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15 janvier 2009

Descoings

    Nous constatons tous depuis un certain temps, sans bien comprendre, les efforts de séduction de la Droite à l’égard des pires rogatons de la Gauche — le dernier en date étant Richard Descoings, recruté lundi pour aider le ministre à repenser la réforme du lycée.

 

    Comment ? La réforme du lycée ? Vous êtes sûr ? Oui. Celle-là même qui avait été si mal préparée et si mal gérée — et, déjà, par un recteur « de gauche », Jean-Paul de Gaudemar, qui a fait de son mieux pour saboter des négociations imposées à des syndicats réticents (sauf le SGEN et le SE-UNSA, qui aiment l’amour vache), mais qui auraient pu collaborer à une réforme de fond, certainement nécessaire, pour peu qu’on ait pris trois mois de plus pour leur demander leur avis. Lesdits syndicats, avec des tonalités différentes, auraient sans doute fait remarquer au ministère que la réforme la plus urgente, c’était celle du collège — parce que c’est là que les enseignants souffrent, là que les élèves sont détruits.

    Résultat, un an de perdu, et une réforme remise sur des rails que les prochaines manifestations lycéennes déboulonneront. En attendant que le mouvement du 29 janvier, que je prévois considérable, impose au gouvernement un moratoire général.

    J’ai fait de mon mieux, depuis début décembre, pour suggérer au ministère un « Grenelle de l’Education » (j’en parlais déjà il y a trois ans dans « À bonne école », et encore dans « Fin de récré »). Au même moment, et à l’autre bout du spectre pédagogique, Philippe Meirieu demandait la même chose (1). Cela aurait pu mettre la puce à l’oreille de certains : que des gens si dissemblables, mais les uns et les autres attentifs à l’état du système éducatif, quoiqu’avec des intentions différentes, plaident dans le même sens ne pouvait signifier qu’une chose — l’urgence d’un moratoire, la nécessité de prendre le temps — c’était le meilleur moyen d’en gagner.

    Macache ! Le Président de la République (2) a trouvé dans le VIème arrondissement, ou au club Le Siècle (3), la solution aux manifestations lycéennes, à la grogne enseignante, au sentiment de gâchis général, et à la baisse des exigences pédagogiques, qui alimente un Bac bradé et un Supérieur à la dérive, dont la loi LRU, la mastérisation obligatoire, symbole caricatural de l’inflation scolaire, et les projets de concours remaniés (je crois que je n’ai rien oublié de ce qui fait le présent du système éducatif). Il a trouvé Richard Descoings.

 

    Qu’est-ce que Descoings ?

    Sciences-Pô et l’Ena (la troisième fois, mais on ne peut pas tous réussir tous les concours du premier coup…). En 1991, il est conseiller technique pour les questions d’éducation au cabinet de Michel Charasse, alors ministre du budget (se sont-ils connus au Grand Orient ?), puis, l’année suivante, chargé de mission pour les questions budgétaires au ministère de l’Education — sous Jack Lang. On en retiendra qu’il ne connaît a priori l’Education Nationale que sous l’angle financier — cela promet.

    Voilà Sarkozy président, et on chuchote à voix haute le nom de Descoings, qui depuis 1996 dirige Sciences-Pô, pour diriger un Secrétariat d’Etat à la discrimination positive (4). Parce que c’est la grande affaire de ce garçon, qui ambitionne la distinction suprême de dame patronesse de la République et du communautarisme réunis.

    L’idée de ce protestant — comme Jospin — hanté par les bonnes œuvres est simple. Puisqu’aucun ex-élève de ZEP n’arrive jusqu’à l’école de la rue Saint-Guillaume, allons les prendre par la main dans leurs banlieues, dans leurs quartiers — dans leurs ZEP. Et au lieu d’exiger, comme pour tous les autres, la réussite à un concours qui n’est pas facile, dispensons-les de cette formalité à laquelle se plient les filles et fils de bourgeois qui entament leur carrière de futurs Enarques dans cette école prestigieuse — qui a, depuis, essaimé un peu partout.

    Quelques élèves. Méritants. Propres sur eux.

    Descoings, c’est la comtesse de Ségur. Et Sciences-Pô, la nouvelle Auberge de l’Ange Gardien.

    Je serais l’un de ces élus, je me sentirais méprisé, de ne pas avoir comme les autres, le droit de me planter au concours d’entrée. Stigmatisé par tant de sollicitude.

 

    Une promotion pensée à l’unité… Autrefois les bons Pères offraient à quelques orphelins modèles, triés sur le volet, l’opportunité d’une éducation soignée — tandis que les classes laborieuses et dangereuses s’échinaient dans les caves de Lille et d’ailleurs. Une rosière distinguée par les bonnes âmes pour sa vertu — mais les autres filles restaient servantes à la ferme, ou demi-putes dans des bastringues. Un héros de Dickens soudain illuminé par la main tendue d’un oncle tombé du ciel — pendant que le reste de l’Angleterre victorienne grouillait dans les ruelles londoniennes…

    Un passe-droit personnel plutôt que le droit garanti à chacun de s’élever au-dessus de sa condition.

    Plus simple et plus rapide que de mettre en place de véritables propédeutiques à l’enseignement supérieur pour les élèves issus de ces quartiers périphériques (5). Une mesure discriminante qui n’a rien de positif, mais que la gauche bien-pensante applaudira des deux mains, incapable qu’elle est désormais de proposer un salut collectif. C’est finalement la très gauchiste UNI qui seule a crié au démantèlement de l’égalité républicaine. Et pendant que le lycée Lakanal, établissement très public, propose un bachotage d’été à raison de 900 euros la semaine (6), Richard Descoings entérine le désastre de l’Ecole républicaine en organisant une loterie des pauvres. 

 

    Je tiens à fournir au lecteur toutes les données du problème, telles que les présentent les thuriféraires de notre héros. Il trouvera en Note, et jusqu’à la nausée, de quoi se faire une idée sur Descoings et ceux qui applaudissent la Nouvelle Bienfaisance (7). Et sur notre Enarque lui-même, il pourra se reporter, outre à la notule assez bien informée de Wikipedia (8), à un article violemment dithyrambique paru dans le Nouvel Economiste — nous voici revenus au temps des flagorneurs, où encenser l’homme bien en cour est une manière de flatter les puissants dans leur choix (9). Gaël Tchakaloff — un nom à retenir dans la longue histoire du lèche-cultisme.

     Et en attendant que notre homme fasse des merveilles, et nous prouve qu’il peut être autre chose qu’un candidat sérieux au Prix Télérama du bobo de l’année, tentons encore une fois de convaincre le ministre : ce n’est pas au lycée que l’on peut faire des économies tout en redonnant aux élèves un niveau décent, c’est au collège ! Quand on aura repensé le collège unique, supprimé toutes ces heures perdues en itinéraires de découverte et autres matières très accessoires, préparé en amont aux voies professionnelles de façon à ce qu’elles ne soient plus un épouvantail ou une impasse, et refait les programmes sur une base saine, on n’aura plus à penser la Seconde comme une Troisième-bis, comme aujourd’hui — et alors là, vraiment, les réformes s’opèreront sans heurts. En attendant, c’est paillettes et compagnie — et sous-société du spectacle.

 

 

Jean-Paul Brighelli

 

 

(1) http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm

(2) Je ne croirai jamais que Darcos, quoi qu’il dise à présent, ait pu lui-même choisir Descoings, l’homme qui a inventé cette discrimination positive à la française contre laquelle a si fort protesté l’UNI, le syndicat universitaire auquel a appartenu jadis le ministre.

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Siècle

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Descoings

(5) Je rappelle que depuis 2007, le lycée Thiers de Marseille a ouvert une classe préparatoire aux IEP destinée aux élèves issus des ZEP de l’agglomération. Un an pour se (re)mettre à niveau et acquérir certains réflexes « de classe ». Sans garantie de réussite, sans passe-droit, mais dans le respect des procédures d’équité. Voir ma Note http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/11/24/art-de...

(6) Les boursiers obtiennent a priori une réduction pouvant aller jusqu’à 60% du montant du stage. Mais 400 euros restent une somme inenvisageable pour certaines familles, lorsqu’il faut de surcroît payer transport et logement en sus.

(7) http://www.feyder.fr/article.php3?id_article=303

http://www.sciences-po.fr/presse/lycee/Projet-cadre_etabl...

http://www.sciences-po.fr/presse/lycee/le_monde_29_juin_2...

http://www.sciences-po.fr/upload/Espace_presse/Dossiers_t...

http://schemalycees2007-2013.iledefrance.fr/IMG/pdf/5_0_-...

http://www.nonfiction.fr/article-1697-egaliser_les_chance...

(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Descoings

(9) http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1235-Descoings.h...

 

Commentaires

"Descoings, c’est la comtesse de Ségur. Et Sciences-Pô, la nouvelle Auberge de l’Ange Gardien.
Je serais l’un de ces élus, je me sentirais méprisé, de ne pas avoir comme les autres, le droit de me planter au concours d’entrée. Stigmatisé par tant de sollicitude."

Et pendant que le lycée Lakanal, établissement très public, propose un bachotage d’été à raison de 900 euros la semaine (6), Richard Descoings entérine le désastre de l’Ecole républicaine en organisant une loterie des pauvres."

Oui et il est bien nécessaire d'en rajouter des couches et des couches sur le collège.

Mais, du point de vue de la stricte stratégie politique, c'est bien joué.

Ca blablatera ad nauseam sur de vrais faux problèmes.

Gageons qu'au final, on lakanalisera * gratos dans quelques établissements. Grande avancée républicaine considérablement amplifiée au tam-tam médiatique. Ils savent faire.

Il faut se préparer à subir de bien dégoulinantes considérations sur l'extraction des bons pauvres. Gauche molle nous voilà !

Sale temps !

* "Fokon lakanalise la situation !", "mort aux cons pétitions !", etc.

Écrit par : dugong | 15 janvier 2009

Ca n'a rien (?) à voir mais allez voir ça

http://ezcurdia.free.fr

Écrit par : dugong | 15 janvier 2009

Le jus pédagol du jour titre : "L'Arabie saoudite investit dans l'éducation : le royaume a décidé de reconstruire 1 500 euros cette année et d'embaucher 200 000 personnes dans ce secteur."

Je ne sais pas s'il faut ou non reconstruire l'euro mais je suis sûr que l'Europe est construit sur de mauvaises bases.

Renseignement pris, il s'agit de 1 500 nouvelles écoles primaires et secondaires et 204 056 nouveaux postes *.

Le budget de l'éducation en Arabie Saoudite : 32,6 gigadollars soit le quart du budget.

Tant de moyens pour construire des connaissances sur du sable ?

Je crois savoir qu'ils essaient de contacter Amélie pour lui offrir un pont d'or et l'essence gratuite à vie pour qu'elle vienne chapeauter ** la formation des enseignants.

* admirez la précision : eux au moins savent combien ils ont de personnels...

** mais il faudra mettre le voile sur certaines choses...

Écrit par : dugong | 15 janvier 2009

Sur le site du moloch :

"en 2008, le budget du ministère de l'Éducation nationale atteint 58 milliards d'euros, ce qui représente une hausse de 0,18% par rapport à 2007."

Quelques lignes plus loin :

"Le budget du ministère est évalué à 77 milliards d'euros pour 2007."

On prévoit pour l'année prochaine un ralentissement de la croissance négative.

http://www.education.gouv.fr/cid29/le-budget-du-ministere.html

Écrit par : dugong | 15 janvier 2009

Ce n’est pas au lycée que l’on peut faire des économies (...), c’est au collège ! Quand on aura repensé le collège unique, supprimé toutes ces heures perdues en itinéraires de découverte et autres matières très accessoires (...), on n’aura plus à penser la Seconde comme une Troisième-bis, comme aujourd’hui — et alors là, vraiment, les réformes s’opèreront sans heurts.

JPB

Quelles économies d'enseignement est-il possible de faire au collège? Faire croire que les IDD représentent une ressource horaire mirifique est un effet de style (cela ne représente qu'une heure en cinquième et une heure en quatrième). Le plus urgent n'est pas de faire des économies mais de réaffecter cette heure d'IDD à l'enseignement du français (ou des mathématiques), comme cela se fait déjà dans un certain nombre d'établissement.

Pour les non-initiés, ci-dessous les horaires plancher du collège :
Sixième:
http://eduscol.education.fr/D0072/horaires-sixieme.htm
Cinquième-Quatrième:
http://eduscol.education.fr/D0072/horaires-central.htm
Troisième:
http://eduscol.education.fr/D0072/horaires-troisieme.htm

Quelles coupes faire dans ces horaires? IDD et vie de classe, mais les économies ne seront pas significatives; faut-il alors toucher aux sciences expérimentales (vous allez sans doute penser à la technologie, je suppose), aux enseignements artistiques? Quelles "autres matières très accessoires" faut-il supprimer?
Ces coupes n'assureront en rien un horaire décent pour l'enseignement du français si les horaires supprimés ne sont pas réaffectés. L'économie sera donc nulle. (Pour des horaires décents en français, voir en particulier l'ancienne pétition de SLL).

PS. La reconduction d'une personne à ses appartenances supposées (protestantisme, franc-maçonnerie) n'est-elle pas contradictoire dans le discours d'un tenant du républicanisme? En tout cas, elle peut mettre mal à l'aise le lecteur alors même qu'il partage les critiques sur le fond portée contre ce que le choix de R. Descoings représente.

Écrit par : Romuald | 15 janvier 2009

encore une note qui mènera à des blabla stériles...
Saperlotte de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 15 janvier 2009

C'est vrai que les protestants sont souvent des progressistes, et pour cette raison se placent souvent à gauche, avec un souci plus caritatif qu'humaniste. Mais enfin on peut aussi être protestant et ne pas perdre de vue l'équité et le réalisme "républicains", c'est-à-dire se battre pour l'"école qui transmet des connaissances".

Écrit par : Jean | 15 janvier 2009

Il a bossé avec Charasse, Descoings? Alors, on est morts... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

Bonjour à tous !

Cela fait longtemps que je n'étais pas venu débattre sur Bonnet d'âne.

Je ne resterai pas longtemps. Je vous souhaite déjà à tous une bonne et heureuse année 2009.

Pour moi elle a mal commencé, je suis écoeurée et j'ai une grosse envie de pleurer de rage : je n'ai plus de job.

A part casser la vaisselle pour me défouler ou écrire j'ai opté pour la seconde solution. C'est plus sage à mon humble avis......

Je suis plus qu'amère et profondément dégoûtée.

Bonne journée quand même !

Écrit par : Sandra WAGNER | 15 janvier 2009

C'est vrai que les protestants sont souvent des progressistes, et pour cette raison se placent souvent à gauche, avec un souci plus caritatif qu'humaniste. Mais enfin on peut aussi être protestant et ne pas perdre de vue l'équité et le réalisme "républicains", c'est-à-dire se battre pour l'"école qui transmet des connaissances".

Ecrit par : Jean | 15 janvier 2009

Voir l'Histoire de France et le rôle joué par quelques figures protestantes en faveur de la République (sous tous ses âges), voire même de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Perte de son travail... courage Sandra.

A quoi doit-on s'attendre pour 2009 et les 3 années qui suivent - pour les entreprises, PME-PMI, les micro-entreprises, pour le secteur privé en général?

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

voire même

Ecrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Incorrect. Il y en a un de trop. Navré.

Écrit par : Tailleboudin | 15 janvier 2009

voire même

Ecrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Incorrect. Il y en a un de trop. Navré.

Ecrit par : Tailleboudin | 15 janvier 2009

au temps pour moi

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

"Les mots, c'est du bruit. Tout jeunes, on leur apprend déjà à savoir faire du bruit"

Bram van Velde, peintre (un pote à Beckett), découvert la nuit dernière.

Comment dire? - ... une révélation.

http://members.chello.nl/bveck/Chrono.htm

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Je pense que l'un des problèmes de Descoings et de ces tenants de la "discrimination positive" est d'entretenir la fiction selon laquelle les inégalités en France se réduiraient à une opposition Paris/banlieue. Or, je suis intervenu à plusieurs reprises sur ce blog à ce sujet, il me semble que cette vision des choses est biaisée. Les fractures "sociale" et "culturelle" se retrouvent sur tous les points du territoire national et se révèlent après le "collège unique" dans la dichotomie LG/LP. Pour un élève du "9-3" qui accède à Science Po., combien d'élèves qui évoluent dans des villes moyennes de province et qui se trouvent tout aussi exclus des parcours les plus prestigieux?

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2009

Tu demandes : "Qu’est-ce que Descoings ?"

Tu ne devrais pas poser des questions pareilles.

Guy.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Marianne reprend le post de JPB sur son site :
http://www.marianne2.fr/Richard-Descoings-ou-la-loterie-des-pauvres_a173786.html?PHPSESSID=783df881009bed3b84132d61a4288ed0
A suivre...
Philippe Delarouzée

Ecrit par : Philippe | 15 janvier 2009

Écrit par : Philippe | 15 janvier 2009

Le pîre est encore en marche ou comment arrêter terminator :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/15/01016-20090115ARTFIG00615-des-propositions-pour-reformer-le-lycee-.php
Philippe Delarouzée

Écrit par : Philippe | 15 janvier 2009

Pour un élève du "9-3" qui accède à Science Po., combien d'élèves qui évoluent dans des villes moyennes de province et qui se trouvent tout aussi exclus des parcours les plus prestigieux?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2009

Décidément on a bien du mal ici à admettre que les places ou les parcours prestigieux sont limités et réservés à quelques uns, héritiers ou non.
Le parcours scolaire ressemble à s'y méprendre à celui d'un Vendée-globe ou d'un Dakar. Il se déroule de sorte qu'à l'arrivée seuls quelques prétendants à la victoire franchissent la ligne d'arrivée, si possible en tête et aux places d'honneur.
Sur 50 candidats à la victoire une dizaine seulement toucheront au but et 3 monteront sur le podium.
L'Éducation nationale a la tâche ingrate d'éliminer les prétendants aux parcours prestigieux au fur et à mesure qu'ils franchissent les étapes. Bien entendu les enseignants convaincus que leur tâche principale est d'instruire et rien que d'instruire ne peuvent concevoir qu'ils sont aussi les agents d'une machinerie objectivement et nécessairement sélective.
Ce qui est sans doute nouveau de nos jours est le fait que les candidats éliminés de la course persistent à vouloir y participer, sont encouragés à revenir dans la course (aides, soutien, accompagnement éducatif...) ou sont repêchés démagogiquement par les organisateurs, manière honteuse de masquer la dureté accrue de la sélection.
Un des moyens les plus efficaces qu'utilise l'école pour éliminer progressivement les candidats, est d'exiger de leur part afin de rester dans la course un travail scolaire à la maison, à l'aide d'un répétiteur expérimenté. La pédagogie imposée aux enseignants est d'une telle médiocrité, complexité, obscurité, que très peu d'élèves s'ils ne sont pas repris à la maison ou par des répétiteurs ne peuvent s'incorporer les connaissances et les compétences exigées pour se rapprocher de la ligne d'arrivée.


Je ne vous dis que ça!

Écrit par : marigot | 15 janvier 2009

Il est très bien, ce post sur Descoings.

Le jeu de mot de retraitée me plaît toujours beaucoup : Richard Ducoin à la rescousse de ses voisins.

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

A part casser la vaisselle pour me défouler ou écrire j'ai opté pour la seconde solution. C'est plus sage à mon humble avis......

Je suis plus qu'amère et profondément dégoûtée.

Bonne journée quand même !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 janvier 2009

Toutes mes amitiés, Sandra. J'espère que les choses vont s'arranger pour vous.

Écrit par : Robin | 15 janvier 2009

Eh ben...

Autant dire qu'on surfe sur la déferlante de la bêtise....
Attention à la noyade.


Mais pourquoi le gouvernement s'obstine à continuer dans cette voie, sinon par idéologie? mais quelle idéologie?
Si les acteurs du pouvoir espèrent éteindre tout début de révolte et contrôler le désir, pour ne pas dire la libido, des citoyens pour qu'il se consume, en définitive, dans les marchés financiers; ils se trompent.
Outre le fait qu'ils procèdent à une opération pas très morale, outre qu'ils marchent à côté de l'idée de la République, ils n'y parviendront pas:

Pourront-ils contenir indéfiniment les révoltes?
La grogne lycéenne sommeille, couve... Certains auteurs parlent même (déjà?...!) de rébellion de la nouvelle génération face à notre modèle de société. L'ultime révolte, celle qui marque l'histoire, est-elle sur le point de voir le jour? Quand on sait que les révolutions, notamment celle de 1789, arrivent toujours dans un contexte économique difficile, la question est légitime.
A la différence de cette dernière qui possédait en toile de fond des idées novatrices, par les Lumières, celle qui se prépare proposera quoi comme philosophie? Quelles seront les idées de demain, d'ailleurs quelles sont celles d'aujourd'hui?
Ce que je crains davantage qu'un peuple qui ne se révolte plus c'est un peuple qui se révolte sans grandes idées.
En détruisant l'école ils détruisent, en même temps que l'occasion de voir naître de nouvelles pensées les instruments qui permettent au futur citoyen de saisir et de comprendre son présent. Du coup sous la pression d'évènements brutaux, inahabituels, inquiétants, qui sont ceux d'une révolution, les individus coupés de compréhension ne peuvent que moins se contenir. Les conséquences sont alors d'autant plus sanglantes. Sans grandes idées, comment sortir d'une crise majeure autrement que par le bas? Pour toutes ces raisons, nos décideurs jouent avec le feu...
Bourdieu disait "il n'y a rien de pire qu'une révolution manquée"
Eh bien je pense que nous avons à craindre la prochaine révolution.
Il est grand temps que de nouvelles lumières s'allument puis s'imposent.

Je suis encore jeune, un peu naÏf; Il m'arrive encore d'y croire... Mais toujours en regardant les étoiles...


Matheutorduinthesky


PS:
En ce qui concerne l'école, je n'ai que peu d'expérience mais il est tout de même suffisement clair que bien des élèves ne maîtrisent plus du tout les fondamentaux que l'on doit apprendre au collège donc une réforme au collège me semble être un bon début; traiter le mal à la racine en quelque sorte...

Écrit par : Matheutorduinthesky | 15 janvier 2009

Même si je ne vous connais pas, bon courage Sandra...


matheutorduquiadelachance

Écrit par : matheutordupleindechance | 15 janvier 2009

Patrick Mac Goohan a fini par être bouffé par la Boule.

Interprétation personnelle : la Boule est un blob asservi par numéro 1.

Bonjour chez vous.

Écrit par : dugong | 15 janvier 2009

Le pîre est encore en marche ou comment arrêter terminator :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/15/01016-20090115ARTFIG00615-des-propositions-pour-reformer-le-lycee-.php
Philippe Delarouzée

Écœurant de démagogie ! Ces trouducs du Sgen font du bouche-à-bouche à un cadavre, ma parole ! Ils volent au secours de la réforme Darcos du lycée, mais à part ça, ceux qui sont favorables au changement de programme dans le primaire sont des réacs ?

Y'a de quoi se taper le cul par terre, des fois !

Tiens, pour décoder les mensonges du moloch, un site utile avec tout un dossier...

http://www.politique.net/2009011201-suppressions-de-postes-dans-l-education-nationale.htm

Écrit par : sanjuro | 15 janvier 2009

MARRE ! Y EN A MARRE DE LEURS CONNERIES !!!

Voici maintenant l'OPERATION "A L'ECOLE DES NEUNEUS" QUI PAYENT POUR ACHETER DES BOUQUINS D'AUTEURS IMPOSES PAR LE MINISTERE ET LES EDITEURS

"L'opération «À l'école des écrivains. Des mots partagés», a mobilisé durant l'année scolaire 2007-2008 trente collèges appartenant aux réseaux «ambition réussite» (RAR).

L'opération «À l'école des écrivains. Des mots partagés», a pour objectif de donner le goût de la lecture et des mots à des collégiens parfois éloignés de la lecture et de la littérature. Le succès de l'opération a justifié qu'elle soit poursuivie et amplifiée : elle s'adressera cette année à cinquante collèges RAR dont au moins un collège de votre académie. Elle peut concerner des classes de quatrième ou de troisième, un travail sur deux ans étant possible dans le cas des classes de quatrième.

En 2008, l'opération a démontré son intérêt pédagogique : ancrée dans les principes et les objectifs du programme de français, elle apporte une contribution à la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences, en particulier celle de la compétence 1 (maîtrise de la langue française) et de la compétence 5 (culture humaniste).

Outre le fait qu'elle permet de travailler les principales capacités de lecture, d'expression écrite et orale, cette opération a pour originalité de mettre en relation l'univers de l'École et celui de l'écrivain.

De surcroît, elle mène vers le livre et la lecture des élèves qui ne ressentent pas spontanément le goût de lire ni de découvrir les auteurs.

Chaque classe engagée est « parrainée » par un écrivain. La lecture de l'une de ses ouvres par les élèves constitue le préalable aux rencontres avec l'auteur (trois au moins), qui auront lieu à partir du mois de janvier 2009 dans la perspective de la production de textes par les élèves.

L'opération doit se dérouler selon un scénario commun à l'ensemble des établissements tout en ménageant une liberté certaine au professeur de lettres qui garde l'initiative de concevoir, avec l'auteur, la production future.
Il appartient au professeur de lettres de veiller au choix de l'ouvre et à sa lisibilité ; il doit notamment s'assurer que les thèmes abordés ne sont pas de nature à heurter certaines sensibilités.
Ensuite, le professeur engage en classe une activité visant à exploiter cette lecture, par des exercices d'écriture. Le travail sur le lexique est privilégié. Des collaborations sont bien entendu souhaitables au sein de l'établissement avec le professeur documentaliste, le professeur d'histoire-géographie, le professeur d'arts plastiques.

À la fin de l'année, l'écrivain «parrain» donne son avis sur la production réalisée par les élèves.
«La Maison des écrivains» est l'opérateur de cette action en partenariat avec le ministère de la Culture. C'est par son intermédiaire que s'effectuera l'achat des livres pour les élèves, financé par la Caisse des dépôts et consignations.

Le calendrier de l'opération «À l'école des écrivains. Des mots partagés» est le suivant :
- début décembre, première prise de contact entre les auteurs, les chefs d'établissement et les professeurs de lettres ;
- décembre, lecture de l'ouvre par les élèves ;
- de janvier à avril, rencontres de l'auteur avec la ou les classes ;
- courant mai, mise en forme des productions ;
- début juin, envoi des travaux accompagné d'un bilan au ministère de l'Éducation nationale.

Un espace internet, hébergé sur le site de France 5, permet la mutualisation des expériences pédagogiques et la diffusion de conseils ou de témoignages. Dans un deuxième temps, les résultats de cette expérience seront présentés et valorisés.
Des précisions sur la mise en œuvre de l'opération vous seront données prochainement.

Je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien porter à cette action pédagogique originale et féconde."

Signé Nembrini.

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Quelles coupes faire dans ces horaires? IDD et vie de classe, mais les économies ne seront pas significatives; faut-il alors toucher aux sciences expérimentales (vous allez sans doute penser à la technologie, je suppose), aux enseignements artistiques? Quelles "autres matières très accessoires" faut-il supprimer?
Ces coupes n'assureront en rien un horaire décent pour l'enseignement du français si les horaires supprimés ne sont pas réaffectés. L'économie sera donc nulle. (Pour des horaires décents en français, voir en particulier l'ancienne pétition de SLL).


Ecrit par : Romuald | 15 janvier 2009

Supprimer les IDD et les heures de vie de classe là où ça existe permettra de récupérer quelques heures.
Mais je ne suis pas sûr, contrairement à SLL, que l'enseignement du français soit une affaire de nombre d'heures hebdomadaire. C'est plutôt, me semble-t-il, une question de programmes et de méthodes. Il faut mieux utiliser ces heures. Quand je feuillette, le dégoût aux lèvres, un des manuels de 3ème actuels, je me demande comment les pauvres gosses peuvent accorder la moindre attention aux conjugaisons quand on voit comment les tableaux des verbes être, avoir, chanter, finir, croire, faire, prendre, se taire sont relégués , en tout petits caractères, comme honteusement, avant la page de titre. Et encore, les auteurs n'ont pas jugé utile de mettre le conditionnel passé 2ème, et c'est ainsi qu'ils participent délibérément à l'appauvrissement de la connaissance de la langue. J'oubliais les deux pages de "chronologie littéraire", en tout petits caractères également, intercalées entre les pages de conjugaison, et qu'aucun élève n'aura envie de lire, car c'est cumulatif et complètement abstrait pour un élève de troisième. D'emblée, ce livre respire l'intelligence pédagogique! La suite est en "séquences" qui ne disent pas leur nom, lesquelles vont toutes soulever l'enthousiasme des élèves et faire naître en eux l'amour passionné du français et la culture française: je relève au hasard "le motif amoureux au théâtre", "l'autobiographie", "argumenter", "héros de romans", "la presse". Tout un bric-à-brac pédant qui fait perdre un temps fou en leçons qui ne disent rien à l'âme de élèves et en exercices ineptes et dont on peut se passer en 3ème pour se consacrer plutôt à des choses fondamentales.
Bref, il faut faire souffler un vent de salubrité sur les programmes et les manuels de français de collège. Il faut les détrissotiniser. Si l'on supprime tout le fatras qui les encombre, il restera largement assez de temps, avec l'horaire actuel, pour former correctement nos collégiens.

Écrit par : Jean | 15 janvier 2009

Et ça, c'est pas mignon ?

CONCOURS DES ECOLES FLEURIES

"La Fédération des délégués départementaux de l'éducation nationale - D.D.E.N. - et l'Office central de la coopération à l'école - O.C.C.E. - organisent le concours des "écoles fleuries" avec le soutien du ministère de l'Éducation nationale. Ce concours est ouvert aux écoles et aux établissements de l'enseignement public.

Le fleurissement et le jardinage doivent être compris comme des activités éducatives permettant l'acquisition de connaissances et de compétences dans les domaines artistiques, scientifiques, civiques et sociales par les élèves. Ces activités contribuent à l'ouverture de l'école ou de l'établissement sur le quartier, le village, la cité et à une meilleure intégration de celle-ci à son environnement. Elles peuvent s'inscrire dans une démarche coopérative qui valorise l'autonomie et l'initiative des élèves.

Les écoles et les établissements sont en particulier invités à inscrire les activités de fleurissement et de jardinage dans un projet d'éducation au développement durable. À cette fin, un prix spécial, intitulé « Développement durable » récompensera les projets exemplaires.

Les dossiers sont d'abord récompensés à l'échelon départemental et participent à une sélection à l'échelon national. La remise des prix donne lieu chaque année à une cérémonie, à Paris, à laquelle sont invitées les classes lauréates.

Le règlement du concours et toutes informations complémentaires le concernant peuvent être obtenus auprès des instances nationales et des associations départementales de la Fédération des délégués départementaux de l'éducation nationale http://www.dden-fed.org/ ou de l'Office central de la coopération à l'école http://www.occe.coop/.

Pour le ministre de l'Éducation nationale
et par délégation,
Le directeur général de l'enseignement scolaire
Jean-Louis Nembrini

Françoise ? Catmano ? Vous êtes toujours là ?

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Oui, il y a beaucoup à dire sur le collège. J'en connais quelque chose : 33 ans de service. Déjà, il faudrait penser le tout dans la continuité : primaire / collège / lycée (général ou professionnel) / enseignement supérieur. Tout est lié.

Il y a peu, j'ai parlé de notre DGH 2009-2010. Il y a très longtemps que nous ne pratiquons plus les IDD qui figurent toujours malgré tout dans les lignes budgétaires.
J'ai été contre dès leur mise en place car il était gros comme une maison que tout cela n'allait être qu'un feu de paille et que les heures rognées, notamment en français, on ne les retrouverait jamais. Cela s'est avéré peu de temps après. Deux ans d'existence dans notre collège et quelle prise de tête ! + Perte de l'horaire.

Les gens du SNES (le responsable pour notre collège) était pour : on allait pouvoir essayer une nouvelle pédagogie, les élèves choisiraient leur sujet, leur projet et blablabla ... On se la jouait professeur en arrière-plan qui guide ses élèves maîtres de leurs savoirs ... Je n'y ai jamais cru. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne suis plus syndiquée. Quelle gabegie ! Quel aveuglement !

Je vous rappelle les horaires "plancher" (Faut-il un "s" ?) en collège en français : 5 heures en sixième, 4 heures en cinquième (la cata vu le niveau !), 4 heures en quatrième (idem) et 4 h 30 en troisième, histoire de préparer un peu le brevet. Aucune heure dans la nouvelle DGH pour faire du soutien, de l'aide individualisée, pour travailer en groupes. Bonjour lse sciences expérimentales ! Ce n'est pas la main à la pâte, c'est le boulet au pied ! Pas de rab ! Peau de zébu ! 32 heures de moins sur un petit collège avec la même structure, les mêmes options. 6% de baisse. Certains enseignements "planchers" ne seront pas assurés dans les classes spécialisées de SEGPA.

Il y a de quoi être dégoûté(e). Cette baisse des horaires influe directement sur certains recrutements. (Si vous n'êtes pas titulaire, Sandra, c'est la galère ! Pensées pour vous.) Les collègues en sous-service (1, 2 ou 3 heures) combleront leurs emplois du temps en faisant des PPRE. Sans que cela soit un choix. Ni une pédagogie.
Voir comment se fabrique une DGH vaut le détour. Chez nous, pas moins d'une quinzaine de moutures. On vote contre au CA ce soir, on rédige une motion professeurs / parents mais tout cela n'est que procédure car l'I. A. avalise les DGH qui ne montrent pas de dysfonctionnement "criant".

Comment aller vers du mieux dans ces conditions ? Nous connaissons le niveau de nos élèves, nous savons ce dont ils ont besoin. Et en plus, à deux ou trois élèves près sur un niveau, on nous supprime une classe : soit 25 h 30 en moins : un poste et demi ! Voyez où va se loger la conscience professionnelle : combien d'élèves va-t-on faire redoubleren sixième ? Combien doivent redoubler leur cinquième ? Si on supprime une classe, nous aurons deux classes de sixième à 28 élèves (seuil de l'I A) ou 3 classes à petits effectifs, donc avec des conditions d'apprentissage plus favorables. C'est Ubu au royaume de l'Educnat.

Cela fait compte d'apothicaire mais on en est là. A Vannes (forte concurrence du privé catholique bon chic bon genre, voie royale dès le ventre de la mère) nous sommes obligés d'aller dans les écoles primaires (administration + professeurs volontaires) pour recruter, faire notre publicité. On se démène ! Portes Ouvertes exceptionnelles, accueil des CM2 pendant une journée, échanges, visites ... Les collègues nouveaux qui arrivent ne comprennent pas pourquoi on ne recrute pas davantage quand ils voient la qualité de ce qu'on propose dans notre collège et le bon naturel (en général) de nos élèves.

Le prix prohibitif de l'immobilier dans certaines villes (dont Vannes - bord de mer - riviéra bretonne) encourage les familles à vivre dans la première ou seconde couronne. On va d'ailleurs construire en 2010 à la campagne un collège de 750 places. Cette construction a été l'enjeu de querelles politiques effrénées entre la gauche et la droite. Alors que nous, nous avons du mal à recruter trois classes par niveau, en périphérie urbaine. Encore une fois, tout est lié. On se sent parfois très peu de choses. Nous avons notre foi dans le service public qui nous sauve mais nous n'avons que nos petits bras. Comme on dit dans la publicité ! "Nous n'avons pas les mêmes valeurs."

Je reparlerai de la "discrimination positive" qui, comme Jean-Paul le dit, n'est pas la République. Il faut aider les jeunes non favorisés à accéder aux connaissances, aux méthodes et aux concepts (c'est ce qui leur manque) pour qu'ils puissent se présenter à de hauts concours. C'est ce que certains appellent "l'égalité des chances". C'est une belle formule. Il faudrait qu'elle soit plus qu'une belle formule. Mon message est déjà long. Je reparlerai dans le détail d'une action en ce sens qui concerne l'Histoire : donner les connaissances, le backgroung, les référents culturels à ces jeunes pour que ceux qui s'en sentent les moyens et la volonté puissent effectivement viser plus haut. Et ce que j'ai eu entre les mains est effectivement pour des Terminales de très haut niveau, de très haute exigence.

A propos de notre ministre, je l'ai entendu dire une fois dans une émission télé que lse rpofesseurs enseignant sur plsuieurs établissements étaient rares. Cez nous, ils sont uamoins une dizaine (un tiers à peu près). Deux d'entre eux travaillent sur 4 établissements ! Et l'un de ces deux privilégiés habite Belle-Ile en Mer ! C'est inhumain. Comment faire confiance à un état qui donne ce genre d'exemple ! Encore Ubu : deux bouts de professeurs d'arts plastiques pour n'en faire qu' une moitié ! ??????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (à la Pendariès) Soyons fous !

Finissons sur une note artistique, justement : sur Google Earth, vous pouvez entrer virtuellement au Musée du Prado qui, chaque semaine, présente une oeuvre. En ce moment c'est "Le Jardin des délices" de Jérome Bosch ! Pour peu que vous ayez un grand écran d'ordinateur (28 pouces par exemple) c'est une merveille ! Vous vous promenez dans l'image ! Etonnant ! Je vais pour le moment faire une infidélité à Arthur pour Jérome ! Allez-y voir ! Ca vaut le détour. Et ça nous regonfle pour mieux nous battre !

Écrit par : Marilyse | 15 janvier 2009

Je précise aussi que nous n'avons pas d'heures de vie de classe. L'ancien TSIO a fait long feu depuis longtemps ! Les professeurs doivent 10 heures sur leur temps libre !

En ce qui concerne la conjugaison et les manuels (voir message plus haut), il y a longtemps que nous faisons nous-mêmes nos propres cours, nos propres documents. Traitement de texte, tableur, méthodes personnelles de mémorisation ...

Dans le manuel de Français Hatier collège, le conditionnel est mis dans l'indicatif ! Les auteurs mélangent la notion de mode et la notion de valeur d'un temps. Effectivement, le conditionnel peut servir à exprimer une action future dans un texte écrit au passé : "Il pensait qu'il sauverait l'enseignement". Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ? Il vaut mieux tout faire soi-même.

Vous interrogez un élève en sixième ou en troisième, vous lui demandez combien il y a de modes dans la conjugaison française : on vous égrène tous les chiffres ! La mode, oui, le mode, kezaco ?
Ce n'est pas que les notions ne soient pas enseignées dès la sixième mais tout s'évapore. Il y a des apprentissages qui doivent impérativement être faits avant 11 ans, l'âge du collège. Après, c'est de l'eau sur un capot de voiture. Les "impedimenta" sont trop nombreux, trop lourds en collège. Sans parler de ce que nous évoquions avec Daniel, les problèmes sociaux, familiaux et les problèmes inévitables de la crise d'ados (anges ou démons). Entre fin juin et début septembre, certains virent carrément leur cuti (orthographe ?) : on ne les reconnaît plus, filles ou garçons.
Difficile, le métier de prof, en collège ... Je plains certaines coins de France.

Écrit par : Marilyse | 15 janvier 2009

Perte de son travail... courage Sandra.

A quoi doit-on s'attendre pour 2009 et les 3 années qui suivent - pour les entreprises, PME-PMI, les micro-entreprises, pour le secteur privé en général?

Ecrit par : Pendariès | 15 janvier 2009
Ça risque d'être surprenant ! Certains secteurs vont s'en prendre plein la gueule et d'autres, notament parmi les micro-entreprises, surfer sur la vague du repli sur soi.
Moi, dans mon boulot, pour l'instant, c'est plutôt ascendant, comme si on se repliait sur son cocooning, son chien, son chat, son poisson rouge.

Écrit par : dobolino | 15 janvier 2009

Françoise ? Catmano ? Vous êtes toujours là ?

Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Le concours des écoles fleuries, c'est vieux comme le monde, Jérémy. Enfin, au moins comme le mien dans l'Education Nationale.
Quand j'ai débuté, en 1975, ce concours existait déjà. Les instituteurs, ruraux surtout, mais aussi en ville, profitaient de l'espoir d'un petit gain pour leur coopérative scolaire (livres de bibliothèque, matériel de jardinage gratuit) pour enseigner à leurs élèves les rudiments de la botanique sous la forme de leçons de choses sur les plantes du jardin que les enfants semaient, surveillaient, soignaient pendant les récréations.
Des leçons étaient ensuite faites en classe et donnaient lieu à la rédaction de résumés et au dessin de croquis et de schémas, parfois à la création d'un herbier.
On prenait quelques photos des petits devant leur parterre de soucis et de capucines. On envoyait tout cela à l'OCCE, résumés et schémas compris, et d'anciens instituteurs retraités compulsaient les dossiers constitués par les classes participantes et établissaient un classement basé sur la richesse des documents (vous pouviez faire confiance aux retraités pour débusquer la faute d'orthographe ou l'erreur inadmissible sur un schéma qui invalidait la candidature de la classe dont l'instit' aurait pris ça par dessus la jambe).

