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25 décembre 2008
Trois ans
Trois ans ! Trois ans déjà !
Bonnetdane est né il y a trois ans, dans l’effervescence — presque l’enthousiasme — qui a suivi la parution de la Fabrique du crétin. Trois ans : le blog a très vite appris à parler, lire et écrire, et marcher — pour un peu, je l’inscrirais à la Maternelle, c’est le bon âge…
Trois ans de luttes. Au premier élan a succédé une mêlée âpre, une guerre de tranchées — débats crispés, roublardises, mauvaise foi. Nous savions déjà, il y a trois ans, que les mauvaises herbes sont vivaces. Nous n’avions pas imaginé à quel point l’ivraie pédagogiste tenterait d’étouffer le bon sens le plus élémentaire.
Qui aurait pu croire qu’après tant de démonstrations convaincantes, assénées par de vrai(e)s spécialistes de la dyslexie ou de l’échec scolaire, tant d’évidences de la détresse des élèves, des parents et des maîtres, le simple instinct de survie des « sciences » de l’Education, qui ont amené l’Ecole de la République si près de l’extinction finale, leur permettrait de relever la tête et de faire croire à des syndicats crispés dans la défense des désavantages acquis, des fédérations de parents d’élèves tétanisées sur la marche arrière, que la réforme du Primaire, si nécessaire, était une atteinte intolérable aux droits inaliénables de la Bêtise ?
Non que j’adhère aveuglément à tout ce que Darcos a proposé. La fin des cours le samedi sans substitution autoritaire, la marche arrière manifeste sur les ambitions de la Grande Section et du Cours Préparatoire, sont autant de pierres d’achoppement. Mais pour le reste…
Les bonnes méthodes d’apprentissage de la lecture, nous les connaissons — et de vraies institutrices de terrain, depuis trois ans, ont exposé à fil de blog comment elles bâtissaient, pierre à pierre, les progressions des bambins. Ces progressions, pensées pour que les élèves de GS sachent lire, compter et quasiment écrire avant l’entrée en CP, sont disponibles, et expérimentées avec succès. Pourquoi ne pas les généraliser ?
Parce que les IUFM (ou, désormais, les « spécialistes » qu’ils abritaient, et qui se répandent désormais dans les universités) gardent la haute main sur la formation des maîtres, et les futurs masters professionnels, s’ils émergent, conforteront dans leurs pratiques létales. Parce qu’ils persistent à promouvoir les artifices idéologiques qui ont amené en Sixième tant d’enfants illettrés, exclu fin Troisième 150 000 gamins sans espoir ni savoirs, bradé le Brevet et le Bac à tant d’élèves jetés tout crus à la trappe universitaire. Nous les avons démasqués, vilipendés, ridiculisés ? Mais sans cesse l’hydre pédagogiste secoue de nouvelles mauvaises têtes, avant-hier Frakowiack, hier Zakartchouk, aujourd’hui ce Sébastien Cazals qui anime dans l’Hérault le front du refus de tous les nostalgiques du Jurassic Jospin et du Crétinacé.
Les passéistes réels sont là, et pas ailleurs. Les vrais réactionnaires sont là, et non ici. Et ce passé-là, s’il jamais il se faisait à nouveau entendre, par un effet collatéral de cette collusion libéralo-libertaire que dénonçait déjà Milner il y a 25 ans, nous prépare, pour demain, le privé triomphant, la laïcité corrompue, l’Instruction dévalorisée, et l’Education à deux ou trois vitesses. Et, après-demain, le chèque-éducation, les établissements scolaires confiés aux grandes incompétences municipales ou régionales, les enseignants payés à 8,50 € de l’heure, comme chez Acadomia, la France très loin dans les évaluations internationales derrière Singapour, et la fin de la seule ambition que devrait toujours avoir l’Ecole : amener chaque enfant au plus haut de ses possibilités — sans prétendre amener tout le monde au pinacle. Je ne le répèterai jamais assez : l’égalitarisme fabrique plus d’inégalités que l’élitisme le plus étroit.
Que l’on se sente dès aujourd’hui contraint à inventer une discrimination positive à la française, que l’on se propose de construire des filières d’excellence pour boursiers au lieu d’y pousser les excellents élèves, quelle que soient leurs origines ou leurs situations familiales, que l’on hésite à en finir avec le collège unique où les enfants en difficultés non seulement ne sont pas aspirés vers le haut par les meilleurs, mais les tirent au niveau zéro d’un « socle » toujours plus bas, tout cela — en vérité je vous le dis, en ce jour de Noël — tout cela sent la mort — cette « mort programmée de l’Ecole » que j’annonçais il y a trois ans. Trois ans, déjà…
Mais je ne lâcherai pas – nous ne lâcherons pas ! Parce que je ne désespère pas de l’Ecole de la République, ni même de ceux qui en assurent la gestion : à une réforme ratée, à une décision trop rapide, peuvent succéder une réforme sensée, et des décisions mesurées. À une logique trop strictement économique peut succéder une ambition pédagogique — et économique : on ne peut se satisfaire d’une Education Nationale qui, avec un budget considérable, a un si mauvais retour sur investissement, si je puis dire.
Un dialogue raté, qui n’a suscité que l’approbation des ânes et la réprobation ailleurs, peut devenir demain un échange vrai et rapidement fructueux. Encore faut-il en finir, comme disait Voltaire, avec l’Infâme — et l’Infamie. Et mettre un bonnet d’âne aux vieux réactionnaires.
Jean-Paul Brighelli




Commentaires
Saperlotte de saperlipopette! Joyeux Noël!
Ecrit par : Garafignoux | 25 décembre 2008
Monsieur JPB, quand je lis malheureusement sous votre plume que le budget de l'éducation nationale est considérable, ce que l'on peut traduire par une part trop importante en % du budget de l'Etat, cela me fait toujours hurler!!!
Il faut toujours avoir en tête que la France est le pays d'Europe, avec l'Irlande je crois, où les moins de 18 ans sont les plus nombreux, alors pour analyser utilement, il faudrait calculer le % de moins de 18 ans par rapport à la population globale et faire les comparaisons avec les chiffres corrigés des variations "natales"!
Et sans cet élément on en arrive à comparer des choux et des navets, ce qui, à moins que ce choix concerne sa soupe de lendemain de réveillon, ne peut qu'être vain!
Ecrit par : Merlemocoeur | 25 décembre 2008
Garafignoux est un infâme plagieur! que le diable l' emporte!!!
Bisous à JPB
Pirouette de Saperlipopette...
Ecrit par : Saperlipopette | 25 décembre 2008
Je suis arrivée ici il y a deux ans et demi, hérissée, dans un état de nerfs épouvantable vis à vis de l'école. Je ne comprenais rien à rien et me demandais comment, mais comment, et pourquoi, pourquoi ?????????????????????
Maintenant, je comprends mieux. Merci à ce blog, en ce jour de Noël !
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2008
Merci à vous Monsieur Brighelli; pour vos livres (j'ai commandé le "Sade" que vous avez publié dernièrement; mon cadeau de noel), pour votre blog, et pour votre présence dans le monde des citoyens clairvoyants qui luttent contre la bêtise scolaire!
je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à vous, comme à toutes les personnes qui sont sur ce blog!
Respectueusement,
Vincent.
Ecrit par : Matheutordu ému | 25 décembre 2008
Bravo et encore merci pour ces trois ans cher collègue, bon courage et bonne chance pour la suite, le bon sens et le professionnalisme de ceux qui sont "sur le terrain" finira bien par se faire entendre !
Ecrit par : Chaurand | 25 décembre 2008
Maintenant, je comprends mieux. Merci à ce blog, en ce jour de Noël !
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2008
Je serai curieux de savoir, dobolino, ce que vous avez compris?
Réfléchissant au phénomène "Brighelli" je me dis que son bestseller, la "Fabrique du crétin" a non pas expliqué les bouleversements toujours en cours de l'école, mais les a révélés au public et tout particulièrement aux enseignants eux-mêmes. (Contrairement à ce qu'on pense, ils sont loin d'être les mieux placés et les plus intelligents pour analyser ces choses).
Il me semble que JP Brighelli a largement contribué à faire admettre au plus grand nombre la crise profonde de l'école. Une crise encore niée ou refoulée par beaucoup.
Seulement, il reste à expliquer pour quelles raisons l'école de la République n'en finit pas de se désintégrer et d'en appeler à de nouvelles architectures.
Attentif à ses écrits je crois y avoir déceler plus d'interrogations et d'hésitations quant à son devenir que de positions tranchées et dogmatiques. Ne disait-il pas, il y a peu, "qu'il faut tenter de réfléchir sur l'École", manière de reconnaître que nous en savons si peu à son sujet et encore moins sur ce qu'elle sera quand ses petits enfants y entrerons à leur tour!
Bolchoï spassibo à notre hôte qui a su créer ici un espace exceptionnel de liberté, permettant à chacun et à chacune de mener à bien et parfois non sans rudesse, son propre questionnement.
Ecrit par : buntovchik | 25 décembre 2008
Oui, trois ans, et encore combien d'années encore, à tourner en rond sur la place des agrégés en collège ou en lycée et autres blablatations culturo-fumeuses qui finalement ne font rien avancer? Le constat est fait. Dobolino a compris et bien d'autres aussi, qui ne savaient pas ou ne voulaient pas savoir. Mais en resterons-nous là? Sans rien faire de concret ?Une petite bouffe en tête à tête, pour certains qui arrivent à se rencontrer pour de bon, c'est bien, mais on ne pourrait pas faire plus "large", plus "fort", plus grand ? J'en reviens toujours à cette idée de rassemblement dont on s'était bien sûr (un peu seulement?) moqué, avec notre charismatique leader en tête; une sorte d'Etats Généraux de l'Education et de l'Enseignement, avec tous ces spécialistes dont parle JPB, qui diraient et mettraient noir sur blanc, ce qu'IL FAUT FAIRE, ce que NOUS POUVONS FAIRE. Avec des volontaires, Catmano et bien d'autres comme elle qui se lanceraient dans une expérience modèle quelque part, avec des enfants ordinaires, nos petits-enfants, qui vont bientôt être bouffés par cette "hyfre" maléfique, oui, c'est pour bientôt. Car il faut bouger, se bouger. Gueuler plus fort. Et les media seront là pour prendre le relais. Pour affoler, enfin le mamouth. Pour lui montrer que nos positions sont les bonnes, les meilleures, que ça marche et qu'on peut généraliser pour de bon.
Car l'Ecole Decroly existe bien ( encore?). J'y ai fait un stage de 15 jours dans les années 70. Gabriel Cohn-Bendit a bien au son lycée. Il y a un projet de "Ferme des enfants" en Ardèche, qui a déjà eu sa place dans les pages du Monde....; pourquoi ce que nous sommes tous (ou presque) ici- comment les appeler, nous appeler, ça reste même à faire!-n'oserions -nous pas nous lancer dans ce beau et vaste projet exaltant d'une sorte d'"école parallèle" comme il y en a eues, vous savez après un certain Mai 68 ? C'est pour quand le "Mai 68" de Bonnet d'Ane"? Hors de ce projet d'ACTION, que deviendra l'intérêt d'un tel blog, qui continuera à ronronner avec ces mêmes grands esprits, oui, mais pas du tout entreprenants pour FAIRE QUELQUE CHOSE jusqu'à aujourd'hui, au bout de....trois ans!
Ecrit par : Francoli | 25 décembre 2008
Citation : (écrit par JPB)
"...la seule ambition que devrait toujours avoir l’Ecole : amener chaque enfant au plus haut de ses possibilités — sans prétendre amener tout le monde au pinacle."
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C'est ce que j'ai toujours défendu. La Société des agrégés - si je puis me faire son porte-parole - défend cette idée, elle aussi.
L'école de 1950 a fait cela avec moi. Pour cela j'ai fait les efforts requis, des efforts prodigieux, sans aide de mes parents (qui étaient ignorants), sans cours particuliers, et si cela a pris tant de temps, c'est simplement que je n'étais pas très doué, mais courageux, persévérant, oui, cela je le revendique.
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
Citation : (ecrit par JPB)
"Je ne le répéterai jamais assez : l’égalitarisme fabrique plus d’inégalités que l’élitisme le plus étroit."
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Oui ! Nul ne le répétera jamais assez. Je défends l'élitisme, pas n'importe lequel : celui qui permet aux enfants des classes pauvres qui ont montré leur courage, leur attention en classe, leurs capacités, en un mot, leur mérite, de poursuivre leurs études en leur offrant des bourses d'études qui ne soient pas symboliques comme elles l'ont toujours été dans le passé.
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
Harold Pinter est mort : tristesse et désolation…
Souvenir ému de Trahisons, avec Dussolier, Sami Frey et Caroline Cellier (et film superbe inspiré de la même pièce, avec Jeremy irons et Ben Kingsley). Souvenir enthousiaste de No man's land, mis en scène par Planchon. Souvenir terrible du Caretaker — au théâtre de Boulogne-Billancourt, il me semble — avec un Dufilho génial… Et souvenir récent, vivace, de la charge terrible de Pinter contre Blair et Bush à l'occasion de son discours de réception du prix Nobel de littérature (à lire absolument sur http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2005/pinter-lecture-e.html).
Et portrait de Pinter, en faux ancêtre, dans le Tailleur de Panama — juste un portrait sur un mur, fascinant d'ironie, et une voix off, dans un film tiré d'un roman de John Le Carré, autre grand contempteur du bushisme et du blairisme…
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? Quand je pense que Pinter est mort, et que tant de nuisibles sont toujours en vie, dans l'Education et ailleurs…
Désolation…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 décembre 2008
Chapeau, Jean-Paul pour ce bonnet ! J'adhère à tout ce que vous dites plus haut au sujet de ces "Trois ans".
Même si on est dubitatif, circonspect, pessimiste sur l'évolution des choses, on ne peut, on ne veut être changé. L'énergie est toujours là. On ne fera pas ce cadeau aux pédagogos de nous avoir en prime !
Moi, ce qui me pousse, c'est le visage de chacun des ados que j'ai devant moi : je veux toujours les faire sortir d'eux-mêmes (educere) et de la vase où je les sens (pour beaucoup) englués. Les élèves sentent cette volonté et du coup la plupart m'accordent leur confiance. Seulement, ce fameux "socle commun" étant plus de sable que de roc, il est très difficile, malgré l'énergie, la rigueur, le travail, de faire progresser des élèves qui n'ont aucune structure de langue vraiment assise à l'entrée en sixième. On est habitué maintenant à ne plus s'étonner de rien quand on enseigne le français en collège : tout est flottant, mouvant, mélangé chez la plupart des élèves que j'ai dans mes classes. Alors j'ai bien souvent pitié d'eux dans mon for intérieur et je rage contre le gâchis humain à l'oeuvre devant mes yeux. On se sent malgré tout impuissant. C'est vrai qu'il y a de quoi se révolter.
Ce qui me frappe aussi, et qui m'inquiète grandement - c'est l'état déplorable de la mémoire chez beaucoup d'enfants. On a l'impression que tout s'évapore au fur et à mesure. C'est assez affolant. On invente des façons de faire, des trucs pour faire mémoriser des notions mais beaucoup d'enfants refusent cet effort. Ils ont vu, cela leur suffit. L'enseignement en séquences n'est pas très bon sur ce point, difficile à mener.
En dehors de mes cours (français + latin), je fais travailler les élèves en études dirigées et c'est très intéressant pour moi de voir les difficultés auxquelles sont confrontés les élèves dans d' autres matières comme les langues, les maths, l'histoire, les sciences . En anglais, par exemple, je m'aperçois que les élèves en difficulté, faute de structure grammaticale, marchent complètement à l'aveuglette et sont noyés dès le départ. Bon nombre d'élèves sont perdus, car ils n'ont pas l'idée de lire ce qu'ils ont sous les yeux : un encadré explicatif, un cours, un modèle. Pas de méthode. Vraiment perdus sans GPS.
J'ai aussi un cours dit PPRE (projet personnalisé de réussite éducative, tout un programme !) réservé aux élèves en très grande difficulté. C'est le cours que je préfère de ma semaine. J'aide deux élèves une fois par semaine dans les domaines qu'elles souhaitent - ce sont, cette année, deux filles. L'heure est très dense. C'est là que je vois au plus près le "fonctionnement" d'un élève devant un travail. L'une en tire profit et fait déjà des progrès, l'autre non, ses difficultés étant trop importantes à l'entrée en sixième. En terme de pédagogie, de relations, de soutien psychologique, d'encadrement, cette formule dite des PPRE est intéressante mais je ne peux m'empêcher de penser que le système essaie de colmater les trous qu'il a lui-mêmes creusés. C'est un puits sans fond. Absurde en soi. Il vaudrait mieux assurer un enseignement structuré, donner dès le plus jeune âge des bases de langue fiables en lecture et en écriture car il y a beaucoup de déperdition dans toutes ces aides apportées après coup. Ces dispositifs côutent cher. Les heures sont prises sur les DGH. Je viens d'ailleurs de me rendre compte que l'une des propositions de la future DGH de notre collège enlevait notamment deux heures de latin (l'une en quatrième, l'autre en troisième, avec un horaire qui ne serait plus l'horaire plancher national) pour nourrir ces dispositifs. C'est absurde. J'ai réagi tout de suite mais je n'ai pas la garantie de garder à terme l'horaire de latin. Il faut savoir aussi que l'Inspection académique supprime les trois heures de latin en troisième si on n'atteint pas 20 élèves sur les deux niveaux cinquième et quatrième confondus. Il faut se battre à tous les étages ! Et nous n'avons que des petits bras, enfin je parle pour moi !
C'est vrai que nous pourrions nous laisser aller au découragement, nous dire que les rapports de force sont inégaux mais c'est mal nous connaître. Non, Jean-Paul et les autres, les réactionnaires, ce n'est pas nous. Je nous vois plutôt comme, je l'ai déjà dit sur ce blog, des résistants. Et moi, j'ai du sang d'Astérix dans les veines ! Foi de granit !
Je termine ce message d'encouragement, un peu consolateur aussi, en signalant pour les amoureux et défenseurs de la langue française mon "P'tit Vocabulon" à l'usage des jeunes et moins jeunes. Il officie tous les lundis. Vous pouvez faire jouer vos élèves, vos enfants, ou jouer vous-même. Savants comme vous l'êtes tous sur ce blog, ce sera peut-être trop facile !
Voici l'adresse :
www.college-montaigne-vannes.
Alors, toute ma gratitude, Jean-Paul. J'ai été touchée par votre message "Trois ans". N'est-ce pas tout de même le plus bel âge ?
Amitiés à tous du front (de mer) breton. Marilyse Leroux
Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
(Contrairement à ce qu'on pense, ils [les enseignants] sont loin d'être les mieux placés et les plus intelligents pour analyser ces choses).
Ecrit par : buntovchik | 25 décembre 2008
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S'ils ne sont pas les mieux placés, ils devraient l'être.
