trinque…

Écrit par : L'impensée Radicale | 27 janvier 2009

C'est curieux ces deux discussions Histoire/négationnismes et darwinisme/créationnismes, jointes par les lois Gayssot.

N'y aurait-il pas quelques différences épistémologiques ?

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Quand l'endoctrinement est comme résidant permanent de l'esprit de l'élève, le professeur ne peut pas faire grand chose: l'adolescent retourne le soir même dans sa famille, dans son église, sa mosquée, son temple, sa synagogue, son temple bouddhiste, etc., ces extrêmistes qui professent ce qui vous hérisse. Au mieux, malin, il se tait.
Dans les deux cas, par expérience, cela ne sert à rien…
…Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?
Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Aux chiottes toutes les religions.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009

Quand le “penseur” boit, c'est la pensée qui trinque…

Ecrit par : L'impensée Radicale | 27 janvier 2009

EXCELLENT !

Écrit par : Satan adore ! | 27 janvier 2009

LA loi Gayssot.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?(Pendariès )|

Le théorème de Pythagore n'est pas remis en question ni même les lois de Mendel. ( Dobolilno)

Une théorie scientifique n'est pas une loi scientifique ; celle de Darwin est fragile car même si elle est vraie, elle reste fondée sur une hypothèse. Cette hypothèse, aussi géniale soit-elle, laisse toujours planer un doute ( dans l'attente d'une preuve irréfutable). Cela laisse la porte ouverte aux hypothèses les plus farfelues ( le créationnisme étant certainement la plus débile d'entre elles). Face à la stupide CERTITUDE des créationnistes, shootés à l'eau bénite, la science ne peut proposer qu'une théorie ... et le DOUTE qui va avec ! C'est là sa faiblesse.

Thierry

Écrit par : thierry venot | 27 janvier 2009

Yes Sir !

Ecrit par : François Sabbathier | 27 janvier 2009

Ce n'est pas à l'Assemblée Nationale de dire la science, pas plus que l'histoire. Vous ne trouvez pas qu'il y a déjà assez de lois comme ça ?

Dugong, quand je dis "faire de l'histoire des sciences", c'est utiliser la genèse d'une théorie pour mieux la faire comprendre, pas raconter des anecdotes ou faire "travailler" les apprenants sur des jolis reproductions de documents d'époque, dont sont farcis les manuels actuels.
Ni remonter à toutes les erreurs scientifiques passées pour permettre aux chers petits de construire leurs savoirs.

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

histoire des sciences :

Sans doute est-il judicieux de parler de ça APRÈS avoir introduit connaissances et raisonnements, en tous cas dans certains domaines.

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

"Ce monsieur est l' exemple vivant de cette tolérance qui ne tolère plus qu'elle même!
Il y a des catégories avec lesquelles on est OBLIGé d'être PLUS que tolérant...Puis il y en a d'autres ...que l'on est OBLIGé de piétiner, mépriser pour avoir un "statut" de tolérant.
La pensée dans tout cela? Ne cherchez pas..."

Ecrit par : Pharmacos | 27 janvier 2009

"Quand le “penseur” boit, c'est la pensée qui trinque…"

Ecrit par : L'impensée Radicale | 27 janvier 2009

Et dans quelle "catégorie" notre brillant penseur met-il la (les) religions?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009

http://colloque-algerie.ens-lsh.fr/communication.php3?id_article=209

Au delà de la "nostalgérie", je crois, une bonne revue historique de quelques éléments peu discrets du spectre continu négationniste.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE DARWIN
(par une hussarde"

2009 est l'année du bicentenaire de la naissance de Darwin et le 150ème anniversaire de la publication de son oeuvre "De l'origine des espèces", et donc de la théorie évolutionniste de la nature. Il y aura sur les chaînes françaises des documentaires. A noter, sur National Geographic Channel, une série de 4 films documentaires diffusés prochainement le dimanche. La critique dit : " Une admirable "leçon de choses" soutenue par des images de synthèse qui la rendent formidablement attrayante." A voir donc.
Les créationnistes en 2009 vont se faire entendre ... Soyons vigilants.

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

On a eu aussi du négationnisme récemment chez ceux qui ont contesté le 11 septembre, l'effondrement des tours, qui ont avancé la "théorie du complot" ... C'est effarant de voir des gens qu'on croirait sensés colporter de tels propos, de telles rumeurs. Il y a du boulot !

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

« tu es encore saoul, Dieu ? »

« [...] le Créateur! Il était étendu sur la route, les habits déchirés. Sa lèvre inférieure pendait comme un câble somnifère ; ses dents n'étaient pas lavées, et la poussière se mêlait aux ondes blondes de ses cheveux. Engourdi par un assoupissement pesant, broyé contre les cailloux, son corps faisait des efforts inutiles pour se relever. Ses forces l'avaient abandonné, et il gisait, là, faible comme le ver de terre, impassible comme l'écorce. Des flots de vin remplissaient les ornières, creusées par les soubresauts nerveux de ses épaules. L'abrutissement, au groin de porc, le couvrait de ses ailes protectrices, et lui jetait un regard amoureux. Ses jambes, aux muscles détendus, balayaient le sol, comme deux mâts aveugles. Le sang coulait de ses narines : dans sa chute, sa figure avait frappé contre un poteau... Il était soûl ! Horriblement soûl ! Soûl comme une punaise qui a mâché pendant la nuit trois tonneaux de sang ! Il remplissait l'écho de paroles incohérentes, que je me garderai de répéter ici ; si l'ivrogne suprême ne se respecte pas, moi, je dois respecter les hommes. Saviez-vous que le Créateur... se soûlât ! »

Écrit par : Tailleboudin | 27 janvier 2009

In vino non est Veritas !

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

JPB ayant promis une intervention sur le sujet (racisme, antisémitisme, etc…), les mânes de Darwin ayant été sollicité, le négationnisme pointant son nez, dans en esprit de collaboration qui est tout à mon honneur, afin de nourrir les âmes virginales de ce site, je n'hésite pas à me citer, moi qui en novenbre 2008 ait pondu une fiche de lecture : ANDRÉ PICHOT… LE RETOUR où je faisais une analyse de « AUX ORIGINES DES THÉORIES RACIALES DE LA BIBLE À DARWIN ».
Consulter ce texte (éventuellement lire le bouquin, mais c'est plus long) sera une excellente ouverture au débat interne qu'un tel sujet peut soulever…
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/12/andre-pichot%E2%80%A6-le-retour/
À JPB, une question toute courte et qui ne nécessite aucun jésuitisme ( Il n'y a pourtant jamais répondu) : les races, cela existe ? Ou bien, cela n'existe pas ?

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Tailleboudin, votre description de Dieu me donne les fois… Croyez-vous que nos éthylo-penseurs en soient au même stade ?…

Écrit par : Vittel-Cassis | 27 janvier 2009

LA QUESTION :

À JPB, une question toute courte et qui ne nécessite aucun jésuitisme ( Il n'y a pourtant jamais répondu) : les races, cela existe ? Ou bien, cela n'existe pas ?

Ecrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

LA REPONSE :

Je me souviens qu'en Terminale ( 1963 ou 64), un ahuri avait écrit dans sa copie qu'il y avait des races supérieures.

Ecrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Pas supérieures, mais des races, donc.

Écrit par : Satan | 27 janvier 2009

Vittel-Cassis affirme "Tailleboudin, votre description de Dieu me donne les fois…"

Une seule ne vous suffit pas ?

"Tout l'univers est dans un verre de vin" d'après Feynman.

Ceci dit, il aurait aussi pu dire "dans le suint du suaire".

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Il faut absolument que je lance un fil sur cette question du racisme, de l'antisémitisme et du négationnisme - certains cumulent... C'est urgent, et ça devient brûlant.
Dès que j'ai corrigé mon dernier paquet de copies - cett nuit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2009
Alors, on n'a pas fini de lire des horreurs et des éructations !

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

C'est urgent, et ça devient brûlant.
Dès que j'ai corrigé mon dernier paquet de copies - cett nuit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2009

Justement, est-ce qu'il est nécessaire de se précipiter sur un sujet sous prétexte qu'il est brûlant ? Vous faites dans le journalisme, maintenant ?
Intitulez donc votre prochain fil "massacre à Gaza", si vous trouvez que l'audience de votre blog fléchit.

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Non, c'est complètement faux, vous avez une vision erronée de la science. Exemple: la relativité générale contient et complète la mécanique de Newton. Dans les applications mettant en jeu de faibles vitesses et/où des champs gravitationnels peu intenses, la mécanique newtonienne est parfaitement acceptable, et c'est encore elle qui est utilisée. Pourquoi voulez-vous que des phénomènes qui étaient bien décrits il y a un siècle ou plus par une théorie ne le soient plus aujourd'hui ? La science ne "tient pas pour vrai", elle fait des prédictions qui sont confirmées ou non par l'expérience avec des marges d'erreur aussi petites que possibles.

Écrit par : François Duhem | 27 janvier 2009

Yann et Dobo mettent leur veto ! MDR !

Écrit par : Satan | 27 janvier 2009

Sibille écrit :
“Aux chiottes toutes les religions.”

L'impensée Radicale lui répond (ainsi qu'à Pendaries) :
"Quand le “penseur” boit, c'est la pensée qui trinque…"

Sibille “rétorque” :
Et dans quelle "catégorie" notre brillant penseur met-il la (les) religions ?

Ainsi un professeur de musique en IUFM n'est pas capable de comprendre que lorsqu'il perd trois minutes de son temps précieux à écrire sur ce blog : “Aux chiottes toutes les religions.”, il insulte tout ce qui a fait dans le passé que le sapiens sapiens est devenu autre chose qu'un tube digestif… S'il pense (pense-t-il ?) qu'il faut lutter contre les effets pervers de toutes les religions, croit-il sérieusement qu'en écrivant ici “Aux chiottes toutes les religions.” il exerce la moindre influence sur une régression quelconque de la connerie humaine… On peut constater bien au contraire que “l'esprit” du religieux s'est installé bien confortablement dans son cerveau que l'on peut considérer comme digne de la réforme (au sens de “vache à la réforme”, pas au sens d'Église réformée.)
Si on s'interroge sur le fait que j'ai perdu cinq minutes de mon temps à lutter contre les moulins à vent, que l'on veuille bien m'excuser… J'ai en moi un vieux fond d'optimisme révolutionnaire qui me fait penser que désormais Sibille n'interviendra qu'à bon escient.

Écrit par : L'Illusion Créatrice | 27 janvier 2009

Une théorie scientifique n'est pas une loi scientifique ; celle de Darwin est fragile car même si elle est vraie, elle reste fondée sur une hypothèse. Cette hypothèse, aussi géniale soit-elle, laisse toujours planer un doute ( dans l'attente d'une preuve irréfutable). Cela laisse la porte ouverte aux hypothèses les plus farfelues ( le créationnisme étant certainement la plus débile d'entre elles). Face à la stupide CERTITUDE des créationnistes, shootés à l'eau bénite, la science ne peut proposer qu'une théorie ... et le DOUTE qui va avec ! C'est là sa faiblesse.

Thierry

Ecrit par : thierry venot | 27 janvier 2009

On a quand même pas mal avancé depuis Darwin ! En ouvrage de vulgarisation, je vous conseille la lecture de "Comment la vie a commencé. Les trois genèses du vivant " d'Alexandre Meinesz, chez Belin. (09/2008). C'est relativement simple à lire et bien argumenté. Ça reste de l'hypothèse, même si c'est étayé.
Le domaine de la naissance de la vie sur terre et de l'évolution des espèces restera à jamais sans preuve irréfutable, même si des expérimentations de labo arrivent un jour à créer un modèle de synthèse du vivant à l'aide d'Azote, de Carbone, d'Oxygène et d'Hydrogène. On manque de témoins oculaires et de manuscrits. Nous n'aurons jamais que des morceaux de preuves reliés par des hypothèses de plus en plus logiques. Même si nous assistions en direct à la naissance de la vie dans une autre galaxie, observée du premier au dernier maillon, ça ne constituerait pas la preuve que la vie sur Terre s'est ainsi créée.
La théorie de l'évolution me semble malgré tout à présent suffisament étayée pour faire un bon contrepoids à la Genèse lue et prise au pied de la lettre.
Et, même si je suis agnostique quoiqu'empreinte des enseignements des Evangiles, je ne vois pas en quoi porter crédit à la Théorie de l'Evolution est une entrave à croire en Dieu.
Ce n'est pas Dieu qui a écrit la Bible, ce sont des hommes, et ils l'ont écrite avec ce qu'ils pouvaient appréhender.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

La théorie du darwinisme ne peut être remplacée que par une autre théorie scientifique plus performante avec preuves rigoureuses à l'appui. On ne peut remplacer cette théorie par une affirmation, une opinion, une croyance.

Écrit par : une hussarde | 27 janvier 2009

Il faut absolument que je lance un fil sur cette question du racisme, de l'antisémitisme et du négationnisme - certains cumulent... C'est urgent, et ça devient brûlant.
Dès que j'ai corrigé mon dernier paquet de copies - cett nuit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2009

Alors, on n'a pas fini de lire des horreurs et des éructations !

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Dobo, je te propose un marché. Une fois cette note écrite, je consulterai le blog les jours pairs et toi, les jours impairs (ou le contraire, janvier a 31 jours, il n'y a aucune raison que ce soit toi qui t'y colles).
Ensuite, dès qu'une nouvelle note moins sujette à horreurs et éructations est éditée, la première qui la lit avertit l'autre.
D'accord ?

Écrit par : catmano | 27 janvier 2009

Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Non, c'est complètement faux, vous avez une vision erronée de la science. Exemple: la relativité générale contient et complète la mécanique de Newton. Dans les applications mettant en jeu de faibles vitesses et/où des champs gravitationnels peu intenses, la mécanique newtonienne est parfaitement acceptable, et c'est encore elle qui est utilisée. Pourquoi voulez-vous que des phénomènes qui étaient bien décrits il y a un siècle ou plus par une théorie ne le soient plus aujourd'hui ? La science ne "tient pas pour vrai", elle fait des prédictions qui sont confirmées ou non par l'expérience avec des marges d'erreur aussi petites que possibles.

Ecrit par : François Duhem | 27 janvier 2009

J'ai lu dernièrement un Découvertes Gallimard sur "La Lumière", et l'auteur montrait que la théorie sur la lumière qui se pensait un siècle avait été bouleversée le siècle suivant. Mais, quand j'aurai le texte en main, je serai mieux armé pour vous répondre. En tout cas, c'est fascinant.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

http://www.sauv.net/eval2008analyse.php

je viens de lire ça, sur SLL. Je pense que certains d'entre vous l'ont lu aussi, mais on ne sait jamais, et c'est tristement révélateur, plus que toutes les évaluations du Moloch.
A ce sujet, Guy, les collègues de français avaient carrément boycotté ces évaluations de seconde les dernières années, et les collègues d'histoire nous avaient imités. Au bout d'un mois ou plus, nous avions largement eu le temps de repérer les lacunes, et le temps perdu à évaluer, corriger (pardon, coder, c'est plus long et plus con) et ensuite, taper tout ça sur un logiciel, était mieux utilisé à faire cours.
Idem, en 6e. Faire lire les élèves, poser des questions sur un texte, donner un passage à copier, en dicter un autre, poser des questions de grammaire, vocabulaire, conjugaison, et surtout faire écrire une petite rédaction, et on en sait infiniment plus sur le niveau des gamins.
D'ailleurs, certains, chez qui j'avais repéré des lacunes, ou un manque de rigueur, etc. avaient parfois des scores époustouflants. Après ça, les livrets prennet la poussière dans la salle des profs, en haut des casiers, avant de finir en papier recyclé.

Écrit par : retraitée | 27 janvier 2009

Alors, on n'a pas fini de lire des horreurs et des éructations !

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

http://www.youtube.com/watch?v=B-BoMozYXng

Écrit par : Satan | 27 janvier 2009

Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?


Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Vous ne trouvez pas que vous faites un peu dans les brèves de comptoir, sur ce coup-là ?
Le théorème de Pythagore n'est pas remis en question ni même les lois de Mendel.

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Je ne sais pas, je suis du doute permanent.

Mais l'on m'a appris qu'il y avait aussi une géométrie qui n'est pas euclidienne.

Tant de mondes, lequel choisir?
Ne peut-on pas être nihiliste jusqu'au bout?

En parlant de buveurs, aux chiottes-à-bouche-qui-cause du blog: Hemingway, Musset, Buckowski, Pline l'ancien, Rimbaud, Verlaine, Hoffmann et tant d'autres vous rotent au nez, homonculissimes sans talent, ni espièglerie.

http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=37911/idTC=15/idR=200/idG=8

Roger, un bouquin, c'est quelque chose qui est publié, qui se tient en main, qui a de la colle, des feuilles, une reliure. Vous qui êtes un homme si soigné dans vos définitions... voyons, voyons... comme tant d'autres refoulés dans l'antichambre de la non-édition.... ne vous inventez pas un statut, la race des écrivains, elle ne s'auto-promulgue pas, cher.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

En attendant le fil sur le racisme et l'antisémitisme, cette courte contribution à la réflexion. En juin dernier, après l'indépendance du Kosovo, j'avais mis en ligne sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/ quelques remarques sur des thèmes proches, à savoir l'ethnicisme, le repli identitaire, le communautarisme. Extrait :

[...]
La vraie question que doit soulever l'indépendance du Kosovo ne consiste pas tant dans l'opposition entre grands et petits Etats que dans la conception de l'identité que nous devons privilégier : universaliste ou ethniciste. La première, héritage de la Cité antique et des Lumières, produit une citoyenneté qui ne se fonde pas sur l'origine, la religion ou la couleur de la peau. La seconde, au contraire, se réfère à de tels critères pour enfermer l'individu dans un communautarisme qui conduit au rejet de l'autre, et a pour corollaire le risque de la purification ethnique, telle que l'a subie l'ex-Yougoslavie au cours des années 90. Mais c'est une erreur d'appréciation que d'attribuer systématiquement l'universalisme aux grands Etats et l'ethnicisme aux petits. L'Allemagne nazie et la France de Vichy ont développé des politiques ethniques, racistes et ségrégationnistes. L'Afrique du Sud, dans la seconde partie du vingtième siècle, également.
[...]

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 janvier 2009

ne vous inventez pas un statut, la race des écrivains, elle ne s'auto-promulgue pas, cher.

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Allons, allons, Pendariès, ne soyez pas cruel...

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

@ SATAN écrit :
Morel dit :
“Je me souviens qu'en Terminale ( 1963 ou 64), un ahuri avait écrit dans sa copie qu'il y avait des races supérieures.”
Pas supérieures, mais des races, donc. (SATAN)

Cela, c'est Morel qui l'écrit (il n'a pas de blogue à gérer). Ce n'est pas Brighelli… C'est le point de vue brighellien qui m'intéresse, tout simple, tout net, tout cru… Après, il peut développer autant qu'il veut. Sur le sujet on peut en faire des tonnes.
Alors Zemmour, Felts et la réalité ou Cordoba, Borsalino, les médias et la bien pensance ?

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Dobo, je te propose un marché. Une fois cette note écrite, je consulterai le blog les jours pairs et toi, les jours impairs (ou le contraire, janvier a 31 jours, il n'y a aucune raison que ce soit toi qui t'y colles).
Ensuite, dès qu'une nouvelle note moins sujette à horreurs et éructations est éditée, la première qui la lit avertit l'autre.
D'accord ?
Ecrit par : catmano | 27 janvier 2009

Je postule pour une lecture à trois.

Catmano pour les jours multiples de trois.
Dobolino pour les jours en 3k+1
Et moi pour les jours en 3k+2

Peut-être que Pendariès voudrait participer pour des lectures à 4 ? C'est le même principe, avec 4k, 4k+1, 4k+2 et 4k+3.

Écrit par : Jérémy | 27 janvier 2009

"Peut-être que Pendariès voudrait participer pour des lectures à 4 ? C'est le même principe, avec 4k, 4k+1, 4k+2 et 4k+3."

Ca finira en méthode pendarièS+7

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Face à la stupide CERTITUDE des créationnistes, shootés à l'eau bénite, la science ne peut proposer qu'une théorie ... et le DOUTE qui va avec ! C'est là sa faiblesse.

Thierry



Non Thierry, à moins que vous ne fussiez ironique... ce n'est pas sa faiblesse, bien au contraire, c'est là toute sa force.
D'ailleurs, j'aurais conclu ; C'est là LA faiblesse de l'homme qui a besoin de certitudes et qui, du coup, ne supporte pas le doute. C'est la faiblesse de l'homme effrayé par le vide que laisse les questions qui n'ont pas de réponse.
Cet effroi ne peut être comblé par la science; elle ne lui offre bien souvent que des vérités relatives, partielles, que l'histoire éprouve. Des vérités le plus souvent abruptes à comprendre et même quelquefois (ironique) à admettre. De plus, la science ne peut tout expliquer -fort heureusement, et ne devrait pas tout expliquer si elle le pouvait- alors que quand on croît à une totalité... Que la vie doit nous paraître si sottement belle!
En fait, bien qu'elle doive aussi douter d'elle-même, ce n'est pas la science qui est faible; c'est l'Homme.


Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

Felts, il y a une seule et unique espèce humaine, génétiquement parlant.

Écrit par : chat doc(te) | 27 janvier 2009

Ce n'est pas à l'Assemblée Nationale de dire la science, pas plus que l'histoire. Vous ne trouvez pas qu'il y a déjà assez de lois comme ça ?
Ecrit par : yann | 27 janvier 2009

L'Assemblée ne dira pas la science, elle dira qu'on ne peut la contester par des élucubrations de croyants.

Elle s'est fourvoyée en voulant dire le BIEN de l'Histoire - orientation positive de la colonisation-, elle n'a pas dit l'Histoire.

Au sujet de la loi concernant l'Arménie et la reconnaissance du génocide, ce sont juste les problèmes de sa réalité qui suffirent à enflammer la Turquie. Pas le bien ou le mal proclamé.

Écrit par : François Sabbathier | 27 janvier 2009

À JPB, une question toute courte et qui ne nécessite aucun jésuitisme ( Il n'y a pourtant jamais répondu) : les races, cela existe ? Ou bien, cela n'existe pas ?

Ecrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009


Pendant que la police collet monté du blog organise les tours de garde sur le fil à venir ( un planton par jour, bigre ! l'heure est grave ! ), le blog tout entier retient son souffle....

Écrit par : Satan attend | 27 janvier 2009

Le prochain sujet fait monter la pression un peu partout dans le monde.

Obama serait prêt à (d)écrêter l'état d'urgence.

Déjà plus de sous ?

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Au sujet des évaluations "sixième ", ma fille était en dessous de 50%, voire 40 % de réussite, tant l'institutrice qu'elle avait subi en primaire en CP, CE1, CM1, CM2, était à moudre, battre et en plus complètement idiote et idiotisée (un cauchemar ! ). La seule chose qu'elle avait apprise était à ranger ses feuilles dans un classeur selon l'ordre prescrit. Donc, soutien français et maths, logique. Dès la fin du premier trimestre de sixième, elle était en tête de classe avec quatre ou cinq autres battants. En troisième, nous en sommes toujours là. Restent de lourdes séquelles en écriture et orthographe/grammaire, vu qu'il n'y a jamais été remédié autrement que "ponctuellement ".
Ça ne sert à rien d'évaluer si c'est pour ensuiet appliquer un cautère sur une jambe de bois, ce qui s'est passé pour ma fille en français.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Dobo, je te propose un marché. Une fois cette note écrite, je consulterai le blog les jours pairs et toi, les jours impairs (ou le contraire, janvier a 31 jours, il n'y a aucune raison que ce soit toi qui t'y colles).
Ensuite, dès qu'une nouvelle note moins sujette à horreurs et éructations est éditée, la première qui la lit avertit l'autre.
D'accord ?

Ecrit par : catmano | 27 janvier 2009

Non! Cette méthode sous-entendrait que tu n'écrives qu'un jour sur deux, laissant un jour sur deux le champ libre aux rots sans bouffée d'oxygène. Partage ton temps de lecture avec Maminou, une hussarde, Guy Morel, Thierry Venot etc ...
Moi, je ne suis qu'un témoin passif, citoyen lambda. Nous n'intervenons pas dans le même registre.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Mais quand donc Felts va t-il arrêter de se tirer sur la nouille sous prétexte qu'un ou deux blogueurs ont eu la sympathie, (ou la pitié) de lui dire qu'il écrivait comme Albert Cohen?

Écrit par : Assez! | 27 janvier 2009

En légiférant pour le(s) darwinisme(s) contre le(s) créationnisme(s), ne ravale-t-on pas un système pas très bien foutu mais qui résonne * scientifiquement quelques rangs plus bas dans l'échelle des valeurs épistémologiques ?

Les scientifiques ont une responsabilité dans le brouillage actuel qui permet aux créationnistes de progresser dans les têtes. Une biologie d'expérimentateurs, avides de découvertes rapides dans des domaines neufs, ne pense pas actuellement à soigner ses fondements théoriques qui sont éminemment discutables **.

Ne vaudrait-il pas mieux que les scientifiques travaillent un peu plus à l'émergence d'une biologie théorique digne de ce nom ? Afin que les idéologues de tout poil cessent de s'engouffrer si facilement dans ce qu'ils perçoivent bien comme une faille.

Enfin, déclarer la science comme une activité, par nature ***, indemne de religieux comme une étable le serait de la tuberculose, je ne m'y hasarderais pas.

* ceci n'est pas une faute.
** relire encore et toujours Thom.
*** si j'ose dire !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2009

Le théorème de Pythagore n'est pas remis en question ni même les lois de Mendel.

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009


Par la barbe de Hilbert, et le génie d'Evariste Galois! Elle est intéressante cette discussion!
Dobolino, comme à l'accoutumée vous êtes bien avisée, flagornerie sincère...

Cela dit, les mathématiques sont à mettre à part car elles sont intemporelles: les théorèmes corrects c'est à dire démontrés par rapport à telles hypothèses il y a des siècles sont encore vrais maintenant et le seront encore demain.
Ce n'est pas du tout une sorte de super-puissance de la matière, quoiqu'elle soit dotée intrinsèquement de cette propriété remarquable.
Evidemment il existe beaucoup de découvertes dans d'autres sciences, testées, prouvées, éprouvées par le temps tout à fait légitimes aujourd'hui mais... modifiables demain.

Les maths, non.
On trouve de nouvelles démonstrations, on parvient à démontrer des théorèmes qui jusqu'ici étaient non prouvés (le grand théorème de Fermat par exemple)....On invente de nouveaux espaces, on aborde un même sujet de diverses façons... Mais les hypothèses posées et le raisonnement étant, le résultat bon, reste bon. Il est figé en somme.(Par exemple, le théorème de Thales en géométrie Euclidienne ou en géométrie projective est complètement différent mais les deux versions sont correctes. Plus amusant encore; je peux, en abusant un peu de l'écriture, tout à fait montrer que 2=0 sans être Jean-Claude Vandame... en fait en maths tout est relatif aux hypothèses, pas au temps. Alors qu'en physique, la relativité d Albert Einstein a remis en cause, il me semble, pas mal de choses)

Les autres sciences n'ont pas cette intemporalité dans le sens ou elles ne l'ont pas toujours.

Suis-je clair, ou est-ce incompréhensible?


Vincent

PS: avez-vous fait bon usage de mes liens?... internet bien sûr.

Écrit par : matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

Cela, c'est Morel qui l'écrit (il n'a pas de blogue à gérer).

Ecrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009
Cher Roger, je n'écris pas ; je rapporte un propos tenu autrefois par Monsieur Dayan, mon excellent professeur de philosophie au Lycée Pasteur, dans la salle de classe où avant lui avait enseigné Sartre. L'expression "races supérieures" n'était pas de lui mais d'un fils de ces nouveaux riches qui commençaient à s'implanter à Neuilly-sur-Seine et suscitaient d'ailleurs le mépris chez les bourgeois conservateurs de cette charmante bourgade.
Bien à vous.
PS Je trouve le débat sur les races sans intérêt.

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

C'est là LA faiblesse de l'homme qui a besoin de certitudes et qui, du coup, ne supporte pas le doute.

Du reste Desproges, homme doté d'une force d'esprit certaine, disait: "Ma seule certitude c'est d'être dans le doute"

Vincent

Écrit par : Matheutorduquipasseàtable | 27 janvier 2009

Un site sympathoche ;o)-

http://livres-mystiques.com/index.htm

Écrit par : lisa | 27 janvier 2009

Ne vaudrait-il pas mieux que les scientifiques travaillent un peu plus à l'émergence d'une biologie théorique digne de ce nom ? Afin que les idéologues de tout poil cessent de s'engouffrer si facilement dans ce qu'ils perçoivent bien comme une faille.

Hep! Dugong:
http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

Ne vaudrait-il pas mieux que les scientifiques travaillent un peu plus à l'émergence d'une biologie théorique digne de ce nom ? Afin que les idéologues de tout poil cessent de s'engouffrer si facilement dans ce qu'ils perçoivent bien comme une faille.

Hep! Dugong:

http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel


Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

@ÉVALUATIONS
Isabelle Voltaire, gripienne qui secrétarisa longtemps Reconstruire l'école, me rappelle ce document mis par elle en 1986 sur le site de RE.
Intéressant de comparer ces évaluations 1998 pour l'entrée en 6e des élèves des écoles primaires hors contrat avec les évaluations de CM2 d'aujourd'hui.
http://www.r-lecole.freesurf.fr/college/exam6.html

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Ne vaudrait-il pas mieux que les scientifiques travaillent un peu plus à l'émergence d'une biologie théorique digne de ce nom ? Afin que les idéologues de tout poil cessent de s'engouffrer si facilement dans ce qu'ils perçoivent bien comme une faille.


Hep! Dugong! :
http://fr.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw&feature=channel

Écrit par : Matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

Heu... Veuillez m'excuser.

Vincent

Écrit par : MatheutorduOUPS.... | 27 janvier 2009

Roger, je vous renvoie à l'excellent article de Wikipedia, que j'aurais pu signer, si j'avais eu toutes les connaissances qu'il, implique :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Race_humaine
Ou si vous préférez, je ne "crois" pas aux races, comme vous l'écrivez dans votre question. Je ne "crois" en rien.Il y a ce que nous savons, et ce que nus ignorons. Et la "croyance" (ou la foi) s'insinuent dans la béance entre les deux, toujours plus large au fur et à mesure que nous en savons davantage — Pascal a écrit des choses définitives sur ce sujet. Contrairement à ce que pensaient un peu naïvement les positivistes, la science, en progressant, ouvre chaque jour un champ plus vaste à l'irrationnel.
En l'état présent de la science, les races, c'est irrationnel. Mais la déraison est la rançon de la raison. Inutile de se battre donc — sauf contre ceux qui en sus voudraient établir une hiérarchie des races.
J'ajouterai que, si la science parvenait à prouver ladite hiérarchie des races, comme on a tenté de le lui faire dire deux ou trois fois dans l'Histoire, je basculerais immédiatement dans le camp des "croyants" — de ceux qui croient que l'unicité de l'humanité est une donnée politique — au sens plein — plus importante que toutes les démonstrations.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 janvier 2009

Pendaries écrit :
“En parlant de buveurs, aux chiottes-à-bouche-qui-cause du blog: Hemingway, Musset, Buckowski, Pline l'ancien, Rimbaud, Verlaine, Hoffmann et tant d'autres vous rotent au nez, homonculissimes sans talent, ni espièglerie.”

Bien entendu ces hommes sont devenus célèbres parce qu'ils buvaient, pas parce qu'ils écrivaient… Je ne comprends pas pourquoi Pendaries n'est pas aussi connu, il ne doit pas boire assez…

J'ai bien aimé le couplet sur le refoulé de la non-édition… Mais oui Pendaries, j'avais très envie d'être édité, mais j'y avais renoncé… Je ne me suis pas mis à boire pour autant… Je n'ai pas noyé mon chagrin dans l'alcool… Je me contentais d'apprécier le bon vin et d'en boire pour le plaisir mais sans addiction… Je n'ai pas de supérieur hiérarchique, mais aucun patient n'a fait courir le bruit que j'étais un poivrot.
Le traitement pour le cancer est une excellente thérapie contre l'alcool. Vous devriez l'essayer. Sous antimitotiques, je vous assure que l'on n'a plus envie de boire, même pour le plaisir…
Vos troubles de la mémoire ne vous permettent pas de vous souvenir que c'est Brighelli qui est venu me chercher sur mon blog… Ce qui évidemment m'a fait plaisir… La suite est moins flatteuse pour le monde de l'Édition… Je l'ai racontée aussi.
Maintenant tout cela est bien alléatoire, un des auteurs américain des Éditions Acte-Sud a envoyé son manuscrit à 17 éditeurs avant qu'il soit accepté… C'est maintenant un auteur internationalement reconnu. Alors ? Même pour vous, l'espoir est permis. Buvez encore plus, et le génie envahira votre prose.
P.S. : Yann est identique à lui-même… Et ce n'est pas rien.
P.S. 2 : “Assez”, l'évocation de mes écrits est faite par d'autres personnes que moi (en bien ou en mal)… Moi, je me contente de dire où on peut les lire quand ils ne sont pas sur ce blog… Si c'est cela se tirer sur la nouille, vous risquez encore de la sauce tomate sur le nez…

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Pour maminou. Dans un autre style !
Désolé pour le lien. On ne peut entendre qu'un extrait du Laudate dominum (Mozart) sur le site d'Amazone alors que sur l'autre site on pouvait l'écouter en entier et je n'arrive pas à le retrouver.

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=mother%20funking%20band&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

Écrit par : Robin | 27 janvier 2009

Yann et Dobo mettent leur veto ! MDR !

Ecrit par : Satan | 27 janvier 2009

Amélie, Satan l'habite !

Sérieusement, c'est peut-être dû au fait que nous travaillons nettement plus que 35 heures par semaine, et à des horaires de dingue (là, j'attends une urgence), que nous ne sommes ni fonctionnaires, ni rentiers, ni retraités, ni en arrêt maladie, ni grévistes chroniques, et que nous n'aimons pas perdre du temps à trier le bon grain de l'ivraie, les arguments intéressants et pertinents parmi les déjections des uns et des autres, Satan, Dieu, Ça, Felts, etc.
Je me demande d'ailleurs si quelques uns de nos nouveaux "amis" ne seraient pas les joyeux yfig et pierre driout, dont le style tout en finesse collerait (si j'ose dire) assez bien avec les bouses dont on nous gratifie depuis peu.
C'est "safari, signe de piste", le blog, en ce moment ;o)

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

Les maths, non.

Vincent

Ecrit par : matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

Vincent, les maths sont-elles une science ou un art ?

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

Dobo, je te propose un marché. Une fois cette note écrite, je consulterai le blog les jours pairs et toi, les jours impairs (ou le contraire, janvier a 31 jours, il n'y a aucune raison que ce soit toi qui t'y colles).
Ensuite, dès qu'une nouvelle note moins sujette à horreurs et éructations est éditée, la première qui la lit avertit l'autre.
D'accord ?

Ecrit par : catmano | 27 janvier 2009

Non! Cette méthode sous-entendrait que tu n'écrives qu'un jour sur deux, laissant un jour sur deux le champ libre aux rots sans bouffée d'oxygène. Partage ton temps de lecture avec Maminou, une hussarde, Guy Morel, Thierry Venot etc ...
Moi, je ne suis qu'un témoin passif, citoyen lambda. Nous n'intervenons pas dans le même registre.

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2009

Ce soir je ne lis pas car je repasse du linge... demain nous allons à Annecy pour assister à la soutenance de thèse de Doctorat de notre neveu... vous savez, le fils du paysan qui a pris l'ascenseur social tout seul comme un grand... donc je ne pourrai pas vous lire.
Si les débats sont aussi "houleux" que vous le prévoyez, je compterai les points après...

Écrit par : Maminou | 27 janvier 2009

J'ajouterai que, si la science parvenait à prouver ladite hiérarchie des races, comme on a tenté de le lui faire dire deux ou trois fois dans l'Histoire, je basculerais immédiatement dans le camp des "croyants" — de ceux qui croient que l'unicité de l'humanité est une donnée politique — au sens plein — plus importante que toutes les démonstrations.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2009

La notion de race est déjà politique, vous pouvez passer dans le camp des croyants.
La génétique a seulement mis en évidence la notion de "distance génétique" en quelques grands sous-groupes de l'espèce humaine. Gardons ces termes, et il est possible de parler en gens civilisés. Nommons ces sous-groupes "races", et tout le monde sort les couteaux.
A partir de quelle distance une distance est grande ? Ça dépend. Ça nous fait une belle jambe.
Bon, bonne nuit, j'ai du taf.

Écrit par : yann | 27 janvier 2009

La théorie de l'évolution est extrêmement complexe et Darwin lui-même reconnaissait son caractère lacunaire (les fameux "chaînons manquants").

Nous avons également des textes où il semble hésiter entre une explication de la sélection naturelle par le hasard et une explication finaliste (sur la complexité de l'organe de la vision chez l'homme).

On peut très bien admettre (comme le fit Teilhard de Chardin) le caractère mythico-symbolique du paradis terrestre, du couple primordial, de la création en six jours...et admettre l'évolution sans pour autant rejeter forcément l'idée d'un dessein créateur.

Kant a montré, une bonne fois pour toutes, il me semble que cette question était en dehors de la compétence de la science ("J'ai limité le savoir pour laisser une place à la foi.")

Écrit par : Robin | 27 janvier 2009

Le créationnisme musulman existe aussi en Europe.

Ecrit par : J'ai bon ?

Il y a quelques années, un mien collègue professeur de SVT se fit "offrir" par un élève (un Serbe converti à l'Islam !) un livre signé "Haroun Yahya" dont le titre était : "le mensonge de l'évolution".
Avec un troisième collègue, professeur de philosophie, nous avons décortiqué ce pavé de 300 et quelques pages, doté d'une couverture chatoyante, bien dans le mauvais goût orientalisant.

Deux parties : la première s'acharnait à dégommer la théorie de l'évolution, mettant systématiquement en avant toutes les parts d'inconnu et d'incertitude qu'elle contient, ou si l'on veut, exploitant à l'excès le doute légitime des scientifiques.
La seconde tentait, très maladroitement, de construire la Vérité révélée dans le Coran, souvent à partir de sophismes et de réflexions dignes de piliers d'un bistrot, et d'extraire toute la science actuelle à-partir des versets les plus anodins en apparence. Cela allait jusqu'à faire accroire que les théories d'Einstein avaient déjà été entrevues par Mahomet !

Nous avons eu tous les trois de franches parties de rigolade, avant de rendre le livre à l'élève, mais il y a de quoi être inquiet quand on sait que ce genre de publication est, évidemment, diffusé gratuitement par les prosélytes de l'islamisme.

Écrit par : moot | 27 janvier 2009

Roger, finalement - est-ce que vous seriez prêt à tenter votre génie littéraire incompris jusqu'à le faire devenir livre, espérant être vendu et lu et - ohohohoh critiqué, parmi les 600 romans publiés qu'en septembre, sans doute le double pour une année? Que pensez-vous de l'oubli, Roger? Qu'est-ce que c'est que cette façon de s'accrocher? Un sursaut vitaliste? Je vous plains.

Voyons, voyons, Roger... votre histoire au pilon, ou oubliée si vite, ça ne serait guère glorieux... vous avez raison, avec Internet, au moins, tant que vous n'effacez pas votre oeuvre, elle "existera", au moins à vos yeux, sera dans la mémoire de Google... . Je vous plains.

Je vous avais fait remarquer quel'édition à compte d'auteur existe. N'encombrez plus le blog des autres pour votre publicité. Je m'en fous en tant que lecteur que vous ayez le cancer, ou la chtouille, ça n'enlève ou ne rajoute rien à ce que vous écrivez. Un seul lecteur, serait-ce Brighelli et son avis sur votre texte, n'est pas un lectorat. On vous a fait miroiter les alouettes, et à votre âge et dans votre situation, vous ne vous en remettez pas? Une publication, plus importante que la vie? Mouais... Vous pariez sur la postérité quand le présent fait de vous un simple psychiatre ayant pignon sur rue, quand il travaille, dans la ville de Marseille? Vous avez vos fans, les feltsiens. C'est bien. Et après? La mort vous guette, elle m'attend aussi. Et alors? Est-ce que ça vous fait grossir le slip kangourou? Je vous plains.

Quant à votre tendance à trouver des alcooliques chez tous ceux qui vous rentrent gaillardement dedans (les femmes, c'est seulement un problème à l'utérus...), je vous assure, cher malade, que je ne fais que mouiller mes lèvres dans le vin ou d'autres alcools. JPB, pour le citer, peut l'assurer, qui est venu manger chez moi, et avec qui j'ai été boire une fois l'autre. Vous tombez dans le ridicule du petit vieux avant l'âge qui a sans doute manqué sa vie. Heureusement, le net a été mis à la portée de tous: jolie vitrine pour soi. Mais qu'êtes-vous face aux grands? Une dizaine de supporters, tout au plus, et vous voici roi? Je vous plains, infiniment.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Donc, la science est-elle toujours promise à un bel avenir?
Je regarde autour de moi: je vois une terre malade, des ados accros à Internet, une médecine qui vous permet d'avoir l'âge d'attraper Alzheimer ou une autre saloperie due au vieillissement "exagéré", des armes de plus en plus efficaces, des sectes qui se fondent sur une science d'opérette. Vous me direz, la science n'a pas de conscience; mais la recherche n'a-t-elle pas un but?

Pour les scientifiques: le totalitarisme scientifique, la science mise au service d'une idéologie mortifère (Comte, Nazisme, Phrénologie, 1984, Campanule et sa cité solaire, etc.), qu'en faites-vous? C'est au même niveau à mes yeux que les dingos des extrêmismes religieux. Les utopies (en littérature) me semblent toujours adossées sur le Progrès scientifique, non? : organisation et hiérarchisation d'une société, agriculture avancée, médecine, etc.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Pendaries, vous m'excuserez je ne vous répondrai pas… J'ai quelques obligations vis-à-vis de Brighelli. Croyez moi, si je dis que vous buvez, c'est que vous l'avez dit vous même : vous n'oseriez surement pas remettre en cause les propos de votre supérieur hiérarchique… De toute manière votre style, vos discours pleins de mansuétudes, vos dénégations confrontées aux jugements de vos pairs, votre défense des écrivains alcooliques, tout va dans le sens de l'éthylo-pouet-pouet. L'éthylo, c'est sur, le pouet-pouet, ma foi ? ? ?

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Roger - êtes-vous si abruti par les médocs que vous ne décelez plus le vrai du faux, l'humour, l'attaque, le jeu, le mensonge grotesque, la mauvaise foi (n'avez-vous jamais lu "L'Art d'avoir toujours raison" de Schopenhauer)? Vous êtes finalement un esprit décevant. Supérieur a dit Jean-Paul? En définitive, vous vous reconnaissez seulement en lui... c'est amusant...

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Pendaries, vous m'excuserez je ne vous répondrai pas… J'ai quelques obligations vis-à-vis de Brighelli. Croyez moi, si je dis que vous buvez, c'est que vous l'avez dit vous même : vous n'oseriez surement pas remettre en cause les propos de votre supérieur hiérarchique… De toute manière votre style, vos discours pleins de mansuétudes, vos dénégations confrontées aux jugements de vos pairs, votre défense des écrivains alcooliques, tout va dans le sens de l'éthylo-pouet-pouet. L'éthylo, c'est sur, le pouet-pouet, ma foi ? ? ?
Ecrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009
Très franchement RF ( tiens, c'est comme RF !), qu'est-ce qu'on en a à secouer, de l'alcoolisme d'un tel, des machins que vous avez envers JPB etc.
Sans mon respect, parce que vous finissez par être pénible, vraiment pénible.

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

vous venez chercher le nonos.
je vous plains toujours.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

"Pendaries, vous m'excuserez je ne vous répondrai pas".

Trop tard

"Croyez moi, si je dis que vous buvez, c'est que vous l'avez dit vous même : vous n'oseriez surement pas remettre en cause les propos de votre supérieur hiérarchique".

Penda est lui-même son propre supérieur hiérarchique?

Écrit par : hephaïstos | 27 janvier 2009

... les races, cela existe ? Ou bien, cela n'existe pas ?

Ecrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

La question ne m'est pas posée mais elle m'interpelle néanmoins.
Ce ne sont pas tant les mots qui posent problème que leur connotation. Peu importe qu'elles existent ou pas puisqu'aucune réponse scientifique ne résoudra le problème du racisme qui relève de l'irrationnel. Si leur existence était scientifiquement démontrée, quelle conclusion en tirerait-on ? Qu'il y en a des supérieures et des inférieures ou qu'elles s'équivalent ?
S'il est scientifiquement prouvé qu'elles n'existent pas, le racisme n'aurait certes plus aucun fondement rationnel mais n'en continuerait pas moins d'opérer sous d'autres appellations, celle, par exemple, de l'ethnicisme. Problème : les ethnies ont une réalité avérée, difficile de le nier et encore moins de les ignorer car elles sont culturellement marquées et tentent naturellement de se préserver.
Jusqu'ici, être raciste est proprement stupide dans la mesure où les races n'existent pas, à moins de s'accorder sur l'idée d'une seule et unique race humaine partagée en différentes espèces. Mais comment alors qualifier celui qui préfère aux autres espèces la sienne propre, considérant le métissage comme une altérité ? Parler de types humains ne change pas non plus le problème car l'esprit exclusif ne s'embarrasse pas de ces considérations sémantiques.
Par ailleurs, condamner l'ethnicisme en absolu, ne serait-ce pas dénier à une ethnie le droit à l'intégrité et donc, en quelque sorte, nier la diversité des cultures et par-là même la diversité humaine ?
Se pose donc aussi le problème du communautarisme, qui dépasse certes les frontières ethniques mais qui n'en traduit pas moins ce réflexe naturel du semblable recherchant le semblable, dans la mesure où les individus sont justement peu ou pas individués et donc plutôt grégaires. Dans un monde qui se globalise et se nivelle, s'uniformise et s'indifférencie, certains resserrements procèdent de l'instinc de survie. L'ethnie est alors comme une entité qui réagit tel un organisme défendant son intégrité. Défendre une tribu amazonienne, n'est-ce pas aussi et surtout chercher à préserver un type humain, en syntonie avec un environnement, un mode vie, de pensée et de ressenti ?
La notion de racisme est devenue une espèce de mélasse confuse, un mot jocker qui donne un blanc-seing à toutes les instrumentalisations, la formule imprécatoire par excellence qui n'est pas sans rappeler celle, de jadis, du commerce avec le démon. On ne refait pas les hommes.
Les races n'existent pas mais la connerie si. Et celle-ci n'est limitée par aucune couleur de peau car elle est la chose au monde la mieux partagée.
Les races n'existent pas mais différents niveaux de conscience si. Il y a des abrutis et des gens raffinés. Peut-on préférer les seconds sans être taxé d'on ne sait quel phobie ?

Écrit par : Magister | 27 janvier 2009

Darwinisme et créationisme, un entretien avec Jacques Arnould, dominicain, chargé de mission au CNES (Centre National d'Etudes Spatiales)

Jacques Arnould est né en 1961 à Metz (Moselle). Après des études d´agronomie, d´histoire des sciences, et de théologie, il entre chez les dominicains. Parallèlement à sa vie conventuelle, il est chargé de mission au Centre national d´études spatiales. Il y étudie les enjeux éthiques des activités spatiales et réfléchit aux relations entre sciences et sociétés, en particulier dans leur dimension biologique (évolution et écologie). Il a notamment publié «Les Créationnistes», «Darwin, Teihard de Chardin et Cie», «La Théologie après Darwin», «Dieu, le singe et le big bang», «La Seconde chance d´Icare. Pour une Ethique de l´Espace».
recueillis par Sop

http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=2252352&rubId=187

Écrit par : Robin | 27 janvier 2009

Les races n'existent pas mais la connerie si. Et celle-ci n'est limitée par aucune couleur de peau car elle est la chose au monde la mieux partagée.

Ecrit par : Magister

Et ça n'est pas près de s'arrêter :
"Il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons"
comme disait un chanteur à moustaches...

Écrit par : Chevreuil | 27 janvier 2009

Guy Morel, il m'est pénible de vous dire que la pénibilité que vous éprouvez en me lisant m'émeut profondément. J'aurai tant souhaité que cette aspect émotionnel de notre relation resta du domaine du jardin intérieur pour en jouir intimement… Mais puisque vous souhaitez exprimer publiquement vos sentiments, il faut que vous sachiez que vous êtes vous aussi parfois un pénible. Et que finalement au niveau de la réalite du net et de ses blogs, cela ne prête pas trop à conséquence. Vous ne troublez pas ma digestion… J'espère qu'il en est de même poiur vous… Si ce n'est pas le cas je peux vous donner le nom de quelques excellents confrêres.

Pendaries vous avez une curieuse manière de me plaindre. Ne seriez vous pas encore sous l'influence de l'alcool ?

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

je vous plains du fond de mon coeur, sincèrement, votre position est intenable, et vous le savez; j'en ai fini avec vous, j'espère que la vie pas.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

courage pour demain, Roger!

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

@ Roger Felts
Vous écrivez : "Guy Morel, il m'est pénible de vous dire que la pénibilité que vous éprouvez en me lisant m'émeut profondément. J'aurai tant souhaité que cette aspect émotionnel de notre relation resta du domaine du jardin intérieur pour en jouir intimement… Mais puisque vous souhaitez exprimer publiquement vos sentiments, il faut que vous sachiez que vous êtes vous aussi parfois un pénible. Et que finalement au niveau de la réalite du net et de ses blogs, cela ne prête pas trop à conséquence. Vous ne troublez pas ma digestion… J'espère qu'il en est de même poiur vous… Si ce n'est pas le cas je peux vous donner le nom de quelques excellents confrêres."
RF ( tiens comme RF !), je puis être beaucoup plus pénible. À un degré que vous n'imaginez même pas. Quant à votre digestion, lisez Rabelais : "mangeait chou et chiait poirée" ! Et cela finit par se sentir.

Écrit par : Guy Morel | 27 janvier 2009

Magister, vous vous mélangez un peu les pinceaux… Vous avez des excuses, vous n'étiez pas là cet été. Personnellement, j'en suis à mon troisième débat sur les races et le premier était entre autres avec des membre du Collège de France à travers l'Union Rationaliste… Cela va jusqu'à la génétique atomique, mais ce n'est pas la peine de vous cacher derrière le petit doigt de l'atome pour nier la réalité. Allez dans n'importe quelle gare Internationale et vous verrez si les races n'existent pas.
C'est incroyable que l'on puisse introduire dans une notion biologique simple autant d'idéologie.
Pour plus d'information lire sur mon blog l'ensemble du débat qui eut lieu cet été sur le blog de Bonnet d'äne (où il est difficilement lisible car mélangé à d'autres thémes)

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Roger, Pendariès, pardonnez-moi de vous interrompre, mais vous ne voulez pas aller vous disputer ailleurs ?

Je ne sais pas, moi , signez un armistice, déclarez la Trève de Dieu, celle des Confiseurs, la paix d'Allah, la paix d'Allo, la journée européenne des Mecs-qui-se-prennent-pas-la-Tête, la semaine mondiale des campeurs sympas, chantez la gloire de ceux qui n'emmerdent pas leur voisin.

Ou bien téléphonez-vous, prenez rencard, tiens, sur le Vieux Port, passez la soirée ensemble, saoulez-vous la gueule à la terrasse d'un bistrot si vous voulez, reluquez les filles qui passent en riffognant comme des collégiens, tapez-vous sur les cuisses, sur la gueule , faites-vous arrêter par les flics pour tapage nocturne et hurlez des chansons paillardes dans le commissariat, allez pisser contre la permanence du député-maire, payez-vous une glace dans le parc Borély en racontant votre première nuit au claque, allez à confesse, faites la dictée de Pivot, chantez l'Internationale devant les locaux du Medef, mais trouvez autre chose à faire !!!

Écrit par : Chevreuil | 27 janvier 2009

J'ai tout compris : on est sur un blogue rad-soc tendance sociétaliste du XXI° siècle et Brighelli est le grand responsable des motions négre-blanc où pour ne froisser personne, à une question demandant une demie ligne de réponse, on s'ouvre sur 25 lignes et un renvoi sur Wikipédia.

D'abord une réponse rapide à chat doc(te)
“Felts, il y a une seule et unique espèce humaine, génétiquement parlant.”
Chat doc(te) il faut apprendre à lire. Je ne parlais pas d'espèce mais de RACE.

Passons à JPB : comment ne se couper de personne en faisant de la peine qu'au moins grand nombre… C'est simple, en tournant le dos à la réalité…
Il fallait répondre : OUI, elles existent ou NON, elles n'existent pas… Et on a droit à “je ne "crois" pas aux races,”
…en ayant en plus le culot d'ajouter :“comme vous l'écrivez dans votre question. Je ne "crois" en rien.”
Alors que je demandais : “les races, cela existe ? Ou bien, cela n'existe pas ?”
Voilà un beau débat sur croyance et conviction scientifique. Contrairement à ce que vous voulez nous faire croire, ce n'est pas un problème de croyance, mais une question scientifique que j'ai toujours considérer comme mineure mais ayant des conséquences majeurs sur le plan social selon le type de politique adopté. Cette question scientifique mineure mais réelle s'oppose à une solution idéologique où au nom de la bonne conscience, on tord le réel pour le faire coïncider avec un souhaitable utopiste… Le débat a déjà eu lieu cet été, je ne le reprend pas…

Pour information, si vous êtes caucasien, vous n'aurez pas les mêmes doses d'un certain anti-cancéreux que si vous êtes extrème-oriental… Aux E.U. certains traitements sont différents chez les afro-américains… Et ce n'est pas par racisme mais par recherche des meilleures résultats.

Brighelli, votre réponse est conforme à ce que j'attendais. Vous êtes conforme au conformisme de la “réussite”…
C'est plus dur à gérer que la conformité au réel… mais c'est tellement plus intéressant !

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

sinon un site vraiment intelligent et impertinent (son créateur, un type qui met des boîtes dans des rayons, a été embauché par Marianne, qui remarqua ce dont il est capable, pour y faire des piges. Son blog est même copié par Canal - pour du faussement rentre-dedans, d'ailleurs):

http://www.culturalgangbang.com/

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Chevreuil, le cas Felts étant ce qu'il est, je ne réponds lui réponds plus.

Mais doit-on laisser passer les immondices qu'il décharge? Si tel est le cas, alors...

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2009

Pouvez-vous préciser, Francis?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2009
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Je peux, je pourrais, mais je ne veux pas. Cela déclencherait un torrent de protestations. Je ne le souhaite pas. Ici, je vois déjà des empoignades sévères sur certains sujets délicats. Je ne veux pas en rajouter sur un sujet aussi léger que la musique, qui, comme dans tout ce qui touche à l'art, est affaire de goût.
Amicalement vôtre, Christophe.

Écrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

@ Chevreuil écrit une vingtaine de ligne à Pendariés et Felts…

Peut-être n'avez vous pas saisi qu'il s'agissait d'un débat entre deux êtres dans la souffrance. L'un dans l'horreur de la vie telle qu'elle est, l'autre dans l'horreur de la vie telle qu'on lui fait. L'un est éthylique, l'autre cancéreux… Et vous n'accepteriez pas les quelques colifichets qu'ils s'envoient à la figure afin de passer le temps et attendre les lendemains qui déchantent, le neuro-chirurgien ou la bouteille de Margnat…
Vous avez bien peu de chaleur humaine pour nous traiter comme vous le faites… Madame a ses vapeurs… Vite un peu d'air afin que vous respirassiez…

Écrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

avant d'aller au dodo:

http://fr.youtube.com/watch?v=gFtRF8rIHQo&fmt=22

Écrit par : Pendariès | 28 janvier 2009

La notion de racisme est devenue la formule imprécatoire par excellence qui n'est pas sans rappeler celle, de jadis, du commerce avec le démon.

Les races n'existent pas mais la connerie si. Et celle-ci n'est limitée par aucune couleur de peau car elle est la chose au monde la mieux partagée.

Ecrit par : Magister

Je ne peux que vous approuver, j'ajouterais que l'on a aujourd'hui tendance à voir le racisme là où souvent ne réside que la "simple" connerie.

Et par ailleurs, la connerie, elle, n'est pas reconnue :o) par le Législateur. Cela pourrait être une circonstance aggravante, ou atténuante, ou être un droit inaliénable de la personne humaine.

Écrit par : moot | 28 janvier 2009

Hey, une seconde: le totalitarisme scientifique existe aussi! Auguste Comte, le Progrès malgré vous ou contre la volonté de la majorité de la population (OGM, pollution, etc.), et d'autres choses encore (la phrénologie, par exemple). Pensez-vous qu'il faut offrir aussi aveuglément son destin aux seuls scientifiques? Après tout la science abandonne ce qu'elle tenait pour vrai la veille quasiment tous les jours aujourd'hui, non?

Je me méfie toujours des idoles.

Ecrit par : Pendariès | 27 janvier 2009
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En science, un certain nombre d'acquis ne prêtent plus à polémiques. Cela prend toujours du temps. La relativité restreinte et la relativité générale ne sont plus l'objet de discussions véhémentes. Mais elles l'ont été. La mécanique quantique a fait l'objet d'une violente controverse entre Einstein et Bohr, qui, par ailleurs, étaient amis. Tout cela est fini. Un consensus s'est établi au sein de la communauté scientifique internationale sur la relativité.
Mais certains domaines de la science sont mis en doute par des personnes ne connaissant généralement (mais pas toujours, ce qui ne laisse pas de me troubler !) rien à la science.
Contester la théorie de l'évolution (qui est scientifique) en lui opposant le créationnisme (qui n'est pas une science, mais une simple croyance) est indéfendable du point de vue de la logique. Il ne s'agit que d'affirmations qui ne sont fondées sur aucune observation. Si l'on accepte cela, on est prêt à dire n'importe quoi sans preuve.
Le règne du vivant a une origine unique. Il est possible qu'il y ait eu à un moment donné une seule molécule de matière vivante, capable de se dupliquer, et à partir de laquelle tous les êtres vivants sont apparus progressivement en étant de plus en plus complexes.
Peut-être y aura-t-il un jour des êtres plus complexes que l'Homme. Cette espèce-là, si elle apparaît, pourrait bien effacer la nôtre (serait-ce une grande perte ?). Les hommes, quelle que soit leur couleur de peau, appartiennent à une même espèce. Les différences physiques visibles n'ont aucune importance et ne justifient aucune hiérarchie entre les différents groupes humains. Il existe des personnes de couleur noire de talent et de sinistres crétins à peau blanche. J'en ai beaucoup vu dans mes classes (mais je ne les ai pas fabriqués : d'autres s'en sont chargés).
Une espèce donnée est inférieure ou supérieure à une autre espèce. Par exemple, les singes sont moins évolués que les hommes. Ils n'ont pas la parole articulée et subtile que nous possédons. Nous pouvons calculer - enfin, certains d'entre nous ont besoin d'une calculatrice pour diviser un nombre par dix : j'en ai vu dans mes classes -, ce qu'aucune autre espèce animale ne sait faire, à notre connaissance. Mais l'espèce humaine est-elle à jamais l'espèce dominante sur la Terre ? Nous n'en savons rien. Et, de toute façon, le soleil deviendra une étoile géante rouge, dans environ cinq milliards d'années, dans laquelle la Terre se volatilisera. Nos querelles seront bien vaines, alors.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Permettez cette parenthèse.

J'ai lu ce lien : http://brightsfrance.free.fr/roger.felts.htm. Il offre une présentation de Roger Felts par lui-même, ainsi que de ses textes avant 2006. Il va de soi que la personne qui a écrit tout ça n'est pas le type grossier qui joue la provoc ici.

Je précise donc ma pensée : je souhaite la mort du Roger Felts virtuel qui injurie et provoque tous azimuts, et je souhaite la guérison du Roger Felts que je n'ai pas connu, mais qui a l'air d'avoir été un chic type. En gros, j'attends la mort d'un type qui n'existe pas, et j'espère voir guérir le type qui existe vraiment. Le hiatus entre les deux personnes, personne n'en est vraiment responsable.

J'attends la prochaine injure pour ne pas la lire, et ne pas y répondre. Le problème, c'est que je ne suis pas comme Christophe Sibille, qui se fait traiter ici de con et d'abruti au moins deux fois par semaine, et qui prend ça tel le Dalaï-lama en son palais. C'est admirable. J'ai moi aussi un peu de patience, puisque j'ai tout de même toléré qu'on me nomme "Hippolyte", qu'on me traite d'"imbécile" et de "sombre crétin", qu'on me traite d'"ongulé" à tout bout de champ en sachant très bien ce que ça représente, qu'on dise que je fais "l'assimilation des genres", et surtout, j'avais prévenu : "Felts, vous n'imaginez pas le degré de méchanceté des réponses que vous méritez." J'ai averti, j'ai fait, point.

Puis-je demander aux aimables lecteurs de ce blog qu'à la prochaine injure qui m'est adressée, ou la prochaine fois que Felts ou un autre m'appellera affectueusement "ongulé", quelque lecteur ou administrateur de ce blog ait la bonté d'indiquer à Felts - ou à l'auteur de l'injure - que son propos ne m'est guère plaisant ? Car trouver que les messages de Felts sont bien, c'est aussi accepter ça : "Hypolite, notre ongulé local va être content. Son combat contre toutes les phobies portent ses fruits : Roger Karouchi vient de porter un coup fatal à la plus haïssable des phobies, l’homophobie. REAC, IMPORTANT, PEDE, ET LE FAISANT SAVOIR, peut-on mieux faire ? Voilà qui prouve bien que le combat de tous les ongulés porte ses fruits.", "Hypolite semble faire de sérieux efforts pour conforter le jugement qui le rangeait dans la catégorie des ONGULÉS." ou "Je sais que quand je traite SIBILLE de RAVI, il est content… Maintenant, c'est quand moi je ne serai pas content que je le traiterai de CON." Apparemment, tout le monde apprécie puisque personne n'a dit quoi que ce soit.

Alors réagissez aux saloperies qui sont dites avant, au lieu de réagir aux horreurs qui sont dites après.

Écrit par : Jérémy | 28 janvier 2009

Eh bien, on s'en envoie, des noms d'oiseau, quand j'ai le dos tourné…
Allez, je me remets à mes copies, c'est pour l'instant présent plus important que tout le reste.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2009

En ces temps troublés où notre humanité moderne n'est que fragilement établie *, il peut être utile de (re)lire ce que des imaginatifs créatifs au regard excentré comme R. Thom peuvent produire sur des questions centrales :

Deux fichiers en pdf :

"La science peut-elle éviter l’anthropocentrisme ?" (10 pages)
http://dl.free.fr/uIPpf3lMz
"...Dans la mesure où nous pourrions, par une empathie contrôlable, nous mettre dans la peau d’un chien, d’un chat, d’un primate, si nous pouvions décrire de l’intérieur leurs mécanismes mentaux, nous arriverons ainsi à définir les schémas « pré-logiques » qui les gouvernent et qu’on pourrait sans doute expliciter en termes d’une dynamique générale des formes..."

"Darwin, cent ans après" (6 pages)
http://dl.free.fr/j81DgOGMd
"...Je suis de ceux que l’immense gloire de Darwin n’a jamais cessé d’étonner. Si l’on considère que la théorie de l’évolution est pratiquement la seule théorie reçue chez les biologistes, et que son contenu proprement déductif est quasiment nul, on se fera une idée correcte de l’incompatibilité foncière régnant entre pensée biologique et théorie. Et pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi : déjà Aristote avait dressé le programme d’une biologie comparative (une « moriologie », selon Pierre Pellegrin) à caractère fondamentalement combinatoire ; puis il y a eu, entre 1780 et 1840, avec la
Naturphilosophie allemande et l’école française de l’Anatomie transcendante, une magnifique floraison d ’idées (ce sont ceux que j’ai proposé d’appeler les « présocratiques de la biologie »). Entre autres méfaits, le darwinisme a radicalement stoppé cet essor spéculatif au profit de considérations sur l’adaptation qui sont quasi tautologiques (quand elles ne sont pas suspectes). Ce texte met l’accent, je crois, sur le vice essentiel du darwinisme en tant que théorie : s’il est vrai que le darwinisme est le seul lieu théorique de la biologie, c’est qu’en effet il est le seul à introduire un virtuel, l’ensemble des évolutions possibles d’une espèce en un temps et un lieu donnés. Mais ce virtuel est incontrôlé, on ne peut rien en dire, et ce n’est pas – comme on l’a cru plus tard –, la génétique qui peut sauver la situation avec ses mutations : la correspondance génotype → phénotype est, encore de nos jours, une « boîte noire »."

* notre "distance génétique" à Néanderthal n'est que celle d'un millier de générations. Ce blog en témoigne aussi.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Néandertal.

Pas grand chose à voir avec l'Ulysse dans la vallée...

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Apparemment, tout le monde apprécie puisque personne n'a dit quoi que ce soit.
Ecrit par : Jérémy | 28 janvier 2009

Il me semble pourtant bien que si, Jérémy :
« "il avoue en deux pages sur trois cent soixante quinze qu’il en est [...] PEDE, ET LE FAISANT SAVOIR, peut-on mieux faire ? [...] le combat de tous les ongulés porte ses fruits"
Felts, con.

Ce Felts est décidément un bien triste et peu ragoûtant personnage.
Ecrit par : Tailleboudin | 26 janvier 2009 »

Écrit par : Tailleboudin | 28 janvier 2009

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=mother%20funking%20band&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

A tous et à maminou, la colombe du blog ;-)) en particulier.

Puisque dit-on "la musique adoucit les moeurs" (?) et pour commencer la journée dans le "move" !

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Jeremy,
Je ne suis pas le Dalaï-Lama, rassurez-vous! Simplement, il y a plusieurs catégories d'insultes; "celles du Felts actuel", tant ce que vous disiez plus haut est juste, (il y a celui qui écrivait de si belles choses dans le passé, et le triste sire d'aujourd'hui), m'indiffèrent pour cette raison précise à peu près totalement.
Celles de Toto me réjouiraient et me rassureraient plutôt. Tant il est mieux d'être insulté qu'encensé par certaines personnes.
Tout ça pour vous dire que ce n'est pas l'insulte en elle-même qui est importante, mais d'où elle provient. Certaines m'ont ici un peu peiné, dans le passé, (je pense notamment à certaines prises de bec avec vous, dans le passé).

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009

C'est là sa faiblesse. (Thierry)

Non Thierry, à moins que vous ne fussiez ironique... ce n'est pas sa faiblesse, bien au contraire, c'est là toute sa force. (vincent)

En accord total avec ton commentaire, sans la moindre réserve.
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 28 janvier 2009

"Je ne veux pas en rajouter sur un sujet aussi léger que la musique, qui, comme dans tout ce qui touche à l'art, est affaire de goût.
Amicalement vôtre, Christophe."

Ecrit par : Francis Penin | 27 janvier 2009

Une des phrases toutes faites qui m'agace le plus est: "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas". Tout d'abord, je pense qu'il est idiot de mettre ces deux éléments sur le même plan; les couleurs ont une existence objective, et les goûts, (le goût), se forme. Et c'est précisément pour cette raison qu'il se discute.
Quand on aura droit plus régulièrement à des programmes artistiques ayant d'autres visées que commerciales, je pense qu'André Rieu vendra moins de disques. Et quand toutes les musiques pourront être mises régulièrement entre les oreilles de tous les citoyens, là, effectivement, on pourra effectivement dire que le choix de chacun n'est qu'une affaire de goût.
Exactement comme pour la nourriture; un "macdo", c'est plus facile à bouffer qu'un plat de cardons à la moëlle, comme Claydermann est, au départ, plus facile à écouter, (entendre?) que Chopin. Mais beuark...
Il n'y a rien de plus débectant que cet argument du style "TF1". "On propose aux gens ce qu'ils aiment". Salopards.
Par ailleurs, je ne sais pas si la musique est un sujet léger!
Amicalement aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009

[...]le premier était entre autres avec des membre du Collège de France à travers l'Union Rationaliste… Cela va jusqu'à la génétique atomique[...]

Ecrit par : Roger Felts | 27 janvier 2009

Mouahahahahahaha !!!

Comprenez moi bien : je ne vous crois pas incapable de discuter sensément avec un membre du Collège de France.
Mais je ne crois pas que ce soit au sein de cette vénérable institution que vous entendrez parler de "génétique atomique", matière qui est plus 'pataphysicienne que scientifique.
Ou alors le très saint Collège a bien baissé.

Écrit par : yann | 28 janvier 2009

"D'abord une réponse rapide à chat doc(te)
“Felts, il y a une seule et unique espèce humaine, génétiquement parlant.”
Chat doc(te) il faut apprendre à lire. Je ne parlais pas d'espèce mais de RACE."

écrit Felts.

Felts, entendez qu'il n'y a qu'une seule race humaine.

Écrit par : chat doc(te) | 28 janvier 2009

Peut-être n'avez vous pas saisi qu'il s'agissait d'un débat entre deux êtres dans la souffrance.

Tout est dit.

Je n'ai rien pu pour mon grand-père.

Je n'ai rien pu pour tout ceux que j'aimais et Dieu sait que je les aimais ; je ne leur ait pas sauvé la vie.

Je me souviens encore, lui si bon, de sa colère. Oh ! n'entre pas sans colère dans cette douce nuit ! et de Charles, le guérisseur, le chirurgien aux mains merveilleuses, buvant la beauté du monde.

Comme il était vivant, comme il aimait la vie ! Sa rouge écharpe, sa haute taille et sa crinière de lion des neiges (lion qui luttait contre le mal invisible).

Et il y aura toujours quelqu'un pour se souvenir un peu tandis que s'effaceront la trace des pas sur le sable...

Et de nous tous, après que nous soyons entrés dans la Pitié.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Felts, entendez qu'il n'y a qu'une seule race humaine.

Ecrit par : chat doc(te) | 28 janvier 2009

Puisque Felts veut une réponse simple, par oui ou par non, je vais tenter d'en donner une. Et ce sera une réponse de Normand : oui et non.

Oui, les races existent, au sens de vos observations ferroviaires. Elles sont des variétés de l'espèce humaine, des groupes qui ne se ressemblent pas, et la génétique vient conforter cette notion dans la mesure où l'examen de nombreux caractères génétiques non visibles permet de définir des sous-groupes distants qui correspondent grosso modo aux groupes visibles.

Non, elles n'existent pas, dans la mesure où la notion de race est communément employée pour désigner les variétés d'animaux domestiques morphologiquement différentes au sein d'une même espèce, et ce, suite à une sélection volontaire. Dans l'espèce canine, personne n'aurait l'idée de qualifier de race les infâmes bâtards jaunes et maigres qui peuplent l'Afrique et l'Asie. Et parmi les 150000 (et le pouce) espèces de diptères que vous affectionnez de sodomiser, il n'est pas question de races de mouches, mais de variétés ou de formes. Non, les races humaines n'existent pas, car les différences entre variétés sont liées à la géographie, à l'histoire et non à une sélection volontaire.
J'ai beau considérer l'homme comme une espèce comme les autres, je n'apprécie pas qu'on lui applique les mêmes concepts qu'à l'espèce chevaline : vous-même êtes loin d'être aussi stupide qu'un cheval !

Encore est-ce parfois plus compliqué que ça : on ne parle pas en général de "race japonaise". Et pourtant, à la question : "la race japonaise existe-t-elle ?", je répondrai : oui et oui.
Premier oui, car les Japonais constituent un groupe suffisamment distant génétiquement des autres groupes pour être qualifié de race, et ne pas être inclus dans une "race asiatique".
Deuxième oui, car, contrairement aux Mélanésiens par exemple, leur singularité n'est pas seulement due à leur insularité, mais aussi (surtout ?) à leur désir très ancien d'isolement. En ce sens, il s'agit d'une forme de sélection volontaire.
Nota : Ce raisonnement permettrait de définir également une race britannique, ce que d'ailleurs tout amateur de MP sait instinctivement.

