19 janvier 2009
Evaluations
Evaluations
Je viens de voir, aux infos de France 3, à 12h30, des parentes d’élèves de Montpellier (peut-être chez l’une des émules de l’ineffable Cazals, le « professeur des écoles » qui refuse de faire son métier ?) brandir des piles de cahiers d’évaluations — ces évaluations que devaient faire aujourd’hui leurs enfants — en affirmant haut et fort qu’elles refusaient de soumettre leurs Monchéri-Moncœur-Kevin—Momo à des interrogations auxquelles elles-mêmes ne parvenaient pas à répondre. Encouragées par une instit affirmant qu’il était trop tôt, que les opérations avec une virgule, c’était en fin d’année, etc.
Ce matin même, sur France 2, Darcos expliquait que les évaluations, parce qu’elles intervenaient en cette fin janvier, ne portaient que sur ce qui était censé avoir été appris…
Il aurait pu préciser que ces exercices sont en fait l'évaluation du "socle" prévu dès la loi Fillon, en 2005. Rien de strictement darcosien là-dedans.
Mais voilà : peut-être y a-t-il un léger décalage entre ce qui doit être su, et ce que l’on apprend effectivement.
Même si, dans le détail, la correspondance entre les questions et les programmes n'est pas totale… Mais cela vient peut-être du fait que les programmes auraient, depuis très longtemps, être plus précis, plus méthodiques, que ce qu'ils sont effectivement : la marge d'interprétation reste encore trop grande.
Xavier, aussi, quelle idée ! Les élèves de CM2, ce sont ceux de la réforme Lang de 2002 ! Pas ceux de la réforme Darcos — que ce même Cazals, et quelques autres, refusent d’appliquer, tant ils ont peur que l’on s’aperçoive qu’ils ne maîtrisent pas les méthodes de lecture qui marchent… Tant ils ont à cœur que les élèves déshérités qu’on leur a confiés (et qu’on ferait bien de leur retirer, et très vite) apprennent quelque chose de substantiel !
Certains dirigeants syndicaux te fatiguent, et leur bouderie sur la réforme du lycée t’a surpris. Mais à cette aune, comment peux-tu fréquenter Moindrot ou Cadart ?
Je suggère aux mères protestataires, d’abord, de ne pas exhiber leurs voiles entre les murs d’une école publique. Ensuite, de ne pas interférer avec ce que leurs enfants apprennent — ou tentent d’apprendre : elles ne comprennent pas les exercices ? À la bonne heure ! Au moins, leurs enfants en sauront un peu plus qu’elles.
Je suggère également aux instits qui refusent des évaluations basiques (c’est du moins ce que disent d’autres instits, qui à vrai dire n’ont pas utilisé la méthode Foucambert, et autres méthodes « naturelles » (!) pour apprendre à lire à leurs bambins) de retourner à l’école — pour leur compte. Mais pas à l’IUFM, qui les a si mal formés. Ou de faire un autre métier.
Et je suggère au ministre de ne pas accepter le passage en Sixième des élèves que leurs parents et leurs maîtres auront ainsi handicapés — pas la peine de grossir encore la masse des 17% d’entrants analphabètes ou illettrés.
Je ne suis pas enthousiaste à chaque décision du ministère — loin de là, et j’ai eu assez de courage pour le dire audit ministère, ou sur ce blog chaque fois que j’en ai eu l’occasion — il y a une semaine encore à propos de la nomination de l’illustrissimo fachino Descoings. Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine.
À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse.
Jean-Paul Brighelli




Commentaires
À moins que certains enseignants, dans l’Hérault ou ailleurs, n’y voient une inadmissible tentative du ministère pour tester leurs incompétences ou leur paresse.
Jean-Paul Brighelli
Salut,
je serai plus prudent que toi. Non pas que je me fasse des illusions sur les motivations de ceux qui poussent collègues et parents à manifester contre ces évaluations. Mais parce qu'il semble bien qu'entre les programmes et les exercices proposés pour évaluer leur assimilation il y ait quelques dissonances.
Qu'il soit difficile d'évaluer ce qui n'a pas été enseigné, personne ne peut le nier.
Je n'ai pas eu le temps encore de mettre côte à côte les programmes et les évaluations, mais j'ai eu quelques échos assez négatifs. Faut voir.
Guy
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Tu as raison Jean-Paul, ça va souffler...
Je vais aller voir les exercices qui ont été mis en ligne...
Saperlotte arrêtons de se voiler la face !
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
En (très) gros: d'accord.
Les sempiternels spécialistes de la victimisation nous emmerdent.
Cela dit, je me démarquerai nettement sur l'affaire du passage en sixième, étant partisan d'une fusion - sans soluion de continuité, donc - du primaire et du collège pour constituer une Ecole de la scolarité obligatoire, à objectif spécifique inclus dans son titre (et donc pas une antichambre systématique et dès lors inadaptée du lycée). Une réflexion qui reste à mener à son terme doit permettre d'y concilier la formation de base de tous et l'accès de chacun à son excellence potentielle.
Sur l'évaluation, pour y revenir, elle ne peut qu'être utile, par son caractère "exogène" (conception des exercices extérieure à l'établissement) et par sa vocation "nationale". Les élèves comme les enseignants peuvent en tirer un vrai bénéfice pour l'achèvement de l'année en cours.
Quant aux parents, il serait très utile effectivement de prévoir leur formation continuée pour les remettre raisonnablement au niveau des gamins (enfin ... au niveau exigé des gamins). Toute plaisanterie à part, il peut y avoir là des objectifs "d'école des parents" de nature à faire vivre, établissement par établissement, une vraie communauté éducative intergénérationnelle....
Etc.
Ecrit par : Sejan | 19 janvier 2009
Cela dit, je me démarquerai nettement sur l'affaire du passage en sixième, étant partisan d'une fusion - sans soluion de continuité, donc - du primaire et du collège pour constituer une Ecole de la scolarité obligatoire, à objectif spécifique inclus dans son titre (et donc pas une antichambre systématique et dès lors inadaptée du lycée). Une réflexion qui reste à mener à son terme doit permettre d'y concilier la formation de base de tous et l'accès de chacun à son excellence potentielle.
Ecrit par : Sejan | 19 janvier 2009
Ravi de voir que je ne suis pas le seul à suggérer de repenser - j'avais esquissé cela lors des réunions au ministère - l'articulation actuelle entre primaire et collège.
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
je confirme, non seulement on trouve le livret d'exercices en ligne mais aussi le livret des corrigés destiné au maître...
J'ai jeté un oeil sur les exercices et franchement si les élèves de cm2 ne savent pas y répondre alors il y a de quoi vraiment s'inquiéter.
bonne après-midi
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
J'ai jeté un oeil sur les exercices et franchement si les élèves de cm2 ne savent pas y répondre alors il y a de quoi vraiment s'inquiéter.
bonne après-midi
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
Ce n'est pas si simple. On n'est pas en fin de cm2 mais au mois de janvier.
Qu'est-ce qui a été vu depuis la rentrée ? Est-ce que les évaluations correspondent à ce qui a été vu ?
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Guy, repose la question autrement : qu'est-ce qui a été vu depuis le CP ? Et les évaluations correspondent-elles strictement au programme de CM2, ou à l'ensemble de ce qui aurait dû être acquis jusque là ?
Les tables de multiplication, par exemple…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009
Ce n'est pas si simple. On n'est pas en fin de cm2 mais au mois de janvier.
Qu'est-ce qui a été vu depuis la rentrée ? Est-ce que les évaluations correspondent à ce qui a été vu ?
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Jean-Paul m'a devancée dans la réponse...
Enfin monsieur Guy Morel, avez vous jeté un oeil sur le contenu des évaluations? Allez-y vous verrez que toute personne ayant reçu un minimum d'instruction est en droit d'espérer qu'un élève même en début de cm2 soit capable d'y répondre...
Les parents qui s'opposent à ces évaluations sont manipulés où alors se voilent la face , ils ne préfèrent pas être mis face à cette vérité qu'ils craignent, à savoir constater le réel niveau de leurs chérubins. Si en tant que parents,on doit protester , ce ne certes pas contre des évaluations de niveau mais bien contre les manquements dont l'école a fait preuve depuis un trop grand nombre d'années...
à mon humble avis
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
Guy, repose la question autrement : qu'est-ce qui a été vu depuis le CP ? Et les évaluations correspondent-elles strictement au programme de CM2, ou à l'ensemble de ce qui aurait dû être acquis jusque là ?
Les tables de multiplication, par exemple…
JPB
Je sais bien.
Mais il y a des calculs d'aires, des décimaux.
J'attends ce diront les instits sérieux.
Par ailleurs, si on veut voir ce qui a été acquis depuis le CP, pourquoi ne pas évaluer au premier trimestre ? Et si son veut voit ce qui est acquis en CM2, pourquoi ne pas attendre le mois de juin ?
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Mon dieu, ne vous arrêterez vous jamais ?
L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation. Le plus drôle dans vos propos reste quand même la thèse que ces évaluations servent à niveler les programmes, ce qui reste, il me semble, à l'inverse de vos revendications. Car, ne nous y trompons pas, l'éducation nationale ne nivèle jamais par le haut.
Une éducation saine ne se fera jamais Via Dolorosa si vous me permettez le renvoi (Mais qu'est ce qu'il raconte ?). Si les pédagogies modernes n'offrent pas de résultats satisfaisant, la pédagogie de l'échec ne crée que des générations frustrés et pour les quelques uns qui finissent avec une situation satisfaisante - disons prof de prépa - un égo surdimensionné de fait d'y avoir survécu. Est-ce ça la méritocratie ?
A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde:
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46- href="mailto:0@2">0@2-3224,55-1141420,0.html
Bien à vous,
Gautier U.
Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009
Il y a de toute évidence une "exception héraultaise", autant chez les parents ( de la Sainte FCPE) que chez les enseignants "degôche" du département, les uns étant les suppöts des autres.
Les choses auraient -elles bougé dans les esprits, depuis la grève qui a duré un mois, dans un collège de Montpellier en 2000, avec portes bloquées et les parents-enseignants passant les nuits à l'intérieur de la boîte, avec interviews en direct devant les caméras télé au 20h? Et après, dans un village proche, pratiquement les 3 mois du 3è trimestre sans école (primaire) et bien sûr, tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec ces instits ...."degôche", étaient qualifiés (déjà!) de fachos? Faut-il encore allonger la liste?
Et côté medias, c'est du gâteau, bien sûr, alors c'est une spirale infernale....Remarquez aussi où vont tous nos organes d'information quand il y a un problème ( vosu avez dit problème?): à Montpellier, à Palavas, à Nice....Pourquoi moins souvent dans la Creuse ( pour les artisans de JP Pernaud) ou à Aurillac ( fait pas chaud!) ? Pour Galabru( qui est de Palavas), "c'est le ch'nooooord"; pour les télés, c'est le Midi, son soleil, ses cartes postales et ses bons révolutionnaires ....de gôôôôche( les trois allant ensemble!)
Ecrit par : Paix Amour et Joie | 19 janvier 2009
Jean-Paul m'a devancée dans la réponse...
Enfin monsieur Guy Morel, avez vous jeté un oeil sur le contenu des évaluations? Allez-y vous verrez que toute personne ayant reçu un minimum d'instruction est en droit d'espérer qu'un élève même en début de cm2 soit capable d'y répondre...
Les parents qui s'opposent à ces évaluations sont manipulés où alors se voilent la face , ils ne préfèrent pas être mis face à cette vérité qu'ils craignent, à savoir constater le réel niveau de leurs chérubins. Si en tant que parents,on doit protester , ce ne certes pas contre des évaluations de niveau mais bien contre les manquements dont l'école a fait preuve depuis un trop grand nombre d'années...
à mon humble avis
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
J'ai vu.
Et je n'ai pas dit le contraire de ce que vous dites. C'est même très inférieur à un CM2 d'il y a quarante ans.
Mais il faut comparer avec les programmes actuels, voir si cela correspond ; et puis quelle drôle de date !
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Mais il faut comparer avec les programmes actuels, voir si cela correspond ; et puis quelle drôle de date !
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
On peut effectivement s'interroger sur le choix de la date mais , il vaut peut-être mieux évaluer maintenant les dégats afin de pouvoir consacrer les 5 mois qui restent avant l'entrée en 6ème à essayer de combler les lacunes où du moins savoir à quoi s'en tenir et surtout en tirer partie dans les classes inférieures...autant lutter contre les moulins à vent me direz-vous...
Pour une fois que je ne critique pas , il va neiger cet été...et je devrais peut-être aller au lit je dois avoir de la fièvre...
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
Mais voilà : peut-être y a-t-il un léger décalage entre ce qui doit être su, et ce que l’on apprend effectivement.
Écrit par Jean-Paul Brighelli
-------
Ah ! que j'aime cette litote !
Ecrit par : Francis Penin | 19 janvier 2009
Apparemment( et j'ai vu le même reportage à Montpellier), certains parents se voileraient plutôt la face-puisque JPB suggère à certaines mères contestataires de "ne pas exhiber leur voile entre les murs d'une école publique". Vous voyez bien alors qu'ils se voilent la face, les parents !!!!
Ecrit par : Paix Amour et Joie | 19 janvier 2009
cependant je mettrais un bémol à ce que je viens d'écrire, et comme Guy Morel j'ai une interrogation mais d'un autre ordre que celui du choix de la date:
n'y-a-t-il pas à craindre suite aux résultats de ces évaluations qu'on revoit les programmes du collège en particulier de 6ème à la baisse afin d'adapter le niveau de la 6ème à celui des élèves et non pas l'inverse comme il serait opportun de le faire?
mais je ne veux pas jouer les cassandre...
ouf bonne nouvelle il semble que je reprenne quelque peu mes esprits et qu'il ne risque plus de neiger cet été...
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
Je ne suis pas enthousiaste à chaque décision du ministère — loin de là, et j’ai eu assez de courage pour le dire audit ministère, ou sur ce blog chaque fois que j’en ai eu l’occasion — il y a une semaine encore à propos de la nomination de l’illustrissimo fachino Descoings. Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine.
Écrit par : Jean-Paul Brighelli
----
Veuillez me permettre de rectifier le mot italien qui signifie "porteur de bagages" : il s'écrit "facchino". J'ai appris l'italien un an seulement , en première (1957/1958) et il m'en reste des traces.
Mais pour ce qui est des citations latines ou grecques, je ne les comprends pas car je n'ai pas appris ces langues anciennes (ni d'autres), et si vous écrivez une faute en latin ou en grec ancien, je ne la verrai pas. Dans ce cas un autre fin lettré la verra et la vous signalera éventuellement. (Je veux dire "un autre fin lettré que vous, non pas moi". Je ne suis qu'un petit érudit en sciences.)
Maintenant, en ce qui concerne le fond de votre Note, une fois de plus (comme toujours jusqu'à présent) je vous approuve intégralement. Et, non, je ne fais pas de lèche, chers amis lecteurs, que vous soyez des thuriféraires de M. Le Professeur P. Meirieu ou non. Et si j'étais accusé d'en faire quand même, je répondrais "haughtily" :"I don't give a damn."
Et j'ajouterais ceci : si, un jour, JPB dit quelque chose avec quoi je suis en désaccord, je le lui dirai poliment. Cela ne prouvera d'ailleurs pas que j'ai raison, mais simplement que je vois les choses autrement.
Encore une chose, amis lecteurs : j'ai lu quelques messages désagréables à l'endroit de JPB. Je n'ai absolument pas pris sa défense. Il est assez grand pour le faitre lui-même. Je revendique donc le droit d'approuver JPB sans qu'on y trouve à redire. Je ne l'encense ni ne le mets sur un piédestal
Cordialement.
Ecrit par : Francis Penin | 19 janvier 2009
Bien que son message soit adressé a priori à JPB, je me propose de répondre à Gautier. :
Mon dieu, ne vous arrêterez vous jamais ?
------------> Non. Pas tant que l'École ne sera pas redevenue un lieu d'étude. Vous aimez la gigantesque garderie qu'elle est devenue ?
"L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation."
----------> Tiens, je croyais qu'il relevait plutôt de la transmission ? Tout serait donc relatif en fonction de la façon dont on "évalue" ? Le beau mensonge que voilà : il ne suffit pas de mettre 18 à une copie lamentable pour que celle-ci devienne excellente. C'est pourtant ce qui se passe dans l'EN où on a décidé - sous prétexte de faire du social, c'est ça le plus drôle - de rendre impossible toute instruction digne de ce nom et donc toute ascension sociale, si minime soit-elle.
"ne nous y trompons pas, l'éducation nationale ne nivèle jamais par le haut."
---------> On avait remarqué. Elle devrait, pourtant.
Et elle a tellement fait l'inverse qu'il va bien falloir se décider un jour à sortir du trou, comme dirait Marc.
"Une éducation saine ne se fera jamais Via Dolorosa "
---------> On se demande bien qui souffre et à cause de quoi : que faites vous des élèves qui aimeraient pouvoir l'être ne serait-ce que quelques heures par jour et travailler un peu en étudiant dans le calme ?
Que faites-vous de leur souffrance, réelle, celle-là, et quotidienne dans des "lieux de vie" régis par la loi de la jungle et le caïdat, entre la violence, les chahuts, le racket, les profs insultés à qui on empêche de faire cours sous prétexte qu'il faut être gentil avec les "défavorisés" ?
La réalité sociale - parfois peu reluisante - des élèves défavorisés implique-t-elle qu'on leur maintienne davantage la tête sous l'eau en refusant de leur donner - parce que l'on est de gôche - l'instruction sérieuse à laquelle ils ont droit ?
Où avez été vous chercher qu'un élève souffrait parce qu'on le faisait taire 5 minutes pour le mettre au boulot ? Où avez-été vous chercher qu'un élève serait davantage satisfait parce qu'on lui ment sur son niveau et sur la valeur de son travail ?
Pourquoi le travail sérieux -et donc correctement évalué- serait-il forcément générateur de "frustration", comme vous dites ? Pourquoi voulez-vous absolument manipuler les élèves en refusant de les mettre devant leurs responsablités (pour autant qu'on leur permette de les exercer) ?
Pourquoi refuser d'utiliser l'"échec" -forcément provisoire- comme nécessité et moteur de progrès ?
Pourquoi vouloir à tout prix les infantiliser en leur refusant, justement, de sortir de l'enfance ?
Comment voulez-vous qu'ils ne souffrent et in fine, ne se révoltent pas dans ces conditions ?
Vous avez vu comme moi les manifs lycéennes ces dernières années : ils n'ont pas tous les tenants et les aboutissants du problème (idem pour la plupart de leurs professeurs, hélas), ils n'ont pas conscience d'être manipulés, mais ils sentent bien que quelque chose est pourri dans ce royaume !
Et ce quelque chose de pourri est trés exactement le contraire de ce que vous affirmez, à mon avis :
Ce n'est pas en les dorlotant toute la journée, en leur ordonnant de "s'exprimer" (alors qu'ils n'ont rien à dire, puisqu'on ne leur a rien appris, ou si peu), en les manipulant pour leur "prouver" qu'ils sont formidables alors qu'ils sont la plupart du temps simplement ineptes - à leur corps défendant, il faut bien l'avouer-
Comment voulez-vous qu'ils se sentent bien, alors que nous passons toute la sainte journée à flatter leurs performances imaginaires pour acheter la paix sociale ? L'inflation aidant, le prix n'est jamais assez élevé : plus le niveau est faible, plus il faut flatter et plus il est difficile de créer l'illusion de toute pièce.
Là est le véritable malaise. Là est la vraie souffrance. A commencer par celle des élèves eux-mêmes, qui ne sont dupes que jusqu'à un certain point.
J'ai pour ma part toujours été persuadé que les profs démagos voire "copains" qui prétendent "aimer les élèves" prétextant "la réalité sociale" (merci Foucambert !) ne sont pas autre chose que des salauds déguisés. Quand ce ne sont pas carrément des politiques qui font ainsi la promotion de la guerre de tous contre tous.
Croyez-moi, Gautier, les élèves souffrent avant tout aujourd'hui du fait que nous refusons d'exercer notre métier par pure bien-pensance ou pour obéir aux préceptes d'une idéologie qui ne dit pas son nom.
Ils souffrent que nous refusions d'être des professeurs, comme nous leur refusons simplement d'être des élèves. Et pourtant, l'immense majorité d'entre eux souhaiterait consciemment ou non l'être ou le redevenir.
Tout ça au nom d'une conception du "Bien" ?
C'est tout de même un peu court.
Ecrit par : Manu | 19 janvier 2009
Et je n'ai pas dit le contraire de ce que vous dites. C'est même très inférieur à un CM2 d'il y a quarante ans.
Écrit par Guy Morel (19 janvier 2009)
-----
Voilà, Guy ! Vous mettez le doigt dessus.
Je dirais pour ma part "... un CM2 d'il y a soixante ans."
Je suis entré en CM2 en octobre 1950 (cela fait donc plus précisément 58 ans).
Si vous saviez tout ce que je savais à cette époque ! Même extraire la racine carrée d'un nombre décimal, pour ne rien dire des dictées de certificat d'études primaires dans lesquelles je ne faisais que deux ou trois fautes [1] (quand, quatre ans plus tard, j'ai passé le certificat d'études primaires, je ne faisais virtuellement plus aucune faute de français dans ces dictées - et je n'ai jamais été brillant, mais seulement très très bon).
Voilà pourquoi je suis d'accord à ce point avec JPB dont les opinions sont - de mon point de vue de dinosaure - sans outrance. Elles sont réalistes, mais qui peut s'en apercevoir sinon les vieux comme moi, qui ont voix au chapitre ?
Bien cordialement à vous, Guy.
[1] tout candidat au certificat d'études primaires qui commettait cinq fautes à la dictée avait zéro (Jack Lang était trop jeune, alors, pour dire que la note zéro est dégradante - et il ne m'a pas répondu quand je lui ai écrit qu'à l'agrégation interne, session de 1991, le jury de chimie m'a mis la note de 1/100 ; je me suis retenu d'ajouter, "Mettez-moi à la retraite anticipée pour incapacité." ; j'avais 51 ans...) était recalé, et j'en ai vu des larmes, le soir, lors de la proclamation des résultats.
C'est dire que dès onze ans, sinon dix, j'étais de taille à obtenir le certificat d'études primaires. Y a-t-il encore de nos jours des élèves de CM2 capables d'un tel exploit ? Je n'en jurerais pas.
Ecrit par : Francis Penin | 19 janvier 2009
mais ce qui me gêne un peu dans tout ça, c'est tout cet argent et cette notoriété que l'on se fait sur le dos de ces gosses (du moins Bégaudeau et elle et maintenant, ça tourne au "filon"), sans beaucoup les faire avancer. ( Robin)
Cela fait un bout de temps que le désastre de l'EN permet à ces gens-là d'arrondir leur fin de mois sans faire avancer le moins du monde les élèves. Qui trouvera le moyen de faire parler de soi de la manière la plus voyante en utilisant ou les manques ou les écrits des chers petits pour se faire mousser un peu plus?
Quant aux évaluations, quelle farce!
Darcos nous concocte une réforme qui n'est même pas appliquée réellement dans toutes les écoles, avec des instits qui ne l'appliquent que si cela leur chante et avec la bénédiction de certains inspecteurs.
Il évalue des CM2 (anciens modèles) avec des tests ( nouveaux modèles) au mois de Janvier.
Aucune cohérence, du vent médiatique, ou de la bêtise sans fond. Ou s'il s'agit de "dénoncer"par le biais de ces tests les instits anti-réforme Darcos, c'est pour le moins malhabile pour ne pas dire stupide. Ce qu'il a fait de moins idiot, c'est en primaire et il le saborde ( dans la mesure où la réforme est appliquée) par ces tests inadéquats qui iront se perdre avec les autres, des piles de papelards pour rien qui dorment sur une étagère, couverts de poussière. Les résultats ne seront pas livrés dans leur intégralité par les instits qui frondent. C'est n'importe quoi. Il s'y prend comme un manche. Juste un peu plus la grouille...
Le tout après ses récentes déclarations sur le port "du tee-shirt "qui pourrait être tellement bien pour gommer les différences sociales!
M'enfin! Cela va occuper le bon peuple pendant un petit bout de temps: savoir si l'item 7 a été étudié ou pas dans l'école machin et pas dans l'école truc, par l'instit X et pas Z.
Comme je ne passe plus très souvent, j'en profite pour rappeler que dans certains collèges cela va toujours aussi mal et même parfois très, très mal: les élèves, les profs et même l'administration, jusqu'à la FCPE qui commence à comprendre que la gangrène gagne toutes les classes et beaucoup de collèges qu'elle pensait à l'abri.
Mais réjouissons-nous, ce merdier dans l'EN aide les pauvres:
les Bégau trucs, les Mara choses, les rois de l'esquive, bref, tous ceux à venir qui excelleront dans la défense de la bonne cause et des petits défavorisés.
Eh! ma brave dame, c'est que tout n'est que marché! Et la misère des petits banlieusards, ma foi...
Ecrit par : Sanseverina | 19 janvier 2009
Avoir le choix dans la date, Saperlipopette, quel pied!
@Francis Pénin
Il me semble que, sur le site de Sauver les Lettres, il y a quelques années, quelqu'un avait scanné des cahiers de CM2 des années 30(je ne suis plus du tout sûre de la date exacte). Apparemment, cela n'y figure plus, et c'est bien dommage, car on mesurait l'écart immense entre ce qui se faisait alors et ce qu'on fait aujourd'hui (pas partout, par bonheur!)
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
On ne va tout de même pas leur laisser le choix dans la date.
Ils ont déjà la main à la pâte.
Ecrit par : Barbarie douce | 19 janvier 2009
Entendu ce matin à la radio.
Un instit de ZEP (mais tout de même).
Les évaluations servaient l'année dernière à repérer les difficultés, celles-ci sont beaucoup plus dures avec des notions comme le plus-que-parfait qu'on étudie généralement en fin de CM2.
Je n'ose imaginer le sort du passé simple et du passé antérieur, quant au présent de l'impératif, du subjonctif et du conditionnel...en connait-il l'existence ?
Bien d'accord toutefois avec Sanseverina pour crier au sabotage de la réforme du primaire.
Un exemple : le dernier problème, situation de proportionnalité (recette pour 6 personnes, chercher pour 9). Si on avait été cohérent, le problème aurait pu être résolu avec la règle de trois, or, c'est à mon sens impossible, pincée de sel, cuillère d'huile). Il faut passer par un tableau de proportionnalité et la recherche du coefficient.
De toute façon, on doit maîtriser la division décimale, ce que ne devaient même pas faire les CM2 (anciens modèles). Beaucoup d'élèves doivent être largués.
Qui a choisi la date ?
Le ministre ou les pédagos deux étages plus bas ?
Ecrit par : Guillaume | 19 janvier 2009
Je suis entré en CM2 en octobre 1950 (cela fait donc plus précisément 58 ans).
Si vous saviez tout ce que je savais à cette époque ! Même extraire la racine carrée d'un nombre décimal, pour ne rien dire des dictées de certificat d'études primaires dans lesquelles je ne faisais que deux ou trois fautes [1] (quand, quatre ans plus tard, j'ai passé le certificat d'études primaires, je ne faisais virtuellement plus aucune faute de français dans ces dictées - et je n'ai jamais été brillant, mais seulement très très bon).
En 1882, le Certificat d'études primaires est institué par la loi Jules Ferry du 28 mars 1882. Par cette loi, l'instruction primaire devient obligatoire de 6 à 13 ans. L'article 6 précise :
« Il est institué un certificat d'études primaires ; il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l'âge de onze ans. Ceux qui, à partir de cet âge, auront obtenu le certificat d'études primaires, seront dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer. »
C'est ainsi que pendant longtemps, pour la majorité des lauréats, il marque la fin de la scolarité obligatoire et l'entrée dans la vie active. Le certificat d'études primaires sanctionnait une scolarité primaire plus longue que celle d'aujourd'hui (2006). Il couronnait un cursus de sept ans : après les deux années de cours moyen, il y avait encore deux années de Classe de fin d'études primaires, suivies par des élèves qui n'étaient pas entrés en enseignement secondaire.
Cher Gilpa
Le niveau de CM2 était incontestablement plus élevé mais il est toujours utile de rappeler (comme vous l'avez fait) que le certificat d'études ne se situait pas à la fin du CM2. Faire le parallèle évaluations CM2 2009 et certificat d'études n'est donc peut-être pas judicieux.
Un instituteur
Ecrit par : Guillaume | 19 janvier 2009
Ce qui se faisait alors, ce qui se fait aujourdhui ....
J'ai vu les infos sur la trois et chaque fois que les parents envahissent l'école, je me retourne dans mon berceau! Moi qui suis tombée dedans étant petite, avec une mère hussarde noire de la république, je vous assure que je mesure la différence!
De la classe enfantine au CM2, j'ai changé de classe en changeant de rang. Tous les niveaux avaient le "cahier du jour" et le "cahier de composition". A la fin de chaque trimestre, c'était l'évaluation .
Merci maman!
Ecrit par : Alice | 19 janvier 2009
@Francis Pénin
Il me semble que, sur le site de Sauver les Lettres, il y a quelques années, quelqu'un avait scanné des cahiers de CM2 des années 30(je ne suis plus du tout sûre de la date exacte). Apparemment, cela n'y figure plus, et c'est bien dommage, car on mesurait l'écart immense entre ce qui se faisait alors et ce qu'on fait aujourd'hui (pas partout, par bonheur!)
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
Il est sur le site de Michel Delord et quelque part sut le site Projet SLECC. Je vais essayer de vous trouver cela. J'en ai d'autres d'ailleurs, de 1912. Aussi remarquables.
Bien à vous.
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
@ Alice
Pour moi, les compositions (on ne parlait pas alors d'évaluation) étaient mensuelles, et concernaient toutes les matières, y compris l'écriture.
Et j'ai connu moi aussi le "cahier du jour" et le cahier de composition.
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
Il est sur le site de Michel Delord et quelque part sut le site Projet SLECC. Je vais essayer de vous trouver cela. J'en ai d'autres d'ailleurs, de 1912. Aussi remarquables.
Bien à vous.
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Merci.
Au fait, une petite remarque au sujet du cours de grammaire que vous avez reproduit ici (voix active et passive). Est-ce à dessein que le COD choisi, "du chocolat" commence par un article partitif? Pour ma part, j'aurais choisi un autre article. À moins, bien sûr, que la distinction entre un article défini contacté et un partitif soit bien maîtrisée par les élèves. Mais c'est difficile pour eux, et j'ai dû souvent la réexpliquer, de la 6e à la 3e, voire au lycée.
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
Il est sur le site de Michel Delord et quelque part sur le site Projet SLECC. Je vais essayer de vous trouver cela.
Cherche pas Guy, c'est chez Blaise :
http://blaise.buscail.free.fr/cahier/cahier.htm
Ecrit par : Pascal | 19 janvier 2009
Au fait, une petite remarque au sujet du cours de grammaire que vous avez reproduit ici (voix active et passive). Est-ce à dessein que le COD choisi, "du chocolat" commence par un article partitif? Pour ma part, j'aurais choisi un autre article. À moins, bien sûr, que la distinction entre un article défini contacté et un partitif soit bien maîtrisée par les élèves. Mais c'est difficile pour eux, et j'ai dû souvent la réexpliquer, de la 6e à la 3e, voire au lycée.
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
Excellente remarque qu'ont faite plusieurs membres du groupe GRIP-Lettres au sein duquel on travaille très "collectif".
Je crois que Cécile Revéret est en train de corriger sa fiche.
Cela fait plaisir que cela soit lu et épluché. Merci.
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
L'"exception héraultaise", vous comprenez, ces Méridionaux fainéants et guère propres. Leurs instituteurs doivent être du même acabit. L'Occitanie rouge, avec ses accents rocailleux. Un nid à vendus!
Ecrit par : Amour Paix et Joie | 19 janvier 2009
Saperlipopette a écrit : "n'y-a-t-il pas à craindre suite aux résultats de ces évaluations qu'on revoit les programmes du collège en particulier de 6ème à la baisse afin d'adapter le niveau de la 6ème à celui des élèves et non pas l'inverse comme il serait opportun de le faire?"
Sanseverina a écrit : "Ou s'il s'agit de "dénoncer"par le biais de ces tests les instits anti-réforme Darcos, c'est pour le moins malhabile pour ne pas dire stupide. Ce qu'il a fait de moins idiot, c'est en primaire et il le saborde"
Mais est ce "il" qui fait tout ça ou la prêtrise du Moloch ?
Il y en a qui sabotent les caténaires, d'autres les évaluations. Chacun selon ses compétences.
Demandons nous aussi pourquoi le petit maître du Moloch ne veut pas toucher pas au collège. A son arrivée, l'IGEN venait juste de mettre en pièce les programmes du collège en réduisant à presque rien les contenus exigibles au socle commun.
Or, "on ne passe pas derrière l'IGEN" *, d'autant plus quand on a été longtemps un des leurs.
* de toute façon, il n'y a plus rien qui pousse là où elle est passée
Ecrit par : dugong | 19 janvier 2009
@Retraitée
J'ai trouvéun CP 1958
http://michel.delord.free.fr/cp56.pdf
Je vous cherche le CM2 1938
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Normal, puisque vous avez dit ce que j'avais dit.
Ecrit par : Amour Joie et Paix | 19 janvier 2009
@retraitée
Voilà
http://membres.lycos.fr/styx/cahier/cahier.htm
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
@ retraitée
C'est vrai, les compositions étaient mensuelles.
merci
Ecrit par : Alice | 19 janvier 2009
C'est vrai, les compositions étaient mensuelles.
merci
Ecrit par : Alice | 19 janvier 2009
Mensuelles l'école primaire, trimestrielles au cours complémentaire et au lycée.
Un véritable contrôle continu. Ingénieux comme idée, n'est-il pas vrai ?
Bon, maintenant on fait des évaluations. De temps en temps.
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
VERS UNE NOUVELLE CONSULTATION « BIDON ».
Le SNALC-CSEN, affilié à la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires (FGAF), considère que la mise en œuvre du « débat » sur la réforme du Lycée est d’ores et déjà mal engagée et laisse craindre le pire pour les mois à venir.
Plaçant la concertation sous l’égide d’une personnalité (Richard DESCOINGS) qui s’est clairement positionnée, dans le passé, en faveur de la pensée unique et « pédagogiquement correcte », le gouvernement a montré qu’il n’avait reculé que pour mieux imposer à l’opinion une réforme refusée par une majorité de professeurs. Inscrivant, en outre, les débats dans le cadre des pseudo points de convergence , qui sont à l’origine de l’échec de la consultation précédente, le Ministre de l’Education prend aujourd’hui clairement le risque de se heurter à un front du refus encore élargi.
Le SNALC-CSEN considère que les neufs propositions émises par 20 organisations (SE-UNSA, SGEN-CFDT, UNL, FCPE…) reprennent, en les amplifiant, les points les plus litigieux du rapport DE GAUDEMAR. Ce faisant, ces organisations montrent clairement qu’elles entendent prêter main forte au gouvernement dans sa volonté de réaliser d’importantes économies budgétaires, fût-ce au prix du démantèlement de l’Ecole Républicaine. La proposition de « fusionner » les voies générales et technologiques n’a d’autre but que de vider l’enseignement technique de toute substance avant de programmer sa disparition. La volonté de remplacer progressivement les champs disciplinaires par l’interdisciplinarité et les connaissances par des compétences n’a d’autre finalité que celle de rompre avec la transmission du savoir au profit de dispositifs qui, appliqués, ont toujours induit une baisse des performances des élèves, ainsi qu’un accroissement des inégalités et de l’exclusion. Les nouvelles menaces sur le baccalauréat transformeront encore un peu plus ce diplôme en un ersatz sans valeur. Le SNALC-CSEN considère que ce « jeu de dupes » n’aura pour conséquence que d’imposer, une fois pour toutes, le triomphe du « pédagogisme » et la mainmise de ses lobbies sur l’Ecole de la République. Il s’indigne de voir ainsi des générations d’élèves et d’étudiants devenir les otages d’une idéologie discréditée et en perte de vitesse partout où elle a sévi.
Considérant que TOUS les élèves de ce pays ont droit à une véritable formation humaniste, citoyenne et qualifiante, le SNALC-CSEN en appelle à l’union de toutes celles et ceux qui pensent que l’Ecole et la transmission du savoir doivent primer sur les considérations partisanes. Il estime qu’il en va de la responsabilité des organisations majoritaires de s’unir pour mettre en échec toute volonté de faire passer en force de pseudo réformes qui constitueraient autant de régressions profondes. Il se battra pour imposer enfin un contre modèle, élaboré en faveur des élèves et de ceux que la Nation a chargés de les instruire.
Paris, le 19 janvier 2009
Ecrit par : Manu | 19 janvier 2009
@Retraitée
J'ai trouvéun CP 1958
http://michel.delord.free.fr/cp56.pdf
Je vous cherche le CM2 1938
Voilà
http://membres.lycos.fr/styx/cahier/cahier.htm
Ecrit par : Guy Morel | 19 janvier 2009
Mon dieu, ne vous arrêterez vous jamais ?
L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation.[...] Car, ne nous y trompons pas, l'éducation nationale ne nivèle jamais par le haut.
Une éducation saine ne se fera jamais Via Dolorosa si vous me permettez le renvoi (Mais qu'est ce qu'il raconte ?). Si les pédagogies modernes n'offrent pas de résultats satisfaisant, la pédagogie de l'échec ne crée que des générations frustrés et pour les quelques uns qui finissent avec une situation satisfaisante - disons prof de prépa - un égo surdimensionné de fait d'y avoir survécu. Est-ce ça la méritocratie ?
Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009
Étonnant, non ? Comme il le dit lui-même : "Mais qu'est ce qu'il raconte ?". Il ne croit pas si bien dire.
Ecrit par : Manu | 19 janvier 2009
A l'époque des cahiers mensuels, les élèves avaient 30 heures de classe par semaine, les instituteurs pouvaient donc facilement soustraire quelques heures pour "évaluer" ce que leurs élèves avaient eu le temps de longuement travailler pendant les 120 heures de classe du mois.
Nous en sommes à 96 heures, je fais donc des "compositions" tous les mois et demi (en fait, la semaine avant les vacances scolaires), sinon, il n'y aurait pas grand-chose à évaluer.
Pour en revenir à ces évaluations, je n'ai pas énormément de temps (on vient me piquer mon ordi dans moins d'une heure), regardez-les d'un peu plus près.
Ma collègue a commencé aujourd'hui la première séance de français (lecture, rédaction, grammaire je crois) et celle de mathématiques.
Le premier problème parle d'une situation où il faut diviser 186 par 12 (division exacte et non division euclidienne). Léger ennui pour les CM2 qui s'en sont tirés plutôt bien en utilisant une procédure de décomposition (le manuel de mathématiques utilisé dans la classe, un des plus utilisés de France, n'a pas encore abordé la division, pourtant ces élèves sont très en avance sur le programme prévu par le sommaire du manuel et ont déjà bien entamé la période 3).
Par curiosité, nous avons regardé un manuel des années 80 (Math et Calcul, Eiller, chez Hachette) que nous avions dans nos archives. Là aussi, la division exacte dont le quotient est un nombre décimal apparaissait pour la première fois page 168, c'est à dire au début du troisième trimestre.
Comme Francis, je dirais : " si, un jour, JPB dit quelque chose avec quoi je suis en désaccord, je le lui dirai poliment. Cela ne prouvera d'ailleurs pas que j'ai raison, mais simplement que je vois les choses autrement."
Et là, JPB, je ne sais pas quels sont ces "autres instits, qui à vrai dire n’ont pas utilisé la méthode Foucambert, et autres méthodes « naturelles »" et qui trouvent ces évaluations simples, mais il me semble que, pour un instit qui aurait suivi rigoureusement les programmes 2002, puis le correctif "Robien" de 2007 au pied de la lettre, c'est à dire de "bons fonctionnaires" qui font ce qu'on leur demande quand on le leur demande, il est totalement impossible d'avoir "enfourné" dans la tête des élèves, même bien faite, tout ce qui n'était pas jusqu'à l'année dernière au programme du CM1 (du CE2, du CE1) et d'y avoir ajouté la TOTALITE du programme de CM2 (même si 5 items seulement en français et 5 en mathématiques seraient selon mon IEN dans ce cas).
En effet, depuis la rentrée 2008, nous avons de nouveaux programmes, vite faits mal faits, mais plus exigeant, cela ne change rien au fait qu'un élève n'est pas un ordinateur que l'on télécharge, que c'est un matériau humain qui a besoin d'un temps d'adaptation, de nombreuses heures d'entraînement, de fréquents retours en arrière et je trouve très mal venu de faire reposer sur les épaules d'un instituteur de CM2 qui a ses élèves depuis 4 mois et demi l'incurie de je ne sais combien d'années de programmes peu exigeants (le livre dont je parle a été édité en 1988), et de lui demander, d'un coup de baguette magique, de gommer les retards accumulés (et les fausses pistes délibérées) de 4 années de maternelle et 4 années d'élémentaire et d'avancer dare-dare pour boucler en 4 mois ce que l'on a à faire en 8 mois.
J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !
On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009.
Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009
Manu,
Puisque vous avez jugé bon de me répondre (et vous avez bien fait), permettez moi de vous renvoyer la balle.
Tout d'abord, sur la forme de votre réponse, il me semble que le procédé est un peu facile. Je ne sais pas si vous êtes un habitué du net et des forums de discussion mais la méthode "phrase par phrase" est une solution facile pour faire dire ce qui n'a pas été dit. Vous avez l'air suffisamment éclairé pour reconnaitre que chaque chose doit être placée dans son contexte pour en tirer le meilleur parti.
Sur le fond, je persiste et je signe. L'enseignement n'est pas qu'une question d'évaluation. Peut être aurais-je du développer mon point de vue, ça vous aurais évité une syncope. L'évaluation ne fait pas l'élève, il me semble que vous ne me contredirez pas là dessus, mais l'évaluation ne fait pas plus l'enseignant.
Le grand problème pédagogique actuel est que deux écoles s'affrontent. Les nouveaux pédagogues à l'origine, selon JPB, de tous les maux de l'éducation et les "vieux d'la vielle" partisans la pédagogie de l'échec.
Malheureusement, la mollesse de ses nouvelles manières d'enseigner ne réponds qu'à une conception suranné de l'apprentissage par la mauvaise note, par la punition, par le rabaissement. Car il s'agit bien de cela. On ne considère pas plus un enfant ou un jeune parce qu'on refuse de le valoriser, parce qu'on refuse d'admettre que chaque apprentissage s'effectue par étape et que rester plus longtemps à une de ces étapes ne constitue pas un échec mais un besoin, vers la réussite.
Au final, nos points de vue ne sont pas si éloignés, ils sont uniquement sémantiques. Malheureusement, dans l'enseignement, la sémantique a, ici, des répercussion sur notre manière même de percevoir l'enseignement et donc d'enseigner.
L'échec est parfois (souvent ?) nécessaire. Dans le contexte de compétition sociale de l'école, il est source de frustration et de d'humiliation. C'est du rôle de l'enseignement de changer la perception même de cet échec auprès des enfants et des jeunes mais avant tout de s'en convaincre personnellement. Il s'agit donc de changer de sémantique.
L'éducation populaire a compris ça il y a déjà bien des années, c'est, à mon avis, en collaborant avec cet univers que l'EN trouvera les véritables réponses à ses maux.
Permettez moi de passer sur le reste de votre réponse dont les références et la forme font grandement appel à une démagogie un peu facile.
Alors certes, mon précédent commentaire était un peu court. Mais voyez, il y a avait encore à dire ... Oh ! Dieu ! ... bien des choses, en somme.
Gautier U.
Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009
Il faut plus prendre ça comme une manière de repérer les plus faibles, non ?
Maintenant si tu as 99% de 'plus faibles', il faut peut-être commencer à se poser des questions, non ?
Enfin, ske jean dix ... :)
+ un chtit :hello: au trollito et/ou à trolitta :)
Ecrit par : toto | 19 janvier 2009
Gautier, quand vous dites
"L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation."
Vous vouliez dire "ne se résume pas à l'évaluation" ?
Je crois que Manu a compris (comme moi ) "n'est pas autre chose qu'une question d'évaluation"
Votre phrase était ambiguë...
Si vous multipliez les fautes de frappe, de syntaxe et d'orthographe sur ce blog, c'est un peu comme si vous vous promeniez avec une cible sur le dos dans les rues de Gaza...
Ecrit par : sanjuro | 19 janvier 2009
Un témoignage d'un instit' consciencieux dont les messages révèlent une certaine exigeance de niveau dans ses classes :
"Je me suis lancé ce matin dans la 1ère séance de français et dans la 1ère séance de maths.
En français, je n'ai fait que la lecture et la rédaction (je ferai les exos 3 et 4 avec la 2è séquence). Aucun souci avec l'exercice 1 pour 4/5 de mes élèves : tout est juste ou un bien un seul item faux. Et cela ne leur a pris que dix à quinze minutes sur les 25 prévus. Pour l'exercice 2 (expression écrite), les textes produits sont sans intérêts et très pauvres, certains élèves ont choisi de ne faire qu'un long dialogue très plat, mais les critères d'évaluations ne sont vraiment pas méchants, donc c'est 80 ou 100% de réussite pour tous, même pour mon CM2 en grande difficulté à l'écrit qui s'est contenté d'un dialogue style "- Tu va bien ? - Non, j'étai malade. - A, ta eu de la fiaivre ? - Oui, j'avait 102. - Oh, mait taurai pu mourire ? - Non, car cè 98 la normale, donque 102 cè pas trot ....". Avec un tel texte, les items 10 à 14 sont réussis (et oui, on demande une orthographe phonétiquement correcte !!!). Reste l'item 15, qui évalue la maîtrise des accords : on fait quoi lorsqu'il n'y a pas de pluriel dans le texte produit par l'élève ? On évalue les homophones, les terminaisons des verbes ? Alors disons que l'item 15 est raté pour cet élève.
Bref : très agréablement surpris par mes élèves en lecture et plutôt déçu par le système d'évaluation de la rédaction.
En maths, j'ai zappé les exercices 2 et 3 car nous n'avons pas encore revu les décimaux. Par contre j'ai laissé les exercices 1 (en tolérant l'écriture 29+3/10 au lieu de 29,3), 4,5 et 6 et ça n'a posé aucun problème à mes loulous, bien qu'on n'ait pas revu les décimaux. Aucun souci non plus pour les tables. Concernant l'exercice 9, je me suis permis de modifier une donnée : le prix des six dicos est devenu 192€ au lieu de 186, afin qu'il y ait un quotient entier (sinon mes élèves aurait laissé un reste, comme nous avons appris à le faire).
Suite vendredi, où je bloque toute la matinée pour faire les autres séquences, dans la bonne humeur ! "
Ecrit par : c. cru | 19 janvier 2009
Un autre, même genre :
"Je me suis retrouvée dans ce cas donc j'ai mis 1 pour la procédure et 0 pour la réponse, mais c'est sévère.
ALors moi j'ai passé les deux premières séquences
- En français : compréhension tous ont échoué à la question où il y a "se raidissait", le reste est bon dans l'ensemble.
- les repérages de sujets verbes, pas trop mal et ceux qui ont échoué auraient échoué meme si la phrase était plus simple (en général, ils en avaient 2/3 de réussis = 0)
- les COD bien que non vus ont été réussis par tous (à une exception près)
- les rédactions, beaucoup de dialogues dont des sympas, ils ont tous zéros en orthographe, mais je n'ai pas attendu cette éval pour connaitre leur niveau! Tous le reste est bon ou presque. Par contre 15 min c'était chaud!
En maths, là j'ai été bluffée. On n'a pas vu les fractions ni les nombres décimaux cette année.
- j'ai deux "copies parfaites" (qu'est-ce que je fais??? je les envoie en sixième )
- dans l'ensemble y'a beaucoup de réussites, même sur des notions non vues.
- la division décimale a posé problème, je m'y attendais (seuls les 2 ont réussi)
- le problème pareil (vu qu'il fallait faire une division à virgule, toujours les 2 mêmes ont réussi)
- les tables un a eu 8/10 et donc zéro : mais quelque part depuis le temps qu'on les rabache, il ne devrait pas avoir que 8, les autres c'est tout bon
- le 8 x .... = 0,8 a été l'exo le moins réussi malgré des bonnes réponses à l'un ou l'autre des items pour plusieurs.
Donc très bonne surprise pour ces deux premières séances reste à voir comment ils se comporteront devant les aires, les mesures de durées, le texte sur l'etna... la suite au prochain épisode.
Par contre, je n'ai pas eu le temps de lire l'actualité ce matin et une maman m'a dit en arrivant que ce matin Darcos aurait dit que normalement toutes les compétences de l'évaluation devraient être vues en janvier! Rassurez-moi, elle a mal compris?
quelqu'un a vu ce reportage?? "
Ecrit par : c. cru | 19 janvier 2009
Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine.
Jean-Paul Brighelli
Les évaluations sont surtout l'ultime recours des professeurs pour faire travailler leurs élèves. S'il n'y avait pas ce dispositif qui a fini par prendre le pas sur les apprentissages eux-mêmes, il y a belle lurette que la fabrique aurait mis les clés sous la porte.