Mais ils ne sont ni plus ni moins intelligents que les non-enseignants pour analyser ces choses.
Maintenant, pardon pour la prétention, mais je pense être bien placé - en tant qu'enseignant - pour analyser "ces choses".
C'est fait depuis quatre ans, dans un livre paru en juillet 2004, dont l'éditeur n'a pas fait la promotion comme Jean-Claude Gawsewitch a fait celle de "La Fabrique du crétin".
Mais mon livre ne valait peut-être rien. Cependant, on y trouverait difficilement des propos en contradiction avec ceux de JPB.
Mon livre n'est plus commercialisé depuis 2006. Son titre n'a donc aucune importance. (Ce titre n'est pas loin de celui du livre de JPB. Il est tout aussi peu politiquement correct.)
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
De Pinter, aussi, Le Gardien, repris l'hiver dernier à Paris avec un Robert Hirsh prodigieux.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 décembre 2008
Seulement, ce fameux "socle commun" étant plus de sable que de roc, il est très difficile, malgré l'énergie, la rigueur, le travail, de faire progresser des élèves qui n'ont aucune structure de langue vraiment assise à l'entrée en sixième.
Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
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Tout est là : en français ou en mathématiques, nous sommes astreints à construire sur du sable. C'est comme se servir d'un violon autrement qu'un violoniste (comme d'une v... , [réticence de plume]). Cela dure depuis quarante ans et les politiques font mine de ne pas comprendre. Je ne leur fais pas l'injure de tenter de les faire passer pour stupides. Mais je ne les absous pas pour cette faute qu'ils commettent en connaissance de cause.
Vous avez raison, Marilyse.
Bravo pour votre dévouement !
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
En dehors de mes cours (français + latin), je fais travailler les élèves en études dirigées et c'est très intéressant pour moi de voir les difficultés auxquelles sont confrontés les élèves dans d' autres matières comme les langues, les maths, l'histoire, les sciences . En anglais, par exemple, je m'aperçois que les élèves en difficulté, faute de structure grammaticale, marchent complètement à l'aveuglette et sont noyés dès le départ.
Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
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On ne peut pas vraiment bien apprendre une langue étrangère si l'on ne maîtrise pas sa langue maternelle. Les bons éleves en langues étrangères sont bons en français. Mais les éleves bons en français ne sont bons en langues étrangères que s'ils font les efforts requis pour cela, bien entendu.
Pour des mathématiciens ou des logiciens, il aurait suffi de dire : pour être bon en langues étrangères, être bon en francais est une condition nécessaire, non suffisante.
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
Francis, "le camarade buntovchik" veut peut-être juste dire qu'il est difficile d'avoir le recul nécessaire lorsqu'on a le nez dans le guidon. On a parfois tendance à analyser d'après soi, son expérience, son ego et il est difficile d'être totalement objectif. Mais, bien sûr, ce que l'on observe est de première main, si j'ose dire.
Quel agrégé de grammaire parmi vous, quel linguiste analysera les pseudonymes que vous vous êtes choisis ? Il y a là toute une "typologie" ...
Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
Je serai curieux de savoir, dobolino, ce que vous avez compris?
Ecrit par : buntovchik | 25 décembre 2008
J'ai compris tout ce que je ne comprenais pas, des choses scolaires vraiment bizarres que je vivais au travers de mes enfants, tout particulièrement concernant l'enseignement de la langue française de la PS au lycée. J'ai compris pourquoi à la moindre de mes remarques étonnées auprès du corps enseigant, on me reprochait mon élitisme.
J'ai compris pourquoi, lorsque la curée a été déclenchée contre moi, il y a sept ans, les institutrices étaient aux postes avancées, prêtes à témoigner des souffrances odieuses que j'infligeais à mes enfants.
Quand je suis arrivée ici, j'étais une personne de la société civile qui avait obtenu son diplôme en 1981 et ignorait même qu'il existait des "sciences de l'éducation". Je me croyais juste et seulement réactionnaire et passéiste, très élitiste.
Depuis mon arrivée ici, j'ai compris la méthode globale, l'ORL, la littérature jeunesse, l'école maternelle où on marche sur la tête, le collége unique, le complot libéralo-libertaire ...
Plein d'autres choses encore.
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2008
"Avant-hier Frakowiack, hier Zakartchouk, aujourd’hui Sébastien Cazals" (JPB)
Oui, le pire c'est que le flambeau se transmet. Il faut espérer que ce sera le cas aussi dans le mouvement instructionniste (n'est-ce pas, Guy Morel ?)
"Car il faut bouger, se bouger. Gueuler plus fort. Et les media seront là pour prendre le relais." (Francoli)
Les médias ??? Ils n'ont pas un grand amour pour le mouvement instructionniste. Ils ont des gens de qualité qui sont prêts à être invités et interviewés, mais ils demandent toujours impertubablement l'avis de Meirieu, Cadart, Aschieri, Dubet, etc.
"Quand je pense que Pinter est mort, et que tant de nuisibles sont toujours en vie, dans l'Education et ailleurs…"
Tiens, ça m'a fait ça à moi aussi. François Vannson, par exemple, est toujours en vie, alors que Harold Pinter est mort. Y a pas de justice.
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Francis, "le camarade buntovchik" veut peut-être juste dire qu'il est difficile d'avoir le recul nécessaire lorsqu'on a le nez dans le guidon. On a parfois tendance à analyser d'après soi, son expérience, son ego et il est difficile d'être totalement objectif. Mais, bien sûr, ce que l'on observe est de première main, si j'ose dire.
Quel agrégé de grammaire parmi vous, quel linguiste analysera les pseudonymes que vous vous êtes choisis ? Il y a là toute une "typologie" ...
Ecrit par : Leroux Marilyse | 25 décembre 2008
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Voilà ! ce que j'ai observé, en tant qu'élève, puis étudiant, puis professeur, est de première main.
J'ai vu évoluer les choses de 1945 a 2000 et j'ai la faiblesse de croire que je suis objectif... a 95 %.
Je n'ai pas torturé mon cerveau pour trouver un pseudonyme : ici, j'écris sous mon vrai nom. Ailleurs, j'utilise un pseudonyme fabriqué avec la première syllabe des prénoms de deux de mes frères, Gilles et Pascal, ce qui donne Gilpa. Troublant, n'est-ce pas ? D'autres que moi semblent s'être donné bien de la peine... Si vous utilisez un pseudo, Marilyse, je ne lui en trouve pas l'allure, mais c'en est peut-être un, après tout.
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
.. a 95 %.
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
Pourriez-vous faire attention aux accents, s'il vous plaît ?
Ecrit par : titouan | 26 décembre 2008
J'ai l'impression que Rama Yade croit à ce qu'elle fait. C'est une révélation assez importante et suffisament rare pour qu'elle mérite d'être soulignée.
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/specialevents/2008/se081218pm1-orig.rm
Est-ce cela qui explique sa disgrâce actuelle ?
Je crois que Fadela Amara aussi est une femme sincère.
Tout cela est un peu rassurant, finalement.
Et je maintiens que Darcos aussi recherche le juste milieu. Sauf qu'il a dû réaliser, peut-être encore plus que nous, le poids des IUFM et des pédagogistes au sein du monde de l'éducation. Il a voulu composer avec, et il s'est laissé phagocyter.
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Félicitations JPB pour ce blog qui me fait tant vibrer!
Pour vous consoler de la mort de Pinter, une petite citation que je connais depuis fort longtemps : "On tue des hommes, on ne tue jamais des idées".
Ce blog ainsi que d'autres contribue à la résistance, qui petit à petit se fera entendre, malgré la surdité de nos dirigeants.
Un petit peu comme le fumeur qui se répète tout les jours qu'il ne doit plus fumer et un jour passe à l'acte. L'idée n'avance pas vite mais surement.
Ecrit par : paul | 26 décembre 2008
Buntovchik, il est tout à fait exact que la Fabrique n'expliquait pas vraiment — ni ne proposait de réelles alternatives : c'était le temps de la révolte pure.
D'autres livres ont suivi. Je crois même avoir changé de ton, afin de mieux faire passer les idées communes. Des dizaines de chapitres ont été testés sur ce blog avant parution, et modifiés en fonction des avis des uns et des autres. D'une certaine manière, mes livres, à l'exception du premier, sont des œuvres en collaboration.
Par ailleurs, peut-être y a-t-il aussi une question de style. D'autres avant moi avaient dit des choses similaires, sans toucher le grand public, ni les médias (qui n'aiment ni les pédagos, ni les instructionnistes : ils aiment le show). Si je devais me faire un compliment, il serait là — dans un certain "ton".
Un imbécile heureux du nom de Molinier, ex-membre de SLL et aujourd'hui crampon au GRIP, qui s'en désespère, est en train de parachever un gros livre polémique pour démontrer que Meirieu et moi, c'est bonnet blanc blanc bonnet. Grand bien lui fasse : sans doute ne s'est-il jamais remis que les médias, justement, ne fassent jamais appel à lui pour qu'il assomme les auditeurs avec des analyses fumeuses. Cela pour dire qu'une certaine visibilité peut déclencher des crises d'urticaire chez les autres : je n'ai jamais été aussi peu aimé que depuis trois ans, quantitativement parlant — heureusement, j'ai la qualité…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
Mais si, on vous aime ...
Et d'ailleurs quelle importance, vivez-vous dans ce but ?
(évitez à tout prix de tomber dans la parano qui est fortement contre productive !)
Ecrit par : Zorglub | 26 décembre 2008
Oui, mais nous, Zorglub, nous sommes la "qualité" ;o))) !
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
Quel bonheur de lire ce blog : on se sent réconforté !
Merci JPB
Ecrit par : Daphné | 26 décembre 2008
« Depuis que les travaux de l’intelligence furent devenus des sources de force et de richesses, on dut considérer chaque développement de la science, chaque connaissance nouvelle, chaque idée neuve, comme un germe de puissance mis à la portée du peuple. La poésie, l’éloquence, la mémoire, les grâces de l’esprit, les feux de l’imagination, la profondeur de la pensée, tous ces dons que le ciel répartit au hasard, profitèrent à la démocratie, et lors même qu’ils se trouvèrent dans la possession de ses adversaires, ils servirent encore sa cause en mettant en relief la grandeur naturelle de l’homme ; ses conquêtes s’étendirent donc avec celles de la civilisation et des lumières, et la littérature fut un arsenal ouvert à tous, où les faibles et les pauvres vinrent chaque jour chercher des armes. »
Alexis de Tocqueville dans l’introduction à « de la démocratie en Amérique. »
Le partage des grandes œuvres, c’est à ça qu’on reconnaît les vrais humanistes.
Sus aux vieux réactionnaires qui veulent en interdire l’accès au plus grand nombre.
Longue vie à ce blog.
Philippe Delarouzée
Ecrit par : Philippe | 26 décembre 2008
On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.
Ecrit par : François de La Rochefoucauld | 26 décembre 2008
Sus aux vieux réactionnaires qui veulent en interdire l’accès au plus grand nombre.
Ecrit par : Philippe | 26 décembre 2008
Philippe, qu'entendez-vous par cette affirmation ambiguë? Qui sont les vieux réactionnaires? Les jeunes lycéens qui défilent dans les rues? Ou les hommes du Château qui ont compris depuis longtemps qu'il n'est nul besoin désormais , bien au contraire, d'être agrégé de grammaire ou d'avoir lu la Princesse de Clèves pour, comme ils disent, exercer la "gouvernance", administrer au peuple le bonheur auquel il a droit?
Ecrit par : marigot | 26 décembre 2008
On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.
Ecrit par : François de La Rochefoucauld | 26 décembre 2008
Je pense que tout le monde ici essaie d'user de ses qualités pour faire du mieux qu'il peut sur le terrain. Ce n'est pas toujours facile, mais petit à petit, on grignote...
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
Citation :
"je n'ai jamais été aussi peu aimé que depuis trois ans, quantitativement parlant — heureusement, j'ai la qualité…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
- - -
En 1970, la plupart de mes élèves m'appréciaient. Au fil des ans, ma façon d'enseigner ne changeant pas, la proportion des élèves qui m'appréciaient diminua régulièrement (j'ai toujours exigé le silence quand je m'adressais à la classe entière ; je n'ai jamais transigé là-dessus, mais la dernière année ce fut pénible ; seulement, si j'avais transigé là-dessus, ç'aurait été pire encore, j'aurais fait une déprime).
En 2000, il resta dans deux de mes classes (une première et une seconde année de BTS) une proportion infime d'élèves qui m'appréciaient et, qui, se sentant très minoritaires, se gardaient de le manifester (de peur, peut-être du "Toi, tu vas voir ta gueule à la récré !"), aux environs de 5 %.
Curieusement, une terminale m'aimait bien quoiqu'il n'y eût, dans cette classe, que des paresseux très faibles sauf un ou deux qui, parfaitement capables, étaient paresseux aussi. De là à croire que la paressse est une maladie contagieuse il n'y a qu'un pas que je franchis allégrement (en un seul mot, cet adverbe que j'ai choisi d'écrire avec un "é, accent aigu" afin d'éviter toute allégation de diffamation envers quelqu'un à qui j'aimerais dire ce que je pense).
Mais tant qu'on me fichait la paix en classe, je m'en satisfaisais.
Je suppose que vous ne vous sentez pas seul sur la Terre, JPB.
La proportion des gens qui vous désapprouvent sur ce blog est faible et je suppose que c'est inconfortable pour eux. Et, tant qu'ils se borneront à vous désapprouver courtoisement, je lirai leurs messages car il est toujours possible d'y trouver quelque chose d'intéressant même si je ne partage pas les idées exprimées, puisque - sans vous lécher les bottes - je suis d'accord avec vous jusqu'à présent.
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
"les médias n'aiment ni les pédagos, ni les instructionnistes : ils aiment le show"
Quand c'est vous qui y allez, d'accord, mais quand c'est Cadart, Dubet, Rollet ou Van Zanten, on ne peut pas dire que le show soit au rendez-vous...!
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
A Marigot :
c'est à ceux là que je fais allusion comme JPB dans le texte ci-dessus que je reproduis ici :
"Un dialogue raté, qui n’a suscité que l’approbation des ânes et la réprobation ailleurs, peut devenir demain un échange vrai et rapidement fructueux. Encore faut-il en finir, comme disait Voltaire, avec l’Infâme — et l’Infamie. Et mettre un bonnet d’âne aux vieux réactionnaires."
Qu'ils soient lycéens ou courtisans du château... Tous ceux qui s'enivrent d'oscurentisme moderne, les adorateurs des ténèbres...
Philippe Delarouzée.
PS : je dois au maître du château la lecture de La Princesse de Clèves. Ce qu'il déteste ne doit pas être totalement mauvais...
Ecrit par : Philippe | 26 décembre 2008
Marrant, la séquence lèche-bottes! Mais enfin, on est habitué, on retrouve toujours les mêmes spécialistes de ce genre de choses moins ceux qui sont en vacances et qui ne tariront pas d'éloges à leur retour.
Non, le plus drôle ce sont les remarques sur l'efficacité de la "lutte" menée sur ce blog.
Ce-n'est-qu'un-dé-but-continuons-le-combat...
Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008
Que voulez-vous, il y en a qui ont le Noël optimiste et d'autres le Noël pessimiste, c'est un peu comme ceux qui ont le vin gai et d'autres le vin mauvais.
De toute façon, aujourd'hui, tout le monde cuve.
Bonne fin de vacances quand même.
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
Marrant, la séquence lèche-bottes!
Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008
C'est un jeu de mots qui confine à la private joke !
Mais enfin même moi je n'aurais pas osé le faire.
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Bonjour
Puisque la rupture est apparemmenrt consommée entre certains, je suis obligé de constater que le piège que je redoutais s'est refermé sur certains participants.
Autrefois, j'avais été actif sur un autre blog qui a fermé il y a un peu plus d'un an.
Après coup, j'ai eu le sentiment de participer à une vaste entreprise au service du narcissisme de l'auteur. Jour après jour, les participants s'invectivaient et s'accusaient mutuellement de complaisance, de servilité, de bêtise et je ne sais quoi...
Mais le pire est arrivé à la fermeture du blog par son auteur : celui-ci s'est empressé d'en ouvrir un autre ailleurs tandis que certains habitués proposaient de reprendre le flambeau et de gérer collectivement l'espace où ils avaient pris l'habitude de s'exprimer.
Ce fut le début d'empoignades et de querelles inimaginables où chaque jour de nouveaux records de bassesses et de méchancetés étaient battus.
Il y eut l'ouverture d'un blog dissident, puis un autre, et encore un autre, et enfin un retour au calme et la conclusion qui s'imposait : beaucoup de bruit pour pas grand-chose.
Ce fut une leçon pour moi quant aux capacités de refaire le monde de ces spécialistes autoproclamés de la contestation sur le net.
Il me semble que Bonnet d'Ane n'est pas du même tonneau, mais j'ai fini par ressentir le même découragement à lire et relire et relire encore chez certains les mêmes disputes, les mêmes admonestations, les mêmes traits d'ironie, les mêmes injures, les mêmes diabolisations...
La grande différence est qu'ici, au moins, on s'inquiète concrètement du devenir de l'intelligence des jeunes générations.
Pour votre édification, voici le lien vers les archives du blog originel, jusqu'à son abandon par ceux qui avaient voulu le reprendre en main :
http://nrv.20minutes-blogs.fr/
Et puis des liens vers de nouveaux blogs issus de la matrice !
http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/
http://extensiondelalutte.hautetfort.com/
Bonnes fêtes de fin d'année !
Ecrit par : johnmarguerite | 26 décembre 2008
"La grande différence est qu'ici, au moins, on s'inquiète concrètement du devenir de l'intelligence des jeunes générations."
Oui. E on cherche des solutions, concrètes elles aussi.
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Petite erreur, les archives du blog originel sont là
http://archivesgb.mediatiquementoff.net/
Ecrit par : johnmarguerite | 26 décembre 2008
Rassurez-vous, Catmano, je suis une pessimiste gaie. Mais il y a un monde entre le combat que certains mènent tous les jours dans certains bahuts et le bla-bla semi- thérapeutique qui règne ici, lequel bla-bla est sûrement bienfaisant et salvateur pour quelques-uns mais de là à l'élever au rang de fer de lance du combat anti-pédago!!
Bonnes vacances à vous également.
Jérémy, s'il y a une adresse où je peux vous contacter ( j'ai perdu la vôtre depuis bien longtemps), j'ai un truc à vous dire. Merci à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008
Sansaverina, je vous ai envoyé un message.
Par contre, si c'est pour m'engueuler pour le piètre niveau du trait d'humour ci-dessus, ce n'est pas la peine : je reconnais bien volontiers qu'il ne volait pas haut. Mais traiter X et Y de lèche-bottes (je ne sais d'ailleurs pas vraiment qui était nommément visé), ce n'est pas d'un très haut niveau non plus.
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Sanseverina, on peut bien toujours vous joindre chez c*g***l ?
