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10 janvier 2009

Internats

 

    Jeudi dernier, donc, Marseille se la jouait apocalypse. La neige, dès le mercredi soir, avait plongé la ville, dont on n’imagine pas le degré d’impréparation aux intempéries, dans un chaos de troisième guerre mondiale.

    Le rectorat avait décidé la fermeture des établissements scolaires — sauf qu'à Thiers, les classes prépas continuaient à  fonctionner. La plupart des profs étaient là, et environ un tiers des élèves.

    À la décharge des autres, même le métro, souterrain sur l’essentiel de son parcours, avait cessé de rouler, les agents n’ayant pu, disaient-ils, se rendre sur leur lieu de travail…

    En Hypokhâgne — recrutement « bourgeois », dans l’ensemble — cours normal, avec des effectifs réduits.
En SPE (recrutement exclusif en ZEP — voir ma note sur l’Art de la drague, http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/11/24/art-de-la-drague.html), aucun élève.

    Ce sont pourtant de bons petits, raisonnablement travailleurs, d’autant qu’ils sont là par un choix volontaire. Mais le réflexe n’est pas acquis : on ne se rend pas au lycée par plaisir (quoi qu’on soit bien content d’y être, en général). Leurs années ZEP ne leur ont pas donné de l’Ecole une image assez satisfaisante pour qu’ils fassent l’effort, un jour d’intempéries, de venir en classe.

    Ajoutez à cela qu’ils ont souvent une santé défaillante — somatisation ou accès aux soins plus aléatoire que leurs petits camarades plus favorisés : ils se plaignent avec une facilité déconcertante.

    Et en cours, certains s’affalent carrément — dormant les yeux ouverts, épuisés en arrivant. Plusieurs ont une double charge — l’école et la famille : ils s’occupent de leurs frères et sœurs, les filles particulièrement, familles nombreuses, parents absents ou aléatoires. Même leur régime alimentaire diffère de celui de leurs petits camarades d’HKH : ni le même plafond de ressources, ni même les mêmes goûts.

    Le lycée est si conscient de ces problèmes qu’il laisse les salles à la disposition des élèves jusqu’à 20 heures, et ouvre la cantine le soir à ceux qui veulent y manger. Mais la vraie solution, là et ailleurs, serait de rouvrir massivement des internats.

    C’était Jean Zay qui disait que les écoles doivent rester à l’abri des soubresauts du monde — tant que faire se peut. Elles devraient aussi protéger les élèves conteur leurs parents, leurs habitudes sociales, les trajets désespérément longs. Il n’est pas concevable pour un gosse d’être contraint, comme on dit en Justice, à une double peine — travail scolaire et soucis domestiques — travail de classe et soucis de classe (sociale).

    Les deux lycées montpelliérains où je sévissais encore l’année dernière sont tous deux équipés d’un internat fonctionnel — pas le luxe, mais de quoi vivre et travailler. Peut-être faudrait-il commencer une réforme par là : offrir aux élèves un autre cadre que celui de leur famille (« tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin », dit Poil-de-Carotte), de leur quartier. Les déraciner pour leur bien. Leur construire une bulle, le temps de leurs études. Et ce, peut-être dès les petites classes. Et alors seulement l’Instruction sera naturellement Education.

 

Jean-Paul Brighelli 

Commentaires

Tout à fait d'accord et dès le primaire. Je suis enseignant en CM et avec les collègues on a souvent eu des cas d'enfants dans des situations familiales et/ou sociales dramatiques. Que fait-on dans ces cas là? Une équipe éducative avec les ou/le parent, la psychologue (chez nous elle est très compétente, pour une fois!), les éventuels partenaires sociaux, les orthophonistes... Pour ces situations on explique qu'il serait bien pour l'enfant d'être en internat. Mais comme c'est à la famille de prendre la décision et bien à la fin du CM on retrouve (pratiquement) toujours l'enfant dans l'école car les familles concernées refusent de voir le problème et sont très méfiantes. De toute façon les internats proposés sont les ITEP qui il me semble accueillent des enfants turbulents et il n'y a pas assez de place. La réalité est qu'il n'y a pas de structure adaptée pour ces enfants.

Écrit par : Gerry Galtier | 10 janvier 2009

« Tout le monde ne peut pas être orphelin » ("Coup de théâtre"), pour le plaisir de pinailler.
Sur le fond, je vous approuve entièrement : il faut protéger les élèves du monde extérieur*. Alain le disait aussi.
*et de la télévision.

Écrit par : Tailleboudin | 10 janvier 2009

C'est comme cela que, mes collègues et moi-même, nous nous demandons de temps en temps si la seule solution pour sauver Bidule ou Chose ne serait pas de les adopter...
Maintenant, attention, cela nous ramène tout droit au permis de procréer évoqué sur l'ancienne note.
La place d'un enfant, petit, est dans sa famille. Du moins, il me semble.
Alors, en Primaire, quelles alternatives à l'internat ? Des écoles de parents ? Des assistantes sociales en nombre plus que suffisant ?
Et, toujours, les média qui entrent dans tous les foyers et qui pourraient, dans leurs programmes les plus simples, encourager à une vie plus saine, plus régulière ?
Et pour ceux qui sont actuellement complètement cassés, au point que leur violence les rend dangereux autant pour les autres que pour eux-mêmes, des places en ITEP (instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques) en nombre suffisant et sans parcours du combattant pour y trouver une place ?

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

Plus fort que la sardine qui bouche le port de Marseille, le flocon de neige qui bloque la région Paca...
Mais Gaudin, (que je n'aime pas), n'a sans doute pas complètement tort; le transfert des responsabilités aux collectivités locales sans les fonds qui vont avec, ça ne peut pas marcher.
Mais, en l'occurrence, le côté comique de la situation, (même si ça fait un peu rire jaune), c'est que c'est droite contre droite...

Écrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

Gaudin est à Guerini ce que la peste est à Ebola.

Il faut savoir parfois faire des choix douloureux dans la vie.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

A propos des évaluations (bilans) en janvier au CM2 :

En revanche, faire comme si l'année scolaire était finie avant la fin janvier et interroger les élèves sur la totalité du programme à cette date, j'avoue que je ne vois pas l'intérêt...
Enfin, j'ai bien deux ou trois petites hypothèses, mais ce serait du mauvais esprit.

Ecrit par : catmano | 08 janvier 2009
Allez ! Dis-le !

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Réflexion d'un collègue :

"Tout simplement parce qu'on a décrété il y a quelques décennies que "dorénavant et jusqu'à plus tard", le collège était "pour tous" sans en mesurer les implications et qu'il n'est plus "admissible" de revenir sur ce "choix" pour "l'opinion"... Ces évas en fin de CM2 auraient une connotation "d'examen" d'entrée en 6 ième que j'ai connu pendant ma scolarité... Et poseraient la question dérangeante de la situation "périlleuse" des élèves qui n'ont pas le niveau (ou les compétences ou tout ce qu'on veut, peu importe la dénomination des "abîmes")... La solution actuelle permet de faire croire aux familles qu'à coup "d'emplâtres" (PPRE, stages de vacances, heures d'aide), on va résoudre la question en quelques mois... Heureux les simples d'esprit, comme dit l'autre... "

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

Tout à fait d'accord avec la proposition de JPB. La déportation bi-quotidienne de ces élèves de collège et de lycée qui perdent leur temps dans des autocars vieillots et inconfortables, et dans l'attente d'iceux à la gare routière parfois située assez loin de leur établissement, tout cela me fend le coeur...

Écrit par : outis | 10 janvier 2009

[Hors sujet]

Monsieur le Président,

Par une lettre datée du 30 décembre 2008, vous m'informez de votre décision de me décerner, sur la réserve présidentielle, le grade de chevalier de la Légion d'honneur.
Je suis très heureuse, Monsieur le Président, de cet intérêt montré à ma contribution à la recherche fondamentale en mathématiques et à la popularisation de cette discipline et je vous en remercie.
Monsieur le Président, il y a un an et demi, vous receviez une lettre (ouverte) envoyée par ma mère, Josette Audin, qui vous demandait de contribuer à faire la vérité sur la disparition de mon père, Maurice Audin, mathématicien lui aussi, et disparu depuis le 21 juin 1957 alors qu'il était sous la responsabilité de l'armée française.
A ce jour, vous n'avez pas donné suite à cette demande. Vous n'avez d'ailleurs même pas répondu à cette lettre.
Cette distinction décernée par vous est incompatible avec cette non-réponse de votre part.
Vous me voyez donc au regret de vous informer que je ne souhaite pas recevoir cette décoration.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de mon respect,

le 1er janvier 2009

Michèle Audin
mathématicienne

Écrit par : Tailleboudin | 10 janvier 2009

Je suis absolument d'accord, moi aussi, avec la proposition de JPB. Il s'agit d'une solution relative, limitée, imparfaite et tout ce qu'on voudra, mais elle relève d'une analyse qui sonne juste du "réel" (la fatigue, l'alimentation, les conditions de travail, les trajets...) et non d'une "idéologie".

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

le 1er janvier 2009

Michèle Audin
mathématicienne
Ecrit par : Tailleboudin | 10 janvier 2009

Merci Tailleboudin de cette information.
J'ai bien connu Michèle Audin au lycée d'Argenteuil, naguère. Si vous la connaissez, faites-lui mes amitiés.
Il aurait été convenable d'ailleurs, dans un pays civilisé, qu'aucun enseignant ou chercheur n'accepte de recevoir la Légion d'honneur tant que l'affaire Audin n'était pas éclaircie et Audin lui-même, à titre posthume, décoré de la Légion d'honneur.
GM

Écrit par : N | 10 janvier 2009

Enfin, j'ai bien deux ou trois petites hypothèses, mais ce serait du mauvais esprit.

Ecrit par : catmano | 08 janvier 2009

Je crains également que l'accès des parents aux résultats de toutes les écoles entraîne une belle poussée de fièvre consumériste du type Note 2be.

Ca me fait plutôt penser à un inventaire avant déstockage massif. L'école d'avant 70 accomplissait sa mission d'instruction sans avoir recours à ce genre d'expédients.

Catmano, je joins le sujet de la compo de maths de janvier 75.

1-Simplifiez le quotient et vérifiez en effectuant l'opération.
3,645/0,135

2- Un morceau de beurre pesant 0,650 kg est payé 8,32 F. Quel est le prix du kg de ce beurre ?

3- 350 bouteilles de même contenance contiennent 87,5 l de bière. Quelle est la contenance de chaque bouteille ?

4- Un camion dont la tare est 2,850 t passe sur une bascule qui indique un poids en charge de 9345 kg. Quel est le poids du chargement en tonnes ?

5- Une balance est représentée avec un plateau supportant un morceau de viande et une masse de ½ hg, et sur l’autre plateau deux masses de 1 kg et ½ kg.
Prix du kg de viande : 24 F

a) Quel est le poids de cette viande ?
b) Le prix de cette viande ?

6-Problème
Un seau vide pèse 1, 650 kg. Rempli de miel, il pèse 26,350 kg. Un épicier achète ce seau 118,80 F.
Quel est le prix d’achat du miel au kg ?
L’épicier met ce miel en pots contenant chacun 0,750 kg de miel et il vend chaque pot 4,20 F.
Fait-il un bénéfice ? Justifiez votre réponse .
Si oui, de combien ?

Je ramasse les copies dans une heure !

Écrit par : chevreuil | 10 janvier 2009

Des internats? Avec 5% du PIB?!!!
Vous rêvez mon cher (Oui, je sais, je ne suis pas très fin)

Écrit par : olivier taviau | 10 janvier 2009

Je crains également que l'accès des parents aux résultats de toutes les écoles entraîne une belle poussée de fièvre consumériste du type Note 2be.

Ecrit par : chevreuil | 10 janvier 2009

L'IEN nous a affirmé, en réunion de directeurs, mercredi 7 janvier 2009, que le grand public n'aurait accès qu'aux résultats nationaux, académiques et départementaux.
Les parents d'élèves de CM2 auront en plus accès aux résultats de leur enfant et de l'école qu'il fréquente.
Les instituteurs auront accès, avec code d'accès, aux résultats école par école de leur circonscription.
Seuls les "gradés" (IEN, IA, etc.) auront accès aux résultats école par école sur leur département entier (et sans doute aussi aux résultats des écoles de leur académie et de la France entière, mais je n'ai pas tout noté, je ne peux le garantir).
Un éventuel accès aux résultats école par école par le grand public ne sera donc possible que si des petits malins collectent auprès d'instituteurs, d'IEN ou de parents d'élèves les résultats un par un.
Dernière info : pour les écoles rurales, dans lesquelles le résultat médian serait sans intérêt, vu le nombre d'élèves de CM2 inscrits (cela peut aller de un élève à une dizaine), les IEN créeront des "classes fictives" d'une trentaine d'élèves en regroupant plusieurs écoles pour le calcul.

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

Il se trouve que je travaille dans un établissement qui accueille exclusivement des internes qui , pour la moitié, présentent des problèmes sociaux ou psychologiques. Les élèves ne sont guère protégés du monte extérieur et surtout ils n’y sont pas protégés des autres élèves. La vie en commun, 7/7, car ils ne rentrent pas chez eux le WE , influe sur leur comportement : assez vite, l’adorable petit 6e , le 5e un peu perdu se change en terreur à force de fréquenter des « cas » ; assez vite aussi, certaines classes font bloc contre vous (ou un autre adulte). De plus, l’atmosphère n’est plus celle d’un établissement scolaire mais d’une garderie : les élèves présents toute la journée dans les mêmes murs n’ont plus de lieu ou de moment de transition entre l’espace privé de la maison et l’espace de l’école (et pour cause, c’est le même).

Écrit par : uncertain | 10 janvier 2009

Un ancien de la cité de Gode devrait aller plus loin que faire ses amitiés, chaudement remarquées tout de même, à Mme Audin.
Son avis sur les internats pour enfants défavorisés à plus d'un titre -méritants ou non ?- est attendu comme le Messie.

Écrit par : Rastignac triste | 10 janvier 2009

Le post d'"uncertain" nous montre que rien n'est simple : il y a des effets pervers dans toute bonne idée affichée. Certains internats sont des cocottes minute, avec tous les problèmes assosiés (alcool, drogue ...). Les effets de groupes sont très importants, même sans internat.
Il faudrait des internats différents de ceux qui existent, avec un encadrement solaire, sportif, cuturel qui tienne la route. Sinon, on peut accentuer les problèmes au lieu de les résoudre.

Écrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

Le post d'"uncertain" nous montre que rien n'est simple : il y a des effets pervers dans toute bonne idée affichée. Certains internats sont des cocottes minute, avec tous les problèmes assosiés (alcool, drogue ...). Les effets de groupes sont très importants, même sans internat.
Il faudrait des internats différents de ceux qui existent, avec un encadrement solaire, sportif, cuturel qui tienne la route. Sinon, on peut accentuer les problèmes au lieu de les résoudre.

Ecrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

C'est en effet en internat que mon fils a "découvert" les paradis artificiels, dans le parc du lycée agricole, le mercredi après-midi.
Heureusement pour lui, il est resté dans le "soft", il n'en fut pas de même pour tous ses camarades internes, le pire étant atteint surtout par les élèves du CFA.

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

décoré de la Légion d'honneur.
GM

Ecrit par : N | 10 janvier 2009

Héhé ! j'avais deviné que derrière le N (haine bien sûr contre Epatant !) se cachait GM ! Etourdi, va !

Aussi, ne mégotons pas sur le pseudo !

Écrit par : F | 10 janvier 2009

Catmano a écrit : "Un éventuel accès aux résultats école par école par le grand public ne sera donc possible que si des petits malins collectent auprès d'instituteurs, d'IEN ou de parents d'élèves les résultats un par un."

Pas forcément ! Il suffit qu'il y ait des fuites plus ou moins organisées au niveau de la prêtrise intermédiaire du Moloch.

Ne me dites pas que cela ne se peut : comment les sujets des évaluations ont-ils pu fuiter ?

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Catmano a écrit : "Un éventuel accès aux résultats école par école par le grand public ne sera donc possible que si des petits malins collectent auprès d'instituteurs, d'IEN ou de parents d'élèves les résultats un par un."

Pas forcément ! Il suffit qu'il y ait des fuites plus ou moins organisées au niveau de la prêtrise intermédiaire du Moloch.

Ne me dites pas que cela ne se peut : comment les sujets des évaluations ont-ils pu fuiter ?

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Evidemment. Je crois que mon éducation très républicaine continue à me jouer des tours ! A mon âge, il serait pourtant temps de redescendre sur le plancher des vaches ! ;-(

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

La liste d'exercices donnés par Chevreuil me fait penser qu'une proportion non négligeable de mes élèves de TS ne sauraient pas les fiare tous.

Finalement, pour beaucoup d'élèves, il y a stagnation globale des savoirs de base dans les 7 années qui suivent le CM2. On s'illusionne en masquant cette stagnation par des contenus différents d'année en année.

Un remède ? Etre bien plus exigeant, à tous les niveaux, avec des contenus de haute volée dotés de réelles progressions.

A l'exact opposé des débilitances "équitables" concoctées par le haut clergé du Moloch.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

les faire non plus !

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

@RASTIGNAC TRISTE
Vous écrivez :
"Un ancien de la cité de Gode devrait aller plus loin que faire ses amitiés, chaudement remarquées tout de même, à Mme Audin.
Son avis sur les internats pour enfants défavorisés à plus d'un titre -méritants ou non ?- est attendu comme le Messie.
Ecrit par : Rastignac triste | 10 janvier 2009"

Je n'ai jamais habité la Cité de Gode, mais les cités de Bezons, qui n'étaient pas loin. Pour le reste, c'est-à-dire les internats pour "enfants défavorisés" - ce qui n'a que peu de rapports avec l'affaire Audin -, vous me permettrez de prendre le temps de la réflexion : un Messie, cela peut se permettre de se faire attendre. C'est d'ailleurs ce que font les messies en général et en particulier.

Écrit par : N | 10 janvier 2009

D'où vient que me voilà N ?
C'est GM !

Écrit par : N | 10 janvier 2009

En ce qui concerne les internats, je suis très dubitatif.

J'ai un bon souvenir de mon passage en internat en classe prépa. C'était tout sauf un inertat *.

Pour le reste...

* c'est ce que j'avais commencé par taper. Un pédagol y verrait un jeu dyslexique créatif et créerait sur le champ 17 séquences en lieu et place des rébarbactivités usuelles.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

"inertat"
* c'est ce que j'avais commencé par taper. Un pédagol y verrait un jeu dyslexique créatif et créerait sur le champ 17 séquences en lieu et place des rébarbactivités usuelles."

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Pas possible! Il manque un "n", dans votre anagrodyslexamme!
Un "haine"? Pour les "pédagols"? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

mettons alors innertat avec deux haines.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

La liste d'exercices donnés par Chevreuil me fait penser qu'une proportion non négligeable de mes élèves de TS ne sauraient pas les fiare tous.

Finalement, pour beaucoup d'élèves, il y a stagnation globale des savoirs de base dans les 7 années qui suivent le CM2. On s'illusionne en masquant cette stagnation par des contenus différents d'année en année.

Un remède ? Etre bien plus exigeant, à tous les niveaux, avec des contenus de haute volée dotés de réelles progressions.

A l'exact opposé des débilitances "équitables" concoctées par le haut clergé du Moloch.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Là, vous me rappelez ma pauvre collègue dont le fiston est entré en 6° cette année scolaire.
Son mari et elle se battent quotidiennement avec le jeune homme qui fait de plus en plus de fautes d'orthographe en écrivant seul et même en copiant.
Après les "feuille mortent" du mois de novembre, il est passé maintenant à la vitesse supérieure : plus d'accords du tout.

Son argument ?

"De toute façon, "ça" ne compte pas. Les profs ne me disent rien et les autres élèves sont pires ! La preuve, j'ai 17,2 de moyenne générale et les félicitations !"
Il continue dans le tragique : "C'est parce que maman est instit que vous me cassez les pieds avec ça. Je suis le plus malheureux des élèves de la classe, parce que les autres parents, ils ne regardent que la note et ils ont bien raison !"

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

C'est en effet en internat que mon fils a "découvert" les paradis artificiels, dans le parc du lycée agricole, le mercredi après-midi.
Heureusement pour lui, il est resté dans le "soft", il n'en fut pas de même pour tous ses camarades internes, le pire étant atteint surtout par les élèves du CFA.

Ecrit par : catmano | 10 janvier 2009
Il l'aurait découvert également sans internat ! Et rien ne te permet d'affirmer que c'est bien là qu'il a commencé et non auparavant. Il n'est nul besoin d'être interne pour se procurer de la came.
Mes deux enfants sont internes et c'est un système parfait pour les ados, particulièrement de zones rurales..
Ils sont levés tôt = 6H30 , couchés tôt =21H30 pour les collégiens et 22H30 pour les lycéens. A la fin des cours, dès le goûter pris, ils sont en étude surveillée jusqu'à l'heure du repas, y compris depuis cette année les élèves de première et terminale, suite à des dégradations et chahuts dans les chambres d'internat où ils étaient auparavant autorisés à aller travailler, ils n'ont accès à la télévision que le mardi soir de 20H00 à 22H30.
Les lycéens majeurs ou dont les parents ont eu l'imbécilité de l'autoriser peuvent sortir dans la ville au lieu de se rendre en étude: c'est leur problème ! Mon fils n'en a pas l'autorisation permanente et nous ne la donnons que ponctuellement pour d'éventuels achats de fournitures scolaires, pas plus de deux à trois fois sur l'année.
Le lycée et le collège où ils sont sont réputés être des lieux de perdition. La rumeur perdure depuis quarante ans sur cette cité scolaire.
Ma foi ! C'est ce qui se dit ! C'est vrai que les élèves drogués ou alcooliques ou les deux y sont légions.
Ma fille est aussi bonne élève que quand elle était externe et nettement moins fatiguée par les trajets interminables. Elle peut faire ses devoirs à cinq heures et les finir à 18H30 en étant encadrée au lieu de les commencer à 19H00 avec ses parents.
Mon cancre de fils a été bien soulagé par l'internat qui lui évitait de mentir quotidiennement à ses parents et à ses professeurs (très bonne explication des bienfaits de l'internat pour les cancres dans le bouquin de Pennac ! ). Finalement, ayant épuisé toutes les distractions et ayant grandi un peu dans sa tête, il se transforma peu à peu en élève convenable et à peu près sociable. Peut-être consomme-t-il occasionnellement du shit ou de l'alcool ? Je suis à peu près certaine qu'il ne s'agit toutefois pas d'une habitude et que le danger eut été le même s'il avait été demi-pensionnaire.
Il me parait certain que pour une majorité d'élèves adolescents, c'est une solution excellente.
Quant au coût, il est à la portée de toutes les bourses: 430 euros le trimestre, repas compris, d'où doivent être déduites les bourses de collège (pas brillant-brillant) et lycée (fort convenables et attribuées une fois pour toutes sans révision annuelle à la baisse en cas d'augmentation des revenus parentaux !! ).
Il est évident que si on veut inciter les familles à mettre leurs collégiens en internat, il faut revoir les plafonds d'attribution et les montants des bourses de collège, sinon, ce serait trop lourds pour les populations qui en auraient le plus besoin.
Peut-être revoir aussi à la hausse le personnel d'encadrement et offrir un encadrement culturel et sportif réel pour le mercredi après-midi. Je fais d'ailleurs revenir les miens le mercredi midi car les laisser sur place est la porte ouverte à toutes les bêtises auxquelles peuvent se livrer des ados désœuvrés et non surveillés.

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

"Mouhahahaha !
Zemmour qui trouve qu'on devrait s'étonner que la petite Dati s'appelle Zohra !!! Il aurait préféré qu'elle s'appelle comment ?! "
Ecrit par Jeremy
Charlotte, Mélanie, Elise...ces prénoms français que tous les immigrés italiens, espagnols, portugais, polonais, hongrois ont donnés à leurs enfants parce qu'ils étaient français, vivaient en France et souhaitaient ardemment s'assimiler. Donc, pas de quoi s'esclaffer, Zemmour constate que l'assimilation ne fonctionne plus. En tout cas pas pour les immigrés maghrébins. C'est une façon de mettre en lumière certaines contradictions et problèmes identitaires.
Jérémy, je suppose que vous êtes "de souche" et c'est pourquoi cette question de l'assimilation vous est, si je puis dire, étrangère.
Ecrit par : Amélie | 10 janvier 2009

Arrière-petit fils d'émigrés. Et pas de la porte d'à-côté. Et vous allez rire, mais dans la famille on porte généralement des prénoms en lien avec notre pays d'origine (la tendance s'est néanmoins perdue dans une branche sur les huit... qui s'est expatriée, et ne paye même plus ses impôts en France).

"Pourquoi ne pas remplacer un chef d'établissement sur deux qui partent à la retraite ? Il y aurait des CE itinérants, vacataires, nommés sur bassin.
Ecrit par Dugong.

Oh oui ! Et même des recteurs nommés sur plusieurs académies (Genre Nancy-Metz-Strasbourg, ou Lyon-Grenoble-Clermont-Ferrand). Un tiers de recteurs en moins, voilà un beau symbole !
Et mieux encore : trois recteurs TZR pour toute la France. Au cas où l'un d'entre eux tomberait malade, hop, on envoie l'un des recteurs TZR à Rennes, à Ajaccio ou à Bordeaux. Et si les recteurs TZR sont inoccupés, on les met au CDI à recouvrir des livres ou à faire l'accueil des élèves. Pas de gaspillage !
C'est pas des belles idées, ça ?

Écrit par : Elfe sylvain | 10 janvier 2009

Peut-être revoir aussi à la hausse le personnel d'encadrement et offrir un encadrement culturel et sportif réel pour le mercredi après-midi. Je fais d'ailleurs revenir les miens le mercredi midi car les laisser sur place est la porte ouverte à toutes les bêtises auxquelles peuvent se livrer des ados désœuvrés et non surveillés.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Donc internats, oui, mais correctement surveillés par des personnels en nombre suffisant, qui ne considèrent pas qu'un "gamin doit faire ses propres expériences" et qu'il n'a donc aucun rôle éducatif à jouer.

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

La liste d'exercices donnés par Chevreuil me fait penser qu'une proportion non négligeable de mes élèves de TS ne sauraient pas les fiare tous.


Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Ça me paraît invraisemblable ! Ce sont des petits problèmes de base, voire même des exercices qui ne nécessitent que d'avoir compris les quatre opérations et les conversions. Il me semble que mon CM2 68/69 nous en offraient de plus longs, avec plus de questions successives découlant les unes des autres, non ? Sur le plan opératoire, c'était du même niveau mais il restait encore des baignoires qui fuyaient et des trains qui stationnaient dix minutes en gare de Laroche-Migennes. y a-t-il seulement encore des trains Paris-Marseille qui ont un arrêt à Laroche-Migennes ?
J'ai très envie de demander à mon fils de Terminale L et nullité mathématique notoire, s'il en a le temps, de me les résoudre. Je suis curieuse de voir ce qu'il est capable de produire.

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Merci à Elfe Sylvain.

J'avais écrit : "Il y aurait des CE itinérants, vacataires, nommés sur bassin."

Je précise : ces CE, gestionnaires de fonds, batissent maux.

Je sais. La fiente de l'esprit qui vole et tout ça...

Ceci dit, j'imagine très bien notre Cauchemar du Moloch recouvrir des livres de papier kraft dans un cdi perdu de la Lozère.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

"Je suis curieuse de voir ce qu'il est capable de produire."

Chiche.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Des internats? Avec 5% du PIB?!!!
Vous rêvez mon cher (Oui, je sais, je ne suis pas très fin)

Ecrit par : olivier taviau | 10 janvier 2009

"Ils ont créé l'image d'une masse stupide qui doit être dirigée par
des intellectuels intelligents. En fait, ce que nous avons souvent
découvert c'est que ces intellectuels, ces classes éduquées, forment
la partie la plus endoctrinée, la plus ignorante, la plus stupide de
la population. Il y a de très bonnes raisons à cela.
Fondamentalement deux raisons. D'abord, en tant que population
'lettrée', ils sont les premiers soumis à la propagande massive. Il
y a une deuxième raison, plus importante et plus subtile. Ils sont
des organisateurs idéologiques (ideological managers). Par
conséquent, ils doivent intérioriser la propagande et y croire."/
(cité par G. de Selys dans sa conclusion à l'ouvrage collectif
"Médiamensonges", EPO 1991
Noam Chomsky

Écrit par : olivier taviau | 10 janvier 2009

Un post qui met une nouvelle fois, et à juste titre, l'accent sur les inégalités sociales et la "fracture culturelle" qu'on retrouve à l'école.
Les élèves que je vois en Lycée Professionnel ont eux aussi généralement une double charge : le lycée et la famille. Beaucoup d'entre eux travaillent au bar-tabac ou dans le resto du coin, arrivent en cours épuisés. C'est d'ailleurs l'un des paradoxes : l'échec scolaire fait que le système leur tient régulièrement un discours infantilisant ("attention, tu vas être collé..."), alors que la vie exige d'eux une maturité qu'on attend pas forcément de ceux qui évoluent dans des filières finalement plus "confortables" et "protégées".
L'internat est-il la solution? Uncertain a sans doute bien raison d'émettre quelques réserves à ce sujet. L'un des effets pervers est de voir des élèves s'approprier encore un peu plus le territoire de l'école, jusqu'à y considérer le professeur et ce qu'il peut apporter de culture comme des intrus...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Tiens, voilà que les petits fascistes reviennent troller.

Nous à Marseille, on s'en fout : on est habitué à enjamber les merdes qui traînent.

On fait pareil sur ce blog.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

"[...] qu'on n'attend pas forcément [...]", bien sûr.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

De quand date donc ce discours de le Pen?
Assez troublant à première lecture.
C'est de la démagogie absolue. Mais, ça, on le savait déjà.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

"Un éventuel accès aux résultats école par école par le grand public ne sera donc possible que si des petits malins collectent auprès d'instituteurs, d'IEN ou de parents d'élèves les résultats un par un."

Ecrit par Catmano

Ce qui ne va pas manquer de sel, ce sera de voir les parents demandeurs de sorties ééééducatives et de prooojets ciiiiitoyens se jeter sur les résultats de l'école de leur rejeton et les comparer fébrilement avec ceux du petit cousin ou du copain de l'autre quartier. Je ne pense pas que tout ça contribue à créer un climat très sain.

Catmano, vous vouliez savoir à quel moment de l'année les calculs d'aires étaient abordés : c'est vers mi-février avec des exercices de comptage de carreaux sur une surface complexe, décomposition en figures simples et expression de l'aire avec un carreau-unité, puis un demi-carreau.
Suivent des mesures d'aire par encadrement (aire d'un demi-cercle) et l'apprentissage des unités d'aire , le m² , ses sous-multiples et ses multiples. Le tout réparti sur une semaine.

Pour avoir des CM2, je trouve que ça va très vite, surtout pour la partie conversions des unités d'aire, qui demandent des exercices répétés pour que les automatismes s'installent.

Écrit par : chevreuil | 10 janvier 2009

Je reproduis ci-dessous la quatrième de couverture de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive", qui viennent de paraître aux éditions L'Harmattan :

"A la fois narrateur et personnage principal de cette histoire, André Moreau est un enseignant qui se trouve ballotté d’une académie à l’autre. Si le regard qu’il jette sur un système éducatif en faillite est cynique, il plaide au bout du compte pour la refondation d’une école renouant avec la transmission des savoirs et assurant une réelle égalité des chances. Il dégage au passage les clefs qui viennent éclairer les crises de notre époque, mais aussi le pourquoi de la victoire de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2007.
Lucide, Daniel Arnaud a su trouver les mots pour répondre au François Bégaudeau d’Entre les murs, ainsi qu’à tous ceux qui s’extasient sur la "créativité du parler banlieue". Elèves, professeurs, bureaucrates de l’institution scolaire, adeptes du "pas de vagues" et bien-pensants de tous ordres : chacun en prend pour son grade. Un ouvrage décapant, qui se lit comme un roman d’aventures."

C'est un roman, en quelque sorte la réponse aux "Entre les murs" de François Bégaudeau et autres démagogues, mais qui donne matière à réflexion sur l'école. Les inégalités sociales, la "fracture culturelle", la baisse du niveau, la culture, etc, font partie des thèmes abordés. On y trouve en outre quelques clefs pour comprendre, en rapport avec la faillite du système éducatif, la montée des extrémismes et le retour de certains discours fascisants...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Merci, Daniel, pour ce post.

Écrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

Pour avoir des CM2, je trouve que ça va très vite, surtout pour la partie conversions des unités d'aire, qui demandent des exercices répétés pour que les automatismes s'installent.

Ecrit par : chevreuil | 10 janvier 2009

C'est d'ailleurs pour cela qu'on ne le faisait pas plus tôt au CM, de façon à s'assurer que l'automatisme de la conversion était bien installé pour les mesures de longueurs, de masses et de capacités (litre) que les élèves étudiaient toutes depuis le CE1.
La deuxième moitié du CM2 abordait, par le biais concret des mesures d'aires et de volumes, les puissances de 10.
On "installe" maintenant uniquement le cm² et le m² qui, de toute façon, arrivent comme des cheveux sur la soupe puisque les programmes 2008, comme les précédents depuis 1989, n'étudient plus que les "unités de mesures les plus usuelles", interdisant de ce fait à l'élève de comprendre le système métrique et son rapport avec la numération décimale.

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

"On a les supporters qu'on mérite", d'après votre copié-collé, Jacqueline de Romilly est une sombre Lepéniste ?

Écrit par : Jeremy | 10 janvier 2009

Tiens, voilà que les petits fascistes reviennent troller.
Dugong

De quand date donc ce discours de le Pen?
Assez troublant à première lecture.
C'est de la démagogie absolue. Mais, ça, on le savait déjà.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009



N'est-ce pas plutôt, dans l'esprit de "on a les supporters", faire un rapprochement entre les anti-pédagos et ce que dit Le Pen dans ce discours ? En effet, tout y est !

Mais c'est être borgne (oui, c'est facile ) ou aveugle que de faire de Brighelli un fasciste ! Les différents bords politiques peuvent se rejoindre sur certains sujets !

Ridicule aussi de traiter de fasciste celui qui cite ce texte !

Démagogie quand c'est Le Pen, mais pédagogie quand c'est ce blog qui dit la même chose. Curieux quand même !

Voilà peut-être pourquoi, malgré les nombreux bouquins écrits sur l'école depuis tant d'années, pour constater les dégâts, on ne construit rien, on parle. Pas de rassembleur.Divisions toujours. Il faut être de gauche pour parler de l'école et être écouté !

Écrit par : N'en jetez plus, la cour est pleine ! | 10 janvier 2009

De quand date donc ce discours de le Pen?
Assez troublant à première lecture.
C'est de la démagogie absolue. Mais, ça, on le savait déjà.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

L'intention est "démagogique" (récupérer des électeurs qui ne votent pas d'habitude pour lui), mais pas le contenu du discours puisque les dits électeurs sont totalement ou en partie d'accord avec le discours. A noter que "on a les lecteurs qu'on mérite" joue, comme Le Pen, sur les deux tableaux : si nous sommes d'accord avec ce discours, c'est que nous sommes lepénistes.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

"Ridicule aussi de traiter de fasciste celui qui cite ce texte !"

Non, car je fais une grande différence entre citer et assener.

Le Pen dit des choses opportunistes en matière d'éducation.

Je m'en fous.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Le Pen dit des choses opportunistes en matière d'éducation.

Je m'en fous.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Et bien sûr, seul Le Pen est opportuniste !

Il a écrit un bouquin sur l'éducation, lui aussi ?

Écrit par : N'en jetez plus, la cour est pleine ! | 10 janvier 2009

Ceci dit, comme l'a montré Clément Rosset, tous les discours qui ne se bornent pas à énoncer des faits sont "idéologiques", y compris et surtout les discours qui dénoncent une idéologie.

Si l'on en revient au fil sur les internats, prétendre que les internats constituent LA solution aux problèmes de l'école, c'est de l'idéologie, mais constater que dans tel établissement (par exemple celui de JPB) se posent tels et tels problèmes (santé, transports, alimentation...) et admettre que la création d'un internat dans ce lycée, pour ces élèves-là, et, par inférence pour d'autres élèves, ailleurs, qui sont dans la même situation, pourrait non résoudre leurs problèmes sociaux, mais améliorer leur situation, ce n'est pas de l'idéologie.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

L'intention est "démagogique" (récupérer des électeurs qui ne votent pas d'habitude pour lui), mais pas le contenu du discours puisque les dits électeurs sont totalement ou en partie d'accord avec le discours.

J'ai tapé trop vite. Il eût fallu écrire : "L'intention est "démagogique", mais pas le contenu du discours quand il énonce des faits auxquels les dits électeurs peuvent souscrire.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

A court terme, le pen est cuit. Ce n'est plus un problème.

Dans le personnel politique actuel, la seule chose qui m'intéresse est d'éplucher dans le détail les listes des divers partis aux européennes.

Objectif : débusquer les pédagols.

Il y aura de quoi défaire.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Voilà peut-être pourquoi, malgré les nombreux bouquins écrits sur l'école depuis tant d'années, pour constater les dégâts, on ne construit rien, on parle. Pas de rassembleur.Divisions toujours. Il faut être de gauche pour parler de l'école et être écouté !

Ecrit par : N'en jetez plus, la cour est pleine ! | 10 janvier 2009

Parce qu'on a tendance à rester dans l'idéologie (idéologie "instructionniste" contre idéologie "constructiviste", pour parler vite).

Il fallait en passer par là, mais tant qu'on en restera là, au point où nous en sommes, on n'avancera plus.

C'est pourquoi guy morel a raison de demander les fichiers et les programmes (et pas seulement les "discours d'escorte") et pourquoi j'ai particulièrement apprécié la dernière note de JPB.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

C'est une excellente idée. Je suis tout à fait d'accord avec vous!

Écrit par : clem | 10 janvier 2009

Les déraciner pour leur bien. Leur construire une bulle, le temps de leurs études. Et ce, peut-être dès les petites classes. Et alors seulement l’Instruction sera naturellement Education.

Jean-Paul Brighelli

Imaginons une seconde que le ministre bien inspiré reprenne et applique toutes les bonnes idées de JP Brighelli.

Au bout de quelques années sortent du système éducatif des centaines de milliers de jeunes gens et de jeunes filles sévèrement instruits, parfaitement éduqués, harmonieusement cultivés et tout disposés à se lancer dans des formations professionnelles longues et coûteuses leur permettant d'exercer les métiers les plus nobles, les plus excitants et les plus rénumérateurs. On imagine d'ici la belle pagaïe et les bouchons aux portes de l'élite qui, du coup, imploserait et avec elle ses privilèges.

Sans compter qu'on se demande qui, dans cette ruche bourdonnante idéale accepterait de réaliser les travaux grossiers et peu qualifiés qui occupent encore de nos jours plus des trois quarts des salariés?


Non! le pays a le devoir de ne pas instruire sa jeunesse au delà de certaines limites raisonnables. Sauf à s'exposer à des risques de révolte dans le cas contraire. Il revient donc à l'école et dès les premières classes d'instruire inégalement les enfants. Au grand nombre elle se contentera d'apporter un minimum d'instruction ("acquisition du socle des compétences indispensables" en référence au cadre européen) et s'emploiera à le cocooner, à le socialiser, à ne pas trop exciter son appétit de connaissances, dont on sait qu'il s'éguise en cherchant à l'apaiser. Au petit nombre on confiera aux parents ambiteux, soucieux de réussite sociale et connaisseurs de la machine à trier, le soin d'approfondir et de parfaire l'éducation grossière amorcée en compagnie du grand nombre, école unique oblige.
L'idée généreuse de JP Brighelli d'ouvrir des internats, véritables substituts de parents défaillants, s'incrit dans ce registre.


Ensuite il appartiendra aux idéologues désoeuvrés de l'école de masquer aux yeux de ses utilisateurs le fonctionnement réel de la ruche scolaire pourtant exposé aux yeux de tous. Et on continuera encore longtemps à diffuser les idéaux de "l'école républicaine" ou ceux en version FSU de la "démocratisation de l'enseignement".

Je ne vous dis que ça!

Écrit par : marigot | 10 janvier 2009

"C'est pourquoi guy morel a raison de demander les fichiers et les programmes"

Seul le GRIP en a !

Les politiques s'en foutent ou, si cela les arrange, ils en feront un discours d'escorte.

Qui a déjà vu un parti politique faire une analyse détaillée (y compris comparative) des contenus des programmes de l'EN ..?

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Marigot a écrit : "Au bout de quelques années sortent du système éducatif des centaines de milliers de jeunes gens et de jeunes filles sévèrement instruits, parfaitement éduqués, harmonieusement cultivés et tout disposés à se lancer dans des formations professionnelles longues et coûteuses leur permettant d'exercer les métiers les plus nobles, les plus excitants et les plus rénumérateurs. On imagine d'ici la belle pagaïe et les bouchons aux portes de l'élite qui, du coup, imploserait et avec elle ses privilèges."

C'est le même type de raisonnement qui empêcherait de lutter contre la mortalité infantile dans les pays du tiers-monde au nom de l'impossibilité de nourrir les survivants *

La bonne approche n'est-elle pas celle de ce toubib rencontré dans un hôpital d'afrique centrale : "quand les africains en auront marre de crever du sida, ils se protégeront"

* ne lisez pas Marilyse, vous vous feriez du mal.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

A court terme, le pen est cuit. Ce n'est plus un problème.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Je ne partage pas votre optimisme. Après la scission Le Pen-Megret, le Front National était déjà donné mort... avant de voir son leader présent au deuxième tour en 2002. Les extrémismes se nourrisent des temps de crise, dans lesquels ont a besoin de dénoncer le "tous pourris" des parlementaires tout en désignant des boucs-émissaires. C'était déjà la rhétorique des fascistes après la crise de 1929, et elle aura encore de beaux jours devant elle après la crise de 2008.
Il me semble que, malheureusement, l'effondrement du FN en 2007, ne pourrait s'avérer être qu'une parenthèse... avant une résurgence.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Pour découvrir la Clément Rosset :

http://clementrosset.blogspot.com/

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

C'est une excellente idée. Je suis tout à fait d'accord avec vous!

Ecrit par : clem | 10 janvier 2009

Je ne sais pas si c'est une excellente "idée" ; les "idées", c'est une autre affaire. Ce n'est tant l'idée de créer des internats partout qui m'a intéressé, que l'analyse humaine d'une réalité. Maintenant, il est possible et même probable que marigot ait raison, mais peut-on faire ce métier en se disant que l'on n'est que le rouage d'une machine à faire de la reproduction sociale ?

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Marigot résume (peut-être involontairement?) les principes officieux de l'Education nationale : il ne s'agit pas d'instruire, mais juste de discriminer, de ranger chacun dans sa case, et au bout du compte de gérer la reproduction des inégalités sociales.
D'où le malaise sur le terrain, notamment dans les ZEP et et les LP, qui concentrent l'échec scolaire : paradoxalement, ce n'est là que la "réussite" d'un système qui fonctionne comme il est censé fonctionner. Et les premiers leurrés (comme les élèves) sont les profs eux-mêmes : ils en sont à se demander pourquoi on ne leur donne pas les moyens pour enseigner alors que l'institution attend juste d'eux qu'ils gardent...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Sur cette question de l'école reproductrice des inégalités sociales, je crois qu'il faut se référer au "Surveiller et punir" de Foucault. Dans un passage clef du livre, le philosophe note que les détenus qui ne parviennent pas à se réinsérer dans la société ne sont pas l'échec mais la réussite du système carcéral, puisqu'il s'agit juste de savoir où ils se trouvent et de les contrôler. Le discours est à mon sens transposable à l'école.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Pour découvrir la Clément Rosset :

http://clementrosset.blogspot.com/

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009

Sa pensée, évidemment !

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Daniel Arnaud a écrit : "Je ne partage pas votre optimisme"

Je ne suis pas optimiste : aux européennes (c'est en juin !), je crois au scénario suivant :

- grosse abstention
- vote protestataire bénéficiant à l'extrême gauche et aux verts

Besancenot et Cohn-Bendit à Bruxelles.

Ils pourront jouer à celui qui pisse le plus loin.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Dugong,

Pour les Européennes, nous sommes d'accord. Mais comme vous le rappelez, c'est en juin, et c'est donc du court terme.
Je parlais pour ma part de la permanence des idées du FN à long terme, quelque soit le successeur de Le Pen.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

La liste d'exercices donnés par Chevreuil me fait penser qu'une proportion non négligeable de mes élèves de TS ne sauraient pas les faire tous.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Ça me paraît invraisemblable !

Ecrit par : dobolino

En terminale, je ne sais pas, en seconde, je suis sûr que c'est possible. Il n'y a qu'à voir ceux qui "posent un produit en croix" quand un des termes est 1, c'est à dire là où simplement avoir compris en quoi consiste une division, voire une multiplication (je n'extrapole pas, je l'ai constaté) permet de trouver la solution en une seule ligne. Et naturellement, le produit en croix posé n'est pas toujours correctement effectué.

Je répète : il est sidérant de voir en lycée des élèves qui ne savent pas ce qu'est une multiplication ou une division, si ce n'est une touche sur la calculatrice.

Et rien ne permet de penser que parmi ces élèves, aucun ne parvient en section S. Parce que les professeurs de physique en seconde sont incités (plus ou moins gentiment) à faire des "activités" et des T.P., afin de "ne pas dégoûter" les élèves, et que la chose la plus "dégoûtante" qu'il y ait en physique, ce sont les calculs.

Écrit par : moot | 10 janvier 2009

Je pense que la question du FN et des extrémismes (dont il est question plus haut) rejoint de toute façon la question de l'instruction. Parce que lorsqu'on a peu de vocabulaires et de repères, on pratique facilement l'amalgame et le raccourci. Or, ce sont ces derniers qui assurent le succès d'un discours populiste de type "tous pourris" ou "la faute aux Arabes qui viennent prendre nos allocs". En 2002, la profession de foi de Le Pen était la seule du lot qui était compréhensible avec moins de 300 mots de vocabulaire.
Et que les choses soient claires : le terreau des extrémismes (qu'il s'agisse du vote FN dans certains coins de France profonde ou de la montée de l'antisémitisme dans certaines banlieues), c'est celui qui recoupe l'échec scolaire et donc les ZEP et les LP.
"Tous pourris" ou "Ils prennent nos allocs" : voilà des formules courantes chez bon nombre d'élèves de CAP ou de BEP que j'ai pu rencontrer dans différentes académies, que ce soit sur le continent ou en Corse.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

"[...] peu de vocabulaire [..]" : what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Les difficultés financières, lorsqu'elles sont très graves, deviennent des difficultés politiques : nous l'avons vu à la fin de l'ancien régime et sous la Révolution. La question des
impôts, lorsque l'imposition doit être très lourde, est redoutable parce qu'elle provoque des résistances et favorise la démagogie : c'est le cas qui s'est présenté à plus d'un moment de notre histoire. Un gouvernement faible est tenté par l'expédient trop facile des assignats, qui provoque la ruine. D'autre part, compter sur les sacrifices raisonnés et volontaires de toutes les parties de la nation est bien chanceux.
D'après l'expérience des siècles passés, on peut se demander si la question d'argent ne sera pas, pendant assez longtemps, à la base de la politique, si, au-dedans et au-dehors, notre politique n'en dépendra pas, si, enfin, le pouvoir ne tendra pas à se renforcer et à sortir des règles de la démocratie parlementaire pour soustraire les mesures de salut public à la discussion. Déjà, en 1926, devant la banqueroute imminente, Raymond Poincaré, revenu au pouvoir, a dû recourir aux décrets-lois. Le déficit n'ayant pas tardé à se reproduire par l'excès des dépenses que provoquent les Chambres, il apparaît qu'il faudra renoncer à des finances régulières et courir le risque d'un grand désordre ou bien, au nom du salut public, nier les droits de la majorité.
On peut remarquer que presque partout en Europe, dans les pays éprouvés par la guerre, les gouvernements ont perdu pied. Le vieux monde est dans un état qui ressemble beaucoup au chaos.

Extrême est la confusion des idées. Pleins pouvoirs, dictature, ce sont des mots qui n'effraient plus ou des choses qui semblent naturelles, tandis que partout sont affichés les noms de République ou de démocratie. Sur les vastes destructions qu'une guerre immense et les révolutions qui l'ont suivie ont causées, personne ne peut dire ce qui s'élabore, ce qui est provisoire et ce qui est définitif.
Seulement, quand on compare la France aux autres pays, quand on se représente les hauts et les bas de son histoire, on voit qu'elle n'est pas la plus mal partagée. Exposée aux tribulations, souvent menacée dans son être - elle l'a encore été, et terriblement, en 1914 - elle n'est pas sujette à ces affaissements ou à ces longues éclipses dont tant d'autres nations offrent le modèle. Sa structure sociale reste solide et bien équilibrée. Les classes moyennes, sa grande force, s'y reconstituent toujours en peu de temps.

Après toutes ses convulsions, parfois plus violentes qu'ailleurs, elle ne tarde pas à renaître à l'ordre et à l'autorité dont elle a le goût naturel et l'instinct... Si l'on n'avait cette confiance, ce ne serait même pas la peine d'avoir des enfants.
J(P)B

Écrit par : Jacques (premier) Bainville 1924 | 10 janvier 2009

Dugong,

Pour les Européennes, nous sommes d'accord. Mais comme vous le rappelez, c'est en juin, et c'est donc du court terme.
Je parlais pour ma part de la permanence des idées du FN à long terme, quelque soit le successeur de Le Pen.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Je le crains aussi. Il y a des "foyers dormants" qui ne demandent qu'à se rallumer, notamment dans les campagnes (pas forcément parmi les agriculteurs qui restent, mais parmi les "nouvelles populations") et dans certaines petites villes de province aussi.

Ce n'est pas un hasard si Charles Millon était député-maire de Belley (je ne dis pas que tout le monde y était lepéniste, je parle de "l'ambiance" et il faut bien ménager l'électeur). Expérience perso., là encore. Tout sert, même le pire, ne serais-ce qu'à comprendre.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Moot a écrit : "Parce que les professeurs de physique en seconde sont incités (plus ou moins gentiment) à faire des "activités" et des T.P., afin de "ne pas dégoûter" les élèves, et que la chose la plus "dégoûtante" qu'il y ait en physique, ce sont les calculs."

Vrai.

On essaie de faire croire qu'on peut faire des sciences physiques avec des débutants sans calculs.

Je pense bien plutôt qu'une physique qualitative n'est accessible (sauf pour quelques génies) qu'aux gens qui ont eu vraiment accès à la physique quantitative. Cette dernière devant évidemment être de difficulté graduée.

En prélude à l'étude de la mécanique en terminale, je redonnais encore hier mon fameux exercice de rencontre *. La cinématique en tant que telle est exclue du programme de terminale **. Non pas parce que c'est trop compliqué mais parce qu'il y a "autre chose à faire" de forcément plus excitant.

Les élèves étaient en demi-classe (18 élèves) et je leur ai donné entre 5 et 10 minutes pour étudier l'exercice. Au bout de ce laps de temps 5 élèves sur les 35 avaient trouvé un résultat correct et 3 étaient capables d'expliquer clairement leur démarche.

C'est notamment sur ces choses non faites ***, que progressivement mais solidement, de la sixième à la terminale, se batissent les incultures.

* Une voiture 1 part de A à 9h00 et se dirige vers B distante de 300km à la vitesse constante de 60 km/h. Une voiture 2 part de B et se dirige vers A à la vitesse constante de 90 km/h. A quel heure (à la minute près) et à quelle distance (au km près) de A vont-elle se croiser?

** extrait du programme de terminale S : "Cette partie (la mécanique) nécessite l’introduction de notions de cinématique (repère, coordonnées cartésiennes, trajectoire, vitesse, accélération). Ces notions seront introduites au fur et à mesure des besoins et ne feront pas l’objet d’un chapitre particulier."

*** dans toutes les disciplines, le premier travail à faire pour les enseignants est de les lister.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

"L'intention est "démagogique" (récupérer des électeurs qui ne votent pas d'habitude pour lui), mais pas le contenu du discours puisque les dits électeurs sont totalement ou en partie d'accord avec le discours.

J'ai tapé trop vite. Il eût fallu écrire : "L'intention est "démagogique", mais pas le contenu du discours quand il énonce des faits auxquels les dits électeurs peuvent souscrire."

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009

Ce que vous dîtes, Robin, eût été vrai si on avait été certain que le Pen pensait déjà ce qu'il écrit avant la résurgence des idées "instructionnistes"*.
Or, il y a gros à parier qu'il ne l'a écrit, ce discours, que parce qu'il avait conscience du fait que ces idées commençaient à avoir une certaine résonnance dans "l'opinion publique"*.

*Pardon pour tous ces guillemets, mais je ne suis pas totalement convaincu par le terme "instructionniste", et très méfiant vis à vis de l'expression: "l'opinion publique".

Écrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

Et les premiers leurrés (comme les élèves) sont les profs eux-mêmes : ils en sont à se demander pourquoi on ne leur donne pas les moyens pour enseigner alors que l'institution attend juste d'eux qu'ils gardent...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Ca serait simple s'il n'y avait pas les 5 ou 6 par classe (je parle des élèves) qui demandent autre chose et qui ne sont pas tout à fait dupes.

De deux choses l'une, ou bien les collègues sont "géniaux" (la fameuse "gestion de l'hétérogénéité") et tant mieux si je suis l'exception, ou bien ils ne voient pas où est le problème...à moins qu'ils ne fassent semblant.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Catmano, je joins le sujet de la compo de maths de janvier 75.

1-Simplifiez le quotient et vérifiez en effectuant l'opération.
3,645/0,135

2- Un morceau de beurre pesant 0,650 kg est payé 8,32 F. Quel est le prix du kg de ce beurre ?

3- 350 bouteilles de même contenance contiennent 87,5 l de bière. Quelle est la contenance de chaque bouteille ?

4- Un camion dont la tare est 2,850 t passe sur une bascule qui indique un poids en charge de 9345 kg. Quel est le poids du chargement en tonnes ?

5- Une balance est représentée avec un plateau supportant un morceau de viande et une masse de ½ hg, et sur l’autre plateau deux masses de 1 kg et ½ kg.
Prix du kg de viande : 24 F

a) Quel est le poids de cette viande ?
b) Le prix de cette viande ?

6-Problème
Un seau vide pèse 1, 650 kg. Rempli de miel, il pèse 26,350 kg. Un épicier achète ce seau 118,80 F.
Quel est le prix d’achat du miel au kg ?
L’épicier met ce miel en pots contenant chacun 0,750 kg de miel et il vend chaque pot 4,20 F.
Fait-il un bénéfice ? Justifiez votre réponse .
Si oui, de combien ?

Je ramasse les copies dans une heure !

Ecrit par : chevreuil | 10 janvier 2009


Voici exactement le genre d'épreuves que doivent réussir les petits sénégalais pour avoir accès à la classe de 6ème du collège.
Les nombres sont plus grands puisqu'un euro vaut 6550 CFA.

En français, il y a une longue dictée, des questions de vocabulaire, de l'analyse grammaticale et de l'analyse logique et une partie du texte de la dictée à mettre soit au plus que parfait, au conditionnel ou autre...

Il y a une épreuve de sciences, une autre d'histoire et une de géographie ainsi qu'une épreuve de sport...

Les élèves dont je me suis occupée avait tous 11 ans...
C'était dans une petite école privée.
(réussite pour 22 élèves sur 24)

Un petit voisin (12 ans) de là où j'habitais venait chaque soir pour préparer cet examen.
Il était à l'école publique dans une classe de 80 gamins avec un maître qui avait une cravache (l'histoire ne dit pas s'il l'utilisait ou s'il la montrait seulement...)
Ce gamin a aussi réussi cet examen...

Je vous parle de ce que j'ai vu, de ce que j'ai vécu...

Maintenant vous pouvez taper, j'ai la peau dure !!!

Écrit par : Maminou | 10 janvier 2009

* Une voiture 1 part de A à 9h00 et se dirige vers B distante de 300km à la vitesse constante de 60 km/h. Une voiture 2 part de B et se dirige vers A à la vitesse constante de 90 km/h. A quel heure (à la minute près) et à quelle distance (au km près) de A vont-elle se croiser?

je crois avoir fait ce type de problème, et encore, en plus compliqué (arrêt de l'une des voitures, par exemple) au CM2, avec double résolution, par le raisonnement et le calcul, et par un graphique sur papier millimétré. année scolaire 56/57!

Écrit par : retraitée | 10 janvier 2009

Mais non, maminou, on ne va pas vous taper dessus. Ce privilège est, en ce moment, réservé à Marilyse.

Il y aurait beaucoup à dire sur les vices et vertus des systèmes africains d'enseignement.

Je ne parlerai pas ici des manques endémiques de moyens et des effectifs pléthoriques.

Pour faire court, disons que cela démarre bien avec une école primaire qui inculque vraiment des bases solides mais que cela finit très mal avec un lycée élitiste de très mauvaise qualité.

J'y ai notamment assisté à un grand nombre de "cours" de physique en lycée qui n'étaient que des caricatures : même pas théoriques, purement formels, où on n'exhibe jamais rien de tangible devant les élèves *. On en sort persuadé que l'enseignant ne comprend pas ce qu'il raconte et écrit au tableau.

* je pourfends "l'expérimentalite" mais delà à ne jamais expérimenter ni faire faire, il y a une postion où il faut choisir de mettre le curseur.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

de là... position...

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

* Une voiture 1 part de A à 9h00 et se dirige vers B distante de 300km à la vitesse constante de 60 km/h. Une voiture 2 part de B et se dirige vers A à la vitesse constante de 90 km/h. A quel heure (à la minute près) et à quelle distance (au km près) de A vont-elle se croiser?

M'sieur, y'a un piège : on dit pas à quelle heure part la voiture B !

Écrit par : yann | 10 janvier 2009

Ah Yann ! Ca fait plaisir de voir qu'il y en a qui suivent !

C'est un oubli ! La voiture 2 part à 9h30...

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

*Pardon pour tous ces guillemets, mais je ne suis pas totalement convaincu par le terme "instructionniste", et très méfiant vis à vis de l'expression: "l'opinion publique".

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

Pour "instructionniste", je vous propose "transmissionniste", et pour "opinion publique", je vous propose "bande de moutons stupides". Qu'en dites-vous ?

Écrit par : yann | 10 janvier 2009

Nouis n'avons pas d'internat dans les collèges où j'enseigne. Mais dans le second, nous avons des élèves qui, pour une raison ou une autre, n'habitent pas chez leurs parents, mais dans une structure éducative. Certains viennent de la région parisienne, en particulier des "banlieues" (92 et 93)

Ces élèves sont en souffrance et ont des problèmes de comportement.

L'un d'entre eux a fugué pendant les vacances de Noël et n'est pas revenu. Je n'ai vu l'un d'entre eux qu'une seule fois depuis le début de l'année.

Il y a de plus en plus de ces "électrons libres", en particulier dans les collèges ruraux, que l'on a soustraits à leurs familles, pour des raisons diverses (maltraitance, alcoolisme, incapacité de s'en occuper...) avec de très bonnes intentions, mais des résultats aléatoires.

L'école reproduit sans doute les inégalités sociales, mais on lui demande aussi de les résoudre sans vraiment lui en donner les moyens. Il faut toujours faire comme s'il n'y avait pas de problème.

Je ne parle seulement de moyens matériels. Je suis étonné par exemple de l'absence de liaison entre les "éducateurs" et les enseignants.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

M'sieur, y'a un piège : on dit pas à quelle heure part la voiture B !

Ecrit par : yann | 10 janvier 2009

Fayot ! ;0)

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

C'est un oubli ! La voiture 2 part à 9h30...

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Mince ! C'est plus dur !
On peut pas dire 9 h, M'sieur ?

Écrit par : yann | 10 janvier 2009

A propos de l'exercice de rencontre de voiture, il faut bien se rendre compte que ce genre de problèmes n'est plus étudié nulle part explicitement (voir les programmes officiels)

En sciences physiques, au collège, tout juste lit-on un misérisible "on fera des calculs sur la relation v=d/t". Texto.

En maths, certains profs en parlent comme illustration de la fonction affine mais ça ne va pas plus loin.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Fayot ! ;0)

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009

Vieux grigou ! (voir plus haut) :-)))

Écrit par : yann | 10 janvier 2009

Et les premiers leurrés (comme les élèves) sont les profs eux-mêmes : ils en sont à se demander pourquoi on ne leur donne pas les moyens pour enseigner alors que l'institution attend juste d'eux qu'ils gardent...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Ca serait simple s'il n'y avait pas les 5 ou 6 par classe (je parle des élèves) qui demandent autre chose et qui ne sont pas tout à fait dupes.

De deux choses l'une, ou bien les collègues sont "géniaux" (la fameuse "gestion de l'hétérogénéité") et tant mieux si je suis l'exception, ou bien ils ne voient pas où est le problème...à moins qu'ils ne fassent semblant.