Dans ma discipline, l'éducation physique, les programmes ont été conçus pour que les élèves très très moyens, voire médiocres, puissent avoir l'impression en prenant connaissance des résultats des évaluations qu'ils sont bons.
Ecrit par : buntovchik | 19 janvier 2009
Le Monde fait du copier/coller du jus pédagol sur l'évaluation CM2
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/19/ecole-primaire-l-evaluation-de-la-discorde_1143818_3224.html
Cedelle disait à Finkelkraut, samedi à Répliques : "Je ne pense pas, je constate". Il faudrait que le Monde réapprenne à constater davantage.
Ecrit par : dugong | 19 janvier 2009
Je viens juste de recevoir d'Ardèche cette lettre d'Anne-Marie Terny adressée courageusement (ou inconsciemment) à sa hiérarchie.
J'avoue que ses arguments me semblent parfaitement recevables.
Placé dans une situation identique j'aurais fait la même chose.
Voici sa lettre.
Anne-Marie Terny Le 15 janvier 2009
Le village
07170 Saint Andéol de Berg
Ecole de Valvignères
A Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale
Circonscription du Pouzin
2 rue de l'Hôtel de ville
07250 Le Pouzin
Monsieur l'Inspecteur,
Les informations que vous nous aviez transmises, lors de l'animation pédagogique du 26 novembre dernier, sur les évaluations de CM2 à faire passer à nos élèves en janvier 2009, laissaient entendre que les épreuves correspondraient à des acquis de fin de CM2.
Les livrets, que j'ai reçus aujourd'hui, le confirment. De plus, ces évaluations portent sur l'ensemble des nouveaux programmes entrés en vigueur à la rentrée de septembre 2008.
C'est la première fois que des évaluations sont proposées, alors que toutes les compétences évaluées n'ont pas été traitées en classe et que les élèves doivent, en plus, rattraper des parties qui n'étaient pas au programme auparavant.
Que penseraient des élèves de terminale si on leur faisait passer le Baccalauréat en janvier au lieu de juin , avec des programmes alourdis quatre mois avant l'épreuve?
Pour ces raisons, je ne ferai pas passer cette évaluation aux dates prévues mais au mois de juin 2009.
J'informerai les parents concernés de ma décision.
Veuillez croire, Monsieur l'Inspecteur, à l'assurance de mon dévouement à un Service Public de qualité.
Anne-Marie Terny
Copie au SNU-ipp, à SUD Education et à la FCPE
Ecrit par : buntovchik | 19 janvier 2009
Sanjuro,
En effet, "L'enseignement n'est jamais qu'une question d'évaluation." se comprends "l'enseignement n'est pas qu'une question d'évaluation".
Pour les fautes, ce n'est pas de ma faute, je sors à peine de la "Fabrique du crétin". JPB était mon prof de lettre.
Bien à vous,
Gautier U.
Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009
Pour calmer le jeu concernant ces évaluations CM2, faisons les passer la semaine prochaine à tous les élèves de cinquième et quatrième ( âge du certif d'antan ...). Les résultats obtenus nous diront si elles sont trop difficiles pour des neuf-dix ans, ou, si vous préférez, des élèves dans leur onzième année, selon les résultats obtenus par les douze-treize ans.
Ecrit par : dobolino | 19 janvier 2009
C'est du Sarko, tout craché, ces évaluations : vitesse grand V sans se soucier de la réalité du terrain, esbrouffe comme d'habitude et tant pis pour les pots cassés : ce seront encore les enseignants qui seront traités de laxistes, d'incompétents et de paresseux ! Aucun timing ! Aucun sens du réel ! Lamentable. On attend mieux dans les écoles primaires, du plus sérieux, du plus responsable.
Ecrit par : pasdeçalisette | 19 janvier 2009
Demandons nous aussi pourquoi le petit maître du Moloch ne veut pas toucher pas au collège. A son arrivée, l'IGEN venait juste de mettre en pièce les programmes du collège en réduisant à presque rien les contenus exigibles au socle commun.
Or, "on ne passe pas derrière l'IGEN" *, d'autant plus quand on a été longtemps un des leurs. ( Dugong)
L'argument est discutable, Dugong, car le fait d'avoir été l'un-de---beaucoup-de-choses-intéressantes-et-fort-louables n'a visiblement jamais gêné Darcos. Cela ne l'empêche pas de se conduire comme s'il n'avait jamais enseigné en prépa, comme si les humanités n'existaient plus pour lui and so on...
C'est bien pour cela que nous sommes quelques-uns à être déçus.
On atteint des fonds ou des sommets, as you want, dans certains collèges! Et il y a un paquet d'assos qui profitent de la situation! Et toutes ces assos pleines de bonnes intentions sociales qui veulent bien faire et surtout justifier leur existence ont l'aval du rectorat... La chienlit, quoi. Mais, bon...
Ecrit par : Sanseverina | 19 janvier 2009
J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !
On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009.
Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009
Ça, personne ne le lit !
Je vous signale que Catmano bouillonne à gros bouillons (je sais, c'est très pauvre sur le plan littéraire mais je n'ai pas mieux sous le coude au pied levé ! ), cuit et recuit, car elle est momentanément privée d'ordi.
Ecrit par : dobolino | 19 janvier 2009
Dans mes posts de cet après-midi, je me suis étonnée du faible niveau de ces évaluations en pré-supposant d'ailleurs et peut-être à tort que les résultats risquaient de ne pas être très brillants . Et si au contraire les résultats , qui se veulent anonymes et statistiques au niveau national, s'avéraient plus élévés, le faible niveau de ces évaluations n' y trouverait -il pas ainsi une justification?Quel est l'attente ou le besoin du ministère sur la question?
est-ce de proclamer haut et fort que le niveau est tombé bien bas ou au contraire de justifier les plus de 80%et souhaité, 90%, de réussite au bac? ne serait-ce pas un moyen de faire un constat positif de cette situation "scolaire"qui soulève tant de polémique , en particulier depuis le succès de "la fabrique du crétin" mais aussi du livre de Rachel Boutonnet ou de Marc LeBris; ne serait-ce pas une volonté cachée de chercher à museler les contradicteurs avec des chiffres qui ne reflèteront que ce que l'on veut bien leur faire dire (car il est clair que le ministère répondra volontiers aux desirata de ceux qui crient au scandale , du risque de la publications des résultats par école pouvant entrainer les dérives qu'il est inutile de développer).
Une nouvelle fois nous dira-t-on :"tout va très bien madame la marquise?"
N'est-ce pas un énième tour de passe-passe pour reculer et ne pas se lancer dans des réformes qui mettent le ministre face à cet effroyable monstre qu'est le corps enseignants, vous savez ces affreux qui refusent toute réforme ;):)(là les smileys s'imposent avant que vous ne me tombiez dessus)...Au fait :qui donc a dit que l'EN était "un merdier indémerdable"?
Bref n'est-ce pas le moyen de faire un pas en avant deux pas en arrière pour un Darcos qui s'accroche au siège le plus éjectable du gouvernement et de faire d'une pierre deux coups,puisque quelques économies à la clé...
Mais ce que j'en pense est peut-être stupide...
J'ai eu un prof de lettres qui à une époque pas trop lointaine me disait de toujours s'interroger sur le "pourquoi" avant de se poser des questions sur le "comment"...c'est à se demander si ce n'est pas d'actualité...
fin de ma récré je dois malheureusement retourner travailler.
Bonne soirée et bonne nuit à tous
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
Comment voulez-vous qu'ils se sentent bien, alors que nous passons toute la sainte journée à flatter leurs performances imaginaires pour acheter la paix sociale ? L'inflation aidant, le prix n'est jamais assez élevé : plus le niveau est faible, plus il faut flatter et plus il est difficile de créer l'illusion de toute pièce.
Là est le véritable malaise. Là est la vraie souffrance. A commencer par celle des élèves eux-mêmes, qui ne sont dupes que jusqu'à un certain point.
J'ai pour ma part toujours été persuadé que les profs démagos voire "copains" qui prétendent "aimer les élèves" prétextant "la réalité sociale" (merci Foucambert !) ne sont pas autre chose que des salauds déguisés. Quand ce ne sont pas carrément des politiques qui font ainsi la promotion de la guerre de tous contre tous.
Croyez-moi, Gautier, les élèves souffrent avant tout aujourd'hui du fait que nous refusons d'exercer notre métier par pure bien-pensance ou pour obéir aux préceptes d'une idéologie qui ne dit pas son nom.
Ils souffrent que nous refusions d'être des professeurs, comme nous leur refusons simplement d'être des élèves. Et pourtant, l'immense majorité d'entre eux souhaiterait consciemment ou non l'être ou le redevenir.
Tout ça au nom d'une conception du "Bien" ?
C'est tout de même un peu court.
Ecrit par : Manu | 19 janvier 2009
Manu, je fais mienne votre pensée. Les pires choses se sont toujours faites au nom d'une conception du 'Bien", jamais du "Mal". Notre société a peur de son ombre, peur d'elle-même car elle n'est plus dans le réel. Derrière toute cette démagogie, qui ne produit au final que l'incohérence et le chaos, il y a la lâcheté, c'est-à-dire le mépris de soi-même et donc d'autrui. Mais il est difficile d'être courageux dans cette basse époque où la raison est plombée par le pathos. Tout ce qui n'invite pas à la béatitude convenue et consensuelle, clef en main, est devenu proprement inassimilable. Nous ne sommes donc pas tirés d'affaire, d'autant moins que la coquille creuse d'une république de fête foraine éclate sous la pression du mondialisme apatride et nivelleur. Où sont nos assises ? Telle est la question fondamentale. Les politiques sont descendus dans le pathos des médias et tout cela vous fonctionne davantage dans la pulsion que dans la raison. La société du temps réel n'a plus le temps de rien, d'où l'escamotage systématique, les traitements d'urgence, les décisions hâtives, le tourbillon des mots, l'esbroufe de la communication.
Ecrit par : Magister | 19 janvier 2009
J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !
On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009.
Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009
c'est lu et relu dobolino...et le remettre une fois de plus ne fera pas de mal
Mais pour répondre à Catmano et en rajouter une couche : est-ce un moyen de discréditer les enseignants où le contraire?
les résultats à la sauce Grenelle le diront...
Ecrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009
Je ne comprends pas très bien le sens de ces évaluations en CM2 au mois de janvier.
Pourquoi ne les fait-on pas en début d'année pour évaluer les acquis des élèves depuis le CP, dans la même logique que les évaluations en début de 6ème ou de seconde ?
Au niveau de la classe, les évaluations servent essentiellement à mesurer les acquis (diagnostic) et à travailler les "points faibles".
Par ailleurs, je suis bien d'accord sur le fait qu'il aurait fallu attendre que les nouveaux programmes (déjà un peu mieux que ceux de 2002, mais il y a encore des efforts à faire) aient eu le temps d'être acceptés, compris et mis en oeuvre.
A moins qu'à travers l'évaluation des élèves, on ne cherche à évaluer l'ardeur des enseignants à appliquer les dits programmes !
Ecrit par : Robin | 19 janvier 2009
"Pourquoi ne les fait-on pas en début d'année pour évaluer les acquis des élèves depuis le CP,"
Problème de timing ?
Vieux motard que jamais !
Ecrit par : toto | 19 janvier 2009
Pour c.cru…
Darcos pense sincèrement — il l'a effectivement dit ce matin aux Quatre vérités — que ces évaluations correspondent à ce qui aurait dû être fait à cette époque en CM2.
Deux réflexions rapides.
J'ai dit dans ma Note que je trouvais moi-même que cela venait trop tôt. Fin mars aurait été plus judicieux : cela permettait d'avoir trois mois de plus dans la ceinture, et de corriger le tir éventuellement avant la fin de l'année pour certains élèves.
Par ailleurs, je n'exclus pas que les "bureaux" aient surinterprété la directive du ministre en fabriquant ces évaluations, et posé des questions correspondant effectivement à des notions étudiées plus tard dans l'année — dans l'idée d'enquiquiner ledit ministre. Rappelez-vous la façon dont ces mêmes bureaux avaient réécrit la consigne de Robien sur les méthodes de lecture, en faisant dire finalement au ministre le contraire de ce qu'il avait l'intention de dire. Vous pensez bien que le ministre (et ni vous ni moi si nous étions à sa place) n'a pas revu dans le détail ce qui a été envoyé. Et le ministère, surtout l'Inspection, est truffé de créatures qu'il aurait fallu virer d'emblée, et qui sont invirables.
A ce propos… En 1981, Mitterrand, en un mois, a balancé tous les recteurs. La droite n'a pas voulu en faire autant (ou pas pu : Marianne de cette semaine se demande si ce n'est pas par manque de talents que l'UMP conserve des gens de gauche dans tous les étages).
Elle a eu tort.
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009
Et le ministère, surtout l'Inspection, est truffé de créatures qu'il aurait fallu virer d'emblée, et qui sont invirables.
Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009
En clair et en abrégé, le ministre n'a aucun réel pouvoir. CQFD
Ecrit par : Magister | 19 janvier 2009
En clair et en abrégé, le ministre n'a aucun réel pouvoir. CQFD
Ecrit par : Magister | 19 janvier 2009
On dit qu'il n'a pas de pouvoir quand on veut l'excuser et qu'il en a quand un truc bien est fait. Que leur marge soit restreinte, soit, mais enfin, ils ne sont pas payés qu'à faire de la figuration ou alors qu'on baisse leurs revenus s'ils ne servent à rien.
Ecrit par : Sanseverina | 19 janvier 2009
"On ne peut pas demander à 100 % des instits français d'avoir fait le choix conscient de ne pas appliquer les programmes en vigueur, d'avoir jeter aux orties les manuels approuvés par l'E.N. et d'avoir conçu eux-mêmes leurs propres outils dans toutes les matières et ce, depuis au moins 4 ans (je vous fais grâce du CP et de la maternelle), afin d'anticiper la probabilité d'un virage à 180° un beau matin de janvier 2009."
Ecrit par : catmano | 19 janvier 2009
Exact. Et on ne peut pas demander à 100% des instits d'avoir fait tout cela en se faisant allègrement canarder non seulement par la hiérarchie (ce qui n'est pas le plus grave) mais aussi par la fameuse "équipe pédagogique" (ce qui est beaucoup plus pénible à assumer au quotidien et exige d'avoir un mental d'acier!).
Si je me réfère aux élèves que j'ai pu avoir, il me semble que ces évaluations auraient quasiment pu être jouables avec un cru "Programmes 1985", même en ZEP. Ce n'aurait déjà plus vraiment été le cas avec les crus "Programmes 1995".
Quant aux CM2 de cette année, qui sont un pur cru "Programmes 2002"...
Demander aux enseignants de CM2 de rattraper tous ces gamins en quelques mois, avec deux heures hebdomadaires en moins et des heures supplémentaires de réunions ou animations pédagogistes supplémentaires, tout en "accueillant" dans sa classe plusieurs cadeaux de la loi Montchamp à temps plein ainsi que régulièrement 5, 6 voire 9 élèves supplémentaires parce que les remplacements de collègues absents ne sont plus effectué... c'est de la foutaise !
Cela dit, c'est possible. Cela signifie travailler plus de 60 heures par semaine ainsi que la moitié des vacances. Celui qui, comme j'ai eu l'occasion de le faire il y a peu, accepte de le faire, pour 1756 euros par mois, porte un nom : c'est un crétin. Un crétin respectable peut-être, mais un crétin quand même.
Je dirais même un triple crétin quand on sait ce que nous réserve l'avenir !
Bon, je m'arrête là, car je sens les pires grossièretés me monter aux lèvres...
Ecrit par : Un hussard | 19 janvier 2009
"et je trouve très mal venu de faire reposer sur les épaules d'un instituteur de CM2 qui a ses élèves depuis 4 mois et demi l'incurie de je ne sais combien d'années de programmes peu exigeants (le livre dont je parle a été édité en 1988), et de lui demander, d'un coup de baguette magique, de gommer les retards accumulés (et les fausses pistes délibérées) de 4 années de maternelle et 4 années d'élémentaire et d'avancer dare-dare pour boucler en 4 mois ce que l'on a à faire en 8 mois.
J'avoue que je trouve cela un peu fort de bouchon !"
Ecrit par Catmano
Merci, Catmano.
Moi aussi, je me demande quel est l'intérêt de faire passer ces évaluations en janvier. Si c'est pour "rectifier le tir" , il y a bien longtemps qu'on a repéré les enfants en dificulté, et on n'a pas attendu janvier pour les aider : soutien, rased, et tout cet accompagnement invisible dans la classe pour maintenir la tête hors de l'eau au polisson perdu, au poulbot fourvoyé ...
L'objectif est-il ailleurs ? S'agit-il de mettre les écoles, les instits en concurrence ? Car même s'il est normal que les parents sachent les résultats de leur école, quel sens y aura-t-il à aller comparer l'école X et l'école Y , situés dans des quartiers de compostion sociale différente ?
Car gageons que les parents d'élèves, les élus locaux auront vite fait d'attribuer une "note" aux écoles de la ville, par bouche à oreille ou autrement. Qui garantit que les résultats école par école ne seront pas détournés et mis en ligne par des sites peu scrupuleux ? Rappelez-vous ce site qui visait à noter les profs. Je trouve que cette culture du chiffre est totalement étrangère à notre profession, et je suis certain que beaucoup d'instits de l'"ancienne école" auraient été farouchement opposés à ce procédé.
Et ces exercices dont tout le monde sait -sauf ceux qui ont conçu ces livrets, apparemment- qui portent sur des notions vues dans la deuxième partie de l'année : pas les tables ni les nombres décimaux, mais les calculs d'aire complexe, les problèmes de proportionnalité, la division à virgule. Dans mes cahiers d'il y a 35 ans, avec un instit qui enseignait selon les principes de l'école des années 50, j'ai constaté que ces notions-là apparaissait bien au cours du deuxième trimestre.
Quant au texte d'Hemingway choisi dans l'exercice 1 ; il n'est pas si difficile en soi, mais quel intérêt d'aller y mettre une histoire de thermomètre Celsius et thermomètre Fahrenheit, si ce n'est pour placer une chausse-trappe inutile. Il ne s'agit pas de faire lire Oui-Oui, mais n'y avait-il pas un texte d'auteur francophone qui aurait mieux convenu ? Je trouve par ailleurs la traduction bancale. " Le petit avait refusé de laisser entrer personne dans la chambre" "il était très à plat et pleurait facilement"
Je ne suis pas contre l'existence d'évaluations nationales, je les trouve même nécessaires, afin d'avoir un calibrage pour effectuer sa programmation, apprécier le niveau attendu. Ca manquait, surtout après des décennies de "compétences en cours d'acquisition" et autres machins avec lesquels on ne savait plus où on allait. Mais là, tout ce battage, six mois après l'adoption des nouveaux programmes...
Signé : un instit de CM2, qui fait passer les évaluations à sa classe, sachant qu'il prépare consciencieusement le bâton pour se faire battre, et qui trouve tout cela "un peu fort de bouchon" !
Ecrit par : chevreuil | 19 janvier 2009
Il ne faut pas croire tout ce que vous voyez et entendez à la télévision...
Ecrit par : unevilleunpoeme | 19 janvier 2009
En résumé, Jack et Xav', même combat : deux beaux parleurs imbus de leur personne, aussi nocifs l'un que l'autre pour l'instruction publique, pour ses élèves et pour ses maîtres !
Ecrit par : Un hussard qui en a ras-le-bol | 19 janvier 2009
Signé : un instit de CM2, qui fait passer les évaluations à sa classe, sachant qu'il prépare consciencieusement le bâton pour se faire battre, et qui trouve tout cela "un peu fort de bouchon" !
Ecrit par : chevreuil | 19 janvier 2009
Qu'est-ce qui empêcherait un instit de CM2 d'épauler les élèves durant ces évaluations, genre la puce à l'oreille ? Seulement voilà, comme certains l'ont déjà écrit, trop de réussite permettra d'affirmer la bonne santé de la pétaudière (et à chaque camp de s'en approprier le mérite) et trop d'échec offrira une large palette à la stigmatisation des uns ou des autres. Les gestionnaires affectionnent les chiffres et il paraît évident qu"ils en ont besoin. C'est à la fois leur matière première et leur produit final. On s'amusera sans doute des conclusions de cette pantalonnade mais plus encore des interprétations que tous les professionnels de la chose dite ne manqueront pas d'en tirer. Cela fera tourner les moulins de ceux qui aiment à discuter du sexe des anges.
Ecrit par : Magister | 19 janvier 2009
Qu'est-ce qui empêcherait un instit de CM2 d'épauler les élèves durant ces évaluations, genre la puce à l'oreille ?
Ecrit par Magister
C'est exactement cela qui me fait regretter les évaluations de début 6ème, qui , tout cul-cul qu'elles étaient, avaient le mérite de dresser un état des lieux du Primaire sans mettre les instits en situation de juge et partie.
Ecrit par : chevreuil | 19 janvier 2009
Le prix Lumières décerné à "Entre les murs", c'est-à dire à la caution de l'obscurantisme : belle ironie!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2009
Permettez moi de passer sur le reste de votre réponse dont les références et la forme font grandement appel à une démagogie un peu facile.
Alors certes, mon précédent commentaire était un peu court. Mais voyez, il y a avait encore à dire ... Oh ! Dieu ! ... bien des choses, en somme.
Gautier U.
Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009
Gautier, vous ne m'avez pas saisi, Outre Cyrano, le "un peu court" faisait référence à une conception bien -pensante en général, pas à votre article en particulier.
Ce que vous appelez si délicatement "démagogie", moi j'appelle ça "réalité". J'enseigne dans un collège autrefois particulièrement calme d'une petite ville ultra-bourgeoise avec des élèves ultra-favorisés socialement. Ce collège qui n'avait pas connu le moindre incident pendant des dizaines d'années depuis son ouverture en était au 6ème conseil de discipline l'an dernier (dont un pour port d'arme à feu).
Et c'est pareil ailleurs : Jean, un des intervenants fidèles de ce forum nous a raconté il y a quelques jours comment son tranquille établissement est devenu un enfer depuis qu'il est dirigé par deux connes qui font carrière sur la destruction de l'École de la République, et qui laissent tout passer. On se demande bien où est la démagogie et QUI s'en sert et à quelles fins. Libre à vous de vous voiler la face et de vous raconter des histoires, comme celle que vous nous contez ci-dessous (je vous cite) :
"Pour les fautes, ce n'est pas de ma faute, je sors à peine de la "Fabrique du crétin". JPB était mon prof de lettre."
Ecrit par : Gautier | 19 janvier 2009
Vous voudriez donc nous faire croire que c'est JPB qui vous a appris à lire/écrire au CP et l'orthographe en primaire ? Il n' y a jamais enseigné. Vous nous prenez pour des cons, Gautier ? Comme vous le dites vous même, il était votre prof de lettre, pas votre instit' !
Vous me faites penser à la gauche avant le 1er tour de l'élection de 2002 : toute évocation -politiquement incorrecte- de délinquance était qualifiée de "délire sécuritaire" et de "démagogie".
La réponse des Français à ce discours de déni a été claire : Le Pen au 2ème tour et Jospin dehors ! Ce n'était peut-être pas la chose à faire mais la réponse fut particulièrement cinglante.
J'ai relu mon billet, rien de démagogique là dedans : juste le vécu d'un professeur qui enseigne depuis 12 ans à raison de 500 ou 600 élèves par an, qui a assisté à des dizaines de réunions inutiles et autres conseils de classe larmoyants et irresponsables. Je reçois de plus des échos de toute la France du fait de mon activité syndicale.
Et vous Gautier? Vous avez une expérience personnelle de ces choses ou c'est juste "la faute à Brighelli" qui vous permet d'expliquer ce qui se passe et ce qui ne se passe pas ?
Je laisse le mot de la fin au magistral Magister :
" Notre société a peur de son ombre, peur d'elle-même car elle n'est plus dans le réel."
On ne saurait mieux dire. Et tant pis si cela paraît démagogique, c'est pourtant ce que nous voyons tous les jours. Les faits sont têtus, comme disait l'autre.
Ecrit par : Manu | 20 janvier 2009
Dans le jus pédagol du jour, un article intéressant sur l'aspect juridique de l'obéissance hiérarchique du fonctionnaire.
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2009/99_obeissancehierarchique.aspx
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
Ce syndicat, c'est bien le "petit frère du SNALC" ?
Voici ce qu'il pense des évaluations CM2 en janvier :
"SYNDICAT NATIONAL DES ECOLES
SNE-CSEN
4 rue de Trévise 75009 PARIS
Tel : 09 51 11 46 46
www.sne-csen.net
Communiqué
Evaluations CM2
Le SNE-CSEN déplore une fois de plus de graves dysfonctionnements pour la passation des évaluations de CM2.
D’une part, la période consacrée à ces épreuves coïncide dans bon nombre de départements au stage R3, en responsabilité, des Professeurs stagiaires en 2ème année IUFM.
D’autre part, à cette époque de l’année, un grand nombre d’items ne sont pas en rapport avec les notions étudiées.
Le plus grave étant peut-être, et pour la deuxième fois, la publication des cahiers de l’élève et du maître sur internet. Cette diffusion galvaude définitivement la crédibilité des évaluations et fausse tous les résultats sans exception, par suspicion.
Le SNE-CSEN, attaché au retour à une école de qualité, estime que les évaluations font partie d’un processus global de contrôle des connaissances pour orienter le travail, le soutien et les remédiations avec la plus grande efficacité possible. De toute évidence, les évaluations de cette année ne pourront répondre aux critères de qualité suffisants pour assurer leur rôle.
Le SNE a écrit au Ministre Xavier Darcos pour lui demander que de nouvelles séries d’épreuves soient rédigées et que la passation de ces nouvelles épreuves soit envisagée plus tard dans l’année, au mois de mai, par exemple, période de l’année où, en général, toutes les notions à évaluer ont été travaillées de manière satisfaisante et où tous les professionnels titulaires sont normalement en poste dans leur classe.
Même si le SNE-CSEN n’a pas eu de réponse du Ministre quant à sa proposition de reporter les évaluations au mois de mai, il reste conscient de la responsabilité qu'il y a à faire passer les évaluations CM2 dans les meilleures conditions possibles pour les élèves.
Le SNE-CSEN n'entraînera pas les collègues dans des actions aventureuses comme d'autres l'ont fait déjà fait pour les directeurs d'école et qui ont eu les conséquences que l'on sait quant aux retraits de salaires.
Il reste toutefois inacceptable de réaliser les épreuves et de les chiffrer comme si de rien n'était. Le SNE-CSEN propose donc de ne pas noter les items se rapportant à des compétences qui n'auraient pas encore été travaillées en classe dans de bonnes conditions à cette période de l’année.
Paris, le 15 janvier 2009"
Pas le temps de vérifiersi quelqu'un l'a déjà mis, j'attaque l'aide personnalisée, et j'enchaîne avec la classe...
Ecrit par : catmano | 20 janvier 2009
Une interview sidérante de la maldone en une du monde.fr
En partant voir l'investiture, elle n'a manifestement pas oublié son vanity case.
Elle compte être inséminée de la grâce d'Obama par immaculée conception ?
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
Merci, Dugong, de m'avoir offert un grand éclat de rire matinal :
Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés".
Sublime.
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Merci, Yann.
La maldone croit que l'investiture c'est l'acte de prendre une veste.
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
Pour revenir aux évaluations, je les ai lues, j'arrive à tout faire, en tirant un peu la langue sur les maths, toutefois.
N'étant pas instit, je ne sais pas qui peut ou ne peut pas les faire en entier, mais la question que je pose est : à quoi serviraient des évaluations que tout le monde réussirait ?
Il ne s'agit pas des contrôles périodiques que tout instit doit faire dans sa classe pour évaluer Monchéri ou Moncoeur, mais d'évaluations nationales.
Si elles servent à adapter les programmes, les méthodes, pourquoi tant de haine ?
Imaginer qu'elles vont servir à mettre en concurrence les écoles me paraît un peu débile, non ?
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
C'est exactement cela qui me fait regretter les évaluations de début 6ème, qui , tout cul-cul qu'elles étaient, avaient le mérite de dresser un état des lieux du Primaire sans mettre les instits en situation de juge et partie.
Ecrit par : chevreuil | 19 janvier 2009
C'est grâce à ces évaluations, toute imparfaites qu'elles fussent, qu'un semblant de vérité a commencé à se faire jour sur le niveau réel des élèves au sortir de l'école primaire (lecture/écriture)
On pouvait les montrer aux parents des élèves de 6ème pour qu'ils constatent les difficultés (et les réussites), les commenter, s'en servir pour la "remédiation".
Elles ont été supprimées...Et remplacées par des évaluations au mois de janvier en CM2 dont le ministre confirme qu'elles évaluent bien les acquis des élèves depuis la rentrée.
J'avoue, encore une fois avoir du mal à comprendre. Mais j'ai peut-être trop lu Platon : "Ceux qui dirigent la Cité doivent avoir constamment en vue le but qu'ils se proposent d'atteindre...Ce en vue de quoi ils font ce qu'ils font."
J'ajouterai que dans une démocratie moderne, il serait peut-être également bon d'expliquer clairement ce but, de convaincre, d'associer les gens à l'élaboration des méthodes au lieu de les imposer...
Sinon, les livrets d'évaluation finiront effectivement leur existence inutile sur une étagère empoussiérée.
-----------------------------------------------------------------------
Le prix Lumières décerné à "Entre les murs", c'est-à dire à la caution de l'obscurantisme : belle ironie!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2009
" Le mensonge c'est la vérité ! ", "La paix, c'est la guerre ! ", la pauvreté, c'est la richesse ! " (Georges ORWELL, "1984")
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
@ Retraitée
@Francis Penin
Il me semble que, sur le site de Sauver les Lettres, il y a quelques années, quelqu'un avait scanné des cahiers de CM2 des années 30(je ne suis plus du tout sûre de la date exacte). Apparemment, cela n'y figure plus, et c'est bien dommage, car on mesurait l'écart immense entre ce qui se faisait alors et ce qu'on fait aujourd'hui (pas partout, par bonheur!)
Quelqu'un aurait-il copié ces pages de cahier? merci
Ecrit par : retraitée | 19 janvier 2009
------
Ah ! si j'avais su, dès l'âge de cinq ans, ce que deviendrait l'enseignement après ma scolarité, j'aurais gardé tous mes cahiers et tous mes devoirs. Mais était-il possible de prévoir un tel désastre ? Condorcet croyait au progrès continu de l'espèce humaine. Comme il était naïf ! Et pourtant, comme je l'estime !
P.-S. : chère collègue, mon nom s'écrit avec un e sans accent, bien que certaines personnes - portant ce nom - demandent à ce que ce qu'on mette cet accent. La première syllabe du mien, en tout cas, se prononce "peu". Je me permets de mettre une majuscule à votre pseudo.
Ecrit par : Francis Penin | 20 janvier 2009
Bonjour à tous. J'arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et j'en suis désolée mais je vais svp vous donner régulièrement de mes nouvelles. J'aimerais, de fait, aussi bénéficier de conseils de votre part ou du moins d'un regard neutre et neuf qui pourrait m'apporter des idées auxquelles je ne pense pas forcément....Surtout "lâchez-vous", car même si quelques suggestions peuvent au départ me heurter, je dois les écouter et prendre acte.
Côté moral, les angoisses n'ont pas disparu et ne s'effaceront pas tant que je ne me serai pas complètement reconvertie, j'en ai bien peur...Le parcours sera, je crois, long et difficile. Mais dorénavant je suis prête à me lancer...
En effet, après la tempête et les orages psychologiques de ce week end, je commence à y voir un peu plus clair, grâce à vous, au soutien de mes parents et l'aide d'un ou deux amis.... Je suis à nouveau suivi par mon psychiâtre qui me soutiendra dans mon cheminement jusqu'au bout.
Vendredi a lieu l'entretien préalable au licenciement. Je précise déjà que je ne refuserai pas la sanction. Il s'agit en fait d'un licenciement à l'amiable souhaité par mon patron d'abord. Même si le coup de massue a été énorme et m'a complètement ébranlée, je ne vous cache pas, au vu des circonstances qui l'ont précédé, que je m'y attendais plus ou moins......Je suis même soulagée, ravie, particulièrement exaltée à l'idée de reprendre des études qui me passionnent et de m'accomplir ensuite dans un travail qui me correspond vraiment. Je n'ai plus de boulets aux pieds...Un poids s'est soulevé.
En effet, mon travail de secrétaire me donne des boutons. Mon psoriasis peut en témoigner......J'en ai même été malade physiquement au point presque de subir des pathologies graves comme l'arrêt vasculaire cérébral. J'ai cru d'abord que mon manque de diplôme fut la cause principale de mon échec alors qu'il s'agit plutôt de mon comportement...Tout simplement parce que je m'ennuie à crever dans le domaine administratif : franchement servir le café à qui mieux mieux ou remplir des formulaires à longueur de journées, ça m'endort au mieux, au pire, ça me donne la nausée voire des vomissements à l'idée d'affronter la journée.....administrative...
Pendant 10 ans j'ai joué un rôle totalement antinomique avec ma personne et ce que je suis réellement. Comme disait Sénèque, je crois que l'on ne peut "garder le masque très longtemps"...Et c'est l'explication même de mes licenciements successifs...à mon humble avis dans tous les cas.
JPB, tout comme d'autres personnes de mon entourage, ne pouvaient pas imaginer, ni me voir secrétaire, quand ils ont pris connaissance de ma personne et de mon potentiel, de mes capacités intellectuelles. Moi même je me sentais intellectuellement parlant en perpétuel décalage. En BTS, lorsque je suivais ma formation, je lisais de l'histoire, de la philo, je dévorais la littérature, j'adorais l'économie et encore plus l'histoire de l'art. Aujourd'hui encore c'est toujours le cas et je pratique les voyages culturels, je participe à des manifestations culturelles, je passe mes journées dans les musées ou dans des cafés philos quand j'ai le temps.
Mes professeurs, à plusieurs reprises, ont été épatés par mes capacités rédactionnelles. Ma famille et les amis, les connaissances aussi. Dans le milieu professionel, tout pareil. Et le syndic de mon immeuble pour lequel je rédige des courriers est bluffé par ma plume.
Il y a 2 ans, j'ai intégré à titre bénévole une rédaction numérique à vocation culturelle et je rédige des articles en permanence. Je couvre les évènements sur la région Grand Est et sur Paris ou à l'étranger quand je peux, en terme de spectacles culturels, opéras ou concerts lyriques + expos de peinture. Je dresse les portraits, les interviews etc... Tout a tellement bien fonctionné à ce niveau que désormais je gère une rubrique complètement, toujours bénévolement : à savoir que je recrute les journalistes, je les rencontre, les sélectionne, je définis la ligne édito puis les sujets et ensuite nous rédigeons tous les articles. Je les relis avec le comité de relecture et la rédaction les publie après validation complète.
Au sein du Cercle Lyrique de Metz, je conçois leur site web et je me chargé bénévolement pour mes loisirs de la communication et des relations publiques.
Très franchement, après moultes tergiversations antérieures, je pense qu'il faut désormais utiliser ce que j'aime depuis toujours : la culture certes mais l'écriture aussi et surtout. Il s'agit depuis toute petite déjà d'un véritable point fort tant du point de vue grammatical et orthographique que rédactionnel. Au lycée j'adorais les dissertations, en histoire ou en économie particulièrement. J'adorais débattre politique au sein du Modem lorsque je m'y trouvais.
Je ne me suis pas retrouvée en ES par hasard. Certes les maths et les sciences me rebutent au plus haut point depuis l'école primaire. J'ai toujours détesté cela. Cela dit j'avais tout à fait le profil pour préparer un bac L. Mais j'étais attirée à fond et davantage dès la seconde par l'économie et l'histoire, les grands problèmes de société et d'ailleurs dans ces deux matières j'étais la meilleure alors que je reprenais des études pour obtenir un bac. Il faut reconnaître que les enseignants d'alors y sont aussi pour quelque chose. Ils étaient exemplaires et tout simplement magnifiques.
Je connais les difficultés de la presse, je sais que c'est ô combien difficile et que les débouchés sont rares..Peu m'importe, je ferai tout pour y arriver. J'en ai vu d'autres...et la France n'est pas le seul pays au monde. Entre nous soit dit, je préfère encore ramer pour quelque chose que j'aime par dessus tout et non pour un métier qui me provoque des poussées de psoriasis à longueur d'années.
Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. J'ai en même temps très peur et je suis poussée par une force monumentale et incroyablement enthousiasmée à l'idée de retourner à l'université, ne serait ce que pour me cultiver, m'enrichir, grandir, développer mon support culturel et surtout me retrouver à ma place.....
En espérant que celle-ci soit enfin la bonne, pardi !!!
Je vous embrasse tous. Sandra
Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 janvier 2009
Si elles servent à adapter les programmes, les méthodes, pourquoi tant de haine ?
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Faut-il vraiment des évaluations nationales (à l'heure des restrictions budgétaires) pour connaître le niveau réel des élèves et en tirer les conclusions pédagogiques?
Ne suffirait-il pas de s'adresser à quelques instituteurs et institutrices de France et de Navarre pour çà?
Ces évaluations participent avant tout d'une entreprise politique s'agissant d'abord de faire croire au bon peuple que le pouvoir maîtrise rationnellement, quasi mathématiquement la gestion de la question scolaire et d'autre part, de disséminer dans l'esprit des gens une sorte d'inquiétude perpétuelle, voire de peur avec laquelle vivre en permanence.
Je m'appuie pour dire ça sur ce que je sais du rapport des enseignants au contrôle et à l'évaluation de leur travail. C'est bien la peur des inspecteurs et de la hiérarchie qui a permis à des centaines de milliers d'enseignants d'accepter malgré eux les réformes pédagogistes. Dont le plus beau fleuron soi-dit en passant est cette notion d'évaluation (sommative, formative) et d'auto-évaluation.
Ecrit par : buntovchik | 20 janvier 2009
En espérant que celle-ci soit enfin la bonne, pardi !!!
Je vous embrasse tous. Sandra
Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 janvier 2009
Ca fait vraiment plaisir de vous voir faire des projets, Sandra. Je suis de tout coeur avec vous et vous souhaite le meilleur, du fond du coeur.
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
@ Guillaume
Cher Gilpa
Le niveau de CM2 était incontestablement plus élevé mais il est toujours utile de rappeler (comme vous l'avez fait) que le certificat d'études ne se situait pas à la fin du CM2. Faire le parallèle évaluations CM2 2009 et certificat d'études n'est donc peut-être pas judicieux.
Un instituteur
Ecrit par : Guillaume | 19 janvier 2009
Un instituteur
-----
Vous avez raison, bien entendu, cher Guillaume. Cela demande une explication de ma part.
En 1945 on entrait au CP à 5 ans, non à 6, dans mon école, veux-je dire, du fait qu'il n'y avait pas d'école maternelle. Un élève qui arrivait en CM2 sans redoubler une classe, devait passer un an de plus en primaire pour se présenter - éventuellement - à l'examen d'entrée en sixième.
S'il ne s'y présentait pas, pour une raison ou pour une autre, il restait encore trois ans en primaire. Grosso modo, cela signifiait 4 ans en CM2.
En fait, l'année suivant le CM2, il y avait une classe dite "classe du certificat", et certains élèves y passaient 3 ans avant le certificat d'études primaires passé à 14 ans.
Les élèves se perfectionnaient, bien sûr, mais il aurait mieux valu que ces trois années fussent l'occasion d'enrichir les connaissances plutôt que de râbacher le niveau du CEP (certificat d'études primaires).
A 11 ans, quoi qu'il en soit, je savais extraire la racine carrée d'un nombre décimal positif. (Bien entendu, maintenant, je peux - toujours à la main, i.e. sans calculatrice - faire ce calcul même si le nombre est négatif, mais alors, il y a deux racines complexes de même module et d'arguments opposés : pi/2 et - pi/2 [modulo 2 pi ?]. Collègues professeurs de mathématiques, j'espère ne pas avoir dit d'ânerie. Voici huit ans déjà que je suis retraité.)
JPB écrit des mots latins que je ne connais ni ne comprends. Alors je m'autorise ces petites remarques mathématiques innocentes, histoire de montrer, s'il en était besoin, que personne ne sait tout, mais qu'il y en a qui en savent beaucoup, hein, JP !
Amicalement.
Ecrit par : Francis Penin | 20 janvier 2009
Embryon de réponse à Sandra:
Vous avez une chance inouïe dans votre galère, c'est de ne pas avoir d'enfants et de ne pas être soutien de famille.
Dans ma vie professionnelle, bien que je sois travailleur indépendant, j'ai vécu ce qu'on pourrait appeler un licenciement pour faute lourde précédé de trois mois de harcèlement moral effrayant avec démolition systématique de ma personnalité, négation de la moindre qualité.
Mes obligations ainsi que les menaces réelles qui pesaient sur moi ne m'ont pas permis d'envisager la moindre reconversion.
Je sors de six ans et demi de cauchemar grâce à un joli petit appareil qu'on appelle échographe qui fut mon cadeau de Noël. Dès que j'ai un doute sur moi-même je le regarde et me sécurise. Cet appareil me dit que je ne suis pas la seule à porter le poids de la culpabilité, qu'il y avait bien aussi des circonstances extérieures qui m'ont fait basculer.
J'aurais préféré un échographe explicite ! J'ai au moins un échographe implicite. C'est mieux que rien !
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
L'ensemble de ce blog, y compris les réactions, est à la fois passionnant et fascinant. D'une part parce que, visiblement, c'est bourré d'enseignants et cela montre que beaucoup d'entre eux réfléchissent à leur métier, à leur mission. D'autre part parce que cela montre aussi que (là encore d'après ceux qui réagissent) peu d'entre eux ne s'opposent dans les faits aux consignes théologiques de leur ministre. Que ce soit Lang, Darcos ou d'autres, comment peut-on imaginer que des enseignants acceptent d'appliquer des méthodes qui ne "marchent" pas? Qu'est-ce qui est le plus important : obéir à des consignes ministérielles absurdes ou prendre des enfants à un niveau donné et tenter de les hisser au plus haut de leurs capacités? J'ai l'exemple de l'instit de mon fils qui a toujours refusé la méthode globale, qui a toujours faire faire des dictées à ses élèves, etc. Tous les parents étaient ravis, les enfants étaient furieux, mais ils sont entrés en sixième avec un niveau que je qualifierais de correct. Certes, ils n'ont pas les mêmes connaissances que celles que j'avais en entrant en sixième, mais eux savent se servir d'un ordinateur bien mieux que moi.
Ecrit par : xavier crados | 20 janvier 2009
Pour revenir aux évaluations, je les ai lues, j'arrive à tout faire, en tirant un peu la langue sur les maths, toutefois.
N'étant pas instit, je ne sais pas qui peut ou ne peut pas les faire en entier, mais la question que je pose est : à quoi serviraient des évaluations que tout le monde réussirait ?
Il ne s'agit pas des contrôles périodiques que tout instit doit faire dans sa classe pour évaluer Monchéri ou Moncoeur, mais d'évaluations nationales.
Si elles servent à adapter les programmes, les méthodes, pourquoi tant de haine ?
Imaginer qu'elles vont servir à mettre en concurrence les écoles me paraît un peu débile, non ?
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
C'est un peu ce que je disais à Catmano hier soir, avec une nuance sur ta dernière phrase. Pas question de mettre en concurrence mais de pointer du doigt le fait que certaines écoles tout venant, avec recrutement social n'ayant rien de favorisant, vont tirer leur épingle du jeu, étant entendu que ces évaluations portent en partie sur des points de programme non encore étudiés.
Et c'est là qu'on va découvrir que les enfants ne subissant pas des pédagogies constructivistes mais classiques ou à peu près sont plus capables que ceux en bénéficiant de tirer leur épingle du jeu sur des notions nouvelles pas encore abordées.
Catmano m'a donné un exemple d'un petit gars du CM2 de son école qui, n'ayant pas encore abordé les divisions après la virgule mais déjà les fractions, se retrouvant avec un reste entier de 6 à diviser par douze, a écrit 6/12 pour trouver le résultat. Il a malheureusement fait une erreur de calcul et à écrit 0.6 à la place de 0.5 mais on peut dire qu'il y a de l'idée et même qu'il a tout compris de la division et est capable d'ingéniosité quand il ne sait pas et que ce gamin gobera comme une lettre à la poste les divisions avec chiffres après la virgule.
Donc, concurrence entre les écoles, ce n'est probablement pas le but mais ça peut servir à pointer du doigt le fait qu'à public égal, certaines méthodes d'enseignement sont plus productives que d'autres et qu'il y a sur le terrain des maîtres experts qui savent tirer le meilleur de leurs élèves et les rendre autonomes face à des notions nouvelles et que ce n'est pas ceux qu'on voudrait nous faire croire tels.
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
J'aurais préféré un échographe explicite ! J'ai au moins un échographe implicite. C'est mieux que rien !
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
??????????????
Késako ?? I marche pas ?
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Et c'est là qu'on va découvrir que les enfants ne subissant pas des pédagogies constructivistes mais classiques ou à peu près sont plus capables que ceux en bénéficiant de tirer leur épingle du jeu sur des notions nouvelles pas encore abordées.
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
C'est bien pour ça que les instits gaucho-barbudos râlent dans les étranges lucarnes.
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
j'ai vécu ce qu'on pourrait appeler un licenciement pour faute lourde précédé de trois mois de harcèlement moral effrayant ...
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
Retrait du mandat sanitaire pour avoir buté un élevage de biquettes à l'arme lourde un jour de déprime ?
Erreur de diagnostic fatale sur un hamster russe nain angora de concours ?
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Je suggère de farire passer ces mêmes évaluations début septembre aux élèves qui entrent en sixième au collège après deux mois de vacances. Histoire de voir.
Ecrit par : arthur | 20 janvier 2009
A ce sujet, un article de blog avec des comptes-rendus "de terrain" http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/200109/les-parents-bloquent-les-evaluations-cm2
Ecrit par : clem | 20 janvier 2009
Merci, Dugong, de m'avoir offert un grand éclat de rire matinal :
Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés".
Sublime.
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
L'"inspirateur" d'Obama est un certain John Dewey (oui, c'est un "pédago" pragmatique qui critique le constructivisme...et l'école de sociologie de Chicago + une expérience de travailleur social sur le terrain (la réalité rude à étreindre d'A. Rimbaud) qui surpasse toutes les constructions intellectuelles parce qu'elle les éprouve.
Mais si Ségolène était Obama (et si ma tante en avait), j'aurais voté pour lui. ;O))
N.B. : J'aime bien Obama, mais j'espère qu'il ne va pas faire donner l'arrière-ban des pédagos américains, les "sous-Dewey" et les ravis de la "main à la pâte" pour sauver les public schools, en assez piteux état, paraît-il.
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
Robin, je reposte ce que j'avais écrit hier au sujet d'Obama :
En ces temps d'Obamaniana *, il est peut-être utile de regarder vu d'ici (c'est à dire Venus pour un américain de base) les monts et merveilles promis par le candidat démocrate lors de sa campagne dans le domaine de l'éducation **
La page du site officiel commence par "poser le problème" :
- la loi (votée par le sénat à dominante républicaine) "No Child Left behind" n'est pas remise en question en elle-même mais on insiste sur les moyens qui n'ont pas suivi (notamment en terme d'enseignants de qualité)
- 30% des nouveaux enseignants quittent leur emploi dans les 5 premières années.
Suivent un catalogue de promesses au contenu vague.
Finalement, je reste en France. Tout n'y est pas encore perdu.
* C'est, pour moi, une date historique dans la mesure où on pourra enfin, dans les mois prochains, voir qu'il s'agit d'un président des USA, noir et non pas d'un noir, président des USA. On verra bien alors si la couleur de sa peau a une quelconque importance dans les mesures qu'il prendra.
** http://origin.barackobama.com/issues/education/
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
"Sibille, je ne saisi pas : vous êtes bien arrivé à poster, non ?
Il arrive que de temps en temps ça bloque — y compris pour moi : j'en ai toujours conclu à des problèmes d'intendance — ça arrive aussi sur les messageries les plus solides."
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009
Je suis arrivé à poster, mais d'un autre ordinateur!
Et j'ai réessayé du mien hier matin, puis hier soir, puis ce matin, et la machine refuse mes messages.
(C'est la première fois que ça procède ainsi; je clique sur "envoyer", ça ne "bloque" pas, mais ça n'envoie rien du tout, et la page de garde du blog se réaffiche; y en a t'il d'autres qui soient dans le même cas?)
Je ne suis pas spécialement parano, mais j'ai l'impression que, pendant votre nettoyage de dimanche après-midi, vous avez inclus mon adresse IP dans celles qui sont passées à la trappe!
Et, pire encore, à un moment où je n'étais, non seulement pas devant l'ordinateur, mais même pas chez moi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2009
"la machine refuse mes messages"
Votre machine fonctionne sous SGEN/UNSA ?
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
TEST
Ecrit par : Fragolino | 20 janvier 2009
Amélie teste aussi.