Écrit par : yann | 28 janvier 2009

Il n'y a rien de plus débectant que cet argument du style "TF1". "On propose aux gens ce qu'ils aiment". Salopards.
Par ailleurs, je ne sais pas si la musique est un sujet léger!
Amicalement aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009
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Nous sommes bien d'accord, cher Christophe !
TF1 devrait dire :"On propose à une certaine catégorie de gens ce qu'ils aiment." Je ne m'étendrai pas sur la catégorie en question.
Je ne vous dirai pas non plus ce que je pense de l'émission de Jean-Luc Delarue sur France 2 en début d'après-midi. Si ! je le dis : c'est du voyeurisme indécent de la part des spectateurs qui se repaissent de ce genre d'émissions. Je ne supporte pas cela. Je suis sorti du film de Laurent Cantet, "Entre les murs", malade ! J'ai eu un mal fou à ne pas quitter la salle au bout de cinq minutes. (J'avais le ventre noué. Je l'ai dit à ma femme, à côté de moi. Elle m'a dit :"Tu peux partir. Tu reviens me chercher à la fin." mais je me suis cramponné. J'ai été mal fichu pendant deux jours.) On y voyait la réalité, navrante, de ce qui se passe dans certains établissements : un professeur bafoué, un professeur maladroit mais qui ne mérite pas cela. Et on s'extasie devant cela ? Que signifie cela ? Applaudit-on les élèves incultes et irrespecteux ? Ne devrait-on pas dire :"Assez !" Il suffirait d'exclure définitivement les élèves insupportables de plus de seize ans, non pas à la fin de l'année scolaire, mais dès la deuxième incartade. Tout rentrerait dans l'ordre. On en virerait deux ou trois, pas davantage, j'en fais le pari.
Hein ! quel monde de dingues !
Je rebaptise le ministère de l'Éducation nationale (jadis "de l'Instruction publique") Ministère de la Garderie nationale.
Toujours amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Eh bien, on s'en envoie, des noms d'oiseau, quand j'ai le dos tourné…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2009
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Ah bon ? Je n'avais pas remarqué.
Amitiés confraternelles.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Il n'y a rien de plus débectant que cet argument du style "TF1". "On propose aux gens ce qu'ils aiment". Salopards.
Par ailleurs, je ne sais pas si la musique est un sujet léger!
Amicalement aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009

Dans le domaine de l'esprit, les valeurs s'inversent. C'est ce qui est le plus léger qui pèse le plus lourd, (la lumière est matière, la plus "immatérielle" des matières).

La danse (l'occidentale n'existe que de ne pas peser, l'africaine ne pèse pas non plus quand elle piétine et c'est merveille aussi...La musique, la poésie, les oeuvres de l'esprit, la mystique et l'amour ne doivent pas "peser", ni sur Dieu, qui existe comme s'il n'existait pas et qui pèse le moins (quelle bêtise que toutes ces guerres et la plupart des paroles que l'on prononce en son nom de neige, de feu et d'absence, ni sur l'aimé(e)...

"Mets ton cache-col, ne prends pas froid !". Que peut-on dire de plus quand on tant de choses dans le coeur ?

"L'essentiel est invisible" et l'invisible se tient sur la fine pointe, le "rien".

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Yann a à peu près tout dit - y compris ce que certains font aux diptères. Le débat est clos.
Ce qui signifie que sur ce point précis, je ne laisserai plus passer de provocations idiotes. Je ne tiens pas plus que ça à ce que l'un ou l'autre des pédagos qui viennent ici se rapaître de nouvelles fraîches aille dire ailleurs que sur le blog de Brighelli, on tient des propos que ne désapprouverait pas Benoît XVI.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Merci.

Écrit par : catmano | 28 janvier 2009

Dugong, je ne suis pas près de me coucher devant une hiérarchie des sciences au sommet de laquelle vous semblez fier d'appartenir.

La biologie moléculaire, puisqu'il faut la séparer de la géologie ou de la pétrochimie -dont on sait depuis Brighelli qu'elle mène à tout et surtout à la finance- est complice de la théorie de l'évolution selon Michel Morange* :
"Je vois trois raisons à ce silence de la majorité des biologistes moléculaires dans la contestation de la théorie synthétique.
La première tient sans doute à leur ignorance partielle ou totale du contenu précis de celle-ci.
La seconde est que les années 1960 à 1980 sont, pour eux, une période difficile. Les outils qui leur permettent d'étudier les gènes des organismes supérieurs leur manquent cruellement. Ils n'apparaissent qu'à la fin des années 1970, avec l'essor du génie génétique. Sans ces outils, ils ne pouvaient rien apporter de concret dans les discussions sur les mécanismes évolutifs.
Enfin, troisième raison, il existe entre la biologie moléculaire et la théorie synthétique de l'évolution une complicité de longue date. Les biologistes moléculaires ont démontré au milieu des années 1940 l'existence de mutations chez les bactéries et ont ainsi chassé le lamarckisme de ce qui avait été un de ses derniers refuges.
Biologistes moléculaires et évolutionnistes ont affronté également pendant une grande partie du XXeme siècle les biologistes les plus conservateurs, opposés aussi bien à la génétique qu'au darwinisme.
Sans doute beaucoup de biologistes moléculaires ne souhaitent-ils donc pas accroître les difficultés de la théorie synthétique dans ces années difficiles pour elle."

* Michel Morange est professeur de biologie à l'ENS et à Paris VI.
Il dirige aussi le centre Cavailles d'histoire et de philosophie des sciences de l'ENS.

On ferait donc à Felts ce qu'il ne faut pas faire à l'homme : le diviser en races, écrivaine ou non, sympathique ou non, suppressible ou non.
Ou alors c'est l'idée de Felts que l'on peut combattre, abattre, mais jamais l'individu ?
Ça devait être l'idée des Arméniens que les Turcs (ou leur idée) repoussèrent.
Faut dire, personne ne réagissait à toutes leurs saloperies.

Écrit par : Timothée de Gaza | 28 janvier 2009

Tout à fait autre chose (encore que..., puisque la "définition" est au coeur de la discussion...cf Socrate).

Je suis en train de corriger des fiches de lecture (un moyen pour leur faire lire au moins un livre dans l'année, deux avec celui que nous avons étudié en classe.

J'ai réexpliqué la différence entre l'auteur et le narrateur : narrateur interne (personnage)/narrateur externe (l'histoire semble se raconter d'elle-même car peut-on vraiment dire que le narateur est l'auteur ?

Il faut parler un peu aussi de la "focalisation" ou du point de vue ("avec", extérieur, omniscient). J'entends grincer des dents !

Une élève écrit ( à propos du "Bossu", livre adapté d'un film de Philippe de Broca) : Qui raconte ? : c'est le lecteur. Il est extérieur aux événements racontés.

Cette réponse me plonge (une fois encore) dans un abîme de perplexité. Qu'est-ce que j'ai fait de travers ?

Ceci dit, à la réflexion, c'est vrai que d'une certaine manière, le lecteur "écrit" le livre, c'est pas moi qui l'dit, c'est Roland Barthes.

Bon, je vais revenir là-dessus.

Ca, c'était pour les pédagogistes qui viennent sur ce blog pour qu'y pensent pas qu'on pense comme Benoisèze ! ;-)

(J'espère au moins qu'il n'est pas "négationniste"!)

"Ah ! Jacob, il ne faut pas dire du mal du pape, il fait ce qu'il peut !"
-Mais pourquoi il dit rien ?
-Parce que ça serait pire !
-Pire ?"
;O))

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

...Et le plus incroyable, c'est qu'elle a écrit "lecteur" sur autre chose qu'elle a colmaté avec du blanco. Palympsestre ? Peut-être après tout qu'ils ne sont pas moins intelligents que Roland Barthes ! M'en vais faire unpeu de maïeutique vendredi. "Pourquoi t'as écrit "lecteur" et qu'est-ce que t' avais écrit en dessous" "Mais c'est génial c'que t'as écrit !" , etc.

(J'en rajoute une couche pour les pédagos -qui-pensent-qu'on-pense-la-même-chose-que Benoisèze-pour-qu'ils-le pensent-plus-parce que-ça-énerve-JPB ! ;O))

Euh...A bas la calotte !

(la culotte ?)

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Il faudra que je "valorise" itou :

Quelle est sa situation au début du roman ?

- "C'est qu'il faut qu'il tient bien son épée et qu'il s'entraine avec cocardasse."

et :

Qu'est-ce qui vous a le plus intéressé ?

- "Les informations sur l'époque car ce livre "était écrit en 1699 la quarente sixième du règne de Louis XIV."

Des informations de première main, en effet. C'était au temps du cinéma muet.

Ca c'était pour ETC., ETC.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

J'ai mis 11.
Observations : tu as fait un effort.

Vous comprenez mieux maintenant, pourquoi ils ont (presque) tous le bac.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Il suffirait d'exclure définitivement les élèves insupportables de plus de seize ans, non pas à la fin de l'année scolaire, mais dès la deuxième incartade. Tout rentrerait dans l'ordre. On en virerait deux ou trois, pas davantage, j'en fais le pari.
Hein ! quel monde de dingues !
Je rebaptise le ministère de l'Éducation nationale (jadis "de l'Instruction publique") Ministère de la Garderie nationale.

Ecrit par : Francis Penin

Tout à fait d'accord. Et il faut rappeler que l'obligation, c'est celle de l'instruction, et qu'elle concerne les familles.
On l'a transformée en obligation d'accueil, concernant les établissements publics.

Écrit par : moot | 28 janvier 2009

« n'entre pas sans colère dans cette douce nuit ! »

Ici dit par D.T. himself :
http://www.poets.org/viewmedia.php/prmMID/15377

Écrit par : Tailleboudin | 28 janvier 2009

Yann a à peu près tout dit - y compris ce que certains font aux diptères. Le débat est clos.
Ce qui signifie que sur ce point précis, je ne laisserai plus passer de provocations idiotes. Je ne tiens pas plus que ça à ce que l'un ou l'autre des pédagos qui viennent ici se rapaître de nouvelles fraîches aille dire ailleurs que sur le blog de Brighelli, on tient des propos que ne désapprouverait pas Benoît XVI.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Il était temps.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

« n'entre pas sans colère dans cette douce nuit ! »

Ici dit par D.T. himself :
http://www.poets.org/viewmedia.php/prmMID/15377

Ecrit par : Tailleboudin | 28 janvier 2009

J'avais mis des guillemets. Ca fait plaisir de voir qu'il y en a qui suivent !

C'était en effet du D.T.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

reluquez les filles qui passent en riffognant comme des collégiens, tapez-vous sur les cuisses, sur la gueule , faites-vous arrêter par les flics pour tapage nocturne et hurlez des chansons paillardes dans le commissariat, allez pisser contre la permanence du député-maire, payez-vous une glace dans le parc Borély en racontant votre première nuit au claque, allez à confesse, faites la dictée de Pivot, chantez l'Internationale devant les locaux du Medef, mais trouvez autre chose à faire !!!

Ecrit par : Chevreuil | 27 janvier 2009

Excellente idée. Je propose même de fournir les bouteilles (c'est le vin de mon fils, que les deux intéressés ont déjà bu et apprécié). Halte au feu !

Écrit par : FGuichard | 28 janvier 2009

Brighelli, est-ce une provocation de vous demander si un propos comme "Dieu existe" peut être approuvé par Benoit XVI et peut-on l'écrire sur votre site ?

Écrit par : Total Respect | 28 janvier 2009

Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rave at close of day;
Rage, rage against the dying of the light.

Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.

Good men, the last wave by, crying how bright
Their frail deeds might have danced in a green bay,
Rage, rage against the dying of the light.

Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.


Grave men, near death, who see with blinding sight
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,
Rage, rage against the dying of the light.

And you, my father, there on the sad height,
Curse, bless, me now with your fierce tears, I pray.
Do not go gentle into that good night.
Rage, rage against the dying of the light.

N'entre pas sans colère dans cette douce nuit
Le vieil âge devrait brûler et s'emporter au crépuscule ;
Rager, s'enrager contre la mort de la lumière.

Bien que les hommes sages à leur fin sachent que l'obscur est mérité,
Parce que leurs paroles n'ont fourché nul éclair ils
N'entrent pas sans colère dans cette douce nuit.

Les hommes bons, passée la dernière vague, criant combien clairs
Leurs actes frêles auraient pu danser en une verte baie
Ragent, s'enragent contre la perte de la lumère.

Et les violents qui prirent et chantèrent le soleil
en plein vol,
Et apprennent, trop tard, qu'ils l'ont afligé dans sa course,
N'entrent pas sans violence dans cette douce nuit.

Les hommes graves, près de mourir, qui voient la vérité aveuglante
Que leurs yeux aveugles pourraient briller comme
météores et s'égayer,
Ragent, s'enragent contre la perte de la lumière.

Et toi, mon père, ici sur la triste élévation
Maudis, bénis-moi à présent avec tes larmes violentes
je t'en prie.
N'entre pas sans colère dans cette douce nuit.
Rage, enrage contre la perte de la lumière.

Dylan Thomas, Vision et Prière et autres poèmes traduction et présentation d'Alain Suied (NRF, Gallimard)

(J'ai un peu modifié la traduction.)

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

JPB nous dit :
"…Ce qui signifie que sur ce point précis, je ne laisserai plus passer de provocations idiotes. Je ne tiens pas plus que ça à ce que l'un ou l'autre des pédagos qui viennent ici se rapaître de nouvelles fraîches aille dire ailleurs que sur le blog de Brighelli, on tient des propos que ne désapprouverait pas Benoît XVI."

Au départ, c'était aucune censure… Puis devant des textes très longs et sans intérêt, ce fut on les supprime… Puis devant un risque de déviation islamophobique, ce fut “Fermez là”. Maintenant devant des débats risquant la“Benoitophilie” c'est le point de vue des pédagos qui justifiera la censure… On arrête pas la progression…
La prochaine fois, faudra pas faire de peine à Sarko…

Écrit par : Anastasie | 28 janvier 2009

J'ai mis 11.
Observations : tu as fait un effort.

Vous comprenez mieux maintenant, pourquoi ils ont (presque) tous le bac.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2009
-----------
Ben, oui, Robin !
Mais il y a une chose que je ne comprends pas : pourquoi ne l'ont-ils pas tous ? C'est pas juste, c'est de la ségrégation ! Que dis-je ? C'est pire encore : c'est de l'élitisme ! :-)
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Au départ, c'était aucune censure… Puis devant des textes très longs et sans intérêt, ce fut on les supprime… Puis devant un risque de déviation islamophobique, ce fut “Fermez là”. Maintenant devant des débats risquant la“Benoitophilie” c'est le point de vue des pédagos qui justifiera la censure… On arrête pas la progression…
La prochaine fois, faudra pas faire de peine à Sarko…

Ecrit par : Anastasie | 28 janvier 2009

D'accord avec vous, c'est consternant .

Écrit par : François X | 28 janvier 2009

@ÉVALUATIONS
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/01/28012009Accueil.aspx

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Classes de garderie ? Témoignage

"Je rebaptise le ministère de l'Éducation nationale (jadis "de l'Instruction publique") Ministère de la Garderie nationale."

Ecrit par : Francis Penin

Moi, Francis, je n'ai pas du tout l'impression de faire de la garderie, mes collègues non plus. Dans mon établissement, il y a peu de débordements pendant les cours. Ca nous mettrait plutôt mal à l'aise. Et je ne suis pas allée voir "Entre les murs" par franche opposition républicaine.
Malheureusement nous avons tout de même une classe qui ressemble un peu à celle du film à cause du manque d'autorité du professeur. Les collègues qui ont des classes mitoyennes sont excédées. La solution proposée par l'administration : leur trouver une autre salle à l'écart. Mais pour l'année prochaine !

Dans mes classes, j'ai le silence total, même dans les classes plus difficiles. Les élèves sont placés dès le premier cours de l'année, un garçon, une fille, le plus de tables possible pour isoler certains dont on a déjà entedu parler, et je ne passe rien : un bavardage, un papier par terre, une chaise non rangée, un chewing-gum, un baladeur qui dépasse du col, l'absence de bonjour en entrant, un vêtement de dehors qu'on garde sur le dos ... sans parler du travail. Je peux "exclure" momentanément un élève en tournant sa table et sa chaise vers le fond de la classe mais c'est très rare. C'est de "l'inclusion".

Certains de mes collègues punissent les élèves en leur donnant un travail à faire au sein d'un de leurs cours. C'est un peu humiliant pour un petit de se retrouver dans une classe de grands et inversement. Cela m'est aussi arrivé.

Certes, il faut être là et en forme. Mais quand le pli est pris, ça roule tout seul, les choses se font assez naturellement. Et je montre à mes élèves que je suis au courant de tout ce qu'ils font en dehors. Ils sont toujours surpris. Je n'ai pas la langue de bois, et, en cas de bêtise je ne fais pas de circonvolutions pour dire les choses au contrevenant, devant toute la classe. Sur ces bases plutôt saines, je recadre au cas où. On est là pour travailler, et si possible dans une ambiance sereine non conflictuelle. Donc, en fait, il n'y a pas de conflit.
Je ne m'énerve jamais. J'emploie le 'beau langage", je punis (sujets de réflexion à rédiger) mais j'encourage aussi en mettant en valeur les bons comportements. C'est basique, certes, ça peut paraître ringard mais ça marche. Ne croyez pas pour autant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est un effort constant.

Certains de ces mêmes élèves se comportent comme de vrais diables à un autre cours, en permanence ou au self : anges ou démons. On est parfois surpris ! Il y a des petites ficelles dans le métier pour asseoir l'autorité, la bienveillante mais ferme autorité.

Le plus difficile pour moi, ce n'est pas d'obtenir la discipline en cours (les élèves n'ont pas le choix) mais de les mettre réellement au travail (surtout chez eux) et de les faire progresser.
Là je constate des échecs ! Il y a des enfants que l'on n'arrive pas à mettre au travail. Pour x raisons. Aujourd'hui, la plupart des élèves ne travaillent pas ou pas suffisamment chez eux. En étude dirigée, ils font assez peu de choses. Le rythme est trop lent. Une mode récente : ne pas rendre ses devoirs. Et certains se moquent du zéro comme de l'an quarante. Là, on déclenche l'artillerie lourde. Nous avons toute une gradation de sanctions.

Donc, garderie certainement dans certains endroits mais pas partout, tout de même ! On est là, et bien là. Nom d'une pipe !

Écrit par : une hussarde | 28 janvier 2009

"Au départ, c'était aucune censure… Puis devant des textes très longs et sans intérêt, ce fut on les supprime… Puis devant un risque de déviation islamophobique, ce fut “Fermez là”. Maintenant devant des débats risquant la“Benoitophilie” c'est le point de vue des pédagos qui justifiera la censure… On arrête pas la progression…
La prochaine fois, faudra pas faire de peine à Sarko…"

Ecrit par : Anastasie | 28 janvier 2009

Atroce, ce blog : on ne peut même plus parler des races, de l'immigration et de l'islam en paix. On ose en plus orienter les discussions vers des sujets sans intérêt comme les évaluations au CM2. Une telle somme de contraintes ne mérite décidément plus que vous vous attardiez en ces lieux intolérants.
Amusante, l'accusation de sarkozysme.

Écrit par : Anne | 28 janvier 2009

La suite des réflexions de Pierre Jourde sur la destruction de la culture en France.

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090128/10253/manuel-de-destruction-culturelle-2

Extrait :
"André Santini, fossoyeur de la littérature dans la fonction publique, reçoit l'appui du CRAN, le Conseil Représentatif des Associations Noires de France, au nom de la diversité (...)

En gros, le raisonnement est le suivant:
- Les populations noires ont un accès moins facile à la culture générale que les Blancs.
- La présence de la culture générale aux concours représente donc pour eux une difficulté d'accès aux concours qui fait obstacle à la diversité.
- Par conséquent, il faut supprimer la culture générale.

La solution qui consisterait à vouloir que toutes les catégories sociales et ethniques qui composent la France accèdent à la culture n'est pas un instant envisagée. Toutes les décisions semblent aller au plus facile: il est beaucoup plus facile de s'abandonner au misérabilisme que d'essayer de réaliser l'idéal d'une véritable culture populaire, dont on s'était pourtant rapproché au lendemain de la Libération. "

Écrit par : lucile | 28 janvier 2009

"Au départ, c'était aucune censure… Puis devant des textes très longs et sans intérêt, ce fut on les supprime… Puis devant un risque de déviation islamophobique, ce fut “Fermez là”. Maintenant devant des débats risquant la“Benoitophilie” c'est le point de vue des pédagos qui justifiera la censure… On arrête pas la progression…
La prochaine fois, faudra pas faire de peine à Sarko…"

Ecrit par : Anastasie | 28 janvier 2009

Créez votre blog et bon voyage.

Écrit par : Pendariès | 28 janvier 2009

Des nouvelles de Felts sur son blog…

Écrit par : Le Messager du Bonheur | 28 janvier 2009

Culture générale : extrait du rapport du jury du concours de Conservateur d'Etat (2007)

"Même si le jury s’est accordé à reconnaître que, comme pour l’épreuve de composition, l’introduction d’un programme avait eu pour heureuse conséquence de voir se présenter une majorité de candidats qui s’étaient réellement préparés, il n’en demeure pas moins que de larges pans des connaissances sont négligés, voire totalement ignorés par de nombreux postulants.

C’est le cas, en particulier, de l’histoire de la musique – tous registres confondus – et de l’histoire de l’art. On a vu des candidats déconcertés – voire choqués ! – d’être interrogés sur l’opéra au 19ème siècle, le jazz au milieu du 20ème siècle, l’apparition du fauvisme ou encore la place de Marcel Duchamp dans l’art du siècle dernier. Bach a été successivement situé au 16ème siècle et au début du 17ème ; Schuman au 18ème …

Dans le domaine historique, si les régimes politiques au 19ème siècle semblent un peu plus familiers aux candidats qu’il n’y a quelques années, d’autres périodes restent largement méconnues : ainsi de la IVème République, curieusement négligée, ou de l’histoire de la colonisation et de la décolonisation qui donne lieu à de surprenantes approximations quand il ne s’agit pas d’une pure et simple absence de réponse.
La littérature et la philosophie ne sont pas toujours mieux traitées : on fait de Chateaubriand un contemporain de Proust, Marguerite Duras semble ne survivre que grâce à L’Amant qui est très loin d’être son chef-d’oeuvre ; Julien Gracq est ignoré tout comme Gaston Bachelard.

Plus inquiétant : à des questions portant sur leurs dernières lectures plusieurs candidats ont répondu de façon extrêmement évasive et l’une d’entre elles a eu peine à citer un seul titre tout en précisant qu’il s’agissait « d’un des très rares livres qu’elle avait lus jusqu’au bout » !"

Écrit par : lucile | 28 janvier 2009

Une élève écrit ( à propos du "Bossu", livre adapté d'un film de Philippe de Broca) : Qui raconte ? : c'est le lecteur. Il est extérieur aux événements racontés.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2009
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N'est-ce pas plutôt le film qui est une adaptation d'un livre (de Paul Féval, me semble-t-il), mon cher Robin ?
Il n'est pas impossible qu'un livre ait été écrit d'après le film de de Broca, mais il serait difficile, alors, d'écarter l'accusation de plagiat, que le livre ait le même titre ou non que le livre de Féval (si c'est bien lui).
Ce qui arrive parfois, c'est qu'un roman soit écrit d'après un film, un film fait d'après un scénario original et non d'après un roman. Ce fut le cas (sans doute pas unique) du Voyage fantastique.
(Avec Raquel Welch, dont le rôle n'était pas celui du personnage principal mais dont le nom vient à l'esprit tout de suite, je me demande bien pourquoi ! :-) Il y avait aussi Donald Pleasance, je dis ça pour qu'on ne me croie pas obsédé par les belles femmes, bien que je l'aie été, long, long ago. Maintenant elles ne risquent plus rien avec moi. A moins que je fasse appel à la biologie moléculaire, ou aux cellules souches ? Vive la science, même si sa force est le doute, ce sur quoi je suis d'accord.)
Revenons au sujet après ce petit moment d'égarement. Veuillez m'excuser, Dobolino, chère amie !
On appelle l'écriture d'un tel livre écrit d'après un film (ou d'une BD, le saviez-vous, mes bons amis ? je ne l'ai appris que récemment) novélisation. Ce mot vient de l'anglais "novelisation" avec la variante "novelization".

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

"Atroce, ce blog : on ne peut même plus parler des races, de l'immigration et de l'islam en paix. On ose en plus orienter les discussions vers des sujets sans intérêt comme les évaluations au CM2. Une telle somme de contraintes ne mérite décidément plus que vous vous attardiez en ces lieux intolérants.
Amusante, l'accusation de sarkozysme."

Ecrit par : Anne | 28 janvier 2009

Excellent! Anne, je vous aime!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009

"Une élève écrit ( à propos du "Bossu", livre adapté d'un film de Philippe de Broca) "

Excusez-moi, Robin, mais Le Bossu a été écrit par Paul Féval, et adapté ensuite au cinéma!

Écrit par : retraitée | 28 janvier 2009

N'est-ce pas plutôt le film qui est une adaptation d'un livre (de Paul Féval, me semble-t-il), mon cher Robin ?
Il n'est pas impossible qu'un livre ait été écrit d'après le film de de Broca, mais il serait difficile, alors, d'écarter l'accusation de plagiat, que le livre ait le même titre ou non que le livre de Féval (si c'est bien lui).
Ce qui arrive parfois, c'est qu'un roman soit écrit d'après un film, un film fait d'après un scénario original et non d'après un roman. Ce fut le cas (sans doute pas unique) du Voyage fantastique.

Oui, le film est adapté du roman de Paul Féval, mais le roman (que l'élève a pris au CDI) est adapté du film de Broca, adapté du roman de Féval (ouf!)...

C'est déjà mieux que ceux qui me font la fiche de lecture à partir du film pour ne pas avoir à lire le roman.

Je vous recopie son résumé, ça sera plus clair :

"C'est l'histoire d'un chevalier qui veut épouser aurore, mais aurore ne ve pas car il y a quelqu'un quelle a dans sa vie et c'est alors que l'histoire du Bossu commence. Le Bossu arrivat dans le château pour accompagnait la jeune fille fair Paolo, ils sont fait la fête et Marcello qui est encore déguiser en Matamore. Mais aurore quitta Paolo et rejoignit Mercello et elle l'embrasa car elle tombé amoureuse de lui. Après le château ouvrit encore ses grillage, la cour fut envahie et ils se jetaient en plains bras par des comédiens et Marcello et Aurore s'étaient heureux, et ils restaient ensemble."


Résumé du Bossu de Paul Féval d'après le roman adapté du film de Philippe de Broca, Amandine P. (4ème A)...20 ans après... la Loi d'orientation de 89 et trente ans de pédagogisme.

Le Voyage fantastique, n'est-ce pas un roman policier qui se passe à l'intérieur d'un corps humain ?

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

"novelization'...On se pâme !

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Moi, Francis, je n'ai pas du tout l'impression de faire de la garderie, mes collègues non plus. Dans mon établissement, il y a peu de débordements pendant les cours. Ca nous mettrait plutôt mal à l'aise. Et je ne suis pas allée voir "Entre les murs" par franche opposition républicaine.
Malheureusement nous avons tout de même une classe qui ressemble un peu à celle du film à cause du manque d'autorité du professeur. Les collègues qui ont des classes mitoyennes sont excédées. La solution proposée par l'administration : leur trouver une autre salle à l'écart. Mais pour l'année prochaine !
Ecrit par : une hussarde | 28 janvier 2009
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Bien sûr, chère Hussarde ! Il n'y a pas que des énergumènes dans les classes. Cela dépend d'une foule de paramètres bien connus.
Les professeurs laxistes ou faibles, hélas, cela existe. Le pire, c'est que parmi les professeurs peu énergiques pour enguirlander un élève perturbateur certains sont parfois de bons enseignants !
Le laxisme vient, finalement, de l'institution : M. François Fillon, lorsqu'il était ministre de l'Education nationale, il y a quelques années, a dit à la télévision :"Il ne faut pas exclure les élèves qui perturbent les cours. Ils ne cherchent que cela !" (Il l'a dit en substance, non pas mot pour mot.)
Là, je lui souhaite bien du plaisir s'il va passer une heure dans la classe du gentillet François Bégaudeau ! (Oui, il y a une connotation péjorative dans cet adjectif "gentillet", mais je l'emploie à dessein, sans agressivité envers l'intéressé, cependant ; mais il n'a jamais été taillé pour ce métier.) A supposer que M. Fillon sache enseigner quelque chose (je ne sache pas qu'il ait jamais été professeur). Il ne tiendrait pas trois minutes !
Moi, Penin, je dis qu'il faut exclure définitivement les perturbateurs incorrigibles s'ils ont plus de seize ans. Quant à ceux de moins de seize ans, oui, il faut les garder, mais pas dans les classes où de bons élèves et de bons professeurs s'échinent à travailler sérieusement ! Il faut les faire garder dans la cour et les faire courir tout autour de la cour pendant une heure. Ensuite on les renvoie en classe où ils roupilleront et ficheront la paix aux professeurs et leurs bons élèves. S'ils recommencent, rebelote !
Ben quoi, m---- alors ! seront-ce toujours les voyous qui feront la loi dans les établissements scolaires ?
Hein ! vous voyez comme je peux m'énerver, tout en restant poli ?
(Grâce, il est vrai, à une réticence de plume : je ne vais tout de même pas sombrer dans la grossièreté, bien qu'elle soit à la mode de nos jours. Je voulais dire "mince alors !" Aviez-vous deviné ?)
J'entends fréquemment à la télévision une expression signifiant "ça me fait déféquer !" Pourquoi diable n'emploie-t-on pas ce verbe distingué ? Les biologistes l'utilisent tout naturellement. Ça vous aurait une allure, une telle expression, non ? Hem... non.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

@ÉVALUATIONS et Cahiers pédagogiques
Cela n'a fait sursauter personne ; je recommence.

Dans le café pédagogique du jour, on peut lire cet article :

Le Fait du jour : CM2 : L'étude cachée du ministère
En 20 ans, le niveau des élèves de CM2 a changé, établit une étude non-publiée de la Depp. Las de voir leurs travaux interdits de publication sur Internet, des chercheurs de la Depp, division des études et de la prospective du
ministère, ont décidé de vous en faire bénéficier. L'étude compare les résultats en calcul et français d'écoliers de CM2 de 1987 à 2007. Elle a été terminée en mai 2008. "Mes collègues et moi, membres de la DEPP, supportons de
plus en plus mal le blocage de nos publications" nous écrit un chercheur.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/01/28012009Accueil.aspx

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

@ une hussarde

Qu'en est-il de votre administration? À lire ce que vous écrivez, j'en déduis qu'elle n'est pas trop laxiste, car, si tel était le cas, vous seriez vite désavoués, les élèves le sauraient et le bazar se généraliserait. Voir ce qu'a écrit Jean au sujet de son petit collège autrefois bien tranquille.

Au fait, Jean, qu'en est-il de votre établissement? Vos principales continuent-elles tranquillos à boire du café et grignoter des gâteaux pendant que cela se gâte dans les classes?

Écrit par : retraitée | 28 janvier 2009

Honnêtement, ça ne vaut pas 11, mais le devoir est bien présenté. On voir qu'elle s'est appliquée. Si je mets, mettons 09/20, je sais qu'elle va être triste et qu'elle ne comprendra pas pourquoi elle n'a pas la moyenne, même si je lui explique.

D'un autre côté, la collègue qui la prend en PPRE (Projet Personnalisé de Réussite Educative (on garde son sérieux SVP !) ne va pas comprendre pourquoi j'ai mis 11...A moins que je ne le lui explique.

J'arrête, ça devient ennuyeux, mais vous voyez le genre de problèmes auxquels nous sommes sans arrêt confrontés et que l'on retrouve au moment "d'harmoniser" les notes au brevet ou au bac.

Bon, je vais lui mettre 09 et lui expliquer. de toutes façons, ça ne changera rien, elle passera quand même.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Lundi, passé la journée à Auschwitz, pour préparer mon voyage avec les 3èmes. Auschwitz-Birkenau, avec les baraquements, les latrines, les chambres à gaz....les crématoires dynamités...Sous le soleil d'hiver éblouissant et vif....pas du tout Auschwitzland ou Auschwitzpark......simplement un immense chagrin...et une colère....Et puis les ruines du "Kanada", les baraques où l'on apportait les alliances ,le dentiers, les vêtements, les chaussures....etc pour être récupérés à destination du Reich.....les cendres des crématoires balancées dans des mares....pour effacer jusqu'aux mémoires....la fameuse voie de chemin de fer et la "Judenrampe" la "rampe aux Juifs" où s'poérait la sélection entre viande qui peut encore travailler, et viande destinée à la matière première humaine recyclée. Dans les baraques en briques ou en bois, les nazis, grands humanistes soucieux d'ordre et d'hygiène avaient peint des dictons "Bleib doch ruhig" (Reste donc calme)...."Sich waschen ist eine Pflicht" (Se laver est un devoir".....quelles ordures. L'après midi, après une courte cérémonie au camp, visite du pire: Auschwitz 1. "Der Stammlager" comme jargonnaient les nazis. Le" camp mère" le jour tombait. Le froid était vif. Les étoiles s'allumaient. le firmament était bleu sombre. Nous allions avec le guide de block en block, parmi les horreurs des horreurs, qui fueint devant les mots. Salive en cuir dans la bouche. Démence. Les "Röhre" les tuyaux, des cylindres de 1 mètre 50 de diamètre , creusés dans les caves, où l'on empilait 8 déportés, de pauvres bougres terrorisés parce qu'ils avaient osé voler un trognon de choux aux SS...
La potence, à laquelle on accrochait les dépoertés par les coudes, de façon à ce qu'ils meurent lentement, de suffocation...le mur de liège, pour que les familles qu'on fusaillait en famille n'élcaboussent pas de leur sang les uniformes de ces messieurs, uniforme que les femems qu'on assassinait avaient repassé la veille. Ce familles, on les fusillait nues, pour ne pas gâcher les vêtements...
Dans les vitrines ,des lettres, toute la démentielle administration del'antisémitisme. Une lettre qui raconte comment les SS doivent faire éclater le crâne d'un nourrisson sans se tacher.....une circulaire précisant les besoins de la Wehrmacht en cheveux humains tissés en plaids....Des valises, des tas de prothèses, certaines avec le genou plié, impatient.....
Et puis les héros, les gens qui aidèrent, dont Maximilian Kolbe, ce prêtre polonais que le Vatican lâcha. Immondice de l'Eglise , dont rien, rien n'est sauvable. Derrièere le mur électrifié le bâtiment où des Carmélites voulurent s'intaller, ces hyènes....pour récupérer la douleur. Chiennes ,mille fois chienens qui savaient à quoi servit ce bâtiment : à entreposer le Zyklon B.......
Jouets d'enfants dans les vitrines...petits pulls tricotés par une maman folel d'amour pour son petit enjfant, avec des nounours rouges,...hmmmmmm? saloperies de nonnasses, ça vous fait mousser????
Alors ces héros, donc, souffrent de ce que leurs patrons , au Vatican, pourris jusqu'à la garde(cf, l'affaire Williamson) les utilisent pour se racheter une conscience.....Ordures d'intellectuels occidentaux, espagnols, français, etc qui escroquent les Palestiniens en osant comparer leur tragédie...à Auschwitz....
Et puis, la route, la route bâtie par des déportés, avec les pierres tombales du cimetière Juif d'"OSCWIECIM" comme qu'on dit là-bas....

Des sacs d'engrais à base de Palestiniens??? allô??? oui,cloc!! ne quittez pas...merde.....c'est raccroché.

Écrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2009

Honnêtement, ça ne vaut pas 11, mais le devoir est bien présenté. On voir qu'elle s'est appliquée. Si je mets, mettons 09/20, je sais qu'elle va être triste et qu'elle ne comprendra pas pourquoi elle n'a pas la moyenne, même si je lui explique.


On voiT ! pas on voir !

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Si, Guy, je suis allée y voir, mais comme je n'ai pas le temps de tout lire actuellement, j'ai gardé le lien en mémoire. Je ne dois pas être la seule.

Vous devriez aussi ( à moins que cela ne soit fait) aller sur le forum néoprofs. Je trouve qu'on peut y faire avancer les choses en étant diplomate (j'ai braqué des gens au début) . Lisez donc ce qui s'écrit sur le formatage IUFM, c'est intéressant. Et certains sont demandeurs de cours de grammaire structurés. Je vais faire de la pub pour le SLECC!

Écrit par : retraitée | 28 janvier 2009

Oui, le film est adapté du roman de Paul Féval, mais le roman (que l'élève a pris au CDI) est adapté du film de Broca, adapté du roman de Féval (ouf!)...
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"C'est l'histoire d'un chevalier qui veut épouser aurore, mais aurore ne ve pas car il y a quelqu'un quelle a dans sa vie et c'est alors que l'histoire du Bossu commence. Le Bossu arrivat dans le château pour accompagnait la jeune fille fair Paolo, ils sont fait la fête et Marcello qui est encore déguiser en Matamore. Mais aurore quitta Paolo et rejoignit Mercello et elle l'embrasa car elle tombé amoureuse de lui. Après le château ouvrit encore ses grillage, la cour fut envahie et ils se jetaient en plains bras par des comédiens et Marcello et Aurore s'étaient heureux, et ils restaient ensemble."
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Résumé du Bossu de Paul Féval d'après le roman adapté du film de Philippe de Broca, Amandine P. (4ème A)...20 ans après... la Loi d'orientation de 89 et trente ans de pédagogisme.

Le Voyage fantastique, n'est-ce pas un roman policier qui se passe à l'intérieur d'un corps humain ?

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2009
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OK, Robin, pour le 1er paragraphe.

2ème paragraphe : c'est à n'y pas croire.

3ème paragraphe : quel âge a cette élève ?

4ème paragraphe : oui, c'est bien cette histoire, novélisée par Isaac Asimov qui a toujours regretté de l'avoir fait, en raison d'incohérences scientifiques dans le scénario. Asimov était un homme de science et un auteur très prolifique d'ouvrages divers.

Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Les professeurs laxistes ou faibles, hélas, cela existe. Le pire, c'est que parmi les professeurs peu énergiques pour enguirlander un élève perturbateur certains sont parfois de bons enseignants !

F.P.

Est-ce si simple?...

Écrit par : Pendariès | 28 janvier 2009

@Francis Penin.

Elle est en 4ème. Je n'ai pas sa fiche sous les yeux ; elle doit avoir dans les 14-15 ans. Calme, gentille, pas de problème de comportement particulier. Ca me fait mal au coeur.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Les habitués du kwa pédagogique vont en avaler leur ersatz de travers.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

JPB nous dit :
"…Ce qui signifie que sur ce point précis, je ne laisserai plus passer de provocations idiotes. Je ne tiens pas plus que ça à ce que l'un ou l'autre des pédagos qui viennent ici se rapaître de nouvelles fraîches aille dire ailleurs que sur le blog de Brighelli, on tient des propos que ne désapprouverait pas Benoît XVI."

"Au départ, c'était aucune censure… Puis devant des textes très longs et sans intérêt, ce fut on les supprime… Puis devant un risque de déviation islamophobique, ce fut “Fermez là”. Maintenant devant des débats risquant la“Benoitophilie” c'est le point de vue des pédagos qui justifiera la censure… On arrête pas la progression…
La prochaine fois, faudra pas faire de peine à Sarko…"

Ecrit par : Anastasie | 28 janvier 2009



Bref, l'enfer quotidien du conformisme et du politiquement correct, comme à la télé, christianophobe mais islamophile, pédagophobe mais pas non plus téméraire. Totalement coincé par le système et soumis au qu'en- dira- Meirieu- faut -voir- à- pas-se- le- mettre- à- dos, ni prêter le flanc à la critique, il serait trop content ! Que des braves !

Je pense que ça doit bien faire rire les pédagos d'avoir de tels ennemis !

Écrit par : bravitude | 28 janvier 2009

Vous devriez aussi ( à moins que cela ne soit fait) aller sur le forum néoprofs. Je trouve qu'on peut y faire avancer les choses en étant diplomate (j'ai braqué des gens au début) . Lisez donc ce qui s'écrit sur le formatage IUFM, c'est intéressant. Et certains sont demandeurs de cours de grammaire structurés. Je vais faire de la pub pour le SLECC!
Ecrit par : retraitée | 28 janvier 2009
Je ne vais pas sur néoprofs parce qu'on ne peut pas tout faire.
Pour la pub, vous pouvez annoncer la mise en ligne prochaine ( dès que j'ai eu le temps d'en rédiger la présentation) de cours de grammaire sur Projet-Slecc.
Merci encore.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Mes amitiés aux taupes de la Direction de la Dévaluation et de la Prospektiv...Et à celle(s) à celle(s) du Kawa pédago.

"Bien creusé, vieille taupe !" (Shakespeare, Hamlet et Karl Marx, je ne sais plus où)

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

@Montaigne,

Toutes mes amitiés à vous et à vos élèves !

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Je pense que ça doit bien faire rire les pédagos d'avoir de tels ennemis !
Ecrit par : bravitude | 28 janvier 2009
Bravitude, vous êtes la latitude et la longitude, et même la boussolitude. Bref, vous savez garder la norditude.
Au fait, on vous déjà vu(e) face à Meirieu ?

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Qui parlait récemment en ces lieux de Benoist XVI ?
http://www.liberation.fr/monde/0101315388-benoit-xvi-condamne-le-negationnisme-mais-pas-l-eveque-negationniste
Et que cela ne nous détourne pas de parler de l'abandon feutré de la collation des grades.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Jérémy ayant sympathiquement reconnu qu'avant 2007 FELTS était un mec très bien, l'association des amis de R.F. publie pour que nul ne l'ignore sa fiche de BRIGHT :

« LE FELTS D'AVANT 2007
Je suis un obsessionnel non décompensé.
Je vis à Marseille où je suis psychiatre.
Je suis un bright.
J’ai écrit une thèse sur “La psychiatrie en Chine”, une fable philosophico-policière, “La 157éme victime”, des nouvelles et de nombreuses lettres ouvertes, généralement adressées au Monde. Mon dernier enfant qui est à l’état de manuscrit et en recherche d’éditeur, s’intitule : “Le caramel est dur sur l’île flottante”.
Médecin, j’ai eu la chance d’être souvent et gravement malade (tuberculose, cancer, etc. J’en passe et des meilleurs). Cela aide pour la relation avec les patients.
Mes devises préférées : “Rien de ce qui est humain ne m’est étranger” et d’Oscar Wilde : “L’humour est la politesse du désespoir.” et “S’il est au monde rien de plus fâcheux que d’être quelqu’un dont on parle, c’est assurément d’être quelqu’un dont on ne parle pas”.
Politiquement, sans craindre de me tromper, je suis passé du maoïsme au rocardisme pour me sentir finalement proche de Mouvement Républicain et Citoyen.
Mon militantisme le plus accompli : Avant que la loi Veil ne soit adoptée, ma participation au M.L.A.C. où j’ai “commis” 150 avortements libres et gratuits dans une dynamique où les femmes prenaient leur destin en main.
En quelques années, j'ai envoyé plus de 150 lettres au Monde, une quinzaine furent publiées… Mon blog « Lettres au Monde » permet de lire celles qui peuvent encore présenter de l'intérêt. J'en publie une ou deux par semaine… Mais je fais aussi des commentaires sur l'actualité.

Pour un visiteur, surtout s’il est nouveau, l’abondance n’est pas forcément un élément favorable à une reconnaissance avant même une bonne connaissance… Le zapping devient la règle et c’est une des tares de notre modernité. Je propose un petit tri personnel (un premier choix !) qui pourra faciliter l’accès du visiteur à la substantifique moelle de ce blog. Mais rien ne l’empêchera d’en faire à sa tête et de prendre d’autres chemins, surtout s’il me fréquente dix minutes plutôt que dix secondes.

Mes PRÉFÉRÉS :
- L’effet Edelweiss
- Fleur de courgette
- Thalasso à Pornic

JEUNE, si tu savais :
- Pouvoir
- Débordements Juvéniles
- Justine ou les malheurs de la vertu pédagogique
-Justine II
- Justine III
- Quand j’entends le mot “Kultur”

LA DURE ÉCOLE de la vie - la dure vie de l’école :
- Que deviennent les eaux usées
- Didactique de l’Enculage de Mouches
- Redoublement
- Scie la bique et Gros bal
- Commentaire de texte
- Et si on parlait de l’école
- Commentaire d’un texte d’Eveline Charmeux

Politiquement INCORRECTE :
- Cauchemar
- Xénophobie
- Français ?
- Cécilia
- Petite Fable Digestive
- Allo Maman…
- Petite Fable Exotique
- Sociétaliste
- Combat Grammatical !
- Le Pen et moi
- Moussaoui, Ghost Star
- Putain d’ta race
- Voile, Voili, Voilà
- Retour sur un passé récent…
- Liberté, Égalité, Choucroute !
- Liberté - Égalité - (mais sans choucroute)
- Anormalement normal

BRANCHÉ CUL mais avec distinction :
- Désir des dieux
- Harcèlement
- Clitoris et Prépuce
- Intermède Érotique
- Égalités

Branché Cul mais SANS distinction :
- PUB

En toute IRRELIGIOSITÉS
- Dieu et mon Droit
- Itinéraire Mystique
- “Respecter les Croyances”

PENSER avec sa tête :
- Sur les Discours Mystificateurs et Manipulatoires
-In Aqua Memoria, In Vino Veritas
- Névrose de compteur et blogage de phantasme
- Aux Visiteurs Inconnus
- Additif à la note Michel ONFRAY et le Relativisme

PERSO :
- Les Fèves
- Transfert
Le petit nouveau
- Se méfier des souvenirs
- Jura ? Sic… Hic !
- Privilèges
- Loto
- Un non événement

LIVRES ou extraits :
Le Caramel est dur sur l’Ile Flottante
La cent-cinquante-septième victime
Le faiseur d’anges

Voilà, sur mes 278 premières notes (au 7 décembre 2006) , je suis arrivé à en sélectionner 58… J’ai un certain regret pour quelques laissées-pour-compte : elles n’ont pas disparu pour autant et plusieurs valent le voyage. Vous les trouverez en cliquant sur Archives depuis mars 2005. Vous obtiendrez l’ensemble des notes classées mois par mois. Rien de plus facile que de passer du mois de mars 2005 au mois d’avril 2005 et ainsi de suite jusqu’à 2050, si dieu me prête vie. Si vous êtes en vacances avec votre portable, à la retraite, ou au chômage, cela peut vous faire passer le temps… Agréablement, je l’espère.
Les deux images qui à partir d’un moteur de recherche suscitent, et de loin, le plus de visite sur mon blog sont celle d’un beau (gros) clitoris et celle d’Adam et Eve en image de synthèse (toutes les deux dans la note “Clitoris et Prépuce”
Personnellement, je préfère les images que l’on trouve dans les notes de la séquence “Arts Plastiques” mais on dira que l’amour m’aveugle… »

La question que les amis de R.F. se posent, c'est comment un garçon aussi charmant a pu devenir une ordure (Tailleboudin). Sont-ce ses tumeurs thoraciques et cérébrales (fosse postérieure) ? Serait-ce la fréquentation d'un site ayant des principes qu'il révère et un mode de fonctionnement délétère ? Voilà un mystère qu'un psychiatre compétent pourrait débrousailler. L'association en connait un… Elle va aller le consulter…

Écrit par : Association des Amis de R.F. | 28 janvier 2009

Foultitude de platitudes ...

Écrit par : chat doc(te) | 28 janvier 2009

Qu'est-ce que je m'ennuie!

Écrit par : Le Journal du ça de l'Association des Amis de R.F. | 28 janvier 2009

C'est Jérémy qui ne va pas être content que vous ne respectiez pas ce qu'il dit…

Écrit par : A.A.R.F. | 28 janvier 2009

Comment, RF est un BRIGHT, et personne ici ne veut reconnaitre la lumière qu'il irradie (rose) partout où il pose son illustre regard ?
Honte, honte sur vous et votre descendance !!!!!
RF est un bright, c'est si "hype".

Écrit par : Le Surmoi de l'Obsessionnel non Décompensé | 28 janvier 2009

Qu'est-ce que je deviendrai quand il ne sera plus là?

Écrit par : Le Journal du ça de l'Association des Amis de R.F. | 28 janvier 2009

"J'entends fréquemment à la télévision une expression signifiant "ça me fait déféquer !" Pourquoi diable n'emploie-t-on pas ce verbe distingué ? Les biologistes l'utilisent tout naturellement. Ça vous aurait une allure, une telle expression, non ? Hem... non."

Ecrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Je vous propose aussi: "ça m'accélère le transit intestinal".

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009

Questions pour Robin, et éventuellement pour les autres professeurs de lettres qui passent par ce blog:

le résumé que vous nous présentez ,est-ce l'intégralité du devoir de votre élève de 4ème, est-il véritablement le reflet du niveau d'un élève moyen de 4ème et mettez-vous vraiment un 9/20 à ce devoir?

merci d'avance pour votre réponse .

Écrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

"J'entends fréquemment à la télévision une expression signifiant "ça me fait déféquer !" Pourquoi diable n'emploie-t-on pas ce verbe distingué ? Les biologistes l'utilisent tout naturellement. Ça vous aurait une allure, une telle expression, non ? Hem... non."

Ecrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Je vous propose aussi: "ça m'accélère le transit intestinal".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2009

Qu'est-ce que je m'ennuie!

Écrit par : Secrétaire général de l'Association des amis de RF | 28 janvier 2009

Robin, je suis très déçue ! A la première lecture du lien sur votre fils à Bourges, j'avais pu écouter tous les chants en intégrale, environ 2'50 pour l'Ave Verum, mais depuis, seulement un petit échantillon de 30 s, ce qui est très frustrant !
Les mystères insondables de l'informatique ...

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2009

Je veux dire le Laudate Dominum.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2009

Questions pour Robin, et éventuellement pour les autres professeurs de lettres qui passent par ce blog:

le résumé que vous nous présentez ,est-ce l'intégralité du devoir de votre élève de 4ème, est-il véritablement le reflet du niveau d'un élève moyen de 4ème et mettez-vous vraiment un 9/20 à ce devoir?

merci d'avance pour votre réponse .
Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009
C'est une copie parfaitement représentative. On en trouve de semblables au bac.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

@Enseignement du français. Devinette
Où trouve-t-on l'affirmation suivante :

"Il convient tout d'abord de souligner qu'au niveau de l'école élémentaire, l'enseignement du français doit d'abord et principalement être un entraînement à la communication. C'est là l'objectif principal : la formation logique est importante mais
elle trouvera à s'exercer ailleurs, en mathématique principalement." ?

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Ce qu'il y a de bien avec certains, c'est qu'il suffit d'appuyer sur un bouton et cela marche à tous les coups…

Écrit par : A.A.A.V. | 28 janvier 2009

Pour celles et ceux à qui j'ai fait découvrir Max Rouquette, pour celles et ceux qui le connaissent déjà, et les autres qui le découvrent:

Vient de paraître un double DVD (durée 4h30), au CRDP - Académie de Montpellier, éditions "scérén", dans la collection "Présence de la Littérature": "Max Rouquette, retrouver le chant profond" (20 Euros)

Deux films, "Max Rouquette et son vert paradis", de Roland Pécout et Michel Gayraud, "Horizons et Repères" de Pierre Nicq et Guy Prébois, où Max Rouquette parle de sa vie et de son oeuvre dans les lieux où il a vécu et qui ont inspiré les plus belles pages de "Verd paradís".

Un entretien en occitan (sous-titré en français) pour la télévision avec Max Rouquette, mené par Guy Langlois.

Des extraits de pièces de théâtre filmées et des photos des mises en scène de Jean-Louis Martinelli, Florence Thiébaut, Michel Cordes, Ahmed Madani, Nicolas Heredia.

Des éclairages d'écrivains et de critiques, Philippe Gardy, Jean-Claude Forêt, Josiane Ubaud, Roland Pécout présentent la création poétique, la production théâtrale, la place de la nature, l'inspiration universelle d'une écriture éblouissante.

Des lectures, à plusieurs voix, en occitan et en français pour entrer au plus profond du chant rouquettien, pour faire entendre la musique personnelle d'un grand style, sur des images qui suggèrent les "harmonies sensuelles" qui sont, pour Max Rouquette, le moteur de l'écriture.

Des regards sur les lieux de la vie personnelle, avec plusieurs petits films de reportage sur la maison natale, le bureau de l'écrivain, le Jardin des Plantes de Montpellier.

Un cadrage littéraire et pédagogique des grands thèmes et des motifs croisés du DVD dans le livret rédigé par Claire Toreilles.

CRDP académie de Montpellier
Allée de la Citadelle
34064 Montpellier CEDEX 2

Vous pouvez aussi commander le coffret dans votre librairie habituelle.

Écrit par : Pendariès | 28 janvier 2009

@AAAV
Ce qu'il y a de bien avec certains, c'est qu'il suffit d'appuyer sur un bouton et cela marche à tous les coups…
Ecrit par : A.A.A.V. | 28 janvier 2009
Ce qu'il y a de bien avec d'autres c'est qu'il n'y pas besoin de bouton.
Deux A de plus et on est dans l'andouillette extra.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Au petit jeu du kiadi :

"L’émergence d’une conscience métacognitive est grandement facilitée lorsque le maître de la classe, qui connaît bien ses élèves, les encourage à expliquer en termes simples comment ils s’y prennent pour comprendre, pour mémoriser, ce qu’ils préfèrent et pourquoi.
Ces techniques, très présentes dans le premier degré, ..., contribuent à rendre les élèves plus autonomes."

Ki c ka di sa ?

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Questions pour Robin, et éventuellement pour les autres professeurs de lettres qui passent par ce blog:

le résumé que vous nous présentez ,est-ce l'intégralité du devoir de votre élève de 4ème, est-il véritablement le reflet du niveau d'un élève moyen de 4ème et mettez-vous vraiment un 9/20 à ce devoir?

merci d'avance pour votre réponse .

Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

C'est une copie parfaitement représentative. On en trouve de semblables au bac.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Les jours où j'ai la grippe, je me demande vraiment pourquoi je me décarcasse.
Dire que je suis assez stupide pour me casser le bol à faire écrire quatre phrases correctes pour répondre à des questions sur la lecture du jour à mes CE1, à corriger ça au p'tit poil, 2,5 points par phrase rédigée en français correct auxquels j'enlève éventuellement 0,25 par faute d'orthographe évitable (accords nom/adjectif/article ; sujet /verbe ; a/à ; et/est ; son /sont; on/ont et mots copiables dans le texte ou déjà appris) et oubli de majuscule ou de point !
Avec ce barème, je crois que cette élève de 4° aurait 0/10 dans ma classe de CE1 ou guère plus et elle écoperait d'une sacrée remontée de bretelles le lendemain matin quand je lui rendrais son cahier !
Evidemment, comme les miens n'écrivent pas encore plusieurs phrases de suite, je ne peux pas noter la cohérence...
Je vais me faire un p'tit cocktail aspirine, miel, eau chaude, jus de citron, moi, et ensuite, je commencerai à rédiger ma lettre aux parents d'élèves pour leur expliquer que l'année scolaire est finie et que leurs enfants passeront en 4° dès lundi prochain. A moins que je les présente au bac.

Écrit par : catmano | 28 janvier 2009

merci d'avance pour votre réponse .
Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009
C'est une copie parfaitement représentative. On en trouve de semblables au bac.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Monsieur Guy Morel,
j'ai énormément de mal à le croire et vous avoue être abasourdie. S'il en est ainsi , il serait judicieux que JPB ouvre un fil qui montrerait de tels exemples de copies avec la note qui leur a été attribuée cela ouvrirait sans doute davantage les yeux des nombreux sceptiques et surtout parlerait bien plus que les longues diatribes sur le sujet.
j'attends d'autres réponses en particulier celle de Robin.
Merci encore

Écrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

le résumé que vous nous présentez , est-ce l'intégralité du devoir de votre élève de 4ème, est-il véritablement le reflet du niveau d'un élève moyen de 4ème et mettez-vous vraiment un 9/20 à ce devoir?

merci d'avance pour votre réponse .
Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009
C'est une copie parfaitement représentative. On en trouve de semblables au bac.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Ils doivent faire la "carte d'identité du livre", le résumé, dire qui est le narrateur. Il ya également des questions sur le ou les personnages principaux, le lieu et l'époque où se déroule l'action et ils donnent leur avis personnel (rédigé). Bref, la fiche de lecture classique. Je ne suis pas un partisan de l'originalité à tout prix (même en rédaction).

Non, cet élève n'est pas représentative du niveau moyen. Le niveau moyen est un peu plus élevé, mais guère plus. On peut considérer qu'il y a à peu près 6 élèves au niveau en 4ème sur 28 et autant en 5ème sur une vingtaine (j'ai la chance de ne pas avoir trop d'élèves en 5ème cette année).

Mes collègues (honnêtes) me disent la même chose, dernièrement, un de mes collègues de maths, fin spécialiste des palyndromes et des carrés magiques (il connaissait "in girum immus nocte et consumimur igni")

Le problème fondamental est le manque de travail et de motivation, le laisser-aller qui dure depuis des années, le manque de colonne vertébrale, une sorte d'avachissement que l'on retrouve dans ces devoirs bâclés, mal écrits ; l'élève ayant cherché à se débarrasser d'une corvée insupportable avant les jeux vidéos et les Simpson.

Et puis évidement le manque de bases quasi général en orthographe et en grammaire.

Toujours les mêmes fautes d'accord sujet-verbe, adjectif-nom, la même absence d'automatismes : le constructivisme a décrété que l'apprentissage des règles par coeur ligotait l'intelligence, résultat l'intelligence dépérit faute d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent et on ne peut rien construire.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

A Guy Morel,

La note d'information du service médico-légal du Moloch (DEPP) sur le niveau des élèves de CM2 est une note officielle, disponible sur le site officiel du Moloch.

http://education.gouv.fr/cid23433/lire-ecrire-compter-les-performances-des-eleves-de-cm2-a-vingt-ans-d-intervalle-1987-2007.html

Parler, comme le fait le jus pédagol "d'étude cachée,..., pendant 6 mois" me paraît un peu suspect.

De toutes façons les pédagols nieront leur responsabilité en avançant les facteurs sociaux et la nécessité pour l'école de se réformer dans le sens d'une adaption aux élèves. Gnagnagna...

En revanche, j'aimerais toujours et encore connaître la composition des "commissions" qui travaillent en loucedé depuis au moins 2 mois sur * les nouveaux programmes de lycée...

* "travailler sur", est-ce une expression convenable en boucherie ?

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Monsieur Guy Morel,
j'ai énormément de mal à le croire et vous avoue être abasourdie. S'il en est ainsi , il serait judicieux que JPB ouvre un fil qui montrerait de tels exemples de copies avec la note qui leur a été attribuée cela ouvrirait sans doute davantage les yeux des nombreux sceptiques et surtout parlerait bien plus que les longues diatribes sur le sujet.
j'attends d'autres réponses en particulier celle de Robin.
Merci encore

Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009


Je vous en mets un autre. Ca ne sera pas trop long car il ne s'est pas beaucoup foulé :

1° Christian GRENIERS Français du 20ème siècle
Allers simples pour le futur (souligné comme je l'avais demandé, c'est bien)
parut en 2002 Mango jeunesse
Science-fiction policier

2°) Destination : l'avenir ! un stupéfiant message laissé à notre atention sur une coimète par des extraterresytres, des écolos-terroristes menant leur dernier combat sur une Terre deveniue hyper polluée, despièges de l'espace-telmps impossibles à déjouer, des logiciels tueurs, des amis artificiels, des mondes truqués où la réalité virtuelle envahit le réel.

Il a manifestement recopié la 4ème de couverture, alors que j'avais demandé de rédiger un résumé personnel, synthétique, linéaire et complet.

Et voici la partie "personnelle" :

3° C'est un groupe d'écolo térroriste dage adulte. Ba c'est une ville qui reçoi un message des extraterrestres et des ecolos térroristes essays des désactiver des virus tueur. A la fin du roman ils arivent a desactiver les virus et arret les gansters.

4) L'histoir se passe sur la terre et le groupe se déplace dans le futur avec une machine pour aller dan le temps. L'action se passe dans le futur ver 2030

5) J'ai bien aimé le livre car jador la science fiction. Le thème des écolos terroristes ma bocoup plus. Je conseille se livre pour se qui ador la science fiction et les roman policier.

(J'ai respecté scrupuleusement l'orthographe)

C'est fait au traitement de texte en gros caractères et ça tient sur les 3/4 d'une page.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

L'idée de Saperlipopette est excellente.
Robin, si vous avez le temps et la patience, collectez donc des copies "moyennes" pas des crasses — avec la note qu'elles ont eue, niveau Troisième / Première / terminale. Et envoyez-les moi en privé pour que je les répercute en Note. Ça donnera effectivement une idée.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Je vais lui mettre 08,5 sur 20, alors que ça vaut à peine 05...ou 03. Je ne sais plus. Je ne note pas "dans l'absolu", mais par rapport au niveau moyen. Je veux lui signifier que sa copie n'est pas suffisante.

Oui, je sais, c'est très dérangeant et je ne suis pas très fier de vous parler de "l'arrière-cuisine".

Les correcteurs du bac pourraient vous en dire autant, mais là, ce sont les inspecteurs généraux et les recteurs qui interviennent pour leur demander "d'harmoniser" les notes ("ah! qu'en termes galants...")

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

L'idée de Saperlipopette est excellente.
Robin, si vous avez le temps et la patience, collectez donc des copies "moyennes" pas des crasses — avec la note qu'elles ont eue, niveau Troisième / Première / terminale. Et envoyez-les moi en privé pour que je les répercute en Note. Ça donnera effectivement une idée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Je n'ai pas de 3ème cette année, ni de lycéens, mais des 5ème et des 4ème. Je peux vous copier une copie moyenne de quatrième (à laquelle j'ai mis 11/20). Une rédaction, plutôt qu'une fiche de lecture.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Moi, je peux vous fournir la sixième. Je pense que je note plus sévèrement que Robin.

Écrit par : une hussarde | 28 janvier 2009

"L’émergence d’une conscience métacognitive est grandement facilitée lorsque le maître de la classe, qui connaît bien ses élèves, les encourage à expliquer en termes simples comment ils s’y prennent pour comprendre, pour mémoriser, ce qu’ils préfèrent et pourquoi.
Ces techniques, très présentes dans le premier degré, ..., contribuent à rendre les élèves plus autonomes."

Ki c ka di sa ?

Ecrit par : dugong | 28 janvier 2009

Facile, c'est Annie Scoffoni, IGEN groupe des langues vivantes, dans un rapport de juin 2002. C'est très beau, je trouve. Ça commence comme du Edgar Morin de bonne cuvée pour se rapprocher sur la fin des meilleures trouvailles de P. Mérieu.

Du même auteur, on peut commander sur amazon :

L'anglais en chantant :
"10 chansons originales sur des rythmes variés (rock, rap, jazz, salsa...) pour les premières années d'apprentissage de l'anglais. Une initiation à l'anglais gaie et ludique pour la classe ou la maison. Un produit complémentaire indispensable pour le cours d'anglais. Le CD Audio avec 10 chansons originales interprétées par Gilda Solve. Une version instrumentale suit chaque chanson pour chanter en toute liberté. Le cahier d'activités avec les chansons des textes et des activités ludiques pour comprendre et pour s'entraîner. Le livret pédagogique pour les parents et les professeurs : les objectifs, des idées pour préparer l'écoute et les corrigés d'activités."

Vous avez bien lu : INDISPENSABLE pour le cours d'anglais.

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

"J'entends fréquemment à la télévision une expression signifiant "ça me fait déféquer !" Pourquoi diable n'emploie-t-on pas ce verbe distingué ? Les biologistes l'utilisent tout naturellement. Ça vous aurait une allure, une telle expression, non ? Hem... non."

Ecrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Pour les biologistes, du temps où tout ne se faisait pas avec une machine automatique, déféquer pouvait dire aussi stoper une réaction enzymatique en ajoutant par exemple une solution d'acide chlorhydrique.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2009

Et envoyez-les moi en privé pour que je les répercute en Note. Ça donnera effectivement une idée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2009
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Ôtez-moi d'un doute, cher collègue, je vous prie.
Je suis embarrassé de vous dire cela (si j'ai raison, non pas si j'ai tort) : ne faut-il pas aussi un trait d'union entre "les" et "moi" dans la phrase "Et envoyez-les-moi ---" ?
Je sais que vous écrivez ici dans l'urgence permanente et que vous ne vous relisez peut-être pas toujours, et que, de ce fait, malgré votre maîtrise du français, vous pouvez commettre quelques fautes vénielles de temps à autre, comme moi d'ailleurs. Dans le cas présent je n'ai pas de livre de grammaire pour vérifier que j'ai raison, et n'ai pas l'intention d'en acheter un.
Aurais-je pu vous demander cela en privé ?
Comment fait-on ?
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Ne vaudrait-il pas mieux que les scientifiques travaillent un peu plus à l'émergence d'une biologie théorique digne de ce nom ? Afin que les idéologues de tout poil cessent de s'engouffrer si facilement dans ce qu'ils perçoivent bien comme une faille.


Vincent

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 27 janvier 2009

Excusez ! J'arrive tard et me trouve donc hors sujet.
On peut édicter une biologie théorique indiscutable sur des points précis, comme le fonctionnement de la myofibrille (c'est un exemple pami tant d'autres). Reste qu'il y a des êtres vivants plus athlétiques que d'autres et que, si on peut observer et pointer du doigt le fait que l'éducation des bébés kenyans favorise la motricité, tous les bébés kenyans ne deviennent pas à l'âge adulte des athlètes olympiques. C'est le charme de la biologie ! J'aime son imprévisibilité, surtout quand on l'applique à la médecine. Les vérités in vitro deviennent facétieuses in vivo. On peut accepter tout ça et en tirer l'idée d'une force supérieure, d'un grand horloger. On peut aussi se dire que l'avenir est devant nous et que le monde de la recherche scientifique n'est pas un monde fini et qu'il ne peut satisfaire ceux qui s'abreuvent à la source des certitudes.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Vous avez bien lu : INDISPENSABLE pour le cours d'anglais.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

How much ?

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Vous avez bien lu : INDISPENSABLE pour le cours d'anglais.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

How much ?

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2009

Too much !

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

Merci Robin !
très chère Catmano, continuez , vos élèves ont une chance inouïe!
J'ai l'impression d'avoir pris un upercut en vous lisant une première fois Robin , votre réponse me laisse K.O ...
Merci Jean-Paul à l'avance pour cette note qui sera à n'en pas douter percutante , il est grand temps qu'on utilise les électrochocs pour réanimer ce système ...

Vous aurez du mal à le croire mais là j'ai une véritable nausée. Je savais que ce n'était pas brillant mais franchement pas à ce point là.

Je retourne travailler et vous souhaite une bonne soirée.

Et si d'autres enseignants de lettres classiques pouvaient apporter leurs témoignages ce seraient un acte civique des plus méritoires...Nos enfants doivent être tirés vers le haut et rapidement!
et les enseignants des autres matières aussi d'ailleurs.
à ce propos , y aurait-il un enseignant de mathématiques qui pourrait me dire qu'elles sont les notions de géométrie qui devraient être maitriser en 3ème et qu'elle est la réalité du terrain par rapport à cet idéal?

Jean-Paul je te prie de m'excuser d'utiliser ainsi ton blog mais vraiment je ne sais plus dans quelle réalité scolaire nous nous trouvons actuellement. Bises

Écrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

ne faut-il pas aussi un trait d'union entre "les" et "moi" dans la phrase "Et envoyez-les-moi ---" ?

Ecrit par : Francis Penin | 28 janvier 2009

Non!

Écrit par : Jean | 28 janvier 2009

"On peut édicter une biologie théorique indiscutable"

Cela me paraît bien confus et en tout cas diamétralement opposé à ce que je voulais dire : l'intérêt d'une biologie théorique serait précisément de pouvoir en discuter sans déblatérer soit dans le mou (darwinisme) soit dans des détails (biotechnologies).

Ethymologiquement, un théorème est l'objet d'une vision. Il serait bon qu'il y en ait quelques uns en biologie pour que quelques unes puissent se déployer au delà de la recette efficace.

Il n'est pas question ici de certitudes.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Etymologiquement !

Trop d'éthylisme sur le blog, déteint...

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Trait de désunion

Francis, je confirme pour le trait d'union : "Envoyez-le moi."

Écrit par : une hussarde | 28 janvier 2009

JPB a écrit : "L'idée de Saperlipopette est excellente."

Mais attention aux droits d'auteur.

Ces copies ne relevant pas de la propriété "intellectuelle", faudrait pas pousser, peuvent d'emblée accéder au statut d'oeuvre d'art et relever juridiquement de la propriété artistique :

http://www.droitsdauteur.culture.gouv.fr/index-pla.htm

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Quelqu'un a-t-il écouté Stella Baruk sur les infos de France 2 ?
http://jt.france2.fr/13h/
Bof!
Qu'en pensez-vous?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2009

Au fait, Jean, qu'en est-il de votre établissement? Vos principales continuent-elles tranquillos à boire du café et grignoter des gâteaux pendant que cela se gâte dans les classes?

Ecrit par : retraitée | 28 janvier 2009

Eh bien, oui, retraitée, le désordre devient général. C'est la pagaille dans la cour, la pagaille dans les couloirs. Pendant, avant et après les cours, on entend des cavlacades , des cris. Nos deux poulardes arpentent la cour de récération du pas mesuré de celles qui se croient de l'importance, indifférentes aux bousculades, aux élèves qui les frôlent en courant. La principale, indifférente à la réputation qu'elle s'est faite dan,s le secteur (d'avoir réussi à faire fuir vers le collège privé voisin l'effectif de toute une classe de sixième, les parents avertis ayant préféré protéger leurs bambins de l'ambiance de notre collège...), sourit à ses préférés, dont je ne suis pas, ceux qui lui font la cour parce qu'ils ont besoin qu'elle les materne pour la hors-classe. Elle a des réflexes de politicarde de deuxième choix, ayant eu son poste, comme je l'ai dit, grâce aux relations politiques de son mari. A la cantine, pelotonnée à la table de l'administration avec sa fidèle secrétaire et sa copine-adjointe, elle s'empiffre et rit à gorge déployée, souvent à se rouler par terre ( elle), pendant qu'à la table d'à côté nous (les professeurs), nous nous entretenons gravement des problèmes de discipline de plus en plus graves que nous avons dans toutes nos classes. Jamais il ne lui vient à l'idée de venir nous trouver à notre table, comme le ferait quelqu'un de normal et d'humain, pour nous demander si ça va, si elle peut nous aider. Repue, elle enfile son renard et part en se dandinant, avec sur le visage le sourire satisfait de la belette (enfin, c'est un abus de langage!) qui lèche la lime (Esope, chers collègues!). Elle sanctionne quand même quelques élèves, mais de manière incohérente, à la tête du professeur. Elle a changé de classe un petit voyou sans en parler à personne: la seule qui était au courant, c'était l'excitée de soutien aux élèves, de remédiation, d'heures supplémentaires, de réunions à la pelle (elle rêve de rester 35 heures au collège, celle-là, que dis-je? d'habiter dans sa classe!) qui va consciencieusement cafter tout ce qu'elle etend (je les ai entendues toutes trois se marrer à n'en plus pouvoir parce que cette dame leur racontait tout ce que j'avais dit dans son groupe à la réunion sur le contrat d'objectifs: j'avais dit: "Tu ne vas quand même pas demander aux professeurs de faire la police toute la journée dans tout le collège." Je l'ai entendue le leur raconter, et elles se marraient, elles se marraient...).
Evidemment, et heureusement, cette triste évolution rapproche les collègues, qui de plus en plus, sont résolus à faire front ensemble. Cela va se traduire par une bagarre en CA et avec les cinq associations de parents sur la dotation horaire globale car on nous annonce déjà de sclasses de 3ème à trente élèves, ce qui chez nous, serait déraisonnable - nous en avons fait l'expérience cette année). Que dire encore? Nous attendons le départ de ces deux nullissimes (professionnellement et humainement nullisssimes). Nous gérons tant bien que mal le désordre en nous disant qu'il ne reste que quatre mois et demi à tirer et qu'après tout, ce sont elles , en fin de compte, qui se seront porté le plus mauvais coup, celui de laisser dans le canton le souvenir de deux greluches qui ont réussi l'exploit de transformer un petit collège tranquille et studieux, un vrai bijou, en une pétaudière dans laquelle les élèves font à peu près ce qu'ils veulent (heurseuement qu'ils ne sont pas violents...).
C'est dire, retraitée, que nous prenons la chose avec un certain détachement, en attendzant de faire sa fête au prochain chef d'établissement, car si c'est un petit con, il va souffrir...

Écrit par : Jean | 28 janvier 2009

Au fait, Jean, qu'en est-il de votre établissement? Vos principales continuent-elles tranquillos à boire du café et grignoter des gâteaux pendant que cela se gâte dans les classes?

