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25 décembre 2008

Trois ans

    Trois ans ! Trois ans déjà !

    Bonnetdane est né il y a trois ans, dans l’effervescence — presque l’enthousiasme — qui a suivi la parution de la Fabrique du crétin. Trois ans : le blog a très vite appris à parler, lire et écrire, et marcher — pour un peu, je l’inscrirais à la Maternelle, c’est le bon âge…

 

    Trois ans de luttes. Au premier élan a succédé une mêlée âpre, une guerre de tranchées — débats crispés, roublardises, mauvaise foi. Nous savions déjà, il y a trois ans, que les mauvaises herbes sont vivaces. Nous n’avions pas imaginé à quel point l’ivraie pédagogiste tenterait d’étouffer le bon sens le plus élémentaire.

    Qui aurait pu croire qu’après tant de démonstrations convaincantes, assénées par de vrai(e)s spécialistes de la dyslexie ou de l’échec scolaire, tant d’évidences de la détresse des élèves, des parents et des maîtres, le simple instinct de survie des « sciences » de l’Education, qui ont amené l’Ecole de la République si près de l’extinction finale, leur permettrait de relever la tête et de faire croire à des syndicats crispés dans la défense des désavantages acquis, des fédérations de parents d’élèves tétanisées sur la marche arrière, que la réforme du Primaire, si nécessaire, était une atteinte intolérable aux droits inaliénables de la Bêtise ?

    Non que j’adhère aveuglément à tout ce que Darcos a proposé. La fin des cours le samedi sans substitution autoritaire, la marche arrière manifeste sur les ambitions de la Grande Section et du Cours Préparatoire, sont autant de pierres d’achoppement. Mais pour le reste…

    Les bonnes méthodes d’apprentissage de la lecture, nous les connaissons — et de vraies institutrices de terrain, depuis trois ans, ont exposé à fil de blog comment elles bâtissaient, pierre à pierre, les progressions des bambins. Ces progressions, pensées pour que les élèves de GS sachent lire, compter et quasiment écrire avant l’entrée en CP, sont disponibles, et expérimentées avec succès. Pourquoi ne pas les généraliser ?

    Parce que les IUFM (ou, désormais, les « spécialistes » qu’ils abritaient, et qui se répandent désormais dans les universités) gardent la haute main sur la formation des maîtres, et les futurs masters professionnels, s’ils émergent, conforteront dans leurs pratiques létales. Parce qu’ils persistent à promouvoir les artifices idéologiques qui ont amené en Sixième tant d’enfants illettrés, exclu fin Troisième 150 000 gamins sans espoir ni savoirs, bradé le Brevet et le Bac à tant d’élèves jetés tout crus à la trappe universitaire. Nous les avons démasqués, vilipendés, ridiculisés ? Mais sans cesse l’hydre pédagogiste secoue de nouvelles mauvaises têtes, avant-hier Frakowiack, hier Zakartchouk, aujourd’hui ce Sébastien Cazals qui anime dans l’Hérault le front du refus de tous les nostalgiques du Jurassic Jospin et du Crétinacé.

 

     Les passéistes réels sont là, et pas ailleurs. Les vrais réactionnaires sont là, et non ici. Et ce passé-là, s’il jamais il se faisait à nouveau entendre, par un effet collatéral de cette collusion libéralo-libertaire que dénonçait déjà Milner il y a 25 ans, nous prépare, pour demain, le privé triomphant, la laïcité corrompue, l’Instruction dévalorisée, et l’Education à deux ou trois vitesses. Et, après-demain, le chèque-éducation, les établissements scolaires confiés aux grandes incompétences municipales ou régionales, les enseignants payés à 8,50 € de l’heure, comme chez Acadomia, la France très loin dans les évaluations internationales derrière Singapour, et la fin de la seule ambition que devrait toujours avoir l’Ecole : amener chaque enfant au plus haut de ses possibilités — sans prétendre amener tout le monde au pinacle. Je ne le répèterai jamais assez : l’égalitarisme fabrique plus d’inégalités que l’élitisme le plus étroit.

    Que l’on se sente dès aujourd’hui contraint à inventer une discrimination positive à la française, que l’on se propose de construire des filières d’excellence pour boursiers au lieu d’y pousser les excellents élèves, quelle que soient leurs origines ou leurs situations familiales, que l’on hésite à en finir avec le collège unique où les enfants en difficultés non seulement ne sont pas aspirés vers le haut par les meilleurs, mais les tirent au niveau zéro d’un « socle » toujours plus bas, tout cela — en vérité je vous le dis, en ce jour de Noël — tout cela sent la mort — cette « mort programmée de l’Ecole » que j’annonçais il y a trois ans. Trois ans, déjà…

    Mais je ne lâcherai pas – nous ne lâcherons pas ! Parce que je ne désespère pas de l’Ecole de la République, ni même de ceux qui en assurent la gestion : à une réforme ratée, à une décision trop rapide, peuvent succéder une réforme sensée, et des décisions mesurées. À une logique trop strictement économique peut succéder une ambition pédagogique — et économique : on ne peut se satisfaire d’une Education Nationale qui, avec un budget considérable, a un si mauvais retour sur investissement, si je puis dire.

    Un dialogue raté, qui n’a suscité que l’approbation des ânes et la réprobation ailleurs, peut devenir demain un échange vrai et rapidement fructueux. Encore faut-il en finir, comme disait Voltaire, avec l’Infâme — et l’Infamie. Et mettre un bonnet d’âne aux vieux réactionnaires.

 

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Saperlotte de saperlipopette! Joyeux Noël!

Écrit par : Garafignoux | 25 décembre 2008

Monsieur JPB, quand je lis malheureusement sous votre plume que le budget de l'éducation nationale est considérable, ce que l'on peut traduire par une part trop importante en % du budget de l'Etat, cela me fait toujours hurler!!!

Il faut toujours avoir en tête que la France est le pays d'Europe, avec l'Irlande je crois, où les moins de 18 ans sont les plus nombreux, alors pour analyser utilement, il faudrait calculer le % de moins de 18 ans par rapport à la population globale et faire les comparaisons avec les chiffres corrigés des variations "natales"!

Et sans cet élément on en arrive à comparer des choux et des navets, ce qui, à moins que ce choix concerne sa soupe de lendemain de réveillon, ne peut qu'être vain!

Écrit par : Merlemocoeur | 25 décembre 2008

Garafignoux est un infâme plagieur! que le diable l' emporte!!!

Bisous à JPB

Pirouette de Saperlipopette...

Écrit par : Saperlipopette | 25 décembre 2008

Je suis arrivée ici il y a deux ans et demi, hérissée, dans un état de nerfs épouvantable vis à vis de l'école. Je ne comprenais rien à rien et me demandais comment, mais comment, et pourquoi, pourquoi ?????????????????????
Maintenant, je comprends mieux. Merci à ce blog, en ce jour de Noël !

Écrit par : dobolino | 25 décembre 2008

Merci à vous Monsieur Brighelli; pour vos livres (j'ai commandé le "Sade" que vous avez publié dernièrement; mon cadeau de noel), pour votre blog, et pour votre présence dans le monde des citoyens clairvoyants qui luttent contre la bêtise scolaire!
je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à vous, comme à toutes les personnes qui sont sur ce blog!


Respectueusement,

Vincent.

Écrit par : Matheutordu ému | 25 décembre 2008

Bravo et encore merci pour ces trois ans cher collègue, bon courage et bonne chance pour la suite, le bon sens et le professionnalisme de ceux qui sont "sur le terrain" finira bien par se faire entendre !

Écrit par : Chaurand | 25 décembre 2008

Maintenant, je comprends mieux. Merci à ce blog, en ce jour de Noël !

Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2008

Je serai curieux de savoir, dobolino, ce que vous avez compris?
Réfléchissant au phénomène "Brighelli" je me dis que son bestseller, la "Fabrique du crétin" a non pas expliqué les bouleversements toujours en cours de l'école, mais les a révélés au public et tout particulièrement aux enseignants eux-mêmes. (Contrairement à ce qu'on pense, ils sont loin d'être les mieux placés et les plus intelligents pour analyser ces choses).
Il me semble que JP Brighelli a largement contribué à faire admettre au plus grand nombre la crise profonde de l'école. Une crise encore niée ou refoulée par beaucoup.
Seulement, il reste à expliquer pour quelles raisons l'école de la République n'en finit pas de se désintégrer et d'en appeler à de nouvelles architectures.
Attentif à ses écrits je crois y avoir déceler plus d'interrogations et d'hésitations quant à son devenir que de positions tranchées et dogmatiques. Ne disait-il pas, il y a peu, "qu'il faut tenter de réfléchir sur l'École", manière de reconnaître que nous en savons si peu à son sujet et encore moins sur ce qu'elle sera quand ses petits enfants y entrerons à leur tour!
Bolchoï spassibo à notre hôte qui a su créer ici un espace exceptionnel de liberté, permettant à chacun et à chacune de mener à bien et parfois non sans rudesse, son propre questionnement.

Écrit par : buntovchik | 25 décembre 2008

Oui, trois ans, et encore combien d'années encore, à tourner en rond sur la place des agrégés en collège ou en lycée et autres blablatations culturo-fumeuses qui finalement ne font rien avancer? Le constat est fait. Dobolino a compris et bien d'autres aussi, qui ne savaient pas ou ne voulaient pas savoir. Mais en resterons-nous là? Sans rien faire de concret ?Une petite bouffe en tête à tête, pour certains qui arrivent à se rencontrer pour de bon, c'est bien, mais on ne pourrait pas faire plus "large", plus "fort", plus grand ? J'en reviens toujours à cette idée de rassemblement dont on s'était bien sûr (un peu seulement?) moqué, avec notre charismatique leader en tête; une sorte d'Etats Généraux de l'Education et de l'Enseignement, avec tous ces spécialistes dont parle JPB, qui diraient et mettraient noir sur blanc, ce qu'IL FAUT FAIRE, ce que NOUS POUVONS FAIRE. Avec des volontaires, Catmano et bien d'autres comme elle qui se lanceraient dans une expérience modèle quelque part, avec des enfants ordinaires, nos petits-enfants, qui vont bientôt être bouffés par cette "hyfre" maléfique, oui, c'est pour bientôt. Car il faut bouger, se bouger. Gueuler plus fort. Et les media seront là pour prendre le relais. Pour affoler, enfin le mamouth. Pour lui montrer que nos positions sont les bonnes, les meilleures, que ça marche et qu'on peut généraliser pour de bon.
Car l'Ecole Decroly existe bien ( encore?). J'y ai fait un stage de 15 jours dans les années 70. Gabriel Cohn-Bendit a bien au son lycée. Il y a un projet de "Ferme des enfants" en Ardèche, qui a déjà eu sa place dans les pages du Monde....; pourquoi ce que nous sommes tous (ou presque) ici- comment les appeler, nous appeler, ça reste même à faire!-n'oserions -nous pas nous lancer dans ce beau et vaste projet exaltant d'une sorte d'"école parallèle" comme il y en a eues, vous savez après un certain Mai 68 ? C'est pour quand le "Mai 68" de Bonnet d'Ane"? Hors de ce projet d'ACTION, que deviendra l'intérêt d'un tel blog, qui continuera à ronronner avec ces mêmes grands esprits, oui, mais pas du tout entreprenants pour FAIRE QUELQUE CHOSE jusqu'à aujourd'hui, au bout de....trois ans!

Écrit par : Francoli | 25 décembre 2008

Citation : (écrit par JPB)
"...la seule ambition que devrait toujours avoir l’Ecole : amener chaque enfant au plus haut de ses possibilités — sans prétendre amener tout le monde au pinacle."
- - - - - - -
C'est ce que j'ai toujours défendu. La Société des agrégés - si je puis me faire son porte-parole - défend cette idée, elle aussi.
L'école de 1950 a fait cela avec moi. Pour cela j'ai fait les efforts requis, des efforts prodigieux, sans aide de mes parents (qui étaient ignorants), sans cours particuliers, et si cela a pris tant de temps, c'est simplement que je n'étais pas très doué, mais courageux, persévérant, oui, cela je le revendique.

Écrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008

Citation : (ecrit par JPB)

"Je ne le répéterai jamais assez : l’égalitarisme fabrique plus d’inégalités que l’élitisme le plus étroit."
- - - - - - - - - -
Oui ! Nul ne le répétera jamais assez. Je défends l'élitisme, pas n'importe lequel : celui qui permet aux enfants des classes pauvres qui ont montré leur courage, leur attention en classe, leurs capacités, en un mot, leur mérite, de poursuivre leurs études en leur offrant des bourses d'études qui ne soient pas symboliques comme elles l'ont toujours été dans le passé.

Écrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008

Harold Pinter est mort : tristesse et désolation…
Souvenir ému de Trahisons, avec Dussolier, Sami Frey et Caroline Cellier (et film superbe inspiré de la même pièce, avec Jeremy irons et Ben Kingsley). Souvenir enthousiaste de No man's land, mis en scène par Planchon. Souvenir terrible du Caretaker — au théâtre de Boulogne-Billancourt, il me semble — avec un Dufilho génial… Et souvenir récent, vivace, de la charge terrible de Pinter contre Blair et Bush à l'occasion de son discours de réception du prix Nobel de littérature (à lire absolument sur http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2005/pinter-lecture-e.html).
Et portrait de Pinter, en faux ancêtre, dans le Tailleur de Panama — juste un portrait sur un mur, fascinant d'ironie, et une voix off, dans un film tiré d'un roman de John Le Carré, autre grand contempteur du bushisme et du blairisme…
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? Quand je pense que Pinter est mort, et que tant de nuisibles sont toujours en vie, dans l'Education et ailleurs…
Désolation…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 décembre 2008

Chapeau, Jean-Paul pour ce bonnet ! J'adhère à tout ce que vous dites plus haut au sujet de ces "Trois ans".
Même si on est dubitatif, circonspect, pessimiste sur l'évolution des choses, on ne peut, on ne veut être changé. L'énergie est toujours là. On ne fera pas ce cadeau aux pédagogos de nous avoir en prime !
Moi, ce qui me pousse, c'est le visage de chacun des ados que j'ai devant moi : je veux toujours les faire sortir d'eux-mêmes (educere) et de la vase où je les sens (pour beaucoup) englués. Les élèves sentent cette volonté et du coup la plupart m'accordent leur confiance. Seulement, ce fameux "socle commun" étant plus de sable que de roc, il est très difficile, malgré l'énergie, la rigueur, le travail, de faire progresser des élèves qui n'ont aucune structure de langue vraiment assise à l'entrée en sixième. On est habitué maintenant à ne plus s'étonner de rien quand on enseigne le français en collège : tout est flottant, mouvant, mélangé chez la plupart des élèves que j'ai dans mes classes. Alors j'ai bien souvent pitié d'eux dans mon for intérieur et je rage contre le gâchis humain à l'oeuvre devant mes yeux. On se sent malgré tout impuissant. C'est vrai qu'il y a de quoi se révolter.
Ce qui me frappe aussi, et qui m'inquiète grandement - c'est l'état déplorable de la mémoire chez beaucoup d'enfants. On a l'impression que tout s'évapore au fur et à mesure. C'est assez affolant. On invente des façons de faire, des trucs pour faire mémoriser des notions mais beaucoup d'enfants refusent cet effort. Ils ont vu, cela leur suffit. L'enseignement en séquences n'est pas très bon sur ce point, difficile à mener.
En dehors de mes cours (français + latin), je fais travailler les élèves en études dirigées et c'est très intéressant pour moi de voir les difficultés auxquelles sont confrontés les élèves dans d' autres matières comme les langues, les maths, l'histoire, les sciences . En anglais, par exemple, je m'aperçois que les élèves en difficulté, faute de structure grammaticale, marchent complètement à l'aveuglette et sont noyés dès le départ. Bon nombre d'élèves sont perdus, car ils n'ont pas l'idée de lire ce qu'ils ont sous les yeux : un encadré explicatif, un cours, un modèle. Pas de méthode. Vraiment perdus sans GPS.
J'ai aussi un cours dit PPRE (projet personnalisé de réussite éducative, tout un programme !) réservé aux élèves en très grande difficulté. C'est le cours que je préfère de ma semaine. J'aide deux élèves une fois par semaine dans les domaines qu'elles souhaitent - ce sont, cette année, deux filles. L'heure est très dense. C'est là que je vois au plus près le "fonctionnement" d'un élève devant un travail. L'une en tire profit et fait déjà des progrès, l'autre non, ses difficultés étant trop importantes à l'entrée en sixième. En terme de pédagogie, de relations, de soutien psychologique, d'encadrement, cette formule dite des PPRE est intéressante mais je ne peux m'empêcher de penser que le système essaie de colmater les trous qu'il a lui-mêmes creusés. C'est un puits sans fond. Absurde en soi. Il vaudrait mieux assurer un enseignement structuré, donner dès le plus jeune âge des bases de langue fiables en lecture et en écriture car il y a beaucoup de déperdition dans toutes ces aides apportées après coup. Ces dispositifs côutent cher. Les heures sont prises sur les DGH. Je viens d'ailleurs de me rendre compte que l'une des propositions de la future DGH de notre collège enlevait notamment deux heures de latin (l'une en quatrième, l'autre en troisième, avec un horaire qui ne serait plus l'horaire plancher national) pour nourrir ces dispositifs. C'est absurde. J'ai réagi tout de suite mais je n'ai pas la garantie de garder à terme l'horaire de latin. Il faut savoir aussi que l'Inspection académique supprime les trois heures de latin en troisième si on n'atteint pas 20 élèves sur les deux niveaux cinquième et quatrième confondus. Il faut se battre à tous les étages ! Et nous n'avons que des petits bras, enfin je parle pour moi !
C'est vrai que nous pourrions nous laisser aller au découragement, nous dire que les rapports de force sont inégaux mais c'est mal nous connaître. Non, Jean-Paul et les autres, les réactionnaires, ce n'est pas nous. Je nous vois plutôt comme, je l'ai déjà dit sur ce blog, des résistants. Et moi, j'ai du sang d'Astérix dans les veines ! Foi de granit !
Je termine ce message d'encouragement, un peu consolateur aussi, en signalant pour les amoureux et défenseurs de la langue française mon "P'tit Vocabulon" à l'usage des jeunes et moins jeunes. Il officie tous les lundis. Vous pouvez faire jouer vos élèves, vos enfants, ou jouer vous-même. Savants comme vous l'êtes tous sur ce blog, ce sera peut-être trop facile !
Voici l'adresse :
www.college-montaigne-vannes.
Alors, toute ma gratitude, Jean-Paul. J'ai été touchée par votre message "Trois ans". N'est-ce pas tout de même le plus bel âge ?
Amitiés à tous du front (de mer) breton. Marilyse Leroux

Écrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008

(Contrairement à ce qu'on pense, ils [les enseignants] sont loin d'être les mieux placés et les plus intelligents pour analyser ces choses).

Ecrit par : buntovchik | 25 décembre 2008
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S'ils ne sont pas les mieux placés, ils devraient l'être.
Mais ils ne sont ni plus ni moins intelligents que les non-enseignants pour analyser ces choses.
Maintenant, pardon pour la prétention, mais je pense être bien placé - en tant qu'enseignant - pour analyser "ces choses".
C'est fait depuis quatre ans, dans un livre paru en juillet 2004, dont l'éditeur n'a pas fait la promotion comme Jean-Claude Gawsewitch a fait celle de "La Fabrique du crétin".
Mais mon livre ne valait peut-être rien. Cependant, on y trouverait difficilement des propos en contradiction avec ceux de JPB.
Mon livre n'est plus commercialisé depuis 2006. Son titre n'a donc aucune importance. (Ce titre n'est pas loin de celui du livre de JPB. Il est tout aussi peu politiquement correct.)

Écrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008

De Pinter, aussi, Le Gardien, repris l'hiver dernier à Paris avec un Robert Hirsh prodigieux.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 décembre 2008

Seulement, ce fameux "socle commun" étant plus de sable que de roc, il est très difficile, malgré l'énergie, la rigueur, le travail, de faire progresser des élèves qui n'ont aucune structure de langue vraiment assise à l'entrée en sixième.

Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
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Tout est là : en français ou en mathématiques, nous sommes astreints à construire sur du sable. C'est comme se servir d'un violon autrement qu'un violoniste (comme d'une v... , [réticence de plume]). Cela dure depuis quarante ans et les politiques font mine de ne pas comprendre. Je ne leur fais pas l'injure de tenter de les faire passer pour stupides. Mais je ne les absous pas pour cette faute qu'ils commettent en connaissance de cause.
Vous avez raison, Marilyse.
Bravo pour votre dévouement !

Écrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008

En dehors de mes cours (français + latin), je fais travailler les élèves en études dirigées et c'est très intéressant pour moi de voir les difficultés auxquelles sont confrontés les élèves dans d' autres matières comme les langues, les maths, l'histoire, les sciences . En anglais, par exemple, je m'aperçois que les élèves en difficulté, faute de structure grammaticale, marchent complètement à l'aveuglette et sont noyés dès le départ.
Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
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On ne peut pas vraiment bien apprendre une langue étrangère si l'on ne maîtrise pas sa langue maternelle. Les bons éleves en langues étrangères sont bons en français. Mais les éleves bons en français ne sont bons en langues étrangères que s'ils font les efforts requis pour cela, bien entendu.
Pour des mathématiciens ou des logiciens, il aurait suffi de dire : pour être bon en langues étrangères, être bon en francais est une condition nécessaire, non suffisante.

Écrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008

Francis, "le camarade buntovchik" veut peut-être juste dire qu'il est difficile d'avoir le recul nécessaire lorsqu'on a le nez dans le guidon. On a parfois tendance à analyser d'après soi, son expérience, son ego et il est difficile d'être totalement objectif. Mais, bien sûr, ce que l'on observe est de première main, si j'ose dire.
Quel agrégé de grammaire parmi vous, quel linguiste analysera les pseudonymes que vous vous êtes choisis ? Il y a là toute une "typologie" ...

Écrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008

Je serai curieux de savoir, dobolino, ce que vous avez compris?


Ecrit par : buntovchik | 25 décembre 2008
J'ai compris tout ce que je ne comprenais pas, des choses scolaires vraiment bizarres que je vivais au travers de mes enfants, tout particulièrement concernant l'enseignement de la langue française de la PS au lycée. J'ai compris pourquoi à la moindre de mes remarques étonnées auprès du corps enseigant, on me reprochait mon élitisme.
J'ai compris pourquoi, lorsque la curée a été déclenchée contre moi, il y a sept ans, les institutrices étaient aux postes avancées, prêtes à témoigner des souffrances odieuses que j'infligeais à mes enfants.
Quand je suis arrivée ici, j'étais une personne de la société civile qui avait obtenu son diplôme en 1981 et ignorait même qu'il existait des "sciences de l'éducation". Je me croyais juste et seulement réactionnaire et passéiste, très élitiste.
Depuis mon arrivée ici, j'ai compris la méthode globale, l'ORL, la littérature jeunesse, l'école maternelle où on marche sur la tête, le collége unique, le complot libéralo-libertaire ...
Plein d'autres choses encore.

Écrit par : dobolino | 25 décembre 2008

"Avant-hier Frakowiack, hier Zakartchouk, aujourd’hui Sébastien Cazals" (JPB)
Oui, le pire c'est que le flambeau se transmet. Il faut espérer que ce sera le cas aussi dans le mouvement instructionniste (n'est-ce pas, Guy Morel ?)

"Car il faut bouger, se bouger. Gueuler plus fort. Et les media seront là pour prendre le relais." (Francoli)
Les médias ??? Ils n'ont pas un grand amour pour le mouvement instructionniste. Ils ont des gens de qualité qui sont prêts à être invités et interviewés, mais ils demandent toujours impertubablement l'avis de Meirieu, Cadart, Aschieri, Dubet, etc.

"Quand je pense que Pinter est mort, et que tant de nuisibles sont toujours en vie, dans l'Education et ailleurs…"
Tiens, ça m'a fait ça à moi aussi. François Vannson, par exemple, est toujours en vie, alors que Harold Pinter est mort. Y a pas de justice.

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Francis, "le camarade buntovchik" veut peut-être juste dire qu'il est difficile d'avoir le recul nécessaire lorsqu'on a le nez dans le guidon. On a parfois tendance à analyser d'après soi, son expérience, son ego et il est difficile d'être totalement objectif. Mais, bien sûr, ce que l'on observe est de première main, si j'ose dire.
Quel agrégé de grammaire parmi vous, quel linguiste analysera les pseudonymes que vous vous êtes choisis ? Il y a là toute une "typologie" ...

Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
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Voilà ! ce que j'ai observé, en tant qu'élève, puis étudiant, puis professeur, est de première main.
J'ai vu évoluer les choses de 1945 a 2000 et j'ai la faiblesse de croire que je suis objectif... a 95 %.
Je n'ai pas torturé mon cerveau pour trouver un pseudonyme : ici, j'écris sous mon vrai nom. Ailleurs, j'utilise un pseudonyme fabriqué avec la première syllabe des prénoms de deux de mes frères, Gilles et Pascal, ce qui donne Gilpa. Troublant, n'est-ce pas ? D'autres que moi semblent s'être donné bien de la peine... Si vous utilisez un pseudo, Marilyse, je ne lui en trouve pas l'allure, mais c'en est peut-être un, après tout.

Écrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008

.. a 95 %.
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008

Pourriez-vous faire attention aux accents, s'il vous plaît ?

Écrit par : titouan | 26 décembre 2008

J'ai l'impression que Rama Yade croit à ce qu'elle fait. C'est une révélation assez importante et suffisament rare pour qu'elle mérite d'être soulignée.
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/specialevents/2008/se081218pm1-orig.rm
Est-ce cela qui explique sa disgrâce actuelle ?

Je crois que Fadela Amara aussi est une femme sincère.

Tout cela est un peu rassurant, finalement.

Et je maintiens que Darcos aussi recherche le juste milieu. Sauf qu'il a dû réaliser, peut-être encore plus que nous, le poids des IUFM et des pédagogistes au sein du monde de l'éducation. Il a voulu composer avec, et il s'est laissé phagocyter.

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Félicitations JPB pour ce blog qui me fait tant vibrer!
Pour vous consoler de la mort de Pinter, une petite citation que je connais depuis fort longtemps : "On tue des hommes, on ne tue jamais des idées".
Ce blog ainsi que d'autres contribue à la résistance, qui petit à petit se fera entendre, malgré la surdité de nos dirigeants.
Un petit peu comme le fumeur qui se répète tout les jours qu'il ne doit plus fumer et un jour passe à l'acte. L'idée n'avance pas vite mais surement.

Écrit par : paul | 26 décembre 2008

Buntovchik, il est tout à fait exact que la Fabrique n'expliquait pas vraiment — ni ne proposait de réelles alternatives : c'était le temps de la révolte pure.
D'autres livres ont suivi. Je crois même avoir changé de ton, afin de mieux faire passer les idées communes. Des dizaines de chapitres ont été testés sur ce blog avant parution, et modifiés en fonction des avis des uns et des autres. D'une certaine manière, mes livres, à l'exception du premier, sont des œuvres en collaboration.
Par ailleurs, peut-être y a-t-il aussi une question de style. D'autres avant moi avaient dit des choses similaires, sans toucher le grand public, ni les médias (qui n'aiment ni les pédagos, ni les instructionnistes : ils aiment le show). Si je devais me faire un compliment, il serait là — dans un certain "ton".
Un imbécile heureux du nom de Molinier, ex-membre de SLL et aujourd'hui crampon au GRIP, qui s'en désespère, est en train de parachever un gros livre polémique pour démontrer que Meirieu et moi, c'est bonnet blanc blanc bonnet. Grand bien lui fasse : sans doute ne s'est-il jamais remis que les médias, justement, ne fassent jamais appel à lui pour qu'il assomme les auditeurs avec des analyses fumeuses. Cela pour dire qu'une certaine visibilité peut déclencher des crises d'urticaire chez les autres : je n'ai jamais été aussi peu aimé que depuis trois ans, quantitativement parlant — heureusement, j'ai la qualité…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 décembre 2008

Mais si, on vous aime ...

Et d'ailleurs quelle importance, vivez-vous dans ce but ?

(évitez à tout prix de tomber dans la parano qui est fortement contre productive !)

Écrit par : Zorglub | 26 décembre 2008

Oui, mais nous, Zorglub, nous sommes la "qualité" ;o))) !

Écrit par : catmano | 26 décembre 2008

Quel bonheur de lire ce blog : on se sent réconforté !
Merci JPB

Écrit par : Daphné | 26 décembre 2008

« Depuis que les travaux de l’intelligence furent devenus des sources de force et de richesses, on dut considérer chaque développement de la science, chaque connaissance nouvelle, chaque idée neuve, comme un germe de puissance mis à la portée du peuple. La poésie, l’éloquence, la mémoire, les grâces de l’esprit, les feux de l’imagination, la profondeur de la pensée, tous ces dons que le ciel répartit au hasard, profitèrent à la démocratie, et lors même qu’ils se trouvèrent dans la possession de ses adversaires, ils servirent encore sa cause en mettant en relief la grandeur naturelle de l’homme ; ses conquêtes s’étendirent donc avec celles de la civilisation et des lumières, et la littérature fut un arsenal ouvert à tous, où les faibles et les pauvres vinrent chaque jour chercher des armes. »
Alexis de Tocqueville dans l’introduction à « de la démocratie en Amérique. »

Le partage des grandes œuvres, c’est à ça qu’on reconnaît les vrais humanistes.
Sus aux vieux réactionnaires qui veulent en interdire l’accès au plus grand nombre.
Longue vie à ce blog.

Philippe Delarouzée

Écrit par : Philippe | 26 décembre 2008

On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.

Écrit par : François de La Rochefoucauld | 26 décembre 2008

Sus aux vieux réactionnaires qui veulent en interdire l’accès au plus grand nombre.

Ecrit par : Philippe | 26 décembre 2008

Philippe, qu'entendez-vous par cette affirmation ambiguë? Qui sont les vieux réactionnaires? Les jeunes lycéens qui défilent dans les rues? Ou les hommes du Château qui ont compris depuis longtemps qu'il n'est nul besoin désormais , bien au contraire, d'être agrégé de grammaire ou d'avoir lu la Princesse de Clèves pour, comme ils disent, exercer la "gouvernance", administrer au peuple le bonheur auquel il a droit?

Écrit par : marigot | 26 décembre 2008

On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.

Ecrit par : François de La Rochefoucauld | 26 décembre 2008

Je pense que tout le monde ici essaie d'user de ses qualités pour faire du mieux qu'il peut sur le terrain. Ce n'est pas toujours facile, mais petit à petit, on grignote...

Écrit par : catmano | 26 décembre 2008

Citation :

"je n'ai jamais été aussi peu aimé que depuis trois ans, quantitativement parlant — heureusement, j'ai la qualité…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
- - -
En 1970, la plupart de mes élèves m'appréciaient. Au fil des ans, ma façon d'enseigner ne changeant pas, la proportion des élèves qui m'appréciaient diminua régulièrement (j'ai toujours exigé le silence quand je m'adressais à la classe entière ; je n'ai jamais transigé là-dessus, mais la dernière année ce fut pénible ; seulement, si j'avais transigé là-dessus, ç'aurait été pire encore, j'aurais fait une déprime).
En 2000, il resta dans deux de mes classes (une première et une seconde année de BTS) une proportion infime d'élèves qui m'appréciaient et, qui, se sentant très minoritaires, se gardaient de le manifester (de peur, peut-être du "Toi, tu vas voir ta gueule à la récré !"), aux environs de 5 %.
Curieusement, une terminale m'aimait bien quoiqu'il n'y eût, dans cette classe, que des paresseux très faibles sauf un ou deux qui, parfaitement capables, étaient paresseux aussi. De là à croire que la paressse est une maladie contagieuse il n'y a qu'un pas que je franchis allégrement (en un seul mot, cet adverbe que j'ai choisi d'écrire avec un "é, accent aigu" afin d'éviter toute allégation de diffamation envers quelqu'un à qui j'aimerais dire ce que je pense).
Mais tant qu'on me fichait la paix en classe, je m'en satisfaisais.
Je suppose que vous ne vous sentez pas seul sur la Terre, JPB.
La proportion des gens qui vous désapprouvent sur ce blog est faible et je suppose que c'est inconfortable pour eux. Et, tant qu'ils se borneront à vous désapprouver courtoisement, je lirai leurs messages car il est toujours possible d'y trouver quelque chose d'intéressant même si je ne partage pas les idées exprimées, puisque - sans vous lécher les bottes - je suis d'accord avec vous jusqu'à présent.

Écrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008

"les médias n'aiment ni les pédagos, ni les instructionnistes : ils aiment le show"

Quand c'est vous qui y allez, d'accord, mais quand c'est Cadart, Dubet, Rollet ou Van Zanten, on ne peut pas dire que le show soit au rendez-vous...!

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

A Marigot :
c'est à ceux là que je fais allusion comme JPB dans le texte ci-dessus que je reproduis ici :
"Un dialogue raté, qui n’a suscité que l’approbation des ânes et la réprobation ailleurs, peut devenir demain un échange vrai et rapidement fructueux. Encore faut-il en finir, comme disait Voltaire, avec l’Infâme — et l’Infamie. Et mettre un bonnet d’âne aux vieux réactionnaires."
Qu'ils soient lycéens ou courtisans du château... Tous ceux qui s'enivrent d'oscurentisme moderne, les adorateurs des ténèbres...
Philippe Delarouzée.
PS : je dois au maître du château la lecture de La Princesse de Clèves. Ce qu'il déteste ne doit pas être totalement mauvais...

Écrit par : Philippe | 26 décembre 2008

Marrant, la séquence lèche-bottes! Mais enfin, on est habitué, on retrouve toujours les mêmes spécialistes de ce genre de choses moins ceux qui sont en vacances et qui ne tariront pas d'éloges à leur retour.
Non, le plus drôle ce sont les remarques sur l'efficacité de la "lutte" menée sur ce blog.
Ce-n'est-qu'un-dé-but-continuons-le-combat...

Écrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008

Que voulez-vous, il y en a qui ont le Noël optimiste et d'autres le Noël pessimiste, c'est un peu comme ceux qui ont le vin gai et d'autres le vin mauvais.
De toute façon, aujourd'hui, tout le monde cuve.
Bonne fin de vacances quand même.

Écrit par : catmano | 26 décembre 2008

Marrant, la séquence lèche-bottes!
Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008

C'est un jeu de mots qui confine à la private joke !
Mais enfin même moi je n'aurais pas osé le faire.

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Bonjour

Puisque la rupture est apparemmenrt consommée entre certains, je suis obligé de constater que le piège que je redoutais s'est refermé sur certains participants.

Autrefois, j'avais été actif sur un autre blog qui a fermé il y a un peu plus d'un an.

Après coup, j'ai eu le sentiment de participer à une vaste entreprise au service du narcissisme de l'auteur. Jour après jour, les participants s'invectivaient et s'accusaient mutuellement de complaisance, de servilité, de bêtise et je ne sais quoi...

Mais le pire est arrivé à la fermeture du blog par son auteur : celui-ci s'est empressé d'en ouvrir un autre ailleurs tandis que certains habitués proposaient de reprendre le flambeau et de gérer collectivement l'espace où ils avaient pris l'habitude de s'exprimer.

Ce fut le début d'empoignades et de querelles inimaginables où chaque jour de nouveaux records de bassesses et de méchancetés étaient battus.

Il y eut l'ouverture d'un blog dissident, puis un autre, et encore un autre, et enfin un retour au calme et la conclusion qui s'imposait : beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Ce fut une leçon pour moi quant aux capacités de refaire le monde de ces spécialistes autoproclamés de la contestation sur le net.

Il me semble que Bonnet d'Ane n'est pas du même tonneau, mais j'ai fini par ressentir le même découragement à lire et relire et relire encore chez certains les mêmes disputes, les mêmes admonestations, les mêmes traits d'ironie, les mêmes injures, les mêmes diabolisations...

La grande différence est qu'ici, au moins, on s'inquiète concrètement du devenir de l'intelligence des jeunes générations.

Pour votre édification, voici le lien vers les archives du blog originel, jusqu'à son abandon par ceux qui avaient voulu le reprendre en main :

http://nrv.20minutes-blogs.fr/

Et puis des liens vers de nouveaux blogs issus de la matrice !

http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/

http://extensiondelalutte.hautetfort.com/

Bonnes fêtes de fin d'année !

Écrit par : johnmarguerite | 26 décembre 2008

"La grande différence est qu'ici, au moins, on s'inquiète concrètement du devenir de l'intelligence des jeunes générations."

Oui. E on cherche des solutions, concrètes elles aussi.

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Petite erreur, les archives du blog originel sont là

http://archivesgb.mediatiquementoff.net/

Écrit par : johnmarguerite | 26 décembre 2008

Rassurez-vous, Catmano, je suis une pessimiste gaie. Mais il y a un monde entre le combat que certains mènent tous les jours dans certains bahuts et le bla-bla semi- thérapeutique qui règne ici, lequel bla-bla est sûrement bienfaisant et salvateur pour quelques-uns mais de là à l'élever au rang de fer de lance du combat anti-pédago!!
Bonnes vacances à vous également.

Jérémy, s'il y a une adresse où je peux vous contacter ( j'ai perdu la vôtre depuis bien longtemps), j'ai un truc à vous dire. Merci à vous.

Écrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008

Sansaverina, je vous ai envoyé un message.

Par contre, si c'est pour m'engueuler pour le piètre niveau du trait d'humour ci-dessus, ce n'est pas la peine : je reconnais bien volontiers qu'il ne volait pas haut. Mais traiter X et Y de lèche-bottes (je ne sais d'ailleurs pas vraiment qui était nommément visé), ce n'est pas d'un très haut niveau non plus.

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Sanseverina, on peut bien toujours vous joindre chez c*g***l ?

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Trois chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) sont accusés d'être intervenus pour publier dans une prestigieuse revue des articles de scientifiques issus de leur institut, devenant ainsi à la fois juge et partie, rapporte Le Monde vendredi.

L'actuel directeur de l'IPGP Vincent Courtillot, Paul Tapponnier et Claude Jaupart ont chacun siégé au comité éditorial de Earth and Planetary Science Letters (EPSL), respectivement de 2003 à 2005, de 1992 à 1996 et de 2006 à 2008, selon le journal.

Plusieurs dizaines de fois, ils se sont emparés d'articles soumis à EPSL par des membres de l'IPGP, au mépris des lignes de conduite éthiques que doivent respecter les membres du comité éditorial de cette publication du groupe de presse néerlandais Elsevier.

"Nous n'avons identifié aucun autre cas de grand nombre d'articles provenant d'une institution et traités par un membre de la même institution", a déclaré au Monde Friso Veenstra, responsable de la publication d'EPSL, alerté l'été dernier.

Suite à une étude bibliométrique, M. Veenstra estime que certains des articles incriminés "n'auraient pas dû être publiés", car ils n'ont pas été suffisamment cités par d'autres auteurs. En conséquence, l'IPGP a été exclu du comité éditorial d'EPSL, poursuit le Monde.

L'affaire éclate au moment où le nom de l'ancien ministre socialiste Claude Allègre, lui-même ancien patron de l'IPGP et auteur de plusieurs articles publiés par EPSL et relus par ses ex-collègues, est à nouveau cité pour un poste ministériel.

M. Allègre, qui considère que la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique n'est pas établie, s'est fait des ennemis chez les climatologues, dont il nie la légitimité.

Il y un an, M. Courtillot avait déjà été accusé de manque d'intégrité par d'autres scientifiques pour avoir publié, également dans EPSL, des données tronquées dans le but d'accréditer sa thèse d'une corrélation entre les variations du champ magnétique terrestre, du rayonnement solaire et des températures à la surface du globe.

Écrit par : Jeremy | 26 décembre 2008

Lèche-bottes ? Pas nécessairement. Je ne sais pas si la volonté de résistance qui s'exprime ici aura des effets concrets, mais je sais que je me sens moins isolée depuis que j'ai lu les livres de JPB et que je hante ce blog.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 décembre 2008

Jérémy, mon terme de lèche-bottes est très clair, vous savez lire comme moi.
Par ailleurs, et c'est lié, se féliciter des avancées concrètes que ce blog auraient permises me laisse dubitative.
Les anti-pédagos que nous sommes font un travail efficace dans leurs cours ( et il y en a pour lesquels cela représente un vrai combat physique et nerveux), pour d'autres moins, assurément. Ici, c'est un combat de salon et d'un salon devenu fort mauvais.
L'ennemi est plus le voisin qu'on aplatit ou qu'on laisse aplatir ( pour aller dans le même sens que le propriétaire du blog qui ne se prive d'aucune joie de ce genre quand la victime lui plaît) que l'anti-pédagogisme. Et je ne parle pas des longues interventions autobiographiques de celle(-s)/ceux?! qui vous racontent par le menu leur vie depuis leur tendre enfance et celle de toute la famille par l'occasion. Personnellement, ce type de bla-bla ne me gêne pas; la flagornerie non plus ( ça me fait plutôt rire). Mais qu'on n'attribue plus à ce blog des qualités qu'il eut brièvement à ces débuts à une époque où il était fréquenté régulièrement par des gens qui ont fini par le déserter ou par ne plus intervenir que de manière épisodique.
Le "cassage" en règle de certains avec le consentement voire l'appui du propriétaire du blog y est également pour quelque chose. L'hypocrisie consiste aussi à dire qu'on ne fiche personne dehors ici en le faisant quand même par d'autres moyens avec le silence des" supporters"ou "lèche-bottes", as you want.
In fine, je suis bien restée dans le sujet, n'est-ce pas? Le nouveau fil, c'est bien "Le blog par(t) lui-même"?

Pour le message personnel, oui, j'ai bien reçu votre courrier ( et je vais y répondre) courrier dont le ton est nettement plus doux, agréable et sympathique que celui que vous avez ici quand vous m'écrivez mais vous avez raison, car ici je ne suis pas en odeur de sainteté et pas au mieux avec Sa Sainteté.

Écrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008

Sanseverina, vous êtes parano ! Où avez-vous pris que vous n'étiez plus en odeur de sainteté ? Quelle sainteté, d'ailleurs ?
Allez, joyeuses fêtes…
JPB
PS. Et je n'ai jamais demandé à quiconque de m'aider à virer qui que ce soit. C'est de la folie douce. Je ne suis jamais intervenu dans les querelles internes des uns et des autres. Et si je suis intervenu, ce fut pour enrayer des dérives plus ou moins répréhensibles — je suis, figurez-vous, responsable légalement de ce qui s'écrit ici.
Quant à l'influence du blog… Ma foi, on jugera fin janvier.

Écrit par : brighelli | 26 décembre 2008

Lèche-bottes ? Pas nécessairement. Je ne sais pas si la volonté de résistance qui s'exprime ici aura des effets concrets, mais je sais que je me sens moins isolée depuis que j'ai lu les livres de JPB et que je hante ce blog.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 décembre 2008

Quant à moi, je peux mettre des mots sur mon exaspération de parent ! Ça me permet de mieux m'expliquer face aux autres, d'éviter les écueils qui rendraient mon discours inaudible et, en conséquence, me donne plus de chance d'emporter l'adhésion de ceux à qui j'explique ce que je vois et les solutions qui me paraissent convenables, sans pour autant risquer de mettre mes interlocuteurs en colère.
J'aime bien venir ici rencontrer des professeurs qui m'expliquent beaucoup de bidules auxquels je ne comprenais rien et qui, en outre, comprennent en règle générale ce que je dis.

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

@ Brighelli écrit :
… je n'ai jamais demandé à quiconque de m'aider à virer qui que ce soit. C'est de la folie douce. JE NE SUIS JAMAIS INTERVENU DANS LES QUERELLES INTERNES des uns et des autres. Et si je suis intervenu, ce fut pour enrayer des dérives plus ou moins répréhensibles.

J'ai retrouvé sur son blog le récit d'une querelle :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/19/une-blessure-narcissique%E2%80%A6/
Apparament cela ne corrobore pas les thèses du maître de ces lieux ? Qui doit-on croire ?

"… un débat très violent éclate sur le blogue de J.P.B.
Au départ, rien que de l’anodin, le langage technique de haut niveau : un intervenant fait part de son expérience d’initiation à la musique de jeunes enfants. C’est long, c’est technique, c’est chiant et intéressant à la fois, car c’est de l’humain qui est en jeu… Je prolonge le débat en rapportant un autre type de langage technique de haut niveau, celui d’un neurochirurgien enlevant une tumeur de la fosse postérieure du cerveau. Là aussi, c’est long, c’est technique, c’est chiant et intéressant à la fois, car c’est de l’humain qui est en cause, en l’occurrence ma petite personne. Pour qui a un souci de culture, peut-être pas un langage à maîtriser, mais un langage auquel on se doit, au moins, d’être sensibilisé. À la fin je précise qu’il ne faut pas confondre le travail du neurochirurgien et le travail du boucher.
Qu’est-ce que je n’avais pas dit ! ! ! Évidemment, ce ne sont pas les bouchers qui ont réagi, ils ne lisent pas ce genre de blogue. Ce sont les vétérinaires, il y en a deux… Ils énoncent que le travail des bouchers, quand ils sont bien formés, peut être d’une délicatesse extraordinaire (tiens ! Comme celui des vétérinaires) et que les chirurgiens ne travaillent pas toujours aussi proprement que leurs comptes rendus opératoires le font croire…
Dans ma réponse, je reconnais les mérites des bouchers à découper les viandes mortes et des vétérinaires à recoudre des bêtes blessées, mais je refuse de les mettre sur le même plan que le neurochirurgien qui traite du vivant humain…
j’ai droit à un débordement d’injures très personnelles qui dépasse de très loin la mesure puisqu’on va me comparer au chien cancéreux qui aura droit au chagrin de ses maîtres bien plus que moi avec mon entourage.
Cette réaction a entrainé évidemment des réactions justifiées de dénonciation. Il ressortait que l’indifférenciation entre l’humanité et l’animalité était un danger civilisationnel et pouvait induire une pensée et des comportements préfascistes voir plus (le Dr Destouches et Hitler étaient de grands sensibles vis-à-vis de la misère animale)… Ce débat subit une dérive qui arrangeait certains : celui de la “bonne attitude” de l’humain vis-à-vis des animaux alors que ce qui était en jeu c’est la nature différente de l’homme et de l’animal. Ce qui amène à reconnaître que quelles que soit les qualités de la relation de l’homme à l’animal, celles-ci ne peuvent être mises sur le même plan qu’une relation interhumaine.
… Il n’y eut aucune intervention du maître des lieux au moment le plus aigu, aucune remontée des bretelles des deux coupables pour leur dire que certaines comparaisons sont plus que déplacées.
C’est vrai que nous sommes de grandes personnes adultes… Mais que de temps en temps certains se comportent comme des enfants caractériels et les remettre sur le droit chemin n’est pas inutile…
Il semble que ce droit chemin est parfois bien tortueux, car lorsque J.P.B. intervient, c’est pour dire qu’il avait pleuré son chien, chose qu’il ne ferait pas pour un certain nombre d’individus. Propos qu’il maintenait même si cela déplaisait à certains.
Comme c’est un garçon intelligent, on peut difficilement croire qu’il n’a pas perçu la réalité originelle du débat : un chien cancéreux que l’on pleurerait plus qu’un homme cancéreux, moi en l’occurrence.…"

L'intervention complète sur le site…

Écrit par : Rectificatif | 26 décembre 2008

Il se pourrait que je sois vise par quelqu'un qui parle de sequence "leche-bottes".
J'ai dit a JPB,"sans vous lecher les bottes", et, histoire d'etre clair, et a tout hasard, je precise que je ne les lui leche pas.
Je suis de son avis.
Cela signifie qu'il est du mien, et cela n'est pas pour me deplaire.
En tout cas il n'a jamais dit que je disais des aneries.
Ce serait son droit, s'il le pensait. Il pourrait meme le dire avec elegance.

Il n'y a aucune raison de ne pas dire qu'on n'est pas d'accord lorsqu'on ne l'est pas, et je ne m'en prive jamais. Seulement, et les lecteurs de ce blog le verront un jour ou l'autre, j'exprime mon desaccord, quand desaccord il y a, avec tout le respect du a un correspondant courtois.

Moi, je l'aime bien ce jeune homme. (Je suis de treize ans son aine.) Mais nous sommes de la meme (bonne) ecole. Je pense que cela est pour beaucoup dans le fait que je suis de son avis generalement (et lui du mien, tout le temps ; non, c'est une blague, histoire d'en enerver quelques-uns, juste ce qu'il faut).
Pardon de ne pas corriger ce message : c'est fastidieux et je suis fatigue et c'est l'heure de l'aperitif en ce soir de "Boxing Day".

Écrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008

Il se pourrait que je sois visé par quelqu'un qui parle de séquence "lèche-bottes".
J'ai dit à JPB,"sans vous lécher les bottes", et, histoire d'être clair, et à tout hasard, je précise que je ne les lui lèche pas.
Je suis de son avis.
Cela signifie qu'il est du mien, et cela n'est pas pour me déplaire.
En tout cas il n'a jamais dit que je disais des âneries.
Ce serait son droit, s'il le pensait. Il pourrait même le dire avec élégance.

Il n'y a aucune raison de ne pas dire qu'on n'est pas d'accord lorsqu'on ne l'est pas, et je ne m'en prive jamais. Seulement, et les lecteurs de ce blog le verront un jour ou l'autre, j'exprime mon désaccord, quand désaccord il y a, avec tout le respect du à un correspondant courtois.

Moi, je l'aime bien ce jeune homme. (Je suis de treize ans son aîné.) Mais nous sommes de la même (bonne) école. Je pense que cela est pour beaucoup dans le fait que je suis de son avis généralement (et lui du mien, tout le temps ; non, c'est une blague, histoire d'en énerver quelques-uns, juste ce qu'il faut).
Pardon de ne pas corriger ce message : c'est fastidieux et je suis fatigué et c'est l'heure de l'apéritif en ce soir de "Boxing Day".

Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
J'ai essayé de corriger tous les accents, car il y avait là accent de sincérité !
J'espère, Gilpa, que je n'en ai pas oublié ou ajouter ?

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

ajouté !

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

J'ai essayé de corriger tous les accents, car il y avait là accent de sincérité !
J'espère, Gilpa, que je n'en ai pas oublié ou ajouter ?

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008

Le respect dû, sœurette (zut, on va me reprocher de parler de ma famille).
"Mais y'a pas d'mal, hein" comme dirait m'âme Musquin.

Écrit par : catmano | 26 décembre 2008

@ Dobolino,

Merci ! Cela vous agréerait-il de continuer ? Non, c'est une blague. D'ailleurs dans trois jours je serai chez moi.
Vous n'avez pas ajouté d'accents, me semble-t-il, mais vous avez oublié un accent circonflexe sur "dû", l'adjectif, dans "le respect dû à un correspondant"
Vous pouvez ainsi imaginer le pensum que représente la correction à partir du tableau que j'ai montré dans ce blog sur un autre sujet.
Ah ! tenez, je vous le remontre ci-dessous. Et je m'en sers. (Révérence parler, je m'en rends compte seulement après la correction !)
à è ò ù À È

é É

â ê î ô û

Ê Ô

ä ë ï ö ü ÿ

æ Æ

œ Œ

ç Ç

Écrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008

"Un imbécile heureux du nom de Molinier"

Double erreur, JPB, Molinier n'est ni un imbécile (vous le savez malheureusement bien) ni heureux (je le sais malheureusement bien)
Un correcteur

Écrit par : racine de 2 | 26 décembre 2008

Vous préférez "pauvre mec" ?
JPB

Écrit par : brighelli | 26 décembre 2008

Le respect dû, sœurette (zut, on va me reprocher de parler de ma famille).
"Mais y'a pas d'mal, hein" comme dirait m'âme Musquin.

Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008


@ Dobolino,

Merci ! Cela vous agréerait-il de continuer ? Non, c'est une blague. D'ailleurs dans trois jours je serai chez moi.
Vous n'avez pas ajouté d'accents, me semble-t-il, mais vous avez oublié un accent circonflexe sur "dû", l'adjectif, dans "le respect dû à un correspondant"


Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008

Vous êtes des chieux, tous les deux !
Moi, je ne l'ai jamais gobé, cet accent circonflexe sur dû !

Y'a pas de mal, M'âme Musquin! Hop ! A Créteil !

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

JPB, moi, je demande à ce que vous excluiez immédiatement et définitivement Francis Penin et Catmano, pour offense à la dignité d'autrui !
Je me tue à accentuer des textes produits dans un sabir inommable et je me fais pourrir pour un vulgaire accent circonflêxe.
Et ces deux mono maniaques vont encore me trouver des fautes en ce message !

Ce sont des schizophrènes que vous hébergez, JPB !

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

"Un imbécile heureux du nom de Molinier"

Double erreur, JPB, Molinier n'est ni un imbécile (vous le savez malheureusement bien) ni heureux (je le sais malheureusement bien)
Un correcteur

Ecrit par : racine de 2 | 26 décembre 2008

Vous préférez "pauvre mec" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
Mal baisé ?
Mauvais baiseur ???????

C'est tout un !

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

Waah l'aut' eh ! C'était pour t'aider ! M'sieur Brighelli, elle fait rien qu'à m'traiter !
Je demande son exclusion définitive de ce blog !

Écrit par : catmano | 26 décembre 2008

Waah l'aut' eh ! C'était pour t'aider ! M'sieur Brighelli, elle fait rien qu'à m'traiter !
Je demande son exclusion définitive de ce blog !

Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008

V'zavez vu, M'Sieur JPB ? Elle fait rien qu'à me pourrir ! Faut l'exclure !
Sinon, j'la dénonce à sa mère !

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

En plus, elle n'est même pas agrégée ...
C'est pour dire que !

Écrit par : dobolino | 26 décembre 2008

En plus, elle n'est même pas agrégée ...
C'est pour dire que !

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008

Ouais ! Moi, je s'rais plutôt du genre "désagrégée péroratoire", mais y'a pas d'mal, M'âme Musquin, y'a pas d'mal.

Écrit par : catmano | 26 décembre 2008

"Citation : (écrit par JPB)
"...la seule ambition que devrait toujours avoir l’Ecole : amener chaque enfant au plus haut de ses possibilités — sans prétendre amener tout le monde au pinacle."
- - - - - - -
C'est ce que j'ai toujours défendu. La Société des agrégés - si je puis me faire son porte-parole - défend cette idée, elle aussi.
L'école de 1950 a fait cela avec moi.
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008 "

__________________________________________

C'est bien joli de défendre la Société des Agrégés. Mais n'oublions pas que Darcos y cotisait jusqu'à l'année dernière : apparemment, il n'en a pas retenu grand-chose. Ou serait-ce que la politique réclame abnégation et amnésie :-)

Écrit par : Frédéric béant | 27 décembre 2008

"C'est bien joli de défendre la Société des Agrégés. Mais n'oublions pas que Darcos y cotisait jusqu'à l'année dernière"

Ah oui ? Il n'y côtise plus ?

C'est comme Bayrou, Fabius, Le Guillou, Lang, Aschieri et Juppé : eux aussi sont agrégés, non ? Et je ne crois pas avoir vu leur nom sur la liste des sociétaires !

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

On sent bien toute l'importance attachée à l'école quand on se rend sur : http://www.molinier.org/

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Je parle de la photo, bien sûr.

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Ah oui ? Il n'y côtise plus ?

Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Y'a un accent circonflexe sur le o de cotise ?

Écrit par : dobolino | 27 décembre 2008

Période d'évaluation aussi pour Darcos, allons-y !

Primaire : 13/20
Bonne participation.
élève désireux de bien faire pour la lecture.
Objectifs clairs du programme
Mets les didactitiens un tout petit peu en sourdine au fond de la classe !


Collège : 7/20
Décevant
Aurait souhaité le voir aussi déterminé que pour le primaire et poursuivre ainsi une volonté de clarifier les objectifs du collège.
A raté une occasion de remettre sur pied ce maillon indispensable de l'école de la république.

Lycée : note éliminatoire
Aucune réflexion sérieuse .
S'en est-il véritablemment soucié ?

Écrit par : Patrickinstit | 27 décembre 2008

Bonjour, Patrickinstit ! Cela faisait longtemps…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 décembre 2008

Comme je ne suis pas agrégée, j'ai peur de me tromper... Voyez-vous comme moi dans ce texte une parfaite illustration du complot libéralo-libertaire ?
N'hésitez pas à m'expliquer mes erreurs, en ce moment, les bâches, j'ai l'habitude.
http://www.grenoble.iufm.fr/rural/DOC2007-2008/CD%20colloque%20OER/comm_def/Michel%20WARREN.pdf

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

On sent bien toute l'importance attachée à l'école quand on se rend sur :...

Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Le vrai site est là :

http://moliniergilbert.free.fr/

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

Catmano, heureusement que je vous ai…
1. Oui, c'est typique de la confluence (plutôt que complot) des intérêts libéralo)libertaires, ou, si l'on préfère, des pédagos et de la libéralisation de l'Ecole de la République. Presque tout y est — à commencer par ce raisonnement spécieux qui consiste à prétendre qu'une Ecole qui se rapprocherait des citoyens (via l'échelon communal ou régional) serait plus efficace — efficace pour qui, pour quoi ?
2. Gilbert Molinier ! Un plaideur professionnel ! Je ne vais même pas porter plainte, quand il diffusera le brûlot anti-JPB dont j'ai eu largement connaissance, pour abus de crétinisme. Beati pauperes spiritu. (en plus, il n'est même pas "heureux", le Gilbert : "Le méchant est toujours seul"… Et "les sots sont ici bas pour nos menus plaisirs (Gresset, le Méchant, 1747).
JPB
PS. Dobolino, l'accent circonflexe sur le u de "dû" est purement discriminant — afin qu'on ne confonde pas le mot avec l'article confondu dans la préposition (du). C'est pour ça qu'il n'y en a plus au féminin (due), puisque la confusion n'est plus possible.

Écrit par : brighelli | 27 décembre 2008

Catmano, heureusement que je vous ai…

Ecrit par : brighelli | 27 décembre 2008

C'est du lard ou du cochon (sauf vot' respect) ????

Question aux spécialistes en informatique : quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi mon pseudo apparaît en orange dans mon deuxième message et renvoie au site de Gilbert Molinier ?

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

Sur le texte de Michel Warren, je leur ai mis ça, sur EDP. Pour l'instant, personne n'a commenté, mais, là-bas, dès qu'un commentaire dépasse les dix lignes, ils sont dépassés.

"Déconcentralisation, c’est le genre de termes qu’adorent les membres de la confluence libéralo-libertaire, les premiers profitant de la candeur d’esprit et de la bien-pensance des seconds pour faire passer ce qu’ils appellent des « réformes structurelles ».

Quelques petits exemples ?

Le libertaire dit : « Elle participe de nouveaux enjeux liés à un processus de déconcentralisation renvoyant à un nouvel espace politico-éducatif hybride de construction de l’intérêt général. Enfin, elle exprime un nouveau référentiel culturel, idéologique et politique de gestion de l’école de la République. »,
ce qui pour lui veut dire : « Dans le cadre de la démocratie directe, c’est à chaque petite communauté de juger de ce qui est bon pour elle sans se laisser enrégimenter par un Etat totalitaire qui, forcément, la spolie. »
Et le néolibéral conclut : « Eh, eh, eh ! Ils en veulent de la déconcentralisation ? Bon plan, zyva, les potes ! Puisqu’ils le réclament eux-mêmes, déchargeons l’Etat sur les collectivités territoriales en attendant de pouvoir décharger celles-ci sur les prestataires de service privés, les congrégations, les bonnes œuvres et les dames patronnesses de toute obédience ! »

Le libertaire dit : « Jugées les plus démocratiques, les dispositions et les structures de l’État central reflétaient une idée jacobine de l’unité, dont la prégnance suscitait une méfiance à l’égard de l’intervention du local dans les affaires publiques éducatives. »
ce qui pour lui veut dire : « infantilisation des communautés à qui l’on refuse l’auto-gouvernance cherchant à lui imposer un modèle unique, forcément inadapté et générateur d’inégalitarisme. »
Et le libéral conclut : « Eh, eh, eh ! Ils en veulent de l’auto-gouvernance et de l’égalitarisme à tout crin. Zyva, les potes ! Puisqu’ils le réclament eux-mêmes, ils vont s’autoréguler comme des grands. Ils veulent des écoles, des hôpitaux, des aides sociales, on leur donne la liberté d’entreprendre, il est interdit d’interdire, tiens ! Ça va leur plaire, ça, comme formule ! Entreprenez mes kikis, l’Etat ne régule plus rien ! Quand ça fait plaisir et puis que ça débarrasse, pourquoi s’en priver ? »

Si vous en voulez d’autres, je peux continuer. Ce texte est un exemple superbe du double langage qui nous gouverne depuis vingt ans au moins. Et nous avons tous plus ou moins mordu à l’hameçon, moi, la première. Il est largement temps de décoller les peaux de bananes que nous avons devant les yeux."

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

Catmano, vous n'êtes eut-être pas agrégée, mais pas désagrégée non plus ! J'aime beaucoup votre discours. Je vous offre, en clin d'oeil, un petit poème de Guillevic que j'adore :

On peut rêver
De partir

On peut rêver
De rester

Le mieux est de partir
Dans le rester

Comme la source
Comme le soleil
Comme les racines.

Écrit par : Marilyse Leroux | 27 décembre 2008

"C'est bien joli de défendre la Société des Agrégés. Mais n'oublions pas que Darcos y cotisait jusqu'à l'année dernière"

Ah oui ? Il n'y côtise plus ?

C'est comme Bayrou, Fabius, Le Guillou, Lang, Aschieri et Juppé : eux aussi sont agrégés, non ? Et je ne crois pas avoir vu leur nom sur la liste des sociétaires !

Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
- - - - - - -
En effet, M. Darcos était membre de la Société des agrégés depuis quelques années, peut-être depuis son succès au concours d'agrégation. Je m'en suis aperçu par hasard en parcourant la liste des membres, il y a quelques années.
Quand il a été nommé ministre de l'Éducation nationale, j'ai cru qu'il allait quitter immédiatement la Société des agrégés.
À ma grande surprise, il ne l'a pas fait sur le champ. Mais il a fini par le faire tant sa position était devenue intenable.
La Société des agrégés, quoique toujours modérée dans ses propos et ses propositions, est ferme sur ses positions, et, peu de temps après avoir été nommé ministre, M. Darcos s'est trouvé en porte-a-faux, et a quitté la Société des agrégés (sans claquer la porte, mais je doute qu'il ait filé à l'anglaise ; il est courtois).
Les autres personnes citées ne sont pas actuellement (je crois) membres de la Société des agrégés. Aucune d'elles n'y serait à son aise, croyez-m'en !
Il est extrêmement difficile d'être à l'aise dans cette association qui a pour but, entre autres, de défendre les intérêts matériels et moraux des agrégés (tous les agrégés - y compris ceux qui ne sont pas lauréats d'un concours d'agrégation et à qui elle refuse l'adhésion à la Société -, non pas seulement ses membres) quand on est en même temps homme politique ou à la tête d'une centrale syndicale, pour des raisons évidentes.
J'ignore, soit dit en passant, si les personnes citées sont toutes lauréates d'un concours d'agregation. Je sais que des personnes qui ont des relations avec des hommes politiques suffisamment haut placées ont été nommées agrégées par "liste d'aptitude", aptitude qu'elles n'ont pas montrée en passant le concours...
Certains professeurs certifiés qui ont été admissibles deux fois ou plus à l'agrégation (mais qui ont échoué aux épreuves orales) sont classés dans une catégorie dite "professeur certifié biadmissible" ; ils peuvent en avoir gros sur le cœur en n'étant pas promus au grade d'agrégé par liste d'aptitude alors qu'ils l'ont bien davantage, cette aptitude, que des personnes qui n'ont jamais eu le CAPES mais ont d'abord été promues au grade de certifié puis à celui d'agrégé. J'ai connu un monsieur qui, m'a-t-on dit, n'avait pas le baccalauréat, qui est devenu certifié, puis agrégé, et faisait des fautes de français diverses sur ses notes de service bien que quelques-unes d'entre elles eussent été corrigées par sa secrétaire.

Écrit par : Francis Penin | 27 décembre 2008

Ah oui ? Il n'y côtise plus ?
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Y'a un accent circonflexe sur le o de cotise ?
Ecrit par : dobolino | 27 décembre 2008

C'est le circonflexe que vous aviez oublié sur "dû" ! On l'a retrouvé :p :p :p

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

"Question aux spécialistes en informatique : quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi mon pseudo apparaît en orange dans mon deuxième message et renvoie au site de Gilbert Molinier ?
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008"

Oui, en général quand on met un lien pour un site dans un message, le serveur remplit automatiquement la case "votre URL" avec l'adresse de ce site. Vous avez de la chance, ça aurait pu faire pareil avec le texte de Monsieur Warren (mais ça ne l'a pvraisemblablement pas fait parce que c'était un fichier PDF).

Sinon, vous avez du courage d'avoir lu le texte jusqu'au bout : c'est imbuvable, ce truc ! Je sais bien qu'il finira enseignant en master, mais tout de même, c'est dur à avaler. Mais c'est très représentatif. Remarquez d'ailleurs que si on associe l'auteur de ce texte aux représentants de la gauche française, on obtient Warren-Buffet. Si ça c'est pas un signe...

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Jérémy, j'ai trouvé presque aussi bien que Youpi miam miam :

http://www.restena.lu/amifra/exos/gram/phras.htm

J'ai même la suite :

http://www.youtube.com/watch?v=wN_N_gii5ks&NR=1

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

Catmano, ce sont des exercices de Français Langue étrangère : ils vous semblent si absurdes que ça ?

Bon, j'avoue que l'exercice sur les impératives et les déclaratives n'est pas d'une grande utilité pour parler, mais ça permet, en grammaire, de distinguer l'impératif de l'indicatif. Disons que ce n'est pas destinés à des petits, mais pour des étudiants, ça ne me choque pas.

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Bouh ! Honte sur moi ! Je me suis trompée en copiant ! Remarquez, comme ça, vous voyez que je m'occupe de la formation initiale de mes jeunes collègues.

C'était lui, Youpi Miam Miam :

http://www.youtube.com/watch?v=gmrZKTlGlIg

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

Le texte de Warren, je n'ai pas été capable de le lire jusqu'au bout non plus. Merci de l'avoir décodé, Catmano !

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 décembre 2008

Ouais, mais j'ai écrit "de toute obédience" au lieu de "de toutes obédiences", Dobo ne va pas me louper sur ce coup-là...

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

@ Catmano
Je viens enfin de poster sur le forum enseignants du primaire, où jusqu'à présent mes messages ne partaient pas.
Puis-je vous envoyer un message privé si je n'ai pas payé?

Écrit par : retraitée | 27 décembre 2008

Vous pourrez m'envoyer un message privé dès que vous aurez cinq messages à votre actif dans la partie "pédagogique" (les messages écrits dans la partie "le mur" ne sont pas comptabilisés, si j'ai bien compris).

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

Le retour du "Glaude"

Sylvestre Huet, journaliste à Libération


Vincent Courtillot, directeur de l'Intitut de physique du Globe de Paris, mis en cause dans une affaire d'éthique scientifique

Vincent Courtillot, le bras droit de trente ans de Claude Allègre, a t-il pris des libertés avec l’éthique de son métier, chercheur en sciences de la Terre ? En compagnie de deux autres géophysiciens, Claude Jaupart et Paul Tapponnier, de l’Institut du Physique du Globe de Paris dont Courtillot et Jaupart sont, ou ont été, directeurs.
La question prend tout son sel au moment où Claude Jaupart vient d’être élu à l’Académie des Sciences, et où Clau de Allègre postule avec insistance à une place ministérielle, au grand plaisir de Nicolas Sarkozy.
Plusieurs faits plaident en faveur d’une réponse positive à cette question.
Le premier, c’est la parution récente, en caractères gras, d’un rappel à l’ordre éthique sur le site de la revue Earth and Planetary Science Letters. Une revue de grande réputation, publiée par Elsevier – un mammouth de l’édition scientifique – spécialisée en sciences de la Terre et planétologie. Ce rappel à l’ordre s’adresse aux publiants et aux «éditeurs». Ces derniers, choisis par Elsevier, scientifiques de tout premier plan, jouent un rôle décisif dans la parution, ou le refus, des articles. Donc pour la carrière des chercheurs, leurs espoirs de promotions et de postes, l’évaluation de leurs laboratoires… mais aussi pour la confiance de la société envers la tenue du débat contradictoire et équitable entre scientifiques, seul susceptible de faire progresser la connaissance.
Un tel pouvoir doit s’accompagner de règles éthiques pour éviter une dérive du système, au profit des éditeurs. La principale étant d’éviter les «conflits d’intérêts», précise ce rappel. Comme d’être «employé dans la même institution, d’encadrer ou d’avoir encadré la thèse (du publiant), d’être ou d’avoir été récemment co-auteur ou collaborateur… ».

Le second fait, à l’origine de ce rappel à l’ordre, affirme Friso Veenstra, (responsable d’EPSL pour Elsevier), c’est un dossier d’environ 50 articles publiés dans EPSL. Ils ont tous comme auteur principal un chercheur de l’IPGP. Et tous ont, comme éditeur… Vincent Courtillot, Claude Jaupart ou Paul Tapponier ! La liste des heureux élus, dont le travail a passé la périlleuse barrière… d’un collègue de labo, directement intéressé à la parution de cet article qui augmentera le prestige de l’IPGP, est accablante. On y relève, outre le trio (ils s’éditent donc les uns les autres) d’éminents académiciens comme Claude Allègre, Jean-Louis le Mouël (tous deux ex-directeurs de l’IPGP). Quant aux jeunes chercheurs qui ont profité du système, ils ont reçu là une très mauvaise leçon d’éthique de leurs aînés.
Le troisième fait peut se lire comme un recul de l’influence française dans cette revue. Depuis plus de trente ans, son équipe d’une demi-douzaine d’éditeurs a toujours comporté au moins un Français. Mais, lorsque ce dossier est arrivé sur le bureau de Friso Veenstra, ce dernier a vite compris qu’Elsevier allait être accusé de corrompre le système de publications scientifiques. Résultat: il a sèchement fait savoir à Claude Jaupart que son mandat d’éditeur ne serait pas renouvelé. Depuis, il n’y a plus de Français à EPSL.
Le comportement des autres scientifiques français éditeurs d’EPSL ces dernières années montre clairement que le trio a franchi une ligne jaune. La géophysicienne Anny Cazenave, le climatologue Edouard Bard, le tectonicien Xavier Le Pichon et le géochimiste Françis Albarède ont édité des centaines d’articles dans EPSL, des dizaines écrits par des scientifiques français… mais aucun de leurs laboratoires respectifs.
La vérification inverse montre également que de très bons chercheurs de l’IPGP ont d’ailleurs soigneusement évité de recourir à cette «filière» douteuse pour publier dans EPSL, soumettant leurs travaux à d’autres éditeurs, français ou non.... avec succès, ce qui réduit à néant l’argumentaire des fautifs d’avoir commis cet impair pour défendre une science française qui aurait dû mal à se faire publier.
Ce pas de côté aura t-il des conséquences négatives pour la carrière des trois scientifiques ? Probablement pas. D’abord parce qu’elle est derrière eux. Mais surtout en raison de l’attitude de la direction de l’Institut national des sciences de l’Univers (Cnrs), qui dispose avec le ministère de la tutelle de l’IPGP. Si l’on y porte pas Vincent Courtillot dans son cœur – le représentant de l’INSU a voté contre le renouvellement par avance de son mandat de directeur de l’IPGP lors d’une réunion du conseil d’administration – on y est très embarrassé par cette histoire. Au point de traiter, dans un courriel, de «pervers» le journaliste de Libération qui s’y intéresse. Et de tenter de le «décourager» d’enquêter en invoquant le tort qu’elle ferait aux scientifiques français.
La morale de cette histoire ferait toutefois plaisir à un curé. Vincent Courtillot se voit en effet puni par où il a pêché. C’est en publiant au forceps dans EPSL deux articles particulièrement mauvais sur le climat – avec erreurs de courbes et de calculs – en 2005 et 2007 qu’il a attiré vers lui l’attention, puis l’ire de Friso Veenstra et d’Elsevier.
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Écrit par : retraitée | 27 décembre 2008

Je me permets de vous signaler une perle qui a égaillé ma journée : « Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen » par Arto Paasilinna, une histoire burlesque qui vous emmène subrepticement dans le nonsense.

Lorsque vous en prenez conscience, c’est trop tard : les situations les plus invraisemblables sont déjà devenues familières tant l’auteur vous a emmené avec talent dans ses divagations !

Des aphorismes définitifs glissés subrepticement vous éclairent sur dieu, la femme, la nature humaine, l’existence des extra-terrestres etc.

Encore plus que dans le "Meunier hurlant" on y trouve un éloge de la folie ordinaire en dehors de toute leçon de morale.

Acceptez de vous laisser emporter par le délire et ce livre sera un authentique anxiolytique !

Écrit par : Zorglub | 27 décembre 2008

Trop tard, Zorglub ! Déjà lu !
J'ai fait dix fois de la pub à Paasilinna, que je suis très fier (vraiment : j'ai fait peu de bonnes actions dans ma vie, mais celle-là en est une) d'avoir fait entrer dans le Petit Larousse il y a deux ans.
Le meilleur reste, pour moi, la Forêt des renards pendus, et Petits suicides entre amis — comme son titre l'indique, c'est absolument hilarant.
Au passage, certains titres (la Douce empoisonneuse) ne donnent pas de la Finlande et de sa jeunesse l'image flatteuse qu'en ont les évaluations scolaires internationales, le ministre et le SE-UNSA, dont j'ai vu un jour une conf' consacrée à l'éducation à la finlandaise.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 décembre 2008

Par ailleurs, cette histoire d'ours me semble un peu empruntée à Un ours dans Manhattan, roman sublime (et je pèse mes mots) de Rafi Zabor, que m'a fait découvrir FG (qu'elle en soit ici publiquement remerciée), et qui est en sus une bible du jazz.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 décembre 2008

Je confirme. "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen" est une pure merveille, un livre dont la fantaisie et l'humour anarchisants offrent une cure de bonne humeur roborative. Je me rappelle l'avoir signalé ici lorsque je l'ai découvert. Il a égayé pour moi l'été 2007.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 décembre 2008

Discours d'un instructionniste à un ministre, 2008

M. le ministre, si vous voulez des pédagogistes, vous ne voulez pas d'instructionnistes, et si vous voulez des instructionnistes, vous ne voulez pas de pédagogistes : car les uns sont par état les amis de la raison et les promoteurs de la science, et les autres les ennemis de la raison et les fauteurs de l'ignorance. Si les premiers font le bien, les seconds font le mal. Et vous ne voulez pas en même temps le bien et le mal.
Vous avez affaire, me dites-vous, à des instructionnistes et à des pédagogistes : des instructionnistes qui sont discrets et peu redoutables, des pédagogistes très influents et très dangereux. Vous ne vous souciez pas trop d'augmenter l'influence des instructionnistes, parce que, dites-vous, la publicité nuit à l'efficacité, mais votre dessein semble être de les garder. Vous désireriez fort affaiblir les pédagogistes et vous en débarrasser. Vous vous en débarrasserez sûrement, et avec eux de tous les mensonges dont ils infectent votre nation, en les montrant tels qu'ils sont : démasqués, bientôt ils seront avilis, et qui est-ce qui voudra entrer dans un Institut où il n'y aura ni honneur à acquérir ni réputation à faire ?
Mais comment les dénoncerez-vous ? Je vais vous le dire.
Et si vous daignez m'écouter, je serai de tous les instructionnistes le plus dangereux pour les pédagos, car le plus dangereux des instructionnistes est celui qui met sous les yeux du ministre l'état des sommes immenses que ces orgueilleux et inutiles fainéants coûtent à ses États. Le plus dangereux serait celui qui lui dit, comme je vous le dis, que vous avez des milliers de salariés à qui, vous et votre administration, payez des millions d'euros pour pérorer dans un édifice et nous assourdir de leurs fadaises.
Celui qui lui dit que, cent fois l'année, à une certaine heure marquée, ces hommes-là parlent à des millions d'étudiants rassemblés et disposés à croire et à faire tout ce qu'ils enjoindront de la part de Meirieu et Frackowiak.
Celui qui lui dit qu'un ministre n'est rien, mais rien du tout, quand d'autres peuvent commander à sa place dans son ministère au nom d'une idéologie qui tient lieu de pensée. Celui qui lui dit que ces créateurs de master finiront par provoquer la fermeture des U.F.R. qui les ont intégrés.
Celui qui lui dit que les IUFM sont des couteaux à deux tranchants, se déposant alternativement, selon leurs intérêts, ou entre les mains du ministre pour imposer leurs formateurs, ou entre les mains des formateurs pour s'imposer au ministre.
Celui qui lui dit que, s'il savait s'y prendre, il lui serait plus facile de décrier les IUFM qu'une manufacture de bons draps, parce que le drap est utile et qu'on se passe plus aisément d'analyses de pratique et de sermons pédagogiques que de souliers. Celui qui ôte à ces doctes personnages leur caractère prétendûment savant, comme je le fais à présent, et qui vous apprend à les dissoudre sans scrupule lorsque vous en serez pressé par le peuple et les professeurs.
Celui qui vous conseille, en attendant les grands coups, de reprendre les bâtiments libérés à mesure qu'ils viendront à être vacants, réservant à votre ministère et aux besoins urgents de recrutements, pour cinq ans, pour dix ans, les bénéfices liés à la suppression de ces Instituts.
Celui qui vous remontre que, si vous avez pu, sans conséquence fâcheuse, prendre des mesures de carte scolaire et raréfier les recrutements , il y a bien moins d'inconvénient à prendre des mesures pour fermer les IUFM.
Celui qui vous montre que l'homme dont l'imposture est démasquée n'a plus de courage et n'ose rien de grand et de hardi.
Puisque vous avez le secret de faire taire les instructionnistes, que ne l'employez-vous pour imposer le silence aux pédagogistes ? L'un est bien d'une autre importance que l'autre.

http://french.chass.utoronto.ca/fre180/Discours.html

Écrit par : Diderot | 27 décembre 2008

Puisqu'on parle de livres susceptibles de remplacer un antidépresseur avec profit, je signale les romans de Jasper FForde, chez 10/18 ( L'Affaire Jane Eyre, Délivrez-moi! Le Puits des histoires perdues, Sauvez Hamlet) Ces romans se passent dans un univers parallèle où la membrane qui sépare la réalité de la fiction littéraire est en quelque sorte perméable, si bien qu'ellle peut être traversée dans les deux sens. Dans le premier volume, un criminel d'envergure internationale pénètre dans Jane Eyre et enlève l'héroïne. Comme elle est également la narratrice, le roman n'existe plus. Les admirateurs de Charlotte Brontë menacent de provoquer une crise politique, et l'héroïne (celle du roman de Fforde) qui porte le nom improbable de Thursday Next et qui est détective littéraire, se lance à la poursuite du criminel et de son otage, dans une succession de péripéties hilarantes. C'est évidemment bourré de clins d'oeil, et d'une logique irréprochable au sein même de l'absurdité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 décembre 2008

"Un Ours à Manhattan", c'est vrai, quelle merveille, ce roman. J'étais tombée dessus par hasard, chez un vrai libraire (pas à la FNAC, quoi...). J'espère pour tous les arctophiles bibliophiles et jazzeux qu'il n'est pas épuisé.
Pour en revenir au fil (de blogis utilitate) : un blog est la meilleure ou la pire des choses, la pire quand elle sert de défouloir à des intervenants un peu élucubratoires (vous noterez l'effort de politesse) , la meilleure quand elle permet, mm si c 'est parfois rude, d'échanger de façon constructive. Joyeuses fêtes à tous, pax hominibus ursisque, et... à l'an qué vèn !

Écrit par : FGuichard, reconnectée derechef | 27 décembre 2008

Pour ceux que cela intéresse, je publie aujourd'hui sur mon site le premier chapitre de mon manuscrit inachevé : 3001, odyssée de l'espèce.

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/27/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-premiere-partie/#more-4692

Écrit par : Roger Felts | 27 décembre 2008

Celui qui lui dit que, s'il savait s'y prendre, il lui serait plus facile de décrier les IUFM qu'une manufacture de bons draps, parce que le drap est utile et qu'on se passe plus aisément d'analyses de pratique et de sermons pédagogiques que de souliers. Celui qui ôte à ces doctes personnages leur caractère prétendûment savant, comme je le fais à présent, et qui vous apprend à les dissoudre sans scrupule lorsque vous en serez pressé par le peuple et les professeurs.


Ecrit par : Diderot | 27 décembre 2008

Comme disait ma grand-mère: " Compte là-dessus puis bois de l'eau ! "
Y'en a qui rêvent ! Que le peuple juge bon de voir ses enfants apprendre à lire, écrire et compter ne veut pas dire qu'il est contre les sorties épanouissantes, l'égalitarisme forcené et l'éducation à la citoyenneté.
Quant aux professeurs ...
Ça manque ici toujours aussi cruellement de smileys.

Écrit par : dobolino | 27 décembre 2008

"Que le peuple juge bon de voir ses enfants apprendre à lire, écrire et compter ne veut pas dire qu'il est contre les sorties épanouissantes, l'égalitarisme forcené et l'éducation à la citoyenneté."
Si les sorties épanouissantes et l'éducation à la citoyenneté n'empêchent pas l'apprentissage de la lecture, de l'expression et du calcul, elles ne constituent aucun problème. Toute l'erreur a été de supprimer l'un au profit de l'autre.

"Quant aux professeurs ..."
C'est que Diderot ne connaissait certainement pas les résultats du SGEN, du SE-UNSA et du SNES aux élections professionnelles.

Écrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Que le peuple juge bon de voir ses enfants apprendre à lire, écrire et compter ne veut pas dire qu'il est contre les sorties épanouissantes, l'égalitarisme forcené et l'éducation à la citoyenneté."
Si les sorties épanouissantes et l'éducation à la citoyenneté n'empêchent pas l'apprentissage de la lecture, de l'expression et du calcul, elles ne constituent aucun problème. Toute l'erreur a été de supprimer l'un au profit de l'autre.

Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

En 24 heures par semaine, difficile de concilier les deux, ou alors à titre tout à fait exceptionnel. Cette année, je ne m'autorise que les 4 séquences "Ecole et Cinéma" et le cross de fin d'année. Cela fera 15 heures à retirer du temps annuel des autres matières parce que, pour le français et les mathématiques, il faut vraiment tout.

Écrit par : catmano | 27 décembre 2008

suicide d'une institutrice il y a quelques semaine suite:

http://fr.news.yahoo.com/63/20081227/tfr-ma-femme-souffrait-d-un-manque-de-re-019dcf9.html

l'article du parisien se passe lui aussi de commentaire...

Écrit par : Saperlipopette | 27 décembre 2008

En 24 heures par semaine, difficile de concilier les deux, ou alors à titre tout à fait exceptionnel. Cette année, je ne m'autorise que les 4 séquences "Ecole et Cinéma" et le cross de fin d'année. Cela fera 15 heures à retirer du temps annuel des autres matières parce que, pour le français et les mathématiques, il faut vraiment tout.

Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008

Vous ne pourriez pas crier cela un peu plus fort, afin que ce message parvienne aux oreilles de l'instit.de G.???

S'il vous plait, s'il vous plait...

Écrit par : Maminou | 27 décembre 2008

J'arrive après la bataille avec mon ours prêcheur, néanmoins ne boudant pas mon plaisir je souhaitais vous le faire partager.

Écrit par : Zorglub | 27 décembre 2008

l'article du parisien se passe lui aussi de commentaire...

Ecrit par : Saperlipopette | 27 décembre 2008
Entendu ça ce matin sur france Inter lors de la revue de presse ...
Quel commentaire peut-on faire sans être lourd ?

Écrit par : dobolino | 27 décembre 2008

J'ai lu récemment moi aussi "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonnen" et je l'ai chaudement recommandé aux copains.
Dans le genre aventures loufoques, lisez Michel Folco, c'est également hilarant (Dieu et nous seuls pouvons, Un loup est un loup, Enavant comme avant, Même le mal se fait bien).

Écrit par : Japhet | 27 décembre 2008

Puisqu'on parle ici de culture et d'éducation...

Pensez-vous que le jeu video accèdera un jour au rang de culture ?

Un élement de réponse se trouve ici : http://www.deezer.com/track/57702

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Amusant, la baisse du niveau monte jusqu'au P.S...

Tiré d'un article du Point (11 décembre 200.
(...)
Le texte d'orientation entériné par le conseil national ?"Une régression intellectuelle comme on n'en a pas vu depuis des années." Pis encore : "Un texte qui ne fait aucune proposition, qui dès la première phrase comporte plusieurs fautes d'orthographe."
Epris de l'écrit, François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe. pour que ses fils et ses filles s'envoient à la figure des fautes de français, l'heure doit être grave!
Peillon n'a d'ailleurs pas tort : le texte d'orientation est truffé de fautes et d'étourderies. Une bonne dizaine au total et pas des moindres. Exemples : "Ils nous adressés deux messages"; "la capital humain";"associer d'avantage";"l'Europe a beaucoup divisée la gauche"...
Et encore, on ne compte pas les lourdeurs, les virgules inappropriées, les guillemets qui s'ouvrent mais jamais ne se ferment.

Écrit par : Guillaume | 28 décembre 2008

« le premier chapitre de mon manuscrit inachevé »
Sveltz, 80/1,90, éminent ethnopsychiatre | 27 décembre 2008

« entre “Les aventures de Huckleberry Finn” de Tom Sawyer et “Les onze mille verges” de Guillaume Apollinaire... »
(Grassouilletz, 80/1,90, bon docteur, « Le pourquoi du comment… » § 3.)

Est-ce à ce fameux Tom Sawyer qu'on doit aussi 'The Adventures of Mark Twain' ?

Écrit par : Tailleboudin | 28 décembre 2008

@Tailleboudin écrit :
"Est-ce à ce fameux Tom Sawyer qu'on doit aussi 'The Adventures of Mark Twain' ?"

Enfin un imbécile cultivé !… Il sait que Tom Sawyer est un copain d'Huckleberry Finn mais il ne sait pas que Sveltz distingue trois catégories d'humanoïdes : ceux qui n'ont pas lu Mark Twain, ceux qui l'ont lu et l'ont compris, et ceux qui l'ont lu et manquent totalement d'humour. Grosboudin fait partie de cette troisième catégorie. Personne n'en sera surpris…
Merci Grosboudin de nous démontrer que la culture couplée à l'idiotie donne de bons gros boudins bien boudinés…

Écrit par : Roger Felts | 28 décembre 2008

« Mais le docteur Sveltz [...] pêcha par sa curiosité sans limites. »
80/1,90, twainologue, « Le pourquoi du comment… » § 7.)

Ah ! Que doux ces mots pour l'âme sont. (Thank you, Boby.)

Écrit par : Tailleboudin | 28 décembre 2008

C'est comme Bayrou, Fabius, Le Guillou, Lang, Aschieri et Juppé : eux aussi sont agrégés, non ? Et je ne crois pas avoir vu leur nom sur la liste des sociétaires !

Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008

Bayrou a été membre de la Société des agrégés de manière fugace lorsqu'il était ministre de l'Education...

Écrit par : Jean | 28 décembre 2008

Alors, Felds, toujours aussi con ?

Écrit par : Riflandouille | 28 décembre 2008

Je viens de lire le texte d’orientation politique 2008-2011 du PS et confirme les observations de Guillaume. Cette absence de rigueur orthographique augure mal de la rigueur sémantique. Loin de tomber dans la facilité d'un procès d'intention, on peut quand même rappeler aux prétendues élites l'exemplarité dans l'usage de la langue dont elles n'ont, du reste, qu'une pratique de communication. Est-ce par hâte ou par négligence dans la relecture du texte ? Ni l'une ni l'autre ne sauraient excuser la chose. Tout ce qui est bien fait est toujours assez vite fait, comme disait l'empereur Auguste ; quant à la négligence, on pourrait, en guise de remède, appliquer le principe de retourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler. L'idée est de toujours faire relire le texte par quelqu'un de neutre par rapport au contenu. On aurait tort de relativiser la chose car si l'habit ne fait pas le moine, le moine fait l'habit. Et puis, parmi les signataires de ce texte, il y a peut-être le potentiel futur ministre de l'éducation...

Écrit par : Magister | 28 décembre 2008

Bruno Julliard ? -:))))
JPB
PS. J'ai prévenu un membre du Bureau national que c'était la plus grotesque erreur de casting que l'on pouvait rêver… Il n'avait pas bien réalisé — et encore, c'est un ami que j'ai constamment tenu au courant des dérives de l'EN, même si ce n'est pas sa spécialité. qu'est-ce que ça doit être les autres…

Écrit par : brighelli | 28 décembre 2008

Et puis, parmi les signataires de ce texte, il y a peut-être le potentiel futur ministre de l'éducation...

Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008

Autrement dit, le potentiel ministre impotent. Un ministre ne peut faire passer des réformes que si elles sont populaires, c'est-à-dire peu coûteuses. On voit mal les français soutenir un ministre fantaisiste à qui viendrait l'idée saugrenue de restaurer l'école napoléonienne fabricatrice des élites de la République, ses athlètes de l'Etat. Ce temps est révolu. Les français n'accepteront plus d'être gouvernés par des gens dont le seul titre est d'être plus intelligents ou plus cultivés qu'eux. Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".

Écrit par : marigot | 28 décembre 2008

A propos de l'orthographe :

Entendu fin mai dans la bouche d'une inspectrice de Lettres devant une assemblée de professeurs de collège (Sujet : le livret de compétences" :
"Les jeunes utilisent la langue SMS : ils communiquent très bien entre eux. Ils se comprennent."
Pourquoi écouter la suite ? La messe était dite ...
Une énième réforme de l'orthographe, participant sans doute à ce "matérialisme démocratique" cité plus haut, agite actuellement les esprits. Que pensez-vous des propositions d'un certain André Chervel ? Certains des exemples qu'ils donnent me choquent, par exemple : "enlever un "n" à "innocent" ? Ce serait remettre en cause la formation du lexique, le préfixe in- négatif accolé au radical latin issu de "nocere". Le mot serait dénué de son sens étymologique : "celui qui n'a pas nui". Mais les mots ont-ils encore un sens ou attend-on d'eux d'être de simples zombies au servive d'une communication vide de toute substance ?
N. B. Pour les puristes "zombie" peut s'écrire aussi "zombi". Pour ma part, je le préfère avec un "e". Allez savoir pourquoi !

Écrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008

Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".

Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008

Très juste. Et cette massification, n'est-ce pas, transforme les gardiens du temple en autant de Don Quichotte qui s'épuisent à batailler contre des moulins à vent, c'est-à-dire les forces aérocéphaliques qui se sont données pour mission de mixer ces masses interchangeables, de sorte à mieux les déraciner, les aculturer et donc les manipuler. Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).

Écrit par : Magister | 28 décembre 2008

A propos de l'orthographe :

Entendu fin mai dans la bouche d'une inspectrice de Lettres devant une assemblée de professeurs de collège (Sujet : le livret de compétences" :
"Les jeunes utilisent la langue SMS : ils communiquent très bien entre eux. Ils se comprennent."
Pourquoi écouter la suite ? La messe était dite ...

Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008

Où l'on retrouve l'idée de ravaler la langue à un simple paramètre de communication fonctionnelle. Toute cette non-pensée etaye mon commentaire précédent : les forces aérocéphaliques sont à l'oeuvre. Il faut les combattre car ainsi ne soit-il pas et la messe n'est pas dite.

Écrit par : Magister | 28 décembre 2008

Et puis, parmi les signataires de ce texte, il y a peut-être le potentiel futur ministre de l'éducation...

Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008

Autrement dit, le potentiel ministre impotent...

Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008

Il y a un précédent. Vous souvenez-vous de la dédicace -écrite- d'Allègre lors de je ne sais plus quel salon, truffée de fautes d'othographe et révélée à l'époque par le Canard Enchaîné ?

Écrit par : Manu | 28 décembre 2008

Entendu fin mai dans la bouche d'une inspectrice de Lettres devant une assemblée de professeurs de collège (Sujet : le livret de compétences" :
"Les jeunes utilisent la langue SMS : ils communiquent très bien entre eux. Ils se comprennent."

Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008

Ce qui, la plupart du temps, est faux. Tous ceux qui sont sur le terrain le constatent : les "jeunes" sont bien souvent victimes de quiproquos voire d'incompréhension totale entre eux dûs à l'imprécision de leur expression, orale ou écrite.

Pire, j'ai constaté dans mes classes ces dernières années l'apparition progressive d'un phénomène inquiétant : les élèves, auteurs d'un message oral ou écrit ont parfois toutes les peines du monde à expliciter - même trés légèrement - leur propre "pensée". C'est en tentant de les aider que l'on s'en rend compte : ils ne comprennent même pas eux-même ce qu'ils disent, veulent dire, ou auraient voulu dire.

Écrit par : Manu | 28 décembre 2008

Bruno Julliard ? -:))))
JPB

Yerg ! (rire sadique).

M. Brighelli, je vous l'ai déja dit : vous n'êtes pas gentil ! Et c'est pas bien d'être pas gentil.

Écrit par : Manu, nouveau curé de gauche | 28 décembre 2008

Méfies-toi, Rodger, paraîtraitk' riflanouïlle viendrait d's'échapper d'l'hosto !!!

ange

Écrit par : toto | 28 décembre 2008

Les français n'accepteront plus d'être gouvernés par des gens dont le seul titre est d'être plus intelligents ou plus cultivés qu'eux. Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".

Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008

Et pourquoi donc ? C'est pourtant selon ces critères qu'ils veulent être soignés, alimentés et employés !
C'est aussi selon ces mêmes critères qu'ils voudraient voir leurs enfants enseignés.

Écrit par : dobolino | 28 décembre 2008

Je l'ai retrouvé :


"On voit que la recherche à pénétrée le monde agricole comme peut-être aucune autre activité économique. Le Ministre de la Recherche en est fier. Signé: Claude Allègre."

Le manuscrit ministériel a fait la joie des organisateurs du salon de l'agriculture, qui vient de fermer. Allègre, sans y venir, en a néanmoins été une vedette grâce à ses écrits. Explication: en signant l'année dernière le livre d'or dudit salon, notre sympathique mais éruptif Ministre a réussi la prouesse de faire deux fautes d'orthographe lourdes en quatre lignes. Un accent sur le "a" en trop et un "e" en trop au participe "pénétré". Après les balles et les boules, c'est ce qui s'appelle friser la bulle en orthographe.

Yerg !

Écrit par : Manu, pas gentil | 28 décembre 2008

Court extrait vidéo concernant la culture en général et le rap en particulier : "Tout ne se vaut pas", nous dit Eric Zemmour, pendant brighellien de "la culture de la banlieue, c'est la friche".


http://ericzemmour.blogspot.com/

Écrit par : Manu, pas gentil | 28 décembre 2008

Certains des exemples qu'ils donnent me choquent, par exemple : "enlever un "n" à "innocent" ? Ce serait remettre en cause la formation du lexique, le préfixe in- négatif accolé au radical latin issu de "nocere". Le mot serait dénué de son sens étymologique : "celui qui n'a pas nui".
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Ça vous choque ? Ben voyons !
Est-ce que ça vous choque, si je vous explique (je viens de l'apprendre aujourd'hui ), que mon fils, élève de Terminale L, seul de sa classe à avoir choisi l'option latin qui devrait, ce me semble, en toute logique, être obligatoire en Terminale L, a un tel emploi du temps pour le latin que le mardi, s'il veut suivre Anglais spécialité de 11H00 à 12H00, Latin, de 12H00 à 13H00, et Italien LV2, de 13H00 à 14H00, il lui faut se passer de repas ?
La solution proposée par la Direction du Lycée a été de négocier avec le professeur de latin, qui regroupe en cette heure de cours la totalité des élèves de Latin de Première et Terminale, soit une douzaine d'élèves sur les cinq cents du Lycée, une absence excusée d'office pour cause de repas du seul Terminale L à être inscrit à ce cours ...
Alors, votre in-nocere, pfff!

Écrit par : dobolino | 28 décembre 2008

Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).

Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008

Sauf que l'agriculture intensive et monoculturale nécessite de la part de celui qui la met en œuvre de maîtriser les conversions entre ml/L et L/M cubes et L/ Ha versus ml/Are et la règle de trois ! Les pesticides, ça se dose, et entre le bidon et la cuve d'épandage, il y a quelques petits calculs à négocier que je ne confierais pas volontiers à n'importe qui ...

Écrit par : dobolino | 28 décembre 2008

Et pourquoi donc ? C'est pourtant selon ces critères qu'ils veulent être soignés, alimentés et employés !
C'est aussi selon ces mêmes critères qu'ils voudraient voir leurs enfants enseignés.

Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008

Les français veulent être soignés (eux, et leurs chiens ou chats), alimentés, employés, éduqués par des "professionnels", des techniciens, des gestionnaires, des savants, des "compétents" reconnus et certifiés. C'est ce à quoi, au demeurant, s'adapte le système scolaire, qui ne connaît plus que des "compétences indispensables", des "comportements observables". Lisez les textes officiels.
Ils ne veulent certainement pas être gouvernés par des têtes bien faites, cultivées, pensantes, philosophantes, rasantes et matériellement désintéressées. Derechef, nos chefs d'Etat peuvent s'énorgueillir d'être incultes à la différence des De Gaule, Pompidou, Giscard, Mitterand.

Le matérialisme démocratique (Brecht caratérise ainsi le fascisme) c'est cela: le règne de la pensée réduite à un comportement, à un acte juridique passible de sanction. Si bien que si une infirmière ( un véto, un médecin, un juge, un prof ...) fait une erreur technique elle est aussitôt poursuivie, mise en examen et condamnée dans la foulée.
Je ne vous dis que cela!

Écrit par : marigot | 28 décembre 2008

Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).

Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008

Les professeurs et membres de l'EN savent tous très bien comment les agriculteurs devraient cultiver leurs champs, mais détesteteraient que des agriculteurs viennent leur donner des conseils pour enseigner...
N'est-ce pas paradoxal?

Écrit par : Maminou | 28 décembre 2008

Citation d'un texte prétendument écrit par M. le Professeur Claude Allègre : (Je dis "prétendument" par simple précaution, 'Manu, pas gentil'. Je n'ai aucune preuve que ce soit vrai.)

"On voit que la recherche à pénétrée le monde agricole comme peut-être aucune autre activité économique. Le Ministre de la Recherche en est fier. Signé: Claude Allègre."

Le manuscrit ministériel a fait la joie des organisateurs du salon de l'agriculture, qui vient de fermer. Allègre, sans y venir, en a néanmoins été une vedette grâce à ses écrits. Explication: en signant l'année dernière le livre d'or dudit salon, notre sympathique mais éruptif Ministre a réussi la prouesse de faire deux fautes d'orthographe lourdes en quatre lignes. Un accent sur le "a" en trop et un "e" en trop au participe "pénétré". Après les balles et les boules, c'est ce qui s'appelle friser la bulle en orthographe."
Fin de citation
Ecrit par : Manu, pas gentil | 28 décembre 2008
- - - - - -

J'aimerais avoir la confirmation de l'authenticité de ce texte. Non que je croie qu'il s'agit d'un faux, car M. Allègre n'a jamais été un foudre de guerre en français, du moins à l'oral. De là à penser qu'à l'écrit il est aussi médiocre, il n'y a qu'un pas. Et je ne le franchis pas inconsidérément. Si cela était confirmé et en supposant que l'intéressé reconnût l'authenticité de son texte, je dirais alors que je ne suis nullement surpris.
Ma précaution vient de ce que je ne comprends pas que personne n'ait signalé charitablement ces fautes à son auteur. (Les personnes qui ont lu le texte étaient soit toutes nulles en français, soit ravies de voir les fautes pour quelque raison que je veux ignorer, et se seront bien gardées d'informer l'infortuné auteur.)
L'auteur sait-il qu'il a commis ces fautes ahurissantes ?
Confirmez, mon cher Manu, confirmez ! Je répète que cela ne m'étonnerait pas outre mesure. Pourtant, "Va, je ne hais point.", M. le Ministre. Mais de là à dire que je l'apprécie, non, pas du tout. Je trouve qu'il a été un très mauvais ministre.
Je lui reproche d'avoir vilainement amputé de 17% la rémunération des heures supplémentaires des professeurs agrégés et peut-être des autres professeurs du secondaire. Et je ne trouve pas M. Allègre sympathique.

Écrit par : Francis Penin | 28 décembre 2008

Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.

Écrit par : catmano | 28 décembre 2008

Latin / Anglais / italien ? Mis dites donc, Dobolino, j'ai une furieuse envie de le connaître, votre fils ! Dernier des Mohicans s'il en fut…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 décembre 2008

Les professeurs et membres de l'EN savent tous très bien comment les agriculteurs devraient cultiver leurs champs, mais détesteteraient que des agriculteurs viennent leur donner des conseils pour enseigner...
N'est-ce pas paradoxal?

Ecrit par : Maminou | 28 décembre 2008

Les agriculteurs devraient surtout cultiver leurs champs de manière naturelle. Ce n'est pas un conseil mais une légitime exigence de qualité. Réciproquement, que ces mêmes agriculteurs nous demandent d'instruire leurs enfants en qualité, c'est parfaitement recevable. Je sais bien que les enseignants passent pour d'insupportables donneurs de leçons sur tout et rien (il en est !) tandis qu'ils sont eux-mêmes peu enclins à en recevoir (cette vanité-là est pourtant loin de leur être propre). Mais dans notre propos, il ne s'agit nullement d'apprendre le métier à qui que ce soit. La comparaison entre agriculture intensive (une qualité minimale pour une quantité maximale) et culture de masse (le plus petit dénominateur commun) me semblait appropriée.

Écrit par : Magister | 28 décembre 2008

Quant à FP qui doute des fôtes d'Allègre, je le renvoie à un résumé des relations du ministre avec le Canard Enchaîné et les lois de la physique (l'article sur la dédicace enjolivée est à la fin) :
http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm
JPB

Écrit par : brighelli | 28 décembre 2008

Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.

Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008

Surtout si secrètement vous souhaitez qu'il se ridiculise. Encore que, s'agissant d'Allègre, son orgueil et sa faconde font qu'il est personne à ne point s'embarrasser de telles futilités. Comme l'argent, le pouvoir tient lieu de raison.

Écrit par : Magister | 28 décembre 2008

Surtout si secrètement vous souhaitez qu'il se ridiculise. Encore que, s'agissant d'Allègre, son orgueil et sa faconde font qu'il est personne à ne point s'embarrasser de telles futilités. Comme l'argent, le pouvoir tient lieu de raison.

Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008

Mais même si je ne souhaitais pas son ridicule, je vous assure que je me vois très mal en train de signaler à une quelconque "célébrité" qu'il écrit comme un porc.
C'est peut-être un manque flagrant de courage, mais je l'assume.

Écrit par : catmano | 28 décembre 2008

'aimerais avoir la confirmation de l'authenticité de ce texte.

Confirmé par la photocopie du livre d'or dans le bouquin de Thierry Desjardin Le scandale de l'éducation nationale.

Écrit par : Guillaume | 28 décembre 2008

Il y a aussi un article dans Le Point (ça date de 2003) où Claude Allègre se targue d'avoir supprimé La Princesse de Clèves du programme de Troisième (auquel elle n'a jamais figuré).

On se demande d'où le Président actuel tire ses sources.

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Est-ce que ça vous choque, si je vous explique (je viens de l'apprendre aujourd'hui ), que mon fils, élève de Terminale L, seul de sa classe à avoir choisi l'option latin qui devrait, ce me semble, en toute logique, être obligatoire en Terminale L, a un tel emploi du temps pour le latin que le mardi, s'il veut suivre Anglais spécialité de 11H00 à 12H00, Latin, de 12H00 à 13H00, et Italien LV2, de 13H00 à 14H00, il lui faut se passer de repas ?

Dobolino

Au lycée (une institution catholique privée, on y bossait bien, et je craignais d'aller dans le lycée public où ça castagnait ferme, c'était en 1990 - le lycée Jean-Baptiste Dumas inauguré par De Gaulle!), j'avais Grec ancien (commencé au collège), Espagnol, Anglais et Allemand (option pour le lycée); quant au Latin, je n'ai pas pu, la direction ne me trouva pas d'heures (j'étais sans doute dingue); et je sautais, tout heureux, des repas une fois ou deux par semaine, je ne sais plus... pour la gloire? Arrivé à la fac - je n'ai pu suivre, en Lettres Classiques et Modernes, ni espagnol, ni allemand - et l'anglais à 80 par TD, je ne vous raconte pas... tout s'est évanoui; mais je sais bien encore prononcer l'allemand, l'espagnol et l'anglais. bises.

Bon bout d'an!

Écrit par : Pendariès | 28 décembre 2008

Je voudrais non seulement souhaiter bonnes fêtes à tous et bon anniversaire au blog, mais aussi en rajouter une couche .

A l'occasion de la sortie de son immortel chef d'oeuvre "Toute vérité est bonne à dire", un journaliste a cru spirituel de suggérer à Allègre de dédicacer son livre à Monique Vuaillat , alors secrétaire générale du Snes. L'auguste penseur, saisissant l'occasion à plein groin, répondit qu'il prendrait comme formule "Caudam venenum". "Mais", ajouta l'illustre philosophe , avec sur les bajoues la satisfaction sereine de Celui qui Sait: "elle n'y comprendrait rien"...
Et pour cause: cette formule ne veut rien dire, l'expression correcte étant "In cauda venenum", c'est dans la queue (s.e. du scorpion) que se trouve le poison, entendez par là une vacherie finale placée au bout d'une tirade élogieuse ou anodine.
C'est pourtant un poison bien pire qui a rendu Allègre tout replet et bouffi, celui de la cuistrerie, si ce terme définit bien la contrefaçon d'un code culturel, assortie d'un aplomb d'énarque.

Prof de langues anciennes moi-même, je ne cesse de répéter autour de moi qu'il est quantité d'autres manières depuis les médecins et les faux dévots de Molière pour montrer son attachement aux choses de l'esprit, que les citations grecques et latines. Un ministre n'est jamais tenu de savoir le latin, même de niveau 4ème. Mais on a du mal à passer pour un grand seigneur de la culture, quand on se présente chez les de Guermantes avec des bijoux de famille en toc.

Écrit par : Jean-François Croz | 28 décembre 2008

Mais les langues se portent bien !

Car on n'a pas de sous pour préserver les options, mais on a (que les dames ici présentes veuillent bien m'excuser et sauter la ligne qui suit) les p***** de concours à la mords-moi-le-noeud du genre "Youpi miam miam".

Voici aujourd'hui la deuxième édition du grand concours "Deutsch, ich bin dabei !", qui ne sert strictement à rien, mais qui permettra à quelques fonctionnaires serviles de se faire mousser et de dilapider les sous que l'Etat leur octroie.

En voici les règles :
"Ce concours s'adresse aux classes de CE2 et de CM1. Il a pour objectif l'encouragement de l'allemand dans les écoles primaires. Les participants sont invités à réaliser en classe une production vidéo sous forme de DVD d'une durée maximale de 5 minutes. Le sujet de cette production est laissé libre mais doit témoigner de la capacité de prise de parole des enfants en langue allemande.Les productions devront être remises avant le 1er avril 2009. Des albums de littérature jeunesse sont à gagner." Les personnels concernés sont "les enseignants d’allemand en primaire qui souhaitent présenter les résultats et l’efficacité des méthodes basées sur l’interactivité entre les élèves."

LES OBJECTIFS : Encourager l’apprentissage de l’allemand dans les écoles primaires ; Valoriser les pédagogies favorisant l’interactivité et l’expression orale ; Valoriser les compétences en expression orale des enfants en langue allemande

LES CRITÈRES DE SÉLECTION :
- L’originalité des idées
- La créativité des auteurs
- L’adéquation du produit final à l’âge des enfants
- L’importance de la communication en langue étrangère

http://ia62.ac-lille.fr/spip.php?article1594

Pauvre Europe !

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

"les enseignants d’allemand en primaire qui souhaitent présenter les résultats et l’efficacité des méthodes basées sur l’interactivité entre les élèves"

Ce n'est pas orienté du tout !

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Pendariès (salut !), vous n'avez pas tout compris : Dobolino ne compte pas que son fils aille en fac, et ce n'est que par perversion que vous y êtes allé vous-même. Les facs, c'est le collège unique, moins l'alibi (et la présence) des meilleurs.

Écrit par : Claire | 28 décembre 2008

les enseignants d’allemand en primaire qui souhaitent présenter les résultats et l’efficacité des méthodes basées sur l’interactivité entre les élèves"

Ce n'est pas orienté du tout !

Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Vous n'y êtes pas Jeremy. L'objectif ultime est de préserver/promouvoir l'une des dernières possibilités (avec les classes CHAM) de scolariser son enfant dans une classe protégée.
Dans mon collège (centre-ville) ça fonctionne. Grâce à nos collègues d'allemand qui n'hésitent pas à démarcher dans les écoles primaires, cette langue reprend du poil de la bête sur l'anglais. Ce qui en soi n'est pas une mauvaise nouvelle.

Écrit par : buntovchik | 28 décembre 2008

Pour le latin, il m'arrive aussi de ne pas avoir le temps de déjeuner : cours le vendredi à 12 heures suivi d'un autre à 13 heures. Les horaires 8-9 h., 13-14 h., 12-13 h.) sont quelque peu dissuasifs pour les élèves. Le latin est devenu une option du genre "parcours du combattant". Malgré tout, j'ai encore une quatrième de 28 élèves mais les générations futures seront plus clairsemées.
Ceci dit, si vous voulez une recette d'Apicius pour votre réveillon, faites-moi signe. Valete ! Rufa magistra.

Écrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008

Ah ! Apicius !
La seule fois où j'ai sérieusement pensé abandonner l'(enseignement, c'était dans l'idée d'ouvrir un resto romain (au sens impérial du terme) où des hétaïres aux seins nus auraient servi, à des convives allongés sur des lits, les recettes d'Apicius. Mais pourquoi ne l'ai-je pas fait — au lieu de me mitonner lesdites recettes en suisse ?
JPB

Écrit par : brighelli | 28 décembre 2008

Pendariès (salut !), vous n'avez pas tout compris : Dobolino ne compte pas que son fils aille en fac, et ce n'est que par perversion que vous y êtes allé vous-même. Les facs, c'est le collège unique, moins l'alibi (et la présence) des meilleurs.

Ecrit par : Claire | 28 décembre 2008

Claire (salut!), j'avoue que je suis allé à l'université par perversion... une envie pou-issante de liberté... comment, d'ailleurs, ne pas écouter la montée du désir pleinement exprimé grâce aux 15 heures de cours par semaine à la fac? Puis, la figure blanche de celles et ceux que j'avais vus visitant quelques prépas ne me disait rien de bien heureux... De toute façon, très sincèrement, j'ai bien plus appris - pour ma formation littéraire, pour celle de ma conscience au monde - auprès des écrivains et des artistes que j'ai chanceusement rencontrés durant mes études et après, pour ne pas avoir à regretter quoi que ce soit. Et puis - vu l'état de l'enseignement, et puis, mon directeur de thèse m'avouant: "Ne comptez sur aucun poste d'ici 5 à 10 ans", je pense que j'ai bien fait - j'ai assisté dernièrement à la soutenance d'une thèse splendide sur G. Lorand et Salah Stétié; le doctorant chargé de cours à la fac, frais émoulu d'Ulm, agrégé, éditeur de revue, etc. professe à des BTS qui l'esbaudissent souvent, et il ne sait pas s'il aura sous peu un poste à l'université; alors, vice ou divine inspiration - pour le temps de vivre... quand les portes, quelle que soit la voie, sont aujourd'hui closes (et mes anciens professeurs de Littérature Française et Française et Comparée m'en racontent de fort belles)?

Tenez, j'apprends aussi, que mon Rectorat (mais est-il le seul?) est/serait tenu par les Francs-Macs... qui se tiennent eux-mêmes les coudes... Mythe ou réalité?

Écrit par : Pendariès | 28 décembre 2008

Que ne l'avez-vous fait, Jean-Paul ? J'aurais pu dîner chez vous en costume, non d'hétaïre, hélas, mais de digne matrone. Une consolation pour vous : Apicius a mal fini.
Je compte aller dîner à la Taberna Romana de Saint Rémy de Provence en avril prochain. Connaissez-vous cette succursale gauloise d'Apicius ? Vannes est très loin de chez vous, sinon je vous aurais invité à ma prochaine Cena Romana. Et vous seriez reparti couronné de lauriers. Bon, d'accord, vous les avez déjà ...

Écrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008

Dans mon collège (centre-ville) ça fonctionne. Grâce à nos collègues d'allemand qui n'hésitent pas à démarcher dans les écoles primaires, cette langue reprend du poil de la bête sur l'anglais. Ce qui en soi n'est pas une mauvaise nouvelle.

Ecrit par : buntovchik | 28 décembre 2008

Vous confondez les concours débiles lancés par quelques fumeux en mal d'occupation, et les démarches salutaires des profs de collège qui se rendent dans les écoles primaires pour effectuer ce qu'on impose aux P.E. sans leur donner la formation nécessaire.

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Enfin, vous ne les confondez pas, mais je parlais des uns, et vous m'avez répondu en évoquant les autres.

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Antibi en a rêvé mais aux States, on l'a fait !


Le retour du zéro
Le bon temps est fini pour les cancres de Pittsburgh. Dans cette ville américaine, les responsables scolaires avaient pris la curieuse décision de ne jamais donner de note en dessous de la moyenne pour ne pas décourager les moins bons élèves et obtenir qu'ils persévèrent dans leurs efforts. Le résultat a été inverse : beaucoup d'élèves n'hésitaient plus à rendre des copies blanches puisqu'ils étaient assurés d'obtenir quand même la moyenne. Retour à la case départ : le zéro va désormais revenir sur les copies.
(Est Républicain du 28 déc. 2008)

Bonne année 2009 à tous !

Écrit par : GastonLavy | 28 décembre 2008

Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.
Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
La copie du ministre Allègre au salon de l'agriculture 1999 est reproduite dans L'horreur pédagoqique publié la même année.
GM

Écrit par : guy morel | 28 décembre 2008

Antibi en a rêvé mais aux States, on l'a fait !


Le retour du zéro
Le bon temps est fini pour les cancres de Pittsburgh. Dans cette ville américaine, les responsables scolaires avaient pris la curieuse décision de ne jamais donner de note en dessous de la moyenne pour ne pas décourager les moins bons élèves et obtenir qu'ils persévèrent dans leurs efforts. Le résultat a été inverse : beaucoup d'élèves n'hésitaient plus à rendre des copies blanches puisqu'ils étaient assurés d'obtenir quand même la moyenne. Retour à la case départ : le zéro va désormais revenir sur les copies.
(Est Républicain du 28 déc. 2008)

Bonne année 2009 à tous !

Ecrit par : GastonLavy | 28 décembre 2008

Ce ne serait pas plutôt "Ce qui faisait cauchemarder Antibi devient réalité."?

Écrit par : Jean | 28 décembre 2008

Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).

Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008

Les professeurs et membres de l'EN savent tous très bien comment les agriculteurs devraient cultiver leurs champs, mais détesteteraient que des agriculteurs viennent leur donner des conseils pour enseigner...
N'est-ce pas paradoxal?

Ecrit par : Maminou | 28 décembre 2008
Ça fait aussi parti du paradoxe ... On fait avec, au quotidien !
Gardons présent à l'esprit que ce qui nous encombre au quotidien est plus le fait de clones de Claude Allègre que de JPB !

Écrit par : dobolino | 28 décembre 2008

Pendariès (salut !), vous n'avez pas tout compris : Dobolino ne compte pas que son fils aille en fac,

Ecrit par : Claire | 28 décembre 2008

Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !

Écrit par : dobolino | 28 décembre 2008

Latin / Anglais / italien ? Mis dites donc, Dobolino, j'ai une furieuse envie de le connaître, votre fils ! Dernier des Mohicans s'il en fut…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
Pffff! Le bougre ne risque pas d'en avoir l'envie ! Le bougre a parfaitement compris le système, tout au moins sur le court terme ! Après le bac, le déluge !

Écrit par : dobolino | 28 décembre 2008

"« En attendant toto » (p.75-89) de Marc Veyrat s'apparente à un texte poétique, mélange de son expérience basée sur un logiciel de messagerie avec toto, « toujours au singulier et sans majuscule », « nom commun […] construit immuablement sur la même base – o + o – augmentée de signes typographiques empruntés à des polices de caractères » (p. 76), et d'une langue réinventée pour faire « buter le spectateur, trébucher sur les sens et les formes des mots, bégayer » (p. 77) au long d'un texte brut, illustré avec parcimonie, sans intertitre."

Écrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Il y a aussi un article dans Le Point (ça date de 2003) où Claude Allègre se targue d'avoir supprimé La Princesse de Clèves du programme de Troisième (auquel elle n'a jamais figuré).

On se demande d'où le Président actuel tire ses sources.

Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

In der derch' !

Écrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

"Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !"

Ce serait la fac de où ?

Écrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Pour le latin, il m'arrive aussi de ne pas avoir le temps de déjeuner : cours le vendredi à 12 heures suivi d'un autre à 13 heures. Les horaires 8-9 h., 13-14 h., 12-13 h.) sont quelque peu dissuasifs pour les élèves. Le latin est devenu une option du genre "parcours du combattant".

Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008

Sans compter les petits parcours semés d'embûches qu'il a pu connaître par le passé. Expérience personelle : j'étais en ZEP lors de ma 1ère année de latin (en 5ème). Le "professeur", sorte d'étudiant mal dégrossi et sans aucune autorité essayait d'éviter les chaises qui volent dans la classe. Aucune ne l'a touché (la souplesse de la jeunesse...), mais moi, dépourvu de la moindre base, je ne sais pas un mot de latin.

Écrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.

Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
-----
C'est parce que vous êtes jeune.
Moi, qui suis de son âge à deux ou trois ans près, je n'hésiterais pas à lui dire qu'il fait des fautes si je le voyais en train de les commettre. Il ne m'impressionne pas du tout.
JPB semble penser que je doute que M. Allègre fait des fautes grossières. Il se trompe. Je veux seulement être sûr que M. Allègre ne peut pas nier qu'il les a faites.
Sur ses connaissances scientifiques, par exemple, je n'ai jamais eu le moindre doute. Il n'est pas capable - il ne l'a jamais été - d'être admissible aux épreuves orales du CAPES de sciences physiques option physique et chimie, c'est certain. Quelqu'un dément-il ce que je viens d'écrire ? (Si quelqu'un me prouve que je me trompe, je suis prêt à faire amende honorable.)

Écrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008

"Le "professeur", sorte d'étudiant mal dégrossi et sans aucune autorité"

Mouais... J'ai connu des profs nuisibles et inopérants qui ne se sont jamais fait jeter de chaise à la tête. J'imagine donc que si le professeur en question a été traité comme un déchet par les mômes qu'il avait en face de lui, ce n'était peut-être pas uniquement dû à son absence d'"autorité" - expression qu'on entend aujourd'hui à l'envi. C'est la formule, qui m'ennuie un peu, surtout quand l'on sait l'utilisation idéologique qui en a été faite en d'autres lieux.

Écrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Quant à FP qui doute des fôtes d'Allègre, je le renvoie à un résumé des relations du ministre avec le Canard Enchaîné et les lois de la physique (l'article sur la dédicace enjolivée est à la fin) :
http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
-------
Merci, JPB ! Je me souvenais de cet échange de mots doux entre le Canard Enchaîné et M. Allègre. Mais je vais aller me rafraîchir la mémoire et vous en rendrai compte.

Écrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008

Pendant que Roselyne Bachelot fait de la "comm" chez Drucker et que Darcos pérore sur tf1......:

"La sécurité des patients n'est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France, pendant cette période de fêtes".

un patient de 60 ans est décédé tôt dimanche matin, dans l'ambulance du SAMU qui était venue lui porter secours, plus de six heures après sa prise en charge par le médecin du SMUR, faute d'avoir trouvé une place rapidement dans l'un des hôpitaux de la région.

Les urgentistes, en grève depuis le 1er décembre, dénoncent la situation de leurs services en France et s'alertent de la "surdité" et de "l'irresponsabilité" de la ministre de la Santé.

je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.

êtes vous d'accord pour relayer ce message ?

Écrit par : Diogène | 29 décembre 2008

Qui sera devant sa télé mercredi soir, à part des gens qui en ont besoin pour se sentir un peu moins seuls ? C'est pendant l'année qu'il faudrait "ouvrir les yeux, et fermer sa télé" — vieux slogan dont on voit les effets quelque peu pervers dans un film américain remarquable des années 70, Network.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 décembre 2008

" toto, « toujours au singulier"

Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008

Dieu merci!!!!!!!! Autant que singulier!


Bonjour à tous. Jack Lang sur France inter, ce matin...

"Il n'est pas capable - (Allègre), il ne l'a jamais été - d'être admissible aux épreuves orales du CAPES de sciences physiques option physique et chimie, c'est certain. Quelqu'un dément-il ce que je viens d'écrire ?"

Ecrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008

Pas moi, en tous cas! Mais il pourrait peut-être seconder Jean-Paul pour l'introduction de nouveaux éléments dans la prochaine édition du "Larousse"? L'autre jour, j'ai entendu un magnifique néologisme dans sa bouche, avec le mot: "panagérique". Trop beau!
Bonnes fêtes de fin d'années à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 décembre 2008

"Je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement."

Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008

Ce serait plutôt une des raisons pour lesquelles la rue risque de gronder à partir de la rentrée prochaine, (civile).

Écrit par : Christophe Sibille | 29 décembre 2008

Merveilleuse remarque citée plus haut qui mériterait de faire partie du Dictionnaire des idées reçues (réactualisé selon la novlangue-de-bois).

"ils se comprennent entre eux"

Les chiens, les chats, les oiseaux, etc. se comprennent aussi entre eux selon un code spécifique mais je ne savais pas que la langue se ramenait à une série d'idiolectes.

Cela s'appelle du mépris sous le langage doucereux de la reconnaissance.


De toute façon l'humanité a très bien vécu sans les livres, sans l'écriture -cette prédominance de l'oral doit être comprise dans le long terme de l'alphabétisation des populations (tension écrit/oral) et surtout en fonction de ce que Todd appelle la stagnation scolaire. Dans son nouveau livre, Après la démocratie, quelques passages intéressants sur la stagnation scolaire qui est mise en relation avec d'autres phénomènes ... comme la fin de l'organisation collective, politique et religieuse.... on oublie qu'un bon prolétaire était (jadis) instruit par les soins du Parti communiste -théâtre, bibliothèques, cinéma.

Il fallait "conscientiser les masses"!

Y-a-t-il des travaux historiques sur le rôle culturel du PC? ce qui ne vaut pas réhabilitation idéologique mais permettrait de comprendre ce qui se passait avant la stagnation. De toute façon jamais la télévision ne pourrait avoir la même fonction, quelles que soient les fadaises qu'on nous raconte sur son rôle culturel.

Écrit par : Sénéchal | 29 décembre 2008

Y-a-t-il des travaux historiques sur le rôle culturel du PC?

Ecrit par : Sénéchal | 29 décembre 2008

 mon avis le rôle historique du PC et d'une façon élargie d' Internet sera non négligeable dans la réhabilitation de l'écriture alphabétique. Ce blog en est l'illustration, non?
Il appartient aux instituteurs et aux professeurs d'en enseigner au plus grand nombre les rudiments.

Écrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008

Pour ceux que cela intéressent, j'ai publié ce matin sur mon site, le deuxième chapitre de mon manuscrit inachevé : “3001, odyssée de l'espèce…”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/29/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-deuxieme-chapitre/#more-4707

En fin de note, j'y fais figurer des :
CONSIDÉRATIONS À L'USAGE QUASI EXCLUSIF DE GROSBOUDIN que je reproduis ici :
Je remercie tout d'abord Grosboudin pour l'attention qu'il porte à relever dans ce long texte la moindre faute d'orthographe… Si un jour, à Dieu ne plaise, un génie bienveillant, trouve ce texte digne d'être publié, Grosboudin en y relevant les dernières fautes parsemant ce récit plein d'allant, ajoute une pierre à l'édifice pour le rendre encore plus beau, encore plus noble, encore plus tout…
Toutefois, je lui demande de se dispenser de corriger ce qu'il estime être des erreurs de sens. sa formation d'esprit, très limitée et trop étroite, ne lui permet pas d'évaluer les différences entre une erreur involontaire, toujours possible, et une erreur volontaire, destinée à mettre un peu de sel dans la monotonie du phrasé littéraire.
Il s'est plu à “corriger” l'“Huckleberry Finn” de Tom Sawyer, montrant par là que le “cuistre littéraire” que je situe dans mon livre en “3001…” est déjà une réalité en 2008… Qu'il ne se dévoue pas à “corriger” la liste des couples célèbres. Les erreurs qui la parsèment sont volontaires : Cyrano et Bergerac, Sarko and Sarko, et il y en a d'autres, sont des faux couples… Quoique, pour Sarko and Sarko, je me le demande !

N.B.1 : Prosper et Mérimée ne font pas partie de la liste. Pas plus que Colomba et Colombin… Adieu, Grosboudin !

N.B.2 : Celui qui chercherait la liste des couples célèbres dans le chapitre 2, ne la trouvera pas. C'est dans un des chapitres suivants qu'elle s'étale…

@ Riflandouille a écrit :
Alors, Felds, toujours aussi con ?

Ce Riflandouille est un gènie de l'humour noir…

Écrit par : Roger Felts | 29 décembre 2008

"On voit mal les français soutenir un ministre fantaisiste à qui viendrait l'idée saugrenue de restaurer l'école napoléonienne fabricatrice des élites de la République, ses athlètes de l'Etat. Ce temps est révolu. Les français n'accepteront plus d'être gouvernés par des gens dont le seul titre est d'être plus intelligents ou plus cultivés qu'eux. Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".

Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008 "
_______
On se contenterait volontiers d'une école d'où tout le monde sortirait en étant capable de lire un quotidien régional en le comprenant, et en ayant le vocabulaire abstrait suffisant pour pouvoir dire ce qu'il ressent et ce qu'il désire autrement que par grognements ponctués de "quoi !" et de "en fait".

Écrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

"je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.

êtes vous d'accord pour relayer ce message ?

Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "
_______
Qu'y a-t-il mercredi soir ??? Encore une sarkauserie ? Ça ne finira donc jamais ?

Écrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

"je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.

êtes vous d'accord pour relayer ce message ?

Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "

Sans problème en ce qui concerne, puisque je me suis libéré de cette prothèse à 90 %.

Écrit par : Magister | 29 décembre 2008

@JPB
Je suis allé voir les échanges aigres-doux entre le Canard Enchaîné et M. Allègre.
Je suis maintenant convaincu qu'il est réellement faible en français et qu'il a bien commis les fautes signalées dans un message. A l'époque, je ne l'ai pas su. Je ne lis pas Le Canard Enchaîné régulièrement.
But, come to think of it, I wonder why I was so doubtful about Mr Allègre's orthographical and grammatical errors. It is well known he is not good at anything, even perhaps to such an extent that he won't understand what I'm writing right now if he happens to read it. I wouldn't like to hurt his feelings.
Pardon pour cet écart, mais c'est plus simple à écrire car il n'y a pas d'accents dans cette langue !

Écrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008

On se contenterait volontiers d'une école d'où tout le monde sortirait en étant capable de lire un quotidien régional en le comprenant, et en ayant le vocabulaire abstrait suffisant pour pouvoir dire ce qu'il ressent et ce qu'il désire autrement que par grognements ponctués de "quoi !" et de "en fait".

Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

Sauf qu'il n'y a plus beaucoup de profit à lire les quotidiens qui se ressemblent tous par le contenu, à quelques misérables nuances près. Gauche ou droite, tout ça vous fonctionne et vous bonimente dans la même mélasse linéaire et unidimensionnelle de la pensée unique.
Quant à dire ce que l'on ressent, c'est loin d'être gagné tant la vie moderne semble ne plus stimuler que les fonctions basiques. Pourquoi se fatiguer d'ailleurs ? Le prêt-à-porter, le prêt-à-consommer, le prêt-à-l'emploi n'ont-ils pas logiquement aplani les voies du prêt-à-penser, du prêt-à-ressentir, du prêt-à-croire ? Et demain, quand la termitière sera parachevée, nous aurons le prêt-à-vivre intégral, avec en option le prêt-à-mourir. Quant à l'école, elle ne délivrera plus qu'une sorte de kit au lieu des solides bagages qui valaient bien une dot.

Écrit par : Magister | 29 décembre 2008

Jérémy, le mot "autorité" n'est pas un gros mot, même si, comme vous le dites, il peut être entendu par certains dans un seul sens : le droit à l'obéissance. C'est aussi "l'auctoritas" des latins : mélange de force morale, de crédit, de poids personnel, de rayonnement, d'aura, etc. etc.
Au sujet (encore !) du respect de la langue, j'ai reçu dernièrement ainsi que, je suppose, tous les professeurs de langues anciennes de France et de Navarre, une offre pour un nouveau dictionnaire Larousse de latin. En haut à droite, cette nouvelle formule du nouveau latin version 2009 : "Quid novis ?" (sic). Ah, s'ils s'y mettent aussi chez Larousse !

Écrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008

"je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.

êtes vous d'accord pour relayer ce message ?

Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "

Simple comment-taire, mais il me semble qu'au contraire Sarkozi représente, outre lui-même, le comble de la démocratie. Un système représentatif dans lequel le citoyen n'a pas vraiment à se préoccuper ni de l'Etat, ni du devenir de la communauté. Puisque qu'il paye des impôts pour que des politiciens et des spécialistes bien rénumérés s'en chargent à sa place.
Pour rien au monde les "démocrates" français ne souhaiteraient un autre système politique que celui qu'ils ont et qu'ils reproduisent à chaque scrutin. Par exemple, un système dans lequel la question scolaire (dérivée de la question généalogique) deviendrait entre autres la question essentielle à penser et à résoudre collectivement, concrètement et localement.
Magister a magistralement dit combien la vie dans la termitière sera devenue bien plus facile et reposante le jour où les termites humaines pourront se décharger de toutes les fonctions y compris celle de reproduction sur des appareils spécialisés et standardisés.
Je ne vous dis que ça!

Écrit par : marigot | 29 décembre 2008

"Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !"

Ce serait la fac de où ?

Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Valence, antenne de l'Université Stendhal de Grenoble, pour la première année. Lettres Modernes et Arts du Spectacle.

Écrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Z'avez vu ça ?

http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

"Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !"

Ce serait la fac de où ?

Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Valence, antenne de l'Université Stendhal de Grenoble, pour la première année. Lettres Modernes et Arts du Spectacle.

Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Je la connais, jolie petite fac grise (métal et verre) (inconvénients et avantages des antennes...), à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.

Écrit par : Pendariès | 29 décembre 2008

à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.

Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008

Souhaitons qu'il passe plus de temps avec Jacottet qu'au bar !

Écrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Je la connais, jolie petite fac grise (métal et verre) (inconvénients et avantages des antennes...), à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.

Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008

Moi aussi. Je suis passée devant à chaque manif' de 95 et de 2003 !
En 95, au mois de décembre, c'était pénible, il fait un de ces froids là-bas ! Après, tu files vers Fontbarlettes avant de revenir par l'avenue de Chabeuil et c'est encore pire !

Écrit par : catmano | 29 décembre 2008

Z'avez vu ça ?

http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php

Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Meuh que ch'est meugnon !
Merci, Monsieur le Ministre (et Madame la Veille d'Opinion) !

Écrit par : catmano | 29 décembre 2008

à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.

Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008

Souhaitons qu'il passe plus de temps avec Jacottet qu'au bar !

Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Le fonds n'est accessible qu'aux chercheurs. Alors, les bars? Pourquoi pas?... (j'en connais un qui produit d'excellents rhums arrangés, dans une ambiance de piraterie! Mais j'imagine qu'il sera bien assez grand et entouré pour le découvrir par lui-même...)

Écrit par : Pendariès | 29 décembre 2008

"En haut à droite, cette nouvelle formule du nouveau latin version 2009 : "Quid novis ?" (sic)."

Ecrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008

Oui, je l'ai trouvée excellente aussi. D'autant qu'on est venu m'apporter le paquet en plein cours, comme si c'était de toute première importance.

"Y-a-t-il des travaux historiques sur le rôle culturel du PC?"

Ecrit par : Sénéchal | 29 décembre 2008

"Â mon avis le rôle historique du PC et d'une façon élargie d' Internet sera non négligeable dans la réhabilitation de l'écriture alphabétique."

Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008

M'est avis que votre "PC" n'est pas tout à fait le même...

Écrit par : Anne | 29 décembre 2008

Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008

M'est avis que votre "PC" n'est pas tout à fait le même...

Ecrit par : Anne | 29 décembre 2008

La cellule veille :-)!

Écrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008

"Le rire d'un enfant, comme une grappe de groseilles rouges."
Philippe Jaccottet (Ce peu de bruit, Gallimard 2008)

Écrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008

"Jérémy, le mot "autorité" n'est pas un gros mot, même si, comme vous le dites, il peut être entendu par certains dans un seul sens : le droit à l'obéissance. C'est aussi "l'auctoritas" des latins : mélange de force morale, de crédit, de poids personnel, de rayonnement, d'aura, etc. etc."

Vous n'y êtes pas, Marylise. A l'IUFM, "manque d'autorité" signifie "n'applique pas assez bien les méthodes imposées par les autorités supérieures" ! Ca fait peur, non ?

Écrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Trois ans, disait le maître de ce blog en lançant ce fil de discussion. Trois ans et le pouce ! suis-je tenté de dire. Car la révolution pédagogique, celle que combattent dans un front commun les pédagos et les gestionnaires, est aujourd'hui plus que centenaire.
Bonne lecture.
GM

http://www.slecc.fr/GRIP_buisson/01buisson-intro.pdf

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Oui, Guy, j'avais vu, même que le ministre (enfin, son secrétariat) me l'avait envoyée afin que j'appréciasse les économies de papier du gouvernement en général et du ministère en particulier. Plus personnalisé, tu meurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 décembre 2008

"Vous n'y êtes pas, Marylise. A l'IUFM, "manque d'autorité" signifie "n'applique pas assez bien les méthodes imposées par les autorités supérieures" ! Ca fait peur, non ?"

Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Jeremy, ce n'est pas pour être désagréable, mais, par moments, votre discours me fait vraiment penser à celui d'Anne-Marie Valette, les "copiés-collés" en moins! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 décembre 2008

Christophe, est-ce que ça vous dirait de venir assister aux séances d'analyses des pratiques PLC2 qui ont lieu par ici ?

Allez, chiche, vous vous pointez un mercredi après-midi à l'IUFM de X, vous dites que vous êtes formateur PE à Chateauroux, que vous aimeriez savoir comment se passe une formation PLC dans cette académie, et vous assistez à la formation dans l'heure qui suit. Ca vous dit ?

Écrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Trois ans... à répéter que certaines méthodes sont plus efficaces que d'autres et quoi de neuf ?

Ça :
http://made-in-school.blogspot.com/

(voir la séquence sur l'album "Ma vie est extraordinaire", apparemment au moins deux semaines de travail pour lire un texte de quelques phrases à une époque de l'année où la plupart des élèves de CP devraient être capables de le lire en une séance d'une demi-heure, si tant est que ce texte présente un intérêt quelconque) !

Écrit par : c. cru | 29 décembre 2008

Bonne lecture.
GM

http://www.slecc.fr/GRIP_buisson/01buisson-intro.pdf

Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Merci GM de nous avoir suggéré cette lecture.

Écrit par : buntovchik | 29 décembre 2008

La "fiche son" est à suer ...

Pourtant elle cherche à bien faire, elle se donne du mal ... :pt1cable:


"Lire avec Léo et Léa" Edition belin 18€ po chir !

Écrit par : toto | 29 décembre 2008

Pour ceux que cela intéressent, j'ai publié ce matin sur mon site, le deuxième chapitre de mon manuscrit inachevé : “3001, ODYSSÉE DE L'ESPÈCE…”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/29/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-deuxieme-chapitre/#more-4707

Écrit par : Roger Felts | 29 décembre 2008

Trois ans... à répéter que certaines méthodes sont plus efficaces que d'autres et quoi de neuf ?

Ça :
http://made-in-school.blogspot.com/



Ecrit par : c. cru | 29 décembre 2008


Citation :

" Et puis pour moi, notre mission est avant tout d'amener les élèves au plus haut de leurs capacités propres. "


Lourde de conséquences, cette phrase ! Quelles sont d'après cette brave petite dame, ces capacités propres à chaque élève? Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?

Écrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Lourde de conséquences, cette phrase ! Quelles sont d'après cette brave petite dame, ces capacités propres à chaque élève? Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Ce sont des capacités qui ne salissent pas.
GM

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?

Sur son fondement.

Écrit par : Jeremy | 29 décembre 2008

Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?

Sur son fondement.
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Mais "le fondement lui eschappe", comme écrit Rabelais.
Au point qu'on en a - "Jarnigoué, c'en est !", comme écrit Boileau- plein les doigts à la torcher cette bénasse.
Quand on sait écrire, on écrit : " les capacités de chaque élève". Et quand on sort de l'école des crétins, on n'écrit pas, on excrète un adjectif.

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.

êtes vous d'accord pour relayer ce message ?

Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "

Non. ni sur la forme ni sur le fond. "anti-démocratique" ? Quésaco ? On met vraiment ce mot " démocratique" à toutes les sauces, il veut de moins ne moins dire quelque chose... Tiens, je me souviens des guignols qui manifestaient place de la Bastille le soir même de l'élection présidentielle : ils protestaient contre le fait que Sarko ait gagné, tenez vous bien, ...au nom de la "démocratie" (sic).

Un parfait exemple de double pensée, s'il en est, et au final de connerie au 1er degré.

Le lendemain de cette élection, des élèves (ou ce qu'il en reste) du bahut d'une de mes collègues syndicalistes avaient, toujours pour protester contre le résultat de l'élection - "au nom de la démocratie", ça va de soi-, bloqué la grille de l'établissement avec une chaîne et un cadenas. Cette collègue me confia alors qu' elle avait trouvé ça "mignon" parce que "ça lui rappelait mai 68" (sic).

C'est devant cette bêtise ébahie et bornée que je me suis dit - pour la 1ère fois pour une raison exclusivement négative - qu'il était sérieusement temps de songer à changer de syndicat.

C'est ce que j'ai fait quelques mois plus tard.

Écrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

C'est devant cette bêtise ébahie et bornée que je me suis dit - pour la 1ère fois pour une raison exclusivement négative - qu'il était sérieusement temps de songer à changer de syndicat.

C'est ce que j'ai fait quelques mois plus tard.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

Mince, Manu a changé de syndicat ! Ben nom d'une pipe, ça va barder !
Le père siffleur.

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Qu'y a-t-il mercredi soir ??? Encore une sarkauserie ? Ça ne finira donc jamais ?

Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

Ben...mercredi, c'est le 31...donc le passage à la nouvelle année. Sarkozy ayant été élu président de la République, il doit faire son boulot, c'est à dire présenter les voeux de la Nation aux Français.

Rassurez-vous Frédéric, ça n'arrive qu'une fois par an (en principe). Et si vous avez le câble, le satellite ou la TNT, vous pouvez regarder autre chose.

Ou même éteindre la télé et lire un bon livre.

Écrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

Mince, Manu a changé de syndicat ! Ben nom d'une pipe, ça va barder !
Le père siffleur.

Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Pardonnez-moi M. Morel ! Vous avez raison : c'est vrai que j'ai un peu tendance à raconter ma vie ces derniers temps (mais toujours au profit d'une autre "problématique", en principe). Je vais essayer de me modérer.

Écrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

Pardonnez-moi M. Morel ! Vous avez raison : c'est vrai que j'ai un peu tendance à raconter ma vie ces derniers temps (mais toujours au profit d'une autre "problématique", en principe). Je vais essayer de me modérer.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel" ou" Brighelli"; l'usage du prénom étant un signe d'affinités particulières - sans plus !
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

"Sauf qu'il n'y a plus beaucoup de profit à lire les quotidiens qui se ressemblent tous par le contenu, à quelques misérables nuances près. Gauche ou droite, tout ça vous fonctionne et vous bonimente dans la même mélasse linéaire et unidimensionnelle de la pensée unique.
Quant à dire ce que l'on ressent, c'est loin d'être gagné tant la vie moderne semble ne plus stimuler que les fonctions basiques. Pourquoi se fatiguer d'ailleurs ? Le prêt-à-porter, le prêt-à-consommer, le prêt-à-l'emploi n'ont-ils pas logiquement aplani les voies du prêt-à-penser, du prêt-à-ressentir, du prêt-à-croire ? Et demain, quand la termitière sera parachevée, nous aurons le prêt-à-vivre intégral, avec en option le prêt-à-mourir. Quant à l'école, elle ne délivrera plus qu'une sorte de kit au lieu des solides bagages qui valaient bien une dot.

Ecrit par : Magister | 29 décembre 2008 "
_______
Tiens, je vais aller me coucher, moi, au lieu de tenter de corriger quelques copies. Vous donnez une pêche, vous... :-)

Écrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

Le père siffleur.
Ecrit par : guy morel

Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel"
Ecrit par : guy morel

Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Queuuuuuh c'est triiiiiiiiiste
Mooooreeeeeel qui siiiiiiiifleuuuuh dans la nuiiiiiiiiiiiiiiiii

Écrit par : Bianca Castafiore | 29 décembre 2008

Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel" ou" Brighelli"; l'usage du prénom étant un signe d'affinités particulières - sans plus !
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Je continue la leçon.
Donc, quand on a fréquenté le lycée et fait pas mal de versions et de thèmes en langues diverses et variées, qu'on s'est tapé des heures de colle pour avoir fait le canard quand Jeanne était censée entendre des voix, ou chanté Les trois orfèvres lors de la remise des prix, on dit : "Morel, lâche-moi !" ou "Brighé, arrête ton charre !".
Bonne nuit.

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Le père siffleur.
Ecrit par : guy morel

Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel"
Ecrit par : guy morel

Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Queuuuuuh c'est triiiiiiiiiste
Mooooreeeeeel qui siiiiiiiifleuuuuh dans la nuiiiiiiiiiiiiiiiii
Ecrit par : Bianca Castafiore | 29 décembre 2008
Castafiore, allez vous faire mettre, ça vous déridera !

Écrit par : guy morel | 29 décembre 2008

"Qu'y a-t-il mercredi soir ??? Encore une sarkauserie ? Ça ne finira donc jamais ?

Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

Ben...mercredi, c'est le 31...donc le passage à la nouvelle année. Sarkozy ayant été élu président de la République, il doit faire son boulot, c'est à dire présenter les voeux de la Nation aux Français.

Rassurez-vous Frédéric, ça n'arrive qu'une fois par an (en principe). Et si vous avez le câble, le satellite ou la TNT, vous pouvez regarder autre chose.

Ou même éteindre la télé et lire un bon livre.

Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008 "
Oh la la, ça m'avait complètement échappé que c'était le 31 décembre ! Qui n'arrive qu'une fois par an, c'est vrai, mais qui n'est pas la seule occasion pour Notre Président de nous oindre les tympans.
Merci gentil Manu.

Écrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

Oh la la, ça m'avait complètement échappé que c'était le 31 décembre ! Qui n'arrive qu'une fois par an, c'est vrai, mais qui n'est pas la seule occasion pour Notre Président de nous oindre les tympans.
Merci gentil Manu.

Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008

De rien mon cher Frédéric ! Et rassurez-vous, j'aurais pu tout aussi bien oublier moi aussi...

Écrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008

Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel" ou" Brighelli"; l'usage du prénom étant un signe d'affinités particulières - sans plus !
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008

Cher M. Morel, vous semblez démarrer au quart de tour... Rassurez-vous, le terme "Monsieur" n'est pas ici un terme de distance mais de respect (pour vous avoir croisé à Roncq, avoir lu ensuite "l'horreur pédagogique"et vous avoir écouté attentivement dans le documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade").

Nous ne sommes effectivement pas de la même génération, voyez donc le "Monsieur" comme une marque de déférence et puisque vous y faites allusion, lorsque je croise JPB, je le vouvoie et l'appelle "M. Brighelli", cela ne semble pas le gêner plus que cela.

Par ailleurs, vous appeler juste "Morel" ne me convient pas. Pour moi, ce serait comme désigner un objet... bref, Je demande l'arbitrage de Bongo pour résoudre ce conflit.

Quand à la Castafiore, ça ressemble étrangement au "style" de Toto et je suis assez d'accord le cas échéant pour qu'il aille se faire empapaouter sur Mars.

Écrit par : Manu | 29 décembre 2008

Cher moustache,

Il y a quand même quelque chose que vous n'avez pas compris.

L'école de la république c'est fini. Has been, niet, miette, nada, basta, peau de zeb!


D'une certaine façon vous l'avez compris... mais vous ne voulez pas y croire.

Je vous le dis avec d'autant plus de trémolos dans la plume que je suis professeur de français - validé par vos soins en quelque sorte... et je m'inquiète pour l'avenir et tout!

Maintenant j'essaye de faire la part des choses, et je me dis: pourquoi cela serait-il forcément un "moins bien"?

Vous vantez toujours votre école, celle de mes parents en somme. C'est le nevermore je veux dire.

Et quand je vois les cons qu'elle a formés et la merde noire dans laquelle ils nous ont mis aujourd'hui... je vais finir par l'attendre comme un soulagement cette mort de votre école de la république.

Tout cela me fait penser à ce sketch de Coluche, vous vous souvenez... il passe avec ses potes en voiture près d'une aire d'autoroute et il crie aux gens attablés: "bande d'abrutis!"... et ceux-ci de répondre tous en choeur: "Merci!"



FP

Écrit par : Péchin | 30 décembre 2008

@ FP :

Et quand on voit les cons qu'elle forme aujourd'hui, vous voudrez bien nous pardonner de ne pas nous repaître du "toujours pire, c'est forcément mieux qu'avant".

Il est vrai que les gens qui approuvent JPB ne sont pas des adeptes systématiques de " du passé faisons table rase". Les lendemains qui chantent que l'on nous promet depuis 30 ans avec la mort de l'école de la République sonnent sérieusement faux... et l'homme nouveau censé en résulter a une fâcheuse tendance à se rapprocher de la bête.

Ce n'est pas sans une certaine pointe d'humour que JPB répond souvent, lorsqu'on l'accuse (lui et d'autres, d'ailleurs) de "vouloir revenir en arrière" qu'il s'agit surtout d'un "retour vers le futur".

Ce sera toujours mieux que le No future dont vous semblez vous faire le chantre. Les punks étaient des petits joueurs, finalement.

Écrit par : Manu | 30 décembre 2008

Vous vantez toujours votre école, celle de mes parents en somme. C'est le nevermore je veux dire.

FP

Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008

Vous voulez dire le alwaysless ? Marc le Bris a dit quelque chose comme cela dans son livre. De mémoire : "L'éducation nationale, c'est "Monsieur Moins"".

Pour ceux qui n'ont pas oublié la pub Bénenuts en faisant du passé table rase et en jetant les cacahouètes avec l'eau du pastis.

Écrit par : Manu | 30 décembre 2008

Je suis d'autant moins sûr que l'école de la République est morte que ces derniers temps, le libéralisme a tendance à mettre pas mal d'Etat dans son vin.
Certes, c'est en général pour sauver les banquiers. Mais nous avons le nez dans le guidon, nous ne voyons pas encore à moyen terme : le libéralisme sauvage, c'est terminé — demandez à Poutine ou à Hu Jintao ce qu'ils en pensent. On va réinventer un libéralisme encadré — et l'école de la République peut refaire son trou dans cette panade idéologique présente.
Si seulement les syndicats étaient moins crispés sur le frein, ils comprendraient qu'ils peuvent se refaire une santé dans cette débâcle.

Tiens, je suis en train de lire le livre d'Emmanuel Todd, Après la démocratie. Eh bien, ce n'est pas grand chose.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 décembre 2008

"Et quand on voit les cons qu'elle forme aujourd'hui, vous voudrez bien nous pardonner de ne pas nous repaître du "toujours pire, c'est forcément mieux qu'avant"."

Joli, Manu !

Cependant, je comprends les craintes de FP. C'est vrai qu'il y a eu des ratés dans l'école de la République. Je rappelle toujours que parmi les Normaliens, il y a eu Charmeux, Aschieri, Fabius, Juppé, Mazarine Pingeot, Marie Darrieussecq, Eliette Abecassis, Aurélie Filipetti (sans compter la fille Badiou, le fils Fabius, un Dumézil, des filles et fils de profs de fac à ne plus savoir qu'en faire, etc.) ou les fondateurs de cette arnaque qu'est le F.L.E. Et quand on voit les hommes politiques agrégés, qui sont souvent les mêmes que les normaliens, on prend parfois peur. Ce Darcos tant décrié, d'ailleurs, c'est bien l'un des moins pires (et il reste dans mon top 3 du gouvernement actuel, avec Rama Yade et Fadela Amara).

Mais tout cela ne serait rien s'il n'y avait pas eu, sortant de l'E.N.S., l'élite de l'école républicaine, un certain Henri Plagnol. Connaissez-vous Henri Plagnol ? Oh, malheureux, comment peut-on ne pas connaître Henri Plagnol ? Je rappellerai juste, en sa mémoire, que le député Jean-Pierre Brard lui criait à l'Assemblée "Plagnol, à la camisole !" Malheureusement, il n'a pas été entendu.

Écrit par : Jeremy | 30 décembre 2008

Je ne connais pas particulièrement le grand Henri Plagnol. Vous nous expliquez, Jérémy ?
JPB

Écrit par : brighelli | 30 décembre 2008

"Ces derniers temps, le libéralisme a tendance à mettre pas mal d'Etat dans son vin."
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 décembre 2008

Mouais... Il est surtout en train de filer notre pognon aux banquiers, sans contrepartie(s)!
Jeremy, je relève le gant! Mais c'est où, "X"?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008

"Le rire d'un enfant, comme une grappe de groseilles rouges."
Philippe Jaccottet (Ce peu de bruit, Gallimard 2008)
Ecrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008

Réminiscence de Bannières de mai du cher Arthur.

Écrit par : guy morel | 30 décembre 2008

Vous avez reçu une joli carte de vœux électronique ? C'est bien mais moi, j'ai mieux. Je reçois aujourd'hui de la Commission Européenne six superbes calendriers à distribuer à mes éleveurs préférés. Six, ça fait beaucoup ou pas beaucoup. Soit je n'en donne qu'à ceux d'entre eux qui ont voté oui au référendum et il m'en reste cinq sur les bras, soit j'en donne à tous et il m'en manque une bonne quarantaine !

Écrit par : dobolino | 30 décembre 2008

"Mais des chansons spirituelles
Voltigent parmi les groseilles."
Signé : Arthur
Bravo, Môssieu Guy Morel !

Écrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Vous avez entendu parler des stages organisés pour les élèves de CM pendant les vacances scolaires (printemps et été) et de l'accompagnement éducatif, le soir après l'école, en ZEP ?

Quelques petits témoignages :

"14/11/08
Bonjour, à quoi correspond cet accompagnement éducatif rémunéré? pas entendu parler par chez moi!
Pour les stages:Paques payé en juin
ah oui, ma directrice a fait ce stage aussi, elle a été payée davantage, est-ce normal?

19/11/08
J’ai "testé" en juillet et août. Je viens d'être payé pour le mois de juillet, je présume.... moins que ceux qui n'en n'ont fait qu'une fois!

30/12/08
Stage effectué au mois d'août et je n'ai toujours pas été payée. Est-ce normal?

30/12/08
Pour le moment l'accompagnement éducatif n'est qu'en éducation prioritaire. Il devrait être étendu à toutes les écoles à la rentrée prochaine. Il s'agit en fait de proposer aux élèves des ateliers "culturels" le soir après l'école (16h30-18h00). Dans notre école par exemple une collègue fait musique pour cycle 2 le lundi, une autre fait arts plastiques pour cycle 2 le mardi, moi je fais flûte pour le cycle 3 le jeudi et une autre collègue fait danse pour le cycle 3 le vendredi. On change les niveaux à la rentrée.
Après chaque école s'organise comme elle veut pour les ateliers et les niveaux, ça peut être mixte.

Par contre on a commencé début octobre et on n'a toujours pas été payés, apparemment il ne faut pas compter sur la rémunération avant le printemps 2009. Super..."

Écrit par : c. cru | 30 décembre 2008

Par contre on a commencé début octobre et on n'a toujours pas été payés, apparemment il ne faut pas compter sur la rémunération avant le printemps 2009. Super..."

Ecrit par : c. cru | 30 décembre 2008

La générosité de l'EN n'a d'égal que son empressement à payer en temps et en heure. C'est cette rare efficacité qui a conduit beaucoup de profs à se tourner vers les cours privés, voire à travailler à leur compte. Ce n'est pas forcément moins mesquin mais au moins on n'attend pas le retour des hirondelles.
Patientez tout de même, c. cru, car tout n'est pas encore cuit.

Écrit par : Magister | 30 décembre 2008

Record perso sur le sujet : une indemnité de quelques euros versée... 19 mois après concernant l'option musique au bac (on avait bossé 3 jours sans relâche). Depuis, j'ai été inspecté et ne suis plus invité à faire partie du jury (pas assez pédago-démago apparemment). A quelque chose malheur est bon.

Écrit par : Manu | 30 décembre 2008

Je rappelle toujours que parmi les Normaliens, il y a eu Charmeux, Aschieri, Fabius, Juppé, Mazarine Pingeot, Marie Darrieussecq, Eliette Abecassis, Aurélie Filipetti

Ecrit par : Jeremy | 30 décembre 2008

Ce n'est plus une école, c'est un asile de dingues ! Charmeux normalienne ? C'est l'hystérie faite norme. Quand je pense qu'ils ont refusé Allègre... il avait pourtant le profil. Ou peut-être trop...

Écrit par : Manu | 30 décembre 2008

"Record perso sur le sujet : une indemnité de quelques euros versée... 19 mois après concernant l'option musique au bac (on avait bossé 3 jours sans relâche). Depuis, j'ai été inspecté et ne suis plus invité à faire partie du jury (pas assez pédago-démago apparemment). A quelque chose malheur est bon."

Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008

Ca consistait en quoi, Manu? Simplement les jurys?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008

Les lendemains qui chantent que l'on nous promet depuis 30 ans avec la mort de l'école de la République sonnent sérieusement faux... et l'homme nouveau censé en résulter a une fâcheuse tendance à se rapprocher de la bête.

Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008

Je vous laisse responsable de vos mots que je trouve particulièrement offensants et déplacés.
Suis-je donc le seul à relever?
Ca en dit long sur les personnes qui fréquentent ce blog.



Quant au retour de l'état, JPB, vous n'allez tout de même pas croire à cette boutade?

L'avenir de l'école, il est simple: officines et privé.

Là dessus, nous ne pouvons que nous entendre. C'est sur le "quand?" qu'on peut discuter, à la limite.

Vous l'avez dit vous-même en passant la brosse à reluire à Darcos: y'a plus un kopeck!

Écrit par : Péchin | 30 décembre 2008

Péchin, on a le droit d'être des don Quichotte, non ?

Écrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Record perso sur le sujet : une indemnité de quelques euros versée... 19 mois après concernant l'option musique au bac (on avait bossé 3 jours sans relâche). Depuis, j'ai été inspecté et ne suis plus invité à faire partie du jury (pas assez pédago-démago apparemment). A quelque chose malheur est bon.

Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Record battu ! En début de carrière, 1982, j'ai travaillé chez un confrère qui, après une première installation à Blida, avait du partir en catastrophe en 1962. En 1982, il touchait encore de l'Etat français des reliquats d'indemnisation sous forme de mandats pour des sommes du genre 2 Francs cinquante centimes ou, dans le meilleur des cas cinq Francs.

Écrit par : dobolino | 30 décembre 2008

Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.

Écrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.

Écrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.

Écrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Suite du précédent : coanimer (sans le trait d'union !).
J'ai souvent donné dans le bénévolat, notamment pour animer des ateliers d'écriture, je ne le ferais plus aujourd'hui.

Écrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

On va réinventer un libéralisme encadré — et l'école de la République peut refaire son trou dans cette panade idéologique présente.

C'est vrai ça! L'Etat a enfin pris parti nettement et clairement pour le libéralisme pur et dur puisqu'il est en train de le sauver!!!
Encadrer quoi? Notre Sarko national ne va faire que ponctionner les classes moyennes pour éponger ce qu'il peut.
Que peut-il faire sur des entreprises qui n'ont plus grand chose de national?
Alors, l'école de la République dans tout cela...

Écrit par : Sanseverina | 30 décembre 2008

@ Manu
Vous écrivez :
Cher M. Morel, vous semblez démarrer au quart de tour... Rassurez-vous, le terme "Monsieur" n'est pas ici un terme de distance mais de respect (pour vous avoir croisé à Roncq, avoir lu ensuite "l'horreur pédagogique"et vous avoir écouté attentivement dans le documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade").

Nous ne sommes effectivement pas de la même génération, voyez donc le "Monsieur" comme une marque de déférence et puisque vous y faites allusion, lorsque je croise JPB, je le vouvoie et l'appelle "M. Brighelli", cela ne semble pas le gêner plus que cela.

Par ailleurs, vous appeler juste "Morel" ne me convient pas. Pour moi, ce serait comme désigner un objet... bref, Je demande l'arbitrage de Bongo pour résoudre ce conflit.


Ecrit par : Manu | 29 décembre 2008
Bongo a douze ans, bien trop jeune pour savoir de quoi je parle. Mais il n'y a pas de quoi fouetter un chat avec cette histoire de "môssieu". C'est juste un truc de génération. De mon temps, les profs nous appelaient "Monsieur" dès la sixième quand ils s'adressaient à nous en particulier, et ils employaient le nom de famille tout court quand ils s'agissait de nous désigner. Entre élèves, en récré, au foot, au hand etc. l'usage du nom de famille seul était la règle : "Morel, tu la passes cette balle !"
Je n'ai jamais pu m'habituer par la suite ni à m'entendre dire par mes élèves "monsieur Morel' au lieu de "monsieur" tout court ni à les appeler par leur prénom.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 30 décembre 2008

Personnellement, je préfère le prénom, mais bon, chacun son truc...
Marylise, ça a dû effectivement être très dur, pour que vous nous envoyiez le message trois fois... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008

"Suite du précédent : coanimer (sans le trait d'union !).
J'ai souvent donné dans le bénévolat, notamment pour animer des ateliers d'écriture, je ne le ferais plus aujourd'hui."

Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Ah, le bénévolat... Je crois que quand on est à peu près normalement constitué, à partir d'un certain âge, ou d'un certain nombre d'années de pratique, il est difficile de bien le vivre si on n'en édicte pas soi-même les règles.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008

@ m'sieur Sibille
"Personnellement, je préfère le prénom, mais bon, chacun son truc..."

Ouais ; et quand vous avez trois Magali et quatre Éric dans la même classe, vous faites comment ? Et je ne vous dis pas dans une partie de rugby !

Écrit par : guy morel | 30 décembre 2008

Encadrer quoi? Notre Sarko national ne va faire que ponctionner les classes moyennes pour éponger ce qu'il peut.

Ecrit par : Sanseverina | 30 décembre 2008

Très juste. Les classes moyennes sont autant de vaches à lait qu'on ne se prive pas de traire. D'où leur précarisation financière qui ne cesse de s'aggraver. Cette spoliation endémique est désastreuse car elle décourage les forces vives, c'est-à-dire celles qui assurent la cohésion sociale et le lien entre la France dite du bas et celle prétendue du haut. Dans ce pays, la politique fiscale est une véritable pathologie. L'Etat ponctionne de plus en plus et assure de moins en moins. Mais où va tout cet argent ?

Écrit par : Magister | 30 décembre 2008

Moi aussi, je préfère le prénom ...

Écrit par : dobolino | 30 décembre 2008

Sans compter que pour remettre de l'état dans tout ça, il faut des fonctionnaires...

Là je crois bien que tout est dit.

Je m'en vais comme un prince.


Juste une dernière réponse @ Marilyse Leroux:

Péchin, on a le droit d'être des don Quichotte, non ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Ma réponse: Non.

Écrit par : Péchin | 30 décembre 2008

En primaire, il vaut nettement mieux utiliser le prénom, suivi du nom de famille, en cas de vague de Théo, de Valentin, d'Emma ou de Manon.
Et dans l'ordre énoncé ci-dessus. Pour preuve, cette anecdote de début de carrière.
J'étais "décharge du directeur" dans une école à 8 classes, plus un CP d'adaptation (c'était une GS-bis qui regroupait 8 à 10 élèves en délicatesse avec les apprentissages).
Le lundi après-midi à partir de 3 heures, l'école fonctionnait en ateliers décloisonnés de travail manuel. Le directeur, pas fou, avait choisi le lundi, jour où il était déchargé et m'avait collé d'autorité l'atelier pour lequel il s'était inscrit au planning. C'était un atelier fabrication de marionnette à fil pour lequel je bénéficiais de l'aide d'une maman d'élève qui savait exactement ce qu'il y avait à faire.
En début de séance, nous devions faire l'appel puisque les élèves arrivaient d'un peu tous les coins de l'école et risquaient de s'être perdus en route.
Je lis donc lentement la liste que l'on m'avait donnée et les gamins répondent tous "présent" jusqu'au dernier nom :
"Tardieu Olivier ?
Rien.
- Tardieu Olivier n'est pas là ?
Rien .
- Y a-t-il quelqu'un de la même classe que Tardieu Olivier ?
Rien.
- Bon, ça ne fait rien. Il doit être malade. Je vais donc vous montrer ce que nous allons faire..."

A ce moment-là, gros sanglots dans un coin de la classe. La mère d'élève et moi-même nous précipitons vers un petit bonhomme du CP d'adaptation en pleurs, l'air complètement perdu.
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Tu m'as pas appelé et la maîtresse, elle a dit que je devais aller dans la classe de Monsieur F. (le directeur que je déchargeais)
- Ce n'est pas très grave. Dis-moi ton nom, je demanderai à Monsieur F. dans quelle classe tu dois aller.
- Je m'appelle Olivier Tardieu !

Écrit par : catmano | 30 décembre 2008

Valence, antenne de l'Université Stendhal de Grenoble, pour la première année. Lettres Modernes et Arts du Spectacle.

Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008

Je la connais, jolie petite fac grise (métal et verre) (inconvénients et avantages des antennes...), à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.

Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008

Pourriez-vous développer sur ce " avantages et inconvénients des antennes " qui m'intéresse autant à titre personnel que dans le cadre général de notre débat sur l'entrée dans l'enseignement supérieur ?
Il m'a semblé que pour une année L1, une toute petite fac dans une petite préfecture, mais antenne d'une grande fac, était plus adaptée à un rural profond, peu habitué à l'effervescence des grands villes, qu'un immense campus où il trouverait à boire et à manger plus que nécessaire à son envergure encore mal déployée.
D'autant plus que Valence est une ville plutôt bien placée, à égale et très tolérable distance par TER de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne ( je signale Saint Etienne en raison du projet Art Dramatique ) et que la Région Rhône-Alpes fait un pont d'or SNCF à ses étudiants qui peuvent à vil prix transiter par TER d'une à l'autre ville moyennant un abonnement annuel dérisoire.
Le seul souci, à Valence, sur le plan matériel, c'est que cette ville n'a pas de chambres universitaires en Cité U mais uniquement du logement en "Résidence universitaire".

Bon, je me suis pensé que le minot s'adapterait mieux à la fac dans une structure à dimensions humaines, même si les ressources culturelles de la ville étaient moindres..

A dix-huit ans, je me croyais "maître de moi comme de l'univers " mais, maintenant que j'aborde la cinquantaine, je trouve qu'on n'est pas vraiment opérationnel à c't'âge tendre !

Écrit par : dobolino | 30 décembre 2008

Monsieur JPB, quand je lis malheureusement sous votre plume que le budget de l'éducation nationale est considérable, ce que l'on peut traduire par une part trop importante en % du budget de l'Etat, cela me fait toujours hurler!!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 25 décembre 2008

Oui, on finirait par croire qu'il est bien réac ce JPB finalement...
Quels mauvaises langues tout de même!!!

Écrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008

Oups!
Quelles mauvaises langues, bien sür

Écrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008

Oups!
Quelles mauvaises langues, bien sür

Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008
Oups !!!!!
Bien sûr ! Sû r

Écrit par : dobolino | 30 décembre 2008

intéressant :-(

Écrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008

Ce n'est plus une école, c'est un asile de dingues ! Charmeux normalienne ? C'est l'hystérie faite norme. Quand je pense qu'ils ont refusé Allègre... il avait pourtant le profil. Ou peut-être trop...

Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008

- - - - - - -
Qu'allez-vous chercher, mon cher Manu ?
M. Allègre n'avait pas la pointure, c'est aussi simple que ça.
Du reste, son échec à l'entrée à l'École normale supérieure ne l'empêchait nullement de se présenter à l'agrégation une fois les diplômes requis pour l'inscription à ce concours : la maîtrise, à partir de 1968 ; la licence d'enseignement et le diplôme d'études supérieures avant 1968. En sciences, la licence d'enseignement comportait, outre la propédeutique obtenue lors de la première année, cinq certificats de licence imposés - dans chaque discipline donnée, maths, phys, chim, sc. nat. - et un sixieme certificat scientifique au choix.
Ce que je suppose c'est que M. Allègre n'est pas agrégé. Ce que j'ignore, c'est s'il s'est présenté à l'agrégation et s'il a été ou non admissible aux épreuves orales. Ce que je sais, enfin, c'est qu'il n'aime pas les agrégés. Comme je ne pense pas qu'il se haïsse, je tends à en inférer que ce que je suppose est vrai.

Écrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008

Moi aussi, je préfère le prénom ...
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
M'étonne pas. L'usage des prénoms dans le secondaire - le primaire c'est autre chose - s'est répandu avec la mixité. Ce doit être un truc plus ou moins maternel sans doute.
Bon, là j'ai donné un paquet de verges pour me faire battre ; alors que l'on ne se gêne pas !
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 30 décembre 2008

SVP, chers amis, j'ai pendant quelques instants été interloqué par l'utilisation des majuscules "FP".
Ces deux lettres désignent deux personnes : l'une signe ses messages par ces deux lettres, mais on lit au-dessous :
"Ecrit par : Péchin "
Il s'agit d'un homme, professeur de français, m'a-t-il semblé ;
l'autre est votre serviteur, qui ne signe pas mais dont les messages s'achèvent par :
"Ecrit par : Francis Penin"
Je précise que je suis professeur de sciences physiques honoraire.
JPB me répond en utilisant mes initiales. Cela pourrait prêter à confusion.
Amicalement à vous tous.
Bonne fin d'année.
Fr. Pe.
P.-S. : demain, 31 décembre, peut-être regarderai-je France 2 de 20 heures à 20 heures trente ; peut-être irai-je jusqu'à écouter en même temps. Cela dépendra de mon humeur. Il y a un an, je n'ai pas regardé, mais c'est parce que j'étais en Angleterre. Ai-je manqué quelque chose de formidable ?

Écrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008

Bon, là j'ai donné un paquet de verges pour me faire battre ; alors que l'on ne se gêne pas !
GM :-)))

Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
Pim ! Poum ! Baffe! Rebaffe !
Vieux réac passéiste !
Oh ! Puis ... J'ai la flemme ! Ça fait trente ou quarante ans qu'on le leur rabache et ils n'ont toujours pas compris ! Sont bouchés à l'émeri, ces pauvres garçons !
Qu'ils retournent à la chaude fraternité des vestiaires !
On finira toutes gouines, éventuellement à notre corps défendant, et, après, ils pleurnicheront, ces bébés à maman !

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

P.-S. : demain, 31 décembre, peut-être regarderai-je France 2 de 20 heures à 20 heures trente ; peut-être irai-je jusqu'à écouter en même temps.

Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
Vous êtes certain que vous n'avez rien de mieux à faire ?
Pour ma part, il faudra qu'on m'y oblige .

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Je vous laisse responsable de vos mots que je trouve particulièrement offensants et déplacés.
Suis-je donc le seul à relever?
Ca en dit long sur les personnes qui fréquentent ce blog.


Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008

Le responsable vous emmerde et mes "mots déplacés" valent largement les vôtres (voir par exemple le sobriquet lamentable avec lequel vous avez qualifié JPB d'entrée).

Vous ne vous plaisez pas sur ce blog parce que nous remmettons -plutôt gentiment jusqu'ici - en cause votre ton hautain, votre psychologie de comptoir et votre omniscience prétendue et affichée. Le fait que vous alliez distiller ailleurs vos 4 vérités est une bonne nouvelle. Personne ne vous regrettera ici. Salut Machin.

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

Ce que je suppose c'est que M. Allègre n'est pas agrégé. Ce que j'ignore, c'est s'il s'est présenté à l'agrégation et s'il a été ou non admissible aux épreuves orales.

Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008

D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

Ca consistait en quoi, Manu? Simplement les jurys?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008

Ben...oui Christophe. Jury au bac pour les épreuves orales de l'option musique, quoi. Rien que de trés banal.

Qu' y a-t-il d'autre, d'ailleurs ?

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

J'ai eu le même genre d'infos ! Pas de preuves non plus !

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

@ Dobolino :

1 caisse de mousseux et une photo dédicacée de JPB au premier qui nous les apporte !

Blague à part, soit il s'agit d'une légende urbaine, soit il y a baleine sous gravier, comme on dit.

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

"M'étonne pas. L'usage des prénoms dans le secondaire - le primaire c'est autre chose - s'est répandu avec la mixité. Ce doit être un truc plus ou moins maternel sans doute."

Ah, ça doit être pour ça que je suis pour les prénoms aussi. Et pour la mixité, ça va sans dire.

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Accrrrrrroooocheeeeeez vouuuuuuuuus !

C'est comme ça qu'on enseigne la grammaire à Créteil :

http://www.ac-creteil.fr/lettres/grammaire_ipr2007.pdf

Vous remarquerez comment on fait patiemment découvrir la notion d'attribut du sujet...

Bon courage !

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Henri Plagnol est officiellement décrit là :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Plagnol

Il est actuellement le maire de Saint-Maur des fossés, la commune qui a la palme de France pour être celle qui a le plus petit pourcentage de logements sociaux...!

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

C'est l'ombre de Jean-Louis Beaumont - qu'il a remplacé en tant que député puis en tant que maire - et de Jean-Paul Delevoye dont il fut secrétaire d'Etat sous Raffarin.

Avec des figures tutélaiers comme Beaumont et Delevoye, il ne pouvait que mal tourner. Il était UDF jusqu'en 2002 puis il est passé à l'UMP, et il obtient généralement un (très) bon report des voix du FN lors des seconds tours. C'était l'un des plus vigoureux opposants au Pacs (on l'entend tout le temps lors des débats de 98/99), mais c'est un des seuls à n'avoir commis aucun écart de langage à l'époque, malgré des arguments franchements dégueulasses, mais toujours très poliment amenés.

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Noms et prénoms, prénoms et noms…
D'abord, je confirme ce que disait Morel plus haut : dans les années 60, nous nous appelions entre nous par nos noms de famille, et les profs itou. J'ai gardé un ami (un vrai, un rare) de cette époque, que j'appelle toujours par son nom.
En début de carrière, j'ai donc appelé les élèves ainsi. Protestations nombreuses (en collège) de gosses qui apparemment avaient été habitués à être appelés, en Primaire, par leurs prénoms.
Puis j'ai oscillé. parfois, même en HKH, j'utilise le prénom — mais c'est en général parce que je veux mettre dans ma phrase une intention un tout petit peu plus personnelle. Et comme on a des invasions de prénoms identiques, c'est parfois compliqué.
Déjà que je mets de smois à les identifier…

Dernier point : il y a des régions (Languedoc) où les élèves, comme d'ailleurs leurs parents, se présentent en articulant, dans l'ordre, Nom et Prénom. J'ai toujours trouvé ça bizarre — l'influence des formulaires administratifs ? J'ai expliqué dix fois à mes loupiots que Sean Connery ni Daniel Craig ne disent : "My name is Bond. Bond James…" — rien à faire. Qu'en est-il dans le Perche, Guy — et ailleurs ?
JPB

Écrit par : brighelli | 31 décembre 2008

Information destinée à ceux que cela intéresse : le troisième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce” est publié sur mon site :

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/30/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-troisieme-chapitre/

Écrit par : Roger Felts | 31 décembre 2008

« La mélancolie “historique” est bien la dernière dont j’eusse cru, enfant, que je puisse être un jour affecté. Eussé-je vécu dans un pays heureux, dans un pays vivant une phase heureuse de son histoire, je ne m’en fusse probablement même pas aperçu, je n’eusse pas songé à m’en réjouir. Je me serais dit que les destins individuels sont tout ce qui compte, que l’important est de faire sa vie en y mettant autant de talent et d’énergie qu’on le peut, que la tâche essentielle est de construire son bonheur individuel ou à tout le moins son destin. De même, je n’eusse probablement même pas songé à être français. Ce n’est pas ma pente naturelle. Je suis aussi peu chauvin qu’il est possible, j’aime autant ou plus les arts, les cultures et les paysages d’autres nations que ceux de la mienne et, si un choix objectif m’avait été offert, j’eusse sans douté préféré être anglais, ou écossais, les tempérament nationaux d’outre-Manche, si différents qu’ils soient l’un de l’autre, me semblant mieux accordés au mien que celui de cette rive-ci. N’empêche : qu’on prétende m’empêcher d’être français, ou qu’on veuille me forcer à l’être d’une façon aussi totalement déculturée, affadie, désolante que celle qui a cours aujourd’hui parmi nous, cela m’a donné le goût et la conscience de l’être vraiment, ne serait-ce que par dignité, ou par esprit de contradiction, ce qui est souvent la même chose. Et ce goût ne pouvait être qu’un goût mélancolique, cette conscience une conscience malheureuse. Comme l’amour des paysages et l’amour de la langue, l’amour de la France, aujourd’hui, ne saurait être qu’une longue tristesse. Être citoyen d’un pays qui meurt, et qui meurt aussi salement, aussi bêtement, aussi bassement, je ne sais pas comment on pourrait ne pas en souffrir.

« Des deux catastrophes qui se sont abattues en même temps sur mon pays, l’effondrement de sa culture par l’effet de l’égalitarisme social, du prétendu “enseignement de masse” et de la dictature de la petite bourgeoisie, et d’autre part la dissolution d’un peuple au profit d’un autre ou de plusieurs autres, sur le territoire national, je ne sais pas laquelle m’affecte davantage. À la vérité elles ne sont guère séparables. L’une était la condition de l’autre. L’autre était seule à même de parachever l’une. »

Renaud Camus

Écrit par : RC | 31 décembre 2008

Accrrrrrroooocheeeeeez vouuuuuuuuus !

C'est comme ça qu'on enseigne la grammaire à Créteil :

http://www.ac-creteil.fr/lettres/grammaire_ipr2007.pdf

Vous remarquerez comment on fait patiemment découvrir la notion d'attribut du sujet...

Bon courage !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Merci pour ce lien. C'est consternant.

Écrit par : guy morel | 31 décembre 2008

"- Ce n'est pas très grave. Dis-moi ton nom, je demanderai à Monsieur F. dans quelle classe tu dois aller.
- Je m'appelle Olivier Tardieu !"

Ecrit par : catmano | 30 décembre 2008

Alors là, prénom ou nom de famille, après tout, pourquoi pas, mais appeler quelqu'un en disant son nom de famille avant son prénom... Pauvre gosse...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

"Ben...oui Christophe. Jury au bac pour les épreuves orales de l'option musique, quoi. Rien que de trés banal.

Qu' y a-t-il d'autre, d'ailleurs ?"

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

Je ne sais pas, je pensais à des journées de préparation quelconques.
J'ai eu en charge, (payées en HSE, :-( ), les heures d'option d'un des deux lycées de la ville dans laquelle j'habite pendant huit ans. Je n'ai jamais été convoqué pour les épreuves, (qui, pourtant, se passaient de manière académique). Vraisemblablement, incompatibilité d'humeur entre l'IPR et l'IUFM. Mais peut-être également parce que j'avais très poliment refusé qu'on m'impose la surveillance d'une des épreuves du bac, (je me suis fait avoir une fois. Pas deux.)

Ceci-dit, je ne m'en suis jamais plaint, (de ne pas être convoqué pour faire passer l'épreuve d'option facultative).

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Puis j'ai oscillé. parfois, même en HKH, j'utilise le prénom — mais c'est en général parce que je veux mettre dans ma phrase une intention un tout petit peu plus personnelle. Et comme on a des invasions de prénoms identiques, c'est parfois compliqué.
Déjà que je mets des mois à les identifier…

JPB

Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008

Ah, le regard, Jean-Paul, le regard... On ne dira jamais assez l'importance du regard dans ce qu'on appelle "l'autorité". Et ça se travaille!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

"l'épreuve d'option facultative".

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Pardon pour ce pléonasme; l'épreuve d'option légère.
Je ne regarderai pas non plus Sarko ce soir!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Vous remarquerez comment on fait patiemment découvrir la notion d'attribut du sujet...

Bon courage !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Merci pour ce lien. C'est consternant.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008

J'y reviens. Consternant certes, mais aussi très instructif sur ce que les IPR attendent de l'école primaire, c'est-à-dire pas grand chose, et sur leur propre ignorance en matière d'enseignement grammatical.
Ne semblent-ils pas en effet considérer comme normal que des élèves de sixième ne sachent pas reconnaître le verbe dans une phrase simple ? Et ne proposent-ils pas, au lieu de s'appuyer sur la compréhension de l'idée du verbe, des critères d'identification purement formels, en l'occurrence les variations de terminaison ?
Sinistre sottise.

Écrit par : guy morel | 31 décembre 2008

Ah, le regard, Jean-Paul, le regard... On ne dira jamais assez l'importance du regard dans ce qu'on appelle "l'autorité". Et ça se travaille!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Ben ça c'est vrai : un "T'as d'beaux yeux tu sais !", et on emballe !
GM :-)))))

Écrit par : guy morel | 31 décembre 2008

@ MIXITÉ
Des repères chronologiques à

http://www.penelopes.org/archives/pages/beijing/textes/access8.htm

Écrit par : guy morel | 31 décembre 2008

"- Ce n'est pas très grave. Dis-moi ton nom, je demanderai à Monsieur F. dans quelle classe tu dois aller.
- Je m'appelle Olivier Tardieu !"

Ecrit par : catmano | 30 décembre 2008

Alors là, prénom ou nom de famille, après tout, pourquoi pas, mais appeler quelqu'un en disant son nom de famille avant son prénom... Pauvre gosse...

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

M'enfin ! Mettez-vous un peu à ma place. Vous arrivez dans une salle de classe avec une grosse vingtaine de gamins que vous ne connaissez pas. On vous fournit une liste de noms rangés par ordre alphabétique, noms de famille en tête, bien sûr.
Votre mission, si vous l'acceptez, est de démarrer au plus vite la construction de cette fichue marionnette à fil que l'on vous a présentée cinq minutes avant le début de l'atelier, après avoir fait l'appel pour vérifier qu'aucun des mouflets ne s'est égaré dans les couloirs.
Que faites-vous ? Vous vous amusez à intervertir les facteurs noms et prénoms ou, comme moi, vous lisez bêtement ce que vous avez sous les yeux en demandant aux gamins de répondre à l'appel de leur nom ?
Il est bien entendu que, dès la deuxième séance d'atelier, je reconnaissais à peu près les élèves et n'avais plus vraiment besoin de la liste pour les appeler par leurs prénoms.

Écrit par : catmano | 31 décembre 2008

Henri Plagnol est officiellement décrit là :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Plagnol

Il est actuellement le maire de Saint-Maur des fossés, la commune qui a la palme de France pour être celle qui a le plus petit pourcentage de logements sociaux...!

Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Henri Plagnol fait aussi partie des 43 députés ayant signé un projet de loi visant à interdire la corrida en France. Echec assuré après le résultat des Rencontres "Animal et Société" organisées par le Ministère de l'Agriculture. Cela fait plaisir de constater que certains se soucient davantage du sort des taureaux de combat que de celui des pauvres, des immigrés et des mal-logés.

Bonne année à toutes et à tous. Et espérons - sans y croire - que l'année qui vient soit aussi favorable à l'école qu'à la corrida. Deux corridas de plus programmées pour 2009, une à Istres et l'autre à Beaucaire. Mais combien de profs en moins?

Écrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008

Bonne année 2009 ! On prend les mêmes et on recommence :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?act=attach&type=post&id=53970

Yeaah !

Écrit par : catmano | 31 décembre 2008

Cela fait plaisir de constater que certains se soucient davantage du sort des taureaux de combat que de celui des pauvres, des immigrés et des mal-logés.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/13/01016-20081213ARTFIG00745-enquete-sur-le-financement-des-nouvelles-mosquees-.php

Écrit par : ah bon ? | 31 décembre 2008

La machine est devenue intelligente ! Le code que l'on m'a demandé pour la lettre ouverte de Meirieu contenait les signes suivants : 35hTPE ! Si, si.

Écrit par : catmano | 31 décembre 2008

Ah bon? me renvoie de façon énigmatique à un article du Figaro sur le financement des mosquées. Je le (ou la) renvoie à mon tour à la gravure numéro 3 de la Tauromachie de Goya : "Les Mores établis en Espagne, renonçant aux superstitions de leur Coran, adoptent cet art et luttent contre un taureau dans les champs". Pour ce qui est de la France aujourd'hui, je me contenterai d'évoquer le jeune torero arlésien, Mehdi Savalli, d'origine maroco-sicilienne.

Écrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008

Faut pas m'en vouloir pour cet excursus. Revenu sur le blog après un crash informatique, je parle corrida pour ne pas parler d'une école qui me fait plus mal que les piques à un taureau brave. Je suis bien plus sceptique que JPB ou Jeremy sur la confiance qu'on peut encore déposer en Xavier Darcos. Tout ce qui se passe me confirme dans l'idée que j'avais soutenue il y a trois ans déjà au moment du vote de la loi-Fillon : nous nous hâtons lentement vers une société sans école.

Écrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008

@ Francis Pénin.

Nous avons pratiquement les mêmes noms et prénoms.

@ Manu... un nerveux donc.

Le responsable vous emmerde et mes "mots déplacés" valent largement les vôtres (voir par exemple le sobriquet lamentable avec lequel vous avez qualifié JPB d'entrée).

---> Pauvre petit JPB. On a mal pour lui là.
Ce sobriquet, comme vous dites, a une histoire. C'est du vécu!
Oral du Capes. Quand tu rentres, tu vois que ça! Ca te saute à la figure. La nuit suivante, dans notre bonne ville de Tours, hôtel miteux, bagarres de clochards, 3/4 heures du matin, réveil en sursaut, sueurs froides, cauchemars, cris: "Non pas la moustache!".


Vous ne vous plaisez pas sur ce blog parce que nous remmettons -plutôt gentiment jusqu'ici - en cause votre ton hautain, votre psychologie de comptoir et votre omniscience prétendue et affichée. Le fait que vous alliez distiller ailleurs vos 4 vérités est une bonne nouvelle. Personne ne vous regrettera ici. Salut Machin.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

----> Pour toi, ce sera "MONSIEUR" Machin.

Écrit par : Péchin | 31 décembre 2008

Pedro, vous savez ce que vous faites !!! en parlant de corrida ;))

Pourquoi pas un débat sur la réouverture des arènes de Toulouse (15 000 places) qui ont été transformées en lycée (seulement 1 000 zaprenans) ?

Écrit par : Pierre LaRiba | 31 décembre 2008

D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

J'ai eu le même genre d'infos ! Pas de preuves non plus !

Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008

@ Dobolino :

1 caisse de mousseux et une photo dédicacée de JPB au premier qui nous les apporte !

Blague à part, soit il s'agit d'une légende urbaine, soit il y a baleine sous gravier, comme on dit.

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

Faut demander à Catmano de téléphoner à son papa qui fait partie des commères de l'Université française. Il a certainement des preuves tangibles !

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Je viens de recevoir l'album "Danger école" de Jack et j'ai bien ri en le lisant. C'est plus vrai que nature. Pour vous le procurer, allez sur son blog.
Mille excuses pour le "tres repetita". Une erreur de manip !

Écrit par : Marilyse Leroux | 31 décembre 2008

Faut demander à Catmano de téléphoner à son papa qui fait partie des commères de l'Université française. Il a certainement des preuves tangibles !

Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Le problème, c'est qu'il a déjà dû me le raconter et que j'ai oublié.
Je me rappelle la 6° à Marcellin Berthelot avec le papa proviseur, du moins il me semble, qui bataillait pour obtenir qu'on fasse passer le petit bonhomme en 5° malgré ses résultats déplorables, mais après, j'ai décroché.

Écrit par : catmano | 31 décembre 2008

Au fait, pour la photo dédicacée de JPB (avec la caisse de mousseux en prime), une légende rurale ferait-elle l'affaire ?

Écrit par : Marilyse Leroux | 31 décembre 2008

Je ne sais qui a l'air de se plaindre…
Je suis désagréable à l'oral du CAPES ? Moi qui croyais être très professionnel…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 décembre 2008

"Je suis désagréable à l'oral du CAPES ? Moi qui croyais être très professionnel…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008

Ah bon? Ce n'est pas synonyme? ;-)
Jean-Paul, vous êtes capable d'être désagréable à la perfection! Mais vous avez progressé, à mon avis, en ce sens où, depuis quelque temps, vous êtes parfaitement capable de ne PAS l'être!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Ah, le regard, Jean-Paul, le regard... On ne dira jamais assez l'importance du regard dans ce qu'on appelle "l'autorité". Et ça se travaille!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

"Ben ça c'est vrai : un "T'as d'beaux yeux tu sais !", et on emballe !
GM :-)))))"

Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008

Damned... I'm demasqued.... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

"Henri Plagnol fait aussi partie des 43 députés ayant signé un projet de loi visant à interdire la corrida en France."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008

Mince, j'aurais tellement aimé ne pas avoir de raison de ne pas détester ce type... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

"Il est bien entendu que, dès la deuxième séance d'atelier, je reconnaissais à peu près les élèves et n'avais plus vraiment besoin de la liste pour les appeler par leurs prénoms."

Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008

Oui, j'en suis absolument persuadé, et c'est bien là l'essentiel.
Mais c'est moins simple pour certains collègues de collège, qui ont vingt classes!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.

Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008

Vous n'allez pas vous fâcher si je vous fais part d'une expérience contraire... mais véridique....?

Après la naissance de mes jumeaux, j'ai repris à mi-temps.
Le premier mois m'a été payé en entier...
J'ai écrit à l'IA pour bien spécifier que je ne travaillais qu'à mi-temps.
A la fin du 2ème mois, j'ai encore reçu un plein salaire!!!
Je leur ai téléphoné pour mettre les points sur les i.
Ils ont rectifié mon dossier et m'ont conseillé de mettre le trop perçu sur un compte épargne afin de le tenir à disposition pour le jour où ils me le réclameraient.
Et bien, cet argent ne m'a jamais été réclamé ...

Écrit par : Maminou | 31 décembre 2008

---> Pauvre petit JPB. On a mal pour lui là.
Ce sobriquet, comme vous dites, a une histoire. C'est du vécu!
Oral du Capes. Quand tu rentres, tu vois que ça! Ca te saute à la figure. La nuit suivante, dans notre bonne ville de Tours, hôtel miteux, bagarres de clochards, 3/4 heures du matin, réveil en sursaut, sueurs froides, cauchemars, cris: "Non pas la moustache!".


Vous ne vous plaisez pas sur ce blog parce que nous remmettons -plutôt gentiment jusqu'ici - en cause votre ton hautain, votre psychologie de comptoir et votre omniscience prétendue et affichée. Le fait que vous alliez distiller ailleurs vos 4 vérités est une bonne nouvelle. Personne ne vous regrettera ici. Salut Machin.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

----> Pour toi, ce sera "MONSIEUR" Machin.

Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008

J'ignorais que "JPB" était une insulte. Passionante, votre vie avec les clochards : tout un symbole de l'idéal et donc de l'idéologie que vous étalez ici (cf. vos propos comme quoi l'école de la République c'est foutu et tant mieux, etc.). Même si entre deux bagarres avec eux vous avez le temps de venir sur ce forum, vous pouvez éviter le tutoiement, pour le coup réellement déplacé.

Quant au fait que vous ayiez paradoxalement tendance à vous prendre pour Dieu, je doute que vous trouviez beaucoup d'adeptes pour votre culte sur ce forum. Vous n'entrez pas en territoire conquis : la cuistrerie n'ouvre pas toutes les portes.

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

"Même si entre deux bagarres avec eux vous avez le temps de venir sur ce forum, vous pouvez éviter le tutoiement, pour le coup réellement déplacé."

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

"Sur ce coup-là", je suis en total accord avec mon collègue! Jusqu'à maintenant, je crois bien qu'il n'y a que Toto qui se le permettait, (le tutoiement), c'est une sacrée référence!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/28/01016-20081228ARTFIG00088-nouvelle-provocation-de-dieudonne-.php

... / ...

Bongo a douze ans, bien trop jeune pour savoir de quoi je parle. Mais il n'y a pas de quoi fouetter un chat ...

Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008

Bienheureux Bongo !
Ce ne sont pas tant les propos de Dieudonné et Faurisson qui me choquent que les ovations du public hystérisé ...

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

"Je suis désagréable à l'oral du CAPES ? Moi qui croyais être très professionnel…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008

Apparemment, ce serait votre moustache, M. Brighelli, d'après un certain cuistre. Je cite :

"Oral du Capes. Quand tu rentres, tu vois que ça! Ca te saute à la figure."

Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008

On sent bien le mec concentré sur ses études et sur le sujet qu'il aura à développer devant le jury. Bonjour la vulgarité. Dites-moi, M. Brighellli, vous avez refilé le Capes à cette chose ? Je comprends mieux la raison pour laquelle vous avez dit une fois à propos de ce jury de Capes quelque chose comme "il y a des candidats dont je ne souhaiterais pas qu'ils deviennent de futurs professeurs auquels je confierais mes enfants".

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

"Sur ce coup-là", je suis en total accord avec mon collègue! Jusqu'à maintenant, je crois bien qu'il n'y a que Toto qui se le permettait, (le tutoiement), c'est une sacrée référence!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Merci pour votre soutien, Christophe, d'autant plus que je me souviens trés bien avoir dérapé une fois avec vous sur le sujet. Je n'avais néanmoins pas dérapé jusqu'au bout puisque je m'étais excusé platement.

Ce qui n'exclut pas, naturellement le tutoiement entres personnes qui se connaissent dans le civil et s'apprécient. Quand à Toto, s'il se "contentait" du tutoiement... vous êtes bien placé pour savoir qu'il va souvent beaucoup plus loin, hélas...

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

Et bien, cet argent ne m'a jamais été réclamé ...

Ecrit par : Maminou | 31 décembre 2008
Boah !! Pffff !
J'en connais une qui a fait l'Ecole Normale puis Normale Sup', dûment défrayée par la République, et qui a laissé tomber tout ça pour élever ses enfants sans jamais exercer le professorat et sans que l'Etat, jamais, ne s'inquiète de sa défection à son engagement.

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Faut demander à Catmano de téléphoner à son papa qui fait partie des commères de l'Université française. Il a certainement des preuves tangibles !

Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Le problème, c'est qu'il a déjà dû me le raconter et que j'ai oublié.
Je me rappelle la 6° à Marcellin Berthelot avec le papa proviseur, du moins il me semble, qui bataillait pour obtenir qu'on fasse passer le petit bonhomme en 5° malgré ses résultats déplorables, mais après, j'ai décroché.

Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008

Ben, redemande ! Il se fera un plaisir de te redire la totale ! Après, tu nous raconteras !

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

"Ce sobriquet, comme vous dites[...]"

Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008

Oui, comme je dis, oui... L'école de la République n'est peut-être pas tout à fait morte et sur ce forum nous avons encore le droit de nous exprimer correctement malgré les railleries des cuistres en voie de clochardisation.


* SOBRIQUET, subst. masc.

SOBRIQUET, subst. masc.
Surnom familier que l'on donne à une personne avec une intention moqueuse ou plaisante, faisant référence à des particularités physiques ou à des traits de caractère de cette personne, à son origine sociale ou géographique, à son métier, à une anecdote de sa vie ou encore formé sur un jeu de mots.

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

Claude Allègre sur Wikipedia:

Jeunesse [modifier]
La famille Allègre est originaire du village de Ceilhes dans l'Hérault. Claude Allègre est le fils d'une institutrice et d'un professeur agrégé de physique-chimie[1]. À l'adolescence il se lie avec Lionel Jospin, au côté duquel il réside à la cité universitaire Jean Zay d’Antony. Il est resté depuis lors ami fidèle et soutien politique de ce dernier.

À l'issue de ses études universitaires, il obtient un doctorat en sciences physiques[réf. nécessaire].


Si on clique sur ce dernier item, soit [ref. nécessaires ] , on obtient ça:

" Vous êtes arrivé sur cette page en suivant un lien du type : ééé[réf. nécessaire].
Cette mention est placée dans un article par le code {{référence nécessaire}} ou {{refnec}} après une information sujette à caution, dont le rédacteur n'a pas cité ses sources, alors qu'il est fortement recommandé de le faire.
Cela inclut :
une affirmation qui peut apparaître à certains comme douteuse, incertaine ou fausse ;
un passage évasif, une analyse qui semble personnelle, une opinion ou une citation non attribuées.
L'auteur de cette information, ou tout autre personne en mesure de le faire (y compris vous), est invité à la compléter en indiquant ses sources et en ajoutant des références de qualité permettant d'améliorer sa vérifiabilité.
En attendant que ce problème soit réglé, les lecteurs sont invités à considérer cette information avec précaution. "

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Ben, redemande ! Il se fera un plaisir de te redire la totale ! Après, tu nous raconteras !

Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Nous sommes un paquet à être amateur. Doobolino.

Ceci dit, faites gaffe que cela ne tourne pas au procès, ce forum étant public (surtout s'il n'y a pas de preuves).

En revanche, si cela est de notoriété publique (article dans un journal, par exemple), alors que Catmano ne se gêne pas.

Écrit par : Manu | 31 décembre 2008

Au pire des cas, on peut se le faire par mail privé, de l'un à l'autre !
A défaut de le publier sur le Web, on se paiera une bonne tranche de rigolade !

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

En revanche, si cela est de notoriété publique (article dans un journal, par exemple), alors que Catmano ne se gêne pas.

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008

Bon. Demain matin, je téléphone pour présenter mes vœux de bonne année à mon paternel et je le lance sur le sujet.
On verra bien.
Au fait, on n'a qu'à demander à Jean, c'est lui le spécialiste des agrégés sur ce forum, après tout !

Écrit par : catmano | 31 décembre 2008

http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm

Écrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Vieux réac passéiste !
Oh ! Puis ... J'ai la flemme ! Ça fait trente ou quarante ans qu'on le leur rabache et ils n'ont toujours pas compris ! Sont bouchés à l'émeri, ces pauvres garçons !
Qu'ils retournent à la chaude fraternité des vestiaires !
On finira toutes gouines, éventuellement à notre corps défendant, et, après, ils pleurnicheront, ces bébés à maman !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008

Dobolino, pour le coup, c'est pas des verges pour vous faire battre que tendez, mais un gourdin !
À une misandrie de corps de garde : elle est belle l'allusion à la "chaude fraternité des vestiaires", vous ajoutez la misogynie réputée sévir dans les mêmes corps : "on finira toutes gouines".
Comme si, du temps fort aristocratique où les écoles et lycées n'étaient pas mixtes, les garçons passaient leur temps à se manualiser mutuellement sous la douche et les filles itou de leur côté !
Quand j'ai raconté ça à Bongo, il a enchaîné trois roulades suivies d'un petit temps de galop pétaradant.
Faudrait voir à voir, comme on dit dans nos campagnes. Parce que la raison pour laquelle la mixité a été décrétée en 1957 pour être généralisée en 1975 me semble relever davantage de la recherche d'économies d'échelle que de préoccupations éducatives touchant à l'évolution des moeurs.
GM.

Écrit par : guy morel | 31 décembre 2008

@ D'ALLÈGRE À ANTIBI
Le cas d'Allègre semblant réglé, occupons-nous de celui d'Antibi.
Un matheux de mes amis, auquel on peut se fier, me murmure à l'oreille qu'on avait eu bien du mal pour dénicher des universitaires suffisamment complaisants pour accepter de siéger à son jury de thèse et fermer les yeux sur la faiblesse de ses travaux mathématiques.
Il semble bien qu'à l'Ed nat, en certaines circonstances et à l'égard de quelques privilégiés, on n'hésite pas à appliquer cette loi sociale bien connue selon laquelle plus on est léger plus on grimpe.

Écrit par : guy morel | 31 décembre 2008

"Henri Plagnol fait aussi partie des 43 députés ayant signé un projet de loi visant à interdire la corrida en France."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008

Mince, j'aurais tellement aimé ne pas avoir de raison de ne pas détester ce type... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Bah, renseignez-vous sur Beaumont, et détestez Beaumont : c'est son épigone.

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

La leçon sur l'attribut de l'Académie de Créteil est un modèle du genre : exactement ce qu'on nous demande de faire. On pourrait la refourguer en inspection ! Juste pour voir les commentaires.
Sinon, vous savez que ce n'est pas beau du tout de dire du mal de son prochain ! Je trouve que vous y allez "allègrement" ! Un peu d'aménité, les amis, en ces dernières heures de l'année. Pour un peu, vous lui enlèveriez tous ses attributs ...

Écrit par : Marilyse Leroux | 31 décembre 2008

J'ignorais que "JPB" était une insulte.

---> Qui a dit ça? Mais maintenant que tu le dis... c'est pas mal: "JPB va!"... ça me plaît, je garde!

Passionante, votre vie avec les clochards : tout un symbole de l'idéal et donc de l'idéologie que vous étalez ici (cf. vos propos comme quoi l'école de la République c'est foutu et tant mieux, etc.). Même si entre deux bagarres avec eux vous avez le temps de venir sur ce forum, vous pouvez éviter le tutoiement, pour le coup réellement déplacé.

---> Excusez-moi, je fais des efforts pour me mettre à votre niveau... mais la terre est basse et votre pensée bien rase-motte.
Enfin, et puisque vous finissez par un rapprochement religieux des plus douteux, ne me jugez pas trop à mes fréquentations. Judas en avait de très bonnes.


Cher monsieur, le petit jeu que vous voulez absolument jouer et perdre n'amuse que vous.

Vous avez grosso modo assimilé les élèves à des singes... venant de vous, je prends le terme de cuistre comme un compliment.

Je crois qu'il est une dimension du personnage JPB qui vous échappe complètement. Vous parliez des noms... révisez votre comedia dell'arte.

Sa moustache lui sert au moins à ça: se marrer.

En vérité, je vous le dis, tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai pour que dans ce pays l'on puisse encore avoir le droit de ne pas la lui cirer!

Écrit par : Péchin | 31 décembre 2008

Il semble bien qu'à l'Ed nat, en certaines circonstances et à l'égard de quelques privilégiés, on n'hésite pas à appliquer cette loi sociale bien connue selon laquelle plus on est léger plus on grimpe.

Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008

Voilà un bel aphorisme pour cette fin d'année et qui, de surcroît, nous donne quelque idée sur les racines de la légèreté (à tous les sens péjoratifs du terme) qui flotte parfois dans les sphères bulleuses du pouvoir. Mais ne faisons pas mine de le découvrir car le népotisme est inhérent aux institutions car intrinsèque à la nature humaine. Et dans une raiepublique de copains-coquins, il ne faut pas non plus s'attendre à ce que la probité figure au fronton du temple. Liberté sans doute, sauf qu'il est permis de penser comme tout le monde ; égalité pour sûr, puisque tout finit par se valoir ; fraternité d'on ne sait plus quel père... (ce qui tenterait à expliquer le nombre des bâtards qui sont en train d'éclater l'héritage).
L'ennui, c'est d'être dirigé par ces esbroufeurs et, bien pire, de devoir leur rendre des comptes. On veut bien avec des compétents, mais pas avec des cons pédants, sauf votre respect.
L'esprit féodal se joue des régimes et des institutions ; il renaît des cendres de toutes les révolutions car il sait tourner avec la roue. Normal, l'esprit est par nature irréductible et s'incarne à volonté dans toute forme, un peu comme le liquide qui prend celle du contenant (enfin de son vide). Aucune révolution, sinon l'intérieure, ne peut retourner l'esprit. Aussi, l'Histoire, quel gâchis ! D'autant plus que "chaque génération s'imagine que le monde commence avec elle." (propos entendu un matin dans le métro et que l'anonyme avisé me permettra de reprendre à mon compte).

Écrit par : Magister | 31 décembre 2008

Allez, bonne soirée à tous — et n'hésitez pas à faire des folies, on ne meurt qu'une fois.
On fait toute l'année, paraît-il, ce qu'on fait à minuit le 31 décembre. Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 décembre 2008

En vérité, je vous le dis, tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai pour que dans ce pays l'on puisse encore avoir le droit de ne pas la lui cirer!
Ecrit par : Péchin
Ca c'est un projet de vie ambitieux et rebelle. Pôv Péchin.

Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
Ecrit par : brighelli

Veinard ! Bonne soirée, bonne nuit et surtout bonne année :-)

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Bonne année à tous !

Écrit par : yann | 31 décembre 2008

Ca ferme à 18H3O là aussi, comme à Intermarché ?

Écrit par : ça alors ! | 31 décembre 2008

"Bah, renseignez-vous sur Beaumont, et détestez Beaumont : c'est son épigone."

Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Vous savez, j'ai habité à Saint-Maur pendant quinze ans, puis à la Varenne pendant trois ans, et je sais assez bien qui est Beaumont; une des raisons pour lesquelles j'ai peu d'estime pour l'autre, d'ailleurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

"On fait toute l'année, paraît-il, ce qu'on fait à minuit le 31 décembre. Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008

Et comment s'appelle t-elle? Elle est bien roulée? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
Vous êtes certain que vous n'avez rien de mieux à faire ?
Pour ma part, il faudra qu'on m'y oblige .

Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
- - - -
Si, si, Dobolino, j'ai mieux à faire.
Bonne année !

Écrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008

Ségolène Royal outragée :

http://www.dailymotion.com/video/x7vwxi_sgolne-dnude-bandeannonce-du-site-f_fun

Écrit par : Pierre | 31 décembre 2008

D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.

Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
- - - - -
Merci de cette information. Se pourrait-il qu'il n'ait pas été reçu pour des raisons autres que son insuffisance scientifique ? Pour des raisons politiques, par exemple, ou d'autres encore ? J'ai déjà entendu parler de choses de ce genre, mais cela m'a toujours étonné. Je croyais que les membres des jurys d'agrégation avaient tous un sens élevé de l'éthique.
Mais je sais que je suis un grand naïf. Inutile de me le dire par conséquent.
Tout de même, les épreuves écrites étant anonymes, je vois mal comment il a pu être injustement mal noté à ce stade du concours. Ensuite, aux épreuves orales, comment un jury collégial a-t-il pu défavoriser un candidat pour une raison autre qu'une insuffisance scientifique ? (J'ai été ainsi recalé par un jury de trois personnes en 1991 qui m'a mis 1/100 à une épreuve orale - leçon de chimie - où je ne me serais pas mis plus de 5/100, mais pas moins non plus, car il ne faut pas exagérer ma faiblesse en chimie, puisque j'avais eu 47/100 à l'épreuve écrite de chimie. J'ai tout de même été secoué. J'ai renoncé à me présenter à l'option avec chimie pour me présenter à l'option avec physique appliquée à la place de la chimie, le reste - la physique générale - étant commune aux deux options, et j'ai été reçu en 1995. Il y a des gens raisonnables aussi dans les jurys, dans certains d'entre eux en tout cas.)
Comme vous n'avez pas de preuves, mieux vaut sans doute n'en point dire davantage. Du reste, j'en sais assez. Vous confirmez ce que j'ai toujours pensé, à savoir qu'il n'était pas agrégé et qu'il en voulait à quelqu'un. Mais se venger ainsi sur les agrégés qui n'en peuvent mais (en leur soustrayant 17 % sur la rémunération des heures supplémentaires - pour ne rien dire de sa tentative, avortée, de démolition de la Société des agrégés de l'Université) n'est pas très élégant, ne trouvez-vous pas ?
Bonne année, Manu !

Écrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008

Bonne année à tous !

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 décembre 2008

Bonne année à tous aussi!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008

Mes voeux :

http://www.acapela.tv/Winter-1-bbcc3d54a3c31

Écrit par : Amélie | 31 décembre 2008

Merci, Amélie !

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 décembre 2008

Allez, bonne soirée à tous — et n'hésitez pas à faire des folies, on ne meurt qu'une fois.
On fait toute l'année, paraît-il, ce qu'on fait à minuit le 31 décembre. Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
JPB

Ecrit par : brighelli



http://www.acapela.tv/good-old-times-bbcc703da96ac.html

Écrit par : Amélie la coupe a débordé | 31 décembre 2008

"Je croyais que les membres des jurys d'agrégation avaient tous un sens élevé de l'éthique."

Hum hum !

J'en connais au moins un qui ne rentre pas dans la deuxième partie de la phrase.

Il y a autant de pourris et d'honnêtes gens au jury de l'agregation que dans la clientèle d'un magasin de chaussures, un groupe de lycéens en grève, une équipe de foot, une légion romaine ou un cabaret grec.

Sur ces bonnes paroles, bonne année 2009 !

Écrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

http://www.acapela.tv/Easter-1-bbcc832539c33

Écrit par : Amélie | 31 décembre 2008

Ah non ! je ne laisserai pas dire du mal des cabarets grecs !
Ce procédé est bas et ignoble !
Puisque c'est comme ça, je m'en vais !

(Non, je déconne : bonne année à tous !)

Écrit par : sanjuro | 31 décembre 2008

Jeremy, j'ai grand peur que vous ayez raison, mais laissez-nous rêver encore un peu !

Écrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008

J'en connais au moins un qui ne rentre pas dans la deuxième partie de la phrase.

Sur ces bonnes paroles, bonne année 2009 !

Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
- - - - - -
Je ne vois pas bien ce que vous voulez dire...
Joyeux réveillon !

Écrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008

Saperlotte d'année à tous...

pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 01 janvier 2009

Bloavezh mat ! comme on dit chez nous en Armorique.

Écrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009

Puisse 2009 nous libérer de tous les nuisants et imbéciles qui, hélas, ne manqueront pas de se manifester. Je leur souhaite une année pourrie et l'inverse aux autres. Cette discrimination-là est permise.

Écrit par : Magister | 01 janvier 2009

Bloavezh mat ! comme on dit chez nous en Armorique.

Ecrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009
- - - - - -
Bonne année, Marilyse !
Je suis né dans le Pas-de-Calais, près de Béthune, il y a tellement longtemps que je ne rappelle plus comment on dit en patois de là-bas "Bloavezh mat !" Quelque âme charitable de mon coin, mais plus jeune, traduira-t-elle ces mots en Ch'ti (ou en français) ?
Oui, et bonne année, Jean-Paul ! C'est que j'ai failli vous oublier, mais les dames qui fréquentent votre blog sont tellement attachantes !
Bonne année, Dobolino !
Bonne année à toutes les aimables dames qui s'expriment ici, (c'est-à-dire toutes) !

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Puisse 2009 nous libérer de tous les nuisants et imbéciles qui, hélas, ne manqueront pas de se manifester. Je leur souhaite une année pourrie et l'inverse aux autres. Cette discrimination-là est permise.

Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
- - - - - - - -
Discrimination permise, oui, sans doute, mais est-elle réalisable ?

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

J'en connais au moins un qui ne rentre pas dans la deuxième partie de la phrase.
Sur ces bonnes paroles, bonne année 2009 !

Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Je ne vois pas bien ce que vous voulez dire...
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008

Si, si : ça signifie que je connais un membre de jury d'agreg qui n'est pas très honnête ! Mais il y a des malhonnêtes partout : à quel titre les jurys d'agreg en seraient-ils privés ?

les dames qui fréquentent votre blog sont tellement attachantes !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Ben et moi, je ne suis pas attachant ?

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Bonne année, Manu !

Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008

Merci Francis, bonne année à vous également ! Et... pour le dire sans le dire,à votre avis, pour quelle raison peut-on être éliminé de l'agrégation ? La 1ère raison est généralement l'insuffisance du niveau. La 2ème est beaucoup plus rare, mais malheureusement possible, surtout quand on a pas ce niveau. Maintenant pensez trés fort à Allègre, et tentez de vous mettre un court instant à sa place (je sais, c'est difficile)...vous allez trouver.

Écrit par : Manu | 01 janvier 2009

En vérité, je vous le dis, tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai pour que dans ce pays l'on puisse encore avoir le droit de ne pas la lui cirer!

Ecrit par : Péchin

Ca c'est un projet de vie ambitieux et rebelle. Pôv Péchin.

Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008

Et c'est bien connu, JPB dirige tout dans ce pays, Éducation nationale incluse. De l'art de déformer la réalité pour se fabriquer de toute pièce des fantasmes de rebellitude. Pôv Machin.

Même tonneau pour : "Vous avez grosso modo assimilé les élèves à des singes... "

Outre la tentative de diversion (on se demande bien ce que ça vient f... ici), c'est de la calomnie pure. Pas trés originale la manip' : dans un 1er temps on attribue à l'autre des propos qu'il n'a pas tenu et ensuite on joue les curés rédempteurs. Classique.

Ça aussi, c'est pas mal. Je cite :" Je crois qu'il est une dimension du personnage JPB qui vous échappe complètement. Vous parliez des noms... révisez votre comedia dell'arte."

Ce qui n'échappe à personne ici , en revanche, c'est l'insondable nullité du personnage de Machin, un subtil mélange entre Tartuffe, les Bisounours et les Power Rangers. Pour la comedia dell'arte, manque de bol, JPB nous avait déja informé -non sans humour- du personnage rattaché à son nom de famille.

Écrit par : Manu | 01 janvier 2009

Maintenant pensez trés fort à Allègre, et tentez de vous mettre un instant à sa place
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009

Ces connards de profs sont toujours malades, sauf pour faire grève ! Et en plus, ils sont susceptibles : j'insulte même pas ces cons, et ils s'énervent. Mes paroles sont mal comprises !


J'le fais bien, non ? Et si vous êtes gentils, je vous ferai Jack Lang une autre fois. Dites donc, l'année 2009 commence en fanfare.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Je vous souhaite à toutes et à tous de garder cette année une foule de désirs insatisfaits… C'est le carburant de la course au bonheur.
Et côté éducation, j'ai dans l'idée que mes vœux seront exaucés — au delà de toute mesure.
Bises / bisous / baisers / que chacun prenne à son gré.
Et ma main sur la gueule aux autres…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 janvier 2009

Et pour les Corses de passage : pace e salute…
JPB
PS. C'est typique de ce pays toujours en guerre, de se souhaiter la paix avant même la santé.

Écrit par : brighelli | 01 janvier 2009

Et ma main sur la gueule aux autres…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009

- - - - - - - - - -
J'ai quelques noms en tête.
FrPe

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Ben et moi, je ne suis pas attachant ?

Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

- - - -
Mais si, vous êtes attachant ! Mais seules les femmes sont attachantes, a t t a c h a n t e s. Vous n'êtes pas attachante, parce que vous êtes un homme. En tout cas, votre pseudo est un prénom masculin. Si vous êtes une femme qui se dissimule derrière un prénom masculin, ça change tout.

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Bloavezh mat 2009 d'an holl, yec’hed mat ha ar baradoz e fin ho puez (...bonne santé et le paradis à la fin de votre vie),

comme disaient exactement nos anciens, toujours eschatologiques et prudents...


S'il peut exister un paradis pédagogique sur terre je vous le souhaite, M. Brighelli (ainsi qu'à tous ceux du blog qui côtoient de près ou de loin l'école) et reçois avec enthousiasme les baisers que vous semez matinalement.

Écrit par : Parlamente | 01 janvier 2009

"Et côté éducation, j'ai dans l'idée que mes vœux seront exaucés — au delà de toute mesure."

Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009

Non, Jean-Paul, les sauvageons n'ont pas mis le feu aux IUFM pendant la nuit du 31, Darcos est toujours ministre de l'éducation, et n'a toujours pas supprimé sa réforme...
Ceci-dit, vous avez sans doute raison, l'hiver sera chaud!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

Comment avez-vous réussi ce coup-là, Amélie? Celui du dernier lien, je veux dire! C'est excellent!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

"Bises / bisous / baisers / que chacun prenne à son gré.
Et ma main sur la gueule aux autres…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009

Il n'y a pas d'intermédiaire? (du genre bourrade amicale, ou poignée de main?)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

Comme ça Christophe Sibille:
http://www.acapela.tv/good-old-times-bbce2621a8c6b.html

Écrit par : Parlamente | 01 janvier 2009

Sibille, vous avez quelque chose contre les bises entre hommes ? Dans le Midi, c'est fréquent, et à l'abri de tout équivoque. Et quand bien même…
Big bisous aux gays du blog !
JPB

Écrit par : brighelli | 01 janvier 2009

Bonne année à tous !
Et comme on dit par chez nous : "A l'an que ven, se sian pas mai, siguen pas men !"

Écrit par : catmano | 01 janvier 2009

新年好

新年 快樂

Bonne année et joyeuse année!!!

Écrit par : 新年好 | 01 janvier 2009

Feliz año nuevo a damas y caballeros

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 janvier 2009

wwunsche dir a gutes nëus Jahr

Écrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Ich wünsche Ihnen ein gutes und glückliches Jahr 2009

Écrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Dommage que je ne sache pas écrire en idéogrammes chinois : c'est si beau ! Que nous souhaiter à tous ? Avec mes meilleurs voeux pour chacune et chacun de vous (tous très attachants, surtout Jérémy - ça lui fera plaisir -), je vous offre cette belle pensée de Pindare : "O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible." Magnifique, n'est-ce pas ? On se sent tout de suite mieux.

Écrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009

wunsche dir a gutes nëus Jahr

Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Sans garantie, l'alsacien ne s'écrit pas...
C'est une langue orale.

Écrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Même les éléphants sont capables de laisser une trace écrite.

http://www.koreus.com/video/elephant-peinture-autoportrait.html
Bonne année à tous les familiers de ce blog.

Écrit par : guy morel | 01 janvier 2009

"Sibille, vous avez quelque chose contre les bises entre hommes ? Dans le Midi, c'est fréquent, et à l'abri de tout équivoque. Et quand bien même…
Big bisous aux gays du blog !
JPB"

Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009

Rien contre! Ca m'arrive, mais c'est très loin d'être systématique! Cela rejoint les problématiques de tutoiement, de prénoms, et de familiarité évoquées hier!
Ceci-dit, j'accepte la vôtre avec plaisir pour cette occasion exceptionnelle!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

http://www.acapela.tv/Fish-1-121-bbce8f17368d3

Écrit par : Amélie | 01 janvier 2009

Le grand Manitou parle à sa tribu :


http://www.acapela.tv/good-old-times-bbce932719175.html

Écrit par : Amélie | 01 janvier 2009

W@@@@@@@@@@ZZZZZZZ@@@@@@@

Zyva, Rodger, tu peux t'lacher, ils ont chopé riflanouïlle ;)

Bonne année !

Écrit par : toto | 01 janvier 2009

明けましておめでとうございます !

Bona annada !

Écrit par : Pierre LaRiba | 01 janvier 2009

maintenant on a le son, c'est GE-NI-AL !


http://www.acapela.tv/Cartoon-bbcea81b44d93-bbcea82422863-bbcea825cb6ca-9-7-4

Écrit par : Amélie | 01 janvier 2009

Feliz ano novo para todos!

Pas besoin de traduction ...c'est la tour de Babel ici,;)!! Puisqu'on est dans les citations, si quelqu'un pouvait me dire dans quelle livre Montaigne disait "des livres, peu d'amis..." je cite de mémoire défaillante et vous remercie de corriger/compléter!
Et tant qu'on y est, je me sens de plus en plus rabelaisien face à nos sorbonards modernes...:)

Écrit par : sisyphe | 01 janvier 2009

maintenant on a le son, c'est GE-NI-AL !


mdr !! :)

Écrit par : toto | 01 janvier 2009

Pindare : "O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009

Magnifique, Marilyse !

Francis, ma remarque était pour rire, hein :-)

Guten Rutsch ins neue Jahr !
Поздравляю с Новым годом !

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Sans garantie, l'alsacien ne s'écrit pas...
C'est une langue orale.

Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Oh que si, il s'écrit ! Sauf qu'il n'y a pas de code orthographique arrêté. Il existe des dictionnaires qui font la synthèse entre les trois dialectes parlés en Alsace (bas alémanique, haut alémanique et francique rhénan). Disons qu'il s'agit d'une sorte de compromis où tout le monde se retrouve. L'alsacien a besoin de s'écrire pour les pièces de théâtre (les sections théâtrales sont en effet nombreuses en Alsace) et la poésie (très prisée et fort pratiquée). Les éditions Casterman ont également traduit quelques titres dans cette langue régionale.
Il est évident que la lecture de l'alsacien s'appuie sur la capacité à lire et à comprendre l'allemand (le fameux hochdeutsch, définitivement codifié au 19e siècle. Il faut savoir que jusqu'à aujourd'hui, partout en Allemagne, les gens s'expriment couramment dans un dialecte spécifique.
Précisons que l'alsacien ne dérive pas de l'allemand, comme on le croit souvent, mais qu'il s'agit d'une variante du germanique, à l'instar du saxon, du bavarois, du néérlandais, etc. A ce titre, il est bien plus ancien que le hochdeutsch actuel (ce qui fait qu'un Alsacien de 2009, dialectophone, pourrait s'entretenir sans problème avec Charlemagne ou Clovis).
D'une manière générale, l'allemand (langue véhiculaire) est la forme commune écrite des différents dialectes (langues vernaculaires). Mais certains besoins, comme ceux énoncés plus haut, font préférer l'écriture du dialecte.

Écrit par : Magister | 01 janvier 2009

Bonne année en égyptien ancien (un souvenir heureux des cours d'égyptologie du Pr Parlebas à la faculté d'histoire de Strasbourg) :

Nefer Oupet Renpet

Cela signifie littéralement "Bonne ouverture d'année"- c'était au moment de la crue du Nil. A cette occasion, le Pharaon offrait à ses favoris une amulette en forme de scarabée (le khépri) où était gravée cette formule bénéfique.

Écrit par : Magister | 01 janvier 2009

Merci Francis, bonne année à vous également ! Et... pour le dire sans le dire,à votre avis, pour quelle raison peut-on être éliminé de l'agrégation ? La 1ère raison est généralement l'insuffisance du niveau. La 2ème est beaucoup plus rare, mais malheureusement possible, surtout quand on a pas ce niveau. Maintenant pensez trés fort à Allègre,

__et tentez de vous mettre un court instant à sa place__

(je sais, c'est difficile)...vous allez trouver.

Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
- - - - - - -
Difficile ? Non, c'est tout bonnement impossible : je mesure 1,75 mètres et pèse 73 kg. Je ne fais pas le poids. (La taille, je ne sais pas.)
Et, non, je n'ai pas trouvé... pas encore.
Bonne journée, Manu !

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Francis, ma remarque était pour rire, hein :-)

Guten Rutsch ins neue Jahr !
Поздравляю с Новым годом !

Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
- - - -
Je ne l'ai pas comprise, votre remarque (je ne me la rappelle plus à l'instant où je tape le présent message - je viens de finir un festin), mais, de toute façon, je ne l'ai pas prise en mauvaise part. No problemo.
Bonne journée, Jeremy !

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Oh que si, il s'écrit ! Sauf qu'il n'y a pas de code orthographique arrêté. Il existe des dictionnaires qui font la synthèse entre les trois dialectes parlés en Alsace (bas alémanique, haut alémanique et francique rhénan). Disons qu'il s'agit d'une sorte de compromis où tout le monde se retrouve. L'alsacien a besoin de s'écrire pour les pièces de théâtre (les sections théâtrales sont en effet nombreuses en Alsace) et la poésie (très prisée et fort pratiquée). Les éditions Casterman ont également traduit quelques titres dans cette langue régionale.
Il est évident que la lecture de l'alsacien s'appuie sur la capacité à lire et à comprendre l'allemand (le fameux hochdeutsch, définitivement codifié au 19e siècle. Il faut savoir que jusqu'à aujourd'hui, partout en Allemagne, les gens s'expriment couramment dans un dialecte spécifique.
Précisons que l'alsacien ne dérive pas de l'allemand, comme on le croit souvent, mais qu'il s'agit d'une variante du germanique, à l'instar du saxon, du bavarois, du néérlandais, etc. A ce titre, il est bien plus ancien que le hochdeutsch actuel (ce qui fait qu'un Alsacien de 2009, dialectophone, pourrait s'entretenir sans problème avec Charlemagne ou Clovis).
D'une manière générale, l'allemand (langue véhiculaire) est la forme commune écrite des différents dialectes (langues vernaculaires). Mais certains besoins, comme ceux énoncés plus haut, font préférer l'écriture du dialecte.

Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009

C'est bien ce que je disais : on peut vivre en Alsace, et apprécier les paysages, les gens, les coutumes et n'être pas alsacien malgré les nombreuses années passées dans cette région.
Ne pas parler alsacien, ne pas toujours réussir à comprendre quand c'est écrit parce que cela varie d'un texte à l'autre, aller écouter des pièces de théâtre alsacien sans vraiment tout comprendre et constater cependant que c'est une langue riche... tout cela donne l' impression de vivre en terre étrangère...
Et d'ailleurs, les gens disent "là-bas, en France" quand ils parlent du territoire de Belfort qui est à 50 km d'ici...

Tout cela est décidément bien "exotique" !

Écrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Et en poésie alsacienne, il y a Claude Vigée. J'aime bien son écriture, mais je n'aime pas du tout son idéologie (et elle nuit in fine à l'écriture, car il y a énormément de sens cachés dans ses textes en lien avec la littérature et la tradition hébraïques, ce qui fait que ça s'adresse plutôt à des initiés de la kabbale et autres mystiques).

Le problème de l'Alsace, c'est qu'il n'est pas toujours facile d'y être athée, c'est encore très catholique ou très protestant, selon les lieux et les quartiers.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Sans parler des religions juives et musulmanes, également très présentes à Strasbourg.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Le problème de l'Alsace, c'est qu'il n'est pas toujours facile d'y être athée, c'est encore très catholique ou très protestant, selon les lieux et les quartiers.

Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Dans un village à majorité catholique, Monsieur le Curé, puis plus tard une dame catéchiste venaient faire une heure d'enseignement religieux pendant la classe.
C'était pour nous, une heure de libre !!!
Pas désagréable du tout...

Écrit par : Maminou | 01 janvier 2009

नया साल मुबारक हो

Écrit par : om shanti | 01 janvier 2009

Quand j'ai raconté ça à Bongo, il a enchaîné trois roulades suivies d'un petit temps de galop pétaradant.
.
GM.

Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008

Vous direz à Bongo que s'il continue à se gausser de moi je donne son adresse à Brigitte Bardot.
Bonne année quand même à tous deux.

Écrit par : dobolino | 01 janvier 2009

Petite anecdote révéla trice : une sorte de sondage virtuel vient de désigner Gogolène vainqueurE du reportage audio de cette année sur France Info. Problème, il semblerait que la dadame et ses partisans aient encore triché... cela devient une habitude dans ce parti. Voici un extrait du site :

"Fra-ter-ni-té", élu "son de l’année" par les internautes
France Info - 09:54

Bourrage des urnes virtuelles

Un bémol tout de même. Ce scrutin que nous avons voulu très ouvert et loin de tout contrôle d’huissier, serait entaché de graves irrégularités.

En effet, les 53% atteints par la candidate malheureuse à l’élection présidentielle et à la présidence du PS, et surtout le tacle que ce score inflige aux suivants dans le classement, pourrait bien être le résultat d’un bourrage des urnes virtuelles par les partisans de Désirs d’avenir, le mouvement de Ségolène Royal. Parti de loin, loin derrière Obama et Cohn-Bendit, "Fra-ter-ni-té" a opéré un redressement spectaculaire en quelques heures, puis une montée exponentielle qui ne s’est jamais démentie, éveillant les soupçons des observateurs.

Écrit par : Manu | 01 janvier 2009

Vous direz à Bongo que s'il continue à se gausser de moi je donne son adresse à Brigitte Bardot.
Bonne année quand même à tous deux.
Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009

Je vais assagir cette bourrique.
Très bonne année à vous.
GM

Écrit par : guy morel | 01 janvier 2009

Et, non, je n'ai pas trouvé... pas encore.
Bonne journée, Manu !

Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Rassurez-vous, Francis, si vous ne trouvez pas, ce n'est pas par manque d'intelligence mais parce que vous êtes foncièrement honnête et que ce n'est pas le cas de tout le monde... Ça y est, vous l'avez ?

Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si.

Écrit par : Manu | 01 janvier 2009

"Rassurez-vous, Francis, si vous ne trouvez pas, ce n'est pas par manque d'intelligence mais parce que vous êtes foncièrement honnête et que ce n'est pas le cas de tout le monde... Ça y est, vous l'avez ?

Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si."

Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009

Il a couché?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

"Fra-ter-ni-té", élu "son de l’année" par les internautes
France Info - 09:54

Bourrage des urnes virtuelles"

Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009

Même s'ils arrivent à bien la sortir par la porte, elle reviendra par la cheminée...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

La 2ème est beaucoup plus rare, mais malheureusement possible, surtout quand on a pas ce niveau. Maintenant pensez trés fort à Allègre,

__et tentez de vous mettre un court instant à sa place__

(je sais, c'est difficile)...vous allez trouver.

Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
- - - - - - -
Difficile ? Non, c'est tout bonnement impossible : je mesure 1,75 mètres et pèse 73 kg. Je ne fais pas le poids. (La taille, je ne sais pas.)
Et, non, je n'ai pas trouvé... pas encore.
Bonne journée, Manu !

Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Moi, je crois que j'ai deviné ! Allègre a triché et a non seulement été recalé illico mais interdit de se représenter à ce concours. C'est ça ?

Écrit par : dobolino | 01 janvier 2009

Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si."

Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009

Il a couché?

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
Ça c'est banal et de bonne guerre !

Écrit par : dobolino | 01 janvier 2009

Encore une !

"Pascale Hummel : École normale supérieure Ulm-Sèvres (1983-1987), agrégation de grammaire (1986), doctorat de philologie grecque (1991). [...] Chercheuse à l'Institut national de recherche pédagogique depuis 2004."

Passer de l'ENS à l'INRP ! Il y a un paquet de normaliens qui ont tendance à mal tourner ! Je rappelle pour mémoire quelques lauréats du concours de l'ENS :
Evelyne Charmeux, Gérard Aschieri, Laurent Fabius, Alain Juppé, Mazarine Pingeot, Marie Darrieussecq, Eliette Abecassis, Aurélie Filipetti, Henri Plagnol (le maire de Saint Maur des Fossés, commune qui possède le plus petit pourcentage de logements sociaux dans toute la France), Gerard Fath (professeur en sciences de l'éducation, encensé par Philippe Meirieu), sans compter le récent ouvrage commis par un jeune normalien qui fait l'apologie des "joutes verbales d'insultes en milieu urbain", qui constitueraient selon lui le renouveau de la poésie mondiale.

J'ai tendance à dire qu'il y a mathématiquement et logiquement la même proportion de tout dans tous les groupes sociaux, mais là ça fait beaucoup pour un même établissement... Je ne trouve pas le retour sur investissement très satisfaisant.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

"Fra-ter-ni-té", élu "son de l’année" par les internautes
France Info - 09:54 Bourrage des urnes virtuelles"
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009

Même s'ils arrivent à bien la sortir par la porte, elle reviendra par la cheminée... Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009

Avec un bonnet de Noël ? Pour cacher les cornes ? (oui, j'ai honte...)

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

... tout cela donne l' impression de vivre en terre étrangère...
Et d'ailleurs, les gens disent "là-bas, en France" quand ils parlent du territoire de Belfort qui est à 50 km d'ici...

Tout cela est décidément bien "exotique" !

Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009

Très juste. On dit d'un Français venant d'au-delà des Vosges qu'il est de l'intérieur. Il est même courant qu'on dise simplement "c'est un Français". C'est sans aucune malveillance ou un quelconque esprit d'indépendance. Cette expression, demeurée vivante, remonte en fait au 17e siècle.* Louis XIV, désignant l'Alsace, avait coutume de dire "nos provinces de l'extérieur". Autre charmant anachronisme : on continue parfois d'y utiliser le mot "livre", désignant l'ancienne monnaie, quand il s'agit d'appuyer sur la cherté d'une chose. Dire qu'un objet ou un service vaut tant de livres signifie que l'on trouve son coût particulièrement élevé. Idem pour certaines mesures agraires, de poids et de capacités. Mais tout cela se perd, pour au moins deux raisons : disparition progressive du mode de vie rural et non transmission du dialecte aux jeunes générations, malgré une résistance somme toute assez forte. Car beaucoup d' Alsaciens sentent bien, à l'instar des Bretons, des Basques, des Corses, des régions occitanes, etc. que l'identité profonde de leur région est étroitement liée à la langue. Et ce qui est vrai pour les langues régionales l'est maintenant pour la langue nationale : l'avenir du français n'est plus aussi fleuri qu'il le fut car il subit l'altération du dedans et la menace du dehors par l'anglais. Ironie de l'Histoire ou juste retour des choses : on finit toujours par subir ce qu'on inflige aux autres. La politique linguistique de la France a en effet toujours été oppressive : une nation, une langue. Mais maintenant que l'idée de nation a du plomb dans l'aile, on ne donne plus cher de la langue... C'est un problème que nous connaissons bien.

* L'Alsace fut annexée à la France en 1648, à l'issue de la Guerre de Trente Ans qui avait laissé la région exsangue et quasi dépeuplée, au point d'y faire venir des colons originaires de Suisse et d'Allemagne du Sud.

Écrit par : Magister | 01 janvier 2009

"l'avenir du français n'est plus aussi fleuri qu'il le fut car il subit l'altération du dedans et la menace du dehors par l'anglais."

Tiens, la commission de neologie, qui est payée pour ça, a écrit qu'il fallait dire "Planche à neige" au lieu de "snowboard", "planche à roulettes" au lieu de "skateboard" et "mise en récit" au lieu de "storytelling".

Je suis sceptique.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Quand j'étais gamin, on disait "planche à roulette" et ça ne gênait personne. C'est une question d'habitude, finalement.

Vous qui aimez mes sources, Jérémy, avez-vous déja vu à ce sujet le film de Pierre Carles intitulé "Attention, Danger Travail !" ? Il y a une scène mémorable où un patron/petit chef qui se la joue utilise des termes anglais pour paraître dans le coup (toute ressemblance avec nos pédagogos 'moderne" est purement fortuite) . A mourir de rire !

Et puis tiens, on voit aussi le Bouffon au début du film.

Écrit par : Manu | 01 janvier 2009

"l'avenir du français n'est plus aussi fleuri qu'il le fut car il subit l'altération du dedans et la menace du dehors par l'anglais."

Tiens, la commission de neologie, qui est payée pour ça, a écrit qu'il fallait dire "Planche à neige" au lieu de "snowboard", "planche à roulettes" au lieu de "skateboard" et "mise en récit" au lieu de "storytelling".

Je suis sceptique.

Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Je crois qu'il est de notre devoir de promouvoir la langue française autant qu'il se peut, sinon de quoi parlons-nous ! Le fait même que beaucoup se sentent ridicules à utiliser le français est révélateur du complexe qui les a gagnés. Le ridicule est plutôt dans le snobisme du franglais, une manière banale, plate et bâtarde de s'exprimer, en adéquation sans doute avec l'univers futile, vaniteux et spécieux de certains milieux.

Écrit par : Magister | 01 janvier 2009

Moi, je crois que j'ai deviné ! Allègre a triché et a non seulement été recalé illico mais interdit de se représenter à ce concours. C'est ça ?

Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009
- - - - -
Je ne pouvais pas penser à ça : je ne vois pas comment on peut tricher à l'écrit ou à l'oral de ce concours.
Et puis, se faire prendre la main dans le sac, c'est vraiment stupide !
Mais je suis si naïf que je ne pouvais pas imaginer cela. J'ai tendance à surestimer les gens plutôt qu'à les sous-estimer.

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Qui s'inquiétait du déclin des langues face à l'anglais ?

Ne vous en faites pas : après les deux concours organisés par l'Education Nationale - "Youpi miam", destiné à valoriser l'Europe en offrant une journée au Hit Machine de M6, et "Deutsch ich bin dabei", où les éleves doivent réaliser une video de 5mn pour y dire ce qu'ils veulent et prouver que "les méthodes interactives" sont les meilleures - le Ministère de la Recherche a sponsorisé cette merveille :

Journée des doctorants didactique FLE/FLS, samedi 24 mars 2007.

Programme provisoire
9h – 9h15 : Accueil des participants.
9h15 – 9h30 : Discours d’ouverture, Claude Springer.
9h30 – 10h : Ali Pakdel, doctorant 2, Quel outil de médiation pour développer la motivation d’apprendre une langue étrangère en ligne ? (les TICE dans l’apprentissage des langues).
10h – 10h30 : Joanne Maul, doctorante 1, Coaction et créativité dans l’enseignement des langues. Pause
10h50 – 11h20 : Djamila Achab, doctorante 2, Le tutorat en LMD, enjeux et perspectives. (didactique du FLE, Stratégies d’enseignement / apprentissage du FLE).
11h20 – 11h50 : Abderrahman Bouacha, doctorant 2, Analyse d’outils théoriques et conceptuels (enseignement / apprentissage de la grammaire en milieu scolaire).

Et vous en voulez à Darcos... Le ver est dans le fruit depuis trop longtemps.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Et c'est bien connu, JPB dirige tout dans ce pays, Éducation nationale incluse. De l'art de déformer la réalité pour se fabriquer de toute pièce des fantasmes de rebellitude. Pôv Machin.

--> Ca me fait rire... tu sais pourquoi? "Machin", oui, on a pu m'appeler comme ça une fois ou deux... mais c'est parce que le type n'avait plus sa mâchoire d'origine.




Ce qui n'échappe à personne ici , en revanche, c'est l'insondable nullité du personnage de Machin, un subtil mélange entre Tartuffe, les Bisounours et les Power Rangers. Pour la comedia dell'arte, manque de bol, JPB nous avait déja informé -non sans humour- du personnage rattaché à son nom de famille.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009

--> savoir c'est bien. Mais, accroche toi, tu finiras par comprendre... tu verras, c'est pas mal non plus.





Maintenant arrête de te fatiguer, tu perds ton temps, tu ne fais rire personne et, à la fin, tu m'ennuies.

T'as gagné, je jette l'éponge... "on a les ennemis qu'on mérite" dit-on... franchement, j'avoue, tu ne me mérites pas.

On a pu dire également: "on est toujours le con de quelqu'un". Ok, je suis le tien alors... quelque part, ça me rassure.

Écrit par : Péchin | 01 janvier 2009

Magister, l'Europe s'occupe de la diversité linguistique !

Si, si, c'est là...

http://www.dylan-project.org/Dylan_fr/home/home.php

Allez y avec prudence, je vous préviens, c'est à pleurer.

Bon courage.

Écrit par : Jeremy | 01 janvier 2009

Rassurez-vous, Francis, si vous ne trouvez pas, ce n'est pas par manque d'intelligence mais parce que vous êtes foncièrement honnête et que ce n'est pas le cas de tout le monde... Ça y est, vous l'avez ?

Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si.

Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
- - - - - - - - -
Merci, Manu, de ce que vous me dites là. Je n'ai jamais triché dans un examen ou un concours. J'aurais dû : peut-être me serais-je épargné de passer dix fois l'écrit de l'agrégation (en 1969, puis de 1989 à 1995 tous les ans), et deux fois l'oral (la deuxième fois fut la bonne en 1995). Et il est vrai que tous mes échecs n'étaient pas dus à un manque criant d'intelligence, merci de le dire sans y mettre le "criant" que je mets par autodérision.
Ce n'est pas tant que je n'osais pas croire que cela fût possible, mais plutôt que je croyais cela impossible. Si cela est vrai - il faut être prudent -, les moyens utilisés étaient-ils sophistiqués, ou simples, trop simples ?

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Il a couché?

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
- - -
Avec qui ?

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Il a couché?

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
- - -
Avec qui ?

Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

Mais enfin, Francis, ça n'a plus aucun intérêt, puisque vous l'avez maintenant, l'agrégation ! ;o)

Écrit par : catmano | 01 janvier 2009

Mais enfin, Francis, ça n'a plus aucun intérêt, puisque vous l'avez maintenant, l'agrégation ! ;o)

Ecrit par : catmano | 01 janvier 2009
- - -
Ah ! mais c'est que je suis curieux de connaître les conquêtes de notre séducteur national, Catmano ! :o)
Ah ! pendant que j'y pense : j'ai fait une petite erreur dans mon message précédent. J'ai passé l'écrit de l'agrégation en 1969 (concours externe, le seul existant à cette époque), puis en 1986 et 1987 (concours externe, toujours le seul existant ces deux années-là), puis de 1989 à 1995 (concours interne). Cela fait donc bien dix fois. (Pour le CAPES, ce fut deux fois plus facile : je ne l'ai passé que cinq fois.)
Et dire qu'il a des personnes qui réussissent l'agrégation du premier coup en ignorant superbement le CAPES ! Ces personnes sont-elles humaines ? J'en connais qui doivent se poser la question, si vous voyez qui je veux dire. :o)

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

À Catmano : au fait, et qui vous dit que, justement, après neuf tentatives infructueuses, je n'ai pas fait ce à quoi vous pensiez ? :o)

Écrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009

--> Ca me fait rire... tu sais pourquoi? "Machin", oui, on a pu m'appeler comme ça une fois ou deux... mais c'est parce que le type n'avait plus sa mâchoire d'origine.

--> savoir c'est bien. Mais, accroche toi, tu finiras par comprendre... tu verras, c'est pas mal non plus.

Ecrit par : Péchin | 01 janvier 2009

Mais c'est qu'il serait violent, ce petit, quand on remet en cause ses petites certitudes.

Et toujours cette prétention à l'omniscience, sans jamais bien sûr le moindre argument... décidément, le terme de "cuistre" n'était pas éxagéré.

En résumé, nous aurons donc appris que :

1 ) JPB est un salaud parce qu'il porte une moustache.

2)L'école de la République est foutue parce que ça arrange la vision étroite du monde selon Péchin, vocabulaire branchouille à l'appui ( "C'est le nevermore je veux dire." - sic ).

Au final, il nous assène :"On est toujours le con de quelqu'un".

Ce à quoi je répond : j'en connais un qui doit souvent se faire inviter à diner !

Écrit par : Manu | 02 janvier 2009

Dites donc, c'est bien beau de parler coucheries et violence (Eros et Thanathos, y a vraiment que ça qui marche, hein...), mais les concours débiles et l'enseignement des langues, ça ne vous inspire rien ? A ce rythme, rien d'étonnant à ce que dans cinquante ans plus personne ne parle allemand ou français. La seule chose qui m'étonne, c'est que dans 50 ans on puisse encore espérer apprendre l'anglais ou le franglais. Avec leurs idées démentes ("Quel outil de médiation pour développer la motivation d’apprendre une langue étrangère en ligne ?" ; "Coaction et créativité dans l’enseignement des langues" ; etc.), les enfants en seront bientôt réduits à regarder un écran en éructant un "burp" résumant à lui seul la somme d'informations qu'ils ont pu en tirer et présentant l'étendue de leurs émotions face à l'image. Quand on voit que les bacheliers Littéraires sont rarement capables de traduire trois mots d'anglais ou d'allemand, on peut s'inquiéter.
Et quand je compare le salaire d'un enseignant (primaire, secondaire, supérieur) à celui d'un salarié diplômé d'un BTS Productique ou d'un DUT Techniques de Commercialisation, on se dit que les pires temps ne sont pas si éloignés - ceux où l'on considérait que le savoir, après tout, on s'en fout. Et quand on voit ce que les universitaires font du pouvoir et de l'argent qu'ils ont, on se dit que tout cela n'arrive pas sans raison. Mais je me demande si tout le monde se rend bien compte de l'époque que l'on vit, qui me rappelle furieusement la République de Weimar.

Écrit par : Jeremy | 02 janvier 2009

Désolation ! Donald Westlake est mort…
Si vous n'en lisez qu'un, ce sera "Adios SHeherazade".
Sinon, le reste est sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_E._Westlake
JPB

Écrit par : brighelli | 02 janvier 2009

Mais je me demande si tout le monde se rend bien compte de l'époque que l'on vit, qui me rappelle furieusement la République de Weimar.

Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009

- - - -
Tout le monde, je ne sais pas, mais nous sommes sans doute quelques-uns à nous rendre compte que le monde est une poudrière.

Écrit par : Francis Penin | 02 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse : avant même la diffusion sur mon site du quatrième chapitre du manuscrit « 3001, odyssée de l'espèce… », je publie un interlude “Naïvetés !”qui est la toute dernière vision de l'intermède indéterminable entre Brighelli et Felts.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/01/naivetes/

Écrit par : Roger Felts | 02 janvier 2009

"Tout le monde, je ne sais pas, mais nous sommes sans doute quelques-uns à nous rendre compte que le monde est une poudrière."

Ecrit par : Francis Penin | 02 janvier 2009

Ici, en tous cas, c'est sûr.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Francis, je vous salue en personne du haut de la poudrière et vous offre tous mes voeux pour cette nouvelle année. J'y ajoute une petite pensée de Jean L'Anselme, histoire de vous faire sourire :
"L'erreur est humaine, c'est vrai. Mais il y en a qui s'entêtent vraiment à être plus humains que les autres."
(Pensées et proverbes de Maxime Dicton, Jean L'Anselme - Rougerie 1991)

Écrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009

Bonne Année à tous!

Et qu'autour du Ministre on prenne enfin conscience que réformer le lycée sans réformer d'abord le collège est absurde! Actuellement, un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro, et en plus il a perdu le goût de l'étude, car les collèges actuels sont des pétaudières - même le mien, Robin, a changé en un ou deux ans avec une principale qui , depuis son arrivée en 1999, n'était déjà pas un foudre d'intelligence (ancien professeur de cuisine et de couture - je nai rien contre la cuisine et la couture, mais pour être principal de collège, il faut peut-être quand même un autre bagage intellectuel...), mais qui, voyant poindre sa retraite en juin, passe le plus clair de son temps à siroter son thé et à grignoter ses petis gâteaux - on est en Alsace! - en rigolant et en cancanant avec son adjointe et sa secrétaire et laisse à peu près tout filer. Dans mon collège, c'est donc devenu le foutoir complet, les élèves ne sentent plus aucune contrainte disciplinaire au-dessus d'eux, les perturbateurs qui vont dans le bureau de la principale en ressortent hilares (ils ont entendu de bonnes paroles: "Hein, Kévin, tu vas bien te tenir à l'avenir. Tu me le promets, Hein? Tu dois te responsabiliser! Pense donc à ton avenir." Le gamin opine avec un grand sourire , et à peine revenu dans la classe, refait le fou... Dans la cour et dans les couloirs, c'est le bazar complet. Jamais la principale n'y fait la moindre intervention disciplinaire. Certaines classes arrivent devant leur salle en hurlant comme des sauivages et en se bousculant. Il est vrai qu'avec son adjointe, une obsédée du "Il faut écouter les élèves",elles n'ont eu qu'une obsession depuis leur arrivée au collège, être aimées des élèves et bien vues des parents... Les élèves, qui étaient des crèmes d'enfants il y a dix ans, ont fini par comprendre qu'ils pouvaient tout se permettre impunément dans ce collège et maintenant, les digues ont craqué. Elles prennent bien quelques décisions d'exclusion, mais comme cela ne s'appuie sur aucune vision cohérente, ce sont des coups d'épée dans l'eau. Bref, nous vivons en ce moment dans mon collège des mois difficiles.
Le trimestre passé, elles ont soutenu contre moi un perturbateur notoire (depuis la sixième), refusant de lui appliquer les sanctions prévues par le règlement intérieur: ce gamin insupportable avait I,5 de moyenne générale, il aura 16 ans en février et il était d'une insolence invraisemblable. Mes punitions étaient sans effet, je leur demandais de me relayer, elles ont refusé, m'expliquant - comble de la bêtise et de la partialité! - que je devais m'y prendre autrement avec lui! La principale a laissé les parents du phénomène m'insulter en sa présence sans réagir. J'ai été contraint de faire remettre à Darcos en mains propres par Jean-Michel Léost une lettre où je signalais l'attitude des deux dames et leur refus de sanctionner cet élève en dépit de ce que prévoit le règlement intérieur....Apparemment, cette intervention a eu des conséquences puisqu'au dernier conseil de classe, l'adjointe a répété à plusieurs reprises en cherchant mon regard" On a été trop gentilles avec cet élève!".
Toutes nos classes, cette année, regorgent de cas difficiles. La plupart du temps, ce sont des élèves que les études générales ennuient, qui subissent comme une croix ce tronc commun qui les maintient en échec scolaire et personnel. Ces élèves rêvent de leur entrée en apprentissage comme d'une planche de salut. Je ne suis sans doute pas doué pour le saut à la perche: si on m'obligeait à être bon en saut à la perche et si on me faisait croire qu'en "bossant", je passerais 3,50 avec ma perche alors que je franchis péniblement 40 centimètres avec un manche à balai, je tomberais malade ou je mettrais le souk dans le stage... C'est la position de ces gosses qu'on contraint aux études générales.
Double Voeu, donc, en ce début d'année: rétablir l'ordre dans les collèges, et, pour les enfants qui sont en souffrance dans l'enseignement général, en finir, comme le réclament avec insistance le Snalc et la Société des agrégés, avec le "collège unique"!

Écrit par : Jaen | 02 janvier 2009

C'est Jean, pas Jaen...

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

Battez-vous, Jean, avec vos collègues, syndiqués et non syndiqués ! Demandez un audit dans votre établissement : dans mon collège, il y a quelques années,nous avons obtenu le départ d'un principal caractériel et hyper orgueilleux qui faisait souffrir tout le monde. Je fus une de ses victimes collatérales, avec inspection disciplinaire à la clé, pas drôle du tout. Mais mon histoire a servi de déclic pour l'ensemble du personnel.
On ne dira jamais assez le rôle capital d'un chef d'établissement : ce qui a été patiemment construit peut être vite détruit. Nos collégiens sont des anges ou des démons : la discipline et le respect sont des conditions sine qua non. On ne peut transiger là-dessus. Comme vous, j'ai horreur du laxisme, de la démagogie, de "l'élève citoyen qu'on écoute avant le professeur". Nos élèves méritent mieux ! Faites front commun dans votre collège, exigez des changements ou cessez collectivement le travail.

Écrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009

"Une principale qui , depuis son arrivée en 1999, n'était déjà pas un foudre d'intelligence (ancien professeur de cuisine et de couture - je nai rien contre la cuisine et la couture, mais pour être principal de collège, il faut peut-être quand même un autre bagage intellectuel...)"

Ecrit par : Jaen | 02 janvier 2009

Encore raté! Une des rares principales du département à la fois appréciée et respectée de tous les collègues, autant que des élèves, est précisément une ancienne "prof de cuisine et de couture", avec un bagage intellectuel vraisemblablement au moins égal à celui de certains agrégés. Et y'a pas intérêt, (en ce qui concerne les parents comme les autres), à venir l'enquiquiner!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Tout le monde, je ne sais pas, mais nous sommes sans doute quelques-uns à nous rendre compte que le monde est une poudrière.

Ecrit par : Francis Penin | 02 janvier 2009

Une poudrière et une fournaise. Lu ce passage ce matin :

"Comme l'appel d' air dans la fournaise, l'aspiration générale de bas en haut allume et fait ronfler la Cité. C'est grâce à ce feu d'enfer que tout marche et tourne, que la ri­chesse et la vitesse croissent... Le feu qui monte est celui de la rivalité. Nul ne s'enrichit sans priver quelqu'un, nul ne domine sans soumettre plusieurs. L'ascension sociale consiste à tirer par les pieds celui qui se trouve au-dessus et, l'ayant enfoncé, monter sur ses épaules et sur sa tête. Il n'y a pas de méchanceté à cela : c'est le jeu. Mais surtout c'est nécessite, car celui qui ne tire pas est tiré, celui qui ne monte pas perd pied. Ainsi l'aspiration vers le haut se compense d' un mouvement de descente et de déchéance. Les vaincus avec leurs débris se retrouvent au fond parmi ceux qui y grouillent et stagnent, n'ayant jamais su prendre leur chance..."

(Lanza del Vasto, Les Quatres Fléaux, tome II La roue des révolutions, Denoël 1959, p. 100)

Écrit par : Magister | 02 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

" et en plus il a perdu le goût de l'étude"

Ca c'est déjà plus intéressant à discuter et peut-être un peu plus vrai.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Ben non, d'habitude, on dit cela des bacheliers...

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Encore raté! Une des rares principales du département à la fois appréciée et respectée de tous les collègues, autant que des élèves, est précisément une ancienne "prof de cuisine et de couture", avec un bagage intellectuel vraisemblablement au moins égal à celui de certains agrégés. Et y'a pas intérêt, (en ce qui concerne les parents comme les autres), à venir l'enquiquiner!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009 Encore raté! Une des rares principales du département à la fois appréciée et respectée de tous les collègues, autant que des élèves, est précisément une ancienne "prof de cuisine et de couture", avec un bagage intellectuel vraisemblablement au moins égal à celui de certains agrégés. Et y'a pas intérêt, (en ce qui concerne les parents comme les autres), à venir l'enquiquiner!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Vous avez raison, Christophe, il n'y a pas de rapport entre la formation et l'intelligence. Jai tapé un peu vite. C'est DE NAISSANCE que la principale de mon collège est stupide et dénuée de jugement. Et c'est plutôt à ceux qui l'ont recrutée et lui ont confié cette responsabilité largement au-dessus de ses capacités qu'il faut s'en prendre. Cette femme, qui est incapable de suivre ou de tenir un raisonnement de plus de deux phrases, a d'ailleurs une curieuse façon de marquer qu'une conversation l'ennuie: elle vous tourne physiquement le dos! On n'a pas l'air con! J'oubliais un détail intéressant: à peine nommée, elle s'est vu octroyer les Palmes académiques! Voilà où conduit le sirotage de thé et l'absorption tri-quotidienne de petits gâteaux en rigolant comme une crécelle et en disant tout le mal possible de ses professeurs... Son premier titre de gloire, en 1999: avoir fermé la section de grec qui marchait magnifiquement bien depuis 1986!

Marylise, l'ennui , c'est que la dame sait être très aimable avec qui elle veut: certains collègues obtiennent tout de suite les sanctions qu'ils demandent, et d'autres qu'elle ne peut pas piffer peuvent se débattre avec les perturbateurs impunis. Alors un mouvement général de fronde est inenvisageable. Mais les parents d'élèves du secteur savent tous qu'elle et son adjointe sont des incapables et qu'elles ont laissé dégénérer le collège (un sondage fait l'an dernier par une association de parents d'élèves a mis en évidence le fait que si nous avions une classe de 6ème de moins, c'était parce que les parents, inquiets de la bordélisation de notre collège, mettaient leurs enfants au collège privé du coin: le résultat dui sondage a été présenté devant le CA de juin, et au lieu d'en tirer la leçon, les deux dames en ont éructé de rage...), et à l'heure actuelle, tout le monde, c'est-à-dire aussi la frange des professeurs qui ne fait pas partie de leur cour, n'attend plus que leur départ, en juin. On n'aura jamais autant fêté le départ de quelqu'un!

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

"Précisons que l'alsacien ne dérive pas de l'allemand, comme on le croit souvent, mais qu'il s'agit d'une variante du germanique, à l'instar du saxon, du bavarois, du néérlandais, etc. A ce titre, il est bien plus ancien que le hochdeutsch actuel (ce qui fait qu'un Alsacien de 2009, dialectophone, pourrait s'entretenir sans problème avec Charlemagne ou Clovis)."

Un dialectophone de ma connaissance a ainsi pu parler en alsacien avec des Hamishs aux Etats-Unis.
Par contre pour comprendre Charlemagne c'est peut-être autre chose. On peut s'en faire une idée avec la version en tudesque du serment de Strasbourg (842 je crois):

"In Godes minna ind in thes christianes (14) folches ind unser bedhero gehaltnissi (15), fon thesemo dage frammordes, so fram so mir Got geuuizci indi mahd (16) furgibit, so haldih thesan (17) minan bruodher, soss man mit rehtu sinan bruher (18) scal, in thiu thaz er mig so sama (19) duo, indi mit Ludheren (20) in nohheiniu (21) thing ne gegango, the (22), minan uuillon, imo ce scadhen uuerdhen (23)".

Soiurces: http://www.fordham.edu/halsall/french/serment.htm

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Demandez aux professeurs de seconde....
Et c'est pour cela que la réforme du lycée construit la maison par le toit...

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

Un dialectophone de ma connaissance a ainsi pu parler en alsacien avec des Hamishs aux Etats-Unis.
Par contre pour comprendre Charlemagne c'est peut-être autre chose. On peut s'en faire une idée avec la version en tudesque du serment de Strasbourg (842 je crois):

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Certes, le dialogue serait loin d'être limpide, mais n'oubliez pas que le tudesque employé dans le serment est déjà une forme évoluée du francique rhénan (rattaché au moyen-allemand).

Écrit par : Magister | 02 janvier 2009

""un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Demandez aux professeurs de seconde....
Et c'est pour cela que la réforme du lycée construit la maison par le toit...

Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009 "

Ce que je veux dire c'est que l'expression "proche du zéro" me semble très exagérée et surtout peut amener à disqualifier le discours de celui qui le l'utilise.
On peut souligner les énormes lacunes des élèves de Secondes (et je vous laisse imaginer ce que je peux lire avec mes élèves de Seconde BEP et même avec les Terminales Bac Pro) - mais pas de tous - , mais un jugement général est souvent excessif et faux. "Un collégien" n'est pas un exemple mais une généralisation abusive.

Il est important de faire attention à ce qu'on dit - en dehors de la salle des profs où on peut un peu plus se lâcher - au risque de ne pas être compris par les non-enseignants passant par ici.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

A propos des rapports entre alsacien et allemand:(historiette véridique)

Dans un village du nord de l'Alsace, un jeune pasteur moderne a voulu, il y a quelques années, faire ses sermons en alsacien plutôt qu'en allemand comme ses prédécesseurs.
Rapidement ses paroissiens lui ont demandé de revenir à l'allemand qui leur paraissait seul avoir la dignité nécessaire au culte divin.
Le fait qu'il parlait un alsacien un peu différent de celui du village explique peut-être aussi cette demande.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Je ne résiste pas au plaisir de donner ici le lien vers un article de Jérôme Leroy. Nul doute qu'il y trouvera ici des lecteurs attentifs et heureux.


http://www.causeur.fr/a-demain-peguy,1615


DD

Écrit par : David Desgouilles | 02 janvier 2009

Le recrutement des personnels de direction est un réel et très gros problème dans l'E.N -et qui explique une partie des dérives.Quel système peut-il fonctionner quand on en confie l'organisation à ceux qui justement ont cherché à s'en abstraire?....Dans le meilleurs des cas,ce sont des arrivistes qui veulent avant tout(id est avant l'intérêt des élèves)à élaborer le meilleur plan de carrière -en général en se montrant plus zélés que nécessaire face à leur hiérarchie,en première ligne pour les idées "innovantes";et dans le reste des cas,ce sont des enseignants "insuffisants"(pour toutes sortes de raisons) ,qui dissimulent leur propre médiocrité par le mépris le plus affiché à l'égard du corps enseignant-en expliquant en particulier que "ce n'est pas tout d'avoir des diplômes,ou que plus les profs sont diplômés(entendez particulièrement les agrégés)moins ils sont capables de "pédagogie"(je laisse chacun mettre ce qu'il veut derrière de "concept")....(j'en connais même qui déclarent ouvertement "haïr" les enseignants....)Très peu,quelques-uns,souvent en fin de carrière, sont réellement et honnêtement investis dans leur mission par un souci réel d'améliorer la vie de leur établissement-où d'ailleurs les autres ne s'éternisent pas,si possible.C'est pourquoi une plus grande autonomie donnée aux établissements est une réelle catastrophe,sous l'apparence d'une idée efficace....
La généralisation tend parfois à la caricature mais la caricature renvoie toujours à la vérité....

Écrit par : Jean a raison | 02 janvier 2009

"derrière de concept":derrière CE concept...lapsus calami....!!!

Écrit par : Jean a raison | 02 janvier 2009

Jean a peut-être - et sns doute raison-mais alors au lieu de taper sur ceux qui se présentent à de tels concours, ne devrait-on pas plutôt regarder de plus près au système de sélection qui retient de telles candidatures? Il y a longtemps que j'ai tenté l'aventure (!!!) mais y-a-t-il toujours une "note de synthèse" à rédiger à l'écrit? Quant à l'oral (toujours à St Mandé, à l'Hôtel de la Légion d'Honneur ou quelque chose dans ce goût-là ?-tout un programme!), quelle est la composition du "jury"? Moi j'ai eu affaire à un grand leader syndical du SNI de Mai 68, recasé ici après un passage dans un ministère, qui m'a demandé ce que je ferais si -c'était l'époque- mon établissement était sous le coup d'une alerte aérienne, une attaque d'avions ennemis ....La question qui désarçonne, bien sûr mais qui a un rapport tout à fait évident avec les conditions d'exercice de la responsabilité quotidienne, bien sûr !!!!!!

Écrit par : Francoli | 02 janvier 2009

Moi j'ai eu affaire à un grand leader syndical du SNI de Mai 68, recasé ici après un passage dans un ministère, qui m'a demandé ce que je ferais si -c'était l'époque- mon établissement était sous le coup d'une alerte aérienne, une attaque d'avions ennemis ....La question qui désarçonne, bien sûr mais qui a un rapport tout à fait évident avec les conditions d'exercice de la responsabilité quotidienne, bien sûr !!!!!!

Ecrit par : Francoli | 02 janvier 2009

Si c'était une question posée cette année, je me ferais un plaisir d'y répondre que je crierais "tous aux Aubry ! ".

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

En orthographe et en grammaire, on en est quand même souvent pas loin.

Écrit par : Jeremy | 02 janvier 2009

Moi j'ai eu affaire à un grand leader syndical du SNI de Mai 68, recasé ici après un passage dans un ministère, qui m'a demandé ce que je ferais si -c'était l'époque- mon établissement était sous le coup d'une alerte aérienne, une attaque d'avions ennemis ....La question qui désarçonne, bien sûr mais qui a un rapport tout à fait évident avec les conditions d'exercice de la responsabilité quotidienne, bien sûr !!!!!!

Ecrit par : Francoli | 02 janvier 2009

Si c'était une question posée cette année, je me ferais un plaisir d'y répondre que je crierais "tous aux Aubry ! ".

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

En criant "Courage, Fillon" ?

Écrit par : Jeremy | 02 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

En orthographe et en grammaire, on en est quand même souvent pas loin.

Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009

Je pensais surtout au français, mais en allemand et en anglais, ce n'est sûrement pas terrible non plus...

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

"Il est important de faire attention à ce qu'on dit - en dehors de la salle des profs où on peut un peu plus se lâcher - au risque de ne pas être compris par les non-enseignants passant par ici."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Hervé, vous touchez là un point fondamental. Et j'irai même plus loin. De ne pas être compris, en général, des personnes qui viennent sur ce blog et se cantonnent à sa lecture, terrifiés par la teneur de certains messages.
Témoins certains mails que j'ai reçus, (ayant laissé mon adresse électronique plusieurs fois ici), de ces personnes.
Je crois vraiment qu'il ne faut jamais oublier ces lecteurs "occasionnels", et même parfois réguliers, mais qui n'interviendront jamais. On s'interpelle aussi pour eux. Et avec eux.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Ce que je veux dire c'est que l'expression "proche du zéro" me semble très exagérée et surtout peut amener à disqualifier le discours de celui qui le l'utilise.
On peut souligner les énormes lacunes des élèves de Secondes (et je vous laisse imaginer ce que je peux lire avec mes élèves de Seconde BEP et même avec les Terminales Bac Pro) - mais pas de tous - , mais un jugement général est souvent excessif et faux. "Un collégien" n'est pas un exemple mais une généralisation abusive.

Il est important de faire attention à ce qu'on dit - en dehors de la salle des profs où on peut un peu plus se lâcher - au risque de ne pas être compris par les non-enseignants passant par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Vous ne croyez pas, Hervé de Strasbourg, mon voisin, que ce sont justement les gens extérieurs à l'Education nationale qui jugent le plus sévèrement son inefficacité?
Il y a certes des collégiens qui ont réussi à retenir quelque chose des cours qui leur étaient dispensés parce qu'il avaient une capacité peu commune de s'abstraire du bordel ambiant, il y a ceux , aussi, qui ont reçu à la maison ce qu'un collège parti en charpie était incapable de leur donner. Sans oublier ceux qui étaient sérieux et travailleurs et qui étaient disposés à s'instruire mais qui ont pedu leurs quatre années de collège sur des "séquences"...
Bref, je ne crois pas exagérer en affirmant que le collège est globalement un désastre et qu'il appelle une réforme urgente, tant sur le plan de la discipline que sur celui des disciplines et sur celui de sa structure.

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

Hervé, vous touchez là un point fondamental. Et j'irai même plus loin. De ne pas être compris, en général, des personnes qui viennent sur ce blog et se cantonnent à sa lecture, terrifiés par la teneur de certains messages.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Les parents sérieux qui ont leur enfant dans une des classes épouvantables de mon collège où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer sont plutôt terrifiés par la réalité de ces collèges que par les propos que vous jugez "excessifs". Il faut appeler un chat un chat, et la plupart des collèges actuels des garderies anarchiques et stériles.

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

On trouve sur le site du ministère les postes offerts au concours pour la session 2009. Ô surprise ce sont à quelque chose près les chiffres de 2008! A croire qu'ils ont oublié d'actualiser les données...

http://www.education.gouv.fr/cid4605/postes-offerts-aux-concours-du-second-degre.html

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer

A punir, évidemment!

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

Il faut appeler un chat un chat, et la plupart des collèges actuels des garderies anarchiques et stériles.

Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009

Je confirme.

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

C'est dans le premier degré que l'hécatombe annoncée a lieu :
session 2008 concours externe : 9 331
session 2009 concours externe : 6 577

http://www.education.gouv.fr/cid4437/postes-offerts-aux-concours-du-premier-degre.html

C'est du -30%.

Bonne chance à tous les candidats!

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Jean, tous les collèges ne sont pas comme le vôtre, loin de là ! Vous avez l'air d'être bien servi !
Le mien est calme, même si, bien sûr, nous avons des problèmes à gérer. Moi, pendant mes cours, il n'y a aucun bruit et c'est le cas chez quasiment tous mes collègues. Nous entretenons de bonnes relations avec les élèves et leurs parents, excepté quelques cas.
Il faut faire attention à ne pas tout généraliser dans un discours négatif, dû à la colère, car, à ce compte-là, les parents du public vont tous s'engouffrer dans le privé, pensant que la discipline et l'encadrement y sont meilleurs. En Bretagne, la concurrence est rude entre public et privé. Et la balance n'est pas toujours en notre faveur. Nous avons connu une forte émigration, il y a peu.
Je constate, pour ma part, que mon établissement offre de bonnes conditions de travail aux élèves. Ce que je regrette, et qui semble largement répandu en France, c'est le déficit en français qui nous empêche d'avancer. L'enseignement en séquences n'est valable (et véritablement faisable) que si les élèves ont un bagage suffisant.
Lorsqu'en 1997, on nous a intimé l'ordre de le mettre en oeuvre, nous étions quelques-uns à nous monter criconspects. Nous n'étions pas sûrs de son efficacité en collège, et ne le sommes toujours pas. Certains le trouvaient même nocif.
Si des parents lisent nos témoignages sur ce blog, qu'ils fassent lire leurs enfants ! Qu'ils ne les laissent pas toute la sainte journée devant la télé ou les jeux vidéo ! Et qu'ils lisent eux-mêmes ! Ce sera déjà le début d'un commencement.

Écrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009

Le mien est calme, même si, bien sûr, nous avons des problèmes à gérer. Moi, pendant mes cours, il n'y a aucun bruit et c'est le cas chez quasiment tous mes collègues. Nous entretenons de bonnes relations avec les élèves et leurs parents, excepté quelques cas.

Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009

C'était le cas du mien jusqu'à il y a un ou deux ans, et puis subitement, la pagaille.
J'explique cela par une direction incompétente: tant que les élèves vivaient sur la tradition instaurée par les chefs d'établissements précédents, ils se tenaient à carreaux, mais dès qu'ils ont pris conscience, collectivement, à maints petits signes de défaillance, que la direction était insignifiante, ils se sont engouffrés.

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

Bien entendu, tous les collèges ne sont pas des bordels pour pygmées, il y en a même sans doute d'excellents ici ou là, mais cela me semble très loin d'être la norme, bien au contraire. Et je ne parle pas des collèges ZEP, dont j'ignore tout (sans aucun regret, je dois le dire). Pour les élèves du collège où j'officie - contraint et forcé - jusqu'aux prochaines vacances -et qui est dans le haut du panier des collèges ruraux aisés, comme me l'a dit un collègue qui connait bien le coin- la nouvelle mode est de démonter les plaques d'isolation du plafond des couloirs, avant de les réduire en bouillie. Ça n'a pas l'air d'émouvoir la direction outre mesure. Sans doute doit-on considérer cette aimable pratique comme une première mise en activité des enfants avant l'entrée en classe. J'attends les avis de nos experts IUFM maison.

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

TotoWeininger, Jean, ne laissez pas passer de tels débordements ! Agissez collectivement !

Écrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009

Jean, soyez ferme.
La solution est simple : punissez, punissez encore, vous y arriverez.
N'oubliez pas que vous êtes là pour maintenir l'ordre.
Ensuite dictez, à longueur d'heure, des explications de texte.
C'est ainsi que les élèves progresseront.
Peut-être êtes-vous un peu trop laxiste ?

Écrit par : Lisa | 02 janvier 2009

Et pour le plafond du couloir, on fait comment?

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Jean, soyez ferme.
La solution est simple : punissez, punissez encore, vous y arriverez.
N'oubliez pas que vous êtes là pour maintenir l'ordre.
Ensuite dictez, à longueur d'heure, des explications de texte.
C'est ainsi que les élèves progresseront.
Peut-être êtes-vous un peu trop laxiste ?