Les gagnants étaient invités à l'Inspection Académique pour recevoir leur prix des mains de Môssieur l'Inspecteur, un mercredi bien sûr, on n'allait quand même pas leur faire manquer la leçon de conjugaison pour cela. Toute la presse locale était là.

Le lendemain, les parents découpaient religieusement la photo des petits dans le journal et l'affichaient à côté du calendrier des Postes, puis ils disaient à leur gamin : "Bon, maintenant, tu n'as pas intérêt à avoir une mauvaise note en Leçon de Choses. Avec tout le mal que s'est donné le maître, il ne manquerait plus que ça !"

Écrit par : catmano | 15 janvier 2009

Pour un élève du "9-3" qui accède à Science Po., combien d'élèves qui évoluent dans des villes moyennes de province et qui se trouvent tout aussi exclus des parcours les plus prestigieux?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2009

Décidément on a bien du mal ici à admettre que les places ou les parcours prestigieux sont limités et réservés à quelques uns, héritiers ou non.

Ecrit par : marigot | 15 janvier 2009

Non, Marigot, je ne conteste nullement la sélection.
Mais celle-ci doit se faire dans le respect de l'égalité des chances. Or, ce que je dénonce précisément, c'est qu'interviennent de fait dans le système actuel des critères qui pipent les dés dès le départ. Certains élèves ont les capacités, mais n'accèderont jamais aux filières auxquelles ils pourraient prétendre parce qu'ils ne font pas partie des "initiés". Le fils d'ouvrier, bien souvent, ne connaît même pas l'existence de Science Po., parce que ses parents eux-mêmes ne la connaissent pas, et que le réflexe, pour l'institution, c'est de considérer que de toute façon ce n'est pas pour lui. Comment peut-il dès lors viser l'excellence?
L'élève issu du VIe arrondissement, lui, qui a une bibliothèque à domicile, que les parents amènent régulièrement au théâtre, et dont le grand frère est déjà dans une grande école, se trouve d'emblée sur les bons rails...
Quand la sélection se fait par l'argent, l'origine géographique ou sociale, elle n'a en réalité pas grand chose à voir avec la méritocratie républicaine.

Bien à vous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2009

Bref, il faut faire souffler un vent de salubrité sur les programmes et les manuels de français de collège. Il faut les détrissotiniser.

Ecrit par : Jean | 15 janvier 2009

Qu'attend votre cher collègue Xavier Darcos pour donner des isntructions dans ce sens?
Comme l'a dit plus haut Marigot l'éducation nationale n'a plus qu'un seul objectif: enseigner l'ignorance en faisant en sorte que les enseignants continuent à croire qu'ils instruisent pour de vrai!

Écrit par : david.D | 15 janvier 2009

Le lien donné par Philippe D*** sur le Figaro est important, et je le remets, en suggérant vraiment d'aller jeter un coup d'œil sur les "propositions" des pédagogistes pour réformer le lycée.
Ces jeunes gens (la fine fleur pédago : Watrelot ! Le CRAP ! Le SE-UNSA ! LE SGEN ! LA FCPE l'UNEF ! — et j'en passe, et des plus glauques) reprennent in extenso les premières propositions du ministère — à se demander pourquoi les uns et les autres ont appelé à la manif tout en signant avec enthousiasme tout ce que leur proposait Gaudemar.
Il y a des coups de pieds au derche qui se perdent.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 janvier 2009

Je reparlerai dans le détail d'une action en ce sens qui concerne l'Histoire : donner les connaissances, le backgroung, les référents culturels à ces jeunes pour que ceux qui s'en sentent les moyens et la volonté puissent effectivement viser plus haut. !

Ecrit par : Marilyse | 15 janvier 2009

Puisqu'on parle d'Histoire, nous avons visionné, mes enfants et moi, hier soir, sur Arte, une émission d'origine allemande décrivant le rôle de la Wehrmacht lors des exactions de la Seconde Guerre Mondiale vis à vis de juifs et des peuples de l'Est de l'Europe dans leur ensemble. Ouf ! Nous ferions bien, Amélie ( ???????? ), d'en prendre de la graine. Sur ce coup, mes gosses auront une longueur d'avance sur leurs camarades.
Elle était pas aussi noble qu'on a bien voulu nous le faire avaler, la Wehrmacht !
C'était tellement à vomir qu'au bout d'une demi-heure, j'ai zappé pour épargner la psyché de ma gamine de quatorze ans.

Écrit par : dobolino | 15 janvier 2009

A Jean :

Cher collègue,

Il me semble que la Société des agrégés estime, comme JPB, que le collège est le maillon faible dans notre système éducatif.

C'est mon avis aussi. Le ministre a bien fait de commencer par remettre un peu de logique, de rationalisme dans l'enseignement primaire. (Je ne dis pas "un peu" innocemment, mais bien parce que je trouve qu'il pouvait mieux faire.)

L'étape suivante aurait dû consister à remettre le collège sur les rails, avant de s'occuper du lycée. Le ministre met la charrue devant les bœufs.

Me trompé-je, Jean ?

Écrit par : Francis Penin | 15 janvier 2009

Alors, d'après vous, le Métal est-il un phénomène sociologique?

Ecrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

Ou alors, comme-ça!!!

http://fr.youtube.com/watch?v=xixFiFb2NRI&feature=related

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

Le fils d'ouvrier, bien souvent, ne connaît même pas l'existence de Science Po., parce que ses parents eux-mêmes ne la connaissent pas, et que le réflexe, pour l'institution, c'est de considérer que de toute façon ce n'est pas pour lui. Comment peut-il dès lors viser l'excellence?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2009

J'ai connu dans une école en Russie un jeune étudiant, fils d'ouvrier sidérurgiste, futur professeur de français à qui j'ai offert la possibilité de venir en France, approfondir ses connaissances de la langue et de la littérature françaises.

Je ne raconterai pas son parcours de l'Université de Reims à la Sorbone, mais toujours est-il que mon ami s'est retrouvé un beau matin à Sciences-po. Il est à présent cadre dans une banque et serait sans doute directeur d'une filiale à Moscou si la crise bancaire n'était passée par là depuis.
Ce qui a été décisif dans son parcours a été tout simplement son haut niveau d'instruction, sa connaissance approfondie du français et bien sûr le désir de se donner les moyens de s'élever au-dessus de la condition de ses parents. Autant de critères devenus rarissimes dans la population des étudiants français.

Écrit par : buntovchik | 15 janvier 2009

Dans le manuel de Français Hatier collège, le conditionnel est mis dans l'indicatif ! Les auteurs mélangent la notion de mode et la notion de valeur d'un temps. Effectivement, le conditionnel peut servir à exprimer une action future dans un texte écrit au passé : "Il pensait qu'il sauverait l'enseignement". Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ? Il vaut mieux tout faire soi-même.
écrit Marilyse.

Je l'invite à consulter sur ce sujet et quelques autres le site du Projet SLECC où paraîtront la semaine prochaine les mises au point du groupe-lettres du GRIP.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Les instituteurs, ruraux surtout, mais aussi en ville, profitaient de l'espoir d'un petit gain pour leur coopérative scolaire (livres de bibliothèque, matériel de jardinage gratuit) pour enseigner à leurs élèves les rudiments de la botanique sous la forme de leçons de choses sur les plantes du jardin que les enfants semaient, surveillaient, soignaient pendant les récréations.
Des leçons étaient ensuite faites en classe et donnaient lieu à la rédaction de résumés et au dessin de croquis et de schémas, parfois à la création d'un herbier.
On prenait quelques photos des petits devant leur parterre de soucis et de capucines. On envoyait tout cela à l'OCCE, résumés et schémas compris, et d'anciens instituteurs retraités compulsaient les dossiers constitués par les classes participantes et établissaient un classement basé sur la richesse des documents (vous pouviez faire confiance aux retraités pour débusquer la faute d'orthographe ou l'erreur inadmissible sur un schéma qui invalidait la candidature de la classe dont l'instit' aurait pris ça par dessus la jambe).
Ecrit par : Catmano.

Dites, Catmano, si j'en crois votre récit, le Concours des Ecoles fleuries, c'est comme le bateau de Thésée et la chanson de Melanie Safka : ils ont tout changé, sauf le nom, n'est-ce pas ?

Marylise, vous n'êtes pas dans le vent : ça fait au moins trente ans que la nouvelle grammaire a classé le conditionnel dans les temps et non dans les modes. Dire que le conditionnel est un mode, c'est comme parler des adjectifs possessifs, d'un type de phrase exclamatif et des compléments circonstanciels de lieu : employer ces termes-là nous fait passer pour de vieux fossiles ridicules, dignes des temps homériques voire antédiluviens, qui n'ont rien compris à la grammaire et qui ne sont que de sombres barbares.

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Elle était pas aussi noble qu'on a bien voulu nous le faire avaler, la Wehrmacht !
C'était tellement à vomir qu'au bout d'une demi-heure, j'ai zappé pour épargner la psyché de ma gamine de quatorze ans.
Ecrit par : dobolino | 15 janvier 2009

Dobolino vous me surprenez. Qui vous a raconté que la Wehrmacht s'était noblement conduite ?

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Je l'invite à consulter sur ce sujet et quelques autres le site du Projet SLECC où paraîtront la semaine prochaine les mises au point du groupe-lettres du GRIP.

Ecrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Le GRIP, combien de divisions ?

Bentolila, Fourquet, Pellat, Athias, Reboul, Riegel, Le Goffic, Sancier-Chateau, Reggiani, Poppin, Wilmet, Bordas, Monneret, Philippe, Ruppli, Rullier-Theuret, Molinié... C'est eux qui font la grammaire, pas vous. Ca aussi c'est à mettre dans le bilan du "mouvement qui n'a pas de nom".

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Ce qui a été décisif dans son parcours a été tout simplement son haut niveau d'instruction, sa connaissance approfondie du français et bien sûr le désir de se donner les moyens de s'élever au-dessus de la condition de ses parents. Autant de critères devenus rarissimes dans la population des étudiants français.
Ecrit par : buntovchik | 15 janvier 2009

"s'élever au-dessus de la condition de ses parents".
Si c'est pour cela que le fils d'une famille modeste fait des études, autant raccrocher tout de suite et fermer ce blog.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Suite : relire Antoine Bloyé de Nizan.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Dobolino vous me surprenez. Qui vous a raconté que la Wehrmacht s'était noblement conduite ?

Ecrit par : Guy Morel

Disons que l'on nous faisait accroire que les généraux, les "Von Trückmüsch" de la Wehrmacht, emplis comme des outres des nobles traditions issues tout droit de l'armée du Kaiser, n'avaient que du dégoût pour les méthodes barbares de ces parvenus de la Waffen-SS.

Écrit par : moot | 15 janvier 2009

Marylise, vous n'êtes pas dans le vent : ça fait au moins trente ans que la nouvelle grammaire a classé le conditionnel dans les temps et non dans les modes. Dire que le conditionnel est un mode, c'est comme parler des adjectifs possessifs, d'un type de phrase exclamatif et des compléments circonstanciels de lieu : employer ces termes-là nous fait passer pour de vieux fossiles ridicules, dignes des temps homériques voire antédiluviens, qui n'ont rien compris à la grammaire et qui ne sont que de sombres barbares.
Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Cela ne me fait rien de passer pour une fossile aux yeux de gens qui n'ont pas compris grand chose à la grammaire.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Disons que l'on nous faisait accroire que les généraux, les "Von Trückmüsch" de la Wehrmacht, emplis comme des outres des nobles traditions issues tout droit de l'armée du Kaiser, n'avaient que du dégoût pour les méthodes barbares de ces parvenus de la Waffen-SS.
Ecrit par : moot | 15 janvier 2009
Il n' y a pas que la Wehrmacht. J'ai connu un officier français, aristocrate déporté à Dachau par ailleurs, et dont un parent est au Siècle, comme Descoings, qui justifiait la torture et ne semblait beaucoup regretté la liquidation par l'armée française de Maurice Audin. C'est moi qui ai payé les consommations à la fin de l'aimable conversation que nous avons eue. Ces gens-là ne payent jamais.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Pardon : "beaucoup regretter".
PS.Officier pendant la guerre d'Algérie, il avait aussi fait un stage dans l'armée israélienne.
Par ailleurs.
Comme quoi.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Bentolila, Fourquet, Pellat, Athias, Reboul, Riegel, Le Goffic, Sancier-Chateau, Reggiani, Poppin, Wilmet, Bordas, Monneret, Philippe, Ruppli, Rullier-Theuret, Molinié... C'est eux qui font la grammaire, pas vous. Ca aussi c'est à mettre dans le bilan du "mouvement qui n'a pas de nom".
Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Vous les résumez très bien en les énumérant, ce qui suffit à dire leur importance. Je les ai lus. Cela m'a coûté du temps et appris deux ou trois trucs ingénieux. Sur la langue et sur la façon de l'enseigner, rien. Ils ont vendu des livres.

Écrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

"Vous les résumez très bien en les énumérant, ce qui suffit à dire leur importance. Je les ai lus. Cela m'a coûté du temps et appris deux ou trois trucs ingénieux. Sur la langue et sur la façon de l'enseigner, rien. Ils ont vendu des livres.
Ecrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009"
C'est vrai que la grammaire a viré au snobisme : on cite Wilmet comme on cite Barthes ou Dubuffet. Qu'ils n'aient rien apporté à l'étude de la langue, là je ne suis pas d'accord : Rullier-Theuret par exemple est assez méfiante face à la notion de déterminant. Même si elle n'a fondé aucun système de grammaire, elle me semble la plus intéressante (à l'inverse de Pellat, dont la grammaire fait des ravages).

"s'élever au-dessus de la condition de ses parents".
Si c'est pour cela que le fils d'une famille modeste fait des études, autant raccrocher tout de suite et fermer ce blog.
Ecrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

J'ai environ 380 exemples, dont je peux vous donner les noms tout de suite, pour lesquels c'est le cas. Ca vaut pour toutes les familles, pas seulement les familles modestes.
Gagner sa vie mieux que père et mère, c'est certainement l'une des premières motivations des études, après la volonté de s'assurer un métier qui permette de gagner des sous et de vivre confortablement.

Écrit par : Jeremy | 16 janvier 2009

Je craisn d'ailleurs qu'ils n'aient certes pas grande importance, mais qu'ils aient en revanche une grande influence.

Cest souvent à cela qu'on reconnaît les nuisibles, non ?

Écrit par : Jeremy | 16 janvier 2009

Pour Pendariès, ,et Manu, (je vous recommande les deux premiers, "Some skunk funk" et "Sponge", mais aussi le morceau de "Tower of power", (un groupe porto-ricain qui groove comme des blacks). Avec, en plus, "le son."
Vous m'en direz des nouvelles.
Après ça, n'importe quel morceau de métal me fait penser à ma feuille d'impôts... :-(
;-)

http://www.youtube.com/view_play_list?p=11B6DAED221EFA83

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

Je salue Sandra, et lui fais une grosse bise pour le jour de l'an. Courage à vous!
Un petit lien musical suit... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

Dites, Catmano, si j'en crois votre récit, le Concours des Ecoles fleuries, c'est comme le bateau de Thésée et la chanson de Melanie Safka : ils ont tout changé, sauf le nom, n'est-ce pas ?

Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

C'est tout à fait cela, comme pour l'OCCE d'ailleurs, et l'ICEM.

Écrit par : catmano | 16 janvier 2009

« "voire même
Ecrit par : Pendariès | 15 janvier 2009"
Incorrect. Il y en a un de trop. Navré. »
Tailleboudin | 15 janvier 2009

Pendariès, on a usurpé mon pseudo, le message ci-dessus n'est pas de moi (JPB pourrait le confirmer) : je place les mots cités entre guillemets et supprime toujours l' « Ecrit par : ».
En outre, je ne me permets de corriger que les Amélie, Felts et autres pompeux cornichons.
Je suis loin de vous supposer membre de cette confrérie.

Écrit par : Tailleboudin | 16 janvier 2009

Le Figaro du jour interviewe le Piriforme : "Descoings ne s'interdit rien". Pourvu qu'il n'ose pas tout…

C'est pourtant bien parti : "supprimer le concours d'entrée de sciences po". Rien que ça ! Nous voilà vraiment prévenus…

Le grand public, tout à la fascination unidirectionnelle provoquée par l'exhibition du Phénomène, ne se demande pas pourquoi on a prévu de le flanquer de la fine fleur de la technostructure du Moloch (Cauchemar et Nembrini). Le plan n'est-il pas de faire croire qu'il y aura à la fois concertation et "avancées" fracassantes pendant que les duettistes bétonnent en coulisse ?

En passant, c'est Nembrini, un des cardinaux * du Moloch, qui avait confié au jus pédagol ** en 2008 : " On généralise une approche individualiste des enseignements, on s'adapte aux besoins des élèves. On met en œuvre des aides, des modules d'approfondissement à la demande."

Ceci dit, je peux comprendre que le Maître du Moloch soit soucieux de contrôler le vibrion. A-t-il dealé pour cela ?


* à la fois point cardinal du Moloch et cardinal du Moloch. Comprenne qui pourra…

** http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/99_FairedelasecondeunevraieclassedeDetermination.aspx

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

J'ai environ 380 exemples, dont je peux vous donner les noms tout de suite, pour lesquels c'est le cas. Ca vaut pour toutes les familles, pas seulement les familles modestes.
Gagner sa vie mieux que père et mère, c'est certainement l'une des premières motivations des études, après la volonté de s'assurer un métier qui permette de gagner des sous et de vivre confortablement.
Ecrit par : Jeremy | 16 janvier 2009

Mais bien sûr. Seulement "s'élever au-dessus de sa condition" dit autre chose.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

@Jeremy
"Rullier-Theuret par exemple est assez méfiante face à la notion de déterminant. Même si elle n'a fondé aucun système de grammaire, elle me semble la plus intéressante."
Pouvez-vous me donner les références ?
Merci

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

employer ces termes-là nous fait passer pour de vieux fossiles ridicules, dignes des temps homériques voire antédiluviens, qui n'ont rien compris à la grammaire et qui ne sont que de sombres barbares.
Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Cela ne me fait rien de passer pour une fossile aux yeux de gens qui n'ont pas compris grand chose à la grammaire.

Rullier-Theuret par exemple est assez méfiante face à la notion de déterminant.

Ecrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

La seule gammaire que les élèves comprennent, et qui soit donc réellement attrayante, c'est la grammire traditionnelle. Mais comme aucun manuel récent ne l'expose plus, il faut se la confectionner soi-même.
D'ailleurs, en matière de grammaire, ce que j'apprends essentiellement à mes élèves, c'est à analyser la nature et la fonction des mots d'une phrase, partant du principe que tous les mots de la phrase ont une nature et une fonction.

Exemple:
Ces fleurs, je les ai trouvées belles.
Ces: adjectif démonstratif, féminin pluriel,
se rapporte au nom fleurs.
fleurs: nom commun, féminin pluriel,
mis en apposition au pronom les.
je: pronom personnel, première personne du singulier,
masculin ou féminin,
sujet du verbe ai trouvées
les: pronom personnel, 3ème personne du pluriel, féminin,
mis pour le nom fleurs,
COD du verbe ai trouvées.
ai trouvées: verbe trouver, premier groupe, voix active,
mode indicatif, temps passé composé, troisième
personne du singulier.
belles: adjectif qualificatif, féminin pluriel,
attribut du COD les.

N'est-ce pas cela que les élèves devraient savoir faire? En plus, c'est utile pour les langues anciennes et modernes! Et en plus, c'est un vrai plaisir, celui de la clarté!

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Cher Monsieur Brighelli,

Ce billet au vitriol sur le patron gominé de Sciences Po est salutaire mais j'ai le souvenir de vous aux journées dédicaces de Sciences Po en 2006 au moment même où la discrimination positive faisait rage Rue St Guillaume.

Peut-être auriez-vous dû boycotter une telle journée dans cette enceinte qui n'a plus rien de méritocratique...

Écrit par : René Jacquot | 16 janvier 2009

Le lien donné par Philippe D*** sur le Figaro est important, et je le remets, en suggérant vraiment d'aller jeter un coup d'œil sur les "propositions" des pédagogistes pour réformer le lycée.

Ecrit par : brighelli | 15 janvier 2009

On y lit :" il faudra que le baccalauréat fasse «l'objet d'un nombre réduit d'épreuves terminales et d'une épreuve intégrée représentative du parcours de l'élève»."
S'agira-t-il d'une "épreuve de connaissance du système éducatif", comme au CAPES ?

Et aussi : "Une proposition prévoit de «fusionner les voies générales et technologiques»."
Le début du lycée unique ?

Écrit par : yann | 16 janvier 2009

N'est-ce pas cela que les élèves devraient savoir faire? En plus, c'est utile pour les langues anciennes et modernes! Et en plus, c'est un vrai plaisir, celui de la clarté!
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

http://www.slecc.fr/programmes_grip/nomenclature-2008.pdf

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

"Le début du lycée unique ?"

Oui : le Gaal néantisé des pédagols.

La logique des pédagols est inattaquable : le néant pour tous est effectivement totalement égalitaire.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

On parle plus haut de Nembrini.
Pour l'avoir subi en stage comme IPR, je peux dire que c'est un gros con prétentieux ! Il est du genre à préconiser la pédagogie coloniale du "tout oral" pour les classes du technique !

Encore un qui a rampé verticalement pour arriver là où il est !

Écrit par : Pierre LaRiba | 16 janvier 2009

Le jus pédagol du jour nous apprend que les néantiseurs * du lycée s'organisent :

"Jeudi 15 janvier, le collectif de 20 organisations "De l’ambition pour la réforme des lycées !” a révélé les 9 propositions qu'il souhaite défendre pour une réforme du lycée."

Voici donc le texte "révélé" **

Ils auraient pu aller jusqu'à 10 commandements.

http://ambitionlycees.wordpress.com/

* eux se disent "progressistes".

** une deuxième naissance de la réforme ?

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

Voir la lettre du missionnaire du Rio Branco * :

http://media.education.gouv.fr/file/01_janvier/93/7/lettre-mission-descoings-men_41937.pdf

Et on y va du "cher Richard"...

* Joffé a acheté les droits pour porter la bio du Piriforme à l'écran. Ca va dégouliner !

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

Ca va dégouliner d'effets spéciaux.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

Cerise sur le gâteau, déjà bien indigeste par ailleurs.

Le sieur en question envisage la suppression du concours d'entrée pour Science-peu Paris; que grand bien lui fasse, à lui, sa clique politique et sa claque médiatique. On a les flatteurs qu'on mérite.

Derrière on voit apparaître l'argument selon lequel le principe du concours est injuste, etc, etc.


La seule solution à l'Injustice (!) serait de supprimer Science-pipo, mais curieusement, ce n'est jamais la solution évoquée.

Et je ne comprends pas pourquoi.

Écrit par : Sénéchal | 16 janvier 2009

Je salue Sandra, et lui fais une grosse bise pour le jour de l'an. Courage à vous!
Un petit lien musical suit... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

Si seulement je pouvais avaler ma bouteille de whisky avec tous les tranquillisants que j'ai à ma disposition. Je serais au moins soulagée et j'aurais la paix.

Seulement je ne trouve pas la force de le faire. Je suis encore trop lâche pour parvenir à mes fins et tellement vidée que je n'y arrive même plus..........Mais j'y pense de plus en plus....Je ne veux plus me battre et j'en ai assez que l'on me prenne pour une battante.

J'en ai marre d'être un soldat et de déclarer la guerre. La vie est beaucoup trop moche. Je veux m'endormir et ne plus jamais me réveiller.

Écrit par : Sandra WAGNER | 16 janvier 2009

Ca va dégouliner d'effets spéciaux.

Ecrit par : dugong | 16 janvier 2009

J'avais lu "effets spécieux".
Vous l'avez loupée, celle-là !

Écrit par : yann | 16 janvier 2009

Damned !

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

Eh, oh, Sandra, déconnez pas !!
La vie est dure, mais vous n'en avez qu'une.
Pensez-y avant de faire une bêtise.
Amitiés.

Écrit par : yann | 16 janvier 2009

Eh Sandra !

Vous êtes aussi celle qui osa écrire sur ce blog en 2007 :

"cessez de confondre les nouilles au gruyère et les couilles du grand-père !!!! "

Rigolez !

Écrit par : dugong | 16 janvier 2009

En outre, je ne me permets de corriger que les Amélie, Felts et autres pompeux cornichons.
Je suis loin de vous supposer membre de cette confrérie.

Ecrit par : Tailleboudin | 16 janvier 2009

Écrit par : Grosboudin | 16 janvier 2009

Hé, Sandra?
Hé ho? Ca va pas, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

Je pense que le conditionnel est bien un mode et non un temps (le présent et le passé première et deuxième forme sont des temps du conditionnel).

Pour "Il lui dit (passé simple) ou il lui a dit (passé composé) qu'il reviendrait demain", il vaut mieux parler de "futur dans le passé" ; "reviendrait" a la morphologie d'un conditionnel, mais sa valeur d'aspect (l'angle sous lequel l'action est envisagée) est celle d'un indicatif.

Bon appétit aux grammairiens et que ça ne le coupe pas aux autres !

Écrit par : robin | 16 janvier 2009

Si seulement je pouvais avaler ma bouteille de whisky avec tous les tranquillisants que j'ai à ma disposition. Je serais au moins soulagée et j'aurais la paix.

Seulement je ne trouve pas la force de le faire. Je suis encore trop lâche pour parvenir à mes fins et tellement vidée que je n'y arrive même plus..........Mais j'y pense de plus en plus....Je ne veux plus me battre et j'en ai assez que l'on me prenne pour une battante.

J'en ai marre d'être un soldat et de déclarer la guerre. La vie est beaucoup trop moche. Je veux m'endormir et ne plus jamais me réveiller.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 janvier 2009

Non, non !!!
Il y a toujours un bout du tunnel, même lorsqu'il ne se voit pas.
Dites-nous ce que nous pourrions faire pour voius aider...

Écrit par : Maminou | 16 janvier 2009

Ce qui a été décisif dans son parcours a été tout simplement son haut niveau d'instruction, sa connaissance approfondie du français et bien sûr le désir de se donner les moyens de s'élever au-dessus de la condition de ses parents. Autant de critères devenus rarissimes dans la population des étudiants français.

Ecrit par : buntovchik | 15 janvier 2009
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Je suis bien d'accord avec vous. Mais c'était la même chose quand j'étais jeune. La différence c'est que j'ai pu quitter mon emploi d'aide-chimiste à 24 ans (j'avais le baccalauréat math élém et le brevet d'enseignement industriel d'aide-chimiste), aller à la faculté des sciences de Paris et devenir (péniblement) professeur certifié, dix ans plus tard.
Actuellement, je ne pourrais pas y parvenir, c'est certain : je n'aurais pas la maîtrise du français ni celle des sciences (mathématiques et sciences physiques) requises pour réussir le CAPES, en raison de la médiocrité de l'enseignement primaire et secondaire actuel. Je ne jette pas la pierre aux enseignants, mais aux prétendus savants en "sciences de l'éducation", ces apprentis sorciers qui ont tout fichu en l'air depuis trente ans ou plus et qui ont imposé aux enseignants des méthodes bidon dont les résultats ont pourtant bien été visiblement lamentables.
Cela, je l'ai constaté en enseignant moi-même.
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 16 janvier 2009

Je vous enduit avec de l'erreur tout à l'heure ; le futur dans le passé ne s'emploie qu'avec le passé simple (système du passé, énoncés non ancrés dans la situation d'énonciation), pas avec le passé composé (système du présent, énoncés ancrés dans la situation d'énonciation).

Et maintenant, pour vous faire plaisir, je vais vous parler des "déictiques" ! ;O))

Bon après-midi ! Moi, j'ai trois heures de cours.

Sandra, tenez bon ! Je sais ce que vous vivez. Ca se surmonte avec le temps et un bon psychothérapeute (psychothérapie de soutien). Il y a des médicaments très efficaces et sans effets secondaires comme le Prozac. Je continue à en prendre tous les jours et un anxyolitique en cas de besoin. Il n'y a pas de honte à ça. Nous vivons des situations tellement dures que ça nous arrive à tous, à un moment ou à un autre.

Écrit par : robin | 16 janvier 2009

Mais comme aucun manuel récent ne l'expose plus, il faut se la confectionner soi-même.

Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

Bref, le règne de l'élève-Roi a pour corollaire celui du prof-Roi.
L'enseignement consistant (jusqu'aux dernières nouvelles) à référer tous les enfants à la loi, on imagine les dégâts d'un enseignement multi-référentiel et ouvertement déconnecté de l'ordre symbolique, devenu du coup inutile. Qu'on voudrait former des citoyens déréférés, ou à tout le moins incertains de leur identité, on ne s'y prendrait pas autrement.

Écrit par : david.D | 16 janvier 2009

Dobolino vous me surprenez. Qui vous a raconté que la Wehrmacht s'était noblement conduite ?

Ecrit par : Guy Morel | 15 janvier 2009

Mon pays, la France ...
La Wehrmacht elle-même. Les aristos prussiens et leurs admirateurs français,dont notre bon président Mitterand qui lors d'une cérémonie franco-allemande du huit mai rendit hommage au courage de la Wehrmacht durant la dernière guerre mondiale (vous auriez vu la gueule des dignitaires allemands ... )
la littérature, y compris la littérature jeunesse de ma jeunesse.
le cinéma avec ces officiers prussiens pleins de noblesse et de korrektion.
Il n'y a que chez Ernst Wiechert, dans Missa sine nomine que j'ai lu des pages très dures sur le comportement de l'armée allemande lors de son repli sur le front de l'est vis à vis de son propre peuple d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

En outre, je ne me permets de corriger que les Amélie, Felts et autres pompeux cornichons.
Je suis loin de vous supposer membre de cette confrérie.

Ecrit par : Tailleboudin | 16 janvier 2009

Qui bene amat, NON bene castigat.

C'est la la règle des con-frères du lieu.

Écrit par : Paix et Amour | 16 janvier 2009

De grosses bises à vous Sandra. Après tout, reposez-vous cinq ou six mois, déposez les armes. Si vous avez été licenciée, vous avez droit aux alloc chômage quelques temps. Soufflez un moment, vous en avez le droit le plus strict.

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

"En outre, je ne me permets de corriger que les Amélie, Felts et autres pompeux cornichons.
Je suis loin de vous supposer membre de cette confrérie."

Pendariès, on a usurpé une deuxième fois mon pseudo, le message ci-dessus n'est pas de moi. Mais cette fois-ci le faux est plus facile à déceler car l'indélicat personnage signe “Grosboudin” alors que mon authentique pseudo est “Tailleboudin” beaucoup plus raffiné et qui met beaucoup mieux en exergue mes nombreuses qualités. Je pense qu'ils rappellent que je ne corrige que les cornichons pour faire croire que je suis un cornichon de catégorie supérieure. Ils marquent par là leur inconséquence totale : on ne peut être à la fois gros boudin et cornichon supérieur. Là, comme en toute chose: il faut choisir. Je préfère, et de loin, être un boudin comme vous plutôt qu'un cornichon comme eux…
Comme le dit Paix et Amour :
Qui bene amat, NON bene castigat.

Écrit par : Tailleboudin | 16 janvier 2009

Bref, le règne de l'élève-Roi a pour corollaire celui du prof-Roi.
L'enseignement consistant (jusqu'aux dernières nouvelles) à référer tous les enfants à la loi, on imagine les dégâts d'un enseignement multi-référentiel et ouvertement déconnecté de l'ordre symbolique, devenu du coup inutile. Qu'on voudrait former des citoyens déréférés, ou à tout le moins incertains de leur identité, on ne s'y prendrait pas autrement.

Ecrit par : david.D | 16 janvier 2009

Quel charabia!
Vous vous exprimez toujours avec la même obscurité? obscurité?

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Ce qui a été décisif dans son parcours a été tout simplement son haut niveau d'instruction, sa connaissance approfondie du français et bien sûr le désir de se donner les moyens de s'élever au-dessus de la condition de ses parents. Autant de critères devenus rarissimes dans la population des étudiants français.

Ecrit par : buntovchik | 15 janvier 2009
Est-ce qu'ils sont devenus rarissimes ou ne l'ont-ils pas toujours été ?
Il y une frange de la population dont nous sommes semble-t-il ici nombreux à être les enfants qui a pour but d'éduquer ses enfants pour qu'ils aillent au moins aussi haut qu'eux (en matière de revenus et de niveau d'études) et si possible plus haut mais était-ce général avant et plus maintenant ou est-ce depuis toujours anecdotique ?
Par ailleurs, l'appel d'air du XX° siècle occidental a favorisé ce phénomène et il semblerait que al situation ne soit plus la même.

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Bref, le règne de l'élève-Roi a pour corollaire celui du prof-Roi.
L'enseignement consistant (jusqu'aux dernières nouvelles) à référer tous les enfants à la loi, on imagine les dégâts d'un enseignement multi-référentiel et ouvertement déconnecté de l'ordre symbolique, devenu du coup inutile. Qu'on voudrait former des citoyens déréférés, ou à tout le moins incertains de leur identité, on ne s'y prendrait pas autrement.( David. D)

C'EST AUSSI CLAIR QUE CECI :


"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."( Pendariès )


Alors, CHUUUT ! Jean, les amis de nos amis sont nos amis !

Écrit par : Tailleboudin | 16 janvier 2009

Il n'y a que chez Ernst Wiechert, dans Missa sine nomine que j'ai lu des pages très dures sur le comportement de l'armée allemande lors de son repli sur le front de l'est vis à vis de son propre peuple d'ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Et la traversée de la Belgique et les villes du Nord en mai-juin 40 ?
Quels délicieux aristocrates !

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Quel charabia!
Vous vous exprimez toujours avec la même obscurité? obscurité?

Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

Je reconnais bien là un professeur de français...un vrai!

En d'autres termes et puisque enseigner signifie incruster la loi dans les corps (à l'école, les savoirs de la loi, dont celle de la langue), on en est rendu à ce que chaque professeur confectionne sa propre version de la grammaire avant de l'enseigner selon ses propres méthodes.

Si bien que les élèves au cours de leur scolarité au collège puis au lycée sont initiés à autant de versions personnelles et différentes de la loi du français qu'il a de professeurs de français pour la leur enseigner.

Or l'enseignement public et national commanderait que tous les élèves soumis à l'obligation scolaire non seulement connaissent une même version de la loi, mais de surcroît le prouvent à l'occasion des épreuves nationales d'examens.
On en est très loin et c'est plutôt le règne de l'anarchie qui s'est au fil des réformes incrustée dans le corps de la nation.

Écrit par : david.D | 16 janvier 2009

@Dobolino

"Nous sommes le 7 juin 1940 Airaines (Somme), après quarante-huit heures de résistance acharnée, l’héroïque capitaine N’Tchoréré à court de munitions se rend avec cinq tirailleurs, il est aussitôt abattu d’une balle dans la nuque, tous ses tirailleurs fusillés le Lendemain. A qui attribuer cet exploit ? Non pas à une horde de SS mais à une unité régulière de la Wehrmacht, la 7° panzer dont le chef est le célèbre Rommel"

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

"versions personnelles et différentes de la loi du français qu'il a de professeurs de français pour la leur enseigner.

Or l'enseignement public et national commanderait que tous les élèves soumis à l'obligation scolaire non seulement connaissent une même version de la loi,"

Il me semble que les grammairiens ne sont pas tous d'accord entre eux. La loi unique de la langue française ne relève-t-elle pas du fantasme?

Bon d'accord, on peut éviter le n'importe quoi (déterminants, conditionnel comme temps de l'indicatif etc.)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 16 janvier 2009

@Dobolino
12 juin 1940
"A Angevillers, dans l'Oise, les Allemands fusillent trente soldats sénégalais qui se sont constitués prisonniers."

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

@Dobolino
"Le massacre de Vinkt est un crime de guerre commis par les troupes allemandes lors de la Campagne des 18 jours en Belgique, et plus précisément lors de la Bataille de la Lys (23-28 mai 1940).
Les circonstances
Le 25 mai 1940, les troupes de la Wehrmacht attaquèrent Vinkt, un village situé à proximité de Gand en Flandre orientale et encore tenu par les Chasseurs Ardennais.
Au cours du duel d’artillerie qui précéda l’attaque allemande, un premier drame survint lorsqu’un obus tomba en plein milieux d’une colonne de réfugiés, faisant 38 morts.
Le 26, les Allemands avancèrent. Les Chasseurs ardennais, régiment belge d'élite dont le recrutement se faisait essentiellement au sein des appelés d'origine ardennaise, repoussèrent plusieurs attaques allemandes, notamment le 225e Régiment d'Infanterie qui subit des pertes énormes (1500 morts ou blessés alors qu'un régiment compte 4000 soldats). Les soldats allemands avaient en effet adopté la tactique de l'infiltration, ce à quoi les soldats du 1er Régiment de chasseurs ardennais avaient répliqué par la même méthode.
Des soldats allemands furent alors tués ou blessés soit par des tirs flanqués soit par des tirs provenant de derrière leurs positions. Il n'en fallut pas plus pour que renaisse chez ces troupes non aguerries, le complexe du franc-tireur (que la littérature historique allemande reconnaît), hantise des troupes allemandes depuis la guerre franco-allemande de 1870. Alors que leurs opposants étaient des Chasseurs ardennais (deux d'entre eux furent d'ailleurs abattus au mépris des lois de la guerre alors qu'ils étaient déjà capturés et qu'on leur avait retiré leur arme), les allemand crurent que des villageois leurs avaient tiré dessus.

Les massacres
Dans le village voisin de Meigem, les Allemands enfermèrent les habitants dans l’église comme otages. Le 27 mai, alors que des dizaines de personnes y étaient encore retenues, un obus tomba sur celle-ci et tua 27 personnes: l’église avait été visée par l’artillerie belge car elle servait également de poste d’observation aux Allemands.
Lorsque le 377e Régiment d’Infanterie allemand entra dans Vinkt, les Allemands commencèrent à piller les maisons et à sortir les habitants, les hommes étant séparés des femmes et enfants. Les hommes furent conduits dans un pré et fusillés, il y eut quatre survivants des 38 victimes.
A un autre endroit, au lieu dit « het Zwarte Huizeke » 12 personnes furent exécutées, à la ferme des Van der Vennet trois hommes furent fusillés, le père et le fils Vermeulent furent enlevés et fusillés au lieu dit « Steenkiste » avec Aloïs Coene, Emiel Galle et Petrus Mestdagh.
Le 28 mai, jour de la capitulation de la Belgique, des habitants furent fait prisonniers et parqués dans un pré. Neuf hommes furent fusillés, ils eurent la tâche horrible de creuser leurs tombes avant l’exécution.
Durant ces journées 27 personnes périrent à cause des bombardements et 86 exécutées.
Après la guerre deux officiers Allemands furent jugés, Kühner et Lohmann, la peine fut de 20 ans. Après 5 ans ils furent remis aux autorités allemandes."

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Jean, procurez-vous le "Crime du caporal Lortie - traité sur le Père", et seulement si vous y comprenez quelque chose, alors le charabia obscur de David.D deviendra lumineux.

Francis Pénin, vous faites un anachronisme. Avec votre niveau, vous seriez reçu dans les premiers. Si les candidats d'aujourd'hui passaient le capes d'il y a plus de vingt ans, sûr qu'ils seraient laminés, mais ils passent le capes façon XXI ème siècle, et là malgré leur niveau déplorable, ils l'obtiennent.
C'est ce qu'on apelle le progrès !
Philippe Delarouzée.

Écrit par : Philippe | 16 janvier 2009

Bon d'accord, on peut éviter le n'importe quoi (déterminants, conditionnel comme temps de l'indicatif etc.)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 16 janvier 2009

Ce n'est pas du n'importe quoi ; la notion de "déterminant" n'est pas inepte, le statut du conditionnel est en français problématique. Ce qui est du n'importe quoi, c'est de ne pas penser la grammaire scolaire pour ce qu'elle doit être et de rabattre sur le primaire et le collège, au nom de la "science" grammaticale qui "progresse", une grammaire du supérieur.
Ce mouvement aux conséquences catastrophiques au plan de l'apprentissage est général. Il faut réformer le lycée en anticipant sur les études universitaires ( voir la déclaration de soutien à de Gaudemar) ; le collège et l'école primaire doivent préformer des "chercheurs" ; la maternelle doit initier à la philosophie.
On voit le résultat.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

appelle ....

Écrit par : Philippe | 16 janvier 2009

le blog de descoings ne répond plus depuis cette nomination.... curieux : ) mais avec toutes les critiques qu'il se prenait, restons humain.

il déclare tout ce qu'il peut, mais je l'ai jamais vu argumenter et débattre du fonds. il raisonne par concepts, ellipses et démagogie qui lui réussissent plutot bien il faut dire.
son parcours au forceps n'impressionne personne de censé. viré de tous les meilleurs lycées qui sentent bon le pistonnage à la carte scolaire et 3 ans à courir derrière l'ENA, il lui fallait bien un milieu de bourgeois nantis et décalé pour se faire payer une certaine culture qu'il n'a malheureusement jamais assimilée.
ce tartufe de descoings impressionne surtout par son inconsistance et sa vulgarité.