Ecrit par : retraitée | 28 janvier 2009

Eh bien, oui, retraitée, le désordre devient général. C'est la pagaille dans la cour, la pagaille dans les couloirs. Pendant, avant et après les cours, on entend des cavlacades , des cris. Nos deux poulardes arpentent la cour de récération du pas mesuré de celles qui se croient de l'importance, indifférentes aux bousculades, aux élèves qui les frôlent en courant. La principale, indifférente à la réputation qu'elle s'est faite dan,s le secteur (d'avoir réussi à faire fuir vers le collège privé voisin l'effectif de toute une classe de sixième, les parents avertis ayant préféré protéger leurs bambins de l'ambiance de notre collège...), sourit à ses préférés, dont je ne suis pas, ceux qui lui font la cour parce qu'ils ont besoin qu'elle les materne pour la hors-classe. Elle a des réflexes de politicarde de deuxième choix, ayant eu son poste, comme je l'ai dit, grâce aux relations politiques de son mari. A la cantine, pelotonnée à la table de l'administration avec sa fidèle secrétaire et sa copine-adjointe, elle s'empiffre et rit à gorge déployée, souvent à se rouler par terre ( elle), pendant qu'à la table d'à côté nous (les professeurs), nous nous entretenons gravement des problèmes de discipline de plus en plus graves que nous avons dans toutes nos classes. Jamais il ne lui vient à l'idée de venir nous trouver à notre table, comme le ferait quelqu'un de normal et d'humain, pour nous demander si ça va, si elle peut nous aider. Repue, elle enfile son renard et part en se dandinant, avec sur le visage le sourire satisfait de la belette (enfin, c'est un abus de langage!) qui lèche la lime (Esope, chers collègues!). Elle sanctionne quand même quelques élèves, mais de manière incohérente, à la tête du professeur. Elle a changé de classe un petit voyou sans en parler à personne: la seule qui était au courant, c'était l'excitée de soutien aux élèves, de remédiation, d'heures supplémentaires, de réunions à la pelle (elle rêve de rester 35 heures au collège, celle-là, que dis-je? d'habiter dans sa classe!) qui va consciencieusement cafter tout ce qu'elle etend (je les ai entendues toutes trois se marrer à n'en plus pouvoir parce que cette dame leur racontait tout ce que j'avais dit dans son groupe à la réunion sur le contrat d'objectifs: j'avais dit: "Tu ne vas quand même pas demander aux professeurs de faire la police toute la journée dans tout le collège." Je l'ai entendue le leur raconter, et elles se marraient, elles se marraient...).
Evidemment, et heureusement, cette triste évolution rapproche les collègues, qui de plus en plus, sont résolus à faire front ensemble. Cela va se traduire par une bagarre en CA et avec les cinq associations de parents sur la dotation horaire globale car on nous annonce déjà de sclasses de 3ème à trente élèves, ce qui chez nous, serait déraisonnable - nous en avons fait l'expérience cette année). Que dire encore? Nous attendons le départ de ces deux nullissimes (professionnellement et humainement nullisssimes). Nous gérons tant bien que mal le désordre en nous disant qu'il ne reste que quatre mois et demi à tirer et qu'après tout, ce sont elles , en fin de compte, qui se seront porté le plus mauvais coup, celui de laisser dans le canton le souvenir de deux greluches qui ont réussi l'exploit de transformer un petit collège tranquille et studieux, un vrai bijou, en une pétaudière dans laquelle les élèves font à peu près ce qu'ils veulent (heurseuement qu'ils ne sont pas violents...).
C'est dire, retraitée, que nous prenons la chose avec un certain détachement, en attendzant de faire sa fête au prochain chef d'établissement, car si c'est un petit con, il va souffrir...

Écrit par : Jean | 28 janvier 2009

Questions pour Robin, et éventuellement pour les autres professeurs de lettres qui passent par ce blog:

le résumé que vous nous présentez ,est-ce l'intégralité du devoir de votre élève de 4ème, est-il véritablement le reflet du niveau d'un élève moyen de 4ème et mettez-vous vraiment un 9/20 à ce devoir?

merci d'avance pour votre réponse .

Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009
Je ne suis pas prof de lettres ! Je ne suis que parent d'élèves ... Et je vous dis: "Ça vous étonne vraiment ????????? Arrêtez de jouer les pucelles effarouchées ! ".
Il y a sur terre beaucoup de parents qui confient leurs enfants à l'école pendant qu'eux-mêmes vont au charbon pour faire bouillir la marmite. Ces enfants sont peut-être indignes de fréquenter les vôtres mais ils sont légions. Ces enfants font ce qu'ils peuvent avec ce qu'on leur donne.

Quant à l'histoire du lecteur qui narre l'histoire, à elle seule, elle est digne de la moyenne !

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

A.A.A.V. =
Association des Amis de l'Andouille de Vire
à ne pas confondre avec l'A.A.A.A.A. de sinistre mémoire…

Écrit par : Mystère de la Sainte Andouille | 28 janvier 2009

@COPIES TÉMOINS
Honteux de me citer. Mais enfin, allez-donc voir à la fin de ce document ( Annexe III) qui date de 2004.
Et que le AAAAA ne nous les brise pas en la ramenant avec son histoire de bouton !
http://michel.delord.free.fr/morel-ulm.pdf

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

A Guy Morel,

La note d'information du service médico-légal du Moloch (DEPP) sur le niveau des élèves de CM2 est une note officielle, disponible sur le site officiel du Moloch.

http://education.gouv.fr/cid23433/lire-ecrire-compter-les-performances-des-eleves-de-cm2-a-vingt-ans-d-intervalle-1987-2007.html

Parler, comme le fait le jus pédagol "d'étude cachée,..., pendant 6 mois" me paraît un peu suspect.


Ecrit par : dugong | 28 janvier 2009
C'est parce que cela me paraît suspect ( pas de jeu de mots, hein !) que je l'ai relevé.
Par ailleurs, zéro faute est bien intéressant cet an-ci.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

A propos de la réaction de Saperlipopette, je crois que beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de ce qu'on a sous les yeux en collège, de l'état catastrophique de la langue. Parfois il nous faudrait un décodeur ! On se sent souvent découragé devant cette montagne à soulever.
Je peux, si certains le jugent utiles, fournir des rédactions, celle de l'évaluation nationale de septembre, puis une plus récente du même élève, ou d'un autre. Idem pour une dictée, l'orthographe étant la catastrophe la mieux partagée. Et les fautes ne nous font pas toujours rire !

Je viens d'entendre à ce sujet un reportage sur le journal de France 2 : des résultats à des exercices comparés entre 1987 et 2007, chiffres à l'appui. Décidément on aime les chiffres en ce moment. Qu'est-ce que ça cache ? ...
J'ai été déçue par l'intervention de Bentolila qui impute cette baisse en calcul et en français à la "formation des enseignants démunis devant les élèves en difficulté". C'est un peu facile et léger comme analyse.

Écrit par : une hussarde | 28 janvier 2009

Lundi, passé la journée à Auschwitz, pour préparer mon voyage avec les 3èmes. Auschwitz-Birkenau, avec les baraquements, les latrines, les chambres à gaz....les crématoires dynamités...Sous le soleil d'hiver éblouissant et vif....pas du tout Auschwitzland ou Auschwitzpark......simplement un immense chagrin...et une colère....Et puis les ruines du "Kanada", les baraques où l'on apportait les alliances ,le dentiers, les vêtements, les chaussures....etc pour être récupérés à destination du Reich.....les cendres des crématoires balancées dans des mares....pour effacer jusqu'aux mémoires....la fameuse voie de chemin de fer et la "Judenrampe" la "rampe aux Juifs" où s'poérait la sélection entre viande qui peut encore travailler, et viande destinée à la matière première humaine recyclée. Dans les baraques en briques ou en bois, les nazis, grands humanistes soucieux d'ordre et d'hygiène avaient peint des dictons "Bleib doch ruhig" (Reste donc calme)...."Sich waschen ist eine Pflicht" (Se laver est un devoir".....quelles ordures. L'après midi, après une courte cérémonie au camp, visite du pire: Auschwitz 1. "Der Stammlager" comme jargonnaient les nazis. Le" camp mère" le jour tombait. Le froid était vif. Les étoiles s'allumaient. le firmament était bleu sombre. Nous allions avec le guide de block en block, parmi les horreurs des horreurs, qui fueint devant les mots. Salive en cuir dans la bouche. Démence. Les "Röhre" les tuyaux, des cylindres de 1 mètre 50 de diamètre , creusés dans les caves, où l'on empilait 8 déportés, de pauvres bougres terrorisés parce qu'ils avaient osé voler un trognon de choux aux SS...
La potence, à laquelle on accrochait les dépoertés par les coudes, de façon à ce qu'ils meurent lentement, de suffocation...le mur de liège, pour que les familles qu'on fusaillait en famille n'élcaboussent pas de leur sang les uniformes de ces messieurs, uniforme que les femems qu'on assassinait avaient repassé la veille. Ce familles, on les fusillait nues, pour ne pas gâcher les vêtements...
Dans les vitrines ,des lettres, toute la démentielle administration del'antisémitisme. Une lettre qui raconte comment les SS doivent faire éclater le crâne d'un nourrisson sans se tacher.....une circulaire précisant les besoins de la Wehrmacht en cheveux humains tissés en plaids....Des valises, des tas de prothèses, certaines avec le genou plié, impatient.....
Et puis les héros, les gens qui aidèrent, dont Maximilian Kolbe, ce prêtre polonais que le Vatican lâcha. Immondice de l'Eglise , dont rien, rien n'est sauvable. Derrièere le mur électrifié le bâtiment où des Carmélites voulurent s'intaller, ces hyènes....pour récupérer la douleur. Chiennes ,mille fois chienens qui savaient à quoi servit ce bâtiment : à entreposer le Zyklon B.......
Jouets d'enfants dans les vitrines...petits pulls tricotés par une maman folel d'amour pour son petit enjfant, avec des nounours rouges,...hmmmmmm? saloperies de nonnasses, ça vous fait mousser????
Alors ces héros, donc, souffrent de ce que leurs patrons , au Vatican, pourris jusqu'à la garde(cf, l'affaire Williamson) les utilisent pour se racheter une conscience.....Ordures d'intellectuels occidentaux, espagnols, français, etc qui escroquent les Palestiniens en osant comparer leur tragédie...à Auschwitz....
Et puis, la route, la route bâtie par des déportés, avec les pierres tombales du cimetière Juif d'"OSCWIECIM" comme qu'on dit là-bas....

Des sacs d'engrais à base de Palestiniens??? allô??? oui,cloc!! ne quittez pas...merde.....c'est raccroché.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 janvier 2009


Dieu que d'émotion !


.....les cendres des crématoires balancées dans des mares....pour effacer jusqu'aux mémoires....


Tristement, dramatiquement d'actualité.........

Écrit par : carole | 28 janvier 2009

L'idée de Saperlipopette est excellente.
Robin, si vous avez le temps et la patience, collectez donc des copies "moyennes" pas des crasses — avec la note qu'elles ont eue, niveau Troisième / Première / terminale. Et envoyez-les moi en privé pour que je les répercute en Note. Ça donnera effectivement une idée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Vous êtes tous de petites putes ! Nos gosses font ce qu'ils peuvent avec ce que VOUS leur donnez pendant que nous marnons à vous engraisser, grèves comprises.
Sciez votre branche ! Ridiculisez mes enfants et ceux des autres !
Sûr que ça vous avancera de pointer du doigt vos propres défaillances !

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Ne prenez pas nos enfants en otage ! Parce que le résultat final, c'est que c'est EUX que vous faites passer pour des iméciles auprès de l'opinion publique. Et ça, c'est franchement destructeur: "génération de cancres, inaudible, indigne du droit de vote "

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

J'ai été déçue par l'intervention de Bentolila qui impute cette baisse en calcul et en français à la "formation des enseignants démunis devant les élèves en difficulté". C'est un peu facile et léger comme analyse.
Ecrit par : une hussarde | 28 janvier 2009

Déçue par Bentolila ! Vous accordiez donc quelque crédit à cette outre pleine de vents qui vend sa camelote ( dont une méthode de lecture par pictogrammes qui valait son pesant de cacahuètes) depuis trente ans.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

"Ridiculisez mes enfants et ceux des autres !"

Une pièce à conviction(s) n'est pas destinée à ridiculiser.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2009

Bonjour

Je ne fais que passer.

Personne n'ayant répondu à mon invitation de faire une partie de jeu de rôle, je n'insisterai donc plus !

Je tiens le coup quand même ! Ce n'est pas ça qui va m'ébranler !

Ce n'est pas comme si j'avais lu un message parlant si facilement de la mort prochaine d'un dément ou supposé tel.

Écrit par : johnmarguerite | 28 janvier 2009

à ce propos , y aurait-il un enseignant de mathématiques qui pourrait me dire qu'elles sont les notions de géométrie qui devraient être maitriser en 3ème et qu'elle est la réalité du terrain par rapport à cet idéal?



Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009
Ben voyons !

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Robin, je suis très déçue ! A la première lecture du lien sur votre fils à Bourges, j'avais pu écouter tous les chants en intégrale, environ 2'50 pour l'Ave Verum, mais depuis, seulement un petit échantillon de 30 s, ce qui est très frustrant !
Les mystères insondables de l'informatique ...

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2009

Oui, j'ai eu le même problème que vous et je n'arrive pas à retrouver le lien moi non plus. C'est rageant !

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Vous êtes tous de petites putes ! Nos gosses font ce qu'ils peuvent avec ce que VOUS leur donnez pendant que nous marnons à vous engraisser, grèves comprises.
Sciez votre branche ! Ridiculisez mes enfants et ceux des autres !
Sûr que ça vous avancera de pointer du doigt vos propres défaillances !
Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Oh, Dobolino ! Qui a dit que produire leurs copies, c'est ridiculiser les enfants ? Celle-là, on me l'a faite un fois lors de la parution de l'Horreur pédagogique avec les reproductions
des copies de bac. Pas deux. Ne m'obligez pas à répéter la réponse que j'ai faite alors.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

@Enseignement du français. Devinette
Où trouve-t-on l'affirmation suivante :

"Il convient tout d'abord de souligner qu'au niveau de l'école élémentaire, l'enseignement du français doit d'abord et principalement être un entraînement à la communication. C'est là l'objectif principal : la formation logique est importante mais elle trouvera à s'exercer ailleurs, en mathématique principalement." ?

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Je dirais M. Rouchette, l'auteur du plan qui porte son nom ?
J'ai bon ?

Bon rétablissement, Catmano. L'école n'est pas seulement un lieu de transmission des savoirs, mais aussi de virus.

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Là oui, je serai encore profondément choqué plusieurs jours après, peut-être aussi parce que cette personne qui serait allé aussi loin que possible avant de franchir la limite entre le dire et le faire ne serait pas différente de moi par nature.

Écrit par : johnmarguerite | 28 janvier 2009

"Ridiculisez mes enfants et ceux des autres !"

Une pièce à conviction(s) n'est pas destinée à ridiculiser.

Ecrit par : dugong | 28 janvier 2009

C'est pourtant ce qu'il en ressort. Ce n'est pas drôle du tout. La traduction au niveau Café du Commerce, c'est "une génération nulle ".
Bon, moi, j'en ai marre ! Je fais ce que je peux pour mes gosses, y compris travailler avec une grippe qui vous donne huit jours d'arrêt maladie indiscutables et qui ne m'autorise pas à m'arrêter.
Vous lire ricaner sur les productions de vos élèves (nos enfants ) qu'ont vous a confiés, en tant qu'élèves sensu stricto, éduqués, propres et lavés, dès leurs trois ans ...
Y'a de quoi avoir les nerfs !

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Je dirais M. Rouchette, l'auteur du plan qui porte son nom ?
J'ai bon ?

Bon rétablissement, Catmano. L'école n'est pas seulement un lieu de transmission des savoirs, mais aussi de virus.
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009
Vous avez gagné, c'était bien le virus Rouchette.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

je serais...serait allée

Écrit par : johnmarguerite | 28 janvier 2009

Vous lire ricaner sur les productions de vos élèves (nos enfants ) qu'ont vous a confiés, en tant qu'élèves sensu stricto, éduqués, propres et lavés, dès leurs trois ans ...
Y'a de quoi avoir les nerfs !
Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2009
L'autre fois, c'était les "gosses", maintenant un possessif.
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Suis-je bête : c'est de l'humour ; vous nous la jouez délégué FCPE ou PEEP !

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

La minute d'animation et de détente .


http://www.youtube.com/watch?v=7LUm-E4GPU8

Écrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier 2009

Oh, Dobolino ! Qui a dit que produire leurs copies, c'est ridiculiser les enfants ? Celle-là, on me l'a faite un fois lors de la parution de l'Horreur pédagogique avec les reproductions
des copies de bac. Pas deux. Ne m'obligez pas à répéter la réponse que j'ai faite alors.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Ces enfants, ce sont d'abord les miens ! Comprenez que je bondisse ! Et essayez enfin et surtout de comprendre, par mon intervention, l'effet délétère de ce type de citation dans l'opinion publique.
Quant à ce que j'étais capable de produire en quatrième, je n'en ai pas le moindre souvenir et je ne me souviens pas que j'étais alors extraordinaire. Tant mieux pour vous si vous l'étiez et en êtes encore absolument convaincu.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Pour ceux et celles qui voudraient chanter avec les nanas de Roger, voici les paroles :

I got on the phone and called the girls, said
Meet me down at Curly Pearls, for a
Ney, Nah Neh Nah
In my high-heeled shoes and fancy fads
I ran down the stairs hailed me a cab, going
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Nah Neh Nah

When I pushed the door, I saw Eleanor
And Mary-Lou swinging on the floor, going
Ney, Nah Neh Nah
Sue came in, in a silk sarong
She walzed across as they played that song,
going
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Nah Neh Nah

Annie was a littlie late
She had to get out of a date, with a
Ney, Nah Neh Nah
Curly fixed another drink
As the piano man began to sing, that song
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Nah Neh Nah

It was already half past three
But the night was young and so were we,
dancing
Ney, Nah Neh Nah
Oh Lord, did we have a ball
Still singing, walking down that hall, that
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Ney, Nah Neh Nah
Nah Neh Nah

Interprété par Dani Klein (du groupe belge Vaya Con Dios)

Écrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier 2009

L'autre fois, c'était les "gosses", maintenant un possessif.
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Suis-je bête : c'est de l'humour ; vous nous la jouez délégué FCPE ou PEEP !

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009
Guy Morel, en ses œuvres, toujours aussi efficace !
Y'en a qui prêchent les convaincus mais, lui, il fait mieux ( ! ), il les détournent !

Je viens de corriger car mon clavier avait inconsciemment écrit Guy Mortel !

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2009

dobolino que je salue aimablement et à qui je souhaite un prompt rétablissemnt fait une grosse colère, colère à laquelle je m'attendais (de quelqu'un, mais pas forcément d'elle) et que je comprends.

Ces copies se voulaient simplement un témoignage et je reconnais que le témoignage est dérangeant et accusateur. Tout le problème est de savoir qui et/ou quoi : Les enseignants ? Les parents ? Les pédagos ? Le système dans son ensemble ? Les réformes successives et ceux qui les ont faites ? Les programmes ?

C'était aussi une façon de suggérer que le "socle commun" au collège et la réforme (momentanément ajournée) du lycée ne feraient que précipiter la catastrophe.

Il ne s'agissait en aucun cas de se moquer de ces élèves, souvent sympathiques, victimes de la méthode globale, du constructivisme et de la pédagogie "new age".

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Dobolino,
croyez-vous vraiment que montrer ce que nos enfants ne savent pas "faire" c'est les ridiculiser? N'est-ce pas plutôt mettre en avant les incompétences de ceux qui les ont amenés à ce niveau!
Certes ce constat fait mal , parce qu'il semble ridiculiser nos enfants mais franchement en lisant le post de Robin ma colère est plutôt allez ailleurs et en particulier contre ceux qui les ont conduits à ce résultat.
Si on continue à laisser croire que le niveau n'est pas si catastrophique que cela , si on se met la tête dans le sable et qu'on ose pas montrer de quel niveau sont réellement nos enfants, leur rendons-nous service? Il ne s'agit pas de dire à nos enfants qu'ils sont" nuls" ils s'agit de leur dire que nous sommes là pour leur donner le meilleur qu'on ne leur donne pas actuellement et surtout de nous battre pour qu'ils le reçoivent parce qu'ils ont le droit absolu de le recevoir et les "nuls" c'est nous qui ne sommes pas capables d'arrêter ce massacre!
le positif n'est-il pas aussi une transposition du négatif
Mais je comprends votre colère et la partage au plus haut point.
Il y en a marre que l'on essaie de nous faire prendre les vessies pour des lanternes et qu'on continue à nous faire croire que le niveau n'a pas baissé.
Nous accusons ce système de destruction donc à nous la charge de la preuve et certes elle n'est pas agréable mais elle ne stigmatise pas les enfants au contraire. Nous ne voulons justement plus qu'ils soient les victimes et surtout nous voulons avant tout qu'on arrête de les leurrer!
est-ce leur rendre service que de les maintenir dans ce mensonge?
bien à vous.

Écrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

Vous avez gagné, c'était bien le virus Rouchette.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

A moi maintenant !

Devinette n°2 : Qui a écrit :

"L'un des plus importants programmes date de 1923. Il développait les idées fortes de Jules Ferry et reste surprenant par ses propos modernes et prémonitoires."

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

est plutôt allée...je ne me suis pas relue comme toujours veuillez m'en excuser

Écrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

...Et je veux bien, pour faire bonne mesure rajouter la télévision, les jeux vidéo et Internet.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Evaluations.
En Lycée Rrofessionnel, voie de relégation par excellence (!), nous accueillons par définition les élèves en échec scolaire qui, après le collège unique, ne sauraient intégrer les filières générales. Vocabulaire limité à 300 mots notamment.
En début de première année, j'évalue ce qu'ils savent, ou plutôt je vérifie leurs lacunes. A Belfort, à Amiens, en région parisienne, à Ajaccio, même constat : des mots tels que "démocratie", "dictature" ou "antisémitisme" ne sont pas maîtrisés. Ce vocabulaire, notamment après avoir vu la Seconde Guerre mondiale en 3e, devrait pourtant être connu. A terme, que peut du reste comprendre un individu aux débats sur le "racisme" ou "la montée de l'antisémitisme" si lui-même ne connaît pas le sens du mot "antisémitisme"?
Aux épreuves de français et d'histoire-géographie de BEP et de Bac Pro., le candidat travaille sur des documents qui comportent de tels mots. Les barêmes sont faits de telle manière qu'une copie peut arriver à 10/20 sans que le candidat ait compris le sujet traité.
En Lycée Professionnel, les élèves ont en outre des stages en entreprise d'un mois. De plus en plus, on rencontre des chefs d'entreprise qui se plaignent de la baisse du niveau et qui affirment : "l'Education nationale nous envoie des stagiaires qui ne comprennent même pas les consignes qu'on leur donne...Ils apprennent donc quoi, à l'école?".
Pour ma part, j'essaie désormais de remédier à ce déficit de vocabulaire en obligeant les élèves à tenir régulièrement un répertoire. Chez mes collègues, l'idée fait son chemin. Si bien qu'on arrive quelquefois à se mettre d'accord pour que le même répertoire soit utilisable dans toutes les matières. Nos élèves n'arriveront peut-être pas à 3000 mots, mais nous espérons qu'au bout d'un ou deux ans ils auront fait une partie de leur retard sur leurs homologues qui, eux maîtrisent la langue.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

Attendez Dobolino, vous pouvez bondir tant que vous voulez, en attendant je ne vois personne ricaner du texte copié par Robin et il en sera de même avec les autres textes qui auront au moins la chance d'être mis sérieusement en perspective là où le camp adverse en reste à s'extasier sur le langage SMS et la spontanéité de vos enfants (ce n'est pas les trahir plus gravement, ça ?)

D'autre part, réagir avec ses émotions, ça va un moment, mais si c'est pour recommencer une escalade dans la violence des propos, le grand huit qu'on nous a offert récemment me suffit amplement.

Écrit par : johnmarguerite | 28 janvier 2009

"L'un des plus importants programmes date de 1923. Il développait les idées fortes de Jules Ferry et reste surprenant par ses propos modernes et prémonitoires."
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Je donne ma langue au chat. Mais ces propos comportent une inexactitude de taille : ce qu'on trouve dans les programmes à partir de 1882, ce ne sont pas les "idées fortes de Jules Ferry", mais les résultats du travail initié par Buisson.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Nous accusons ce système de destruction donc à nous la charge de la preuve et certes elle n'est pas agréable mais elle ne stigmatise pas les enfants au contraire. Nous ne voulons justement plus qu'ils soient les victimes et surtout nous voulons avant tout qu'on arrête de les leurrer!
est-ce leur rendre service que de les maintenir dans ce mensonge?
bien à vous.

Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

Entièrement d'accord avec cette réponse de Saperlipopette à Dobolino!
Pour prolonger ce que j'écrivais plus haut au sujet des évaluations en Lycée Professionnel (les Agrégés ont tort de rechigner à y faire un tour, c'est vraiment un endroit stratégique pour mesurer l'ampleur de l'échec scolaire). J'ai pris le parti de ne pas (ne plus?) leurrer mes élèves quant au niveau.
En début d'année, je leur explique clairement qu'ils arrivent avec à peine 300 mots, et que l'un de leurs objectifs sera d'augmenter leur vocabulaire. Evidemment, là où prime la démagogie, la démarche est vouée à l'échec. En revanche, quand les équipes pédagogiques dans leur ensemble se mettent à tenir ce discours, on s'aperçoit qu'on peut avoir l'adhésion des élèves, et également celle de leurs parents.
Les élèves peuvent bien ne savoir ni lire ni écrire, ils ne sont pas complètement idiots non plus : lorsqu'on est honnête avec eux, ils savent aussi le reconnaître, et qu'il ne s'agit nullement de les "ridiculiser".
J'ajoute qu'une société qu'on ne leurrera pas éternellement (cf l'exemple des chefs d'entreprise qui constatent que les stagiaires ne comprennent même pas les consignes données)demandera peut-être un jour des comptes à ses enseignants. Que répondront alors ceux qui auront collaboré avec un pseudo-projet pédagogique destructeur?

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

Guy Morel, en ses œuvres, toujours aussi efficace !
Y'en a qui prêchent les convaincus mais, lui, il fait mieux ( ! ), il les détournent !

Je viens de corriger car mon clavier avait inconsciemment écrit Guy Mortel !
Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2009
Allons, remettez-vous ! Un chiquenaude et vous voilà dans les mauvais jeux de mots ( et les fautes d'accord). Et où avez-vous pris que je prêchais qui que ce soit, convaincus ou pas ? Manquerait plus qu'à mon âge je tombe prosélyte.
Vous avez écrit ce que vous avez écrit, je vous ai répondu, voilà tout. Et encore, très modérément.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Je suis une mère de collégienne et une amie m'a indiquée que votre blog est animé par des enseignants faisant d'avantage référence aux savoirs…
Ma fille m'a dit hier au soir que l'enseignement de l'histoire allait disparaitre car ce n'était qu'une longue suite de colonisation plus ou moins barbares. Comme les colonisations étaient des phénomènes anti-démocratiques, il ne serait plus question de les enseigner car cela risquerait de donner une vison dénaturée des relations entre les peuples et entre les gens et de perturber nos équilibres relationnels.
Est-ce que d'après vous et vos informations, de tels craintes sont réelles ? Dois-je me débarrasser de ma collection d'Alexandre Dumas ?

Écrit par : Juliette Messina | 28 janvier 2009

"J'ai été déçue par l'intervention de Bentolila"

Je confirme la réaction de Guy Morel : pour être déçu, il faut encore attendre qqch de Bentolila. Ca, ça ne peut apporter que des ennuis.

Écrit par : Jérémy | 28 janvier 2009

quelle est la réalité du terrain par rapport à cet idéal?

Ecrit par : Saperlipopette | 28 janvier 2009

En mathématiques, au collège, le plus grand contraste règne. Certaines classes à option fourmillent d'élèves brillants qui apprennent vite et qui doivent très certainement être pris d'un vertigineux ennui face au vide des programmes (ce n'est ici que rumeurs de salle des profs : ces classes-là ne sont pour moi qu'une légende).

D'autres classes concentrent des irrécupérables dont on ne peut espérer qu'une chose : qu'ils ne viennent pas échouer un jour dans une classe de seconde d'un lycée général (navré Daniel Arnaud). Ils ne sauront pas plus en fin de troisième qu'à leur entrée en sixième. Quel malheur pour la poignées de bons élèves noyés dans cet océan de médiocrité!

L'impression générale, au delà des contrastes, est celle d'un naufrage qui n'en finit pas, et dans cet interminable désastre la notion de niveau s'est perdue : être un élève de troisième, ne veut strictement plus rien dire en terme de savoir acquis. Il faut d'abord se demander : Quel établissement? Quelle classe?Quelle option?(européenne? bilingue? branlette?)

On ne pourra pas en finir avec le collège unique parce que le collège unique n'existe pas (ceux qui le défendent ont beau jeu d'utiliser cet argument, il est imparable). Il faut en finir avec le collège actuel, ce qui est bien plus difficile.

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

en Lycée Professionnel (les Agrégés ont tort de rechigner à y faire un tour, c'est vraiment un endroit stratégique pour mesurer l'ampleur de l'échec scolaire)

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

Au collège, la vue est très belle, aussi. Pour des mesures plus précises, je laisse l'affaire aux professionnels.

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

Tenez Dobolino, et ceux que ça intéresse, vous qui aimez Brassens, peut-être aimerez vous aussi sa musique (ré) interprétée par un ... très bon guitariste:

www.rodolpheraffalli.com/

Au fait, merci de m'avoir répondu mais le texte en question est celui de Dugong et non le mien. -:)

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 28 janvier 2009

D'autres classes concentrent des irrécupérables dont on ne peut espérer qu'une chose : qu'ils ne viennent pas échouer un jour dans une classe de seconde d'un lycée général (navré Daniel Arnaud).

Ecrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

Ne soyez pas navré, TotoWeininger! Vous ne faites que confirmer le fonctionnement du système.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

@Dobolino
Vous écrivez : "Ces enfants, ce sont d'abord les miens ! "
Aussi gentiment que je le puis, malgré le "Vous êtes tous des petites putes !", puis-je vous faire remarquer que des enfants qui n'étaient pas "les miens" j'ai dû, comme beaucoup de collègues de mon âge, en voir de près, depuis les colos de ma jeunesse jusque ma soixante troisième année, quelques milliers que je me suis efforcé d'instruire - souvent d'élever - au mieux.
Ils n'étaient pas pour moi, pour reprendre votre phraséologie, "d'abord les enfants des autres" ; ils étaient des enfants ou des jeunes gens et cela suffisait. Et cela suffit encore pour que je m'occupe quasiment à temps complet, avec d'autres, de fournir aux maîtres d'aujourd'hui des instruments de travail et de cours moins indignes que ceux que l'institution met depuis une paie à leur disposition.
Mortel ?

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

"L'un des plus importants programmes date de 1923. Il développait les idées fortes de Jules Ferry et reste surprenant par ses propos modernes et prémonitoires."
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Je donne ma langue au chat. Mais ces propos comportent une inexactitude de taille : ce qu'on trouve dans les programmes à partir de 1882, ce ne sont pas les "idées fortes de Jules Ferry", mais les résultats du travail initié par Buisson.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

C'est de Jack Lang !!! (Préface des programmes de 2002 pour l'école élémentaire)
Après ces éloges, il se rattrape aussitôt :
"Au fil du siècle, les intentions se sont en quelque sorte appauvries : elles se sont transformées parfois en une simple mécanique d'acquisition des savoirs."

Guy Morel, vous avez droit à un gage : Relire l'intégralité de le Loi d'Orientation de 1989 et rédiger un court texte montrant comment les progrès de la pédagogie et la prise en compte de l'enfant au_centre du système est un bienfait pour l'Ecole et un grand pas pour l'humanité.

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

"C'est l'histoire d'un chevalier qui veut épouser aurore, mais aurore ne ve pas car il y a quelqu'un quelle a dans sa vie et c'est alors que l'histoire du Bossu commence. Le Bossu arrivat dans le château pour accompagnait la jeune fille fair Paolo, ils sont fait la fête et Marcello qui est encore déguiser en Matamore. Mais aurore quitta Paolo et rejoignit Mercello et elle l'embrasa car elle tombé amoureuse de lui. Après le château ouvrit encore ses grillage, la cour fut envahie et ils se jetaient en plains bras par des comédiens et Marcello et Aurore s'étaient heureux, et ils restaient ensemble."

Oui, Robin, c'est notre pain quotidien; je dirais que c'est ce que je trouve assez souvent avec encore bien pire, et aussi bien mieux, cela dépend des classes. Là, je mettrais 8 dans une "bonne" classe, 10 dans une classe à problèmes; cela dépend des autres copies.
Je trouve sublimes les réactions d'étonnement face à ce type de copies. Eh! oui! Nous passons nos journées en collège à lutter contre des montagnes d'incurie, de flemme et de lacunes accumulées. Il y a des jours où l'on se dit qu'on remplit un puits sans fond.
Cela dit, à cette époque de l'année, je n'ai plus de noms propres sans majuscules, la ponctuation est respectée et le présent et le PC sont en passe d'être lisibles. Je n'ai plus de mélange des temps parce que je les ai terrorisés avec cela.Et j'en ai "bavé "pour obtenir ce bien peu. Pour le passé-simple, c'est une autre paire de manches. Je suis en train de tester une nouvelle méthode/maison cette année, je vais voir si je m'en sortirai mieux. Ces remarques sont valables pour les élèves non disjonctés car pour les autres... Cela donnerait des malaises aux lecteurs de ce blog.
Il y aussi nettement mieux mais en petit nombre dans l'établissement où je suis avec quand même toujours une orthographe détestable ou pour le moins peu satisfaisante.
On navigue dans les mêmes eaux en tout cas, Robin, rat des villes ou rat des champs...
Bon courage à vous, vous n'êtes pas le seul devant ce type de copies.Si cela peut vous aider...

Écrit par : Sanseverina | 28 janvier 2009

en Lycée Professionnel (les Agrégés ont tort de rechigner à y faire un tour, c'est vraiment un endroit stratégique pour mesurer l'ampleur de l'échec scolaire)

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

Au collège, la vue est très belle, aussi. Pour des mesures plus précises, je laisse l'affaire aux professionnels.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

Le collègue d'un LP de Mayenne qui s'est pris un coup de couteau par un élève dernièrement appréciera...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

@Juliette Messina

Chère Juliette,
Ici, seuls quelques uns sont habilités à répondre aux questions difficiles comme la vôtre. Il faut avoir son BCP (pas le BEPC attention), Brevet de Correctitude Politique délivré par le chef d'établissement JPB. Notre Association l'a loupé, eh oui, et nous ne sommes ici que pour l'animation des récréations, car vous l'avez remarqué, parfois, c'est long et pénible quand on parle trop d'école.

Écrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier 2009

Dois-je me débarrasser de ma collection d'Alexandre Dumas ?

Ecrit par : Juliette Messina | 28 janvier 2009

Moi, je veux bien vous débarrasser de cet affreux misogyne de Dumas, politiquement incorrect...Et même pas complètement noir ! ;O)

En ce qui concerne les programmes d'Histoire, je laisse les collègues spécialistes répondre.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

"ce qu'on trouve dans les programmes à partir de 1882, ce ne sont pas les "idées fortes de Jules Ferry", mais les résultats du travail initié par Buisson."

Ecrit par Guy Morel

Ce qui m'étonne, c'est que pendant ma formation à l'Ecole Normale, on ne nous a jamais parlé de Ferdinand Buisson, de Gabriel Compayre, ni du Dictionnaire de Pédagogie. Ignorés ! Volatilisés ! Passés aux oubliettes de l'Histoire !
Les références valables étaient Legrand et Prost Piaget principalement.
Je me souviens d'avoir rendu un jour un devoir en philo, contenant des citations de Claude Duneton, dont j'avais lu "Comme une truie qui doute" . Je me suis vertement fait remettre à ma place :"Référence inappropriée" !
Bon, j'ai rangé Duneton et je me suis mis à Piaget. En réalité , c'est beaucoup moins marrant !
Ce n'est que bien des années après que j'ai connu l'existence de DP et de ses auteurs, chez un directeur d'école qui en avait récupéré un dans une brocante.

J'ai lu avec attention la comparaison 1987 2008. C'est éclairant. Je ne comprends pas pourquoi les gens du café pédago ont mis ce texte "caché" sur leur site ???
Ils sont adeptes du tir de la balle dans le pied ou quoi ?

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Est-il possible d'avoir une réponse sérieuse ?
Va-t-on continuer à étudier l'histoire ? Je répète ma question :
Ma fille m'a dit hier au soir que l'enseignement de l'histoire allait disparaitre car ce n'était qu'une longue suite de colonisation plus ou moins barbares. Comme les colonisations étaient des phénomènes anti-démocratiques, il ne serait plus question de les enseigner car cela risquerait de donner une vison dénaturée des relations entre les peuples et entre les gens et de perturber nos équilibres relationnels.
Est-ce que d'après vous et vos informations, de tels craintes sont réelles ?

Écrit par : Juliette Messina | 28 janvier 2009

Après ces éloges, il se rattrape aussitôt :
"Au fil du siècle, les intentions se sont en quelque sorte appauvries : elles se sont transformées parfois en une simple mécanique d'acquisition des savoirs."

Guy Morel, vous avez droit à un gage : Relire l'intégralité de le Loi d'Orientation de 1989 et rédiger un court texte montrant comment les progrès de la pédagogie et la prise en compte de l'enfant au_centre du système est un bienfait pour l'Ecole et un grand pas pour l'humanité.
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009
Bon : un gage. Pas encenser Bentolila, hein !
Mais le Jacques en question n'attribue pas à Ferry ce qui revient à Buisson par hasard. C'est vrai que l'école dite de "Jules Ferry" s'est condamnée elle-même par le mécanisme. En trahissant Buisson justement.
Un peu compliqué à expliquer ici.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

c'est long et pénible quand on parle trop d'école.
Ecrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier 2009
Je ne vous le fais pas dire. Donc allez quelque part où l'on ne parle pas d'école. Simple, non ?
Il est patient le Corse.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Au collège, la vue est très belle, aussi. Pour des mesures plus précises, je laisse l'affaire aux professionnels.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

Le collègue d'un LP de Mayenne qui s'est pris un coup de couteau par un élève dernièrement appréciera...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2009

Comme l'a déclaré en substance le procureur de la République Alex Perrin, c'est le professeur qui, en se montrant trop exigeant, a provoqué l'élève. Sans doute avait-il inconsidérément franchi la fatidique limite des 300 mots.

Soyez prudent, quand même^^

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2009

Qq extraits d'un courriel envoyé par une de mes anciennes étudiantes, présentement certifiée de lett class. Sans commentaire, mais je me demande , quand je lis cela, si l'enseignement est encore un métier à conseiller à des jeuens gens :

"Demain , je reçois un parent d'élève qui conteste la punition que j'ai donnée à sa fille , donc si vous avez un bazooka afghan , il est le bienvenu ... Cette élève est insolente , la ramène en permanence, et j'applique le règlement que j'ai établi ( ils ne sont pas pris en traître) . "
(...)
"A part ça , mes élèves découvrent ce qu'est une dictée : écouter, se concentrer , écrire , se relire . Rien que cela , c'est un effort terrible pour eux .
Faut dire qu'avant , ils faisaient des dictées de 5 lignes , allez 10 maxi, en ayant bien lu le texte avant ( de la copie , quoi ... ) . Ils éprouvent un choc , semble t-il ."
(...)
"Avec mes ppprs , tout va bien : je ne suis pas tombée dans le piège qu'ils m'ont tendu : les traiter comme des animaux sous prétexte qu'ils s' en donnent l'image . Je les traite comme de vrais élèves ( ils le sont , d'ailleurs ) , je ne leur crie pas dessus, et maintenant qu'ils sont apprivoisés, ils sont prêts à recevoir du savoir. Je suis donc contente ."
(...)
"Mardi , j'ai entendu un collègue de français dire : " En contrôle , j'ai fait réécrire une lettre écrite correctement en langage grossier par les élèves, et j'ai obtenu des résultats intéressants ; pour échanger , ça va nourrir le débat ." Et le Spectre Blanc de l'Ignorance et de la Bêtise se dressa devant moi comme un épouvantement ."

Écrit par : FGuichard | 28 janvier 2009

J'ajoite, retraitée, que ce qui nous afflige le plus, dans la situation où se trouve notre collège, c'est que ce soient les élèves sérieux, ceux qui avaient bien compris que leur intérêt, c'est d'apprendre le plus possible de choses au collège, et qui restent quand même en majorité, qui en fassent les frais. Il suffit de deux ou trois trublions incontrôlables dans une classe pour la transformer en garderie pénible et stérile: si alors le chef d'établissement est incapable de relayer les professeurs débordés et de neutraliser lesdits trublions - car le premier rôle d'un chef d'établissement, c' est de faire la police - c'est l'année qui est perdue pour les élève de cette classe.

Écrit par : Jean | 28 janvier 2009

Est-il possible d'avoir une réponse sérieuse ?
Va-t-on continuer à étudier l'histoire ? Je répète ma question :
Ma fille m'a dit hier au soir que l'enseignement de l'histoire allait disparaitre car ce n'était qu'une longue suite de colonisation plus ou moins barbares. Comme les colonisations étaient des phénomènes anti-démocratiques, il ne serait plus question de les enseigner car cela risquerait de donner une vison dénaturée des relations entre les peuples et entre les gens et de perturber nos équilibres relationnels.
Est-ce que d'après vous et vos informations, de tels craintes sont réelles ?

Ecrit par : Juliette Messina | 28 janvier 2009

D'où votre fille tient-elle ces informations ? Je n'ai personnellement jamais entendu parler d'un tel projet.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2009

Il est patient le Corse.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Dites donc, vous êtes bien malgracieux , vous n'êtes pas corse, vous, ça se voit, on a le droit d'observer non ? Des fois on trouve des pépites !

Écrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier 2009

C'est vrai que l'école dite de "Jules Ferry" s'est condamnée elle-même par le mécanisme. En trahissant Buisson justement.
Un peu compliqué à expliquer ici.

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Cette faiblesse de l'école de "Jules Ferry" et sa dérive vers le "mécanisme" m'interroge beaucoup.
J'ai trouvé dans les archives de l'école trois ou quatre vieux livres d'avant 14 dont l'Initiation Mathématique de Charles-Ange Laisant, dont j'avais lu le nom dans un texte de M. Delord, je crois.
En le lisant (et quelle langue !), je me suis rendu compte de la réalité et de l'importance de cette notion de calcul intuitif, comment l'élève était amené à conduire sa pensée vers l'abstraction.
J'ai vu autrefois un instit fonctionner comme cela, lors de leçons de sciences. Ce qui m'avait frappé, c'était le naturel avec lequel il enchaînait les questions, il guidait les remarques, suscitait la réflexion, amenant les élèves à avoir l'impression de découvrir collectivement les résultats de la recherche, la solution du problème. C'était léger, fin, aérien, et les gamins (de ZEP) , étaient captivés par ce fil qui se déroulait autour d'eux et les amenait à la connaissance voulue. Pas du tout la morne lecture d'une page de manuel.

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Des fois on trouve des pépites !

Ecrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier

Des pépites ? Dors !

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Ecrit par : Juliette Messina | 28 janvier 2009

D'où votre fille tient-elle ces informations ? Je n'ai personnellement jamais entendu parler d'un tel projet.

Ecrit par : Robin | 28 janvier 2009

Très gentil
Robin
Oubliez votre bon cœur
Lisez attentivement
La teneur de la missive

Et démasquez le propos
Ne cédez pas à la tentation

Vous y perdriez
Un moment d'accalmie
Et nous aussi !

Écrit par : c. cru | 28 janvier 2009

Ce n'est que bien des années après que j'ai connu l'existence de DP et de ses auteurs, chez un directeur d'école qui en avait récupéré un dans une brocante.

J'ai lu avec attention la comparaison 1987 2008. C'est éclairant. Je ne comprends pas pourquoi les gens du café pédago ont mis ce texte "caché" sur leur site ???
Ils sont adeptes du tir de la balle dans le pied ou quoi ?
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Deux bonnes questions.
1- Sur Buisson. En 2001,Rachel Boutonnet m'a envoyé recopié de sa main sur un exemplaire du DP trouvé au musée de Saint-Ouen l'article Méthode Schuler. Ce n'est qu'au printemps 2004 que j'ai acheté chez un bouquiniste les quatre volumes du DP de 1887. Puis a eu lieu la première conférence du GRIP rue d'Ulm où j'ai parlé de "révisionnisme" concernant l'histoire des méthodes de lecture. Nous avons ensuite commencé à travailler sur ces textes avec Michel Delord. Puis Michel Delord a mis sur son site les articles pédagogiques essentiels du DP, que nous avions sélectionnés pour un choix de textes qui n'a pas trouvé d'éditeur, ainsi que les texte de Compayré. Enfin, en 2007, l'INRP a numérisé le DP. Pas celui de 1887, mais l'édition de 1911, qui doit peu à Buisson et d'où ont disparu deux articles essentiels ; Le calcul intuitif et la méthode d'écriture-lecture Schuler.
2- Je crois pas que les gens du Café pédagogique se tirent une balle dans le pied. D'une part, ils adoptent la posture avantageuse de défenseurs des opprimés en révélant une étude paraît-il censurée ( elle paraît au même moment sur le site du ministère !), d'autre part il entretient son fonds ce commerce en mettant l'accent sur l'échec scolaire. N'oublions pas que ces gens-là justifient leurs théories par là. À un bout, ils fabriquent de l'échec, à l'autre ils vendent leur camelote au nom de la lutte contre l'échec scolaire.
C'est comme Bentolila.
Cordialement.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Dites donc, vous êtes bien malgracieux , vous n'êtes pas corse, vous, ça se voit, on a le droit d'observer non ? Des fois on trouve des pépites !
Ecrit par : Association des Groupies de RF (AGRF) | 28 janvier 2009
Merde ! Je vous l'ai déjà dit ; vous bouffez chou et vous chiez poirée.

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

À monsieur Robin
Je crois qu'elle a du être marqué par toutes ces histoires de colonisation. Ce qui l'a le plus marqué, c'est quand les arabes ont colonisés l'Espagne et quand les Italiens ont colonisés la France… "Heureusement qu'on a eu Astérix… Mais non, je lui ai dit : nous, c'est Vercingétorix… C'est du pareil au même, ça sonne pareil…"
C'est là que j'ai compris que l'histoire devait être en crise… C'est peut-être parce qu'elle ne voulait pas apprendre sa leçon qu'elle m'a inventé ce pipeau ? Mais dans le fond, elle a peut être raison. Si on doit s'aimer les uns les autres, pourquoi apprendre qu'on s'est tapé sur la gueule pendant tout ce temps.
En tous les cas, merci pour votre réponse détaillée… Finalement je garderai ma collection d'Alexandre Dumas…
Mais je ferai de la publicité pour vous.

Écrit par : Julette Messina | 28 janvier 2009

Pour consoler Dobolino, la copie d'un Théo de 14 ans (en 3°) qui subit pour la deuxième année une prof rétrograde et tortionnaire, moi. Sept ou huit de ses camarades sont au même niveau; ces devoirs hebdomadaires peuvent m'être rendus sans que je les demande, il s'agit donc de volontariat.
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"Dans ce passage de Candide, Pangloss relativise à plusieurs reprises la situation. Rappelons tout d'abord que Pangloss est un philosophe, il n'est donc pas étrange qu'il utilise des termes bizarres ("ces tourments d'enfer dont vous me voyez dévoré");
De plus, il ne paraît jamais inquiet, car même sa maladie ne l'empêche pas de raconter toute l'histoire de son malheur à Candide ("...je ne la donnerai à personne car je meurs"); Même sans son oeil et son oreille, il continue de relativiser les choses.
Il ne se rend pas compte que Candide souffre lorsqu'il lui décrit dans les moindres détails la mort de Cunégonde ("elle a été éventrée par des soldats Bulgares").
Enfin, il voit la tragédie de la tempête comme un simple fait, un moment qui devait indéniablement arrivé ("la rade de Lisbonne avait été formée exprès pour que cet anabaptiste s'y noyât".)
De même, il parle mystérieusement, à l'image de sa célèbre citation:"Les malheurs particuliers font le bien général...") ce qui reste à prouver.
Pour finir, lorsque Candide "se meurt", Pangloss continue de lui expliquer la raison de ce tremblement de terre, et quand il se lance dans ses long discours compliqués, le Portugais lui sert de suite un verre de Porto, histoire de le faire taire.
Pangloss n'est sûrement pas adapté au monde réel, car il a tendance à trop relativiser, à trop voir la vie en rose. Pour lui, tout sujet ou fait vaut une bonne dissertation.
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(orthographe et ponctuation rigoureusement authentiques. Bon, d'accord, ce n'est pas un enfant de prolo)

Je fus jadis saquée par l'inspection à cause de ce type de devoir ringard et trop contraignant. Mais en fait, ils aiment bien ça et à raison d'un ou deux par semaine, ça progresse (et une grosse dictée par quinzaine). Quant à "Candide", c'est un succès: les leçons de physique expérimentale dans les buissons, la guerre, la vérole, l'autodafé, ça les accroche vraiment, assez pour neutraliser les 3 trublions qui ne devraient pas être là.

Écrit par : Cunégonde | 28 janvier 2009

Cette faiblesse de l'école de "Jules Ferry" et sa dérive vers le "mécanisme" m'interroge beaucoup.
J'ai trouvé dans les archives de l'école trois ou quatre vieux livres d'avant 14 dont l'Initiation Mathématique de Charles-Ange Laisant, dont j'avais lu le nom dans un texte de M. Delord, je crois.
En le lisant (et quelle langue !), je me suis rendu compte de la réalité et de l'importance de cette notion de calcul intuitif, comment l'élève était amené à conduire sa pensée vers l'abstraction.
J'ai vu autrefois un instit fonctionner comme cela, lors de leçons de sciences. Ce qui m'avait frappé, c'était le naturel avec lequel il enchaînait les questions, il guidait les remarques, suscitait la réflexion, amenant les élèves à avoir l'impression de découvrir collectivement les résultats de la recherche, la solution du problème. C'était léger, fin, aérien, et les gamins (de ZEP) , étaient captivés par ce fil qui se déroulait autour d'eux et les amenait à la connaissance voulue. Pas du tout la morne lecture d'une page de manuel.
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009
Vous avez tout compris. Si vous voulez vous joindre à nous...

Écrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Bonsoir, Cunégonde… Vous ne cuktivez plus votre jardin ?

Je ne suis pas patient : j'étais au "concert des prépas" — tous les élèves chanteurs ou musiciens donnent, dans l'un des meilleurs théâtres de Marseille, tout à côté de Thiers, un concert de presque trois heures où alternent morceaux classiques et pièces plus modernes, Pergolese ou Piazzola, Beethoven ou Mick Jagger, et quelques auteurs/compositeurs/interprètes — et quels virtuoses ! On sent bien qu'ils ont été bien élevés, ces petits, ils ont fait chauffer le Steinway aimablement prêté par un grand marchand de musique marseillais…
Bref, un événement moins mondain que convivial. Grosse ambiance.

Je garde moi-même mes Dumas — j'ai à peu près tus les romans : pour le théâtre, c'est à peu près impossible.
Avez-vous lu Club Dumas, de Perez-Riverte ?
Bonsoir, et bonne manif à toutes et à tous.
JPB
PS. Merlemocœur, croyez-vous que de telles manifs (je parle par anticipation, mais je suis sûr de mon coup) auraient été possibles si la Pintade Royale avait été élue ? Qui c'est qui aura l'air bête demain ?

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Pour info :

Conférence débat organisée par l’association Reconstruire l’école

Samedi 7 février, 15h, lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

avec Hervé Boillot, professeur de philosophie au lycée Descartes à Sceaux, auteur avec Michel Le Du de La pédagogie du vide, critique du discours pédagogique contemporain (Presses universitaires de France)

« A quel âge philosopher? »

Phénomène de mode ou tendance plus lourde? Il est de fait qu'aujourd'hui, la philosophie sort de ses gonds: on philosophe dans les cafés, mais aussi dans certaines classes du primaire, subvertissant la hiérarchie des compétences, des âges et des ordres d'enseignement. En France et ailleurs se développe un vif intérêt pour les pratiques de discussion à visée philosophique avec des enfants.


La question de l'âge auquel initier les élèves à la philosophie est déjà ancienne, et tout sauf anecdotique. Elle a été posée dans les années 1970, à une époque où l'institution de l'enseignement de philosophie se trouvait vivement contestée, comme d'ailleurs l'ensemble des institutions d'enseignement, par la critique politique. Le greph -groupe de recherche sur l'enseignement de la philosophie- a été fondé par Jacques Derrida en 1975 avec précisément comme projet phare l'extension de l'enseignement de la philosophie en amont et en aval de la classe de terminale, contestant qu'il y ait un âge naturel pour commencer l'étude de la philosophie. A travers la question de l'âge, c'est la conception même de la philosophie et de son enseignement qui s'est trouvé interrogée, la manière dont elle s'est trouvée instituée comme discipline d'enseignement et le statut singulier que les autorités politiques républicaines lui ont conférée historiquement en faisant de son enseignement, en classe terminale, le couronnement des études secondaires. La question de l'âge du philosopher était en fait un levier par lequel certains enseignants de philosophie - Jacques Derrida le premier-pensaient à l'époque pouvoir réformer son enseignement -les autres s'y opposant parce qu'ils défendaient au contraire le statu quo pédagogique et l'ancrage institutionnel de la discipline. Ce point a été une source d'achoppement dans la profession, et on peut montrer que le front qu'a ouvert Derrida au milieu des années 1970 l'a partagée en deux camps -numériquement inégaux, il est vrai-, partage que l'on retrouve tout au long des trente ans qui suivent, et tout particulièrement entre 1989 et 2003 lorsqu'il fut question de réformer le programme de philosophie des séries générales. Cette histoire est peut-être sur le point de trouver son épilogue, puisque la réforme du lycée qui se dessine, pour autant qu'on puisse en avoir de vagues rumeurs, avancerait -le conditionnel est de mise- en première l'enseignement de la philosophie (deux heures hebdomadaires), et réduirait l'enseignement de celle-ci à trois heures en classe de terminale dans le cadre du tronc commun, avec la possibilité pour les élèves qui voudraient en approfondir l'étude de la choisir comme option. Par une curieuse ironie de l'histoire, la réforme Sarkozy-Darcos est peut-être à deux doigts de réaliser ce que les professeurs de philosophie avaient, en se mobilisant, empêché Giscard-Haby de faire en 1975 -et cela, sur fond d'une diminution drastique des postes proposés aux concours de philosophie depuis quelques années et des effectifs de la terminale littéraire. On voudrait revenir sur cette histoire et sur cette question -très bonne question, en fait, pour savoir où en est la philosophie avec l'institution, le pouvoir, l'autorité, la discipline, le politique, avec l'ordre des âges et le désordre démocratique.

JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2009

Va-t-on continuer à étudier l'histoire ?

Ecrit par : Juliette Messina | 28 janvier 2009

Aucune déclaration officieuse ne fait allusion à cette perspective, du moins à ma connaissance. Mais je dis bien perspective car au train où vont les choses, revues en permanence par le politiquement correct (c'est-à-dire l'art de biaiser et de nier le réel), nul doute que l'Histoire est appelée à disparaître de l'enseignement général, en deux temps et pour deux raisons au moins. Premier temps : une histoire très sélective et la plus consensuelle possible, de sorte à ne heurter personne ; deuxième temps : l'histoire, entrant dans l'inutile et discriminatoire culture générale, est purement et simplement gommée des programmes. Le premier temps répond à la première raison : se débarrasser de personnages comme Charles Martel, des rois par la grâce de Dieu, de Napoléon, etc... pour limiter les controverses et ne proposer que des faits et des personnages politiquement corrects. Le deuxième temps répond à la volonté de couper les contemporains de leurs racines multiséculaires pour les immerger totalement dans le vide de l'immédiateté, de sorte à généraliser la culture en batterie pour les mieux enchaîner à la pulsion consumériste. Celui qui ne sait plus d'où il vient ne sait plus où il va et ne saura bientôt plus qui il est. A-t-il d'ailleurs besoin d'être soi dans la mesure où l'identité est discriminatoire par nature. Dans le monde à venir, tout sera indifférencié.

N'y voyons pas quelque scénario sciencefictionesque mais l'évolution logique d'une société termitière que la raison et les lumières n'inspirent plus, encore moins le sens moral. L'homme finit immanquablement par s'appliquer ce qu'il inflige aux choses et aux animaux. Il est le destinataire final de tout ce qu'il entreprend.

Écrit par : Magister | 28 janvier 2009

"d'autre part il entretient son fonds ce commerce en mettant l'accent sur l'échec scolaire. N'oublions pas que ces gens-là justifient leurs théories par là."

Ecrit par Guy Morel

Effectivement, si la baisse des exigences dans les programmes, la question de "donner du sens aux apprentissages", pratiquées depuis plus de trente ans avait donné un quelconque résultat, cette étude serait là pour le démentir, tout comme les résultats des différentes évaluations de sixième.

Cependant, l'argument des "rénovateurs" tend habilement à dire que si les résultats sont mauvais, c'est parce que leurs préconisations ne sont pas suivies d'effet, et que les maîtres s'accrochent à leurs pratiques anciennes et à leurs souvenirs de bons élèves.

Un autre argument tient paradoxalement à la reprise de l'héritage du DP, par une relecture actualisée de la notion d'intuition développée par Buisson/Compayré. (La cohérence des programmes en étant évacuée) Je crois que Meirieu s'en réclame, d'ailleurs, je ne sais plus où.
Or, dans la démarche de la situation-problème et du conflit socio-cognitif , il y a des points de convergence avec la notion d'intuition ( la nécessité de partir de l'activité de l'enfant) , sauf que dans ces situations, les enfants sont censés construire leur réflexion en groupes à partir de situations ouvertes, avec tous les trous et les raccourcis que cela suppose, tandis que dans la démarche intuitive, la part de guidage du maître me semble prépondérante. Pourrait-on parler ici de "démarche conductiviste" ?
Bref les constructivistes ont beau jeu de se réclamer de l'héritage de Buisson.
Par ailleurs, savez-vous où je pourrais trouver une analyse de la dérive mécaniste et de l'évolution des pratiques scolaires de ces années-là?
Pardonnez moi si je suis un peu confus, il commence à se faire tard...

Écrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Bref les constructivistes ont beau jeu de se réclamer de l'héritage de Buisson.
Par ailleurs, savez-vous où je pourrais trouver une analyse de la dérive mécaniste et de l'évolution des pratiques scolaires de ces années-là?
Pardonnez moi si je suis un peu confus, il commence à se faire tard...
Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009
Vous n'êtes pas confus du tout. Non seulement les constructivistes ont beau jeu de se réclamer de l'héritage de Buisson - c'était Meirieu face à votre serviteur sur RFI -, mais des "instructionnistes" récusent Buisson à cause de cela. C'est pourtant à coup sûr la dérive "mécaniste" qui, en partie, explique la défaite de l'école de Jules Ferry à dater des années soixante-dix.
Pour des éclaircissements, voyez la motion "pédagogie" rédigée par M. Delord, votée lors de la dernière AG du GRIP sur le site Projet SLECC.

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Si vous voulez vous joindre à nous...

Ecrit par : Guy Morel | 28 janvier 2009

Merci. Je vais y songer. Seulement, je ne veux pas partir tout seul sur mon école. Je dois en parler autour de moi...
Autre chose, le travail que le GRIP a publié sur la "Pédagogie Oubliée" est admirable.

Cordialement,

Écrit par : Chevreuil | 29 janvier 2009

Cependant, l'argument des "rénovateurs" tend habilement à dire que si les résultats sont mauvais, c'est parce que leurs préconisations ne sont pas suivies d'effet, et que les maîtres s'accrochent à leurs pratiques anciennes et à leurs souvenirs de bons élèves.

Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

C'est d'ailleurs l'argument récurrent de Meirieu qui soutient que la pédagogie nouvelle n'a que peu influencé les pratiques. La position est en effet confortable : quel que soit le résultat des études sur le niveau, c'est ou grâce au constructivisme ou par défaut de constructivisme.

Écrit par : Magister | 29 janvier 2009

« ne faut-il pas aussi un trait d'union entre "les" et "moi" dans la phrase "Et envoyez-les-moi..." ? »
Francis Penin | 28 janvier 2009

« Non!
Jean | 28 janvier 2009 »

Si !
« Dites-le-moi. Envoyez-les-lui. »
[Exemples donnés par Grevisse, Le Bon Usage, 7e édition, 1959, § 482, 3°, a.]

Écrit par : Tailleboudin | 29 janvier 2009

Il faut aller voir :

http://www.education.gouv.fr/cid23433/lire-ecrire-compter-les-performances-des-eleves-de-cm2-a-vingt-ans-d-intervalle-1987-2007.html

Et même le café pédago publie...

A+

RM

Écrit par : Roger Meunier | 29 janvier 2009

Le jus pédagol du jour publie une très intéressante interview d'un doctorant du CEVIPOV, Xavier Pons, qui nous parle d'évaluations :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2009/99_XavierPons.aspx

Liberté pédagogique vs "culture de l'évaluation". On peut dire à peu près n'importe quoi à grands coups de "number crunching" et de grands coups de projecteurs d'ombre là où on ne veut pas.

Et les contenus ?

Écrit par : dugong | 29 janvier 2009

J'ai reçu ça :

Gâtez-vous cet été avec les derniers temps de 2008 grandes marques telles que Rolex, Omega, Breitling, Cartier, Patek et des dizaines d'autres.

Ces modèles dernière version à venir:

- Triple AAA + la qualité, la copie miroir de l'original
- Authentique verre saphir
- Automatique, mouvement d'auto
- La qualité de la construction suisse
- Satisfaction garantie et de garantie complète

Impressionnez vos collègues et l'étourdissement des dames au club aujourd'hui avec celle-temps incroyablement cher aujourd'hui!

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Impressionnez vos collègues et l'étourdissement des dames au club aujourd'hui avec celle-temps incroyablement cher aujourd'hui!

Ecrit par : Robin | 29 janvier 2009

Je reconnais le style. Gardons l'espoir, il y aura du travail pour tous nos élèves !

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

"Je me souviens d'avoir rendu un jour un devoir en philo, contenant des citations de Claude Duneton, dont j'avais lu "Comme une truie qui doute" . Je me suis vertement fait remettre à ma place :"Référence inappropriée" !
Bon, j'ai rangé Duneton et je me suis mis à Piaget. En réalité , c'est beaucoup moins marrant !"

Ecrit par : Chevreuil | 28 janvier 2009

Hé oui! C'est une dimension non négligeable, voire peut-être la première... Le vrai problème est que la plupart des livres de sciences de l'éducation tombent des mains.
Sanseverina, quelle est, à votre avis, l'impact de ce que vos élèves vivent à la maison, (importance de la télévision, implication des parents dans les études de leurs enfants) dans la faiblesse de leurs résultats scolaires?

Guy, vous avez raison. Je trouve "le corse" extrêmement patient. Beaucoup plus qu'il y a une dizaine de jours.
Bonne "manif" à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

C'est vous, Guy, sur la photo? Mince! Je vous imaginais exactement comme ça!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Excusez-moi, chère Juliette, pour ma réponse bien trop succinte.

Il ya des tas de choses que je ne sais pas (par exemple ce que pense mon chat et ce qu'il regarde en ce moment, couché sur mon imprimante) ; je vous le dis sans honte, comme je le dis aux élèves, sans aller jusqu'à Socrate ("Ce que je sais bien, c'est que je ne sais rien").

Je ne suis pas professeur d'Histoire, bien qu'ayant été associé l'année dernière à une réflexion sur le problème "Guy Môquet" par un collègue professeur d'Histoire au lycée (faut-il lire la lettre et si oui, à quelles conditions ?).

Votre patronyme me rappelle celui de mon actrice préférée, la merveilleuse "Juliette des esprits", l'épouse du grand Federico Fellini et m'a fait rêver un instant, ce matin, avant de me préparer pour la "manif".

Mais je vois qu'un collègue historien vous répond.

Toutes mes amitiés à vous et mes encouragements à votre fille. (Quelle chance vous avez d'avoir une "intello"..)

...Et en plus, je suis sûr qu'elle est jolie...comme sa maman !

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

La première partie d'UN DéBAT SANGLANT, dégagé des interférences, vient d'être publié sur mon site. Il commence comme cela :
Au delà des limites, il y a l’insupportable… Hé bien, sur Internet ( sur le plan conceptuel), on est capable d’aller encore plus loin…
Ce débat a eu lieu sur le site “BONNET d’ÂNE”.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/29/un-debat-sanglant-premiere-partie/

Écrit par : Roger FELTS | 29 janvier 2009

"Je reconnais le style. Gardons l'espoir"

Explication : il s'agit d'une traduction automatique sur GlouGlou, en "Français des banlieues" *, d'un "argumentaire" publicitaire initialement rédigé par un finlandais, docteur en Tibétain classique, au chômage.

En aucun cas d'une victime de l'école meiriolisée.

* option à sélectionner dans la liste déroulante

Écrit par : dugong | 29 janvier 2009

J'ai oublié de copier-coller les dernières lignes du message de la destinataire du mien (un peu complique, isn't it ?)

En tous les cas, merci pour votre réponse détaillée… Finalement je garderai ma collection d'Alexandre Dumas…
Mais je ferai de la publicité pour vous.

Ecrit par : Julette Messina | 28 janvier 2009

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Très gentil
Robin
Oubliez votre bon cœur
Lisez attentivement
La teneur de la missive

Et démasquez le propos
Ne cédez pas à la tentation

Vous y perdriez
Un moment d'accalmie
Et nous aussi !

Ecrit par : c. cru | 28 janvier 2009

"Gentle Robin" a lu la magistrale réponse de Magister à "Juliette des esprits" et ne gazouille plus. ;-))

Il n'y aura, évidemment, jamais d'annonce explicite, mais "tout se passera comme si" ; on connaît la musique.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

@ Positions d''un membre de l'académie des sciences sur la réforme du lycée et celle des études supérieures.
http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/recherche.html

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

C'est vous, Guy, sur la photo? Mince! Je vous imaginais exactement comme ça!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Non, c'est mon grand-père côté paternel, à l'âge que j'ai aujourd'hui. Je fais nettement plus jeune.

Au fait, que devient mon premier prix d'horticulture potagère ?

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Je vais me faire un p'tit cocktail aspirine, miel, eau chaude, jus de citron, moi, et ensuite, je commencerai à rédiger ma lettre aux parents d'élèves pour leur expliquer que l'année scolaire est finie et que leurs enfants passeront en 4° dès lundi prochain. A moins que je les présente au bac.

Ecrit par : catmano | 28 janvier 2009

Comme disait Maurice Chevalier en juin 40, "Dans la vie, faut pas s'en faire, il faut toujours voir les choses du bon côté" ;O)

Bon rétablissement !

..Et mettez un peu de rhum dans l'eau chaude !

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Le jus pédagol du jour publie une très intéressante interview d'un doctorant du CEVIPOV, Xavier Pons, qui nous parle d'évaluations :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2009/99_XavierPons.aspx

Liberté pédagogique vs "culture de l'évaluation". On peut dire à peu près n'importe quoi à grands coups de "number crunching" et de grands coups de projecteurs d'ombre là où on ne veut pas.

Et les contenus ?
Ecrit par : dugong | 29 janvier 2009

Fascinante, cette capacité à produire un discours pseudo-critique qui légitime ce que l'on prétend critiquer. Et c'est sans fin : il y aura bien un autre clerc pour expliquer que oui peut-être sans doute mais. Un Pons 2, puis un Pons 3.

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Magister:

"Le premier temps répond à la première raison : se débarrasser de personnages comme Charles Martel, des rois par la grâce de Dieu, de Napoléon, etc... pour limiter les controverses et ne proposer que des faits et des personnages politiquement corrects. Le deuxième temps répond à la volonté de couper les contemporains de leurs racines multiséculaires pour les immerger totalement dans le vide de l'immédiateté, de sorte à généraliser la culture en batterie pour les mieux enchaîner à la pulsion consumériste"

Merci pour cette réponse très lumineuse. Je suis parent de plusieurs enfants et me désole de ce que je lis dans les manuels d'histoire. Votre réponse confirme mes inquiétudes pour la suite. Ne pensez-vous pas alors que la lutte des instructionnistes, plutôt que de se concentrer sur les méthodes, ganerait à se concentrer sur les contenus et à dénoncer sans ambiguïté et avec force l'emprise de l'idéologie du politiquement correct dans l'éducation nationale, à tous les niveaux, comme contraire à la formation de l'esprit critique ? Les élèves, une minorité, certes, la plus avisée et éveillée, est parfaitement consciente et exaspérée (leurs parents aussi) par la propagande de décervelage qui sévit partout aujord'hui. Je pense, quant à moi, que la lutte devrait commencer par là, car c'est l'honneur des professeurs et de l'enseignement qui est en jeu.

Écrit par : Alain Riquier | 29 janvier 2009

Demande d'aide, en littérature:

Je recherche des textes ou des extraits (pour des lycéens professionnels: CAP Routiers et BEP Plombiers et Vente), en poésie, roman, nouvelle, explicites si c'est possible, sur les sensations (1), autour des 5 sens, ou de l'un d'entre eux. Fondés sur, pour exemples: le dur, le mouillé, les couleurs, le grave, etc. et leur travail dans le psychisme.

Oui - je sais... n'est-ce pas aussi cela, la Littérature, mais l'implicite, le sous-entendu qui peut nous apparaître à nous évident, me prend des heures laborieuses d'explication auprès de la plupart des ados.

Merci.

(1) des oeuvres phénoménologiques, donc

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2009

des copies de bac authentiques : premières ES, il y a deux ans. notes entre 9 et 11

http://web.mac.com/monsieurliotard/2009/1%C3%A8re_ES1/Entr%C3%A9es/2008/9/16_Argumentation_5.html

Écrit par : Monsieur Liotard | 29 janvier 2009

Un grand merci à Messieurs Robin et Magister. L'un pour sa gentillesse, sa promptitude à répondre et son art de faire du plat… À des centaines de kilomètres, cela ne prête pas à conséquence. L'autre, pour son efficacité éclairante… Je suis fier de lui avoir poser une question qui lui a permis de faire un aussi beau développement… Je crois que d'autres y ont été sensibles. C'est très bon… et trop pessimiste. Je suis sur que vous devez avoir plus de soixante ans et que le monde que vous voyez maintenant ne correspond pas du tout au monde que vous espériez à 20 ans… Mon père, c'est pareil, mais il va s'assoir dans son fauteuil et il grommelle : “Tous des cons”. Il n'a pas forcément tort, mais c'est un peu court. Je préfère Monsieur Magistère (Papa !). Avec sa réflexion on est mieux armé pour pervertir ce mauvais système.
En faisant du tourisme sur la côte d'Azur, on est passé à Marseille et on a été voir le château d'If… Et bien, pas dans le trou à rat de l'Abbé Faria, mais à l'entrée, ils distribuent des prospectus. L'un de ceux-ci est signé Brighelli. C'est le même que celui qui vous préside ? C'est le spécialiste de la terre entouré d'eau : il a écrit sur If, sur le Mont Saint-Michel et sur la Corse… Faut se méfier des insulaires : il vous font démarrer dans la république et vous terminez sous l'Empire.
Par ailleurs, il doit y avoir un (ou des flics) parmi vous. J'ai rien compris à cette intervention d'un incertain c. cru qui sème le soupçon de la signature là où importe l'intelligence des réponses, Robin par sa disponibilité et Magister son efficacité. En tous les cas, moi, je suis fier d'avoir posé une question apportant de tels réponses.
Amicalement

Écrit par : Juliette Messina | 29 janvier 2009

Pour Guy Morel:
De nombreuses réflexions s'agitent dans mon cerveau (qui n'est pas formaté, ne vous en déplaise, pour seulement "aimer" les animaux ); Je me contenterai de poser cette question:
-combien de parents d'élèves connaissent l'existence du GRIP ?

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Moi aussi, je mettais des traits d'union entre les 2 pronoms personnels postposés. Me suis-je trompée? Je suivais en cela Grévisse.
De toutes façons, si j'avais tort, je "n'enduirai "plus les gosses d'erreur, comme disait, je crois, Coluche.

Écrit par : retraitée | 29 janvier 2009

Premier jour sans travail et je vais vous dire que c'est un pur régal, je dirais même un pur bonheur ! Eh oui je ne vis plus dans l'angoisse ou le stress et je peux enfin faire ce que j'aime : prendre mon petit déj' tranquillement, écouter de la musique, faire la cuisine pour midi cool en prenant mon temps, vivire plus sainement et cet aprem je me remets au dessin !

Je sens finalement, en dépit de mes angoisses et des montagnes russes psychologiques, que je vais adorer cette période, qui au fond, sera un pur bénéfice. Je la prends comme une parenthèse, une pause où je recommence enfin à vivre pour moi, et surtout à prendre le temps de vivre à mon rythme sans obligations quelconques. Et je peux vous certifier que franchement, c'est réellement appréciable.

Enfin je vais me retrouver !!!! Ma crève m'anquiquine encore un peu mais elle a déjà diminué à vue d'oeil avec les traitements. Déjà ce qui est bien c'est que je n'ai plus de psoriasis depuis quelques jours, un vrai soulagement, une libération ! Et mon estomac ne fait plus la grimace au point de me voir plier en quatre... Reste ma pancréatite à soigner mais ça devrait aller.

Prochainement je vais à la SPA, j'ai envie de leur donner un petit coup de main et surtout plein de câlins aux petits chats, j'en suis trop fan de ces adorables boules de poils et ça me manque de ne pas trouver de chat chez moi !!! Enfin quelques grammes de douceur dans ce monde de brutes !!!