Ecrit par : Lisa | 02 janvier 2009

Punir, et punir encore, c'est exactement ce que nous sommes contraints de faire, chère Lisa! Comptez d'ailleurs sur nous pour mettre les bouchées doubles. Dans ma classe de 3ème, le conseil de classe a distribué ce trimestre 13 avertissements pour travail et conduite sur 30 élèves. En 5ème, 11 avertissements travail et conduite sur 24 élèves. Dans d'autres classes itou. Nous n'avions jamais vu ça, et de toute évidence, c'est le résultat spectaculaire du lent travail de dégradation qui s'est accompli avec la complicité de la principale et de son adjointe "qui voulaient être aimées des élèves". Tous mes collègues disent que ce trimestre a été le plus dur de leur carrière. Les deux dames jouent les étonnées et incriminent les parents, la société, les professeurs ("trop autoritaires"...), tout sauf la vraie raison, leur faiblesse! Sous la pression des professeurs, elles ont dû se résoudre à commencer à distribuer des exclusions. Les professeurs ont été à peu près unanimes pour leur imposer l'agrafage d'un duplicata du permis à points dans le carnet de correspondance, afin que la perte des points pour indiscipline soit visible des parents: mais elles refusaient mordicus, et l'affaire a dû être portée devant le dernier CA, où elles ont été mises en cause violemment à la fois par quelques représentants des professeurs et par des parents d'élèves très remontés. Elles ont été contraintes de céder, furieuses.
Il est parfaitement clair, Lisa, que si le chef d'établissement soutient les élèves perturbateurs contre les professeurs, maintenir l'ordre est pour eux un travail de Sisyphe. C'est ce que je disais à Robin, et vous avez l'air de vous en souvenir...
Le premier rôle d'un chef d'établissement, c'est de faire la police et de se faire craindre des élèves. Moyennant quoi, un peu de fermeté permet à chaque professeur d'avoir dans sa classe l'ordre indispensable pour faire cours.

Quant aux explications de texte dictées, qui n'ont pas l'air de recueillir votre agrément, je maintiens, Lisa, que c'est un excellent moyen à la fois d'occuper tous ces bambins ignares et de leur apprendre quelque chose de gré ou de force! C'est toujours mieux que de leur faire perdre entièrement leur temps sur des questions de type "séquences" dont ils ne comprennent même pas la sibylline formulation.

Écrit par : Jean | 02 janvier 2009

Ben mes cocos ! Je ne sais pas si le niveau monte ou si mon époux et moi-même sommes atteints d'un début d'Alzheimer mais il nous a fallu une heure pour résoudre un des exos du DM de maths de notre fille, élève de troisième, armés du livre de géométrie de seconde C du papa, bac C 1971 ...
On a fini par trouver: "la médiane issue de l'angle droit d'un triangle rectangle a une longueur égale à la moitié de l'hypothénuse ", ce qui nous a tous décoincés .
Le plus rigolo là-dedans, c'est que notre fille le savait mais qu'elle n'avait pas osé surcharger la figure de départ et créer autre chose que l'existant pour mener à bien sa démonstration alors que son père et moi l'avons salopée à loisir, bidouillant dans tous les sens, jusqu'à la rendre illisible.

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Y'a des fois où je me demande si les profs de maths, quand ils donnent un DM, contrôlent le niveau de leurs élèves ou des parents de ceux-ci. Quant aux profs de français, faut avoir un CAPES et deux ans d'IUFM (surtout l'IUFM ! ) pour répondre à leurs questions à la mords-moi le nœud.
Quand on voit ce genre de pb, on se dit que, pour résoudre les inégalités, il faut interdire absolument les devoirs à la maison.

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Les parents sérieux qui ont leur enfant dans une des classes épouvantables de mon collège où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer sont plutôt terrifiés par la réalité de ces collèges que par les propos que vous jugez "excessifs".

Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Moi, ce qui m'horrifie le plus, c'est la quotidienneté des bitures express à l'interclasse et à la récré. Ma fille me raconte ça et j'ai peine à y croire !
Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Il faut appeler un chat un chat, et la plupart des collèges actuels des garderies anarchiques et stériles.

Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009

Je confirme.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
En tant que parent d'une élève sérieuse, je ne suis pas absolument d'accord. C'est vrai qu'elle ferait plus dans un collège tel que je l'ai connu en mon temps.
Pour un élève travailleur, il y a encore du grain à moudre et le professeurs méritent une médaille d'or. Mais il faut vraiment un élève travailleur et imperturbable et il faut l'entendre se plaindre. Ce qu'elle nous narre de ses cours et de l'ambiance qui y règne est impensable pour de vieilles choses comme moi, pourtant réputées chahuteuses en leur temps.

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Y'a des fois où je me demande si les profs de maths, quand ils donnent un DM, contrôlent le niveau de leurs élèves ou des parents de ceux-ci.

Ecrit par Dobolino

Je peux confirmer. Quand notre grand fils était en sixième, son professeur de maths donnait régulièrement des DM d'une longueur et d'une complexité inouïes. Afin d'éviter de passer un dimanche complet dans la crise de nerfs (il n'y avait pas que les maths en devoirs), de nombreux parents prenaient les devants et aidaient le pitchou ou la pitchoune à résoudre les problèmes. Plusieurs fois, il a fallu se creuser sérieusement la cervelle. A l'occasion, quand on se rencontrait entre parents, on avait pris l'habitude de se demander la note que nous, les parents, avions reçue à tel devoir maison. Ce n'était pas toujours brillant, il faut avouer, mais il valait mieux en rire !
Quant aux exercices de français, les formulations absconses des questions nous rendent incapables d'aider efficacement Grand Fiston, aujourd'hui en troisième. (Papa bac Philo 1984, Maman maîtrise Lettres 1990)
Sur ce, meilleurs voeux à tous, et toujours ravi de vous lire, JPB et les autres.

Écrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer

A punir, évidemment!

Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009

je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?

Écrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009

"Jean, soyez ferme.
La solution est simple : punissez, punissez encore, vous y arriverez.
N'oubliez pas que vous êtes là pour maintenir l'ordre.
Ensuite dictez, à longueur d'heure, des explications de texte.
C'est ainsi que les élèves progresseront.
Peut-être êtes-vous un peu trop laxiste ?"

Ecrit par : Lisa | 02 janvier 2009

Excellent! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

"la médiane issue de l'angle droit d'un triangle rectangle a une longueur égale à la moitié de l'hypoténuse "

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Ben oui, il suffit de savoir que l'hypoténuse est le diamètre du cercle circonscrit. C'est ENCORE au programme de la classe de quatrième - c'est presque miraculeux, il ne reste pas grand-chose d'autre, hélas. Cela se démontre très facilement avec le théorème de la droite des milieux (le centre du cercle circonscrit n'étant jamais que le point de concours des médiatrices). Bon amusement!

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

"Je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?"

Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009

Oui, et Marylise l'a évoqué à peine plus haut, en recommandant moins de télé, et tutti quanti... Ca tombe sous le sens, mais bon...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

"Cela se démontre très facilement avec le théorème de la droite des milieux (le centre du cercle circonscrit n'étant jamais que le point de concours des médiatrices). Bon amusement!"

Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Ben oui! Même moi, je me le rappelais! (Remarquez, mon bac C date de 1973... Le niveau n'avait pas tellement eu le temps de baisser depuis 71!!!) ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Quant aux exercices de français, les formulations absconses des questions nous rendent incapables d'aider efficacement Grand Fiston, aujourd'hui en troisième. (Papa bac Philo 1984, Maman maîtrise Lettres 1990)


Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
La meilleure qu'on a eu, ce sont d'extrêmement complexes questions d'explications de texte sur Le Petit Prince de Saint Ex, qui ne nécessitaient pas obligatoirement un "niveau" mais surtout une maturité exorbitante pour des élèves de sixième. Nous nous y sommes tous mis, nous autres parents, de l'agriculteur à l'agrégé de Lettres Classiques, de l'ingénieur à l'ouvrier ...
A la réunion parents-profs , le professeur nous a décrit, avec des sanglots dans la voix, nos petits génies ignorés qui comprenaient bien plus de choses que nous ne voulions l'admettre et ne pouvions le concevoir. Nous nous sommes tous marrés en douce mais personne n'a eu le courage de détromper cette aimable personne.
Y'a des fois où on a de la peine à vous prendre au sérieux ...

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

"je ne suis pas absolument d'accord."

"Ce qu'elle nous narre de ses cours et de l'ambiance qui y règne est impensable pour de vieilles choses comme moi, pourtant réputées chahuteuses en leur temps."

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Bon, vous êtes d'accord avec nous, alors, peut-être pas absolument, admettons, mais foncièrement et essentiellement, non?

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Bon, salut.
Juste pour dire que la Lisa qui dit "punissez" etc. ce n'est pas moi.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 janvier 2009

mon bac C date de 1973.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

Il vaut bien une maîtrise de math d'aujourd'hui.

Vous devriez tenter l'agreg de math;-)

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

"la médiane issue de l'angle droit d'un triangle rectangle a une longueur égale à la moitié de l'hypoténuse "

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Ben oui, il suffit de savoir que l'hypoténuse est le diamètre du cercle circonscrit. C'est ENCORE au programme de la classe de quatrième - c'est presque miraculeux, il ne reste pas grand-chose d'autre, hélas. Cela se démontre très facilement avec le théorème de la droite des milieux (le centre du cercle circonscrit n'étant jamais que le point de concours des médiatrices). Bon amusement!

Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

C'est cela même, dit mon homme !
Moi, j'avais trouvé une autre méthode, pour démontrer ce qu'il fallait démontrer. c'était d'une exactitude imparable mais, d'après ma gosse, la prof aurait annoté " trop flou ".
C'est dommage qu'on ne puisse ici faire des crobards, sinon, je vous aurais donné l'énoncé de l'exo. Une fois résolu, ça relève de l'évidence (et même avant résolution ) , le tout étant de le démontrer proprement, selon les normes en vigueur.

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

J'vais vous dire un truc de base. Si les bouquins de maths de collège étaient bien faits, toutres les lois concernant les triangles et déjà étudiées en 6°; 5° et 4° seraient énoncées et révisées dans le bouquin de troisième. Ce n'est pas le cas !
Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

"je ne suis pas absolument d'accord."

"Ce qu'elle nous narre de ses cours et de l'ambiance qui y règne est impensable pour de vieilles choses comme moi, pourtant réputées chahuteuses en leur temps."

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Bon, vous êtes d'accord avec nous, alors, peut-être pas absolument, admettons, mais foncièrement et essentiellement, non?

Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Pas à cent pour cent, puisque je constate, sur le terrain, qu'un gosse qui en veut peut acquérir un niveau. Ce n'est pas facile, certes, mais il persiste malgré tout une qualité d'enseignement que nous devons intégralement au dévouement quasi-sacerdotal de certains professeurs, dévouement qui profite aux élèves qui "en veulent".

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Les PE2 préparent leur « stage massé » ! Les pauvres !
On leur a tout expliqué dans leur institut de formation, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne les a pas beaucoup aidés !
Voilà les questions qu’ils viennent poser sur les forums :

« Bonsoir,
je souhaite faire une séquence sur les contes originels avec mes CM1 en stage massé.... mais je suis complètement perdue!!! je bloque depuis des heures pour créer ma séquence!!! en plus je suis visitée mardi lors de ma première séance et j'angoisse!!!
Pouvez-vous m'aider????????????
Merci d'avance!! »

« Bonjour
je cherche une situation pour faire émerger les représentations initiales des élèves (classe de CE2) en mathématiques pour introduire les mesures de longueurs et les relations
si vous pouviez m'aider
d'avance merci »

« Bonjour,
Je pars en stage en maternelle à la rentrée et je me demandais : pour les rituels (dates, appel et éventuellement météo), il faut faire une fiche de prép' (avec objectif et compétences etc) ou simplement lister les différentes étapes de ces rituels (par exemple pour l'appel : un élève prend les étiquettes prénom - il les lit et les classe dans la barquette "absent" ou "présent").
Tant que j'y suis une autre question concernant les fiches de prép' : en fin de journée (de 16.00 à 16.20), je pense faire un petit bilan de la journée et une lecture plaisir ensuite! Pour ça, faut-il faire également une fiche de prép ou pas ? Pour le bilan, je pense en faire une car il y aura un peu de dictée à l'adulte (on remplira l'éphéméride linéaire) mais pour la lecture plaisir ?
merci de m'éclairer un peu ... »

« Bonjour à tous!
Je suis PE2 et dans 1 semaine je prends en charge une classe de petite section pour 3 semaines.
Le hic, c'est que l'enseignante titulaire n'a pas fait de programmation.
J'aimerais travailler sur la galette même si ça peut paraitre bateau, mais à part ça je suis paumée.
Auriez vous des conseils, idées d'activités à me proposer?...
Merci »

« Bonsoir,
je voudrai savoir combien de nouveaux livres par semaine, lisez-vous aux enfants?? est-ce qu'il faire systematiquement un travail en lien avec les livres lus??
etant en stage a la rentrée, je ne sais pas combien je dois prevoir de livres!!
je sais qu'il faut revenir sur les livres, ne pas les lire qu'une fois mais je ne sais pas comment faire!
merci de votre aide! »

PS : Ce sont les PE2 qui posent ces questions, pas moi. J'essaie de ne pas leur répondre sur les forums pour ne pas les mettre en porte-à-faux avec les objectifs qu'on leur a assignés.
Mais, promis, dès qu'ils seront titularisés, je m'occuperai d'eux.

Écrit par : c. cru | 02 janvier 2009

Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Mon père me racontait hier même, que lorsqu'il était interne au lycée de Chaumont, dans les années 1930, les élèves de Sixième avaient, eux aussi, droit à un pichet de vin sur la table du réfectoire. Et leur jeu consistait à faire des paris et à les perdre de sorte qu'un des 6 élèves de la tablée ait à boire le pichet tout entier, avant de se rendre en cours, éméché.
Nos jeunes n'ont rien inventé.

Всем с новым годом!

Écrit par : buntovchik | 02 janvier 2009

Je ne me reconnais pas - et la plupart de mes collègues - dans les caricatures de professeurs que vous décrivez mais je vous fais confiance : elles doivent exister. Il nous arrive de rencontrer de drôles de personnalités au voisinage des IUFM et des "stages".
Ne tapez pas trop sur les profs : les boucs émissaires, c'est facile et ça ne résout rien ! Et on a déjà le dos large ! Le problème est plus compliqué. La profession est en souffrance. Voyons aussi du côté des parents : quelle culture, quel sens de l'effort, quelle perspective transmettent-ils à leurs enfants ? Quelle image la société donne-t-elle d'elle-même aux jeunes ? Voyez plus large !

Écrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009

Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Maintenant, le programme de seconde, c'est le programme de collège de jadis. Voir dans un fil antérieur les liens vers les Lebossé-Hémery cuvée 1960, donnés par Guy Morel.

Écrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Il est vrai qu'on se demande comment certains gosses arrivent à tirer leur épingle du jeu dans un tel bordel !
D'un autre côté, vu qu'ils ont connu souvent cent fois pire en primaire et maternelle, ça leur fait comme une bouffée d'oxygène et, dès qu'ils peuvent profiter d'un professeur qui enseigne, ils l'aspirent à fond.
Etudier dans un tel climat d'adversité ne peut que mieux les armer pour la grande bagarre de leur vie d'adulte.
Je vois ma fille adopter des stratégies qui sont celles d'un adulte aguerri et très conscient. Je lui vois des crocs que j'étais loin d'avoir à son âge.

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Mon père me racontait hier même, que lorsqu'il était interne au lycée de Chaumont, dans les années 1930, les élèves de Sixième avaient, eux aussi, droit à un pichet de vin sur la table du réfectoire. Et leur jeu consistait à faire des paris et à les perdre de sorte qu'un des 6 élèves de la tablée ait à boire le pichet tout entier, avant de se rendre en cours, éméché.
Nos jeunes n'ont rien inventé.

Всем с новым годом!

Ecrit par : buntovchik | 02 janvier 2009
Vous croyez vraiment que le pichet en question contenait du 12°5 millésimé mention AB ?
J'en doute !
Ce devait être une infâme piquette coupée d'eau !
Pauvres gosses !
Maintenant, au moins, grâce à la vigilance des parents, ils peuvent s'offrir de la vodka ...
Ah ! Qui dira assez le rôle des parents d'élèves dans le redressement de la situation ?

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Ces jours-ci je dois être en verve. Après “Naïvetés…” que j'ai publié hier, aujourd'hui, je publie “Hospitalité corse”… Pour ceux que cela intéresse, c'est au :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/02/hospitalite-corse-reedition%E2%80%A6/

Écrit par : Roger Felts | 02 janvier 2009

A mon sens et avec onze ans de ZEP-et coetera, les principaux passent et les problèmes restent. Certains sont plus fermes que d'autres mais cela ne change pas grand chose au problème: le règlement intérieur est tantôt appliqué par certains, tantôt "interprété" par d'autres. Les premiers ont su se fairer especter, les seconds...
Il me semble que le désintérêt pour la chose scolaire de nos élèves soit lié à un facteur éducationnel d'une part et à un climat sociétal d'autre part. Ou alors ils sont déjà, en 4eme, les victimes d'un système laxiste qui les autorise à passer de classe en classe quelque soient leurs notes...la stupide stratégie de l'ascenseur qui ne mène, pour trop d'entre-eux, qu'à l'échaffaud professionnel.
D'un côté, on oblige des gens qui n'en ont rien à faire à suivre des "études" jusqu'à l'âge de 16 ans, et de l'autre on empêche ceux qui le veulent vraiment d'avoir un enseignement de qualité, ocupés que nous sommes, nous les profs, à faire semblant d' appliquer un programme qui perd ses cheveux d'années en années tout en gaspillant des trésors d'énergie pour faire régner l'ordre en classe.
Je suis devenu assez pessimiste: les méthodes actuelles ( "pédagogistes", "actives" et autres) ne me satisfont pas, mais je ne sais quoi faire pour inculquer le goût de l'effort intelectuel à nos ouiailles...

Écrit par : sisyphe | 02 janvier 2009

Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Maintenant, le programme de seconde, c'est le programme de collège de jadis. Voir dans un fil antérieur les liens vers les Lebossé-Hémery cuvée 1960, donnés par Guy Morel.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Possible !
En attendant, ma fille est en train d'expliquer à son papa la sinusoïde qu'elle a tracée toute seule à partir d'un GTBF, sur papier millimétré, puis la même courbe tracée par l'ordi après qu'elle ait entré les données. Les deux se ressemblent étrangement. (cours de physique )
N'en rajoutez peut-être pas trop !
Je ne prétendrai pas que c'est mieux à présent mais je me pose des questions et trouve que la démolition systématique avec désir d'un retour à l'ancien système " qui était forcément meilleur " peut se discuter. Je suis absolument certaine de n'avoir pas tracé de sinusoïde en troisième et constate que la gamine a l'air d'avoir parfaitement pigé ce qu'elle a fait.
Après, c'est peut-être mal et pas bien ...

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Pour ce qui est des questions abstruses... Je me rappelle, dans un premier temps, avoir été très déconcertées par les questions portant sur les "textes argumentatifs" proposés à l'écrit de l'EAF à partir du milieu des années 90. Elles étaient formulées dans un jargon dont je n'avais jamais eu l'usage. Et j'étais titulaire d'une maîtrise de philo et d'une agreg de lettres 1969.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 janvier 2009

Je suis devenu assez pessimiste: les méthodes actuelles ( "pédagogistes", "actives" et autres) ne me satisfont pas, mais je ne sais quoi faire pour inculquer le goût de l'effort intelectuel à nos ouiailles...

Ecrit par : sisyphe | 02 janvier 2009

Je suis d'accord avec vous sur les "nouvelles méthodes" pour les avoir appliquées bien des années dans ma classe. Mais je ne parlerai pas de pessimisme. Le goût des élèves pour l'effort intellectuel, la passion pour le savoir, etc... a toujours été le fait d'une minorité d'élèves, même à l'époque où le collège et le lycée ne recevaient que des élèves triés sur le volet, même dans les écoles primaires supérieures (voir le beau livre de William Grossin à ce sujet).
La différence c'est qu'aujourd'hui, les gamins se permettent de dire tout haut, et à la face de leurs professeurs, ce qu'auparavant - pas si longtemps- on murmurait entre ses dents. Questions de limites.
Je parlerai plutôt de la modestie nécessaire quand nous faisons classe. Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."
C'est vrai qu'il faut y mettre une infinie patience, souvent déçue, mal payée de retour, mais il y a parfois d'étonnants moments de grâce, où le temps semble suspendu, lorsque toute une classe de CM est accrochée au récit de l'évasion d'Edmond Dantès ou celui de la charge des cuirassés à la bataille de Waterloo.
C'est la part magique de ce métier, où ce qui a merveilleusement "marché" une fois, avec tels élèves, finira en eau de boudin avec tels autres.

A Jean : Auriezvous l'aimabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, et je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,

Écrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

A Jean : Auriez-vous l'amabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, car je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,

Écrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

C'est la part magique de ce métier, où ce qui a merveilleusement "marché" une fois, avec tels élèves, finira en eau de boudin avec tels autres.

A Jean : Auriezvous l'aimabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, et je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,

Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

Ce n'est donc que ça, la " part magique " ?
C'est bien ce qu'il m'avait semblé ...
Quelque efficient parent en arrière-garde et le tour de passe-passe est joué !

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Ce n'est donc que ça, la " part magique " ?
C'est bien ce qu'il m'avait semblé ...
Quelque efficient parent en arrière-garde et le tour de passe-passe est joué !

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Dobolino, parlons-nous de la même chose ?
Je ne parlais là que de la part qui se joue en classe, et non du travail donné en devoirs à la maison, et je la qualifie de "magique", terme peut-être mal choisi, à défaut d'un autre, pour expliquer qu'elle est surtout imprévisible, qu'elle dépend du talent de conteur du professeur, du moment de la journée, que sais-je...
C'est bien cette part du travail du professeur qui échappera toujours aux "dispositifs pédagogiques" et autres "activités cognitives" par lesquelles on a cru bon de la remplacer.

Quant aux exposés à faire à la maison, seul ou avec le copain, et présentés à la classe. Merci Wikipédia et .... Papa -Maman qui se débrouillent avec leurs souvenirs de lycée.Le parent en arrière-garde, j'ai joué ce rôle tant de fois, comme on le disait plus haut, que je ne peux pas être dupe.

Amicalement

Écrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

Martha Argerich joue le concerto de Schumann, avec le "Gewandhaus" de Leipzig, (dirigé par Chailly), sur "Mezzo".
Une pure merveille.
Marylise, la télévision a parfois du bon! ;-)
Merci, Totoweininger, mais j'ai calé à l'entrée de la "prépa", avant d'y mettre le premier pied... Pas pour moi...
C'est quoi, ce stage "massé", Carmen? Ici, ça s'appelle "SRG", (stage en responsabilité groupé), pour le différencier du "SRF", (stage en responsabilité filé); une journée par semaine dans une classe, sur l'année scolaire.
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009

"Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."

Merci chevreuil pour cette citation! Pas loin de la vérité cet Ancien. J' ai des moments comme ça, assez fréquents même. Cette année du moins. Il est vrai que je théâtralise assez souvent en cours, je ballade, titille, réveille, provoque...Il n'en reste pas moins que toute cette énergie est perdue si mes élèves ne jettent pas un oeil sur leur cahier le soir.

Écrit par : sisyphe | 02 janvier 2009

"Moi, ce qui m'horrifie le plus, c'est la quotidienneté des bitures express à l'interclasse et à la récré. Ma fille me raconte ça et j'ai peine à y croire !
Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...

Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009 "
_______
Oui, mais ils ne fument plus. Ah, non mais !

Écrit par : Frédéric béant | 02 janvier 2009

Un vieux monsieur charmant, musicien de son état, m'a demandé un jour quel était l'apéritif préféré des musiciens. Je lui ai dit que le l'ignorais bien que je fusse musicien aussi (mais amateur).
Il me dit :"C'est le Whisky-Korsakov."
Je souris poliment, mais sans plus. Il me regardait en souriant et ajouta,"Mais c'est cher la rasade."
Fort heureusement je connaissais le poème symphonique évoqué par cet à-peu-près du genre de ceux dont le Canard Enchaîné est friand.
Un message ci-dessus m'a fait penser à ça. Mais, promis, j'arrête les blagues. Lundi vous reprenez le travail, hein ! jeiunes collègues ?

Écrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

Francis, je vous salue en personne du haut de la poudrière et vous offre tous mes voeux pour cette nouvelle année. J'y ajoute une petite pensée de Jean L'Anselme, histoire de vous faire sourire :
"L'erreur est humaine, c'est vrai. Mais il y en a qui s'entêtent vraiment à être plus humains que les autres."
(Pensées et proverbes de Maxime Dicton, Jean L'Anselme - Rougerie 1991)

Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
- - -
Merci, Marilyse !
Bonne année et bonne santé à vous !
Très drôle, cette pensée ! Je sais un ministre de l'éducation nationale qui est plus humain que les autres. :-)

Écrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

pour avoir enseigné en seconde l'an dernier ( maths ) le soucis viens principalement du fait que:
1 - les élèves ont beaucoup de lacunes sur les notions fondamentales
2 - les 3/4 ne se souviennent pas du programme de 6 eme.

conséquence des élèves de terminal S ne savent même pas ce qu'est une médiatrice... Les élèves n'ont pas l'idée d'investir dans le savoir croyant que les notions d'une année seront inutiles l'année d'après. Or elles sont justement fondatrices des enseignements à venir.

Bref l'état d'esprit des nos élèves me paraît destructeur ( pour eux-même ! )

Écrit par : paul | 03 janvier 2009

"Je vois ma fille adopter des stratégies qui sont celles d'un adulte aguerri et très conscient. Je lui vois des crocs que j'étais loin d'avoir à son âge."

écrit Dobolino…

Ce doit être vrai : le Collège tel qu'il est aujourd'hui (et celui de Jean n'est pas le pire, j'ai le regret de le lui dire), et qui devait (ah, les intentions !) œuvrer à l'égalité et au bonheur des élèves est devenu une redoutable machine darwinienne — ou plutôt, une caricature de darwinisme, parce que les sujets évoluant en milieu fermé, c'est bien la loi du plus fort qui a remplacé la loi du plus apte. Et effectivement, que quelques gamins / gamines arrivent encore à s'y cultiver sans se faire éclater la tête tient du paradoxe.
A bien y réfléchir, l'Ecole de la République avait pour but de limiter, justement, le darwinisme, à des âges où il n'a pas à se manifester outre mesure. Il voulait donner, autant que possible, les mêmes armes à tous — et puis à chacun de les utiliser selon ses capacités. Mais voici que l'Ecole new style donne moins d'armes — conséquemment, la part brutale, le coefficient inné, reprennent le dessus.
C'est bien pour ça que Léo Lagrange (je crois) disait que l'Ecole devait rester en dehors de la vie — en dehors des conflits du dehors. Et que les tenants d'une laïcité sérieuse ont refusé que les points de vue religieux envahissent les salles de classe (c'est tout le sens du raisonnement de Catherine Kintzler expliquant pourquoi e port du voile doit être interdit à l'Ecole, et permis à l'Unversité). En faisant rentrer la "vraie vie" dans les écoles, mais la vraie vie déformée par les instincts de ces petits barbares — au sens propre — que sont les élèves ("cet âge est sans pitié", dit très justement La Fontaine : nous devrions être là, entre autres, pour leur apprendre la pitié — et la mesure), le pédagogisme a ouvert la cage aux fauves.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 janvier 2009

"Un vieux monsieur charmant, musicien de son état, m'a demandé un jour quel était l'apéritif préféré des musiciens. Je lui ai dit que le l'ignorais bien que je fusse musicien aussi (mais amateur).
Il me dit :"C'est le Whisky-Korsakov."
Je souris poliment, mais sans plus. Il me regardait en souriant et ajouta,"Mais c'est cher la rasade."

Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

Un vieux classique! Mais, après tout, il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009

"Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."

"Merci chevreuil pour cette citation! Pas loin de la vérité cet Ancien. J' ai des moments comme ça, assez fréquents même. Cette année du moins. Il est vrai que je théâtralise assez souvent en cours, je ballade, titille, réveille, provoque...Il n'en reste pas moins que toute cette énergie est perdue si mes élèves ne jettent pas un oeil sur leur cahier le soir."

Ecrit par : sisyphe | 02 janvier 2009

Tout est dit dans ce message! Retour aux fondamentaux!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009

c'est tout le sens du raisonnement de Catherine Kintzler expliquant pourquoi e port du voile doit être interdit à l'Ecole, et permis à l'Unversité). En faisant rentrer la "vraie vie" dans les écoles, mais la vraie vie déformée par les instincts de ces petits barbares — au sens propre — que sont les élèves ("cet âge est sans pitié", dit très justement La Fontaine : nous devrions être là, entre autres, pour leur apprendre la pitié — et la mesure), le pédagogisme a ouvert la cage aux fauves.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2009



,"Mais c'est cher la rasade."

Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009




Le samedi 17 janvier 2009, à l'appel du Parti des Musulmans de France, aura lieu la manifestation annuelle: "une manif pour le voile" sur Paris. Aussi, pour nous aider à sa réalisation, contactez-nous au plus vite et faites circulez cet appel auprès de vos contacts ...


HONTE A EUX - HONTE A NOUS ...


... RELEVONS LA TÊTE !

La sacro-sainte "liberté individuelle" et du "droit à disposer de son corps", profite aujourd'hui largement à ceux et celles qui pratiquent l'avortement, l'union entre êtres du même sexe, ... et jamais au droit à la pudeur ! Une loi scélérate (Loi n°2004-228 du 15 mars 2004) continue d’interdire à nos filles, portant le Hijab, l’accès aux écoles de la République financées par l'impôt.


Cette injustice, qui vise principalement à "désintégrer" et à "domestiquer",les musulman(e)s de France, ne doit en aucun cas devenir, avec le temps, un fait accompli, une fatalité, que l'on ne peut espérer corriger un jour !!! Pour cela et comme à son début, le PMF continue de lutter pour l’abolition de cette loi qui insulte des millions de citoyens et qui déshonneur la République. Pour ces raisons, le PMF appelle tous les responsables associatifs consciencieux, tous les citoyens éclairés, à se mobiliser et à nous aider dans la préparation de la manifestation : « une manif pour le voile » en vue de réclamer, de nos décideurs politiques, le respect, qui est dû aux religions et à leurs pratiquants.






Pour participer aux distributions de tracts et aux collages d’affiches, en région parisienne, contactez : pmfparis@yahoo.fr ; ou le 06 25 64 33 00 et laissez nous vos coordonnées.
Vous souhaitez organiser la venue d’un groupe de province : contactez le Bureau National du PMF : pmfnet@yahoo.fr



Transférez ce message !!!
A tous vos proches et vos contacts

« MANIF POUR LE VOILE »


Diffuser cet appel, c’est soutenir nos sœurs!


Le lieu et l'heure de départ de la manifestation seront communiqués très prochainement sur:
http://p-m-f.org





FAITES PASSER CE MAIL A VOS CONTACTS qu'ALLAH VOUS EN RECOMPENSE
Amine

Écrit par : éoui | 03 janvier 2009

Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."

Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

Un vieux véto m'avait affirmé à mes débuts alors que je me désespérais de soigner au feeling sans poser de diagnostic : "Si dans une journée de consultation tu poses un diagnostic, estime que cette journée est une journée réussie ! ".
La différence entre vous et nous, c'est que depuis cette époque glorieuse nous avons quand même nettement progressé alors qu'on a l'impression que les méthodes d'enseignement modernes ont salement agravé votre situation.

Écrit par : dobolino | 03 janvier 2009

A Jean : Auriezvous l'aimabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, et je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,

Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009

Volontiers! Les élèves de 4ème que j'ai en latin en sont ravis parce qu'ils comprennent "comment ça marche" et qu'ils peuvent traduire ( mais traduire vraiment en ayant tout analysé), de petites phrases sympathiques.
C'est le Latin Classe de 6ème, collection Gerald Bloch, Bordas, 1962. Il n'est plus réédité, évidemment. Je m'en sers en 4ème et en 3ème, en allant très lentement, puisque les élèves apprennent en même temps la grammaire française (traditionnelle). Si j'avais les latinistes de 5ème, je men servirais aussi, car d'après les échos que j'ai, ils ne comprennent rien au latin avec le manuel actuel, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est approuvé par la CNARELA!

Jean-Paul, mon collège est loin d'être le pire, j'en conviens volontiers, et il a même été jusqu'à très récemment un petit paradis. Mais il s'est transformé assez subitement, le trimestre écoulé, en un petit enfer. Ou peut-être avais-je eu la chance de ne pas avoir, dans mes classes, jusqu'à présent, de ces élèves épouvantablement insupportables dont j'entendais l'an dernier qu'ils pourrissaient la vie des mes collègues. En tout cas, la responsabilité de la principale est patente dans la dégradation générale de l'ambiance que tous les professeurs ont vécue et dénoncée ce trimestre. Elle n'a pas su intervenir tout de suite et spectaculairement , les années passées, lorsqu'un problème grave de discipline se posait à un de mes collègues, et subitement, la perturbatite s'est généralisée. Quand on est stupide et incompétent, on ne prend pas la direction d'un collège.

Écrit par : Jean | 03 janvier 2009

Pour avoir enseigné en seconde l'an dernier (maths) le souci vient principalement du fait que:
1 - les élèves ont beaucoup de lacunes sur les notions fondamentales
2 - les 3/4 ne se souviennent pas du programme de 6 eme.

Conséquence des élèves de terminale S ne savent même pas ce qu'est une médiatrice... Les élèves n'ont pas l'idée d'investir dans le savoir croyant que les notions d'une année seront inutiles l'année d'après. Or elles sont justement fondatrices des enseignements à venir.

Bref l'état d'esprit des nos élèves me paraît destructeur (pour eux-mêmes !)

Ecrit par : paul | 03 janvier 2009

Et c'est là qu'on en revient aux programmes, aux livrets de compétences et à la forme de progressions que les formateurs ou les inspecteurs préconisent.

On me dira que l'école n'est pas seule en cause et qu'on ne peut pas attendre de la suite dans les idées de la part d'enfants qui sont nés la zappette à la main. Ce sera sans doute vrai, mais je répliquerai néanmoins que l'école ne fait rien pour corriger les effets pervers du zapping permanent auquel sont soumis nos élèves à l'extérieur.

Je ne parlerai que de ce que je connais, le Primaire. Vous me direz si le même encouragement au zapping persiste dans les niveaux supérieurs. Il me semble bien puisque la réforme des Lycées prévue proposait, si j'ai bien compris, la possibilité de faire le tour d'une matière en un semestre puis de sauter du coq à l'âne dans la deuxième moitié de l'année scolaire.

Les programmes, pour commencer. Y compris ceux de 2008. Ils contiennent deux encouragements au zapping qui se multiplient l’un l’autre au fur et à mesure que l’on avance dans sa scolarité.
Le premier, visible surtout en maternelle, c’est l’ambition démesurée ou le flou artistique de certains domaines qui oblige le maître à choisir lui-même une borne à cette ambition, borne qui varie donc au sein d’une même école, malgré les nombreuses réunions de conseils de cycle ou de maîtres.

Que peuvent signifier exactement, par exemple, des phrases telles que : « les enfants découvrent les usages sociaux de l’écrit en comparant les supports les plus fréquents dans et hors l’école (affiches, livres, journaux, revues, écrans, enseignes, ...) et que cachent les points de suspension ?
Ou cette autre qui dit : « La discrimination des sons devient de plus en plus précise. » ? Comment mesure-t-on lorsqu’on débute en maternelle, soit parce que l’on débute vraiment, soit parce que l’on a pour la première fois au cours de sa carrière, un poste dans ce niveau, la précision de la discrimination des sons, surtout lorsque l’on ne nous demande pas qu’elle soit établie mais « de plus en plus précise » ?

Ce flou est parfois proposé comme facteur de différenciation. Par exemple on demande au maître d’ajuster « la taille des collections, le fait de pouvoir agir ou non sur les objets » afin d’adapter les situations aux capacités de chacun.
On institutionnalise donc, dès le début, qu’il est normal et même souhaitable qu’au sein d’une même classe, certains enfants finissent l’année en comptant « à la main » là où les autres comptent « de tête ».
Il apparaît à nouveau dans le programme de sciences expérimentales et technologie des cycles de l’élémentaire, Main à la Pâte oblige : seuls les grands titres sont déclinés, contrairement à ce que nous lisons en histoire et en géographie où l’on nous donne les repères de ce qui doit être su à l’issue du cycle (exemple : Les Temps modernes : Gutenberg ; 1492 : Christophe Colomb en Amérique ; François I° ; Copernic ; Galilée ; Henri IV et l’Edit de Nantes ; Richelieu ; Louis XIV ; Voltaire ; Rousseau), repères sans doute peu nombreux et peut-être trop peu exigeants mais repères quand même, qui peuvent garantir un socle de savoirs communs à tous les élèves entrant au collège.
On peut en revanche douter de l’homogénéité des connaissances des élèves à l’entrée en 6° lorsque les maîtres n’auront eu pour construire leurs progressions que des titres de ce style : « Présentation de la biodiversité : recherche de différences entre espèces vivantes » ou « Présentation de la classification du vivant : interprétation de ressemblances et de différences en termes de parenté », d’autant que le texte d’introduction précise : « selon l’esprit de la Main à la Pâte,..., les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».
Flou aussi au CM (1 et 2) en conjugaison : si une liste de verbes est fournie pour les deux classes de Cours Elémentaire, là, on nous parle de « verbes non étudiés » qu’il faudrait conjuguer en appliquant les règles apprises.

Le deuxième, c’est leur inconstance : figurez-vous par exemple que le passé composé enseigné au CE1 n’apparaît pas dans le programme de la classe suivante et qu’il ne réapparaît qu’au CM1, où il se retrouve seul pour faire acquérir aux élèves la notion de temps composé. A-t-il été oublié ou cela procède-t-il du fait que plus personne ne sait que pour qu’une notion soit sue, il faut qu’elle ait été vue et revue plusieurs fois (il me semble que les anciens parlaient de « sept fois »).
En mathématiques, le programme ne signale rien sur les nombres entiers au CM2, ils ont été vus jusqu’au milliard au cours des classes précédentes, ils sont absents de la progression de cette dernière classe. Même chose pour les unités de mesure de longueurs, de masses et de capacités (pour lesquelles, le système métrique en son entier n’est jamais présenté, mais ça, c’est une autre histoire). Je pense qu’il aurait été prudent de signaler par deux ou trois mots qu’un entretien et une réactivation des connaissances étaient nécessaires.

D’autant que, livret de compétences oblige, la nouvelle génération de professeurs des écoles a tendance à penser que, du moment que la petite croix a été placée dans la petite case, il n’est plus besoin de revenir sur une compétence.
C’est ainsi que l’une se fait des cheveux blancs en se demandant s’il est judicieux de revoir l’accord en genre et en nombre de l’adjectif qualificatif avec le nom commun auquel il se rapporte puisque ses élèves l’ont déjà fait l’année dernière.
Qu’une autre se demande comment bâtir sa progression d’Histoire puisque ses élèves, issus de deux classes différentes, n’ont pas vu les mêmes points du programme l’année précédente. Elle a très peur que les plus avancés s’ennuient si elle reprend avec eux des événements déjà vus une fois ! Et impossible de lui faire admettre que, ses élèves ayant grandi et mûri depuis l’année précédente, ils comprendront différemment et de façon plus approfondie ce qu’elle leur présentera !
Deuxième dégât collatéral induit par le livret de compétences, encourageant la théorie du tout-zapping chez nos élèves : le morcellement.
Pour apprendre à compter, il faut connaître la suite de nombres orale, savoir l’écrire et la lire, comparer des quantités, les ranger, calculer, résoudre des problèmes. Pour apprendre à lire, il faut discriminer les sons, établir un lien entre la lettre et le son qu’elle produit, associer les différents sons en syllabes, les syllabes en mots, les mots en phrases, et comprendre les phrases successives d’un texte.

Tout profane penserait que tout ceci marche de concert et que l’important dans l’histoire est de tout mener de front à chaque moment de la vie scolaire quelles que soient les activités ou les exercices en cours. Tout profane ! Mais pas ceux qui remplissent les livrets de compétences ! Eux, ils ont leurs petites cases qui les obsèdent, qui les paralysent et les empêche de voir la lune, tellement il est compliqué de cerner exactement le doigt qui la montre.
Et l’on précipite des enfants de 3 ou 4 ans dans la suite des nombres de 0 à 30 pour qu’ils les récitent, qu’ils apprennent à les pointer avec le doigt un par un afin de pouvoir dire que « le quinze », c’est celui-là, « le vingt-quatre », celui-là et « le treize », celui-là sans penser une seconde que l’instit de CP aura bien du tracas pour démonter ou replâtrer tout cela lorsqu’il introduira dizaines et unités.

On procédera de même pour toutes les cases à cocher, de la PS au CM2. On « fera » telle ou telle compétence, très vite, au cours d’une belle séquence « sur » la notion de multiple, le récit originel ou entendre le son « ou », on cochera la petite case qui correspond et l’on n’en parlera plus jamais puisque ça a été « vu ».
C’est quand même bizarre qu’on nous parle d’interdisciplinarité justement à une époque où l’on a morcelé le savoir en une myriade de toutes petites choses dont on a fait le but du travail de l’instituteur.

Car, si l’on en croit ce qu’écrivent les PEMF sur les forums, il est là le travail du bon maître : sérier les compétences que l’on souhaite mettre en œuvre, le plus précisément possible et y trouver un habillage ludique sous forme de projet.
Dans certaines académies, avec certains inspecteurs, les instituteurs sont sommés de fournir dès la rentrée une programmation des activités jusqu’au mois de juillet, compétence par compétence, petite case par petite case. Ces programmations doivent être complétées par des fiches de préparation pour tout, de l’accueil en maternelle à la récitation par cœur des tables de multiplication au CM2.
Une maîtresse de maternelle se fait vertement réprimandée si elle choisit de faire décorer avec des gommettes la couronne des rois qu’elle va faire réaliser à ses bambins de trois ans avant même d’avoir « cerné les compétences » qu’elle veut mettre en œuvre au cours de ce travail. Et il s’agit d’être précis, un vague : « Ben, ils vont apprendre à découper et puis à travailler proprement, à coller des petits objets, euh, à... ah oui, je sais, ça va les aider à se repérer dans le temps ! Ben, le temps proche, euh, quand ils ont fini de découper, ils doivent coller les gommettes, ça se suit, euh, on peut pas le faire dans l’autre sens... et puis, le temps social,... la succession cyclique des fêtes... euh... non, c’est pas ça ? » ne suffira pas et on lui reprochera de ne pas savoir mettre du sens dans les activités qu’elle propose et de ne pas savoir les insérer au sein d’un projet global de développement de l’enfant respectueux des capacités de chacun !

Comment voulez-vous dans ces circonstances que vos élèves de Seconde aient pu croire à un seul instant qu’ils devaient mémoriser le programme de 6° pour pouvoir réussir à ingurgiter celui de Seconde ? D’autant que les diminutions d’horaires à tous les niveaux de la scolarité et les techniques d’apprentissage préconisées n’ont pas facilité l’automatisation de certains réflexes indispensables au calcul rapide ou à l’écriture presque automatique d’un raisonnement ou d’une argumentation.

Écrit par : catmano | 03 janvier 2009

Mais quid de la réforme du collège?
Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable? Ou le Snalc et la Société des agrégés divaguent-ils lorsqu'ils expliquent au Ministre que la mise en pratique du socle commun au collège (c'est son argument pour dire que la réforme du collège EST FAITE!) ne résoudra aucun des problèmes dudit collège?

Écrit par : Jean | 03 janvier 2009

Un vieux classique! Mais, après tout, il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
- - -
Oui, c'est un vieux classique car le vieux monsieur (né en 1920) l'a entendu dans les années 1940 quand il était au Conservatoire national de Paris en classe de cor d'harmonie.
Mais de là à deviner qu'un jeune comme vous le sût, il y avait loin. Peu de gens connaissent cette blague.
Merci pour l'âge de César Franck ! Je la placerai, cette blague. Êtes-vous musicien, Christophe ? Peut-être professeur d'éducation musicale et de chant choral...
Si vous avez d'autres blagues musicales, je suis preneur !
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

Catmano, vous êtes, une fois de plus, la voix de la sagesse. Ce livret de compétences est une absurdité totale. On ne le dira jamais assez.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse, je publie sur mon site une nouvelle page qui s'intitule "Commentaire sur l'absence de commentaires”

Écrit par : Roger Felts | 03 janvier 2009

Ce que dit Catmano va s'appliquer au collège avec le livret de compétences. On commence dès janvier avec le B2i. Je suis d'accord avec toutes ses observations : c'est l'ère du zapping. L'école, au lieu de résister, est allée dans le sens de la société, elle l'encourage même. L'enseignement en séquences rend difficile le repassage d'une notion : or, c'est la répétition, la mémorisation qui font défaut. Tout est aussitôt oublié. Le socle commun, dans ce sens, ne changera rien car c'est davantage sur les méthodes d'enseignement qu'il faut agir. Comment développer l'attention, le sens de l'effort, le goût de lire, la mémorisation, le travail personnel ? Jusqu'à présent, devant les problèmes, on s'est contenté de changer les programmes, d'atomiser les "compétences" dans des petites cases mais c'est tout. Tout cela est pitoyable ! Où sont les intelligences de ce pays ? Où est le bon sens ?

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

le PMF continue de lutter pour l’abolition de cette loi qui insulte des millions de citoyens et qui déshonneur la République.

Ecrit par : éoui

C'est du lard écrit par des cochons ? Et pourquoi pas des MILLIARDS de citoyens, tant qu'on y est ?

Écrit par : moot | 03 janvier 2009

Ah, quelle horreur : se fait vertement réprimander (mordre) ! Toutes mes confuses... ;o((

Écrit par : catmano | 03 janvier 2009

Merci, Jean, pour la référence du manuel, je vais essayer de faire le tour des bouquinistes pour me le procurer !
Tenez bon avec votre classe !

Écrit par : chevreuil | 03 janvier 2009

Excellente analyse de Catmano... hélas.

Lors de la formation initiale de nos collègues, consacrer ne serait-ce qu'une séance à ces quelques vers de Boileau serait de toute évidence une mesure de salut public :

"Hâtez-vous lentement; et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage;
Polissez-le sans cesse et le repolissez..."

Écrit par : Un hussard | 03 janvier 2009

A propos de la diminution des horaires en français, autrefois nous avions 7 heures en 6e par classe, en 5e même chose (intiation au latin d'1 heure incluse). Aujourd'hui, dans mon établissement, 5 heures en 6e, 4 heures en 5e, avec les bonnes anées 1 h. de soutien, 4 h. en 4e, 4 h. 30 en 3e.
On ne peut impunément enlever des heures d'enseignement en français. Les conséquences ont été désastreuses et ont ampiflié les problèmes. La logique comptable a prévalu sur la raison.

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

Bonne année à tous!

Écrit par : retraitée | 03 janvier 2009

La différence entre vous et nous, c'est que depuis cette époque glorieuse nous avons quand même nettement progressé alors qu'on a l'impression que les méthodes d'enseignement modernes ont salement agravé votre situation.

Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2009

Il est vrai que l'art de la pédagogie a peu à voir avec les progrès de la biologie moléculaire ! Il est vrai aussi que depuis que certains ont voulu hisser (?) la pédagogie au rang de science exacte, les choses ont empiré.
Les apprentissages ont été saucissonnés, compartimentés en compétences. Inutile de revenir là-dessus, Catmano vient de le montrer avec beaucoup de talent.
Je voulais seulement insister sur le fait que "faire classe" renvoie inévitablement à des succès et des échecs, car on s'adresse à des individus, les élèves, qui sont preneurs ou pas de votre enseignement. Telle leçon qui marche une année ne marchera pas forcément l'année d'après. Pourquoi ?
Pour un tas de raisons complexes (niveau de la classe, ambiance, un événement perturbant dans la journée, quelque grain de sable qui est venu gripper la machine...) Tel professeur sera excellent avec une classe, et "se verra les pierres" avec une autre.
C'est à cette variabilité que les tenants d'un enseignement scientifique ont voulu remédier... avec le succès que l'on sait.
Je veux simplement dire que la première chose qu'un enseignant apprend avec sa classe, c'est l'humilité quant aux résultats qu'il obtient.
Amicalement,

Écrit par : chevreuil | 03 janvier 2009

"Ce que dit Catmano va s'appliquer au collège avec le livret de compétences."

Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

C'est instauré dans les IUFM depuis l'année dernière avec le livret d'évaluation des PE2. Que j'ai refusé de remplir sous la forme proposée, (une "usine à gaz" dont vous ne pouvez même pas avoir idée). Cette année, il a été (un peu) simplifié.
Je ne le remplirai pas quand même. Je pense (sans en être certain) que beaucoup de collègues, sans avoir boycotté eux-même ce remplissage, ont approuvé en silence.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009

Pour un tas de raisons complexes (niveau de la classe, ambiance, un événement perturbant dans la journée, quelque grain de sable qui est venu gripper la machine...) Tel professeur sera excellent avec une classe, et "se verra les pierres" avec une autre.
C'est à cette variabilité que les tenants d'un enseignement scientifique ont voulu remédier... avec le succès que l'on sait.
Je veux simplement dire que la première chose qu'un enseignant apprend avec sa classe, c'est l'humilité quant aux résultats qu'il obtient.
Amicalement,

Ecrit par : chevreuil

Très juste, et si l'on veut rester scientifique (les tenants des "sciences de l'éducation" ne le sont pas), il est possible d'ajouter ceci : aurait-on mis au point un ensemble infaillible de procédures d'apprentissage (ce qui semble impossible de toute façon), l'application en serait limitée par l'impossibilité d'obtenir une observation en temps réel de l'état de la classe. Par "état de la classe", il faut entendre, puisque le but est de faire entrer le savoir dans les cervelles, tout ce qui est contenu, à l'instant du cours, dans lesdites cervelles : connaissances, histoires personnelles, états psychologiques, etc.

En résumé : étant donné qu'il est impossible d'entrer dans l'esprit d'autrui, on voit mal comment l'enseignement pourrait se réduire à de simples recettes.

Je ne développe pas plus, bien que je pense qu'il y ait beaucoup à ajouter à cette proposition.

Écrit par : moot | 03 janvier 2009

Tout cela est pitoyable ! Où sont les intelligences de ce pays ? Où est le bon sens ?

Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école.
Ce blog en est la parfaite illustration.
Je ne vous dis que ça!

Écrit par : marigot | 03 janvier 2009

C'est le Latin Classe de 6ème, collection Gerald Bloch, Bordas, 1962. Il n'est plus réédité, évidemment. Je m'en sers en 4ème et en 3ème, en allant très lentement,[...]

Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009

Waouh ! Comme diraient Baudelot et Establet, "le niveau monte".

Merci pour ce témoignage, Jean.

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

Entièrement d'accord pour l'humilité ! Notre enseignement est-il encore humaniste ? Les deux mots sont pourtant de la même famille. Qu'est-ce qu'on deviendra si, dans la logique de l'économie de marché, on veut nous payer au résultat, nous qui essayons malgré tout de faire pour le mieux dans le contexte qui nous est donné ?

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

Mais quid de la réforme du collège?
Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable?
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009

Oui !

Écrit par : Jeremy | 03 janvier 2009

En tout cas, la responsabilité de la principale est patente dans la dégradation générale de l'ambiance que tous les professeurs ont vécue et dénoncée ce trimestre. Elle n'a pas su intervenir tout de suite et spectaculairement , les années passées, lorsqu'un problème grave de discipline se posait à un de mes collègues, et subitement, la perturbatite s'est généralisée. Quand on est stupide et incompétent, on ne prend pas la direction d'un collège.

Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009

J'ai eu trés exactement ce genre de personne pendant 6 ans dans mon établissement. Établissement qui ressemblait fort au vôtre : il n'est plus aujourd'hui qu'un champ de ruine.

J'en suis venu à la conclusion que ce genre de chef d'établissement est sélectionné non pas en dépit mais précisément à cause ou en raison de leur incompétence.

Ils sont sélectionnés en fonction de deux critères :

1) Leur servilité, c'est à dire la capacité à obéir à n'importe quel ordre venu d'en haut. Je dis bien n'importe lequel (je pense qu'on n'aurait pas - dans les conditions actuelles - beaucoup de difficultés à reproduire une rafle du Vel' d'hiv si nécessaire, comme en 1942).

2) Leur conformité idéologique, si possible agrémentée d'un QI particulièrement bas ( de "problèmes de compréhension" comme on dit aujourd'hui) et d'une totale absence de culture.

Vous saupoudrez le tout d'un formatage adéquat pendant la période de "stage", et vous obtenez de parfaits petits soldats, prêts à tout pour "l'intérêt des élèves" ( traduction : leur petite carrière personnelle) à travers ce qu'il faut bien appeler la destruction pure et simple de l'école de la République, et in fine, de toute forme de civilisation.

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

"J'vais vous dire un truc de base. Si les bouquins de maths de collège étaient bien faits, toutres les lois concernant les triangles et déjà étudiées en 6°; 5° et 4° seraient énoncées et révisées dans le bouquin de troisième. Ce n'est pas le cas !
Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009"

Je confirme que les bouquins sont extrêmement mal faits, en particulier en physique-chimie et mathématiques.

Avant, on pouvait être autodidacte avec un manuel de maths ou de physique-chimie. Maintenant c'est impossible : les manuels sont juste une somme de T.P. et d'"exercices-types" souvent dénués de leçons, grâce auxquels il faut "construire son savoir".

Écrit par : Jeremy | 03 janvier 2009

PS : Ce sont les PE2 qui posent ces questions, pas moi. J'essaie de ne pas leur répondre sur les forums pour ne pas les mettre en porte-à-faux avec les objectifs qu'on leur a assignés.
Mais, promis, dès qu'ils seront titularisés, je m'occuperai d'eux.

Ecrit par : c. cru | 02 janvier 2009

Vous faites bien... bravo et merci pour votre courage.

Écrit par : Manu, découragé | 03 janvier 2009

"J'en suis venu à la conclusion que ce genre de chef d'établissement est sélectionné non pas en dépit mais précisément à cause ou en raison de leur incompétence.
Ils sont sélectionnés en fonction de deux critères :
1) Leur servilité, c'est à dire la capacité à obéir à n'importe quel ordre venu d'en haut. Je dis bien n'importe lequel (je pense qu'on n'aurait pas - dans les conditions actuelles - beaucoup de difficultés à reproduire une rafle du Vel' d'hiv si nécessaire, comme en 1942).
2) Leur conformité idéologique, si possible agrémentée d'un QI particulièrement bas ( de "problèmes de compréhension" comme on dit aujourd'hui) et d'une totale absence de culture."

De toute façon, l'un des critères de recrutement, c'est la "capacité à servir", c'est écrit textuellement dans les instructions officielles.

Écrit par : Jeremy | 03 janvier 2009

Nous nous sommes tous marrés en douce mais personne n'a eu le courage de détromper cette aimable personne.
Y'a des fois où on a de la peine à vous prendre au sérieux ...

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Ben alors, Dobolino ? D"où vous vient cette soudaine pudeur ? Moi qui vous ait déja reproché de mettre les pieds dans le plat de façon un peu... brutale, me serais-je trompé ?

Écrit par : Manu, découragé | 03 janvier 2009

Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

C'est évident : de cette façon, on est plus "spontané" en cours et il est plus facile ainsi de "construire ses propres savoirs". Je vais téléphoner à Meririeu et lui proposer de faire une étude scientifique sur les bénéfices socio-culturels et cognitifs de l'alcoolisme chez les apprenants dans l'espace interstitiel de liberté (c'est à dire la cour de récréation).

Vous avouerez au moins que tous bourrés, il est ainsi beaucoup plus facile de "vivre ensemble".

Non ?

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

"Cachez ce sein que je ne saurez voir..."

Ce qui est réellement ridicule, c'est l'absence sytématique du moindre élément ou de la moindre argumentation de la part de bien-pensants comme
"Hervé de Strasbourg".

Jean, lui, a pris la peine de nous décrire ce qui se passe dans son établissement. Les faits sont têtus, une fois de plus.

Je ne doute pas qu'un jour -avec les critères de recrutement actuels-, Hervé de Strasbourg finisse comme principal de collège.

Ce jour là, un conseil : planquez-vous !

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

Vous ne croyez pas, Hervé de Strasbourg, mon voisin, que ce sont justement les gens extérieurs à l'Education nationale qui jugent le plus sévèrement son inefficacité?

Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009

Bien dit et bien vu. C'est pareil dans mon collège où les parents sérieux (c'est à dire nombre d'entre eux qui pensent que leurs enfants sont à l'école pour s'instruire un peu malgré tout) se dépêchent de mettre leurs mômes dans le privé (parfois même en plein milieu d'année !!). Je connais personellement le principal du collège privé. Il m'avoue régulièrement refuser du monde, et ce n'est pas de la vantardise de sa part, ça le désole plus qu'autre chose.

Il y a des expériences qui se répètent (les faits sont têtus...). Je suis frappé de la similitude de celle de Jean et de la mienne : tout y est, point par point !

Au final, on se demande pour qui ou pour quelle cause réelle militent des gens comme Hervé de Strasbourg.

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

De toute façon, l'un des critères de recrutement, c'est la "capacité à servir", c'est écrit textuellement dans les instructions officielles.

Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009

Rien d'étonnant alors, en effet. Mais est-il précisé qui ou quoi ? Si c'est l'école de la République, nous sommes en droit de nous plaindre de la qualité de la marchandise au service après-vente.

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?

Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009

C'est un peu facile tout ça, pour ne pas dire un peu court... Et si vous précisez votre pensée et proposiez vos solutions ?

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

Et désolé pour la rafale de messages, je n'étais pas venu sur le forum depuis deux jours, ou quelque chose comme ça.

Écrit par : Manu | 03 janvier 2009

L'EN, c'est comme le poisson, ça pourrit par la tête. L'expérience de Jean, nous sommes nombreux à l'avoir faite. Un chef d'établissement démago et carriériste fait dégénérer en peu de temps un collège bien tenu en pétaudière. Un trimestre suffit souvent, car les élèves comprennent vite qu'on les soutient, ou qu'on laisse faire. En revanche, cela prend nettement plus de temps pour redresser la barre.
jean, vous devriez écrire votre petit "J'accuse" personnel, à la manière de Zola, et l'afficher en salle des profs. Un bon gros pavé dans la mare, en guise de vœux!

Écrit par : retraitée | 03 janvier 2009

"De toute façon, l'un des critères de recrutement, c'est la "capacité à servir", c'est écrit textuellement dans les instructions officielles."

Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009

Ca, ça existait déjà du temps de Papon!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009

En ce qui concerne les chefs d'établissement, n'ayez crainte. La démographie et le trouillomètre devant les responsabilités vont obliger les Recteurs et IA à se montrer moins rigides s'ils veulent continuer à en recruter.
Tant et si bien qu'on fait aujourd'hui appel à des personnels de catégorie A de la filière administrative pour remédier à la pénurie.
Certains ici y verront une régression voire une catastrophe.
Et pourtant, vous seriez surpris d'apprendre que lorsque nous parlons entre intendants des théories pédagogistes, une large majorité les fustigent. Si cela pouvait être la même chose dans ma salle des profs...

Écrit par : David Desgouilles | 03 janvier 2009

Marigot dixit : "La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école."

Eh bien, certains jours, je ne suis pas très loin d'adopter ce point de vue. Sauf que je crois que les classes au pouvoir ne conspirent pas consciemment pour descendre le niveau ou sélectionner telle ou telle élite. Ça se fait tout seul — nous avons, si vous préférez, l'école que mérite le système que nous avons laissé s'installer, et dont, effectivement, il a besoin.
Quant à savoir si nous pourrons assez modifier le système pour qu'il modifie son école, ou si une modification sensible de l'école pourrait modifier à terme le système, sans compter les ajustements que produiront, et peut-être pas seulement à la marge, une vraie crise de confiance et une crise économique, c'est une autre histoire. Je n'aspire pas à la vie éternelle, mais j'épuise, tant que faire se peut, le champ du possible, comme disaient Pindare et Marylise…
Et parfois celui de l'impossible — au rêve nous sommes tous tenus.
JPB

Écrit par : Claire | 03 janvier 2009

Mais quid de la réforme du collège?
Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable?
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009

Oui !

Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
- - - -
Oui, bien sûr que oui !

Écrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

Il est vrai que l'art de la pédagogie a peu à voir avec les progrès de la biologie moléculaire ! Il est vrai aussi que depuis que certains ont voulu hisser (?) la pédagogie au rang de science exacte, les choses ont empiré.
- - - -
Les sciences de l'éducation ne sont pas plus scientifiques que les "sciences économiques" et les "sciences politiques", elles le sont même moins encore, si c'est possible de l'être moins encore. Il n'y a pas de degré là-dedans : la science est le domaine du rationnel, ce qui impose certaines précautions, certains protocoles. L'un des plus importants est la reproductibilité d'une expérience. Ce protocole est inexistant dans les "sciences humaines".
Les "sciences de l'éducation" ne sont pas loin de l'astrologie. Ce qui caractérise toutes ces prétendues sciences, c'est leur dogmatisme.
Il y a solution de continuité entre la science et les "sciences humaines". La science - je le répète - c'est l'ensemble des sciences mathématiques, des sciences physiques et des sciences biologiques (et les sciences qui en sont issues, comme l'astronomie par exemple). Mais l'astrologie, c'est insignifiant, comme les sciences de l'éducation et réciproquement.

Écrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

Certains ici y verront une régression voire une catastrophe.
Et pourtant, vous seriez surpris d'apprendre que lorsque nous parlons entre intendants des théories pédagogistes, une large majorité les fustigent. Si cela pouvait être la même chose dans ma salle des profs...

Ecrit par : David Desgouilles | 03 janvier 2009

Ce qui démontre que les intendants ont du bon sens. Quant aux profs qui ne l'ont pas encore, du moins à ce niveau-là, c'est à se demander si l'imprégnation du pédagogisme n'a pas fini par induire l'idée qu'il est intrinsèque au métier. Ils seraient alors un peu comme des poissons auxquels on tenterait de faire croire qu'il peuvent vivre hors de l'eau. Et puis autre chose, le discours pédagogiste est pernicieusement culpabilisateur, du genre "si mes élèves ont des difficultés, c'est de ma faute parce que je n'emploie pas la bonne méthode pédagogique". Ce sentiment de culpabilité, et derrière lui la peur, bloque une réelle prise de conscience. Et pour enfoncer le clou, l'attitude féodalisante de certains inspecteurs (qui se prennent et se conduisent comme des petits barons) vous remet une couche là-dessus.
C'est pourquoi, on ne dénoncera jamais assez la nuisance du pédagogisme, tant sur le plan humain que professionnel. Ils ont ouvert la cage aux fauves, comme le disait JPB, et transformé les profs en moutons... sacrificiels. C'est pourquoi, chaque fois que nous rencontrons un pédagogiste, il est salutaire de lui rentrer dans la couenne, avec force arguments de préférence car ces gens-là, outre d'avoir une haute opinion d'eux-mêmes, sont convaincus d'appartenir au camp des gentils (peut-être parce qu'ils sont pour l'épanouissement de l'élève ?).

Écrit par : Magister | 03 janvier 2009

@Francis:

Voici le lien vers un texte de Feynman qui explique comment il distingue les sciences des pseudo-sciences. Il a sans doute déjà été donné ici, mais je trouve qu'il illustre bien votre propos:

http://pagesperso-orange.fr/scmsa/feynman.htm

Écrit par : François Duhem | 03 janvier 2009

"Ils ont ouvert la cage aux fauves et transformé les profs en moutons sacrificiels." C'est joli et c'est juste.

Écrit par : Jeremy | 03 janvier 2009

Mon message précédent ne s'affiche pas.
Sciences et pseudo-sciences:

http://pagesperso-orange.fr/scmsa/feynman.htm

Écrit par : François Duhem | 03 janvier 2009

Mais l'astrologie, c'est insignifiant, comme les sciences de l'éducation et réciproquement.

Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009

Oui pour les sciences de l'éducation ; non pour l'astrologie* qui, pour irrationnelle qu'elle soit, nous réserve parfois des surprises. Mais vous n'êtes pas obligé de me croire.

*Non pas celle, bien-sûr, des saltimbanques des médias ou de la presse. Il y a dans ce domaine différents niveaux et c'est grand dommage que Colbert, fils de marchand, l'ait bannie de la Sorbonne.

Écrit par : Magister | 03 janvier 2009

Sur l'astrologie, un seul texte, bien écrit et très drôle : Tristesse de la Balance, de Jacques Bertrand.

Écrit par : Claire | 03 janvier 2009

Sur l'astrologie, un seul texte, bien écrit et très drôle : Tristesse de la Balance, de Jacques Bertrand.

Ecrit par : Claire | 03 janvier 2009

Et JPB est Balance, au sens astrologique du terme.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009

Mon ancien principal, très apprécié de tout le personnel, m'a dit, en mai dernier, en réponse à mes propos sur les différentes réformes du collège, depuis les quelque 33 ans que j'enseigne : "Vous avez une seule obligation : celle de transmettre l'enthousiasme aux enfants. On n'a pas le droit de désespérer les jeunes. Il faut leur donner l'envie d'apprendre."
L'enthousiasme, il faut l'avoir chevillé au corps ! J'aimerais cependant que la tâche soit plus facile.

Une petite pensée de Maxime Dicton pour Francis : "L'amoral est au beau fixe." ibid.

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

L'EN, c'est comme le poisson, ça pourrit par la tête. L'expérience de Jean, nous sommes nombreux à l'avoir faite. Un chef d'établissement démago et carriériste fait dégénérer en peu detemps un collège bien tenu en pétaudière. Un trimestre suffit souvent, car les élèves comprennent vite qu'on les soutient, ou qu'on laisse faire. En revanche, cela prend nettement plus de temps pour redresser la barre.
jean, vous devriez écrire votre petit "J'accuse" personnel, à la manière de Zola, et l'afficher en salle des profs. Un bon gros pavé dans la mare, en guise de vœux!

Ecrit par : retraitée | 03 janvier 2009

La montagne de sottise dont je vous parle est en poste depuis 1999. Ce que je ne vous avais pas encore dit, c'est qu'il s'est murmuré avec insistance depuis le début qu'elle avait obtenu ce poste confortable - un collège alors archi tranquille à quelques kilomètres de son domicile, que souhaiter de mieux? - grâce aux appuis politiques de son mari... C'est donc quelqu'un qui a usurpé son poste.
Comme le dit Manu, elle a dû être dûment formatée lors de sa formation, car elle est arrivée avec des sourires plein la figure pour les élèves et les parents et des grimaces et des airs farouches et sombres (la bêtise à front de taureau) pour les professeurs. Soutenue par son adjointe-copine, la tête pensante ( de travers!) du duo, une enragée, je l'ai dit, de l'écoute des élèves, qui se goberge avec elle de patits gâteaux et de thé, ellle a immédiatement considéré les professeurs comme ses ennemis! Je ne suis pas le seul à en avoir fait les frais.
Il existait au collège, en 1999, une section de grec qui marchait admirablement depuis 1986, avec une dizaine d'hellénistes en moyenne par an: c'était un vrai plaisir pour moi d'enseigner le grec ( à l'ancienne, en passant par la grammaire et l'analyse, comme je le fais pour le latin), mais aussi,selon toute apparence, pour les élèves, dont plusieurs continuaient le grec au lycée.
Manifestement, elle était arrivée avec un deal ("On vous donne le poste, mais vous fermez le grec!").
Elle m'a donc annoncé en février 2000, à ma totale surprise car j'avais organisé en octobre un voyage à Rome et à Naples, qu'elle allait devoir probablement fermer le grec, "mais , a-t-elle ajouté hypocritement, si vous trouvez assez de candidats, je pourrai peut-être le maintenir". En réalité, les jeux étaient faits, car la quinzaine de candidats au grec que j'ai rassemblés pour le mois de mai n'a rien changé au fait qu'au CA de juin, elle annonçait triomphalement la fermeture du grec, ayant mis les associations de parents dans sa poche à force de sourires et de paroles mielleuses ("Tout beau tout nouveau."). Je narre la suite rapidement, car elle illustre le pouvoir de la Société des agrégés. J'ai informé Mme ZEHRINGER, qui était alors Présidente de la Société des agrégés, de cette fermeture qui tenait à la fois de la bêtise et de la brimade. On était en juillet 2000, Jack LANG, nouveau ministre de l'Education, venait de déclarer qu'il fallait soutenir résolument les langues anciennes (ALLEGRE, juste avant lui, disait exactement le contraire!). Mme ZEHRINGER a rencontré à ce sujet le Ministre, qu'elle a informé de la décision scandaleuse de la principale de ce petit collège quelque part en Alsace. Le Ministre a jugé justifié de donner des instructions au Recteur pour que la section fût maintenue, ce qui fut fait avec six candidats réchappés de ces atermoiements, ordres et contre-ordres. Sur ces six hellénistes de cette dernière promotion héroïque, cinq ont gardé le grec au lycée et trois l'ont présenté au bac. L'un des six doit être en ce moment en doctorat d'archéologie classique ou déjà agrégé, je n'en ai pas de nouvelles fraîches. Mais la dame, furieuse, avait bien pris soin de mettre le grec ainsi rouvert à son nez et à sa barbe trois fois par semaine de 12 h 50 à 13 h 45. Sachant que la matinée s'achevait alors à 12 h 30 et que les cours reprenaient à 13 h 50, c'était habile pour décourager les candidats éventuels de l'année suivante, car les parents tenaient certes au grec, mais encore plus à la santé de leurs enfants, ce qui est normal. On ne parla plus du grec l'année d'après. Mais j'étais bien content de mon coup!
Comme elle prend sa retraite en juin prochain, j'ai suggéré aux représentants des associations de parents de rouvrir le grec, et comme , à part le représentant de la FCPE, ils la jugent tous nulle (maintenant!), j'ai quelque espoir!

Écrit par : Jean | 03 janvier 2009

Sur l'astrologie, un seul texte, bien écrit et très drôle : Tristesse de la Balance, de Jacques Bertrand.

Ecrit par : Claire | 03 janvier 2009

Je confirme. C'est un petit livre délicieux qu'on a plaisir à relire.

Écrit par : Magister | 03 janvier 2009

Un chef d'établissement démago et carriériste fait dégénérer en peu de temps un collège bien tenu en pétaudière.

Ecrit par : retraitée | 03 janvier 2009

Les ennemis de la France, il ne faut pas les chercher ailleurs, comme disait l'autre. Ces gens-là, ici comme ailleurs, vous grimpent les échelons sur le dos des autres, se retrouvent aux commandes et on s'étonne du naufrage. Que le diantre leur morde le derrière !

Écrit par : Magister | 03 janvier 2009

C'est pourquoi, chaque fois que nous rencontrons un pédagogiste, il est salutaire de lui rentrer dans la couenne, avec force arguments de préférence car ces gens-là, outre d'avoir une haute opinion d'eux-mêmes, sont convaincus d'appartenir au camp des gentils (peut-être parce qu'ils sont pour l'épanouissement de l'élève ?).

Ecrit par : Magister | 03 janvier 2009


Vous avez bien du courage. Moi, j'aide les petits jeunes qui ont envie et je laisse les vieilles barbes pédagogistes bramer leur monopole du cœur. Un petit exemple :
"Alors moi je n'ai ni classe multiâge, ni CP et je n'en ai que 20 (mais je suis quand même en ZEP )...
Et je ne travaille qu'avec des petits groupes d'enfants hormis les regroupements (qui peuvent durer de 15 mn maintenant à plus de 30 mn en fin d'année) et certaines séances de motricité.
Et je n'ai pas la fameuse planète et je ne veux même pas en entendre parler ... Pour moi, elle symbolise l'application à la maternelle des méthodes et livrets tout faits (même si je me trompe, ne vous fatiguez pas à essayer de me persuader !). Et un truc qui coûte aussi cher d'investissement me laisse de toute manière septique . Je pense que ceux qui l'apprécient ont un tout autre objectif...
Le mien est celui que Philippe Meirieu exprime parfaitement ici : "...pour que l’École fasse de « l’entrée dans l’écrit » une priorité absolue. Mais, si « entrer dans l’écrit », c’est évidemment savoir dessiner des lettres et les agencer, maîtriser l’orthographe et la grammaire, réussir ses dictées… c’est aussi entrer dans l’intentionnalité d’une communication différée, accepter de laisser une trace de soi, renverser des contraintes de la langue en ressources pour la pensée."
Et moi en maternelle, ne pouvant tout faire, je donne la priorité à la deuxième partie de sa phrase et je ne rentre que très partiellement dans la première !
Pour moi, donner du sens (titre de ce message) aux apprentissages, c'est permettre à mes élèves de comprendre ce qui leur arrive et va leur arriver à long terme : plus que savoir lire et déchiffrer, j'attends d'eux qu'ils comprennent l'enjeu de leur apprendre à lire, qu'ils aient avant tout envie de savoir parce qu'ils savent que ça va leur servir.
Évidemment, dans les écoles où les enfants arrivent déjà avec ce bagage, cette projection dans l'avenir, on peut passer rapidement à l'étape suivante mais quand ce n'est pas le cas, je reste persuadée qu'on ne va pas dans le bonne direction en faisant de l'apprentissage aux forceps.
Et épargnez-vous (moi), les : dans ma classe, ils sont demandeurs, ils aiment, ils en redemandent... tant mieux ! Mais ce n'est pas partout comme ça en France."

Tout y est, même l'incapacité des "gosses de pauvres" à étudier comme tout le monde. Si c'est pas de la confluence libéraux-libertaires, ça, madame, eh bien, je ne sais pas ce que c'est.

Écrit par : c. cru | 03 janvier 2009

Jean, nous avons pitié de vous ! Quelle engeance ! une caricature à elle toute seule !
J'espère que vous aurez un(e) principal(e) digne de ce nom et de cette fonction en septembre prochain. Il en va de votre survie. Mais le mal est fait ! Il faut des années pour remonter un établissement qui a ainsi souffert.
Bravo pour votre art du portrait. On serait tenté de rire si ce n'était aussi dramatique. Préparez à plusieurs un petit cadeau de départ, du genre "derrière les fagots", pour la fin de l'année : ça vous défoulera.

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

JPB signe "Claire" , à présent ???

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 janvier 2009

c.cru : "septique" comme la fosse du même nom ? Attention, les mots ont une odeur ...

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

Même remarque que Sylvie Huguet. Pas clair(e) ... ???

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

Mais quid de la réforme du collège? Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable ? (Jean)

Oui

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 janvier 2009

Claire ou Jean-Paul ? Entre les deux son coeur Balance.La balance fuit et se fuit, hésite, tergiverse, à droite, à gauche...

Astrologiquement vôtre.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009

HOROSCOPE DE JEAN-PAUL B./CLAIRE

samedi 3 janvier 2009.

Soleil carré Mercure
Votre manque de réceptivité à l'égard de votre entourage n’est pas profitable à la bonne marche de vos affaires. Ouvrez-vous aux idées d’autrui, cela facilitera votre façon de communiquer.

Lune conjonction Lune
La Lune a rendez-vous avec la vôtre et vous voilà d’humeur changeante. Vous passez d’un état à l’autre en très peu de temps, ce qui déroute un peu vos interlocuteurs. Mais cela va évoluer très vite.

Mercure trigone Soleil
Les affaires vont bon train et les résultats suivent immédiatement, ce que vos collaborateurs apprécient. De plus, vous savez convaincre car vos arguments sont très pragmatiques.

Mercure sextile Lune
En ce moment, vous vous sentez particulièrement loquace. Votre esprit fourmille d’idées intéressantes que vous n’hésitez pas à communiquer à votre entourage.

Vénus opposition Vénus
Abandonnez cette mine taciturne et maussade. Sachez que “l'argent va à l'argent et le bonheur va au bonheur”. Commencez par sourire, le reste suivra !

Mars carré Lune
Comment vous y prenez-vous pour être en même temps de mauvaise humeur et de mauvaise foi ! Si vous ne reconnaissez pas vos torts, votre entourage vous boudera ou vous laissera tomber. Allez prendre l’air quelques minutes et respirez...

Mars trigone Mars
En ce moment vous vous sentez en bonne forme et vous êtes très efficace. Vous prenez des initiatives en vue d’accélérer les choses ou de progresser dans le secteur professionnel.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009

Les commentaires sur “COMMENTAIRE SUR L'ABSENCE DE COMMENTAIRES” sont très intéressants. Pour ceux qui se sentent concernés, c'est sur mon site…

Écrit par : Roger Felts | 03 janvier 2009

HOROSCOPE de ROGER F.

samedi 3 janvier 2009.

Soleil conjonction Vénus
Aujourd'hui, vous semblez être le centre des regards. Vous rayonnez une joie intérieure et une harmonie qui fait tâche d’huile dans votre entourage sans que vous vous en doutiez. Si vous avez un rendez-vous professionnel, vous n’aurez guère de mal à négocier.

Lune carré Soleil
En ce moment, vous êtes maussade, pas en forme. Vous boudez car rien ne vous satisfait. Mais c’est passager, dans quelques heures tout cela va s’arranger.

Lune trigone Mars
Votre imagination vous pousse à agir de manière constructive et vous vous attaquez hardiment au travail en retard avec beaucoup d'ardeur.

Mars conjonction Soleil
En ce moment, il suffit que quelqu’un contrarie vos désirs pour que vous “sortiez de vos gonds”, aussi ne cédez à aucun prix à la violence. Vous devez faire des efforts pour contrôler vos actes et vos paroles

Écrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009

Quel est donc tout ce galimatias ? Je préfère le vers devin.

Écrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

Nous nous sommes tous marrés en douce mais personne n'a eu le courage de détromper cette aimable personne.
Y'a des fois où on a de la peine à vous prendre au sérieux ...

Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009

Ben alors, Dobolino ? D"où vous vient cette soudaine pudeur ? Moi qui vous ait déja reproché de mettre les pieds dans le plat de façon un peu... brutale, me serais-je trompé ?

Ecrit par : Manu, découragé | 03 janvier 2009
Depuis que je viens me défouler ici, je peux me permettre de faire le dos rond au collège et au lycée, pour épargner à mes enfants les conséquences des débordements de mon esprit infantile et réactionnaire.

Écrit par : dobolino | 03 janvier 2009

c.cru : "septique" comme la fosse du même nom ? Attention, les mots ont une odeur ...

Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009

Je ne l'agresse pas, c'est déjà pas si mal. Je n'allais pas en plus lui corriger ses fautes, surtout lorsqu'elles sont aussi jolies.

Écrit par : c. cru | 03 janvier 2009

Dobo, votre fifille tient peut-être d'un certain atavisme de matheux : votre petit frère est quand même très fortiche !

J'offre mes bons voeux à vous tous, avec ceux de not'bon ministre :

http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 janvier 2009

J'offre mes bons voeux à vous tous, avec ceux de not'bon ministre :

http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 janvier 2009

Miracle de la pédagogie ! Le référentiel bondissant aléatoire est carré !

Écrit par : FGuichard | 03 janvier 2009

"Miracle de la pédagogie ! Le référentiel bondissant aléatoire est carré !"

Ecrit par : FGuichard | 03 janvier 2009

Excellent! Tous mes voeux à vous, Françoise!
Et à Anne-Marie aussi, ce n'est pas tous les jours début janvier!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009

je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?

Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009

C'est un peu facile tout ça, pour ne pas dire un peu court... Et si vous précisez votre pensée et proposiez vos solutions ?

Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009

Sans doute n'y en a-t-il pas, de solutions miracles: quand le système ne fonctionne quasiment plus, quand les uns tirent à hue les autres à dia, quand les enfants de 10 à 21 ans sont le fruit de leurs parents (entre 36 et la quarantaine - presque des adulescents), quand les enfants généralement sont les produits exacts de la société dans laquelle ils vivent, quand le fossé entre l'administration et les professeurs, entre les professeurs et les élèves, les élèves et les professeurs, les parents et le corps enseignant, l'adulte, le mineur, la pseudo-victime et le pseudo-bourreau s'agrandit comme une bouche dentée géante, quand l'inculture et l'abrutissement culturel, l'hyper-modernité consumériste sont les veaux d'or, et la place de la simple et humble politesse? etc., etc., comment voulez-vous ne pas être lucides? Il n'y a pas de méthode de réconciliation, les enseignants s'épuisent; qu'a-t-on à apprendre à une démocratie de masse qui s'empoisonne de ce qu'elle est et qu'elle a déformé (liberté, égalité, fraternité)? Alors - oui, contre une force (les énergumènes) répondre pas une autre contrainte (les punitions, les bannissements), mais - ensuite? Si cela était vraiment le remède pour aujourd'hui, nous en aurions tous entendu parler et vu les effets (renvoyez, renvoyez, d'autres bataillons remplaceront ceux qui sont partis contraints et forcés... un proviseur-adjoint de mes connaissances, qui est dans un LP tranquille, m'avoua que cette année les secondes sont terribles; il renvoie les diables, mais rien n'y fait - le virus a été transmis; avant de se défendre sans viser, tomber à bras-raccourcis en montrant qui a la plus grosse, il vaut mieux savoir quoi viser de juste, n'est-ce pas? car, mon expérience m'a prouvé que dans les classes, il y en a toujours, filles et garçons, qui se pensent les mieux armés). L'école VS les moeurs d'une société; qui mangera l'autre jusqu'à un prochain cycle (j'ai par-devers moi ma petite idée)?

Écrit par : lucaslecas/Pendariès | 03 janvier 2009

Marigot dixit : "La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école."

Eh bien, certains jours, je ne suis pas très loin d'adopter ce point de vue. Sauf que je crois que les classes au pouvoir ne conspirent pas consciemment pour descendre le niveau ou sélectionner telle ou telle élite. Ça se fait tout seul — nous avons, si vous préférez, l'école que mérite le système que nous avons laissé s'installer, et dont, effectivement, il a besoin.
Quant à savoir si nous pourrons assez modifier le système pour qu'il modifie son école, ou si une modification sensible de l'école pourrait modifier à terme le système, sans compter les ajustements que produiront, et peut-être pas seulement à la marge, une vraie crise de confiance et une crise économique, c'est une autre histoire. Je n'aspire pas à la vie éternelle, mais j'épuise, tant que faire se peut, le champ du possible, comme disaient Pindare et Marylise…
Et parfois celui de l'impossible — au rêve nous sommes tous tenus.
JPB

Fatalement de votre avis, Jean-Paul; pour servir au mieux l'Etat, la Nation (n'est-ce pas cela être enseignant et fonctionnaire) selon ses compétences et son énergie disponible - où aller? que faire? rester en place où c'est compliqué, où il n'y a rien d'autre à faire qu'à résister à la pression des choses comme elles sont? ou bien: quitter tout et travailler dans un autre domaine? Il en faut de l'abnégation, ou du goût pour la routine et les jours de vacances, ou de la frilosité, ou du panache (mais combien conservent l'honneur chevaleresque, parmi les profs?) aujourd'hui, de la peur pour son/l'avenir, pour "épuiser le champs des possibles". Se faire entendre par 2 ou 3 par classe est-ce remplir une existence? Franchement, il vaut mieux travailler pour des élèves qui ont des difficultés, qui le savent, mais qui ne se font pas passer pour des victimes, et qui en veulent, qui n'ont pas peur de progresser avec labeur - peut-être, est-ce un portrait de vos élèves actuels?

Écrit par : Pendariès | 03 janvier 2009

j'ai suggéré aux représentants des associations de parents de rouvrir le grec, et comme , à part le représentant de la FCPE, ils la jugent tous nulle (maintenant!), j'ai quelque espoir!

Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009

Voilà qui est révélateur.

Écrit par : Manu | 04 janvier 2009

Pendariès, salut à vous, pace e salute et toutes ces choses…
Comme nous ne sommes pas en guerre, disons que ce sera la paix du cœur, que je vous / nous souhaite.
Vous avez admirablement résumé les impedimenta du métier. Et c'est vrai que le pire du pire, c'est cette tendance des élèves les plus atteints à être insupportables, et à se poser en même temps en victimes, ce qui leur vaut à tout coup l'amitié de Télérama et de la Vie — et, au delà, d'un nombre considérable de bobos qui révèrent les voyous mais pour rien au monde n'inscriraient leurs enfants dans l'un de ces établissements difficiles — où ils n'enseigneraient jamais : ils préféreront encore se faire spécialistes des sciences de l'éducation. Quelle erreur, mon cher, de vous occuper de poésie contemporaine, au lieu de pontifier autour de l'acte d'apprendre à apprendre…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 janvier 2009

"Et JPB est Balance, au sens astrologique du terme", note justement cette bonne Elisabeth Tessier…

"La balance se méfie des béliers, des cancers, des capricornes (qui sont, comme elle, signes "cardinaux", portiers des saisons). Et aussi des autres signes. La balance se méfie d'elle-même. Elle éprouve le besoin de se contrebalancer. C'est pourquoi elle fait grand cas des associations en tout genre et en particulier du mariage. Cela finit souvent mal. La balance ne sait pas refuser. Elle hésite, elle concilie, elle atermoie, elle signe. Une fois mariée, elle trouve vite un amant ou une maîtresse afin de continuer à balancer." (Jacques Bertrand, Tristesse de la Balance).

Si c'est écrit dans les astres…

Écrit par : Abraxas | 04 janvier 2009

Bonne année, Penda! Vous ne me redonnez pas vraiment le moral pour aller en cours avec mes zèbres énervés. Mais bon, il y a le travail à côté, heureusement.
Ailleurs, dites-vous, mais les ailleurs ne sont souvent mieux que parce que rêvés. Bon courage pour demain.

Écrit par : Sanseverina | 04 janvier 2009

"un proviseur-adjoint de mes connaissances, qui est dans un LP tranquille, m'avoua que cette année les secondes sont terribles"

Ca fait un bout de temps que les secondes sont terribles, et pas que dans le LP du sus-dit !

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

"Il s'est murmuré avec insistance depuis le début qu'elle avait obtenu ce poste confortable - un collège alors archi tranquille à quelques kilomètres de son domicile, que souhaiter de mieux? - grâce aux appuis politiques de son mari... C'est donc quelqu'un qui a usurpé son poste."

Apparemment, tous les proviseurs et principaux sont choisis et mutés pour des raisons "politiques". C'est déjà le quatrième pour lequel j'entends parler de raisons "politiques" - comprenez "il est de droite" ou "il est de gauche" quand le jury ou le conseil régional est de droite ou de gauche.

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Dites, ce site est telement fantastique...

Moi je suis vierge, je pourrais avoir mon horoscope aussi ?

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Pendariès a raison...
Avec l'instauration d'un permis de procréer, on résoudrait peut-être du même coup une bonne partie des insuffisances et difficultés des profs, de toute évidence imputables au déficit d'éducation, et le problème de pollution...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009

A quand une fac pour enseigner la fabrication de jeux video?
(sur France-inter)
Vivement la suppression de l'école, qui fait tellement suer les jeunes.
En attendant, comme on n'apprend plus à compter, Je viens d'entendre qu'un bébé de six mois vient de mourir dans un petit hôpital de la vallée de Chevreuse pour une erreur de virgule.
Ce genre d'erreur est appelé à se multiplier, avec l'enseignement du calcul tel qu'il est fait au primaire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 janvier 2009

Un mien collègue, prof d'économie en prépas au lycée Thiers, s'est fendu d'une analyse (et d'une prospective) de la crise actuelle que je recommande à votre attention.
Version audio sur
http://www.youtube.com/watch?v=-qqUSa6tuPk&feature=channel
Version écrite sur son blog, http://bloc-notesdejoelhalpern.hautetfort.com/
JPB

Écrit par : brighelli | 04 janvier 2009

"A quand une fac pour enseigner la fabrication de jeux video?
(sur France-inter)"
Ca, ce ne serait pas plus idiot que les facs de lettres, d'arts, de musique ou de cinéma-audiovisuel, donc moi je n'ai rien contre.

"En attendant, comme on n'apprend plus à compter, Je viens d'entendre qu'un bébé de six mois vient de mourir dans un petit hôpital de la vallée de Chevreuse pour une erreur de virgule. Ce genre d'erreur est appelé à se multiplier, avec l'enseignement du calcul tel qu'il est fait au primaire.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 janvier 2009"

Etant donné les élèves qu'on envoie en IFSI, je le crains fortement !

Joel Halpern, il a qqch à voir avec Anne-Elisabeth Halpern ?

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

La version écrite du II et du III ne marche pas à cette heure. (10h15)

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Très claire l'analyse de la crise actuelle par J. Halpern. Ce Monsieur est à l'évidence un excellent professeur. J'ai tout compris.
Je n'ose imaginer l'explication de la crise actuelle par un spécialiste en sciences de l'éducation.
Bon dimanche.
Philippe Delarouzée.

Écrit par : Philippe | 04 janvier 2009

Oui, très claire. Même moi, j'ai compris ! Dommage qu'on ne puisse lire que la première partie.

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

Une jolie photo et une jolie histoire pour commencer l'année !

http://www.midilibre.com/articles/2008/12/16/20081216-Daniel-Guichard-Le-controle-devant-le-college-de-Vendres-met-en-petard-Daniel-Guichard.php5

Écrit par : Pierre LaRiba | 04 janvier 2009

Merci pour ces compliments. N'hésitez pas à manier aussi la critique !
J'ai vérifié : à cette heure (11h 22) l'ensemble des textes est disponible.
A Jeremy : non, je ne connais pas Anne-Elisabeth Halpern.

Écrit par : Joël Halpern | 04 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse : après avoir pour la deuxième fois en deux jours battu mes records de visites (y compris celles de “Bonnet d'âne"), je reviens à des textes plus sages sur mon site avec le quatrième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce”.
Je m'inquiète : je vais avoir beaucoup moins de visites !
Quoique !… Mon héros est en train de perdre sa virginité. Certes dans un processus lent, mais inexorable. Et en 3001, c'est toujours un peu compliqué… Cela peut intéresser !

Écrit par : Roger Felts | 04 janvier 2009

Meilleurs vœux à tous.

Chez moi les liens fonctionnent (suffit de passer par le menu de gauche "notes récentes")

J'ai pas eu le temps de tout lire dans les détails mais qui peut-être d'accord ici avec :
"Mais compte tenu de la persistante division entre états-nations, s’affranchir de ces politiques suppose de violer les traités contre l’avis des autres états – bref, de jure ou de facto, sortir de l’Union Européenne. L’on peut toujours imaginer une « autre Europe », mais s’il s’agit d’envisager des politiques alternatives au néolibéralisme, celles-ci ne prendront corps (dans un premier temps au moins) qu’à l’échelle nationale et devront donc briser le carcan des traités européens – donc oser la rupture."

Quelques soient ses nombreux défauts c'est bien grâce à l'Europe que l'impact de la crise financière ne s'est pas traduit par un effondrement des monnaies et une mise en cessation de paiement des banques de détail.

Des monnaies nationales n'auraient pas résisté et se seraient dévaluées considérablement. La livre est passée de 1,5 € à 1 € avec des conséquences macroéco qui ne tarderont pas de plomber l'éco britannique. Et encore il existe un "pacte" tacite entre Angleterre et USA permettant de limiter les dégâts.
Z'imaginez notre bon vieux franc dans la tourmente ...

L'Europe est à mon sens le seul projet (certes très inabouti) qui porte encore un peu d'espoir et une forme d'utopie réaliste.

Qu'on soit pour ou contre, la mondialisation est un fait. C'est déjà pas brillant pour l'Europe de s'y trouver confronté comment peut-on imaginer que des pays microbiens à l'échelle de la planète puisse y résister ?

Aussi j'ai peine à lire un document dont la conclusion est : "Sortons de l'Europe et retournons à nos prés-carrés nationaux afin de pouvoir appliquer des politiques protectionnistes".

Pour mémoire, quels sont les partis politiques français qui proposent la sortie de l'Europe ?

Écrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Y'a plein de fautes d'ortho désolé ...

Écrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Jöel Alphren,
Sur votre blog, en cliquant sur "Notes récentes" comme conseillé plus haut, seule s'ouvre la partie I de votre essai, les parties II et III restent muettes. Désolée.

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

"Qu'on soit pour ou contre, la mondialisation est un fait. C'est déjà pas brillant pour l'Europe de s'y trouver confronté comment peut-on imaginer que des pays microbiens à l'échelle de la planète puisse y résister ?"
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Pour ou contre la mondialisation ? C'est absurde, on ne peut être contre un fait, tout au plus y résister mais le combat est vain (j'ai moi-même essayé de manifester contre les intempéries mais sans succés). Par contre, être pour ou contre le mondialisme : voilà qui est tout autre... De plus l'argument des "pays microbiens" ne tient pas, mais cet argument est déjà perverti par l'usage erroné du terme de "mondialisation". Sans compter la perfide conclusion en guise d'ouverture d'esprit je suppose:
"Pour mémoire, quels sont les partis politiques français qui proposent la sortie de l'Europe ?" Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009. Bref, il faut ouvrir les livres, mais également les lire avant de s'improviser critique politique... L'état nation est un concept complexe qu'il semble réducteur de qualifier de "microbiens". Le mal de notre temps quand l'opinion de tout un chacun se prétend vérité révélée... Il n'y a qu'une chose à faire : lire sans distinction pour s'élever...

Écrit par : hum...hum... | 04 janvier 2009

Excusez-moi, Joël, je crois avoir écorché votre nom.

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Et chez moi, il y a toujours écrit :

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

Ah, ça n'a pas voulu écrire : < ! --[endif] -- >

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

Pareil, c'est toujours écrit endif.

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Pendariès a raison...
Avec l'instauration d'un permis de procréer, on résoudrait peut-être du même coup une bonne partie des insuffisances et difficultés des profs, de toute évidence imputables au déficit d'éducation, et le problème de pollution...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009
Je sais bien qu'il s'agit d'humour mais soyez néanmoins vigilant !
Sans paranoia caractérisée, les institutrices de mes enfants auraient volontiers témoigné à la barre pour me déchoir de mes droits maternels.
Cet abominable accident de parcours est arrivée à une de mes amies qui avait eu le malheur de faire deux gosses avec une sorte de Charles Bovary et il lui a fallu bien des forces, malgré son Hépatite C évolutive (justement cette hépatite C à la connotation sulfureuse ! ) pour récupérer ses pleins droits. Ses trois enfants, majeurs à présent, ne jurent que par elle et ont un cursus humain et scolaire parfaitement harmonieux.
Heureusement qu' elle n'avait pas en plus chopé le SIDA et qu'elle n'était pas homo mais hétéro. Une hétérosexualité un peu débridée que la bourgeoisie normande supportait mal ...
Si on mettait en place un permis de procréer ou d'élever ses enfants, qui s'emparerait d'un tel dossier ?
On retombe sur un débat très similaire à celui concernant l'euthanasie.
NB: ce sont les mêmes pays qui autorisent l'euthanasie et condamnent la fessée, les mêmes qui fournissent le plus de charters pour le tourisme pédophile asiatique. A méditer ...

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

D'ailleurs, permis de procréer va à l'encontre d'un quelconque droit pour les homosexuels à être parents au plein sens du terme.
Instaurer un permis de procréer serait la porte ouverte à toutes les dérives du Parti de l'Ordre Moral.

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

"J'ai vérifié : à cette heure (11h 22) l'ensemble des textes est disponible."

Non, c'est toujours marqué endif pour les parties II et III.

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Je ne comprends juste rien à ce que vous dites hum hum ...
Mais peut-être n'y a-t-il rien à comprendre puisque vous ne faites que rejeter les arguments sans démonter en quoi ils sont fallacieux ?

1 : Si vous souhaitez ergoter, remplacez les mots pour ou contre par "enchanté ou mécontent" du déroulement historique ayant conduit au fait.

2 : En dépit des ses insuffisances, l'Europe a créé plus de richesses qu'elle en a détruit et je ne crois pas un instant que de très petits pays aient pu en faire autant (sauf à devenir des paradis fiscaux ou des états satellites des USA). Ce n’est peut-être pas un hasard si à toutes époques la croissance des pays entrants a été dopée par l’intégration.
Les imbrications des économies sont telles qu’il est totalement illusoire d’imaginer maîtriser toutes la chaîne de production dans tous les domaines industriels. Pas le choix, faut donc un relatif libre échange dans une zone dont les intérêts économiques convergent (que la même stratégie soit appliquée entre l’Europe et le reste du monde est une autre histoire qui n’a rien à voir).
Bien que le poids de l'Europe dans la politique internationale reste hélas bien trop réduit, j'aime mieux la situation actuelle qu'un monde livré à la seule puissance des États-Unis.

3 : Dans le fond, je ne sais toujours pas si vous êtes favorable à ce que la France sorte de l'Europe. Si c'est le cas, comment faites-vous lors des élections pour rester cohérent ? Je ne vois aucune perfidie dans cette question, juste, à nouveau, un fait. "Le mal de notre temps quand l'opinion de tout un chacun se prétend vérité révélée... ". Je vous renvoie le compliment, ça n'est peut-être pas uniquement par conformisme intellectuel que la proposition de sortir de l'Europe recueille seulement l'adhésion de quelques illuminés ...

Écrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

"Permis de procréer va à l'encontre d'un quelconque droit pour les homosexuels à être parents au plein sens du terme.
Instaurer un permis de procréer serait la porte ouverte à toutes les dérives du Parti de l'Ordre Moral."

Les GPA et PMA étant interdites aux homos, c'est déjà le cas.

Mais je ne pense pas que Christophe disait sérieusement qu'un permis de procréer serait une bonne chose.

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Catmano, Jérémy, Marilyse
ça fonctionne chez moi avec Mozilla MAIS PAS avec IE6.

Solution : mozilla-europe.org/fr/firefox

Écrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Zorglub, il y a un soupçon d'amalgame dans votre quasi-diatribe que je ne peux pas laisser passer.
Certes, les partis anti-européens sont d'extrême-droite. Mais le sentiment anti-Maastricht (ce qui n'est pas tout à fait la même chose) dépasse largement l'audience du FN et associés. Il y a bon nombre de chevènementistes et de fabiusiens — et, plus globalement, de gens sensés de droite et de gauche, n'est-ce pas, David Desgouilles ? — qui ont voté Non à l'Europe que l'on prétend nous tricoter, et qui très loin d'être cette Europe des peuples dont parlait jadis Hugo, n'est que l'Europe des intérêts bien compris de grands groupes contrôlés par des fonds souverains d'origines diverses, pur ne pas dire douteuses.
De surcroît, comme le rappelle fort bien mon collègue de Thiers, la premier recours à la crise actuelle a été l'Etat — l'Etat traditionnel, l'Etat colbertiste et napoléonien (que ce soit en Grande-Bretagne ou en Russie, pour ne pas parler d ela Chine).
Enfin, les "grands" Etats ne le sont qu'en fonction de leur capacité à s'auto-gérer — et dans le système de transactions tous azimuts mis en place par la mondialisation des vingt dernières années, il n'est plus trop évident de savoir qui est encore en "état" de le faire . Le Luxembourg ? Les Iles Caïmans ? Certainement pas les USA, dont le déficit abyssal ne sera plus compensé par les achats étrangers de devises, le dollar n'étant plus guère une valeur refuge. Et certainement pas la Chine, qui s'est constitué un matelas desdits dollars qui, dans six mois, risquent fort de ne plus valoir que leur poids de monnaie électronique.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 janvier 2009

Dobo, votre fifille tient peut-être d'un certain atavisme de matheux : votre petit frère est quand même très fortiche !


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 janvier 2009

Oui, n'est-ce pas ?
Et premier prix de Concours général en version latine ...
Ceci dit, je ne peux affirmer que mon petit frère ne soit pas à l'Opus Dei vu qu'il est hyper catho.
En parlant de permis de procréer, une copine de Bretagne bretonnante et intérieure me narrait que, dans sa famille de naissance, très simple et très laborieuse, on menait naguère les nouveaux-nés au baptême le plus tôt possible, même si le curé les avaient ondoyés dès leur naissance, et ce au péril de leur vie, rien ne garantissant, en plein hiver et dans le char à bœufs, qu'ils ne meurent d'hypothermie sur le trajet qu'on espérait être celui de retour...

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Mais je ne pense pas que Christophe disait sérieusement qu'un permis de procréer serait une bonne chose.

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Moi non plus et je l'ai souligné, d'ailleurs .
Mais, peut-on rire de tout ?
Des stérilisations de certaines catégories de population ont déjà été faites et se font probablement encore.
Evoquer ce sujet est la porte ouverte à toutes les dérives eugéniques et religieuses, à toutes les monstruosités dont l'ingéniosité humaine fait ses délices.

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse : après avoir pour la deuxième fois en deux jours battu mes records de visites (y compris celles de “Bonnet d'âne"), je reviens à des textes plus sages sur mon site avec le quatrième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce”.
Je m'inquiète : je vais avoir beaucoup moins de visites !
Quoique !… Mon héros est en train de perdre sa virginité. Certes dans un processus lent, mais inexorable. Et en 3001, c'est toujours un peu compliqué… Cela peut intéresser !

Ecrit par : Roger Felts | 04 janvier

Félicitations ! Mais c'était écrit dans votre ciel astral, monsieur :


"Soleil conjonction Vénus
Aujourd'hui, vous semblez être le centre des regards. Vous rayonnez une joie intérieure et une harmonie qui fait tâche d’huile dans votre entourage sans que vous vous en doutiez. Si vous avez un rendez-vous professionnel, vous n’aurez guère de mal à négocier"

La conjonction reste très favorable et vous pouvez vous attendre à d'autres manifestations d'amitié (rôle de Vénus ) extrêmement actives pour votre rayonnement personnel (influence du Soleil en Capricorne dans votre ciel de naissance).

Jérémy, si vous voulez en savoir plus sur vous-même, il me faut vos date, heure et lieu de naissance.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Comme Fabien n'est pas encore venu nous le dire, je fais le c/c pour lui du site de fabula :

À la veille des vacances de Noël, les universités de MONTPELLIER 3, RENNES 2, PARIS 8, PARIS 4, PARIS 10, PARIS 3, TOULOUSE 2 ont officiellement fait savoir qu'elles ne "remonteraient" pas au Ministère les maquettes de nouveaux masters préparant aux concours de recrutement : la liste devrait s'allonger dans les premières semaines de janvier, et on voit mal dans ces conditions comment les concours 2010 pourraient être préparés… Le site de SLU fait le compte de toutes les motions votées en ce sens dans les différents conseils centraux, UFR et départements des universités, et les indécis peuvent relire le communiqué des signataires de l'Appel du 8 nov. ainsi que le communiqué de SLU sur la question des maquettes. Pour dénoncer toute tentative de "mise en concurrence", la résistance doit s'organiser désormais académie par académie, à l'exemple de l'AG pour les SHS des 4 universités de l'académie de Créteil le 8 janv.. Mais c'est un nouveau front qui s'est ouvert dès la fin novembre: contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs, dénoncée par de nombreuses AG, dont SLU publie les motions en affichant le calendrier des actions prévues en janvier. Le troisième front est celui des budgets: sans surprise, la loi LRU entraîne mécaniquement le transfert vers les universités des charges incombant jusqu'ici à l'État, et les dotations globales de fonctionnement (DGF), qui affichent des hausses trompeuses, se trouvent de fait en baisse un peu partout: les présidents et les CA font part de l'impossibilité d'établir leur budget 2009. Il est plus que probable que la situation évolue vers un total blocage à la veille du deuxième semestre. La mobilisation ne faiblit pas non plus contre l'ANR & l'AERES: 3 500 scientifiques ont déjà signé le texte par lequel ils s'engagent à refuser toute expertise pour les deux agences, qui peineront à trouver en 2009 les experts sans lesquels il n'est pas d'expertise recevable. Quant au CNRS: les chercheurs "entrent en désobéissance", à l'instar des professeurs des écoles."

C'est le bordel. Les imbéciles de droite se font tirer dessus par les conservateurs de gauche. On aura tout vu.

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Excusez ma morosité mais, hier soir, ma fille a voulu nous faire regarder son DVD, offert par Catmano, sur le nouveau lecteur offert par la même (il marche au poil, Cat ! ).
Le DVD, très bien d'ailleurs, très fidèle au texte, c'était : Le Journal d'Anne Franck.
Aujourd'hui, après une nuit abominable, je suis dans le 36° dessous même si le chat Dobolino s'est employé à me consoler.
Quelle consolation est possible, même venant d'un matou conscient de ses devoirs de chat de maison ?

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Jérémy, si vous voulez en savoir plus sur vous-même, il me faut vos date, heure et lieu de naissance.

Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Moi ! Prem's ! J'adore les horoscopes !
29/11/1959 à 01H20, Paris !
J'a plein de chiens à rapetasser cet après-midi. Est-ce que ça va bien se passer ?

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Monsieur JPB, quand je lis malheureusement sous votre plume que le budget de l'éducation nationale est considérable, ce que l'on peut traduire par une part trop importante en % du budget de l'Etat, cela me fait toujours hurler!!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 25 décembre 2008

Oui, on finirait par croire qu'il est bien réac ce JPB finalement...
Quelles mauvaises langues tout de même!!!

Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008

Il faut également se rappeler que "intellectuel intelligent" n'est pas nécessairement un pléonasme. Noam Chomsky a écrit à propos des journalistes:

"Ils ont créé l'image d'une masse stupide qui doit être dirigée par des intellectuels intelligents. En fait, ce que nous avons souvent découvert c'est que ces intellectuels, ces classes éduquées, forment la partie la plus endoctrinée, la plus ignorante, la plus stupide de la population. Il y a de très bonnes raisons à cela. Fondamentalement deux raisons. D'abord, en tant que population 'lettrée', ils sont les premiers soumis à la propagande massive. Il y a une deuxième raison, plus importante et plus subtile. Ils sont des organisateurs idéologiques (ideological managers). Par conséquent, ils doivent intérioriser la propagande et y croire."
(cité par G. de Selys dans sa conclusion à l'ouvrage collectif "Médiamensonges", EPO 1991)

Écrit par : olivier taviau | 04 janvier 2009

Je n'ose imaginer l'explication de la crise actuelle par un spécialiste en sciences de l'éducation.
Bon dimanche.
Philippe Delarouzée.

Ecrit par : Philippe | 04 janvier 2009

Les spécialistes en sciences de l'éducation spéculent plus qu'ils n'expliquent! D'où, le peu de crédit qu'on accorde aux produits accumulés dans leurs bulles.
Si j'ai bien entendu les explications de Joël Halpern la crise dans laquelle nous nous enfonçons est une crise qui affecte profondément notre lien à la fiction du garant absolu. C'est une crise de confiance (défiance, méfiance). Peut-être bien une crise de la foi, crise de la croyance, crise du crédit que l'on peut accorder à la parole, d'où qu'elle provienne, en quelqu'institution que ce soit.
Il est à craindre que dans cette période de décroyance ou de défiance, n'importe quel discours d'ordre et de salut plus ou moins crédible ne cherche à rétablir la confiance disparue.
Joël Halpern est clair sur ce sujet: la solution, la sortie de crise passe par des mesures politiques et pas seulement techniques ou gestionnaires. Au bas mot ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui sont concernés.
Dernier point. Est-ce spéculer que de chercher à mettre au jour les rapports entre la crise de l'enseignement qui est une crise de confiance dans l'institution et son ordre symbolique effondré et la crise du capitalisme , dont la crise financière est le révélateur?

Écrit par : buntovchik | 04 janvier 2009

l'hyper-modernité consumériste sont les veaux d'or, et la place de la simple et humble politesse? etc., etc., comment voulez-vous ne pas être lucides? Il n'y a pas de méthode de réconciliation, les enseignants s'épuisent;

Ecrit par : lucaslecas/Pendariès | 03 janvier 2009
Humble politesse ???????????? Les enseignants s'épuisent ??????
Voyez-vous, Penda, j'ai deux enfants. L'aîné développe une humble politesse vis à vis des savoirs. Il est à la maison un commensal très apprécié, toujours à l'écoute, et n'intervenant, rarement, qu'à coup sûr. Pour exemple, notre discussion brève sur Joyce il y a cinq minutes. Il lit Gens de Dublin et je lui demande si il comprend Joyce à quoi je n'ai jamais rien compris. Là, il sait me demander ce que j'ai tenté de lire en premier, à quoi je réponds " Ulysse " . Il m'explique qu'on ne peut se lancer sans filets dans la lecture de Joyce, et il a raison, qu'il m'aurait fallu commencer comme il le fait par un texte simple. S'il n'avait pas su, il se serait tu, tête inclinée et empreint d'humilité.
La cadette pérore sur tout et nous exaspère dix fois par jours avec ses raccourcis pleins d'ignorance.
Qui a toujours eu la faveur des enseignants, la pie ou l'humble ? Qui est plébiscité "locomotive", celle qui sait tout et l'ouvre à qui mieux mieux sur tous les sujets, ou l'humble qui mesure l'étendue de son ignorance et se tait quand il se juge ignorant et écoute, toutes oreilles opuvertes en grand ?
L'humble politesse n'a plus place à l'école: elle est, au mieux, qualifiée sur le bulletin scolaire "manque de participation à l'oral, reste trop sur son quant à soi " et, au pire, en échanges oraux, " fourberie, enfant écrasé, besoin de consulter un psy " et autres joyeusetés !

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

JPB,
Entre critiquer les objectifs, le fonctionnement, les institutions de l'Europe et proposer une sortie brutale il existe un abîme que je ne suis pas prêt à franchir !
Or c'est bien ce que fait J. Halpern et qui d'autre ???

Je suis très surpris qu'ici personne ne le relève, voire ...

Quant à Fabius qui fut le plus libéral des socialistes dans les années 80-90, sa posture nouvelle n'illusionne que ceux qui souhaitent l'être.
J'ai beaucoup plus d'estime pour le Che qui est resté Fidel à ses positions au cours du temps.

Certes, "le premier recours à la crise actuelle a été l'État", mais c'est bien l'Europe qui a permis une relative coordination des politiques nationales.
En particulier, on a évité que des mesures de relance unilatérales lancées sans concertation ne profitent plus aux voisins qu'aux états qui les mènent ce qui était régulièrement le cas dans les années 80.

Enfin, sans l'€, dans quel état seraient les monnaies nationales (et les économies qui y sont adossées) face à la tourmente ?

On aurait assisté à des fluctuations violentes, erratiques et incohérentes des taux de change comparables à l'évolution des cours de bourse des entreprises depuis 6 mois.
Les conséquences sur les nécessaires échanges intra-européens auraient été catastrophiques, ne parlons même pas de celles sur la stabilité des trésoreries des entreprises face à leurs clients-fournisseurs étrangers.

Je ne vois pas d'amalgame dans mes propos, je suis juste scotché que cette proposition de Halpern ne fasse réagir personne ici ...

Z'avourez que c'est quand même un peu gros de proposer cette solution surtout quand il ajoute :
"cela suppose de faire table rase des traités ultralibéraux et d’envisager des accords régionaux sur des bases totalement inverses : le rapprochement passerait pas l’harmonisation des institutions économiques (politique salariale, fiscalité, protection sociale, planification, protection extérieure, etc.) préalablement à la pleine ouverture du marché"
C'est du domaine de l'incantation ! Sur quelle base peut-on imaginer que soudainement les gouvernements d'Irlande, de Tchéquie ou de Pologne adhèreraient à une telle proposition ?
Quand bien même, en dehors d'un cadre formel contraignant, comment espérer que les alternances politiques dans les divers pays signataires ne les conduisent pas à se retirer de tels accords et d'accroitre encore l'instabilité économique.

J'aime bien les vœux pieux en cette saison, de là à croire qu'ils peuvent devenir réalité ...

Écrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Pendariès, salut à vous, pace e salute et toutes ces choses…

Quelle erreur, mon cher, de vous occuper de poésie contemporaine, au lieu de pontifier autour de l'acte d'apprendre à apprendre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009

Je n'en suis pas aussi certaine que vous !
Je ne voudrais pour rien au monde transformer un poète comme Pendariès en un trublion médiatique de plus ! Il se galvauderait et ne se reconnaîtrait plus. Et nous ne le reconnaîtririons plus.
Il faut de tout pour faire un monde et il me semble, JPB, que vous avez du mal à le comprendre.
Je ne peux qu'espérer que vous ne fassiez pas subir ce travers à vos élèves et respectiez en soi chaque entéléchie pour l'amener au meilleur d'elle-même et non de vous-même.
Respecter les potentialités de chacun et les amener au plus haut, n'est-ce pas le premier idéal du professeur ?

PS: je me place dans l'idéal !ù

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

De surcroît, comme le rappelle fort bien mon collègue de Thiers, le premier recours à la crise actuelle a été l'Etat — l'Etat traditionnel, l'Etat colbertiste et napoléonien (que ce soit en Grande-Bretagne ou en Russie, pour ne pas parler d ela Chine).

Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009

C'est vrai à condition de préciser que ce sont surtout les trésors publics des Etats qui sont sollicités pour tenter de rétablir la confiance, en spéculant sur leur fonction de garant ultime. Et la manne financière des Etats semble elle-même très aléatoire. Certains sont en faillite totale.
Il est à craindre que des Etats ou des groupements ne soient tentés de recourir à d'autres expédients que ceux de leur trésorerie pour redorer leur blason, pour se refaire une image de "garant infaillible". Je pense tout particulièrement à un procédé qui a toujours réussi en pareilles circonstances, celui du sacrifice humain à l'échelle locale comme à l'échelle mondiale. Il y a tout lieu de penser que l'Empire euro-américain ne se laissera pas dépérir sans réagir d'une manière ou d'une autre, qui s'avèrera une fois de plus tragique.

Écrit par : buntovchik | 04 janvier 2009

@ Anne-Marie Valette:

En fait, je ne tiens pas à ce que ma fille tire de mon petit frère ! Soif de pouvoir et désir de puissance qu'elle ne semble pas développer à quatorze ans, âge auquel mon jeune frère était déjà clairement déterminé dans ses objectifs d'excellence.
Il me paraît qu'elle tire peut-être plus de mon grand-frère, si elle tire de quelqu'un, ou de son grand-oncle paternel.
Deux ingénieurs passionnés par leur travail et hyperspécialisés.
Le premier, mon frère, est globalement le concepteur de toutes vos huiles "moteur ", de votre tronçonneuse à votre tracteur, en passant par votre automobile et par les F1 des circuits automobiles du monde entier.
Le deuxième est un des rares êtres humains à avoir conçu et mis en service les barrages hydroélectriques et leurs turbines. Ils sont, paraît-il, d'après mon frère, quelques centaines d'humains pour toute la planète et une dizaine pour la France, au max,, très demandés, car leur spécialisation est telle qu'ils sont rarissimes.
De tous petits ingénieurs anonymes et très humbles mais très laborieux !

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

DOBOLINO /29 11 1959 /PARIS



Sagittaire Ascendant Vierge

L'ASCENDANT

L'ascendant se lève à l'horizon oriental au moment de la naissance. Il parcourt chaque signe en deux heures. L'Ascendant représente l'individu, et est en rapport avec l'aspect de son corps physique. Il détermine les tendances naturelles, le caractère, le tempérament et les potentiels.

Ascendant en Vierge

Les tendances de votre personnalité s'expriment par un abord sérieux et réservé; de la curiosité, un désir d'apprendre du nouveau, de savoir, du discernement, de la logique, de la subtilité, de la patience. Vous avez une facilité naturelle pour percevoir le sens véritable des choses.
Méthode et ingéniosité, amour des détails, rigidité, tendance à disséquer, à analyser chaque chose. Votre perfectionnisme et votre sens critique développé font de vous un exécutant efficace mais vous avez besoin de stimulation.
Votre défaut vous conduit au doute, au manque de confiance, à l'anxiété, au besoin de "couper les cheveux en quatre" qui vous fait perdre de vue la globalité des choses, au goût des combinaisons.





Votre Lune de naissance est en Scorpion

"La lune en Scorpion se reflète dans la pupille d'une mante religieuse".
Votre curiosité très vive et votre "flair" vous rendent apte à découvrir certaines choses, à percer les mystères, à déceler les intentions d'autrui. Aussi, il est difficile de vous tromper ou d'abuser de votre générosité, car vous l'accordez uniquement à ceux qui la méritent. Chez vous les instincts ont souvent le pas sur la raison, surtout en ce qui concerne l'instinct sexuel et les affaires. D'apparence réservée, indépendante ou introvertie, vous n'êtes pourtant pas exempt de sentiments passionnés. Vous avez tendance à vouloir dominer votre partenaire, ce qui vous amène quelquefois des ennuis avec la gent féminine. Vous gagnez à équilibrer votre vie sexuelle en privilégiant la douceur dans vos rapports à l'autre.

Votre Lune est en maison III

De nature communicative, vos relations deviennent rapidement fraternelles : l'entourage, les collègues font partie de la famille. Vous avez besoin de bouger et vous adorez les voyages, même - et surtout - s'ils sont de courte durée. De par votre instabilité, les déménagements sont fréquents.



Votre Mercure de naissance est en Scorpion

Votre perspicacité, votre sens de l'argumentation, du mot ou de la phrase qui fait mouche peuvent faire de vous le plus implacable des juges, des avocats ou des inspecteurs de police ! Votre esprit astucieux, intuitif et plein de ressources trouvent toujours une vérité à dire lorsque vous désirez convaincre, ou une échappatoire dès que la situation s'envenime.


Votre Mercure est en maison III

Votre curiosité et votre souplesse d'esprit, le sens du contact et le goût des relations vous prédisposent aux métiers de la communication et du commerce. Vous avez des talents d'intermédiaire, d'orateur, de négociateur, le contact facile et l'éloquence aisée. Vous savez vous adapter facilement à un entourage que vous élargissez sans cesse. Agile de vos membres, vous possédez des mains habiles et vous savez vous exprimer avec facilité.






Votre Mars de naissance est en Scorpion

Vous avez (eu) sans doute beaucoup de mal à contrôler une agressivité qui, soit s'extériorise dans une révolte, une conquête impérieuse ou une passion violente, soit se retourne contre vous et vous conduit à votre propre destruction. De manière générale, vous vous fourvoyez avec passion dans vos activités, lesquelles gagnent à inclure un côté physique. La pratique d'un sport - arts martiaux par exemple - vous équilibre efficacement. Un travail en rapport avec la finance ou la recherche peut également contribuer à votre stabilité.


Votre Mars natal est en maison III

Vous avez des dispositions pour les activités manuelles ou les métiers de communication (écriture, radio, publicité, etc.). Vous aimez beaucoup la polémique, les débats, les joutes oratoires. Vous parlez (souvent avec les mains !) pour défendre vos idées. Vous trouvez la vitesse grisante, aussi faites preuve de prudence lors de vos déplacements.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

"La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école."

Ecrit par : marigot | 03 janvier 2009

Réponse du susnommé Pindare : "Il est des circonstances où la vérité ne doit pas montrer sa face à découvert."

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Or c'est bien ce que fait J. Halpern et qui d'autre ???

Je suis très surpris qu'ici personne ne le relève, voire ...

Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Pour faire court (j'attends une césarienne), je relève, et vous approuve.
Les solutions de J. Halpern sont une nième resucée des solutions planificatrices venues du froid (Suède ou URSS, au choix).

Écrit par : yann | 04 janvier 2009

L'humble politesse n'a plus place à l'école: elle est, au mieux, qualifiée sur le bulletin scolaire "manque de participation à l'oral, reste trop sur son quant à soi " et, au pire, en échanges oraux, " fourberie, enfant écrasé, besoin de consulter un psy " et autres joyeusetés !
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Quel dommage que je n'aie eu vos enfants, Dobolino. Car je suis tout à fait d'accord avec ces propos. j'ai suscité bien des stupéfaction en déclarant haut et fort que je préférais un élève réservé et réfléchi à un "participant" écervelé , qui, en intervenant à tort et à travers, désorganise le cours le mieux bâti. J'ai constaté comme vous que la valeur du premier était rarement reconnue, et que la poudre aux yeux du second en éblouissait plus d'un.
En règle générale cependant, à partir de la terminale, les choses se décantaient d'elles mêmes.
Il suffit pourtant de lire les copies sans préjugés pour qu'apparaisse la différence!

Écrit par : retraitée | 04 janvier 2009

J'allais corriger "resucée" en "ressucée" au vu (si j'ose dire) de la prononciation, mais il appert que ma première orthographe est la bonne.
Une explication savante, SVP ?

Écrit par : yann | 04 janvier 2009

Là, il sait me demander ce que j'ai tenté de lire en premier, à quoi je réponds " Ulysse " .
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009

"Dubliners" m'a fait tarter.
"Ulysse", je l'ai adoré à la septième tentative. Insiste.

Aborder un auteur par l'œuvre "la plus facile", c'est parfois commencer par la moins bonne. Ex : "L'or", de Cendrars. Heureusement que je n'ai pas commencé par ça.

Écrit par : yann | 04 janvier 2009

"Elisabeth Tessier", avec vous des astres = désastre !

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Yann, effectivement, sur les annotations des professeurs, on voit parfois des repentirs à la formule maintenant classique "Doit se ressaisir." Sachons en ce lieu que le préfixe re- / ré- se transforme en res- devant la plupart des mots comme l'exige la règle du "s" entre deux voyelles : "ressaisir - resserrer - ressemeler - resservir - ressortir - ressuyer", etc. Mais, il se transforme en re- tout court pour les mots "rescinder - resocialisation - resucée" (le vôtre !) ... Notons que le verbe "resurgir" peut aussi s'écrire "ressurgir". Il est peut-être aussi ascendant Balance. Consultons Elisabeth ! Voyons à quelle heure et en quelle année est né ce mot.

Trêve de plaisanterie, en matière de réforme de l'orthographe, je serais d'accord pour harmoniser ! Quelle est la logique ?

Je vous conseille ce petit ouvrage fort agréable et fort utile : " Le pluriel de bric-à-brac et autres difficultés de la langue française" par Irène Nouailhac. C'est ce petit livre qui me permet de paraître ci-dessus bien savante ! Docta cum libro !

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Les tendances de votre personnalité s'expriment par un abord ... réservé.
...

D'apparence réservée, ... ou introvertie...

Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Houmpf ! Et re-houmpf !

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

L'astrologie mène à tout, même à la vérité. En fait, je crois fermement que nous sommes tellement imbibés de discours et de métaphores astrologiques ("C'est bien un Taureau, tiens !") que nous finissons par nous conformer à ce que l'on dit de notre signe. Surtout quand ça nous arrange (voir ce que j'ai cité "innocemment" plus haut à propos des balance). Ou que ça coïncide avec nos pathologies plus ou moins lourdes.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 janvier 2009

DOBOLINO /29 11 1959 /PARIS



Sagittaire Ascendant Vierge
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009
Ooops !!!!!!!!!!!!!!!
Excusez, maâme Tessier, je suis née à 03H20. Je me trompe à chaque fois ! Je m'en rends compte quand on m'annonce ascendant Vierge à la place de Balance !

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Yann, effectivement, je constate parfois quelques repentirs sur les bulletins scolaires à la formule devenue classique "Doit se ressaisir."

Sachons en ce lieu que le préfixe re- est, comme le veut la règle du "s" placé entre deux voyelles, suivi généralement de deux "s" comme dans "se ressouvenir - ressembler - ressaisir - ressemeler - ressortir - resserrer - resservir - ressouder " etc. Mais sachons aussi qu'il peut être suivi d'un seul "s" dans certains mots tels que "resucée (le vôtre) - resocialisation - rescinder" ... Notons enfin pour notre gouverne que le verbe "resurgir" peut aussi s'écrire "ressurgir". Il doit être d'ascendant Balance lui aussi, si je ne me trompe. Il faudra consulter Elisabeth. Voyons d'abord où, quand, à quelle heure est né ce verbe ...

Trêve de plaisanterie, voilà, pour le coup, un point d'orthographe à réformer utilement.

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Ooops !!!!!!!!!!!!!!!
Excusez, maâme Tessier, je suis née à 03H20. Je me trompe à chaque fois ! Je m'en rends compte quand on m'annonce ascendant Vierge à la place de Balance !

Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Dis-lui aussi que tu es une dame. J'ai l'impression qu'il y a eu méprise.

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

Bon, avec cette "resucée", Yann, vous devriez mémoriser facilement la particularité orthographique qui concerne le préfixe re-. A votre service ! J'adore l'ortograffe !
A propos d'astrologie, (Quelle horreur ! Voyons ! des esprits aussi éclairés que les vôtres !!!), savez-vous tous ce qu'est un décan ?
"Décan : terme astrologique dont il faut absolument retenir que le dernier est loin d'être le plus brillant."

On dirait du Maxime Dicton dans le texte. Cette définition provient de "Mots et grumots" de Marc Escayrol.

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Est-ce que quelqu'un sait si les professeurs d'un collège peuvent obtenir la "mise en tutelle" d'une principale et de son adjointe pour incapacité à reprendre la situation en mains? Je pense évidemment à mon petit collège près de Strasbourg, pour les quelques mois qui restent jusqu'en juin, date du départ à la retraite de nos deux incapables.
Les deux dames n'ont aucune autorité sur les élèves - elles n'ont jamais cherché à en avoir, d'ailleurs, et récoltent ce qu'elles ont semé - et sont évidemment dans l'incapacité totale de soutenir les professeurs qui ont des problèmes graves de discipline avec des classes en folie. Tout part en quenouille, c'est la pagaille dans la cour, dans les escaliers, dans les couloirs, la plupart des classes arrivent devant leur salle en hurlant et en se bousculant, c'est aussi la pagaille dans les classes. Situation de crise. Pendant ce temps, nous voyons les deux dames ("Palmes académiques", s'il vous plaît!)se baffrer de petits gâteaux trois fois par jour et s'empiffrer à la cantine en riant comme des baleines... Invraisemblable!

Écrit par : Jean | 04 janvier 2009

Les tendances de votre personnalité s'expriment par un abord ... réservé.
...

D'apparence réservée, ... ou introvertie...

Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Houmpf ! Et re-houmpf !

Ecrit par : catmano | 04 janvier 2009

Pas de oumpf qui tienne. On en revient à l'élève extrêmement réservée que j'étais en primaire et secondaire, refusant de dire des conneries à l'oral, sauf dans le cadre de chahuts, et qui s'est éclatée dans le supérieur en accédant aux cours totalement magistraux mais également aux examens oraux où on me demandait de traiter des sujets qu'on m'avait enseigné à maîtriser.

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

"Est-ce que quelqu'un sait si les professeurs d'un collège peuvent obtenir la "mise en tutelle" d'une principale et de son adjointe pour incapacité à reprendre la situation en mains?"

Ecrit par : Jean | 04 janvier 2009

Il faut exiger de leur faire repasser le permis de diriger un établissement!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009

Bon, Jean :
1- Avez-vous fait une démarche collective auprès de ces deux charmantes palmipèdes ? (Membres du CA, parents, personnels volontaires ...)
2- Avez-vous contacté collectivement l'inspecteur (supérieur hiérarchique) de ces deux charmantes dames ? C'est son rôle d'intervenir.
(Vous savez, les palmes ne protègent de rien, même pas de la noyade.)
3- Sinon, je ne vois qu'une solution : vous pouvez demander à Bégaudeau que votre établissement soit le sujet de son prochain film : vos deux cheffesses n'auront pas à se forcer.
4- Bon, désolée, ce n'est pas très drôle ! Vous devez absolument agir sinon vous allez déprimer ! Je parle d'expérience.

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

"Mais, peut-on rire de tout ?"

Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Qui va décider de quoi on peut rire et de quoi on peut ne pas rire?
J'avoue que je ne pensais pas vraiment sérieusement qu'il fallait instaurer un permis de procréer. Mais, vis à vis de certains parents, il y a quand même des coups de pieds au cul qui se perdent.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009

Excusez-moi, Christophe, c'est à cause d'Anne Franck.

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Dobolino, c'est drôle que votre frère ait inventé les huiles de moteur.
Le grand-père de mon mari, pharmacien, n'en déplaise à C.S., avait inventé une huile pour cycles et armes, qui existe toujours, l'Armistol.
Il la fabriquait, la conditionnait dans un petit local, et l'expédiait chez les armuriers dans toute la France, avec un seul employé.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 janvier 2009

Y a du monde, au ministère, pour s'occuper de l'informatique ! Et ça, c'est rien que pour la discipline des Lettres :

Responsables TICE :

Inspection générale, groupe des Lettres : Catherine Becchetti-Bizot, IGEN Lettres

Direction générale de l'enseignement scolaire : Aline Bibily, DGESCO, Bureau des programmes, Lettres

Sous-direction des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation : Roland Gailleton (Lettres, SDTICE/C1), Marie-Christine Milot (Usages des TIC dans le secondaire, SDTICE/C1), Colette Plas (Bureau des ressources numériques, SDTICE/C2), Hervé Maza (Educnet - SDTICE/C3)

Ils servent à quoi ? Payer des licences à Microsoft et acheter des Hewlett Packard ?!

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Et ça... Vous n'aviez pas vu ça...

"Les dossiers de l'ingénierie éducative"
Référence : n° 61, mars 2008
Thème : Des outils pour le français et les langues anciennes


Éditorial : effet immersif, effet intrusif

Enjeux et initiatives
Accompagner l'usage des TIC en classe de lettres : une nouvelle mission pour l'inspection?, Philippe Le Guillou
Texte et TICE, Catherine Becchetti-Bizot
TICE : des raisons d'en user, Paul Raucy, Catherine Becchetti-Bizot
Éduquer aux médias : une "impératif démocratique", Catherine Becchetti-Bizot
Ce que nous enseigne la formation des enseignants en lettres et TICE, Jacques Bazin
L'enseignement du théâtre et les nouvelles technologies, Françoise Gomez
La clé USB, une initiative qui mobilise les lettres, Colette Plas
Le développement des usages et la mutualisation académique, Roland Gailleton
Tribune libre

Marionnettes et grec ancien sur Second Life, Robin Delisle
Littérature numérique et texte dynamique, Serge Bouchardon
Le texte profond questionné par les médias informatisés, Yves Jeanneret
Applications pédagogiques

Un vidéoprojecteur au lycée, Marie-Claude Faivre Badré
Le blog pédagogique, premières impressions d'une utilisatrice balbutiante, Françoise Cahen
du tableau noir à la page Web, un projet d'écriture longue au collège, Delphine Doner
La dynamique des réseaux sociaux en classe, Philippe Godiveau
La classe de lettres , un lieu pour les B2i?, Christiane Chydériotis
En classe pupitre

L'outil informatique au service des apprentissages fondamentaux, Claude Carpentier
Préparer l'épreuve orale de l'EAF avec les TICE, Virginie Camier
Améliorer les écrits avec les TICE, Annick Judas
Qu'est-ce qu'une salle de pupitre?, Annick Judas, Claude Carpentier
Outils et ressources

Les outils de la langue, Sylvie Royo
La Nouvelle Grammaire du collège, Corinne Durand Degranges, Céline Dunoyer
Un tableau blanc interactif en cours de français, Angeline Joyet, Jean-Marie Bourguignon, Yaël Boublil
Éloges, BTI et Logotype pour un partage numérique des savoirs, Yaël Briswalter
Contenus numériques, Colette Plas
Des outils pour les langues anciennes

Animer les statues, Pascal Charvet
Cléopâtre numérique, Sylvie Royo
Hélios, Anne Fillon
Le beau en question chez Platon, Dominique Augé
Mythe et représentations d'Achille, Mireille de Biasi
eTwinning et langues anciennes, Mireille de Biasi
Musagora : un site à vocation européenne, Mireille de Biasi
Le manuel électronique Hellénis'tic, Mireille de Biasi

J'aimerais beaucoup lire "Marionnettes et grec ancien sur Second Life", ça doit être passionant.

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Dobolino, c'est drôle que votre frère ait inventé les huiles de moteur.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Oh, c'était juste sa façon bien à elle de nous apprendre subtilement qu'il y a des huiles dans sa famille.

Écrit par : moot | 04 janvier 2009

"Animer les statues" me semble de la dernière stupidité. Il est déjà assez difficile de contraindre certains de nos z'apprenants à rester immobiles sur leur chaise.

Écrit par : moot | 04 janvier 2009

À la veille des vacances de Noël, les universités de MONTPELLIER 3, RENNES 2, PARIS 8, PARIS 4, PARIS 10, PARIS 3, TOULOUSE 2 ont officiellement fait savoir qu'elles ne "remonteraient" pas au Ministère les maquettes de nouveaux masters préparant aux concours de recrutement (...).

Jérémy, savez-vous pourquoi Montpellier 3 ne remonte pas les maquettes? La présidente de MTP III (ses conseils scientifiques aussi, de peur d'être mal vus par le Ministère et le futur conseil établissant les futurs bons points dans la carrière pour les chercheurs et les profs de fac) était à l'origine entièrement d'accord avec la réforme (futur pôle universitaire oblige liant sur un même giga-campus sciences, lettres, éco, etc.). Mais quand le budget de la grande université montpelliéraine est tombé, la part des Lettres est apparue comme une simple variable d'ajustement (avec pertes de postes d'enseignants et d'aministratifs) vis à vis des autres budgets des scientifiques, des économistes, etc. Alors, grosse colère: NAN NAN NAN! on fait pression, si nous pas avoir pognon, nous pas envoyer maquette! politique, politique; et sans doute pas véritable oeuvre de foi anti-mastérisation. N'y croyez pas un seul instant. Si l'argent vient, ils signeront.

Écrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

Dobolino, vous allez me haïr mais ...

J'ai lu, il y a fort longtemps, le Journal de A. Franck.
Je me souviens d'un livre assez mauvais tant sur le fond que sur la forme mais peut-être ai-je mauvaise mémoire ?

Ceci n'enlève rien au pathétique de la situation de cette jeune fille, ni au respect que l'on se doit d'avoir pour les souffrances endurées par les juifs durant le nazisme.