Ecrit par : Amélie | 20 janvier 2009
test
Ecrit par : Grabouilla | 20 janvier 2009
Christophe, il semble que JPB ait un peu trop verrouillé les sécurités du blog, car il est impossible d'envoyer un message sans passer sous les Fourches Caudines du code secret.
Ce qui explique sans doute le silence actuel (ou bien c'est Meirieu qui a procédé à un rite vaudou pour réduire ses ennemis au silence).
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Ha, tiens, non, ça marche sans code, ce coup-ci.
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Hors sujet:
Citation de la semaine
> > "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"
> > Thomas Jefferson 3éme président des Etats Unis d'Amérique (1743 - 1826) Lettre au secrétaire du trésor Albert GALLATIN (1802)
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
"Lettre au secrétaire du trésor Albert GALLATIN (1802)"
D'où l'expression "avoir de la galette" ?
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
J'aurais préféré un échographe explicite ! J'ai au moins un échographe implicite. C'est mieux que rien !
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
??????????????
Késako ?? I marche pas ?
Ecrit par : yann | 20 janvier 2009
Ah si, il marche aussi bien qu'un explicite.
A ce sujet, je vais changer de voiture dans les semaines qui viennent. Je veux bien un leasing comme pour l'échographe si c'est possible.
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
Ce qui me parait le plus "souciogène" dans ces évaluations faites si tôt dans l'année, c'est la stratégie économique que je prévois en aval.
Ces évaluations vont pointer du doigt d'abominables défaillances qui seront rendues publiques avant fin février. Notre bon Darcos va proposer des stages de rattrapage et soutien scolaire pendant les vacances et bla bla bla et patati et patata. Ça se fera mais ce ne sera ni fait ni à faire et, à la fin de l'année, bilan globalement positif, et hop !, tout ce petit monde en sixième et un miniminiminimum de redoublements puisqu'on aura "remédié" avec dix mauvaises heures de prétendu soutien scolaire.
Une chouette façon d'économiser sur les redoublements de CM2, non ?
J'aurais mieux vu des évaluations fin mai avec redoublement du CM2 pour tous les insuffisants, doublé d'une modification drastique des programmes d'enseignement.
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
Au fait, moi, ça marche impeccable quand je poste !
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
En maths, les élèves sont évalués sur le calcul d'aire. Or ce point a disparu des programmes de 2002 et a été réinstauré dans les nouveaux programmes. Les élèves de CM2 dont les instits ont appliqué les programmes de 2002 les années précédentes sont donc incapables de résoudre ce type de question. Ma petite nièce se trouve dans ce cas.
Cette évaluation est une bonne idée mais l'appliquer aux élèves de la réforme 2002 donne du grain à moudre aux adversaires de Darcos.
Ecrit par : André | 20 janvier 2009
"Au fait, moi, ça marche impeccable quand je poste !"
Evidemment ! CS poste de l'IUFM. Il y règne un système d'exploitation * SGEN/UNSA qui est une vieille daube, développée en interne au Moloch et qui ne supporte que les instructions KILL et DELETE.
* des prolétaires
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
Les témoignages affluent:
"Est-ce que c'est grave ce qui se passe dans l'éducation Nationale ? OUI
Est-ce que c'est à nous de décider de l'école à la place du gouvernement ? OUI, lorsque celui-ci n'en est pas capable !
J'ai passé 2 ans à l'IUFM à ma tortiller le cerveau à réfléchir à des choix pédagogiques. Analyse d'exercice, fabrication de fiche de prép...Au point où je me demandais parfois s'il ne fallait pas que je fabrique mes manuels.
Et là ? Passage d'évaluations CM2... Mon cerveau s'agite, utilise les réflexes de pédagogue longuement travaillés...Et là ? BUG !!!
Comment un enseignant digne de ce nom ne peut pas s'insurger contre une telle incohérence ? Il ne faut pas avoir de conscience professionelle pour ne pas s'insurger devant un tel document.
C'est comme si on demandait à un comptable d'utliser un logiciel qui fait des erreurs de calcul pour dresser le bilan comptable d'une entreprise !
Alors, devant de tels chefs incapables, il ne nous reste bien qu'une seule chose : prendre les choses en main car c'est d'enfants qu'il s'agit !
En tant que parent d'élève, je suis très contente que la maîtresse désobéisse afin de donner des gâteaux maison aux enfants, des bonbons régulièrement (malgré la directive passée sur les enfants obèses), les fasse sortir par temps de neige pour se lancer des boules même si elle prend le risque d'avoir un accident scolaire sur le dos et des représailles !
Mais tout ça n'est pas aussi simple...
Je pense aussi que beaucoup n'ont pas les épaules assez larges et aussi le temps pour s'investir dans la lutte.
Les conditions ne sont pas toujours faciles non plus. Mon inspectrice est une vraie furie : elle prend parfois le téléphone pour nous incendier et se venge en nous humiliant dans les inspections. Bon nombre de mes collègues se sont faire ratatiner en inspection parce qu'elles avaient ouvert leur g.... Et comme par hasard, elle inspecte tout le monde tous les 3 ans ! Des collègues ont muté rien que pour changer de circonscription !
Quant à l'Inspecteur d'académie, même le conseiller pédagogique dit que c'est un c...
Les collègues ? Dans une école éclatée de campagne, ce n'est pas facile de résister....Nous avons toutes moins de 35 ans et des enfants en bas âge qui nous prennent beaucop de temps.
Les parents ? Ils s'en fichent comme de leur première chemise de tout ça, ils ne savent même pas ce qu'est un RASED et ne savent même pas comment fonctionne une école ! Et ce n'est pas faute de discuter ! C'est seulement cette année que 3-4 semblent s'investir !
Finalement, les parents d'élèves ont le choix entre croire les enseignants (qui ont déjà mauvaise réputation) ou croire le gouvernement. Et il n'est pas facile de croire qu'un gouvernement soit aussi incompétent...surtout quand certains ont voté pour !
Le seul point positif est qu'avec cette histoire d'évaluation, un peu plus de parents vont peut-être enfin virer de notre côté en comprenant les abérrations générées par ce ministre.
Ecrit par : c.cuit | 20 janvier 2009
J'ai trouvé une bonne perle d'élève de primaire sur un autre site:
A la question "Quelle invention a permis la circulation des idées de la Renaissance?" , la réponse étant ................... (et vous, vous le savez?) , j'ai eu droit de la part d'une élève : la calèche. Je n'ai vu le rapport qu'au moment où je lui ai rendu sa feuille !!!!
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
A ce sujet, je vais changer de voiture dans les semaines qui viennent. Je veux bien un leasing comme pour l'échographe si c'est possible.
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
Qui veut l'adresse de mon concessionnaire ?
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
J'ai l'intention de prendre une Clio Estate Diesel en location ou leasing .
Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2009
A moins qu'à travers l'évaluation des élèves, on ne cherche à évaluer l'ardeur des enseignants à appliquer les dits programmes !
Ecrit par : Robin | 19 janvier 2009
Il y a sans doute quelque chose de cet ordre, ou de ce désordre, comme on voudra.
Personnellement, je suis sidéré de voir que le concept d'évaluation (formative, sommative), fabuleuse trouvaille des "sciences et des technologies de l'éducation", tant critiquées sur ce blog a fini par s'imposer dans le vocabulaire y compris des anti-pédagogistes.
C'est Philippe qui maintenant doit rigoler!
Ecrit par : buntovchik | 20 janvier 2009
« Elle compte être inséminée de la grâce d'Obama par immaculée conception ? »
dugong | 20 janvier 2009
Je crains que vous ne confondiez le dogme de l'immaculée conception (Marie fut préservée du péché originel) et celui de la conception virginale (elle conçut un fils tout en restant vierge).
Ecrit par : Tailleboudin | 20 janvier 2009
SALUT TOUT LE MONDE.
Ça fait un sacré bail....juste pour dire à JP BRIGHELLI que j'ai ouvert mon Blog, "LA REPUBLIQUE DES LIBRES", pour faire marner Assouline!!! et j'ai mis votre blog dans mes liens préférés.
Bàv
PS, j'ai tellement vilipendé les mafiosi IUFM sur cestuy blog que je n'ai plus d'inspiration...ça reviendra. Tiens, je vais vous parler de la manière dont on est reçu par ses collèguues quand on organise un voyage à Cracovie et Auschwitz, ce que je fais cette année avec ma 3ème en Mars...Vous verrez , c'est pas piqué des hannetons....
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 janvier 2009
Qui a parlé d'évaluation sommative ou formative ici ?
Que les profs d'EPS soient englués dans de telles arguties, c'est patent et, hélas, caractéristique de leur domaine.
"Evaluation" n'est pas un mot pédagol par lui-même.
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
"Je crains que vous ne confondiez le dogme de l'immaculée conception (Marie fut préservée du péché originel) et celui de la conception virginale (elle conçut un fils tout en restant vierge)."
Si vous voulez. Je ne suis pas dogmatique.
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
Les bourses européennes et américaine terminent en nette baisse aujourd'hui.
C'est le début de l'effet Obama ?
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
"la machine refuse mes messages"
Votre machine fonctionne sous SGEN/UNSA ?
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
TEST
Ecrit par : Fragolino | 20 janvier 2009
Change for the SNALC, they can do it ! ;O))
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
En tout cas, un peu de poésie, un peu de musique classique pour l'investiture. C'est mieux que le bling-bling frime et bas de gamme de notre président accroché à son Johnny et autres nullités nationales.
Ecrit par : Sanseverina | 20 janvier 2009
L'Immaculée Conception
L'Immarcessible Connerie
L'Immanente Copulation
L'Immense Chaudepissation
L'Imméritée Capote
comme Truman, et j'en ai comme ça des dizaines, au bas mot...Obama.....
Salut les profs.....cha va bien????
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 janvier 2009
Truman Capote pour faire la bombe ?
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
"Evaluation" n'est pas un mot pédagol par lui-même.
Ecrit par : dugong | 20 janvier 2009
Évalaution ou Evaluation?
Certes, les pédagols n'ont pas un droit de propriété sur ce mot, mais ceux sont eux qui l'ont introduit en cachette dans l'éducation nationale, après être allé le chercher aux amériques, (il a suffi d'ajouter un accent aigu sur le "e" de "evaluation") avec tout le reste des technologies managériales et éducatives expérimentées là-bas, et qui font fureur désormais chez nous, sans que les gens n'en aient la moindre idée.
Parmi les contrebandiers, je citerai des gens comme Astolfi, Bloom, Landsheere, Hameline...
Ecrit par : buntovchik | 20 janvier 2009
Il faut lire bien entendu: ce sont eux!
Ecrit par : buntovchik | 20 janvier 2009
Certes, les pédagols n'ont pas un droit de propriété sur ce mot, mais ceux sont eux qui l'ont introduit en cachette dans l'éducation nationale, après être allé le chercher aux amériques, (il a suffi d'ajouter un accent aigu sur le "e" de "evaluation") avec tout le reste des technologies managériales et éducatives expérimentées là-bas, et qui font fureur désormais chez nous, sans que les gens n'en aient la moindre idée.
Parmi les contrebandiers, je citerai des gens comme Astolfi, Bloom, Landsheere, Hameline...
Ecrit par : buntovchik | 20 janvier 2009
Bien vu. Cela vaudrait le coup d'écrire quelque chose de documenté là-dessus. Évaluer, c'est du pipeau ! Et bien pire. Comme logique, c'est tuer l'instruction.
Y aurait-il que vous, en EPS, pour s'en rendre compte ?
Cordialement.
Ecrit par : Guy Morel | 20 janvier 2009
Si vous voulez en savoir un peu plus long que Ségo. sur la philosophie politique d'Obama.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saul Alinsky
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
Et surtout :
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Dewey
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
Plus complet :
http://www.ibe.unesco.org/fileadmin/user_upload/archive/publications/ThinkersPdf/deweyf.PDF
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
En tout cas, un peu de poésie, un peu de musique classique pour l'investiture. C'est mieux que le bling-bling frime et bas de gamme de notre président accroché à son Johnny et autres nullités nationales.
Ecrit par : Sanseverina | 20 janvier 2009
J'ai trouvé, moi aussi que ça avait quand même plus d'allure que les braillements de Mireille Mathieu, place de la Concorde et les annonements (pardon à Bongo !) avinés de Johnny à la sortie du Fouquet's.
Je ne sais pas si vous avez remarqué le flottement au moment de la prestation de serment sur le mot "faithfully" (fidèlement, loyalement) que le président de la cour suprême a estropié (un lapsus qui aurait bien intéressé Sigmund)
Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme : "I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux.
Ce gars-là a des neurones qui fonctionnent au millionième de seconde.
J'ai cru comprendre que celui qui lui faisait prêter le serment traditionnel était un vieil adversaire politique républicain nommé par Bush et qu'Obama s'était opposé à son élection à la cour suprême quand il était sénateur de l'Illinois.
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
« Mais évaluer les élèves, afin d’ajuster au mieux les programmes — altius, semper altius —, cela part d’un bon naturel. D’une exigence saine. »
Nicolas m’est témoin (Dieu, ça ne marche plus ;-) que je n’étais pas vraiment pédagogiste.
Mais, quand j’enseignais en 6°, j’ai vomi cette pratique pour ces raisons :
- Fille des médecins de Molière, elle ne servait qu’à m’apprendre ce que je savais déjà : nos élèves avançaient gaiement sur le chemin pavé de roses de l’illettrisme.
- Elle nous prenait un temps déjà réduit, qui eût été mieux employé à entamer dare dare la réparation de dégâts antérieurs tels que pour les découvrir je n’avais pas eu besoin d’importuner longuement les arrières des muscidés avec force grilles, horde d’items et colonnes de croix.
(Et une année, elle a fait travailler les élèves sur un texte en Times corps 8, quand on sait que pour un adulte la taille courante est 11 ou 12)
Ecrit par : PMB | 20 janvier 2009
Que ce soit Lang, Darcos ou d'autres, comment peut-on imaginer que des enseignants acceptent d'appliquer des méthodes qui ne "marchent" pas? Qu'est-ce qui est le plus important : obéir à des consignes ministérielles absurdes ou prendre des enfants à un niveau donné et tenter de les hisser au plus haut de leurs capacités?
Ecrit par : xavier crados | 20 janvier 2009
Bien vu et bien dit, cher Monsieur.
Ecrit par : Jean | 20 janvier 2009
"Nicolas m’est témoin (Dieu, ça ne marche plus ;-) que je n’étais pas vraiment pédagogiste."
Nicolas, le marchand de vin ?
Bon c'était la blague du jour car je suis un peu perdu dans le débat.
Ecrit par : Jeremy | 20 janvier 2009
Ce n'était pas le bon lien, je recommence ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saul_Alinsky
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
(Et une année, elle a fait travailler les élèves sur un texte en Times corps 8, quand on sait que pour un adulte la taille courante est 11 ou 12)
Ecrit par : PMB | 20 janvier 2009
La taille courante est corps 14 en double interligne.
Par ailleurs, on ne fait pas écrire des élèves - et même on désapprend à écrire - sur un clavier d'ordinateur.
Ecrit par : Guy Morel | 20 janvier 2009
Saul David Alinsky (né à Chicago le 30 juin 1909 - décédé le 12 juin 1972 à Carmel, Californie) est un sociologue américain, considéré comme le père de l'organisation communautaire.
Après des études de sociologie où il travailla notamment sur la mafia d'Al Capone, il se consacra à l'organisation des habitants dans les quartiers les plus pauvres de Chicago notamment à Back of the Yards (le quartier où se déroule La Jungle d'Upton Sinclair) ce qui le rendra célèbre.
Sa méthode inspira de nombreuses formations d'organisateurs communautaires aux États-Unis. Il forma nombre d'entre eux dans l'IAF (Industrials Areas Foundation) qui enseigne la manière dont le conflit peut être source d'empowerment.
Il écrira un ouvrage phare Rules for radicals en 1971 traduit Manuel de l'animateur social (épuisé).
Lorsqu'elle était étudiante, Hillary Clinton a écrit une thèse sur Saul Alinsky intitulée Une analyse du modèle Alinsky[1]. Elle refusa un travail proposé par le sociologue. Barack Obama, l'un des candidats démocrates à l'investiture présidentielle de 2008, s'inspire des idées d'Alinsky en utilisant le concept de « démocratie participative[2] ».
Le concept de "démocratie participative" vient donc de Saul Alinsky (Alinsky l'ayant sans doute repris à Dewey). Sego. pousse le bouchon un peu loin quand elle prétend l'avoir inventé et obligeamment prêté à Obama.
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2009
@ÉVALUATIONS
Je fais une longue note sur cette histoire, demain. Pour ceux que cela intéresse.
Fil : Évaluations, la fin de l'instruction.
Ecrit par : Guy Morel | 20 janvier 2009
Guy Morel dit : "La taille courante est corps 14 en double interligne."
Alors disons que 11 ou 12 sont des tailles minimales. En tout cas, celles que demandent un éditeur quand vous devez rendre un manuscrit prêt à clicher.
(Personnellement, j'utilise du Garamond 12 interligne simple)
Cela rend cette taille 8 encore plus débile ;-)
Ecrit par : PMB | 20 janvier 2009
La véritable histoire de l'éducation nationale "moderne"
http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=47550
Ecrit par : olivier taviau | 21 janvier 2009
PISA : Tout va bien, Nathalie Mons est là ! L'Internationale des Sciences de l'éducation sera le genre humain ! Nathalie Mons de Grenoble (ça ne s'invente pas) répond ci-dessous aux questions obséquieuses du Kawa pédagogo.
PISA : des indicateurs pour lutter contre les inégalités scolaires
Par Nathalie Mons
Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l’Education à l’Université de Grenoble II, est membre du consortium de PISA à partir de 2009. Elle conduit actuellement, dans le cadre d’une recherche européenne Knowpol, associée au laboratoire OSC de Sciences-Po, une étude sur les usages politiques de PISA. Son récent ouvrage « Les Nouvelles politiques éducatives, la France fait-elle les bons choix ? » évalue les politiques éducatives françaises et permet de mieux comprendre certains facteurs explicatifs des résultats des enquêtes PISA. Elle répond à nos questions sur PISA dont les résultats sont rendus publics demain par l’OCDE.
Qu’est-ce que PISA ?
Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), développé par l’OCDE depuis 2000, est une enquête internationale sur les acquis des élèves à la fin de la scolarité obligatoire. Elle s’intéresse à trois familles de disciplines : la compréhension de l’écrit, la culture mathématique et la culture scientifique, qui sont à tour de rôle testées tous les trois ans. L’étude de PISA 2006 porte principalement sur la culture scientifique, même si certains items qui sont en nombre limités sont consacrés à l’évaluation de la compréhension de l’écrit et des mathématiques. PISA présente trois caractéristiques principales. Premièrement, elle vise à mesurer des compétences, sans lien direct avec les programmes scolaires nationaux, et s’oppose ainsi aux enquêtes de l’IEA , centrées sur l’évaluation des connaissances scolaires. Aussi – seconde caractéristique -, son échantillon n’est-il pas fondé sur un niveau scolaire (comme dans le cas des enquêtes de l’IEA) mais sur un âge - 15 ans -, avec un bémol d’importance qui lui a valu des critiques quant à sa validité pour les pays émergents : seuls les élèves scolarisés sont inclus dans l’enquête. Enfin, troisième caractéristique : elle couvre un nombre important de pays, c’est-à-dire tout l’OCDE et certains pays émergents (Brésil, Argentine, Thaïlande…).
L’étude PISA se limite-t-elle à des palmarès ?
Non, c’est une étude beaucoup riche qui est souvent sous-exploitée par les médias. PISA nous renseigne bien évidemment sur les scores nationaux qui sont des indicateurs globaux d’efficacité, encore faut-il être très prudent quant au classement des pays puisque les différences entre des pays dont les scores sont proches peuvent être plus ou moins significatives. Mais les données que l’on peut tirer de PISA vont au-delà de ce premier palmarès. En effet, les élèves selon leurs réponses sont répartis entre 5 niveaux de compétences, depuis le niveau 1 qui est un indicateur d’échec scolaire jusqu’au niveau 5 qui révèle au contraire une très bonne maîtrise du champ testé. Les scores individuels sont ensuite agrégés au niveau national et vont nous renseigner sur le taux d’échec scolaire du pays (pourcentage d’élèves de niveau 1) ou au contraire sur l’importance numérique des élites scolaires à la fin de la scolarité obligatoire (pourcentage d’élèves de niveau 5). Les données PISA permettent également de calculer pour chaque pays l’ampleur des inégalités scolaires globales mais aussi les disparités scolaires d’origine sociale c’est-à-dire l’intensité du lien entre les performances des élèves et les caractéristiques socio-économiques des parents.
Alors quel indicateur faut-il considérer ?
Tous ! Il faut imaginer que chacun de ces indicateurs représente une pièce d’un puzzle, c’est donc seulement en les associant, en les combinant dans l’analyse que l’on a une vision claire de la situation globale du pays. Ne prendre en considération que l’un de ces indicateurs conduit à une vision faussée des performances réelles du système éducatif. Quand on souhaite faire un bilan de l’état de santé du système éducatif, il faut donc analyser l’ensemble de ces dimensions conjointement. En effet, le score national ne nous donne qu’une idée très limitée des performances d’un système éducatif, car on peut atteindre une même moyenne à travers des configurations très différentes. Prenons le cas de deux classes qui présentent une moyenne de 10, cela peut résulter de deux situations. Première configuration possible : la très grande majorité des notes des élèves est concentrée entre 8 et 12 et - seconde configuration -, la même moyenne de 10 est atteinte avec deux groupes d’élèves aux résultats très inégaux, l’un situé autour de 5 et l’autre groupe autour de 15. Bien évidemment, les problèmes posés par ces deux classes sont tout à fait différents, de même que les remèdes qui y seront apportés. Se focaliser sur la moyenne fausse le diagnostic, il faut systématiquement aussi y associer une observation des disparités entre élèves.
Vous nous dites que PISA nous permet également de mesurer les inégalités scolaires d’origine sociale. Quels enseignements peut-on en tirer ?
C’est un indicateur qui permet d’établir la corrélation, c’est-à-dire l’association statistique, entre les performances des élèves et les caractéristiques socio-économiques des parents. Cela nous renseigne donc sur le caractère plus ou moins reproducteur des écoles selon les pays. Or, sur ce point les résultats de PISA sont intéressants. Les cycles précédents ont montré qu’il existait de fortes variations en fonction des pays. Certes, il n’existe pas de pays dans lequel il y aurait à chaque génération une redistribution totale des cartes de la destinée sociale, mais les pays peuvent avoir une école plus ou moins inégalitaire. Ainsi si dans les pays asiatiques et certains pays scandinaves, le lien est faible entre les caractéristiques du milieu familial et les résultats des élèves, au contraire, dans d’autres pays comme l’Allemagne ou la Belgique francophone, l’école est très reproductrice.
Quels ont été les résultats de la France jusqu’à présent à PISA ?
Les résultats de la France à l’enquête de PISA sur la compréhension de l’écrit ont été passables, c’est-à-dire qu’ils ne sont ni exceptionnels, ni terriblement bas. En culture mathématique les performances moyennes ont été meilleures. De même la proportion d’élites scolaires est moyenne, les élèves en difficulté représentent une partie non négligeable de nos effectifs, les inégalités à la fois scolaires globales et sociales doivent également retenir notre attention. Il y a donc une réelle marge d’amélioration possible dans le système éducatif français, surtout en direction des élèves les plus faibles. Pour remonter le niveau général il faut s’intéresser à ces élèves. C’est d’ailleurs un des enseignements des deux enquêtes précédentes de PISA : les pays qui sont en tête du classement sont ceux qui parviennent à avoir une proportion d’élèves faibles peu élevée. Autrement dit, ce n’est pas en s’intéressant strictement aux élites que l’on remontre le niveau global mais en faisant en sorte qu’il n’y ait pas d’élèves qui décrochent. J’ai d’ailleurs montré dans une de mes recherches précédentes qu’il existe une forte corrélation entre le pourcentage des élèves en difficultés et la proportion des élèves de niveau 5, autrement dit, moins le système éducatif produit d’élèves en échec scolaire, plus il génère d’élite.
Que pensez des résultats de PISA 2006 dont une partie a été rendu publique avant la date officielle ?
D’après ces premiers résultats qui sont tout à fait partiels, les performances françaises sont décevantes puisque le pays n’atteint pas la moyenne contrairement aux deux enquêtes précédentes sur la compréhension de l’écrit et la culture mathématique. Mais comme je l’expliquais ce résultat n’est que partiel, il faut attendre la publication de l’ensemble de l’enquête. Il faut de plus être très prudent avec ces chiffres, on ne peut pas comparer les résultats des enquêtes PISA entre elles et par exemple on ne peut affirmer que la France voit ses résultats régresser en mathématiques. Comme je le disais précédemment, les mathématiques ne sont traitées dans PISA 2006 qu’à travers un nombre limité d’items qui ne permettent pas des comparaisons robustes.
Comment peut-on expliquer les résultats français à PISA ?
Il existe une multiplicité de facteurs qui agissent conjointement pour fabriquer ces résultats globaux. Pour chacun des cycles, selon les disciplines étudiées, une partie de la réponse se trouve certainement dans les contenus des programmes ainsi que les méthodes pédagogiques utilisées. Mais il ne faut pas s’arrêter là dans l’étude. Il existe aussi des facteurs structurels globaux qui jouent au-delà des disciplines. Ma dernière recherche a ainsi mis en évidence que les choix politiques d’organisation scolaire ne sont pas neutres. La décentralisation, l’autonomie scolaire, les modalités pratiques de notre collège unique, le système de la carte scolaire avec dérogations sont à mettre en relation avec les résultats.
Où avons-nous fait des choix qui peuvent être améliorés ?
En termes de décentralisation et d’autonomie tout d’abord. Pour l’instant, le transfert de pouvoirs aux collectivités locales et aux établissements reste encore trop timide, même si les conclusions de mon étude ne plaident aucunement pour une décentralisation ou une autonomie scolaire tous azimuts. Il faut arriver à trouver un équilibre entre des compétences qui demeurent au centre, qui se transforme alors en concepteur et régulateur du système éducatif et des attributions qui peuvent être déléguées aux acteurs locaux. Autre enseignement de cette recherche : l’autonomie scolaire (qui bénéficie aux établissements) est préférable à la décentralisation politique (vers les collectivités locales). De même l’autonomie pédagogique semble plus efficace que l’autonomie budgétaire.
Et notre collège unique, que peut-on lui reprocher ?
Il doit évoluer pour se rapprocher d’un modèle d’école unique plus performant, que j’ai appelé « l’intégration individualisée qui gère les disparités entre élèves non plus à coup de redoublement ou avec des classes de niveau mais en s’appuyant sur de l’enseignement individualisé, enseignement individualisé qui ne se limite à pas à la remédiation comme chez nous. Il faut aller vers cette école unique plus moderne qui correspond au modèle scandinave. De même en matière de carte scolaire, notre système actuel est associé à des inégalités élevées, il doit certainement évoluer vers un libre choix régulé, c’est un système qui permet à la fois une expression des vœux des parents et la prise en compte de considérations d’intérêt général par les autorités locales qui décident au final des inscriptions. A l’opposé, aller vers un système de libre choix total, c’est-à-dire la rencontre directe entre les parents et les chefs d’établissement sans médiateur serait dommageable car ce modèle est associé comme notre carte scolaire a de fortes inégalités sans efficacité supplémentaire. Il ne faut donc pas se prononcer pour ou contre des concepts de politiques éducatives (la décentralisation, le libre choix de l’établissement, le collège unique…) mais regarder de plus près les modalités concrètes de mise en œuvre de ces concepts.
Nathalie Mons
Entretien F. Jarraud
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Jérémy, ce n'est pas tout à fait idiot ce que dit cette dame. j'ai bien conscience que tout le monde trouve son beurre dans ce genre d'études, mais par exemple, le fait que la décentralisation, en matière d'éducation, est à manier avec des pincettes me semble fort intéressante. La tendance actuelle, qui vise à déléguer aux régions ou aux municipalités l'essentiel de la charge qui incombait jusqu'ici à l'Etat central, est nocive — nous le savions de façon plus ou moins intuitive, on nous apporte la preuve sur un plateau. C'est une politique strictement libérale, partant du principe que les initiatives locales sont bonnes par essence. Alors que je suis plutôt favorable à un Etat centralisateur, qui gère les structures lourdes, administration, répartition des crédits et programmes — en laissant aux établissements une petite part d'autonomie organisationnelle, mais certainement pas en déléguant aux Régions, comme c'est en train de se faire, le recrutement, la gestion complète des carences, et bientôt le pouvoir de formation et de recrutement. L'étatisme absolu a montré ses limites, mais la décentralisation totale qui finit de se mettre en place est extrêmement dommageable.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Evaluation ? Oui mais laquelle ?
Evaluation des connaissances des élèves lors de contrôle en classe par un enseignant ? Oui, il faut évidemment en faire. Encore que, si on compare le contenu et les intentions d'un enseignant à l'autre, tout un spectre continu émerge (1).
D'un autre côté, qu'un ministre de l'éducation veuille évaluer les connaissances à un niveau donné pour l'ensemble de la population est évidemment légitime aussi.
Dans ce deuxième cas, toute évaluation dont l'ampleur est nationale ou supra nationale exige une théorie explicite (2) de l'évaluation.
C'est ce que semble vouloir faire PISA/OCDE dans ses publications.
Dans le domaine des sciences, le dernier rapport (triennal) (3) occupe 419 pages. Chaque pays produit une analyse (4).
De là, il apparaît :
- que les items PISA reflètent une idéologie de l'enseignement des sciences de nature constructiviste et transdisciplinaire.
- qu'un certains nombre d'items (sur la centaine d'un questionnaire) ne font pas, à proprement parler, des questions de sciences.
- que l'intégralité d'un questionnaire donné n'a jamais été publié par l'OCDE. Officiellement, pour d'excellentes raisons (notamment éviter un bachotage PISA).
Ce dernier fait entraîne qu'il faille faire déléguer sa confiance à PISA/OCDE. Un système global d'évaluation est ainsi forcément incontrôlable au niveau du citoyen de base.
Mais, au delà de l'évaluation elle-même, PISA influence profondément et sournoisement les programmes et les structures de l'enseignement. La logique est la suivante : pour améliorer mon système éducatif, il faut avoir de meilleurs résultats aux évaluations globales (PISA of course, what else ?) (5) donc infléchir les contenus et structures (une classe de seconde où sciences physiques et sciences de la vie et de la Terre sont mêlées autour de thèmes expérimentaux) (4).
En gros, en France, on n'est pas bon parce qu'on n'est pas assez constructiviste et beaucoup trop cloisonné.
Vous avez dit machine de guerre ?
(1) sommative, formative, et tout le fourbi…
(2) je suis charitable. Certains auraient déjà dégainé le mot "idéologie"
(3) http://www.oecd.org/dataoecd/10/45/39777163.pdf
(4) voir, par exemple, l'analyse (6 pages) très éclairantes produites par les services du Moloch (DEPP) et des idéologues du jus pédagol :
http://media.education.gouv.fr/file/97/2/20972.pdf
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/Pisa_Pirls_2006.aspx
(5) PIRLS pour les 10 ans.
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
qu'il faille déléguer...
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
un certain nombre...
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
Dugong avait déjà pointé le pédagogisme de PISA, en décembre 2007, dans cette citation :
Pisa : jargon pédagogique.
Sur PISA p.58 :
"Dans les intentions de l’OCDE, du Comité de l’éducation ainsi que du Comité directeur du CERI, le programme PISA a été élaboré pour délivrer essentiellement quatre types de
produits :
– un ensemble d’indicateurs de base susceptible de fournir aux décideurs un profil de référence de l’état des connaissances des élèves de leur pays ainsi qu’une description élaborée des caractéristiques des principaux sous-groupes d’élèves ;
– un ensemble d’indicateurs de contexte éclairant la manière avec laquelle les compétences et les connaissances des élèves peuvent être mises en relation avec des variables démographiques, sociales, économiques et éducatives ;
– des indicateurs de tendance qui seront disponibles grâce à la nature cyclique de l’étude qui permettra de collecter, selon un périodicité de trois ans, des données dans les
mêmes domaines ;
– des connaissances approfondies sur le fonctionnement des systèmes d’enseignement qui pourront être utilisées pour élaborer des analyses poussées des politiques de
l’éducation."
Pour obtenir les indicateurs de contexte, les participants aux tests n'ont pas seulement un questionnaire sur leurs connaissances à remplir mais doivent aussi répondre à de nombreuses questions personnelles.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 janvier 2009
Je ne sais pas si vous avez remarqué le flottement au moment de la prestation de serment sur le mot "faithfully" (fidèlement, loyalement) que le président de la cour suprême a estropié (un lapsus qui aurait bien intéressé Sigmund).
(En fait, il aurait inversé une formule. je n'ai pas bien entendu les paroles en anglais)
Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme : "I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux.
C'est peut-être moins anecdotique que ça en l'air. Un serment appartient à la catégorie des "énoncés performatifs", c'est-à-dire qu'ils accomplissent une action. ("Je te baptise...). C'est la prestation de serment qui fait du sénateur Obama le 44ème président des Etats-Unis et il ne s'agit pas d'une simple formalité.
On on se rapproche évidemment ici de la mentalité magique ( d'où la dimension "religieuse" de la cérémonie).
Une formule magique ou religieuse pour "opérer" doit être prononcée correctement, au mot près, sous peine de ne pas être opérante ou de produire l'effet contraire.
(Cf John Langshaw Austin "Quand dire c'est faire")
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Excellente analyse, Robin…
En général, l'exemple que je donne pour l'aspect performatif, c'est "abracadabra" — mais j'y ajouterai le serment sur la Bible des présidents américains…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Quand dire, c'est faire
john langshaw austin, 1962, trad. fr. 1970, rééd. Seuil, coll. « Points essais », 1991.
Xavier Molénat
1962 John Langshaw Austin
Quand, lors d'un mariage, le maire dit aux deux fiancés « je vous déclare mari et femme », il ne se borne pas à constater cette union : il la réalise par le fait même de prononcer cette phrase. Il existe ainsi dans le langage des propositions qui, contrairement à ce que pensaient les philosophes dits logiciens (Bertrand Russell ou Rudolf Carnap) ne sont, à proprement parler, ni vraies ni fausses. Ces énoncés, tels que « vous pouvez disposer » , « je déclare la cérémonie ouverte » ou « je promets de rendre l'argent », n'ont pas pour but de transmettre une information (« je suis ici ») ou de décrire la réalité (« la table est verte »), comme le font les énoncés «constatifs», mais de faire quelque chose. Ainsi, dire « je parie qu'il va pleuvoir demain » revient à effectuer une action : celle de parier.
Une philosophie au langage clair.
C'est cette découverte fondamentale d'énoncés performatifs (de l'anglais to perform : accomplir, exécuter) qu'expose et explore John L. Austin (1911-1960) dans Quand dire, c'est faire, qui est en fait la transcription d'une série de conférences qu'il a données à Harvard en 1955.
Austin analyse également les conditions de validité d'un énoncé performatif (lieu, personne, repect de l'énoncé lui-même...)
Cette propriété du langage de produire une action (un énoncé qui n'est ni vrai ni faux mais qui opère) pourrait peut-être expliquer pourquoi une "évaluation", PISA ou pas, n'est jamais neutre.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
La tendance actuelle, qui vise à déléguer aux régions ou aux municipalités l'essentiel de la charge qui incombait jusqu'ici à l'Etat central, est nocive — nous le savions de façon plus ou moins intuitive, on nous apporte la preuve sur un plateau. C'est une politique strictement libérale, partant du principe que les initiatives locales sont bonnes par essence. Alors que je suis plutôt favorable à un Etat centralisateur, qui gère les structures lourdes, administration, répartition des crédits et programmes — en laissant aux établissements une petite part d'autonomie organisationnelle, mais certainement pas en déléguant aux Régions, comme c'est en train de se faire, le recrutement, la gestion complète des carences, et bientôt le pouvoir de formation et de recrutement. L'étatisme absolu a montré ses limites, mais la décentralisation totale qui finit de se mettre en place est extrêmement dommageable.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Dans l'esprit des intiateurs de la décentralisation, ce transfert de fonctions régaliennes n'était absolument pas prévu. Pourtant, c'est bien ce à quoi on assiste aujourd'hui : on passe d'une éducation "nationale" à une éducation qui ne l'es plus. Avec tous le dangers que cela représente : les régions "riches" vont pouvoir compenser les désengagements de l'Etat; les autres regarderont les trains passer avec, dans les wagons, des gamins dont les chances de réussite seront considérablement amoindries. Et, il ne faus pas se leurrer, cela a déjà commencé : les conseils régionaux (la nature ayant horreur du vide) ont déjà empiété sur le domaine pédagogique, sans aucun contrôle des rectorats, et donc de l'Etat, alors que ce n'est absolument pas leur mission
Ecrit par : rachida darty | 21 janvier 2009
Un truc qui m'étonne depuis quelques années, c'est la disparition, dans les manuels de mathématiques et de français du CE1 au CM2, des quelques pages qui s'y trouvaient encore il y a une vingtaine d'années, et qui débutaient traditionnellement ces manuels : les pages de révision.
J'ai sous les yeux le manuel "Math et Calcul CM2", version éditée en 1988. Les 10 premières pages sont intitulées Bilan 1, 2, ..., 10 et revoient sous forme d'exercices (de 3 à 6 par page) l'intégralité du programme des années précédentes :
- Géométrie : perpendiculaires, angle droit, parallèles, longueur des côtés, usage du compas, construction de figures (cercle, diamètre, carré, rectangle, triangle rectangle), reproduction de figures sur quadrillage (symétrie, codage des points, agrandissement, réduction, déplacement) solides (patrons).
-Numération : nombres jusqu’aux millions, mots-nombres, ordre sur les nombres
- Calculs : addition, soustraction, multiplication, division, ordre de grandeur
- Fractions et nombres décimaux : ordre, opérations (addition, soustraction, multiplication par un entier)
- Mesures : longueurs (mesures de segments, conversions, choix de l’unité, calcul de périmètre d’un carré, d’un rectangle), aires (conversions, calcul de l’aire d’un carré, d’un rectangle), masses (conversion, calculs), durées (fractions de l’heure, conversions en minutes, secondes, addition)
- Problèmes : compléter un bon de commande (opérations nécessaires : multiplication, division, soustraction de la remise) ; proportionnalité (3 problèmes dont un réclamant une bonne connaissance des fractions).
Je n’ai pas gardé de livre de grammaire de l’époque, mais je me rappelle très bien avoir toujours débuté l’année par deux à trois semaines de pages de révision qui rappelaient à l’élève que ce qu’il avait appris les années précédentes était toujours valable à la rentrée et que l’on comptait bien qu’il s’en souvienne…
Lorsque l’on parcourt les forums en ce moment, qu’on lit la presse ou même que l’on regarde les informations télévisées, on remarque sans difficulté l’émoi de collègues de CM2 affolés devant les exigences des évaluations fournies par le Ministère, en plein milieu de l’année scolaire.
Certains s’émeuvent pour quelques items (les calculs d’aires, le plus-que-parfait, les divisions après la virgule) qui, depuis plus de 20 ans, n’étaient plus au programme du CM1 et ont donc de grandes chances de ne pas avoir été abordées en ce milieu d’année scolaire. Ceux-là, je les comprends et je leur adresse tout mon soutien moral. Ce n’est vraiment pas intelligent d’évaluer une connaissance avant même qu’elle ait été ne serait-ce qu’abordée en classe !
D’autres rejettent tout en bloc, assurant que leurs élèves ne peuvent ni orthographier un texte plutôt simple, ni additionner ou soustraire des décimaux, ni les comparer, ni repérer un sujet, un COD, un CCT, un CCL, un article et j’en passe, car ils ne l’ont « pas encore vu ».
Croyez bien que je ne leur jette pas la pierre… Ces dernières années, leurs collègues ont appliqué les programmes qu’on leur fournissait, ont utilisé les manuels ou les méthodes « maison » que leur avaient préconisés leurs formateurs, leurs conseillers pédagogiques, leurs IEN.
Or que proposaient ces manuels, ces méthodes « maison » sinon de re - COMMENCER à ZÉRO, chaque nouvelle année scolaire, comme si jamais cela n’avait été déjà vu !
Prenons le bête « Brissiaud » en mathématiques, par exemple, niveau CE1, puisque je le connais bien. Admettons qu’un élève de CP maîtrisait l’année dernière au mois de juin l’addition (avec et sans retenue) et la soustraction en ligne ainsi que la lecture et l’écriture des nombres de 0 à 100.
Que fait le Brissiaud CE1 à la rentrée ?
Il passe toute la première période sur les nombres de 0 à 99 et sur l’addition et la soustraction en ligne, il introduit vaguement les multiples qu’il laissera ensuite dormir au chaud pendant toute la deuxième période, ne réutilisant que les multiples de 10 en numération.
Il ne réaborde la technique de l’addition, reprenant d’ailleurs tout le processus à zéro en démarrant par le schéma qu’en milieu de deuxième période, à une époque où les souvenirs du mois de juin précédent ont disparu de presque tous les cerveaux d’élèves. Dans le même temps, il passe un temps infini à essayer de construire une technique de résolution mentale de la soustraction par des procédures à base de schémas alors qu’il serait si simple de partir de la connaissance de la technique de l’addition enfin réinstallée pour apprendre à calculer l’opération inverse selon la même procédure… Les multiples ont disparu aux oubliettes de la mémoire et leur utilisation pratique ne sera étudiée qu’en période 3.
Cette période 3 permet aussi de découvrir enfin la « différence », troisième volet de la soustraction, toujours à partir du schéma puisque la technique n’est toujours pas étudiée alors que l’on sait pertinemment que c’est cette troisième utilisation qui pose le plus de problèmes aux élèves et qu’il serait donc bon d’y consacrer le maximum de temps si l’on veut que l’automatisme s’installe.
On engouffre les tables de 2 à 5 à toute allure, la moitié de l’année scolaire est déjà passée et il y a urgence ! Vite fait, mal fait, disaient mes instits de primaire.
Et l’on finit l’année en beauté, installant vaille que vaille, à grands coups de schémas, la multiplication d’un nombre à 3 chiffres par un nombre à 1 chiffre, la technique opératoire de la soustraction que l’on n’a finalement pas le temps de finaliser par l’apprentissage de l’écriture chiffrée… Pas de temps d’entraînement non plus pour la multiplication en colonnes, l’année finit, elle aura été abordée sur une seule page, juste avant le bilan terminal.
Pas grave, me direz-vous puisque le fichier de CE2 adoptera la même philosophie : « Un élève de CE2 arrive à la rentrée vierge de toute connaissance mathématique et doit donc à nouveau reprendre le programme à zéro ! »
Comment s’étonner alors que des collègues de CM2 se rongent les sangs en voyant que, selon le Ministère, leurs élèves sont censés avoir déjà un « petit bagage » en janvier de leur dernière année de primaire ?
Il est grand temps que les formateurs et les maisons d’édition revoient les uns leurs animations pédagogiques (ça nous changera des glugluteries sur le traitement de la couleur ou l'utilisation du MP3 en Petite Section), les autres leur choix de directeurs de collection et fournissent aux PE un « mode d’emploi » du cerveau de leurs élèves un peu plus spiralaire.
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.
Qui a besoin de Richard Descoincoin ?
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Bonjour,
Qui a lu l'article de Pierre Frackowiack sur le site du café pédagogique ?
En voilà une cuillérée :
"L'avenir proche nous dira si le grand gâchis constaté avec le conservatisme dominant encore dans les pratiques pédagogiques poursuivra sur sa lancée ou si des lueurs d'espoir apparaîtront ici et là. Les performances de l'école ne pourront s'améliorer que si elle change, si elle évolue, si elle se réforme dans le sens amorcé au début des années 1970, si elle surmonte la rupture survenue ces dernières années, si elle donne toute sa place à la pédagogie, si elle s'engage pour construire l'avenir."
Le reste à l'avenant.
Bonne lecture.
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Chevreuil, pourquoi tant de haine ? pourquoi vouloir à tout prix nous faire mal à l'heure de l'apéro ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Bonjour,
Qui a lu l'article de Pierre Frackowiack sur le site du café pédagogique ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Pas moi ! il y a des limites à tout, même au masochisme ;-)
Ecrit par : FGuichard | 21 janvier 2009
Guy Morel dit : "La taille courante est corps 14 en double interligne."
Alors disons que 11 ou 12 sont des tailles minimales. En tout cas, celles que demandent un éditeur quand vous devez rendre un manuscrit prêt à clicher.
(Personnellement, j'utilise du Garamond 12 interligne simple)
Cela rend cette taille 8 encore plus débile ;-)
Ecrit par : PMB | 20 janvier 2009
D'accord pour le "prêt à clicher". Pour relecture et corrections, c'est 14 double interligne.
Ecrit par : Guy Morel | 21 janvier 2009
Bonjour,
Qui a lu l'article de Pierre Frackowiack sur le site du café pédagogique ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
J'ai beaucoup de mal à lire les bondieuseries bienpensantes, surtout si elles émanent de personnages imbus d'eux-mêmes et détestables dans leur comportement relationnel. Idées généreuses + attitude pisse-vinaigre = sauve qui peut !
Ecrit par : Magister | 21 janvier 2009
Vous trouverez sur le lien suivant http://www.snes.edu/IMG/pdf/Appel_des_20-analyses_SNES.pdf
sous forme de tableau synoptique, la réponse du SNES aux calamiteuses propositions du groupe des 20 sur le lycée.
Certes, ce n'est pas parfait, loin de là, mais il faut reconnaître primo qu'ils sont tout de même bien moins khons que l'UNSA ou le SGEN (ne parlons pas du CRAP, le bien nommé) , secundo qu'ils marquent très nettement leur désaccord avec la plupart des propositions.
Comme on écrit sur les bulletins : "En bonne voie, mais peut mieux faire. Des progrès ont été accomplis. Persévérer dans l'effort".
Paraît que le SNALC a aussi écrit quelque chose là-dessus ?
Ecrit par : FGuichard | 21 janvier 2009
Chevreuil, pourquoi tant de haine ? pourquoi vouloir à tout prix nous faire mal à l'heure de l'apéro ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Pas moi ! il y a des limites à tout, même au masochisme ;-)
Ecrit par : FGuichard | 21 janvier 2009
Oups ! C'est vrai que cette prose est indigeste. J'espère que ça ne vous aura pas coupé l'appétit !
Mille excuses !
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
"Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme :"I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux."
J'ai peut-être une explication parmi d'autres.
Il y a un malaise dans l'équipe Obama autour de la question homo. Un vrai malaise. Car un pasteur homo a pris la parole lors des cérémonies précédant la prestation de serment. "Hélas, des problèmes techniques soudains ont empêché les 500.000 personnes présentes de bien entendre le discours du pasteur gay." Pire : consigne expresse de l'équipe d'Obama : que les homos sachent que ce pasteur a parlé, mais que le grand public n'en sache strictement rien. Le discours n'a donc été retransmis nulle part, et il n'est quasiment jamais cité.
En revanche, le pasteur Rick Warren, qui a présidé à la crémonie d'investiture, est un intégriste anti-avortement et homophobe déclaré.
http://www.youtube.com/watch?v=Cwz8XgjdKjw
Rick Warren est l'un des principaux acteurs de la Prop 8 (ou Prop Hate) qui a cassé toutes les décisions de la cour de justice californienne et fait inscrire dans la constitution californienne un principe chrétien (mariage = deux sexes différents).
Or, depuis longtemps, des groupes fondamentalistes veulent faire réviser la constitution américaine pour y inscrire que le mariage doit être interdit aux homos. Si Rick Warren en a convaincu Obama, ça peut très bien passer. C'est peut-être ça, l'hésitation sur la Constitution. En tout cas, le malaise existe, et le choix de Rick Warren ne laisse pas de déclencher des réactions.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Or, depuis longtemps, des groupes fondamentalistes veulent faire réviser la constitution américaine pour y inscrire que le mariage doit être interdit aux homos. Si Rick Warren en a convaincu Obama, ça peut très bien passer. C'est peut-être ça, l'hésitation sur la Constitution. En tout cas, le malaise existe, et le choix de Rick Warren ne laisse pas de déclencher des réactions.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Jérémy, le président de la cour suprême n'est pas pasteur et s'il était pasteur (je ne sais pas si c'est possible), il ferait prêter serment en tant que laïc et non en tant que pasteur : aux Etats-Unis, comme en France, ce n'est pas Dieu (la Foi), mais la constitution (la Loi) qui fait le lien social, même s'ils n'ont pas tout à fait (c'est le moins que l'on puisse dire) la même conception que nous de la laïcité.
L'autre pasteur qui a pris la parole (j'ai oublié son nom) est connu pour ses idées progressistes.
On avait effectivement annoncé une présence symbolique de la question "gay" (au moment du défilé en particulier) qui a été effectivement occultée.
J'ai vécu trois ans aux EU, dans les années 60 et je peux vous dire que l'évolution sociale a été incroyable en ce qui concerne l'intégration et les droits des minorités, mais la société américaine demeure malgré tout très conservatrice sur le plan moral (la famille y est sacrée et la famille présidentielle se doit de monter l'exemple).