Et puis tant qu'à faire je ferai ce que j'adore : le journalisme, l'écriture entre autres, la lecture. Un ami m'a proposé de faire de la radio avec lui et d'animer une émission journalistique et là je viens de signer un contrat avec un ami écrivain pour la co-rédaction d'un livre sur la reconversion professionnelle justement.

Bref que de bonnes nouvelles pour le moment....Pourvu que ça dure.

Bisous à tous !!!

Écrit par : Sandra WAGNER | 29 janvier 2009

Ne pensez-vous pas alors que la lutte des instructionnistes, plutôt que de se concentrer sur les méthodes, ganerait à se concentrer sur les contenus et à dénoncer sans ambiguïté et avec force l'emprise de l'idéologie du politiquement correct dans l'éducation nationale, à tous les niveaux, comme contraire à la formation de l'esprit critique ? Les élèves, une minorité, certes, la plus avisée et éveillée, est parfaitement consciente et exaspérée (leurs parents aussi) par la propagande de décervelage qui sévit partout aujord'hui. Je pense, quant à moi, que la lutte devrait commencer par là, car c'est l'honneur des professeurs et de l'enseignement qui est en jeu.

Ecrit par : Alain Riquier | 29 janvier 2009

Je vois qu'aujourd'hui beaucoup de parents sont retenus chez eux pour garder leurs enfants et prennent le temps de consulter ce blog, de plus en plus connu et apprécié.

Je suis d'accord avec ce que dit Alain Riquier et j'ajoute que si la lutte des profs allait dans le sens qu'il suggère, c'est à dire de décaper de fond en comble les contenus et de s'opposer à l'endormissement des consciences par l'idéologie qui domine aujourd'hui dans les medias comme dans l'école et les esprits d'une majorité d' enseignants, les parents seraient nombreux à les soutenir dans leur combat.

Battez-vous dans cette direction, on est avec vous .

Écrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

Heureux de vous savoir remontée à bloc, Sandra.
Continuez comme ça !

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

Aller, pour se détendre et avoir quelques idées pour cet aprés midi, voici un lien sympa et en attendant que vous ne cliquiez dessus, voici une petite histoire authentique:

Hier, dans "mon" Université, après les cours, alors que nous étions dehors pour nous oxygéner les poumons grâce à Phillipe Moris, les étudiants en prépa Agreg et CAPES voulurent savoir si les cours seraient assurés aujourd'hui.
Interrogations, professeurs embarrassés -on se demande bien pourquoi-, polémique, le ton monte rapidement. Une voix qui ressemblait d'ailleurs fort à la mienne s'éleva au dessus de ce brou ha! ha! : "Oui, cours demain à 14 heures place de la République".
j'eus mon petit quart d'heure de gloire; ce qui me valut les regards charmés de quelques demoiselles présentes alors dans ce petit groupe. (Pourquoi croyez-vous qu'on se donne tant de mal?).
D'autres sont restés de marbre. Mais le prof qui a toujours fait preuve d'un professionnalisme exemplaire, a souri puis, pour une fois, s'est laché très clairement: Tout y est passé, de la recherche en passant par l'enseignement, le LMD, la LRU, la fuite des chercheurs à l'étranger... etc... Arguments qui respiraient plus la colère qu'autre chose. Ils nous tint en haleine quinze bonnes minutes.
A la fin de son réquisitoire contre l'idiotie éducative galopante, Wendy, la copine de Peter Pan et peut-être ma future collègue, qui n'a certainement encore jamais vu le sabre d'abordage d'un capitaine, s'exclama:
"Oui mais on passe des concours, nous!!". Je lui rétorque alors aussitôt: "Oui, justement: Vas manifester pour une fois! Qu'auras-tu à raconter de ta vie d'étudiante? La merveilleuse histoire de la table de trois? Super. Et en plus... Blablabla, blablabla, blablabla..." .
Par cette réplique, je troquai alors instantanément l'habit de Guignol pour l'habit Rouge du jeune étudiant gaucho-lenino-marxo-agitato-révolutionnaire et toutes mes tentatives de charme à l'égard du beau sexe furent réduites à néant...
Enfin, il paraît qu'il y a des femmes qui adorent ça...

Fichtre!



http://www.youtube.com/watch?v=9f-INZaPcas

Bonne manif à tous

Vincent

Écrit par : Matheutorduenmanif | 29 janvier 2009

"Par cette réplique, je troquai alors instantanément l'habit de Guignol pour l'habit Rouge du jeune étudiant gaucho-lenino-marxo-agitato-révolutionnaire et toutes mes tentatives de charme à l'égard du beau sexe furent réduites à néant...
Enfin, il paraît qu'il y a des femmes qui adorent ça "

Oui, en 68, peut-être ! Times are changing ! Les gauchistes passent pour des rigolos, désolée, et c'est normal, ils sont à côté de la plaque depuis longtemps, les rebelles sont ailleurs !

Écrit par : Stéphanie | 29 janvier 2009

Pour Guy Morel:
De nombreuses réflexions s'agitent dans mon cerveau (qui n'est pas formaté, ne vous en déplaise, pour seulement "aimer" les animaux ); Je me contenterai de poser cette question:
-combien de parents d'élèves connaissent l'existence du GRIP ?
Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Pas assez. À ceux qui passent sur ce blog et demandent une refondation des contenus, je ne saurais trop conseiller d'aller sur le site Projet-Slecc, le site du GRIP étant plutôt mal en point.

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Ecrit par : Alain Riquier | 29 janvier 2009

Je vois qu'aujourd'hui beaucoup de parents sont retenus chez eux pour garder leurs enfants et prennent le temps de consulter ce blog, de plus en plus connu et apprécié.

Je suis d'accord avec ce que dit Alain Riquier et j'ajoute que si la lutte des profs allait dans le sens qu'il suggère, c'est à dire de décaper de fond en comble les contenus et de s'opposer à l'endormissement des consciences par l'idéologie qui domine aujourd'hui dans les medias comme dans l'école et les esprits d'une majorité d' enseignants, les parents seraient nombreux à les soutenir dans leur combat.

Battez-vous dans cette direction, on est avec vous .
Ecrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

La lutte pour les contenus, c'est à :

http://www.slecc.fr/

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Je suis d'accord avec ce que dit Alain Riquier et j'ajoute que si la lutte des profs allait dans le sens qu'il suggère, c'est à dire de décaper de fond en comble les contenus et de s'opposer à l'endormissement des consciences par l'idéologie qui domine aujourd'hui dans les medias comme dans l'école et les esprits d'une majorité d' enseignants, les parents seraient nombreux à les soutenir dans leur combat.

Battez-vous dans cette direction, on est avec vous .

Ecrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

-combien de parents d'élèves connaissent l'existence du GRIP ?

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Trop peu de parents, trop peu d'enseignants... On s'occupe beaucoup des contenus, autant que possible des enseignants, si vous pouvez vous occuper des parents, ne vous en privez pas !

Écrit par : gripien débordé par la tâche | 29 janvier 2009

C'est aux parents de réagir, et pas en envoyant leurs bambins dans les écoles privées.
Nous, comme le dit gripien, nous sommes débordés ! La coupe est pleine !

Écrit par : une hussarde | 29 janvier 2009

"Je suis d'accord avec ce que dit Alain Riquier et j'ajoute que si la lutte des profs allait dans le sens qu'il suggère, c'est à dire de décaper de fond en comble les contenus et de s'opposer à l'endormissement des consciences par l'idéologie qui domine aujourd'hui dans les medias comme dans l'école et les esprits d'une majorité d' enseignants, les parents seraient nombreux à les soutenir dans leur combat.

Battez-vous dans cette direction, on est avec vous .
Ecrit par : Claude T. | 29 janvier 2009"

Je pense qu'entre la propagande médiatique, qui ne va que s'accélérer avec la nomination du président de France TV par l'Elysée, et le décalage syndicats-base, bon nombre de professeurs pensent comme Alain Riquier.
En ce qui me concerne je suis un futur professeur qui pense déjà à peu de choses près de la façon de Mr Riquier. et je vais manifester cet aprés-midi pour que le peu d'école qui reste encore aujourd'hui ne soit pas complétement anéantie demain par ces inconscients.
Faites confiance aux professeurs...

Vincent

Écrit par : Matheutorduenmanif | 29 janvier 2009

-combien de parents d'élèves connaissent l'existence du GRIP ?
Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Pas assez. À ceux qui passent sur ce blog et demandent une refondation des contenus, je ne saurais trop conseiller d'aller sur le site Projet-Slecc, le site du GRIP étant plutôt mal en point.

Ecrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Alors, arrêtez de renvoyer à leurs moutons les quelques malheureux qui en connaissent l'existence et en reconnaissent le bien-fondé.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Oui, en 68, peut-être ! Times are changing ! Les gauchistes passent pour des rigolos, désolée, et c'est normal, ils sont à côté de la plaque depuis longtemps, les rebelles sont ailleurs !


Bah! Je suis cultive à moi seul l'anti-héro parfait! :-)
A côté de la plaque?
Ah bon?
Peut m'importe! S'il y a bien un domaine qui dépasse les sensibilités politiques c'est l'éducation.

Vincent

Écrit par : Matheutorduenmanif | 29 janvier 2009

Tous ces nouveaux ! Mais c'est merveilleux ! Tous animés des meilleures intentions du monde ! Comme ça fait plaisir ! Qu'il est beau notre plumage ! Comme ils aimeraient à entendre notre ramage !
Ça tombe bien, il y a justement une promo sur le camembert dans mon hard discount. ;-)

Écrit par : c. cru | 29 janvier 2009

"Les rebelles sont ailleurs !"

Ecrit par : Stéphanie | 29 janvier 2009

Où ça, ou ça???

Guy, je suis désolé, la mémoire me fait défaut, mais je ne me rappelle plus cette histoire de prix d'horticulture... :-(

Super heureux pour vous, Sandra!
Combien de personnes à Bourges, ce matin, Robin? Et à Blois, Francis? Ici, (à Châteauroux), environ 6000, quand même! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Où ça, ou ça???

Oui, j'allais vous le demander...
A droite sans doute?

Vincent

Écrit par : Matheutordunimanif | 29 janvier 2009

Tous ces nouveaux ! Mais c'est merveilleux ! Tous animés des meilleures intentions du monde ! Comme ça fait plaisir ! Qu'il est beau notre plumage ! Comme ils aimeraient à entendre notre ramage !
Ça tombe bien, il y a justement une promo sur le camembert dans mon hard discount. ;-)

Ecrit par : c. cru | 29 janvier 2009

Je me demande si cette ironie est destinée aux parents qui s'expriment ici et on dirait que certains n'ont pas envie de les entendre, je ne comprends pas pourquoi. Dites alors que ce blog est réservé aux profs et seulement aux profs, mais ne vous plaigniez pas alors de la démission des parents !

Écrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

Ne pensez-vous pas alors que la lutte des instructionnistes, plutôt que de se concentrer sur les méthodes, ganerait à se concentrer sur les contenus et à dénoncer sans ambiguïté et avec force l'emprise de l'idéologie du politiquement correct dans l'éducation nationale, à tous les niveaux, comme contraire à la formation de l'esprit critique ?

Ecrit par : Alain Riquier | 29 janvier 2009

Il me semble que les deux problèmes sont étroitement liés et doivent faire l'objet d'une attention conjointe. Le constructivisme, essentiellement pédocentrique, pose les actes d'enseigner et d'étudier non pas comme apprendre mais comme apprendre à apprendre. Cette prédominance amène à relativiser le contenu au profit du contenant. En décembre 2007, j'avais écris ce commentaire qui entre à nouveau dans le sujet qui nous intéresse (et dont on peut dire qu'il est la principale raison d'être de ce blog) :

La pédagogie, c'est entendu, est question de méthode. Mais elle est essentiellement une relation humaine et ne saurait donc raisonnablement et réellement se construire sur des théories exclusivement scientifiques. Vouloir paramétrer tous les actes d'enseignement relève de cette tentation mécaniste et insidieusement totalitaire dont les zélateurs des sciences de l'éducation ont fait largement preuve, surtout depuis la création des IUFM qui leur donnèrent une véritable base institutionnelle.
L'élève-au-centre-du-système, avatar de l'enfant-roi, est une erreur fondamentale. D'abord, on ne fait qu'énoncer une réalité (d'où l'idée qu'enfoncer une porte ouverte, c'est avant tout faire du courant d'air) car c'est bien à l'élève que l'enseignement s'est toujours adressé. Ensuite, le centrage sur l'élève relativise, jusqu'à le dénier, l'effet-maître, instrumentalisé et aligné sur des méthodes dont la scientificité est considérée (décrétée) comme admise, à l'instar de l'agent technique exécutant un procédé de fabrication. Enfin, on relativise la discipline enseignée, c'est-à-dire le champ particulier de la connaissance, qui n'est alors plus qu'un prétexte, un simple support pour « apprendre à apprendre ». La tentation mécaniste rejoint donc la tentation utilitariste, une évolution qui s'inscrit dans la logique consumériste et marchande qui traduit tout en terme de produit (on pense au fameux « produire du texte »).

18 décembre 2007

Cette spirale infernale s'actionne par le fait que l'idéologie prévaut sur la réalité que l'on somme de coller aux objectifs fixés, coûte que coûte, à grand renfort d'une novlangue qui allait opérer une véritable révolution sémantique. A la notion claire de compréhension, fondée sur une qualité d'attention (écoute, concentration, discipline) et une attitude d'application (rigueur et persévérance) allait se substituer celle de "stratégies cognitives" que l'apprenant mettrait en oeuvre pour réussir. C'était ouvrir la porte au système brûleur d'étapes des expédients, des raccourcis et, finalement, de l'escamotage. Tout le monde ne peut pas dire comme Einstein : "Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas."

21 décembre 2007

Écrit par : Magister | 29 janvier 2009

Alors, arrêtez de renvoyer à leurs moutons les quelques malheureux qui en connaissent l'existence et en reconnaissent le bien-fondé.
Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009
C'est quand même pas moi qui ai renvoyé les profs à la rue Saint-Denis !

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

J'ai omis de préciser que le commentaire du 21 décembre partait de ce propos : "La spirale infernale qui prétend faciliter la compréhension en allégeant les savoirs fondamentaux" .

Écrit par : Magister | 29 janvier 2009

Trop peu de parents, trop peu d'enseignants... On s'occupe beaucoup des contenus, autant que possible des enseignants, si vous pouvez vous occuper des parents, ne vous en privez pas !

Ecrit par : gripien débordé par la tâche | 29 janvier 2009
Pourquoi des professeurs comme ceux dont ma fille a bénéficié depuis la sixième en mathématiques et qui font tout "bien comme il faut " avec une redoutable efficacité et à la satisfaction générale des parents ne vous rejoignent pas ?
Pourquoi, sur un autre forum, un professeur de mathématiques collège et lycée/modérateur qui adhère peu ou prou à votre vision des enseignements m'a priée d'éviter d'aborder ce sujet polémique alors que je donnais un lien vers le livre de calcul de M. Dupré ?
Pourquoi aucun des parents d'élèves qui se posaient des questions sur les quatre opérations n'a manifesté le moindre enthousiasme pour ce livre ?
Pourquoi aucun des PE présents n'a émis le moindre commentaire ?
Pourquoi votre message est-il si mal perçu ?

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Alors, arrêtez de renvoyer à leurs moutons les quelques malheureux qui en connaissent l'existence et en reconnaissent le bien-fondé.
Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009
C'est quand même pas moi qui ai renvoyé les profs à la rue Saint-Denis !

Ecrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Je n'ai fait que leur donner de bons conseils pour arrondir leurs fins de mois !

Sérieusement (hier, je suis sortie de mes gonds et m'en excuse ), je trouve qu'exhiber les lamentables productions des élèves sera contreproductif et ma réaction à chaud, qui s'adressait d'ailleurs au départ à Saperlipopette, en est l'illustration. M'être laissée aller à l'exprimer était en partie volontaire.
Souci sur laissée allée, laissée aller ou laissée allé ??????????? Etat grippal persistant.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Ma fille va probablement avoir à rédiger une fiche de lecture sur Antigone d'Anouilh qu'elle est en train de lire. Nous ne nous en mêlons pas. Après cinq ans de primaire constructiviste à mort, suivi de quatre ans de collège sous la férule de jeunes capessiens totalement iufmisés avec enseignement par séquences, elle est en troisième. Si fiche de lecture il y a, je vous la recopierai ici.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

@Christophe Sibille
Quelle est la différence entre un nouveau-né et un premier prix d'horticulture potagère ?
Je vous avais demandé de démêler cela après que vous m'eussiez fait remarquer que j'avais collé un e au mot démêlés.

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Je me demande si cette ironie est destinée aux parents qui s'expriment ici et on dirait que certains n'ont pas envie de les entendre, je ne comprends pas pourquoi. Dites alors que ce blog est réservé aux profs et seulement aux profs, mais ne vous plaigniez pas alors de la démission des parents !

Ecrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

Il est au contraire fort souhaitable que davantage de parents s'expriment sur ce blog, de sorte à éviter le vase clos du cénacle. Et même si la plupart des enseignants sont eux-mêmes parents, il est toujours bon d'avoir les avis ou les sentiments de personnes, disons neutres par rapport à l'institution. C'est d'autant plus important que les parents se situent en amont et que l'école ne se pourra véritablement refonder sans qu'ils soient de la partie.

Écrit par : Magister | 29 janvier 2009

Nous sommes deux étudiantes en I.U.F.M. et de temps en temps, pour entendre un autre son de cloches, on vient faire un petit tour chez vous…
Des fois, on y comprend rien ! Parfois, certains interviennent pour ne rien dire. D'autres fois, les problèmes de personnes dominent le débat - c'est pas toujours marrant, mais c'est révélateur d'une certaine inhumanité. Mais parfois aussi, il y a de très bonnes interventions : récemment celle de Magister sur l'enseignement de l'histoire nous a bien plu…
Ce qui nous amène à vous demander de nous aider à résoudre notre problème. L'une de nous deux, en stage, a été confronté, avec son maitre de stage, à la situation suivante :
un père de famille est venu se plaindre que son fils, un blondinet de 16 ans et demi, avait reçu un fort coup de poing dans la figure d'un grand noir gabonais de 19 ans, parce que son fils soutenait que les races n'existaient pas. Le jeune africain lui a dit que ce n'était qu'un raciste et qu'il ne méritait qu'un pin sur sa petite gueule de fromage blanc (ou de calendos, nous ne nous souvenons plus).
Nous avons eu le plus grand mal pour expliquer au père qu'il ne fallait pas qu'il aille dire au jeune gabonais que c'était lui le raciste… Il ne s'est découragé que lorsqu'on lui a expliqué que l'autre était costaud et qu'il risquait de prendre un coup de pied dans les couilles…
Mais ceci n'est pas satisfaisant sur le plan éducationnel… Aidez-nous à comprendre :
Si un noir dit les races, cela existe, faudra-t-il dire OUI ?
Si un blanc dit la même chose, faudra-t-il dire NON ?
Cela nous apparait très incohérent !

Écrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

Ecrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

Roger, la ferme !

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

Je présente mes excuses aux parents d'élèves qui arrivent sur le blog ce jour, animés des meilleures intentions du monde.
Ces derniers temps, lorsque nous lisons les mots "idéologie dominante", ils sont automatiquement suivis de propos qu'un "honnête homme" ne peut que réprouver.
Ces parents d'élèves, sans doute de très bonne foi, ont donc été victimes d'un petit coup de paranoïa dont ils m'excuseront, j'espère, s'ils sont d' "honnêtes hommes".
N'est-ce pas, Yann (victime sans doute lui aussi de cette crise de paranoïa) ?

Écrit par : c. cru | 29 janvier 2009

Yann ! Paranoïaque ! ! ! ça alors ! ! ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 29 janvier 2009

Ces derniers temps, lorsque nous lisons les mots "idéologie dominante", ils sont automatiquement suivis de propos qu'un "honnête homme" ne peut que réprouver.
Ces parents d'élèves, sans doute de très bonne foi, ont donc été victimes d'un petit coup de paranoïa dont ils m'excuseront, j'espère, s'ils sont d' "honnêtes hommes".
N'est-ce pas, Yann (victime sans doute lui aussi de cette crise de paranoïa) ?

Ecrit par : c. cru | 29 janvier 2009

Bien volontiers, mais j'avoue ne pas comprendre le lien négatif que vous établissez entre "idéologie dominante" et propos indignes d'un honnête homme ? indignes par rapport à quoi et indignes aux yeux de qui ? Il me semble que réprouver le politiquement correct sous toutes ses formes et dans tous les domaines est un devoir d'honnête homme, justement parce que le politiquement correct est d'une malhonnêteté indigne, une imposture à tous les niveaux. Si on ne le dénonce pas, on se soumet à cette dictature et on devient à son tour malhonnête.
Ce que dit Jenny et qui n'a vraiment pas l'air de plaire à certains, nos enfants le vivent tous les jours, et dans leur esprit plus rien n'est clair ni vrai. Voilà un exemple des méfaits du politiquement correct, et finalement, à brouiller tous les repères, à faire prendre des vessies pour des lanternes, on ne sait plus reconnaitre l'honnête homme, l'homme de bon sens et de bonne foi.
Alors, où est l'indignité, chez celui qui dénonce, ou chez celui qui se tait et courbe l'échine ?

Écrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

Nouvelle sur ce blog et ayant eu le courage de tout lire depuis le début de cette note, je remarque que c. cru avait du nez.

Écrit par : Adèle H. | 29 janvier 2009

Si un noir dit les races, cela existe, faudra-t-il dire OUI ?
Si un blanc dit la même chose, faudra-t-il dire NON ?
Cela nous apparait très incohérent !

Ecrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

Le mieux est de poser cette question à SOS Racisme ou au MRAP, deux associations très éclairées sur la chose et d'une parfaite probité intellectuelle.

Écrit par : Magister | 29 janvier 2009

Parano ? Peut-être ? Je vois des Felts partout ;o))

Ceci dit, Jenny B. ne se présente pas comme parent d'élève et son témoignage fait un peu, comment dire, "fabriqué".
Du coup, je ne pige pas trop ce que je viens faire dans le dernier message de C. Cru (en fait, je suis comme Claude, je ne pige pas le message en entier).

Bien sûr que des situations de conflits débiles autour de l'existence des races peuvent conduire à des insultes, et plus si affinités (coups de poing sur le nez, coups de pied dans les couilles). Il suffit de regarder ici, où je croyais que JPB avait décidé de mettre le holà, et où RF est en embuscade dès qu'est écrit le mot "race".

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

Tenez, je vous donne le lien, vous n'avez qu'à lire:
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t644-Multiple.htm

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Souci sur laissée allée, laissée aller ou laissée allé ??????????? Etat grippal persistant.

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Ma maman, matheuse dans l'âme, disait : "Il y a toujours une troisième solution."
"Laissé aller."
Ici, il semble bien qu'il y en ait une quatrième.
Soignez votre grippe. Il semble bien que le portable transmette même la grippe, puisque vous avez attrapé celle de Catmano.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009

Vous m'étonnez, Yann. Il me semble pourtant que la ligne 12 du dernier message de Claude est très éclairante.
Mais, je peux me tromper. ce C. Cru signe à l'envers, on ne sait que son nom de famille et pas son prénom, c'est un signe, non ?

Écrit par : Franz K. | 29 janvier 2009

je pense que le problème qui se pose à Jenny est bien compréhensible. Les professeurs sont placés dans des situations inextricables, puisque comme leurs élèves, comme les parents d'élèves, ils voient une réalité tout ce qu'il y a de plus réelle et leurs supérieurs, nos gouvernants leur expliquent qu'elle est fausse, et par exemple, puisque vous évoquez le racisme, il est clair pour tous maintenant que le racisme anti-blanc existe, or dans les écoles, comme ailleurs, on le nie. C'est tout ça qui ne va plus du tout.

Écrit par : Claude T. | 29 janvier 2009

Par cette réplique, je troquai alors instantanément l'habit de Guignol pour l'habit Rouge du jeune étudiant gaucho-lenino-marxo-agitato-révolutionnaire et toutes mes tentatives de charme à l'égard du beau sexe furent réduites à néant...
Enfin, il paraît qu'il y a des femmes qui adorent ça...

Fichtre!


Vincent

Ecrit par : Matheutorduenmanif | 29 janvier 2009

Va falloir vous rabattre sur les vieilles peaux!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Soignez votre grippe. Il semble bien que le portable transmette même la grippe, puisque vous avez attrapé celle de Catmano.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009
Nan ! Catmano a un accès aigu de clopite chronique. C'est pas la même chose ! Moi, j'ai la vraie de vraie grippe, ramenée du collège par ma fille. Comme j'ai en outre une clopite chronique, ça n'arrange pas le pronostic à court terme.
Donc "je me suis laissé aller " ?

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Franz (C. Cru a raison, tous ces petits nouveaux, c'est déstabilisant, peut-être sont-ils grévistes et s'ennuient-ils à la maison ?), vous ignorez vos classiques, Madame Cru s'appelle Carmen, c'est une charmante vieille dame qui aime ses chats, sa tranquillité et le Fernet-Branca.

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

Tenez, je vous donne le lien, vous n'avez qu'à lire:

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009
Pas si négatif, cet échange. De la lucidité même quand on parle des difficultés de certains PE à maîtriser les règles de calcul qu'il sont censés enseigner. Un petit passage de Dupré sur ce forum et les ceuss qui sont prêts à essayer essaient.

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Vous m'étonnez, Yann. Il me semble pourtant que la ligne 12 du dernier message de Claude est très éclairante.
Mais, je peux me tromper. ce C. Cru signe à l'envers, on ne sait que son nom de famille et pas son prénom, c'est un signe, non ?

Ecrit par : Franz K. | 29 janvier 2009

Sur ce blog, les gens font preuve d'un manque de culture effrayant !
C. Cru; Lelong; ça ne vous dit vraiment rien ?

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Super heureux pour vous, Sandra!
Combien de personnes à Bourges, ce matin, Robin? Et à Blois, Francis? Ici, (à Châteauroux), environ 6000, quand même! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Je ne sais pas au juste, mais c'était la foule des grands jours , plus de 6000, je pense. J'aime la phrase de De Gaulle parlant de la foule : "C'est la mer !"

Les slogans étaient incroyablement subversifs : "Nicolas, nous sommes là(s)! (lu sur une pancarte) "On veut travailler mieux !" et un "Pas contents !" scandé à tue-tête pas les jeunes du lycée agricole qui avaient l'air de bien s'amuser et qui amusaient tout le monde...

J'ai même vu émerger une fourche...en bois (on est dans le Berry) et dans mon âme épouvantée a surgi soudain le spectre de la jacquerie. ;-)

Il y avait une dizaine de collègues (c'est l'avantage d'être sur plusieurs établissements, on a beaucoup de "collègues")...Et puis il y avait les lycéens : "Faites l'amour, pas la grève" qu'ils criaient (quel culot !)...Et si on envie de faire les deux ?

J'aurais dû me mêler au groupe, ils avaient l'air de bien s'amuser euxaussi...But I'm just like you, Francis, a little too old for them !

Mon fils (il est à Besançon) m'a appelé et je lui ai fait les recommandations de prudence d'usage (il les fait toutes depuis le début) et il m'a obligeamment rappelé que j'avais mis le lycée de St Cloud en grève en 68 avec mon copain Stephen ("Les filles avec nous !")...J'espère que je ne lui ai pas raconté l'histoire du cocktail molotov (je perds la mémoire)... mais il sait se protéger des lacrimos). Ah ! les manifs ne sont plus ce qu'elles étaient !...Et moi non plus !

Écrit par : Robin en direct de Patmos | 29 janvier 2009

Tenez, je vous donne le lien, vous n'avez qu'à lire:

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009
Pas si négatif, cet échange. De la lucidité même quand on parle des difficultés de certains PE à maîtriser les règles de calcul qu'il sont censés enseigner. Un petit passage de Dupré sur ce forum et les ceuss qui sont prêts à essayer essaient.

Ecrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Le seul qui fasse preuve de lucidité, c'est Atchoum, et Atchoum, c'est le prof de math de lycée, celui qui me pousse à inscrire ma fille dans la seconde d'excellence du département, là où sa copine proviseur-adjoint a collaboré à créer une filière chinois LV3 et Russe LV3 pour concurrencer les lycées privés et leur piquer les élèves grosses têtes du département et de nos copains ardéchois.
Moi, je trouve cette discussion désespérante: un PE qui a besoin des parents d'élèves pour lui expliquer ce qu'est un multiple ...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Je crois que ma 4ème solution est fausse : "laissée aller" est la bonne.
Je me suis laissée aller : me (accusatif)
Je me suis mordu la langue : me (datif)
Ais-je bon???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009

Mince, j'ai oublié d'effacer le "en direct de Patmos" de mon pseudo. J'ai plusieurs accès à Internet et je ne me servais plus de celui-là depuis des siècles.

Écrit par : Robin en direct de Patmos | 29 janvier 2009

Nan ! Catmano a un accès aigu de clopite chronique. C'est pas la même chose ! Moi, j'ai la vraie de vraie grippe, ramenée du collège par ma fille. Comme j'ai en outre une clopite chronique, ça n'arrange pas le pronostic à court terme.
Donc "je me suis laissé aller " ?

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Catmano a, au moins, une affection ORL quelconque, en plus de sa clopite chronique.
En revanche, c'est sans doute un de ses élèves qui la lui a refilée, comme d'habitude.

Pour le reste, Dobo, voir ci-dessous :

http://grammaire.reverso.net/4_1_09_accord_du_partisipe_passe_avec_un_infinitif.shtml

Écrit par : catmano | 29 janvier 2009

Dans notre lettre, nous disions que certains commentaires étaient passionants (Par exemple Magister pour l'histoire, moins pour ma question) mais il y avait des fois où on ne comprenait plus rien. C'est le cas de ces pseudos dialogues entre Yann, C.cru, Felts et quelques autres où l'intérêt n'est guère évident. Mon dieu que la vie est compliquée !

Écrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

Bref que de bonnes nouvelles pour le moment....Pourvu que ça dure.

Bisous à tous !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 janvier 2009

Plein plein de bisous à vous, sandra ! Oh que ça fait plaisir !

Écrit par : Robin en direct de Patmos | 29 janvier 2009

Pourquoi, sur un autre forum, un professeur de mathématiques collège et lycée/modérateur qui adhère peu ou prou à votre vision des enseignements m'a priée d'éviter d'aborder ce sujet polémique alors que je donnais un lien vers le livre de calcul de M. Dupré ?

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Parce que vous n'avez pas choisi le bon forum.

Il fallait s'inscrire sur www.neoprofs.org (ça prend 2 minutes) et poster dans la rubrique "L'enseignement" > Forum "Le primaire".

Écrit par : Neoprofs | 29 janvier 2009

Ravie pour vous, Sandra.

Écrit par : catmano | 29 janvier 2009

Moi, je trouve cette discussion désespérante: un PE qui a besoin des parents d'élèves pour lui expliquer ce qu'est un multiple ...
Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009
Et vous demandiez pour quelles raisons nous avions du mal à nous faire entendre !

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Bonne route, Sandra !

Écrit par : une hussarde en direct de chez elle | 29 janvier 2009

Anne-Marie, vous n'avez pas bon à "Ais-je bon ?" !

Écrit par : une hussarde | 29 janvier 2009

Parce que vous n'avez pas choisi le bon forum.

Il fallait s'inscrire sur www.neoprofs.org (ça prend 2 minutes) et poster dans la rubrique "L'enseignement" > Forum "Le primaire".
Ecrit par : Neoprofs | 29 janvier 2009

Eh bien Dobolino, il n'est pas aimable le modérateur - bonjour cher collègue - de néoprofs ?

Écrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Je ne voudrais pas vous casser le moral et je devrais peut-être attendre demain pour vous le dire, mais il se murmure dans certains cercles généralement bien informés, comme on dit, que le cardinal de la Morgue (C.A.), bien connu pour son tact et son respect des enseignants, allait bientôt remplacer Xavier Darcos rue de Grenelle...histoire de calmer le jeu.

Espérons quand même qu'ils ne soient pas aussi bien informés que ça.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Chaque individu cache une histoire et il faudrait prendre plus de temps pour la conversation avant de croire que les capacités d'autrui sont limitées. Il n'est pas toujours nécessaire d'arrêter sa pensée pour être compris.
Je travaille avec des enseignants et peu d'entre eux savent que j'ai été enseignante. Je surprends parfois mes interlocuteurs par une curiosité qui n'est pas en rapport avec ma fonction actuelle (préjugés!).
Pourquoi ai-je quitté la salle de classe? Je n'ai pas compris ce que l'on me demandait de faire, je n'arrivais pas à le concevoir.
Fille d'instit, j'étais aussi l'épouse d'un agrégé docteur es histoire et je préparais mes cours avec lui (je suis historienne de formation). Un jour, une inspectrice vint me voir et me dit :
"Il faut arrêter de considérer les élèves comme des sacs vides, il faut partir de leurs représentations","il faut définir des objectifs opérationnels" etc.
Il fallait donc saucissonner, découper et transformer (ce qui est plus grave). J'y passais un temps fou et en plus j'avais la conviction de faire un travail médiocre. Moi qui adorais jouer avec les récits lorsque le thème m'interressait, je n'éprouvais plus aucun plaisir à enseigner.
J'ai donc passé un concours pour faire autre chose mais j'y perds souvent mon âme.

Écrit par : Alice | 29 janvier 2009

Demande d'aide, en littérature:

Je recherche des textes ou des extraits (pour des lycéens professionnels: CAP Routiers et BEP Plombiers et Vente), en poésie, roman, nouvelle, explicites si c'est possible, sur les sensations (1), autour des 5 sens, ou de l'un d'entre eux. Fondés sur, pour exemples: le dur, le mouillé, les couleurs, le grave, etc. et leur travail dans le psychisme.

Oui - je sais... n'est-ce pas aussi cela, la Littérature, mais l'implicite, le sous-entendu qui peut nous apparaître à nous évident, me prend des heures laborieuses d'explication auprès de la plupart des ados.

Merci.

(1) des oeuvres phénoménologiques, donc

Ecrit par : Pendariès | 29 janvier 2009

Il y aurait peut-être des idées à piocher dans "Littérature et sensation" et "Proust et le monde sensible" de Jean-Pierre Richard.

Il y a aussi le poème de Rimbaud, intitulé justement "Sensation" :

"Par les soirs bleus d'été, j'irai par les sentiers,
Picotés par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlera pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien
Par la Nature,-heureux comme avec une femme."

Mars 1870 A. Rimbaud, Poésies, 1895

Il faudrait voir également du côté de chez Henri Michaux et de Francis Ponge.

Jean-Pierre Richard :

Entré à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1941, agrégé de lettres en 1945, docteur ès lettres en 1962, il enseigne la littérature dans des universités étrangères puis en France où il est élu à l'université de Paris IV en 1978.

Depuis la parution de Littérature et Sensation qui le révèle en 1954, il n'a cessé d'explorer le lien qui unit, chez des écrivains du XIXe et du XXe siècle, l'écriture et l'expérience intime du monde. Ainsi, à propos de Stendhal, Flaubert, Fromentin et les Goncourt, auxquels est consacré ce premier essai, il met au jour l'importance de l'univers matériel et des sensations qu'il définit. Dans Poésie et Profondeur, il précise l'enjeu de son étude : retrouver le « moment premier de la création littéraire » ; saisir l'instant où d'un même projet se construisent l'homme, l'écrivain et l'œuvre. L'étude de Richard s'est également penchée sur l'univers de Mallarmé, afin de noter la part de rêverie qui suscite la création littéraire. Inspiré par les théories de Gaston Bachelard, J.-P. Richard propose une critique influencée par la psychologie et par les idées de rêve et de recherche instinctive du bonheur.


Principaux ouvrages :
L'Univers imaginaire de Mallarmé
Nausée de Céline
Pour un tombeau d'Anatole, Seuil, coll. "Pierres vives", 1955 et "Points Essais" n°71, 1976
Paysage de Chateaubriand
Microlectures
Roland Barthes, dernier paysage, Verdier, 2006
Quatre lectures, Fayard, 2002
Terrains de lecture, Gallimard, 1996
Proust et le monde sensible, Seuil, 1974
Onze études sur la poésie moderne, Seuil, 1964
Poésie et profondeur, Seuil, 1955
Littérature et Sensation, Seuil, 1954.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

I-Tele, en direct de Paris :

La foule scande joyeusement "Darcos, t'es foutu, l'IUFM est dans la rue !"

Des bras cassés, vous dis-je, des bras cassés !

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Demande d'aide, en littérature:

Je recherche des textes ou des extraits (pour des lycéens professionnels: CAP Routiers et BEP Plombiers et Vente), en poésie, roman, nouvelle, explicites si c'est possible, sur les sensations (1), autour des 5 sens, ou de l'un d'entre eux. Fondés sur, pour exemples: le dur, le mouillé, les couleurs, le grave, etc. et leur travail dans le psychisme.

Oui - je sais... n'est-ce pas aussi cela, la Littérature, mais l'implicite, le sous-entendu qui peut nous apparaître à nous évident, me prend des heures laborieuses d'explication auprès de la plupart des ados.

Merci.

(1) des oeuvres phénoménologiques, donc

Ecrit par : Pendariès | 29 janvier 2009

Proust qui évoque les paysages ou la cuisine de Françoise, Colette dans les Vrilles de la vigne, Rousseau qui parle de ses voyages dans les Confessions, la description de la pension Vauquer dans le père Goriot, tout passage des proses de Jaccottet, en particulier A tavers un verger, ou de ses poésies dans Airs.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Mon dieu que la vie est compliquée !

Ecrit par : jenny B. | 29 janvier 2009

On voudrait tellement qu'elle soit simple.
Ex : les méchants patrons prennent tous les sous, mais les gentils travailleurs, grâce à la mobilisation générale d'aujourd'hui, vont leur faire rendre les sous, et la criiiiise sera finie.
Je sais, je fais des raccourcis, mais c'est par manque de temps, je ne suis pas en grève.
De toutes façons, cette grève est d'ores et déjà un échec : j'ai eu du courrier aujourd'hui, et si vous connaissiez ma feignasse de facteur ...

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

Parce que vous n'avez pas choisi le bon forum.

Il fallait s'inscrire sur wwwneoprofs.org (ça prend 2 minutes) et poster dans la rubrique "L'enseignement" > Forum "Le primaire".
Ecrit par : Neoprofs | 29 janvier 2009

Eh bien Dobolino, il n'est pas aimable le modérateur - bonjour cher collègue - de néoprofs ?

Ecrit par : Guy Morel | 29 janvier 2009

Si si ! L'est très aimable mais je ne suis pas un néoprof mais un archéoparent

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Pour Pendariès :

"Le parfum", de Patrick Süskind. (en plus, ils pourront faire une fiche de lecture en allant voir le film).

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

Toujours pour Pendariès :

Si j'osais, je dirais "Histoire de l'oeil" de Bataille, mais vous risquez de semer le trouble chez vos "camions" et "robinets", comme dirait Sharpe ("Wilt").

Écrit par : yann | 29 janvier 2009

De toutes façons, cette grève est d'ores et déjà un échec : j'ai eu du courrier aujourd'hui, et si vous connaissiez ma feignasse de facteur ...

Ecrit par : yann | 29 janvier 2009

La preuve que ce n'est pas une grève de feignants ! Même Catmano fait grève et même ma factrice qui n'est pas une feignante mais une double active et conseillère municipale active.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Combien de personnes à Bourges, ce matin, Robin? Et à Blois, Francis? Ici, (à Châteauroux), environ 6000, quand même! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Enorme cortège à Marseille : toout de même pas les 300.000 revendiqués par l'intersyndicale (amplification épique typiquement phocéenne), mais bien plus que les 24.000 pégreleux mesquinement annoncés par la maréchaussée !
Un défilé pittoresque, comme toujours, sous un beau soleil d'hiver -- j'en ai du reste pris un bon coup sur les pommettes : bronzer sous les banderoles , mais c 'est d'un snob ;-)
La tête de manif est arrivée à Périer quand la FSU, FO, l'UNSA et SUD éduc en étaient encore à poireauter au Vieux Port. Car à Marseille, plus que jamais, on craint dégun !

Écrit par : FGuichard | 29 janvier 2009

Demande d'aide, en littérature:

Je recherche des textes ou des extraits (pour des lycéens professionnels: CAP Routiers et BEP Plombiers et Vente), en poésie, roman, nouvelle, explicites si c'est possible, sur les sensations (1), autour des 5 sens, ou de l'un d'entre eux. Fondés sur, pour exemples: le dur, le mouillé, les couleurs, le grave, etc. et leur travail dans le psychisme.

Oui - je sais... n'est-ce pas aussi cela, la Littérature, mais l'implicite, le sous-entendu qui peut nous apparaître à nous évident, me prend des heures laborieuses d'explication auprès de la plupart des ados.

Merci.

(1) des oeuvres phénoménologiques, donc

Ecrit par : Pendariès | 29 janvier 2009
Je me souviens d'un texte succulent qu'on m'a fait lire au collège. Ce doit être dans Le Lys dans la Vallée. Une description des rillettes du Mans à te faire venir l'eau à la bouche. J'ai toujours adoré les rillettes.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Dans Timothée de Gaza[187], nous trouvons la mention d’une espèce de moutons sauvages de Libye, animaux stupides et d’une chasse facile, dont la laine est sans valeur.
Et le sage dit :
"A quoi bon chasser le stupide, le produit de la tonte ne rembourse pas la sagaie."

Écrit par : De la part de Timothée | 29 janvier 2009

Pendariès, allez voir de ce côté :

Recueil Gourmandise/gourmandises(s) aux éditions Donner à Voir.

Écrit par : une hussarde | 29 janvier 2009

là:

"Moi, chétif et malingre, à cinq ans je fus envoyé comme externe dans une pension de la ville, conduit le matin et ramené le soir par le valet de chambre de mon père. Je partais en emportant un panier peu fourni, tandis que mes camarades apportaient d’abondantes provisions. Ce contraste entre mon dénûment et leur richesse engendra mille souffrances. Les célèbres rillettes et rillons de Tours formaient l’élément principal du repas que nous faisions au milieu de la journée, entre le déjeuner du matin et le dîner de la maison dont l’heure coïncidait avec notre rentrée. Cette préparation, si prisée par quelques gourmands, paraît rarement à Tours sur les tables aristocratiques ; si j’en entendis parler avant d’être mis en pension, je n’avais jamais eu le bonheur de voir étendre pour moi cette brune confiture sur une tartine de pain ; mais elle n’aurait pas été de mode à la pension, mon envie n’en eût pas été moins vive, car elle était devenue comme une idée fixe, semblable au désir qu’inspiraient à l’une des plus élégantes duchesses de Paris les ragoûts cuisinés par les portières, et qu’en sa qualité de femme, elle satisfit. Les enfants devinent la convoitise dans les regards aussi bien que vous y lisez l’amour : je devins alors un excellent sujet de moquerie. Mes camarades, qui presque tous appartenaient à la petite bourgeoisie, venaient me présenter leurs excellentes rillettes en me demandant si je savais comment elles se faisaient, où elles se vendaient, pourquoi je n’en avais pas. Ils se pourléchaient en vantant les rillons, ces résidus de porc sautés dans sa graisse et qui ressemblent à des truffes cuites ; ils douanaient mon panier, n’y trouvaient que des fromages d’Olivet, ou des fruits secs, et m’assassinaient d’un : — ’’ Tu n’as donc pas de quoi ?’’

qui m’apprit à mesurer la différence mise entre mon frère et moi. Ce contraste entre mon abandon et le bonheur des autres a souillé les roses de mon enfance, et flétri ma verdoyante jeunesse. La première fois que, dupe d’un sentiment généreux, j’avançai la main pour accepter la friandise tant souhaitée qui me fut offerte d’un air hypocrite, mon mystificateur retira sa tartine aux rires des camarades prévenus de ce dénoûment. Si les esprits les plus distingués sont accessibles à la vanité, comment ne pas absoudre l’enfant qui pleure de se voir méprisé, goguenardé ? A ce jeu, combien d’enfants seraient devenus gourmands, quêteurs, lâches ! Pour éviter les persécutions, je me battis. Le courage du désespoir me rendit redoutable, mais je fus un objet de haine, et restai sans ressources contre les traîtrises.
"

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Je vais aller m'acheter des rillettes en sortant du travail.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

A titre de comparaison, une composition française de quatrième, datée d'octobre 1958.
Sujet : "D'étranges affinités existent de nous aux choses." Possédez-vous un objet auquel vous marquez une prédilection particulière ? Présentez-le en insistant sur les raisons qui vous le font aimer.

Devoir :
S'il y a un objet auquel je voue une affection particulière, c'est un petit faon en matière plastique, un "Bambi", un simple taille-crayon qui m'accompagne partout, comme s'il avait le pouvoir de me délier de tout mal.
Allongé sur une planchette verte, avec sa petite patte repliée sous lui, il a une attitude timide et tranquille à la fois. Les tons chauds, jaunes et marrons,pointillés de blanc, qui le recouvrent, sa jolie tête au front bombé, ses grands yeux noirs lui donnent un charme infini...
Ce n'est pas un vieil objet, non, il y a à peine un an que je l'ai acheté, mais il représente une image qui jamais ne s'effacera de mon esprit, une image étonnée, aux longues jambes graciles et tremblantes, l'image du faon de Walt Disney qui hanta mes premiers rêves.
"Bambi" fut le premier livre qu'on me donna, lorsque je ne savais pas encore lire, et il en résulta un culte véritable pour tout ce qui approchait des cerfs.
Je me souviens que dans les dictionnaires, je cherchais tous les noms d'animaux de la famille des cervidés, rennes, cerfs, chevreuils, faons, et que je mettais une marque à chacune des pages où ce sujet était traîté. Je me souviens aussi, que, quand je ne savais pas encore écrire, je dessinais des petits contes, où il était toujours question d'une petite fille (moi) et d'un faon. (à suivre)

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

J'ai été déçue par l'intervention de Bentolila qui impute cette baisse en calcul et en français à la "formation des enseignants démunis devant les élèves en difficulté". C'est un peu facile et léger comme analyse.
Ecrit par : une hussarde | 28 janvier 2009

France inter nov 2006

"Il est d’abord et surtout dans le fait qu’Alain Bentolila qui enseigne à Paris V, est surtout employé depuis des décennies par les éditions Nathan et que tout le monde le sait, sauf le cabinet du ministre de l’éducation nationale.
Sans doute n’est-il pas employé administrativement par Nathan, pour éviter des problèmes juridiques et statutaires (les règles du cumul dans la fonction publique le lui interdisent) et fiscaux (la rémunération par les droits d’auteur permet de contourner le problème, avec en outre de notables avantages fiscaux), mais l’usage permanent d’un bureau et la simple observation des activités de l’intéressé suffisent à établir les faits.

N’est-il pas étrange que le ministre confie à l’employé occulte d’un éditeur de manuels un rapport sur une réforme qui, si elle a quelques suites, conduira inévitablement à une production massive de manuels scolaires (marché captif juteux, puisque les livres pour le primaire sont en général fournis par les écoles) ?

Les activités passées d’A. Bentolila au service de Nathan auraient, en outre, dû détourner d’un choix si étrange. En tant que responsable de collections chez Nathan (c’est là sans doute sa seule fonction officielle dans la maison, même s’il s’en fait souvent le VRP), A. Bentolila a produit et continue à produire et à faire vendre, pour cet éditeur, les méthodes globales puis semi-globales d’apprentissage de la lecture ( ces dernières ne valent guère mieux que les premières aux yeux des cognitivistes qui ont étudié le processus neuronal de la lecture).

Ayant par là contribué fortement à créer l’illettrisme en France, A. Bentolila s’applique désormais à le dénoncer et sans doute Nathan va-t-il bientôt mettre sur le marché des méthodes et des produits dérivés pour « pallier » les méfaits causés par les méthodes antérieures.

Tout cela fait marcher le commerce des uns et des autres. Mais comment les conseillers du ministre ont-ils pu lui suggérer de confier un tel rapport à quelqu’un qui, en outre, n’a aucune compétence particulière dans ce domaine, comme le montre le rapide examen de ses travaux scientifiques dont le nombre et l’étendue sont modestes ? "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009

Pendariès, errare humanum est ...

Il s'agit de "Agape / agape(s), recueil auquel on peut ajouter
"Plaisir / plaisir(s) toujours chez Donner à Voir (1996). Voilà qui ouvre d'autres horizons ...

Agapes littéraires

Garçon, oui, j''ai choisi. Je prendrai
Comme potage un Bouilli à la Bovary,
En entrée, le Melon de Saint-Amant,
Pour le poisson, le hareng de Huysmans,
Vous me donnerez l'Omelette Georges Sand,
Puis le Poulet au beurre d'écrevisses de Claude Monet,
Le Régal d'Hafiz de Jean Cocteau,
Les Grives à la Polonaise d'Alexandre Dumas père,
La Salade d'Escargots de Léon Frapié.
Je ne prendrai pas de fromage.
Je terminerai par la Crème marquise de Jean-Jacques Rousseau.

Pour les vins, je vais réfléchir ...


Jean-Claude Martin in Agape / agape(s) - Donner à Voir 2006.


Ne vous fâchez pas, Pendariès, je joins cet autre petit poème un peu irrévérencieux.

Iconoclaste

Un curé plein d'esprit
versa de l'eau de vie
dans son vin de messe

L'esprit de vin
toucha aussitôt
l'esprit saint

Comme quoi
parole d'ivrogne
vaut bien parole d'évangile
et réciproquement.

Marilyse Leroux

A plus si d'autres textes me viennent en tête.

Écrit par : une hussarde | 29 janvier 2009

Suite et fin du devoir :
Bambi! Jamais je n'oublierai ce nom là
Puis, l'image du petit animal fragile disparut pour faire place à celle d'un cerf qui sautait par dessus les immeubles, qui défonçait tous les murs qui le séparaient de moi, la petite fille sauvage, le seul être humain qu'il aimait.
Et, bien plus tard, ces 2 images se sont fondues en une seule. Oui, souvent, je reve, la nuit, avant de m'endormir, en serrant dans ma main le petit faon, je rêve que je vis seule dans une forêt sauvage, avec un cerf pour seul compagon!
Je suis peut-être allée à côté du sujet, mais c'est pour montrer à quel point l'image de Bambi m'est chère, combien ce petit sujet en matière plastique, fait en série, répandu dans le monde entier, a de signification pour moi.

L'orthographe et la ponctuation n'ont pas été modifiées.
Appréciation du professeur : La fin manque d'aisance et peut-être de vraisemblance, mais du mouvement, de la fantaisie..
Note: 61/2 sur 10

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

Appréciation du professeur : La fin manque d'aisance et peut-être de vraisemblance, mais du mouvement, de la fantaisie..
Note: 6 1/2 sur 10

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

Ben c'est sacqué, dites donc !

Écrit par : FGuichard | 29 janvier 2009

Va falloir vous rabattre sur les vieilles peaux!

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Miam miam !
-;)

Vincent


Que de monde à la manif!
J'étais derrière une pancarte: " ON EST LA ET SA SE VOIE "

Oui. Soyez tranquilles, on ne peut pas vous louper....
(Eco 3ième année)

Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 29 janvier 2009

Appréciation du professeur : La fin manque d'aisance et peut-être de vraisemblance, mais du mouvement, de la fantaisie..
Note: 6 1/2 sur 10

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

Ben c'est sacqué, dites donc !

Ecrit par : FGuichard | 29 janvier 2009

Comme on dit dans la publicité : "Nous n'avons pas les mêmes valeurs."
(Dobolino, n'y voyez aucune allusion pour votre amour des rillettes ...)

Écrit par : une hussarde | 29 janvier 2009

Ecrit par : Pendariès | 29 janvier 2009
Je me souviens d'un texte succulent qu'on m'a fait lire au collège. Ce doit être dans Le Lys dans la Vallée. Une description des rillettes du Mans à te faire venir l'eau à la bouche. J'ai toujours adoré les rillettes.

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Le boeuf en gelée cuisiné par Victoire pour Monsieur de Norpois dans la Recherche.

Le château-fort en chocolat du goûter chez Odette Swann.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

@Pendariès

"Je faisais toujours quelques pas du prie-dDieu aux fauteuils en velours frappé, toujours revêtus d'un appui-tête au crochet ; et le feu cuisant comme une pâte les appétissantes odeurs dont l'air de la chambre était tout grumeleux et qu'avait déjà fait travailler et "lever" la fraîcheur humide et ensoleillée du matin, il les feuilletait, les dorait, les godait, les boursouflait, en faisant un invisible et palpable gâteau provincial, un immense "chausson" où, à peine goûtés les arômes plus croustillants, plus fins, plus réputés, mais plus secs aussi du placard, de la commode, du papier à ramages, je revenais toujours avec une convoitise inavouée m'engluer dans l'odeur médiane, poisseuse, fade, indigeste et fruitée du couvre-lit à fleurs."

(Marcel Proust, A la Recherche du temps perdu, Du côte de chez Swann, Ed. de la Pléiade, page 50)

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Appréciation du professeur : La fin manque d'aisance et peut-être de vraisemblance, mais du mouvement, de la fantaisie..
Note: 6 1/2 sur 10

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

Ben c'est sacqué, dites donc !

Ecrit par : FGuichard | 29 janvier 2009

Moi, je lui aurais mis 20/20, même en 3ème. Je vendrais mon âme pour avoir des élèves comme ça !

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Anne-Marie, vous n'avez pas bon à "Ais-je bon ?" !

Ecrit par : une hussarde | 29 janvier 2009

Oh là là ! J'étais catastrophée par la dictée d'une mienne petite-fille, en 4 ème, qui a eu 6,5 /20, ayant essentiellement omis des "s" à plusieurs impératifs 2 ème pers. du singulier de verbes du 2ème et 3ème groupe ! Voilà, un "s" en trop !
Par contre j 'ai trouvé 11,4 km pour le problème aux parents.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009

"A titre de comparaison, une composition française de quatrième, datée d'octobre 1958.
Sujet : "D'étranges affinités existent de nous aux choses." Possédez-vous un objet auquel vous marquez une prédilection particulière ? Présentez-le en insistant sur les raisons qui vous le font aimer."

Oui mais c'est là que les pédago diront : "en 1958, c'étaient de toute façon les bons élèves qui allaient jusqu'en 4eme, donc la comparaison est nulle et non avenue."

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

" Moi je lui aurais mis 20/20, même en troisième." (Robin)

J'aurais bien aimé vous avoir pour professeur, Robin ! )))

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

Oui mais c'est là que les pédago diront : "en 1958, c'étaient de toute façon les bons élèves qui allaient jusqu'en 4eme, donc la comparaison est nulle et non avenue."

Ecrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Ce qui est d'ailleurs la stricte et très réelle vérité, tout au moins pour l'enseignement public.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Il faut (re)lire le "Point de vue sur les réformes en cours dans le système éducatif" de JP Demailly :

"les séries du lycée sont appelées à disparaître, remplacées par une organisation modulaire inspirée du fonctionnement du LMD à l’université. Sans doute les grandes difficultés de mise en place du LMD et ses résultats très peu convaincants ont-ils convaincu les autorités qu’il fallait étendre le système dès le début du lycée – suivant le principe général que lorsqu’une mesure ne donne pas les résultats escomptés, c’est qu’on n’est pas allé assez loin."

"Lors de la conférence organisée par l’inspection générale de mathématiques en novembre 2008, Carl Winslow, professeur à l’université de Copenhague, a eu l’occasion de présenter la réforme intervenue en 2005 au Danemark, qui a mis un place un système d’enseignement modulaire au lycée. Voici sa conclusion sur les effets de la réforme : « chaos immédiat »"

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/smf_gazette_119_61-65.pdf

Écrit par : dugong | 29 janvier 2009

Oui mais c'est là que les pédago diront : "en 1958, c'étaient de toute façon les bons élèves qui allaient jusqu'en 4eme, donc la comparaison est nulle et non avenue."

Ecrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Ah, alors selon vous, les pédago admettent l'existence des bons élèves? (et donc implicitement celle des mauvais) Je croyais que, pour eux, l'échec scolaire n'était imputable qu'aux profs (à leur manque de professionnalisme). Je n'y entend plus rien.

Écrit par : TotoWeininger | 29 janvier 2009

entendS

Écrit par : TotoWeininger | 29 janvier 2009

J'ai envie de vous faire faire un petit test psycho assez amusant; Il s'agit de répondre aux questions qui suivent une par une et aussi vite que possible. N'avancez pas avant d'avoir terminé la précédente. Vous n'êtes pas obligé d'écrire vos réponses.

On y va !
Combien font

15+6

3+56

89+2

12+53

75+26

25+52

63+32

Courage !

123+5


Vite! Pensez à un outil et une couleur !


Vous pensez à ... n'influencez pas vos petits camarades. Gardez en tête outil et couleur et vous afficherez votre réponse dans 24 heures !
Attendons que tous aient fait ce test, pour voir quel outil et quelle couleur vous viennent à l'esprit.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

" Moi je lui aurais mis 20/20, même en troisième." (Robin)

J'aurais bien aimé vous avoir pour professeur, Robin ! )))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2009

Et moi, j'aurais bien aimé vous avoir pour élève. Je ne comprends pas les collègues qui ne mettent jamais 20/20 par principe.

Ca m'est arrivé cette année, en 4ème. Je mets volontiers des 17 et des 18 en rédaction. Il y a toujours 5 ou 6 élèves qui survivent à tout : à la globale, à Bentolila, à Meirieu, au collège unique... et il y en a toujours au moins un dont on se dit qu'il pourrait (presque) se passer de nous, avec lequel le cours pourrait prendre la tournure d'une "conversation savante", comme à Harvard (je rêve!)

La rédacion sur Bambi méritait mieux que 6,5/20. Je suis d'accord avec Fguichard : c'est saqué.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

J'ai publié la première partie de “un débat sanglant” sur mon site… C'est assez intéressant de lire un des commentaires qui y a été déposé :

" Concerne le blog BONNET D ANE :
j'avais déjà constaté que ce blog était un foutoir, Je suis une mamy avec 3 petits enfants et deux filles instits qui dans cette galère font de leur mieux pour transmettre un certain savoir aux enfants.
mais j'ai honte des propos orduriers des blogueurs de bonnet d'ane, frisant quelque fois le S.S. et la GESTAPO , je n'ose croire qu'en ce siècle que de telles personnes existent encore.
je conseille à ces messieurs et dames de faire soigner de toutes urgences leurs petites cellules grises très malades qui s'amenuisent et pire change de couleur et là c'est irrémédiable ! pauvres diables.
redescendez de votre bulle malsaine , il y a du travail qui vous attend et nous n avons pas besoin de blablabla, mais de l'action raisonnable et concrète , vous n'êtes pas le nombril du monde - DIEU MERCI

une mamy en colère qui s'inquiète de l'avenir scolaire de ses petits enfants ????????????????

Écrit par : Roger Felts | 29 janvier 2009

"deux filles instits qui dans cette galère font de leur mieux pour transmettre un certain savoir aux enfants."

Ces deux filles feraient bien de transmettre mieux un savoir certain aux enfants.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2009

La rédacion sur Bambi méritait mieux que 6,5/20. Je suis d'accord avec Fguichard : c'est saqué.

Ecrit par : Robin | 29 janvier 2009

rédacTion !

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Si j'en ai le courage, il faudrait que je me colle à vous copier la dernière dissert de philo de mon fils, pour voir ... Mon cancre suit en philo une progression arithmétique de premier terme neuf et de raison un. Soit, 9+n*1. Il a obtenu rigoureusement et dans l'ordre 9; 10 ; 11 ; 12 ; 13. Je ne les ai pas toutes lues car je ne suis pas experte en cette matière et qu'il cumule déjà plus d'heures de cours de philo que je n'en ai reçues de toute ma vie, ce qui me rend mauvais juge.
Il me faudra un immense courage vu son exécrable écriture : pas de soucis orthographe/grammaire, c'est juste sa façon de former les lettres qui le rend illisible.
Si ça peut vous documenter, je veux bien m'y coller et je ne doute pas qu'il sera satisfait d'avoir d'autres avis, plus distants et ne le jugeant pas dans le cadre d'un groupe-classe qui vaut ce qu'il vaut.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2009

@ Pendariès

http://chefsimon.com/proust.htm

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

Et aussi :

http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=11977

Écrit par : Robin | 29 janvier 2009

@Roger :

Outre lepoint Godwin immanquable, cette mamy n'a pas le monopole de l'inquiètude et encore moins de l'action concrète, que pratiquent la plupart des intervenants sur ce blog...

C'est Sanseverina qui vous envoie ce post impérissable ? Combien encore de message de ce type reprenant le sempiternel "tous pourri sauf moi", et ne faisant pas avancer les choses d'un iota ?

Je ne comprends pas l'intérêt de ce message complètement creux, et encore moins le fait que vous vous en fassiez le relais. Quelque chose m'échappe.

Écrit par : Manu | 29 janvier 2009

Oups... "combien encore de messageS", désolé.

Écrit par : Manu | 29 janvier 2009

Sylvie, je suis ébahie par le charme qui se dégage de cette rédaction, et attristée quand je la compare à ce que fait ma petite-fille, complètement "pervertie" (si j'ose dire ) par deux ans et demi de ces fameuses et détestables séquences qui abêtissent les enfants normalement intelligents, et les dégoutent de la littérature, quand ce n'est pas de la lecture.

Pour l'époque actuelle, cela vaut 19/20 !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009

Puis-je aussi demander aux professeurs de français où je pourrais trouver une grande quantité d'exercices sur "la concordance des temps" pour 2 gamins qui sont en 6ème et que j'aimarais faire un peu progresser grâce à de nombreux exemples qui pourraient les rendre attaentifs à "la musicalité" de la chose...
(tous les temps de l'indicatif + conditionnel présent et présent du subjonctif)

Écrit par : Maminou | 29 janvier 2009

A Pendariès

Eloge du destop bio

Dans le bac tout gît flottant
A la bonde l'immonde sédiment
Soudain d'éviers rutilants
Le chaud en paraboles jaillissant
Au monde chtonien tout descend

Écrit par : dugong | 29 janvier 2009

Puisqu'il a été question de philosophie.

http://www.appep.net/actu/philosophie_reforme_lycee.pdf

Écrit par : retraitée | 29 janvier 2009

" Concerne le blog BONNET D ANE :
j'avais déjà constaté que ce blog était un foutoir, Je suis une mamy avec 3 petits enfants et deux filles instits qui dans cette galère font de leur mieux pour transmettre un certain savoir aux enfants.
mais j'ai honte des propos orduriers des blogueurs de bonnet d'ane, frisant quelque fois le S.S. et la GESTAPO , je n'ose croire qu'en ce siècle que de telles personnes existent encore.
je conseille à ces messieurs et dames de faire soigner de toutes urgences leurs petites cellules grises très malades qui s'amenuisent et pire change de couleur et là c'est irrémédiable ! pauvres diables."

Ecrit par: Roger Felts.

Elle parlait vraisemblablement d'Amélie, de Toto, et de tous ces pseudos bizzaroïdes qu'on a vu fleurir récemment sur ce blog.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Elle parlait vraisemblablement d'Amélie, de Toto, et de tous ces pseudos bizzaroïdes qu'on a vu fleurir récemment sur ce blog.

Ecrit par : ChristopheDébile | 29 janvier 2009


0:)

Écrit par : toto | 29 janvier 2009

"ChristopheDébile"

Ecrit par: Totopleind'humouroriginal

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2009

Après avoir reproduit ici un commentaire d'une mamie sur le“débat sanglant” que j'avais reconstitué sur mon blog, Manu (à qui je m'adresse pour la première fois bien qu'assez proche sur bien des points (sauf sur Toto)) m'envoie ce commentaire :

@Roger :
Outre lepoint Godwin immanquable, cette mamy n'a pas le monopole de l'inquiètude et encore moins de l'action concrète, que pratiquent la plupart des intervenants sur ce blog...
C'est Sanseverina qui vous envoie ce post impérissable ? Combien encore de message de ce type reprenant le sempiternel "tous pourri sauf moi", et ne faisant pas avancer les choses d'un iota ?
Je ne comprends pas l'intérêt de ce message complètement creux, et encore moins le fait que vous vous en fassiez le relais. Quelque chose m'échappe.

J'avoue que croyant que c'était Yann qui m'envoyait ce commentaire (la tumeur !) j'avais fait une réponse un peu dur. N'ayant pas du tout le même contentieux avec Manu, j'ai essayé de modifier mais………? ? ?

J'avais fait le pari en publiant ce texte indigné d'une mamie à la retraite où l'on trouvait les termes de S.S. et de gestapo qu'on me sortirait la thématique du point Godwin. Oubliant simplement qu'entre un professionnel du blablatage et le monde du commun il y a effectivement la très grande distance qui sépare un procédé à une révolte contre l'indigne.
Je reprends les termes qui ont suscité sa révolte et je rappelle qu'ils s'adressent à quelqu'un en train de rechuter d'un cancer thoracique métastasé à la fosse postérieure du cerveau. C'est Jérémy qui écrit :
« je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n’as plus que ça, profites-en »… « Felts, si tu ne me lâches qu’une fois mort, j’espère que ça t’arrivera bien vite, et de manière naturelle. Je t’ai demandé de me foutre la paix, tu en es incapable parce que tu es devenu complètement cinglé, je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n’as plus que ça, profites-en. »
À ce scandale objectif, est venu se rajouter tout de suite un autre scandale encore plus vérolé. Quelques individus ont fait croire que cette personne ne pouvait avoir tenu de tels propos, que c'était probablement un troll. Le plus subtil d'entre tous : Yann a fait l'hypothèse “plus que vraisemblable” que l'auteur était celui qui se prétendait victime, c'est-à-dire moi… Le chœur des vierges en l'occurrence Christophe Sibille venant amplifier l'adhésion. Des personnes un peu naïve ont pu croire que Jérémy était innocent.
Je pense que n'importe quelle personne non historienne devant de tels procédés n'hésiterait pas à parler de procédés gestapistes.
Manque de pot pour les nourrissons du totalitarisme de notre temps, après avoir disparu du blog pendant un petit moment, notre héros a fait son petit caca nerveux en reconnaissant qu'il avait bien prononcé ces paroles… Évidemment, il fallait l'entendre, le comprendre, à la limite y adhérer dans un tout autre sens que ce qu'on pouvait voir écrit… L'important, c'était que c'est bien lui qui les avait prononcé…
Je n'entre pas dans le détail du pourquoi de sa colère, c'est trop rigolo (voir mon blog). Mais je l'avais entre autres traité d'ONGULÉS.
Jérémy, comme je vous l'ai expliqué déjà une fois dans une lettre privée : quand on revendique publiquement la condition d'homosexuel… Au point de tomber dans le communautarisme homosexuel, on exige la condition d'onculé, on sanctifie cette position qui vous donne tant de plaisir, on n'en a pas honte, on la revendique… Bon pendant une certaine période, vous ne serez pas sur la même longueur d'onde que des hétérosexuels primaires… Mais les choses s'arrangeront avec le temps… à condition d'être fier d'être onculé.
SanSévérina n'est pour rien dans ce commentaire et personnellement je le trouve fort bien vu. Bien que provenant de la base, il est en accord avec le gestionnaire du site qui du temps où nous nous étions vu, me disait qu'il y avait 90 % de merde (ou 95 ?) sur son site.

Écrit par : Roger Felts | 29 janvier 2009

Oui mais c'est là que les pédago diront : "en 1958, c'étaient de toute façon les bons élèves qui allaient jusqu'en 4eme, donc la comparaison est nulle et non avenue."

Ecrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Ah, alors selon vous, les pédago admettent l'existence des bons élèves? (et donc implicitement celle des mauvais) Je croyais que, pour eux, l'échec scolaire n'était imputable qu'aux profs (à leur manque de professionnalisme). Je n'y entend plus rien.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 janvier 2009

Oui et non. Pour les pédagos, les bons élèves sont des élèves "qui ont des facilités". Les mauvais élèves sont des apprenants "faibles", "en difficulté", "qui peinent à acquérir des savoirs".

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

"Quelques individus ont fait croire que cette personne ne pouvait avoir tenu de tels propos, que c'était probablement un troll. Le plus subtil d'entre tous : Yann a fait l'hypothèse “plus que vraisemblable” que l'auteur était celui qui se prétendait victime, c'est-à-dire moi… Le chœur des vierges en l'occurrence Christophe Sibille venant amplifier l'adhésion. Des personnes un peu naïve ont pu croire que Jérémy était innocent.
Je pense que n'importe quelle personne non historienne devant de tels procédés n'hésiterait pas à parler de procédés gestapistes.
Manque de pot pour les nourrissons du totalitarisme de notre temps, après avoir disparu du blog pendant un petit moment, notre héros a fait son petit caca nerveux en reconnaissant qu'il avait bien prononcé ces paroles… Évidemment, il fallait l'entendre, le comprendre, à la limite y adhérer dans un tout autre sens que ce qu'on pouvait voir écrit… L'important, c'était que c'est bien lui qui les avait prononcé…
Je n'entre pas dans le détail du pourquoi de sa colère, c'est trop rigolo (voir mon blog). Mais je l'avais entre autres traité d'ONGULÉS.
Jérémy, comme je vous l'ai expliqué déjà une fois dans une lettre privée : quand on revendique publiquement la condition d'homosexuel… Au point de tomber dans le communautarisme homosexuel, on exige la condition d'onculé, on sanctifie cette position qui vous donne tant de plaisir, on n'en a pas honte, on la revendique… Bon pendant une certaine période, vous ne serez pas sur la même longueur d'onde que des hétérosexuels primaires… Mais les choses s'arrangeront avec le temps… à condition d'être fier d'être onculé."


Bon, que les choses soient claires pour tout le monde.

Soit il y a réaction des aimables lecteurs de ce blog à ce message, ET suppression du message provocateur de Felts.

Soit je poste la réponse que j'ai préparée, et alors ne venez pas vous plaindre après. Il y aura de toute façon censure : si ce n'est pas du message de Felts ci-dessus, ce sera de mon prochain message. Alors autant limiter les frais.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Oui et non. Pour les pédagos, les bons élèves sont des élèves "qui ont des facilités". Les mauvais élèves sont des apprenants "faibles", "en difficulté", "qui peinent à acquérir des savoirs".

Ecrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Les pédagos ont même coutume de dire que les bons élèves n'ont pas besoin de nous. Toutes leurs stratégies sont ainsi centrées sur les élèves en difficulté, c'est-à-dire ceux qui ont vraiment besoin de pédagogie, ce qui est en soi honorable et généreux, si n'étaient les effets pervers induits par l'idéologie égalitariste dont ils sont imprégnés. Les bons élèves ne s'en trouvent non seulement négligés mais sont insidieusement sommés de ne pas faire trop d'ombre à ceux qui n'ont pas le privilège du milieu favorable. Et pour mieux s'assurer de ce non ombrage, on nivelle par le bas. Conséquences : fuite des bons éléments vers le privé et misérabilisme institué dans le public devenu une pétaudière.
On voudra bien excuser mon raccourci mais c'est la plate réalité. On reconnaît un arbre à ses fruits.

Écrit par : Magister | 29 janvier 2009

@Jérémy,
à titre tout à fait personnel et amical, un conseil : laissez l'individu qui se sert des ongulés, dont mon âne fait partie, pour ses ruminations insanes. Le blog vous en sera reconnaissant.

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

@Jérémy
Correction "laissez de côté l'individu qui..."

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Jérémy, j'ai plusieurs fois écrit qu'une des faiblesses du blog, c'était son ahistoricité. On est pratiquement toujours dans le présent… Ce qui a été écrit hier ou avant hier ne compte pratiquement plus… Ce qui fait que votre indignation présente prend une connotation dramatique qui a peu à voir avec la réalité des faits dans leur déroulement temporel
.
Bien conscient de cette faiblesse, j'ai pris la précaution de consigner l'ensemble des considérations sur les débats où je suis en cause sur mon blogue où selon l'exemple de mon bon maitre dans ce domaine, J.P Btighelli, je ne pratique aucune censure. Vos propositions de censure sont voué à l'échec : tout sera sur mon site, y compris le fameux texte dont vous nous menacez (s'il parait évidemment).
Je vous signale que lorsqu'on analyse le fil de l'histoire dans sa réalité, pour peu qu'on est du temps à perdre, ce qui est mon cas, c'est tragique et enfantin à la fois… Autre paradoxe, en tous les cas pour moi : la maladie (très grave) dont je suis atteint me donne à la fois une très grande sensibilité et une indifférence complète à certains évènement de la vie. Des exemples prosaîques simples : on m'a volé tout mes papiers juste avant que je tombe malade : depuis deux ans je suis un sans papier… Les roulements de mécanique de quelques natures que ce soit me laisse totalement indifférent. Seuls les débats intellectuels m'itéressent… Les polémiques, c'est plutot Bonnet d'âne qui me les a imposées.
Pour conclure, je vous signale qu'alors que je vous ignorais, c'est vous qui avez demandé aux lecteurs du blog de ne plus répondre à mes textes… Et en me mettant dans le même panier qu'un provocateur d'extrème droite…

Écrit par : Roger FELTS | 30 janvier 2009

MOREL, quand vous adressez à Jérémy, l'individu aux ruminations insanes vous lit…
Et progressivement, sa perception de la réalité que vous pensez représenté s'altère et vous transforme en spectre…

Écrit par : Roger FELTS | 30 janvier 2009

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont bien voulu répondre à ma demande. Il est tard (1h30 du matin), je rentre, j'ai survolé le blog. Demain, je fais ma cueillette de vos propositions. Merci encore.