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009

Faire semblant : je crois que c'est bien ça, Robin. Comme dans le conte "Les Habits Neufs de l'empereur" d'Andersen. On se complait dans le déni, c'est tellement plus confortable.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Sur la question du Front National, je précise que le 21 avril 2002 est l'une des raisons pour lesquelles j'ai intitulé le livre qui vient de paraître "Dernières nouvelles du front" : afin de faire le lien entre la question scolaire (et la baisse du niveau) et la montée des extrémismes. Ce "front", c'est d'abord celui du système éducatif en faillite (et l'on sait qu'il a ses blessés et ses morts, notamment une enseignante agressée à Etampes en 2006). Mais c'est aussi le Front National, qui prospère sur la misère économique et culturelle de certaines couches de la population. Robin a bien raison d'évoquer ces "foyers"...
On peut encore penser à d'autres extrémismes : l'assassinat d'Ilan Halimi motivé par des préjugés antisémites.
Voilà quelques mois, l'excellent magazine d'investigation "Corsica", auquel se référait Jean-Paul dans une note, titrait judicieusement : "FLNC Canal Gamins". Il faisait allusion à la récupération de jeunes insulaires en échec scolaire pour aller commettre des attentats, alors même qu'ils n'avaient aucune conscience politique ni même 300 mots de vocabulaires.
Avec l'exacerbation des différences identitaires (doublées de la baisse du niveau), "vous aurez la guerre des tributs" a écrit naguère Eric Zemmour. Bref, le front, à tous les niveaux, et dans tous les sens du terme.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

I.
J'ai eu un élève qui avait été interne du CP à la troisième.
Il m'a raconté que cela avait été très dur pour lui.
Ses résultats scolaires étaient plus que mauvais.
II.
Il est sans doute utopique dans notre monde de le souhaiter mais une solution serait peut-être de lutter et d'agir pour que la fuite ou l'enlèvement à la famille ne soient pas la seule solution.

On pourrait aussi mettre les enfants d'intellectuels dans des internats "manuels" pour qu'ils puissent également découvrir les autres dimention de ma vie

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 janvier 2009

Le jeudi 22 janvier, l'émision "Envoyé spécial" diffuse un reportage intitulé "Les fausses promesses du soutien scolaire" chez Star-Acadomia et consorts.

Écrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

Acadomia, le FN du périscolaire ?

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Je pense que la question du FN et des extrémismes (dont il est question plus haut) rejoint de toute façon la question de l'instruction. Parce que lorsqu'on a peu de vocabulaires et de repères, on pratique facilement l'amalgame et le raccourci. Or, ce sont ces derniers qui assurent le succès d'un discours populiste de type "tous pourris" ou "la faute aux Arabes qui viennent prendre nos allocs". En 2002, la profession de foi de Le Pen était la seule du lot qui était compréhensible avec moins de 300 mots de vocabulaire.
Et que les choses soient claires : le terreau des extrémismes (qu'il s'agisse du vote FN dans certains coins de France profonde ou de la montée de l'antisémitisme dans certaines banlieues), c'est celui qui recoupe l'échec scolaire et donc les ZEP et les LP.
"Tous pourris" ou "Ils prennent nos allocs" : voilà des formules courantes chez bon nombre d'élèves de CAP ou de BEP que j'ai pu rencontrer dans différentes académies, que ce soit sur le continent ou en Corse.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Oh! la belle raffarinade sur la France d'en bas ! quel mépris !

Il ne vous vient pas à l'esprit que ces élèves de LEP se cognent tous les jours à la réalité et je ne parle pas de ceux qui vivent dans les banlieues ! Ah, mais c'est parce qu'ils n'ont pas d'instruction qu'ils votent aux extrêmes ! Sempiternel discours de la gauche, le peuple est con, il faut changer le peuple !

Ainsi donc, il faut instruire, on est d'accord, mais instruire pour que les gens votent (de préférence) à gauche, puisque, bien sûr, la gauche détient la vérité. Avez-vous songé que c'est la gauche qui a détruit l'école, preuve que l'idéologie socialiste n'est plus une référence et qu'il faut peut-être en changer pour changer l'école ?

Ainsi donc la profession de foi de Le Pen était la seule compréhensible? Non parce qu'elle misait sur 300 mots, mais parce que les autres candidats, aveugles empêtrés dans la double pensée, parlaient une langue de bois inaudible, et sans aucun rapport avec la réalité des gens "d'en bas" et cela, le populo, exaspéré, l'a très bien vu. Donc, pas si cons, vos élèves ! Comment se fait-il que la gauche ne sache pas parler au peuple ? Et aujourd'hui encore ! C'est la gauche qui a produit le vote Le Pen, je ne m'en réjouis pas, je constate.

Il est regrettable que des professeurs ne comprennent pas cela. Ils portent des oeillères idéologiques qui bloquent tout changement.

Écrit par : Epatant ! | 10 janvier 2009

En ce qui concerne l'orientation en lycée professionnel, l'internat est LA solution.On constate, sur le terrain, que le choix des familles prend en compte la proximité géographique des établissements et non pas l'offre de formation.Etre préparé à un métier que l'on ne choisit pas c'est un véritable drame sur le plan humain et social. Il faudrait intégrer cette dimension dans le cadre d'une véritable politique de prévention des phénomènes de violence.

Écrit par : Aiaccina | 10 janvier 2009

"On pourrait aussi mettre les enfants d'intellectuels dans des internats "manuels" (Hervé de Strasbourg)

Pour être sûr de "casser" ces petits salopards d'intellos ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 janvier 2009

Je pense que la question du FN et des extrémismes (dont il est question plus haut) rejoint de toute façon la question de l'instruction. Parce que lorsqu'on a peu de vocabulaires et de repères, on pratique facilement l'amalgame et le raccourci. Or, ce sont ces derniers qui assurent le succès d'un discours populiste de type "tous pourris" ou "la faute aux Arabes qui viennent prendre nos allocs". En 2002, la profession de foi de Le Pen était la seule du lot qui était compréhensible avec moins de 300 mots de vocabulaire.
Et que les choses soient claires : le terreau des extrémismes (qu'il s'agisse du vote FN dans certains coins de France profonde ou de la montée de l'antisémitisme dans certaines banlieues), c'est celui qui recoupe l'échec scolaire et donc les ZEP et les LP.
"Tous pourris" ou "Ils prennent nos allocs" : voilà des formules courantes chez bon nombre d'élèves de CAP ou de BEP que j'ai pu rencontrer dans différentes académies, que ce soit sur le continent ou en Corse.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Oh! la belle raffarinade sur la France d'en bas ! quel mépris !

Ni raffarinade ni mépris, simple constat.
A nuancer bien sûr : tous les élèves des zones dites "sensibles" ne vont pas se tourner vers les extrêmes, mais on risque davantage d'observer la récupération par les extrêmes de toutes sortes dans ces zones-là qu'à Henri IV ou à Sciences Po. Le mépris, c'est de nier cela ou, comme le fait François Bégaudeau, constater les carences de ces élèves en prétendant qu'il faut s'y "adapter".

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Jean-Paul,autant j'approuve et j'ai approuvé tes" coups de gueule" autant là je ne peux que me désolidariser de ce point de vue que tu avances dans cette nouvelle note. Je trouve cette proposition totalement absurde et irréaliste. Tu dénonces dans "la fabrique" cette volonté de nos "décideurs" de faire de nos enfants des ilotes mais cette proposition "d'interner"(je choisis ce terme volontairement) les enfants pour leur instruction n'est-elle pas un moyen d'accélérer le processus? je sais que tes intentions sont louables quoiqu'assurément très provocatrices mais c'est à double tranchant avec un effet boomerang assuré.
affectueusement votre cher ami, je vous embrasse ...
sourire de saperlipopette
Bonne soirée à tous

Écrit par : Saperlipopette | 10 janvier 2009

Epatant,

Vos remarques sur la responsabilité de la gauche dans la baisse du niveau viennent mal à propos pour me contredire, puisque justement là-dessus nous sommes d'accord. Je ne dis pas autre chose : la tragédie de la gauche, c'est d'avoir en partie favorisé la montée des extrêmes en renonçant à instruire.
Avec un bel aveuglement : c'est par exemple, en 2005, François Hollande qui dénonce la "démagogie" de Nicolas Sarkozy sans comprendre que le mot "démagogie" ne fait pas partie du vocabulaire de son "électorat traditionnel".
En LP, il n'est pas rare de voir des élèves passer le Bac Pro. sans même connaître le mot "démocratie", alors même qu'ils sont en âge de voter!

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

La gauche a sa part de responsabilité dans la catastrophe scolaire, mais n'oublions pas non plus les logiques ultralibérales, marchandes et concurrentiels.
Il y a une "kervielisation" du système. Je fais ici allusion à Jérôme Kerviel, ce trader qui a dissimulé les pertes considérables de sa banque avant d'être arrêté et que l'affaire fasse scandale. Eh bien, l'Education nationale se trouve aujourd'hui embarquée dans les mêmes travers que le capitalisme. Quand certains correcteurs du Bac mettent 12 à des copies qui ne valent pas 7, que font-ils sinon dissimuler des pertes... culturelles? Or, l'autonomie des établissements, leur mise en concurrence, le souci de soigner les statistiques dans chaque académie : tout pousse les proviseurs et les inspecteurs à faire pression sur les professeurs pour qu'ils remontent leurs notes. Et dans un système profondément hiérarchisé, le professeur qui refuserait de céder à de telles pressions pourrait s'attirer une tonne d'ennuis*. C'est pourquoi il est nécessaire à cet égard de repenser la répartition des pouvoirs dans l'institution, et impérativement réduire ceux des chefs d'établissements. Sans cela, l'école demeurera, je le crains, une cause perdue.

* Voir Maurice T. Maschino, L'Ecole de la lâcheté, Jean-Claude Gawsewitch, 2007.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Saperlipopette, j'ai dû mal m'exprimer : je dis simplement que certains élèves méritent d'être débarrassés, temporairement au moins, d'un carcan familial et / ou social qui pèse sur leurs épaules au point de contrecarrer leurs efforts — ou leur demande bien plus d'efforts qu'aux autres.
Je n'ai jamais eu qu'un seul souci (y compris en cours, au simple niveau des élèves que j'ai en face) : leur permettre d'aller au bout de leurs capacités. Leur donner de la bibliographie, leur suggérer des lectures, reprendre tel ou tel élément de cours après le cours, c'est ce que nous faisons tous. Mais il y a des choses qui dépendent de l'institution et qui échappent à notre bonne volonté.
Vous avez choisi juste l'inverse, en scolarisant vos enfants at home. Parce que vous le pouviez. Parce qu'ils pouvaient se consacrer à 100% à leurs études, à leurs cours par correspondance, à leurs activités annexes. Faut pouvoir. Mettez-vous à la place d'un gosse issu d'un système familial dysfonctionnel, agrémenté de chômage, dans un milieu peu épanouissant, des cages d'escalier détruites, avec une charge de gestion de leurs frères et sœurs, d'intenses soucis financiers, une incapacité à dormir avant une heure avancée de la nuit, et la télé qui hurle — et je ne noircis pas le tableau, loin de là. Il y a des enfants qu'il faut protéger de leur environnement.
Et sans aller si loin dans l'insupportable, supprimer les allers-retours est souvent un allégement considérable, comme le remarquait Dobolino plus haut. Sans compter que, pour les options professionnelles, ça peut effectivement donner des idées, des disponibilités que l'on ne trouve pas sur place. Qu'est-ce que vous préférez, option lunettier là-bas ou shampouineuse ici ?
Quant à ce qui se passe dans les internats… Ma foi, ça se passe aussi hors des internats.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 janvier 2009

"[...] et concurrentielles." : what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Veuillez accepter mes excuses pour cette erreur d'aiguillages...


Voici des formations en alternance et en internat qui sont performantes mais mal connues.


MAISONS FAMILIALES RURALES

"Les Maisons Familiales Rurales sont des associations de parents et de professionnels qui forment des jeunes et des adultes par alternance. En Vendée les Maisons Familiales Rurales proposent des formations soit par apprentissage, soit en alternance sous statut scolaire, soit en alternance pour la formation professionnelle continue.


Les Maisons Familiales Rurales de Vendée accueillent plus de 4000 jeunes et adultes depuis la classe de 4ème jusqu’à Bac plus 5.
Le cycle d’orientation (classe de 4ème 3ème 2nde) permet aux jeunes de faire un réel choix professionnel grâce aux nombreux stages.
Les Classes de CAP, CAPA, BEP, BEPA, Bac Pro, BTS, BTSA,… aboutissent à des qualifications débouchant sur l’emploi facilité par l’acquisition de savoir faire et la construction du réseau professionnel durant les périodes en entreprises (au moins 50% du temps).
Les formations pour adultes permettent de reprendre des études pour une meilleure qualification, une promotion, un nouveau départ.

Les Maîtres d’apprentissage et de stage sont des professionnels compétents qui savent accueillir les jeunes dans leur entreprise (ou organisme).

Les équipes de moniteurs accompagnent chaque personne afin de lui permettre de réussir autrement.

L’alternance est une méthode pédagogique dynamique qui met le jeune au cœur de l’activité économique et sociale.

La vie résidentielle favorise les relations interpersonnelles.

Les parents ont toute leur place dans l’éducation des jeunes et la gestion des établissement"

Ecrit par : Maminou | 10 janvier 2009

Écrit par : Maminou | 10 janvier 2009

" la tragédie de la gauche, c'est d'avoir en partie favorisé la montée des extrêmes en renonçant à instruire. "

On est donc d'accord sur la responsabilité de la gauche, cependant, je maintiens que ce qui pousse aujourd'hui aux extrêmes, c'est le choc des cultures amplifié par la dissonance entre le discours anti-raciste, multi-culturel, culpabilisant diffusé et imposé par la gauche et ce que les gens vivent au quotidien qui vient le contredire.

Les professeurs refusent de voir cet aspect du problème. L'entente entre les "communautés" dans les établissements scolaires n'est pas si évident qu'on voudrait le faire croire. Vous le savez bien, et la responsabilité n'en incombe pas aux blondinets. Il faut le reconnaître si on veut changer la donne.

Observez la cour du lycée, vous constaterez que les uns restent avec les uns et les autres avec les autres. A quelques exceptions près. En ville, partout, on observe un identique communautarisme.

Les incidents qui se sont produits aujourd'hui en France dans les manifs pro-palestiniennes donnent une idée de l'ampleur du problème. Le pire est à venir.

Écrit par : Epatant ! | 10 janvier 2009

"Vous avez choisi juste l'inverse, en scolarisant vos enfants at home. Parce que vous le pouviez. Parce qu'ils pouvaient se consacrer à 100% à leurs études, à leurs cours par correspondance, à leurs activités annexes. Faut pouvoir. Mettez-vous à la place d'un gosse issu d'un système familial dysfonctionnel, agrémenté de chômage, dans un milieu peu épanouissant, des cages d'escalier détruites, avec une charge de gestion de leurs frères et sœurs, d'intenses soucis financiers, une incapacité à dormir avant une heure avancée de la nuit, et la télé qui hurle — et je ne noircis pas le tableau, loin de là. Il y a des enfants qu'il faut protéger de leur environnement.
Et sans aller si loin dans l'insupportable [...]"

Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2009

Oh si, justement, allons encore un peu plus loin (en gardant bien à l'esprit le fait que les élèves issus de ce genre de milieu atterrissent généralement dans une ZEP ou un LP). Dans une classe de CAP exclusivement composer de filles, on peut sans trop se tromper tabler sur le fait qu'une au moins a été victime d'inceste. Quand un élève de BEP s'absente pendant un mois en cours d'année scolaire, il arrive que ce soit parce qu'il purge une peine de prison. Le quotidien, en plus de la télé qui hurle, c'est encore bien souvent un coin de table pour écrire avec les stylos qu'on n'a pas, le chien qu'on cherche à une heure du mat' dans la rue pendant que la mère est bourrée, être témoin de violences conjugales, etc, etc.
Mais je crois que beaucoup de profs, souvent eux-mêmes fils de profs et issus de la classe moyenne, ont énormément de mal à prendre du recul avec leur propre vécu pour concevoir ("et se mettre à la place") des élèves qu'ils ont quelquefois en face d'eux. Et quand on se risque à décrire ces réalités sociales, il se trouve d'ailleurs toujours quelques bonnes âmes pour prétendre qu'il s'agit-là d'"exagération" ou de "mépris". Des mots, ou des oeuillères, qui permettent d'entretenir le déni.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Maminou, c'est bien d'avoir la peau dure !
Dans la vie, il y a ceux pleins de petites attentions à qui les petits méchants (ou qui font semblant de jouer aux petits méchants) font des petits procès d'intention. La grande passion dérange toujours les coincés de partout et les petits esprits qui se croient supérieurs. C'est la petite nature humaine.
Vous pouvez donner à votre fille à lire les récits d'Azouz Begag comme : Les voleurs d'écritures - Un train pour chez nous. Tiens, je suis sûr que ce nom-là leur fera un os !

Écrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

A propos de l'exercice de rencontre de voiture, il faut bien se rendre compte que ce genre de problèmes n'est plus étudié nulle part explicitement (voir les programmes officiels)

En sciences physiques, au collège, tout juste lit-on un misérisible "on fera des calculs sur la relation v=d/t". Texto.

En maths, certains profs en parlent comme illustration de la fonction affine mais ça ne va pas plus loin.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009
Ouais ! Affirmatif ! Et nous, les vioques à dentier et pyorrhée alvéolodentaire qui ont fait leurs lardons sur le tard, on se paume à expliquer le truc à nos lardons, parce qu'on ne pensait pas qu'il leur fallait les dérivés pour résoudre ce genre de problèmes basique niveau CM2.
D'où les bienfaits considérables de l'internat où ils sont à l'abri de nos hurlements de sauvages qu'on prive brutalement de leurs droits et de leur propre enfance et où ceux qui les aident à faire leurs devoirs ne sont jamais leurs aînés que de cinq à dix ans. Ouf !

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Epatant,

Nous sommes d'accord aussi sur les communautarismes! Mais justement, il me semble que tout est lié : la baisse du niveau et le renoncement à une culture commune favorisent les replis identitaires sur des repères basics. La formation de ces groupes dans les ZEP et les LP est à cet égard éloquente.
Certains élèves se montrent même obsédés par la religion ou l'origine ethnique de leurs camarades. Un des grands classiques du cours d'histoire en BEP, c'est aussi : "M'sieur, c'est vrai que Sarkozy il est juif?!".

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Il y a une "kervielisation" du système.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

C'est-à-dire la politique de la poussière sous le tapis, conséquence logique d'une société basée sur une idée fantasmatique et chimérique du réel et donc en décalage exponentiel. C'est un peu à l'image de l'EN : on cherche à remédier aux problèmes que l'on s'évertue à fabriquer ; mais pour que l'incohérence et l'inconséquence ne sautent pas trop à la figure, on ajuste les évaluations de sorte à maintenir l'illusion du fonctionnement de la chose. Le reste est affaire de communication, c'est-à-dire l'art de berner les imbéciles.

Écrit par : Magister | 10 janvier 2009

Pour les pb de CM2, mon fils de TL s'est passablement planté sur la viande et le beurre mais le reste est juste, le tout bâclé en vingt minutes. Diagnostic: vilain problème avec les conversions et aucun intérêt pour le prix du kilo de bouffe ! Ça va se calmer quand ce sera lui qui paiera ! Enfin, je l'espère pour son compte en banque. ..

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Daniel, je viens de commander votre livre. Je reprendrai le fil lorsque je l'aurai lu.

Écrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

Quant à ce qui se passe dans les internats… Ma foi, ça se passe aussi hors des internats.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2009

Ça , Dobo l'a dit aussi !
A moins de garder sa couvée à la maison le plus tard possible, en ne lui offrant comme espace extérieur que du super-contrôlé sous sa propre surveillance, au risque de voir cette couvée se prendre une méga-claque à l'âge adulte en atterrisant dans le monde réel ...
Ou alors, faut aller direct de la maison à l'ENA, et encore ! Je préfère peut-être pour mes enfants et pour une première tentative d'entrée dans le monde les petits requins du deal quotidien de shit aux grands requins de l'ENA.

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Dugong,

Avant d'aborder la mécanique, je donne aussi quelques ex de cinématique à mes élèves de TS7. Notamment celui-ci*, qu'un seul élève a résolu. Je le donne aussi en colles à des élèves de sup (pcsi), et le taux de réussite est d'environ 30%, pas plus. C'est assez déconcertant.

*Une rivière a un courant supposé constant et uniforme. Un bateau, qui avance dans le sens du courant, dépasse un radeau en un point A. Une demi-heure après, il fait demi-tour. Le bateau remonte le courant et croise le radeau en un point B situé à 3 km en aval de A. Déterminer la vitesse du courant en supposant que la vitesse du bateau par rapport à l'eau est constante.

Écrit par : François Duhem | 10 janvier 2009

Les parents ont toute leur place dans l’éducation des jeunes et la gestion des établissement"

Ecrit par : Maminou | 10 janvier 2009

J'ai découvert les Maisons familiales rurales dans l'Ain ; je sais qu'il y en a beaucoup en Lozère, en Aveyron et en Haute-Loire. C'est effectivement un très bon système, ces petites structures à taille humaine, très ancrées dans le tissu social et en étroite relation avec les familles.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Je ne parle seulement de moyens matériels. Je suis étonné par exemple de l'absence de liaison entre les "éducateurs" et les enseignants.

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009

Remarquez, ça vous fait des vacances... Avez-vous déjà eu des enfants d'éduc' spé' dans vos classes ? En réunion parents/profs, c'est quelque chose !
Encore pire que les parents profs ou instits, c'est vous dire !

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

Ceci dit, cette histoire d'internat, oui ou non, me fait doucement rire !
Primo: l'internat, c'est pas la mort!
Deuxio: quand le choix est matériellement impossible, il n'y a que ça (me voyez-vous lever mes enfants tous les matins à 5H30 pour les conduire au car, à 35 mn de la maison tous les matins à 6H55 puis les rechercher à nouveau tous les soirs, à 18H00 passées, à nouveau à 35 minutes de notre domicile ? )
Tertio: ça fonctionne très bien si l'enfant est à peu près bien éduqué et, en plus, ça le soulage de la pression parentale bi-quotidienne.
Donc, pourquoi pas des solutions d'internat convenables pour ceux qui n'ayant pas un trajet redoutable à faire mais quand même conséquent, sont en plus soumis à la maison à des charges extrascolaires excessives ?
A la campagne de zone de montagne, les gosses, et leurs parents, savent ,dès leur plus jeune âge, que poursuite des études, même en BEP ou MFR, pour certains dès la sixième, est synonyme d'internat. Rares sont ceux et celles qui en font une affaire, vu qu'il n'y a pas d'alternative.
Allez voir la taille des locaux d'internat du collège de Moûtiers pour vous faire une idée ... S'agirait-il par hasard d'une plaque tournante de la drogue, de l'échec scolaire et de la prostitution des mineurs sans que je le sache ?

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Daniel Arnaud, j'ai bien aimé ce que vous avez dit sur l'horreur au quotidien vécue par une partie des mômes et l'incapacité de nombreux profs à la concevoir.

Notre patron a inventé l'idée de remise en main propre des bulletins aux parents. Pas nécessairement débile mais des effets pervers d'une cruauté insoupçonnable.

Ma petite Mylène est en Term STI (filière confidentielle) à 21 ans après divers BEP. Je la tire (au sens figuré ...) de mon mieux. Elle rame tragiquement avec ses 7 neurones et son décalage culturel insurmontable, mais a vraiment envie d'en sortir.
Elle a fondu en pleurs lorsque j'ai rencontré sa mère à cette occasion : 60 ans en faisant 70, le cheveu rare et gras, la dentition mal soignée, le teint livide et les yeux bleus vitreux.
J'ai passé un an et demi 7 h par semaines avec cette élève dans une classe de 6 élèves.

Vous imaginez bien que les relations ne sont plus celles d'un prof à un groupe dans ce contexte, d’autant que tous les autres élèves portent des croix qui pour être diverses n’en sont pas moins lourdes !
Ils savent qui je suis, mesurent le décalage, l’acceptent voire ont conscience d’en profiter tant qu’il n’empiète pas trop sur leur intimité.
Ma petite Mylène a juste eu honte de sa mère et sans doute aussi, honte d’avoir honte, ce qui est pire !

Je sais, j’fais dans le sentiment, et c’est mal porté. Dugong m'en voudra un peu mais tant pis !

Faut bien faire avec sa propre histoire ... C’est au milieu de ces gosses que j’ai passé mon enfance, c’est avec eux que j’ai joué (et fait d’abondantes conneries), me suis battu, ai transgressé tout ce qui pouvait l’être.
J’ai donc pour eux une forme d’indulgence et de bienveillance (que certains qualifieront, pas toujours à tort, de compassionnelle).
Dans ma famille, une différence : ON LISAIT !

Écrit par : Zorglub | 10 janvier 2009

Ah ! Info !
D'après ma fille:" les pires drogués et prostitués sont les externes vu que les internes n'ont pas le temps, obligés qu'ils sont de pointer, manger et dormir à heures fixes.
Les externes ont tout le temps qu'ils veulent en attendant que les parents rentrent du boulot vers 20H00. Quand les parents rentrent, ils sont bourrés ou shootés et disent à leurs parents qu'ils sont exténués par leur journée de collégien et vont se coucher sans faire leurs devoirs et sans manger. Les parents sont fatigués et les croient. "
Je me contente de vous le transmettre, vous ayant déjà signalé que la cité scolaire où étudient mes enfants n'a rien d'une structure élitiste et réputée.

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Maminou, c'est bien d'avoir la peau dure !
Dans la vie, il y a ceux pleins de petites attentions à qui les petits méchants (ou qui font semblant de jouer aux petits méchants) font des petits procès d'intention. La grande passion dérange toujours les coincés de partout et les petits esprits qui se croient supérieurs. C'est la petite nature humaine.
Vous pouvez donner à votre fille à lire les récits d'Azouz Begag comme : Les voleurs d'écritures - Un train pour chez nous. Tiens, je suis sûr que ce nom-là leur fera un os !

Ecrit par : Marilyse | 10 janvier 2009

En réalité, je n'ai pas du tout la peau dure !!!

Je suis mal à l'aise lorsque les gens s'invectivent.
Cela ne passe que si c'est fait avec humour.

Je me suis sentie coupable des paroles moqueuses qui vous ont été adressées, car c'est moi qui vous avais "branchée" sur l'Afrique.

Écrit par : Maminou | 10 janvier 2009

Remarquez, ça vous fait des vacances... Avez-vous déjà eu des enfants d'éduc' spé' dans vos classes ? En réunion parents/profs, c'est quelque chose !
Encore pire que les parents profs ou instits, c'est vous dire !

Ecrit par : catmano | 10 janvier 2009

Non, je n'ai pas encore eu ce bonheur ;-), mais j'aurais quand même aimé voir les éducateurs des élèves que j'ai en classe (d'un élève en particulier).

J'ai été obligé de le coller au début de l'année tant il était insupportable et je me suis senti obligé de me justifier en écrivant : "Je connais la situation particulière de S., mais..."

Je ne sais pas quelle idée ils se font au juste de nous : des moralisateurs rigides, des bourreaux d'enfant, des petits bourgeois ignorant de la "vraie vie" ? En tout cas, apparemment, des gens à éviter.

Ils ne veulent avoir affaire qu'au chef d'établissement et on sent que le sujet est "tabou", mais on entend tout à coup parler de racket et de "conseil de discipline", comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été, alors qu'il fallait faire comme s'il n'y avait pas de problème.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Dobo, j'ai parlé d'un cas particulier, un grand lycée agricole, paumé au milieu des champs, comme il se doit, et où les gamins étaient "encadrés" par quelques rares pions qui les laissaient vaquer dans le grand parc sans aucune surveillance et qui les envoyaient "bouler" s'ils avaient l'audace de venir se plaindre des "gars du CFA" prompts à sortir le couteau, sous prétexte qu'ils ne "comprenaient pas les difficultés de leurs petits camarades moins chanceux qu'eux".
Je n'ai pas parlé de l'internat du lycée de P. où était ma fille et où tout se passait très bien comme à N...
Je voulais simplement signaler qu'internat ou externat, lorsque l'équipe en place est insuffisante en nombre ou considère que l'adolescent doit construire ses propres savoirs sociaux seul et gérer comme il l'entend ses rapports aux autres et à la Loi, ça peut aussi être une catastrophe.

Écrit par : catmano | 10 janvier 2009

Je sais, j’fais dans le sentiment, et c’est mal porté. Dugong m'en voudra un peu mais tant pis !

Faut bien faire avec sa propre histoire ... C’est au milieu de ces gosses que j’ai passé mon enfance, c’est avec eux que j’ai joué (et fait d’abondantes conneries), me suis battu, ai transgressé tout ce qui pouvait l’être.
J’ai donc pour eux une forme d’indulgence et de bienveillance (que certains qualifieront, pas toujours à tort, de compassionnelle).
Dans ma famille, une différence : ON LISAIT !

Ecrit par : Zorglub | 10 janvier 2009

C'est un truc du genre !
Quand je suis entrée en prépa,pourtant à la suite de mon père, ma mère et mon frère aîné, j'ai cru que j'étais sur la lune tellement cétait loin, très loin, de tout ce que ma vie antérieure m'avait appris. Ma famille m'avait psychologiquement préparée à la charge de travail et je ne m'en suis donc pas étonnée, mais les êtres surprenants que j'ai rencontrés en ce lieu et plus avant, alors là, ...

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Dobo, j'ai parlé d'un cas particulier, un grand lycée agricole, paumé au milieu des champs, comme il se doit,

Ecrit par : catmano | 10 janvier 2009

Oui, je sais ! Mais Lycée Agricole, faut voir, à l'heure actuelle avec Barnier, notre bon ministre à nous !
Ceci dit, il y a bien sûr en LP des cas similaires et une mère d'élève de troisième m'a l'an dernier relaté qu'elle répugnait à inscrire son fils passionné de dessin industriel et pas trop branché "études " dans la section ad hoc de l'Académie, l'équipe dirigeante lui ayant froidement énoncé que les élèves de second cycle, même internes, étaient considérés comme des êtres autonomes, dotés de leur libre arbitre et qu'il n'était pas dans la politique de l'établissement de fliquer leurs entrées et sorties. A quinze ans, ça refroidit un peu les parents !

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Alors bonne lecture, Marylise!

Zorglub, merci pour votre réaction. Je crois que nous nous sommes compris. Il me semble avoir moins de "bouteille" que vous, mais j'ai déjà vu passer aussi quelques Mylène...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2009

Je répète : il est sidérant de voir en lycée des élèves qui ne savent pas ce qu'est une multiplication ou une division, si ce n'est une touche sur la calculatrice.
Et rien ne permet de penser que parmi ces élèves, aucun ne parvient en section S. Parce que les professeurs de physique en seconde sont incités (plus ou moins gentiment) à faire des "activités" et des T.P., afin de "ne pas dégoûter" les élèves, et que la chose la plus "dégoûtante" qu'il y ait en physique, ce sont les calculs.
Ecrit par : moot | 10 janvier 2009

Faites un exercice de pourcentages à des élèves de Seconde.

Vous leur dites qu'une robe à 220 euros (une belle robe, donc) est en soldes. Vous leur dites que le commerçant fait un rabais de 20% sur la robe. Vous leur demandez le prix final.

Combien sauront ?

J'ai fait le test l'année dernière, lors des dernières heures de l'année. 2 bonnes réponses sur 15 élèves, au bout de dix minutes.

Vous pouvez aussi faire l'exercice inverse : une robe a été soldée avec un rabais de 35%. Elle coûte maintenant 250 euros - combien coûtait-elle au départ ?
Là, le résultat a été clair : Aucune bonne réponse sur 15, au bout de 10 minutes et malgré un peu d'aide.

C'était sans calculatrice, car ils ont compris comment faire les pourcentages... mais avec calculatrice.

Écrit par : Jeremy | 10 janvier 2009

Je reproduis ci-dessous la quatrième de couverture de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive", qui viennent de paraître aux éditions L'Harmattan :

"A la fois narrateur et personnage principal de cette histoire, André Moreau est un enseignant qui se trouve ballotté d’une académie à l’autre.

(Daniel Arnaud)

Est-ce un hasard si le personnage principal porte le même nom que celui de "l'Education sentimentale" de G. Flaubert ? (Frédéric Moreau)

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

C'était sans calculatrice, car ils ont compris comment faire les pourcentages... mais avec calculatrice.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2009

Pas con, tiens... il faudra que j'essaye de le refaire avec des élèves de 3ème (une bonne classe, juste pour voir) quand je retrouverai mes élèves.

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

Le jeudi 22 janvier, l'émision "Envoyé spécial" diffuse un reportage intitulé "Les fausses promesses du soutien scolaire" chez Star-Acadomia et consorts.

Ecrit par : Marilyse | 10 janvier 2009


Merci Marilyse !

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

On pourrait aussi mettre les enfants d'intellectuels dans des internats "manuels" pour qu'ils puissent également découvrir les autres dimention de ma vie

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 10 janvier 2009

Il est de plus en plus con, Hervé de Strasbourg. Toto a tort de s'en prendre à Christophe, le véritable abruti du forum, c'est lui.

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

Finalement, pour beaucoup d'élèves, il y a stagnation globale des savoirs de base dans les 7 années qui suivent le CM2.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2009

Sans compter la stagnation des 7 années précédentes...

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

Vu un film québécois : « Le Banquet » de Sébastien Rose (2008)

Le premier film antipédagogiste ?

En tout cas un film très fin et très humain, qui se déroule en pleine grève étudiante à l'université de Montréal, avec des problématiques tout à fait d'actualité pour nous français (le président de fac ambitieux et cynique, les profs de sciences de l'éduc hypocrites, les étudiants déboussolés...)

Je le recommande vivement à tous les visiteurs de ce blog (sauf les trolls)

bande annonce : http://www.lecinema.ca/media/ba.php?i=2231&n=banquet&r=haute

Ecrit par : sanjuro | 09 janvier 2009

Merci Sanjuro ! Tous à vos pop-corns !

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

[Hors sujet]

Ecrit par : Tailleboudin | 10 janvier 2009

Comme d'hab, quoi.

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

Je reproduis ci-dessous la quatrième de couverture de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive", qui viennent de paraître aux éditions L'Harmattan :

"A la fois narrateur et personnage principal de cette histoire, André Moreau est un enseignant qui se trouve ballotté d’une académie à l’autre.

(Daniel Arnaud)

Est-ce un hasard si le personnage principal porte le même nom que celui de "l'Education sentimentale" de G. Flaubert ? (Frédéric Moreau)

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009

Oui.
En fait, le choix d'André Moreau est plus un clin d'oeil au personnage principal du classique des années 50 "Scaramouche", avec Stewart Granger. Dans le film, il venge son frère, qui défendait les idées des Lumières, assassiné par un aristocrate. Les Lumières et l'instruction selon Condorcet font partie des thèmes abordés dans le livre...

J'y ai glissé d'autres clins d'oeil cinématographiques : à "La Mort aux trousses" d'Hitchcock, à "La Discrète" de Christian Vincent, à "L'Homme qui voulut être roi" de Huston, au "Bon, la brute et le truand" de Leone... mais je laisse le lecteur s'amuser à les retrouver au fil de l'histoire!

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 janvier 2009

"En ce qui concerne l'orientation en lycée professionnel, l'internat est LA solution.On constate, sur le terrain, que le choix des familles prend en compte la proximité géographique des établissements et non pas l'offre de formation.Etre préparé à un métier que l'on ne choisit pas c'est un véritable drame sur le plan humain et social. Il faudrait intégrer cette dimension dans le cadre d'une véritable politique de prévention des phénomènes de violence.

Ecrit par : Aiaccina | 10 janvier 2009 "

C'est d'autant plus vrai avec la politique des Lycées des Métiers qui réduit le nombre de sections différentes dans chaque lycée: dans le mien par exemple en 10 ans, suppression des bep compta et secrétariat, électrotechechnique, électronique....

Quant à ma proposition d'internat manuel c'était évidemment une boutade et je suis content d'avoir fait passer encore un bon moment à manu.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 janvier 2009

"Faites un exercice de pourcentages à des élèves de Seconde.

Vous leur dites qu'une robe à 220 euros (une belle robe, donc) est en soldes. Vous leur dites que le commerçant fait un rabais de 20% sur la robe. Vous leur demandez le prix final.

Combien sauront ?

J'ai fait le test l'année dernière, lors des dernières heures de l'année. 2 bonnes réponses sur 15 élèves, au bout de dix minutes.

Vous pouvez aussi faire l'exercice inverse : une robe a été soldée avec un rabais de 35%. Elle coûte maintenant 250 euros - combien coûtait-elle au départ ?
Là, le résultat a été clair : Aucune bonne réponse sur 15, au bout de 10 minutes et malgré un peu d'aide.

C'était sans calculatrice, car ils ont compris comment faire les pourcentages... mais avec calculatrice."

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2009

C'est une blague, j'espère?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

"Toto a tort de s'en prendre à Christophe"

Ecrit par : Manu | 11 janvier 2009

Mais non, Manu! Je prends au contraire comme extrêmement positif le fait que ce soient des gens comme Toto (et, accessoirement, Fels), qui m'envoient des tombereaux d'insultes à chacune de mes interventions!
Cela me prouve que je suis dans la bonne voie!
Ce sont un peu des boussoles qui indiquent toujours le sud... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

"C'était sans calculatrice, car ils ont compris comment faire les pourcentages... mais avec calculatrice."

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2009

C'est une blague, j'espère?

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009 "

Non c'est très probable.
En seconde BEP je commence la géographie en faisant quelques pourcentages pour construire des graphiques. En général (mais il y a parfois des exceptions) la quasi totalité des élèves ne sait pas le faire. Et le pire étant qu'après avoir réussi 2 ou 3 fois en cours, ils sont incapables de le refaire une semaine plus tard. (avec ou sans calculatrice)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 janvier 2009

"le pire étant qu'après avoir réussi 2 ou 3 fois en cours, ils sont incapables de le refaire une semaine plus tard."

L'évanescence rapide des choses est un instrument de justice sociale : une part importante des bac + 5 en savent finalement moins que certains bac - 7.

Les derniers seront les premiers.

Faut pas s'étonner si les Meiriols opinent.

Le problème se pose simplement : à vouloir farcir l'enseignement très tôt de sens, il n'y en a jamais.

Merci à tous les facariens des sciences de l'éduc, malfaiteurs de l'humanité souffrante.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

"Il est de plus en plus con, Hervé de Strasbourg. Toto a tort de s'en prendre à Christophe, le véritable abruti du forum, c'est lui.
Ecrit par : Manu | 11 janvier 2009"

Relis le blog, dugland !

J'mettions déjà foutu d'la tronche d'hervé .
Mais je préfère insulter l'ot gros con de sibilibili! Et ALORS ?

C'est MON CHOIX !
Pass keu je le vaux bien !

Écrit par : toto | 11 janvier 2009

"Ce sont un peu des boussoles qui indiquent toujours le sud... ;-)"
Ce qui me fait plaisir c'es qu'on est de + en + nombreux a indiqué le sud !

:o)

Écrit par : toto | 11 janvier 2009

"C'est MON CHOIX !
Pass keu je le vaux bien !

Ecrit par : toto | 11 janvier 2009 "

non, non, paske tu vaurien. (pas de smiley)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 janvier 2009

catmano, vous en avez des comme ça ?

http://news.fr.msn.com/insolite/article.aspx?cp-documentid=12498169

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Jérémy a parfaitement raison, sur les pourcentages.
On n'apprend plus la règle de trois, ou avec le fameux "produit en croix", qu'ils sont incapables de comprendre, car mal expliqué.
Le calcul en primaire est enseigné de façon déplorable.
La plupart des collégiens en sixième sont incapables de faire une division, ou de la faire sans poser la soustraction sous le dividende ! Nombreux sont ceux qui ne savent pas les tables.
(Nécessité des 2 milliards d'euros dépensés en soutien chaque année par les Français, encore faut-il bien choisir.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 janvier 2009

"Ce sont un peu des boussoles qui indiquent toujours le sud... ;-)"
Ce qui me fait plaisir c'es qu'on est de + en + nombreux a indiqué le sud !

:o)

Ecrit par : toto | 11 janvier 2009

NOUVELLES DU SUD :NICE, Samedi, jour des Soldes et Chance pour la France !

...On déplore outre de gros dégâts, une dizaine de blessés dont deux sérieux, onze personnes interpellées


http://www.nicerendezvous.com/FR/NICE-JEAN-MEDECIN-LA-PIETONNE-TRANSFORMEE-EN-CHAMP-DE-BATAILLE-n-4686.html


Plus de photos de Nizza la Belle :

http://www.varmatin.com/ra/49/167546

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

Considérations désobligeantes sur le collège unique !

"Le bonheur passait, il a fui"

(Gérard de Nerval, "Dans une allée du Luxembourg")

Je me suis réveillé ce matin avec le souvenir du cours de vendredi matin dans la tête et deux images précises : celle des deux "poufiasses" qui consultaient leurs SMS sur leurs portables pendant que deux autres élèves, filles également, et latinistes me faisaient remarquer qu'en latin aussi existait la valeur d'aspect des temps (imparfait : amabam/parfait : amavi).

Il est possible en effet que "globalement", nous soyons les rouages de la reproduction sociale, mais on ne m'enlèvera pas de la tête la part de la liberté et des choix individuels, entre la volonté de s'en sortir et celle de rester dans sa mélasse.

Exemple de R.M. (4ème) d'origine portugaise, milieu modeste, grosses difficultés, qui s'accroche et qui a remonté sa moyenne de trois points.

Un cas un peu à part, celui d'O. (4 ème) qui m'a montré ses poèmes l'autre jour (grande preuve de confiance) et qui refuse aussi de prendre la moindre note. "On s'en fout de sa life à Nerval" (sic!)

Elle est venue s'excuser à la fin du cours et elle semble avoir accepté l'idée qu'on n'écrivait pas seulement avec des "sentiments".

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Les élèves asiatiques sont les meilleurs en mathématiques et en sciences
LE MONDE | 11.12.08 | 15h52 • Mis à jour le 11.12.08 | 15h52

Rien ne semble pouvoir ébranler la suprématie des élèves asiatiques en mathématiques et en sciences. La quatrième édition de l'enquête TIMSS (Trends in International Maths and Science Study), réalisée par le Boston College et rendue publique mardi 9 décembre, les place une fois de plus en tête : les écoliers de Hongkong, Singapour et Taïwan dominent en mathématiques tandis que les collégiens de Singapour, Taïwan, du Japon et de la Corée du Sud obtiennent les meilleurs scores en sciences.

Sur le même sujet
L'enquête a testé 425 000 élèves à deux niveaux de scolarité : les enfants du 4e grade (équivalent de notre CM1) dans 36 pays et les jeunes du 8e grade (équivalent de la classe de 4e) dans 48 pays.
Même aux Etats-Unis, où l'enquête distingue les résultats par origine ethnique, les enfants d'origine asiatique obtiennent des scores très supérieurs à la moyenne des enfants américains.

Les Etats-Unis, qui scrutent ces résultats avec beaucoup d'attention, enregistrent des progrès en mathématiques mais stagnent en sciences.

Ce classement s'avère en revanche très défavorable pour le Yémen, ainsi que pour les pays du Golfe comme le Qatar et le Koweït, l'Arabie saoudite, tant en maths qu'en sciences.

La France, qui a participé en 1995 à la première édition de l'étude au niveau collège, s'est retirée depuis. Elle se classait favorablement en maths mais médiocrement en sciences.

"FACTEUR LANGAGIER"
Comment expliquer de tels résultats, qui recoupent de surcroît les bons scores obtenus par les élèves asiatiques dans les enquêtes PISA (Programme for International Student Assessment) menées auprès des élèves de 15 ans dans 57 pays ?

"Il n'est pas étonnant de retrouver en tête de palmarès les pays d'Asie", estime Rémi Brissiaud, maître de conférences en psychologie cognitive à l'université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), pour qui ces systèmes éducatifs doivent leur succès non pas à des raisons culturelles mais à la langue.

"En chinois, coréen ou japonais, on détache les dizaines en disant par exemple dix et un, dix et deux." Ce "facteur langagier" permet aux enfants de décomposer les nombres et de compter ainsi plus vite mentalement. Comment expliquer sinon que, selon les études internationales, les enfants japonais de trois ans sont en retard par rapport aux anglophones mais les dépassent largement à l'âge de sept ans ? En fin de CP, les enfants asiatiques disposent alors d'une année et demie d'avance en terme scolaire.

En terme de progression, c'est le Royaume-Uni qui réalise, avant Hongkong, la plus belle performance en maths tant auprès des enfants de 10 ans que de ceux de 14 ans entre 1995 et 2007.

L'explication serait cette fois à chercher dans la réforme des programmes de l'école primaire opérée au milieu des années 1990, rénovation qui a fait la part belle au calcul mental. En sciences, les écoliers de Singapour affichent les progrès les plus remarquables.
Brigitte Perucca "

L'explication de rémi Brissiaud est stupide.
Les livrets de calcul de Pascal Dupré qui sont aussi bons que la méthode de Singapour, et même meilleurs, mais malheureusement, l'idée d'enseigner les quatre opérations dès le CP a soulevé contre elles la masse dominante des pédagos et des syndicats.
Nos pauvres enfants resteront donc dans leur inculture crasse.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 janvier 2009

catmano, vous en avez des comme ça ?

http://news.fr.msn.com/insolite/article.aspx?cp-documentid=12498169

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009

Non, pas en ce moment. Mais j'en ai connu, il y a bien longtemps.
Ils étaient trois et avaient au plus 18 ans en tout. Ils étaient d'abord passés à l'église pour une cérémonie très simple, juste sous le porche, car la porte d'entrée étant un peu lourde et, il faut bien l'avouer, la voûte, l'obscurité et l'atmosphère de l'intérieur du bâtiment les impressionnaient un peu.
Ensuite, ils devaient tous trois partir à Dinde (vous savez, ce pays où l'on peut avoir plusieurs épouses sans être inquiété par la loi).
L'époux avait réglé le problème du passage des frontières d'un "Ça fait rien, on mangera sur l'herbe !", assez énigmatique, pour la grande que j'étais (neuf ans) !
Et puis, je ne sais plus, l'heure du goûter peut-être, ça ne s'est pas fait... Mais c'était bien parti et très bien organisé !

Écrit par : catmano | 11 janvier 2009

"Ce qui me fait plaisir c'es qu'on est de + en + nombreux a indiqué le sud !

:o)"

Ecrit par : toto | 11 janvier 2009

Vu les mails que je reçois, (à votre sujet, entre autres), il semble bien que vous preniez vos désirs pour des réalités!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Je remarque que la Grande-Bretagne progresse parce qu'elle a su en revenir au par cœur — ce par cœur si décrié non seulement par les pédagos, mais par les réacs du SNUipp…
Quod erat demonstrandum…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Vu les mails que je reçois, (à votre sujet, entre autres), il semble bien que vous preniez vos désirs pour des réalités!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

uiiiiii ! (sifflement admiratif)

Enfin, on a reconnu en vous l'excellent chef de la Police de la Pensée de l'Empire du Bien. Belle promotion !

Alors, comme ça, ces braves gens viennent pleurer chez vous ? Pauvres choux, va !

Au fait, pourquoi ne créez-vous pas un cabinet de consultations en psychothérapie de groupe ??

Félicitations au con-casseur ( les deux, donc ) de Chamonix.

http://sibillechristophe.com/video.htm

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

Ce qui lui permet, (à Rémi Brissiaud) se prévalant de ses titres ronflants de maître de conf. en psychologie cognitive, spécialiste de l'enseignement des maths en primaire, de continuer à faire son beurre avec ses livres minables qui conduisent nos enfants à l'état constaté par certains dans ce blog.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 janvier 2009

"non, non, paske tu vaurien. (pas de smiley)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 janvier 2009 "

Mieux vaurien que veau rien . :o) (smili)

"Vu les mails que je reçois"
Mais qu'il est con celui-là, plus con que lui tu meurs !

(*) à indiquer, post du matin ...

Écrit par : toto | 11 janvier 2009

Ce qui lui permet, (à Rémi Brissiaud) se prévalant de ses titres ronflants de maître de conf. en psychologie cognitive, spécialiste de l'enseignement des maths en primaire, de continuer à faire son beurre avec ses livres minables qui conduisent nos enfants à l'état constaté par certains dans ce blog.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 janvier 2009

Le diagnostic de Rémi Brissiaud sur les résultats des enfants d'origine asiatiques en mathématiques et en sciences aux classements internationaux (c'est parce qu'ils disent trente ET un, trente ET deux, trente ET trois...) me fait penser à l'histoire de ce savant fou qui coupait successivement les pattes d'une puce après lui avoir intimé à chaque fois l'ordre de sauter et qui et en concluait que lorsqu'on coupe les quatre pattes d'une puce, elle devient sourde.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"uiiiiii ! (sifflement admiratif)

Enfin, on a reconnu en vous l'excellent chef de la Police de la Pensée de l'Empire du Bien. Belle promotion !"


Ecrit par : Amélie | 11 janvier 2009

Personne ne pleure, et je ne transmettrai pas ces documents à la police islamiste, n'ayez crainte... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Il est vraiment géant le dernier lien d'Amélie. Ne le ratez pas !
C'est effectivement vraiment un artiste ce CS ...

Écrit par : Zorglub | 11 janvier 2009

"Il est vraiment géant le dernier lien d'Amélie. Ne le ratez pas !
C'est effectivement vraiment un artiste ce CS ..."

Ecrit par : Zorglub | 11 janvier 2009

Vous avez raison! Mais vous êtes un peu long à la détente, c'est la quatrième fois qu'elle le met!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

L'époux avait réglé le problème du passage des frontières d'un "Ça fait rien, on mangera sur l'herbe !", assez énigmatique, pour la grande que j'étais (neuf ans) !
Et puis, je ne sais plus, l'heure du goûter peut-être, ça ne s'est pas fait... Mais c'était bien parti et très bien organisé !

Ecrit par : catmano | 11 janvier 2009

"Le vert paradis des amours enfantines." (Charles Baudelaire)

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"Mais qu'il est con celui-là, plus con que lui tu meurs !"

Ecrit par : toto | 11 janvier 2009

Ne soyez pas si pessimiste, toto! Vous voyez, vous êtes encore en vie! Enfin, cliniquement, disons! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

LXII - Moesta et errabunda

Dis-moi ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe?

La mer la vaste mer, console nos labeurs!
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs!

Emporte-moi wagon! enlève-moi, frégate!
Loin! loin! ici la boue est faite de nos pleurs!
- Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie!
Comme vous êtes loin, paradis parfumé!

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
- Mais le vert paradis des amours enfantines,

L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"Le diagnostic de Rémi Brissiaud sur les résultats des enfants d'origine asiatiques en mathématiques et en sciences aux classements internationaux (c'est parce qu'ils disent trente ET un, trente ET deux, trente ET trois...)"

En tous cas, pour le chinois c'est faux, il n'y a pas de "et".
Cependant leur manière de compter est plus simple et plus logique; du moins jusqu'à 1000, après aussi mais il y a d'autres difficultés pour se raccrocher à la numération "internationale" qui groupe les chiffres par trois ce qui n'apparaît pas dans les appellations chinoises.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 janvier 2009

Tiens, sans vouloir jouer les Felts, je viens de recevoir ceci dans ma boîte mail... ;-)

"Et quand vous avez de jolies choses genre brèves où extraits de vos concerts je vous remercie par avance de me les envoyer...
Sur le blog je crois qu'il est important de souligner ce qui mérite débat (et vous êtes un des rares à le faire)car les "cacas nerveux" de certains sont lassants.
A très bientôt!je vous embrasse".

Vous voyez, Amélie, ce n'est pas une pleurnicherie!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

"En tous cas, pour le chinois c'est faux, il n'y a pas de "et".
Cependant leur manière de compter est plus simple et plus logique; du moins jusqu'à 1000, après aussi mais il y a d'autres difficultés pour se raccrocher à la numération "internationale" qui groupe les chiffres par trois ce qui n'apparaît pas dans les appellations chinoises."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 janvier 2009

Vous avez absolument raison! Mais cela n'empêchera pas certains de vous traiter d'abruti.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

"Et quand vous avez de jolies choses genre brèves où extraits de vos concerts je vous remercie par avance de me les envoyer...
Sur le blog je crois qu'il est important de souligner ce qui mérite débat (et vous êtes un des rares à le faire)car les "cacas nerveux" de certains sont lassants.
A très bientôt!je vous embrasse".

Vous voyez, Amélie, ce n'est pas une pleurnicherie!

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

En tout cas, ça ressemble à du Marylise, sa nature affectueuse et généreuse la trahit ( elle vous embrasse) ! Me tromPJJJ ???

Smiley.

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

Ensuite, ils devaient tous trois partir à Dinde (vous savez, ce pays où l'on peut avoir plusieurs épouses sans être inquiété par la loi).
L'époux avait réglé le problème du passage des frontières d'un "Ça fait rien, on mangera sur l'herbe !", assez énigmatique, pour la grande que j'étais (neuf ans) !
Et puis, je ne sais plus, l'heure du goûter peut-être, ça ne s'est pas fait... Mais c'était bien parti et très bien organisé !

Ecrit par : catmano | 11 janvier 2009
En fait, nous avons opté pour l'union libre qui était tout à fait dans l'air du temps. Vu que je n'étais présente que trois mois par an, je concevais parfaitement que mon amant dispose pour les neufs mois restants de roues de secours, d'autant plus qu'il les plaquait froidement dès mon arrivée et que j'en avais quatre autres à Saint Cloud: les fils des deux femmes de ménage, le fils de l'intendant et le fils du menuisier de L'Ecole normale Supérieure. Je me demande si leurs parents étaient encore en fonction quand JPB était élève de cette Ecole ? Il a peut-être croisé mes premiers amants devenus des ados boutonneux ?

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Pas d'inquiétude Zorglub, j'aurais sûrement l'occasion de faire encore appel à cette petite entreprise !

Smiley obligatoire.

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

lorsqu'on coupe les quatre pattes d'une puce, elle devient sourde.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009

Les six pattes, Robin ! La puce est un insecte.

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Il est vraiment géant le dernier lien d'Amélie. Ne le ratez pas !
C'est effectivement vraiment un artiste ce CS ..."

Ecrit par : Zorglub | 11 janvier 2009

C'est drôle, je voyais plutôt CS sous la figure d' Orphée descendant aux enfers que de Sisyphe démolissant en "véritable artiste" des rochers...

Écrit par : buntovchik | 11 janvier 2009

lorsqu'on coupe les quatre pattes d'une puce, elle devient sourde.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009

Les six pattes, Robin ! La puce est un insecte.

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Ah oui ! Je m'disais bien qu'elle n'était pas complètement
sourde ! ;0)))

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"j'aurais sûrement "

Pas bouger, tonton Saucisse !

Je me tailleboudine moi-même : pas de S, lire "j'aurai". Futur.

Ah, quelle horreur !

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

Ecrit par : catmano | 11 janvier 2009

En fait, nous avons opté pour l'union libre qui était tout à fait dans l'air du temps. Vu que je n'étais présente que trois mois par an, je concevais parfaitement que mon amant dispose pour les neufs mois restants de roues de secours, d'autant plus qu'il les plaquait froidement dès mon arrivée et que j'en avais quatre autres à Saint Cloud: les fils des deux femmes de ménage, le fils de l'intendant et le fils du menuisier de L'Ecole normale Supérieure. Je me demande si leurs parents étaient encore en fonction quand JPB était élève de cette Ecole ? Il a peut-être croisé mes premiers amants devenus des ados boutonneux ?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Venez, mon enfant, je vais vous entendre en confession ! ;0))
Le jeu du curé continue, pour ceux qui suivent et puisqu'on m'a tendu la perche. (honte sur moi !) ;0)))))))

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Venez, mon enfant, je vais vous entendre en confession ! ;0))


Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009

Ça pourrait être assez long ! Prévoyez des provisions de bouche et quelques litres d'eau.
on pourrait peut-être faire une liste négative, du genre "je n'ai jamais tué, violé et je ne suis pas avare ", ça irait plus vite ?

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

"Pas d'inquiétude Zorglub, j'aurais sûrement l'occasion de faire encore appel à cette petite entreprise !

Smiley obligatoire."

Ecrit par : Amélie | 11 janvier 2009

On vous fait une confiance totale, de ce côté-là!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Ça pourrait être assez long ! Prévoyez des provisions de bouche et quelques litres d'eau.
on pourrait peut-être faire une liste négative, du genre "je n'ai jamais tué, violé et je ne suis pas avare ", ça irait plus vite ?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Je préférerais entendre les points positifs...J'ai tout mon temps ! ;0))

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"En tout cas, ça ressemble à du Marylise, sa nature affectueuse et généreuse la trahit ( elle vous embrasse) ! Me tromPJJJ ???

Smiley."

Ecrit par : Amélie | 11 janvier 2009

Perdu.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Robin, je vous le fais rapide, genre QCM :

la paresse : refus d'accomplir des tâches nécessaires. Son démon est Belphégor ; Oui

l'orgueil : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.). Son démon est Lucifer ; Oui

la gourmandise : ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise. Par ailleurs, on constate que dans d'autres langues ce péché n'est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple) [1]. Son démon est Belzébuth ; Oui

la luxure : plaisir sexuel recherché pour soi-même de façon immédiate. Son démon est Asmodée ; Ma foi, je ne vois toujours pas en quoi c'est un péché ?

l'avarice : désir de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaire. Son démon est Mammon ; Faut voir ! Il faudrait d'abord définir le nécessaire !

la colère : courte folie déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables. Son démon est Satan ; Hélas !


l'envie : émotion éprouvée par celui qui désire intensément posséder le bien d’autrui (à ne pas confondre avec la jalousie) Son démon est Léviathan. Non, franchement non !

Votre diagnostic, Robin ?

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

"C'est drôle, je voyais plutôt CS sous la figure d' Orphée descendant aux enfers que de Sisyphe démolissant en "véritable artiste" des rochers..."

Ecrit par : buntovchik | 11 janvier 2009

Perdu aussi! Et pas non plus Hercule voulant nettoyer les écuries d'Augias! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Confiteor Deo omnipotenti,
beatæ Mariæ semper Virgini,
beato Michæli Archangelo,
beato Ioanni Baptistæ,
sanctis Apostolis Petro et Paulo,
omnibus Sanctis,
et tibi, pater,
quia peccavi nimis cogitatione,
verbo et opere:
mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
Ideo precor beatam Mariam semper Virginem,
beatum Michælem Archangelum,
beatum Ioannem Baptistam,
sanctos Apostolos Petrum et Paulum,
omnes Sanctos, et te, pater,
orare pro me ad Dominum Deum nostrum.
Amen.



« La lutte contre le péché, combat mené avec le secret désir d'être vaincu. » (Péguy)

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Votre diagnostic, Robin ?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

6 sur 7 : peut encore mieux faire ! ;-)

FRERE Robin !

("Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère !")

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

« La lutte contre le péché, combat mené avec le secret désir d'être vaincu. » (Péguy)

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Attendez quand même qu'on vous donne l'absolution et la pénitence.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

« La lutte contre le péché, combat mené avec le secret désir d'être vaincu. » (Péguy)

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

et 20 sur 20 en théologie ! ;-)

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Je remarque que la Grande-Bretagne progresse parce qu'elle a su en revenir au par cœur — ce par cœur si décrié non seulement par les pédagos, mais par les réacs du SNUipp…
Quod erat demonstrandum…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Un bémol, Jean-Paul - j'ai un de mes meilleurs amis qui est parti enseigner le français et la littérature francophone belge, en tant que lecteur, à la fac de Iasi, en Roumanie (que de propositions subordonnées!).

Ce pays, c'est le royaume du par-coeur, de l'ingurgitation de masses colossales de savoirs (pour avoir vu de mes yeux la quantité de livres - romans, théâtre, poésie, théories littéraires - qu'un étudiant roumain en Philologie doit lire et connaître sur le bout des doigts, je peux vous assurer que ce n'est pas rien et que l'ENS, c'est de la gniogniotte!).

Finalement, des étudiants de ce copain, après x années d'étude du français ne savent pas lire l'heure: pour 2h14, ils disent: "il est 214"... Le niveau est très faible, le savoir est livresque. L'université de Iasi est pourtant réputée être la meilleure de Roumanie (mais là aussi, les professeurs ne peuvent pas mettre les notes méritées, sinon les étudiants gueulent - ils n'ont pas l'habitude d'avoir en-dessous de 10! -, les familles débarquent, la hiérarchie rouspète... J'espère que Laurent viendra pour raconter ce qu'il vit là-bas professionnellement).

Tout excès a ses vices, me direz-vous.