Obama sait peut-être "jusqu'où il peut aller trop loin".
Pour des raisons qu'il faudrait analyser, le poids des symboles (le mariage, le drapeau...) est très important, plus que chez nous. Je me souviens que j'étais obligé de porter une cravate (j'avais 7 ans) et de chanter le "Spangled banner" tous les matins la main sur le coeur. Tout le monde trouvait ça naturel, moi y compris.
D'autre part, il y a dans les pays anglo-saxons et aux EU en particulier un mélange de conservatisme idéologique et de tolérance en pratique, alors que chez nous, c'est plutôt l'inverse (regardez ce qui se passe en matière de recrutement dans les entreprises selon la couleur de la peau).
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
"Il me semble qu'Obama lui a fait répéter la phrase (quelque chose comme :"I sware to defend faithfully the constitution of the United States") et qu'il a eu du mal à garder son sérieux."
J'ai peut-être une explication parmi d'autres.
Il y a un malaise dans l'équipe Obama autour de la question homo.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Sans vouloir vous froisser : quel rapport ???
La vérité est ailleurs : Obama avait appris par coeur la formule du serment, et le papy qui la lui faisait réciter s'est planté dans l'ordre des mots. D'où son désarroi.
D'aucuns en profiteront, si ce n'est déjà fait, pour dénoncer les méfaits du "par coeur".
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Un truc qui m'étonne depuis quelques années, c'est la disparition, dans les manuels de mathématiques et de français du CE1 au CM2, des quelques pages qui s'y trouvaient encore il y a une vingtaine d'années, et qui débutaient traditionnellement ces manuels : les pages de révision.
J'ai sous les yeux le manuel "Math et Calcul CM2", version éditée en 1988. Les 10 premières pages sont intitulées Bilan 1, 2, ..., 10 et revoient sous forme d'exercices (de 3 à 6 par page) l'intégralité du programme des années précédentes :
- Géométrie : perpendiculaires, angle droit, parallèles, longueur des côtés, usage du compas, construction de figures (cercle, diamètre, carré, rectangle, triangle rectangle), reproduction de figures sur quadrillage (symétrie, codage des points, agrandissement, réduction, déplacement) solides (patrons).
-Numération : nombres jusqu’aux millions, mots-nombres, ordre sur les nombres
- Calculs : addition, soustraction, multiplication, division, ordre de grandeur
- Fractions et nombres décimaux : ordre, opérations (addition, soustraction, multiplication par un entier)
- Mesures : longueurs (mesures de segments, conversions, choix de l’unité, calcul de périmètre d’un carré, d’un rectangle), aires (conversions, calcul de l’aire d’un carré, d’un rectangle), masses (conversion, calculs), durées (fractions de l’heure, conversions en minutes, secondes, addition)
- Problèmes : compléter un bon de commande (opérations nécessaires : multiplication, division, soustraction de la remise) ; proportionnalité (3 problèmes dont un réclamant une bonne connaissance des fractions).
Je n’ai pas gardé de livre de grammaire de l’époque, mais je me rappelle très bien avoir toujours débuté l’année par deux à trois semaines de pages de révision qui rappelaient à l’élève que ce qu’il avait appris les années précédentes était toujours valable à la rentrée et que l’on comptait bien qu’il s’en souvienne…
Lorsque l’on parcourt les forums en ce moment, qu’on lit la presse ou même que l’on regarde les informations télévisées, on remarque sans difficulté l’émoi de collègues de CM2 affolés devant les exigences des évaluations fournies par le Ministère, en plein milieu de l’année scolaire.
Certains s’émeuvent pour quelques items (les calculs d’aires, le plus-que-parfait, les divisions après la virgule) qui, depuis plus de 20 ans, n’étaient plus au programme du CM1 et ont donc de grandes chances de ne pas avoir été abordées en ce milieu d’année scolaire. Ceux-là, je les comprends et je leur adresse tout mon soutien moral. Ce n’est vraiment pas intelligent d’évaluer une connaissance avant même qu’elle ait été ne serait-ce qu’abordée en classe !
D’autres rejettent tout en bloc, assurant que leurs élèves ne peuvent ni orthographier un texte plutôt simple, ni additionner ou soustraire des décimaux, ni les comparer, ni repérer un sujet, un COD, un CCT, un CCL, un article et j’en passe, car ils ne l’ont « pas encore vu ».
Croyez bien que je ne leur jette pas la pierre… Ces dernières années, leurs collègues ont appliqué les programmes qu’on leur fournissait, ont utilisé les manuels ou les méthodes « maison » que leur avaient préconisés leurs formateurs, leurs conseillers pédagogiques, leurs IEN.
Or que proposaient ces manuels, ces méthodes « maison » sinon de re - COMMENCER à ZÉRO, chaque nouvelle année scolaire, comme si jamais cela n’avait été déjà vu !
Prenons le bête « Brissiaud » en mathématiques, par exemple, niveau CE1, puisque je le connais bien. Admettons qu’un élève de CP maîtrisait l’année dernière au mois de juin l’addition (avec et sans retenue) et la soustraction en ligne ainsi que la lecture et l’écriture des nombres de 0 à 100.
Que fait le Brissiaud CE1 à la rentrée ?
Il passe toute la première période sur les nombres de 0 à 99 et sur l’addition et la soustraction en ligne, il introduit vaguement les multiples qu’il laissera ensuite dormir au chaud pendant toute la deuxième période, ne réutilisant que les multiples de 10 en numération.
Il ne réaborde la technique de l’addition, reprenant d’ailleurs tout le processus à zéro en démarrant par le schéma qu’en milieu de deuxième période, à une époque où les souvenirs du mois de juin précédent ont disparu de presque tous les cerveaux d’élèves. Dans le même temps, il passe un temps infini à essayer de construire une technique de résolution mentale de la soustraction par des procédures à base de schémas alors qu’il serait si simple de partir de la connaissance de la technique de l’addition enfin réinstallée pour apprendre à calculer l’opération inverse selon la même procédure… Les multiples ont disparu aux oubliettes de la mémoire et leur utilisation pratique ne sera étudiée qu’en période 3.
Cette période 3 permet aussi de découvrir enfin la « différence », troisième volet de la soustraction, toujours à partir du schéma puisque la technique n’est toujours pas étudiée alors que l’on sait pertinemment que c’est cette troisième utilisation qui pose le plus de problèmes aux élèves et qu’il serait donc bon d’y consacrer le maximum de temps si l’on veut que l’automatisme s’installe.
On engouffre les tables de 2 à 5 à toute allure, la moitié de l’année scolaire est déjà passée et il y a urgence ! Vite fait, mal fait, disaient mes instits de primaire.
Et l’on finit l’année en beauté, installant vaille que vaille, à grands coups de schémas, la multiplication d’un nombre à 3 chiffres par un nombre à 1 chiffre, la technique opératoire de la soustraction que l’on n’a finalement pas le temps de finaliser par l’apprentissage de l’écriture chiffrée… Pas de temps d’entraînement non plus pour la multiplication en colonnes, l’année finit, elle aura été abordée sur une seule page, juste avant le bilan terminal.
Pas grave, me direz-vous puisque le fichier de CE2 adoptera la même philosophie : « Un élève de CE2 arrive à la rentrée vierge de toute connaissance mathématique et doit donc à nouveau reprendre le programme à zéro ! »
Comment s’étonner alors que des collègues de CM2 se rongent les sangs en voyant que, selon le Ministère, leurs élèves sont censés avoir déjà un « petit bagage » en janvier de leur dernière année de primaire ?
Il est grand temps que les formateurs et les maisons d’édition revoient les uns leurs animations pédagogiques (ça nous changera des glugluteries sur le traitement de la couleur ou l'utilisation du MP3 en Petite Section), les autres leur choix de directeurs de collection et fournissent aux PE un « mode d’emploi » du cerveau de leurs élèves un peu plus spiralaire.
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
Eh ! J'ai entendu, au Café du Commerce, une très vilaine expression qui réchauffera le cœur de "Manu la pudibonde ":
"Parle à mon cul ! Ma tête est malade ! ".
Ne sied-elle pas, en ce cas ??????????????
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Et où as-tu lu ou vu qu'un gamin de dix ans était un " citoyen " ?
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
"Xavier Darcos annoncera demain jeudi sa volonté d'ouvrir une négociation sur la revalorisation de la condition enseignante, ont affirmé à l'AFP plusieurs sources syndicales."
Faut s'attendre au pire.
Ecrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2009
Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Et où as-tu lu ou vu qu'un gamin de dix ans était un " citoyen " ?
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
Tu ne crois bien sûr pas que le citoyen qui a des brebis, des chèvres ou des vaches est assez grand tout seul pour savoir s'il juge bon de les vacciner, selon son libre arbître, sans ton intervention payante et sous sa propre responsabilité ?
C'est des billes, pour toi, les éleveurs ?
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
Mon espoir est de gagner plus en travaillant moins.
Manifestement, mon employeur n'est pas d'accord.
Il faut donc que je m'y emploie moi-même.
C'est une attitude réflexive qu'il serait dommage ne pas valoriser, non ?
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
de ne pas valoriser
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
"Prenons le bête « Brissiaud » en mathématiques"
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
Le bête Brissiaud a une démarche constructiviste, bien dans l'air du temps, non?
Donc pour chaque notion abordée, l'élève construit son savoir par tâtonnements, il n'est pas utile qu'il retienne quoi que ce soit puisque l'année suivante, il continuera à construire ses savoirs grâce au bouquin suivant...
Et on passe tellement de temps à tâtonner, que les enfants semblent ne posséder que des savoirs très fugitifs, qui s'envolent au premier coup de vent...
Pas grave, on reconstruira...
Ou alors on adopte un fichier comme celui de Pascal Dupré où par le raisonnement puis l'exercice à haute dose, on pourra acquérir des savoirs...
Ecrit par : Maminou | 21 janvier 2009
C'est des billes, pour toi, les éleveurs ?
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
Hola, camarade ! Les CM2, c'était une vanne, pour rester dans le sujet.
Pour les lycéens, je suis persuadé que la Madone pense qu'ils sont les plus aptes à faire des propositions.
Les éleveurs de brebis, pour être honnête, le dernier que j'ai vu est mort depuis longtemps.
D'une manière générale, la "démocratie participative", le "citoyen-expert", tout cela me semble relever plus de la démagogie que d'autre chose.
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
"D'une manière générale, la "démocratie participative", le "citoyen-expert", tout cela me semble relever plus de la démagogie que d'autre chose."
Le problème étant, en maintes circonstances, que le citoyen de base puisse choisir en relative (mé)connaissance de cause.
Tout est dans le "relatif"...
Pensez aux "débats citoyens" sur le nucléaire par exemple.
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
Les pédagogistes craignent ces évaluations qui vont démontrer tout le mal qu'ils ont fait à l'école.
Stagiaire, j'ai lu vos livres, M. Brighelli, pour mieux affronter la réalité pédagogiste. Mais sur le terrain, la situation est incroyable. Même dans mon collège où les 3/4 des parents d'élèves sont cadres sup les élèves ne connaissent rien en conjugaison, car m'ont-ils dit après un contrôle catastrophique, cela ne leur avait jamais été demandé. Du coup, en rédaction, on trouve des passés simples exotiques "posit, metta, coura, pouvut" ou des participes passés extravaguants "aquéri, mouru..."
Les collègues de maths sont catastrophés par la méconnaissance des tables de multiplication.
On est parvenu à l'égalité, les pédagos ont réussi. Bobos, prolos des cités : tous illéttrés!
Ecrit par : Romain | 21 janvier 2009
Ce gars-là a des neurones qui fonctionnent au millionième de seconde. ( Robin)
Ce doit être intéressant d'avoir un président intelligent à la tête de son pays... Nous, on a perdu l'habitude, avec les yachts privés, les semi-cocottes de luxe, les VIP à l'Elysée, les montres machin-chose et les histoires de famille et de c...on a quand même beaucoup à faire.
Mais on est content, il est résolu, résolu, résolu à parler avec le nouveau président des USA . Ce qui est dommage, c'est que ça a l'air moins sympa qu'avec Bush pour les vacances.
Oui, Robin, le" trébuchage", je me suis posée la question: entourloupe? Si c'est le cas, c'est à la hauteur de ce que l'équipe précédente a fait.
Sans rapport, j'ai ouï dire que notre nouveau "missionnaire"allait faire reprendre comme base de discussion à la réforme du lycée les je ne sais plus combien de points de convergence que tous les syndicats avaient signé comme des glandus- exception faite de FO. En voilà une belle remise à plat! On repart sur des bases saines!
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
La presse : "Laure Manaudou quitte Marseille pour les USA"
Crampes à répétition ?
Trop d'allers-retours du bassin ?
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
D'une manière générale, la "démocratie participative", le "citoyen-expert", tout cela me semble relever plus de la démagogie que d'autre chose.
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Y'a une différence entre nous ! Toi, tu vends essentiellement des croquettes " experts " à des pseudo-citoyens en demande, et moi, je vaccine des troupeaux, sur ordre supérieur, chez des éleveurs adultes, majeurs et vaccinés,
qui n'ont, quelque soit leur indéniable expertise, pas leur mot à dire et aucune alternative
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
Mais sur le terrain, la situation est incroyable. Même dans mon collège où les 3/4 des parents d'élèves sont cadres sup les élèves ne connaissent rien en conjugaison, car m'ont-ils dit après un contrôle catastrophique, cela ne leur avait jamais été demandé. Du coup, en rédaction, on trouve des passés simples exotiques "posit, metta, coura, pouvut" ou des participes passés extravaguants "aquéri, mouru..."( Romain)
C'est vrai, la gangrène gagne dans les collèges. Et tout le monde s'en fout.
Mais notre bon ministre va nous résoudre tout ça à coups de" tee-shirts z'égaux". Moi, j'étais contente qu'on lui ait payé un voyage en Grande-Bretagne pour qu'il nous ramène une si bonne solution à tous nos problèmes.
J'imagine qu'il est maintenant dans les affres du choix? Quelle couleur? Quelle matière? Du coton? Uni? Rayé?
Et si cela ne plaît pas, on pourra toujours accuser les équipes ministérielles. Vous savez, les vilaines, vilaines qui empêchent tous nos bons ministres de faire les trucs géniaux qu'ils voudraient faire.
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
Pour résumer, et suite à une discussion datant d'hier soir, le "' citoyen expert " , c'est parfois aussi l'entrepreneur de maçonnerie qui sait bien que son ouvrier ne peut, sans risque grave pour sa santé et sa survie, travailler, à 40°C à l'ombre, et lui-même en plein soleil, avec un casque en plastique sur sa tête, même si cette sécurité a germé dans la tête d'un technocrate.
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
chez des éleveurs adultes, majeurs et vaccinés,
qui n'ont, quelque soit leur indéniable expertise, pas leur mot à dire et aucune alternative
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
Et bien, pourquoi sont-ils vaccinés, eux, alors qu'ils peuvent très bien s'y soustraire, et ne pas prendre le risque d'une SEP pour cause de vaccin hépatite ?
La preuve qu'ils ne sont pas experts en cette matière qui, pourtant, les concerne.
J'ai une expertise toute relative dans deux ou trois domaines, qui me "concernent" forcément. Mais je suis "concerné" par une foultitude d'autres choses, la signalisation routière, le développement des poignées d'amour, la fiscalité des professions libérales, et j'en passe. Mais je ne donne pas mon avis "d'expert" sur tout ça.
Moi, je veux bien qu'on me charge de chambouler la-dite fiscalité. Mais, je vous préviens, le résultat risque de ne pas aller dans le sens de l'intérêt général !
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Oui, Robin, le" trébuchage", je me suis posée la question: entourloupe? Si c'est le cas, c'est à la hauteur de ce que l'équipe précédente a fait.
Je pense qu'il s'agit en effet du dernier coup tordu de l'équipe Bush.
Ils en élisent un comme ça de temps en temps. Nostalgie des bons vieux westerns avec leurs "méchants" fascination des américains pour les "méchants" éventuellement "sympathiques", comme une sorte de double enfoui, de Mr. Hyde. Hitchcock a très bien vu ça (cf. "L'inconnu du nord express").
Mais le coup tordu du président de la cour suprême, c'était Plutôt un pétard mouillé qu'une mine...Espérons qu'ils réussiront à éliminer les plus dangereuses.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Mais où sommes-nous ?!?
Vous qui dénoncez la subjectivité des journalistes "gauchistes", heureusement que votre objectivité est préservée...
Première constation, vous êtes bien loin du monde éducatif pour déclarer de telles sottises.
Connaissez-vous une programmation des apprentissages officielle qui définit ce qui doit être appris au cours du premier trimestre ? NON, donc comment peut-on penser évaluer des acquis du premier trimestre sachant que les classes n'ont de toute évidence pas traité des mêmes choses: quelle logique aurait le baccalauréat passé en janvier ?
Les décimaux par exemple sont des nombres particuliers, il est donc nécessaire de bien maitriser l'ensemble des opérations posées et mentales sur les nombres entiers avant cela. Ensuite, il est nécessaire de comprendre le principe fractionnaire qui permet de fragmenter les unités classiques, c'est seulement ensuite que les fractions décimales permettent d'amorcer les nombres décimaux. Une fois cela fait, les nombres décimaux sont facilement utilisés dans toutes les notions vues précédemment. Bien entendu, cela ne peut pas tout se faire au premier trimestre, au mieux (et c'est mon cas), nous sommes en train de commencer les décimaux, l'identification de la valeur de chaque chiffre en fonction de sa position dans un nombre, puis de comparer et de ranger des nombres décimaux.
Pourtant les évaluations nationales demandent aux élèves de calculer des divisions décimales, et autres multiplications... La technique est très simple, il ne faudra pas longtemps pour la comprendre si tout le reste est ok, mais nous n'en sommes pas là. Jetez un oeil aux programmations de tout manuel scolaire en mathématiques ... vous vous rendrez mieux compte.
Alors quand M.Darcos précise que les évaluations portent sur le premier trimestre, soit il n'a lu aucun ouvrage de mathématiques du niveau CM2, soit il ne comprend pas qu'il est nécessaire que les élèves comprennent ce qu'ils font et n'appliquent pas bêtement, soit il est d'une mauvaise foi infecte pour un homme qui est censé bien connaître le domaine.
Voici la principale gronde des enseignants sur ces évaluations.
Comment pouvez-vous contester cela ?
Vous dites que les instits ont peur qu'on s'aperçoive du niveau minable de leurs élèves et qu'ils ne veulent pas les évaluer, vous vous méprenez.
L'évaluation de la classe est faite en permanence, beaucoup plus qu'au collège ou au lycée car nous connaissons nos élèves, nous les évaluons sans cesse.
Et dans ma classe, la moyenne des évaluations nationales est pour l'instant de 46/60 items réussis, pourtant je n'ai pas envie que ces scores soient affichés pour qu'on puisse comparer des écoles, où rien n'est comparable.
Ecrit par : ZARKO | 21 janvier 2009
Le bête Brissiaud a une démarche constructiviste, bien dans l'air du temps, non?
Donc pour chaque notion abordée, l'élève construit son savoir par tâtonnements, il n'est pas utile qu'il retienne quoi que ce soit puisque l'année suivante, il continuera à construire ses savoirs grâce au bouquin suivant.
Ecrit par : Maminou
Je ne connais pas le Brissiaud CE1 que décrit Catmano, mais je peux parler de celui du CM2. Ce manuel est beaucoup moins constructiviste que d'autres méthodes de maths, comme le Ermel de Roland Charnay .
Il a l'avantage d'accorder une large place au calcul mental, qui fait l'objet d'une pratique quotidienne, en début de chaque leçon.
L'autre avantage est qu'il revient régulièrement, en cours d'année, sur des choses déjà apprises, dans un chapitre nommé "Je deviens performant".
Cependant, dans la conception des leçons -pardon, des séances !- la part de découverte autonome est réduite, et la pratique de manipulations, d'observations, de raisonnement est très guidée. Au fond, je ne le trouve pas si éloigné que ça de la méthode intuitive que précionisaient les fondateurs du Dictionnaire Pédagogique.
Par exemple, l'apprentissage des décimaux se fait par report de longueurs d'un bâton de ski gradué en dixièmes et centièmes, puis en millièmes, avec lequel j'ai observé des réussites même chez les enfants rétifs à la "chose mathématique" ! L'apprentissage des unités de mesure est bien mené, avec une large place au raisonnement :
" 25 g, c'est combien de cg ?
-Le cg est 100 fois plus petit que le gramme, donc, il y en a 100 fois plus.
--On calcule 25 x 100 = 2500
- Résultat : 25 g = 2500 cg
Le reproche qu'on peut faire à ce manuel est le niveau plutôt faiblard des problèmes et surtout la part réduite au minimum pour la géométrie. Certaines notions, comme les nombres décimaux sont abordées beaucoup trop tard dans l'année, reléguant les opérations sur ces nombres au milieu de l'année. Catmano a raison de souligner qu'il repart là comme si presque rien n'avait été fait au CM1. Pareil pour la division, qui devrait être réintroduite dès la rentrée, tant que les souvenirs ne sont pas trop froids.
Pendant plusieurs années, j'ai utilisé le Ermel, auquel je crois que Brissiaud avait collaboré au début, (Tiens je ne sais pas pourquoi ils se sont séparés, ceux-là) manuel qui est un pur produit de la pensée constructiviste, celui-là. Très alléchant, basé sur l'activité de recherche en groupe des élèves, avec situations-problèmes, confrontation des procédures, conflit socio-cognitif, et tout et tout. Un bonheur de pédagogue moderne ! Mais, bon, peut-être suis-je un indécrottable passéiste, mais je me suis rapidement aperçu que ces recherches par groupes n'apportaient vraiment pas grand chose aux élèves faiblards qui regardaient les autres chercher ou aux petits malins qui profitaient de l'effervescence pour manifester leur spontanéisme enfantin.
En clair, les très bons résolvaient le problème en deux coups de cuillère à pot, les plus faibles regardaient passer les trains, et ne profitaient guère des "mises en commun".
Aujourd'hui, je bricole entre Ermel, Brissiaud, et un manuel des années 60 pour les problèmes, alors si quelqu'un ici connaît un manuel de maths CM intéressant et exigeant, je suis preneur.
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
ZARKO, j'ai bien lu votre post et je suis d'accord avec vous pour dire que ces évaluations arrivent trop tôt dans l'année et que la publication des résultats est porteuse de risques qu'on a déjà évoqués ici. Je crois avoir lu que de nombreux commentaires vont dans le même sens. Remontez le fil, si ce n'est déjà fait !
Cela dit, il faut reconnaître que de nombreux manuels de CM2 proposent une programmation trop étalée dans le temps, par rapport à ce qui a été déjà vu, normalement, au CM1. Il me semble que les programmations de cycle avaient ce but, non ?
Effectivement, si le collègue du CM1 n'a pas ou presque pas abordé les décimaux, il y a un hic. Idem pour la division, les aires, la proportionnalité, pour ne parler que des maths.
En revanche, rien n'empêche un instit de CM2 de revoir dès septembre les notions acquises sur les décimaux, avec les opérations correspondantes, par exemple lorsqu'il aborde les conversions de mesures de longueur et de masses au premier trimestre , non ? Je crois que le manuel Objectif Calcul les abordait très tôt, dès la rentrée.
Dans mon cas aussi , je suis bien embêté pour demain, car je n'ai pas encore revu les aires et la proportionnalité. On jugera ce qu'il reste de l'an dernier. Je refuse de faire bachoter les gamins la veille des évaluations.
Cordialement, Chevreuil.
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Stagiaire, j'ai lu vos livres, M. Brighelli, pour mieux affronter la réalité pédagogiste. Mais sur le terrain, la situation est incroyable. Même dans mon collège où les 3/4 des parents d'élèves sont cadres sup les élèves ne connaissent rien en conjugaison, car m'ont-ils dit après un contrôle catastrophique, cela ne leur avait jamais été demandé. Du coup, en rédaction, on trouve des passés simples exotiques "posit, metta, coura, pouvut" ou des participes passés extravaguants "aquéri, mouru..."
Ecrit par : Romain | 21 janvier 2009
Tous les élèves de collège écrivent comme ça, maintenant. Ils ne peuvent pas savoir ce qu'ils n'ont jamais appris. Bête comme chou.
Ecrit par : Jean | 21 janvier 2009
Par ailleurs, Luc Cédelle écrit dans le Monde que "Darcos estime avoir rempli sa mission et cherche de nouveaux objectifs" — au moment même où le Figaro révèle qu'il sera tête de liste aux Régionales en Aquitaine en 2010. Fin de règne ?
"Le ministre de l'éducation est toujours là, mais son envie est ailleurs. "Ma mission est terminée", ne cesse-t-il de répéter. Plus précisément, il juge que la plupart des objectifs de sa lettre de mission, reçue le 5 juillet 2007 de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, sont atteints.
Il l'a dit publiquement une première fois le 13 janvier, comme incidemment, alors qu'il était interrogé sur France Info sur son avenir au gouvernement. "Je veux aller jusqu'au bout de ma lettre de mission, elle est presque achevée, je dois dire, d'ailleurs. Mais je veux mettre la réforme du lycée sur les rails", avait-il dit. La veille, le chef de l'Etat, en déplacement à Saint-Lô (Manche) sur le thème de l'éducation, avait estimé que le programme contenu dans la lettre de mission de M. Darcos était "sur le point d'être entièrement réalisé".
Certes, le ministre de l'éducation doit présenter, jeudi 22 janvier, ses nouveaux champs d'action pour les mois à venir. Mais il n'en laisse pas moins percer sa lassitude envers l'univers de l'éducation nationale, ses traditions de contestation et les formidables résistances auxquelles se heurte, selon lui, quiconque entreprend de le réformer.
Amer d'avoir été, à son sens, la cible d'une campagne de "désinformation", il y voit le signe d'une montée de l'extrême gauche et "d'une guerre idéologique pour affoler les familles", par exemple en faisant courir le bruit qu'il voudrait fermer les écoles maternelles. Face aux "bataillons de l'antidroite", il se voit en grognard de la réforme. Eprouvé par vingt mois de batailles ininterrompues, il se sent encore capable d'en livrer quelques-unes, mais voit le moment approcher où une relève serait préférable.
Au service du président, il ne se sent nullement désavoué par le recul sur le lycée, décision prise alors que partout en Europe les signaux d'une possible révolte des jeunes inquiétaient M. Sarkozy. Il ne se dit pas plus troublé par la nomination de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po Paris, à la tête d'une mission sur le lycée. "C'est moi qui l'ai choisi !", dit-il.
Mais maintenant que quelqu'un est chargé de renouer le fil du dialogue, le ministre cherche à construire une dynamique avant un éventuel changement de portefeuille. En tirant son bilan, il insistera sur de nouveaux objectifs touchant à l'orientation et à la lutte contre le "décrochage" scolaire. L'assurance avec laquelle M. Darcos fait état de sa future disponibilité pour d'autres tâches suggère un acquiescement préalable de M. Sarkozy : en novembre 2008, le ministre estimait de la responsabilité exclusive du président "de dire, le jour où il le trouvera opportun, si quelqu'un doit (lui) succéder. Au fond, c'est une question qui ne me concerne pas, sur laquelle je n'ai pas prise. Moi, je suis dans l'action quotidienne".
M. Darcos range dans la case "travail accompli" non seulement les chantiers arrivés à terme, mais aussi tout ce qui, à ce jour, est "engagé". Sa lettre de mission, très dense, compte des dizaines d'objectifs, réalisés à des degrés divers... La réforme du lycée n'y figure pas. Elle ne faisait pas partie des objectifs de départ. Celle de l'enseignement primaire, fierté de M. Darcos, n'est pas citée en tant que telle, mais abordée à travers une série d'exigences plus générales. La mise en oeuvre d'un soutien individuel aux élèves en difficulté, la généralisation des études dirigées peuvent être considérées comme acquises. L'amélioration du début de carrière des enseignants est esquissée. Leur "revalorisation" est engagée, mais surtout par le biais des heures supplémentaires. D'autres mesures phares comme la réforme de la formation des enseignants et la suppression progressive de la carte scolaire sont en bonne voie, mais la "suppression des ghettos scolaires" est au point mort.
Luc Cédelle
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Le SNALC a réagi lui aussi aux propositions du "groupe des 20" — comme il est convenu d'appeler la dernière fournée des pédagogistes fous :
http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/ilsontose.pdf
Et c'est drôlement bien, ce qu'ils écrivent.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
J'imagine qu'il est maintenant dans les affres du choix? Quelle couleur? Quelle matière? Du coton? Uni? Rayé?
Mais non, chaque établissement choisira. On fera dessiner les logos aux élèves, on mettra ça dans le projet d'établissement, et, pour plagier Voltaire, "ça fera passer une heure ou deux", voire davantage.
Ecrit par : retraitée | 21 janvier 2009
Je ne connais pas le Brissiaud CE1 que décrit Catmano, mais je peux parler de celui du CM2. Ce manuel est beaucoup moins constructiviste que d'autres méthodes de maths, comme le Ermel de Roland Charnay .
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Il est vrai que la série des Brissiaud a au moins à cœur de fixer des notions, ce que ne cherchent absolument pas à faire les Ermel ou, si j'ai bien compris, leurs petits frères, les Cap Maths.
Mais vous admettrez sans peine que, pour la dilution des apprentissages, Brissiaud fait quand même très fort.
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
J'imagine qu'il est maintenant dans les affres du choix? Quelle couleur? Quelle matière? Du coton? Uni? Rayé?
Mais non, chaque établissement choisira. On fera dessiner les logos aux élèves, on mettra ça dans le projet d'établissement, et, pour plagier Voltaire, "ça fera passer une heure ou deux", voire davantage.
Ecrit par : retraitée | 21 janvier 2009
Ils peuvent peut-être fouiller dans les archives des Ecoles Normales d'Instituteurs. C'est justement ce que j'avais dû barbouiller pour le concours, il y a plus de 30 ans !
Je plains les pauvres gosses qui vont hériter de "mon" logo, cinq ans avec ça affiché sur la poitrine, c'est un truc à vous rendre allergique aux Arts Plastiques à vie !
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
JPB a écrit : "Et c'est drôlement bien, ce qu'ils écrivent."
On sent bien ici et là votre patte.
Anthony et Alizée ne sont pas dans le même bateau : vous nous l'aviez déjà dit, il me semble.
Le manifeste syndical deviendrait-il, lentement mais sûrement, un genre littéraire ?
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
Mais vous admettrez sans peine que, pour la dilution des apprentissages, Brissiaud fait quand même très fort.
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
Je l'admets volontiers, et j'ajouterai diminution à côté de dilution !!!
Une de mes collègues, partie à la retraite au mois de juin, qualifiait le contenu de ce manuel de "minimum syndical" ! Elle ne croyait pas si bien dire, et ce avant d'avoir lu les interventions de Brissiaud contre les nouveaux programmes sur le site du Snu Hips !
Quant au Cap Maths, j'ai l'impression d'avoir une usine à gaz entre les mains ; ça part dans tous les sens et je ne sais pas comment les gamins "fragilots" qui ont besoin d'aborder lentement, pas à pas une notion nouvelle ou acquérir des bases solides peuvent s'en sortir avec ce Kombinat !
Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Dans le Figaro du jour, le Maître du moloch parle de l'absentéisme des élèves et de bien d'autres choses :
"Le Figaro : Les parents sont souvent désarmés devant la complexité des programmes. Peut-on démocratiser le système ?
Je veux donner à chacun la possibilité d'accéder à l'ensemble des savoirs dispensés à l'école. C'est pourquoi, dès le mois de juin, nous allons mettre sur Internet tous les programmes du CP à la terminale. Cette «académie en ligne» sera gratuite et reprendra tous les cours dispensés dans le cadre du Centre national d'enseignement à distance."
Encore une raison de moins de se déplacer à l'école ?
PS : je me languis de voir ça. Gageons qu'il y aura matière(s) à s'amuser.
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
J'allais poser la même question...
Et deuxième question, Catmano:
vous qui avez utilisé le Brissiaud CP et qui utilisez maintenant le fichier de Pascal Dupré, pouvez-vous donner vos impressions?
La démarche n'est pa la même, est-ce que cela vous a posé problème?
Ecrit par : Maminou | 21 janvier 2009
Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
J'allais poser la même question...
Et deuxième question, Catmano:
vous qui avez utilisé le Brissiaud CP et qui utilisez maintenant le fichier de Pascal Dupré, pouvez-vous donner vos impressions?
La démarche n'est pa la même, est-ce que cela vous a posé problème?
Ecrit par : Maminou | 21 janvier 2009
Hélas, je ne crois pas qu'il y en ait un. La suite de celui de Pascal Dupré pour le CE1 est en cours de rédaction, ça n'avance pas trop mal. Les finitions sont en cours.
Pour les classes suivantes, je n'ai entendu parler de rien. Il va encore me falloir fouiller sur les sites de livres d'occasion si jamais je me retrouve l'année prochaine dans une classe unique de 30 élèves et changer les charrons en vendeurs de pneus et les épiciers en patrons de hard discount !
Pour le fichier de Pascal, je n'ai vraiment pas de soucis, mais j'ai des CP très "hauts de gamme" au point de vue savoirs. Des gosses de prolo, tous, mais qui savaient lire, écrire et compter à la rentrée de septembre, le genre qui actuellement rougit en disant : "Oh, mais que je suis bête, je me suis trompé de pronom personnel ! J'ai écrit "il sans s" alors que je parle du cochon, du chat et du canard et j'ai même pas mis le "s" à allés !"
Leur grand plaisir, c'est de faire les exercices de calcul mental avec les CE1 et de collectionner plus de réponses correctes qu'eux.
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
... / ...
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
"Des gosses de prolo, tous, mais qui savaient lire, écrire et compter à la rentrée de septembre, le genre qui actuellement rougit en disant : "Oh, mais que je suis bête, je me suis trompé de pronom personnel ! J'ai écrit "il sans s" alors que je parle du cochon, du chat et du canard et j'ai même pas mis le "s" à allés !"
Ecrit par Catmano
Vous pourriez peut-être m'en envoyer quelques-uns pour aider les CM2 à corriger leur production de texte ?
Il s'agissait d'écrire un texte où un enfant malade raconte à ses camarades, de retour à l'école, ce qui lui est arrivé.
Et comme à chaque fois qu'on demande d'écrire un texte où on doit faire parler des enfants, l'orthographe et la syntaxe se déchaînent.
Il y a quand même quelques très bons textes. Ca console...
Bon, alors, pour le manuel de maths, je vais continuer à bricoler !
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Selon la Dinde du Poitou, sur Europe 1 : "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Eureka ! CQFD !
Laissons donc les lycéens élaborer les nouveaux programmes du lycée, et les CM2 s'auto-évaluer.
Qui a besoin de Richard Descoincoin ?
Ecrit par : yann | 21 janvier 2009
Sarcasme facile...
Si on avait demandé à Catmano (au hasard...) comment faire ces évaluations du CM2, ça aurait peut-être moins posé de problèmes qu'en les confiant à des experts des ministères qui pensent que les programmes sont incorporés par les élèves sitôt publiés.
Et pourquoi ? Parce que "Le citoyen est le meilleur expert de ce qui le concerne".
Plus généralement, je trouve les adeptes du Sego-bashing sur ce blog assez ridicules.
A chaque fois que Sarko, ou Darcos fait une connerie (et ça arrive de temps en temps), on envoie une boîte à Ségo, et comme ça on évite de se dire qu'on est un cocu du Sarko-Darco-sisme...
Ecrit par : Pat | 21 janvier 2009
@ CHEVREUIL
Bien que n'étant pas Catmano, je me permets quand même un avis, si cela peut vous être utile : les vieux manuels bien sûr tels "Le calcul quotidien", "Le calcul vivant", le Croisille, le Boucheny-Guerinet, le Suard... (mais en piochant plutôt dans les niveaux CE2 et CM1 !)...
Sinon, si vous cherchez à fournir à vos élèves un manuel disponible en série pour le travail quotidien, "Vivre les maths" n'est pas si mal, quand on le complète avec les batteries d'exercices de la collection CLR...
Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009
Connaissez-vous un manuel actuel qui tienne la route, Catmano ?
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Si vous n'en connaissez pas, écrivez-en un ! Lancez un appel sur ce blog, vous trouverez bien des instits et des profs de maths assez compétents pour concocter quelque chose de potable. Sinon, venez en écrire un avec nous. Catmano, qui n'est pas très bien informée, m'attribue la rédaction d'un manuel pour le CE1, mais la première mouture est d'une certaine Catherine BH et il y a actuellement une dizaine d'instits et de profs GRIP/SLECC qui travaillent dessus. En tous cas ne faites pas confiance à Brissiaud, un type capable d'écrire des trucs comme ça, moi je ne lui confierais pas mes enfants :
« ...les élèves de cycle 2 sont incapables de comprendre pourquoi, un jour, on appellerait « division » le fait de réaliser un partage et pourquoi, un autre jour, on appellerait également « division » le fait de réaliser un groupement : ils ne comprennent pas pourquoi le maître leur demande d’utiliser le même mot, de poser la même opération, alors qu’ils ne font pas du tout la même chose...Les « rétronovateurs »* à bout d’arguments, concédaient à l’époque que les élèves de cycle 2 ne peuvent pas le comprendre, mais, dans le même temps, ils affirmaient que ce n’est pas bien grave : ils comprendraient plus tard. Il est certain que lorsqu’on conçoit l’enseignement comme la psalmodie par les élèves d’un texte que le maître a révélé, la compréhension importe peu. Ce n’est pas cette conception de l’enseignement des mathématiques qui prévalait en France jusqu’ici.
*L’expression est de Guy Brousseau. Il désigne ainsi les personnes qui pensent que la grande innovation à venir pour l’école républicaine est… le retour aux méthodes qui prévalaient à sa naissance.»
Ecrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009
Dugong, je vous jure sur ce que j'ai de plus sacré — moi-même — que je ne suis pour rien dans ce communiqué du SNALC. Simplement, quelques formules commencent à sortir du cercle que constitue ce blog — encore un peu, et nous lancerons une mode…
JPB
PS. La signataire est la responsable à la pédagogie du SNALC, et je vous promets qu'elle s'y connaît question coup de plume.
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
C'est à pleurer l'article de Cédelle!
Pov'Darcos, l'est sûrement pas aussi fatigué que nous dans nos collèges abandonnés.
Quand on voit l'état dans lequel est l'EN, avoir l'impression d'avoir fait avancer les choses! Pauvres de nous!
Tête de liste aux prochaines régionales? Rires!
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
Hors sujet : Chirac a été mordu par son bichon maltais, lequel était sous antidépresseur... Quel est le diagnostic des vétérinaires ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2009
Pat a écrit : "Plus généralement, je trouve les adeptes du Sego-bashing sur ce blog assez ridicules."
Vous devriez comprendre qu'il existe une frange de gauche qui fera TOUT pour que la dinde reste poitevine et n'accède en aucun cas à une dimension supérieure.
Chez les caves on appellerait ça un devoir moral.
Ecrit par : dugong | 21 janvier 2009
A Un Hussard et Pascal Dupré
Merci pour tous vos conseils !
Pour le Calcul au Quotidien, j'ai en main le manuel du CM2, trouvé au fond d'un carton, mal en point, dans les archives de l'école. C'est sur celui-ci que je reprends les problèmes un peu plus touffus que je donne aux élèves.
Malheureusement, il est souvent hors de portée pour les CM2 actuels.
Je ne connais pas le "Vivre les Maths", que je vais essayer de me procurer.
Il y a quelques jours, un collègue prétendait que la notion de soustraction était inaccessible aux enfants de CP, sous prétexte que l'idée d'"enlever" , de "reprendre" quelque chose était "impossible à admettre" à cet âge-là, selon les psychologues cognitivistes.
J'ai répondu que depuis que ces gens-là avaient mis la main sur la conception des programmes, je n'avais pas l'impression qu'on allait vers le mieux... Je crois que je ne me suis pas fait des amis.
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Un devoir oral ?
Dans les Tontons flingueurs, les deux tueurs, cousins mais travaillant pour des gangs opposés, appellent ça "un cas de conscience". Boum ! Boum ! Envol de plumes !
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
"Moral", le devoir, pas oral ! Ah,inconscient, quand tu nous tiens !
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Un collège qui se délite, un lycée vidé de sa substance, des concours dépecés, la mission d’instruction du
professeur laminée, des professeurs paupérisés et au bord de la crise de nerfs : en résumé, l’Ecole républicaine se
meurt… Mais ce n’est pas grave, puisque tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…
Paris, le 21 janvier 2009
Xavier Darcos "ayant rempli tous les objectifs de sa feuille de route", il faut souhaiter désormaissa nomination au ministère des finances et la crise sera bientôt derrière nous ! ;O))
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
"Il y a quelques jours, un collègue prétendait que la notion de soustraction était inaccessible aux enfants de CP, sous prétexte que l'idée d'"enlever" , de "reprendre" quelque chose était "impossible à admettre" à cet âge-là, selon les psychologues cognitivistes."
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Il n'a jamais vu des gamins de CP jouer avec des cartes Pokémon ou manger des beignets !!!
Il n'a pas dû non plus observer les mêmes gamins en train de calculer le nombre de bons points qui leur manquaient pour obtenir la belle image convoitée. Ah, mais je suis bête, les bons points, c'est vilain pas bô !
Bon, je suppose que ce n'est même pas la peine de lui parler de la division au CP. Compte tenu des problèmes de remplacement actuels, mieux vaut éviter de lui déclencher une crise cardiaque, à ce brave collègue. ;o)))
Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009
les vieux manuels bien sûr tels "Le calcul quotidien", "Le calcul vivant", le Croisille, le Boucheny-Guerinet, le Suard... (mais en piochant plutôt dans les niveaux CE2 et CM1 !)...
Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009
Peut être pas inutile de rappeler qu'on en trouve quelques uns ici :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/l-anc/anc.html
Ecrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009
Salut, Pascal !
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2009
Hors sujet : Chirac a été mordu par son bichon maltais, lequel était sous antidépresseur... Quel est le diagnostic des vétérinaires ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2009
C'est bon signe. Le premier ministre de Sarkozy, lui, n'a même plus la force de le mordre.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Pour Yann et Robin, je supposais que le fait qu'il y ait un problème avec le mot "Constitution" lors de l'investiture d'Obama pouvait avoir un lien avec les volontés de révision de la Constitution (je n'en connais pas d'autre à l'heure actuelle). Mais je n'ai pas vu qui avait commis le lapsus, donc je n'en sais pas beaucoup plus.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Il n'a pas dû non plus observer les mêmes gamins en train de calculer le nombre de bons points qui leur manquaient pour obtenir la belle image convoitée. Ah, mais je suis bête, les bons points, c'est vilain pas bô !
Ecrit par : Un hussard
Oh oui, c'est très mal !
Aujourd'hui, la mode est à la ceinture, blanche, jaune, bleue, ou vert caca d'oie qui permet de se lever en classe pour aller chercher un mandala , distribuer les cahiers ou aller pisser tout seul et qui est décernée par le groupe de copains pendant la demi-heure de vie de classe.
Je ne sais pas si j'exagère, mais ça me fait un peu penser aux réunions de Soviets où les ouvriers réunis dans l'usine décernaient le prix du meilleur ouvrier du mois.
Mais j'ai mauvais esprit.
En plus la correction des "expressions écrites" m'a énervé.
Donc, résumons-nous :
Bons points : mauvais
Ceintures : bon
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Or, depuis longtemps, des groupes fondamentalistes veulent faire réviser la constitution américaine pour y inscrire que le mariage doit être interdit aux homos. Si Rick Warren en a convaincu Obama, ça peut très bien passer. C'est peut-être ça, l'hésitation sur la Constitution. En tout cas, le malaise existe, et le choix de Rick Warren ne laisse pas de déclencher des réactions.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Je sais que ça n'a rien à voir avec le fil, mais voulais vous demander si vous faites un lien entre mariage et adoption, si vous demandez la légalisation du mariage en vue d'obtenir la légalisation de l'adoption. Au risque de vous surprendre je suis plutôt réservé sur le mariage (je parle du mariage civil, alors que j'étais pour le PACS) mais plutôt pour l'adoption. L'argument qui m'avait le plus convaincu pour le PACS était la question de la succession en cas de décès d'une des deux personnes.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Chevreuil, pas besoin d'aller jusqu'au soviet, soyez républicain à la mode "Brissiaud"
Rémi BRISSIAUD : "Pour rester républicains, on doit utiliser au maximum la liberté dont on dispose pour ne pas enseigner trop précocement la soustraction car celle-ci dès qu’elle est abordée, il faut le faire avec tous les cas, y compris avec retenue. La soustraction en colonnes pas abordée en CP avant. La pire des choses serait de ne faire d’abord que soustraction sans retenue puis en fin de CP aborder la soustraction avec retenue. Ce serait nier des années de progrès : si un enfant reste sur la rencontre d’un cas trop particulier, les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade. "
Salut Jean-Paul !
Ecrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009
Pour Yann et Robin, je supposais que le fait qu'il y ait un problème avec le mot "Constitution" lors de l'investiture d'Obama pouvait avoir un lien avec les volontés de révision de la Constitution (je n'en connais pas d'autre à l'heure actuelle). Mais je n'ai pas vu qui avait commis le lapsus, donc je n'en sais pas beaucoup plus.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Obama connaissait le serment par coeur. Fervent ami de Bush, il n'a pas digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Marrant de voir le SNALC râler contre les points de convergence! Il a signé avec le SNES les points en question il y a peu, n'est-ce pas? Mais eux, au SNALC, ce n'était pas le même genre de signature. Non, c'était une signature, mais pas une vraie. C'était une signature pour mieux pouvoir parler, mon enfant.
Alors maintenant, il parle, il parle et s'insurge contre des propositions qu'il a approuvées il y a quelques mois. Et il explique cela comment à ses militants?
Il n'empêche que grâce à cette signature, à ces signatures, la base de départ pour toute discussion sur la réforme du lycée est bien ce texte infâme, signé par tous les syndicats sauf un. Il est bien difficile de se dédire quand on a signé en connaissance de cause un texte, bien difficile de se défaire de cette trace écrite. Mais les militants ont la mémoire courte et souvent pas beaucoup de mémoire car ils sont fort peu informés. C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien, de faire leur soupe et de manipuler aisément les collègues.
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
"si un enfant reste sur la rencontre d’un cas trop particulier, les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade. "
Ecrit par : Pascal Dupré
Il ne confond pas calcul mental et calcul posé ?
Donc on doit commencer par le plus compliqué pour être républicain ?
Tiens , ça me rappelle une conférence où on s'était entendu dire qu'il fallait vraiment être "de droite" pour faire encore de la dictée à l'aube du XXIème siècle.
En sortant, un copain en a conclu qu'il devait certainement être d'"extrème droite" car il faisait faire des dictées ... non préparées ! Du coup, on s'est tous marrés en se traitant de fascistes de l'orthographe, etc.
Bon, peu après, il y a eu l'ORLF dans les programmes officiels et là ça ne nous donnait plus trop envie de rigoler.
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
"Rémi BRISSIAUD : "Pour rester républicains, on doit utiliser au maximum la liberté dont on dispose pour ne pas enseigner trop précocement la soustraction car celle-ci dès qu’elle est abordée, il faut le faire avec tous les cas, y compris avec retenue. La soustraction en colonnes pas abordée en CP avant. "
Ecrit par : Pascal Dupré | 21 janvier 2009
Céleste ciel ! C'est magnifique.
Donc, fidèles à notre fibre républicaine, nous en déduisons sur le champ qu'il faut proscrire l'enseignement précoce de la numération en maternelle.
En effet, si l'on ne peut pas étudier avec les bambins les grands nombres, les nombres décimaux et tutti quanti, si l'on se limite aux premiers nombres entiers, les élèves "les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade."
Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009
Je sais que ça n'a rien à voir avec le fil, mais voulais vous demander si vous faites un lien entre mariage et adoption, si vous demandez la légalisation du mariage en vue d'obtenir la légalisation de l'adoption. Au risque de vous surprendre je suis plutôt réservé sur le mariage (je parle du mariage civil, alors que j'étais pour le PACS) mais plutôt pour l'adoption. L'argument qui m'avait le plus convaincu pour le PACS était la question de la succession en cas de décès d'une des deux personnes.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Je suis pour les deux. Je ne vois pas pourquoi le mariage me serait refusé parce que je suis avec un garçon, alors que le voisin peut se marier avec une fille. Il va de soi que l'idée de mariage religieux est exclue : l'Eglise, les mosquées et les synagogues fixent les règles qu'elle veulent pour leurs adeptes. Mais le mariage civil, il doit pouvoir se faire pour tous les couples : homme/femme, homme/homme, femme/femme. C'est une reconnaissance du couple par la société au même titre que le couple hétéroxesuel. A moins de considérer, comme l'infâme Jacques Myard, qu'accorder le mariage aux homosexuels, "c'est accorder des droits et des créances sur la société à des gens qui ne lui apportent rien".
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
"Ce matin même, sur France 2, Darcos expliquait que les évaluations, parce qu’elles intervenaient en cette fin janvier, ne portaient que sur ce qui était censé avoir été appris…
Il aurait pu préciser que ces exercices sont en fait l'évaluation du "socle" prévu dès la loi Fillon, en 2005. Rien de strictement darcosien là-dedans."