Sans rapport direct (juste une association d'idée) :
Résultats temporaires du match Israeliens 500 - Gazaouis 5
mais la partie n'est pas terminée.

Écrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

J'aimerais beaucoup lire "Marionnettes et grec ancien sur Second Life", ça doit être passionant.

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Je vous résume:
Un professeur de grec ancien, se désespérant de ne pas avoir d'élèves, a crée une école virtuelle sur Second life afin d'y enseigner le grec. Et ça a marché ! Les élèves français ont même rendu visite virtuellement aux élèves grecs.
Quelque part c'est une bonne idée, mais quelle tristesse d'être obligé d'en arriver là !

Écrit par : PFC | 04 janvier 2009

Madame DOBOLINO,

Evidemment, une erreur de 2heures modifie votre ascendant et par conséquent, la place des planètes dans les maisons du thème . Vous êtes donc:


Sagittaire Ascendant Balance



Ascendant en Balance (signe gouverné par Vénus )

Les tendances de votre personnalité s'expriment avec sensibilité et harmonie, du talent, un caractère égal, de la souplesse d'esprit et de caractère, l'amour de tout ce qui est beau et qui fait la vie facile et agréable.
D'un tempérament généreux, diplomate, attentionnée et pacifique, vous aimez satisfaire les désirs d'autrui. Vous avez des dispositions artistiques.
Vos attachements sont faciles, mais vous hésitez à prendre une décision entre deux sollicitations.
Votre défaut conduit à l'insouciance, à la paresse, à l'hésitation qui vous obligent à subir les événements, à être influençable à tel point que vous avez tendance à effacer votre personnalité et à adopter les idées et les opinions des autres.






Votre Lune est en maison II

Votre nature gourmande, sensuelle, a besoin d'attachement et de racines. Bien canalisée, votre sensibilité permet une facilité à gagner ou bien à développer en vous l'amour de la nature, des nourritures terrestres. Vos gains, réguliers mais assez instables, peuvent provenir d'un public ou d'une clientèle. Vous pouvez exploiter des dons de décorateur, par exemple, ou de maître queux.

Votre Mercure est en maison II

Votre talent et votre habileté en affaires vous confèrent des possibilités de gains dans le domaine de la communication, de l'écrit ou du commerce. Vous avez des dons pour spéculer, faire des transactions, des opérations commerciales ou encore des combinaisons financières. Facteur d'adaptation à la condition matérielle, cette position révèle néanmoins une tendance à la dispersion et à l'instabilité financière.

Votre Vénus est en maison I

Il émane de vous une gaieté naturelle, un charme, et une joie de vivre très communicative. L'équilibre de vos proportions et la mise en valeur de vos atouts physiques vous incitent inconsciemment à tout faire pour séduire. Vous savez vous mettre en valeur, vous rendre aimable (dans tous les sens du terme !) et user de votre magnétisme naturel avec talent. C'est pourquoi votre vie affective est généralement comblée, sauf si vous êtes d'un tempérament narcissique.

Votre Mercure est en maison II

Votre talent et votre habileté en affaires vous confèrent des possibilités de gains dans le domaine de la communication, de l'écrit ou du commerce. Vous avez des dons pour spéculer, faire des transactions, des opérations commerciales ou encore des combinaisons financières. Facteur d'adaptation à la condition matérielle, cette position révèle néanmoins une tendance à la dispersion et à l'instabilité financière.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Il y a eu une redite. Correction.

Votre Jupiter est en maison III

Vos relations avec l'entourage, au sein duquel vous vous affirmez ou duquel vous pouvez tirer d'heureux profits, sont facilitées. Enthousiaste pour les études, vous prenez plaisir à apprendre ; vous bénéficiez quelquefois de protections ou de chance venant de vos frères ou de vos sœurs, avec lesquels vous partagez d'heureux moments. Le foisonnement de vos idées et votre intellect prolifique vous amènent opportunités et protections dans le domaine de la communication et des médias.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Mille excuse de ré-intervenir en dehors du fil principal de votre discussion. Je me permets simplement de vous signaler qu'après un long corps à corps avec le html, je crois avoir réussi à rendre mon blog lisible même sous Internet Explorer.
http://bloc-notesdejoelhalpern.hautetfort.com/
Merci.

Écrit par : Joël Halpern | 04 janvier 2009

Oui, ça y est, ça marche. Merci.
Je lirai ça à tête reposée mercredi après-midi.
D'ici-là, je n'aurai plus le temps.

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

Idem pour moi, Joël.

C'est quoi cette astrologie à la noix ? M'enfin !

Bonne rentrée à tous ceux qui reprennent "le chemin de l'école" demain.

Écrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Bon, Jean :
1- Avez-vous fait une démarche collective auprès de ces deux charmantes palmipèdes ? (Membres du CA, parents, personnels volontaires ...)
2- Avez-vous contacté collectivement l'inspecteur (supérieur hiérarchique) de ces deux charmantes dames ? C'est son rôle d'intervenir.

Ecrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Merci pour vos conseils, Marylise.
Heureusement, les professeurs sont à peu près unanimes à dire qu'elles sont nulles et qu'il est urgent qu'elles dégagent.
Elles ont perdu un premier bras de fer devant le CA de décembre devant la détermination des représentants des professeurs et de deux associations de parents (la FCPE les a défendues!): nous réclamions l'agrafage, dans le carnet de correspondance des élèves, d'un duplicata de la grille des points perdus pour indiscipline (un capital de vingt points est donné à chaque élève par trimestre) afin que les parents soient au courant en temps réel des bêtises de leur lardon. Elles s'y opposaient mordicus, bêtement, obstinément. Elles ont dû céder, écoeurées, devant la fronde de l'ensemble du CA y compris les élèves ( sauf la FCPE!!!). C'est vous dire, Marylise, qu'elles ont réussi à fédérer contre elles la plupart des professeurs et que nous sommes déterminés à ne plus nous laisser faire. Si, cette semaine, nous sentons que rien n'a changé et que c'est toujours la même pagaille malgré les cascades d'avertissements distribués au premier trimestre, nous durcirons le ton, peut-être en mettant en place un bureau de crise. Mais je crois qu'elles sont au bout du rouleau intellectuel - excès de gobergage de petits gâteaux et de thé? - et comme déjà il n'y avait pas grand-chose... C'est pour cela que j'évoquais leur mise en tutelle. Pour un lecteur du Cabinet du ministre qui passerait par là, elles sont faciles à reconnaître...

Écrit par : Jean | 04 janvier 2009

J'aimerais beaucoup lire "Marionnettes et grec ancien sur Second Life", ça doit être passionant.

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Je vous résume:
Un professeur de grec ancien, se désespérant de ne pas avoir d'élèves, a crée une école virtuelle sur Second life afin d'y enseigner le grec. Et ça a marché ! Les élèves français ont même rendu visite virtuellement aux élèves grecs.
Quelque part c'est une bonne idée, mais quelle tristesse d'être obligé d'en arriver là !

Ecrit par : PFC | 04 janvier 2009

Il y a peu, le professeur principal d'un de mes enfants , élève de 3ème, m'a fait remarqué qu'il était inconscient de notre part de ne pas avoir dissuadé notre enfant de choisir latin et grec comme option, que c'était trop lourd à gérer pour une enfant de cette age!!!
sic et re-sic...
Ce choix notre enfant l'a fait en conaissance de cause et déplore même d'avoir du attendre d'être en troisième pour commencer le grec...
chercher l'erreur!
Bonne soirée à tous.

Saperlotte de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 04 janvier 2009

de cet age ! veuillez excuser cette "fôte"

Écrit par : Saperlipopette | 04 janvier 2009

"Votre Lune est en maison II
Votre nature gourmande, sensuelle, a besoin d'attachement et de racines."

Mdr ! Déjà "votre Lune est en maison II", ça peut être mal interprété, mais alors "votre nature gourmande a besoin de racines", ça fait "mangeons des herbes en se roulant dans la mousse!"

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Les autres peuvent jouer aussi ? J'ai bien envie de me rouler dans la mousse en mangeant de l'herbe. Ça doit être mon côté Bélier qui ressort...

Écrit par : catmano | 04 janvier 2009

Il y a peu, le professeur principal d'un de mes enfants , élève de 3ème, m'a fait remarqué qu'il était inconscient de notre part de ne pas avoir dissuadé notre enfant de choisir latin et grec comme option, que c'était trop lourd à gérer pour une enfant de cette age!!!

Ecrit par : Saperlipopette | 04 janvier 2009

Un beau crétin!

Écrit par : Jean | 04 janvier 2009

Monsieur Jérémy, votre côté coupeur de cheveux en quatre (voire de têtes) est typiquement Vierge, signe de Terre et..double !
Le signe de la Vierge est celui de la précision, de l’analyse et de la dévotion.Les freins et les excès du signe: le sens du détail envahit une pensée qui devient tatillonne jusqu’à la maniaquerie.Le goût obsessionnel de l’ordre dans la matérialité empêche la vie de l’imagination, des sentiments et de l’émotion.

Écrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Le foisonnement de vos idées et votre intellect prolifique vous amènent opportunités et protections dans le domaine de la communication et des médias.

Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Comme Felts avec Brighelli ????

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Les freins et les excès du signe: le sens du détail envahit une pensée qui devient tatillonne jusqu’à la maniaquerie.Le goût obsessionnel de l’ordre dans la matérialité empêche la vie de l’imagination, des sentiments et de l’émotion.

Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

Ben, dites-donc, Jérémy, qu'est-ce qu'elle vous envoie, madame Soleil ! Ele doit être balance !

Écrit par : chevreuil | 04 janvier 2009

Dobolino, vous allez me haïr mais ...

J'ai lu, il y a fort longtemps, le Journal de A. Franck.
Je me souviens d'un livre assez mauvais tant sur le fond que sur la forme mais peut-être ai-je mauvaise mémoire ?

Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009

Non ! Pourquoi voulez-vous que je vous haïsse ? C'est un livre qu'il faut lire à douze ou quatorze ans ...
Il n'a aucune valeur littéraire particulière sans être pour autant mal écrit. On peut aussi se poser la question de sa véracité et se demander si Otto Frank n'a pas froidement exploité sa fille morte à quinze ans à Bergen-Belsen.
Il reste cependant le livre idéal pour faire réaliser à une jeune collégienne l'horreur de la Shoah.
Il y a beau temps que je n'ai pas relu le livre. J'ai vu hier soir le dernier film qui en est tiré. Je le trouve fidèle au livre mais mon émotion n'a rien à voir avec le texte d'Anne Frank ou de son père.
Que raconte ce texte ? Les préoccupations classiques d'une gamine de treize à quatorze ans. Cette gamine n'est ni pire ni meilleure que n'importe quelle môme de son âge ...
Le seul hic, c'est que cette vie anodine et sans intérêt est fauchée sans raison valable par une abominable machine, comme six millions d'autres vies, toutes aussi anodines les unes que les autres.
C'est ce que ce livre, aussi bien que le film, font toucher du doigt à nos gamines.
A elles, éventuellement à eux, d'aller plus loin après ce premier choc émotionnel.

Il n'en reste pas moins que, pour ma part, et pour des raisons généalogiques, j'ai peine à considérer tout ça avec froideur et que je n'apprécie guère que les contraintes éducatives m'obligent à revenir tripatouiller cette plaie qui ne veut pas cicatriser. Il le faut pourtant !
M'autoriserez-vous à mal dormir la nuit suivante, même si le Journal d'Anne Frank n'est pas un chef-d'œuvre littéraire ?

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Anne Frank, Zorglub, c'est une ado normale, même si elle n'écrit pas trop mal et plutôt mieux que la moyenne, et c'est en cela qu'elle est, par delà sa mort, utile à long terme, pour faire comprendre à nos adolescentes d'ici et d'ailleurs, d'aujourd'hui et de demain, que l'on peut être tué bêtement parce qu'on appartient à une ethnie ou une religion ou ...
Peu importe la valeur littéraire de son texte !

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Dobolino, c'est drôle que votre frère ait inventé les huiles de moteur.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Oh, c'était juste sa façon bien à elle de nous apprendre subtilement qu'il y a des huiles dans sa famille.

Ecrit par : moot | 04 janvier 2009
moot rêve du jour où plus aucun membre de la société civile n'aura ici accès et où on pourra se lamenter entre profignons agrégés sans être importunés par des imbéciles.
Mon but n'était nullement de démontrer la présence d'huiles dans ma famille mais de souligner que, quand on est professeur de physique en lycée ou en prépa, on instruit de drôles d'énergumènes qui passent ensuite leur temps professionnel dans un domaine hyperspécialisé où 99% de l'enseignement reçu peut paraître inutile mais sous-tend la capacité d'innovation et d'investigation, que l'énergumène crée des formules d'huiles moteurs ou installe des barrages hydro-électriques.
Moot, avant ce jour, aviez-vous seulement pensé que les passionnés de Mécanique de vos classes, seraient peut-être, pour leur vie professionnelle entière et sans jamais se lasser, dans la plus totale obscurité et humilité, mais en engrangeant quand même un bon et même généreux salaire, les futurs concepteurs de l'huile que le garagiste allait verser dans le carter de votre Fiat Panda ?
Quand vous appuyez sur l'interrupteur de votre chambre, pensez-vous que vous avez peut-être été le professeur de celui qui, passionné d'hydrodynamique, s'est jeté à corps perdu dans les turbines ?
Qu'ont-ils à faire, tous ces gars que vous formez, de Prix Nobel et de gloire, de décorations et de pouvoir ?
Faudrait peut-être se pencher un peu sur les débouchés de la physique avant de s'extasier devant les majors de Polytechnique !
C'est ça que je voulais dire, imbécile ! Pas me faire mousser avec mes frangins !
Mon grand frère ne mousse pas. Il se complait depuis trente ans à créer des formules d'huiles pour moteur qui vous ont permis de faire une vidange tous les 7500 km puis tous les 10 000 km puis tous les 15 000 km. C'est son boulot et il le fait apparemment proprement.

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Maintenant, Moot, si vous me voulez sœur d'huile, le voici, le petit frère:
http://www.areva.com/servlet/ContentServer?pagename=arevagroup_fr/Whoswho/WhoswhoFullTemplate&c=Whoswho&cid=1222768307270

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Dites donc, Mme Teissier, quand on veut que Dobolino se roule dans la mousse, on ne vient pas me chercher des noises !

Pour le signe double, c'est pas plutôt les Gémeaux ?

En tout cas, je ne vous paierai pas la consultation !

Écrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

J'avoue que je ne pensais pas vraiment sérieusement qu'il fallait instaurer un permis de procréer. Mais, vis à vis de certains parents, il y a quand même des coups de pieds au cul qui se perdent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009

Oh oui ! Mais n'ayez crainte, les coups, ils les auront tôt ou tard, d'une manière ou d'une autre, et très certainement de leur progéniture.

Écrit par : Magister | 04 janvier 2009

Pour le signe double, c'est pas plutôt les Gémeaux ?

En tout cas, je ne vous paierai pas la consultation !

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009

Il y a quatre signes doubles : gémeaux, vierge, sagittaire et poissons.
En tout cas, c'est offert gracieusement ( le verseau est généreux).

Écrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009

vous bénéficiez quelquefois de protections ou de chance venant de vos frères ( ou de vos sœurs ), avec lesquels vous partagez d'heureux moments.

Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009
Ouais ! Vachtément juste, cet horoscope ! Mon frangin nourrissait ma Simca 1100 en huile moteur gratuite et calibrée pour elle, alors que cette saloperie de voiture bouffait plus d'huile que d'essence !
Faut dire que la Simca en question, c'était son ancienne voiture qu'il m'avait refourguée. Elle paumait ses bougies, le filetage étant baisé. Un pur bonheur !
Quelle belle complicité fraternelle !

Écrit par : dobolino | 04 janvier 2009

Pendant ce temps, nous voyons les deux dames ("Palmes académiques", s'il vous plaît!)se baffrer de petits gâteaux trois fois par jour et s'empiffrer à la cantine en riant comme des baleines... Invraisemblable!

Ecrit par : Jean | 04 janvier 2009

Je dirais même plus : surréaliste ! Mais ce qui l'est bien davantage, c'est qu'elles ont les Palmes ! Cela confirme ce que j'ai toujours pensé de ce hochet : au mieux une puérilité, au pire une tartufferie.

Écrit par : Magister | 04 janvier 2009

Mon but n'était nullement de démontrer la présence d'huiles dans ma famille

Ecrit par : dobolino

Woâh, faut pas s'fâcher, m'dame, c'était rien qu'un jeu de mots idiot. C'est l'effet "Anne Franck" qui vous fait tout prendre au premier degré ?

Écrit par : moot | 04 janvier 2009

Besoin d'aide pour un mot de vocabulaire que je ne retrouve plus: quand vous laissez tomber une pierre dans un lac, comment s'appelle l'action de l'onde ou l'onde qui se propage par vaguelettes successives? Quel est le verbe? Merci beaucoup à qui me renseignera.

Écrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

Besoin d'aide pour un mot de vocabulaire que je ne retrouve plus: quand vous laissez tomber une pierre dans un lac, comment s'appelle l'action de l'onde ou l'onde qui se propage par vaguelettes successives? Quel est le verbe? Merci beaucoup à qui me renseignera.

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

Serait-ce le verbe ondoyer ?

Écrit par : Magister | 04 janvier 2009

Besoin d'aide pour un mot de vocabulaire que je ne retrouve plus: quand vous laissez tomber une pierre dans un lac, comment s'appelle l'action de l'onde ou l'onde qui se propage par vaguelettes successives? Quel est le verbe? Merci beaucoup à qui me renseignera.

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

Serait-ce le verbe ondoyer ?

Ecrit par : Magister | 04 janvier 2009

Non, pas ondoyer, - mais quand la pierre tombée dans l'eau provoque des cercles de vaguelettes régulières qui s'éloignent du point d'impact... ha, ça me tracasse...

Écrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

I wanna die because I'm useless and silly. I am of no use here.

I wanted to change things on two important fields, but I'm not allowed to act, and that's burning me.

I thought I would be able to act by studying literature, but nobody hears really what you say, unless you've studied laws, jounalism and politics, and you've good relationships with influent politicians.

I am not able to live normally. I could be useful to act against some matters, but I'm not heared. I'm maybe needed to help, but I'm not asked to. I'm even refused.

It's only a silly waste, as it has ever been. And I can't stand to be used where I can't survive, whereas I could be useful elsewhere and help other people.

Those who only want to live as they are told to do and those who follow the rules and think there is no real problem are quite lucky. They live better than I do and than I ever did. And they are of use. I'm of no use. I'm unable to do what I'm asked for, and I'm not asked to do what I could achieve. Of course, I know that lasts at least since Beaumarchais and Figaro. However, I'm sad to be useless.

Écrit par : Fantôme | 05 janvier 2009

Too late, I'm not able ; Too late, I'm not able anymore, I don't wanna anymore.

Sorry for having disturbed you (no, no, I won't commit suicide, I'm even unable to commit suicide, that's too difficult.)
I'll maybe wait. I'll maybe...?

Écrit par : Fantôme | 05 janvier 2009

Fantôme,
you're not alone...wait and hope...
with you and always yours

Écrit par : yours | 05 janvier 2009

Est-ce que quelqu'un sait si les professeurs d'un collège peuvent obtenir la "mise en tutelle" d'une principale et de son adjointe pour incapacité à reprendre la situation en mains?

Ecrit par : Jean

Passé le stade du CA, formez une délégation syndicale et demandez une audition auprès de l'IA (évitez d'y aller avec des vendus pédagos genre Sgen ou Unsa, ils risqueraient de retourner leur veste au moment de l'entretien, j'ai déja vu ça - sauf bien sûr si les collègues de votre établissement sont biens et que vous avez toute confiance en eux, ce qui est toujours possible, bien entendu).

Si vous êtes adhérent au Snalc, vous pouvez contacter les responsables académiques de Strasbourg, ils devraient bien vous conseiller. Ils ont 3 représentants au rectorat dans cette académie : si l'IA oppose une fin de non-recevoir et vous explique que ces deux principales d'opérette sont formidables, c'est le stade suivant. A ce niveau, vous demanderez à être reçu au DRH du rectorat pour exposer vos doléances (accompagné des délégués du Snalc).

Leurs coordonnées se trouvent au dos de la Quinzaine Universitaire. N'hésitez pas à les contacter pour prendre la température.

Écrit par : Manu | 05 janvier 2009

Serait-ce le verbe ondoyer ?

Ecrit par : Magister | 04 janvier 2009

Non, pas ondoyer, - mais quand la pierre tombée dans l'eau provoque des cercles de vaguelettes régulières qui s'éloignent du point d'impact... ha, ça me tracasse...

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

Sinon, il y a "onder", "onduler", "plisser", ou "anneler".

"onduler" ou "anneler" me paraissent les plus pertinents, a priori.

Bon, je ne suis qu'un pauvre professeur de musique, après tout. On va demander à Dieu : Péchin, vous êtes dans le coin ? On a besoin de votre supra-omniscience : venez aider les pauvres mortels que nous sommes, s'il vous plaît !

Je vais faire des offrandes et je reviens.

Écrit par : Manu | 05 janvier 2009

L'article d'Ivan Roufiol donné en référence ci-dessus appelle un ou deux commentaires, tant il est à courte vue.
Je n'ai aucune sympathie pour le Hamas — ni pour le Fatah. Je n'ai aucune sympathie pour le Likoud — ni, à vrai dire, pour aucun des partis qui se sont succédés au pouvoir en Israël depuis une vingtaine d'années.
A travers le Hamas, l'Iran tire les ficelles et cherche à peser sur les régimes arabes "modérés" (tout le monde sent bien ce qu'il y a d'oxymore dans une telle expression : l'Arabie saoudite "modérée" ?). En lançant une offensive, les responsables israéliens éliminent Natanyahu du jeu politique ( ce qui en soi n'est as une mauvaise chose, mais qui se fait sur le dos des populations israéliennes et palestiniennes, tranquillement prises en otages de conflits qui les dépassent).
Et je n'exclus pas que tout cela soit un message envoyé à Obama, qui entre en fonction dans dix jours. Les déclarations pro-israéliennes de Bush n'ont pas pu se faire sans l'accord de son successeur : les Américains pensent à la fis en termes d'électorat, et de géo-stratégie.
Cela fait quarante ans que je vois la Ligue (à travers ses diverses appellations) prendre systématiquement parti pour des Palestiniens manœuvrés par des islamistes qui expliquent à qui veut les entendre qu'ils s'appuient sur les partis des démocraties occidentales jusqu'à ce qu'ils puissent les éliminer à leur tour.
Que le PCF ait participé à cette manif n'est que la preuve que les "partis frères", comme on disait au temps de l'URSS, n'ont jamais rien compris à la politique étrangère — que l'Ours soviétique, pendant ce temps, maniait avec dextérité (et il continue à le faire : vous avez entendu quelque chose du côté de Moscou en ce moment ?)
Pendant ce temps, il y a toutes sortes de braves gens qui crèvent, pris en tenailles entre les ambitions des uns, les calculs des autres…
La bi-partition de la Palestine portait en germe ce genre de solution finale. Mais personne, depuis 1948, ne se soucie vraiment des Palestiniens, qui ont été massacrés aussi bien par les Israéliens que par les Jordaniens et quelques autres.
Quoi que l'on puisse penser du coup de force international qui a présidé à la création d'Israël, c'est un fait (et si l'on devait repenser tous les Etats nés d'un coup de force…). L'élimination des Palestiniens était en germe dans cette création : voilà cinquante ans qu'ils servent de pions aux joueurs d'échecs du Moyen-Orient, et d'ailleurs. Le plus étonnant, c'est qu'il en reste.
Tout comme les "colons" du Eretz Israel : on pousse les gens à se mettre à portée des roquettes, et on s'émeut quand ils en reçoivent.
Quant aux débordements d'une manif française… Je crois que nous risquons d'en voir d'autres, d'ici la fin de l'année. Les frustrations ne s'expriment jamais directement, mais à travers des prétextes successifs. Et des frustrations, il y en a pas mal qui courent sous la peau, en banlieues et ailleurs.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 janvier 2009

Ce qu'a écrit Fantôme est l'exemple même de la nécessité d'enseigner la voix passive dès le primaire : comment enseigner l'anglais ou l'allemand si on ignore la voix passive, comme c'est le cas chez la majorité des collégiens.
(Il l'a utilisée 8 fois, si je ne m'abuse).

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 janvier 2009

Au sujet de l'article d'Ivan Roufiol :

La gauche étant en mal de champs d'action, elle prend ce qui s'offre à elle. Malheureusement pour elle, les émeutes de Grèce n'ont pas fait la tache d'huile que certains espéraient inavouablement, histoire de se refaire une santé politique en surfant sur la vague.* A défaut donc, l'humanitaire est devenu un outil de rechange idéal car il permet de s'habiller à bon compte de toutes les vertus et de se placer dans le camp des gentils, ce qui, en terme de communication (c'est-à-dire d'électoralisme) est très porteur. C'est ce qu'on nomme une instrumentalisation (car en politique, rien n'est gratuit ni fortuit). C'est une tartufferie car ce positionnement procède d'une vue borgne sur la réalité, un manichéisme éprouvé et entretenu car commencer à nuancer serait perdre pied et faire dangereusement grincer le moulin de l'innocence et de la victimisation, un fond de commerce quasi inépuisable dans une société qui cultive l'irresponsabilité autant qu'elle développe sa nature contentieuse.

De toute façon, le conflit endémique israelo-palestinien semble ne vouloir trouver aucune issue définitive car des deux côtés opère un esprit irréductible qui prend en otage la plupart des gens ne demandant, au fond, qu'à vivre tranquillement.
Dans l'optique manichéenne, les morts ne se valent pas et la notion de défense est à géométrie variable, selon un baromètre de légitimité ajusté à une idéologie donnée et arrêtée.

* Lire à ce propos l'excellent article, toujours impertinent, d'Elisabeth Lévy "Alors, ça vient ces émeutes ?" sur Causeur.fr

Écrit par : Magister | 05 janvier 2009

L'article d'Ivan Roufiol donné en référence ci-dessus appelle un ou deux commentaires, tant il est à courte vue.

Ecrit par : brighelli | 05 janvier 2009

Bien vu.
Il est, effectivement, très difficile de manifester son soutien aux Palestiniens bombardés, pour la plupart des populations civiles innocentes (résultat du match: Tsahal 500, Gazaouis 5, comme fait excellemment remarquer l'un des intervenants), prises en tenaille entre le Hamas et Israel, sans se retrouver aux côtés de gens plus que douteux, dont l'antisionisme proclamé camoufle mal l'antisémitisme foncier. L'exemple récent de Dieudonné l'illustre on ne peut mieux.
Cela dit, la bassesse et l'ignominie de certains slogans ne doit pas nous faire oublier que des femmes, des enfants et des vieillards, sont les principales victimes de l'opération "plomb fondu" (tout un programme), ce qui ne peut qu'entretenir la haine et nuire à toute perspective de compromis.
J'aimerais enfin préciser qu'à Tel-Aviv, avant-hier, ont défilé 10.000 manifestants pacifistes (source : la lettre d'information de "Gush Shalom"), ce qui fait un bien beau cortège pour un petit pays comme Israel. Pourquoi l'"ORTF" ne nous dit-elle pas un mot de ces Justes ?

Écrit par : FGuichard | 05 janvier 2009

Besoin d'aide pour un mot de vocabulaire que je ne retrouve plus: quand vous laissez tomber une pierre dans un lac, comment s'appelle l'action de l'onde ou l'onde qui se propage par vaguelettes successives? Quel est le verbe? Merci beaucoup à qui me renseignera.

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009

Serait-ce le verbe ondoyer ?

Ecrit par : Magister | 04 janvier 2009

Non, pas ondoyer, - mais quand la pierre tombée dans l'eau provoque des cercles de vaguelettes régulières qui s'éloignent du point d'impact... ha, ça me tracasse...

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009
Les plus à même de répondre me semblent être les professeurs de physique.

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Totalement hors sujet !!!

http://fr.youtube.com/watch?v=cKCRHhmHvjg

Écrit par : Maminou | 05 janvier 2009

Non, pas ondoyer, - mais quand la pierre tombée dans l'eau provoque des cercles de vaguelettes régulières qui s'éloignent du point d'impact... ha, ça me tracasse...

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009
On appelle ce phénomène faire des ronds dans l'eau

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

http://www.ipernity.com/doc/l.lilette/3543503/in/album/100694

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Il est, effectivement, très difficile de manifester son soutien aux Palestiniens bombardés, pour la plupart des populations civiles innocentes (résultat du match: Tsahal 500, Gazaouis 5, comme fait excellemment remarquer l'un des intervenants), prises en tenaille entre le Hamas et Israel, sans se retrouver aux côtés de gens plus que douteux, dont l'antisionisme proclamé camoufle mal l'antisémitisme foncier. L'exemple récent de Dieudonné l'illustre on ne peut mieux.


Ecrit par : FGuichard | 05 janvier 2009

Ça peut se faire sans Dieudonné:



http://www.ujfp.org/

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=471

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Y zont l'air plutôt raisonnables ces gens de l'UJFP.
Malheureusement, l'UJFP, combien de divisions ?

Tout d'ac avec FGuichard d'où mon traitement laconique de la situation !

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Sans rapport, qu'est devenu Robin ???
Rien de mal j'espère !

Écrit par : Zorglub | 05 janvier 2009

Sans rapport, qu'est devenu Robin ???
Rien de mal j'espère !

Ecrit par : Zorglub | 05 janvier 2009

Merci de vous inquiéter de moi, Zorglub. Je faisais un retraite à la Grande Chartreuse. Excellente, la Chartreuse.

Tous mes voeux à retardement aux lecteurs et aux participants de ce blog (trois ans déjà !).

L'actualité est triste, bien triste, encore plus triste pour les gens qui ont au coeur le pays des frères ennemis.

...A l'unisson d'un temps morose (seulement 12 élèves de 4 ème "option sanglier" ce matin à cause des transports scolaires et on annonce une tempête de neige !).

Sinon, j'ai trouvé une belle définition du métier d'enseignant dans un roman d'Agatha Christie qui n'est pas l'un des plus connus "Le chat et les pigeons" ; ça se passe dans un pensionnat de jeunes filles. Je vous le recopierai ce soir (pas le roman, le passage).

Tout ça pour dire que l'esprit soufflant où il veut -"et tu ne sais ni d'où il vient, ni où il va", ce n'est pas dans les déclarations ministérielles, ni chez Meirieu, ni dans les programmes officiels qu'il faut (re) trouver "le sens", mais dans les romans policiers, les textes mystiques, la poésie...

C'est valable pour tout cette incompétence des "spécialistes". Ce sont les démographes et non les politologues qui annoncèrent la chute de l'Union soviétique et les travailleurs sociaux la crise financière et non les économistes et les banquiers.

Bon courage à tous et spécialement aux collègues qui reprennent !

Écrit par : Robin | 05 janvier 2009

Y zont l'air plutôt raisonnables ces gens de l'UJFP.
Malheureusement, l'UJFP, combien de divisions ?

Ecrit par : Zorglub | 05 janvier 2009
Ce n'est qu'une filiale de l'UJIP. Le mouvement est international.
De là à adhérer, il y a un pas que je ne franchirai pas sans plus ample informé. Ce sont peut-être des fous dangereux, ces gens là, du genre juif honteux masochiste ? Ça fait quelques temps déjà que je me pose la question.
Quand je consulte leur site, je ne vois rien d'alarmant mais bon ...
Quand on a vu ici-même qui se cache sous le mot "laïcité", on prend un peu les chocottes.

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Au sujet de l'article d'Ivan Roufiol :

La gauche étant en mal de champs d'action, elle prend ce qui s'offre à elle. Malheureusement pour elle, les émeutes de Grèce n'ont pas fait la tache d'huile que certains espéraient inavouablement, histoire de se refaire une santé politique en surfant sur la vague.* A défaut donc, l'humanitaire est devenu un outil de rechange idéal car il permet de s'habiller à bon compte de toutes les vertus et de se placer dans le camp des gentils, ce qui, en terme de communication (c'est-à-dire d'électoralisme) est très porteur. C'est ce qu'on nomme une instrumentalisation (car en politique, rien n'est gratuit ni fortuit). C'est une tartufferie car ce positionnement procède d'une vue borgne sur la réalité, un manichéisme éprouvé et entretenu car commencer à nuancer serait perdre pied et faire dangereusement grincer le moulin de l'innocence et de la victimisation, un fond de commerce quasi inépuisable dans une société qui cultive l'irresponsabilité autant qu'elle développe sa nature contentieuse.


Ecrit par : Magister | 05 janvier 2009

Remarquable, comme toujours, Magister !

Et j'ajoute que ceci est une manière pour la gauche et l'extrême gauche de se faire discrètement l'apologie de la guerre de tous contre tous sans avoir l'air d'y toucher (toujours cette propension à la manipulation). La "guerre de tous contre tous" étant l'autre nom du capitalisme, la gauche en est son plus ardent promoteur depuis quelques années, déja. Tout en faisant semblant de le combattre (camp des gentils oblige).

Écrit par : Manu | 05 janvier 2009

ondoyer, c'est pour le baptême, non?

Écrit par : retraitée | 05 janvier 2009

ondoyer, c'est pour le baptême, non?

Ecrit par : retraitée | 05 janvier 2009
Je crois que c'est avant le baptême, en cas d'urgence ou d'impossibilité de baptiser tout de suite. Je ne voudrais pas dire de conneries mais il me semble que n'importe quel catholique peut ondoyer et que seuls les prêtres peuvent baptiser. Je vais aller vérifier sur gougle

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

ONDOYER : C'est le baptême que l'on confère sans cérémonies accessoires. L'ondoiement est autorisé toutes les fois qu'un enfant est en danger de mort. Si le danger presse, toute personne, catholique ou non, peut ondoyer, c'est-à-dire verser de l'eau sur le haut du front et dire "je te baptise au nom du père, du Fils et du Saint Esprit". Les cérémonies dites accessoires viennent compléter ensuite le plus tôt possible l'ondoiement si l'enfant survit.

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

http://dictionnaire.sensagent.com/ondoyer/fr-fr/

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Tout ça me laisse songeur.
Un malheur est vite arrivé et j'en profite pour vous mettre en garde.

Vous lavez tranquillement une salade, vous (ou un comparse présent dans la cuisine) prononce par inadvertance les mots magique.
Lorsque vous mangez votre salade, ne risque-t-elle pas de devenir une martyre ?

Une autre question théologique m'assaille : en panne dans le désert votre compagnon est proche du décès, faute d'eau peut-on utiliser de l'urine ou vaut-il mieux se servir d'huile moteur (celle du frère de ...) ?

Chais pas pourquoi je pense au prof Choron ?

Écrit par : Zorglub | 05 janvier 2009

Pour mémoire :
http://www.youtube.com/watch?v=HMxikY_JyDc
(et y'en a des dizaines ...)

Écrit par : Zorglub | 05 janvier 2009

"Il y a peu, le professeur principal d'un de mes enfants , élève de 3ème, m'a fait remarqué qu'il était inconscient de notre part de ne pas avoir dissuadé notre enfant de choisir latin et grec comme option, que c'était trop lourd à gérer pour une enfant de cette age!!!

Ecrit par : Saperlipopette | 04 janvier 2009

Un beau crétin!

Ecrit par : Jean | 04 janvier 2009 "
Allons, allons, Jean ! Depuis que les Conseillers d'orientation sont devenus, par la grâce d'une circulaire, "psychologues", il ferait beau voir que les professeurs, surtout principaux, ne le soient pas eux aussi ! Soyez donc plus positif dans votre jugement, ne dites pas "Quel crétin", dites : 'Comme il a tout compris !"

Écrit par : Frédéric béant | 05 janvier 2009

Dobolino - je tape sur google: "rond dans l'eau" et je tombe sur ceci: http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/conferences/etatsgeneraux/ronds_eau_lbelisle01.pdf

Vous avez raison, les physiciens pourraient me renseigner sur ce verbe que je recherche, ou ce mot désignant l'action qui me travaille la cervelle...

"Quelle erreur, mon cher, de vous occuper de poésie contemporaine, au lieu de pontifier autour de l'acte d'apprendre à apprendre…
JPB"

Je ne pense pas que Jean-Paul veuille me voir en "trublion médiatique", il y avait de l'antithèse dans son propos (et merci de me considérer comme un poète; disons que j'en écris - après, les poètes sont Novalis, Hölderlin, Tzara, Jaccottet, M. Rouquette, Tsvetaeva, Akhmatova, Shakespeare, et quelques autres...); je crois qu'il me préfère encore comme je suis (même si je tâtonne encore et toujours dans mon métier, où je ne sais comment m'y reconnaître pour dire le vrai).

Sanseverina - je ne veux faire désespérer personne en écrivant mon analyse de la situation (vue au travers de mon expérience seule; qu'est-ce que ce travail pour 3 ou 4 élèves, quand le calme n'est que relatif, et que les pressions s'exercent de toutes parts?); cela me permet aussi de progresser dans mes réflexions et mes choix pour faire évoluer ma carrière (ou en changer) - quand le bilan est accompli (déjà), et qu'il y a devant soir une trentaine d'années de boulot - que faire, sinon agir?

Écrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

Non, pas ondoyer, - mais quand la pierre tombée dans l'eau provoque des cercles de vaguelettes régulières qui s'éloignent du point d'impact... ha, ça me tracasse...

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2009
On appelle ce phénomène faire des ronds dans l'eau

Ecrit par : dobolino | 05 janvier 2009

L'irisation; mais là, c'est la propagation de la lumière et non d'une onde liquide... Fichtre que l'inexactitude langagière est un vilain péché...

Écrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

Pendaries, je vous parie que les allemands ont un verbe pour exprimer cela.

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Zorglub, si j'en crois ce documentaire sur le baptême qui vous changera de vos élèves:
http://www.jds.tv/html/main.php?page=visualiser&directtodocument=3&id_video=367
il semblerait que, dans la cérémonie du baptême complète, il vous faudra utiliser successivement l'urine puis l'huile de vidange.

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Penda, je vous ai trouvé ça sur Wikipedia. C'est une piste:

Conditions de propagation

Certains types d'onde ont besoin d'un milieu matériel pour se propager. Par exemple, le son[1] ne se propage pas dans le vide. La propagation d'une onde n'implique pas le déplacement des composants du milieu à grande échelle, mais plutôt leur oscillation. Pour les ondes mécaniques, ce n'est pas la matière qui est transportée, mais l'énergie, on parle alors de « transport d'énergie sans transport de matière ».


Vitesse de propagation

Article détaillé : Vitesse d'une onde.
La vitesse de propagation d'une onde peut être définie comme la vitesse à laquelle la propagation s'effectue, elle vaut :


où λ est la longueur d'onde et f la fréquence de l'onde.

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Dobolino, je vous écris sur votre mèl pour plus de clarté quant à ma recherche de vocabulaire.

Écrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

à Pendariès,
Je fis un peu d'acoustique dans une vie antérieure et il doit m'en rester quelque chose. Peut-être pouvez-vous me mettre en copie pour votre recherche de vocablaire ?
japh59@voila.fr

Écrit par : Japhet | 05 janvier 2009

Et ça, aussi, très intéressant:
http://www.tc.gc.ca/canutec/fr/articles/ondul.htm

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Je viens de lire cela.

"Grand état de tension" dans les facs
AFP
05/01/2009 | Mise à jour : 18:08 | Ajouter à ma sélection
La Conférence des présidents d'universités (CPU) a écrit au président Nicolas Sarkozy pour lui faire part du "très grand état de tension et d'inquiétude" dans lequel se trouvent les universités en ce début 2009, selon cette lettre disponible lundi sur le site de la CPU.

Alors que le chef de l'Etat a érigé l'Université et la Recherche "au rang des priorités nationales", les universités connaissent un "malaise grandissant" et des "mécontentements accumulés", selon la CPU. En cause, des "interrogations persistantes" sur "la proportion des moyens nouveaux qui parviennent réellement aux universités", "la qualité de l'accueil des étudiants", "la réalité des dotations de l'Etat" pour les projets retenus par le plan Campus et "le devenir des statuts des personnels".

"Trois dossiers" sont "particulièrement sensibles" et "risquent de mettre le feu aux poudres", selon la lettre: la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l'accord France-Vatican du 18 décembre sur la reconnaissance des diplômes nationaux.

Écrit par : retraitée | 05 janvier 2009

"Trois dossiers" sont "particulièrement sensibles" et "risquent de mettre le feu aux poudres", selon la lettre: la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l'accord France-Vatican du 18 décembre sur la reconnaissance des diplômes nationaux.
Ecrit par : retraitée | 05 janvier 2009
Chère collègue,
Vous attirez l'attention sur la mise en cause monopole de la collation des grades comme je l'avais fait moi-même il y a quelques semaines.
Si l'université française ne refuse pas cet abandon, c'est qu'elle n'existe plus.
Hélas, je crains qu'elle ne l'accepte, car cela fait un bout de temps que les universitaires se sont résolus en masse à n'être plus qu'une masse salariale.
Bonne année quand même.
GM

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Et voilà encore un réactionnaire, un pas-cool ! Interview du dessinateur de BD Joann Sfar dans “Lire” :

« – En y resongeant, je me dis que je n’ai jamais fait ma crise d’adolescence : je ne me suis jamais révolté contre mes maîtres. J’ai adoré mes rabbins, mes professeurs de philosophie, ceux des beaux-arts…
– Vous dites « maîtres » ?
– La démocratie s’arrête là où commence l’enseignement, là où il s’agit d’apprendre… J’aime l’enseignement. »

Écrit par : Pierre LaRiba | 05 janvier 2009

Et voilà encore un réactionnaire, un pas-cool ! Interview du dessinateur de BD Joann Sfar dans “Lire” :

« – En y resongeant, je me dis que je n’ai jamais fait ma crise d’adolescence : je ne me suis jamais révolté contre mes maîtres. J’ai adoré mes rabbins, mes professeurs de philosophie, ceux des beaux-arts…
– Vous dites « maîtres » ?
– La démocratie s’arrête là où commence l’enseignement, là où il s’agit d’apprendre… J’aime l’enseignement. »
Ecrit par : Pierre LaRiba | 05 janvier 2009

Pour le plaisir d'être agaçant : je ne sais pas qui est ce type à BD, mais il devrait se demander pourquoi il "bédé".
J'AIME PAS LES BD ET LES BÉDÉISTES.
Allez, on lui fait lire les Provinciales, histoire de voir si ça déclenchera sa crise !

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Sinon, j'ai trouvé une belle définition du métier d'enseignant dans un roman d'Agatha Christie qui n'est pas l'un des plus connus "Le chat et les pigeons" ; ça se passe dans un pensionnat de jeunes filles. Je vous le recopierai ce soir (pas le roman, le passage).

Chose promise...

"Vous aimez l'enseignement, n'est-ce pas ? s'enquit miss Bulstrode.

- J'adore cela. Il n'est rien au monde de plus fascinant.

-Pourquoi ?

Eleen Rich s'arrêta net. Elle passa une main dans sa chevelure. Sous son effort de réflexion, elle plissa le front :
-Comme c'est intéressant. Je ne sais pas si j'y ai jamais pensé. Pourquoi aime-t-on enseigner ? Est-ce parce que cela vous donne un sentiment d'importance ? Non, non...ce ne peut être aussi bas que cela. Non, c'est comme d'aller à la pêche, je crois. Vous ne savez pas d'avance ce que vous allez prendre, ce que vous retirerez de la mer. Ce qui compte, c'est la qualité de la réaction des élèves. C'est si exaltant de l'obtenir. On ne l'obtient pas souvent, naturellement.

Remarque perso. : deux ou trois fois en un an, mais sans doute plus parce qu'on n'en est pas toujours conscient ou que "l'éveil" n'a pas lieu sur le moment, mais des semaines, des mois, des années après. Ca évoque la moisson, non les semailles et le labourage.

Miss Bulstrode approuvait de la tête : elle avait eu raison ! (elle songe à lui transmettre la direction de l'école et à la laisser entreprendre des réformes comme admettre davantages d'élèves dont les parents ont des revenus modestes). Cette fille avait quelque chose...

Evidemment, il manque les expressions "apprenant" "situation-problème", "métacognition" et "construire son propre savoir ;-)

Écrit par : Robin | 05 janvier 2009

Joann Sfar a fait des études de philo, il doit connaître Pascal mieus que Bongo...

Écrit par : Tual-Loizeau | 05 janvier 2009

Fallait lire "mieux" évidaman ;)

Écrit par : Tual-Loizeau | 05 janvier 2009

merci à vous cher brighelli
c'est grace à des gens comme vous, que nous, financiers et patrons, allons faire mettre un genou à terre à cette clique de syndicalistes subventionnée par l'état, que nous allons pouvoir démolir leur statut, affaiblir l'état, renforcer la privatisation des services publics, nous enrichir sur le dos des classes moyennes tandis que les plus pauvres se contenteront de payer plus pour avoir moins, ce que nous leur assurons déjà au niveau de l'employabilité.
merci donc et continuez de nous écrire de beaux livres. Aucune importance que vous disiez vrai ou faux : continuez à semer le doute, c'est bon pour nous.
financières salutations

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Amusez-vous un peu et prenez de bonnes résolutions en cliquant :


http://lucianoz.free.fr/?p=40

Écrit par : Amélie Kadavreski | 05 janvier 2009

J'en ai appris des choses, à partir d'un mot dont je ne connais que la définition (oui, les Allemands doivent avoir ça dans leur dictionnaire!), merci!

Écrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

C'est le plus souvent très modeste, mais particulièrement "comblant" cette histoire de pêche qui ne marche pas à tous les coups, comme l'autre jour après deux semaines de semailles et de labourage sur "Le ruban moucheté" d'A. Conan Doyle la séance de conclusion et le moment "magique" (mouvement de fébrilité palpable) où ils ont compris que la clé de l'énigme était contenue dans la métaphore du titre et dans le raccordement du signifiant au "bon" signifié (ruban moucheté/ foulard des romanichels ? serpent des marais ?)

Dans "Le chat et les pigeons", qui est un vrai roman policier et non un manuel de pédagogie (quelle horreur !), les bijoux sont cachés "dans les bagages" d'une des jeunes filles et pourtant personne n'arrive à les trouver.

Là, c'est plutôt une métonymie ( la partie pour le tout) et c'est très très fort et très très simple...Comme dans "La lettre volée".

Écrit par : Robin | 05 janvier 2009

Monsieur Finance, si vous développiez un peu ?

Écrit par : Gnocchi | 05 janvier 2009

Mais quel rapport entre les livres de JPB et les appétits présumés des "financiers et patrons" ?????

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 janvier 2009

Très drôle, ce Monsieur Finance…
Si seulement il savait ce que pensent de moi les financiers du ministère — quand ils s'en préoccupent…
Quant à l'affaiblissement de l'Etat, il n'est pas vraiment à l'ordre du jour.
Et un garçon qui utilise "employabilité" ne peut être tout à fait bon.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 janvier 2009

"Monsieur Finance, si vous développiez un peu ?"
ce qui est agaçant avec vous les profs, c'est votre arrogance...
je remercie juste monsieur brighelli pour sa contribution active et efficace à la privatisation du marché de l'éducation dont l'état détient actuellement un monopole abusif.
ne vous déplaise, vous et d'autres, grace à ce blog, vous nous aidez à nous enrichir au détriment des plus pauvres et de... vous-même !!!
merci bien donc de creuser votre propre tombe, et de continuer en 2009 à saper le pouvoir des syndicalistes gauchistes qui s'opposent encore, les pauvres réactionnaires, à la marche triomphale du marché et de l'Argent Roi.

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

vous vous mésestimez monsieur brighelli
et nous saurons vous récompenser pour vos services en temps voulu, soyez en assuré
il est rare de trouver un serviteur aussi zélé que vous à détruire la forteresse EN
encore merci

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Je rêve ou c'est une menace ?
Tarte à gueule à la récré !
JPB

Écrit par : brighelli | 05 janvier 2009

Monsieur Finance fait penser à ce dessin de Plantu à la veille du premier tour en 2002 : on voyait un couple, dont la femme venait de se faire tirer son sac par un voyou et qui criait “au voleur”. Son mari la fait taire en lui disant : “arrête, tu fais le jeu de la droite”.

Rhétorique débile de beauf de gôche qui nous a été servie trop souvent pour couvrir magouilles et crimes divers.

Écrit par : Pierre LaRiba | 05 janvier 2009

Encore une petite merveille "pédagogique", dans la bouche d'Hercule Poirot, celle-là (il interroge la jeune fille irréfléchie qui a échangé trop vite "sa vieille lampe" contre une "lampe neuve" ( encore une métaphore et deux pour le prix d'une ! ) :

- Et les autres filles ? Aviez-vous déjà vu quelques unes d'entre elles ?
- Seulement une ou deux que je connaissais déjà. Après tout, je n'ai été au collège que pendant trois semaines et, même au bout de ces trois semaines, je n'en connaissais pas même la moitié de vue. Et je ne reconnaîtrais pas la plupart d'entre elles si je les rencontrais demain.
- VOUS DEVRIEZ DAVANTAGE REMARQUER CE QUI VOUS ENTOURE DIT POIROT SEVERE (...)

Ici, Lady Agatha Christie rejoint Simone Weill (la philosophe) pour qui l'essentiel de l'utilité des études pré-universitaires résidait dans l'acquisition et le développement des facultés d'attention.

Écrit par : Robin | 05 janvier 2009

Ca sent le troll à plein nez! Le terme "gauchiste" est par trop péjoratif, jamais employé en tous cas par les personnes qui se considèrent comme très à gauche pour se qualifier elles-mêmes, et, par contre, employé comme un terme "noble" par notre Monsieur Finance...
C'est un beauf de droie.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

droite

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

"Pour le plaisir d'être agaçant : je ne sais pas qui est ce type à BD, mais il devrait se demander pourquoi il "bédé".
J'AIME PAS LES BD ET LES BÉDÉISTES.
Allez, on lui fait lire les Provinciales, histoire de voir si ça déclenchera sa crise !"

Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Un peu sectaire, Guy, sur ce coup-là! On voit que vous ne connaissez pas la personne que vous dénigrez avec autant d'enthousiasme!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Pour le plaisir d'être agaçant : je ne sais pas qui est ce type à BD, mais il devrait se demander pourquoi il "bédé".
J'AIME PAS LES BD ET LES BÉDÉISTES.
Allez, on lui fait lire les Provinciales, histoire de voir si ça déclenchera sa crise !

Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Guy, si vous ne connaissez pas Yoan Sfar, je me permets de vous conseiller de lire Le Chat du Rabbin, chez Dargaud, une merveille de poésie , de philosophie et d'humour.
Algerie, années 30. Un rabbin possède un chat gris, qui avale un jour le perroquet qui l'agace. C'est ainsi qu'il possède la parole.
Il décide alors qu'il est un chat juif et veut faire sa Bar-Mitsva. Refus du rabbin. Extrait : c'est le chat qui raconte.

-La Bar Mitsva, c'est pas fait pour les chats.
Je lui demande quelle est la différence entre un humain et un chat.
Il me répond que Dieu a fait l'Homme à son image.
Je lui demande de me montrer une image de Dieu.
Il me dit que Dieu, c'est une parole.
Je dis au rabbin que si l'homme est semblable à Dieu parce qu'il sait parler, moi je suis semblable à l'homme.

Voilà. C'est comme ça pendant 46 pages, et c'est un régal de Bédé.
(Et il y a 5 albums !)
Amicalement,

Écrit par : chevreuil | 05 janvier 2009

Si j'ai bien compris, Monsieur Finance estime que JPB fait le jeu de l'école privée en dénonçant " la fabrique du crétin"! Le raisonnement est tellement caricatural qu'il m'a fallu un moment pour le reconstituer.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 janvier 2009

Ca sent le troll à plein nez! Le terme "gauchiste" est par trop péjoratif, jamais employé en tous cas par les personnes qui se considèrent comme très à gauche pour se qualifier elles-mêmes, et, par contre, employé comme un terme "noble" par notre Monsieur Finance...
C'est un beauf de droie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

En revanche, les personnes qui se considèrent comme des martyrs du combat d'extrême gauche mettent volontiers ce terme dans la bouche de ceux par qui ils se sentent persécutés. Non ?
Vous ne trouvez pas que ça a un petit côté "La journée d'Enzo", ces messages ? Eldu, tire-toi, on t'a repéré !

Écrit par : catmano | 05 janvier 2009

Ca sent le troll à plein nez! Le terme "gauchiste" est par trop péjoratif, jamais employé en tous cas par les personnes qui se considèrent comme très à gauche pour se qualifier elles-mêmes, et, par contre, employé comme un terme "noble" par notre Monsieur Finance...
C'est un beauf de droite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Non, puisque notre ami imite avec un brillant mimétisme le discours d'un patron de droite, qui utilisera donc le terme de gauchiste. J'ai donc bien peur qu'il s'agisse de quelqu'un qui se croit authentiquement de gauche, et doté au passage de beaucoup d'esprit.
J'ai été élevée avec l'Huma, mais il n'a jamais été écrit à l'intérieur que l'ignorance rendait libre, camarade !

Écrit par : Anne | 05 janvier 2009

Ca sent le troll à plein nez! Le terme "gauchiste" est par trop péjoratif, jamais employé en tous cas par les personnes qui se considèrent comme très à gauche pour se qualifier elles-mêmes, et, par contre, employé comme un terme "noble" par notre Monsieur Finance...
C'est un beauf de droie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009
Vous n'avez pas lu la phrase en entier et remis gauchiste dans son contexte.
Si je vous le réécris comme ça:

merci bien donc de creuser votre propre tombe, et de continuer en 2009 à saper le pouvoir des " syndicalistes gauchistes " qui s'opposent encore, " les pauvres réactionnaires " , à la marche triomphale du marché et de l'Argent Roi.

Ecrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

vous le lisez mieux , Christophe ?
Accordés l' un à l'autre, syndicalistes gauchistes et pauvres réactionnaires. Vous saisissez l'ironie voulue du propos ?

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

Eldu, tire-toi, on t'a repéré !

Ecrit par : catmano | 05 janvier 2009
Ouais !

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

j'aime à voir ces nombrilistes arrogants se renvoyer la balle droite/gauche, s'accuser de complots... que c'est réjouissant ! les petits profs, petits bourgeois ravis de mettre leurs rejetons chez les bons pères pour ne pas frayer avec les produits de leur "fabrique du crétin" (oh merci pour ce titre monsieur brighelli !) se déculpabilisent en se renvoyant la balle !
ignorants des réalités du monde : l'argent n'est ni de droite ni de gauche, il est à NOUS, les possédants. Demandez à vos "camarades" chinois !

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Tout à fait, Cat !

C'est du eldu tout craché :o))))

Forme & fond :)

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

C'est qui Eldu ?

Écrit par : Gnocchi | 05 janvier 2009

//tvbruits.org/spip.php?article1066&debut_articles_mots=5

je suis suspendu de ma direction et de mon poste d'imf pour les mêmes motifs : refus d'appliquer les lois darcos et lettre à mon ien pour l'expliquer. perdant mon poste d'imf, je vais donc être muté.
je suis devenu soudain celui qu'on évite, qu'on ne voit pas pour en pas être vu en train de me serrer la main... par beaucoup de collègues... les stagiaires iufm ont fait une pétition... pour continuer à pouvoir venir dans ma classe... et comme on manque d'imf... je continuerai à en accueillir... sans être rémunéré...
joyeux noel darcos, et tous les petits papon de l'EN
ps : pour une fois, j'irai bien me faire voir chez les camarades grecs

Posté par ElDuendeLoco, 10 décembre 2008 à 22:52

:ange:

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

C'est qui Eldu ?

Ecrit par : Gnocchi | 05 janvier 2009

Un gars qui d'habitude fait beaucoup de fautes d'orthographe et là, il n'y en a pas...
J'ai un doute !!!

Écrit par : c.cuit | 05 janvier 2009

Marrant comme notre bon eldu abuse (tout comme un certain sibilibili) du terme 'papon'.

ange

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

:ange:

Ecrit par : toto | 05 janvier 2009

ça veut dire quoi, :ange?

Écrit par : Jean | 05 janvier 2009

C'est qui Eldu ?

Ecrit par : Gnocchi | 05 janvier 2009

Un gars qui d'habitude fait beaucoup de fautes d'orthographe et là, il n'y en a pas...
J'ai un doute !!!

Ecrit par : c.cuit | 05 janvier 2009

Oui, mais il ne met pas de majuscules, comme Eldu, et Dame Choco... Parce que les majuscules, c'est réactionnaire et que eux, ce sont de vrais révolutionnaires, des qui ont peur de rien ! ;O)))

Écrit par : catmano | 05 janvier 2009

"il n'y en a pas..."
et le "grâce" ;) "grace à ce blog"

attends qu'il ponde un chouïe plus ...

on verra ;)

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

C'est un terme, Papon?

Écrit par : Camaïeu | 05 janvier 2009

Oui, mais il ne met pas de majuscules, comme Eldu, et Dame Choco...

Ecrit par : catmano | 05 janvier 2009

Et comme Toto! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

C'est qui Eldu ?

Ecrit par : Gnocchi | 05 janvier 2009

Un gars qui d'habitude fait beaucoup de fautes d'orthographe et là, il n'y en a pas...
J'ai un doute !!!

Ecrit par : c.cuit | 05 janvier 2009
Il n'en fait pas tant que ça, cette vermine ! Il fait juste en sorte, dans le cadre du complot libéralo-libertaire auquel il souscrit à 100%, que les gosses du peuple qui sortent de sa classe n'aient aucune notion d'orthographe ou de grammaire bourgeoise et aient juste appris par cœur le catéchisme dit " humanitaire " et la vie quotidienne des phasmes.
Pour vivre Eldu en " live ", il faut aller sur le forum Education de France2. Ames sensibles, s'abstenir !

Écrit par : dobolino | 05 janvier 2009

ps : pour une fois, j'irai bien me faire voir chez les camarades grecs

Posté par ElDuendeLoco, 10 décembre 2008 à 22:52

:ange:

Ecrit par : toto | 05 janvier 2009

Eh bien si, là il y en a une, de fôte...

Écrit par : c.cuit | 05 janvier 2009

:ange:


://images-ftvi.mesdiscussions.net/icones/smilies/ange.gif

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

"ça veut dire quoi, :ange?"

Ecrit par : Jean | 05 janvier 2009

C'est un smiley, Jean.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

test

:ange:

//images-ftvi.mesdiscussions.net/icones/smilies/ange.gif

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

Désolé, depuis qu'ils ont modifié le blog ça passe pu :(

http://images-ftvi.mesdiscussions.net/icones/smilies/ange.gif

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

je suis suspendu de ma direction et de mon poste d'imf pour les mêmes motifs : refus d'appliquer les lois darcos et lettre à mon ien pour l'expliquer. perdant mon poste d'imf, je vais donc être muté.
je suis devenu soudain celui qu'on évite, qu'on ne voit pas pour en pas être vu en train de me serrer la main... par beaucoup de collègues... les stagiaires iufm ont fait une pétition... pour continuer à pouvoir venir dans ma classe... et comme on manque d'imf... je continuerai à en accueillir... sans être rémunéré...
joyeux noel darcos, et tous les petits papon de l'EN
ps : pour une fois, j'irai bien me faire voir chez les camarades grecs

Posté par ElDuendeLoco, 10 décembre 2008 à 22:52

Ce texte, avec la signature a été posté chez Lubin...

Écrit par : c.cuit | 05 janvier 2009

"C'est un terme, Papon?
Ecrit par : Camaïeu | 05 janvier 2009 "

Zyva, tu vas po t'y mettre, toi aussi, à me casser la couille "à la Manu" !
ange

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

Sanseverina - je ne veux faire désespérer personne en écrivant mon analyse de la situation (vue au travers de mon expérience seule; qu'est-ce que ce travail pour 3 ou 4 élèves, quand le calme n'est que relatif, et que les pressions s'exercent de toutes parts?); cela me permet aussi de progresser dans mes réflexions et mes choix pour faire évoluer ma carrière (ou en changer) - quand le bilan est accompli (déjà), et qu'il y a devant soir une trentaine d'années de boulot - que faire, sinon agir?

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

Mais, non, Penda, vous ne me désespérez pas. J'aime bien ce boulot même quand les conditions ne sont pas si faciles que cela. Mais, bon, il y a des moments où la reprise est un peu dure. Et j'enseigne dans des conditions similaires aux vôtres pour la bonne raison qu'on refile aux LP, dans le collège où je suis, la majeure partie des zozos qui nous épuisent toute l'année. Il y a des moments où je rêve d'en retrouver des calmes, qui ont envie d'apprendre sans que j'aie à déployer des trésors d'invention et de "séduction" pour qu'ils écoutent un peu. Portez-vous bien...

Écrit par : Sanseverina | 05 janvier 2009

"Pour le plaisir d'être agaçant : je ne sais pas qui est ce type à BD, mais il devrait se demander pourquoi il "bédé".
J'AIME PAS LES BD ET LES BÉDÉISTES.
Allez, on lui fait lire les Provinciales, histoire de voir si ça déclenchera sa crise !"

Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Un peu sectaire, Guy, sur ce coup-là! On voit que vous ne connaissez pas la personne que vous dénigrez avec autant d'enthousiasme!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Où voyez-vous du dénigrement enthousiaste ? J'avais prévenu : "pour le plaisir d'être agaçant".
CB vous écopez un gage.
Me commenterez ce qui suit, de qui vous savez, en rapport avec ce truc du 18 décembre sur l'abandon de la collation des grades.
"J'ai toujours estimé que les deux questions de Dieu et de l'âme étaient les principales de celles qui doivent plutôt être démontrées par les raisons de la philosophie que de la théologie, car bien qu'il nous suffise à nous autres qui sommes fidèles, de croire par la foi qu'il y a un Dieu, et que l'âme humaine ne meurt point avec le corps, certainement il ne semble pas possible de pouvoir jamais persuader aux infidèles aucune religion, ni quasi même aucune vertu morale, si premièrement on ne leur prouve ces deux choses par raison naturelle ; [...] et quoiqu'il soit absolument vrai qu'il faut croire qu'il y a un Dieu, parce qu'il est ainsi enseigné dans les saintes Ecritures, et d'autre part qu'il faut croire les saintes Ecritures parce qu'elles viennent de Dieu (la raison de cela est que, la foi étant un don de Dieu, celui-là même qui donne la grâce pour faire croire les autres choses, la peut
aussi donner pour faire croire qu'il existe), on ne saurait néanmoins proposer cela aux infidèles, qui pourraient s'imaginer que l'on commettrait en ceci la faute que les logiciens nomment un cercle."

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Ce texte, avec la signature a été posté chez Lubin...
Ecrit par : c.cuit | 05 janvier 2009
Qu'il signe de son nom, on verra après.
Et qu'est-ce qu'un "ifm" ?
Se déplace dans un monde bizarre ce mec !

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Guy, si vous ne connaissez pas Yoan Sfar, je me permets de vous conseiller de lire Le Chat du Rabbin, chez Dargaud, une merveille de poésie , de philosophie et d'humour.
Algerie, années 30. Un rabbin possède un chat gris, qui avale un jour le perroquet qui l'agace. C'est ainsi qu'il possède la parole.
Il décide alors qu'il est un chat juif et veut faire sa Bar-Mitsva. Refus du rabbin. Extrait : c'est le chat qui raconte.

-La Bar Mitsva, c'est pas fait pour les chats.
Je lui demande quelle est la différence entre un humain et un chat.
Il me répond que Dieu a fait l'Homme à son image.
Je lui demande de me montrer une image de Dieu.
Il me dit que Dieu, c'est une parole.
Je dis au rabbin que si l'homme est semblable à Dieu parce qu'il sait parler, moi je suis semblable à l'homme.

Voilà. C'est comme ça pendant 46 pages, et c'est un régal de Bédé.
(Et il y a 5 albums !)
Amicalement,
Ecrit par : chevreuil | 05 janvier 2009
Merci. Je lirai. Mais vous écopez du même gage que CB. J'avais écrit : "pour le plaisir d'être agaçant".

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Ce texte, avec la signature a été posté chez Lubin...
Ecrit par : c.cuit | 05 janvier 2009
Qu'il signe de son nom, on verra après.
Et qu'est-ce qu'un "ifm" ?
Se déplace dans un monde bizarre ce mec !
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Au fait, qui c'est ce Lubin ?
Ce serait pas un lubin de garenne, par hasard ?

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

"ça veut dire quoi, :ange?"

Ecrit par : Jean | 05 janvier 2009

C'est un smiley, Jean.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

D'accord, Christophe, mais cela ne me dit toujours pas ce que cela signifie...

Écrit par : Jean | 05 janvier 2009

Un "imf", pas un "ifm", Guy! Ah, cette méthode globale!!! ;-)
"imf". Instituteur maître formateur.
Comme Chevreuil, je ne parlais que du talent de Johann Sfar. Qui est grand, même si "ce n'est que" de la bédé.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Un code, qui veut montrer "l'humeur" dans laquelle on est au moment où on poste un message.
Pour ce qui concerne Toto, ça veut simplement dire qu'il croit se dédouaner en partie de toutes les insanités qu'il écrit en se donnant une intention d'ange candide putatif. (Pardon pour la redondance). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Enfin, "qu'il écrit"... Le mot est peut-être un peu fort.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Eldu sanctionné ? Ça, c'est la meilleure nouvelle de la journée. Reste plus à espérer que la Dame soit chocolat.
Pour les non-initiés (mais vous ne perdez rien à le rester) tout cela sort du forum Education de France2, où je vais faire une apparition de temps en temps. Et il y a des chances raisonnables pour que le Eldu soit une hypostase de Lubin soi-même, le degré zéro du crétin fait prof. Encore un qui m'aime, tiens !
JPB

Écrit par : brighelli | 05 janvier 2009

GLISSADE SEMANTIQUE

Ce matin, en latin 4e, nous avons lu une épigramme de Martial "A un maître d'école" ("Ludi magister, parce ..."). Dans l'un des vers, il est question des "paedagogorum", à traduire sous la plume satirique du poète par "pédants" plus que par "pédagogues". Les élèves se sont aperçus avec amusement du lien étymologique entre ces deux mots de même racine. Question : Les pédagogistes sont-ils tous des pédants ?

Écrit par : Marilyse Leroux | 05 janvier 2009

Un "imf", pas un "ifm", Guy! Ah, cette méthode globale!!! ;-)
"imf". Instituteur maître formateur.
Comme Chevreuil, je ne parlais que du talent de Johann Sfar. Qui est grand, même si "ce n'est que" de la bédé.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009
J'avais mal lu : donc "imf" soit "instituteur maître formateur".
J'ai pas lu Sfar, mais je suis assez lucide pour repérer les enfilades de conneries, et là, il y en a trois en trois mots.
1-Pourquoi "instituteur" alors qu'il n' y a plus d'instituteurs ?
2-Pourquoi "maître formateur" puisqu'il n'y a plus non plus de "maître" ?
3-"formateur", je ne commente même pas.
Donc cet ifm, imf, fim, mif ou ce que vous voudrez se révolte.
Ben ça, c'est une nouvelle.
Et cela vous inspire davantage que l'Epître à messieurs les doyens et docteurs de la sacrée faculté de théologie de
Paris ?

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Et il y a des chances raisonnables pour que le Eldu soit une hypostase de Lubin soi-même, le degré zéro du crétin fait prof. Encore un qui m'aime, tiens !
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 janvier 2009
C'est ce que je disais : un lupin de garenne ! Pas de quoi faire péter le douze !
Mais pourquoi ces abrutis prennent-il des pseudos aussi nazes : "lubin de garenne", "eldu du cul" ?

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Ne vous fâchez pas, Guy! C'était juste une mise au point!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

"CB vous écopez un gage."

On écope un bateau, mais "d'un" gage, me semble t-il.

"Me commenterez ce qui suit, de qui vous savez, en rapport avec ce truc du 18 décembre sur l'abandon de la collation des grades.
"J'ai toujours estimé que les deux questions de Dieu et de l'âme étaient les principales de celles qui doivent plutôt être démontrées par les raisons de la philosophie que de la théologie, car bien qu'il nous suffise à nous autres qui sommes fidèles, de croire par la foi qu'il y a un Dieu, et que l'âme humaine ne meurt point avec le corps, certainement il ne semble pas possible de pouvoir jamais persuader aux infidèles aucune religion, ni quasi même aucune vertu morale, si premièrement on ne leur prouve ces deux choses par raison naturelle ; [...] et quoiqu'il soit absolument vrai qu'il faut croire qu'il y a un Dieu, parce qu'il est ainsi enseigné dans les saintes Ecritures, et d'autre part qu'il faut croire les saintes Ecritures parce qu'elles viennent de Dieu (la raison de cela est que, la foi étant un don de Dieu, celui-là même qui donne la grâce pour faire croire les autres choses, la peut
aussi donner pour faire croire qu'il existe), on ne saurait néanmoins proposer cela aux infidèles, qui pourraient s'imaginer que l'on commettrait en ceci la faute que les logiciens nomment un cercle."

Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2009

Oui, le raisonnement est assez circulaire, en effet. Il se mord la queue, même, non?
Je préfère Spinoza: "Dieu existe nécessairement". Robin comprendra sans doute.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Et vous aussi, certainement.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Ne vous fâchez pas, Guy! C'était juste une mise au point!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Qu'est-ce qui vous fait croire que je suis fâché ?
Quant à parler mise au point, allez-y ! Vous avez l'extrait des Méditations métaphysiques et cette saloperie sur l'abandon de la collation des grades.
Bonne soirée.

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

@ Christophe Sibille écrit
"On écope un bateau, mais "d'un" gage, me semble t-il."
CB, vous avez parfaitement raison. Le cubital coincé de mon bras gauche ( deux doigts paralysés : aie! aie !) explique les fautes de frappe.
Mais cela ne vous autorise pas à traiter Descartes comme vous le faites.
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 05 janvier 2009

J'ai interrogé mon fils sur le problème de vocabulaire posé par Pendariès. ( Il vient de commencer un doctorat en mécanique des fluides dont le sujet est "Reconstruction spatiotemporelle d'écoulements instationnaires". Si, ça existe !!!) : quel verbe utiliser pour désigner le phénomène des rides concentriques qui se forment à la chute d'un corps dans l'eau ? Dans sa partie, il parle de "déformation de la surface libre" ( =les vagues, les ondulations et autres ondes) ! On dirait du jargon d'IUFM. Le verbe "anneler" me semble très joli. Il s'emploie pour des cheveux qu'on annelle, c'est-à-dire qu'on coiffe en anneaux. Dixit Monsieur Littré.

Écrit par : Marilyse Leroux | 05 janvier 2009

Encore un qui m'aime, tiens !
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 janvier 2009

Je vous apprécie beaucoup, Jean-Paul, je ne suis pas fan de l'anti-pédago - vous êtes un bonhomme étonnant (ça pour m'étonner, vous m'avez étonné) et gracieux par vos élégances d'homme au caractère trempé, mais fichtrement humain; alors le Lubin (ou un autre), on se le carre aux oubliettes.

Écrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

je ne suis pas UN fan de l'anti-pédago (je veux dire que vous n'êtes pas Jésus pour moi, - pas de miracles à votre tableau, mais un exemple, comme d'autres ici avec leurs expériences que je lis attentivement - et puis j'imagine que vous ne les aimez pas trop les Pierre, Paul et Jacques à vos basques, quant aux Marie-Madeleine????)

Écrit par : Pendariès | 05 janvier 2009

et ils sont là à chercher qui est M Finance ! tordant ! autant que pitoyable, à se tirer les oreilles entre sectes, avec des pseudonymes improbables!
des gamins qui se chamaillent tandis qu'on les dépouille de leurs billes! Pleurez mes mignons : que vous soyez brighelli ou d'illustres anonymes - outres gonflées à l'ombre du maître-, chacun de vos mots assassins contre ce dinosaure éducationnel est une ligne de crédit ajoutée à la privatisation qui nous enrichira, vous appauvrira!
merci encore à monsieur brighelli !

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

M. Finance est fou, mais tout le monde sait que le monde de la finance est fou depuis longtemps.

Écrit par : Jeremy | 05 janvier 2009

Dites donc, il est dopé à quoi, cui-ci ?

Écrit par : Marilyse Leroux | 05 janvier 2009

fou?
non!
votre éducation coute cher, car elle veut éduquer tout le monde.
or tout le monde n'est pas éducable.
donc, il ne faut pas éduquer tout le monde.
seuls ceux qui en ont les capacités ou / et les moyens y auront droit.
c'est avec la collaboration active et efficace de monsieur brighelli (entre autres) que ce fera cette prise de conscience et cette révolution.
encore merci à lui!

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

V'là l'bouffon !

Mort de rire !!!

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

"chacun de vos mots assassins contre ce dinosaure éducationnel est une ligne de crédit ajoutée à la privatisation qui nous enrichira, vous appauvrira!"

Le rôle de Cassandre, ici, c'est le mien, alors ne me le volez pas - vous ne lui faites pas honneur.

L'éducation va actuellement tellement mal que la critiquer, ce n'est pas la précipiter dans la privatisation, c'est plutôt tenter de la lui éviter. Mais ce n'est pas gagné, surtout si elle a des défenseurs comme vous.

Écrit par : Jeremy | 05 janvier 2009

Les Courses de Taureaux à Nîmes

de 1804 à 1820

A. JOSEPH D’ARBAUD, 1924













Il est difficile de savoir depuis quand les courses de taureaux constituent, à Nîmes et dans les localités voisines, un des spectacles préférés de la population. Nous n'apportons du reste aucune indication inédite qui puisse éclairer d'une lumière nouvelle les origines et les modalités primitives de ce divertissement national des Méridionaux, sport peut-être aussi ancien que l'élevage même des taureaux dans la région du Bas Rhône. Nous voudrions simplement, tâche moins ambitieuse, mais plus aisée, donner quelques renseignements historiques sur les courses de taureaux dans notre ville de 1804 à 1820 environ, période qui semble assez mal connue à ce point de vue.



Taureau à la corde. Clarensac années 50. Collection André Gras.

A la fin du XVIIIe siècle, et sans nul doute depuis fort longtemps, le peuple de Nîmes aimait beaucoup la course à la corde ou à la bourgine. Toutes les fois qu'on amenait aux abattoirs un taureau de Camargue (1), voire un boeuf paisible, la foule se saisissait de l'animal et lui faisait parcourir au galop rues et places de la ville, tandis qu'une corde le maintenait et permettait de l'arrêter s'il devenait dangereux, d'où course folle, sauts, bousculades, scènes comiques et joie générale, les coups de corne, les chutes et les étalages renversés constituant le revers de la médaille.

Lors des fêtes ou cérémonies publiques, l'on donnait de temps en temps, sur une place barrée et entourée d'installations de fortune, des courses libres, des courses de cocarde ou « au mannequin », parfois une ferrade. Et déjà ces spectacles avaient leurs ennemis et leurs détracteurs. En 1778, le conseil de ville nîmois Iui-même jugeait défavorablement, « ces courses qui occasionnent toujours des malheurs, qui portent atteinte au bon ordre et à la tranquillité publique, et qui sont très nuisibles au commerce et aux manufactures, ayant toujours été proscrites par les officiers municipaux » (2). En 1788, le Journal de Nîmes publiait également un article hostile (3).

(1) Voir sur l'élevage des taureaux de Camargue en 1808 un curieux mémoire de M. Nesme Desmarets, maire d'Aiguesmortes (archives départementales du Gard, 12 M 10).
(2) Archives communales de Nîmes, LL 43, conseil du 24 avril 1718. Il est à remarquer cependant que les règlements généraux de police municipale des 14 mai 1760 et 22 avril 1778 sont muets au sujet des courses de taureaux.
(3) François Rouvière, Lundis révolutionnaires (Nîmes 1891), page 107.

Durant la période révolutionnaire, les pouvoirs publics s'inspirèrent de sentiments identiques : un arrêté de l'administration centrale du Gard, en date du 20 fructidor an IV (6 septembre 1796), interdit la célébration des fêtes locales ou « votes », et prohiba expressément les courses de taureaux dans le département (1). Cette défense fut renouvelée le 18 fructidor an VIII (5 septembre 1800). Il est, bien difficile de savoir jusqu'à quel point ces dispositions furent respectées.

(1) Voici le texte de l'art. 2 de cet arrêté
« Toutes courses ou combats de taureaux sont interdits dans tout le ressort du département, même lors de la célébration des fêtes républicaines ordonnées par la Loi. Il est fait défense aux propriétaires ou gardiens des dits taureaux de les prêter pour cet usage. En cas de contravention, il est enjoint aux municipalités de faire tirer sur les dits taureaux et de les tuer dés qu'ils paraîtront dans l'arène, sans que les dits propriétaires qui les auront fournis puissent réclamer aucune indemnité. »

C'est ainsi que le 19 messidor an XII (8 juillet 1804), à Nîmes, le peuple rassemblé devant l'abattoir refusa d'obéir aux ordres des commissaires de police et de se disperser, on bouscula quelques malheureux gendarmes, les portes furent enfoncées, les boeufs de Camargue enlevés de force aux bouchers, et la course « à la bourgine » se déroula par les rites avec ses péripéties habituelles. Cinq jours après, pareil « désordre » faillit se renouveler.

L'autorité s'émut, et le préfet, par deux arrêtés sévères des 24 et 27 messidor (13 et 16 juillet 1804), défendit ce divertissement, qu'il déclarait « dangereux, indigne d'un siècle et d'un peuple civilités » ; tout attroupement devant l'abattoir serait déclaré séditieux, et dispersé au besoin par les armes. De Paris, le 9 thermidor suivant, (28 juillet, 1804), le ministère de la police générale approuva ces dispositions. II est il présumer que le Gouvernement impérial eut gan de cause pendant quelques années, les documents administratifs sont muets à ce sujet (1).

(1) Le mémoire signalé; plus haut de M. Nesme Desmarets indique qu'en 1808 l'interdiction subsistait toujours Il semble qu'à cette époque on ait cependant organisé des courses en Camargue (Timon l'Athénien, Des courses et combats de taureaux dans le Midi de la France, Avignon, 1868, page 49).

Mais toute législation contraire au vœu public ne peut durer. Un événement heureux, la naissance du Roi de Rome (20 mars 1811), fit lever l'interdiction. Dés le 6 avril, une circulaire du ministre de l'intérieur avait recommandé aux préfets de veiller à ce que l'on célébrât partout des fêtes solennelles, et au besoin, pour donner à la joie publique tout son essor, de « renouveler d'anciens usages chers aux peuples de certaines contrées ».

Le baron Rolland, préfet du Gard, développant ce principe, écrivit très justement à tous les maires : « Vous pouvez renouveler les anciens usages, chers aux habitants de ces contrées, tels que la course, la lutte, les jeux des taureaux et autres spectacles propres à donner au peuple cette gaîté qui caractérise les habitants du Midi ».

Aussi donna-t-on â Nîmes, les 9 et 10 juin 1811, jours désignés pour la fête, deux courses de taureaux sur la place des Arènes, entourée de barrières et d'amphithéâtres dressés par les soins des entrepreneurs au sud-est du monument romain. Le succès fut très vif. Le Journal dut Gard, qui ne fournit malheureusement aucun détail sur la nature même des courses, mentionne la présence à chaque journée de 12 à 15000 spectateurs (n'oublions jamais que le rédacteur était du Midi...).

Le directeur du théâtre et des spectacles à Nîmes était, alors, depuis 1809, François Branchu. Fort désireux sans doute de réaliser d'importants bénéfices, que la scène s'avérait impuissante à lui procurer, il s'empressa de solliciter une autorisation préfectorale, afin de donner des courses à Beaucaire pendant la foire.

Le Préfet, sur l'avis du Maire, refusa, aucune installation de fortune ne lui paraissant, assez sûre pour éviter tout risque d'accident.

Cette question du local se posait également, à Nîmes, où l'on manquait d'une installation permanente pouvant donner place, en toute sécurité, à une foule considérable de curieux. Il y avait bien l'amphithéâtre, qui avait vu peut-être aux temps antiques des spectacles du même genre, mais l'intérieur des Arènes et les arceaux étaient occupés et habités.

Le dégagement de ce superbe édifice, demandé par le conseil de ville nîmois le 7 avril 1785, puis par les Etats de Languedoc le 14 février 1786, avait été décidé par arrêt du Conseil royal en date du 28 août 1786, les événements des années suivantes n'avaient, pas permis la réalisation de ce projet. Il fut repris en 1807, et, mis enfin à exécution au printemps de 1809. On démolit d'abord l'îlot de oraisons situé à l'est de l'Esplanade, puis on fit, place nette dans l'intérieur du monument et dans les arceaux. Ce premier travail fut complètement achevé au début de 1813.

C'est alors que le baron Rolland, préfet du Gard, dans une lettre au ministre de l'Intérieur datée du 7 avril, proposa de rendre les Arènes à ce qu'il croyait, leur antique destination, et d'y donner des courses de taureaux :

« Le goût qu'a le public pour la course de taureaux est porté jusqu'à la fureur dans ce pays et, nulle part il n'existe aucun emplacement aussi magnifique que celui des Arènes. »

Il estimait qu'on pouvait, les louer, le produit serait, affecté à la restauration du monument.

Branchu, que l'exploitation du théâtre laissait en sérieux déficit, s'empressa de faire parvenir, le 8 avril 1813, une pétition au préfet :

« Je désire pendant l'été donner à la ville de Nîmes un spectacle qui de tout temps fut cher à ses habitants et qu'on petit, appeler le spectacle du pays, la course des taureaux. »

Le baron Rolland,

« considérant, que le projet du sieur Branchu procurera aux habitants de la ville de Nîmes, ainsi qu'à ceux des communes circonvoisines, un amusement pour lequel ils ont eu dans tous les temps le goût le plus décidé, et qu'en lui permettant aux conditions ci-après énoncées d'établir des courses de taureaux et autres spectacles publics dans les Arènes, cette mesure sera à la fois utile à la restauration du monument et à l'intérêt des pauvres »,

lui accorda par arrêté du 20 avril, l'autorisation de donner, du 1er mai au 30 septembre, dans l'intérieur des Arènes, des courses de taureaux et autres spectacles, tels que danse de corde, manège, voltige, luttes, ascensions de ballons.

En revanche, Branchu s'engageait à payer le droit des pauvres, et à solder sur le produit, des recettes les frais de divers travaux de restauration et d'entretien, parmi lesquels la couverture de « l'aqueduc circulaire intérieur », et l'achèvement, des dix-huit grilles destinées à fermer les portiques du côté du midi.

Branchu s'associa immédiatement avec Bastide fils et Paulhan fils. La première réunion dans les Arènes eut lieu le dimanche 23 mai 1813, après une publicité soignée, 300 affiches avaient été placées dans les localités voisines, la veille et le matin de la réunion, quatorze joueurs de tambourins et de galoubets, instruments que le rédacteur du Journal du Gard appelle en style noble « hautbois champêtres et petits tambours », avaient, selon la coutume, parcouru la ville.

Les taureaux provenaient de la manade Boissier, au mas d'Anglas. Il y eut, une course au mannequin et, plusieurs courses de cocarde. Le succès fut très vif, on compta environ 8000 spectateurs, et la recette atteignit le chiffre, considérable pour l'époque, de 5600frs pour moins de 2000frs de frais.

Branchu donna vingt réunions, jusqu'en octobre 1813. Ses programmes comprenaient, outre les courses de taureaux, des luttes, des exercices d'équitation, le jeu des trois sauts, et celui du saut sur l'outre ou peau de bouc :

JOURNAL DU GARD

samedi 19 juin 1813


« Le 13 juin la course des taureaux fut un peu plus amusante que la lutte. Elle l'aurait été davantage sans les cruautés exercées contre les taureaux les plus faibles lorsqu'ils sont, abattus, de la part des braves dont la prudence est admirable quand l'animal ne parait pas d'humeur à se laisser bâtonner et couper les oreilles ; elle l'aurait été encore davantage s'il y avait en des cocardes à enlever, mais peut-on exiger que les entrepreneurs fassent toujours la dépense des prix !

Pouvait-on surtout l'exiger raisonnablement dimanche dernier ?

La recette dut être si modique, il n'y avait que douze ou quinze mille spectateurs. Demain, pour varier le spectacle, on donnera encore la course, des taureaux, et, rien de plus. II y aura un mannequin à pétards pour exciter l'animal, il y aura deux bureaux à cocarde, et un prix de 15frs pour chaque cocarde enlevée. Quelle magnificence ! (1) »


(1)Voilà l'article d'un journaliste que le spectacle n’avait pas emballé, ou que la direction avait bien mal placé !

L'affluence était si grande que, pour maintenir l'ordre et empêcher les « resquilleurs » (déjà !) de franchir les grilles, il fallut, sur la demande de la municipalité, organiser pour chaque réunion un service d'ordre renforcé, et installer aux Arènes un corps de garde. Un arrêté spécial du maire, approuvé le 30 juin par le préfet, réglementa en détail la police du spectacle, l'article 7 est, particulièrement curieux :

« Il est aussi défendu aux femmes, aux filles, aux enfants au-dessous de seize ans accomplis et aux vieillards au-dessus de soixante ans faits d'entrer pendant la durée des courses de taureaux dans l'enceinte de la barrière à jour qui entoure l'arène, et à toutes personnes d'entrer pendant la durée d'un spectacle quelconque avec des gros bâtons ou des follets dans aucune, partie du monument ; ceux qui seront admis à entrer dans ladite barrière à jour, pendant les courses de taureaux, pourront, y entrer avec des cannes ou bâtons minces dits vulgairement bédigasses ».

Le 11 juillet 1813, un Espagnol figura dans la course « à la manière des tauréadors » ; il est regrettable que nous n'ayons pu trouver de plus amples détails sur cet ancêtre des « toreros » modernes. Le 18, on put encore admirer « les tours de l'Espagnol et le jeu du mannequin sur pied » : le 15 août, la course d'un « buffle » (sic).

Le jour de la fête de l'Empereur, la course de taureaux fut donnée gratis devant 20000 spectateurs. M. le comte Pelet, conseiller d'État, en mission dans les départements méridionaux, y assista, et fut paraît-il, très satisfait de la beauté du coup d’œil et de l’ordre qui régnait dans cette immense assemblée.

La saison de 1813 fut donc, particulièrement brillante, et le public nîmois put se déclarer heureux; les pauvres et les hospices avaient touché pour leur part, 7200frs.

Branchu quitta Nîmes cette même année pour aller prendre la direction du 36e arrondissement théâtral (Landes, Basses et Hautes-Pyrénées), il fut, remplacé dans le Gard par le sieur Juclié, qui obtint, le 23 septembre 1813, le privilège des Arènes pour l'année 1814, moyennant un loyer de 12000frs et le versement de 20000frs pour le droit des pauvres. Mais les événements du début de l'année, l'invasion, la chute de Napoléon, le firent, renoncer à son traité en avril 1814. Daniel Mourier lui succéda dans ses droits, le 14 mai, pour une période s'étendant jusqu'au 31 octobre. Le chiffre de la location était maintenu à 12000frs, mais le droit des pauvres réduit à 4000.

Les courses de taureaux recommencèrent le dimanche 22 mai 1814. En juin, l'ordonnance rendue le 7 pour l'observation rigoureuse des dimanches et fêtes vint contrarier l'organisation, le préfet obtint cependant de Paris de faire donner les courses à partir de midi.

Le 25 août, jour de la Saint Louis, fête du Roi, l'entrée fut gratuite, et le spectacle attira 20000 personnes. Mais les bénéfices généraux furent très inférieurs à ceux que la direction Branchu avait, réalisés en 1813.

Mourier se vit obligé de suspendre les réunions, il put obtenir une diminution du chiffre de ses redevances, le prix du loyer fut ramené de 12000 à 8000frs, et le droit, des pauvres de 4.000 à 3000.

En fin de saison, Monsieur, frère du Roi le futur Charles X, honora de sa visite auguste la bonne ville de Nîmes. On réquisitionna en toute hâte, maçons, charpentiers, menuisiers et serruriers pour la toilette des Arènes, et le 11 octobre, à trois heures de l'après-midi, Monsieur assista à une ferrade donnée en son honneur dans le célèbre monument :


JOURNAL DU GARD

15 octobre 1814



« A trois heures S. A. se rendit à l'amphithéâtre, vulgairement, appelé les arènes, où l'on avait préparé un spectacle connu dans ces contrées sous le nom de ferrade, et qui est dans le genre de ceux qu'on donne à Madrid. II consiste en des exercices de force et, d'adresse contre des taureaux sauvages paissant toute l'année dans les marais de la Camargue. Des tauréadors à cheval et à pied, armés de tridents, luttent contre ces animaux, les abattent et les tiennent, couchés jusqu'à ce qu'ils crient été marqués sur la cuisse avec un fer rouge, de la lettre initiale du nom du propriétaire. Cet exercice parut amuser le Prince, mais ce qui l'intéressa davantage, ce fut le spectacle de plus de trente mille personnes réunies dans cette enceinte, et qui, il tous moments, faisaient éclater la joie que causait sa présence. Nulle part sans doute on n'a pu offrir à S. A. R. un spectacle pareil parce que nulle part on ne trouve un local aussi bien disposé ».


En 1815, les circonstances furent encore moins favorables aux divertissements publics. Pendant les Cent Jours, le 28 mai, François Bastide et Alexandre Paulhan proposèrent de louer les Arènes ; ils offraient d'habiller et d'équiper cinquante gardes nationaux, mais demandaient que le droit des pauvres fût réduit à 50frs par réunion, le bureau de bienfaisance consulté, réclama 250frs, on ne put s'entendre. Samary jeune donna quelques courses de taureaux en août et septembre, le 5 de ce dernier mois, les officiers de la troupe de ligne et de la garde nationale offrirent ce spectacle au général et aux officiers des troupes autrichiennes d'occupation.

Ainsi donc, en dépit, des événements, les courses de taureaux avaient reconquis droit de cité à Nîmes. On en donna encore en 1816, puis en août et septembre 1817, et en 1818, sous la direction d'Alexis Sinbre. En 1817, le prix d'entrée était fixé a 0,50fr !

En 1818, on vit le 23 août une grande ferrade avec taureaux du Sauvage; le jour de la Saint Louis, la course eut lieu au bénéfice des pauvres, avec six taureaux du Sauvage, le 6 septembre, on put assister encore à une ferrade de dix-huit bêtes. Cette même année 1818, il fut question de construire à Beaucaire un amphithéâtre en maçonnerie (1).

(1) En 1813 et 1814, les fermiers des baraques du Champ de Foire avaient vainement sollicité l'autorisation de donner des courses de taureaux pendant la foire, dans une enceinte palissadée.

En 1819, la course traditionnelle de charité eut lieu pour la Saint-Louis. Le 13 juin, le directeur avait fait venir un toréador espagnol, dont le succès, si l'on en croit le .Journal du Gard, fut très médiocre :

JOURNAL DU GARD

16 juin 1819

« Voltaire, consulté par un perruquier poète sur le mérite de ses vers, lui écrivit pour toute réponse : faites des perruques. Que de gens à qui l'on pourrait donner un semblable conseil !... Nous pûmes, dimanche dernier, faire une double application de cet avis salutaire. A trois heures de l'après-dînée, la foule, bravant la poussière et le soleil, se précipite dans l'amphithéâtre, pour assister aux exercices extraordinaires de M. Roque-Montagne, fameux tauréador, et pensionnaire à ce titre du Roi d'Espagne. Il parait bientôt à cheval, vêtu de soie, armé d'une pique, fait, trois sauts et ne fait plus rien.

Le taureau, moins par crainte que par amour de la liberté, cherche à fuir, il franchit une muraille, et va se tapir dans un coin. Son imprudent adversaire le suit, et présente sans défense à la corne meurtrière les flancs du pauvre cheval qui tombe noyé dans son sang. Notre écuyer démonté prendra-t-il sa revanche ?

II reparaît à pied, agitant un drapeau rouge, mais il se tient toujours à une distance respectueuse de l’animal, qu'il fait semblant de provoquer, et s'il s'approche une seule fois, c'est, pour rouler dans la poussière au milieu des éclats de rire de la multitude désappointée. M. Roque-Montagne, rendez-nous notre argent, retournez à Madrid, et faites des perruques »


Le dimanche 22 août 1819, pendant la course libre, un jeune taureau poursuivi parvint à monter sur les premiers gradins de l'amphithéâtre, causant une véritable panique, qui se termina sans accident grave, une telle surprise est impossible depuis les travaux de restauration.

Dans la période qui suivit, il semble bien que le goût de la population nîmoise pour les courses de taureaux diminua légèrement, sans doute, on en donna encore chaque année, le 9 mai 1823, par exemple Madame, Duchesse d'Angoulême, de passage à Nîmes, vit aux Arènes une ferrade que précédèrent des danses du pays. En 1824, un arrêté du Maire de Nîmes réglementa, le 17 mai, les courses de taureaux et autres spectacles des Arènes. Mais une certaine hostilité, dont on retrouve la trace dans le .Journal du Gard du 8 octobre 1823 et du 28 juillet 1827, se manifesta contre ce divertissement, celui-ci manqua aux fêtes du Roi célébrées de 1820 à 1823; on alla jusqu'à l'interdire un moment à l'automne de cette même année 1823.

Surtout, et de plus en plus, d'autres spectacles firent, dans les Arènes, une rude concurrence aux courses de taureaux, en 1820, après la foire de Beaucaire, le célèbre Franconi et sa troupe y donnèrent trois représentations ; en juin 1821, l'écuyer anglais Ducrow y parut à son tour. En 1828, sous la direction du sieur Belfort, un théâtre d'été, le Théâtre Olympique, consacré spécialement à la pantomime chevaleresque et militaire, y fut dressé, où le public put admirer des pièces à grand spectacle telles que la Mort de Poniatowski, La Forêt noire, Sancho aux noces de Gamache, etc...

Si nous voulions rappeler des souvenirs plus proches de l'époque contemporaine, nous arriverions à l'interdiction totale des courses de taureaux en 1841 (1), puis à leur reprise en 1853, année où les Nîmois virent pour la première fois une mise à mort à l'espagnole (2), ce fut enfin, en 1863, la venue d'El Tato, qui ouvre la période moderne (3), mais ceci est une autre histoire.

(1) Arrêté préfectoral du 19 janvier 1841.
(2) A. Pieyre, Histoire de la Ville de Nîmes depuis 1830, tome II, pages 226-227.
(3) A. Pieyre, Histoire de la Ville de Nîmes depuis 1830, tome II, page 332.

H. CHOBAUT.



LE CULTE DE MITHRA



LE MITHRA, restauration rapide, à la française, à proximité des Arènes de Nîmes



On pourrait relier l’importance du sang versé dans la corrida au culte de Mithra, mais je ne m’y risquerais pas de façon certaine.
L’initiation au culte de Mithra se faisait en égorgeant un taureau au-dessus de l’initié dont le visage se trouvait baigné de sang.
Ce rite solaire était lié à la fertilité et se déroulait aux solstices et aux équinoxes. C’est une thématique riche de sens contenu dans les rites, la religion, la fertilité, le sexe et le soleil… la vie quoi !
La trace de Mithra se retrouve originellement chez les habitants de l’Inde et d’Iran. Dans les écrits sacrés de l’Inde antique, les Védas, il figure à plusieurs reprises sous le nom de « Mitra » ce qui signifie « Traité ».
Mithra est un dieu de lumière assimilé en Inde, au Soleil. Sous l’influence de Zoroastre « Zarathoustra » les sacrifices sanglants, comme l’immolation de taureaux, furent interdits ainsi que l’usage de l’haoma, produit capiteux, provoquant l’extase. Le culte de Mithra était lié au bovidé et le sang du taureau sacrifié, mélangé à l’haoma procurait à qui le consommait une force immortelle.
Dans chaque mithréum (lieu du culte de Mithra) orienté vers le Levant pour permettre aux premiers rayons du soleil d’y pénétrer par une ouverture pratiquée dans la voûte et de frapper directement l’effigie du dieu que l’on voit terrasser le taureau d’un mouvement du genou, lui tirer la tête en arrière pour l’égorger. La scène se déroule dans une grotte qui symbolise la voûte céleste, le cosmos, sur son bord on distinguera la représentation du soleil et de la lune.
L’ornementation végétale est la conséquence de la mise à mort du taureau. Son sang qui s’écoule arrose et nourrit les blés ; de la queue de l’animal, siège de vertus magiques, jaillissent également des épis. Un chien et un serpent lèvent la tête vers la blessure et cherchent à lécher le sang qui en coule. De ses pinces, un scorpion serre les organes génitaux de l’animal mourant. Quelle est donc la signification de toute cette scène ?
L’Iran et Rome ont chacun des interprétations différentes d’où de nombreuses erreurs Il est clair que l’acte de Mithra est créateur.
La mort du taureau engendre une vie nouvelle. C’est là le cœur de tous les mystères antiques, autour des problèmes cruciaux de la vie, la mort, la résurrection comme la nature nous les montre, dans un cycle toujours répété.
Ainsi, la mort paraît se refermer sur l’homme, mais une ouverture se fait sur l’espace infini et celui-ci renaît à une dimension sans limites.
Passons maintenant à un bref historique de la corrida. Tout cela est bref, mais comme je l’ai dit plus haut, c’est un premier essai…
Entre autres, dirons nous. Il n'est pas certain que seuls les romains soient à l'origine de la corrida. Les jeux qui se déroulaient dans leurs arènes ne comportaient pas que des taureaux, mais aussi des fauves, des éléphants... des combats d'animaux étaient organisés. La corrida n'était pas encore née.
Les taureaux faisaient l'objet d'attaques non réglées : brûlés avec des torches, poursuivis par des molosses, piqués par des taurarii (ancêtre du picador ?) aidés par des successores. Certains athlètes se risquaient à des acrobaties, sautaient à la perche, roulaient dans des paniers sphériques, se réfugiaient dans des tourniquets à cloison installés au centre de la piste. La pompa voyait défiler les acteurs avant le début des jeux. Ces jeux nommés « venationes » ont été introduits par Jules César au 1er siècle.
Des opposants à ces spectacles se sont manifestés, et notamment l'Eglise, dont certains prélats, venaient hypocritement assister à ces « divertissements »…
Extraits des cahiers d'histoire
NÎMES AU XIXe et XXe SIECLE
Sur les spectacles et la Tauromachie dans les Arènes

avec Georges Mathon

-oOo-

1804, le 8 juillet (19 messidor an XII), à Nîmes, des nîmois rassemblés devant l'abattoir refusent d'obéir aux ordres des commissaires de police et de se disperser, on bouscula quelques malheureux gendarmes, les portes furent enfoncées, des boeufs de Camargue furent enlevés de force aux bouchers, et la course « à la bourgine » se déroula par les rites avec ses péripéties habituelles.La bourgine était pratiquée depuis fort longtemps dans Nîmes et sa région. On aimait beaucoup la course à la corde ou à la bourgine. Toutes les fois qu'on amenait aux abattoirs un taureau de Camargue, voire un boeuf paisible, la foule se saisissait de l'animal et lui faisait parcourir au galop rues et places de la ville, tandis qu'une corde le maintenait et permettait de l'arrêter s'il devenait dangereux, d'où course folle, sauts, bousculades, scènes comiques et joie générale, les coups de corne, les chutes et les étalages renversés constituant le revers de la médaille.L'autorité s'émut, et le préfet, par deux arrêtés sévères des 13 et 16 juillet 1804, (24 et 27 messidor) défendit ce divertissement, qu'il déclarait « dangereux, indigne d'un siècle et d'un peuple civilités »

Mais toute législation contraire au vœu public ne peut durer.

1811 - Un événement heureux, la naissance du Roi de Rome (20 mars 1811), fit lever l'interdiction de 1804. Dés le 6 avril, une circulaire du ministre de l'intérieur avait recommandé aux préfets de veiller à ce que l'on célébrât partout des fêtes solennelles, et au besoin, pour donner à la joie publique tout son essor, de « renouveler d'anciens usages chers aux peuples de certaines contrées

1813, autorisation par le Préfet de donner, du 1er mai au 30 septembre, dans l'intérieur des Arènes, des courses de taureaux et autres spectacles, tels que danse de corde, manège, voltige, luttes, ascensions de ballons.
Le dimanche 23 mai une course de taureaux est organisée dans les arènes, sous la direction du sieur Branchu, directeur de la comédie (théâtre). Des barrières en bois seront construites pour servir de retraite aux participants.
Le dimanche, 6 juin, et le lundi 7, de Pentecôte, courses de taureaux.
Le 13 juin grande course de taureaux et luttes d'hommes, il y aura entre 12 et 15000 spectateurs.
Le 11 juillet, le sieur Antonelli Jordani, Espagnol, exerça ses talents face au taureau avec une cape rouge, il le piquera avec "des flèches et des lances ". Il n'y aura pas de mise à mort.
De nombreuses courses de taureaux et ferrades eurent lieux cette année là dans les arènes, la clôture se fit le 14 novembre.

1853, première course de taureaux, à la manière espagnole et avec mise à mort, dans les Arènes de Nîmes.
Il n'était pas dit dans le programme que les taureaux seraient mis à mort, et néanmoins pour assister à ce spectacle plus de trente mille spectateurs surchargeaient les gradins de l'Amphithéâtre. Lorsque l'espada s'en alla au pied de la tribune réservée aux autorités demander la permission de se mesurer seul à seul avec le taureau, ce fut de toutes parts des applaudissements, des interpellations, des cris qui exigeaient le sacrifice. L'autorité s'inclina, et l'animal reçut le coup mortel. Le signal était donné et la course prenait nettement le caractère espagnol à la joie de la multitude.
Mais le deuxième taureau fut absolument martyrisé par ses exécuteurs. Il fallut le retirer de l'arène encore vivant et dés lors les autorités interdirent ce genre de spectacle. Le public lui-même, écœuré de la boucherie à laquelle il assistait, applaudit à cette décision comme il avait applaudi à l'annonce de la mise à mort. Ce n'est que bien longtemps après que de pareilles représentations furent autorisées. Mais un premier essai n'en laissa pas moins une profonde impression parmi nos concitoyens.
Ce n’est que 10 ans plus tard, que les corridas reviendront, les dimanche 10 et jeudi 14 mai 1863, à l’occasion du Concours Régional Agricole de Nîmes, mais cela est une autre histoire…

1860, visite à Nîmes de la grande duchesse Hélène Paulowna, sœur du grand duc Michel de Russie. La princesse arriva le samedi 28 juillet et descendit à l'hôtel du Luxembourg (à cette époque le plus prestigieux hôtel de la ville, il était situé à l'esplanade à gauche de l'église Ste Perpétue, il sera démoli en 1954 et remplacé par l'immeuble du même nom.), elle fut reçut à la gare par les autorités et voulut voir les arènes animées par un spectacle. Une course de taureaux fut organisée.
Des courses de taureaux avaient été organisées lors des visites :
- de la Duchesse d’Angoulême en 1824,
- ainsi que celle du prince Président Louis Napoléon Bonaparte du 30 septembre 1852.

- Jules Rostain sera directeur des Arènes de 1864 à 1871, ce fut une période faste pour les spectacles et pleine d'innovations. En 1864, il donnera 14 courses de taureaux, à la fin de l'année il met en place des abonnements pour l'année suivante. En 1867 les courses landaises furent très en honneur, il fut en outre donné un grand festival musical et orphéonique. En 1868, chaque course comprit une loterie gratuite, en prenant son billet, chaque spectateur recevait un billet de loterie, laquelle était tirée à la fin du spectacle et le 26 juillet, pour la première fois, dans les Arènes, on tira un feu d'artifice. En 1869, on vit un matador Beaucairois monté sur un vélocipède. En 1870 deux mises à mort furent données au bénéfice des soldats de l'Armée du Rhin et aux épouses et mères des mobilisés. En 1871, eurent lieu deux grandes représentations théâtrales. Le 24 septembre, au cours d'une course libre, un énorme tonneau de bière, robinet ouvert, fut mis au milieu de la piste, à la disposition des courageux aficionados.

- Le 3 mars 1875, l'Opéra Comique représentera pour la première fois " Carmen " de Bizet, d'après la nouvelle de Mérimée. C'est en 1876 que fut levé l'interdiction qui pesait sur " Les Huguenots ", Opéra en cinq actes de Meyerbeer, il sera joué peu après.
- Le 12 mai 1900, une représentation de Carmen eut lieu pour la première fois dans les arènes de Nîmes, après l'opéra, la mise à mort dans les Arènes par un novillo, Valenciano-Sapin.
La sono n'étant pas au point et la mise en scène ayant connu quelques défaillances cette représentation ne fit pas l'unanimité. La dernière représentation de Carmen avec une Corrida sera réalisée en 1979 avec, comme torero, Christian Montcouquiol « Niménio II ».

- Une circulaire du 26 septembre 1894, du ministre de l'intérieur interdit la corrida à Nîmes; Une imposante manifestation mobilise la population, finalement la ville décide de résister une corrida se déroulera le 14 octobre, avec le soutien et la présence de Frédéric Mistral. Ce jour là dans l'amphithéâtre ce fut un véritable délire.
Un commentateur de l'époque Georges Reboul nous décrit la scène : « Quand il parut, grand, très droit, coiffé de son feutre immense, la tête haute fière, encadrée de longs cheveux blancs, nous étions là vingt mille, qui l'accueillîmes par une clameur inouïe. Très calme, avec une aisance familière, il salua d'un geste large, empreint de noblesse et de majesté... En cette minute sublime, Mistral était beau comme le dieu de la Patrie ! »




1920 - Reprise des corridas interrompues par la guerre de 14-18, le dimanche 23 mai 1920, à l'occasion des fêtes de la Pentecôte.
(dernière corrida en 1914, le 24 mai, avec 6 taureaux et toréés par Vincente Martinez, Cocherito et Celita ; une autre le 28 juin, 6 taureaux toréés par Pablo Roméro, F. Martin Vasquez et Paco Madrid.)
Lecture est faite le 30 août 1919 d'une proposition adressée au Conseil Municipal de Nîmes par l'intermédiaire de M. Paul Morel, représentant de l'« Union des Criadores de toros de lidia » :
« ... de la part de son excellence le Duc de Veragua, au nom de l'Union des Eleveurs de toros de combat dont il est le Président, que cette Société a, dans une de ses dernières réunions générales, sur la proposition de Don Manuel Garcia-Aléas, de Colmenar-Viejo, décidé d'accorder ce qui suit :
Les ganaderos de toros bravos d'Espagne, auraient honneur et plaisir d'offrir aux fins d'une corrida de bienfaisance aux mutilés aveugles et autres, de la Grande Guerre, 6 toros limpios, tirés au sort parmi les sociétaires, qui seraient toréés dans les Arènes de Nîmes, comme étant cette ville le berceau de l'aficion française et possédant le plus vaste cirque où il pourrait se faire la plus énorme recette dans ce charitable but.
Les toros seront mis à la disposition de la Municipalité nîmoise en 1920 dès le mois de mai, si cette proposition est agréée par le Conseil Municipal, qui se chargerait de l'organisation de cette corrida avec le concours des Sociétés taurines de la ville, afin de donner plus de développement à la fête. »
Cette proposition sera acceptée à l'unanimité par le Conseil Municipal.
Cette initiative marquera la reprise des grands spectacles taurins dans les Arènes de Nîmes. C'était très certainement le but recherché par l'U.C.T.L. (Union de Criadores de Toros de Lidia) qui regroupait tous les élevages d'Espagne et du Portugal.
C'est à cette époque que sera créée l'Union Taurine Nîmoise, toujours présente, de nos jours, avec l'actuel président, (2007) Eric Pujante.
L'année précédente des spectacles taurins avaient eu lieu, dix capéas, avec des taureaux de Viret, Saurel, Reynaud, Granon, Lescot et Julien Abel.
C'est le 23 mai 1920 que se déroulera dans les Arènes de Nîmes, la première corrida d'après-guerre.
Sept bêtes de 6 élevages différents seront estoquées. Un toro de Manuel Garcia-Aleas par Augustin Garcia ; un toro de Anastasio Moréno Santamaria par Punteret ; un toro de Antonio Lopez Plata par Luis Freg ; un toro de Manuel Lozano par José Garate ; un toro de Alipio Perez Tabernero Sanchon par Saleri II ; un toro du marquis de Villamarta par Ernesto Pastor ; et enfin, un novillo sera travaillé par le jeune Mariano Montes.
Il y aura cinq Capéa, au cours de cette même année et une corrida le 26 septembre.
L'année suivante, 1921, une corrida sera organisée le 15 mai au bénéfice du futur monument aux Morts de la guerre de 14-18.
La corrida du 19 juin 1921, sera organisée au bénéfice des habitants des régions sinistrées par la guerre et le 31 juillet au bénéfice des veuves de guerre, les Arènes seront combles, mais le spectacle sera tellement décevant que la direction sera obligée d'offrir un taureau supplémentaire que Belmonte consentira à toréer.
C'est seulement après cette dernière corrida que les autorités se manifestèrent en dressant des procès-verbaux à l'encontre des matadors, des organisateurs et du président de la course, Gaston Audry.
L'audience du tribunal sera fixée pour le 17 novembre 1921. Une manifestation monstre sera organisée le jour de l'audience. A sa tête, le Maire, Josias Paut, son adjoint Henri Bauquier, s'associeront aussi à la manifestation, la « Nacioun Gardiano » avec une centaine de cavaliers menés par le marquis de Baroncelli-Javon (*) et l'avocat Bernard de Montaut-Manse, prieur de la confrérie des gardians.
Arrivé devant le tribunal ce dernier prendra la parole sur son cheval :
« Méridionaux, voici l'heure du Midi ! Notre terre nous appelle, dressons-nous et courons au secours de son Droit, car elle est notre Mère adorée et bénie. Exaltons nos tridents et nos coeurs ! Pour la Provence et pour le Languedoc, en avant, mes amis gardians, mes frères du Midi ! Maudits soient ceux qui renient notre Patrie méridionale ! Vive notre langue ! Vivent nos courses de taureaux ! Pour nos libertés, en avant ! »
Après cela il revêtira sa robe pour aller plaider contre la SPA, parti plaignant, qui sera déboutée et condamnée aux dépens.
(*) Le marquis Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943) fondateur de la Nacioun Gardiano en 1904, était le dernier descendant de Christophe de Baroncelli-Javon, Grand Prieur de St Gilles (Ordre de Malte) en 1699

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

Histoire de la Ville de Nîmes
Adolphe Pieyre, 1886.

LA PREMIERE CORRIDA A NÎMES EN 1853.





La population nîmoise vit cette année 1853, deux faits importants, l'un un spectacle qui ne lui avait pas été encore fourni, mais qui cadrait avec ses mœurs et surtout celles des localités environnantes, l'autre un épouvantable accident dont le souvenir est encore présent à tous les spectateurs de la scène que je raconterai.

Le premier de ces faits était une course de taureaux, à la manière espagnole. Ce spectacle, annoncé de bonne heure, avait attiré à Nîmes tous les habitants des villages voisins.

Des trains de plaisir organisés par la compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée avaient amené de Marseille, de Montpellier d'épais contingents de curieux. La ville entière était littéralement encombrée de flots pressés d'étrangers. C'est un spectacle qui s'est d'ailleurs présenté plusieurs fois dans nos murs et tout récemment encore.

Il n'était pas cependant dit dans le programme que les taureaux seraient mis à mort, et néanmoins pour assister à ce spectacle si merveilleusement décrit par Théophile Gauthier et Alexandre Dumas et complètement inconnu à Nîmes, plus de trente mille spectateurs surchargeaient les gradins de notre Amphithéâtre.

Il était évident que devant les réclamations d'une foule délirante l'autorité cèderait. Aussi lorsque l'espada s'en alla au pied de la tribune réservée aux autorités demander la permission de se mesurer seul à seul avec le taureau, ce fut de toutes parts des applaudissements, des interpellations, des cris qui exigeaient le sacrifice. L'autorité s'inclina, et l'animal reçut le coup mortel. Le signal était donné et la course prenait nettement le caractère espagnol à la joie de la multitude.

Mais le deuxième taureau fut absolument martyrisé par ses exécuteurs. Il fallut le retirer de l'arène encore vivant et dés lors les autorités interdirent ce genre de spectacle. Le public lui-même, écœuré de la boucherie à laquelle il assistait, applaudit à cette décision comme il avait applaudi à l'annonce de la mise à mort. Ce n'est que bien longtemps après que de pareilles représentations furent autorisées. Mais un premier essai n'en laissa pas moins une profonde impression parmi nos concitoyens.

Nota GM : Ce n’est que 10 ans plus tard, que les corridas reviendront dans notre amphithéâtre, Dimanche 10 et Jeudi 14 mai 1863, à l’occasion du Concours Régional Agricole de Nîmes, mais cela est une autre histoire…

Une suite d'articles sur la Tauromachie
> Origine des Courses de Taureaux à Nîmes de 1804 à 1820
> Première corrida en 1853
> Reprise des corridas dans les Arènes, les 10 et 14 mai 1863.
> Descriptif avec images de la tauromachie, article du milieu du XIXe siécle
> L'art tauromachique contemporain à Nîmes
> Les taureaux des Arènes
> Le Taureau de Camargue
> Article Midi Libre du 29 janvier 2006
> Article Midi Libre du 28 mai 2006


Un voyage en ballon qui tourne mal.
A quelques mois de là, le dimanche 20 novembre, la municipalité avait organisé aux Arènes un spectacle au bénéfice des pauvres. Après une brillante course de taureaux, un habile aéronaute, E. Déchamps fit une ascension en ballon, accompagné de sa femme. Il alla atterrir au pont de la Bastide, après avoir parcouru sept kilomètres en vingt minutes. On organisa pour le dimanche suivant une seconde représentation qui avait encore pour attrait principal une ascension aérostatique exécutée par Déchamps.

Il faisait ce jour-là un temps épouvantable et l'amphithéâtre ne contenait que de rares spectateurs. On était au 27 novembre et un vent glacial s'engouffrait dans les arcades, rendant la place peu tenable et balançant horriblement au milieu du cirque le ballon encore captif. Un sieur Letur (1) s'était engagé à descendre du ballon lorsqu'il serait à une certaine hauteur avec un parachute, mais en présence du mauvais temps, Déchamps déclara s'y opposer formellement.

Cette première infraction au programme promis, souleva sur les gradins, où étaient éparpillés quelques centaines de curieux résolus, de violentes clameurs. Malgré eux le Maire autorisa Letur à ne pas accompagner Déchamps, mais lorsqu'on agita la question de savoir si Déchamps lui-même tenterait de s'élever dans les airs, les cris de « A poou, a poou „ (il a peur, il a peur) retentirent de toutes parts.

Le Maire devant ces protestations ne crut pas devoir empêcher l'aéronaute d'exécuter son programme et Déchamps lui-même, mis en fureur par les insultes et les trépignements des assistants voulut montrer qu'il ne reculait pas devant le danger. Il monta dans la nacelle et, à trois heures de l'après-midi, donna l'ordre du : « Lâchez tout. »

L'aérostat s'éleva rapidement et fut emporté avec une secousse effrayante dans la direction du sud-ouest. La nacelle dans cette montée vertigineuse avait failli être broyée contre les gradins supérieurs. Les spectateurs, cruellement exigeants, pouvaient être satisfaits. Placés sur le haut du monument, ils suivaient le ballon de l’œil.

Dix minutes après son départ, l'aérostat était déchiré par un coup de vent dans toute sa longueur, et tout le gaz s'étant échappé instantanément, l'appareil descendit presque perpendiculairement En vain, Déchamps conservant son sang-froid, jeta par-dessus la nacelle tous les corps lourds qui l'entouraient pour diminuer la violence de la chute. Il n'y put réussir et l'infortuné aéronaute fut précipité sur le sol à douze kilomètres de Nîmes entre Générac et Beauvoisin.

Quelques habitants de la première de ces localités entendirent distinctement le malheureux crier au secours lorsqu'il passa au-dessus du village ; ils se portèrent vers l'endroit où la catastrophe s'était produite. Ils trouvèrent Déchamps, respirant encore, ayant les yeux ouverts et se tenant sur son séant dans la nacelle. Mais presque aussitôt après il expirait ; le docteur Auquier chez lequel on l'avait transporté ne put que constater le décès.

Les obsèques de cet infortuné eurent lieu à l'église Saint-Paul. La ville entière suivit le cercueil jusqu'au cimetière et pour venir au secours de la famille si cruellement éprouvée, une souscription s'ouvrit à laquelle chacun porta son obole.

(1) Le sieur Letur ne fut guère plus heureux et n'échappa à la mort de Déchamps que pour périr d'une façon non moins misérable. L'année suivante, il était tué en Angleterre pendant une ascension qui eut lieu à Cremon-Garden au commencement de juillet. Sa machine volante fut mise en pièces contre les arbres d'un parc.

Écrit par : toto | 05 janvier 2009

vous semblez ne pas comprendre Jeremy : je ne défends pas l'éducation dite nationale, je veux en tirer profit.
depuis plus d'un siècle le contribuable finance une école élitiste sur les impots de tous tandis que l'état jacobin fait croire à la multitude des contribuables qu'elle paie pour ses enfants, ce qui est un odieux mensonge.
continuons d'entretenir la fabrique du crétin, sauf pour ceux qui méritent le meilleur, soit par leurs capacités, soit par leur origine, afin de continuer à dominer les masses dites populaires sans l'hypocrisie de la démocratie.

Écrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Ok, ok.

Je crois qu'on a compris, là, Monsieur Finance. Même un chimpanzé hydrocéphale aurait capté.

« Vous critiquez l'école, or l'école est de gauche, ERGO vous faites le jeu de la droite »

Changez de disque, maintenant.

Écrit par : sanjuro | 06 janvier 2009

Je vous lis depuis quelques mois et je déplore la disparition de Cadichon ,la nouvelle Amérique l'a absorbée? Que se passe t' il que nous soyons aussi mous en France? Les enseignants sont vraiment des moutons à tondre,personne ne bouge dans ce système.Pourquoi, il y a plein de choses à faire dans l'informatque par exemple ,des virus partout ,je pense que vous pourriez faire de belles choses si un jour il vous prenait de vous mobiliser pour une vraie cause insupportable.............

Écrit par : regine mondet | 06 janvier 2009

J'aime beaucoup l'idée de faire sauter le système informatique c'est un petit côté Tarnac qui me plait bien........bisous

Écrit par : Bel Espoir | 06 janvier 2009

Il se trouve que nous habitons pas très loin de cet endroit.........

Écrit par : Bel Espoir | 06 janvier 2009

Je crois que Cadichon se consacre à sa fille, à qui les prépas ont donné du grain à moudre…

Sur le conflit israélo-palestinien, un point de vue éclairant sur
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire
Bonne journée à toutes et à tous…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 janvier 2009

Oui, le raisonnement est assez circulaire, en effet. Il se mord la queue, même, non?
Je préfère Spinoza: "Dieu existe nécessairement". Robin comprendra sans doute.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

C'est pour bientôt. Comme Poirot, je fais fonctionner mes "petites cellules grises" et je relis assidûment "De la quadruple racine du principe de raison suffisante" d'Arthur Schopenhauer, le roi des détectives (il n'apprécie pas beaucoup l'inspecteur Spinoza de la PJ d'Amsterdam) Encore une ou deux pièces à mettre en place et j'aurais définitivement trouvé la clé de l'énigme ! ;-)

Écrit par : Robin | 06 janvier 2009

Ecrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Si il y avait doute ... Il n'y en a plus... folloit po m'troller, ducon !

Pour info, j'ai arrêté de poster après :
V'là l'bouffon !

Mort de rire !!!

Ecrit par : toto | 05 janvier 2009


:o)

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

"C'est pour bientôt. Comme Poirot, je fais fonctionner mes "petites cellules grises" et je relis assidûment "De la quadruple racine du principe de raison suffisante" d'Arthur Schopenhauer, le roi des détectives (il n'apprécie pas beaucoup l'inspecteur Spinoza de la PJ d'Amsterdam) Encore une ou deux pièces à mettre en place et j'aurais définitivement trouvé la clé de l'énigme ! ;-)"

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2009

C'est une thèse, en effet!
C'est vous le spécialiste, mais n'est-ce pas surtout après les lieutenants Hegel et Kant qu'il en avait, dans mes souvenirs (lointains), plus qu'à Baruk?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 janvier 2009

fou?
non!
votre éducation coute cher, car elle veut éduquer tout le monde.
or tout le monde n'est pas éducable.
donc, il ne faut pas éduquer tout le monde.
seuls ceux qui en ont les capacités ou / et les moyens y auront droit.
c'est avec la collaboration active et efficace de monsieur brighelli (entre autres) que ce fera cette prise de conscience et cette révolution.
encore merci à lui!

Ecrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Franchement, je suis loin d'être d'accord avec tout ce que dit Brighelli mais en faire le chantre du privé est totalement stupide et malhonnête. Avoir dénoncé dans la "Fabrique" les
manques et les tares de l'école publique était le seul moyen d'aider cette école si tant est qu'on puisse encore faire quelque chose. Et quand on parle du privé, il faudrait être précis. Le quel? Le privé catho est aussi nul pour le contenu voire pire. Les petits blonds sont juste entre eux. Mais les petits blonds subissent les mêmes c...pédagos. Quant à Acadomia et tutti quanti, étant donné le niveau des étudiants qui y officient, les petits blonds ne risquent pas de faire beaucoup de progrès.

Écrit par : Sanseverina | 06 janvier 2009

"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"

Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009

Ben non, d'habitude, on dit cela des bacheliers...

Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009

Voilà le devoir de ma petite-fille, bonne élève, fait en cinquième. (J'ai respecté l'orthographe)
Elle a eu 12,5, 2 points retirés pour l'orthographe.

"Synthèse.
A propos de l’auteur.

1) Qui est l’auteur de Lettres d’amour de 0 à 10 ? Citez le titre de deux autres de ses romans.
R. L’auteur est Suzie Morgenstern.
Elle a aussi écrit « Alibie » et « Europe alibie ».
2) En quelle langue ce roman a-t-il été écrit ? En quelle année ?
R. Ce roman a était écrit en englais et a était écrit en

3) A qui ce roman est-il dédié ?
R. Ce roman est dédié à

A propos de l’histoire.

4) Quel évènement déclenche les changements dans la vie d’Ernest ?
R. L’évènement qui déclenche les changements dans la vie d’Ernest et l’arrivé d’une nouvelle : Victoire.

5) Autour de quel trio de personnages l’histoire s’organise-t-elle ?
R. L’histoire se tourne autour d’Ernest de sa grand-mère : Précieuse et de sa nouvelle amie Victoire.

6) Citez les trois lieux principaux où se déroule l’histoire.
R. – à l’école.
- chez Ernest.
-chez Victoire.

A propos des personnages.

7) Qu’est-il arrivé aux parents d’Ernest ?
R. La mère d’Ernest est morte en ayant mit au monde Ernest et son père à disparu.

8) Quels personnages secondaires ont pourtant un rôle important dans la vie d’Ernest ?
Citez deux personnages et justifiez votre réponse.
R. Son père, Gaspard qui lui envoit de lettres et son Grand-père grâce à la lettre qui depuis des ans Ernest et sa Grand-mère on toujours essayé d’ilucidé.

9) Différences entre Ernest et Victoire.
R. Ernest : frères et sœurs : 0 à la fin 5
1 parent à la maison assez timide

Victoire : frères et sœurs : 13 frères
15 parents à la maison très décontracté

10) Points communs.
R. âge : 10 ans, quartier de résidence.

11) Les points communs portent-ils sur des choses essentielles de la vie des deux personnages ?
R. Oui, car l’âge porte beaucoup sur la mentalité donc sur l’afection et les dialogues qu’on entreprend."

Il faut reconnaître que ce genre de travail a de quoi faire haïr la littérature. Mais quel charabia !

(Lisez Pierre-Marie Conti.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

Yann, effectivement, sur les annotations des professeurs, on voit parfois des repentirs à la formule maintenant classique "Doit se ressaisir." Sachons en ce lieu que le préfixe re- / ré- se transforme en res- devant la plupart des mots comme l'exige la règle du "s" entre deux voyelles : "ressaisir - resserrer - ressemeler - resservir - ressortir - ressuyer", etc. Mais, il se transforme en re- tout court pour les mots "rescinder - resocialisation - resucée" (le vôtre !) ... Notons que le verbe "resurgir" peut aussi s'écrire "ressurgir".

Ecrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Merci à Marilyse pour ses précisions.
Mais alors, doit-on écrire que quelqu'un a été "sucé et resucé" ou "ressucé" ?

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

Le grand-père de mon mari, pharmacien, n'en déplaise à C.S., avait inventé une huile pour cycles et armes, qui existe toujours, l'Armistol.
Il la fabriquait, la conditionnait dans un petit local, et l'expédiait chez les armuriers dans toute la France, avec un seul employé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 janvier 2009

Une nouvelle preuve de la mission civilisatrice et sanitaire de la noble profession de pharmacien.
J'espère au moins qu'on peut s'en servir pour une machine à coudre ?

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

-La Bar Mitsva, c'est pas fait pour les chats.
Je lui demande quelle est la différence entre un humain et un chat.
Il me répond que Dieu a fait l'Homme à son image.
Je lui demande de me montrer une image de Dieu.
Il me dit que Dieu, c'est une parole.
Je dis au rabbin que si l'homme est semblable à Dieu parce qu'il sait parler, moi je suis semblable à l'homme.

Ecrit par : chevreuil | 05 janvier 2009

Arrêtez, malheureux !!
Vous allez faire revenir Narcisse.

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

Oui, le raisonnement est assez circulaire, en effet. Il se mord la queue, même, non?
Je préfère Spinoza: "Dieu existe nécessairement". Robin comprendra sans doute.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Et vous aussi, certainement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2009

Guy Morel se mord la queue ??
Respect.

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

Le privé catho est aussi nul pour le contenu voire pire. Les petits blonds sont juste entre eux. Mais les petits blonds subissent les mêmes c...pédagos. Quant à Acadomia et tutti quanti, étant donné le niveau des étudiants qui y officient, les petits blonds ne risquent pas de faire beaucoup de progrès.

Ecrit par : Sanseverina | 06 janvier 2009

D'accord pour la première phrase.
Quant aux petits blonds, laissez-moi doucement rigoler.
J'ai fait cinq ans de soutien scolaire en collège catho, mes deux premiers élèves de sixième étaient un petit noir (père guadeloupéen et mère indienne), et un petit algérien.
Ils étaient d'une gentillesse et d'une sagesse que je souhaite à tous les enseignants.
Dans les escaliers exigus, je croisais autant de noirs et de maghrébins que dans tout collège de l'EN.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

D'accord pour la première phrase.
Quant aux petits blonds, laissez-moi doucement rigoler.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

D'accord avec votre seconde phrase.
Mais pas avec la première. Je connais au moins un contre-exemple (et pas l'Ecole Alsacienne).
Il est mauvais de généraliser systématiquement.
C'est comme si je disais que tous les potards ne sont que des épiciers. Certains sont aussi des bienfaiteurs de l'humanité. Et certains sont des nuisibles.

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

""C'est pour bientôt. Comme Poirot, je fais fonctionner mes "petites cellules grises" et je relis assidûment "De la quadruple racine du principe de raison suffisante" d'Arthur Schopenhauer, le roi des détectives (il n'apprécie pas beaucoup l'inspecteur Spinoza de la PJ d'Amsterdam) Encore une ou deux pièces à mettre en place et j'aurais définitivement trouvé la clé de l'énigme ! ;-)"
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2009

Et dire que l'inspecteur Derrick est mort :-(

Écrit par : Jeremy | 06 janvier 2009

Guy Morel se mord la queue ??
Respect.
Ecrit par : yann | 06 janvier 2009

Non, l'adepte de l'autofellation, c'est Descartes.

Écrit par : guy morel | 06 janvier 2009

Bonne année à tous.

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

@TROLL
Que l'imbécile qui a signé hier soir ses couillonnades Tual-Loizeau ne s'avise pas de recommencer. Le vrai Tual-Loizeau n'est pas du tout content.

Écrit par : guy morel | 06 janvier 2009

A propos de l'Alsace.

C'est une terre de passage, sorte de bande de Gaza sans mer *. Le passager et l'occupant s'y confondent facilement : les deux étant fréquemment blindés.

S'il est vrai, en général, que ce qui sort est la diminution de ce qu'il y a à l'intérieur, il est tout aussi vrai que l'alsacien qui s'en sort y a souvent beaucoup gagné.

Quant au jactagon local, encore quelques efforts et on constatera que le tibétain classique n'en est qu'une forme, pour le coup, réellement exotique.

Un souhait pour 2009 : vive l'expansionnisme alsacien !

* mais avec tout l'or du Rhin (ce qui fait une sacrée différence)

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

Il y a, paraît-il, des instits qui se la jouent résistants martyrs façon christique.

Même pas foutus d'en désigner un parmi eux pour faire fonction de Fils de Dieu, un et indivisible*

Ne savent même pas que monter sur la croix ne demande aucune compétence pédagole.

Et ils se battent tous pour y monter !

Même pas foutus de grimper une planche lisse à l'horizontale.

Les cons.

* faut pas confondre crucifixion et écartèlement.

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

Je crois que Cadichon se consacre à sa fille, à qui les prépas ont donné du grain à moudre…

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2009

Si ce n'est pas la preuve que le niveau baisse et que la qualité de l'enseignement aussi !
Qui, parmi vous, a eu besoin de l'assistance de ses parents en prépa ou même dès la sixième, à part pour réciter un texte ?
Je me souviens d'avoir appelé mon frère à l'aide une fois en prépa, sur la thermodynamique: avec sagesse, il s'est contenté de me refiler pour que je les explore ses bouquins de thermodynamique dont l'auteur, me semble-t-il, s'appelait Charlot.
Quand on voit à quel point la plupart des élèves, même sérieux et travailleurs, ont besoin de prothèses et de répétiteurs jusque très tard dans leurs études, c'est là qu'on réalise le mieux l'échec patent des pédagogies "scientifiques".

Quand je vois ça, je comprends mieux pourquoi on veut nous forcer à aller faire les pingouins dans des salles de conférence pour nous former toute notre vie.
Quand j'étais étudiante, nous sortions de l'école véto avec un certificat de fin de scolarité qui nous autorisait à effectuer pendant quinze mois des remplacements, mois que nous mettions à profit pour boucler notre thèse de doctorat sans crever la misère ou gréver le budget de nos parents.
A présent, on a rajouté une année d'école pour faire la thèse sinon il n'y en avait pas 20% qui arrivaient à la rédiger tous seuls.
La situation est catastrophique !

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Connaissez vous le CLIMOPE * ?

Encore un avatar de la nébuleuse pédagole. Bien gazeux.

Ils ont bossé : tout le credo pédagol, ou presque, en une seule plaquette **.

Le jus pédagol leur sert la soupe en écrivant dans leur dernière édition :

"Le climope, qui regroupe 10 organisations (Crap, Ligue de l'enseignement, Cemea, E&D, Gfen etc.) propose d'autres valeurs et d'autres choix. "Oui à la maîtrise des savoirs", "oui à l'éducation globale". Et aussi "oui à l'effort"."

Evidemment, derrière les accroches pour gogos, il faut lire les textes et là, on est édifié. Exemple, sous "OUI à la maîtrise des savoirs", on lit :

"Favoriser les recherches et les débats sur les savoirs chez les apprenants est le plus sûr moyen de vaincre le manque de motivation, l'endormissement intellectuel, la sélection à conséquences sociales qui se fait entre ceux qui écoutent les discours venant d'en haut et ceux qui n'y trouvent plus leur compte."

Etc.

Ne vous en servez pas de ce torchon en couleur pour réaliser vos torchis, on ne peut rien construire de stable avec ça. Trop d'encrage et pas d'ancrage.

* Comité de Liaison des Mouvements pédagogiques et d'Education : AFL - CEMEA - CRAP- E&D - FOEVEN - Francas - GFEN - ICEM - Ligue de l'Enseignement - OCCE

**
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/travail-cooperatif/espace_organisation/ca/rel-exterieures/climope/copy_of_climope/annee-2008-2009/le-4-pages/2008-12-30.0170356436/download

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

"Non, l'adepte de l'autofellation, c'est Descartes."

Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2009

Il paraît cependant qu'il a de plus en plus de mal! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 janvier 2009

Morel a écrit : "Non, l'adepte de l'autofellation, c'est Descartes."

Sibille a écrit : "Il paraît cependant qu'il a de plus en plus de mal! ;-)"

N'est ce pas ce que Pascal opposait dans l'esprit de souplesse contre l'esprit de géométrie ?

Faire le dos rond pour jouir, ça va un moment.

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

Non, sans blague, c'est vraiment très grave !
Des gars bourrés de bonnes intentions ( ? tout au moins peut-on le supposer ) décident il y a trente ans que les élèves ne sont pas assez autonomes, qu'il faut libérer leur esprit de la contrainte pour qu'ils construisent eux-même leurs savoirs, et au bout du compte, on obtient des élèves qui, à vingt deux ans, sont incapables, en majorité, de réaliser seuls un travail personnel de recherche et de synthèse. Pire: incapables de concevoir tous seuls un sujet sur lequel ils ont goût à travailler et synthétiser les connaissances éparpillées ou à venir.

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Qui, parmi vous, a eu besoin de l'assistance de ses parents en prépa ou même dès la sixième, à part pour réciter un texte ?

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Nos enfants qui étaient à l'école primaire de notre village ( entre 1983 et 1994), en classe unique de 5 à 11 ans tous ensemble avec un Maître ancien style, n'ont guère eu besoin de nous par après, au collège, au lycée, à Sciences Po ou à Saint Cyr...