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Trois chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) sont accusés d'être intervenus pour publier dans une prestigieuse revue des articles de scientifiques issus de leur institut, devenant ainsi à la fois juge et partie, rapporte Le Monde vendredi.
L'actuel directeur de l'IPGP Vincent Courtillot, Paul Tapponnier et Claude Jaupart ont chacun siégé au comité éditorial de Earth and Planetary Science Letters (EPSL), respectivement de 2003 à 2005, de 1992 à 1996 et de 2006 à 2008, selon le journal.
Plusieurs dizaines de fois, ils se sont emparés d'articles soumis à EPSL par des membres de l'IPGP, au mépris des lignes de conduite éthiques que doivent respecter les membres du comité éditorial de cette publication du groupe de presse néerlandais Elsevier.
"Nous n'avons identifié aucun autre cas de grand nombre d'articles provenant d'une institution et traités par un membre de la même institution", a déclaré au Monde Friso Veenstra, responsable de la publication d'EPSL, alerté l'été dernier.
Suite à une étude bibliométrique, M. Veenstra estime que certains des articles incriminés "n'auraient pas dû être publiés", car ils n'ont pas été suffisamment cités par d'autres auteurs. En conséquence, l'IPGP a été exclu du comité éditorial d'EPSL, poursuit le Monde.
L'affaire éclate au moment où le nom de l'ancien ministre socialiste Claude Allègre, lui-même ancien patron de l'IPGP et auteur de plusieurs articles publiés par EPSL et relus par ses ex-collègues, est à nouveau cité pour un poste ministériel.
M. Allègre, qui considère que la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique n'est pas établie, s'est fait des ennemis chez les climatologues, dont il nie la légitimité.
Il y un an, M. Courtillot avait déjà été accusé de manque d'intégrité par d'autres scientifiques pour avoir publié, également dans EPSL, des données tronquées dans le but d'accréditer sa thèse d'une corrélation entre les variations du champ magnétique terrestre, du rayonnement solaire et des températures à la surface du globe.
Ecrit par : Jeremy | 26 décembre 2008
Lèche-bottes ? Pas nécessairement. Je ne sais pas si la volonté de résistance qui s'exprime ici aura des effets concrets, mais je sais que je me sens moins isolée depuis que j'ai lu les livres de JPB et que je hante ce blog.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 décembre 2008
Jérémy, mon terme de lèche-bottes est très clair, vous savez lire comme moi.
Par ailleurs, et c'est lié, se féliciter des avancées concrètes que ce blog auraient permises me laisse dubitative.
Les anti-pédagos que nous sommes font un travail efficace dans leurs cours ( et il y en a pour lesquels cela représente un vrai combat physique et nerveux), pour d'autres moins, assurément. Ici, c'est un combat de salon et d'un salon devenu fort mauvais.
L'ennemi est plus le voisin qu'on aplatit ou qu'on laisse aplatir ( pour aller dans le même sens que le propriétaire du blog qui ne se prive d'aucune joie de ce genre quand la victime lui plaît) que l'anti-pédagogisme. Et je ne parle pas des longues interventions autobiographiques de celle(-s)/ceux?! qui vous racontent par le menu leur vie depuis leur tendre enfance et celle de toute la famille par l'occasion. Personnellement, ce type de bla-bla ne me gêne pas; la flagornerie non plus ( ça me fait plutôt rire). Mais qu'on n'attribue plus à ce blog des qualités qu'il eut brièvement à ces débuts à une époque où il était fréquenté régulièrement par des gens qui ont fini par le déserter ou par ne plus intervenir que de manière épisodique.
Le "cassage" en règle de certains avec le consentement voire l'appui du propriétaire du blog y est également pour quelque chose. L'hypocrisie consiste aussi à dire qu'on ne fiche personne dehors ici en le faisant quand même par d'autres moyens avec le silence des" supporters"ou "lèche-bottes", as you want.
In fine, je suis bien restée dans le sujet, n'est-ce pas? Le nouveau fil, c'est bien "Le blog par(t) lui-même"?
Pour le message personnel, oui, j'ai bien reçu votre courrier ( et je vais y répondre) courrier dont le ton est nettement plus doux, agréable et sympathique que celui que vous avez ici quand vous m'écrivez mais vous avez raison, car ici je ne suis pas en odeur de sainteté et pas au mieux avec Sa Sainteté.
Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2008
Sanseverina, vous êtes parano ! Où avez-vous pris que vous n'étiez plus en odeur de sainteté ? Quelle sainteté, d'ailleurs ?
Allez, joyeuses fêtes…
JPB
PS. Et je n'ai jamais demandé à quiconque de m'aider à virer qui que ce soit. C'est de la folie douce. Je ne suis jamais intervenu dans les querelles internes des uns et des autres. Et si je suis intervenu, ce fut pour enrayer des dérives plus ou moins répréhensibles — je suis, figurez-vous, responsable légalement de ce qui s'écrit ici.
Quant à l'influence du blog… Ma foi, on jugera fin janvier.
Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
Lèche-bottes ? Pas nécessairement. Je ne sais pas si la volonté de résistance qui s'exprime ici aura des effets concrets, mais je sais que je me sens moins isolée depuis que j'ai lu les livres de JPB et que je hante ce blog.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 décembre 2008
Quant à moi, je peux mettre des mots sur mon exaspération de parent ! Ça me permet de mieux m'expliquer face aux autres, d'éviter les écueils qui rendraient mon discours inaudible et, en conséquence, me donne plus de chance d'emporter l'adhésion de ceux à qui j'explique ce que je vois et les solutions qui me paraissent convenables, sans pour autant risquer de mettre mes interlocuteurs en colère.
J'aime bien venir ici rencontrer des professeurs qui m'expliquent beaucoup de bidules auxquels je ne comprenais rien et qui, en outre, comprennent en règle générale ce que je dis.
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
@ Brighelli écrit :
… je n'ai jamais demandé à quiconque de m'aider à virer qui que ce soit. C'est de la folie douce. JE NE SUIS JAMAIS INTERVENU DANS LES QUERELLES INTERNES des uns et des autres. Et si je suis intervenu, ce fut pour enrayer des dérives plus ou moins répréhensibles.
J'ai retrouvé sur son blog le récit d'une querelle :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/19/une-blessure-narcissique%E2%80%A6/
Apparament cela ne corrobore pas les thèses du maître de ces lieux ? Qui doit-on croire ?
"… un débat très violent éclate sur le blogue de J.P.B.
Au départ, rien que de l’anodin, le langage technique de haut niveau : un intervenant fait part de son expérience d’initiation à la musique de jeunes enfants. C’est long, c’est technique, c’est chiant et intéressant à la fois, car c’est de l’humain qui est en jeu… Je prolonge le débat en rapportant un autre type de langage technique de haut niveau, celui d’un neurochirurgien enlevant une tumeur de la fosse postérieure du cerveau. Là aussi, c’est long, c’est technique, c’est chiant et intéressant à la fois, car c’est de l’humain qui est en cause, en l’occurrence ma petite personne. Pour qui a un souci de culture, peut-être pas un langage à maîtriser, mais un langage auquel on se doit, au moins, d’être sensibilisé. À la fin je précise qu’il ne faut pas confondre le travail du neurochirurgien et le travail du boucher.
Qu’est-ce que je n’avais pas dit ! ! ! Évidemment, ce ne sont pas les bouchers qui ont réagi, ils ne lisent pas ce genre de blogue. Ce sont les vétérinaires, il y en a deux… Ils énoncent que le travail des bouchers, quand ils sont bien formés, peut être d’une délicatesse extraordinaire (tiens ! Comme celui des vétérinaires) et que les chirurgiens ne travaillent pas toujours aussi proprement que leurs comptes rendus opératoires le font croire…
Dans ma réponse, je reconnais les mérites des bouchers à découper les viandes mortes et des vétérinaires à recoudre des bêtes blessées, mais je refuse de les mettre sur le même plan que le neurochirurgien qui traite du vivant humain…
j’ai droit à un débordement d’injures très personnelles qui dépasse de très loin la mesure puisqu’on va me comparer au chien cancéreux qui aura droit au chagrin de ses maîtres bien plus que moi avec mon entourage.
Cette réaction a entrainé évidemment des réactions justifiées de dénonciation. Il ressortait que l’indifférenciation entre l’humanité et l’animalité était un danger civilisationnel et pouvait induire une pensée et des comportements préfascistes voir plus (le Dr Destouches et Hitler étaient de grands sensibles vis-à-vis de la misère animale)… Ce débat subit une dérive qui arrangeait certains : celui de la “bonne attitude” de l’humain vis-à-vis des animaux alors que ce qui était en jeu c’est la nature différente de l’homme et de l’animal. Ce qui amène à reconnaître que quelles que soit les qualités de la relation de l’homme à l’animal, celles-ci ne peuvent être mises sur le même plan qu’une relation interhumaine.
… Il n’y eut aucune intervention du maître des lieux au moment le plus aigu, aucune remontée des bretelles des deux coupables pour leur dire que certaines comparaisons sont plus que déplacées.
C’est vrai que nous sommes de grandes personnes adultes… Mais que de temps en temps certains se comportent comme des enfants caractériels et les remettre sur le droit chemin n’est pas inutile…
Il semble que ce droit chemin est parfois bien tortueux, car lorsque J.P.B. intervient, c’est pour dire qu’il avait pleuré son chien, chose qu’il ne ferait pas pour un certain nombre d’individus. Propos qu’il maintenait même si cela déplaisait à certains.
Comme c’est un garçon intelligent, on peut difficilement croire qu’il n’a pas perçu la réalité originelle du débat : un chien cancéreux que l’on pleurerait plus qu’un homme cancéreux, moi en l’occurrence.…"
L'intervention complète sur le site…
Ecrit par : Rectificatif | 26 décembre 2008
Il se pourrait que je sois vise par quelqu'un qui parle de sequence "leche-bottes".
J'ai dit a JPB,"sans vous lecher les bottes", et, histoire d'etre clair, et a tout hasard, je precise que je ne les lui leche pas.
Je suis de son avis.
Cela signifie qu'il est du mien, et cela n'est pas pour me deplaire.
En tout cas il n'a jamais dit que je disais des aneries.
Ce serait son droit, s'il le pensait. Il pourrait meme le dire avec elegance.
Il n'y a aucune raison de ne pas dire qu'on n'est pas d'accord lorsqu'on ne l'est pas, et je ne m'en prive jamais. Seulement, et les lecteurs de ce blog le verront un jour ou l'autre, j'exprime mon desaccord, quand desaccord il y a, avec tout le respect du a un correspondant courtois.
Moi, je l'aime bien ce jeune homme. (Je suis de treize ans son aine.) Mais nous sommes de la meme (bonne) ecole. Je pense que cela est pour beaucoup dans le fait que je suis de son avis generalement (et lui du mien, tout le temps ; non, c'est une blague, histoire d'en enerver quelques-uns, juste ce qu'il faut).
Pardon de ne pas corriger ce message : c'est fastidieux et je suis fatigue et c'est l'heure de l'aperitif en ce soir de "Boxing Day".
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
Il se pourrait que je sois visé par quelqu'un qui parle de séquence "lèche-bottes".
J'ai dit à JPB,"sans vous lécher les bottes", et, histoire d'être clair, et à tout hasard, je précise que je ne les lui lèche pas.
Je suis de son avis.
Cela signifie qu'il est du mien, et cela n'est pas pour me déplaire.
En tout cas il n'a jamais dit que je disais des âneries.
Ce serait son droit, s'il le pensait. Il pourrait même le dire avec élégance.
Il n'y a aucune raison de ne pas dire qu'on n'est pas d'accord lorsqu'on ne l'est pas, et je ne m'en prive jamais. Seulement, et les lecteurs de ce blog le verront un jour ou l'autre, j'exprime mon désaccord, quand désaccord il y a, avec tout le respect du à un correspondant courtois.
Moi, je l'aime bien ce jeune homme. (Je suis de treize ans son aîné.) Mais nous sommes de la même (bonne) école. Je pense que cela est pour beaucoup dans le fait que je suis de son avis généralement (et lui du mien, tout le temps ; non, c'est une blague, histoire d'en énerver quelques-uns, juste ce qu'il faut).
Pardon de ne pas corriger ce message : c'est fastidieux et je suis fatigué et c'est l'heure de l'apéritif en ce soir de "Boxing Day".
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
J'ai essayé de corriger tous les accents, car il y avait là accent de sincérité !
J'espère, Gilpa, que je n'en ai pas oublié ou ajouter ?
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
ajouté !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
J'ai essayé de corriger tous les accents, car il y avait là accent de sincérité !
J'espère, Gilpa, que je n'en ai pas oublié ou ajouter ?
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
Le respect dû, sœurette (zut, on va me reprocher de parler de ma famille).
"Mais y'a pas d'mal, hein" comme dirait m'âme Musquin.
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
@ Dobolino,
Merci ! Cela vous agréerait-il de continuer ? Non, c'est une blague. D'ailleurs dans trois jours je serai chez moi.
Vous n'avez pas ajouté d'accents, me semble-t-il, mais vous avez oublié un accent circonflexe sur "dû", l'adjectif, dans "le respect dû à un correspondant"
Vous pouvez ainsi imaginer le pensum que représente la correction à partir du tableau que j'ai montré dans ce blog sur un autre sujet.
Ah ! tenez, je vous le remontre ci-dessous. Et je m'en sers. (Révérence parler, je m'en rends compte seulement après la correction !)
à è ò ù À È
é É
â ê î ô û
Ê Ô
ä ë ï ö ü ÿ
æ Æ
œ Œ
ç Ç
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
"Un imbécile heureux du nom de Molinier"
Double erreur, JPB, Molinier n'est ni un imbécile (vous le savez malheureusement bien) ni heureux (je le sais malheureusement bien)
Un correcteur
Ecrit par : racine de 2 | 26 décembre 2008
Vous préférez "pauvre mec" ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
Le respect dû, sœurette (zut, on va me reprocher de parler de ma famille).
"Mais y'a pas d'mal, hein" comme dirait m'âme Musquin.
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
@ Dobolino,
Merci ! Cela vous agréerait-il de continuer ? Non, c'est une blague. D'ailleurs dans trois jours je serai chez moi.
Vous n'avez pas ajouté d'accents, me semble-t-il, mais vous avez oublié un accent circonflexe sur "dû", l'adjectif, dans "le respect dû à un correspondant"
Ecrit par : Francis Penin | 26 décembre 2008
Vous êtes des chieux, tous les deux !
Moi, je ne l'ai jamais gobé, cet accent circonflexe sur dû !
Y'a pas de mal, M'âme Musquin! Hop ! A Créteil !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
JPB, moi, je demande à ce que vous excluiez immédiatement et définitivement Francis Penin et Catmano, pour offense à la dignité d'autrui !
Je me tue à accentuer des textes produits dans un sabir inommable et je me fais pourrir pour un vulgaire accent circonflêxe.
Et ces deux mono maniaques vont encore me trouver des fautes en ce message !
Ce sont des schizophrènes que vous hébergez, JPB !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
"Un imbécile heureux du nom de Molinier"
Double erreur, JPB, Molinier n'est ni un imbécile (vous le savez malheureusement bien) ni heureux (je le sais malheureusement bien)
Un correcteur
Ecrit par : racine de 2 | 26 décembre 2008
Vous préférez "pauvre mec" ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 décembre 2008
Mal baisé ?
Mauvais baiseur ???????
C'est tout un !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
Waah l'aut' eh ! C'était pour t'aider ! M'sieur Brighelli, elle fait rien qu'à m'traiter !
Je demande son exclusion définitive de ce blog !
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
Waah l'aut' eh ! C'était pour t'aider ! M'sieur Brighelli, elle fait rien qu'à m'traiter !
Je demande son exclusion définitive de ce blog !
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
V'zavez vu, M'Sieur JPB ? Elle fait rien qu'à me pourrir ! Faut l'exclure !
Sinon, j'la dénonce à sa mère !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
En plus, elle n'est même pas agrégée ...
C'est pour dire que !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
En plus, elle n'est même pas agrégée ...
C'est pour dire que !
Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2008
Ouais ! Moi, je s'rais plutôt du genre "désagrégée péroratoire", mais y'a pas d'mal, M'âme Musquin, y'a pas d'mal.
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2008
"Citation : (écrit par JPB)
"...la seule ambition que devrait toujours avoir l’Ecole : amener chaque enfant au plus haut de ses possibilités — sans prétendre amener tout le monde au pinacle."
- - - - - - -
C'est ce que j'ai toujours défendu. La Société des agrégés - si je puis me faire son porte-parole - défend cette idée, elle aussi.
L'école de 1950 a fait cela avec moi.
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008 "
__________________________________________
C'est bien joli de défendre la Société des Agrégés. Mais n'oublions pas que Darcos y cotisait jusqu'à l'année dernière : apparemment, il n'en a pas retenu grand-chose. Ou serait-ce que la politique réclame abnégation et amnésie :-)
Ecrit par : Frédéric béant | 27 décembre 2008
"C'est bien joli de défendre la Société des Agrégés. Mais n'oublions pas que Darcos y cotisait jusqu'à l'année dernière"
Ah oui ? Il n'y côtise plus ?
C'est comme Bayrou, Fabius, Le Guillou, Lang, Aschieri et Juppé : eux aussi sont agrégés, non ? Et je ne crois pas avoir vu leur nom sur la liste des sociétaires !
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
On sent bien toute l'importance attachée à l'école quand on se rend sur : http://www.molinier.org/
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Je parle de la photo, bien sûr.
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Ah oui ? Il n'y côtise plus ?
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Y'a un accent circonflexe sur le o de cotise ?
Ecrit par : dobolino | 27 décembre 2008
Période d'évaluation aussi pour Darcos, allons-y !
Primaire : 13/20
Bonne participation.
élève désireux de bien faire pour la lecture.
Objectifs clairs du programme
Mets les didactitiens un tout petit peu en sourdine au fond de la classe !
Collège : 7/20
Décevant
Aurait souhaité le voir aussi déterminé que pour le primaire et poursuivre ainsi une volonté de clarifier les objectifs du collège.
A raté une occasion de remettre sur pied ce maillon indispensable de l'école de la république.
Lycée : note éliminatoire
Aucune réflexion sérieuse .
S'en est-il véritablemment soucié ?
Ecrit par : Patrickinstit | 27 décembre 2008
Bonjour, Patrickinstit ! Cela faisait longtemps…
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 décembre 2008
Comme je ne suis pas agrégée, j'ai peur de me tromper... Voyez-vous comme moi dans ce texte une parfaite illustration du complot libéralo-libertaire ?
N'hésitez pas à m'expliquer mes erreurs, en ce moment, les bâches, j'ai l'habitude.
http://www.grenoble.iufm.fr/rural/DOC2007-2008/CD%20colloque%20OER/comm_def/Michel%20WARREN.pdf
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
On sent bien toute l'importance attachée à l'école quand on se rend sur :...