Écrit par : écolier | 16 janvier 2009

Erreur de fil! Je le remets sur le plus récent!

Jean, je vais finir par la joindre, la Société des Agrégés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Je n'avais pas vu ça! Honte à moi!
Alors, c'est fait?
Je crois que ce serait une bonne idée.
Vous vous faites ensuite élire au Bureau national de ladite.

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Si bien que les élèves au cours de leur scolarité au collège puis au lycée sont initiés à autant de versions personnelles et différentes de la loi du français qu'il a de professeurs de français pour la leur enseigner.

Or l'enseignement public et national commanderait que tous les élèves soumis à l'obligation scolaire non seulement connaissent une même version de la loi, mais de surcroît le prouvent à l'occasion des épreuves nationales d'examens.
On en est très loin et c'est plutôt le règne de l'anarchie qui s'est au fil des réformes incrustée dans le corps de la nation.

Ecrit par : david.D | 16 janvier 2009

Je ne saisis toujours pas le sens de votre propos, mais bon...
Vous n'êtes pas d'accord avec ma méthode d'analyse grammaticale? Vous ne considérez pas que c'est cela que l'on devrait apprendre aux élèves, que c'est cela qui leur serait utile à la fois pour comprendre comment une phrase est construite et pour leur apprentissage des langues vivantes (et anciennes)?
Du reste, est-ce tellement l'anarchie dans les méthodes de grammaire? Je dirais plutôt que c'est l'anarchie dans les programmes, anarchie engendrée par la "séquence", laquelle oblige, sous le prétexte fumeux de "donner du sens", à un fourre-tout permanent dans lequel la grammaire passe par pertes et profits. Dans les manuels actuels, dont un minimum d'esprit critique oblige à reconnaître qu'ils sont le contraire même de la pédagogie, observez comment est traitée la grammaire: on a vraiment l'impression que c'est la partie du programme qui ennuie à crever les auteurs du livre. Si seulement il ne leur fallait pas se farcir ce pensum, qu'est-ce qu'ils seraient heureux! Il y a aussi une différence entre les professeurs de français qui savent à peu près la grammaire française, et ceux qui ne la connaissent qu'à peu près et se réfugient dans la lecture de textes. Le problème n'est pas tant que des gens comme moi enseignent la grammaire qu'ils ont eux-mêmes apprise et que les didacticiens imbéciles ont marginalisée, il est que des professeurs, aujourd'hui, ne fassent plus faire, prioritairement, de grammaire à leurs élèves. Darcos n'a-t-il pas eu une réaction saine en rétablissant le cours spécifique de grammaire?

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Darcos n'a-t-il pas eu une réaction saine en rétablissant le cours spécifique de grammaire?
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009
Sauf qu'un cours de grammaire ne s'enfile pas comme un collier de perles et que les auteurs de programmes de grammaire 2008 pour le primaire auraient pu faire mieux.
Sans parler des programmes de maternelle qui de ce point de vue comme de celui de la lecture et du calcul sont catastrophiques.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

@ Christophe Sibille:


Même si je ne suis ni Pendariès ni Manu, merci pour le lien; pas mal du tout!



Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 16 janvier 2009

Darcos n'a-t-il pas eu une réaction saine en rétablissant le cours spécifique de grammaire?
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009
Sauf qu'un cours de grammaire ne s'enfile pas comme un collier de perles et que les auteurs de programmes de grammaire 2008 pour le primaire auraient pu faire mieux.
Sans parler des programmes de maternelle qui de ce point de vue comme de celui de la lecture et du calcul sont catastrophiques.

Ecrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Sans aucun doute, et voilà en effet ce qui arrive quand on oblige des gens qui n'ont aucune empathie avec la bonne vieille grammaire, tous ces barons de la didactique moderne et fumeuse qui ont fait leur carrière de soi-disant "experts" sur la ruine de l'enseignement du français, à tourner casaque et à assumer des responsabilités qui les dégoûtent.
Il faut dire qu'en face, les "ardents défenseurs de la grammaire", éparpillés dans mult associations submergées de bons sentiments, avaient quelque peine à se réunir pour faire des propositions concrètes utilisables, et comme la nature a horreur du vide...

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Francis Penin, vous faites un anachronisme. Avec votre niveau, vous seriez reçu dans les premiers. Si les candidats d'aujourd'hui passaient le capes d'il y a plus de vingt ans, sûr qu'ils seraient laminés, mais ils passent le capes façon XXI ème siècle, et là malgré leur niveau déplorable, ils l'obtiennent.
C'est ce qu'on apelle le progrès !
Philippe Delarouzée.

Ecrit par : Philippe | 16 janvier 2009
-----------
Je suis flatté de cette opinion ! Mais ce que je voulais dire, c'est que si j'étais né en 1990 ou après 1990, dans le même milieu familial pauvre et inculte qui n'aurait pas pu m'aider d'une manière ou d'une autre, je ne réussirais pas aujourd'hui. Ceux qui réussissent sont ceux qui ont de l'aide chez eux pour pallier l'insuffisance criante de l'enseignement public actuel, ou dont les parents ont les moyens de leur payer des cours particuliers. Si mes enfants ne sont pas franchement mauvais en français, c'est qu'ils sont nés avant que la désagrégation de l'enseignement primaire et secondaire fût à son apogée. (Je pense qu'on ne peut pas faire pire qu'actuellement, c'est-à-dire depuis 2000. D'ailleurs le ministre, M. Darcos, qui est un fin lettré né sept ans après moi, sait très bien quelle différence il y a entre l'enseignement des années 1950 et 1960 et celui d'aujourd'hui, et il tente timidement de revenir en douceur à un enseignement rationnel, là où il faudrait un traitement de cheval - dirait Dobolino - ; là où il faudrait faire passer le fleuve Alphée, dirais-je.) Mais mes enfants (nés en 1970 et 1973) ont quelques lacunes en orthographe et en grammaire, heureusement pas beaucoup. Ils ne les auraient pas eues s'ils avaient reçu l'enseignement que j'ai reçu entre 1945 et 1958.

Écrit par : Francis Penin | 16 janvier 2009

@Dobolino
Le style laisse à désirer mais les faits sont exacts.
http://www.veterans.fr/devoir_de_memoire/Les_masscres_des_tirailleurs_senegalais_Mai_Juin_1940.pdf

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Il faut dire qu'en face, les "ardents défenseurs de la grammaire", éparpillés dans mult associations submergées de bons sentiments, avaient quelque peine à se réunir pour faire des propositions concrètes utilisables, et comme la nature a horreur du vide...
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

Non. Le GRIP avait ses programmes de calcul et de grammaire, et de maternelle. Je n'ai pas vu les "associations éparpillées" s'en émouvoir plus que cela lors des réunions ministérielles. J'en ai même entendu dire que c'était " le retour au passé".

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Un employé d'une grande entreprise prend le téléphone et dit :
> >
> > ' ALLO MA POULE ! LÈVE TON JOLI PETIT CUL ET MONTE-MOI UN CAFÉ ET UN
> > CROISSANT, ET PLUS VITE QUE CA MA BELLE !!!
> >
> > De l'autre coté du téléphone une voix très masculine répond:
> >
> > ESPÈCE DE CON, TU T'ES TROMPE DE NUMÉRO. SAIS-TU A QUI TU PARLES ???
> > AVEC LE DIRECTEUR-GÉNÉRAL, ESPÈCE D'IMBÉCILE!!!
> >
> > Et l'autre lui dit :
> >
> > 'ET TOI, CONNARD, TU SAIS A QUI TU PARLES ??? '
> >
> > Le directeur rétorque
> >
> > ' NON '
> >
> > Et l'employé répond
> >
> > ' OUF !!! '
> >
> > .......et il raccroche.
>

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

"Or l'enseignement public et national commanderait que tous les élèves soumis à l'obligation scolaire non seulement connaissent une même version de la loi, mais de surcroît le prouvent à l'occasion des épreuves nationales d'examens"
écrit David.

Au Brevet des collèges, jamais on ne trouve dans les énoncés ou comme réponses attendues le jargon grammatical en vigueur depuis quelques années : "déictiques - énoncé coupé de la situation d'énonciation - énoncé ancré dans situation d'énonciation..."

Moi, j'enseigne la grammaire comme Jean. Je ne l'invente pas ! J'apprends comme lui les classes grammaticales à mes élèves (très important ! On ne doit pas se contenter de dire "déterminant" mais "adjectif possessif, adjectif démonstratif, article défini / indéfini", etc.) Nous étudions les fonctions, les temps et les modes, la valeur des temps ... bref, une grammaire classique utile, non jargonisante.
La grammaire a beaucoup de mal à rentrer dans la calebasse de nos élèves ! Il faudrait apprendre tout cela beaucoup plus jeune et faire en sorte que les notions soient réactivées régulièrement.

Il n'est plus si facile non plus d'enseigner aujourd'hui le latin ! Il faut d'abord enseigner les fonctions grammaticales, même aux meilleurs élèves. Par exemple, nous avons beaucoup de mal à leur faire différencier un attribut du sujet d'un COD (nominatif / accusatif), un COI d'un complément du nom (datif / génitif). Ils comprennent sur le coup mais oublient très vite.

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

"Je vous enduit avec de l'erreur tout à l'heure ; le futur dans le passé ne s'emploie qu'avec le passé simple (système du passé, énoncés non ancrés dans la situation d'énonciation), pas avec le passé composé (système du présent, énoncés ancrés dans la situation d'énonciation). "
Ben non, Robin! Vous aviez raison. Il suffit que le verbe principal soit au passé pour qu'on puisse appliquer la concordance des temps! Donc, on peut parfaitement trouver un futur du passé après un passé composé. Ceci dit, on peut aussi avoir un futur. Tout dépend du contexte.
"Il m'a dit qu'il viendra. Il m'a dit qu'il viendrait" peuvent se dire.

Écrit par : retraitée | 16 janvier 2009

Je rajoute aussi un mot pour Sandra. Croyez ce que vous dit Robin, croyez aussi ce que je vous dis, j'ai eu aussi des moments très difficiles, il y a 8 ans. Je me suis dit que tout serait plus simple si on pouvait dormir comme vous dites. J'ai plusieurs collègues à qui ce genre de chose arrive. C'est fréquent dans le métier. Nous sommes nous aussi souvent découragés. Ne vous laissez pas aller à la dépression. Faites-vous aider, la société a besoin de vous, nous avons besoin de vous, de toutes vos qualités. Faites-le, nous vous en conjurons, chère Sandra. Continuez de nous écrire.

Je vous offre ce poème écrit par l'une de mes élèves, Lénora :

La vie est courte
Le temps ne doit pas nous envahir

La bénédiction de vivre
est une chose merveilleuse
entre nos mains de papier

Ne la laisse pas te noyer
Sinon la beauté t'ignorera.

Lénora - 13 ans.

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Pour Guy Morel
http://fr.youtube.com/watch?v=2d0ssdLu0Ug

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Je suis amie avec le poète Jean L'Anselme. Il a été fort surpris de voir l'un de ses poèmes utilisés dans notre manuel de grammaire de quatrième dont le thème était "Les progressions thématiques". Il a ainsi appris qu'il avait utilisé une progression à thème constant ! Il nous a demandé une photcopie du dit bouquin comme s'il s'agissait d'un météorite tombé d'une autre planète. Je ne sais pas s'il a fait un poème de la chose !

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

http://www.dailymotion.com/video/x81isw_le-vrai-sos-racisme_news

Écrit par : Touche pas à mon pote | 16 janvier 2009

"Même si je ne suis ni Pendariès ni Manu, merci pour le lien; pas mal du tout!
Vincent"

Ecrit par : Matheutorduinthesky | 16 janvier 2009

Duquel des deux parliez-vous? Et quel groupe avez-vous particulièrement apprécié?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

David D., je crois que vous vous êtes mépris sur ce qu'écrivait Marilyse. Elle ne disait pas qu'elle enseignait sa grammaire "à elle", mais qu'elle faisait, comme nombre de collègues, et comme je l'ai fait moi aussi, ses propres leçons ou tableaux de conjugaison "à l'ancienne" (pour simplifier) qui bien évidemment se réfèrent à une certaine norme. Les manuels distribués aux élèves sont pour la plupart inexploitables, et je les avais remisés dans l'armoire de la classe. Moi aussi, j'ai distribué des tableaux de conjugaison à mes élèves, dans lesquels je mettais en relation temps simples et temps composés, et où figuraient tous les modes. J'ai fait de même avec des leçons "basiques" sur le nom, par exemple.

Écrit par : retraitée | 16 janvier 2009

Au Brevet des collèges, jamais on ne trouve dans les énoncés ou comme réponses attendues le jargon grammatical en vigueur depuis quelques années : "déictiques - énoncé coupé de la situation d'énonciation - énoncé ancré dans situation d'énonciation..."

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009
En fait, on n'y trouve aucune question de grammaire.
Voir à :


http://www.sauv.net/brevet05sujets.php

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Erreur de fil! Je le remets sur le plus récent!

Jean, je vais finir par la joindre, la Société des agrégés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Je n'avais pas vu ça! Honte à moi!
Alors, c'est fait?
Je crois que ce serait une bonne idée.
Vous vous faites ensuite élire au Bureau national de ladite.

Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009
--------------
Vous voyez, Jean ? J'avais bien dit que les idées de JPB n'étaient pas éloignées de celles de la Société des agrégés, et JPB s'en est rendu compte aussi.
Si JPB se décide à s'inscrire, je pense qu'il sera bien accueilli. Ça ne l'engage à rien : on peut quitter la Société des agrégés aussi vite qu'on y est entré. M. Darcos en est parti, mais pouvait-il y rester ? La situation était devenue des plus inconfortables pour lui, même s'il ne venait pas à l'Assemblée générale annuelle.
Alors, JPB, quand y allez-vous ? Ne me dites pas que vous avez le trac ! Je suis sûr que vous y avez des "fans".

Écrit par : Francis Penin | 16 janvier 2009

Pour Guy Morel
http://fr.youtube.com/watch?v=2d0ssdLu0Ug
Ecrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Ben oui, il y en avait qui savaient jouer de l'orgue.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Guy, la grammaire au DNB est très diluée et a eu tendance dans certaines académies à quasiment disparaître. Pourquoi ? Les résultats seraient encore plus faibles qu'ils ne le sont.
Dans les évaluations à l'entrée en sixième, idem.
Or, la grammaire, c'est le squelette de la langue. Tout est mou, flottant, dilué, incertain ... c'est le règne de l'à-peu-près.

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Je n'ai pas vu les "associations éparpillées" s'en émouvoir plus que cela lors des réunions ministérielles. J'en ai même entendu dire que c'était " le retour au passé".

Ecrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Ben oui, certaines d'entre elles (vous voyez laquelle?) sont proches du SNES et n'ont pas rompu avec le père. On s'y évertue à vouloir être en faveur de l'instruction tout en penant bien soin de renvoyer dos à dos de Robien et Meirieu (vous vous souvenez de ce communiqué, que j'avais trouvé, pour ma part, grotesque?). Courageux, mais pas téméraires.... Beaucoup de bavardage dans leurs déclarations (on s'y écoute beaucoup parler et je préfère mille fois la sobriété, l'air de ne pas y toucher de la Société des agrégés). Et sur la question des horaires de français, je ne suis absolument pas d'accord avec ces "ardents défenseurs": on peut très bien enseigner le français correctement avec l'horaire actuel, à condition de le faire avec de bonnes méthodes, et dès l'école primaire. Ce n'est pas une affaire de quantité, mais de qualité...

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Vous voyez, Jean ? J'avais bien dit que les idées de JPB n'étaient pas éloignées de celles de la Société des agrégés.

Ecrit par : Francis Penin | 16 janvier 2009

C'est l'évidence même. Tous les professeurs intimement convaincus que c'est par l'instruction seule qu'on s'élève - à tous points de vue - partagent la position de la Société des agrégés, laquelle s'appuie sur la Constitution de 1958: "Enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit."

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

http://www.dailymotion.com/marsof/video/x2gy6u_tower-of-power-live-give-me-your-lo_music

Tenez, Vincent, ça, ça vous réveille un mort! A côté, James Brown, c'est Nana Mouskouri!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

J'ai fait de même avec des leçons "basiques" sur le nom, par exemple.
Ecrit par : retraitée | 16 janvier 2009

Une leçon SLECC.

"La leçon sur la voix passive.

Cécile Revéret

Il s’agit d’un cours donné à une classe de 6è. Ils maîtrisent déjà assez bien la notion de transitivité. Ils ont compris ce qu’est un complément d’objet. En revanche, je n’ai pas encore fait de cours sur le sujet. On a juste pratiqué, lors des dictées, la question Qui est-ce qui ? ( La seule question autorisée)

Cette leçon part de la distinction AGENT/SUJET. À l’arrivée, on a défini le sujet, on a expliqué ce que sont voix active et voix passive et on a décrit rapidement la conjugaison aux formes passives.

J’utilise pour cette leçon deux petites saynètes. Cela me semble indispensable pour qu’ils comprennent bien ce que sont le thème et le propos, clefs de la transformation passive.

A. ÉTUDE

Votre maman rentre du travail. Elle vous demande :
« - Est-ce que ton petit frère a goûté ? »
Vous lui répondez :
- Oui, Patrick a mangé.
Questions aux élèves :
De quelle action s’agit-il ?
L’action de manger.
Qui fait l’action de manger ?
Patrick.
En effet. C’est donc l’AGENT de l’action
1ère définition importante et toute simple :
L’agent agit ≈ l’agent fait l’action exprimée par le verbe.
que j’écris dans un coin du tableau. Je demande à 4 ou 5 élèves de la lire. Il faudra la savoir par cœur.
Revenons à la phrase écrite au milieu du tableau.
Votre Maman veut en savoir plus. Elle veut compléter son information et vous demande ce qu’il a mangé.
- Patrick a mangé du chocolat.
Commentaire : le chocolat est un complément. Il indique l’objet du goûter ( = ce sur quoi s’exerce l’action de manger). On l’appelle donc logiquement complément d’objet du verbe mange. Et on rajoute direct puisqu’il n’y a pas de préposition entre le verbe et ce complément.
Le tableau se présente ainsi :

Agent complément d’objet direct du verbe manger
Patrick a mangé du chocolat

Je leur demande alors quel est le sujet du verbe a mangé. Même si je n’ai pas encore fait de leçon systématique sur le sujet, la plupart des élèves savent répondre et disent : Patrick.
Patrick est donc à la fois l’agent et le sujet.

Agent
Sujet complément d’objet du verbe manger
Patrick a mangé du chocolat

***

Un autre jour, c’est vous qui rentrez à la maison. Vous avez faim et vous savez qu’il y a du chocolat dans le placard.Mais lorsque vous ouvrez le placard, vous voyez la place vide.
Vous direz :
- Oh ! Le chocolat a été mangé !
Phrase que j’écris au tableau tout en faisant remarquer aux élèves que, vraisemblablement, ce n’est pas exactement ainsi qu’ils se seront exprimés et qu’ils auront plutôt dit :
- Zut ! Y a plus de chocolat.

Mais ils acceptent la convention : c’est bien sur la phrase écrite au tableau que nous allons travailler même si elle n’est pas très naturelle…

On repère le verbe a été mangé.
Je demande quel est le sujet du verbe : ils répondent bien : le chocolat.
sujet
Le chocolat a été mangé !
Question : Qui a fait l’action de manger ?
Plusieurs élèves, en général, suivent bien et disent :
On ne le sait pas.
Je commente : Non, en effet, on ne le sait pas. Et pourtant, vous avez bien un sujet à votre verbe : le chocolat. Vous remarquerez donc que le sujet ne fait pas toujours l’action.
Là, c’est un peu délicat à expliquer : comment le chocolat subit l’action. C’est peut-être plus évident avec la souris. Mais c’est important aussi de monter qu’une chose inerte peut subir une action : elle est passive et non active de cette action (sic).

Je continue ma petite histoire :
Par qui le chocolat a été mangé, pour l’instant, c’est le cadet de vos soucis : ce qui vous importe, c’est le chocolat et par quoi le remplacer, une tartine de miel ou un fruit. Mais vous allez quand même faire votre petite enquête pour savoir qui l’a mangé, ou, dit autrement, COMPLÉTER VOTRE INFORMATION en sachant QUI A FAIT L’ACTION DE MANGER.
Vous trouvez vite que c’est Patrick.
Vous allez pouvoir COMPLÉTER votre phrase.
Et dire :

Sujet complément.
Le chocolat a été mangé par Patrick

Précisons :
Qui est Patrick dans cette histoire-là ? Celui qui a fait l’action de manger.
Comment appelle-t-on en grammaire celui qui fait l’action ? (C’est écrit dans un coin du tableau) : c’est l’AGENT.
Eh bien, logiquement, comment allons-nous appeler un complément qui exprime l’agent de l’action ?
Généralement plusieurs élèves lèvent la main et donnent la réponse. Sinon je les aide en leur rappelant :
Le complément qui exprime l’objet de l’action, s’appelle complément … d’objet. Le complément qui exprime l’agent de l’action s’appelle complément … d’agent.
On peut donc préciser : Patrick est le complément d’AGENT du verbe a été mangé.

Sujet complément d’agent du verbe a été mangé
Le chocolat a été mangé par Patrick

B. VOIX ACTIVE / VOIX PASSIVE

Je leur fais remarquer la forme du verbe qui est différente dans les deux phrases, mais sans m’y attarder à ce moment-là. Je leur dis qu’on va y revenir.

Je tiens d’abord à définir voix active et voix passive.
On peut tirer une première conclusion de ce que nous venons de dire :
Quand le sujet est en même temps agent, quand le sujet FAIT l’action exprimée par le verbe, on dit qu’on est à la voix active.
Quand le sujet subit l’action exprimée par le verbe, on dit qu’on est à la voix passive.( et le verbe est conjugué autrement)

Ou, formulé différemment : quand le sujet est ACTIF, le verbe est à la voix ACTIVE
Quand le sujet est PASSIF, le verbe est à la voix PASSIVE.

Ces deux définitions amènent à affiner la définition du sujet. Je demande alors aux élèves d’élaborer cette définition. ( Bien sûr, hélas, il y en a toujours un qui me casse la baraque et qui s’élance :
Le sujet, c’est çui qui fait l’action.
Mais comme c’est celui qui comprend, disons, toujours avec un métro de retard, les autres se chargent de le reprendre …)

Avec – ou sans les élèves …- on arrive à la définition « grammaticale » selon laquelle le sujet est ce qui commande le verbe :
Le sujet impose au verbe sa personne, son nombre. Il impose aussi sa voix.
En effet, si le sujet est actif, le verbe est à la voix ACTIVE
Si le sujet est PASSIF, le verbe est à la voix PASSIVE.


DIFFÉRENCES DE SENS ENTRE LA VOIX ACTIVE ET LA VOIX PASSIVE

Maintenant, revenons à nos deux phrases et comparons-les
1) Patrick a mangé du chocolat
2) Le chocolat a été mangé par Patrick

Avons-nous dit la même chose dans les deux phrases ? Certains élèves disent oui, les autres sont perplexes.
Je leur fais remarquer que mon centre d’intérêt n’est pas du tout le même dans les deux phrases. Dans la première phrase, je m’intéresse à Patrick. C’est sur Patrick que je veux avoir des renseignements. J’ai donc fait de Patrick mon sujet ; le sujet de la phrase.

On rejoint l’emploi du mot sujet dans des domaines autres que la grammaire : le sujet d’une conférence ou d’une conversation, c’est ce dont vous allez parler, c’est votre THÈME, ce qui est POSÉ ( cf racine grecque τιθημι = placer, proposer) comme point de départ. Pensez aussi au sujet d’un roman.

Dans la phrase n°2, votre centre d’intérêt, c’est le chocolat. C’est pourquoi vous en avez fait le sujet de votre verbe.

Continuons d’énumérer les caractéristiques du sujet :
- Il commande le verbe
- Il ne fait pas toujours l’action ( il la fait à la voix active, mais il la subit à la voix passive.
- il est le thème de mon propos. C’est pourquoi il est souvent en tête de phrase. ( selon le sujet que je choisis et donc la voix active ou passive qui en découle, je n’exprime pas exactement la même chose)

Je fais remarquer aux élèves que la voix passive est très pratique dans certains cas précis : en effet, on envisage des actions sans avoir besoin de dire qui est l’auteur de ces actions, qui en est l’agent.(puisque – rappelons-nous le § ci-dessus-, à la voix passive, l’agent n’est qu’un complément )
On pourra s’en servir dans une lettre de réclamation par exemple et, plus scolairement, quand on a à faire une description.

LA CONJUGAISON PASSIVE.

Nous allons reprendre nos exemples de Patrick et son goûter, mais nous allons changer un peu l’histoire et tout mettre au présent .
Patrick mange son goûter.
Le goûter est mangé par Patrick.

Les élèves sont chargés de décrire les formes verbales.
À l’aide d’autres exemples, on retient la formation suivante :
Pour mettre un verbe à la forme passive, on met l’auxiliaire ÊTRE au temps et au mode voulus et on rajoute le participe passé. Ce participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

À l’inverse, si on vous demande d’identifier le temps et le mode d’une forme passive, il vous suffit d’identifier le temps et le mode de l’auxiliaire être, cela vous donnera le temps et le mode de la forme verbale en entier :
Par ex. :
Il craint que les arbres soient abattus par la tempête.
Soient est un subjonctif présent
Donc soient abattus est un subjonctif présent.

Il est satisfait d’avoir été soigné par ce médecin.
Avoir été est un infinitif passé.
Donc avoir été soigné est un infinitif passé.


LA TRANSFORMATION PASSIVE

Les élèves, à ce stade, savent déjà ce que sont des verbes transitifs et intransitifs et connaissent le tableau ci-dessous.

***********************************************************
Ils reprennent donc ce tableau pour lire la note suivante :
Seuls les verbes d’action transitifs directs peuvent être mis à la voix passive.
On va donc faire quelques exercices qui montrent que c’est le C.O.D. de la voix active qui devient le sujet de la voix passive. Mais j’évite ces exercices de transformation trop systématiques qui tendent à leur faire croire que ces phrases sont équivalentes. Par ailleurs, je leur trouverai des exercices qui montreront que la transformation n’est pas toujours heureuse ni même possible, bien que le verbe soit transitif direct.

La façon dont j’aborde la leçon sur le passif illustre précisément, je l’espère, le fait que la voix passive est un choix réfléchi et non le fruit d’une gymnastique des mots gratuite."

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Ben oui, certaines d'entre elles (vous voyez laquelle?) sont proches du SNES et n'ont pas rompu avec le père. On s'y évertue à vouloir être en faveur de l'instruction tout en penant bien soin de renvoyer dos à dos de Robien et Meirieu (vous vous souvenez de ce communiqué, que j'avais trouvé, pour ma part, grotesque?). Courageux, mais pas téméraires.... Beaucoup de bavardage dans leurs déclarations (on s'y écoute beaucoup parler et je préfère mille fois la sobriété, l'air de ne pas y toucher de la Société des agrégés). Et sur la question des horaires de français, je ne suis absolument pas d'accord avec ces "ardents défenseurs": on peut très bien enseigner le français correctement avec l'horaire actuel, à condition de le faire avec de bonnes méthodes, et dès l'école primaire. Ce n'est pas une affaire de quantité, mais de qualité...
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009
Je ne pensais pas à SLL. Mais bon.
Pour ce qui est des horaires, thème dont je ne suis pas folichon, je pense qu'avoir deux classes de sixième pour un service complet, comme en 1970, cela permettait bien des choses. Il faut donner du temps au temps.
C'est un peu comme pour la semaine de quatre jours au primaire qui est une vraie catastrophe si j'en crois ce que me disent des instituteurs parmi les meilleurs.
Maintenant, pour les économies budgétaires que le ministre est tenu de faire, j'ai quelques suggestions. Qui ne passent pas par une réduction des horaires des disciplines fondamentales.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

C'est l'évidence même. Tous les professeurs intimement convaincus que c'est par l'instruction seule qu'on s'élève - à tous points de vue - partagent la position de la Société des agrégés, laquelle s'appuie sur la Constitution de 1958: "Enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit."
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

Jean, je sais pas trop sur quelle planète vous vivez, mais je vous aime bien. Quoique quelquefois vous me fassiez penser à un supporter de l'OM.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Il faudrait apprendre tout cela beaucoup plus jeune et faire en sorte que les notions soient réactivées régulièrement.

Il n'est plus si facile non plus d'enseigner aujourd'hui le latin ! Il faut d'abord enseigner les fonctions grammaticales, même aux meilleurs élèves. Par exemple, nous avons beaucoup de mal à leur faire différencier un attribut du sujet d'un COD (nominatif / accusatif), un COI d'un complément du nom (datif / génitif). Ils comprennent sur le coup mais oublient très vite.

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

L'enseignement de la grammaire doit être spiralaire: une notion ne doit pas être considérée comme acquise sous prétexte qu'elle a été expliquée une fois en 6ème... Il faut revenir dessus chaque année.
Pour le COD et le COI, je dis à mes élèves que les deux sont "l'objet de l'action du verbe", avec pour seule différence la préposition: Je pense à toi.
Toi: pronom personnel, 2ème personne du singulier, masculin ou féminin,
COI du verbe pense (objet de l'action du verbe, avec préposition)
Pour le conditionnel, je leur dis que c'est un mode (Si j'avais de l'argent, j'achèterais une Ferrari.), mais qu'il peut servir de futur dans le passé (Je pense que tu aimeras ces bonbons. J'ai pensé que tu aimerais ces bonbons.").
Encore un mot sur la grammaire: en fait, il faudrait que quelqu'un se colle à rédiger une "Grammaire complète alternative" assortie d'exercices, ou au moins un "Précis de grammaire traditionnelle" qui puisse servir aux instituteurs et aux professeurs de collège en marge des manuels officiels. Il faudrait soumettre la maquette, pour améliorations, à quelques collègues et la proposer aux éditeurs... Qui? J'en ai caressé l'idée...

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

"Mouscouri", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

Excusez-moi de troller, mais juste un dernier lien... On avait parlé du "metal" comme "phénomène sociologique". Alors, je vous mets quelques rockers qui savent jouer... ;-)

Voici certainement un des "solos" de batterie les plus authentiquement fous-furieux de l'histoire, par l'ancien batteur de Zappa, (in "Zappa à New-York", avec les frères Brecker).

http://fr.youtube.com/watch?v=Gzt6PwuQABk

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

C'est un peu comme pour la semaine de quatre jours au primaire qui est une vraie catastrophe si j'en crois ce que me disent des instituteurs parmi les meilleurs.

Ecrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

C'est tout à fait clair, et en plus ça a l'air de signifier aux enfants que l'école n'est pas si importante que ça puisqu'on peut la limiter à quatre jours sur sept. Doute garanti sur son utilité...

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

en fait, il faudrait que quelqu'un se colle à rédiger une "Grammaire complète alternative" assortie d'exercices, ou au moins un "Précis de grammaire traditionnelle" qui puisse servir aux instituteurs et aux professeurs de collège en marge des manuels officiels.

Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

J'avoue mon ignorance, mais est-ce que le GRIP, ou SLECC ont ce projet?

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Nous savons enseigner les notions de grammaire, et les utiles, avec force couleurs, flèches, schémas ... Là n'est pas le problème.

La difficulté, c'est que ça ne reste pas. On peut travailler une notion à fond et à peine dix jours après, voir qu'elle n'est pas reconnue et donc pas appliquée. Ce n'est pas simple du tout de faire mémoriser la grammaire pour toutes les raisons que l'on a données. Tiens, "données" : l'accord avec le COD placé devant le verbe ! Qui le fait aujourd'hui ? Que de fautes entendues de la part même de personnes très intruites, de haut niveau ?

J'entraîne mes élèves par la répétiton, la réactivation continuelle (difficile en effet avec le méli-mélo des séquences), des tableaux très clairs, et à côté des méthodes classiques, des petites inventions gestuelles et visuelles.
Par exemple, je présente "l'architecture de la conjugaison française" comme un quartier (ça, ils connaissent !) : les modes sont les immeubles, plus ou moins hauts. Les étages sont les temps, ceux d'en bas, ceux d'en haut (temps simples, temps composés). Les habitants sont les formes verbales, avec un exemple à chaque étage. Ensuite, l'élève n'a qu'à derouler les autres personnes. J'ai demandé à un bédéaste de me dessiner ce quartier à partir de mes propres schémas. Il l'a fait de façon pédagogique avec beaucoup d'humour. Ca compte pour alpaguer le client. Ainsi, cela rentre un peu mieux. Mais il n'y a pas de recette miracle. Au moins, ils s'accrochent un peu.

Ma collègue d'Education musicale fait mémoriser les leçons à certains élèves en difficulté, en choeur, par le rythme (accompagnement éducatif de 5 h. à 6 h.). Ainsi, l'autre jour, le plus faible de tous mes élèves a su me réciter par coeur la règle de l'accord de l'adjectif. Il a appris la règle avec ma petite méthode et il y a tapé en même temps sur les touches du piano pour mieux mémoriser : c'était son idée. De toute façon, il faut qu'il bouge !

On essaye tout ce qu'on peut ! On est affolé de voir la mémoire en trous de passoire !

Les élèves adorent apprendre ainsi. On apprend à voix haute les conjugaisons en épelant le verbe à partir de la difficulté orthographique, écrite en gras sur les tableaux, à l'ancienne. On n'a pas la photocopie couleur ...

Mais combien de temps les élèves garderont-ils les notions ? Sauront-ils les reconnaître ? Les appliquer quand il faut ? Ca, c'est encore plus difficile à régler. On est souvent déçu ! "Pisser dans un violon", disait-on chez moi !

Il y a quelques années, nous avons reçu en stage interne dans notre établissement sur deux jours Michel Lieury, spécialiste de la mémoire. Nous en avons retenu quelques évidences que l'on pratiquait déjà, par exemple faire des séries en vocabulaire. Mais ce n'est pas un "didacticien". Nous aurions aimé à partir des recherches sur la mémoire pourvoir aller plus loin et élaborer des façons de faire selon les nécessités des matières. Chacun a bricolé dans son coin avec son bon sens.

Je n'ai jamais vu de stage proposé sur ce thème dans mon académie. Pourtant, c'est un problème clé aujourd'hui. Réformer les contenus ne suffit pas. Il faut essayer de résoudre les problèmes d'attention, de zapping, de concentration, de mémorisation. Je ne crois pas qu'on en parle beaucoup !

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Un petit sourire dans la grisaille grammaticale.

Hier, nous lisions la légende d'Orphée et d'Eurydice. Je demande à la classe qui était le père d'Orphée. Nicolas, tout sourire, enthousiaste, nous sort tout fort : "Apolléon !"

Voilà une petite perle pour mon escarcelle ! Je devrai, je pense, cette année, quelques droits d'auteur à Nicolas, ce même Nicolas dont "le pépé du papa" était l'ami de Léo Ferré (chanson "Les étrangers" : Lochu, c'est son arrière-pépé !)

Vive Apolléon, vive Apolléo !

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Ben non, Robin! Vous aviez raison. Il suffit que le verbe principal soit au passé pour qu'on puisse appliquer la concordance des temps! Donc, on peut parfaitement trouver un futur du passé après un passé composé. Ceci dit, on peut aussi avoir un futur. Tout dépend du contexte.
"Il m'a dit qu'il viendra. Il m'a dit qu'il viendrait" peuvent se dire.

Ecrit par : retraitée | 16 janvier 2009

Il m'a dit qu'il viendra // Il m'a dit qu'il viendrait // Il me dit (passé simple) qu'il viendrait.

Ce qui est sûr, c'est que l'on ne peut pas dire : "Il me dit (pasé simple) qu'il viendra" parce que l'énoncé (pardon pour le jargon) n'est pas "ancré dans la situation d'énonciation".

Mais je reste hésitant sur la correction de "Il m'a dit qu'il viendrait".

La collègue à qui j'en ai parlé à midi (vous voyez que nous avons des conversations savantes entre deux blagues pas toujours très fines) pense que "Il m'a dit qu'il viendrait" n'est pas correct (elle est latiniste).

Je lui ai dit que je viendrai demain (l'action n'est pas soumise à une condition, on emploi le futur simple)

Je pense qu'il faut distinguer :

Il lui dit (passé simple) qu'il viendrait le lendemain (le déictique demain est impossible) (futur dans le passé sans valeur conditionnelle, mais en vertu de la règle de concordance des temps)

Il lui dit qu'il viendrait s'il en avait le temps (futur dans le passé à valeur conditionnelle)

Je peux évidemment me tromper.

Écrit par : Robin | 16 janvier 2009

Marylise,

"Le dormeur du val" (suite et fin ?)

"Tu peux me prêter ton "cresson" pour tailler la "bouchure" (la haie) ?

Confirmation unanime de mes élèves. Le mot "cresson" désigne bien dans le Berry une sorte de faucille et je suis aussi étonné que vous de voir se promener par ici un mot apparemment issu du francique "Kress" (à moins qu'il ne vienne plus simplement du mot "croissant", à cause de la forme)

Savez-vous si "cresson" est employé en patois ardennais et s'il désigne également une faucille ?

Écrit par : Robin | 16 janvier 2009

Robin, vous avez entièrement raison pour la distinction futur dans le passé et valeur conditionnelle, hypothétique, foi de latiniste. C'est cela même.

Les terminologies "énoncé ancré dans / rattaché à - énoncé coupé de/ détaché de la situation d'énonciation", d'après ce que j'ai entendu, vont être supprimées du vocabulaire à employer. Pourtant la notion est intéressante : quelle est la distance que l'on crée entre ce qu'on dit et le moment où on le dit ? Les élèves, en rédaction, passent allègrement du passé composé au passé simple dune phrase à l'autre, sans que cela soit un effet de style, comme chez certains auteurs, contemporains notamment.

Nous disons plutôt "récit au présent" et "récit au passé". Ce n'est par parfait non plus. Car, pour un élève, comment faire comprendre qu'un récit au passé composé appartient au "récit au présent" ? !!! Certains parlent de "Système passé", "Système présent".

En ce moment, en entraînement au brevet (en dehors des cours pour des élèves en difficulté volontaires - contrat signé), nous travaillons la concordance des temps et la disctinction futur simple de l'indicatif et conditionnel présent (toujours confondus). A ces difficultés s'ajoute le choix des bons repères de temps comme par exemple : "demain / le lendemain" "aujourd'hui / ce jour-là", etc. Ces notions sont utiles aux élèves pour les exercices de réécriture du brevet. Parmi les variations proposées, intervient assez souvent la variation de temps.

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

J'avoue mon ignorance, mais est-ce que le GRIP, ou SLECC ont ce projet?
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

Mais oui. C'est en route. Seulement cela prend du temps.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

"Tu peux me prêter ton "cresson" pour tailler la "bouchure" (la haie) ?

Confirmation unanime de mes élèves. Le mot "cresson" désigne bien dans le Berry une sorte de faucille et je suis aussi étonné que vous de voir se promener par ici un mot apparemment issu du francique "Kress" (à moins qu'il ne vienne plus simplement du mot "croissant", à cause de la forme)

Savez-vous si "cresson" est employé en patois ardennais et s'il désigne également une faucille ?
Ecrit par : Robin | 16 janvier 2009
Mais oui, pour un petit fils de bûcheron c'est évident : le croissant ( ou cressard, selon les pronociations locales) est un outil de taille ou de débroussaillage en forme de faucille au bout d'un manche. Je m'en suis encore servi cette après midi.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Robin, quel plaisir de retrouver ce cresson !

Il y a deux étymologies évoquées dans les dictionnaires. Le Littré nous donne "crescere" = "croître" car cette plante aurait une croissance rapide.

Alain Rey évoque avec la racine francique "kress" l'idée de ramper, grimper.

L'étymologie "crescere" me semble la plus probable. Mon mari me dit aussi, comme un précédent intervenant sur ce blog, qu'il appelle une faucille un croissant. J'avoue que je connaissais pas ce sens. J'utilise assez peu la faucille ! Encore moins le marteau !

"cresson" est donc de la même famille que le mot "croissant" et par l'analogie de forme, nous arrivons à la faucille. Ce serait en quelque sorte une étymologie analogique.

Pour le glaieul (gladius/gladiolus), il est en effet surprenant de voir cette fleur dans un paysage naturel sauvage. Les iris d'eau des bords des marais de couleur jaune qu'on trouve en juin et juillet au bord des eaux sont appelés aussi communément "glaieuls des marais". Il sont abondants dans les Ardennes, le long des ruisseaux et dans les fagnes. Ici l'étymologie donne un sens plus profond au mot, au poème. Il a donc une relation de sens très forte avec tous les autres mots du poème. Là, on bénit le latin.