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

Je vais essayer de faire mieux concernant l'envie mais ça m'est très ardu. C'est un sentiment que je n'arrive pas à éprouver, du fait de mon incommensurable orgueil.
On pourrait compter deux péchés d'orgueil, non, Robin, pour que j'ai sept sur sept. Ces deux péchés, orgueil et envie, sont, me semble-t-il, absolument incompatibles !
Donc, on ne peut en aucun cas faire, en restant honnête, du sept sur sept !

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

L’internat de mon lycée est un vrai cauchemar !

Si encore les zaprenans ne faisaient que se coucher tard ! Mais les élèves ne font que s’y amuser, se droguer, se casser la gueule ou se voler. D’où des descentes de gendarmerie, des familles qui retirent leurs enfants pris comme têtes de Turcs.

Un vrai rêve de pédagos : des « jeunes en pleine autonomie »…

Écrit par : Pierre LaRiba | 11 janvier 2009

Bah, un certain discours pédagogiste est soutenu par la Dinde du Poitou, qui a sur les mains du sang de prof, via la "circulaire Royal". Alors, les donneurs de leçons…
C'est si facile de traiter de facho tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Mais le vrai fascisme, justement, c'est cela même.
JPB
PS. Tiens, je vais les faire sauter, ces commentaires (?) de trolls. j'en ai marre.

Écrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Laissez celui de Visiteur qui, apparemment, est le seul à "mettre du sens" dans ce qu'il lit.
Encore un sexagénaire à qui l'école a appris à lire, celui-là !
Faut les éradiquer, ces gens-là ! Ils sont vachement dangereux ! A force de chercher à comprendre ce qu'ils lisent, ils vont finir par changer d'avis, c'est très mauvais pour "La Cause" !

Écrit par : catmano | 11 janvier 2009

Laissez celui de Visiteur qui, apparemment, est le seul à "mettre du sens" dans ce qu'il lit.
Encore un sexagénaire à qui l'école a appris à lire, celui-là !
Faut les éradiquer, ces gens-là ! Ils sont vachement dangereux ! A force de chercher à comprendre ce qu'ils lisent, ils vont finir par changer d'avis, c'est très mauvais pour "La Cause" !

Ecrit par : catmano | 11 janvier 2009

Je répondais à ça, bien sûr :

Bah, un certain discours pédagogiste est soutenu par la Dinde du Poitou, qui a sur les mains du sang de prof, via la "circulaire Royal". Alors, les donneurs de leçons…
C'est si facile de traiter de facho tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Mais le vrai fascisme, justement, c'est cela même.
JPB
PS. Tiens, je vais les faire sauter, ces commentaires (?) de trolls. j'en ai marre.

Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Écrit par : catmano | 11 janvier 2009

Je vais essayer de faire mieux concernant l'envie mais ça m'est très ardu. C'est un sentiment que je n'arrive pas à éprouver, du fait de mon incommensurable orgueil.
On pourrait compter deux péchés d'orgueil, non, Robin, pour que j'ai sept sur sept. Ces deux péchés, orgueil et envie, sont, me semble-t-il, absolument incompatibles !
Donc, on ne peut en aucun cas faire, en restant honnête, du sept sur sept !

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Et 20 sur 20 en casuistique ! ;-)

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"Lorsque Brighelli écrit : « en mettant toutes les cultures sur le même plan, l’école a négligé et même torpillé notre culture...Nous sommes tétanisés par une culpabilité post-coloniale qui nous place en situation de repentance »"

Rien de plus vrai ! On en a parlé il n'y a pas longtemps, n'est-ce pas ? Tous les autres propos rapportés sont pleins de bon sens et très politiquement incorrects.

Mais alors, on est d'accord, JPB, c'est MER-VEIL-LEUX !

Puisqu'ici, j'ai droit aux mêmes reproches (Sibille, Dobolino et quelques autres )

Mince alors ! J'en suis toute retournée....

Hé, les supporters, vous revenez de la manif antisémite néo-nazie ? Vous avez crié Allah Ouakbar derrière le drapeau du Hamas, à côté des femmes voilées et des associations féministes ( MDR !), du PS et du PC, et des lepénistes qui sont pro-palestiniens ? Vous voyez, dans ce sens-là, ça peut le faire aussi. On a les supporters qu'on mérite !

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

'envie : émotion éprouvée par celui qui désire intensément posséder le bien d’autrui (à ne pas confondre avec la jalousie) Son démon est Léviathan. Non, franchement non !

Votre diagnostic, Robin ?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

...Et vous n'avez pas le plus grave !

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

PS. Tiens, je vais les faire sauter, ces commentaires (?) de trolls. j'en ai marre.

Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2009
Du coup, on n'y comprend que dalle !

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

votre collègue n'a rien compris à la roumanie...
pourtant il a un job là-bas!(en france il n'aura jamais le même statut...)
la roumanie va lui manquer un jour!!!
lire des livres ,parcourir toute la littérature(si vaste de la france) lui semble"ingurgiter?"
iassy est une ville cosmopolite et très francophile
beaucoup de roumains connaissent mieux la littérature française que les français!
je connais énormement de roumains qui vivent en france et enseignent avec brio le français !
ils proviennent de ces universités roumaines si décriées par votre collègue qui se croit supérieur et qui fait partie de ce qui ne connaissent aucunement la dimension réelle de ce peuple!
ils sont "maladroits"(précaires) car ils n'ont pas les moyens de visiter la france,leurs seules évasions ce sont ces "ingurgitations "de livres!
je suis désolé de votre ignorance à vous deux!
dormez sur vos préjugés sur la roumanie ...qui n'a rien à apprendre de vous!
vous faites de l'intox!
je vous récommande à vous et à votre collègue "d'ingurgiter "un peu plus,car vous en avez vraiment bien besoin!(même mal...)
les élèves français parlent le roumain?
les français parlent-ils à la perfection les langues?
c'est nouveau !!!!
les roumains défendent et aiment la france ,sa civilisation et la francophonie(qui se réduit d e plus en plus au profit de l'anglais)
les français pour leur remercier leur tapent dessus !
pas tous,mais les clichés ont la vie longue!
on tape toujours sur le plus faible...
son seul tort ,d'être le peuple le plus pauvre et le plus éprouvé d e l'europe ,mais il "ingurgite" des tonnes de livres pour exister ,pour dominer par le spirituel une vie précaire qui n'en finit pas!
sur ce site la roumanie n'est pas à l'honneur ,mais cela me fait sourire ...il y a de quoi!
parlez nous de l'école roumaine et ses illustres élèves:cioran,ionesco,eliade ,fondane,celan,brancusi ....
cette école là a évolué depuis ...

Écrit par : romania | 11 janvier 2009

D'abord, chapeau, madame Audin ! Je vous embrasse, même si je ne vous connais pas.
Sur les internats : souvenirs amers d'une de mes anciennes élèves du lycée de Luçon, une interne venue du fin fond du marais, fille solide, volontaire, sérieuse dans ses études, membre du club théâtre, et qui , avant toute période de vacances scolaires petites ou grandes, était saisie de crises d'angoisse à l'idée de rentrer chez elle . Que se passait-il à la maison, je ne l'ai jamais su, parce qu'elle ne me l'a jamais dit, par pudeur ou par fierté, et que je ne voulais pas être intrusive. Mais rien de bien , apparemment.
J'ai récemment appris que cette jeune fille a réussi une jolie carrière dans l'informatique, et continue à pratiquer le théâtre amateur. J'en suis très heureuse. Rosine, si vous me lisez, je vous embrasse aussi -- comme madame Audin,et pour les mêmes raisons. Vous êtes une combattante et une femme courageuse

Écrit par : FGuichard | 11 janvier 2009

et bien voilà, on comprend mieux "la liberté d'expression" du démocrate rouge brun

Ecrit par : On a les supporters qu'on mérite | 11 janvier 2009

brighelli censure
en bon mao
acclamé par les chemises brunes
bravo !

Ecrit par : On a les supporters qu'on mérite | 11 janvier 2009

Votre libre expression consiste donc à reproduire des centaines de lignes qui ne sont pas de vous. On attend toujours des propos rationnels et cohérents de votre part.

Moi, ce que j'avais compris de votre démarche, c'était justement qu'en cherchant de toute évidence à polluer ainsi le blog en le rendant illisible, VOUS visiez à entraver la liberté d'expression de ceux qui ont l'audace de réellement y intervenir, voire, comble certainement de l'infamie selon vous, de partager l'essentiel des idées de J.-P. Brighelli.

J'ai donc une petite idée à vous soumettre : puisque vous vous donnez tant de peine à compiler des articles critiques envers J.-P. Brighelli, pourquoi ne pas créer un site anti-Brighelli, où ils auront toute leur place. Vous pourriez même nous en proposer de temps en temps le lien et les nouvelles mises à jour.
Mais serait-ce trop demander en attendant que de laisser aux lecteurs qui se rendent sur ce blog le droit de le lire ?

Écrit par : Anne | 11 janvier 2009

Les fascistes (des corbeaux croates ?) acceptent-ils le principe de réciprocité ?

Existe-t-il beaucoup de blogs sur cette planète où ce genre de copier/coller puisse subsister plus de quelques minutes ?

Subir des tentatives d'instrumentalisation de l'extrême droite fait-il de JPB et d'autres (le GRIP !) n'en font évidemment pas des adeptes. Les réponses faites par les uns et par les autres à ces tentatives ont pourtant été claires et nettes (où sont-elles ?)

"On a tenté de vous instrumentaliser, vous êtes donc contaminé". La liquidation des supposés contaminés n'a-t-elle pas été l'obsession et la seule justification des khmers rouges ?

Assurément, il ne pourra pas y avoir de prisonnier.

PS : le corbeau qui copie/colle peut-il nous faire parvenir une adresse de courriel ? Dans le but de lui décerner un beau diplome de victime. Qu'il est effectivement.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

(suite pour les bisounours supporters )

Hamas, Le Pen, Dieudonné, Besancenot, les cathos, tous ensemble, tous ensemble !

La croix, le croissant, la faucille et le marteau, tous ensemble, tous ensemble !

QUEL SPECTACLE, ces manifs !

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

'envie : émotion éprouvée par celui qui désire intensément posséder le bien d’autrui (à ne pas confondre avec la jalousie) Son démon est Léviathan. Non, franchement non !

Votre diagnostic, Robin ?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2009

...Et vous n'avez pas le plus grave !

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009

C'est vraiment le plus grave ? Alors, je suis sauvée !!!

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Votre libre expression consiste donc à reproduire des centaines de lignes qui ne sont pas de vous. On attend toujours des propos rationnels et cohérents de votre part.

Ecrit par : Anne | 11 janvier 2009

Mais si, il tient des propos cohérents ! Regardez plus haut, je me suis fait traiter de chemise brune et de khmer rouge à deux messages d'intervalle !
Pour une phrase sortie du contexte, en plus.
Si c'est pas de la cohérence, ça ! ;-à)

Écrit par : catmano | 11 janvier 2009

S. Tiens, je vais les faire sauter, ces commentaires (?) de trolls. j'en ai marre.

Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2009

et bien voilà, on comprend mieux "la liberté d'expression" du démocrate rouge brun

Ecrit par : On a les supporters qu'on mérite | 11 janvier 2009

Pauvre andouille, le maître de ces lieux est pénalement responsable de tout ce qui s'écrit sur son blog ! Et il connaît parfaitement mon point de vue là dessus, parce que je le lui ai dit à maintes reprises : cela fait longtemps qu'il aurait dû censurer certain(e)s sans attendre, ne serait-ce qu'afin de ne pas être pris pour le faf qu'il n'est pas en laissant passer des opinions inadmissibles !
Lorsqu'il m'a confié la responsabilité de son blog il y a qq années (cf. "la faute à Rousseau ?") , j'ai dû supporter à plusieurs reprises la prose malodorante d'un certain YFig : si cela n'avait été que de moi, toutes ces ignominies seraient allées directo à la poubelle d'où elles n'auraient jamais dû sortir.
Par ailleurs, cher "On a les supporters..." : dire qu'une institution va mal ne signifie pas faire le jeu de la droite ; ou alors Patrick Pelloux, porte-parole des urgentistes, serait un dangereux fascistoïde qui fait le jeu de Roselyne Bachelot !
Bref, comme le disait mon prof de philo en khâgne (madame Ayme, vous êtes mon modèle) : "Il faut réfléchir avant de penser".

Écrit par : FGuichard | 11 janvier 2009

Pour ceux qui pensent simplement en termes d'humanité et d'efficacité !

Le Secours populaire français (SPF) a lancé dans un communiqué, un appel pour rassembler des fonds destinés à aider les populations civiles de Gaza et des environs, victimes de la guerre.

Cet appel, auquel se sont jointes les associations des médecins palestiniens et israéliens pour les droits de l'homme, Palestinian Medical relief Society (PMRS) et Physicians israelian for Human Rights (PHR), affirme qu'il est « urgent et essentiel que la solidarité s'intensifie et qu'elle parvienne sur place, ce qu'une première mission du SPF va réaliser concrètement, quelle que soit la difficulté de mise en œuvre ».

« Depuis soixante ans qu'il existe, le SPF a toujours su trouver les formes lui permettant l'acheminement sur place, il les trouvera cette fois aussi et sera auprès des familles de victimes comme auprès des victimes elles-mêmes », ajoute le communiqué.

L'offensive menée depuis dix jours par l'armée israélienne contre le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle ce territoire, a fait plus de 800 morts, dont de nombreux civils, selon des sources palestiniennes.

Pour savoir comment vous pouvez faire parvenir vos dons, cliquez ici pour trouver la page du site du SPF spécialement dédiée à cette action :

http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=02abd408a3&id_actu=2217

Écrit par : FGuichard | 11 janvier 2009

On pourrait aussi mettre les enfants d'intellectuels dans des internats "manuels" pour qu'ils puissent également découvrir les autres dimenion de a vie

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 10 janvier 2009

Réjouissez-vous, cher Hervé, votre rêve s'est réalisé dans mon établissement !
Nous avons en effet un internat, mais uniquement pour les filles...

Les garçons internes de notre établissement (un collège-lycée général) sont donc placés dans un établissement proche, un lycée professionnel !

Et chaque année, les mêmes problèmes :
- à partir de 18h, les élèves du LP n'ont plus rien à faire, car ils n'ont pas de "devoirs à la maison" ; ils mettent donc un souk invraisemblable dans l'internat, tandis que nos élèves ne parviennent qu'à grand-peine à s'isoler pour travailler.
- poissons rouges dans le bassin des piranhas, (ils sont archi-minoritaires) ils se font traiter d'intellos et subissent des brimades quotidiennement...

Cela dit, notre internat n'a aucune leçon à donner : bâtiment vétuste, chauffage en panne bien trop souvent, inondations d'étages entiers lors de fortes pluies...

Cela dit, je suis plutôt d'accord avec JPB, l'internat est parfois préférable à certaines situations familiales. Mais pour d'autres, ce sera l'école du crime, ou du vice, et un aperçu peu encourageant sur la nature humaine. La promiscuité, la tyrannie du groupe, l'hypocrisie...

Écrit par : sanjuro | 11 janvier 2009

Imaginez que demain notre président nous informe de sa volonté d'ouvrir des internats partout ? En partenariat avec les ministères de l'intérieur et de la justice *.

Sans, bien sûr, aborder la question des contenus de programme.

C'est technique, "donc" non politique, "donc" accessoire.

De rideaux en rideaux de fumée, nous voilés, nous voilà.

* "partenariat" est, je crois, le mot de droite pour dire "interdisciplinarité".

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

"Regardez plus haut, je me suis fait traiter de chemise brune"

Je signale que certains intervenants( tes) du blog agissent exactement de la même manière, avec les mêmes mots; ça fait drôle, hein ?

Mais ne jetons pas d'huile, sur le feu, l'heure est grave ...et rude le combat...

PS Khmers rouges et chemises brunes, ya que la couleur qui change.

Écrit par : Amélie | 11 janvier 2009

votre collègue n'a rien compris à la roumanie...
pourtant il a un job là-bas!(en france il n'aura jamais le même statut...)
la roumanie va lui manquer un jour!!!
lire des livres ,parcourir toute la littérature(si vaste de la france) lui semble"ingurgiter?"
iassy est une ville cosmopolite et très francophile
beaucoup de roumains connaissent mieux la littérature française que les français!
je connais énormement de roumains qui vivent en france et enseignent avec brio le français !
ils proviennent de ces universités roumaines si décriées par votre collègue qui se croit supérieur et qui fait partie de ce qui ne connaissent aucunement la dimension réelle de ce peuple!
ils sont "maladroits"(précaires) car ils n'ont pas les moyens de visiter la france,leurs seules évasions ce sont ces "ingurgitations "de livres!
je suis désolé de votre ignorance à vous deux!
dormez sur vos préjugés sur la roumanie ...qui n'a rien à apprendre de vous!
vous faites de l'intox!
je vous récommande à vous et à votre collègue "d'ingurgiter "un peu plus,car vous en avez vraiment bien besoin!(même mal...)
les élèves français parlent le roumain?
les français parlent-ils à la perfection les langues?
c'est nouveau !!!!
les roumains défendent et aiment la france ,sa civilisation et la francophonie(qui se réduit d e plus en plus au profit de l'anglais)
les français pour leur remercier leur tapent dessus !
pas tous,mais les clichés ont la vie longue!
on tape toujours sur le plus faible...
son seul tort ,d'être le peuple le plus pauvre et le plus éprouvé d e l'europe ,mais il "ingurgite" des tonnes de livres pour exister ,pour dominer par le spirituel une vie précaire qui n'en finit pas!
sur ce site la roumanie n'est pas à l'honneur ,mais cela me fait sourire ...il y a de quoi!
parlez nous de l'école roumaine et ses illustres élèves:cioran,ionesco,eliade ,fondane,celan,brancusi ....
cette école là a évolué depuis ...

Ecrit par : romania | 11 janvier 2009

Ha la légendaire susceptibilité roumaine...

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

Remarquez, ça vous fait des vacances... Avez-vous déjà eu des enfants d'éduc' spé' dans vos classes ? En réunion parents/profs, c'est quelque chose !
Encore pire que les parents profs ou instits, c'est vous dire !

Oh, oui, Catmano, ce sont de loin les pires!

Écrit par : retraitée | 11 janvier 2009

brighelli censure
en bon mao
acclamé par les chemises brunes
bravo !

Ecrit par : On a les supporters qu'on mérite | 11 janvier 2009

Allez donc vous occuper de vos élèves, si vous en êtes capable, plutôt que de venir nous faire chier à jouer les directeurs de conscience. Bonnet d'âne n'est pas "curédegauche.com", et c'est tant mieux.

Après tout, vous devez être trés occupé : ça doit prendre du temps de "faire émerger les savoirs", surtout lorsqu'ils n'existent pas parce qu'on a refusé de les transmettre. Vous n'êtes finalement qu'une espèce de salaud qui s'ignore auto-peinturluré à l'idéologie du Bien.

Pour notre part, nulle chemise brune ici, juste quelques Républicains qui sont convaincus, et à raison, que le meilleur service qu'ils puissent rendre à leurs élèves, c'est de les instruire pour leur permettre plus tard de penser par eux-même. En clair, pour qu'ils ne deviennent jamais quelqu'un comme vous.

Il y a d'ailleurs pas mal de gens sincèrement à gauche, ici, alors que vous-même n'êtes qu'un libéral déguisé en bien-pensant, comme le sont d'ailleurs tous les pédagogistes.

J'espère à ce titre que le Medef vous refile un petit billet de temps en temps. Ils font de bonnes affaires via les agences d'intérim depuis que les gens comme vous fabriquent des Crétins à la chaîne, incapable même de savoir simplement lire écrire et compter (ne parlons même pas de réfléchir).

Nous les voyons tous les jours dans nos classes , les élèves massacrés par les théories fumeuses de MM. Meirieu, Grandserre, Frackowiack, Bégaudeau, Foucambert et autres idéologues en liberté.

Finalement, on se demande vraiment qui bosse in fine pour Le Pen.

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

"son seul tort ,d'être le peuple le plus pauvre et le plus éprouvé d e l'europe"
Raté, c'est la Moldavie!

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

Et Borat il est kazakh ou roumain ?

Écrit par : Barok Spinozo | 11 janvier 2009

C'est une blague, j'espère?

Excusez-moi, Christophe, mais vous semblez vivre sur une autre planète.

Écrit par : retraitée | 11 janvier 2009

"parlez nous de l'école roumaine et ses illustres élèves:cioran,ionesco,eliade ,fondane,celan,brancusi ...."

Et de Celibidache.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Pas bouger, tonton Saucisse !

Je me tailleboudine moi-même : pas de S, lire "j'aurai". Futur.

Ah, quelle horreur !

Ecrit par : Amélie | 11 janvier 2009

J'adore votre humour, Amélie (ce n'est pas ironique) !

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

C'est une blague, j'espère?

Excusez-moi, Christophe, mais vous semblez vivre sur une autre planète.

Ecrit par : retraitée | 11 janvier 2009

Non, en fait, c'est une autre dimension (probablement la 5ème) : ça s'appelle l' IUFM.

Et j'ajoute que Christophe est trés loin d'en être le pire spécimen. Personellement, j'aurai beaucoup aimé l'avoir (comme formateur) en tant que stagiaire, même si je suis plutôt tombé sur des "modérés" (relativement). Ce n'est pas le cas partout, et cela ne tiens pas toujours de la légende urbaine. Je me suis vraiment rendu compte le jour de mon inspection -également à travers d'autres témoignages de stagiaires - que le bouquin de François Vermorel n'avait rien d'exagéré ou de fantasmé, hélas.

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

Pendariès l'inaliénable a écrit : "son seul tort ,d'être le peuple le plus pauvre et le plus éprouvé d e l'europe"
Raté, c'est la Moldavie!"

Avertissement : Marilyse, ne lisez pas !

Ah ! la lutte acharnée pour avoir le statut de plus pauvre parmi les pauvres.

Témoin, le difficile et fragile statut du Niger, régulièrement chassé de sa place de dernier au classement du PNUD par tel ou tel pays opportuniste qui profite bassement d'une guerre civile pour ravir ce statut envié.

Ceci dit, il ne faut pas décourager les nombreux candidats : avec un peu de persévérance, ils vont y Areva.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Romania, mon pote a appris le Roumain à l'université (il a un meilleur Roumain que certains du pays qui, là-bas, sont épatés par cela - il maîtrise parfaitement la langue des métiers, de la technique, de la flore et de la faune - d'ailleurs, ses amis le chambrent à ce propos), il y va tous les ans plusieurs fois par an depuis des années, a fait un DEA sur l'Histoire contemporaine roumaine (a passé une année de recherche à Bucarest, logeant dans une Cité U, avec dans sa chambre un Chinois pétomane), sa thèse portait sur la Révolution Roumaine, il est un fin lecteur de la littérature actuelle de ce pays, etc. etc.; j'y suis moi-même allé (Cluj-Napoca et sa région, pendant un mois, à visiter, en sa compagnie, des LP et des lycées du coin); je les ai fréquentés ces jeunes qui pour ne pas avoir faim fumaient le soir des cigarettes, qui ne rêvent que d'une chose: quitter le pays (je ne confonds pas Tziganes ou Roms - encore une, dernièrement, qui m'a fait chier à tendre aggressivement son gobelet pour que je lui donne des pièces quand je payais un ticket de tram à la machine - et Roumains), je les connais ces personnes brillantes qui vivent avec 100 ou 300 euros par mois avec un loyer de plus de la moitié du salaire; j'ai établi un lien entre un collège français et un collège roumain avec échanges épistolaires; mais - la Roumanie reste encore marquée par le communisme administratif - et CHAQUE ETE depuis des années, je vais en Europe de l'Est seul ou avec ce pote travaillant maintenant à Iasi: Albanie, Croatie, Montenegro, République de Macédoine, Serbie, Lettonie, Lituanie, Slovénie, etc. - et vous?

J'ai vu comment on enseigne le français dans des LP, comment, oui, la France méprise les pays de l'Est; j'ai traîné mes guêtres dans les facs d'Europe de l'Est, - j'aime ces pays, mais je ne suis pas aveuglé par un sentiment de victimisation de ceux-là. Les bakshishes (orthographe aléatoire... désolé) à la frontière, les questions de la part d'anciens de la Securitate (des fonctionnaires du Rectorat) demandant ce que nous faisons là, pourquoi, etc. et qu'on a envoyés bouler, les étudiants épuisés par les conditions de vie et les exigences quelquefois archaïques de leur professeurs, oui, nous connaissons.

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

JP BRIGHELLI écrit :

"C’était Jean Zay qui disait que les écoles doivent rester à l’abri des soubresauts du monde — tant que faire se peut. "

Jean Zay, captif pendant 4 ans dans les geôles vichyssoises et assassiné par la milice...

A lire :
http://ns6745.ovh.net/~godf/files/webform/fichier/dp_500FM.pdf

Voici un poème ecrit dans sa cellule.

A l'angle du chemin de ronde,
Un oeil blanc veille sur ma nuit,
Lampe étrange d' un autre monde,
Froide flammèche de l'ennui.
De son inutile lumière
je la crois honteuse, et pourtant
Sous son immobile prière,
S'enfuit le pas léger du temps.


Jean Paul ,
si vous êtes à Paris ce 24 janvier, invitez vous ! ...Voir le lien perso.

Écrit par : patrickinstit | 11 janvier 2009

Ecrit par : On a les supporters qu'on mérite | 11 janvier 2009

Votre libre expression consiste donc à reproduire des centaines de lignes qui ne sont pas de vous. On attend toujours des propos rationnels et cohérents de votre part.

Moi, ce que j'avais compris de votre démarche, c'était justement qu'en cherchant de toute évidence à polluer ainsi le blog en le rendant illisible, VOUS visiez à entraver la liberté d'expression de ceux qui ont l'audace de réellement y intervenir, voire, comble certainement de l'infamie selon vous, de partager l'essentiel des idées de J.-P. Brighelli.

Ecrit par : Anne | 11 janvier 2009

L'idéologie du Bien est une religion de remplacement. "On a les supporters qu'on mérite" est un fanatique. Lui demander de se poser la moindre question, c'est remettre en cause sa foi profonde. Il vient ici l'exalter par des exercices mécaniques de contrition en défiant JPB - sorte de Satan incarné - dans son délire pédagogiquement correct.

On a les intégristes qu'on peut.

Écrit par : Manu | 11 janvier 2009

Le peuple majoritaire de la Moldavie est Roumain et la Moldavie ne fait pas partie de l'Europe .
Les moldaves roumanophones ont droit à la double nationalité:roumaino-moldave(traqique histoire! ) et ils se battent pour l'obtenir!

Moi j'ai parlé de l'Europe, en tant que Communauté européenne-(Solidarité Européenne...)

Écrit par : romania | 11 janvier 2009

Pour notre part, nulle chemise brune ici, juste quelques Républicains qui sont convaincus, et à raison, que le meilleur service qu'ils puissent rendre à leurs élèves, c'est de les instruire pour leur permettre plus tard de penser par eux-même. En clair, pour qu'ils ne deviennent jamais quelqu'un comme vous.

Il y a d'ailleurs pas mal de gens sincèrement à gauche, ici, alors que vous-même n'êtes qu'un libéral déguisé en bien-pensant, comme le sont d'ailleurs tous les pédagogistes.

Ecrit par : Manu | 11 janvier 2009

Pas mieux.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 janvier 2009

Le peuple majoritaire de la Moldavie est Roumain et la Moldavie ne fait pas partie de l'Europe .
Les moldaves roumanophones ont droit à la double nationalité:roumaino-moldave(traqique histoire! ) et ils se battent pour l'obtenir!

Moi j'ai parlé de l'Europe, en tant que Communauté européenne-(Solidarité Européenne...)

Ecrit par : romania | 11 janvier 2009

je dois avoir une vision gaullienne de l'espace Europe pour le coup - de l'Atlantique, à l'Oural. Solidarité... Ha, il faut donc dire oui, ou fermer les yeux, par solidarité... bien, bien...

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

France-Inter a évoqué ce matin (ou peut-être était-ce hier) dans l'un de ses journaux la pollution sur plusieurs blogs de groupes extrêmistes qui reprennent du poil de la bête avec le conflit de la bande de Gaza. Est-ce le cas sur ce blog de Brighelli ???

Ne lisez pas Dugong, vous vous feriez du bien !

Pour uniquement Maminou et sa fille :
En cherchant des textes pour un futur atelier d'écriture, je suis tombé sur ce mini poème de mon ami Jean-Claude Touzeil. Il est vour votre fille qui lira peut-être, comme nous, Jean de La Fontaine puisqu'elle est en sixième.

Leçon

Le corbeau
En Afrique Noire
Est allé aux écoles
Il attend le renard
En haut du fromager.

Jean-Claude Touzeil (Peuples d'Arbres - Donner à Voir 1997)

Je vous embrasse, gentille Maminou, et "affectueuse et généreuse" comme on me qualifie plus haut, franchement, est-ce que j'ai l'air d'en vouloir à quelqu'un ? J'ai appris à mettre mon énergie ailleurs. A bientôt.

Écrit par : Marilyse | 11 janvier 2009

"bakchich", Pendaries, je crois.

Pendaries et Romania, votre échange est passionant (très sincèrement).

Je confirme trois phrases très importantes de Romania, avec lesquelles à mon avis, Pendaries, vous êtes d'accord :

1) "Je connais énormement de roumains qui vivent en france et enseignent avec brio le français !"
C'est exact. Et j'ai connu une Roumaine, professeur de français en France, avec un accent magnifique, qui connaissait mieux Camus que bon nombre de ses collègues.

2) "ils n'ont pas les moyens de visiter la france,leurs seules évasions ce sont ces "ingurgitations "de livres!",
C'est vrai ! Combien de professeurs ont l'occasion de venir en France, observer le système actuel par exemple ? Qui organise ces échanges ? Où sont les vrais appels d'offres ? Pourquoi l'information dans l'Education est-elle TOUJOURS réservée à un petit nombre d'initiés : les favoris de l'inspecteur, les copains du PASI, les lèche-bottes des délégués à toute une série de conneries, les flatteurs du proviseur ? Vous savez ce qui se fait pour promouvoir l'Europe : les concours bidons dont j'ai parlé, mais plein d'autres manifestations qui coûtent cher, et qui n'ont aucun sens.
JPB, si vous refaites un livre sur le système éducatif, n'oubliez pas d'intégrer un chapitre sur les fameuses "Directions des affaires internationales" et sur les fausses promos de l'Europe : on voudrait dégoûter les gens de l'Europe et de l'étranger qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

3) "les roumains défendent et aiment la france ,sa civilisation et la francophonie(qui se réduit d e plus en plus au profit de l'anglais). les français pour les remercier leur tapent dessus !"
C'est la conséquence logique de ce que je dénonce ci-dessus. La francophonie est généralement défendue par de sombres arrivistes, et ça ne m'étonne pas qu'elle coule. Et généralement, les rectorats se tournent... vers les USA et la Grande-Bretagne. Allez trouver un inspecteur d'histoire-géo ou un recteur qui parle autre chose que l'anglais...

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

Ah la Roumanie de la belle époque !

Ca nous fait des souvenirs :

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAF97046886

NB le type à droite de Ceaucescu n'est pas Sarkosy.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Pendariès l'inaliénable a écrit : "son seul tort, d'être le peuple le plus pauvre et le plus éprouvé de l'europe".

Raté, c'est la Moldavie!"

Pendariès


Encore raté, c'est la Transnistrie ou en moldave: Република Молдовеняскэ Нистрянэ (Republica Moldovenească Nistreană). Faudrait tout de même pas rayer cette petite république de la carte de l'Europe!

Écrit par : buntovchik | 11 janvier 2009

D'une certaine manière, on peut affirmer que de Gaulle n'était pas frappé d'alignement. Même en 68.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

On devrait faire mon exercice sur les pourcentages à tous les élèves de 15 ans en Europe.

Là on aurait une vraie image du niveau des élèves.

Christophe, bien sûr que ce n'est pas une blague ! Ce sont des exercices que j'ai fait faire en classe, avec 15 élèves, et les résultats que j'ai indiqués ci-dessus.

Je rappelle l'exercice :
Une robe à 220 euros est vendue avec une réduction de 20% - quel est son prix de vente après réduction ?
Une robe est vendue à 250 euros avec un rabais de 35% - combien coûtait-elle avant remise ?

Le pire serait certainement de ne poser que la deuxième question. Là je pense que ce serait l'hécatombe (résoudre la première aide à trouver la solution à la deuxième).

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

xopocho tobaritch! I gabariu no rusky!
transnistrie n'est pas réconnue que je sache,elle s'est auto-proclamée...
je parlais de la roumanie dans le cadre de ses frères de la communauté européenne(la moldavie ,la transnistrie etc...espèrent y entrer et je seraia contente...
l'acceuil de de gaulle est très touchant car cela prouve qu'il ' y a plus de 40 ans le s roumains attendaient les français comme le bon dieu!
après (à part giscard) les chefs d'état ont tourné le dos à la roumanie la laissant livrée à elle-même!)
elle n'avait pas de dettes extérieures auprès des banques et n'avait plus de pétrole,donc elle a tourné le dos parmi les premières aux russes,mais cela n'a pas suffi pour que les occidentaux lui tendent une main
le marasme énergétique a donné le coup de massue à une dégringolade qui a été terrible pour ce peulple martyr!
en tout cas les tziganes sont Eux le peuple le plus pauvre et persécuté de tous le s pays de l'europe(moldavie et trransnistrie y inclus)
mais je les incluais en roumanie,comme des citoyens à part entière ,car il y en a en roumanie et partout en europe et dans le monde!(30 millions sans un pays à eux!)
cristine bravo sur europe 1 fait des roumains que des blagues perfides et racistes!
la diplomatie roumaine se tait lachement ,donc la bravo n'y va pas du dos de la cuillère!
elle ne risque rien!
elle oublie que franco a fait fuir les espagnols vers la france ...
ceausescu a fait fuir les roumains du goulag roumain de ceausescu !
je ne me permettrais pas de juger un pays selon les ragots
il faut aller le visiter ! c'est à 2 h de paris et sa capitale bucarest était surnommée paris des balkans!
les roumains sont susceptibles mais certains français très imbus de soi
les exemples de jérémy très justes et documentées!

Écrit par : romania | 11 janvier 2009

Je rappelle l'exercice :
Une robe à 220 euros est vendue avec une réduction de 20% - quel est son prix de vente après réduction ?
Une robe est vendue à 250 euros avec un rabais de 35% - combien coûtait-elle avant remise ?

Et, toujours en CM2, après avoir calculé la remise de 20%, et l'avoir soustraite du prix initial, l'instituteur nous montrait qu'on y arrivait avec une seule opération, la robe ne coûtant que 80%, soit 0,8 du prix initial. On multipliait par 0,8, le tour était joué. je me souviens l'avoir expliqué à des élèves de 1ère S!

Écrit par : retraitée | 11 janvier 2009

"je me souviens l'avoir expliqué à des élèves de 1ère S!"

Figurez-vous que je l'ai appris en TS...

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

Sur ce site la Roumanie n'est pas à l'honneur, mais cela me fait sourire ...il y a de quoi !
Parlez nous de l'école roumaine et ses illustres élèves : Cioran, Ionesco, Eliade , Fondane, Celan, Brancusi ....
Cette école-là a évolué depuis ...

Ecrit par : romania | 11 janvier 2009

Alors, pour nous racheter (?) :

Au professeur Ion Omesco, aux moniales du monastère d'Agapia, à Radu, où qu'il soit, à l'esprit de résistance...à Natalia Bikir, "peintre d'amour et de mémoire"...

Et pour vous romania :

Moldavie

La peur avait chassé les hommes, mais la joie persistait dans le sourire des humbles.

Femmes aux seins de froment, angelots aux lèvres étoilés de lait, fillettes en robes de fête, chevaux caparaçonnés de feu, boeufs aux grands front subjugués de pierreries, conduits par des enfants couronnés de feuilles...Ils jubilaient, glorieux, sur les murailles de neige, rutilants de turquoises et d'émeraudes, précédant les rois sertis d'or, sous les rayons radieux des rosiers mystiques et les fruits parfumés des poiriers solaires, dans le bruissement des violons bleus et le cortège incarnat des archanges, parmi les saints et les prophètes.

La lumière tressaillait
Quand le pope élevait
Le calice des douleurs

Sucevita, Putna, Agapia, Arbore...

Vos murs chantaient plus haut que les cris des bourreaux,
Vos pierres criaient plus fort que les voix qu'on étouffe...

Pour qu'il restât encore, malgré tout, quelque part, un peu d'espoir, un décret mystérieux avait confié aux voïevodes légendaires ensevelis dans le linceul des siècles, aux artistes inconnus et aux humbles parmi les humbles, la garde de la Mémoire.

(Editions des fonds de tiroir)

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Daniel, finalement, je reprends le fil en lisant vos interventions que je trouve intéressantes. Je ne reproduis pas votre message. Vous dites que beaucoup de professeurs issus des classes moyennes sont dans le déni : ils ne se rendent pas compte des problèmes insurmontables, innommables auxquels sont confrontés certains de leurs élèves. Je vous crois, vous avez dû l'observer et on ne peut que s'en désoler.

Je ne sais pas si ce qui existe dans mon établissement se fait ailleurs. Se tient régulièrement une "commission de suivi" à laquelle participent le médecin scolaire, l'infirmière, l'assistant social, le professeur principal, le principal, la conseillère d'éducation. On se penche à chaque fois sur la situation de deux ou trois élèves, parfois d'un seul. Ces élèves sont signalés par les professeurs principaux qui recueillent toutes les observations de leurs collègues.

Différentes informations, différents éclairages sont apportés au cours de la commission par les uns et les autres. On essaie de mettre en oeuvre des solutions propres à chaque situation. Parfois on avance. parfois, non.

Mon collège est un collège urbain de périphérie, globalement calme, avec une mixité sociale qui décroît depuis quelques années. Les problèmes que vous soulevez sont exacerbés dans certains établissements (Courage, Robin !) mais ils existent partout. Pour ma part, ayant été toujours professeur principal et partageant beaucoup d'heures avec les mêmes élèves en cours de français et dans des dispositifs d'aide, je vois d'assez près leurs problèmes.
Au menu : grossesse à 15 ans, inceste, attouchements sexuels (assez fréquents), père en prison, père assassin ( souvenir atroce qui a fait la une des journaux), hébergements d'urgence en foyers, fugues, dépressions ... et on en passe. Les crises nerveuses, les crises de violence, les crises de parents agressifs ... on doit tout affronter, jusqu'aux crises d'épilepsie.

Il est parfois difficile en entendant la vie de nos élèves de garder la bonne distance. Surtout écouter, comprendre, aider, ne pas tomber dans le dolorisme ! Ouvrir une issue de secours, garder l'exigence avec la bienveillance ...
Cela prend beaucoup de temps et d'énergie dans notre métier. La qualité des relations qu'on entretient avec les élèves est essentielle. Il faut qu'on ait confiance en vous.
On ne peut pas toujours éviter le danger. Dernièrement, je signalais à qui de droit qu'une élève allait mal, que je la sentais dans un mauvais moment : assez agressive, fermée, pas comme d'habitude. Mais trop tard : elle a fugué de son foyer le lendemain et a été absente au moins trois semaines.

Il faut savoir répondre à ce genre d'élèves, garder son calme, surtout ne pas casser davantage, ne pas humilier, faire face. Essayer d'aider et de remettre sur la route, inspirer la confiance. Il faut pas mal de métier et de force en soi. On y arrive si on se soutient collectivement dans un établissement. Seul, on est peu de chose.
Beaucoup d'élèves cassés par la vie se voient dans les classes de SEGPA. Je tire mon chapeau aux collègues !

Voilà, Daniel, un témoignage parmi tant d'autres, pour vous dire que les problèmes cruciaux sont partout et que, dans certains endroits, on les prend en compte, on essaie de faire face, de différentes façons. Il faut à chaque fois inventer.

Dans les problèmes de l'école aujourd'hui, il y a toutes les dérives de l'enseignement "pédago" pourfendu ici-même, à juste titre mais il y a beaucoup d'autres facteurs, bien plus difficiles à régler. Ce n'est pas si simple. Et beaucoup de choses échappent à l'école.

Bien cordialement à vous, Daniel.

Écrit par : Marilyse | 11 janvier 2009

Commissions de suivi en collège

Un oubli : y figure aussi, bien entendu, la conseillère d'orientation psychologue.

Écrit par : Marilyse | 11 janvier 2009

Les cahiers pédagols aiment PISA en sciences

et ils disent pourquoi :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4155

Intéressant non ?

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

"Femmes aux seins de froment, angelots aux lèvres étoilés de lait"

Un peu de discrétion, Robin, votre érotisme culinaire pervers transpire !

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

"Femmes aux seins de froment, angelots aux lèvres étoilés de lait"

Un peu de discrétion, Robin, votre érotisme culinaire pervers transpire !

Ecrit par : dugong | 11 janvier 2009

Ah ! le péché de gourmandise !...Et tous ces délicieux gâteaux qui portent des noms de saints.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

merci cher robin!
quelle justesse et quel talent dans ces pages pour souligner une universalité roumaine!
l'ami DUGONG est opaque,ça veut dire qu'il a du mal à "ingurgiter" la vraie culture!
c'est lui le vrai pervers!
que dieu lui pardonne !
les monastères et le patrimoine roumain sont protégés par l'unesco !(qui ne fait dans l'érotisme culinaire)
un pays qui est restée villageoise à 50% est chanceux!

Écrit par : romania | 11 janvier 2009

Dans les problèmes de l'école aujourd'hui, il y a toutes les dérives de l'enseignement "pédago" pourfendu ici-même, à juste titre mais il y a beaucoup d'autres facteurs, bien plus difficiles à régler. Ce n'est pas si simple. Et beaucoup de choses échappent à l'école.

Bien cordialement à vous, Daniel.

Ecrit par : Marilyse | 11 janvier 2009

Merci, Marilyse pour votre beau témoignage et vos encouragements. Nous avons une SEGPA rattachée dans le deuxième collège où j'enseigne et je sais de quoi vous voulez parler. J'ai vu un élève se taper la tête contre les murs avant les vacances de Noël. Toute la cour était en émoi et un drame a été évité de justesse. J'admire, moi aussi, les collègue qui sont confrontés à des élèves encore plus abîmés que les nôtres.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Je suis candidate aux épreuves de sciences de PISA ! Je n'ai plus 15 ans (remarquez, en lisant de droite à gauche, c'est pile poil), mais tant pis.
Pour une fois que je pourrais briller en sciences !
Excusez-moi d'imiter toto, mais là, je ne vois qu'un commentaire possible : MDR !

Écrit par : catmano | 11 janvier 2009

merci cher robin!
quelle justesse et quel talent dans ces pages pour souligner une universalité roumaine!
l'ami DUGONG est opaque,ça veut dire qu'il a du mal à "ingurgiter" la vraie culture!
c'est lui le vrai pervers!
que dieu lui pardonne !
les monastères et le patrimoine roumain sont protégés par l'unesco !(qui ne fait dans l'érotisme culinaire)
un pays qui est restée villageoise à 50% est chanceux!

Ecrit par : romania | 11 janvier 2009

Ne vous en faites pas romania, je connais "virtuellement" dugong ; il est "clean" ! On va règler ça en duel, à la tarte à la crème.

Blague à part, je suis allé deux fois en Roumanie, en 71 et en 86. J'ai traversé le pays du sud au nord dans une voiture de location. Je vais essayer de remettre la main sur l'article que j'avais écrit à la suite de ce voyage.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Voir quelques items donnés à Pisa en 2006 en "sciences".

http://www.pisa.oecd.org/dataoecd/10/45/39777163.pdf

pages 97 à 107.

Vous avez dit "sciences" ?

Beaucoup d'items ne sont pas publics. Craint-on à l'OCDE que certains pays se livrent à un pisotage éhonté ?

En tout cas, ce n'est pas en France qu'on procéderait ainsi...

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

"l'ami DUGONG est opaque,ça veut dire qu'il a du mal à "ingurgiter" la vraie culture!
c'est lui le vrai pervers!
que dieu lui pardonne !"

La mise en évidence de l'érotisme culinaire de Robin était-elle si hermétique ?

Se faire qualifier d'opaque par un possible pope des Carpathes, cela fait un drôle d'effet.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Craint-on à l'OCDE que certains pays ne se livrent...

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Je vous copie l'article par petits bouts. C'est un témoignage rapide tragi-comique un peu maladroit (j'étais jeune et un peu naïf à l'époque) de la situation du temps de Ceaucescu.

"Passez vos vacances en Roumanie, pays latin, ami de la France". Si on se fie aux dépliants touristiques, ce pays ne manque pas de charme : jeunes filles souriantes, vêtues de ravissants costumes folkloriques, paysages de rêve, etc.

Et si l'on passait derrière le décor...Parlons-en du tourisme !...

Un gigantesque complexe hôtelier s'étale sur une soixantaine de kilomètres le long de la mer Noire, avec dancings, night clubs, saunas, etc. Si vous voulez "bronzer idiots", n'hésitez pas. Allez au bord de la Mer Noire et restez-y. Vous y ferez, pourquoi ne pas le cacher, d'agréables rencontres. Les filles y sont jolies, mais pas toujours désintéressées et vous pourrez même vous livrer aux délices de la roulette. Prostitution et jeux d'argent, ô devises étrangères, que de crimes antisocialistes en votre nom !

Mais si vous voulez passer vos vacances autrement qu'en pigeons plûmés et rôtis, alors prenez le large, mais évitez les circuits organisés, ce sont des circuits fermés, vous ne verrez rien du pays réel...

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Bref, comme le disait mon prof de philo en khâgne (madame Ayme, vous êtes mon modèle) : "Il faut réfléchir avant de penser".

Ecrit par : FGuichard

Beaucoup de gens proclament fièrement des énormités avec l'excuse du "moi, au moins, je dis ce que je pense". C'est une erreur : ils ne pensent pas, ils se contentent de sortir ce qui leur passe par la tête, sans y avoir réfléchi au préalable.

Écrit par : moot | 11 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse, sur mon site, mon dernier texte :
“Ouf !… Mes adieux à Bonnet d'âne.”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/11/ouf-%E2%80%A6/

Écrit par : Roger Felts | 11 janvier 2009

"La Roumanie est un pays encore essentiellement agricole, les campagnes sont verdoyantes, les villages jolis et bien entretenus, les terres fertiles en productions diverses. Les troupeaux abondent. Pourtant le lait, les oeufs, la viande, les légumes et les fruits sont des denrées rarissimes. Aller en Roumanie, c'est voyager dans l'espace, mais aussi dans le temps : comme sous l'Occupation en France, le marché noir est prospère, mais on peut tout se procurer, moyennant finance, en dehors du marché officiel. La Roumanie est le royaume de la combine, du système D, du "bacsisul" (prononcer "bakchichoul" et traduire pudiquement "pourboire".

Mais si l'on ne trouve pas de lait, c'est à cause de l'admirable sollicitude du "conducatore" - c'est le titre que s'est décerné le camarade président à vie Nicolas Ceaucescu - à l'égard de son peuple, car le lait roumain, le saviez-vous ?, a été particulièrement contaminé par les retombées radioactives de la centrale de Tchernobyl. C'est du moins le prétexte officiel. Question : pourquoi ce même lait contaminé est-il massivement livré à l'ouest et aux soviétiques ? Bizarre, bizarre ! Sur le marché officiel, il y a au moins un produit abondant et gratuit : la poudre aux yeux...

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

“Ouf !… Mes adieux à Bonnet d'âne.”

Pas possible : Dès son investiture, Obama mettra son veto.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

"les monastères et le patrimoine roumain sont protégés par l'unesco !(qui ne fait dans l'érotisme culinaire)
un pays qui est restée villageoise à 50% est chanceux!
Ecrit par : romania"

Oh là là, la ville a certes des inconvénients, mais 50% de villages, ça me ferait peur. Et des monastères pour couronner le tout.

Je ne suis fan ni des uns ni des autres, mais ça n'a rien à voir du tout avec la Roumanie : je n'aime pas plus les monastères portugais que les villages allemands.

Et certains villages, en France ou ailleurs, ont leur charme, tant qu'on n'en connaît pas les habitants.

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

"Sur le marché officiel, il y a au moins un produit abondant et gratuit : la poudre aux yeux...
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009"

Joli slogan pour l'Educ.Nat. !

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

Le meilleur moyen de connaître le pays est d'y venir en automobile ou d'en louer une sur place et de tracer soi-même son itinéraire ; chose surprenante, c'est possible en Roumanie. Mais attention, on ne paye pas l'essence en espèces, mais en "coupons", réservés aux touristes et aux "officiels". Ces coupons permettent d'être servis prioritairement, d'obtenir de l'essence de meilleure qualité et surtout de se servir à n'importe quelle station. En théorie, il n'y a pas de passeport intérieur ni de restriction à la liberté de circulation. En pratique, le citoyen roumain non officiel n'a pas le droit aux bons d'essence et il lui est interdit de se faire servir en dehors du district où il réside. Il arrive souvent que des touristes étrangers se voient demander de l'essence par des Roumains qui essayent d'échapper à cette implacable législation. Des plaques d'immatriculation de couleurs différentes (jaunes pour les véhicules officiels et de location, blanches pour les autres) excluent toute fraude possible...

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Je suis en train de lire L'Enseignement de l'ignorance, que je trouve d'une lucidité lumineuse. Merci à ceux qui ont attiré mon attention sur Michéa.
A ceux qui apprécient Sergio Leone, je signale "Le bon, la brute, le cinglé", "western oriental " coréen et hommage très explicite au maître. C'est fort distrayant

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2009

"Excusez-moi, Christophe, mais vous semblez vivre sur une autre planète.

Ecrit par : retraitée | 11 janvier 2009

Non, en fait, c'est une autre dimension (probablement la 5ème) : ça s'appelle l' IUFM.

Et j'ajoute que Christophe est trés loin d'en être le pire spécimen. Personellement, j'aurai beaucoup aimé l'avoir (comme formateur) en tant que stagiaire, même si je suis plutôt tombé sur des "modérés" (relativement). Ce n'est pas le cas partout, et cela ne tiens pas toujours de la légende urbaine. Je me suis vraiment rendu compte le jour de mon inspection -également à travers d'autres témoignages de stagiaires - que le bouquin de François Vermorel n'avait rien d'exagéré ou de fantasmé, hélas."

Ecrit par : Manu | 11 janvier 2009


Ne vous excusez-pas, retraitée! Simplement, j'ai une fille qui, en CE2, connaît par coeur ses tables de multiplication, et ne fait pour ainsi dire pas de fautes d'orthographe, sans que sa mère ni moi-même ne soyons tellement sur son dos. Je serais assez sidéré qu'elle ne maîtrise pas tout ce qui concerne les quatre opérations (et la règle de trois) à l'issue du CM2!

Merci, Manu! Surtout pour "pas le pire spécimen"! ;-)
J'ai vraiment d'excellents collègues, et fins musiciens!
Tiens, je sors d'un concert magnifique, (si vous ne les connaissez pas, il s'agit du "duo Benzakoun", deux pianos.
)
Et un programme superbe: "En blanc et noir" et "Fêtes", de Debussy, (transcrit par Ravel), les "trois mouvements" de "Petrouchka", de Strawinsky, et la sublimissimme "Valse", de Ravel.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

C’est un canyon très vaste et très profond, constitué de nombreuses couches rocheuses (questionnaire PISA).

Même à supposer qu'elle est traduite mot à mot de l'anglo-américain, cette phrase est un non-sens. Un canyon, c'est une vallée profonde, c'est un trou, en somme. Quand votre voisin profite du dimanche pour interrompre votre sieste post-méridienne, le fait-il en usant de la perceuse à percussion, pour percer des trous "en béton" ?

Écrit par : moot | 11 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse, sur mon site, mon dernier texte :
“Ouf !… Mes adieux à Bonnet d'âne.”

Ecrit par: Roger Felts

C'est un roman de science-fiction?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Rouler en Roumanie est une aventure en soi, à en juger par le nombre extravagant de véhicules, capots ouverts, les conducteurs penchés, la mine grave, sur leurs moteurs expirants. Des pièces détachées, point, sinon au prix de longues négociations. De l'huile dans les garages, n'y comptez pas, sauf si vous graissez la patte du mécanicien. Avec un peu de chance, vous en trouverez dans une station-service. Quelle que soit la couleur de votre plaque, vous êtes arrêté tous les 40 kilomètres, soit par un policier, soit par un "enquêteur des travaux publics" qui souhaite connaître votre destination. Est-ce un privilège de la période estivale ? De façon générale, ne comptez pas dépasser, en moyenne, les 50 km. à l'heure...

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Et puis, Manu, vous en savez sûrement autant que moi! En quoi voulez-vous que je vous forme? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

vous avez raison robin sur toute la ligne,vos notes relatent la vérité qui est propre aux pays en crise.
les choses n'ont pas bougé beaucoup depuis, mais c'est normal pour une jeune démocratie et les roumains restent optimistes et se battent pour s'en sortir!

Écrit par : romania | 11 janvier 2009

Les trous sont parfois dotés de qualités surprenantes :

Voici par exemple ce qu'on lit dans le compte rendu d'un concours de robotique :

"Le robot doit chercher une balle afin de la placer dans le trou de couleur correspondante"

http://www2.iut-bm.univ-fcomte.fr/lettre_info/numero35-08/Format-Web/Concours_Robots_Lego_2008.pdf

page 2

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Si vous prenez les transports en commun, priez, si vous avez la foi, car les bombones de gaz méthane placées sur les toits des autobus bondés et des taxis les transforment en autant de bombes roulantes. Vous avez fait là une expérience unique dont vous pouvez être fier : ces véhicules sont des prototypes expérimentaux à la pointe du progrès technique. C'est du moins ce qu'affirment les journaux.

Un couple de jeunes Roumains, rencontré dans le centre du pays, témoigne de la vie professionnelle et conjugale : ils ont une trentaine d'années l'un et l'autre et déjà cinq enfants car il n'y a aucun moyen contraceptif. Lui travaille au nord du pays, elle à Bucarest. Ils se voient trois fois par an car elle ne peut suivre son mari, sous peine de perdre son ancienneté. S'ils étaient au Parti, ce serait différent, mais ils n'y tiennent pas...

Mais pourquoi ont-ils mis si longtemps à nous parler ? Ils nous expliquent : ici, tout le monde se méfie de tout le monde. Il arrive que des membres de la "securitate" fassent semblant d'être des touristes étrangers et se lient d'amitié avec des Roumains afin d'évaluer l'intensité de l'amitié qui les lie à un chef constamment réélu depuis 1966. Des confidences trop sincères peuvent, paraît-il coûter cher. On raconte cette histoire à Bucarest : un Roumain se regarde dans une glace et se dit : "Dis-donc, toi, quand est-ce que tu vas me dénoncer ?"

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

La Constitution garantit, en principe, la liberté religieuse. Les églises sont surtout fréquentées par les femmes et quelques enfants. Peu ou pas par les hommes. Un renouveau religieux semble pourtant se dessiner. Les monastères de Moldavie, au nord du pays, à une quinzaine de kilomètres de la frontière soviétique, lieux historiques de résistance physique et spirituelle aux invasions, semblet jouer un rôle symbolique dans la mémoire collective du pays. Les Roumains choisiront-ils un jour, comme leur frères polonais, entre Dieu et César ? (je n'écrirais pas cette phrase ainsi aujourd'hui, il faut se replacer dans le contexte de l'époque)

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

Ce pays dont on disait, à tort ou à raison, dans les années 70, qu'il était l'un des plus libres de tous lespays de l'Est, est soumis à des contrôles de plus en plus rigoureux. L'angoissant problème du choix est enfin résolu : les seuls journaux autorisés sont ceux du Parti. Les informations télévisées, ultra brèves (10 minutes) ne parlent que de ce qui va mal à l'Ouest (les résultats de la commission d'enquête sur l'accident de la navette spatiale américaine, un incendie en Espagne...) et célèbrent en revanche les réussites, les bienfaits et les perspectives glorieuses du communisme triomphant. On évoque l'entrevue historique du camarade Ceaucescu avec le secrétaire général du Parti communiste...canadien !

Portiques, banderoles, pancartes, rappellent sans cesse le nom du camarade Ceaucescu : "Pace (Paix), Ceaucescu, Romania" ou "Partidul (Le Parti), Ceaucescu, Romania" ou encore "Les années d'or, 1966-1986, Ceaucescu". Au cas où les Roumains manqueraient de mémoire.

Un silence et une obscurité complets recouvrent le pays à pertir de dix heures du soir. Tout, absolument tout : boutiques, restaurants, etc. ferment. C'est l'un des aspects les plus étonnants du "libéralisme" roumain. Qui a dit "couvre-feu" ?

Les dépliants touristiques ne mentent pas : la Roumanie est un beau pays. les Roumains ne connaissent pas leur bonheur.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

vous avez raison robin sur toute la ligne,vos notes relatent la vérité qui est propre aux pays en crise.
les choses n'ont pas bougé beaucoup depuis, mais c'est normal pour une jeune démocratie et les roumains restent optimistes et se battent pour s'en sortir!

Ecrit par : romania | 11 janvier 2009

J'espère que vous excuserez le ton bien trop ironique et léger de cet article, écrit pour des lecteurs français, eu égard à la situation tragique que vivaient les gens. L'expérience a été, en fait, assez éprouvante (il y a des choses dont je ne parle pas). J'aime beaucoup votre pays et ses habitants et je vous souhaite, de tout coeur, tout le meilleur possible.

Écrit par : Robin | 11 janvier 2009

"Les années d'or, 1966-1986, Ceaucescu". Au cas où les Roumains manqueraient de mémoire.

Ecrit par : Robin

Ce n'est pas de la propagande, c'est l'exacte vérité : la densité de l'or par rapport à l'eau est de 19,3, tandis que le plomb atteint péniblement 11,3 au même compteur.

Écrit par : moot | 11 janvier 2009

A Lyon, les 19/20 et 21 janvier 2009 se tiennent les 5° assises nationales du développement durable, titre : "Trouvons la richesse, qu'est-ce qui compte vraiment pour vous ? "
Je me plonge dans la liste des intervenants et trouve Philippe Meirieu.
Du coup, j'ai essayé de voir quels sujets pouvaient le concerner
Ce doit être dans le thème Changeons de repères (pour agir autrement, diversifions les connaissances, changeons de regards et d'outils )
Y'a le groupe de travail "Nouveaux rapports à l'expertise des savoirs et du vécu (éducation, transmission ...)

Parmi ceux qui ont confirmé leur participation: Gérard Aschieri.

Si les Sciences de l'Educ s'inscrivent dans le cadre du développement durable ...

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Je me plonge dans la liste des intervenants et trouve Philippe Meirieu."

Le prince des facariens est toujours membre du conseil scientifique de l'ADEME et cela jusqu'au 13 septembre 2009.

Le seul développement durable qui les intéresse est celui de leur secte.

Il s'y emploie à plein temps.

Écrit par : dugong | 11 janvier 2009

Le prince des facariens est toujours membre du conseil scientifique de l'ADEME et cela jusqu'au 13 septembre 2009.

Ecrit par : dugong | 11 janvier 2009

Mais qu'est-ce qu'il peut bien en savoir, de l'ADEME, cette enflure ? Quelles compétences lui permettent d'y siéger ??????????????
Y'a pas Allègre en plus, à l'ADEME ?

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

J'aime beaucoup le mot facarien, Dugong ! C'est vous qui l'avez inventé ?
En tous les cas, c'est très imagé : on voit tout de suite la grosse langaste accrochée à l'oreille du chien et lui suçant le sang.

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

Tiens, puisqu'on en parle, je me demande comment sont vus les homos en Roumanie. Si qq'un a des renseignements à ce sujet, ça m'intéresse.

Pour Meirieu et l'ADEME, dites, des fariboles abracadabrantes qui ont pris une ampleur phénoménale en qques décennies, ce doit être un exemple pour tous ceux qui étudient la moindre chose susceptible de développement !
Il n'y a pas un thème sur la parasitisme, aussi ?

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

Il n'y a pas un thème sur la parasitisme, aussi ?

Ecrit par : Jeremy | 11 janvier 2009
Si !
Théâtre
Chapelle de la Trinité:
Compagnie La Tribouille : le Radeau de la Monnaie

Écrit par : dobolino | 11 janvier 2009

dans ces pays (comme en russie ou d'autres pays de l'est) la homophobie est présente ,le racisme anti-tzigane ,la xénophobie ,mais ça va dans le bon sens,évolutif...
même dans des vieilles démocraties ,des racistes et des homophobes existent encore,malgré les lois qui les défendent de mieux en mieux!
des homos se font agressés en france presque tous les jours mais cela ne m'empêche pas de continuer d'admirer et respecter l'ensemble des français qui n'ont rien en commun avec ces gens bornés et minoritaires!
il y en a qui sont obligés de changer de domicile,tellement ils sont ridiculisés dans leur quartier!(ici en france!)

Écrit par : romania | 11 janvier 2009

Mais qu'est-ce qu'il peut bien en savoir, de l'ADEME, cette enflure ? Quelles compétences lui permettent d'y siéger ??????????????