Brighelli
Ce qui est un mensonge : il suffit de lire les précédents programmes, les évaluations, pour se rendre compte que ces évaluations portent sur les programmes Darcos de 2008.
Comment en janvier un élève de CM2 peut-il être évalué sur des programmes mis en service en septembre?
Un peu d'honnêteté, M. Brighelli, merci.
A moins que vous parliez sans connaître le sujet, comme souvent pour le primaire.
Ecrit par : Un Instit | 21 janvier 2009
"Aujourd'hui, la mode est à la ceinture, blanche, jaune, bleue,..."
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Oui, c'est la grande mode de donner des ceintures. Mais ça ne durera pas : quelques pédagogistes de bon aloi trouveront une nouvelle idée et diront qu'il n'y a pas pire que les ceintures. Nembrini est-il pour les ceintures ?
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Comment en janvier un élève de CM2 peut-il être évalué sur des programmes mis en service en septembre?
Ecrit par : Un Instit | 21 janvier 2009
Disons que les évaluations s'adressaient à des élèves formés sous le règne du socle commun de Fillon, et qu'elles portent entre autres sur des points du nouveau programme mis en place sous Darcos. C'est ça, non ?
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde
Ecrit par : Gautier
Et alors ? Il miaule ?
Ecrit par : moot | 21 janvier 2009
Moi je suis un "centriste mou" ;O)) Je ne fais plus que des dictées préparées en classe ET à la maison et j'ai malgré tout des notes en-dessous de la moyenne et des zéros.
J'ai renoncé depuis dix ans à faire des dictées non
préparées : je n'aurais aucune note au-dessus de la moyenne ou à la rigueur une ou deux par classe.
Il faut reconaître que la tactique d'usure des adversaires de la dictée a payé et que les pédagos ont gagné leur combat contre le savoir (même les faveurs du ministre, ancien inspecteur général et professeur de Lettres classiques en khâgne. Ne nous voilons pas la face)
Ils peuvent sabler le champagne, mais ce sont les élèves qui trinquent, par exemple quand les employeurs (il y en a encore qui savent encore écrire le français) essayent de déchiffrer leurs lettres de motivation.
"Tout va très bien, Madame la marquise !"
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Ils peuvent sabler le champagne, mais ce sont les élèves qui trinquent, par exemple quand les employeurs (il y en a encore qui savent encore écrire le français) essayent de déchiffrer leurs lettres de motivation.
Un "encore" de trop !
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde
Ecrit par : Gautier
Et alors ? Il miaule ?
Ecrit par : moot | 21 janvier 2009
Chat ne m'intéresse pas ! ;O))
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde
Ecrit par : Gautier
Et alors ? Il miaule ?
Ecrit par : moot | 21 janvier 2009
Il est aussi sur Public Senat.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Tiens, ceux qui les ont eues sous les yeux, ces fameuses évaluations, avez-vous vu qu'il n'y a rien sur les "grands nombres" ?
Instits de CM2 qui, traditionnellement, commencez l'année par les millions et les milliards, trucs ringards qui ne servent qu'à une poignée de gens sur Terre, reportez cela en fin d'année et commencez par les décimaux et la division.
Non seulement, votre classe cartonnera aux évaluations CM2 mais en plus, vos élèves ne seront pas démunis quand il s'agira pour eux de calculer combien ils peuvent dépenser de leur RMA par jour s'ils veulent pouvoir se payer une consultation pour grippe à la fin du mois chez leur médecin-référent et de combien sera la mensualité de leur crédit pour payer à tempérament leurs médocs chez le pharmacien !
Ecrit par : catmano | 21 janvier 2009
Descoings vient de dire qu'on allait créer des classes prépas dans les universités !!!
Et effectivement, les personnels de l'Education Nationale n'ont pas été prévenus MAIS les lecteurs du JDD en ont été informés :
"Des classes préparatoires aux grandes écoles vont être créées dans des universités dès la rentrée prochaine", a annoncé Valérie Pécresse, dimanche 18 janvier 2009, dans le JDD (Journal du Dimanche). Sans préciser les établissements concernés ou les modalités concrètes de mise en place de ces classes prépas "universitaires", qui seraient dans un premier temps expérimentales.
"On ne porte pas atteinte aux prépas des lycées, a précisé la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, mais nous voulons permettre à des élèves de se former à la fois à l'université puis dans des grandes écoles".
Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Il faut reconaître que la tactique d'usure des adversaires de la dictée a payé et que les pédagos ont gagné leur combat contre le savoir
reconnaître ! (avé deux n)
Preuve de l'efficacité de la tactique d'usure ?
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Il est aussi sur Public Senat.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Il miaulait aussi sur le mur du jardin. Je viens de lui lancer une godasse.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Il miaulait aussi sur le mur du jardin. Je viens de lui lancer une godasse.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Tss, tss...
On va vous mettre la SPA sur le dos ....
Ecrit par : Maminou | 21 janvier 2009
@De l'utilité des évaluations
En 1990, Claude Thélot est nommé à la tête de la Direction des études et de la prospective (DEP).
Il met en place un gigantesque système d'évaluations nationales ( des dizaines de millions de cahiers imprimés en quinze ans ) dont le coût n'a jamais été rendu public.
Cinq ans plus tard, voici ce qu'il déclare dans l'Express du 6 mars 1995 : "grâce aux évaluations systématiques menées dans les classes de CE 2, à l'entrée en sixième et à la fin du collège, nous savons, oui, que le niveau monte. Ainsi, à l'entrée en sixième, la maîtrise des opérations fondamentales est plutôt meilleure qu'il y a trente ans. Le progrès en géométrie est encore plus notable."
Aujourd'hui, c'est la DGESCO qui organise, dans des conditions discutables qui ont été fort bien décrites par les instituteurs familiers de ce blog, des évaluations nationales de CM2.
Comment résultat de celles-ci sera-t-il interprété par les "évaluateurs" de 2009 ? on le verra bien. Mais ce que l'on peut d'ores et déjà dire, c'est que si les modalités de ces évaluations sont contestées, la "culture de l'évaluation", outil de "pilotage des systèmes", introduite dans l'Ed.Nat. par Jospin ne semble plus choquer personne.
Comme si l'une des plus néfastes mesures jospiniennes étaient passée dans les moeurs.
(La suite à demain.)
Ecrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009
"si un enfant reste sur la rencontre d’un cas trop particulier, les plus fragiles n’arriveront pas à dépasser ce stade. " Rémi Brissiaud.
Ecrit par : Pascal Dupré
Quelle phrase ! Il y a un style Brissiaud !
Ecrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009
A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde
Ecrit par : Gautier
Et alors ? Il miaule ?
Ecrit par : moot | 21 janvier 2009
Il est aussi sur Public Senat.
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Il ronfle?
Ecrit par : TotoWeininger | 22 janvier 2009
Robin a écrit : "Un collège qui se délite, un lycée vidé de sa substance, des concours dépecés, la mission d’instruction du
professeur laminée, des professeurs paupérisés et au bord de la crise de nerfs : en résumé, l’Ecole républicaine se
meurt… Mais ce n’est pas grave, puisque tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…
Paris, le 21 janvier 2009
Xavier Darcos "ayant rempli tous les objectifs de sa feuille de route", il faut souhaiter désormaissa nomination au ministère des finances et la crise sera bientôt derrière nous ! ;O))"
Des économies drastiques mises en place de façon durable.
La voie dégagée vers de nouvelles niches juteuses pour le privé.
une gestion intelligente de la gauche en vue de sa fragmentation *.
Une populace, inquiète pour son avenir **, blottie devant les connifientes de TF1 ou "poubelle la vie".
Mission effectivement accomplie. Chapeau !
* notamment par exfiltration et ingestion bien gérée de quelques "traîtres" bien choisis.
** pour la droite, il est toujours bon qu'elle soit inquiète. Faire en sorte qu'elle ne déborde pas vers la révolte est, pour eux, un problème de gestion. N'oubliez jamais que "le meilleur d'entre eux", Xavier Bertrand, est un assureur...
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
le Maître du Moloch "veut lutter contre l'école buissonnière"
Au moins, le GRIP sait maintenant à quoi s'en tenir.
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Gautier a écrit : "A toute fin utile, Descoings est en ce moment même en chat sur le site internet du Monde"
Il faut expliquer : "la fin utile" dont il est fait mention est celle du lycée où se transmettent des savoirs.
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Problème d'arithmétique: Etant donné le nombre d'élèves en France, et que Barnaby veut créer cinq mille emplois destinés à traquer l'absentéisme scolaire, calculer combien il en faudrait en plus, de ces emplois, pour que les 82% de sénateurs qui restent à buller chez eux pour des salaires de gros dealers se mettent un peu au boulot.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2009
Merci, Jean-Paul! Ca marche!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2009
pour Robin qui avait fait une brillante analyse du serment d'Obama:
http://fr.news.yahoo.com/2/20090122/twl-obama-a-prete-serment-pour-la-deuxie-36d2a39.html
bonne journée
Ecrit par : Saperlipopette | 22 janvier 2009
Un peu facile la critique, Sanseverina... Un peu simpliste, en tout cas, le "tous pourris" qui bien souvent sert de caution à l'immobilisme râleur. Et quoi? Fallait-il laisser un boulevard au SGEN et au SE-UNSA, qui n'attendaient que ça? Je vous rappelle que le principe du "protocole d'accord" avait déjà été testé pour le bac pro en trois ans, et que le SNALC, s'il a signé le texte de départ, n'a pas signé le relevé de conclusions final. Quant au points de convergence, il n'a cessé d'en dénoncer le contenu comme le principe. Pour avoir dit dans l'AEF que le procédé était malhonnête, nous avons été ensuite exclus des discussions sur les concours...
Alors être syndicaliste n'est pas forcément si simple. Militez si m'en croyez, et vous constaterez que la marge de manoeuvre est souvent étroite...
Ecrit par : Claire | 22 janvier 2009
Légitimes questions :
Qui / Que cherche-t-on à évaluer vraiment ?
Les élèves ? on en doute. Si on se souciait un peu plus de leurs connaissances, on n'en serait pas là. On ne sabrerait pas les postes, les horaires d'enseignement, les DGH dans les collèges. On choisirait ue autre date, en accord avec les progressions de tous.
Cherche-t-on à évaluer les professeurs, leurs méthodes, les établissements ? Les régions ? Le système français ?
Que fera-t-on des cahiers d'évaluations ?
Seront-ils rendus aux familles ?
Resteront-ils dans les dossiers scolaires comme pour les évaluations de sixième ?
Que fera-t-on des chiffres ?
Comment seront-ils diffusés ? A qui ?
Comment s'en servira-t-on pour justifier une politique ?
Est-ce pour supprimer d'autres postes ?
????????????????????
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
pour Robin qui avait fait une brillante analyse du serment d'Obama:
http://fr.news.yahoo.com/2/20090122/twl-obama-a-prete-serment-pour-la-deuxie-36d2a39.html
bonne journée
Ecrit par : Saperlipopette | 22 janvier 2009
Je me suis servi ce matin de cet exemple (certains élèves savaient que le président Obama avait prêté à nouveau serment) pour illustrer l'importance de la mémorisation.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
"Cherche-t-on à évaluer les professeurs, leurs méthodes, les établissements ?"
Tant qu'ils ne chercheront pas à faire le lien avec ce qu'ils ont eu avant, ils ne pourront pas évaluer 'Korrectement'.
A mon zavis, là, c'est juste pour essayer de repérer les plus faibles.. élèves c'est sûr, région/environnement c'est possible mais ils vont avoir du mal . Professeur/méthodes , je vois mal comment ?
Ecrit par : toto | 22 janvier 2009
C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Obama connaissait le serment par coeur. Fervent ami de Bush, il n'a pas digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Qui ça, "il" ? Obama ?
;-))
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Le dernier rapport en date sur la profession vétérinaire préconise la suppression de la prépa et l'instauration d'une prépa intégrée.
Ça permettra sans doute de sélectionner après le bac sur l'amour des animaux et, comment disent-ils déjà, "une épreuve intégrée représentative du parcours de l’élève". Et peut-être une épreuve de docilité administrative, pendant qu'on y est.
Accessoirement, ça interdira aux étudiants de passer à la fois les concours véto, agro, chimie et ENS, pour ceux qui ne sont pas fixés sur leur "vocation"("piège à cons").
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
Pat a écrit : "Plus généralement, je trouve les adeptes du Sego-bashing sur ce blog assez ridicules."
Je "bashe" si je veux, et quand je veux, mais surtout quand Ségogo ouvre son bec. Et avec l'actualité Obama, elle l'a ouvert. Et grand.
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
entendu ce matin à la radio que Darcos allait recruter un nombre non négligeable de "médiateurs", autrement dit d'emplois jeunes, pour faire le lien entre l'école et les familles défavorisées, afin de lutter contre l'absentéisme et l'échec.
C'est de plus en plus du n'importe quoi.
Sylvie, le chien de Chirac est perturbé depuis qu'il a quitté l'Élysée, et surtout son grand jardin!
Ecrit par : retraitée | 22 janvier 2009
Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?
Ecrit par : Romuald | 22 janvier 2009
C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Obama connaissait le serment par coeur. Fervent ami de Bush, il n'a pas digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge.
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2009
Qui ça, "il" ? Obama ?
;-))
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
Remarque tout à fait pertinente, mon cher yann. On n'est jamais trop précis dans l'emploi des anaphoriques !
Des quoiiiiiiii????????? ;O))
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Des quoiiiiiiii????????? ;O))
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Tout de suite les grands mots ! Est-ce que j'ai une gueule d'anaphorique ?
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
Cherche-t-on à évaluer les professeurs, leurs méthodes, les établissements ? Les régions ? Le système français ?
Que fera-t-on des cahiers d'évaluations ?
Seront-ils rendus aux familles ?
Resteront-ils dans les dossiers scolaires comme pour les évaluations de sixième ?
Que fera-t-on des chiffres ?
Comment seront-ils diffusés ? A qui ?
Comment s'en servira-t-on pour justifier une politique ?
Est-ce pour supprimer d'autres postes ?
????????????????????
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
Le problème avec les enseignants, c'est qu'on ne leur demande pas de comprendre, mais d'exécuter, alors qu'ils ont été formés (normalement) pour comprendre et pour faire comprendre.
Un chef d'établissement me faisait remarquer l'année dernière, dans un moment de lucidité (et d'honnêteté) à quel point le système infantilisait les gens, comme s'il n'y avait que des "enfants" (in-fans) pour l'échelon immédiatement supérieur.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Je recommence pour rendre yann euphorique ;O)) :
C'est le président de la cour suprême qui a commis le lapsus. Fervent ami de Bush, le juge a mal digéré de ne pas avoir Mac Cain en face de lui, sans préjuger des faiblesses de l'âge. Obama, lui, connaissait le serment par coeur.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
20/20, élève Robin.
Mais il vous a fallu vous y prendre à deux fois, comme Obama (je sais, c'était pas de sa faute, mais vous, vous n'avez pas cette excuse) ;o)))
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
"Il y a quelques jours, un collègue prétendait que la notion de soustraction était inaccessible aux enfants de CP, sous prétexte que l'idée d'"enlever" , de "reprendre" quelque chose était "impossible à admettre" à cet âge-là, selon les psychologues cognitivistes."
Ecrit par : Chevreuil | 21 janvier 2009
Il n'a jamais vu des gamins de CP jouer avec des cartes Pokémon ou manger des beignets !!!
Il n'a pas dû non plus observer les mêmes gamins en train de calculer le nombre de bons points qui leur manquaient pour obtenir la belle image convoitée. Ah, mais je suis bête, les bons points, c'est vilain pas bô !
Bon, je suppose que ce n'est même pas la peine de lui parler de la division au CP. Compte tenu des problèmes de remplacement actuels, mieux vaut éviter de lui déclencher une crise cardiaque, à ce brave collègue. ;o)))
Ecrit par : Un hussard | 21 janvier 2009
Voici ce qu'écrivait Jules Tannery, sur l'enseignement de l'arithmétique en primaire, en 1904. (Texte cité par Michel Delord).
"Comment arrive-t-on à faire comprendre aux écoliers le sens de chacune des quatre règles ? Je crois bien que, là-dessus, la plupart des instituteurs m'en remontreraient.
C'est au fond la définition de l'opération qu'il s'agit d'éclairer : ils ne commencent pas par dicter à leurs élèves une belle phrase abstraite, qui ferait ouvrir de grands yeux à tous ceux qui ne sont pas résignés à apprendre sans comprendre ; non ils commencent par des exemples concrets, avec des nombres très simples : j'ai sept billes dans ma poche gauche et cinq dans ma poche droite ; je prends ces cinq billes et je les mets dans ma poche gauche ; combien y a-t-il de billes dans cette poche gauche ?
Des douze billes qui sont maintenant dans ma poche gauche, j'en prends cinq que je mets dans ma poche droite ; combien en restera-t-il dans ma poche gauche ? Et si je remets ces cinq billes dans cette poche gauche, combien contiendra-t-elle de billes ?
Voici quatre petits tas dont chacun comprend cinq billes ; je mets toutes les billes en tas ; combien y en aura-t-il dans ce tas ?
J'ai dix-neuf billes que je veux partager entre cinq enfants ; chacun reçoit trois billes, et il m'en reste quatre.
Chaque opération reçoit son nom. Les exemples sont repris, multipliés, diversifiés. Les nombres sont assez simples pour que les calculs puissent se faire de tête, ou même sur des objets réels ; on demande aux enfants, pour une foule de petits problèmes, non seulement d'arriver au résultat, mais de reconnaître chacune des opérations qu'ils ont faites, de la nommer ; on passe à des cas un peu plus compliqués où il faut faire deux, trois de ces opérations ; là encore, il ne suffit pas que les enfants trouvent le résultat exact, ils doivent analyser le calcul qu'ils ont fait : d'abord une addition, puis une soustraction, etc.
Sans doute tous ceux sous les yeux desquels cette page est tombée se disent : " Oui, c'est ainsi que l'on fait, à peu près, avec des exemples, ou avec d'autres... " Et comment ferait-on autrement ? Il suffit d'y penser, et d'avoir eu des enfants à qui l'on a appris à compter."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 janvier 2009
Une hussarde a écrit : "Que fera-t-on des cahiers d'évaluations ?
Seront-ils rendus aux familles ?"
Il convient évidemment de remettre un cadavre à la famile.
Après autopsie, bien sûr.
Au Moloch, le service médico-légal s'appelle la DEPP.
Rien à voir avec Johnny.
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
"élèves c'est sûr"
Vu sur W9, un reportage sur l'école de la deuxième chance, un gamin racontait qu'il venait de réapprendre à lire grâce à son prof. Il disiat aussi que du ce1 au cm2 on l'avait laissé au fond de la classe parce qu'il ne savait pas lire ...
Ca peut-être utile, non ?
Ecrit par : toto | 22 janvier 2009
Inutile de dire que les gens de la DEPP ont de la morgue...
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Allez, encore un peu de "Ségo-bashing" pour pat :
La Madone, ayant compris qu'elle avait poussé le bouchon un peu loin, prétend qu'elle "plaisantait" quand elle a dit avoir inspiré Obama.
La Gôche réduite à des arguments de cour de récré, c'est pitoyable.
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
Ça permettra sans doute de sélectionner après le bac sur l'amour des animaux et, comment disent-ils déjà, "une épreuve intégrée représentative du parcours de l’élève". Et peut-être une épreuve de docilité administrative, pendant qu'on y est.
Accessoirement, ça interdira aux étudiants de passer à la fois les concours véto, agro, chimie et ENS, pour ceux qui ne sont pas fixés sur leur "vocation"("piège à cons").
Ecrit par : yann | 22 janvier 2009
De toute façon, la docilité administrative est déjà acquise depuis au bas mot quinze ans. Pour diverses raisons antérieures et totalement indépendantes de la formation professionnelle dispensée. C'est un fait de génération. d'un côté le lumpenprolétariat malléable et manipulable, de l'autre, une pseudo-élite qui ne travaille que pour gagner sa vie et consommer l'argent gagné.
Vite fait, pour en revenir à notre petit débat d'hier, peux-tu prétendre qu'un éleveur n'est pas au fait des responsabilités qu'il a à prendre quand, ayant eu des cas de FCO sérotype 8 dans son troupeau, il me demande s'il ne serait pas mieux-fondé et plus élégant de pratiquer des sérologies sur l'ensemble de son cheptel que de vacciner en aveugle des brebis qui sont peut-être déjà immunisées, aussi bien et mieux que par un vaccin sans AMM, après une maladie inapparente ? N'est-ce pas une question de citoyen expert, ça ?
Certains vont jusqu'à faire pratiquer à leur frais ces sérologies en même temps que les prophylo brucellose afin de préparer leur défense face à l'administration agricole.
Ecrit par : dobolino | 22 janvier 2009
Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?
Ecrit par : Romuald | 22 janvier 2009
Ca dépend des objectifs de ces classes prépas ! Si elles concurencent celles des lycées, comme les IUT concurrencent les BTS, ça va être un beau bordel, et du gaspillage en vue !
Si vous pensez que c'est une manière d'apporter de nouveaux financements aux universités, c'est certainement très bien. Mais je vois plutôt l'inverse : à terme, ça permettra d'incorporer les prépas aux facs, et de donner leur budget aux universités.
En tout cas, ça ne vous choque pas que cette mesure ait été annoncée... dans le JDD ???
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
D'ailleurs, pour être mis au courant des grandes décisions en matière d'éducation, je vais finir par m'abonner au JDD.
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Eh ! J'ai entendu, au Café du Commerce, une très vilaine expression (...) :
"Parle à mon cul ! Ma tête est malade ! ".
Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2009
.................
Alors essayez :
- Compte là-dessus et bois de l'eau !
- Chante, beau merle !
Ou dans le familier mais pas vilain :
- T'as de l'espérance dans les chaussettes !
Ou dans le très vilain très méchant :
- Si mon chien avait ta g.eule, je lui raserais le c.l et je lui apprendrais à marcher en arrière !
Ces deux dernières me viennent d'élèves. Comme quoi on peut apprendre quelque chose à l'école.
Ecrit par : PMB | 22 janvier 2009
Des prépas dans les facs ?
On va voir les profs de fac travailler ?
Ecrit par : LaRiba | 22 janvier 2009
A propos de notre collègue qui a pris trois coups de couteau:
"Ce n'est pas de la violence scolaire, c'est un enfant qui va mal!" Xavier Darcos
Ecrit par : joël | 22 janvier 2009
Prépas en fac = écran de fumée n°1
Pointeurs d'absence = écran de fumée n°2
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Des prépas dans les facs ?
On va voir les profs de fac travailler ?
Ecrit par : LaRiba | 22 janvier 2009
Ce n'est pas gentil LaRiba, et je prends la défense des profs de fac qui, dans ma scolarité, montrèrent qu'ils bossaient vraiment pour leurs étudiants: préparation à tous les commentaires composés qu'ils/elles corrigeaient, des cours de plusieurs pages manuscrites que je pouvais voir sur leur table, etc.
Une de mes anciennes profs, avec la licence "professionnalisante" pour l'agreg me dit que c'est la première année où elle a des étudiants CONSOMMATEURS, avec un état d'esprit de marchands de tapis: "Madame, là, on peut pas venir à votre cours, pourriez-vous changer son horaire?", et autres demandes hallucinantes!
Ecrit par : Pendariès | 22 janvier 2009
Communiqué de la HALDE :
Considérant que les garçons, dès leur plus jeune âge, disposent naturellement des moyens de réalisation d'un mouvement parabolique,
La HALDE préconise
La suppression de toute étude de la parabole en sciences physiques et en mathématiques comme toute pratique discriminatoire de genre.
Par ailleurs, la HALDE étudie la mise en place dans tous les établissements publics de toilettes où seule la position assise serait possible.
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Allez hop, la guerre aux classes prépas ! Les prépas dans les facs ! Il commence bien Descoings !
Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2009
Et ça vous étonne ?
L'objectif, à tout moyen terme, est l'intégration des CPGE dans une Université elle-même intégrée aux IUFM, comme dirait l'ami Pedro Cordoba. Moralité : exeunt, ou plutôt exibunt les prépas.
C'est ce que M. Descoings appelle la discrimination positive, et qu'on ferait mieux de nommer nivellement par le bas.
Chacun sait que c'est en supprimant les filières dites d'excellence que l'on fait remonter le niveau général des zapprenants.
Et, par pitié, qu'on ne me dise pas que X. Darcos n'est pas au courant...
Ecrit par : FGuichard | 22 janvier 2009
Merci ! L'école doit être réformée, il n'y a que la majorité du corps enseignant pour ne pas le voir et tenter de manipuler les esprits. Bravo.
Virginie
Ecrit par : Virgine | 22 janvier 2009
"En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?"
Je crains que cela annonce à terme la suppression des prépas dans les lycées.
Sans voler au secours de Ségolène, que je déteste, je tiens à signaler que Sarkozy a fait nettement plus fort. Je résume, la citation exacte m'échappant : avec Obama, nous ne serons pas trop de deux pour nous occuper des problèmes du monde. Plus mégalo, tu meurs!
Ecrit par : retraitée | 22 janvier 2009
"En quoi la mise en place de filière de préparation aux concours dans les universités porte-t-elle préjudice aux prépas?
N'est-ce pas au contraire la possibilité de donner un peu plus de structure et d'encadrement (et par la même occasion de moyens) à des formations qui en manquent, du moins dans les années de licences?"
Je crains que cela annonce à terme la suppression des prépas dans les lycées.
Sans voler au secours de Ségolène, que je déteste, je tiens à signaler que Sarkozy a fait nettement plus fort. Je résume, la citation exacte m'échappant : avec Obama, nous ne serons pas trop de deux pour nous occuper des problèmes du monde. Plus mégalo, tu meurs!
Ecrit par : retraitée | 22 janvier 2009
Et hop !
L'écran de fumée fonctionne.
Ca démarre au quart de tour sur les prépas en fac.
Regardez dans votre rétro : c'est là que ca se passe !
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Coût approximatif de la "mesure" du recrutement des 5000 "missy domicily" (en franglais, les avertisseurs d'absence à domicile) :
5000 x 20000 €/an soit 100 millions d'euros soit 2 centiKerviels
Ce n'est pas beaucoup pour une mesure démagole et totalement inefficace.
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Sur http://www.liberation.fr/societe/0101313847-desobeissance-sur-les-bancs-de-l-ecole:
Le Président a beau faire, nommer un haut-commissaire à la Jeunesse, un chargé de mission sur le lycée, recevoir les syndicats enseignants, déjeuner avec des lycéens… Le malaise persiste, surtout dans le primaire. Un peu partout, des enseignants refusent d’organiser l’aide personnalisée dans les écoles ou boycottent en partie les évaluations nationales de CM2.
Hier une délégation - du Snuipp, premier syndicat du primaire, de SUD éducation, de la CGT et de la CNT - a remis à l’inspecteur d’académie 280 lettres d’enseignants «désobéissants», clamant leur refus d’appliquer la réforme du primaire.
Pétition. Selon les protestataires, 600 professeurs des écoles parisiens - sur 7 600 au total, dont 5 500 devant des classes - ne mettent pas en place les deux heures d’aide individualisée hebdomadaire destinée aux enfants en difficultés. Ils estiment que cela ne peut profiter aux enfants vraiment en retard, mais alourdit leur emploi du temps. Ils refusent en outre de se substituer aux maîtres spécialisés des Rased qui, eux, ont une formation spécifique. La pétition contre la suppression annoncée de 3 000 Rased recueillerait aujourd’hui près de 300 000 signatures.
Activité théâtre. Alain Refalo, le premier enseignant à s’être engagé dans la «désobéissance pédagogique», a appris hier qu’il était sanctionné d’un retrait de salaire de deux jours par semaine à compter du 5 janvier. Il a remplacé les deux heures d’aide individualisée par une activité théâtre pour toute la classe.
Par ailleurs, la contestation s’étend sur la question des évaluations qui se déroulent cette semaine en CM2. Les enseignants estiment qu’elles viennent trop tôt et que de nombreuses notions n’ont pas encore été abordées. Ils redoutent que ce soit de nouveau l’occasion de pointer le mauvais niveau des élèves et de leurs enseignants. Le ministre Xavier Darcos, qui annonce aujourd’hui son «programme d’action 2009», aura fort à faire pour retrouver la confiance.
nashtir (93)
Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profilencore un umpéiste sous informé
Les écoles sont occupées ce soir à partir de 18h30...jusqu'en milieu de soirée. Avec la participation active des enseignants autour d'un rassemblement convivial apéro café pour échanger sur les méfaits de la "casse darcos".
Bon... je crois qu'il y a beaucoup de termes qui vous échappent et des pratiques qui vous sont étrangères... convivialité, échange, participation.
Retenez tout de même que l'école reste un lieu de vie.
Vous avez quant à vous, TF1!
Jeudi 22 janvier à 14h09
Ecrit par : Pendariès | 22 janvier 2009
Non, l'école n'est pas un lieu de vie! les supermarchés oui!
Et TF1 c'est pour vous!
Et j'ai rien à voir avec l'UMP!
Ecrit par : joël | 22 janvier 2009
Alors être syndicaliste n'est pas forcément si simple. Militez si m'en croyez, et vous constaterez que la marge de manoeuvre est souvent étroite...
Ecrit par : Claire | 22 janvier 2009
Claire, je m'incline profondément devant vos qualités éminentes de militante aguerrie. Je n'ai certes pas dit "tous pourris" comme vous le prétendez,( vous avez dû mal lire ma prose que vous qualifiez si gentiment de simpliste,) puisque dans cette affaire précise, je défends FO qui n'a pas signé les 16 points de convergence, que le SNES, le SNALC et compagnie ont signés.
Il me semble tout de même possible d'avoir le droit ( j'espère) de signaler que le SNALC râle contre un texte qu'il a signé. C'était tout ce que je souhaitais dire. Qu'il se trouve maintenant comme avant, toutes sortes de bonnes-mauvaises raisons pour se justifier, cela le regarde. Mais qu'il reconnaisse que ce texte de départ nous gêne bien aux entournures. Et avec ce genre de signature, vous avez raison, il ne nous reste plus beaucoup de marge de manoeuvre...
Pour en avoir discuté un peu avec un de vos collègues SNALC à ce moment-là, qui n'était pas d'accord avec cette signature, il ne me semble pas que je raconte n'importe quoi comme vous le laissez entendre.
Vous offrez, je trouve, une drôle d'image du militantisme syndical en n'acceptant aucune remarque critique... Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat.
Cela dit, vous savez, on peut militer de mille et une façons et de manière bien moins sectaire que dans un syndicat.
Bonne journée à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009
TEST
Ecrit par : Marilyse Leroux | 22 janvier 2009
J'approuve tout à fait votre dernier paragraphe, Sanseverina. Les gens sectaires desservent leur mouvement.
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
Le problème avec les enseignants, c'est qu'on ne leur demande pas de comprendre, mais d'exécuter, alors qu'ils ont été formés (normalement) pour comprendre et pour faire comprendre.
Un chef d'établissement me faisait remarquer l'année dernière, dans un moment de lucidité (et d'honnêteté) à quel point le système infantilisait les gens, comme s'il n'y avait que des "enfants" (in-fans) pour l'échelon immédiatement supérieur.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
C'est vrai qu'on veut nous infantiliser, voire parfois nous humilier."in-fans", comme vous dites, Robin, c'est celui qui ne parle pas ! Alors, osons parler ! Et fort.
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
Un haut commissariat à la Jeunesse ? Les jeunes sont-ils des réfugiés dans leur propre pays ?
Ecrit par : Chat-doc(te) | 22 janvier 2009
Et hop !
L'écran de fumée fonctionne.
Ca démarre au quart de tour sur les prépas en fac.
Regardez dans votre rétro : c'est là que ca se passe !
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Dugong, vous êtes parfois plus malin que les autres, mais là non. Vous nous dites que c'est secondaire, c'est idiot. Et quel est selon vous l'essentiel ?
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Les prépas en fac, je crains moins aussi que cela n'annonce la suppression des prépas telles que nous les connaissons, sous prétexte d'en finir avec leur prétendu élitisme. Tant qu'à faire, supprimons ce qui fonctionne bien...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2009
Je joins ici le courrier du président de l'association des maires de France expliquant aux maires ce qu'ils doivent faire pour assurer le service minimum le 29 janvier. L'étau se ressere autour des maires, notamment autour de ceux qui refusent d'appliquer cette mesure, avec la "complicité" de cette association.
J'aime beaucoup aussi "les listes cantonales de volontaires"...
Voici le texte :
Après les propositions de concertation faites par le Président de la République lors du Congrès des Maires de France, en réponse aux vives inquiétudes des maires quant à l’application de la loi du 20 août 2008, j’ai tenu à rencontrer le Ministre de l’Éducation le 2 décembre dernier sur les difficultés de mise en oeuvre du service minimum d’accueil par la commune en cas de grève des enseignants.
Lors de cette rencontre, le ministre a annoncé qu’il demanderait aux services de l’État d’apporter une aide aux communes, notamment les plus petites d’entre elles, pour :
o constituer la liste des personnes, mobilisées par la commune, susceptibles d’assurer l’accueil des enfants ;
o dimensionner correctement le service d’accueil par une meilleure prévision du nombre d’enseignants grévistes et du nombre d’enfants à accueillir les jours de grève.
Il a également indiqué que l’État mettra fin aux actions contentieuses engagées contre les petites communes qui n’ont pas pu organiser, le 20 novembre 2008, le service d’accueil faute de moyens suffisants, mais qui sont prêtes à faire des efforts pour appliquer la loi.
En revanche, il a précisé que les recours à l’encontre des communes qui ont manifesté expressément leur intention de ne pas appliquer la loi seront maintenus.
Vous trouverez ci-joints le communiqué de presse de Xavier DARCOS suite à cette rencontre, ainsi qu’une note transmise aux préfets le 22 décembre 2008.
Depuis, lors d’une récente réunion avec le cabinet de M. Xavier DARCOS, diverses pistes ont été examinées pour mettre en oeuvre ces engagements. Elles sont inscrites dans une note du 14 janvier 2009 adressée aux inspecteurs d’académie et rappelées par le ministre à l’AMF dans
son courrier du 19 janvier 2009, que je vous prie de trouver ci-joint.
En premier lieu, dans un souci d’améliorer la prévision des enseignants grévistes, le ministre de l’Education nationale demande aux inspecteurs d’académie de communiquer aux communes, trois ou quatre jours avant la grève, une estimation du nombre d’enseignants susceptibles d’être grévistes.
Il leur est rappelé qu’ils doivent informer les maires, dans les plus brefs délais après l’expiration du délai laissé aux enseignants pour se déclarer gréviste, du nombre d’enseignants grévistes pour chaque école dans laquelle le service d’accueil doit être mis en place. A noter que les
services du Ministère travaillent à l’élaboration d’un processus de transmission des données plus rapide.
En second lieu, pour faciliter l’établissement des listes de volontaires, le Ministre demande aux Inspecteurs d’Académie de :
o se rapprocher des associations familiales pour les sensibiliser,
o d’élaborer des listes cantonales ou départementales de volontaires auxquelles les communes en difficulté pourraient faire appel pour organiser le service d’accueil. Ces listes seraient composées de jeunes retraités ou de contractuels de l’Éducation Nationale ou d’autres Ministères, d’étudiants, d’assistants maternels agréés ou encore d’assistants d’éducation.
Les directeurs d’écoles et les enseignants sont également appelés à faciliter la consultation des parents sur leur intention ou non d’avoir recours au service minimum d’accueil pour leur (s) enfant (s), afin d’aider les communes à mieux dimensionner celui-ci.
En troisième lieu, le Ministre demande aux inspecteurs d’académie d’entrer en contact avec les maires et les associations départementales pour établir un bilan de la mise en oeuvre de la loi et leur proposer des solutions pratiques pour l’organisation du service d’accueil.
Par ailleurs, le ministre, dans sa réponse récente à mon courrier du 14 octobre ci-joint, a apporté des éclaircissements sur l’application de la loi du 20 août 2008, notamment eu égard aux regroupements pédagogiques intercommunaux. Il considère, dans le cadre de RPI
dispersés, que chaque site scolaire constitue une école et que la loi doit s’appliquer dans les mêmes conditions que pour une école communale. Il précise toutefois que les conditions
d’organisation et de prise en charge de l’accueil peuvent faire l’objet d’un avenant à la convention constitutive du RPI.
Enfin, je vous informe que le Ministère de l’Éducation a accepté la demande de l’AMF que la mise en oeuvre de la loi fasse l’objet d’une évaluation rapide, à laquelle elle serait associée.
Je vous prie d’agréer, Madame le Président, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Jacques PELISSARD
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
"
Non, l'école n'est pas un lieu de vie! les supermarchés oui!
Ecrit par : joël | 22 janvier 2009"
Non!!! Les supermarchés ne sont pas des lieux de vie ou alors on accepte l'aliénation consumériste!!!
Les supermarchés sont très utiles comme magasins ; pour la vie ...
Ecrit par : Gauchiste masqué | 22 janvier 2009
Is vont avoir du boulot, pour compter mes profs grévistes le 29. Feraient mieux de miser sur 80% tout de suite.
Ecrit par : Claire | 22 janvier 2009
Coût approximatif de la "mesure" du recrutement des 5000 "missy domicily" (en franglais, les avertisseurs d'absence à domicile) :
5000 x 20000 €/an soit 100 millions d'euros soit 2 centiKerviels
Ce n'est pas beaucoup pour une mesure démagole et totalement inefficace.
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Et quand même vraiment moins cher que de maintenir 13 500 postes d'instits ou de profs !
Quand ça fait plaisir et puis que c'est pas trop coûteux...
Ecrit par : catmano | 22 janvier 2009
Malheur à ceux qui croyaient se débarrasser des pédagols en votant contre S. Royale. Voter Sarkozy c’était ouvrir un boulevard aux pédagols :
« J’oubliai encore : le président veut encourager le tournage des films en Corse, et réhabiliter Spinoza aux dépens de Descartes. Si si, “le” Spinoza, non sans avoir précisé pour nous éclairer sur cette initiative ébouriffante :”l’intelligence humaine est avant tout le produit des émotions, et ce serait une très grave erreur de centrer les enseignements sur les disciplines cérébrales en marginalisant celles qui font appel à l’intelligence des émotions et à l’intelligence du corps“. Il n’y a pas à dire, la France est vraiment le pays de l’exception culturelle. »
La totalité de l’article : http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/01/14/nicolas-sarkozy-se-nomme-ministre-de-la-culture/
Ah ! la stratégie de Lisbonne, allons gaiement "vers une économie de la connaissance" (favoriser la formation et l'innovation)… il parait même qu’on va droit dans le mur… à moins que le bus scolaire se soit déjà encastré de moitié dedans tellement il s’ouvre de hauts commissariats à la récupération des morceaux.
Mais on a « Entre les murs », le meilleur film du monde, c’est dans le mur qu’ils auraient du l’appeler leur film.
Tien, j’apprends qu’une enseignante qui s’est fait suriner aujourd’hui. Encore un enfant qui va mal…
Ecrit par : Barbarie douce | 22 janvier 2009
Dépêche AEF du jour, rendant compte de la conférence de presse de Darcos ce matin :
"Nicolas Sarkozy lui-même fera une présentation de la consultation [conduite par Richard Descoings dans le cadre de sa mission sur la réforme du lycée (L'AEF n°107935)] lorsque nous serons prêts", déclare Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, à l'occasion d'une conférence de presse, jeudi 22 janvier 2009. "Le ministre reste Xavier Darcos. Les syndicats savent bien à qui s'adresser", tient à préciser Xavier Darcos devant les caméras de télévision.
"Cette décision a été prise lors d'une réunion qui s'est tenue hier à l'Élysée, d'après les informations recueillies par l'AEF. Selon l'entourage du chef de l'État, Nicolas Sarkozy tiendrait beaucoup à la réforme du lycée: "Il la fera. Au-delà de l'éducation, sa capacité à réformer est testée là dessus."
"Pour sa part, Xavier Darcos inscrit la réforme du lycée dans les "chantiers" ouverts en 2009. Des expérimentations seront lancées dans les lycées "innovants et volontaires". Dans son intervention, le ministre justifie la décision, annoncée mi-décembre 2008, de reporter d'un an la réforme du lycée: "je voulais sauver la réforme", explique-t-il, laquelle était menacée par le "climat des mouvements sociaux". Le ministre concède que cette réforme ne faisait pas partie de sa lettre de mission, mais il ajoute: "j'ai décidé de la mettre dans ma lettre de mission, parce que je crois la réforme nécessaire".
"Dans un discours de plus d'une heure, le ministre regrette qu'à cause du "jeu médiatique" et "journalistique", "les enjeux disparaissent sous l'écume des jours". Il souligne l'importance qu'il accorde au "progrès social": "Toute [ma] politique est conduite par une volonté de justice sociale", explique-t-il. "Ma préoccupation n'est pas de répondre à tel ou tel lobby, tel ou tel syndicat", poursuit le ministre, convaincu que "la maison Éducation nationale" est "réformable" et "doit être réformée". Le ministre dénonce encore les "conservatismes", qui ne sont pas toujours "là où on le croit". Évoquant les enseignants, il "sait qu'ils sont malheureux (...), que le métier est très difficile". "Il n'y a chez moi aucune forme de mépris", insiste-t-il.
"Revenant sur la réforme du primaire, Xavier Darcos admet que les changements engendrés sont importants. "C'est beaucoup, je le reconnais", déclare-t-il avant d'ajouter: "Quand je demande à l'école primaire de se réformer, ce n'est pas pour embêter les gens (...) Qui a intérêt à ce qu'on n'évalue pas les élèves [de primaire], à rester dans l'opacité. Qu'est-ce que nous avons à cacher?", demande-t-il. "Je suis un gentil garçon, mais je suis aussi un responsable ministériel", prévient-il. Le ministre en profite pour lancer un "appel solennel aux organisations syndicales afin qu'elles se désolidarisent de ces professeurs peu nombreux qui refusent de faire le soutien ou d'évaluer les élèves", s'interrogeant sur le vocable de "résistance" pédagogique.
"J'en vois qui écrivent que ça y est ma mission est terminée, je peux plier bagage: ils vont être déçus", lance encore Xavier Darcos, avant de conclure: "il faut continuer (...) Ma lettre de mission s'inscrit dans une perspective beaucoup plus large, beaucoup plus ambitieuse. C'est un programme pour quelques mois."
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
"Les syndicats savent à qui s'adresser".
Forcément, les syndicats sont considérés comme inutiles dans la réforme qui se prépare, de même que le ministre !
Voyez plutôt :
"S'exprimant à l'issue d'un déjeuner qui a réuni à l'Elysée des lycéens de Basse-Normandie autour de Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos a indiqué qu'un premier texte d'orientation serait présenté dans les trois mois, et soumis à l'avis des intéressés.
Il a fait état ainsi d'un accord entre le chef de l'Etat et ses interlocuteurs, au nombre d'une douzaine, sur une méthode de travail, à savoir : "Faire parler dans les lycées, aboutir à un premier texte d'orientation et puis ensuite le faire valider par une première réunion de représentants des lycéens à Paris, et puis avoir un deuxième texte qui procèderait de la même façon par une consultation globale".
"Le président a proposé que les mêmes convives se retrouvent dans trois mois pour voir le premier texte d'orientation qui aura été élaboré au niveau national et pour voir comment les jeunes réagissent", a ajouté le ministre de l'Education.
"On propose de faire un cahier de concertation générale, (ce) qui a été très fortement approuvé par le président de la République", a déclaré de son côté Lori Helloco, représentant de la Basse-Normandie au Conseil national de la vie lycéenne, soulignant qu'il s'agissait de "faire remonter les revendications et les propositions" dans chaque lycée.
Pour le représentant lycéen, la généralisation de la réforme des lycées, que le gouvernement vient de reporter, n'interviendra pas en 2010, un année qui sera, selon lui, marquée par "des expérimentations dans différents établissements".
Cette rencontre est intervenue dix jours après une visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô (Manche), qui avait été perturbée par des manifestations de lycéens.
Charles Dacquay, élève de 1ère en filière professionnelle au lycée de Saint-Lô, a rapporté que la discussion avec le chef de l'Etat avait été "sans tabou".
"Mais nous n'avons pas eu toutes nos réponses, on nous a un peu baladé sur les suppressions de postes", a-t-il dit.
"J'espère qu'on a été entendus et pas seulement écoutés (...) j'espère qu'ils ont compris que la clé du succès de la réforme, c'est le dialogue", a-t-il ajouté.
Interrogé sur le déjeuner, le lycéen de Saint-Lo a répondu : "C'est très joli, la nourriture est excellente et le vin était vraiment sublime".
Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry."
C'est ce qu'il fallait pour l'Education ! Aux questions cruciales : une réponse de Normand ! La réforme est entre de bonnes mains !
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
Bonjour à tous,
J'enseigne en CM2. Mon école est classée "ZEP".
Je suis d'accord avec le texte de Jean Paul Brighelli. Je soutiens également les nouveaux programmes qui donnent plus de place aux fondamentaux et jettent aux oubliettes les gadgets pédagogiques tels que l'ORLF...
J'ai du mal à comprendre les protestations suscitées par ce petit livret rose.
Les évaluations CM2 sont faisables à condition que les notions ( normalement ) vues en CM1 ( imparfait, passé simple, fractions, nombres décimaux ) soient assimilées.
Mes élèves ont fait les exercices de deux séquences de français et de deux séquences de mathématiques. Il nous reste une séquence pour chaque matière.
Il n'y a pas de surprise : mes bons élèves réussissent et mes élèves en difficulté échouent sur les contenus qu'ils n'ont pas appris ou compris.
Par contre, je déplore le choix de la période de passation. Certaines notions ( plus-que-parfait, pronom relatif, proportionnalité ) sont travaillées en milieu voire fin de CM2.
Il aurait été plus judicieux de proposer ces évaluations en mai.
Bien cordialement,
LH.
Ecrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009
C'est aussi le mois de mai qui me paraît la meilleure date.
Ecrit par : Chat-doc(te) | 22 janvier 2009
Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
Oui, mais question "éducation à la con-citoyenneté" ils sont très très forts...
Ecrit par : buntovchik | 22 janvier 2009
"Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
On vous laisse l'entière liberté de vos propos, vos élèves apprécieront ...
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
Et voici la note de Darcos aux IA sur le SMA, ou plus exactement le plan de bataille du général Darcos :
http://www.autourdechezmoi.org/pages/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1024902.html
Copiez-collez dans votre barre de titre le lien que vous obtiendrez.
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
Encore un professeur agressé aux ciseaux, cette fois. A entendre les témoignages à la radio, ces élèves qui agressent sont tous des anges : celui-ci, 11 ans, était "calme, posé, bien intégré à la classe ..." "Cela peut arriver à tout le monde ..." Métier à haut risque ? Nos assurances vont augmenter ... Est-ce à nous de les payer ?
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
Oui, balafrer un adulte à l'âge de 11 ans peut arriver à tous le monde... Quelle complaisance meurtrière !
Ecrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009
"tout le monde"
Ecrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009
Ça ne marche pas votre lien, Rachida Darty !
Un copier-coller ici, peut-être ?
Ecrit par : sanjuro | 22 janvier 2009
Le problème des délégués des lycéens est un peu le même que celui des collégiens.
On sait très bien ce qu'il en est, que ce ne sont pas toujours les "meilleurs" (aristoï) qui sont élus ; parfois, ce sont ceux qui ont besoin de se mettre en valeur, avec des problèmes de travail et de comportement et une intelligence très très moyenne.
On pense pouvoir les "canaliser" à travers l'exercice de ces "responsabilités citoyennes". Les collègues qui enseignent en collège connaissent bien les dérives de ce système mis en place par la Loi d'orientation de 89, par exemple le fait qu'ils bénéficient d'une sorte "d'immunité" comparable à celle des parlementaires.
JPB a employé un mot fort qui n'a pas été du goût de tout le monde ; disons, en édulcorant vers le "politiquement correct" qu'un certain nombre de ces jeunes gens sont très imbus d'eux-mêmes (ma grand-mère disait plus trivialement qu'ils ont tendance à péter plus haut que leur derrière) et on comprend que les ors de l'Elysée et le "vin sublime" leur aient un peu tourné la tête.
Quant à leurs "analyses"...
Reste qu'ils sont les partenaires privilégiés du ministre...Et du président.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Ça ne marche pas votre lien, Rachida Darty !
Un copier-coller ici, peut-être ?
peux pas, c'était un doc PDF transformé en word, mais ça marche, et je pense même qu'avec internet explorer il suffit d'un clic droit (moi j'ai mozilla et il faut que je copie dans la barre de titre)
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
Tiens, un petit épisode personnel, vécu aujourd'hui et qui vous mettra sans doute en joie : il y avait au programme de ma seconde un spectacle de « théâtre actif » consacré à l'alcoolisme.
Cela veut dire qu'au lieu d'aller en classe pour faire du français, ils ont été réunis en salle audio-visuelle avec deux autres classes pour voir un spectacle qui parle de comas éthyliques (et qui dit que c'est pas bien)
Alors c'est quoi le théâtre actif ? mh ? Eh bien c'est quand vous voyez un spectacle, et qu'après vous pouvez poser des questions !