Écrit par : Maminou | 06 janvier 2009

"Non, sans blague, c'est vraiment très grave !
Des gars bourrés de bonnes intentions ( ? tout au moins peut-on le supposer ) décident il y a trente ans que les élèves ne sont pas assez autonomes, qu'il faut libérer leur esprit de la contrainte pour qu'ils construisent eux-même leurs savoirs, et au bout du compte, on obtient des élèves qui, à vingt deux ans, sont incapables, en majorité, de réaliser seuls un travail personnel de recherche et de synthèse. Pire: incapables de concevoir tous seuls un sujet sur lequel ils ont goût à travailler et synthétiser les connaissances éparpillées ou à venir."

C'est vrai : plus on a voulu rendre les élèves autonomes, moins ils l'ont été.

Écrit par : Jeremy | 06 janvier 2009

sur http://www.pedagopsy.eu/ on apprend qu'une certaine Brigitte Charrier a commis une thèse intitulée "Approche clinique du travail en équipe pédagogique"

Une photo édifiante nous montre une équipe en plein banquet de travail avec, au centre, non pas un apprenant mais un contenant sous forme d'une bouteille de vin (pleine).

La mine peu épanouie des participants semblent suggérer qu'il s'agit d'un jeu de rôle où il s'agit de tester sa résistance à la potomanie cognitive * en jactant jusqu'à plus soif.

La thèse semble montrer qu'on résiste mieux à cette infernale maladie en équipe qu'individuellement.

Il est donc temps que tout le monde s'y mette.

* pathologie plus connue sous le nom trivial de soif de savoir.

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

semble...

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse : le cinquième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce…” est paru aujourd'hui sur mon site… On y parle de la burka, des homosexuels, des anthropophages, de l'éjaculation par masturbation manuel et c'est à suivre…

Écrit par : Roger Felts | 06 janvier 2009

La mine peu épanouie des participants semble suggérer ...

Quant à moi, je préfère jouer au rubicond. Pon pon pon pon.

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

@COLLATION DES GRADES
Un peu surpris de la rareté des réactions.

Écrit par : guy morel | 06 janvier 2009

C'est vrai : plus on a voulu rendre les élèves autonomes, moins ils l'ont été.

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2009

Imaginez qu'on leur propose une liste de sujets de thèse !!!!
Quand j'étais étudiante, ça arrivait qu'une chaire se cherche un tâcheron pour se coller à des expérimentations-dosages mortelles d'ennui ou à un travail bibliographique aride et infructueux mais ça restait l'exception. En général, on se branchait sur un sujet qui nous tenait à cœur puis, dans un deuxième temps, on cherchait qui serait suceptible d'être directeur sans trop nous casser les pieds et interférer sur notre objectif personnel.
A toutes fins utiles, je tiens à préciser que ces thèses de doctorat n'ont pas l'envergure des thèses de doctorat universitaire. C'est un travail qui prend entre six mois et dix huit mois et qui a pour but de prouver que nous sommes à même de réaliser et exploiter une biblio puis d'en tirer un travail synthétique personnel d'une centaine à cent cinquante pages.
Je pense que le but de départ était de prouver que notre niveau scolaire nous rendait capables de poursuivre seuls tout au long de notre vie notre formation approfondie et notre remise à niveau perpétuelle. C'était une époque où on n'aurait pas penser à rendre obligatoire une formation professionnelle continue. La soutenance de thèse était pour la vie la preuve que nous étions arrivés à un stade d'autonomie qui nous rendait aptes à le faire seuls et spontanément sans difficultés.

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

A propos du fat géochimiste Allègre et de son "panagérique".

Peut-être aurait-il voulu prendre son panard avec son égérie ?

Encore eut-il fallu qu'il en eusse. N'est pas Pompilius qui veut pour être ainsi inspiré par une nymphe (et non pas aspiré par une nymphette).

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

La porte est grande ouverte à toutes les officines privées qui vendent à prix d'or des jetons de présence et des points de crédit-formation.
Ça peut nous hérisser Yann et moi mais peut-être est-ce absolument nécessaire pour bon nombre de petits jeunes ...

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

@COLLATION DES GRADES (2)
À tout hasard, je redonne ce lien

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2359663&rubId=4078

Écrit par : guy morel | 06 janvier 2009

@COLLATION DES GRADES
Un peu surpris de la rareté des réactions.

Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2009





Sur le conflit israélo-palestinien, un point de vue éclairant sur "Riposte Laïque"
Bonne journée à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2009

Et là, pas du tout surprise de la rareté des réactions.

Écrit par : Amélie | 06 janvier 2009

Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2009

Et là, pas du tout surprise de la rareté des réactions.
Ecrit par : Amélie | 06 janvier 2009

Cela vient peut-être du fait que ce blog est en principe consacré aux questions éducatives pas à tous les problèmes du monde.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 06 janvier 2009

Yann, je connais également un excellent lycée privé sous contrat, mais il fait un sacré écrémage à l'entrée.
Si vous pensez m'agacer en parlant des potards, je n'ai jamais été potarde...si ce n'est pendant un an de stage...et deux mois de juillet en remplacement de vacances de la pharmacienne de la prison de Fresnes.
J'ai eu comme garçons de pharmacie deux prisonniers, qui faisaient six mois de préventive, le premier était innocent, le second avait fait quelques chèques sans provision.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

"Le parti de l'In-nocence est atterré par l'invraisemblable disproportion en faveur des Palestiniens et du Hamas au sein des réactions qui s'observent à travers le monde à la suite de la décision d'Israël de réagir militairement, à Gaza, au pilonnage régulier de ses villes, perpétré dès avant la fin de la trêve, par les forces du Hamas. Il déplore que seul le premier ministre tchèque, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, ait eu le courage — avant de se faire hélas rappeler à l'ordre par ses collègues —, de souligner le caractère éminemment défensif de l'intervention militaire israélienne à Gaza, rendue en effet inévitable par l'obligation où se trouve tout État de défendre ses citoyens quand ils sont menacés et attaqués.

Le parti de l'In-nocence comprend parfaitement et respecte les motifs de ladite intervention militaire israélienne à Gaza. Il regrette qu'elle ait été inévitable, comme sans doute le regrettent les Israéliens eux-mêmes, et il déplore ses non moins inévitables victimes, dont la responsabilité véritable revient selon lui au Hamas, à ses continuelles provocations et agressions à l'endroit d'Israël et de ses habitants, et à son habitude invétérée d'installer toutes ses activités, même les plus agressives et terroristes, au beau milieu des populations civiles palestiniennes, dans le dessein, il se peut, d'être protégé par elles et, à coup sûr, pour tirer argument médiatique des désastres qu'il aura lui-même, en toute connaissance de cause, attirés sur elles.

Le parti de l'In-nocence est d'autre part douloureusement frappé — même si toutes ses vues et ses avertissements depuis de longues années s'en trouvent confirmés, comme d'ailleurs, une fois de plus, ceux du professeur Huntington qui vient de mourir — par le caractère essentiellement ethnique et religieux, malgré les tentatives de récupération du parti communiste et du nouveau parti anticapitaliste, des manifestations pro-palestiniennes d'avant-hier samedi, à Paris et ailleurs en France. La preuve est faite si besoin en était que la suicidaire politique d'immigration de masse a installé dans notre pays une population dont les réactions aux événements du monde ne relèvent en rien d'opinions objectives mais sont de purs et simples réflexes ethniques et religieux, où la France et le caractère censément français de la majorité des individus concernés n'entrent pour rien. En témoignent assez au demeurant les drapeaux arborés et les violences, affrontements et mises à sac finales qui ont marqué ces démonstrations : troubles très graves à l'ordre public, en l'occurrence, honteusement minimisés par les médias et totalement étrangers à la tradition des manifestations politiques dans notre pays, telle que l'illustrait à contrario la tranquille manifestation pro-israélienne du lendemain."
Parti de l'In-nocence.

Écrit par : Jaki | 06 janvier 2009

Cela vient peut-être du fait que ce blog est en principe consacré aux questions éducatives pas à tous les problèmes du monde.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2009

J'ai toujours pensé que les questions éducatives étaient inséparables des problèmes du monde.
Bien cordialement.

Écrit par : Amélie | 06 janvier 2009

Sur le conflit israélo-palestinien, un point de vue éclairant sur "Riposte Laïque"
Bonne journée à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2009

Et là, pas du tout surprise de la rareté des réactions.

Ecrit par : Amélie | 06 janvier 2009

Hier, j'ai donné le lien vers l'UJFP: vous êtes allée lire, Amélie ?
J'en doute car je ne vous ai pas lu réagir

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Je est un autre : "Encore eût-il fallu qu'il en eût".

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

Ça peut nous hérisser Yann et moi mais peut-être est-ce absolument nécessaire pour bon nombre de petits jeunes ...

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Hérisser, le mot est faible, mais quand on voit les petits jeunes à l'œuvre, on se dit qu'on les préfère sur les bancs de l'école que le bistouri à la main...

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

Yann, je connais également un excellent lycée privé sous contrat, mais il fait un sacré écrémage à l'entrée.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

Mon exemple est sous contrat, mais sans aucun écrémage à l'entrée, juste un arrêt des inscriptions quand on arrive à l'engorgement démographique.

Écrit par : yann | 06 janvier 2009

Parti de l'In-nocence.

Ecrit par : Jaki | 06 janvier 2009
Etre une heure, rien qu'une heure durant ...


http://fr.youtube.com/watch?v=mDvf8PqP8ps

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

vous vous mésestimez monsieur brighelli
et nous saurons vous récompenser pour vos services en temps voulu, soyez en assuré
il est rare de trouver un serviteur aussi zélé que vous à détruire la forteresse EN
encore merci

Ecrit par : Monsieur Finance | 05 janvier 2009

Elle prend l'eau cette prétendue forteresse, ou alors elle est en carton-pâte.

Encore un crétin du camp du bien qui reproche à JPB d'avoir osé nous révéler que le roi est nu.

Écrit par : Manu | 06 janvier 2009

Le frimat des pédagols * règle ses comptes avec le maître du moloch sur mediapart.

Sur le collège "oublié" et sur la "consultation lycéenne", le meiriol a beau jeu de souligner les contradictions molochoïdes.

http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-meirieu/060109/lettre-ouverte-a-xavier-darcos-ministre-de-l-education-nationale

* il fait froid à Lyon ces jours ci, même pour un frimeur comme le prince des facariens.

Écrit par : dugong | 06 janvier 2009

Sur le conflit israélo-palestinien, un point de vue éclairant sur
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire
Bonne journée à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2009

L'article de William SIEGHART sur le site de l'UJFP indiqué hier par dobolino, me paraît bien plus éclairant!

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=467

Écrit par : david.D | 06 janvier 2009

C'est une thèse, en effet!
C'est vous le spécialiste, mais n'est-ce pas surtout après les lieutenants Hegel et Kant qu'il en avait, dans mes souvenirs (lointains), plus qu'à Baruk?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 janvier 2009

Schopenhauer en a après Hegel et surtout après Schelling, qu'il considère comme des esprits faux, mais pas après Kant, "l'un des seuls philosophes modernes un peu sérieux", selon lui.

Il leur reproche (comme à Descartes et à Spinoza auquel Hegel doit beaucoup) de confondre le principe de connaissance avec la cause matérielle des choses et de renouer avec la notion d'absolu en philosophie que Kant a définitivement ruiné, selon lui, dans la Critique de la raison pure (Dialectique transcendentale, antinomies de la Raison pure)

"A ce point de vue, nous trouvons même notre excellent Descartes, l'initiateur de l'observation subjective et le père par suite de la philosophie moderne, au milieu de confusions à peine explicables et nous allons voir tout de suite à quelles conséquences graves et déplorables celles-ci ont conduit en métaphysique. Il dit dans la Responsio ad secundas objectiones in meditationes de prima philsophia, axioma I : "Nulla res existit, de qua non possit quaeri, quaenam sit causa, cur existat. Hoc enim de ipso Deo quaeri potest, non quod indigeat ulla causa ut existat, sed quia ipsa naturae immensitas est causa sive ratio, propter quam nulla causa indiget ad existendum." Il aurait dû dire : "l'immensité de Dieu est un principe de connaissance d'où il résulte que Dieu n'a nul besoin de cause. Toutefois, il mêle les deux choses, et l'on voit qu'il n'a pas une conscience claire de la différence existant entre la cause et le principe de connaissance. En réalité, c'est l'intention qui fausse chez lui le discernement. Il introduit, en effet, ici où la loi de causalité exige une cause, à la place du principe de connaissance parce que ce principe ne mène pas immédiatement plus loin, comme l'autre ; et il se fraye ainsi, grâce à cet axiome même la voie pour parvenir à la preuve ontologique de l'existence de Dieu...(Arthur Shopenhauer, "De la quadruple racine du principe de raison suffisante", §7 Descartes, pg. 22, Vrin, traduction J. Gibelin)

Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! ;-)

Écrit par : Robin | 06 janvier 2009

D'accord pour la première phrase.
Quant aux petits blonds, laissez-moi doucement rigoler.
J'ai fait cinq ans de soutien scolaire en collège catho, mes deux premiers élèves de sixième étaient un petit noir (père guadeloupéen et mère indienne), et un petit algérien.
Ils étaient d'une gentillesse et d'une sagesse que je souhaite à tous les enseignants.
Dans les escaliers exigus, je croisais autant de noirs et de maghrébins que dans tout collège de l'EN.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

En Bretagne, les établissements privés catholiques sont nombreux, très nombreux. Je ne parle pas d'un établissement en particulier mais des primaires et des collèges de trois départements sur lesquels j'ai des renseignements précis. Bien sûr, il y a un peu de mixité sociale mais un tout petit peu. Rien à voir avec le public et de loin. Je n'ai pas très envie d'aller rechercher les chiffres mais peut-être pouvez-vous me faire confiance. Cela dit sans aller chercher les chiffres, il suffit de passer devant les écoles à la sortie des classes et on voit la différence. Voilà pour la Bretagne, peut-être est-ce très différent dans le reste de la France, vous pouvez sans doute me le dire.
Mon expression "petits blonds" était pour faire vite ( je partais en cours); je ne doute pas de la gentillesse des deux ou trois élèves que vous avez eu en soutien. En soutien, les élèves sont toujours très gentils...C'est une expérience plaisante pour dame de catéchisme mais cela n'a rien à voir avec 30 élèves énervés, défavorisés, délaissés par à peu près tout le monde et qui vivent en bandes et trop souvent dans la rue.

Écrit par : Sanseverina | 06 janvier 2009

"que vous avez eus," pardon!

Écrit par : Sanseverina | 06 janvier 2009

Voilà pour la Bretagne, peut-être est-ce très différent dans le reste de la France, vous pouvez sans doute me le dire.

Ecrit par : Sanseverina | 06 janvier 2009

Je confirme pour la Bretagne et également pour le fait que c'est assez différend du reste de la France (ce me semble).

Écrit par : Manu | 06 janvier 2009

Hé! hé! Oyez, oyez, bonnes gens, le témoignage de cette jeune PE ravie !!!

"Hier, j'ai eu le plaisir d'entendre un exposé d'IEN qui (enfin) a dit les choses que j'avais besoin d'entendre. Il a dit que le tout littérature, l'ORL et le tout "situations problèmes" en maths était purement démagogiques, que ça ne créait que de l'échec.
Il a insisté sur l'importance du conte, qui est pour lui, la lecture adaptée aux petits-enfants. Il a même pas mal dénigré la littérature jeunesse devant mes collègues abasourdis. (Il semblait très en colère contre les interprétations d'albums à n'en plus finir).
Il a également beaucoup insisté sur la compréhension à partir de la grammaire et l'importance du travail sur le vocabulaire.
On nous a dit de partir avant la fin et de rentrer chez nous à cause du mauvais temps et bien, je suis restée jusqu'à la fin de l'exposé.
Même si j'étais en désaccord avec lui sur certains points, un discours moins politiquement correct, ça fait du bien !"

Écrit par : c.cuit | 06 janvier 2009

Sur le conflit israélo-palestinien, un point de vue éclairant sur
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire
Bonne journée à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2009

L'article de William SIEGHART sur le site de l'UJFP indiqué hier par dobolino, me paraît bien plus éclairant!

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=467

Ecrit par : david.D | 06 janvier 2009

Tout pareil ! L'article de Riposte Laïque rappelle les diatribes hystériques d'Amélie, doublées du narcissisme pathologique de son copain Felts. Je, je et re-je, moi, moi, moi islamisme=fascisme. Croyez-moi, je suis pur, je suis laîque, je suis républicain etc...
Celui de William Sieghart parle de ce qu'il sait, de ce qu'il voit, calmement, posément sans je et moi, sans haine et sans peur atavique et incontrôlable.

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Hé! hé! Oyez, oyez, bonnes gens, le témoignage de cette jeune PE ravie !!!

"Hier, j'ai eu le plaisir d'entendre un exposé d'IEN qui (enfin) a dit les choses que j'avais besoin d'entendre. Il a dit que le tout littérature, l'ORL et le tout "situations problèmes" en maths était purement démagogiques, que ça ne créait que de l'échec.
Il a insisté sur l'importance du conte, qui est pour lui, la lecture adaptée aux petits-enfants. Il a même pas mal dénigré la littérature jeunesse devant mes collègues abasourdis. (Il semblait très en colère contre les interprétations d'albums à n'en plus finir).
Il a également beaucoup insisté sur la compréhension à partir de la grammaire et l'importance du travail sur le vocabulaire.
On nous a dit de partir avant la fin et de rentrer chez nous à cause du mauvais temps et bien, je suis restée jusqu'à la fin de l'exposé.
Même si j'étais en désaccord avec lui sur certains points, un discours moins politiquement correct, ça fait du bien !"

Ecrit par : c.cuit | 06 janvier 2009

C. Cuit, vous m'avez grillée sur le poteau. J'arrivais avec mon petit copié-collé, et il est déjà là ! ;-)
Pfff, c'est beau la retraite !

Allez je complète avec la réponse du Piufm de service et celle d'une Edpienne lambda :

Le Piufm :
"Avant Darcos, ça aurait été effectivement un discours "moins politiquement correct". Aujourd'hui, c'est au contraire un discours tout ce qu'il y a de plus "politiquement correct" ... "

L'Edpienne lambda :
"Je ne crois pas. Les IEN et les formateurs sont toujours les mêmes et n'ont pas changé leurs idées (ou bien ils n'auraient aucune personnalité !!). J'ai reçu avant les vacances de Noël des stagiaires PE1 et les profs de l'IUFM sont encore à fond sur les situations problèmes, le travail en groupe, partir des représentations des enfants etc... Bref, ce qu'on m'a dit à moi aussi il y a 15 ans... "

La dernière phrase de cette "jeune" enseignante peut signifier qu'un truc vieux de 15 ans, ça pourrait devenir très facilement un truc ringard...
Ils veulent du neuf ! Yapuka...

Écrit par : c. cru | 06 janvier 2009

On vit dans un monde de fous !

Il faut que je me connecte sur UJFP pour voir ça:
http://www.ujfp.org/modules/extcal/event.php?event=155
qui se déroule à deux pas de chez moi, dans mon canton, avec comme intervenante une de mes clientes éleveuse de veaux bio sous la mère !!!!!

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Pour finir, mlon époux a laissé tomber au milieu l'article de Riposte Laïque.
Commentaire: " Ça me fait chier ! Il pratique l'amalgame ! Pfff ! "
Il est en train de lire celui de l'UJFP, en commentant "ah! Ouais, ouais, c'est un autre éclairage, c'est clair ! ".
Du même temps, Josette Fournié m'appelle en me disant qu'elle tient à notre présence et que ce n'est que par mécompréhension que je n'ai pas encore été informée.
j'irais voir et je verrai ...
Je reste pôsitive jusqu'à preuve du contraire.

Quant aux gars de Riposte Laïque, enflammez-vous pour eux tant que vous voulez, en espérant que vous restiez très minoritaires car, pour moi, le diagnostic est posé définitivement. Ces gars sont des putes manipulatrices, plus estrêmistes que ceux qu'ils pointent du doigt. Regardez la lune tant que vous voulez mais je préfère être manchot qu'avoir leur index !
En ce cas, c'est bien le doigt merdeux qu'il faut regarder et non la lune qu'il désigne !

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

L'article de Riposte Laïque rappelle les diatribes hystériques d'Amélie, doublées du narcissisme pathologique de son copain Felts.

Je, je et re-je, moi, moi, moi islamisme=fascisme.
Ecrit par : dobolino

Sans blague.

Écrit par : Huile (de foie de morue) | 06 janvier 2009

J'arrivions, et je lisions ça :

"Ecrit par : c.cuit | 06 janvier 2009 "


Ca fait GRAVE PLAIZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

MERCI bicoup bicoup :o)

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

J'ai raté mon copié-collé de Sanseverina.
Je ne me fais pas d'illusion sur la façon dont les classes fonctionnent, aussi bien dans le privé qu'à l'EN.
Je vous rappelle que j'ai une fille maîtresse de CP en ZEP, elle en a quand même 24, et un seul enfant insupportable suffit à pourrir la vie d'une classe.

Voici quelques infos que j'ai glanées ici et là.

En cherchant sur APEDYS :

"Posté : 05-01-2009 21:41

le traitement proprioceptif consiste:
port de prisme
semelle proprioceptive
gymnastique:respiratoire en position debout et couché à raison de 3et mn chaque
exercice de marche avec déroulé du pas
apprentissage d'une postion d'attente debout
position d'endormissement
position de lecture det d'éccriture avec pupitre incliné
cela ce met très facilement en place "

Et voilà comment on peut ensuite apprendre à lire et à écrire.

Hier soir, j'ai écouté sur la 5 une émission médicale, l'invitée de cette émission étant une ravissante jeune femme, neuropsychiatre à l'hôpital Rotschild, directeur de recherches au CNRS, Sylvie Chokron,
Elle a découvert que 3 à 4 % des enfants souffraient de "troubles neurovisuels", qui avaient comme particularité, quand ils lisent quelque chose, que ce qu'ils ont lu ne s'efface pas, et que donc ce qu'ils lisent ensuite se superpose, ce qui entraîne, comme on peut l'imaginer, une impossibilité totale de rentrer dans les apprentissages.
Ces travaux ont été pris très au sérieux par le ministère de l'éducation nationale, puisque 33 centres hospitaliers sont concernés, avec formation de médecins spécialistes pour détecter cette maladie, orthophonistes, etc, et qu'un test va être mis au point dès la rentrée prochaine pour examiner TOUS les enfants de GS de maternelle.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009

"Encore un crétin du camp du bien qui reproche à JPB d'avoir osé nous révéler que le roi est nu."
bien au contraire : continuez à torpiller l'EN !
nos actions s'en porteront mieux !

Écrit par : Monsieur Finance | 06 janvier 2009

La dernière phrase de cette "jeune" enseignante peut signifier qu'un truc vieux de 15 ans, ça pourrait devenir très facilement un truc ringard...
Ils veulent du neuf ! Yapuka...
Ecrit par : c. cru | 06 janvier 2009


Eh ben justement :

http://www.acapela.tv/good-old-times-bbd607368aee3.html

Écrit par : guy morel | 06 janvier 2009

Anne-Marie, je ne défendrai jamais l'école privée dans le primaire et le secondaire." Mes élèves qui font partie de "l'élite sociale"ont des parents qui travaillent chez PSA. J'avais une élève de 4ème qui pleurait à l'inter-cours aujourd'hui parce qu'à la maison, on ne peut plus payer quoi que ce soit comme les parents sont au chômage technique. Noël n'a pas été folichon pour la plupart d'entre eux qui sont revenus très, très énervés. Les autres cela fait bien longtemps qu'ils vivent de l'assistance tous azimuts. Alors, vous comprendrez que les cours de soutien donnés en modèle dans les écoles privées catholiques, cela me laisse assez froide...D'ailleurs, je vais me coucher parce que demain, ce ne sont pas les bons mots de ce salon-ci qui me donneront de l'énergie et du courage pour aider les gamins de l'école publique.

Écrit par : Sanseverina | 06 janvier 2009

Anne-Marie, le devoir de votre fille sur un roman de S. Morgenstern est assez typique de ce qui se donne en collège en 6 lorsqu'il s'agit de vérifier que l'élève a effectivement lu le roman proposé. C'est basique, certes, mais quand on connaît le niveau de lecture des 6e en général, ce n'est pas étonnant. Beaucoup d'élèves arrivent en collège sans avoir l'habitude de lire.

Par rapport à mes premières années d'enseignement, il y a au moins deux ans d'écart en lecture : impossible aujourd'hui de faire lire certains romans aux mêmes niveaux qu'autrefois. "L'île au trésor" serait trop diffcile pour mes actuels élèves de 5e. Je ne vous parle par de Jean de Léry, ni de Molière, encore moins d'auteurs du XXe comme Wells. Certaines oeuvres sont devenues illisibles en collège.


Le devoir de votre fille me semble surnoté : avec mon barème, elle aurait du mal à atteindrela moyenne ! les réponses sont incomplètes, mal rédigées ou non rédigées.
Certes, on peut proposer de temps en temps des devoirs plus faciles car les élèves, dans les petites classes, ont tendance à se décourager. Mais on ne doit pas transiger sur les exigences : la notation doit être rigoureuse et juste.
Par exemple, dans mes devoirs, les fautes de copie, l'absence de ponctuation, d'accents, les défauts de mise en page (aucun sixième n'a entendu parler d'alinéa), l'absence de phrases non rédigées sont sanctionnées. Cela oblige les élèves à la rigueur et à la vigilance. On m'a traitée autrefois d'élitiste, un principal (caractériel) allant jusqu'à comparer mes moyennes à celles de mes collègues ! Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Il faut être rigoureux, exigeant, ferme tout en étant bienveillant, en rendant possible la réussite. Par contre, on est un peu impuissant devant les élèves qui n'ont jamais rien lu, qui ne comprennent pas un texte simple, qui ne travaillent pas du tout chez eux.

Dans mon collège, nous faisons le forcing sur la lecture. Mes 6e sont à leur cinquième roman, dont trois de Susie. Ils sont faciles à lire et plaisants pour démarrer l'année. Nous accueillons les écrivains. Susie est d'ailleurs venue chez nous en 2007 et ce fut un très bon moment. En dehors de ces romans que les élèves lisent chez eux, nous proposons des oeuvres plus difficiles que nous étudions en cours. En 6e, nous allons lire un choix de fables d'Esope puis de La Fontaine. En 5e, nous commençons l'étude du Bestiaire ou cortège d'Orphée. A ces lectures sont reliées des travaux d'écriture, classiques et plus créatrices sous la forme d'ateliers. Les élèves écriront un "Alphabestiaire" dans le sillage d'Apollinaire.
Voilà un peu la cuisine du métier : il ne faut pas dégoûter les élèves de la lecture, au contraire mais en même temps, il faut créer les conditions pour que tout le monde lise effectivement les livres que l'on prête. Sinon, ils resteraient au fond des cartables !
Je me souviens que le premier écrivain que j'ai invité dans mes classes fut en 1979 Michel Tournier pour "Vendredi ou la vie sauvage". Un petit chef-d'oeuvre que je fais toujours lire. Mes années d'enseignement sont ainsi jalonnées de toutes les rencontres avec les écrivains, les poètes et les nombreuses correspondances échangées : autant de repères, de phares qui font que j'aime toujours ce métier.
En mai 2008, c'est Lucie Guillevic qui est venue nous rencontrer, uniquement parce u'elle avait aimé les lettres et les poèmes qu'une classe de 6e lui avait adressés. Un grand moment. De grâce. Ca existe à côté du reste, plus désastreux ! J'ai ainsi une collection de moments rares.
Nous sommes souvent négatifs car lucides. Pour ma part, tant que ce genre de moment sera encore possible, je ne quitterai pas l'enseignement. On peut mettre de l'énergie, de la fantaisie et de la rigueur en même temps dans ce qu'on fait, que ce soit pour apprendre une règle d'orthographe, pour lire un roman, ou écrire une histoire.

Mes autres collègues de français travaillent avec la même rigueur et mènent à la réussite du brevet des élèves qui, au départ, ne faisaient pas partie des "gagnants". C'est vrai que tout cela se fait au prix de beaucoup de travail, de ténacité, de régularité. On n'arrête pas ! On maintient une certaine pression, un certain degré d'exigence, autant que possible.
On aimerait cependant avoir davantage de répondant !

Il s'agit pour nous de ne pas baisser la garde. En cela, nous sommes des militants de l'école, du savoir, des sortes de résistants. Tant que nous pourrons. On doute aussi beaucoup, on échange, on recadre, on s'adapte.

Bonsoir, Anne-Marie. Que votre fille lise d'autres livres de Susie. "Le vampire du CDI" est l'un de ceux qui m'a fait le plus rire. Elle en a écrit beaucoup.Je lui conseille aussi pour l'humour Marie-Aude Murail. Son roman "Oh, boy !" est un petit chef-d'oeuvre. Nous avons eu la chance aussi de la rencontrer ! Quel plaisir !
Bien cordialement à vous.

Écrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

"nos actions s'en porteront mieux !"
+ 15% merci :o)

Tu ne trolles pas ce soir, ducon ?

ange

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

Pour ceux qui en ont marre du rectorat de leur académie :

http://www.facebook.com/group.php?gid=44532880998

Écrit par : Prof du Secondaire | 06 janvier 2009

"Encore un crétin du camp du bien qui reproche à JPB d'avoir osé nous révéler que le roi est nu."
bien au contraire : continuez à torpiller l'EN !
nos actions s'en porteront mieux !

Ecrit par : Monsieur Finance | 06 janvier 2009

Si Monsieur Finance n'a qu'un seul mérite, c'est celui de la persévérance ...


A Dobolino

J'ai suivi le lien que vous aviez mentionné à je ne sais plus qui et qui aboutissait à la chanson de Jacques Brel. Avec Grand fiston sur les genoux, grand dadais de 14 ans en troisième option Merci-les parents, affectueux pour quatre, nous avons passé un merveilleux moment à écouter-réécouter Bruxelles, les Flamandes, Vesoul, Amsterdam ... avant d'aller faire dormir les yeux.
Merci à vous pour ce moment, Dobolino !

Amicalement,

Écrit par : chevreuil | 06 janvier 2009

Je, je et re-je, moi, moi, moi islamisme=fascisme.
Ecrit par : dobolino

Sans blague.

Ecrit par : Huile (de foie de morue) | 06 janvier 2009

Sans blague !
Jusqu'à preuve du contraire, c'est en Occident
Chrétien que le fascisme a sévi en son heure et temps, ce qui ne dédouanne pour autant personne parmi les non-chrétiens de dérives similaires et assimilables.
On ne peut, malgré tout notre légitime ( ? ) désir d'hégémonie, tout mesurer à notre aune.

Écrit par : dobolino | 06 janvier 2009

Zyva, ducon, laches toi, t'es po sur les "nouilles" d'F2 ici !

ange

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

Je ne participe plus aux débats de “Bonnet d'âne” sauf pour informer ceux que cela intéresse de mes écrits sur mon site. J'ai expliqué longuement dans "Un débat un peu crispé"," Felts, le retour", mais surtout “Une blessure narcissique” et "Naïvetés…” le pourquoi de la chose. Cela m'évite d'avoir à répondre aux incinérations douteuses et d'ailleurs inexactes de Dobolino et consort… Mais cela me permet de rappeler que dans le cinquième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce” que je viens de publier sur mon blogue, j'évoque le burka, les homosexuels, les anthropophages et la masturbation manuelle…

Écrit par : Roger Felts | 06 janvier 2009

Yann, effectivement, sur les annotations des professeurs, on voit parfois des repentirs à la formule maintenant classique "Doit se ressaisir." Sachons en ce lieu que le préfixe re- / ré- se transforme en res- devant la plupart des mots comme l'exige la règle du "s" entre deux voyelles : "ressaisir - resserrer - ressemeler - resservir - ressortir - ressuyer", etc. Mais, il se transforme en re- tout court pour les mots "rescinder - resocialisation - resucée" (le vôtre !) ... Notons que le verbe "resurgir" peut aussi s'écrire "ressurgir".

Ecrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009

Merci à Marilyse pour ses précisions.
Mais alors, doit-on écrire que quelqu'un a été "sucé et resucé" ou "ressucé" ?

Ecrit par : yann | 06 janvier 2009

Yann, je vous répondrais dans le même registre : tout dépend de la qualité de la sucette ...
Vous l'aurez voulu ! Mais c'est bien parce que vous n'avez pas été trop macho avec votre indéfini "quelqu'un" ! Que je ne vous y reprenne plus, garnement !

Et puisque vous aimez l'orthographe, je crois avoir déjà dit sur ce blog que je collectionne les petites perles, celles des élèves, des autres professeurs et les miennes. Alors, aujourd'hui, j'ai eu ce lapsus. En formulant mes voeux à mes élèves de 5e concernant leur travail scolaire, je leur ai dit : "Apprenez à vous concentrer, arrêtez de vous éparpouiller !" Heuseusement ils ont acquis le sens de l'humour !
Bonne soirée. Posez-nous d'autres colles d'orthographe !

Écrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

le traitement proprioceptif consiste:
port de prisme
semelle proprioceptive

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 janvier 2009


C'est la version pédagogiste du coup de pied au cul ?


Je m'y perd, moi, entre tous ces référentiels bondissants et autres conflits socio-cognitifs.

Écrit par : Manu | 06 janvier 2009

Ecrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

Pouvez-vous me donner quelques titres d'ouvrages à faire lire à une fillette de 11 ans en 6ème depuis le mois d'octobre.
C'est une "dévoreuse de livres" et je me ferai un plaisir de la "nourrir" d'ouvrages intelligents.
Elle a un excellent niveau en français.

Écrit par : Maminou | 06 janvier 2009

"tout dépend de la qualité de la sucette ... "

Merci d'avoir remonté ce post que je n'avions point lu (as usual :ange: )
j'ai justement eu le souci récemment...
Je le note ;)

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

Ecrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

Pouvez-vous me donner quelques titres d'ouvrages à faire lire à une fillette de 11 ans en 6ème depuis le mois d'octobre.
C'est une "dévoreuse de livres" et je me ferai un plaisir de la "nourrir" d'ouvrages intelligents.
Elle a un excellent niveau en français.

Ecrit par : Maminou | 06 janvier 2009

PS: elle est au Sénégal.

Écrit par : Maminou | 06 janvier 2009

Grand moment de connerie !


http://www.acapela.tv/Fish.html

Écrit par : Dobolino en live | 06 janvier 2009

http://www.acapela.tv/Fish-1-4-bbe0c821e7495

Écrit par : Dobolino en live | 06 janvier 2009

Maminou, avec un pseudo pareil, on n'a qu'une envie, c'est de vous répondre : si votre fille est au Sénégal, a-t-elle lu les contes et nouveaux contes d'Amadou Koumba de Birago Diop ? A lire absolument. Je l'ai rencontré à Dakar en 1980 avec l'écrivain Aminata Saw Fall et tous deux sont venus aussi à Vannes dans ces années-là.

Michel Tournier faisait le tour du pays avec son "Vendredi" et nous l'avions retrouvé à Saint Louis du Sénégal. Une chaleur : l'eau du car bouillait dans le réservoir ! Je me souviens qu'il nous avait dit être surpris par la préférence des petits sénégalais qui donnaient leur à coeur à Robinson plutôt qu'à Vendredi, tout l'inverse de la France.
Je me souviens aussi avoir rencontré en pleine brousse dans un village assez reculé un jeune garçon, collégien à Dakar (c'étaient les vacances pour lui), qui apprenait le latin et le grec ! Tout le village était occupé à une fête traditionnelle, très étonnante pour nos yeux de néophyte. Voir ce garçon accourir vers nous en souriant pour nous parler de ses études de grec et de latin était pour le moins étonnant.

J'ai visité la maison natale de Léopold Sédar Senghor à Joal Fadiout. Il était encore président en exercice à cette époque mais, hélas, les circonstances ont fait que je n'ai pas fait partie, comme prévu, de la délégation qu'il a reçue : une date repoussée et nous étions plus au sud du pays. Qui a passé une fois dans sa vie le bac de Gambie n'a pas trop envie de le faire en sens inverse, dans un car de brousse ! C'est un taxi qui a remonté à Dakar une délégation restreinte. Mais cela reste un grand regret de ma vie car je dois à Senghor un de mes premiers éblouissements poétiques en classe de cinquième. Vraiment, un éblouissement ! Merci, Madame Mohammedi, mon professeur de français ! J'ai eu plus tard la chance de rencontrer le poète sénégalais Charles Carrère qui m'a parlé de lui et j'ai été amie avec Serge Brindeau, mon parrain à "Donner à Voir". Il me racontait comment Senghor rythmait du plat de la main sur le comptoir des bars ses poèmes à l'image des odes pindariques qu'il récitait. Que de souvenirs ! C'est la séquence nostalgie, ce soir !

J'avais fait lire à l'époque à mes élèves "La grève des battu" d'Aminata. Le sujet : les éboueurs de Dakar se mettent en grève. Elle a dû en publier beaucoup d'autres depuis. Une femme remarquable. Il me semble qu'elle a dû intégrer par la suite un ministère dans son pays.
Les contes de Birago Diop sont un régal, comme "Les Mamelles" (ceux qui sont allés à Dakar voient de quoi ils s'agit.) ou celui-ci que j'ai beaoucoup aimé "L'os à moelle". "S'amollit-il ? Ne s'amollit-il pas ?" ... On en mangerait !
Birago Diop était quelqu'un d'exceptionnel. Immense de culture, de sagesse et d'humanité. Comme Hampate Ba.

Comme auteurs contemporains, j'aime particulièrement Mourlevat qui s'améliore de livre en livre. Je recommande ce roman récent mais devenu déjà un classique : "L'enfant océan". Il y revisite le conte du Petit Poucet de Perrault. Et la narration à plusieurs voix est intéressante car le lecteur doit reconstituer le puzzle de l'histoire. C'est un beau livre. Et il y a aussi Daniel Pennac : "L'oeil du loup" "Cabot caboche" très réussis. Tant de bons livres, tant de bons auteurs ! Quand je pense que nous n'avions aucun livre à nous mettre sous la dent quand nous étions petits ! Je me souviens du jour et de la personne qui m'a offert ma première histoire. Je racontais à mes grands enfants , il n'y a pas si longtemps, que ce cadeau était plus qu'un cadeau : j'ai eu ce jour-là l'impression d'exister vraiment, d'être reconnue, finalement,comme dirait Guillevic, de naître au monde. Ca ne s'oublie pas. Offrons des livres aux enfants ! Offrez des livres à votre fille ! On ne sait pas le chemin qu'ils peuvent tracer, les portes qu'ils peuvent ouvrir, la vie qu'ils peuvent faire naître.
Maminou, à bientôt, pour une autre conversation.

Écrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

mon bac C date de 1973, dixit Ch. Sibille

Et mon bac philo date de...1964...
Et quand l'aurai le temps, je vous raconterai plein de choses, sur l'agrég, l'avancement, les inspections, la connerie la mieux partagée..

Écrit par : bral | 06 janvier 2009

Toto dit à sa mère :
- J'ai eu une bonne note, tu veux la voir ?
- Non c'est bon, je verrais ça plus tard.
- D'accord, mais il faut que tu signes ici.
- J'ai vraiment pas le temps, je le fais rapidement.
Son père demande à sa mère un peu plus tard, qu'est-ce qu'il y avait de marqué sur son carnet de note et sa mère lui dit :
- Quand il fait ça, cela veut dire qui il a eu une bonne note et comme j'étais pressé j'ai pas regardé.
Le lendemain un copain de Toto lui demande :
- Ils ont du sacrément te facher tes parents, avec les notes que tu as ?
- Non ma mère l'a signée sans rien regarder !
Le prof ramasse les devoirs :
Toto dit à voix basse à son copain Martin :
- Merci Martin un autre devoir non fait et le prof convoqué mes parents !
- Ouais, je n'aime pas bien ça, j'espère que tu n'as pas copié mot à mot ?
- Tu peux être sûr que j'ai tout copié à la perfection ! et quand je dis tout c'est tout !
Le prof contrôle les copies et dit aux élèves :
- Toto comment ça se fait que je n'ai pas ton devoir et que j'en ai deux du nom de Martin ?
La maîtresse demande aux élèves de faire une phrase avec "et pourtant".
- Émilie vas-y fais moi une phrase avec " et pourtant "?
- Mon chat a attrapé une souris et pourtant le sol était mouillé.
- C'est pas trop mal Émilie, à toi Kévin ?
-Hier je suis allé pêcher et pourtant il pleuvait.
- C'est bien Kévin, et toi toto tu arriverais à me trouver une phrase avec "et pourtant" ?
- Ouuiii mdame,heuu, les filles mouillent entre leurs cuisses et pourtant elles ne rouillent pas.
La maîtresse fâchée,
- Toto je suis très déçue et mécontente,tu me copieras 100 fois pour demain," je ne dois pas dire des vulgarités en classe" et tu devras me trouver une autre phrase avec " et pourtant ".
Le lendemain matin toto rendit sa punition à sa maîtresse.
- Alors toto, m'as tu trouvé une autre phrase avec "et pourtant"?
- Oui Mdame,heuu, la terre est ronde et pourtant ça baise dans tous les coins....


Toto surprend ses parents dans leur chambre en train de faire l'amour.
Aussitôt, il fonce dans la chambre de sa grand-mère, lui saute dessus et commence à la déshabiller. Le père attiré par les cris de la grand mère arrive affolé :
"Mais Toto, que fais-tu ?!"
"Celui qui nique ma mère, j'lui nique sa mère !"
C'est Toto et un copain à lui qui discutent la valeur intrinsèque de leurs parents respectifs. Alors c'est le copain qui dit:
- Ouais, eh ben ma maman, elle est meilleure que ta maman !
Alors Toto réfléchit deux secondes et répond :
- Ouais, j'pense que t'as raison, mon père dit la même chose que toi.
Toto se plaint à un ami,
- Ma mère m'a puni pour quelque chose que je n'avais même pas fait !
- Ah, oui et qu'est-ce que c'est ?
- Mes devoirs !
La nouvelle institutrice a envie d'inculquer des notions de psychologie à ses élèves.
Elle s'adresse à la classe en ces termes:
- Que celui qui a l'impression d'être stupide par moment se lève !
Après une bonne dizaine de secondes, Toto se lève... de mauvaise grâce.
L'institutrice:
- Alors comme ça Toto, tu penses que de temps en temps tu peux être stupide ?
- Non m'dame, mais ça me faisait de la peine de vous voir toute seule debout.
La maitresse interroge toto :
- Toto quelle est la femelle du taureau ?
Un copain de classe regardant à la fenêtre voient quelqu'un voler le vélo de toto, il lui dit à voix basse :
- Toto, toto on a volé ton vélo!
Toto s'écrie :
- Oh la vache !
La maitresse répond :
- Bien toto ! et maintenant quelle est la femelle du hibou ?
Le copain dit :
- Toto, Toto, on a retrouvé ton vélo.
Toto répond :
- Chouette alors !
- Toto c'est quoi pour toi la notion de pagaille ?
- Pour moi la pagaille c'est un calendrier avec des croix marquées par mes 3 soeurs: croix rouges pour l'une, bleues pour l'autre, vertes pour la 3e. La pagaille c'est quand l'une d'elles ne met plus de croix parce qu'elle est tombée enceinte.


C'est la maîtresse à toto qui lui demande de conjuguer le verbe marcher à toutes les personnes :
Toto:
- Euhhh?! Je marche euhhh...tu.....m..arches..euhhh. il..mar...che...euhh
La maîtresse :
- Mais Toto plus vite !
Toto :
- Nous courons !vous courez ! ils courent !
Connais-tu la blague de toto en Amérique ?
Non ?
Moi non plus il n'y avait plus de place dans l'avion !
Toto rentre à la maison après sa première journée à l'école primaire.
La maman:
- Alors Toto, tu as appris beaucoup de choses aujourd'hui?
Toto :
- Pas assez en tout cas, ils veulent que j'y retourne demain.

Le professeur:
Quelle est la première partie du corps qui rentre dans le ciel ? Oui Amélie ?
- Les bras ?
- Mauvaise réponse, à toi Toto,
- Les pieds ?
- Non, et toi Paul ?
- Les cheveux ?
- Non c'est toujours pas ça, Toto ?
- Les pieds !
- Non, pourquoi tu insistes?
- Parce-que hier soir en entrant dans la chambre de mes parents j'ai vu ma mère les pieds en l'air en disant : "oh mon Dieu ,oh mon Diiiiieu,je t'aimmmmmmmme,je t'aaiiiiiiiiiime".

La professeur:
- Si je dis : j'étais belle c'est à l'imparfait et si je dis : je suis belle qu'est-ce que c'est Toto ?
Toto:
- C'est un mensonge Madame !
C'est Toto qui rentre de l'école tout content. Il dit à sa mère :
- Maman, Je suis le seul à ne pas avoir eu 0 au devoir; le maître a dit : "Mathieu 0, Thomas 0, Christhophe 0 et Toto idem !", tu peux être fier de moi !


Toto à son copain :
- Il paraît que notre cerveau ne fonctionne qu'à 50% de ses capacités !?
- Je ne te crois qu'à moitié !
C'est Toto qui dit à sa maîtresse en lui rendant son carnet de notes:
- Je ne voudrais pas vous tracasser, mais ce week-end, papa m'a dit que si je n'ai pas des meilleures notes sur mon bulletin le mois prochain,
"Y a quelqu'un qui va se prendre un bon coup de pied quelque part..."
Toto qui rentre chez lui, annonce très joyeusement à sa mère:
- Maman, tu devineras jamais, mais je suis meilleur que la maîtresse.
- Ah oui! Pourquoi ?
- La maîtresse reste dans la même classe, et moi, je monte dans la suivante!

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

Le père en colère:
- Non mais, tu as vu tes notes, Toto ! C'est lamentable. Je voudrais bien
savoir si ton copain Ernest rentre chez lui avec de 0 et des 5 sur 20 sur
son carnet...
Toto :
- Non, mais lui c'est différent, ses parents sont intelligents...
La maîtresse de toto demande à tous ses élèves de répondre à cette question :
- Qui aimez-vous au plus profond de votre coeur ? N'ayez pas peur de répondre !
Toto lève son doigt pour répondre :
- Moi madame ! Moi !
- Oui toto ?
- La vache.
- Quelle vache ?!
- Elle est très prés de moi vous ne la connaissez pas ?
- Non ?
- C'est vous, c'est vous Madame ! Vous êtes une vache, une grande vache ! et je vous aime parce que c'est la première fois que je vois une vache prof qui est venue a l'école habiller !
- ARGHHHH TOTO !!!...


Toto vas voir sa maman
- Maman, Maman... je me suis fait mal !
- Où sa ?
- Là bas !


Toto prend un bain avec sa soeur sous la surveillance absolu de leur mère et dit :
- Maman c'est quoi ce qu'elle a ma soeur entre les jambes ? Pourquoi moi j'ai pas comme elle ???
La mère un peu surprise de cette question lui répond :
- Bah ta soeur elle a une fontaine et toi c'est un robinet !!!
Toto : ah d'accord et toi maman t'as quoi ???
La mère:
- Bah moi je suis une fille donc c'est une fontaine et papa c'est un robinet !
Toto:
- A bah oui, même que l'autre jour il devait être bouché, j'ai vu la bonne qui soufflait dedans !!!
Toto rentre du jardin où il était en train de jouer avec son lance-pierres :
- Papa ! Maman...Vous qui demandiez quand vous alliez faire connaissance avec les nouveaux voisins, je peux vous dire que c'est dans deux minutes.
Toto suit son cours de Biologie à l'école. Le professeur est en train d'expliquer une des curiosités de la nature, à savoir que seuls les humains bégaient. Aucun autre animal ne possède de tel trouble de l'élocution.
Mais Toto n'est pas d'accord:
- "Monsieur, Monsieur, c'est pas vrai. Moi je connais au moins un animal qui bégaie!"
- "Ah oui?" fait le prof étonné. "Et quel est cet animal?"
- "Ben, en fait, c'était mon chat : l'autre jour, je jouais avec lui sous la véranda et le Rottweiler du voisin s'est rapproché, alors mon chat a commencé à faire "ffffffffff! ffffffffffff! ffffffffff!", et avant qu'il puisse dire "FOUS LE CAMPS!", eh bien, le chien l'avait mangé!"

Le professeur demande a Toto de conjuguer le verbe manger à la première personne du présent, du futur et du passé composé Toto dit :
- Euh.... je mange, je mangerai euh, euh... J'AI PLUS FAIM!!!
Le professeur demande à Toto :
- Toto, voudrais-tu aller au tableau, nous montrer sur la carte géographique, ou se situe l'Amérique.
Toto va, et pointe du doigt l'Amérique.
- Maintenant que vous savez tous où se trouve l'Amérique, Pourriez-vous me dire qui l'a découvert?
Toute la classe en coeur:
- C'est Toto !
Toto revient de l'école avec son bulletin. Des zéros partout.
- Quelle excuse vas-tu encore me donner? soupire sa mère.
- Eh bien! j'hésite entre l'hérédité et l'environnement familial.


Toto dit à son père
- Papa, j'ai eu zéro parce-que je ne savais pas où est le col du fémur !
Le père
- Tu dois réviser ta géographie !

Toto intrigué regarde sa maman se mettre de la crème de soins sur le visage :
- Qu'est-ce que tu fais maman ?
- Je me mets de la crème pour paraître plus belle, mon chéri.
Et disant cela, elle retire l'excès de crème avec un disque démaquillant.
Toto qui n'en perd pas une miette lui demande alors:
- Qu'est-ce qui se passe ? Tu abandonnes ?
Toto et dans le trame avec son père. Il trouve une pièce de 1 euro et la ramasse son père lui dit alors :
- Toto ce n'est pas bien de ramasser ce qui est pareterre.
Le lendemain Toto, sa grand-mère et son père son dans le trame. La grand-mère tombe pareterre.
- Toto aide ta grand-mère à se relever voyons !
- Mais papa tu m'as dit que ce n'était pas bien de ramasser les choses pareterre.

Quand tu chantes, tu dis:
- Je chante dit le professeur à Toto et quand ta soeur chante tu dis...
- TAIS-TOI !
Toto veux-tu arrêter de faire des grimaces ?
- Pourquoi papa ?
- Parce que sinon quand tu seras grand, tu auras le visage déformé !
- Ca alors ! Pas croyable ! Tu as dû en faire un paquet, toi quand tu étais petit !

Le professeur demande :
- Par quelle lettre commence hier ?
Toto répond :
- Par un D monsieur.
- Tu dis que HIER commence par UN D !?!?!
- Ben...hier on était dimanche !


Toto mange salement à table, le père :
- Tu manges comme un goret Toto.
- Hein?
- Tu sais au mois qu'est ce que ça veut dire?
- Oui papa, c'est le fils du cochon !
Toto, douze bouteilles de vin à 6 euros pièce, combien ça fait ?
- A la maison, ça fait 3 jours Madame.
Toto est à l'école et demande si il peut aller au WC. La maitresse dit non, puis elle demande aux élèves, quel est le plus grand fleuve du monde et Toto répond:
- Il est sous mon banc !

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

Toto doit aller voir son amie Élise à l'hôpital, il voit dans la rue un vieux monsieur et lui dit:
- Hé pépé quelle est le chemin le plus facile pour allez à l'hôpital ?
Le vieux monsieur répond:
- C'est de m'appeler encore pépé !
La maitresse à Toto :
- Conjugue-moi le verbe savoir à tous les temps.
- Je sais qu'il pleut, je sais qu'il fait beau, je sais qu'il neige.
Le professeur demande à Toto :
- C'est quoi la légitime défense?
- C'est quand mes notes sont tellement mauvaises que je suis obligé de signer moi même mon carnet.


C'est l'anniversaire du père à Toto, et le papa demande à Toto :
- Ce qui me ferait le plus plaisir Toto pour mon anniversaire, c'est que tu travailles bien à l'école.
Toto dit :
- Trop tard je t'ai déjà acheté une cravate !
La maîtresse demande a toto :
- Avec quel fruit peut-on faire de la compote ?
Toto lui répond:
- Une lime madame
- Mais pourquoi une lime toto ?
- Ben ma mère la dit a mon père
- Et elle a dit quoi ta mère?
- Hier soir elle a dit : arrête de me limer le cul, il va finir en compote !
La veille de la fête des pères, les parents de Toto sont très occupés dans leur chambre... Toto, entendant des bruits étranges regarde par le trou de la serrure et voit son père baisser son pantalon et dire à son épouse :
- Fais-moi une pipe !.
Le lendemain, la maman de Toto l'appelle et lui dit :
- Tiens, va offrir à papa le cadeau que je lui acheté pour la fête des pères.
Quelle n'est pas la surprise de Toto quand son père déballe le cadeau : Une pipe !
Aussitôt, Toto baisse son pantalon et dit à sa mère :
- Fais-moi une bicyclette !

Pendant une classe où l'on enseignait la morale et les bonnes manières, l'institutrice demande aux élèves :
- Michel, si tu étais en train de faire la cour à une jeune fille de bonne famille, très bien éduquée pendant un dîner en tête à tête et que tu avais besoin d'aller aux toilettes que dirais-tu ?
- Attends-moi une seconde, je vais pisser un coup.
- Ça serait très grossier et très malpoli de ta part. Jean comment dirais-tu ?
- Je m'excuse, mais il faut que j'aille aux toilettes, mais je reviens tout de suite.
- C'est déjà mieux, mais c'est désagréable de mentionner les toilettes pendant les repas. Et toi Toto, tu serais capable d'utiliser ton intelligence, au moins pour une fois, pour démontrer tes bonnes manières ?
- Je dirais "Ma chère, je vous demande pardon de m'absenter un moment, je m'en vais de ce pas tendre la main à un ami intime que j'espère pouvoir vous présenter après le dîner".
Toto entre à la cuisine en pleurant, sa maman lui demande la raison de son chagrin.
- Papa à cabossé la voiture en sortant du garage.
- Mais c'est une raison de rire, et non de pleurer.
- C'est ce que j'ai fait, alors il m'a battu.
C'est le petit Toto qui accompagne son papa à la pêche par ce bel après-midi de samedi.
Alors qu'ils attendent que ça morde, Toto demande :
- Dis papa, comment ça se fait que les barques flottent sur l'eau au lieu de couler ?
- Et le père répond :
- Oh ça j'en sais rien Toto... Un peu plus tard, Toto revient à la charge :
- Dis papa, comment font les poissons pour respirer sous l'eau ?
- Oh ça je ne sais pas mon fils... Encore un peu plus tard:
- Dis papa, pourquoi le ciel est bleu ?
- Aucune idée Toto. Encore plus tard, Toto demande encore :
- Papa, ça ne t'embête pas si je te pose toutes ces questions?
- Bien sûr que non Toto : si tu ne posais aucune question, tu n'apprendrais jamais rien !


Un maître d'école interroge Kévin en classe :
- Dis moi Kévin combien font 3 fois 7 ?
- 21, répond Kévin.
- Poils aux mains ! ponctue Toto pour faire rire les copains.
Le maître poursuit :
- 3 fois 12 ?
- 36, répond Kévin.
- Poils aux cuisses ! dit Toto en écho.
Le maître continue :
- 3 fois 23 ?
- 69, répond Kévin.
- Poils aux dents ! lance Toto.
La maîtresse:
- Toto ! récite-moi ta poésie que tu devais inventer.
Toto :
- Je ne l'ai pas faites.
Et la maîtresse :
- Tu me l'apprendras pour demain, dernier délai !
Toto rentra chez lui, comme il n'avait pas d'idée il écrivit ce qu'il entendit. Il alla dans la chambre de son frère et il entendit "oin oin oin je suis un bébé ", il le nota sur son cahier. Il alla dans la chambre de sa soeur il entendit "je n'irais pas sans toi ma biche, je n'irais pas sans toi ma biche " il nota. Il alla dans la cuisine, son père dit : " il pue le camembert, il pue le camembert "comme toujours il notait. Le lendemain, la maîtresse l'interrogea.
Toto dit :
- Oin oin oin je suis un bébé.
La maîtresse lui dit :
- Toto va au coin !
Il n'entendit pas et il continua :
- Je n'irais pas sans toi ma biche, je n'irais pas sans toi ma biche.
La maîtresse s'énerva et dit :
- Toto, va chez le proviseur, tout de suite !
Toto, n'avait toujours pas entendue il continua :
- Il pue le camembert, il pue le camembert...
La maman de Toto donna de l'argent à toto pour qu'il aille s'acheter un cerf-volant, il revena 4 heures après et sa mère commençait à s'inquièter.
- Mais ou... avant de pouvoir finir sa phrase elle fit des yeux rond comme des soucoupes.
- Et voila maman je t'es ramené un cerf et un volant de voiture mais ou je dois mettre le cerf ?

Papa est fâché. Toto a eu un zéro à sa rédaction.
- Comment cela se fait-il? D'habitude, tu as de très bonnes notes en rédaction...
- Ben... répond Toto
- Fais moi voir ton texte !
Et papa commence à lire:
- En me promenant dans la forêt, au détour d'un chemin, j'ai vu un caca tout vert : c'était le caca d'Albert. Un peu plus loin, j'ai vu un caca tout noir : c'était le caca d'Édouard. Au pied d'un arbre, j'ai vu un caca tout gris : c'était le caca de Denis...
- Mais qu'est-ce que c'est que ça, Toto ?
- Ben... c'était le sujet quoi !
Et papa lit le sujet : Sujet : " C'est dans le besoin que l'on reconnaît ses amis! "
Tu connais l'histoire de toto aux toilettes ?
Non ? C'est normal il a fermé la porte à clef.
Toto est amoureux de sa maîtresse et tout le monde le savait, même la maîtresse. Un jour, la maîtresse fait un jeu de devinettes. Et à chaque fois qu'elle pose une devinette Toto intervient. Mais toutes ses réponses sont fausses. Pour le consoler, elle lui répond gentiment chaque fois:
- Ce n'est pas la bonne réponse Toto, mais c'est quand même bien d'avoir essayé!
À la fin de la classe, Toto vient voir la maîtresse et lui dit:
- Moi aussi, j'ai une devinette pour vous mademoiselle.
- Oui Toto, quelle est-elle?
- J'ai dans mon pantalon une petite tige, assez dure, avec un bout tout rouge, et qui peut vous mettre le feu. Qu'est-ce c'est ? SLASH!!!
La maîtresse lui donne une de ces paires de claques. Toto, alors tout en larme, sort de sa poche une allumette, et dit:
- Ce n'était pas la bonne réponse mademoiselle, mais c'est quand même bien d'avoir essayé !


Toto écrit une lettre à Jésus la veille de Noel :
"Petit Jésus, si cette année tu me ramènes un vélo, je te promets d'être sage durant un mois..."
Il relit sa lettre et se dit :
- Un mois ! c'est beaucoup, je ne pourrais jamais tenir aussi longtemps...
Il réécrit :
"Petit Jésus, si cette année tu me ramènes un vélo, je te promets d'être sage durant une semaine..."
Il trouve que c'est toujours trop. Il réfléchit, et se dirige vers la crèche sous le sapin, il prend la figurine de Marie, monte dans sa chambre, et la met sous son oreiller, alors il écrit :
"Petit Jésus, si tu veux revoir ta mère..."
C'est Toto qui fait de la luge en compagnie de sa soeur.
Sa maman lui demande:
- N'oublie pas de prêter ta luge à ta soeur, hein Toto!
- Oui m'man, je prends la luge pour descendre et elle, la remonte.
La maîtresse demande à Toto
- Toto, quel est le meilleur moment pour cueillir les cerises ?
- Quand le chien du voisin est attaché, madame !

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

1
Le père en colère:
- Non mais, tu as vu tes notes, Toto?! C'est lamentable.
Je voudrais bien savoir si ton copain Ernest rentre chez lui avec des 0 et des 5 sur 20 sur son carnet...Toto:
- Non, mais lui c'est différent: ses parents sont intelligents
2
Toto rentre à la maison après sa première journée à l'école primaire.
La maman:
- Alors Toto, tu as appris beaucoup de choses aujourd'hui?
Toto:
- Pas assez en tout cas: ils veulent que j'y retourne demain.
3
Toto, douze bouteilles de vin à 6 francs pièce, combien ça fait?
- à la maison, ça fait 3 jours Madame.
4
Toto dit à la maîtresse: Mam'zel, saviez-vous que les boules de Noël ont du poil?
La maîtresse : Ben non, voyons! Y a pas de poil après les boules de Noël!
Toto : Hé! Noël! Montre tes boules à la maîtresse...
5
Toto intrigué regarde sa maman se mettre de la crème de soins sur le visage :
"- Qu'est-ce que tu fais maman ?"
"- Je me mets de la crème pour paraître plus belle, mon chéri."
Et disant cela, elle retire l'excès de crème avec un disque démaquillant.
Toto qui n'en perd pas une miette lui demande alors:
"- Qu'est-ce qui se passe ? Tu abandonnes ?"
6
Le professeur demande à Toto :
- Toto, voudrais-tu aller au tableau, nous montrer sur la carte géographique, ou se situe l'Amérique.
Toto va, et pointe du doigt l'Amérique.
- Maintenant que vous savez tous où se trouve l'Amérique, Pourriez-vous me dire qui l'a découvert?
Toute la classe en coeur:
- C'est Toto !
7
Papa et maman sont en train de regarder le film à la télé. C'est un film érotique et ça fait réfléchir maman qui dit:
- Il faudrait quand même que tu parles à Toto de... enfin des fleurs des abeilles et tout ça quoi. Il a quand même treize ans maintenant.
Alors papa va dans la chambre de Toto qui est en train de jouer sur sa Playstation et il lui dit:
- Dis-donc Toto, tu te souviens quand je t'ai accompagné aux putes l'an dernier?
- Oui papa. Bien sûr..
- Et bien ta mère m'envoie te dire que pour les fleurs et les abeilles, c'est pareil.
8
Un jour Toto rentre de l'école où il a apprit des "grands" quelques nouveaux mots pas très jolis.
- Maman, ça veut dire quoi "connard" ?
Alors la maman répond:
- Heu... ça veut dire "visiteur".
- Et ça veut dire quoi "bitte" ?
- Hem... ça veut dire "chemise"
- Et ça veut dire quoi "merde" ?
- Heu... ça veut dire "fauteuil"
- Et ça veut dire quoi "niquer" ?
- Pfff... ça veut dire "repasser"
Et enfin Toto arrête de poser ses questions débiles.
Un jour, pendant que la mère de Toto est en train de repasser, un gars sonne à la porte d'entrée...
Toto ouvre et dit:
"Salut, connard. Assieds-toi dans la merde. Maman est en train de niquer la bitte à papa."
9
C'est Toto qui dit à sa maîtresse en lui rendant son carnet de notes:
- Je ne voudrais pas vous tracasser, mais ce week-end, papa m'a dit que si je n'ai pas des meilleures notes sur mon bulletin le mois prochain,
"Y a quelqu'un qui va se prendre un bon coup de pied quelque part..."
10
Dans une école maternelle, une maîtresse demande à Toto : " donnes-moi le nom d'un animal féroce".
- Un crocolion m'dame.
- Mais, ça existe ça ? Comment est-ce donc fait ? Demande la maîtresse.
- Hé bien, répond l'élève, c'est un animal qui a, d'un côté une tête de lion et de l'autre côté une tête de crocodile.
- Mais, ce n'est pas possible, ton animal, s'il a une tête de chaque côté, il ne peut pas faire caca !
- Ben oui, c'est pour ça que la le rend très féroce.
11
- Bonjour Toto.
- Bonjour mémé.
- Si tu me dis combien j'ai de bonbons dans ma main, je te les donne tous les deux.
- Tu en as deux !
- Qui te l'a dit ?
12
La maîtresse: Toto, tu as 14 francs dans la poche droite de ton short et 8 francs dans la poche gauche, alors qu'est-ce que tu en déduis ?
Toto:
- Que je me suis trompé de short.
13
Toto va se confesser :
- Mon Père, j'ai péché...
J'ai couché avec la femme du ...
- Du boulanger, Toto ?
- Non, mon père, avec la femme du ...
- Du pharmacien ?
- Non, mon père, avec la femme du ...
- De l'épicier ?
Toto se dépèchent de sortir du confessionale et à la porte de l'Église retrouve ses copains :
- Eh ! Les gars ! J'ai trois bonnes adresses !
14
Toto est à la maternelle. L'instituteur est en train de lire l'histoire des trois petits cochons. Il en est au passage où le premier petit cochon tente d'acquérir de quoi construire sa maison.
Ça fait comme ça:
"... et alors, le petit cochon rencontra un homme qui poussait une brouette pleine de paille, et il lui demanda:
"Pardon monsieur, pourrais-je avoir un peu de votre paille afin de construire ma maison?"
Là, l'instituteur s'interrompt et il demande à la cantonade:
"Et alors les enfants, qu'est-ce qu'a répondu cet homme au petit cochon?"
Toto se lève et au comble de l'excitation, s'écrie:
"Moi monsieur, moi monsieur, je sais ce qu'il a dit au cochon... Il a dit:
Nom de Dieu! Un cochon qui parle!
15
Lors d'une leçon sur les rimes, la maîtresse demande à Toto de donner un exemple.
Toto dit alors :
- "Dimanche, je suis allé à la chasse aux grenouilles, et dans le ruisseau j'avais de l'eau jusqu'aux genoux."
- "Mais Toto, ça ne rime pas du tout."
- "C'est pas ma faute, y avait pas assez d'eau!"
16
M. l'Inspecteur vient inspecter la jeune maîtresse du Groupe Scolaire.
Il arrive au tout début de la leçon d'histoire qui porte sur Charles VII et Jeanne d'Arc. Après les présentations d'usage, l'Inspecteur part s'asseoir au fond de la classe, à côté de Toto et la maîtresse pose la question suivante :
- Que dit l'Évêque Cauchon quand il vit Jeanne d'Arc sur le bûcher ?
Juste à la fin de la question l'Inspecteur arrive au fond de la classe, fait un demi-tour pour s'asseoir et il voit alors la maîtresse de dos qui, en extension, écrit en haut du tableau noir (la mini jupe ne cachant plus grand chose). En s'asseyant, l'Inspecteur ne peut s'empêcher de dire, à voix très très basse :
- "Oh ! Quel beau cul !" Juste à ce moment, Toto lève le doigt et dit : Moi maîtresse, moi maîtresse, je sais ! La maîtresse hésite à interroger Toto mais il est le seul à lever le doigt...
- C'est bien mon petit Toto. Viens donner la réponse à tes camarades. Toto monte au bureau à côté de la maîtresse.
- Alors Toto, qu'a dit l'Évêque Cauchon ?
- Oh ! Quel beau cul !
- Pif, Paf. Toto ramasse deux gifles et retourne, tout penaud, à sa place.
En s'asseyant à côté de l'Inspecteur, il lui dit à voix basse :
- "Quand on sait pas, on souffle pas !"
17
C'est Toto et son frère Dédé qui sont assis sur le trottoir en train de glander. Dans leur discussion informelle, ils en viennent à se demander pourquoi les grands ont tellement de plaisir à dire des jurons.
Alors, pour en savoir plus, ils décident que le lendemain, Toto dira le mot 'putain' alors que Dédé dira le mot 'baiser'.
Le lendemain matin, le Papa de Dédé et Toto les appelle pour le petit-déjeuner.
"Toto, qu'est-ce que tu veux comme petit-déj.?"
"Je voudrais ces putains de Céréals papa!"
Évidemment, ça ne loupe pas, toto se prend une bonne vieille claque derrière la tête.
Puis le père se tourne vers Dédé:
"Et toi Dédé qu'est-ce que tu veux?"
"Eh ben moi je prendrai pas les Céréals, j'ai pas envie de me faire baiser comme Toto!"
18
Papa est fâché. Toto a eu un zéro à sa rédaction.
-"comment cela se fait-il ? D'habitude, tu as de très bonnes notes en rédaction...
-"Ben..." répond Toto
-"Fais moi voir ton texte !"
Et papa commence à lire: "En me promenant dans la forêt, au détour d'un chemin,
j'ai vu un caca tout vert : c'était le caca d'Albert.
Un peu plus loin, j'ai vu un caca tout noir : c'était le caca d'Édouard.
Au pied d'un arbre, j'ai vu un caca tout gris : c'était le caca de Denis..."
-"Mais qu'est-ce que c'est que ça, Toto ?
-"Ben... c'était le sujet quoi !".
Et papa lit le sujet : "Sujet : C'est dans le besoin que l'on reconnaît ses amis"!
19
Dans un village du Congo, la grand-mère du petit Toto l'envoit chercher de l'eau à la mare.
Toto s'en va avec son seau, et lorsqu'il s'apprête à lancer le seau dans l'eau, il voit au beau milieu de la mare les deux yeux d'un crocodile qui l'observent.
Au comble de la frayeur, Toto laisse tomber le seau et rentre chez lui quatre à quatre.
Le voyant revenir sans son seau, grand-mère lui dit:
- Et alors Toto, qu'as-tu fait de ton seau? Et l'eau?
Et Toto lui répond, encore paniqué:
- Mamie, je ne peux pas aller chercher de l'eau à la mare, il y a un gros crocodile dedans qui m'a regardé droit dans les yeux lorsque j'allais prendre de l'eau
- Ne t'occupe pas de ce croco, Toto. Il est dans la mare depuis une dizaine d'années maintenant et il n'a encore blessé personne. Il a certainement eu plus peur de toi que tu n'en as eu de lui!
Et Toto lui dit:
- Tu sais mamie, si il a eu aussi peur de moi que j'en ai eu de lui... alors l'eau de la mare n'est plus consommable!
20
Toto mange très salement, alors son père s'écrie :
- Mon fils, tu manges comme un goret ! Sais-tu au moins ce qu'est un goret?
- Ouais p'pa ! c'est le fils d'un cochon...
21
Toto à l'école,
La maîtresse: Toto, nomme-moi deux pronoms.
Toto: Qui, moi?
La maîtresse: Bravo Toto, c'est très bien!
22
Pendant un cour de mathématique..
Un professeur : Si j'ai trois pommes à diviser en sept parties égales, que dois-je faire ?
Toto : De la compote monsieur !
23
La maîtresse demande aux enfants:
"Alors les enfants, savez-vous qui est-ce qui a inventé la poudre?"
Toto lève la main.
"En tous cas, mon papa il a dit que c'était sûrement pas vous!"

Écrit par : toto | 06 janvier 2009

Ni la Crise ! Ni la Guerre ! Ce qu'il nous faut c'est LA RÉVOLUTION SOCIALE ! Dans un contexte de crise économique mondiale qui remet complètement àl'ordre du jour la question de l'organisation humaine mondiale, quoi demieux pour les États et le Capitalisme que de faire diversion enpromouvant une flambée de haine, de xénophobie, d'intégrisme etd'antisémitisme par une guerre effroyable et spectaculaire au procheorient?
Tous les États et le Capitalisme y trouvent leur compte : - Diversion : on ne parle plus de la crise ! - Division : on génère et alimente des conflits communautaires etinter-populationnels ! - Renforcement des mythes fondateurs des États ! Patriotisme,pseudo-diplomatie, pseudo-sécurité civile, bla bla bla ... - Stimulation du business de l'armement, donc une reprise des marchés. Pendant ce temps là le capitalisme espère pouvoir innocemment couler desjours heureux en continuant son carnage quotidien sur la populationmondiale... Les laisserons-nous faire !?Nous les précaires, les opprimés, les exploités de toutes les latitudes,les laisserons-nous faire ? Il n'y a pas de fatalité, l'avenir dépend vraiment de nous, de notrecapacité à nous révolter et à nous organiser ! Nous ne comptons pas pourrien. En fait... tout dépend de nous ! Déjà la grèce : En grèce, depuis déjà un mois, nombreux sont ceux qui ont fait le plus dur: ils ont dit « stop ! » et se sont insurgés. Ils se sont révoltés et ontcommencé à s'organiser contre ce pouvoir capitaliste, contre l'État,contre tous les apparatchiks qui y collaborent : les partis politiques detous bords, la presse, la magistrature, les syndicats.Il luttent depuis un mois contre ce pouvoir qui partout nous détruit. Depuis la mort d'Alexandros, jeune lycéen de 15 ans assassiné par lapolice le 6 décembre 2008 dans une rue d'Athènes, partout en grèce larévolte et l'insurrection sociale s'organisent contre les responsables decet assassinat : l'État et le Capitalisme !Simultanément partout dans le monde s'organisent aussi de très nombreusesactions de solidarité ! car partout on subit les mêmes conditionsd'exploitation et la même oppression. Évidement les médias bourgeois ne parlent pas de ces évènements, sauf pourprétendre à grand renfort de leurs mensonges habituels que cette révolteet cette insurrection sociale sont l'œuvre de «violents irresponsables», de « casseurs », de « terroristes » ... Les terroristes se sont eux ! Grâce à leurs mensonges et à leur lavage decerveau omniprésent, ils permettent qu'on nous exploite, nous terrorise etnous tue mentalement et physiquement chaque jour. Les collabos ce sonteux, la voix de leurs maîtres, lorsqu'en guise de journalisme ils ne fontque reproduire scrupuleusement les communiqués de la police.Les médias bourgeois composent le pouvoir, les médias bourgeois sont lepouvoir ! En grèce ceux qui s'insurgent ce sont des vieux, des jeunes, des femmes,des hommes, des lycéens, des étudiants, des travailleurs avec ou sanspapiers, des chômeurs, des précaires... Enfin bref justement tous ceux quise savent broyés par ce système. ils veulent en finir et l'abattre. Desdizaines de milliers de personnes, conscientes de la misère, del'injustice et de l'infamie qui sévissent en grèce et partout dans lemonde, veulent en finir avec ce terrorisme capitaliste mondial, ilsveulent l'anéantir ! Ils en ont assez de trimer comme des sous-humains pour leur patron. Ils en ont assez, malgré et à cause de ce labeur, d'avoir faim, d'avoirfroid, de s'exténuer, de perdre le sommeil, de voir leur santé physique etmorale se dégrader à grands pas. Ils en ont assez, faute de temps ou simplement pour cause de fatigue, dene pas pouvoir accompagner leurs proches et vivre dignement avec eux. Ils en ont assez que leurs études ne débouchent que sur des boulotstoujours plus précaires. Ils en ont assez de ne pas profiter eux aussi de leur vie, alors qu'ostensiblement à côté d'eux se goinfrent et se pavanent ces fainéantsd'actionnaires, de patrons et autres propriétaires rentiers, qui netrouvent rien de mieux à faire que de s'afficher le plus vulgairementpossible (on dirait un concours) dans la presse bourgeoise dite «people». Ils en ont assez du désespoir, généré par ce système fou et entretenu parces médias bourgeois. Ils en ont assez des syndicats, les fameux « partenaires sociaux », quicollaborent ouvertement et sans scrupules avec le patronat et avec l'Étatdans leur grand chantier mondial de la « Réforme ». Ils en ont assez des syndicats, qui étouffent dans l'oeuf tous les débutsde contestations et toutes les envies de changement. Ils en ont assez justement de cette fameuse « Réforme », vaste fumisterieschizophrène qui prétend améliorer la condition humaine alors qu'en mêmetemps au vu et au su de tous elle organise consciencieusement la misèredans le monde entier en redistribuant les richesses aux toujours plusriches... Ils en ont assez que leur frères opprimés appelés « les sans papiers »servent continuellement de main d'œuvre corvéable à souhait pour destravaux dangereux et sous payés par des patrons, qui croient les teniréternellement sous leur joug par la menace : « si tu n'acceptes pas et situ fais pas ce que je te dis, tu t'expliqueras avec la police, et turetourneras crever dans ton pays ». Ces pays qui par ailleurs sont pillésde fond en comble par les mêmes patrons, les mêmes charognards en colsblancs qui ne laissent sur place que corruption et désolation. Enfin ils disent « stop ! » lorsque le pouvoir assassine leurs enfantscomme ils ont assassiné Alexandros ce 6 décembre 2008 ! La misère est mondiale : D'après les chiffres officiels (FAO) 16.500 enfants meurent de faim chaquejour ! Les spéculateurs financiers en recherche de marchés se sont rabattusmassivement sur le bussiness alimentaire : ils stockent les denréesalimentaires, les prix montent et ils les revendent alors à des prixprohibitifs ! On crève de faim à cause de ces charognards qui dormenttranquillement sur leurs deux oreilles et veulent soi-disant « moraliserle Capitalisme »... 16.500 enfants qui crèvent de faim chaque jour ! Alors qui c'est lesterroristes ?? Le changement passe par la Révolution Sociale mondiale ! En grèce les universités, des mairies sont occupées et transformées ensalles de débats où toutes les personnes viennent librement s'exprimer etdécider selon le principe de la démocratie directe, c'est-à-dire sans lessyndicats et sans les partis. Les locaux des télévisions ont été occupés,des radios également. Les bourses du travail sont occupées, les syndicats et autres traîtresbureaucrates en sont expulsés. Les supermarchés sont attaqués et lesdenrées alimentaires redistribuées. Parfois les banques sont attaquées, etl'argent... redistribué ! CONTRE LA GUERRE CIVILE MONDIALE : RÉVOLUTION SOCIALE DANS LE MONDE ! samedi 10 janvier 2009 à Montauban à 14h devant la préfecture Rassemblement de solidarité pour la Révolte Populaire mondiale CNT-AITde Montauban et sa région(syndicat anarchiste)

Écrit par : bakou ninja | 06 janvier 2009

C'est un peu n'importe quoi, ce soir, ici.

Ce bakou ninja, n'est-ce pas Monsieur Finance qui fait son coming-out?

Bon, avec un peu de chance, il neigera cette nuit, et demain matin je resterai au pieu.

Écrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2009

Offrons des livres aux enfants ! Offrez des livres à votre fille ! On ne sait pas le chemin qu'ils peuvent tracer, les portes qu'ils peuvent ouvrir, la vie qu'ils peuvent faire naître.
Maminou, à bientôt, pour une autre conversation.

Ecrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

Merci infiniment d'avoir pris tout ce temps pour me répondre.
Vous m'avez fait rêver, en fermant les yeux j'étais de nouveau sur le bac de Gambie, en route vers la Casamance, ou devant le phare des mamelles à Dakar, ou encore à Saint Louis dans le village des pêcheurs.

Mais par dessus tout, et à cause de la liste de livres que vous me donnez, je voudrais être dans la librairie universitaire de Dakar près du Point E, où il me serait sans doute plus aisé de trouver les titres que vous signalez...
(J'y ai trouvé "L'enfant Noir" de Camara Laye, que j'ai beaucoup apprécié).

Quant aux livres de Pennac, je les lui ai déjà envoyés...

Je vais maintenant prospecter pour trouver ces livres ici en France.
Merci, merci...

Écrit par : Maminou | 07 janvier 2009

Le service public a été privé de publicité, plût au Ciel qu'il en fût de même pour ce blog !

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

De temps en temps, il y a un imbécile qui tente de perturber le blog en y collant des kilomètres d'insanités.
Ça leur passe, au bout d'un certain temps…
Allez, j'ai besoin d'ondes positives aujourd'hui entre 13 et 15. Merci à vous.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 janvier 2009

Bakou Ninja, va piller un Monoprix et ramène-nous une bière, j'ai soif.

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Entre 13 et 15 !!!!

C'est le moment où je serai en train d'essayer ma nouvelle veste.

C'est un signe : j'essaierai ma veste, et vous n'en prendrez pas.

J'espère que ça colle avec votre rendez-vous.

Sinon, je n'ai plus qu'à aller me rhabiller, et tout cela sera considéré comme un vulgaire effet de manche. Pouah ! Alors que, moi, de tels procédés me répugnent, et me donnent des boutons. Mais si c'est comme ça qu'on veut me faire porter le chapeau, je vous le dis tout de go : il faudra prendre des gants avec moi car j'ai la dent dure et le cuir solide !

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

« Je, je et re-je, moi, moi, moi »
dobolino | 06 janvier 2009

« Je ne participe plus / mes écrits / mon site / J'ai expliqué / "Felts, le retour" / Cela m'évite d' / cela me permet de / je viens de / mon blogue / j'évoque… »
Felts / 11 lignes | 06 janvier 2009

« narcissisme pathologique »
dobolino | 06 janvier 2009

Écrit par : Tailleboudin | 07 janvier 2009

J'avais déjà signalé l'article paru dans le site de Education et Devenir * où sont décrites les nouvelles taches que ces tordus projettent de nous accabler ** :

"On ne saurait laisser plus longtemps hors du champ de compétences des enseignants et, à la périphérie de l’enseignement, des fonctions essentielles pour le devenir des élèves dont notre système est responsable. Considérons l'ensemble des missions reliées au cœur du métier en plus de l'enseignement : orienter, évaluer, valider, aider, accompagner le travail personnel, participer à la définition des services, gérer des projets, définir en équipe la gestion du temps, aménager des parties de programmes et individualiser des parcours, créer des dispositifs, adapter les pratiques pédagogiques, élaborer des indicateurs, étudier le devenir des élèves, communiquer vers l'extérieur, promouvoir l'établissement, etc. Toutes ces missions, et bien d'autres encore, sauraient-elles durablement sortir de la responsabilité effective des enseignants ? Ne serait-il pas absurde d'écarter les enseignants et les autres personnels d'un pilotage négocié et partagé ? Non seulement il convient, d’après nous, de s’engager résolument dans cette voie, mais il convient encore de réformer les hiérarchies intermédiaires pour accompagner ce mouvement."

Je dis à tous ces gugusses : Allez au bout de votre logique. Faites comme en Finlande dont vous chérissez tant le modèle. Disparaissez purement et simplement. Dans cette logique, laissez aux enseignants le soin de gérer eux mêmes leur travail (avec salaire au moins double, évidemment).

La seule "réforme des hiérarchies intermédiaires" qui vaille est l'éradication. On pourra garder dans les rectorats vides ***, transformés en musées des horreurs, quelques témoins de l'avidité passée du Moloch, idole sans cesse alimentée et jamais rassasiée.

Note pour l'intendant du Moloch : vous pouvez verser les défraiements de mes conseils en stratégie sur mon compte courant.

*association pédagole de chefs d'établissements et d'inspecteurs

** http://education.devenir.free.fr/lycee

*** l'avidité ne mène-t-elle pas inexorablement à la viduité ?

PS Conseil à bakou ninja : vous ne devriez pas quitter Montauban avant d'avoir soigné votre Castro-entérite.

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

TAILLEBOUDIN = JEREMY

Écrit par : SISSI | 07 janvier 2009

Voilà qu'il neige à Marseille.

Que fait Education et Devenir ?

Rajoutons à la longue liste des taches confiées à nous autres, nouveaux damnés de l'ATER * : peleter la neige, déneiger la pelle, souffler le froid et le chaud, condenser ce qui est fluide, compliquer ce qui est simple, refroidir les enthousiastes, réchauffer la soupe et patauger dans la neige fondue.

* les Attachés Temporaires d'Enseignement et de Recherche, communs dans le sup le deviendront dans le secondaire si on suit les pré conisations des gugusses d'EetD. Quant au volet "Recherche", il s'agit évidemment de la recherche d'emploi...

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Une tâche pour des taches...

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Merveilleux blog! Et varié! On passe d'un cours supérieur de philosophie de Robin à une compilation d'histoires de Toto!

Dugong, les professeurs font déjà tout ce que vous décrivez, sans que ce soit ni nécessaire de les infantiliser en le formalisant d'une manière ou d'une autre! Je suis d'accord avec vous, qu'on arrête de nous prendre pour des débiles qui ne savent ni ce qu'ils font, ni pourquoi ils le font.
Qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui entre 13h. et 15h., Jean-Paul?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2009

Que se passe t-il, pardon...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2009

Chuis mort de rire, j'adôôôôôre voir l'õt ducon en colère. :o)))))


Merci ducon !

:o)

Écrit par : toto | 07 janvier 2009

Qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui entre 13h. et 15h., Jean-Paul?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2009


Au revoir, chers auditeurs, et à dimanche prochain pour les dernières nouvelles de demain, disait G. Tabouis.
Christophe, vous êtes prévenu qu'il se passe quelque chose, vous ne voudriez pas en plus savoir quoi !

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

en plus de l'enseignement : orienter, évaluer, valider, aider, accompagner le travail personnel, participer à la définition des services, gérer des projets, définir en équipe la gestion du temps, aménager des parties de programmes et individualiser des parcours, créer des dispositifs, adapter les pratiques pédagogiques, élaborer des indicateurs, étudier le devenir des élèves, communiquer vers l'extérieur, promouvoir l'établissement, etc.

Cité par : dugong | 07 janvier 2009

Fort bien, fort bien.... et... on fait encore un peu cours de temps en temps, ou ce n'est plus la peine ?

Sacrés pédagols ! A part l'éradication pronée par Dugong, on pourrait aussi rigoler 2 minutes en mettant ces guignols devant une classe. Une vraie, hein, pas une virtuelle.

Sinon c'est fascinant ce que des gens qui passent leurs journées à ne rien foutre peuvent imaginer pour faire travailler les autres.

Écrit par : Manu | 07 janvier 2009

Voilà qu'il neige à Marseille.

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

A Toulon, la pluie pleut (comme dirait Carnap parodiant Heidegger), mais le conseil général du Var a interdit ce matin la circulation des bus dans tout le département - on est très à cheval sur le principe de précaution dans le Sud. Du coup, je retourne me coucher.

Écrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2009

Merci Darcos et son gouvernement.
"
Exceptionnel : Une preuve que les profs sont surveillés par la police ?

(Pour les rectorats ?)

Après avoir pris conseil auprès d’un avocat, nous révélons ici les faits survenus mardi dernier 16 décembre, qui, pour n’être sans doute pas exceptionnels, sont complètement inédits avec un telle confirmation de faits circonstanciés.

1 - Les faits.
2 - Les questions.
3 - Que faire ?

1 - Les faits.

Nous sommes le mardi 16 décembre 2008, en plein mouvement revendicatif des lycéens, dans une grande ville française.

À 15h50 environ, un proviseur de lycée reçoit une communication téléphonique d’un membre du cabinet du recteur d’Académie, comme c’est fréquent depuis plusieurs jours, en raison des grèves et blocus lycéens, qui préoccupent les personnels de direction. Ce membre du Rectorat lui déclare entre autres choses qu’un de ses professeurs du lycée, monsieur XY, est actuellement à la tête de la manifestation quotidienne des lycéens qui parcourt la ville, au même instant. (Le nom et le prénom de ce membre du cabinet personnel du Recteur ont été depuis confirmés sur l’organigramme rectoral.)

À cette étonnante déclaration accusatrice, le proviseur ne peut que rétorquer que cela est impossible, que ce professeur ne peut se trouver à manifester en ville, puisqu’au même instant, le proviseur voit justement sous ses yeux ce monsieur XY qui se trouve à l’entrée du lycée pour la fin de l’interclasse de 15h50.

Que s’est-il passé effectivement ? Ce mardi après-midi, monsieur XY doit donc prendre son service de cours à 15h50 (C’est d’ailleurs exceptionnel dans son emploi du temps : il doit rattraper deux heures d’absences autorisées pour cause d’obsèques d’une personne proche la semaine précédente.)

À 15h30 environ, alors qu’il se trouve encore en centre-ville, à environ deux ou trois kilomètres du lycée, le conducteur de son transport en commun annonce que le boulevard est bloqué par une importante manifestation de centaines de lycéens, qu’il va falloir suivre patiemment, à vitesse réduite au pas. Pour ne pas risquer d’être en retard au lycée, le professeur décide de descendre, et de faire le reste du trajet à pied, en traversant le cortège.

C’est alors qu’un policier aura reconnu monsieur XY, l’aura pris pour un meneur de manifestation ( !), et aura pris l’initiative incroyable d’en informer sans attendre, directement ou indirectement, le Rectorat d’Académie. (Il se trouve que ce professeur XY est amateur de photos numériques. Il a profité de cette sympathique manifestation des jeunes, passant à côté d’un cours d’eau, pour faire des clichés-souvenirs, l’un horodaté à 16h30 - c’est-à-dire 15h30 heure d’hiver - à l’arrière de la manifestation, puis d’autres clichés successifs de la manifestation, en l’ayant traversée puis dépassée, à 16h36, 16h37 et 16h40. Après quoi, il force le pas pour être juste à l’heure au lycée, où il constate que la manifestation des lycéens qu’il a doublée, passe à son tour, photographiée exactement à 16h02. Ces photographies sont toutes à la disposition de la justice, gardienne des libertés.)

2 - Les questions.

Maintenant, il faut s’interroger sur le grave dysfonctionnement de la République démocratique qui peut conduire la police à dénoncer en temps direct un professeur suspecté (par erreur !) d’abandon de poste ou bien de militantisme (qui d’ailleurs serait parfaitement légal !) à son employeur, le rectorat, qui se dépêche ensuite de le signaler à son proviseur.

Une première question se pose naturellement : Ces procédés expéditifs de dénonciation à l’employeur sont-ils réservés aux professeurs fonctionnaires, on bien sont-ils également employés pour d’autres suspects, par exemple des salariés du privés ?

Qui est ce monsieur XY ? Pas un « gros poisson » en tous cas. De gauche mais sans appartenance politique, monsieur XY est membre de base de son syndicat enseignant FSU et de la Ligue des droits de l’homme, mais sans aucune responsabilité militante, sinon un poste d’élu au C.A. de son lycée, et la présidence sur ses temps de loisirs d’une petite association culturelle.

Il est significatif d’une certaine dérive policière qu’on l’ait pris spontanément pour un meneur de manifestation, alors qu’il marchait paisiblement, sur son trajet de travail, mais en dehors de ses heures de service, en violation flagrante du respect de sa vie privée.

Sans doute que la police aura voulu ainsi alimenter le fantasme récurrent d’une manipulation des lycéens grévistes par des professeurs plus ou moins activistes, fantasme d’ailleurs vraiment dépourvu de tout fondement. On constate ici l’effet de grossissement propre à toute surveillance de type Stasi (la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est) : Pour justifier a posteriori la surveillance omniprésente et les sur-effectifs policiers, il est toujours tentant d’inventer des dangers subversifs imaginaires.

(Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi dans cette ville les manifestations étaient soigneusement encadrées par de nombreux policiers en civil, et filmées ouvertement par des policiers en uniforme.)

Maintenant, il faut s’interroger sur l’aspect le plus grave : la dénonciation téléphonique en temps direct, et la chaîne de commandements par laquelle elle a pu passer.

Car il n’y a ici que deux possibilités juridiques : Soit A/ la police effectuait cette surveillance de citoyens adultes et/ou fonctionnaires dans le cadre d’une décision (enquête, instruction ou commission rogatoire) ordonnée par l’autorité judiciaire, soit B/ elle le faisait en dehors de tout cadre réglementaire.

Dans le premier cas, il y aurait donc une violation caractérisée du secret de l’instruction, de l’obligation de réserve, avec volonté de nuire et diffamation aggravée deux fois : par la répétition en chaîne du délit de dénonciation, et par le caractère instantané de ces communications téléphoniques.

Dans le deuxième cas, celui où la police surveillerait des citoyens et/ou fonctionnaires en dehors de tout cadre légal (par exemple, sans aucun mandat du Procureur de la République), nous serions donc devant un cas avéré d’utilisation d’une police de type privatisée collectant et divulguant des renseignements confidentiels à des fins extérieures aux missions normales du maintien de l’ordre.

Ces deux hypothèses sont donc toutes deux également très graves.

3 - Que faire ?

Ces faits mériteraient donc qu’une enquête soit demandée par toutes les personnes éprises de liberté et attachées aux idéaux démocratiques redéfinis en 1944 et 1945, et notamment les syndicats de l’éducation nationale et la Ligue des droits de l’homme.

(Merci de rediffuser cette information autour de vous.)

Post-scriptum : Que ceci ne nous fasse pas devenir paranoïaques, ni perdre le sourire, cette arme ultime et non violente contre toute tyrannie. Puisque des hauts fonctionnaires s’intéressent ainsi de si près à nos vies privées, jouons donc avec la Stasi : Félicitons sans flagornerie les autorités pour l’excellence de leur réseaux téléphoniques... Sans oublier que l’omniprésence de la Stasi en Allemagne de l’Est n’a pas empêché la Chute du mur de Berlin... qu’elle y a même puissamment contribué en se déconsidérant par des procédés odieux, et en s’auto-asphyxiant et s’auto-intoxiquant sous une masse énorme d’informations inutilisables.

Liste I N F O Z O N E
impression

Sources: http://www.millebabords.org/spip.php?article9878

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 janvier 2009

TotoWeininger a écrit : "on est très à cheval sur le principe de précaution dans le Sud"

D'ailleurs on tente d'y supprimer les postes de Montaigne(s) à cheval.

Écrit par : DKrauss | 07 janvier 2009

TAILLEBOUDIN = JEREMY

Ecrit par : SISSI | 07 janvier 2009

Ah ?

Et c'est votre petit doigt qui vous l'a dit ?

Écrit par : Manu | 07 janvier 2009

Sources: http://www.millebabords.org/spip.php?article9878

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 07 janvier 2009

Quelle histoire abracadabrante.Ça sent bon l'intox gauchiste. En attendant d' en vérifier un jour la véracité, on trouve des choses intéressantes sur ce genre de site ouvertement pédagogiste. Extrait d'un manifeste d'instit "en résistance" (sic) à propos des programmes du primaire:

"nous n’appliquerons pas les programmes de 2008 aux relents passéistes et continuerons d’appliquer ceux de 2002 " (sic)

La "résistance" à toute forme de transmission au nom des enfants du peuple bat son plein. J'espère que le Medef leur file un chèque de temps en temps.

Merci d'être passé, Hervé de Strasbourg : c'est toujours un moment croustillant de lire votre propagande à la con. Continuez à être du côté des gentils qui libèrent nos enfants par l'ignorance. Au moins, vous, ça vous rassure. C'est déja ça.

Écrit par : Manu | 07 janvier 2009

Je souhaite, avec un peu de retard, un joyeux anniversaire à ce blog, et je remercie au passage Jean-Paul Brighelli pour l'avoir créé (je le remercie aussi pour "La Fabrique du Crétin", que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire). Je regrette de ne pas laisser davantages de commentaires, mais j'arrive toujours après la bataille, et au bout de plusieurs centaines de messages, il est difficile d'ajouter quelque chose. Du coup, je préfère m'en tenir à la maxime de Coluche : "de tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent".

Tant que j'y suis, je souhaite une bonne année 2009 à tous ! (puisqu'on parle d'anniversaires, si je ne m'abuse, cette année le plan Jospin "fête" ses 20 ans, non ?)

Écrit par : Shane_Fenton | 07 janvier 2009

Moi, j'aime bien les histoires de toto !

Et j'aime bien aussi la 3ème voie, dont la devise pourrait être : "Les plus agréables sont ceux qui se taisent, mais qui agissent !"
...Mais des choses à dire, ils en ont :

http://3e.voie.free.fr/

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

@ Tailleboudin écrit :
« Je, je et re-je, moi, moi, moi »
dobolino | 06 janvier 2009
« Je ne participe plus / mes écrits / mon site / J'ai expliqué / "Felts, le retour" / Cela m'évite d' / cela me permet de / je viens de / mon blogue / j'évoque… »
Felts / 11 lignes | 06 janvier 2009
« narcissisme pathologique »
dobolino | 06 janvier 2009

Si je l'ai bien compris, il me reproche de trop parler de moi à la première personne… J'entends bien cette critique et pour y remédier, je refonds complètement le document afin de satisfaire à ses désidératas :
« Certaines personnes que nous ne nommerons pas ne participent plus aux débats de “Bonnet d'âne” sauf pour informer ceux que cela intéresse de leurs écrits sur un site. Elles ont expliqué courtement dans "Un débat un peu crispé"," Felts, un aller-simple, mais surtout “Une blessure narcissique” et "Naïvetés…” le pourquoi de la chose. Cela évite à ceux qui ont envie de l'éviter d'avoir à répondre aux incinérations douteuses et d'ailleurs inexactes de Dobolino et consort… Mais cela permet de rappeler à qui veut l'entendre que dans le cinquième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce” qu'un triste individu viens de publier sur un blogue, il évoque le burka, les homosexuels, les anthropophages et la masturbation manuelle… »

Par ailleurs une certaine Sissi nous apprend que TAILLEBOUDIN serait en fait JEREMY… Si la nouvelle s'avère exacte, et seulement si elle s'avère exacte, je suis heureux d'informer Christophe Sibille qu'il n'est plus le seul à cotiser au club des CONS de ce blogue, il a maintenant comme compagnon JEREMY-TAILLEBOUDIN. Le club des narcissiques pathologiques va être tout déconfit : les cons sont deux alors que les narcissistes par définition sont seuls et en plus ils s'en vont… Y a pas de justice !

Il neige toujours sur Marseille…

Écrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

…Et entre 13 heures et quinze heures, il neigera encore plus car Brighelli essaiera de refourguer à un autre éditeur un manuscrit qui trainait dans sa vieille sacoche en cuir de Russie martelée à la pointe Bic.

Écrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

Je retrouve ce blog et me joins à Shane_Fenton pour me réjouir de sa longévité et remercier Jean-Paul de nous offrir cet espace d'échanges.
Et bonne année 2009 à tous, pace e salute!

J'en profite pour signaler que la version livre de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive" vient de paraître chez L'Harmattan.
Selon la formule consacrée, on peut donc se procurer l'ouvrage dans toutes les bonnes librairies, ou directement sur le site de l'éditeur (et bientôt sur amazon et chapitre.com).

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 janvier 2009

« s'avère exacte »
Felts, écrivain de langue française | 07 janvier 2009

Écrit par : Tailleboudin | 07 janvier 2009

Et j'aime bien aussi la 3ème voie, dont la devise pourrait être : "Les plus agréables sont ceux qui se taisent, mais qui agissent !"
...Mais des choses à dire, ils en ont :

http://3e.voie.free.fr/
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009
Ah bon ? Mais lesquelles à part un brouet néo-pédagogiste trouvé chez les pédagos canadiens ?
Une petite leçon de grammaire, un fichier de calcul, une méthode d'écriture-lecture à la mode 3ème voie, ce serait-y possible d'avoir cela ?

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009
Ah bon ? Mais lesquelles à part un brouet néo-pédagogiste trouvé chez les pédagos canadiens ?
Une petite leçon de grammaire, un fichier de calcul, une méthode d'écriture-lecture à la mode 3ème voie, ce serait-y possible d'avoir cela ?

Ecrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Je pense que oui, mais il faut adhérer à l'association ; les plans de leçons, fichiers et méthodes sont en "accès restreint". catmano doit pouvoir vous donner des informations plus précises.

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

Cela m'évite d'avoir à répondre aux incinérations douteuses et d'ailleurs inexactes de DobolinoEcrit par : Roger Felts | 06 janvier 2009
Si c'est un lapsus, il est de toute beauté !
Si c'est fait exprès, c'est à mi-distance entre Dieudonné et Le Pen.

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Je viens de retrouver dans ma bibliothèque des livres achetés par curiosité dans les années 80 par le Groupe français d'Education nouvelle (éditions castermann)...Pour ceux qui douteraient de la réalité du courant qui sévit (et qui domine) à l'école primaire dans l'éducation nationale depuis des decennies et dont nous récoltons les fruits au collège, c'est très instructif : "Le pouvoir de la poésie" "Pour une méthode relationnelle de lecture-écriture", "Quelles pratiques pour une autre école, le savoir aussi ça se construit (sic!), "Parler, écrire, "pour de bon" à l'école". C'est absolument effarant de relire ça aujourd'hui, mais on comprend tout.

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

Je viens de retrouver dans ma bibliothèque des livres achetés par curiosité dans les années 80 par le Groupe français d'Education nouvelle (éditions castermann).

errata : c'est moi qui ai acheté les livres et c'est le GFEN qui les a publiés.

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

C'est fait exprès… Et cela n'a rien à voir avec Dieudonné et Lepen… Il faudrait arrêter les assimilations abusives.
Ceci dit sur mon site : Les obsessions d'Amélie ?… Hara-Kiri d'avant 1985…

Écrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

Dobolino a écrit : "c'est à mi-distance entre Dieudonné et Le Pen."

Peut-être mais vous ne dites pas lequel est le plus proche de vous.

Allez, une photo du dugongland * sous la neige :

http://dl.free.fr/l8S5dd8lq

* se prononce dugongueu landeu...

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

"Felts, le retour" / Cela m'évite d' / cela me permet de / je viens de / mon blogue / j'évoque… »
Felts / 11 lignes | 06 janvier 2009
« narcissisme pathologique »
dobolino | 06 janvier 2009

Sans oublier les dobolinades mythomaniaques : "mon fils, ma fille, mes frères inventeurs de l'huile à moteur, mon pépé, mon papa, ma maman...."

Écrit par : Amélie | 07 janvier 2009

Ca ne s'oublie pas. Offrons des livres aux enfants ! Offrez des livres à votre fille ! On ne sait pas le chemin qu'ils peuvent tracer, les portes qu'ils peuvent ouvrir, la vie qu'ils peuvent faire naître.
Maminou, à bientôt, pour une autre conversation.

Ecrit par : Marilyse | 06 janvier 2009

L'idéal serait de leur ouvrir l'accès à une bibliothèque bien grasse où ils butineraient à leur gré, de la littérature jeunesse aux grands auteurs intemporels.
J'ai eu la chance de passer mon adolescence dans une " cité-dortoir " de banlieu où les bibliothèques proliféraient, de la grande bibliothèque municipale qui était aussi une école de bibliothécaires aux bibliothèques de quartier, en passant par celle du collège et par celle de mes parents à laquelle j'avais libre accès.
Face à cette offre, j'ingurgitais deux à quatre romans par semaine, tout et n'importe quoi, avec une avidité insatiable, en totale liberté !

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Dobolino a écrit : "c'est à mi-distance entre Dieudonné et Le Pen."

Peut-être mais vous ne dites pas lequel est le plus proche de vous.


Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009
C'est à moi que vous posez cette question ?
Réponse, SVP.

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Mère Emptoire a écrit : "C'est à moi que vous posez cette question ?
Réponse, SVP."

La différence c'est que, pour moi, vous êtes libre de ne pas répondre à ma non-question.

Je plaisantais...

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Allez, une photo du dugongland * sous la neige :

http://dl.free.fr/l8S5dd8lq

* se prononce dugongueu landeu...

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

C'est beau !!!

Écrit par : Maminou | 07 janvier 2009

Sans oublier les dobolinades mythomaniaques : "mon fils, ma fille, mes frères inventeurs de l'huile à moteur, mon pépé, mon papa, ma maman...."

Ecrit par : Amélie | 07 janvier 2009

Pourquoi tant de haine?

Écrit par : Maminou | 07 janvier 2009

Je pense que oui, mais il faut adhérer à l'association ; les plans de leçons, fichiers et méthodes sont en "accès restreint". catmano doit pouvoir vous donner des informations plus précises.
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009

Cela m'étonnerait que Catmano ait accès à ces documents.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Je pense que oui, mais il faut adhérer à l'association ; les plans de leçons, fichiers et méthodes sont en "accès restreint". catmano doit pouvoir vous donner des informations plus précises.

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009

Euh... Non... Je ne peux donner aucune information de ce type. Désolée.
En revanche, je peux vous assurer que les 4 élèves de GS de ma classe et les 5 de la classe de ma collègue suivent avec succès la méthode de lecture-écriture (voyelles acquises chez moi, bien entamées chez nos voisins) que le GRIP va bientôt éditer, que mes 6 élèves de CP en sont à la page 65 (dizaines et unités) du fichier "Compter Calculer" de Pascal Dupré, édité par le GRIP, que tout le monde est bien content, la maîtresse, les parents et les élèves, et qu'ils pourront continuer selon le même principe au CE1 l'année prochaine, puisque le manuel de maths est actuellement en cours de peaufinage.

Écrit par : catmano | 07 janvier 2009

Pourquoi tant de haine?

Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2009

C'est à moi que vous posez cette question ? Vous sautez tous les posts de Dobolino, alors ! Je lui rappelle seulement la poutre et la paille. Nulle haine, sinon la sienne.

Écrit par : Amélie | 07 janvier 2009

C'est beau !!!

Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2009

Je vous aurais bien pris une photo de Montélimar sous la Burle, mais j'avais vraiment trop froid pour sortir mes mains de mes manches et puis j'avais besoin de mes bras pour servir de coupe-vent à mon manteau !

Écrit par : catmano | 07 janvier 2009

Je vous aurais bien pris une photo de Montélimar sous la Burle, mais j'avais vraiment trop froid pour sortir mes mains de mes manches et puis j'avais besoin de mes bras pour servir de coupe-vent à mon manteau !

Ecrit par : catmano | 07 janvier 2009

PS : Maintenant que je n'ai plus besoin d'alibi, ça y est, il neige ! ;-)

Écrit par : catmano | 07 janvier 2009

Allez, une photo du dugongland * sous la neige

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

La Major, vue du Panier.

Nostalgie.

Mais pas trop quand même.

Écrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2009

Toto, tu totottes trop, tu radottotes ! Stop !

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Un peu de langue française :

A propos du verbe "s'avérer". Petite piqûre de rappel pour les latinistes émérites que vous êtes et piqûre totut court pour les autres :
Dans le verbe "s'avérer" nous reconnaissons le radical -ver- issu de l'adjectif verus, a, um = vrai. Radical que nous retrouvons dans les mots "vérité" (In vino veritas !) - véridique - vérifier ..." Donc l'expression souvent entendue "s'avérer vrai" (ou "s'avérer exact") est un pléonasme. Merci qui ?

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Ecrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Avez vu lu ma réponse qui contenait mes remerciements pour la richesse de vos prpositions de lecture?

Catmano, j'ai aussi roulé ce matin, dans les frimas et sur la neige et la glace (en pensant à votre escapade!! ) et j'y retourne de ce pas...

Écrit par : Maminou | 07 janvier 2009

Sans oublier les dobolinades mythomaniaques : "mon fils, ma fille, mes frères inventeurs de l'huile à moteur, mon pépé, mon papa, ma maman...."

Ecrit par : Amélie | 07 janvier 2009

Pourquoi tant de haine?

Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2009
La haine d'Amélie est cernable et définissable. On peut en rire. Elle me touche cent fois moins moins que le mépris affiché, pour des raisons qui me sont absolument indéfinissables et obscures, de Dugong et consorts que je respecte a priori comme a posteriori, ce en quoi il semblerait que j'ai grand tort, dans le contexte de la redéfinition de la lutte des classes ?
Va falloir que je revois mes a posteriori et que je me décide enfin à ma placer politiquement où je dois, par définition, me placer pour les sécuriser, c'est-à-dire n'importe où, mais surtout pas ici, dans leur pré carré.

Écrit par : dobolino dut Mère Emptoire | 07 janvier 2009

Un peu de langue française :

A propos du verbe "s'avérer". Petite piqûre de rappel pour les latinistes émérites que vous êtes et piqûre totut court pour les autres :
Dans le verbe "s'avérer" nous reconnaissons le radical -ver- issu de l'adjectif verus, a, um = vrai. Radical que nous retrouvons dans les mots "vérité" (In vino veritas !) - véridique - vérifier ..." Donc l'expression souvent entendue "s'avérer vrai" (ou "s'avérer exact") est un pléonasme. Merci qui ?
Ecrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Cet usage pronominal +attribut est admis (Hanse + Académie française) ; on s'efforce simplement d'éviter les tours pléonastiques comme "s'avérer vrai" à quoi l'on préfère "apparaître vrai".

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Jean-Paul, il est 14 h 36 : il est plus que temps de penser à vous ! Votre destin est en jeu !

Je ne sais pas si vous aimez Léo Ferré mais, ce matin, nous avons eu une petite grâce en classe de cinquième (celle qui est faible en français et ailleurs aussi). Nous lisions "Sous le pont Mirabeau". Je commence à chantonner la chanson. Ils sont surpris (Je chante un peu comme une casserole mal étamée !). Je leur dis : "C'est Léo Ferré qui a mis en musique ce poème et l'a chanté, mais vous ne connaissez certainement pas Léo Ferré." Alors, Nicolas brandit son bras et nous dit : "Si, si, moi, madame ! Mon père a tous ses disques ! Je peux apporter la chanson !" "Bien, bien ... on va l'écouter !"
A la fin du cours, je le vois rester en classe avec deux de ses copains. Je m'approche et il me dit, tout fier : "Et bien, moi, Léo Ferré, il a écrit une chanson pour le pépé de mon père !" "??? !!! Comment ça, ton arrière-grand-père ?" - "Oui, ils étaient amis. Ils se sont rencontrés sur un banc et c'est comme ça qu'ils sont devenus amis ! Nous avons plein de photos à la maison ! Je vais demander à mon père si je peux en apporter." Je revois Nicolas demain pour noter le titre de la chanson.
N'est-ce pas merveilleux, ces petits moments auxquels on ne s'attend pas ? Nicolas est l'un des élèves les plus en difficulté mais il est très attachant, très poli, très agréable. Il est reparti heureux et fier comme un soleil.

J'aime ces moments ! Le 29 mai, Lucie Guillevic (l'épouse et veuve du poète) est venue dans ma classe de 6e et nous avons eu une surprise analogue (mais c'est déjà plus probable entre morbihannais). Pierre nous dit : "Moi, Guillevic, il est de ma famille, du côté de ma mère." Et alors, Lucie lui apprend que son arrière-grand mère est enterrée à Colpo dans la même tombe que le père de Guillevic, qui était pourtant remarié. Elle a dû d'ailleurs, en bonne Alsacienne, traîné Guillevic dans ce cimetière, il ne voulait pas du tout faire le tour de ses ancêtres proches ou lointains. On sait l'enfance difficile que lui a fait vivre sa mère.
A cette révélation, tout de suite, tout s'incarne !

Alors, pourquoi vous raconté-je tout cela ? Pour souhaiter simplement que cette journée vous ait apporté un petit signe, vous ait fait un petit clin d'oeil, non pas du destin auquel je ne crois pas, mais de ce plus sûr "possible / impossible" qui nous fait avancer. Bonne chance pour aujourd'hui !

Je ne crois pas
En aucun dieu.

Je ne crois pas
A l'étoile qui vous guide.

Je ne crois pas
A la tourmente

Qui vous emporte
Et vous mène à bon port.

Je crois.

Guillevic ("Présent" - Gallimard - Collection Blanche - 2004)

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Maminou, oui, j'ai bien lu votre gentille adresse. "L'enfant noir" de Camara Laye est un bon livre. Je le faisais lire autrefois. J'ai une faiblesse pour l'Afrique. Chez moi, je suis entourée de statues, de masques, d'objets africains. Cet art me remue complètement. Je le trouve d'une sublime beauté. Il y a là sans doute quelque choses des origines. C'est une esthétique qui me rentre tout droit dans les yeux et le coeur.
Je suis allée en Casamance jusqu'à Enimpore. C'est un de mes plus beaux souvenirs : une veillée où, tout à coup, à quelques mètres de nous, s'est élevée, en toute simplicité, une berceuse pour une petite fille de trois ans qui se dodelinait à la mélopée de sa mère. Elles étaient seules au monde. Nous avons écrit ensuite les paroles et demandé la traduction : c'était en fait un chant religieux. Une merveille.

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Euh... Non... Je ne peux donner aucune information de ce type. Désolée.
En revanche, je peux vous assurer que les 4 élèves de GS de ma classe et les 5 de la classe de ma collègue suivent avec succès la méthode de lecture-écriture (voyelles acquises chez moi, bien entamées chez nos voisins) que le GRIP va bientôt éditer, que mes 6 élèves de CP en sont à la page 65 (dizaines et unités) du fichier "Compter Calculer" de Pascal Dupré, édité par le GRIP, que tout le monde est bien content, la maîtresse, les parents et les élèves, et qu'ils pourront continuer selon le même principe au CE1 l'année prochaine, puisque le manuel de maths est actuellement en cours de peaufinage.

Ecrit par : catmano | 07 janvier 2009

1°) Y a-t-il un lien entre le GRIP et la Troisième Voie ?
2°) Est-il possible de poser cette question sans risquer d'être poignardé cette nuit par un homme en noir ?
3°) Vous est-il possible d'y répondre vous même sans risques ? ;-)

PS : j'ai l'impression d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas, comme dans les discussions politiques en 68 !

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

...Et si ça continue, gui morel va me prendre en GRIP. Pourtant j'aime bien gui morel et je considère Bongo comme un frère ! ;-)

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

Robin a écrit : "1°) Y a-t-il un lien entre le GRIP et la Troisième Voie ?
2°) Est-il possible de poser cette question sans risquer d'être poignardé cette nuit par un homme en noir ?"

Enfin, Robin !

le GRIP est causa nostra et non cosa nostra.

Quoique, parfois.

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

"Merci d'être passé, Hervé de Strasbourg : c'est toujours un moment croustillant de lire votre propagande à la con.

Ecrit par : Manu | 07 janvier 2009 "

Ca fait toujours plaisir de faire plaisir à quelqu'un. Je vais donc, pour vous satisfaire, augmenter le nombre de mes interventions qui sont - quoique vous disiez - très peu nombreuses.

Plus sérieusement, bien qu'étant farouchement anti pédagogos les imbécillités que je lis par ici ont tendance à me les rendre moins antipathiques; c'est d'ailleurs la teneur d'un de mes derniers messages sur la nécessité de réfléchir à ce qu'on dit et à la manière de le dire.

Rassurez-vous cependant, il suffit d'aller un peu trainer sur les sites pédégogogs pour en être de nouveau et très rapidement dégoûté (c'est un peu comme les religions, quand on a une poussée de spiritualité on va dans une église ou un temple, on écoute on en ressort vite vue la niaiserie de ce qu'on y entend et on est guéri de la "peste religieuse" pour un bon bout de temps).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 janvier 2009

1°) Y a-t-il un lien entre le GRIP et la Troisième Voie ?
2°) Est-il possible de poser cette question sans risquer d'être poignardé cette nuit par un homme en noir ?
3°) Vous est-il possible d'y répondre vous même sans risques ? ;-)

PS : j'ai l'impression d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas, comme dans les discussions politiques en 68 !

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009

1°) pas à ma connaissance actuellement
2°) mais je n'ai pas été agressive ! ;o) (cagoulé ou pas, l'homme en noir ?)
3°) en tout cas, j'ai pris le risque, advienne que pourra...

Écrit par : catmano | 07 janvier 2009

...Et si ça continue, gui morel va me prendre en GRIP. Pourtant j'aime bien gui morel et je considère Bongo comme un frère ! ;-)
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009

Encore heureux que vous considériez fraternellement Bongo, ce bel ongulé que son maître aperçoit de son clavier arpenter son pré enneigé !
Quant à la 3è voie, nonobstant l'estime que l'on peut avoir pour les instituteurs qui y sont inscrits, je redis que c'est à mes yeux un mouvement néo-pédagogiste.
Je peux m'expliquer davantage si vous le voulez.
Sans cagoule : le GRIP publie les comptes-rendus de ses AG et de ses CA ; il met à la disposition de tous ses livres et ses fiches de classe et ses travaux, s'exposant ainsi, comme ce devrait être la règle, au feu de la critique.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

2°) mais je n'ai pas été agressive ! ;o) (cagoulé ou pas, l'homme en noir ?)
3°) en tout cas, j'ai pris le risque, advienne que pourra...
Ecrit par : catmano | 07 janvier 2009

Et quel risque ! Catmano ne pourra plus fermer l'oeil, s'attendant à ce que, dans la nuit, l'homme masqué vienne lui chauffer la plante des pieds.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

A catmano :

Je pensais à la merveilleuse illustration de Fantômas enjambant Paris qu'aimait tant Robert Desnos.

Pas cagoulé, séduisant et masqué ! ,-)

J'ai senti une "réticence" (euphémisme ?) de gui morel par rapport à la "Troisième voie" et je n'ai pas compris pourquoi. Est-ce que l'on pourrait en parler sans sortir les couteaux ? Je trouve ça un peu dommage. Déjà que (je sais, j'cause pas correct) les instructionnistes ne sont pas très nombreux, si en plus ils se regardent en chiens de faïence ! Mon allusion à mai 68 concernait les groupuscules troskystes, si on rajoutait les maos, ça en faisait au moins quatre !

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

Frère Robin a écrit : "J'ai senti une "réticence" (euphémisme ?) de gui morel"

Est ce un hasard si vous écrivez gui comme dans Bernard Gui ?

Quand la sainte inquisition va-t-elle frapper ? Nul ne le sait.

Repentez vous !

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Et quel risque ! Catmano ne pourra plus fermer l'oeil, s'attendant à ce que, dans la nuit, l'homme masqué vienne lui chauffer la plante des pieds.

Ecrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Prière envoyer la chaufferette immédiatement sans attendre la nuit.
Le carrelage est tellement froid que ça traverse la semelle des mocassins en peau de mouton bio !

Écrit par : catmano | 07 janvier 2009

Frère Robin a écrit : "J'ai senti une "réticence" (euphémisme ?) de gui morel"

Est ce un hasard si vous écrivez gui comme dans Bernard Gui ?

Quand la sainte inquisition va-t-elle frapper ? Nul ne le sait.

Repentez vous !

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

L'inconscient a parlé ! Vous savez que dans les procès d'Inquisition, il y avait toujours un franciscain pour "compenser" le dominicain.

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

Prière envoyer la chaufferette immédiatement sans attendre la nuit.
Le carrelage est tellement froid que ça traverse la semelle des mocassins en peau de mouton bio !

Ecrit par : catmano | 07 janvier 2009

SORCIERE !!!!!!!!
;0)

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

Frère Robin a écrit : "J'ai senti une "réticence" (euphémisme ?) de gui morel"

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

Moi, ce qui me gêne, dans la Troisième Voie, c'est d'avoir lu sur leur site que la "pédagogie traditionnelle" est "anachronique" et que donc "il n'est pas question d'y revenir". Je me demande bien ce qu'ils appellent "pédagogie tradtionnelle" (celle qui a appris à lire, à écrire et à compter aux cinquantenaires qui peuplent ce blog?) et pourquoi ils décrètent qu'elle est "archaïque".

Écrit par : Jean | 07 janvier 2009

"Vous savez que dans les procès d'Inquisition, il y avait toujours un franciscain pour "compenser" le dominicain."

C'est peut-être de là que viendra plus tard (avec les jésuites) l'expression "faire bûcher les élèves" ?

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Sources: http://www.millebabords.org/spip.php?article9878
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 07 janvier 2009


Quelle histoire abracadabrante.Ça sent bon l'intox gauchiste.
Ecrit par : Manu | 07 janvier 2009

Navrée, Manu, mais l'histoire rapportée par "Mille Babords" est , hélas, absolument exacte : le collègue ne faisait rien d'autre que de photographier le cortège où se trouvaient ses élèves.
Bref, pas plus d'intox gauchiste que de beurre en broche, et je suis polie.
Je ne dis pas que c'est Darcos qui est à la tête de la STASI, mais que certains font du zèle, et que ce genre de dérapage est lamentable.
Il neige fort à Aix aussi, et ça gliiiiisse dangereusement. Mais c'est beau comme dans un roman gothique, cette ville noire et blanche, et ça me rappelle de doux souvenirs.

Écrit par : FGuichard | 07 janvier 2009

TAILLEBOUDIN = JEREMY
Ecrit par : SISSI | 07 janvier 2009

une certaine Sissi nous apprend que TAILLEBOUDIN serait en fait JEREMY… Si la nouvelle s'avère exacte, et seulement si elle s'avère exacte, je suis heureux d'informer Christophe Sibille qu'il n'est plus le seul à cotiser au club des CONS de ce blogue, il a maintenant comme compagnon JEREMY-TAILLEBOUDIN. Le club des narcissiques pathologiques va être tout déconfit : les cons sont deux alors que les narcissistes par définition sont seuls et en plus ils s'en vont… Y a pas de justice !
Ecrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

Bien sûr, j'ai que ça à foutre de poster des messages débiles avec un pseudo à la con.

Felts, oubliez-moi.

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Catmo, achetez-vous via internet une chancelière électrique ! C'est radical ! Mais, attention, si vous vous déplacez, vous ressemblerez à un pingouin !

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

"Catmo, achetez-vous via internet une chancelière électrique ! C'est radical !"'

catmano ! Ne faites pas ça !

Imaginez qu'on vous retrouve électrocutée et qu'on conclut au regrettable accident.

Il y a des précédents.

Et puis, une chancelière électrique ! Je vous le demande : est ce vraiment raisonnable ? Déjà que notre gnome à nous est excité mais si tous les européens se mettent au diapason, où va-t-on ?

Enfin, avec tout ça, on n'est pas prêt de faire des économies d'énergie.

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Moi, ce qui me gêne, dans la Troisième Voie, c'est d'avoir lu sur leur site que la "pédagogie traditionnelle" est "anachronique" et que donc "il n'est pas question d'y revenir". Je me demande bien ce qu'ils appellent "pédagogie tradtionnelle" (celle qui a appris à lire, à écrire et à compter aux cinquantenaires qui peuplent ce blog?) et pourquoi ils décrètent qu'elle est "archaïque".
Ecrit par : Jean | 07 janvier 2009

Vous posez la bonne question. Ou plutôt une des deux bonnes questions, mais les deux sont liées.
La 3è voie met en avant les méthodes ( en gros faire le contraire du constructivisme) et sous-estime ( le mot est faible) l'importance des contenus. En cela, elle est sur la ligne pédagogiste. Mais pire, elle sacrifie allègrement la part positive de l'héritage pédagogique de l'école "ancienne".
Pour répondre à Robin : je n'ai aucun goût pour l'Inquisition, et il ne s'agit pas de "sortir les couteaux", mais de mettre à plat, publiquement, des divergences importantes.
Cela fait plusieurs fois que des membres du GRIP appellent ici à un bilan du "mouvement antipédago". On n'y échappera pas. Les bases de la discussion sont évidentes : ce sont les documents pédagogiques produits par les uns et les autres.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

"Toto, tu totottes trop, tu radottotes ! Stop "

Là encore c'était mon petit troll adoré qui vous a pondu qq chtites nistoire du plus bo des toto !
:)

Écrit par : toto | 07 janvier 2009

"Si c'est un lapsus, il est de toute beauté !
Si c'est fait exprès, c'est à mi-distance entre Dieudonné et Le Pen."

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Ca ne peut être que fait exprès, Dobolino! Roger est bourré d'humour, c'est lui-même qui l'a dit!
Et de "common decency", aussi... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2009

Déjà que (je sais, j'cause pas correct) les instructionnistes ne sont pas très nombreux, si en plus ils se regardent en chiens de faïence ! Mon allusion à mai 68 concernait les groupuscules troskystes, si on rajoutait les maos, ça en faisait au moins quatre !
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009
M'permettrez de vous dire, frère Robin, que le GRIP n'a jamais employé ce terme ridicule d'"instructionnistes". En revanche, il revendique clairement, depuis sa fondation, l'héritage pédagoqique de l'Instruction publique, Freynet compris.
Sur la pédagogie, outre la préface à l'anthologie de textes de Buisson ( Delord-Morel), on peut lire sur le site du Projet-SLECC le texte voté par la dernière AG du GRIP.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Catmano, ici, à Vannes (golfe du Morbihan), il faisait moins 8 ce matin. Du rarement vu. Heureusement pour nous, pas de neige : du franc soleil. La route est sèche comme un coup de trique. On ne glisse que sous la couette ... Faites-vous un vin chaud ! C'est délicieux, avec de la cannelle et du piment !

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Faites-vous un vin chaud ! C'est délicieux, avec de la cannelle et du piment !

Ecrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Vous êtes sûre que ça réchauffe les pieds?

Écrit par : Maminou | 07 janvier 2009

@ Jérémy écrit :
"Bien sûr, j'ai que ça à foutre de poster des messages débiles avec un pseudo à la con.
Felts, oubliez-moi.

Jérémy, votre vigoureuse dénégation quand à écrire des messages débiles avec un pseudo à la con, vaut quitus. Notre belle Sissi a du se tromper… Vous pouvez retourner là ou vous vous étiez remisé : dans le domaine des oubliettes. Du fait même de vos déclarations vous êtes exclus du Club des Cons de ce Blogue et Christophe Sibille se retrouve seul à défendre leur honneur. Il le fait avec bien du talent, mais il doit souhaiter que son club se renforce… Quelques interventions font penser qu'il ne va pas rester longtemps seul. Pour sa part, le club des Narcissistes a décidé d'aller fleurir sous d'autres cieux. Ce n'est pas qu'il craint la contagion mais il faut parfois limiter ses mauvaises fréquentations.
Vous pouvez nous rendre visite ; il y a un passage sur les minorités actives comme les anthropophages qui vous ravira surement…

Écrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

@DE LA PÉDAGOGIE
Pour ceux qui ont la patience de lire - mais ce blog est un blog de lecteurs -, le texte dont je parle dans mon précédent message ( avec les textes concurrents) se trouve à :
http://www.slecc.fr/GRIP/2008-10-04-ag-grip.pdf

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Déjà que (je sais, j'cause pas correct) les instructionnistes ne sont pas très nombreux, si en plus ils se regardent en chiens de faïence !
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009
M'permettrez de vous dire, frère Robin, que le GRIP n'a jamais employé ce terme ridicule d'"instructionnistes".
Ecrit par : guy morel | 07 janvier 2009
S'il revendique l'héritage de l'Instruction Publique, c'est pourtant un terme pratique. Les pédagogistes, pourtant différents entre eux, ont un terme pour les regrouper. Leurs adversaires n'en auraient pas d'autre que "anti-pédagogistes", voire n'en auraient pas du tout ?

"Faites-vous un vin chaud ! C'est délicieux, avec de la cannelle et du piment !
Ecrit par : Marilyse | 07 janvier 2009
Vous êtes sûre que ça réchauffe les pieds?
Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2009"

Oui, si vous les trempez dedans. Mais ne buvez pas le vin après :-( Cléopâtre prenait bien des bains de lait...

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Oui, si vous les trempez dedans. Mais ne buvez pas le vin après :-( Cléopâtre prenait bien des bains de lait...

Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

M'enfin, j'ai les pieds propres !

Écrit par : catmano | 07 janvier 2009

le collègue ne faisait rien d'autre que de photographier le cortège où se trouvaient ses élèves.

Ecrit par : FGuichard | 07 janvier 2009

Drôle de sujet de photo...

Écrit par : Jean | 07 janvier 2009

Tous les lycées et collèges du département des Bouches du Rhône seront fermés demain.

Les responsables locaux sont très réactifs quand il s'agit d'ouvrir le parapluie (météofrance annonce de la pluie dès demain matin).

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

"Pour sa part, le club des Narcissistes a décidé d'aller fleurir sous d'autres cieux."

Ecrit par: Roger Felts

Il n'y a plus qu'à joindre le geste à la parole.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2009

Maminou, je me souviens que dans le conte de Birago Diop "Les Mamelles", on retrouve une histoire de bosse qu'on enlève, qu'on retrouve. C'est comme dans le conte de Bretagne qui met en scène les Korrigans et un bossu sur la lande. D'ailleurs, nous avions (en 1980) rapproché certains contes africains et certains contes celtiques. Je me souviens aussi avoir partcipé à un film d'animation où nous mettions en vis à vis deux contes : celui de Diop et un conte traditionnel breton. Ce petit film, je crois me souvenir, fut présenté au festival d'Annecy et reçut un petit prix. Moi, je chantais sur la bande son une rengaine bretonnante. C'est fascinant de voir tourner un film d'animation image par image selon la technique du papier découpé.
Oui, les noms de Joal Fadiout, Kafoutine, Djembéring, Ziguinchor, l'île Carabane chantent encore à mon oreille avec toutes les sensations associées. (Je ne garantis pas l'orthographe de ces noms !)
Le Sénégal, malheureusement, connaît pas mal de problèmes économiques.

Écrit par : Marilyse | 07 janvier 2009

Vous posez la bonne question. Ou plutôt une des deux bonnes questions, mais les deux sont liées.
La 3è voie met en avant les méthodes ( en gros faire le contraire du constructivisme) et sous-estime ( le mot est faible) l'importance des contenus. En cela, elle est sur la ligne pédagogiste. Mais pire, elle sacrifie allègrement la part positive de l'héritage pédagogique de l'école "ancienne".
Pour répondre à Robin : je n'ai aucun goût pour l'Inquisition, et il ne s'agit pas de "sortir les couteaux", mais de mettre à plat, publiquement, des divergences importantes.
Cela fait plusieurs fois que des membres du GRIP appellent ici à un bilan du "mouvement antipédago". On n'y échappera pas. Les bases de la discussion sont évidentes : ce sont les documents pédagogiques produits par les uns et les autres.

Ecrit par : guy morel | 07 janvier 2009

J'ai ma réponse ! C'est sans doute ce qui s'appelle "faire l'âne sans avoir du son".

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

"Cela fait plusieurs fois que des membres du GRIP appellent ici à un bilan du "mouvement antipédago"."

Une sorte de concile de Trente ?

Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que trente membres au GRIP et chez les Appy few.

Ce qui est faux.

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Les responsables locaux sont très réactifs quand il s'agit d'ouvrir le parapluie (météofrance annonce de la pluie dès demain matin).

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

Ici, ils ont supprimé les transport scolaires. Résultat on n'a que la moitié des élèves et ils passent leur temps à vous faire sentir que "c'est pô juste"...Et bonjour pour la "progression".

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

"Cela fait plusieurs fois que des membres du GRIP appellent ici à un bilan du "mouvement antipédago"."

Une sorte de concile de Trente ?

Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que trente membres au GRIP et chez les Appy few.

Ce qui est faux.

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

Très fort !

Écrit par : Robin | 07 janvier 2009

correction. Je ne fais que passer.

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Comme j'ai écrit :
"Pour sa part, le club des Narcissistes a décidé d'aller fleurir sous d'autres cieux."
@ Christophe Sibille croit bon de rajouter :
"Il n'y a plus qu'à joindre le geste à la parole."

Le pauvre ange est tellement en manque de "je n'sais quoi" qu'il n'a pas vu que depuis un certain temps je n'interviens plus ici sur le fond, me contentant de signaler à ceux que cela intéresse qu'il y a éventuellement matière à lire sur mon site… En ce moment, mais seulement s'il y trouve de l'intérêt il peut être informé sur les obsessions d'Amélie mais aussi sur la burka, sur l'homosexualité, sur l'anthropophagie et sur la masturbation manuel… au trente et unième siècle après Jésus-Christ… Pour les obsessions d'Amélie nous nous contentons du vingt et unième siècle.

Écrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

Merci Robin.

Si vous parlez anglais (même un peu) et si vous aimez les querelles numériques florentines, byzantines et sixtines, je ne saurais trop vous recommander l'hilarant sketch des Monty Python que je propose de réintituler "sixtine disciples".

http://fr.youtube.com/watch?v=J4oKXagF3IE

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Je rentrais donc de Paris par le dernier (ou l'avant-dernier : n'en fais pas trop, JP, ce n'est pas la chute de Saïgon…) TGV.
Peu de monde dans la rame : tous les trains antérieurs avaient été supprimés à cause des chutes de neige — et c'est vrai qu'il a beaucoup neigé, ma foi.
Assis à côté d'un honnête garçon, qui avoua assez vite descendre à Marseille pour convaincre la RTM, la Régie locale des Transports, de s'équiper avec "ses" pare-brises — "on leur en casse beaucoup", me confia-t-il, "comme dans tant de villes, notre entreprise marche très fort" : en voilà un que les petits voyous construisant eux-mêmes leur propre savoir (soit un caillou de 500 g, projeté à 30 km/h sur un bus roulant lui-même en sens inverse à la même vitesse, calculez la force d'impact au centimètre carré, et l'épaisseur requise du pare-brise pour qu'il résiste au choc…)…
Et me raconta qu'il avait contacté via Facebook une ancienne prof de Lettres, qu'il avait eue en Sixième, pour lui dire tout le bien que etc. Et qu'il lui avait rappelé qu'elle leur avait donné à lire l'Enfant noir, évoqué un plus haut aujourd'hui.
- Hélas, mon bon petit (1m80, 90 kgs de barbaque drue, une quarantaine damnée), répondit-elle, voilà beau temps que mes élèves de Sixième ne sont plus en état de lire cette histoire.
Nous avons donc parlé Pédagogie, pendant que le TGV, hors programmation, s'arrêtait à toutes les gares de Lyon à Aix, pour récupérer les derniers exilés de l'hiver — décidément, ça fait très "chute de Saïgon". Ce garçon aimable nous faisait l'honneur de partager toutes nos convictions — à part ça, très content que Rouen, d'où il venait, ait enfin un maire de gauche…
Je suis rentré pour faire cours — et je me demande si les lycées marseillais sont ouverts : la ville était bien silencieuse, ce soir à 21h…
JPB
PS. Appy few ! Dugong, quel talent !

Écrit par : brighelli | 07 janvier 2009

@Jérémy
Vous écrivez à propos du terme "instructionniste":
" c'est pourtant un terme pratique. Les pédagogistes, pourtant différents entre eux, ont un terme pour les regrouper. Leurs adversaires n'en auraient pas d'autre que "anti-pédagogistes", voire n'en auraient pas du tout ? "
À l'imposture que représente le terme "pédagogiste" pour désigner les ennemis de la démocratisation du savoir, il faudrait donc répondre par un néologisme stupide !
J'ai dit en quels termes se posait la question de la 3è voie - des documents de classe if you please - variante du pédagogisme selon moi, et j'ai donné un texte à lire sur la pédagogie. On est d'accord ou pas, mais on répond sur ce terrain-là pas sur celui de l'union sacrée des antipédagos, cette connerie qui a fait long feu.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que trente membres au GRIP et chez les Appy few.