Ecrit par : dobolino

Cela laisse pantois, en effet. L'ami Jean pourrait même dire que, vu tout le papier gaspillé afin d'y faire imprimer ses bavardages, l'impact environnemental de cet individu n'est pas négligeable. Sans parler de la pollution des esprits.

Écrit par : moot | 11 janvier 2009

Cela laisse pantois, en effet. L'ami Jean pourrait même dire que, vu tout le papier gaspillé afin d'y faire imprimer ses bavardages, l'impact environnemental de cet individu n'est pas négligeable. Sans parler de la pollution des esprits.

Ecrit par : moot | 11 janvier 2009

Très bien vu !

Romania, merci pour votre réponse. Tout cela prouve bien que tant que le couple homo ne sera pas reconnu comme l'égal du couple hétéro par le législateur lui-même, il y aura de facto stigmatisation des uns contre les autres. L'un entraîne de toute façon l'autre.

Écrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

Coup de fil tout à l'heure de la responsable "Education" du Figaro. Me demande si je sais quelle est la personnalité "non encartée" (comme les putes ?) que Sarkozy doit désigner demain comme nouveau responsable du nouveau plan pour le lycée…
Et moi qui leur avais expliqué, lui dis-je, qu'il fallait aller plus loin — beaucoup plus loin — pour reprendre l'initiative. On ne reprend pas la main en couvrant à hauteur.
"Serait-ce Mérieu, qui, comme moi (dès "A bonne école", et encore le mois dernier en direct live au ministère), a proposé il y a huit jours des Etats généraux de toute l'Education nationale ? Démenti du ministère, paraît-il.
On verra bien. S'ils en sont seulement à reprendre la réforme du lycée, ils n'ont rien compris.
"Serait-ce Jack Lang ?" "Ils démentent aussi".
Bof ! Comme disait le Grand Jacques, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.
Ils auront les lycéens dans la rue dès la semaine prochaine, pur peu que la météo se remette au beau, et un million de protestataires le 29 janvier. Ils négocieront sous la pression ce qu'ils auraient pu négocier de leur propre initiative.
Ils me fatiguent, tiens, je vais me coucher.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Un excellent article de Pierre Jourde, sur
http://bibliobs.nouvelobs.com/20090109/9827/manuel-de-destruction-culturelle-chapitre-1-luniversite#_ftn1
Bonne lecture…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Tiens, puisqu'on en parle, je me demande comment sont vus les homos en Roumanie. Si qq'un a des renseignements à ce sujet, ça m'intéresse.

Jérémy

Le chef de l'Eglise orthodoxe roumaine en est; - tout le monde le sait, mais chut - il ne faut pas le dire.

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

Merci pour votre témoignage, Marilyse. C'est clair : le problème de l'école ne se réduit pas aux ravages de la "nouvelle pédagogie". Il est difficile de parler d'école en faisant abstraction des conséquences des inégalités sociales.

Bien cordialement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 janvier 2009

Jérémy, c'est comme partout ailleurs - http://fr.youtube.com/watch?v=hwrd_9Aoshk

Écrit par : L'invincible Pendariès | 11 janvier 2009

Quant à l'internat, une anecdote:

Une de mes anciennes élèves 2de BEP Mode (d'énormes difficultés - ne sait pas exprimer une idée en l'écrivant, une syntaxe à coucher dehors, réellement handicapée de ce côté-là - que les pervers du blog se jettent de l'eau froide! -, ne comprend pas les textes et les questions, en français ou en histoire-géographie), 16 ans, a un frère de 18 ans - autiste. Elle vit avec sa mère sur Carcassonne, et son frère part tous les matins dans un institut de jour et rentre tous les soirs à la maison. Narbonne - Carcassonne: une quarantaine de kms par l'autoroute, une quarantaine de mns en train. Cette adolescente fait les allers-retours car - Maman ne s'occupe pas de son fils, elle laisse le travail à sa cadette (peut-être l'a-t-elle conçue pour cela? pour qu'elle prenne soin de l'aîné à sa place?); et en été - dès juin (durant le stage de fin d'année scolaire), Maman s'envole à Mayotte s'y la couler douce et y chercher une maison de vacances et pour sa retraite....

Alors, oui? Comment fait-on avec ces cas si spécifiques? Le problème - les parents; l'éducation - les parents.

L'internat? je rejoins le post de LaRiba

Écrit par : L'invincible Pendariès | 12 janvier 2009

Et puis, Manu, vous en savez sûrement autant que moi! En quoi voulez-vous que je vous forme? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2009

Ça je ne sais pas, Christophe, mais je me suis mal exprimé : j'aurais bien voulu vous avoir comme formateur LORS de l'année de stage (il y a longtemps) car mes formateurs n'étaient pas terrible... même si j'ai conscience que ça aurait pu être pire, d'après les multiples échos que j'en ai (discussions avec les collègues, échos syndicaux, etc.).

C'est hélas un voeux pieux puisque j'ai déja été "formaté". En fait, pour tout vous avouer, c'est un de mes potes, professeur de musique 1 an avant moi, qui m'a tout appris. Je lui avais demandé aide et conseil devant l'incurie de la formation qui nous était dispensée. Les formateurs n'étaient pas tous méchants mais pfffffff.....

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Sans parler de l'IPR, aujourd'hui en retraite, dont on savait ( de source sûre) qu'elle n'avait JAMAIS enseigné devant des élèves. Elle nous disait avec le plus grand sérieux du monde : "En Zep, faites des choses simples... pour le chant, un petit choral de Bach à 4 voix fera parfaitement l'affaire" (sic). Je vous jure que c'est vrai.

Au moins ne nous demandait-elle pas de faire du Rap pour être "proche de nos élèves" ou autre démagogie, mais semblait persuadée que l'élève le plus nul avait forcément quelques années de conservatoire derrière lui.

Cette année à l'IUFM fut trés, trés pénible. Je n'en ai quasiment que de mauvais souvenirs. Vous comprenez maintenant pourquoi j'aurais souhaité tomber sur vous ? On ne serait sans doute pas tombé d'accord sur tout mais vous m'auriez appris beaucoup de choses, je pense.

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Jeremy a écrit : "Tout cela prouve bien que tant que le couple homo ne sera pas reconnu comme l'égal du couple hétéro par le législateur lui-même, il y aura de facto stigmatisation des uns contre les autres. L'un entraîne de toute façon l'autre."

Oui, mais alors que faire pour les jeunes homos blonds qui fument ?

Leur apporter un vieux whisky ?

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Dobolino a écrit : "J'aime beaucoup le mot facarien, Dugong ! C'est vous qui l'avez inventé ?
En tous les cas, c'est très imagé : on voit tout de suite la grosse langaste accrochée à l'oreille du chien et lui suçant le sang."

A moitié :

Le terme d'acarien pour désigner le Primat des Pédagols est apparu fin septembre dans la note "Entre les murs" par un certain "Oxymore". Ce dernier a disparu du blog à moins que, par un phénomène de métempsychose, il se soit réincarner autrement...

Je n'ai fais qu'ajouter un f devant ce qui me semble préciser la nature de ces êtres invasifs.

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

réincarné !

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

"Sans parler de l'IPR, aujourd'hui en retraite, dont on savait ( de source sûre) qu'elle n'avait JAMAIS enseigné devant des élèves. Elle nous disait avec le plus grand sérieux du monde : "En Zep, faites des choses simples... pour le chant, un petit choral de Bach à 4 voix fera parfaitement l'affaire" (sic). Je vous jure que c'est vrai."

Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009

Vingt dieux! Un truc comme ça, je n'avais encore jamais entendu! Et pourquoi pas les "drei Volkslieder", de Schönberg, pendant qu'on y est? ;-)
Bon, ça va encore pas mal grogner, sur le blog... Philippe Meirieu* et Gérard Aschieri sont les deux invités du 7h - 10h de France-inter. J'ai appelé pour poser une question sur la masterisation des instituteurs.

*Ca s'écrit comme ça, Jean-Paul!!! ;-)
Mais il y en a bien qui prononçaient "Mitran" pour "Mitterrand".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Je n'ai fait.

Pas mon jour...

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Philippe Meirieu et Gérard Aschieri sont les deux invités du 7h - 10h de France-inter. J'ai appelé pour poser une question sur la masterisation des instituteurs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Comme le chante l'excellent Philippe Catherine : "Je coupe le son !" (et je ne le remets pas).

Écrit par : FGuichard | 12 janvier 2009

Vous avez tort, Françoise! Ils n'ont pas pris ma question, (quelqu'un d'autre l'a posée à ma place!), mais très intéressant quand même!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Tiens, une Anne-Marie? Serait-ce vous, Anne-Marie Valette? Je ne pense pas, puisqu'elle n'a pas craché sur les IUFM, même si son discours a des points communs, (beaucoup parlé de ses petites filles). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Ils négocieront sous la pression ce qu'ils auraient pu négocier de leur propre initiative.
Ils me fatiguent, tiens, je vais me coucher.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2009

Pas de quoi troubler ton sommeil. De toutes façons, pour négocier, il faut avoir une base de négociation, c'est-à-dire des propositions qui tiennent un peu la route. En a-t-on vu la queue d'une ?
La réforme du lycée, comme la non-réforme du collège, comme la réforme de la formation des maîtres, comme d'ailleurs la réforme ratée du primaire montrent assez que ce gouvernement n'a pas pris la mesure des problèmes de l'Ed-nat. Je suis gentil : d'autres pensent non sans raisons que, dans une logique néo-libérale, son objectif est la mise en place d'un système éducatif d'état à minima.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Comment virer les charlots qui sévissent actuellement au Moloch sans favoriser l'émergence des sinistres qui sont en embuscade ?

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Coup de fil tout à l'heure de la responsable "Education" du Figaro. Me demande si je sais quelle est la personnalité "non encartée" (comme les putes ?) que Sarkozy doit désigner demain comme nouveau responsable du nouveau plan pour le lycée…

Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2009

D'après L Cédelle ce sera M. Descoings. " Agé de 50 ans, conseiller d'Etat, M. Descoings dirige Sciences-Po Paris depuis 1996. Venu de la gauche – il a notamment été, en 1992, chargé de mission au cabinet du ministre de l'éducation, Jack Lang..."

Une nouvelle illustration de la façon dont on aborde politiquement en France les questions les plus politiques, comme celle de l'éducation: en les dépolitisant, en en désamorçant par la négociation les conflits (de classes) sous-jacents, en les réduisant à de simples questions de gestion et de management.
La question qui vient à l'esprit est la suivante: combien de temps encore les gens se laisseront-ils ainsi manipuler, gérer comme du bétail? Jusqu'à ce que la guerre civile qui couve et à laquelle ils refusent de participer éclate une bonne fois?

Écrit par : buntovchik | 12 janvier 2009

Buntovchik a écrit : "combien de temps encore les gens se laisseront-ils ainsi manipuler, gérer comme du bétail?"

Bien d'accord avec la paradoxe de la (dé)politisation.

Je reformule ma question en termes animaliers :

comment faire pour ne pas être le dindon de la farce qui consiste à tenter d'alimenter un mouton alité dans un service d'ânes spécialistes des cures amaigrissantes sans que les facariens ne rappliquent ?

Je sens que Bongo rigole...

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

le paradoxe

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Je ne sais pas pourquoi vous vous acharnez à ce point sur moi.
- Je ne m'attaque JAMAIS à vous.
-J'interviens rarement sur le blog, contrairement à vous, j'ai beaucoup d'activités par ailleurs. (Ah, zut, cela ne va pas vous plaire!, tant pis.
- De nombreux intervenants sur ce blog, en particulier ceux qui souffrent directement des IUFM et de leurs "formateurs" sont infiniment plus aggressifs que moi à l'égard des IUFM.
- Ayant de nombreux petits-enfants de tous âges, plus une fille institutrice de CP dans une région particulièrement inféodée à un IUFM désastreux, et qui me demande beaucoup de conseils (je lui envoie ceux de Catmano, par exemple), je serais vraiment nulle si je n'étais pas capable d'en tirer quelques conclusions.

PS . Je remets le lien donné par Jean-Paul un peu plus haut, au cas où il vous aurait échappé.

http://bibliobs.nouvelobs.com/20090109/9827/manuel-de-destruction-culturelle-chapitre-1-luniversite#_ftn1

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

D'accord avec Guy Morel : la droite n'a d'autre projet pour l'Educnat que faire des économies à court terme, à long terme, là on risque de payer...

La droite en général se fout de l'École, il faut bien le reconnaître, mais en ce moment les comptables ont largement pris le dessus et Darcos obéit malgré ce qu'il avait pu dire et écrire. Mais bon, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Écrit par : Pierre LaRiba | 12 janvier 2009

Sans parler de l'IPR, aujourd'hui en retraite, dont on savait ( de source sûre) qu'elle n'avait JAMAIS enseigné devant des élèves. Elle nous disait avec le plus grand sérieux du monde : "En Zep, faites des choses simples... pour le chant, un petit choral de Bach à 4 voix fera parfaitement l'affaire" (sic). Je vous jure que c'est vrai.

Au moins ne nous demandait-elle pas de faire du Rap pour être "proche de nos élèves" ou autre démagogie, mais semblait persuadée que l'élève le plus nul avait forcément quelques années de conservatoire derrière lui.

Cette année à l'IUFM fut trés, trés pénible. Je n'en ai quasiment que de mauvais souvenirs. Vous comprenez maintenant pourquoi j'aurais souhaité tomber sur vous ? On ne serait sans doute pas tombé d'accord sur tout mais vous m'auriez appris beaucoup de choses, je pense.

Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009

J'ai entendu une interview de la présidente des Editions Hatier.
(Un matin sur France-culture.)
Sidérante de nullité et de démagogie : justement, elle a parlé des élèves de ZEP collégiens et lycéens incapables de lire des textes littéraires, il faut donc leur donner des BD à leur niveau, elle nous prédit un avenir sans enseignants ou ces derniers jouant le rôle d'animateurs, puisque les profs seront remplacés par l'ordinateur, et les "tableaux blancs interactifs", etc. Tout pour le fric.

Cela me paraît à courte vue : dans cette optique, que restera-t-il des éditeurs dans quelques dizaines d'années?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

Petit exemple de ce qu'enseigne Alain Prinsaud, ex "formateur" à l'IUFM de Limoges, dans ses livrets " Apprentissage de la lecture à partir de l'album".

(Je précise que ce livre du maître est destiné aux enfants de GS.)

(…) Un exemple de lecture littéraire.

L’expérimentation dont il va être question dans les pages suivantes s’inscrit dans un projet pédagogique s’appuyant sur la lecture-découverte de l’album : « Où vas-tu, Petite Souris ? »
Ce projet a été vécu par des enfants dont l’école se situe dans une Zone urbaine sensible, donc dans un quartier où, plus encore qu’ailleurs, il convient d’encourager le goût de lire et la curiosité culturelle tout en déployant les premiers éléments techniques de l’acte de lire.

(….) Grâce à l’album, la classe devient un lieu d’écoute, de tolérance. La classe n’est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre, mais où plusieurs subjectivités s’interpénètrent, s’enrichissent dans des débats respectueux, des interprétations divergentes. La pédagogie de la littérature démocratise donc l’enseignement.

(….) Le contenu des apprentissages.

Au terme du projet, chaque enfant aura vécu l’approche littéraire de l’album selon le contexte défini précédemment. Il aura ainsi abordé le récit dans sa dimension narrative en emboîtant les épisodes successifs. Il aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier pour réfléchir à la dimension idéologique de cette histoire.

Il aura également fréquenté un corpus de mots dont certains seront mémorisés. Nous avons sélectionné quelques mots d’usage fréquent dans le récit et utilisés naturellement par les enfants. Ils en connaissent donc le sens. Inscrits sur de grandes étiquettes, ils constitueront le corpus de référence de la classe. Il semble important de préciser qu’à cette époque de l’année, c’est l’écriture en capitales d’imprimerie qui doit être privilégiée.

Les outils de référence.

Ce sont :
- Les textes reproduits sur des affiches grand format et portant la trace de la réflexion collective : mots encadrés, ponctuation entourée, mots connus entourés d’un point rouge au dessous. Ils sont fixés avec des pinces à linge sur une corde parcourant la classe à hauteur d’adulte. Ils seront décrochés en fonction des besoins et à la demande des enfants.

- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.
- (….) Le cahier des écrits fréquentés par les enfants dans lequel sont collés les textes lus accompagnés du corpus de mots. Cet outil quitte régulièrement la classe pour la maison afin que les enfants aient le plaisir d’en faire une relecture en famille (seuls ou avec l’aide d’un adulte).

Les parents seront informés en début d’année que la grande section n’est pas un cours préparatoire. Elle prépare les enfants aux activités qui y seront menées mais ne vise pas l’autonomie en lecture.

(….)
Séance 3

Compétences.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indices sur les illustrations.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indice textuels.
- Mettre en correspondance les illustrations et le texte.
- Analyser l’implicite.
- Identifier à l’oral la répétition de la structure syntaxique.
- Identifier à l’écrit les mots connus.
- Faire correspondre la chaîne orale et la chaîne écrite.
- Identifier, nommer et connaître la fonction des signes de ponctuation (point, point d’interrogation)


(Exemples de mots à « lire ») (en capitales d’imprimerie, sur des mots étiquettes)
Colorie le titre de l’album, chaque fois que tu le vois.
Où vas-tu, petite souris ?
Tu vas où, petite souris ?
Petite souris, où tu vas ?
Où tu vas, petite souris ?
Petite souris, tu vas où ?
Où vas-tu, petite souris ?
Où iras-tu, petite souris ?
Où allais-tu, petite souris ?
Où vas-tu, petite sœur ?
Où vas-tu, petite souris ?

(Liste de mots et phrases.) « Travailler sur la reconnaissance automatique des mots à mémoriser »

Je cherche toujours.
Ma mère me manque.
L’as-tu trouvée ?

J’explore.
Mon père me manque.
L’as-tu trouvé ?

(En vracA.M.V.) Je poursuis mes recherches, la nuit tombe, que vas-tu faire ?, je trouverai un nouveau père, je trouverai une nouvelle sœur, le plus loin possible de chez moi, fleur de lupin, sept souris dans le noir, l’automne de l’ours brun, le congrès des sorcières , etc.…etc.…

(Pour terminer :) « Colorie le mot vedette chaque fois que tu le vois »
(Tous ces mots sont en majuscules, mais avec des polices de caractères différentes .A.M.V.)

Père. (Liste des mots où trouver père) Papa, Père, près, Père, Paire, Papa, Père, Pire, Poire, Mère.
Mère. (Liste des mots où trouver mère) Mère, Mercredi, Merle, Père, Mère, Mare, Merci, Mamie, Maman, Mer
Sœur. (Liste des mots où trouver sœur) Seul, Sœur, Sorcière, Sol, Souris, Cœur, Peur, Souris, Soeurette, Chœur, Sœur, Souris.

(Dépôt légal Octobre2003)

(Catmano va frémir !)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

Dimanche 11 janvier 2009
Aux promeneurs du samedi et à leurs copains d’une certaine gauche.

J’observe les esprits s’enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l’émotion l’emporte sur la raison. Je le comprends d’autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu’ils n’arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l’armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd’hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s’exhibent aujourd’hui la larme à l’œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu’un crime contre l’humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu’avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l’État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l’Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l’enfant de Gaza que pour l’enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l’idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l’indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d’Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d’être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D’autres se disaient encore que peut-être le GIA n’était finalement que le fruit d’un complot, d’une manipulation, que l’islamisme ne tuait point, nulle part. D’ailleurs, beaucoup continuent de penser que l’islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d’autres salauds ». Je crois même que c’est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d’islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d’antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m’étonne aussi - et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m’étonne dis-je comment peut-on s’émouvoir lorsqu’est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d’émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd’hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n’ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d’un attentat terroriste ? Pourquoi n’ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d’autres musulmans ? Pourquoi n’ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c’est pour écouter leurs lamentations disant qu’ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l’expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l’appartenance religieuse de l’autre belligérant, Israël en l’occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s’élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d’entre eux ne marchent pas parce qu’ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu’ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l’expression - que la plupart n’ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu’en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l’islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu’il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l’envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d’ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez…À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche

Mohamed Sifaoui

Écrit par : Amélie | 12 janvier 2009

"Je ne sais pas pourquoi vous vous acharnez à ce point sur moi.
Je ne m'attaque JAMAIS à vous."

-Quand vous intitulez un fil, sur un site dont je tairai le nom par sens de l'hygiène: "ces débiles mentaux: LES professeurs d'IUFM", vous vous attaquez à qui?

J'interviens rarement sur le blog, contrairement à vous, j'ai beaucoup d'activités par ailleurs. (Ah, zut, cela ne va pas vous plaire!, tant pis.)

-Vous aurez sans doute remarqué, (ou plutôt, non, sûrement pas), que j'interviens surtout:
-Le week-end,
-Le matin tôt, très tôt, même, parfois,
-Le soir, assez tard, (il m'arrive, dans le cadre de mes "activités", de faire répéter des chorales; trois soirs par semaine.) Ne vous en faites pas pour moi, mon emploi du temps est tout à fait complet.
-Entre midi et deux, (et même, entre midi et une heure; l'exil volontaire en province m'a apporté comme avantage d'habiter à exactement sept minutes à pied de l'IUFM et du conservatoire; je passe donc le temps économisé sur les transports à échanger avec plaisir avec vous sur "bonnet d'âne".) ;-)
Par ailleurs, je ne m'acharne pas! Cette "Anne-Marie" de ce matin était tout à fait charmante, et avoir pu penser que c'était vous est plutôt acte de sympathie de ma part!

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

"Quand les difficultés en lecture concernent de nombreux élèves, les enseignants se sentent souvent désarmés.

Les Maclé (Modules d'Approfondissement des Compétences en Lecture-Ecriture) apportent une réponse pédagogique à ce problème. Ils se caractérisent par une intervention " massive " dans une durée limitée ; de tout petits groupes de besoin pour les élèves les moins avancés ; des activités variées et adaptées aux besoins de chaque élève. A certaines conditions, que l'auteur s'efforce de dégager, ce dispositif permet d'accélérer le progrès des élèves les plus en difficulté et de réduire très fortement l'hétérogénéité des classes.

L'ouvrage présente un grand nombre d'activités expérimentées dans les écoles et les collèges de quartiers populaires à Sarcelles, à Argenteuil et aux Mureaux, ainsi que les outils de diagnostic utilisés. Il expose aussi les résultats obtenus et explicite quels sont les apports de la psychologie, de la linguistique et de la didactique qui ont guidé la mise au point de ce dispositif. "

En cherchant Rémi Brissiaud, j'ai trouvé cette lumineuse explication de son alter ego dans la fabrication de nuls en maths, André Ouzoulias.

La psychologie, la linguistique et la didactique sont justement les branches de ces pseudosciences : les sciences de l'éducation, qui ont fait de notre école, en trente ans, une des plus mauvaises du monde civilisé.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

Cela me paraît à courte vue : dans cette optique, que restera-t-il des éditeurs dans quelques dizaines d'années?

Bientôt, plus grand chose et c'est heureux. Le livre numérique sort bientôt des cartons... à nous la liberté !
Au fait, bonne année chère Anne-Marie.
Je constate avec vous que Sibille ne change pas. Formateur IUFM pur jus mais de gauche, certains lui pardonnent donc beaucoup.

Quant au temps passé sur les blogs, Christophe Sibille, vous faites semblant d'oublier que vos interventions ne se limitent pas au seul blog de Brighelli, je vous ai même lu sur SOS education, c'est dire combien de temps vous avez à perdre...

Écrit par : Guillaume | 12 janvier 2009

Entendu aussi ce matin Aschieri puis le couple Aschieri-Meirieu.
Tout ça m'ennuie beaucoup ...
D'un côté ceux qui veulent un service minimum d'éducation dans le genre garderie pas trop onéreuse et bien mensongère pour les enfants de la populace, de l'autre des gens qui vont continuer, tout en défendant le service public, à en faire une pompe à fric inefficace.
Après, je ne suis même pas certaine que les programmes tels ceux du GRIP, mis entre toutes les pattes d'enseignants donneraient d'excellents résultats et non du dressage débile.
Hier, j'ai un peu exploré le lien sur les évaluations PISA de "sciences " et je me suis posée aussi des questions. Pas mal de questions:
- si on les faisait passer aux cinquantenaires tout venant, en France et ailleurs ?
-qu'est-ce qui me prouve que certains pays en tête de classement ne bachotent pas, tout simplement ? C'est tellement bête, ces questions !
- si on évalue PISA un pays où une majorité d'enfants sont déjà sortis du système scolaire à quinze ans et particulièrement ceux des couches sociales culturellement défavorisées et qu'on compare les résultats à ceux d'un pays où tous les quinze ans sont scolarisés, peut-on en tirer des co,nclusions qui se tiennent ?

Pour en revenir à Aschieri et Meirieu, si l'on s'abstrait de ce que l'on sait et qu'on se place dans la peau de l'auditeur moyen, les réactions peuvent être positives ou négatives mais en aucun cas dans le registre qui fait la préoccupation constante de ce blog.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

"La question qui vient à l'esprit est la suivante: combien de temps encore les gens se laisseront-ils ainsi manipuler, gérer comme du bétail? Jusqu'à ce que la guerre civile qui couve et à laquelle ils refusent de participer éclate une bonne fois?
Ecrit par : buntovchik | 12 janvier 2009"

Un de mes collègues de prépa avait, il y a longtemps déjà, écrit cette parodie de Borgès, auteur au programme cette année-là. Je ne résiste pas au plaisir de vous la livrer.




STOCKBAR, FEN, TOTUS KHOKUS
Supplément inédit à FICTIONS de Jorge-Luis Borgès

Stock : Quantité d’une marchandise quelconque qui se trouve en magasin dans les entrepôts (Littré)

anglais Live-stock :troupeau,bétail.
Exemple : « Nous disposons d’un stock d’enseignants »(M.Rocard, Premier ministre)

Il fallait de longues années de démocratie, de pédagogie par objectifs et de cotisations syndicales pour atteindre la salle d’Eprof, au cœur du fantasmagorique Palais de la Revalorizacion, à Fën ; nul ne savait plus pourquoi on avait ainsi baptisé cette bâtisse en stuc, bien que le « Dictionnaire des Langues Indiennes « du père Jospino del P.S. permît aisément d’en retrouver l’étymologie. Contrairement aux explications ingénieuses mais comprouvées qui y distinguent du « rêve » et de l’ « or » , il s’agit bien évidemment de l’hispanisation sud-américaine des mots indiens « Revaltcl »qui signifie « prendre au piège » et « Horiz », c’est-à-dire « testicule de bœuf ». Ce qu’on peut traduire vulgairement par « attrape-couillon ».
Ce jour-là le professeur Stockphen mastiquait plus consciencieusement que d’habitude les images agressivement et cycliquement colorées qui inondaient la salle d’Eprof, sorties silencieuses et criardes de Télé-Nouill’s, dernier (last but not least) perfectionnement des sciences de la Manducation et de l’Éducation réunies.
- Tu mastiques d’une drôle de façon ce matin, fit son collègue Profenstock, ancien élève de l’Université de la Maffpehn. En Zarathoustra il est écrit, selon l’historiographe Al’Ali :
« On dit de l’âne à Trois Pattes que trois est le nombre de ses sabots et six celui de ses oreilles et neuf celui de ses bouches et deux celui de ses oreilles et un celui de sa corne ». Ne crains-tu pas de lui ressembler ?
- Je panse, donc je suis, répondit Stockphen, et la faute d’orthographe n’échappa nullement à l‘oreille exercée de Profenstock. Mais Stockphen mentait : il ruminait d’amour pour la princesse Sny, qu’il courtisait en vain depuis cent trente sept ans.

Or le Télé-Nouill’s annonçait en lettres couleur de feu :

CE SOIR GRANDE COURSE DE STOCK-CARS.

On appelait ainsi un jeu cruel qui consistait à faire marcher les profs, et cela jusqu’à épuisement, cependant que le public poussait le cri rituel : « Travaillez AU TRE MENT, travaillez AU TRE MENT, bande de veaux ! ». Et les concurrents répondaient ; « On fait ce qu’on peut, on n’est pas des bœufs ! ». En quoi ils se trompaient , bien entendu . Les mourants étaient sacrifiés à une sorte de divinité, le Héros-Car. D’où le nom de ce jeu extrêmement populaire, STOCK-CAR. Le vainqueur recevait une prime de 16 roupies 66 ou de 13 roupies 33 selon son âge et son grade. Mais ce jour-là on annonçait que la prime, (qui ne serait pas augmentée), serait remise au vainqueur par la princesse SNY en personne !

Stockphen s’inscrivit immédiatement. Il n’avait bien sûr aucune chance de gagner, mais il était prêt à mourir pour les beaux yeux de la princese.
Avant la course, les concurrents étaient rassemblés dans une gigantesque prairie, et les grands prêtres psalmodiaient l’hymne célèbre, traduit presque intégralement de la Bible (Job, 40, 10-19) :
Tu vois maintenant le Bestiok ; il mange de l’herbe comme le bœuf.
Vois : sa force en ses épaules, et sa puissance au nombril de son ventre.
Il agite sa queue comme le cèdre.
Sous les ombrages, il paît, caché dans les roseaux…
Maintenant vient l’oiseau Rock,
Par les yeux il prendra le Bestiok dans les pièges ; avec des bâtons aigus il lui percera les narines.

Les concurrents,enfermés dans l’enclos fermé par une grille dite « La Grille Indiciaire », étaient classés par catégories.Les plus gras formaient un troupeau spécial,dont le nom était d’ailleurs prédestiné puisqu’il venait tout droit du latin « grex, gregis » = le troupeau. C’étaient les agrégés. Quand Stockphen demanda pourquoi les concurrents marqués d’un K ne couraient pas avec eux, on lui répondit : « Pas encore, pour le moment les K paissent. Leur tour viendra quand ils auront un peu engraissé ».

La course fut rapide et impitoyable. Plus les bestiaux couraient, plus leurs cornes poussaient, et ils en vinrent à crier : « Nous sommes Khôkus, nous sommes Khôkus !
Épuisé, Stockphen vint s’abattre aux pieds de Sny, qui enlaçait tendrement le Héros –Car, sans un regard pour le bovin, qui brouta sa dernière botte de foin et tendit lui-même sa tête au couteau du sacrificateur.

Au moment où la boîte cylindrique de fer-blanc se referma sur lui, Stockphen eut à peine le temps de lire l’inscription qui la décorait :


REVALORIZACION
Fabrique de corned-beef




Note :

Télé-Nouill’s : L’administration du lycée avait un jour jugé bon d’installer dans la salle des professeurs un téléviseur fonctionnant en circuit interne, qui devait donner les nouvelles de l’Académie. On avait donc droit à des news aussi passionnantes que fondamentales, telles que :

"Les conseils de classe du collège du Haut-Regard auront lieu salle 45, et non salle 44 comme indiqué précédemment.
Ou bien : Le lycée Jeanne Papillon a publié son nouveau règlement intérieur, qui prévoit des sanctions pour mauvaise tenue au réfectoire."

Le professeur Pon-Tchéou (à qui nous devons le récit de la Revalorizacion), alla menacer le proviseur de casser sa canne sur l’ordinateur s’il persistait à nous infliger ce supplice. Sa menace fut efficace, car l’engin disparut dès le lendemain.

Écrit par : retraitée | 12 janvier 2009

D'accord avec Guy Morel : la droite n'a d'autre projet pour l'Educnat que faire des économies à court terme, à long terme, là on risque de payer...

La droite en général se fout de l'École, il faut bien le reconnaître, mais en ce moment les comptables ont largement pris le dessus et Darcos obéit malgré ce qu'il avait pu dire et écrire. Mais bon, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Ecrit par : Pierre LaRiba | 12 janvier 2009

Plus nuancée que cela, ma position.
Il y a à droite, d'une part des lettrés et des conservateurs libéraux pour qui la culture compte, mais moins la démocratisation du savoir, d'autre part des réactionnaires néo-libéraux pour qui la démocratisation du savoir est autant une menace ( "Il ne faut pas instruire le pauvre." disait Thiers) qu'un coût budgétaire, et qui, conséquemment, se contenteraient d'un "socle commun" bien suffisant pour assurer la main d'oeuvre, assorti de quelques mesures compensatoires : la discrimination positive pour les "gentils" des cités.
À gauche, comme on a depuis belle lurette cesser de penser, on croit volontiers que la culture et le savoir diffusés autrefois par l'école étaient intrinsèquement bourgeois et socialement discriminatoires, et d'autre part on croit en "la science", donc au total on est persuadé qu'en supprimant la grammaire scolaire et l'arithmétique, puis en faisant dans la "pédagogie", on réforme le capitalisme.
Cet obscurantisme de gauche est évidemment le plus sûr allié des réactionnaires de droite, ce pour quoi les uns et les autres amusent le tapis en permanence, les premiers en réclamant plus de moyens, les seconds en disant que les moyens coûtent trop cher.
Hors sujet !
La question est ce qu'on estime juste d'apprendre à l'école - à tous les niveaux, pour la question du coût - et aussi celle des structures - on verra après.
Obstacle : après un demi-siècle de n'importe quoi, il faut se donner le temps de penser à ce qu'il est bon d'enseigner, et former le personnel capable d'enseigner ce qu'il est bon d'enseigner, soit une bonne vingtaine d'années : Buisson a travaillé - et fait travailler - au moins dix ans sur les contenus ; et la génération des "hussards noirs" a mis dix ans à sortir des EN.
Moralité : un ministre de l'EN conscient du problème doit refuser toute commande à court terme.
À défaut d'un tel ministre, dont on ne voit pas comment il pourrait exister aujourd'hui, il reste aux partisans de l'instruction publique à travailler eux-mêmes à la confection de programmes de haut-niveau destinés à tous en espérant que l'offre crée la demande. C'est ce que fait le GRIP.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

" je ne suis même pas certaine que les programmes tels ceux du GRIP, mis entre toutes les pattes d'enseignants donneraient d'excellents résultats et non du dressage débile."
écrit Dobolino.

Je la rassure : les membres du GRIP et du réseau SLECC se vaccinent en permanence contre ce risque.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Descoing !
Qu'est-ce qui fait courir un type déjà directeur de Sciences-Pô ? Pourquoi diable va-t-il s'embarquer dans cette galère ? Il veut faire valoir ses droits à être ministre comme les autres ?
Pas même le pouvoir (quel pouvoir, en l'occurrence ?). Seule la certitude de prendre des claques (et il va y avoir distribution de taloches).
Sans compter qu'il ne connaît rien aux lycées, encore moins aux LP ou aux collèges. Et sans doute pas grand chose aux facs.
Ah, la recherche de la non-efficacité — le Principe de Peter au plus haut de sa forme !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 janvier 2009

Descoing !
Qu'est-ce qui fait courir un type déjà directeur de Sciences-Pô ?
....
Ah, la recherche de la non-efficacité — le Principe de Peter au plus haut de sa forme !
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 janvier 2009

La question n'est pas ce qui fait courir Descoing - on s'en fout franchement -, mais celle des raisons pour lesquelles il a été désigné.
Je crois connaître la réponse : on fait les courses à côté de chez soi, dans le 6e ou le 5e.
Bien à toi.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

"Je crois connaître la réponse : on fait les courses à côté de chez soi, dans le 6e ou le 5e.
Bien à toi."

Ce serait donc Richard du Coin, coin coin!
M'enfin, la discrimination positive chère à Sarko, il l'a mise en œuvre (?) à Sciences Po, et on l'a vantée sur toutes les ondes!

Écrit par : retraitée | 12 janvier 2009

Dans le 6e, pour ce qui est des "cerveaux", avenue Victor Hugo pour le traiteur, rue du Faubourg Saint-Honoré pour un "petit meuble", à deux pas de l'Élysée ( me souviens plus du nom de la rue) pour le coupe tif' et le soins du visage etc.
Aurais-tu oublié que c'est le règne des nouveaux riches ? Petzouilles de sous-préfecture et immigrés de luxe ( "la diversité culturelle", ma chère !)
Bon courage à Descoing (coin-coin) ; et à tous les collègues qui vont devoir supporter sa réforme !

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Aurais-tu oublié que c'est le règne des nouveaux riches ? Petzouilles de sous-préfecture et immigrés de luxe ( "la diversité culturelle", ma chère !)
Bon courage à Descoing (coin-coin) ; et à tous les collègues qui vont devoir supporter sa réforme !
Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Tiens, pourquoi on n'aurait pas nommé le fille de Maurice Audin au lieu de l'inviter à cracher sur la tombe de son père assassiné par des gens que j'ai croisés, un jour, dans une brasserie du 7e ?

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Descoing !
Sans compter qu'il ne connaît rien aux lycées, encore moins aux LP ou aux collèges. Et sans doute pas grand chose aux facs.

Ecrit par : brighelli | 12 janvier

Aaaaah, LE Richard Descoing, THE directeur de Sces Po Paris, le grand manitou de la discrimination positive et de l'intégration sans concours pour les banlieusards méritants. Dommage que "dame patronesse" n'ait pas de féminin.
Amis de la laïcité et de l'Ecole républicaine, vous êtes Khôkus, comme l'écrit le pseudo-Borges. Vous boirez le calice jusqu'à la lie voire l'hallali !
JPB a raison : mieux vaut faire la sieste -- ou bouquiner. Je m'en vas replonger dans "Le Club des policiers yiddish", tiens...

Écrit par : FGuichard | 12 janvier 2009

Descoing !
Qu'est-ce qui fait courir un type déjà directeur de Sciences-Pô ?

La même chose que tous les autres.
Lesquels autres n'ont rien compris ou pas grand-chose. Quand ils s'en aperçoivent ( si cela leur arrive un jour, quand ils deviennent très vieux), qu'éprouvent-ils? Des regrets, des remords?

Écrit par : Sanseverina | 12 janvier 2009

La même chose que tous les autres.
Lesquels autres n'ont rien compris ou pas grand-chose. Quand ils s'en aperçoivent ( si cela leur arrive un jour, quand ils deviennent très vieux), qu'éprouvent-ils? Des regrets, des remords?
Ecrit par : Sanseverina | 12 janvier 2009

Sanseverina, vous êtes une sentimentale !
Quand ils crèvent, ils crèvent contents.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

J'ai vérifié, c'était " malades mentaux", et non débiles mentaux. (Sur Lire-ecrire).

Vous me direz qu'il y a un intervalle bien mince entre les deux assertions, mais quand on voit que tout bon sens a quitté la plupart des "formateurs", qui utilisent un "volapuk" indigeste et sont les maîtres tout puissants de la nomination ou non de leurs élèves selon leur obéissance au diktat pédagogiste, il y a de quoi s'inquiéter.

(Je me souviens de Jean-Michel Hassler, mon chef de choeur, "formateur" de musique à l'IUFM, se mettant à parler en jargon IUFMesque, et s'excusant de parler "volapuk" (sic) en précisant qu'il s'adressait à moi. Ma fille, en fin de deuxième cycle du conservatoire de piano, avait choisi l'option musique et l'a eu pendant deux ans.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

" je ne suis même pas certaine que les programmes tels ceux du GRIP, mis entre toutes les pattes d'enseignants donneraient d'excellents résultats et non du dressage débile."
écrit Dobolino.

Je la rassure : les membres du GRIP et du réseau SLECC se vaccinent en permanence contre ce risque.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Je n'en doute pas puisque le GRIP est un hélas petit mouvement d'enseignants. J'ai vu deux ou trois fois à la télé un espèce de petit personnage imbu de lui-même, strict et tout contracté et très orgueilleux à qui je ne donnerais pas volontiers le bon dieu sans confession en matière d'enseignement automatique, par cœur et un peu déshumanisé, qui pourrait sombrer dans un excès d'élitisme à l'entonnoir de l'entrée en sixième. Ce n'est qu'un ressenti.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Quant à Darcos, il fait comme tout le ministère : il attend une déclaration de Sarkozy lundi sur l'Education. Ce sera le coup de voir qui a une influence…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

...alors peut on dire qui influence qui....

Écrit par : paco | 12 janvier 2009

Je n'en doute pas puisque le GRIP est un hélas petit mouvement d'enseignants. J'ai vu deux ou trois fois à la télé un espèce de petit personnage imbu de lui-même, strict et tout contracté et très orgueilleux à qui je ne donnerais pas volontiers le bon dieu sans confession en matière d'enseignement automatique, par cœur et un peu déshumanisé, qui pourrait sombrer dans un excès d'élitisme à l'entonnoir de l'entrée en sixième. Ce n'est qu'un ressenti.
Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Pardonnez-moi, de qui voulez-vous parler ? Je ne connais personne au GRIP, qui corresponde à ce portrait.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Voilà donc Richard Descoings qui est chargé de continuer la mise en marmelade du lycée.

Y sera-t-il plus efficace dans la destruction de ce qui reste debout que Cauchemar du Moloch ?

Je lis dans wikipédia que, comme des nèfles, descoings crus ne se consomment qu'après bletissement.

Au mieux, après pourissement de la situation, on aura des nèfles. On ne le croira donc pas.

Dans sa bio sur wiki toujours, on lit :

- "Elève brillant, malgré son exclusion de Louis-le-Grand après que son professeur de mathématiques l'eut jugé totalement dépourvu d'esprit de synthèse et incapable de suivre la classe supérieure, il obtient une mention très bien au baccalauréat."

- "Il est également commandeur de l'ordre de Rio Branco (Brésil)."

Richard ! encore une p'tite mission au Brésil pour la route ?

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

- "Il est également commandeur de l'ordre de Rio Branco (Brésil)."

Richard ! encore une p'tite mission au Brésil pour la route ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

En tout cas, il y en a un qui doit se frotter les mains, c'est Meirieu !
Encore un coup comme ça et il pourra revenir aux affaires.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Connaissez vous Rio Branco ?

"Comme dans tout l'état d'Acre, à Rio Branco, la vie tourne autour de deux grandes activités économiques: la récolte du latex des seringueiras (l'hevea brasilienses) et la récolte de noix-du-brésil (castanhas ou castanhas-do-pará)."

Il faudra demander à Descoings pourquoi il a obtenu le titre de commandeur de l'ordre du Rio Branco.

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

@ Connaissez vous Rio Branco ?

"Comme dans tout l'état d'Acre, à Rio Branco, la vie tourne autour de deux grandes activités économiques: la récolte du latex des seringueiras (l'hevea brasilienses) et la récolte de noix-du-brésil (castanhas ou castanhas-do-pará)."

Il faudra demander à Descoings pourquoi il a obtenu le titre de commandeur de l'ordre du Rio Branco.
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009


Et connaissez-vous Le Siècle ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Siècle

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Je crois avoir trouvé des éclaircissements à propos de Rio Bravo.

Dans un panégyrique du Nouvel Economiste *, on lit :

"Militant AIDES en 1985, le week-end, il distribue des préservatifs dans les bars et boîtes de nuit"

Spécialiste du latex, donc.

Sans aucune illusion sur l'issue du bidule, on ne devrait au moins pas s'ennuyer.

Piètre consolation.

* http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1235-Descoings.html

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

"...elle nous prédit un avenir sans enseignants ou ces derniers jouant le rôle d'animateurs, puisque les profs seront remplacés par l'ordinateur, et les "tableaux blancs interactifs", etc.

Cela me paraît à courte vue : dans cette optique, que restera-t-il des éditeurs dans quelques dizaines d'années?"

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

Des éditeurs pratiquement plus (JPB l'a dit plus haut, le livre sur support numérique est "en marche"), des enseignants toujours... (le MIT le sait qui met en ligne GRATUITEMENT les cours sur papier mais fait payer PLUSIEURS MILLIERS DE DOLLARS le "privilège" d'assister aux cours de professeurs qui doivent pour la plupart être de qualité).

Meilleurs vœux à tous.

Écrit par : lucile | 12 janvier 2009

claude berri avait des racines roumaines!

Écrit par : romania | 12 janvier 2009

@ Gaël Tchakaloff, c'est le signataire du portrait de Descoing dans Le nouvel économiste.
Il faut retenir le nom parce que même dans les plus sombres périodes de notre histoire - je pense évidemment à Vichy, à Pétain et à ses thuriféraires - personne n'a jamais rédigé d'éloge plus rampant, plus vil et plus con.
Tchakaloff, je le lis, je l'envoie immédiatement arracher des patates en Silésie.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Il faudra demander à Descoings pourquoi il a obtenu le titre de commandeur de l'ordre du Rio Branco.
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Il est réservé aux branquignols!
excellente, votre marmelade de coings, Dugong. La gelée, en tout cas, ça constipe.

Écrit par : retraitée | 12 janvier 2009

Un professeur du lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier (Mayenne) a été poignardé et grièvement blessé cet après-midi dans sa salle de classe par un élève.

(Source AFP)

Écrit par : david.D | 12 janvier 2009

"Au mieux, après pourissement de la situation, on aura des nèfles. On ne le croira donc pas. (Dugong)

Dugong, pourissement prend deux"r" !

Vous aurez donc droit à une bonne "maclé", de courte durée, car vous appartenez doublement à une espèce en voie de disparition( les lamentins et les antipédagos) et je serai donc très indulgente.

PS : maclé :Les Maclé (Modules d'Approfondissement des Compétences en Lecture-Ecriture) apportent une réponse pédagogique à ce problème. Ils se caractérisent par une intervention " massive " dans une durée limitée.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

Non, pitié, pas les Maclé !

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

J'ai vu deux ou trois fois à la télé un espèce de petit personnage imbu de lui-même, strict et tout contracté et très orgueilleux à qui je ne donnerais pas volontiers le bon dieu sans confession ...

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Sarkozy ???? (rire franc et massif)

Écrit par : FGuichard | 12 janvier 2009

Une macle est une association orientée de deux ou plusieurs cristaux identiques, dits individus, reliés par une opération de groupe ponctuel de symétrie.

Cristallographie des macles
L'opération qui transforme l'orientation d'un individu d'une macle en celle d'un autre individu est dite opération de macle. Celle-ci est effectuée autour d'un élément géométrique du réseau de la macle, qui est dit élément de macle : les individus de la macle sont alors symétriques par rapport à l'élément de macle. Les macles sont ainsi classées en trois catégories :

macle par réflexion, lorsque l'élément de macle est un plan réticulaire (plan de macle)
macle par rotation, lorsque l'élément de macle est une rangée (axe de macle)
macle par inversion, l'élément de macle est le centre.
La surface d'accolement des individus peut être un plan ou une surface quelconque.

Les cristaux formant une macle ont en commun un réseau qui s'appelle réseau de la macle. Ce réseau est formé par les nœuds des réseaux des individus maclés qui sont superposés par l'opération de macle. Selon que ce réseau existe en une, deux ou trois dimensions, les macles sont dites monopériodiques, dipériodiques et tripériodiques respectivement. La plupart des macles sont tripériodiques.

Le rapport entre le volume de la maille primitive de la macle et celui de la maille primitive de l'individu constitue l'indice de la macle n et correspond à l'inverse de la fraction de nœuds superposés par l'opération de macle. Soit (hkl) le plan de macle et [uvw] la direction réticulaire (quasi)-perpendiculaire à (hkl). Ou encore, soit [uvw] l'axe de macle et (hkl) le plan réticulaire (quasi)-perpendiculaire à [uvw]. Pour une macle binaire (où l'opération de macle est d'ordre 2, c'est-à-dire une rotation de 180´ autour d'une direction réticulaire ou une réflexion par rapport à un plan réticulaire), l'indice de macle est calculé d'après la formule suivante :

n = X/f, X = |uh+vk+wl |

où f dépend du type de réseau et de la parité de X, h, k, l, u, v et w, comme dans le tableau suivant....

La suite sur wikipédia (entre autres)

Écrit par : FGuichard | 12 janvier 2009

Un professeur du lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier (Mayenne) a été poignardé et grièvement blessé cet après-midi dans sa salle de classe par un élève.

(Source AFP)

Ecrit par : david.D | 12 janvier 2009

Nouvelle illustration du fonctionnement du système et de ses conséquences. Si l'on résume : l'école reproduit les inégalités sociales, après le collège unique les élèves issus des classes moyennes vont en LG et les élèves issus des classes populaires vont en LP. Ce sont donc ces derniers qui concentrent l'essentiel de l'échec scolaire, et les violences de certains jeunes. Tout débat sérieux sur l'EN devrait commencer par ce constat.

Pour le dire autrement, la différence n'est pas entre Paris et banlieue (et ça, ça m'étonnerait que Richard Descoings l'ait compris), mais entre LG et LP, quelque soit le point du territoire. Pendant les émeutes de 2005, les cocktails molotov étaient essentiellement le fait d'élèves inscrits en BEP (à l'époque, j'en ai d'ailleurs croisé quelques uns au palais de Justice de Paris). Mais de la même manière, ce sont essentiellement des élèves inscrits en BEP qui ont brûlé des poubelles en queue de manif' lycéenne à Ajaccio vendredi dernier. Je ne vois pas pourquoi les LP de Mayenne sortiraient du lot...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Et un blessé de plus sur le front...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Toute ma compassion aux professeurs de LP.

Au sujet de l'internat, j'aimerais assez que l'on s'inspire du système des écoles anglaises des romans. On peut néanmoins éviter la discipline en vigueur dans les internats qu'ont fréquentés les sœurs Brontë (encore que, parfois, je suis un peu tentée).
En revanche, je tiens absolument à l'impossibilité de rentrer dans les familles le week end !
Nous les avons remis d'aplomb tout au long de la semaine (malgré la petite rechute du jeudi matin, moins pire, car le mercredi, ils ont les "activités"), nous nous les gardons de peur qu'ils nous les redéglinguent !

Je viens encore de passer un lundi de m***e !

J'en ai ras la casquette des élèves qui, le lundi, cliquent sur le stylo pour qu'il fonctionne tout seul au lieu de le prendre fermement entre le pouce et le majeur, l'index posé délicatement au-dessus, cherchent la télécommande quand la maîtresse dit : "Ouvrez votre livre de lecture à la page 92" et parlent comme des perruches à chaque fois qu'elle donne une consigne !

Écrit par : catmano | 12 janvier 2009

Carton plein sur itele en ce moment : Aschieri, Cespedes et Descong.

Écrit par : TotoWeininger | 12 janvier 2009

Je n'en doute pas puisque le GRIP est un hélas petit mouvement d'enseignants. J'ai vu deux ou trois fois à la télé un espèce de petit personnage imbu de lui-même, strict et tout contracté et très orgueilleux à qui je ne donnerais pas volontiers le bon dieu sans confession en matière d'enseignement automatique, par cœur et un peu déshumanisé, qui pourrait sombrer dans un excès d'élitisme à l'entonnoir de l'entrée en sixième. Ce n'est qu'un ressenti.
Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Pardonnez-moi, de qui voulez-vous parler ? Je ne connais personne au GRIP, qui corresponde à ce portrait.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

J'ajouterai que si, le cas échéant, je lui confierais sans grande inquiétude un de mes enfants (formatés a priori pour ce genre de coup de règle sur les doigts ) en CM, je n'aimerais guère que leur prof de philo ou d'histoire de terminale, leur prof de français de lycée soit du même modèle, bâti sur le même patron. Pour le collège, ça prête à discussion ...
Ceci dit, j'ai écrit cet après-midi ces mots avant d'apprendre qu'un prétendu élève avait encore poignardé un prof ...
Marre de tous ces "élèves " qu'on nommerait mieux "Apaches " qui prennent l'école pour les faubourgs et les remparts et qui n'ont rien à faire là.

Des fois, un peu d'élitisme ... et quelque rat mouillé droit dans ses pompes, ma foi, c'est peut-être la solution.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Descoing ^^

Aschieri : "je ne suis pas en désaccord avec Ducon" "Tout n'est pas à jeter dans le lycée" "il faut un moratoire de la suppression de postes"etc.
Ducon : "il faut redonner la confiance aux lycéens blabla" "il faut prendre le temps de réfléchir"
Cespedes : "beuaaaaahh"

Passionnant.

Écrit par : TotoWeininger | 12 janvier 2009

Pour une macle binaire (où l'opération de macle est d'ordre 2, c'est-à-dire une rotation de 180´ autour d'une direction réticulaire ou une réflexion par rapport à un plan réticulaire), l'indice de macle est calculé d'après la formule suivante :

n = X/f, X = |uh+vk+wl |

Ecrit par F Guichard

Hèèèèèèè ??????
Vous pourriez pas nous présenter ça sous le forme d'une petite séquence de situation-problème avec des travaux en petits groupes avec mise en commun et conflit socio-cognitif pour voir qui c'est qui a le plus raison ?

A Catmano :
Moi aussi, j'ai passé un lundi comme le vôtre. Les CM2 ont joué toute la journée à "C'est qui qui parle plus vite que son ombre", le gagnant étant celui qui répond à une question avant qu'elle soit posée. Y'a eu des lauréats !

Remise des prix : Miss Pénible 2008-2009 a décroché le Mot à faire signer par Papa-Maman à la maison.
Mais je crois que les parents ont déjà reçu le Dolto d'Or il y a quelques années ...
J'suis crevé, du coup, ce soir !

Bon courage !

Écrit par : Chevreuil | 12 janvier 2009

En tout cas, il y en a un qui doit se frotter les mains, c'est Meirieu !
Encore un coup comme ça et il pourra revenir aux affaires.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009
Ah ! Il les avaient quittées ? Ce n'est pas l'impression que j'ai retiré des manuels scolaires, des cours et de la composition des classes de mes gamins.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Vu sur Itélé : Le piriforme * est un besogneux à l'oral !

M'étonne pas qu'il ait été recalé deux fois au concours d'entrée à l'ENA

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

-qu'est-ce qui me prouve que certains pays en tête de classement ne bachotent pas, tout simplement ? C'est tellement bête, ces questions !

Ecrit par : dobolino

C'est bien ce que j'ai cru comprendre, notamment à propos de la tant "exemplaire" Finlande. Votre question est on ne peut plus pertinente, et la réponse est "rien".

Écrit par : moot | 12 janvier 2009

Le piriforme *
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Ben alors, y a pas la notule!

Écrit par : TotoWeininger | 12 janvier 2009

"J'ai vérifié, c'était " malades mentaux", et non débiles mentaux. (Sur Lire-ecrire).

Vous me direz qu'il y a un intervalle bien mince entre les deux assertions, "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 janvier 2009

En effet.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

"Ben alors, y a pas la notule!"

Je me suis auto censuré.

Trop c'est trop, me suis je lancé à la figure

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Un professeur du lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier (Mayenne) a été poignardé et grièvement blessé cet après-midi dans sa salle de classe par un élève.

(Source AFP)

Ecrit par : david.D | 12 janvier 2009
En plus, c'est un prof de matière technologique !
J'ai eu au lycée des profs assez dissidents du genre le prof de philo psychanalyste lacanien ou le prof de latin royaliste légitimiste catholique intégriste. Là, limite, tu peux poignarder par option politique, comme un autre a assassiné Jaurès ou l'archiduc Français-Ferdinand. Ça peut se discuter ! Mais suriner au couteau de cuisine un mec qui t'enseigne à fraiser, c'est pas de l'héroïsme, c'est de la bêtise de sauvage !

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

"Quant au temps passé sur les blogs, Christophe Sibille, vous faites semblant d'oublier que vos interventions ne se limitent pas au seul blog de Brighelli, je vous ai même lu sur SOS education, c'est dire combien de temps vous avez à perdre..."

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2009

Tiens, revoilà Guillaume "la bonne foi"...
Je suis allé une ou deux fois sur SOS éducation, (il y a au moins deux ans de ça, quelle mémoire vous avez!!!!).
Après avoir vomi, je n'y suis jamais retourné...
Sur l'autre site que je ne veux pas nommer, j'ai tenu trois mois, à peu près... Il y a au moins aussi longtemps, (peut-être même plus; je crois que "bonnet d'âne n'existait pas encore).
Viré pour nonpolitiquementcorrecteattitude par rapport aux idées du site.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Carton plein sur itele en ce moment : Aschieri, Cespedes et Descong.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 janvier 2009

Y'a des jours où on est content de ne pas avoir le câble.

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Tiens, "debilis", ça veut dire quoi, en latin, déjà?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Le nouveau slogan des lycéens sera-t-il : "Descoings, enfoncez-vous ça dans le crâne !"? Ou sera-ce l'inverse ? A suivre.

Écrit par : Marilyse | 12 janvier 2009

claude berri avait des racines roumaines!

Ecrit par : romania | 12 janvier 2009

Et qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Vous prenez Bonnet d'âne pour un blog communautaire ?

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

P. S. Je ne comprends rien à votre salade de macles.

Écrit par : Marilyse | 12 janvier 2009

Bon courage à Descoing (coin-coin) ; et à tous les collègues qui vont devoir supporter sa réforme !

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

http://www.youtube.com/watch?v=LHvES0lxL9U&feature=related

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

J'ai vu deux ou trois fois à la télé un espèce de petit personnage imbu de lui-même, strict et tout contracté et très orgueilleux à qui je ne donnerais pas volontiers le bon dieu sans confession en matière d'enseignement automatique, par cœur et un peu déshumanisé, qui pourrait sombrer dans un excès d'élitisme à l'entonnoir de l'entrée en sixième. Ce n'est qu'un ressenti.
Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Pardonnez-moi, de qui voulez-vous parler ? Je ne connais personne au GRIP, qui corresponde à ce portrait.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Si c'est Marc (Le Bris), nous avons ici affaire à une nouvelle sailie dobolinesque 100% café du commerce...

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Si c'est Marc (Le Bris), nous avons ici affaire à une nouvelle sailie dobolinesque 100% café du commerce...
Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009

Il était question d'un membre du GRIP.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Là, limite, tu peux poignarder par option politique, comme un autre a assassiné Jaurès ou l'archiduc Français-Ferdinand. Ça peut se discuter ! Mais suriner au couteau de cuisine un mec qui t'enseigne à fraiser, c'est pas de l'héroïsme, c'est de la bêtise de sauvage !

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Excellent, Dobolino ! Vous avez revu « Les Tontons flingueurs », récemment ? Vous « audiardisez » comme si vous aviez pris André Pousse en LV1 !

Moi, je dis Respect, la véto ! En v'là une qu'a tout pigé !

Écrit par : sanjuro | 12 janvier 2009

Un professeur du lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier (Mayenne) a été poignardé et grièvement blessé cet après-midi dans sa salle de classe par un élève.

(Source AFP)


"En plus, c'est un prof de matière technologique !"

Ecrit par Dobolino

Pour être passé par les filières techniques des lycées, il arrivait parfois que les explications entre un prof et un élève se passent d'une manière "virrrrile mais corrrecte", comme on dit au rugby. En réalité, le coup de pied au cul partait vite, et il s'agissait toujours du pied professoral vers le cul de l'apprenant.
J'ai vu, dans ces classes , des professeurs dépassés par les chahuts, les concours de belote organisés sur les tables à dessin, le cartable du prof dissimulé sous une machine-outil, j'en passe.Jamais je n'ai entendu proférer une injure envers un professeur en face de lui.
C'était au début des années quatre-vingts, la préhistoire...

Écrit par : chevreuil | 12 janvier 2009

Claude Roumain avait des racines dans le Berry !

Écrit par : Jean Paul Sartre | 12 janvier 2009

Le piriforme *

Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Ben alors, y a pas la notule!

Ecrit par : TotoWeininger

La voici :

* Il est comme les trois morceaux de Satie.

Écrit par : moot | 12 janvier 2009

Pour être passé par les filières techniques des lycées, il arrivait parfois que les explications entre un prof et un élève se passent d'une manière "virrrrile mais corrrecte", comme on dit au rugby. En réalité, le coup de pied au cul partait vite, et il s'agissait toujours du pied professoral vers le cul de l'apprenant.
J'ai vu, dans ces classes , des professeurs dépassés par les chahuts, les concours de belote organisés sur les tables à dessin, le cartable du prof dissimulé sous une machine-outil, j'en passe.Jamais je n'ai entendu proférer une injure envers un professeur en face de lui.
C'était au début des années quatre-vingts, la préhistoire...
Ecrit par : chevreuil | 12 janvier 2009
Il y a un vieux film, en noir et blanc, dont le titre m'échappe, dans lequel le prof d'atelier est tué d'un coup de marteau.
Dans les années 50.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

[...] les concours de belote organisés sur les tables à dessin [...]

Ecrit par : chevreuil | 12 janvier 2009

Tiens, ça me rappelle un LP où ce sont les enseignants eux-mêmes qui jouaient à la belote en salle des profs. Un vrai tripot. Jusqu'au jour où le proviseur a débarqué et leur a confisqué le jeu de cartes parce qu'ils refusaient de monter en cours! Le collègue qui avait la main n'a plus jamais serré celle du chef d'établissement...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Voilà le pourquoi de la nomination de coin-coin (extrait du discours de N. Sarkozy) :

"jamais peut-être on n’avait demandé, en si peu de temps, autant d’efforts à tous les personnels de l’Education nationale. Ces efforts ont un sens. Ils poursuivent un unique objectif : celui de l’émancipation de chaque enfant de France par la transmission du savoir, qui passe par une réelle égalité des chances, devant l’école".