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

Jérémy,
ce type n'est qu'une misérable rinçure.
Laissez-le, et avec lui ses propos, s'évacuer tout naturellement vers leur destinée naturelle : le ruisseau.

Écrit par : Tailleboudin | 30 janvier 2009

Eloge du destop bio (2ème et dernier jet)

Dans le bac tout gît flottant
A la bonde l'immonde sédiment
Soudain par des viers rutilants
Le chaud en paraboles jaillissant
Aux mondes chtoniens tout descend
Tubes apaisés, Temps en suspens

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

@Jérémy,
à titre tout à fait personnel et amical, un conseil : laissez de côté l'individu qui se sert des ongulés, dont mon âne fait partie (...) Le blog vous en sera reconnaissant.

Ecrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

@ Jérémy et Roger : je vous aime bien, les gars, et j'ai beaucoup d'estime et d'amitié pour vous deux, qui vous ressemblez plus que vous ne le croyez : sensibilité à vif, en particulier , même si ce n'est pas pour les mêmes raisons. Ce serait bien pour vous -- et pour nous -- d'en rester là, quelles que soient vos douleurs et vos rancunes par ailleurs. Ou alors , expliquez-vous en privé, allez boire un pot ensemble (je fournis les bouteilles) et crevez les abcès, plutôt que de laisser le ton monter jusqu'à en arriver aux paroles irrémédiablement blessantes. Comprenez que cette polémique donne à beaucoup d'entre nous un sentiment de malaise, et même , j'ose le mot, de vrai chagrin. Vous avez certainement mieux à faire de vos intelligences que de vous insulter publiquement sous nos regards consternés. Des bises à tous les deux, FG

Écrit par : FGuichard | 30 janvier 2009

"Selon l'exemple de mon bon maitre dans ce domaine, J.P Btighelli, je ne pratique aucune censure."

Ecrit par : Roger FELTS | 30 janvier 2009

Faux! Jean-Paul a censuré, il y a treize jours, et il a eu raison. Même si les résultats de cette censure ont impliqué des dégâts collatéraux.
Jérémy, je me joins à Guy et à Tailleboudin pour vous dire de laisser tomber. Encore une fois, ce n'est pas l'insulte qui a de l'importance, mais d'où elle vient.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2009

Le lecture de ce blog développe des "compétences transversales" dignes de figurer au B2I : "lire entre les insultes" et distinguer les "ad hominem" des "universaux"...En voie d'acquisition, mais encore fragile en ce qui me concerne.

Il est vrai que mon temps est limité. J'embauche à 9 heures et j'ai une heure de route. Bonne journée à toutes et à tous !

...Et ménagez-vous : Panta rei !

(la dernière phrase est une réponse au magnifique poème de dugong. Un point Rimabud à qui me dira le sens et l'auteur...Facile !)

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

Un point Rimabud à qui me dira le sens et l'auteur...Facile !)

Ecrit par : Robin | 30 janvier 2009

Tu m'as l'air d'un "Rimabud" (Rimbaud !)

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

Par contre j 'ai trouvé 11,4 km pour le problème aux parents.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2009
Faux.

1km,500 : 30 minutes à 3 km/h
18 minutes à 5 km/h
9 minutes à 20 km/h

(Trouvé par tâtonnement, ce qui n'est pas la méthode idéalle.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 janvier 2009

Ah, Robin ! Le mobilisme c'est la vie sensible qui nous inquiète et que, par des formes fixes, nous voulons comprendre, c'est à dire stabiliser.

En ce sens, boucher l'évier (un moment) est une nécessité ontologique.

Mais le plombier et le psychanalyste ont en commun de voir en tout évier un débouché potentiel.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Jérémy, vos soutiens s’organisent… Nous avons déjà Morel avec l’individu et ses ruminations insanes ; Grosboudin avec sa misérable rinçure pour ruisseau ; Felts avec « Je suis un obsessionnel non décompensé ; Sibille ne va pas tarder et avec son humour grand siècle, il dira que si, je suis décompensé grave. Pendaries en fera des tonnes, ou trois mots, en fonction de ses perfusions de glucosé avec ou sans additif. Bolino, selon ses humeurs, sera absente, pertinente, impertinente ou pestilentielle. Yann, en bon paranoïaque, dira n’importe quoi (parfois, cela tombe juste) pourvu qu’il y est une logique à son discours. Cela, c’est le premier carré. Après ? ? ?…… Convenons qu’Internet est la meilleure et la pire des choses…
Pour J.P.B., sa position est des plus délicates : il doit gérer son pouvoir, c’est-à-dire le succès réel de son site : l’intensité effective des débats (il est vrai avec pas mal de déchets et de confusion, évitables au moins en partie par une solution simple, la numérotation des commentaires… et en gardant les numéros des très rares intervention censurées – contrôle démocratique).
J.P.B., ces temps ci, je ne l’ai pas ménagé… Il faut dire que c’est lui qui a commencé… J’ai raconté, je n’y reviens pas.
Oui, mais Felts, il met de l’animation (trop ?). Des débats technico-pédagique-anti-pédagogologique… tout du long avec Morel et son âne comme animateurs, çà craint. Surtout si l’autre âne, Sibille croit qu’il a une délégation de pouvoir. D’un autre coté, bien qu’en a parte, il reconnaisse que dans l’Education Nationale, l’hétérogénéïté du personnel est exacerbée, l’unité de la fonction, enseigner, structure une solidarité corporiste dont on peut voir quelques effets pervers sur les non-enseignants. Sur ce blogue d’enseignants, les non-enseignants sont farouchement invités… A condition de se couler dans le moule et de ne lever que le petit doigt. Quand on trompette, on risque la trempette !
La bonne solution, c’est que Felts crève assez vite, ou que sa tumeur s’invite coté cortex pour lui donner une pensée plus floue ! A ce niveau là, je suis désolé, la science médicale oncologique n’est pas ma tasse de thé, et même les oncologues pensent que les stats c’est bon pour les séries, mais cela n’a pas de valeur individuelle… Pour mémoire, la femme d’un ami, il y a 11 ans fut diagnostiquer cancer du pancréas. C’est redoutable. J’ai pensé (Je n’ai pas dit), elle n’en a au maximum pour un an… Onze ans après, elle est toujours là, une année bien, une année sous traitement… Alors ? ? ?
PS : Je répondrai un peu plus tard à Françoise Guichard qui est une amie et je lui poserai le problème de la question des limites…

Écrit par : Roger FELTS | 30 janvier 2009

"Sur ce blogue d’enseignants, les non-enseignants sont farouchement invités…"

Bien vu.

Je dirais même qu'ils sont convoqués con voce.

Mais tout invité, en un certain sens, se fait avoir.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Et pendant ce temps-là, mon âne lisait :

http://educpol.over-blog.com/article-27229568.html

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Le Fracassé signe "inspecteur honoraire".

Plus que jamais en retraite les pédagols ?

Aurait-il osé signer "inspecteur honorable", notre grand défenseur des libertés ?

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

@ Et pendant ce temps-là, mon âne lisait :

Guy Morel, vous en tant que technicien hautement compétent, moi en tant que citoyen assez informé, pour l'essentiel, nous sommes sur la même longueur d'onde… C'est pourquoi j'ai des difficultés à comprendre vos réactions caractériels unilatérals. J'ai retrouvé le mot corporatisme, mais à votre niveau, cela me surprend.
Pourquoi croyez vous qu'un blog aussi mal foutu marche aussi bien ?

Écrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009

Bonjour !

A la Belle époque, on réglait vos conneries par un duel : je pense que cela avait du bon finalement.

Écrit par : johnmarguerite | 30 janvier 2009

C'est vrai que sur ce blog, il y a beaucoup de "déchets", de propos stériles. Si on pouvait éviter les réglements de compte personnels, ce serait un peu plus intéressant.

Écrit par : chat doc(te) | 30 janvier 2009

Il est bon, lui ! Mourir pour une connerie ! ! !

Écrit par : Plus près de toi, mon dieu | 30 janvier 2009

Non parceque le grand déballage, ça va cinq minutes !

De toutes façons, comme il faut bien trouver une solution pour mon bien être, je vous annonce que je vous laisse, la blogosphère étant suffisamment vaste pour trouver un coin tranquille ailleurs.

A bon entendeur

Écrit par : johnmarguerite | 30 janvier 2009

John a rejoint dieu…

Écrit par : Est-ce qui y a des Houris ? | 30 janvier 2009

Finalement, ça donne quoi, les résultats des évaluations CM2 ?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2009

"Finalement, ça donne quoi, les résultats des évaluations CM2 ?"

Il faut laisser le temps au service médico légal du Moloch de pondre ses analyses ainsi qu'aux divers responsables d'en bloquer la parution (?).

Patience !

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Guy Morel, vous en tant que technicien hautement compétent, moi en tant que citoyen assez informé, pour l'essentiel, nous sommes sur la même longueur d'onde… C'est pourquoi j'ai des difficultés à comprendre vos réactions caractériels unilatérals. J'ai retrouvé le mot corporatisme, mais à votre niveau, cela me surprend.
Pourquoi croyez vous qu'un blog aussi mal foutu marche aussi bien ?
Ecrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009
Elle est pourtant simple à comprendre, mon unilatéralité caractérielle : je suis tombé violemment sur un côté quand j'étais tout gosse et je n'en ai que très partiellement retrouvé l'usage en dépit de toutes les rééducations.

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Pourquoi croyez vous qu'un blog aussi mal foutu marche aussi bien ?
Ecrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009

Hypothèse: est-ce comme pour le poisson, quand la tête n'est pas pourrie, le corps est comestible, - peut-être?

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

John a rejoint dieu…

Ecrit par : Est-ce qui y a des Houris ? | 30 janvier 2009

John se doutait bien qu'il y aurait un abruti se dissimulant derrière un pseudo à la con pour se répandre derrière lui.

Il le prie donc aimablement de bien vouloir nettoyer maintenant, c'est anti-hygiénique.

Cette fois c'est la bonne ! Bon courage à ceux qui restent

Écrit par : johnmarguerite | 30 janvier 2009

Robin, merci pour le lien "chefsimon.com".

Il m'a donné l'idée de monter un groupement de textes sur chacun des cinq sens à travers: la nourriture, les parfums, les couleurs, la musique, un peu d'érotisme (?) pour le toucher (heu - né! je crains les réactions...).

L'entrée: "Correspondances" de Baudelaire (?).

Si les participants du blog ont encore des propositions de textes pour ce que je souhaite faire, merci d'avance.

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

Je reprends (y en a qui vont croire que je ne sais pas que c'est Charles qui a écrit le poème): En entrée (?): "Correspondances" de Baudelaire.

Mais, à force d'enseigner, je deviens de plus en plus certain que, pour une grande part des élèves, la langue poétique (usant pourtant des mots de tous les jours, mais pour ceux-là aussi c'est ardu...) ne peut généralement que leur échapper. Combien de fois tout prof de français n'a-t-il pas entendu: "C'est un fou!", un type, ou une nénette qui "rend" du jus de cerveau, de la branlette intellectuelle? Gnié?....

Est-ce que je ne suis pas en train de me casser les dents, du point de vue professionnel, contre les principes de plaisir et de réalité?

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

Le jus pédagol du jour nous relate un superbe exemple de langue de bois à propos de l'enseignement de la lecture :

"Pascal Bressoux, Michèle Arnoux et Laurent Kima, ont travaillé ensemble sur les pratiques d'enseignement de la lecture. Ils en déduisent que "la façon dont les enseignants organisent la découverte d'un texte … a une influence sur sur les acquisitions des élèves". Et ils en déduisent une méthode : "le fait de privilégier un enseignement frontal tout en individualisant les interactions et en distinguant les contenus enseignés au sein de phases d'activités différentes permet d'améliorer les résultats".

Pourtant le principal intérêt de ce numéro c'est de faire la chasse à l'idée qu'il y aurait un modèle d'enseignement à suivre. Sur ce point, Léopold Paquay met en question la thèse de C Gauthier sur l'enseignement explicite, tant prisée des conservateurs. Il n'attaque pas cette théorie, comme d'autres l'ont fait, sur la piètre qualité technique des données utilisées par C Gauthier pour fonder la réussite de l'enseignement explicite.

L. Paquay démonte l'idée même qu'un modèle pédagogique soit efficace quelles que soient les conditions d'implantation. Il montre que souvent l'efficacité de telle ou telle méthode dépend d'acquis préalables des élèves. Pour lui l'affirmation de Gauthier est "simpliste"."

Je traduis d'une phrase : ça ne marche pas parce que les élèves n'ont pas les acquis mais si les élèves n'ont pas les acquis ce n'est pas parce que ça ne marche pas.

C'est la société qui ... , que ...

Sinistres charlots !

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Morel est tombé du mauvais côté… Encore un handicapé dans nos rangs !

Écrit par : Unilatéral | 30 janvier 2009

1km,500 : 30 minutes à 3 km/h
18 minutes à 5 km/h
9 minutes à 20 km/h
(Trouvé par tâtonnement, ce qui n'est pas la méthode idéale.) Anne- marie

Temps de déplacement : 70mn _ 13 mn = 57 mn
Exprimée en heure , cette durée est égale à 57/60 d'heure
la distance est égale à la vitesse x le temps : d = v x t d'où l'expression du temps en fonction de la distance et de la vitesse : t = d/v
t1 :temps de déplacement à 3km/h (v1)
t2 :temps de déplacement à 5 km/h (v2)
t3 :temps de déplacement à 20 km/h (v3)

On a donc t1 + t2 + t3 = 57
Soit d la distance entre la maison et le parc; je peux exprimer les 3 durées de déplacement en fonction de la distance et de la vitesse.( t= d/v)
d/v1 + d /v2 + 2d/v3 = 57 /60 ( 2d = un aller retour)
d/3 + d/5 + 2d/20 = 57/60
20d/60 + 12d/60 + 6d/60 = 57/60
38d= 57
d'où d = 57/38
la distance entre la maison et le parc est donc 1,5 km
Thierry

Écrit par : thierry venot | 30 janvier 2009

Cette fois c'est la bonne ! Bon courage à ceux qui restent

Ecrit par : johnmarguerite | 30 janvier 2009

Sinistres charlots !

Ecrit par : dugong | 30 janvier 2009

Écrit par : charlotte | 30 janvier 2009

J'avoue que croyant que c'était Yann qui m'envoyait ce commentaire (la tumeur !) j'avais fait une réponse un peu dur. N'ayant pas du tout le même contentieux avec Manu, j'ai essayé de modifier mais………? ? ?

Ecrit par : Roger Felts | 29 janvier 2009

Bonjour Roger,


Je vous avoue bien humblement avoir pris ce commentaire totalement hors-contexte (quelqu'il soit), étant plus occuppé par mes études ces derniers temps. D'où mon message qui a pu vous apparaître étrange. mais je vous assure que lu tel quel - c'est à dire sans avoir en mémoire la querelle qui se prolonge depuis des mois (ce qui est le cas de nombreuses personnes sur le blog)-, il apparaît comme particulièrement vide, pour e pas dire inepte. Tant pîs pour la "mamy", elle n'avait qu'à développer un peu...

Écrit par : Manu | 30 janvier 2009

Cette fois c'est la bonne ! Bon courage à ceux qui restent

Ecrit par : johnmarguerite | 30 janvier 2009

Sinistres charlots !

Ecrit par : dugong | 30 janvier 2009

Ecrit par : charlotte | 30 janvier 2009


Enchanté, moi, c'est Manu.

Écrit par : Manu | 30 janvier 2009

Et en me mettant dans le même panier qu'un provocateur d'extrème droite…

Ecrit par : Roger FELTS | 30 janvier 2009

Non, il vaut mieux dire "dans le même panier que ceux que ce blog bien-pensant JUGE à l'aune de sa sinistre bien-pensance et de son lugubre conformisme, comme des provocateurs d'extrême droite", alors que ce ne sont que des gens qui regardent la réalité telle qu'elle est et non telle qu'on voudrait qu'elle soit. Ne vous en déplaise, blogueurs, rêveurs !

Écrit par : Amélie | 30 janvier 2009

Tiens, presse-t-on les olives aujourd'hui?

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

@ Manu :
Qu'il y y ait des désaccords idéologiques sur ce blogue, quoi de plus normal… Qu'on se frotte un peu rudement… Ma foi ! Mais il y a des limites à en pas dépasser. Ces derniers temps à mon propos, elles l'ont été. Le mot de la Mamie répondait à cela. Ce n'était pas à elle de développer un peu plus, c'était à vous de vous informer un peu mieux… Je crois l'avoir déjà dit : c'est le grave défaut de ces blogues de méconnaitre leur propre histoire, y compris immédiate : les propos infamants dataient seulement de quelques jours… Vos obligations vous coupent du blog : Vous êtes hors-circuit… Ceci dit au lieu de perdre dix minutes à faire un commentaire de fait inadapté, vous auriez mieux fait de vous informer sur le débat sanglant (mieux explicité sur mon blog car dégagé des autres interventions).

Écrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009

sauvez les castors, coupez un olivier!

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

Quand on presse les olives, il sort de l'huile d'olive… Quand on presse un foi cyrhotique, il sort de la confiture de poète…

Écrit par : Tournesol | 30 janvier 2009

Un foiE cirrhotique, Tryphon.
Analfabette...

Écrit par : Captain Ad Hoc | 30 janvier 2009

Si ça peut vous documenter, je veux bien m'y coller et je ne doute pas qu'il sera satisfait d'avoir d'autres avis, plus distants et ne le jugeant pas dans le cadre d'un groupe-classe qui vaut ce qu'il vaut.
Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2009

Allez-y, Dobo, je les montrerai à mon homme, qui a longtemps fait le cobaye pour les sujets et participé aux réunions d'harmonisation des notes. Faites transiter en MP par néoprofs. Bien à vous.

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2009

Morel est tombé du mauvais côté… Encore un handicapé dans nos rangs !
Ecrit par : Unilatéral | 30 janvier 2009

Morel est tombé du côté où les débats foireux de type émission de télé, les insultes entre personnes qui pensent échanger à deux mais le font devant tout le monde, les dérapages du type " c'est la Gestapo ici", "va crève !", "va te faire onguler" l'emmerdent. D'autant que cela distrait d'échanges qui eux sont utiles.
Handicapé donc, résolument.

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Que Pendariès m'imagine en Madame Sarfati, l'héroïne d'Elie Kakou, me fait beaucoup rire, car les clichés, quand même, il devrait être au-dessus de ça ! Et cette aversion qu'il a de l'autre ! La réalité le ferait probablement tomber à la renverse ! Alors, continuez mon cher, à vomir votre huile de beignet frit !

Écrit par : Amélie | 30 janvier 2009

Ah, alors selon vous, les pédago admettent l'existence des bons élèves? (et donc implicitement celle des mauvais) Je croyais que, pour eux, l'échec scolaire n'était imputable qu'aux profs (à leur manque de professionnalisme). Je n'y entend plus rien.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 janvier 2009

Oui et non. Pour les pédagos, les bons élèves sont des élèves "qui ont des facilités". Les mauvais élèves sont des apprenants "faibles", "en difficulté", "qui peinent à acquérir des savoirs".

Ecrit par : Jeremy | 29 janvier 2009

Bien sûr qu'ils admettent l'existence des bons élèves, puisqu'ils les considèrent (inversion libérale-libertaire oblige) comme des anomalies, marque d'une éducation "élitiste" (cf. le baratin de la FCPE) et donc à éradiquer d'urgence. Un peu de "philosophie de gôche" type Bourdieu par-dessus, et le bon élève est rapidement assimilé au "bourgeois" dont le savoir éventuel est immanquablement associé au capitalisme dominateur.

La lutte des classes est ici confondue avec une lutte contre la culture, accusée de transmettre les valeurs des classes dominantes. On peut lire Bourdieu sur le sujet, bien sûr, mais aussi ses émules du style Baudelot & Establet (exemple, "l'école capitaliste en France", édition Maspero : particulièrement révélateur).

La seule porte de sortie de ce piège idéologique dans lequel ces bien-pensants se sont eux-mêmes enfermés trouvera naturellement sa solution dans l'apologie d'une école "révolutionnaire" où l'on pratiquera - avec le moins de concessions possibles, gage d'une "pureté" idéologique maximale - un égalitarisme niveleur, si possible mâtiné de politiquement correct rebaptisé pour l'occasion "éducation citoyenne" (et qui n'est pas autre chose que le formatage de futurs "crétins militants", comme dirait JC Michéa).

Bien entendu, la connaissance n'a pas sa place dans ce système, elle est dangereuse par définition : que se passerait-il si ces élèves - comble de l'horreur - se mettaient à penser par eux-même ? Ils risqueraient alors de ne pas tomber "dans le camp du bien". Pardon, "dans le panneau"...


J'ai connu un ancien collègue qui allait jusqu'à afficher les bonnes réponses au tableau lors des interros pour éviter de "créer artificiellement des inégalités" (sic). Un genre d'Antibi en à peine plus extrêmiste et non-médiatisé, mais tout à fait réel de la pensée qui animent certains en salle des profs (vous avez déja discuté avec des mecs de la CFDT ou de l'UNSA ?).

Plus proche dans le temps, j'ai eu trés récemment une jeune collègue de musique, qui , appliquant inconsciemment le bourrage de crâne subit à l'IUFM, procédait de la façon suivante les jours d'interros :

1) Questions extrêmement simples, voire simplistes, dont la réponse se trouve la plupart du temps dans la question.

2) Si l'élève donne la bonne réponse, on lui compte tous les points (logique). Si la réponse est fausse (même complètement), on lui compte la moitié des points.

On obtient ainsi, même pour le plus débile d'entre eux, une note ne pouvant pas -mathématiquement- descendre en dessous de la moyenne. Pour toutes ses classes sans exception, les moyennes s'échelonnaient entre 15 et 20, que la classe soit forte ou faible.

Les pédagogistes sont bien sûrs allés plus loin dans l'application de cette pensée "anti- élististe". Pour être certain d'une égalité parfaite de tous les élèves, on arrête tout simplement de les instruire (prétextant par exemple que les enseignements "ne font pas sens" et que les élèves doivent à ce titre "construire eux-même leurs propres savoir", ce qui interdit concrètement au professeur d'enseigner ce qu'il sait - Sa culture étant forcément pervertie par les valeurs de la bourgeoisie, ce qui n'est pas le cas pour des enfants "innocents". On voit ici la confusion savamment entretenue entre innocence et ignorance sous prétexte de "spontanéité" - ).

Ce combat contre l'"élitisme" des "bons élèves" ira jusqu'au refus de leur apprendre ne serait-ce qu'à lire, écrire et compter (c'est le rôle de la méthode globale par exemple).

Sur cette base d'ignorance totale, on peut enfin construire de toute pièce un "homme nouveau", utilisable pour "faire la révolution" (dixit Meirieu himself).

Cette "révolution" n'étant pas autre chose que celle du capitalisme total. Le paradoxe n'est qu'apparent : ce n'est pas pour rien que JC Michéa -encore lui -désigne Bourdieu et ses potes comme étant, je cite "les gardes rouges du capital".

Écrit par : Manu | 30 janvier 2009

Ceci dit au lieu de perdre dix minutes à faire un commentaire de fait inadapté, vous auriez mieux fait de vous informer sur le débat sanglant (mieux explicité sur mon blog car dégagé des autres interventions).

Ecrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009

On peut le voir commme ça, Roger. On peut aussi considérer qu'il ne devrait pas être forcément nécessaire de remonter 3 ou 4 jours de commentaires pour pouvoir répondre à l'un d'entre eux : Mamy aurait pu re-contextualiser un peu son propos (sans en faire des tartines).

De fait, si ce n'est pour les ultras-accros du blogs qui n'en perdent pas une miette (et il faut pouvoir le faire, tout le monde ne le peut pas), son message est tombé totalement à plat. Que dit-elle finalement (et même s'il y a des raisons) sinon que nous sommes des vilains-pas beaux-pas gentils (je crois aussi que c'est son style que je n'ai pas apprécié...) ?

Je pense à tort ou à raison qu'il y a des commentaires qui apportent quelque chose et d'autres strictement rien (vous avez compris dans quelle catégorie je met l'innénarable Toto...). ceci étant subjectif, bien sûr.

Écrit par : Manu | 30 janvier 2009

Tiens, puisqu'on en parlait, voici un communiqué récent du Snalc sur le sujet :


Elitisme républicain contre élitisme anti-républicain


Le ministre de l’éducation suédois, Jan Björklund, a récemment déclaré, à propos de la création de classes d’élite dans 10 lycées sélectionnés par l’Agence nationale suédoise pour l’éducation : "Nous devons en finir avec l’anti-élitisme propre à la social-démocratie. Les bons élèves doivent avoir la possibilité de développer leurs compétences et de fonctionner selon leur propre rythme. Ils ne sont pas censés s’asseoir et se tourner les pouces en attendant leurs camarades".

Alors qu’en France la Droite, incapable d’avoir sa propre pensée en matière d’Education, s’apprête à exaucer le vieux rêve du lycée light de la Gauche bourgeoise, l’un de ses pays-référence tire un bilan négatif sur son propre sol de la politique qui inspire nos dirigeants français depuis plus de trente ans. La Suède vient de comprendre les méfaits des moules uniques dans lesquels elle a enfermé ses enfants, et fait machine arrière pour ses bons élèves de lycée.

Le SNALC-CSEN (FGAF) milite pour un élitisme républicain basé sur la transmission des savoirs et des savoir-faire, afin que chaque élève puisse atteindre son niveau d’excellence dans le domaine de son choix. Le refus du ministère de proposer des choix d’orientation positifs au collège, son asservissement aux théories pédagogistes qui cimentent la réforme du lycée et son obstination à dévaloriser les disciplines dans la réforme des concours entraînent l’Ecole dans un modèle élitiste anti-républicain dont le SNALC-CSEN a honte.
Le SNALC-CSEN manifestera ce jeudi 29 janvier aux côtés de sa fédération, la FGAF, pour faire entendre la voix de ceux qui ne se résignent pas à voir notre pays et son Ecole sombrer dans la médiocrité.
Paris, le 28 janvier 2009

Écrit par : Manu | 30 janvier 2009

Le SNALC-CSEN manifestera ce jeudi 29 janvier aux côtés de sa fédération, la FGAF, pour faire entendre la voix de ceux qui ne se résignent pas à voir notre pays et son Ecole sombrer dans la médiocrité.
Paris, le 28 janvier 2009

Ecrit par : Manu | 30 janvier 2009

Le problème est que si tout le monde va manifester pour demander tout est son contraire, ça revient à additionner des poules et des écrous.
J'ai entendu de tout dans les étranges lucarnes, des braillements contre la réforme du lycée, qui n'existe pas encore, contre l'emprisonnement des moins de 15 ans, contre les OGM, le réchauffement climatique, les centrales nucléaires (je propose qu'EDF raccorde ces braillards en dernier dans le Sud-Ouest), etc.,etc..
Je propose aussi (qui a dit que ce blog n'était pas une force de proposition ?) que la prochaine grande manif unitaire se fasse le 21 juin, et en musique. On fera d'une pierre deux coups.

Écrit par : yann | 30 janvier 2009

Le problème, Manu, c'est que même si le SNALC appelle à la grève et aux manifs, les adhérents de base suivent très rarement. Hier, j'ai laissé défiler toute la manif devant moi (entre 20 000 et 30 000 gus) et je n'ai pas vu UNE pancarte SNALC! J'en avais vu en revanche à Paris contre le gros Claude.

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2009

tout ET son contraire ! Pan sur les doigts !

Écrit par : yann | 30 janvier 2009

Morel écrit

Morel est tombé du côté où les débats foireux de type émission de télé, les insultes entre personnes qui pensent échanger à deux mais le font devant tout le monde, les dérapages du type " c'est la Gestapo ici", "va crève !", "va te faire onguler" l'emmerdent. D'autant que cela distrait d'échanges qui eux sont utiles.
Handicapé donc, résolument.

Effectivement très handicapé, la rigueur démonstrative de Morel ne lui permet pas d'aborder le fond du problème. Il ne cite pas :
" je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n’as plus que ça, profites-en." ou encore :" si tu ne me lâches qu’une fois mort, j’espère que ça t’arrivera bien vite, et de manière naturelle. Je t’ai demandé de me foutre la paix, tu en es incapable parce que tu es devenu complètement cinglé, je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n’as plus que ça, profites-en."
Morel recouvre ce beau discours du voile de l'emmerdement généralisé pour ne pas le différencier des digressions diverses inhérentes aux blogues. Il plaque ainsi une "démarche éclairante" permettant de regretter les échanges positifs pour savoir lire et écrire… Les chefs des camps nazis étaient aussi des amateurs éclairés des grands auteurs classiques… On n'en est pas encore là mais ce genre de comportement intellectuel où on ne sait pas différencier l'insupportable des simples excès du débat témoigne bien qu'il y a quelque chose de pourris dans le royaume de la pensée.

Plus prosaïquement intervenir souvent pour dire çà c'est chiant, çà, c'est foireux, çà, c'est inutile, çà, c'est sans intérêt, n'est-ce pas un moyen d'établir une censure qui souhaite imposer ses propres choix ?
Malheureusement la réalité est toujours plus complexe. Le SLECC c'est bien et il faut connaître, et surtout utiliser, mais un blog vivant et de débat n'est pas un lieu d'initiation à des méthodes.

Écrit par : Moral Emmerdé | 30 janvier 2009

@Morel emmerdé écrit :
"Morel recouvre ce beau discours du voile de l'emmerdement généralisé pour ne pas le différencier des digressions diverses inhérentes aux blogues. Il plaque ainsi une "démarche éclairante" permettant de regretter les échanges positifs pour savoir lire et écrire… Les chefs des camps nazis étaient aussi des amateurs éclairés des grands auteurs classiques… "
J'ignore qui vous êtes, puisque vous ne signez pas de votre nom, mais je vous conseille de ne pas trop vous engager sur le thème "chefs des camps nazis etc."
Au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'ai traduit poliment par "emmerdement", mot modéré, ma réaction devant des débordements dont vous citez un exemple et dont je citais un autre avec cette histoire de Gestapo.
Il ne s'agit pas de "digressions" - j'aime bien les digressions ; et il ne s'agit pas d'appeler à quelque censure - d'ailleurs je ne suis pas JPB qui fait ce qu'il veut. Quant à SLECC - décidément votre discernement est moyen -, ce qui fait sa particularité, c'est justement de ne préconiser aucune méthode. Vous devriez lire.

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Pour un blog dont le texte fondateur esr “L'école du crétin”, et qui malgré ses nombreux défauts marche bien, je trouve qu'il y a une carence, celle de la temporalité, à laquelle il faudrait au moins partiellement remédier. J'ai plusieurs fois soulevé le problème et j'ai dans le temps proposé une solution SIMPLE. Je renouvelle :
Afin que le repérage des commentaires (sur chaque thème) se fasse facilement, il suffirait que le commentaire soit numéroté automatiquement au moment de sa mémorisation sur le blog.
Vous faites un commentaire sur des propos tenus la veille. Vous marquez : Réponse au commentaire 23… Vous allez avoir le n° 55… Celui qui commence à vous lire, s'il veut approfondir ira au n°23… Celui que cela n'interesse pas n'y ira pas…
Pour “Évaluation” au moment où j'écris, il y a 1500 commentaires… Numérotés, si je veux le 756, c'est fait en deux secondes. Actuellement, c'est la galère !
Plus! En cas de censure (très rare n'est-ce-pas), le numéro censuré est conservé (marqué évidemment CENSURÉ). Un controle démocratique est possible. On voit si le responsable abuse d'Anastasie ou s'il ne l'utilise que pour les bouchons… On peut même lui demander pourquoi le n°69 a été censuré…
Toute une série de pratique : répétition de texte, références à ce qui a été dit trois jours ou trois mois plus tôt seront grandement facilités.

Cette “révolution”, est sur le plan informatique dérisoire à réaliser. L'administrateur (Midi Blog) doit pouvoir très simplement modifié le logiciel de gestion du blog pour y installer un compteur de commentaires…

Écrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009

Pour Pendariès :

Vous y auriez sans doute pensé tout seul, mais il me semble que, pour les sensations, Baudelaire est vraiment une mine. Voyez "Parfum exotique" :
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone.

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mats
Encore tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Sur le même thème, vous avez aussi "La Chevelure" . Et sur la musique :

La musique souvent me prend comme une mer
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile.

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 janvier 2009

Yann propose "que la prochaine grande manif unitaire se fasse le 21 juin, et en musique"

Vous n'y pensez pas ! Le jour du soltice d'été !

Le seul jour de l'année où on peut "faire" Eratosthène !!!

Pff !

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Merci Sylvie pour vos deux propositions.

Un des problèmes que mes classes soulèvent, c'est leur difficulté à appréhender ce qui se trame "derrière les choses" - le subtil leur échappe, le sens qui poétiquement travaille la matière aussi. Il leur faut des mots concrets, des objets, hélas, pas les mots génériques... et la plupart des élèves s'arrêtent à cela: à la chose en soi.

Cette année, les explications sur "Le Buffet" de Rimbaud ont été un vrai casse-tête, pour vous dire...

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2009

@ GUY MOREL

“Quand l'ivrogne montre la bouteille du doigt, l'imbécile regarde le doigt qui tremble.”
Guy Morel, vous êtes un faux-cul. Vous savez fort bien que ces digressions abordaient le problème d'une homosexualité mal assumée, du cancer et de la mort et que lorsqu'une mamie parle de “gestapo”, elle évoque les propos particulièrement honteux d'un enseignant en train de disjoncter. Elle est, elle-même, mère d'enseignants.
Recouvrir tout cela du noir manteau de l'emmerdement généralisé est d'une hypocrisie totale.
Retomber dans les petits ergotages comme quoi le SLECC c'est pour le fond et pas pour les méthodes est d'une triste médiocrité… Ceci dit, vive le SLECC, mais exclure aussi fermement l'approche des (bonnes) méthodes m'apparaît fort curieux.
Vous m'avais fait très peur en me conseillant d'éviter le thème du nazisme…
Alors vous préférerez : “Science, sans conscience, n'est que ruine de l'âme.”
C'est plus frais !

Écrit par : Moral Emmerdé | 30 janvier 2009

C'est plus frais !
Ecrit par : Moral Emmerdé | 30 janvier 2009
Je n'ai aucun goût pour les dialogues avec un anonyme.
Rideau !

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Pour se faire une idée de la réalité de la gangrène pédagogiste qui affecte et gagne l'ensemble du grand corps malade de l'éducation nationale, voici le sujet 2009 de l'Agrégation d'EPS:

- A partir des connaissances scientifiques, didactiques et pédagogiques, illustrez comment l'enseignant d'EPS peut concourir au développement des ressources de l'élève au cours de la période pubertaire et péripubertaire en s'appuyant simultanément sur les principes qui structurent le processus d'entraînement et la référence culturelle aux Activités Physiques, Sportives et Artistiques.

Écrit par : buntovchik | 30 janvier 2009

Le problème, Manu, c'est que même si le SNALC appelle à la grève et aux manifs, les adhérents de base suivent très rarement. Hier, j'ai laissé défiler toute la manif devant moi (entre 20 000 et 30 000 gus) et je n'ai pas vu UNE pancarte SNALC! J'en avais vu en revanche à Paris contre le gros Claude.

Ecrit par : retraitée | 30 janvier 2009

A la manif' d'Ajaccio, hier, le SNALC était bien représenté. Mais c'est vrai que le SNALC en Corse, c'est... particulier. Et puis comme me le confiait un collègue insulaire : "le SNALC n'est bien représenté que dans les anciennes colonies...".

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2009

- A partir des connaissances scientifiques, didactiques et pédagogiques, illustrez comment l'enseignant d'EPS peut concourir au développement des ressources de l'élève au cours de la période pubertaire et péripubertaire en s'appuyant simultanément sur les principes qui structurent le processus d'entraînement et la référence culturelle aux Activités Physiques, Sportives et Artistiques.

Ecrit par : buntovchik | 30 janvier 2009

Gniééhh ??

Écrit par : yann | 30 janvier 2009

M.. !!
J'ai encore oublié Eratosthène !
Priorité nationale, en effet. Supprimons la fête de la musique.

Écrit par : yann | 30 janvier 2009

Ah, Robin ! Le mobilisme c'est la vie sensible qui nous inquiète et que, par des formes fixes, nous voulons comprendre, c'est à dire stabiliser.

En ce sens, boucher l'évier (un moment) est une nécessité ontologique.

Mais le plombier et le psychanalyste ont en commun de voir en tout évier un débouché potentiel.

Ecrit par : dugong | 30 janvier 2009


Panta Rei = "tout s'écoule" (Héraclite d'Ephèse) ; le "mobilisme" en effet !

@Christophe

Nous étions 14 000 à Bourges, d'après La Nouvelle République et/ Le Berry Républicain.

Pas mal pour une ville de 80 000 habitants
(71 027 au 1er janvier 2005). Plus les villes étaient petites et plus les gens dans la rue étaient nombreux.

C'est tout le tissu social, les gens modérés, les classes moyennes, les plus patients d'habitude et les plus raisonnables qui ont manifesté un raz-le-bol profond.

Je ne pense pas qu'il se soit agi d'une manifestation "d'inquiétude", comme le prétend X. Bertrand ("Venez à moi, brebis déboussolés et je vous guérirai !").

Les gens sont très déterminés et dans une révolte d'autant plus redoutable qu'elle est calme et silencieuse, beaucoup plus "informée et lucide" qu'on ne le croit.

Quelqu'un m'a dit ce matin : "Maintenant, ils ne peuvent plus continuer avec leur arrogance, ils vont être obligés d'en rabattre."

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

Rideau !

Ecrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Que vous croyez !
RF, c'est un peu le sparadrap du capitaine Haddock, vous aurez du mal à vous en dépêtrer.

Écrit par : yann | 30 janvier 2009

Quelqu'un m'a dit ce matin : "Maintenant, ils ne peuvent plus continuer avec leur arrogance, ils vont être obligés d'en rabattre."

Ecrit par : Robin | 30 janvier 2009

Et puis, si on ne sait pas pourquoi on manifeste, "eux" le savent. ;o)))))

Écrit par : yann | 30 janvier 2009

"illustrez comment l'enseignant d'EPS peut concourir au développement des ressources de l'élève au cours de la période pubertaire et péripubertaire"

C'est pas un peu dangereux ce genre de programme ? Ils pensaient à quelles ressources les gars qui ont rédigé cela ? Et à quelle manière de les développer ?

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

"Pour se faire une idée de la réalité de la gangrène pédagogiste qui affecte et gagne l'ensemble du grand corps malade de l'éducation nationale, voici le sujet 2009 de l'Agrégation d'EPS:"

Ecrit par : buntovchik | 30 janvier 2009

C'est dommage, j'ai raté l'agreg mais ça, j'aurais su faire :

- A partir des entraînements EPS, pubertaires et péripubertaires, illustrez comment l'enseignant de didactique physique peut concourir au développement artistique des ressources culturelles de l'élève au cours de la période pédagogique en s'appuyant sur les principes qui structurent simultanément le processus de connaissances et la référence aux Activités Sportives et Scientifiques.

Écrit par : une hussarde | 30 janvier 2009

Je n'ai aucun goût pour les dialogues avec un anonyme.
Rideau !

Ecrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Excusez-moi monsieur Morel, je me permets d'intervenir ...mais sur ce blog presque tout le monde est anonyme. Je pense que, encore une fois, on considère "anonyme" (donc "indigne"?) le "nouvel arrivé". Que je sache, Dobolino, Jérémy, Pandarais, Yann, Robin, hussard, montaigneacheval ...sont tous des anonymes.
Votre "rideau"...est une fois de plus dans le style de ce blog. Les "nouveaux" sont indignes, anonymes, osent dire des choses claires et logiques auxquelles on ne peut pas répondre... et donc "rideau!".

Écrit par : lisa | 30 janvier 2009

"Et à quelle manière de les développer ?"

Comment appelle-t-on, en causement correc EPS, le développement des muscles d'un seul bras et d'une seul main ?

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

"il ne s'agit pas d'appeler à quelque censure "

Et pourquoi pas quand des intervenants n'ont comme but que de dénaturer ce blog par leurs interventions inutiles?
Si la liberté consiste à empécher d'autres de discuter de sujets particuliers en "trollant" comme des fous ça s'appelle se laisser marcher sur les pieds.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 30 janvier 2009

A partir des connaissances scientifiques, didactiques et pédagogiques, illustrez comment l'enseignant d'EPS peut concourir au développement des ressources de l'élève au cours de la période pubertaire et péripubertaire en s'appuyant simultanément sur les principes qui structurent le processus d'entraînement et la référence culturelle aux Activités Physiques, Sportives et Artistiques.

Ecrit par : buntovchik | 30 janvier 2009

Je dois avoir l'esprit mal tourné mais, immédiatement, en première lecture, je développerais sur des travaux pratiques d'éducation sexuelle.
C'est hors-sujet ?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2009

"je développerais sur des travaux pratiques d'éducation sexuelle.
C'est hors-sujet ?"

Pas du tout mais à condition que l'activité soit ambidextre.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Les races n'existent pas mais la connerie si. Et celle-ci n'est limitée par aucune couleur de peau car elle est la chose au monde la mieux partagée.

Ecrit par : Magister


Dommage que la connerie ne soit pas taxée en France.
Au moins, on pourrait rembourser les intérêts de la dette !

Écrit par : carole | 30 janvier 2009

Pour Pendariès.
Que de sensations !

Harmonie du soir.

Voici venir les temps, où vibrant sur sa tige,
Chaque fleur s'évapore, ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,
Valse mélancolique et langoureux vertige.

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Valse mélancolique et langoureux vertige.
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir.
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige.
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir.

Écrit par : Valette | 30 janvier 2009

A partir des connaissances scientifiques, didactiques et pédagogiques, illustrez comment l'enseignant d'EPS peut concourir au développement des ressources de l'élève au cours de la période pubertaire et péripubertaire en s'appuyant simultanément sur les principes qui structurent le processus d'entraînement et la référence culturelle aux Activités Physiques, Sportives et Artistiques.

Ecrit par : buntovchik | 30 janvier 2009

Tapis rouge pour les gynécos, on va bientôt y arriver !

Écrit par : carole | 30 janvier 2009

Et maintenant, quelques nouvelles de la planète mathématique :

Une collègue revenant d'une réunion avec l'IPR nous a transmis la bonne parole, encore un peu sous le choc :

1°) La finalité des 80% d'admis au baccalauréat est maintenue.

2°) Nous devons également "fabriquer" 50% d'élèves qui iront jusqu'à la licence.

3°) Voilà pour le "quid", le "quod", le cuando et le quantum et voici pour le "quomodo" :

Je recopie les notes qu'elle m'a obligeamment photocopiées :

Comment aborder le théorème de Pythagore ?

Soit a,b,c, les longueurs des 3 côtés d'un triangle. Les triangles pour lesquels on a la relation a2+b2=c2 sont tous des triangles rectangles.

Les triangles dont l'hypothénuse est le côté de longueur c sont rectangles et seulement eux.

C'est une propriété caractéristique.

Il n'y a plus de propriété réciproque (ou plutôt : il ne faut plus leur parler de la proprété réciproque)

L'inspecteur leur a parlé de "globaliser" (sic) l'approche des propriétés.

Elle nous a expliqué que c'en était fini du raisonnement hypothético-déductif (comprendre en profondeur, savoir vraiment) et qu'il fallait privilégier une approche "globale"

Je ne suis pas mathématicien, mais j'ai l'impression que c'est un peu comme si, en français, on décidait de ne traiter que le dialogue au style direct et de faire l'impasse sur le style indirect pour éviter d'avoir à faire un cours de grammaire sur la subordonnée complétive, interrogative indirecte et sur l'infinitif prépositionnel.

Je prends cet exemple pour ceux qui ont suivi mes déboires avec une certaine classe de 4ème à ce sujet l'autre jour.

Je sais que je vais me heurter à la vaste indifférence du monde et que ça n'a sans doute pas une importance vitale (?), mais j'ai réussi à faire passer un cours complet sur le sujet ce matin en m'y prenant un peu autrement.

Comme dit l'admirable Michel Bouquet : "il faut progresser millimètre par millimètre."

Mais d'autres préfèrent apparemment les progrès "globaux".

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

http://charles.plessy.org/jp/haddock.jpg

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2009

"Excusez-moi monsieur Morel, je me permets d'intervenir ...mais sur ce blog presque tout le monde est anonyme. Je pense que, encore une fois, on considère "anonyme" (donc "indigne"?) le "nouvel arrivé". Que je sache, Dobolino, Jérémy, Pandarais, Yann, Robin, hussard, montaigneacheval ...sont tous des anonymes. "

Oui, Lisa, mais des anonymes qui se connaissent ...

Écrit par : chat doc(te) | 30 janvier 2009

Dommage que la connerie ne soit pas taxée en France.
Au moins, on pourrait rembourser les intérêts de la dette !

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Et si on la taxait à l'échelle mondiale, on rembourserait capital et intérêts de la dette du monde entier.
Au fait, la meilleure façon d'effacer la dette ne serait-elle pas de contraindre les endetteurs à l'effacer ? On les flanque tous contre un mur et hop ! Plus de dette !

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2009

Parce que, Carole, je ne sais pas si vous savez, mais la France n'a pas l'apanage de la connerie ? Vous avez déjà assisté à la fête de la bière à Munich ?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2009

Qui décrochera le prochain diplôme de la connerie ?

Écrit par : yvan | 30 janvier 2009

Robin, ne vous faites pas de soucis pour les triangles rectangles : ils sont rectangles parce que ça se voit. C'est tout.

C'est ce que tous les désobéisseurs officiels actuels vous diront.

D'ailleurs, ils ne vont pas tarder à proclamer publiquement leur projet de désobéir à cet inspecteur élitiste.

Que tous ceux qui s'intéressent aux maths aillent voir :

- le contenu, presque partout vide, des connaissances explictement inscrites au socle commun de maths au collège.
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/hs6/default.htm

- le contenu proposé par JP Demailly pour ce même collège.
http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/renaissance.pdf

Le zéro et l'infini...

Dans son analyse sur les réformes en cours, JP Demailly parle de connaissances "denses, consistantes et structurées". Je touve que ces trois adjectifs qualifient très bien ce vers quoi il faudrait avoir le courage d'aller (dans le contexte, consistant = cohérent, je crois).

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/smf_gazette_119_61-65.pdf

Écrit par : dugong | 30 janvier 2009

Qui décrochera le prochain diplôme de la connerie ?

Ecrit par : yvan | 30 janvier 2009

Vous avez toutes vos chances !

Écrit par : Forza ! | 30 janvier 2009

Dobolino,

Taxer la dette au niveau mondial ?
Hum, j'ai toujours pour principe de regarder ce qui se passe chez moi. Les autres n'ont pas besoin de la France pour régler leurs pb.
Une dette ne se gomme pas, elle se rembourse ou bien faillite.

Fiesta à Munich. Connerie dans quel sens. Bof, quand on est étudiant............
C'est là que j'ai appris qu'il y avait 60 adjectifs pour qualifier la bière, et une trente/quarantaine (je sais plus) pour qualifier le vin.
Et puis la connerie dans les vapeurs se dissipe très vite.
Quand la connerie est un gouffre financier, le paradoxe est vite fait.

Écrit par : carole | 30 janvier 2009

"Excusez-moi monsieur Morel, je me permets d'intervenir ...mais sur ce blog presque tout le monde est anonyme. Je pense que, encore une fois, on considère "anonyme" (donc "indigne"?) le "nouvel arrivé". Que je sache, Dobolino, Jérémy, Pandarais, Yann, Robin, hussard, montaigneacheval ...sont tous des anonymes. "

Oui, Lisa, mais des anonymes qui se connaissent ...

Ecrit par : chat doc(te) | 30 janvier 2009

J'ai donné à plusieurs reprises mon nom et mon prénom complets sur le blog et même mon adresse e-mail (Robin est en fait mon prénom).

Je suis soumis à l'obligation de réserve (je n'ai pas le droit de citer le nom d'un établissement précis, d'un élève, d'un adulte, du moins me semble-t-il...) et je ne sais pas jusqu'où on peut aller sur un blog.

Quoi qu'il en soit, je pense que tout le monde apprécie la mystérieuse "Lisa qui fut Lisette" (si c'est bien elle), que je voyais sous les traits d'Achille Talon (excusez-moi, Lisa, vous avez dû bien rire).

Il y a un problème spécifique de "situation d'énonciation" (Qui parle ? A qui ? De quoi ? Pour quoi faire ? Sur quel registre ?) et des phénomènes qu'il serait intéressant d'analyser, propres à ce mode de communication (le blog en général et pas seulement celui-ci), qui semble engendrer des sentiments de frustration et d'exclusion. C'est dommage.

Écrit par : Robin Guilloux | 30 janvier 2009

Oui, Lisa, mais des anonymes qui se connaissent ...

Ecrit par : chat doc(te) | 30 janvier 2009

Peut-être même...bibliquement ! MMMH ?

Écrit par : Forza ! | 30 janvier 2009

Excusez-moi monsieur Morel, je me permets d'intervenir ...mais sur ce blog presque tout le monde est anonyme. Je pense que, encore une fois, on considère "anonyme" (donc "indigne"?) le "nouvel arrivé". Que je sache, Dobolino, Jérémy, Pandarais, Yann, Robin, hussard, montaigneacheval ...sont tous des anonymes.
Votre "rideau"...est une fois de plus dans le style de ce blog. Les "nouveaux" sont indignes, anonymes, osent dire des choses claires et logiques auxquelles on ne peut pas répondre... et donc "rideau!".
Ecrit par : lisa | 30 janvier 2009
Ne vous excusez pas ; libre à chacun d'intervenir sous un pseudonyme dans des débats d'idées, mais quand on s'en prend nominalement à quelqu'un, c'est différent. On a alors la correction de dire qui on est.
C'est à un interlocuteur qui n'observait pas cette règle élémentaire que j'ai dit "rideau !"

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

"Je propose aussi (qui a dit que ce blog n'était pas une force de proposition ?) que la prochaine grande manif unitaire se fasse le 21 juin, et en musique. On fera d'une pierre deux coups."

Ecrit par : yann | 30 janvier 2009

Bonne idée! Mais je crains qu'il n'y en ait d'autres avant! (Je dis: "je crains", mais je le souhaite! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2009

Ne vous excusez pas ; libre à chacun d'intervenir sous un pseudonyme dans des débats d'idées, mais quand on s'en prend nominalement à quelqu'un, c'est différent. On a alors la correction de dire qui on est.
C'est à un interlocuteur qui n'observait pas cette règle élémentaire que j'ai dit "rideau !"

Ecrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Est-ce que c'est valable aussi dans l'autre sens (insultes des habitués du blog contre pièces rapportées), puisque c'est dans ce sens-là que le phénomène s'observe le plus fréquemment ?

Écrit par : Amélie | 30 janvier 2009

@Robin
Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes senti concerné par ma remarque sur l'anonymat de l'intervenant qui par deux fois m'a personnellement attaqué.
Je répète ce que j'ai déjà dit à Lisa plus haut : quand on met en cause quelqu'un personnellement, on le fait en disant qui on est. Et si, pour une raison ou pour une autre, quelles que soient ces raisons, on ne veut pas dire son nom, alors on s'abstient de toute mise en cause personnelle.
Cela n'a rien à voir avec Internet, le blog etc. Un corbeau est un corbeau, Internet ou pas.

Écrit par : Guy Morel | 30 janvier 2009

Apparemment il faut enseigner "globalement" le théorème (je ne sais pas ce que ça veut dire) et ne plus enseigner la réciproque.

Le théorème de Pythagore et sa réciproque

Théorème de Pythagore :

Si un triangle est rectangle alors le carré de son hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés :

Si ABC est un triangle rectangle en A alors
BC² = AB² + AC²
(Rappel : hypoténuse côté opposé à l'angle droit )

Réciproque du théorème de Pythagore :

Si dans un triangle le carré du plus grand côté est égal à la somme des carrés des deux autres côtés alors ce triangle est rectangle :
Si ABC est un triangle tel que BC² = AB² + AC² alors ABC est un triangle rectangle.
( AB, AC, BC ) forme un triplet Pythagoricien

Écrit par : Robin Guilloux | 30 janvier 2009

Le problème, Manu, c'est que même si le SNALC appelle à la grève et aux manifs, les adhérents de base suivent très rarement. Hier, j'ai laissé défiler toute la manif devant moi (entre 20 000 et 30 000 gus) et je n'ai pas vu UNE pancarte SNALC! J'en avais vu en revanche à Paris contre le gros Claude.

Ecrit par : retraitée | 30 janvier 2009

Oui, en effet. Le Snalc est le 2ème syndicat le plus représenté du secondaire, mais n'a pas, c'est le moins que l'on puisse dire, une culture de la manif.

On peut tout à fait imaginer d'ailleurs que les syndicats aient différents modes d'action : je pourrais citer le syndicat SUD, trés présent dans les manifs mais... souvent absent de la table des négociations voire carrément même des commissions paritaires.
A un moindre degré, FO pratique pas mal la politique de la chaise vide, comme vous le savez, mais sont plus nombreux dans les manifs que le Snalc. Un dernier exemple, encore plus extrême : la CNT est de toute les manifs (vraiment toutes) mais va jusqu'à refuser de se présenter aux élections (c'est contraire à leur religion).

Alors je ne dirais pas que c'est LE problème : c'est un problème parmi d'autres. Nous y réfléchissons au Snalc même si on ne pourra changer ces habitudes du jour au lendemain.

Et...c'est dans la manif parisienne, qu'hier vous n'avez vu aucune pancarte du Snalc, Retraitée ? Juste pour savoir.

Écrit par : Manu | 30 janvier 2009

Dobolino,

Taxer la dette au niveau mondial ?

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Naaan ! Pas la dette ! La connerie !

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2009

Alors je ne dirais pas que c'est LE problème : c'est un problème parmi d'autres. Nous y réfléchissons au Snalc même si on ne pourra changer ces habitudes du jour au lendemain.

Et...c'est dans la manif parisienne, qu'hier vous n'avez vu aucune pancarte du Snalc, Retraitée ? Juste pour savoir.

Ecrit par : Manu | 30 janvier 2009

Pas vu une seule pancarte du SNALC ici non plus (Bourges).

Écrit par : Robin Guilloux | 30 janvier 2009

Je constate avec une extrême satisfaction que ma proposition positive et concrète de demander à Brighelli que son administrateur introduise un compteur de commentaires a reçu un accueil extrêmement favorable. L'unanimité s'est faite sur la base de l'abstention complète… On sent qu'à 1500 commentaires par texte, donner un numéro à un commentaire c'est déjà entrer dans le ghettos des camps, c'est l'enfermement conceptuel débouchant sur le four crématoire de la raison brûlant les braises de la mémoire.

Ceci dit Brighelli, tout agrégé qu'il soit, est un être humain fonctionnant à la carotte et au bâton et s'il a une cinquantaine d'amis fidèles qui lui disent de se bouger le cul, cela aura sans doute plus d'effets qu'un pauvre con qui a raison tout seul…
Je précise afin d'éviter d'être traité de parano comme Yann : "le pauvre con qui a raison tout seul" ne concerne que cette question de la numérotation des commentaires.

Écrit par : Roger Felts | 30 janvier 2009

Dobolino,

Taxer la dette au niveau mondial ?

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Naaan ! Pas la dette ! La connerie !

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2009

C'est pas con et ça peut rapporter gros ! ;O))

Écrit par : Robin Guilloux | 30 janvier 2009

C Sibille,

C'est incroyable de souhaiter qu'il y ait d'autres grèves.
Quitte à plomber définitivement le pays, allez-y, continuez joyeusement.
Vous êtes inconscient ou quoi ?

Cette grève était une grève fourre tout.
Les fonctionnaires d'un côté pour protéger leurs acquis, éviter les suppressions de postes (en gd nombre ?) (revoir les rapports de la Cour des Comptes).
Le privé, par peur du lendemain, ce qui est tout de même plus légitime.
Et tout le tintouin (OGM, diversité.......)

Il me semble, que l'on ne licencie pas dans la fonction publique, on est "tranquilo". L'ANPE cela veut dire quoi pour les fonctionnaires ? Rien, nada, quelques lettres, c'est tout !

Quant à la grève des enseignants, ils font fort, tout de même, ils réclament plus de moyens, ils les ont, et sont incapables de s'entendre pour que le niveau monte.
Prenez-vous en à votre hiérarchie, allez manifester rue de Grenelle, soyez enfin responsables.
Parce qu'avant de demander plus de moyens, on enlève le chiendent qui est dans son jardin, et on se pose les bonnes questions :
Les gosses se tapent des cours de récup, on ne se demande pas pourquoi ?
Les gosses écrivent mal, on ne se pose pas de question ?
Les gosses ont un niveau pitoyable, là encore, la faute à qui ?

On annonce 50 millions de chômeurs dans le monde pour cette année. L' Europe, la France seront durement touchées.
Mitterand a fait croire que le nuage de Tchernobyl n'avait pas passé nos frontières, vous allez voir comment les bulles vont éclater les unes après les autres.
Le manque à gagner va se payer tôt ou tard.
Mais, c'est vrai que la France est riche, intouchable, super-protégée, les banques nickels, l'état n'en parlons pas..........
Quand toutes les industries vont s'écrouler les unes après les autres, ils riront moins les fonctionnaires.
Qui les paiera ? L'état, avec quel argent ?
Parce qu'il ne faut pas oublier C Sibille, que vos salaires, ce ne sont que des entrées/sorties de l'état (les vases communiquants). Quand il n'y aura plus de privé pour alimenter les caisses, ils feront quoi les fonctionnaires ?

L'état ne va pas pouvoir continuer à emprunter dela sorte.
Je crains le pire.

Je ne sais, si vous avez déjà vu un pays en faillite ?
C'est pas joli.
2001, l'Argentine. Je peux vous dire que c'était dramatique.

2008, l'Islande. Sans compter les notes Bloomberg qui ne sont pas roses pour la Grèce, l'Espagne, l'Italie et danger pour la France.

Franchement, on ne doit pas vivre sur la même planète.
Pensez à vos gamins........................

Écrit par : carole | 30 janvier 2009

Je constate avec une extrême satisfaction que ma proposition positive et concrète de demander à Brighelli que son administrateur introduise un compteur de commentaires a reçu un accueil extrêmement favorable. L'unanimité s'est faite sur la base de l'abstention complète…

Je ne suis pas contre, mais je trouve relativement satisfaisante la coutume sur ce blog qui consiste à copier-coller le message de la personne à laquelle on veut répondre, pour cette personne et pour tout le monde (destinataires) car on ne s'adresse pas seulement à cette personne, sinon on correspondrait par e-mail (si je voulais être pédant, je parlerais de "double énonciation", comme au théâtre où un personnage s'adresse à un autre personnage et en même temps aux spectateurs)? Ca existe un compteur de commentaires ?

Écrit par : Robin Guilloux | 30 janvier 2009

Dobolino,

Taxer la dette au niveau mondial ?

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Naaan ! Pas la dette ! La connerie !

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2009

C'est pas con et ça peut rapporter gros ! ;O))

Ecrit par : Robin Guilloux | 30 janvier 2009

Françaises, Français,
Placez dès maintenant votre épargne en achetant les bons du Trésor sur la Connerie !!!
Emprunt garanti sur les fonds Madoff et Kerviel à 138 965 %
Remboursables en 2006.
Grâce à l'effort de tous, le développement de la Connerie sera enfin une priorité nationale.
Oui, la Connerie d'aujourd'hui produira la Connerie des générations futures !
Nous vaincrons parce que nous sommes les plus cons !

Écrit par : Chevreuil | 30 janvier 2009

"Je suis soumis à l'obligation de réserve (je n'ai pas le droit de citer le nom d'un établissement précis, d'un élève, d'un adulte, du moins me semble-t-il...) et je ne sais pas jusqu'où on peut aller sur un blog."

Ecrit par Robin.

Ce n'est pourtant pas difficile à savoir. Dès que vous recevez un blâme dans votre casier donné arbitrairement et au terme d'un procès stalinien auquel vous n'avez même pas pu présenter votre défense, c'est que vous y êtes.

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2009

"On sent qu'à 1500 commentaires par texte, donner un numéro à un commentaire c'est déjà entrer dans le ghettos des camps, c'est l'enfermement conceptuel débouchant sur le four crématoire de la raison brûlant les braises de la mémoire."

Là, Roger felts, vous faites fort !

Écrit par : yvan | 30 janvier 2009

"Soit a,b,c, les longueurs des 3 côtés d'un triangle. Les triangles pour lesquels on a la relation a2+b2=c2 sont tous des triangles rectangles.
Les triangles dont l'hypothénuse est le côté de longueur c sont rectangles et seulement eux.


Pffff.... n'importe quoi: A=B=C.
Robin, votre inspectrice affirme qu'un point est un triangle rectangle... La prochaine fois demandez lui de vous montrer où est l'angle droit...


Vincent

PS:
En plus quand elle parle de propriété caractéristique sans réciproque... Pfff... Je ne vais pas me lancer dans un cours de maths mais....ça risque d'être bancal son histoire.

Écrit par : Matheutorduinthesky | 30 janvier 2009

Franchement, on ne doit pas vivre sur la même planète.
Pensez à vos gamins........................

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Dans les années 30, les fonctionnaires ont été (relativement) mieux protégés de la crise que les autres catégories sociales et ces dernières leur en ont voulu (je ne dis pas que c'est légitime, mais c'est humain).

Le préjugé défavorable envers les fonctionnaires vient en partie de là et la crise actuelle réactive évidemment les vieux préjugés.

Je viens de recevoir ma simulation de retraite pour mes services dans l'éducation nationale depuis 20 ans en tant que professeur certifié.

Je toucherai exactement 996 euros bruts si je prends ma retraite le 29 janvier 2010, date anniversaire de mes 60 ans. Même si j'ajoute le complément de retraite au titre des services antérieurs à ma titularisation, je vais perdre 25% de mon salaire actuel.

D'après le SNALC, nous avons perdu près de 20% de notre pouvoir d'achat en 20 ans.

Je ne vous parle pas de nos conditions de travail : je suis sur deux établissements en fin de carrière avec des 4èmes très dures à 28, trois heures supplémentaires et deux heures et demie de route par jour, une hernie discale et une dépression grave dont j'essaye de me remettre en grande partie dûe à mes conditions de travail et au comportement des élèves et de ma hiérarchie.

Mais il y a pire, je connais des collègues qui sont sur trois, voire quatre établissements.

Je pense à ceux qui sont moins bien lotis que moi, mais je vous assure que je n'ai pas le sentiment d'être un privilégié.

Maintenant j'aimerais bien savoir ce que foutait (excusez-moi d'être grossier) la classe dirigeante pendant que les soutiers ramaient et pourquoi nous n'aurions pas le droit de leur demander des comptes (aux financiers en particulier)

Ce ne sont pas les fonctionnaires qui ont mis ce pays au bord de la faillite.

Je me souviens d'un certain VGE qui avait au moins l'intelligence de faire "profil bas" (c'était son expression), mais dans l'art d'agiter le chiffon rouge devant le buffle en colère l'équipe actuelle (en particulier son capitaine) s'y connaissent.

Ca râle dure dans toutes les chaumières - pas seulement dans les chaumières des fonctionnaires, si j'en juge par la diversité des gens qui participaient aux manifestations.

Je suis quelqu'un de plutôt calme et (j'espère) raisonnable, mais il y a des moments où l'indignation m'étouffe.

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

PS:
En plus quand elle parle de propriété caractéristique sans réciproque... Pfff... Je ne vais pas me lancer dans un cours de maths mais....ça risque d'être bancal son histoire.

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 30 janvier 2009

Je ne suis pas professeur de maths, C'est ma collègue de maths qui m'a rapporté les propos tenus par cet IPR lors d'une réunion récente.

J'ai recopié mot à mot ses notes. Elle était aussi interloquée que vous par les "conseils" qui lui ont été donnés, en particulier par le remplacement de la démarche "hypothético-déductive" traditionnelle par une approche "globale" (sic) et par le lien implicite qui était fait entre ladite démarche et la "fabrication" des futurs licenciés.

On voit bien "in vitro" que la démarche qui a présidé à la mise en place du "collège unique" et au projet momentanément ajourné de réforme du lycée va désormais se poursuivre à l'université avec de la "remédiation" à tous les étages.

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

Manu, 20 000 ou 30 000 à Paris, ça ferait peu! C'était à Nancy, si vous voulez tout savoir. Et pour Nancy, c'était vraiment beaucoup. Au moins autant de monde qu'en 2002, à mon avis, et par un froid de canard.

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2009

Pour les matheux et les non matheux qui s'intéressent aux mathématiques et qui aiment les romans policiers :

je suis en rain de lire "Mathématique du crime" de Guillermo Martinez.

Guillermo Martinez est né à Bahia Blanca en 1962. Brillant étudiant en mathématiques à Buenos Aires, il a passé deux ans à l'université d'Oxford. Grand lecteur de Borgès et d'Agatha Christie, il parvient à réconcilier le genre policier avec la grande littérature, les adeptes de Conan Doyle et ceux de Henry James.

Je recopie la 4ème de couv. (non, je ne touche rien pour la pub. !)

"Dans la sereine et studieuse Oxford, alors qu'enfle la rumeur de la résolution imminente du plus ardu problème des mathématiques, le théorème de Fermat, un tueur en série adresse à l'éminent logicien Arthur Seldom de mystérieux messages, fragments d'une démonstration écrite en lettres de sang...Aidé du narrateur, un jeune étudiant à peine débarqué de son Argentine natale (et qui ressemble fort à l'auteur), Seldom saura-t-il trouver la clé de l'énigme ?

Mêlant adroitement la singulière atmosphère des collèges britanniques, les tourments de la passion, les abstractions de Wittgenstein et de Gödel, les mystères des sectes pythagoriciennes et les antiques secrets de la magie, "Mathématique du crime", roman policier de construction classique et pourtant hors norme, nous tient en haleine jusqu'à son dénouement, un magistral acte de prestidigitation."

(Guillermo Martinez, "Mathématique du crime", Pavillon Poche, Robert Laffont, trad. de l'espagnol (Argentine) par Eduardo Jimenez)

Écrit par : Robin | 30 janvier 2009

"Je ne vous parle pas de nos conditions de travail : je suis sur deux établissements en fin de carrière avec des 4èmes très dures à 28, trois heures supplémentaires et deux heures et demie de route par jour, une hernie discale et une dépression grave dont j'essaye de me remettre en grande partie dûe à mes conditions de travail et au comportement des élèves et de ma hiérarchie." écrit Robin.

Certains collègues sont littéralement laminés par le métier, laminés par des inspecteurs qui les descendent en flèche pour peu qu'ils ne suivent pas les credo à la mode. Rares sont les collègues qui n'ont pas eu une mauvaisse passe dans la carrière. C'est un métier où il faut être tout terrain, à toute épreuve, sans souci personnel, fortiche, quoi !

Le cas de Robin n'est pas rare : je vois des collègues entre 55 et 60 ans qui travaillent sur plusieurs établissements
Deux collègues chez nous travaillent sur 4 établissements, pour un bout de servive chacun ! Si, c'est possible. Une des bizarreries ubuesques de l'administration.
Il est très dangereux, par exemple, de demander en ce moment une mutation. S'il y a réduction de postes dans un établissement, c'est le dernier arrivé qui saute, quel que soit son âge, quelles que soient ses conditions de vie, son expérience. Les enseignants de ce blog le savent, les parents l'apprendront peut-être. Si on demande une mutation, il faut bien se renseigner sur le poste en vue. Est-ce à court terme un siège éjectable ou est-ce un poste sain ? En quelques années, dans mon établissement, nous avons perdu 13 postes, au profit du privé. Il y a de ce fait beaucoup de compléments de service, et pas toujours à côté.
C'est inadmissible de voir des professeurs dans une telle souffrance. Comment ensuite enseigner sereinement ? Comment garder l'énergie indispensable devant les ados qu'on a en face de soi ?
Une nation qui n'aime pas ses professeurs n'aime pas son école.

Écrit par : une hussarde | 30 janvier 2009

"Pensez à vos gamins........................"

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Mais c'est exactement pour ça que je manifeste, très chère. Pour que mes gamines ne vivent pas dans un monde où l'omniprésident du pouvoir de la tchatche se permette quelques petites promenades dans des villes de 60.000 habitants en y amenant avec lui 600 CRS pour repousser les manifestants contre sa politique dévastatrice, (ça représente combien d'heures-prof à chaque fois?) Pour ne plus entendre des Frédéric Lefèbvre larmoyer parce que l'opposition ose (enfin) s'opposer, des Laurence Parisot dire que, "dans la tempête, on n'insulte pas le vent au lieu de tenir la barre", sans se rendre compte que la barre, c'est elle, et que c'est contre sa manière de la tenir qu'on gueule, des Eric Woerth dire qu'il vaut mieux "se serrer les coudes plutôt que défiler"... Il serre les coudes de qui, lui?
Bref, pour virer ces gens. Ce ne sont pas des manifs aux mots d'ordre "fourre tout", comme vous dites, ce sont des manifs pour dégager Sarko et sa clique. Et vous continuerez à m'y voir.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2009

Et merci à Robin d'avoir réussi à dire (à peu près) les mêmes choses que moi avec plus de calme.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2009

Quant à la grève des enseignants, ils font fort, tout de même, ils réclament plus de moyens, ils les ont, et sont incapables de s'entendre pour que le niveau monte.
Prenez-vous en à votre hiérarchie, allez manifester rue de Grenelle, soyez enfin responsables.
Parce qu'avant de demander plus de moyens, on enlève le chiendent qui est dans son jardin, et on se pose les bonnes questions :
Les gosses se tapent des cours de récup, on ne se demande pas pourquoi ?
Les gosses écrivent mal, on ne se pose pas de question ?
Les gosses ont un niveau pitoyable, là encore, la faute à qui ?

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

C'est très juste, mais comment se débarrasser des pédagogistes et réinstaurer des méthodes de bon sens et donc efficaces, voilà le problème!

Écrit par : Jean | 30 janvier 2009

Non!

Ecrit par : Jean | 28 janvier 2009
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Merci, Jean ! Je n'étais sûr rien.

Écrit par : Francis Penin | 30 janvier 2009

"Les gosses se tapent des cours de récup, on ne se demande pas pourquoi ?
Les gosses écrivent mal, on ne se pose pas de question ?
Les gosses ont un niveau pitoyable, là encore, la faute à qui ?"

Ecrit par : carole | 30 janvier 2009

Pourquoi croyez-vous que le malaise soit aussi grand dans la profession ? Nous croyez-vous aveugles, inconscients ? Les parents se mobilisent-ils suffisamment pour que cela change ?

Écrit par : une hussarde | 30 janvier 2009

« ne faut-il pas aussi un trait d'union entre "les" et "moi" dans la phrase "Et envoyez-les-moi..." ? »
Francis Penin | 28 janvier 2009

« Non!
Jean | 28 janvier 2009 »

Si !
« Dites-le-moi. Envoyez-les-lui. »
[Exemples donnés par Grevisse, Le Bon Usage, 7e édition, 1959, § 482, 3°, a.]

Ecrit par : Tailleboudin | 29 janvier 2009
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Ah bon, merci aussi à vous, Tailleboudin !
Chacun fait de son mieux. Je n'ai pas le Grevisse et ne veux pas l'acheter à 68 ans.
Quand j'aurai une difficulté à surmonter, je demanderai à JPB.
Mais en message privé, si j'y parviens.
Mes questions seront rares, n'est-ce pas évident ?

:-)

Écrit par : Francis Penin | 30 janvier 2009

Moi aussi, je mettais des traits d'union entre les 2 pronoms personnels postposés. Me suis-je trompée? Je suivais en cela Grévisse.
De toutes façons, si j'avais tort, je "n'enduirai "plus les gosses d'erreur, comme disait, je crois, Coluche.

Ecrit par : retraitée | 29 janvier 2009
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Merci, Retraitée. Je mets une majuscule à votre pseudo. Vous êtes une personne, et une personne aimable. Il paraît qu'il n'y a pas d'accent sur le premier e de Grevisse. Mais je n'en ai jamais eu un exemplaire entre les mains. Comme il s'agit d'un nom propre, cela est - dit-on - sans importance. Mais je suis chatouilleux en ce qui concerne mon nom. Quand on le pronomce "pé", je rectifie courtoisement : pas d'accent sur le e de mon nom, SVP.