Et même répondre à des questions avant ! Par exemple, l'animateur de ce spectacle édifiant a commencé (après avoir expliqué ce qu'était, donc, le « théâtre actif ») par demander ce que, à leur avis, pouvait bien être l'alcoolisme !
Le « recueil de conception » fait rage dans tous les domaines !
Après, je ne sais pas, je suis allé m'étendre sur le lit de l'infirmerie dans la pièce à côté, et j'ai fait une petite sieste. Au bout d'une heure, le prof de math est venu me remplacer, il avait la classe sur cet horaire, c'était à lui de pioncer tandis que le spectacle continuait.
Mais ce genre de situations, c'est BIEN. Alors que les profs détachés auprès des syndicats ou même les décharges horaires pour cabinet de géographie c'est MAL.
Une heure après mes secondes avaient leur heure d'AI (aide individualisée) - je ne la fais pas, c'est payé en HSE. Alors il y a une AE (assistante d'éducation) en licence de lettres qui la leur fait... quand ils y vont ! La dernière fois, ils ont fait sauter. Problème : les HSE ne sont payées que quand l'heure est FAITE. Le patron m'a dit qu'il allait la régler à notre jeune étudiante, mais ça ne durera pas : en somme, les élèves ont un moyen de pression sur cette étudiante-surveillante : s'ils ne vont pas en AI, elle n'est pas payée...
J'ai fait observer à mon supérieur que si l'heure était dans mon service, et assurée par mes soins, les élèves n'oseraient pas la faire sauter... un détail auquel on n'avait pas pensé quand on a recruté des pions et des retraités pour assurer ces heures...
Bref, tout va très bien ! On peut même dire que ça va de mieux en mieux au fur et à mesure qu'on travaille de moins en moins au lycée.
Ecrit par : sanjuro | 22 janvier 2009
Un copier-coller ici, peut-être ?
peux pas, c'était un doc PDF transformé en word, mais ça marche, et je pense même qu'avec internet explorer il suffit d'un clic droit (moi j'ai mozilla et il faut que je copie dans la barre de titre)
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
Non, le lien que vous indiquez renvoie à votre poste informatique en local. Personne d'autre que vous ne peut y accéder, je pense...
Ecrit par : sanjuro | 22 janvier 2009
Entendu sur le journal de France 3 :
1- A propos de la réforme des lycées :
"Sarkozy s'occupe de tout." On peut craindre le pire ...
2- Les personnels des banques auront des formations spécifiques afin de faire face aux "insultes, menaces" de leurs clients secoués par la crise.
Ils en ont de la chance !
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
J'avais écrit : "Ca démarre au quart de tour sur les prépas en fac.
Regardez dans votre rétro : c'est là que ca se passe !"
Jermey a écrit : "Dugong, vous êtes parfois plus malin que les autres, mais là non. Vous nous dites que c'est secondaire, c'est idiot. Et quel est selon vous l'essentiel ?"
L'espace des prépas est saturé à l'heure actuelle : 4000 places d'élèves inoccupées chaque année. Des prépas en fac seraient pratiquement vides au début. Dans un premier temps, les seuls élèves, pardon, étudiants, seraient ceux qui auront été refusés dans les "vraies". Une bonne dizaine d'années seraient, au bas mot, nécessaires pour commencer à inverser la tendance. En supposant qu'il se trouve des universitaires pour se lancer dans la bataille*.
Bien sûr, on peut aussi imaginer que certains veuillent supprimer les prépas classiques. Mais là, je ne suis pas certain qu'on ne se retrouve pas avec du (beau) monde dans la rue. Je fais confiance au lobby des prépas pour allumer de très intenses contre-feux s'ils sentent vraiment la patrie en danger
L'essentiel, hic et nunc, est de continuer à pilonner le maître du moloch avec la lancinante revendication :
Visez la suppression du collège unique et mettez en chantier dès maintenant des programmes qui font suite dans l'esprit et dans le contenu à ceux qui ont commencé à être mis en place à l'école primaire.
L'urgence est d'empêcher les nébuleux de s'emparer du lycée et d'inverser la tendance à la grande spirale vers le néant. Toutes les classes prépas en bénéficieront...
* il serait facile d'ironiser sur la capacité de nombreux facariens à nourrir les étudiants de façon roborative. Sans compter les "amabilités" entre "collègues" qui ne manqueraient pas de se manifester (jalousies, tartarinades sur fond politicien, etc.)
Je me souviens d'un digne universitaire scientifique qui me confiait, il y a peu : "nous avons tellement peu d'étudiants en L1 et L2 que nous sommes prêts à tout, même à nous en occuper".
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
"Charles Dacquay, élève de 1ère en filière professionnelle au lycée de Saint-Lô, a rapporté que la discussion avec le chef de l'Etat avait été "sans tabou"."
Ah oui, alors, Clara, elle su.. ?
En moins vulgaire:
"on nous a un peu baladé sur les suppressions de postes", a-t-il dit."
+
"le lycéen de Saint-Lo a répondu: "C'est très joli, la nourriture est excellente et le vin était vraiment sublime"."
=
Comment se faire enfumer en un repas.
En plus, j'imagine que ce sont tous de fins gastronomes (en culotte courte) et qu'ils ont apprécié le vin a sa juste valeur...
En attendant, je conclue que ça a trois poils dans la culotte et que ça pense pas bien lourd... mort de rire.
Crispé le rire, crispé.
Vincent, enervé, désapointé.
Ecrit par : Matheutordu qui pense à une reconversion | 22 janvier 2009
"L'espace des prépas est saturé à l'heure actuelle : 4000 places d'élèves inoccupées chaque année."
D'où tirez-vous ce chiffre ?
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Pour la remarque du lycéen sur la nourriture, c'etait tout de même en réponse à une question du journaliste... L'orientation de l'interview n'est pas non plus anodine : on ne demande pas à Poutine s'il a apprécié ce qu'il a mangé lors d'une rencontre avec Sarkozy.
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
et on comprend que les ors de l'Elysée et le "vin sublime" leur aient un peu tourné la tête.
Quant à leurs "analyses"...
Reste qu'ils sont les partenaires privilégiés du ministre...Et du président.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Merci Robin de mettre des mots sur ma colère, mais purée, j'enrage!
Partenaires privilégiés, oui; pour savoir si les réformes vont passer; l'Elysée a un thermomètre de choix, mais pour ce qui est de dialoguer, de négocier, on a vu ce que ça a donné avec les autres syndicats, je ne veux pas être systématiquement pessimiste mais je doute fort qu'ils aient le recul, le savoir et la rhétorique pour s'en sortir face à des professionnels de l'entubage à sec... Non?
Vincent qui se calme
Ecrit par : Matheutordu | 22 janvier 2009
Reportage écoeurant sur France 2: une bagarre dans un collège sensible de Strasbourg, un nez qui saigne. 4 heures après, discussion avec les deux élèves: "sais-tu que ce que tu as fait est grave?"; puis la sanction: l'agresseur a à copier le règlement intérieur.
Mais oui, dès que possible je me tire d'un système de mauviettes, aussi malade et nécrosé.
Ecrit par : Pendariès | 22 janvier 2009
Oups... je conclus...
Vincent
Ecrit par : Matheutordu | 22 janvier 2009
Pour la remarque du lycéen sur la nourriture, c'etait tout de même en réponse à une question du journaliste... L'orientation de l'interview n'est pas non plus anodine : on ne demande pas à Poutine s'il a apprécié ce qu'il a mangé lors d'une rencontre avec Sarkozy.
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Oui Jeremy, vous avez raison.
Je me calme, la colère ne me réussit pas.
Vincent
Ecrit par : Mayheutordusousprozac | 22 janvier 2009
D'où tirez-vous ce chiffre ?
http://www.ac-creteil.fr/saep/intra/notes/CPGE_2006.pdf
diapo 64
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Je pense être enfin arrivé à joindre la note de Darcos aux IA:
http://www.autourdechezmoi.org/page
/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1025098.html
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
Rachida Darty : votre service après vente laisse à désirer : votre lien débouche sur une "Erreur 404"
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
http://www.autourdechezmoi.org/pages/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1025098.html
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
désolé, la grossesse, ça fatigue....
Ecrit par : rachida darty | 22 janvier 2009
Votre lien fonctionne. Merci, Rachida Darty, pour ce document.
Ecrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009
Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
Ça, c'est pas un scoop ! Ceci dit, nombreux sont les humains qui leur rendent des points !
Ecrit par : dobolino | 22 janvier 2009
Il y a une émission en ce moment sur "Envoyé spécial" sur les officines de cours particuliers.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Je viens de voir ectte émission : édifiant. Un vrai scandale.
On y apprend entre autre que sur 30 euros d'heure de cours, 10 reviennent au "professeur", guère plus qu'une heure de ménage ou de baby sitting, d'où le niveau plus que déplorable de ces pseudo-enseignants. Entourloupe sur toute la ligne. Pas une officine pour racheter l'autre.
Autre scandale, sur ces 30 euros payés par les familles, 15 euros peuvent être déduits des impots ! Quelle gabegie !
Après ça, réduisons les DGH, réduisons les heures de soutien dans l'enseignement public ... Ecoeurant ! Pauvre France !
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
Mais, dugong.... Vous nous sortez les chiffres de l'académie de Créteil !!! Ce n'est pas sérieux !
De plus, c'est normal qu'il n'y ait pas un taux de remplissage de 100%
Je lis : 43500 places en remplissage maximal, 37000 présents.
Dans le secondaire non plus, les classes ne sont pas remplies au maximum. Et à l'Université non plus.
Votre argument est tout de même très léger ! Donnez-nous les chiffres nationaux. Et le taux de remplissage n'est jamais de 100% (rien qu'en lycée, il doit avoisiner les 70%), sans compter qu'en prépa il y a des démisionnaires chaque année.
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
JPB a employé un mot fort qui n'a pas été du goût de tout le monde ; disons, en édulcorant vers le "politiquement correct" qu'un certain nombre de ces jeunes gens sont très imbus d'eux-mêmes (ma grand-mère disait plus trivialement qu'ils ont tendance à péter plus haut que leur derrière) et on comprend que les ors de l'Elysée et le "vin sublime" leur aient un peu tourné la tête.
Quant à leurs "analyses"...
Reste qu'ils sont les partenaires privilégiés du ministre...Et du président.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Vous pensez qu'il n'en va pas de même pour certains adultes qui nous "représentent" ... ? Cela ne me semble pas hélas le privilège des lycéens ...
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
L'insoutenable légèreté du collège unique :
A la fin de l'heure ce matin (cours de 5ème) G..., un élève intelligent, fin, sensible, poli, joyeux, très bon camarade...une merveille d'enfant (oui, ça existe) fond en larmes : "Monsieur, ne dites pas ma note quand vous me rendez mes devoirs." (il a eu 17 sur 20 à la fiche de lecture).
Je pense à Saint-Exupéry : "C'est si mystérieux le pays des larmes." Mais pourquoi ? Les autres (entre deux sanglots mal réprimés) : ils me traitent de fayot."
Tristesse et colère.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Un haut commissariat à la Jeunesse ? Les jeunes sont-ils des réfugiés dans leur propre pays ?
Ecrit par : Chat-doc(te) | 22 janvier 2009
C'est une manie en France que de multiplier les instances, les commissions et les observatoires. Comme si nous n'avions pas assez de ronds de cuir qui empâtent le système !
C'est typique d'une politique pulsionnelle (le pragmatisme barométrique) qui masque son incurie et son incompétence par la communication. Il faudrait, à ce titre, un haut commissariat pour toutes les catégories car il n'est plus facile d'être quoi que ce soit aujourd'hui.
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
A propos de prépas :
Je viens de conseiller à un élève de TS de niveau assez moyen une "petite prépa" de province profonde qui a du mal à subsister (15 élèves en première année...). En plus c'est un internat. C'est un élève qui en veut et qui aura, je pense, sa place en prépa.
Il y en a d'autres, véritables crétins qui font une fixette sur les lycées prestigieux et qui n'y entreront pas du bas de leur 13 de moyenne en maths et en physique.
Il n'est pire sourd...
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Je viens de voir ectte émission : édifiant. Un vrai scandale.
On y apprend entre autre que sur 30 euros d'heure de cours, 10 reviennent au "professeur", guère plus qu'une heure de ménage ou de baby sitting, d'où le niveau plus que déplorable de ces pseudo-enseignants. Entourloupe sur toute la ligne. Pas une officine pour racheter l'autre.
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
D'une certaine manière, les officines seraient presque cohérentes quant au traitement des enseignants car l'école ne s'assimile-t-elle pas de plus en plus à du baby sitting ?
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
"Mais, dugong.... Vous nous sortez les chiffres de l'académie de Créteil !!! Ce n'est pas sérieux ! "
Si parce qu'il s'agit effectivement de données nationales.
Voir aussi http://www.senat.fr/rap/r06-441/r06-44112.html
Ecrit par : dugong | 22 janvier 2009
Le ministre dénonce encore les "conservatismes", qui ne sont pas toujours "là où on le croit". Évoquant les enseignants, il "sait qu'ils sont malheureux (...), que le métier est très difficile". "Il n'y a chez moi aucune forme de mépris", insiste-t-il.
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
Il sait qu'ils sont malheureux ? A la bonheur serait-on tenté de s'exclamer ! Encore n'ont-ils pas tous les mêmes motifs de l'être et que, à cet effet, je ne m'associe en rien au malheur des pédagogistes (les conservatistes pointés par le ministre ?).
Le métier est difficile, c'est entendu et vécu. Alors il faudrait peut-être empêcher certains inspecteurs de casser de l'enseignant (celui, notamment, qui fait son travail en conscience plutôt qu'en allégeance à une idéologie ou quelque lubie particulière) et leur apprendre l'art de la considération, la vraie, celle qui consiste à dire :"Je ne voudrais pas (plus) être à votre place, aussi ne vais-je pas vous enfoncer car votre seule présence dans la cage aux fauves tient déjà du miracle. Continuez comme ça."
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
Ecran de fumée...
Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire... Il coupe le robinet et injecte de l'argent pour créer des emplois. Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base.
S'il avait proposé de lutter contre l'absentéisme en demandant une implication des enseignants, nous aurions eu des pancartes et le refrain habituel... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite c'est le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance.... Je suis désabusée rien qu'en écrivant...
Jeudi 29 je vais essayer d'expliquer à mes enfants qu'une nouvelle fois je vais perdre un jour de congé sur mes cinq semaines annuelles car les enseignants ont décidés de faire grève juste avant leurs vacances... Je vais étendre le bénéfice de cette journée passée avec mes trois enfants en étant solidaire des parents qui se retrouvent dans le même cas que moi et en apportant mon soutien au service minimum !
Je ne suis pas une bobo, juste une précaire... désabusée devant tant de réticence systématique.
Virginie
Ecrit par : Virgine | 22 janvier 2009
Il y a une émission en ce moment sur "Envoyé spécial" sur les officines de cours particuliers.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
---------
Oui, Robin, je l'ai vue.
Édifiant, n'est-ce pas ?
Mais plus rien ne m'étonne.
Amicalement vôtre.
Ecrit par : Francis Penin | 22 janvier 2009
"Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire..."
Vous confieriez vos enfants à des profs assez cons pour accepter d'aller chercher vos enfants chez vous ? Vous ne voulez pas que les profs fassent taxi aussi, ou conduisent les bus scolaires ?
Idiote !
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
"On compte en effet de 7 500 à 8 000 places vacantes en CPGE, dont 4 000 en première année, soit un peu moins de 10 % du potentiel d'accueil des 968 divisions de première année de classes préparatoires à la rentrée 2005."
Au lycée, le potentiel d'accueil aussi est largement sous-exploité.
C'est complètement con comme calcul : on considère qu'une prepa peut accueillir 60 élèves à temps plein en khagne, on en compte 58 sur l'année, plus un ou deux démissionnaires, on intègre le temps passé en options (10 élèves dans des salles de 38), et le soit-disant taux de remplissage de 90% est vite atteint.
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Dugong, vous êtes d'accord avec moi que les classes de lycées aussi fonctionnent à moins de 90% de leurs "capacités d'acceuil" ? Oui ou non ?
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Je viens de voir ectte émission : édifiant. Un vrai scandale.
On y apprend entre autre que sur 30 euros d'heure de cours, 10 reviennent au "professeur", guère plus qu'une heure de ménage ou de baby sitting, d'où le niveau plus que déplorable de ces pseudo-enseignants. Entourloupe sur toute la ligne. Pas une officine pour racheter l'autre.
Ecrit par : une hussarde | 22 janvier 2009
D'une certaine manière, les officines seraient presque cohérentes quant au traitement des enseignants car l'école ne s'assimile-t-elle pas de plus en plus à du baby sitting ?
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
Bien vu, Magister! Et pour le dire autrement :
l'Education nationale n'est-elle pas la première société de gardiennage en France?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 janvier 2009
Je ne suis pas une bobo, juste une précaire... désabusée devant tant de réticence systématique.
Virginie
Ecrit par : Virgine | 22 janvier 2009
Chère Madame, chacun voit midi à sa porte et les raisons des uns ne cadrent pas toujours avec celles des autres. Vous avez raison dans votre logique mais elle est réduite à cette logique.
Cela étant, impliquer les enseignants dans la lutte contre l'absentéisme scolaire reviendrait une fois de plus à déresponsabiliser les parents et donc à mettre la charrue avant les boeufs, vu que c'est d'abord à eux de s'assurer que leur enfant se rend bien à l'école. C'est aussi une manie bien française que de vouloir toujours traiter en aval ce qui doit d'abord s'opérer en amont, c'est-à-dire à la source. Un enseignant n'est pas un éducateur social, il n'est même pas censé être un éducateur tout court mais quelqu'un qui transmet une connaissance. Et justement, on voudrait aujourd'hui lui faire jouer tous les rôles et lui faire porter le poids de toutes les faillites sociétales.
D'un autre côté, je ne défends pas aveuglément le réflexe de la grève et des manifestations foraines et beuglantes. La situation est d'ailleurs assez confuse, dans la mesure où les mécontentements sont plutôt disparates.
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
Les autres (entre deux sanglots mal réprimés) : ils me traitent de fayot."
Tristesse et colère.
Ecrit par : Robin
Tout est dit : la dictature de la médiocrité.
Le fayot n'est plus le lèche-cul traditionnel, qui se désolidarise de ses copains pour plaire au professeur et obtenir je ne sais quel privilège, mais tout simplement le gamin normal qui bosse et s'intéresse au cours. Lamentable !
Dans un livre paru en 2006 chez L'Harmattan, William Grossin raconte son adolescence passée à l'école primaire supérieure d'Onzain, dans le Loir-et-Cher, dans les années trente. Elève bagarreur, insolent autant envers les grands de troisième année qu'avec les professeurs, il note :
" Nos camarades ne nous aiment guère. Ils ne se liguent pas contre nous. C'est que, voilà bien, nous sommes les premiers de la classe.Ce qui nous confie prestige et impunité. Cela comptait en ce temps-là."
Ecrit par : Chevreuil | 22 janvier 2009
"Chère Madame" ?
"Vous avez raison dans votre logique" ???
Elle voudrait que les enseignants aillent chercher les gamins chez eux, et elle a raison dans sa logique !!! Si elle confond enseignants, surveillants et chauffeurs de bus, c'est une idiote ! Et j'ai tout respect pour les surveillants et les chauffeurs de bus !
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
Ce n'est pas si grave. N'y a-t-il pas parmi eux les PE et les profs de demain ?
Ecrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009
Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire...
Ecrit par Virginie
Il y a longtemps, dans une école d'un quartier "difficile" où je remplçais le directeur trois jours par semaine,ce Monsieur V... me raconta comment il était allé chercher à la maison un gamin qui frôlait les records d'absence. A huit heures et demi, il avait trouvé le gamin, affalé sur le canapé, devant la télévision, et sa mère qui était dépassée par la force d'inertie de son rejeton. Il leur a si bien soufflé dans les bronches que le petit chéri est reparti à l'école sans toucher le sol.
Mais c'était il y a longtemps, avant les lois Jospin, l'Enfant au Centre du Système et tout ça...
Si c'est ça que vous voulez, Virginie, veuillez bien remettre le bon ci-dessous au directeur de l'école de votre enfant :
Je soussignée, Virginie ....... maman de l'enfant ........... autorise le directeur ou l'enseignant de .... à venir me souffler dans les bronches à domicile chaque fois que je suis incapable de convaincre Monchéri de venir à l'école.
Date Signature.
Bien à vous
Ecrit par : Chevreuil | 22 janvier 2009
Il aurait été plus judicieux de proposer ces évaluations en mai.
Bien cordialement,
LH.
Ecrit par : Luke Howard | 22 janvier 2009
Quand je disais plus haut, en annonçant une note encore en cours de rédaction sur ce problème, qu'il y avait au fond consensus sur l'évaluation entre ceux qui organisent les évaluations, ceux qui les critiquent dans le détail et ceux qui refusent de les faire passer.
Tous devenus thelotiens alors ?
N'y a-t-il plus personne pour contester radicalement cette absurdité contraire à l'enseignement ?
Ecrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009
Tu te lâches, Guy… C'est parce qu'il est tard et que tu crois que plus personne n'est en ligne ?
On trouvera parmi les lycéens reçus à l'Elysée les contractuels d'Acadomia de demain — quand on n'aura plus même besoin de profs.
À 10 euros de l'heure (les 15 payés par nos impôts, c'est déjà une première mouture du futur "chèque-éducation"), on va en faire, des économies…
JPB
PS. Je rentre d'un spectacle de danse — Pietragalla danssant "Sade-le théâtre des fous" : une pure merveille ! Oh, Marseillais, Aixois et apparentés, il y a encore deux ou trois représentations au théâtre Toursky…
Même si au fond on n'a pas inventé grand chose depuis Bob Fosse et Carolyn Carlson…
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
J'aime beaucoup le commentaire de Chevreuil :-)
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Elle voudrait que les enseignants aillent chercher les gamins chez eux, et elle a raison dans sa logique !!!
Ecrit par : Jeremy | 22 janvier 2009
Je voulais simplement éviter de lui rentrer d'emblée dans le lard. C'est peut-être une dame qui a trop regardé la série "L'instit" dans laquelle Gérard Klein joue le rôle d'un assistant social à qui il arrive de faire vaguement cours...
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
@Évaluations
"Il faudra (...) que vous veniez demain à l'hôpital pour le vaccin préventif. Mais pour en finir et avant d'entrer dans cette histoire, dites-vous que vous avez une chance sur trois d'en sortir. Ces évaluations n'ont pas de sens, Docteur, vous le savez comme moi."
CAMUS, Peste, 1947, p. 1323.
Ecrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009
@Réforme
Allez, pour paraphraser Cioran : " Réformer, c'est bricoler dans l'incurable."
Ecrit par : Guy Morel | 22 janvier 2009
"C'est peut-être une dame qui a trop regardé la série "L'instit" dans laquelle Gérard Klein joue le rôle d'un assistant social à qui il arrive de faire vaguement cours...
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009"
Ah ça... Les méfaits de Gérard Klein... L'instit' Snes-Sgen-Cfdt qui règle tous les problèmes et qui passe son temps à moto... Je préfère encore Boccolini en maîtresse d'école, ça n'atteint pas le même niveau de démagogie.
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Nouvelles du "front":
"ARG ! La saisie des résultats dans le fichier exel !!!!!!!!! Mon dieu que de temps passé !!
enfin bon, sinon, le fichier est plutôt bien foutu, c'est déjà ça.
Il me manque la dernière séquence de mathématiques, mais pour l'instant les résultats sont bons (sans surprise)
en français : 7 élèves entre 50% et 66% ; 17 élèves entre 66% et 100%
Les difficultés a priori sur ces évaluations sont pour certaines bien passées, des surprises sur des choses qui ne semblaient pas si compliquées...
Parfois c'est bien sur des trucs qu'on a pas revu, parfois c'est moins bien sur des trucs qu'on a bien revu... comme quoi... "
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
L'insoutenable légèreté du collège unique :
A la fin de l'heure ce matin (cours de 5ème) G..., un élève intelligent, fin, sensible, poli, joyeux, très bon camarade...une merveille d'enfant (oui, ça existe) fond en larmes : "Monsieur, ne dites pas ma note quand vous me rendez mes devoirs." (il a eu 17 sur 20 à la fiche de lecture).
Je pense à Saint-Exupéry : "C'est si mystérieux le pays des larmes." Mais pourquoi ? Les autres (entre deux sanglots mal réprimés) : ils me traitent de fayot."
Tristesse et colère.
Ecrit par : Robin | 22 janvier 2009
Il me souvient d'un certain Gautier, ancien élève de JPB, me traitant ici même de démagogue lorsque j'évoquais la situation actuelle dans les établissements, l'impossibilité de faire notre métier et cette inversion des valeurs... Démagogie, dit-il. Aveuglement volontaire et bien-pensance, je réponds.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Ecran de fumée...
Darcos fait tout simplement faire à d'autres, le boulot que les enseignants ne veulent pas faire... Il coupe le robinet et injecte de l'argent pour créer des emplois. Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base.
Je ne suis pas une bobo, juste une précaire... désabusée devant tant de réticence systématique.
Virginie
Et vous croyez vraiment, Virginie, que tous vos soucis vont se résoudre en transformant les professeurs en domestiques et en nounous ?
Que reste -t- il de notre "formation de base", comme vous dites, dans ces conditions ? Puisqu'il vous paraît "moderne" de tout faire à l'envers, voudriez-vous réellement que je vienne torcher vos gamins pendant que vous leur ferez cours ?
Ecrit par : Virgine | 22 janvier 2009
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
puisque dans cette affaire précise, je défends FO qui n'a pas signé les 16 points de convergence, que le SNES, le SNALC et compagnie ont signés.
Il me semble tout de même possible d'avoir le droit ( j'espère) de signaler que le SNALC râle contre un texte qu'il a signé. C'était tout ce que je souhaitais dire. Qu'il se trouve maintenant comme avant, toutes sortes de bonnes-mauvaises raisons pour se justifier
Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009
Il y a effectivement des militants de FO qui viennent trés régulièrement nous bassiner sur ce forum avec cette histoire de signature. Une sorte de mantra syndical, en sorte.
Vous préférez la politique systématique de la chaise vide, c'est votre droit même si ça ne fait pas avancer le schmilblick d'un iota.
Cela a été dit et redit, le Snalc n'a signé ces "points de convergences" que pour pouvoir participer aux discussions (et accessoirement défendre les professeurs). C'était malheureusement la condition sine qua non : ce n'est pas la faute du Snalc, tout de même ? Pourquoi vouloir absolument transformer une question de simple stratégie en test de pureté syndicale ?
On ne défend pas les collègues uniquement en attendant le grand soir : c'est malheureux mais c'est comme ça. Il est parfois nécessaire et plus efficace de mettre les mains dans le cambouis plutôt que de jouer les vertueux à distance. C'est ce que fait Claire et elle a raison. Ceux qui la connaissent n'ignorent rien de son dévouement : elle agit de concert avec le Snalc là où d'autres se contentent de postures.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Tiens, tiens...
"Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat."
Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009
"C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien[...]"
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
Étonnant, non ?
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
L'émission de france 2 m'attriste un peu... surtout par le niveau pitoyable des enseignants présentés. Confondre un COD, COI et un CCL, mon dieu je n'aurais jamais pu passer en 6ème si je n'avais pas eu ces connaissances. Et la charmante personne à un bac +4 !?
Je travail pour une de ces enseignes et pourtant j'ai l'impression qu'il y a un univers entre ces enseignants postulant et le travail que je fais. Ce qui est dommage, c'est que le reportage est orienté et bien sur les enseignants compétents ne sont pas filmés.
Ensuite, les tarifs, en ce qui concerne la rémunération des professeurs, ne sont pas tout à fait exacts. Pour rétablir un peu les chiffres : dès que l'on dépasse le niveau 2nde on arrive dans des tarifs 13-14-15 euros de l'heure. Pour les cours dans le supérieur ( ma spécialité ) on part sur des bases de 18 jusqu'à 25 euros de l'heure qui au final sont bien loin des 10 euros de l'heure annoncés.
Ces entreprises sont des pompes à frics oui mais l'EN propose-t-elle mieux ? Of course not ! Les parents font donc leurs prières pour tomber sur un enseignant correct.
professeur particulier c'est un métier qui existe depuis fort longtemps...
Ecrit par : paul | 23 janvier 2009
"C'est peut-être une dame qui a trop regardé la série "L'instit" dans laquelle Gérard Klein joue le rôle d'un assistant social à qui il arrive de faire vaguement cours...
Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009"
"L'Instruction éduque alors que l'Éducation n' instruit pas"
Marc Le Bris.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Guy, j'avoue mal comprndre ton opposition de principe aux évaluations. Après tout, nous passions bien des compositions trimestrielles — avec un vrai classement au bout… J'adorais ça… C'était comme en sport, le jour fatal de l'épreuve finale, les 9 secondes de gloire ou de débine du sprinter. Ou le dernier 1500 après les trois jours d'épreuve du déclathonien. Ça m'éclatait, comme on ne disait pas encore, d'en avoir enfin fini avec l'entraînement — tout en sachant que ça recommençait dès le lendemain. Ça m'a éclaté jusqu'à l'agreg, la tête des copains, l'odeur de trouille, les mains moites, l'épée dans les reins.
Et comme on ne les passe plus, ces compositions, comment diable vas-tu faire une évaluation globale, un instantané qui donne une image fixe à l'instant T ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Jeremy a écrit : "C'est complètement con", "idiote"
Jeremy, votre wishfull thinking vous égare.
En ce qui concerne les taux de remplissage en prépas, la situation semble très diverse en fonction des académies et des types de prépas.
Allez voir sur internet les stats par académies.
Je vous accorde qu'il faudrait savoir sur quelles bases on calcule ces fameux taux.
Je voulais dire que beaucoup d'élèves de terminale sont des victimes consentantes de la fixation médiatisée sur les prépas "prestigieuses". Je reposte ce que j'en disais :
Je viens de conseiller à un élève de TS de niveau assez moyen une "petite prépa" de province profonde qui a du mal à subsister (15 élèves en première année...). En plus c'est un internat. C'est un élève qui en veut et qui aura, je pense, sa place en prépa.
Il y en a d'autres, véritables crétins qui font une fixette sur les lycées prestigieux et qui n'y entreront pas du bas de leur 13 de moyenne en maths et en physique.
Il n'est pire sourd...
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Tout est question d'information — et en l'occurrence, elle passe bien mieux par nous que par les conseillers d'orientation (?) ou les familles, qui se font de Moncœur une idée parfois abusive. Il existe des prépas de tous niveaux, préparant à différents types de concours (ou si vous préférez, différents types de prétentions). Balancer un élève moyen dans une prépa "prestigieuse", c'est le condamner à l'étouffement — on ne se révèle pas en prépas, on s'y noie — même les meilleurs.
Et il existe déjà tout un panel de prépas correspondant largement ux capacités des uns et des autres — à oins de vouloir y admettre des élèves qui n'ont été pris nulle part (je rappelle qu'ils peuvent cumuler leurs vœux sur trois ou quatre établissements, et que comme le dit fort bien Dugong, notre boulot consiste à combiner le calcul de leurs capacités, leurs souhaits territoriaux, et leurs grandes ou petites espérances).
Faire des prépas en fac serait d'une rare stupidité : les facs font un autre travail que nous — et, par parenthèse, comme disait Guichard plus haut, les profs de fac aussi font un autre type de travail — les pôvres, je les vois d'ici confrontés au genre d'exigences de vraies prépas… Ce serait (et je suis bien d'accord, dans le cadre européen, où les prépas sont l'exeption française par excellence, il est bien possible que ce soit le but final — mais pas celui de Darcos personnellement) la fin des prépas, disqualifiées par l'inflation — et l'inflation, Marie Duru-Bellat a expliqué cela très finement, entraîne toujours les résultats et les diplômes dans le sens de la pente.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Microsoft supprime 5 000 emplois dans le monde
Sarkosy embauche 5 000 précaires au Moloch.
Le Moloch, conteneur * pour ajustement conjoncturel ?
* Il y en a aussi dans les locaux à tri sélectif.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Ainsi parlait, il y a 3 ans, le pas encore Maître du Moloch alors qu'il oeuvrait comme ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'OCDE,
"Le collège, en particulier, vrai bric-à-brac, doit être entièrement repensé. Le savoir, source du libre arbitre, produit par le travail et le mérite, doit redevenir la fin de l’enseignement, au moment où nous semblons passer d’une civilisation de la transmission à une civilisation de l’information."
Y a-t-il quelqu'un dans la salle pour lui rappeler ses fortes paroles ?
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_l_education_mercredi_22_fevrier_2006
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Je l'ai fait, Dugong. Mais un fait devrait vous mettre la puce à l'oreille : Sarkozy lui-même rendra compte de la mission de Richard Descoings dont on fait les mauvaises pâtes. Le vrai ministère de 'Education s'est déplacé à l'Elysée — a-t-il un jour été réellement rue de Grenelle ? Et je crois que si Darcos s'en va (pour prendre la tête de liste des Régionales en Aquitaine, par exemple), ce sera plus par lassitude de ce que lui auront fait ses amis que par découragement devant ce que beuglent certains de ses ennemis.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Il est toujours intéressant d'examiner les profils des "spécialistes" de l'éducation dans chaque parti politique.
Aujourd'hui, voici le cas d'Yves Censi, à l'UMP.
Député de l'Aveyron depuis 2002, bientôt 45 ans, notre homme n'est pas enseignant de formation *.
Sa fiche sur le site du Sénat stipule : "Ingénieur Conseil de profession, il a effectué notamment ses études en Espagne et a été consultant chez Peack Marwick ** puis responsable marketing à la Française des Jeux. Chargé de sociologie et d'opinion à l'Élysée entre 1998 et 2002"
Aide-comptable et vendeur de lotos : nous avons affaire à un homme de biens, un marchand de rêve qui a les pieds sur terre.
Sa fiche sur le site de l'Assemblée Nationale rappelle qu'il est (ou fut) membre des groupes d'études suivants : "Contrefaçon - Coutellerie et arts de la table - Modernisation de la vie politique française - Professions libérales - Voies d'eau et voies navigables"
Son expertise en coutellerie le place d'emblée comme un spécialiste des violences scolaires et celle en "contrefaçon" en fait un contributeur précieux aux contenus des programmes scolaires. Enfin, sa capacité à naviguer en eaux diverses et à réparer les fuites en font un scaphandrier tout à fait apte à explorer les coinstots méconnus du Moloch.
L'examen de ses interventions en séances publiques ou en commissions révèle une activité très embryonnaire autour des questions d'éducation qui ne sont pas strictement budgétaires.
Le 19/12/2008, il déclarait au journal 20 minutes : «Ces suppressions de postes ne font que résulter de la baisse du nombre d'élèves quasiment continue depuis vingt ans»
On l'aura compris, notre spécialiste manipule plus aisément dans la comptabilité sur tableur que dans l'analyse qualitative.
* ce n'est pas nécessairement une tare éliminatoire : voyez Frackowiack au PS…
** en fait Peat et Marwick http://www.kpmg.fr/fr/a-propos-de-kpmg/
http://www.senat.fr/colloques/colloque_ruralite/colloque_ruralite32.html
http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_ID/267266.asp
http://www.20minutes.fr/article/283482/Politique-Bilan-d-un-an-de-Sarkozy-le-point-sur-l-education.php
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Jean-Paul, j'ai écouté le "discours" de Darcos. Un exercice de pure autosatisfaction que ne renierait pas son chef. Pour avoir besoin de se justifier en s'autoglorifiant à ce point, il faut vraisemblablement avoir été la cible de ses amis. Vous avez certainement raison sur ce point.
Mais ne comptez-pas sur moi pour le plaindre. Vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'il a été placé là pour saborder le service public d'éducation. Sa pitoyable dernière décision-diversion en rajoute encore une louche sur ce point!
Tous dans la rue le 29!
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
"Tiens, tiens...
"Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat."
Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009
"C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien[...]"
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
Étonnant, non ?"
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Manu, je pensais qu'on pouvait adhérer à un syndicat sans forcément y militer? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Il y a de plus en plus d'enseignants qui refusent l'aide individualisée et les évaluations de CM2, (4% à Paris, et 10% en Seine Saint-Denis.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
"Il y a de plus en plus d'enseignants qui refusent l'aide individualisée et les évaluations de CM2, (4% à Paris, et 10% en Seine Saint-Denis.)"
Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Dans ma présentation du spécialiste éducation UMP, je m'aperçois a posteriori * qu'une de mes phrases est très mal foutue. Je reprends :
"L'examen de ses interventions en séances publiques ou en commissions révèle une activité très embryonnaire autour des questions d'éducation non strictement budgétaires."
* il est difficile de "s'apercevoir a priori" mais c'est pourtant ce qu'on devrait faire en pensant avant de prof errer.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Guy, j'avoue mal comprndre ton opposition de principe aux évaluations. Après tout, nous passions bien des compositions trimestrielles — avec un vrai classement au bout… J'adorais ça… C'était comme en sport, le jour fatal de l'épreuve finale, les 9 secondes de gloire ou de débine du sprinter. Ou le dernier 1500 après les trois jours d'épreuve du déclathonien. Ça m'éclatait, comme on ne disait pas encore, d'en avoir enfin fini avec l'entraînement — tout en sachant que ça recommençait dès le lendemain. Ça m'a éclaté jusqu'à l'agreg, la tête des copains, l'odeur de trouille, les mains moites, l'épée dans les reins.
Et comme on ne les passe plus, ces compositions, comment diable vas-tu faire une évaluation globale, un instantané qui donne une image fixe à l'instant T ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Ce n'est pas une opposition de principe, mais une opposition de fond. Les évaluations nationales n'ont rien à voir avec les devoirs, les compos, les examens.
Ces évaluations ont été introduites dans l'ED.Nat par Claude Thelot, avec le soutien des partisans de la "remédiation", de la "gestion de l'hétérogénéité", de "l'enseignement individualisé". C'est une idée de technocrate obsédé par la "mesure" et le contrôle des systèmes.
Je passe sur des aspects idéologiques de cette "métrologie" managériale qui apparaissent de manière plus criante dans les enquêtes internationales ( OCDE et autres).
Certes, dans leur contenu, les évaluations de CM2 proposées par la DGESCO sont plus "propres" que celles conçues hier par la DEP. Elles relèvent néanmoins de la même optique. Or - et ce devrait être devenu évident après le désastre Thélot - ce type d'instrument de "gouvernance" est inopérant et même nocif quand on veut l'appliquer à l'enseignement et particulièrement à ce qui est au coeur de l'enseignement, la transmission des connaissances. On ne contrôle pas cette machinerie délicate aux mille rouages subtils à coups d'évaluations centralisées conçues par les bureaux.
La preuve : ces évaluations de CM2 sont en train de flinguer la fragile et incertaine remise sur pied des programmes du primaire par Darcos.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Dugong, vous n'avez peut-être pas tort. Mais qui leur a donné cette occasion ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Hélas...
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
Guy Morel a écrit : "ces évaluations de CM2 sont en train de flinguer la fragile et incertaine remise sur pied des programmes du primaire par Darcos."
On ne peut clairement s'empêcher de soupçonner que des prêtres du Moloch ont sciemment * bricoler les contenus et les dates dans ce but.
* ils ont sciemment scier la jeune pousse sur laquelle ils ne sont pas assis. Ce sont des gymnosophistes qui, du fond de leurs terriers molochoïdes, ont réussi l'exploit de ne jamais risquer le contact avec le réèl.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
ils ont sciemment scié !!!
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
ils ont bricolé !!!
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Et voici la note de Darcos au IA sur le SMA, ou plus exactement le plan de bataille du général Darcos :
http://www.autourdechezmoi.org/pages/Le_plan_de_bataille_du_general_Darcos-1024902.html
Copier-coller dans votre barre de titre le lien que vous obtiendrez.
Ecrit par : rachida darty | 23 janvier 2009
@Évaluations
Des inspecteurs s'en mêlent.
Intéressant communiqué dans lequel on voit que l'on peut à la fois déplorer "le contrôle de qualité" et se réclamer de la "culture de l'évaluation". Faudrait savoir.
"Communiqué du SNPI-FSU, syndicat FSU des personnels d'inspection, sur les valuations CM2
*Évaluations CM2 : halte au feu !*
Le SNPI-FSU appelle tous les acteurs du système scolaire à reconsidérer l'actuel dispositif des évaluations CM2 comme ce qu'il est en l'état : une gigantesque maldonne.
Personne, ni au sommet de l'État, ni dans le monde enseignant, ni dans les familles, n'a plus intérêt à prêter à ce dispositif engagé dans la confusion et l'erreur d'appréciation le caractère significatif qui devait être le sien sur l'état des connaissances scolaires des élèves de CM2 et sur la qualité du système. Imposer cette signification dans la conjoncture que nous connaissons conduirait à déchirer de manière gravissime le tissu humain d'un secteur incontestablement au bord de la crise de nerfs. Chacun s'accordera à redouter que les plus grandes victimes soient les élèves que toute la dispute engagée depuis des mois ne peut que dépasser.
Il devient impératif de dédramatiser une situation désormais
dangereuse pour notre institution. Car maintenant, une chose est sûre : les résultats qui sortiront de ces évaluations n'auront plus guère de sens alors que de très nombreuses écoles ont refusé de les mettre en oeuvre dans les conditions imparties, et alors que la nature même du protocole conçu pour ces évaluations est sujette à caution. En effet, comment peut-on prétendre, contre toute évidence, qu'il s'agit là d'évaluations bilan calibrées sur une moitié semestrielle de programme qui n'est définie nulle part ? Comment peut-on affirmer qu'il n'est absolument pas question que ces évaluations soient utilisées pour organiser un marché concurrentiel des écoles primaires alors que cela a été mis en tension dans une communication politique volontariste pendant des mois et des mois au gré des écrits et discours officiels ? Et enfin, comment peut-on suggérer sans courir le risque d'attiser l'incendie que les enseignants contestataires refusent le principe même d'une évaluation de leurs élèves, alors qu'ils ont développé la culture de l'évaluation depuis plus d'une décennie ? Une chose s'impose désormais : la crise de confiance que d'aucuns pressentaient est en train de se cristalliser dans le développement d'un spectaculaire mouvement de désobéissance où se retrouvent des milliers d'enseignants et de familles. Les inspecteurs assurent actuellement leurs missions statutaires au milieu de cette tempête institutionnelle d'une gravité sans précédent. Le ministère les a résolument engagés dans un système d'obligation de résultats et de contrôle de qualité aux effets évidemment stressants. Certains d'entre eux, assimilés spontanément par les familles ou par les enseignants au bras armé du ministère, se sont vus personnellement mis en cause dans leur dignité humaine de manière inacceptable. Désormais, le seuil d'alerte est atteint. Tout le monde fonce droit dans le mur. Le SNPI-FSU, qui en décembre dernier avait alerté en vain le ministre sur la dangereuse montée du climat d'inquiétude, demande avec gravité au Premier ministre de tout faire pour apaiser une situation qui devient chaque jour insupportable. Il est nécessaire que s'instaure un vrai dialogue avec tous les représentants institutionnels de l'école et de ses partenaires afin de dédramatiser la crise et de refonder le pacte de confiance indispensable à la réussite de notre système scolaire. L'écoute, la sincérité et la transparence s'imposent pour sortir de cette invraisemblable situation minée par une RGPP désormais insupportable par sa perspective exclusivement comptable et par ses effets sociaux. Il faut redonner une chance à l'espérance ! Notre école en a fondamentalement besoin !
Les inspecteurs seront parmi ceux qui le réclameront avec force et conviction le 29 janvier prochain.
Les Lilas, le 21 janvier 2009"
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"Halte au feu"disent-ils...
Ah les délices de la posture du pompier pyromane !
Mission accomplie, ils rangent les lances...
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Les lances à incendie, il y en a qui trouvent ça gai...
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
"Encore un professeur agressé aux ciseaux, cette fois. A entendre les témoignages à la radio, ces élèves qui agressent sont tous des anges : celui-ci, 11 ans, était "calme, posé, bien intégré à la classe ..." "Cela peut arriver à tout le monde ..." Métier à haut risque ? Nos assurances vont augmenter ... Est-ce à nous de les payer ?"
Oui, mais dans cet établissement privé sous contrat incluant des classes prépas, et plutôt "classe", les professeurs ont fait valoir leur droit de retrait.
Ecrit par : retraitée | 23 janvier 2009
Le Monde titre : "Pif gadget met la clé sous la porte"
Tout une partie de la place du Colonel Fabien devient une friche industrielle ?
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
l'AFP nous narre : "Une mission d'information parlementaire sur la réforme du lycée va être lancée à l'Assemblée nationale, a indiqué jeudi à l'AFP le député UMP Benoist Apparu.
Le bureau de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a décidé la création de cette mission, a précisé ce proche du ministre de l'Education nationale, qui en sera le rapporteur.
"Eu égard à l'importance de cette réforme, l'Assemblée ne peut pas rester en dehors du débat, d'autant qu'il s'agit d'une mesure purement réglementaire qui ne fera pas l'objet d'un projet de loi" et ne sera donc pas examinée par le Parlement, a argué le député de la Marne."
Déraison de plus pour en rajouter dans le ouaille actuel.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Ils sont quand même très très cons, ces lycéens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 janvier 2009
---------
Du moins, bon nombre d'entre eux. S'ils le sont tous, nous sommes bien mal partis...
Ecrit par : Francis Penin | 23 janvier 2009
Ah les délices de la posture du pompier pyromane !
Mission accomplie, ils rangent les lances...
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Mais le pyromane, lui, est à rechercher parmi ceux qui ont fait rentrer l'évaluationnite à l'école à dater des années quatre-vingts.
Avant Thélot, flanqué de son compère Joutard, le défunt recteur Migeon, le recteur Claude Pair, sans oublier le délicieux socialiste qui a patronné le Livre blanc de l'éducation de la Commission européenne, véritable "Tombeau pour l'instruction" ; je veux dire Jacques Delors.
Un bon conseiller de droite - mais en existe-t-il ? - aurait dû dire à Xavier Darcos qu'il ne fallait pas mettre le petit doigt dans la machinerie des évaluations.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
J'ai fait passer la dernière séquence de maths ce matin.
Dernier problème : recette de crêpes pour 6 puis pour 9 élèves.
Sur 8 élèves de CM2 que j'avais l'année dernière, 5 ont essayé de le résoudre avec une règle de trois que nous avions vue l'année dernière en CM1.
Ils ont tous échoué (4 oeufs, deux pincées de sel, une cuillerée d'huile).
On réintroduit la règle de trois mais le problème posé avec une situation de proportionnalité ne peut être résolu grâce à elle. Logique !
Les petits malins qui ont concocté ces évaluations savaient ce qu'ils faisaient. Comme opération de sabotage des nouveaux programmes, c'est de la belle ouvrage.
Un seul élève a réussi, en cherchant la moitié des ingrédients.
(Pour 3 élèves que j'ajouté aux 6 ce qui fait 9).
Cela tombe bien, c'est mon fils.
Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009
Reçu ça, hier...
"Cher(e) signataire,
Nous vous informons que, en réponse à notre envoi de la pétition que vous avez signée et à notre demande de rendez-vous, une délégation de la SMF conduite par son président Stéphane Jaffard a été reçue le 16 Janvier au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche par Thierry Coulhon et Bénédicte Durand, conseillers de Valérie Pécresse. Nous leur avons exposé les principaux motifs de la pétition tels qu'énumérés dans la liste de questions que nous avons publiée le 12 Novembre dernier, sur le contenu des concours, l'absence de programme, les problèmes de mise en oeuvre de stages, l'épreuve de connaissance du système éducatif, les mesures de transitions. Nous avons également informé nos interlocuteurs des résultats de notre enquête sur l'état de préparation des maquettes de cursus de Masters de mathématiques et enseignement (1).
Un large échange de vue de plus d'un heure a suivi et a permis de faire un large tour d'horizon de ces questions. Une information concrète a été donnée : l'organisation d'un concours de CAPES dès Janvier ou Février 2010. La circulaire de la veille du rendez vous sur les mesures de transition et les stages a été évoquée, et nous avons relevé l'insuffisance des réponses apportées.
La commission enseignement de la SMF
(1) L'enquête est sans ambiguïté : elle fait apparaître dans plus de 2/3 de la quarantaine de réponses reçues une perspective de non remontée de ces maquettes au ministère pour le 15 Février. D'après les détails du questionnaire, et les commentaires joints, le problème a été abordé partout, a donné lieu a des réunions et discussions de travail, mais les problèmes n'ont pas pu être résolus, même lorsque les départements se sont résolus à transmettre une maquette. La préparation à l'épreuve de connaissance du système éducatif et le volume de la partie disciplinaire du cursus sont en majorité indiqués, mais leur contenu reste flou. On craint une baisse sensible du niveau de mathématiques des concours consécutive à un appauvrissement des programmes des concours. L'épreuve de connaissance du système éducatif, ni disciplinaire ni pédagogique, interpelle. Sa préparation incluse dans un Master à volume constant sous-entend de fait une baisse de la formation disciplinaire et pédagogique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Mais le pyromane, lui, est à rechercher parmi ceux qui ont fait rentrer l'évaluationnite à l'école à dater des années quatre-vingts.