J'en remets une couche, je cite :

" celui de l’émancipation de chaque enfant de France par la transmission du savoir"


Aaaaaaahhhh booonnnn ? C'était donc pour ça ?

Nous voilà rassurés, alors.

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Là, limite, tu peux poignarder par option politique, comme un autre a assassiné Jaurès ou l'archiduc Français-Ferdinand. Ça peut se discuter ! Mais suriner au couteau de cuisine un mec qui t'enseigne à fraiser, c'est pas de l'héroïsme, c'est de la bêtise de sauvage !"

Si on chariotte au couteau, on peut mal tourner.

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Guy,
ne feriez-vous pas allusion au film "Graine de violence", avec Glen Ford si je ne m'abuse?

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Il était question d'un membre du GRIP


Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Je pensais que Marc l'était. Toutes mes excuses.

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Si on chariote au couteau, on peut mal tourner.

Un seul t à charioter.

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

Le piriforme *

Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Ben alors, y a pas la notule!

Ecrit par : TotoWeininger

La voici :

* Il est comme les trois morceaux de Satie.

Ecrit par : moot | 12 janvier 2009

Qui sont d'ailleurs au nombre de 5, je crois, malgré le titre. Mais Satie n'était pas à une fantaisie près.

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Guy,
ne feriez-vous pas allusion au film "Graine de violence", avec Glen Ford si je ne m'abuse?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009
Eh non ! Dans "graine de violence", c'est un couteau, et Glen Ford se défend avec une chaise.
Dans le film auquel je pense - mais lequel ? - le prof d'atelier - très ouvrier des années cinquante - est tué d'un coup de marteau.
Merci quand même.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Je pensais que Marc l'était. Toutes mes excuses.
Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009

Il n' y a pas de quoi.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

nous avons ici affaire à une nouvelle sailie dobolinesque 100% café du commerce...

Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009
Un peu de Café du Commerce, Manu, de temps en temps et sans a priori négatif ou positif, ça ne vous serait peut-être pas si néfaste. Ça existe aussi, et ça vote au même titre que vous.
Quant à ma saillie, je ne suis pas certaine qu'elle soit pour tous 100% Café du Commerce et que ceux à qui elle était destinée ne l'ait pas reçu 5/5, voire même en buvant du petit lait.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

"Quant à ma saillie, je ne suis pas certaine qu'elle soit pour tous 100% Café du Commerce et que ceux à qui elle était destinée ne l'ait pas reçu 5/5, voire même en buvant du petit lait."

Du petit lait à l'atelier !

Pour quoi faire ?

Écrit par : dugong | 12 janvier 2009

"une réelle égalité des chances, devant l’école".

Je ne sais pas qui écrit les discours du Président, mais celui-ci ferait bien de revoir la paie de celui-là à la baisse.
L'école serait-elle un obstacle ?
ça y est ; j'ai trouvé : c'est gravelotte et es tablette de chocolat qui écrivent les discours de Nico le gauchiste.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Du petit lait à l'atelier !

Pour quoi faire ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Pour mettre sur les plaies.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Excellent, Dobolino ! Vous avez revu « Les Tontons flingueurs », récemment ? Vous « audiardisez » comme si vous aviez pris André Pousse en LV1 !

Moi, je dis Respect, la véto ! En v'là une qu'a tout pigé !

Ecrit par : sanjuro | 12 janvier 2009

Dobolino n'a pas eu besoin de prendre André Pousse en LV1, son pépé était de Joinville le Pont et elle a esgourdé c'te jactance depuis toute moujingue...

Écrit par : catmano | 12 janvier 2009

MANU,le blog a des Communs comme vous (c'est dans ce sens que j'accepte le terme "Communautaires"qui rime avec "vulgaire")
ça vous va comme un gant!
qui rime avec "inélégant"...

Écrit par : romania | 12 janvier 2009

Excellent, Dobolino ! Vous avez revu « Les Tontons flingueurs », récemment ?

Ecrit par : sanjuro | 12 janvier 2009

Non ! Je baigne dedans depuis ma naissance ! C'est quasi génétique et je n'y ai guère de mérite.
Mon pépé a été figurant dans " Le Cave se rebiffe ". Son atelier d'imprimerie jouxtait les studios de Joinville-le-Pont.
Mon origine ouvrière banlieusarde m'a laissé des séquelles. Ça a l'air de déranger Manu ?

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Quant à ma saillie, je ne suis pas certaine qu'elle soit pour tous 100% Café du Commerce et que ceux à qui elle était destinée ne l'ait pas reçu 5/5, voire même en buvant du petit lait.
Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Se faire saillir en buvant du p'tit lait, ce doit être fendar ! Ah quel dommage que les hommes, les vrais, n'connaissent pas. Mézigue a encore raté queuque chose.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

"une réelle égalité des chances, devant l’école".

Je ne sais pas qui écrit les discours du Président, mais celui-ci ferait bien de revoir la paie de celui-là à la baisse.
L'école serait-elle un obstacle ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Ah, la question mérite d'être posée : lorsqu'un élève issu de milieu modeste parvient à emprunter les filières les plus prestigieuses, est-ce grâce au système éducatif, ou bien malgré lui?

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Du petit lait à l'atelier !

Pour quoi faire ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Pour mettre sur les plaies.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009
Ce n'est pas vous qui avez des plaies ! Ce sont eux qui sont des plaies vivantes ! Il nous faudrait un Roy pour guérir leurs écrouelles.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Ah, la question mérite d'être posée : lorsqu'un élève issu de milieu modeste parvient à emprunter les filières les plus prestigieuses, est-ce grâce au système éducatif, ou bien malgré lui?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Cela dépend des époques. C'est vrai qu'aujourd'hui l'école ne fait plus obstacle aussi efficacement ; la preuve : Descoing dirige Sciences po.
GM :-)))

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Dobolino n'a pas eu besoin de prendre André Pousse en LV1, son pépé était de Joinville le Pont et elle a esgourdé c'te jactance depuis toute moujingue...

Ecrit par : catmano | 12 janvier 2009

Ouais ! Même que sa famille se catastrophait dès ses six ans de son langage de charretière ! Lors de son premier jeu de Diamino (le Scrabble n'était pas né ), alors qu'elle avait huit ans, elle a produit comme premier mot "PUTE" et n'a pas compris d'où provenait l'agitation de ses proches, frère, sœur, parents et grands-parents.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Ah, la question mérite d'être posée : lorsqu'un élève issu de milieu modeste parvient à emprunter les filières les plus prestigieuses, est-ce grâce au système éducatif, ou bien malgré lui?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Bonne question, qui nous recentre !
Tout dépend du système éducatif en question ...
Sans trop investiguer plus avant, j'ai l'impression que, si, avant, c'était très difficile et nécessitait l'excellence absolue, et qu'il y avait des ratés pistonnés qui allaient bien plus loin que des modestes très méritants, ça n'est pas allé en s'arrangeant depuis.
Il faudrait d'honnêtes statistiques mais là, il ne faut pas rêver !
Pourtant, ce serait facile à évaluer, me semble-t-il, pour des statisticiens honnêtes ?

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

"Pour quoi faire ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2009

Pour mettre sur les plaies.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009
Ce n'est pas vous qui avez des plaies ! Ce sont eux qui sont des plaies vivantes ! Il nous faudrait un Roy pour guérir leurs écrouelles."

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Ma parole, c'est la petite boutique des horreurs, ici, ce soir!

(Et non pas la petite bourrique des hauteurs; pardon à Guy, pour Bongo!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

MANU,le blog a des Communs comme vous (c'est dans ce sens que j'accepte le terme "Communautaires"qui rime avec "vulgaire")
ça vous va comme un gant!
qui rime avec "inélégant"...

Ecrit par : romania | 12 janvier 2009

La première des élégances consisterait à cesser de nous les briser sans arrêt avec des histoires sur vos origines. Je vous le redis : tout le monde s'en fout.
Et en plus, ça a déja été fait il y a quelques mois (un ou une intervenante pleurnichait sans arrêt en blablatant sur la Roumanie. Peut-être était-ce vous ?)

Ceci est un blog républicain sur les problèmes de l'éducation nationale. Allez raconter votre vie au fantôme de Ceausescu.

Pour ma part, je n'oserais jamais -ne serait-ce que par élégance - aller sur un blog roumain pour enquiquiner toute la Roumanie à propos de la France.

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Dobolino, vous rappelez-vous une petite leçon de rhétorique entamée il y a… longtemps ? "Nuit blanche", "obscure clarté", "statisticiens honnêtes" : oxymores !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 janvier 2009

Ouais ! Même que sa famille se catastrophait dès ses six ans de son langage de charretière ! Lors de son premier jeu de Diamino (le Scrabble n'était pas né ), alors qu'elle avait huit ans, elle a produit comme premier mot "PUTE" et n'a pas compris d'où provenait l'agitation de ses proches, frère, sœur, parents et grands-parents.

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Si je comprends bien, quand vous vous exprimez ici, vous vous retenez, Dobolino... Et oui, je n'aime pas trop votre "style", mais tant pis, je survivrai (notez que je vous lis quand même, c'est là l'essentiel après tout).

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

En fait je crois qu'il existe des études et des statistiques, qui indiquent les difficultés pour un individu issu de milieu modeste à prendre l'ascenseur social. Voilà quelques années, un sociologue parlait du système éducatif comme d'une simple gare de triage.
Et puis cela se retrouve à la sortie du collège dit "unique", avec la répartition LG (pour les classes moyennes) / LP (pour les classes populaires. On peut toujours trouver des contre-exemples, mais c'est la tendance lourde...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Ci-dessus, je répondais à Dobolino. What else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Si je comprends bien, quand vous vous exprimez ici, vous vous retenez, Dobolino... Et oui, je n'aime pas trop votre "style", mais tant pis, je survivrai (notez que je vous lis quand même, c'est là l'essentiel après tout).

Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009

Si je ne me retenais pas, ce serait épouvantable !
Après tout, si vous me lisez, comme vous le dites, c'est l'essentiel !
Notez que je vous lis également avec attention, Manu, et parfois avec plaisir ( comme buvant du petit lait? ... ).
On n'est pas rendu, me semble-t-il ?

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

(Et non pas la petite bourrique des hauteurs; pardon à Guy, pour Bongo!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2009

Sauf l'amitié que je porte, Cristophe, faudrait voir ce soir où l'on parle grave entre soi à ne pas mettre le doigt entre les couilles de mon âne - si douces le long des houx - et les studios de Joinville où Pagnol apprit le métier avec Korda et où Dobolino apprit à déparler le français.

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

En fait je crois qu'il existe des études et des statistiques, qui indiquent les difficultés pour un individu issu de milieu modeste à prendre l'ascenseur social. Voilà quelques années, un sociologue parlait du système éducatif comme d'une simple gare de triage.
Et puis cela se retrouve à la sortie du collège dit "unique", avec la répartition LG (pour les classes moyennes) / LP (pour les classes populaires. On peut toujours trouver des contre-exemples, mais c'est la tendance lourde...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Ci-dessus, je répondais à Dobolino. What else?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009
Ce qui m'intéresserait, ce serait une étude honnête qui englobe les cinquante années précédentes.
Que ce soit difficile est un fait indiscutable et, même, impondérable.

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

A dobolino :

en effet!

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Pour Manu qui le vaut bien !

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Napolitana | 12 janvier 2009

"les difficultés pour un individu issu de milieu modeste à prendre l'ascenseur social."
écrit Daniel Arnaud.

Prendre "l'ascenseur social" ! Je ne sais qui a inventé cette expression antinomique de l'instruction publique.
Balzac a tout dit là-dessus : s'il s'agit de "réussir" et de "grimper", "il faut vous manger comme des araignées dans un pot". Vautrin à Rastignac dans Le père Goriot.
Faut que j'explique ?

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Sauf l'amitié que je porte, Chistophe, faudrait voir ce soir où l'on parle grave entre soi à ne pas mettre le doigt entre les couilles de mon âne - si douces le long des houx - et les studios de Joinville où Pagnol apprit le métier avec Korda et où Dobolino apprit à déparler le français.

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

C'est pas ma faute ! ça doit être génétique, peut-être ? Je ne l'ai pas faitpour embêter MANU ! C'est venu comme ça !

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Prendre "l'ascenseur social" ! Je ne sais qui a inventé cette expression antinomique de l'instruction publique.
Balzac a tout dit là-dessus : s'il s'agit de "réussir" et de "grimper", "il faut vous manger comme des araignées dans un pot". Vautrin à Rastignac dans Le père Goriot.
Faut que j'explique ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Nan ! C'est pas nécessaire ! C'est juste comme ça, même si c'et moche !
De là à planter son couteau dans un prof, y'a un pas à franchir !

Écrit par : dobolino | 12 janvier 2009

Prendre "l'ascenseur social" ! Je ne sais qui a inventé cette expression antinomique de l'instruction publique.
Balzac a tout dit là-dessus : s'il s'agit de "réussir" et de "grimper", "il faut vous manger comme des araignées dans un pot". Vautrin à Rastignac dans Le père Goriot.
Faut que j'explique ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Non, mais je ne partage pas votre point de vue. Sans faire son Rastignac, il me semble qu'on peut parler d'"ascenseur social" pour désigner le fait, pour un individu issu d'un milieu plutôt modeste, d'avoir un talent, de le faire reconnaître et de gravir les échelons afin d'atteindre le poste où il peut l'exprimer pleinement... A moins qu'effectivement, l'expression soit mal choisie et à éviter...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE (tout frais)


ET LE COLLEGE ?!...



Le SNALC-CSEN, affilié à la FGAF, est consterné par les annonces du Président de la République, lors de ses vœux aux personnels enseignants de ce jour. Il considère que la mise en place d’une nouvelle commission sur le lycée, sous la présidence de Richard DESCOINGS, faisant suite à celle qu’avait conduite Monsieur de GAUDEMAR, montre que Nicolas SARKOZY n’a pas entendu le message de détresse adressé par les professeurs, ces dernières semaines.

En passant ostensiblement sous silence la grave crise qui affecte le Collège, et constitue la cause première et évidente de la montée des inégalités à l’Ecole, le Président de la République montre qu’il n’entend réformer le système éducatif que dans le cadre du « pédagogisme », du soutien, de la « remédiation » et de la discrimination positive, dispositifs qui ont échoué partout où ils ont été mis en place. Le SNALC-CSEN considère qu’une telle façon de gérer la « diversité des publics scolarisés » conduira tout au plus à un nouveau recul de l’égalité des chances et à un nouvel effondrement du niveau.

En tentant de diluer progressivement le rôle des organisations de personnels enseignants légitimées par les élections professionnelles de Décembre 2008 dans une nébuleuse censée représenter la société civile, le Pouvoir prend le risque de susciter et d’encourager des mouvements qui trouveront dans ce déni de démocratie une justification de leur extrémisme.

Le SNALC-CSEN considère que rien ne sert d’affirmer la nécessité de la transmission du savoir et l’autorité du savoir disciplinaire, si l’on multiplie les annonces démagogiques à l’égard de la jeunesse, laquelle n’a jamais revendiqué la baisse des heures de cours, mais demandé plus de professeurs et plus d’enseignements.

Le SNALC-CSEN, dans le cadre du préavis déposé par la FGAF, participera à la grève et aux manifestations prévues le 29 Janvier. Il y exprimera haut et fort son opposition à une politique qui confond la modernisation de l’Ecole publique avec sa soumission aux dogmes de la pensée unique.

Paris, le 12 janvier 2009

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Notez que je vous lis également avec attention, Manu, et parfois avec plaisir ( comme buvant du petit lait? ... ).
On n'est pas rendu, me semble-t-il ?

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

On est dans la merde, oui !...

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

Sur le marché officiel, il y a au moins un produit abondant et gratuit : la poudre aux yeux...
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2009"

Joli slogan pour l'Educ.Nat. !

Ecrit par : Jeremy | 11 janvier 2009

Variante de Finkelkraut : " L' éducation Nationale est un monde dévasté aux statistiques faramineuses"

Écrit par : Manu | 12 janvier 2009

C'est pas ma faute ! ça doit être génétique, peut-être ? Je ne l'ai pas faitpour embêter MANU ! C'est venu comme ça !
Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2009

J'adore le français de Joinville !
Mais pourquoi embêter Manu ?

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

aux dogmes de la pensée unique.

Paris, le 12 janvier 2009
Ecrit par : Manu | 12 janvier 2009

"la pensée unique", c'est pas un truc inventé par la Nouvelle droite ?
Faudrait peut-être arrêter de penser dans les termes inventés par les salopards, non ?

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

A moins qu'effectivement, l'expression soit mal choisie et à éviter...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 janvier 2009

Je vous le concède.
Voir les "chiens de garde" si on lit encore Nizan.
Bien à vous.
GM

Écrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Manu - la musique adoucit les moeurs, dit-on, non? quelle agressivité de votre part (que j'ai pu lire à plusieurs reprises ici, d'ailleurs); Romania évoque la Roumanie, fort bien! qu'elle continue si cela lui chante, elle me répondait, et je lui ai répondu - et nous n'avons commis aucun autre mal que nous pencher sur une sorte de parallèle entre son pays et le nôtre au niveau de l'éducation et des rapports historiques et polititiques entre la France et le pays de Vlad.

Vous avez beau avoir rencontré JPB (qui ne l'a pas fait ici parmi les intervenants réguliers?), vous n'êtes certainement pas le gardien des Portes de SON blog"Bonnet d'âne".

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

@ Pendaries :

Remarquez que je ne vous empêche de rien et ne suis le gardien de rien du tout. JPB sait qu'il peut virer n'importe lequel de mes messages avec ma bénédiction.

J'ai juste affirmé que j'en avais ras-le-bol des revendications identitaires qui sont récurentes sur ce blog comme ailleurs. Ëtre roumain n'est bien entendu ni un défaut ni une qualité particulière. Je le répète : on s'en fout, que ce soit pour Claude Berri ou pour quelqu'un d'autre. Est-ce que JPB nous casse les bonbons toute la journée parce qu'il est Corse ? Non.

Je maintiens que ce genre de message est lamentable :

"claude berri avait des racines roumaines!"

Ecrit par : romania | 12 janvier 2009

Ce à quoi il a été répondu avec beaucoup d'humour :

"Claude Roumain avait des racines dans le Berry !"

Ecrit par : Jean Paul Sartre | 12 janvier 2009


Je crois au creuset républicain, pas à l'idéologie victimaire, qu'elle soit discrète ou non. A ce titre, les quotas, l'affirmation identitaire, la "discrimination positive" et autres fariboles ne font qu'activer la guerre de tous contre tous.

Moi je suis roumain et moi je suis juif et moi je suis noir et moi je suis palestinien et gnagnagna et prêchi-prêcha :

ON S'EN FOUT !!!! COMMENT FAUT-IL VOUS LE DIRE ?!!

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

Manu - la musique adoucit les moeurs, dit-on, non?

Ecrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

Non :

http://www.youtube.com/watch?v=PhmNFj2fTrs

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

"la pensée unique", c'est pas un truc inventé par la Nouvelle droite ?
Faudrait peut-être arrêter de penser dans les termes inventés par les salopards, non ?

Ecrit par : Guy Morel | 12 janvier 2009

Vaste et difficile problème, je suis conscient de la chose, mais pas expert sur le sujet. J'ai cependant commencé à consulter "La désinformation par les mots", de Maurice Pergnier (édition du Rocher). Dans ce monde orwellien, cela peut-être utile, mais n'hésitez pas à nous faire part de ce que vous savez, M. Morel.

Pour ma part, je ne sais même pas ce qu'est la "Nouvelle droite". Là aussi, vos lumières sont les bienvenues.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

Moi je suis roumain et moi je suis juif et moi je suis noir et moi je suis palestinien et gnagnagna et prêchi-prêcha :

ON S'EN FOUT !!!! COMMENT FAUT-IL VOUS LE DIRE ?!!

Ecrit par : Manu | 13 janvier 2009

Tout simplement parce que "cela" joue dans la société que vous soyez Noir, Juif, Catholique, Protestant (Luthérien, Zwinglien, Calviniste), Mormon, Pédé, Gouine, Hétéro, Arabe, Handicapé moteur ou cognitif, pour ne pas dire mental, Corse, ou Occitan, Prof ou Avocat, Homme, Femme, Vieux, Jeune, Entre-deux, Impuissant ou Actif, Beau ou Laid, Riche, Pauvre, Artiste ou Commun, etc. Vous agissez ce que vous êtes - si je peux me permettre cette tournure; ou - ce que vous êtes vous agit, plutôt (je déteste ces formulations lacanisantes - mais si Lacan ou Derrida - avec ses jeux de mots-valises - n'avaient pas écrit, celles-là auraient toute leur force, comme neuve).

Ainsi dire - je suis ceci ou cela, c'est entrer dans une idéologie victimaire? Drôle de raccourci. Ne voyez pas du communautarisme dès que l'on exprime ce que l'on est, son identité profonde, qui est définitivement "politique" (ce qui travaille la Cité, la République - peut-être de Platon; ha fiche dehors les Poètes), aujourd'hui comme hier, et personne n'y peut rien. La République! La République! le saut du cabri gaullien...

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

bah - je connais des métaleux; ils sont charmants, tranquilles, agréables - certains mêmes ont Baudelaire et De Quincey (qu'ils lisent avec assiduité) dans leur poche de leur longue veste noire, près des bottes à ferraille (et quand ils écrase la gueule au gentil public propret et politiquement correct - si aisément troublable et effarouchable - de Diams ou de M. Pokora, j'applaudis sans hésiter). Si nous devions, nous de l'EN (ou d'ailleurs - on dirait du Yannick Noah ce que je viens d'écrire...), nous arrêter à ce genre de détail, comment ferions-nous pour que se prolonge la ronde-infinie-des-gens-qui-s'aiment-dans-le-monde, Manu?

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

"Richard du Coin" !!!!

Retraitée, elle est très bonne, celle-là ! Et tellement juste.

Dugong, "les jeunes homos blonds qui fument - Leur apporter un vieux whisky ?", je désolé suis, mais le service il pas compris non plus.

Écrit par : Jeremy | 13 janvier 2009

Ne voyez pas du communautarisme dès que l'on exprime ce que l'on est, son identité profonde, qui est définitivement "politique" (ce qui travaille la Cité, la République - peut-être de Platon; ha fiche dehors les Poètes), aujourd'hui comme hier, et personne n'y peut rien. La République! La République! le saut du cabri gaullien...

Ecrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

Et c'est précisément parce que je n'ai strictement rien à faire de votre "identité profonde" que je suis un Républicain. Peu m'importe que vous soyez noir, juif , roumain ou homosexuel. Vous jugez vos élèves en fonction de cela, vous ? Moi non. Et puis tiens, tant qu'on y est, leurs "problèmes sociaux" et autres "problèmes familiaux",réels ou imaginaires, je m'en tape aussi : je sais bien que ça fait "de gauche" d'en tenir compte mais je considère pour ma part qu'un fils d'ouvrier n'est pas forcément plus bête qu'un fils de médecin (j'ai même souvent vu l'inverse...)

Personne n'y peut rien, dites-vous ? Si : nous pouvons commencer par ne pas tenir compte de tout ça pour ne pas aggraver le problème,(ce que fait la gauche depuis 30 ans). Et ça commence par ne pas tenter de faire croire en sous-main que les qualités de Claude Berri auraient à voir de près ou de loin avec ses origines roumaines, par exemple.

Cela "joue" dans la société, dites-vous ? Et alors ? En tenir compte, c'est aggraver le problème, pas le résoudre, à mon avis.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

bah - je connais des métaleux; ils sont charmants, tranquilles, agréables - certains mêmes ont Baudelaire et De Quincey (qu'ils lisent avec assiduité) dans leur poche de leur longue veste noire,

Ecrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

Merci. Et au cas où vous n'auriez pas compris, vous avez fait connaissance d'un de plus d'entre eux ce soir.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

« Dugong, "les jeunes homos blonds qui fument - Leur apporter un vieux whisky ?", je désolé suis, mais le service il pas compris non plus. »
Jeremy | 13 janvier 2009

On a désormais le g avec « Dugong » et le c avec « service ».
Manque plus que le z.

Écrit par : Tailleboudin | 13 janvier 2009

Jeremy a écrit : « Dugong, "les jeunes homos blonds qui fument - Leur apporter un vieux whisky ?", je désolé suis, mais le service il pas compris non plus. »

cette adaptation de pangramme est effectivement très hétéroconsonantique...

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

"La musique adoucit les moeurs"...
-D'abors, effectivement, beaucoup de "métalleux" sont, "dans le civil", doux comme des moutons.
Par contre, le métal est-il vraiment de la musique, ou, à l'instar de la musique rock en général, un phénomène social et sociologique?
Pas sur la tête, ce n'est qu'une question!!! ;-)
Tiens, vous avez vu, le permis de conduire ne va pas être accordé suite en fonction d'erreurs faites ou évitées, mais d'un "bilan de compétences", pour parvenir à 65% de réussite au lieu de 50%...
Cela vous rappelle t-il quelque chose?
Et Philippe Meirieu est-il planqué derrière tout ça, directement ou indirectement?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 janvier 2009

Mais oui, il y a des grands artistes dans l'histoire du rock... Zappa???

Écrit par : Christophe Sibille | 13 janvier 2009

GRIP = groupe de réflexion interdisciplinaire sur les pangrammes

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

J'ai entendu ce matin le sgeneux Cadart se répandre sur la tentative d'assassinat du collègue.

Ne trouve à jacter que sur le besoin de formation des enseignants et dit que "les enseignants sont désarmés".

Pertinent le Cadart.

Le syndicalisme liquide, c'est une belle trouvaille.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

"GRIP = groupe de réflexion interdisciplinaire sur les pangrammes"

Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009

Comme on dit au Hamas: "demandez le pogrome".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 janvier 2009

Pour Jeremy, à propos des jeunes, homos, blonds, qui fument :

On ne dira jamais assez que le communautarisme est un sécateur sectateur de la République.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

J'écoute Richard. Quel démagogue!

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 janvier 2009

"Mais oui, il y a des grands artistes dans l'histoire du rock... Zappa???"

Yes sir !

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Exemple : pas de problème pour lire les grands textes, ils les trouvent sur internet ou leur ipod.
Quel bla bla !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 janvier 2009

Allez, je pars bosser, moi! C'est bien joli, bonnet d'âne, mais il n'y a pas que ça dans la vie!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 janvier 2009

Quelques précisions sur l'affaire du prof poignadé (et je ne cherche pas à excuser mais à comprendre):

Un élève poignarde son prof: "Il n'aurait pas dû sortir de l'hôpital psychiatrique"
icone des tags violence scolaire, Château-Gontier, Laval, Mayenne, vidéo actu, psychiatrie
Par La rédaction du Post
le 13/01/2009, vu 293 fois, 3 nombre de réactions
Post vu en Une

Antoine a donné 3 coups de couteau à son prof de technologie dans un lycée de Château-Gontier (Mayenne). Son père s'insurge.
Que s'est-il passé ?
Ce lundi après-midi, Antoine, un élève de terminale âgé de 18 ans, frappe de 3 coups de couteau son professeur de technologie au lycée Pierre et Marie Curie de Château Gontier (Mayenne).

Il prend alors la fuite tandis que son prof, âgé de 30 ans et blessé à l'épaule, au thorax et au flanc est transporté à l'hôpital. Il est ce mardi hors de danger.

Rattrapé peu de temps après l'agression, Antoine est placé en garde-à-vue où il se trouve toujours ce mardi matin.


Mais qui est ce jeune homme ?
"Son casier judiciaire est vierge. Même s'il a peut-être commis des petits délits de vol ou de dégradation", expliquait au Post le parquet de Laval, ce lundi.

Surtout, Antoine est "fragile psychologiquement", précisait l'inspection d'académie.

Et pour cause, raconte son père dans sur Laval.maville.com. Tout a commencé en septembre quand, après avoir passé des tests pour devenir conducteur de char des Armées à Nantes, Antoine est refoulé. Le jeune homme devient alors très perturbé.

Après une tentative de suicide début octobre, il est interné à l'hôpital psychiatrique de Château-Gontier. En novembre, il ressort et reprend le chemin des cours. "Je leur ai dit qu'il n'était pas prêt", accuse son père. "Antoine venait de tout casser dans l'établissement, on l'avait mis en contention pendant trois jours. On m'a répondu qu'il n'y avait que 26 lits, qu'il n'y avait plus de place... "

"Je vivais dans l'angoisse du coup de téléphone qui m'annoncerait sa mort, depuis qu'il était sorti. Je ne m'attendais pas à ça. Je réprouve son acte, mais je dis qu'il ne fallait pas le laisser sortir."

(Sources: Laval.MaVille.com, LCI.fr)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 13 janvier 2009

"Allez, je pars bosser, moi! C'est bien joli, bonnet d'âne, mais il n'y a pas que ça dans la vie!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 janvier 2009 "

Quelle ruse grossière! Tout le monde ici sait qu'un "prof" d'IUFM ne travaille pas au vrai sens du terme!!!! ;-)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 13 janvier 2009

Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Deuxième heure avec les 4ème à 9heures sur ce poème archi conu et archi inconnu (terra incognita). Je vais bâtir mon cours à partir de la polysémie du mot "cresson", en m'appuyant sur la remarque d'un élève. "Moi, Monsieur, je sais ce que c'est qu'un cresson"...Et de me dessiner une faucille, une francique. On s'en sert par ici (de l'allemand Kress, croître). Il y a aussi le "glaïeul" (du latin gladiolus, glaive). Rimbaud n'était pas 1er accessit de vers latins pour rien. Silence respectueux hier devant ce texte, "religiosus", presque. Ils sentent que c'est quelque chose. Et pourquoi "soldat jeune" au lieu de "jeune soldat" et pourquoi "Sa narine" au lieu de SES narine". J'aime bien, quand ils se réveillent de leur sommeil dogmatique pour poser ce genre de question. Et dirait qu'il s'approche de lui, qu'il n'a pas vu (la première fois, oui, et nous aussi !)

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Deuxième heure avec les 4ème à 9heures sur ce poème archi conu et archi inconnu (terra incognita). Je vais bâtir mon cours à partir de la polysémie du mot "cresson", en m'appuyant sur la remarque d'un élève. "Moi, Monsieur, je sais ce que c'est qu'un cresson"...Et de me dessiner une faucille, une francique. On s'en sert par ici (de l'allemand Kress, croître). Il y a aussi le "glaïeul" (du latin gladiolus, glaive). Rimbaud n'était pas 1er accessit de vers latins pour rien. Silence respectueux hier devant ce texte, "religiosus", presque. Ils sentent que c'est quelque chose. Et pourquoi "soldat jeune" au lieu de "jeune soldat" et pourquoi "Sa narine" au lieu de SES narines". J'aime bien, quand ils se réveillent de leur sommeil dogmatique pour poser ce genre de question. Et dirait qu'il s'approche de lui, qu'il n'a pas vu (la première fois, oui, et nous aussi !)

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

Bonjour.
Je voudrais féliciter Pendaries pour sa réponse au manu qui est loin de faire preuve de sang froid alors qu'effectivement ce monsieur réagit comme si il y avait crime de lèse-majesté. Romania n'a fait que réagir pour mettre un peu de baume sur une blessure qu'elle ressent en france depuis 22 ans, une blessure faite aux Roumains en général, car très souve,t, être Roumain est considéré comme une tare(kles tsiganes etc...) alors que ce pays contient des tonnes d'amour et d'attachement pour notre pays avec toute la culture francophile qui est la sienne. Romania voulait tout simplement dire"ne tirez pas trop sur la Roumanie, elle ne le mérite pas". Aucune revendication identitaire là-dessous. Rien à voir. Pourquoi extrapoler? Pourquoi déformer, mal lire, ne pas vouloir lire ce que l'autre a écrit? Je croyais qu'en dehors du fait de setraiter de con ici, il y avait un espace assez large de dialogue bien compris. Et puis le "on s'en fout", c'est facile. Tout le monde se fout de tout le monde alors? Bel esprit de coopération, de farternité, d'écouten, de compréhension, d'intérêt pour les autres etc....!!!!! Le Manu, il a raté une occasion de setaire sur ce coup. Pendaries, merci et bravo pour cette vision plus égréable des rapports humains.

Écrit par : Francoli | 13 janvier 2009

Robin, l'un des plus beaux poèmes qui soit, qui "prend aux tripes". Il parle à tous. Telle était la force du météore Rimbaud. Connaissez-vous les textes de Xavier Grall sur Rimbaud ?
Super pour "cresson" et "glaieul" !

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


Ecrit par : Robin | 13 janvier 2009

Qu'est-ce que j'aimerais aller au collège dans votre classe aujourd'hui pour étudier ce poème!
Ils se rendent compte, au moins, vos élèves, de la chance qu'ils ont, d'avoir un professeur comme vous?

Écrit par : Maminou | 13 janvier 2009

A propos de l'élève qui a poignardé un professeur :

Il arrive qu'on ait dans nos classes des cas psychiatriques avérés qu'on sait potentiellement dangereux pour eux-mêmes et pour les autres. On se sent assez impuissant, démuni devant ce genre de cas. Accéder à des informations est quasiment impossible (secret médical).
Certains cas ne sont pas pris en charge, parfois la famille refuse nos conseils. La prise en charge souvent n'est pas suffisante.

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

penderies vous êtes vraiment un gentleman et je ne défends que la roumanie,je défends tous les êtres humains et tous les pays s'il le faut...
je ressens sur ce blogsdes ralents de racisme primaire de ceux comme MANU qui s'en foutent de tout(je plains leurs élèves!!!)
il s'en fout de la mort de Berri ?
il s'intéresse seulement à l'éducation nationale?????
claude berri a fait du bien à des millions d'élèves en filmant les oeuvres de pagnol qui est au programme de l'éducation nationale que je sache
il a laissé derrière lui plus qu'un message pour les vrais appelés pour le métier sacerdotal d'enseignant!
je suis intervenue excédée par ces critiques injustes concernant la qualité de l'enseignement roumain!
pour réparer cette blessure j'ai cité cioran ,eliade,brancusi(ils figurent aux programmes aussi) et rajouté avec amertume claude berry qui avait une mère roumaine sensible et roumaine ...
il y a des roumains en france,il faut dialoguer ,mais respecter un certain ton et certain respect de l'autrui ,la vérité doit ressortir mais d'une façon psycho -pédagogique,discipline très étudiée dans les universités roumaines sans exception
je souhaite à manu et ses amis une contribution à l'éducation nationale identique à celle de claude berry!
les gens de l'éducation nationale que je rencontre n'utilise pas le français vulgaire mais plutôt le français soigné qu'il enseigne à leurs élèves
les roumains ont fui le dictature ,mais elle existe ICI dans des propos qui heureusement ne font pas la majorité et
qui donnent envie de s'en fuir à nouveau ,(ou de lire en silence les meilleures commentaires qui nourrissent ce blog)
se moquer des roumains par rapport à ceausescu(au programme en h/g) et son goulag ça revient à se moquer des juifs et la shoah
,de l'esclavage des noirs(aux programmes cher manu!!),c'est à dire ce sont des sujets qui méritent le respect et pas des "je m'en fous"
vous avez appris dans quelle école ce genre d'attitude?
allez sur le divan! tout se soigne!

Écrit par : romania | 13 janvier 2009

Romania a écrit : "se moquer des roumains par rapport à ceausescu(au programme en h/g) et son goulag ça revient à se moquer des juifs et la shoah ,de l'esclavage des noirs(aux programmes cher manu!!),c'est à dire ce sont des sujets qui méritent le respect et pas des "je m'en fous""

Ca, en revanche, ca donne envie de se foutre des roumains.

Deux vieux amis juifs se rencontrent à Bucarest à l'époque de Ceausescu. L'un d'eux semble particulièrement prospère ce qui étonne l'autre.
- Comment fais-tu ?
- Je fais chanter les gens qui m'ont caché pendant la guerre.

Ah ! comme la pratique des chemins de crête est difficile...

PS : je n'ai rien contre les Crétois bien qu'ils soient tous menteurs.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Qu'est-ce que j'aimerais aller au collège dans votre classe aujourd'hui pour étudier ce poème!
Ils se rendent compte, au moins, vos élèves, de la chance qu'ils ont, d'avoir un professeur comme vous?

Ecrit par : Maminou | 13 janvier 2009

Maminou, vous pouvez l'étudier avec le cned qui l'a inclus dans le cours de ce2 , les élèves doivent l'aprendre par coeur ce qui veut dire qu'on doit le leur faire étudier ...même si les gamins de 8 ans sentent toute la force de ce poème c'est une des leçons les plus difficile en ce2 mais des plus intéressantes , on n' imaginee pas l'intelligence de perception que peut avoir un élève de cet age...
bonne journée
merci Robin!
Pour revenir dans le vif du sujet
Jean-Paul je n'ai pas assez de temps pour te répondre pleinement mais il y en a beaucoup à dire sur ta note et suite à la réponse que tu m'as faite ...Tu n'es pas assez explicite dans cette proposition d'internats . Crois-tu que ces parents desquels tu penses préférable d'éloigner les enfants, le temps de leur instruction /éducation donneraient leur accord? il suffirait de faire une étude sur l'origine sociale de ceux qui occupent les internats actuellement pour constater que ce ne sont pas les plus mal-lotis qui y sont...L'internat comme solution au "vivement qu'il (elle)puisse aller à l'école que je me débarasse de lui(elle)", on est loin de l'idéal d'une instruction égale pour tous. Tu soulèves ce que certains ont maintes fois soulevé ici, le premier grand problème de l'école réside dans les défaillances d'éducation à la maison et tu as maintes fois rappelé, il me semble, qu'il fallait séparer( "hermétiser") la sphère privée(la maison = éducation) de la sphère publique (l'école= instruction)...
Ta proposition ne me semble pas assez développée pour nourrir le débat.
j'attends donc que tu en dises davantage notamment sur les modalités .
très bonne journée
et pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 13 janvier 2009

Bonjour

A propos du "Dormeur du Val", je l'ai appris en école primaire (ça et le poème de Victor Hugo qui commence par "Demain, dès l'aube...").

D'ailleurs, j'aimais bien la poésie !

Bref !

Écrit par : johnmarguerite | 13 janvier 2009

penderies vous êtes vraiment un gentleman et je ne défends que la roumanie,je défends tous les êtres humains et tous les pays s'il le faut...

Ecrit par : romania | 13 janvier 2009

Vous n'avez pas le monopole du coeur. La manipulation par les émotions, on connaît, sur ce blog.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

Qu'est-ce que j'aimerais aller au collège dans votre classe aujourd'hui pour étudier ce poème!
Ils se rendent compte, au moins, vos élèves, de la chance qu'ils ont, d'avoir un professeur comme vous?

Ecrit par : Maminou | 13 janvier 2009

Je ne sais pas s'ils ont de la chance. Ils me disent (certains) que c'est intéressant, mais un peu dur, que j'ai tendance à aller trop vite (c'est vrai), alors je fais de grandes poses pour leur laisser le temps de recopier. Bon gré, mal gré, je dirais, en essayant de rester le plus objectif possible, qu'il y en a cinq ou six auxquels j'ai l'impression d'apporter quelque chose, qui suivent, qui s'intéressent (je le vois dans leur regard), les autres "subissent" plus ou moins, je ne me fais pas d'illusions là-dessus. Pour eux, ce n'est pas une "chance". Ils rêvent d'être ailleurs. Ils m'ont dit tout à l'heure que Rimbaud c'était bien, mais que c'était trop difficile et que c'était scandaleux qu'ils aient supprimé les BEP, que faire un BTS directement, c'est "trop difficile" (ça revient tout le temps ce "trop difficile". Il faudrait que les "décideurs" viennent faire cours dans une classe de collège lambda pour se rendre compte de leurs "représentations".

Écrit par : robin | 13 janvier 2009

Florilège :

je défends tous les êtres humains...

un message pour les vrais appelés pour le métier sacerdotal d'enseignant!

pour réparer cette blessure...
....claude berry qui avait une mère roumaine sensible et roumaine ...
i... ,la vérité doit ressortir mais d'une façon psycho -pédagogique,... (NDLR : pas mal, celle là...)

ceausescu(au programme en h/g) et son goulag ça revient à se moquer des juifs et la shoah
,de l'esclavage des noirs(aux programmes cher manu!!),c'est à dire ce sont des sujets qui méritent le respect
allez sur le divan! tout se soigne!

Ecrit par : romania | 13 janvier 2009


Quel pathos obscène ! Et bien ça y'est, vous l'avez fait votre coming-out pédagogiste... Figurez-vous que ce sont précisément les gens comme vous que l'on combat sur ce blog, chose qui apparemment vous échappe, trop occupée que vous êtes par ce déluge de pleunicheries et de bons sentiments qui vous tient de "bon droit".

Relisez Condorcet : l'École de la République est précisément, en France, basée sur la transmission de savoirs universels et vérifiés, pas sur des postures de curé rédempteur type "camp du bien".
La manipulation par la culpabilisation, que vous pratiquez allègrement, ne fonctionne pas non plus ici.

Allez donc vous faire soigner vous-même. Mais prenez un psy trés bon et trés cher, parce qu'il ya du taf.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

Ne voyez pas du communautarisme dès que l'on exprime ce que l'on est, son identité profonde, qui est définitivement "politique" (ce qui travaille la Cité, la République - peut-être de Platon; ha fiche dehors les Poètes), aujourd'hui comme hier, et personne n'y peut rien. La République! La République! le saut du cabri gaullien...

Ecrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

Et c'est précisément parce que je n'ai strictement rien à faire de votre "identité profonde" que je suis un Républicain. Peu m'importe que vous soyez noir, juif , roumain ou homosexuel. Vous jugez vos élèves en fonction de cela, vous ? Moi non. Et puis tiens, tant qu'on y est, leurs "problèmes sociaux" et autres "problèmes familiaux",réels ou imaginaires, je m'en tape aussi : je sais bien que ça fait "de gauche" d'en tenir compte mais je considère pour ma part qu'un fils d'ouvrier n'est pas forcément plus bête qu'un fils de médecin (j'ai même souvent vu l'inverse...)

Personne n'y peut rien, dites-vous ? Si : nous pouvons commencer par ne pas tenir compte de tout ça pour ne pas aggraver le problème,(ce que fait la gauche depuis 30 ans). Et ça commence par ne pas tenter de faire croire en sous-main que les qualités de Claude Berri auraient à voir de près ou de loin avec ses origines roumaines, par exemple.

Cela "joue" dans la société, dites-vous ? Et alors ? En tenir compte, c'est aggraver le problème, pas le résoudre, à mon avis.

Ecrit par : Manu | 13 janvier 2009

Justement, c'est parce que vous en auriez à faire de "l'identité profonde" des personnes qui sont en face de vous que vous seriez un républicain (vous confondez lourdement attention à l'autre inidivduel et peur/rejet du communautarisme; j'en ai connus des plus fins de metalleux, no offense).

Vous faites du beau souci républicain (la "chose publique", donc) comme les lessiveuses à la main, du temps béni d'avant les machines domestiques, avec leur draps - vous le tordez jusqu'à le forcer à rendre toute son eau.

Bien entendu que ce qui me constitue, mon "identité profonde" (éducation, valeurs, vie privée confrontée à la vie publique, bibliothèque intérieure - ah! ce cours, Jean-Paul, à Joffre...) joue - dans les détails ou pas - quant à ma façon d'être, et donc - logiquement, d'enseigner.

Demander à Robin, qui est poète, si sa poésie (la manière d'habiter et de comprendre le monde: mesurer, peser, trancher) s'arrête à la porte de sa classe; demander à Jérémy si son homosexualité n'interfère pas avec sa façon de faire entendre les textes (je ne dis pas qu'il tort les textes pour lui donner le jus qu'il désire - oooops pardon, phrase tendancieuse...), qui sont une lecture du monde; demander à Sanseverina ou d'autres professeurs femmes si le fait d'avoir un vagin et des seins n'est quelquefois pas, hélas, une question (comme on dit la "question juive"), etc. etc. Et vous, comment vous présentez-vous vestimentairement, auprès de vos élèves (cheveux longs, en noir, habits longs et chat-botté?) - qu'est-ce qu'ils pensent de vous et comment prennent-ils vos cours après les avoir entendus par le prisme de ce que vous montrez de votre identité profonde (très intéressante réflexion Christophe: "le métal est-il vraiment de la musique, ou, à l'instar de la musique rock en général, un phénomène social et sociologique?" - si le Métal est un phénomène social et sociologique, vous n'échappez nullement à ce qui vous travaille tout en vous échappant toujours, malgré vos réserves et vos tentatives pour que cela ne se voit pas, et qui passera, s'infusera, d'une manière ou d'une autre, chez vos élèves).

Donc vous vous foutez de ce qui fait vos élèves, et par là-même vos amis, votre famille, vos adversaires, vos ennemis? Donc - vous n'êtes pas là pour comprendre ce qui les manoeuvre? Bien. Pour ma part, j'en ai un peu assez de reprendre les beaufs et beaufettes de mes classes quand ils se jettent sur le ou la plus faible - une fille pas jolie, un gars plus sensible, la magrébhine qui sent mauvais, etc. Ca m'arrive quelquefois de devoir quitter précipitemment la salle pour rattraper un(e) élève en pleurs - parce que les autres n'en ont pas eu rien à foutre de son "identité profonde": une jeune juive, par exemple, un petit boudin, un pédé, une gouine (oui - j'ai tout cela en face de moi; et je suis assez attentif et à l'écoute - je regarde, j'entends - pour vite repérer ces "identités", ce qui se passe entre les uns et les autres pour montrer que c'est MOI SEUL qui suis le garant de la cohésion, le temps que dure ma leçon). Nous ne vivons pas en République Wonderland, Manu.

Peut-être est-ce parce que je suis un prof génial que je prends le temps d'interrompre mon cours prévu pour sortir de derrière les fagots des faits historiques, sociologiques, et des repères littéraires pour attaquer, je dis bien attaquer, de front la Bêtise et la Méchanceté pure de celles et ceux qui ne se foutent pas de qui vous êtes.

Nous ne reviendrons jamais sur nos pas. Vous confondez une idéologie (le vivrensemble de RTL), fondée en définitive sur le tribalisme, et bien implantée, avec une réalité, qui a été l'émanicipation et le droit à être ce que nous sommes (mais seulement en Occident, je vous rassure, Manu; et encore, avec beaucoup de hics et de hocs); la République n'empêche aucunement cela, elle est même une protection. Il y a certains crimes qui sont dus à ce que vous êtes; traînez du côtés des commissariats ou des morgues. Le Vivrensemble disparaîtra de lui-même quand une autre idéologie la remplacera. Il suffit d'attendre; mais d'attendre - quelle idéologie?

Cordialement

PS: Merci de croire, Romania et Francoli, que je suis un gentleman; j'avais compris que vous ne revendiquiez rien d'autre que votre ras-le-bol de passer pour les crasseux de l'Europe; j'aime votre pays - qui est vraiment, quand même, très contrasté, pour le moins ;-)

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

ne blessure qu'elle ressent en france depuis 22 ans, une blessure faite aux Roumains en général, car très souve,t, être Roumain est considéré comme une tare(kles tsiganes etc...) alors que ce pays contient des tonnes d'amour

Ecrit par : Francoli | 13 janvier 2009

Francoli, vous avez entendu parler de Richard Durn ?

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

torD - sans doute d'autres photos; je file, j'ai un train.

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

Salut JP
Juste pour te signaler en passant un grand concours de chanson sur l'EN. Toi qui manie la plule (plutôt pas mal) pourquoi ne pas venir participer... Euh y'a rien à gagner mais c'est pour la beauté du geste...

C'est ici :

http://leszrofs.blogspot.com/2008/12/grand-concours-les-zrofs-2009.html

Allez, on t'attend. On vous attend.
Les zrofs.

Écrit par : les zrofs | 13 janvier 2009

(vous confondez lourdement attention à l'autre inidivduel et peur/rejet du communautarisme; j'en ai connus des plus fins de metalleux, no offense).

Ecrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

No offense ? Ben voyons... Sinon, je me suis toujours méfié de la propension (trés aggravée ces dernieres temps, vous avez peut-être fait le même constat) que nous avons dans l'EN de jouer les psychologues de bazar (vous avez déja assisté à un conseil de classe, je suppose) et qui permet in fine d'éviter de faire le travail que nous avons à faire (c'est à dire transmettre des connaissances).

Ce qui ne signifie pas que nous devons ne pas "faire attention à l'autre" comme vous dites. Tout est affaire de dosage, mais Finkelkraut a raison lorsqu'il dit que nous avons remplacé les humanités par l'humanitaire. J'y vois moi -avec quelques autres - une volonté de manipulation et de puissance à peine dissimulée sous un jour faussement altruiste. Romania, sorte de Richard Durn au féminin, en est le parfait exemple.

Et encore une fois, personne n'a le monopole des sentiments humains. Mais que de saloperies n'a pas -t- on fait en leur nom.

Quand à la conception de la République que je défends, vous avez raison de rappeler qu'elle est un idéal. mais c'est justement en tournant le dos à cet idéal -au nom d'une vision tendancieuse du principe de réalité - que l'on a fait n'importe quoi à l'école ces dernières années : vous savez comme moi que les pédagogistes se servent de l'élève tel qu'il est (ou tel qu'il est supposé être dans leur vision messianique) pour éviter à n'importe quel prix qu'il devienne autre-chose.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

Il faudrait que les "décideurs" viennent faire cours dans une classe de collège lambda pour se rendre compte de leurs "représentations".

Ecrit par : robin | 13 janvier 2009

Et puis, c'est banal à dire, mais lorsqu'on essaye d'expliquer le contexte, on se rend compte aussi de leur ignorance abyssale de l'Histoire.

Que s'est-il passé en 1870 ? Réponse : rien ! Mais encore ? ... De Gaulle, Chirac, Hitler, Napoléon...
Lequel ? Premier ! Non. Grand silence. Un élève (timidement) : Trois ! Oui.

Sedan connaissent pas, la Prusse non plus, sans parler de la Commune de Paris. Bon courage aux collègues qui font "Boule de suif".

Et puis le mythe Rimbaud, Etiemble serait content (?) de constater qu'il n'y en a plus.

Connaissent pas Rimbaud, ni la révolte, ni la fugue à seize ans...Que Sarkozy se rassure, ils ne sont pas prêts de s'identifier et de refaire Mai 68 (oui, je sais, c'était "naïf", mais "on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.")

Une bonne demi-heure consacrée à déblayer le contexte, à construire quelque chose à partir de rien.

Et toujours cette question lancinante qui me taraude : pourquoi faire ?

Écrit par : robin | 13 janvier 2009

Peut-être est-ce parce que je suis un prof génial que je prends le temps d'interrompre mon cours prévu pour sortir de derrière les fagots des faits historiques, sociologiques, et des repères littéraires pour attaquer, je dis bien attaquer, de front la Bêtise et la Méchanceté pure de celles et ceux qui ne se foutent pas de qui vous êtes.

Je ne suis pas un "prof génial", mais j'essaye de faire la même chose que vous, Pendariès. J'enseigne avec ce que je suis et j'essaye de voir chaque élève comme une personne à part entière. Il n'y a pas que le savoir, il y a aussi les personnes et la relation que l'on établit avec elles.

Mais c'est difficile quand il y a 28 personnes et que les trois quarts sont en crise ou en souffrance.

(Le Dalaï Lama a raison, même ce que l'on nomme la paresse, la bêtise ou la méchanceté relèvent de la souffrance)

Écrit par : robin | 13 janvier 2009

Mais oui, mais oui mais oui Dugong!

Cependant, il n'est pas le seul; Dylan, Bowie, Lou Reed, Neil Young... plus ceux que j'ai oublié!

Par exemple, le dernier concert de Lou Reed qui (re)joue Berlin était magnifique...
A ce propos j'ai vu dernièrement "I'm not there" :LA biographie de Bob Dylan que je conseille aux amateurs: un grand film pour un grand personnage!
Dans un autre registre il y a "Shine a light" de Scorsese qui réalise son rêve: filmer les Stones, très bon film également; avec un Keith Richards qui est la preuve vivante que la nature est très solide!
Il troque son cocotier pour la scène du Beacon Theater et en plus il est déjà maquillé pour jouer dans "Pirates des caraÏbes"


Bref, Que du bonheur.
Aller, bonne rentrée à tous!

Écrit par : Matheutordu | 13 janvier 2009

A propos de l'élève qui a poignardé un professeur :

Il arrive qu'on ait dans nos classes des cas psychiatriques avérés qu'on sait potentiellement dangereux pour eux-mêmes et pour les autres.

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Lors d'un entretien récent avec mon IPR d'EPS pour expliquer le nombre élevé des élèves dans la classe de Quatrième (31 au total, dont une bonne dizaine d'agités) je lui dis que 3 élèves de la classe UPI y sont "intégrés".

Pour faire bonne figure l'IPR a cherché à les identifier. Manque de pot, il n'en a trouvé qu'un sur les trois, tant, comme dit Marilyse un nombre uncalculable d'élèves "borderlined" échappe à tout recensement et prise en charge spécifique de la part de l'éducation nationale.

L'effet direct de l'intégration forcée de tous ces élèves déréférés dans des classes normales ne s'est pas fait attendre: désormais il devient impossible de différencier les élèves les uns des autres, les bons des mauvais, ces derniers fixant le niveau d'exigences pédagogiques.

Écrit par : buntovchik | 13 janvier 2009

Petite précision et question pour Pendaries :

Si je vous suit bien, "on enseigne ce que l'on est", en gros.

Cela veut-il dire que Jérémy, puisque vous le citez en exemple, fait des "gay studies", comme on le fait aux USA ?

Franchement, ça m'étonnerait, mais j'aimerais qu'il nous le dise lui-même.

Que cela joue à la marge, je veux bien, que cela soit l'essentiel, j'ai plus qu'un doute.

Si je caricature un peu, je devrais enseigner à mes élèves non pas la musqiue mais le "Manu", et vous, vous enseignez donc le "Pendaries"...

Je prendrais bien des cours de Brighelli, moi, voire même des cours de Magister ou de Jean, à titre indicatif.

Écrit par : Manu | 13 janvier 2009

vous confondez lourdement attention à l'autre inidivduel et peur/rejet du communautarisme; j'en ai connus des plus fins de metalleux, no offense).

Ecrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

No offense ? Ben voyons...

Manu


NE JAMAIS FAIRE CONFIANCE DANS SITE DES TER SNCF!!!!!! L'heure du train sur Internet n'est pas celle affichée... Poils de bique et catapultes!

Vous n'avez pas répondu à ma provocation, vous avez eu raison, Manu. Quand vous raisonnez, à plat (je veux dire - sans agacement ou volonté de casser l'interlocuteur), vous avez du goulot (je veux dire: on peut causer et échanger). Je vous rejoins sur votre analyse du "tournage de dos" à l'idéal républicain; cependant - en tant qu'enseignant, nous ne travaillons que sur du microcosme (plus simple à manier - quoique hautement nitroglycériné aussi - que le macrocosme, où, là, c'est KABOUM! facilement...), et d'un professeur à l'autre - tout change (je me demande parfois comment une classe n'arrive pas à devenir schizo, selon ce qu'exige tel ou tel pour leur propre cours). Je ne m'occupe guère des conseils de classe, j'y suis plutôt taiseux. Quand on sait à quoi on a à faire, on pense à autre chose - comme Dobolino avec certains de ses amants d'antan (??? ;-) coucou Dobolino!!!).

Je ne sais pas si Romania est une sorte de Richard Durn au féminin. Sincèrement, pour avoir vu de mes yeux vu tel agissement, entendu de mes oreilles des propos sur la Roumanie, de la part aussi de quelque directrice de CCF sur place (méprisante face aux enseignants roumains de français; elle demandait un traducteur pour leur causer!!!!!!!), je comprends complètement son attitude, qui n'est pas celle d'une victime - après tout avec un régime d'extrême-droite puis un régime totalitaire communiste, il faut du temps pour s'en remettre; et je dis que le peuple roumain a été (l'est-il encore?) un peuple cultivé dans son ensemble - le moindre paysan sous le règne abominable de Ceasescu savait parler Français, bon sang de bois!

L'altruisme?... Quelquefois, en tant qu'enseignant - ou simple type - qui doit sauver la peau d'un de ses élèves face à d'autres, je me dis que je suis plutôt un médecin-urgentiste ou un pompier. Mon métier est ainsi. Et les savoirs bazardés comme on tire au canon, je ne pense pas que cela cimente une Nation, de toute manière hautement morcelée depuis quelques temps. Il faut oeuvrer avec le réel. Gueuler, c'est bien, se scandaliser, c'est bien - faire, de sa petite place, un boulot digne de ce nom (appellant à bien plus de forces ET de contradictions qu'il n'y paraît - quand on est sérieux, et qu'on ne veut pas se barricader derrière des principes, - ce qui est le pire des immobilismes -, et ce qui n'a rien à voir avec des valeurs - ne vous sentez pas viser, Manu, croyez-moi), tout en n'étant pas naïf ni têtu, c'est mieux. Ne pas manger son chapeau, mais en connaître pourtant le goût - pour entrer dans le réel et y jouer si ce n'est TOUT son rôle, son jeu, du moins - les plus durables et solides face à des silex qui se frottent à nous, silex aussi. Oui - à notre contact: les gosses s'aiguisent, se forment; à leur contact, nous, formés, nous nous déformons sans doute (dans l'hypothèse pessimiste).

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

Et toujours cette question lancinante qui me taraude : pourquoi faire ?

Ecrit par : robin | 13 janvier 2009

Pour ceux qui suivent, déjà, parce qu'ils ont droit au meilleur de vous.

Et parce qu'il est plus utile de leur ouvrir les yeux (à tous) sur ce qu'ils pourraient aimer et non sur ce qu'ils aiment.

Écrit par : Maminou | 13 janvier 2009

penderies ,vous avez de la profondeur!
vous avez très bien compris mon message et (même si on ne partage pas toutes nos idées ) on peut se faire respecter ,être à l'écoute et vouloir comprendre ce que l'autre essaie de vous dire!
manu est très fier d'être français ...c'est bon à savoir... dans le pays de la déclaration des droits de l'homme...

Écrit par : romania | 13 janvier 2009

richard durn était SLOVENE !
prenez une carte landru ,car ça va être dur de trouver où c'est!

Écrit par : romania | 13 janvier 2009

Que cela joue à la marge, je veux bien, que cela soit l'essentiel, j'ai plus qu'un doute.

Manu

Cela joue à la marge et au coeur aussi, bien sûr, simultanément - tout est mouvant, instable, contraire. Je ne crois pas en l'existence comme ceci ou comme cela, mais comme ceci ET comme cela.

Pourquoi parler des "gay studies" avec Jérémy - comme vous y allez bravement, gaillardement. J'ai dit que nous ne sommes pas des paroles sortie de la bouche d'ombre - c'est-à-dire: antérieure à nous, éternelle et immuable; chair et esprit, nous sommes de la sorte, - donc vivant. Bon sang, et Montaigne, vous le saisissez (par) où, vous?

Vous enseignez du Manu (nourri de ce qui était avant vous et sur lequel vous avez réfléchi); en tant qu'élève et qu'étudiant, j'ai été subjugué par les profs qui enseignaient "alla eux-mêmes", les autres? - des insipides.

Bien entendu que vous ne cessez de parler de vous, de vous dévoiler, de vous signifier, quand on est un prof investi (dans tous les sens du terme), et qui ne suit d'autre méthode que l'insaisissable de la culture et de l'être dans ses fluctuations.

D'un cours à l'autre (pour être extrême), quelquefois, j'analyse avec une autre lumière tel ou tel texte ou poème.

Écrit par : L'impossible Monsieur Pendariès | 13 janvier 2009

"un régime totalitaire communiste"

Pléonasme.

"manu est très fier d'être français ...c'est bon à savoir... dans le pays de la déclaration des droits de l'homme..."

Ecrit par : romania | 13 janvier 2009

Où est le problème ? Fier d'être français, comme vous fière d'être roumaine. Le fait d'être au pays des droits de l'homme ne peut que renforcer cette fierté. Je ne comprends pas ce qui vous gêne.

La repentance, on en a soupé, c'est JPB lui-même qui le dit. Mais dommage, il a récemment ( dimanche, en revenant de la messe) supprimé les messages où il l'affirmait.

Écrit par : Amélie | 13 janvier 2009

"Du petit lait à l'atelier !

Pour quoi faire ?"

Pour étudier le laitier?

Écrit par : retraitée | 13 janvier 2009

STOP ! ARRETEZ TOUT !

Lisez plutôt ça ! : )

http://chti.logeek.com/generator.php?url=http%3A%2F%2Fbonnetdane.midiblogs.com

Écrit par : johnmarguerite | 13 janvier 2009

LES NIçOIS TRES EN COLERE MANIFESTENT POUR LEUR IDENTITE.


http://fr.youtube.com/watch?v=yG90FJFBnmM&feature=related

Écrit par : Amélie | 13 janvier 2009

@ robin
J'ajouterais que le cresson est une plante crucifère.