Écrit par : Francis Penin | 30 janvier 2009

Allez, un peu de lecture C Sibille.
Cela vous changera de la musique de la CGT and Co

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601009&sid=aPIckLrGsg9A&refer=bond

Écrit par : carole | 31 janvier 2009

Je viens de m'apercevoir qu'un débat où j'étais indirectement concerné s'est heurté au problème de l'anonymat et que la personne nommément désignée par ce corbeau n'a décemment pas pu répondre à ce qu'il a considéré avec juste raison comme une atteinte à sa dignité.
Évidemment je me solidarise totalement avec cette attitude de fermeté : les corbeaux ne passeront pas.
Pourtant étant indirectement concerné, sur le fond, j'aurai bien aimé entendre la fine démarche dialectique de Guy Morel vis-à-vis de cet importun.
En relisant les deux textes que celui-ci a écrit, j'ai plus particulièrement relevé :

Que dans le premier, il disait :
« Effectivement très handicapé, la rigueur démonstrative de Morel ne lui permet pas d'aborder le fond du problème. Il ne cite pas :
" je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n’as plus que ça, profites-en." ou encore :" si tu ne me lâches qu’une fois mort, j’espère que ça t’arrivera bien vite, et de manière naturelle. Je t’ai demandé de me foutre la paix, tu en es incapable parce que tu es devenu complètement cinglé, je ne supporte plus tes saloperies, et je te souhaite vivement de crever au plus vite. Allez, déchaîne-toi sur ce blog, si ça te fait oublier ce qui arrive à grands pas. Si tu n’as plus que ça, profites-en."
Morel recouvre ce beau discours du voile de l'emmerdement généralisé pour ne pas le différencier des digressions diverses inhérentes aux blogues. Il plaque ainsi une "démarche éclairante" permettant de regretter les échanges positifs pour savoir lire et écrire… Les chefs des camps nazis étaient aussi des amateurs éclairés des grands auteurs classiques… On n'en est pas encore là mais ce genre de comportement intellectuel où on ne sait pas différencier l'insupportable des simples excès du débat témoigne bien qu'il y a quelque chose de pourris dans le royaume de la pensée. »…
Signé…Moral Emmerdé

Dans sa réponse, Morel signale qu'il n'a rien contre les digressions.

Le deuxième mot disait :
« Guy Morel, vous êtes un faux-cul. Vous savez fort bien que ces digressions abordaient le problème d'une homosexualité mal assumée, du cancer et de la mort et que lorsqu'une mamie parle de “gestapo”, elle évoque les propos particulièrement honteux d'un enseignant en train de disjoncter. Elle est, elle-même, mère d'enseignants.
Recouvrir tout cela du noir manteau de l'emmerdement généralisé est d'une hypocrisie totale. »…
Signé…Moral Emmerdé

La question que je me pose, c'est que le premier mot était tout aussi anonyme que le second, vous mettez en cause et pourtant vous y avait répondu… ? ? ?
Il est vrai que votre réponse, vous a valu d'être traité de faux-cul et d'hypocrite… C'est là que vous avez décrété : RIDEAUX.
Étant quand même un peu concerné, plus par le cancer et la mort que par l'homosexualité, et bien que ma bonne éducation vis-à-vis de personnes respectables et dignes ne me pousse pas spontanément à employer les termes de faux-cul et d'hypocrite, j'aimerai bien savoir si des études poussées, cela sert surtout à manier une pseudo dialectique ou à approcher le réel avec humanité.
Vous pouvez relever le rideau et répondre… Mon sens du sacrifice me pousse à assumer à la place de son auteur, ces propos jusque là anonyme.

Écrit par : Roger Felts | 31 janvier 2009

pas le temps de m'attarder mais de quelle enquête est-il question dans l'article dont vous trouverez le lien ci-dessous? les résultats des évaluations seraient-ils déjà connus?
http://fr.news.yahoo.com/3/20090130/tfr-education-niveau-scolaire-enquete-56633fe.html

bonne nuit et bon week-end à tous

Écrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2009

« donner un numéro à un commentaire c'est déjà entrer dans le ghettos des camps, c'est l'enfermement conceptuel débouchant sur le four crématoire de la raison brûlant les braises de la mémoire. »

Mais quel con ! Quelle phrase crapuleuse !
Quand va-t-on nous débarrasser enfin des ignominies qu'écrit cet individu ?
Qu'il aille voir ici, par exemple : http://lardlibres.canalblog.com/ , chez Màc, ce dont il parle. Pauvre type, décidément.

Écrit par : Tailleboudin | 31 janvier 2009

Pour sortir des tentatives de sabotage de ce blog :

Les classes SLECC qui existent réalisent un travail de fond qui doit trouver une prolongation jusqu'au CM2.

Le collège étant ce qu'il est (un trou noir en formation), je n'ai pas beaucoup d'espoir qu'on puisse y faire, un jour prochain, un enseignement inspiré du même esprit que SLECC (contenus denses, cohérents et structurés).

Comment éviter l'éclatement du collège (et derrière du lycée) en une quasi myriade. Le gros des troupes restant sous la coupe des pédagols qui continueront à punir de médiocrité les enfants des pas_au_courant_ou_largués_ou_abusés ?

Le peuple ? On en voit une partie qui occupe les écoles avec leurs fossoyeurs mêmes*. S'en rend-il compte ? Les autres sont paumés. Comment pourrait-il en être autrement dans l'état de confusion permanente qui règne sur les problèmes scolaires ?

* alias les désobéisseurs.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2009

Pourquoi croyez-vous que le malaise soit aussi grand dans la profession ? Nous croyez-vous aveugles, inconscients ? Les parents se mobilisent-ils suffisamment pour que cela change ?

Ecrit par : une hussarde | 30 janvier 2009

Aveugles et inconscients, dangereux, oui, les profs, le sont, pour la majorité !

Ils ne manifestent pas contre les cours de soutien, au contraire ! Et quand on leur fait remarquer que depuis 20 ou 30 ans qu'ils réclament et obtiennent toujours plus de moyens, cela n'a rien amélioré, que ça va de plus en plus mal et que peut-être, il faudrait chercher les solutions ailleurs, on se fait traiter de réac.

Quand on leur fait remarquer que peut-être c'est le pédagogisme qu'il faudrait remettre en cause, étant donné que depuis le temps que ces méthodes qu'on nous présente comme miraculeuses pour mener tous les élèves au top sont appliquées, le niveau ne cesse de baisser, et que si elles étaient bonnes, on aurait vu des résultats, on se fait traiter de ringard.

Quand on leur fait remarquer qu'il faut remettre en question la belle idéologie de l'égalitarisme qui conduit à l'acharnement-pédago-thérapeutique sous forme d'heures de soutien en suppositoires, intraveineuses, et autres expériences médicales désespérées de "réanimation" pour des patients en état de coma dépassé, on nous remet à notre place de facho !

Quand on parle de restaurer l'image du prof et son autorité, parce qu'on en a un peu marre des coups de couteau, de ciseaux, armes blanches ou armes à feu, on ne réagit pas, on vous renvoie à votre délire paranoïaque !

Quand on parle de la mascarade du bac, on se heurte à des mines résignées, bof, c'est pas la peine de mettre ça sur le tapis, sinon, c'est le bac qui risque d'être supprimé.

Quand vous dites tout cela dans une assemblée, un petit groupe d'ultras vous applaudit, mais les meneurs syndicaux de gauche reprennent vite la parole, balaient la vôtre et entament leur discours bien huilé sur l'école de la république qui meurt faute de moyens. Appel à la manif et à la grève, instrumentalisation des élèves.
Ce que vous avez dit ne les intéresse pas, il y aurait trop d'erreurs, trop de complicités criminelles à reconnaître.

Alors les profs, les mutins de Panurge ont manifesté "festif", mais pas contre tout cela, seulement contre Darcos et pour plus de moyens. L'intention est bonne, le diagnostic est faux.

Aveugles, inconscients et par là, dangereux ! Les parents doivent savoir la vérité !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

C'est très juste, mais comment se débarrasser des pédagogistes et réinstaurer des méthodes de bon sens et donc efficaces, voilà le problème!

Ecrit par : Jean | 30 janvier 2009

Pour nous débarrasser des pédagogistes, nous comptions sur le ministre, du genre "suivez mon panache blanc, je vous couvre". Malgré l'affirmation de la liberté pédagogique et donc de la possibilité d'en revenir à des méthodes de bon sens, le flou s'est installé et les professeurs résistants (à ne pas confondre avec les désobéisseurs) ne sont pas à l'abri des pédagogistes qui oeuvrent et sévissent toujours. Rien n'est donc vraiment clair et nous nous retrouvons dans un scénario similaire à la guerre des polices.
D'un autre côté, inutile de s'illusionner : le bon sens ne nous viendra pas des politiques. S'ils en avait une once, ça se saurait.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

"Aveugles et inconscients, dangereux, oui, les profs, le sont, pour la majorité !
Aveugles, inconscients et par là, dangereux ! Les parents doivent savoir la vérité !"

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Tiens, je croyais que c'était Meirieu, l'ennemi des professeurs? On m'aurait menti??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Tailleboudin n'a pas compris que les exagérations de Felts sont volontaires et servent à répliquer aux excès de langage dont on fait preuve ici, et à en démontrer la stupidité. Quand on colle des étiquettes à coup de points( poings) Godwin, sur toute pensée un tantinet déviante, parce que simplement réaliste, vous savez "sous-marin de Le Pen, Ligue du Nord, facho, raciste etc... eh bien, c'est exactement du même calibre, euh... comment vous dites, "ignominies", "crapuleux" ? En effet ! D'accord avec vous Tailleboudin !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Mais quel con ! Quelle phrase crapuleuse !
Quand va-t-on nous débarrasser enfin des ignominies qu'écrit cet individu ?"

Ecrit par : Tailleboudin | 31 janvier 2009

Tout à fait d'accord. Jean-Paul? Une petite frappe chirurgicale sur une adresse IP devrait nous débarasser d'un bon paquet de messages, écrits sous divers pseudos. Merci d'avance.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Tiens, je croyais que c'était Meirieu, l'ennemi des professeurs? On m'aurait menti??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Bien sûr, puisqu'il les a convaincus et envoûtés, rendus incapables de constater l'échec du pédagogisme. D'ailleurs, les jeunes profs qui sortent des IUFM ne savent même pas qu'il existe autre chose, puisqu'ils ont été, en tant qu'élèves, "élevés" au lait Meirieu 1er âge, et d'ailleurs, ça se voit !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Tout à fait d'accord. Jean-Paul? Une petite frappe chirurgicale sur une adresse IP devrait nous débarasser d'un bon paquet de messages, écrits sous divers pseudos. Merci d'avance.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Méthode facho. CRS : SS, CRS :SS !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Allez, un peu de lecture C Sibille.
Cela vous changera de la musique de la CGT and Co"

Ecrit par : carole | 31 janvier 2009

Ah, pour vous, il y a la CGT d'un côté, et la bourse de l'autre? Vous êtes pour la lutte des classes??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Aux excès de langage dont on fait preuve ici"
Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Et c'est une connaisseuse qui vous parle!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Méthode facho. CRS : SS, CRS :SS !"

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Amélie, lie, lie.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

D'ailleurs, les jeunes profs qui sortent des IUFM ne savent même pas qu'il existe autre chose, puisqu'ils ont été, en tant qu'élèves, "élevés" au lait Meirieu 1er âge, et d'ailleurs, ça se voit !

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Là, je confirme. Certains vous ont même des airs poupins. Cependant, ne généralisons pas car j'en connais aussi de fort lucides et qui n'en pensent pas moins de l'IUFM. Vous savez, beaucoup d'étudiants rongent leur frein tant qu'ils sont sous la coupe des fabricants de mots. Mais une fois qu'ils se sont frottés au terrain, ils se rendent vite compte que les pédagogistes vivent sur une autre planète.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Et c'est une connaisseuse qui vous parle!

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Je n'ai jamais insulté personne ici !

Vous devez faire allusion aux spécialistes du blog en la matière : vous, Pendariès, Jérémy, Tailleboudin et quelques autres ! Faut-il demander pour eux aussi une frappe chirurgicale ? Oui, car il serait injuste et paradoxal de censurer Felts qui répond aux insultes tout en laissant la parole aux insulteurs, non ?

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Je suis apparue sur ce blog entre le 22 et le 25 janvier, avant de vous faire mes adieux… Tout comme Jospin, je me permets de revenir pour saluer Amélie et son discours réaliste et l’informer qu’elle ne va pas tarder à se faire insulter, avant de sentir qu’il est préférable de laisser les « bien-pensants » entre eux…

“Aller : à vos pancartes... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite se sera le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance....”

Virginie

Écrit par : Virgine | 31 janvier 2009

Oui, car il serait injuste et paradoxal de censurer Felts qui répond aux insultes tout en laissant la parole aux insulteurs, non ?

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009


LA PREUVE :


Amélie, lie, lie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

“Aller : à vos pancartes... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite se sera le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance....”

Virginie

Ecrit par : Virgine | 31 janvier 2009

Merci, Virgine. Le plus drôle, c'est que ces syndicalistes qui manipulent les élèves, sont en revanche opposés à la consultation des élèves par Darcos et crient à la manipulation. Deux poids, deux mesures. Confusion totale. Malhonnêteté. Juste un constat !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Malgré l'affirmation de la liberté pédagogique et donc de la possibilité d'en revenir à des méthodes de bon sens, le flou s'est installé et les professeurs résistants (à ne pas confondre avec les désobéisseurs) ne sont pas à l'abri des pédagogistes qui oeuvrent et sévissent toujours. Rien n'est donc vraiment clair

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Tout à fait! Rien n'a été vraiment clarifié par Darcos. L'exemple de la "période" qui a remplacé la "séquence" dans le Préambule des Nouveaux programmes de français de collège en est un exemple, encore qu'on puisse appeler "période" n'importe quelle durée consacrée à une étude, par exemple celle du Cid...
Les pédagogistes ont tellement bonne presse auprès de l'opinion publique que c'était quasiment impossible de les déboulonner.

Écrit par : Jean | 31 janvier 2009

Pourquoi nous échauffer la tête et faire des tempêtes dans un baquet d'eau ?! Réservons nos salves à l'ennemi principal, responsable de la pétaudière qu'est devenue l'école. Pour le reste, si les controverses sont souhaitables (il ne s'agirait pas non plus de ne se passer que les petits plats), elles finissent par être contreproductives quand elles ne sont que le prétexte de joutes verbales où chacun rivalise d'esprit, de répartie et, pourquoi pas, de culture.
Il est bien évident que le naufrage de l'école n'est pas une réalité isolée et que c'est la société tout entière qui prend l'eau ; que la réforme de l'école ne sera qu'une vaine tentative sans la réforme sociétale, non pas au sens où l'entendent les gestionnaires de la chose publique frappés de courte vue et dénués de bon sens (et peut-être même de sens tout court). Quant aux révolutionnaires d'opérette qui rêvent toujours du grand lendemain et à tous ceux qui s'obstinent à croire que les politiques de profession tiennent la clef, ils feraient mieux d'opérer à leur propre révolution intérieure. Le monde, la société et donc aussi l'école ne changeront que sur cette base. L'ère des masses uniformisées nous renvoie à la personne singulière. C'est le point de basculement.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

pas le temps de m'attarder mais de quelle enquête est-il question dans l'article dont vous trouverez le lien ci-dessous? les résultats des évaluations seraient-ils déjà connus?

Ecrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2009

Non, il s'agit là d'une autre évaluation, menée par la DEPP en 1987, 1997, 2007 auprès d'élèves de CM2 sélectionnés sur des critères décrits dans le protocole. Je n'en avais quant à moi jamais entendu parler.

Les évaluations CM2 sont actuellement en cours de correction et de codage. Les résultats commencent à remonter vers les Inspections Académiques.
On est donc loin de disposer déjà des résultats nationaux ou même par académies.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Les pédagogistes ont tellement bonne presse auprès de l'opinion publique que c'était quasiment impossible de les déboulonner.

Ecrit par : Jean | 31 janvier 2009

Vous mettez le doigt dessus en évoquant la bonne presse. Constatons l'orientation générale des grands médias imbibés de bien-pensance et ne nous étonnons plus du compérage. Quant à l'opinion publique, sondées par ces mêmes médias, elle n'a aucune réalité. C'est une entité produite par les saltimbanques du chiffre, spécialistes du questionnement orienté. Allez donc les vérifier, leurs chiffres !

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Virginie a écrit : “Aller : à vos pancartes... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite se sera le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance....”

Je fais partie des nombreux lecteurs et parfois écrivassiers de ce blog qui n'ont jamais tenu le discours du manque de moyens.

Pour une raison simple : je suis persuadé que le problème de rang 1 n'est pas celui-là * mais LE PROBLEME DES CONTENUS A ENSEIGNER.

METTEZ VOUS CA DANS LA TETE ET ARRETEZ DE NOUS RASSOTEZ AVEC VOTRE DISCOURS DE LECTEUR DE BASE DU FIGARO.

Faites un copier/coller sur traitement de texte, passer en taille 64, imprimez et mettez vous le en poster...

* pb de répartition évidente des moyens. Ceci dit, diminuer les moyens globaux de façon gosplane comme le pratique nos saigneurs actuels est d'une effarante bêtise.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2009

Je suis en déplacement, et j'ai juste le temps de dire, sans avoir vraiment lu tout ce qui précède :
je ne censurerai certainement pas Felts : ça lui ferait trop plaisir de se prendre pour une victime - ce qu'il fait spontanément sans aide extériueure...
Jérémy, le blog est ainsi conçu que tout le monde oublie, d'un jour sur l'autre, ce qui a été écrit la veille, comme l'a signalé quelqu'un plus haut.
Morel ou Guichard... J'en ai encore pour 48 heures. Pouvez-vous prendre le relais pour animer la conversation ?
JPB, à toute allure.

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2009

pratiquent

Écrit par : dugong | 31 janvier 2009

Intéressante chronique de Davidenkoff. Les explications à la baisse de niveau sont croquignolettes.


http://www.france-info.com/spip.php?article245892&theme=81&sous_theme=133

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

Je fais partie des nombreux lecteurs et parfois écrivassiers de ce blog qui n'ont jamais tenu le discours du manque de moyens.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2009

Je vous rejoins. Demander plus de moyens pour faire naviguer la pétaudière, certainement pas ! Il vaut mieux rester à quai et boire un bon scotch, surtout si on ne sait pas si le vent vient par tribord amures ou babord amures. Quant à la capitainerie...

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

C'est dans la tempête qu'on reconnait le marin… Ce n'est pas quand le blog trottine sur des banalités qu'on peut juger de la qualité du bloggeur.
Question banalités, Christophe Sibille en connaît un rayon, et là on le trouve fort sympathique !… Mais un individu se révèle dans des circonstances inhabituelles plutôt que dans le train-train…
Si nous regardons les déclinaisons de Sibille et de Grosboudin en période de polémique, on comprend tout de suite…

Écrit par : Roger Felts | 31 janvier 2009

Pour une raison simple : je suis persuadé que le problème de rang 1 n'est pas celui-là * mais LE PROBLEME DES CONTENUS A ENSEIGNER (dugong)

Moi aussi, mais justement ça fait partie des sujets dont les collègues ne veulent pas entendre parler, puisque les contenus sont aussi meirieutisés; ce sont donc les mêmes qui évoquent le manque de moyens .

D'ailleurs, ces contenus, ici aussi, on en parle rarement. Sauf Maths, Physique et SVT. Un peu.

Pourquoi ?

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Je viens d'ouvrir Grevisse (sans é, exact), 12e édition, 1986, et je trouve ceci concernant les pronoms personnels suivant l'impératif :
"658 b) 1 : Lorsque le verbe est accompagné de deux p.personnels objets, l'un direct, l'autre indirect, ils se mettent après le verbe avec des traits d'union.(...)
— Si les pronoms sont tous deux de la 3e personne, l'objet ind est en seconde position
Donne-le-lui
Donne-le-lui.
Envoyez-les-lui.
— Si l'un des pronoms est de la 1e ou de la 2e personne, l'objet ind prend la forme du pronom disjoint et se place ordinairement en seconde position, mais il y a sur ce point du flottement dans l'usage.
Grevisse donne de nbx ex., en voici qqs uns : Montre-les-moi, ces livres.
ou Rends-moi-les.

Écrit par : Retraitée | 31 janvier 2009

Intéressante chronique de Davidenkoff. Les explications à la baisse de niveau sont croquignolettes.

Ecrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

Ou l'art d'enfoncer des portes ouvertes... sur ce que les profs de terrain savent depuis longtemps. Emmanuel Davidenkoff a dû faire sauter ses neurones pour nous pondre cet article.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Jérémy, le blog est ainsi conçu que tout le monde oublie, d'un jour sur l'autre, ce qui a été écrit la veille, comme l'a signalé quelqu'un plus haut.

Ecrit par : brighelli | 31 janvier 2009

Tout le monde sait que Brighella dans la comédie dell'arte est aussi une sorte d'aubergiste se chargeant de faire comprendre à ses hôtes de quoi il retourne dans la pièce.
Parfois ce blog foisonnant prend une allure d'auberge espagnole, mais en tant que visiteur habitué, certaines interventions hors-sujet ou indélicates ne m'empêchent pas de suivre le fil et d'apprécier les nombreuses, diverses et riches contributions.

Écrit par : buntovchik évaluateur | 31 janvier 2009

Je fais partie des nombreux lecteurs et parfois écrivassiers de ce blog qui n'ont jamais tenu le discours du manque de moyens.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2009

Je vous rejoins. Demander plus de moyens pour faire naviguer la pétaudière, certainement pas ! Il vaut mieux rester à quai et boire un bon scotch, surtout si on ne sait pas si le vent vient par tribord amures ou babord amures. Quant à la capitainerie...

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Je vous rejoins aussi, si on peut boire autre chose.

D'ailleurs, ces contenus, ici aussi, on en parle rarement. Sauf Maths, Physique et SVT. Un peu.

Pourquoi ?

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Personnellement, j'ai l'impression d'en parler beaucoup des contenus, sur ce blog. Tant et si bien d'ailleurs que je m'abstiens de temps en temps afin de ne pas trop donner l'impression de radoter.
Il me semble aussi avoir très souvent lu des commentaires de blogueurs abordant le sujet des contenus et donnant leur avis.
Il y a même quelque part dans les archives de ce blog trois notes consécutives consacrées à une Charte pour l'école où un nombre considérable de contenus sont évoqués.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

@Amélie
"vous écrivez : D'ailleurs, ces contenus, ici aussi, on en parle rarement. Sauf Maths, Physique et SVT. Un peu.

Pourquoi ?
Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009"

C'est pour rire j'espère ? Je vous renvoie aux dizaines de messages postés par moi et d'autres sur les contenus. Dans ce fil même, sur la règle de trois, par exemple. Ou sur le contenu des évaluations. Sans parler des liens donnés qui mènent à des programmes entièrement repensés au prix d'un travail dont on n'a pas idée. Le bouquin de Pascal Dupré, c'est pas du contenu ? Et celui de Thierry Venot ? Et le cours de grammaire sur la voie passive de Cécile Revéret ? Et les propositions de Jean-Pierre Demailly pour les programmes de maths du collège ?
En matière de contenus d'ailleurs, il ne s'agit pas de "parler" mais de faire et de justifier ce que l'on fait. Ne vous gênez pas pour donner un coup de main. Je travaille depuis un moment sur le programmes de Géographie de CE-CM. Cela vous tente ?

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

Ou l'art d'enfoncer des portes ouvertes... sur ce que les profs de terrain savent depuis longtemps. Emmanuel Davidenkoff a dû faire sauter ses neurones pour nous pondre cet article.
Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Exact. Mais le plus intéressant n'est pas le constat, ce sont les explications. Là, les petits neurones ont pédalé dur. :-)))

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

Ou l'art d'enfoncer des portes ouvertes... sur ce que les profs de terrain savent depuis longtemps. Emmanuel Davidenkoff a dû faire sauter ses neurones pour nous pondre cet article.

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Certes, mais pour une fois que la presse relaie un peu notre discours, on ne va tt de mm pas se plaindre !

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2009

Certes, mais pour une fois que la presse relaie un peu notre discours, on ne va tt de mm pas se plaindre !

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2009

Tout à fait. Encore faut-il que l'opinion publique soit bien instruite des enjeux de l'orthographe maîtrisée. A une époque où le relativisme sert surtout à justifier l'incurie et la démission, après la dépréciation de la culture générale, pourquoi ne pas remettre en cause l'exigence orthographique et privilégier l'approche purement phonétique, une idée d'ailleurs déjà défendue.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Je suis en train de lire ça :
http://media.education.gouv.fr/file/etat18/17/0/etat18_41170.pdf

Dès la présentation, on sait pourquoi ils veulent réformer le lycée en premier, avant le collège :

"Depuis 1980, la dépense d’éducation a augmenté de 85 % à prix constants, progressant sur un rythme annuel moyen équivalent à celui du PIB (2,2 %). Cette croissance s’explique moins par l’accroissement du nombre d’élèves et d’étudiants que par celui du coût de chaque élève. Tous niveaux confondus, ce coût unitaire a augmenté de 73 % depuis 1980, en raison du développement particulier des enseignements du second cycle du secondaire et du supérieur relativement plus coûteux..."

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Guy Morel et Catmano, je pensais surtout aux contenus des programmes des collèges et lycées; GM, les liens, les articles, c'est bien, mais si Davidenkoff enfonce des portes ouvertes, si les profs constatent la maladie, ils n'en analysent pas vraiment les causes et souvent refusent de les traiter comme il se doit, puisque leurs inspecteurs continuent à nier le problème du niveau en orthographe/grammaire. C'est là que ça bloque. Et surtout, beaucoup de jeunes professeurs avouent ne pas se sentir capables d'enseigner la grammaire "classique", car ils n'ont pas été formés à cela, ils ne savent pas. J'ai appris dernièrement que dans les IUFM, on dit qu'il faut enseigner la grammaire et l'orth, qu'il faut en faire beaucoup, mais ma question est: de quelle manière ?

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Retour de Madrid.

En Espagne aussi il y a des évaluations en CM2. Introduites par Zapatero en 2005. Le résultat 2008 est tombé pendant mon séjour. Chute vertigineuse. 43% des élèves sont en échec scolaire grave dans le public. Seulement 6% dans le privé hors contrat.

Les différences "sociologiques" ne sauraient expliquer un tel écart. Il s'agit bien évidemment d'un problème de contenus et de méthodes. Avec le PS espagnol le pédagogisme est roi. Et il n'y a même pas, comme en France, une tradition antérieure d'enseignement public sur laquelle les professeurs puissent s'appuyer. Ravages garantis sans garde-fou. La conclusion du gouvernement est celle qu'on pouvait attendre : puisque les choses vont très mal, il faut aller encore plus loin dans la même direction. Mots d'ordre : développer la recherche en sciences de l'éducation, appuyer l'innovation pédagogique, etc. Pauvre Espagne...

Écrit par : Pedro Cordoba | 31 janvier 2009

Je ne sais pas si je vais continuer ma lecture. Cette manie de coller à la poule les difficultés de l'œuf et à l'œuf, les difficultés de la poule ont le don de m'exaspérer :

"Les données issues des opérations nationales d’évaluation, comme des suivis réguliers des élèves (panels 1989 et 1995) montrent le poids déterminant des résultats scolaires sur l’orientation des élèves et leurs chances de réussite ultérieure.
Ainsi, le fait pour les élèves entrés en sixième en 1995 de figurer parmi le quart de ceux qui obtenaient les moins bons résultats aux évaluations accroissait très fortement le risque d’échouer au collège et de sortir sans qualification (indicateur 09 de l’édition n°14).
En fin de collège, les évaluations-bilans confirment depuis plusieurs années que les élèves qui demandent (et obtiennent) une orientation en seconde générale et technologique sont bien mieux classés que les autres sur les échelles de compétences (indicateur 25)."

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Je vous rejoins aussi, si on peut boire autre chose.

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Pas de problème, quoique maritimement parlant, le scotch est tout à fait approprié à la situation. Réservons le vin aux périodes d'heureuse sérénité qui ne reviendront sans doute jamais au sein de l'éducation nationale, investie par les cerveaux secs d'un côté et les gestionnaires crispés de l'autre.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Il est certain qu'avec les mêmes moyens et d'autres contenus, on fera bien mieux. Il faut répandre tout ce qui se fait en matière d'enseignement structuré (travail des frères Grip et Sleec) et chaque prof sérieux doit refiler à ses collègues, surtout les jeunes (mais les vieux aussi, un peu paresseux) ses petites fiches et exercices.
J'ai pu ainsi contaminer toutes mes collègues de Lettres avec des feuillets théoriques (comment faire une suite de texte, conseils pour le brevet, les fonctions, les natures,etc.) et de nombreux exercices maison qu'elles ont toute licence de photocopier, et elles ne s'en privent pas.
Il faut aussi secouer les parents qui ne voient rien: ne nous privons pas, lors des réunions, d'analyser pourquoi leur fille est muette. Beaucoup commencent à prendre conscience, il faut les pousser à infléchir les délires de leurs fédérations: on ne s'instruit pas en s'amusant, point.
La crise et l'inquiétude pour leurs enfant font un terreau favorable. Pour les terrifier, je leur lis (sans le nom) les notes de 3 élèves, passés au lycée en appel et qui coulent à pic, incapables de changer de comportement et d'adopter des méthodes.
Cependant, un peu d'argent est à investir dans des classes adaptées et préprofessionnelles accessibles en fin de 5° et de 4°; à 18 par classe, Fiona et Marouane apprendraient la coiffure et l'electricité, voire la lecture et le calcul, et le pauvre collège serait soulagé. Je viens de lire qu'un carreleur parisien, au bout de quelques années, se fait 3000€ brut et que même en crise, le bâtiment pleure après des électriciens et techniciens en clim ou en ascenseurs.
Il faut marteler tout ça auprès des parents, des collègues et de la presse. Delendus est Meiriolus!!!

Écrit par : Cunégonde | 31 janvier 2009

Je vous rejoins. Demander plus de moyens pour faire naviguer la pétaudière, certainement pas ! Il vaut mieux rester à quai et boire un bon scotch, surtout si on ne sait pas si le vent vient par tribord amures ou babord amures. Quant à la capitainerie...

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Quelle marque ? Moi, je préfère le bourbon...Pur et "on the rocks", mais je n'en abuse pas : juste un "baby" de temps en temps.

J'avais un collègue qui disait qu'il fallait toujours avoir une bouteille de whisky dans le tiroir gauche du bureau quand on corrigeait des copies.

C'est une bonne idée, mais c'est le moyen le plus rapide pour devenir alcoolique ! ;-)

"Qu'est-ce que vous prendrez, Monsieur Bach ?
- Un baby !
-Et vous, M. Mozart ?
-Un baby, comme Bach."

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

J'ai trouvé ça (je survole) :

En français, environ 88 % des élèves de fin de CM2 sont capables :
• Lecture :
- de chercher des informations en se référant à l’organisation d’un dictionnaire ;
- de comprendre globalement un texte littéraire ou documentaire court et d’y prélever des informations ponctuelles explicites

• Maîtrise des outils de la langue :
- de maîtriser partiellement l’automatisation de la correspondance grapho-phonologique ;
- d’identifier les principaux temps de l’indicatif pour les verbes les plus fréquents ;
- de reconnaître les règles les plus simples d’orthographe lexicale et grammaticale

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Sur le thème des priorités et de la modulation des discours rigides *.

Je pense qu'il existe des écoles, collèges et lycées où les valeurs républicaines doivent être réinstaurées car elles y ont disparu.

Pour cela, il faut y mettre en place de véritables COMMANDOS REPUBLICAINS où la notion même de mutation ou de poste de titulaire est absurde. La cooptation sur des bases nationales, clairement définies par le ministère, y est nécessaire. Des contenus évidemment : denses, cohérents et structurés ! Pas de rap et autres saloperies démagogiques.

Qu'il y ait des flics dans ces commandos me parait la moindre des choses. Il y en a de profondément républicains. Trouvez les et convainquez les d'y venir !

Payez tout ce monde à la hauteur des ambitions affichées. Faites un "suivi" digne de ce nom et soutenez les commandos.

Basta cosi, mort aux cons, salut et fraternité.


* il y en a des qui feraient mieux d'être un peu plus rigides là qu'ici...

Écrit par : dugong | 31 janvier 2009

"J'avais un collègue qui disait qu'il fallait toujours avoir une bouteille de whisky dans le tiroir gauche du bureau quand on corrigeait des copies."

Contreproductif.

En revanche, une fenêtre laissée ouverte sur le bonnet est des plus régénérant.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2009

"Un baby, comme Bach."

Robin ! Equals !

Tous égaux ?

Écrit par : dugong | 31 janvier 2009

Parler des contenus, c'est ne pas ignorer l'emprise du politiquement correct sur les manuels scolaires et sur l'esprit des profs, c'est savoir entendre tel jeune collègue dire que traiter de la laïcité en ECJS (instruction civique pour les profanes), ça le gêne, c'est délicat, tel autre demander s'il faut révéler aux élèves que Voltaire a écrit "Mahomet ou le Fanatisme", c'est, soi-même déconseiller aux élèves certains sujets de TPE pas assez politiquement corrects et qui leur vaudraient une mauvaise note de la part des profs du jury.
Je ne parle que de la réalité.

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Une petite frappe chirurgicale sur une adresse IP devrait nous débarasser d'un bon paquet de messages, écrits sous divers pseudos. Merci d'avance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

C'est aussi ce que je pense. Et deux ou trois adresses IP devraient même correspondre à pas mal de pseudos, dont le lien entre certains nous étonneraient.

Apparemment, le blog se remet à parler d'éducation, donc tant mieux.

Puisque Pedro nous informe de choses très intéressantes relatives à l'Espagne, je vous indiquerai que le pédagogisme est depuis longtemps Roi au Québec et en Allemagne. La volonté d'instruire n'est déjà pratiquement plus qu'une exception française revendiquée par quelques-uns. Voyez la Grande-Bretagne, également...

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2009

Ce n'est pas Amélie qui vous rejoint s'il y a autre chose à boire, c'est moi.

Je continue ma lecture :

En mathématiques, environ 91 % des élèves de fin de CM2 sont capables :
• Exploitation de données numériques
- de prélever une information dans un tableau ;
- de résoudre des problèmes simples relevant de l’addition et de la soustraction
• Connaissance des nombres et calcul
- de passer d’une écriture en lettres à une écriture en chiffres (ou le contraire),
- de comparer, d’additionner et de soustraire des nombres entiers naturels ;
- de reconnaître le double ou la moitié d’un nombre entier « familier » ;
- de passer d’une écriture en lettres à une écriture sous forme fractionnaire (ou le contraire) de fractions simples
• Espace et géométrie
- de reconnaître visuellement un triangle, un triangle rectangle, un rectangle, un carré ;
- de reconnaître par une représentation en perspective un cube ou un parallélépipède rectangle
• Grandeurs et mesure
- de mesurer la longueur d’un segment ;
- d’utiliser les unités de mesure des durées (sans calculs)

Ça, c'est le "socle des compétences".
La maîtrise "partielle" du code grapho-phonologique, ça fait peur, en CM2, ça fait peur !
Mais ce qui fait encore plus peur, c'est le peu de contenus exigés par ce socle.
Qui peut le plus peut le moins, addition et soustraction des nombres naturels, cela peut être parfaitement maîtrisé dès la fin du CE2, quant à la reconnaissance visuelle d'un triangle, d'un carré ou d'un rectangle, tous les élèves sortant de GS en sont capables !

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

"C Sibille,
C'est incroyable de souhaiter qu'il y ait d'autres grèves."

Il travaille pour les écoles privées !
Laissez-les faire !

0:.)

Écrit par : toto | 31 janvier 2009

"Une petite frappe chirurgicale sur une adresse IP devrait nous débarasser d'un bon paquet de messages, écrits sous divers pseudos. Merci d'avance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

C'est aussi ce que je pense. Et deux ou trois adresses IP devraient même correspondre à pas mal de pseudos, dont le lien entre certains nous étonneraient.

Ecrit par : Jeremy | 31 janvier 2009




On a déjà traité le sujet :

Vous devez faire allusion aux spécialistes du blog en la matière : vous, Pendariès, Jérémy, Tailleboudin et quelques autres ! Faut-il demander pour eux aussi une frappe chirurgicale ? Oui, car il serait injuste et paradoxal de censurer Felts qui répond aux insultes tout en laissant la parole aux insulteurs, non ?

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

En primaire, il s'agirait aussi d'insister sur la lecture de problèmes et travailler le raisonnement. Bien des élèves échouent à résoudre un problème parce qu'ils n'en comprennent pas l'énoncé. Pour le raisonnement, des exercices réguliers de logique pure travaillent bien le terrain, surtout s'il y a peu d'indices, ce qui donne du poids aux mots. Partant, il convient de sortir les élèves d'une approche superficielle des choses qui leur sont demandées. Seulement voilà, il faut du temps et celui-ci est non seulement réduit mais parasité par des activités que l'on pourrait qualifier d'accessoires, telle la natation. Songez qu'à cet effet, certaines classes, pour faire une trempette didactique dans le bouillon de culture des piscines, investissent presque deux heures de temps hebdomadaire, dans le meilleur des cas : 40 min aller-retour, 30 min de vestiaire au bas mot, 30 min de bain.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Magister, je tiens à vous dire que ce sont vos messages qui m'intéressent le plus sur ce blog. Ce sont ceux avec lesquels je suis le plus en accord. Je pense que vous voyez juste. Et vous savez dire les chose. Je continuerai à vous lire avec intérêt, lucidement pessimiste.
J'ai proposé à mes collègues de quitter l'enseignement en séquences, saucissonnage que l'on a aménagé depuis longtemps afin de laisser beaucoup d'heures à l'apprentissage rigoureux de la langue. Seulement on s'aperçoit que les élèves refusent d'apprendre les règles d'orthographe, la grammaire rigoureuse, à l'ancienne, qu'on leur présente. Quand ils l'apprennent, ils se dépêchent de tout oublier. On n'imagine pas la force d'inertie en cette matière.
Dans mon établissement, on partage les heures de soutien, d'aide individualisée, des emplâtres d'accord. On est conscient que cela n'avance pas, qu'il faut faire autre chose. Dans ma famille, on disait cette expression "pisser dans un violon". Ces aides endorment les parents, oui. Ces aides sont un petit étouffoir, un petit somnifère pour dormir plus tranquille, oui. Les moyennes sur les bulletins ne veulent rien dire, oui.
Il faudrait une prise, une crise de conscience générale : tout refaire depuis le début. Il faudrait être nombreux pour faire pencher "la bascule".

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Guy Morel et Catmano, je pensais surtout aux contenus des programmes des collèges et lycées" , écrit Amélie.

Certes, mais si les programmes de primaire ne sont au point - et ceux de 2009, s'ils représentent un petit mieux, sont loin de l'être -, il n'y a rien à construire pour le collège et le lycée. Les gamins qui n'ont pas appris à temps et comme il faut les quatre opérations, la division, la règle de trois, l'échelle, la carte, les éléments de géographie physique, les règles normatives de la grammaire, l'orthographe etc... pour la plupart ne combleront jamais ces manques. C'est triste, mais c'est comme cela : une tête bien faite, cela se prépare dès la maternelle.
Depuis quarante ans, des inconscients, des cyniques et des illuminés se sont évertués à détruire une scolarité primaire qui, quels que soient ses défauts, avait le souci de former des intelligences à l'âge où on doit les former. La refondation de l'école passe par la reconstruction du primaire et cela ne peut se faire en six mois ou un an, parce que, en plus de réécrire les programmes il faut aussi former les enseignants capables de les enseigner.
Je suis navré d'avoir à la dire aux collègues qui débutent ou sont en milieu de carrière, en collège et en lycée, mais le chemin sera long. Et nous ne sommes pas nombreux.

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

J'ajoute à ce que je viens d'écrire que dans le désastre de l'école, si la droite n'est pas, loin de là, exempte de responsabilités, la gauche en a eu de grandes. Et toutes ses composantes s'entêtent avec un aveuglement qui fait frémir dans la voie de l'obscurantisme.

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

"Vous devez faire allusion aux spécialistes du blog en la matière : vous, Pendariès, Jérémy, Tailleboudin et quelques autres ! Faut-il demander pour eux aussi une frappe chirurgicale ? Oui, car il serait injuste et paradoxal de censurer Felts qui répond aux insultes tout en laissant la parole aux insulteurs, non ?"

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Mouhahahahahaha!
En tous cas, je trouve ça plutôt pas mal que vous soyez revenue ici pour parler ENFIN de problèmes d'éducation!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

pourquoi ne pas remettre en cause l'exigence orthographique et privilégier l'approche purement phonétique, une idée d'ailleurs déjà défendue.
Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009
Sauf que l'approche phonétique est stérile :
lè fon fon du brui dan lè forè é têt leur mer ? Faudrait mettre de l'ordre là-dedans, édicter des règles de transcription et refaire une orthographe.
L'orthographe française est l'histoire de la langue, avec ses accidents et ses travers. On l'enseigne, point.

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

"Il travaille pour les écoles privées !
Laissez-les faire !

0:.)"

Ecrit par : toto | 31 janvier 2009

Il ne vous aura sans doute pas échappé, si toutefois vous avez sorti le nez de votre verre de Kiravi (de gauche), que les manifestations de jeudi dernier rassemblaient bien au delà des enseignants, et même bien au delà du secteur public. Et que cette grève est finalement assez populaire.
Je suis certain que quand "ceux qui n'en pensent pas moins" sur l'iniquité de la politique menée actuellement par ces dirigeants absolument déconnectés commenceront eux-aussi à se bouger le derche, Sarko aura vraiment du souci à se faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Mouhahahahahaha!
En tous cas, je trouve ça plutôt pas mal que vous soyez revenue ici pour parler ENFIN de problèmes d'éducation!

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Ce rire gras manque de distinction, mon cher. Je tiens à votre disposition la liste de toutes vos insultes et celles des susnommés. Parler enfin de l'éducation ? Mais, parler de ce qui se passe à la sortie de l'école, hors de l'école ou à l'intérieur dans la cour, c'est aussi parler de l'école. Vouloir en finir avec la bien-pensance, c'est rendre service à l'école.

Tout est politique, disaient autrefois mes potes marxistes !

Commando ! Plutôt la mort que la souillure !

Salut et Fraternité !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Pourquoi ne pas remettre en cause l'exigence orthographique et privilégier l'approche purement phonétique, une idée d'ailleurs déjà défendue."

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Oui, il y a d'ailleurs un farouche défenseur de ce type d'option ici!
Défenseur inconscient, le Monsieur Jourdain du langage sms sur blog! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Les gamins qui n'ont pas appris à temps et comme il faut les quatre opérations, la division, la règle de trois, l'échelle, la carte, les éléments de géographie physique, les règles normatives de la grammaire, l'orthographe etc... pour la plupart ne combleront jamais ces manques. C'est triste, mais c'est comme cela : une tête bien faite, cela se prépare dès la maternelle." écrit Guy Morel.

Je suis entièrement d'accord, d'où mon précédent "pisser dans un violon". On a l'impression de s'épuiser inutilement. Je crains que ce ne soit déjà cuit car l'éducation est aussi globalisée : nous changeons de monde. Voir l'Angleterre, l'Espagne, le Québec, etc. comme il a été mentionné plus haut. Je suis pessimiste.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Toto, vous travaillez pour qui, vous ?

C'est facile de s'en prendre éternellement et gratuitement à Christophe Sibille, mais on pourrait en savoir un peu plus sur vous.

D'Amélie, au moins, on sait qu'elle est prof, qu'elle aime bien euh... Chevènement je crois (c'est bien ça ?), qu'elle pense que le monde est menacé par l'expansion de l'Islam (moi je crois plutôt que ce sont les religions en général qui le menacent), qu'elle considère l'éducation en déliquescence (bon là on est d'accord), qu'elle croit avoir trouvé un représentant de sa cause sur le net, qu'elle dit avoir de l'humour et qu'elle se pense assez déjantée.

Pour toto, on sait qu'il insulte et qu'il aime Leo et Lea, mais ça fait mince comme intérêt.

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2009

"Ce rire gras manque de distinction, mon cher. Je tiens à votre disposition la liste de toutes vos insultes et celles des susnommés. Parler enfin de l'éducation ? Mais, parler de ce qui se passe à la sortie de l'école, hors de l'école ou à l'intérieur dans la cour, c'est aussi parler de l'école. Vouloir en finir avec la bien-pensance, c'est rendre service à l'école.

Tout est politique, disaient autrefois mes potes marxistes !

Commando ! Plutôt la mort que la souillure !

Salut et Fraternité !"

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

En effet, il n'y a jamais rien eu de plus fin et distingué en ces lieux que vos diatribes au moment des polémiques que vous avez entretenues ici , (quand vous traitiez à peu près tous les blogueurs d'ici "d'islamophiles", en des termes pas toujours choisis).
Pour ce qui est des insultes que j'aurais proférées, je vous attends avec curiosité. A part une fois où je me suis un peu lâché contre Anne-Marie, je ne vois pas. Je ne pense pas avoir eu raison sur ce coup, mais c'était quand-même mérité! ;-)
Par contre, le catalogue de celles fournies par Felts a été (et est) assez fourni, (contre Jérémy, Yann, Pendariès, moi, et d'autres encore ).

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"L'orthographe française est l'histoire de la langue, avec ses accidents et ses travers. On l'enseigne, point.

Ecrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009 "

Encore d'accord avec vous. Il y aurait bien quelques menus toilettages à faire du côté des incongruités mais on n'en est pas là dans nos écoles ! Le niveau d'orthographe est affolant, même chez de prétendus "bons élèves". Tout est relatif aujourd'hui.
"Les étoile sinti" : on doit décoder "Les étoiles scintillent ...". parfois on ne décode pas, parfois on n'a plus envie de décoder.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Je tiens à votre disposition la liste de toutes vos insultes et celles des susnommés." Ecrit par Amélie à Christophe.

Amélie, c'est dément ! Christophe Sibille se fait insulter ici-même chaque semaine par trois personnes (toujours les mêmes), il se fait traiter de tous les noms, et c'est à lui que vous dites ça ! C'est de la mauvaise foi ou de l'aveuglement ?

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2009

"Les gamins qui n'ont pas appris à temps et comme il faut les quatre opérations, la division, la règle de trois, l'échelle, la carte, les éléments de géographie physique, les règles normatives de la grammaire, l'orthographe etc... pour la plupart ne combleront jamais ces manques. C'est triste, mais c'est comme cela : une tête bien faite, cela se prépare dès la maternelle." écrit Guy Morel.

Je suis entièrement d'accord, d'où mon précédent "pisser dans un violon". On a l'impression de s'épuiser inutilement. Je crains que ce ne soit déjà cuit car l'éducation est aussi globalisée : nous changeons de monde. Voir l'Angleterre, l'Espagne, le Québec, etc. comme il a été mentionné plus haut. Je suis pessimiste.

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009
Il est nécessaire que vous, professeurs, vous pensiez ainsi. C'est bien. Mais, moi qui ne suis pas professeur, même si je considère la déliquescence du système d'enseignement comme fort dommage car c'était un bel et efficace édifice qu'on aurait pu encore améliorer, je fais confiance aux infinies ressources des cerveaux humains pour produire autant de bon et de mauvais dans les siècles à venir que par le passé.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Merci à vous la hussarde d'encourager le modeste franc tireur que je suis. Vous résumez très exactement l'amplâtre du soutien, véritable poudre de perlinpimpin qui endort les parents et ennuie royalement les profs (euphémisme de politesse). Vous évoquez également la force d'inertie, une réalité particulièrement lourde, quasi pathologique, qu'un retour aux méthodes de bon sens ne réussirait pas seul à vaincre. C'est que les causes de cette apathie intellectuelle trouvent leurs sources ailleurs qu'à l'école. On pourra donc réformer à tour de bras, faire des recherches et publier des études éclairées, sans réussir à véritablement redresser la barre. L'école n'est que la caisse de résonance de la faillite sociétale et le point d'impact par excellence de toutes les démissions. Réformer l'école sans révolution des mentalités, c'est faire oeuvre allopathique. Cependant, ce n'est surtout pas à l'Etat de diriger cette révolution-là. Qu'il se contente, celui-là, de remplir ses fonctions régaliennes au lieu de vouloir aussi régenter nos vies privées et notre pensée. Les politiques seraient d'ailleurs bien inspirés de lire ces paroles de Lao Tseu :

Avec la droiture on gouverne un royaume; avec du génie on fait la guerre; mais l'Empire, on le gagne grâce au Non-agir.

Comment sais-je qu'il en est ainsi pour l'Empire ? Par cela :

plus il y a de règlements et de prohibitions dans l'Empire, plus le peuple s'appauvrit ;

plus le peuple a de moyens de s'enrichir, plus la vie familiale se trouble dans la nation ;

plus le peuple est habile et ingénieux, plus on voit surgir des inventions inutiles ;

plus le flot des règlements et des lois monte, plus il y a de malfaiteurs et de bandits.

Lorsque le gouvernement est simple et indulgent, le peuple est riche et généreux ;

lorsque le gouvernement est formaliste et tracassier, le peuple est besogneux et mesquin.

Le bonheur repose sur le malheur ; le malheur couve sous le bonheur. Qui connaît leur apogée respective ?

Si le gouvernement est sans droiture, la droiture devient erreur, et le bien devient perverti. Les hommes sont égarés et cela dure depuis longtemps.

C'est pourquoi le Saint-Homme* prescrit sans blesser, exhorte sans vexer, rectifie sans contraindre, éclaire sans éblouir.

(*L'expression "Saint-Homme" doit se comprendre comme "l'Homme Sage", c'est-à-dire le Philosophe dans son sens réel et originel : l'ami de la sagesse.

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Vous écrivez encore :

"Il faudrait une prise, une crise de conscience générale : tout refaire depuis le début. Il faudrait être nombreux pour faire pencher "la bascule"."

Ce qui me renvoie à l'un de mes commentaires plus haut : la personne est un point de basculement. Mais il faut beaucoup de points pour tracer une ligne. Si les pédagogistes ont la collusion plus aisée, il n'en est pas de même chez les instructionnistes. Peut-être parce ce que ce sont des esprits plus indépendants ? Je le crois. Hélas ! nous vivons à une époque où la quantité fait loi. Il faudrait donc effectivement être plus nombreux. Pour l'heure, continuons à résister et instruisons.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Chistophe, non seulement vous n'avez aucune mémoire, mais vous transformer la réalité.

Enfin, je vois que ni vous, ni jérémy, n'avez envie de parler d'éducation; vous me dites que je vous ai insulté en disant"islamophile", mais ce n'est pas une insulte, très cher, tout comme islamophobe n'en est pas une non plus, ni christianophile, ni christianophobe ! Ce sont juste des opinions, des prises de positions.

Ah, quelqu'un, derrière, me souffle qu'islamophile, on a le droit, c'est bien et qu'islamophobe, c'est pas bien, on n'a pas le droit. Et christianophobe, alors ? On a le droit, c'est bien. Et christianophile ? C'est pas bien, beurk !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Quant à l'histoire du lecteur qui narre l'histoire, à elle seule, elle est digne de la moyenne !

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2009

Oui, mais à condition qu'elle puisse expliquer.

C'est comme ce jeune surdoué (dans un joli film avec Jodie Forster) à qui l'institutrice demande regardez ces nombres : 1, 2,3, 6... racine de 2, Pi, racine de moins 1 (je ne peux pas le taper sur le clavier), -3, 12 Lequels sont divisibles par 2 ? Et qui répond : "Ben tous, Madame."

Dans le roman policier que je suis en train de lire, il est question des suites logiques et le narrateur explique que les bons candidats donnent toutes les réponses attendues, mais que certains, plus rares, donnent toutes les réponses attendues, sauf une.

Ca rejoint aussi ce que disait ce vieux roublard de Picasso : J'ai mis toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant."

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Christophe, non seulement vous n'avez aucune mémoire, mais vous transformez la réalité."

Enfin, je vois que ni vous, ni jérémy, n'avez envie de parler d'éducation; vous me dites que je vous ai insulté en disant"islamophile", mais ce n'est pas une insulte, très cher, tout comme islamophobe n'en est pas une non plus, ni christianophile, ni christianophobe ! Ce sont juste des opinions, des prises de positions.

Ah, quelqu'un, derrière, me souffle qu'islamophile, on a le droit, c'est bien et qu'islamophobe, c'est pas bien, on n'a pas le droit. Et christianophobe, alors ? On a le droit, c'est bien. Et christianophile ? C'est pas bien, beurk !"

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Amélie, Jérémy et moi-même parlons très régulièrement d'éducation, autant que d'enseignement. Je ne sais pas trop quelle mémoire est la vôtre, mais elle me semble assez sélective! ;-)
Vous ne nous insultez pas en nous "traitant" d'islamophiles. Vous mentez simplement. Mais, sur le plan formel, encore une fois, vous semblez avoir oublié la teneur de certains de vos échanges, notamment avec Milady et Dobolino.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Et j'attends toujours la liste des insultes que j'ai pu proférer ici. Enumérez-les moi... Et que cela ne vous fasse pas perdre votre orthographe!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Ca rejoint aussi ce que disait ce vieux roublard de Picasso : "J'ai mis toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant."

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Merci Robin de cette citation. Je la cherchais. On comprend mieux l'attrait puéril pour les oeuvres du roublard en question.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

"L'orthographe française est l'histoire de la langue, avec ses accidents et ses travers. On l'enseigne, point.

Ecrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009 "

"Encore d'accord avec vous. Il y aurait bien quelques menus toilettages à faire du côté des incongruités mais on n'en est pas là dans nos écoles ! Le niveau d'orthographe est affolant, même chez de prétendus "bons élèves". Tout est relatif aujourd'hui.
"Les étoile sinti" : on doit décoder "Les étoiles scintillent ...". parfois on ne décode pas, parfois on n'a plus envie de décoder."

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Hé oui... Misère ( sans grandeur) de la culture télévisuelle et "sms"...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Ca rejoint aussi ce que disait ce vieux roublard de Picasso : "J'ai mis toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant."

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Merci Robin de cette citation. Je la cherchais. On comprend mieux l'attrait puéril pour les oeuvres du roublard en question."

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Toute une vie pour devenir "un petit Champollion"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Toute une vie pour devenir "un petit Champollion"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Mieux vaut tard que jamais ou, comme disait l'empereur Auguste, ce qui est bien fait est toujours assez vite fait.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

je fais confiance aux infinies ressources des cerveaux humains pour produire autant de bon et de mauvais dans les siècles à venir que par le passé.

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Je sais bien, moi aussi, qu'il y aura toujours un Pascal, un Racine, un homme ou une femme de génie pour cent mille ignorants, mais nous sortons de "l'idéal républicain" et de la conception qu'avaient de l'Ecole les "pères fondateurs" (Condorcet, Jules Ferry...).

Je crains aussi que nous n'en soyions tous là (las) aujourd'hui : "après tout, qu'est-ce que ça peut faire" - qu'est-ce que ça peut faire que la République ne se préoccupe plus de justice sociale, de services publiques, de promotion des enfants les plus méritants ?

...Comme certains disaient en 40 : "La Patrie, qu'est-ce que ça veut dire ?" avant de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain : la majorité de la chambre des députés de la République réunie à Bordeaux, je me permets de le rappeler, moins 60.

Je sais que vous ne pensez pas cela, dobolino, mais c'est la pente actuelle, l'atmosphère délétère de l'époque que nous retrouvons, condensée, dans les classes ; tout nous pousse à "l'aquabonisme".

Triste époque. Peut-être faudra-t-il une nouvelle catastophe (la crise qui ne fait que commencer ?) pour nous réveiller (je me compte dans le lot), mais je pense aussi avec inquiétude à mes (nos) enfants.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Christophe, j'ai tour à tour été insultée par dobolino, comme par Milady. Après, forcément, le ton monte, mais, je répète, je n'ai jamais insulté personne . Si exprimer des idées qui n'entrent pas dans vos petites cases constitue une insulte, navrée pour vous. C'est vous, ici, qui ne cessez d'être insultants et méprisants, car vous êtes certains de détenir la vérité. Quand Felts a traité Jérémy d'ongulé, c'est après quelques remarques particulièrement indignes venant de Jérémy, et après une cascade de conseils orthographiques dits sur un ton fort désobligeant, de votre part. Ne pas confondre, dans le cas de Felts, comme dans le mien, CAUSE et CONSEQUENCE !

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Ca rejoint aussi ce que disait ce vieux roublard de Picasso : "J'ai mis toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant."

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Matisse avait lui aussi une formule analogue. Un jour que quelqu'un disait devant ses papiers découpés : "Moi, j'en ferais autant en cinq minutes !", il a répondu : "Moi, j'ai mis 80 ans."

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"après une cascade de conseils orthographiques dits sur un ton fort désobligeant, de votre part. Ne pas confondre, dans le cas de Felts, comme dans le mien, CAUSE et CONSEQUENCE !"

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Une remarque orthographique, au sujet d'erreurs qui me paraissaient incongrues vu la teneur et l'ambition du propos tenu par Felts, et le ton n'avait rien de "désobligeant". Allons, allons...

"Si exprimer des idées qui n'entrent pas dans vos petites cases constitue une insulte, navrée pour vous."

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Et ça, ce n'est ni insultant, ni méprisant?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Merci Robin de cette citation. Je la cherchais. On comprend mieux l'attrait puéril pour les oeuvres du roublard en question."

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

Toute une vie pour devenir "un petit Champollion"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

J'aime bien Picasso (enfin, peut-être pas tout!), mais je pensais à ce que dit Claude Lévi-Strauss (son père, portraitiste de talent fut ruiné par le développement de la photographie) sur le "métier".

Il y a ceux qui ont du métier et ceux qui n'en ont pas et puis ceux qui désapprennent volontairement le métier (Picasso par exemple)

Si un élève est capable de m'expliquer de façon convaicante pourquoi à la question qui est le narrateur de cette histoire ? il a répondu "le lecteur", je lui mets 20/20, sans problème !

C'est tout ce que je voulais dire.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Vous êtes totalement inconsciente du ton que vous employez.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

...Comme certains disaient en 40 : "La Patrie, qu'est-ce que ça veut dire ?" avant de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain : la majorité de la chambre des députés de la République réunie à Bordeaux, je me permets de le rappeler, moins 60.

Je sais que vous ne pensez pas cela, dobolino, mais c'est la pente actuelle, l'atmosphère délétère de l'époque que nous retrouvons, condensée, dans les classes ; tout nous pousse à "l'aquabonisme".

Triste époque. Peut-être faudra-t-il une nouvelle catastophe (la crise qui ne fait que commencer ?) pour nous réveiller (je me compte dans le lot), mais je pense aussi avec inquiétude à mes (nos) enfants.

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Vous parlez juste, Robin, c'est pourquoi on vous aime. Je suivrais le conseil de Magister : "Résistons et instruisons" ? car, outre que ce sont mes convictions, c'est aussi pa nature. J'ai été élevée come cela, c'est mon caractère. Oui, à quoi bon ? certes, mais résistons autant qu'on peut, en toute connaissance de cause, en toute lucidité. Sinon, quittons le métier, faisons autre chose.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

@ Cunégonde et une hussarde
Vous devriez venir sur le site néoprofs. Vous pourriez faire bénéficier bien des jeunes collègues de votre travail, de votre expérience, de vos conseils. Depuis que j'y interviens, à savoir peu de temps, j'ai l'impression que les choses bougent (attention, pas grâce à moi!) et que certains sujets ont permis des prises de conscience. Pour l'enseignement de la grammaire et de l'orthographe, les jeunes collègues sont plus demandeurs qu'on le pense! Ils déclarent simplement qu'on ne leur a pas appris à enseigner la grammaire à l'IUFM, et vu leur âge, ils ne l'ont guère apprise eux mêmes au collège.

Écrit par : Retraitée | 31 janvier 2009

Robin, le but de tout créateur digne de ce nom n'est-il pas de désapprendre d'une certaine manière ce qu'il a appris lors de ses études artistiques?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Si exprimer des idées qui n'entrent pas dans vos petites cases constitue une insulte, navrée pour vous."

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Et ça, ce n'est ni insultant, ni méprisant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Pas du tout. Le ton est ferme, c'est tout.

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Robin, le but de tout créateur digne de ce nom n'est-il pas de désapprendre d'une certaine manière ce qu'il a appris lors de ses études artistiques?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Tout est dans le "d'une certaine manière".

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Pour l'enseignement de la grammaire et de l'orthographe, les jeunes collègues sont plus demandeurs qu'on le pense! Ils déclarent simplement qu'on ne leur a pas appris à enseigner la grammaire à l'IUFM, et vu leur âge, ils ne l'ont guère apprise eux mêmes au collège.

Ecrit par : Retraitée | 31 janvier 2009

Dans mon collège, je passe mon temps à signaler les fautes d'orthographe à certains de mes collègues, quand ce n'est pas à l'administration. On a beau ne pas connaître son grevis
se sur le bout des doigts (cf. le coup des deux traits d'union à "Envoyez-le-moi.), on est quand même un peu plus solide sur le sujet que certains qui, sur certains points d'orthographe, sont au même niveau que leurs élèves. Exemple récent : "Ensembles, protégeons la planète !" Faut-il garder le "s" à "Ensembles" ou l'enlever ? That is the question !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Jérémy, vous aussi, comme CS ....

http://www.youtube.com/watch?v=5l0ytUxNh2s&feature=related

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Pas du tout. Le ton est ferme, c'est tout."

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

C'est bien ce que je disais. Vous êtes le "Monsieur Jourdain" du mépris pour vos interlocuteurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Les pédagogistes ont tellement bonne presse auprès de l'opinion publique que c'était quasiment impossible de les déboulonner.

Ecrit par : Jean | 31 janvier 2009

Vous mettez le doigt dessus en évoquant la bonne presse. Constatons l'orientation générale des grands médias imbibés de bien-pensance et ne nous étonnons plus du compérage. Quant à l'opinion publique, sondées par ces mêmes médias, elle n'a aucune réalité. C'est une entité produite par les saltimbanques du chiffre, spécialistes du questionnement orienté. Allez donc les vérifier, leurs chiffres !

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

En effet, entre le prisme déformant des médias et le terrain, il n'est pas rare qu'il y ait un fossé. Pour ma part, je suis de plus en plus convaincu que le vent tourne dans l'opinion.
Plus haut, j'ai évoqué, lors de visites de stages, ces tuteurs dans les entreprises qui, même lorsqu'ils donnent de simples consignes, constates que les élèves qu'on leur envoie ne les comprennent pas. Le déficit de vocabulaire, la pauvreté de la langue, l'incapacité à mener un raisonnement sont autant de carences qui se retrouvent désormais dans un certain nombre de secteurs de la société.
Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désolée de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille...
Je pense que si on pouvait vraiment révéler l'état du système au grand jour, nous trouverions pas mal d'écho dans l'opinion. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles la hiérarchie ferme des blogs de profs et n'hésite plus à invoquer le "devoir de réserve" (Robin a raison d'être prudent) pour faire taire les récalcitrants...

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

"constatent" et "désoler", what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Mais non, Scarlett, on se rappelle très bien vos prénoms!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désoler de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille... "

Ecrit par: Daniel Arnaud

Elle ne se désole jamais de l'ommniprésence et-ou de l'inanité des programmes télé, ou de l'invasion des téléphones portables, et tutti quanti?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Ensembles, protégeons la planète !" Faut-il garder le "s" à "Ensembles" ou l'enlever ? That is the question !

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Dans votre collège, les "ensembles" font bande à part ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Les ensembles (vides) se multiplient.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Les étoile sinti" : on doit décoder "Les étoiles scintillent ...". parfois on ne décode pas, parfois on n'a plus envie de décoder.

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Pour ce genre de fautes, lire "Dyslexie, une vraie-fausse épidémie" de Colette Ouzilou et, particulièrement, le chapitre qu'elle consacre à la Moyenne Section d'école maternelle.
J'ai chaque année l'occasion de me rendre compte avec mes CP qu'au moins un élève du groupe (de 5 à 10 bambins) ne prononce pas "ille" mais "i". Si ceci n'est pas corrigé au plus tard au moment de l'apprentissage de la lecture (mais ce serait beaucoup mieux avant), cela persiste et la confusion [i] [ij] s'installe.

A part ça, mes petites informations de ce matin, elles sentent le pâté, ou quoi ?

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

"Réformer l'école sans révolution des mentalités, c'est faire oeuvre allopathique. Cependant, ce n'est surtout pas à l'Etat de diriger cette révolution-là. Qu'il se contente, celui-là, de remplir ses fonctions régaliennes au lieu de vouloir aussi régenter nos vies privées et notre pensée. Les politiques seraient d'ailleurs bien inspirés de lire ces paroles de Lao Tseu : ..." écrit magistralement Magister.

@ Magister

Où le printemps s'en est-il allé ?
Je suis seul ; quelle route suivre ?
Si quelqu'un sait où est le printemps,
Qu'il lui demande de revenir et d'avec moi demeurer.
Le printemps n'a laissé aucune trace, qui sait où le trouver ...
A moins que je ne demande au loriot
Mais, de tous ses chants, nul ne comprend mot !
Las ! Le vent a soufflé sur les roses !

Huang Tingjian (1045-1105, poète taoïste) in Le Tao, par Marie Thérèse Lambert - Collection Miroir du monde - Seghers 1988.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Il faudrait une prise, une crise de conscience générale : tout refaire depuis le début. Il faudrait être nombreux pour faire pencher "la bascule"."

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Je souscris. Mais je pense aussi qu'Amélie a bien souligné l'un des obstacles auxquels se heurte cette exigence :

"Ce que vous avez dit ne les intéresse pas (les profs), il y aurait trop d'erreurs, trop de complicités criminelles à reconnaître."

Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

En effet, qui a relayé jusqu'au bout de la chaîne la casse de l'école si ce ne sont les profs eux-mêmes? Qui a assuré les cours toutes les fois où l'inspecteur n'y était pas et qui a corrigé les copies permettant de soigner des statistiques pipeau si ce ne sont les enseignants et les correcteurs eux-mêmes?
Toute prise de conscience vient alors buter sur un élément humain, profondément humain. Quel individu pourrait reconnaître qu'il s'est forvoyer, ou qu'il a été complice de l'inacceptable, pendant 20 ou 30 ans? A une vérité qui dérange, on préfère souvent l'illusion qui réconforte. Les profs sont finalement comme les fonctionnaires de l'empereur du conte d'Andersen : admettre qu'il n'y avait pas d'étoffe révèlerait du même coup leur sottise...

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

A part ça, mes petites informations de ce matin, elles sentent le pâté, ou quoi ?

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Pouvez-vous les remettre, maîtresse, je n'arrive pas à le retrouver ! ;O))

...Non, pas sur les doigts avec la règle en fer !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Je pense que si on pouvait vraiment révéler l'état du système au grand jour, nous trouverions pas mal d'écho dans l'opinion." écrit justement Daniel.

Je pense que c'est ce qu'il faudrait faire, mieux qu'une grève, à mon avis. Je pense aussi qu'il y a aujourd'hui une prise de conscience qui se pointe mais les gens sont tellement englués dans des tas de problèmes que chacun pense à sauver ses meubles - et sa santé - avant tout.

Le ministère visite les blogs, pour humer l'air du moment, voir ce qui se dit, prendre la température, etc. Quand on voit comment le Président de la République a limogé deux fonctionnaires à Saint-Lô dernièrement, on a tout à craindre des faits du Prince. Résistons, pratiquons la contagion mais soyons vigilants, prudents.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

@ pour Robin

"Tous ensembles, tous ensembles, tous ensembes !!!!"

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Je complète mon commentaire précédent, et en profite pour revenir à la note initiale :

"À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse."

Jean-Paul Brighelli

Une manière comme une autre de pointer l'un des tabous de l'enseignement : la possibilité de s'interroger sur le niveau des profs, leur complicité éventuelle, leur responsabilité.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Je viens d'ouvrir Grevisse (sans é, exact), 12e édition, 1986, et je trouve ceci concernant les pronoms personnels suivant l'impératif :
"658 b) 1 : Lorsque le verbe est accompagné de deux p.personnels objets, l'un direct, l'autre indirect, ils se mettent après le verbe avec des traits d'union.(...)
— Si les pronoms sont tous deux de la 3e personne, l'objet ind est en seconde position
Donne-le-lui
Donne-le-lui.
Envoyez-les-lui.
— Si l'un des pronoms est de la 1e ou de la 2e personne, l'objet ind prend la forme du pronom disjoint et se place ordinairement en seconde position, mais il y a sur ce point du flottement dans l'usage.
Grevisse donne de nbx ex., en voici qqs uns : Montre-les-moi, ces livres.
ou Rends-moi-les.

Ecrit par : Retraitée | 31 janvier 2009
----------
Merci encore, chère collègue Retraitée.

Il y a donc flottement sur l'ordre dans lequel on met les pronoms. Je l'ignorais. Je croyais que la règle consistant à écrire "Rends-les-moi" était intangible. Quoi qu'il en soit, en ce qui concerne le deuxième trait d'union, il n'y a pas flottement. Est-ce bien cela ?

Il est impensable que JPB l'ignore. Mais cet homme est en course permanente. Il conviendrait qu'il se ménageât.
Il est en déplacement en ce moment, et, de toute façon, je suppose qu'il considérera ma question (maintenant élucidée) comme étant sans importance.

Le seul problème que pose ma question, au fond, est le suivant : quand un agrégé de lettres écrit, les lecteurs tendent à penser que ce qu'ils lisent est exempt de fautes. Il serait merveilleux qu'il en fût ainsi. Mais un agrégé est un homme comme les autres (ou une femme comme les autres). J'ai beau être agrégé de sciences physiques, je me suis parfois trompé dans mes calculs en classe.
(Souvent je m'en suis aperçu avant mes élèves et me suis offert le luxe de déclarer :"Eh bien, mesdemoiselles, messieurs, ne voyez-vous pas l'erreur que je viens de commettre de propos délibéré pour savoir si vous étiez bien réveillés ? Je suis fixé !" Cela a toujours fait éclater de rire mes élèves. Ah ! ces élèves qui osent douter de leur maître, c'est quelque chose !)
Nul n'est infaillible. Mais mes élèves n'étaient pas du genre à me croire infaillible. :-) En cela, à tout le moins, ils avaient raison.

Écrit par : Francis Penin | 31 janvier 2009

A part ça, mes petites informations de ce matin, elles sentent le pâté, ou quoi ?

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

M'dame, est-ce que la foi, ça se trouve aussi en pâté ? j'ai pu la foi ...

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Quel individu pourrait reconnaître qu'il s'est forvoyer, ou qu'il a été complice de l'inacceptable, pendant 20 ou 30 ans?"

"qu'il s'est fourvoyé", what else?

2 fautes par mot, bientôt mieux qu'un élève qui rentre en BEP! Le niveau baisse, le niveau baisse...

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Les évaluations 6ème n'ont-elles pas servi à établir, en dépit des efforts d'interprétation du polytechnicien Claude Thélot, directeur de la DEP (Direction de l'Evaluation et de la Prospective) pour camoufler l'évidence, la proportion de 17-20% d'enfants d'une classe d'âge ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter correctement à l'entrée en 6ème ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désoler de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille... "

Ecrit par: Daniel Arnaud

Elle ne se désole jamais de l'ommniprésence et-ou de l'inanité des programmes télé, ou de l'invasion des téléphones portables, et tutti quanti?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Je ne vois pas d'opposition entre nos deux remarques, Christophe, mais bien plutôt une complémentarité.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

@ pour Robin

"Tous ensembles, tous ensembles, tous ensembes !!!!"

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Cé la lute finaaaaale, tousse ensenbles et deux mains !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Pour ceux qui ne peuvent pas m'encadrer, j'ai une bonne nouvelle : j'ai un contrôle URSSAF ! Exactement le genre de truc qu'on peut souhaiter à son pire ennemi !
J'ouvre une souscription, pour les éventuels amis ...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

"Il y a donc flottement sur l'ordre dans lequel on met les pronoms. Je l'ignorais. Je croyais que la règle consistant à écrire "Rends-les-moi" était intangible. Quoi qu'il en soit, en ce qui concerne le deuxième trait d'union, il n'y a pas flottement. Est-ce bien cela ?"

L'usage de l'ordre "Rends-les-moi." me semble meilleur. L'autre formualtion fait "parler populaire", langue orale.
Toutes les personnes que j'ai interrogées dans mon collège au sujet du deuxième trait d'union ne l'auraient pas mis. je passe sur celles qui ne mettent même pas le premier.
Donc, Francis, un bon point pour vous ! Et pour Retraitée et son fidèle grevisse. Que je n'ai pas non plus. Il coûte assez cher, dans les 60 euros, me semble-t-il. Je crois que je vais faire la dépense. Ainsi, je pourrai vous faire concurrence, Francisse, avec mon grevisse !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"S'échapper de la classe par la fenêtre et seul aller se coucher dans le château en ruines."