Avant Thélot, flanqué de son compère Joutard, le défunt recteur Migeon, le recteur Claude Pair, sans oublier le délicieux socialiste qui a patronné le Livre blanc de l'éducation de la Commission européenne, véritable "Tombeau pour l'instruction" ; je veux dire Jacques Delors.
Ecrit par : Guy Morel
Rapport Migeon 1989, 3ème proposition pour "faire évoluer les pratiques" :
Les académies organiseront chaque année l'évaluation des acquis de tous les élèves à l'entrée du CE2, ainsi qu'à l'entrée en sixième. Les parents et les enseignants concernés sont destinataires des résultats analysés".
Commentaire de Liliane Lurçat (dans : La destruction de l'enseignement élémentaire) :
"On veut imposer ce qu'on n'a pa su faire passer par la voie de la formation initiale et continue ainsi que par une abondante littérature. Cela suppose une centralisation inouïe, des contrôles et des évaluations incessants. L'instituteur n'est plus censé être capable d'évaluer les compétences de ses élèves. Désormais, il devra se plier aux procédures qui lui seront imposées par la voie hiérarchique, sans débat sur leur pertinence et leur efficacité. Il y a des relents totalitaires dans cette troisième partie du rapport Migeon."
La "culture de l'évaluation" est peut être celle des plus bruyants des actuels contestataires pris à leur propre piège, elle n'est pas la nôtre.
Ecrit par : Pascal Dupré | 23 janvier 2009
J'ai fait passer la dernière séquence de maths ce matin.
Dernier problème : recette de crêpes pour 6 puis pour 9 élèves.
Sur 8 élèves de CM2 que j'avais l'année dernière, 5 ont essayé de le résoudre avec une règle de trois que nous avions vue l'année dernière en CM1.
Ils ont tous échoué (4 oeufs, deux pincées de sel, une cuillerée d'huile).
On réintroduit la règle de trois mais le problème posé avec une situation de proportionnalité ne peut être résolu grâce à elle. Logique !
Les petits malins qui ont concocté ces évaluations savaient ce qu'ils faisaient. Comme opération de sabotage des nouveaux programmes, c'est de la belle ouvrage.
Un seul élève a réussi, en cherchant la moitié des ingrédients.
(Pour 3 élèves que j'ajouté aux 6 ce qui fait 9).
Cela tombe bien, c'est mon fils.
Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009
Avec la règle de 3 j'aurais fait ça:
Farine 250g /6 puis X9 = 375g
Lait 1l /6 puis X9 = 1,5 l
Oeufs 4oe /6 puis X9 = 6 oeufs
Huile 1 cuillérée /6 puis X9 = 1,5 cuillérée à soupe
Sel 2 cuillérées /6 puis X9 = 3 cuillérées à café
Juste ou faux???
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Avec la règle de 3 j'aurais fait ça:
Farine 250g /6 puis X9 = 375g
Lait 1l /6 puis X9 = 1,5 l
Oeufs 4oe /6 puis X9 = 6 oeufs
Huile 1 cuillérée /6 puis X9 = 1,5 cuillérée à soupe
Sel 2 cuillérées /6 puis X9 = 3 cuillérées à café
Juste ou faux???
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Oui, mais la règle de trois n'est nullement nécessaire si l'on sait
que 3x3=9. Alors un calcul de tête suffit.
S'il faut 250g de farine pour 6, il en faut 125g pour 3 et 3 fois plus pour 9 soit 375g. Pareil pour la suite.
Ce problème est idiot si l'on veut vérifier la maîtrise de la règle de trois.
Au sujet de la règle de trois, cela fait plus de deux mois que les explications pour son apprentissage ont été données sur Projet-slecc.
Lit-on encore dans les bureaux de la DGESCO ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Tout à fait d'accord...
Mais alors, pourquoi Guillaume dit-il que ce problème était impossible à faire avec une règle de trois?
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
Tout à fait d'accord...
Mais alors, pourquoi Guillaume dit-il que ce problème était impossible à faire avec une règle de trois?
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
C'est à lui de le dire.
Pour ma part, je me contente de dire depuis un moment que ces évaluations nationales sont une sottise. Qu'elles soient en plus mal fichues, proposées à une mauvaise date ne fait qu'aggraver les choses mais sans rien changer au fond de l'affaire.
Cordialement.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Franchement j'ai de nouveau le moral dans les chaussettes, je suis laminée......
Mon entretien de licenciement a duré 3 minutes. Une personne de Strasbourg dans une école de journalisme me clame haut et fort avec une arrogance sans pareille qu'à 34 ans je suis bonne pour la casse et qu'il faut se mettre au goût des réalités !!!
Une autre m'écoute poliment au téléphone sans me juger mais m'annonce que la licence professionnelle en question coûte 4900 euros.......Et qu'il va falloir prouver aux assedics que ça peut être possible........
Je suis désespérée devant toutes les portes qui se ferment les unes après les autres.....J'ai le sentiment de crier dans le vide....
Desfois je me demande si je ne devrais partir loin, quitter la France mais pour faire quoi et aller où..........
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 janvier 2009
Avant Thélot, flanqué de son compère Joutard, le défunt recteur Migeon, le recteur Claude Pair, sans oublier le délicieux socialiste qui a patronné le Livre blanc de l'éducation de la Commission européenne, véritable "Tombeau pour l'instruction" ; je veux dire Jacques Delors.
Ecrit par : Guy Morel
Rapport Migeon 1989, 3ème proposition pour "faire évoluer les pratiques" :
Les académies organiseront chaque année l'évaluation des acquis de tous les élèves à l'entrée du CE2, ainsi qu'à l'entrée en sixième. Les parents et les enseignants concernés sont destinataires des résultats analysés".
Commentaire de Liliane Lurçat (dans : La destruction de l'enseignement élémentaire) :
"On veut imposer ce qu'on n'a pa su faire passer par la voie de la formation initiale et continue ainsi que par une abondante littérature. Cela suppose une centralisation inouïe, des contrôles et des évaluations incessants. L'instituteur n'est plus censé être capable d'évaluer les compétences de ses élèves. Désormais, il devra se plier aux procédures qui lui seront imposées par la voie hiérarchique, sans débat sur leur pertinence et leur efficacité. Il y a des relents totalitaires dans cette troisième partie du rapport Migeon."
La "culture de l'évaluation" est peut être celle des plus bruyants des actuels contestataires pris à leur propre piège, elle n'est pas la nôtre.
Ecrit par : Pascal Dupré | 23 janvier 2009
Elle n'est en effet pas la nôtre. Ce qui fait que les instituteurs qui manifestent à l'appel d'organisations qui non partagent cette "culture" mais l'ont introduite dans l'école seraient bien inspirés de regarder du côté du GRIP et de SLECC. ( Pub !).
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"Tiens, tiens...
"Ce doit être pour cela que je ne suis plus militante dans un syndicat."
Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2009
"C'est ce qui permet à tous les syndicats, y compris le mien[...]"
Ecrit par : Sanseverina | 21 janvier 2009
Étonnant, non ?"
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Manu, je pensais qu'on pouvait adhérer à un syndicat sans forcément y militer? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
La subtilité m'avait échappé, à 4 H du matin. Merci Christophe.
Ceci dit, je suis assez peu sensible aux ronds de jambe et coupage de cheveux en quatre, spécialité de Sanseverina et de son syndicat, ce qui permet d'éviter d'aller au fond des choses (ici, de lutter réellement contre le pédagogisme).
Pour moi, adhérer à un syndicat est déja un acte militant (après tout, seul 15 % des professeurs sont syndiqués. Ce n'est pas mal, mais c'est tout de même relativement peu : ça laisse 85 % qui ne le sont pas).
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Pardon : d'organisations qui non seulement partagent cette "culture" mais..."
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
@guy morel
Je viens d'aller consulter sur le site SLECC la leçon de grammaire consacrée au pronom relatif. Je constate avec un plaisir non dissimulé (on a les plaisirs qu'on peut) que j'aurais pu écrire cette leçon, car c'est (à qqs détails près bien entendu) exactement ainsi que je fonctionnais.
Et je peux dire qu'en général, les élèves (de lycée y compris, car il fallait aussi combler leurs lacunes) s'en tiraient fort bien après cette leçon, fort utile au demeurant aux germanistes.
Cela fait chaud au cœur!
Ecrit par : retraitée | 23 janvier 2009
Petit exemple concret:
Le gamin (CM1) que je suis en soutien scolaire n'a pas étudié une once de conjugaison depuis la rentrée, j'ai beau avoir accès au travail en classe, aux classeurs, aux cahiers de brouillon et de texte, c'est le vide absolu...
Ne serait-il pas utile à son institutrice de constater que dans ces évéluations CM2 apparaissent les mots "plus que parfait" et "impératif" pour l'aider à se recentrer sur ses devoirs?
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Loin de moi, l'idée de défendre la politique du maître du moloch mais je ferais volontiers remarquer qu'il y a sûrement dans ce nombre de plus en plus d'enseignants qui voient la possibilité de continuer impunément à ne pas transmettre des savoirs.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
C'est effectivement la spécialité voir l'obsession de certains, et pas seulement chez les instits, sous prétexte "d'aimer les enfants" (dixit un "collègue" dans mon établissement).
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Ne serait-il pas utile à son institutrice de constater que dans ces évéluations CM2 apparaissent les mots "plus que parfait" et "impératif" pour l'aider à se recentrer sur ses devoirs?
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Certainement. Mais il faudrait préalablement lui expliquer pour quoi elle était dans les clous en suivant les programmes 2002 et pourquoi elle ne l'est plus aujourd'hui. Quand on modifie les programmes, il faut prendre le temps d'expliquer pour quelles raisons on les modifie, de convaincre, et de montrer comment on peut enseigner les nouveaux programmes.
Cordialement.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Petit exemple concret:
Le gamin (CM1) que je suis en soutien scolaire n'a pas étudié une once de conjugaison depuis la rentrée, j'ai beau avoir accès au travail en classe, aux classeurs, aux cahiers de brouillon et de texte, c'est le vide absolu...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est tout de même étonnant quand on sait- de source sûre - que "le niveau monte", n'est -ce pas ?
Je ne sais plus si j'en ai déja parlé ici : j'ai eu une discussion avec une instit' il y a quelques temps. Elle me racontait ce qu'elle faisait avec sa classe : "des projets, de l'animation, des études de documents (en fait, du constructivisme : elle distribue un document et demande aux pauvres mômes " ce qu'ils en pensent" Ndlr), des sorties, on va faire venir un intervenant et on fera un débat..."
Je n' ai pu m'empêcher alors de l'interrompre un peu brutalement et lui dire :
" - Mais madame, quand est-ce que vous faites cours ?! "
Elle en est resté bouche bée.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
"Aimer les enfants" ! Ça, c'est l'excuse suprême — et, en même temps, une vacherie bien-pensante : comme si nous les détestions pas, les enfants ! Et ça évite de se demander si le problème, c'est bien l'amour — ou l'instruction. Notre manière à nous de les aimer, c'est de leur coller des devoirs et des leçons. Et des prises de notes. Et du par-cœur.
Par cœur ! Comme son nom l'indique ! Alors, qui les "aime" le mieux ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
SANDRA, pourquoi ne devenez-vous pas professeur particulier ? Vous pouvez fonder votre propre cours : il suffit d'un local aux normes. Cela éviterait à de nombreux élèves d'avoir à payer pour rien des cours qui n'en sont pas chez Acadomia et autres officines du même acabit. (Voir le reportage d'Envoyé spécial diffusé hier.)
Vous pouvez aussi devenir "coach en orthographe" : il y a de la demande chez les étudiants et aussi dans le monde professionnel, la formation continue ...
L'orthographe actuellement est une catastrophe, largement répandue. Cette semaine, sur le bac blanc du lycée en philosophie, le sujet écrit à la main (sans aucun effort de graphie ni de présentation) comportait dès la première ligne une faute d'orthographe. Et le professeur est agrégé ...
Ecrit par : une hussarde | 23 janvier 2009
C'est tout de même étonnant quand on sait- de source sûre - que "le niveau monte", n'est -ce pas ?
Je ne sais plus si j'en ai déja parlé ici : j'ai eu une discussion avec une instit' il y a quelques temps. Elle me racontait ce qu'elle faisait avec sa classe : "des projets, de l'animation, des études de documents (en fait, du constructivisme : elle distribue un document et demande aux pauvres mômes " ce qu'ils en pensent" Ndlr), des sorties, on va faire venir un intervenant et on fera un débat..."
Je n' ai pu m'empêcher alors de l'interrompre un peu brutalement et lui dire :
" - Mais madame, quand est-ce que vous faites cours ?! "
Elle en est resté bouche bée.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Ah!!!
C'est le clone de celle dont je parle... ou c'est la même...
Et pour un enfant "un peu faible sur tige, intellectuellement parlant" je ne vous apprends rien en vous disant que c'est une catastrophe...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Ah!!!
C'est le clone de celle dont je parle... ou c'est la même...
Et pour un enfant "un peu faible sur tige, intellectuellement parlant" je ne vous apprends rien en vous disant que c'est une catastrophe...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Sur la catastrophe que cela peut-être pour le gamin, d'accord.
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Cela fait chaud au cœur!
Ecrit par : retraitée | 23 janvier 2009
À moi aussi. De savoir que que ce peut être utile.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Ah!!!
C'est le clone de celle dont je parle... ou c'est la même...
Et pour un enfant "un peu faible sur tige, intellectuellement parlant" je ne vous apprends rien en vous disant que c'est une catastrophe...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Sur la catastrophe que cela peut-être pour le gamin, d'accord.
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"On" ne dit rien, "on" bosse à la maison...
Et vive la semaine de 4 jours, ça donne du temps !!!
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Là, tout à fait d'accord avec vous, Jean-Paul ! Ce que je lis sur l'enseignement mené par certains instits de primaire est affolant. Je pensais qu'on avait un peu progressé dans les consciences ...
Je ne m'étonne plus que certains élèves ne sachent pas dans quel sens prendre une feuille quand ils débarquent en sixième. Déjà pour en trouver une, c'est un exploit.
Ce que je remarque, c'est qu'avec des pratiques sérieuses : leçons par coeur, exercices, révisions, exigence ... les élèves se sentent sécurisés et nous respectent. Ils nous font confiance. Leurs parents aussi. C'est déjà ça, car, pour les résultats, on repassera !
Je racontais hier à des collègues un souvenir qui remonte au moins à une quinzaine d'années. Nous avions pour une année de stage une jeune prof fraîchement émoulue de l'IUFM. Belle personnalité, affable, dynamique, brillante ... A cette époque, plutôt admiratrice de cette personne, je me suis dit : "Je ne dois plus être dans le coup. Il faudrait bien que je retourne moi-même en stage.je ne fais pas ci, je ne fais pas ça ..."
L'année suivante, je récupère ses élèves en cinquième et qu'entends-je, surprise, de la part de parents ?
"Là, mon fils/ ma fille fait vraiment du français !"
Franchement, je me demande à quoi on occupe le temps dans certaines écoles primaires ! Ca me met en boule !
Après un tel vide, rien ne passe au collège, rien ne reste, rien ne peut se construire de durable. C'est ni fait ni à faire.
Nous venons de faire passer un DNB blanc à nos élèves : le niveau de compréhension des textes est affolant. Le vocabulaire ? Dans les choux. Même le mot "infirmité" n'est pas connu. Je passe sur le beau langage, tout à fait adapté au sujet, une grand-mère un peu pénible pour ses proches : "La grand-mère est chiante ... Elle est dégueulasse ...". Et les stupidités à la louche.
L'une de mes collègues, mère d'un gamin à l'école primaire, s'étonne qu'il ne rapporte jamais à la maison un livre à lire. Elle sait que la classe fréquente la BCD chaque semaine. Elle s'en inquiète auprès de l'institutrice qui lui répond : "Ah non, les élèves emportent un livre s'ils veulent ..."
Effarant, non ? Des claques qui se perdent, et là pas que pour les élèves !
Ecrit par : une hussarde | 23 janvier 2009
Sur la catastrophe que cela peut-être pour le gamin, d'accord.
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"On" ne dit rien, "on" bosse à la maison...
Et vive la semaine de 4 jours, ça donne du temps !!!
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est évidemment une solution. Comme en est une autre celle du chèque éducation, comme le rappelait récemment JPB.
Mais alors de quoi parle-t-on ? De la suppression de l'école ?
Pourquoi pas plus de semaine scolaire du tout comme avant 1833 ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Après tout, nous passions bien des compositions trimestrielles — avec un vrai classement au bout… J'adorais ça…
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Derrière la volonté de "ne pas stigmatiser les plus faibles", - de ne pas "discriminer" - chose tout à fait louable dans le principe, il y a, dans le discours du camp du Bien lorsqu'il parle de promouvoir l' "égalité" (ici confondue avec l'égalitarisme) ou de "favoriser les défavorisés", ou encore de "lutter contre la sélection" la volonté la plupart du temps inconsciente de se maintenir dans une position de domination en nivellant par le bas : "on ne remarquera pas -ou moins - ma profonde médiocrité si je passe mes journées à manipuler des êtres encore plus médiocre que moi sous un discours faussement salvateur et d'apparence généreuse"
C'est une volonté de toute-puissance qui ne dit pas son nom et qui concerne des gens qui utilisent leur médiocrité exceptionnelle pour régner sur la seule chose sur laquelle il peuvent régner : un champ de ruine.
Ces gens, présents en nombre dans la hiérarchie de l'éducation nationale (IPR, Chefs d'établissement , pédagogistes planqués dans des offiicines diverses ou simples bégaudeaux médiatiques) voient d'un fort mauvais oeil toute velleité d'amélioration du système et ont une trouille bleue de toute forme de mérite et/ou d'ascenceur social : cela supprimerait leur fond de commerce.
Il ne peuvent l'accepter à aucun prix.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Manu, c'est vrai qu'il y a de quoi être pessimiste.
Reconnaître qu'on a eu tort sur toute la ligne et qu'on a entraîné derrière soi en chaînes toute une série de catastrophes sur des décennies doit être diffcile à accepter pour certains. Si ces personnes en ont la lucidité, elles n'en ont pas le courage, l'honnêté intellectuelle. Elles préfèrent s'autojustifier, se voiler la face, colmater genre cautères sur une jambe de bois ...
Ecrit par : une hussarde | 23 janvier 2009
"On" ne dit rien, "on" bosse à la maison...
Et vive la semaine de 4 jours, ça donne du temps !!!
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est évidemment une solution. Comme en est une autre celle du chèque éducation, comme le rappelait récemment JPB.
Mais alors de quoi parle-t-on ? De la suppression de l'école ?
Pourquoi pas plus de semaine scolaire du tout comme avant 1833 ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Cette classe-là, il ne faut pas la supprimer, il faut bien "que les gosses soient gardés quelque part"...
Pour le sort de lEcole en général, je n'ai ni proposition, ni compétence...
Donc j'apporte le maximum de ce que je peux apporter aux gamins qu'on me demande de suivre, et... après moi, le déluge...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Mieux lustrer le renard que d’aller proposer
@Manu et une hussarde.
Un peu de poésie :
"Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skunks
Et puis qu’on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l’époque
Vitupérer l’époque"
l’époque
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Maintenant, qu'est-ce que l'on fait de cette collègue ?
On la stigmatise en la couvrant de l'opprobre du constructivisme, ou on tente - pas facile - de lui faire comprendre ce qu'est enseigner ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Vous avez mis le doigt sur le problème, M. Morel. La 1ère étape est d'en prendre conscience. La 2ème est effectivement de tenter de faire quelque chose. Je sais pertinemment que c'est ce pour quoi vous vous battez avec énergie, et nous sommes à 100 % avec vous, vous le savez bien.
Dans cet exemple précis, j'ai discuté avec elle, ma réaction instinctive passée ( "Mais, Madame, quand-est-ce que vous leur faites cours ?").
Puis, au fil de la discussion, je lui ai proposé de lui filer un ou deux bouquins. Elle a accepté avec enthousiasme.
je lui en ai prêté deux, qui me semblaient accessibles : d'abord "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter", d'un de ses collègues que vous connaissez bien...
Puis le non moins fameux "La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs", de Liliane Lurçat.
Le résultat fut... tout simplement nul. Les discussions que j'ai pu avoir avec elle les semaines suivantes montrent qu'elle n'a strictement rien compris et qu'elle n'en a strictement rien retenu, et surtout pas l'once d'un début de changement dans ses pratiques. Je ne demandais pas une "conversion" radicale, hein, mais quelque chose comme le début d'une prise de conscience, quelque chose qui s'apparenterais à une forme de doute...
Je me demande parfois si ce genre de collègue n'a pas subit un formatage suffisamment puissant pour être totalement imperméable à toute introduction de nouveau programme, même partiel.
Ce qui pourrait expliquer les mouvements d'indignation contre les nouveaux programmes du primaire : on ne change pas une équipe qui perd.
On ne change pas des certitudes quand elles sont à ce point erronées, avec des gens intimement persuadés qu'ils sont dans le vrai, alors même qu'ils ont SOUS LEURS PROPRES YEUX, l'étendue du désastre : Il n' y a même plus besoin de paravent. La double-pensée est un instrument puissant. Et le pédagogisme n'a jamais été autre chose qu'une religion.
Il faut néanmoins se battre. Nous n'avons pas le choix. Nous sommes d'accord là dessus, je pense.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
@ Manu
Merci de votre réponse cordiale.
Cadeau : le texte complet des fourreurs
"C'est un sale métier que de devoir sans fin
N'étant coupeur de bourses
Bonneteur charlatan monte-en-l'air aigrefin
Vendre la peau de l'ours
On demeure parfois pendant des jours entiers
Tout seul dans sa boutique
Et cette odeur de peaux qu'il faut que vous sentiez
N'est pas très romantique
La martre-zibeline allez c'est plus joli
Sur Madame en Packard
Que quand le paradichlorobenzène emplit
Le nez et les placards
L'opossum à la fin c'est tout aussi lassant
Que la loutre marine
Oh qui dira l'ennui qui prend le commerçant
Derrière ses vitrines
Quand je pense pourtant aux perceurs de plafond
Dont la vie est si dure
Au cinéma j'ai vu comment ces gens-là font
Et Dieu sait si ça dure
À ceux qui pour avoir le respect du milieu
Et de belles bottines
Livrent leur sœur cadette à de vilains messieurs
Pour des prix de famine
Je me dis caressant mes descentes de lit
Mes manchons mes écharpes
Qu'il ne faut pas céder à la mélancolie
Et se joindre aux escarpes
Qu'un magasin vaut mieux que de faire en prison
Des chaussons de lisière
Et mieux cent fois brosser les manteaux de vison
Que buter les rentières
Mieux lustrer le renard que d'aller proposer
L'héroïne à tant l'once
Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skuns
Et puis qu'on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l'époque
Vitupérer l'époque
L'époque"
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Vitupérer l’époque
Vitupérer l’époque"
l’époque
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Je ne fais pas QUE cela , M. Morel. Vous n'êtes pas (heureusement), le seul à agir, rassurez-vous. Comme vous l'a bien dit Maminou, nous agissons chacun à notre niveau. Le simple fait (pas suffisant vous me direz, mais bon...) que je vous aie croisé une fin de mois d'août à plusieurs centaines de km de chez moi (et de chez vous) au congrès de Roncq en est la preuve. Congrès auquels vous n'étiez pas seul, vous avez peut-être remarqué : nous étions d'horizons divers (trés divers...) mais tous réunis pour la défense de l'Instruction publique.
C'est aussi ce genre de chose qui nous fait espérer : ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
@ Manu
Merci de votre réponse cordiale.
Cadeau : le texte complet des fourreurs
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Et merci à vous pour le poème ! je le garde précieusement.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
congrès de Roncq en est la preuve. Congrès auquels vous n'étiez pas seul, vous avez peut-être remarqué : nous étions d'horizons divers (trés divers...) mais tous réunis pour la défense de l'Instruction publique.
C'est aussi ce genre de chose qui nous fait espérer : ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Je vous taquinais.
Tiens au fait : cette année, on renouvelle à Gien, sur les terres d'arithmétique du comte Dupré. De bien belles opérations en vue.
Cordialement.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Mieux lustrer le renard que d’aller proposer
@Manu et une hussarde.
Un peu de poésie :
"Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skunks
Et puis qu’on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l’époque
Vitupérer l’époque"
l’époque
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Aragontez-moi ça!
Ecrit par : retraitée | 23 janvier 2009
Jeremy a écrit : "C'est complètement con", "idiote"
Jeremy, votre wishfull thinking vous égare.
Si, si, ce que Virginie a dit est complètement con. Il faut dire les choses comme elles sont, enfin.
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
"Aimer les enfants" ! Ça, c'est l'excuse suprême — et, en même temps, une vacherie bien-pensante : comme si nous détestions les enfants ! Et ça évite de se demander si le problème, c'est bien l'amour
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Voici ce que répond ma meilleure amie, qui enseigne dans une école parisienne très chic et très cotée, aux bobos-people qui lui reprochent de ne pas aimer Moncanard ou Mapoulette :
"Effectivement, je ne suis pas pédophile".
Jeu, set et match.
Ecrit par : FGuichard | 23 janvier 2009
Je ne fais pas QUE cela , M. Morel. Vous n'êtes pas (heureusement), le seul à agir, rassurez-vous.
C'est aussi ce genre de chose qui nous fait espérer : ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Vous n'êtes pas seul, chacun sait que les petits ruisseaux font les grandes rivières.
J'ai offert, (sans insister lourdement) le fichier de calcul de Pascal Dupré à l'institutrice de notre village (classe unique) , comme ça, à simple titre d'information...
Je l'ai rencontrée récemment...
Elle n'a qu'un CP cette année et il travaille avec ce fichier.
Elle est enchantée de lui faire ainsi travailler les 4 opérations tout de suite...
C'est une goutte d'eau, mais c'est tout de même important.
Quand le fichier du CE1 sera prêt, je serais une des premières cliente... pour l'offrir afin qu'il fasse lui aussi son chemin...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Quelqu'un qui n'aime ni les animaux, ni les enfants, ne peut être complètement mauvais." (W.C. Fields)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Manu, c'est vrai qu'il y a de quoi être pessimiste.
Reconnaître qu'on a eu tort sur toute la ligne et qu'on a entraîné derrière soi en chaînes toute une série de catastrophes sur des décennies doit être diffcile à accepter pour certains. Si ces personnes en ont la lucidité, elles n'en ont pas le courage, l'honnêté intellectuelle. Elles préfèrent s'autojustifier, se voiler la face, colmater genre cautères sur une jambe de bois ...
Ecrit par : une hussarde | 23 janvier 2009
Et plus ces personnes sont avancées dans l'âge, plus il est difficile de reconnaître, après, 10 20, 30 ans d'erreurs, que l'on s'est trompé...
C'est la raison pour laquelle ils doivent dévellopper des efforts surhumains pour s'auto-convaincre qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient, et vice-versa (exemple le plus connu : "le niveau monte". C'est ce qu'on disait sur le Titanic, d'ailleurs. Mais là au moins, il y avait un orchestre : on a coulé en musique, ce qui ne manque pas d'une certaine élégance. Tout le monde en connaît les variantes à peine édulcorées : "Ce n'est pas si grave que cela. Vous êtes des nostalgiques du passé que vous idéalisez. Vous êtes des conservateurs. L'enseignement s'est démocratisé" et autres fadaises de la religion du Progrès...).
La double-pensée, encore et toujours.
Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
Bonjour
Je passais par-là, j'ai vu de la lumière !
Sérieusement, j'ai toujours peu de choses à dire en ce moment, ayant pour souci principal de trouver un emploi en bibliothèque, maintenant que j'ai eu un concours à la territoriale.
J'ai quand même quelque chose de nouveau : j'ai animé ma première partie de jeu de rôle dans une petite bibliothèque.
L'action se déroulait en 1903, au théâtre Grand-Guignol de la rue Chaptal à Paris.
Pour une première, ça a très bien marché et je recommence bientôt.
Si d'ailleurs il y a quelques volontaires dans la région Parisienne qui souhaiteraient être initiés, je le ferais avec plaisir.
Vous pouvez me contacter sur johnmarguerite@yahoo.fr
Parallèlement à cela, j'ai découvert la notion de simulation globale dans l'apprentissage du français Langue Etrangère (FLE).
Quelqu'un peut-il m'apporter un éclairage là-dessus ?
Personnellement, quand je lis ce genre de phrase sur le sujet, j'ai comme un mauvais pressentiment :
"La simulation globale va permettre une mise en situation véritable, pendant laquelle la langue sera envisagée comme un outil et non plus comme un objet de savoir (d’où l’idée de mort du manuel...). "
Bonne continuation !
Ecrit par : johnmarguerite | 23 janvier 2009
"Effectivement, je ne suis pas pédophile".
Jeu, set et match.
Ecrit par : FGuichard | 23 janvier 2009
Excellent !
Celle-là, je m'en resservirai la prochaine fois qu'on me dira qu'il faut aimer les bêtes pour faire mon métier.
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
@Maminou
Je sais bien. Je reçois toutes les commandes à GRIP-Éditions.
Amicalement.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
La connerie progresse à pas de géant, et pas seulement en France :
"Ne dites pas “école”, dites “lieu d’apprentissage”. La directrice de la Watercliffe Meadow Primary School, à Sheffield, rebaptisée Watercliffe Meadow, estime que le mot “école” a des connotations négatives pour les élèves et les parents. Linda Kingdon compte ainsi rapprocher l’établissement du monde réel, rapporte le site du Times." (relevé dans Courrier International).
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Eh bien, Morel, vous pourriez citer l'auteur, ça se fait.
Vous avez honte de connaître Aragon ? ;o)
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
"Parallèlement à cela, j'ai découvert la notion de simulation globale dans l'apprentissage du français Langue Etrangère (FLE). Quelqu'un peut-il m'apporter un éclairage là-dessus ?"
Des conneries ! Des sombres conneries !
Je connais qques profs de FLE, eux-mêmes avouent que le FLE, c'est une discipline fumeuse !
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Je connais qques profs de FLE, eux-mêmes avouent que le FLE, c'est une discipline fumeuse !
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Cela se dit "fleu".
Z'auriez pas du fleu ?
En grammaire, c'est des as !
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Quand le bateau coule, il y a toujours des petits dégourdis pour vendre des hot-dogs ou des sucettes aux passagers qui montent dans les canots de sauvetage. En quarante, il paraît même que des paysans vendaient de la flotte aux types qui se repliaient - après avoir valeureusement combattu : 100 000 morts ! - de la frontière belge.
Je le trouve pas mal ce Clerc. "Prof de tenue classe", ça vous a une gueule ! À quand l'agrégation ?
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/temoignages/en_pratique/&key=itm_20090122_145809_5_questions_a.txt
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Eh bien, Morel, vous pourriez citer l'auteur, ça se fait.
Vous avez honte de connaître Aragon ? ;o)
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Bah oui. D'autant que j'ai fréquenté le 56 rue de Varennes quelques fois. Voudriez pas que cela se sache ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
56 rue de Varenne, sans "s".
Que le grand GRIP me croque !
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Pourquoi vouloir absolument transformer une question de simple stratégie en test de pureté syndicale ? ( Manu)
C'est vous qui parlez de "pureté syndicale", pas moi, car je trouve l'expression et l'idée, disons, discutables, pour rester correcte.
C'est bien en terme de stratégie que je pensais. La grossière erreur de stratégie a été de signer les points de convergence sur lesquels s'appuient maintenant Darcos et son missionnaire. La pureté syndicale, gnaf-gnaf, vous me faites bien rire.
Vous avez lu la lettre de mission de Darcos à Descoing? Sur quoi s'appuie-t-il? Comment expliquer maintenant au Monsieur que l'on n'est pas d'accord avec ce que l'on a signé, il y a quelques mois?
Ensuite, Manu, je vous en prie, je n'ai jamais mis en doute le dévouement d'aucun militant syndical de la boutique que vous défendez ou d'une autre, d'ailleurs. Je pense simplement que même si ce blog est l'annexe du SNALC, ( dont je pense le plus grand bien sur des tas de points, d'ailleurs) , il est tout de même possible de discuter et de contredire une idée, un fait. Ah! Non, c'est vrai, quand on ne chante pas la messe, ici, en choeur, on s'entend dire qu'on coupe les cheveux en quatre.
Ecrit par : Sanseverina | 23 janvier 2009
Un jour pour le devoir de mémoire
La connerie progresse à pas de géant, et pas seulement en France :
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Non, partout en Europe : d'après Vous Nous Ils, l'agence de presse de la CASDEN
"En 2002 les ministres européens de l’Education ont décidé d’instaurer la journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. La date du 27 janvier, anniversaire de l'ouverture du camp d'Auschwitz, a été retenue par la France et par l’Allemagne."
On a bien lu : les ministres européens de l'éducation se lancent dans la "prévention des crimes contre l'humanité" !
C'est sûr que c'est une question de prévention !
A cette occasion, enseignants et élèves sont invités à travailler sur le devoir de mémoire. Des ressources pédagogiques sont à leur disposition sur plusieurs sites Internet cités dans la note.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Il me semblait bien aussi.
Pourtant, j'ai eu en DUT Métiers du Livre une référence en la matière : Francis Yaiche.
Il nous faisait des cours sur la communication.
D'ailleurs, c'était pas mal, en plus ! Il nous avait fait une partie en cours magistral en nous priant de l'excuser d'être ennuyeux, alors qu'en fait il ne l'était pas !!!
Sachant que le FLE est ce qu'il est, comment une personne comme F. Yaiche, à priori intelligente, qui sait des choses et de surcroît les exprimer clairement, peut-elle s'y fourvoyer ?
Une explication est peut-être la référence explicite à "La vie Mode d'emploi" de Perec, autrement dit la recherche d'une caution littéraire, la protection du grand écrivain dont on se réclame.
Ils imaginaient sérieusement, ces gars-là, que Perec et ses copains de l'Oulipo participeraient un jour sans pouffer à une séquence de simulation globale ???
(Sinon, ma proposition grandguignolesque tient toujours !)
Ecrit par : johnmarguerite | 23 janvier 2009
L'instituteur n'est plus censé être capable d'évaluer les compétences de ses élèves. Désormais, il devra se plier aux procédures qui lui seront imposées par la voie hiérarchique, sans débat sur leur pertinence et leur efficacité. Il y a des relents totalitaires dans cette troisième partie du rapport Migeon."
Ecrit par : Pascal Dupré | 23 janvier 2009
"sans débat sur leur pertinence et leur efficacité"
Oui, c'est ainsi que mes petits GS devraient être obligés d'écrire tout seuls la semaine prochaine "MT", "pSSS" et "REA" et moi de marquer "acquis" à la compétence "Distingue les sons constitutifs du langage et les met en relation avec quelques lettres connues" dans les petites cases de l'évaluation départementale de mi-parcours, tout ça parce que "l'écriture spontanée" est à la mode.
Comme je n'ai vraiment pas envie de leur donner de très mauvaises habitudes, je vais juste un peu tricher. J'écrirai au tableau en belles lettres cursives : mouton, renard, poussin et je leur dirai qu'en faisant un peu attention aux lettres qu'ils connaissent déjà, ils devraient arriver à copier le nom de chaque animal sous le dessin le représentant. Acquis pour acquis, j'aime autant que cela leur serve à quelque chose.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
l'évaluation départementale de mi-parcours.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
On évalue donc à tous les échelons ?
Qu'est-ce que c'est que c'est que c'est que c'est que cela, aurait demandé Zavatta, "l'évaluation départementale de mi-parcours" ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Et ça continue !
Trouvé dans le Parisien 2 ce jourd'hui :
Saint-Ouen-l’Aumône
Le coup de force des parents en pleine classe
Ils trouvent les tests d’évaluation en CM 2 « inappropriés ». Alors hier, devant des enseignants et des enfants, une quinzaine de parents d’élèves ont confisqué les livrets.
Laurence Allezy | 23.01.2009, 07h00
L'école primaire des Bourseaux de Saint-Ouen-l’Aumône connaît une drôle d’agitation depuis deux jours. Des parents d’élèves de CM 2 s’opposent en effet au bon déroulement des tests d’évaluation nationaux en confisquant les livrets. Hier et mercredi, un groupe d’une quinzaine d’entre eux s’est invité dans la classe pour s’emparer des livrets, empêchant ainsi les écoliers de répondre.
Les parents, qui se sont procuré le livret d’évaluation en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman.
« L’inspecteur de circonscription s’est immédiatement rendu dans l’école, mercredi matin, lorsqu’il a appris le mouvement des parents. Il a reçu le groupe et lui a expliqué tout l’intérêt de ces tests », précise-t-on à l’inspection académique du Val-d’Oise, qui juge cette action « regrettable ».
A l’issue de cette rencontre, le climat semblait s’être apaisé. Ce fut de courte durée. Les parents ont repris l’occupation dès hier matin, ce qui a nécessité une nouvelle fois l’intervention de l’inspecteur de circonscription et d’un membre de l’inspection académique. « Ils ont d’abord souhaité réfléchir, mais une quinzaine de parents s’est tout de même opposée à la poursuite des tests l’après-midi. »
« Ces tests n’ont aucune subtilité »
Depuis le début de la semaine, tous les élèves de CM 2 planchent sur ces tests d’évaluation orchestrés par l’Education nationale. De l’écriture, de la lecture, du calcul, de la géométrie ou des grandeurs et mesures composent l’essentiel des questions. Les résultats devraient être connus courant février. A l’annonce de leur mise en place, plusieurs syndicats enseignants sont montés au créneau. « Ces tests n’ont aucune subtilité, ils sont très binaires, trop ciblés, et ils ciblent mal. Pour nous, c’est un vrai casse-tête, on ne sait pas comment s’y prendre pour les faire passer aux élèves, explique Caroline, une enseignante de CM 2. Je suis très étonnée, mais ravie d’apprendre que des parents bougent. Ils ont compris ça. »
Quant à la fédération de parents d’élèves FCPE, elle a demandé le report de ces tests. Si elle s’interroge sur leur fondement, elle ne peut pas accepter que ces évaluations « sélectionnent » les élèves avant leur entrée en sixième."
La FCPE est devenue compétente en pédagogie ! C'est la nouvelle du jour.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
La FCPE est devenue compétente en pédagogie ! C'est la nouvelle du jour.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Cela fait un moment qu'elle est réputée l'être, non ? La seule question est de savoir pourquoi elle proteste aujourd'hui contre des procédures évaluatives qu'elle soutenait hier.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"Quant à la fédération de parents d’élèves FCPE, elle a demandé le report de ces tests."
C'est devenu une habitude maintenant : un moratoire, un moratoire ! Moratorons, moratorons. Avant on faisait des colloques, maintenant on fait des moratoires. Ca change un peu.
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Quant à la fédération de parents d’élèves FCPE, elle a demandé le report de ces tests. Si elle s’interroge sur leur fondement, elle ne peut pas accepter que ces évaluations « sélectionnent » les élèves avant leur entrée en sixième."
N'importe quoi !
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
"L'école primaire des Bourseaux de Saint-Ouen-l’Aumône connaît une drôle d’agitation depuis deux jours. Des parents d’élèves de CM 2 s’opposent en effet au bon déroulement des tests d’évaluation nationaux en confisquant les livrets. Hier et mercredi, un groupe d’une quinzaine d’entre eux s’est invité dans la classe pour s’emparer des livrets, empêchant ainsi les écoliers de répondre.
Les parents, qui se sont procuré le livret d’évaluation en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman." a cité JPB
Fiction :
"Le centre d'examen du Lycée Pierre de Fermat à Toulouse connaît une drôle d’agitation depuis deux jours. Des parents d’élèves de PC étoile s’opposent en effet au bon déroulement du concours d'entrée à Polytechnique en confisquant les sujets. Hier et mercredi, un groupe d’une quinzaine d’entre eux s’est invité dans la classe pour s’emparer des sujets, empêchant ainsi les écoliers de répondre.
Les parents, qui se sont procuré les sujets de l'an dernier en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman."
Heureusement, ce n'est que de la fiction. Les "écoliers" en question étant gardés (pardon surveillés) par des militaires en uniforme, ça aurait pété, mon colonel !
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Moratorons, moratorons.
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Je réclame un moratoire sur les moratoires.
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
"Effectivement, je ne suis pas pédophile".
Jeu, set et match.
Ecrit par : FGuichard | 23 janvier 2009
"Excellent !
Celle-là, je m'en resservirai la prochaine fois qu'on me dira qu'il faut aimer les bêtes pour faire mon métier."
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
Comment ça? Vous n'êtes pas zoophile, Yann? On m'aurait menti??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Je n'ai effectivement jamais vu la FCPE s'intéresser à autre chose qu'au poids des cartables (le serpent de mer de la rentrée) et à la question de la gratuité.
Les voilà maintenant qui envahissent les écoles pour empêcher la passation des évaluations sous prétexte qu'elles "sélectionneraient les élèves avant l'entrée en 6ème".
Si on se bat contre quelque chose, il faut le faire avec un minimum de bon sens. Les examens d'entrée en 6ème ont été (malheureusement ?) supprimés dans les années 60 et je ne vois pas comment des évaluations en janvier pourraient servir à sélectionner les élèves (les sélectionner pour les envoyer où ?), alors qu'ils vont tous en 6ème et que les 6ème sont indifférenciées.
Les évaluations, au niveau de la classe (je ne sais pas trop ce qu'ils en font au ministère) servent essentiellement à diagnostiquer les difficultés et à chercher à les résoudre (en langage pédago on appelle ça "remédiation").
Enfin, c'est comme ça que je les utilisais quand j'avais des 6ème.
" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?
Ceci dit, les enseignants consciencieux n'ont pas besoin d'évaluations nationales pour faire ça.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Comment ça? Vous n'êtes pas zoophile, Yann? On m'aurait menti??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Est-ce que je vous demande si vous aimez les flûtes ?
;o)))
Ecrit par : yann | 23 janvier 2009
l'évaluation départementale de mi-parcours.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
On évalue donc à tous les échelons ?
Qu'est-ce que c'est que c'est que c'est que c'est que cela, aurait demandé Zavatta, "l'évaluation départementale de mi-parcours" ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
C'est tout nouveau, ça vient de sortir, chez nous du moins, mais je crois que cela sévit dans de très nombreux départements.
A la fin septembre, on nous a refilé deux belles séries de photocopies à faire pour évaluer nos GS et nos CP et pouvoir ainsi construire des progressions qui mettraient toutes les chances du côté de nos bambins dans la construction de leurs apprentissages.
Mes CP étaient un peu inquiets, ils croyaient qu'ils se trompaient parce que c'était trop facile et qu'on ne pouvait pas leur demander ça à eux (compter 3 étoiles et 5 lunes et entourer "là où il y en a le plus", écrire "a", "o", "ri", "to").
Je leur donnais les fiches lorsqu'ils avaient fini leur travail en leur disant : "Tiens, ça tombe bien, j'ai des petits jeux faciles pour vous. Ça va vous occuper en attendant que les copains finissent !"
Les six ont tourné à 100 % de réussite. Ils venaient de faire les évaluations SLECC qui les avaient un peu plus motivés.
Quant à celles des GS, c'était ni fait, ni à faire : soit on les prenait pour des nouveaux-nés de la chose scolaire (colorie en bleu la main du petit garçon qui tient l'arrosoir ; le chien mord le cheval, entoure le bon dessin), soit on leur demandait des "comportements de lecteur-expert" (parmi les suites de signes suivantes, entoure celles qui forment des mots ; écoute les mots suivants, entoure ceux dans lesquels on entend la même chose et barre l'intrus : "cloche, crabe, classe").
J'ai présenté comme des "petits jeux faciles" les exercices trop simples et ai "fait une leçon" avant d'aborder les pages qui, selon moi, ne relevaient pas du programme SLECC de Moyenne Section (apparemment les auteurs de ces évaluations ne savent pas qu'un enfant de GS n'est rien d'autre à la rentrée qu'un "petit" pour lequel Pauline Kergomard préconisait de ne pas le confronter à la lecture-écriture).
Je croyais en être débarrassée et pouvoir continuer mon programme tranquille. Eh bien non, il y a des évaluations de mi-parcours !
Celles des CP sont horriblement simples (dictée de syllabes, copie d'une ligne, additions de nombres inférieurs à 5, écoute de consignes orales) et celles de GS présentent à nouveau les mêmes exercices pour nouveaux-nés, les mêmes repérages de suites de signes qui forment des mots, ce fameux exercice d'écriture spontanée ainsi qu'apparemment un exercice où il doit falloir repérer un titre, un auteur et un illustrateur sur une couverture de livre (ou un truc approchant, je n'ai pas encore les consignes de passation).
Et puis, qui dit "évaluations de mi-parcours" dit automatiquement "évaluation de fin de parcours", ce qui veut dire qu'en juin, on s'y recolle, mes élèves et moi...
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
Je n'ai effectivement jamais vu la FCPE s'intéresser à autre chose qu'au poids des cartables (le serpent de mer de la rentrée) et à la question de la gratuité.
Les voilà maintenant qui envahissent les écoles pour empêcher la passation des évaluations sous prétexte qu'elles "sélectionneraient les élèves avant l'entrée en 6ème".
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Cher Robin,
Vous êtes d'une charmante fraîcheur ; cela fait plus de quarante ans que la FCPE et le défunt SNI "envahissent l'école".
Bien à vous.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Peut-être ce lien a-t-il déjà été donné, je n'ai pas lu tous les messages récemment.
http://www.mezetulle.net/article-26616424.html
À propos du FLE :
J'ai eu des primo-arrivants durant 3 ans, j'assurais 3 heures, sur les 12 qu'ils recevaient en français, et j'ai été consternée par l'ensemble des manuels destinés à ces classes. On abordait conjointement toutes sortes de difficultés (un peu comme cela se fait d'ailleurs aujourd'hui en LV) , rien n'était vraiment vu de façon progressive.
Il faut dire aussi qu'on mêle dans ces classes des élèves de tout âge, et qu'il en arrive régulièrement de nouveaux tout au long de l'année, à qui il faut tout faire recommencer, bref, une classe unique, Babel en plus.
Ecrit par : retraitée | 23 janvier 2009
Pour ceux que cela intéresse le septième chapitre de “3001, Odyssée de l'espèce” est paru sur mon site… Avec un peu de retard… Mais c'était pour le plaisir d'écrire “Rémission… Piège à cons”… où je ne parlais pratiquement pas de Christophe Sibille, ni du prochain livre que Brighelli va me proposer d'éditer…
Ecrit par : Roger Felts | 23 janvier 2009
Robin a écrit : "Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école".
Pas que le vocabulaire ! Ce sont aussi parfois les élèves qu'on médicalise.
Dans mon lycée, on observe une recrudescence de Projets d'Accueil Individualisé. Ce dispositif a été initialement mis en place pour "accueillir des enfants ou adolescents atteints de troubles de la santé sur un longue période" *.
J'affirme qu'il s'agit, la plupart du temps, d'une médicalisation artificielle de problèmes de niveau auxquels on cherche à trouver des échappatoires artificiels que l'élève paiera cher au final.
Voici un bel exemple : il s'agit d'un élève de seconde de niveau moyen, équilibré, qui ne présente à mon avis aucune pathologie qui réclamerait un tel dispositif ** :
A la rubrique "Difficultés et potentialités du PAI on lit : "Lit sans forcément comprendre. A donc besoin de relecture. Dysorthographie. Difficultés d'attention et de compréhension".
A la rubrique "Aménagements" on lit : "tiers temps ou allègement des contrôles. Ne pas pénaliser à cause de l'orthographe. Le placer devant au milieu".
6 adultes ont signé ça. On croit rêver ! J'affirme qu'un enseignant qui rentre là-dedans contribue à fabriquer un bien curieux "citoyen".
J'ignore, en mon âme et conscience. Cet élève a, comme beaucoup d'autres, simplement besoin d'exigences particulières.
* http://www.education.gouv.fr/bo/2003/34/MENE0300417C.htm
** j'entends ici le cœur pédagol : mais vous n'êtes pas médecin pour en décider ! Je réponds que les Diafoirus qui signent par complaisance ce genre de torchon n'en ont que le nom.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
"Les parents, qui se sont procuré le livret d’évaluation en amont, dénoncent des tests « inappropriés » aux connaissances acquises par leurs enfants à cette période de l’année scolaire. « Ils n’ont pas assez de temps pour répondre. Quant à la notation, c’est bien simple, tout est bon ou tout est faux », témoigne une maman."
j'espère que par la suite son rejeton ne passera pas de concours...
Mort de rire...
Crispé le rire, crispé, toujours crispé.
Vincent
Ecrit par : matheutorduinAlaska | 23 janvier 2009
@Catmano écrit :
"apparemment les auteurs de ces évaluations ne savent pas qu'un enfant de GS n'est rien d'autre à la rentrée qu'un "petit" pour lequel Pauline Kergomard préconisait de ne pas le confronter à la lecture-écriture."