@Une de mes "plaies" de 3e, qui m'a pourri toute une année scolaire (et celle de tous mes collègues) vient de se faite suriner et cramer dans la cave d'un immeuble;
une banale histoire de cigarette refusée, prétendument! De cigarette, peut-être, de tabac, moins sûr!

Écrit par : retraitée | 13 janvier 2009

suriner?


Le Dictionnaire de la Zone. Tout l'argot des banlieues

suriner =
poignarder
tuer
chouriner
égorger


Merci glouglou ...

Écrit par : Maminou | 13 janvier 2009

Où est le problème ? Fier d'être français, comme vous fière d'être roumaine. Le fait d'être au pays des droits de l'homme ne peut que renforcer cette fierté. Je ne comprends pas ce qui vous gêne.

Amélie

Fier d'être Français, ou fier d'être Roumain, ou Tarasconnais, ou Papoue? Vous en avez fini avec vos c..... de fier-de-lance? Être fier de quoi, - exactement?...

Quand je vais à l'étranger, nous les Français, on a une sacrée nullarde de réputation de gros coqs les pattes plantés dans le fumier, prétentieux (le pays des droits de l'homme, qu'y puis-je moi-même? est-ce que cela me rend meilleur?). Fier de quoi? D'un passé? Je n'y suis pour rien, et vous? D'un présent? En ai-je le pouvoir, et vous? D'un futur? Il ne m'appartient pas, et vous? De l'idéologie rentrée, encore et toujours. Vous - en tant qu'archétype, pas que personne, je ne vous connais pas - mettez en marche une tombe.

Je rejette un monde où la détermination (politique et autre) met le joug à l'aventure individuelle, - et donc poétique, ergo: contradictoire, ondoyante, déraisonnable, mais éminemment forte.

Ils font "caguer" celles-là et ceux-là qui portent une grille de lecture devant leurs regard, comme une burka mentale. Vos certitudes historiques, scientifiques, morales, que scais-je? - mais mangez-les une bonne mauvaise foi(s) pour toute et finissez-en avec vos prêches et vos credo in unum Deum. Rien ne résiste au réel.

Écrit par : L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009

"un régime totalitaire communiste"

Pléonasme.

Amélie

Que je sache, un régime totalitaire peut être communiste ou fasciste, je ne faisais que situer le bord, dame, je précisais, je qualifiais. Un défaut de prof.

Écrit par : L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009

J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé.

Écrit par : L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009

"J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé."

Vous n'y arriverez pas. Je veux dire à vous indéterminer davantage.

La chèvre vous le rappellera.

Ca me donne une idée d'appréciation originale sur un bulletin : "indéterminez vous davantage !"

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Vous n'y êtes pas dugong… Pendaries s'est tapé une vache en croyant que c'était Jérémy… Il est indéterminé au cube : la vache était muette.

Écrit par : duclou | 13 janvier 2009

Voici une PE qui refuse de faire passer les évaluations à ses CM2...

Quel serait son score personnel en orthographe si elle les passait?


"Et bien, je vais oser, même si dans les écoles où je suis, je serai la seule. Même si je suis inspectée cette année, même si l'inspectrice m'a dit qu'elle passerai me voir pendant ces évaluation. Ras le bol.
Quen j'entands N. Sarkozy vanter ces évaluations BILAN
(bilan alors qu'on les passe en janvier, faut pas pousser mémé), je fais des bonds..."

Écrit par : c.cuit | 13 janvier 2009

amélie,vu son mépris pour les roumains (et d'autres...) je lui ai rappelé que les "hommes naissent égaux" ....sur le plan de l'égalité universelle ...nous sommes tous citoyens du monde et toutes les nations valent la même chose ,car elle sont faites des gens égaux...
pour lui être français ça lui donne droit au mépris!
son chauvinisme et xénophobie sont blessants dans ce contexte,et son esprit franchouillard passe mal pour des milliers de gens d'origine étrangère qui vivent et qui travaillent en france(certains comme lui dans l'éducation nationale!)
la majorité des français sont tolérants et accueillants...

Écrit par : romania | 13 janvier 2009

Rien ne résiste au réel.

Ecrit par : L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009

C'est bôôôô ! Et tout le reste aussi, ça en jette !

Mais ça ne veut strictement rien dire, sinon que c'est malheureusement vous qui fuyez le réel. Gargarismes,glou, glou c'est tout. Mais Dieu qu'elle est belle votre burka de l'indétermination et tordant, votre sermon !

VIVE L'ANARCHIE ! NI DIEU, NI MAîTRE, poète, pouet !

Écrit par : L'intrépide Amélie | 13 janvier 2009

Romania, je crois que vous n'avez pas du tout compris. Il n'y a aucun mépris dans les propos de Manu. Il est juste soupe au lait .

En revanche, le mot "franchouillard "et la mythologie qui va avec ( et que nous a doctement débitée l'impayable et suffisant Pendariès ) sont méprisants !

Vous avez raison de dire que les français sont tolérants et accueillants puisqu'ils supportent les revendications identitaires de tous ceux qu'ils accueillent !

Écrit par : L'intrépide Amélie | 13 janvier 2009

Antoine, qui était suivi pour problèmes psychiatrique après une tentative de suicide, s'était équipé de deux couteaux. Depuis quelques jours, il ne prenait plus régulièrement son traitement.

Antoine a-t-il poignardé lundi son professeur d'électrotechnique parce qu'il le rendait responsable de son échec scolaire ? Au lendemain de l'agression dont a été victime l'enseignant du lycée professionnel Pierre-et-Marie Curie de Château-Gontier, les premiers éléments de l'enquête suggèrent qu'Antoine aurait prémédité son geste. L'adolescent de 18 ans, qui a été interpellé tapi dans un fossé, proche du lycée, avait réfléchi au meilleur chemin pour s'échapper de son établissement, après son agression, et transportait avec lui deux couteaux : un couteau à virole classique et un couteau de cuisine d'une vingtaine de centimètres.

Contrairement à ce qu'indiquait par erreur la gendarmerie de Château-Gontier lundi, le lycéen n'est pas connu des services de police et n'a pas d'antécédent judicaire. Bien qu'Antoine soit suivi pour problème psychiatrique, après une tentative de suicide, et ait été hospitalisé par deux fois en psychiatrie, «rien ne pouvait laisser penser à ce comportement agressif», a souligné le procureur de la République de Laval. Antoine «ne s'était jamais signalé par des comportements violents envers les autres» et «la surprise est assez totale», a-t-il affirmé. De plus, l'adolescent «n'a pas eu de mot ni d'accrochage « avec son professeur. « Il a cristallisé son échec scolaire sur cet enseignant qu'il a peut-être trouvé trop exigeant», a avancé le magistrat. Le jeune homme avait rejoint le lycée Pierre-et-Marie Curie en novembre après avoir connu d'importants problèmes d'orientation.

Colère des professeurs
Antoine, dont la garde à vue devrait être prolongée jusqu'à mercredi, va faire l'objet d'une expertise psychiatrique pour évaluer son degré de responsabilité. Depuis quelques jours, « il avait décidé de ne plus prendre régulièrement son traitement neuroleptique», a confié le procureur. Antoine avait fait une tentative de suicide en octobre, ce qui avait conduit sa famille à demander une hospitalisation dans un établissement psychiatrique. Il en était sorti sur demande de ses parents, mais contre l'avis des médecins, avant d'être réhospitalisé du 30 octobre jusqu'au 24 novembre.

La révélation des troubles psychiatriques d'Antoine a choqué ses professeurs qui se plaignent de ne pas avoir été mis au courant de son état. Antoine faisait simplement l'objet d'un «suivi personnalisé» pour ses difficultés scolaires. Tout en affirmant «comprendre leur colère», le proviseur du lycée insiste n'avoir été lui même informé que d'une «tentative de suicide» par la famille de l'agresseur. «Nous n'avions pas tous les éléments, et en plus certains relevaient du secret médical», a-t-il expliqué.

L'enseignant, qui a été touché au dos et au bas du dos, a été opéré dans la nuit. Ses jours ne sont pas en danger. Il devrait être entendu dans les heures qui viennent par les enquêteurs.

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Écrit par : retraitée | 13 janvier 2009

"L'enseignant, qui a été touché au dos et au bas du dos, a été opéré dans la nuit. Ses jours ne sont pas en danger. Il devrait être entendu dans les heures qui viennent par les enquêteurs."

Il pourra s'estimer heureux s'il n'est pas placé en garde à vue.

Pour beaucoup moins grave qu'une telle boucherie, les cheminots se mettent spontanément en grève:

"Les conducteurs de train de la SNCF sont en grève spontanée suite à l’agression d’un agent SNCF lundi soir. Le trafic est totalement interrompue pour les trains grandes Lignes et Transilien au départ et à destination de la gare Paris Saint-Lazare."

Cruel contraste.

Écrit par : TotoWeininger | 13 janvier 2009

Pour beaucoup moins grave qu'une telle boucherie, les cheminots se mettent spontanément en grève:

"Les conducteurs de train de la SNCF sont en grève spontanée suite à l’agression d’un agent SNCF lundi soir. Le trafic est totalement interrompue pour les trains grandes Lignes et Transilien au départ et à destination de la gare Paris Saint-Lazare."

Cruel contraste.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 janvier 2009

A la SNCF, " on en a " !

Écrit par : L'intrépide Amélie | 13 janvier 2009

"J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé."

Vous n'y arriverez pas. [...]

Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009

Vous n'y arriverez pas.
Ça bouge trop.

Écrit par : yann | 13 janvier 2009

« Il a cristallisé son échec scolaire sur cet enseignant qu'il a peut-être trouvé trop exigeant», a avancé le magistrat

ÉNORME.

Jurisprudence est en passe d'être faite : les enseignants sont responsables des troubles psychiques de leurs élèves. Et coupables, si ces derniers passent à l'acte.

Il y a des magistrats qui gagneraient à tâter la lame d'un prévenu psychologiquement troublé, en pleine audience.

Écrit par : TotoWeininger | 13 janvier 2009

"Voici une PE qui refuse de faire passer les évaluations à ses CM2..."
C'est sibilibili qui lui a appris à écrire ? Avec quel méthode ? Ratus ? Ribambelle ? Justine ?

Cela dit, c'est p'têt mieux qu'elle ne s'occupe pas des évaluations, ni du reste ...

Virez les r2d2 !

Écrit par : toto | 13 janvier 2009

Proverbe savoyard en réponse aux insultes de l'imbuvable donneur de leçons Pendariès :

"Tu parles comme un livre, mais t' es con comme la couverture"

Rien ne résiste au réel populaire.

Écrit par : Amélie attack | 13 janvier 2009

Proverbe savoyard en réponse aux insultes de l'imbuvable donneur de leçons Pendariès :

"Tu parles comme un livre, mais t' es con comme la couverture"

Rien ne résiste au réel populaire.
Ecrit par : Amélie attack | 13 janvier 2009

C'est reparti !

Écrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

Amélie a écrit : "A la SNCF, " on en a " !

Sur d'aussi graves sujets, soyons précis :

"A la SNCF, on en a entre les caténaires"

"Aux volts, opposons la révolte !"

"Brisons nos chaînes, camarades !"

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Que d'interrogations aujourdhui! Quel jour sommes nous? Quelle heure est il ? Est ce trop tôt ? Est ce trop tard ?

... et le lapin blanc court toujours...

Écrit par : Alice | 13 janvier 2009

*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 13 JANVIER 2009*

/*Les vœux de Nicolas Sarkozy aux personnels de l’Éducation nationale : */

/*un discours ambigu*/

M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés de l’Université regrette que, dans son constat, le Président de la République n’ait pas officiellement dénoncé les politiques éducatives qui, en appauvrissant les exigences et les contenus disciplinaires, sont responsables de l’échec de nombreux étudiants dans l’enseignement supérieur et du déclin de la promotion sociale par l’école. Elle s’interroge sur le sens de la nomination, à la tête d’une nouvelle mission sur la réforme du lycée, d’une personnalité dont le nom est associé à la « discrimination positive ».

La Société des agrégés de l’Université considère que le Président de la République a livré un propos ambigu dans deux paragraphes contradictoires.

D’un côté, il déclare, en des termes que la Société des agrégés ne peut qu’approuver : « Nous avons voulu rétablir l’autorité du savoir. L’école n’a pas d’autre mission que de transmettre des connaissances, les plus hautes possibles. En abaissant le niveau d’exigence, on croit progresser vers davantage d’égalité. C’est le contraire qui se produit : on fabrique davantage d’injustice. Les plus fragiles sont en effet maintenus dans leur ignorance, tandis que les plus favorisés, scolarisés dans des établissements d’élites, ou bénéficiant de la culture de leurs parents, apprennent ce que les écoles ordinaires n’enseignent pas ».

Mais il déclare un peu plus loin : « Si l’on veut véritablement préparer nos jeunes à l’avenir, on ne peut se contenter de travailler sur la transmission des connaissances. Certes, l’émancipation de chaque élève et la formation du citoyen sont des missions premières de l’école. Mais ces missions impliquent que l’école prépare aussi chaque jeune à l’autonomie économique. A juste titre, les jeunes et leurs familles se soucient, davantage encore en période de crise, des conditions d’accès au marché de l’emploi ».

D’un côté est exprimée la nécessité de favoriser l’accès le plus large au savoir et à la culture : c’est en effet le savoir qui émancipe, donne de l’autonomie, fonde l’esprit critique, est porteur et créateur de compétences et permet de construire, le mieux possible, son avenir.

L’autre paragraphe laisse entendre qu’il faut développer chez les élèves des compétences qui permettent l’accès à l’emploi, méconnaissant que des compétences peuvent être mécaniquement et artificiellement acquises, mais qu’elles sont bien fragiles et incapables de se renouveler quand elles ne se fondent pas sur un savoir solide et réfléchi.

Deux conceptions de l’enseignement s’opposent donc : d’un côté, un enseignement qui vise à faire de l’homme un acteur conscient et responsable de la vie économique ; de l’autre, un enseignement qui risque de l’enfermer dans un rôle d’exécutant.

Le Président de la République a raison de déclarer, à propos de l’enseignement, que « c’est un véritable débat de société qu’il faut engager ». La Société des agrégés de l’Université continuera d’éclairer ce débat et de faire des propositions pour que survive, au vingt-et-unième siècle, dans l’école de la République, l’humanisme qui fait son essence.

Écrit par : Jean | 13 janvier 2009

J'espère qu'on aura droit à des vidéos des auditions auxquelles le piriforme doit procéder.

J'attends avec impatience celles des retraités de la F.O.L. des Deux-Sèvres.

Ils sont très remontés et ont des idées très arrêtées sur l'éducation.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Le Président de la République a raison de déclarer, à propos de l’enseignement, que « c’est un véritable débat de société qu’il faut engager ». La Société des agrégés de l’Université continuera d’éclairer ce débat et de faire des propositions pour que survive, au vingt-et-unième siècle, dans l’école de la République, l’humanisme qui fait son essence.
Ecrit par : Jean | 13 janvier 2009

La société des agrégés - et déjà il faut avoir défoncé le mur de la connerie pour faire une telle société - publie des communiqués qui sont l'équivalent de ceux publiés par l'association des campeurs de Saint-Jean-de-Monts.

Écrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé.

Ecrit par : L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009
J'ai de bonnes adresses, si vous voulez ...

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

La Société Caprine de France communique :

La multiplication récentes des violences subies par nos frères et sœurs doit cesser.
La volonté d'indétermination de certains humains, pour honorable qu'elle soit, ne saurait justifier de tels écarts.
Conjointement avec la Société Ovine de France et l'association des campeurs de Saint-Jean-de-Monts, nous exigeons l'accès pour tous à l'éducation et aux soins gratuits, seuls garants de notre Emancipation.

Fait à Bouc-Bel-Air, le 13 janvier

PS : Mefi, Pendariès, si tu passes seul par le Larzac…

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Si tu vois une chèvre dans le repaire d'un lion, aie peur d'elle.
[Proverbe africain]

Écrit par : Bêêê... | 13 janvier 2009

« J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé. »
L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009


Je voudrais pas crever
[...]
Sans avoir mis mon zob
Dans des coinstots bizarres...

Écrit par : Tailleboudin | 13 janvier 2009

Tailleboudin est un Vian dard.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

"J'ai de bonnes adresses, si vous voulez ...
Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2009 "
Mafia paysanne ?

ange

Écrit par : toto | 13 janvier 2009

http://www.dailymotion.com/video/x7zpzt_la-vrit-sur-le-che_news

Écrit par : On a les militants qu'on mérite | 13 janvier 2009

Si derrière toute barbe il y avait de la sagesse, les chèvres seraient toutes prophètes.
[Proverbe arménien]

Écrit par : Bêêê... | 13 janvier 2009

Que d'interrogations aujourdhui! Quel jour sommes nous? Quelle heure est il ? Est ce trop tôt ? Est ce trop tard ?

... et le lapin blanc court toujours...

Ecrit par : Alice | 13 janvier 2009

Où suis-je, où erre-je, où cours-je, dans quel état j'erre ?
(Loulou Racine, "Le cauchemar d'Athalie")

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

Si tu vois une chèvre dans le repaire d'un lion, aie peur d'elle.
[Proverbe africain]
Miaule Bêêê...

Surtout s'il se révèle que c'est une vache de sexe mâle…
(additif corrézien)

Écrit par : Del toro | 13 janvier 2009

Vous n'y arriverez pas.
Ça bouge trop.

Ecrit par : yann | 13 janvier 2009

Vous avez essayé ? ;0))

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

Romania, je crois que vous n'avez pas du tout compris. Il n'y a aucun mépris dans les propos de Manu. Il est juste soupe au lait .

En revanche, le mot "franchouillard "et la mythologie qui va avec ( et que nous a doctement débitée l'impayable et suffisant Pendariès ) sont méprisants !

Vous avez raison de dire que les français sont tolérants et accueillants puisqu'ils supportent les revendications identitaires de tous ceux qu'ils accueillent !

Ecrit par : L'intrépide Amélie | 13 janvier 2009

Amélie, ta grande gueule de fille de pieds-noirs rance, tu sais où tu peux la démettre?

Madame Je-sens-le-gras-et-l'huile-d'olive-frite-et-la-datte-du-pays-perdu, vous êtes une conne fondante - pour le fondu, vous l'êtes depuis un bail déjà; quant au con fondant - seul votre époux le sait, et je lui laisse volontiers cet honneur; vous êtes un corps qui n'a pas dû bien voyager, ma pauvre Je-pleure-sans-ma-terre (seriez pas zun peu américaine dans votre stupidité politico-géographique ? - je parle du commun des amerknocks qui n'auront jamais de passeport): vous n'y connaissez niente, hors vos a priori qui vous ont valu la boîte-à-baffes plusieurs fois ici déjà, vos posts apocalyptiques criant à la dégégènescence avec lesquels tout le monde - sur le fond est d'accord (quant au degré...). Je suis suffisant en effet avec des ridicules comme vous, je vous regarde de haut ma pauvre dame - et ce n'est pas un exploit (et je n'en tire aucune gloire). Petite, vous êtes, petite méprisante, petite infusée de haine et de hargne, petite en burka mentale, je le maintins, petite - comme un photon, - et encore, je vous fais malgré moi un compliment, car le photon ça donne au moins de la lumière.

Écrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

L'internat pour les élèves ayant des conditions de vie sociale et famililale difficile ? Solution déjà proposée dans le cadre des internats de réussite. Cependant, le principal obstacle reste financier : où trouver les 1600 € pour payer l'internat pour ces élèves. La prime à l'internat prévue pour les élèves boursiers est loin de suffire. Par ailleurs, le coût de l'internat est pour certain le principal obstacle.
La solution : que l'état, encore lui, accepte de financer la scolarité en internat sous réserve de l'engagement à travailler 5 ans pour la collectivité, ou à effectuer 1 an de service civil. C'est mieux qu'un prêt sans intérêt, et cela n'obérerait pas les finances inexistantes de ces jeunes !
Mais, comme les caisses sont vides ! !

Écrit par : SOSTHENE | 13 janvier 2009

"Je me suis souvent demandé si les sociétés caprines avaient des boucs-émissaires...Délicieux ce fromage !"

René Girard, colloque de Cerisy, propos de table.

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

Vous n'êtes qu'une idéologue parmi d'autres (le mors dans les dents, et les dents dans la mort mentale), Amélie, prenez l'air, lisez de la poésie russe, ou moldo-valaque, ou "la Centaine d'amour" de Neruda - et surtout ne nous refilez pas votre gastro d'apeurée qui s'accroche à la peur pour mieux se rassurer qu'elle est une victime (potentielle ou pas), - baste!

Et surtout n'utilisez pas Bakounine, vous faites déshonneur à vos ancêtres les cutters persécutés. Bouh, je te tire la langue.

Écrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

Par une sorte de désir mimétique, l'engraissé s'identifie à son agresseur. Le prédateur est sa propre proie.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

1600 € par quoi, Sosthène ?
Par mois ou par an ?

Écrit par : yann | 13 janvier 2009

Robin, l'un des plus beaux poèmes qui soit, qui "prend aux tripes". Il parle à tous. Telle était la force du météore Rimbaud. Connaissez-vous les textes de Xavier Grall sur Rimbaud ?
Super pour "cresson" et "glaieul" !

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Il me semble que Grall parle de Rimbaud dans "L'inconnu me dévore."

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

J'ai des excuses, Amélie, comme Manu, je suis soupe-au-lait (qu'est-ce qu'on n'invente pas pour déculpabiliser et faire sa maman); j'espère être à la hauteur de la couverture du livre, en tout cas, surtout si le livre, vient d'Inde, l'autre pays du Bouddha (Dugong, je peine à vous suivre, mais je tente...).

Écrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

Le Président de la République a raison de déclarer, à propos de l’enseignement, que « c’est un véritable débat de société qu’il faut engager ».

Ecrit par : Jean | 13 janvier 2009

Ce n'est pas un débat de société qu'il faut engager, mais une véritable politique éducative.
Chose que la droite (au pouvoir depuis la défaite de Jospin) et la gauche sont bien incapables d'entreprendre, leur principal souci étant de ne rien faire qui puisse déplaire à l'adversaire/partenaire.

Écrit par : david.D | 13 janvier 2009

Mais, comme les caisses sont vides ! !

Ecrit par : SOSTHENE | 13 janvier 2009

Les caisses sont vides, pour qui?

Écrit par : david.D | 13 janvier 2009

Vous n'y arriverez pas.
Ça bouge trop.

Ecrit par : yann | 13 janvier 2009

Vous avez essayé ? ;0))

Ecrit par : Robin | 13 janvier 2009

En plus, on voit bien le véto canin ! Bloquée au cornadis, elle bougera pas, même Catmano sait ça ... Par contre, Penda, prévoyez les boules quies parce que ça risque de bramer.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Comment peut-on avoir les boules quiètes quand on s'affaire ainsi ?

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

« J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé. »

L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009

Suite au "coming out" de Pendariès sur Bonnêt d'âne, la chèvre de Monsieur Seguin envisage d'adhérer à l'association "Ni putes, ni soumises".

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

« J'ai pris ma décision: je vais me taper une chèvre, comme cela je serai encore plus indetérminé. »

L'indécidable Pendariès | 13 janvier 2009

Suite au "coming out" de Pendariès sur Bonnêt d'âne, la chèvre de Monsieur Seguin envisage d'adhérer à l'association "Ni putes, ni soumises".

Ecrit par : Robin | 13 janvier 2009

Ha non, Robin, pas celle de M. Seguin - elle a des yeux si délicats... des yeux de Chimène... je vous promets, je suis galant homme, j'ouvre les portes, fais passer les dames d'abord, je paye le restaurant, mais ne dis pas "non?" quand on me dit "non!" (en tout cas, elle est excellente! clap clap clap).

Écrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

J'espère qu'on aura droit à des vidéos des auditions auxquelles le piriforme doit procéder.

J'attends avec impatience celles des retraités de la F.O.L. des Deux-Sèvres.

Ils sont très remontés et ont des idées très arrêtées sur l'éducation.

Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009

Et en plus, c'est le département français où il y a les plus de caprins. En fait, c'est le type qui a dicté le nom du Département fraîchement créé à l'officier de l'état qui zozotait.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Amélie, ta grande gueule de fille de pieds-noirs rance, tu sais où tu peux la démettre?

le-gras-et-l'huile-d'olive-frite-et-la-datte-du-pays-perdu, vous êtes une conne fondante

petite - comme un photon, - et encore, je vous fais malgré moi un compliment, car le photon ça donne au moins de la lumière.

Ecrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

Poète raciste aux clichés éculés, cuisinier et même physicien, quel talent !

Écrit par : Amélie subjuguée | 13 janvier 2009

Ha non, Robin, pas celle de M. Seguin - elle a des yeux si délicats... des yeux de Chimène... je vous promets, je suis galant homme, j'ouvre les portes, fais passer les dames d'abord, je paye le restaurant, mais ne dis pas "non?" quand on me dit "non!" (en tout cas, elle est excellente! clap clap clap).

Ecrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

Votre after chèvre les rend folles ! ;O))

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

En plus, on voit bien le véto canin ! Bloquée au cornadis, elle bougera pas, même Catmano sait ça ...

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Eh oh ! Du calme ! Tu sous-entends quoi, là ? Je n'ai jamais rien fait à une chèvre... Ou alors y'a longtemps, ou elle sentait pas bon.

Écrit par : catmano | 13 janvier 2009

Robin, "le frais cresson bleu" ...

A propos du "dort-meurt" du val ... votre élève a dessiné une "francisque", c'est-à dire une hache ? Vous avez écrit "francique" dans votre message, c'est sans doute une erreur. Pouvez-vous, Robin, nous dire le sens ardennais de ce mot "cresson" qui n'est pas connu chez nous en Bretagne (J'ai interrogé plusieurs collègues aujourd'hui) et ce sens ne figure pas dans les dictionnaires, par exemple dans le dictionnaire historique d'Alain Rey.

Rimbaud utilisait des mots du parler ardennais dans ses poèmes. Ce mot-là aurait donc un double sens qui nous a échappé. Je ne connais en plus du sens courant que le sens argotique de "chevelure". Pouvez-vous nous en dire plus sur ce mot ? Merci d'avance !
C'est un poème si riche, qu'on ne peut épuiser, tant les sens s'interpénètrent.

Si vous aimez la poésie contemporaine, Robin, allez visiter le site "Donner à Voir" (Vous reconnaitrez les mots d'Eluard). J'ai rejoint ce groupe en 1986.

Merci de me répondre, je transmettrai à mes collègues de Vannes vos éclairages ardennais sur le mot. Dans l'attente de vous lire, recevez mes cordiales pensées.

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Antoine faisait simplement l'objet d'un «suivi personnalisé» pour ses difficultés scolaires.

Ecrit par : retraitée | 13 janvier 2009

Un suivi personnalisé ? En Terminale ? A 18 ans ?
Faut pas charrier ! Il n'a qu'à aller ramasser les feuilles dans la cour de la Région, ils le lui assumeront, le suivi personnalisé, les Conseillers régionaux !

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Par mimétisme, le désir d'indétermination de Pendariès dote-t-il la chèvre désirée d'une humanité qui lui manquait jusqu'à maintenant ?

On pourrait ainsi interpréter la démarche (peu assurée quand même) de la chèvre de Monsieur Seguin.

Une humanisation de l'ensemble du règne animal par le biais de la zoophilie ? Ce serait une révolution éthologique.

On ne s'étonne plus de rien.

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Poète raciste aux clichés éculés, cuisinier et même physicien, quel talent !

Ecrit par : Amélie subjuguée | 13 janvier 2009

Continue Mamellie, tu es dans le juste! shake your body! Quant à la cuisine, je ne cuisine pas; physicien - je me payais 3 au collège de moyenne; clichés éculés, pas plus que les vôtres ma bonne dame; raciste - à mes heures, pour le plaisir du grand frisson du genre - ouh que je suis vilain; poète? - mouais, j'ai du mal à rimer...

Écrit par : Pendariès amusé par le bidule Amélie | 13 janvier 2009

« Il a cristallisé son échec scolaire sur cet enseignant qu'il a peut-être trouvé trop exigeant», a avancé le magistrat

ÉNORME.

Jurisprudence est en passe d'être faite : les enseignants sont responsables des troubles psychiques de leurs élèves. Et coupables, si ces derniers passent à l'acte.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 janvier 2009

Approbation. J'ai eu la même réaction à la lecture de cette phrase.
J'espère que Francis Penin est en vacances sur la Lune, le pauvre homme.

Puisque notre bon président veut rendre les élèves de Lycée plus autonomes, il n'a qu'à autoriser le port d'armes pour les élèves.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Qu'est devenu en effet Francis Pennin ? La perfide Albion nous l'aurait-elle confisqué ?

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Il parait que Pendaries est amusé… Par contre, à le lire, on serait plutôt désespéré. Comment peut-on être aussi creux en se donnant l'illusion de la plénitude ? Aussi mesquin dans la fiction de la générosité ? Aussi vain et virtuel dans l'apparence de la pertinence et de la modestie ? Quand Pendaries ouvre la bouche, c'est le mensonge qui veut faire croire qu'il est vérité…

Écrit par : Dugland | 13 janvier 2009

Une humanisation de l'ensemble du règne animal par le biais de la zoophilie ? Ce serait une révolution éthologique.

On ne s'étonne plus de rien.

Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009

Excusez-moi, Dugong, mais, étant aux premières loges, et encore bien moins que mes confrères de ville, je vous préviens que c'est fait: de l'animal enfant élevé à la Dolto (il y en a à foison et nous avons tout un arsenal chimiothérapeuthique ) à l'animal amant, certainement plus souvent qu'on ne le croit et plutôt en ville qu'à l'alpage.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Le "magistrat" dont cause la dépêche est le procureur de la République de Laval, Alex Perrin.

Il venait de lire un J'ai lu sur la spycologie des adolescents.

Pendariès, vous n'avez pas envie de vous indéterminer sur lui ?

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

L'internat pour les élèves ayant des conditions de vie sociale et famililale difficile ? Solution déjà proposée dans le cadre des internats de réussite. Cependant, le principal obstacle reste financier : où trouver les 1600 € pour payer l'internat pour ces élèves. La prime à l'internat prévue pour les élèves boursiers est loin de suffire. Par ailleurs, le coût de l'internat est pour certain le principal obstacle.
La solution : que l'état, encore lui, accepte de financer la scolarité en internat sous réserve de l'engagement à travailler 5 ans pour la collectivité, ou à effectuer 1 an de service civil. C'est mieux qu'un prêt sans intérêt, et cela n'obérerait pas les finances inexistantes de ces jeunes !
Mais, comme les caisses sont vides ! !

Ecrit par : SOSTHENE | 13 janvier 2009

JPB évoquait des élèves de prépa, donc de l'enseignement supérieur, soit, pour des boursiers échelon 5, plus de 3800 euros pour neuf mois de scolarité. Ça suffit, non ? A quoi on ajoute une bourse de mérite de 1800 euros si l'étudiant de première année a obtenu un bac mention TB.
3800+1800= ? , je vous laisse calculer mais il reste de l'argent pour acheter les livres.
C'est surtout pour l'internat collège que le problème est aigu, un peu moins pour le Lycée mais encore un bel effort financier pour les familles.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

pensez à rappeler à vos boursiers de terminale et même à ceux qui ne le sont pas, puisque les plafonds sont plus élevés qu'en secondaire, que les CROUS ouvrent leurs sites internet de "dossier social étudiant" le 15/01/09 pour demandes de bourses de l'enseignement supérieur et demande de logement. Il est préférable de commencer par ce site avant d'aller sur le site admission post-bac.
Aller sur le site CROUS de son Académie de Terminale.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Merci de me répondre, je transmettrai à mes collègues de Vannes vos éclairages ardennais sur le mot. Dans l'attente de vous lire, recevez mes cordiales pensées.

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

J'ai bien écrit "francique" : Langue des Francs, dialecte du germanique occidental (reconstitution hypothétique) et le mot "cresson" désigne ici (dans le Berry), outre la plante herbacée vivace, à tige rampante et à feuilles découpées en lobes arrondis (cruciféracées) cultivée pour ses parties vertes comestibles à goût piquant ou le "cresson des fontaines" qui pousse dans les mares et les ruisseaux (c'est l'un des deux sens, si mon hypothèse est bonne du mot "cresson" dans le poème...une serpe (toujours dans le Berry et d'après mon élève).

Resterait à savoir si c'est pareil dans le dialecte ardennais. Cette acception du mot figure dans le dictionnaire étymologique Dauzat-Miterrand (du francique Kress, croître).

Est-ce parce que la serpe a la forme d'un croissant de lune ? Au Moyen-âge la serpe était associée à l'allégorie de la Mort et dans l'Antiquité au dieu du Temps (Chronos/Saturne).

Tout ceci reste à vérifier. J'ai été très étonné de la réaction de cet élève, d'habitude plutôt endormi, qui s'est mis à dessiner cette serpe comme s'il était dans un état second en me disant que c'était ça, pour lui, un "cresson".

Écrit par : Robin | 13 janvier 2009

"Tout ceci reste à vérifier. J'ai été très étonné de la réaction de cet élève, d'habitude plutôt endormi, qui s'est mis à dessiner cette serpe comme s'il était dans un état second en me disant que c'était ça, pour lui, un "cresson"."

Robin, vous êtes un druide éveilleur.

Assumez !

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Je pense que votre défense doit en faire marrer plusieurs ici (dont humblement moi) qui n'ont pas perdu la mémoire quant à vos anciens posts...

sinon: rentrant dans les Cévennes, via le TER, j'assiste à cette scène (je lisais "Stophes à Feurer" de B. Manciet - à découvrir impérativement, Robin, le superbe Manciet, je crois en avoir parlé ici il y a un an... - éditions de l'Escampette, à Bordeaux - un Gascon baroque mort en 2005, si ma mémoire est bonne); je vois un frère, 7 ans, et sa grande soeur - 18, peut-être un peu plus, 20, séduisante, les cheveux tirés en queue de cheval, parfumée, maquillée, qui s'avèrent mère et fils. Je comprends à leurs propos qu'ils reviennent d'une visite au père. Il est en prison à Nimes.

La mère dit à l'enfant qui devait être remuant, - mais pas agressif, un gentil garçonnet à lunettes et petite crête gominée dans les cheveux: "Tu portes des marques, tu as la DS, des copains, tu n'es pas un clochard".

Le garçon se met à jouer à sa console DS (il joue, écoute, répond, mais reste aussi absent - comme en protection grâce à ce qui l'oblige à se concentrer: son jeu), il parle à sa mère en même temps; et ils évoquent la prison; le papa est au mitard pour 23 ans à cause d'une "balance (ce sont les mots de l'enfant) qui a vendu" son père, pour je ne sais quelle raison. La jeune maman dit qu'elle descendra à nouveau sur Montpellier et qu'elle verra son mari par la vitre du parloir, sans le petit. Elle passe à autre chose, sans méchanceté, ni violence: "Je dois voir ta maîtresse jeudi. Si t es encore puni par elle, tu verras ta race, tu te battras avec moi. Tu auras encore une semaine de plus de punitions, si ça t'a pas suffit" (déjà la mère ne lâche rien au gamin qui lui demande, avant ou après cet échange: "Est-ce que ce soir, maman, je peux voir avec toi un film d'horreur. Mais pas "L'Exorciste", il fait trop peur - je suppose ainsi qu'il l'a déjà vu ce film où une adolescente possédée se plante à plusieurs reprises un crucifix dans l'entrecuisse en hurlant: "Jésus te baise"...).

Le gosse aussi, en jouant, se tourne vers elle, curieux des mots et de leur(s) sens qu'il ne maîtrise pas encore: "Qu'est-ce que ça veut dire: "si t'as l'habitude"?". Elle répond, un peu embêtée, mais elle répond: "C'est être habitué.... Tu encaisses, tu encaisses".

Alors oui - c'est ce réel là à quoi rien ne résiste, que doit prendre en charge l'école et ses professeurs, ses CPE, etc. dans leur imperfection.

La vulgarité cachée de celles et ceux qui ont peur, qui se bunkérisent et ne fonctionnent qu'avec elle et sa soeur, la haine, ça me fout les boules, mais après tout - que font-ils, à part suinter?

Écrit par : Pendariès complètement soupe-au-lait | 13 janvier 2009

Il parait que Pendaries est amusé… Par contre, à le lire, on serait plutôt désespéré. Comment peut-on être aussi creux en se donnant l'illusion de la plénitude ? Aussi mesquin dans la fiction de la générosité ? Aussi vain et virtuel dans l'apparence de la pertinence et de la modestie ? Quand Pendaries ouvre la bouche, c'est le mensonge qui veut faire croire qu'il est vérité…

Ecrit par : Dugland | 13 janvier 2009

Quelle onctuosité syphilitique... montez-vous en chaire?

Écrit par : Pendariès complètement soupe-au-lait | 13 janvier 2009

le mitard - 23 JOURS pas ANS, pour la durée totale de sa condamnation, je ne sais pas...

Écrit par : Pendariès complètement soupe-au-lait | 13 janvier 2009

où trouver les 1600 €

Ecrit par : SOSTHENE | 13 janvier 2009
Chez nous, c'est 440 euros par trimestre complet, collège et lycée, donc 2*440 et moins le troisième trimestre qui est écourté.
Avec les bourses de lycée, qui, je le rappelle, sont attribuées en seconde et jamais révisées, nous payons pour notre fils 430 euros au premier trimestre, première moitié en juillet, deuxième en octobre mais ce chèque débité après le remboursement de 430 euros qui survient en décembre, pour le deuxième trimestre, 250 euros fin janvier pour 443.08 euros plein tarif. Pour le troisième, on verra... Les bourses de lycée sont versées au Lycée qui les répercutent sur le montant de la pension, ce qui est, d'évidence, la meilleure solution.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Au donneur de leçons à propos du Che et du film de Benicio del Toro, je me contenterai de rappeler la phrase fameuse de "l'Homme qui tua Liberty Valance" — un grand Ford : "Quand la légende est plus belle que la vérité, c'est la légende qu'on imprime."
C'est la clef de toute l'histoire, depuis la bataille des Thermopyles dont Léonidas est sorti chocolat. Rien de plus réel que le récit — au point même qu'on bon récit fabrique du réel.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 janvier 2009

Est-ce parce que la serpe a la forme d'un croissant de lune ? Au Moyen-âge la serpe était associée à l'allégorie de la Mort et dans l'Antiquité au dieu du Temps (Chronos/Saturne).

C'était plutôt une faucille et c'est plutôt une faucille qu'une serpe qu''il a dessinée. Il faudra que je refasse une séance d'hypnose pour trancher ! :-O))

Écrit par : Robin, droïde assumé | 13 janvier 2009

Pour les amateurs de chèvres, un peu de Diderot :

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Je reviens sur vos maudits syllogismes, et je n 'y vois point de milieu, il faut ou tout nier ou tout accorder... Mais tenez, docteur, le plus honnête et le plus court est de sauter pardessus le bourbier et d'en revenir à ma première question : Que pensez-vous du mélange des espèces ?
BORDEU. - Il n 'y a point à sauter pour cela ; nous y étions. Votre question est-elle de physique ou de morale ?
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - De physique, de physique.
BORDEU. - Tant mieux ; la question de morale marchait la première, et vous la décidez. Ainsi donc...
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - D'accord... sans doute c'est un préliminaire ; mais je voudrais... que vous séparassiez la cause de l'effet. Laissons la vilaine cause de côté.
BORDEU. - C'est m'ordonner de commencer par la fin ; mais puisque vous le voulez, je vous dirai que, grâce à notre pusillanimité, à nos répugnances, à nos lois, à nos préjugés, il y a très peu d'expériences faites, qu'on ignore quelles seraient les copulations tout à fait infructueuses ; les cas où l'utile se réunirait à l'agréable ; quelles sortes d'espèces on se pourrait promettre de tentatives variées et suivies ; si les faunes sont réels ou fabuleux ; si l'on ne multiplierait pas en cent façons diverses les races de mulets, et si celles que nous connaissons sont vraiment stériles. Mais un fait singulier, qu'une infinité de gens instruits vous attesteront comme vrai, et qui est faux, c'est qu'ils ont vu dans la basse-cour de l'archiduc un infâme lapin qui servait de coq à une vingtaine de poules infâmes qui s'en accommodaient ; ils ajouteront qu'on leur a montré des poulets couverts de poils et provenus de cette bestialité. Croyez qu'on s'est moqué d'eux.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Mais qu'entendez-vous par des tentatives suivies ?
BORDEU. - J'entends que la circulation des êtres est graduelle, que les assimilations des êtres veulent être préparées, et que, pour réussir dans ces sortes d'expériences, il faudrait s'y prendre de loin et travailler d'abord à rapprocher les animaux par un régime analogue.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - On réduira difficilement un homme à brouter.
BORDEU. - Mais non à prendre souvent du lait de chèvre, et l'on amènera facilement la chèvre à se nourrir de pain. J'ai choisi la chèvre par des considérations qui me sont particulières.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Et ces considérations ?
BORDEU. - Vous êtes bien hardie ! C'est que... c'est que nous en tirerions une race vigoureuse, intelligente, infatigable et véloce dont nous ferions d'excellents domestiques.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Fort bien, docteur. Il me semble déjà que je vois derrière la voiture de nos duchesses cinq à six grands insolents chèvre-pieds, et cela me réjouit.
BORDEU. - C'est que nous ne dégraderions plus nos frères en les assujettissant à des fonctions indignes d'eux et de nous.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Encore mieux.
BORDEU. - C'est que nous ne réduirions plus l'homme dans nos colonies à la condition de la bête de somme.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Vite, vite, docteur, mettez-vous à la besogne, et faites-nous des chèvre-pieds.
BORDEU. - Et vous le permettez sans scrupule?
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Mais, arrêtez, il m'en vient un ; vos chèvre-pieds seraient d'effrénés dissolus.
BORDEU. - Je ne vous les garantis pas bien moraux.
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Il n 'y aura plus de sûreté pour les femmes honnêtes ; ils multiplieront sans fin ; à la longue il faudra les assommer ou leur obéir. Je n'en veux plus, je n'en veux plus. Tenez-vous en repos.
BORDEU, en s'en allant. Et la question de leur baptême ?
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Ferait un beau charivari en Sorbonne.
BORDEU. - Avez-vous vu au Jardin du Roi, sous une cage de verre, cet orang-outan qui a l'air d'un saint Jean qui prêche au désert ?
MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Oui, je l'ai vu.
BORDEU. - Le cardinal de Polignac lui disait un jour: “ Parle, et je te baptise. ”

Écrit par : Romuald | 13 janvier 2009

Ainsi, Robin, vous seriez un druide répliquant ?

A qui se fier ?

Écrit par : dugong | 13 janvier 2009

Pendaries qui soigne son intellect en lisant B. Manciet aux éditions de l'Escampette nous invite à partager son heure sociétal, où même dans le train, il nous donne à voir sa souffrance de professeur devant les dysfonctionnements de notre civilisation… Un coup de patte contre les peureux bunkerisés (je suppose les Amélies de service et de sévices) et il peux reprendre la lecture de son chef-d'œuvre ; il a fait son devoir…

Écrit par : Delafeuille | 13 janvier 2009

Merci, Robin. Oui, Saturne, c'est le dieu de l'Age d'or qui se réfugia dans le Latium et qui, accueilli par Janus, s'adonna à l'agriculture. D'où la faucille.
Donc le sens donné par votre élève serait un sens berrichon. Bonne idée pour la séance d'hynose. On se sait jamais ...

Quel est votre poème préféré de Rimbaud ? Moi, c'est "Aube d'été". C'était aussi le poème préféré de Guillevic. J'aime aussi beaucoup celui-ci que je fais lire à mes quatrièmes avec "Le Dormeur du val" et dont je me sers pour un atelier d'écriture.

Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

Mars 1870 - Arthur Rimbaud

Ce poème fait penser à plusieurs autres, n'est-ce pas ?

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Ainsi, Robin, vous seriez un druide répliquant ?

A qui se fier ?

Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009

La lune...

'"Cette faucille d'or dans le champ des étoiles" (Victor Hugo)

J'aimerais quand même en avoir le coeur net avec cette histoire de "Kress", de cresson, de croissance, de croissant.

Y a-t-il un étymologiste sur le blog ?

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 13 janvier 2009

"les sens s'interpénètrent",
écrit je ne sais qui, pendant qu'un autre fout du francique dans le cresson.
Eh bé !

Écrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

Mars 1870 - Arthur Rimbaud

Ce poème fait penser à plusieurs autres, n'est-ce pas ?

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Je l'ai étudié avec des 5ème. Il semble avoir été composé en 1871, dans la même période que "Le Dormeur du Val" et "Ma Bohême".

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 13 janvier 2009

Pendaries qui soigne son intellect en lisant B. Manciet aux éditions de l'Escampette nous invite à partager son heure sociétal, où même dans le train, il nous donne à voir sa souffrance de professeur devant les dysfonctionnements de notre civilisation… Un coup de patte contre les peureux bunkerisés (je suppose les Amélies de service et de sévices) et il peux reprendre la lecture de son chef-d'œuvre ; il a fait son devoir…

Ecrit par : Delafeuille | 13 janvier 2009

Que vous êtes mol(le).... de la bouillasse, votre attaque de belle âme (changer de pseudo ne vous fait pas varier de style). Pour vos carnets: je n'ai aucune souffrance devant les dysfonctionnements de la civilisation, je ne connais pas le sentiment du regret, cela ne fait pas partie de mon psychisme. Les faits seuls m'intéressent dans ces cas-là - une vignette qui en racontera plus à Catmano (qui est instit) et qui accueille des petits de la sorte, qu'à vous, - Monsieur ou Madame Pissouille.

Écrit par : Pendariès complètement soupe-au-lait | 13 janvier 2009

"Cresson"

Robin, sympathique droïde cressonien répliquant, Alain Rey relie la racine "kress" à une racine germanique signifiant "ramper, grimper". Mais il utilise le conditionnel.

Vous pouvez faire lire des extraits de Xavier Grall à vos élèves : "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ..."
Référence : "Arthur Rimbaud, la marche au soleil" - 1980 Xavier Grall.

Merci à vous pour cet échange étymologique. Et poétique.

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

hypothèse de m...: on appelle aussi "croissant" une faucille à long manche (même famille que croître)

Écrit par : uncertain | 13 janvier 2009

Quel est votre poème préféré de Rimbaud ? Moi, c'est "Aube d'été". C'était aussi le poème préféré de Guillevic. J'aime aussi beaucoup celui-ci que je fais lire à mes quatrièmes avec "Le Dormeur du val" et dont je me sers pour un atelier d'écriture.

J'aime beaucoup "Aube d'été", mais j'ai choisi celui-ci, plus simple, pour le travail d'écriture avec les 4ème. Ca a plutôt bien marché.

Enfance III

Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.
Il y a une horloge qui ne sonne pas.
Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.
Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte.
Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en courant, enrubannée.
Il y a une troupe de petits comédiens en costumes, aperçus sur la route à travers la lisière du bois.
Il y a enfin, quand l'on a faim et soif, quelqu'un qui vous chasse.

Voici ce qu'a écrit Pierre P. :

Au paradis il y a un ange qui vole comme un démon.
Il y a un nuage qui ne flotte même pas dans l'air.
Il y a un trou blanc où le néant règne comme un monarque.
Il y a une lumière noire qui n'éclaire rien.
Il y a une ombre blanche qui vous fait peur.
Il y a des personnes au teint blanc, vêtues de noir, étrangement silencieuses.
Il y a enfin quand on a froid quelqu'un qui vous emmène dans la chaleur de l'enfer.

Pas mal, non ?

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 13 janvier 2009

Y'a des jours où je me demande si la bonne solution n'est pas effectivement de planter son couteau de cuisine là où il faut ?
Regardez-les qui s'échinent, avec leurs faibles moyens, à enculer des biques ou des poèmes de Rimbaud selon le meilleur angle !
Ce qu'ils en ont à branler, de l'internat et de son coût ! Leurs gamins sont à l'abri, pour cette génération tout au moins.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

À propos de Dugland, Pendaries écrit :
« Quelle onctuosité syphilitique... montez-vous en chaire? »
Il oublie que c'est lui qui nous tient des sermons permanents sur la plénitude, la générosité, la pertinence, la modestie, la vérité (cf son douloureux récit sur la souffrance induite par la lecture de Manciet dans un wagon de la SNCF)… Pendaries, c'est le Christ qui aurait bu un peu trop de Coca-cola…

Écrit par : Delabranche | 13 janvier 2009

Ce poème fait penser à plusieurs autres, n'est-ce pas ?
Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

C'est sûr, exquise Marilyse. Et même à beaucoup d'autres.

Écrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

Il serait peut-être utile de vous signaler qu'on peut aussi bien jouir d'un poème de Rimbaud sans votre soutien logistique que sortir un chevreau vivant d'une chèvre, en enfonçant sa main jusqu'au fond de son utérus, sans la moindre pulsion libidinale, et en évitant, autant que faire se peut, de la faire souffrir.

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Bonne nuit, les petits !

Écrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Pendaries, c'est le Christ qui aurait bu un peu trop de Coca-cola…

Mou comme une figue à rot qui n'aurait pas eu le choix dans la datte ?

Écrit par : Grabouilla | 13 janvier 2009

Il serait peut-être utile de vous signaler qu'on peut aussi bien jouir d'un poème de Rimbaud sans votre soutien logistique que sortir un chevreau vivant d'une chèvre, en enfonçant sa main jusqu'au fond de son utérus, sans la moindre pulsion libidinale, et en évitant, autant que faire se peut, de la faire souffrir.

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2009

Je vous informe que la chèvre de Monsieur Seguin est venue se réfugier à la maison et s'apprête à lancer un appel à ses soeurs : "I made a dream !"

En ce qui concerne Rimbaud et les élèves, je ne souhaite qu'une chose : qu'ils oublient la "logistique" et qu'ils s'emparent des poèmes !

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 13 janvier 2009

Bien, Robin ! C'est plonger dedans qu'il faut faire !
Dobolino, il n'y a pas de quoi devenir chèvre ! "Cresson", c'est juste pour le plaisir des sens ...

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Dites donc, cette Dobolino, elle tourne à quoi ?

Écrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Dites donc, cette Dobolino, elle tourne à quoi ?
Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Il y a dans votre message un démonstratif qui me gêne.

Écrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

Qu'est devenu en effet Francis Penin ? La perfide Albion nous l'aurait-elle confisqué ?

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009
-----------
Grand merci de votre sollicitude !
Je suis très occupé en ce moment et ne viens qu'en catimini voir ce qui se dit sans intervenir. Je lis souvent des propos que j'approuve. J'en lis qui me font sourire. Que demander de plus ?
Chère Marilyse, je suis revenu d'Angleterre le 30 décembre 2008. Je lis vos messages avec le même plaisir que le premier que j'ai lu de vous. Bien d'autres personnes me procurent ce plaisir. Mais je ne veux plus intervenir que quand je ne parviens plus à me retenir.
Je lis des propos que je ne partage pas mais quand je ne suis pas sûr qu'il soit pertinent de le dire à leurs auteurs, je m'abstiens.
Amicalement à tous.

Écrit par : Francis Penin | 13 janvier 2009

L'école, c'est aussi cela :



"L'amouououour... Brève d'école


Je surveille la cour, avant le soutien, et Pierrot vient me voir. Pierrot ne s'appelle toujours pas Pierrot. Il pourrait s'appeler Jojo tout aussi bien. C'est le petit galopin aux mains terreuses et au sourire édenté qui a toujours une petite aventure à vous raconter.



D'ailleurs aujourd'hui, il me dit:

"Aujourd'hui, c'est pas un jour pareil que les autres, maîtresse, c'est un grand jour!

- Ah oui? Pourquoi ça, Pierrot?

- Ben, je me suis coiffé moi tout seul.

- C'est vrai que tu es bien coiffé, c'est joli.

(J'adore Pierrot-Jojo. C'est pas bien, mais si je devais décrire le fils de mes rêves il aurait sa gentillesse, son coeur entier, et son air lunaire et décalé. Et puis il n'est plus dans ma classe, cette année. )

- Y a même une fille qui m'aime, maîtresse!

- Ben dis donc!

- Hier je lui ai dit que je l'aimais, même que c'était la première-première fois de ma vie que j'ai dit ça à une fille, je lui ai dit. Elle m'a dit qu'elle allait réfléchir, alors toute la journée je lui ai demandé: "Alors, t'as réfléchi? Alors, t'as réfléchi?" Et ce matin, elle m'a dit d'accord.

- Hé ben dis donc... Tu l'aimes depuis longtemps?

- Ben, déjà hier, pis un peu avant aussi...

- Et demain, tu l'aimeras aussi?" (Question idiote, j'avoue...)

Il ouvre des yeux surpris:

"Ben, demain c'est mercredi!!!""

Écrit par : Maminou | 13 janvier 2009

"(cf son douloureux récit sur la souffrance induite par la lecture de Manciet dans un wagon de la SNCF)"

Multi-pseudos

Hahahahahahaa, mais vous faites donc partie de ces personnes qui pensent qu'il y a une logique dans la vie?

hahahahahaahahahahahahahAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHH keuf! keuf! keueueuef! hahahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, - j'ai ri.

Écrit par : Pendariès | 13 janvier 2009

Sur mon mèl ceci, sobrement titré: "évaluation du B2I à l'aide de GIBI"

Liste des compétences B2I collège et lycée :

Domaine 1 Collège : S’approprier un environnement informatique de travail
C.1.1 Je sais m'identifier sur un réseau ou un site et mettre fin à cette identification.
C.1.2 Je sais accéder aux logiciels et aux documents disponibles à partir de mon espace de travail.
C.1.3 Je sais organiser mes espaces de stockage.
C.1.4 Je sais lire les propriétés d'un fichier : nom, format, taille, dates de création et de dernière modification.
C.1.5 Je sais paramétrer l’impression (prévisualisation, quantité, partie de documents, …)
C.1.6 Je sais faire un autre choix que celui proposé par défaut (lieu d’enregistrement, format, imprimante…)

Domaine 2 Collège : Adopter une attitude responsable
C.2.1 Je connais les droits et devoirs indiqués dans la charte d’usage des TIC et la procédure d'alerte de mon établissement.
C.2.2 Je protège ma vie privée en ne donnant sur internet des renseignements me concernant qu’avec l’accord de mon responsable légal.
C.2.3 Lorsque j’utilise ou transmets des documents, je vérifie que j’en ai le droit.
C.2.4 Je m'interroge sur les résultats des traitements informatiques (calcul, représentation graphique, correcteur...)
C.2.5 J’applique des règles de prudence contre les risques de malveillance (virus, spam...)
C.2.6 Je sécurise mes données (gestion des mots de passe, fermeture de session, sauvegarde)
C.2.7 Je mets mes compétences informatiques au service d'une production collective.

Domaine 3 Collège : Créer, produire, traiter, exploiter des données
C.3.1 Je sais modifier la mise en forme des caractères et des paragraphes, paginer automatiquement.
C.3.2 Je sais utiliser l'outil de recherche et de remplacement dans un document.
C.3.3 Je sais regrouper dans un même document plusieurs éléments (texte, image, tableau, son, graphique, vidéo…).
C.3.4 Je sais créer, modifier une feuille de calcul, insérer une formule.
C.3.5 Je sais réaliser un graphique de type donné.
C.3.6 Je sais utiliser un outil de simulation (ou de modélisation) en étant conscient de ses limites.
C.3.7 Je sais traiter un fichier image ou son à l'aide d'un logiciel dédié notamment pour modifier ses propriétés fondamentales.

Domaine 4 Collège : S’informer, se documenter
C.4.1 Je sais rechercher des références de documents à l’aide du logiciel documentaire présent au CDI.
C.4.2 Je sais utiliser les fonctions principales d'un logiciel de navigation sur le web (paramétrage, gestion des favoris, gestion des affichages et de l'impression)
C.4.3 je sais utiliser les fonctions principales d'un outil de recherche sur le web (moteur de recherche, annuaire, ...)
C.4.4 Je sais relever des éléments me permettant de connaître l’origine de l’information (auteur, date, source…)
C.4.5 Je sais sélectionner des résultats lors d'une recherche (et donner des arguments permettant de justifier mon choix)

Domaine 5 Collège : Communiquer, échanger
C.5.1 Lorsque j'envoie ou je publie des informations, je réfléchis aux lecteurs possibles en fonction de l'outil utilisé.
C.5.2 Je sais ouvrir et enregistrer un fichier joint à un message ou à une publication.
C.5.3 Je sais envoyer ou publier un message avec un fichier joint.
C.5.4 Je sais utiliser un carnet d’adresses ou un annuaire pour choisir un destinataire.

Domaine 1 Lycée : S’approprier un environnement informatique de travail
L.1.1 Je sais choisir les services, matériels et logiciels adaptés à mes besoins.
L.1.2 Je sais structurer mon environnement de travail.
L.1.3 Je sais régler les principaux paramètres de fonctionnement d'un périphérique selon mes besoins.
L.1.4 Je sais personnaliser un logiciel selon mes besoins.
L.1.5 Je sais m’affranchir des fonctions automatiques des logiciels (saisie, mémorisation mot de passe, correction orthographique, incrémentation…)
L.1O1 : Je sais utiliser une plate-forme de travail de groupe.

Domaine 2 Lycée : Adopter une attitude responsable
L.2.1 Je connais la charte d'usage des TIC de mon établissement .
L.2.2 Je protège ma vie privée en réfléchissant aux informations personnelles que je communique.
L.2.3 J'utilise les documents ou les logiciels dans le respect des droits d'auteurs et de propriété.
L.2.4 Je valide à partir de critères définis les résultats qu'un traitement automatique me fournit (calcul, représentation graphique, correcteur...).
L.2.5 Je suis capable de me référer en cas de besoin à la réglementation en vigueur sur les usages numériques.
L.2.6 Je sais que l’on peut connaître mes opérations et accéder à mes données lors de l’utilisation d’un équipement informatique.
L.2.7 Je mets mes compétences informatiques à disposition des autres.

Domaine 3 Lycée : Créer, produire, traiter, exploiter des données
L.3.1 Je sais créer et modifier un document numérique composite transportable et publiable.
L.3.2 Je sais insérer automatiquement des informations dans un document (notes de bas de page, sommaire…)
L.3.3 Je sais utiliser des fonctions permettant de travailler à plusieurs sur un même document (outils de suivi de modifications…)
L.3.4 Je sais utiliser ou créer des formules pour traiter les données.
L.3.5 Je sais produire une représentation graphique à partir d’un traitement de données numériques.
L 3.6 Dans le cadre de mes activités scolaires, je sais repérer des exemples de modélisation ou de simulation et je sais citer au moins un paramètre qui influence le résultat.
L 3.7 Je sais publier un document numérique sur un espace approprié.
L.3O1 : Je sais utiliser un modèle de document.

Domaine 4 Lycée : S’informer, se documenter
L.4.1 Je sais interroger les bases documentaires à ma disposition.
L.4.2 Je sais utiliser les fonctions avancées des outils de recherche sur internet.
L.4.3 Je sais énoncer des critères de tri d'informations.
L.4.4 Je sais constituer une bibliographie incluant des documents d’origine numérique.
L.4O1 : Je sais utiliser des outils de veille documentaire.

Domaine 5 Lycée : Communiquer, échanger
L.5.1 Je sais choisir le service de communication selon mes besoins.
L.5.2 : Je sais organiser mes espaces d'échange (messagerie, travail de groupe…).
L.5.3 Je sais adapter le contenu des informations transmises aux lecteurs potentiels : niveau de langage, forme, contenu, taille, copies.
L.5O1 : Je sais paramétrer un logiciel de messagerie pour récupérer mon courrier électronique.
L.5O2 : Je sais gérer des groupes de destinataires.

Écrit par : Pendariès | 13 janvier 2009

Au donneur de leçons à propos du Che et du film de Benicio del Toro, je me contenterai de rappeler la phrase fameuse de "l'Homme qui tua Liberty Valance" — un grand Ford : "Quand la légende est plus belle que la vérité, c'est la légende qu'on imprime."

Ecrit par : brighelli | 13 janvier 2009

Ah, chef-d'oeuvre!
Et pour ce qui est de la légende qu'on imprime, effectivement. D'ailleurs, Bonaparte serait-il devenu Napoléon sans les bulletins de la Grande Armée?

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 janvier 2009

c'est le département français où il y a le plus de caprins. En fait, c'est le type qui a dicté le nom du Département fraîchement créé à l'officier de l'état qui zozotait.

Ecrit par : dobolino

La prononciation correcte n'est pas perdue. Elle subsiste en Auvergne.

Écrit par : moot | 13 janvier 2009

Dites donc, cette Dobolino, elle tourne à quoi ?

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Hahahahahahaa, mais vous faites donc partie de ces personnes qui pensent qu'il y a une logique dans la vie?

hahahahahaahahahahahahahAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHH keuf! keuf! keueueuef! hahahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, - j'ai ri.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2009

Pendariès a peut-être la réponse ?