Dans ce poème, il est admis que Rimbaud a reconstitué une scène qu'il n'a pas vue même si le poème donne la parfaite impression du contraire. Il reprend avec son génie propre un thème littéraire déjà présent dans d'autres oeuvres célèbres. On ne se battit pas à Charleville durant cette période.

On pourrait dire aujourd'hui que Rimbaud avait l'esprit "fractal". Le tout est contenu dans le détail. Quel génie ! N'ayons pas peur ici de ce mot tant galvaudé.

Ravie de converser avec vous, Robin !

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Sandra, reposez-vous, soyez égoïste. Avec toute mon amitié.

Écrit par : catmano | 16 janvier 2009

"Tu peux me prêter ton cresson pour tailler la bouchure?

Ecrit par : Robin | 16 janvier 2009

Ca, à tous les coups, c'est un double sens! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

J'avoue que je connaissais pas ce sens. J'utilise assez peu la faucille ! Encore moins le marteau !
Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Oh, putaing ! ça ça va loin. Dans la po-po-poésie s'entend.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Pourtant, c'est un problème clé aujourd'hui. Réformer les contenus ne suffit pas. Il faut essayer de résoudre les problèmes d'attention, de zapping, de concentration, de mémorisation. Je ne crois pas qu'on en parle beaucoup !
Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Mais si. Et depuis longtemps : pour la mémoire, bouffer du poisson etc.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Voici certainement un des "solos" de batterie les plus authentiquement fous-furieux de l'histoire, par l'ancien batteur de Zappa, (in "Zappa à New-York", avec les frères Brecker). Christophe

Terry Bozzio est un bon batteur de Rock ; d'ailleurs, pour jouer avec Zappa, excellent musicien, on ne pouvait pas être médiocre.
Ce qui me gène dans ce genre de solo c'est que les artifices techniques (pour modifier les sons), le volume de la sono, les éclairages et le côté " fou- furieux " prennent l'ascendant sur le " discours" ... C'est l'émotion qui domine ! En fait, dans ce solo, Terry "se contente" (même s'il le fait assez bien) de débiter du "frisé" sur les éléments de sa batterie.
Si tu veux entendre des virtuoses de ce genre d'exercice, je te conseille Thomas Lang ( non, non aucun lien de parenté! ) ou Marco Minneman ; ils sont à mettre dans la catégorie des
" batteurs de foire". Ils ne jouent qu'en "exhibition pour des marques de batterie. Phénoménaux dans le jeu de double pédalier de grosse caisse! ... Sport ou musique ?
En revanche, si tu veux entendre quelque chose qui allie maîtrise et musicalité, je te conseille Joe Morello ou Buddy Rich ( je sais, ça date !)... Virtuosité technique, contrôle du débit et de la puissance, construction d'un discours, tempo imperturbable, dans le 3/4 le 4/4 et le 5/4, tout cela avec des batteries véritablement acoustiques.
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 16 janvier 2009

A ces difficultés s'ajoute le choix des bons repères de temps comme par exemple : "demain / le lendemain" "aujourd'hui / ce jour-là", etc. Ces notions sont utiles aux élèves pour les exercices de réécriture du brevet. Parmi les variations proposées, intervient assez souvent la variation de temps.
Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

On voit le niveau du brevet. Celui d'une GS de maternelle.
Mais pourvu qu'on réécrive...
" au bord d'un ruisseau clair avait chu dans les iris un soldat jeune. Mort il ne bougeait plus sinon sa narine. À bas la guerre ! et que le temps ne nous prenne pas dans ses monotones feuilles mortes. Vivons si m'en croissez !"

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

En revanche, si tu veux entendre quelque chose qui allie maîtrise et musicalité, je te conseille Joe Morello ou Buddy Rich ( je sais, ça date !)... Virtuosité technique, contrôle du débit et de la puissance, construction d'un discours, tempo imperturbable, dans le 3/4 le 4/4 et le 5/4, tout cela avec des batteries véritablement acoustiques.
Cordialement
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 16 janvier 2009
Il y en a ici qui doutent de l'excellence du GRIP ?
Même un batteur de qualité supérieure nous avons !
Salut Thierry !

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Guy, vous faites de l'humour, vous n'enseignez sans doute pas en collège ou bien vous n'enseignez pas du tout... Mais, nous qui sommes critiques sur l'enseignement, nous sommes quand même bien obligées de préparer nos élèves aux exercices de l'examen. On a un peu de conscience professionnelle. Les exercices de réécriture, qui pourraient paraîtres faciles, posent pourtant problème à nos élèves. Ils peuvent sembler artificiels, mais ne le sont pas pas toujours. Tout dépend de la consigne et du texte de départ. Ils permettent notamment de travailler des chaînes d'accords dans un texte et non sur une phrase simple, détachée de tout contexte. Ne soyez pas trop négatif.

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Ne soyez pas trop négatif.
Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009


Dugong, encore une histoire d'ions !

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Guy, vous faites de l'humour, vous n'enseignez sans doute pas en collège ou bien vous n'enseignez pas du tout... Mais, nous qui sommes critiques sur l'enseignement, nous sommes quand même bien obligées de préparer nos élèves aux exercices de l'examen. On a un peu de conscience professionnelle. Les exercices de réécriture, qui pourraient paraîtres faciles.

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009
Vous avez raison : je suis garagiste de mon métier. J'engrenage et je boulonne à tour de roue. M'arrive même de plaquettiser ou de rembourrer les airbags.
Réécrire, moi ? Jamais ! J'ai pas rencontré d'écrivains, je sais pas la grammaire etc.
Bonne soirée.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Marilyse c'est pas une vraie, dites!?! Ou alors ça explique pourquoi ils nous arrivent si cons au lycée.

Écrit par : Hamilcar | 16 janvier 2009

Bonjour Thierry,
j'ai mis ce solo de Bozzio parce qau'on était parti pour discuter de rock... Et, dans le genre, (qui n'est effectivement pas toujours axé sur la "musicalité", c'était effectivement ma "thèse" de départ), c'est un des meilleurs... Ecoutez-le dans "Heavy metal-Be-bop", des frères Brecker. Mais je suis sûr que vous connaissez cet album par coeur!
Je n'aime pas trop Morello, (peut-être à cause de Brubeck), mais Buddy Rich est effectivement phénoménal. Ceci-dit, tous deux ne sont pas des batteurs de rock! Ils font du jazz, donc de la musique! Et, dans le domaine, il y en a un "paquet" de bons!
Par ailleurs, personnellement, je ne souscris pas à l'anecdote qui dit: "j'ai un groupe; on est quatre, trois musiciens et un batteur... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009

Marilyse c'est pas une vraie, dites!?! Ou alors ça explique pourquoi ils nous arrivent si cons au lycée.
Ecrit par : Hamilcar | 16 janvier 2009
Vous avez pris la responsabilité de la question ; prenez celle de la réponse.
Un conseil : rester humble : l'humain est incontournable.
Bien à vous.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Bentolila, Fourquet, Pellat, Athias, Reboul, Riegel, Le Goffic, Sancier-Chateau, Reggiani, Poppin, Wilmet, Bordas, Monneret, Philippe, Ruppli, Rullier-Theuret, Molinié... C'est eux qui font la grammaire, pas vous. Ca aussi c'est à mettre dans le bilan du "mouvement qui n'a pas de nom".

Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009
Un peu d’indulgence pour Le Goffic. Il n’ a pas fait que des mauvaises choses.

A cette liste il manque quand même J Gardes Tamines. A côté de grammaires universitaires valables elle a commis un « De la phrase au texte, Enseigner la grammaire du collège au lycée »(Delagrave) assez effrayant. Tout, dans cet ouvrage, n’est pas condamnable. On peut y récupérer parfois des exercices mais on ne pourrait l’utiliser pour aborder les points essentiels.
Je songe au chapitre sur les « expansions du nom »(relative, épithète, complément du nom). Les notions sont acquises après une série de manipulations assez stériles. Pour terminer le chapitre, en guise d’exercice, il s’agit d’abord de réduire un texte de Chateaubriand (un peu comme on le fait au primaire) en ôtant toutes les expansions du nom, puis, dans un deuxième temps d’augmenter le texte par l’ajout d’expansions . Un tel exercice, j’en suis sûr, aurait les faveurs d’un inspecteur car il lie grammaire et écriture. Toutefois, il sera difficile à réaliser en classe et il me semble qu’il ne sera guère formateur du point de vue de la grammaire.

Écrit par : uncertain | 16 janvier 2009

je vous trouve tous d'un crade à gerber avec Marilyse ! Vous êtes vraiment des petites putes !
Vous avez vu ce que nos enfants subissent, à notre corps défendant, en collèges et lycées ?????????????
On peut vraiment se poser la question quand on vous voit pourrir Marilyse !
C'est un (-e) oasis, cette femme ! Elle est fine, généreuse, dévouée et active même si elle ne récite pas votre petit catéchisme au pied de la lettre, juste dans les rails qui conviennent pil poil comme y faut.
Non ! Sans blague ? Vous avez vu les couleuvres qu'on fait avaler à nos minots ?
J'en doute ...
Y'a des jours où je vous tirerais des baffes avec un infini plaisir.
Continuez, Marilyse !

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Guy, je ne comprends pas, il m'a semblé qu'il y avait une pointe d'ironie dans vos derniers commentaires. Je sais très bien que vous n'êtes pas garagiste et d'ailleurs il n'y a pas de sot métier. Est-ce que j'ai dit une bêtise, est-ce que je vous ai froissé ? Guy, j'attends une réponse et pour me faire pardonner, voici une chanson que j'adore et que je vous dédicace:


http://www.youtube.com/watch?v=LXYgCf24z5M

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Vous êtes vraiment des dégueu à gerber, Morel et comparses !
A gerber !!!!!!!
Ici, en terrain a priori conquis, vous venez débiter votre conviction et évincez tout ce qui vous semble dissident sans déployer le moindre effort. Rejetez Marilyse ! Vous en serez tous ravis ! Quant à nos gosses, vous vous en tamponnez le coquillard avec une queue de langouste pourvu que vos idées émergent dans un vague avenir.
En attendant, les Marilyse, au quotidien, nous sortent de la mouise, même si elles ne récitent pas votre catéchisme à 100% .

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

je vous trouve tous d'un crade à gerber avec Marilyse ! Vous êtes vraiment des petites putes !
Vous avez vu ce que nos enfants subissent, à notre corps défendant, en collèges et lycées ?????????????
On peut vraiment se poser la question quand on vous voit pourrir Marilyse !
C'est un (-e) oasis, cette femme ! Elle est fine, généreuse, dévouée et active même si elle ne récite pas votre petit catéchisme au pied de la lettre, juste dans les rails qui conviennent pil poil comme y faut.
Non ! Sans blague ? Vous avez vu les couleuvres qu'on fait avaler à nos minots ?
J'en doute ...
Y'a des jours où je vous tirerais des baffes avec un infini plaisir.
Continuez, Marilyse !
Ecrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Tirez les baffes. Comme cela vos minots n'avaleront plus de couleuvres. Non sans blague !
Et on ira voguant sur les bonnes volontés.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Bentolila, Fourquet, Pellat, Athias, Reboul, Riegel, Le Goffic, Sancier-Chateau, Reggiani, Poppin, Wilmet, Bordas, Monneret, Philippe, Ruppli, Rullier-Theuret, Molinié... C'est eux qui font la grammaire, pas vous. Ca aussi c'est à mettre dans le bilan du "mouvement qui n'a pas de nom".

Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

En fait, presque la biblio pour réussir l’épreuve de grammaire du capes ou de l’agreg. Jean, votre projet de grammaire, dans ces conditions, n’a pas beaucoup d’avenir. C’est à la source qu’on endoctrine les professeurs.

Écrit par : uncertain | 16 janvier 2009

Dobolino, véto, amie des bêtes...

Écrit par : Bongo | 16 janvier 2009

@ Dobolino
ôtez-moi d'un doute. Ce que vous voudriez, n'est-ce pas un petit "pédagogisme" bien propre sur lui, qui s'arrange pour faire le minimum de service question conjugaisons et calcul avec un petit supplément d'âme en plus, du dévouement, de la popoésie et des chaînes d'accord etc ?
Faut le dire, parce que ça vous l'avez déjà. Alors de quoi vous plaignez-vous ?

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Guy, je ne comprends pas, il m'a semblé qu'il y avait une pointe d'ironie dans vos derniers commentaires. Je sais très bien que vous n'êtes pas garagiste et d'ailleurs il n'y a pas de sot métier. Est-ce que j'ai dit une bêtise, est-ce que je vous ai froissé ? Guy, j'attends une réponse.

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Guy, je ne comprends pas, il m'a semblé qu'il y avait une pointe d'ironie dans vos derniers commentaires. Je sais très bien que vous n'êtes pas garagiste et d'ailleurs il n'y a pas de sot métier. Est-ce que j'ai dit une bêtise, est-ce que je vous ai froissé ? Guy, j'attends une réponse.

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

En fait, presque la biblio pour réussir l’épreuve de grammaire du capes ou de l’agreg. Jean, votre projet de grammaire, dans ces conditions, n’a pas beaucoup d’avenir. C’est à la source qu’on endoctrine les professeurs.
Ecrit par : uncertain | 16 janvier 2009

z'avez raison. Sauf qu'un professeur qui se laisse endoctriner n'en est plus un.
Je sais, il y en a pas mal.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Est-ce que j'ai dit une bêtise, est-ce que je vous ai froissé ? Guy, j'attends une réponse.

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009
Froissé ? Non, je suis en tergal.
Mais des bêtises, vous en empilez pas mal.
Je vous dis cela gentiment. Très gentiment.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Tout de même, Guy, sous votre tergal, c'est un coeur de pierre que vous abritez...Est-ce que la chanson vous a plu, au moins ?

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

@ Dobolino
ôtez-moi d'un doute. Ce que vous voudriez, n'est-ce pas un petit "pédagogisme" bien propre sur lui, qui s'arrange pour faire le minimum de service question conjugaisons et calcul avec un petit supplément d'âme en plus, du dévouement, de la popoésie et des chaînes d'accord etc ?
Faut le dire, parce que ça vous l'avez déjà. Alors de quoi vous plaignez-vous ?

Ecrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Vous savez très bien que ce n'est pas le cas ! Arrêtez de faire le Bongo pour avoir du son !
Y'a des fois où je me demande si vous avez pris la mesure de là où nous en sommes rendus, en substance, au quotidien ?
Si Marilyse vient ici, c'est déjà qu'elle se pose des questions, puisqu'elle ne vient pas en troll mais à visage découvert et en toute honnêteté. Elle attend probablement d'honnêtes réponses ?

Écrit par : dobolino | 16 janvier 2009

Jean, votre projet de grammaire, dans ces conditions, n’a pas beaucoup d’avenir.

Ecrit par : uncertain | 16 janvier 2009

Peut-être, mais ce qui m'intéresse, c'est que les élèves apprennent quelque chose de clair et aient plaisir à l'apprendre. Le programme de grammaire de Capes et d'agrégation me laisse, de ce point de vue, assez indifférent.
Rien ne dit, du reste, qu'un manuel de grammaire alternative n'aurait pas de succès auprès des professeurs déjà titulaires et mécontents des manuels existants...

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

Vous êtes vraiment des dégueu à gerber, Morel et comparses !
A gerber !!!!!!!
Ici, en terrain a priori conquis, vous venez débiter votre conviction et évincez tout ce qui vous semble dissident sans déployer le moindre effort. Rejetez Marilyse ! Vous en serez tous ravis ! Quant à nos gosses, vous vous en tamponnez le coquillard avec une queue de langouste pourvu que vos idées émergent dans un vague avenir.
En attendant, les Marilyse, au quotidien, nous sortent de la mouise, même si elles ne récitent pas votre catéchisme à 100% .
Ecrit par : dobolino | 16 janvier 2009
J'ai l'habitude d'aller ailleurs qu'en terrain conquis. Quant à ce que vous appelez vulgairement "vos gosses", faudrait pas allez trop avant sur ce terrain-là, parce que "vos gosses" j'en ai élevé quelques milliers, et qui, souvent, ne l'avaient pas été.
Quant au "catéchisme", je le prends pour une insulte.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Si Marilyse vient ici, c'est déjà qu'elle se pose des questions, puisqu'elle ne vient pas en troll mais à visage découvert et en toute honnêteté. Elle attend probablement d'honnêtes réponses ?
Ecrit par : dobolino | 16 janvier 2009
Elle lui sont fournies vous savez où et à quel prix. Y a qu'à lire.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Bref, le règne de l'élève-Roi a pour corollaire celui du prof-Roi.
L'enseignement consistant (jusqu'aux dernières nouvelles) à référer tous les enfants à la loi, on imagine les dégâts d'un enseignement multi-référentiel et ouvertement déconnecté de l'ordre symbolique, devenu du coup inutile. Qu'on voudrait former des citoyens déréférés, ou à tout le moins incertains de leur identité, on ne s'y prendrait pas autrement.( David. D)

C'EST AUSSI CLAIR QUE CECI :


"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."( Pendariès )


Alors, CHUUUT ! Jean, les amis de nos amis sont nos amis !

Ecrit par : Tailleboudin | 16 janvier 2009

J'étais sur mon trépied à ce moment-là.

Au Tailleboudin véritable - bah, ce n'est qu'un pseudo que j'ai taclé (qui ne s'en remet pas) et qui ne sait pas comment prendre sa (maigrichonne) revanche. Rien de plus.

Écrit par : Pendariès sybillin | 16 janvier 2009

Rien ne dit, du reste, qu'un manuel de grammaire alternative n'aurait pas de succès auprès des professeurs déjà titulaires et mécontents des manuels existants...
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

J'y compte bien.

Écrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."( Pendariès )

Au fait, Monsieur Pendariès, puisque vous passez par là, et sans vouloir vous offenser, ni donner raison à Tailleboudin, reconnaissez que votre phrase est pour le moins, disons... un peu titubante ?

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

Rien ne dit, du reste, qu'un manuel de grammaire alternative n'aurait pas de succès auprès des professeurs déjà titulaires et mécontents des manuels existants...
Ecrit par : Jean | 16 janvier 2009

Oui , d’ailleurs Hachette et d’autres refourguent , sous des couvertures neuves, des ouvrages vieux de 40 ans .
Les éditeurs connaissent le filon. Tenez, à côté de moi j’ai : A. Halmon, Grammaire et analyse , 2007. De la pure analyse grammaticale à l’ancienne pour le concours des PE. Vous pouvez aussi acheter les exercices d’analyse grammaticale de Grevisse( un peu durs tout de même) toujours réimprimés.

Ce que je voulais souligner, sans être le premier, c’est qu’il faudrait prendre le problème à la source : le concours .

Écrit par : uncertain | 16 janvier 2009

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."( Pendariès )

Au fait, Monsieur Pendariès, puisque vous passez par là, et sans vouloir vous offenser, ni donner raison à Tailleboudin, reconnaissez que votre phrase est pour le moins, disons... un peu titubante ?

Ecrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (...) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté (...)". Et là? Est-ce que la phrase paraît plus signifiante? J'ai la manie des incises et des parenthèses, - le style = l'homme, dit-on? :-)

Écrit par : Pendariès sybillin | 16 janvier 2009

Merci Pendariès, mais à l'intérieur de la parenthèse, qu'avez-vous voulu dire ? J'avoue mon manque de souplesse intellectuelle, mais je ne comprends pas bien.

Écrit par : Marilyse | 16 janvier 2009

"(hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?)"

le "comme qu'on" a été pour moi un amusement dans le style; la séduction des mots et des jolies formulations m'irritent (j'aime bien, par ailleurs, laisser le sens indécis, - pour que le lecteur finisse lui-même la phrase, selon ce en quoi il croit... c'est-à-dire: qu'il se positionne, donc se dévoile à lui-même et aux autres, sur un blog en l'occurence).

Hors minorités visibles (Noirs, Arabes, Handicapés, Bégayeurs, Femmes, etc.), comme on les qualifie de part et d'autre, etc. (sauf que les femmes ne sont pas minoritaires en France ainsi que dans le monde, et pourtant, qu'est-ce qu'elles s'en prennent sur la tronche... et parfois même de la part de femmes! non?)

Écrit par : Pendariès sybillin | 17 janvier 2009

"la séduction ... m'irrite" (désolé, mon cerveau fait des siennes; ça permettra à certains d'en fare leur gorge chaude, hu! huhu!)

Écrit par : Pendariès sybillin | 17 janvier 2009

C'est vrai qu'ici, les femmes ne sont guère épargnées ! En tout cas merci pour cet éclairage, je vous souhaite une bonne nuit.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

@Jeremy
"Rullier-Theuret par exemple est assez méfiante face à la notion de déterminant. Même si elle n'a fondé aucun système de grammaire, elle me semble la plus intéressante."
Pouvez-vous me donner les références ?
Merci
Ecrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Ah malheureusement elle n'a pas écrit d'ouvrage de grammaire théorique sur la question - elle est bien plus stylisticienne dans ses ouvrages que grammairienne pure.

On lui doit des ouvrages sur San Antonio et Bernanos, des éditions parascolaires, des ouvrages de vulgarisation de la langue française chez Larousse (elle a fait un livre sur les conjugaisons : je ne sais pas comment elle classe le conditionnelà et beaucoup d'articles sur le roman.

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Sandra (et s'il y a d'autres malheureux ici), les films "Babe le cochon" et "Babe 2, un cochon dans la ville" font des miracles sur le moral!

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Et merci aussi à vous, Dobolino, pour votre soutien; il y a des gens butés et brutaux ici.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Et merci aussi à vous, Dobolino, pour votre soutien; il y a des gens butés et brutaux ici.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

C'est vrai qu'ici, les femmes ne sont guère épargnées ! En tout cas merci pour cet éclairage, je vous souhaite une bonne nuit.

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Bonne nuit à vous aussi.
Je ne sais pas si ce sont les femmes qui ne sont guère épargnées ici (pourquoi les épargner plus que les hommes?); la réponse (ou une piste de réponse?), Dobolino l'a donnée plus haut, je crois.

Sandra, - se reposer, se dire que rien ne nous oblige à devoir "réussir" notre vie (selon les desiderata de la société); et lire et relire "La Lettre à Ménécée" d'Epicure (révélation absolue en cours de philosophie en Terminale, que je tiens encore comme l'une des sources principales de la paix vers laquelle sans cesse je tends):

http://www.ac-nice.fr/philo/textes/Epicure-Menecee.htm

La classification des désirs selon Epicure: http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sir

Courage, Sandra.
Prenez appui sur ce que vous pouvez maîtriser vous-même; et allez à votre rythme.

Écrit par : Pendariès sybillin | 17 janvier 2009

Jean et Francis, vous croyez toujours à l'importance de la société des agrégés ? Que valent les milliers d'adhérents à la SdA face aux décisions de Nembrini aujourd'hui, de Delevoye hier, et de Descoings ou Jouve demain ? Et quand on voit le pourcentage du vote des agrégés pour Snes, Sgen et SE-UNSA, comment peut-on imaginer renverser la tendance un jour ? Ce n'est pas la société des agrégés qu'il faut investir, ce sont les instances de décision.

Marylise et Dobolino, ne vous faites pas de souci : Guy Morel a un côté soupe au lait qui déborde parfois. Personnellement, il me semble que les remarques de Marylise étaient largement positives cer dernières semaines, mais je dois avouer que j'ai lu en diagonale les cinquante derniers commentaires du blog, que j'ai dû rattraper ce soir. Je n'ai pas remarqué d'énormités.

Sandra, le whisky et les tranquilisants, ce n'est pas la peine. Les pouvoirs publics, politiques et médicaux, pétris de culture religieuse, refusent déjà aux personnes agées et souffrantes de mourir dignement, ils ne vont pas mettre entre les mains des quidams que nous sommes des moyens d'échapper à telle ou telle souffrance. Ce que je veux dire, c'est que les médocs sont faits pour ne pas être mortels, meme avec l'alccol. Dobolino ou Yann me diront si j'ai raison, mais il doit y avoir une petite part de vomitif pour éviter les surdoses, ou bien les molécules actives ne sont pas létales - au pire il y aura quelques séquelles du genre trous de mémoire, coma, dépressions saisonnières, hallucinations, etc. Bref, whisky + médocs, ca ne sert à rien ni à personne, si ce n'est à faire tourner les ventes de Sandoz et Ballantine's. Dites-nous en plus, et envoyez-nous quelques liens musicaux :-)

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Des concours !

Des concours !

Concourez ; concourez ; cons, courez !

http://www.strasbourg-europe.eu/concours-nous-l-europe,3480,fr.html

"Il s'agit de réaliser, en langue française, soit individuellement, soit par groupe de 5 élèves au plus, au choix :
- soit : un travail sur un sujet libre proposé par la classe par un ou plusieurs professeurs
- soit : Loin d’étouffer les cultures nationales des différents Etats membres, l’Union européenne est un enrichissement culturel pour tous et un lieu de rencontre et de partage multiculturel. Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ? Justifiez votre réponse à l’aide de documents et de vos expériences personnelles.
Ces sujets peuvent porter sur tous les aspects de l'Europe dans notre vie quotidienne comme sur les institutions de l'Union européenne.
La présentation des travaux est libre dans sa forme : exposé écrit, enquête, bande dessinée, jeu, support informatique, vidéo, photo,...

Des concours, des concours !!! Vive l'Europe !

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Marylise, vous n'êtes pas dans le vent : ça fait au moins trente ans que la nouvelle grammaire a classé le conditionnel dans les temps et non dans les modes. Dire que le conditionnel est un mode, c'est comme parler des adjectifs possessifs, d'un type de phrase exclamatif et des compléments circonstanciels de lieu : employer ces termes-là nous fait passer pour de vieux fossiles ridicules, dignes des temps homériques voire antédiluviens, qui n'ont rien compris à la grammaire et qui ne sont que de sombres barbares.
Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Ah ben merde alors ! Vingt-deux ans que je professe ça à tous vents. Et vous dites qu'il y a une autre façon de dire ? Depuis trente ans ? On m'aurait menti ? Qu'est-ce que vous voulez employer à la place d'adjectif possessif, grands dieux ?? Et puis les grammaires latines, tiens, celle de Morisset-Thévenot, par exemple, que je trouve excellente, ou celle de Sausy, comment croyez-vous qu'elles appellent ces pauvres petits mots ? Quant au conditionnel-temps... Bien sûr, l'imparfait de l'indicatif peut avoir une valeur modale. J'écrivais cela sans précautions, j'étais fait. Bon. Mais c'est une exception, comme le futur du passé est une exception. A quoi rime donc ce bordel ?

Écrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Excusez-moi de troller, mais juste un dernier lien... On avait parlé du "metal" comme "phénomène sociologique". Alors, je vous mets quelques rockers qui savent jouer... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2009



Moi je dis que contrairement au métal, le jazz est le royaume de l'imprécision et du cul nu !

. Outre la prétention souvent constatée chez les jazzmen ( et en général, plus ils sont nuls, plus ils sont prétentieux - ce n'est certes pas le cas pour tous mais j'en ai rencontré un paquet comme ça-), je m'étonne qu'en tant que musicien, Christophe, vous n'ayiez jamais entendu parler de Van Halen ou de Deep Purple, pour le moins.

Le Métal n'a rien d'un "phénomène sociologique", c'est un genre musical -assez particulier, certes - mais écouté par une large frange de la population , de tous les milieux sociaux ou presque. On ne peut certes pas en dire autant pour le jazz, dont on peut se demander parfois s'il concerne autre chose qu'une infime fraction du lectorat de Télérama (une sorte de secte dans la secte). D'après ce que j'ai pu en voir, les concerts de Jazz sont confidentiels, quand ils ne se font pas devant des salles vides. Je me demande en fait, Christophe, si votre vision déformée du métal ne vient pas de son image médiatique toujours caricaturale : On parle de nous uniquement lorsque 3 ploucs bourrés ont été faire les cons dans un cimetière au milieu d'une cambrousse improbable. Parallèlement, quand Maiden remplit le Parc des princes (35 000 personnes) ou Nightwish le Zénith, silence-radio !

En revanche, j'ai déja constaté qu' un concert de jazz devant 30 bobos parisiens rameute les caméras (au moins celle de France 3 ou du journal de la nuit sur France 2 (Merci M. Lefait !) quand ce n'est pas plus - par exemple Elise Lucet à la fin du journal de 13 heures. Vous avez déja vu et entendu du métal au 13 H, vous ? - ).

Metallica a rassemblé 26 000 personnes à Arras cet été, Nightwish 10 000 à Colmar le 13 août et le concert d'AC-DC qui aura lieu en juin au stade de france ( 80 000 personnes) était sold-out en moins de 2 heures. Vous en avez entendu parler dans les médias ? Moi non.

La plupart des métalleux sont de bons musiciens qui ne jouent pas "que" du métal (beaucoup sont pétris de culture classique, par exemple). J'ai en revanche vu peu de Jazzmen capable de jouer autre chose que leur genre de musique favori. Sur ceux que j'ai croisé dans ma petite fac de musicologie, un seul a atteint la licence (sans la décrocher). Les autres ont décampé après le 1er partiel de la 1ère année de Deug (dont un déclarant sans humour qu'il était "trop bon" et qu'il perdait son temps ici) après avoir obtenu 1/20 en solfège et 2/20 en harmonie (ou l'inverse selon les candidats). Nous n'étions que 2 métalleux mais avons décroché notre licence de musicologie sans trop de problèmes. L'autre est aujourd'hui professeur de guitare (classique) en conservatoire après avoir décroché brillament un CA et quelques prix d'harmonie et de contrepoint au passage.

Certes, ils existe aussi des gros lards qui beuglent en buvant de la bière, mais je préfère ça au jazzmen-type que j'ai rencontré et qui vous regarde de haut d'une supériorité toute imaginaire.

Bon, ce n'est que mon expérience personnelle, après tout.

Voici un petit exemple de ce que le plus tonal (mais pas le moins bon) d'entre nous est capable de faire sur une guitare électrique :

http://fr.youtube.com/watch?v=tVC6_OQQ02Q&feature=related

Et à l'acoustique...

http://fr.youtube.com/watch?v=WpDblDia5TE

Quand il fait du blues (plutôt rare, mais il sait faire) :

http://fr.youtube.com/watch?v=-SLFoJtOn2I&NR=1

Et voilà ce que ça donne une ou deux générations plus tard (il pourrait être l'un de nos élèves...) :

http://fr.youtube.com/watch?v=U5e9NtfTjE0&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=8wKZR1dp1wg&feature=channel

Non mais quel sale petit con !

Pour une fois que le niveau monte... Je parie 3 euros 50 que Baudelot et Establet écoutent du Jazz, tiens.

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

Marylise nous écrit : "On pourrait dire aujourd'hui que Rimbaud avait l'esprit "fractal". Le tout est contenu dans le détail. Quel génie !"

Marylise nous fait une crise de "poétique non linéaire" ? Un prurit de Ramon Dachs * ?

Citons le Maître :

"Vers par vers, dans n'importe quel sens, sans point de départ ou d'arrivée, ou du début jusqu'à la fin. Chaque monostiche est autonome et autosuffisant ; c'est un poème complet. Au reste, l'addition des 24 vers est aussi un poème."

C'est la fable de l'ascaris qu'on coupe en morceaux et qu'on recolle ?

Un scoop pour le bonnet : voici le dormeur du Val dans sa version originale, fractale (fatalement) :

Trous, balle
gladios, muchachos
sleep, slip
val, fon
cresson, beregovoy
nike, t arums

* http://cle.ens-lsh.fr/15732568/0/fiche___pagelibre/&RH=CDL_ESP110000

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

C'était mon pastiche du val.

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

Le chevalier du Rio Branco nous propose une part de financement privé dans les lycées publics *.

Et de prendre l'exemple du financement, sous contrôle du CA, d'un stage de secours en montagne pour les élèves.

Au secours ! C'est souvent dès la naissance qu'ils ont manqué d'oxygène. Pourquoi faire un rebirth ?

Ceci dit, je ne serais pas opposé à un stage de poétique non linéaire pour Marylise et consorts, financé par Rivoire et Carret.

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/01/16/01021-20090116ARTFIG00544-descoings-il-faut-plus-de-justice-sociale-au-lycee-.php

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

Marilyse, pardon...

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

Ce qui prouve qu'il se passe des choses, et des choses graves, pendant que d'aucuns se chicornent tout au long de la nuit — pour un bénéfice qui ne m'apparaît pas…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Pour compléter l'article du Figaro donné par Dugong…
L'AEF a écouté Descoings invité hier matin aux Quatre vérités et le cite :

"Je crois que l'on peut, de façon extrêmement marginale, et pour ce qui ne relève pas du service public de l'Éducation nationale, solliciter un peu d'argent du côté des entreprises [pour les lycées]", déclare Richard Descoings, directeur de Sciences Po Paris et nouveau pilote de la réforme du lycée (L'AEF n°107689), au micro de France 2, pendant l'émission "Les quatre vérités" à 7h50. "Les entreprises ont besoin des lycées, elles ont besoin des professeurs, elles ont besoin des lycéens, parce que c'est eux qui vont entrer sur le marché du travail."

"Le président de la République a dit 'pas de tabou' ", ajoute Richard Descoings qui précise qu'il ne s'agit pas de privatiser le budget de l'Éducation nationale, mais de demander de l'argent aux entreprises "pour des choses qui se font en plus des programmes".

Interrogé sur sa méthode pour réformer le lycée, Richard Descoings envisage d' "écouter, mais entendre, aussi". "Il faut que ça débouche sur des choses concrètes, parce que faire du débat, de l'écoute, sans que les gens aient l'impression qu'on les a entendus et qu'on en tient compte, c'est un problème. (...) À l'Éducation nationale, il faut co-élaborer les choses. (...) Moi, je ne suis pas un spécialiste de la pédagogie, ce sont les professeurs. Je ne suis pas un spécialiste des programmes, des gens sont très érudits pour faire ça. En revanche, ce que j'essaie de faire, c'est d'assembler, de faire se rencontrer les gens, et puis de donner des idées, comme ça."

Revenant sur la question des moyens, le directeur de Sciences Po Paris estime que "l'on peut faire énormément à moyens constants". Il y met "une condition": "que l'on parte de l'établissement, des équipes pédagogiques", ce qui sera "radicalement nouveau". "La capacité d'innovation, la capacité à faire réussir les élèves, elle vient des établissements. Je ne connais personne qui ne souhaite pas la réussite de tous les élèves. Et si on part des professeurs, si on part des équipes de direction, on peut vraiment révolutionner ce qui se passe dans les lycées."


Financements privés, désengagement de l'Etat (c'est évident), et foi dans les "équipes pédagogiques" : ce type est un vrai nuisible.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Je parie que le Piriforme s'entendra très bien avec la réunion des autoproclamés Novateurs Néantiseurs (SGEN, CEMEA, FCPE, etc.)

De connivence sur des points essentiels, ils ne seront jamais en retard d'une connerie d'avance.

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

"Je crois que l'on peut, de façon extrêmement marginale, et pour ce qui ne relève pas du service public de l'Éducation nationale, solliciter un peu d'argent du côté des entreprises...
Le président de la République a dit 'pas de tabou' ", ajoute Richard Descoings qui précise qu'il ne s'agit pas de privatiser le budget de l'Éducation nationale, mais de demander de l'argent aux entreprises "pour des choses qui se font en plus des programmes".

Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Croyez-vous que je pourrais tenter de faire sponsoriser ma classe par une grande entreprise de stylos, crayons, cahiers ou gommes puisque, en plus des programmes en vigueur, mes élèves étudient les quatre opérations et l'écriture-lecture dès la Grande Section ?

Écrit par : catmano | 17 janvier 2009

Ah ben merde alors ! Vingt-deux ans que je professe ça à tous vents. Et vous dites qu'il y a une autre façon de dire ? Depuis trente ans ? On m'aurait menti ? Qu'est-ce que vous voulez employer à la place d'adjectif possessif, grands dieux ?? Et puis les grammaires latines, tiens, celle de Morisset-Thévenot, par exemple, que je trouve excellente, ou celle de Sausy, comment croyez-vous qu'elles appellent ces pauvres petits mots ? Quant au conditionnel-temps... Bien sûr, l'imparfait de l'indicatif peut avoir une valeur modale. J'écrivais cela sans précautions, j'étais fait. Bon. Mais c'est une exception, comme le futur du passé est une exception. A quoi rime donc ce bordel ?

Ecrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Je souscris! Ils nous emmerdent tous avec leurs modifications stupides de terminologie, alors que l'ancienne faisait très bien et même mille fois mieux l'affaire!

Écrit par : Jean | 17 janvier 2009

c'est maintenant :


http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/endirect/

Écrit par : Finky | 17 janvier 2009

Jean et Francis, vous croyez toujours à l'importance de la société des agrégés ? Que valent les milliers d'adhérents à la SdA face aux décisions de Nembrini aujourd'hui, de Delevoye hier, et de Descoings ou Jouve demain ? Et quand on voit le pourcentage du vote des agrégés pour Snes, Sgen et SE-UNSA, comment peut-on imaginer renverser la tendance un jour ? Ce n'est pas la société des agrégés qu'il faut investir, ce sont les instances de décision.

Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

La Société des agrégés a, comme dit l'autre, le mérite d'exister et de tenir des propos sensés, précis, sobres et argumentés, propos que seule la mauvaise foi peut refuser d'admettre. Entre parenthèses, c'est autre chose, comme discours, que le délayage grandiloquent, auto-satisfait et dénué de toute proposition concrète de certains "ardents défenseurs de l'école qui instruit" (Guy Morel voit de qui je parle). Si gouvernement reste sourd au langage et aux arguments républicains de la Société des agrégés, c'est sa responsabilité. Au moins, personne ne pourra dire, surtout pas en haut lieu puisque les déclarations de la Société des agrégés sont automatiquement envoyées aux plus hautes autorités de l'Etat, qu'il se savait pas. Par ailleurs, les propos mesurés et toujours courtois de la Société des agrégés mettent en pleine évidence, par le seul fait qu'ils sont émis, les erreurs du gouvernement en matière de politique éducative. Ils sont donc beaucoup moins innocents qu'on peut le penser...

Écrit par : Jean | 17 janvier 2009

Croyez-vous que je pourrais tenter de faire sponsoriser ma classe par une grande entreprise de stylos, crayons, cahiers ou gommes puisque, en plus des programmes en vigueur, mes élèves étudient les quatre opérations et l'écriture-lecture dès la Grande Section ?

Ecrit par : catmano | 17 janvier 2009

Pas de problème dès lors que vous concluez votre cours par le slogan "Cette leçon (ou cette sortie) vous a été offerte par StyloMachin, parce que vous le valez bien."

Avantage : on n'a plus besoin de solliciter les mamans pour les ventes de gâteaux... rachetés par les mamans !

Écrit par : Magister | 17 janvier 2009

Je souscris! Ils nous emmerdent tous avec leurs modifications stupides de terminologie, alors que l'ancienne faisait très bien et même mille fois mieux l'affaire!

Ecrit par : Jean | 17 janvier 2009

Cela renvoie à Jaurès qui disait que quand les hommes ne pouvaient pas changer les choses, ils changeaient les mots.
D'une manière générale, les charlots qui sont actuellement partout aux commandes, tous domaines confondus, seraient plus aptes à organiser une fête foraine qu'à diriger des choses sérieuses qui demandent un minimum de conscience, de bon sens et d'intelligence (dont le rapport avec quelques études et diplômes que ce soient peut être aujourd'hui considéré comme purement fortuit).

Écrit par : Magister | 17 janvier 2009

Ce qui prouve qu'il se passe des choses, et des choses graves
(...)
ce type est un vrai nuisible.

Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Je parie que le Piriforme s'entendra très bien avec la réunion des autoproclamés Novateurs Néantiseurs (SGEN, CEMEA, FCPE, etc.)

Ecrit par : dugong | 17 janvier 2009

La pente commence à devenir très glissante, d'autant plus que les propositions du Sgen, UNSA et consorts ont un certain écho chez les lycéens (j'ai pu m'en rendre compte avec les réactions de mes élèves en travaillant en cours sur le traité de pédagogie de Kant et en élargissant le questionnement à la place de la pulsion dans l'éducation). La personnalité de R.Descoings, supposée "de gauche", ne suscite pas de réticence. La collusion des intérêts du gouvernement et des Gentils Organisateurs de l'E.N. en fait un adversaire de taille, qu'il ne suffit pas de vouer aux gémonies. Heureusement, les propositions de nos GO prennent, pour la plupart, de front les revendications du Snes, et il leur sera difficile d'étendre leur audience au-delà de leurs alliés actuels.

Des débats, manifestement, vont être organisés dans certains lycées ; si on fait abstraction de l'imbécillité du principe (on demande aux lycéens de se prononcer sur une formation dont ils ne pourront percevoir la pertinence qu'à la fin du parcours), pensez-vous qu'il faille y faire entendre la voix des partisans d'un lycée des savoirs ? Auquel cas, ne devrions-nous pas essayer d'élaborer un argumentaire en commun, argumentaire audible à partir de la position du lycéen (c'est-à-dire en évitant notamment de prendre la position, très drôle je le concède mais sans doute peu efficace, de père fouettard mais aussi en mettant de côté un vocabulaire idéologique qui présuppose une connaissance des débats autour de l'éducation) ?