Ce qui est faux.

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

Très fort !
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009

Très fort !
Vrai ou faux, qu'est-ce que cela peut bien faire le nombre des uns ou des autres ?

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

JPB a écrit : "je me demande si les lycées marseillais sont ouverts"

J'ai reçu un courriel officiel informant que tous les collèges et lycées du département des Bouches du Rhône seraient fermés demain 8 janvier.

Ce matin, presque tous mes terminales étaient présents mais seulement 3 élèves de seconde.

Je suppose qu'à Thiers, vous aurez tous vos élèves demain...

La météo est-elle seule responsable des différences de niveaux ?

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

seront fermés !

Écrit par : dugong | 07 janvier 2009

Je rentrais donc de Paris par le dernier (ou l'avant-dernier : n'en fais pas trop, JP, ce n'est pas la chute de Saïgon…) TGV.

Assis à côté d'un honnête garçon, qui avoua assez vite descendre à Marseille pour convaincre la RTM, la Régie locale des Transports, de s'équiper avec "ses" pare-brises — "on leur en casse beaucoup", me confia-t-il, "comme dans tant de villes, notre entreprise marche très fort" : en voilà un que les petits voyous construisant eux-mêmes leur propre savoir (soit un caillou de 500 g, projeté à 30 km/h sur un bus roulant lui-même en sens inverse à la même vitesse, calculez la force d'impact au centimètre carré, et l'épaisseur requise du pare-brise pour qu'il résiste au choc…)…

PS. Appy few ! Dugong, quel talent !

Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2009

Bof ! Bof ! Beauf ?

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

@Jérémy
J' ai demandé que l'on discute sur pièces.
Dans le texte voté par l''AG du GRIP, on lit :
"Les antipédagogistes ont ainsi admis la problématique de leurs opposants en acceptant le débat sur les méthodes de lecture, problématique doublement fausse puisqu’il ne s’agit pas d’une question de méthode mais de contenu (la méthode dérive ici de la nature alphabétique de la languefrançaise)et qu’il ne s’agit pas d’un débat sur la lecture mais sur l’écriture-lecture. Cf. MD, La Globale et la Syllabique , janvier 2006.
http://michel.delord.free.fr/syll-glob.pdf . Comme toujours, ces erreurs théoriques se payent plus tard avec intérêts : le mouvement antipédagogiste a ainsi donné les arguments à Xavier Darcos « Je ne suis pas le ministre des méthodes » ( Le Monde du 24 octobre 2007) pour qu’il ne prenne pas de décision de défense des méthodes alphabétiques. Lire à cesujet ma contribution sur la lecture publiée sur le site Bonnet d’âne en juin 2006 que l’on
trouve aux pages 11 à 14 de http://michel.delord.free.fr/bilan-mvt-antipedago.pdf"

On a tort ou raison, mais c'est là une base de discussion sérieuse, non ?

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Ce matin, presque tous mes terminales étaient présents mais seulement 3 élèves de seconde.

Je suppose qu'à Thiers, vous aurez tous vos élèves demain...

La météo est-elle seule responsable des différences de niveaux ?

Ecrit par : dugong | 07 janvier 2009

Et Nunuche de s'exsatsier. Et bla bla bla et ra gnagna et toujours le même air !

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Une sorte de concile de Trente ?

Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que trente membres au GRIP et chez les Appy few.

Ecrit par : dugong

Mieux vaut le concile que le combat du même nom. N'est-ce pas, Marilyse ?

Écrit par : moot | 07 janvier 2009

Y'en a à qui ça ferait du bien d'aller marner à la montagne à l'année au lieu d'y passer quinze jours de vacances aux frais de la princesse et revenir, tous bronzés et frétillants, fracasser la gueule des travailleurs qui utilisent la physique très basiquement, dans le genre outil de travail quotidien.
La haine que je me tiens ! C'est rien de le dire !

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Mieux vaut le concile que le combat du même nom. N'est-ce pas, Marilyse ?
Ecrit par : moot | 07 janvier 2009

Qui parle de combat ?
On discute sur pièces ou pas. C'est tout.
Faut croire que ça craint, parce que, pour l'instant, je ne vois rien venir.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que trente membres au GRIP et chez les Appy few.

Ecrit par : dugong

Mieux vaut le concile que le combat du même nom. N'est-ce pas, Marilyse ?

Ecrit par : moot | 07 janvier 2009
Tiens ! V'la le frère convers qui pointe son nez, se pensant soutenu par son père Abbé.

Écrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Jean-Paul, vous étiez où, finalement, pendant qu'on pensait à vous ?

J'ai trouvé ma nouvelle veste, en tout cas, j'en suis très content.

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Jean-Paul, vous étiez où, finalement, pendant qu'on pensait à vous ?

J'ai trouvé ma nouvelle veste, en tout cas, j'en suis très content.
Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Que "vous" pensiez à lui.
Il ne m'arrive jamais de penser à JPB pendant qu'il est quelque part.
Cela dit pour rire.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

"Il n'a pas vu que depuis un certain temps je n'interviens plus ici sur le fond, me contentant de signaler à ceux que cela intéresse qu'il y a éventuellement matière* à lire sur mon site… "

Ecrit par: Roger Felts

Mais si, j'ai bien vu! Mais même (surtout?) ça, c'est déjà beaucoup trop!
Et ça n'intéresse pas grand-monde, visiblement. :-)

* Le terme est, ma foi, fort bien choisi. Et le "éventuellement" qui le précède est, ma foi, fort savoureux.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2009

"PS. Appy few ! Dugong, quel talent !"

Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2009

"Bof ! Bof ! Beauf ?"

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2009

D'accord avec vous, Dobolino. Dugong a parfois été bien meilleur que ce petit jeu de mot!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2009

J'ai trouvé ma nouvelle veste, en tout cas, j'en suis très content.

Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Jeremy, vous attendez les soldes pour acheter une nouvelle veste? Quelle déception! J'étais persuadé que vous étiez agrégé^^

Écrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2009

Tiens ! V'la le frère convers qui pointe son nez, se pensant soutenu par son père Abbé.
Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2009

Converse ? C'est pas des godasses, ça ?

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

J'ai trouvé ma nouvelle veste, en tout cas, j'en suis très content.
Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Jeremy, vous attendez les soldes pour acheter une nouvelle veste? Quelle déception! J'étais persuadé que vous étiez agrégé^^
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2009

Tu rigoles, mon bon TotoWeininer ? Je suis effectivement agrégé, mais je gagne pas tripette ! Pas d'ISSR, pas d'heures sup', l'ISOE minimale, pas de stagiaire et pas de prime bidon genre des HSE en tant que responsable informatique... Et en plus je passe à l'ancienneté car je n'ai jamais été inspecté (et vus les tordus qui sévissent, je ne préfère pas).

Même achetée en solde, la veste me semble chère... et je ne suis pas radin !

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

@À L'ATTENTION DES ADEPTES DE LA 3È VOIE, LA DERNIÈRE DE MEIRIEU :

"Pendant une période plus ou moins longue, qui varie selon sa mémoire, selon sa bonne volonté et le degré d'habileté de la directrice, il reste sur le tableau des voyelles, puis sur celui des consonnes; enfin il est appelé à grouper les unes avec les autres, et comme, d'après la plupart des méthodes de lecture, la syllabe est la base, il reste des semaines et des mois sur ces groupements sans lien entre eux : ma la ni tu sa tu la pa....

Soumis à ce régime, l'enfant finit par apprendre à lire, tout le monde le concède ; mais il apprend à lire comme il apprenait naguère la table de multiplication, les départements de France, les fables ; comme il apprenait tout, en un mot : par la mémoire, dans une espèce de mort intellectuelle "

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Guy, vous êtes opposé à l'emploi du terme "instructionniste", mais pas au terme "anti-pédagogiste", ou vous êtes opposé aux deux ?

Écrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Guy, vous êtes opposé à l'emploi du terme "instructionniste", mais pas au terme "anti-pédagogiste", ou vous êtes opposé aux deux ?
Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009
Aux deux, mon colonel.
Pédagogiste étant un cadeau fait à ceux qu'il faut proprement appeler "obscurantistes", le terme "anti-pédagogiste" est une double ânerie puisqu'il fait accroire que les pédagogues que nous sommes ne se soucient pas de pédagogie.
Quant au vilain terme "instructionniste", il relève du jargon qu'affectionnent les pédagogistes.
Cela dit, que pensez vous du texte de Meirieu que je viens de citer ?

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Tiens ! V'la le frère convers qui pointe son nez, se pensant soutenu par son père Abbé.

Ecrit par : dobolino

Merci de m'inciter de la sorte à en sortir de pires. Ainsi donc :

Pour apprendre la langue française au petit Ronald, peut-on faire confiance à la méthode Appy 1000 ?

Écrit par : moot | 07 janvier 2009

Pour apprendre la langue française au petit Ronald, peut-on faire confiance à la méthode Appy 1000 ?
Ecrit par : moot | 07 janvier 2009
Il y a pire :
Qui ne dit moot consent.
La moot piquet grenelle.
sucer la moot.
Etc.

Écrit par : guy morel | 07 janvier 2009

Pas d'ISSR, pas d'heures sup', l'ISOE minimale, pas de stagiaire et pas de prime bidon genre des HSE en tant que responsable informatique...

Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Ah oui, et les colles en prépa payées au prorata du nombre d'élèves, si je me souviens bien. La totale, quoi...

Au passage, je vous souhaite de ne jamais vous trouver en position de toucher des ISSR, c'est une situation qui n'est franchement pas très confortable.

Et en plus je passe à l'ancienneté car je n'ai jamais été inspecté (et vus les tordus qui sévissent, je ne préfère pas).
Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2009

Ben moi non plus, mais avec les absences plus ou moins justifiées que j'accumule depuis le début de l'année, je pressens comme un risque de représailles administratives, durant les quelques semaines qui me restent à tirer avant la fin de la suppléance.

La perspective de descendre un agrégé TZR affecté contre son grès en collège, ça devrait faire saliver pas mal d'IPR. Qu'est-ce qu'ils attendent donc, ces tordus?

Écrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2009

LA DERNIÈRE DE MEIRIEU :
"par la mémoire, dans une espèce de mort intellectuelle "

Autrement dit, la vie de l'esprit, c'est Alzheimer.

Écrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2009

Oui, avec un de mes amis qui se prénomme Mathieu, la Mat-Moot, elle assure. Le Moot en train. Encore mieux ici : http://mootosphere.zeblog.com/ , un blog qui n'est pas de moi d'ailleurs.

Bonne nuit.

Écrit par : moot | 08 janvier 2009

@À L'ATTENTION DES ADEPTES DE GUY MOREL, LA DERNIÈRE DE PAULINE KERGOMARD :

"Pendant une période plus ou moins longue, qui varie selon sa mémoire, selon sa bonne volonté et le degré d'habileté de la directrice, il reste sur le tableau des voyelles, puis sur celui des consonnes; enfin il est appelé à grouper les unes avec les autres, et comme, d'après la plupart des méthodes de lecture, la syllabe est la base, il reste des semaines et des mois sur ces groupements sans lien entre eux : ma la ni tu sa tu la pa.
Il est vrai que, dans beaucoup d'écoles, l'étude de la lettre est aidée par des signes plus ou moins cabalistiques ; mais l'enfant a beau fermer ses cinq doigts et faire un mouvement de haut en bas, puis, ouvrant la main ; la porter à la hauteur de sa figure comme s'il était étonné et charmé, l'articulation m et la voyelle a ne lui ouvrent pas plus d'horizon pour cela. Quand il passe de la syllabe aux mots, les étapes sont encore douloureuses; il se trouve aux prises avec la difficulté pour la difficulté, avec l'abstraction, avec des mots dont il ne se servira jamais pendant son enfance - je parle des plus faciles et avec d'autres qu'il ne prononcera jamais de sa vie : - cadi - silo - dogme - caleb - galiote - kyrielle - synthèse - thériaque - pneumonie - psoral - sbire - spirale - Ptolémée - spatule - scribe- scruté - Strabon - Galswinthe. Et les groupements de mots ! « Le député fidèle sera réélu à la majorité - Le rire désarme - Le ministre Fox - Booz, père d'Obed - L'antenne de la France - Le piqueur a détaché le métal de sa gangue - Le troubadour a joué de la guitare en l'honneur de sa royale maîtresse - La guimbarde a éreinté le sapajou.... »
Soumis à ce régime, l'enfant finit par apprendre à lire, tout le monde le concède ; mais il apprend à lire comme il apprenait naguère la table de multiplication, les départements de France, les fables ; comme il apprenait tout, en un mot : par la mémoire, dans une espèce de mort intellectuelle ; si bien que, le jour de la grande victoire, de la victoire définitive, quand il est « parti », qu'il lit couramment, aucun rayon ne vient illuminer, vivifier les pages. Il sait lire mécaniquement ; mais «lire», qu'est-ce, en somme, pour lui ? C'est traduire par la parole des signes et des combinaisons de signes ; ce n'est pas cueillir les pensées d'autrui pour les ajouter à son propre fonds, à son propre trésor de pensées. »

Pauline KERGOMARD, "Chapitre XI - Le programme - La lecture" in "L'éducation maternelle dans l'école", éd. Hachette 1886.

http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/Kergomard_lecture.pdf

Écrit par : Un hussard | 08 janvier 2009

Mdr, comme dirait le "héros" de la p.8 de Boscher !

Écrit par : Un hussard | 08 janvier 2009

Guy Morel nous ment alors ?

Il nous fait passer Kergomard pour Meirieu ?

Oooooooh !

Guy, je comprends bien que vous soyez opposé aux deux termes, mais alors comment qualifier tous ceux qui sont plus ou moins d'accord pour dire que l'idéologie consistant à laisser l'enfant construire son savoir est errronée ?

Écrit par : Jeremy | 08 janvier 2009

Une question que l'on peut se poser en lisant le message de Guy Morel aux "adeptes de la 3ème Voie" :

Guy Morel fait-il réellement partie de la même association que Brigitte Guigui et Rachel Boutonnet, utilisatrices de la Boscher, ou que Catmano, utilisatrice des gestes de la Borel-Maisonny ? Un peu persifleur à l'égard des institutrices SLECC, le garçon, non ?

Pas cool ! :o)))

Écrit par : Un hussard | 08 janvier 2009

"Appy few"... Compte tenu de l'excellente santé de la 3ème Voie, c'est un joli oxymore.

Et puis j'aime bien cette petite note stendhalienne.

Merci, tonton Dugong !

Écrit par : Un hussard | 08 janvier 2009

Il semblerait que mame dobo me cherche...

Sortir un jeu de mots du contexte pour baver c'est de la dénigritude*.

Mais je ne suis qu'un vulgaire plantigrade, parfois digitigrade, incapable d'accéder au niveau prestigrade voire altigrade de la famille dobo.

Alez en paix, je ne vous hais point.

* contration de dénigrer et d'attitude

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Allez en paix

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

une contraction pour une contrition ?

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Guy Morel a écrit : "Pédagogiste étant un cadeau fait à ceux qu'il faut proprement appeler "obscurantistes", le terme "anti-pédagogiste" est une double ânerie puisqu'il fait accroire que les pédagogues que nous sommes ne se soucient pas de pédagogie.
Quant au vilain terme "instructionniste", il relève du jargon qu'affectionnent les pédagogistes."

Bon d'accord mais comment nous qualifier de façon à faire assez large ?

Buissonniers ? Buissonnards ? Buissonnistes ?

Structuralocontenuistes ?

Chemindecrêtistes ? Chemindecrêtins ?

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

j'ai que ça à foutre de poster des messages débiles
Jeremy | 07 janvier 2009

[Vous êtes sûre que ça réchauffe les pieds?]
Oui, si vous les trempez dedans. Mais ne buvez pas le vin après
Jeremy | 07 janvier 2009

J'ai trouvé ma nouvelle veste, en tout cas, j'en suis très content.
[...]
Même achetée en solde, la veste me semble chère...
Jeremy | 07 janvier 2009

Écrit par : Tailleboudin | 08 janvier 2009

"Pédagogues" me conviendrait assez. Mais le mot a été galvaudé par les pédagogistes — je leur en veux d'avoir dégradé l'un des plus beaux mots du métier. Ça me met en colère. Et me voilà pédarogue (1).
JPB
(1) Le mot n'est pas de mot — je crois que je l'ai trouvé, il y a longtemps, dans un livre intitulé "Attention mots-valises", qu'écrivit Finkielkraut à l'époque où il n'avait pas encore emprunté l'attitude du Commandeur…

Écrit par : brighelli | 08 janvier 2009

Dommage qu'il soit déjà 7 h 31 et que dans 30 minutes au plus tard, je sois obligée de rejoindre mon école pour organiser l'aide personnalisée du 2° trimestre...
Sinon, je me ferais une joie de recopier la suite de l'article de ma copine Pauline et d'expliquer comment l'on apprend à lire et à écrire dans une classe SLECC, la mienne.
Où avez-vous vu qu'il faille d'abord savoir lire toutes les lettres, puis être capable de dire le son de chacune d'entre elles, puis pouvoir déchiffrer toutes les syllabes de deux, puis trois, puis quatre lettres, pour enfin passer par le déchiffrage de phrases absconses avant de pouvoir lire enfin un texte digne d'intérêt ?

Écrit par : catmano | 08 janvier 2009

Je viens d'entendre un reportage au journal de 7h30 sur France Culture où on entendait deux élèves "s'exprimer" sur la mouvement des lycéens.

Des confucéens aux confuséens, il n'y a qu'un jet de mot d'ordre.

Car comme l'a dit le Maître : "je cherche une unité infiltrant tout".

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Je viens d'entendre un reportage au journal de 7h30 sur France Culture où on entendait deux élèves "s'exprimer" sur la mouvement des lycéens.

Des confucéens aux confuséens, il n'y a qu'un jet de mot d'ordre.

Car comme l'a dit le Maître : "je cherche une unité infiltrant tout".

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

7 heures 53. Ca va sonner dans 7 minutes. J'ai bravé le verglas pour venir leur expliquer : "Le bonheur passait, il a fui"
(Dans une allée du Luxembourg de G. de Nerval)
1°) La notion d'asyndète
2°) La valeur d'aspect des temps (accompli du passé composé et inaccompli de l'imparfait)
3°) Que l'on écrit de la poésie avec des mots et pas seulement avec des sentiments
(4) Que c'est pareil en politique. Mais ça, je ne le le dirai pas, je le leur laisserai "construire eux mêmes" ;-)

"Les professeurs sont des serviteurs de l' inutile."

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Et moi qui croyait que "pédagogiste" était une manière de qualifier celui qui accordait plus d'importance à la forme qu'au fond, mettant la manière de faire apprendre les choses avant les contenus eux-mêmes, (mettant la charrue avant les boeufs, en quelque sorte). Je ne comprends toujours pas pourquoi Guy s'oppose à ce terme!
S'opposer au pédagogisme est totalement indépendant, a priori, (du moins il me semble), du fait de considérer la pédagogie comme noble, et indispensable. Dans la mesure où c'est elle qui se met au service des contenus, et pas l'inverse.
Par contre, le terme "instructionniste" a un côté "adjudant chef" qui me gêne aux entournures... Même si je n'ai pas acheté de veste en solde, (je ne mets jamais de veste, et je n'ai pas fait les soldes).

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

J'ai recherché dans ma bibliothèques les mots-valises de Finkielkraut mais impossible de mettre la main dessus. Il date des années 80. Dommage, je nous aurais rappelé sa définition du "pédarogue". Bonne journée !

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Enlevez le "s" disgracieux à "bibliothèque". J'ai trop de livres dans mes bibliothèques ! Il y a des strates qui nécessiteraient un chantier de fouilles.

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListeDeMotsValises

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

CS a écrit : "je ne mets jamais de veste"

Il faut reconnaître que votre statut d'anguille vous dispense de veste. En revanche, l'anguille s'écorche ce qui nous amène à cette trouvaille linguistique : pour retourner sa veste, il faut parfois se lever la peau.

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Pédarogue et autres mots-valises :


http://membres.lycos.fr/regardsolitaires/2001/06/20010606.html

Écrit par : Amélie | 08 janvier 2009

Pédarogue "Ralentir,mots-valises"...



http://membres.lycos.fr/regardsolitaires/2001/06/20010606.html

Écrit par : Amélie | 08 janvier 2009

Merci Robin. Grâce à vous, je viens d'apprendre le sens du mot asyndète.

Au delà de la figure de style, l'ablation systématique des liens logiques (via les conjonctions de coordination) n'est-elle pas le b.a. ba du journalisme (les faits, coco !) et en même temps un vecteur de barbarie ?

L'a connexion des syndètes peut-elle mener à l'annexion des sudètes ?

PS : vos élèves ont bien de la chance de vous avoir.

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

J'aime bien aussi ce mot-valise : les cocollabobos.

Écrit par : Amélie | 08 janvier 2009

"Il faut reconnaître que votre statut d'anguille"

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

Anguille? Là, il va falloir que vous m'expliquiez.
Serait-ce parce que je suis le seul intervenant de ce blog suspecté d'appartenir à la "caste" des "pédagogistes" à avoir l'outrecuidance d'intervenir sur un forum chasse gardée des "instructionnistes"?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Ceci étant dit, je trouve que le son du gong se décale de plus en plus, dans ces ondes lacucustres. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Pédagogues" me conviendrait assez. Mais le mot a été galvaudé par les pédagogistes — je leur en veux d'avoir dégradé l'un des plus beaux mots du métier. Ça me met en colère. Et me voilà pédarogue (1).
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2009

Je propose "alterpédagogie", qui permettrait à la fois de se démarquer des pédagonigologues et d'éviter "instructionnistes", qui n'est pas faux mais comme qui dirait un peu réfrigérant -- c'est le cas de le dire.
Aix est superbe sous la neige, mais quelle caillante ! Et on attend toujours que les rues soient un tant soit peu déblayées ! Munie d'un balai de sorcière (no comment, please) j'ai balayé devant chez moi, et même déversé mon dernier kilo de sel sur le seuil de l'immeuble dont je suis la petite jeunette (80 ans de moyenne d'âge, au moins).
J'ai horreur de la neige... parce que je suis née à la montagne, tout simplement.

Écrit par : FGuichard | 08 janvier 2009

"Il n'a pas vu que depuis un certain temps je n'interviens plus ici sur le fond, me contentant de signaler à ceux que cela intéresse qu'il y a éventuellement matière* à lire sur mon site… "

Ecrit par: Roger Felts

Mais si, j'ai bien vu! Mais même (surtout?) ça, c'est déjà beaucoup trop!
Et ça n'intéresse pas grand-monde, visiblement. :-)

* Le terme est, ma foi, fort bien choisi. Et le "éventuellement" qui le précède est, ma foi, fort savoureux.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2009

Christophe, savez-vous qu'un blog n'est classé par les sites spécialisés dans le classement des blogs (ça existe, si, si) qu'en fonction du nombre de liens conduisant vers lui PRÉSENTS SUR D'AUTRES BLOGS.
Ce qui explique la fréquence du lien posté par Narcisse, et le fait que malgré un fan-club microscopique, son blog soit presque aussi bien classé par Wikio que celui de JPB.

"je n'interviens plus ici sur le fond" : Mouahahahahahahahhhhhhhh !!!

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Malgré la neige (ou à cause de la neige ?), nos petits syndicalistes boutonneux remettent le couvert.
Ici, le lycée unique (je veux dire le seul lycée du coin, énorme usine à gaz perdue dans la campagne) est plus ou moins bloqué par cinquante gugusses avec la bénédiction du protal, semble-t-il. Les (oui, LES) lycées privés fonctionnent bien malgré la neige, merci.

Tiens , un peu de lecture :
http://h16.free.fr/index.php?2009/01/07/510-extension-du-domaine-de-l-education

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Une question que l'on peut se poser en lisant le message de Guy Morel aux "adeptes de la 3ème Voie" :

Guy Morel fait-il réellement partie de la même association que Brigitte Guigui et Rachel Boutonnet, utilisatrices de la Boscher, ou que Catmano, utilisatrice des gestes de la Borel-Maisonny ? Un peu persifleur à l'égard des institutrices SLECC, le garçon, non ?

Pas cool ! :o)))
Ecrit par : Un hussard | 08 janvier 2009

Mes respects, Hussard.
Mais où voyez-vous dans mon détournement de la citation de Kergomard du persiflage à l'égard des instits SLECC ( ou pas SLECC d'ailleurs ) qui utilisent Boscher, Borel-Maisonny et autres démarche syllabiques ? Plutôt à l'égard de Meirieu, ne croyez-vous pas ?
J'aimerais que vous m'expliquiez comment vous êtes parvenue à votre conclusion.
Cordialement.
GM
PS. Je rappelle que ma demande initiale était que les documents de la 3e voie soient publics. Cela permettrait, disais-je, de discuter sur pièces.
Par exemple de l'apprentissage du calcul. Et à cette occasion de voir si le refus de la 3e voie de se réclamer de l'héritage pédagogique buissonnien et Kergomardien conduit à disjoindre, dans la pratique de classe, l'apprentissage des quatre opérations, et l'enseignement de la lecture de celui de l'écriture. Ou à s'aligner sur les désastreux programmes de maternelle 2008.




Il me semble au contraire que Kergomard

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Merci pour le lien, yann...


"Extension du domaine de l'éducation
Par h16, 070109 à 1829 :: General :: #510 :: rss

L'éducation, en France, n'est plus un sujet. C'est un champ de mines où, à l'inverse du Soldat Ryan, il n'aura fallu sauver aucun troufion ministériel dont les corps s'entassent depuis trente ans dans tous ces trous que les explosions sociales ont creusés au fil des années. Tant et si bien qu'il faudrait revenir loin en arrière dans le temps pour trouver une année scolaire qui ne soit pas marquée d'un projet de réforme, d'une grève, d'un mouvement d'humeur de lycéens, d'étudiants ou de profs. L'année en cours ne fait bien évidemment pas exception, et, le mois de janvier à peine entamé, les Usual Suspects sont déjà en piste pour un round supplémentaire de clowneries au frais de la princesse.

Ça braille.

De tous les côtés et à tous les étages, s'il y a bien une action commune de tout le monde éducatif, c'est le braillement.

L'avantage du braillement, c'est qu'il couvre efficacement toute forme de discussion courtoise, polie et argumentée ; ainsi, même si une partie minoritaire des individus vocifère, elle noie complètement les petits chuchotements des autres individus, et ne permet à l'observateur extérieur de ne tirer qu'une conclusion : ça braille à tous les niveaux.

Les années passées auront vu s'enchaîner tour à tour les braillements de différentes catégories d'intervenants dans le système éducatif : une fois, ce sont les profs. La fois suivante, les lycéens. Après, ce seront les étudiants qui les rejoindront. Ou ces derniers la joueront-ils en solo, plus tard.

Cette année, on a choisi le panachage total : les profs, les directeurs de fac, les lycéens, les collégiens, les universitaires, les étudiants, ils se sont tous mis d'accord pour rouspéter en cadence, dans le rythme et dans un ensemble digne des Chœurs de l'Armée Rouge. On attend avec impatience que les cuistots des restaus-U, les personnels de maintenance des locaux, ou encore les informaticiens de l'EdNat (il y en a, j'en suis sûr) se joignent à la cacophonie pour une photo de famille vraiment complète.

Bon, et pourquoi tout ce beau monde s'agite-t-il ... encore ?

De source journalistique (donc forcément fiable), Xavier Darcos, le sémillant bivalve qui officie au ministère de l'Édulcoration Nationale, souhaiterait faire, je vous le donne en mille ... une réforme. Voilà qui est original, non ? Et les syndicats étudiants ... pardon lycéens sont contre. Lycéens ? Ils ont un syndicat ?

Diable. Des têtards, pas encore citoyens, pas encore contribuables, encore aux crochets de leurs parents, ont donc une organisation dit syndicale ?

Rappelons qu'un syndicat est une association destinée à défendre des intérêts professionnels communs. Même si, du reste, on a tous connu l'archétype de l'étudiant professionnel, toujours entre deux cours et coincé dans une éternelle première année, on voit assez mal comment on peut parler de profession pour un "lycéen".

Et on comprend aussi assez mal comment on en est venu à écouter d'une oreille attentive les gémissements des gamins qui, tant qu'ils sont lycéens, sont surtout un énorme coût pour la collectivité, déjà fort sympathique de prendre totalement en charge leur formation intellectuelle... Et qui constate, cette année encore, que ses impôts partiront en merguez-parties dans les rues de France avec un impact absolument nul en terme d'instruction. Quand on est un lourd investissement pour ses parents et la société tout entière, on fait, normalement et quand on est bien élevé, l'effort de fournir un minimum de travail et d'assiduité aux cours et on évite le banderolouillage baveux et autres démonstrations pré-pubères de ses petites poussées hormonales. Mais baste, passons.

Or donc, Darcos tente l'innovation avec une réformette de plus. Et nos têtards de s'agiter dans leurs bocaux. Quelle est donc cette mystérieuse réformette qui les agite tant ? Eh bien c'est très simple. C'est heu... En fait, non, ce n'est pas simple. C'est même assez compliqué d'obtenir le texte ou les propositions de cette réforme. Pour tout dire, on n'en voit aucun nulle part. On trouve des choses plus ou moins anciennes, qui sont peut-être en rapport ou pas, toujours d'actualité ou pas, on ne sait pas. La constatation s'impose donc : il semble que tout ce beau monde braille pour une réforme dont pour le moment, personne ne sait exactement ce qu'elle recouvre. J'invite d'ailleurs mes lecteurs à me fournir des sources, de préférences officielles, pour tenter d'y voir plus clair - on évitera les copier/coller de forums de lycéens, de provenances syndicales ou d'officines de partis, hein ; j'aimerai un truc un peu solide, genre avec entête de la République Fraônçaise...


Les fossoyeurs d'année scolaire ont encore une fois le cri sans thème.


En attendant, donc, l'ébullition a pris une ampleur redoutable dans tous les bataillons de combat de l'EdNat. Et comme d'habitude, il n'a pas fallu bien longtemps pour que les rouspétances des petits, qu'on n'aura pas de mal à supposer téléguidées par certains professeurs syndiqués en mal de grand soir et de lendemains qui chantent, soient immédiatement récupérées par les partis politiques dans lesquels on retrouve, comme c'est furieusement surprenant, la bonne trogne joufflue de Julliard, qui a fort bien réussi sa reconversion d'étudiant-gréviste perpétuel.

En fait, tout se déroule comme si, d'année en année, l'Edulcoration Nationale avait étendu son domaine de compétence en fournissant de nouvelles filières politiques et des ateliers pratiques de gréviculteur à toute une génération d'enfants et de profs en mal de sensations fortes. Et le phénomène est d'autant plus intéressant que ces nouvelles filières ne semblent profiter qu'à une élite, les Barons du Ronchonnement, qui se retrouvent quelques années plus tard, bien au chaud dans les antichambres des ministères ou des sièges de partis, attendant sur les strapontins de la République le moment où ils iront gonfler leur porte-monnaie servir leurs concitoyens.

En parallèle, l'écrasante majorité des élèves et des enseignants qui ne font pas grève sont eux, tous les jours, confrontés essentiellement à l'extension du domaine d'incompétence du système scolaire français. A chaque enquête PISA, alors que les syndicats (comme c'est là encore surprenant) hurlent aux statistiques foireuses, on découvre l'effritement du rang général des élèves français pour lesquels la recopie d'une page basée sur un article de Marie-Claire prend de plus en plus les allures d'une dictée de Pivot, et où le domaine de la règle de trois s'apparente de plus en plus aux Terra Incognita et autres Hic Sunt Dracones dans lesquelles nul enseignant n'ose plus aller.

Eh oui, l'EdNat s'est, indubitablement, réformée. Mais pas dans le sens louable : par un mouvement médiatico-politique subtil, ce sont finalement les éléments les plus politisés, les plus agitateurs et ceux qui, en définitive, n'en foutent pas une ramée en classe et préparent des grèves toujours plus nombreuses qui profitent ainsi du système Bac-Mention-Gréviculture, en pourrissant l'année de la majorité dont les grincements de dents sont complètement couverts par les bruits contondant de leurs petits camarades.

Chaque année qui a passé a ainsi vu s'enraciner une véritable culture du status-quo et de la ronchonnade. En trente ans, il y a eu, tous les ans ou presque soit un mouvement d'élèves, soit une grève, soit les deux. Les motifs ont varié, mais chaque prétendue suppression de postes s'est systématiquement accompagnée de braillements toniques suivis d'une piteuse reculade : au final, il y a actuellement plus de profs, et plus de postes de façon générale, dans l'éducation nationale qu'il y en avait en 1980 par exemple, alors que le nombre d'élève est lui en constante diminution depuis.

La qualité générale des enseignements nous permet maintenant d'admirer, au quotidien, des fautes d'orthographes consternantes dans les journaux les plus mainstream et les plus lus, des erreurs mathématiques ou de proportions toujours plus comiques (dernière en date, le Bigaro qui utilise des pourcentages en lieu et place de millièmes, ce qui fait un facteur 10 dans l'erreur), une inculture crasse des Français pour l'économie de base, et, plus préoccupant, une absence assez phénoménale d'ouverture sur le monde extérieur qui, à l'instar de la règle de trois, devient lui aussi Terra Incognita. On ne s'étonnera plus que les quelques rescapés fuient alors leur pays pour découvrir le vaste monde... Et y restent.

Pendant ce temps, le gouvernement agit : il supprime la pub à la téloche et, pour faire bonne mesure sans doute, propose à la réflexion de l'internaute d'amusante vidéos, comme ici.

Et là, chpaf, tout s'explique.

L'Édulcoration Nationale a donc, de façon quasi-officielle, pour but de produire des gamins intellectuellement limités, pour lesquels une telle vidéo passera très bien. Et c'est logique : du point de vue politique, les braillements des petits têtards sont, objectivement, bien plus faciles à gérer que les demandes et aspirations toujours multiples et variées de millions de Français instruits, intelligents et, ne l'oublions pas, roublards.

Avec les crétins que le système s'emploie à produire - avec un certain succès, je dois admettre - la donne change : l'EdNat ne produit pas du citoyen clairvoyant et un tantinet critique. Elle produit de la chair à canon pour le toujours plus solidaire, nourrie à la bouillie antilibérale de base, à la moraline relativiste et festive facile à digérer, estampillée compatible HALDE garantie sans discrimination.

L'armée de petits crétins s'emploie ensuite à diffuser des messages toujours plus idiots et démagogues dans l'ensemble de la société, qui, infusée par cette EdNat dont l'emprise ne cesse de croître, finit, mollement d'abord puis avec enthousiasme, par applaudir des deux mains à toutes les stupidités collectivistes que les gouvernements s'emploient à mettre en place. D'ailleurs, je suis certain que parfois, les hommes politiques doivent être surpris des bêtises qu'ils arrivent à faire passer.

Enfin bref.

Comme c'est la nouvelle année, on va dire que tout ça n'est qu'exagération.

Et même si ce pays est décidément foutu, meilleurs voeux !"

Écrit par : Maminou | 08 janvier 2009

PS : vos élèves ont bien de la chance de vous avoir.

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

Merci dugong, vous êtes la deuxième personne à me le dire. La première fut l'IPR de Lettres en 2002, juste avant mon congé maladie ;-)

Sinon, je n'ai absolument pas pu leur parler d'asyndète et de la valeur d'aspect des temps car il m'a fallu recommencer le cours de mardi pour ceux qui n'étaient pas là en raison de la suppression des transports scolaires.

J'ai vu qu'ils n'arriveraient pas à se débrouiller tout seuls avec la fiche de lecture.

Donc limitations des ambitions : distinguer l'auteur du narrateur, écrire le résumé au présent (pas plus de douze lignes !).

Non, pardon, je n'ai même pas pu en arriver là. En 4ème, il faut une heure de cours complet pour qu'ils parviennent à écrire le nom de l'auteur ( + sa nationalité et sa date de naissance), le titre du livre (le souligner), l'éditeur, la collection et la date de parution.

Si, si, à part cinq ou six, je vous assure que c'est vrai et ils ne le font pas exprès ! Alors l'asyndète, ça sera pour une autre fois !

Tiens, pour le plaisir, je vous copie le petit bijou (caillou, chou...) nervalien :

Une allée du Luxembourg

Elle a passé la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau :
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.

C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait ! ...

Mais non, - ma jeunesse est finie...
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !

Gérard de Nerval, Odelettes, 1835

C'est d'une complexité incroyable sous un aspect de transparente simplicité. Il y a la matière pour trois heures de cours, mais les inspecteurs (trices) déconseillent vivement d'y passer plus d'une heure. Sans aller jusqu'à trois heures, je passerai outre, au moins cette fois-ci.

Écrit par : robin | 08 janvier 2009

L'a connexion des syndètes peut-elle mener à l'annexion des sudètes ?

Oui puisqu'on transforme les indépendantes en subordonnées...ou en coordonnées (mais on sait ce que c'est qu'un "pays frère" !) et qu'on multiplie les "agents de liaison".

Écrit par : robin | 08 janvier 2009

Merci pour le lien, yann..

Ecrit par : Maminou | 08 janvier 2009

Ca prouve qu'il marche ! Je n'avais pas osé le c/c, mais vous avez raison, Maminou, il est bon que tout un chacun puisse lire ça.

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Hors sujet (quoique...) :
Après avoir adoré "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde, conseillé maintes fois ici-même, je suis en train de dévorer "Petit déjeuner chez Tyrannie" de Naulleau, suivi du "crétinisme alpin" de Jourde.
Jouissif. Et éclairant.

Une citation de Jean-Philippe Domecq ("Le pari littéraire") :
"Quant aux méchants portraits que les intéressés font toujours de celui qui les démasque, il faut s'y attendre et ne s'étonner jamais du pire, ou ne plus vivre parmi les hommes [...]".
Spéciale Narcisse...

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Comme c'est la nouvelle année, on va dire que tout ça n'est qu'exagération.

Et même si ce pays est décidément foutu, meilleurs voeux !"

Ecrit par : Maminou | 08 janvier 2009

Excellente analyse. Merci Maminou, ça fait bien de rire
;-( ;-)un peu entre deux cours !

Écrit par : robin | 08 janvier 2009

J'ai ma réponse ! C'est sans doute ce qui s'appelle "faire l'âne sans avoir du son".

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2009

POUR avoir du son !

Écrit par : robin | 08 janvier 2009

Excellente analyse. Merci Maminou, ça fait bien de rire
;-( ;-)un peu entre deux cours !

Ecrit par : robin | 08 janvier 2009

Ca fait DU bien...j'suis fatigué, moi ! C'était pas une asyndète et c'était pas voulu !

Écrit par : robin | 08 janvier 2009

Tailleboudin, tg.

Écrit par : Jeremy | 08 janvier 2009

Je m'aperçois que le poème de Nerval pourrait me valoir quelques problèmes par les temps qui courent.

Vous avez dit "libérés" ? C'était pourtant plus "cool" du temps de Ronsard...et de Corneille

("Mignonne, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous n'en vaudrez guère mieux...) !

...chanté par G. Brassens, si mes souvenirs sont bons.

Écrit par : robin | 08 janvier 2009

J'écris : « …il y a éventuellement matière à lire sur mon site…
@ Christophe Sibille ajoute :
« * Le terme (matière) est, ma foi, fort bien choisi. Et le "éventuellement" qui le précède est, ma foi, fort savoureux. »

Notons donc que dans les différents sens du mot “matière” que je ne me lasse pas d'énumérer :
« Ce qui constitue ce qui est perceptible par les sens.
Partie concrète de l’homme. La matière et l’esprit.
Portion de matière ayant des caractéristiques communes : matière grise, matières fécales.
Chose destinée à subir une transformation dans la production.
Ce qui constitue une œuvre d’art.
Ce qui constitue un délit, un crime. Matière d’un crime.
Domaine de l’activité humaine.
Contenu d’un ouvrage.
Objet d’un contrat ou d’une procédure.
Motif pour faire quelque chose. Ce sujet donne matière à discussion. »
… Cristophe Sibille a choisi “portion de matière ayant des caractéristiques communes” et parmi toutes ces caractéristiques communes il a choisi celle qu'il connaît le mieux : la “matière fécale”.
Personne ne peut croire qu'il faisait allusion à la matière grise : il ne sait pas ce que c'est !…
Progressivement l'image de Christophe Sibille s'éclaire jusqu'à l'éblouissement : c'est une anguille dont le terreau d'élection est cette matière qui l'obsède et le titre de gloire, être membre reconnu du Club des Cons du Blogue. Le club des Narcissistes se propose de porter des Ray Banes.

@ Yann écrit :
Christophe, savez-vous qu'un blog n'est classé par les sites spécialisés dans le classement des blogs (ça existe, si, si) qu'en fonction du nombre de liens conduisant vers lui PRÉSENTS SUR D'AUTRES BLOGS.
Ce qui explique la fréquence du lien posté par Narcisse, et le fait que malgré un fan-club microscopique, son blog soit presque aussi bien classé par Wikio que celui de JPB.

D'abord merci à Yann de m'apprendre que mon blog est classé par Wikio presque aussi bien que celui de JPB. Je l'ignorai et en suis très flatté bien que je n'ai rien fait pour qu'il en soit ainsi : s'il y a de nombreux liens sur de nombreux sites, c'est du à l'initiative des propriétaires de ses sites. Quand à Bonnet d'âne, si j'y annonce mes productions, c'est parce que j'y ai sévi pendant longtemps et je sais qu'informés de nombreux lecteurs de Bonnet d'âne viendront volontiers lire mes élucubrations… Cela s'est vérifié : mes compteurs weborama et le Monde sont là pour l'attester.
Yann confond nombre de commentaires et nombre de lecteurs : si les commentaires ne sont pas très nombreux, ils sont toujours de qualité. Le nombre de lecteurs qui n'a jamais été négligeable a augmenté considérablement lorsque j'ai parlé de l'affaire Brighelli… J'ai même fait une note sur la frilosité des lecteurs : nombreux à venir s'informer, très rares à donner un point de vue public.
Il est vrai que tout le monde n'a pas le courage d'énoncer des aneries comme Yann… Plus microscopique que mon Fan's Club, il y a le cerveau de Yann… Narcissiquement vôtre.

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

"Quand à Bonnet d'âne, si j'y annonce mes productions, c'est parce que j'y ai sévi pendant longtemps"

Ecrit par: Roger Felts

"Sévir": faire des ravages.
Ne vous surestimez-vous pas un peu? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Par ailleurs, Roger, vous avez fait encore une phôtt d'orthographe; vous avez écrit: "si j'y annonce" mes productions, ne serait-ce pas plutôt: "si j'y ânonne" mes productions?
Et que Guy transmette mes excuses à Bongo... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Anonner, c'est répéter bêtement… Hors depuis un certain temps mes productions sont sur mon site. Sur “Bonnet d'âne” je me contente d'annoncer leur parution. Sibille votre cerveau est tellement creux que pour relever le gant, vous êtes forcé de dire n'importe quoi…
Il est vrai que cela ne change guère.

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

Eh bien, j'ai fait cours ce matin, bien que les lycées fussent officiellement fermés — mais les prépas de Thiers fonctionnaient, sur un pied : un tiers de classe chez les uns, une élève chez les autres. Il y a des valeureux.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 janvier 2009

"Anonner, c'est répéter bêtement"

Roger Felts

Que faites vous d'autre ici, quand vous annoncez vos "productions"?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

D'abord merci à Yann de m'apprendre que mon blog est classé par Wikio presque aussi bien que celui de JPB. Je l'ignorai et en suis très flatté bien que je n'ai rien fait pour qu'il en soit ainsi

Ecrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

Je n'ai pas dit que vous l'aviez fait exprès : je ne vous prête pas autant d'intelligence, ni même de vice.
Et flûte ! J'ai encore nourri le troll.

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Rauque et troll, même!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Ecrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009


Vous ne pourriez pas arrêter de vous chamailler, s'il vous plait?
Tout ceci n'est pas d'intérêt général...

Écrit par : Maminou | 08 janvier 2009

Cela s'est vérifié : mes compteurs weborama et le Monde sont là pour l'attester.


Ecrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

Combien de visites par jour, svp ?
C'est pour me faire une idée.

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Bonjour

Histoire de varier les plaisirs, un débat philosophique sur le forum de Basket Session : la session dunk en short par moins deux degrés sur panier à 2 m 96.

http://www.basketsession.com/blog_post_show/?id_post=1140

Avec cette conclusion :

"De toute façon dunker par -2° ou en slip par dessus un ours, t'auras beau faire quoi que ce soit, il y aura toujours quelqu'un pour baver dessus."

Écrit par : johnmarguerite | 08 janvier 2009

Lu sur le jus pédagol du jour à propos des évaluations en CM2 qui devraient avoir lieu du 19 au 23 janvier : "Sur les listes de discussion les enseignants sont souvent catastrophés à la découverte des items. « Mon groupe classe ne peut pas répondre à un bon tiers des items » note une enseignante"

J'aimerais bien que nos collègues instituteurs nous parlent de ces évaluations à la lumière de ce qu'ils en savent maintenant.

Plus précisément, l'inquiétude qu'on sent poindre vient-elle de la crainte de voir s'afficher la "vérité des prix" ou est-ce autre chose ?

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Robin, je me rappelle avoir expliqué le poème de Nerval en classe de première A, et y avoir découvert une richesse inépuisable qui avait fasciné les élèves. C'est un de mes beaux souvenirs.
Yann, puisque vous appréciez Pierre Jourde, connaissez-vous le " Jourde et Nauleau", petit précis de littérature contemporaine conçu comme un pastiche du Lagarde et Michard et consacré aux écrivains qui sont les têtes de Turcs favorites des deux auteurs. C'est vraiment très savoureux.
Amélie, merci pour les mots-valises de Finkielkraut.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2009

Naulleau avec deux L.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2009

"De toute façon dunker par -2° ou en slip par dessus un ours, t'auras beau faire quoi que ce soit, il y aura toujours quelqu'un pour baver dessus."

Ecrit par : johnmarguerite | 08 janvier 2009

A koa j'répon :
"C'est trop n'imp sérieux les gars. JJ au moins JH quand il poste un truc c'est pas pour dire qu'il se branle sur les cheers des suns. Y'a du beau dunk sans prétention car il est a 2m96 et il le met.. Bref toujours aussi rageux jimmy."

Écrit par : dOcs | 08 janvier 2009

Yann, puisque vous appréciez Pierre Jourde, connaissez-vous le " Jourde et Nauleau", petit précis de littérature contemporaine conçu comme un pastiche du Lagarde et Michard et consacré aux écrivains qui sont les têtes de Turcs favorites des deux auteurs. C'est vraiment très savoureux.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2009

Je l'ai découvert hier. Et compte bien me le procurer.

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Tout ceci n'est pas d'intérêt général...

Ecrit par : Maminou | 08 janvier 2009

Tiens, au fait, personne ne commente l'article que j'ai mis en lien, et que Maminou a copié.
Pourtant, pour une fois, ça concerne l'école.

John, trop fôrt, le basket. Ca, c'est du lourd.

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

A koa j'répon :
"C'est trop n'imp sérieux les gars. JJ au moins JH quand il poste un truc c'est pas pour dire qu'il se branle sur les cheers des suns. Y'a du beau dunk sans prétention car il est a 2m96 et il le met.. Bref toujours aussi rageux jimmy."

Ecrit par : dOcs | 08 janvier 2009

John, trop fôrt, le basket. Ca, c'est du lourd.

Ecrit par : yann | 08 janvier 2009

Bah, c'est un tout un pan de ma vie, le basket !

Dans un autre style, j'ai trouvé aussi cela :

http://www.basketsession.com/une-semaine-de-basket-29-decembre-au-4-janvier/

Sur la page en lien, il faut cliquer sur la première vidéo qui apparaît, celle de 7 heures 12, et qui concerne ce que le journal l'Equipe appelle pudiquement "le shooteur folklorique du tir à 100 000 euros"

Si vous avez le temps, ça dure 7 minutes, mais alors ça les vaut !

Écrit par : johnmarguerite | 08 janvier 2009

@ Dobolino écrit :
« Combien de visites par jour, svp ?
C'est pour me faire une idée. »

Les chiffres du nombre de visites donnés par le compteur de Word Press le logiciel des blogueurs du Monde sont les suivants :
Vendredi : 581
Samedi : 696
Dimanche : 606
Lundi : 403
Mardi : 479
Mercredi : 540
Weborama donne 2 % de lecteurs ayant passé de 30 à 45 minutes sur le site ;
5 % ayant passé de 10 à 15 minutes
et 16 % ayant passé de une minute à une minute 30…

@ Maminou écrit à Sibille et Felts :
« Vous ne pourriez pas arrêter de vous chamailler, s'il vous plait?
Tout ceci n'est pas d'intérêt général... »

C'est pas d'ma faute, M'aame… C'est lui ka commencé… Et comme c'est un crétin de première, vos n'arrivrez pas à l'arréter… Le mieux, c'est de lui mettre un bonnet d'âne sur la tête et de le considérer pour squ'il est… Un pas grand chose…
À l'autre coin, vous pouvez mettre Yann… Il fait semblant d'avoir des nourritures zintellectuelles : Naulleau, Jourde et cetera mais c'est aussi un crétin, il suffit de considérer l'ensemble de son œuvre pour s'en convaincre… Un jour, je vous ferai lire son autocritique : c'est à mourir de rire…

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

"Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a décidé de diminuer le nombre de suppressions de poste des enseignants spécialistes de la difficulté scolaire (Rased), le ramenant de 3.000 à 1.500 pour 2009, ont affirmé jeudi 8 janvier les trois principaux syndicats (SNUipp-FSU, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT)."
NOUVELOBS.COM | 08.01.2009 | 15:50

Quand je vois les syndicats exulter, je me dis que tout ça est décidément très inquiétant : Darcos ne recule sur les détails (nombre et type de postes supprimés) que pour mieux rester ferme sur l'essentiel (la réforme des concours). Les postes "sauvés" cette année - ils seront supprimés l'an prochain- permettent aux syndicats de conserver leur crédibilité (rires!) auprès de leurs ouailles et de poursuivre leur jeu sournois de cogestionnaire du désastre. C'est reparti pour un tour, mais à chaque passage, on se rapproche du point ZÉRO.

Écrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2009

1) Le mot n'est pas de mot — je crois que je l'ai trouvé, il y a longtemps, dans un livre intitulé "Attention mots-valises", qu'écrivit Finkielkraut à l'époque où il n'avait pas encore emprunté l'attitude du Commandeur…

Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2009

"Commandeur" peut-être mais sa stature ( ah!ah!) en impose à tous les petits néo- intellectuels que nous sommes. J'espère qu'il va mieux, d'ailleurs, Finkielkraut. Il commence à nous manquer.

Écrit par : Sanseverina | 08 janvier 2009

J'espère qu'il va mieux, d'ailleurs, Finkielkraut. Il commence à nous manquer.

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2009

Il reprend samedi la présentation de Répliques (Avec pour invités Paul Thibaud et Michel Rocard)

Et samedi 17 janvier 2009
> Le collège: état des lieux
Emission présentée par Alain Finkielkraut

Avec Mara Goyet et Luc Cédelle.

Écrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2009

Plus précisément, l'inquiétude qu'on sent poindre vient-elle de la crainte de voir s'afficher la "vérité des prix" ou est-ce autre chose ?

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

Il y a probablement de ce que vous dites, dugong.

Mais on vient de nous annoncer dans mon collège qu'en mars devront avoir lieu des évaluations des élèves de 3ème en fonction des objectifs du socle commun. Alors là, il y a de quoi trembler, car l'étau se resserre, pas dans le bon sens, crois-je....
Certains collègues de collèges sont-ils au courant de cette affaire qui nous tombe dessus sans crier gare?

Écrit par : Jean | 08 janvier 2009

Weborama donne 2 % de lecteurs ayant passé de 30 à 45 minutes sur le site ;
5 % ayant passé de 10 à 15 minutes
et 16 % ayant passé de une minute à une minute 30…

Ecrit par: Roger Felts

Si je compte bien, ça fait 23% en tout... Combien de temps y ont passé les 77% restants? Une seconde et des poussières?

Mouououahahahahahaha...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

"Sur les listes de discussion les enseignants sont souvent catastrophés à la découverte des items. « Mon groupe classe ne peut pas répondre à un bon tiers des items » note une enseignante".

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

Dugong, si je vous faisais parvenir une version (numérisée) du livret d'évaluation des PE2, (valable depuis l'année dernière), vous seriez saisi, je pense, par les différents items y figurant!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Si je compte bien, ça fait 23% en tout... Combien de temps y ont passé les 77% restants? Une seconde et des poussières?

Mouououahahahahahaha...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009
Les types et les typesses qui vont sur le blog de RF ( j'en suis) y passent le temps qu'ils veulent.
Ce n'est pas une raison pour nous les briser continuellement
avec cela ici !
CS ou RF, provoquez l'autre en duel, saoulez-vous la gueule ensemble, faites la tournée des claques de Toulon, mais par pitié lâchez-nous les basques.

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Sibille vous êtes encore plus con que je pensais… Je donnais ces chiffres à titre d'exemples. je vous signale qu'entre trente et quinze minutes, il y a un quart d'heure à une demie-heure et qu'il y a plus de huit minutes entre 90 secondes et dix minutes.
…Meuh ! ! !
Maminou va avoir une syncope…

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

CS ou RF, provoquez l'autre en duel, saoulez-vous la gueule ensemble, faites la tournée des claques de Toulon, mais par pitié lâchez-nous les basques.

Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Ou alors une petite session dunk pépère en cuissardes au dessus de bongo sur un panier à 2 mètres 48...

Écrit par : johnmarguerite | 08 janvier 2009

Je vous offre à tous une plume d'oie bien taillée.Certains l'utiliseront pour écrire, les autres pour piquer.

Écrit par : l'imparfaite | 08 janvier 2009

faites la tournée des claques de Toulon,

Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Ah non, pas ça, pitié!
A Marseille, y a tout ce qui faut.

Écrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2009

"CS ou RF, provoquez l'autre en duel, saoulez-vous la gueule ensemble, faites la tournée des claques de Toulon, mais par pitié lâchez-nous les basques.

Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Ou alors une petite session dunk pépère en cuissardes au dessus de bongo sur un panier à 2 mètres 48..."

Moi, ça me les brise menu de voir cet abruti continuer à venir faire sa pub ici. Alors, je le dis. Point. Qu'il reste sur son nid à conneries masturbatoires, manuel(les) ou cérébrales, et que lui nous lâche définitivement les basques!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Je suis content de savoir que Guy Morel va sur mon blog et y reste le temps qu'il veut… Si ce débat n'a pas été inutile c'est grâce à cette information fondamentale qu'il nous livre sans réticence… Et maintenant tous ensemble Grippe, Slec et troisième voie réunis, chantons la Carmagnole a capella. Seul Sibille se taira car il chante faux que s'en est une vraie honte pour un prof de musique.

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

CS a écrit : "Dugong, si je vous faisais parvenir une version (numérisée) du livret d'évaluation des PE2, (valable depuis l'année dernière), vous seriez saisi, je pense, par les différents items y figurant!"

Des PE2 ou des CM2 ??

A moins que le niveau des deux soit équivalent ?!

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

En citant de mémoire, j'ai mélangé Corneille et Ronsard. C'est "Marquise, si mon visage" et non "Mignonne..."(allons voir si la rose...)

Donc, de Pierre Corneille, voici les Stances à Marquise (1658) :

Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront:
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits:
On m'a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.

Cependant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.

Vous en avez qu'on adore;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.

Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.

Chez cette race nouvelle,
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.

Pensez-y, belle Marquise;
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi.

Brassens a inventé une réponse de la bergère...

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Bah, on peut au moins en rigoler, depuis le temps que ça dure... C'est devenu folklorique, un peu comme mon Jimmy Jam sur basket session, qui utilise comme avatar le splendide Adrian Paul : dès que je le vois, habillé de cuir et vous regardant droit dans les yeux, au volant de sa décapotable, avec sa prunelle de braise et sa machoire de fer enserrée par un collier de barbe naissant mais déjà si indubitablement viril, je sais que je vais lire quelqu'un d'authentique...

Écrit par : johnmarguerite | 08 janvier 2009

Peut-être que je serai vieille,
Laide et ridée. Cependant
J'ai dix-huit ans, mon vieux Corneille
Et je t'emmerde en attendant !

couplet ajouté par Tristan Bernard (1866 - 1947)
mis en musique avec les 3 premières strophes
du poème de Corneille par Georges Brassens

(avec mes excuses à Tristan Bernard !)

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Ce blog est étonnant : en quelques échanges, on se retrouve avec une étude comparée des claques de Toulon et de Marseille.

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Marquise ne serait pas un titre de noblesse mais un prénom féminin, ce qui explique le titre.

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

« Après avoir adoré "La littérature sans estomac" de Pierre Jourde... »
yann | 08 janvier 2009

A ce sujet, un texte de Jourde :
http://www.causeur.fr/la-fatigue-du-critique,1633

Écrit par : Tailleboudin | 08 janvier 2009

Dugong, si je vous faisais parvenir une version (numérisée) du livret d'évaluation des PE2, (valable depuis l'année dernière), vous seriez saisi, je pense, par les différents items y figurant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Si c'est le livret de positionnement et d'évaluation des PE2 qu'on trouve sur cette page :
http://www.orleans-tours.iufm.fr/formations/index.shtml

c'est saisissant effectivement !

Écrit par : revue de presse | 08 janvier 2009

On peut rigoler de ça et d'autres choses encore...

Écrit par : johnmarguerite | 08 janvier 2009

Ne s'agissait-il pas de Marquise du Parc?

Écrit par : retraitée | 08 janvier 2009

Vous pouvez nous rendre visite ; il y a un passage sur les minorités actives comme les anthropophages qui vous ravira surement…

Ecrit par : Roger Felts | 07 janvier 2009

Les minorités actives? est-ce que cela veut dire que vous, Pico de Gloriandola, en tant que représentant si piqué (pardon si piquant) de la majorité passive (puisque, en creux, vous l'exposez ainsi; si l'une est ainsi, l'autre est ainsi - deux opposés, car comment le monde selon Felts - ne les oubliez d'ailleurs pas, vos feltz, vous défaillez beaucoup; non, me absolvo, vous déraillez - faites siffler le "z" je vous prie en prononçant le verbe, danke -, mais s'il-vous-plaît plutôt, pour le bonheur des valides, défaillez, vous seriez plus souvent absent - je croyais que cela crevait, la chimio...), pourriez, ce n'est pas une suggestion, mais une question, possiblement et positivement vous faire, par erreur d'appréciation, enc....? hé hé hé; un cancer, c'est comme la jeunesse, ça n'excuse rien, mais cela ne devrait pas rendre plus con.

Ah au fait, en tant que divinité aztèque, ou lentille d'eau, selon les états d'âme de mon psychisme, je suis invincible!

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Robin, la conclusion chantée par Brassens est :

"Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant."

Quel est le bon âge ?

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Ce blog est étonnant : en quelques échanges, on se retrouve avec une étude comparée des claques de Toulon et de Marseille.
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

Si seulement c'était vrai !

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Ah au fait, en tant que divinité aztèque, ou lentille d'eau, selon les états d'âme de mon psychisme, je suis invincible!

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Seriez-vous anthropophage, Pendariès ?
Diantre !

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Ne s'agissait-il pas de Marquise du Parc?
Ecrit par : retraitée | 08 janvier 2009

et même du lycée du Parc.

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Pico de Gloriandola

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Magnifique !

Écrit par : yann | 08 janvier 2009

Oui - comment ça marche, le monde selon Roger? Comme toutes chiottes, il y a des teuh-i-os et une chaîne; et des pédales pour les accélérations et les freinages cérébraux? Heu... J'en doute; il divo - prend limite ses viragos, heu, ses virages. Ca me rappelle une première de couv' de saint "Hara-Kiri" (Georges B. aka Prof Choron, priez pour nous pôvres sinners...), avec Bison Fûté - vieux Français complètement pété et rigolard: "Roulez bourrés!" - ha on y revient à la majorité passive...

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Marquise est Thérèse Du Parc, une comédienne de la Troupe de Molière, dont sont amoureux le vieux Corneille et le jeune Racine. Ce dernier en fera sa maîtresse, ainsi que l’interprète d’Andromaque, sa célèbre pièce.
Corneille, si l’on en croit ce qu’il lui dit plutôt cruellement ici, n’a certainement pas eu droit à ses faveurs…

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Certains collègues de collèges sont-ils au courant de cette affaire qui nous tombe dessus sans crier gare?

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2009

Il me semble avoir entendu des collègues en parler ce matin et je me suis félicité un peu lâchement de ne pas avoir de 3ème cette année. Je me renseigne demain sur "ct'affaire" (comme on dit par ici) et je vous en recause (idem) demain.

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Ah au fait, en tant que divinité aztèque, ou lentille d'eau, selon les états d'âme de mon psychisme, je suis invincible!

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Seriez-vous anthropophage, Pendariès ?
Diantre !

Ecrit par : yann | 08 janvier 2009

Ha non, c'est bien un des trois interdits fondateurs que je ne pratique pas, cher yann...

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Dans la série "on prend vraiment les Français pour des demeurés", les vidéos créées pour dénoncer les escroqueries par Internet valent leur pesant d'or (du niveau de "l'Europe, l'union, youpi, miam-miam").

Lire la réaction de Me Eolas à ces nunucheries :

http://www.maitre-eolas.fr/2009/01/07/1266-il-suffit-qu-on-parte-cinq-minutes-en-vacances

Écrit par : revue de presse | 08 janvier 2009

Voir "Marquise, le film (pas terrible) avec Sophie Marceau faisant un splendide soleil, sans culotte, devant les yeux exor/bités de Louis XIV, et Racine flinguant plus ou moins par erreur la belle, qui avait créé Andromaque et été sa maîtresse (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mademoiselle_Du_Parc). Pure médisance — mais Racine en a fait bien d'autres.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 janvier 2009

Quel est le bon âge ?

Ecrit par : yann | 08 janvier 2009

Je savais bien que ça m'attirerait des ennuis ! ;-)

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Je savais bien que ça m'attirerait des ennuis ! ;-)

Ecrit par : Robin | 08 janvier 2009

Vieux grigou !

Écrit par : ségolène | 08 janvier 2009

A yann :

Vérification faite, c'est bien 26 ans dans la chanson de Brassens, mais ce vieux coquin de Tristan Bernard en avait, je crois, retranché huit (à vérifier). En-deçà, hem...
Merci à Guy morel et à JPB pour les précisions. C'était donc la du Parc !

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Revue de presse a écrit : "Si c'est le livret de positionnement et d'évaluation des PE2 qu'on trouve sur cette page :
http://www.orleans-tours.iufm.fr/formations/index.shtml
c'est saisissant effectivement !"

Oui, bon. C'est du galimatias de meiriolite compétencielle professionnalisante comme on aime la pratiquer en IUFM. Après la fermeture de ces derniers, avec les nouveaux CAPES, on essaiera de refourguer ce genre de torchis aux vrais professeurs en charge de la formation sur le tas des stagiaires en lycée et collège.

Comme pour la bouse b2i, il s'en trouvera toujours pour accepter de cocher les cases...

Je n'en serai pas.

Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse en ce moment. Je réitère donc ma demande :

J'aimerais bien que nos collègues instituteurs nous parlent de des évaluations projetées en CM2 courant janvier à la lumière de ce qu'ils en savent maintenant.

Plus précisément, l'inquiétude qu'on sent poindre vient-elle de la crainte de voir s'afficher la "vérité des prix" ou est-ce autre chose ?

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

C'est un peu décalé mais tant pis !

Notez : alorsque je suis de la plus extrême courtoisie avec Sibille puisque je l'invite à ne pas chanter la Carmagnole car il chante faux, il me traite d'abruti et dans un sentiment d'appropriation privée qui ne correspond en rien à ses “choix” fondamentaux, il s'arroge le droit de dire qui doit en être et qui ne doit pas en être… Qui plus est, il ose traiter mon site de nid à connerie, lui, petit prof de musique d'IUFM de banlieue, alors que les plus grands esprits de notre temps, je veux parler de Guy Morel, J. P. Briguelli, Françoise Guichart, D'Enguell, Yann, Amélie, San Sévérina, Lysa fut Lisette, Toto, Dobolino, Philippe Brinon, M. Bénoliel, Daniel Séré, Benjamin, M.P. Dos Santos, Millefeuilles, Michèle Berdu, Odrade, Mirabelle, Sylvie Huguet, Elsabeth Botte, DePassage, All… - que ceux que je n'ai pas nommé m'excuse, je me suis arrété au 20 décembre - sont là pour dire que c'est un endroit où l'esprit règne…
Non, attendez… Je crois avoir commis une erreur : il y en a au moins un, YANN qui écrit sur mon site : “Vous êtes définitivement un gros con” Je pense qu'il ne doit pas être du même avis que les autres… Si vous avez un animal intelligent : un âne ou une belette ne lui confiez surtout pas : il est vétérinaire mais ses capacités limités de jugement l'oriente vers des animaux à intelligence réduite : serpent, araignées, scorpions. Si devant vous, il prétend que ce sont des animaux très intelligents, ne le contredisez pas : Passez votre chemin et pensez que la nature ne fait pas toujours bien les choses.

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

"Si c'est le livret de positionnement et d'évaluation des PE2 qu'on trouve sur cette page :"

Ecrit par : revue de presse | 08 janvier 2009

Merci pour le lien; c'est effectivement ça! Et il a été simplifié cette année, par rapport à l'année dernière!
(Je ne le remets pas, le code me gonfle, mais il est juste au dessus).
Nous avons été, à ma connaissance, assez peu à faire acte de résistance en refusant absolument de le remplir.
Dugong, vous savez lire, ou quoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Jean a écrit : "on vient de nous annoncer dans mon collège qu'en mars devront avoir lieu des évaluations des élèves de 3ème en fonction des objectifs du socle commun. Alors là, il y a de quoi trembler, car l'étau se resserre, pas dans le bon sens, crois-je...."

Le socle commun est quasi vide.

Un socle, on est surtout censé marcher dessus.

C'est bien ce qui est au dessus du socle qui compte !

Mais là, le vertige nous prend...

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

C'est basique le Roger, t'appuies sur le bouton - et il te pond une tartine (imaginons un barbudo pondre une tartine - je veux dire; une vraie tartine; et pondre, surtout - enfin...); ça m'a presque pris 1/2 seconde avec la roulette de ma souris pour faire circuler (non, vraiment, il n'y a rien à voir) son pest (ancienne forme pour "pêt", je suppose), pour ne pas dire post, comme dans postérieur... ha c'est pas Byzance, mais on n'y revient toujours à sa majorité passive! J'en ai fini. Pendariès ira trinquer ce soir dans un bar à vins.

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

A yann :

Vérification faite, c'est bien 26 ans dans la chanson de Brassens, mais ce vieux coquin de Tristan Bernard en avait, je crois, retranché huit (à vérifier). En-deçà, hem...
Merci à Guy morel et à JPB pour les précisions. C'était donc la du Parc !

Ecrit par : Robin | 08 janvier 2009

A moins que le vieux coquin ne soit mon inconscient. Pitié Ségolène !

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

J'aimerais bien que nos collègues instituteurs nous parlent de ces évaluations à la lumière de ce qu'ils en savent maintenant.

Plus précisément, l'inquiétude qu'on sent poindre vient-elle de la crainte de voir s'afficher la "vérité des prix" ou est-ce autre chose ?

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2009

J'voudrais bien, mais pour l'instant, nous n'avons rien reçu... Il y aurait du retard à l'impression, nous a dit l'IEN, hier soir.
Pourtant, ça commence à devenir pressant, puisque la semaine retenue pour les évaluations est celle du 19 au 23 janvier.
Il y a bien un site qui aurait piraté l'imprimerie du ministère et qui fournit une version qui est paraît-il "la vraie", mais aucune garantie.
Je peux vous copier-coller le lien.

Ce que nous en savons, c'est que ces évaluations doivent contrôler l'ensemble du programme de CE2/CM1/CM2. C'est pour ce dernier niveau que le bât blesse un peu.
Le 19 janvier est à peu près la date de la fin de la première moitié de l'année scolaire. Il reste donc la deuxième moitié entière.

Or, il paraît que ces évaluations (et le livret que j'ai vu sur le site mentionné plus haut le confirme) évaluent réellement sur l'intégralité du programme de CM2, bien loin d'être fini, même dans les classes où l'on travaille "bien".
J'ai vu dans ce livret, par exemple, des multiplications d'un nombre à virgule par un autre nombre à virgule, ou un calcul d'aire pour lequel il faut repérer dans la figure proposée plusieurs carrés et rectangles dont il faut parfois calculer la longueur d'un côté.

J'ai eu des CM2, pendant quelques années, à une époque où le programme était encore assez fourni (années 80, après l'abandon des "maths modernes"). Généralement, tous les instituteurs traitaient les notions citées plus haut plutôt en fin de deuxième trimestre ou au cours du troisième trimestre.

Je ne vois aucun inconvénient à ce que l'on revienne à "plus de matière" dans les programmes du CM et je trouve d'ailleurs que ceux de 2008 font trop d'impasses et oublient trop de choses en mathématiques et en français.

Obliger les PE à se remettre en question au sujet de leurs progressions était nécessaire. Je crois vous avoir déjà dit comment, maintenant, à chaque rentrée scolaire, on reprenait "à zéro" le programme du cycle sans sembler savoir ce que l'élève aurait déjà dû acquérir et combien cela est contre-productif : les élèves n'ont plus l'habitude de "garder en mémoire", le programme n'avance pas puisqu'on ne le démarre pas tout de suite après deux ou trois semaines de révisions intensives.

En revanche, faire comme si l'année scolaire était finie avant la fin janvier et interroger les élèves sur la totalité du programme à cette date, j'avoue que je ne vois pas l'intérêt...
Enfin, j'ai bien deux ou trois petites hypothèses, mais ce serait du mauvais esprit.

Écrit par : catmano | 08 janvier 2009

Je suis content de savoir que Guy Morel va sur mon blog et y reste le temps qu'il veut…

Ecrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009
Moi aussi, j'y vais. A chaque fois que je vois écrit Roger Felts en orange, je clique dessus. Pendant que ça s'affiche, j'en profite pour aller faire un petit pipi ou manger une tartine ou consulter un chien, comme pendant les pubs à la télé.
Je me le suis mis en "favoris", à la maison et au bureau, et je me connecte un bon paquet de fois par jour.
Ça monte le taux d'audience de Roger et c'est excellent pour son narcissisme. Faut bien qu'il ait quelques plaisirs dans la vie, ce pauvre vieux !
Comme je suis naturellement altruiste et fondamentalement affectueuse, ça me fait plaisir qu'il soit content.
Comme je suis facétieuse, ça me fait rire, aussi ...

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Est-ce que les trolls ont une sonnette chez eux qui leur signale (miraculum miraculorum - toujours la syllabe magique, Roger Rabbit - ha non, vraiment, je me fais piéger par mon esprit de lentille d'eau affriolée) quand on se fout d'eux? Ou alors passe-t-ils leur existence de waterloo morne plaine à scruter tout ce qui peut leur sembler de la considération, même si c'est tout un cloaque qui leur est déversé dessus - comme dans Sade (coucou JPB), et ses vieux viandards coprophiles (tiens, il y a Salo pour 10 euros à la FNAC à Montpellier, en ce moment; j'l'ai acheté - et je frissonne tocours et enjore de tous les yeux avec la fascinante et répulsive scène finale; parce que le reste, du film, ça ne me fait pas peur!); "tant que c'est pour moi, c'est pas pour un autre", qu'ils se disent, cogito ero sum, d'accord, mais là, pour le coup, Roro - vit d'eunuque.

La connaissez-vous, cette chanson: le cucu de la mémé, fait lever la quique, fait lever la quique, le cucu de la mémé, fait lever la quiquette au pépé?... Vas-y brode en avalant tes pilules, chère belle âme.

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Deux interventions de Pendaries me semblent destiner (plus une). À vue de nez, elles semblent être une pierre dans mon jardin. Mais elles sont écrites dans un style que j'ai quelques difficultés à comprendre et j'avoue que bien que je les ressentes comme hostiles, je ne suis pas arrivé dans cette obscure démarche à percevoir les racines de mon mal. Apparemment c'est d'un raffinement plus subtile que l'affirmation péremptoire de Yann sur mon site : « vous êtes définitivement un gros con. » mais au fond le toilettage intellectuel de ces propos mène à la même logique : aller se faire enculer (ne pas hésiter à écrire le mot en entier) et le cancer vous rend encore plus con. La troisième pierre illumine un peu le tableau : Pendaries ira trinquer ce soir dans un bar à vins… J'ai un espoir : le cerveau envahit par les vapeurs de l'alcool, il va retrouver toute sa lucidité…

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

@DUGONG ET CATMANO
les éval, je viens de les mettre sur la liste du grip. Sais pas comment faire pour les mettre ici.

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Ça monte le taux d'audience de Roger et c'est excellent pour son narcissisme. Faut bien qu'il ait quelques plaisirs dans la vie, ce pauvre vieux !
Comme je suis naturellement altruiste et fondamentalement affectueuse, ça me fait plaisir qu'il soit content.
Comme je suis facétieuse, ça me fait rire, aussi ...

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Et surtout, Roger, ne me remerciez-pas ! Tant que ça ne coûte rien et que ça fait plaisir !
Faut que j'aille faire prendre ses médocs au Léonberg hospitalisé. Je vais me connecter sur votre blog durant le temps des soins.

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Si c'est le livret de positionnement et d'évaluation des PE2 qu'on trouve sur cette page :
http://www.orleans-tours.iufm.fr/formations/index.shtml

c'est saisissant effectivement !

Ecrit par : revue de presse | 08 janvier 2009
Ouais! Saisissant ! Je trouve que ça ressemble aux paiers à remplir pour les visites sanitaires obligatoires en élevage bovin ...

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

"Voici quelques échanges de PE pour éclairer votre lanterne:


"Cela fait plusieurs années que j'ai un CM2. Je n'aborde les nombres décimaux qu'après Noël après avoir fait le tour des fractions décimales. Avec les échéances qu'ils imposent, cela oblige à les voir avant, au mépris de la progression mise en place.
Ce genre d'évaluations ne va qu'encourager le bachotage et mettre un peu plus la pression sur les équipes."



"Moi aussi CM2...nombres décimaux en décembre (pas abordés en cm1), puis exploitation en mesures, calcul...etc au deuxième trimestre...

On ne peut pas évaluer les compétences de fin de cycle en janvier!!!!!!"

"Perso, j'ai la solution: nous ne ferons pas les items qui n'ont pas été vus en classe au cours du c.3... "


"D'abord, ça m'énerve, car normalement, ces évaluations sont faites en début d'année pour tester la solidité des acquis de l'année précédente. Comme ils ont vu qu'on râlait car en début d'année, il faut justement revoir un peu car ça a été oublié pendant les vacances, ils ont dit ''Oui, oui, on va les repousser, on va les mettre vers janvier.''. Ils le font, MAIS, ce ne sont plus les acquis précédents qu'ils testent, ce sont LES ACQUIS DE L'ANNEE EN COURS !!! Alors que l'année n'est pas terminée !! J'hallucine !"


"Ensuite, comme disent les autres, arrivé aux vacances de Noël, concernant les maths, par exemple, on aura vu les fractions de base (tiers, quart etc...) , puis les fractions décimales, mais pas encore la conversion de fraction en décimaux !!! Donc encore moins l'encadrement de ces décimaux, ni leur somme, soustraction etc...."


"Puis cette diffusion au grand public (j'ai la chance d'avoir de bons élèves dans l'ensemble, mais que se passe-t-il si ce n'est pas le cas ? ). N'importe quoi. Comme si les parents ne savaient pas que les moyennes d'établissement dépendent hélas, à un grand pourcentage, du niveau socio-culturel ! Maintenant, non, ça va être la faute de l'équipe éducative, bien entendu Donc nous allons nous-mêmes corriger ces évaluations, dans la plus grande honnêteté bien sûr , puis envoyer cela à l'inspection..."


"Concernant l'honnêteté... Ma collègue de CM2 de l'an dernier, proche de la retraite, dans une plus grande école (école de très bon niveau, élèves qui ont des bons bulletins au collège ensuite), avait fait passer ces éval dans le plus grand respect des consignes : pas de bachotage, pas de temps supplémentaire, pas d'explication des consignes, pour la notation : pas de pitié, même si on sent que l'élève a compris, mais qu'il y a tout simplement une toute petite erreur, aucun point d'accordé. Bref, elle a respecté scrupuleusement le protocole. Si bien que ses élèves ont été les seuls de la circonscription (comme par hasard, sachant en plus que les autres écoles sont jugées difficiles ou ZEP, et accaparent tout le RASED et nous, nous n'avions pas de RASED) à passer la seconde session.
Lors de la réunion des maîtres de CM2 avec l'inspectrice, honnête, elle l'avoue devant tout le monde. Les autres l'ont regardée avec des yeux étonnés. Et l'inspectrice qui a fait des reproches à ma collègues!! ''Vous n'avez sûrement pas su gérer votre classe toute seule, l'an prochain, je vous enverrai quelqu'un en renfort pour vous aider, car là, vous avez eu du mal, apparemment.'' Donc bien sûr, c'était de la faute de ma collègue !!"


"Et avec mes petits CE1 dont la plupart ne savent pas encore déchiffrer , quand on va leur demander de classer dans un tableau verbe, nom et articles et ben ça va être chouette car même si cela fait partie des programmes pour moi l'axe prioritaire restera cette année de les amener à déchiffrer et comprendre pour aborder leur CE2 ."


"Pour ce qui est de recevoir les parents , ce sera ou sur mes horaires de classe ou pas du tout car en mai y'a longtemps que j'aurai épuisé mon quota d'heures
Voici le mail que je viens d'envoyer au ministère:

"bonjour,

je viens de consulter le document power point sur l'évaluation cm2 de janvier...j'ai un gros problème: en maths, des items mettront en jeu les nombres décimaux, comment faire si l'apprentissage n'est pas terminé dans ce domaine!?!...Il se trouve que dans mon école, les fractions sont vues et revues en cm1/cm2, mais que les décimaux ne sont abordés qu'en cm2...et je ne me vois pas dire aux élèves: "Débrouillez-vous"...alors je fais quoi??? je ne fais pas passer ces items?...

je veux une réponse simple, logique et claire. merci.""


"J'ai bien peur qu'ils ne te répondent :
Madame, Monsieur,
Veuillez consulter les programmes du CM1 :


Citation
Nombres décimaux
- Connaître la valeur de chacun des chiffres de la partie décimale en fonction de sa position (jusqu’au 1/100ème).
- Savoir :
. les repérer, les placer sur une droite graduée,
. les comparer, les ranger,
. les encadrer par deux nombres entiers consécutifs,
. passer d’une écriture fractionnaire à une écriture à virgule et réciproquement."



"Idem nous n'aurons pas vu les décimaux en janvier. Nous en sommes toujours au présent des verbes du 1er groupe, aller, être et avoir, alors l'impératif et le plus-que-parfait en janvier "


"ben oui, mais en même temps, en être au présent des verbes du premier groupe en CM2, il faut quand même admettre qu'il y a un problème, non ?
Si on reprend tous les ans le présent des verbes du premier groupe, forcément, on ne peut pas boucler le programme

Ce n'est pas une critique contre toi, Véronika, hein, mais d'un autre côté, je comprends qu'on ait réécrit des programmes par classe, même indicatifs, pour aider les maitres à avancer un peu, quand même."

Écrit par : c.cuit | 08 janvier 2009

Roger - je suis là pour t'aider à enfiler des posts, à ce que tu sois présent ici un peu plus que la normale - ce qui dépasse l'entendement; je te le fais vivre à ton pseudo (syntaxe narbonnaise), tu es ma chose quinquadégénaire barbue, mon roudoudou psy-kana-bilisé, la Marseillaise (le chant, je ne doute pas de tes moeurs, coco) des dément-is de l'Esprit, le patiné du timon (le suricate, pas l'autre... remarque, tes idées, sont comme des boeufs, alors oui, tu peux être ce timon-là, longue pièce à l'arrière du cul des vaches) qui te propulse à la tête des barrés, je suis heureux qu'Internet existe pour que tu existes dans ton moi et tes toasts "A moi-même!", et pour que tu aies des lecteurs (les machants zéditeurs!), mais tu dois bien sentir que ah zut crotte boudin blanc, c'est pas pareil qu'un beau livre sorti des presses, hein, que tu le sais? Mais quelque chose sent inévitablement le cuit (fais pas le panégyrique du cuit sur le cru, siouplaît Pico picoti-picota). Je suis heureux infiniment que tu te positionnes d'où tu te positionnes, Roro de mes Felts, le ciel est à toi, il nous reste l'esprit.

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Curieux comme certains ont besoin d'insulter les autres sur ce blog. Vous n'avez rien d'autre à faire qu'à insulter des gens que vous croyez connaître alors que vous en avez lu trois lignes ?

Écrit par : Barok Spinozo | 08 janvier 2009

Au lycée (une institution catholique privée, on y bossait bien, et je craignais d'aller dans le lycée public où ça castagnait ferme, c'était en 1990 - le lycée Jean-Baptiste Dumas inauguré par De Gaulle!)
Ecrit par : Pendariès | 28 décembre 2008
JBD ? J’y ai enseigné un an avant de partir vers d’autres cieux. Il est vrai que j’avais pu constater quelques « incidents » assez graves.

Écrit par : uncertain | 08 janvier 2009

Bah, c'est bien la preuve que tout le monde est vivant !
Les héros d'Homère aussi s'insultent avant de se battre — et en hexamètres dactyliques, en plus.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 janvier 2009

Le Notre n'est plus des nôtres. Honneur à la gourmandise ! Respect pour les maîtres des saveurs !
Quand je vais à Paris (ma fille est étudiante à l'école Estienne), l'un de mes premiers buts est d'aller déguster une pâtisserie chez Pierre Hermé, un macaron ou une tarte au citron chez Ladurée, qu'on mange dans la rue. Le délice ! C'est cher certes mais c'est du grand art !
Dans mon collège, on éduque les enfants contre la mal bouffe : on essaie de leur faire découvrir le plaisir de bien manger ; on éduque à la santé. C'est l'infirmière et le service restauration qui s'occupent de tout cela. Notre cantine est un atout dans notre établissement: on y mange bien ! Le chef introduit des légumes, des fruits que les élèves n'ont pas l'habitude de manger chez eux, propose de nouvelles saveurs. Les repas sont équilibrés et copieux.
Nous participons à la Semaine du goût. C'est un vrai régal.
L'infirmière apprend aux élèves de 6e l'intérêt de petit-déjeuner et de bien petit-déjeuner : on expérimente pour mieux montrer ce qu'il faut manger.
Nous avons aussi la chance d'avoir un restaurant pédagogique dû à la présence d'une SEGPA et d'une UPI dans l'établissement. D'ailleurs, les élèves de l'UPI sont mes voisins (classe mitoyenne) et ils viennent souvent me faire goûter leurs préparations. C'est comme cela qu'est venue l'idée de faire, avec eux et les altinistes, un repas romain dans la tradition d'Apicius. Je vous en reparlerai dans quelque temps.
Quand j'étais en 3e, en 1969-1970, nous avions un cours de "travail manuel". C'était mon cours préféré car le professeur, outre quelques rudiments de nutrition, nous apprenait à cuisiner. Nous mangions après nos productions. Ces recettes, je les fais toujours. J'adore cuisiner et j'ai horreur des surgelés. Je suis capable de faire des kilomètres pour retrouver une saveur dans tel ou tel coin de France. Mon rêve, ce serait d'aller manger chez Marc Veyrat. Mais là, il faut que j'économise un peu.
Tout ça pour vous dire qu'effectivement dans un établissement on ne fait pas qu'enseigner les matières traditionnelles. Moi, ça me paraît très important, cette question du bien manger. C'est aussi cela, la culture !

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Curieux comme certains ont besoin d'insulter les autres sur ce blog. Vous n'avez rien d'autre à faire qu'à insulter des gens que vous croyez connaître alors que vous en avez lu trois lignes ?

Ecrit par : Barok Spinozo | 08 janvier 2009

Il est rigolo, le Barok... le Roro - y a certainement pas que 3 lignes dans tout le blog de JPB..... brrrrrrrrrrrrrriinnnnn! DISQUALIFIE. La suffisance (l'auto surtout) est la pire des insultes lancées à tout cheminement de vérité (le pseudo RF est caméléon - il ressort les vieilles casseroles pour dire: houlalala, il/elle n'est pas grand chose qui ne m'aime pas; un air du temps - du genre, les feuilles mortes... - qui, étalant son jus, à toutes les chances de le recevoir en retour: c'est ça, s'exposer; mais aucune inquiétude Barok, il est solide comme vous; un crabe, ça se chante comme ce cliché-là: "ce qui ne me tue pas... blablabla") - c'est une vie de granit qui s'enfonce dans la vase, seulement ici, - ça me gonfle qu'il prenne ce site pour des sables mouvants. Et si d'aucun a vu un beau roman dans sa belle histoire, je pense qu'il sait qu'il a son public le Roro, il n'est pas obligé de courir l'internaute comme une vieille p... qui n'a plus de client. Et ce n'est pas la marque ne serait-ce que des bons auteurs, ce rabattage régulier. T'es pas chez Ruquier, ici, Roro.

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Pendariès,la méchanceté version sonore, ça "rend" mieux !

http://www.acapela.tv/Winter-1-bbe72b3a37a6e

Écrit par : Amélie | 08 janvier 2009

En revanche, faire comme si l'année scolaire était finie avant la fin janvier et interroger les élèves sur la totalité du programme à cette date, j'avoue que je ne vois pas l'intérêt...
Enfin, j'ai bien deux ou trois petites hypothèses, mais ce serait du mauvais esprit.

Ecrit par : catmano | 08 janvier 2009
Allez ! Dis-le !

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Et puis - ça existe les éditions à compte d'auteur; alors mets tes burnes sur la table, et VRAIMENT. Rien à voir avec l'hexamètre dactyle, Jean-Paul, j'en conviens. Mais vous connaissez ma façon de considérer les vrais créateurs - et de grand et véritable plume qui ne se paye pas de mots, de vrais élégants, ceux-là -, et puis les boutiquiers.

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

Je ne suis pas méchant, Amélie - quand on est en colère, on n'est pas méchant; la méchanceté est une affaire de froideur et de calcul; mais le lapin rose est excellent; cuit ou cru, est-il meilleur?

Écrit par : Pendariès | 08 janvier 2009

"Les héros d'Homère aussi s'insultent avant de se battre — et en hexamètres dactyliques, en plus."

Ca coupe des deux côtés ?

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Tout ça pour vous dire qu'effectivement dans un établissement on ne fait pas qu'enseigner les matières traditionnelles. Moi, ça me paraît très important, cette question du bien manger. C'est aussi cela, la culture !

Ecrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Tout à fait d'accord. J'ai gardé un souvenir ému d'un restaurant d'application en LP à Bourg-en-Bresse dans les années 88-89. Avec les poulets de Bresse et les vacherins maison..., j'avais pris 5 kilos ! Cette année en collège (je suis sur deux, mais je mange toujours dans le même), je trouve qu'on n'est pas trop mal traités...Et en plus on s'amuse bien.

Écrit par : Robin | 08 janvier 2009

Je vous ai mis quelques extraits de dialogues entre PE à propos desc évaluations CM2.
En voulez-vous encore?

Écrit par : c.cuit | 08 janvier 2009

Marilyse a écrit : "C'est comme cela qu'est venue l'idée de faire, avec eux et les altinistes, un repas romain dans la tradition d'Apicius"

Une vraie orgie romaine en collège ?

Faut inviter JPB. Il s'y connait.

Les latinistes altinistes atteignent des sommets.

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Bah, c'est bien la preuve que tout le monde est vivant !
Les héros d'Homère aussi s'insultent avant de se battre — et en hexamètres dactyliques, en plus.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2009
Le style inimitable de Pendaries, ça vaut largement l'hexamètre dactylique !

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

« je ne me lasse pas / m'apprendre / mon blog / Je l'ignorai / suis très flatté / je n'ai rien fait / mes productions / j'y ai sévi / je sais / mes élucubrations / mes compteurs / j'ai parlé / J'ai même fait / mon Fan's Club / mes productions / mon site / je me contente d' / C'est pas d'ma faute / je vous ferai lire /Je donnais / je vous signale / Je suis content / mon blog / je suis / je l'invite / mon site / je n'ai pas nommé / m'excuse / je me suis arrété / Je crois / mon site / Je pense / me semblent / mon jardin / j'ai quelques difficultés / j'avoue / je les ressentes / je ne suis pas arrivé / mon mal / mon site... »
Pico de Gloriandola | 08 janvier 2009

Écrit par : Tailleboudin | 08 janvier 2009

Tout ça pour vous dire qu'effectivement dans un établissement on ne fait pas qu'enseigner les matières traditionnelles. Moi, ça me paraît très important, cette question du bien manger. C'est aussi cela, la culture !

Ecrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Et voilà comment on transforme les collèges en lieu de vie avec la bénédiction des chers collègues et les meilleures intentions du monde! Petits-déj de 8h à 10h au lieu d'un bon cours bien consistant. Et on leur apprend aussi à visiter un commissariat, un tribunal, à écouter des "intervenants" sur les risques qu'ils ont à faire n'importe quoi sur internet, sur les risques qu'ils courent à courir dans les bras de n'importe qui, sur les risques qu'ils courent à avaler n'importe quoi, sur la violence qu'ils pratiquent (et ce n'est pas une information qui changera quelque chose,) sur l'énergie renouvelable, sur, sur et encore sur. Le collège CREVE de ces conneries gluantes de bonne conscience. Nous sommes des PROFESSEURS pas des assistantes sociales. Ras-le-bol des collègues gnan-gnan-gnan-tarte- à -la -crème qui fusillent l'instruction à coups de bons sentiments!
Les parents éduquent, nous instruisons. Quand les collègues de collèges vont-ils se rentrer cela dans le crâne?
Et la bouffe, ce n'est pas la Culture!!!!!
What a mess!

Écrit par : Sanseverina | 08 janvier 2009

Guerre des blogs, amabilités bien senties, stop ! On dirait des gamins ! C'est lassant ! Et on a autre chose à faire ! Il n'ya pas assez de problèmes comme ça ? J'en e,tends assez au boulot, chez les élèves !
Les personnes qui manient l'injure et l'invective, pour moi, perdent leur crédibilité. Elles se font du tort. Respectez ceux qui ont un avis différent : la politesse, la courtoisie sont des valeurs morales. Développez des argumentaires, cessez les apostrophes stériles. Grandissez !

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Marilyse, vous êtes gentille mais ici le crô-magnonnage est souvent une forme de compagnonnage.

Comme on dit en Afrique (la vraie, pas celle des cartes postales cucul dégoulinantes de mièvrerie) : si je t'attrape, je vais te bouffer !

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Et la bouffe, ce n'est pas la Culture!!!!!
What a mess!

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2009
Une drôle de messe que vous nous chantez, choisissant pour ce faire le jour du décès de Gaston Lenôtre.
C'est une messe noire ?

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Sanseverina, je pense que vous avez tort. La nourriture fait partie de la culture ! La perte de cette culture, c'est Mac Do et la mal bouffe. C'est la télé au lieu du repas. C'est piller le frigo à toute heure (première perte de repères) ... C'est aussi le surpoids, l'obésité qui galopent chez nos élèves. Parlez-en aux professeurs de sport.
Et tout ce dont je parle se fait en dehors des cours, sur le temps du repas. Il n'est pas question d'empiéter sur les enseignements ! Nous serions les premiers à le refuser. Bientôt nos pays crèveront de la mal bouffe ! Ne faut-il rien faire ?
Il y a d'ailleurs en SVT toute une partie qui concerne l'alimentation et l'éducation à la santé.
J'aime beaucoup les tartes à la crème mais je n'ai pas la prétention d'en être une. Une de Pierre Hermé, ce serait flatteur. Merci !
Ne voyez pas les choses par le petit bout de la lorgnette, ayez l'esprit plus large, plus réaliste. Je reconnais qu'il y a des dérives dans les établissements. Ce dont je parle n'en est est pas une. Maintenant, c'est sûr, ce sont les parents qu'il faudrait éduquer. Trop d'enfants, par exemple, arrivent le matin sans avoir mangé et ont des problèmes d'attention. Trop de visites à l'infirmerie. En dehors des nouilles et des frites, difficile pour eux d'accepter d'autres saveurs, d'autres cultures.

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

@DUGONG ET CATMANO
les éval, je viens de les mettre sur la liste du grip. Sais pas comment faire pour les mettre ici.

Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2009

Moi, je sais. J'avais d'ailleurs donné ce lien, lundi ou mardi, sur la liste du GRIP, mais ça n'est apparemment arrivé chez personne :
http://www.darcos-demission.org/
Il faut descendre jusqu'au troisième article intitulé "Exclusif".

Écrit par : catmano | 08 janvier 2009

C'est tellement poilant que je ne parviens plus à me retenir. Désolé, Marilyse.

http://www.acapela.tv/Fish-1-4-bbe74c49dc218

Écrit par : moot | 08 janvier 2009

Je remercie Pendaries pour sa sollicitude à mon égard. Mais comme celle-ci est toute récente, il faut qu'il comprenne que j'ai une existence antérieure qui a pu se satisfaire d'autres plaisirs que sa fréquentation. Qu'il s'autorise au plaisir de l'association d'idées, du jeux de mot, de l'astuce facile, d'un semblant de poésie qui le pose comme homme d'esprit, qu'il s'accorde pour être celui qui sait et qui ricane devant celui qui croit savoir, si tel est son plaisir, pourquoi pas ? Mais il devrait se poser la question du pourquoi, il me prend pour cible ?… Et qu'il ne parle pas de suffisance, il sait très bien que c'est la surface des choses, c'est dans la profondeur que se trouve la réponse véritable.
Je veux bien sur un point penser que l'on est sur la même longueur d'onde : bien sur qu'Internet n'est rien par rapport à un beau livre sorti des presses et si j'ai une dent contre Brighelli c'est bien de m'avoir fait croire que pour moi, c'était quasiment fait… Il démentira, mais à ce niveau là, c'est parole contre parole…

Cette note n'est pas une réponse à la dernière intervention de Pendaries où il répond à Barok Spinoza… Et où d'ailleurs sous une forme accusative, il me reconnaît bien du mérite.

Par ailleurs je salue l'héroisme de Gros Boudin pour sa patience à rechercher sur les textes que j'ai écrit tout ce qui peut mettre en évidence mon narcissisme pathologique… Mais il devrait se méfier de son comportement car il a un effet renforçateur : plus il parle de moi, plus je suis content…

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

D'ailleurs, quand on est demi-pensionnaire au collège, on y passe bien plus de temps que les cinq à sept heures de cours quotidiennes.
Quand ma fille était en Cinquième, de 08H30 le matin à 16H30 l'après-midi soit 8H00 par jour, nous avons, hors temps scolaire, sur demande du collège, avec l'aide active de Maminou, créé un exposé et tableau sur la recette du Poulet Yassa (Sénégal ). Ma fille a gagné et les élèves de la cantine (maternelles, primaires et collèges ) ont pu manger le Poulet Yassa, avec tableau explicatif affiché dans le réfectoire, confectionné par le cuisinier d'après la recette de Maminou, via ma fille, tressautante, rebondissante et très fière de son succès. Ça n'avait rien à voir avec les cours et n'en a entravé aucun. C'était venu d'un deal entre le CDI et la cantine.

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

D'ailleurs, le poulet Yassa, c'est trop bon ! Depuis cette époque, c'est devenu à la maison un plat de Fête dont nous nous régalons quand nous avons le loisir de le préparer.

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Dugong, en matière de cuisine, je préfère la dégustation à la dévoration. Je ne dévore que les livres, que la vie à pleines dents. Et vous mésestimez l'Afrique : quelle drôle d'image vous vous faites ! Je ne comprends pas.
Je n'ai jamais mieux mangé que là-bas. Simple, certes, mais des saveurs inoubliables, ne serait-ce que les tomates et les oignons, et cela dans des villages qui n'étaient pas pour touristes, croyez-moi.
Nous recevons toujours des musiciens africains (Burkina-Faso) et nous connaissons, grâce à eux, les problèmes quotidiens des gens, les problèmes politiques aussi. Je n'ai pas une vision idyllique, cucugnangnan de l'Afrique. Ce n'est pas mon genre. Parfois, on aimerait être moins lucide, on serait peut-être plus heureux. La lucidité n'est-elle pas "la blessure la plus rapprochée du soleil" ?
D'autre part, je ne suis pas sûre que ce "compagnonnage-cromagnonnage" soit toujours ce que vous dites. Bon, peut-être que c'est une façon de se défouler, en tapant verbalement - et de loin - sur son voisin. Pour ma part, je préfère faire une demi-heure de vélo tous les soirs.

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Encore une, ah mais !

http://www.acapela.tv/Pigg-1-bbe75035bf759

Écrit par : moot | 08 janvier 2009

Moot, trop drôle ! J'ai bien ri ! Merci ! J'ai des enceintes sur mon ordinateur depuis aujourd'hui. Je peux enfin écouter ce site ! Je me trouve trop mignonne en petit poisson rouge ! Il faudrait tout de même que je sorte de temps en temps de mon bocal mais y survivrais-je ? Bisous bulles !

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

"Nous recevons toujours des musiciens africains (Burkina-Faso) et nous connaissons, grâce à eux, les problèmes quotidiens des gens"

Comme c'est mignon, ce dolorisme soft sur fond musical (en sourdine, bien sûr, pour pas réveiller les voisins). J'espère qu'ils se tiennent bien à table vos musiciens.

"Pour ma part, je préfère faire une demi-heure de vélo tous les soirs."

Et bien faites en une demi-heure de plus.

Allez !

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

D'ailleurs, quand on est demi-pensionnaire au collège, on y passe bien plus de temps que les cinq à sept heures de cours quotidiennes.
Quand ma fille était en Cinquième, de 08H30 le matin à 16H30 l'après-midi soit 8H00 par jour, nous avons, hors temps scolaire, sur demande du collège, avec l'aide active de Maminou, créé un exposé et tableau sur la recette du Poulet Yassa (Sénégal ). Ma fille a gagné et les élèves de la cantine (maternelles, primaires et collèges ) ont pu manger le Poulet Yassa, avec tableau explicatif affiché dans le réfectoire, confectionné par le cuisinier d'après la recette de Maminou, via ma fille, tressautante, rebondissante et très fière de son succès. Ça n'avait rien à voir avec les cours et n'en a entravé aucun. C'était venu d'un deal entre le CDI et la cantine.

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Ah! Un grand souvenir le concours du collège et le poulet Yassa: à mitonner avec du "poulet bicyclette", pas du "poulet cadavre" pour que la fête soit la Fête.

Écrit par : Maminou | 08 janvier 2009

Sinon, trêve de plaisanteries, je vais me renseigner aussi sur cette affaire de l'évaluation socle commun en 3e. On échangera davantage demain.
Je vous reparlerai aussi d'une action concrète de terrain en matière de "promotion de l'égalité des chances" auprès d'élèves de milieux non favorisés, afin qu'ils puissent passer le concours de Sciences-Po.
Ce n'est pas le tout, il n'y a pas que le blog ! Il y a les devoirs-du-soir-désespoir et là, ça bloque ! Dites donc, on ne risque pas à terme de devenir accro au blog ? Je suis une toute jeune recrue.

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Dugong, ça n'a rien à voir avec du dolorisme ! Quelle drôle d'idée vous vous faites des gens ! Connaissez-vous Salif Keita ? Ecoutez-le, il vous donnera l'énergie qu'il porte en lui. Il vous aidera à vivre.

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

"En voulez-vous encore?"

le problème c'est qu'ayant qu'une partie des infos, on ne peut qu'y mettre son sens ...

Je veux dirions juste une chtite chose, il y a de plus en plus de profs qui se collent sur les alphas et L&L, eldu/charmouse/moudupav/frakkkon/goixgoix se retrouveront bientôt dans zun zoo ... àmha !

:ange:

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

Moi, je sais. J'avais d'ailleurs donné ce lien, lundi ou mardi, sur la liste du GRIP, mais ça n'est apparemment arrivé chez personne :
http://www.darcos-demission.org/
Il faut descendre jusqu'au troisième article intitulé "Exclusif".

Ecrit par : catmano | 08 janvier 2009

C'est vachard ! Même à mon époque, CM2 68/69, ça aurait donné du fil à retordre à nombre d'entre nous en janvier, tout au moins pour ce que j'ai lu de l'épreuve de français.
Quel est le but ?

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Et si plus de profs pouvaient utiliser la méthode singapour ainsi que celle de pascal dupré alors ça sera tip top

ange

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

Pour Marylise qui nous fait un orgasme chaque fois qu'elle entend le mot "Afrique" !


http://trucsdebobo.wordpress.com/

Écrit par : Goulougoulou dans la case | 08 janvier 2009

Eh Moot ! c'était pas ma voix !

http://www.acapela.tv/good-old-times-bbe7651134d8a.html

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Toujours pour l'excellente Maryse !!!!!


http://trucsdebobo.wordpress.com/2008/09/30/20-les-quotas/

Écrit par : Goulougoulou dans la case | 08 janvier 2009

Pour les alsaciens du blog uniquement :

voilà comment on devrait travailler en élevage raisonné

http://dl.free.fr/qV0f3KekH

Écrit par : dugong | 08 janvier 2009

Goulougoulou dans la case, vous êtes un chouia trop méprisant et, me semble-t-il un zeste macho. Je préfère Moot ! Désolée pour vous, je choisis qui me mange !

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Discours de Jean-Marie Le Pen à Dijon
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Discours de Dijon

Mesdames et messieurs,

Chers amis,



Je voudrais consacrer mon propos de ce soir à un sujet qui nous a tous, à un moment ou à un autre, fortement préoccupés en tant que parent, je veux parler de l’école.



Si je devais dresser l’état de cette institution en quelques mots, il me suffirait de citer les titres des livres qui lui ont été consacrés depuis trente ans.



Jugez-en par vous-même.

Jean Piaget : « Où va l’Education ? », Denoël Gonthier, 1972

Jean Fourastier : « La faillite de l’Université », Idées Gallimard, 1972

Bertrand Schwartz : « Une autre école », Flammarion, 1977

René Pommier : « Assez décodé, l’école coule ! », Roblot, 1978

Serge Grossu : « Les enfants du Goulag », France Empire, 1979

Paul Guth : « Lettre ouverte aux futurs illettrés », Albin Michel, 1980

Didier Maupas : « L’école en accusation », Albin Michel, novembre 1983

Marie-Thérèse Maschino : « Vos enfants ne m’intéressent plus », Hachette 1983

François Bayrou : « La décennie des Mal-appris », Flammarion, 1990

Philippe Nemo : « Le chaos pédagogique » Albin Michel, 2 septembre 1993

Maurice Maschino : « L’école, usine à chômeurs » Hachette Littérature, 18 janvier 1994

Bernard Kuntz et Armel Pécheul : « Les déshérités du savoir, Veut-on encore changer l’école ? », Editions Frison-Roche, 1996

Jacqueline de Romilly : « L’enseignement en détresse » Julliard, 9 septembre 1998

Thierry Desjardins : « Le scandale de l’Education nationale » Robert Laffont, 19 août 1999

Antoine Chareyre : « L’Instit et le Mammouth. Journal d’un prof en colère » Albin Michel, 2 septembre 1999

Guy Morel et Daniel Tual-Loizeau : « L’horreur pédagogique : paroles de profs et vérité des copies » Ramsay, 1999.

Bertrand Vergely : « Pour une école du savoir » Editions Milan, février 2000

Elisabeth Nuyts : « L’école des illusionnistes », Auto-édition, 2000

Liliane Lurçat : « Vers une école totalitaire ? L’enfance massifiée à l’école et dans la société » François-Xavier de Guibert, 2ème 2dition, juillet 2001

Collectif « Sauver les lettres » : « Des professeurs accusent » Textuel, 2001 (Un manifeste humaniste contre les « ultraréformistes et ultrapédagogistes » qui ont pris le pouvoir à l’Education Nationale et organisent la destruction de l’instruction publique).

Agnès Joste : « Contre-expertise d’une trahison : la réforme du français au lycée » Editions des Mille et une Nuits, 2002 (Lecture minutieuse par un professeur de lettres des textes du Ministère de l’Education).

Elisabeth Altschull : « L’école des ego : contre les gourous du pédagogiquement correct » Albin Michel, 2002

Sylvie Steff et Jérôme Logre : « J’ai rêvé d’une autre école» Editions l’Harmattan, 3 janvier 2003

Rachel Boutonnet : « Journal d’une institutrice clandestine », Ramsay, 26 août 2003

Jean-Marie Petitclerc : « Y’a plus d’autorité », Erès, 3 octobre 2003

Evelyne Tschirhart : « L’école à la dérive : ce qui se passe vraiment au collège » , Editions de Paris, 28 janvier 2004 (Témoignage d’une enseignante d’arts plastiques en collège de quartier défavorisé).

Fanny Capel : « Qui a eu cette idée folle un jour de casser l’école ? » Ramsay, 18 mars 2004

Hervé Hamon : « Tant qu’il y aura des élèves » Seuil, 20 août 2004

Marc Le Bris : « Et vos enfants ne sauront pas lire…ni compter » , Stock, 2004

Liliane Lurçat : « La destruction de l’enseignement élémentaire et ses penseurs : la première cause de l’échec à l’école » François-Xavier de Guibert, 2ème édition, 2004

Jacques de Guillebon : « Nous sommes les enfants de personne ». Presses de la Renaissance, 3 février 2005

Christine Champion et Vladimir Volkoff : « La désinformation par l’Education Nationale », Rocher, 22 septembre 2005

Barbara Lefebvre et Eve Bonnivard : « Elèves sous influence » Louis Audibert Editions, 14 octobre 2005

Jean-Paul Brighelli : « La fabrique du crétin : la mort programmée de l’école » Jean -Claude Gawsewitch Editeur, 2005

Natacha Polony : « Nos enfants gâchés », Edition Jean-Claude Lattès, 2005

Jean-Robert Pitte : « Jeunes, on vous ment ! Reconstruire l’Université », Fayard, 31 mai 2006

Rudolf Bkouche, Michel Buttet, Agnès Joste, Morgane Page, Collectif : « Les programmes scolaires au piquet », Textuel, 1er septembre 2006

I- Oh, bien sûr, mesdames et messieurs, vous n’aviez pas besoin de la lecture de tous ces titres de livres pour savoir que l’école est un champ de ruine !

En revanche, le processus de décomposition intellectuel et moral de l’école depuis 35 ans est moins connu, même s’il n’est qu’un reflet de la décadence de la société toute entière.

Au grand dam d’une écrasante majorité de professeurs et d’enseignants, l’école a été détruite par les coups de boutoirs conjugués des idées de 68, de la nomenklatura de l’Education Nationale et des politiciens qui se sont succédés au pouvoir depuis 25 ans.

Après mai 68 en effet, l’ensemble des autorités familiales, scolaires, religieuses, militaires et politiques ont été contestées.

L’autorité parentale a d’abord été intellectuellement ébranlée, avant d’être juridiquement limitée sous Giscard et Mitterrand, au nom des droits de l’enfant.

L’autorité des enseignants, sapée par un pédagogisme délirant qui voulait mettre l’élève et le maître à égalité, a été diabolisée par principe. Elle n’existe plus aujourd’hui.

Dans la foulée des travaux de Jean Piaget, on a voulu depuis 1970/1975 enfermer le professeur dans un rôle d’animateur ou d’éducateur plutôt que de détenteur du savoir.

On a également remis en cause les méthodes éducatives traditionnelles, en foulant au pied toutes les valeurs qui avaient leur preuve dans le système d’enseignement français.

Oui, mesdames et messieurs, on est aujourd’hui bien loin des principes traditionnels de l’enseignent, façonnés par des siècles d’histoire et d’expérience.

Observez le contraste…

Les humanités classiques se présentaient non seulement comme des " études ", comme " une instruction " mais comme une " éducation " de l’individu, de l’esprit, de l’intelligence, de la morale, des valeurs : courage, justice, honneur….

L’an dernier, un roman donné à lire dans une classe de quatrième, à Nantes, décrivait « sur deux pages la masturbation d’un jeune garçon » !

Quelle rupture ! Quelle décadence !

Comment en est-on arrivé là ?

A cause d’une idéologie bien sûr, l’idéologie du spontanéisme de l’enfant, et de l’activisme des militants qui la défendent depuis des décennies.

Pour cette secte éducative en effet, il n’est pas nécessaire de transmettre, il suffit de créer pour l’enfant un environnement favorable.

L’enfant doit créer lui –même ses propre savoirs, conformément à la doctrine de l’école Meirieu.

En novembre 2005, pour avoir dénoncé cette philosophie éducative particulièrement néfaste, Laurent Lafforgue, titulaire de la Médaille FIELDS et mathématicien de renom international, a été débarqué du Haut Conseil de l’Education !

Il a résumé en une phrase le projet des idéologues de l’Education nationale depuis près de 40 ans.

« On a voulu proscrire tout enseignement explicite, qualifié de dogmatique, et le remplacer par un esprit qui se prétend d’expérimentation et de découverte personnelle. »

Dans les petites classes, il faut donc laisser libre cours à la spontanéité créatrice de l’enfant, ne plus le brusquer par des règles strictes d’apprentissage.

Dès lors, la méthode globale d’apprentissage de la lecture fut préférée à la traditionnelle méthode syllabique, qui avait pourtant fait ses preuves.

Les résultats sont là : en dépit des avertissements répétés de nombreux instituteurs et de nombreux professeurs, 20 % à 30 % des enfants ont des difficultés de lecture en arrivant en sixième, et il y a 5 millions d’analphabètes et 5 millions d’illettrés dans notre pays !





Une fois n’est pas coutume, je voudrais saluer l’initiative du Ministre de l’Education Nationale, Gilles de Robien, qui a officiellement mis fin aux méthodes globale et semi-globale de lecture dans une circulaire présentée lors de la cérémonie des vœux le 5 janvier 2006.

Bien entendu, du côté des syndicats et des Instituts universitaires de formatage des maîtres (IUFM), la directive ministérielle est contestée. Au nom de la « liberté pédagogique » » et de l’ « autonomie des enseignants », tout ce qui pétitionne et manifeste dans l’Education nationale s’est mobilisé.

Cela ne m’étonne guère :

- L’administration Centrale du Ministère de l’Education Nationale, - la plupart des syndicats de professeurs, - les Corps d’inspecteurs, - les directions et corps de formateurs des IUFM, peuplés des fameux didacticiens et autres spécialistes des soi-disant « sciences de l'éducation », - la majorité des experts des commissions de programmes,

tous ont relayé ce pédagogisme égalitaire à travers l’hexagone, et ont perverti des milliers d’enseignants, brisant la transmission des savoirs.

C’est cette nomenklatura de l’Education qui est la première responsable de la destruction de l’école.

C’est elle qui a pensé toutes les réformes mises en oeuvre depuis 30 ans, qui ont consisté : - à ne plus accorder de valeur au savoir - à faire jouer à l'école en priorité d'autres rôles que l'instruction et la transmission du savoir, - à mépriser les apprentissages fondamentaux, - à refuser les enseignements construits, explicites et progressifs, - à imposer des programmes fumeux et démesurément ambitieux.

J’affirme que cette pédagogie anti-autoritaire a saccagé des générations entières.

J’affirme que cette idéologie de l’enfant-roi, préférée au dur apprentissage des savoirs, est une des causes principales de la montée de la délinquance et l’insécurité.

Il y a 80 000 actes de violence grave chaque année, rien qu’à l’école, et près de 8 millions de crimes et délits dans le pays, soit 15 fois plus qu’il y a 40 ans.



Aucun homme politique n’a le courage de dire que c’est là le fruit vénéneux de la destruction du principe d’autorité, dans les familles et à l’école, de la destruction du sens de l’effort, de la destruction de la valeur travail et de la hiérarchie des compétences.

Les maîtres penseurs, je devrais dire les maîtres censeurs de l’école contemporaine, ont également brisé la méritocratie scolaire, en assurant la promotion d’un égalitarisme total supprimant l’idée même de sélection.

La classe politique a fixé, par la bouche de monsieur Chevènement en 1983, l’objectif démagogique d’amener 80% d’une classe d’âge au BAC, dévalorisant les filières manuelles de l’apprentissage et de la formation professionnelle.

C’était le projet du collège unique.

Le résultat est connu : pour atteindre à toute force ce résultat, on a nivelé par le bas, allégeant les programmes, adoucissant les notations et les critères de passage dans la classe supérieure.

La valeur des diplômes s’est effondrée, pénalisant les élèves les plus méritants et les plus travailleurs.

A la vérité, les contribuables financent désormais un mamouth administratif, l’Education nationale, toujours plus lourd et toujours plus coûteux – 1,3 millions de personnes, 650 milliards de FF par an - pour des résultats toujours plus médiocres.

Songez, mesdames et messieurs, que ce budget a augmenté de 38% ces dix dernières années, alors que le nombre d’élève diminuait de 460.000 pendant cette même période.

Songez qu’entre 1990 et 2004, le coût annuel moyen d’un collégien a augmenté de 33 %, celui d’un lycéen de 50 %, et que pourtant, les résultats sont de moins en moins bons: en 1990, sur 2000 élèves de seconde, 25% obtenaient zéro lors d’un exercice de dictée. En 2004, sur la même dictée, la moitié des copies obtenaient zéro !

Songez que la dépense intérieure d’éducation qui totalise les dépenses de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et des familles, représente 774 milliards de FF en 2005, soit 6,8% du PIB, contre 5,5% en moyenne dans les pays développés, pour un résultat bien meilleur : au classement de l’OCDE, les petits français sont seulement 15ème pour les connaissances en science et 17ème pour la littérature !

Selon la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la société a le droit de demander des comptes à tout agent de son administration.

Eh bien, j’en demande, moi des comptes !

Pourquoi l’Education Nationale couvre-t-elle des gaspillages insupportables, des copinages coûteux et scandaleux ?

Savez-vous, mesdames et messieurs, que les décharges de service, c’est-à-dire les enseignants qui sont dispensés de donner leur cours, tout en étant payés, représentent 28.000 postes équivalents temps pleins ?

Il s’agit le plus souvent d’emplois fictifs au profit d’associations, de syndicats ou de mutuelles, généralement de gauche ou d’extrême gauche !

L’école ne forme plus, n’instruit plus, n’éduque plus, coûte de plus en plus, et n’assure plus l’égalité des chances.

La carte scolaire, institution de planification soviétoïde que même Ségolène Royal remet aujourd’hui en cause, n’a en rien réduit les inégalités d’accès aux bons établissements : en 1975, il y avait 13% d’enfants d’ouvriers dans les Grandes Ecoles, contre 6% aujourd’hui. Sur la même période, les enfants de cadres sont passés de 64% à 77%.

A la vérité, l’éducation Nationale ne semble plus tourner qu’au profit de quelques-uns : les enfants d’enseignants, bénéficiaires des mécanismes culturels de la reproduction sociale, et les jeunes d’origine immigrés, bénéficiaires des quotas, qui ne disent pas leur nom, à l’entrée de certaines Grandes Ecoles, comme Science Po.

C’est la rupture avec les principes juridiques d’égalité des citoyens devant la loi et devant les concours.

Ces droits réservés cassent en effet tous les principes philosophiques de l’école républicaine : la méritocratie, c’est-à-dire la réussite liée au travail et à l’effort, et l’élitisme, c’est-à-dire le recrutement et la formation des meilleurs éléments dans des filières spécifiques ou des Grandes Ecoles.

Loin de contribuer à réduire les inégalités, l’école les accroît désormais considérablement.

En effet, elle institue des traitements préférentiels à destination de populations spécifiques, au mépris de la laïcité qui fut jadis une de ses valeurs principales.

La laïcité, c’est la neutralité politique et religieuse de l’Etat, des services publics ou des entreprises publiques.

La neutralité politique n’existe plus au sein de l’éducation nationale, depuis bien longtemps. Il n’y a qu’à voir comment on enseigne l’histoire de France à nos enfants, et pire les scandaleuses manifestations d’adolescents et même d’enfants des écoles, encadrés par des maîtres dévoyés, entre les deux tours de la présidentielle de 2002.

Mais plus encore, l’école est devenue le premier réceptacle de toutes les difficultés sociales et nationales que fait naître l’immigration incontrôlée.

Elle est désormais le champ d’affrontement des différentes communautés, des différentes cultures, des différentes valeurs, et on a accepté successivement :

- le voile à l’école, - l’adaptation des tenues de natation pour les garçons, - l’adaptation des activités sportives, - l’aménagement des repas dans les cantines scolaires

Bref, c’est la fin de l’école républicaine.

C’est la fin de l’Education nationale, qui n’assure plus la formation manuelle et intellectuelle des jeunes gens, ni même l’éducation civique et morale indispensable à la vie en société.







II- Au point où nous en sommes, mesdames et messieurs, il faut revenir aux choses fondamentales, aux choses essentielles, aux choses simples qui ont fait leurs preuves.

Instruire et éduquer, c’est un devoir sacré envers les jeunes gens du pays.

Instruire et éduquer, c’est accroître leurs chances de réussir leur vie.

Instruire et éduquer, c’est transmettre le capital intellectuel et moral de la civilisation française.

Instruire et éduquer, c’est accroître le capital humain de la nation, c’est investir dans l’avenir.

Mais pour instruire et éduquer, il faut d’abord rétablir l’autorité parentale, scolaire, religieuse, militaire….

Les professeurs doivent être respectés, en tant qu’autorité sociale et en tant qu’autorité scolaire. Pour cela, il faut d’abord la réforme intellectuelle et morale qui souhaitait déjà Ernest Renan au XIXème siècle, qui nous fasse sortir des utopies pédagogistes et revenir aux bonnes vieilles marmites dans lesquelles on fit si longtemps les meilleures soupes.



Je suis partisan de la suppression des IUFM, instruments de la révolution culturelle au service de la gauche, et de leur remplacement par des Centres Pédagogiques Régionaux. Ceux-ci favoriseront un apprentissage de terrain, avec la participation de consultants extérieurs. Les professeurs-formateurs dans les CPR devront toujours enseigner, afin de rester en contact avec le terrain, avec les besoins de l’école.

Il faut remettre en place des enseignements explicites, des programmes structurés et progressifs, comme le programme de 1923 pour le primaire, qui, mis à jour dans certaines matières, est de loin le meilleur.







Comme l’affirment l’écrasante majorité des enseignants, il est indispensable de rétablir l’effort et le travail, c’est-à-dire le fondement méritocratique de l’école, en relevant les niveaux d’exigence, notamment de passage dans la classe supérieure – l’élève doit être en état de suivre le cours de la classe dans laquelle il est – et en adjoignant aux bourses sur critères sociaux des aides au mérite sur la base de concours.

Dans le contenu des enseignements eux-mêmes, je crois indispensable de rétablir la fierté d’être français.

Il faut cesser de culpabiliser nos jeunes par un enseignement partial de l’esclavage ou de la colonisation, lequel fait « germer la haine dans les caboches creuses des crétins programmés », selon le mot de Jean-Paul Brighelli, professeur de lettres à Montpellier et essayiste à succès.

Les missions imparties à l’école sont en effet très nombreuses : la formation intellectuelle, la formation manuelle, la formation sportive, la formation civique et morale des jeunes gens, toute ces formations devant être en relation avec les besoins de la société.

C’est la raison pour laquelle, lorsqu’on souffre d’un taux de chômage des 18-25 ans parmi les plus élevés d’Europe, on doit se poser des questions sur le système d’enseignement, et rappeler sans se lasser que l’école et l’Université doivent principalement préparer à la vie professionnelle.

La scolarisation généraliste massive s’est accompagnée en effet d’un accroissement sensible des sorties sans qualification, tandis que 85% des apprentis trouvent du travail après avoir obtenu leur CAP ou leur BEP.

Le problème, c’est que la qualification et l’apprentissage concernent trop peu de gens.

En conséquence, l’école doit modifier le mode de formation des esprits, mais aussi le dosage entre la formation des esprits et la préparation immédiate aux métiers.

Il est en effet possible de renouer avec l’excellence et l’élitisme tout en développant l’attractivité et le poids des filières qualifiantes pour les jeunes qui sortent tôt du système éducatif,.

Comment, me direz-vous ?

En laissant tout simplement le choix à l’enfant et en respectant ses préférences, après l’avoir bien sûr correctement informé des conséquences de ses choix.



Renouer avec l’excellence et l’élitisme intellectuel suppose de transformer le Brevet des collèges en véritable examen, de le rendre obligatoire pour le passage en seconde, et d’instaurer un examen d’entrée en première année d’Université.

Donner des qualifications pratiques aux jeunes nécessite de revaloriser les métiers manuels, méprisés depuis 30 ans, au nom, entre guillemets, « des études intellectuelles pour tous », utopie qui a littéralement transformé l’école en usine à chômeurs.

Les métiers manuels offrent des perspectives d’emplois, car on manque et on manquera de plus en plus demain de plombiers, d’infirmiers, de sapeurs-pompiers, de plongeurs professionnels, d’aide-soignant, d’artisans et de techniciens agricoles. Il y a lieu de rappeler combien il est dangereux de confier la promotion sociale à une filière unique, celle de l’enseignement scolaire et universitaire, par nature formelle.

La filière de l’apprentissage et la pratique des métiers permet de dégager par capillarité des élites sélectionnées par la pratique et la réalité des terrains humains et économiques, conjurant ainsi le risque de totalitarisme et établissant une émulation sociale positive.

Pour revaloriser les métiers aussi bien que les cursus généralistes, il est donc logique de supprimer le collège unique, collège inique, massificateur et niveleur, pour lui préférer des modes de formation différenciés.

Il faut de surcroît concevoir un enseignement supérieur plus efficace, qui forme les futurs cadres de la nation.

Le premier problème est celui de la dévalorisation du Baccalauréat. Le piètre niveau auxquels sont amenés les bacheliers explique largement l’échec de 40 % d’entre eux en premier cycle universitaire. Il faut donc rendre au Bac son rôle d’examen sanctionnant l’acquisition des connaissances durant le secondaire.

De surcroît, les diplômes de l’enseignement supérieur sont parfois inadaptés aux besoins réels de l’économie : certaines filières généralistes (histoire, psychologie….) devraient faire l’objet d’un numerus clausus.

Une sélection plus efficace alliée à des obligations de stage en entreprise (associée aux programmes de formation) à l’occasion du cursus universitaire garantiraient un meilleur accès à l’emploi.

Enfin, concernant la recherche Française, laquelle est en partie couplée à l’Université, je tiens à lancer un véritable cri d’alarme :

La France souffre de la fuite des meilleurs de nos cerveaux, notamment vers les Etats-Unis, pour des raisons de salaires, d’impôts, de moyens, ou pour la plus grande liberté de recherche. Il en résulte une diminution constante du nombre des brevets français déposés.

Au lieu d’encourager les chercheurs français, le gouvernement envisage de baisser les impôts de chercheurs étrangers s’installant en France !

La recherche d’Etat (CNRS, INRA, INSERM, ONERA…) souffre de bureaucratie, de politisation syndicale, de gaspillage multiple : un chercheur du CNRS est par exemple spécialisé en « observateur du Front National » !

Enfin, la France a décroché dans certains secteurs fondamentaux : appareils médicaux, métrologie de laboratoire, informatique, composants électroniques… Et même lorsque la recherche française permet une innovation technologique, elle est immédiatement copiée à l’étranger, en raison d’une protection insuffisante contre l’espionnage, les contrefaçons et les copiages.

Il faut d’abord donner à nos chercheurs le cadre nécessaire à leur travail : locaux, bureaux, matériels, liberté de pensée et d’expression, pour les inciter à rester en France.

Cela suppose d’augmenter les moyens budgétaires de la recherche publique, et de favoriser fiscalement la recherche privée.

Il faut ensuite, je le dis clairement, faire des choix, en privilégiant les domaines stratégiques : médical, pharmaceutique, aérospatial, nucléaire, physique, énergétique, informatique, télécommunications, agricole, armement et défense. En effet, on ne peut pas tout faire. . Enfin le décloisonnement entre les sutures privées ou publiques, entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée, entre la recherche théorique et l’entreprise, doit être systématiquement mis en œuvre, afin que des synergies apparaissent : je pense par exemple aux applications technologiques militaires qui peuvent être transmise à l’industrie civile.

C’est à ces conditions, et à ces conditions seulement, que la France retrouvera une école efficace, une Université performante et une recherche d’excellence.

Écrit par : On a les suporters qu'on mérite | 08 janvier 2009

Des punitions bêtes et méchantes
Par Sylvain Grandserre, maître d’école, militant pédagogique et syndicaliste.

A quoi tient la percée médiatico-ministérielle des antipédagogues de l’éducation ?
Depuis quelque temps, il est devenu presque impossible de traiter publiquement la question de l’École sans que ne surviennent des réponses hérétiques intempestives, d’une autre époque, pour ne pas dire d’un autre monde. Une vision archaïque de l’éducation encombre blogs, forums, livres, journaux, télés, radios, magazines ou simples réunions publiques. Cette rhétorique simpliste hérisse le poil des uns mais fait se tendre l’oreille des autres. À quoi tient la percée de ces antipédagogues auprès de parents déboussolés, d’animateurs en mal d’audimat ou d’enseignants parfois dépassés ? Il y a d’abord une troublante complaisance médiatique. Quand Françoise Laborde reçoit Jean-Paul Brighelli aux Quatre vérités (27 avril 2006 et 19 octobre 2006 !), elle ne pré- cise pas que « Jean-Paul » la remercie… à la fin de son livre. Anne Guéry, elle aussi de France 2, filme les classes de Rachel Boutonnet (Sauver les lettres) et de Françoise Candelier (Savoir lire, écrire, compter, calculer), puis affirme : « quand je vais voir un enseignant, je ne connais pas son profil » (l’Hebdo du médiateur, 7 octobre 2006) ! Quel hasard. Ensuite, ces rustiques aux gros sabots, qui confondent volontiers rigi- dité doctrinale et rigueur professionnelle et qui prennent la souplesse pédagogique pour du laxisme, se présentent comme d’honorables et courageux « résistants ». Ils se conduisent surtout en zélés collaborateurs du pouvoir, exerçant leur lobbying auprès d’un ministère si perméable à leurs arguments qu’il tente de couper les propos et les têtes qui dépassent lors des garde-à-vous pédagogiques (cf. Les « affaires » Goigoux, Frackowiak, Meirieu ou Gombert). C’est ainsi que nos apocalyptiques pourfendeurs de « khmers rouges pédagogols » restent l’ultime soutien du ministre depuis le récent refus des scientifiques de cautionner le retour obligatoire de la méthode « syllabique » (F. Ramus, R. Brissiaud et vingt chercheurs, 20 octobre 2006). Ainsi, J-P. Brighelli, auteur de la Fabrique du crétin, après une émis- sion où on fit semblant de l’opposer au ministre (l’Arène de France, France 2 le 6 septembre 2006) déclare : « Il y avait un jeu assez complice entre moi et de Robien, plus ou moins planifié d’avance. Le fait de nous mettre dans des camps opposés n’était que de la frime » (7 septembre 2006, site Bonnet d’âne). Quant à Marc Le Bris, auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter déjà reçu en 2004 par le ministre Fillon, il a pris la parole à la tribune de… l’UMP (journée de convention du 22 février 2006). Depuis, il a obtenu une subvention et une décharge pour la mise en place du fumeux SLECC. Ces soi-disant « tenants du savoir » ne savent pas se tenir. Leurs sbires insultent, menacent, intimident. Gilbert Sibieude, auteur de Ap- prendre à lire à la maison (sic), hurle : « Aux armes, citoyens ! Il faut que de nombreux opposants aillent faire la claque », aux débats de Philippe Meirieu car « c’est l’occasion de démolir un type qui devrait être jugé en cour d’assises pour crimes contre les enfants » (8 septembre 2006 site Lire-écrire). Dire qu’en janvier, Sibieude et Le Bris animaient des réunions publiques sous le patronage de l’association Familles de France ! Dans le même genre, SOS éducation lance dans la presse une campagne de déla- tion pour signaler anonymement au ministère les… 93 % de maître(sse)s de CP qui ne font pas de la « syllabique » ! Enfin, jamais n’est affiché le prix à payer par les élèves pour supporter dressage et gavage. On se contentera de citer Rachel Boutonnet (citées par M. T. Maschino, Parents contre profs, Fayard 2002) : « Je demande à mes élèves de rester immobiles et attentifs en classe (…) Je ne crains pas qu’ils s’ennuient (…) Mes punitions sont bêtes et méchantes (…) Je hausse la voix très fort et je dis des choses assez terribles pour que mes élèves en restent cois (…) Je peux donner des tapes sur les fesses de ceux qui ne se décident pas à s’asseoir correctement. Je secoue parfois les épaules de ceux qui sont trop agités pour entendre les réprimandes ». Voilà comment de prétendus gens de gauche reçoivent un large soutien… des jeunes de l’UMP, du MPF de Villiers ou du MNR de Mégret. Il n’y a jamais eu dans notre pays aussi peu d’illettrés (cf. INSEE), de jeunes sans qualifications (moitié moins en vingt ans), jamais autant de bacheliers. On l’oublie parfois, même si de nouvelles exigences appellent à pousser beaucoup plus avant la réflexion et l’action pour démocratiser le système scolaire. Dans notre société en souffrance, l’École, rendue responsable de tous les maux, se voit saboter comme jamais ses moyens d’action et ses ambitions : voilà une évidence que l’on aimerait voir médiatisée bien davantage que ces nostalgiques qui regardent l’avenir en marchant à reculons.

Écrit par : On a les suporters qu'on mérite | 08 janvier 2009

Ah! Un grand souvenir le concours du collège et le poulet Yassa: à mitonner avec du "poulet bicyclette", pas du "poulet cadavre" pour que la fête soit la Fête.

Ecrit par : Maminou | 08 janvier 2009
Evitez aussi le poulet javellisé américain.

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Tiens rev'là GrandCon , ça fAzions une 'ternité qu'on l'avions point vux

ange

"On a les suporters qu'on mérite"
Sûr q'r2d2 adôôôôôrion lipen, on l'avions ben compri .

:)

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

02 janvier 2007
BRIGHELLI RECHUTE !
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J’avais, il y a quelques temps, dans ma note “Meirieu Christmas “, diagnostiqué chez J.P. Brighelli une consomption sub clinique vis-à-vis du virus Meirieu. Elle se traduisait par une forme d’hommage de la vertu au vice.
J’avais cru contribuer à sa guérison en formulant un “Cheng Yu” (proverbe) sino-gaulois : “Pour tuer le serpent pédagogiste, il vaut mieux lui écraser la tête que lui couper la queue“… Pour ceux qui ne comprendraient pas : la tête, c’est Meirieu et la queue, cela pourrait être Frakowiack ou Charmeux ou X ou Y.

Il semble que l’efficacité du traitement ait été nulle. Dans le domaine Psy, c’est souvent le cas… Brighelli a rechuté. Dans un interview au Monde sur “L’inégalité des chances”, il déclare : “Meirieu est compétent, mais entouré de cons complets“. Notons que dans une phrase de quatorze syllabes, on entend trois fois la syllabe “con”… Ceci crée surement une ambiance, mais il n’en demeure pas moins que celui qui est considéré comme un des plus féroces adversaires du pédagogisme constructiviste, affirme la compétence de celui qui a mis en acte l’édifice pourri contre lequel nous nous battons.

Aussi je sors mon deuxième Cheng Yu sino-gaulois : “On ne reconnaît les mérites de son adversaire que lorsque celui-ci est mort, enterré et que sa veuve a trouvé un deuxième mari” … Et c’est encore loin d’être le cas.

J’espère que cette deuxième injection (injonction ?) sera suffisante pour que Brighelli recouvre la santé.

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ADDITIF : Je viens de m’appercevoir que l’interview de Brighelli date du 18 décembre alors que ma note “Meirieu Christmas” date du 22 décembre. Mon traitement n’avait pu agir alors qu’il avait un autre accés de fièvre Meirieuiste… Je pourrai donc considérer la présente note comme nulle et non avenue. Je préfère la maintenir en la recadrant comme simple piqure de rappel.

02 janvier 2007 Publié Jeunes et école | Lien permanent | Alerter


Commentaires

Décidément cher Monsieur Felts, il ne fait pas bon être “républicain volontariste de gauche” par les temps qui courent.

Après le “Che” qui va se jeter dans les bras de Madame Royal, voilà Brighelli qui semble lâcher la rampe anti pédagogiste. Tout fout le camp !

Croyez bien que je compatis.

Quant à moi, je n’ai toujours pas changé d’avis. Entêtement coupable sans doute à vos yeux, volonté de “garder le cap” dans une société livrée à tous les aléas d’une pensée dominante plus que mouvante, aux miens.

Une fois de plus (et ça me rassure “quelque part” comme disait l’autre), je ne suis toujours pas d’accord avec l’illustrissime et médiatiquement incontournable J.P Brighelli.
Meirieu, “compagnon de route”, comme on disait du temps que le PCF existait encore, sans aucun doute. Meirieu compétent ? Pas si sûr.