Écrit par : Multi-pseudos | 13 janvier 2009

Bien, Robin ! C'est plonger dedans qu'il faut faire !
Dobolino, il n'y a pas de quoi devenir chèvre ! "Cresson", c'est juste pour le plaisir des sens ...
Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Du cresson, c'est du cresson, bref de la salade qui pousse dans le ruisseau. Et le problème n'est pas l'étymologie, mais, quand Rimb écrit, que l'on ne faisait pas mourir les soldats dans le cresson.
Faut tout expliquer.
Et les deux trous rouges ?
Allez Marilyse, encore un effort !

Écrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

Dites donc, cette Dobolino, elle tourne à quoi ?

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Hahahahahahaa, mais vous faites donc partie de ces personnes qui pensent qu'il y a une logique dans la vie?

hahahahahaahahahahahahahAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHH keuf! keuf! keueueuef! hahahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, - j'ai ri.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2009

Pendariès a peut-être la réponse ?

Ecrit par : Multi-pseudos | 13 janvier 2009

Il tourne aux rêves et à l'amour, le Penda! ne le saviez-vous pas? hoooo c'est trobo ce que j'ai écrit là!

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Pendariès a écrit : "Sur mon mèl ceci, sobrement titré: "évaluation du B2I à l'aide de GIBI"
Liste des compétences B2I collège et lycée :
C-1 ... L-5"

Il manque la compétence S-21 : savoir massacrer les savoirs

mais ça ne concerne pas les élèves...

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

Daniel A***, le jour où j'aurai trouvé quelqu'un pour me monter un site perso où se perpétuera ce blog sans plus passer par les services du Midi Libre, je prévoirai un espace de dialogue entre amateurs de westerns. Maintenant qu'il ne s'en tourne plus (le dernier beau western que j'ai vu, c'était Open range, avec Kostner et le regretté, très regretté, Robert Duvall, et la sublime Annette Bening — et c'était un film plein de nostalgie…), c'est quasiment un genre clos — on peut donc se mettre sérieusement à étudier un corpus qui, selon toute vraisemblance, n'évoluera plus qu'à la marge.
JPB
PS. À propos de "à la marge"… Des syndicalistes reçus hier rue de Grenelle ont appris que le ministère n'entendait pas faire évoluer les maquettes des concours de recrutement, sinon "à la marge" (en modifiant par exemple les coefficients).
Ils devraient se tenir informés : les facs n'en sont plus à frémir — elles bouillent : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/01/relance-de-la-m.html

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Le nocher du Rio Branco veut nous mener en bateau sur la rivière sans retour.

C'est un mauvais remake qui mélange les genres.

Restons sur la terre ferme.

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

et le regretté, très regretté, Robert Duvall,
Ecrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Quand la légende dépasse la réalité il faut imprimer la légende mais de là à enterrer les vivants !!!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 janvier 2009

Domaine 5 Lycée : Communiquer, échanger
L.5.1 Je sais choisir le service de communication selon mes besoins.
L.5.2 : Je sais organiser mes espaces d'échange (messagerie, travail de groupe…).
L.5.3 Je sais adapter le contenu des informations transmises aux lecteurs potentiels : niveau de langage, forme, contenu, taille, copies.
L.5O1 : Je sais paramétrer un logiciel de messagerie pour récupérer mon courrier électronique.
L.5O2 : Je sais gérer des groupes de destinataires.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2009

...Et je sais que le cresson, c'est juste de la salade ! :O))

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

Il tourne aux rêves et à l'amour, le Penda! ne le saviez-vous pas? hoooo c'est trobo ce que j'ai écrit là!

Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009



Tanto buono che non val niente.

Écrit par : pseudo | 14 janvier 2009

" hoooo c'est trobo ce que j'ai écrit là!"

Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

"Tanto buono che non val niente."

Ecrit par : pseudo | 14 janvier 2009

Je pense que Pendariès plaisantait...
En tous cas, Pendariès, quel talent quand vous vous adressez à Amélie! Vous avez su trouvé les mots justes... C'est une entreprise de démolition qui vaut largement celle de mon homonyme... ;-)
Et ça m'étonnerait fort qu'elle ait, elle, pu répondre: "Ha, j'ai ri!!!".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 janvier 2009

amelie,vous m'avez mal comprise!
vous ne faites pas partie des français accueillants et tolérants!
votre parenté elle n'est pas si clean que vous le voulez ,non plus...et pourtant on comprend que vous voulez l'oublier...
tout raciste aigri essaie de se mentir!
que faites vous de sarkozy ,élu à la présidence...par une majorité des français
pour vous il serait inapte de diriger car il a du sang étranger?
vous devez souffrir atrocement tant qu'il sera au pouvopir..
mais le pen n'existe plus...
je suis de gauche ,mais la crise devrait changer les partis,il faut en trouver un nouveau ...pour que tous les individus trouvent un sesn à leur vie sans se faire bousculer,insulter,montrer du doigt!

Écrit par : romania | 14 janvier 2009

Oui, on peut l'écrire : Pendaries est con, mais Christophe Sibille est encore plus con…

Écrit par : Dutronc | 14 janvier 2009

Domaine 5 Lycée : Communiquer, échanger
L.5.1 Je sais choisir le service de communication selon mes besoins.
L.5.2 : Je sais organiser mes espaces d'échange (messagerie, travail de groupe…).
L.5.3 Je sais adapter le contenu des informations transmises aux lecteurs potentiels : niveau de langage, forme, contenu, taille, copies.
L.5O1 : Je sais paramétrer un logiciel de messagerie pour récupérer mon courrier électronique.
L.5O2 : Je sais gérer des groupes de destinataires.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2009

L.503 : J. sé que j. ne sé pa q dir mé q. sa na pa d'import.

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

L. 504 : q. = ksa !
L. 505 : LOL ! ;-(

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

A Ménage, le vendredi 23 juin 1656

"Votre souvenir m'a donné une joie sensible, et m'a réveillé tout l'agrément de notre ancienne amitié. Vos vers m'ont fait souvenir de ma jeunesse, et je voudrais bien savoir pourquoi le souvenir de la perte d'un bien aussi irréparable ne donne point de tristesse. Au lieu du plaisir que j'ai senti, il me semble qu'on devrait pleurer ; mais, sans examiner d'où peut venir ce sentiment, je veux m'attacher à celui que me donne la reconnaissance que j'ai de votre présent. Vous ne pouvez douter qu'il me soit agréable, puisque mon amour propre y trouve si bien son compte, et que j'y suis célébrée par le plus bel esprit de mon temps. Il faudrait pour l'honneur de vos vers que j'eusse mieux mérité tout celui que vous me faites. Telle que j'ai été, et telle que je suis, je n'oublierai jamais votre véritable et solide amitié, et je serai toute ma vie la plus reconnaissante comme la plus ancienne de vos très humbles servantes.

Marie de Rabutin Chantal, marquise de Sévigné


L. 506 : Je sé X inutil : A Kévin, 23/06/09 : "Ci Mec !"

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

"du sang étranger"

Tiens! un nouveau groupe sanguin.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

Un ami évoquait devant moi un personnage virtuel :
"C'est un sinistre personnage, tellement gonflé de lui-même qu'il vomit l'humanité tout entière tout en faisant semblant de l'aimer. Il n'oublie pas de signaler ce qu'il est en train de lire, un chef-d'œuvre, que seuls les spécialistes connaissent. C'est un cuistre, un tartuffe, plein de haine, de vulgarité, de mépris, de racisme qu'il attribue aux autres. Il se regarde en train de prendre la pose et il est persuadé d'époustoufler. C'est la caricature de l'intellectuel ! Une précieuse ridicule ! Complètement inconscient de ses contradictions ! Il se veut anti-conformiste, alors que dans ses propos, tout pue le conformisme…"
Je lui ai dit : “Mais jamais dans la vie réelle on ne trouve de tels individus.”
“Détrompe-toi, me répondit-il, j'ai pris exemple sur des personnages que l'on rencontre tous les jours.”
"Ah bon ! Je vais aller sur le blog “Bonnet d'âne” pour voir si je n'en rencontre pas un !”

Écrit par : Desracines | 14 janvier 2009

"surtout si le livre, vient d'Inde, l'autre pays du Bouddha "

Au fait, qu'est devenu notre copain Méryl? Je présume que, son exposé étant terminé, il a cessé de fréquenter la BU!

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

La société des agrégés - et déjà il faut avoir défoncé le mur de la connerie pour faire une telle société - publie des communiqués qui sont l'équivalent de ceux publiés par l'association des campeurs de Saint-Jean-de-Monts.

Ecrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009

Je ne suis pas aussi sûr que vous que la Société des agrégés soit une association aussi inutile que vous le dites.
Que seraient devenus les concours si elle n'était pas montée au front chaque fois qu'ils étaient menacés par ceux qui, depuis belle lurette, appellent de leurs voeux un recrutement des professeurs à la tête du client et en fonction de leur embrigadement aux modes pédagogistes? Contre ceux qui ne cessent d'attaquer, en particulier, l'agrégation, il faut bien que les agrégés se défendent eux-mêmes...
Quant au dialogue amorcé avec le Président de la République dans ce Communiqué, on peut le trouver excessivement de bon ton, terne, peut-être même, pas assez hargneux et revendicatif. C'est que la Société des agrégés préfère la force des arguments à celle des vociférations, et que le très républicain Jean-Michel Léost, qui a rédigé ce Communiqué, est convaincu que le Président de la République et ses conseillers auront à coeur de nouer avec l'élite républicaine des professeurs de ce pays un dialogue constructif fondé sur la raison et la recherche de la vérité. Quelle meilleure preuve le Président de la République pourra-t-il donner de la volonté de concertation qu'il a affirmée à la fin de son discours de St-Lô que de recevoir d'urgence le Président de la Société des agrégés?

Écrit par : Jean | 14 janvier 2009

Antoine faisait simplement l'objet d'un «suivi personnalisé» pour ses difficultés scolaires.

Ecrit par : retraitée | 13 janvier 2009
Oh! Dobo, je n'ai fait que copier/coller un article du Figaro (je crois). Apparemment, d'après les infos télévisées d'hier soir, le jeune homme était récemment sorti de l'HP, et ni le proviseur ni les profs n'avaient été informés.
rien de surprenant! J'ai eu un élève épileptique, et il a fallu qu'il fasse une crise pour que les profs l'apprennent.

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

Pendariès, vous n'avez pas envie de vous indéterminer sur lui ?
Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009

Il préfèrerait peut-être un gorille?

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

Quelle meilleure preuve le Président de la République pourra-t-il donner de la volonté de concertation qu'il a affirmée à la fin de son discours de St-Lô que de recevoir d'urgence le Président de la Société des agrégés?

Ecrit par : Jean | 14 janvier 2009
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Aucune autre preuve ne sera meilleure que celle-là, mais recevra-t-il Jean-Michel Léost ?

Écrit par : Francis Penin | 14 janvier 2009

"Oui, on peut l'écrire : Pendaries est con, mais Christophe Sibille est encore plus con…"

Ecrit par : Dutronc | 14 janvier 2009

Ma foi, voilà encore un message à l'argumentation solidement étayée! Vous avez pris des cours avec Toto?
En échange, donnez-lui donc quelques tuyaux pour parler un français compréhensible! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 janvier 2009

Retraitée, entre l'HP et l'épilepsie, y'a une belle différence.
Les ados épileptiques, j'en connais, essayent de vivre comme les autres et n'aiment pas trop et même pas du tout qu'on fasse état de leur pathologie. Une crise d'épilepsie est assez effrayante mais ne met personne en danger. Si un épileptique veut mener une vie normale, avec des relations normales, il est plus ou moins contraint de cacher son état en croisant les droits pour ne pas faire de crise dans le bus, la rue, la salle de classe ou sur le terrain de sport.
Nous voici devant un beau débat: les professeurs doivent-ils être informés du dossier médical de chacun de leurs élèves ?
Si l'élève est mineur, c'est un peu à la libre appréciation des parents. Si l'élève est majeur, ce qui était le cas du poignardeur, ça se corse.
On apprend aux diabétiques à s'autogérer, non seulement pour améliorer la qualités des soins mais aussi pour qu'ils puissent mener devant les autres une vie en apparence normale sans passer leur temps à exhiber leurs problèmes de santé.
Un épileptique peut être amené à absorber des médicaments qui entravent son aptitude aux apprentissages. S'il préfère taire son état et faire face seul ou avec l'aide de son neurologue, on ne peut le lui reprocher.
Il y a, dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue, tout un pan de ce roman fleuve consacré aux soucis d'existence d'un épileptique, à une époque où aucun traitement n'était disponible. C'est très intéressant. Cet épileptique épouse une femme à qui il a caché son état. Il fait une crise, si je me souviens bien, lors de la nuit de noces et c'est alors qu'elle découvre son état. De cette nuit de noces naît une petite fille qui a hérité de la pathologie de son père. Finalement, pour libérer son épouse, il se suicide en simulant un accident.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Dites donc, cette Dobolino, elle tourne à quoi ?

Ecrit par : Marilyse | 13 janvier 2009

Au fromage de chèvre ?

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Vous êtes tous d'accord, et moi avec vous, pour dire et répéter que l'école n'est en aucun cas un lieu d'amour et d'affection. Doit-on livrer tous ses soucis de santé à tous ses commensaux ?
Vous êtes tous d'accord pour admettre que l'école doit être un lieu d'égalité absolue. Faire état d'une éventuelle maladie, c'est demander un statut spécial.
( D'ailleurs, si ce garçon avait communiqué son dossier médical à l'établissement, il aurait plutôt été fait état de tendances suicidaires et de tentative de suicide, pas de violence tournée contre autrui ? )

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

@ dobolino
d'accord avec vous, il n'y a rien de comparable. Ce que j'en disais, c'était pour souligner que l'information ne "circule" pas, même quand elle serait utile. Car le collègue confronté à la crise d'épilepsie n'était en rien préparé à y faire face, et il y a tout de même quelques précautions à prendre.
Dans le cas de l'élève agresseur, il était de fait majeur, et je crois qu'il n'avait pas besoin de l'aval de ses parents pour sortir d'HP.

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

"l'élite républicaine des professeurs"

Parler de "l'élite républicain des professeurs", je ne suis pas sûr que cela soit très républicain.
Mais bof ! au point où l'on en est.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

"l'élite républicaine des professeurs"

Parler de "l'élite républicain des professeurs", je ne suis pas sûr que cela soit très républicain.
Mais bof ! au point où l'on en est.

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Je voulais dire "l'élite dégagée par le moyen des concours ouverts à tous les citoyens", principe éminemment républicain puisqu'il figure, me semble-t-il, dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et qu'à ce titre il peut s'envisager que le Président de la République, garant du fonctionnement des institutions républicaines, engage aussi le dialogue avec ceux des professeurs auxquels l'Etat a conféré un titre qui reste prestigieux. Rien de plus.

Écrit par : Jean | 14 janvier 2009

Vous êtes tous d'accord, et moi avec vous, pour dire et répéter que l'école n'est en aucun cas un lieu d'amour et d'affection. Doit-on livrer tous ses soucis de santé à tous ses commensaux ?
Vous êtes tous d'accord pour admettre que l'école doit être un lieu d'égalité absolue. Faire état d'une éventuelle maladie, c'est demander un statut spécial.

Euh...Qu'est-ce qu'on risque si on n'est pas d'accord ? ;O))

(Un lieu sans amour ni affection où règne l'égalité absolue, ça s'appelle pas un cimetière ?)

Tapez-pas trop fort !

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

"Graines d'élite" qu'on nous disait en hypokhâgne...Mais le fruit, comme disait Malherbe n'a point passé les promesses des fleurs...Prof de collège lamda, je ne fais pas partie de l'élite...modérément républicain, donc, mais intensément "désagrégé". ;-O))

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

Dans le cas de l'élève agresseur, il était de fait majeur, et je crois qu'il n'avait pas besoin de l'aval de ses parents pour sortir d'HP.

Ecrit par : retraitée | 14 janvier 2009
Ça a l'air plus compliqué que ça, d'après ce que son père expliquait hier aux infos TV. S'il avait été mineur, l'avis des parents et du généraliste aurait suffi mais comme il était majeur, il fallait deux avis médicaux pour le maintenir en hospitalisation. Le médecin de famille était pour le maintien en HP, comme les parents qui n'avaient plus leur mot à dire, mais le psychiatre de l'HP qui n'avait pas assez de lits disponibles a préféré le sortir avec un traitement ambulatoire que le garçon a décidé, de son propre chef, d'arrêter. C'est ce que j'ai cru comprendre du témoignage du père qui semblait très en colère.
Il s'agirait donc, en ce cas, d'un dysfonctionnement de la Santé et non de l'Ed. Nat., toujours néanmoins pour des questions de coupes sombres dans les divers budgets de l'Etat, même si les faits déplacent le problème de la discipline à l'intérieur des établissements scolaires vers le manque crucial de lits d'hôpital pour les malades.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Euh...Qu'est-ce qu'on risque si on n'est pas d'accord ? ;O))

(Un lieu sans amour ni affection où règne l'égalité absolue, ça s'appelle pas un cimetière ?)

Tapez-pas trop fort !

Ecrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009
On ne risque rien, Robin !
On va dire que j'ai été un peu rigide et caricaturale et, qu'à l'école comme ailleurs, l'affectio societatis est indispensable à la bonne marche de la société qui se constitue et se veut pérenne.
Ceci dit, cette fameuse affectio societatis, c'est très dur à obtenir, même dans le cadre strict d'un couple d'amants.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affectio_societatis

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Guy Morel, nous croyez-vous si bêtes ? Nous cherchons un sens régional, populaire du mot "cresson" transmis par l'élève de Robin. On se passera de vos cours.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

"Oui, on peut l'écrire : Pendaries est con, mais Christophe Sibille est encore plus con…"
Ecrit par : Dutronc | 14 janvier 2009

Ma foi, voilà encore un message à l'argumentation solidement étayée! Vous avez pris des cours avec Toto?…
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 janvier 2009

Point besoin d'argumentations solidement étayée… Il suffit de lire ce qu'écrit Pendaries… puis ce qu'écrit Sibille, pour pouvoir énoncer que Pendaries est un con… mais que Sibille est encore plus con…

Écrit par : Desradicelles | 14 janvier 2009

Eh ! Vachement intéressant, mon histoire d'affectio societatis !
A quel moment des études, l'étude peut-elle devenir " affectio societatis " entre élèves et professeur et remplacer le pur et simple contrat de travail qui implique un lien de subordination de l'élève au professeur qui devient un patron au sens strict, gérant fin de CDD et licenciement ?
N'a-t-on pas voulu placer trop tôt dans la carrière de l'élève cette notion d'affectio societatis ?
Cette ébauche de réforme du lycée, remisée momentanément, n'est-elle pas l'expression du désir de remplacer contrat de travail par affectio societatis ?
Pour ma part, je fixerai volontiers l'âge de l'affectio societatis, pour l'humain lambda après la licence, soit, pour un élève normal, à 21 ans, âge de la majorité au temps passé d'ailleurs.
Après, ça peut se discuter pour un humain qui entre en apprentissage à quatorze ans et maîtrise son métier à 18 ans. Si la majorité à 21 ans sous-entend que ses parents lui piquent son salaire pendant trois ans en le réduisant à la portion congruë, faut voir ...

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Oui, on peut l'écrire : Pendaries est con, mais Christophe Sibille est encore plus con…

Ecrit par : Dutronc | 14 janvier 2009

Mais c'est surtout l'abjection qui les réunit. Cons, abjects et fiers de l'être.Beurk! Quant à Romania, la pauvre, elle n'a pas tout compris, comme beaucoup et elle part dans le délire cuculbobo habituel qui est à gerber, beurk !

Écrit par : Duplomb | 14 janvier 2009

"Graines d'élite" qu'on nous disait en hypokhâgne...Mais le fruit, comme disait Malherbe n'a point passé les promesses des fleurs...Prof de collège lamda, je ne fais pas partie de l'élite...modérément républicain, donc, mais intensément "désagrégé". ;-O))

Ecrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

J'ai dit "les concours", Robin...

Écrit par : Jean | 14 janvier 2009

A propos des problèmes de santé de nos élèves

En collège, l'infirmière met en place des PAI, protocoles de prise en charge des élèves qui sont un souci de santé pouvant nécessiter une intervention des enseignants ou des autres personnels. En effet, l'infirmière n'est pas à plein temps dans un établissement. Elle doit partager son temps avec d'autres collèges ou écoles du secteur.
Nous sommes amenés par exemple à intervenir pour les premiers soins en cas de crise d'asthme, de crise d'épilepsie, de spasmophilie ... Une année, nous avons dû apprendre les gestes pour remettre la canule d'une élève dans sa trachée ! C'était déjà plus hard. On balisait un peu.
Les pochettes de soins sont prêtes, répertoriées, directement utilisables. La plupart du temps, il s'agit de médicaments à administrer. Tout cela avec l'accord des familles. En cas de sortie du collège, tout doit être préparé, emporté. Nous avons là aussi des protocoles pour les sorties.

Beaucoup d'entre nous ont l'attestation "Premiers secours", l'AFPS, obtenue après deux jours de stage intensif. Seulement, il faudrait que l'on ait des piqûres de rappel régulières : position de sécurité, points de compression en cas de blessure, massages cardiaques et autres bouche-à -bouche ... (Là, j'en vois qui aimeraient faire le stage. Malheureusement, on ne se colle pas à son/sa charmant(e) collègue mais à un mannequin assez peu ragoûtant, très flasque, (hihihihahaha, rirait l'inénarrable Pendariès - qui comme Dobolino aura l'amabilité de nous précisera son carburant particulier - ) et comme chacun sait, dans l'Education Nationale, il y a peu de suivi. Une animation chasse l'autre ...

C'est parfois tout de même une drôle de responsabilité. Heureusement, en cas de problème, nous avons tous des portables pour appeler le 15. Et cela arrive assez souvent en EPS.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

c'est le département français où il y a le plus de caprins. En fait, c'est le type qui a dicté le nom du Département fraîchement créé à l'officier de l'état qui zozotait.

Ecrit par : dobolino

La prononciation correcte n'est pas perdue. Elle subsiste en Auvergne.

Ecrit par : moot | 13 janvier 2009

J'ai la sale impression que nous ne sommes que deux à avoir compris ... Peut-être trois, avec Catmano ?

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Le Hamas n'a, hélas, pas le monopole de l'abjection ...
Dommage, ce serait plus simple de se faire un avis !

Extrait d'un article du Monde du jour :

"Il n'y a qu'à raser Gaza, comme cela ils ne viendront plus nous emmerder", a déclaré le vice-premier ministre et président du Shass, Eli Yishai.
"Nous devons combattre le Hamas comme les Américains ont combattu les Japonais durant la seconde guerre mondiale. La conquête du Japon n'a pas été nécessaire", a laissé tomber Avigdor Lieberman, ancien ministre et chef du parti Israël Beitenou.

En voilà deux qui font dans l'élégance et pourtant ce ne sont pas des pauvres d'esprits qui n'ont pas eu accès à la culture, la littérature et l'histoire.

Écrit par : Zorglub | 14 janvier 2009

A propos des problèmes de santé de nos élèves

En collège, l'infirmière met en place des PAI, protocoles de prise en charge des élèves qui sont un souci de santé pouvant nécessiter une intervention des enseignants ou des autres personnels. En effet, l'infirmière n'est pas à plein temps dans un établissement. Elle doit partager son temps avec d'autres collèges ou écoles du secteur.


Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Ce problème, là, justement celui-là, celui de la présece anecdotique des infirmiers, il relève de l'Ed Nat ou de la Santé, ou des deux ?

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

"J'ai la sale impression que nous ne sommes que deux à avoir compris ... Peut-être trois, avec Catmano ?"

Mais non, pas de parano.

Innombrables sont ceux qui s'en foutent plus ou moins.

J'en profite pour recaser l'histoire roumaine qui, moi, me fait hurler de rire.

Dois-je envisager une thérapie de choc ?

Deux vieux amis juifs se rencontrent à Bucarest à l'époque de Ceausescu. L'un d'eux semble particulièrement prospère ce qui étonne l'autre.
- Comment fais-tu ?
- Je fais chanter les gens qui m'ont caché pendant la guerre.

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

Guy Morel, nous croyez-vous si bêtes ? Nous cherchons un sens régional, populaire du mot "cresson" transmis par l'élève de Robin. On se passera de vos cours.
Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009
Qui vous dit que je compte faire des cours ?
Pour "cresson", j'ai quand même une petite idée.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Du cresson, c'est du cresson, bref de la salade qui pousse dans le ruisseau. Et le problème n'est pas l'étymologie, mais, quand Rimb écrit, que l'on ne faisait pas mourir les soldats dans le cresson.
Faut tout expliquer.
Et les deux trous rouges ?
Allez Marilyse, encore un effort !

Ecrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009
Stop ! Arrêtez de tirer ce pauvre soldat par les cheveux !
Vous déflorez tout ce que vous pénêtrez, avec vos ergotages !

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

J'ai la sale impression que nous ne sommes que deux à avoir compris ... Peut-être trois, avec Catmano ?
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009
R' hachurez-vous, on a compris aussi.
Ce qui m'intrigue, c'est que dans le Berry, on ait des mots issus du francique. En Moselle, c'est normal, le francique mosellan se parle encore!
Cette histoire de "cresson" me semble plutôt, comme quelqu'un l'a signalé, une déformation de croissant".

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

Et les deux trous rouges ?
Allez Marilyse, encore un effort !

Ecrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009
Stop ! Arrêtez de tirer ce pauvre soldat par les cheveux !
Vous déflorez tout ce que vous pénêtrez, avec vos ergotages !
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

ça y est Dobolino a encore pris quelque chose !
Bon, un petit coup de TLF.



http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?17;s=1804873935;b=13;r=1;nat=;i=1;;

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

"J'ai la sale impression que nous ne sommes que deux à avoir compris ... Peut-être trois, avec Catmano ?"

Mais non, pas de parano.

Innombrables sont ceux qui s'en foutent plus ou moins.


Ecrit par : dugong | 14 janvier 2009
???????????????????????????????????????
Pourquoi ?

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

J'ajouterai qu'en mangeant du cresson, on peut choper la douve du foie!
mais le sait-on encore?

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

Dobolino, zse crois bien que zsai trouvé : zse zont les deux zsèvres zsi chères à Zségolaine. Peau de balle et balet de crin !

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Chère retraitée, c'est quoi la douve du foie ?

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

http://www.dailymotion.com/video/k7B2Q3zCr5RenVUwgq

Écrit par : Paix et Amour | 14 janvier 2009

"balet" : mot-valise. A vous d'en trouver la définition.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

La clé de toutes ces histoires :

Le cresson peut-être responsable de la douve du foie. Chez le mouton c'est la cachexie aqueuse que Pendariès prend pour une cache-sexie mouillée.

Chez l'homme, c'est la distomatose. Confondue avec la myxomatose du lapin blanc d'Alice.

De quoi avoir les foies.

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

Un ami évoquait devant moi un personnage virtuel :
"C'est un sinistre personnage, tellement gonflé de lui-même qu'il vomit l'humanité tout entière tout en faisant semblant de l'aimer. Il n'oublie pas de signaler ce qu'il est en train de lire, un chef-d'œuvre, que seuls les spécialistes connaissent. C'est un cuistre, un tartuffe, plein de haine, de vulgarité, de mépris, de racisme qu'il attribue aux autres. Il se regarde en train de prendre la pose et il est persuadé d'époustoufler. C'est la caricature de l'intellectuel ! Une précieuse ridicule ! Complètement inconscient de ses contradictions ! Il se veut anti-conformiste, alors que dans ses propos, tout pue le conformisme…"
Je lui ai dit : “Mais jamais dans la vie réelle on ne trouve de tels individus.”
“Détrompe-toi, me répondit-il, j'ai pris exemple sur des personnages que l'on rencontre tous les jours.”
"Ah bon ! Je vais aller sur le blog “Bonnet d'âne” pour voir si je n'en rencontre pas un !”

Ecrit par : Desracines | 14 janvier 2009

Touché! Hu hu hu, allez, n'en jetez plus, vous allez finir par me faire croire que je suis important à vos yeux, si vous continuez à passer du temps à me répondre en si beau style. hu hu hu. Laissez filer, voyons...

Écrit par : Pendariès flatté | 14 janvier 2009

Et les deux trous rouges ?
Allez Marilyse, encore un effort !

Ecrit par : Guy Morel | 13 janvier 2009
Stop ! Arrêtez de tirer ce pauvre soldat par les cheveux !
Vous déflorez tout ce que vous pénêtrez, avec vos ergotages !
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

ça y est Dobolino a encore pris quelque chose !
Bon, un petit coup de TLF.


Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Admettons !
Primo: Etes-vous pour autant certain qu'un garçon, aussi doué soit-il, âgé de 17 ans, et ne disposant pas de votre "internet", ait maîtrisé tous ces savoirs ? A-t-il calculé chaque mot de ses poèmes au millimètre où vous l'interprêté ? J'avoue avoir peine à y croire.
Deuxio: a-t-on le droit de jouir de ce poème sans l'aval de l'Académie des Belles Lettres de 2009 ?

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Guy, moi, j'avais plus pudiquement donné le sens de "chevelure". "J'ai plus de cresson sur le caillou !" Voyez-vous , en collège, on ne peut aller sur ce terrain, ces "deux trous rouges" seraient par trop glissants (si j'ose dire) et là, on aurait les parents sur le caillou. On évite tout "gazon maudit", le bien nommé pour le coup.

Savez-vous, exquis Guy, si Rimbaud a subi un viol dans sa vie ? Il semble que oui.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Innombrables sont ceux qui s'en foutent plus ou moins.
Ecrit par : dugong | 14 janvier 2009
???????????????????????????????????????
Pourquoi ?
Ecrit par : dobolino

Parce qu'ils s'en foutent. Tout simplement.

Demander pourquoi c'est comme si vous demandiez à une taupe pourquoi elle creuse son tunnel.

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

Dobolino, c'est juste pour nous ! Juste pour le plaisir ! Nous savons quand même un peu plus de choses que ce que nous enseignons à nos petits élèves ! Au-dessus de notre socle (commun), nous avons un semblant de statue ...

Je ris beaucoup cet après-midi, vous êtes tous très drôles. Mais j'ai du boulot. Je dois entre autre composer le calendrier romain de l'année 2009. Il est temps ! Savez-vous que nous sommes le 19ème jour avant les Kalendes de février ?
Si vous en voulez un (de calendrier), faites-moi signe.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Deuxio: a-t-on le droit de jouir de ce poème sans l'aval de l'Académie des Belles Lettres de 2009 ?
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Il me semble que j'avais poussé à la jouissance avec mes dernières références.
Pour ce qui est du soldat bleu de Rimbaud dans son trou de verdure, c'est pas moi qui pousserait à l'exégèse. On peut jouir au plus court.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Savez-vous, exquis Guy, si Rimbaud a subi un viol dans sa vie ? Il semble que oui.
Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Je n'en sais rien. Vous avez trouvé cela où ?

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

J'ajouterai qu'en mangeant du cresson, on peut choper la douve du foie!
mais le sait-on encore?

Ecrit par : retraitée | 14 janvier 2009
C'est un raccourci ! En fait, c'est en bouffant la Limnée, sorte de petit escargot hôte intermédiaire de Fasciola hepatica, qu'on s'infeste. Ce petit escargot se complaît dans les mêmes biotopes que le cresson.
Ça concerne beaucoup plus les vaches que les hommes.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Oui, on peut l'écrire : Pendaries est con, mais Christophe Sibille est encore plus con…

Ecrit par : Dutronc | 14 janvier 2009

Mais c'est surtout l'abjection qui les réunit. Cons, abjects et fiers de l'être.Beurk! Quant à Romania, la pauvre, elle n'a pas tout compris, comme beaucoup et elle part dans le délire cuculbobo habituel qui est à gerber, beurk !

Ecrit par : Duplomb | 14 janvier 2009

N'auriez-vous pas oublié: PROUT! par un manifeste hazzzzzzzard - c'est toujours trop mou, votre style... quelle absence d'énergie.... une claque et vous êtes à genoux... (on dirait Charles Montgomery "Monty" Burns des Simpsons - le vieux de la centrale nucléaire!) n'avez-vous donc jamais grimpé aux arbres quand vous en aviez l'âge???? soyez énergique, bon sang de bois! Vous faites sans plomb plutôt qu'avec là, ma bonne dame, mon bon monsieur! hé hé hé

Écrit par : Pendariès flatté s'amuse | 14 janvier 2009

http://www.estrepublicain.fr/static/rapport/document.pdf

Écrit par : Degauche | 14 janvier 2009

Jean-Paul, j'ai quelques noms si vous souhaitez que quelqu'un vous ouvre un blog flambant neuf et tout beau (mais ce n'est pas gratuit...).

Écrit par : Pendariès flatté s'amuse | 14 janvier 2009

C'est un raccourci ! En fait, c'est en bouffant la Limnée, sorte de petit escargot hôte intermédiaire de Fasciola hepatica, qu'on s'infeste. Ce petit escargot se complaît dans les mêmes biotopes que le cresson.
Ça concerne beaucoup plus les vaches que les hommes.
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Si ce genre de précision ne ruine pas la jouissance poétique !

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Aux Juifs

Qu'on t'ait foulé aux pieds, - passé aux flammes,
Ô bisson d'ardentes roses, ô toi!
La chose sur la terre d'inébranlable
Que le Christ aut laissée derrière soi:

Israël! Vient ta seconde splendeur.
Vous nous avez payés de votre sang
Pour toutes ces sommes de sous: voleurs:
Héros! Traîtres! Prophètes! Trafiquants!

En chacun de vous, - n'importe lequel
Qui compte ses louis dans son petit sac
A la bougie, - le Christ parle plus clair
Qu'en Jean, qu'en Luc, qu'en Matthieu et qu'en Marc.

Sur la terre, sur sa moindre parcelle:
Descente de croix ou cruxifixion.
Avec ton tout dernier fils, Israël,
Nous enterrerons le Christ - bon de bon!

Moscou, 1926, Marina Tsvetaïeva ("Tentative de Jalousie").

Écrit par : Pendariès flatté s'amuse | 14 janvier 2009

Bonjour tout le monde.
J'ai compris la blague des chèvres poitevines, j'apprécie énormément le Dormeur du Val (avec la voix de Reggiani, c'est encore plus beau) ainsi que la soupe au cresson (sans douve du foie) et j'ai fini mes 18 heures de Formation Continue Obligatoire pour l'année scolaire 2008/2009, ce jour à 12 h 00 !
En revanche, je déteste les glaïeuls, je trouve ça moche et ça me rappelle la vieille bigote qui traversait le village tous les jours avec son bouquet à la main et qui nous hurlait des injures en patois parce que nous jouions devant "son église" !

Écrit par : catmano | 14 janvier 2009

@ Dobolino

Que la limnée soit l'hôte intermédiaire du trématode malfaisant, soit. Mais bouffer des limnées, faut vraiment avoir faim. Alors comment qu'on l'attrape, la douve ?

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Aux Juifs

Qu'on t'ait foulé aux pieds, - passé aux flammes,
Ô bUisson(1) d'ardentes roses, ô toi!
La chose sur la terre d'inébranlable
Que le Christ ait laissée derrière soi:

Israël! Vient ta seconde splendeur.
Vous nous avez payés de votre sang
Pour toutes ces sommes de sous: voleurs:
Héros! Traîtres! Prophètes! Trafiquants!

En chacun de vous, - n'importe lequel
Qui compte ses louis dans son petit sac
A la bougie, - le Christ parle plus clair
Qu'en Jean, qu'en Luc, qu'en Matthieu et qu'en Marc.

Sur la terre, sur sa moindre parcelle:
Descente de croix ou cruxifixion.
Avec ton tout dernier fils, Israël,
Nous enterrerons le Christ - bon de bon!

Moscou, 1926, Marina Tsvetaïeva ("Tentative de Jalousie").

(1) Il fut un temps où le bisson risqua de ne plus galoper les plaines...

Écrit par : Pendariès flatté s'amuse | 14 janvier 2009

Dobolino, c'est juste pour nous ! Juste pour le plaisir ! Nous savons quand même un peu plus de choses que ce que nous enseignons à nos petits élèves ! Au-dessus de notre socle (commun), nous avons un semblant de statue ...

Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Je comprends bien vos préoccupations mais, est-ce que vous me comprenez si je vous dis que ça me peine et m'importune ?
J'avais à peine treize ans quand j'ai lu et appris par cœur Le Dormeur du Val. Je m'en suis délectée, je l'ai dessinné, je me le suis récitée.
A vous lire, c'est comme si on me disait que je n'ai rien compris à rien et que ce poème que je sais encore par cœur, je ne le sais pas, puisque je l'ai pris dans son entité sans décortiquer chaque mot. Comme si vous étiez tous Dugong au lieu d'être Pendaries.
J'ai lu Rimbaud avec mes mots. Le recueil dont je dispose me fut offert par ma maman au Noël de mes quinze ans. J'ai fait depuis bien d'autres choses dont l'étude du cycle de Fasciola hepatica et des moyens de lutte cotre ses ravages.
Comprenez-vous que vos propos sur ce poème sont pour moi comme une interdiction de le posséder ? Votre niveau d'exigence littéraire dépasse mes capacités d'entendement.

Penda, lui, quand je lui ai parlé de mon Max Rouquette à moi, il ne m'a pas dénié le droit d'en posséder la parcelle qui me revient, celle qui me fait jouir, sans que ça ne coûte rien à personne et que ça ne retire rien à l'auteur.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

@ Dobolino

Que la limnée soit l'hôte intermédiaire du trématode malfaisant, soit. Mais bouffer des limnées, faut vraiment avoir faim. Alors comment qu'on l'attrape, la douve ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

C'est rare ! C'est une impasse écologique !
On lave mal son cresson, on se fait une petite salade et hop !, on ne mâche pas assez et on avale la limnée qui n'est pas un escargot de Bourgogne mais un tout petit limaçon doté d'une coquille assez ténue.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

J'ai dit une connerie de plus ! Dugong voudra bien m'en excuser ?
La Limnée fait des cacas avec des larves cercaires sur le cresson. Guy Morel mange son cresson sans le laver abondamment à l'eau claire et avale la larve cercaire. Avec un peu de malchance et un karma de bovin, il se ramasse la grande douve !

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

"Prof de collège lamda"

Ecrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

C'est ce que je suis aussi, et pourtant j'appartiens à un corps d'élite, si l'on en croit Jean et... Jean-Marie Le Pen^^

Il n'y a plus d'élite républicaine, ou si peu.

La réforme des concours finira de transformer les professeurs en simples exécutants, employés qualifiés en pédagogisme.

Écrit par : TotoWeininger | 14 janvier 2009

En revanche, je déteste les glaïeuls, je trouve ça moche et ça me rappelle la vieille bigote qui traversait le village tous les jours avec son bouquet à la main et qui nous hurlait des injures en patois parce que nous jouions devant "son église" !

Ecrit par : catmano | 14 janvier 2009

Grâce aux explications de nos maîtres, tu auras compris que la Louisa n'est pour rien dans ta haine pour les glaïeuls mais que c'est ton inconscient éminemment pacifiste qui entend en glaïeul "glaive".

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Pour Guy Morel:
http://www-fac-pharma.u-strasbg.fr/Officine/Upload/nouveautes_therapeutiques/cycle_fasciola.jpg
Un bon crobard, c'est le plus clair !

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

J'ai dit une connerie de plus ! Dugong voudra bien m'en excuser ?
La Limnée fait des cacas avec des larves cercaires sur le cresson. Guy Morel mange son cresson sans le laver abondamment à l'eau claire et avale la larve cercaire. Avec un peu de malchance et un karma de bovin, il se ramasse la grande douve !
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Guy Morel lave son cresson !

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Dobolino, c'est juste le plaisir des mots.

Chacun possède le poème comme il veut : c'est la force des grands poèmes que d'être totalement ouverts. Un poème n'est réussi que, comme disait Guillevic, lorsqu'on peut entrer "en communion" , en résonance avec lui et avec le poète qui l'a écrit. Je peux savoir beaucoupde choses de l'extérieur sur un poème et tout oublier quand je le lis ou me le récite car la magie de la poésie, c'est justement "autre chose". Aussi avez-vous entièrement raison. Alors ne lisez pas nos recherches sur les mots.

Moi qui écris de la poésie, je préfère de loin faire écrire mes élèves plutôt que leur proposer un exercice traditionnel du genre explication de texte. Mais on y est aussi obligé !
Cela fait plus de 30 ans que je travaille en ateliers d'écriture en dehors des cours et une ou deux fois dans l'année dans les cours. Aussi avec des adultes parfois et des plus jeunes d'école primaire aux plus âgés de lycée. Cela dépend de qui m'invite.
C'est ainsi que nous sommes rentrés dans mon collège en relation avec nombre de poètes contemporains et que plusieurs sont venu(e)s nous voir au collège. De grands moments toujours, pleins de magie.
Alors, Dobolinette, pour vous consoler de nos ergotements étymologiques, je monte dans mes archives vous chercher un recueil de poèmes dédié aux femmes, écrit en 1995 par mes élèves, en atelier. Nous avions reçu cette année-là Heather Dohollau, une poète d'origine galloise qui vit en France, en Bretagne, depuis 1947. Très belle écriture. Très belle personne. Intelligence et finesse extrême.

...

Il est des femmes qui ont comme l'amour une patience illimitée. Des feux que même le temps ne peut éteindre. Elles abreuvent leur enfant de la tendresse infinie de leurs veines. Le mots "absence" n'existe pas dans leur dictionnaire qui se nourrit uniquement du sourire de leur âme.

Béryl, mai 1995. Collège Montaigne - Vannes

En fait, j'ai toujours eu le sentiment que la poésie, ce n'est pas de la littérature. Elle lui échappe. C'est "autre chose". C'est pour moi plus proche d'une parole, d'une voix intérieure. C'est aussi une incroyable énergie, une braise, un "noyau de braise". Je me sens, c'est vrai, un peu schizophrène en matière de poésie de par mon métier et je joue parfois au professeur. C'est pour cela que je préfère de loin ce qu'on écrit en dehors des cours.
Quand on écrit de la poésie, on n'est pas dans la clarté d'un discours, dans du discursif. Cela n'a rien d'intellectuel, vraiment rien. C'est autre chose. Au commencement, en tout cas, pour moi, il n'y a même pas de mots. Une sorte d'image très floue, une impression. Je ne sais pas ce que c'est.
Vous voyez, on est loin du "décorticage" lexical, que nous ne pratiquons pas d'ailleurs trop en collège.
Bon, maintenant, mon calendrier !

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Pour Guy Morel:
http://www-fac-pharma.u-strasbg.fr/Officine/Upload/nouveautes_therapeutiques/cycle_fasciola.jpg
Un bon crobard, c'est le plus clair !
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Merci. J'ai dû étudier cela en CM 2. À la grande époque.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Grâce aux explications de nos maîtres, tu auras compris que la Louisa n'est pour rien dans ta haine pour les glaïeuls mais que c'est ton inconscient éminemment pacifiste qui entend en glaïeul "glaive".

Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Non, non, la Louisa est prem's, je t'assure. Bien plus tard, lorsque j'ai connu l'éthymologie du nom, ça m'a juste confirmé que, déjà toute gosse, j'avais bon goût. ;-)

Écrit par : catmano | 14 janvier 2009

En revanche, je déteste les glaïeuls, je trouve ça moche et ça me rappelle la vieille bigote qui traversait le village tous les jours avec son bouquet à la main et qui nous hurlait des injures en patois parce que nous jouions devant "son église" !

Ecrit par : catmano | 14 janvier 2009

Grâce aux explications de nos maîtres, tu auras compris que la Louisa n'est pour rien dans ta haine pour les glaïeuls mais que c'est ton inconscient éminemment pacifiste qui entend en glaïeul "glaive".

Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Auprès de Madame V. (Université Paul-Valéry), l'excès en étymologie - avec laquelle joue abondamment - presque une caricature - un des "spécialistes" de Paul Valéry et de Mallarmé là-bas (Monsieur B.) [qui, de surcroît pratique le jeu de mots du genre:"Mallarmé, le mal armé"; quelle rigolade!], nous valait une sale note et de sérieux commentaires. Elle était attentive à la diversités des lectures, - mais justifiées toujours par le texte seul.

Elle nous inculqua cette rigueur d'étude (je ne dis pas sciemment: analyse): un texte est un tout organique, un réseau de capillarités, avec ses mouvements, ses avancées et ses retours; la songerie (la divagation) sur quelques mots n'est pas un commentaire composé (à l'université, en tout cas). C'est autre chose, qui a aussi sa valeur - le goût entomologiste des mots, sans doute.

La lecture individuelle, personnelle - un entrelacs de rencontres et de mondes entre soi et le livre, le poème, le vers, etc.; l'intime puissance 10000.

Bien entendu que je n'avais rien à corriger, Dobolino, quant à votre Max Rouquette; j'avais même à y entendre ce que je ne pouvais écouter puisque je ne suis pas vous, et vous n'êtes pas moi.

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Moralité : Guy Morel ne tombera pas dans la douve…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Dugong, hilarante la blague juive roumaine.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

"l'élite républicaine des professeurs"

Parler de "l'élite républicain des professeurs", je ne suis pas sûr que cela soit très républicain.
Mais bof ! au point où l'on en est.

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009
--------------
Bonjour, Guy !

Je crois comprendre que, pour vous, l'expression "élite républicaine" (des professeurs ou de toute autre honorable corporation) est un oxymoron.
Une idée très répandue est que là où il y a élite, il n'y a pas égalité.
Or, le mot "république" et l'adjectif "républicain" sont fortement rattachés traditionnellement à trois mots associés (Liberté, égalité, fraternité).
Le mot "liberté" signifie-t-il "droit de faire ce qu'on veut" (Voler, violer, tuer ses semblables) ? La liberté n'implique-t-elle pas des limites ?
Le mot "égalité" signifie-t-il même salaire pour tous? Le paresseux, l'incapable doit-il être rétribué comme les courageux et les capables ?
Le mérite ne doit-il pas être récompensé ?

L'expression "élite républicaine des professeurs" a un sens si cette élite est fondée sur la justice. Un enfant issu d'un milieu social pauvre et inculte qui montre, à l'école, des qualités telles que le sérieux, l'attention, le respect envers tout le monde en général et les professeurs en particulier, du courage, de la volonté d'apprendre devrait être aidé sur tous les plans afin de réussir ses études, en particulier sur le plan matériel. Cela le mettrait à égalité avec les enfants issus de milieux aisés et cultivés.

Cela, hélas ! n'est pas le cas de nos jours. Cela ne l'était pas davantage autrefois.
Cependant, il y a soixante ans, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, certains enfants issus de milieux pauvres et incultes parvinrent - au prix de grands sacrifices de la part de leurs parents - à faire des études secondaires et supérieures et les réussir. Cela était rare, mais possible. C'était possible grâce à la qualité de l'enseignement public à tous les niveaux (primaire, secondaire et supérieur).

Qu'en est-il de nos jours ? C'est bien simple : c'est quasiment impossible. L'école à elle seule, actuellement, ne permet pas (ne permet plus) aux enfants - de quelque milieu social qu'ils soient issus - de réussir des études brillantes. Il faut un complément, un soutien, un soutien digne de ce nom, non pas un soutien de façade, pendant les études primaires puis secondaires, pour réussir des études supérieures brillantes.
Seul, un soutien prodigué aux enfants à l'extérieur de l'école par des personnes compétentes est susceptible de faire progresser les enfants déjà bons élèves. Cela coûte de l'argent. Voilà où le bât blesse. Les familles pauvres sont exclues de ce soutien scolaire efficace.

La fuite en avant consistant à enseigner de manière délirante et à donner le baccalauréat à tout le monde, et les diplômes de l'enseignement supérieur aussi, est un faux-semblant qui ne trompe personne : les diplômes sont bradés.

Certes, le baccalauréat assorti de la mention Très bien demeure supérieur à celui qui est accordé avec la mention Passable à un candidat qui a obtenu 8,00/20 de moyenne au premier groupe d'épreuves. Mais cela dissimule la valeur nulle du baccalauréat donné aux élèves les plus faibles.
Cette égalité-là est-elle républicaine ? L'est-elle davantage que "l'élite républicaine" tout court ou "l'élite républicaine des professeurs" ?

Avant 1960, le baccalauréat assorti de la mention passable avait de la valeur. Les candidats qui avaient ce baccalauréat-là pouvaient faire quelque chose dans la vie. S'ils n'avaient pas brillé dans toutes les épreuves mais avaient eu de bonnes notes dans trois disciplines de la même catégorie, par exemple scientifiques (mathématiques, sciences physiques et sciences de la vie et de la Terre), pouvaient réussir des études supérieures dans l'une de ces disciplines. Quand je dis "réussir", j'entends, obtenir une licence et en tirer avantage en devenant cadre dans le secteur privé où il restait à faire ses preuves quand même. J'en ai vu plus d'un, là où j'étais aide-chimiste.

Une autre façon de "réussir" consistait à se présenter à un concours de recrutement de professeurs de l'enseignement secondaire, CAPES et agrégation. Le nombre des postes mis aux concours ayant toujours été limité, seuls les meilleurs candidats étaient reçus. Cela n'a pas changé. (Cela pourrait changer pour le "nouveau CAPES")

Parler de l'élite républicaine des professeurs titulaires du CAPES ou de l'agrégation me paraît donc défendable.
Cependant, si le CAPES est dénaturé par la substitution d'épreuves non disciplinaires à des épreuves disciplinaires, seule l'agrégation gardera le prestige qui fut toujours le sien, à juste titre.

Baste ! après tout l'expression "élite républicaine des professeurs" (dans le message de Jean) ne visait-elle pas que les professeurs agrégés ?

Écrit par : Francis Penin | 14 janvier 2009

Il est des femmes qui ont comme l'amour une patience illimitée. Des feux que même le temps ne peut éteindre. Elles abreuvent leur enfant de la tendresse infinie de leurs veines. Le mots "absence" n'existe pas dans leur dictionnaire qui se nourrit uniquement du sourire de leur âme.

Béryl, mai 1995. Collège Montaigne - Vannes

Une question, qui n'est pas une vacherie, mais une vraie question - est-il impossible de dire que les mères sont aussi des monstres, et de le laisser écrire par des collégiens?

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Mais que venait donc faire ce h ? Merci Pendariès.

Écrit par : catmano | 14 janvier 2009

@Francis Penin
D'accord sur presque tout ; pourtant je persiste à penser que le mot "élite" est fâcheux.
Jetez un coup d'oeil à
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?51;s=635053530;b=14;r=2;nat=;i=2;;ce=0;
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Recette du cresson au sang
Laver soigneusement le cresson, l'éponger.
Au moment de servir quelques gouttes de vinaigre, sel et poivre et SURTOUT le sang soigneusement recueilli et encore tiède du rôti de boeuf que vous avez tranché et servi avec frites avant la salade de cresson.
À tomber dans la douve !

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Une question, qui n'est pas une vacherie, mais une vraie question - est-il impossible de dire que les mères sont aussi des monstres, et de le laisser écrire par des collégiens?
Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Folcoche, la mère Vingtras, c'est pas des créatures de collège ?

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

"Savez-vous, exquis Guy, si Rimbaud a subi un viol dans sa vie ? Il semble que oui.
Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Je n'en sais rien. Vous avez trouvé cela où ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009 "

Lors de sa relation avec Verlaine Rimbaud avait 17 à 19 ans, il était donc mineur.
Certains peuvent y voir un viol vu son âge.
Il faudrait connaître les moeurs et habitudes de l'époque pour se fixer un avis sur la question.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

Sur le site du Moloch, on lit : "Ainsi, les épreuves du baccalauréat 2009 commenceront le jeudi 18 juin 2009 soit 2 jours plus tard qu’en 2008 (lundi 16 juin) et 7 jours plus tard qu’en 2007 (lundi 11 juin)."

"en 2nde, au lycée, la tenue des conseils de classe se tiendra à partir du 15 juin"

La vitesse de reconquête du mois de juin est en phase de ralentissement. Les lobbies juilletistes veillent efficacement au grain.

Peut-on s'attendre à ce qu'en 2010, le bac commence le 18 juin à 14h et non pas 8h ?

En 2011, il commencera le 18 juin à 15h.

Bientôt une horloge atomique sera nécessaire pour faire la différence.

En revanche, la copie sera payée 5 €. Pour compenser le fait qu'on devra garder les élèves de seconde en même temps ?

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

"Oui, on peut l'écrire : Pendaries est con, mais Christophe Sibille est encore plus con…

Ecrit par : Dutronc | 14 janvier 2009

Mais c'est surtout l'abjection qui les réunit. Cons, abjects et fiers de l'être.Beurk! Quant à Romania, la pauvre, elle n'a pas tout compris, comme beaucoup et elle part dans le délire cuculbobo habituel qui est à gerber, beurk !

Ecrit par : Duplomb | 14 janvier 2009 "

On m'oublie!!! Je n'ai eu droit qu'à abruti et à con.
Je vais faire des efforts.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

A propos du "Dormeur du Val". C'est Stéphane Mallarmé, il me semble, qui disait que l'on écrivait de la poésie avec des mots, et pas seulement avec des émotions et des sentiments. Il y a donc une parte de "technique", comme dans tout art et la poésie en est un. De même la musique, et il faut des années d'études pour devenir compositeur (je sais, il y a des exceptions dans le monde du jazz, notamment, mais elles sont rares). Rimbaud n'a pas échappé à la règle. Quand on écrit soi-même de la poésie ou de la musique, on essaye de comprendre "comment c'est fait". Est-ce porter des mains sacrilèges sur le mystère de l'ineffable. Je ne le pense pas, pourvu, comme disait René Char, qu'on le fasse avec des "outils nuptiaux".

Écrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

Ah ! Robin, je crois qu'on pourrait se comprendre. Magnifique réponse ! Combien vraie.
On n'écrit pas avec des idées ! Oui, avec des mots. Mais il y a une zone blanche, pour moi, d'avant le poème qui n'a même pas de mots.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Marilyse,
La poésie, n'est-ce pas l'art de dire de façon compliquée des choses simples ?

Écrit par : François Duhem | 14 janvier 2009

Tous les témoignages vont dans le même sens : c'est plutôt Rimbaud qui a violé Verlaine. C'était un immense génie, mais un vilain garçon. C'est loin d'être incompatible. Et ne nous sortez pas le coup du "il était mineur". Il y a nombre de mineur (e)s qui savent très bien ce qu'ils/elles font.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

l y a une zone blanche, pour moi, d'avant le poème qui n'a même pas de mots.
Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

On ne sait toujours pas à quoi roule Dobolino, mais on sait maintenant à quoi marche Marilyse !

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

J'ai oublié d'effacer ce pseudo à la c...

"Savez-vous, exquis Guy, si Rimbaud a subi un viol dans sa vie ? Il semble que oui.
Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Je n'en sais rien. Vous avez trouvé cela où ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009 "

Lors de sa relation avec Verlaine Rimbaud avait 17 à 19 ans, il était donc mineur.
Certains peuvent y voir un viol vu son âge.
Il faudrait connaître les moeurs et habitudes de l'époque pour se fixer un avis sur la question.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

Il y a une dimension homoérotique incontestable dans Le "Dormeur du Val" et aussi une expérience existentielle traumatisante que Rimbaud fait revivre à chaque lecteur comme il l'a vécue lui-même, jeune fugueur de 16 ans, sur les routes de France pendant la guerre franco-prussienne. Un "soldat jeune", beau et désirable, étendu dans un paysage paradisiaque et qui semble s'offrir tandis que l'enfant poète s'approche pour découvrir en fait qu'il est mortellement blessé.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Cresson ...
Sons creux ?
En tout cas, depuis hier, ce petit crucifère nous a fait croiser le fer !
Ca, François, c'est sûr, ce n'est pas de la poésie !

L'opacité d'un poème peut être due à l'inconnu qu'il explore. Il s'agit de creuser dans du noir.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Rimbaud était effectivement un vilain garçon. Tous les témoins évoquent son génie, son charme et son anticonformisme, mais aussi son "regard bleu inquiétant" et sa "dangerosité" (Bainville évoque ses grosses mains rougies de boucher ou d'étrangleur). Je suis d'accord avec JPB. Dans le couple Verlaine/Rimbaud, la "victime" (façon de parler) ne fut pas le plus âgé.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

"
Il y a une dimension homoérotique incontestable dans Le "Dormeur du Val" et aussi une expérience existentielle traumatisante que Rimbaud fait revivre à chaque lecteur comme il l'a vécue lui-même, jeune fugueur de 16 ans, sur les routes de France pendant la guerre franco-prussienne. Un "soldat jeune", beau et désirable, étendu dans un paysage paradisiaque et qui semble s'offrir tandis que l'enfant poète s'approche pour découvrir en fait qu'il est mortellement blessé.

Ecrit par : Robin | 14 janvier 2009 "

Pour l'instant ça me semble un peu tiré par les cheveux mais je vais relire le texte attentivement dès ce soir.

"
Tous les témoignages vont dans le même sens : c'est plutôt Rimbaud qui a violé Verlaine. C'était un immense génie, mais un vilain garçon. C'est loin d'être incompatible. Et ne nous sortez pas le coup du "il était mineur". Il y a nombre de mineur (e)s qui savent très bien ce qu'ils/elles font.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 janvier 2009 "

Peut-on avoir une idée de ces témoignages dont j'ignore tout?
Quant à l'excuse de minorité elle n'est pas à négliger absolument Rimbaud était-il très mature ou en pleine crise d'adolescence?

Bon ceci dit relisons plutôt ses écrits.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

"Je suis d'accord avec JPB. Dans le couple Verlaine/Rimbaud, la "victime" (façon de parler) ne fut pas le plus âgé.

Ecrit par : Robin | 14 janvier 2009 "

Vous ne voulez pas dire le moins âgé?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

il est mortellement blessé.
Ecrit par : Robin | 14 janvier 2009

Euh ! vu l'état de sa narine, je dirais qu'il est mort.
D'autant qu'il a "deux trous rouges au côté droit"
Maintenant que ce soit "une expérience traumatisante existentielle" de tomber nez à nez avec un cadavre, je veux bien.
Je voudrais m'assurer cependant, parce qu'il y a chez Rimb un côté génie du détournement et du retournement, que le jeune fugueur n'avait pas lu quelque poème sagement patriotique, comme il devait s'en écrire à l'époque et même avant, écrits en vers bien balancés, en l'honneur du soldat "mort en héros".

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Et si Rimbaud avait lui-même flingué le soldat après l'avoir violé et déposé là, dans un tableau macabre totalement construit ?

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

En tout cas, Guy, à nous entendre, il pourrait se retourner dans sa tombe, à condition qu'il en ait eu une, ce cher ange.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Marilyse, je ne comprends pas votre phrase:

"L'opacité d'un poème peut être due à l'inconnu qu'il explore."

C'est le poème qui explore l'inconnu, n'est-ce pas plutôt l'inconnu qui explore le poème :-) ?
Dans le cas du dormeur du val, pensez-vous vraiment, qu'il y a exploration d'un domaine inconnu de la connaissance ? Si oui, quel est-il, et quelle découverte nous fait-il partager ?
C'est un texte que je trouve harmonieux, émouvant, mais toutes ces exégèses savantes me paraissent tirées par les cheveux et complètement invérifiables. Détrompez-moi si vous en avez la patience.

Écrit par : François Duhem | 14 janvier 2009

En tout cas, Guy, à nous entendre, il pourrait se retourner dans sa tombe, à condition qu'il en ait eu une, ce cher ange.
Ecrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

"Ce cher ange", voyez-vous cela ! Toute femme est une mère universelle.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Et si Rimbaud avait lui-même flingué le soldat après l'avoir violé et déposé là, dans un tableau macabre totalement construit ?
Ecrit par : dugong | 14 janvier 2009

C'est une hypothèse à vérifier Dugong. Partons pour les Ardennes. Je serai votre Beautrelet, si vous le voulez bien.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

"

Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."

On peut aussi y voir une identification de Rimbaus au jeune soldat. Il aspire au calme, à l'harmonie et à la paix mais se sent "comme un enfant malade" qui aurait besoin de réconfort "nature, berce le chaudement ".

Le sens est construit (ressenti?) par le lecteur dit-on souvent.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

Une question, qui n'est pas une vacherie, mais une vraie question - est-il impossible de dire que les mères sont aussi des monstres, et de le laisser écrire par des collégiens?
Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Folcoche, la mère Vingtras, c'est pas des créatures de collège ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Je ne pensais pas aux personnages de roman, mais si un élève écrit sur la monstruosité évidente des mères, est-ce qu'il ferait partie d'un recueil du type dont parla plus haut Marylise? Est-ce qu'on ne le trouvera pas "inquiétant" ce petit qui n'est pas dupe de ces mamans qui dévoreraient bien leur gosse? - Pourquoi toujours les "bons sentiments": "Elles abreuvent leur enfant de la tendresse infinie de leurs veines. Le mots "absence" n'existe pas dans leur dictionnaire qui se nourrit uniquement du sourire de leur âme"? Combien de mômans dans les contes qui abandonnent leur petit qu'elles aiment tant?...