Rassurez-vous, ces "auteurs" ne savent rien de Kergomard. Ils sont l'aile marchante de l'ignorance.
Le problème est que Darcos, à la suite de Migeon, Pair, Jospin, Delors et autres Thélot leur donne du grain à moudre avec cette manie des évaluations.
Je vais finir par penser que le ministre actuel est un homme de gauche.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
j'entends ici le cœur pédagol : mais vous n'êtes pas médecin pour en décider ! Je réponds que les Diafoirus qui signent par complaisance ce genre de torchon n'en ont que le nom.
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Pas du tout, ce sont des médecins qui ont le coeur à gauche et la tête qui penche du côté d'Adolphe Thiers : "il ne faut pas instruire le pauvre !"
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Tout à fait d'accord...
Mais alors, pourquoi Guillaume dit-il que ce problème était impossible à faire avec une règle de trois?
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
Je dis simplement que ce n'était pas le bon problème à poser si on introduit la règle de trois dans les programmes. Il aurait été plus judicieux d'en poser pouvant être résolu en utilisant plusieurs techniques.
Mes anciens élèves de CM1 ont été bloqués par le problème des oeufs, cuillerée d'huile, pincée de sel
Avec la règle de 3 j'aurais fait ça:
Farine 250g /6 puis X9 = 375g
Lait 1l /6 puis X9 = 1,5 l
Oeufs 4oe /6 puis X9 = 6 oeufs
Huile 1 cuillérée /6 puis X9 = 1,5 cuillérée à soupe
Sel 2 cuillérées /6 puis X9 = 3 cuillérées à café
Juste ou faux???
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
4 : 6 = 0.66666 x 9 = 5.9999
Voici ce que vous obtenez, cela marche si vous multipliez d'abord et vous divisez ensuite.
Mais on est alors plus ans le produit en croix à mon sens que j'avais abordé avec mes élèves mais je n'ai pas eu encore le temps de revoir cette année. J'ai déjà travaillé en prévision les simplifications de fractions et les critères de divisibilité mais faute de temps (la suppression du samedi n'est pas vraiment un cadeau), la règle de trois n'est pas encore abordée. Vous multipliez d'abord et vous divisez ensuite. Or, dans la règle de trois, vous divisez d'abord, recherche pour un et vous multipliez ensuite.
Or, vous tombiez ici sur des quotients sans fin, à arrondir.
Mes élèves ont donc trouvé des valeurs approximatives.
Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009
La FCPE est devenue compétente en pédagogie ! C'est la nouvelle du jour.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Mais cela fait longtemps qu'elle s'en occupe dans les collèges! Elle est de toutes les décisions puisque reine dans les CA et nombre de chefs d'établissement raisonnent en termes de: "Non, on ne peut pas faire cela, la FCPE ne sera pas d'accord". Elle est incontournable, en attendant qu'elle ne nous recrute directement avec les chefs d'établissements.
Alors quand les instits et les profs se servent d'elle comme soutien...
Dehors, les parents!
Ecrit par : Sanseverina | 23 janvier 2009
il y avait des "fiches" qui circulaient sur les profs au Lycée Clémenceau à Montpellier!
Ecrit par : joël | 23 janvier 2009
4 : 6 = 0.66666 x 9 = 5.9999
Voici ce que vous obtenez
écrit Guillaume.
Il faut ajouter : sur une calculette. À la main, 4:6, c'est une suite infinie.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
La "médicalisation" est utilisé pour les profs aussi! en route vers le goulag!
Ecrit par : joël | 23 janvier 2009
Or, vous tombiez ici sur des quotients sans fin, à arrondir.
Mes élèves ont donc trouvé des valeurs approximatives.
Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009
De toute façon, ça ne va pas changer la face du monde ...
" Perso ", je divise par deux puis multiplie par trois mais, bon, je n'ai pas dix ans et j'ai bien vieilli et me suis bien frottée depuis le CM2 aux réalités du terrain et mon Bac n'a rien à voir avec ma cuisine. Par ailleurs ma grand-mère, entrée en apprentissage à douze ans sans certif, réalisait d'excellentes recettes adaptées au nombre de convives, plats sucrés ou salés, chauds ou froids, et il était bien difficile d'obtenir qu'elle nous livre ses proportions qu'elle faisait au jugé !
Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2009
"" Perso ", je divise par deux puis multiplie par trois"
Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2009
Parce que 3x3 =9 !
Dobolino cela fait cinq heures que je l'ai dit !
Vous étiez encore à soigner le setter gordon de RF ou quoi ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Cher Robin,
Vous êtes d'une charmante fraîcheur ; cela fait plus de quarante ans que la FCPE et le défunt SNI "envahissent l'école".
Bien à vous.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Oui, je sais bien tout ce que l'ambiance délétère dûe à la complaisance compassionnelle laxiste et "puérocentrée" que nous supportons, à la limite du respirable, dans un grand nombre de collèges publics, doit à la FCPE et le liens étroits entre la FCPE et le pédagogisme (c'est Meirieu, inspirateur de la Loi d'orientation de 89 qui a fait entrer les parents à l'école - en l'occurence leur syndicat majoritaire, la FCPE - avec toutes les dérives que nous savons).
Je pensais aux parents qui ont empêché physiquement la passation des épreuves dans certaines écoles.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
De toute façon, ça ne va pas changer la face du monde ...
Ben si...
Dans le cas présent, un seul élève a réussi parce qu'ila senti les choses si je puis dire. Certains élèves, appelez cela bosse des maths ou que sais-je encore trouveront quand même les choses.
Dans le cas de la règle de trois, j'avais appris à mes élèves un raisonnement qui faisait appel à eur réflexion (ils chercher la valeur unitaire puis multiplier par le nombre recherché).
Et tous les élèves doués ou non avaient de sérieuses chances de trouver la solution. Ils avaient suivi un apprentssage et s'en souvenaient l'année suivante.
Je pense encore une fois que les énoncés de cette évaluation ne sont pas innocents et constituent un parfait sabotage des intentions affichées dans les programmes Darcos de primaire.
Tout à fait autre chose.
Quoique.
Jean-Paul Riocreux, ancien inspecteur d'académie, auteur de "l'école en désarroi", sera l'invité de RCF (ondes hertziennes) demain matin samedi 24 janvier à 10h03, émission rediffusée lundi 26 janvier à 18h16.
Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009
Je sais bien que la FCPE est active depuis longtemps. J'ai eu affaire à elle à Montpellier il y a trois ans — et j'ai pris les choses de très haut, pour arrêter tout de suite les récriminations. Mais on peut penser localement que ce sont des excités. Alors qu'en fait, c'est une tactique globale, Sanseverina a raison.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
(c'est Meirieu, inspirateur de la Loi d'orientation de 89 qui a fait entrer les parents à l'école - en l'occurence leur syndicat majoritaire, la FCPE - avec toutes les dérives que nous savons).
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Ben non.
D'abord Meirieu n'est pas l'inspirateur de la loi de 89. Plutôt Legrand. Et puis les parents d'élèves ont dû faire leur entrée dans les établissements en 1975, avec Haby.
Enfin, le type qui a mis le bordel, c'est Edgar Faure, dès 1969, avec l'institution des Conseils d'établissement devenus depuis Conseils d'administration ; ce qui a de quoi faire rigoler, parce qu'en dehors du sentiment d'importance que cela donne aux uns et aux autres d'appartenir au CA, il n' y a pas gros à râcler comme jetons de présence.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Ecrit par : Guillaume | 23 janvier 2009
Il est vrai que j'avais commencé par simplifier en remplaçant tout de suite le 6 par2 et le 9 par 3...
Je comprends votre démarche d'apprentissage pour vos gamins et je comprends pourquoi vous vous insurgez ...
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Tout se réduit à unpur rapport de force. C'est pourquoi je referai la grève le 29 janvier (jour de mon anniversaire).
Je viens de recevoir la simulation du montant de ma retraite si je la prends le 29 janvier 2010, comme j'en ai le droit (j'aurai 60 ans) : 996 euros par mois pour 20 ans, 4 mois et 28 jours de services si je la prends le 29 janvier 2010 et à 1033 euros si je la prends à la fin de l'année scolaire.
Je n'ai pas reçu la simulation pour les services antérieurs dans le privé (1 an de journalisme et à peu près 6 ans en tant que MA dans le privé sous contrat). Je pense que ça fera à peu près 500 euros.
Je risque donc de perdre environ 500 euros par rapport à mon salaire actuel.
(Je suis certifié au 10 ème échelon, titulaire d'une maîtrise d'enseignement)
Il faudra donc que je tienne quelques années de plus, coûte que coûte.
C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau....
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
"462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."
Allez dites le : ça vous manque !
Ecrit par : dugong | 23 janvier 2009
Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau....
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Ne chantez pas trop vite victoire, Maminou. Lundi, c'est la Nouvelle Lune !
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
Quand à mes conditions de travail (deux heures de transport par jour, nomination sur deux établissements et deux heures supp. obligatoires), deux 4ème à 28...C'est tout à fait exceptionnel (dixit Darcos). Je sais qu'il y a pire, je connais quelqu'un qui remplace, en tant que TZR, une collègue en dépression sur trois collèges dont deux ZEP. RELATIVISONS ! ;-((
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Vous faites très bien de la dire !
Avec toute mon amitié.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
"Aimer les enfants" ! Ça, c'est l'excuse suprême — et, en même temps, une vacherie bien-pensante : comme si nous les détestions pas, les enfants ! Et ça évite de se demander si le problème, c'est bien l'amour — ou l'instruction. Notre manière à nous de les aimer, c'est de leur coller des devoirs et des leçons. Et des prises de notes. Et du par-cœur.
Par cœur ! Comme son nom l'indique ! Alors, qui les "aime" le mieux ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 janvier 2009
Excellent bouquin que je lis actuellement:
http://www.evene.fr/livres/livre/claude-halmos-pourquoi-l-amour-ne-suffit-pas-18818.php
Evidemment, comme c'est écrit par une psychanalyste, la plupart d'entre les intervenants le jugeront nul et non avenu ... mais, ici, il y a certainement des lecteurs silencieux et, si ça peut vous rassurer sur vos problèmes d'obédience, je suis absolument certaine que Catmano, quand je le lui prêterai, n'y trouvera guère mot à redire.
Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2009
Maminou, vous êtes une conne…
C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Ecrit par : Oiseau-Lyre | 23 janvier 2009
C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Vous faites très bien de la dire !
Avec toute mon amitié.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Merci Guy. Je n'ai pas écrit cela pour me plaindre, mais en guise de témoignage. Le lecteur assidu ou occasionnel en pensera ce qu'il voudra. Certains, peut-être que c'est normal. Je m'en fiche. Je l'ai dit !
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est vrai ! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Vous êtes tous des (censuré) ;O))
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
C'est ça aussi la réalité concrète de la condition enseignante.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Vous faites très bien de la dire !
Avec toute mon amitié.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
J'ai envie d'ajouter que la réalité de la condition enseignante pour les collègues qui entreront dans la carrière, après master et je ne sais quoi, à 25 ans ou plus, ce sera la retraite, quarante deux-ans plus tard, à 67 ans.
Faut qu'ils commencent dès aujourd'hui à ne bouffer que des yaourts, à ne boire que du Vittel, à baiser modérément (pardon Maminou pour la grossièreté !), à faire un footing tous les matins avant leurs cours - et à mettre un cierge pour l'autre Heimer, en dépit de tout cela, ne les rattrape pas.
Mais c'est vrai que pour une prime d'installation de 1 500 euros, on peut se lancer dans la carrière.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
c'est peut être parce que c.sibille semble avoir un emploi du temps plus chargé à l'iufm ;-)
Ecrit par : lulu | 23 janvier 2009
Ben non.
D'abord Meirieu n'est pas l'inspirateur de la loi de 89. Plutôt Legrand. Et puis les parents d'élèves ont dû faire leur entrée dans les établissements en 1975, avec Haby.
Enfin, le type qui a mis le bordel, c'est Edgar Faure, dès 1969, avec l'institution des Conseils d'établissement devenus depuis Conseils d'administration ; ce qui a de quoi faire rigoler, parce qu'en dehors du sentiment d'importance que cela donne aux uns et aux autres d'appartenir au CA, il n' y a pas gros à râcler comme jetons de présence.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Je ne connais pas en détail tous les embranchements de la généalogie du merdier dans lequel nous sommes. Merci de les rappeler : Haby, Edgar, Legrand, donc. Il me semblait pourtant que l'idée de "l'élève au centre du système" (les savoirs au feu) de la Loi d'orientation de 89 venait de Meirieu.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Evidemment, comme c'est écrit par une psychanalyste, la plupart d'entre les intervenants le jugeront nul et non avenu ... mais, ici, il y a certainement des lecteurs silencieux et, si ça peut vous rassurer sur vos problèmes d'obédience, je suis absolument certaine que Catmano, quand je le lui prêterai, n'y trouvera guère mot à redire.
Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2009
Sur des lieux-communs de psychanalyste, il n'y a pas grand chose à redire.
Tiens, Bongo brait dans son pré. Savez-vous que l'animal m'a fait une fugue avant-hier et m'a obligé à courir à ses trousses pendant trois heures d'affilée. "Pas un gosse ne m'aurait fait faire cela" (Saint -Ex. vous avez reconnu bien sûr.)
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Moi, j'aime bien les enfants, surtout quand ils pleurent parce qu'on les emmène se coucher. ;O))
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
evals passées, sans triches, traitées sur l'ordi et envoyé à l'ien.
le resultat:
Nouvelles du front:
"J'ai 43% des élèves entre 50 et 66 % de réussite et 57 % à + de 66 % de réussite! c'est pas la classe ça pour des évals inadaptées bla bla bla??!!
évidemment personne à moins de 33%
Qui est ce qui se moquait de moi et de ma trop grande assurance, surtout vu mon peu d'ancienneté ?
Comme quoi je les connais pas si mal que ça mes élèves..
et encore 2 absentes dont ma 1ere de la classe.3
Ecrit par : c.cuit | 23 janvier 2009
"Ce que j'ai fait aucune bête ne l'aurait fait !" (Guillaumet)
Le vendredi 13 juin 1930, en traversant les Andes pour la 92e fois pour l’Aéropostale, il s’écrase avec son Potez 25 à la Laguna Diamante à cause du mauvais temps. Il marche pendant cinq jours et quatre nuits, passant trois cols. Il manque plusieurs fois d’abandonner mais persiste en pensant à ses camarades[1] et à sa femme Noëlle[2]. Il atteint un village au bout d'une semaine. L’exploit que les habitants des vallées résument parfaitement : « Es imposible », construit la légende de cet homme discret au milieu des stars de l’Aéropostale.
À Antoine de Saint-Exupéry, venu le rechercher, il déclare : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait »[3].
Modèle des pilotes de ligne, Henri Guillaumet franchira 193 fois la Cordillère des Andes et fera 12 traversées d'études de l'Atlantique Nord entre 1938 et 1939.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Guy Morel, vous êtes un héros !
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
...Et mes amitiés fraternelles à Bongo !
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Je ne connais pas en détail tous les embranchements de la généalogie du merdier dans lequel nous sommes. Merci de les rappeler : Haby, Edgar, Legrand, donc. Il me semblait pourtant que l'idée de "l'élève au centre du système" (les savoirs au feu) de la Loi d'orientation de 89 venait de Meirieu.
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
J'ignore qui a inventé cette belle expression. Migeon sans doute, qui devait plus tard périr en mer au large du Mexique alors qu'il naviguait en compagnie d'un truand lyonnais notoire.
Pascal Dupré a mis cette après-midi ce qu'il convenait de mettre comme épitaphe pour le personnage.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Guy Morel, vous êtes un héros !
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Et comment !
Yes we can ! C'est ce que j'ai crié quand j'ai réussi à passer le harnais à cette saleté d'âne.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Archive de concours de PE façon Jospin et Migeon.
CNDP : Château-Neuf-Du-Pape ?
Attention c'est du brutal !!
http://crdp.ac-reims.fr/concours/1996/ENSEIG/PROFEC/EP/SPC4.pdf
Ecrit par : Philippe | 23 janvier 2009
Archive de concours de PE façon Jospin et Migeon.
CNDP : Château-Neuf-Du-Pape ?
Attention c'est du brutal !!
http://crdp.ac-reims.fr/concours/1996/ENSEIG/PROFEC/EP/SPC4.pdf
Ecrit par : Philippe | 23 janvier 2009
Je l'avais évidemment. Mais pas le lien. Merci.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Yes we can ! C'est ce que j'ai crié quand j'ai réussi à passer le harnais à cette saleté d'âne.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
... et Bongo a compris Yes hi han ?
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
... et Bongo a compris Yes hi han ?
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
Non. Il a compris qu'on rentrait à la maison et que son foin lui manquait, qu'il avait soif et tout et tout.
Je lui apprends l'english par la méthode FLE dès demain. Bandera peut-être moins ( pardon Maminou !) pour les ânesses du coin.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
L'école traditionelle n'a engendré que des mathématiciens, des écrivains, des poètes, des historiens, des ingénieurs, des médecins, des ouvriers, des techniciens, des agriculteurs... étriqués et sans imagination.
Mais les gamins géniaux et épanouis de l'école nouvelle façon Jospin-Migeot sont l'avenir radieux du genre humain.
J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Oui, mais pour un salaire de misère et 42 ans de service. Z'êtes content ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
à l'instant : réduction de peine de 13 à 10 ans par la Cours d'Assises pour l'agresseur d'une collègue!
Ecrit par : joël | 23 janvier 2009
J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Oui, mais pour un salaire de misère et 42 ans de service. Z'êtes content ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Hi, han ! ;O))
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Je lui apprends l'english par la méthode FLE dès demain.
Ecrit par Guy Morel
Mais c'est à la limite de la maltraitance !!! Il y a des lois dans ce pays !!!
Bon, enfin, c'est quand même mieux que de lui lire l'intégralité du rapport Migeon ou les oeuvres complètes de Jean Foucambert.
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Oui, mais pour un salaire de misère et 42 ans de service. Z'êtes content ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Hi, han ! ;O))
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Halte-là ! Prenez pas Bongo pour un prof !
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
J'suis reçu ? ;-)
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Le fond y est, mais il manque l'enrobage. Quelques termes bien choisis auraient montré votre science de l'éducation. Nous sommes des professionnels, que diable !
Vous avez, de plus, oublié de souligner combien ces gamins géniaux et épanouis possédaient mieux que leurs prédécesseurs, étriqués et sans imagination, les savoirs dont ils étaient les propres bâtisseurs et ceci sans aucune échelle de valeur discriminante pour quelque culture que ce soit.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
Vous avez, de plus, oublié de souligner combien ces gamins géniaux et épanouis possédaient mieux que leurs prédécesseurs, étriqués et sans imagination, les savoirs dont ils étaient les propres bâtisseurs et ceci sans aucune échelle de valeur discriminante pour quelque culture que ce soit.
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
Vous faites ici le portrait de quelques grands personnages. Méfiez-vous qu'ils vous en veuillent.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Jeremy a écrit : "C'est complètement con", "idiote"
Jeremy, votre wishfull thinking vous égare.
Si, si, ce que Virginie a dit est complètement con. Il faut dire les choses comme elles sont, enfin.
Ecrit par : Jeremy | 23 janvier 2009
Salut Jeremyquiatoucomprietquis'énervequanmême,
Décodeur : Je ne demande pas aux enseignants de s’occuper de l’absentéisme, ils font régulièrement savoir qu’ils ne sont pas là pour ça et j’ACQUIESCE… Je faisais remarquer que la proposition de Darcos était “JUDICIEUSE”. Il a supprimé d’un côté pour faire bosser de l’autre…
Je pense même qu’il faut aller plus loin et créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement afin de répondre à la prise en charge des enfants en difficulté. Cela ne relève en effet pas de l’enseignement, mais de l’éducation : absentéisme, dialogue avec les familles, soutien scolaire (par le volontariat des enseignants contre rémunération plutôt que des cours particuliers au noir).
Et lorsque je dis : “Il est en effet préférable de décharger les enseignants de tout investissement périphérique à leur formation de base”. J’insiste sur formation « de base » et le thème abordé par Guillaume me conforte...
Et une nouvelle fois, au sujet des évaluations, je ne comprends pas pourquoi il y a toujours cette réticence systématique. Un test d’évaluation est une image figée à un instant précis. Juste un test de niveau égal pour des élèves qui ont un programme identique depuis plusieurs années. Rien à voir avec un concours… Je serai plutôt curieuse de voir la photo une fois développée… Forcément il y aurait des disparités mais cela pourrait permettre d’ajuster les moyens… au bénéfice des élèves. Les enseignants ont-ils tellement peur que « leur niveau d’enseignement » soit également évalué ? Virginie
Ecrit par : Virginie | 23 janvier 2009
Dans les commentaires de mon avant-dernière note "RÉMISSION… PIÈGE À CONS" j'ai reçu ce courrier de DELPHINE. Comme il parle de "BONNET D'ÂNE”, J'AI PENSÉ QU'IL INTÉRESSERAIT SES NOMBREUX LECTEURS :
"Je viens lire de temps en temps ce que vous écrivez.
Ce n’est pas simple de laisser un mot .
Je suivais régulièrement auparavant, bonnêt d’âne, parce que je croyais comme des personnes sincères de reconstruire l’école que j’ai cotoyé , que Brighelli pouvait défendre la cause de l’école publique , comme je l’ai défendu au sein d’un collectif attac pendant 5 ans , depuis 2000, avec la sensibilité d’une ancienne élève qui doit beaucoup à l’école de la république, avant les réformes de 80 % d’une classe d’âge avec le bac et l’élève au centre du système (de destruction de l’école républicaine …) . Chose étonnante pour une personne avec le coeur à gauche, j’ai partagé la position de M. Lafforgue, dont le coeur est à droite , que j’ai vu honteusement conspué par des militants d’utopia ,alors qu’ils leur rappelait qu’initialement l’instruction et l’exigence scolaire étaient des valeurs républicaines de gauche, qu’ils se devaient de défendre pour ne pas laisser le determinant social et la politique du libéralisme économique décider du devenir des jeunes générations quand l’école décide de ne plus instruire l’esprit et éclairer la conscience, lorsque l’ascenceur social est en panne , les caisses de l’Etat avares de donner des heures de cours de langue française en quantité suffisante.
Combien bonnet d’âne m’est apparu aussi en 2007 le repaire d’enseignants sourds et hermétiques pour nombre d’entre eux , moi qui ne suis pas de leur monde, mais travailleuse manuelle avec une tête pas trop mal construite pour avoir été capable d’analyser ce qui se détruisait inexorablement des valeurs républicaines de gauche lorsque ceux qui s’en prévalaient , au pouvoir , en piétinaient les fondements . Et combien la fourberie de son auteur m’est apparue , lorsqu’il fit part du soutien possible à une politique de droite qui aujourd”hui enfonce le clou des destructions programmées des institutions de la république .
Mais comment expliquer à ces enseignants qu’ils se sont trompés, qu’ils furent trompés par l’illusion d’un verbiage élaboré , alors qu’on n’a pas en maîtrise soi même la culture qui ouvre les portes de la reconnaissance. J’ai donc abandonné depuis ce site qui entraine dans l’erreur trop de personnes qui voulaient sauver les nouvelles générations des expérimentations pédagogistes. La haine et le mépris de personnes dans l’erreur , ne construisent rien, quand la démonstration de ce qui marche, le peut, pour convaincre .
Je regrette sincèrement ce que certains aient eu à vous dire; comme quoi se prévaloir de culture ne détermine en rien de la capacité de rester un “ordinary descent man” .
Je fais un souhait simple. Reconstruire une collectivité d”hommes et de femmes ne restant pas isolés, mais s’associant , dans le partage de connaissances fondamentales pour trouver des moyens efficaces de lutter contre la destructions d’institutions garantes de démocratie et de valeurs humanistes . Ce serait partager les connaissances du droit et de la culture , en premier lieu , pour faire pression sur les représentants qui nous gouvernent. Je ne vois que cela. Des associations d’hommes et de femmes s’appropriant les outils du droit pour un jour construire de nouvelles lois, conformes à des valeurs humanistes , garantes des libertés publiques et individuelles.
Le reste me semble inutile. Même le front de gauche qui s’organise me semble manquer sa cible, car sans contenu autre que propagandiste, on ne se donne pas les moyens de changer le cours des évènements, ni ne donne des outils aux citoyens pour se battre intellectuellement contre l’arbitraire d’un système dont les lois se font dans ce sens .
C’était juste pour vous donner raison . Bonnet d’âne est un lieu vain pour ceux qui veulent garder leur convictions intègres de toute stratégies personnelles . Brighelli s’est trompé. Il ne peut rien fédérer ni rassembler sur la base de l’arbitraire de ses vues. "
Ecrit par : Roger Felts | 23 janvier 2009
Et une nouvelle fois, au sujet des évaluations, je ne comprends pas pourquoi il y a toujours cette réticence systématique. Un test d’évaluation est une image figée à un instant précis.
Ecrit par : Virginie | 23 janvier 2009
L'instant "T", n'est-ce pas ?
C'est par l'instant "T" que Thelot aura réussi à remplacer le point "G".
Et puis on "ajustera les moyens".
Vous êtes dans quel clan socialiste ? Jospin, Migeon, Delors, Pair ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
@ JPB
"C’était juste pour vous donner raison . Bonnet d’âne est un lieu vain pour ceux qui veulent garder leur convictions intègres de toute stratégies personnelles . Brighelli s’est trompé. Il ne peut rien fédérer ni rassembler sur la base de l’arbitraire de ses vues. "
Ecrit par : Roger Felts | 23 janvier 2009"
Ben mon vieux, tu en prends plein ton sac. Et tous ceux qui fréquentent ton blog avec toi.
On va continuer quand même.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Maminou, vous êtes une conne…
C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
Ecrit par : Oiseau-Lyre | 23 janvier 2009
Si vous pouviez savoir à quel point c'est vrai, vous seriez encore plus satisfait de votre trouvaille.
Je suis une cruche, je suis une cloche, seule Catmano sait pourquoi ....
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?"
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Etant donné le nombre de décisions prises par des bras cassés, tout s'explique.
Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
"souligner combien ces gamins géniaux et épanouis possédaient mieux que leurs prédécesseurs, étriqués et sans imagination, les savoirs dont ils étaient les propres bâtisseurs et ceci sans aucune échelle de valeur discriminante pour quelque culture que ce soit."
Ecrit par : catmano | 23 janvier 2009
Elève Catmano, vous venez au moins de valider le niveau A3 du cadre européen de référence pour la maîtrise des langues étrangères, option Pédagol Langue 1*.
Avec les félicitations du Conseil Pédagogique.
*Nous regrettons de ne pouvoir vous accorder une mention, celles-ci ayant été supprimées au titre de l'éradication des gratifications non pertinentes héritées de l'ordre scolaire inégalitaire et bourgeois du XIXème siècle. Amen.
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
Avant d'aller me coucher, j'accomplis mon devoir de mémoire :
quand l'État français, si prompt par ailleurs à la repentance, reconnaîtra-t-il que le jeune mathématicien Audin a été liquidé par des brutes de son armée ?
Bonne nuit à tous.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Etant donné le nombre de décisions prises par des bras
cassés, tout s'explique."
Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
Excellent !
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
"Décodeur : Je ne demande pas aux enseignants de s’occuper de l’absentéisme, ils font régulièrement savoir qu’ils ne sont pas là pour ça et j’ACQUIESCE…"
Ca marche mieux avec le décodeur.
"Je faisais remarquer que la proposition de Darcos était “JUDICIEUSE”. Il a supprimé d’un côté pour faire bosser de l’autre…"
Etait-il impossible de supprimer ailleurs que dans les postes d'enseignants ? J'ai fait la liste de dix niches qui donnent lieu à des dépenses coûteuses et inutiles, ça aurait bien payé les 5000 emplois aidés. Dernières niches en date : savez-vous que certains départements vont dépenser 40 millions d'euros sur trois ans pour équiper tous les enfants de 10 à 14 ans d'ordinateurs portables ? Ou que des régions payent les étudiants qui vont à l'IUFM, pour une dépense cumulée de 5 milions d'euros, et leur donnent également un pc portable ? On n'aurait pas pu rendre de l'argent là, par exemple ?
"Je pense même qu’il faut créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement. Cela ne relève pas de l’enseignement, mais de l’éducation : absentéisme, dialogue avec les familles, soutien scolaire (par le volontariat des enseignants contre rémunération)."
L'absenteisme et le dialogue avec les familles étaient traités autrefois par les surveillants généraux et les surveillants. Il suffirait de rétablir des postes de surveillants généraux et de surveillants, au lieu d'avoir dans chaque établissement un ou deux "C.P.E." présents A MI-TEMPS dans l'établissement (car ils passent la moitié de leur temps la nuit à être responsables d'internat) ! Le soutien scolaire, ça ne sert à rien si l'enseignement de base n'est pas organié correctement. Ca fait beau et propre sur le papier, mais il y en a déjà des heures et des heures, pourquoi vouloir toujours en rajouter ?
Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
Avant d'aller me coucher, j'accomplis mon devoir de mémoire :
quand l'État français, si prompt par ailleurs à la repentance, reconnaîtra-t-il que le jeune mathématicien Audin a été liquidé par des brutes de son armée ?
Bonne nuit à tous.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Un sursaut avant le sommeil : j'ai cru voir passer dans une dépêche d'agence que les ministres européens de l'éducation entreprenaient de "prévenir" les crimes conte l'humaniité.
Comment qualifier l'assassinat d'Audin puisqu'il n'y avait pas de guerre en Algérie ? De crime crapuleux ? Ou d'acte terroriste ?
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
4 : 6 = 0.66666 x 9 = 5.9999
Voici ce que vous obtenez
écrit Guillaume.
Il faut ajouter : sur une calculette. À la main, 4:6, c'est une suite infinie.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
---------
Il faut montrer aux élèves que l'ordre des opérations ne change rien au résultat.
De la sorte, diviser 4 par 6 puis multiplier le résultat par 9 équivaut à multiplier 4 par 9 puis à diviser le résultat par 6. Les calculatrices ont des possibilités inférieures à celles de l'esprit humain. Elles calculent plus vite que nous mais n'ont pas notre intelligence.
Un jour j'ai écrit au tableau (devant une classe de terminale technologique, STI) : 4/7 = 0,571428571428571428, et j'ai dit :"Messieurs, ce que je viens de faire, aucune de vos calculatrices coûteuses ne peut le faire." Il y a dans mon résultat plus de décimales que n'en peut donner une calculatrice. Ces machines utilisent les logarithmes pour faire les divisions mais n'ont pas une infinité de décimales dans leurs mémoires. Tandis que nous, les humains, pouvons continuer la division de 4 par 7 indéfiniment.
J'ai - bien entendu - calculé les décimales mentalement (et silencieusement). C'est facile. 5 fois 7 = 35, ôté de 40, reste 5 ; 7 fois 7 = 49 ôté de 50 reste 1 ; 1 fois 7 = 7 ôté de 10 reste 3 ; 4 fois 7 = 28 ôté de 30, reste 2 ; 2 fois 7 = 14 ôté de 20 = 6 ; 8 fois 7 = 56 ôté de 60, reste 4 ; à partir d'ici tout recommence comme au début. j'ai donc recopié à toute vitesse les décimales précédentes. Il y en a un qui a fini par comprendre, au bout d'un certain temps...
Ils ne sont donc pas tous c... !
Ecrit par : Francis Penin | 24 janvier 2009
" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Etant donné le nombre de décisions prises par des bras
cassés, tout s'explique."
Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
Excellent !
Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
Je dirais même plus : excellent ! Et c'est bien là le problème : la fracture entre ces bras cassés et les gens de terrain, les premiers méprisant les seconds, d'autant plus qu'ils se croient utiles et incontournables.
Ecrit par : Magister | 24 janvier 2009
@Francis Penin
écrit : "Il faut montrer aux élèves que l'ordre des opérations ne change rien au résultat.
De la sorte, diviser 4 par 6 puis multiplier le résultat par 9 équivaut à multiplier 4 par 9 puis à diviser le résultat par 6. Les calculatrices ont des possibilités inférieures à celles de l'esprit humain. Elles calculent plus vite que nous mais n'ont pas notre intelligence."
Bien d'accord. Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite.
Ecrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009
@ à Guy Morel déjà endormi :
NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne… C'est à dire en cherchant d'abord la valeur de l'unité. D'une manière générale, c'est par la division qu'on y arrive.
Ecrit par : Psika Nalist | 24 janvier 2009
En tout cas, un peu de poésie, un peu de musique classique pour l'investiture. C'est mieux que le bling-bling frime et bas de gamme de notre président accroché à son Johnny et autres nullités nationales.
Ecrit par : Sanseverina | 20 janvier 2009
Eh oui, il y a ceux qui ont Springsteen, et ceux qui ont Mireille Mathieu...
A propos, je rêve, ou Obama a fait mention de la dignité qu'il y a à travailler moins pour que tous travaillent ?
Ecrit par : Frédéric béant | 24 janvier 2009
"Marrant de voir le SNALC râler contre les points de convergence! Il a signé avec le SNES les points en question il y a peu, n'est-ce pas? Mais eux, au SNALC, ce n'était pas le même genre de signature. Non, c'était une signature, mais pas une vraie. C'était une signature pour mieux pouvoir parler, mon enfant.
Alors maintenant, il parle, il parle et s'insurge contre des propositions qu'il a approuvées il y a quelques mois. Et il explique cela comment à ses militants?"
Pas pour "mieux" pouvoir parler : pour pouvoir parler. xD invente le dialogue avec laisser-passer.
Ecrit par : Frédéric béant | 24 janvier 2009
Sur le blog de Richard Ducoin du 5eme et du 6eme, on lit :
"Le blog de Richard Descoings est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."
Ah, voilà l'homme qu'il nous faut. Quelle plume ! Quelle prescience !
"Le système éducatif français est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."
"Le collège unique est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."
"Votre professeur T.Z.R., affecté sur deux établissements et en proie à une grave dépression suite à des jets de boules puantes, est temporairement en maintenance, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le désagrément occasionné."
Ecrit par : Jérémy | 24 janvier 2009
En cherchant autre chose, je tombe sur une biographie de Guy Birenbaum * où on lit :
"Guy Birenbaum a pour compagne Géraldine Cayzac, consultante en communication chez Euro RSCG. Selon le Who's Who il collectionne les montres anciennes et est membre du Tennis Club de Deauville."
qu'est ce qu'ils ont tous en ce moment à gauche (?) à collectionner les montres anciennes ?
La crainte de louper un rendez-vous, déjà passé, avec l'Histoire ?
* http://www.republique-des-lettres.fr/10595-guy-birenbaum.php
Ecrit par : dugong | 24 janvier 2009
Virginie, la décision de Darcos sur les 5000 agents recrutés (en toute complicité avec Fadela Amara : on voudrait ressusciter les "emplois-jeunes" qu'on ne s'y prendrait pas autrement : en vérité, ils sentent l'émeute gronder — et on sait ce qu'étaient souvent, dans les banlieues, lesdits emplois-jeunes) n'est pas scandaleuse en soi : le problème, comme ont tenté de le dire Jérémy et Morel, c'est que très bientôt, il n'y aura plus dans l'Education que des emplois périphériques : l'Ecole, un cercle dont la circonférence est partout, et le centre (l'enseignant) nulle part.
JPB
PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).
Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009
"NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne…"
Tout à fait, c'est du moins ce que j'avais compris d'après les dires d'un certain...Michel Delord.
"Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite."
On peut aborder cette technique dans un second temps lorsque la première façon de faire est déjà bien maîtrisée. Ce n'est plus alors du raisonnement mais une technique de calcul.
Ecrit par : Guillaume | 24 janvier 2009
Apparemment, il pourra sortir dans deux ans (aménagement de peine,etc.). La FCPE doit être contente :
Peine réduite pour l’agresseur de Karen Montet-Toutain
France Info - Hier, 22:09
*
*
*
Le lycéen qui avait poignardé en plein cours son enseignante, Karen Montet-Toutain, le 16 décembre 2005 à Etampes dans l’Essonne a vu ce soir sa peine réduite de 13 à 10 ans de réclusion criminelle. La cour d’assises de Paris a considéré qu’il n’avait pas prémédité son acte.
"J’étais pas quelqu’un de mauvais et j’ai fait quelque chose d’abominable. (...) Je vous demande pardon". C’est sur ces excuses de Kevani Wansale, que ce sont achevés les débats un peu plus tôt dans la journée, avant que la cour ne se retire pour délibérer. "Je sais que la prison je la mérite amplement", mais "treize ans, j’ai trouvé que c’était extrêmement sévère", alors "je suis venu en appel", a dit l’accusé.
Durant les quatre jours d’audience, l’avocat du jeune homme, sa famille, ses amis, et jusqu’aux experts psychologues, ont mis en avant les souffrances vécues par le garçon depuis l’arrivée en France de sa mère, alors enceinte de lui, et de ses trois frères et soeurs, originaires de la République démocratique du Congo. "S’il n’y a pas les souffrances, il n’y a pas l’acte", a argué Me Damien Brossier, au cours de sa plaidoirie."Ce que je demande, c’est que l’équilibre des forces soit rétabli", vis-à-vis de ce "gosse pétri de bonne volonté, qui était en souffrance", de ce "gamin dont les douleurs sont la cause même de l’acte fou qu’il a commis".
Une version combattue par l’avocat général François-Louis Coste, pour lequel l’accusé a été animé "d’une intention proprement homicide", "tout à fait préméditée". Finalement les jurés ont suivi les arguments de la défense.
Ecrit par : Manu | 24 janvier 2009
« “ordinary descent man” »
Felts
« Descent » ? Diable !
« Decent ».
Ecrit par : Tailleboudin | 24 janvier 2009
" diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ?
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Pas étonnant, faites une petite recherche sur les CORIDYS, les "services référents" hospitaliers où l'on soigne les enfants "dyslexiques" : les pédopsychiatres n'ont pas évolué depuis....Foucambert ! Les orthophonistes rééduquent les malheureux enfants qui sont confiés à ces "grands chercheurs" avec les méthodes qui les ont rendu dyslexiques. Personne ne s'interroge jamais sur les raisons de cette pseudo-dyslexie.
Leurs prébendes de maîtres de recherches au CNRS ou à l'INSERM fondraient comme neige au soleil, si l'école primaire apprenait à lire aux enfants, comme elle l'a fait pendant des siècles.
Cherchez qui sont Jean-Emile Gombert, auteur de Crocolivre, tant aimé de Goigoux, et qui participe dans toute la France à des conférences APEDYS, Franck Ramus, qui marche la main dans la main avec Charmeux et Goigoux, Catherine Billard, qui a reçu un énorme prix de l'Institut de France, Michel Fayol, etc.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 janvier 2009
"Je pense même qu’il faut aller plus loin et créer plusieurs structures « périphériques » à l’enseignement"
Ecrit par : Virginie | 23 janvier 2009
Oui. Cela pourrait s'appeler: "des familles qui éduquent vraiment", par exemple, afin que les enseignants puissent enseigner.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009
Ben mon vieux, tu en prends plein ton sac. Et tous ceux qui fréquentent ton blog avec toi.
On va continuer quand même.
Ecrit par : Guy Morel | 23 janvier 2009
Plus borné tu meurs !
C'est comme le pédagogisme: c'est nul, ça ne marche pas... alors continuons ! HA ! HA ! HA !
Ecrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009
"Guy Birenbaum a pour compagne Géraldine Cayzac, consultante en communication chez Euro RSCG. Selon le Who's Who il collectionne les montres anciennes et est membre du Tennis Club de Deauville."
Y'a pas à dire, la Gauche ne manque pas de "personnalités".
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
"Juste un petit Hors sujet qui me tient à coeur et que j'ai envie de partager :
462 commentaires (et des poussières) sur cette note, et pas de noms d'oiseaux échangés, ni de grossièretés !!!
C'est beau...."
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
C'est vrai! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2009
c'est peut être parce que c.sibille semble avoir un emploi du temps plus chargé à l'iufm ;-)"
Ecrit par : lulu | 23 janvier 2009
Pas de bol, j'ai un peu plus soufflé cette semaine! ;-)
Mais vous avez raison, quand je suis moins présent ici, il y a moins d'insultes.
Surtout que Toto a l'air, lui, assez pris ailleurs, que Roger Felts a décidé de me lâcher, et que Guillaume préfère (enfin) parler d'enseignement plutôt qu'agonir un prof d'IUFM.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009
Ah, oui, nous sommes samedi, et il est 9h38. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2009
qu'est ce qu'ils ont tous en ce moment à gauche (?) à collectionner les montres anciennes ?
La crainte de louper un rendez-vous, déjà passé, avec
l'Histoire ?
Ils ne peuvent tout de même pas collectionner les Rolleix. N'oubliez pas qu'ils sont dans l'opposition.
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
Un sursaut avant le sommeil : j'ai cru voir passer dans une dépêche d'agence que les ministres européens de l'éducation entreprenaient de "prévenir" les crimes conte l'humaniité.
Ils vont se réunir à Munich ?
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
Si vous pouviez savoir à quel point c'est vrai, vous seriez encore plus satisfait de votre trouvaille.
Je suis une cruche, je suis une cloche, seule Catmano sait pourquoi ....
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2009
Non, Maminou, vous êtes une adorable colombe.
C'est-y pas un nom d'oiseau ça ?
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
Excellent Jérémy le coup de la "maintenance temporaire" !
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).
Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009
Demandez-vous plutôt pourquoi les critiques qui vous sont destinées arrivent sur son blog. Pensez à la manière dont elles sont accueillies ici, et vous allez comprendre ! Il faut voir ça comme une défaite, donc, pas la peine de pavoiser.
Quant à votre remarque sur la santé de Felts, elle est ignoble, une fois de plus, et elle ne vous honore pas !
Ecrit par : Paix et Amour | 24 janvier 2009
Quand à mes conditions de travail (deux heures de transport par jour, nomination sur deux établissements et deux heures supp. obligatoires), deux 4ème à 28...C'est tout à fait exceptionnel (dixit Darcos). Je sais qu'il y a pire, je connais quelqu'un qui remplace, en tant que TZR, une collègue en dépression sur trois collèges dont deux ZEP. RELATIVISONS ! ;-((
Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
QUANT (avec un T !) A
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
Suite à une intense activité diplomatique, l'Onu vient de pondre une résolution contraignate imposant que les Kerguelen soient "Terre indemne de Pédagogistes".
Où va-t-on les mettre ?
A Guantanamo désaffectée ?
Ecrit par : dugong | 24 janvier 2009
@Francis Penin
Mes amitiés à vous aussi Francis ! Excusez-moi, je n'avais pas vu votre message !
Ecrit par : Robin | 24 janvier 2009
“… le problème, comme ont tenté de le dire Jérémy et Morel, c'est que très bientôt, il n'y aura plus dans l'Education que des emplois périphériques…”
Mais alors…
si : un enseignant n'est pas un éducateur social….. Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
si : on voudrait aujourd'hui lui faire jouer tous les rôles et lui faire porter le poids de toutes les faillites sociétales… Ecrit par : Magister | 22 janvier 2009
si : … puisqu'il vous paraît "moderne" de tout faire à l'envers, voudriez-vous réellement que je vienne torcher vos gamins pendant que vous leur ferez cours ? Ecrit par : Manu | 23 janvier 2009
si : Le soutien scolaire, ça ne sert à rien si l'enseignement de base n'est pas organié correctement. Ca fait beau et propre sur le papier, mais il y en a déjà des heures et des heures, pourquoi vouloir toujours en rajouter ? Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
si : il ne faut pas évaluer l’ampleur de la tâche (Virgine)
La seule réponse de Robin, Jéremy, Chevreuil et Magister est la suivante :
Dixit : " diagnostic", "remédier"...Avez-vous remarqué comme le vocabulaire médical a tendance à envahir l'école ? Ecrit par : Robin | 23 janvier 2009
Dixit : Etant donné le nombre de décisions prises par des bras cassés, tout s'explique." Ecrit par : Jérémy | 23 janvier 2009
Dixit : Excellent ! Ecrit par : Chevreuil | 23 janvier 2009
Dixit : Je dirais même plus : excellent ! Et c'est bien là le problème : la fracture entre ces bras cassés et les gens de terrain, les premiers méprisant les seconds, d'autant plus qu'ils se croient utiles et incontournables. Ecrit par : Magister | 24 janvier 2009
Alors c’est sans votre « mépris » qu’une fois de plus nous allons alors devoir progresser par “l’inutile incontournable” dès le 29 janvier…. A vos pancartes, sortez le refrain habituel... plus de moyens... plus de profs..., syndicats en tête pour une journée... voir deux... puis ensuite c'est le tour des collégiens et lycéens avec appel non plus à la grève, mais à la manifestation.... et puis, à la désobéissance....
Et tout reprendra sa place, dans le meilleur des mondes…
Quelle désespérance !
Virgine
Ecrit par : Virginie | 24 janvier 2009
"Généalogie du merdier", Robin, cela ferait un titre magnifique pour un ouvrage sur la destruction de l'EN ! Alors, qui s'y colle? Guy, songez-y, vous semblez très au fait de la question.
Ecrit par : retraitée | 24 janvier 2009
NON, car la règle de trois n'a de valeur que si on raisonne… C'est à dire en cherchant d'abord la valeur de l'unité. D'une manière générale, c'est par la division qu'on y arrive.
Ecrit par : Psika Nalist | 24 janvier 2009
Ai-je dit le contraire ?
Pardon de me citer :
"Ce pour quoi il me semble qu'il peut être utile dans la règle de trois de multiplier d'abord et de diviser ensuite."
Ecrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009
@ règle de trois, raisonnement et règle de calcul
On parlait de ce qu'en dit Michel Delord.
Le mieux est de voir ce qu'il écrit :
http://www.slecc.fr/regle_3.htm
Ecrit par : Guy Morel | 24 janvier 2009
Pour Maminou
APPRENTISSAGE
Il apprit le zam, le zem, le zim. Quand il sut le zim, le zem, le zam, il apprit le zom, le zum, le zoum. Quand il sut le zoum, le zum, le zom, il apprit quoi, quoi ? Il apprit à vivre. Difficile.
Géo Norge
Ecrit par : chat-doc(te) | 24 janvier 2009
"Les six ont tourné à 100 % de réussite. Ils venaient de faire les évaluations SLECC qui les avaient un peu plus motivés."
Imagine ce que ça donne avec ceussent qui ont ribambelle/ratus et un "r2d2" qui ne connait rien aux GS CP, un peu comme celui de être&avoir... Excellent prof de ce1, peut-être, mais à suer avec les tout petits !
Ecrit par : toto | 24 janvier 2009
J'admettrais ceusses, mais ceussent, ah non ! Même mes GS savent que "ent, c'est pour les verbes"...
Ecrit par : catmano | 24 janvier 2009
"Virginie, la décision de Darcos sur les 5000 agents recrutés (en toute complicité avec Fadela Amara : on voudrait ressusciter les "emplois-jeunes" qu'on ne s'y prendrait pas autrement : en vérité, ils sentent l'émeute gronder — et on sait ce qu'étaient souvent, dans les banlieues, lesdits emplois-jeunes) n'est pas scandaleuse en soi : le problème, comme ont tenté de le dire Jérémy et Morel, c'est que très bientôt, il n'y aura plus dans l'Education que des emplois périphériques : l'Ecole, un cercle dont la circonférence est partout, et le centre (l'enseignant) nulle part.
JPB"
Pourquoi, alors, avez-vous choisi à la présidentielle de soutenir un candidat du libéralisme forcené tel que Sarkozy ? C'était évident que sa politique serait "moins d'état", "plus de privé" ... Un peu de clarté ! Un peu de lucidité !
................
"PS. Felts s'ennuie sur son blog. Au point de nous faire des copiés-collés avec ce qui s'y rapporte — et qui, curieusement, parle de moi, de nous, au lieu de parler de lui. C'est d'autant plus pitoyable que je persiste à penser que c'est un esprit supérieur — dévoyé, pour une raison ou une autre (et une tumeur au cerveau est une raison suffisante à la déraison).
Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2009 "
Vous, avez-vous l'excuse d'une tumeur au cerveau ? Vous "l'esprit supérieur - dévoyé" au moment des présidentielles ? Pour quelle raison ? Pour quele déraison ?
Ecrit par : Amour, Paix, Amen | 24 janvier 2009
J'oubliais (special for maminou) :)
... "r2d2"(formé par un trouduc débilemental d'ifum genre sibilibili, qui ne fait pas la différence entre une naitikette et une "étiquette" et pour qui tout est joué avant trois ans) ... qui ne connait rien...
:o)
Ecrit par : toto | 24 janvier 2009
"J'admettrais ceusses, mais ceussent, ah non !"
Mea culpa mea maxima culpa.
"Même mes GS savent que "ent, c'est pour les verbes"..."
Eux carburent au cacolac...
ange
Ecrit par : toto | 24 janvier 2009
Nouvelles du "front", bilan évaluations d'un instit' consciencieux suivant ses élèves en CM1/CM2:
" Il me reste le dernier exercice de lecture à faire passer (pas eu le temps vendredi) et pour l'instant, les résultats sont bien meilleurs que ce à quoi je m'attendais. De très bonnes surprises en orthographe. Aucun problème