Pour moi, c’est dans le “faire” qu’on prouve sa compétence, pas dans le “dire” ou “l’écrire”.
Que la pensée de Meirieu aille dans le “sens de l’Histoire”, pour moi, c’est évident, mais une pensée qui ne se plie pas à l’épreuve personnelle de la pratique, pour un marxiste ça n’est pas complètement satisfaisant.

L’école, on peut la penser, l’imaginer, la réformer sur le papier tant qu’on voudra, on se heurtera toujours à cette incontournable réalité (pour un démocrate) : l’école, ce sont les instits, les profs et les élèves qui la “font”. Sans oublier évidemment que tout ceci ne se passe pas sur la planète Mars, hors du temps et surtout d’un système économique qui ne manque pas de contradictions, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ce système ne se changera pas “par l’école”, de même que l’école ne changera pas radicalement de moyens et d’objectifs tant que le système restera ce qu’il est.

Pour ne pas changer de convictions, on est parfois obligés de changer de parti ou de référence, encore faut-il avoir des convictions et le soutien d’une idéologie qui mette (autant que faire se peut), à l’abri des fluctuations opportunistes génératrices de doutes, de renoncement et même de reniement parfois.

Cordialement.

Rédigé par : makhno l'agaçant | le 03 janvier 2007 à 11h44 | Alerter
Malheureusement, je ne retrouve pas le texte d’une réponse grandiloquente de Charmeux à Boutonnet, où elle nous parlait - entre autres - d’épistémologie (terme pompeux comme plein d’autres cité une douzaine de fois en deux pages), cela pour expliquer à quel point cette dernière était incompétente, du haut de son statut de “chercheuse”.

On signalera juste que Boutonnet ne cherche pas, elle a trouvé. Et qu’elle a prouvé par l’absurde: les élèves qu’on lui confie, à elle qui se définit dans ses livres comme “maîtresse” (c’est d’un vulgaire…) ont appris à lire en six mois, et pas “de la maternelle à la terminale”, dixit Meirieu.

Roger: un Cheng Yu SVP

Rédigé par : les RdG | le 04 janvier 2007 à 18h34 | Alerter
Le texte d’Eveline Charmeux est le suivant :

http://perso.orange.fr/avecEvelineCharmeux/reponse%20%E0%20la%20Rachel.htm

En ce qui me concerne, je me sens personnellement insulté quand je l’entends s’auto-proclamer “chercheur”. Elle ne l’est ni en compétence ni en titre, puisqu’elle n’a pas le doctorat.

Moi si. Ce qui me force à pousser l’abnégation jusqu’à connaître mon Meirieu sur le bout des doigts, et à savoir retrouver une référence de Charmeux ou de Frackowiak instantanément et par coeur. Je suis également bilingue français-pédagol (thème et version). Et aussi content que le taulier du blog soit psychiatre, parce que je risque d’en avoir besoin à force de lire ces salades.

Parce que, parfois, tu vois, je me dis : “et s’ils avaient raison” ? Et si on savait les choses AVANT de les apprendre ? Et s’il existait réellement des petites parcelles de “sens” voletant dans l’air, attendant de s’infuser magiquement dans l’esprit qui s’offre à elles ? Et si Evelyne Charmeux était le plus grand génie de l’histoire de l’humanité, qu’elle ait inventé la lecture, que personne avant elle ne savait vraiment lire, et que les gens faisaient semblant depuis cinq millénaires ?

Et si elle avait raison lorsqu’elle écrit que “tout apprentissage consiste, non à recevoir quelque chose de nouveau pour combler des manques, mais à transformer des savoirs déjà là” ? Ben oui, finalement. Moi, par exemple j’ai toujours compris les équations d’Einstein. Pas besoin de connaître les maths ou l’astronomie, après tout. Apprendre, ordonner ses idées, travailler, progresser, c’est que des trucs que les fascistes y font. En fait, l’astrophysique, je l’ai EN MOI, comme une essence pure qui n’attend qu’à être révélée. C’est au niveau du ressenti, tout ça, c’est des trucs que t’as dans la tête et, tu vois, c’que j’veux dire, c’est que Charmeux, c’est vachement fort comme pensée, au niveau du vécu.

Tu vois, des fois, p’tain, j’me dis, qu’y sont quand même forts, ces intellos de l’INRP. Y pensent des trucs que t’y penses pas. Genre, les enfants, des fois, y connaissent pas Saussure et l’arbitraire du signe linguistique. P’tain, je veux dire, c’est trop grave de pas connaître la linguistique au CP ! Qu’est ce qu’y font les parents ? Alors, la meilleure solution pour qu’y comprennent, c’est qu’y apprennent plusieurs langues en même temps. Tu vois : t’apprends mieux le français en passant par l’anglais d’abord, ou l’espagnol, le russe ou le chinois mandarin, avec l’alphabet phonétique en prime. Tout ça, c’est histoire de pas embrouiller les gamins. C’est logique grave, au fond : avant d’apprendre à lire y faut connaître la linguistique, sinon t’y comprends rien. C’est des trucs que tu bosses à l’IUFM quand tu fais de l’intermétatransversalité.

Des fois, à force de lire Meirieu, Frackowiak et Charmeux, j’ai tous ces machins dans la tête, tu vois, et ça tourne tellement que j’ai presque envie de faire des sciences de l’éduc pour bosser dans un IUFM. P’tain, y faut grave que j’envoie un arctique au café pédago sur la théorie du sens préexistant selon Charmeux, moi. P’têt même que Meirieu y s’ra mon directeur de recherches.

Rédigé par : Pierre-Henri | le 04 janvier 2007 à 21h09 | Alerter
wesh, jadore trop ce ke tu di c sartek walla sur la vie de ma reum sa dechire ve-gra!
c du lourd comme un bon son de lieu-ban!
tinkiete je remetrai sa sur mon blog.

Vré quoi la meuf meuxchar elle sé ben c’ki é bon pour nou la rakail kon sé lir é kon a la vré kultur

Poto, Pierre Henri. Tien tir sur le tarpé, cé du kif du rocma, du lourd du bon.

(c’est là dessus qu’il faut apprendre à lire, et pas sur les auteurs!)

Rédigé par : les RdG | le 05 janvier 2007 à 11h40 | Alerter
Merci à vous pour ces deux réactions jubilatoires. Il faut cogner sur ces gens avec allégresse !

Rédigé par : Daniel KRAUSS | le 09 janvier 2007 à 09h54 | Alerter
Je suis tout à fait étonné que Brighelli trouve le moindre mérite à Meirieu. Comment fait-il? Car, pour moi, il n’y a pas une seule ligne de Meirieu qui ne soit malsaine. Tout ce qu’écrit ce faux pédagogue mais vrai démagogue est inspiré par une seule préoccupation: celle de se donner à force d’artifices, une posture de chef de file d’un courant pédagogique. A défaut d’avoir été effectivement un grand professeur, Meirieu essaie désespérément de se faire passer pour un grand pédagogue. La seule motivation de ce personnage trouble, c’est sa carrière. Le seul vrai sujet des quinze mille pages qu’il a commises, c’est lui-même. Je trouve donc désolante, et un tantinet révoltante, la soudaine mansuétude de Brighelli à son égard.

Rédigé par : Jean | le 12 janvier 2007 à 10h53 | Alerter
Brighelli, Meirieu… On ne reprochera pas au premier d’être magnanime envers le second, tant ce dernier est pitoyable dans ses innombrables et laborieuses tentatives d’explication par empilement de contradictions successives, et par l’emploi abusif du métalangage et de la non construction organisée de façon rationnelle, qui permet d’expliquer a posteriori qu’on a tout dit (et son contraire).

En tout cas, une chose est certaine: Brighelli, tout comme Boutonnet font un tabac avec les ventes de leurs bouquins qui, eux, ont un contenu, sont d’une lecture parfaitement accessible, touchent (quelle vulgarité!) le grand public et l’aident à prendre conscience des ravages commis par les pédagogistes et constructivistes de tout poil. Qui lit les insanités de ceux-ci, à part les illuminés de leur secte d’une part, et les étudiants en IUFM qui sont contraints de le faire d’autre part? (il est vrai que ce dernier public captif et contraint, assure de confortables rentes éditoriales aux vendeurs de vent qui cumulent ainsi avec leurs sinécures de “chercheurs jamais trouveurs”).

On a d’un côté des praticiens “sûrs de leurs pratiques” et adossés sur leurs résultats, qui n’ont pas besoin d’épater la galerie en se réfugiant dans le diafoirisme, de l’autre des vendeurs de vent paniqués, qui se réfugient pour certains dans le discours haineux et vindicatif.

Quand je lis ici ou là qu’une méthode de lecture est par nature “d’essence totalitaire et incapable de produire de véritables praticiens éclairés de la langue française”, je poufferais de rire si les crétins ou les salauds qui profèrent de telles âneries n’étaient pas encore en position de faire appliquer leurs fatwas. Une méthode de lecture, quelle qu’elle soit, est efficace ou ne l’est pas. Et que je sache il m’étonnerait fort que Victor Hugo, Honoré de balzac, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Arthur Rimbaud, LF Céline (ordure, mais écrivain inouï), Eric Orsenna, aient appris à lire selon les préceptes des tenants de la méthode globale; sont-ils décérébrés?

Ce qui est “d’essence totalitaire”, ce qui est de nature à empêcher la “construction de la personnalité et des savoirs”, c’est d’une part le comportement de certains enseignants :

- des minables qui, assis sur leur petit pouvoir, consacreront de 37 à 42 ans de leur existence à humilier, écraser, brimer les gosses qui leur sont livrés pour se venger de leurs complexes ou au contraire qui, par leur faiblesse se laisseront pulvériser par les “apprenants” à eux confiés, transformant ceux ci en petits fauves asociaux puisqu’ils auront pu écraser un adulte référent en toute impunité, ce dernier n’ayant pas le courage de reconnaître ses insuffisances et d’en tirer les conséquences en se recyclant, quoi qu’il lui en coûte ;

- d’autres qui oublient leur mission qui est avant tout d’instruire, de donner des connaissances - cela dans un cadre fondé sur une saine discipline qui, pour être ferme, n’est pas fondée sur l’arbitraire, jouant les nounous, les assistantes sociales, les substituts de parents, les z’entils n’animateurs ; à leurs élèves, “l’éveil, le bien être” et l’inculture crasse, aux pauvres malheureux confiés à des affreux brimeurs le traumatisme de la connaissance, de la culture, de l’acquisition des codes qui régissent l’ascension sociale ;

- des glandeurs “sympas” ou non ; organiser des succédanés de “débats sur…” sans direction, sans que les savoirs essentiels sur lesquels ces débats sont sensés porter, sans que l’on ait acquis par soi même les compétences et la culture générale nécessaires pour les conduire de manière qu’ils apportent un plus, c’est moins fatiguant que construire un vrai cours (lequel ne sera d’ailleurs pas forcément magistral).

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Parmi la foultitude de choses que l’on peut reprocher à Meirieu, on distingue une qualité: contrairement aux sbires de sa secte, il n’est pas haineux, pas vindicatif comme un Ouzoulias. C’est sans doute pour cela que Brighelli fait preuve d’indulgence à son égard.

“Quand on sait faire une chose, on la fait ; quand on ne sait pas la faire, on l’enseigne”. Je ne sais plus de qui est ce bon vieil adage…

Meirieu a son CAP d’instituteur? Qu’il prenne dont un poste de contractuel pendant une ou deux années scolaires consécutives et qu’il nous démontre ex cathedra, en quoi ses “sciences de l’éducation” sont davantage performantes que la bonne et saine pratique professionnelle du métier d’instit’ (il est vrai qu’en suggérant cela, je fais courir de gros risques à une cohorte d’élèves…)

**************

Pour enseigner la lecture, il ne faut pas avoir “acquis des modules de psychologie cognitive”; il faut soi même être un bon lecteur, un gros lecteur, un amoureux de la lecture, un passionné à qui la vue d’un gros bouquin procure un délicieux frisson.

C’EST LE CAS DE COMBIEN D’ETUDIANTS EN IUFM?

J’ai eu le très grand honneur de voir M. Gilles de Gennes officier devant de jeunes collégiens “pas faciles du tout” habituellement, et j’énonce une litote. Et sans aucune “formation pédagogique”, il les captivait deux heures durant, et les mômes en redemandaient. C’est vrai que titulaire d’un prix Nobel, on peut considérer sans outrecuidance qu’il domine quelque peu sa partie…

Que l’on remplace le vent par la culture. Qu’on ajoute à cette culture quelques éléments purement techniques : la “pédagogie pratique” Qu’on redonne à l’Ecole sa mission première qui est d’instruire dans un cadre qui permet la socialisation, qui interdit au fort d’opprimer le faible, qui donnerdes conditions qui permettent à TOUS de travailler, de s’élever socialement par la vertu de leur travail. Ca suffit. Bref, que l’on ferme les IUFM et qu’on rouvre les écoles normales.

Le meilleur service que l’on puisse rendre à l’Ecole, je crois, c’est d’oublier Meirieu et sa bande. De les ignorer, en poussant en avant les préceptes de simple bon sens, en se contentant de répondre coup pour coup aux fatwas des intégristes pédagogistes, CELA EN PRENANT L’OPINION PUBLIQUE A TEMOIN.

C’est pour cela qu’ils s’énervent, qu’ils deviennent haineux. Parce que leur supercherie trentenaire commence à être connue, et que de ce fait ça ne marche plus.

Rédigé par: les Réactionnels de Gauche | le 13 janvier 2007 à 13h12

UN DYSFONCTIONNEMENT DE WORD PRESS avait orienté ce commentaire sur une autre note… Je (RF) la rétablie au bon endroit. D’où la double signature… Mais c’est RdG qui l’a écrit…

Rédigé par : Roger FELTS | le 14 janvier 2007 à 10h37 | Alerter
Une petite remarque : Meirieu possède une réelle expérience de l’enseignement. Au moins, il a enseigné avant de devenir pédagogue, ce qui n’est pas le cas de tous.

Et puis, il faut distinguer les oeuvres de Meirieu de la réputation qui leur est faite. Le scandale n’est pas que Meirieu écrive ce qu’il écrit (nous sommes dans un pays libre), mais que ce charabia ait acquis tant d’influence et qu’on l’ait tranformé en politique de l’éducation. La responsabilité est moins celle des pédagogistes eux-mêmes que celle des politiques et des universitaires qui ont laissé faire, laissé passer — voire englouti des centaines et des centaines de millions dans ces théories diafoiresques.

Parce que, je suis désolé de le rappeler aux RDG, la signature qui compte au bas du papier n’est pas celle de Philippe Meirieu, c’est celle de Lionel Jospin.

La responsabilité du monde universitaire est également écrasante. Depuis des années, les universitaires se taisent : par lâcheté, par incompétence, par ignorance, par j’m'enfoutisme, par clientélisme… Si nous avions une université digne de ce nom et indépendante du pouvoir politique, les pédagos n’auraient jamais pris possession du système.

Hélas, les universitaires français sont trop occupés à nommer Elizabeth Teissier docteur, à trouver le bon coup de piston pour s’assurer un recrutement local, à remplir des kilos de paperasse pour siéger dans la commission adéquate, à pratiquer le shanghaïage en vue d’attirer des étudiants (peu importe lesquels, peu importe le niveau : seul le nombre compte), à poursuivre leur interminable course à l’échalotte, de loi machin-truc en grande réforme, et tout ça pour repartir à zéro l’année d’après.

Il est de bon ton, en France, de dénigrer l’élitisme. Là s’explique la haine d’un Ouzoulias ou d’un Frackowiak à l’encontre des savoirs académiques*. Fond de commerce de tous les extrémistes : la haine de la réussite, la détestation malsaine de la culture et du savoir, le combat des “petits” contre les “gros”. Nous sommes là dans le fantasme le plus complet.

Le pire, c’est qu’une majorité des universitaires ont intégré ces schémas de pensée. Ils en deviennent masochistes, se rabaissent eux-mêmes, se considèrent comme des autocrates bourgeois qui imposent leur culture à de pauvres petits étudiants purs et innocents. On trouve parfaitement normal de donner des cours de niveau collège en licence … et malheur à celui qui fera une remarque ! Il sera immédiatement catalogué parmi les mauvais coucheurs, c’est-à-dire ceux qui refusent le noble sacrifice de leur personne sur l’autel de la société. Dites que l’université devrait faire un travail de niveau universitaire, et vous passerez immédiatement dans le camp des réactionnaires opposés au progrès de l’humanité.

Les pédagos ont réussi à rendre tout le monde maso** : les enseignants du primaire et du secondaire pensent que l’école est trop scolaire ; les chercheurs se sont convaincus que l’université était trop universitaire. Ils sont comme des pompiers qui trouveraient “réactionnaire” d’éteindre des incendies, ou comme des boulangers qui jugeraient “fasciste” de faire du pain. Comble du snobisme !

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* En effet, les attaques des pédagos contre l’université ne s’expliquent pas de façon rationnelle puisque, à proprement parler, il n’existe plus d’universités en France. Les IUFM, d’ailleurs, ont des budgets largement supérieurs. Du point de vue de la logique, leur guéguerre est absurde. Ils sont trop bêtes pour s’en rendre compte, mais les pédagos s’acharnent sur un cadavre.
** ou alors, ils ont pris le pouvoir parce que tout le monde était déjà maso ?

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René Pommier est une (sympathique) grande gueule qui a tendance à en faire beaucoup, n’empêche qu’il écrit deux ou trois choses intéressantes à ce sujet : http://rene.pommier.free.fr/pedagocie.htm

Extraits :

“Mais le propos le plus effarant est sans doute celui d’un ministre de l’Education nationale, M. Claude Allègre, qui, dans un entretien accordé au Monde, a osé déclarer : « Il y a dans l’enseignement une tendance archaïque que l’on peut résumer ainsi : “Ils n’ont qu’à m’écouter, c’est moi qui sais”. Sauf que c’est fini. Les jeunes (et même les très jeunes) n’en veulent plus. Ce qu’ils veulent, c’est inter-réagir » . Le plus extraordinaire est que cette déclaration inouïe dans laquelle le ministre chargé d’assurer la bonne marche de l’enseignement dans tout le pays condamnait sans appel l’idée même d’enseignement, est passée quasiment inaperçue. Que se passerait-il pourtant, si le ministre de l’agriculture déclarait un jour : « Il y a chez les agriculteurs une mentalité foncièrement archaïque qui, depuis des temps immémoriaux, les pousse sans cesse à ouvrir des sillons dans la terre pour y semer des graines et à y creuser des trous pour y planter des arbres. Cela n’a que trop duré : la nature en a assez, la nature ne le supporte plus » ? Cela ferait, bien sûr, la une de tous les journaux et le ministre en question se retrouverait bien vite dans un hôpital psychiatrique.”

Rédigé par : Pierre-Henri | le 14 janvier 2007 à 12h45 | Alerter
Meirieu pas haineux, pas vindicatif? Alors là, première nouvelle! Je trouve au contraire qu’il a passé toute sa carrière à crier sa haine du “professeur qui transmet des connaissances”. Combien de fois n’a-t-il pas accusé les professeurs - qui ne sont pas ses collègues, puisque son expérience de l’enseignement secondaire est misérable et remonte à des lustres - de profiter de leur connaissances des rouages pour promouvoir leurs propres enfants? Encore récemment, ne déclarait-il pas sur une chaîne de télévision que “si les profs consacraient à leurs élèves autant d’efforts qu’à leurs propres enfants, le système irait mieux”? Dans le Monde, il faisait l’an dernier cette déclaration que je trouve absolument ignoble à l’égard des professeurs: “En France , on a encore tendance à considérer que la qualité d’un enseignant se mesure au nombre d’élèves qu’il a faits trébucher.” Une attaque basse, sournoise, infecte! En en mot, il a consacré toute sa carrière à démolir l’image du “professeur” aux yeux du public en expliquant que nous ne savions pas faire la classe. Il n’est pas sans intérêt de rappeler que Monsieur Meirieu n’a jamais réussi à décrocher ni Capes ni agrégation. Si bien qu’on peut légitimement se demander de quel droit il s’est mêlé de donner des conseils - et quels conseils vaseux! - à des professeurs titulaires du Capes ou de l’agrégation. Deux fables de la Fontaine s’appliquent merveilleusement bien au cas Meirieu: la Mouche du Coche, et le Geai paré des plumes du Paon. Ppourquoi cette dernière? Vous comprendrez en allant sur son site (www.meirieu.com): vous y verrez les portraits des grands pédagogues de l’histoire dans la lignée desquels il prétend s’inscrire; il s’imagine qu’il lui suffit de s’approprier leur gloire pour passer pour celui celui qu’il s’échine à devenir, le chef de file d’un mouvement pédagogique. C’est à la fois dérisoire et lamentable. A défaut d’avoir été un grand professeur, il a déployé des efforts titanesques pour se faire passer pour un grand pédagogue. Sa seule vraie motivation, c’est sa carrière.

Rédigé par : Jean | le 14 janvier 2007 à 15h18 | Alerter
Citation de Pierre Henri

[Parce que, je suis désolé de le rappeler aux RDG, la signature qui compte au bas du papier n’est pas celle de Philippe Meirieu, c’est celle de Lionel Jospin.
/….

Il est de bon ton, en France, de dénigrer l’élitisme. Là s’explique la haine d’un Ouzoulias ou d’un Frackowiak à l’encontre des savoirs académiques*. Fond de commerce de tous les extrémistes : la haine de la réussite, la détestation malsaine de la culture et du savoir, le combat des “petits” contre les “gros”. Nous sommes là dans le fantasme le plus complet.]

Mais il ne faut pas être désolé de me le rappeler! Jospin avec Allègre dans ses soutes, ça a été le tsunami sur l’éducation.

Il y a eu deux ministres de bon sens qui se sont succédé au cours de ces vingt cinq dernières années, pas plus :

JP Chevènement à gauche, R Monory à droite, qui ont tenté de remettre un peu d’ordre dans le foutoir (je parle de l’école primaire)

Quant à la dénonciation de l’élitisme par le constructiviste, elle va de pair avec la recherche de ce qu’il y a de plus pointu, de plus académique, de plus strict pour sa propre progéniture.

J’attends avec impatience une étude exhaustive sur les lieux où ont été scolarisés les enfants et petits enfants de tous ces “amis du peuple” qui défendent vigoureusement le principe de la carte scolaire, par exemple. (A commencer par Jospin: les mômes de Sylviane dans un lycée pourrave de l’arrondissement où il habitait? ça va pas non? dérogation pour V Duruy! “Mourir pour le peuple, peut être; vivre avec lui? ça va pas, non?”)

Et pourquoi les enseignants “in”, “dans le vent”, choisissent-ils** quasiment tous, pour leurs propres mômes, la caricature d’instituteur ou de professeur de collège version IIIe République, rigoureux, strict, donnant des leçons à apprendre et des devoirs à faire, sanctionnant les comportements asociaux tout en étant juste, attentif à leurs élèves quand au même moment ces “rénovateurs” “épanouissent” les “apprenants” à eux confiés?

______________

** parce qu’ils peuvent choisir, eux.

Rédigé par : les Réactionnels de Gauche | le 14 janvier 2007 à 20h14 | Alerter
Tous ces gens sont complètement déboussolés, largués au point de ne plus savoir où donner de la tête. Ils ont cru qu’il suffisait de signer des papiers pour que la situation devienne parfaite sur le terrain, comme si la parole de loi avait quelque pouvoir magique.

Je ne les crois pas machiavéliques, simplement paumés. Ils ont du mal à se sortir des rêves issus de 81. Vous vous rappelez : “nous sommes passés des ténèbres à la lumière” ? La plupart de ces gens ont accompagné les réformes qui ont abouti à la situation actuelle en chantant le “temps des cerises” avec la rose au poing. Alors aujourd’hui, forcément, soit ils se sentent un peu cloches, soit ils se réfugient dans la dénégation la plus totale en psalmodiant des formules toutes faites (Frackowiak est un bon exemple).

Le pompon étant décroché par Eveline Charmeux (il faudrait décerner les “Charmeux d’or” du pédagogisme), qui écrit un texte incendiaire intitulé “où se niche la dimension politique dans nos pratiques ?” alors même qu’elle fait des ménages dans le privé à but lucratif.

A l’université, c’est pareil : officiellement, on combat l’odieux élitisme, la monstrueuse sélection, on célèbre la créativité des “apprenants”. Entre soi, on fait des pieds et des mains pour enseigner le moins possible en licence et on déplore l’extrême faiblesse du bac. On chante les vertus du système, mais on bave de jalousie devant les grandes universités nord-américaines. On affirme la supériorité du modèl français, mais on déplore que beaucoup de diplômés fichent le camp dès qu’ils le peuvent. Et tout cela, sans voir, sans comprendre qu’il y a contradiction.

D’ailleurs, on persiste à nommer “universités” des établissements qui ne le sont plus depuis belle lurette. Quand je visite la mienne, je vois des bunkers en béton délabrés, hideux et jaunâtres, couverts d’affiches et de graffitis ; des salles de cours aux ampoules grillées, aux vitres brisées, où le plafond laisse quelquefois passer la pluie ; des murs éventrés d’où sortent des câbles électriques mis à nu ; un campus qui ressemble à un terrain vague, devant lequel les étudiants étrangers ouvrent de grands yeux incrédules et dégoûtés ; des cours surréalistes, qui placent face à face des spécialistes reconnus et des étudiants quasi-illettrés ; et partout la honte, qui empêche, par exemple, d’inviter des chercheurs d’autres pays pour qu’ils ne voient pas cette horreur.

Mais, en discours, on persiste à faire semblant. On se force à y croire. On se dit que demain, avec un autre gouvernement, un qui tiendra ses promesses, tout ira mieux. Attendez la bonne réforme, la vraie réforme, la réforme magique ! Allez orientation, allez semestrialisation, allez modules, allez LMD ! Abracadabra !

Dit autrement : le modèle qu’ils défendent est un pur fantasme, il n’existe que dans leur imagination. Ils ne considèrent pas le système scolaire et universitaire tel qu’il est, mais TEL QU’IL DEVRAIT ETRE S’ILS AVAIENT REUSSI.

Rédigé par : Pierre-Henri | le 15 janvier 2007 à 12h23 | Alerter
CITATION

[Quand je visite la mienne, je vois des bunkers en béton délabrés, hideux et jaunâtres, couverts d’affiches et de graffitis ; des salles de cours aux ampoules grillées, aux vitres brisées, où le plafond laisse quelquefois passer la pluie ; des murs éventrés d’où sortent des câbles électriques mis à nu ;]

L’objectivité commande toutefois de signaler que la plupart des dégâts constatés ont une origine humaine. Des toilettes ne se bouchent pas toutes seules, des tags ne fleurissent pas par enchantement, des vitres ne se cassent pas toutes seules, des fils ne s’arrachent pas par l’opération de la providence, des chambres universitaires tout à fait décentes (il y en a quelques unes) transformées en bauges infectes en une année d’occupation, cela existe également.

Une exclusion définitive de l’université des quelques trublions qui la fréquentent pour autre chose que pour y étudier, assortie de poursuites civiles et pénales systématiques permettrait de concentrer le budget d’entretien sur des tâches autrement valorisantes. Je ne vois pas pourquoi les centre-ville huppés avec quartiers chics sont sous vidéo surveillance permanente quand le bien public serait livré à la maraude de petits connards asociaux.

Oui, je sais. Là je justifie pleinement mon pseudo, et j’assume.

Rédigé par : les Réactionnels de Gauche | le 16 janvier 2007 à 14h40 | Alerter
Assumons ensemble.

D’ailleurs, votre réflexion est bien une réflexion de gauche. Car le respect du bien commun est une valeur de gauche, si je ne m’abuse. J’ai souvent donné ce lien, qui date des manifs anti-CPE :

http://marcbloch2006.skyblog.com/

Quelle que soit l’opinion vis à vis du CPE, rien ne justifie qu’on salisse un lieu public de cette manière. De plus, comment ces tarés osent-ils se dirent “de gauche”, “progressistes”, “alter-machin-bidule” … alors même qu’ils saccagent un bien communautaire, ouvert au plus grand nombre, financé par les impôts de leurs parents ?

Il y a, effectivement, une petite frange d’étudiants qui n’ont strictement rien à faire à l’université, et ce serait une mesure de salut public de les mettre à la porte. Ne serait-ce que pour le bien des autres, de ceux qui veulent travailler et qui n’ont que l’université pour progresser. Parce que, on a tendance à l’oublier, les premières victimes de ces andouilles sont les jeunes issus de milieux modestes qui comptent sur l’enseignement public pour les aider. Les riches, eux, ils s’en moquent : ils sont à Cambridge, l’ENA ou HEC.

Le jour où les gens de PS auront compris ce genre de vérités toutes bêtes, ils récupèreront mon vote.

Rédigé par : Pierre-Henri | le 16 janvier 2007 à 20h37 | Alerter
Bonjour,

J’ai lu tous ces longs commentaires et s’il se trouve, ici ou là, quelques assertions avec lesquelles je suis en accord, j’ai peu envie de partager le fil qui me semble commun : un ou plusieurs responsables (Meirieu, Allégre, Jospin, etc…) ou un “système” sont responsables de l’état des lieux que vous dressez.

Je trouve que c’est trop facile de se defausser ainsi. D’ailleurs, une bonne partie des difficultés, selon moi, pourraient trouver sa source dans l’habituelle recherche d’une réponse globale sans sérier les problèmes :

- l’école primaire doit progresser, certes, mais ce n’est pas au vertueux agrégé - forcément vertueux par qu’il a réussit le concours (est-il même écrit) - de lui prescrire comment faire.

- les élèves entrent (entreraient) dans le secondaire avec des bases de moins maîtrisées : il ne faut pas crier “haro” sur les “instits” ou jalouser la nomination de “professeur” accordée à ces généralistes qui n’ont même pas une “haute et large culture disciplinaire” !
Le collège et le lycèe doivent eux aussi s’adapter à une population de plus en plus diverse. Si la classe hétérogène n’est pas la bonne réponse, eh bien, remettez-la en cause.

- de même pour les universités… La dégradation des batiments y est parfois intolérable. Les étudiants y passent quelques années, les parents ne voient les batiments qu’à la télé, mais les enseignants y passent leur carrière. Comment peuvent-ils tolérer ?
J’espère que la réponse n’est pas à chercher du côté d’un faible temps de présence hebdomadaire.

Ne pensez-vous pas qu’il est temps de se prendre en main, chacun là où nous sommes ; les politiques n’ont qu’un tort : nous faire croire qu’ils peuvent toutt résoudre mais ne faîtes pas semblant d’y croire !

Rédigé par : PeutMieuxFaire | le 17 janvier 2007 à 12h53 | Alerter
1) L’agrégation garantit un certain niveau de culture dans une discipline donnée. Rien de plus, rien de moins. S’il est vrai que cela ne suffit pas pour enseigner correctement, prétendre enseigner ce qu’on ignore soi-même relève de la stupidité pure et simple. Pour autant, vous avez raison : l’enseignement primaire est une chose tout à fait spécifique, pour laquelle les agrégés n’ont aucune compétence.

2) Personne (en tout cas pas moi) ne déplore l’amélioration du statut des instituteurs. Ils le méritaient, même s’il a entraîné un effet de vases communicants très dommageable à l’enseignement secondaire. Concernant Meirieu, c’est le parallèle entre son cursus et sa réussite universitaire qui est rageant. Dans n’importe quelle autre discipline, il n’aurait pas dépassé le statut de vacataire. Les sciences de l’éducation, en revanche, c’est magique : un simple doctorat et hop, vous dirigez un institut public de recherche.

3)Concernant le seuil de tolérance des chercheurs, je vous avoue que je me pose la même question depuis des années, sans trouver de réponse. Dans les universités littéraires de province, la situation est telle que l’intégralité des chercheurs devraient poser leur démission et tenter autre chose. De toutes manières, n’importe quel travail alimentaire leur permettrait de consacrer plus de temps à la recherche que le statut officiel de chercheur. Et je suis à peine ironique en disant cela.

Alors pourquoi restent-ils ? Le salaire ne le vaut pas ; les conditions de travail sont exécrables ; le prestige est en pleine dégringolade ; la possibilité de faire de la recherche tend vers zéro ; le niveau des cours n’a rien de stimulant (c’est un euphémisme) ; la bureaucratie paralyse tout ; et, du point de vue international, les facs françaises sont tantôt une risée tantôt un sujet de pitié. Quelques hypothèses :

- Beaucoup ont une expérience du secondaire, et choisissent le moindre des deux maux. Cela dit, les conditions de travail tendent à s’égaliser : il vaut mieux, et de très loin, enseigner dans une bonne prépa ou un bon BTS qu’en premier cycle à la fac.

- l’espoir de dégotter la bonne planque (école des hautes études, ponte du CNRS, ce genre de chose). Pour ça, il faut ramer pendant des décennies pour un résultat plus qu’improbable.

- leur cursus les a mis sur des rails, et ils craignent de mettre les pieds dans un monde qu’ils ne connaissent pas.

- l’accès à une certaine vie parisienne, notamment les éditeurs. Là aussi, l’intérêt s’estompe avec le déclin du prestige universitaire. Ca fait belle lurette que le titre de “Maître de Conférence” ne vous ouvre plus les portes des grandes maisons.

- plus simplement, le grand moteur de la vie humaine : l’habitude. On fait ce qu’on a toujours fait, sans voir — ou alors confusément — que les conditions se sont dégradées hors de toutes proportions. Pour piquer une image à Dumouch, c’est la technique pour ébouillanter les grenouilles : augmentez la température lentement, degré par degré, parce que si vous le faites trop vite, la grenouille bondit hors de la casserole. Les universitaires n’ont pas compris ça, et ils sont restés dans leur casserole.

Pour autant, vous vous trompez si vous croyez que tous les chercheurs acceptent ces conditions. Ils sont nombreux (nous sommes nombreux) à les refuser, mais notre révolte est totalement inaudible, inodore et incolore. D’une part il y a tous ceux qui avaient les qualités requises pour être chercheurs mais qui ne le deviendront jamais. Ceux là, par définition, sont invisibles. Ensuite, il y a tous ceux qui se réfugient à l’étranger en cohortes de plus en plus nombreuses. Contrairement à ce qu’on dit trop souvent, ils ne cherchent pas la fortune, mais simplement la possibilité d’exercer leur métier. Pour beaucoup d’entre nous, c’est la recherche OU la France.

En effet, ceux qui crachent sur l’université, pédagogistes en tête, oublient un peu vite qu’il s’agit d’un marché mondial. Pour le dire dans les termes les plus clairs possibles : la France a besoin de diplômés, mais les diplômés n’ont pas besoin de la France. A force de conchier l’université et les compétences de haut niveau, ce pays se trouvera vite face au problème typique des nations sous-développées, à savoir une pénurie de travailleurs hautement qualifiés. Je donne l’air d’exagérer ; je vous garantis cependant que les états-majors académiques et politiques commencent à connaître des suées froides. L’idée d’une France sans chirurgiens, par exemple, relève de moins en moins de la science-fiction.

Et je ne crois pas que les pédagogistes capables d’enseigner comment on opère à coeur ouvert soient si nombreux que cela … Faudrait mettre un bistouri dans les mains de Meirieu — pour voir comment il s’en sort, avec sa “métacognition”.

Rédigé par : Pierre-Henri | le 17 janvier 2007 à 19h02 | Alerter
P-H, ce que je découvre avec votre témoignage sur la situation de l’Université m’encourage à penser que la polémique autour des pédagogistes a aussi la “vertu” de masquer des problèmes bien plus cruciaux …

Par contre vous écrivez : “la France a besoin de diplômés, mais les diplômés n’ont pas besoin de la France”, certes, il existe des filières où le problème se pose en ce sens mais combien d’étudiants formés par l’Université française et que le tissu économique français ne recrute pas.

Ce matin, un témoignage m’indiquait qu’une personne titulaire d’un DESS en géographie (une “invisible” donc) venait de s’inscrire en formation continue afin d’obtenir un BTS de géomètre. Gachis ou réalisme ?

Vous confirmez que l’Université est le parent pauvre de notre système.
L’absence de “pression parentale”, la crainte des mouvements étudiants, une médiocre réputation dans le monde des entreprises, encore des facteurs qui concourrent à ne pas débloquer la situation.

Rédigé par : PeutMieuxFaire | le 18 janvier 2007 à 08h19 | Alerter
Je crains que nous ne tomberons pas d’accord. Pour moi, les pédagogistes sont les responsables numéro un de la ruine universitaire. Pas les seuls, mais les principaux. Parce que :

- ils puisent à la même source, le budget de la nation. Quand on donne 15 000-17 000 € pour un stagiaire d’IUFM et un peu moins de 7 000 € pour un étudiant d’université, ça veut dire qu’on choisit le pédagogisme contre les savoirs disciplinaires.

- Ils sont responsables du niveau exécrable du bac, qui plombe la vie universitaire dans des proportions inimaginables. Non seulement la faiblesse des bacheliers engloutit des moyens considérables dans des missions qui ne devraient pas être celles de l’université, non seulement elle complique jusqu’au délire les cursus (rattrapages, modules, compensations), mais surtout elle constitue le facteur numéro un de démotivation des chercheurs ou futurs chercheurs. “Tout sauf la fac” est déjà le mot d’ordre des meilleurs lycéens, par voie de conséquence il devient celui des meilleurs docteurs (1).

- Dans un grand nombre de disciplines, l’obtention d’un concours est requise. Or, les IUFM ont la mainmise sur la validation des concours. Même les agrégés sont de moins en moins protégés de la vindicte des inspecteurs et autres formateurs. Cela signifie que l’université dépend des pédagogistes pour nombre de ses recrutements.

- Enfin, le pédagogisme s’insinue dans les formations universitaires parce qu’un certain nombre d’étudiants se destinent au métier de professeur et qu’ils veulent des cours pédago-compatibles. De plus, le faible niveau des étudiants oblige les universités à recourir aux trucs pédagols pour faire de la “remédiation”, suivant un mouvement de fuite en avant.

L’essentiel, cependant, reste le niveau exécrable du bac, qui conditionne tout le reste. Les universités accueillent des étudiants dans un état de deshérence intellectuelle inouïe. Des étudiants pour lesquels, d’ailleurs, l’université n’est que le deuxième ou troisième choix, et qui se retrouvent là par défaut. Or, la licence étant le pré-requis pour devenir enseignant, cela signifie qu’on recrute les professeurs à partir d’une base extrêmement faible.

Les résultats sont connus : au CAPES de lettres modernes 2005, la réussite était de 34% avec une barre d’admissibilité à 6.25. En maths, même année, 29% de réussite, et une barre d’admissibilité à 6.2. Cela signifie qu’on peut présenter l’oral et avoir une chance de devenir professeur en dépit d’une maîtrise écrite de sa discipline qu’on qualifiera, par charité, de “problématique” (2).

Et c’est pour ça que la situation, quoique catastrophique, passe relativement inaperçue : ce n’est pas un cataclysme, mais un tarissement, un assèchement progressif. De plus, certaines vérités sont impossibles à dire devant l’opinion publique.

En ce qui concerne la valeur des diplômes sur le marché du travail, il faut voir la question du côté des recruteurs. Une licence de lettres (ou même un CAPES, voir plus haut) ne garantit même pas que vous maîtrisiez la langue française. Une licence de maths de certifie pas que vous connaissiez les maths. Encore une fois : cela ne signifie pas nécessairement que vous les ignorez. Mais pourquoi un patron s’ennuirait-il à trier les bons diplômés des mauvais ? C’est un travail que l’université devrait faire, et qu’elle ne fait plus parce qu’elle n’est rien d’autre qu’une halte-garderie.

Dit plus simplement : les diplômes universitaires n’ont pas de valeur sur le marché du travail parce qu’ils n’ont pas de valeur tout court (3). Penser qu’on va changer cet état de fait avec des campagnes de pub ou des modules de professionnalisation, c’est se fourrer les doigts dans l’oeil.

Pour finir, le cas de figure que vous évoquez est très fréquent : des gens qui ont un cursus universitaire (DEA, DESS, Doctorat) et qui finissent par se réorienter en BTS ou même plus bas. Comme je suis RMIste, la CAF et l’ANPE m’encouragent à faire la même chose, c’est-à-dire passer des concours Bac+2, Bac+3. Or, je suis lauréat du prix de thèse dans l’une des 100 meilleures universités du monde. Quintuple gâchis :

- pour la collectivité qui a financé mes études (pour pas cher, mais financé quand même)…
- pour l’entreprise ou l’administration qui pourraient me recruter à mon vrai niveau et bénéficier de mes compétences…
- pour l’entreprise ou l’administration qui me prendront à un poste largement sous-qualifié pour lequel je n’aurai aucune motivation…
- pour la personne qui est, elle, vraiment à niveau bac+2 et à laquelle je vais piquer un job…
- et surtout, pour moi, vivant dans la frustration de ne pas avoir de travail à mon niveau (par manque de piston ?), le passeport en main, attendant d’être reconnu à l’étranger pour le plaisir d’envoyer un gigantesque bras d’honneur à cette douce France, qui préfère financer les travaux d’Eveline Charmeux plutôt que les miens.

En conclusion, le système universitaire français est monté à l’envers. Exactement à l’envers : ce qui devrait-être en haut est en bas, ce qui devrait être en bas est en haut. Laurent Lafforgue compare la situation à un juin 40, et il n’exagère pas tant que ça. Comme dit, pour le moment, on parvient encore (mais de moins en moins) à balayer la poussière sous le tapis. D’ici quelques années, quand la crise éclatera vraiment, la France ne pourra plus compter que sur une seule et dernière chose : une aide humanitaire provenant des universités américaines.

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(1) Cf. rapport Demailly, 2001 : http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/rapport.html (partie II)

(2) Ce qui ne signifie pas que tous les lauréats soient mauvais. Néanmois, la valeur d’un concours se mesure à celle des derniers reçus, et non à celle des premiers.

(3) là encore, c’est la valeur MINIMALE du diplôme qui compte, et pas celle des meilleurs diplômés, ni même le niveau moyen.

Rédigé par : Pierre-Henri | le 18 janvier 2007 à 12h17 | Alerter
Pour continuer sur le même chemin, un petit article dans “Marianne” de cette semaine, consacré à une doctorante de l’Institut Pasteur.

Cette maudite élitiste a le culot de travailler sur les facteurs génétiques de l’autisme, et non sur des choses vraiment importantes comme la métacognition, l’éducabilité, la docimologie* ou la modalisation axiologique à visée citoyennisante. D’après l’article, ses recherches constituent une avancée notable dans son domaine. Pendant les premières années de sa thèse, elle gagnait 1 100 € par mois. Ensuite, une bourse de la fondation France télécom a pris le relai, à 1 200 € par mois.

Malgré tout, elle voudrait bien rester en France (une sainte !), à ceci près qu’il n’y a pas de poste dans sa discipline. Par conséquent, elle sera forcée à l’exil.

A côté de ça, l’INRP a toujours un budget de 19 millions, les IUFM dépensent toujours plus de 15 000 € par stagiaire, le pédagogisme accapare toujours un nombre considérable de crédits recherche et de postes universitaires.

Après tout, qu’est-ce qu’on en a à fiche des autistes, je vous demande ? Cela va de soi : les savoirs savants et encyclopédiques d’obscurs laborantins ne nous apportent rien. Autant les refiler à la vile Amérique réactionnaire. La France est un pays PROGRESSISTE, que diable !

——————————————-
* qui est, comme chacun sait, la science de donner des notes. Si, si, il y a des chercheurs en France dont c’est la spécialité et qui sont payés pour réfléchir à ça.

Rédigé par : Pierre-Henri | le 20 janvier 2007 à 10h55 | Alerter
PS : une brève recherche internet m’apprend qu’il existe deux autres sciences : la docimastique qui s’intéresse aux examens, et la doxologie qui étudie globalement le rôle des évaluations dans l’éducation.

Alors, quand on finance des choses aussi capitales, les recherches sur l’autisme, vous pensez si on en a quelque chose à cirer !

Rédigé par : Pierre-Henri | le 20 janvier 2007 à 11h04 | Alerter
Cela évoque tout à fait le regretté et même vénéré camarade Joseph Staline, Lumière du Peuple et Etoile du Firmament Socialiste qui a mis Mendel et ses lois rétrogrades et totalitaires au ban de la recherche populaire, au profit des “travaux” du grand Lyssenko, savant au service du Peuple parce que la philosophie de ses recherches était par nature progressiste.

PS: pas sympa de me piquer le thème d’un de mes billets à venir^^

Rédigé par : les Réactionnels de Gauche | le 20 janvier 2007 à 14h50 | Alerter
Bonjour à tous,
(Désolé, P-H, de lire votre longue réponse si tardivement)

Je comprends et ne nie pas que la principale difficulté de l’Université soit liée au “niveau exécrable du bac”, difficulté accrue par le TSF, “Tout Sauf la Fac”.
Remarquons que cette stratégie d’évitement des étudiants les mieux informés n’a pas pour cause la qualité des enseignements assurés ailleurs mais l’espoir d’un probable débouché professionnel.

Hormi le “pédagogisme” que vous n’oubliez jamais, un phénomène essentiel caractérise ces 30 ou 40 dernières années : la massification de l’éducation.
L’élitisme est sous-jascent dans votre argumentaire pour permettre un recrutement universitaire en adéquation à l’enseignement que vous y préconisez.
La “vie active”, formule que l’on trouvait naguère au terme d’un bulletin scolaire de collégien, n’accueille plus les jeunes en echec scolaire. Ce n’est pas par “pédagisme” que l’on a essayé de conduire vers des bacs diversifiés (professionnel, technologique et général) tout une classe d’âge mais pour répondre à une évolution sociale.
Le problème qui se poserait alors est qui “prend en charge” les nombreux non-sélectionnés. vous me direz peut-être que cela aurait le mérite de poser la question. Mais les anti-pédagogistes auraient à y répondre comme les autres.

Vous posez le problème du recrutement des enseignants et soupconnez les “pédagogistes” de recruter sur des critères d’adhésion à leurs thèses. C’est vrai que le problème est crucial parce que sont recrutés, via un concours, des enseignants dont ce sera métier pendant plus de 40 ans désormais et ce quelque soit quasiment leur aptitude dans le temps à l’exercer.
Je n’arrive pas à imaginer une méthode de recrutement idéale. Par contre, même si c’est tabou, remettre en cause ce principe, rendre et favoriser les reconversions, alterner pratiques professionnelles et enseignement sont des pistes que, selon moi, l’EN doit explorer.

PMF

Rédigé par : PeutMieuxFaire | le 22 janvier 2007 à 10h42 | Alerter
1) Je n’ai jamais caché mon élitisme (sur critères académiques s’entend) en ce qui concerne les filières générales à l’université. Attention : par “élitisme” je ne demande pas que les étudiants soient capables de réciter la Summa contra gentiles de Saint Thomas d’Aquin par coeur et à l’envers. Plus simplement, qu’ils disposent de la culture générale, de la maîtrise de la langue et des bases suffisantes de méthodologie scolaire pour suivre avec profit des cours qui soient réellement de niveau universitaire.

En théorie, une université digne de ce nom forme des spécialistes dans différents domaines, en prodiguant des cours qui sont en rapport avec les avancées de la recherche. Une université, idéalement, a trois missions :

- conserver le patrimoine scientifique et culturel de l’humanité
- le faire progresser
- le transmettre

La mission de formation professionnelle n’a de sens que si elle est en rapport avec ces missions. Autrement dit, si on réinvestit dans la formation professionnelle les apports de la recherche, ce qui n’a de sens que pour les cursus de plus haut niveau.

Une véritable université est donc élitiste par définition, c’est là une condition nécessaire de son existence. Mettre les meilleurs étudiants en face des meilleurs enseignants-chercheurs, pousser toujours plus loin, faire progresser les connaissances humaines… tout cela devrait être ses principales préoccupations. Si on perd cette définition de vue — comme cela se produit depuis pas mal de temps en France — alors ce titre d’ “université” n’est qu’un mensonge. Une université qui ne fait pas de recherche et qui ne donne pas des enseignements de haut niveau, ce n’est pas une université. C’est un peu comme un boucher végétarien, ça ne veut rien dire, il faut lui trouver un autre nom.

Et, de fait, parmi les 85 universités et les innombrables “instituts universitaires” que compte ce pays, bien peu mériteraient l’appellation — qui n’est plus, dans la plupart des cas, qu’un abus de langage. Nous ne sommes pas loin des rêveries d’un empire sur le déclin : planter des drapeaux marqués “université” sur la moindre colline, pour nous donner l’illusion de la grandeur.

2) je ne nie pas que les difficultés soient avant tout sociales. Vous avez parfaitement raison sur ce point, c’est la base de tout. Pour parler crûment : la France ne sait plus quoi faire de ses jeunes, alors elle utilise toutes les ficelles possibles dans l’espoir de les occuper le plus longtemps possible, et tant pis pour les conséquences. Et je sais bien qu’une sélection universitaire, dans l’état, est impossible. Aucun parti politique, de quelque bord que ce soit, ne prendra le risque d’envoyer direct vers l’ANPE des centaines de milliers de jeunes. C’est avant tout pour eux qu’il faudrait trouver une solution. Car, en fait, beaucoup d’étudiants s’ennuient souverainement à l’université, à laquelle ils reprochent (de façon particulièrement absurde et paradoxale !) de fournir un enseignement trop théorique, trop savant, trop coupé des réalités … trop universitaire en somme. C’est parce qu’ils commettent un contresens total sur la définition même de l’université (voir plus haut) ; contresens auquel les a poussés l’idiotie du principe de non-sélection.

De surcroît, employer l’université dans une fonction de garderie était peut-être la chose la plus stupide à faire. Cela remet en cause la formation de spécialistes, cela accentue la fuite des cerveaux qui coûte tant à notre pays, et cela plombe la recherche dont nous aurions besoin pour sortir de l’ornière, tant sur le plan culturel qu’économique. Pour le dire autrement, non seulement on a choisi une solution de court terme, mais en plus cette solution interdit les espoirs à long terme.

3) il n’y a pas de système de recrutement idéal, surtout en France, où le clientélisme est roi. L’université ne fait pas mieux que l’éducation nationale sur ce chapitre. Cette dernière a au moins l’excuse de la pénurie de candidatures : les vocations sont rares, et ils en sont réduits à gérer la pénurie. La rigidité des recrutement est particulièrement visible à l’université (beaucoup plus que dans le secondaire) : il suffit qu’une mode académique flambe à un moment donné et hop, on recrute pour 40 ans les spécialistes qui sont tombés au bon moment. 2 ou 5 ans après tout le monde a oublié la mode, mais les chercheurs sont toujours là, qu’il faudra bien faire progresser à l’ancienneté. Pire encore, d’une certaine façon, l’université française ne recrute pas suivant ses besoins. La plupart du temps, elle fait l’inverse : elle élabore ses besoins en fonction des personnels déjà embauchés. C’est en partie pour ça, par exemple, que les élèves du secondaire bouffent à haute dose de la sémiotique, de la linguistique, de la stylistique et autres variations sur le thème de la “pipeautique” : la mode est globalement passée, mais les chercheurs-fonctionnaires sont toujours employés, et il faut bien trouver à les occuper.

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

IUFM : toujours accusés, bientôt réformés…

A quelques mois d'une énième réforme, les instituts universitaires de formation des maîtres continuent d'être la cible d'attaques de plus en plus féroces. Les critiques, de droite, de gauche, des pédagogues eux-mêmes, s'empilent contre une institution constamment remise en cause. Première partie d'une enquête en trois volets.



Dira-t-on un jour « insulté comme un IUFM » ? Ou bien la énième réforme de ces ins­tituts universitaires de for­mation des maîtres, actuel­lement engagée par Gilles de Robien, en application de la loi Fillon, mettra-t-elle un terme à leur mise en cause permanente ? La réforme en cours vise à faire passer les IUFM, jusqu'à présent auto­nomes, sous la responsabilité des universi­tés. Mais sa motivation reste d'ordre idéo­logique : il s'agit de mettre fin à l'idée fondatrice des IUFM que la formation des maîtres (primaire et secondaire réunis) est une entreprise spécifique, distincte de la maî­trise des savoirs académiques. Apparus en 1990, créés par la loi d'orientation de 1989 de Lionel Jospin, les IUFM n'ont, depuis, jamais passé une année sans être attaqués. Et jamais une année sans être encore plus atta­qués que la précédente. Toutes les critiques qui les visent ne sont pas dictées par l'hos­tilité à la pédagogie : certaines procèdent du fait que ces instituts, « mal nés », selon l'ex­pression de l'inspecteur général André Hussenet, apparaissent comme des “usines à gaz”, difficilement gérables, où, au lieu de développer une culture professionnelle vivante, se transmettent des conceptions figées dans des conditions parfois douteuses d'un point de vue intellectuel. Portrait en partie injuste, mais suffisamment répandu pour que certains, y compris à l'intérieur des IUFM, voient dans l'intégration aux universités une occasion de bousculer la donne.

Pour comble, ces instituts se voient aussi reprocher leur manque de... pédagogie, en particulier dans leur façon jugée infantili­sante de traiter les adultes en formation que sont leurs stagiaires. Cela étant, les critiques les plus vives, qui ont fait basculer la déci­sion, viennent des adversaires du “pédago­gisme”, de droite comme de gauche. Dans un flot continu de prises de position, les IUFM sont décrits comme des « temples de la pensée unique » où officient des « gourous » irresponsables. Exemple de droite : ces « organismes soviétiformes », estime Nicolas Lecaussin (1), sont issus de « l'épanouissement de l'idéologie marxiste », dont le but était de « rendre les Français plus dociles à l'avènement du communisme en leur enlevant tout esprit critique par l'effacement des points de repère que produit une vraie culture ». Mais, hor­mis la référence à un marxisme diabolisé, les mêmes reproches, axés sur « l'effacement de l'esprit critique », se retrouvent mot pour mot dans les propos des anti-pédagogues de gauche, manifestement de plus en plus nombreux. « Faut-il en finir avec les IUFM ? », demandait en octobre 2005 l'association Vive la République, d'inspiration “souverainiste”, tendance Chevènement, lors d'un colloque où toutes les réponses à cette question étaient positives. Et pressantes. Car, dans les propos de leurs détracteurs, il y a urgence à abolir ces instituts de « formatage » des maîtres.

Ces dernières années, ce type de discours s'est spectaculairement radicalisé. Désormais, les IUFM sont ouvertement qualifiés de « repaires de Khmers rouges », selon l'ex­pression utilisée par le mathématicien Lau­rent Lafforgue, éphémère membre du Haut Conseil de l'éducation, pour désigner la « nomenklatura » de l'éducation nationale. Dans un nouveau pamphlet intitulé A bonne école (Jean-Claude Gawsewitch édi­teur), Jean-Paul Brighelli, membre de Sau­ver les lettres, traite les IUFM de « fascistes », mot qu'il assortit de cette fragile distan­ciation : «... si par fascisme on entend, comme Orwell, police de la pensée ». Pour qui serait tenté de confondre ces propos avec on ne sait quel folklore polémique sans consé­quence, il faut savoir que Laurent Lafforgue, Jean-Paul Brighelli et leurs amis sont actuel­lement conviés à nombre de “conventions” et autres colloques de partis politiques ou de clubs, de la majorité ou de l'opposi­tion (2), et donc institués en interlocuteurs privilégiés sur la question scolaire.

Poser - hors tout jugement de valeur - le constat de ces attaques et tenter de les syn­thétiser expose au manque de politesse : en plus d'être “facho”, l'IUFM serait à l'in­telligence ce que le Sahara est à la verdure. Dans ce registre impitoyable, est paru récemment un petit ouvrage : La Ferme des professeurs, de François Vermorel (3), qui narre son expérience à l'IUFM Nord-Pas-de-Calais. Reçu en 1998 au capes de lettres, il fait partie des rares stagiaires qui, suite à une inspection, n'ont pas été titularisés par l'éducation nationale à l'issue de leur année de stage. Ce n'est donc pas la position idéale pour une objectivité qu'il ne revendique d'ailleurs nullement. Il assume un parti pris burlesque, mais présente comme véridiques une série d'anecdotes suffocantes. Il met ainsi en scène un dialogue entre un stagiaire, rapportant ce qu'il a fait en classe, et une formatrice de l'IUFM, celle-ci s'exclamant :

« Vous déclarez avoir fait une séquence entière sur Le Cid de Corneille. Vous n'avez pas honte ?

- Pardon ?

- Cette pièce est une apologie du racisme ! »

Questionné sur la vraisemblance de ce dia­logue, François Vermorel est catégorique. Il assure avoir « personnellement entendu » ces propos, tenus « en cours de formation disci­plinaire de français, par une formatrice à plein temps », qui n'était « pas un outsider » par rap­port à ses collègues. Sur l'ensemble du livre, il concède être allé « chercher le matériau le plus extrême, pour faire une sorte de bêtisier condensé », qu'il juge « représentatif d'une réa­lité ». Autre épisode : il assure avoir rédigé en deux jours et demi un mémoire profes­sionnel “bidon”, dont il donne des extraits parfaitement loufoques. Et que ce texte a été validé par ses formateurs. Un mémoire à son nom, indique l'IUFM de Lille, a bien été validé en 1999, mais, après la durée légale de conservation, fixée à cinq ans, il a été mis au rebut. Plus rien ne peut donc être prouvé en ce qui concerne son contenu. Sur le livre, Guy Brassart, le directeur de l'IUFM, réagit : « Ça fait peur ! C'est un livre morbide. Ce n'est pas une bonne idée de lui faire de la publi­cité. Le portrait qu'il dresse est extrêmement noir. Les caricatures de M. Vermorel sont sa per­ception des choses, et je me garderais de polé­miquer là-dessus. Nos stagiaires actuels ont été choqués. Certains ont même essayé, en vain, de faire passer des réponses sur son site (4). Nous ne nous retrouvons pas dans cette description, si l'on peut appeler ainsi une pochade. » Mais Le Cid “pièce raciste” ? « Si de tels propos ont été tenus sur le mode sérieux, j'insiste sur ce point, il va de soi que je les condamne ! En tant que directeur, je sais que Le Cid est au programme de français du collège. Donc à notre programme aussi. » Deux versions parfaitement opposées. Publié dans une relative discrétion, le livre n'en a pas moins été aussitôt référencé dans l'arsenal anti-IUFM, catégorie “témoignage déca­pant”. En comparaison, celui de Rachel Boutonnet (Journal d'une institutrice clandestine, Ramsay, 2003) paraît rétroactivement modéré, alors qu'il contenait déjà, sur une position de départ hostile, son lot d'anec­dotes renversantes. Quelle considération accorder aux témoignages à charge ? Ce parti pris suffit-il à les priver de toute vérité ? La réalité de terrain diffère toujours de son expression officielle. Mais, d'un autre côté, la réaction de Guy Brassart peut-elle être éva­cuée ? Questions en forme d'impasse...

Il existe 31 IUFM, eux-mêmes dispersés en de multiples sites et divisés en de nom­breuses formations catégorielles et discipli­naires. Nul ne peut dire exactement ce qui s'y passe, et l'ensemble constitue un pay­sage hétérogène. La rumeur qui en émane, de la part des stagiaires ou des enseignants qui en sont issus, est souvent négative ou nar­quoise, mais il y a une différence de nature entre les récriminations, nombreuses, et le procès en débilité qui leur est fait. D'autre part, il n'est pas très difficile de trouver aussi des professeurs satisfaits, qui, eux, ne publient pas de livres. Enfin, de très nombreux pro­tagonistes du débat éducatif, au sens le plus noble, travaillent dans les IUFM à divers titres : formateurs, formateurs associés, ensei­gnants-chercheurs. .. Tout, absolument tout en éducation, est sujet à controverses, mais ces interlocuteurs, en contact avec la presse, ne ressemblent en rien à des crétins fascisants, version “orwellienne” ou pas, et sont sou­vent en désaccord avec d'autres éléments au sein même des IUFM. Les récentes polé­miques sur les méthodes de lecture ont mon­tré que des chercheurs siglés IUFM n'étaient en rien ridicules face à des universitaires “pur jus”. Sociologues, didacticiens, pédagogues, philosophes, individuellement associés ou non à des laboratoires universitaires... Tous ces gens apportent des avis différents. Cer­tains sont exaspérés par... les IUFM. Ce serait même là une des raisons de la quasi-absence de réactions internes - personnels, syndicats ou directions - aux attaques externes. « Chacun croit que c'est l'autre qui est attaqué ! », explique un chercheur.

Et si les IUFM souffraient d'un vice de forme initial, induit dans leur projet même, qui postule qu'en deuxième année - donc après sa formation disciplinaire - un stagiaire est censé ingurgiter en quelques mois toutes les problématiques éducatives, tout en absor­bant, par le biais des stages, le choc du terrain ? Chaque problème éducatif, quelle que soit sa nature, n'est-il pas ramené en toute occasion à un défaut ou une absence de for­mation ? « La brièveté de la formation, remarque Patrick Rayou, enseignant-cher­cheur à l'IUFM de Créteil, est une contrainte très forte qui porte le risque de dénaturation. » Philippe Meirieu, indétrônable Grand Satan pour les pourfendeurs du “pédagogisme”, rend ces jours-ci son tablier de directeur de l'IUFM de Lyon. Il confie qu'il lui est arrivé, face à certaines situations qui lui étaient rap­portées, d'avoir envie de... virer le directeur. Bientôt un nouveau “témoignage décapant” ?

Luc Cédelle



(1) Auteur de Cet État qui tue la France, Plon, 2005.

(2) Participation ne vaut pas adhésion, et invitation ne vaut pas approbation. Mais les deux valent reconnaissance et notoriété croissantes.

(3) Les Éditions de Paris-Max Chaleil, janvier 2006.

(4) www.lafermeauxprofesseurs.com







La réforme : encore un “sac de nœuds” à démêler



L'intégration des IUFM à l'Université, décidée par la loi d'orienta­tion (loi Fillon) d'avril 2005, se présente encore comme « un sac de nœuds », dit un spécialiste du dossier. Le but est la reprise en main du contenu de la formation. Le moyen, l'intégration, ne lais­serait plus aux IUFM placés sous la coupe des conseils d'admi­nistration des universités, qu'une autonomie très réduite. Mais cette intégration pose une quantité de problèmes techniques, liés aux statuts des personnels, aux budgets, aux locaux... En outre, une fois les IUFM sous l'autorité des universités, ces dernières pour­raient se montrer très rétives à toute injonction. Il faut aussi comp­ter avec l'impact de l'absorption sur les universités : certaines, gagnantes des appels d'offres prévus, verraient leurs effectifs exploser, d'autres, plus petites, fondre. Certaines ont des dépar­tements de sciences de l'éducation, qui ne seraient donc pas pavillon bas... Et un bras de fer a déjà commencé entre les uni­versités et les rectorats, désireux de garder le contrôle des conte­nus. Issu d'un groupe de travail ministériel, un projet de cahier des charges pédagogique, assorti d'un référentiel des compétences, a été élaboré : beaucoup de langue de bois et peu de change­ments, sauf sur la proportion entre formation théorique et stages. Des deux tiers pour la première et un tiers pour les seconds actuel­lement, on passerait à moitié/moitié, au prix de l'invention un peu forcée de nouvelles catégories de stages.

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

J’ai retrouvé hier mon cahier de composition, CM2, janvier 1975

Orthographe : Dictée d’un texte de Moselly : « La visite du docteur » de Moselly : environ 100 mots, texte à l’imparfait et au passé simple. Voici les premières phrases : C’était un brave homme qui, à la fin de l’année, oubliait souvent d’adresser la note de ses visites aux pauvres diables. Dès qu’il entra, il examina soigneusement la fillette, puis il l’ausculta….

Vocabulaire :
Que pensez-vous du docteur ?
Quelles doivent être ses qualités ?
Expliquer : Rédiger minutieusement une longue ordonnance.
Quelle différence faites-vous entre épier et examiner ?
Quelle remarque faites-vous sur la formation des mots : minutieusement et soigneusement ?
Quelle est la racine du mot « ordonnance. » ?

Conjuguer au futur à la 1ère personne du singulier et du pluriel les verbes examiner, mettre et voir et les mêmes verbes au passé composé, à la3ème personne du singulier et du pluriel.

Mettre la phrase suivante au passé composé :
Le docteur ausculta la fillette, prit un air sérieux et il prescrivit un traitement sévère.
Grammaire

Rechercher les propositions des phrases suivantes et analysez-les :
Il rassura la maman qui était inquiète.

Le médecin certifie qu’elle guérira vite.

Le malade aimait les remèdes que le docteur avait prescrits.
Analysez deux mots dans la dictée : qui et dès que.


Bon, ce n’était pas des évaluations nationales, chaque instit se faisait les siennes, en fonction de sa progression, sans doute. Je sais que le mien, Monsieur V* , prenait modèle sur les annales des examens d’entrée en sixième des années 50-60. Tous les instits de mon école étaient des anciens, qui avaient commencé leur carrière au sortir de la guerre. Voilà à quel niveau il s’agissait d’amener les élèves du CM2 en ce temps-là. Etait-ce ainsi dans les autres écoles ? Je ne sais pas . J’ajoute cependant qu’il s’agissait d’une école publique tout à fait banale, dans un quartier populaire du Sud-Ouest. Combien d’élèves réussissaient ces exercices dans une classe ? Je suis loin d’être un mec brillant, mais j’y parvenais sans trop de peine.

J’aimerais beaucoup retrouver cet instituteur, et lui tirer mon chapeau.

Je peux vous écrire la compo de maths, si cela vous intéresse.

Écrit par : chevreuil | 08 janvier 2009

DISCOURS PRONONCÉ PAR LE COMMANDANT-EN-CHEF FIDEL CASTRO À LA SESSION CONMÉMORATIVE À L'OCCASION DU 50è ANNIVERSAIRE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Palais des Nations, Genève, Suisse. 14 mai 1998



Excellences,

Fonctionnaires de l'OMS,

Honorables délégations:

Hommage à l'Organisation mondiale de la santé qui aux côtés de l'UNICEF, a contribué à suaver la vie de centaines de millions d'enfants et de millions de mères; qui a soulagé les souffrances de bien d’autres millions d’êtres humains et les a sauvé de la mort! Ces deux organisations, de pair avec la FAO, le PNUD, la CNUCED, le PAM, le Fonds des Nations unies pour la population, l'UNESCO et bien d'autres institutions spécialisées si constestées par ceux qui voudraient effacer de la Terre les nobles idées qui ont inspiré la création des Nations unies; ont résolument favorisé la formation d'une conscience universelle sur les graves problèmes du monde contemporain et les grands défis que nous avons à relever.

Si, selon les calculs des préstigieux chercheurs, l'économie mondial, a sixtuplé en termes de croissance et si la production de biens et services est passée de moins de 5 billions de dollars à plus de 29 billions entre 1950 et 1997, pourquoi meurent encore chaque année 12 millions d'enfants de moins de cinq ans, soit 33 000 par jour; alors que l'inmense majorité pourrait se sauver? À aucun endroit du monde, aucun génocide, aucune guerre ne tue autant de personnes par minute, par heure et par jour que n’en tuent la faim et la pauvreté sur notre planète, et ce cinquant-trois ans après la fondation de l'Organisation des Nations unies.

Les enfants qui meurent alors qu’ils pourraient se sauver, sont en leur quasi-totalité des pauvres, et sur les survivants, pourquoi chaque année 500 000 perdent la vue tous les ans faute d'une simple vitamine dont le coût annuel est inférieur à celui d’un paquet de cigarettes? Pourquoi 200 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de dénutrition? Pourquoi 250 millions d'enfants et d'adolescents travaillent? Pourquoi 110 millions ne vont pas à l'école primaire et 275 millions à la sécondaire? Pourquoi 2 millions de fillettes se prostituent chaque année?

Pourquoi en ce monde qui produit d’ores et déjà presque 30 billions de dollars annuels en biens et services, 1,3 milliards d'êtres humains vivent dans la misère totale? Pourquoi reçoivent-ils moins d’un dollar par jour alors que certains autres en touchent plus d'un million? Pourquoi 800 millions de personnes ne disposent pas des services de santé les plus élémentaires? Pourquoi des 50 millions de personnes, entre adultes et enfants, qui décedent tous les ans dans le monde, 17 millions, soit environ 50 000 par jour, meurent de maladies infectieuses dont presque toutes pourraient se soigner et beaucoup, ce qui serait mieux encore, se prévenir à temps, parfois pour moins d’un dollar par personne?

Que vaut une vie humaine? Et combien coûte à l'humanité l’ordre économique injuste et insupportable instauré dans le monde?

Un total de 585 000 femmes ont perdu leur vie en 1996 pendant la grossesse ou l'accouchement, dont 99 p. 100 dans le tiers monde. Un total de 70 000 sont décédées des suites d’un avortement réalisé dans de mauvaises conditions, dont 69 000 en Amérique latine, en Afrique et en Asie.

Indépendament l'énorme différence en matière de qualité de la vie, dans les pays riches les personnes vivent en moyenne douze ans de plus que dans les pays pauvres, cet écart atteignant dans certaines nations de 20 à 35 ans entre les plus riches et les plus pauvres.

Qu’il est triste de penser que, malgré les efforts consentis par l'OMS et l'UNICEF, pour s’en tenir au seul secteur de la mère et de l’enfant ces cinquantes dernières années plus de 600 millions d'enfants et 25 millions de mères sont décédés alors qu’ils auraient pu survivre faute de soins médicaux. Mais cela eût exigé un monde plus rationnel et plus juste. Durant cette même période de l'après-guerre, les dépenses militaires ont engloutis plus de 30 billions de dollars. Selon des estimations des Nations unies, l'accès universel aux services de santé élémentaires ne coûterait que 25 milliards de dollars par an, soit 3 p. 100 des 800 milliards de dollars investis de nos jours en dépenses militaires. Et la guerre froide a pris fin.

Le commerce des armes, qui servent à tuer ne cesse pas, et les médicaments, qui devraient servir à sauver des vies; se vendent toujours plus cher. Le marché des médicaments s’est chiffré en 1995 à 280 milliards de dollars. Mais les pays développés qui, avec leur 824 millions d'habitants; ne répresentent que 14,6 p. 100 de la population mondiale en consomment 82 p. 100; tandis que le reste du monde, soit 4 815 milliards, n'en consomme que 18 p. 100. Leurs prix rendent réellement inaccessible les médicaments dans le tiers monde, sauf pour les secteurs privilégiés. Le contrôle des brevets et des marchés, par les grandes transnationales fait majorer ces prix jusqu'à dix fois plus par rapport aux coûts de production. Certains antibiotiques de dernière génération se vendent sur le marché cinquante fois plus cher que leur prix de revient.

Mais l'humanité continue de croître tous les jours. Nous sommes déjà presque six milliards. Nous croissons à raison de 80 millions par an. Pour atteindre le premier milliard, nous avons mis deux millions d'années; pour le sécond milliard, cent ans et pour le dernier, onze ans. Dans cinquante ans, la planète comptera quatre milliards d’habitants de plus.

De vieilles maladies ont refait leur apparition et il y en a d'autres nouvelles: le Sida, l'ébola, l'hantavirus, l'encéphalopathie spongiforme bovine. Plus de 30 d'après les spécialistes. Soit nous vainquons le Sida soit le Sida fera des ravages dans de nombreux pays du tiers monde. Mais aucun malade pauvre ne peut dépenser les 10 000 dollars annuels que coûtent les traitements actuels qui, même s'il prolongent sa vie, ne les guérissent pas.

Le climat change, les océans et l'atmosphère se rechauffent, l'air et les eaux se polluent, les sols s'érodent, les déserts s'étendent, les forêts disparaissent, les eaux se raréfient. Qui sauvera notre espèce? Les lois aveugles et incontrôlables du marché, la mondialisation néoliberale, une économie qui croît pour soi-même et par soi-même tel un cancer qui dévore l'homme et détruit la nature? La voie ne saurait être là, ou alors elle ne sera que pour un laps très bref de l'histoire.

C’est contre ces réalités-là que l'Organisation mondiale de la santé lutte héroïquement et qui a, de plus, le devoir d'être optimiste.

En tant que Cubain et révolutionnaire, je partage cet optimisme. Cuba, où la mortalité infantile se chiffre à 7,2 décès pour mille naissances vivantes, qui compte un médecin pour 176 habitants -oit le taux le plus élevé au monde- et où l’espérance de vie dépasse 75 ans, a déjà réalisé dès 1983 le Programme de santé pour tous pour l'horizon 2000. Malgré le cruel blocus qu'elle endure depuis presque quarante ans, malgré sa condition de pays pauvre du tiers monde.

La tentative de pratiquer le génocide contre notre peuple nous a fait rédoubler nos efforts et notre volonté de survivre. Le monde peut lui aussi se battre et vaincre!

Je vous remercie.

Écrit par : cuba libre | 08 janvier 2009

Moi, je sais. J'avais d'ailleurs donné ce lien, lundi ou mardi, sur la liste du GRIP, mais ça n'est apparemment arrivé chez personne :
http://www.darcos-demission.org/
Il faut descendre jusqu'au troisième article intitulé "Exclusif".

Ecrit par : catmano | 08 janvier 2009

C'est vachard ! Même à mon époque, CM2 68/69, ça aurait donné du fil à retordre à nombre d'entre nous en janvier, tout au moins pour ce que j'ai lu de l'épreuve de français.
Quel est le but ?

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Ceci dit, je me ferais un plaisir de voir notre bon ministre Darcos nous résoudre à la télé, privée ou publique, à son choix, la recette des crêpes du numéro 19 de mathématiques !

Écrit par : dobolino | 08 janvier 2009

Je peux vous écrire la compo de maths, si cela vous intéresse.

Ecrit par : chevreuil | 08 janvier 2009

Oui, oui, ça m'inéresse. Si vous pouviez me dire aussi lors de quel mois, vous trouvez les premiers exercices de calculs d'aires...

Écrit par : catmano | 08 janvier 2009

Ça trolle sec, ce soir. Le camp du bien est déja en week-end.

Écrit par : Manu | 08 janvier 2009

http://trucsdebobo.wordpress.com/2008/09/30/20-les-quotas/

Ecrit par : Goulougoulou dans la case | 08 janvier 2009

Excellent ! Merci Goulou !

Écrit par : Manu | 08 janvier 2009

Dugong, j'ai oublié de vous dire que mon mari est né au Dahomey ! Bonne et belle nuit ! Dormez bien sur vos deux oreilles.

Écrit par : Marilyse | 08 janvier 2009

Le recueil de vieux articles extraits de mon blog et de commentaires dont je ne suis pas sur que tous y figurent réellement n'est pas de mon fait et correspond à un sabotage de “Bonnet d'äne” par quelqu'un dont j'ignore tout de la réalité de ses motivations. Ces publications sont du même ordre que l'édition de discours de Fidel Castro sur ce site.

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

Tailleboudin, ça doit être Felts. Et le fou qui met des discours à n'en plus finir, je ne sais pas qui c'est. Mais ça pourrait être Felts aussi.

Écrit par : Marre | 08 janvier 2009

Quel dommage Marre que je démente dans le même temps que vous m'accusez la reproduction de discours sans fin. Du coup votre accusation prend un air bidon qui lui sied à merveille.
Notez que je signe de mon nom et que l'on peut retrouver facilement l'adresse de mon blogue.

Écrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

Suffirait d'remonter vouère qui c'étions qui n'aimions point not bon pierre henri ...
Lè un peu gland le trollito .

:ange:

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

Si vous pouviez me dire aussi lors de quel mois, vous trouvez les premiers exercices de calculs d'aires...

Ecrit par : catmano | 08 janvier 2009

J'ai trouvé un exercice sur les aires un peu corsé dans la compo du mois de mars. Rien avant. Mais comme il s'agit d'un problème de bordure bitumée ou quelque chose dans ce genre, je pense que les aires étaient forcément abordées avant. Je regarderai dans les cahiers de classe, que j'ai conservés. (Enfin mes parents, dans les cartons de l'atelier, entre le motoculteur et les bobines de la filature)

Enfin , je posterai la compo de maths demain, il se fait tard ...

Mes amitiés

Écrit par : chevreuil | 08 janvier 2009

Quoiqu'il en soit, et bien que JPB y répugne, il serait peut-être temps de faire un peu le ménage, car ça devient illisible (pas trés malin non plus de la part de Toto d'en rajouter encore plus à travers de kms de copié-collé en guise de réponse).

En tout cas, chez les péda-cuculs, on n' aurait pas laissé passer ne serait-ce que deux lignes remettant en cause leurs petites certitudes minables. Ils sont dix fois plus cons que Le Pen, finalement, ces apôtres de la "tolérance" à sens unique.

Et puisqu'on nous jette à la figure "défenseurs de l'Instruction = Le Pen", je serais curieux de voir si Le Pen fait de plus gros scores avec une école digne de ce nom et des élèves qui savent lire écrie et compter plutôt qu'avec l'actuelle et les crétins qu'elle fabrique à la chaîne grâce au boulot de M. Grandserre et ses copains,

Les nostalgiques ne sont peut-être pas ceux qu'on croit. Les fantasmes de type Summerhill ont la vie dure.

Écrit par : Manu | 08 janvier 2009

Moi, je l'aime bien cet article de Luc Cédelle...

Et le portrait de Gilbert Sibieude, qui se trouve un peu plus haut, est criant de vérité! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

@ Manu
Où t'as vu qu'j'en rajoutais des Kms, à moins qu'tu nous kõz du trollito qui post avec mon pseudo ?

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

"Moi, je l'aime bien cet article de Luc Cédelle...

Et le portrait de Gilbert Sibieude, qui se trouve un peu plus haut, est criant de vérité! :-)"

Et sibilibili est doublement un con! :o)

Écrit par : toto | 08 janvier 2009

Depuis 1972, les agrégés sont la seule catégorie de professeurs exclue de toute revalorisation indiciaire : vous engagez-vous à faire cesser rapidement cette injustice ?

Oui. Cette injustice est d'autant plus choquante que les professeurs agrégés constituent dans l'enseignement un corps d'élite.
(Jean-Marie le Pen)

Écrit par : J'ai le supporteur que je mérite | 08 janvier 2009

Et les arguments de Toto sont toujours aussi solidement étayés! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

"Quoiqu'il en soit, et bien que JPB y répugne, il serait peut-être temps de faire un peu le ménage, car ça devient illisible (pas trés malin non plus de la part de Toto d'en rajouter encore plus à travers des kms de copié-collé en guise de réponse)."

Ecrit par : Manu | 08 janvier 2009

Pourquoi, "non plus"? Vous trouvez que Toto est lisible, vous? C'est un scoop!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Y a des fois où effectivement le blog devient illisible.

Écrit par : Jeremy | 08 janvier 2009

@ Manu
Où t'as vu qu'j'en rajoutais des Kms, à moins qu'tu nous kõz du trollito qui post avec mon pseudo ?

Ecrit par : toto | 08 janvier 2009

Désolé Toto : j'ignorais qu'un imbécile utilisais votre pseudo.

Ce qui n'est pas une raison pour écrire en gogol comme vous persévérez à le faire (sentiment de toute-puissance ? Qu'est-ce qui vous excite tant à massacrer volontairement la langue française ? Quel est l'intérêt d'écrire "koz" pour "cause" ?).

Bref, si vous arrêtiez de vous prendre pour Titeuf 2 secondes ça nous ferait des vacances. C'est pénible à la longue, pour ne pas dire franchement lourdingue.

Écrit par : Manu | 09 janvier 2009

Et le portrait de Gilbert Sibieude, qui se trouve un peu plus haut, est criant de vérité! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Pour l'avoir rencontré personellement, c'est un monsieur on ne peu plus charmant. On ne dois pas parler du même .

Vous nous avez déja fait le coup pour Natacha Polony, Christophe : vous confondez "désagréable" avec "en désaccord avec mes idées", je pense.

Écrit par : Manu | 09 janvier 2009

Extrait de l'agenda de Darcos jeudi 08 janvier :

"12h00 Entretien avec Pierre Lellouche, député et conseiller de Paris "

Pierre Lellouche, celui-là même qui avait mis Cola, le fondateur de note2be, en neuvième position sur sa liste, donc en position forcément éligible, et en toute connaissance des projets de Cola !

On croit rêver ! C'est ça le nouveau plan comm' de Darcos ?

Écrit par : Jeremy | 09 janvier 2009

Pourquoi, "non plus"? Vous trouvez que Toto est lisible, vous? C'est un scoop!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2009

Non, Christophe, et c'est bien ce que je lui reproche : non seulement le manque de courtoisie élémentaire qui consiste à prendre les gens pour des cons en faisant volontairement des fautes (pour faire branché ou "cool" ? Ce serait d'autant plus grotesque) mais en plus, je ne comprends parfois même pas où il veut en venir, tellement est imbuvable ce "style" SMS à la con.

Tiens (ça faisait longtemps - Dobolino, ne lisez pas !), Michéa dit quelque chose d'intéressant à propos de ce "langage" SMS dans "L'empire du moindre mal". De mémoire, il écrit que cette saloperie constitue une tentative intéressante du point de vue capitaliste de constituer une sorte d'infra-langage reservé aux pauvres. Franchement , si ce n'est pas la vérité on en est pas loin.

Que Toto s'en fasse le chantre - et apparemment volontairement tout en se croyant manifestement trés malin - ne me fait pas rire. Et tant pis s'il pense que je "manque d'humour" (ce sont ces propres mots).

Écrit par : Manu | 09 janvier 2009

Extrait de l'agenda de Darcos jeudi 08 janvier :

"12h00 Entretien avec Pierre Lellouche, député et conseiller de Paris "

Pierre Lellouche, celui-là même qui avait mis Cola, le fondateur de note2be, en neuvième position sur sa liste, donc en position forcément éligible, et en toute connaissance des projets de Cola !

Ecrit par : Jeremy | 09 janvier 2009

Exact. Il s'emmerde, Darcos, ou quoi ? On lui envoie une bouteille de pastis, un jeu de carte et un mode d'emploi pour la belote ? A moins qu'un bon sudoku ou des mots croisés... ?

Écrit par : Manu | 09 janvier 2009

Il y en a eu, des choses, en une nuit…
Primo, les trolls s'emmerdent visiblement sur leurs sites où personne ne va sauf les con / vaincus. Du coup, ils viennent ici : hommage du vice à la vertu.
"La haine est un carcan, mais c'est une auréole…"

Il va falloir revenir sur cette question de bouffe au collège — mais sur un autre plan. Sanseverina a raison sur un certain plan, mais on peut peut-être prendre le problème autrement. Je vais y penser.

Quant à Darcos, il fait comme tout le ministère : il attend une déclaration de Sarkozy lundi sur l'Education. Ce sera le coup de voir qui a une influence…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 janvier 2009

« Je remercie / à mon égard / j'ai / il me prend / Je veux bien / j'ai / moi / il me reconnaît / je salue / j'ai écrit / mon narcissisme / moi, je / mon blog / je ne suis pas / de mon fait / j'ignore / que je démente / vous m'accusez / je signe / mon nom / mon blogue... »

Écrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2009

"Ce qui n'est pas une raison pour écrire en gogol comme vous persévérez à le faire (sentiment de toute-puissance ? Qu'est-ce qui vous excite tant à massacrer volontairement la langue française ? Quel est l'intérêt d'écrire "koz" pour "cause" ?)."

Houlà , t'es en grave délire, ma poule, il faut vite te faire soigner... àmha !

:)

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

"Non, Christophe, et c'est bien ce que je lui reproche : non seulement le manque de courtoisie élémentaire qui consiste à prendre les gens pour des cons en faisant volontairement des fautes (pour faire branché ou "cool" ? Ce serait d'autant plus grotesque) mais en plus, je ne comprends parfois même pas où il veut en venir, tellement est imbuvable ce "style" SMS à la con."

Tu me fais penser à ma vieille tante qui insultait sa télévision à chaque fois que le 'speaker' faisait une faute.

:o)

Tu sors un peu dehors Manu ? Tu devrais . àmha

"Pour l'avoir rencontré personnellement, c'est un monsieur on ne peu plus charmant. On ne dois pas parler du même ."

Je reconfirme, sibilibili est un gros con .

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Entre l'obsession orthographique de Tailleboudin et la prose débile de Pendariès dont le style est à vomir ( il était saoûl, non ?), les conneries de Sibille et les africâneries boboïsantes de Marilyse, jusqu'où va-t-on descendre ?

Écrit par : Goulougoulou dans la case | 09 janvier 2009

Marilyse à écrit : "Dugong, j'ai oublié de vous dire que mon mari est né au Dahomey ! Bonne et belle nuit ! Dormez bien sur vos deux oreilles."

Et toc !

Ah ! Nostalgie, quand tu nous tiens. L'Afrique Occidentale Française, c'était quelque chose !

C'était aussi cela :

« Maréchal Pétain, nous écoliers du Dahomey
Nous te saluons encore
Aujourd’hui
Pour la grande œuvre que tu as accomplie en ce monde-ci
Nous te remercions… Afin d’achever l’œuvre commencée
Nous autres, travaillerons avec ardeur et confiance
Et tu seras fier de nous
Notre Maréchal Pétain; Maréchal Pétain, Notre Papa »

Autre chose ?

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

Merci à Goulougoulou dans la case.

Ca fait du bien, parfois, de ne pas se sentir seul face à la bêtise ordinaire.

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

à propos du document d'évaluation CM2 :

Beaucoup "d'arguments" du type "on n'a pas encore fait cela en janvier" pour repousser l'ensemble.

Suspect.

question : dans des contenus et progressions SLECC, à quel moment peut-on considérer que plus de 90% des items ont été abordés ?

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

"Entre l'obsession orthographique de Tailleboudin et la prose débile de Pendariès dont le style est à vomir ( il était saoûl, non ?), les conneries de Sibille et les africâneries boboïsantes de Marilyse, jusqu'où va-t-on descendre ?"

Ecrit par : Goulougoulou dans la case | 09 janvier 2009

Vous avez oublié la monomanie feltsienne pour son décacablogue, dans votre énumération! Comme c'est bizarre! ;-)
Moi, j'adore Marilyse et Pendariès! Vraiment, cela nous change, et nous aère! Ca, plus un cours de philo de Robin, c'est le bonheur!

Manu, je ne rappellerai pas la manière dont, encore plus maso vraisemblablement à l'époque qu'aujourd'hui, j'ai tenté d'intervenir, je pense de manière assez raisonnable, (à une intervention anti-toto près; il faut dire que, là-bas, se sentant chez lui, ce qui donne une idée supplémentaire du niveau de ce site, cet individu est encore plus illisible qu'ici), pour tenter de contrer la "bien-pensance" sibieudienne (sibieudaise?) du forum "lire et écrire".
Mais l'obsession anti-iufmienne caricaturale de cette personne, et les commentaires absolument imbuvables d'une partie des habitués de ce site, ont eu raison de ma patience, et de celle de quelques autres intervenants tout aussi modérés. Tant pis pour le dialogue.
Je préfère même avoir à subir, de temps en temps, des copiés-collés assez longs d'histoires de toto, le "vrai", (dont certaines étaient très drôles), et un pot-pourri d'articles, (pas tous inintéressants par ailleurs) qu'on a vu défiler ici hier soir.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

Tellement est imbuvable ce style SMS à la con.

Ecrit par : Manu | 09 janvier 2009

Oh, que cela est vrai! Je me permets même d'enlever vos guillemets, tiens, Manu!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

Quant à Darcos, il fait comme tout le ministère : il attend une déclaration de Sarkozy lundi sur l'Education. Ce sera le coup de voir qui a une influence…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

Dans ce cas, que l'omni-président , tel Napoléon posant la couronne impériale sur sa propre tête, se nomme lui-même ministre de l'Education Nationale, avec Johnny Halliday à la Culture et J.-L. Bigard à la Communication, et qu'on en finisse. Tout ceci est une innommable et désespérante mascarade.

Écrit par : FGuichard | 09 janvier 2009

"Merci à Goulougoulou dans la case.

Ca fait du bien, parfois, de ne pas se sentir seul face à la bêtise ordinaire."

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2009

Tiens, vous aussi, vous pensez que Felts et Toto représentent l'intelligence sur ce blog? On vous a connu plus lucide! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

question : dans des contenus et progressions SLECC, à quel moment peut-on considérer que plus de 90% des items ont été abordés ?
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2009

Les programmes de maths et de grammaire de la GS au CM2 sont sur le site du projet SLECC.
Les progressions sont en cours d'élaboration.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Vous me demandiez pourquoi j'utilisais parfois le terme d'anguille pour vous désigner.

Vous venez de répondre à votre propre question.

PS : je n'ajouterai pas le qualificatif "visqueuse" bien que nous soyons manifestement dans une période de valorisation des huiles synthétiques.

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

Sibille, quand vous aurez compris que Grosboudin, Pendaries et Christophe Sibille ne sont pas dans la même catégorie que Toto et Felts, cela nous autorisera à penser que le qualificatif d'anguille visqueuse et malodorante vous convient parfaitement.

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Nos différences ?
Personnellement, dans un style très différent, je me sens souvent très proche de Manu… Pourtant il ne supporte pas Toto, alors que j'éprouve une solidarité certaine à travers ce que de dernier exprime derrière son langage…
Vive nos différences car elles font de nous des êtres humains… Cela nous change des anguilles visqueuses et malodorantes.

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

je ne pensais pas m'amuser autant en venant visiter ce blog! Je vais regretter la neige ...

Écrit par : l'imparfaite | 09 janvier 2009

Notez que je signe de mon nom et que l'on peut retrouver facilement l'adresse de mon blogue.

Ecrit par : Roger Felts | 08 janvier 2009

Ah, ça...

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Tiens, une intéressante analyse du délire passionnel sur psychothérapeute point blogspot point com, pour mieux comprendre l'ami Narcisse.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Allez, je mets le lien pour Dobolino, et j'affronte le code secret qui mène (peut-être) à la caverne magique :
http://psychotherapeute.blogspot.com/

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Il va falloir revenir sur cette question de bouffe au collège — mais sur un autre plan. Sanseverina a raison sur un certain plan, mais on peut peut-être prendre le problème autrement. Je vais y penser.

JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

Il est certain que ça ne doit pas empiéter sur les heures de cours, à l'exception du cours de SVT et accessoirement d'EPS. Mais les élèves passent au collège et au lycée bien plus d'heures que celles d'enseignement, particulièrement les demi-pensensionnaires et encore plus les internes qui y prennent tous leurs repas et collations, du lundi midi au samedi matin. Il y a largement la place pour un enseignement pratique des notions de base de diététique dans le cadre éventuellement du FSE ou des associations de parents d'élèves qui sont très exactement à leur place quand elles râlent après certains abominables menus de cantine. L'intendance qui voit jeter des repas complets non consommés par des gamins qui n'ont pas appris à manger et se bourrent de pain sans absorber quoique ce soit d'autre peut aussi avoir son mot à dire sur ce gaspillage scandaleux. Je l'ai vu faire dans l'un des collèges que mes enfants ont fréquentés: rationnement du pain à une tranche par personne.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

le code secret qui mène à la caverne magique : AMIXP !!!

C'est une blague de Bill Gates ?

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

@Roger: "Personnellement, dans un style très différent, je me sens souvent très proche de Manu… Pourtant il ne supporte pas Toto, alors que j'éprouve une solidarité certaine à travers ce que de dernier exprime derrière son langage…
Vive nos différences car elles font de nous des êtres humains…"

@Jung:"... dans notre monde civilisé, nous avons dépouillé tant d'idées de leur énergie affective, qu'elles ne provoquent plus en nous de réactions. Nous les employons dans nos discours, nous réagissons d'une façon conventionnelle quand d'autres les emploient mais elles ne font en nous aucune impression profonde.

Il faut davantage pour faire pénétrer en nous certaines choses assez efficacement pour nous amener à modifier une attitude ou un comportement. Et c'est ce qui se passe dans le langage onirique : son symbolisme a tant d'énergie psychique que nous sommes obligés d'y prêter attention".


Je suis d'accord avec vous deux.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 09 janvier 2009

Y a des fois où effectivement le blog devient illisible.

Ecrit par : Jeremy | 08 janvier 2009

Le blog dérape ? Et bien, recentrons :

Question de littérature :

"Aborder un auteur par l'œuvre "la plus facile", c'est parfois commencer par la moins bonne. Ex : "L'or", de Cendrars. Heureusement que je n'ai pas commencé par ça."
Ecrit par : yann | 04 janvier 2009

Qu'en pensent les profs de français qui sont, je l'espère, encore nombreux ici ?
Exercice : commentez l'affirmation du (méchant) blogueur à partir de vos expériences personnelles de lecture. (NB : l'orthographe sera notée).

Question de sociologie :

"Extension du domaine de l'éducation
Par h16, 070109 à 1829 :: General :: #510 :: rss

L'éducation, en France, n'est plus un sujet. C'est un champ de mines où, à l'inverse du Soldat Ryan, il n'aura fallu sauver aucun troufion ministériel dont les corps s'entassent depuis trente ans dans tous ces trous que les explosions sociales ont creusés au fil des années. Tant et si bien qu'il faudrait revenir loin en arrière dans le temps pour trouver une année scolaire qui ne soit pas marquée d'un projet de réforme, d'une grève, d'un mouvement d'humeur de lycéens, d'étudiants ou de profs. L'année en cours ne fait bien évidemment pas exception, et, le mois de janvier à peine entamé, les Usual Suspects sont déjà en piste pour un round supplémentaire de clowneries au frais de la princesse.

Ça braille.

De tous les côtés et à tous les étages, s'il y a bien une action commune de tout le monde éducatif, c'est le braillement.

L'avantage du braillement, c'est qu'il couvre efficacement toute forme de discussion courtoise, polie et argumentée ; ainsi, même si une partie minoritaire des individus vocifère, elle noie complètement les petits chuchotements des autres individus, et ne permet à l'observateur extérieur de ne tirer qu'une conclusion : ça braille à tous les niveaux.

Les années passées auront vu s'enchaîner tour à tour les braillements de différentes catégories d'intervenants dans le système éducatif : une fois, ce sont les profs. La fois suivante, les lycéens. Après, ce seront les étudiants qui les rejoindront. Ou ces derniers la joueront-ils en solo, plus tard.

Cette année, on a choisi le panachage total : les profs, les directeurs de fac, les lycéens, les collégiens, les universitaires, les étudiants, ils se sont tous mis d'accord pour rouspéter en cadence, dans le rythme et dans un ensemble digne des Chœurs de l'Armée Rouge. On attend avec impatience que les cuistots des restaus-U, les personnels de maintenance des locaux, ou encore les informaticiens de l'EdNat (il y en a, j'en suis sûr) se joignent à la cacophonie pour une photo de famille vraiment complète.

Bon, et pourquoi tout ce beau monde s'agite-t-il ... encore ?

De source journalistique (donc forcément fiable), Xavier Darcos, le sémillant bivalve qui officie au ministère de l'Édulcoration Nationale, souhaiterait faire, je vous le donne en mille ... une réforme. Voilà qui est original, non ? Et les syndicats étudiants ... pardon lycéens sont contre. Lycéens ? Ils ont un syndicat ?

Diable. Des têtards, pas encore citoyens, pas encore contribuables, encore aux crochets de leurs parents, ont donc une organisation dit syndicale ?

Rappelons qu'un syndicat est une association destinée à défendre des intérêts professionnels communs. Même si, du reste, on a tous connu l'archétype de l'étudiant professionnel, toujours entre deux cours et coincé dans une éternelle première année, on voit assez mal comment on peut parler de profession pour un "lycéen".

Et on comprend aussi assez mal comment on en est venu à écouter d'une oreille attentive les gémissements des gamins qui, tant qu'ils sont lycéens, sont surtout un énorme coût pour la collectivité, déjà fort sympathique de prendre totalement en charge leur formation intellectuelle... Et qui constate, cette année encore, que ses impôts partiront en merguez-parties dans les rues de France avec un impact absolument nul en terme d'instruction. Quand on est un lourd investissement pour ses parents et la société tout entière, on fait, normalement et quand on est bien élevé, l'effort de fournir un minimum de travail et d'assiduité aux cours et on évite le banderolouillage baveux et autres démonstrations pré-pubères de ses petites poussées hormonales. Mais baste, passons.

Or donc, Darcos tente l'innovation avec une réformette de plus. Et nos têtards de s'agiter dans leurs bocaux. Quelle est donc cette mystérieuse réformette qui les agite tant ? Eh bien c'est très simple. C'est heu... En fait, non, ce n'est pas simple. C'est même assez compliqué d'obtenir le texte ou les propositions de cette réforme. Pour tout dire, on n'en voit aucun nulle part. On trouve des choses plus ou moins anciennes, qui sont peut-être en rapport ou pas, toujours d'actualité ou pas, on ne sait pas. La constatation s'impose donc : il semble que tout ce beau monde braille pour une réforme dont pour le moment, personne ne sait exactement ce qu'elle recouvre. J'invite d'ailleurs mes lecteurs à me fournir des sources, de préférences officielles, pour tenter d'y voir plus clair - on évitera les copier/coller de forums de lycéens, de provenances syndicales ou d'officines de partis, hein ; j'aimerai un truc un peu solide, genre avec entête de la République Fraônçaise...


Les fossoyeurs d'année scolaire ont encore une fois le cri sans thème.


En attendant, donc, l'ébullition a pris une ampleur redoutable dans tous les bataillons de combat de l'EdNat. Et comme d'habitude, il n'a pas fallu bien longtemps pour que les rouspétances des petits, qu'on n'aura pas de mal à supposer téléguidées par certains professeurs syndiqués en mal de grand soir et de lendemains qui chantent, soient immédiatement récupérées par les partis politiques dans lesquels on retrouve, comme c'est furieusement surprenant, la bonne trogne joufflue de Julliard, qui a fort bien réussi sa reconversion d'étudiant-gréviste perpétuel.

En fait, tout se déroule comme si, d'année en année, l'Edulcoration Nationale avait étendu son domaine de compétence en fournissant de nouvelles filières politiques et des ateliers pratiques de gréviculteur à toute une génération d'enfants et de profs en mal de sensations fortes. Et le phénomène est d'autant plus intéressant que ces nouvelles filières ne semblent profiter qu'à une élite, les Barons du Ronchonnement, qui se retrouvent quelques années plus tard, bien au chaud dans les antichambres des ministères ou des sièges de partis, attendant sur les strapontins de la République le moment où ils iront gonfler leur porte-monnaie servir leurs concitoyens.

En parallèle, l'écrasante majorité des élèves et des enseignants qui ne font pas grève sont eux, tous les jours, confrontés essentiellement à l'extension du domaine d'incompétence du système scolaire français. A chaque enquête PISA, alors que les syndicats (comme c'est là encore surprenant) hurlent aux statistiques foireuses, on découvre l'effritement du rang général des élèves français pour lesquels la recopie d'une page basée sur un article de Marie-Claire prend de plus en plus les allures d'une dictée de Pivot, et où le domaine de la règle de trois s'apparente de plus en plus aux Terra Incognita et autres Hic Sunt Dracones dans lesquelles nul enseignant n'ose plus aller.

Eh oui, l'EdNat s'est, indubitablement, réformée. Mais pas dans le sens louable : par un mouvement médiatico-politique subtil, ce sont finalement les éléments les plus politisés, les plus agitateurs et ceux qui, en définitive, n'en foutent pas une ramée en classe et préparent des grèves toujours plus nombreuses qui profitent ainsi du système Bac-Mention-Gréviculture, en pourrissant l'année de la majorité dont les grincements de dents sont complètement couverts par les bruits contondant de leurs petits camarades.

Chaque année qui a passé a ainsi vu s'enraciner une véritable culture du status-quo et de la ronchonnade. En trente ans, il y a eu, tous les ans ou presque soit un mouvement d'élèves, soit une grève, soit les deux. Les motifs ont varié, mais chaque prétendue suppression de postes s'est systématiquement accompagnée de braillements toniques suivis d'une piteuse reculade : au final, il y a actuellement plus de profs, et plus de postes de façon générale, dans l'éducation nationale qu'il y en avait en 1980 par exemple, alors que le nombre d'élève est lui en constante diminution depuis.

La qualité générale des enseignements nous permet maintenant d'admirer, au quotidien, des fautes d'orthographes consternantes dans les journaux les plus mainstream et les plus lus, des erreurs mathématiques ou de proportions toujours plus comiques (dernière en date, le Bigaro qui utilise des pourcentages en lieu et place de millièmes, ce qui fait un facteur 10 dans l'erreur), une inculture crasse des Français pour l'économie de base, et, plus préoccupant, une absence assez phénoménale d'ouverture sur le monde extérieur qui, à l'instar de la règle de trois, devient lui aussi Terra Incognita. On ne s'étonnera plus que les quelques rescapés fuient alors leur pays pour découvrir le vaste monde... Et y restent.

Pendant ce temps, le gouvernement agit : il supprime la pub à la téloche et, pour faire bonne mesure sans doute, propose à la réflexion de l'internaute d'amusante vidéos, comme ici.

Et là, chpaf, tout s'explique.

L'Édulcoration Nationale a donc, de façon quasi-officielle, pour but de produire des gamins intellectuellement limités, pour lesquels une telle vidéo passera très bien. Et c'est logique : du point de vue politique, les braillements des petits têtards sont, objectivement, bien plus faciles à gérer que les demandes et aspirations toujours multiples et variées de millions de Français instruits, intelligents et, ne l'oublions pas, roublards.

Avec les crétins que le système s'emploie à produire - avec un certain succès, je dois admettre - la donne change : l'EdNat ne produit pas du citoyen clairvoyant et un tantinet critique. Elle produit de la chair à canon pour le toujours plus solidaire, nourrie à la bouillie antilibérale de base, à la moraline relativiste et festive facile à digérer, estampillée compatible HALDE garantie sans discrimination.

L'armée de petits crétins s'emploie ensuite à diffuser des messages toujours plus idiots et démagogues dans l'ensemble de la société, qui, infusée par cette EdNat dont l'emprise ne cesse de croître, finit, mollement d'abord puis avec enthousiasme, par applaudir des deux mains à toutes les stupidités collectivistes que les gouvernements s'emploient à mettre en place. D'ailleurs, je suis certain que parfois, les hommes politiques doivent être surpris des bêtises qu'ils arrivent à faire passer.

Enfin bref.

Comme c'est la nouvelle année, on va dire que tout ça n'est qu'exagération.

Et même si ce pays est décidément foutu, meilleurs voeux !"

Ecrit par : Maminou | 08 janvier 2009

Résumez et commentez.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Allez, je mets le lien pour Dobolino, et j'affronte le code secret qui mène (peut-être) à la caverne magique :
Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Moi, je ne sais pas ! J'ai été successivement atteinte de délire érotomaniaque puis mystique... Maintenant que j'ai mon échographe, je suis assez curieuse de voir comment les symptômes vont évoluer ?

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Délire échographique, ou ultra sonore ? Ça existe ?
Ou bien délire hypochondriaque ?
Tu t'entraines sur toi et ta famille, c'est ça ?

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

« ces êtres visqueux, mous comme des éponges, ne rendraient, si on les pressait, que du pus »
L’Action Française | 14 août 1933

« leur grouillement visqueux de cloportes repus »
Degrelle, Appel aux jeunes européens | 08 août 1992

« anguille visqueuse et malodorante »
Felts | 09 janvier 2009

Écrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2009

Ou bien délire hypochondriaque ?


Ecrit par : yann | 09 janvier 2009
Impossible ! Dieu ne peut être malade !

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Degrelle est 1992 ?

La viscosité est-elle fasciste ?

Haine des huiles dominantes ?

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

PS : je n'ajouterai pas le qualificatif "visqueuse" bien que nous soyons manifestement dans une période de valorisation des huiles synthétiques.

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2009
Il ne s'en remet pas, ce brave homme, de savoir qu'il forme des physiciens qui vont ensuite passer leur vie au fond d'un obscur labo et en toute humilité à bidouiller des formules d'huile. Je n'ai moi-même jamais réussi à piger comment on pouvait passer toute une vie de labeur sur un sujet et un seul, sans jamais se lasser. Pour la dilettante que je suis, c'est incompréhensible. On conçoit qu'un professeur de physique préfère rêver qu'il produit à la pelle de brillants chercheurs "nobélisables" mais, bon, il faut bien que Dugong admette qu'il faut de tout pour faire un monde, des grosses barriques et des petits flacons. Tout le monde ne peut ni ne veut intégrer Ulm.
D'ailleurs, si ça peut rassurer Dugong, la petite école de mon frère a aussi couvé le père spirituel de La main à la pâte (patte ? ). C'est quand même une huile autrement visqueuse, qui arrive à griper n'importe quel moteur, même bien conçu.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

j'affronte le code secret qui mène (peut-être) à la caverne magique

Ecrit par : yann

Ce code semble apparaître systématiquement à chaque fois qu'un lien est introduit dans un message. Cela évite l'intrusion de robots spammeurs, postant automatiquement, sur les forums et les blogs, des messages renvoyant vers des sites douteux.

Écrit par : moot | 09 janvier 2009

Ce code semble apparaître systématiquement à chaque fois qu'un lien est introduit dans un message.

Ecrit par : moot | 09 janvier 2009

C'est bien pour ça que j'avais écrit "point com", et que dugong donne de temps en temps son adresse "chez free", mais j'ai voulu faire plaisir à Dobolino qui prend un malin plaisir à cliquer sur tous les liens, même celui de Narcisse.
Nota : le code apparait aussi parfois si le message est trop long.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

C'est marrant comme les camps se forment sur Internet (et hop! tout se monte en épingle, et patati et patata), comme chacun qui s'honore de son implication (???) est sur son quant-à-soi. Heureusement, je suis loin d'être susceptible; comme je l'ai toujours pensé - le virtuel ne vexe que les poules d'eau (et celles et ceux qui pensent avoir quelque chose à dire d'essentiel, d'indépassable, ou de follement drôlatique); quelle consistance, après tout? Tous ces blogueurs rastignanesques qui pensent monter à Paris grâce à leurs interventions (à chaque fois brillantes, pour sûr! ou saluées comme telles...), alors que dans leur vie vraie - rien, alors que des blogs brillants ou tout simplement charmants, il y en a à tous les coins de clic. Bref - la nature humaine et toutes ses auto-Suffisances (d'ailleurs, les révisions, à combien de km de posts sont-elles obligées de les faire?); bof; chacun joue le rôle qu'il pense devoir tenir - le zorro, l'intello, le rigolo, le fâcheux, l'hystérique (une classe comme une autre...), - rien de bien méchant, après tout. Tout change et rien ne change, héhé.

Écrit par : Pendariès | 09 janvier 2009

Je rappelle à Grosboudin que j'ai traité Christophe Sibille d'anguille et non d'éponge ou de cloporte, animaux beaucoup moins évolués que l'anguille.
Christophe Sibille n'est pas une éponge, il n'absorbe pas et encore moins un cloporte, il ne se métamorphose pas. Je ne me sens donc rien de commun ni avec l'Action Française de 1933 ni avec le Degrelle de 1992. Je me sens proche de Dugong : il est marseillais comme moi, il est sous la neige comme moi… Mais comme le Narcisse nous fleurissons à tout moment…

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Ce Pendaries, quel philosophe !

Écrit par : Héraclite | 09 janvier 2009

non, un mec qui s'en fout royalement.... la différence est là entre le sérieux (Héraclite! quelle honte d'utiliser un tel pseudo pour si peu!) et le pur jeu.

Écrit par : Pendariès | 09 janvier 2009

Ce Pendaries, quel philosophe !

Ecrit par : Héraclite | 09 janvier 2009

Cet Héraclite, quel pompeux crétin !

Écrit par : Parménide | 09 janvier 2009

Mâme Dobo a écrit : "Il ne s'en remet pas, ce brave homme, de savoir qu'il forme des physiciens qui vont ensuite passer leur vie au fond d'un obscur labo et en toute humilité à bidouiller des formules d'huile"

Que nenni !

Je ne me formalise pas de cela.

La plupart de mes bons élèves vont en médecine (because l'espérance de la thune).

Au moins, de temps en temps, ont ils éprouvé dans mon cours autre chose que le frisson malsain du démiurge expert y ment tateur.

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

Je suis en grande partie d'accord avec le discours Jean-Marie Le Pen à Dijon et j'emmerde à pied, à cheval et en voiture "on a les supporters que l'on mérite". C'est grave, docteur ?

C'est peut-être parce que je sors de deux heures de cours avec des 4èmes infectes, en fait une dizaine sur 28, mais ça suffit à saboter un cours.

Le fascisme n'est pas toujours là où l'on croit et le "collège unique" est une belle saloperie qui aboutit à une sorte de "fascisme ordinaire" bien gratiné.

Si l'après-midi se passe mieux, je vous le dirai. Je crois aux faits, pas aux idéologies, mais aux faits (les choses sont ce qu'elles sont dit Clément Rosset) même si les faits sont dérangeants et bousculent les idéologies.

J'ai des raisons personnelles de ne pas apprécier Le Pen, mais je ne vois pas pourquoi je ne dirait pas qu'il a raison quand je pense (même si j'ai tort) qu'il a raison.

C'est parce que l'on confond la liberté avec l'anarchie (une spécialité bien française) que l'on finit par avoir Le Pen ou un de ses rivaux.

Maintenant, j'attends que les Khmers rouges viennent me fusiller. Il y a des jours où ça ne me ferai rien de mourir, surtout si c'est rapide.

Marre, marre et marre !

Écrit par : robin qui en marre de la bêtise ambiante | 09 janvier 2009

Connaissez vous le site d'Alice Miller et ses travaux sur l'enfance: http://alice-miller.com/index_fr.php

Il existe aussi le site d'Olivier Maurel sur la violence éducative: http://oveo.org/

"Les racines de la violence
12 points

Depuis quelques années, il est scientifiquement prouvé que les effets dévastateurs des traumatismes infligés à l'enfant se répercutent inévitablement sur la société. Cette vérité concerne chaque individu pris isolément et devrait - si elle était suffisamment connue - conduire à modifier fondamentalement notre société, et surtout à nous libérer de l'escalade aveugle de la violence. Les points suivants voudraient préciser cette thèse :

1. Tout enfant vient au monde pour s'épanouir, se développer, aimer, exprimer ses besoins et ses sentiments.
2. Pour s'épanouir, l'enfant a besoin du respect et de la protection des adultes, qui le prennent au sérieux, l'aiment et l'aident à s'orienter.
3. Lorsque l'enfant est exploité pour satisfaire les besoins de l'adulte, lorsqu'il est battu, puni, manipulé, négligé, qu'on abuse de lui et qu'on le trompe, sans que jamais un témoin n'intervienne, son intégrité subit une blessure inguérissable.
4. La réaction normale à sa blessure serait la colère et la douleur. Mais, dans la solitude, l'expérience de la douleur lui serait insupportable, et la colère lui est interdite. Il n'a d'autre solution que de réprimer ses sentiments, de refouler le souvenir du traumatisme et d'idéaliser ses agresseurs. Plus tard, il ne sait plus ce qu'on lui a fait.
5. Ces sentiments de colère, d'impuissance, de désespoir, de nostalgie, d'angoisse et de douleur, coupés de leur véritable origine, trouvent malgré tout à s'exprimer au travers d'actes destructeurs, dirigés contre les autres (criminalité, génocide) ou contre soi-même (toxicomanie, alcoolisme, prostitution, troubles psychiques, suicide).
6. Devenu parent, on prend souvent pour victime ses propres enfants, qui ont une fonction de bouc émissaire: persécution pleinement légitimée par notre société, où elle jouit même d'un certain prestige dès lors qu'elle se pare du titre d'éducation. Le drame, c'est que le père ou la mère maltraite son enfant pour ne pas ressentir ce que lui ont fait ses propres parents. Les racines de la future violence sont alors en place.
7. Pour qu'un enfant maltraité ne devienne ni criminel, ni malade mental, il faut qu'il rencontre au moins une fois dans sa vie quelqu'un qui sache pertinemment que ce n'est pas lui, mais son entourage qui est malade. C'est dans cette mesure que la lucidité ou l'absence de lucidité de la société peut aider à sauver la vie ou contribuer à la détruire. Ce sera la responsabilité du personnel d'assistance sociale, des thérapeutes, des enseignants, des psychiatres, des médecins, des fonctionnaires, des infirmières.
8. Jusqu'à présent, la société a soutenu les adultes et accusé les victimes. Elle a été confortée dans son aveuglement par des théories qui, parfaitement conformes aux théories de l'éducation de nos arrière-grands-parents, voient en l'enfant un être sournois, animé de mauvais instincts, fabulateur, qui agresse ses parents innocents ou les désire sexuellement. La vérité, c'est que tout enfant a tendance à se sentir lui-même coupable de la cruauté de ses parents. Les aimant toujours, il les décharge ainsi de leur responsabilité.
9. Depuis quelques années seulement, l'application de nouvelles méthodes thérapeutiques a permis de prouver que les expériences traumatiques de l'enfance, refoulées, sont inscrites dans l'organisme, et qu'elles se répercutent inconsciemment sur la vie entière de l'individu. De plus, des ordinateurs qui ont enregistré les réactions de l'enfant dans le ventre de sa mère ont révélé que le bébé sent et apprend, dès le tout début de sa vie, la tendresse aussi bien que la cruauté.
10. Dans cette nouvelle optique, tout comportement absurde révèle sa logique jusqu'alors cachée, dès l'instant où les expériences traumatiques de l'enfance ne restent plus dans l'ombre.
11. Dès que nous serons sensibilisés aux traumatismes de l'enfance et à leurs effets, un terme sera mis à la perpétuation de la violence de génération en génération.
12. Les enfants dont l'intégrité n'a pas été atteinte, qui ont trouvé auprès de leurs parents la protection, le respect et la sincérité dont ils avaient besoin, seront des adolescents et des adultes intelligents, sensibles, compréhensifs et ouverts. Ils aimeront la vie et n'éprouveront pas le besoin de porter tort aux autres ni à eux-mêmes, encore moins de se suicider. Ils utiliseront leur force uniquement pour se défendre. Ils seront tout naturellement portés à respecter et à protéger les plus faibles, et par conséquent leurs propres enfants, parce qu'ils auront eux-mêmes fait l'expérience de ce respect et de cette protection, et que c'est ce souvenir-là, et non celui de la cruauté, qui sera inscrit en eux.

www.alice-miller.com
© 2009 Alice Miller"

Écrit par : roblin | 09 janvier 2009

C'est bien plus intéressant ce prochain chef-d'oeuvre de chez PIXAR (en voilà de vrais rêveurs!) que les "amours-propres" ("blessure narcissique", ouarf ouarf ouarf!) d'ici ou là:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18856249.html

ou alors, autrement: ça - http://mad-movies.com/mad/bande-annonce-2168-george-romero-s-of-the-dead-la-guerre-des-clans.html

le reste? boursoufflé

Écrit par : Pendariès | 09 janvier 2009

Dans le débat entre Héraclite et Parménide, le plus crétin des deux était surement Parménide. C'était un idéaliste… Héraclite est considéré comme le premier matérialiste. À ce titre on peut dire que c'est un demi crétin.

Écrit par : Héraclite 2 | 09 janvier 2009

Voilà t'y pas que les présocratiques rappliquent par ici !

Bientôt Noé va se pointer pour nous entretenir du réchauffement climatique.

D'ici à ce qu'il reneige dans nos coins...

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

La route, glissante, adhérente, une et même...

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

Dobolino et Yann, un lien pour vous (les personnes et les vétos) http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18849901&cfilm=132846.html

Écrit par : Pendariès | 09 janvier 2009

Yann, occupez-vous de vos bestioles et n'essayez pas de mettre des étiquettes psychiatriques sur les fleurs de jardin que vous croisez sur votre chemin…
Sans vouloir jouer au spécialiste, je puis vous dire que votre consœur, en fonction de ce qu'elle raconte sur ce blogue, est maniaco-dépressive, et que vous, vous êtes con. Mais bien que caractère fort humain, ce n'est pas une catégorie psychiatrique. Quand à votre interlocuteur, c'est un petit obsessionnel, et à ce titre il n'a qu'une parenté très éloignée avec le narcissisme du paranoîaque. Ceci lui permet quand même d'être assez accroché aux valeurs (réalité et rationnalisme) qui l'aident à se structurer.

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Je ne vois pas pourquoi je ne (dirait) pas qu'il a raison quand je pense (même si j'ai tort) qu'il a raison

J'en fais des fautes d'orthographe : je ne vois pas pourquoi je ne dirais pas !

Écrit par : robin qui en marre de la bêtise ambiante | 09 janvier 2009

La psychanalyse - grille de lecture absolue du Mooooooonde et des âmes (je sais qui vous êtes, de l'extérieur, je suis dans vos têtes)! ouarf ouarf ouarf - hé Papa Felts - ouvre un site internet payant pour les analyses (on y trouve bien déjà de la voyance) - ha, un mec solide, qui défie tout et tout le monde, un Trompe-la-Mort chimiothérapitisé, un incompris qui se comprend, un revenant, un bloc de blog - un archétype, un vrai totem turgescent, un gros ludion hyper-structuré, un Narcisse (ouarf ouarf ouarf), un vrai beau jeune homme, quoi, qui n'entend que son Echo... et plouf! dans l'eau.

Écrit par : Pendariès | 09 janvier 2009

Tous ces blogueurs rastignanesques qui pensent monter à Paris grâce à leurs interventions
Pendariès

Vous n'y pensez pas, chère chose.

http://www.ville-saint-denis.fr/jsp/site/Portal.jsp?article_id=1267&portlet_id=1943

Écrit par : Rastignac triste | 09 janvier 2009

Comme tout archétype - il est éternel, donc forcément résistant... hé hé hé (c'est pas sa personne qu'est drôle, c'est qu'il est comme tant d'autres, un avatar, "pecus de pecore" (Claude, "Jeanne au Bûcher"), un basculo constant; Felts - n'est-ce pas le nom d'une eau gazeuse??? vous êtes mon idole)

Écrit par : Pendariès | 09 janvier 2009

Ah ! Autant de psychiatres, autant de diagnostics !
Leur pseudo-science manque d'exactitude comme toutes les pseudo-sciences.
C'est la première fois de mon existence qu'on emploie à mon égard le terme maniaco-dépressif. Je suis bourrée de défauts mais alors ça !
Trouve moi la définition, Yann, toi qui est expert !

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Merci, Robin, pour le lien sur Alice Miller*... J'en avais pas mal parlé, il y a déjà quelque temps, et cela n'avait pas été relevé, (il est préférable, pour certains, de penser qu'un enseignant en IUFM ne peut être qu'un abruti). Mais, sur ce coup-là, je me sens un peu comme Pendariès; vu de qui viennent les insultes, (de personnes en voie de structuration, ;-), je ne m'en formalise aucunement! :-)

*Notamment un livre brillantissime qui développe assez bien ce que vous dites dans votre message, intitulé: "C'est pour ton bien".

Écrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2009

Tiens, j'aurais aimé avoir l'avis des blogueurs d'ici sur la suppression des juges d'instruction par Zébulon...???

Écrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2009

J'ai trouvé ça:
Le syndrome maniaco-dépressif
Le syndrome maniaco-dépressif, encore appelé désordres bipolaires, est un trouble de l'humeur caractérisé par des épisodes alternant euphorie et dépression. Qui sont les victimes de cette maladie fortement handicapante ? Quels sont les traitements ? Zoom sur une pathologie méconnue.


Une personne maniaco-dépressive va donc présenter des épisodes de dépression alternant avec des épisodes d’euphorie exagérée.

Les épisodes dépressifs sont marqués par des symptômes que l’on retrouve dans les autres formes de dépression : tristesse extrême et permanente, perte d’intérêt pour toutes choses, irritabilité, troubles du sommeil, manque d’énergie, troubles de la mémoire ou de la concentration, troubles de l’appétit, pensées de mort et de suicide…

Les épisodes maniaques sont marqués par une humeur euphorique, une énergie permanente et démesurée, une activité débordante voire une grande agitation, une surestimation de ses capacités, un sommeil réduit à quelques heures sans entraîner de fatigue, un accroissement de l’appétit sexuel, un jugement erroné sur la réalité, consistant à méconnaître les difficultés et les problèmes, et notamment à ne pas s’apercevoir du caractère anormal de son propre état.

Tous les degrés de l’humeur peuvent se rencontrer dans le syndrome maniaco-dépressif, depuis la dépression sévère (accès mélancolique) jusqu’à l’exaltation extrême (accès maniaque), en passant par la dépression modérée ou les périodes d’humeur normale. Les accès de mélancolie nécessitent de la part de l’entourage une attention toute particulière car l’intensité de la dépression y est telle que le risque de suicide est extrêmement important. Les accès maniaques se traduisent parfois par de tels épisodes d’agitation qu’ils peuvent conduire les malades au poste de police avant qu’on les réoriente vers un médecin.

Felts, vous êtes une catastrophe pire que vos confrères. Erreur diagnostic monumentale et inadmissible après tant d'années de pratique quotidienne de la psychiatrie. Même avec le peu d'éléments dont vous disposez me concernant, c'est impossible de commettre une telle erreur.
En toute honnêteté, heureusement que vous avez arrêté d'exercer.
Mes messages pseudo-dépressifs de septembre octobre relevaient soit d'un surmenage lié à des problèmes financiers bien réels qui me contraignent à ne pas prendre de vacances soit d'un calcul manipulateur qui a toujours obtenu les résultats escomptés auprès de ceux que je désirais manipuler, mon seul but étant de vérifier que leur présence ici était réelle quoique silencieuse.
Ma puissance est divine, vous dis-je !
A présent, j'ai mon échographe: tout est bien qui finit bien.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Je vous rejoins, Robin, et je comprends votre ras-le-bol de l'hypocrisie et de la bien-pensance nauséabonde qui gangrènent cet endroit. Tous ces gens qui s'écoutent et se congratulent, qui crient(en choeur) haro sur le baudet, ou qui se taisent religieusement sitôt que d'aucuns s'avisent de dévier de la ligne. Le Pen, sur bien des points, a tort, pourtant, la réalité lui donne raison sur tout ce qu'il dit à propos de l'immigration depuis 20 ans.

J'aimais bien les coups de gueule de certains et certaines qu'on a priés de ne plus parler du réel. Leurs provocations étaient salutaires et saines. Je pense à ceux et celles qui se sont "déportés" sur le blog de Felts, écoeurés de l'intolérance qui règne ici. Du coup, ce blog est devenu soporifique puisqu'univoque, et surtout, AVEUGLE ! Ici, on stigmatise, on ostracise, on ne discute pas !

Roger Felts, Lisa, Amélie, Steppenwolf, Sansévérina, ceux du camp des yeux ouverts, au secours ! C'était plus intéressant avec vous !

Écrit par : Goulougoulou dans la case | 09 janvier 2009

Imaginez donc, Felts, que j'avais l'impression que j'étais ici épiée par des amis/ennemis à l'affût de mes moindres propos !
C'est pas un symptome de maniaco-dépressif, ça ?

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Il est temps de rétablir une vérité que les médias nous cachent : Israël fait preuve de retenue durant son intervention à Gaza.

Les statistiques sont formelles : la moitié de la population palestinienne a moins de 18 ans.
Or sur 750 morts à ce jour, seulement 250 enfants ont été tués.

C’est bien la preuve de la bonne volonté et de la modération de Tsahal ! Donc tout va bien.

Écrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Et la meilleure de l'histoire, Felts, c'est que tout ce délire est parti du fameux chien que JPB a tant pleuré !
C'est maniacodépressif, ça ou c'est paranoiaque ?

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

C’est bien la preuve de la bonne volonté et de la modération de Tsahal ! Donc tout va bien.

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Ils sont vraiment propres, les israëliens ! Y'a pas à tortiller.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Les statistiques sont formelles : la moitié de la population palestinienne a moins de 18 ans.
Or sur 750 morts à ce jour, seulement 250 enfants ont été tués.

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Des "enfants" de 17 ans ! Si vous m'aviez traité d'enfant à cet âge, vous auriez pris un pain.
Disons : "250 jeunes", et on n'en parle plus.
Ceci dit, en France, pour les journalistes, "enfant", c'est jusqu'à quel âge ? 26 ans ?

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Tiens, j'aurais aimé avoir l'avis des blogueurs d'ici sur la suppression des juges d'instruction par Zébulon...???

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2009

Question effectivement qui mérite débat!
Vers quelle justice va-t-on? À moins qu'une réforme au niveau du Parquet suive...Mais il est à craindre que nous assistions à la disparition lente mais programmée du grand principe de la séparation des pouvoirs ...Le vers est dans le fruit.
Christophe vous connaissez les deux adages dont l'un dit "chercher à qui profite le crime" et l'autre "on est jamais mieux servi que par soi-même".
Je n'ai pas le temps de m'étaler sur le sujet , mes cours de droit pénal m'attendent justement et l'examen est dans moins d'un mois...En tout cas pour les étudiants en droit, il n'y a rien à dire , Zébulon nous donne vraiment du grain à moudre en ce moment...

je constate avec un peu d'ironie cachée qu'après l'astrologie , le psychanalyse de comptoir fait son apparition ici , je suis curieuse de voir qu'elle sera la prochaine étape, en tout cas si vous vous lancez dans la morphopsychologie ça risque de devenir intéressant...

Christophe , vous avez raison de re-citer "c'est pour ton bien" dont nous avions discuté il y a quelques mois , ce livre mérite une lecture.

Saperlotte de pirouette de Saperlipopette .
Bon après-midi à tous

Écrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2009

Ah ! Yann ... Je m'avoue vaincu.

Mon argument n'est pas une preuve convaincante.
Toutes affaires cessantes, j'en cherche un autre !

Écrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Toutes affaires cessantes, j'en cherche un autre !

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Pas la peine.
En fait, les Israéliens ne visent pas si bien que ça. Simplement, comme les adultes sont plus gros que les jeunes (affamés, en plus), ils en tuent plus. C'est très simple.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Des "enfants" de 17 ans ! Si vous m'aviez traité d'enfant à cet âge, vous auriez pris un pain.
Disons : "250 jeunes", et on n'en parle plus.
Ceci dit, en France, pour les journalistes, "enfant", c'est jusqu'à quel âge ? 26 ans ?
Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Plus de 50% des Gazouis ont moins de 15 ans.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Pardon, Gazaouis.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Je lis :
1. Tout enfant vient au monde pour s'épanouir, se développer, aimer, exprimer ses besoins et ses sentiments.
2. Pour s'épanouir, l'enfant a besoin du respect et de la protection des adultes, qui le prennent au sérieux, l'aiment et l'aident à s'orienter."
C'est beaucoup d'âneries lénifiantes en peu de mots.
- 1 Un enfant ne vient pas au monde pour quoi que ce soit...Il vient par hasard ou par désir ou les deux. Ou pour rien.
-2 de là découle l'obligation pour les adultes, en se démerdant comme ils peuvent avec les raisons, bonnes ou mauvaises, pour lesquelles ils ont fait cet enfant, de l'élever convenablement.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

@ Dobolino écrit :
"Et la meilleure de l'histoire, Felts, c'est que tout ce délire est parti du fameux chien que JPB a tant pleuré !
C'est maniacodépressif, ça ou c'est paranoiaque ?

Dobolino, je suis désolé. Vous n'étes pas maniaco-dépressive. Vous souffrez d"Alzheimer et manifestement vous avez de sérieux troubles de la mémoire. Je vous rappelle les faits :
J'évoque le travail du neuro-chirurgien et ose dire qu'en dépit des apparences, il n'est pas équivalent à celui du boucher. Vous et votre alter-inego prenez la mouche et restituez à cette noble profession, ainsi qu'aux vétérinaires tout leurs mérites. Je concède mais précise que le neuro-chirurgien traite du vivant humain… Que n'avais-je dis !… Vous avez osé écrire qu'un chien cancéreux sera d'avantage pleuré que moi quand la camarde sonnera à ma porte… Malgré votre Alzheimer, vous n'avez pas oublié que j'étais traité pour cancer… La dessus polémique et c'est seulement après que JPB a osé écrire qu'il avait pleuré son chien alors qu'il n'aurait pas de larmes pour certains humains… Ce qui dans le contexte de la discussion fut du meilleur effet.
Ce n'est ni maniaco-dépressif, ni paranoiaque… C'est de la saloperie pur aussi bien de la part des deux vétos que de Brighelli.
J'ai d'ailleurs conservé les mots d'excuse que vous avez envoyé après, votre comparse et vous car vous avez fait semblant d'avoir des regrets… La suite a montré qu'ils étaient bien superficiels. Brighelli, grand prince, s'est dispensé du moindre remord… Seul le silence est grand !…

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

@Robin
Je comprends ce que vous pouvez vivre au collège ; ce n'est pas une raison pour trouver que Le Pen a raison.
J'ai donné il y a quelques semaines le lien avec un texte de l'excellentissime Michel Delord qui montre que le programme du FN pour l'ED.Nat ne diffère pas de celui de tous les partis politiques "convenables".

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Extrait de l'agenda de Darcos jeudi 08 janvier :
"12h00 Entretien avec Pierre Lellouche, député et conseiller de Paris "

Pierre Lellouche, celui-là même qui avait mis Cola, le fondateur de note2be, en neuvième position sur sa liste, donc en position forcément éligible, et en toute connaissance des projets de Cola !
Ecrit par : Jeremy | 09 janvier 2009

Exact. Il s'emmerde, Darcos, ou quoi ? On lui envoie une bouteille de pastis, un jeu de carte et un mode d'emploi pour la belote ? A moins qu'un bon sudoku ou des mots croisés... ?
Ecrit par : Manu | 09 janvier 2009

Rires, Manu. Le reste de l'agenda est effectivement du même acabit. Darcos s'ennuie, et il attend effectivement selon toute vraisemblance les projets de Sarkoy pour son ministère, qui seront dévoilés lundi.

Écrit par : Jeremy | 09 janvier 2009

Plus de 50% des Gazouis ont moins de 15 ans.

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

De toutes façons, avec un des taux de natalité les plus élevés du monde, on n'a pas le temps de les compter.
On doit se situer autour de 200000 gosses supplémentaires par an.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Robin fusillé par Morel!

Robin, vous aviez prévu les khmers rouges ! C'est fait !

Écrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

De toutes façons, avec un des taux de natalité les plus élevés du monde, on n'a pas le temps de les compter.
On doit se situer autour de 200000 gosses supplémentaires par an.
Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Et alors ?

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Robin fusillé par Morel!

Robin, vous aviez prévu les khmers rouges ! C'est fait !
Ecrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

Épatant, vous m'épatez : j'adresse un message tout à fait amical à Robin, et me voilà fusilleur !
Je répète
1-que Le Pen est un exemplaire assez ordinaire, mais plutôt plus malin que d'autres, de ces politiciens que la Quatrième a produit en batterie.
2- que son programme "éducatif" ne diffère ne rien de ceux des autres partis politiques.
Cela vous défrise ?

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Tous ces blogueurs rastignanesques qui pensent monter à Paris grâce à leurs interventions
Pendariès

Vous n'y pensez pas, chère chose.

http://www.ville-saint-denis.fr/jsp/site/Portal.jsp?article_id=1267&portlet_id=1943

Ecrit par : Rastignac triste | 09 janvier 2009

C'est en France métropolitaine ? Territoire occupé, donc !

Écrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

Plus de 50% des Gazouis ont moins de 15 ans.

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

De toutes façons, avec un des taux de natalité les plus élevés du monde, on n'a pas le temps de les compter.

Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Donc, on peut en tuer quelques-uns sans inconvénient.
Dans le fond, c'est bien ce que je voulais dire : tout compte fait les Israëliens sont des Gentils.
(ce qui est tout de même ... étrange et paradoxal)



Ceci me rappelle que les africains ont coutume de dire : "Vous, les blancs, êtes comptés, du coup quand il en meure un, tout le monde s'en préoccupe"

Écrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Vous n'y pensez pas, chère chose.

http://www.ville-saint-denis.fr/jsp/site/Portal.jsp?article_id=1267&portlet_id=1943

Ecrit par : Rastignac triste | 09 janvier 2009

C'est en France métropolitaine ? Territoire occupé, donc !
Ecrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

Bon sang, mais c'est bien sûr ! Nous sommes occupés ! La preuve, la bio du maire de Saint-Denis :

"Didier Paillard, né à Saint-Denis le 1er décembre 1954, est élevé dans une famille ouvrière qui a été profondément marquée par la seconde guerre mondiale et la résistance à l’occupation nazie.
Son père, Léon Paillard, un ajusteur outilleur des usines de La Plaine Saint-Denis a été candidat aux élections municipales de 1935 sur la liste du PCF qui s’oppose à Jacques Doriot, le fondateur du parti populaire français qui sombrera dans la collaboration avec le nazisme.
Résistant, Léon Paillard est déporté au camp de Buchenwald dont il revient en 1945."

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

"- 1 Un enfant ne vient pas au monde pour quoi que ce soit...Il vient par hasard ou par désir ou les deux. Ou pour rien.
-2 de là découle l'obligation pour les adultes, en se démerdant comme ils peuvent avec les raisons, bonnes ou mauvaises, pour lesquelles ils ont fait cet enfant, de l'élever convenablement."

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Je pense qu'on est tous d'accord avec ça. Moi le premier, en tous cas.
Maintenant, si vous trouvez dans les thèses d'Alice Miller quoi que ce soit de contradictoire avec ce que vous venez d'écrire, je vous paie un verre!
(Ceci-dit, je suis prêt à vous en payer un de toutes façons!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

"- 1 Un enfant ne vient pas au monde pour quoi que ce soit...Il vient par hasard ou par désir ou les deux. Ou pour rien.
-2 de là découle l'obligation pour les adultes, en se démerdant comme ils peuvent avec les raisons, bonnes ou mauvaises, pour lesquelles ils ont fait cet enfant, de l'élever convenablement."