C'est une vraie position d'équilibriste car si l'on accepte le débat tel qu'il est posé, c'est que l'on reconnaît la nécessité d'une réforme urgente du lycée, alors même que l'on pense que l'enjeu central est celui du collège; mais si l'on n'accepte pas d'évoquer ce qui est souhaitable pour le lycée, on laisse le champ libre à des propositions fantaisistes et dangereuses qui commencent à croître en importance. (Il faut espérer que R.Descoings va continuer à évoquer des propositions "provocatrices" comme l'intervention du privé, qui pourront fissurer le front qui se constitue).

Pour ne pas faire que poser des questions, je propose un premier argument pour défendre l'exigence de l'enseignement du français au lycée : l'inégalité des chances repose d'abord sur l'inégalité face à la langue ; la manière de parler et d'écrire, largement héritée du milieu familial, peut être améliorée à l'école. S'il doit y avoir des heures de soutien, on pourrait penser, après une évaluation à l'entrée de la seconde, à un enseignement obligatoire hebdomadaire de 2h d'expression écrite et orale (cours de conversation?).

Écrit par : Romuald | 17 janvier 2009

Merci pour le lien "Salif Keita", Marilyse. C'est un des quelques artistes qui font vraiment honneur à la "World music"... Sandra, écoutez-le!

Manu, sauf votre respect, vous avez une vision du jazz très "années 70", ou "années 90".
Je vous suggère respectueusement d'écouter des musiciens comme Sylvain Boeuf, Bojan Z, ou Baptiste Trotignon, pour ne citer que les jeunes français les plus connus actuellement.
Autrement, Bireli Lagrène, André Ceccarelli, qui font partie de la génération au dessus,(1100 personnes à Châteauroux, un dimanche après-midi).
Et, d'ailleurs, je ne considère pas que le nombre de disques vendus soit le seul critère de valeur d'un artiste, sinon, André Rieu serait le Mozart d'aujourd'hui!

Le jazz n'est pas fermé sur lui-même,et, pour remonter un peu plus loin dans le temps, je me souviens d'un concert de Miles Davis, à la Villette, en 1982, je crois, qui n'était pas vraiment confidentiel.
Miles Davis, qui a amené un jeune guitariste de rock, qui s'appelle John McLaughlin, dans les "filets" du jazz. Et le révélateur, direct ou indirect, de quasiment tous les musiciens importants jusqu'aujourd'hui, (Herbie Hancock, Joe Zawinul, Keith Jarrett, Wayne Shorter, et tutti quanti).
J'ai "fait plusieurs festivals de jazz, (en tant que spectateur, ;-)), et je peux vous dire que l'ambiance y était, en général, assez chaude!
Par ailleurs, j'adore Led Zepp, Van Halen, un peu moins Deep Purple. Et je ne sais pas s'ils ont de solides connaissances en musique classique, (qui se sentent assez peu dans leurs compositions), mais je sais que les musiciens classiques les apprécient en général plus qu'ils apprécient les jazzmen.
Mais je reconnais que les codes du rock sont moins impénétrables, au départ, pour un musicien classique, que ceux du jazz.
Quand j'étais minot, en dehors de la musique classique, j'étais fan d'Emerson, Lake and Palmer, et de Pink Floyd. Depuis que j'ai découvert réellement le jazz, (autour de 25 ans), j'ai trouvé toutes ces musiques rock bien "fadasses". Et, question groove, entre les liens que je vous ai proposés et n'importe quel morceau de Deep Purple, il n'y a "pas photo"!
Bon, je n'ai pas le temps de développer plus pour l'instant, mais je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir!
Cordialement à vous... Pour l'instant, c'est Hildegarde von Bingen qui est sur ma platine... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

Je souscris! Ils nous emmerdent tous avec leurs modifications stupides de terminologie, alors que l'ancienne faisait très bien et même mille fois mieux l'affaire!

Ecrit par : Jean | 17 janvier 2009

Ces "ils", ce ne sont pas nos collègues, évidemment, mais les grammairiens universitaires, dont les préoccupations sotn tout sauf scolaires.

Écrit par : Jean | 17 janvier 2009

Je viens de me farcir la video du figaro, vous avez touché le gros lot, avec Descoincoin !
Je ne suis pas particulièrement choqué par l'idée de permettre aux lycées de toucher la taxe d'apprentissage, pour une fois qu'on a le choix du bénéficiaire de nos impôts (m'en fous, je la paye pas), ce sont les lycées pros qui vont faire la gueule, mais le coup des stages de secourisme en montagne, c'est du grand n'importe quoi.
Et quand à la remarque : "plutôt que de tirer vers le haut, vous n'avez de cesse de niveler par le bas", il répond : "Ça veut dire quoi, niveler par le bas ? Ça veut dire qu'on veut que plus de jeunes aient accès à un niveau d'éducation plus élevé ? A ça, je réponds : pas du tout !", on frise le sublime.
A part Allègre, plus con, je ne vois pas.
Vous avez aimé le rapport Attali ? Vous allez adorer Descoincoin.

Écrit par : yann | 17 janvier 2009

Romuald a écrit : "C'est une vraie position d'équilibriste car si l'on accepte le débat tel qu'il est posé, c'est que l'on reconnaît la nécessité d'une réforme urgente du lycée, alors même que l'on pense que l'enjeu central est celui du collège; mais si l'on n'accepte pas d'évoquer ce qui est souhaitable pour le lycée, on laisse le champ libre à des propositions fantaisistes et dangereuses qui commencent à croître en importance."

Bien d'accord.

Qu'on ne nous dise pas demain : "Il eût mieux valu que vous cognassiez davantage sur le Piriforme".

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

Je vous remercie pour votre soutien, franchement ça me touche beaucoup. Je me sens moins seule tout à coup !

Seulement moralement ça ne va pas du tout du tout. Je constate que je replonge dans une très grave dépression à pas de géant et j'ai repris rendez-vous avec le psychiâtre qui me suivait auparant pour mon épuisement professionnel.

J'ai des tendances suicidaires très fortes en ce moment. Je pense très très souvent à la mort, à ma grand-mère décédée il y a presque 15 ans, j'ai comme des flashs qui reviennent sans arrêt et m'empêchent même de dormir. Je suis vide. J'ai l'impression de flotter dans un monde que j'exècre par dessus, sans attaches; sans rien en demandant sans arrêt si j'y ai toujours ma place.

J'ai passé 8 années en intérim et CDD à me bagarrer pour des résultats médiocres. Je me suis donnée à fond pendant ma formation au cned, un BTS assistant de direction. J'avais mise ma vie personnelle en veilleuse pour me consacrer à mon travail et mes études. Jusqu'au jour où l'organisme a dit subitement sans comprendre pourquoi STOP.

A presque 34 ans, je n'ai pas de mari ni d'enfants, je suis toute seule, à devoir sans arrêt subir une épreuve sur l'autre (mon cousin devenu subitement tétraplégique, mon père gravement malade puisque l'on a soupçonné un cancer l'an dernier, ma mère qui perd son emploi aussi, ma voisine que je poursuis pour tapage nocturne et diurne, seule puisque personne ne m'appuie comme par hasard, ma voiture qui me lâche pour une facture de plus de 1000 euros, et pour terminer un ami qui me laisse tomber au dernier moment.)

J'ai le sentiment d'avoir râté ma vie, d'être passée à côté de mes proches, de plein de choses positives que je n'ai pu partager avec eux. Et au niveau études, j'ai repris deux fois et malgré mon acharnement, je me dis "TOUT CA POUR QUOI ?". J'attendais sans doute trop de ma formation, je ne sais pas.

De mes connaissances de Metz, personne ne m'a appelé pour me soutenir et ça m'enrage d'autant plus que moi j'étais toujours présente à leurs côtés en cas de pépin....

Enfin bref, mon employeur me vire parce que soit disant je manque d'implication. Sachant que je me suis rendue malade par TROP d'implication puisque j'ai subi quand même un burn out gravissime et que cette maladie a déjà failli me détruire car j'avais déjà pensé à mettre fin à mes jours, je trouve ces griefs déplacés.

Il se dédouane de ses responsabilités en prétextant que mes problèmes de santé sont d'ordre personnels alors que c'est le travail qui m'a conduit à cet état de santé déplorable : je souffre d'un ulcère très poussé, de psoriasis en permanence alors que jamais je n'avais eu de poussées de la sorte ou de problèmes de peau, je souffre tous les jours de nausées, mon dos est bloqué en permanence, j'ai pris 25 à 30 kilos en 2 ans, je subis migraines accompagnées à répétition dont la dernière a failli me conduire à un AVC carabiné. Je me suis retrouvée aux urgences dans un état pitoyable avec une semi paralysie temporaire qui a nécessité une hospitalisation.

Je ne cherche pas de compassion, ni de pitié. Mais je tiens quand même, en dépit du fait que même si je commets des erreurs, à ce que l'on reconnaisse mes maux liés notamment au travail.

Enfin je ne veux pas vous raconter ma vie. Ce n'est pas le but. Hier soir, des membres du Cercle Lyrique m'ont téléphoné immédiatement pour m'aider. Ils se sont proposés.

Je crois que pour me remettre de cet échec je vais temporairement me consacrer aux associations caritatives et à mes loisirs, histoire de retrouver un peu d'humanité dans ce monde de brutes.......

Mais en attendant mon avenir se dessine avec de gros points d'interrogation..... Quoiqu'il en soit, je suis tellement écoeurée de ma profession d'assistante de direction, que je prévois cette fois de me reconvertir. Dans quelle branche je n'en ai pas la moindre idée.

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

"j'ai repris rendez-vous avec le psychiâtre qui me suivait auparavant pour mon épuisement professionnel."

Désolée.

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

Sandra, pensez à vous!
Je vous embrasse.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

Marylise, vous n'êtes pas dans le vent : ça fait au moins trente ans que la nouvelle grammaire a classé le conditionnel dans les temps et non dans les modes. Dire que le conditionnel est un mode, c'est comme parler des adjectifs possessifs, d'un type de phrase exclamatif et des compléments circonstanciels de lieu : employer ces termes-là nous fait passer pour de vieux fossiles ridicules, dignes des temps homériques voire antédiluviens, qui n'ont rien compris à la grammaire et qui ne sont que de sombres barbares.
Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Ah ben merde alors ! Vingt-deux ans que je professe ça à tous vents. Et vous dites qu'il y a une autre façon de dire ? Depuis trente ans ? On m'aurait menti ? Qu'est-ce que vous voulez employer à la place d'adjectif possessif, grands dieux ?? Et puis les grammaires latines, tiens, celle de Morisset-Thévenot, par exemple, que je trouve excellente, ou celle de Sausy, comment croyez-vous qu'elles appellent ces pauvres petits mots ? Quant au conditionnel-temps... Bien sûr, l'imparfait de l'indicatif peut avoir une valeur modale. J'écrivais cela sans précautions, j'étais fait. Bon. Mais c'est une exception, comme le futur du passé est une exception. A quoi rime donc ce bordel ?

Ecrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Ah ben ça fait trente ans que les déterminants possessifs ont remplacé les adjectifs possessifs dans les nomenclatures officielles et officieuses, parce que "le français, ce n'est pas le latin". Idem pour le conditionnel et re-idem pour les phrases de type exclamatif (on ne dit plus type de phrase, on dit modalité, et on ne dit plus exclamatif parce que exclamatif ce n'est pas une modalité : on dit injonctif ou déclaratif).

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Revenant sur la question des moyens, le directeur de Sciences Po Paris estime que "l'on peut faire énormément à moyens constants". Il y met "une condition": "que l'on parte de l'établissement, des équipes pédagogiques", ce qui sera "radicalement nouveau". "La capacité d'innovation, la capacité à faire réussir les élèves, elle vient des établissements. Je ne connais personne qui ne souhaite pas la réussite de tous les élèves. Et si on part des professeurs, si on part des équipes de direction, on peut vraiment révolutionner ce qui se passe dans les lycées."

JPB

Un proviseur-adjoint de ma connaissance a pour objectif le 100% de réussite pour son LP. Aux profs à changer de méthodes ("à intéresser les élèves", je reprends ses mots)... Il m'a aussi parlé des pouvoirs administratifs (de coercition aussi) - très nombreux à mon goût - des proviseurs et principaux pouvant être employés contre les enseignants... jusqu'à les faire virer définitivement (personnellement, il dégaina contre un professeur poivrot qui ne fichait rien). Brrrrrrrrrrrrr.

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Encore un apprenant qui s'exprime :


"Mort d’un policier à la Foire du Trône : le parquet fait appel du jugement
AFP - 10:59

*
*
*

Le parquet de Paris a annoncé samedi qu’il allait faire appel du jugement du tribunal pour enfant de Paris qui a condamné vendredi un adolescent de 16 ans à cinq ans de prison dont six mois ferme pour avoir causé la mort d’un policier en le poussant sous un manège, à la Foire du Trône en 2007."

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

vu dans une liste de diffusion "proche" de vous me semble-t-il : scandaleux!

From: d.chikh@laposte.net
To: profs-fr@cru.fr
Date: Wed, 14 Jan 2009 12:04:35 +0100
Subject: [profs-fr] besoin d'aide:article modèle

Bonjour à tous,
Je suis en train d'étudier le genre journalistique avec mes élèves. Pour cela, j'ai l'intention de leur proposer en expression écrite le sujet suivant:
"Vous êtes envoyé spécial, votre rédacteur en chef vous a confié l'écriture d'un reportage sur la détresse des enfants de GAZA. Dans cet article à visée argumentative, vous raconterez l'enfer vécu par ces innocents et vous rendrez compte de leurs réactions."
Je fais alors appel à vos lumières pour un article modèle répondant au sujet. Vos suggestions pourraient beaucoup m'aider.
Merci d'avance et bonne année pour vous tous.

Écrit par : jeanh | 17 janvier 2009

Je veux apporter, bien que noyé dans le concert brownien des commentaires, le « désaccord de mon approbation » au billet de JP Brighelli.
Je pense être en opposition assez complète aux solutions de « récupération » du système éducatif qu’il veut promouvoir, mais outre que je leur reconnais une cohérence (dans un cadre de pensée qui n’est pas le mien), je tiens à dire mon accord complet avec son analyse centrale : faire porter le problème sur la réforme du lycée c’est être un imbécile ou tomber de la Lune.
Le problème est amont et il faut repenser entièrement et préalablement la scolarité obligatoire, qui est à reconstruire quasiment ex nihilo. Il est probable que nous divergerions alors sur les contours de cette reconstruction. Mais au moins, la question serait attaquée là où elle se pose.
Moins globalement, l’analyse faite des biais sous-jacents à la démarche de R. Descoings ne me paraît pas fausse. On peut effectivement sauver par là quelques Cendrillon(s), mais cela ne change rien à l’inadaptation du système aux exigences d’une formation de qualité pour tous qui respecte l’excellence potentielle de chacun.

Écrit par : Sejan | 17 janvier 2009

Mais en attendant mon avenir se dessine avec de gros points d'interrogation..... Quoiqu'il en soit, je suis tellement écoeurée de ma profession d'assistante de direction, que je prévois cette fois de me reconvertir. Dans quelle branche je n'en ai pas la moindre idée.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

Vous pourriez peut-être essayer de vous lancer à votre propre compte ? Même si vous ne gagnez pas mirifiquement votre vie, vous serez votre propre patron. Il y a peut-être des tas de micro-entreprises qui seraient ravies d'user ponctuellement de vos compétences sans avoir à vous salarier ?

Écrit par : dobolino | 17 janvier 2009

Tiens? Je croyais que c'était comme le golf, que ça c'était "démocratisé"...

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2009/01/les-sado-masos.html

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Revenant sur la question des moyens, le directeur de Sciences Po Paris estime que "l'on peut faire énormément à moyens constants". Il y met "une condition": "que l'on parte de l'établissement, des équipes pédagogiques", ce qui sera "radicalement nouveau". "La capacité d'innovation, la capacité à faire réussir les élèves, elle vient des établissements. Je ne connais personne qui ne souhaite pas la réussite de tous les élèves. Et si on part des professeurs, si on part des équipes de direction, on peut vraiment révolutionner ce qui se passe dans les lycées."

JPB

Un proviseur-adjoint de ma connaissance a pour objectif le 100% de réussite pour son LP. Aux profs à changer de méthodes ("à intéresser les élèves", je reprends ses mots)... Il m'a aussi parlé des pouvoirs administratifs (de coercition aussi) - très nombreux à mon goût - des proviseurs et principaux pouvant être employés contre les enseignants... jusqu'à les faire virer définitivement (personnellement, il dégaina contre un professeur poivrot qui ne fichait rien). Brrrrrrrrrrrrr.

Ecrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Je souscris pleinement à la réaction de Pendariès. En d'autres termes, ce qui risque de partir des établissements, ce n'est pas un niveau qui monte, mais des chiffres encore un peu plus falsifiés, et souvent obtenus à coups de pression sur les profs.
Le conseil pédagogique, qui tend à prendre le pas sur le CA, est un véritable danger à cet égard : de petits chefs carriéristes empiètent sur le domaine de compétence des profs et tentent de leur proposer/imposer des mesures qui servent leur intérêt, pas celui des élèves.
Dernier exemple en date : "Vos élèves passent de 4 à 6, ajoutez leur un bonus de progression de 2 pts pour leur mettre 8...".

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Dans quelle branche je n'en ai pas la moindre idée.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

Passez le concours de l'IUFM. Institutrice est le plus beau et le plus héroïque métier du monde à défaut d'être le plus lucratif. Vous en avez les moyens (intellectuels) et l'étoffe.

Écrit par : philogelos | 17 janvier 2009

Parce que cela me semble à propos, sur cette question des chefs d'établissement qui tendent à falsifier les chiffres pour en arriver à 100% de réussite, je reproduis ci-dessous l'extrait d'une note que j'ai mise en ligne sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

"La deuxième [piste de réflexion], et celle-là a beaucoup moins été analysée malheureusement, est la "kervielisation" du système. Je fais ici allusion à Jérôme Kerviel, ce trader qui aurait dissimulé les pertes considérables de sa banque avant d'être arrêté et que l'affaire ne fasse scandale. Eh bien, l'Education nationale se trouve aujourd'hui embarquée dans les mêmes travers que le capitalisme et se révèle elle aussi minée par les dérives ultralibérales et marchandes. Quand des correcteurs mettent 12 à des copies de Bac qui ne valent pas 7, que font-ils sinon dissimuler des pertes... culturelles? Or, l'autonomie des établissements, leur mise en concurrence, le souci de soigner les statistiques dans chaque académie : tout pousse les proviseurs, les inspecteurs et les recteurs à faire pression sur les professeurs pour qu'ils remontent leurs notes. Et dans un système profondément hiérarchisé, l'enseignant qui refuserait de céder à de telles pressions pourrait s'attirer une tonne d'ennuis**. Il apparaît dès lors nécessaire de repenser la répartition des pouvoirs dans l'institution, et impératif de réduire ceux des chefs d'établissements."

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

"Revenant sur la question des moyens, le directeur de Sciences Po Paris estime que "l'on peut faire énormément à moyens constants". Il y met "une condition": "que l'on parte de l'établissement, des équipes pédagogiques", ce qui sera "radicalement nouveau""


De l'art de présenter comme "nouveau" de vieilles lunes usées jusqu'à la corde. Quels ringards, ces "modernes" !

On pourrait détourner la célèbre phrase de Rimbaud dans "une saison en enfer" : Il faut être absolument ringard...

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

Descoings est un type qui a réussi à sauvegarder le principe de reproduction des élites (Sces po Paris est toujours le même refuge pour "fils de") tout en truquant les chiffres et les statistiques (puisque grâce à son système, il y a effectivement de la mixité sociale : il a réinventé simultanément Cendrillon et Pretty Woman).

Un type de la gauche caviar, qui renforce les inégalités déjà existantes, tout en jurant ses grands dieux qu'il est pour l'égalité des chances, et qui truque les stats grâce à un tour de passe-passe largement inégalitaire, c'est EXACTEMENT le profil requis depuis des décennies pour avoir des responsabilités dans l'Education Nationale.

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

À certains de ses propos, on pouvait penser que chez Pendaries l'alcool, ou l'absence d'alcool, pouvait jouer un rôle, quand il avoua qu'après les élucubrations tenus sur ce site il allait se reposer dans une cave à vins, le soupçon se renforça, quand Marilyse avec sa naïveté toute féminine, sans vouloir l'offenser et sans donner raison à Tailleboudin – à qui il faut toujours donner tort – avoua qu'elle trouvait ses phrases quelque peu titubantes, le doute n'était plus permis : nous avions sur ce site un individu dépendant à l'alcool. Ce qui ne serait rien, sauf pour lui évidemment, si ce site n'était pas le vivant symbole de la rectitude anti pédagogiste, le représentant habilité de la seule voie vers la vérité des savoirs, la preuve vibrante qu'au centre du système dans l'école du renouveau c'est la science qui est, l'adulte-enseignant est là pour la distiller et l'enfant, ici pour l'absorber. Qu'il s'y mêle des vapeurs d'alcool, distillé ou pas, çà craint !
Heureusement, nous apprenons que grâce aux réformes engagées par notre super démocrate Darcausse, les pouvoirs administratifs de coercition des proviseurs allaient être augmentés contre les enseignants… et comme Zorro contre les meuchants, ils pourraient virer définitivement ceux qui sèmeraient le trouble dans les âmes enfantines innocentes. L'impétrant n'hésita pas à dégainer contre le professeur poivrot, qui donnait le mauvais exemple à ses classes et à l'institution dans son entier. Et qui plus est, ne fichait rien… Ce qui à mon avis, est parfaitement normal : le propre du poivrot est d'assumer le minimum de ses responsabilités… Il lui suffira, par quelques phrases plus ou moins titubantes de dire que c'est la faute à la société qui fonctionne effectivement très mal pour le laver de toutes ses fautes…
C'est quand même rassurant de savoir que d'ici peu, ces êtres malfaisants ne pourront plus désenseigner.

Écrit par : Tropleins | 17 janvier 2009

Andrew Wyeth est décédé.... :-(


http://www.andrewwyeth.com/

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Dans quelle branche je n'en ai pas la moindre idée.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

Passez le concours de l'IUFM. Institutrice est le plus beau et le plus héroïque métier du monde à défaut d'être le plus lucratif. Vous en avez les moyens (intellectuels) et l'étoffe.

Ecrit par : philogelos | 17 janvier 2009

J'avais pensé au métier de prof d'histoire ou de guide conférencier mais les débouchés..........me font peur et quand je vois l'état du système éducatif......je suis sceptique.

Je ne vous cache pas que ça me plairait beaucoup, énormément même car il y a un côté humain qui m'attire réellement. J'ai enfin en dépit de toutes les difficultés et les obstacles le sentiment de servir à quelque chose.

C'est peut être idéaliste mais je n'ai pas votre expérience alors pardonnez moi sur ce point là. Mais si j'ai la chance de communiquer au moins à un élève sur l'année ma passion pour l'histoire, et lui faire découvrir des choses inédites, je serai déjà satisfaite et j'aurai retrouvé l'envie de continuer mon chemin......bien chaotique jusqu'à présent.

Mais peut-on encore aujourd'hui être maître auxilliaire tout en étudiant par ailleurs ?? Car 5 années sans salaires, hélas ce n'est pas dans mes possibilités je le regrette bien.

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

Tiens, quelqu'un m'écrit? ahahahahahahahahaaaaaa - AlkaFletser, t'avais promis de ne pas revenir! Il ne faut jamais croire un dépendant, huhuhuhuhuuuuuuuuuuu.

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Financements privés, désengagement de l'Etat (c'est évident), et foi dans les "équipes pédagogiques" : ce type est un vrai nuisible.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Et il n'a pas été nommé à ce poste par hasard. Le rouleau compresseur est en marche et rien ne l'arrêtera. Surtout pas nos jérémiades!

Écrit par : buntovchik | 17 janvier 2009

C'est peut être idéaliste mais je n'ai pas votre expérience alors pardonnez moi sur ce point là. Mais si j'ai la chance de communiquer au moins à un élève sur l'année ma passion pour l'histoire, et lui faire découvrir des choses inédites, je serai déjà satisfaite et j'aurai retrouvé l'envie de continuer mon chemin......bien chaotique jusqu'à présent.

Sandra, si je peux me permettre de vous glisser ce conseil: si vous êtes psychologiquement fragile, ne devenez jamais professeur. Je devine que vous recherchez (comme nous tous, remarquez), dans le travail, un miroir renvoyant une image positive de soi (être utile, être beau, être reconnu, être cultivé, être intelligent, être professionnel, être un psy qui ne fait pas sa psychanalyse avec ses patients - s'il en a..., que sais-je encore?); il est besoin d'être d'airain, de posséder et maîtriser un ego très-solide, d'avoir une vie privée plus stable qu'instable, de manier la répartie et un amour-propre des plus sains, etc. pour pratiquer, aujourd'hui, ce drôle de métier: pensez que vous avez de fortes malchances d'être envoyée, d'abord, dans des ZEP¨parisiennes, ou lyonnaises.

Ne jamais perdre de vue qu'enseigner est un métier de psychopathes, ou de sociopathes bon teint.... ;-)

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Pendariès, vous avez tort, je pense, de vous en prendre au docteur Felts, car rien ne vous prouve que c'est lui qui s'exprime ici, bien que nous ne puissions être sûrs de rien sur un blog, où n'importe qui peut usurper votre identité.
Si les mots "phrase titubante" que j'ai employés à votre sujet, ont déclenché la réaction de l'intervenant ci-dessus, n'allons pas nous en émouvoir plus que cela et restons corrects. J'ai déjà eu ma dose hier, plût à dieu que d'autres en soient aussi victimes, surtout si elles sont innocentes !

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Pendariès, vous avez tort, je pense, de vous en prendre au docteur Felts, car rien ne vous prouve que c'est lui qui s'exprime ici, bien que nous ne puissions être sûrs de rien sur un blog, où n'importe qui peut usurper votre identité.
Si les mots "phrase titubante" que j'ai employés à votre sujet, ont déclenché la réaction de l'intervenant ci-dessus, n'allons pas nous en émouvoir plus que cela et restons corrects. J'ai déjà eu ma dose hier, plût à dieu que d'autres en soient aussi victimes, surtout si elles sont innocentes !

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Je viens d'écouter Répliques du jour avec Mara Goyet et Luc Cedelle.

Cedelle, calfeutré derrière son armure de "journaliste engagé" :
"Je ne pense pas, je constate"
Les faits, coco, les faits !
Continue, coco...

Mara Goyet, terriblement ambigue. Dénonçant le "moi je" des élèves mais, elle même, en plein dedans. "Maintenant que je suis dans mon collège du 15ème à Paris, tout va bien". Pas un pet politique.

Otez moi d'un doute. L'éducation, ne serait ce pas une question politique ?

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

Je vais me faire huer, mais l'entreprise devrait être davantage présente dans l'école. Pas sous forme de sponsoring, mais sous forme de découverte.

Des visites d'entreprise, des rencontres de professionnels, ça devrait être obligatoire dans chaque matière et chaque année.

Recontrer des bibliothécaires, des journalistes, des laborantins, des ouvriers, des vétérinaires, des militaires, des infirmières, des plombiers, des agents des impôts, des avocats, des électriciens, des comptables...

La vraie orientation, elle passe par là avant tout.

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Marylise, Felts est devenu fou. Il passe son temps à insulter les gens ici sous différents pseudos. Là, j'emploie un autre pseudo qu'hier pour éviter qu'il ne m'insulte à mon tour, sous mon pseudo usuel, comme il le fait pour pratiquement tout le monde.

Écrit par : Pour Marylise | 17 janvier 2009

J'ai déjà eu ma dose hier, plût à dieu que d'autres en soient aussi victimes, surtout si elles sont innocentes !

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

J'ai voulu dire "plût à Dieu que d'autres N'en soient PAS aussi victimes !" Veuillez excuser ce lapsus !

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Disparition des IUFM : réforme "imbécile" (Lang, PS)

L'ancien ministre PS de l'Education nationale Jack Lang qualifie de réforme "imbécile" la disparition programmée des Instituts universitaire de formation des maîtres (IUFM), dans un entretien à paraître vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

"Les professeurs sont les seuls grands serviteurs de la République qui, à l'avenir, seront privés d'une année de formation pratique en raison de la disparition des IUFM", regrette le député du Pas-de-Calais.

"Comment pourra-t-on demander à un nouveau maître d'apprendre à un enfant à lire sans aucune préparation au métier?", demande-t-il.

"Le président de la République le sait-il ? Si tel était le cas, je veux croire qu'il s'opposerait à une réforme aussi imbécile".

Il estime en revanche que le directeur de Sciences Po-Paris Richard Descoings, nommé par Nicolas Sarkozy à la tête d'une mission sur la réforme du lycée, "a l'intelligence et l'expérience pour imaginer des solutions neuves".

"Quant à Martin Hirsch, chargé de la Jeunesse, c'est un homme qui a le sens des actions concrètes. Il faudrait être malhonnête pour ne pas reconnaître ses qualités", ajoute-t-il.

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

D'avance mes excuses pour ce trollage que nous échangeons, Christophe et moi (quoique, ça vaut bien la "com" que l'on a subi sur l'universalité de la
romanitude par une folle hystérique il y a quelques jours). Si vous n'êtes pas passioné de musique, je vous invite à passer ce message.

"Manu, sauf votre respect, vous avez une vision du jazz très "années 70", ou "années 90"."

-----> Voilà qui est déja bien : je pensais n'en n' avoir aucune ! Notez que j'écoute sagement mon professeur à la Sorbonne comme j'écoutais celui de ma petite fac il y a longtemps. Au fait , à quand des cours sur le hard-rock/métal en fac ?

"Autrement, Bireli Lagrène, André Ceccarelli, qui font partie de la génération au dessus,(1100 personnes à Châteauroux, un dimanche après-midi)."

-----> J'avais vraiment eu l'impression toutes ces années que le jazz était trés marginal et le devenait de plus en plus (autant que la musique contemporaine, mais avec l'appui des médias en plus). Tant mieux si ça n 'est pas le cas.


"Et, d'ailleurs, je ne considère pas que le nombre de disques vendus soit le seul critère de valeur d'un artiste, sinon, André Rieu serait le Mozart d'aujourd'hui!"

------> Oui Christophe, j'ai oublié de le préciser. En abordant ce sujet, je réagissais contre la notion de métal limité à un "phénomène sociologique". il me semblait que cela correspondait plus au jazz, justement.

"Le jazz n'est pas fermé sur lui-même",

--------> C'est effectivement là où nos impressions divergent. mais encore une fois, tant mieux si je me trompe.

"Mais je reconnais que les codes du rock sont moins impénétrables, au départ, pour un musicien classique, que ceux du jazz."


-------->Oui...et non.Le jazz est tout de même souvent trés tonal, contrairement au métal qui l'est rarement. Et bien sûr je me suis souvent demandé si cette "imperméabilité" du jazz ne procédait pas plus de la volonté de rester entre soi que d'une complexité réelle. Vous l'avez compris, en fait, je me pose encore la question.


" Et, question groove, entre les liens que je vous ai proposés et n'importe quel morceau de Deep Purple, il n'y a "pas photo"!"


------> Qu'est ce que le "groove", Christophe ? Bien sûr je connais le mot mais je me suis toujours demandé si ceux qui l'utilisent savent bien le définir... D'où ma boutade sur le royaume de l'imprécision et du cul nul (en référence à votre génial ancien professeur).

"Bon, je n'ai pas le temps de développer plus pour l'instant, mais je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir!"

------> Avec plaisir, Christophe ! Au fait, je ne sais même pas de quel instrument vous jouez ! Moi, je suis guitariste (Toto, lui, joue du pipeau à mon avis).

"Cordialement à vous... Pour l'instant, c'est Hildegarde von Bingen qui est sur ma platine... ;-)"

-----> Cette bonne vieille Hildegarde (1098 - 1179) ! Emma Kirby ou les Anonymous 4 ?

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

"Je vais me faire huer, mais l'entreprise devrait être davantage présente dans l'école. Pas sous forme de sponsoring, mais sous forme de découverte."

Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Vous faire huer? Pas par moi, en tout cas.
Je suis fatigué des postures idéologiques de beaucoup de profs. Qu'on leur dise "entreprise", et voilà qu'ils imaginent déjà de grandes multinationales exploitant la misère du Tiers-Monde... Alors que l'entreprise, c'est d'abord, comme vous le rappelez justement, le plombier, l'électricien qui vient vous dépanner, le coiffeur de votre quartier. Tous les élèves ne vont pas devenir profs, pas mal d'entre eux vont se tourner vers le secteur privé.
Que des "adultes" aient en charge des jeunes en colportant une vision aussi stéréotypée du monde auquel ils sont censés les préparer, voilà un bien curieux paradoxe.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Jeremy a écrit : "Recontrer des bibliothécaires, des journalistes, des laborantins, des ouvriers, des vétérinaires, des militaires, des infirmières, des plombiers, des agents des impôts, des avocats, des électriciens, des comptables..."

Oui mais lesquels et pour quoi faire ?

Rencontrer des bibliothécaires qui prennent soin des livres ou qui aiment la littérature ?

des journalistes qui lisent des listes quotidiennes ou des marcheurs de crête qui investiguent en pensant ?

des laborantins en mesure de chercher ou en recherche de mesures ?

des ouvriers qui assument ou qui s'assomment ?

des vétérinaires qui aiment les bêtes ou qui se contentent de les soigner ?

des militaires en bureau de ville ou en campagne ?

des infirmières débordées ou débordantes ?

des plombiers qui fuient ou qui font face ?

des agents des impôts qui collectent ou qui collationnent ?

des avocats qui se plantent ou qui poussent (au crime) ?

des électriciens de soviets ou désinvoltes ?

des comptables des pêchers du monde ou de pêches émondées ?

Comment, devant une telle isotropie, trouver la "vraie" orientation ?

Écrit par : dugong | 17 janvier 2009

Recontrer des bibliothécaires, des journalistes, des laborantins, des ouvriers, des vétérinaires, des militaires, des infirmières, des plombiers, des agents des impôts, des avocats, des électriciens, des comptables...

La vraie orientation, elle passe par là avant tout.

Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Généraliser la DP3 des Troisièmes ? Je n'ai pas l'impression que les élèves soient mieux orientés à la fin du dispositif.

Écrit par : Romuald | 17 janvier 2009

"Les professeurs sont les seuls grands serviteurs de la République qui, à l'avenir, seront privés d'une année de formation pratique en raison de la disparition des IUFM", regrette le député du Pas-de-Calais.

"Comment pourra-t-on demander à un nouveau maître d'apprendre à un enfant à lire sans aucune préparation au métier?", demande-t-il.

-------> Il est vrai que si on ne nous apprend plus à désapprendre, où va-t-on ? Il nous faudra apprendre à apprendre "globalement", à peu près, quoi... ce qui conviendra parfaitement à M. Lang et ses potes pédagogistes car nous construirons ainsi nos propres savoirs.

Pourquoi cela serait-il réservé aux élèves ? L'élève n'est-il pas l'égal du professeur voir celui qui doit tout lui apprendre ? Cela permettra in fine de se conformer parfaitement à la vision idéologique et politique de M. Lang et de ses copains (Grandserre, Bégaudeau, etc.) : le professeur éduqué par ses élèves pour -comme dirait Foucambert - faire en sorte que "la réalité sociale se substitue à la réalité scolaire".

Vraiment, je ne comprends pas pourquoi il se plaint.

N'est-ce pas Bossuet qui disait quelque chose comme "je me ris des gens qui se plaignent des conséquences de choses dont ils favorisent par ailleurs les causes" ? Si quelqu'un a la citation exacte, je suis preneur.

Et merci à Jérémy pour la citation de l'interview de Lang.

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

A Manu,

Zemmour a repris la citation de Bossuet (grand moment de télévision à une heure tardive) voilà deux ou trois semaines chez Ruquier. J'avais alors retenu :
"Je me ris des gens qui pleurent les conséquences dont ils chérissent les causes".

Cordialement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Je vais me faire huer, mais l'entreprise devrait être davantage présente dans l'école. Pas sous forme de sponsoring, mais sous forme de découverte."

Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Ce matin même, la boulangerie étant déserte, mon boulanger me racontait qu'il ne se risquait plus à prendre des apprentis, tant ceux auxquels il avait déjà eu affaire étaient incapables, ne serait-ce que de calculer les proportions, compter en centilitres, utiliser une balance.
Ce à quoi je lui répondis, pour le rassurer, que moi non plus je ne prenais plus de stagiaires en STAPS ou de l'IUFM tellement je ne reconnaissais plus mes classes et mes élèves après leur passage...
Je pense qu'il y a un temps pour tout. Le temps des apprentissages fondamentaux, au premier rang desquels celui de l'ordre et de la séparation de soi, puis, ensuite et seulement celui des savoirs professionnels, pour les élèves qui le désirent.

Écrit par : buntovchik | 17 janvier 2009

"Pendariès, vous avez tort, je pense, de vous en prendre au docteur Felts, car rien ne vous prouve que c'est lui qui s'exprime ici, bien que nous ne puissions être sûrs de rien sur un blog, où n'importe qui peut usurper votre identité."

Marylise, le style (parler de style ici s'avère une gageure...) est un indice (en tant qu'enseignante de français, vous devez, tout comme moi, reconnaître, à force, la pâte syntaxique et celle du vocabulaire de vos élèves) - les thèmes récurrents aussi: tonton Flétan attaquait celles et ceux qui le taclaient en les traitant d'ivrognes (ne boit-il d'ailleurs pas lui-même sur ses cachets? Fruit sur lait, santé! Lait sur fruit, maladie!) ou de cons (exemple: lui est con, mais CS - pardon Christophe! - est très con; c'est le gimmick de Pontifelts Maximus, et si ce n'est lui, c'est son épigone; vous savez avec la secte de certains psy... qui génère des copycats - ainsi sont désignés les copieurs des tueurs en série, aux USA)...

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Chère Sandra, soyez assurée de toute ma sympathie. J'ai moi-même fait une déprime, liée à un véritable burn out, comme vous, mais de façon nettement moins grave. Reposez-vous beaucoup, prenez le moins de médicaments possible, profitez du printemps quand il viendra pour faire de longues promenades, écoutez de la musique, et cessez de croire qu'à votre âge, vous avez raté votre vie! Quant aux "amis" qui vous ont lâchée, oubliez-les. C'est dans l'adversité qu'on découvre les vrais amis.
Devenir prof ou PE, je serais moi aussi tentée de vous le déconseiller, c'est usant, et, de toutes façons, on ne recrute plus ou presque de MA, la mode est aux vacataires 200 heures jetés après usage comme des chiens, avec des indemnités de chômage dérisoires. Quelqu'un de ma famille vient (enfin!) de le comprendre : après avoir servi de bouche-trou des années durant, il se reconvertit.
Ne vous étiez-vous pas aussi engagée politiquement quand vous étiez en Lorraine? Vos amis politiques vous ont-ils aussi fait faux bond? ou est-ce à eux que vous faites allusion?
N'hésitez pas à revenir souvent sur ce blog, je crois que nous serons nombreux à vous réconforter.

Écrit par : retraitée | 17 janvier 2009

C'est dans l'adversité qu'on découvre les vrais amis.

Ecrit par : retraitée | 17 janvier 2009

Sans oublier qu'avec certains amis... on n'a plus besoin d'ennemis!

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Marylise, le style (parler de style ici s'avère une gageure...) est un indice (en tant qu'enseignante de français, vous devez, tout comme moi, reconnaître, à force, la pâte syntaxique et celle du vocabulaire de vos élèves) - les thèmes récurrents aussi:
Ecrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Bien sûr, Pendariès, "le style, c'est l'homme-même", je suis bien d'accord avec vous et avec Buffon. Mais avez-vous songé que nous avons peut-être affaire à quelqu'un de très doué, capable d'imiter le style de Felts, par pure malveillance. Donc, n'accusons pas sans preuves. On se croirait dans le jeu de Cluedo ! Very exciting, Professeur Violet !

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Il est 15 h 30 ce samedi et je viens seulement de me connecter sur ce blog. Quelqu'un prend mon prénom pour écrire à ma place. Le message à Pendariès n'est pas de moi. Tout cela n'est pas très sérieux ! Que se passe-t-il ? Faut-il prendre un pseudo ?

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Je remonte les messages : le dernier message qui est de moi est celui que j'ai adressé à Guy Morel sur l'exercice de réécriture, hier soir. Il m'a répondu dan son style habituel avec un "bonsoir" bien senti. Les autres messages intermédiaires ne sont pas de moi.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Zemmour a repris la citation de Bossuet (grand moment de télévision à une heure tardive) voilà deux ou trois semaines chez Ruquier. J'avais alors retenu :
"Je me ris des gens qui pleurent les conséquences dont ils chérissent les causes".