(Ishikawa Takuboku, XIXème siècle)

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Le niveau baisse, le niveau baisse...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

... de votre petite bouteille de whisky cachée dans le tiroir de votre bureau, Daniel ? Vous nous décevez !
Bonnes pensées pour vous et votre clairvoyance.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Pour ceux qui ne peuvent pas m'encadrer, j'ai une bonne nouvelle : j'ai un contrôle URSSAF ! Exactement le genre de truc qu'on peut souhaiter à son pire ennemi !
J'ouvre une souscription, pour les éventuels amis ...

@dobolino

Personne ne vous en veut à ce point-là ! ;O))

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

@ Robin

"Reste entier, tout viendra à toi." Lao-Tseu

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

@ Dobolino

U bu
R oi
S ociété
S adique
A me damnée
F outue !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Mouhahahahahaha!
En tous cas, je trouve ça plutôt pas mal que vous soyez revenue ici pour parler ENFIN de problèmes d'éducation!

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Vous êtes d'une mauvaise foi et plein d'une auto-satisfaction à vomir.

Écrit par : Mardi-Gras | 31 janvier 2009

Triste époque. Peut-être faudra-t-il une nouvelle catastophe (la crise qui ne fait que commencer ?) pour nous réveiller (je me compte dans le lot), mais je pense aussi avec inquiétude à mes (nos) enfants.

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Comme disaient nos anciens "une bonne guerre ! " ... C'est une des hypothèses pour redresser la barre. La crise économique, ce n'est pas mal non plus. Pour l'instant, elle n'est pas assez aigüe.
Nos enfants feront avec leur époque ! Il n'est pas question de sombrer dans " l'aquoibonnisme " pour autant. Continuer à lutter pour ce qui nous semble les bonnes valeurs est un combat honorable et nécessaire, si nous en sommes convaincus.
Je m'élevais juste contre l'excès de pessimisme.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

@dobolino

Personne ne vous en veut à ce point-là ! ;O))

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Et personne ne m'aime assez pour la souscription ??????????????

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

"Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désoler de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille... "

Ecrit par: Daniel Arnaud

Elle ne se désole jamais de l'ommniprésence et-ou de l'inanité des programmes télé, ou de l'invasion des téléphones portables, et tutti quanti?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009
Et moi, Christophe ? Pouvez-vous admettre que je me désole de l'effet désastreux de la globale sur ma fille tout en ayant, en tant que mère d'icelle, évité l'écueil des programmes télé et des portables ?
Me croyez-vous un cas unique, ayant confié les yeux fermés ma fille à l'école de la République, celle à laquelle je faisais toute confiance, en veillant au grain pour ce qui me concernait ?

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Apparemment, ce fil de discussion est plein et la machine refuse de mettre le copié-collé que Robin demandait.
Essai.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

"Vous êtes d'une mauvaise foi et plein d'une auto-satisfaction à vomir."

Ecrit par : Mardi-Gras | 31 janvier 2009

Tiens? Encore un des pseudos bizarroïdes, (et genre "frappe qu'un coup" auquel je faisais référence il y a peu... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Et moi, Christophe ? Pouvez-vous admettre que je me désole de l'effet désastreux de la globale sur ma fille tout en ayant, en tant que mère d'icelle, évité l'écueil des programmes télé et des portables ?
Me croyez-vous un cas unique, ayant confié les yeux fermés ma fille à l'école de la République, celle à laquelle je faisais toute confiance, en veillant au grain pour ce qui me concernait ?"

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Non, je vous crois, mais je suis allé faire trois visites pédagogiques (dans trois "CE1-CE2") chez des PE2 en "stage responsabilité", (séances lecture, orthographe et grammaire), et je n'ai pas vu un poil de méthode globale.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse."

Jean-Paul Brighelli

A moins que ce soient certains enseignants qui veuillent tester l'incompétence et l'autosatisfaction du ministre?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse."

Jean-Paul Brighelli

La société a l'école qu'elle mérite, les enseignants aussi qu'elle mérite. Essayons tout de même de ne pas trop les enfoncer, ces pauvres enseignants, sinon tout va couler. Ils ont été formés / déformés. Gageons sur leur lucicité.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Quand Felts a traité Jérémy d'ongulé, c'est après quelques remarques particulièrement indignes venant de Jérémy, et après une cascade de conseils orthographiques dits sur un ton fort désobligeant, de votre part.
Ecrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Revoyez votre chronologie : ca s'est évidemment passé dans l'autre sens, sinon je n'aurais pas eu à réagir. Ca vous amuse de provoquer les gens ? Les islamistes ne vous suffisent pas, il faut aussi vous attaquer aux utilisateurs de ce blog ?

Pour Robin : la catastrophe, ça fait un bout de temps que je l'ai annoncée (et pas que moi). Avec la crise en plus, tout est prêt. Ca fait 25 ans qu'on annonce les émeutes, tout ça s'approche. Et quand tout le monde gueulera, en voulant chacun des choses différentes, ça va être un beau bordel. Belle leçon de Darwinisme en perspective.

Écrit par : Jeremy | 31 janvier 2009

"L'usage de l'ordre "Rends-les-moi." me semble meilleur. L'autre formualtion fait "parler populaire", langue orale."

Oui, nous sommes d'accord. J'ai la flemme de retourner voir, mais il me semble que les exemples donnés venaient, pour les uns, de Molière (dialogue de théâtre, donc, avec divers niveaux de langue?) ou de style "parlé".
Toutes les personnes que j'ai interrogées dans mon collège au sujet du deuxième trait d'union ne l'auraient pas mis. je passe sur celles qui ne mettent même pas le premier.
Donc, Francis, un bon point pour vous ! Et pour Retraitée et son fidèle grevisse."



Que je n'ai pas non plus. Il coûte assez cher, dans les 60 euros, me semble-t-il. Je crois que je vais faire la dépense. Ainsi, je pourrai vous faire concurrence, Francisse, avec mon grevisse !"

Je ne me le suis pas offert tout de suite, je l'ai longtemps consulté dans mon CDI bien garni . Il m'a beaucoup servi, je le consulte encore à l'occasion pour des points litigieux et délicats d'orth, mais il n'a pas réponse à tout!
En fait, ce double trait d'union est mentionné dans une grammaire scolaire Hachette 4e/3e que j'ai longtemps utilisée en classe. Je viens seulement de vérifier aujourd'hui dans "Grevice ", (ou G-révise) car Francis avait posé la question il ya peu. Amitiés.
Grevisse, ça rime aussi avec" écrevisse, à reculons, à reculons."

Écrit par : Retraitée | 31 janvier 2009

""Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désoler de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille... "

Ecrit par: Daniel Arnaud

Elle ne se désole jamais de l'ommniprésence et-ou de l'inanité des programmes télé, ou de l'invasion des téléphones portables, et tutti quanti?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Je ne vois pas d'opposition entre nos deux remarques, Christophe, mais bien plutôt une complémentarité.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009 "

Laisse tomber, Daniel, ce gros con n'a qu'une seule lecture !

6bil est une grosse merde !

Écrit par : toto | 31 janvier 2009

J'vous dévoilerai pas la fin de mon roman policier, ca se fait pas. Vous avez qu'à vous l'acheter ! Non mais !

C'est très très fort et la solution est grosse comme une maison...Toujours l'histoire de la "lettre volée" d'Edgar Poe.

Quel est le meilleur endroit pour cacher un grain de sable ? Une plage. Mais s'il n'y a pas de plage ? Quel est le meilleur endroit pour cacher un soldat mort ? Un champ de bataille, oui, mais s'il n'y a pas de bataille ? Déclencher une bataille."

"...Et où cacher un crime ? On ne pouvait plus le cacher dans le passé. La réponse était donc simple, mais terrible : il ne restait que l'avenir, le crime ne pouvait être occulté que dans une série de crimes."

Génial ! Et je me suis fait avoir par un mathématicien...Oui, mais par un mathématicien qui comprend la démonstration du théorème de Fermat, ça console un peu d'avoir été si bête.

A propos, quel est la suite logique d'un M, d'un coeur (peux pas le faire avec le clavier) et d'un 8 ? (trouver la 4ème figure).

Le personnage de Guillermo Martinez (le docteur Seldom, brillant mathématicien, spécialiste des suites logiques) ne donne pas la solution, mais je pense avoir trouvé le principe ; je vous le donnerai si vous ne trouvez pas la réponse.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

De toute façon, Novembre, avec le peu que vous émargez, à la mesure d'ailleurs du peu que vous faites, vous vivez de longues vacances de peigne-cul (de peignent-culs?). Je ne vous envie pas. En plus, cette année, je suis toute bronzée!

Ecrit par : dobolino | 30 juin 2008

Oui mais moi je ne vis pas comme vous pour émarger. Ce n'est pas mon obsession. Avec mes petits livres et mes petits voyages, ça me suffit. Et je ne suis pas comme vous à baver
sur les deniers des autres. Vous ne me faites pas envie, ni vous ni tous ceux qui sont pleins de fric. Mais ça vous ne pouvez pas comprendre, ma pov'dame qui courez après les sous encore et toujours. C'est bien ça qui fait braire les gens: on a autre chose qui dépasse mille fois vos petites satisfactions financières. Pov'dame! Et vous nous faites la morale alors que vous vous vantez d'arnaquer les pauvres gens qui viennent chez vous faire soigner leurs bestioles qui sont souvent les seules à leur remonter le moral dans ce monde pourri. Pov' cloche!

Ecrit par : Novembre | 30 juin 2008

Écrit par : Captain Ad Hoc contre Troll Urssaf | 31 janvier 2009

@ aimable Retraitée

Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons.

Guillaume Apollinaire

Je fais étudier "Le Bestiaire ou cortège d'Orphée" actuellement à mes cinquièmes. La ponctuation du poème est celle donnée dans le recueil Poésie / Gallimard. Pour les amateurs du grand Guillaume, ill existe un joli album toujours chez Gallimard, dans la collection "Enfance en poésie" intitulé "Le petit bestiaire", avec un choix de vingt poèmes.
A bientôt, chanceuse retraitée.

N. B. Il existe un site sur internet pour les questions litigieuses d'orthographe, le site de langue française de Luc Bentz. J'ai eu recours à ses services une fois, tout le monde séchant sur la difficulté. Comme je suis assez pinailleuse, et tenace, lorsque je ne sais pas un point d'orthographe, il a dû approfondir la notion demandée et, du coup, m'en a remerciée. Sympa.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

« quelle est la suite logique d'un M, d'un coeur (peux pas le faire avec le clavier) et d'un 8 »

Impossible à taper, c'est la suite des chiffres écrits en miroir.

Écrit par : Tailleboudin | 31 janvier 2009

« [L'écrevisse] La ponctuation du poème est celle donnée dans le recueil Poésie / Gallimard. »
une hussarde | 31 janvier 2009

C'est également celle de l'édition illustrée des bois de Dufy.

Écrit par : Tailleboudin | 31 janvier 2009

Génial ! Et je me suis fait avoir par un mathématicien...Oui, mais par un mathématicien qui comprend la démonstration du théorème de Fermat, ça console un peu d'avoir été si bête.

Je redonne les "coordonnées" du livre (ça ne me rapporte rien, c'est par pur enthousiasme) : Guillermo Martinez, Mathématique du crime, pavillon poche, Robert Laffont.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

« quelle est la suite logique d'un M, d'un coeur (peux pas le faire avec le clavier) et d'un 8 »

Impossible à taper, c'est la suite des chiffres écrits en miroir.

Ecrit par : Tailleboudin | 31 janvier 2009

Bravo ! (j'aurais donné comme indice "axe de symétrie")

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Il faut qu'il y ait un trait sous la pointe du coeur, comme dans les jeux de cartes.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Il faut dessiner un 4 à droite et son image inversée à gauche.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Tailleboudin, vous êtes trop fort ! Il faut nous laisser chercher ! Comment voulez-vous qu'on fasse des progrès ?

Robin, un grand merci pour l'idée du livre. Je sais à qui l'offrir !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

ENIGME pour narguer Robin :

Devine-moi car j'en suis digne :
Je me cache lorsque je sers ;
C'est presque toujours dans les vers,
Et l'on me trouve à chaque ligne.

Un carambar à celui qui trouve ! Trop facile !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Laisse tomber, Daniel, ce gros con n'a qu'une seule lecture !
6bil est une grosse merde !"

Ecrit par : toto | 31 janvier 2009

Tssss, tss, Toto! Répondez plutôt à la question que Jérémy vous a posée un peu plus haut, (si vous l'avez comprise, toutefois), et prouvez-nous que vous savez aligner deux ou trois phrases correctes, au lieu de baver de rage sur votre bédeau! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Robin, je vais me précipiter chez mon libraire pour acheter Mathématique du crime. C'est le type de lecture que je préfère. Moi aussi, je vous dis merci pour l'idée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 janvier 2009

L'hameçon?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Ce que mes vers pour l'âme sont", une hussarde! Comme disait Bobby Lapointe! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Ah, Christophe, je vous dois un carambar car vous avez bien mordu à mon petit hameçon ! Le problème, c'est que si j'ouvre le paquet, je vais tous les manger !

Trop fort aussi, ce Bobby, une pointure, si j'ose dire ! Vous êtes en bonne compagnie !

Une autre petit appât car je vous vois déjà en manque :

Même si je n'ai pas le bonheur de vous plaire,
Je n'en serai pourtant pas autrement surpris
Car vous auriez, lecteur, et beau dire et beau faire,
Jamais je ne serai un jour de votre avis ;
Même en me renversant, je vous en avertis,
Vous ne me feriez pas changer de caractère.

??? Réponse dans dix secondes sinon pas de carambar !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Merci Catmano ,
à 2h du mat je n'avais plus les yeux en face des trous et je n'ai pas tilté sur 2007, ma vie s'étant arrêtée cette année là je ne réalise toujours pas que nous sommes en 2009...
ce qui est surprenant c'est que vous n'ayez pas entendu parler de ces évaluations...
bon we

Écrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2009

Les dix secondes sont largement écoulées, chers amis !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Merci Catmano ,
à 2h du mat je n'avais plus les yeux en face des trous et je n'ai pas tilté sur 2007, ma vie s'étant arrêtée cette année là je ne réalise toujours pas que nous sommes en 2009...
ce qui est surprenant c'est que vous n'ayez pas entendu parler de ces évaluations...
bon we

Ecrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2009

Moi non plus, je n'en avais pas entendu parler. J'ai découvert la chose au JT de la 2, il y a quelques jours. Voir message plus haut. On nous cache des choses! Saprelotte !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Non, je vous crois, mais je suis allé faire trois visites pédagogiques (dans trois "CE1-CE2") chez des PE2 en "stage responsabilité", (séances lecture, orthographe et grammaire), et je n'ai pas vu un poil de méthode globale.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009
Ben, c'est que vous ne savez pas la reconnaître, peut-être ?
Prenez un gosse de la classe au hasard et essayez donc de lui faire déchiffrer " a capella " le texte d'une de vos chansons ...
J'ai dit "au hasard " et j'ai dit " lire" , pas " émettre des hypothèses " !!!!

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Les dix secondes sont largement écoulées, chers amis !

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

NON

caramba !

Écrit par : Balbuzard | 31 janvier 2009

Jérémy reprend Amélie :
"Quand Felts a traité Jérémy d'ongulé, c'est après quelques remarques particulièrement indignes venant de Jérémy, et après une cascade de conseils orthographiques dits sur un ton fort désobligeant, de votre part.

Puis écrit :

Revoyez votre chronologie : ca s'est évidemment passé dans l'autre sens, sinon je n'aurais pas eu à réagir. Ca vous amuse de provoquer les gens ? Les islamistes ne vous suffisent pas, il faut aussi vous attaquer aux utilisateurs de ce blog ?

Jérémy arrétait de vous faire votre cinéma. Pour quelle raison vous aurais-je traité d'ongulé si vous n'aviez pas été odieux avec moi dans vos commentaires sur le blog. Je réplique à qui m'attaque (Jérémy, Yann, Pendaries, Grosboudin) où quand la moitié des interventions sont des insultes à l'intelligence humaine (Christophe Sibille). Devant l'inefficacité de la méthode, je crois que pour Sibille, je ne vais pas tarder à arrêter.
L'histoire est la suivante : je racontais les faits (les agressions de Jérémy) à mon ami pataphysicien et j'ai conclu oralement ; ce Jérémy, quel onculé ! Il a rigolé et m'a dit : tu ne vas pas mettre cela sur un blog d'enseignant… Mais peut-être qu'on pourrait dire qu'il est de la race des ongulés… Après tout les ânes sont des ongulés.

Écrit par : Roger Felts | 31 janvier 2009

Les islamistes ne vous suffisent pas, il faut aussi vous attaquer aux utilisateurs de ce blog ? ( Jérémy )

Soudain, je réalise qu'on me reproche de m'attaquer aux islamistes !
C'est mal d'être contre la charia ? c'est bien de supporter sans rien dire ce qu'on a entendu dans les manifs pro-hamas ? ça se passait en France, et ailleurs en Europe et dans le monde . Il faut se taire et cautionner, justifier, excuser "mort aux juifs et brûlons Israël " ? ça ne s'appelle plus de l'anti-sémitisme, ça s'appelle comment alors ? ça n'est plus passible des tribunaux ? que fait SOS racisme ?

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

"Ben, c'est que vous ne savez pas la reconnaître, peut-être ?
Prenez un gosse de la classe au hasard et essayez donc de lui faire déchiffrer " a capella " le texte d'une de vos chansons ...
J'ai dit "au hasard " et j'ai dit " lire" , pas " émettre des hypothèses " !!!!"

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2009

Dobolino, j'ai passé pas mal de temps dans beaucoup de classes de tous cycles, j'en ai passé pas mal sur ce blog, je sais ce qu'est la méthode globale, et je n'habite pas un département sur lequel il y a un micro-climat pédagogique! La méthode globale, c'est Foucambert, (et Charmeux, accessoirement.)
Plus personne ne les suit. Et je connais un bon paquet d'élèves de CE1 et de CP qui lisent couramment. Maintenant, peut-être faudrait-il qu'ils sachent tous lire parfaitement en cours de grande section? Ca a existé, et ça existe encore!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Jérémy arrétait de vous faire votre cinéma."

Ecrit par: Feltsounet

Tiens, il était réalisateur, Jérémy? Et il a arrêté? Pourquoi, mon Roro? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

"Pour quelle raison vous aurais-je traité d'ongulé si vous n'aviez pas été odieux avec moi dans vos commentaires sur le blog."

Ecrit par: mon Rorounet

Allons, allons, je croyais que ce n'était pas une insulte, mais "une position que Jérémy se devait d'assumer en tant que dispensatrice pour lui de plaisir", selon vos propres (sic) dires, ou à peu près? Assumez vos propos, mon vieux!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Elévons-les !
« Le seul homme à ne jamais faire d’erreur , est celui qui ne fait rien » . Théodore Roosevelt , 1858 – 1919

La critique est aisée mais l’art est difficile (maxime de morale)


Rien de ce qui mérite être su ne s’enseigne (Oscar Wilde)


Compte-tenu de ce que l’intéressée a été dûment convoquée et a été présente lors de la réunion de la commission administrative paritaire compétente le 30 juin 2008 ;
Considérant que la commission administrative paritaire départementale a été régulièrement entendue le 30 juin 2008 ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable de dispenser un enseignement adapté à ses élèves dans la respect des programmes , et en prenant en compte leur niveau ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable d’instaurer un dialogue avec ses élèves comme avec leurs parents , ce qui aggrave les problèmes qu’elle rencontre dans la conduite de sa classe ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable d’ établir un dialogue avec ses collègues , d’écouter les conseils des tuteurs pédagogiques , de prendre en compte les remarques faites par les inspecteurs ;
Considérant l’incapacité de Melle Catherine BOUTY à modifier son comportement
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est refusée à envisager toute possibilité de reclassement dans une autre fonction ;
Considérant qu’une telle carence pédagogique , aussi profonde et irrémédiable ne saurait être tolérée dans l’intérêt du service , et qu’il convient d’en tirer les conséquences ;

ARRETE

Melle Catherine BOUTY , professeur des écoles affectée à l ‘école élémentaire Jean le Bail à Limoges , est licenciée pour insuffisance professionnelle à compter du 1er septembre 2008 .
Melle Catherine BOUTY percevra une indemnité de 27 222 euros* qui sera versée dans les conditions prévues à l’article 61 du décret du 16 septembre 1985 susvisé .

* « euro » est invariable , toutes les langues ne faisant pas leur pluriel en « s » .

J’ai écrit ce livre avec plusieurs objectifs :
- il ne faut pas que mon histoire se perde .
- c’est une chose que j’avais promise à un inspecteur .
- je ne suis plus tenue au devoir de réserve …
- c’est la seule façon de me défendre , autrement , je ne suis pas écoutée .

Ce ne sera qu’un livre de plus mettant en cause l’enseignement . C’est inquiétant . Et révélateur de l’impasse dans laquelle est l’école au vingt et unième siècle .






GRANDEUR ET DECADENCE DE L’ECOLE . DE LA TOUTE PUISSANCE
- du directeur
Le directeur n’est pas le supérieur hiérarchique des autres enseignants de l’école. Il n’est que le relais entre les enseignants et l’administration ...en théorie.
Sur le terrain , le directeur va dans les classes , voit le travail de chacun , observe , note les dires et actes des collègues, leur vie privée… et en informe l’inspection , par écrit ou par oral , peu importe.
Considéré comme un super enseignant , ayant deux casquettes, le directeur sera toujours écouté. Ne voulant pas de vagues dans son école , il sera toujours du côté des parents , voire , même, les incitera à écrire à l’IA, IA = Inspecteur d’Académie (Vous retrouverez les significations des abréviations en fin d’ouvrage)

- des parents
Si vous voulez que votre enfant passe en classe supérieure , alors que son travail est très médiocre , et que son instituteur préconise son maintien , voici le recette:
Une bonne dose de mensonge,
Pas mal de malhonnêteté,
Énormément d’hypocrisie et de mauvaise foi,
1 – critiquez l’enseignant et l’école devant votre enfant.
2 – soutenez toujours votre enfant , quoi qu’il ait pu faire : le pauvre petit , il est si jeune , si innocent ...
3 – inventez une histoire sur l’enseignant ( plus c’est gros mieux ça passe) : grossièretés, exercices trop durs , pas assez (ou trop) de devoirs , a une dent contre votre enfant …
4 – prenez votre plus beau stylo et écrivez à l’IA , avec quelques fautes d’orthographes (voire beaucoup) ou de langue : ça apitoie. En n’oubliant pas de menacer d’une grève des parents ( même si vous êtes seul) ou d’une manifestation.
Vous êtes sûr que la sauce va prendre : un IA ne veut pas de vagues (lui aussi a des supérieurs) et dans l’histoire , c’est forcément l’instit le seul et unique fautif.

- des médecins
Si les parents se plaignent , c’est que l’instit ne va pas bien : il doit donc aller voir un médecin de l’administration. Bien planqué dans son bureau , ce dernier est un administratif avant d’être un médecin. Il a reçu des ordres. Son rapport est déjà écrit avant même la rencontre. Immanquablement , il enverra l’instit voir un psy . Ce dernier vous recevra pendant 3 minutes : agréé pour 3 ans par l’administration , et voulant renouveler son agrément ( car ces « expertises » sont très lucratives) le rapport est là aussi rédigé d’avance. Il vous met systématiquement en congé « pour vous protéger de l’administration » . Et voilà comment on monte un dossier , médicalement artificiel et faux , dossier qui poursuit l’instit toute sa carrière et peut servir de prétexte à une procédure administrative de mise à la retraite anticipée.

L’IEN (inspecteur de l’éducation nationale) , voire l’IA se déplacera (il ne peut pas faire autrement) , ne notera que le négatif d’une classe (il y en a toujours un peu) reprochant à l’enseignant d’avoir fait blanc alors qu’il faut faire noir. Un autre IEN peut venir et dire qu’au lieu de faire noir , il faut faire blanc, peu importent les contradictions. Ces super chefs (qui ont du quitter leur poste sur le terrain tellement ils y étaient performants , à supposer qu’ils viennent de l’enseignement) ne se remettent jamais en cause . Ils se réfugient derrière les instructions officielles , ou les programmes qui changent tous le 3-4 matins. Quant au positif ( il y en a toujours un peu), il sera éludé : l’IEN n’est là que pour la forme , et comme le dit le proverbe : « qui veut noyer son chien… » peu importe l’élève ( pourtant « au centre du système ») , l’IA , faible et trouillard, sort son parapluie , sa petite carrière avant tout…

Le seul qui n’a aucun pouvoir (même pas sur les élèves) c’est … l’enseignant . Lui , il ne fait qu’être devant les élèves, les porter à bout de bras , les faire progresser , essayer de leur apprendre quelques règles de la vie collective , leur donner des repères que ni la famille ni la société ne leur donnent souvent plus , et parfois leur faire entrer dans la tête quelques connaissances , si on peut en dégager des programmes (!!!) qui portent plus sur l’ « être » plus que sur le « savoir ».
C’était pourtant la mission première de l’école : la transmission du savoir. C’était …

CE SCHEMA SE REPRODUIT pour la troisième fois pour moi: une mère , n’acceptant pas le possible maintien de sa fille , a écrit à l’IEN des accusations que je peux démonter point par point par des preuves matérielles . La mère était soutenue par la directrice qui a fait un rapport (si pas écrit au moins oral : l’IA me l’a confirmé). On me reproche mon dossier du passé (à chaque fois l’avenir a donné tort à ces accusations). On me menace (congés , licenciement) , le soir des vacances , bien sûr . On est venu m’inspecter trois fois. Le dernier rapport , qui ne voit que le négatif , est rédigé en terme injurieux et insultants ( le syndicat , inefficace , m’a pourtant dit de le signer) . Les deux premiers rapports comportent des erreurs prouvables . On m’a envoyé des conseillers pédagogiques… dont j’attends encore les conseils (seulement écrits dans leurs rapports à l’IA) .

Les collègues ne comprennent pas cet acharnement, aucun ne voit mes élèves ignorants (nous faisons des décloisonnements = échanges d’élèves entre classes).
Je ne suis pas la seule à qui la directrice s’en prend.
Une collègue se permet de supprimer les récréations , de laisser les élèves seuls dans la classe (pour aller discuter plus loin) , de ne pas assurer sa surveillance de cour… : fautes professionnelles… aucun reproche (la directrice se bouche les yeux et les oreilles) .
Colère, brimée , découragée.















Voici mon histoire…

Tout a commencé dans un petit village de la Creuse , alors que j’enseignais depuis 5 ans , entre une collègue ancienne intermittente du spectacle ayant exercé dans la commune en tant qu’animatrice à la radio locale , et une mairesse qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez , et qui se fait manipuler.
L’année précédente , j’avais exercé en IME (Institut Médico-Educatif , donc dans l’enseignement spécialisé pour déficients intellectuels, ou je n‘étais pas à ma place ) . Cela s’est su , le raccourci a été fait : élèves débiles = instit débile . Mon père est handicapé physique : je suis donc débile …Elle me qualifiera de « petite sotte » et « d’imbécile » et fera croire que si j’ai eu ce poste c’est parce que l’IA ne savait pas quoi faire et s’est débarrassé de moi en me nommant à R. (propos tenus en commission des finances municipales le 13 janvier 2000 !) .J’étais cataloguée .
« On« ne cherche pas à se renseigner , « on » juge sur des apparences . Mais les apparences sont quelques fois trompeuses . Mon père a eu son CAPES d‘anglais en 1957 , reçu trente quatrième sur cent huit , et à cette époque-là , les diplômes valaient quelque chose . Il a été prof pendant trente sept ans , dont trente cinq dans le même lycée .
La collègue , pour justifier sa reconversion dans l’enseignement , essaye d’éblouir les parents. Elle mène les élèves à coup d’insultes , de vexations , d’humiliation et de grands coups de pieds aux fesses… Et ça marche !!! Les parents y croient : quelle bonne instit ! La mairesse aussi. Il y a même failli avoir une ouverture de classe ! !
Dans le courant de l’année , je suis inspectée : ma note est augmentée de 3,5 points !! L’année se passe , sans incidents .
A la rentrée suivante , la collègue est nommée dans un village voisin , mais ne déménage pas ; et le collègue du village voisin est nommé à sa place : ils échangent donc leur poste.
Les parents éblouis (par son aplomb et son culot surtout) ne veulent pas que leurs petits soient privés d’une si bonne maîtresse … les élèves changent d’école. Mais tous ne la rejoignent pas : beaucoup d’enfants sont scolarisés dans le département voisin , depuis des années . Le phénomène s’accentue alors .
Au moment de la carte scolaire , il y a menace de fermeture de classe . Pourquoi ?
La mairesse lance une « enquête » . Elle dira , en conseil municipal auquel j’assiste régulièrement , qu’ « il faut que les parents y répondent , car il se passe des choses , pas du côté maternelle , mais de l’autre côté » : nous sommes deux à être visés.
L’enquête ne donne rien. Aucune levée de boucliers contre un instit ou un autre , et surtout pas contre moi , comme elle l’espérait … Mais les parents se posent alors des questions . Ils organisent une réunion … où chaque enseignant sera passé au crible .
Pour moi , on me reproche un peu de chahut ( précisons que cette année là , j’avais 8 élèves : on peut se permettre un peu de « bruit » avec un tel effectif) , mais les apprentissages se font. Ceux de la maternelle donnent satisfaction !!! (mais on aimerait bien changer de têtes) . Le nouveau collègue est critiqué et accusé d’ivrognerie. Une lettre à l’inspection en ce sens a été arrêtée par les délégués des parents d ‘élèves. Il organise une réunion . Les parents sont calmés , mais il ne change pas ses méthodes .
Ajoutons à cela un employé communal , pistonné , qui vient systématiquement aux récréations aborder un groupe d’élèves filles . J’en informa la mairesse et lui demande que cela cesse.
Elle ne cesse alors d’harceler l’inspection pour que je parte , m’accusant de faire fuir les élèves.
Ce sera fait : l’IEN m’en informe à la sortie de juin , alors que l’IA voulait attendre la rentrée . A la rentrée suivante je suis déplacée (sans que ce déplacement soit officiel) sur un poste bidon , qui n’aura pour but que de me mettre en difficulté . Je suis traitée de façon inqualifiable par le directeur , et à la fin de mon remplacement de quatre mois , il m’agresse physiquement et verbalement . Puis il écrit un rapport diffamatoire .
Ce qui me vaut l’année suivante d’être mise en congé longue maladie (laquelle , je l’ignore : les psy ont reçu des ordres et y obéissent).
L’année suivante , je change d’école . Les parents se méfient (j’ai acquis une réputation !) mais la directrice calme le jeu en reconnaissant que je suis victime de harcèlement de la part des parents.
Partant à la retraite , elle est remplacée par un directeur , qui lui ne se gène pas . C’est qu’il a atterri là par ce que sur son poste précédent , il avait trop les parents contre lui . Pour détourner l’attention , il me charge à bloc , avec la complicité de tous les collègues , surtout d’une qui prend sa retraite à la fin de l’année . Elle écrira une lettre m’accusant d’avoir abîmé l ’ ordinateur de la bibliothèque ou d‘avoir pris du matériel . Ce qui est faux bien sûr, mais personne ne le vérifiera : ses propos seront pris pour argent comptant . A moi , bien sûr , on ne demandera rien: accusée sans être informée et sans possibilité de me défendre .
Tous ces courriers et rapports , on les a utilisés contre moi sans les porter à ma connaissance ; ils ne m’ont été communiqués que bien des années après, en juin 2007 , quand j’ai moi-même demandé à voir mon dossier . J’y ai alors découvert des choses effarantes , entre autre , un compte rendu de réunion de parents ( l’année ou on m’a mis en congé en janvier) digne d’un rapport de tribunal dans sa formulation . Mais dans un tribunal , l’accusé à le droit de se défendre et de s’expliquer . Ce droit m’a été refusé : ne seraient-ils pas sûr de leurs accusations ?
Re-belote , je suis à nouveau mise en congé ...au mois de janvier. La remplaçante n’a pas rendu les élèves plus intelligents , leur niveau est resté identique . Ceux qui devaient redoubler avec moi ont redoublé avec elle .
Il faut également signaler des événements étranges : la première année , ma voiture n’a cessé d’avoir panne sur panne (jamais avant , jamais après le séjour dans ce bourg) . Puis la deuxième année , n’ayant plus ma voiture , c’est mon électricité (et donc mon chauffage) qui n’a cessé de disjoncter , toujours pendant le week-end , quand je n’y suis pas : cela a cessé quand un boîtier de protection a été posé sur le disjoncteur du couloir, contre les mains malveillantes !!!
J’obtiens ma mutation pour la Haute – Vienne en 2004 .
Mais l’inspecteur de la Creuse attend novembre (alors que je l’ai demandé depuis avril) pour lancer la procédure de réintégration après mon congé imposé.
Je fais la rentrée , puis environ 2 semaines de classe , avant que l’inspection de la Haute-Vienne s’en aperçoive . Je reprends donc réellement la classe qu’à la mi-janvier 2005.
L’année se termine bien . Au dernier conseil d’école , le directeur dira qu’il aurait aimé que je reste , que je me suis parfaitement intégrée dans l’école .
A la rentrée 2005 , je suis nommée dans une école de banlieue défavorisée. J’y arrive en même temps que la directrice , nouvelle elle aussi. Elle prenait la suite d’un directeur très critiqué qui a pris sa retraite .
Cette directrice , a un caractère très spécial . Au lieu d’être fédératrice , et de jouer le rôle d’un chef d’orchestre , elle « divise pour mieux régner » et est la reine des réflexions déplacées et humiliantes contre les collègues : elle n’est pas aimée et tout le monde se méfie d’elle . Malgré tout , l’année se passe sans heurts , ou à peu près . La mère d’un élève que je voulait faire redoubler l’a agressé en fin d’année , d’où procès … m’en a –t-elle voulu ? Je n’y suis pour rien si la mère a eu un accès de colère .
L’école passe en ZEP à la rentrée suivante. Personne ne nous a demandé notre avis , n’y même si nous voulions y rester ou pas .
J’avais prédis que ce passage en ZEP était une catastrophe ; cela s’est avéré juste :une déferlante d’intervenants s’est abattu sur l’école , ce qui n’a eu pour effet que démultiplier les problèmes : les élèves n’avaient plus de référents fixes , ils devenaient nomades allant d’un adulte à un autre , sans comprendre pourquoi , ni à quoi cela servait. L’école est devenue un hall de gare . Je n’ai quasiment pas pu faire une séance sans être interrompue . Non seulement par les intervenants , mais aussi pour répondre en toute urgence à une enquête de ceci ou une statistique de cela , pour lesquelles il fallait interroger les élèves . Cela n’étant bien évidemment pas propice au travail et ne favorisant pas les apprentissages . Que d’agitation !!! Pour quel résultat ???
Sans oublier l’étiquette que cela a mis sur l’école . Aujourd’hui , les meilleurs de mes élèves en sont partis .
Au cours de cette année j’ai été inspectée trois fois : en octobre ( puis j’ai eu une promotion au choix ), puis en novembre et enfin en avril , après un courrier de parents , courrier qui se contredit entre le début et la fin , et d’une niaiserie incroyable , écrit deux jours après un entretien de la mère avec la directrice. Contactés par mes soins , les délégués des parents d’élèves ne sont au courant de rien . Ils croient que j’ai quitté volontairement ma classe . Je remets les choses au point . Il faut signaler ici que sur les douze délégués des parents , six sont des parents de ma classe : bizarre dans ces conditions là qu’aucun ne soit au courant . Tout a bien été étouffé , fait dans le dos de tout le monde . Cela ressemble fort à un complot .
Entre temps , j’avais eu droit à la visite de la conseillère pédagogique ,qui a écrit des rapports (ce qui n’est pas habituel , mais elle avait reçu des ordres) alors que mes séances n’ont jamais fait l’objet de quelque entretien que ce soit .
Un après midi , je vois débouler dans ma classe l’IA accompagné de l’IEN . Nous commencions alors une évaluation . Que faire ? Je décide de continuer ce que j’avais prévu . Bien évidemment, rien de ce que je fais ne leur convient : je peux faire n’importe quoi , cela ne va jamais , tout est dénigré . Je suis convoqué à l‘inspection deux jours après . Dans l’après midi avant cet entretien je reçois un coup de téléphone de la conseillère pédagogique qui est avec ma remplaçante (!!!) et me demande quelle méthode de lecture j’utilise (en fin des CE1 !!!) : qu’a-t-elle observé lors de ces visites ??? La directrice me reprend les clés de l’école aussitôt .
Je demande immédiatement à la rectrice que le niveau de tous les élèves de CE1 de l’école soit évalué : bien sûr , rien n’est fait : « on » craint trop les résultats .
Je suis retirée de mon poste, l’IA m’interdit de retourner dans cette école ! Je suis libre de me promener où je veux ! La véritable raison est qu’il faut cacher , étouffer .
Je suis mise alors en école d’application (école ou on forme les enseignants) jusqu’à la fin de l’année , avec , comme recommandation , d’aller voir le médecin de l’administration . L’IEN me harcèle , vient me voir , en privé , sans témoin , pour me faire du chantage « vous y allez ou on lance la procédure » . Puis , ce sont les incessants coups de téléphone , ponctuant la journée de leur insistance lourde ...
Chat échaudé craint l’eau froide . Je n’y vais pas . Cette insistante est suspecte .
A la rentrée suivante , j’ai un poste . A la première seconde de la pré-rentrée , je suis cueillie sur mon lieu de travail par trois IEN (dont un stagiaire) et mise en congé d’office . Au bout de trois mois , l’IA est obligé des me « réintégrer » c’est le règlement , mais pas dans ma classe (prise entre temps par une instit en surnombre ) , non , dans la BCD (bibiothéque scolaire) . Un placard, avec au milieu une chaise et quelques vieux livres démodés dont plus personne ne voulait depuis bien des décennies.
La seule chose que j’avais à faire était d’observer les classes ,en passant dans les couloirs , car les portes m’étaient fermées : observation instructive . Les élèves sont insultés , traités d’idiots , l’éducation donnée à la maison est dénigrée (« aucune éducation , ça , à la maison ») , les élèves sont frappés , ou laissés seuls dans les couloirs porte de la classe fermée , ou dans les classes , le temps que la maîtresse aille aux toilettes ou faire des photocopies : quel repère d’organisation pour les enfants ?! Les classes sont souvent en pagaille , des élèves sifflent , ou jettent des crayons à travers la classe , ou baissent leur pantalon … Sans parler du niveau scolaire : ne pas savoir en fin de CP que P et A fait PA me semble extrêmement grave.
A la toute fin juin , l’IA convoque un conseil de discipline : pour ou contre le licenciement . Il a convoqué des témoins : ni mon avocat ni moi n’étions au courant . Le directeur de l’école d ‘application n’a pas été convoqué : à la retraite , il n’est plus aux ordres de l’inspecteur … car le conseil de discipline n’est formé que par des subordonnés à l’IA !!! Ils font ce qu’il dicte.
Le 17 juillet , en pleines grandes vacances , je reçois ma lettre de licenciement . La situation est bloquée jusqu’à la rentrée.
Aucun reclassement ou emploi ne m’est proposé .
Les ASSEDIC ne peuvent pas me verser d’allocations chômage , vu que je viens de la fonction publique . Ce n’est qu’à la mi-septembre , après un courrier des ma part au rectorat , que je reçois les papiers pour avoir cette allocation « sous réserve de remplir les conditions » , trop tard, ce document aurait du être joint à la lettre de licenciement par obligation légale , une fois de plus nous sommes en plein arbitraire , démontrant une fois de plus la réelle volonté de nuire de la part de l’IA . Donc privée de mes droits je n’ai pas un centime .
J’attends la mise en place du nouvel inspecteur , car bien sûr celui qui m’a licenciée a attendu juste avant sa retraite pour me sanctionner : il ne veut pas assumer les conséquences d’un acte injustifié et disproportionné.
Hors , le nouvel IA délègue tout son travail au secrétaire général , qui connaît bien mon dossier : c’est lui qui menait les interrogatoires lors du conseil de discipline ...

Précision importante , l’IA partant connaît bien le petit village de Creuse …et surtout Mme son maire , vous voyez ce que je veux dire !

« La Corrèze parle , la Haute Vienne paye et la Creuse pleure ».

Dans la digne lignée de Chaminadour (livre de Marcel Jouandeau , qui dresse des portraits de Creusois )

- Boucherie de L
En 2008 passe sur France 3 un reportage sur des commerçants installés depuis environ un an dans un petit village de Creuse , que je ne connais pas . Ils y ont repris un commerce . On leur avait fait miroiter un revenu mirobolant . Sur place , après un an d’exercice , ils n’ont jamais eu la clientèle annoncée. Interrogés , les autochtones leur reprochent de ne pas dire bonjour , de ne pas bien recevoir la clientèle …mais rien sur la qualité de la marchandise .
Réponse du commerçant : « Si dire bonjour est malpoli , alors où va-t-on ? » Comme il l’a expliqué , s’il y avait eu beaucoup de clients au début , puis de moins en moins , il se serait remis en question . Mais non, la fréquentation a toujours été la même . Alors , qui incriminer ? Car il faut un coupable …
Mon avis est que , voyant les commerçants fermer un à un , la municipalité (sans doute) a essayé d’attirer un repreneur avec des mensonges . Je n’ai qu’une chose à dire à ce couple de commerçants : fuyez !!!

-Dans le village bien connu de l’IA , j’ai essayé de fréquenter les commerces locaux . Je suis allée au bureau de presse . J’y ai acheté des cartes postales . J’ai regardé machinalement la monnaie rendue . La commerçante , agressive : « ce n’est pas la peine de vérifier , je ne vais pas vous voler … » Je suis sortie , regrettant bien mon achat , et n’y suis jamais revenue .
Je suis allée à la supérette . La gérante ne m’a pas quittée des yeux tout le long de mes courses. Voyant cela , je suis ressortie sans rien acheter . Et je n’y suis jamais retournée . Je me suis alors dit que tous les commerces locaux devaient être pareils . Ils valait mieux ne pas y mettre les pieds . Et j’ai fait mes courses ailleurs , bien plus loin .
La secrétaire de mairie était très spéciale : elle m’a fait elle même remplir les papiers pour le recensement alors que je les avais déjà rempli à L . Elle a du se les mettre de côté , avec de faux renseignements , car je me doutais qu’elle me jouais un tour de cochon . Elle en a fait à d’autres . Elle vendait des terrains puis disait après qu’ils n’étaient pas constructibles … et était odieuse avec pas mal de gens . Elle avait la réputation de fouiner dans les classes quand les instits n’y étaient pas . Je ne l’ai jamais vu faire . Mais elle est venue fouiner dans mon logement (un taudis creusois insalubre) : la moitié d’un ancien logement d’instit . L’autre moitié était donné à une association d‘activités pour les enfants le mercredi, très peu fréquentée .
De par le fait , chaque porte était verrouillée : il fallait la clef pour aller aux toilettes ! Il n’y avait pas de volets . Les fenêtres ajointaient mal et j’ai du tout calfeutrer . J’aérais donc par le couloir. La prise télévision était dans la partie « association » . Au début , j’étais envahie par les guêpes : j’ai bouché l’aération de la cheminée dans la cuisine , et le problème a été résolu .
Dès que je me suis aperçue (rapidement) de ses agissements , j’ai changé les verrous . Elle m’en a voulu …
J’assistais aux conseils municipaux : a chaque fois l’école était attaquée par le maire . Il y a eu un problème à la cantine : les repas étaient préparés par la maison de retraite et il fallait les amener à l’école dans des caisses spéciales . Hors , des élèves ont râlé que les repas arrivaient froids . Réponse de la mairesse : « il va y avoir une enquête , et dites bien aux parents d’y répondre , car il se passe des choses à l’école , pas du côté maternelle mais de l’autre côté » .
Le bourg lui-même était infréquentable : pas moyen de se promener sans être surveillé . Par une petite vieille en bas de la rue , par une bande de vieux et moins vieux qui avaient pour habitude de se retrouver dans l’abri du car du collège , en haut de la rue . Il n’était pas question non plus d’y avoir une voiture . Le parking , public , ayant été indexé par les employés municipaux , les voitures « étrangères » étaient systématiquement abîmées : rayures , clous sous les pneus …
Une femme de gendarme confirmera cette ambiance exécrable : elle aussi reste chez elle où elle s’est créée ses petites occupations .
La collègue qui a pris mon poste n’avait qu’une idée : y être le moins possible .
Et après on dit que je « reste dans mon petit logement » !!!
Et après on dit que je ne communique pas !!!


- Après quoi , je suis déplacée dans un autre petit village où j’ai fait un remplacement de quatre mois . Mon arrivée , et ses conditions , avaient été annoncées . Dès le début , le directeur M F. , m’a cherché des histoires .
Dès la prérentrée : ils sont allés manger au restaurant à midi . Je m’étais organisée autrement , je n’y suis pas allée . Cela me sera reproché , de même que de ne pas manger à la cantine (« c’est le moment d’échanges pédagogiques » !) . Le directeur oublie de dire que lui-même y va très rarement . Que je mange casher ne regarde que moi .
D’abord pour le logement . La piscine ne fonctionnant que pour l’été , la municipalité engageait un maître nageur pour cette période , en lui fournissant un logement . Logement qui m’a été proposé. Je l’ai visité : les wc étaient dans le coin d’une pièce , sans cloison . Dans une petite pièce il y avait un lit avec un matelas crasseux . Dans la cuisine, une vieille table et un réfrigérateur d’une autre époque . On voyait les différentes strates de papiers peints : il avait été arraché de façon très irrégulière un peu partout . Je me renseigne auprès de la DDASS : rien ne les alarme , jusqu’à ce que je leur dise qu’il n’y a pas de chauffage . Le logement est impropre à l’occupation , même en été pour une période limitée . Le maître nageur n’avait pas le droit d’y être logé .
A la mairie , la mairesse est prête à me le louer . Sort alors de l’arrière boutique le directeur « mais , il y a les parisiens ! » la mairesse se rétracte . Je ne trouverais pas à me loger et devrais faire l’aller-retour tous les jours en voiture , plus de cent kilomètres . Les horaires de train étant incompatibles avec les horaires de l’école .
Il faut préciser que le directeur est également premier adjoint au maire , et en fait le vrai maire . La mairesse est la pharmacienne du bourg (son mari est médecin) et pense surtout à faire son jogging quotidien avec les copines , tout en papotant .

- Histoire véridique d’une collègue de Creuse .
Elle avait pour habitude de manger à la cantine . Bien anodin . Mais un jour , pour cause d’ hiver, elle est amenée à prendre un médicament pendant le repas . Les élèves la voient prendre une poudre blanche . Suspicion . Ils vont lui faire les poches (noter l’état d’esprit ) . Ils trouvent une boîte sur laquelle il est marqué « cocaïne » !!! Ouh la la !!!!!!!!! Inquiétude. Rapport aux parents . Scandale . Protestation auprès de l’IA . Honteux . Elle est convoquée pour se faire passer un savon , car il ne faut jamais mettre en doute la parole d’un enfant , et encore moins celle de parents .
L’inquiétant dans cette histoire n’est pas tant ce qu’ont racontés les élèves , mais que des adultes , informés et responsables , aient cru à cette histoire : il est de notoriété que la cocaïne est vendue en pharmacie , bien étiquetée , et prise en public !!! Voyons donc !!!

- En poste à La S
J’y suis restée un an et demi .
La première année je n’ai eu que problème sur problème avec ma voiture : quasiment à chaque fois que je la reprenais , elle avait du mal à démarrer , voire ne démarrait pas du tout du fait de sabotages . Lasse des frais que cela m’entraînait , après un an à ce rythme , je décidais de la laisser chez moi , à L . Et d’aller à pied .
Une fois que j’avais amené ma classe au gymnase , une mère d’élève qui faisait sa séance de musculation dans la salle voisine , est arrivée , caméra au poing et a commencé à filmer !!! Bien sûr , je l’ai arrêtée aussitôt , mais faut-il avoir du culot et être sans gêne !
Les livres de la BCD étaient gérés par un ordinateur . Un jour que j’y faisais du travail personnel , une collègue m’en a chassée . Puis m’a accusée d’avoir tenté de piller des fichiers . Un code d’accès a été mis . Le directeur a refusé de me le donner . Je ne pouvais plus gérer les livres , ni travailler . Bien sûr , un courrier a été envoyé à l’IA , ainsi qu’un courrier des parents (j’avais dit aux élèves qu’il faudrait gérer les livres autrement à la BCD ) : personne n’a vérifié , aucune enquête n’a eu lieu . Les parents ont pris au pied de la lettre des dires d’enfants de huit ans à peine et l’IA a pris tout cela pour argent content . Bien sûr , je n’ai eu connaissance de ces courriers et accusations que des années après . La collègue accusatrice a pris sa retraite quelques mois après sa lettre .
Des paroles d’enfants , de parents ou de « collègues » valent plus que la mienne .
L’égalité n’existe pas . La fraternité n’existe pas . La solidarité n’existe pas . L’esprit de corps n’existe pas . L’esprit d’équipe n’existe pas .

Je louais un petit logement dans une maison de rapport . La porte donnant sur la rue était censée rester verrouillée . Mais un habitant de la maison ne la fermait jamais à clef .
Les compteurs et disjoncteurs électriques se trouvaient dans l’entrée , à la portée de n’importe qui . Quand je revenais de week-end , je retrouvais systématiquement non compteur disjoncté . Mon logement était glacial. Je l’ai signalé au propriétaire , qui y a mis un coffret fermé par un cadenas . Ça n’a jamais plus disjoncté !!!

Une collègue du secondaire , venue faire passer le bac à Guéret dira « dans un patelin comme ça , il y a de quoi se flinguer »

Ils ont tué ma chienne , jamais je ne leur pardonnerai .

Histoires en Creuse .



Texte écrit en deuxième année de formation , à la demande du professeur de français , à chanter sur un air de Brassens :
Une petite instit
Qui aimait le fric
On la parachute en Creuse
Et on la traite de gueuse
La rumeur lui crie:
« Toujours des vacances
Bande de fainéants
Et jamais contents »
On la met en classe unique
Elle devient neurasthénique
On l’oblige à faire un stage
Elle en pète son embrayage
On la met à La Courtine
Elle devient autiste infirme

Le logement .

Quand j’ai débarqué , ma première recherche a été un logement . Mais vers le 3 septembre , il n’y avait plus rien . Alors j’ai logé dans deux hôtels . C‘est peu pratique pour préparer sa classe . Puis un logement s’est libéré . Je payais régulièrement mon loyer et entretenais ledit logement . Quand j’en suis partie , le propriétaire n’a pas voulu me redonner la caution , sous prétexte qu’il avait fallu faire passer une entreprise de nettoyage . Je lui en ai alors demandé la facture : il a bien été incapable de me la montrer . Il m’a finalement redonné mon argent . Mais les autres locataires (maison de rapport de 8 logements) ont été informés de ses pratiques .

Ailleurs , je n’ai trouvé qu’un logement infesté de puces . La cuisine avait été démolie pour aménager un jardin public ; mais la porte n’avait pas été changée : j’avais donc une porte intérieure devenue extérieure , fermant avec une clef générique , et qui avait un grand carreau simple , qui s’enlevait de lui même . Dans le séjour , quand le temps était humide , les joints du carrelage étaient imbibés d’eau qui remontait du sous-sol , le logement étant au rez-de-chaussée . Les radiateurs avaient été rajoutés , branchés sur des prises bricolées . Tout cela est très salubre et sécuritaire en creuse.

Le dernier que j’ai occupé avait été retapé par le propriétaire lui-même . L’électricité a été installée aux moindres frais . Pour économiser quelques mètres de goulotte (c’est vrai que pour les quatre logements de la maison , cela aurait augmenté de beaucoup les frais !) La prise électrique de la cuisine a été mise à l’entrée à gauche. La porte ouvrant vers la droite , là où se trouvait la pièce elle-même , je devais faire passer un fil soit par dessus , soit par terre pour brancher mon four . Dans la pièce principale , il y avait deux prises : une à l’entrée , une à l’extérieur de la salle de bain (où il n’y en avait pas) . J’ai donc du mettre le lit à l’entrée du logement , je n’avais pas le choix . Le lino avait l’épaisseur du papier de cigarette et n’était pas collé .

Nommée en classe unique , j’ai demandé un logement au maire ; Il s’est engagé à refaire entièrement un des deux logement d’instit inhabité depuis des années . A la rentrée , rien n’était fait : les rumeurs ont circulé du petit village à celui-là . Une semaine avant la rentrée , je fini par trouver un logement : une cuisine en couloir se limitant à un évier , un pièce communicante , et à l’étage , une salle de bain – WC datant d’une autre époque , et une chambre . L’état général du logement est tel que le propriétaire engage 8 000 francs de travaux . C’est une partie d’un ancien bistrot – logement . Les autres pièce sont inquiétantes : un chambre avec un lit et un baignoire juste à côté ( cela me fait penser à une salle des tortures ) , les murs sont recouverts de moisissures… Je paye deux mois de loyers , soit 4 000 francs . Le jour de la pré-rentée (que je dois quand même faire) , je suis informée que je ne prends pas mon poste et suis mise en congé d’office ! Le propriétaire me demande des explications (logique) : je le renvoie au maire . Comme le propriétaire est un gros employeurs de la région , j’espère qu‘ il y a eu des remous ...


La patate chaude.

L’inspecteur d’académie , très sûr des faits qu’il me reproche , a attendu plus d’un an avant de lancer une procédure. Durant ce lapse de temps , menace et tentatives d’intimidation et de chantage de sont succédées , il en est toujours ainsi pour harceler quelqu’un . Par le déplacement d’un IEN tout d’abord , me prenant seule dans un bureau bien fermé , sans témoin et sans m ‘avoir prévenu de sa visite . C’est illégal ( une fois n’est pas coutume ) . Puis par téléphone : d’abord l’IEN lui-même , puis sa secrétaire , avec lui par derrière qui lui soufflait ce qu’il fallait me dire.
Pour me faire du chantage .
Si j’allais voir leurs fameux médecin de l’administration , j’aurai un remplacement pour les jeudi et vendredi de la semaine suivante , autrement dit , il me promettait un remplacement de deux jours durant le pont de la Pentecôte ou les écoles étaient fermées… Je n’invente pas , c’est authentique …
Il ne faut pas avoir peur du ridicule .
Assumez vos paroles , messieurs les supérieurs à tout .

La sécurité de l‘emploi.

Le licenciement dont je suis victime est très inquiétant pour toute la fonction publique : il remet en cause la fameuse sécurité de l’emploi que l’on a tant , par jalousie , reprochée aux fonctionnaires : « vous êtes mal payés , mais vous , vous avez la sécurité de l’emploi » . Ne soyez plus jaloux , la sécurité de l’emploi des fonctionnaires appartient désormais au passé. Nous sommes maintenant tous égaux face à l’abus de pouvoir et aux petits chefs locaux .
Dans le privé , les salaires sont trois à quatre fois plus élevés que dans le public , pour compenser le fait de cette « non sécurité de l’emploi » . Le public , le privé , cela est la même chose à présent : les salaires des anciens fonctionnaires doit donc être réajustés en conséquence : il faut les multiplier par trois ou quatre . Ou alors , pour niveler tout le monde , on peut également diviser par trois ou quatre les salaires du privé . Sinon, on pourra dire aux ex-fonctionnaires : « vous êtes bien moins payés que nous , et vous n’avez même pas la sécurité de l’emploi » ... imbéciles .


Une époque formidable.
En ces temps de crise , et pour relancer la consommation , il est de mauvais ton de jeter de l’huile sur le feu . Et pourtant …Les petites gens , dont je fais partie , ne sont pas complément idiots . Ils économisent et comptent chaque centimes . Et il ont raison . Depuis l’euro , les prix ont flambé . C’est une réalité , quoi qu’en disent les économistes et les pseudo sondages . Alors, oui , il faut comparer , épargner (mais pas à la banque) et surtout se détacher de la société de consommation . Nous ne pouvons plus nous permettre ce luxe . C’est du passé .
Entre les loyers , la nourriture , les factures d’eau , d’électricité , de gaz , de téléphone , et surtout les impôts , il ne reste plus rien de la paye .
Les supermarchés profitent aussi : ils ne donnent plus de sacs , ils en vendent . Leurs prix n’ont pas baissé pour autant : double bénéfice pour eux , sur le dos du client , une fois de plus . Avant , je pouvais remplir autant de sacs que je voulais , d’autant qu’ils étaient maniables . Maintenant , je ne rempli que le sac que j’amène . Et je ne vais pas plus souvent faire mes courses . Je consomme moins , c’est tout .
Arrêtons d ‘ acheter tout ce qui n’est pas vital : produits chimiques et gadgets camelotes « made in China » en tout genre . Cela pollue non seulement avec les usines de fabrication , mais aussi notre environnement de vie . Il est bien connu que l’air extérieur est plus sain que celui de la maison .
Plus de vacances , restaurant , télévision , informatiques , jeux vidéo , téléphone portables , cinéma … tous ces bouffeurs d’électricité : les centrales nucléaires ne sont pas propres . Les appareils électroménagers sont de mauvaise qualité exprès pour faire consommer . Mais plus nous consommons , plus nous polluons . Mes grands-parents ont achetés un réfrigérateur en 1956 . Il leur a duré jusqu’à la fin de leur vie , soit 30 ans , avec pour seule réparation le changement du joint . Qui peut en dire autant aujourd’hui ?
L’homme est le plus grand pollueur de la planète . La seul solution , pour ne plus polluer , est de supprimer l’homme ; « Il est nécessaire de réduire des trois-quarts la population mondiale » disait Haroun Tazieff .
Quand je vois la quantité de vêtements « oubliés » dans les écoles , cela me fait bondir . Les enfants en ont tellement qu’ils n’en prennent pas soin , ne savent pas avec quoi ils viennent à l’école , oublient le bonnet ou le pull dans un coin , et ne les reconnaissent pas . Il n’y a pas d’école sans une rangée de portes manteaux bourrés de vêtements qui « n’appartiennent à personne » .
Marchons , allons à la bibliothèque , rencontrons-nous autour d’une activité quelconque … cela recréera les liens sociaux qui manquent tant .
Sans oublier les yeux de nos chers petits : toujours devant un écran . De télévision , d’ordinateur, de console de jeux et autres gadgets . Inquiétant . Mais la vue des enfants importe peu , pourvu qu’ils s’amusent et nous laissent tranquilles .
C’est que l’on en prend soin de nos chers petits . On est soucieux de leur bien être et de leur santé . Et à ce titre là , on les laisse faire ce qu’ils veulent . Il ne faut surtout pas les contrarier , nos chères têtes blondes . L’ère de l’enfant roi est loin d’être finie . Pourtant , la discipline est une preuve d’amour .

Je ne dis pas qu’il faut revivre comme au temps des cavernes ou à la bougie . L’homme d’aujourd’hui , s’étant lui –même fragilisé avec le soi-disant progrès , en est bien incapable . Mais il faut revivre de façon raisonnable , sans consommer à outrance .

Tout est fait pour l’étouffer , mais pour la première fois depuis des décennies , l’espérance de vie a diminué ( source : UNESCO ). A qui la faute ? Car nous sommes dans une société où il faut absolument trouver un responsable . Ce phénomène rend impossible la retraite à soixante-dix ans . Déjà aujourd’hui , les petits vieux sont pauvres . Ils ne peuvent plus aider leurs enfants ou petits enfants à s’installer dans la vie . De leur côté , les jeunes sont pauvres aussi , car précaires ; ils ne peuvent pas aider leurs parents ou grands-parents .

En fait , la crise est bien entretenue : il ne faut surtout pas permettre une révolte . Tenons le peuple par l’argent : c’est le nerf de la guerre .

On peut également faire des économies à l’école : quel gaspillage de papier ! Il n’y a pas si longtemps , les élèves n’avaient que quelques cahiers et stylos . Quand je vois la liste de fournitures demandées aux parents , et la quantité de cahiers , classeurs , calepins et photocopies , je bondis . Est-ce que les enfants en travaillent mieux pour autant : non . Ils sont noyés sous ce matériel qu’ils ne savent pas gérer , et ont bien du mal à ranger dans des casiers qui ne sont pas prévus pour autant de matériel ou au format de celui-ci.
L’allocation de rentrée devrait être versée directement aux écoles , en fonction de leurs effectifs . Car il y a en septembre un boom sur les ventes d’électro-ménager , l ’argent ne servant que très peu pour l’école , que ce soit en primaire ou au secondaire . Je suis très choquée quand il est dit que cette allocation doit servir à habiller et à nourrir les enfants . Cela veut-il dire que quand ils ne vont pas à l’école , les enfants se promènent nus et ne mangent pas ? Le renouvellement des vêtements coïncide par hasard avec la rentrée , à la fin de l’été pendant lequel les enfants ont beaucoup grandi et où les vêtements de l’année précédente ne leur vont plus . Mais , école ou pas école , il faut bien s’habiller . C’est un minimum vital que les parents doivent assurer pour leurs enfants , et s’ils ont des problèmes , les allocations familiales et autres aides sont là pour les seconder . Mais l’allocation rentrée ne doit en aucun cas servir à ce genre de dépense !
Et Noël , ce grand moment de dépenses de l’année . Que fait Noël dans une école dite laïque ? Les enseignants , surtout en maternelle , font faire le calendrier de l’Avent en classe : c’est une pratique religieuse décrite dans la Bible ! Et personne ne proteste . C’est dans ces périodes là que l’on apprend à nos chers petits à dépenser , avant même de gagner le moindre argent . Et après leur avoir fait miroiter toutes ces belles choses brillantes , inutiles et consommatrices (voire les illumination des villes) d’énergie , on s’étonne qu’ils soient frustrés , exigeant de l’immédiateté .
On essaye à tout prix de « civiliser » les pays sous développés . Qu’on leur apporte l’eau potable est certainement une bonne chose . Mais je ne suis pas sûre qu’industrialiser ces pays le soit . Ce sont certainement eux qui sont les plus écolos de la terre aujourd’hui . Et je pense que nous devrions prendre exemple sur eux , et non pas le contraire .
Faut-il aujourd’hui être mal dans sa peau pour se réfugier derrière des biens matériels à outrance . Les « gens du voyage » ou ceux qui ont choisis de vivre en camping-car ont tout compris : ils ont une vie saine , ne peuvent pas entasser beaucoup de matériel et sont les plus écolos de nous . Ça me tente ...


De nos jours.
Quand on demande quelle a été la plus grande invention du vingtième siècle , les gens répondent l’ électricité . La fameuse « fée électricité » . Oui , elle a amélioré la vie , au début . Car avec le recul , je ne pense pas que tout ce à quoi elle est utilisée soit bon pour l’homme . L’éclairage est bon . Le chauffage est bon. Mais les centrales nucléaires ne sont pas bonnes du tout . Alors pour éviter la construction de nouvelles centrales , limitons notre consommation .
La mode maintenant est aux ampoules à économie d’énergie . Mais là encore , la charrue est mise avant les bœufs : on veut imposer une technologie qui n’est pas au point et qui peut être nocive pour la santé . (Présence de mercure, émission d’ondes à haute fréquence…)

Le racket.
On nous rabat les oreilles avec la sécurité routière . Chacun est responsable de sa vie . Si je ne veux pas mettre ma ceinture , ça me regarde . D’autant qu’elle me coupe le cou m’entravant ainsi dans mes mouvements . Je préfère adapter ma vitesse aux conditions climatiques ou de circulation , ou à mon état plutôt qu’à des limitations de vitesse artificielles faites uniquement pour donner des PV . Les radars automatiques ne sont qu’un piège à fric . Le petit citoyen est totalement déresponsabilisé . On fait de nous une société d’assistés : il faut que cela cesse . Laissons les gens se prendre en charge ; tout le monde en est capable , pourvu qu’on nous laisse faire .
J’ai eu deux PV : le premier en Creuse , parce que ma voiture n’était pas garée dans le bon sens : je n’étais pas la seule , mais j’étais la seule immatriculée ailleurs … le deuxième , en sortant du « placard » : l’adresse sur l’attestation d’assurance et la carte grise n’était pas la même : 135 euro . Et quelques jours plus tard , je me suis refaite contrôler par la même fine équipe , qui a regardé les mêmes papiers : pour leur poire , cette fois : j’avais fait changer ma carte grise . Une façon facile de se faire de l’argent , sur le dos des pauvres gens . Je considère cela comme un impôt supplémentaire, du racket .
Les routes ont été aménagées de telle façon qu’il y a des rails partout : bordures de trottoirs , îlots centraux , gendarmes assis … nous sommes petit à petit , insidieusement , privé de notre liberté . il y a quelques années , faire un tour en campagne , pour décompresser , était agréable; c’est aujourd’hui stressant : je ne peux pas sortir sans tomber sur des gendarmes . Je sors de moins en moins , et donc consomme moins , car en général , chacune de mes balades avait pour but un commerce quelconque ...
Pourquoi empêcher les jeunes de vivre leur jeunesse . Elle aura peut être été courte , mais belle. Que va leur apporter la vie d’adulte dans le contexte actuel ? Rien que des tracas .
C’est choquant : tant mieux .

Il y a trop de lois . Quoique l’on fasse , on est toujours en infraction , alors tant qu’à faire on s’en fout .

Trop de règlement tue le règlement .

La vie est belle !

Moralité : je sors le moins possible , et hors ravitaillement alimentaire , je ne vais quasiment plus dans les magasins . Et encore moins au centre ville où tous les parkings sont payants . Et je convertis systématiquement en francs, on voit bien mieux les hausses de prix.

C’est cela , la relance de la consommation !

Parce que c’est la mode , faut-il suivre comme des moutons ?
Un peu de caractère et de personnalité , que diable !!!

Un pays qui n’a pas une fonction publique forte , c’est un pays qui n’a plus d’unité , ou règnent l’anarchie et le chaos , ou pullulent les petits chefs locaux , qui vit comme au Moyen Age .
La suppression de milliers de postes est une preuve sans appel de la faillite de l’état qui a fait banqueroute économiquement et socialement .
De même que les retraites au rabais que l’on nous prépare (pour les chanceux qui y auront droit). Vive le bas de laine .

En conclusion , les fonctionnaires sont des précaires , comme tout le monde.

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« Et le Seigneur regarda notre travail , cela lui plut beaucoup . Il demanda à voir notre salaire , se retourna et se mit à pleurer . »

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« je quitte mes élèves avec un peu de tristesse , certes , mais l’Education Nationale avec une réelle jubilation . Car je ne supportais plus la police qui l’accompagne , faite de petits chefs et de frustrés qui n’aiment ni les élèves ni la transmission du savoir , eux qui célèbrent exclusivement l’ordre , la hiérarchie , la discipline , l’autorité , la soumission . Ils parlent de création de la personne , fabrication de la liberté , structuration de l’autonomie , initiation à la responsabilité , et pensent cahiers de textes , contrôle des présences , billets d’absence , avertissements , colle , conseils de discipline , interdiction de redoublement . Ils prétendent former des individualités , en fait , ils jouissent de produire des domestiques qui leur ressemblent . »
Michel Onfray

Les médecins de l’administration.

Quand des parents râlent , « on » ne va surtout pas vérifier si ce qu’ils disent est vrai : « on » les croit . Tout ce qui est écrit est forcément vrai pour l’administration . « On » a peur d’eux . Alors « on » les calme . « On » sanctionne l’instit . « On » l’envoie voir d’abord un médecin de l’administration . Bien planqué dans son bureau du rectorat . J’avais pris les devant une fois : dans tout ce que je lui disais , j’avais raison , on ne pouvait pas me reprocher ceci ou cela … Puis , j’y suis retournée après que ce « médecin » ait reçu un dossier fourni par l’administration . Ouh là là !!! Plus rien n’allait , j’étais gravement atteinte … J’ai eu connaissance des documents utilisés des années plus tard , dont un compte rendu de réunion de parents d ‘élèves rédigé comme un jugement de tribunal : « considérant que … » ...
Devant un tribunal , l’accusé a le droit de se défendre , de s ‘expliquer . Je n’ai pas eu cette possibilité. A l’école , aucun parent n’est venu me voir . Personne ne s’est plaint . Tout a été fait dans mon dos , ce qui prouve l’honnêteté et la bonne conscience des ces gens et surtout la fausseté des accusations , ainsi que le courage de leur opinion : s’ils avaient été sûrs d’eux , ils seraient venus me voir . Pire , « on » a utilisé contre moi des documents sans me les communiquer . « On » m’a retiré le droit fondamental de m’expliquer . C’est illégal . Quelle importance . On piétine d’un coup les articles 10 – 11 et 12 de la déclaration universelle des droits de l’homme dont la France est paraît-il le pays ; bouffonnerie .
Basé là dessus , le « médecin » de l’administration m’envoie voir … un psychiatre : qui d’autre , quand il n’y a aucune maladie avérée . C’est la deuxième fois que l’on me faisait le coup . La première fois , le psy m’a mise en congé « pour me protéger de l’administration » !!! En un quart d’heure , j’étais la cinquième personne qu’il passait : quelle « expertise » ! ! !
Le premier comme le deuxième ont agi en administratif . Le traitement médical de la situation a été totalement occulté par les ordres qu’ils avaient reçu .
Pensez , agrée pour quelques années seulement (3 ans; il me semble) , et grassement payés (j’ai entendu dire 1 000 F par « expertise » : quel fromage pour eux , facilement gagné ) ) , ils ont intérêt à obéir aux ordres des administrations qui les agrées s’ils veulent que leur agrément soit renouvelé !!! Le traitement humain de l’affaire , ils s’en foutent…
La première fois , je suis restée toute une année scolaire entière en congé . Ces congés allant de 6 mois en 6 mois , j’ai cependant été réintégrée de façon anticipée : j’ai pu reprendre à la rentrée suivante . Et cela , malgré le traumatisme et la déstabilisation qu’entraînent forcément un congé artificiel aussi long . En effet , quel suivi et équilibre pour la pratique du métier ! On se demande après pourquoi j’ai perdu certains réflexes , pourtant acquis en formation et au cours des années ininterrompues de pratique . Mais cassez le rythme , et tout fout le camp …. Même si les réflexes reviennent vite .
La deuxième fois , j’ai été retirée de ma classe en janvier … c’est bon pour les élèves : mais ça n’a rien changé . Que ce soit avec moi ou avec une autre instit ,ceux qui devaient redoubler ont redoublé . Un enfant à même été orienté en établissement spécialisé contre l‘avis des parents . J’avais essayé de les mettre en garde . J’ai essayé d’éviter que cet enfant aille au RASED . Mais les parents ont insisté … A la rentrée suivante , le cas est passé aux informations régionales : l’enfant a été retiré du système scolaire et gardé à la maison . Ils l’ont voulu , leur RASED , ils l’ont eu . Qu’ils ne viennent pas râler . Qu’ils se débrouillent avec leur connerie et assument les conséquences de leurs actes .
J’ai demandé ma réintégration dès le mois d’avril , car une telle inactivité est infernale pour moi .
J’obtiens alors ma mutation en Haute-Vienne , puis un poste . Je fais la rentrée … et deux semaines après , je reçois un coup de téléphone de l’administration qui me dit que je dois partir : n’ayant pas été réintégrée , je n’ai pas le droit d’être en poste . Belle organisation de l’administration : la secrétaire était en insuffisance professionnelle...
Je quitte la classe en pleine mâtinée , dès que mon remplaçant est là.
L’administration de la Creuse a lancé ma procédure de réintégration en novembre , soit 8 mois après ma demande . Comme si (!?!?) « on » voulait me nuire et me faire avoir une réputation en Haute-Vienne …
Il leur a fallu une contre expertise pour enfin accepter que je reprenne … à la mi-janvier . Drôle d’années scolaire , pour moi , pour les parents (qui ont alors eu une certaine opinion de l’administration) et surtout pour les élèves … mais il paraît qu’ils sont au centre du système…
Entre temps le directeur avait téléphoné dans mon ancienne école : mon ancien directeur lui a alors dressé un portrait catastrophique de moi . De quoi bien me cataloguer . Mais sans aucun fait précis … et pour cause .
Quand je suis revenue sur mon poste , le directeur m’a accueilli très froidement , et m’a engueulée : qu’est-ce que j’avais fait , qu’est-ce qu’on me reprochait ? Est-ce une histoire de mœurs ? … Il est vrai qu’à force d’accuser sans rien de précis , on peut imaginer n’importe quoi. J’ai fini l’année dans cette école . Sans incident . Au dernier conseil d’école , en plein air dans la cour , avec une trentaine de personnes , le directeur dira qu’on a été content de m’avoir , qu’il aurait aimé que je reste et que je m’étais parfaitement intégrée . OUF! enfin quelqu’un d’intelligent ! Au moins , malgré les rumeurs précédant mon arrivée , il a eu l’honnêteté de me juger sur pièce .