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Le vrai site est là :
http://moliniergilbert.free.fr/
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Catmano, heureusement que je vous ai…
1. Oui, c'est typique de la confluence (plutôt que complot) des intérêts libéralo)libertaires, ou, si l'on préfère, des pédagos et de la libéralisation de l'Ecole de la République. Presque tout y est — à commencer par ce raisonnement spécieux qui consiste à prétendre qu'une Ecole qui se rapprocherait des citoyens (via l'échelon communal ou régional) serait plus efficace — efficace pour qui, pour quoi ?
2. Gilbert Molinier ! Un plaideur professionnel ! Je ne vais même pas porter plainte, quand il diffusera le brûlot anti-JPB dont j'ai eu largement connaissance, pour abus de crétinisme. Beati pauperes spiritu. (en plus, il n'est même pas "heureux", le Gilbert : "Le méchant est toujours seul"… Et "les sots sont ici bas pour nos menus plaisirs (Gresset, le Méchant, 1747).
JPB
PS. Dobolino, l'accent circonflexe sur le u de "dû" est purement discriminant — afin qu'on ne confonde pas le mot avec l'article confondu dans la préposition (du). C'est pour ça qu'il n'y en a plus au féminin (due), puisque la confusion n'est plus possible.
Ecrit par : brighelli | 27 décembre 2008
Catmano, heureusement que je vous ai…
Ecrit par : brighelli | 27 décembre 2008
C'est du lard ou du cochon (sauf vot' respect) ????
Question aux spécialistes en informatique : quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi mon pseudo apparaît en orange dans mon deuxième message et renvoie au site de Gilbert Molinier ?
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Sur le texte de Michel Warren, je leur ai mis ça, sur EDP. Pour l'instant, personne n'a commenté, mais, là-bas, dès qu'un commentaire dépasse les dix lignes, ils sont dépassés.
"Déconcentralisation, c’est le genre de termes qu’adorent les membres de la confluence libéralo-libertaire, les premiers profitant de la candeur d’esprit et de la bien-pensance des seconds pour faire passer ce qu’ils appellent des « réformes structurelles ».
Quelques petits exemples ?
Le libertaire dit : « Elle participe de nouveaux enjeux liés à un processus de déconcentralisation renvoyant à un nouvel espace politico-éducatif hybride de construction de l’intérêt général. Enfin, elle exprime un nouveau référentiel culturel, idéologique et politique de gestion de l’école de la République. »,
ce qui pour lui veut dire : « Dans le cadre de la démocratie directe, c’est à chaque petite communauté de juger de ce qui est bon pour elle sans se laisser enrégimenter par un Etat totalitaire qui, forcément, la spolie. »
Et le néolibéral conclut : « Eh, eh, eh ! Ils en veulent de la déconcentralisation ? Bon plan, zyva, les potes ! Puisqu’ils le réclament eux-mêmes, déchargeons l’Etat sur les collectivités territoriales en attendant de pouvoir décharger celles-ci sur les prestataires de service privés, les congrégations, les bonnes œuvres et les dames patronnesses de toute obédience ! »
Le libertaire dit : « Jugées les plus démocratiques, les dispositions et les structures de l’État central reflétaient une idée jacobine de l’unité, dont la prégnance suscitait une méfiance à l’égard de l’intervention du local dans les affaires publiques éducatives. »
ce qui pour lui veut dire : « infantilisation des communautés à qui l’on refuse l’auto-gouvernance cherchant à lui imposer un modèle unique, forcément inadapté et générateur d’inégalitarisme. »
Et le libéral conclut : « Eh, eh, eh ! Ils en veulent de l’auto-gouvernance et de l’égalitarisme à tout crin. Zyva, les potes ! Puisqu’ils le réclament eux-mêmes, ils vont s’autoréguler comme des grands. Ils veulent des écoles, des hôpitaux, des aides sociales, on leur donne la liberté d’entreprendre, il est interdit d’interdire, tiens ! Ça va leur plaire, ça, comme formule ! Entreprenez mes kikis, l’Etat ne régule plus rien ! Quand ça fait plaisir et puis que ça débarrasse, pourquoi s’en priver ? »
Si vous en voulez d’autres, je peux continuer. Ce texte est un exemple superbe du double langage qui nous gouverne depuis vingt ans au moins. Et nous avons tous plus ou moins mordu à l’hameçon, moi, la première. Il est largement temps de décoller les peaux de bananes que nous avons devant les yeux."
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Catmano, vous n'êtes eut-être pas agrégée, mais pas désagrégée non plus ! J'aime beaucoup votre discours. Je vous offre, en clin d'oeil, un petit poème de Guillevic que j'adore :
On peut rêver
De partir
On peut rêver
De rester
Le mieux est de partir
Dans le rester
Comme la source
Comme le soleil
Comme les racines.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 27 décembre 2008
"C'est bien joli de défendre la Société des Agrégés. Mais n'oublions pas que Darcos y cotisait jusqu'à l'année dernière"
Ah oui ? Il n'y côtise plus ?
C'est comme Bayrou, Fabius, Le Guillou, Lang, Aschieri et Juppé : eux aussi sont agrégés, non ? Et je ne crois pas avoir vu leur nom sur la liste des sociétaires !
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
- - - - - - -
En effet, M. Darcos était membre de la Société des agrégés depuis quelques années, peut-être depuis son succès au concours d'agrégation. Je m'en suis aperçu par hasard en parcourant la liste des membres, il y a quelques années.
Quand il a été nommé ministre de l'Éducation nationale, j'ai cru qu'il allait quitter immédiatement la Société des agrégés.
À ma grande surprise, il ne l'a pas fait sur le champ. Mais il a fini par le faire tant sa position était devenue intenable.
La Société des agrégés, quoique toujours modérée dans ses propos et ses propositions, est ferme sur ses positions, et, peu de temps après avoir été nommé ministre, M. Darcos s'est trouvé en porte-a-faux, et a quitté la Société des agrégés (sans claquer la porte, mais je doute qu'il ait filé à l'anglaise ; il est courtois).
Les autres personnes citées ne sont pas actuellement (je crois) membres de la Société des agrégés. Aucune d'elles n'y serait à son aise, croyez-m'en !
Il est extrêmement difficile d'être à l'aise dans cette association qui a pour but, entre autres, de défendre les intérêts matériels et moraux des agrégés (tous les agrégés - y compris ceux qui ne sont pas lauréats d'un concours d'agrégation et à qui elle refuse l'adhésion à la Société -, non pas seulement ses membres) quand on est en même temps homme politique ou à la tête d'une centrale syndicale, pour des raisons évidentes.
J'ignore, soit dit en passant, si les personnes citées sont toutes lauréates d'un concours d'agregation. Je sais que des personnes qui ont des relations avec des hommes politiques suffisamment haut placées ont été nommées agrégées par "liste d'aptitude", aptitude qu'elles n'ont pas montrée en passant le concours...
Certains professeurs certifiés qui ont été admissibles deux fois ou plus à l'agrégation (mais qui ont échoué aux épreuves orales) sont classés dans une catégorie dite "professeur certifié biadmissible" ; ils peuvent en avoir gros sur le cœur en n'étant pas promus au grade d'agrégé par liste d'aptitude alors qu'ils l'ont bien davantage, cette aptitude, que des personnes qui n'ont jamais eu le CAPES mais ont d'abord été promues au grade de certifié puis à celui d'agrégé. J'ai connu un monsieur qui, m'a-t-on dit, n'avait pas le baccalauréat, qui est devenu certifié, puis agrégé, et faisait des fautes de français diverses sur ses notes de service bien que quelques-unes d'entre elles eussent été corrigées par sa secrétaire.
Ecrit par : Francis Penin | 27 décembre 2008
Ah oui ? Il n'y côtise plus ?
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Y'a un accent circonflexe sur le o de cotise ?
Ecrit par : dobolino | 27 décembre 2008
C'est le circonflexe que vous aviez oublié sur "dû" ! On l'a retrouvé :p :p :p
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
"Question aux spécialistes en informatique : quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi mon pseudo apparaît en orange dans mon deuxième message et renvoie au site de Gilbert Molinier ?
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008"
Oui, en général quand on met un lien pour un site dans un message, le serveur remplit automatiquement la case "votre URL" avec l'adresse de ce site. Vous avez de la chance, ça aurait pu faire pareil avec le texte de Monsieur Warren (mais ça ne l'a pvraisemblablement pas fait parce que c'était un fichier PDF).
Sinon, vous avez du courage d'avoir lu le texte jusqu'au bout : c'est imbuvable, ce truc ! Je sais bien qu'il finira enseignant en master, mais tout de même, c'est dur à avaler. Mais c'est très représentatif. Remarquez d'ailleurs que si on associe l'auteur de ce texte aux représentants de la gauche française, on obtient Warren-Buffet. Si ça c'est pas un signe...
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Jérémy, j'ai trouvé presque aussi bien que Youpi miam miam :
http://www.restena.lu/amifra/exos/gram/phras.htm
J'ai même la suite :
http://www.youtube.com/watch?v=wN_N_gii5ks&NR=1
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Catmano, ce sont des exercices de Français Langue étrangère : ils vous semblent si absurdes que ça ?
Bon, j'avoue que l'exercice sur les impératives et les déclaratives n'est pas d'une grande utilité pour parler, mais ça permet, en grammaire, de distinguer l'impératif de l'indicatif. Disons que ce n'est pas destinés à des petits, mais pour des étudiants, ça ne me choque pas.
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Bouh ! Honte sur moi ! Je me suis trompée en copiant ! Remarquez, comme ça, vous voyez que je m'occupe de la formation initiale de mes jeunes collègues.
C'était lui, Youpi Miam Miam :
http://www.youtube.com/watch?v=gmrZKTlGlIg
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Le texte de Warren, je n'ai pas été capable de le lire jusqu'au bout non plus. Merci de l'avoir décodé, Catmano !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 décembre 2008
Ouais, mais j'ai écrit "de toute obédience" au lieu de "de toutes obédiences", Dobo ne va pas me louper sur ce coup-là...
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
@ Catmano
Je viens enfin de poster sur le forum enseignants du primaire, où jusqu'à présent mes messages ne partaient pas.
Puis-je vous envoyer un message privé si je n'ai pas payé?
Ecrit par : retraitée | 27 décembre 2008
Vous pourrez m'envoyer un message privé dès que vous aurez cinq messages à votre actif dans la partie "pédagogique" (les messages écrits dans la partie "le mur" ne sont pas comptabilisés, si j'ai bien compris).
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Le retour du "Glaude"
Sylvestre Huet, journaliste à Libération
Vincent Courtillot, directeur de l'Intitut de physique du Globe de Paris, mis en cause dans une affaire d'éthique scientifique
Vincent Courtillot, le bras droit de trente ans de Claude Allègre, a t-il pris des libertés avec l’éthique de son métier, chercheur en sciences de la Terre ? En compagnie de deux autres géophysiciens, Claude Jaupart et Paul Tapponnier, de l’Institut du Physique du Globe de Paris dont Courtillot et Jaupart sont, ou ont été, directeurs.
La question prend tout son sel au moment où Claude Jaupart vient d’être élu à l’Académie des Sciences, et où Clau de Allègre postule avec insistance à une place ministérielle, au grand plaisir de Nicolas Sarkozy.
Plusieurs faits plaident en faveur d’une réponse positive à cette question.
Le premier, c’est la parution récente, en caractères gras, d’un rappel à l’ordre éthique sur le site de la revue Earth and Planetary Science Letters. Une revue de grande réputation, publiée par Elsevier – un mammouth de l’édition scientifique – spécialisée en sciences de la Terre et planétologie. Ce rappel à l’ordre s’adresse aux publiants et aux «éditeurs». Ces derniers, choisis par Elsevier, scientifiques de tout premier plan, jouent un rôle décisif dans la parution, ou le refus, des articles. Donc pour la carrière des chercheurs, leurs espoirs de promotions et de postes, l’évaluation de leurs laboratoires… mais aussi pour la confiance de la société envers la tenue du débat contradictoire et équitable entre scientifiques, seul susceptible de faire progresser la connaissance.
Un tel pouvoir doit s’accompagner de règles éthiques pour éviter une dérive du système, au profit des éditeurs. La principale étant d’éviter les «conflits d’intérêts», précise ce rappel. Comme d’être «employé dans la même institution, d’encadrer ou d’avoir encadré la thèse (du publiant), d’être ou d’avoir été récemment co-auteur ou collaborateur… ».
Le second fait, à l’origine de ce rappel à l’ordre, affirme Friso Veenstra, (responsable d’EPSL pour Elsevier), c’est un dossier d’environ 50 articles publiés dans EPSL. Ils ont tous comme auteur principal un chercheur de l’IPGP. Et tous ont, comme éditeur… Vincent Courtillot, Claude Jaupart ou Paul Tapponier ! La liste des heureux élus, dont le travail a passé la périlleuse barrière… d’un collègue de labo, directement intéressé à la parution de cet article qui augmentera le prestige de l’IPGP, est accablante. On y relève, outre le trio (ils s’éditent donc les uns les autres) d’éminents académiciens comme Claude Allègre, Jean-Louis le Mouël (tous deux ex-directeurs de l’IPGP). Quant aux jeunes chercheurs qui ont profité du système, ils ont reçu là une très mauvaise leçon d’éthique de leurs aînés.
Le troisième fait peut se lire comme un recul de l’influence française dans cette revue. Depuis plus de trente ans, son équipe d’une demi-douzaine d’éditeurs a toujours comporté au moins un Français. Mais, lorsque ce dossier est arrivé sur le bureau de Friso Veenstra, ce dernier a vite compris qu’Elsevier allait être accusé de corrompre le système de publications scientifiques. Résultat: il a sèchement fait savoir à Claude Jaupart que son mandat d’éditeur ne serait pas renouvelé. Depuis, il n’y a plus de Français à EPSL.
Le comportement des autres scientifiques français éditeurs d’EPSL ces dernières années montre clairement que le trio a franchi une ligne jaune. La géophysicienne Anny Cazenave, le climatologue Edouard Bard, le tectonicien Xavier Le Pichon et le géochimiste Françis Albarède ont édité des centaines d’articles dans EPSL, des dizaines écrits par des scientifiques français… mais aucun de leurs laboratoires respectifs.
La vérification inverse montre également que de très bons chercheurs de l’IPGP ont d’ailleurs soigneusement évité de recourir à cette «filière» douteuse pour publier dans EPSL, soumettant leurs travaux à d’autres éditeurs, français ou non.... avec succès, ce qui réduit à néant l’argumentaire des fautifs d’avoir commis cet impair pour défendre une science française qui aurait dû mal à se faire publier.
Ce pas de côté aura t-il des conséquences négatives pour la carrière des trois scientifiques ? Probablement pas. D’abord parce qu’elle est derrière eux. Mais surtout en raison de l’attitude de la direction de l’Institut national des sciences de l’Univers (Cnrs), qui dispose avec le ministère de la tutelle de l’IPGP. Si l’on y porte pas Vincent Courtillot dans son cœur – le représentant de l’INSU a voté contre le renouvellement par avance de son mandat de directeur de l’IPGP lors d’une réunion du conseil d’administration – on y est très embarrassé par cette histoire. Au point de traiter, dans un courriel, de «pervers» le journaliste de Libération qui s’y intéresse. Et de tenter de le «décourager» d’enquêter en invoquant le tort qu’elle ferait aux scientifiques français.
La morale de cette histoire ferait toutefois plaisir à un curé. Vincent Courtillot se voit en effet puni par où il a pêché. C’est en publiant au forceps dans EPSL deux articles particulièrement mauvais sur le climat – avec erreurs de courbes et de calculs – en 2005 et 2007 qu’il a attiré vers lui l’attention, puis l’ire de Friso Veenstra et d’Elsevier.
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Ecrit par : retraitée | 27 décembre 2008
Je me permets de vous signaler une perle qui a égaillé ma journée : « Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen » par Arto Paasilinna, une histoire burlesque qui vous emmène subrepticement dans le nonsense.
Lorsque vous en prenez conscience, c’est trop tard : les situations les plus invraisemblables sont déjà devenues familières tant l’auteur vous a emmené avec talent dans ses divagations !
Des aphorismes définitifs glissés subrepticement vous éclairent sur dieu, la femme, la nature humaine, l’existence des extra-terrestres etc.
Encore plus que dans le "Meunier hurlant" on y trouve un éloge de la folie ordinaire en dehors de toute leçon de morale.
Acceptez de vous laisser emporter par le délire et ce livre sera un authentique anxiolytique !
Ecrit par : Zorglub | 27 décembre 2008
Trop tard, Zorglub ! Déjà lu !
J'ai fait dix fois de la pub à Paasilinna, que je suis très fier (vraiment : j'ai fait peu de bonnes actions dans ma vie, mais celle-là en est une) d'avoir fait entrer dans le Petit Larousse il y a deux ans.
Le meilleur reste, pour moi, la Forêt des renards pendus, et Petits suicides entre amis — comme son titre l'indique, c'est absolument hilarant.
Au passage, certains titres (la Douce empoisonneuse) ne donnent pas de la Finlande et de sa jeunesse l'image flatteuse qu'en ont les évaluations scolaires internationales, le ministre et le SE-UNSA, dont j'ai vu un jour une conf' consacrée à l'éducation à la finlandaise.
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 décembre 2008
Par ailleurs, cette histoire d'ours me semble un peu empruntée à Un ours dans Manhattan, roman sublime (et je pèse mes mots) de Rafi Zabor, que m'a fait découvrir FG (qu'elle en soit ici publiquement remerciée), et qui est en sus une bible du jazz.
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 décembre 2008
Je confirme. "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen" est une pure merveille, un livre dont la fantaisie et l'humour anarchisants offrent une cure de bonne humeur roborative. Je me rappelle l'avoir signalé ici lorsque je l'ai découvert. Il a égayé pour moi l'été 2007.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 décembre 2008
Discours d'un instructionniste à un ministre, 2008
M. le ministre, si vous voulez des pédagogistes, vous ne voulez pas d'instructionnistes, et si vous voulez des instructionnistes, vous ne voulez pas de pédagogistes : car les uns sont par état les amis de la raison et les promoteurs de la science, et les autres les ennemis de la raison et les fauteurs de l'ignorance. Si les premiers font le bien, les seconds font le mal. Et vous ne voulez pas en même temps le bien et le mal.
Vous avez affaire, me dites-vous, à des instructionnistes et à des pédagogistes : des instructionnistes qui sont discrets et peu redoutables, des pédagogistes très influents et très dangereux. Vous ne vous souciez pas trop d'augmenter l'influence des instructionnistes, parce que, dites-vous, la publicité nuit à l'efficacité, mais votre dessein semble être de les garder. Vous désireriez fort affaiblir les pédagogistes et vous en débarrasser. Vous vous en débarrasserez sûrement, et avec eux de tous les mensonges dont ils infectent votre nation, en les montrant tels qu'ils sont : démasqués, bientôt ils seront avilis, et qui est-ce qui voudra entrer dans un Institut où il n'y aura ni honneur à acquérir ni réputation à faire ?