Cordialement.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Merci Daniel ! Il faudra tout de même vérifier (j'ai cherché sur Internet, je n'ai pas trouvé pour l'instant) la citation exacte. Je me pose d'autant plus la question que dans mon souvenir, Zemmour n'était pas lui-même complètement sûr (sauf pour le sens général, bien sûr).

Ceci dit, vous avez une mémoire étonnante. Au passage et pour finir sur un hors-sujet, vous n'avez pas obéi à Foucambert (notre maître à tous, après Meirieu) : le par coeur, c'est pas bien.

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

Bien sûr, Pendariès, "le style, c'est l'homme-même",

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

La vache ! Ça , c'est pas gentil pour Toto...

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

-quelqu'un aurait-il lu: Histoire de l'enseignement du français du XVIIème au XXème siécle de Chervet ?
-existe-il des ouvrages objectifs sur ce sujet ?
Al Kesselschmid

Écrit par : Al | 17 janvier 2009

Ce matin même, la boulangerie étant déserte, mon boulanger me racontait qu'il ne se risquait plus à prendre des apprentis, tant ceux auxquels il avait déjà eu affaire étaient incapables, ne serait-ce que de calculer les proportions, compter en centilitres, utiliser une balance.
Ce à quoi je lui répondis, pour le rassurer, que moi non plus je ne prenais plus de stagiaires en STAPS ou de l'IUFM tellement je ne reconnaissais plus mes classes et mes élèves après leur passage...
Je pense qu'il y a un temps pour tout. Le temps des apprentissages fondamentaux, au premier rang desquels celui de l'ordre et de la séparation de soi, puis, ensuite et seulement celui des savoirs professionnels, pour les élèves qui le désirent.

Ecrit par : buntovchik | 17 janvier 2009


Ce que j'aimerais avois des collègues d'EPS comme vous, Buntovchik (ou même des collègues tout court, parfois) !

Le thème que vous dévellopez est précisément celui abordé par Natacha Polony dans "Nos enfants gâchés".

Dans les conversations courantes, on passe souvent pour un passéiste voire un facho lorsqu'on ose aborder le sujet.

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes. »

Écrit par : Tailleboudin | 17 janvier 2009

Vous avez raison : je suis garagiste de mon métier. J'engrenage et je boulonne à tour de roue. M'arrive même de plaquettiser ou de rembourrer les airbags.
Réécrire, moi ? Jamais ! J'ai pas rencontré d'écrivains, je sais pas la grammaire etc.
Bonne soirée.

Ecrit par : Guy Morel | 16 janvier 2009

Pour que ce soit plus clair, vous avez ci-dessus le dernier message de Guy Morel me souhaitant le bonsoir. Tout ce qui suit, les questions à Pendariès, les dédicaces à Guy Morel, sont l'oeuvre d'un faussaire. Vraiment, je suis désolée pour tous ceux qui se sont laissés prendre au piège. Merci Pendariès d'avoir passé du temps à expliquer quelque chose que je ne vous avais pas demandé. Merci Christophe, Jérémy, Dobolino, j'en oublie peut-être. Que faut-il faire ?

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Rencontrer des bibliothécaires...
Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Oui mais alors des comme ça :
http://couvillencoul.wordpress.com/2009/01/16/aleph-le-sigb-qui-rend-fou/

ou comme ça :
http://couvillencoul.wordpress.com/2009/01/03/quand-la-bn-pete-les-plombs/

Mais ce sont des modèles étrangers !!

Écrit par : lucile bibliothécaire qui cherche un poste | 17 janvier 2009

Financements privés, désengagement de l'Etat (c'est évident), et foi dans les "équipes pédagogiques" : ce type est un vrai nuisible.
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Le désastre de l'école est tel, et lourde la responsabilité de l'Etat et de ceux - droite et gauche confondues - qui se sont succédés aux commandes du ministère de l'Education Nationale, que le meilleur moyen de se dédouaner est le désengagement et le transfert de compétences - ah la très salutaire décentralisation. Maintenant, l'échec de National deviendra local. Il sera imputable à l'établissement et son équipe pédagogique, forcément incompétente, et puisqu'elle aura voté démocratiquement son projet éducatif sera devenue son propre bourreau.
Celui qui aura la chance d’enseigner dans un établissement convenable pourra dire comme Mara Goyet sur France Culture ce matin : « du sang des élèves de zep je me lave les mains ! »

Écrit par : Barbarie douce | 17 janvier 2009

Tout cela doit être une blague de Guy Morel ! Moi, je n'ai pas l'esprit sectaire. Je suis un simple professeur de collège, passionnée par son métier, issue d'un milieu non favorisé, qui veut promouvoir l'école de la République, qui donne beaucoup d'énergie et de son temps à ses élèves (avec beaucoup de déperdition, hélas !).

Je travaille en équipe, dans un collège où on essaie de faire le maximum pour des élèves en difficulté. Je n'ai que des choses concrètes à apporter. Beaucoup de questions, mais aussi d'observations et le bon sens populaire de mon milieu.

Parallèlement à ce métier, je vis dans l'écriture et côtoie de ce fait un certain nombre d'écrivains, de poètes. C'est là que je puise aussi toute l'énergie dont j'ai besoin pour enseigner. Un certain nombre d'entre aux sont d'ailleurs inquiets de ce qu'ils voient dans les établissements, de ce qu'ils entendent ou reçoivent de la part des élèves.

Pourquoi suis-je intervenue sur ce blog, moi qui n'avais jamais blogué auparavant ? Franchement j'ai sans doute mieux à faire. Simplement parce que j'ai entendu en octobre sur France Inter la référence de ce site, que j'avais lu et fait lire à au moins 10 personnes autour de moi, (principal, conseillère d'éducation, collègues ...) "La fabrique du crétin". Et j'ai spontanément témoigné sur "Entre les murs", me sentant concernée par le sujet. Certains d'entre vous m'ont répondu, Jean-Paul lui-même sur ma collection de petites perles orthographiques ... Voilà, on se prend au jeu.
C'est un media qui est en train de créer des contrepouvoirs, des réseaux et je me dis que les témoignages que l'on donne en toute sincérité peuvent peut-être partciper au débat. Je ne suis pas syndiquée, je ne fais partie d'aucun réseau si ce n'est le réseau du coeur, celui de la poésie qui me relie à beaucoup d'amis, morts ou vivants. J'inclus dans ce réseau en vrac Rimbaud, Apollinaire, Eluard, Saint-John Perse, Guillevic Adonis, Schéhadé, Jaccottet, tous les écrivains qui nous font vibrer, qui nous aident à vivre et à avancer. ... C'est une autre sorte de "fil". C'est le vrai, pour tout dire.

Bon, c'est comme partout, certains ici sont dans des chapelles à eux tout seuls, des sortes de petites sectes où ils se confortent entre eux dans un langage codé. Je ne les verrais pas devant des ados tous les jours. Il leur manque les qualités humaines, relationnelles sans lesquelles il est impossible de faire ce métier. Ce n'est même pas la peine de commencer.

J'apprécie certains correspondants : Catmano, Robin, Marigot, Maminou, retraitée, Daniel Artaud, Francis Pennin ... J'excepte le patron de ce blog, hors concours. j'ai plaisir à les lire et à échanger avec eux. Dobolino, merci aussi à vous. Vous me faites rire autant que parfois vous m'inquiétez un peu. Je pense qu'on ne doit pas s'ennuyer avec vous.

Plus sérieusement :

En fait, si je me suis connectée à 15 h 30 donc, c'est que je désirais parler d'une réforme du collège que chacun aspire de ses voeux.

Si elle avait lieu, il faudrait remettre en cause l'enseignement en séquences qu'on nous a obligé à pratiquer en 1997 en français, dans des termes d'ailleurs très fermes : "Vous n'aurez pas le choix : vous devrez changer de façon d'enseigner le français." Je revois encore l'inspectrice, regard bleu azur fixé sur la ligne non moins bleue de son credo. Nous étions décontenancés, perplexes. Nous avons quand même tous changé notre pratique, sans exception. Ca été une vraie prise de tête : un énorme travail à peaufiner sur plusieurs années. On n'est toujours pas satisfait.

Aujourd'hui, l'enseignement du français en séquences est loin d'avoir donné les preuves de son efficacité en collège. Je ne parle que de ce que je connais. Mes collègues partagent cet avis.

Au lieu de ce saucissonnement en séquences où il est difficile de mettre en avant les apprentissages de la langue (reléguée comme simple "outil"), peut-être faudrait-il adopter l'enseignement spiralé / spiralaire qui permet d'avancer avec une progression plus intelligente et de réactiver les notions. Les séquences, c'est comme à la télé, du zapping.

Nous essayons de pratiquer des méthodes mixtes mais c'est un casse-tête. On n'est jamais satisfait. Et il faudrait harmoniser les méthodes.

Ceci est mon troisième message qui s'autodétruira ... peut-être.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

« Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles continuent à chérir les causes. »
Voilà qui me semble mieux écrit. Mais d'où sort-ce ?

Écrit par : Tailleboudin | 17 janvier 2009

"« Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles continuent à chérir les causes. »
Voilà qui me semble mieux écrit. Mais d'où sort-ce ?

Ecrit par : Tailleboudin | 17 janvier 2009 "

De Bossuet me semble-t-il.

Écrit par : Je sais tout et je le dis | 17 janvier 2009

On me signale que l'on continue à citer mon nom sur ce blogue. Début janvier, dans un texte rédigé sur mon site,"OUF”, j'explique pourquoi je n'interviendrai plus dans “Bonnet d'âne”.
Les personnes souhaitant s'adresser à moi, peuvent le faire sur mon site.

Écrit par : Roger Felts | 17 janvier 2009

@Manu
Chteu manque tan ksa, dugland ?

Besoin d'un coup d'queue ? :o)

ange

Écrit par : toto | 17 janvier 2009

"La deuxième [piste de réflexion], et celle-là a beaucoup moins été analysée malheureusement, est la "kervielisation" du système. Je fais ici allusion à Jérôme Kerviel, ce trader qui aurait dissimulé les pertes considérables de sa banque avant d'être arrêté et que l'affaire ne fasse scandale. Eh bien, l'Education nationale se trouve aujourd'hui embarquée dans les mêmes travers que le capitalisme et se révèle elle aussi minée par les dérives ultralibérales et marchandes. Quand des correcteurs mettent 12 à des copies de Bac qui ne valent pas 7, que font-ils sinon dissimuler des pertes...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Personnellement, j'ai toujours vu le pédagogisme comme la déclinaison directe du capitalisme là où il n'a rien à y faire, c'est à dire à l'intérieur de l'École.

L'absence de volonté de combattre DIRECTEMENT et frontalement ce pédagogisme sous des prétextes divers n'est pas autre chose que faire la promotion du capitalisme à l'intérieur de l'école (tout en prétendant le combattre, la plupart du temps).

C'est ce que je reproche à FO, par exemple. Mais que dire alors du Sgen, de l'Unsa et de Sud qui, eux, font carrément la PROMOTION de ce pédagogisme.

Au nom de valeurs " de gauche", bien sûr...

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

"Bien sûr, Pendariès, "le style, c'est l'homme-même",

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

La vache ! Ça , c'est pas gentil pour Toto..."

Ecrit par : Manu | 17 janvier 2009

"Ton style, c'est ton cul", comme disait Léo Ferré.

Hello, Manu!
Le jazz est réellement une forme musicale extrêmement riche, un métissage géant, (pour faire court, fin dix-neuvième siècle, le rythme et la gamme pentatonique africaine avec les instruments et, en ragtime, les structures européens; (qu'est-ce qu'un brass-band, finalement, sinon une fanfare qui swingue?)
L'harmonisation extrêmement simple du blues, au départ, (trois accords), lui donne un aspect tonal alors qu'en fait, il est extrêmement modal, (en do, la gamme pentatonique mineure ascendante, plus trois "blue notes": mi bécarre, fa dièse, et si bécarre). Aspect modal qu'on trouvera exacerbé, au cours essentiellement de la période "bop", par l'emploi de la gamme "ton-demi-ton, très délicat à maîtriser en impro). En parallèle, les harmonies s'enrichiront au point qu'il se passe, dans les années 50-60, à peu près ce qui a conduit de Liszt et Fauré à Debussy, puis Messiaen, et de Mahler à Schönberg, (pas celui de "die verklarte Nacht", plutôt celui du "Pierrot lunaire").
On retrouve cela dans le "free-jazz", qui, lui, n'a évidemment plus rien de tonal. Ce n'est pas trop ma tasse de thé! Mais, si vous écoutez attentivement "a love supreme", de Coltrane, en vitesse hyper ralentie, vous vous apercevez que ce qui paraît complètement "free" est en fait redoutablement articulé harmoniquement! Aucune note ne faisant pas partie de celles possibles à utiliser dans les "canons" de l'improvisation...

Le "groove", c 'est tout simplement le "swing" en musique binaire.
Mais, comme beaucoup de mots appartenant au vocabulaire musical, il est au moins "bisémique" et, comme souvent, le sens "actualisé" n'est qu'une acception appauvrie, (rythm'n' blues, funk, ska qui, à la base, sont des musiques extrêmement intéressantes).
Mille excuses pour être un peu abscons et rapide, mais ma fille m'appelle! On en reparlera! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

@Manu
Chteu manque tan ksa, dugland ?

Ecrit par : toto | 17 janvier 2009

Votre style lamentable et votre vulgarité ne me manquent pas, non, merci.

Au fait, Toto, puisqu'il paraît que vous enseignez, est-ce que vous écrivez en style sms-titeuf-gogol au tableau ou est-ce juste réservé à Bonnet d'âne pour le plaisir de faire chier et de se sentir tout- puissant derrière son écran ?

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

Au fait, Toto, puisqu'il paraît que vous enseignez, est-ce que vous écrivez en style sms-titeuf-gogol au tableau ou est-ce juste réservé à Bonnet d'âne pour le plaisir de faire chier et de se sentir tout- puissant derrière son écran ?

Ecrit par : Manu | 17 janvier 2009

Comptez dans le nombre des pervers polymorphes d'Internet le/la dingue poly-pseudo. Dont la tactique consiste à désorganiser la communication entre les personnes sur ce blog. Je suis sûr que sa culotte tient au plafond, à la fin de ses visites sur "Bonnet d'âne" (et peut-être ailleurs), quand il/elle la lance en l'air et alors, la mine réjouie, se dit: "Ha oui, ce fut un bon jour"... Il y en a qui ont vraiment du temps pour eux. Bah - je suis certain que ses jambes se croisent et se décroisent en ce moment, en lisant ces mots, pauvre lapinou.

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

« "Mais d'où sort-ce ?
Ecrit par : Tailleboudin | 17 janvier 2009 "
De Bossuet me semble-t-il.
Je sais tout et je le dis | 17 janvier 2009 »

Certes. Mais encore...
De quelle oeuvre ?

Écrit par : Tailleboudin | 17 janvier 2009

Je remarque avec tristesse que ma mésaventure n'intéresse personne et je suis consternée que cela vienne confirmer ce que je vous disais tout à l'heure, des individus sans humanité ou plutôt pleins de fausse humanité, de fausse compassion et qui au fond ne pensent qu'à eux et à leurs intérêts. Je pense à la dureté de certains, en particulier celle de Guy Morel qui n'est là que pour nous parler du Grip et du Sleec et en faire la publicité. Mais je préfère m'arrêter là car je ne suis pas quelqu'un de méchant ni de vindicatif et j'ai horreur de blesser.
Adieu.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Je pense que ce n'est plus la peine de répondre. Je ne vais pas passer mon temps à démentir les messages comme le précédent qui n'est pas de moi, tout le monde l'aura compris.

Belle façon d'évincer les intervenants qui dérangent ceux qui se pensent "bien pensant". Guy Morel and co, vous êtes puérils. Moi, je ne me cache pas derrière un pseudo. Vous avez raison sur un point : je suis du genre "gentille" et "non
vindicative". Cela me permet de traverser le métier sans trop de dégâts, ni pour moi, ni pour mes élèves. La vraie Marilyse
vous salue bien. Quelle perte de temps !

Écrit par : Marilyse Leroux | 17 janvier 2009

Déjà, la politique je vais la fuir car ce sont ces amis là qui me fuient aujourd'hui. Au sein du cercle lyrique je me charge de leur communication et de la construction de leur site web. Je prévois donc surtout de me changer copieusement les idées en m'investissant là dedans.... En attendant...

Quand j'ai pensé "associations caritatives", ce n'est pas forcément de l'humanitaire. Comme je suis très branchée sur la culture, pourquoi pas donner un coup de main à des associations qui organisent des voyages culturels ou rendre service dans une médiathèque, par exemple.

Ceci dit pour le moment, je n'ai aucune envie de retravailler comme salariée et je prévois de ne pas travailler au moins les 5-6 premiers mois surtout que je toucherai le chômage. Si je peux me permettre j'ai réellement "les tripes sur la table". J'explose subitement en larmes plusieurs fois par jour et je suis totalement vidée de toutes mes ressources physiques. J'ai besoin de digérer et en même temps je suis allée cet après midi en urgence consulter un médecin à l'hôpital qui m'a redonné des anti dépresseurs. Je dois revoir aussi vite que possible mon thérapeute. Ils m'ont aussi donné un numéro vert dispo 24h/24 si jamais je suis vraiment trop mal à nouveau.

Des amis me disent que c'est peut être un mal pour un bien puisque je subissais en permanence du harcèlement de la part de mon employeur sous prétexte de ne pas faire suffisamment d'heures supp. Seulement voilà je ne suis pas cadre sup et en plus mes collègues perçoivent eux au moins 3 à 4000 euros par mois, ils sont docteurs et n'ont donc pas les mêmes qualifications que moi, employée, rémunérée à 1450 euros nets.

J'ai sans doute commis des erreurs, je ne suis pas l'abri bien entendu mais je trouve qu'il faut savoir néanmoins rester cohérent. Enfin bref, la seule chose qui me réconforte déjà c'est que je ne suis pas seule et que demain sera peut être mieux qu'hier. Mais le flou artistique sur mon avenir m'angoisse à fond.

Un bilan de compétences est programmé. J'espère qu'il m'apportera quelque chose car le premier date déjà d'une dizaine d'années et n'a pas été très fructueux. J'avouerais aussi que je ne sais pas du tout vers quelle profession éventuelle m'orienter et ne pas savoir vers où l'on va est plutôt très anxiogène.... Reste à voir aussi si cela tient toujours car d'abord mon employeur parlait de formation puis seulement de bilan de compétences...Il s'agit pour eux de faire des économies puisqu'apparement cela couterait trop cher. Ben voyons, enfin bref......

Mais bon on verra. L'entretien préalable est prévu vendredi prochain. Je suis méga stressée. Je serai contente quand tout sera enfin fini. Par contre comme je l'ai dit, je suis en conflit avec ma voisine pour du tapage et ça me pourrit gravement la vie car en plus je ne peux me reposer ni la nuit, ni le jour en raison de son raffût magistral. J'avais porté plainte une première fois, les flics sont venus trois fois au total sans compter les mains courantes, les interventions personnelles etc., et je ne sais plus quoi faire. J'ai fait circuler une pétition car un organisme social est locataire de cet appart et c'est notre syndic qui le gère pour le détenteur de ce logement. J'espère que l'on parviendra à la flanquer dehors une bonne fois pour toutes.

Merci de votre soutien, Retraitée, dans tous les cas, j'en avais besoin. Ca fait du bien de ne plus se sentir seule au monde.

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 janvier 2009

Ah ben ça fait trente ans que les déterminants possessifs ont remplacé les adjectifs possessifs dans les nomenclatures officielles et officieuses, parce que "le français, ce n'est pas le latin". Idem pour le conditionnel et re-idem pour les phrases de type exclamatif (on ne dit plus type de phrase, on dit modalité, et on ne dit plus exclamatif parce que exclamatif ce n'est pas une modalité : on dit injonctif ou déclaratif).

Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009
Excusez-moi, mais il y a trente ans, j'étais en 4e au lycée Thiers de JPB, il y a 21 ans, je sortais de l'agreg de lettres classiques après un passage dans la khâgne du même bahut, et je n'ai jamais entendu parler de déterminants ni de conditionnel-temps ! Il a fallu, il y a 5 ou 6 ans que je vienne sur le net pour commencer à entendre ces âneries. Quant à "injonctif", quand on s'exclame parce qu'on est en rogne, on n'est pas injonctif. Ailleurs que sous mon toit, qu'ils cherchent qui les encensent, ces abrutis !

Écrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Ah ben ça fait trente ans que les déterminants possessifs ont remplacé les adjectifs possessifs dans les nomenclatures officielles et officieuses, parce que "le français, ce n'est pas le latin". Idem pour le conditionnel et re-idem pour les phrases de type exclamatif (on ne dit plus type de phrase, on dit modalité, et on ne dit plus exclamatif parce que exclamatif ce n'est pas une modalité : on dit injonctif ou déclaratif).

Ecrit par : Jeremy | 17 janvier 2009
Excusez-moi, mais il y a trente ans, j'étais en 4e au lycée Thiers de JPB, il y a 21 ans, je sortais de l'agreg de lettres classiques après un passage dans la khâgne du même bahut, et je n'ai jamais entendu parler de déterminants ni de conditionnel-temps ! Il a fallu, il y a 5 ou 6 ans que je vienne sur le net pour commencer à entendre ces âneries. Quant à "injonctif", quand on s'exclame parce qu'on est en rogne, on n'est pas injonctif. Ailleurs que sous mon toit, qu'ils cherchent qui les encensent, ces abrutis !

Écrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Nouvelles du front, lues sur un autre site :

"Un élève est renvoyé pour violence de son établissement; il se retrouve dans un nouveau collège et au bout d'une semaine il lui prend l'idée de...mettre le feu, brûler? les cheveux d'une surveillante à l'aide d'un briquet. N'importe quel individu sain d'esprit dirait que ce geste dénote la folie ou la perservité et qu'en tous cas, il ne peut s'agir d'un accident...

Et pourtant je vous laisse deviner ce qu'en pense le rectorat. C'est à vomir."


http://www.leparisien.fr/essonne-91/un-collegien-brule-les-cheveux-d-une-surveillante-17-01-2009-376485.php

Écrit par : c. cru | 17 janvier 2009

Petit florilège de formules administratives pour minimiser un incident ou un drame :

"Ce n'était pas volontaire"

"C'est un incident isolé"

"Rien ne laissait prévoir"

"Aucun signe avant-coureur ne nous avait été signalé"

"Rien ne nous était remonté"

"Rien ne permet d'établir un lien entre les faits et un éventuel dysfonctionnement du service"

Etc, etc.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 janvier 2009

Cet acte n’est pas volontaire », minimise-t-on à l’inspection académique. Reste que les premiers éléments de l’enquête et les aveux de l’agresseur présumé semblent indiquer le contraire.

Le Parisien

Il ne faut tout de même pas espérer de l'administration de l'éducation nationale, qu'elle reconnaisse, fut-ce à demi-mots, le désastre, auquel elle collabore, du sacrifice de la jeunesse de ce pays!

Écrit par : david.D | 17 janvier 2009

Marilyse, les interventions de trolls qui disent être tel ou tel, c'est tous les jours, sur le Net. Et on peut le faire en donnant une identification bidon, je n'ai donc aucun moyen de contrôler. En général, les gens se lassent assez vite.
J'ai toujours tout toléré sur ce blog, parce que je préfère la diversité, et les engueulades, parfois sévères, à la consternante uniformité de certains — voir Meirieu !

Marie Goyet a vraiment dit ça sur les ZEP ? Ça s'écoute a posteriori, cette émission ?
Bref, elle aurait écrit un second bouquin pour avoir une mutation… C'est pas joli-joli…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Nous avons quand même tous changé notre pratique, sans exception. Ca été une vraie prise de tête : un énorme travail à peaufiner sur plusieurs années. On n'est toujours pas satisfait.

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Eh bien moi, j'ai toujours refusé d'enseigner en "séquences" (de merde), car il n'était pas question une seule seconde que je renonce à une pédagogie qui me paraissait efficace (pardon pour cette autosatisfaction) au profit de méthodes dont la seule définition m'apparaissait comme pédante, trissotinesque, de mauvaise foi (une tromperie sur la marchandise). Donc depuis 1997, je n'ai pas changé d'un iota mes pratiques et mes élèves semblent s'en porter fort bien d'après les témoignages que je reçois de ceux qui m'ont eu comme professeur. L'IPR venue m'inspecter en 2007 a "constaté" que je ne faisais pas de "séquences": je le lui ai confirmé avec un grand sourire en reconnaissant que je n'avais pas pour les "séquences" une affection particulière, et l'affaire en est restée là (avec 5 points de plus en note pédagogique). Donc rien n'oblige un professeur à enseigner en "séquences", encore moins depuis que le mot a disparu des nouveaux programmes de français. Les "séquences" ne sont pas seulement "inefficaces" , comme le dit Marilyse avec un sens prononcé de l'euphémisme, elles sont MORTELLES pour l'enseignement du français.

Écrit par : Jean | 17 janvier 2009

Il ne faut tout de même pas espérer de l'administration de l'éducation nationale, qu'elle reconnaisse, fut-ce à demi-mots, le désastre, auquel elle collabore, du sacrifice de la jeunesse de ce pays!

Ecrit par : david.D | 17 janvier 2009

On peut penser qu'il y a des consignes d'en-haut du genre "pas de vagues, de peur de mettre le feu aux poudres". La culture de l'excuse s'est instituée en culture de la couille molle ; à moins qu'on ne laisse sciemment pourrir la situation dans la mesure où l'éducation nationale est devenue un vrai boulet pour une politique purement gestionnaire. De toute manière, les profs ont largement participé à vendanger ce raisin dont ils boivent le vin jusqu'à la lie. Croyez-vous que Darcos aurait reculé face aux manifs des enseignants ? Par contre, les lycéens, c'est autrement plus sérieux car plus risqué... Voilà une curiosité qui ne manque pas d'interpeller !

L'autorité n'existe plus qu'en terme de pouvoir appliqué aux seuls enseignants (on sait que ces gens-là ont trop à perdre pour représenter un réel danger politique). Il n'y a plus de conscience dans les sphères supérieures où ne peuvent évoluer que des âmes grises. Il n'est pas certain qu'il demeure beaucoup de conscience dans les sphères inférieures, ni mêmes intermédiaires.

Écrit par : Magister | 17 janvier 2009

Pour changer des perles d'élèves, une petite perle de professeur de géographie, ce matin, lors d'un cours à des terminales:
" Le P.I.B. de la France est de 25 habitants par mètre carré "
C'est sûr que si les candidats écrivent ça sur leur copie, ça va réjouir les correcteurs.

Écrit par : dobolino | 17 janvier 2009

Mais je préfère m'arrêter là car je ne suis pas quelqu'un de méchant ni de vindicatif et j'ai horreur de blesser.
Adieu.

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Vous avez tort et raison : tort de vous laisser impressionner par des diseurs de mots (dont votre serviteur) quand il suffit d'ignorer leurs commentaires désobligeants, voire malveillants ; raison de prendre vos distances avec ces joutes verbales stériles où des gens se lisent comme d'autres s'écoutent.

Écrit par : Magister | 17 janvier 2009

Une autre du même:
" La ville américaine a un avantage que les villes asiatiques et européennes ont et qu'elle n'a pas ... "

Écrit par : dobolino | 17 janvier 2009

De la part de mon fils, pour vous donner une idée du genre d'homme que serait son professeur d'histoire/géo s'il n'était pas un fervent syndicaliste protégé par son syndicat.
http://fr.youtube.com/watch?v=lxMc9jPge2g
mon fils vous demande d'essayer de reconnaître la référence cinématographique du début du clip.

PS: je n'ai aucune idée à l'heure actuelle du lien que je vous donne. C'est sur ordre de mon "gosse" (pour faire plaisir à Guy Morel ! )

Écrit par : dobolino/ fils de dobo | 17 janvier 2009

Pour écouter réplique en diféré :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/
Mara Goyet n'a pas exactement dit ça, je n'ai fait que résumer par un raccourci provocateur son intervention. Finkielkraut pensait que celle-ci allait apporter un peu de contradiction à la pensée convenue de Luc Cédelle. Tel ne fut pas le cas. Après dix ans de zep, le collège douillet du 15 ème arrondissement ou elle enseigne aujourd’hui a complètement éteint la flamme qui a permis l’écriture de ses deux opus. A. Finkielkraut fut gros Jean comme devant sur ce coup là. Que n'a-t-il pas invité JP Riocreux.

Écrit par : Barbarie douce | 17 janvier 2009

Bref, elle aurait écrit un second bouquin pour avoir une mutation… C'est pas joli-joli…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Ah ? Une mutation en collège alors, parce que pour obtenir une classe prépa, il faut un vrai talent d'écrivain ! Nuance !

Écrit par : Gratouille | 17 janvier 2009

"Mais je préfère m'arrêter là car je ne suis pas quelqu'un de méchant ni de vindicatif et j'ai horreur de blesser.
Adieu."

Ecrit par : troll | 17 janvier 2009

Vous avez tort et raison : tort de vous laisser impressionner par des diseurs de mots (dont votre serviteur) quand il suffit d'ignorer leurs commentaires désobligeants, voire malveillants ; raison de prendre vos distances avec ces joutes verbales stériles où des gens se lisent comme d'autres s'écoutent.

Ecrit par : Magister | 17 janvier 2009

Magister, ce n'est moi qui ai écrit cela. C'est un "troll" malveillant comme vous dites qui écrit à ma place, (je dois déranger, agacer, que sais-je ?) Je n'ai pas l'habitude des blogs et je suis un peu étonnée de ce qui s'y dit ici parfois. Le nom de "Brighelli" me semblait une caution suffisante. Merci pour votre message.

Écrit par : Marilyse Leroux | 17 janvier 2009

Moi, Guy Morel, j'aime beaucoup le mot "gosse". Je le trouve affectueux, avec une pointe de distance et d'humour.
Un "gosse " n'est jamais un enfant-roi, c'est un petit humain en formation, avec tous les charmes de cet âge, ses facéties, ses genoux couronnés, ses plans foireux pour gagner trois sous pour s'achetre des Carambars***, ses cabanes et ses terrains vagues pleins de multiples merveilles, ses patins à roulettes et son vélo, ses escaliers de la Butte, le petit opinel offert par tonton René, les baignades dans la rivière, les taches d'encre dans les cahiers d'écolier, le jour où on a décidé de faire un beau, très beau dessin pour illustrer la poésie et où on a tout salopé la feuille à force de gommer, tout un univers que jamais ne possèderont les adultes et que toujours ils regretteront.

Écrit par : dobolino | 17 janvier 2009

Je vous aime bien Marilyse, vous n'étiez pas visée. Aucune malveillance envers vous, au contraire. Cela a servi seulement à révéler la duplicité, la forfanterie et le rigorisme de certains. Et c'est bien.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Jean-Paul,

Merci pour votre petit mot. C'est vrai qu'on peut hésiter à monter dans ce trollibus que vous ne pouvez arrêter !

Ces "trolls" manient l'insulte, l'invective, vous taillent un costard au moindre mot de travers, vous font des procès d'intention ... D'accord. Cela semble la loi du genre (je suis une néophyte et en plus ce n'est pas dans ma nature). Mais écrire sous le nom d'un autre blogueur est tout de même limite ! J'aime l'humour, le parler mordant, voire assassin lorsqu'il y a du répondant, du fond derrière, le vôtre en somme. Pas quand c'est bêtement méchant.

Enfin, pour leur peine, ils ne diront pas trois Pater et trois Ave mais ceci, trois fois sans respirer :

A qui est acquis quoi ?
Quoi est acquis à qui ?
Qui a acquis quoi ?
Qui a quoi d'acquis ?

Telle est la sentence.
A plus sur un prochain sujet.

Écrit par : Marilyse Leroux | 17 janvier 2009

Marie Goyet a vraiment dit ça sur les ZEP ? Ça s'écoute a posteriori, cette émission ?
Bref, elle aurait écrit un second bouquin pour avoir une mutation… C'est pas joli-joli…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Et cette greluche avait écrit le premier pour quoi, à ton avis ?
Tu avais lu.
On se marre.
Guy

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

"pas de vagues, de peur de mettre le feu aux poudres".

Ecrit par : Magister | 17 janvier 2009

Une nouvelle loi physique... Dugong?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

A qui est acquis quoi ?
Quoi est acquis à qui ?
Qui a acquis quoi ?
Qui a quoi d'acquis ?

Telle est la sentence.

Ecrit par : Marilyse Leroux | 17 janvier 2009

Marilyse écrit des bêtises...De la po-po, de la po-po-ésie !

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Chère Marilyse, relisez mes posts usurpateurs, il n'y a aucune insulte envers quiconque. En revanche, ces posts étaient destinés à faire parler certains de vos interlocuteurs peu affables, qui ont pu ainsi montrer au grand jour leur grandeur d'âme et leur orgueil.

Écrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Moi, Guy Morel, j'aime beaucoup le mot "gosse". Je le trouve affectueux, avec une pointe de distance et d'humour.
Un "gosse " n'est jamais un enfant-roi, c'est un petit humain en formation, avec tous les charmes de cet âge, ses facéties, ses genoux couronnés, ses plans foireux pour gagner trois sous pour s'achetre des Carambars***, ses cabanes et ses terrains vagues pleins de multiples merveilles, ses patins à roulettes et son vélo, ses escaliers de la Butte, le petit opinel offert par tonton René, les baignades dans la rivière, les taches d'encre dans les cahiers d'écolier, le jour où on a décidé de faire un beau, très beau dessin pour illustrer la poésie et où on a tout salopé la feuille à force de gommer, tout un univers que jamais ne possèderont les adultes et que toujours ils regretteront.
Ecrit par : dobolino | 17 janvier 2009
Nom d'une pipe ! Si c'est long à définir, ce ne doit pas être drôle.
Entre nous : j'ai deux enfants, deux filles, que j'ai élevées seul. Je ne suis jamais allé voir leurs profs, je n'ai jamais fait faire les devoirs à la maison. Je n'ai jamais été "parent d'élèves".
Bongo va très bien lui aussi.

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Je vous aime bien Marilyse, vous n'étiez pas visée. Aucune malveillance envers vous, au contraire. Cela a servi seulement à révéler la duplicité, la forfanterie et le rigorisme de certains. Et c'est bien.

Ecrit par : Marilyse | 17 janvier 2009

Yeah - en fait "Marylise", c'est le nom d'un test de dépistage?...

raison de prendre vos distances avec ces joutes verbales stériles où des gens se lisent comme d'autres s'écoutent.

Ecrit par : Magister | 17 janvier 2009

Ben - si au moins, il y en avait qui se scandalisaient un peu plus souvent et un peu plus vertement, peut-être que les choses bougeraient un tantinet... Quand il y a des affreux qui viennent faire leurs besoins politiques, sociologiques, religieux ici, non - on fait comme si ça n'existait pas; on détourne le regard. Puis - les salons philosophiques, si "Bonnet d'âne" doit devenir ceci pour certains, furent affaires de dames, généralement. Vint ensuite l'heure où l'on singea ces salons de qualité avec les Fontenelle et consort. De toute manière, le combat, c'est, les jours ouvrables, dans les classes qu'il se produit (les champions de l'analyse et du pensum, qu'ils continuent à analyser, à pensumiser... et à mastiquer, qui sa solution miracle, qui sa botte secrète, qui ses chiffres, etc.). A notre niveau de simples profs, nous n'avons qu'un tableau, des cahiers, des livres pour essayer de faire quelque chose de révolutionnaire aujourd'hui: ne pas laisser d'autres penser à la place des futurs adultes, à coups de clichés, et d'autres bienpensances.

Qui, ici, à vraiment le pouvoir de faire évoluer les choses (y a-t-il, qui lit et écrit sur ces pages, un président de la République? un Ministre plénipotentiaire?)? - et ce ne sont pas les plus bavards sur l'instruction, ou les plus ronchons rêvant à la transformation de la macrostructure - mais c'est à long terme - qui me paraissent les élus ou avoir le bras long sur le bouton qui fait tout fonctionner dans l'EN. Je connais des syndicalistes qui se battent (coucou Claire!), qui s'en prennent plein les dents, qui voient, dans les réunions, que cela n'avance pas ou guère, mais qui - persévèrent, et je leur tire sincèrement et chaleureusement mon chapeau (je penche trop vers le nihilisme pour me mobiliser autant).

Le meilleur de ce blog, je le découvre, rarement, quand certains enseignants avancent ce qu'ils font en cours pour contrecarrer telle(s) difficulté(s) - les nouvelles du front, donc (et il en faudrait bien plus, à mon avis - il n'y a qu'à cliquer sur GOOGLE ou d'autres moteurs de recherche pour dénicher des SEQUENCES pédago toutes faites. A quand un site qui apportera d'autres façons, d'autres cours, avec des exemples précis? Rien ne se partage parmi les blogueurs d'ici, ou quoi? (1)); ça, j'appelle ça de l'aide, du concret pour l'immédiat ou le moyen terme (la chance de ce Blog réside dans le fait que Brighelli n'est pas le champion de telle ou telle méthode contrant la pédagogie actuelle, - aucun dogme, OUF! quelle respiration).

Après - tout le reste n'est que mots plus ou moins sérieux, écrits par des pseudos qui annoncent une certaine couleur (ce qu'ils pensent d'eux-mêmes en définitive), sevrés de compoction et de - "si seulement si..." POUAH!

(1) Je travaille toujours à partir des fiches de grammaire qui m'avaient été envoyées l'an dernier, - et c'est toujours efficace, les filles (Catmano, Maminou, etc.). Même si certains en cours, les leçons ayant dû être sues, posent toujours des questions du genre: "Mais qu'est-ce que c'est monsieur? c'est un nom? un verbe?"
La moutarde me monte au nez, mais qu'y puis-je? Ces gosses-là n'ouvrent pas leur cahier, ne révisent pas... je ne vais pas les sauver quand j'y mets déjà presque toute mon énergie.

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Excusez-moi, mais il y a trente ans, j'étais en 4e au lycée Thiers de JPB, il y a 21 ans, je sortais de l'agreg de lettres classiques après un passage dans la khâgne du même bahut, et je n'ai jamais entendu parler de déterminants ni de conditionnel-temps ! Il a fallu, il y a 5 ou 6 ans que je vienne sur le net pour commencer à entendre ces âneries. Quant à "injonctif", quand on s'exclame parce qu'on est en rogne, on n'est pas injonctif. Ailleurs que sous mon toit, qu'ils cherchent qui les encensent, ces abrutis !
Ecrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Et n'avez pas entendu parler du "jussif" ?

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

@Pendariés
Vous écrivez :
"A quand un site qui apportera d'autres façons, d'autres cours, avec des exemples précis? Rien ne se partage parmi les blogueurs d'ici, ou quoi? "
Vous vous moquez ou quoi ?
J'ai mis hier ici un cours de grammaire sur la voix passive. Bientôt d'autres suivront sur le site Projet-Slecc où sont déjà des cours de calcul.
Vous voulez en plus qu'on vous livre à domicile peut-être ?
Et merci pour les 50 centimes d'euro de pourliche !

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

@Pendariés
Vous écrivez :
"A quand un site qui apportera d'autres façons, d'autres cours, avec des exemples précis? Rien ne se partage parmi les blogueurs d'ici, ou quoi? "
Vous vous moquez ou quoi ?
J'ai mis hier ici un cours de grammaire sur la voix passive. Bientôt d'autres suivront sur le site Projet-Slecc où sont déjà des cours de calcul.
Vous voulez en plus qu'on vous livre à domicile peut-être ?
Et merci pour les 50 centimes d'euro de pourliche !

Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Morel, je ne suis jamais allé sur votre site, - je n'aime pas les dogmatiques.

Écrit par : Pendariès | 17 janvier 2009

Je pense à la dureté de certains, en particulier celle de Guy Morel, écrit Marilyse.
Elle a parfaitement raison, sauf qu'elle n'imagine pas à quel point elle est loin de savoir de quoi elle parle.

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Un dernière pour finir ce soir :
Un jeune type que je connais, vague relation de comptoir, me raconte ses déboires avec l'ANPE. On lui proposait, à lui, un homme un poste de calibreuse dans une station fruitière. Il répondit : " Ce n'est pas pour moi, c'est pour une masculine, moi je suis masculin."
Si, c'est vrai !

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Morel, je ne suis jamais allé sur votre site, - je n'aime pas les dogmatiques.
Ecrit par : Pendariès | 17 janvier 2009
Vous aimez qui vous voulez et je n'en ai rien à secouer. Maintenant pour le dogmatisme, ne donnez pas de leçon, parce qu'un mecton qui va pas sur un site, ne serait-ce que pour voir, parce que la gueule du réceptionniste ne lui revient pas, c'est pire qu'un dogmatique, c'est un abruti.
À votre service.