L’administration a essayé une troisième fois de me faire passer devant un psy : chat échaudé craint l’eau froide , j’ai résisté . Je suis allée voir mon médecin , qui m ‘a fait un certificat de bonne santé . Et qui , sur ma grande insistance , m’a indiqué un psy que je suis allée voir . Verdict : ce n’est pas la peine que je retourne le voir , je n’ai pas besoin de lui !!! Ce qui prouve la non-objectivité des « médecins » administratifs .
Les psy sont à fuir et m’ont fait beaucoup de mal . Ce sont des gens nuisibles et malfaisants. Et des ripoux.
Je hais les « médecins » de l’administration et les psy . Je ne leur fais pas confiance . Vade retro satanas .

Portrait d’un psychologue scolaire : toujours habillé en noir . Fume comme un pompier . Ne conduit pas . Loge à l’hôtel . Ecume les bars . Vient à l’école tous les trois mois , dans le meilleur des cas . Dit à une élève qu’ « il la prendra bientôt » en décembre et ne revient qu’en mars . A dépassé l’âge de la retraite , mais « exerce » encore .




Le médiateur.

Pour éviter les « médecins » administratifs , j’ai fais appel au médiateur , autrement dit , à l’administration .

Il connaissait bien l’IA , était un de ses grands copains … tiens donc !
Il m’a écouté . Il a vu devant lui quelqu’un qui avait bien la tête sur les épaules et qui connaissait son métier . Nous partagions pas mal d’idées pédagogiques …
Puis il est allé voir l’IA : plus rien n’allait , j’étais irrécupérable … j’ai eu beau argumenter que tout ce que l’on me reproche , je l’ai vu dans plusieurs classes dans plusieurs écoles , « il y a une petit quelque chose qui fait toute la différence » . Si c’est si petit que cela , est-ce qui ça vaut un licenciement ?
Conclusion : ne jamais aller voir le médiateur de l’administration , il sera forcément du côté de celle-ci . Le médiateur n’est ni plus ni moins qu’un agent infiltré de l’administration . Je les soupçonne même d’exister simplement pour faire parler les plaignants , répéter cela à l’administration pour permettre à cette dernière de contrecarrer le râleur , et, sachant ce qu’il a dans le ventre , mieux lui tomber sur le rabe .
Un beau panier de crabes .

La formation , des écoles normales aux Instituts Universitaires de Formation des Maîtres .

- L’école normale.
Elle n’était pas mixte . Il y avait un concours pour les garçons , un concours pour les filles , de même qu’il y avait des écoles de garçons et des écoles de filles .
Le concours se passait avant d’y entrer . Ceux qui étaient reçus, avaient alors peu de chance d’être inquiétés .
Les candidats étaient originaires d’une même région , et d’un même milieu social , souvent modeste . Ils avaient sensiblement le même âge et étaient tous célibataires.
Elles fonctionnaient sur le mode de l’internat : trois ans ensemble , cela créait des liens étroits, les normaliens partageaient plus que les cours , vingt-quatre heures sur vingt-quatre ensemble .
- L’IUFM
Il est mixte . Le concours se passe au bout d’un an , et on n’est pas tranquille pour autant .
Les candidats viennent de partout , géographiquement et socialement . L’écart d’âge est énorme, peut aller jusqu’à plus de vingt ans . Bien sûr , cela implique que certains ont une vie familiale , et le passé d’un autre métier .
La plupart n’étant pas de la région , ils n’ont qu’une idée le week-end venu : rentrer chez eux .
Aucune unité , donc . Des connaissances et contacts éphémères .
Nous l’avions surnommé « Institut de Déformation des Maîtres » .
A mon entrée à l’IUFM , il fallait , pour obtenir une allocation , fournir les revenus de ses parents. Naïvement et idiotement , je l’ai fait , et n’ai pas eu d’allocation . Je me suis retrouvée sans ressources , ai connu la faim et n’avais pas de couverture sociale : pas question de prendre le moindre risque , pas question de préparer l‘épreuve de sport en dehors des cours de l‘IUFM . Heureusement , je n’avais pas de problème de logement . Mais passer , et être reçu , à un concours dans de telles conditions matérielles n’est pas à la portée de tout le monde .
A la fin de ma deuxième année , comme tout les stagiaires , j’ai effectué un stage dans une classe urbaine de vingt-six CE2 surexcités . C’était un mois de juin . Les vacances approchaient. Les sorties scolaires aussi . Les élèves revenaient de classe de mer . Une sortie au Futuroscope, à la prévention routière , et diverses rencontres sportives étant programmés , il étaient surexcités et complètement démobilisés . L’instit de la classe voulait que je fasse les livrets scolaires et que je décide des passages en CM1 . Je ne connaissais pas les élèves depuis trois jours !!! Finalement , c’est elle qui les a fait , et moi qui les ai distribués . Les élèves sont alors devenus intenables . Encore plus après la sortie au Futuroscope .
D’autant qu’en feuilletant les cahiers des élèves (car il n’y avait pas de cahier journal) je me suis aperçue que tout le « programme » laissé par l’instit , était en fait des révisions : logique en fin d’année , mais peu pratique par rapport à la demande de l’IUFM . Je n’avais aucune séance d’apprentissage réel à faire , rien que de l’occupationnel , en quelque sorte .
J’ai servi de cobaye pour une collègue qui passait le CAFIMF , et ma séance n’a pas plu à l’IA . J-G S (un formateur de renom) , qui y assistait , m’a dit après qu’elle était loin d’être catastrophique .
Pendant l’année , nous avions assisté à des séances données par des maîtres formateurs , en école d’application donc . Lors d’une de ces séances , l’EMF , en fin de carrière , s’est plantée dans les grandes largeurs : document trop compliqués , illisibl

Écrit par : Bouty | 31 janvier 2009

ENIGME pour narguer Robin :

Devine-moi car j'en suis digne :
Je me cache lorsque je sers ;
C'est presque toujours dans les vers,
Et l'on me trouve à chaque ligne.

Un carambar à celui qui trouve ! Trop facile !

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Hameçon ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

@Robin (désolée pour les autres)

Je suis en train de lire ça :
http://media.education.gouv.fr/file/etat18/17/0/etat18_41170.pdf

Dès la présentation, on sait pourquoi ils veulent réformer le lycée en premier, avant le collège :

"Depuis 1980, la dépense d’éducation a augmenté de 85 % à prix constants, progressant sur un rythme annuel moyen équivalent à celui du PIB (2,2 %). Cette croissance s’explique moins par l’accroissement du nombre d’élèves et d’étudiants que par celui du coût de chaque élève. Tous niveaux confondus, ce coût unitaire a augmenté de 73 % depuis 1980, en raison du développement particulier des enseignements du second cycle du secondaire et du supérieur relativement plus coûteux..."

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Je ne sais pas si je vais continuer ma lecture. Cette manie de coller à la poule les difficultés de l'œuf et à l'œuf, les difficultés de la poule a le don de m'exaspérer :

"Les données issues des opérations nationales d’évaluation, comme des suivis réguliers des élèves (panels 1989 et 1995) montrent le poids déterminant des résultats scolaires sur l’orientation des élèves et leurs chances de réussite ultérieure.
Ainsi, le fait pour les élèves entrés en sixième en 1995 de figurer parmi le quart de ceux qui obtenaient les moins bons résultats aux évaluations accroissait très fortement le risque d’échouer au collège et de sortir sans qualification (indicateur 09 de l’édition n°14).
En fin de collège, les évaluations-bilans confirment depuis plusieurs années que les élèves qui demandent (et obtiennent) une orientation en seconde générale et technologique sont bien mieux classés que les autres sur les échelles de compétences (indicateur 25)."

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

J'ai trouvé ça (je survole) :

En français, environ 88 % des élèves de fin de CM2 sont capables :
• Lecture :
- de chercher des informations en se référant à l’organisation d’un dictionnaire ;
- de comprendre globalement un texte littéraire ou documentaire court et d’y prélever des informations ponctuelles explicites

• Maîtrise des outils de la langue :
- de maîtriser partiellement l’automatisation de la correspondance grapho-phonologique ;
- d’identifier les principaux temps de l’indicatif pour les verbes les plus fréquents ;
- de reconnaître les règles les plus simples d’orthographe lexicale et grammaticale

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Ce n'est pas Amélie qui vous rejoint s'il y a autre chose à boire, c'est moi.

Je continue ma lecture :

En mathématiques, environ 91 % des élèves de fin de CM2 sont capables :
• Exploitation de données numériques
- de prélever une information dans un tableau ;
- de résoudre des problèmes simples relevant de l’addition et de la soustraction
• Connaissance des nombres et calcul
- de passer d’une écriture en lettres à une écriture en chiffres (ou le contraire),
- de comparer, d’additionner et de soustraire des nombres entiers naturels ;
- de reconnaître le double ou la moitié d’un nombre entier « familier » ;
- de passer d’une écriture en lettres à une écriture sous forme fractionnaire (ou le contraire) de fractions simples
• Espace et géométrie
- de reconnaître visuellement un triangle, un triangle rectangle, un rectangle, un carré ;
- de reconnaître par une représentation en perspective un cube ou un parallélépipède rectangle
• Grandeurs et mesure
- de mesurer la longueur d’un segment ;
- d’utiliser les unités de mesure des durées (sans calculs)

Ça, c'est le "socle des compétences".
La maîtrise "partielle" du code grapho-phonologique, en CM2, ça fait peur !
Mais ce qui fait encore plus peur, c'est le peu de contenus exigés par ce socle.
Qui peut le plus peut le moins. Addition et soustraction des nombres naturels, cela peut être parfaitement maîtrisé dès la fin du CE2, quant à la reconnaissance visuelle d'un triangle, d'un carré ou d'un rectangle, tous les élèves sortant de GS en sont capables !

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Je n'avais pas vu que Christophe avait déjà répondu. Croix de bois, croix de fer, si je mens...Je reviens de faire des courses...A Carrefour. Vous pouvez venir vérifier le ticket de caisse ;O)) C'est comme pour les mots croisés, la clé, c'est la polysémie !

La police est quoi ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Vous faites des devinettes pendant que suis chez Carrefour. C'est pô juste !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Help, JPB !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"C'est long mais c'est bon" sera le commentaire ultime !
Brighelli, debout !
Y'en a qui postent à midi, qui sont publiés à minuit !

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2009

L'usage de l'ordre "Rends-les-moi." me semble meilleur. L'autre formualtion fait "parler populaire", langue orale.
Toutes les personnes que j'ai interrogées dans mon collège au sujet du deuxième trait d'union ne l'auraient pas mis. Je passe sur celles qui ne mettent même pas le premier.
Donc, Francis, un bon point pour vous ! Et pour Retraitée et son fidèle grevisse. Que je n'ai pas non plus. Il coûte assez cher, dans les 60 euros, me semble-t-il. Je crois que je vais faire la dépense. Ainsi, je pourrai vous faire concurrence, Francisse, avec mon Grevisse !

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009
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Ces personnes que vous avez interrogées, Chère Collègue Une Hussarde, dans votre collège, sont-elles des professeurs des écoles ? C'est hallucinant, ce que vous me dites là.
Merci de votre message !
Oui, et merci à Retraitée également.
Si vous me faites concurrence avec votre Grevisse, peut-être ferais-je mieux d'en faire l'emplette. Il ferait beau voir que vous me fissiez la leçon avec l'arme imparable (le Grevisse) cependant que j'en serais (fort) dépourvu, en ces jours où la bise est venue, et que je vous l'envoie.

Écrit par : Francis Penin | 31 janvier 2009

Pour les PLP, je viens de découvrir l'existence de ce forum :

http://plp.les-forums.com/.

J'espère que le lien marche, ou on peut passer par le référencement sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Robin, je vais me précipiter chez mon libraire pour acheter Mathématique du crime. C'est le type de lecture que je préfère. Moi aussi, je vous dis merci pour l'idée.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 janvier 2009

Je n'ai rien lu de mieux depuis longtemps.

J'ai une passion pour les romans policiers, genre littéraire le plus proche de la philosophie et de la métaphysique. J'ai lu récemment : "Lord Peter et l'autre" (Dorothy Sayers), "Et le huitième jour" d'Ellery Queen (leur dernier livre, une merveille), "Le char de Phaeton" (ils font disparaître une maison entière) et "La course au trésor", des mêmes (une nouvelle).

NB : sous le pseudonyme d'Ellery Queen se cachent deux cousins : Frederic Dannay (1905-1982) et Manfred B. Lee (1905-1971). Ils ont dominé le roman policier américain de 1930 à 1980.

Mes auteurs préférés : Arthur Conan Doyle, bien sûr, E.A. Poe, bien sûr, E. Gaboriau, A.Christie,bien sû aussi, P. Wentworth, J.D.Carr, P. Wentworth, Ngaio Marsh, J.K. Chesterton pour les classiques et Joseph Neyrinck, P. Mac Donald, Marie London, Caleb Carr, Elisabeth George, Théodor Roszak, P.D. James, Deborah Crombie, Boris Akounine, Mark Frost, Gyles Branreth (j'attends impatiemment la suite, son détective n'est autre qu'Oscar Wild himself), Paul Halter (un jeune alsacien talentueux, spécialiste des "crimes en chambres closes" qui marche sur les traces de J.D. Carr)

Le roman policier est aussi très proche des numéros d'illusions (j'adore ça ). L'énigme relève du fantastique, mais la solution doit toujours être rationnelle, au moins en partie (la fameuse "hésitation de Todorov).

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Mon dernier commentaire n'a pas dû passer.
Pour les PLP, j'ai découvert ce forum :

http://plp.les-forums.com/.

Si le lien ne marche pas, on peut aussi passer par le référencement sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Même si je n'ai pas le bonheur de vous plaire,
Je n'en serai pourtant pas autrement surpris
Car vous auriez, lecteur, et beau dire et beau faire,
Jamais je ne serai un jour de votre avis ;
Même en me renversant, je vous en avertis,
Vous ne me feriez pas changer de caractère.

??? Réponse dans dix secondes sinon pas de carambar !

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Non ! Je jure que j'ai pas regardé ce qu'ont répondu les autres !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Je n'avais pas vu que Christophe avait déjà répondu. Croix de bois, croix de fer, si je mens...Je reviens de faire des courses...A Carrefour. Vous pouvez venir vérifier le ticket de caisse ;O)) C'est comme pour les mots croisés, la clé, c'est la polysémie !

La police est quoi ?

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Oh là! lui, l'intello, l'bouffon de sa mère, cé pas la polysémie, c'est la police est mise ! ;O))

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Petit canaillou !

Écrit par : Balbuzard | 31 janvier 2009

Ça, c'est le "socle des compétences".
La maîtrise "partielle" du code grapho-phonologique, en CM2, ça fait peur !
Mais ce qui fait encore plus peur, c'est le peu de contenus exigés par ce socle.
Qui peut le plus peut le moins. Addition et soustraction des nombres naturels, cela peut être parfaitement maîtrisé dès la fin du CE2, quant à la reconnaissance visuelle d'un triangle, d'un carré ou d'un rectangle, tous les élèves sortant de GS en sont capables !

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Fin CM2, c'est vraiment le minimum vital et ca ne me paraît pas suffisant...Pour vivre correctement. C'est encore une belle invention d'illusionnistes cette histoire de "socle commun".

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Balbuzard, OUI !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

La maîtrise "partielle" du code grapho-phonologique, en CM2, ça fait peur !

C'est pas possible, dites-moi que je rêve ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

LA DERNIÈRE POUR SIBILLE :
@ Sibille entretient systématiquement la polémique en affirmant des propos qui ne peuvent qu'être contestés. Par exemple quand il écrit :
« Pour ce qui est des insultes que j'aurais proférées, je vous attends avec curiosité. A part une fois où je me suis un peu lâché contre Anne-Marie, je ne vois pas. Je ne pense pas avoir eu raison sur ce coup, mais c'était quand-même mérité! ; »

Où manifestement, il oublie complètement ses œuvres dans leur triste réalité… Le fait qu'elles ne soient pas numérotées et visible rapidement est d'un grand secours pour continuer à mentir… À noter que c'est aussi complètement ILLOGIQUE : « Je ne pense pas avoir eu raison sur ce coup, mais c'était quand-même mérité! ;» ! ! ! ! ! !

Il affirme aussi :
« Par contre, le catalogue de celles fournies par Felts a été (et est) assez fourni, (contre Jérémy, Yann, Pendariès, moi, et d'autres encore ). »

Felts a écrit que que Jérémy assumait mal son homosexualité, que Yann était paranoïaque, Pendaries, éthylique et Sibille, un ravi pervers. Ce ne sont pas des insultes mais des diagnostics cliniques élaborés sur la base du discours des impétrants sur le blog… Les propos des mêmes concernant la personne qui les a éclairés sur leurs petits problèmes personnelles sont d'aimables civilités que je ne reprendrai pas, par charité chrétienne.

Écrit par : Roger Felts | 31 janvier 2009

Après tout les ânes sont des ongulés.

Ecrit par : Roger Felts | 31 janvier 2009




Tiens ! Quelle surprise ! Voilà l'hallebardier !
http://charles.plessy.org/jp/haddock.jpg
Va donc cueillir des fraises pendant que nous nous entretenons avec Jeremy !

Écrit par : adolf Apfelbaum | 31 janvier 2009

Pour les PLP, je viens de découvrir ce forum :

http://plp.les-forums.com/.

Si le lien ne marche pas, on peut passer par le référencement sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Navré d'avoir trissé ("Faut-il que je trisse?") : je crois qu'il y a eu un petit bug.
C'est effrayant ce qu'écrit Bouty!

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

1- Robin, est-ce que vous aimez les romans de Dennis Lehane ?
Il paraît que son dernier "Un pays à l'aube" vaut le détour. J'avais aimé "Ténèbres, prenez-moi par la main" et puis le fameux "Mystic River". Je lis pas mal de policiers, surtout pendant les vacances.

2- Une autre fois, vous éviterez d'aller au moment crucial dans ces lieux de perdition que sont les supermarchés ! Tout de même ! Ca sert à quoi que je me décarcasse ?

3- C'est bien parce que c'est vous, je vous en propose une autre, d'énigme :


Enfant de l'art, enfant de la nature,
Sans prolonger les jours, j'empêche de mourir ;
Plus je suis vrai, plus je fais d'imposture,
Et je deviens trop jeune à force de vieillir.

C'est de Jean-Jacques, excusez du peu ! J'en avais une autre de Voltaire sous le coude mais trop facile pour vos neurones !

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Enfant de l'art, enfant de la nature,
Sans prolonger les jours, j'empêche de mourir ;
Plus je suis vrai, plus je fais d'imposture,
Et je deviens trop jeune à force de vieillir.

L'air ? (je n'en suis pas sûr !)

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Enfant de l'art, enfant de la nature" : un air de musique, un courant d'air

"Sans prolonger les jours, j'empêche de mourir" : la respiration

"Plus je suis vrai, plus je fais d'imposture" : avoir l'air

"Et je deviens trop jeune à force de vieillir" : être vieux et avoir l'air jeune

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Plus je suis vrai, plus je fais d'imposture" : avoir l'air vrai

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Ah ! Ah ! Ah ! Vous séchez, Robin ! Trop froid pour l'instant. Un indice : vous aimez Edgar Poe.

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

"Plus haut, j'ai évoqué, lors de visites de stages, ces tuteurs dans les entreprises qui, même lorsqu'ils donnent de simples consignes, constates que les élèves qu'on leur envoie ne les comprennent pas. " écrit Daniel Arnaud.

Témoignage recueilli d'un technicien d'un bureau de contrôle effectuant des formations en électricité en entreprise :
"On rencontre de plus en plus d'illettrés, des gens capables de lire un mot mais pas une page de consignes ; je vous laisse imaginer les problèmes que ça pose quand on doit habiliter ces gens à intervenir sur des installations électriques, parfois à haute tension."

Écrit par : Japhet | 31 janvier 2009

"Et je deviens trop jeune à force de vieillir" : être vieux et avoir l'air trop jeune (un vieux beau).

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

J'ai un truc à faire, j'en ai pour 5 minutes (rentrer ma voiture). Personne ne répond, par pitié !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

J'ai un truc à faire, j'en ai pour 5 minutes (rentrer ma voiture). Personne ne répond, par pitié !

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Promis, Robin. J'sais tout, mais j'dirai rien (j'ai triché).

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Enfant de l'art, enfant de la nature,
Sans prolonger les jours, j'empêche de mourir ;
Plus je suis vrai, plus je fais d'imposture,
Et je deviens trop jeune à force de vieillir.

L'air ? (je n'en suis pas sûr !)

Ecrit par : Robin | 31 janvier 2009

Histoire ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Et moi de même!
Robin, je viens à Bourges faire une formation pour les PLC 2 mardi matin.
Seriez-vous libre pour prendre un café?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

ça commence par un P ?

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Et moi de même!
Robin, je viens à Bourges faire une formation pour les PLC 2 mardi matin.
Seriez-vous libre pour prendre un café?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Plutôt mercredi, c'est mon jour de congé. Je vous redonne mon e-mail :

robin-guilloux@club-internet.fr

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Je suis mortifié de ne point trouver !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

C'est le portrait , non ?

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

J'aime pas donner ma langue au minou. J'trouve pas !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Si c'est le portrait, j'aurais plutôt pensé à Oscar Wilde ("Le portrait de Dorian Gray") qu'à Poe. Oui, ça doit être ça, ça colle trop bien. Mes félicitations (envieuses) à Amélie.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

C'est le portrait, mais moi, ça ne compte pas, c'est monsieur Gougheul qui me l'a dit.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2009

Et la devinette de Voltaire ?...Pour me rattraper !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

C'est le portrait, mais moi, ça ne compte pas, c'est monsieur Gougheul qui me l'a dit.

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2009

Oh ! la tricheuse ! ...
Une tricheuse honnête (oxymore)

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Yann signe également adolf Apfelbaum

Écrit par : adolf Apfelbaum | 31 janvier 2009

J'ai moi aussi pensé à Oscar Wilde à cause des deux derniers vers .

Écrit par : Amélie | 31 janvier 2009

Gougheul est le tombeau des énigmes.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

L'histoire de Catherine Bouty est totalement surréaliste, proprement kafkaïenne. Il doit y avoir des trous noirs dans le système et elle a eu le malheur de tomber dans l'un d'eux.

Écrit par : Magister | 31 janvier 2009

Je travaille à Châteauroux mercredi, Robin... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

1- Robin, est-ce que vous aimez les romans de Dennis Lehane ?
Il paraît que son dernier "Un pays à l'aube" vaut le détour. J'avais aimé "Ténèbres, prenez-moi par la main" et puis le fameux "Mystic River". Je lis pas mal de policiers, surtout pendant les vacances.

Je ne connais pas Dennis Lehane. J'ai entendu parler de Mystic River", mais je ne l'ai pas lu. Je le note sur mes tablettes.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Robin, "Le portrait ovale", voyons ! Uniquement pour vous, la petite énigme de Voltaire. Interdit aux copains de siffler, euh, de souffler ou gare à vous !
Il m'en reste une de Boileau au cas où celle-ci prend l'eau.

Cinq voyelles, une consonne,
En français composent mon nom
Et je porte sur ma personne
De quoi l'écrire sans crayon.

Voilà une petite activité d'écriture pour nos petits élèves, non ?

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Je viens de m'acheter (à Carrefour, honte sur moi !) "La maîtresse de la mort" de Boris Akounine (Grigori Chalvovitch Tchkhartichviki). Je crois me souvenir que catmano est une fan de cet auteur.

J'ai bien aimé "Azazel" qui aborde un thème assez proche des préoccupations de ce blog (éducation et sélection).

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Vous avez vu l'heure ? Le petit oiseau va ranger sa lyre. Il se posera peut-être sur un nouveau fil demain pour peu que JBP sorte de sa cage ... Bonne nuit ! cuicui ...

Écrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

Laissez-moi un peu de temps !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

oiseau ?

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

l'oiseau "porte plume". C'est un autre écrivain qui m'y a fait penser : Francis Ponge.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

Vous avez vu l'heure ? Le petit oiseau va ranger sa lyre. Il se posera peut-être sur un nouveau fil demain pour peu que JBP sorte de sa cage ... Bonne nuit ! cuicui ...

Ecrit par : une hussarde | 31 janvier 2009

J'lai lu après, J'le jure !

Bonne nuit !

Écrit par : Robin | 31 janvier 2009

"Je tiens à votre disposition la liste de toutes vos insultes et celles des susnommés." Ecrit par Amélie à Christophe.

Amélie, c'est dément ! Christophe Sibille se fait insulter ici-même chaque semaine par trois personnes (toujours les mêmes), il se fait traiter de tous les noms, et c'est à lui que vous dites ça ! C'est de la mauvaise foi ou de l'aveuglement ?
Ecrit par : Jeremy | 31 janvier 2009

Est-ce que l'on pourrait cesser ces jeux de gamins ? X
insulte Y ; m'sieur ! Machin a dit que j'étais un con et que ma soeur était une salope. J'ai cru le dire : on peut insulter qui on veut mais alors on le fait sous son nom, en indiquant son domicile et sa raison sociale. Et puis on règle l'affaire en privé, sans prendre le blog à témoin, parce que franchement, le blog s'en bat le flanc de ces histoires.

Écrit par : Guy Morel | 31 janvier 2009

"Notes prises pour un oiseau :

l'oiseau. Les oiseaux. Il est probable que nous comprenons mieux les oiseaux depuis que nous fabriquons des aéroplanes.

Le mot OISEAU : il contient toutes les voyelles. Très bien, j'approuve. Mais, à la place de l's, comme seule consonne, j'aurais préféré l'L de l'aile : OILEAU. Le populaire dit ZOZIO. L's je vois bien qu'il ressemble au profil de l'oiseau au repos. Et oi et eau de chaque côté de l's, ce sont les dux gras filets de viande qui entourent le bréchet."

Il se fait tard, il est temps d'aller au nid.

(Francis Ponge, La rage de l'expression, NRF Poésie/Gallimard, pg.31)

Écrit par : Robin | 01 février 2009

(Francis Ponge, La rage de l'expression, NRF Poésie/Gallimard, pg.31)

Il se fait tard, il est temps d'aller au nid. (c'est pas de Francis Ponge !)

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Je travaille à Châteauroux mercredi, Robin... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Je termine à 16 heures. Le temps de revenir, ça fait 17 h. à Bourges.

Sinon, on peut remettre ça pour une autre fois. Après tout Bourges/Châteauroux, c'est la porte à côté. J'habite pas loin du conservatoire.

(Ouh ! là !, là !, en cas de durcissement du régime, je suis fait !)

Parano, moi ?

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Passion ?

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Tenez, Amélie, pour (tenter d') enterrer, au moins provisoirement, la hache de guerre... Celui-là est excellent!
http://www.dailymotion.com/video/xisne_fellag-la-colonisation

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Morel, vous avez tout à fait raison de condamner l'insulte en tant qu'interpellation gratuite faute d'argumentation.
Mais je crois avoir repris à votre égard les termes de faux-cul et d'hypocrite quand par un espèce de nivèlement sémantique vous avez mis sur le même plan ces "échanges " avec des propos où s'opposait une homosexualité mal assumée, le cancer et la mort, choses on ne peut plus sérieuses et qu'il convenait de traiter autrement que : Hé les gosses, allez jouer dans la cour de récréation.
N'ayant plus de corbeau sur la branche, je n'ai pas constaté de réouverture du rideau.

Écrit par : Roger Felts | 01 février 2009

"Désormais, quand il y a une grève en France,, personne ne s'en aperçoit."

Désolé, je n'arrivais pas à dormir. Bonne nuit les zoizeaux !

Écrit par : Robin | 01 février 2009

@ maminou :
(j'ai réussi à retrouver l'URL)


http://www.musicme.com/#/Maitrise-De-La-Cathedrale-De-Bourges/albums/Cathedrale-En-Musique...-3347170305038.html

Écrit par : Robin | 01 février 2009

L'histoire de Catherine Bouty est totalement surréaliste, proprement kafkaïenne. Il doit y avoir des trous noirs dans le système et elle a eu le malheur de tomber dans l'un d'eux.

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

J'en avais déja lu des vertes et des pas mûres, mais là, ça dépasse tout. Ça a un côté "bienvenue en enfer"... Je suis cependant surpris par la longueur du post d'une part, son interruption abrupte d'autre part, et enfin par son côté hétéroclite, pouir ne pas dire mal foutu ou mal présenté.

Écrit par : Manu | 01 février 2009

Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désoler de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille... "

Ecrit par: Daniel Arnaud

Elle ne se désole jamais de l'ommniprésence et-ou de l'inanité des programmes télé, ou de l'invasion des téléphones portables, et tutti quanti?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Je ne vois pas d'opposition entre nos deux remarques, Christophe, mais bien plutôt une complémentarité.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

Bien vu Daniel ! Comme d'hab...

Écrit par : Manu | 01 février 2009

« Mon père [...] a été prof pendant trente sept ans , dont trente cinq dans le même lycée. »
Bouty | 31 janvier 2009

J'ai eu votre père en classe de 4e ou de 3e (62 - 63 ou 63 - 64) à Donzelot, établissement qui venait d'ouvrir et était alors l'annexe du lycée Gay-Lussac. Je me souviens encore que nous avions alors étudié, entre autres, The Happy Prince d'Oscar Wilde. C'est en partie grâce à lui que j'ai aimé cette langue et que je suis devenu professeur d'anglais.
Bon courage.

Écrit par : Tailleboudin | 01 février 2009

"Parmi les parents d'élèves que j'accueille, il n'est pas rare de voir une mère se désoler de la méthode globale qui n'a pas appris à lire à sa fille... "

Ecrit par: Daniel Arnaud

Elle ne se désole jamais de l'ommniprésence et-ou de l'inanité des programmes télé, ou de l'invasion des téléphones portables, et tutti quanti?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2009

Je ne vois pas d'opposition entre nos deux remarques, Christophe, mais bien plutôt une complémentarité."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2009

C'était juste pour "rééquilibrer". Ici, je suis le seul à (re)dire que l'environnement social et sociétal a son importance dans les problèmes qu'éprouvent quotidiennement les professeurs, et qui ne leur sont pas totalement imputables. Ni à eux, ni à leurs méthodes d'enseignement. Et je maintiens, (sans vouloir relancer la polémique, je crois que tous les points de vue ayant été maintes et maintes fois exposés et débattus ici et ailleurs), que la méthode globale (idéovisuelle) n'est plus utilisée.
Et arrêtez avec les étiquettes: ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

J'avions reçu ca :

Depuis hier soir, l'information est confirmée par les chiffres de Médiamétrie/Nielsen :

Avec 8 646 000 français sur overblog en décembre 2008 (source Nielsen), Overblog devient la première plateforme de blogs en France.

Tant de travail, de nouveautés, d'efforts, d'idées pendant ces 4 années... récompensés par cette nouvelle. Ces derniers mois l'avaient annoncé : 2009 s'amorce en beauté pour la plateforme. La joie est intense au sein du staff !

Nous vous remercions sincèrement et énormément pour votre fidélité, votre confiance et la richesse de vos blogs, cette victoire est la vôtre et va permettre encore plus de possibilités pour faire évoluer Overblog.

N'hésitez pas à publier cette excellente nouvelle sur vos blogs :-) !!!

Champagne pour tous !
Votre staff -

Mousse virtuelle ! ;-))

Remarquez, on est contents pour le "staff"... Joliment installé le staff. Ceci dit, il y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre pour venir lire nos "âneries"... -

- Y lisent pas que nous.
- Ah! bon ?

http://about.over-blog.com/article-27339197.html

Écrit par : Robin | 01 février 2009

L'histoire de Catherine Bouty est totalement surréaliste, proprement kafkaïenne. Il doit y avoir des trous noirs dans le système et elle a eu le malheur de tomber dans l'un d'eux.

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

J'en avais déja lu des vertes et des pas mûres, mais là, ça dépasse tout. Ça a un côté "bienvenue en enfer"... Je suis cependant surpris par la longueur du post d'une part, son interruption abrupte d'autre part, et enfin par son côté hétéroclite, pouir ne pas dire mal foutu ou mal présenté.

Ecrit par : Manu | 01 février 20

Son histoire est celle d'une "hypersensible intelligente" qui n'arrive pas à faire ce "pas de côté" qui permet de "manger les affronts" : le congé maladie, le silence quand il faudrait répliquer, les trois singes en barrette : celui se tait, celui qui ne voit pas et celui qui n'entend rien.

Ce pas de côté que les uns qualifient de "sens de l'adaptation", mais que l'on pourrait tout aussi bien nommer "lâcheté".

Mais la vérité que l'on "évite" de voir, c'est que dans un système totalitaire et l'Educ nat en est un, c'est la personne qui ne s'adapte pas à la folie ambiante que l'on qualifie de" malade mental." (voir Wladimir Bukovski, "Et le vent reprend ses tours")

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Témoignage d'un PE sur EDP


"Je pense que la méconnaissance de l'orthographe est réelle chez certains jeunes enseignants (pas taper svp). Il m'arrive souvent de prendre le Bescherelle pour vérifier ou le dictionnaire. J'aurais aimé avoir des cours de grammaire et d'orthographe à l'IUFM. Nous aurions pu nous remettre à niveau et nous poser davantage de questions sur comment l'enseigner. Certains jours, j'avais l'impression qu'on me laissait patauger dans l'ignorance."

Écrit par : c.cuit | 01 février 2009

Christophe, merci, mais je vous avais envoyé le lien moi-même en précisant que Fellag était kabyle, pas arabe, ce qui change la lecture. Vous m'avez dit que vous le connaissiez personnellement, que c'est un bon vivant appréciant le bon vin. C'était le jour où vous avez raconté votre rencontre avec un couple dont la femme portait la totale burka. Et vous nous avez rapporté la réflexion que vous leur fîtes alors sur la mini-jupe en pays arabe. Attention, mémoire d'éléphant !

Sinon, c'est l'intention qui compte car le sketch est excellent, tellement vrai et prémonitoire (?)

Guy Morel, vous avez bien vu comment les hyènes se sont jetées sur moi. Je plaide l'innocence, M'sieur !

Écrit par : Amélie | 01 février 2009

« Brighelli le 31 janvier écrit :
Je suis en déplacement, et j'ai juste le temps de dire, sans avoir vraiment lu tout ce qui précède :
je ne censurerai certainement pas Felts : ça lui ferait trop plaisir de se prendre pour une victime - ce qu'il fait spontanément sans aide extériueure...
Jérémy, le blog est ainsi conçu que tout le monde oublie, d'un jour sur l'autre, ce qui a été écrit la veille, comme l'a signalé quelqu'un plus haut.
Morel ou Guichard... J'en ai encore pour 48 heures. Pouvez-vous prendre le relais pour animer la conversation ? »


Il est regrettable qu'un agrégé de l'Université confonde des notions bien différentes, en l'occurrence victime et victimisation… Si un ou plusieurs de mes textes avaient été supprimés, j'aurais été victime de la censure. Comme ce n'est pas le cas, si j'avais fait scandale sur le simple fait qu'on en parle, je serai entré dans une procédure de victimisation. Ce n'est pas le cas non plus.
Par contre, mais je ne m'y attarderai pas, les termes utilisés par quelques commentateurs de ce blog montre bien que j'ai été victime d'une cabale contre laquelle je me suis effectivement défendu.
Ce qui m'inquiète, c'est l'attitude du responsable du blogue : confronté dans un libre débat à une demande inqualifiable de la part d'un enseignant : pratiquer la censure systématique d'un participant… au lieu de s'indigner d'une telle démarche, d'en souligner le caractère profondément anti-démocratique, d'en condamner la manifestation, le dit responsable se contente d'expliquer son refus d'Anasthasie par le bénéfice que le “victime” pourrait en tirer. Ajoutant qu'elle en prendrai un plaisir extrême, alors que sa spontanéité lui permet naturellement (sans aide extérieure) d'en jouir de manière totalement autonome.
Quand on sait que le contexte de la cabale dont j'ai été l'objet est une maladie cancéreuse thoracique et cérébrale ; que Brighelli m'a demandé de transformer le récit de ces évènements en manuscrit éditable ; qu'après en avoir dit monts et merveilles, il n'a pas obtenu l'aval de son éditeur, qu'il sait que je suis en train de rechuter, on appréciera le sel de son propos : « ça lui ferait trop plaisir de se prendre pour une victime - ce qu'il fait spontanément sans aide extérieure... » En fait sur le plan extérieur, c'est les soutiens qui m'apparaissent très utiles… Merci à ceux qui ne l'ont pas oublié…

Par ailleurs, très attaché à la Reconstruction de l'école, comme en témoignent un certain nombre d'articles sur mon site et certaines participations au débat dans “Bonnet d'âne”, je suis fort surpris que l'on puisse tenir des propos comme : « le blog est ainsi conçu que tout le monde oublie, d'un jour sur l'autre, ce qui a été écrit la veille, » tournant le dos avec une désinvolture totale aux fondements d'une véritable transmission des connaissances, de l'expérience et de la confrontation. Poser le problème comme cela, c'est éviter de se donner les moyens d'y remédier au moins partiellement.
Je comprends mieux pourquoi ma proposition toute simple de numérotation automatique des commentaires peut gêner aux entournures : faciliter le travail de mémorisation et de rappel, c'est reintroduire un peu de réalité là ou certains préfèrent voir leurs fantasmes prospérés.
On avait classiquement, les paroles volent, les écrits restent. Chez Brighelli, c'est : dés le lendemain, les écrits restent, mais non consultés parce que non consultables… On n'arrête pas le progrès !

Écrit par : Roger Felts | 01 février 2009

(voir Wladimir Bukovski, "Et le vent reprend ses tours")

Ecrit par : Robin | 01 février 2009

Je me souviens que le pauvre Bukowski, perpétuellement emprisonné, car dès qu'il était libéré, il se remettait à militer contre le régime, envoyait chaque jour une lettre de protestation à son geôlier, sur ses conditions de détention, et que ce dernier lui répondait !

Écrit par : Valette | 01 février 2009

"Christophe, merci, mais je vous avais envoyé le lien moi-même en précisant que Fellag était kabyle, pas arabe, ce qui change la lecture."

Ecrit par : Amélie | 01 février 2009

Mais je sais bien qu'il est kabyle! Pourquoi me dites-vous ça?
Ceci-dit, au temps pour moi, je ne me rappelais pas que le lien que vous aviez proposé concernait ce sketch sur la colonisation!
Ceci-dit, j'ai rencontré aussi des arabes qui aimaient le pinard!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Je viens de voir, en revenant de courir, une affiche à l'arrêt de bus près de chez moi: "Mozart, l'opéra rock; un fabuleux destin". Ces gens-là font plus contre l'enseignement de la musique que quelques bataillons de pédagogistes!
Manu, on monte une équipe pour aller pendre le réalisateur de cette daube avec les tripes du producteur? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

(voir Wladimir Bukovski, "Et le vent reprend ses tours")

Ecrit par : Robin | 01 février 2009

Je me souviens que le pauvre Bukowski, perpétuellement emprisonné, car dès qu'il était libéré, il se remettait à militer contre le régime, envoyait chaque jour une lettre de protestation à son geôlier, sur ses conditions de détention, et que ce dernier lui répondait !

Ecrit par : Valette | 01 février 2009

Bukowski (oui, il faut un w)...c'est lui qui voulait échanger Pinochet (ou Vidella) contre Brejniev (c'était dans les années 80 où l'in échangeait les dissidents les uns contre les autres, si vous vous souvenez) Scandale chez les intellectuels français ! (Ils ont du mal avec l'humour)

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J'ai regardé le sketch de Fellag : admiration totale.

On retient son souffle, comme devant un numéro de funambule, de trapèze volant à haut risque, on se dit que ce n'est pas possible, qu'il va se casser la gueule à un moment ou à un autre à force de manier des explosifs non stabilisés, de la nitroglycérine à l'état pur.

...Mais non !

Il y a une "sainteté" du rire (le Jésus-clown de Rouault), une dimension de "sacrifice amoureux", une prise de risque absolu, mais "réfléchie" (René Girard parle de mécanisme d'horlogerie dans "La voix méconnue du réel")

Il faut une intelligence (et une vraie bonté) incroyable pour faire ça, c'est du très très grand art, cette façon de renvoyer dos à dos les idéologies (colonialisme/anticolonialisme) et le thème du fondamentalisme musulman aussi bien que de la corruption et de l'impéritie du régime en place qui affleure quand il dit "on est resté entre nous."

...Et le renversement final quand il évoque les "vases communicants" : les Français en Algérie et les Arabes en France.

J'ai adoré ce sketch. Ce type est formidable, mais à mon avis il doit faire grincer pas mal de dents entre la moustache...Et la barbe.

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Je viens de voir, en revenant de courir, une affiche à l'arrêt de bus près de chez moi: "Mozart, l'opéra rock; un fabuleux destin". Ces gens-là font plus contre l'enseignement de la musique que quelques bataillons de pédagogistes!
Manu, on monte une équipe pour aller pendre le réalisateur de cette daube avec les tripes du producteur? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Ils couvrent les murs ici aussi avec ça.

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Ceci-dit, j'ai rencontré aussi des arabes qui aimaient le pinard!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Pour parfaire votre connaissance de la question. Il y a quelques années, mes élèves de BTS, lors du repas rituel de fin d'année au resto, avec leurs profs préférés, commandent l'apéro. Tous optent pour un pastis, sauf le tunisien et le marocain, qui souhaitent un coca. L'algérien ( j'avais tout le maghreb ) qui était aussi fils de harki, et qui avait opté pour le pastis, exaspéré, leur lance, haut et fort :"Arrêtez votre cinéma, vous en avez pas marre de faire semblant en public ?" Aucune réponse. C'est tout.

Écrit par : Amélie | 01 février 2009

J'ai vu l'affiche, aussi, depuis quelques jours: "Mozart, l'opéra rock"(mais cela fait un moment que la culture populaire de masse est un dérivé de la culture bourgeoise; cf: "Kafka" avec Jeremy Irons, par exemple, ou "Rondo Venezziano", etc.), et une autre, révélatrice.
Voici ce que propose, comme options, à tous les élèves rentrant en 6ième, le collège privé Taisson (Alès) - dans le désordre:

1 - journalisme,
2 - écologie,
3 - informatique,
4 - archéologie, histoire de l'art,
5 - théâtre,

Deux autres propositions m'échappent ce matin. Les affiches sont présentes dans toute la ville pour les journées portes ouvertes du collège.
Dans mon ancien établissement, privé, en tant qu'élève (collège et lycée): une option "langue chinoise" (avec une vraie comme enseignante!). Il y a même eu un article dans le Midi-Libre local lorsque la classe a fêté le Nouvel-An chinois.

Accroche-toi, Public!

Écrit par : Pendariès | 01 février 2009

Je suis de tout coeur avec vous Felts, peu m'importe ce que les autres peuvent penser ici. Cela fait longtemps que je n'écoute plus que la voix de ma conscience...Il est clair que ses manifestations peuvent déplaire dans ce blog dominé par l'ego. Je vous donne mon sentiment : laissez tomber. Soyez plutôt rempli de pitié pour ces gens. Souriez dans votre coeur : vous avez compris des choses qui sommeillent, qui dorment profondement dans l'inconscient de ces gens.
Cultivez plutôt votre blog, il est tellement plus intéressant.

PS
Bises Robin! ;o)-

Écrit par : lisa | 01 février 2009

Pour les amateurs de romans policiers "à énigmes", les cousus mains, "à l'ancienne" (je sais qu'il y en a plusieurs sur ce blog, je leur recommande les livres de Paul Halter : "Le roi du désordre" (le "modus operandi" du crime est très fort), et
l' ambiance de Noël à la Dickens très réussie, "La quatrième porte" (d'une virtuosité époustouflante ; il accumule à plaisir des difficultés qu'il ne s'est même pas données lui-même) et "La malédiction de Barberousse".

Une énigme absolument incompréhensible, invraisemblable, inouïe (comme l'existence de la vie sur la planète terre) et une explication claire, d'une "enfantine" simplicité, comme une équation mathématique qui résume des centaines de pages de calcul (le théorème de Fermat et le défi des "suites pythagoriciennes" et puis : CQFD ou QED, quod erat demonstrandum comme disent les mathématiciens anglais.

C'est ça que j'aime dans le roman policier.

Marque par le "principe d'incertitude", Guillermo Martinez (Mathématique du crime) parle de solution "esthétique" plutôt que de "vérité" absolue. Vrai à un niveau, incertain à un autre (subatomique).

Écrit par : Robin | 01 février 2009

L'histoire de Catherine Bouty est totalement surréaliste, proprement kafkaïenne. Il doit y avoir des trous noirs dans le système et elle a eu le malheur de tomber dans l'un d'eux.

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

J'en avais déja lu des vertes et des pas mûres, mais là, ça dépasse tout. Ça a un côté "bienvenue en enfer"... Je suis cependant surpris par la longueur du post d'une part, son interruption abrupte d'autre part, et enfin par son côté hétéroclite, pouir ne pas dire mal foutu ou mal présenté.

Ecrit par : Manu | 01 février 2009

Mêmes réflexions que Daniel et Manu. Je n'ai pas osé intervenir à chaud.

Écrit par : une hussarde | 01 février 2009

Et merci à Lisa pour son dernier message.
C'est effectivement le meilleur conseil que vous puissiez donner à Roger.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Mais la vérité que l'on "évite" de voir, c'est que dans un système totalitaire et l'Educ nat en est un, c'est la personne qui ne s'adapte pas à la folie ambiante que l'on qualifie de" malade mental." (voir Wladimir Bukovski, "Et le vent reprend ses tours")

Ecrit par : Robin | 01 février 2009

Le recours à cette notion de "système totalitaire" doit être fait avec précaution, pour la raison qu'en donne Slavoj Zizek (dans son "Vous avez dit totalitarisme"): au lieu de nous donner les moyens de réfléchir, elle nous dispense, voire nous empêche activement de penser...
Par exemple et pour rester sur le sujet des "évaluations" personne (à part Guy Morel) ne s'offusque du fait qu'on prétend avec cette lourde opération, digne d'un système de gestion bureaucratique soviétique, rendre compte objectivement du niveau de la "productivité" de l'école primaire, celle-ci étant devenue aux yeux des managers et gestionnaires de l'Éducation nationale le principal paramètre mesurable et quantifiable de son efficacité.
Derrière cette opération il y a la même lubie que celle qui anime les pédagogistes: la certitude faite dogme que les sciences sont en mesure de nous donner la matérialité des choses et de fonder officiellement les normes et les procédure de fabrication de l'homme nouveau, de l'homme ultime. Nous sommes en plein lyssenkisme au beau milieu d'un régime libéral et démocratique.
Et comme le suggère Robin avec son intelligence coutumière si du temps de Joseph Staline celui qui n'adhérait pas à la dogmatique officielle était fusillé, à l'époque de Nikita Kroutchov on le déclarait "fou" et on le confiait aux bons soins de la psychiatrie nourrie à l'époque de psychologie pavlovienne...
Il est clair à mes yeux que c'est afin de ne pas être déclarés hors-la-loi ou tout bonnement "fous" que peu à peu les enseignants ont troqué les anciennes techniques d'enseignement auxquelles ils étaient pourtant attachées pour celles commercialisées à vil prix sur le marché mondial de l'éducation.

PS Владимир Буковский s'écrit en français Vladimir Boukovski. Je suis curieux de connaître l'origine de cette fantaisie du "W" pour Vladimir. Est-ce anglicisation?

Écrit par : buntovchik | 01 février 2009

PS
Bises Robin! ;o)-

Ecrit par : lisa | 01 février 2009

Je vous embrasse moi aussi, mystérieuse (Mona) Lisa ! Mais pas sur le gros nez d'Achille Talon, plutôt sur les joues...Lys et roses !

Dans cette histoire et dans la vie en général je suis Philinte (je me le reproche et je courbe la tête). J'admire Alceste (et votre "sévérité", mais je ne peux pas.

Philinte

Il est bien des endroits où la pleine franchise
Deviendrait ridicule et serait peu permise;
Et, parfois, n'en déplaise à votre austère honneur,
Il est bon de cacher ce qu'on a dans le coeur.
Serait-il à propos et de la bienséance
de dire à mille gens tout ce que d'eux l'on pense ?
Et, quand on a quelqu'un qu'on hait ou qui déplaît,
Lui doit-on déclarer la chose comme elle est ?

Alceste

Oui.

Philinte

Quoi ! vous iriez dire à la vieille Emilie
Qu'à son âge il sied mal de faire la jolie
Et que le blanc qu'elle a scandalise chacun ?

Alceste

Sans doute.

Philinte

A Dorilas, qu'il est trop importun,
Et qu'il n'est à la cour oreille qu'il ne lasse
A conter sa bravoure et l'éclat de sa race

Alceste

Fort Bien.

Philinte

Vous vous moquez.

Alceste

Je ne me moque point,
Et je vais n'épargner personne sur ce point.
Mes yeux sont trop blessé, et la cour et la ville
Ne m'offrent rien qu'objets à m'achauffer la bile :
J'entre en une humeur noire, en un chagrin profond,
Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font.
Je ne trouve partout que lâche flatterie,
Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie.
Je n'y puis plus tenir, j'enrage, et mon dessein
Est de rompre en visière à tout le genre humain.

(Molière, Le Misanthrope, Acte I, scène 1)

Cette scène m'a toujours fait monter les larmes aux yeux.

Écrit par : Robin | 01 février 2009

De laisser tomber, évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Pour les amateurs d'oxymores (Robin en est un.)

"La zone euro connaîtra en 2010 une croissance négative."

Écrit par : une hussarde | 01 février 2009

PS Владимир Буковский s'écrit en français Vladimir Boukovski. Je suis curieux de connaître l'origine de cette fantaisie du "W" pour Vladimir. Est-ce anglicisation?

Ecrit par : buntovchik | 01 février 2009

Voyez comme je suis influençable. Je l'avais écrit avec un v et parce que quelqu'un l'a écrit avec un w, je l'imite sans même prendre la peine d'aller vérifier sur Gouglou.

J'ai un Vladimir en 5ème (avec un V, pas un W), un petit coquin avec les yeux qui partent en vrille, pas méchant, mais du genre remuant et à l'affût.

Ca m'amuse de penser qu'il porte un prénom de grand duc de la sainte Russie.

J'avais un camarade de classe en 4ème ou en 5ème qui portait un nom particulièrement imposant (Clermont-Tonnerre)...Et historique... un petit loustic amusant qui courait partout.

Il est devenu quelqu'un de connu dans le milieu des affaires. C'est drôle ce que les gens deviennent... et comme ils oublient ce qu'ils étaient.

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Pour les amateurs d'oxymores (Robin en est un.)

"La zone euro connaîtra en 2010 une croissance négative."

Ecrit par : une hussarde | 01 février 2009

je trouve cet oxymore (ou cet oxymoron) subversif et digne d'Alceste. Je propose de le remplacer par "décroissance positive". ;O))

Écrit par : Robin | 01 février 2009

L'histoire de Catherine Bouty est totalement surréaliste, proprement kafkaïenne. Il doit y avoir des trous noirs dans le système et elle a eu le malheur de tomber dans l'un d'eux.

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

J'en avais déja lu des vertes et des pas mûres, mais là, ça dépasse tout. Ça a un côté "bienvenue en enfer"... Je suis cependant surpris par la longueur du post d'une part, son interruption abrupte d'autre part, et enfin par son côté hétéroclite, pouir ne pas dire mal foutu ou mal présenté.

Ecrit par : Manu | 01 février 2009

Mêmes réflexions que Daniel et Manu. Je n'ai pas osé intervenir à chaud.

Ecrit par : une hussarde | 01 février 2009

Je me suis fait les mêmes réflexions. Ça m'a fait penser à un livre que j'ai lu l'année dernière, paraît-il écrit par une instit d'école maternelle et qui comportait des erreurs très grossières sur les attributions et les devoirs de la profession ("Maternelles à la dérive", France Doppia).

Mais ce qui me gêne vient peut-être, dans le cas présent, du rôle qu'auraient tenu les directeurs d'école incriminés... Nous ne sommes pas les supérieurs hiérarchiques de nos collègues, aucun des IEN que j'ai pu rencontrer au cours de ma longue carrière ne m'a jamais demandé quoi que ce soit sur mes collègues et, lorsque j'ai été adjointe, même si j'ai connu quelques directeurs "maîtres après Dieu", aucun d'entre eux n'avait pris le pouvoir de choisir ses collègues et de les faire muter ou mettre en congé maladie lorsqu'ils ne leur convenaient pas. Peut-être ai-je eu de la chance, après tout.

Écrit par : catmano | 01 février 2009

RAPPEL :
Le soir même de l'émission où il se révélait, j'avais écrit :
« Roger Karouchi vient de porter un coup fatal à la plus haïssable des phobies, l’homophobie. REAC, IMPORTANT, PEDE, ET LE FAISANT SAVOIR, peut-on mieux faire ? »
L'inénarrable Grosboudin, espécialiste en orthographe et grand-mère dans un soutien fervent à Jérémy écrit à ce propos le 26 janvier :
« Felts, con. Ce Felts est décidément un bien triste et peu ragoûtant personnage. »
Le lendemain, toute la presse en parlait. Roger Karouchi qui se plaignait d'avoir une image médiatique insuffisante par rapport à Valérie Pécresse, sa rivale, passait sur plusieurs plateaux de télévision et pouvait croire à l'utilité électoraliste de son acting out…
Je ne pose pas la question, qui est le con ? La réponse a été apportée par la réalité.

Écrit par : Roger Felts | 01 février 2009

Désolé SIBILLE, bien que Lysa soit une amie, je ne suivrai ses conseils qu'à moitié : les textes longs et divers sur mon site. , les textes courts ou centrés Education Nationale sur les deux. Dans mes phases d'exaltation, je ne désespère pas de vous rendre moins idiot.

Écrit par : Roger Felts | 01 février 2009

"Dans mes phases d'exaltation, je ne désespère pas de vous rendre moins idiot." écrit Felts.

Felts, essayons surtout ensemble de nous rendre plus intelligents. La situation est suffisamment désespérée pour nous permettre ce petit espoir.

Écrit par : une hussarde | 01 février 2009

Robin, "La Maîtresse de la mort" est un livre très savoureux, et je vous recommande aussi "L'Amant de la mort", dont l'action est simultanée. J'adore Boris Akounine, dont j'ai lu tous les livres traduits en français. Il a un humour irrésistible, une inventivité et un allant qui me font songer à Dumas. Outre les aventures d'Eraste Fandorine, il y a aussi la trilogie consacrée aux enquêtes de Pélagie, une jeune nonne fort peu orthodoxe : "Pélagie et le bouledogue blanc", "Pélagie et le moine noir", "Pélagie et le coq rouge". Le second titre est bourré d'allusions à Dostoïevski.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 février 2009

Alceste :

"Sur quelque préférence une estime se fonde,
Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde.
Puisque vous y donnez, dans ces vices du temps,
Morbleu ! vous n'êtes pas pour être de mes gens ;
Je refuse d'un coeur la vaste complaisance
Qui ne fait de mérite aucune différence ;
Je veux qu'on me distingue, et, pour le trancher net,
L'ami du genre humain n'est pas du tout mon fait.

L'ami du genre humain n'est pas du tout mon fait." (Alceste) Cà, c'est pour moi, prends-toi (avec un tiret !) ça dans les dents !

"Tout professeur le sait par expérience : il est difficile d'obliger les jeunes gens, idéalistes et passionnés, à se montrer juste et objectifs envers Philinte. Ils retrouvent naturellement le jugement de Rousseau et de Fabre d'Eglantine."

(Classiques Larousse, introdution de Monsieur G. Sablayrolles, agrégé de Lettres)


"Ami du genre humain", mais avec une préférence marquée pour les gens comme M. Sablayrolles, j'espère que le vieil agrégé coule des jours heureux à cultiver son jardin au bord de la Loire et j'espère surtout qu'il n'a pas expérimenté l'abîme d'indifférence agacée qui l'obligerait à la supprimer pour "déphasage" dans une édition plus récente.

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Dans mes phases d'exaltation, je ne désespère pas de vous rendre moins idiot.

Ecrit par: Felts

:-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Robin, "La Maîtresse de la mort" est un livre très savoureux, et je vous recommande aussi "L'Amant de la mort", dont l'action est simultanée. J'adore Boris Akounine, dont j'ai lu tous les livres traduits en français. Il a un humour irrésistible, une inventivité et un allant qui me font songer à Dumas. Outre les aventures d'Eraste Fandorine, il y a aussi la trilogie consacrée aux enquêtes de Pélagie, une jeune nonne fort peu orthodoxe : "Pélagie et le bouledogue blanc", "Pélagie et le moine noir", "Pélagie et le coq rouge". Le second titre est bourré d'allusions à Dostoïevski.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 février 2009

Oui, j'ai vu qu'on pouvait commencer indifféremment par "La maîtresse" ou par "l'amant". J'ai commencé par la maîtresse ;-)

On sent une culture époustoufflante, une connaissance précise et en profondeur du contexte historique, politique et culturel (je ne saisis pas tout) de la Russie et de l'Europe au XIXème siècle.

J'avais découvert, par exemple, dans "Azazel" les détails de la "table des rangs" instaurée par Pierre le Grand et abolie par la Révolution bolchévique.

Écrit par : Robin | 01 février 2009

Par exemple et pour rester sur le sujet des "évaluations" personne (à part Guy Morel) ne s'offusque du fait qu'on prétend avec cette lourde opération, digne d'un système de gestion bureaucratique soviétique, rendre compte objectivement du niveau de la "productivité" de l'école primaire, celle-ci étant devenue aux yeux des managers et gestionnaires de l'Éducation nationale le principal paramètre mesurable et quantifiable de son efficacité.


Ecrit par : buntovchik | 01 février 2009
Prenons le cas du cioyen lambda, ce qui constitue l'écrasante majorité.
Premier cas: il est parent d'élève ( de CM2 ) et perçoit ces évaluations comme une sorte d'examen d'entrée en sixième. Il ne peut que se rebiffer si on contrôle son petiot sur des notions qui n'ont pas été enseignées.
Deuxième cas: il est ravi qu'on lui annonce que la nouvelle génération est cent fois plus conne qu'il ne l'était au même âge et son poujadisme viscéral et indéboulonnable s'en trouve conforté. Tout va mal dans ce pâys ! Faut serrer la vis à ces petits feignants ! Etc.
Troisième cas: il s'en bat les couilles. (Cas majoritaire ).

Écrit par : dobolino | 01 février 2009

"Dans mes phases d'exaltation, je ne désespère pas de vous rendre moins idiot."

Ecrit par: Felts

C'est gentil à vous, mais si vous vous considérez vous-même comme le "maître" étalon de l'intelligence, j'aime autant rester comme je suis. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2009

Dans mes phases d'exaltation, je ne désespère pas de vous rendre moins idiot.

Ecrit par : Roger Felts | 01 février 2009

Moi aussi, j'ai bon espoir !

Écrit par : Amélie | 01 février 2009

Je relis Pierre Dac. Ca fait du bien. Il aurait bien su tourner en ridicule tous les discours pontifiants qu'on entend à droite et à gauche. Il se serait sûrement moqué de nous.

"Gloire à ceux qui ont forgé silencieusement mais efficacement le fier levain qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le grain fécond du ciment victorieux, au sein duquel, enfin, sera ficelée, entre les deux mamelles de l'harmonie universelle, la prestigieuse clé de voûte qui ouvrira à deux battants la porte cochère d'un avenir meilleur sur le péristyle d'un monde nouveau."

Et pour le dessert, ces petites perles :

"Professeur bègue donne répétitions."

"On demande des personnes sachant compter jusqu'à dix pour vérification des doigts dans une farique de gants."

"Une erreur peut devenir exacte selon que celui qui l'a commise s'est trompé."

"Si tous ceux qui croient avoir raison n'avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin."

"Ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux."

Et puis, celles-là, qui me font franchement rire :

"Monsieur atteint strabisme divergent cherche monsieur atteint strabisme convergent pour pouvoir ensemble regarder les choses en face."

"Monsieur à qui on ne l'a fait pas cherche dame à qui on ne l'a pas fait."

C'est dimanche, tout est permis ! Il va être temps de changer de fil ...

Écrit par : une hussarde | 01 février 2009

J'avais découvert, par exemple, dans "Azazel" les détails de la "table des rangs" instaurée par Pierre le Grand et abolie par la Révolution bolchévique.

Ecrit par : Robin | 01 février 2009

Je l'avais apprise en Première, en Histoire, et, surtout, en Russe en Terminale, alors que nous étudiions Les Ames Mortes de Gogol.
Quand j'étais au Lycée, de 1973 à 1976, le russe était une des matières littéraires non gangrénées par les premiers coups de boutoir des futurs maîtres à penser pédagogos (SNES essentiellement mais quelques SGEN pas piqués des vers non plus ) qui se faisaient les dents sur nous-autres élèves.
On avait deux types de professeurs, des russes blancs hyper-conservateurs et des trotskystes impitoyables. Ça marchait à la baguette ! Les manuels étaient à l'avenant et la presse russe de l'époque inutilisable pour les uns comme pour les autres ! On a bien essayé une fois un article sur Iouri Gagarine mais bon ... on s'est vite rabattu sur les classiques !

Écrit par : dobolino | 01 février 2009

Sur le site de Renaud Camus.

LE FOND ET LA FORME !!!!!!


" La France est entrée dans la grande nuit de sa langue
Envoyé par: JGL ()
Date: 31 janvier 2009, 20:25


Université du centre de la France. 50 copies d'examen de L3, comme on dit maintenant, ou de licence (lettres modernes et lettres classiques), comme on disait naguère. Pas ou peu d'étrangers, sinon 3 étudiants Erasmus. Les étudiants sont Bac + 3 et quasiment tous Français "de souche". 5 étudiants - soit 1/10 de l'ensemble - ont fait dans 4 pages manuscrites (équivalant à une page format A4 corps 12) plus de vingt fautes d'orthographe, de grammaire et de vocabulaire. Aucune phrase n'est ponctuée correctement. Ils écrivent éthymologie, therme (pour "mot"), silocisme ou sélicisme (pour solécisme). Pour eux, le participe passé "d'acquérir" est "acquéri" et le présent ou le passé simple (allez savoir !) de ce verbe est acquérit. Ils confondent la troisième personne de l'indicatif du verbe "avoir" (qu'ils écrivent à) avec la préposition à (qu'ils écrivent a). Ils ignorent l'orthographe de l'infinitif passé (ou composé) des verbes du premier groupe : ils écrivent avoir céder (appliquant sans doute la règle : quand deux verbes se suivent le second se met à l'infinitif). L'orthographe des participes passés est pour eux un casse-tête, à moins qu'ils ne se fient au hasard : ils écrivent "il a subit" ou "ils ont faits". Ils n'accordent pas le verbe avec son sujet, ni l'adjectif avec le nom auquel il se rapporte. Ils emploient de façon erratique les déterminants possessifs, le plus souvent à la place de l'article défini. Les impropriétés sont aussi fréquentes que les bourdes. Je n'ai pas eu le coeur à les relever. Alors que 10% des étudiants font plus de vingt fautes, du type de celles que j'ai relevées ci-dessus, les autres font entre 5 et 15 fautes. Si elles avaient été corrigées en rouge, ces copies auraient été autant barbouillées de rouge que les thèmes latins des plus mauvais potaches d'une classe de Première C ou A d'il y a quarante ans. Je ne n'ai lu que deux ou trois copies sans faute, mais, même dans ces copies, à peu près correctes, les accents et les virgules sont placés aléatoirement. Le désastre touche aussi bien les étudiants de lettres modernes que ceux de lettres classiques : l'apprentissage du latin et du grec ne protège personne de la catastrophe. Il est vrai que s'il ressemble à celui du français...

Ces 50 étudiants obtiendront tous en juin leur diplôme : ils seront licenciés ès lettres (modernes ou classiques); dans deux ou trois ans, ils seront ou professeurs des écoles (instituteurs) ou professeurs (certifiés) dans un collège ou auxiliaires ou vacataires quelque part, enseignant peut-être le français à l'étranger.

Le désastre verbal va de pair avec des discours faits de fragments de slogans, en particulier pour tout ce qui se rapporte à l'histoire de France ou à l'histoire de la culture - du type l'obscurantisme médiéval ou le roi, monarque de droit divin, qui impose ses propres croyances à toute la société, l'Eglise ramenée au rang d'un parti totalitaire du type PCUS, empêchant toute expression individuelle, la Révolution libératrice, la loi de 1905, lumière qui a éclairé les ténèbres, les bienfaits de la science au XIXe siècle, etc. En bref, leur culture se résume à un chapelet d'inanités, infirmées depuis longtemps par de grands historiens (le Goff, Pernoud, Le Roy-Ladurie, Goubert, Furet, etc...), comme si ces étudiants avaient séjourné, non pas, comme l'indique à tort leur carnet scolaire, pendant 5 ans à l'école primaire, 4 ans au collège, 3 ans au lycée, mais dans des cellules de partis crypto gauchistes ou comme s'ils avaient été catéchisés, pendant leur scolarité, par des secrétaires de cellules crypto-gauchistes grimés en prof d'histoire ou de français.

Dans les pays du tiers-monde, les disciplines universitaires s'étageaient dans une stricte hiérarchie, des plus prestigieuses, celles qui attiraient les élèves les plus vifs, les plus intelligents, les plus sérieux (médecine, pharmacie, sciences, techniques, écoles d'ingénieurs), aux méprisées, celles où s'inscrivaient les élèves médiocres, bornés, paresseux, un peu sots, pas très intelligents : histoire, géographie, socio, psycho et, tout en bas, de l'échelle, l'arabe, la langue "officielle" ou "nationale" de ces pays, les échelons médians étant occupés par le droit, le commerce, le marketing, les langues étrangères. Dans les années 1960-70, un Français, prenant connaissance de cette échelle de valeurs et la transposant, par pure spéculation, dans son propre pays, pouvait légitimement penser que les humanités, les lettres, l'étude de la langue nationale, ne subiraient jamais en France un si cruel abaissement : il y avait dans les lycées, dès la classe de 6e, des sections classiques, puis de la classe de 4e aux classes terminales, les sections A ou A' ou C, enfin les classes préparatoires ou même les universités - de sorte qu'apprendre le latin, le grec, le français, ou faire des lettres n'était pas déchoir ou se retrouver tout en bas de la caste intellectuelle. Le Ministère de l'Education nationale veillait aussi, il y a trente ans, à ce que les professeurs soient recrutés parmi les anciens bons ou très bons élèves.
Il semble que tout cela soit "caduc", comme disait Arafat. La France est rentrée dans le rang. L'échelle de valeurs qui y a cours, pour ce qui est des études, est, si l'on se fonde sur ce qu'on lit dans les copies d'étudiants de licence, celle qui prévalait (et prévaut encore) dans les pays dits du tiers monde. Le désastre ne suffit pas : il faut que l'humiliation le couronne."

Écrit par : Amélie | 01 février 2009

À UNE HUSSARDE qui écrit :
"Felts, essayons surtout ensemble de nous rendre plus intelligents. La situation est suffisamment désespérée pour nous permettre ce petit espoir."
je précise que "moins idiot" est un équivalent de sens de "plus intelligent"… Et que l'exaltation suppose l'espoir intense… Mais il faut savoir d'où on part… Et que certains n'arriveront jamais.
La réponse, très affutée de Christophe Sibille devrait vous éclairer sur ce point… Mais il a fait beaucoup mieux.
En ce qui me concerne, mes textes dans “Bonnet d'âne” sont noyés sous le flot de textes remarquables et d'infâmes daubes. Sur mon site, je suis lisible… et optimiste… autant qu'on peut l'être.

Écrit par : Roger Felts | 01 février 2009

L'histoire de Catherine Bouty est totalement surréaliste, proprement kafkaïenne. Il doit y avoir des trous noirs dans le système et elle a eu le malheur de tomber dans l'un d'eux.

Ecrit par : Magister | 31 janvier 2009

J'en avais déja lu des vertes et des pas mûres, mais là, ça dépasse tout. Ça a un côté "bienvenue en enfer"... Je suis cependant surpris par la longueur du post d'une part, son interruption abrupte d'autre part, et enfin par son côté hétéroclite, pouir ne pas dire mal foutu ou mal présenté.

Ecrit par : Manu | 01 février 2009

Mêmes réflexions que Daniel et Manu. Je n'ai pas osé intervenir à chaud.

Ecrit par : une hussarde | 01 février 2009

Mais ce qui me gêne vient peut-être, dans le cas présent, du rôle qu'auraient tenu les directeurs d'école incriminés... Nous ne sommes pas les supérieurs hiérarchiques de nos collègues, aucun des IEN que j'ai pu rencontrer au cours de ma longue carrière ne m'a jamais demandé quoi que ce soit sur mes collègues et, lorsque j'ai été adjointe, même si j'ai connu quelques directeurs "maîtres après Dieu", aucun d'entre eux n'avait pris le pouvoir de choisir ses collègues et de les faire muter ou mettre en congé maladie lorsqu'ils ne leur convenaient pas. Peut-être ai-je eu de la chance, après tout.

Ecrit par : catmano | 01 février 2009

Le post de Catherine Bouty était effectivement assez long, alors juste deux ou trois remarques.

Il me semble que cette situation relève d'un harcèlement moral au travail, tel qu'il est défini par le BO de février 2007. Ce qui renvoie toujours au problème du fonctionnement kafkaïen, voire totalitaire (et je partage l'avis de Robin), de l'institution. Car si le texte existe, qui va l'appliquer? Certainement pas l'inspecteur ou le recteur qui, par esprit de corps, va se borner à couvrir ce qui se passe!
D'où la possibilité d'expliquer ce côté "engrenage", de prime abord surréaliste, qui aboutit à l'acharnement de presque tous les acteurs sur une seule personne : chacun, pour se couvrir, tient le discours de celui qui le précède. Et c'est alors un cercle vicieux : comme une majorité d'intervenants tiennent le même discours, ils peuvent utiliser l'argument de la "majorité" pour isoler la cible et la désigner comme "fauteuse de trouble" ou "paranoïaque". Le processus de harcèlement s'autocrédibilise, en quelque sorte...
Du côté de la victime : il est fort probable qu'elle n'identifie pas tout de suite le processus dont elle fait l'objet comme un harcèlement moral au travail. Ce dernier est un phénomène encore mal connu, et nécessiterait davantage d'information et de formation.
Du côté de ceux qui lisent (nous y compris, sur ce blog) : cette histoire nous semble aberrante peut-être parce que, comme Catmano, nous n'avons pas la malchance d'être tombés dans ce "trou noir" (merci Magister). Mais peut-être sont-elles plus fréquentes qu'on ne l'imagine. Cependant, à l'heure qu'il est, il est peut-être des victimes qui voudraient parler et qui ne le peuvent pas, parce que leur hiérarchie leur collerait un "manquement au devoir de réserve" pour les faire taire. Par définition, même la lumière qu'on pourrait mettre se trouve aspirée par un "trou noir"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 01 février 2009

Puis-je, en tant que modeste mère de famille, venir pousser mon coup de gueule?

Evaluation ou pas, quand pourrons nous nous intéresser aux enfants et à leur avenir?

1/ Le niveau d'enseignement actuel est pitoyable (Je pèse mes mots croyez moi!)

2/ On nivelle cette société par le bas au nom de quoi??? Un politiquement correct qui nous oblige à ne frustrer personne?

3/ 30 gamins dans une classe c'est dramatique, les profs ne peuvent pas correctement enseigner, les enfants ne peuvent pas correctement apprendre.

Voiçi ma petite expérience qui par malheur se transforme en rage. Mon fils aura bientôt 10 ans , il est en CM1. Dès son entrée au CP je n'ai fait qu'écouter la maitresse. Dans mon esprit il était clair qu'elle en savait bien plus que moi. Je me vois mal expliquer ma maladie à mon médecin...
Et puis elle a insisté sur le fait de ne pas interférer dans sa méthode mixte...soit.
Quand au bout de quelques semaines mon fils lisait chaussure à la place de basket ou chaise à la place de tabouret, j'ai commencé à me faire du souci, et à prendre les choses en main. Méthode syllabique tous les soirs, avec comme ma maman le faisait à l'époque respect impératif de la ponctuation. Dès janvier il savait parfaitement lire.
Pendant les années qui ont suivies je n'ai eu de cesse d'entendre "en tout cas, qu'est ce qu'il lit bien!!!", au grand désespoir de mon mari qui avait envie d'hurler "pas grâce à vous!".
Mais bon.
Ce1 ça passe, CE2, je me rends compte que le niveau est bas et commence à vraiment m'intéresser à ce qu'il se passe dans ces classes. Comme par exemple mon étonnement devant un polycopié littéralement REMPLI de fautes. Je me suis permise de demander à la maitresse si le but du jeu était de trouver les fautes, et me suis fait vite remettre à ma place, en me disant que ce n'était pas elle mais la stagiaire (heu...donc future professeur des écoles) qui avait écrit le texte. Sincèrement j'aurai préféré un modeste " nous sommes désolé c'est une erreur de jeunesse de la part de la stagiaire dont d'ailleurs je n'avais informé personne".

Bref, cette année, encore une fois, je n'insiste pas du fait que mon fils ne soit pas avec la maitresse escomptée, je laisse faire mais là c'est le pompon, elle fait des fautes, et en oubli dans les corrections;
et outrage ultime, lorsqu'elle me demande de signer les évaluations, de voir un