Mais comment les dénoncerez-vous ? Je vais vous le dire.
Et si vous daignez m'écouter, je serai de tous les instructionnistes le plus dangereux pour les pédagos, car le plus dangereux des instructionnistes est celui qui met sous les yeux du ministre l'état des sommes immenses que ces orgueilleux et inutiles fainéants coûtent à ses États. Le plus dangereux serait celui qui lui dit, comme je vous le dis, que vous avez des milliers de salariés à qui, vous et votre administration, payez des millions d'euros pour pérorer dans un édifice et nous assourdir de leurs fadaises.
Celui qui lui dit que, cent fois l'année, à une certaine heure marquée, ces hommes-là parlent à des millions d'étudiants rassemblés et disposés à croire et à faire tout ce qu'ils enjoindront de la part de Meirieu et Frackowiak.
Celui qui lui dit qu'un ministre n'est rien, mais rien du tout, quand d'autres peuvent commander à sa place dans son ministère au nom d'une idéologie qui tient lieu de pensée. Celui qui lui dit que ces créateurs de master finiront par provoquer la fermeture des U.F.R. qui les ont intégrés.
Celui qui lui dit que les IUFM sont des couteaux à deux tranchants, se déposant alternativement, selon leurs intérêts, ou entre les mains du ministre pour imposer leurs formateurs, ou entre les mains des formateurs pour s'imposer au ministre.
Celui qui lui dit que, s'il savait s'y prendre, il lui serait plus facile de décrier les IUFM qu'une manufacture de bons draps, parce que le drap est utile et qu'on se passe plus aisément d'analyses de pratique et de sermons pédagogiques que de souliers. Celui qui ôte à ces doctes personnages leur caractère prétendûment savant, comme je le fais à présent, et qui vous apprend à les dissoudre sans scrupule lorsque vous en serez pressé par le peuple et les professeurs.
Celui qui vous conseille, en attendant les grands coups, de reprendre les bâtiments libérés à mesure qu'ils viendront à être vacants, réservant à votre ministère et aux besoins urgents de recrutements, pour cinq ans, pour dix ans, les bénéfices liés à la suppression de ces Instituts.
Celui qui vous remontre que, si vous avez pu, sans conséquence fâcheuse, prendre des mesures de carte scolaire et raréfier les recrutements , il y a bien moins d'inconvénient à prendre des mesures pour fermer les IUFM.
Celui qui vous montre que l'homme dont l'imposture est démasquée n'a plus de courage et n'ose rien de grand et de hardi.
Puisque vous avez le secret de faire taire les instructionnistes, que ne l'employez-vous pour imposer le silence aux pédagogistes ? L'un est bien d'une autre importance que l'autre.
http://french.chass.utoronto.ca/fre180/Discours.html
Ecrit par : Diderot | 27 décembre 2008
Puisqu'on parle de livres susceptibles de remplacer un antidépresseur avec profit, je signale les romans de Jasper FForde, chez 10/18 ( L'Affaire Jane Eyre, Délivrez-moi! Le Puits des histoires perdues, Sauvez Hamlet) Ces romans se passent dans un univers parallèle où la membrane qui sépare la réalité de la fiction littéraire est en quelque sorte perméable, si bien qu'ellle peut être traversée dans les deux sens. Dans le premier volume, un criminel d'envergure internationale pénètre dans Jane Eyre et enlève l'héroïne. Comme elle est également la narratrice, le roman n'existe plus. Les admirateurs de Charlotte Brontë menacent de provoquer une crise politique, et l'héroïne (celle du roman de Fforde) qui porte le nom improbable de Thursday Next et qui est détective littéraire, se lance à la poursuite du criminel et de son otage, dans une succession de péripéties hilarantes. C'est évidemment bourré de clins d'oeil, et d'une logique irréprochable au sein même de l'absurdité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 décembre 2008
"Un Ours à Manhattan", c'est vrai, quelle merveille, ce roman. J'étais tombée dessus par hasard, chez un vrai libraire (pas à la FNAC, quoi...). J'espère pour tous les arctophiles bibliophiles et jazzeux qu'il n'est pas épuisé.
Pour en revenir au fil (de blogis utilitate) : un blog est la meilleure ou la pire des choses, la pire quand elle sert de défouloir à des intervenants un peu élucubratoires (vous noterez l'effort de politesse) , la meilleure quand elle permet, mm si c 'est parfois rude, d'échanger de façon constructive. Joyeuses fêtes à tous, pax hominibus ursisque, et... à l'an qué vèn !
Ecrit par : FGuichard, reconnectée derechef | 27 décembre 2008
Pour ceux que cela intéresse, je publie aujourd'hui sur mon site le premier chapitre de mon manuscrit inachevé : 3001, odyssée de l'espèce.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/27/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-premiere-partie/#more-4692
Ecrit par : Roger Felts | 27 décembre 2008
Celui qui lui dit que, s'il savait s'y prendre, il lui serait plus facile de décrier les IUFM qu'une manufacture de bons draps, parce que le drap est utile et qu'on se passe plus aisément d'analyses de pratique et de sermons pédagogiques que de souliers. Celui qui ôte à ces doctes personnages leur caractère prétendûment savant, comme je le fais à présent, et qui vous apprend à les dissoudre sans scrupule lorsque vous en serez pressé par le peuple et les professeurs.
Ecrit par : Diderot | 27 décembre 2008
Comme disait ma grand-mère: " Compte là-dessus puis bois de l'eau ! "
Y'en a qui rêvent ! Que le peuple juge bon de voir ses enfants apprendre à lire, écrire et compter ne veut pas dire qu'il est contre les sorties épanouissantes, l'égalitarisme forcené et l'éducation à la citoyenneté.
Quant aux professeurs ...
Ça manque ici toujours aussi cruellement de smileys.
Ecrit par : dobolino | 27 décembre 2008
"Que le peuple juge bon de voir ses enfants apprendre à lire, écrire et compter ne veut pas dire qu'il est contre les sorties épanouissantes, l'égalitarisme forcené et l'éducation à la citoyenneté."
Si les sorties épanouissantes et l'éducation à la citoyenneté n'empêchent pas l'apprentissage de la lecture, de l'expression et du calcul, elles ne constituent aucun problème. Toute l'erreur a été de supprimer l'un au profit de l'autre.
"Quant aux professeurs ..."
C'est que Diderot ne connaissait certainement pas les résultats du SGEN, du SE-UNSA et du SNES aux élections professionnelles.
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Que le peuple juge bon de voir ses enfants apprendre à lire, écrire et compter ne veut pas dire qu'il est contre les sorties épanouissantes, l'égalitarisme forcené et l'éducation à la citoyenneté."
Si les sorties épanouissantes et l'éducation à la citoyenneté n'empêchent pas l'apprentissage de la lecture, de l'expression et du calcul, elles ne constituent aucun problème. Toute l'erreur a été de supprimer l'un au profit de l'autre.
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
En 24 heures par semaine, difficile de concilier les deux, ou alors à titre tout à fait exceptionnel. Cette année, je ne m'autorise que les 4 séquences "Ecole et Cinéma" et le cross de fin d'année. Cela fera 15 heures à retirer du temps annuel des autres matières parce que, pour le français et les mathématiques, il faut vraiment tout.
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
suicide d'une institutrice il y a quelques semaine suite:
http://fr.news.yahoo.com/63/20081227/tfr-ma-femme-souffrait-d-un-manque-de-re-019dcf9.html
l'article du parisien se passe lui aussi de commentaire...
Ecrit par : Saperlipopette | 27 décembre 2008
En 24 heures par semaine, difficile de concilier les deux, ou alors à titre tout à fait exceptionnel. Cette année, je ne m'autorise que les 4 séquences "Ecole et Cinéma" et le cross de fin d'année. Cela fera 15 heures à retirer du temps annuel des autres matières parce que, pour le français et les mathématiques, il faut vraiment tout.
Ecrit par : catmano | 27 décembre 2008
Vous ne pourriez pas crier cela un peu plus fort, afin que ce message parvienne aux oreilles de l'instit.de G.???
S'il vous plait, s'il vous plait...
Ecrit par : Maminou | 27 décembre 2008
J'arrive après la bataille avec mon ours prêcheur, néanmoins ne boudant pas mon plaisir je souhaitais vous le faire partager.
Ecrit par : Zorglub | 27 décembre 2008
l'article du parisien se passe lui aussi de commentaire...
Ecrit par : Saperlipopette | 27 décembre 2008
Entendu ça ce matin sur france Inter lors de la revue de presse ...
Quel commentaire peut-on faire sans être lourd ?
Ecrit par : dobolino | 27 décembre 2008
J'ai lu récemment moi aussi "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonnen" et je l'ai chaudement recommandé aux copains.
Dans le genre aventures loufoques, lisez Michel Folco, c'est également hilarant (Dieu et nous seuls pouvons, Un loup est un loup, Enavant comme avant, Même le mal se fait bien).
Ecrit par : Japhet | 27 décembre 2008
Puisqu'on parle ici de culture et d'éducation...
Pensez-vous que le jeu video accèdera un jour au rang de culture ?
Un élement de réponse se trouve ici : http://www.deezer.com/track/57702
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Amusant, la baisse du niveau monte jusqu'au P.S...
Tiré d'un article du Point (11 décembre 200.
(...)
Le texte d'orientation entériné par le conseil national ?"Une régression intellectuelle comme on n'en a pas vu depuis des années." Pis encore : "Un texte qui ne fait aucune proposition, qui dès la première phrase comporte plusieurs fautes d'orthographe."
Epris de l'écrit, François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe. pour que ses fils et ses filles s'envoient à la figure des fautes de français, l'heure doit être grave!
Peillon n'a d'ailleurs pas tort : le texte d'orientation est truffé de fautes et d'étourderies. Une bonne dizaine au total et pas des moindres. Exemples : "Ils nous adressés deux messages"; "la capital humain";"associer d'avantage";"l'Europe a beaucoup divisée la gauche"...
Et encore, on ne compte pas les lourdeurs, les virgules inappropriées, les guillemets qui s'ouvrent mais jamais ne se ferment.
Ecrit par : Guillaume | 28 décembre 2008
« le premier chapitre de mon manuscrit inachevé »
Sveltz, 80/1,90, éminent ethnopsychiatre | 27 décembre 2008
« entre “Les aventures de Huckleberry Finn” de Tom Sawyer et “Les onze mille verges” de Guillaume Apollinaire... »
(Grassouilletz, 80/1,90, bon docteur, « Le pourquoi du comment… » § 3.)
Est-ce à ce fameux Tom Sawyer qu'on doit aussi 'The Adventures of Mark Twain' ?
Ecrit par : Tailleboudin | 28 décembre 2008
@Tailleboudin écrit :
"Est-ce à ce fameux Tom Sawyer qu'on doit aussi 'The Adventures of Mark Twain' ?"
Enfin un imbécile cultivé !… Il sait que Tom Sawyer est un copain d'Huckleberry Finn mais il ne sait pas que Sveltz distingue trois catégories d'humanoïdes : ceux qui n'ont pas lu Mark Twain, ceux qui l'ont lu et l'ont compris, et ceux qui l'ont lu et manquent totalement d'humour. Grosboudin fait partie de cette troisième catégorie. Personne n'en sera surpris…
Merci Grosboudin de nous démontrer que la culture couplée à l'idiotie donne de bons gros boudins bien boudinés…
Ecrit par : Roger Felts | 28 décembre 2008
« Mais le docteur Sveltz [...] pêcha par sa curiosité sans limites. »
80/1,90, twainologue, « Le pourquoi du comment… » § 7.)
Ah ! Que doux ces mots pour l'âme sont. (Thank you, Boby.)
Ecrit par : Tailleboudin | 28 décembre 2008
C'est comme Bayrou, Fabius, Le Guillou, Lang, Aschieri et Juppé : eux aussi sont agrégés, non ? Et je ne crois pas avoir vu leur nom sur la liste des sociétaires !
Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2008
Bayrou a été membre de la Société des agrégés de manière fugace lorsqu'il était ministre de l'Education...
Ecrit par : Jean | 28 décembre 2008
Alors, Felds, toujours aussi con ?
Ecrit par : Riflandouille | 28 décembre 2008
Je viens de lire le texte d’orientation politique 2008-2011 du PS et confirme les observations de Guillaume. Cette absence de rigueur orthographique augure mal de la rigueur sémantique. Loin de tomber dans la facilité d'un procès d'intention, on peut quand même rappeler aux prétendues élites l'exemplarité dans l'usage de la langue dont elles n'ont, du reste, qu'une pratique de communication. Est-ce par hâte ou par négligence dans la relecture du texte ? Ni l'une ni l'autre ne sauraient excuser la chose. Tout ce qui est bien fait est toujours assez vite fait, comme disait l'empereur Auguste ; quant à la négligence, on pourrait, en guise de remède, appliquer le principe de retourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler. L'idée est de toujours faire relire le texte par quelqu'un de neutre par rapport au contenu. On aurait tort de relativiser la chose car si l'habit ne fait pas le moine, le moine fait l'habit. Et puis, parmi les signataires de ce texte, il y a peut-être le potentiel futur ministre de l'éducation...
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Bruno Julliard ? -:))))
JPB
PS. J'ai prévenu un membre du Bureau national que c'était la plus grotesque erreur de casting que l'on pouvait rêver… Il n'avait pas bien réalisé — et encore, c'est un ami que j'ai constamment tenu au courant des dérives de l'EN, même si ce n'est pas sa spécialité. qu'est-ce que ça doit être les autres…
Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
Et puis, parmi les signataires de ce texte, il y a peut-être le potentiel futur ministre de l'éducation...
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Autrement dit, le potentiel ministre impotent. Un ministre ne peut faire passer des réformes que si elles sont populaires, c'est-à-dire peu coûteuses. On voit mal les français soutenir un ministre fantaisiste à qui viendrait l'idée saugrenue de restaurer l'école napoléonienne fabricatrice des élites de la République, ses athlètes de l'Etat. Ce temps est révolu. Les français n'accepteront plus d'être gouvernés par des gens dont le seul titre est d'être plus intelligents ou plus cultivés qu'eux. Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".
Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008
A propos de l'orthographe :
Entendu fin mai dans la bouche d'une inspectrice de Lettres devant une assemblée de professeurs de collège (Sujet : le livret de compétences" :
"Les jeunes utilisent la langue SMS : ils communiquent très bien entre eux. Ils se comprennent."
Pourquoi écouter la suite ? La messe était dite ...
Une énième réforme de l'orthographe, participant sans doute à ce "matérialisme démocratique" cité plus haut, agite actuellement les esprits. Que pensez-vous des propositions d'un certain André Chervel ? Certains des exemples qu'ils donnent me choquent, par exemple : "enlever un "n" à "innocent" ? Ce serait remettre en cause la formation du lexique, le préfixe in- négatif accolé au radical latin issu de "nocere". Le mot serait dénué de son sens étymologique : "celui qui n'a pas nui". Mais les mots ont-ils encore un sens ou attend-on d'eux d'être de simples zombies au servive d'une communication vide de toute substance ?
N. B. Pour les puristes "zombie" peut s'écrire aussi "zombi". Pour ma part, je le préfère avec un "e". Allez savoir pourquoi !
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".
Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008
Très juste. Et cette massification, n'est-ce pas, transforme les gardiens du temple en autant de Don Quichotte qui s'épuisent à batailler contre des moulins à vent, c'est-à-dire les forces aérocéphaliques qui se sont données pour mission de mixer ces masses interchangeables, de sorte à mieux les déraciner, les aculturer et donc les manipuler. Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
A propos de l'orthographe :
Entendu fin mai dans la bouche d'une inspectrice de Lettres devant une assemblée de professeurs de collège (Sujet : le livret de compétences" :
"Les jeunes utilisent la langue SMS : ils communiquent très bien entre eux. Ils se comprennent."
Pourquoi écouter la suite ? La messe était dite ...
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Où l'on retrouve l'idée de ravaler la langue à un simple paramètre de communication fonctionnelle. Toute cette non-pensée etaye mon commentaire précédent : les forces aérocéphaliques sont à l'oeuvre. Il faut les combattre car ainsi ne soit-il pas et la messe n'est pas dite.
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Et puis, parmi les signataires de ce texte, il y a peut-être le potentiel futur ministre de l'éducation...
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Autrement dit, le potentiel ministre impotent...
Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008
Il y a un précédent. Vous souvenez-vous de la dédicace -écrite- d'Allègre lors de je ne sais plus quel salon, truffée de fautes d'othographe et révélée à l'époque par le Canard Enchaîné ?
Ecrit par : Manu | 28 décembre 2008
Entendu fin mai dans la bouche d'une inspectrice de Lettres devant une assemblée de professeurs de collège (Sujet : le livret de compétences" :
"Les jeunes utilisent la langue SMS : ils communiquent très bien entre eux. Ils se comprennent."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Ce qui, la plupart du temps, est faux. Tous ceux qui sont sur le terrain le constatent : les "jeunes" sont bien souvent victimes de quiproquos voire d'incompréhension totale entre eux dûs à l'imprécision de leur expression, orale ou écrite.
Pire, j'ai constaté dans mes classes ces dernières années l'apparition progressive d'un phénomène inquiétant : les élèves, auteurs d'un message oral ou écrit ont parfois toutes les peines du monde à expliciter - même trés légèrement - leur propre "pensée". C'est en tentant de les aider que l'on s'en rend compte : ils ne comprennent même pas eux-même ce qu'ils disent, veulent dire, ou auraient voulu dire.
Ecrit par : Manu | 28 décembre 2008
Bruno Julliard ? -:))))
JPB
Yerg ! (rire sadique).
M. Brighelli, je vous l'ai déja dit : vous n'êtes pas gentil ! Et c'est pas bien d'être pas gentil.
Ecrit par : Manu, nouveau curé de gauche | 28 décembre 2008
Méfies-toi, Rodger, paraîtraitk' riflanouïlle viendrait d's'échapper d'l'hosto !!!
ange
Ecrit par : toto | 28 décembre 2008
Les français n'accepteront plus d'être gouvernés par des gens dont le seul titre est d'être plus intelligents ou plus cultivés qu'eux. Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".
Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008
Et pourquoi donc ? C'est pourtant selon ces critères qu'ils veulent être soignés, alimentés et employés !
C'est aussi selon ces mêmes critères qu'ils voudraient voir leurs enfants enseignés.
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
Je l'ai retrouvé :
"On voit que la recherche à pénétrée le monde agricole comme peut-être aucune autre activité économique. Le Ministre de la Recherche en est fier. Signé: Claude Allègre."
Le manuscrit ministériel a fait la joie des organisateurs du salon de l'agriculture, qui vient de fermer. Allègre, sans y venir, en a néanmoins été une vedette grâce à ses écrits. Explication: en signant l'année dernière le livre d'or dudit salon, notre sympathique mais éruptif Ministre a réussi la prouesse de faire deux fautes d'orthographe lourdes en quatre lignes. Un accent sur le "a" en trop et un "e" en trop au participe "pénétré". Après les balles et les boules, c'est ce qui s'appelle friser la bulle en orthographe.