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Marie Goyet a vraiment dit ça sur les ZEP ? Ça s'écoute a posteriori, cette émission ?
Bref, elle aurait écrit un second bouquin pour avoir une mutation… C'est pas joli-joli…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 janvier 2009

Et cette greluche avait écrit le premier pour quoi, à ton avis ?
Tu avais lu.
On se marre.
Guy
Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Mara Goyet, je pense toujours qu'elle est de la famille à Francis Goyet et Thérèse Goyet, non ? Si c'est bien le cas, voilà des gens de la haute qui ont dû se rendre compte du délabrement du système, et qui se disent que des relations avec les libraires doivent bien pouvoir accorder quelques passe-droits.

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

Lionel, comment fait-on pour trouver votre adresse mail sur le net ?

Meme votre ecole doctorale ne donne AUCUN moyen pour vous contacter ! C'est rageant !

Écrit par : Jeremy | 17 janvier 2009

@Jérémy

http://www.premiere.fr/Star/Mara-Goyet

Écrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Entendu sur RTL hier matin.
Un sociologue, chercheur au CNRS, Michel Fizes (?), interrogé sur le retour de l'uniforme à l'école, déclare que des mesures comme ça, et comme le fait que les élèves se lèvent quand le professeur entre, ou le raffermissement de l'autorité des professeurs, sont des régressions (texto). Encore une demi pointure mentale qui est payé avec nos impôts pour débiter des âneries!

Écrit par : Jean | 17 janvier 2009

Faible mobilisation de la manif d'aujourd'hui. Apparement, tout ce que la France compte de pédagos institutionnels (FCPE, FIDEL, FSU, UNSA, SGEN, etc.) a de plus en plus de mal à se faire entendre.

Extrait du site de France-Info :


L’appel à manifester dans toute la France lancé par une trentaine d’organisations du secteur éducatif -dont les syndicats d’enseignants- opposées à la politique du gouvernement a peu mobilisé ce samedi, avec des cortèges plutôt clairsemés. Le syndicat FSU a compté 47.000 manifestants dans une trentaine de départements.

Mobilisation “d’attente” ou décrue ? Adversaires et partisans des mesures gouvernementales concernant l’Education nationale interprèteront différemment la mobilisation clairsemée de ce samedi. 47.000 à 60.000 personnes, auraient défilé dans 130 cortèges, selon les syndicats. Le ministère de l’Intérieur en a compté 44.000.

A Paris, le cortège a rassemblé 4.500 personnes selon la police, plus de 8.000selon les organisateurs, pour la plus grosse manifestation de cette journée.

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

"Je pense à la dureté de certains, en particulier celle de Guy Morel, écrit Marilyse.
Elle a parfaitement raison, sauf qu'elle n'imagine pas à quel point elle est loin de savoir de quoi elle parle."

Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Prétentieux! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

La mobilisation a été faible parce que nous sommes samedi, et qu'il y a une "grosse journée" prévue...
Attendons le jeudi 29 avant de nous prononcer!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

Entendu sur RTL hier matin.
Un sociologue, chercheur au CNRS, Michel Fizes (?), interrogé sur le retour de l'uniforme à l'école, déclare que des mesures comme ça, et comme le fait que les élèves se lèvent quand le professeur entre, ou le raffermissement de l'autorité des professeurs, sont des régressions (texto). Encore une demi pointure mentale qui est payé avec nos impôts pour débiter des âneries!

Ecrit par : Jean | 17 janvier 2009

Bravo, Jean : on ne peut mieux dire. Que ce soit vous, Magister ou Daniel Arnaud, je serai un jour particulièrement heureux de vous serrer la main.

Écrit par : Manu | 17 janvier 2009

La mobilisation a été faible parce que nous sommes samedi, et qu'il y a une "grosse journée" prévue...
Attendons le jeudi 29 avant de nous prononcer!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

Oui et non, Christophe, car la manif du 29 concerne, je crois cette fois-ci TOUS les syndicats (on va dire pudiquement que c'était aujourd'hui ceux qui représentent une certaine sensibilité).

Par ailleurs, la manif du 29 est inter-professionnelle. Bref, ce n'est pas vraiment comparable.

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

Excusez-moi, mais il y a trente ans, j'étais en 4e au lycée Thiers de JPB, il y a 21 ans, je sortais de l'agreg de lettres classiques après un passage dans la khâgne du même bahut, et je n'ai jamais entendu parler de déterminants ni de conditionnel-temps ! Il a fallu, il y a 5 ou 6 ans que je vienne sur le net pour commencer à entendre ces âneries. Quant à "injonctif", quand on s'exclame parce qu'on est en rogne, on n'est pas injonctif. Ailleurs que sous mon toit, qu'ils cherchent qui les encensent, ces abrutis !
Ecrit par : Frédéric béant | 17 janvier 2009

Et n'avez pas entendu parler du "jussif" ?

Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Bah, je l'ai compris via iussum, mais ça m'en a touché une sans faire bouger l'autre (hommage à un type pas bien non plus).

Écrit par : Frédéric béant | 18 janvier 2009

Dites, Brighelli, une question à laquelle vous ne voudrez peut-être pas répondre. Daniel Fouquet est-il toujours prof de grec en HKH à Thiers ?

Écrit par : Frédéric béant | 18 janvier 2009

Prétentieux! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009
Au-delà de ce que vous pensez. :-)))
On se marre de plus en plus.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Manu, vous serez heureux de me serrer la main aussi ? Personnellement, ce sera(it) mon cas lorsque je vous rencontrerai(s).

Guy, je n'ai pas trouvé, à l'adresse que vous m'avez donnée, de réponse à ma question. Ils ne parlent pas des éventuels liens familiaux entre Mara Goyet d'un côté, et Francis et Thérèse Goyet de l'autre. Vous pouvez m'expliquer ce qu'il y avait à trouver sur le site de premiere.fr ?

Pour tout le monde, la meilleure manière de répondre aux fanatiques pédagogistes, ne serait-ce pas de leur dire, au sujet de leurs idées fumeuses sur l'enseignement :
"Il semble, à vous ouïr parler, que ces règles de l'art soient les plus grands mystères du monde; et cependant ce ne sont que quelques observations aisées, que le bon sens a faites"

Ce n'est pas de moi, c'est de Molière, qui avait tout compris.

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2009

@jeremy
"Guy, je n'ai pas trouvé, à l'adresse que vous m'avez donnée, de réponse à ma question. Ils ne parlent pas des éventuels liens familiaux entre Mara Goyet d'un côté, et Francis et Thérèse Goyet de l'autre. Vous pouvez m'expliquer ce qu'il y avait à trouver sur le site de premiere.fr ? "
Rien d'autre que ce que chacun sait sur Goyet, fille de libraires ou pas : elle vit dans le VIe - il n' y a pas de honte, j'y ai moi-même vécu -, elle tourne avec Doyon - les doigts dans le con - et se vend comme elle peut. Au collège par exemple.
Faut vraiment être Finkielkraut, un peu provincial, pour convoquer ce genre de nana.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

"Rien d'autre que ce que chacun sait sur Goyet, fille de libraires ou pas : elle vit dans le VIe - il n' y a pas de honte, j'y ai moi-même vécu -, elle tourne avec Doyon - les doigts dans le con - et se vend comme elle peut. Au collège par exemple.
Faut vraiment être Finkielkraut, un peu provincial, pour convoquer ce genre de nana."

Pas fille de libraires. Les Goyet sont des pontes dans le domaine de l'étude des lettres et de la langue. Vraisemblablement une grande famille à la Gaudemar ou à la Sardou.
Bah, Darcos n'a qu'à lui confier une mission sur les ZEP, elle répond au critère principal, non ?

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2009

D'autant que Darcos la connaît — ils ont participé à une émission ensemble, c'est le minimum requis pour appartenir au même monde —, et qu'elle présente bien…
JPB
PS. Jérémy, si vous voulez contacter tel ou tel qui ne s'y oppose pas, passez éventuellement par moi : jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr

Écrit par : brighelli | 18 janvier 2009

"Un sociologue, chercheur au CNRS, Michel Fizes (?), interrogé sur le retour de l'uniforme à l'école, déclare que des mesures comme ça, et comme le fait que les élèves se lèvent quand le professeur entre, ou le raffermissement de l'autorité des professeurs, sont des régressions (texto)."

Patience, patience dans l'azur...

Longtemps on a enseigné l'astrologie en Sorbonne si je ne m'abuse; il ne faut donc pas s'étonner qu'on enseigne un certain type de sociologie qui est à la science du monde social ce que l'astrologie est à l'astronomie.

Si ce monsieur se renseignait, il verrait que dans de nombreux pays dits "avancés", on impose le port de l'uniforme.
Et que le port de celui-ci ne renvoie pas à la bête immonde tapie au fond de nous.
Mais cela serait sans doute un effort important que de se demander si la plate apologie de l'existant peut toujours suffire. En fait, comme on l'a souvent remarqué, les vrais conservateurs ne sont pas là où le croit souvent.
Que voulez-vous, c'est la fatalité; si on commence à réfléchir contre la vulgate libertaro-égalitaire, on ne peut plus faire de tribune dans Libé ou le Monde; c'est quand même se fermer les portes de la notoriété (j'aillais oublier Téléram, le télé-7 jours des bobos).
Ce n'est que l'habit qui fait le moine disait Alain.

Écrit par : Sénéchal | 18 janvier 2009

Marilyse (la vraie ?) a écrit : "je dois déranger, agacer, que sais-je ?"

Un début de lucidité ? Persévérez ! Affinez votre analyse.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2009

"La mobilisation a été faible parce que nous sommes samedi, et qu'il y a une "grosse journée" prévue...
Attendons le jeudi 29 avant de nous prononcer!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 janvier 2009

Oui et non, Christophe, car la manif du 29 concerne, je crois cette fois-ci TOUS les syndicats (on va dire pudiquement que c'était aujourd'hui ceux qui représentent une certaine sensibilité).

Par ailleurs, la manif du 29 est inter-professionnelle. Bref, ce n'est pas vraiment comparable."

Ecrit par : Manu | 18 janvier 2009

Je suis convaincu que beaucoup d'enseignants "non encartés" se réservent, à tort ou à raison, pour le 29. Et que beaucoup également, (les mêmes?) ne manifestent pas le samedi, pour diverses raisons. Personnellement, j'ai la garde de ma fille le samedi, j'ai eu un peu la flemme, et l'amalgame avec les manifestations très ambiguës sur le conflit au Proche-Orient me gonfle légèrement.
Mais vous avez raison, ce n'est pas comparable de toute façon, et le côté interprofessionnel, de toute évidence, va multiplier les troupes! Hardi.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2009

On peut manifester mais pas avec n'importe qui.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2009

"On peut manifester mais pas avec n'importe qui."

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2009

Que ceux qui ne sont pas d'accord avec ce dernier message de Dugong lèvent la souris! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2009

On peut assurément manifester pour lever une souris.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2009

Au prochain CA, je propose un projet innovant basé sur le concept de physique culinaire.

En gros, il s'agit d'une série d'activités centrées sur le yellow cake

Sponsorisation et logistique par Areva et Danone.

Techniquement, le projet s'articulera autour d'indicateurs chronophagiques très détaillés.

Budget et emploi du temps aux petits oignons.

Introduction enthousiaste du chevalier noir du Rio Branco.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2009

Marilyse (la vraie ?) a écrit : "je dois déranger, agacer, que sais-je ?"

Un début de lucidité ? Persévérez ! Affinez votre analyse.

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2009

Vous n'avez pas le sens de l'orientation, dugong. C'est plutôt du côté de certains individus du sexe masculin qu'il faut regarder et à qui il faut demander de revoir leur copie. Ces irréprochables chevaliers de la rectitude qui censurent, anathémisent, mais qui, pleins d'indulgence pour eux-mêmes, s'autorisent mépris et insultes pour toute pensée "déviante"et en sont fiers. C'est plutôt à eux d'affiner leur analyse, il me semble, pas à Marilyse.

Écrit par : Paix et Amour | 18 janvier 2009

Entendu sur RTL hier matin.
Un sociologue, chercheur au CNRS, Michel Fizes (?), interrogé sur le retour de l'uniforme à l'école, déclare que des mesures comme ça, et comme le fait que les élèves se lèvent quand le professeur entre, ou le raffermissement de l'autorité des professeurs, sont des régressions (texto). Encore une demi pointure mentale qui est payé avec nos impôts pour débiter des âneries!

Ecrit par : Jean | 17 janvier 2009

Ce qui devrait scandaliser Jean et les autres n'est pas tant qu'un illustre sociologue, chercheur inconnu, exprime son point de vue sur ce sujet, mais le fait que la dite-sociologie qui prétend être une science (enseignée à la Sorbone au même titre que l'astrologie ou la scientologie) s'institue en législateur ou prescripteur de normes.
Il y a là confusion regrettable des genres. Il n'appartient pas à la science digne de ce nom de gouverner. Regrettable, parce qu'ainsi, le politique peut se défausser facilement de cette fonction de dire le droit et dans un temps second de le faire respecter.
X. Darcos pourra maintenant s'avancer et dire, afin de justifier ce nouveau recul que l'opinion instruite par les experts et les savants du CNRS étant opposée à cette mesure du port de l'uniforme, il n'y a plus lieu de l'imposer.
Ainsi gouverne-t-on désormais et "démocratiquement" le bon peuple. Ou plutôt, ainsi, accorde-t-on à quelques élus le droit "d'exercer la gouvernance", pourvu que le vent souffle dans la bonne direction de l'histoire.

Écrit par : marigot | 18 janvier 2009

Paix et Amour, je plussoie....avec Joie!

Écrit par : Paix Amour et Joie | 18 janvier 2009

Je ne comprends pas votre raisonnement sur S PO. Comme tout le monde vous avez pu prendre connaissance de la pyramide sociale des éléves intégrants cette école.
Quelle est votre solution pour rendre plus égalitaire l'entrée à S PO sans démagogie sur le collége ou la préparation?
Quand à votre position sur le collége,même si le collége actuel pose des problèmes, elles montrent que vous êtes dans une belle bien protégée au chaud.
Savez Mr qu il existe des inégalités, sociales, individuelles, collectives qui ne permettent pas à tous ces enfants qui vivent dans ces banlieues ou quartiers difficiles d'accéder à l'élite de l'école de la république. Ces enfants de la république restent sur le carreau méprisés par les pseudos élites de voter genre et le peu qu'ils recevront des parcours de découvertes ou activités de ce genre leur permettront peut être d'avancer un peu.
Votre masturbation intellectuelle de droite de la droite ne fait pas avancer grand chose en témoigne votre écoute proche d'une courbe plate dans le milieu enseignant des colectivité et de la politique.
Continuer à écrire des livres les marchands du temple vous attendent

Écrit par : santiag | 18 janvier 2009

"L'escrime esquive le sabre, l'exquise s'escrime à sabrer." Laurent Gaulet - Phrases pour s'amuser à bien AR-TI-CU-LER.

Écrit par : virelanguedebois | 18 janvier 2009

MariLyse, un mien ami m'apprend que vous avez été sollicité par JPB quand celui-ci a appris que vous faisiez écrire vos élèves et conserviez leurs récits et leurs perles. Il vous a demandé de le contacter car cela ferait un très bon bouquin.
Cela n'a pas été sans évoquer chez moi des souvenirs récents. Comme vous êtes apparues dans “Bonnet d'âne” quand j'en ai disparu, je crois bon de vous informer…
Je m'étais promis de ne plus revenir sur ce site… comme je n'ai pas votre adresse mail, je passe par “Bonnet d'âne” je pense que mon message vous parviendra : un de ses mérites est que la censure n'y existe pas.
Je raconte sur mon site les sollicitations dont j'ai été victime surtout dans “Une blessure narcissique” et “Naïvetés”. Quelques éléments annexes se trouvent dans “Un débat…”, dans “Felts, le retour” et dans “Ouf, mes adieux à Bonnet d'âne”.
Ce qui m'a le plus choqué, ce n'est pas de ne pas être publié, mais c'est, d'une part de ne plus exister pour Brighelli à partir du moment où son éditeur avait dit non, et d'autre part, le mélange des genres : une finalité commerciale où en tant qu'agent de l'éditeur, Brighelli trouve un intérêt à la chose se mêle à un projet de politique éducative censé défendre à la fois les intérêts fondamentaux des élèves et des enseignants.
J'avais espéré que la dénonciation de cette pratique, l'aurait fait cessé – au moins dans le monde de l'anti pédagogisme – Je vois qu'il n'en ai rien. Je réitère ma dénonciation… Je le ferai, si j'en ai connaissance, chaque fois que cela s'avérera nécessaire.

Écrit par : Roger Felts | 18 janvier 2009

cesser

Écrit par : Roger Felts | 18 janvier 2009

Savez Mr qu il existe des inégalités, sociales, individuelles, collectives qui ne permettent pas à tous ces enfants qui vivent dans ces banlieues ou quartiers difficiles d'accéder à l'élite de l'école de la république. Ces enfants de la république restent sur le carreau méprisés par les pseudos élites de votre genre et le peu qu'ils recevront des parcours de découvertes ou activités de ce genre leur permettront peut être d'avancer un peu.

Ecrit par : santiag | 18 janvier 2009

Savez-vous Mr qu'il existe des écoles où ces enfants de la République ne diffèrent en rien de leurs camarades nés avec une cuiller en argent dans la bouche, écoles dans lesquelles ils acquièrent les bases nécessaires à une intégration complète dans la société, ce qui leur permet, ensuite, si tel est leur désir, de faire partie de l'élite de la société sans avoir besoin pour cela qu'on leur fournisse des escabeaux, des béquilles, des entrées par les coulisses, des petites portes dérobées, des couronnes de laurier en papier doré, des laisser-passer de pacotille, des déguisements de Superman, des masques de Zorro, des baguettes magiques de fées, des pompons du manège, des tours de passe-passe de joueurs de bonneteau (liste non-exhaustive) ?

Écrit par : catmano | 18 janvier 2009

Savez-vous Mr qu'il existe des écoles où ces enfants de la République ne diffèrent en rien de leurs camarades nés avec une cuiller en argent dans la bouche, écoles dans lesquelles ils acquièrent les bases nécessaires à une intégration complète dans la société, ce qui leur permet, ensuite, si tel est leur désir, de faire partie de l'élite de la société ?
Ecrit par : catmano | 18 janvier 2009

Savez-vous Mr que des enfants élevés, non dans des banlieues , mais au fin fond de la campagne paumée, dans de tout petits villages à 30 km de la première bibliothèque ou librairie, dans des familles d'agriculteurs ou d'ouvriers, réussissent qui à entrer à Science-Po, qui a faire un doctorat (j'ai des noms précis) ......"sans sans avoir besoin pour cela qu'on leur fournisse des escabeaux, des béquilles, des entrées par les coulisses, des petites portes dérobées, des couronnes de laurier en papier doré, des laisser-passer de pacotille, des déguisements de Superman, des masques de Zorro, des baguettes magiques de fées, des pompons du manège, des tours de passe-passe de joueurs de bonneteau (liste non-exhaustive) ?".....

Écrit par : Maminou | 18 janvier 2009

A Christophe,

Désolé de ne répondre que maintenant mais je ne suis pas pendu au clavier de mon PC toute la journée; je suis étudiant à plein temps! Je ne suis pas à l'IUFM moi! ;-)

Pour ce qui est de vos liens musicaux Christophe, j'aime beaucoup l'énergie dégagée par "The Brecker Brothers"; tout d'abord ce sont tous de très bon musiciens, ensuite ils parviennent à bien harmoniser les cuivres avec la partie électrique.
"Some Skunk Funk" me fait un peu penser aux joutes musicales qui se déroulèrent dans les Jazz-clubs de New-Orleans et de New York dans les années 50,60. Il y a un côté très "free" avec un bon thème tonique et communicatif.
Dans "Sponge" je note l'excellente prestation du guitariste qui joue de son instrument un peu comme Michel Cusson du groupe UZEB jouait du sien. La partie basse/bassiste est également remarquable.
Il y a dans les deux cas un côté très expressif, franc, sobre, net, en un mot; efficace.
Je note également que chaque musicos prend son pied; et que ça c'est communicatif!
Pour ce qui est des cuivres; on sent l'influence expressioniste de Coltrane ou de Mingus (album A love Supreme ou Olé pour l'un et Pithecanthropus erectus ou Oh Yeah! pour l'autre)... Peut-être aussi du Arshie Sheep...

Pour ce qui est de "Tower of power" dans "Give me your love" c'est un groupe de qualité c'est indéniable, ça bouge, ça pulse, comme vous le dîtes si bien; ça réveille un mort! mais bon quand même Christophe! , James Brown!!!

Comme je n'ai pas trouvé, pour mon "Noel", le livre de JPB sur la vie de Sade -je sens que ça va chiner sec dans les prochaines braderie- je me suis offert "Sex machine Live" de James Brown et franchement, s'il est vrai que "tower of power" réveille un mort, "I fell good" vous le ressuscite et vous le fait danser illico!

Enfin ça m'a fait du bien de ré-écouter un son dynamique; en ce moment je suis dans l'oeuvre de Bob Dylan, que j'ai vu il y a pas si longtemps en concert, et dont j'ai la biographie "I'm not there" chez moi... très bon film du reste... et pour ce qui est du dynamisme, on ne peut pas dire que ça soit vraiment dans son style... Cela dit sans insulter sa sensibilité et son oeuvre!


Aller, je vais me préparer; je vais être en retard à la messe!
(n'importe quoi...)

Bon Dimanche à vous tous très chers enfants de Dieu, Amen.


Vincent

Écrit par : Matheutorduquia abuséduvindemesse | 18 janvier 2009

Savez Mr qu il existe des inégalités, sociales, individuelles, collectives qui ne permettent pas à tous ces enfants qui vivent dans ces banlieues ou quartiers difficiles d'accéder à l'élite de l'école de la république.
Ecrit par : santiag | 18 janvier 2009

Savez-vous Mr qu il n'est pas donné à tout le monde de faire partie des zélites. Tenez! dans le foot, combien de Zidane pour des milliers d'enfants qui rêvent, en s'inscrivant en septembre dans les clubs de l'égaler?

Réussissent néanmoins dans ce domaine tout particulièrement les enfants des quartiers populaires, scolarisés en ZEP. Très peu de candidats et d'élus venus des milieux bourgeois des quartiers huppés et enviés de nos villes. (enviés , je me demande pourquoi?).

On devrait suggérer à Bernard Laporte ou à Besson l'idée d'imposer aux clubs de foot un quota d'enfants de la haute bourgeoisie d'Etat ou d'affaires.

On va me dire que les zélites du sport n'ont rien à voir avec celles de l'Etat! Je demande à voir. Leur fonction est identique.

Écrit par : buntovchik | 18 janvier 2009

Ecrit par : buntovchik | 18 janvier 2009

Buntovchik, vous m'avez piqué mon idée ! ;-)

Écrit par : catmano | 18 janvier 2009

Tu t'entêtes à tout tenter, tu t'uses et tu te tues à tant t'entêter."

Écrit par : virelanguedebois | 18 janvier 2009

Reçu un mail perso de Mara Goyet — pas contente, la dame… Paraîtrait que nous avons médit.
C'est drôle.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 janvier 2009

Redoutable... de redoutabilité!

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 janvier 2009

Morel, je ne suis jamais allé sur votre site, - je n'aime pas les dogmatiques.
Ecrit par : Pendariès | 17 janvier 2009
Vous aimez qui vous voulez et je n'en ai rien à secouer. Maintenant pour le dogmatisme, ne donnez pas de leçon, parce qu'un mecton qui va pas sur un site, ne serait-ce que pour voir, parce que la gueule du réceptionniste ne lui revient pas, c'est pire qu'un dogmatique, c'est un abruti.
À votre service.

Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

Depuis un moment, vous êtes sur les nerfs, Morel; il faut apprendre à faire des pauses dans ses colères.
Rien à voir avec votre gueule que je ne connais pas (et vous qualifier vous-même de "réceptionniste", quand même... vous, le chef, ce n'est pas très valorisant...), je ne suis même pas allé sur GOOGLE IMAGE pour essayer de vous y voir.

Oui - je suis comme ça, tranchant. Autant que vous. Trinquons à nos attitudes d'abrutis.

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

"A Christophe,

Désolé de ne répondre que maintenant mais je ne suis pas pendu au clavier de mon PC toute la journée; je suis étudiant à plein temps! Je ne suis pas à l'IUFM moi! ;-)
Vincent"

Ecrit par : Matheutorduquia abuséduvindemesse | 18 janvier 2009

Pas de souci! Prenez votre temps! ;-)
Vous savez, comme je le disais récemment, j'interviens ici essentiellement le matin tôt, (très tôt), le soir tard, (assez tard, et le week-end! Encore une réflexion comme celle-là, et j'horodate tous mes messages! (Nous sommes dimanche, et il est 13h19). ;-)
Comme tout emploi du temps, celui de prof d'IUFM est ce qu'on en fait! Mais je serai dans la rue le 29.
Pour ce qui concerne James Brown et Tower of Power, c'était de l'humour! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2009

"On peut assurément manifester pour lever une souris."

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2009

Damned! Je suis démasqué... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2009

Jérémy, JPB a mon mèl, il l'instructionne avec amour, d'ailleurs, ce mèl!

Passez par lui, il y a bien trop de colère sur le site.
Merci Jean-Paul; vous voici "go-between", car je ne vous vois pas réceptionniste.

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Jérémy, JPB a mon mèl, il l'instructionne avec amour, d'ailleurs, ce mèl!

Passez par lui, il y a bien trop de colère sur le site.
Merci Jean-Paul; vous voici "go-between", car je ne vous vois pas réceptionniste.

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Enfin, je suppose que, Jérémy, vous vous adressiez à moi (puisque Pendariès a pour vrai prénom Lionel et qu'il est aussi doctorant comme moi...)

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Christophe Sibille, est-ce qu'écouter depuis ce matin, dimanche, tout le cycle des symphonies d'Anton Bruckner (Eugen Jochum, STAATSKAPELLE DRESDEN), sans oublier la "Nullte" (Stanislaw Skrowaczewski, SAARBRÜCKEN RADIO SYMPHONY ORCHESTRA), n'est pas le signe d'une quelconque folie?

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Entre nous : j'ai deux enfants, deux filles, que j'ai élevées seul. Je ne suis jamais allé voir leurs profs, je n'ai jamais fait faire les devoirs à la maison. Je n'ai jamais été "parent d'élèves".
Bongo va très bien lui aussi.

Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009
Ma foi, tout dépend de l'âge de vos filles ... Je n'ai pas non plus eu de parents "parents d'élèves" sur le dos et je suis partie de ce principe pour mes propres enfants. Force m'a été de constater que ce système ne fonctionnait plus, même si on avait été un éducateur convenable par ailleurs, livrant à l'école des enfants doués de langage, capables de se concentrer sur une tâche dix à quinze minutes avant l'âge de trois ans et à peu près formatés pour apprendre et respecter une discipline et des lois de vie en société. Il m'a fallu beaucoup de temps pour l'admettre et mon aîné a essuyé les plâtres.
" Chacun dans son pré, les vaches seront bien gardées " est un dicton obsolète et, quand on se penche sur la future réforme des lycées, on voit bien qu'il n'est pas près de revenir à la mode. Il vaut mieux avoir préparé avec l'aide de parents éclairés sa rencontre avec le COPsy en fin de troisième ou de terminale et donner l'apparence d'être un élève ferme et déterminé sur ses objectifs.
C'est un fait avéré que, si on vit en milieu normal avec scolarisation normale (cad la majorité silencieuse ), on ne peut plus se contenter d'être parents, ceux qui éduquent, qui fixent normes et limites, éveillent une conscience morale et politique. Il faut faire plus, on n'a pas le choix, au bas mot de la MS à la fin de la classe de cinquième.
Exemple: l'écriture. Tout bête ! J'ai loupé le coche et j'ai deux enfants qui, comme la majorité de leurs camarades, écrivent très mal, ne forment pas une lettre dans le sens convenable qui permet fluidité, lisibilité et rapidité, souffrent physiquement s'ils doivent rédiger un texte un peu long. Ils ne peuvent user d'un stylo-plume sans en tordre peu à peu la plume jusqu'à le rendre totalement défectueux. Inutile de leur offrir un stylo plume or haut de gamme ! Au bout de six mois il sera bon à jeter à moins que cette carotte ne donne à l'âne le goût de se reprendre en main.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2009

Aux partisans de l'école publique, je recommande ce lien, nid de grenouilles de bénitier.
Inscrivez-vous !

lamalibran@googlegroups,com

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Reçu un mail perso de Mara Goyet — pas contente, la dame… Paraîtrait que nous avons médit.
C'est drôle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2009
Cela doit être moi : "greluche" etc...
Elle est charmante, et puis elle cause avec Darcos. Cela doit lui donner le sentiment d'être encore plus charmante !
Qu'est-ce qu'elle fiche dans un collège ? L'est forcée d'y aller ?

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Moi, Guy Morel, j'aime beaucoup le mot "gosse". Je le trouve affectueux, avec une pointe de distance et d'humour.

Ecrit par : dobolino | 17 janvier 2009
Nom d'une pipe ! Si c'est long à définir, ce ne doit pas être drôle.


Ecrit par : Guy Morel | 17 janvier 2009

A ce rythme, on n'écrit plus rien sur rien, on brûle tous les livres et on retourne dans la forêt avec un bâton à fouir et une peau de bête sur le dos.
Pour le langage, trois grognements exprimant respectivement satisfaction, colère, indifférence, et le tour est joué !

Peintures rupestres interdites, c'est trop long à exprimer et à comprendre.

N.B. : le fait que mon style vous irrite me comble de joie, non pas que j'aie contre vous quelque a priori ou a posteriori négatif, mais que cette irritation est la preuve que j'ai un style aussi bien quand j'écris que quand je vis. Je préfère presque, en me plaçant dans l'absolu et non dans l'affectif, vos réactions de rejet épidermiques, ainsi que celles de Manu, ou les réactions de "peur" de Marilyse, à certains jugements élogieux dont d'autres, pas vraiment blancs et neutres à mon égard, m'ont abreuvée.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2009

Oui - je suis comme ça, tranchant. Autant que vous. Trinquons à nos attitudes d'abrutis.
Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009
Vous me plaisez davantage en pourfendeur d'attitudes qu'en briseur d'idoles dogmatiques.
On va s'en faire descendre un ?
Pas de pastis pour moi, merci.
Plutôt un blanc limé.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Ecrit par : buntovchik | 18 janvier 2009

Buntovchik, vous m'avez piqué mon idée ! ;-)

Ecrit par : catmano | 18 janvier 2009

Les grands esprits se rencontrent!
A propos d'élite (sportive) et d'enseignement, (pour certains enseigner est un sport!) ma nièce, prof d'EPS et ex-joueuse de l'équipe de France de Handball a reçu sa première nomination dans un collège ZEP de France, à St Denis précisément. Une expérience inoubliable m'a-t-elle dit, surtout de la part des gamins. Et pas de quoi en faire un best seller.

Écrit par : buntovchik | 18 janvier 2009

N.B. : le fait que mon style vous irrite me comble de joie, non pas que j'aie contre vous quelque a priori ou a posteriori négatif, mais que cette irritation est la preuve que j'ai un style aussi bien quand j'écris que quand je vis. Je préfère presque, en me plaçant dans l'absolu et non dans l'affectif, vos réactions de rejet épidermiques, ainsi que celles de Manu, ou les réactions de "peur" de Marilyse, à certains jugements élogieux dont d'autres, pas vraiment blancs et neutres à mon égard, m'ont abreuvée.
Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2009
Allons, vous savez bien que le blog est un déblogueur !
Me prenez-vous pour une bête ?
Et puis vous n'avez qu'à demander mon mail et mon téléphone à qui vous savez. Cela me ferait plaisir de converser.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Passez par lui, il y a bien trop de colère sur le site.

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

La faute à qui ?

Rappel :"« Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles continuent à chérir les causes. »

Oui - je suis comme ça, tranchant. Autant que vous. Trinquons à nos attitudes d'abrutis.
Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009
Vous me plaisez davantage en pourfendeur d'attitudes qu'en briseur d'idoles dogmatiques.
On va s'en faire descendre un ?
Pas de pastis pour moi, merci.
Plutôt un blanc limé.

Ecrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Écrit par : Paix et Amour | 18 janvier 2009

Reçu un mail perso de Mara Goyet — pas contente, la dame… Paraîtrait que nous avons médit.
C'est drôle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2009
Et puis c'est curieux : elle écrit des livres, mais n'est pas prête à affronter, sur ce blog par exemple, à affronter les feux de la rampe. Un écrivain discret en somme...

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Et puis c'est curieux : elle écrit des livres, mais n'est pas prête à affronter, sur ce blog par exemple, à affronter les feux de la rampe. Un écrivain discret en somme...

Ecrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Elle a compris ce que valent les gens ici. Et ça vous surprend ?

Écrit par : ah bon ? | 18 janvier 2009

Oui - je suis comme ça, tranchant. Autant que vous. Trinquons à nos attitudes d'abrutis.
Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Vous me plaisez davantage en pourfendeur d'attitudes qu'en briseur d'idoles dogmatiques.
On va s'en faire descendre un ?
Pas de pastis pour moi, merci.
Plutôt un blanc limé.

Ecrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Un Tariquet blanc pour mon gosier, alors.

C'est exact, ce sont les attitudes et les poses qui m'exaspèrent.

Je sais pertinemment que la bataille de l'Ecole se joue aussi sur le terrain guerrier des "dogmes"; et d'un camp comme de l'autre, les catapultes, les glaïeuls et les boulets s'envoient en l'air pour retomber sur la tête de l'adversaire, et la fracasser jusqu'aux sphincters.

J'ai du mal, j'avoue, parfois à reconnaître sur ce blog qui est avec qui, quel est, ce qui à mes yeux, un détail qui va mettre à feu et à sang les esprits et les relations.

Le camp anti-pédago me fait penser au Protestantisme d'où je viens aussi: 3 pinpins dans un Temple, des discussions sur les doctrines, et cela fait aussitôt 2 Eglises qui se tirent la bourre.

J'ai achevé de lire hier au soir "La guerre d'Espagne, De la démocratie à la dictature" de François Godicheau (on ne se moque pas! l'IUFM où j'ai passé mon année se situe bien au bord de la place Marcel Godechot, ça ne s'invente pas), chez Découvertes Gallimard. Mon grand-père fut combattant dans la CNT-AIT d'alors (ce que ces syndicats sont devenus aujourd'hui... j'en verse une larme... des caricatures composées de jeunes crades à bières). Les dissensions entre PSOE, POUM, PCE, CNT, UGT, etc. n'ont pas aidé à foutre la raclée aux franquistes (carlistes, phalangistes, petits propriétaires pauvres anti-collectivistes..); l'autre bord a été plus homogène, Franco a tout fait pour qu'il le soit en tout cas, sous sa coupe. Certes, la France et l'Angleterre avaient peur du Communisme, et peur d'une guerre contre l'Allemagne hitlérienne...

Certes, nous concernant, ce ne sont pas les tenants du pédogogie de raison et non de pseudo-science qui tiennent la barre au ministère, mais...?

Alors les intérêts de personne, les idéologies, les buts, les programmes, les que-sais-je encore, je vous demande un peu de les afficher une bonne fois: un tableau SYNOPTIQUE s'il-vous-paît!

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Elle a compris ce que valent les gens ici. Et ça vous surprend ?
Ecrit par : ah bon ? | 18 janvier 2009

Des sous-hommes ; et elle au dessus, c'est ça ?
Commencez par écrire sous votre nom, on parlera après de ce que valent les uns et les autres.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Alors les intérêts de personne, les idéologies, les buts, les programmes, les que-sais-je encore, je vous demande un peu de les afficher une bonne fois: un tableau SYNOPTIQUE s'il-vous-paît!

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Bonne idée, pour une fois !

Écrit par : ah bon ? | 18 janvier 2009

Alors les intérêts de personne, les idéologies, les buts, les programmes, les que-sais-je encore, je vous demande un peu de les afficher une bonne fois: un tableau SYNOPTIQUE s'il-vous-paît!
Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009
Merci de votre message. Mais désolé, il n'y a pas de tableau synoptique. Faut mettre la tête dedans et ramer.
Tout de même, il y a le site Projet slecc.
Bien à vous.
GM
PS. Oui, la guerre d'Espagne a été un sacré merdier.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

N.B. : le fait que mon style vous irrite me comble de joie, non pas que j'aie contre vous quelque a priori ou a posteriori négatif,
Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2009
Allons, vous savez bien que le blog est un déblogueur !
Me prenez-vous pour une bête ?
Et puis vous n'avez qu'à demander mon mail et mon téléphone à qui vous savez. Cela me ferait plaisir de converser.

Ecrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Notez que j'aurai pu écrire "non pas que j'ai ". Tout est dans la nuance qu'introduit, jusqu'à preuve du contraire, l'usage du subjonctif. Je le fais "au feeling" et j'ai longuement hésité entre "j'aie" et "j'ai". Après réunion du conseil de famille, j'ai opté pour "j'aie".
Ce qui tend à prouver que tout parent est un parent d'élève en puissance, qu'il le veuille ou non. Mon fils, 17 ans, m'a dit qu'il fallait " j'aie ", absolument,, et mon époux, 55 ans, m'a dit que les deux étaient possibles, selon la nuance que je voulais donner à entendre.
Moi ... je ne suis qu'un pauv' véto de base ! Je n'opère pas, je charcute !
La nuance, c'est pas trop mon truc !

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2009

Bonne idée, pour une fois !
Ecrit par : ah bon ? | 18 janvier 2009
Qui c'est Ah bon ? Un pet dans l'air ?

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Notez que j'aurai pu écrire "non pas que j'ai ". Tout est dans la nuance qu'introduit, jusqu'à preuve du contraire, l'usage du subjonctif. Je le fais "au feeling" et j'ai longuement hésité entre "j'aie" et "j'ai". Après réunion du conseil de famille, j'ai opté pour "j'aie".
Ce qui tend à prouver que tout parent est un parent d'élève en puissance, qu'il le veuille ou non. Mon fils, 17 ans, m'a dit qu'il fallait " j'aie ", absolument,, et mon époux, 55 ans, m'a dit que les deux étaient possibles, selon la nuance que je voulais donner à entendre.
Moi ... je ne suis qu'un pauv' véto de base ! Je n'opère pas, je charcute !
La nuance, c'est pas trop mon truc !
Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2009
Z'auriez surtout pu écrire " que j'aurais pu " avec un s. Mais bon , cela nous arrive à tous.

Écrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009

Alors les intérêts de personne, les idéologies, les buts, les programmes, les que-sais-je encore, je vous demande un peu de les afficher une bonne fois: un tableau SYNOPTIQUE s'il-vous-paît!

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Bonne idée, pour une fois !

Ecrit par : ah bon ? | 18 janvier 2009

Non ! Trop réducteur, trop simplificateur ! On ne peut résumer les mouvances par un tableau synoptique.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2009

Z'auriez surtout pu écrire " que j'aurais pu " avec un s. Mais bon , cela nous arrive à tous.

Ecrit par : Guy Morel | 18 janvier 2009
Certes ! Et à moi, plus souvent qu'à mon tour ! C'est mon péché mignon ...
J'ai fait mes années de collège après 1968 et ça commençait à " dégailler " grave. BEPC 1973, ça laisse déjà des traces !

Si je me relis, en règle générale, je me corrige, mais ce n'est pas vraiment inscrit dans la spontanéïté et ce blog est très spontané.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2009

Alors les intérêts de personne, les idéologies, les buts, les programmes, les que-sais-je encore, je vous demande un peu de les afficher une bonne fois: un tableau SYNOPTIQUE s'il-vous-paît!

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Bonne idée, pour une fois !

Ecrit par : ah bon ? | 18 janvier 2009

Non ! Trop réducteur, trop simplificateur ! On ne peut résumer les mouvances par un tableau synoptique.

Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2009

Mais veut-on être dans le maquis ou pas ("Alors là, il va falloir être clair", comme dit souvent Jean-Paul)?
Votre soeur est dans le bain, vous savez de quoi la plupart des GRIP, SLEEC et consorts parlent.
Ecrire, dans un tableau raisonné, pour chacune des entités des mouvements anti-pédagos:

1) Leur nom (celui de leurs fondateurs et principales "têtes-pensantes"),
2) Le(s) but(s),
3) La mouvance politique dont elles se sentent ouvertement les plus proches (si l'affaire est politique),
4) Les moyens qu'elles comptent employer ou qu'elles emploient en classe pour enseigner,
5) Les sources philosophiques, grammaticales auxquelles elles adhèrent; les manuels utilisés,
etc.

C'est peut-être "trop quelque chose", Dobolino, mais les classifications, votre métier, ça les connaît; l'Université fonctionne, bon ou mal, à partir d'elles. Pour moi, et je suppose que je ne suis pas le seul dans le cas, toutes ces groupes, à se cisaillers les unes les autres, m'apparaissent comme des chapelles; et je n'y comprends rien. Au moins, si ça leur permet de se positionner.