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Pour nous détendre un peu, voici une anecdote amusante au sujet de Rimbaud, rapportée par S. Mallarmé (Oeuvres, page 171, édition d'Yves-Alain Favre, classiques Garnier)

" Je veux remémorer une historiette qu'avec des sourires me contait délicieusement Théodore de Banville. La bonté de ce Maître était secourable. On le vint trouver. A l'intention d'un des nôtres ; et précisait-on en quelque jargon, de permettre qu'il fit du grand art (en italiques). Banville opina que pour ce résultat, d'abord, le talent devenant secondaire, une chambre importe, où gîter, la loua dans les combles de sa maison rue de Buci ; une table, l'encre et les plumes comme accessoires, du papier, un lit blanc aussi pour le moments où l'on ne rêve debout, ni sur une chaise. Le jeune homme errant fut installé : mais quelle, la stupéfaction du donateur méthodique, à l'heure où la cour interne unit, par l'arome, les dîners, d'entendre des cris poussés à chaque étage, et, aussitôt, de considérer nu, dans le cadre de mansarde là-haut, quelqu'un agitant éperdument et lançant par-dessus les tuiles du toit, peut-être pour qu'ils disparussent avec les derniers rayons du soleil, des lambeaux de vêtements (l'unique culotte au large trou de "Ma Bohême ?) : et comme il s'inquiétait, près du dieu, de cette tenue, enfin, mythologique, "C'est", répondit Arthur Rimbaud à l'auteur des Exilés, qui dut convenir de la justesse impliquée, certainement par cette observation et accuser sa propre imprévoyance "que je ne puis fréquenter une chambre si propre, virginale, avec mes vieux habits criblés de poux". L'hôte ne se jugea correct qu'après avoir adressé des effets à lui de rechange et une invitation devant le repas du soir, car "l'habillement, outre le logis, ne suffit pas, si l'on veut produire des poèmes remarquables, il tarde également de manger."

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Et les mères atteintes du syndrome de Münchhausen ?

Dugong, je vous savais poète, mais vus êtes aussi artiste — dans le style body art (il y a u San Antonio où un malade mental, qui par ailleurs enlevé le fils adoptif de San-A, compose des "tableaux" avec des cadavres et des fleurs). Votre hypothèse est fascinante. Beau sujet de nouvelle. Ecrivez-la.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Vous ne voulez pas dire le moins âgé?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

Oui...Et ma phrase était trop alambiquée.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Quand on écrit soi-même de la poésie ou de la musique, on essaye de comprendre "comment c'est fait". Est-ce porter des mains sacrilèges sur le mystère de l'ineffable. Je ne le pense pas, pourvu, comme disait René Char, qu'on le fasse avec des "outils nuptiaux".

Ecrit par : Robin, droïde assumé répliquant | 14 janvier 2009

Parmi les plus mauvaises poésies que j'ai jamais lues sont ceux des profs de fac, poéticiens, en plus... plus indéfendables, à mes yeux, que ceux des poètes d'arrondissement qui sont si sérieux et qui aiment par-dessus tout s'entendre lire leurs poèmes.

Je crois qu'aujourd'hui un poète (qui n'est ni homme, ni femme, ni rien d'autre que poète) ne devrait pas dire qu'il est: "enseignant", sous peine d'être hélas étiqueté: écrivain raté, - et donc paraître un peu ridicule ou pompeux (si tout le monde écrit, les professeurs de français encore plus). Le mélange des genres fait mauvais genre. C'est une question que je me pose aussi.

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Et les mères atteintes du syndrome de Münchhausen ?

Dugong, je vous savais poète, mais vus êtes aussi artiste — dans le style body art (il y a u San Antonio où un malade mental, qui par ailleurs enlevé le fils adoptif de San-A, compose des "tableaux" avec des cadavres et des fleurs). Votre hypothèse est fascinante. Beau sujet de nouvelle. Ecrivez-la.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Houla - c'est vieux comme les films gores, cette idée. Voir aussi le "Syndrome de Stendhal" de Dario Argento (sa "Terza Madre", dernier volet de la trilogie des Sorcières, est une nullité, hélas).

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Savez-vous, exquis Guy, si Rimbaud a subi un viol dans sa vie ? Il semble que oui.
Marilyse | 14 janvier 2009

La vieille idée, très souvent évoquée, selon laquelle Rimbaud aurait été violé n'a rien à voir avec avec son aventure avec Verlaine, mais avec ce qui se serait passé pendant la Commune — Rimbaud avait alors 16 ans et demi —, sur quoi nous n'avons guère d'éléments sinon dans « Le coeur volé » où certains ont voulu voir — pas forcément à tort — le récit d'un viol. Outre le rapprochement « volé / violé », on a pu penser que le « coeur » était la métaphore d'une autre partie du corps dont le nom commence également par un c :

Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal :
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste coeur bave à la poupe :
Sous les quolibets de la troupe
Qui pousse un rire général,
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal !

Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !
Au gouvernail on voit des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques.
Ô flots abracadabrantesques,
Prenez mon coeur, qu'il soit lavé !
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !

Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô coeur volé ?
Ce seront des hoquets bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques :
J'aurai des sursauts stomachiques,
Moi, si mon coeur est ravalé :
Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé ?

Écrit par : Tailleboudin | 14 janvier 2009

"Ce cher ange", voyez-vous cela ! Toute femme est une mère universelle.

C'était surtout le plus beau de tous les mauvais anges!

A propos des infos sur Dray de l'Est Républicain :
Dray, le pote à luxe.
Je crains que seuls les plus âgés ne comprennent! lLusine a fermé depuis un bail!

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

Moi, j'y lis le viol collectif de Paris, auquel peut s'assimiler le poète communard, par les soldats versaillais. C'est un transfert banal, en poésie, mais qui me semble plus opératoire.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Oui...Et ma phrase était trop alambiquée.
Nous voilà ramenés à vos chèvres!
Décidément, on n'en sortira pas, biquette, biquette, de ce trou-là!

Écrit par : retraitée | 14 janvier 2009

On m'oublie!!! Je n'ai eu droit qu'à abruti et à con.
Je vais faire des efforts.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 14 janvier 2009

Moi aussi.
Rassurez-vous, tout le monde a droit à son paquet un jour ou l'autre.
Sauf celui qui parvient à être un con sensuel.

Écrit par : yann | 14 janvier 2009

Rassurez-vous, ce ne sont pas des exégèses, juste des amusements de blogueurs. Mais il y a sur ce site des personnes très savantes ! Je me sens toute petite ! Et on y a la formule !

Pour la phrase dont vous me parlez, quand on écrit, on essaie de mettre au clair quelque chose dont on ne sait rien. On invente en quelque sorte sa propre trace (illusoire, sans doute). C'est difficile à expliquer. On peut revenir longtemps après sur l'un de ses textes et se dédoubler pour essayer d'y voir quelque chose à la manière d'un professeur de français. Cela surtout au contact de lecteurs. mais cela n'est pas naturel et, en ce qui me concerne, j'aurais peur de rayer cette fragile porcelaine.
Pour moi, le cheminement qui mène à l'équilibre du poème, cet inconnu, doit garder quelque chose de l'instant premier, du jaillissement. Sinon, c'est foutu.

Certains poètes ont parlé de cela : Saint John Perse par exemple ou Guillevic par de tout autres moyens. Ce dernier, d'ailleurs, est celui qui en parle le mieux, par exemple dans "Vivre en poésie" "Un brin d'herbe après tout" ou dans ses entretiens avec Jean Tortel. Guillevic n'a jamais osé adressé ses poèmes au premier, qui pourtant, dans l'une de ses lettres à Max-Pol Fouchet lui demande en post-scriptum des nouvelles de Guillevic. C'était en 1948, il était alors à Washington. Comme j'ai été heureuse le jour où j'ai vu ces deux noms rassemblés, moi qui lis depuis mes 19 ans autant l'un que l'autre, qui chemine avec eux.
Lorsque j'ai rencontré Guillevic en 87 (je l'ai connu les dix dernières années de sa vie), je lui ai mentionné cette lettre, croyant faire mon petit effet. Mais il m'a répondu avec un sourire derrière ses grosses lunettes : "Oui, mais je n'ai jamais su pourquoi !" Il n'a pas osé entrer en relation avec SJP, cela, je le tiens de Lucie, son épouse.

Souvent je me dis que la poésie, l'art en général est notre ressource pathétique pour explorer l'inconnu, le rien, que c'est un leurre. Je comprends Rimbaud qui avait brûlé ses vaisseaux, la vraie vie était ailleurs. Ils n'ont pas choisi : Rimbaud était un météore, Guillevic était un ruminant. Il l'a dit lui-même ! Affaire de temps, de durée. Mais la durée de vie est-elle inscrite dans le corps ? Est-elle ressentie, est-elle une prescience ? On peut le croire au vu de certains textes.
Ecrire, pour les poètes, c'est vivre. C'est "la vie rêvée" comme disait Cadou.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Pendariès, Béryl avait en fait écrit ce poème pour sa mère. Pour elle, il était incarné. Il arrive qu'on recueille des textes d'une tout autre couleur.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Guy, j'utilisais dans "ce cher ange" la notion de point de vue ...

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Alors, Robin, voyez où nous a menés votre cours de quatrième ? Voici un domeur qui ne dort point.
Pour de rire, mais c'est vrai, devinez comment mon fils me surnomme : "la dormeuse des vallons". J'habite un lieu-dit en plein bois appelé Les vallons, Vous saurez tout ! Et je suis une adepte invétérée du demi-sommeil, de la sieste. Rêveuse, s'entend, je vous vois venir Guy Morel et autres Pendariès ... !!!
De quoi pourrait-on parler maintenant ? De la DGH qui ressemble à un soldat amputé d'une jambe ? Du B2I qui ressemble à un vieux char russe ? Du soutien qui fait penser à un brancard ?
A plus.

Écrit par : Marilyse | 14 janvier 2009

Moi, j'y lis le viol collectif de Paris, auquel peut s'assimiler le poète communard, par les soldats versaillais.
brighelli | 14 janvier 2009

C'est, bien sûr, une autre lecture. Et évidente aussi.
Je ne dis pas que celle que je signale est la seule, le garçon était trop malin pour ne pas autoriser plusieurs lectures possibles à ses textes et était assez au fait — entre autres — des poèmes d'argot de Villon pour ne pas hésiter à jouer sur les mots (par ex : « tarir leur chique » / cracher sa chique / tirer un coup).
Je pense en tout cas que ce n'est pas pour rien que Rimbaud signale l'importance pour lui de ce texte en concluant la lettre à Izambard (qu'il savait assez intelligent — et poète — pour y aller chercher des choses cachées) dans laquelle il inclut ce poème ainsi : « Ça ne veut pas rien dire. »

Écrit par : Tailleboudin | 14 janvier 2009

Alors, Robin, voyez où nous a menés votre cours de quatrième ? Voici un domeur qui ne dort point.

...Comme mon élève réputé "endormi" qui m'a dessiné cette faucille. Ce fut un moment de pure poésie, du moins comme la concevaient les surréalistes : le "hasard objectif" d'André Breton et les sommeils de Robert Desnos. La poésie est entre les deux, entre la raison et la folie, la veille et le sommeil. Il faut se faire volontairement ignorant, éteindre la raison raisonnante, pour que la Muse accepte de parler...Et puis saisir le poisson d'or, si on y parvient.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Pour Pendariès, un bel exemple de "Maman vue par l'école" qui nous fit beaucoup rire, Dobo et moi, quand nous étions enfants :

La maman

Qui nous aime dès la naissance ?
Qui donne à notre frêle enfance
Son doux, son premier aliment ?
C'est la maman.

Bien avant nous qui donc s'éveille ?
Bien après nous quel ange veille
Penché sur notre front dormant ?
C'est la maman.

A nous rendre sages qui pense ?
Qui jouit de la récompense
Et s'afflige du châtiment ?
C'est la maman.

Aussi, qui devons-nous sans cesse
Bénir pendant notre jeunesse,
Chérir jusqu'au dernier moment ?
C'est la maman.

Mme A. Tastu

Dobo, toutes mes excuses, je n'ai pas la version complète, du coup, elle ne ravaude plus nos bas...

Écrit par : catmano | 14 janvier 2009

En revanche, je déteste les glaïeuls, je trouve ça moche et ça me rappelle la vieille bigote qui traversait le village tous les jours avec son bouquet à la main et qui nous hurlait des injures en patois parce que nous jouions devant "son église" !

Ecrit par : catmano | 14 janvier 2009

Moi aussi, je les déteste.
Nous en avions offert un bouquet aussi grand qu'elle à notre toute petite professeure de philosophie (nous étions plus de quarante!) nièce d'Etienne Gilson...pour nous faire pardonner nos roupillons récurents.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 janvier 2009

— des poèmes d'argot de Villon pour ne pas hésiter à jouer sur les mots (par ex : « tarir leur chique » / cracher sa chique / tirer un coup).

Je n'ai pas insisté sur le sens de l'expression "trou de balle" en argot, mais je pense que dans "Le Dormeur du Val", ça va de soi.

Non, rassurez-vous, je n'en ai pas parlé aux élèves et je ne serai pas assez fou pour leur faire étudier les sonnets au Trou du c...(l'un de Verlaine, l'autre de Rimbaud). Deux "blasons", en somme.

Ce qu'il faut bien comprendre avec la grande poésie et la grande littérature, c'est la solution de continuité entre le sublime et le trivial.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Pour Guy Morel:
http://www-fac-pharma.u-strasbg.fr/Officine/Upload/nouveautes_therapeutiques/cycle_fasciola.jpg
Un bon crobard, c'est le plus clair !
Ecrit par : dobolino | 14 janvier 2009

N'empêche que cela fait un drôle d'effet de la voir se tortiller sur la table de dissection, chez un veto (j'ai travaillé au laboratoire départemental, et on y examinait les foies de moutons contaminés)
Il y en avait pas mal chez les humains, et la dégustation du cresson sauvage et du pissenlit sauvage était fortement déconseillée.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 janvier 2009

Marilyse,
La poésie, n'est-ce pas l'art de dire de façon compliquée des choses simples ?

Ecrit par : François Duhem | 14 janvier 2009
Pour moi, c'est plutôt l'art de mettre les mots en musique. Il y a de superbes textes en prose mais il est bien difficile de les retenir par cœur pour se les réciter dans une étable, une salle de chirurgie, dans un embouteillage ou au sommet d'une montagne. La poésie, c'est comme une chanson, on retient le texte sans difficulté une fois qu'on en a attrapé le rythme et la musique.
En dehors de la poésie française, je n'ai jamais lu avec profond plaisir que la poésie russe et la poésie allemande que j'arrive à lire et à dire dans la langue originelle, pour peu que j'ai une édition bilingue, même si je n'en comprends pas toutes les subtilités.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Moi, j'y lis le viol collectif de Paris, auquel peut s'assimiler le poète communard, par les soldats versaillais. C'est un transfert banal, en poésie, mais qui me semble plus opératoire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Celle-là, tu me l'as volée.
Ah les yeux des communards survivants crevés à coups d'ombrelle par les bourgeoises humides !
Je suis certain que Rimbaud en effraye encore.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

duplomb dans la tête?
on fait avec ce qu'on a...
dugong ça rime avec duplomb...
c'est grave ,docteur!
j'ai compris l'esprit de certains sur ce blog
et je suis outrée que cela existe dans le pays des lumières...

Écrit par : romania | 14 janvier 2009

Voici le poème écrit par Camara Laye au début de son livre
"L'enfant noir".

“Femme Noire, femme africaine,
ô toi ma mère je pense à toi…
O Dâman, ô ma mère,
toi qui me portas sur le dos,
toi qui m’allaitas,
toi qui gouvernas mes premiers pas,
toi qui la première m’ouvrit les yeux
aux prodiges de la terre,
je pense à toi…”

Écrit par : Maminou | 14 janvier 2009

N'empêche que cela fait un drôle d'effet de la voir se tortiller sur la table de dissection, chez un veto (j'ai travaillé au laboratoire départemental, et on y examinait les foies de moutons contaminés)
Il y en avait pas mal chez les humains, et la dégustation du cresson sauvage et du pissenlit sauvage était fortement déconseillée.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 janvier 2009
Normal, les vers c'est toujours dégoûtant. Voyez Rimbaud.
De mémoire : " Chanaan féminin d'où descend la céleste praline."

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Alors vous avez vu ? Le ministère a reculé les dates du bac .Encore moins de temps pour corriger et moins de vacances ! On peut surement compter sur nos syndicats "représentatifs" pour monter au créneau...En tout cas: le mépris toujours le mépris !Il parait que Darcos est le moins pire des ministres ;j'ai cru le lire ici ;on l' a échappé belle.On aurait pu supprimer le congés d'été .

Écrit par : defer | 14 janvier 2009

C'est mieux dans le texte qu'en mémoire.


C'est l'olive pâmée, et la flûte caline ;
C'est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos !

Paul Verlaine

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Ma foi, j'ai un élève (de HKH) qui m'a livré une explication assez satisfaisante su sonnet du trou du cul. Tout peut se faire, en classe — enfin, à un certain niveau. Je me souviens de la tête que firent les élèves de Première STG quand je leur ai expliqué — pour le Bac — le Sed non satiata de Baudelaire — où à travers des métaphores obscures (c'est le cas de le dire) se lisent des choses assez fortes…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Bien avant nous qui donc s'éveille ?
Bien après nous quel ange veille
Penché sur notre front dormant ?
C'est la maman.



Mme A. Tastu

Dobo, toutes mes excuses, je n'ai pas la version complète, du coup, elle ne ravaude plus nos bas...

Ecrit par : catmano | 14 janvier 2009
C'est pas grave ! Le plus génial est en cette strophe !

Vous savez, Penda, quand on est écolier et qu'on se rend compte qu'on n'a pas une mère modèle, celle des " polésies " de Fête des Mères, on se tait soigneusement et on est parfaitement capable de produire des textes super-larmoyants, de renchérir sur la guimauve ambiante.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Normal, les vers c'est toujours dégoûtant. Voyez Verlaine.
De mémoire : " Chanaan féminin d'où descend la céleste praline."

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009
Je préfère de loin au chiot qui me dégueule une pelote d'ascaris. Après, c'est affaire de goûts.

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Dobolino a écrit : "Je préfère de loin au chiot qui me dégueule une pelote d'ascaris. Après, c'est affaire de goûts."

Les ascaris : pelotes automobiles ?

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

En parlant de cresson, vous avez oublié celui-là:
http://larurale.unblog.fr/files/2007/11/cressonetlabanlieu.jpg
Faut pas oublier que Rimbaud était un d'jeun et un visionnaire !

Écrit par : dobolino | 14 janvier 2009

Marilyse,
La poésie, n'est-ce pas l'art de dire de façon compliquée des choses simples ?

Ecrit par : François Duhem | 14 janvier 2009

Ou l'inverse.

S'il me fallait expliquer celui-ci, il me faudrait au moins trois ou quatre pages :

Sur le Pont Charles à Prague
Sous le visage du Christ
La jeune aveugle chante
"Bist Du Bei Mich"
Enveloppant de cristal
Le fleuve au coeur brûlant
Et le palais des rois de Bohême
Elle attise la splendeur
Que ses yeux ne voient pas
Et je porte en pleurant
Le poids de la Mémoire.

Ce qui est étrange, c'est que des souvenirs qui n'ont de signification que pour nous (je maintiens qu'un poème est d'abord une "expérience existentielle", une "épiphanie") puisse avoir aussi une portée universelle.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Jean Marie Messier déclare dans l'express : "je propose un new deal vert"

Il est devenu représentant en produits ménagers bas de gamme, genre canard WC ?

Ce n'est pas (bio)dégradant. Il n'y a pas de sot métier.

Écrit par : dugong | 14 janvier 2009

Bist Du Bei Mir et pas mich !)

http://www.youtube.com/watch?v=UQV8mcBtGgg

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Robin,

Pour moi, qui ne suis pas littéraire pour deux sous, ce texte paraît beau, mais cryptique, il n'est certainement pas simple. Quant à savoir s'il dit des choses complexes, où s'il est simplement elliptique...

Voici, selon moi, une expression d'une exquise concision, et qui est d'une très grande richesse conceptuelle: l'équation de Dirac:
http://plus.maths.org/issue22/features/spin/equation.jpg

Écrit par : François Duhem | 14 janvier 2009

Je me souviens de la tête que firent les élèves de Première STG quand je leur ai expliqué — pour le Bac — le Sed non satiata de Baudelaire — où à travers des métaphores obscures (c'est le cas de le dire) se lisent des choses assez fortes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Allez, préparons le bac.



http://www.bacdefrancais.net/sednon.php

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Voici, selon moi, une expression d'une exquise concision, et qui est d'une très grande richesse conceptuelle: l'équation de Dirac:
http://plus.maths.org/issue22/features/spin/equation.jpg

Ecrit par : François Duhem | 14 janvier 2009

Vous avez raison, c'est comme une équation.

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Et encore, Guy, je ne te dis pas à quel point l'explication que tu as trouvée sur le Net tourne autour du pot, si je puis dire. Déjà, le titre — un extrait d'une satire de Juvénal à propos de l'impératrice Messaline qui, comme chacun sait, allait se prostituer la nuit dans des bordels infâmes. Et ladite nuit se conclut ainsi : "et lassata viris, sed non satiata, recessit" : "et lasse des hommes, mais non encore apaisée, elle se retire". Le reste à l'avenant. Le calembour du dernier vers ! Proserpine — de cheval ? Je te demande un peu !
JPB
PS. Les gamins avaient adoré, et ceux qui furent interrogés au Bac là dessus brillèrent considérablement…

Écrit par : brighelli | 14 janvier 2009

Allez, préparons le bac.



http://www.bacdefrancais.net/sednon.php

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Mais ne veillez pas trop tard ! ;O))

Écrit par : Robin | 14 janvier 2009

Musc : sécrétion odorante, dit la préparation pour le bac.
Précisons : "Le mot musc vient du bas-latin muscus, emprunté au grec μόσχος, emprunté lui-même du persan mušk, que l'on rattache souvent au sanskrit muṣká ayant le sens de testicule."

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Jeremy a écrit : « Dugong, "les jeunes homos blonds qui fument - Leur apporter un vieux whisky ?", je désolé suis, mais le service il pas compris non plus. »
cette adaptation de pangramme est effectivement très hétéroconsonantique...
Ecrit par : dugong | 13 janvier 2009
Je et service toujours pas compris non plus !!!

Pour Manu et Pendariès, vous connaissez sans doute la phrase : "Nous ne reconnaissons qu'une seule communauté : celle de la République." Elle a été prononcée par qq'un de bien à la fin des débats sur le Pacs. Et la République, ce n'est pas que des hétéros blancs chrétiens de plus de trente ans.
Je pense qu'être homo, noir, ancien M.A. ou chrétien influe beaucoup sur l'enseignement qu'on dispense. Mais pas plus pas moins qu'on prof passionné par le théâtre enseignera différemment de celui qui a fait une thèse sur Charles d'Orléans ou du spécialiste de la conjonction de coordination chez Proust.

Écrit par : Jeremy | 14 janvier 2009

La rue, la mosquée
et la télévision

Par Robert Redeker
13/01/2009 | Figaro.fr


Le philosophe Robert Redeker juge que les manifestations contre l'offensive israélienne à Gaza du week-end dernier étaient loin d'être pacifistes.

Les rues de l'Europe - entre autres - résonnaient samedi 9 janvier d'une bien problématique colère. Londres, Rome, Paris, la minuscule ville d'Agen où, selon Le Post, une grande banderole hurlait «Nous sommes tous des Palestiniens» étaient de la partie, de même qu'Auch, Grenoble, etc. Ces manifestations importantes concernant ce qu'on appelle le «conflit israélo-palestinien» mettent en évidence deux phénomènes qu'il importe d'analyser. Le premier est une répétition, un feuilleton dont la gauche repasse à chaque fois le même épisode, le second est quelque chose d'inédit, source d'une angoissante question.

D'abord, ces défilés se sont produits comme une sorte de tromperie sur la marchandise. Comme à chaque fois, le pacifisme tel qu'il s'exprime dans la rue témoigne moins d'une volonté de paix que du désir du triomphe de l'un des camps, ici celui du Hamas. En réalité, tous les défilés pacifistes rendent visibles une prise de parti. Le Mouvement pour la paix, dans les années 1950, était actionné depuis Moscou. Il attaquait les États-Unis, vilipendait l'impérialisme, dépeçait le colonialisme, tout en protégeant le stalinisme, les camps, le goulag, l'exploitation éhontée des républiques sœurs, le totalitarisme.

Qui veut la paix ne manifeste pas en hissant haut les drapeaux et les banderoles d'un seul des belligérants. Les manifestations de samedi ont été recouvertes par une marée textile aux couleurs palestiniennes. De plus se mêlaient à la foule des oriflammes palestiniennes, les drapeaux verts de l'islam, rouges du PCF, de la LCR, rouge et noir des anarchistes, ceux bariolés de nombreux syndicats. L'autobaptisé «camp du progrès» est ici un drôle d'arc-en-ciel, plutôt sinistre quand on considère le passé criminel des différentes versions du communisme, les idées du Hamas et des islamistes. Sur des photos de la manifestation toulousaine, il a été possible de remarquer des pancartes affichant un signe égal (=) entre l'étoile de David et la croix gammée. Le mot «holocauste» a été employé pour caractériser les opérations israéliennes de Gaza. «Gaza génocide» a été scandé. Rien de pacifiste dans tous ces éléments, qui ne témoignent pas d'une volonté de paix mais d'une double volonté différente, même si elle est implicite : la victoire du Hamas, l'écrasement d'Israël. Si l'État hébreu croule un jour sous les bombes, ces manifestants d'aujourd'hui s'en scandaliseront-ils ? Peu probable.

Autrement dit, ces manifestations n'étaient pas des manifestations pacifistes, des manifestations de paix, mais des manifestations anti-israéliennes. Par suite, il faut les considérer comme un élément de la guerre, une prise de parti dans la guerre, un élément dans un rapport de force guerrier qui joue en faveur du Hamas. Ces manifestations sont un épisode de la guerre. Ce sont des manifestations au sein de la guerre.

Ensuite, ces manifestations, en France, se signalent par un trait nouveau, porteur d'un avenir inquiétant : elles sont issues de la rencontre de la télévision et de la mosquée. Chacun le sait : la télévision est le média chaud, hostile à la pensée élaborée, de l'émotion génératrice d'identification. Elle est souvent la seule culture des banlieues. Ici, nous avons affaire sur ce fond d'émotion à des processus d'identifications ethniques et religieuses. L'identification avec les émeutiers de la seconde intifada produisit, on s'en souvient, une grande vague d'antisémitisme dans les banlieues hexagonales. Aujourd'hui, les manifestations sont produites par l'identification non avec les victimes, dont on ne sait pas grand-chose, mais avec les images des victimes gazaouies telles que les télévisions les déversent sur l'opinion.

Insistons sur cette notion d'image objet de l'identification, ethnique et religieuse. La télévision est un média qui empêche de comprendre les tenants et les aboutissants ainsi que les contextes, d'une part parce qu'elle est le média de l'instant, qui retient le temps dans l'instant, qui concentre toute la charge émotionnelle sur l'instant de l'image, ensuite parce que la pression de l'Audimat exclut les longues et fastidieuses, antispectaculaires, explications indispensables pour se déprendre de l'identification, se déprendre afin de comprendre. La coloration islamique de ces manifestations, le contenu émotionnel des identifications à la source de ces manifestations attestent de l'influence de l'islam, de la mosquée. La majorité des manifestants s'est exprimée dans un horizon de solidarité musulmane. Le développement de l'islam en France n'est pas étranger au succès de ces manifestations. Nous sommes bien loin de Mai 68, qui réclamait la liberté, qui exaltait des valeurs incompatibles pour la plupart avec l'islam : hier, à des années-lumière de l'Odéon 1968, des barricades du Quartier latin, la rue française ressemblait à la rue du monde arabe en émoi, celle de l'Égypte par exemple, où d'ailleurs se déroulaient les mêmes manifestations, leurs clones, avec les mêmes drapeaux et les mêmes slogans.

Concluons. Le pacifisme ne sort pas de son impasse. Ici, il est en guerre contre Israël. Après avoir été pétainiste, il a longtemps été adossé au totalitarisme communiste ; aujourd'hui il est adossé à l'islamisme radical représenté par le Hamas.

Une question se pose : élément de la guerre au Proche-Orient, cette rencontre explosive entre la télévision et la mosquée est-elle l'acte de naissance d'une constellation destinée à durer, à peser dans l'avenir sur la vie politique française, sur de nombreux autres sujets, dont des sujets de société ? Le PCF, la LCR, le NPA, le Parti de gauche de Mélenchon lorgnent avec envie sur cet avenir qui pourrait être celui de l'islamo-gauchisme.

Écrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

La rue, la mosquée
et la télévision

Par Robert Redeker
13/01/2009 | Figaro.fr


Le philosophe Robert Redeker juge que les manifestations contre l'offensive israélienne à Gaza du week-end dernier étaient loin d'être pacifistes.

Les rues de l'Europe - entre autres - résonnaient samedi 9 janvier d'une bien problématique colère. Londres, Rome, Paris, la minuscule ville d'Agen où, selon Le Post, une grande banderole hurlait «Nous sommes tous des Palestiniens» étaient de la partie, de même qu'Auch, Grenoble, etc. Ces manifestations importantes concernant ce qu'on appelle le «conflit israélo-palestinien» mettent en évidence deux phénomènes qu'il importe d'analyser. Le premier est une répétition, un feuilleton dont la gauche repasse à chaque fois le même épisode, le second est quelque chose d'inédit, source d'une angoissante question.

D'abord, ces défilés se sont produits comme une sorte de tromperie sur la marchandise. Comme à chaque fois, le pacifisme tel qu'il s'exprime dans la rue témoigne moins d'une volonté de paix que du désir du triomphe de l'un des camps, ici celui du Hamas. En réalité, tous les défilés pacifistes rendent visibles une prise de parti. Le Mouvement pour la paix, dans les années 1950, était actionné depuis Moscou. Il attaquait les États-Unis, vilipendait l'impérialisme, dépeçait le colonialisme, tout en protégeant le stalinisme, les camps, le goulag, l'exploitation éhontée des républiques sœurs, le totalitarisme.

Qui veut la paix ne manifeste pas en hissant haut les drapeaux et les banderoles d'un seul des belligérants. Les manifestations de samedi ont été recouvertes par une marée textile aux couleurs palestiniennes. De plus se mêlaient à la foule des oriflammes palestiniennes, les drapeaux verts de l'islam, rouges du PCF, de la LCR, rouge et noir des anarchistes, ceux bariolés de nombreux syndicats. L'autobaptisé «camp du progrès» est ici un drôle d'arc-en-ciel, plutôt sinistre quand on considère le passé criminel des différentes versions du communisme, les idées du Hamas et des islamistes. Sur des photos de la manifestation toulousaine, il a été possible de remarquer des pancartes affichant un signe égal (=) entre l'étoile de David et la croix gammée. Le mot «holocauste» a été employé pour caractériser les opérations israéliennes de Gaza. «Gaza génocide» a été scandé. Rien de pacifiste dans tous ces éléments, qui ne témoignent pas d'une volonté de paix mais d'une double volonté différente, même si elle est implicite : la victoire du Hamas, l'écrasement d'Israël. Si l'État hébreu croule un jour sous les bombes, ces manifestants d'aujourd'hui s'en scandaliseront-ils ? Peu probable.

Autrement dit, ces manifestations n'étaient pas des manifestations pacifistes, des manifestations de paix, mais des manifestations anti-israéliennes. Par suite, il faut les considérer comme un élément de la guerre, une prise de parti dans la guerre, un élément dans un rapport de force guerrier qui joue en faveur du Hamas. Ces manifestations sont un épisode de la guerre. Ce sont des manifestations au sein de la guerre.

Ensuite, ces manifestations, en France, se signalent par un trait nouveau, porteur d'un avenir inquiétant : elles sont issues de la rencontre de la télévision et de la mosquée. Chacun le sait : la télévision est le média chaud, hostile à la pensée élaborée, de l'émotion génératrice d'identification. Elle est souvent la seule culture des banlieues. Ici, nous avons affaire sur ce fond d'émotion à des processus d'identifications ethniques et religieuses. L'identification avec les émeutiers de la seconde intifada produisit, on s'en souvient, une grande vague d'antisémitisme dans les banlieues hexagonales. Aujourd'hui, les manifestations sont produites par l'identification non avec les victimes, dont on ne sait pas grand-chose, mais avec les images des victimes gazaouies telles que les télévisions les déversent sur l'opinion.

Insistons sur cette notion d'image objet de l'identification, ethnique et religieuse. La télévision est un média qui empêche de comprendre les tenants et les aboutissants ainsi que les contextes, d'une part parce qu'elle est le média de l'instant, qui retient le temps dans l'instant, qui concentre toute la charge émotionnelle sur l'instant de l'image, ensuite parce que la pression de l'Audimat exclut les longues et fastidieuses, antispectaculaires, explications indispensables pour se déprendre de l'identification, se déprendre afin de comprendre. La coloration islamique de ces manifestations, le contenu émotionnel des identifications à la source de ces manifestations attestent de l'influence de l'islam, de la mosquée. La majorité des manifestants s'est exprimée dans un horizon de solidarité musulmane. Le développement de l'islam en France n'est pas étranger au succès de ces manifestations. Nous sommes bien loin de Mai 68, qui réclamait la liberté, qui exaltait des valeurs incompatibles pour la plupart avec l'islam : hier, à des années-lumière de l'Odéon 1968, des barricades du Quartier latin, la rue française ressemblait à la rue du monde arabe en émoi, celle de l'Égypte par exemple, où d'ailleurs se déroulaient les mêmes manifestations, leurs clones, avec les mêmes drapeaux et les mêmes slogans.

Concluons. Le pacifisme ne sort pas de son impasse. Ici, il est en guerre contre Israël. Après avoir été pétainiste, il a longtemps été adossé au totalitarisme communiste ; aujourd'hui il est adossé à l'islamisme radical représenté par le Hamas.

Une question se pose : élément de la guerre au Proche-Orient, cette rencontre explosive entre la télévision et la mosquée est-elle l'acte de naissance d'une constellation destinée à durer, à peser dans l'avenir sur la vie politique française, sur de nombreux autres sujets, dont des sujets de société ? Le PCF, la LCR, le NPA, le Parti de gauche de Mélenchon lorgnent avec envie sur cet avenir qui pourrait être celui de l'islamo-gauchisme.

Écrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

Vous la connaissez, l'affiche en bas à droite de la page d'accueil de ce site ?

http://www.lesrevolutionnaires.fr/

C'est informatif, hein, je n'ai jamais dit que je la trouvais intelligente.

Écrit par : catmano | 14 janvier 2009

@ Pour Robin qui nous conseille de nous coucher tôt, et pour Jérémy qui cite cette fière formule : "Nous ne reconnaissons qu'une seule communauté : celle de la République."

« ... Français de soixante-dix, bonapartistes, républicains, souvenez-vous de vos pères en 92, etc. »
Paul de CASSAGNAC.
Le Pays.

Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize,
Qui, pâles du baiser fort de la liberté,
Calmes, sous vos sabots, brisiez le joug qui pèse
Sur l'âme et sur le front de toute humanité ;

Hommes extasiés et grands dans la tourmente,
Vous dont les coeurs sautaient d'amour sous les haillons,
Ô Soldats que la Mort a semés, noble Amante,
Pour les régénérer, dans tous les vieux sillons ;

Vous dont le sang lavait toute grandeur salie,
Morts de Valmy, Morts de Fleurus, Morts d'Italie,
Ô million de Christs aux yeux sombres et doux ;

Nous vous laissions dormir avec la République,
Nous, courbés sous les rois comme sous une trique.
- Messieurs de Cassagnac nous reparlent de vous !

Fait à Mazas, 3 septembre 1870.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Vous la connaissez, l'affiche en bas à droite de la page d'accueil de ce site ?

http://www.lesrevolutionnaires.fr/

C'est informatif, hein, je n'ai jamais dit que je la trouvais intelligente.
Ecrit par : catmano | 14 janvier 2009

Si je n'aimais pas tant les chiens, je me laisserais aller à trouver à certains des têtes de clebs sortant du toilettage.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

"Concluons. Le pacifisme ne sort pas de son impasse. Ici, il est en guerre contre Israël. Après avoir été pétainiste, il a longtemps été adossé au totalitarisme communiste ; aujourd'hui il est adossé à l'islamisme radical représenté par le Hamas.
Ecrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

Vous ne dérangez pas plus qu'un type qui sonne à votre porte, s'introduit dans votre salon, se sert un apéro, se gratte le pubis et dégueule sur le tapis.
Pourriez pas aller faire vos saloperies ailleurs ?

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

D'accord sur presque tout ; pourtant je persiste à penser que le mot "élite" est fâcheux.
Jetez un coup d'oeil à
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?51;s=635053530;b=14;r=2;nat=;i=2;;ce=0;
Cordialement.

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009
----------
Merci, Guy.
Je suis allé à cette adresse mais j'ai lu "Session expirée". Dommage !
Peut-être saurai-je un jour en quoi le mot "élite" est fâcheux.
Le mot n'est pas grossier. Mais le sens d'un mot peut toujours évoluer...
Cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 14 janvier 2009

Merci, Guy.
Je suis allé à cette adresse mais j'ai lu "Session expirée". Dommage !
Peut-être saurai-je un jour en quoi le mot "élite" est fâcheux.
Le mot n'est pas grossier. Mais le sens d'un mot peut toujours évoluer...
Cordialement.
Ecrit par : Francis Penin | 14 janvier 2009
C'est simple, vous allez sur le site du TLF et vous tapez Élite.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Pour Manu et Pendariès, vous connaissez sans doute la phrase : "Nous ne reconnaissons qu'une seule communauté : celle de la République." Elle a été prononcée par qq'un de bien à la fin des débats sur le Pacs. Et la République, ce n'est pas que des hétéros blancs chrétiens de plus de trente ans.
Je pense qu'être homo, noir, ancien M.A. ou chrétien influe beaucoup sur l'enseignement qu'on dispense. Mais pas plus pas moins qu'on prof passionné par le théâtre enseignera différemment de celui qui a fait une thèse sur Charles d'Orléans ou du spécialiste de la conjonction de coordination chez Proust.

Ecrit par : Jeremy | 14 janvier 2009

Il n'y a pas que la façon d'enseigner, mais celle d'être attentif à ce qui se passe - plus ou moins secrètement - en classe (les tensions, par exemple).

J'ai un copain Noir, prof venu de Mayotte, qui est raciste pour les Blancs et est raciste pour les Arabes de sa classe, - avec du favoritisme selon qui est tancé. Alors il répond: "En plus, je n'aime pas les gars avec un pull vert".

Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser.

J'ai eu droit à:

a) "Êtes-vous Juif?
- A votre avis?
- Non, vous n'en avez pas le nez"

b) "Êtes-vous homo?
- A votre avis?
- On ne sait pas, on se demande car vous parlez trop bien, vous avez trop de culture"

c) "Madame?
- Ah mince! j'ai oublié de faire ma piqûre d'hormones ce matin"

d) "Monsieur?
- Ah mince! j'ai oublié de faire ma piqûre d'hormones ce matin"

e) "Vous êtes de Gauche, vous!
- Parce que je suis prof?"

etc. etc. je me marre bien en classe, en tout cas.

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

@ Pour Robin qui nous conseille de nous coucher tôt, et pour Jérémy qui cite cette fière formule : "Nous ne reconnaissons qu'une seule communauté : celle de la République."

Guy Morel

Parlons alors de République française; il y en a tant d'autres dans le monde, et avec autant de façons de concevoir la Nation et la cohésion nationale.

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Concluons. Le pacifisme ne sort pas de son impasse. Ici, il est en guerre contre Israël. Après avoir été pétainiste, il a longtemps été adossé au totalitarisme communiste ; aujourd'hui il est adossé à l'islamisme radical représenté par le Hamas.
Ecrit par : Robert Redeker | 14 janvier 2009


Pourriez pas aller faire vos saloperies ailleurs ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Une nouvelle fatwa contre Redeker.

Écrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

Parlons alors de République française; il y en a tant d'autres dans le monde, et avec autant de façons de concevoir la Nation et la cohésion nationale.
Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Oui.
C'est bien pourquoi je citais Rimbaud plus haut, avant l'irruption dans ce salon du salisseur de tapis qui juge le monde accroché à son verre de Ricard.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Une nouvelle fatwa contre Redeker.
Ecrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

Et alors ?

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."


C'est quoi ce charabia ?

Écrit par : HU HU ! | 14 janvier 2009

Et alors ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

C'est intéressant.

Écrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."


C'est quoi ce charabia ?

Ecrit par : HU HU ! | 14 janvier 2009

Felts, la phlébite Felts, la faible b... Felts, Felts le grand Tout qui est invalidé pour travailler donc comprendre ce dont je parle, vous aviez promis de ne pas revenir! hé hé

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

C'est intéressant.
Ecrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

Vachement intéressant.

Écrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

L'abominable homme Flets, le Chimique Tlesf - le paranogoloïde Flétan...

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Parlons alors de République française; il y en a tant d'autres dans le monde, et avec autant de façons de concevoir la Nation et la cohésion nationale.
Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Oui.
C'est bien pourquoi je citais Rimbaud plus haut, avant l'irruption dans ce salon du salisseur de tapis qui juge le monde accroché à son verre de Ricard.

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Il faut y aller à l'Assommoir, au napalm, à la figue molle, au saucisson d'âne (oops pardon!), pas de quartier, avec ce genre-là, - et toujours avec le sourire en coin.

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

"L'abominable docteur Felts" VS "L'abominable docteur Phibes" , 1971 et "Le retour de l'abominable docteur Phibes', 1972 (avec l'immense et regretté Vincent Price), qui gagnera?

http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Abominable_Docteur_Phibes

Écrit par : Pendariès | 14 janvier 2009

Guy Morel me dédie un poème de Rimbaud - j'en suis flatté.

A moins qu'il n'y ait un message argumentatif caché derrière, comme dans les sujets de bac qu'on donne depuis les programmes Viala ?

Bon en tout cas je maintiens ma belle citation. Lors des débats sur le Pacs, il y en a tout de même eu de moins belles, à commencer par celles de l'ignoble Vannson, de l'odieux Hamel, de l'illuminé Villiers, du bien nommé Lellouche, du grotesque Houillon, du stupide Estrosi, et surtout du fumeux Jacques Myard, dont je cite pour mémoire la déclaration : "Vous allez accorder des droits et des créances sur la société à des gens qui ne lui apportent rien."

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Il se fit comme un grand silence
je me retournai pour voir qui me parlait
au commencement était le silence
comme une nuit de feuilles
comme un bruit bleu
une prononciation de cobalt
l'envers des grandes eaux éloquentes

comme un silence dans l'esprit
une source retenue
un souffle de pâte
je me retournai pour voir qui soupirait
au commencement était la louange
de la louange le silence dans le silence
le silence des mines éblouies

il se fit un grand arbre d'absence
l'absence me parlait derrière toute parole
c'était comme une vue sans regard
de tous côtés des paupières de pigne
je me tournai de tous côtés
envol encore de duvets de houle
et dispersion effacée

les sèves circulaient sous le silenc
ce fut comme une fièvre de neige
et elle se taisait
ce fut comme un matin de ferblanteries
et il retenait son éclat
une haleine courait dans la fourrure profonde
ce fut comme une nuit qui neige

où retentit sans bruit quelque lointain
quelque rien qui ne danse qu'à peine
vers le silence respirant
scansion du silence versets de silence
sans nombre les chiffres échangés entre eux
les pas du silence ou comme
des pas sous-cutanés mais pas sur pas

qui parle mais qui parle derrière le rythme?
qui dit sans le dire "c'est bien moi"?
qui se tait? fraîcheur de boire
"écoute dans ton fond" qui appelle
ce qui est et qui n'est pas? mais
qui va braver les gonds parlants?
ou bientôt déchirer sans rien dire les brouillards de l'Orient?

"je m'émeute en moi-même un peuple sans rumeur
une cité d'extinctions de feux
une ruche ardente d'extinctions de voix
une transhumance en moi de peuplades dépeuplées
une foire à vide
je me suggère de ponctions de succions
qui fuient et se fuient sans sourire ou guère

"je suis à tous échos commencements annulés
de recommencements et m'embrase
et m'ombrage de toutes sortes de feux
m'odore de feu secret
me brasille dans mes étonnants fourrés
silencieux et me découvre avant que rien n'apparaisse
le balancement des cimes va me dénoncer

"je me repose dans la jeunesse des flambées
jeunesse d'avant tous les feux
je passe au milieu de leurs pâleurs ils s'en soutent
je ne dis pas mon nom
ils se calculent de jeunesse
ils se prennent pour mes jours mes noms de jours
j'ai failli dire mon nom"

sans défaillance le soir elle ne cesse de tisser
sans cordes de chant ni de gosier pur
l'infatigable rébellion des joies
"je fais des choses nouvelles tu verras"
l'huile monte dans les réservoirs et les débrayages
désirs de proche en proche exténués réparés
"ma parole sous l'herbe"

"mes silences comme des peurs
joyeuses comme des grives remuantes dans le lierre
écoutez et ne comprenez surtout pas
écoutez vers la gauche comme on regarde dans la nuit
dans la nuit surabondante
sous la caresse multitude de grives et de houx
avant juste avant je ne sais quelle aube encore"


Bernard Manciet, "Nombres", extrait d "Strophes à Feurer(1)", traduites du Gascon par l'auteur.

Bernard Manciet se trouve dans l'anthologie de la Poésie française du XXième siècle Poésie/Gallimard, t.2.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Manciet

(1) René Feurer, artiste peintre né en Suisse (1940)

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Bon en tout cas je maintiens ma belle citation. Lors des débats sur le Pacs, il y en a tout de même eu de moins belles, à commencer par celles de l'ignoble Vannson, de l'odieux Hamel, de l'illuminé Villiers, du bien nommé Lellouche, du grotesque Houillon, du stupide Estrosi, et surtout du fumeux Jacques Myard, dont je cite pour mémoire la déclaration : "Vous allez accorder des droits et des créances sur la société à des gens qui ne lui apportent rien."

Ecrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

Et quand ce sont vos élèves qui expriment ces idées, ces convictions voire? Restez-vous Jérémy le Neutre?

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Et quand ce sont vos élèves qui expriment ces idées, ces convictions voire? Restez-vous Jérémy le Neutre?
Ecrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

C'est rare qu'on m'appelle Jeremy le Neutre !

Quand mes élèves s'insultent de "sale pédé", disent "ah oué au fait, Delanoé c'est un pédé", ou quand un prof dit que la poésie, c'est encore un truc à pédé, je me dis que la brochure Darcos elle n'a pas dû arriver dans toutes les classes, ni dans tous les casiers.

Plus sérieusement, j'ai eu plusieurs attitudes, et je me dis que la plus simple à vivre, c'est quand même celle où les élèves sont au courant que je suis homo, ce qui permet d'éviter à l'avance qu'ils proclament à voix haute des choses désobligeantes. Et si jamais ils le font, au moins c'est en toute connaissance de cause, donc on peut taper fort si jamais le cas se présente. Au moins ils savent à quoi s'attendre. Mais ça ne fonctionne pas pareil avec toutes les classes, ni avec tous les niveaux. Il y a d'ailleurs des classes (de filles, généralement) qui étaient beaucoup plus agréables avec moi lorsqu'elles ont su que j'étais homo. Ca doit créer une sorte de complicité, genre "je vous fais une confidence", "je vous révèle un secret" ou "je fais partie d'une minorité et j'ai l'air à peu près normal" (comme dit Muriel Robin à propos d'un garçon : "son copain, c'est incroyable, on dirait un homme !").

L'avantage des minorités visibles, c'est qu'elles n'ont pas à se poser la question : faut-il que mes élèves le sachent ? Le désavantage, c'est qu'elles ne peuvent pas biaiser lorsqu'elles sont face à des cons.

Écrit par : Jeremy | 15 janvier 2009

"...un espace de dialogue entre amateurs du western..."
Ah, JPB, je savais bien que vous aviez un bon fond..
C'est pour quand. Quand?

Écrit par : bral | 15 janvier 2009

Je remontais la Canebière, hier après-midi, quand j'ai vu venir sur moi une foule dense, admirablement contenue, sur les bords, par un service d'ordre impeccable, et des banderoles de bonne qualité, où étaient écrites, en caractères d'imprimerie, des choses qui devaient être fortes. Des lycéens déjà protestataires de la réforme Descoings ? Pas un mercredi après-midi, quand même…
Les manifestants — un bon millier — et moi nous nous sommes rapprochés, et j'ai finalement compris : c'était une manif de soutien à la Palestine (u faut-il dire au Hamas ?). J'aurais dû m'en douter : il n'y avait pas une seule femme. Pas une. Bobonne à la maison, pendant que son homme défile. N'a pas d'idées politiques, Bobonne. S'occupe des enfants — en tolérant tout des garçons, et en apprenant aux filles qu'il faut rester à la maison.
Redeker n'a pas tort sur tout…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 janvier 2009

Pour Jeremy

http://www.fatrazie.com/pangramme.htm

Écrit par : dugong | 15 janvier 2009

Des lycéens déjà protestataires de la réforme Descoings ? Pas un mercredi après-midi, quand même…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 janvier 2009

Manifestations d'enseignants dans les villes de France, contre les réformes actuellement en cours...
C'est samedi à venir. ;-)
Pour l'horaire, ce sera en fonction des endroits.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."


C'est quoi ce charabia ?

Ecrit par : HU HU ! | 14 janvier 2009

Felts, la phlébite Felts, la faible b... Felts, Felts le grand Tout qui est invalidé pour travailler donc comprendre ce dont je parle, vous aviez promis de ne pas revenir! hé hé

Ecrit par : Pendariès | 14 janvier 2009


HU HU ! n'est pas Felts, garde plutôt tes forces créatrices pour te relire et refaire ta phrase charabianesque, hé hé Penda le fielandreux (mot-valise )!

"comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est "

Cékoiktavouludire, coic coic la moulinette, CON Calife, qu'on qualifie brasseur de vent ? "CommeCon", comme un vrai con, on dirait que tu t'es pris les pieds dans ton emphase ?

Et les autres qui ont fait semblant d'avoir compris !!! HA HA HA !
Dire que tu venais de t'auto-congratuler, patelin, l'air de rien, ah! ces élèves qui t'admirent :

"- On ne sait pas, on se demande car vous parlez trop bien, vous avez trop de culture"

"Si les élèves se rendent compte de qui vous êtes (hors minorités visibles, comme qu'on qualifie de part et d'autre - pourtant, les femmes sont majoritaires, non?) et qui n'est pas dans la norme, vous pouvez être mis en grande difficulté - vous savez, ce désir de vous déstabiliser."

EXCELLENT ! PENDARIEN PAR LUI-MÊME ! AUTO-DEMOLITION.

Écrit par : HU HU ! | 15 janvier 2009

Une nouvelle fatwa contre Redeker.
Ecrit par : Désolé de déranger, mais.. | 14 janvier 2009

Et alors ?

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

L' INTERESSANT, C'EST SURTOUT çA :

Le PCF, la LCR, le NPA, le Parti de gauche de Mélenchon lorgnent avec envie sur cet avenir qui pourrait être celui de l'islamo-gauchisme.

Ecrit par : Robert Redeker | 14 janvier 2009

Écrit par : Degauche | 15 janvier 2009

J'aurais dû m'en douter : il n'y avait pas une seule femme. Pas une. Bobonne à la maison, pendant que son homme défile.

Ecrit par : brighelli | 15 janvier 2009

Qui a-t-il de déshonorant à rester à la maison pour s'occuper pacifiquement du ménage et de l'éducation des enfants? En quoi ce statut serait-il plus infâme que celui dont sont dotées des femmes pilotes de l'Etat juif d'aller bombarder des cibles à Gaza en sachant que des femmes et des enfants innocents seront tués?
Qu'on m'explique!

Écrit par : david.D | 15 janvier 2009

Le problème de JPB, c'est qu'il y a 99% d'islamo-gauchistes chez les profs.

D'où son extrême prudence. Pourtant tout le monde a vu les images des manifs très peu pacifiques avec prières et incantations succédant aux slogans "mort aux juifs", puis vitrines cassées etc.. tout le monde voit le nouvel anti-sémitisme, mais on lui trouve des excuses, par ignorance ou par peur ...Alors... le silence complice...

Écrit par : Degauche | 15 janvier 2009

EXCELLENT ! PENDARIEN PAR LUI-MÊME ! AUTO-DEMOLITION.

Ecrit par : HU HU ! | 15 janvier 2009

Merci de vous occuper autant de moi Hu! Hu! (de la famille de la Colle, peut-être?), grâce à vous, je me sens important - MERCI! THANK YOU, DANKE, MUCHAS GRACIAS, ad. lib. Continuez, - c'est si bon quand on n'est pas ignoré -même par les imbéciles.

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Je pense à vous Multi-Pseudo, et/ou Huhu, ou quiquette que vous soyez - pour des heures de plaisir (enfin si quelqu'un vous appelle sur votre portable...):

http://www.megasonnerie.com/patrick_sebastien/?msn=1&ext_code=393fce02c9fa5d3fdfb7e775662d5e6e

J'en avais déjà fini avec vous avant que vous changiez de pseudonyme. Adieu.

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

"Le problème de JPB, c'est qu'il y a 99% d'islamo-gauchistes chez les profs."

Ecrit par : Degauche | 15 janvier 2009

Et 100% de crétins chez ceux qui prennent comme pseudo: "Degauche".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

"Le problème de JPB, c'est qu'il y a 99% d'islamo-gauchistes chez les profs."

Ecrit par : Degauche | 15 janvier 2009

Et 100% de crétins chez ceux qui prennent comme pseudo: "Degauche".

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

Christophe, il y a juste un pervers polymorphe derrière tout un tas de pseudos sortis dernièrement.
Alors, d'après vous, le Métal est-il un phénomène sociologique?

Écrit par : Pendariès | 15 janvier 2009

Il y aurait donc deux catégories de crétins : 100% de ceux qui prennent comme pseudo “Degauche” et 100% de ceux qui ont comme nom Christophe Sibille… Voilà un 200% qui est satisfaisant pour l'esprit.

Écrit par : Ducentre | 15 janvier 2009

Nous vous laissions dormir avec la République,
Nous, courbés sous les rois comme sous une trique.
- Messieurs de Cassagnac nous reparlent de vous !

Fait à Mazas, 3 septembre 1870.

Ecrit par : Guy Morel | 14 janvier 2009

Vous la connaissez, l'affiche en bas à droite de la page


Oui, c'est bien que je disais. Elle était belle...Sous l'Empire.

Écrit par : Robin | 15 janvier 2009

Manifestations d'enseignants dans les villes de France, contre les réformes actuellement en cours...
C'est samedi à venir. ;-)
Pour l'horaire, ce sera en fonction des endroits.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2009

Ils pourront se joindre aux manifs pro-hamas qui sont prévues à la même heure...puisque 99% etc...Une pierre, deux coups dans les vitrines, insultes et tabassages... juste après les prières... pour "la Paix".

Écrit par : Paix et Amour | 15 janvier 2009

Marianne reprend le post de JPB sur son site :
http://www.marianne2.fr/Richard-Descoings-ou-la-loterie-des-pauvres_a173786.html?PHPSESSID=783df881009bed3b84132d61a4288ed0
A suivre...
Philippe Delarouzée

Écrit par : Philippe | 15 janvier 2009

Trouvé sur le site de VousNousIls, cez jour :

"Bientôt un internat d'excellence dans l'académie de Créteil

C'est à l'occasion d'un déplacement sur le thème de la restructuration de la Défense que Nicolas Sarkozy, accompagné de Xavier Darcos et du recteur de l'académie de Créteil, a mis sur les rails l'internat d'excellence de Sourdun, en Seine-et-Marne.

Installé sur le site du deuxième régiment de hussards de Sourdun, qui doit disparaître dans le cadre de la restructuration de la carte militaire, l'établissement constituera l'un des internats d'excellence présentés dans le cadre du plan « Espoir banlieues ». Il doit ouvrir ses portes à la rentrée 2009 et accueillera, à terme, entre 500 et 700 élèves boursiers de la 6e au BTS et aux classes préparatoires.

Dans son discours, le chef de l'Etat a souligné que « l'internat doit être une chance donnée à ceux qui se donnent du mal, qui veulent s'en sortir et ne veulent pas l'école de la rue », pour les élèves qui « n'ont pas assez à manger chez eux, qui n'ont pas de chambre ou de bureau pour travailler ».

Signé il y a un an, le plan « Espoir banlieues » prévoit la mise en place de 4000 places labellisées « internat pour réussir » avant 2013, dont 2500 avant 2011, soit un minimum de 10 places par département, qui doivent bénéficier d'un accompagnement éducatif renforcé.

Sources : AEF, France Soir, le Parisien, le Figaro, AFP


JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2009

J'ai été interne de la seconde à l'hypokhâgne, et outre les avantages financiers (bien moins cher qu'un appart !), l'internat permet de travailler dans d'excellentes conditions. A moins bien sûr d'être allergique à la vie en collectivité...

Écrit par : Mademoisill | 23 janvier 2009

Moi aussi, mes deux années de khâgne en internat ont été les meilleures années de mes études. Seulement nos exemples personnels sont une chose. En khagne, c'est un internat assez libre, avec des jeunes déjà triés sur le volet. L'époque aussi a changé.
Une autre chose est de savoir si les internats nouvelle manière assureront la mixité sociale, s'ils seront correctement encadrés pour être efficaces. Dans la restriction drastique de postes qui se profile, on peut être circonspect ...

Écrit par : une hussarde | 23 janvier 2009

"Le problème de JPB, c'est qu'il y a 99% d'islamo-gauchistes chez les profs."

Ecrit par : Degauche | 15 janvier 2009

Le chiffre est évidemment très exagéré (volontairement outrancier ?), même si on ne peut pas nier des convergences côté extrême gauche. On parle même d'alliance rouge-brun-vert, en Allemagne notamment. Sujet éminemment sensible et iconoclaste qui met à mal le manichéisme ambiant. Mais ne comptons pas sur les grands médias officiels pour touiller dans ce réel-là ni d'ailleurs dans le réel tout court car il y a longtemps qu'ils sont en rupture.

Écrit par : Magister | 23 janvier 2009

Moi aussi, mes deux années de KH ont été les meileurs de toutes mes études. Mais les HK ont des élèves triés sur le volet. Ils bénéficient d'un régime assez libre. Et l'époque est différente.
D'accord pour les internats s'ils préservent la mixité sociale et si l'encadrement est de qualité. Dans ces temps de réduction drastique des postes, on a tous les droits de se montrer dubitatif ...

Écrit par : une hussarde | 23 janvier 2009

Bonjour,

Quel rapport avec Jules Renard ?

http://www.marianne2.fr/Tout-le-monde-n-a-pas-la-chance-d-etre-orphelin_a173774.html

Et aussi, y a-t-il un moyen de vous écrire autrement que de façon publique ?

Merci pour La Fabrique du Crétin, un délice.
Bien cordialement.

Ung toulousaing

Écrit par : Toulouse | 04 février 2009

""Le problème de JPB, c'est qu'il y a 99% d'islamo-gauchistes chez les profs."

Ecrit par : Degauche | 15 janvier 2009

Le chiffre est évidemment très exagéré (volontairement outrancier ?), "

Que d'indulgence, de tels chiffres sont ridicules et empêchent toute discussion sérieuse avec leurs auteurs.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 04 février 2009

Cher Monsieur,
J'ai découvert hier votre site par le biais de sauvonsluniversité. Disons pour faire bref que j'adhère réellement à votre vision de l'école. Et je suis littéralement soufflée de votre suggestion sur la nécessité des internats. C'est ma conviction depuis que j'ai commencé à enseigner - ma première classe était des 5e. J'ai vu se perdre des élèves (et même si je débutais à peine, je m'en veux encore de n'avoir rien plus de leurs appels à l'aide à travers leurs insolences, leurs manquements répétés aux règles de vie et de travail). J'en ai acquis la certitude depuis (oh je vais exagérer) que certains parents sont des criminels, involontaires peut-être, mais qu'il faut absolument protéger leurs enfants de leur influence. Donner à ces enfants une chance de connaître autre chose que leur milieu familial.
Hélas, le problème est d'être écouté...

Écrit par : La souris des archives | 12 février 2009

Mouais...

Peut-être revoir aussi à la hausse le personnel d'encadrement et offrir un encadrement culturel et sportif réel pour le mercredi après-midi. Je fais d'ailleurs revenir les miens le mercredi midi car les laisser sur place est la porte ouverte à toutes les bêtises auxquelles peuvent se livrer des ados désœuvrés et non surveillés.

Olivier


duclouximmobilier@wanadoo.fr

Écrit par : ducloux | 17 juillet 2009

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