Yerg !
Ecrit par : Manu, pas gentil | 28 décembre 2008
Court extrait vidéo concernant la culture en général et le rap en particulier : "Tout ne se vaut pas", nous dit Eric Zemmour, pendant brighellien de "la culture de la banlieue, c'est la friche".
http://ericzemmour.blogspot.com/
Ecrit par : Manu, pas gentil | 28 décembre 2008
Certains des exemples qu'ils donnent me choquent, par exemple : "enlever un "n" à "innocent" ? Ce serait remettre en cause la formation du lexique, le préfixe in- négatif accolé au radical latin issu de "nocere". Le mot serait dénué de son sens étymologique : "celui qui n'a pas nui".
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Ça vous choque ? Ben voyons !
Est-ce que ça vous choque, si je vous explique (je viens de l'apprendre aujourd'hui ), que mon fils, élève de Terminale L, seul de sa classe à avoir choisi l'option latin qui devrait, ce me semble, en toute logique, être obligatoire en Terminale L, a un tel emploi du temps pour le latin que le mardi, s'il veut suivre Anglais spécialité de 11H00 à 12H00, Latin, de 12H00 à 13H00, et Italien LV2, de 13H00 à 14H00, il lui faut se passer de repas ?
La solution proposée par la Direction du Lycée a été de négocier avec le professeur de latin, qui regroupe en cette heure de cours la totalité des élèves de Latin de Première et Terminale, soit une douzaine d'élèves sur les cinq cents du Lycée, une absence excusée d'office pour cause de repas du seul Terminale L à être inscrit à ce cours ...
Alors, votre in-nocere, pfff!
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Sauf que l'agriculture intensive et monoculturale nécessite de la part de celui qui la met en œuvre de maîtriser les conversions entre ml/L et L/M cubes et L/ Ha versus ml/Are et la règle de trois ! Les pesticides, ça se dose, et entre le bidon et la cuve d'épandage, il y a quelques petits calculs à négocier que je ne confierais pas volontiers à n'importe qui ...
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
Et pourquoi donc ? C'est pourtant selon ces critères qu'ils veulent être soignés, alimentés et employés !
C'est aussi selon ces mêmes critères qu'ils voudraient voir leurs enfants enseignés.
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
Les français veulent être soignés (eux, et leurs chiens ou chats), alimentés, employés, éduqués par des "professionnels", des techniciens, des gestionnaires, des savants, des "compétents" reconnus et certifiés. C'est ce à quoi, au demeurant, s'adapte le système scolaire, qui ne connaît plus que des "compétences indispensables", des "comportements observables". Lisez les textes officiels.
Ils ne veulent certainement pas être gouvernés par des têtes bien faites, cultivées, pensantes, philosophantes, rasantes et matériellement désintéressées. Derechef, nos chefs d'Etat peuvent s'énorgueillir d'être incultes à la différence des De Gaule, Pompidou, Giscard, Mitterand.
Le matérialisme démocratique (Brecht caratérise ainsi le fascisme) c'est cela: le règne de la pensée réduite à un comportement, à un acte juridique passible de sanction. Si bien que si une infirmière ( un véto, un médecin, un juge, un prof ...) fait une erreur technique elle est aussitôt poursuivie, mise en examen et condamnée dans la foulée.
Je ne vous dis que cela!
Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008
Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Les professeurs et membres de l'EN savent tous très bien comment les agriculteurs devraient cultiver leurs champs, mais détesteteraient que des agriculteurs viennent leur donner des conseils pour enseigner...
N'est-ce pas paradoxal?
Ecrit par : Maminou | 28 décembre 2008
Citation d'un texte prétendument écrit par M. le Professeur Claude Allègre : (Je dis "prétendument" par simple précaution, 'Manu, pas gentil'. Je n'ai aucune preuve que ce soit vrai.)
"On voit que la recherche à pénétrée le monde agricole comme peut-être aucune autre activité économique. Le Ministre de la Recherche en est fier. Signé: Claude Allègre."
Le manuscrit ministériel a fait la joie des organisateurs du salon de l'agriculture, qui vient de fermer. Allègre, sans y venir, en a néanmoins été une vedette grâce à ses écrits. Explication: en signant l'année dernière le livre d'or dudit salon, notre sympathique mais éruptif Ministre a réussi la prouesse de faire deux fautes d'orthographe lourdes en quatre lignes. Un accent sur le "a" en trop et un "e" en trop au participe "pénétré". Après les balles et les boules, c'est ce qui s'appelle friser la bulle en orthographe."
Fin de citation
Ecrit par : Manu, pas gentil | 28 décembre 2008
- - - - - -
J'aimerais avoir la confirmation de l'authenticité de ce texte. Non que je croie qu'il s'agit d'un faux, car M. Allègre n'a jamais été un foudre de guerre en français, du moins à l'oral. De là à penser qu'à l'écrit il est aussi médiocre, il n'y a qu'un pas. Et je ne le franchis pas inconsidérément. Si cela était confirmé et en supposant que l'intéressé reconnût l'authenticité de son texte, je dirais alors que je ne suis nullement surpris.
Ma précaution vient de ce que je ne comprends pas que personne n'ait signalé charitablement ces fautes à son auteur. (Les personnes qui ont lu le texte étaient soit toutes nulles en français, soit ravies de voir les fautes pour quelque raison que je veux ignorer, et se seront bien gardées d'informer l'infortuné auteur.)
L'auteur sait-il qu'il a commis ces fautes ahurissantes ?
Confirmez, mon cher Manu, confirmez ! Je répète que cela ne m'étonnerait pas outre mesure. Pourtant, "Va, je ne hais point.", M. le Ministre. Mais de là à dire que je l'apprécie, non, pas du tout. Je trouve qu'il a été un très mauvais ministre.
Je lui reproche d'avoir vilainement amputé de 17% la rémunération des heures supplémentaires des professeurs agrégés et peut-être des autres professeurs du secondaire. Et je ne trouve pas M. Allègre sympathique.
Ecrit par : Francis Penin | 28 décembre 2008
Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.
Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
Latin / Anglais / italien ? Mis dites donc, Dobolino, j'ai une furieuse envie de le connaître, votre fils ! Dernier des Mohicans s'il en fut…
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
Les professeurs et membres de l'EN savent tous très bien comment les agriculteurs devraient cultiver leurs champs, mais détesteteraient que des agriculteurs viennent leur donner des conseils pour enseigner...
N'est-ce pas paradoxal?
Ecrit par : Maminou | 28 décembre 2008
Les agriculteurs devraient surtout cultiver leurs champs de manière naturelle. Ce n'est pas un conseil mais une légitime exigence de qualité. Réciproquement, que ces mêmes agriculteurs nous demandent d'instruire leurs enfants en qualité, c'est parfaitement recevable. Je sais bien que les enseignants passent pour d'insupportables donneurs de leçons sur tout et rien (il en est !) tandis qu'ils sont eux-mêmes peu enclins à en recevoir (cette vanité-là est pourtant loin de leur être propre). Mais dans notre propos, il ne s'agit nullement d'apprendre le métier à qui que ce soit. La comparaison entre agriculture intensive (une qualité minimale pour une quantité maximale) et culture de masse (le plus petit dénominateur commun) me semblait appropriée.
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Quant à FP qui doute des fôtes d'Allègre, je le renvoie à un résumé des relations du ministre avec le Canard Enchaîné et les lois de la physique (l'article sur la dédicace enjolivée est à la fin) :
http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.
Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
Surtout si secrètement vous souhaitez qu'il se ridiculise. Encore que, s'agissant d'Allègre, son orgueil et sa faconde font qu'il est personne à ne point s'embarrasser de telles futilités. Comme l'argent, le pouvoir tient lieu de raison.
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Surtout si secrètement vous souhaitez qu'il se ridiculise. Encore que, s'agissant d'Allègre, son orgueil et sa faconde font qu'il est personne à ne point s'embarrasser de telles futilités. Comme l'argent, le pouvoir tient lieu de raison.
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Mais même si je ne souhaitais pas son ridicule, je vous assure que je me vois très mal en train de signaler à une quelconque "célébrité" qu'il écrit comme un porc.
C'est peut-être un manque flagrant de courage, mais je l'assume.
Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
'aimerais avoir la confirmation de l'authenticité de ce texte.
Confirmé par la photocopie du livre d'or dans le bouquin de Thierry Desjardin Le scandale de l'éducation nationale.
Ecrit par : Guillaume | 28 décembre 2008
Il y a aussi un article dans Le Point (ça date de 2003) où Claude Allègre se targue d'avoir supprimé La Princesse de Clèves du programme de Troisième (auquel elle n'a jamais figuré).
On se demande d'où le Président actuel tire ses sources.
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Est-ce que ça vous choque, si je vous explique (je viens de l'apprendre aujourd'hui ), que mon fils, élève de Terminale L, seul de sa classe à avoir choisi l'option latin qui devrait, ce me semble, en toute logique, être obligatoire en Terminale L, a un tel emploi du temps pour le latin que le mardi, s'il veut suivre Anglais spécialité de 11H00 à 12H00, Latin, de 12H00 à 13H00, et Italien LV2, de 13H00 à 14H00, il lui faut se passer de repas ?
Dobolino
Au lycée (une institution catholique privée, on y bossait bien, et je craignais d'aller dans le lycée public où ça castagnait ferme, c'était en 1990 - le lycée Jean-Baptiste Dumas inauguré par De Gaulle!), j'avais Grec ancien (commencé au collège), Espagnol, Anglais et Allemand (option pour le lycée); quant au Latin, je n'ai pas pu, la direction ne me trouva pas d'heures (j'étais sans doute dingue); et je sautais, tout heureux, des repas une fois ou deux par semaine, je ne sais plus... pour la gloire? Arrivé à la fac - je n'ai pu suivre, en Lettres Classiques et Modernes, ni espagnol, ni allemand - et l'anglais à 80 par TD, je ne vous raconte pas... tout s'est évanoui; mais je sais bien encore prononcer l'allemand, l'espagnol et l'anglais. bises.
Bon bout d'an!
Ecrit par : Pendariès | 28 décembre 2008
Je voudrais non seulement souhaiter bonnes fêtes à tous et bon anniversaire au blog, mais aussi en rajouter une couche .
A l'occasion de la sortie de son immortel chef d'oeuvre "Toute vérité est bonne à dire", un journaliste a cru spirituel de suggérer à Allègre de dédicacer son livre à Monique Vuaillat , alors secrétaire générale du Snes. L'auguste penseur, saisissant l'occasion à plein groin, répondit qu'il prendrait comme formule "Caudam venenum". "Mais", ajouta l'illustre philosophe , avec sur les bajoues la satisfaction sereine de Celui qui Sait: "elle n'y comprendrait rien"...
Et pour cause: cette formule ne veut rien dire, l'expression correcte étant "In cauda venenum", c'est dans la queue (s.e. du scorpion) que se trouve le poison, entendez par là une vacherie finale placée au bout d'une tirade élogieuse ou anodine.
C'est pourtant un poison bien pire qui a rendu Allègre tout replet et bouffi, celui de la cuistrerie, si ce terme définit bien la contrefaçon d'un code culturel, assortie d'un aplomb d'énarque.
Prof de langues anciennes moi-même, je ne cesse de répéter autour de moi qu'il est quantité d'autres manières depuis les médecins et les faux dévots de Molière pour montrer son attachement aux choses de l'esprit, que les citations grecques et latines. Un ministre n'est jamais tenu de savoir le latin, même de niveau 4ème. Mais on a du mal à passer pour un grand seigneur de la culture, quand on se présente chez les de Guermantes avec des bijoux de famille en toc.
Ecrit par : Jean-François Croz | 28 décembre 2008
Mais les langues se portent bien !
Car on n'a pas de sous pour préserver les options, mais on a (que les dames ici présentes veuillent bien m'excuser et sauter la ligne qui suit) les p***** de concours à la mords-moi-le-noeud du genre "Youpi miam miam".
Voici aujourd'hui la deuxième édition du grand concours "Deutsch, ich bin dabei !", qui ne sert strictement à rien, mais qui permettra à quelques fonctionnaires serviles de se faire mousser et de dilapider les sous que l'Etat leur octroie.
En voici les règles :
"Ce concours s'adresse aux classes de CE2 et de CM1. Il a pour objectif l'encouragement de l'allemand dans les écoles primaires. Les participants sont invités à réaliser en classe une production vidéo sous forme de DVD d'une durée maximale de 5 minutes. Le sujet de cette production est laissé libre mais doit témoigner de la capacité de prise de parole des enfants en langue allemande.Les productions devront être remises avant le 1er avril 2009. Des albums de littérature jeunesse sont à gagner." Les personnels concernés sont "les enseignants d’allemand en primaire qui souhaitent présenter les résultats et l’efficacité des méthodes basées sur l’interactivité entre les élèves."
LES OBJECTIFS : Encourager l’apprentissage de l’allemand dans les écoles primaires ; Valoriser les pédagogies favorisant l’interactivité et l’expression orale ; Valoriser les compétences en expression orale des enfants en langue allemande
LES CRITÈRES DE SÉLECTION :
- L’originalité des idées
- La créativité des auteurs
- L’adéquation du produit final à l’âge des enfants
- L’importance de la communication en langue étrangère
http://ia62.ac-lille.fr/spip.php?article1594
Pauvre Europe !
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
"les enseignants d’allemand en primaire qui souhaitent présenter les résultats et l’efficacité des méthodes basées sur l’interactivité entre les élèves"
Ce n'est pas orienté du tout !
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Pendariès (salut !), vous n'avez pas tout compris : Dobolino ne compte pas que son fils aille en fac, et ce n'est que par perversion que vous y êtes allé vous-même. Les facs, c'est le collège unique, moins l'alibi (et la présence) des meilleurs.
Ecrit par : Claire | 28 décembre 2008
les enseignants d’allemand en primaire qui souhaitent présenter les résultats et l’efficacité des méthodes basées sur l’interactivité entre les élèves"
Ce n'est pas orienté du tout !
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Vous n'y êtes pas Jeremy. L'objectif ultime est de préserver/promouvoir l'une des dernières possibilités (avec les classes CHAM) de scolariser son enfant dans une classe protégée.
Dans mon collège (centre-ville) ça fonctionne. Grâce à nos collègues d'allemand qui n'hésitent pas à démarcher dans les écoles primaires, cette langue reprend du poil de la bête sur l'anglais. Ce qui en soi n'est pas une mauvaise nouvelle.
Ecrit par : buntovchik | 28 décembre 2008
Pour le latin, il m'arrive aussi de ne pas avoir le temps de déjeuner : cours le vendredi à 12 heures suivi d'un autre à 13 heures. Les horaires 8-9 h., 13-14 h., 12-13 h.) sont quelque peu dissuasifs pour les élèves. Le latin est devenu une option du genre "parcours du combattant". Malgré tout, j'ai encore une quatrième de 28 élèves mais les générations futures seront plus clairsemées.
Ceci dit, si vous voulez une recette d'Apicius pour votre réveillon, faites-moi signe. Valete ! Rufa magistra.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Ah ! Apicius !
La seule fois où j'ai sérieusement pensé abandonner l'(enseignement, c'était dans l'idée d'ouvrir un resto romain (au sens impérial du terme) où des hétaïres aux seins nus auraient servi, à des convives allongés sur des lits, les recettes d'Apicius. Mais pourquoi ne l'ai-je pas fait — au lieu de me mitonner lesdites recettes en suisse ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
Pendariès (salut !), vous n'avez pas tout compris : Dobolino ne compte pas que son fils aille en fac, et ce n'est que par perversion que vous y êtes allé vous-même. Les facs, c'est le collège unique, moins l'alibi (et la présence) des meilleurs.
Ecrit par : Claire | 28 décembre 2008
Claire (salut!), j'avoue que je suis allé à l'université par perversion... une envie pou-issante de liberté... comment, d'ailleurs, ne pas écouter la montée du désir pleinement exprimé grâce aux 15 heures de cours par semaine à la fac? Puis, la figure blanche de celles et ceux que j'avais vus visitant quelques prépas ne me disait rien de bien heureux... De toute façon, très sincèrement, j'ai bien plus appris - pour ma formation littéraire, pour celle de ma conscience au monde - auprès des écrivains et des artistes que j'ai chanceusement rencontrés durant mes études et après, pour ne pas avoir à regretter quoi que ce soit. Et puis - vu l'état de l'enseignement, et puis, mon directeur de thèse m'avouant: "Ne comptez sur aucun poste d'ici 5 à 10 ans", je pense que j'ai bien fait - j'ai assisté dernièrement à la soutenance d'une thèse splendide sur G. Lorand et Salah Stétié; le doctorant chargé de cours à la fac, frais émoulu d'Ulm, agrégé, éditeur de revue, etc. professe à des BTS qui l'esbaudissent souvent, et il ne sait pas s'il aura sous peu un poste à l'université; alors, vice ou divine inspiration - pour le temps de vivre... quand les portes, quelle que soit la voie, sont aujourd'hui closes (et mes anciens professeurs de Littérature Française et Française et Comparée m'en racontent de fort belles)?
Tenez, j'apprends aussi, que mon Rectorat (mais est-il le seul?) est/serait tenu par les Francs-Macs... qui se tiennent eux-mêmes les coudes... Mythe ou réalité?
Ecrit par : Pendariès | 28 décembre 2008
Que ne l'avez-vous fait, Jean-Paul ? J'aurais pu dîner chez vous en costume, non d'hétaïre, hélas, mais de digne matrone. Une consolation pour vous : Apicius a mal fini.
Je compte aller dîner à la Taberna Romana de Saint Rémy de Provence en avril prochain. Connaissez-vous cette succursale gauloise d'Apicius ? Vannes est très loin de chez vous, sinon je vous aurais invité à ma prochaine Cena Romana. Et vous seriez reparti couronné de lauriers. Bon, d'accord, vous les avez déjà ...
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Dans mon collège (centre-ville) ça fonctionne. Grâce à nos collègues d'allemand qui n'hésitent pas à démarcher dans les écoles primaires, cette langue reprend du poil de la bête sur l'anglais. Ce qui en soi n'est pas une mauvaise nouvelle.
Ecrit par : buntovchik | 28 décembre 2008
Vous confondez les concours débiles lancés par quelques fumeux en mal d'occupation, et les démarches salutaires des profs de collège qui se rendent dans les écoles primaires pour effectuer ce qu'on impose aux P.E. sans leur donner la formation nécessaire.
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Enfin, vous ne les confondez pas, mais je parlais des uns, et vous m'avez répondu en évoquant les autres.
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Antibi en a rêvé mais aux States, on l'a fait !
Le retour du zéro
Le bon temps est fini pour les cancres de Pittsburgh. Dans cette ville américaine, les responsables scolaires avaient pris la curieuse décision de ne jamais donner de note en dessous de la moyenne pour ne pas décourager les moins bons élèves et obtenir qu'ils persévèrent dans leurs efforts. Le résultat a été inverse : beaucoup d'élèves n'hésitaient plus à rendre des copies blanches puisqu'ils étaient assurés d'obtenir quand même la moyenne. Retour à la case départ : le zéro va désormais revenir sur les copies.