Je ne dis pas "résumer"; mais si les nommer, les classer, les appréhender est impossible (même pour celles et ceux qui les connaissent ou les pratiquent), c'est alors un beau bordel, une constellation qui n'arrivera jamais à rien, chacun sur son île et voulant agrandir son territoire, son influence.

Autant se dire que la bataile commune est peine perdue. Préférons donc l'individualisme. Et zou, dans le trou des poubelles de l'Histoire. Je le pense sincèrement. De toute manière, nous enseignants, nous pensons que notre métier est un travail libéral. Alors, entre les grands débats flous bourrés d'amour-propre (parce qu'incarnés par un seul pape pour chaque église) et les conseils, les textes, les manières de les étudiers, échangés dans les salles des profs, mon absolue préférence va pour les seconds.

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Pour moi, et je suppose que je ne suis pas le seul dans le cas, touS ces groupes, à se cisailleR les unS les autres

les manières de les étudieR


Désolé - plusieurs mois d'insomnie quasi maladive commencent à tirebouchonner mon français.

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Vous savez, comme je le disais récemment, j'interviens ici essentiellement le matin tôt, (très tôt), le soir tard, (assez tard, et le week-end! Encore une réflexion comme celle-là, et j'horodate tous mes messages! (Nous sommes dimanche, et il est 13h19). ;-)


mais ce n'est pas une réflexion Monsieur Sibille; c'est un regret ... :-)


Vincent, dimanche 18 janvier, 17h36

Écrit par : Matheutorduinthesky | 18 janvier 2009

Mais qui est ce con qui a pris mon pseudo pour écrire une blague de mauvais goût ?

Jean-Paul, pouvez-vous appliquer la méthode suivante :
1) Vous regardez l'adresse-mail que j'ai employée pour écrire ce commentaire-ci et les trois ou quatre précédents (sauf l'avant-dernier)
2) Vous regardez l'adresse-mail utilisée pour rédiger l'avant-dernier commentaire portant mon nom
3) Vous supprimez l'avant-dernier commentaire portant mon pseudo mais posté avec une adresse-mail erronnée, et vous bannissez l'adresse-IP correspondante.

Merci !

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2009

Manu, vous serez heureux de me serrer la main aussi ? Personnellement, ce sera(it) mon cas lorsque je vous rencontrerai(s).

Ecrit par : Jeremy | 18 janvier 2009

Oui, Jérémy, sans problème ! Vous êtes un affectif, vous... Et je ne sais même pas quelle matière vous enseignez, en plus, ni dans quelle région.

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

Lisant le post précédent de Jérémy qui fait écho à d'autres, il semblerait que certains cherchent vraimetn à f.. la merde sur ce forum. Mara, on t' a reconnue !

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

#
Primaire: les évaluations ne seront pas publiées "école par école" (Darcos)
18/01/2009-[12:48] - AFP

PARIS, 18 jan 2009 (AFP) - Les résultats des évaluations nationales de français et mathématiques en CE1 et CM2 ne seront pas publiés "école par école", a assuré dimanche le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France.

"Nous ne publierons pas école par école les résultats, parce que je ne veux pas qu’il y ait une sorte de grand marché libéral de l’école et qu’on compare", a déclaré M. Darcos. Le ministre répondait ainsi à la critique de syndicats pour lesquels ces évaluations, voulues par le gouvernement et organisées pour la première fois cette année, aboutiront à une "mise en concurrence" des écoles primaires et à des palmarès tels qu’il en existe déjà pour les lycées par exemple. Interrogé sur de possibles fuites ou mises en ligne sur internet de ces résultats, ou sur d’éventuelles comparaisons au sein d’une même ville réalisées par des parents, M. Darcos a répondu que "ces résultats sont internes, ils seront publiés à l’intérieur même de notre propre structure". "Les parents d’élèves qui voudront les connaître, concernant la situation de leur enfant, la situation de leur école, bien sûr pourront le savoir, mais ça ne regarde qu’eux", a-t-il dit. "Nous avons quand même beaucoup d’élèves, pour arriver à transformer l’ensemble des informations données un par un, à chaque élève, en une espèce de lecture (...) que vous donneriez sur la nation entière, et bien je peux vous assurer" que ce sera difficile, a-t-il ajouté. Les évaluations en CE1 auront lieu au printemps, mais celles en CM2 sont prévues de lundi à vendredi, suffisamment tôt dans l’année pour pouvoir le cas échéant "rectifier le tir" quant au niveau des élèves avant la fin du primaire, a expliqué le ministre. Alors que les syndicats réclament un report de ces évaluations en CM2, M. Darcos a dit qu’"il n’en est pas question". "Je reconnais que c’est une mise en route" donc "nous le faisons avec prudence", "il ne faut pas que ça crée des tensions excessives", a-t-il ajouté.
#

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

Reçu un mail perso de Mara Goyet — pas contente, la dame… Paraîtrait que nous avons médit.
C'est drôle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2009

Médisons , médisons ! Sinon, nous allons "cunuter" comme disait l'ancien professeur de Christophe.

"Cunutez, cunutez, braves gens !"

Je crois que je ne m'en remettrai jamais.

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

Paix et Amour a écrit : "Vous n'avez pas le sens de l'orientation, dugong.
...
C'est plutôt à eux d'affiner leur analyse, il me semble, pas à Marilyse."

Marilyse a débarqué ici avec son hébétude satisfaite et ses opinions niaiseuses.

Genre l'Ostiane en plus agée.

Soit elle ne s'en rendait pas compte et cela confirmerait le diagnostic. Dans le cas contraire, c'est de la provocation et les réactions ont été trop douces.

J'enlève la bâche sur la 12,7.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2009

"il ne faut pas que ça crée des tensions excessives", a-t-il ajouté.
#

Ecrit par : Manu | 18 janvier 2009

Il n'a qu'à envoyer sa veille d'opinion lire là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=184127

et là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=186435

et là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=181610

et là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=185684

et enfin là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=181025

107 pages en tout !

Écrit par : c. cru | 18 janvier 2009

Le samedi 17 janvier 2009 à 18:19, par Astro52

Bonjour,

Pour une fois, j'interviendrais à décharge de l'armée.

Je me souviens en effet de l'évaluation en lecture que j'ai passée lors de la journée APD il y a une petite dizaine d'années.

Les différents niveaux de compétences en lecture (explicite, implicite, inférences) étaient représentées avec un juste équilibre. Ils s'étalaient de la date écrite en énorme sur la page du programme télé jusqu'à la compréhension fine d'un texte raisonnablement littéraire, de sorte qu'il était possible de voir à partir de quel degré de difficulté ou d'implicite apparaissaient les problèmes pour tel ou tel appelé.
////////////////////////
En cela, ces évaluations militaires étaient bien mieux conçues que les évaluations CM2 actuelles, qui elles imposent du début à la fin une résistance maximale de sorte qu'un "CM2-lecteur-moyen" aura à peu près la même non-réussite qu'un "CM2-pas-du-tout-lecteur".
///////////////////////
Et bien qu'elles ne faisaient pas dans le minimalisme, ces évaluations qu'on faisait passer à tous les jeunes de 18-20 ans il y a 10 ans étaient bien plus faciles que celles qu'on va faire passer à tous les enfants de 10-11 ans. Du reste, elles leur auraient été bien plus adaptées !

Alors, à quand l'encadrement militaire ? (humour)

Cordialement,
Olivier Batteux



Incredible, no ?

Écrit par : toto | 18 janvier 2009

Jérémy, il y a quelqu'un à ui vous avez déplu. Les divers "Jérémy" avaient divers mails, mais par chance une même adresse IP. Conformément à votre demande, je les ai donc bannis et supprimés. Mais je ne tiens pas à trop le faire — le principe de ce blog, c'est que justement aucune censure ne s'y exerce, sauf attaques personnelles ou diffamation (dont je suis juridiquement responsable — c'est peut-être ça, le rêve de tous ces trolls qui déferlent depuis quelque temps : que je laisse passer un truc inacceptable).
JPB
PS. Je ferais volontiers une Note sur les évaluations de CM2, mais il me faut du matériel. Quel instit enseignant sur ce niveau voudrait bien s'y mettre, et le cosigner avec moi ? A periori, je n'ai rien contre le fait qu'on évalue les élèves — même si ça me paraît tôt dans l'année. Et les réactions de Moindrot ne supposent qu'une chose, c'est que ces gens pensent être évalués à travers les mômes auxquels ils enseignent, et qu'ils redoutent ça comme la peste — on comprend vite pourquoi…

Écrit par : brighelli | 18 janvier 2009

Le bon Lelièvre écrit sur médiapart

"Le ministre s’est coupé sans appel du monde de l’enseignement primaire. Sa seule chance de ne pas être emporté par le vent de l’histoire est de renouer, via le secondaire, avec les organisations qui veulent une vraie réforme du lycée."

Ah les bonnes grosses ficelles de ceux qui pensent par croyance. Emphase du style et en phase avec les Réacteurs Unifiés.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2009

Jérémy, il y a quelqu'un à ui vous avez déplu. Les divers "Jérémy" avaient divers mails, mais par chance une même adresse IP. Conformément à votre demande, je les ai donc bannis et supprimés. Mais je ne tiens pas à trop le faire — le principe de ce blog, c'est que justement aucune censure ne s'y exerce, sauf attaques personnelles ou diffamation (dont je suis juridiquement responsable — c'est peut-être ça, le rêve de tous ces trolls qui déferlent depuis quelque temps : que je laisse passer un truc inacceptable).
JPB

Donc pour le "Jeremy" qui voulait mon adresse mèl, et qui a fouillé sur le net pour suivre ma piste (jusqu'à mon Ecole doctorale), en m'appelant par Lionel, heureusement que je ne l'ai pas mise ici. Il y a de ces tarés sur Internet. Est-ce que j'ai touché à un membre éminent de l'Eglise de Scientautologie sur le blog, ou quoi????? Drôle d'histoire, et drôle(s) d'oiseaux.

Jean-Paul, conservez bien les IP, on ne sait jamais, cela peut servir; et je me dis que nous aurons bien moins de messages de la part de Multi-pseudos...

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

sauf attaques personnelles ou diffamation (dont je suis juridiquement responsable — c'est peut-être ça, le rêve de tous ces trolls qui déferlent depuis quelque temps : que je laisse passer un truc inacceptable).

JPB

Je me rappelle un post dans lequel quelqu'un appelait une vache Jérémy, et où celle-là devait goûter, par les soins de Pendariès, aux plaisirs d'Héra - alors que mon pseudo cherchait, c'est écrit noir sur blanc, plutôt une chèvre, bon sang (c'était le bon temps...).

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Et les réactions de Moindrot ne supposent qu'une chose, c'est que ces gens pensent être évalués à travers les mômes auxquels ils enseignent, et qu'ils redoutent ça comme la peste — on comprend vite pourquoi…

Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2009

Pan sur les doigts !

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

Je me rappelle un post dans lequel quelqu'un appelait une vache Jérémy, et où celle-là devait goûter, par les soins de Pendariès, aux plaisirs d'Héra - alors que mon pseudo cherchait, c'est écrit noir sur blanc, plutôt une chèvre, bon sang (c'était le bon temps...).

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Je me rappelle un post dans lequel quelqu'un traitait Amélie de sale pied-noir, non, pire encore, et c'était suivi d'une cascade d'insultes plus ignobles les unes que les autres. Bon sang de bonsoir, là aussi, c'était le bon temps.

Écrit par : Big brother | 18 janvier 2009

"mais par chance une même adresse IP."

On est bien d'accord... ptit coquin :)

Écrit par : toto | 18 janvier 2009

Le bon Lelièvre écrit sur médiapart

"Le ministre s’est coupé sans appel du monde de l’enseignement primaire."


Certains péda-cuculs sont manifestement perdus dans un monde qui se situe quelque part entre l'île aux enfants, Disneyland et la 4ème dimension.

Écrit par : Manu | 18 janvier 2009

Je me rappelle un post dans lequel quelqu'un appelait une vache Jérémy, et où celle-là devait goûter, par les soins de Pendariès, aux plaisirs d'Héra - alors que mon pseudo cherchait, c'est écrit noir sur blanc, plutôt une chèvre, bon sang (c'était le bon temps...).

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Je me rappelle un post dans lequel quelqu'un traitait Amélie de sale pied-noir, non, pire encore, et c'était suivi d'une cascade d'insultes plus ignobles les unes que les autres. Bon sang de bonsoir, là aussi, c'était le bon temps.

Ecrit par : Big brother | 18 janvier 2009

Tiens, je vais vous surnommer Jimmy le Criquet (Gemini, en italien, je crois), lvous savez, a bonne conscience de Pinocchio-mettable qui l'écrasa gaillardement (garde-à-vous!). Et je le redirai encore pour une provocatrice xeno de son espèce, sans sourciller, mon pauvre vieux (et j'en ai des plus atroces dans ma besace). Au moins, elle n'est plus là. J'en ris toujours.

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

et je vous fais remarquer que je n'ai pas dit "sale" pied-noir; mais bon, dans l'emportement nihiliste, cela se peut, hu hu hu; allez comme les autres je ne vous réponds plus - ô fantôme tourmenté.

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2009

Ce Pendaries, quel génie !

Écrit par : Génitude… | 18 janvier 2009

Quel souffle, quelle audace, quelle rebellitude !

Le blog en reste coi !

Écrit par : Rebellitude | 18 janvier 2009

Bonsoir,

A faire circuler sans modération

http://mariereveuse.over-blog.com/article-26872917.html

Écrit par : Marie | 18 janvier 2009

« http://mariereveuse... »

Affligeant de bêtise et de mauvaise foi...

Écrit par : Tailleboudin | 19 janvier 2009

Maminou, je pense souvent à vous, quand j'entends des Africains ou des Nord-Africains parler un français d'une richesse et d'une pureté grammaticale qu'on rechercherait en vain chez nos collégiens, lycéens, étudiants, journaleux, hommes politiques...
Le bon français existe encore et résiste ...hors de France.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 janvier 2009

Jean-Paul, êtes-vous certain de ne pas avoir poussé votre nettoyage d'adresses IP suspectes un peu loin? Apparemment, il n'y en aurait pas qu'une qui ait été "bannie".

J'ai tenté de me connecter, et d'envoyer un message hier en fin de soirée, et ce matin tôt, depuis mon ordinateur perso et, apparemment, le site refuse mes messages...
(Je suis sur un autre ordi).
Si tel est le cas et que le "bug" ne vienne pas de mon ordinateur, vous serait-il possible de je jeter un coup d'oeil à ce qui a pu se passer, quand vous aurez cinq minutes? Je vous en remercie.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2009

Mais non, Dieudionné n'est pas antisémite! La preuve, il roule des patins en public à Faurisson qui, paraît-il, lui a soufflé le titre de son prochain "one man show": "demandez le pogrome".

Écrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2009

Christophe, avez-vous lu le livre de Faurisson qui lui a valu le titre de négationniste dans les médias…
Personnellement, c'est une militante palestinienne qui me l'a fourni… Au Moyen-Orient, Faurisson est porté au pinacle… Comment se peut-il ?

Écrit par : Indétermination | 19 janvier 2009

En passant (très pris par d'autres choses, je me contente de lire quand je peux)...

Mara Goyet est la fille de Jean-François Goyet, l'un des personnages les plus connus et les plus influents dans le monde du cinéma en France - et très bon par ailleurs dans son métier. Il est intervenu dans plus de 40 films, surtout en tant que scénariste mais aussi en tant que monteur et même acteur. Que Mara ait choisi d'enseigner en collège et de faire une thèse à l'EHESS est plutôt un bon point pour elle (je n'ai pas lu ses bouquins ni écouté "Répliques"). Mais cela explique la pub dont son premier bouquin a été l'objet. Depuis sa plus tendre enfance, elle connaît tout le monde dans les milieux du cinéma, du show-bizz, de la télé, etc.

Écrit par : Pedro Cordoba | 19 janvier 2009

En ces temps d'Obamaniana *, il est peut-être utile de regarder vu d'ici (c'est à dire Venus pour un américain de base) les monts et merveilles promis par le candidat démocrate lors de sa campagne dans le domaine de l'éducation **

La page du site officiel commence par "poser le problème" :

- la loi (votée par le sénat à dominante républicaine) "No Child Left behind" n'est pas remise en question en elle-même mais on insiste sur les moyens qui n'on tpas suivi (notamment en terme d'enseignants de qualité)
- 30% des nouveaux enseignants quittent leur emploi dans les 5 premières années.

Suivent un catalogue de promesses au contenu vague.

Finalement, je reste en France. Tout n'y est pas encore perdu.


* C'est, pour moi, une date historique dans la mesure où on pourra enfin, dans les mois prochains, voir qu'il s'agit d'un président des USA, noir et non pas d'un noir, président des USA. On verra bien alors si la couleur de sa peau a une quelconque importance dans les mesures qu'il prendra.

** http://origin.barackobama.com/issues/education/

Écrit par : dugong | 19 janvier 2009

Dugong,
La main dans le gant de velours qu'agite Obama semble être d'un beau fer blanc...
let's see...

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

à Saperlipopette : le fer blanc de la main d'Obama souligne son côté conservateur. De conserve, les boîtes US rétameront les enthousiasmes niaiseux.

En passant, la façon dont les bobos de canal + présentent un Obama en ligne de mire de Sylvestres embusqués qui lui veulent du mal est gluante.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2009

Lu dans le Monde.fr d'aujourd'hui: " Bruxelles prévoit un recul de 2% de la croissance du PIB".
Hier, on avait cette info: " Délinquance en baisse de 2%, mais hausse de la criminalité et la violence aux personnes".
Demain, on aura: "Hausse du niveau des connaissances des élèves de CM2, mais baisse de 2% de réponses justes aux évaluations".

Écrit par : buntovchik | 19 janvier 2009

@Dugong,
excellent!
Je viens de lire que des évaluations sont aussi prévues en CE1 , quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet? merci d'avance!

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Je ne suis ni enseignant, ni spécialiste de l'éducation. Ce que je perçois cependant, c'est qu'à l'image de l'ensemble de la politique menée actuellement, celle qui est conduite à l'Education nationale n'a aucun sens, ou pour être plus exact, elle est totalement en phase avec l'idée que l'Autre se fait de la société. Il n'y a plus qu'une valeur qui vaille, celle du fric. Au mépris de toute conviction et, sur ce point, les Kouchner, Amara et autres Descoings ont bien compris le message.
Au-delà de ces quelques considérations, j'ai le sentiment également que la réforme de l'Education nationale devrait s'appliquer plus au collège qu'au lycée, en notant toutefois que l'école primaire ne me semble pas non plus en parfait état de marche, l'état des connaissances des jeunes qui arrivent en sixième (j'en ai un à la maison) ne cessant de m'interpeller. Et, sur ce point, il me semble (peut-être que je commets une erreur) que les enseignants dont les postes ont été supprimés ne seraient pas totalement inutiles. J'imagine bien, après avoir lu les articles de votre blog et d'autres, qu'une réforme appropriée pourrait améliorer les choses, mais j'ai tout de même le sentiment qu'un maître face à 20 élèves c'est mieux que face à 30.
Autre chose qui me frappe au lycée : le manque d'adaptation des offres de formation à la réalité économique. Et quand j'écris "économique", je ne veux pas signifier "rentable-à-tout-prix". N'a-t-on plus besoin de chercheurs en histoire, en maths, en sciences éco, etc., etc.?
Enfin, dernier point : est-il normal que les impôts des citoyens français servent à financer les établissements privés (je pense à ma région qui assurait, en 2004, 80% de l'investissement des lycées privés...)?
Ultime remarque : je ne sais pas si l'accès à sciences-po réservé au jeunes de banlieue est une bonne ou une mauvaise chose, mais, au-delà de cet aspect particulier, ne serait-il pas urgent de réfléchir aussi à la situation des jeunes en milieu rural?

Écrit par : rachida darty | 19 janvier 2009

je viens de lire ceci:

"Les écoliers de CE1 et CM2 évalués


La Rédaction de Mediapart

Le 19 janvier, les enfants de CM2 plancheront sur de nouvelles évaluations en français et mathématiques. «Clé de voûte» de la réforme de l'école primaire engagée par Xavier Darcos, après la suppression du samedi matin, les deux heures de soutien personnalisé et les nouveaux programmes, ces évaluations doivent devenir «un véritable instrument de pilotage de l'école primaire», annonçait le ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Mais une certaine confusion sur les objectifs de ces tests entretient chez les enseignants la crainte, malgré de multiples démentis du ministère, d'un palmarès des écoles primaires et de leur mise en concurrence. Trois syndicats d'enseignants appellent au «tri sélectif des exercices» et le site emission-darcos.org, en publie les énoncés et corrigés. «Je crois que le mot évaluation doit pénétrer l'éducation nationale et qu'on ne doit pas en avoir peur», avait affirmé le président de la République, le 12 janvier. Au Royaume-Uni, le système d'évaluation, très développé, vient d'être remis en cause en juin 2008 par un rapport qui dénonce un enseignement focalisé sur les tests et le bachotage. "

si les corrigés sont déja disponibles sur le net , c'est vraiment une foutaise que ces évaluations!

Écrit par : Saperlipopette | 19 janvier 2009

Exclusif !

A partir de dorénavant, la Halde poursuivra tous les enseignants de maths qui utiliseront le terme discriminant lors de l'étude des équations du second degré.

Toutes ces équations admettront systématiquement deux racines réelles.

La Halde a estimé que parler "de racines imaginaires ne pouvait constituer une solution aux problèmes de notre époque".

Dont acte. Il faut se soumettre.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2009

Panderais, donneur de leçons, vous feriez mieux d'aller étudier vos classiques avant de vous lancer en de folles interprétations de l'esprit des autres.
Cela dit, ne confondez pas littérature et la culture américanisée en dessin animé : "Gemini" c'est une invention de Disney... Le vrai criquet de Collodi n'était qu'une pauvre petite chose du couleur de l'espoir et qui savait parler à l'âme: c'est ce qu'en français s'appelle conscience et qui souvent nous fait signe de nous taire.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Et les racines doubles, qu'en fait la Halde ?

Écrit par : François Duhem | 19 janvier 2009

Pendaries, vous avez écrit:

"C'est peut-être "trop quelque chose", Dobolino, mais les classifications, votre métier, ça les connaît; l'Université fonctionne, bon ou mal, à partir d'elles. Pour moi, et je suppose que je ne suis pas le seul dans le cas, toutes ces groupes, à se cisaillers les unes les autres, m'apparaissent comme des chapelles; et je n'y comprends rien. Au moins, si ça leur permet de se positionner."

Je n'y comprends rien, c'est une logorrhée incompréhensible. A comparer avec ce cours texte, produit par un générateur de textes alambiqués:

"Il faut cependant mitiger ce raisonnement car il interprète en effet la démystification irrationnelle de la conscience, et le paradoxe de l'ionisme universel illustre l'idée selon laquelle la raison transcendentale n'est ni plus ni moins qu'un ionisme existentiel.
Comme il est difficile d'affirmer qu'il envisage alors la relation entre monoïdéisme et ultramontanisme, force est de constater qu'il conteste la relation entre suicide et minimalisme."

Impossible de dire lequel de ces textes est le plus abscons. Vous carburez à quoi ?

Écrit par : Charabia | 19 janvier 2009

Panderais, donneur de leçons, vous feriez mieux d'aller étudier vos classiques avant de vous lancer en de folles interprétations de l'esprit des autres.
Cela dit, ne confondez pas littérature et la culture américanisée en dessin animé : "Gemini" c'est une invention de Disney... Le vrai criquet de Collodi n'était qu'une pauvre petite chose du couleur de l'espoir et qui savait parler à l'âme: c'est ce qu'en français s'appelle conscience et qui souvent nous fait signe de nous taire.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Oh, et il ne l'a pas écrasée, le Pinocchio, cette "pauvre petite chose de couleur de l'espoir", qui n'agaçait sans doute pas le pantin, avec sa morale bon teint et de bonne famille au coin du feu chantant des Cantiques les yeux fermés (san doute chassieux) et la main sur le coeur, quand, dehors, le vieux Scrooge court après ses 3 fantômes?... traderidera. Ah - les belles et bonnes âmes toujours en retard d'un Noël.

Au moins, ça vous a fait causer, Lisa et montrer que, tout comme moi, vous avez lu Collodi et vu le Disney.

Quant à l'esprit des autres (celui des scrogneugneux et scrogneugneuses au dernier bouton du col bien fermé, les cheveux plissés, bien coiffés, qui sentent la lavande dans leur buffet, mais dégueulent leur haine), je m'en fous assez pour ne pas les analyser. Je préfère rentrer dedans avec mon bulldozer, c'est plus amusant.
Est-ce assez provocateur pour que vous tombiez aussi dans le trou?

Peut-on passer à autre chose, maintenant?

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2009

Non Charabias, je ne suis pas d'accord avec vous. Le texte de Pantarei est très clair : ce qu'il dit est symbolisé par la Tour de Babel ( et vous en savez quelque chose, "Charabia!"). L'université, la culture avec ses langages trop spécialisés... empêchent l'humanité de poursuivre dans le progrès. Il faut un grand tremblement de terre, l'école n'est qu'une partie du problème.
Ce bolg par exemple, est une Tour de Babel, personne ne se comprend. Toto en fait très bien la caricature...
La renaissance est dans l'union dans le langage, si vous laissez périr ceux qui ne se font pas comprendre, vous pêchez contre la culture.

Dans un film de Wenders, on voit un vieil homme dans une bibliothèque se demander quand l'humanité pourra accéder à sa culture trasparente sans besoin d'initiation. Toto vous demande la même chose... Pantarei aussi.
Entende qui pourra ;o)-

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Alors - SLEEC, GRIP, etc. est-ce que l'idée de détailler séparément ce que vous êtes, votre projet, vos méthodes, vos sources pédagogiques, etc. ne peut trouver sa réalisation ici?

Sinon - il n'y a que les spécialistes (que je ne suis pas), les amis et les adhérents qui comprennent quelque chose à vos subtiles dissensions (débat Cordoba / Morel, par exemple, si j'ai bonne mémoire) qui, parfois, rendent illisible ce qui devrait avant tout vous réunir. Non?

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2009

Oh je me suis fait zeu par Multi-Pseudo... Barbiche et Contrebasse!

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2009

Reçu un mail perso de Mara Goyet — pas contente, la dame… Paraîtrait que nous avons médit.
C'est drôle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2009

Dans la mesure où elle écrit des "livres témoignages" (j'ai acheté son dernier "Tombeau pour le collège"...et très légèrement apprécié sa "mélancolie aristocratique"), on peut légitimement s'exprimer publiquement à son sujet, il me semble.

Elle a aussi proclamé urbi et orbi que c'en était fini avec les collèges ZEP et qu'elle était nommée à Paris intra muros, dans le XVème (elle l'écrit aussi dans "Tombeau pour le collège", à la fin. )

Bien sûr qu'ils sont souvent insupportables et beaucoup moins "propres sur eux" que les enfants de bourgeois, mais ce qui me gêne un peu dans tout ça, c'est tout cet argent et cette notoriété que l'on se fait sur le dos de ces gosses (du moins Bégaudeau et elle et maintenant, ça tourne au "filon"), sans beaucoup les faire avancer.

Ca me paraît un peu facile, un peu rageant aussi, quand on n'a pas voulu ou pas pu (su ?) faire pareil.

Après ça JPB, vous allez en recevoir un autre ! ;O))

Écrit par : Robin | 19 janvier 2009

Ultime remarque : je ne sais pas si l'accès à sciences-po réservé au jeunes de banlieue est une bonne ou une mauvaise chose, mais, au-delà de cet aspect particulier, ne serait-il pas urgent de réfléchir aussi à la situation des jeunes en milieu rural?

Ecrit par : rachida darty | 19 janvier 2009

J'ai failli m'étrangler avec mon café en lisant votre pseudo (je m'y suis pris à deux fois avant de comprendre). Tst ! Tst ! Ne le refaites plus ! ;O))

Sinon, vous tapez dans le mille (l'ensemble de votre message et en particulier le dernier paragraphe) ; vous rejoignez A. Finkelkraut qui signalait également ce traitement privilégié par les politiciens des "minorités invisibles" au profit des "minorités visibles" (bruyantes et médiatisées).

Comme me le disait l'autre jour un élève de 4ème de mon collège de rattachement : "Nous, on n'a pas brûlé de voitures."

Écrit par : Robin | 19 janvier 2009

cri cri

C'est sûr que pour un Gaulois cela doit être dur d'entendre Pinocchio!Encore un effet pervers de la tour de Babel !

Il ne chante pas, il parle. Pinocchio, pantin sans âme, essaye de le tuer...Il n'y parvient pas. Le criquet va tout simplement aillleurs, change-t-il même de corps?Une colombe, une fée...
Il dit à Pinocchio :
"J'habite ici depuis plus de temps que toi (cent ans!). Tu pense que c'est chez toi, mais en fait, tu vois, c'est chez moi!je suis là parce que je dois te dire une grande vérité"


(ça veut dire quoi "zeu"? A propos de toto qui ne se fait pas comprendre, il est vrai Panda-roi que vous non plus vous n'êtes pas un maître en cet art! Je rejoins donc Charabia là dessus!)

Mais, vite, quittons ces lieux! On parle ici de choses sérieuses! Il n 'y a pas de place pour un criquet.


Povero Pinocchio! mi fai proprio compassione!...
— Perché ti faccio compassione?
— Perché sei un burattino e, quel che è peggio, perché hai la testa di legno!...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Sibille, je ne saisi pas : vous êtes bien arrivé à poster, non ?
Il arrive que de temps en temps ça bloque — y compris pour moi : j'en ai toujours conclu à des problèmes d'intendance — ça arrive aussi sur les messageries les plus solides.
Vu aux infos à midi des parents (voilées, pour la plupart) occupant une école de l'Hérault (tiens, tiens, celle où enseigne Cazals ?) et refusant de laisser leurs chérubins se confronter aux évaluations de CM2.
Ça m'énerve, mais ça m'énerve !
JPB

Écrit par : brighelli | 19 janvier 2009

Ça m'énerve, mais ça m'énerve !
JPB


Moi aussi JPB! On se voile la réalité en s'opposant aux évaluations.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Voilà la solution! former les parents pour en faire des commandos! Sans trop dire qui est leur sergent-instructeur. Ainsi celui-là n'a aucun risque de se recevoir une pichenette de la part du Rectorat. Pas vu, pas pris. Ha - on se demande bien qui a le rôle du méchant dans l'histoire...

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2009

Pinocchio avait un marteau, Panta rei un bulldozer, c'est plus amusant.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Je ne suis pas dans le XVème, mais ils ont aussi du talent, ceux d'ici :

Coralie (5ème) : (à partir de lectures de"Haïku")

"Vivant dans le vent, je partirai dans les champs, regardant un oiseau s'abreuver."

"S'échapper de mon âme sans rien demander, comme un oiseau s'échappant de son nid."

"Marchant tout doucement, je me libère de mon chagrin, pleurant sur l'étang glacé."

"Vivre ma vie, sans rien demander, et aller vers cette lumière qui me suit depuis l'éternité."

Vanessa (4ème) ("Haïku")

La lumière m'éclaire quand il fait noir
Le noir me couvre quand il fait clair.

Jean-Michel (5ème) (Rap) :

Dieu, Dieu dégaine
Dieu te malmène
Mon flot n'a plus de haine
Alors à la prochaine
Mon frère reste Zen
Il n'y a pas de haine
Mais qu'uin homme qui nous aime
La puissance éternelle
Et ça vient de celle
Pour tous les gens que j'aime
Je foutrai le bordel.

Ca décoiffe, non ?

Stéphan (4ème) :

La mort (à partir du "Dormeur du Val" d'A. Rimbaud)

Quand l'âge de la mort tu auras, tu te réveilleras dans une forêt de bois d'ébène, sombre.

Emilie (4ème) : (à partir du "Dormeur du Val", d'A. Rimbaud)

S'endormir lentement
Ne plus sentir la douleur
Juste ce calme, ce silence
Je ne t'en veux plus
Je sais que la fin approche
Mais je n'ai pas peur
Cette fois ce sommeil
Durera toujours

Écrit par : Robin | 19 janvier 2009

refusant de laisser leurs chérubins se confronter aux évaluations de CM2.
Ça m'énerve, mais ça m'énerve !
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2009

C'est cousu de fil blanc, évidemment.
Mais est-ce que ce n'était pas un peu inconscient de la part du Ministère de décréter aussi vite une évaluation en CM2, alors que l'incendie fait rage partout? N'était-ce pas carrément de la provocation? Ne valait-il pas mieux laisser les choses se mettre en place progressivement, et aviser beaucoup plus tard à des évaluations, quand la paix serait revenue et que les nouveaux programmes seraient effectivement entrés dans les habitudes? On se demande ce qu'ils ont dans la tête là-haut! Absence totale de psychologie, ou de sens tactique!

Écrit par : Jean | 19 janvier 2009

Jean a écrit : "Absence totale de psychologie, ou de sens tactique!"

On ne peut s'empêcher de penser que la prêtrise techno du Moloch en a un peu rajouté en pensant que tout le monde mettrait ça, comme d'habitude, sur le compte de leur incompétence.

Ce qui prouve qu'on peut être à la fois incompétent et piètre tacticien.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2009

« vous pêchez contre la culture. »
Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Et ça mord ?

Écrit par : Tailleboudin | 19 janvier 2009

Christophe, avez-vous lu le livre de Faurisson qui lui a valu le titre de négationniste dans les médias…
Personnellement, c'est une militante palestinienne qui me l'a fourni… Au Moyen-Orient, Faurisson est porté au pinacle… Comment se peut-il ?

Ecrit par : Indétermination | 19 janvier 2009

Peut-être parce que...qui se ressemble s'assemble ?

http://www.bivouac-id.com/2009/01/15/dieudonne-a-la-manifestation-pro-hamas-video/

Écrit par : Consternation | 19 janvier 2009

Au Moyen-Orient, Faurisson est porté au pinacle… Comment se peut-il ?
Ecrit par : Indétermination | 19 janvier 2009

Mein Kampf aussi se vend très, très bien dans ces régions. Ce qui devrait faire réfléchir les militants de gauche qui défilent EN CE MOMENT (je ne dis pas TOUJOURS) contre Israel...

Écrit par : rachida darty | 19 janvier 2009

Et ça mord ?

Ecrit par : Tailleboudin | 19 janvier 2009

Oui , ça mord et le poisson vient des profondeurs qu'il ne t'es pas donné de connaître, car tu n'es qu'un boudin.
;o)-

Je voulais me tailleboudiner toute seule (comme le dit Amélie), mais je n'attache pas d'importance aux distractions innofensives de mon esprit et j'ai donc préféré laisser la lourde tâche à Tailledoudin qui remplit cette fonction à merveille!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

je n'attache pas d'importance aux distractions innofensives de mon esprit
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

En effet, il y a des distractions de l'esprit, autrement plus graves. Il faut croire que corriger les fautes d'orthographe des autres permet de ne pas voir certaines fautes morales et intellectuelles.

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article852

Écrit par : Consternation | 19 janvier 2009

Un article très intéressant a été posté par Consternation.
Lisez...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Je suis une voix discordante. Pas passive. Ni active. Mais discordante. Ai-je le droit d'exister dans un manuel de grammaire?

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 19 janvier 2009

Petite Trolette, petite chose, cherche ton nom. Tu le trouveras ... Si c'est ta manière pour te confronter à moi, tu dois être une toute petite chose, sans nom ni pensée. Que des instinct et de l'orthographe...

Écrit par : papa wilhelm | 19 janvier 2009

Si je me confronte à Lisa qui fut Lisette mais qui est papa wilhem qui est aussi moi-même et sans doute d'autres suis-je assez fort pour être un autre moi-même?

Écrit par : papa wilhem | 19 janvier 2009

"des instinct "

Impossible que Tailleboudin oublie le S du pluriel !

En revanche, Pendariton fait beaucoup de fautes, il aime les mots "petite chose", et il a un style opaque . Je penche pour ce pantin.

Écrit par : Délectation | 19 janvier 2009

Quand je penche je vois mes pieds ou mes fesse. Mais j'ai mal au dos après.

Écrit par : Délectation | 19 janvier 2009

Impossible que Tailleboudin oublie le S du pluriel !

ça c'est sûr!

Félicitations pour le blog Brighelli!
D'une brillance inouïe! l'ambiance méphitique qu'y règne me rappelle les plus belles admonestations de Felts!

Les prochaines Lisa e papawilhelm, ne seront que des trolls... Moi je vais vers d'autres rivages en faisant ainsi votre bonheur et...le mien!

Écrit par : papa wilhelm, the real | 19 janvier 2009

Encore une faute, et puis, alors là pas de doute, la formulation est bien pendarthritique. Regardez-le qui agite ses petits poings, le guignol ! OUH OUH, on a peur, hein, Lisa ?

Écrit par : Confirmation | 19 janvier 2009

Je vais prendre un peu d'air frais ailleurs. Mon nez ne supporte pas les odeurs de violette. Trop fort. Je défaille. La faute aussi à mes double-triple-personnalités.

Écrit par : papa wilhem, the real | 19 janvier 2009

Reçu un mail perso de Mara Goyet — pas contente, la dame… Paraîtrait que nous avons médit.
C'est drôle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 janvier 2009

Est-ce qu'elle dit si elle est ou non de la famille à Thérèse et Francis Goyet ?

Écrit par : Jeremy | 19 janvier 2009

Non, Jérémy… Juste des invectives.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 janvier 2009

Et là, Jean-Paul, vous lui avez fait la fameuse réponse de Ferris Bueller dans le film de John Hugues :
"Heureusement qu'il y a des personnes aussi indulgente que nous pour tolérer les personnes aussi peu indulgentes que vous."

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 janvier 2009

Ou alors, pour en revenir à ce bon vieux spaghetti-western :
"Quelle ingratitude quand je pense au nombre de fois où je t'ai sauvé la vie!" (Blondin à Tuco alors qu'il l'abandonne dans le désert sous une bordée d'insultes)

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 janvier 2009

"indulgentes", what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2009

la famille à Thérèse et Francis Goyet ?

Ecrit par : Jeremy | 19 janvier 2009

Jérémy, par pitié, "la famille DE Thérèse" !!!!
Vous aussi, vous allez dire que JPB était votre prof de français ?

Écrit par : yann | 20 janvier 2009

La famille à Thérèse, ou la famille de Thérèse, en tout cas on ne sait toujours pas si elle y appartient ou pas. Je corrigerai si on a un jour la réponse. Et puis "la famille à Thérèse", ça fait "Bande à Bader" ou "Bande à Bono", des fois ce n'est pas forcément si éloigné.

Ca n'a l'air de rien, comme ça, cette histoire de famille, mais ça a tout de même son importance.

Au fait, elle enseigne dans quel lycée, l'agrégée-normalienne Mazarine Pingeot ? La fille Raffarin, elle je sais où elle est, mais Mazarine Pingeot j'ai oublié...

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2009

Pour info, l'Essec prepare des eleves de ZEP au monde des prepas aux ecoles de commerce, sans brader le concours d'entree. Encore une fois il s'agit d'aider des lyceens a sortir de leur milieu et maitriser une culture sans laquelle ces ecoles sont inaccessibles.

http://www.pourquoipasmoi.essec.fr/

Écrit par : Romain | 22 janvier 2009

Et là, Jean-Paul, vous lui avez fait la fameuse réponse de Ferris Bueller dans le film de John Hugues :
"Heureusement qu'il y a des personnes aussi indulgente que nous pour tolérer les personnes aussi peu indulgentes que vous."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 janvier 2009

Ha - "La folle journée de Ferris Bueller" (en anglais: "Ferris Buller's day off"), 1986 - le film d'une génération de collégiens et de lycéens... Qui a servi de maître-étalon pour la série géniale: "Parker Lewis ne perd jamais". Nostalgie (pas la radio), quand tu nous tiens.

la famille à Thérèse et Francis Goyet ?

Ecrit par : Jeremy | 19 janvier 2009

Jérémy, par pitié, "la famille DE Thérèse" !!!!
Vous aussi, vous allez dire que JPB était votre prof de français ?

Ecrit par : yann | 20 janvier 200

Yann, c'est une forme très-correcte dans le sud de la France les : "la maman à paul", "le chien à jeannette", etc. Un souvenir de l'Occitan intégré dans le parler français.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2009

Une interview sous forme de chat Internet de Richard Descoings : absolument édifiant ! et ô combien effrayant !
http://abonnes.lemonde.fr/web/chat/0,46- href="mailto:0@2">0@2-3224,55-1141420@51-1088072,0.html

Écrit par : Saladin | 27 janvier 2009

Après coup, quel est votre avis sur la "réforme" proposée par Richard Descoings ?

Écrit par : Kent | 16 juin 2009

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