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Je pense qu'on est tous d'accord avec ça. Moi le premier, en tous cas.
Maintenant, si vous trouvez dans les thèses d'Alice Miller quoi que ce soit de contradictoire avec ce que vous venez d'écrire, je vous paie un verre!
(Ceci-dit, je suis prêt à vous en payer un de toutes façons!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009
Je ne sais pas qui est Alice Miller. J'ai relevé deux phrases dont la fausseté m'avait frappé ; c'est tout.
Maintenant, je veux bien être d'accord avec tout le monde, même avec des gens qui écrivent le contraire de ce qu'ils pensent pour dire ensuite qu'ils pensent le contraire de ce qu'ils ont écrit.
Ce serait toutefois plus simple de commencer par écrire ce qu'on veut dire aussi exactement que possible.
Pour le verre, pas d'objection.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

@ Dobolino écrit :
"Et la meilleure de l'histoire, Felts, c'est que tout ce délire est parti du fameux chien que JPB a tant pleuré !
C'est maniacodépressif, ça ou c'est paranoiaque ?

Dobolino, je suis désolé. Vous n'étes pas maniaco-dépressive. Vous souffrez d"Alzheimer et manifestement vous avez de sérieux troubles de la mémoire. Je vous rappelle les faits :
.../...
Ecrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009
Les faits que j'évoquais n'ont rien à voir avec vous et si vous vous appliquiez à lire, vous ne ramèneriez pas mon propos à ce qui vous concerne et pourriez l'entendre, en tant que psychiatre ayant commis une grossière erreur de diagnostic à mon égard . Je vous parlais de mon délire paranoiaque ! Je parlais du moment où le bouvier bernois de JPB a été euthanasié des suites du diagnostic d'une histiocytose maligne par imagerie, affaire qui remonte à l'automne 2007, peut-être même 2006 et en aucun cas de mes paroles malheureuses de ces derniers mois à votre égard pour lesquelles je maintiens et réitère publiquement et sincèrement mes excuses les plus humbles sans pour autant attendre de pardon.
Si je vous racontais les affabulations délirantes auxquelles mon cerveau instable s'est livré à la suite de cet évènement somme toute anodin, les signes que j'ai cru voir, lire, entendre ici et ailleurs, vous ne pourriez plus faire d'erreur de diagnostic à mon sujet et confirmeriez le délire paranoiaque.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Donc, on peut en tuer quelques-uns sans inconvénient.

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Zorglub, ne faites pas votre Felts !

Je n'ai réagi que parce que j'en ai marre d'entendre parler d'un "enfant" de 17 ans, d'un "jeune" de 28 ans, d'un "jeune homme" de 38 ans.
Là-dessus, Morel fait de la surenchère statistique, et, sur la base des rares chiffres officiels disponibles (taux de natalité et de mortalité infantile), je pointe juste le fait que le temps que nous parlions, la population de Gaza s'est augmentée de quelques centaines d'enfants, ce qui décrédibilise les chiffres des uns et des autres.
Je n'en conclus rien, et surtout pas que c'est une bonne raison pour les tuer.

Mais la rhétorique des musulmans fondamentalistes n'est pas loin de le penser : tout ça fera d'excellents martyrs.
Il semble que le 11 septembre n'ait pas été un électro-choc suffisant pour l'occident, au-delà d'une panique d'une journée autour des stations d'essence.
Bombay, c'est loin, et c'est compliqué.
Il faudra sans doute un bon massacre à l'arme atomique, ou bactériologique, quelques centaines de milliers de morts, pour que ça marque les esprits, et que l'on voit quels sont les enjeux. Il sera bien temps de se cacher derrière son keffieh.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

@Yann
Vous écrivez :"Là-dessus, Morel fait de la surenchère statistique,"
Ben non, je ne fais rien du tout, je donne un chiffre.
C'est curieux cette manie de voir des choses derrière les mots.
Remarquez que je me suis bien gardé de tirer la moindre conclusion de ce que vous aviez écrit ; j'ai dit que la population de Gaza comptait en effet un nombre important d'enfants de moins de quinze ans.
Maintenant, si vous voulez développer sur l'électro-choc insuffisant du 11 septembre, c'est votre droit. Le mien de dire que je ne vois pas ce que vous voulez dire par là. Mais vous allez expliquer quel rapport cela peut avoir avec la Palestine, j'en suis sûr. Et voir dans ce que je viens d'écrire - j'en suis certain - des tas d'intentions.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Mais la rhétorique des musulmans fondamentalistes n'est pas loin de le penser : tout ça fera d'excellents martyrs.
Il semble que le 11 septembre n'ait pas été un électro-choc suffisant pour l'occident, au-delà d'une panique d'une journée autour des stations d'essence.
Bombay, c'est loin, et c'est compliqué.
Il faudra sans doute un bon massacre à l'arme atomique, ou bactériologique, quelques centaines de milliers de morts, pour que ça marque les esprits, et que l'on voit quels sont les enjeux. Il sera bien temps de se cacher derrière son keffieh.

Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Très juste, Yann.


http://www.dailymotion.com/video/k4ULRxW9zHx7XPTApR

Écrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

Ben non, je ne fais rien du tout, je donne un chiffre.

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Ben si, car votre chiffre est très différent de celui de Zorglub, qui écrit : "la moitié de la population palestinienne a moins de 18 ans.". Et vous : "Plus de 50% des Gazouis ont moins de 15 ans.".
Moi, j'appelle ça de la surenchère.
Et je prétends que, si tant est qu'il y a des recenseurs en Palestine, ils ont à peine le dos tourné que leurs chiffres sont faux.

Vous écrivez : "Mais vous allez expliquer quel rapport cela peut avoir avec la Palestine, j'en suis sûr."
Vous faites partie de ceux qui pensent que le hamas est une association culturelle ?

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

@DAVIDENKOFF
Toujours aussi plaisant, ce jeune homme s'exprime dans VOUS NOUS ILS, l'agence d'information que la CASDEN finance.
Rien sur la collation des grades ( doit pas savoir ce que c'est) ; pour le reste, du babil.
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20090108_140520_emmanuel_davidenkoff__trois_mois.txt

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Or sur 750 morts à ce jour, seulement 250 enfants ont été tués.

C’est bien la preuve de la bonne volonté et de la modération de Tsahal ! Donc tout va bien.

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

http://www.dailymotion.com/video/k4ULRxW9zHx7XPTApR

Ecrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

Epatant, en effet !
Vu ce truc, on peut dire chapeau aux Israéliens. C'est de la frappe chirurgicale, pas de la boucherie.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Vous écrivez : "Mais vous allez expliquer quel rapport cela peut avoir avec la Palestine, j'en suis sûr."
Vous faites partie de ceux qui pensent que le hamas est une association culturelle ?
Ecrit par : yann | 09 janvier 2009
Décidément ! encore un procès d'intention.
Je ne pense strictement rien du Hamas parce que je n'ai pas pour habitude de penser sur tout.
Maintenant, quand mon grand père a eu la conviction que Franco était un salopard, il s'est engagé dans les Brigades internationales, quand les nazis ont occupé la France, mon père est entré dans la résistance. Alors, si vous croyez que la Hamas en mérite la peine, allez-y, ne vous gênez pas. Et cessez de nous les briser sur ce blog avec vos leçons de morale et vos prophéties de comptoir.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Dobolino vous devenez trop compliqué pour moi. Vous êtes en train de me dire qu'à vos troubles de mémoire qui font de vous un alzheimer bien de chez nous, vous avez ajouté des troubles du raisonnement (délire sur les chiens) qui font de vous une paranoïaque pur jus pour finalement trouver dans les troubles de l'humeur qui font de vous une maniaco-dépressive feltienne la raison d'être une virtualité plus vrai que nature réifiée dans la défense du juif errant, du chiot glapissant et du jeune palestinien de 90 ans regardant les bombes tombées en pleurant au creux de votre épaule.
Je crois qu'avec un suppositoire de Largactil je vais aller me coucher…

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

S’tait une blague Yann ! (si tant est que le sujet s'y prête)

Pour le reste chuis pas suspect de sympathies islamistes et fort lucide sur les objectifs de ces saloperies du Hamas (ou du Hezbollah).

Je me sens un peu ostracisé en ces lieux : personne ne m'injurie, ne fait mon horoscope ni ma psychothérapie, ne m’accuse de sympathies satanistes, ou de sarakozidolâtrie etc. Même Felts ne parle jamais de moi !
Et pourtant je fais de mon mieux pour lancer des sujets polémiques ...
Serais-je donc si insignifiant que je ne mérite même pas votre vindicte ?

Écrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Plus de 50% des Gazouis ont moins de 15 ans.

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

De toutes façons, avec un des taux de natalité les plus élevés du monde, on n'a pas le temps de les compter.

Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Donc, on peut en tuer quelques-uns sans inconvénient.
Dans le fond, c'est bien ce que je voulais dire : tout compte fait les Israëliens sont des Gentils.
(ce qui est tout de même ... étrange et paradoxal)



Ceci me rappelle que les africains ont coutume de dire : "Vous, les blancs, êtes comptés, du coup quand il en meure un, tout le monde s'en préoccupe"

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Je n'ai pas eu le temps de lire toutes les interventions, mais j'ai relevé cette réaction de Zorglub que je trouve très juste.
Du même ordre, on a des séismes meurtriers dans certains pays du Sud qui ne sont qu'anecdotiques pour les médias occidentaux. Quand le tsunami de 2004 fait ses ravages, on n'entend en revanche plus parler que de ça. Evidemment, on compte alors les morts parmi les touristes du Nord (le paysan indien ou thaï, lui, n'est qu'un figurant, remplaçable en somme).

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 janvier 2009

Vous faites partie de ceux qui pensent que le hamas est une association culturelle ?

Ecrit par : yann | 09 janvier 2009



http://www.dailymotion.com/video/k1qlV5R8ZdMV1gxOfy

Écrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

"Tous ces blogueurs rastignanesques qui pensent monter à Paris grâce à leurs interventions"

Pendariès

Et qui n'ont pas compris que depuis l'Union Pour la Méditerranée tout se centrait désormais sur la Corse et qu'il fallait descendre à Ajaccio! Paris, Londres, New-York et Sidney ne sont plus que de lointaines banlieues d'Ajaccio!

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 janvier 2009

Dobolino vous devenez trop compliqué pour moi.
Je crois qu'avec un suppositoire de Largactil je vais aller me coucher…

Ecrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Bien sûr que je suis trop compliquée ! Je ne relève pas de la psychiatrie ambulatoire de ville.
Par ailleurs, le Largactil n'existe pas sous forme de suppositoire. Vous repasserez avec vos fantasmes d'ongulé.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Les antiracistes craignent le retour de la bête immonde ? Elle est là, battant le pavé d’Amsterdam, de Paris ou de Londres, devant leurs yeux qui ne veulent pas voir.

Cette vidéo nous montre le parlementaire hollandais du parti socialiste, Harry van Bommel, ainsi que d’autres gauchistes idiots utiles de l’islamofascisme, scander des slogans appelant à une intifada contre Israël dans une manifestation antisémite pro-djihad, pro-Hamas, et pro-Hezbollah qui s’est tenue à Amsterdam, tandis que la foule derrière eux (à 1:05 sur la vidéo) scandait « Hamas, Hamas, les Juifs au gaz ! ». Paix, amour et tolérance, chapeau !


http://www.dailymotion.com/video/k6ylPAn4oe4YNzTT0w

Écrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

"Serais-je donc si insignifiant que je ne mérite même pas votre vindicte ?"

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Ah, non! Pas vous! Vous n'allez pas faire votre Felts aussi!

L'ennui, avec ces chefs palestiniens, (ou autres, évidemment), c'est qu'en temps de paix, ils ne seraient plus rien. Ils n'ont vraiment aucun intérêt à ce que la paix s'installe. Si la guerre continue, c'est essentiellement à cause de cette raison.
Mais un psychiatre vous expliquerait certainement ça mieux que moi, (ou, peut-être plutôt, un analyste).

Écrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2009

Il sera bien temps de se cacher derrière son keffieh.

Ecrit par : yann | 09 janvier 2009

Très juste, Yann.


http://www.dailymotion.com/video/k4ULRxW9zHx7XPTApR

Ecrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

Voilà qui me rappelle une belle chanson française d'il y a quelques 65 ans aux paroles assez dures.
http://fr.youtube.com/watch?v=cwzFc5uKwiI&feature=related
Un charmant petit hymne national aussi.
Tous textes créés dans des périodes de crise et d'oppression pour donner du cœur au ventre des combattants avec plein de sang qui sèche sur nos routes ou abreuve nos sillons.
Le discours que vous nous présentez est tronqué et extrait de son contexte. Loin de moi l'idée de prendre fait et cause pour le Hamas mais il faut peut-être se replacer dans le contexte de la vie en Palestine telle qu'elle est subie par ses habitants. Si les dirigeants veulent encourager le peuple à rester et à se battre, il leur faut produire les discours qui les rassemblent, leur donne force, énergie et courage de rester là, unis et combattifs.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

"Je ne sais pas qui est Alice Miller."

Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Essayez de la lire! C'est passionnant. Elle explique assez bien l'antisémitisme d'Hitler, (je trouve), et le fait que les allemands se soient glissés dans le nazisme avec une telle facilité.
("C'est pour ton bien").

Écrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2009

S’tait une blague Yann ! (si tant est que le sujet s'y prête)

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

J'avais vu. C'est pour ça que je n'ai réagi que sur les "nenfants" de 17 ans (un AK47 à la main en guise de jouet).

Pour le reste, si vous voulez les faveurs de Narcisse, frappez à l'ego.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

"A la Chambre des communes, je dirai comme je l'ai dit à ceux qui ont rejoint le gouvernement : " Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ".

Nous avons devant nous une épreuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous de nombreux et longs mois de combat et de souffrance.

Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire : c'est d'engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Voilà notre politique.

Vous demandez, quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n'y a pas de survie."

C'est ça la guerre ...
Les chefs de pays en guerre ne font pas dans le discours bisounours.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Zorglub machouille :
"Je me sens un peu ostracisé en ces lieux : personne ne m'injurie, ne fait mon horoscope ni ma psychothérapie, ne m’accuse de sympathies satanistes, ou de sarakozidolâtrie etc. Même Felts ne parle jamais de moi !"

Zorglub t'es un salop, le peuple aura ta peau…
Yann, le plus fin esprit que la terre ait pu supporté a écrit que tu arrête de faire ton Felts… On te compare à la lumière de toutes les vies et tu n'es pas content.
Reste à te comparer à Christophe Sibille en te laissant le choix : soit tu es Christophe Sibille soit tu es une demie merde. Si j'étais toi, ce qui n'est pas le cas car je suis moi, c'est à dire la lumière de toute vie, je choisirai la demie merde car un proverbe chinois dit :
Il vaut mieux être une demie merde et le savoir qu'être une merde entière en s'appelant Christophe Sibille.

NB : Je suis pour Franquin mieux que Hergé…

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Les chefs de pays en guerre ne font pas dans le discours bisounours.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Ouaip ! Et Churchill ne valait pas mieux qu'Hitler. (et hop ! un point Godwin pour moi).

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

""Je me sens un peu ostracisé en ces lieux : personne ne m'injurie, ne fait mon horoscope ni ma psychothérapie, ne m’accuse de sympathies satanistes, ou de sarakozidolâtrie etc. Même Felts ne parle jamais de moi !""

Enfoiré ! Salaud ! Pourri !

Amour:
Vous vivez un moment de grâce, tout fonctionne comme sur des roulettes.
Boulot: Un petit souci matériel va gâcher votre journée mais prenez le à la légère .

c'est toi zorglub sur le fouroum de bouzorama ? ;)

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Pour les esprits qui s'échauffent, un petit jeu pour vous défouler un peu:
http://www.sockandawe.com/

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Vu un film québécois : « Le Banquet » de Sébastien Rose (2008)

Le premier film antipédagogiste ?

En tout cas un film très fin et très humain, qui se déroule en pleine grève étudiante à l'université de Montréal, avec des problématiques tout à fait d'actualité pour nous français (le président de fac ambitieux et cynique, les profs de sciences de l'éduc hypocrites, les étudiants déboussolés...)

Je le recommande vivement à tous les visiteurs de ce blog (sauf les trolls)

bande annonce : http://www.lecinema.ca/media/ba.php?i=2231&n=banquet&r=haute

Écrit par : sanjuro | 09 janvier 2009

j'emmerdions tout les pissi vinègre qui comprendrions ren à la langage totolien
amhà

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Attendons de voir si le Sarkozy a quelque chose de plus à nous dire sur le collège que Darcos, puisque pour le ministre de l'Ignorance nationale, la réforme du collège a déjà été faite avec le "socle commun" (sic !) ; c'est du moins ce qu'il a eu le culot d'affirmer récemment aux représentants du SNALC lors d'une entrevue rue de Grenelle.

Je me suis emporté tout à l'heure et j'avais de sérieuses raisons ; ça s'est mieux passé cette après-midi, mais je ne retire rien de ce que j'ai dit. Vous et moi, nous payons des impôts pour scolariser des gosses qui se foutent de tout et j'ai le droit de me scandaliser de la bêtise satisfaite qu'ils étalent sans la moindre pudeur.

Je n'ai pas dit que j'étais d'accord avec Le Pen en général, je n'ai parlé que du discours de Dijon sur l'école, brandi contre nous sur ce blog par le bobo de service, drapé dans sa bonne conscience (de Gauche évidemment) et spécialisé dans la culpabilisation et le déni du réel. Qu'il vienne affronter une classe lambda de 4 ème à 28 et on en reparlera.

C'était la gueulante du vendredi soir.

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

Un grand merci pour ce blog que j'ai découvert il y a quelques mois en lisant un article sur votre livre la fabrique du crétin. J'ai enseigné pendant 10 ans dans le secondaire avec bonheur parfois, dieu merci les élèves étaient là et frustration souvent, mais qu'étais-je venue faire dans cette galère pédagogique et administrative. Alors je suis partie pour changer d'air, me retrouver et offrir à ma famille une femme, une maman plus sereine dans son métier et donc plus disponible avec ceux que j'aime. Dans le supérieur aussi on voit les dégâts des années d'avant mais là j'enseigne totalement à un public choisi, le plaisir de l'échange est là toujours; les personnalités attachantes, différentes. J'ai la chance d'avoir une grande majorité d' étudiants qui adhèrent et qui savent que sans bosser pas de salut, alors oui le plaisir est là.
Combien de fois en vous lisant je hoche la tête, j'acquiesce. Je comprends intimement ce que vous dîtes et je pense à mes enfants tout juste en maternelle, aux gosses que je croise hurlant à la sortie du collège à côté de chez moi et je vois déjà juste là à cette sortie d'un collège de Paris des gosses qui vont être laissés sur le bord du chemin entre bons sentiments et idéologie inefficace. Et je sais bien que de toutes mes forces je vais donner les armes à mes enfants que je n'ai pas pu donner assez aux autres. Pourtant je crois encore que c'est possible, j'adhère plutôt à la réforme du primaire mais je piaffe de voir que rien ne se fait au collège, machine à broyer les espoirs et l'envie d'apprendre qui au départ est là chez beaucoup et le lycée confus. Je crains et je frémis devant le mépris d'un ministre pour ses enseignants et en même temps je reconnais avoir été parfois bien frustrée en salle des profs devant la naïveté et l'endoctrinement de certains. Il y a des gens formidables, des imaginatifs, des vieux loups à la sagesse enchanteresse, des jeunes qui ne demandent qu'à réussir à enseigner, des gens de terrain qui font ce qui marche, que ceux-là soient valorisés et que les IPR se fondent sur le bon sens, toujours. Et puis souhaitons que les parents soient à la hauteur de leurs enfants, qu'ils les aiment, écoutent, encouragent, grondent à chaque fois que c'est nécessaire, sans colère avec sagesse; sans ce soutien là l'école ne peut pas beaucoup. L'école ne peut pas tout. Voilà mes vœux pour cette nouvelle année et à vous, Jean-Paul je souhaite beaucoup de joie et une bonne santé.

Écrit par : cécile | 09 janvier 2009

Aujourd'hui, je voudrais faire une petite parenthèse qui m'a été inspirée par Philippe, compatriote blogueur. Il s'agit de l'évocation de la connerie humaine.

J'espère ne pas tomber dans les clichés habituels sur ce sujet très vaste et infini sans réponse tout en étant parfaitement consciente que je vais lâcher des paroles très personnelles, cinglantes, acides qui ne parlent que de mon propre ensorcelement du monde.



Avec la loi de Murphy évoquée auparavant, tout est possible dans nos vies, surtout l'emmerdement maximum en toute chose.

Avec Boris (pas exclusivement, je suis partiale là), il est possible de comprendre qui nous sommes et ce qui fait de nous des humains.

L'observation, de soi, des autres et du monde fournit des champs illimités d'études, d'interrogations et de questions aux réponses aléatoires.

Etant d'un naturel optimiste et naïf, j'espère constamment que les consciences s'éveillent, que les esprits en éveil se rencontrent pour générer une vague de « sagesse ». Pourtant, comme tout un chacun, je suis confrontée à la connerie, la mienne comme celle d'autres. Sont-ils limités intellectuellement ? lâches ? vaniteux? N'ont -ils pas simplement peur d'aller au-delà de leur représentations confortables et sécurisées ? Leur a-t-on donné les moyens d'y voir clair ? Illusion collective ? Fantasme absolu de la toute- puissance ? Terreur de se savoir si faible et faillible ? Quand je dis ils, je dis nous car je m'inclus dans le lot, l'autre n'étant qu'un reflet de soi.

Je suis émerveillée par la richesse de la vie, des possibilités qui nous sont offertes. J'admire ceux qui savent trouver naturellement la voie de l'évidente magnificence du monde, épurée, claire, limpide. Je suis solidaire de cette majorité qui se bat pour être digne et en paix. J'abhorre ceux qui salissent consciemment de leurs perversités les cadeaux précieux de l'existence pour se croire plus forts, plus puissants, plus dominants, ceux qui se prennent pour des dieux (fats et vides si ce n'est de leurs illusions et de leurs vanités qu'ils sont- les coquilles de Chris). .. Je ne suis qu'une humaine ensorcelant le monde de ma baguette magique « psychisme ». Je ne sais rien, je ne saurai jamais rien. Je ne suis rien et je suis tout. Alors, je parle de la connerie.



Pour cela, en dehors de mes divagations intellectuelles, je vous mets cette chanson là- haut car elle me parle de la connerie.



Pauvre Boris, Jean Ferrat, 1966


Tu vois rien n'a vraiment changé
Depuis que tu nous a quitté
Les cons n'arrêtent pas de voler
Les autres de les regarder
Si l'autre jour on a bien ri
Il paraît que " Le déserteur "
Est un des grands succès de l'heure
Quand c'est chanté par Anthony
Pauvre Boris

Voilà quinze ans qu'en Indochine
La France se déshonorait
Et l'on te traitait de vermine
De dire que tu n'irais jamais
Si tu les vois sur leurs guitares
Ajuster tes petits couplets
Avec quinze années de retard
Ce que tu dois en rigoler
Pauvre Boris

Ils vont chercher en Amérique
La mode qui fait des dollars
Un jour ils chantent des cantiques
Et l'autre des refrains à boire
Et quand ça marche avec Dylan
Chacun a son petit Vietnam
Chacun son nègre dont les os
Lui déchirent le cœur et la peau
Pauvre Boris

On va quitter ces pauvres mecs
Pour faire une java d'enfer
Manger la cervelle d'un évêque
Avec le foie d'un militaire
Faire sauter à la dynamite
La bourse avec le Panthéon
Pour voir si ça tuera les mythes
Qui nous dévorent tout du long
Pauvre Boris

Tu vois rien n'a vraiment changé
Depuis que tu nous a quittés



Chanson hommage à Boris Vian.



Ah cette capacité qu'ont les hommes de faire comme si c'était super de se regarder tourner en rond ! Les siècles ont beau se dérouler, ils continuent de gober toutes les âneries bien lisses et proprettes que leur servent les avides de pouvoir. A se croire consensuels, ils n'en deviennent que cons. A se croire si originaux et à la pointe du progrès, ils ne sont que des consommateurs de la merde que l'on veut bien leur jeter du haut des murs protégeant les bien « pansants » ceux à la panse bien pleine. A se croire libres et responsables, ils ne sont que les prisonniers de manipulateurs malins.

Je veux continuer d'espérer qu'en chacun sommeille une intelligence suprême qui ne demande qu'à s'éveiller. Je veux continuer de croire que la multiplicité des regards sur le monde est le meilleur moyen de trouver l'évidente simplicité de la sagesse.

Mon ensorcèlement du monde me souffle aussi depuis longtemps que la connerie est nécessaire pour que nous réalisions par opposition ce qu'est la non- connerie, que les cons sont nécessaires pour que nous trouvions ceux qui ne le sont pas.

La connerie est nécessaire pour que nous apprenions de nous même principalement, pour que nous trouvions et chassions le con qui est en nous.


La voie est ardue, pénible, ingrate, les cons d'aujourd'hui étant pour d'autres plus cons souvent les visionnaires de demain.

La connerie porte en elle les mythes (et contes) qui bernent les hommes. Elle vient de con qui en argot veut dire vagin, lieu de passage obligé pour les enfers ou le paradis. Elle reste notre lot à tous pour avancer vers la connaissance de soi.



Avis des plus personnels, écho de la révolte qui m'habite.



Et si ce n'est pas encore fait, passez voir la page sur mon ami Boris, pour la musique et le texte.



ps; Vous trouverez les liens pour les blogs de Philippe et Chris spé dans les commentaires, ils me font l'honneur de passer souvent.

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

toujours aussi brillant, mon Feltsounet? oooooooooh, tu sais que je t'aime, toi.

Écrit par : Gottlieb | 09 janvier 2009

"j'emmerdions tout les pissi vinègre qui comprendrions // ren// à la langage totolien
amhà
Ecrit par : toto | 09 janvier 2009
"
je corrige pour le trollitoto :
RIN

ange

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Je me joins à toto pour accabler Zorglub de mon mépris cosmique !

espèce de poisson pas frais, ascendant mayonnaise rance !

;0)

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

« Degrelle est [en ?]1992 ?
La viscosité est-elle fasciste ? »
dugong | 09 janvier 2009

Ben oui, 1992. La vieille ordure n'a débarrassé le plancher qu'en 94.

Quant à la thématique du visqueux, nul n'ignore qu'elle ressortit, oui, au discours fasciste :
« Et puis cette horde à ramper, discontinue, le long des rues... poissante aux trottoirs... rampe encore... glue le long des vitrines... faces de glaviots... l’énorme, visqueux, marmotteux, grouillement des misérables... »
« Dine ! Paradine ! Crèvent ! Boursouflent ! Ventre dieu !... 487 millions ! D’empalafiés cosacologues ! Quid ? Quid ? Quod ? Dans tous les chancres de Slavie ! Quid ? De Baltique slavigote en Blanche Altramer noire ? Quam ? Balkans ! Visqueux ! »
« leur fente hideuse, cette banane pourrie, leur croissant, l'immonde grimace youtre, canaille, si visqueuse... »
Ad lib.
Céline, Bagatelles pour un massacre

Écrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2009

Loi Hadopi : quand la connerie prend le pas sur la raison
31/10/2008

Je viens de lire que la loi Hadopi vient d'être accepté, je suis vraiment très déçu et je pense que le grouvernement vient de faire une énorme connerie.

Protégez vos Wifi

Fini le partage du Wifi et attention si vous ne savez pas protéger votre Wifi vous risquez de vous faire couper l'accès a cause d'un inconnu.
Le projet Fon est vraiment en danger avec cette loi, et l'espoir d'avoir d'avoir un internet Wifi gratuit et communautaire semble impossible.
Pour les familles avec enfants il va falloir faire très attention et si les parents ont un besoin professionnel d'internet, on coupe d'abord, on discute après.

Ou trouver des MP3

Aujourd'hui lorsque vous allez dans les magasins vous ne trouvez que des baladeurs MP3, mais dans les baladeurs il n'y a pas que Apple, les 3/4 des produits disponibles sont des baladeurs classiques pas cher supportant uniquement le MP3.
Malheureusement aujourd'hui il est très difficile de trouver des plate-formes qui proposent des musiques sans DRM et donc lisible sur tout supports.
Le gouvernement nous promet une évolution de l'offre c'est bien sauf que j'aimerais bien que cette offre soit mise en place avant que l'on commence à parler de couper l'accès internet.
Autre problème, lorsqu'on achète un CD en magasin on ne peut pas l'écouter sur son baladeur, on est donc obliger de se connecter sur un réseaux P2P afin de pouvoir faire valoir ces droits de copie privé, comment se problème sera géré?

MP3 trop cher et artiste peut rémunéré

En magasin un CD vaut 15€, sur internet un MP3 vaut 1€ soit quasiment 15€ l'album. Le produit immatériel est donc aussi cher que le CD, mais quel est le con qui a pu penser un truc pareil (sans doute ceux qui ne veulent pas d'internet).
Autre problème l'artiste est bien trop peut rémunérer 90% des revenus vont aux maisons de disque et non à l'artiste.
Dans une économie par CD on peut encore le comprendre il y a le coup de distribution et de fabrication, mais dans une économie immatérielle ces coups n'ont plus aucun sens, un MP3 devrait donc couter 0.15€ avec 0.10€ pour l'artiste.

Les maisons de disques n'ont plus de raison d'exister

Dans les années 90 une maison avait toutes les raisons d'exister, il fallait gérer l'enregistrement en studio, la fabrication des CD, la création de pochette et surtout la distribution vers tout les points de vente.
Aujourd'hui le cout d'un studio à fortement diminué grâce à l'informatique où un simple ordinateur peut remplacer des platines complexes et couteuses et la distribution et automatisé puisque l'on est dans l'immatériel.
A force de protéger les maisons de disque et ce vieux business modèle on va finir par tuer la musique.

Quel business modèle pour que ça fonctionne

Un artiste devrait pouvoir proposer directement ces musiques aux sites de vente en ligne, qui finalement deviendrait des majors, les MP3 doivent être vendus 0.15€ avec 0.05€ pour la plateforme de musique et 0.10€ pour l'artiste.
Si l'artiste fait enregistrer son CD dans un studio se sera à l'artiste de négocier le prix ou le partage de ses revenus avec le studio.
Il faudra aussi développer l'offre illimité avec des formules à moins de 10€ pour du MP3 illimité et sans DRM, sur les 10€ 1/3 pour la plate-forme et 2/3 pour les artistes et l'argent serait répartie équitablement aux artistes en fonction du nombre de téléchargement.
Pour les gens qui souhaitent acheter des CD en magasin il faut absolument que ces CD contiennent les musiques en format audio classique mais aussi les MP3 pour pouvoir écouter notre achat sur notre baladeur.

Pour conclure

Avec un système moins cher comme je le propose c'est l'artiste qui sera gagnant, car avec une forte baisse des prix pour le public sans diminuer la marge de l'artiste, les ventes vont partir à la hausse et faire la fortune des artistes au détriment des maisons de disque.
Maintenant il faut savoir ce que l'on veut, protéger les artistes ou protéger les majors? Il semble que le gouvernement ai fait son choix.

Écrit par : mp3 | 09 janvier 2009

" I annoy the pissi vinègre every which would understand // ren // in language totolien amhà Written by: toto ¦ January 09th, 2009 " I correct for the trollitoto: RIN angel

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

" ich hingen jeder Pissi vinègre zum Hals heraus, machte verständen // am Montag // in Sprache totolien amhà, Die von: Toto Geschrieben ist ¦ Am 09. Januar 2009 " verbesser ich für Trollitoto: RIN Engel

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

" я опротивели любой pissi vinègre, которые поняли бы // ren // в totolien amhà язык, Написанный: toto ¦ 09 января 2009 " я исправляю для trollitoto: RIN ангел

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

svou en bouch un koin hein tou ske j koz

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Merci Cécile pour votre message, et revenez parler de votre expérience en fac, il y a à dire et à faire là-bas aussi.

Écrit par : sanjuro | 09 janvier 2009

я опротивели любой pfmmfffmmfmmmff fpmmffpppèmfmpffmpp, которые поняли бы // pffmppppp // в fmpppffmpppfpmfmffmppppp mmmppmmfpà язык, Написанный: fmpppffmpppf ¦ 09 января 2009 " я исправляю для fmppffppfpmfpmfmfffmpppffmpppf: PffMffPpp ангел

:o)

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

L’Éducation Nationale prouve de jour en jour son incapacité à donner une formation solide ou au moins à transmettre un socle minimal de connaissance à nos enfants ; le niveau général baisse et de plus en plus d’enfants connaissent l’échec scolaire. Le chômage des jeunes augmente dramatiquement alors que, dans le même temps, les effectifs diminuent et les budgets augmentent. Pour sauver l’école et donc rendre un avenir à nos enfants, il faut libérer l’enseignement c’est-à-dire diversifier l’offre scolaire et permettre aux parents de choisir une école selon leurs propres critères.

Nos propositions

1. Suppression de la carte scolaire

Rendre libre le choix des parents et des enfants.
2. Statut d’autonomie des établissements scolaires

Responsabiliser le chef d’établissement vis-à-vis des élèves, des parents et des professeurs.
3. Mise en place du chèque éducation

Subventionner l’élève et non plus l’établissement scolaire

Arguments

1. Des formations inadaptées

L’hypercentralisation des décisions pédagogiques construit un moule unique alors que les enfants sont tous différents.
L’inadaptation des formations à la vie active conduit de plus en plus de jeunes au chômage.
2. Liberté de choix de son établissement

La carte scolaire ghettoïse les quartiers défavorisés et crée des passe-droits d’accès aux lycées élitistes pour ceux qui ont les bonnes relations.
Cela donnera un plus grand contrôle des parents sur l’éducation de leurs enfants : choix des méthodes, choix des programmes, choix des formules (école à la maison, internat, écoles professionnelles,…).
Les établissements seront obligés de s’adapter à la demande, car sinon ils perdront des élèves.
3. Responsabiliser le chef d’établissement

Lui seul est au contact des parents et des élèves, il est donc le plus à même de comprendre leurs attentes.
Il doit donc être responsable de l’embauche, de l’avancement et du licenciement éventuel des membres de son équipe pédagogique. Il incarne l’esprit de l’établissement dont il est le garant.
4. Subventionner l’élève et non plus l’établissement

Le système actuel de financement de l’éducation subventionne l’établissement et ses employés indépendamment de la qualité de son éducation et de l’adaptation aux attentes des parents et des élèves. Ce système déresponsabilise donc tous les acteurs de l’éducation.
Le chèque éducation est un bon par élève valant pour un an d’école. L’établissement vers lequel ira l’élève recevra ce bon, et se fera payer par l’Etat.
5. Refonder le système éducatif en responsabilisant les familles et les équipes pédagogiques

En restaurant la liberté de choix des élèves et des parents et en rendant autonome et responsable chaque établissement scolaire, nous aurons un système éducatif plus juste, plus efficace et plus adapté aux aspirations et aux spécificités de chacun.
Rendre le choix de l’école, c’est aussi inciter les familles à assumer une plus grande part de responsabilités dans l’éducation de leurs enfants.

Écrit par : Monsieur Finance | 09 janvier 2009

Plus aucun enseignant mis à la disposition des groupes de pression
Décembre 2007









Plus de 30 000 enseignants ne mettent jamais les pieds dans une salle de classe. Au lieu d'enseigner, des milliers d'entre-eux sont payés pour militer dans nos écoles. Rémunérés avec l'argent prélevé directement ou indirectement dans les caisses des écoles, ils représentent une véritable armée gratuite pour les syndicats. C'est pourquoi nous devons exiger que les pouvoirs publics cessent de leur fournir du personnel.
Cette année, pour des raisons budgétaires, le président de la République Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et le ministre de l'Education Xavier Darcos, ont décidé de supprimer 11 200 postes à l'Education nationale. Ils peuvent le faire dès maintenant, en diminuant le nombre d'enseignants qu'ils mettent gratuitement à disposition des syndicats.

Privés de personnel gratuit, les dirigeants syndicaux devront se contenter des cotisations de leurs adhérents et de leurs ressources propres. C'est alors seulement que leur pouvoir correspondra à leur représentativité réelle.

Nous devons donc mettre une pression maximale sur les pouvoirs publics pour que cesse ce scandale qui contribue à la ruine de notre Ecole, et à mettre en perdition l'avenir de nos enfants.

C'est pourquoi il faut signer de toute urgence les pétitions adressées au président de la République, au Premier ministre et au ministre de l'Education.

Si vous désirez recevoir et signer cette campagne, contactez-nous au 01.45.81.22.67.

Ou écrivez-nous à l'adresse suivante : contact@soseducation.

Écrit par : Monsieur Finance | 09 janvier 2009

Je me joins à toto pour accabler Zorglub de mon mépris cosmique !

espèce de poisson pas frais, ascendant mayonnaise rance !

;0)

Ecrit par : Robin | 09 janvier 2009

Maintenant, si ça vous fait vraiment plaisir, Zorglub, je peux aussi vous mépriser et vous conchier copieusement.
Les coups et les douleurs, ça ne se discute pas ...
;O))

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Avant le délestage nous avions 691 membres. Nous en avons dorénavant 231, soit 460 de moins.


Citation:
Mily (10/05/2008) , Xut (25/01/2008) , malikaKa (04/07/2008) , Anémone (08/06/2008) , TAZ (08/10/2007) , Jennyfer (21/05/2008) , alex (26/01/2008) , france2007 (14/10/2007) , zadiga (21/07/2008) , miriam22 (01/07/2008) , Grito (28/07/2008) , tristan (02/04/2008) , Julien.G (08/10/2007) , Spyder (07/01/2008) , Gontran (21/05/2008) , Staff (13/11/2007) , paul du 59 (02/10/2007) , Nombrilist (27/12/2007) , Mikael (08/10/2007) , MARTINEAU (31/01/2008) , caire-expat (09/01/2008) , Lelorrain (06/11/2007) , titalex31 (14/04/2008) , Michelle (19/04/2008) , laf (29/12/2007) , tom41 (06/01/2008) , souad (29/12/2007) , Sanantonio (13/11/2007) , Marcel119 (09/10/2007) , hubert07 (07/10/2007) , Sophie19 (28/06/2008) , lio2211 (22/11/2007) , kinyo (11/09/2007) , bluejay31 (13/09/2007) , danielperez (30/09/2007) , Looooww (19/11/2007) , lidan (14/12/2007) , Marco71 (04/08/2008) , Civis (15/05/2008) , Samuel HPP (02/10/2007) , Serge L (15/05/2008) , fernandez (08/10/2007) , spm95 (14/12/2007) , maryammousavi (25/10/2007) , Nicolas M. 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Écrit par : toto | 09 janvier 2009

"私は「toto」によって amha を書かれた言語 totolien に / / ren / / 理解するであろうすべての pissi vinegre を悩ませた | 1月の09、私が trollitoto のために修正する2009インチ :
「toto」によっての RIN 天使書き込み | 1月 09、2009

Écrit par : aussi | 09 janvier 2009

Nan c pa moa toto sur boursomarave ;p)

Écrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

"私は「toto」によって amha を書かれた言語 totolien に / / ren / / 理解するであろうすべての pissi vinegre を悩ませた | 1月の09、私が trollitoto のために修正する2009インチ :
「toto」によっての RIN 天使書き込み | 1月 09、2009

Ecrit par : aussi | 09 janvier 2009

La preuve que toto est intraduisible...

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

Ahhhhh !
Merci à tous, je me sens enfin intégré à cette communauté qu'est Bonnet d'âne puisque moi aussi j'ai eu droit à un flot d'injures !

Écrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

J'ai beaucoup apprécié, moi aussi, le message de cécile. Je ne suis pas jaloux, je me réjouis au contraire qu'il soit encore possible d'éprouver le bonheur d'enseigner, même si ce n'est pas souvent mon cas, ni le cas des professeurs qui exercent en collège comme moi, et je lui souhaite une bonne année.

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

A votre service, misérable vermisseau.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

pour devenir terroriste
http://jouer.en.ligne.free.fr/Jeux/jouer.php?jeu=82

Écrit par : uncertain | 09 janvier 2009

Terminologie de l’enseignement

Ce document propose une traduction du résumé du “Guide critique de termes et de phrases” qui est en appendice du livre The Schools We Need and Why We Don’t Have Them de E. D. Hirsch (Les écoles dont nous avons besoin et pourquoi nous ne les avons pas). Hirsch se définit comme progressiste en politique et conservateur pour la pédagogie. Ce résumé a été fait par des parents d’élèves américains avec la permission de E. D. Hirsch.
Les enseignants et les administrateurs se servent d'un jargon qui est parfois peu familier aux parents. Quand ils se retrouvent en face de ce jargon étrange, les parents sont réticents à poser des questions ou à débattre avec les éducateurs de crainte de passer pour ignorants. Quand les parents rassemblent leur courage pour discuter, les éducateurs utilisent leur jargon contre nous. Par exemple, si vous vouliez exprimer un désir pour des méthodes d'enseignement traditionnelles, l'enseignant peut se servir d'une terminologie péjorative pour contrecarrer vos plaintes. On pourra vous dire que l’éducation traditionnelle n’est que “dressage” ou apprentissage par cœur. L’insinuation est que vous êtes malavisé, ignorant des processus développementaux des enfants, peut-être même étroit d’esprit. Alors l’enseignant vous dit : « Nous sommes une école centrée sur l’enfant et donc nous n’utilisons plus ces méthodes démodées car la recherche a montré que nos méthodes qui respectent l’enfant sont meilleures. »
Cet usage du jargon signifie que l’enseignant prend davantage soin de l’éducation de votre enfant que vous-même. Après tout, l’enseignant a été formé à se servir des méthodes les plus d’avant-garde disponibles, donc son savoir sur le sujet ne saurait être mis en question. Ce que l’enseignant néglige de vous dire est que la « recherche » à laquelle il se réfère n’est pas nécessairement soutenue par la recherche scientifique dominante (càd. publiée dans des revues scientifiques dans une discipline spécifique telle que la psychologie).

En se servant d’une terminologie qui a des connotations négatives ou positives, les éducateurs peuvent arriver à faire taire votre opposition, simplement parce que vous ne comprenez pas le sens des mots et des phrases. Par conséquent, vous devez venir à la réunion avec les enseignants en sachant la langue que les enseignants parlent de la même façon que vous devriez le faire si vous visitiez un pays étranger.

Présentation par l’éditeur du livre de Hirsch : « En tant qu’éducateur et auteur renommé E. D. Hirsch, Jr. affirme dans The Schools We Need, qu’en dédaignant les programmes basés sur les contenus pour des théories abstraites et discréditées sur comment l’enfant apprendrait, les idées uniformément enseignées par nos écoles ont fait un mal terrible aux élèves américains. Au lieu de préparer nos enfants à l’économie très concurrentielle et basée sur l’information dans laquelle nous vivons de nos jours, nos pratiques scolaires ont sévèrement réduit leur capacité et leur désir d’apprendre. »
Les expressions peuvent être regroupées par thèmes.


Expressions groupées par thèmes et
les affirmations qui leur sont liées

Conception utilitaire de l’enseignement
Apprendre à apprendre.
Apprentissage tout au long de la vie.
Compétences d’accès.
Compétences d’ordre supérieur.
Compétences de pensée critique.
Compétences de résolution de problèmes.
Compétences métacognitives.
Promesses de la technique.
Développementalisme romantique
À leur propre rythme.
Approprié au développement.
Classe avec des âges multiples.
Différences individuelles.
Écoles sur le modèle de l’usine.
Élève au centre.
Enseignement centré sur l’enfant.
Enseignement individualisé.
Enseigner l’enfant et non la matière.
Intelligences multiples.
Styles d’apprentissages individuels.
Un seul convient à tous (Taille unique).
Pédagogie naturaliste
Apprendre par cœur.
Apprentissage coopératif.
Apprentissage holistique.
Apprentissage par la découverte.
Apprentissage par la main à la pâte.
Apprentissage thématique.
Classe avec des enfants d’âges différents.
Constructivisme.
L’exercice tue.
Méthode du projet.
Méthode globale.
Antipathie envers le contenu disciplinaire
Apprendre dans les manuels
Apprendre par cœur.
Capital intellectuel.
De purs faits.
Enseigner pour la compréhension.
Faits inférieurs à la compréhension.
Les faits sont vite dépassés.
Moins c’est plus.
Théorie bancaire de l’enseignement.
Théorie de la transmission scolaire.
Antipathie envers la notation et le classement
Compétition.
Évaluation authentique.
Évaluation basée sur la performance.
Évaluation par portfolio.
Productions (Expositions).

Apprendre à apprendre. Ceci se réfère à la conception utilitaire de l’apprentissage. L’argument que soutiennent les éducateurs en sa faveur est que l’information est vite dépassée mais la capacité à trouver l’information reste. Donc enseigner des faits est une perte de temps. « Mais la conception utilitaire, qui fait que le poisson est inférieur à l’hameçon, la canne ou le bouchon, est basée sur une métaphore gravement inadéquate sur la compétence à apprendre. En effet, même apprendre à pêcher requiert beaucoup de savoir spécifique à ce domaine. »

Apprendre dans les manuels. « Phrase dénigrant les formes traditionnelles d’éducation, symbolisées par les manuels, en faveur de modes d’instruction plus “holistiques” et réalistes dans lesquels le savoir est obtenu par l’expérience la main à la pâte plutôt que par des énoncés verbaux dans des manuels. L’objection à l’enseignement à l’aide de manuels a souvent bien trop de pertinence car beaucoup de manuels couramment disponibles sont non sélectifs, ayant été conçus pour passer devant des comités d’adoption de manuels dans des États très peuplés et donc pour plaire à tout le monde. Par conséquent, beaucoup de manuels tendent à être décousus, mal écrits, fades, difficiles à lire et ne faisant pas la différence entre les aspects plus ou moins importants d’une discipline. Seulement, la solution alternative aux manuels, sous la forme d’enseignement la main à la pâte ou de projet, a montré sa grande inefficacité. On doit donc être prudent pour distinguer une attaque justifiée contre les mauvais manuels et une attaque contre l’enseignement soigneusement focalisé d’une matière grâce à de bons manuels. Le plus efficace des apprentissages disciplinaires est souvent obtenu grâce à l’usage de manuels bien écrits et bien pensés. Dans les sciences et dans les professions telles que la médecine et l’ingénierie, les manuels bien conçus ont toujours été une nécessité. »

Apprendre en faisant. Hirsch dit que cette phrase éclaire bien la tradition progressiste, bien que la phrase ne soit plus beaucoup utilisée. Aujourd’hui on y substitue “apprendre en découvrant” et “la main à la pâte”. Cela s’oppose implicitement à l’éducation principalement verbale aussi bien qu’à un enseignement organisé artificiellement autour des exercices et de l’entraînement.

Apprendre par la main à la pâte. Phrase impliquant la supériorité de l’apprentissage direct, tactile, vivant sur celui qui est verbal, indirect et avec du par cœur. Très souvent la main à la pâte est un terme honorifique utilisé pour faire l’éloge de la méthode progressiste d’éducation du “projet” et pour dénigrer l’instruction “à la classe entière” qui est conduite surtout de manière verbale et visuelle. La supériorité de la “méthode du projet” n’a pas été confirmé par l’expérience. Hirsch affirme que la recherche démontre que de telles méthodes sont incertaines, injustes (tous les enfants n’apprennent pas avec elle) et inefficaces et donc doit être utilisées à petites doses.

Apprendre par cœur. “Apprendre par cœur” a été employé pour vouloir dire demander à toute la classe de réciter à l’unisson des réponses à des questions posées qu’on ait compris ou pas la question ou la réponse. Aujourd’hui, les éducateurs définissent le par cœur de manière variée comme : “mots débités”, “mémorisation sans comprendre”, et faits isolés. Les enseignants pensent que ces choses empêchent les élèves d’arriver à penser par eux-mêmes. Hirsch admet que tous ces préoccupations sont valides. Toutefois, « il vaut mieux encourager la compréhension intégrée du savoir plutôt que la répétition purement verbale de faits séparés. Il vaut mieux pour les élèves qu’ils pensent par eux-mêmes que de répéter purement ce qu’on leur a dit. Pour toutes ces raisons, le par cœur est inférieur à l’apprentissage intériorisé et qui peut être exprimé avec les propres mots de l’élève. Ces objections valides ont toutefois été utilisées comme instrument contondant pour attaquer tout accent mis sur le savoir et le vocabulaire factuels. Dans la tradition progressiste, l’attaque du par cœur a été utilisée pour attaquer le savoir factuel et la mémorisation au grand désavantage des compétences scolaires des enfants. »

Apprendre par la découverte. Cette méthode offre des projets aux élèves sur lesquels travailler plutôt que de lire des manuels. Les enseignants croient que les élèves se souviendront probablement mieux de ce qu’ils ont appris par l’expérience qu’ils ne le feraient en ayant lu et en régurgitant des faits. Hirsch est d’accord pour dire que l’apprentissage par la découverte joue un rôle vital dans l’éducation d’un enfant, toutefois il décrit deux sérieux défauts quand on utilise exclusivement cette méthode : 1) Les élèves ratent parfois la découverte qu’ils étaient censés faire et parfois font des découvertes incorrectes. Ainsi un but bien défini doit être fixé au début. Si le but n’est pas atteint le maître doit faire un enseignement direct. 2) L’apprentissage par la découverte est inefficace. Certains élèves ne trouvent jamais le savoir qu’ils cherchaient et quand bien même c’est un processus très lent et chronophage.

Apprendre tout au long de la vie. Tout le monde est d’accord pour que les gens puissent avoir la capacité de s’adapter aux changements techniques. Les calèches ont laissé la place aux automobiles et la machine à écrire au traitement de texte. Donc les gens doivent évidemment avoir des compétences de pensée critique pour résoudre leurs problèmes. Hirsch regrette que la tradition progressiste dominante ait commis une erreur empirique fondamentale en croyant que ces compétences générales ne dépendent pas de l’accumulation de savoir et de vocabulaire et en croyant que des compétences transférables tout au long de la vie résulteraient naturellement d’activités “intégrées”, “holistiques”.

Apprentissage coopératif. Fondamentalement, cela signifie éclater une classe en groupes pour travailler sur une tâche en commun. Les enseignants aiment bien cette idée car elle veut dire moins de copies à corriger, elle permet le tutorat entre pairs et elle est supposée abolir l’accent mis sur la compétition. Malheureusement, cette idée est pleine de difficultés : les élèves les plus capables finissent en ayant fait l’essentiel du travail et des élèves apprennent à être des suiveurs au lieu de meneurs. Hirsch dit : « L’apprentissage coopératif utilisé avec restriction peut être une excellente méthode d’instruction quand on s’en sert avec l’enseignement en classe entière. Il n’est pas efficace quand on l’utilise comme principal ou exclusif moyen d’enseignement. »

Apprentissage holistique. Même sens que “apprentissage thématique” et est combiné avec “apprentissage par la découverte” et la “méthode du projet”. Formule pour dire apprentissage de la classe organisé autour de problèmes et de projets intégrés inspirés de la vie plutôt qu’autour des disciplines ordinaires. Les éducateurs espèrent rendre l’apprentissage “utile” à la vie. Hirsch fait remarquer que l’apprentissage holistique a toujours été utilisé quand histoire et art se chevauchent. Cependant c’est moins utile pour enseigner les mathématiques ou d’autres matières spécialisées qui requièrent beaucoup de pratique. Typiquement, dit Hirsch, le problème est moins la méthode employée que « sa surutilisation peu judicieuse. »

Apprentissage thématique, mutidisciplinaire, etc. « Formule employée pour décrire l’enseignement “holistique” de différentes disciplines à travers un thème commun. Par exemple, le thème des saisons pourrait combiner une étude de l’histoire, de l’art, de sciences et de mathématiques dans une classe particulière, ou bien dans l’école entière. Il y a beaucoup à dire à propos de l’apprentissage intégré qui contextualise les matières et les renforce. Comme avec les formes diverses de la méthode du projet, cependant, l’apprentissage thématique n’a prouvé qu’il était une réussite que quand il est employé avec prudence comme outil occasionnel plutôt qu’employé comme mode principal d’enseignement. Une raison de prendre cette précaution est que certains sujets requièrent une familiarité plus grande que d’autres pour être appris. L’histoire et la littérature, par exemple, requièrent généralement moins de consolidations pour atteindre un objectif d’apprentissage que certains aspects des maths et des sciences dont les procédures doivent être souvent répétées et pratiquées. L’approche thématique peut ou ne peut pas fournir ces consolidations nécessaires. Comme pour d’autres méthodes pédagogiques, la clé réside dans le sens commun. Si les élèves ont été bien contrôlés et qu’on sait qu’ils ont maîtrisé les sujets principaux qu’on doit rencontrer dans le projet thématique, alors la méthode peut être une manière attractive de d’encourager l’enthousiasme des élèves et l’apprentissage ultérieur. »

Approprié au développement. Si un enseignant utilise ces termes, il suggère que l’innocence d’un enfant a besoin d’être préservée en ne l’exposant pas trop tôt à un travail difficile. L’enfant apprendra quand il sera “prêt”. Ces termes, selon Hirsch, sont « dénués de signification scientifique et manquent de caution scientifique », spécialement lorsque des millions d’enfants à travers le monde ont été exposés tôt à un travail difficile et en ont bénéficié. Malgré ce, certains enseignants ont le sentiment qu’un tel travail est “inapproprié au développement” pour nos enfants ! Cela a eu un effet particulièrement dangereux pour les enfants défavorisés. Il dit que « beaucoup d’enfants favorisés reçoivent chez eux les premiers rudiments du savoir dont ils ont besoin tandis que les enfants défavorisés ne gagnent ces apprentissages préparatoires, pour peu que cela arrive, qu’à l’école. Les processus d’apprentissages impliqués dans les compétences non naturelles de la lecture, de l’écriture et de l’arithmétique sont de manière inhérente lents au début, puis s’accélèrent de manière cumulative et exponentielle. À cause du caractère cumulatif de l’apprentissage scolaire, les enfants en retard d’enseignement le rattrapent rarement. Quand une école élémentaire échoue à enseigner un savoir et des compétences exigeants à un âge précoce, l’école refuse involontairement l’enseignement de manière différentielle aux différentes classes sociales. » Les élèves de foyers pauvres ou défavorisés en souffrent le plus et l’injustice sociale est perpétuée.

Capital intellectuel. « Expression signifiant le savoir et les compétences qu’une personne possède à un moment donné. » Le capital intellectuel est comme de l’argent à la banque : plus on en a, plus on peut en gagner. L’idée s’oppose à la conception utilitaire de l’apprentissage selon laquelle la seule chose dont un élève a besoin pour réussir dans la vie est de savoir accéder à l’information. « Le travail des sociologues et des psychologues cognitifs a été cité pour montrer que la conception utilitaire est beaucoup trop simpliste et que les compétences requièrent toujours un savoir spécifique à un domaine. »

Cassent le moule (écoles qui). Phrase utilisée par les réformateurs depuis les années 1980. Certains des changements ont aidé les écoles et les parents. Pourtant Hirsch affirme que beaucoup de ces réformes ne sont simplement que des versions retravaillées de méthodes progressistes ayant échoué. Il suggère que si une école obtient déjà de bons résultats, il n’y a pas de raison valable de prendre un train en marche et de faire des expériences avec l’esprit de nos enfants.

Classe ouverte. Encore une référence à “apprendre à son propre rythme”. En supposant que les enfants reçoivent une attention individualisée mais la réalité est que beaucoup d’enfants sont forcés de travailler silencieusement en attendant une aide qui pourra ne pas venir. « Comme toutes les formes de pédagogies naturalistes, la classe ouverte a démontré son inefficacité en tant que technique principale d’enseignement. »

Classes d’âges multiples. La résurgence de ce concept conduit à des classes groupées par capacités plutôt que par groupes d’âges. Les enseignants progressistes l’aiment bien car ceci se conforme à leur concept “d’apprendre à son propre rythme”. Pourtant, comme le montre Hirsch, ces classes ont pour résultat « un nombre disproportionné d’élèves plus âgés dans chaque groupe qui viennent de foyers défavorisés et qui appartiennent de façon disproportionnée à des minorités ethniques. Le résultat de sanctionner officiellement leur lente progression est une perpétuation de l’injustice sociale. » Hirsch croit que les classes d’âges multiples ne seraient pas nécessaires si les écoles établissaient des normes classe par classe (un programme fondamental de savoir partagé qui se construit de manière cumulative).

Compétences d’accès. Cela signifie enseigner aux enfants comment apprendre (comment accéder à l’information ou chercher des choses) plutôt que de leur transmettre un savoir spécifique ; le raisonnement est que le savoir et la technique changent trop rapidement pour qu’on s’embête à transmettre des “faits vite démodés”. Le résultat est que les écoles enseignent aux enfants à compter sur le dictionnaire, sur l’encyclopédie, etc. Comme dit Hirsch, c’est une compétence importante mais ce n’est pas long à apprendre. » Ces sources ne peuvent remplacer le savoir disponible des élèves sur des matières variées et le sens des mots… Même en utilisant une encyclopédie ou un Cd-rom, les élèves sans savoir préalable ne peuvent comprendre les choses qu’ils cherchent. »

Compétences d’ordre supérieur. « Expression pour les compétences supérieures de réflexion que beaucoup de réformes de l’enseignement prétendent atteindre. Le but est de produire des élèves qui peuvent penser et lire de manière critique, qui peuvent trouver de l’information, qui maîtrisent des stratégies de métacognition et qui savent comment résoudre des problèmes. De tels élèves, assure-t-on, seront bien mieux préparés à faire face aux défis du XXIe siècle que ceux qui possèdent simplement beaucoup de connaissances traditionnelles, vite dépassées, apprises par cœur. De nouveau, la conception utilitaire de l’apprentissage réapparaît mais la recherche en psychologie cognitive ne soutient pas cette idée. » Selon Hirsch, « il n’y a pas de moyen d’acquérir les compétences sans acquérir le savoir qui y est associé. C’est un pur préjugé de prétendre que des stratégies associées à l’usage d’un savoir spécifique sont d’un “ordre supérieur” au savoir lui-même. »

Compétences de pensée critique. Ce terme se réfère à la capacité d’analyser des idées et de résoudre des problèmes d’une manière indépendante en développant la capacité à trouver l’idée principale et à chercher dans ses ressources. C’est un but que nous devrions tous souhaiter atteindre. Toutefois, certains croient que c’est la seule chose dont ont besoin les élèves. Ils caricaturent souvent l’acquisition d’un savoir disciplinaire comme apprendre par cœur de “purs faits”. Dans leur esprit, ceci a moins de valeur. Hirsch dit : « Cette conception utilitaire est pourtant un modèle incorrect de la pensée critique dans le monde réel. L’indépendance d’esprit est toujours basée sur un savoir pertinent : on ne peut pas penser de manière critique à moins d’avoir beaucoup de savoir pertinent concernant le problème abordé. »

Compétences de résolution de problèmes. « Au sens étroit, ceci fait référence à la capacité à résoudre des problèmes en mathématiques ou dans d’autres champs spécialisés. Au sens large, ceci fait référence à une compétence et une habileté générales qui rendront l’élève capable de résoudre des problèmes variés à l’avenir… Le travail sur les capacités à résoudre des problèmes chez des spécialistes comme les médecins, les joueurs d’échec et les physiciens a montré constamment que la capacité à résoudre des problèmes dépend de façon critique d’un savoir profond, bien exercé dans leur propre domaine et que ces capacités de résolution de problèmes ne se transfèrent pas facilement d’un domaine à un autre… En résumé, il semble qu’il n’existe pas de capacité à résoudre des problèmes abstraite, généralisée, enseignable pour résoudre des problèmes dans une diversité de domaines. Passer du temps, pour les écoles, à enseigner une compétence générale qui n’existe pas est clairement un gaspillage de ressources qui illustre les défauts inhérents à la conception utilitaire de l’éducation. »

Compétences métacognitives. Au sens le plus large le terme est assimilé avec “capacités d’accès”, “compétences de pensée critique” et “capacités à résoudre des problèmes”. « Les enfants qui ont appris comment établir et atteindre de tels buts d’étude par eux-mêmes (par ex. comment parcourir un texte pour en trouver le sens principal, comment décider de ce qui est plus ou moins important dans un sujet en rapport avec leurs propres buts d’études) sont des élèves qui sont plus capables de travailler de manière indépendante… L’enseignement d’un tel contrôle conscient peut accélérer l’apprentissage de la lecture et des compétences à résoudre des problèmes. Mais étant donné que les compétences de l’expert sont aussi dépendantes d’un domaine de savoir spécifique, l’enseignement de la métacognition au sens étroit est reconnue pour une aide utile mais non suffisante pour apprendre une compétence. »

Compétition. Beaucoup d’enseignants progressistes voit ce mot en termes négatifs. Ils sont contre la notation car elle “force” les élèves à être classés suivant leur niveau. Ils croient que les élèves vont apprendre pour l’amour d’apprendre si leur amour propre n’est pas diminué par la compétition. Cela ne se justifie pas cependant car les « psychologues de l’évolution ont affirmé que tous les hommes conservent un reste d’attrait pour la compétition. » La compétition existe toujours dans la classe quoiqu’un enseignant fasse pour l’étouffer. C’est une part fondamentale de la nature humaine. Hirsch suggère que « des tests bien conçus pendant l’étude d’un sujet démontrent qu’ils améliorent l’apprentissage. Ceci suggère que, au lieu d’essayer sans résultat d’abolir la compétition en tant qu’élément de la nature humaine, nous devrions essayer de la guider vers des directions productives pour l’éducation. »

Constructivisme. Ce terme est utilisé pour donner aux idées de l’éducation progressiste une « fausse autorité scientifique ». Les partisans du constructivisme suggèrent que le seul savoir qui vaut la peine d’être acquis est celui qu’un élève trouve par lui-même car il est plus certain d’être mémorisé et utilisé. Hirsch reconnaît que cette sorte de savoir est utile. Toutefois il affirme aussi que « à la fois l’apprentissage par la découverte et l’apprentissage guidé » sont en fait « constructivistes » et que donc le terme n’apporte rien à la discussion.

Différences individuelles. « Phrase qui reflète l’admirable désir de combiner l’enseignement de masse avec le respect de la diversité et de l’individualité. » Hirsch s’inquiète de ce que ce terme soit devenu « une rationalisation pour exiger et attendre moins des enfants pour lesquels nous avons besoin de donner plus de soutien - fondamentalement les enfants de foyers défavorisés. » Malheureusement, les écoles sont mal équipées pour fournir un tutorat individuel pendant que les élèves progressent “à leur propre rythme.”

Écoles sur le modèle de l’usine. Certains éducateurs utiliseront cette expression péjorativement contre les méthodes d’enseignement traditionnelles qui sont associées typiquement avec les cours, les tables en rang, le par cœur, la “régurgitation” de faits et un manque de spontanéité dans la classe. Tout parent qui suggère que son enfant a besoin d’une éducation traditionnelle sera dépeint comme peu aimant et rigide. De manière surprenante, Hirsch prétend que les classes de style progressiste sont aujourd’hui les “écoles sur le modèle de l’usine” car leurs idées dominent la hiérarchie. « Ce qui rend le système actuel inefficace est l’inefficacité pédagogique de ces idées. Le meilleur espoir d’améliorer notre système industriel dans lequel sont englués d’une certaine manière tous les pays modernes, est de procurer un enseignement plus cohérent et plus concentré, en ayant pour but d’atteindre des buts plus spécifiques et cohérents. »

Écoute passive. « Expression des progressistes pour caricaturer l’enseignement “traditionnel”, qui voudrait que les enfants soient assis silencieusement à leurs tables dans des “écoles sur le modèle de l’usine”, écoutant passivement ce que le maître a à dire, ensuite mémorisant purement des faits par cœur et finalement régurgitant les faits mot pour mot. » La simple vérité est que l’instruction en classe entière n’a pas à entrer dans cette caricature. Le maître n’a pas à être un patron autoritaire, dont les élèves ne savent pas penser par eux-mêmes, mais plutôt un entraîneur amical. « Les progressistes prétendent que cette docilité est justement ce que les traditionalistes veulent obtenir, alors que les méthodes progressistes produiront des élèves actifs à l’esprit indépendant qui penseront par eux-mêmes. Dans la mesure où des méthodes plus actives comme l’apprentissage par la découverte donnent aux enfants un savoir moins factuel sur lequel baser des jugements indépendants, la prétention à produire des gens à l’esprit ouvert semble douteuse. »

Éducation basée sur les résultats. « Formule au sens incertain qui devint dans les années 1990 une cause symbolique de guerre verbale entre les gens de gauche et les conservateurs. On comprend mieux en examinant l’histoire. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, alors que le mécontentement du public se manifestait à propos des scores des élèves aux tests de lecture et de maths, certains éducateurs professionnels proposèrent que les écoles fassent moins attention aux méthodes pédagogiques comme l’apprentissage par la découverte, et davantage aux résultats. Ils appelèrent cette idée “éducation basée sur les résultats.” Leur but était de corréler les méthodes d’enseignement plus étroitement avec les résultats. L’étiquette est restée mais l’idée derrière a subtilement changé dans les années 1990, quand des commissions d’enseignants et d’administrateurs se réunirent pour définir quels résultats devaient être atteints. À cause de l’antipathie générale dans la communauté éducative envers l’accent mis sur les faits, les matières et le contenu, les résultats choisis par ces commissions ne tendirent pas à mettre tellement l’accent sur le savoir mais plutôt sur diverses métaphores utilitaires de l’éducation et de la vertu, sous la forme d’attitudes démocratiques et d’émotions. Cela inclut le respect pour tous les gens, y compris les personnes de races, de religions et d’orientations sexuelles variées. Ce fut cette dernière idée, ainsi que d’autres notions socialement de gauche qui ont agité le drapeau rouge pour les conservateurs. Alors la bataille commença, le terme “éducation basée sur les résultats” étant vu comme une conspiration de gauche. Cela peut être vu aussi comme la transformation d’une idée raisonnable en une idée vague et peu réaliste à cause de l’antipathie des progressistes envers le savoir disciplinaire. »

Élève au centre. Même concept que “l’enseignement centré sur l’enfant” sauf que le nom est changé pour refléter les élèves du collège et du lycée. L’accent est mis sur l’élève plutôt que les “faits purs”. De nouveau Hirsch nous rappelle que les « écoles sont organisées et instituées d’abord pour enseigner des matières et des méthodes, et que leur premier devoir est de le faire aussi efficacement que possible. »

Enseignement centré sur l’enfant. Parfois appelé éducation centrée sur l’élève. Les éducateurs préférant cette philosophie croient qu’ils devraient « enseigner à l’enfant et non pas enseigner la matière. » Ils rejettent l’idée de cours, d’exercices et d’apprentissage par cœur parce que, selon eux, cela revient à ignorer les “sentiments” et “l’individualité” de l’enfant. C’est pourquoi les éducateurs centrés sur l’élève caricaturent comme inhumain quiconque est en faveur de l’accent mis sur les disciplines. Hirsch suggère que « au contraire, … les enfants sont plus intéressés par un bon enseignement disciplinaire que par une classe orientée par l’affectif et centrée sur l’enfant. La position anti-disciplinaire est par essence anti-intellectuelle. »

Enseignement en classe entière. « Une description neutre qui a des connotations négatives dans la tradition progressiste puisqu’on comprend qu’elle suggère un enseignement sur le modèle de l’usine. On la caricature avec un enseignant autoritaire bourdonnant au dessus de la classe ou par des élèves passifs, ennuyés, à peine conscients et s’affalant sur leurs chaises, ou bien par des élèves intimidés, craintifs, assis raides sur leur chaise et ne désirant que répéter les mots du professeur comme des perroquets. Ce ne sont pas des descriptions exactes de l’enseignement efficace en classe entière. Celui-ci est à prédominance interactive avec beaucoup d’échanges entre enseignant et élèves ; il fait un usage fréquent des performances de l’élève et des commentaires de l’élève sur ses performances ; il implique un contrôle informel et cohérent de ce que l’élève a compris ; il engage tous les élèves en dramatisant l’apprentissage de façons variées. Un accord écrasant venant de rapports d’études des résultats du processus montre qu’un usage prédominant de l’enseignement à la classe entière constitue l’organisation la plus efficace de l’enseignement. Essayer de mettre de côté l’enseignement en classe entière et essayer de fournir une sorte de tutorat individuel dans des classes de vingt à trente élèves a pour conséquence une négligence de l’individu. On a démontré également qu’un mode interactif de transactions avec la classe entière est l’approche la plus vivante et la plus efficace pour enseigner et qu’il est utile de varier le mélange avec une certaine dose d’entraînement individuel, d’apprentissage coopératif et de devoirs sur table. Toutes ces autres approches devraient être employées dans le contexte de la classe entière dans le but d’arriver aux meilleurs et aux plus justes résultats. »

Enseignement individualisé. Ceci signifie surtout un enseignement semblable au tutorat pour chaque enfant (impossibilité dans les salles de classe qui ont en général un rapport élèves/enseignant de 20 pour 1. Les conséquences, quand on l’essaie, sont un traitement spécial pour certains et une négligence des autres ; ces derniers devant faire un travail silencieux à leurs tables. »

Enseigner à l’enfant tel qu’il est. « Troisième des trois phrases originelles centrées sur l’enfant du progressisme : “enseignement centré sur l’enfant”, “enseigner à l’enfant et non enseigner la matière” et « enseigner à l’enfant tel qu’il est”. Ces trois phases enjoignent les écoles à prendre dans l’enseignement une position plus humaine, moins orientée vers les disciplines. C’est vrai que la responsabilité de l’école s’étend au-delà des compétences purement scolaires. Peu de gens pourraient être contre l’espoir qu’en plus de fournir une formation dans les compétences scolaires, les écoles devraient nourrir le bien-être physique et émotionnel des enfants, aussi bien qu’améliorer la vertu personnelle et civique. »

Enseigner à l’enfant et non enseigner la matière. « L’interprétation bénigne et raisonnable de ce fameux cri de guerre du progressisme signifie qu’on devrait s’occuper du bien-être moral, émotionnel et spirituel de l’enfant en même temps qu’on lui procure un excellent bagage en lecture, écriture et arithmétique. Seule une personne sans cœur ne serait pas d’accord avec ce but. Cependant, du point de vue historique, la tradition progressiste a continué d’attaquer l’enseignement discipliné de la lecture, de l’écriture et de l’arithmétique en faveur des méthodes “holistiques”, qui sont supposées motiver et éduquer l’enfant dans son entier. Les progressistes ont aussi continué à dénigrer l’apprentissage purement scolaire. Il n’est pas surprenant que le dénigrement de la “matière” ait eu pour résultat une diminution de la compétence des élèves dans les matières scolaires. »

Enseigner le sens, la compréhension. « Phrase qui fait contraste avec l’enseignement de “purs faits”. » « Elle est associée avec le slogan “moins c’est plus” qui implique que la profondeur est préférable à l’ampleur dans l’éducation sous prétexte que la profondeur conduit à la compréhension alors que l’ampleur mène à la superficialité et à la fragmentation. Peu de gens seraient contre le but d’enseigner pour faire comprendre. L’expression a clairement besoin d’interprétations différentes dans les niveaux différents. Prenez l’alphabet. Un enfant de maternelle devrait comprendre le principe que les lettres de l’alphabet représentent des sons. Plus tard, les élèves devraient comprendre certaines particularités de l’orthographe et les différences entre voyelles et consonnes. Encore plus tard, les élèves devraient arriver à comprendre le caractère unique du système alphabétique d’écriture par contraste avec les divers autres modes. »

Estime de soi. (amour propre). « Formule dénotant un but psychologique de l’éducation largement accepté. Il y a un consensus dans la littérature psychologique selon lequel un sentiment positif de soi-même est d’une grande valeur pour la réussite, le bonheur et la civilité envers les autres. Tandis qu’un sentiment négatif mène à l’échec, au mécontentement et à l’amertume sociale. La question critique pour la politique scolaire et l’enseignement est jusqu’où, en moyenne, l’amour propre peut être induit par un renforcement positif de la part de l’enseignant. Il y a un accord sur le fait qu’un certain degré de renforcement positif est nécessaire et que les enseignants devraient être gentils et encourager tous les élèves. Mais il y a un accord grandissant parmi les psychologues qui dit que le renforcement verbal n’est pas suffisant et peut être en fait contre-productif si l’enfant n’est pas convaincu. Il y a de fortes preuves dans la littérature dominante selon lesquelles les éloges en l’absence de réussite n’améliorent pas la réussite. L’amélioration la plus efficace de l’estime de soi, selon à la fois littérature psychologique et du traitement des résultats, se produit avec l’évaluation précise et prosaïque du travail de l’élève, en même temps qu’avec des encouragements réalistes à l’effort et qu’avec une réussite réelle. »

Évaluation authentique. Terme élogieux pour qualifier la notation de projets “du monde réel”, c’est-à-dire appliqués. Ces projets peuvent comprendre, entre autres, des lettres, des expositions, produire une pièce ou résoudre un problème mathématique pratique. Les enseignants ont les sentiment que cette méthode de mesure est meilleure que d’enseigner des matières séparées et de noter au moyen d’examens à QCM. Ils ont le sentiment que les projets sont plus motivants et plus justes pour les minorités. Hirsch dit que ce “test de performance” n’est qu’un des outils qui devrait être utilisé en classe. Par exemple, le test de performance est nécessaire pour évaluer l’écriture. Cependant, Hirsch affirme qu’on a démontré que ces “évaluations authentiques” sont « intrinsèquement subjectives et arbitraires pour noter… Le consensus parmi les psychomotriciens est que ces tests objectifs (QCM), bien plus que les tests de performance, sont les plus justes et les plus précis des test de réussite possibles. »

Évaluation basée sur la performance. « Terme originel utilisé par les spécialistes dans la littérature psychométrique pour ce qu’on nomme de manière diverse “évaluation authentique”, “expositions”, “productions” et “évaluation de portfolio”. »

Évaluation par portfolio. Version prolongée de “l’évaluation basée sur la performance”. Des collections de travaux faits pendant l’année sont gardées dans un dossier et notées comme un tout – le but étant de récompenser l’amélioration dans le temps. Hirsch dit que ceci marche bien pour enseigner l’écriture et la peinture, mais pour rien d’autre. « Cela a prouvé son inutilité pratique pour des tests à grande échelle et avec de gros enjeux. »

Exercice tue (l’). Formule péjorative utilisée pour diminuer l’importance des exercices et de la pratique. Cela voudrait dire que les exercices tueraient l’intérêt de l’élève pour un sujet. On suggère sans doute qu’il vaut mieux pour les élèves utiliser l’apprentissage par la découverte ou la méthode du projet. Hirsch suggère que cette idée est contradictoire avec les faits. Par exemple, les athlètes, les pianistes, les ballerines et autres doivent répéter à l’entraînement pour atteindre leurs buts. Les psychologues cognitifs et les neuropsychologues sont d’accord. Notez la suite : « Le développement d’un savoir et de méthodes jusqu’à arriver à une performance automatique et sans erreur nécessitera beaucoup d’exercices et d’entraînement. Ainsi les activités d’exercices et d’entraînement ne devraient pas être réduites à la portion congrue. Il apparaît qu’ils sont aussi essentiels à la performance intellectuelle complexe et créative qu’ils le sont à la performance d’un violoniste virtuose. »

Faits inférieurs à la compréhension. C’est un cliché de l’éducation progressiste aujourd’hui. « Il est vrai que des faits isolés ont moins de valeur que des faits dont les relations ont été comprises. Mais ces relations sont aussi des faits (s’il arrive qu’elles soient vraies) et leur existence dépend aussi entièrement d’un savoir de faits subordonnés qui ont été mis en relation. Étant donné que la compréhension dépend des faits, il est simplement contradictoire de louer la compréhension et de dénigrer les faits. »

Faits vite dépassés. Il s’agit d’une excuse utilisée pour éviter l’enseignement direct du savoir. Cela a été tellement répété par des éducateurs que les gens l’acceptent comme vrai malgré eux. C’est vrai que les faits changent mais Hirsch affirme que ce truisme est une raison suffisante pour enseigner les faits fondamentaux. Par exemple, en enseignant les éléments du tableau de Mendeleïev (qui ne changent pas) les élèves sont mieux à même de faire face à des changements qui se produisent.

Intelligences multiples. C’est le substitut au QI qu’on doit au psychologue Howard Gardner. Sa théorie suggère qu’il y a sept domaines d’intelligence avec lesquels chaque élève peut apprendre : linguistique, logico-mathématique, spatial, musical, corporel-kinesthésique, interpersonnel, intrapersonnel. Hirsch dit que les affirmations de Gardner ne sont pas soutenues par la recherche dominante en psychologie. Comme ces classements sont hautement subjectifs, il est très difficile de voir comment les enseignants pourraient facilement identifier et utiliser ces “intelligences”. Néanmoins, la théorie a gagné de la popularité parmi les éducateurs car elle coïncide de manière commode avec les théories déjà existantes des “différences individuelles” et des “styles individuels d’apprentissage”. Un psychologue distingué, George A. Miller, affirme que les classifications spécifiques de Gardner sont « presque certainement fausses ».

La recherche montre. « Phrase employée pour précéder et étayer des prétentions pédagogiques. Elle est souvent utilisée sélectivement, même quand la recherche prédominante ou la plus fiable ne le confirme pas, comme dans l’affirmation : “La recherche a montré que les enfants apprennent mieux avec les méthodes de la main à la pâte.” La recherche pédagogique varie énormément en qualité et en fiabilité. Certaines recherches sont peu sures car la taille de leurs échantillons tend à être petite et car un grand nombre de variables significatives (sociales, historiques, culturelles et personnelles) ne peuvent être contrôlées. Si un article décrit une stratégie “qui réussit”, telle que construire un village de pionnier avec des bâtons de sucettes au lieu de lire des choses à propos des pionniers, le succès ne pourra pas être pleinement documenté et l’idée que la méthode marchera pour tous les élèves et toutes les classes est une simple supposition. Il y a de fortes limites éthiques sur le degré jusqu’où les variables de la recherche peuvent ou devraient être contrôlées quand les sujets de la recherche sont des enfants. Beaucoup de constatations de la recherche pédagogique sont hautement contradictoires. La plus grande confiance peut être placée dans les revues de référence dans les disciplines dominantes. (Une revue de référence est une revue dont les articles ont été vérifiés par des scientifiques ou des répondants respectés, dans une spécialité donnée). Vient ensuite en degré de fiabilité la recherche qui apparaît dans les plus prestigieuses revues pédagogiques de référence. Très peu de confiance peut être placée dans la recherche publiée dans des revues moins prestigieuses et dans des publications non vérifiées. Le type le plus fiable de recherche pédagogique (comme en médecine) tend à être la “recherche épidémiologique”, c’est-à-dire des études sur des effets définitivement observables trouvés dans de grandes populations de sujets sur des périodes de temps considérables. La taille de l’échantillon et la durée de telles études à grande échelle aident à éliminer les influences trompeuses des variables non contrôlées. Un degré supplémentaire de confiance peut être placé dans la recherche pédagogique si elle est cohérente avec des résultats bien acceptés dans des disciplines voisines comme la psychologie et la sociologie. La recherche pédagogique qui contredit de tels résultats de la recherche dominante est à traiter avec un scepticisme spécial. Moralité : ce qui est imprimé ne confère pas une autorité fiable à une prétention pédagogique. Dans le doute, demandez des références spécifiques et vérifiez-les. Beaucoup de prétentions s’évaporent sous un examen minutieux. »

Méthode du projet. « Phrase utilisée pour décrire la forme naturaliste d’enseignement imaginée par W. H. Kilpatrick au début du mouvement d’éducation progressiste en 1918. » La méthode de Kilpatrick justifie l’abandon de l’enseignement des matières en faveur de projets “holistiques” de la vie réelle. La méthode rejette la notion de cours, de tests, de notes et d’exercices. La terminologie a changé au fil des ans en “apprentissage par la découverte, apprendre la main à la pâte, apprentissage holistique, apprendre en faisant” et “apprentissage thématique”.

Méthode globale. « Expression caractérisant une approche de l’enseignement de la lecture qui met l’accent sur la joie de la bonne littérature et qui évite l’enseignement des sons et des lettres sous forme d’exercices. En théorie, la méthode est supposée motiver les enfants en faisant ressortir l’intérêt et le plaisir des livres et en encourageant les élèves à apprendre à lire de façon holistique, de la même manière qu’ils ont appris leur langue maternelle - comme un jeu de devinettes psycholinguistique. Certains enfants apprennent à lire avec cette méthode mais beaucoup n’y arrivent pas. La méthode globale, comme l’éducation basée sur les résultats, s’est développée et s’est répandue bien au-delà de ce sens initial limité pour devenir une philosophie de la vie et de l’enseignement, rendue confuse par des associations pseudo politiques. Le terme est devenu si vague et est tellement teinté de sous-entendus non pédagogiques qu’on pourrait probablement en laisser tomber complètement l’usage. Après une expérience à grande échelle avec des résultats insatisfaisants, spécialement en Californie, certains anciens partisans de la globale préconisent aujourd’hui une approche “mixte” dans laquelle certaines correspondances lettre-mot sont enseignées explicitement. Aucun spécialiste de la lecture ne plaide actuellement pour une approche négligeant l’approche phonique et la prise de conscience phonémique. Beaucoup d’experts croient qu’avec un enseignement approprié presque tous les enfants savent lire à la fin du CP ou au CE 1. »

Moins c’est plus. Ici cette expression veut dire que la profondeur est plus importante que l’ampleur. Malheureusement, Hirsch pense que cette croyance encourage les élèves et les maîtres à négliger l’apprentissage. Si moins c’est plus, alors passer sur un sujet pourrait sembler être une vertu - attitude qui n’est à la fois ni étrangère à la tradition progressiste ni aux nombreux enseignants qui ont été influencés par elle. Par contraste, Hirsch croit que l’ampleur est préférable à la profondeur au début de la scolarité. Les enfants devraient être exposés à une grande variété de noms, de lieux, d’idées, de vocabulaire et de concepts. Quand ils arrivent au lycée, il dit qu’ils devraient être prêts pour étudier un sujet en profondeur. « Dans la plupart des cas, l’équilibre entre profondeur et ampleur est sujet à un jugement complexe qui prend en compte les disciplines, l’objectif et la période de la scolarité. »

Productions (ou expositions). Encore un terme qui se réfère à “l’évaluation basée sur les productions”. Les élèves préparent un projet ou démontrent une compétence. Ils sont pourtant notés subjectivement. Néanmoins, les productions ont une place. Cependant Hirsch met en garde : « Les productions ne peuvent être utilisées pour… des tests à grande échelle, comportant de grands enjeux au-delà du cadre d’une seule école ou classe sans sacrifier l’économie, la précision et la justesse. »

Programme culturellement biaisé. Hirsch croit que les programmes des écoles avant les années 1980 étaient trop européocentriques. Il a le sentiment qu’en ajoutant plus d’information à propos des femmes et des groupes ethniques dans les programmes, les élèves pourront mieux communiquer à travers les différences culturelles.

Promesses de la technique. On entend souvent cette formule chez les progressistes qui sont en faveur de la discréditée méthode utilitaire d’enseignement. Selon Hirsch, « il n’y a pas de preuve que l’arrivée des ordinateurs ait réduit le besoin pour les élèves d’avoir dans leurs têtes des habitudes bien établies et un savoir facilement disponible. Tout au contraire, plus on cherche des choses avec un ordinateur, plus on a besoin de comprendre ce qu’on cherche. Il n’y a pas de preuve qu’un esprit bien équipé et bien documenté puisse être remplacé par des “compétences d’accès”. En dépit des prétentions contraires d’enseignants, le manque d’esprits bien formés peut bien être la raison pour laquelle les résultats des élèves n’ont pas augmenté dams les écoles qui ont déjà des ordinateurs. »

Rien que des faits. « La phrase “mémorisation par cœur de faits isolés” est peut-être la plus vigoureuse dénonciation de l’enseignement traditionnel qu’on puisse trouver dans l’arsenal des progressistes… Dans le romantisme progressiste, les faits sont morts, mais les expériences vécues de la main à la pâte sont vivantes ; les faits sont inertes et déconnectés mais le sens est vital et intégré… Il y a quelque vérité à cette conception comme il y en a d’habitude dans les points de vue qu’on a depuis longtemps et largement admis. Le sens veut dire pouvoir relier des faits ; les faits isolés n’ont aucun sens. » Hirsch insiste en disant que les faits sont vitaux pour comprendre. Les bons enseignants devraient être capables de transmettre les faits d’une façon intelligente.

Son propre rythme (à). Ce concept a été développé dans le premier quart du XXe siècle. Hirsch définit cette idée comme un élément du « romantisme développementaliste ». La phrase suggère qu’on ne devrait pas faire apprendre les enfants à un rythme imposé de l’extérieur ; l’apprentissage devrait se produire quand l’enfant est “prêt”. On entend souvent cette phrase dans les discussions sur l’enseignement de la lecture et en conjonction avec la classe unique d’élèves de plusieurs âges. Malgré l’acceptation par les enseignants de cette idée, « les données montrent que l’imposition de temps, de buts et de récompenses établis de manière externe améliorent beaucoup la réussite. » De plus, « les spécialistes de la lecture ont conclu que presque tous les enfants peuvent atteindre le niveau de leur classe en lecture, bien qu’un effort plus grand doit être accompli pour les enfants qui sont plus lents. Cet effort plus grand devrait-il leur être refusé sous prétexte du principe naturaliste ? »

Styles d’apprentissage multiples. Voir ”différences individuelles”, “styles individuelles d’apprentissage” et “intelligences multiples”.

Styles d’apprentissages individuels. Le sens commun et l’expérience démontrent que tous les élèves n’apprennent pas tous de la même manière. Certains enfants sont des apprenants verbaux, d’autres sont visuels. Les éducateurs utiliseront ce terme comme une façon de discuter des capacités scolaires sans porter de jugements et comme une rationalisation pour les enfants qui n’ont pas de bons résultats. « Étant donné que le seul système scolaire viable économiquement et juste est celui qui rassemble tous les élèves dans une seule classe la plupart du temps (c’est-à-dire un système qui utilise une grande dose d’enseignement en classe entière), une implication politique des styles d’apprentissage différents est que les enseignants devraient varier leur enseignement en se servant de moyens visuels, d’exemples concrets et d’expériences tactiles aussi bien que de concepts verbaux dans la présentation de ce qui doit être enseigné. »

Tests biaisés culturellement. Ces termes viennent de la revendication selon laquelle le SAT (test des élèves pour entrer à l’université) et d’autres tests standardisés sont biaisés culturellement parce que différents groupes culturels obtiennent des résultats différents. Hirsch explique ce biais “caché” en suggérant que “des groupes culturels différents pourraient atteindre des niveaux différents de réussite réelle en étant dans les mêmes écoles mais la culture de leurs foyers ne les a pas préparés à maîtriser la culture basée sur l’école et les matières qu’on y enseigne. » Selon Hirsch, l’Association Psychologique Américaine décrit le “biais culturel” comme “une différence cohérente entre la façon dont un groupe obtient des résultats à un test et la façon dont il obtient des résultats à quelque critère du “monde réel” que le test est sensé mesuré. La plupart des tests standardisés sont à l’abri de biais techniques en ce sens. » Hirsch suggère pourtant qu’il est temps d’arrêter de faire des reproches à des tests non biaisés pour des performances différentes de groupes et de chercher ailleurs.

Théorie bancaire de l’enseignement. (Liée à la “théorie de la transmission de l’enseignement”.) Les éducateurs qui se servent de cette phrase rejettent la notion selon laquelle les enseignants devraient transmettre un noyau de savoir aux élèves car ils ont le sentiment que cela endoctrine purement les élèves. Au lieu de cela, les éducateurs enseignent des “compétences de pensée critique”. Hirsch affirme que, malheureusement, cette théorie a « échoué à améliorer la condition des élèves défavorisés. » Hirsch croit qu’on devrait donner aux élèves un savoir qui leur servirait de “capital intellectuel” car « il permettrait l’accumulation d’encore plus de capital (idée qui est en accord avec les découvertes en psychologie cognitive). »

Théorie de la transmission. « Expression péjorative employée par les progressistes et qui impliquerait que l’enseignement traditionnel transmet purement un ordre social établi en perpétuant sa culture, son savoir et ses valeurs. On l’oppose à la conception utilitaire plus “moderne” de l’école, qui a pour but de produire des élèves capables de penser de manière indépendante, de critiquer et d’améliorer l’ordre social établi. Dans les écrits progressistes des années 1920 et 1930, la théorie de la transmission de l’éducation était identifiée à l’Europe décadente et stagnante alors que la conception utilitaire et flexible était identifiée aux États-Unis dynamiques et allant de l’avant. John Dewey, malgré le fait d’être revendiqué par les progressistes comme leur guide intellectuel, affirma explicitement dans Démocratie et Éducation que la théorie de la transmission est à la fois sensée en elle-même et est un principe absolument nécessaire à la civilisation : “La société ne continue pas seulement à exister par la transmission, par la communication mais on peut dire avec justesse qu’elle n’existe que dans la transmission.” Dewey avait certainement raison en énonçant ce point de vue qui coïncide avec le sens commun et avec le point de vue général. »

Un seul convient à tous (Taille unique). « Formule qui dénigre l’idée de buts communs d’apprentissage pour tous les enfants sans égard pour leurs intérêts et leurs capacités. » Il serait merveilleux de donner des cours individuels à chaque enfant mais ce n’est pas faisable. Hirsch demande une « communité dans les classes élémentaires qui est requise simplement pour s’assurer que chaque enfant d’une classe est prêt pour faire le pas suivant dans l’apprentissage. Au lycée, d’autre part, une fois que les bases fondamentales des maths, de la lecture, de l’écriture, de l’art et de la science ont été apprises, c’est vraiment du bon sens, pour le bien de l’enfant aussi bien que de la société, que d’insister sur les intérêts et les capacités individuelles d’un enfant. »

Anne-Marie.

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Ahhhhh !
Merci à tous, je me sens enfin intégré à cette communauté qu'est Bonnet d'âne puisque moi aussi j'ai eu droit à un flot d'injures !

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

Il suffisait de demander, mais pensez quand même à me renvoyer l'ascenseur ! ;-)

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

Jamais, je ne partagerai un iota d' idée", une once quelconque d'un propos de Jean-Marie Le Pen. Je suis déçue de lire dans un post précédent une allusion à un soutien sur l'une de ses discours concernant l'éducation. Il a des frontières qui ne sont pas perméables, pas missibles ! Horreur, cette phrase pourrait lui plaire ! Ce triste personnage est né non loin de chez nous, en Morbihan. Nous asvons dans quel établissement de Vannes il a fait sa scolarité à Vannes et quel élève modèle il fut, au vu de son bulletin. Source avérée, de visu. Les désillusions, la fatigue, la colère ne doivent pas nous égarer !

Écrit par : Marilyse | 09 janvier 2009

En restaurant la liberté de choix des élèves et des parents et en rendant autonome et responsable chaque établissement scolaire, nous aurons un système éducatif plus juste, plus efficace et plus adapté aux aspirations et aux spécificités de chacun.
Rendre le choix de l’école, c’est aussi inciter les familles à assumer une plus grande part de responsabilités dans l’éducation de leurs enfants.
Ecrit par : Monsieur Finance | 09 janvier 2009

Bon, c'est du SOS-ÉDUC ou du Coffinier.

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Comment passer des paramètres d'URL à un swf

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J'ai entendu parler d'une méthode qui permettrait de passer des paramètres à un swf, directement en lui collant des paramètres d'URL, genre monFichier.swf?id=5.

Est-ce vrai, et si oui comment utiliser au mieux cette méthode ?

Merci d'avance.

oui dans ton code html appelant objet flash, tu peux rajouter ?id=12... après le nom de ton fichier.
dans le meilleur des cas, tu fais cette page en asp ou php pour mettre une variable dynamique.

il y aussi un autre moyen de controler le swf :
il y a un javascript sur le site de macromedia pour piloter un swf de l'exterieur :

http://www.macromedia.com/support/flash/publishexport/scriptingwithflash/scriptingwithflash_03.html

Héhéhé, y m'rappelle quelquechose ce lien
Bon, la bonne réponse est que tu as bien entendu nar-B. Tu peux transmettre des paramètres à un swf en l'appelant :
monFichier.swf?toto=1
permet d'affecter à la variable toto du swf la valeur 1.
C'est tout con mais c'est vrai que c'est bon à savoir.

Merci de vos réponses. Cela marche quand on le place dans la page html, c'est puissant !

par contre j'envisageai d'utiliser cette méthode par le biais d'un chargement de swf dans un autre fichier flash :

_root.loadMovie("monClip.swf?indice=21");

-> pas de résultat, c'est dommage !

Merci encore.

Pourquoi vouloir transmettre un paramètre de cette façon à l'intérieur de Flash puisque tu peux transmettre n'importe quoi n'importe quand une fois l'animation chargée ???

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Vite, une nouvelle note, Jean-Paul!
Marre de tous ces copiés-collés, et autres Feltsitudes... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse (Je pique l'expression à Felts)Il y a des commentaires "intéressants" audessous de la vidéo postée par Epatant.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 09 janvier 2009

@ INDISCRÉTION : PARMI LES ANNONCES DU PRÉSIDENT SUR L'ÉDUCATION NATIONALE, UNE BONNE NOUVELLE POUR LES ENSEIGNANTS

"Le ministère de l’éducation a lancé un projet immobilier destiné à permettre aux profs du public d’acquérir une maison." ( Vous Nous Ils)

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Allez, un dernier clic sur le site de roro, histoire de faire un peu gonfler ses statistiques, son ego et ses corps caverneux.
Et bonsoir.

Écrit par : yann | 09 janvier 2009

"....ElDuendeLoco (16/06/2008)..."
Sympa comme info ;)


Okidoki

"Ahhhhh !
Merci à tous,"

;)

"Bon, c'est du SOS-ÉDUC ou du Coffinier."
Mon zavis c'est du elduendeloco... apparemment il est 'tricard' de partout . :o)))

ange

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

"Zorglub t'es un salop, le peuple aura ta peau… Yann, le plus fin esprit que la terre ait pu supporté a écrit que tu arrête de faire ton Felts… On te compare à la lumière de toutes les vies et tu n'es pas content. Reste à te comparer à Christophe Sibille en te laissant le choix : soit tu es Christophe Sibille soit tu es une demie merde. Si j'étais toi, ce qui n'est pas le cas car je suis moi, c'est à dire la lumière de toute vie, je choisirai la demie merde car un proverbe chinois dit : Il vaut mieux être une demie merde et le savoir qu'être une merde entière en s'appelant Christophe Sibille."

PONTIFELTS MAXIMUS - l'Ur-bi étourdi, plus sagement auto-congratulé "Je-suis-la-lumière-de-toute-vie" (ouarf ouarf ouarf): Hé le Claude Vorilhon (1) de Notre-Dame-du-Guronzan de Marseille, quand est-ce que tu nous sors un disque - comme l'autre en 1966 (sources Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Vorilhon)?

Dans un verre de vin
Madam' Pipi
Le Miel et la Cannelle
Monsieur votre femme me trompe
Quand on se mariera
Sacrée sale gueule
Les Yeux en amande
Patricia

Il faut commencer petit et avec des rateaux et quelques handicaps pour, selon la belle leçon de vie du sectateur lubrique, conduire, ensuite, de grosses voitures de sport, et se taper plein de femmes plus ou moins vieilles - j'ai dit "petit" pas infinitesimal (l'espoir a quand même ses limites); et celui ou celle qui a mis dans le même lot Sanseverina et l'Auto-fellationneur chimique me donne des frissons dans le dos!


(1) Rael, pour les intimes des Elohims

Écrit par : L'invincible Pendariès | 09 janvier 2009

"Comment passer des paramètres d'URL à un swf "

Pas facile de m'trouver, hein mon toto ! ;o)))
Moi aussi "chuis partout"

:ange:

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

"Vite, une nouvelle note, Jean-Paul!
Marre de tous ces copiés-collés, et autres Feltsitudes... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009 "


Toi, à mon zavis, t'as po encore compris comment ça fonctionne... :o)))))))

ange

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Depuis que Marilyse a atterri sur le blog, c'est le foutoir.

Cause, conséquence.

Un petit sacrifice s'impose pour retrouver la sérénité.

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

""Le ministère de l’éducation a lancé un projet immobilier destiné à permettre aux profs du public d’acquérir une maison." ( Vous Nous Ils)"

Inutile : on a déjà tous notre petite maison à la Verrière.

C'est un (en)droit tellement acquis qu'on ne se laissera pas piquer (même de tranquilisant).

N'ayez pas peur !

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

Ahhhhh !
Merci à tous, je me sens enfin intégré à cette communauté qu'est Bonnet d'âne puisque moi aussi j'ai eu droit à un flot d'injures !

Ecrit par : Zorglub | 09 janvier 2009

En plus, je prends le pari qu'avec vos collègues du préfa au fond de la cour, vous vous murgez la gueule au Kiravi à chaque interclasse pour noyer votre dépression chronique de raté complet. Vous avez la pituite, monsieur Zorglub !

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Pour ceux que cela intéresse, le sixième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce…” est disponible sur mon site…

PS : Allez y parce que cela vous intéresse.
Je ne crois pas à ces personnalités oblatives qui ne souhaitent qu'augmenter mon nombre de visites… Je ne suis pas du tout attaché à l'augmentation de mes lecteurs… Mon narcissisme va jusqu'à penser qu'il n'y a que moi qui suis assez intelligent pour m'apprécier… et au delà de moi je ne sais plus compter.

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Ce triste personnage est né non loin de chez nous, en Morbihan. Nous asvons dans quel établissement de Vannes il a fait sa scolarité à Vannes et quel élève modèle il fut, au vu de son bulletin. Source avérée, de visu. Les désillusions, la fatigue, la colère ne doivent pas nous égarer !

Ecrit par : Marilyse | 09 janvier 2009

OK Marilyse, don't act ! Je sais très bien quel genre d'élève (et de paroissien) était Le Pen, ayant moi-même quelques attaches en Bretagne et ayant sans doute à peu près les mêmes sources. Quant à ses "disciples" j'ai eu affaire à eux dans une certaine "école royale militaire" que yann connaît (aujourd'hui heureusement fermée). Ce sont de sacrés enfoirés.

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

Une alternative à l'entretien sur les "valeurs" dans le futur capes : on enferme le candidat (albicans) dans une petite salle hermétiquement fermée avec Dobolino qu'une laisse empêche d'accéder à un unique coin de la pièce. Un haut parleur tonitrue des insultes pied-noir pré enregistrées par Amélie entre deux montages hyper nerveux de discours du Maître du Moloch. Derrière une vitre (blindée), Roger prend hostensiblement des notes.

Le candidat doit remplir un questionnaire détaillé sur l'oeuvre de Ferdinand Buisson.

Il doit taper deux fois du plat de la main au plafond pour signaler qu'il a fini.

La note finale tient compte pour un tiers des réponses au questionnaire, pour un tiers à la durée mesurée de l'épreuve et pour un tiers du nombre de morsures récentes sur le haut du corps.

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

pour devenir terroriste
http://jouer.en.ligne.free.fr/Jeux/jouer.php?jeu=82

Ecrit par : uncertain | 09 janvier 2009

Vous n'auriez pas l'adresse du jeu du curé pédophile ? J'en ai entendu parler l'autre jour à la radio mais je n'ai pu noter l'adresse. Il s'agit d'être un curé qui court après les petits enfants en évitant de se faire prendre. J'aimerais bien y jouer !

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

j'ai bien écrit hostensiblement.

Écrit par : dugong | 09 janvier 2009

D'accord avec vous, Robin, à tous égards.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2009

Mon narcissisme va jusqu'à penser qu'il n'y a que moi qui suis assez intelligent pour m'apprécier… et au delà de moi je ne sais plus compter.

Ecrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009
Si ça pouvait être de l'humour sur soi-même ! Hélas ...

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

hé Papa Felts - ouvre un site internet payant pour les analyses (on y trouve bien déjà de la voyance)

Ecrit par : Pendariès

Vous pouvez rire, mais j'ai un ami (qui est médecin, mais non psychiatre) à qui on a proposé d'être partie prenante dans un site de ce genre. Il était censé, dans le projet, encadrer des petits jeunes, des étudiants en psychologie, sous-payés évidemment, lesquels auraient assuré le répondant sous sa responsabilité. Ça aurait dû s'appeler "monpsy.com" ou quelque chose dans le même genre.
Mon ami a refusé, et m'a raconté le lendemain, à moitié horrifié, l'entrevue dans laquelle cette proposition lui avait été faite.
Il y avait deux bonnes raisons pour motiver son refus.
La première était le danger objectif d'une telle idée : il suffit d'imaginer ce qui se passerait si un "client" par la suite se suicidait après avoir été mal conseillé par le "psychologue" en ligne, procès, etc. Mon ami pouvait s'en prendre plein la figure.
La seconde, c'est que l'initiateur de la chose était un conseiller de l'Élysée, lequel sans complexe prenait sur son temps de travail officiel afin de monter ce genre d'affaire douteuse, avec pour unique but la thune facile, bien entendu.

Écrit par : moot | 09 janvier 2009

"Mon narcissisme va jusqu'à penser qu'il n'y a que moi qui suis assez intelligent pour m'apprécier… et au delà de moi je ne sais plus compter."

Ecrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Deux minutes de lucidité par jour... C'est peu!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

Excellent, "l'entretien sur les valeurs", Dugong! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

en France, pour les journalistes, "enfant", c'est jusqu'à quel âge ? 26 ans ?

Ecrit par : yann

Impossible, puisque "adolescent", c'est grosso-merdo entre 8 et 35 ans.

À ce propos, savez-vous que la femme a sept âges dans sa vie ? Bébé, fillette, adolescente, jeune femme, jeune femme, jeune femme et jeune femme.

Écrit par : moot | 09 janvier 2009

""Le ministère de l’éducation a lancé un projet immobilier destiné à permettre aux profs du public d’acquérir une maison." ( Vous Nous Ils)"

Inutile : on a déjà tous notre petite maison à la Verrière.

C'est un (en)droit tellement acquis qu'on ne se laissera pas piquer (même de tranquilisant).

N'ayez pas peur !

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2009

LOL ! ;0))

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

Echo des "ça Vanne(s)" :

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Écrit par : Marilyse | 09 janvier 2009

Vous n'auriez pas l'adresse du jeu du curé pédophile ? J'en ai entendu parler l'autre jour à la radio mais je n'ai pu noter l'adresse. Il s'agit d'être un curé qui court après les petits enfants en évitant de se faire prendre. J'aimerais bien y jouer !

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Vous ferez la petite fille, je ferai le curé ! :0))

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

La note finale tient compte pour un tiers des réponses au questionnaire, pour un tiers à la durée mesurée de l'épreuve et pour un tiers du nombre de morsures récentes sur le haut du corps.

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2009
Je ne peux plus mordre, Dugong ! J'ai une gingivite chronique et mes dents se déchaussent. Enfin, le peu de dents d'origine qui me restent ! J'ai un ratelier du modèle remboursé par la sécu.
Donc, impossible.
Trouvez autre chose.

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Il s'agit d'être un curé qui court après les petits enfants en évitant de se faire prendre. J'aimerais bien y jouer !

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Vous ferez la petite fille, je ferai le curé ! :0))

Ecrit par : Robin | 09 janvier 2009

Ça, c'est le réflexe typique du catho refoulé !
Ça vous ferait plaisir de courrir après une vieille que sa pyorrhée alvéolodentaire empêche de participer aux épreuves pratiques du CAPES ?
En parlant de cathos, merci pour Les pierres sauvages qui ont fait un chouette cadeau de Noël pour mon homme !

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Quant à ses "disciples" j'ai eu affaire à eux dans une certaine "école royale militaire" que yann connaît (aujourd'hui heureusement fermée). Ce sont de sacrés enfoirés.

Ecrit par : Robin | 09 janvier 2009

Alors, ce n'est pas le Prytanée de La Flèche ? Il est toujours en fonction, celui-là ?

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

@J'ai écrit :
"Mon narcissisme va jusqu'à penser qu'il n'y a que moi qui suis assez intelligent pour m'apprécier… et au delà de moi je ne sais plus compter."
C'est de l'humour, mais cela ne casse pas des briques… C'est une piqure de rappel pour ceusses qui sont dans l'illusion d'un narcissisme pathologique envahissant mon esprit. Eh bien, deux commentateurs ont cru bon de donner leur point de vue sur le sujet : Ce sont les inénarrables Dobolino et Sibille
À mon avis, ce sont eux les véritables narcisses : pour exister ils ont besoin d'intervenir à tout propos et surtout hors de propos… Même quand cela ne présente aucun intérêt et même quand ils ne sont pas mis en cause… Narcissimus, va !

Écrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

Depuis que Marilyse a atterri sur le blog, c'est le foutoir.

Cause, conséquence.

Un petit sacrifice s'impose pour retrouver la sérénité.

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2009





http://fr.youtube.com/watch?v=j3ru259zPZg

Écrit par : Goulougoulou dans la case | 09 janvier 2009

"C'est de l'humour"

écrit par: Roger Felts

Désolé, vous ne nous aviez pas habitués... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

Bonsoir, Cécile…

Il est temps que j'ouvre un nouveau fil, et que je prenne des mesures contre les trolls.
Mais j'ai un conseil de classe lundi matin à 8 heures, et encore 25 copies de prépas à corriger… Huit heures de boulot.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 janvier 2009

pour exister ils ont besoin d'intervenir à tout propos et surtout hors de propos… Même quand cela ne présente aucun intérêt et même quand ils ne sont pas mis en cause… Narcissimus, va !

Ecrit par : Roger Felts | 09 janvier 2009

L'Hôpital se foutant de la Charité ...

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

@ Felts
Comme dirait Gaudin : "Déneige devant ta porte avant de t'occuper de la neige des autres ! "

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Dobolino, si vous n’êtes pas ironique et si, comme moi, vous aimez le mauvais goût , je vous conseille d’aller sur molle industria qui crée des jeux flash de très mauvais goût.
Voici pedopriest (un jeu de curé pédophile) : http://www.molleindustria.org/en/operation-pedopriest
Et là un jeu mettant en scène M Jackson http://www.jeuxvideo-flash.com/jeu-1308-neverland.php
Je vous préviens, ces jeux ne sont pas très intéressants.

Écrit par : uncertain | 09 janvier 2009

Bonsoir, Cécile…

Il est temps que j'ouvre un nouveau fil, et que je prenne des mesures contre les trolls.
Mais j'ai un conseil de classe lundi matin à 8 heures, et encore 25 copies de prépas à corriger… Huit heures de boulot.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

essayez une sublimation de l'Eros et il vous reste du temps libre !

Écrit par : dobolino | 09 janvier 2009

J'ai vu de la lumière et je suis rentrée. Comme il y a eu de l'ambiance cet après-midi, je viens tagguer un peu sur le même thème. Mais il faut que je vous quitte, je retourne dans mon salon africain, au milieu des masques, des djambés et des peaux de zèbres, écouter du Salif Keita.

Paris comme Gaza ?( Le Figaro)
Éric Zemmour
09/01/2009

"Manifestations violentes, slogans vengeurs, voitures brûlées ; et maintenant, attentats : la France importerait-elle sur son sol l'affrontement de Gaza ? Comme si certains voulaient venger sur des « Juifs d'ici » ce que subissait leurs « frères » par les « Juifs de là-bas ». Comme si leur commune nationalité n'était qu'un chiffon de papier. Comme si un lent travail d'identification communautaire à des patries d'adoption, largement mythifiées, avait réduit à rien le sentiment d'appartenance française. De manière anecdotique, cette exaltation identitaire a débuté dans les années 80, avec le choix des prénoms des enfants, chacun cherchant « ses racines » ou se projetant dans une « modernité » anglo-saxonne ; et on ne s'étonne plus aujourd'hui qu'un ministre de la République prénomme sa fille Zohra. Cette soif identitaire a miné l'assimilation à la française, que nos élites bien-pensantes condamnaient comme une forme intolérable de néocolonialisme. C'est le fruit vénéneux de l'antiracisme des années 80 qui a exalté les différences pour mieux dénigrer une identité française assimilée au franchouillard pétainiste et raciste ; et la référence obsessionnelle à la Shoah, qui a entraîné une concurrence victimaire, dont Dieudonné restera l'emblème. Pendant des années, les « représentants de la communauté juive » transformèrent les dîners du Crif où se pressaient les hauts dignitaires de la République, de droite et de gauche, en tribunal de « la politique arabe de la France » ; ils condamnent désormais l'UOIF islamiste, qui pousse dans les mosquées les imams à « sensibiliser les fidèles à la juste cause palestinienne ». Paris comme Gaza ? Paradoxalement, les risques d'affrontements sont aujourd'hui réduits parce que les populations juives ont fui, la Seine-Saint-Denis en particulier, après les violences déjà subies à la suite de l'intifada de 2000 et ont mis leurs enfants dans des écoles confessionnelles.

Les mêmes qui ont longtemps exalté les différences identitaires dénoncent désormais ces phénomènes de ghettoïsation."

ET le Bonus :

http://fr.youtube.com/watch?v=rdgcSt07YPI&feature=related

Écrit par : Amélie | 09 janvier 2009

"Vite, une nouvelle note, Jean-Paul!
Marre de tous ces copiés-collés, et autres Feltsitudes... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009 "

Toi, à mon zavis, t'as po encore compris comment ça fonctionne... :o)))))))

ange

Ecrit par : toto | 09 janvier 2009

"Bonsoir, Cécile…

Il est temps que j'ouvre un nouveau fil, et que je prenne des mesures contre les trolls."

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

Merci, Jean-Paul. Et bon courage pour vos copies.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

"Et on ne s'étonne plus aujourd'hui qu'un ministre de la République prénomme sa fille Zohra."

Ecrit par: Amélie-Eric Zemmour?

Je ne peux pas blairer Rachida Dati, mais, ça, c'est complètement con.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

Dobolino, comment sublime-t-on l'Eros, quand l'Eros est déjà sublime ?
JPB

Écrit par : brighelli | 09 janvier 2009

J'aime beaucoup cette phrase de Zemmour:

"pour mieux dénigrer une identité française assimilée au franchouillard pétainiste et raciste "

Evidemment, toute ressemblance avec des commentaires de ce blog ne pourrait être que fortuite !

Écrit par : Amélie | 09 janvier 2009

STAR-ACADOMIA
Du soutien et de l'aide individualisée en collège

En ce moment, les esprits sont agités, c'est peu de le dire. Dans les établissements, c'est le mois de la DGH (dotation globale horaire pour les non initiés). Un exemple qui en recoupera sans doute beaucoup d'autres :

Nous aurons strictement la même structure l'an prochain : 12 classes de collège avec les mêmes enseignements, les mêmes options. Or, nous perdons 30 heures d'enseignement dans la DGH version 2009-2010. Nous devons partager le "gâteau" et il ny a aucun rab. Les horaires seront tous des "horaires plancher" (autre jargon Ed. Nat.), par exemple 4 heures de français en 5e.
Aucune possibilité de proposer du soutien, de l'aide individualisée, de l'entraînement au brevet pour les élèves en difficulté, de dédoubler les classes pour les disciplines expérimentales : il faut assurer d'abord ces horaires obligatoires. (Encore j'ai pu sauver le latin d'une amputation d'un tiers de l'horaire légal !)
Les élèves dont je m' occupe au collège chaque semaine en soutien 5e, en PPRE 6e, en entraînement au brevet, en plus de mes cours (et nous sommes plusieurs à partager le travail dans mon collège, c'est une politique collective) s'accrochent davantage ; cela leur permet de garder la tête un peu hors de l'eau même si nous ne faisons pas des miracles. Nous sommes humbles devant l'ampleur de la tache ! Parfois on a l'impression d'apporter une goutte d'eau dans la mer.

Les discours sur l'aide, le soutien qu'on entend de la part du ministère semblent à beaucoup une gabegie. Ils ne tiennent pas la route en face de la réalité. Trente heures de moins sur un petit établissement, c'est énorme.

Annoncer qu'on veut aider les élèves en collège pour leur éviter les officines privées des "bobos" (pour faire plaisir à certains "invectiveurs" de première ...) et sabrer autant les DGH est typique du moment. Tout cela en culpabilisant les professeurs qui le font. Facile. Encore une fois, tout est plus compliqué et ne peut se résoudre par la pirouette des boucs émissaires.
D'où la question de la perte terrible de confiance dont je parlais il y a peu.
Exemple, comptable, puisqu'on aime les chiffres. Je suis d'accord qu'il faut mettre en question le "toujours plus de moyens" : ce n'est pas cela qui a fait avancer et fera avancer le schmilblic. Seulement il faudrait que tout soit pensé dans la globalité : la scolarité, c'est un cursus. Tout est interdépendant. On avance par embardées sans savoir où on va.

Beaucoup de principaux quittent la fonction pour partir en retraite le jour anniversaire prévu, si j'ose dire, sans finir l'année scolaire pour l'intérêt du service. Des professeurs également. C'est un signe.
"On a fait de nous de simples gestionnaires" ai-je entendu hier de la bouche d'un principal. Beaucoup sont désabusés. "A l'impossible nul n'est tenu." semble être le nouveau credo.

Acadomia et consorts ont leur avenir assuré. Les bobos aussi. Qu'en sera-t-il de la majorité des enfants que j'ai devant mes yeux chaque jour ? Ceux de mon origine sociale : non favorisée. L'ascenseur social est bloqué aux étages supérieurs.

Je voulais vous parler positif, je le ferai un autre jour : une action concrète de terrain pour permettre à ces mêmes jeunes de se présenter au concours Sciences-Po. Je n'en ai plus l'humeur ce soir.
C'est une drôle de situation : tout se côtoie, sans cohérence. Où si on en trouve une, genre "intelligent design", c'est encore pire.

Écrit par : Marilyse | 09 janvier 2009

Rachida, une belle femme intelligente, tout l'contraire de sibilibilibili .

:o)

Écrit par : toto | 09 janvier 2009

Il est temps que j'ouvre une nouvelle constitution, et que je prenne des mesures contre les trolls."

brighelli

http://fr.youtube.com/watch?v=C7d8Ji_WG3Q

Écrit par : Epatant 2 ! | 09 janvier 2009

Ça, c'est le réflexe typique du catho refoulé !
Ça vous ferait plaisir de courrir après une vieille que sa pyorrhée alvéolodentaire empêche de participer aux épreuves pratiques du CAPES ?
En parlant de cathos, merci pour Les pierres sauvages qui ont fait un chouette cadeau de Noël pour mon homme !

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Quant à ses "disciples" j'ai eu affaire à eux dans une certaine "école royale militaire" que yann connaît (aujourd'hui heureusement fermée). Ce sont de sacrés enfoirés.

Ecrit par : Robin | 09 janvier 2009

Alors, ce n'est pas le Prytanée de La Flèche ? Il est toujours en fonction, celui-là ?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2009

Bravo pour le catho refoulé !) ;-), mais ce n'était pas le prytanée de la Flèche : 10/20
Content d'avoir fait connaître "Les Pierres sauvages" et son auteur, l'architecte Fernand Pouillon.

Saint Clotaire, septième jour d'avril

"Le sensible est l'état ultime des choses" (Isaac de l'Etoile)

"L'entreprise sera dédiée à des générations de frères ; l'at
mosphère du lieu habité procédera de l'inspiration initiale. L'édifice terminé en contient indéfiniment la substance. Plus, à l'origine, l'intensité et la puissance de la pensée composeront avec générosité, pureté, piété, avec tendresse et espérance, avec courage et orgueil, plus se refléteront dans les âmes de mes frères les harmonies, les émotions perceptibles et propres à chacune de leurs sensibilités. Dans le cloître ou la salle capitulaire, au gré du soleil, de la brume ou du vent, des heures du jour et de la nuit, la récolte des visions sombres et colorées exaltera le moine le plus indifférent. De même le novice a appris, sans effort, prosterné dans la prière, les harmonies des chants sacrés. Sous les voûtes de l'église, fraîche en toutes saisons, lieu où les sons s'élèvent, se brisent, se multiplient dans une grave résonnance, l'âme s'iluminera autant par les effusions de la prière que par l'envoûtement d'un paradis de pierres."

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

Ecrit par : Epatant 2 ! | 09 janvier 2009

Wouaouhhh !

Si j'ai bien compris:

1: Il est différent parce qu'il est noir et c'est lui qui le dit, pas Zemmour

2 :Il faut changer la constitution parce qu'il est différent .

Écrit par : Epatant ! | 09 janvier 2009

A dobolino :

P.S/ : (si j'ose dire). Si j'ai bien compris, mon enfant, vous portez un appareil dentaire ? Allez en paix ! :O))

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

"Rachida, une belle femme intelligente"

Ecrit par : toto | 09 janvier 2009

Et tellement compétente, appréciée de ses collaborateurs, et tellement sympathique!
Ce Toto, quel dragueur! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2009

une action concrète de terrain pour permettre à ces mêmes jeunes de se présenter au concours Sciences-Po.
Ecrit par : Marilyse | 09 janvier 2009

Croyez pas qu'il serait plus judicieux de fermer Sciences-Po ?

Écrit par : guy morel | 09 janvier 2009

Disciples et condisciples, Gilles de Robien
http://www.soreze.com/alphaf.htm

Écrit par : Rastignac triste | 09 janvier 2009

"Rachida, une belle femme intelligente"

Ecrit par : toto | 09 janvier 2009

On sait enfin qui est le père ! ;0))

Écrit par : Robin | 09 janvier 2009

"Rachida, une belle femme intelligente"

Ecrit par : toto | 09 janvier 2009

On sait enfin qui est le père ! ;0))

Ecrit par : Robin | 09 janvier 2009

Excellent !!!

Écrit par : Maminou | 09 janvier 2009

@ÉPATANT !
http://pagesperso-orange.fr/horstg/pages/epatant1415.htm

Écrit par : N | 10 janvier 2009

"Rachida, une belle femme intelligente"

Ecrit par : toto | 09 janvier 2009

On sait enfin qui est le père ! ;0))

Ecrit par : Robin

On sait enfin qui est toto ! :O)))

Écrit par : moot | 10 janvier 2009

"De manière anecdotique, cette exaltation identitaire a débuté dans les années 80, avec le choix des prénoms des enfants, chacun cherchant « ses racines » ou se projetant dans une « modernité » anglo-saxonne ; et on ne s'étonne plus aujourd'hui qu'un ministre de la République prénomme sa fille Zohra. Cette soif identitaire a miné l'assimilation à la française, que nos élites bien-pensantes condamnaient comme une forme intolérable de néocolonialisme."
Signé : Eric Zemmour

Mouhahahaha !

Zemmour qui trouve qu'on devrait s'étonner que la petite Dati s'appelle Zohra !!! Il aurait préféré qu'elle s'appelle comment ?!

Etant donné les besoins de luxe de Rachida Dati, si sa fille hérite de ses goûts, on pourra certainement chanter :

Tous les mardis,
La grande Zohra,
Met ses bijoux
Ses chinchillas...

Écrit par : Jeremy | 10 janvier 2009

Programme de lutte contre les trolls :

Virez Felts, Tailleboudin, Grosboudin, Riflandouille et Toto !

Qu'est-ce qu'ils foutent là ? Ca devient impossible : un message sur trois est du flood insipide !

Pour affronter les trolls, rien de mieux qu'une bonne flèche, comme pour les orques.

Écrit par : Elfe sylvain | 10 janvier 2009

Marilyse a écrit : "Beaucoup de principaux quittent la fonction pour partir en retraite le jour anniversaire prévu, si j'ose dire, sans finir l'année scolaire pour l'intérêt du service."

Dans l'intérêt supérieur du service, siouplait.

Pourquoi ne pas remplacer un chef d'établissement sur deux qui partent à la retraite ? Il y aurait des CE itinérants, vacataires, nommés sur bassin.

Je prends 10% des économies réalisées. A verser sur mon compte courant. Comme d'hab.

Écrit par : dugong | 10 janvier 2009

Excellente idée, Dugong !

Écrit par : sanjuro | 10 janvier 2009

"Mouhahahaha !

Zemmour qui trouve qu'on devrait s'étonner que la petite Dati s'appelle Zohra !!! Il aurait préféré qu'elle s'appelle comment ?! "

Charlotte, Mélanie, Elise...ces prénoms français que tous les immigrés italiens, espagnols, portugais, polonais, hongrois ont donnés à leurs enfants parce qu'ils étaient français, vivaient en France et souhaitaient ardemment s'assimiler. Donc, pas de quoi s'esclaffer, Zemmour constate que l'assimilation ne fonctionne plus. En tout cas pas pour les immigrés maghrébins. C'est une façon de mettre en lumière certaines contradictions et problèmes identitaires.

Jérémy, je suppose que vous êtes "de souche" et c'est pourquoi cette question de l'assimilation vous est, si je puis dire, étrangère.

Écrit par : Amélie | 10 janvier 2009

A propos de souche, des branches, Amélie.

Écrit par : Haharrachmoila | 10 janvier 2009

"Programme de lutte contre les trolls :

Virez Felts, Tailleboudin, Grosboudin, Riflandouille et Toto !

Qu'est-ce qu'ils foutent là ? Ca devient impossible : un message sur trois est du flood insipide !

Pour affronter les trolls, rien de mieux qu'une bonne flèche, comme pour les orques."

Ecrit par : Elfe sylvain | 10 janvier 2009

Mais pourquoi Tailleboudin, Grosboudin et Riflandouille? Même s'ils ont des pseudos un peu ridicules, ils disent des choses qui semblent plutôt sensées!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

Zohra, c'est le féminin de Zorro?...
Vraisemblablement en hommage à son Zébulon de président.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009

Virez Felts, Tailleboudin, Grosboudin, Riflandouille et Toto !

Qu'est-ce qu'ils foutent là ? Ca devient impossible : un message sur trois est du flood insipide !

Pour affronter les trolls, rien de mieux qu'une bonne flèche, comme pour les orques.

Ecrit par : Elfe sylvain | 10 janvier 2009 Pour affronter les trolls, rien de mieux qu'une bonne flèche, comme pour les orques.

Ecrit par : Elfe sylvain | 10 janvier 2009

Vous n'y songez pas, Elfe, du moins en ce qui concerne toto. Le père "présumé" de Zohra, tout de même !

Toto : "J'en ai marre qu'on m'accuse de toutes les bêtises. J'suis p'têt le père de Zohra, mais c'est pas moi qu'a cassé le vase de Soisson !"

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

A propos de souche, des branches, Amélie.

Ecrit par : Haharrachmoila | 10 janvier 2009



Peut-être que Hallalmollah préfère ça:

http://www.dailymotion.com/video/k2jwEFbBp01MPSS4yO

Écrit par : Zohra | 10 janvier 2009

"Mais pourquoi Tailleboudin, Grosboudin et Riflandouille? Même s'ils ont des pseudos un peu ridicules, ils disent des choses qui semblent plutôt sensées!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2009 "

Je crois qu'on ne le répètera jamais assez:

sibilibili est un gros gros con !

:o)

Écrit par : toto | 10 janvier 2009

Dobolino, comment sublime-t-on l'Eros, quand l'Eros est déjà sublime ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

Demandez à Robin l'adresse de la Chartreuse où il "retraite".
Jean Paul, vous êtes vraiment un humain bas de gammme ! Venez passer un dimanche avec moi, je vous présenterais mes chasseurs de sanglier. Vous devriez vous entendre à ravir.

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Dobolino, comment sublime-t-on l'Eros, quand l'Eros est déjà sublime ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2009

Demandez à Robin l'adresse de la Chartreuse où il "retraite".
Jean Paul, vous êtes vraiment un humain bas de gammme ! Venez passer un dimanche avec moi, je vous présenterais mes chasseurs de sanglier. Vous devriez vous entendre à ravir.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Je peux lui donner l'adresse e-mail du frère Joël à l'abbaye du Bec. Il apprivoise les sangliers ;-)

En ce qui concerne Eros, le grand problème est de savoir si le mystique est la métaphore du charnel ou si c'est l'inverse (si on en croit "l'extase" de Ste Thérèse d'Avila par Le Bernin ou tout simplement "Le Cantique des Cantiques", ce serait plutôt l'inverse.)

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

En ce qui concerne Eros, le grand problème est de savoir si le mystique est la métaphore du charnel ou si c'est l'inverse (si on en croit "l'extase" de Ste Thérèse d'Avila par Le Bernin ou tout simplement "Le Cantique des Cantiques", ce serait plutôt l'inverse.)
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009
Je me souviens d’un séminaire de DEA sur les mystiques français du 16e /17e qui abordait ce problème : j’avais découvert que le vocabulaire de ces textes religieux était en fait très érotique, l’amour charnel y fonctionnant comme une métaphore de l’amour divin.

Écrit par : uncertain | 10 janvier 2009

Si JPB préfère la Bretagne à la Normandie, je lui recommande l'abbaye de Saint Guénolé à Landevennec dans la presqu'île de Crozon. Le site est magnifique.

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Je me souviens d’un séminaire de DEA sur les mystiques français du 16e /17e qui abordait ce problème : j’avais découvert que le vocabulaire de ces textes religieux était en fait très érotique, l’amour charnel y fonctionnant comme une métaphore de l’amour divin.

Ecrit par : uncertain | 10 janvier 2009

On est dans le droit fil du Banquet de Platon. Mais le mot "sublimation" (vocabulaire freudien) ne convient pas parce qu'il implique une renonciation alors que l'amour divin accomplit (accomplirait ?) toutes les aspirations de l'amour charnel (Jacques Lacan dont le frère était moine précise que nous n'aspirations pas à "l'infini" comme on le dit trop vite, mais vers un fini infiniment délectable.)

Écrit par : Robin | 10 janvier 2009

Je me rappelle un livre violemment érotique, intitulé "Dolorosa soror", d'une certaine Florence Dugas, où l'héroïne emmenait sa dernière tribade (et préférée) pour écouter la messe de Noël dans une splendide abbaye proche de la Bretagne, tout en lui titillant sinus et cosinus…
J'ai d'ailleurs, dans une autre vie, écrit un texte non moins violemment érotique rien qu'en "montant", sans les modifier aucunement, des textes écrits par des saints, des saintes et autres bienheureuses.
Dobolino, pour info, la chair n'est pas triste, pourvu qu'on en abuse — "sed non satiata, et non satiatus", comme aurait dit Baudelaire s'il avait eu un peu plus de vitalité…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 janvier 2009

En ce qui concerne Eros, le grand problème est de savoir si le mystique est la métaphore du charnel ou si c'est l'inverse (si on en croit "l'extase" de Ste Thérèse d'Avila par Le Bernin ou tout simplement "Le Cantique des Cantiques", ce serait plutôt l'inverse.)

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2009

Ce qui explique et pardonne qu'un psychiatre de ville mal dégrossi et pas très évolué, maniant mal l'état métaphorique et ayant dépisté l'état euphorique typique de Sainte Thérèse d'Avilani cultivé s'emmêle les pinceaux entre un délire éroticomaniaque et un délire mystique. N'est pas Claire Brétécher qui veut ! De là à prendre l'un de ces deux délires parano pour un état maniaco-dépressif ... Y'a que Felts pour se planter d'aussi belle manière ! Enfin, j'espère ?

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Excusez le bug ! Je reformate:

Ce qui explique et pardonne qu'un psychiatre de ville mal dégrossi et pas très évolué ni cultivé, maniant mal l'état métaphorique et ayant dépisté l'état euphorique typique de Sainte Thérèse d'Avila, s'emmêle les pinceaux entre un délire éroticomaniaque et un délire mystique. N'est pas Claire Brétécher qui veut ! De là à prendre l'un de ces deux délires parano pour un état maniaco-dépressif ... Y'a que Felts pour se planter d'aussi belle manière ! Enfin, j'espère ?

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Dobolino, pour info, la chair n'est pas triste, pourvu qu'on en abuse — "sed non satiata, et non satiatus", comme aurait dit Baudelaire s'il avait eu un peu plus de vitalité…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2009

Dans un langage plus populaire, ça se traduit par " l'appétit vient en mangeant " mais encore faut-il que le plat soit goûteux ! Si c'est pour se subir les caresses pâles et mécaniques d'un mec qui veut juste vider ses glandes par hygiène ou les impuissances et les éjaculations précoces d'un pochtron pas à la hauteur de ses fantasmes, c'est plus dur ...

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Dobolino, pour info, la chair n'est pas triste,

Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2009

Mais enfin, Jean-Paul, où avez-vous lu que mes chasseurs de sangliers sont tristes ?
Je vous assure qu'ils sont "pas tristes ", ni pour eux ni pour moi. Des fois, c'en est à se rouler de rire par terre: ils imitent même les chiens " au ferme " à grands coups d'aboiements sonores. Les récits sont picaresques ! Tartarin fait pâle figure !

Ce sont vos frères !

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Voici des formations en alternance et en internat qui sont performantes mais mal connues.


MAISONS FAMILIALES RURALES

"Les Maisons Familiales Rurales sont des associations de parents et de professionnels qui forment des jeunes et des adultes par alternance. En Vendée les Maisons Familiales Rurales proposent des formations soit par apprentissage, soit en alternance sous statut scolaire, soit en alternance pour la formation professionnelle continue.


Les Maisons Familiales Rurales de Vendée accueillent plus de 4000 jeunes et adultes depuis la classe de 4ème jusqu’à Bac plus 5.
Le cycle d’orientation (classe de 4ème 3ème 2nde) permet aux jeunes de faire un réel choix professionnel grâce aux nombreux stages.
Les Classes de CAP, CAPA, BEP, BEPA, Bac Pro, BTS, BTSA,… aboutissent à des qualifications débouchant sur l’emploi facilité par l’acquisition de savoir faire et la construction du réseau professionnel durant les périodes en entreprises (au moins 50% du temps).
Les formations pour adultes permettent de reprendre des études pour une meilleure qualification, une promotion, un nouveau départ.

Les Maîtres d’apprentissage et de stage sont des professionnels compétents qui savent accueillir les jeunes dans leur entreprise (ou organisme).

Les équipes de moniteurs accompagnent chaque personne afin de lui permettre de réussir autrement.

L’alternance est une méthode pédagogique dynamique qui met le jeune au cœur de l’activité économique et sociale.

La vie résidentielle favorise les relations interpersonnelles.

Les parents ont toute leur place dans l’éducation des jeunes et la gestion des établissement"

Écrit par : Maminou | 10 janvier 2009

C'est pas du privé hors contrat, les MFR ?

Écrit par : sanjuro | 10 janvier 2009

C'est pas du privé hors contrat, les MFR ?

Ecrit par : sanjuro | 10 janvier 2009

Non, pas du tout, mais d'après le peu que j'en sais, le ministère de l'agriculture en est un des maillons...

Écrit par : Maminou | 10 janvier 2009

C'est pas du privé hors contrat, les MFR ?

Ecrit par : sanjuro | 10 janvier 2009
Non, je ne crois pas ! C'est du privé sous contrat, à ma connaissance. Ça existait avant mais ça a éclos sérieusement après Vatican II. Les résultats sont plutôt bons, à notre aune rurale. De là à y envoyer tous les élèves en difficulté ...
Faut pas rêver ! Mais, dans le monde rural, c'est une option exploitée.

Écrit par : dobolino | 10 janvier 2009

Jusqu'où descendra-t-on avec un Président de cet acabit!

http://www.marianne2.fr/Sarkozy-cherche-les-chercheurs-et-les-trouve-!_a174468.html?voir_commentaire=oui#comments

Et dire que le maître de ces lieux n' pas encore fait son autocritique!!!

Allez, avouez-le enfin que vous regrettez et vous verrez comme vous vous sentirez mieux après, Monsieur Brighelli!

Écrit par : Merlemocoeur | 28 janvier 2009

Une question en passant, Maître, dans la fabrique du Crétin, page 195 (éditions Gallimard, collection Folio) vous proposez parmi les remèdes la "dissociation de la langue et de la littérature".

Quels sont les abus actuels et que proposez-vous concrètement ?

Merci.

Écrit par : Toulouse | 04 février 2009

Thème Astral copié sur le site:
http://www.astroo.com/theme_astral_gratuit.php

Écrit par : Dan | 18 février 2009

Nous avons créé ce blog pour toutes les personnes qui se sont fait volé leur terrain et même rasé les maisons qu ils avaient construit sur leur terrain encore une fois en toute l égalité avec tous les papiers du cadastre et papiers fonciers , qu ils avaient achetés en toute régularité au sénègal et pour que tout ceux qui vont le faire ou qui ont un projet la bas , nous vous mettons en garde .
Voici une des histoires arrivées recensements a joal Fadiouth , Senegal .Maire MR Paul Dong .
Le terrain a été acheté a Mr Le Maire de Joal Mr Paul Dong , et ensuite Mr Taffa Diouf c est occupe de cette affaire personnellement ceci en 1997.
Voici ci dessus le terrain acheté avant nettoyage et aplanissement.Ensuite les photos de la contruction..( pour voir les photos et les documents officiels cliquez sur le lien ci joint):

http://joalfadiouthsenegalarnaque.blogspot.com/

Après avoir vu le lien ci joint vous regarderez les photos prise cette annee sur mon terrain " Maison rasee et terrain cloture par un grand mur en pierre"

Écrit par : ibrahima | 19 février 2009

bonjour Jean-Paul,

bon anniversaire à ton blog!
et longue vie à lui!!

amicalement,

Laurent

Écrit par : laurent - mon journal de bord | 30 avril 2011

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