(Est Républicain du 28 déc. 2008)
Bonne année 2009 à tous !
Ecrit par : GastonLavy | 28 décembre 2008
Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.
Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
La copie du ministre Allègre au salon de l'agriculture 1999 est reproduite dans L'horreur pédagoqique publié la même année.
GM
Ecrit par : guy morel | 28 décembre 2008
Antibi en a rêvé mais aux States, on l'a fait !
Le retour du zéro
Le bon temps est fini pour les cancres de Pittsburgh. Dans cette ville américaine, les responsables scolaires avaient pris la curieuse décision de ne jamais donner de note en dessous de la moyenne pour ne pas décourager les moins bons élèves et obtenir qu'ils persévèrent dans leurs efforts. Le résultat a été inverse : beaucoup d'élèves n'hésitaient plus à rendre des copies blanches puisqu'ils étaient assurés d'obtenir quand même la moyenne. Retour à la case départ : le zéro va désormais revenir sur les copies.
(Est Républicain du 28 déc. 2008)
Bonne année 2009 à tous !
Ecrit par : GastonLavy | 28 décembre 2008
Ce ne serait pas plutôt "Ce qui faisait cauchemarder Antibi devient réalité."?
Ecrit par : Jean | 28 décembre 2008
Cette politique du pire est comparable à l'agriculture intensive et monoculturale : pour fonctionner, elle nécessite force moyens chimiques (donc des artifices).
Ecrit par : Magister | 28 décembre 2008
Les professeurs et membres de l'EN savent tous très bien comment les agriculteurs devraient cultiver leurs champs, mais détesteteraient que des agriculteurs viennent leur donner des conseils pour enseigner...
N'est-ce pas paradoxal?
Ecrit par : Maminou | 28 décembre 2008
Ça fait aussi parti du paradoxe ... On fait avec, au quotidien !
Gardons présent à l'esprit que ce qui nous encombre au quotidien est plus le fait de clones de Claude Allègre que de JPB !
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
Pendariès (salut !), vous n'avez pas tout compris : Dobolino ne compte pas que son fils aille en fac,
Ecrit par : Claire | 28 décembre 2008
Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
Latin / Anglais / italien ? Mis dites donc, Dobolino, j'ai une furieuse envie de le connaître, votre fils ! Dernier des Mohicans s'il en fut…
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
Pffff! Le bougre ne risque pas d'en avoir l'envie ! Le bougre a parfaitement compris le système, tout au moins sur le court terme ! Après le bac, le déluge !
Ecrit par : dobolino | 28 décembre 2008
"« En attendant toto » (p.75-89) de Marc Veyrat s'apparente à un texte poétique, mélange de son expérience basée sur un logiciel de messagerie avec toto, « toujours au singulier et sans majuscule », « nom commun […] construit immuablement sur la même base – o + o – augmentée de signes typographiques empruntés à des polices de caractères » (p. 76), et d'une langue réinventée pour faire « buter le spectateur, trébucher sur les sens et les formes des mots, bégayer » (p. 77) au long d'un texte brut, illustré avec parcimonie, sans intertitre."
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Il y a aussi un article dans Le Point (ça date de 2003) où Claude Allègre se targue d'avoir supprimé La Princesse de Clèves du programme de Troisième (auquel elle n'a jamais figuré).
On se demande d'où le Président actuel tire ses sources.
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
In der derch' !
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
"Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !"
Ce serait la fac de où ?
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Pour le latin, il m'arrive aussi de ne pas avoir le temps de déjeuner : cours le vendredi à 12 heures suivi d'un autre à 13 heures. Les horaires 8-9 h., 13-14 h., 12-13 h.) sont quelque peu dissuasifs pour les élèves. Le latin est devenu une option du genre "parcours du combattant".
Ecrit par : Marilyse Leroux | 28 décembre 2008
Sans compter les petits parcours semés d'embûches qu'il a pu connaître par le passé. Expérience personelle : j'étais en ZEP lors de ma 1ère année de latin (en 5ème). Le "professeur", sorte d'étudiant mal dégrossi et sans aucune autorité essayait d'éviter les chaises qui volent dans la classe. Aucune ne l'a touché (la souplesse de la jeunesse...), mais moi, dépourvu de la moindre base, je ne sais pas un mot de latin.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Francis, je ne sais pas si vous seriez comme moi, mais il me semble que si je me trouvais, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à côté du ministre de l'Éducation Nationale, lisant par-dessus son épaule, j'aurais un petit instant d'hésitation avant de trouver une manière polie et respectueuse pour lui dire qu'il est en train de faire des fautes d'orthographe sur le livre d'or du salon de l'agriculture.
Ecrit par : catmano | 28 décembre 2008
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C'est parce que vous êtes jeune.
Moi, qui suis de son âge à deux ou trois ans près, je n'hésiterais pas à lui dire qu'il fait des fautes si je le voyais en train de les commettre. Il ne m'impressionne pas du tout.
JPB semble penser que je doute que M. Allègre fait des fautes grossières. Il se trompe. Je veux seulement être sûr que M. Allègre ne peut pas nier qu'il les a faites.
Sur ses connaissances scientifiques, par exemple, je n'ai jamais eu le moindre doute. Il n'est pas capable - il ne l'a jamais été - d'être admissible aux épreuves orales du CAPES de sciences physiques option physique et chimie, c'est certain. Quelqu'un dément-il ce que je viens d'écrire ? (Si quelqu'un me prouve que je me trompe, je suis prêt à faire amende honorable.)
Ecrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008
"Le "professeur", sorte d'étudiant mal dégrossi et sans aucune autorité"
Mouais... J'ai connu des profs nuisibles et inopérants qui ne se sont jamais fait jeter de chaise à la tête. J'imagine donc que si le professeur en question a été traité comme un déchet par les mômes qu'il avait en face de lui, ce n'était peut-être pas uniquement dû à son absence d'"autorité" - expression qu'on entend aujourd'hui à l'envi. C'est la formule, qui m'ennuie un peu, surtout quand l'on sait l'utilisation idéologique qui en a été faite en d'autres lieux.
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Quant à FP qui doute des fôtes d'Allègre, je le renvoie à un résumé des relations du ministre avec le Canard Enchaîné et les lois de la physique (l'article sur la dédicace enjolivée est à la fin) :
http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 décembre 2008
-------
Merci, JPB ! Je me souvenais de cet échange de mots doux entre le Canard Enchaîné et M. Allègre. Mais je vais aller me rafraîchir la mémoire et vous en rendrai compte.
Ecrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008
Pendant que Roselyne Bachelot fait de la "comm" chez Drucker et que Darcos pérore sur tf1......:
"La sécurité des patients n'est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France, pendant cette période de fêtes".
un patient de 60 ans est décédé tôt dimanche matin, dans l'ambulance du SAMU qui était venue lui porter secours, plus de six heures après sa prise en charge par le médecin du SMUR, faute d'avoir trouvé une place rapidement dans l'un des hôpitaux de la région.
Les urgentistes, en grève depuis le 1er décembre, dénoncent la situation de leurs services en France et s'alertent de la "surdité" et de "l'irresponsabilité" de la ministre de la Santé.
je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.
êtes vous d'accord pour relayer ce message ?
Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008
Qui sera devant sa télé mercredi soir, à part des gens qui en ont besoin pour se sentir un peu moins seuls ? C'est pendant l'année qu'il faudrait "ouvrir les yeux, et fermer sa télé" — vieux slogan dont on voit les effets quelque peu pervers dans un film américain remarquable des années 70, Network.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 décembre 2008
" toto, « toujours au singulier"
Ecrit par : Jeremy | 28 décembre 2008
Dieu merci!!!!!!!! Autant que singulier!
Bonjour à tous. Jack Lang sur France inter, ce matin...
"Il n'est pas capable - (Allègre), il ne l'a jamais été - d'être admissible aux épreuves orales du CAPES de sciences physiques option physique et chimie, c'est certain. Quelqu'un dément-il ce que je viens d'écrire ?"
Ecrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008
Pas moi, en tous cas! Mais il pourrait peut-être seconder Jean-Paul pour l'introduction de nouveaux éléments dans la prochaine édition du "Larousse"? L'autre jour, j'ai entendu un magnifique néologisme dans sa bouche, avec le mot: "panagérique". Trop beau!
Bonnes fêtes de fin d'années à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 décembre 2008
"Je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement."
Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008
Ce serait plutôt une des raisons pour lesquelles la rue risque de gronder à partir de la rentrée prochaine, (civile).
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 décembre 2008
Merveilleuse remarque citée plus haut qui mériterait de faire partie du Dictionnaire des idées reçues (réactualisé selon la novlangue-de-bois).
"ils se comprennent entre eux"
Les chiens, les chats, les oiseaux, etc. se comprennent aussi entre eux selon un code spécifique mais je ne savais pas que la langue se ramenait à une série d'idiolectes.
Cela s'appelle du mépris sous le langage doucereux de la reconnaissance.
De toute façon l'humanité a très bien vécu sans les livres, sans l'écriture -cette prédominance de l'oral doit être comprise dans le long terme de l'alphabétisation des populations (tension écrit/oral) et surtout en fonction de ce que Todd appelle la stagnation scolaire. Dans son nouveau livre, Après la démocratie, quelques passages intéressants sur la stagnation scolaire qui est mise en relation avec d'autres phénomènes ... comme la fin de l'organisation collective, politique et religieuse.... on oublie qu'un bon prolétaire était (jadis) instruit par les soins du Parti communiste -théâtre, bibliothèques, cinéma.
Il fallait "conscientiser les masses"!
Y-a-t-il des travaux historiques sur le rôle culturel du PC? ce qui ne vaut pas réhabilitation idéologique mais permettrait de comprendre ce qui se passait avant la stagnation. De toute façon jamais la télévision ne pourrait avoir la même fonction, quelles que soient les fadaises qu'on nous raconte sur son rôle culturel.
Ecrit par : Sénéchal | 29 décembre 2008
Y-a-t-il des travaux historiques sur le rôle culturel du PC?
Ecrit par : Sénéchal | 29 décembre 2008
 mon avis le rôle historique du PC et d'une façon élargie d' Internet sera non négligeable dans la réhabilitation de l'écriture alphabétique. Ce blog en est l'illustration, non?
Il appartient aux instituteurs et aux professeurs d'en enseigner au plus grand nombre les rudiments.
Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008
Pour ceux que cela intéressent, j'ai publié ce matin sur mon site, le deuxième chapitre de mon manuscrit inachevé : “3001, odyssée de l'espèce…”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/29/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-deuxieme-chapitre/#more-4707
En fin de note, j'y fais figurer des :
CONSIDÉRATIONS À L'USAGE QUASI EXCLUSIF DE GROSBOUDIN que je reproduis ici :
Je remercie tout d'abord Grosboudin pour l'attention qu'il porte à relever dans ce long texte la moindre faute d'orthographe… Si un jour, à Dieu ne plaise, un génie bienveillant, trouve ce texte digne d'être publié, Grosboudin en y relevant les dernières fautes parsemant ce récit plein d'allant, ajoute une pierre à l'édifice pour le rendre encore plus beau, encore plus noble, encore plus tout…
Toutefois, je lui demande de se dispenser de corriger ce qu'il estime être des erreurs de sens. sa formation d'esprit, très limitée et trop étroite, ne lui permet pas d'évaluer les différences entre une erreur involontaire, toujours possible, et une erreur volontaire, destinée à mettre un peu de sel dans la monotonie du phrasé littéraire.
Il s'est plu à “corriger” l'“Huckleberry Finn” de Tom Sawyer, montrant par là que le “cuistre littéraire” que je situe dans mon livre en “3001…” est déjà une réalité en 2008… Qu'il ne se dévoue pas à “corriger” la liste des couples célèbres. Les erreurs qui la parsèment sont volontaires : Cyrano et Bergerac, Sarko and Sarko, et il y en a d'autres, sont des faux couples… Quoique, pour Sarko and Sarko, je me le demande !
N.B.1 : Prosper et Mérimée ne font pas partie de la liste. Pas plus que Colomba et Colombin… Adieu, Grosboudin !
N.B.2 : Celui qui chercherait la liste des couples célèbres dans le chapitre 2, ne la trouvera pas. C'est dans un des chapitres suivants qu'elle s'étale…
@ Riflandouille a écrit :
Alors, Felds, toujours aussi con ?
Ce Riflandouille est un gènie de l'humour noir…
Ecrit par : Roger Felts | 29 décembre 2008
"On voit mal les français soutenir un ministre fantaisiste à qui viendrait l'idée saugrenue de restaurer l'école napoléonienne fabricatrice des élites de la République, ses athlètes de l'Etat. Ce temps est révolu. Les français n'accepteront plus d'être gouvernés par des gens dont le seul titre est d'être plus intelligents ou plus cultivés qu'eux. Nous sommes entrés, l'air de rien, à l'ère des masses, à l'âge du "matérialisme démocratique".
Ecrit par : marigot | 28 décembre 2008 "
_______
On se contenterait volontiers d'une école d'où tout le monde sortirait en étant capable de lire un quotidien régional en le comprenant, et en ayant le vocabulaire abstrait suffisant pour pouvoir dire ce qu'il ressent et ce qu'il désire autrement que par grognements ponctués de "quoi !" et de "en fait".
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
"je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.
êtes vous d'accord pour relayer ce message ?
Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "
_______
Qu'y a-t-il mercredi soir ??? Encore une sarkauserie ? Ça ne finira donc jamais ?
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
"je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.
êtes vous d'accord pour relayer ce message ?
Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "
Sans problème en ce qui concerne, puisque je me suis libéré de cette prothèse à 90 %.
Ecrit par : Magister | 29 décembre 2008
@JPB
Je suis allé voir les échanges aigres-doux entre le Canard Enchaîné et M. Allègre.
Je suis maintenant convaincu qu'il est réellement faible en français et qu'il a bien commis les fautes signalées dans un message. A l'époque, je ne l'ai pas su. Je ne lis pas Le Canard Enchaîné régulièrement.
But, come to think of it, I wonder why I was so doubtful about Mr Allègre's orthographical and grammatical errors. It is well known he is not good at anything, even perhaps to such an extent that he won't understand what I'm writing right now if he happens to read it. I wouldn't like to hurt his feelings.
Pardon pour cet écart, mais c'est plus simple à écrire car il n'y a pas d'accents dans cette langue !
Ecrit par : Francis Penin | 29 décembre 2008
On se contenterait volontiers d'une école d'où tout le monde sortirait en étant capable de lire un quotidien régional en le comprenant, et en ayant le vocabulaire abstrait suffisant pour pouvoir dire ce qu'il ressent et ce qu'il désire autrement que par grognements ponctués de "quoi !" et de "en fait".
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
Sauf qu'il n'y a plus beaucoup de profit à lire les quotidiens qui se ressemblent tous par le contenu, à quelques misérables nuances près. Gauche ou droite, tout ça vous fonctionne et vous bonimente dans la même mélasse linéaire et unidimensionnelle de la pensée unique.
Quant à dire ce que l'on ressent, c'est loin d'être gagné tant la vie moderne semble ne plus stimuler que les fonctions basiques. Pourquoi se fatiguer d'ailleurs ? Le prêt-à-porter, le prêt-à-consommer, le prêt-à-l'emploi n'ont-ils pas logiquement aplani les voies du prêt-à-penser, du prêt-à-ressentir, du prêt-à-croire ? Et demain, quand la termitière sera parachevée, nous aurons le prêt-à-vivre intégral, avec en option le prêt-à-mourir. Quant à l'école, elle ne délivrera plus qu'une sorte de kit au lieu des solides bagages qui valaient bien une dot.
Ecrit par : Magister | 29 décembre 2008
Jérémy, le mot "autorité" n'est pas un gros mot, même si, comme vous le dites, il peut être entendu par certains dans un seul sens : le droit à l'obéissance. C'est aussi "l'auctoritas" des latins : mélange de force morale, de crédit, de poids personnel, de rayonnement, d'aura, etc. etc.
Au sujet (encore !) du respect de la langue, j'ai reçu dernièrement ainsi que, je suppose, tous les professeurs de langues anciennes de France et de Navarre, une offre pour un nouveau dictionnaire Larousse de latin. En haut à droite, cette nouvelle formule du nouveau latin version 2009 : "Quid novis ?" (sic). Ah, s'ils s'y mettent aussi chez Larousse !
Ecrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008
"je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.
êtes vous d'accord pour relayer ce message ?
Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "
Simple comment-taire, mais il me semble qu'au contraire Sarkozi représente, outre lui-même, le comble de la démocratie. Un système représentatif dans lequel le citoyen n'a pas vraiment à se préoccuper ni de l'Etat, ni du devenir de la communauté. Puisque qu'il paye des impôts pour que des politiciens et des spécialistes bien rénumérés s'en chargent à sa place.
Pour rien au monde les "démocrates" français ne souhaiteraient un autre système politique que celui qu'ils ont et qu'ils reproduisent à chaque scrutin. Par exemple, un système dans lequel la question scolaire (dérivée de la question généalogique) deviendrait entre autres la question essentielle à penser et à résoudre collectivement, concrètement et localement.
Magister a magistralement dit combien la vie dans la termitière sera devenue bien plus facile et reposante le jour où les termites humaines pourront se décharger de toutes les fonctions y compris celle de reproduction sur des appareils spécialisés et standardisés.
Je ne vous dis que ça!
Ecrit par : marigot | 29 décembre 2008
"Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !"
Ce serait la fac de où ?
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Valence, antenne de l'Université Stendhal de Grenoble, pour la première année. Lettres Modernes et Arts du Spectacle.
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Z'avez vu ça ?
http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
"Bah ! Si ! Mon fils ira en fac ! Advienne que pourra ! Hauts les cœurs !"
Ce serait la fac de où ?
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Valence, antenne de l'Université Stendhal de Grenoble, pour la première année. Lettres Modernes et Arts du Spectacle.
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Je la connais, jolie petite fac grise (métal et verre) (inconvénients et avantages des antennes...), à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.
Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008
à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.
Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008
Souhaitons qu'il passe plus de temps avec Jacottet qu'au bar !
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Je la connais, jolie petite fac grise (métal et verre) (inconvénients et avantages des antennes...), à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.
Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008
Moi aussi. Je suis passée devant à chaque manif' de 95 et de 2003 !
En 95, au mois de décembre, c'était pénible, il fait un de ces froids là-bas ! Après, tu files vers Fontbarlettes avant de revenir par l'avenue de Chabeuil et c'est encore pire !
Ecrit par : catmano | 29 décembre 2008
Z'avez vu ça ?
http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Meuh que ch'est meugnon !
Merci, Monsieur le Ministre (et Madame la Veille d'Opinion) !
Ecrit par : catmano | 29 décembre 2008
à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.
Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008
Souhaitons qu'il passe plus de temps avec Jacottet qu'au bar !
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Le fonds n'est accessible qu'aux chercheurs. Alors, les bars? Pourquoi pas?... (j'en connais un qui produit d'excellents rhums arrangés, dans une ambiance de piraterie! Mais j'imagine qu'il sera bien assez grand et entouré pour le découvrir par lui-même...)
Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008
"En haut à droite, cette nouvelle formule du nouveau latin version 2009 : "Quid novis ?" (sic)."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008
Oui, je l'ai trouvée excellente aussi. D'autant qu'on est venu m'apporter le paquet en plein cours, comme si c'était de toute première importance.
"Y-a-t-il des travaux historiques sur le rôle culturel du PC?"
Ecrit par : Sénéchal | 29 décembre 2008
"Â mon avis le rôle historique du PC et d'une façon élargie d' Internet sera non négligeable dans la réhabilitation de l'écriture alphabétique."
Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008
M'est avis que votre "PC" n'est pas tout à fait le même...
Ecrit par : Anne | 29 décembre 2008
Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008
M'est avis que votre "PC" n'est pas tout à fait le même...
Ecrit par : Anne | 29 décembre 2008
La cellule veille :-)!
Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008
"Le rire d'un enfant, comme une grappe de groseilles rouges."
Philippe Jaccottet (Ce peu de bruit, Gallimard 2008)
Ecrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008
"Jérémy, le mot "autorité" n'est pas un gros mot, même si, comme vous le dites, il peut être entendu par certains dans un seul sens : le droit à l'obéissance. C'est aussi "l'auctoritas" des latins : mélange de force morale, de crédit, de poids personnel, de rayonnement, d'aura, etc. etc."
Vous n'y êtes pas, Marylise. A l'IUFM, "manque d'autorité" signifie "n'applique pas assez bien les méthodes imposées par les autorités supérieures" ! Ca fait peur, non ?
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Trois ans, disait le maître de ce blog en lançant ce fil de discussion. Trois ans et le pouce ! suis-je tenté de dire. Car la révolution pédagogique, celle que combattent dans un front commun les pédagos et les gestionnaires, est aujourd'hui plus que centenaire.
Bonne lecture.
GM
http://www.slecc.fr/GRIP_buisson/01buisson-intro.pdf
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Oui, Guy, j'avais vu, même que le ministre (enfin, son secrétariat) me l'avait envoyée afin que j'appréciasse les économies de papier du gouvernement en général et du ministère en particulier. Plus personnalisé, tu meurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 décembre 2008
"Vous n'y êtes pas, Marylise. A l'IUFM, "manque d'autorité" signifie "n'applique pas assez bien les méthodes imposées par les autorités supérieures" ! Ca fait peur, non ?"
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Jeremy, ce n'est pas pour être désagréable, mais, par moments, votre discours me fait vraiment penser à celui d'Anne-Marie Valette, les "copiés-collés" en moins! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 décembre 2008
Christophe, est-ce que ça vous dirait de venir assister aux séances d'analyses des pratiques PLC2 qui ont lieu par ici ?
Allez, chiche, vous vous pointez un mercredi après-midi à l'IUFM de X, vous dites que vous êtes formateur PE à Chateauroux, que vous aimeriez savoir comment se passe une formation PLC dans cette académie, et vous assistez à la formation dans l'heure qui suit. Ca vous dit ?
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Trois ans... à répéter que certaines méthodes sont plus efficaces que d'autres et quoi de neuf ?
Ça :
http://made-in-school.blogspot.com/
(voir la séquence sur l'album "Ma vie est extraordinaire", apparemment au moins deux semaines de travail pour lire un texte de quelques phrases à une époque de l'année où la plupart des élèves de CP devraient être capables de le lire en une séance d'une demi-heure, si tant est que ce texte présente un intérêt quelconque) !
Ecrit par : c. cru | 29 décembre 2008
Bonne lecture.
GM
http://www.slecc.fr/GRIP_buisson/01buisson-intro.pdf
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Merci GM de nous avoir suggéré cette lecture.
Ecrit par : buntovchik | 29 décembre 2008
La "fiche son" est à suer ...
Pourtant elle cherche à bien faire, elle se donne du mal ... :pt1cable:
"Lire avec Léo et Léa" Edition belin 18€ po chir !
Ecrit par : toto | 29 décembre 2008
Pour ceux que cela intéressent, j'ai publié ce matin sur mon site, le deuxième chapitre de mon manuscrit inachevé : “3001, ODYSSÉE DE L'ESPÈCE…”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/29/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-deuxieme-chapitre/#more-4707
Ecrit par : Roger Felts | 29 décembre 2008
Trois ans... à répéter que certaines méthodes sont plus efficaces que d'autres et quoi de neuf ?
Ça :
http://made-in-school.blogspot.com/
Ecrit par : c. cru | 29 décembre 2008
Citation :
" Et puis pour moi, notre mission est avant tout d'amener les élèves au plus haut de leurs capacités propres. "
Lourde de conséquences, cette phrase ! Quelles sont d'après cette brave petite dame, ces capacités propres à chaque élève? Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Lourde de conséquences, cette phrase ! Quelles sont d'après cette brave petite dame, ces capacités propres à chaque élève? Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Ce sont des capacités qui ne salissent pas.
GM
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?
Sur son fondement.
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Sur quoi se base-t-elle pour les prédire ?
Sur son fondement.
Ecrit par : Jeremy | 29 décembre 2008
Mais "le fondement lui eschappe", comme écrit Rabelais.
Au point qu'on en a - "Jarnigoué, c'en est !", comme écrit Boileau- plein les doigts à la torcher cette bénasse.
Quand on sait écrire, on écrit : " les capacités de chaque élève". Et quand on sort de l'école des crétins, on n'écrit pas, on excrète un adjectif.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
je continue à penser que nous devrions tous débrancher nos téléviseurs mercredi soir de 20h à 20h30 pour manifester notre désaccord avec la politique clanique et anti démocratique menée actuellement.
êtes vous d'accord pour relayer ce message ?
Ecrit par : Diogène | 29 décembre 2008 "
Non. ni sur la forme ni sur le fond. "anti-démocratique" ? Quésaco ? On met vraiment ce mot " démocratique" à toutes les sauces, il veut de moins ne moins dire quelque chose... Tiens, je me souviens des guignols qui manifestaient place de la Bastille le soir même de l'élection présidentielle : ils protestaient contre le fait que Sarko ait gagné, tenez vous bien, ...au nom de la "démocratie" (sic).
Un parfait exemple de double pensée, s'il en est, et au final de connerie au 1er degré.
Le lendemain de cette élection, des élèves (ou ce qu'il en reste) du bahut d'une de mes collègues syndicalistes avaient, toujours pour protester contre le résultat de l'élection - "au nom de la démocratie", ça va de soi-, bloqué la grille de l'établissement avec une chaîne et un cadenas. Cette collègue me confia alors qu' elle avait trouvé ça "mignon" parce que "ça lui rappelait mai 68" (sic).
C'est devant cette bêtise ébahie et bornée que je me suis dit - pour la 1ère fois pour une raison exclusivement négative - qu'il était sérieusement temps de songer à changer de syndicat.
C'est ce que j'ai fait quelques mois plus tard.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
C'est devant cette bêtise ébahie et bornée que je me suis dit - pour la 1ère fois pour une raison exclusivement négative - qu'il était sérieusement temps de songer à changer de syndicat.
C'est ce que j'ai fait quelques mois plus tard.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Mince, Manu a changé de syndicat ! Ben nom d'une pipe, ça va barder !
Le père siffleur.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Qu'y a-t-il mercredi soir ??? Encore une sarkauserie ? Ça ne finira donc jamais ?
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
Ben...mercredi, c'est le 31...donc le passage à la nouvelle année. Sarkozy ayant été élu président de la République, il doit faire son boulot, c'est à dire présenter les voeux de la Nation aux Français.
Rassurez-vous Frédéric, ça n'arrive qu'une fois par an (en principe). Et si vous avez le câble, le satellite ou la TNT, vous pouvez regarder autre chose.
Ou même éteindre la télé et lire un bon livre.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Mince, Manu a changé de syndicat ! Ben nom d'une pipe, ça va barder !
Le père siffleur.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Pardonnez-moi M. Morel ! Vous avez raison : c'est vrai que j'ai un peu tendance à raconter ma vie ces derniers temps (mais toujours au profit d'une autre "problématique", en principe). Je vais essayer de me modérer.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Pardonnez-moi M. Morel ! Vous avez raison : c'est vrai que j'ai un peu tendance à raconter ma vie ces derniers temps (mais toujours au profit d'une autre "problématique", en principe). Je vais essayer de me modérer.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel" ou" Brighelli"; l'usage du prénom étant un signe d'affinités particulières - sans plus !
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
"Sauf qu'il n'y a plus beaucoup de profit à lire les quotidiens qui se ressemblent tous par le contenu, à quelques misérables nuances près. Gauche ou droite, tout ça vous fonctionne et vous bonimente dans la même mélasse linéaire et unidimensionnelle de la pensée unique.
Quant à dire ce que l'on ressent, c'est loin d'être gagné tant la vie moderne semble ne plus stimuler que les fonctions basiques. Pourquoi se fatiguer d'ailleurs ? Le prêt-à-porter, le prêt-à-consommer, le prêt-à-l'emploi n'ont-ils pas logiquement aplani les voies du prêt-à-penser, du prêt-à-ressentir, du prêt-à-croire ? Et demain, quand la termitière sera parachevée, nous aurons le prêt-à-vivre intégral, avec en option le prêt-à-mourir. Quant à l'école, elle ne délivrera plus qu'une sorte de kit au lieu des solides bagages qui valaient bien une dot.
Ecrit par : Magister | 29 décembre 2008 "
_______
Tiens, je vais aller me coucher, moi, au lieu de tenter de corriger quelques copies. Vous donnez une pêche, vous... :-)
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
Le père siffleur.
Ecrit par : guy morel
Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel"
Ecrit par : guy morel
Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Queuuuuuh c'est triiiiiiiiiste
Mooooreeeeeel qui siiiiiiiifleuuuuh dans la nuiiiiiiiiiiiiiiiii
Ecrit par : Bianca Castafiore | 29 décembre 2008
Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel" ou" Brighelli"; l'usage du prénom étant un signe d'affinités particulières - sans plus !
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Je continue la leçon.
Donc, quand on a fréquenté le lycée et fait pas mal de versions et de thèmes en langues diverses et variées, qu'on s'est tapé des heures de colle pour avoir fait le canard quand Jeanne était censée entendre des voix, ou chanté Les trois orfèvres lors de la remise des prix, on dit : "Morel, lâche-moi !" ou "Brighé, arrête ton charre !".
Bonne nuit.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Le père siffleur.
Ecrit par : guy morel
Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel"
Ecrit par : guy morel
Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Et j'eeenteeeends siffler Mooooreeeeel
Queuuuuuh c'est triiiiiiiiiste
Mooooreeeeeel qui siiiiiiiifleuuuuh dans la nuiiiiiiiiiiiiiiiii
Ecrit par : Bianca Castafiore | 29 décembre 2008
Castafiore, allez vous faire mettre, ça vous déridera !
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
"Qu'y a-t-il mercredi soir ??? Encore une sarkauserie ? Ça ne finira donc jamais ?
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
Ben...mercredi, c'est le 31...donc le passage à la nouvelle année. Sarkozy ayant été élu président de la République, il doit faire son boulot, c'est à dire présenter les voeux de la Nation aux Français.
Rassurez-vous Frédéric, ça n'arrive qu'une fois par an (en principe). Et si vous avez le câble, le satellite ou la TNT, vous pouvez regarder autre chose.
Ou même éteindre la télé et lire un bon livre.
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008 "
Oh la la, ça m'avait complètement échappé que c'était le 31 décembre ! Qui n'arrive qu'une fois par an, c'est vrai, mais qui n'est pas la seule occasion pour Notre Président de nous oindre les tympans.
Merci gentil Manu.
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
Oh la la, ça m'avait complètement échappé que c'était le 31 décembre ! Qui n'arrive qu'une fois par an, c'est vrai, mais qui n'est pas la seule occasion pour Notre Président de nous oindre les tympans.
Merci gentil Manu.
Ecrit par : Frédéric béant | 29 décembre 2008
De rien mon cher Frédéric ! Et rassurez-vous, j'aurais pu tout aussi bien oublier moi aussi...
Ecrit par : Manu, pas gentil | 29 décembre 2008
Arrêtez avec vos "M. Morel" ! JPB vous le confirmera, à l'époque reculée que nous avons connue, lui et moi, on disait "Morel" ou" Brighelli"; l'usage du prénom étant un signe d'affinités particulières - sans plus !
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 29 décembre 2008
Cher M. Morel, vous semblez démarrer au quart de tour... Rassurez-vous, le terme "Monsieur" n'est pas ici un terme de distance mais de respect (pour vous avoir croisé à Roncq, avoir lu ensuite "l'horreur pédagogique"et vous avoir écouté attentivement dans le documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade").
Nous ne sommes effectivement pas de la même génération, voyez donc le "Monsieur" comme une marque de déférence et puisque vous y faites allusion, lorsque je croise JPB, je le vouvoie et l'appelle "M. Brighelli", cela ne semble pas le gêner plus que cela.
Par ailleurs, vous appeler juste "Morel" ne me convient pas. Pour moi, ce serait comme désigner un objet... bref, Je demande l'arbitrage de Bongo pour résoudre ce conflit.
Quand à la Castafiore, ça ressemble étrangement au "style" de Toto et je suis assez d'accord le cas échéant pour qu'il aille se faire empapaouter sur Mars.
Ecrit par : Manu | 29 décembre 2008
Cher moustache,
Il y a quand même quelque chose que vous n'avez pas compris.
L'école de la république c'est fini. Has been, niet, miette, nada, basta, peau de zeb!
D'une certaine façon vous l'avez compris... mais vous ne voulez pas y croire.
Je vous le dis avec d'autant plus de trémolos dans la plume que je suis professeur de français - validé par vos soins en quelque sorte... et je m'inquiète pour l'avenir et tout!
Maintenant j'essaye de faire la part des choses, et je me dis: pourquoi cela serait-il forcément un "moins bien"?
Vous vantez toujours votre école, celle de mes parents en somme. C'est le nevermore je veux dire.
Et quand je vois les cons qu'elle a formés et la merde noire dans laquelle ils nous ont mis aujourd'hui... je vais finir par l'attendre comme un soulagement cette mort de votre école de la république.
Tout cela me fait penser à ce sketch de Coluche, vous vous souvenez... il passe avec ses potes en voiture près d'une aire d'autoroute et il crie aux gens attablés: "bande d'abrutis!"... et ceux-ci de répondre tous en choeur: "Merci!"
FP
Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008
@ FP :
Et quand on voit les cons qu'elle forme aujourd'hui, vous voudrez bien nous pardonner de ne pas nous repaître du "toujours pire, c'est forcément mieux qu'avant".
Il est vrai que les gens qui approuvent JPB ne sont pas des adeptes systématiques de " du passé faisons table rase". Les lendemains qui chantent que l'on nous promet depuis 30 ans avec la mort de l'école de la République sonnent sérieusement faux... et l'homme nouveau censé en résulter a une fâcheuse tendance à se rapprocher de la bête.
Ce n'est pas sans une certaine pointe d'humour que JPB répond souvent, lorsqu'on l'accuse (lui et d'autres, d'ailleurs) de "vouloir revenir en arrière" qu'il s'agit surtout d'un "retour vers le futur".
Ce sera toujours mieux que le No future dont vous semblez vous faire le chantre. Les punks étaient des petits joueurs, finalement.
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Vous vantez toujours votre école, celle de mes parents en somme. C'est le nevermore je veux dire.
FP
Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008
Vous voulez dire le alwaysless ? Marc le Bris a dit quelque chose comme cela dans son livre. De mémoire : "L'éducation nationale, c'est "Monsieur Moins"".
Pour ceux qui n'ont pas oublié la pub Bénenuts en faisant du passé table rase et en jetant les cacahouètes avec l'eau du pastis.
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Je suis d'autant moins sûr que l'école de la République est morte que ces derniers temps, le libéralisme a tendance à mettre pas mal d'Etat dans son vin.
Certes, c'est en général pour sauver les banquiers. Mais nous avons le nez dans le guidon, nous ne voyons pas encore à moyen terme : le libéralisme sauvage, c'est terminé — demandez à Poutine ou à Hu Jintao ce qu'ils en pensent. On va réinventer un libéralisme encadré — et l'école de la République peut refaire son trou dans cette panade idéologique présente.
Si seulement les syndicats étaient moins crispés sur le frein, ils comprendraient qu'ils peuvent se refaire une santé dans cette débâcle.
Tiens, je suis en train de lire le livre d'Emmanuel Todd, Après la démocratie. Eh bien, ce n'est pas grand chose.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 décembre 2008
"Et quand on voit les cons qu'elle forme aujourd'hui, vous voudrez bien nous pardonner de ne pas nous repaître du "toujours pire, c'est forcément mieux qu'avant"."
Joli, Manu !
Cependant, je comprends les craintes de FP. C'est vrai qu'il y a eu des ratés dans l'école de la République. Je rappelle toujours que parmi les Normaliens, il y a eu Charmeux, Aschieri, Fabius, Juppé, Mazarine Pingeot, Marie Darrieussecq, Eliette Abecassis, Aurélie Filipetti (sans compter la fille Badiou, le fils Fabius, un Dumézil, des filles et fils de profs de fac à ne plus savoir qu'en faire, etc.) ou les fondateurs de cette arnaque qu'est le F.L.E. Et quand on voit les hommes politiques agrégés, qui sont souvent les mêmes que les normaliens, on prend parfois peur. Ce Darcos tant décrié, d'ailleurs, c'est bien l'un des moins pires (et il reste dans mon top 3 du gouvernement actuel, avec Rama Yade et Fadela Amara).
Mais tout cela ne serait rien s'il n'y avait pas eu, sortant de l'E.N.S., l'élite de l'école républicaine, un certain Henri Plagnol. Connaissez-vous Henri Plagnol ? Oh, malheureux, comment peut-on ne pas connaître Henri Plagnol ? Je rappellerai juste, en sa mémoire, que le député Jean-Pierre Brard lui criait à l'Assemblée "Plagnol, à la camisole !" Malheureusement, il n'a pas été entendu.
Ecrit par : Jeremy | 30 décembre 2008
Je ne connais pas particulièrement le grand Henri Plagnol. Vous nous expliquez, Jérémy ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 décembre 2008
"Ces derniers temps, le libéralisme a tendance à mettre pas mal d'Etat dans son vin."
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 décembre 2008
Mouais... Il est surtout en train de filer notre pognon aux banquiers, sans contrepartie(s)!
Jeremy, je relève le gant! Mais c'est où, "X"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008
"Le rire d'un enfant, comme une grappe de groseilles rouges."
Philippe Jaccottet (Ce peu de bruit, Gallimard 2008)
Ecrit par : Marilyse Leroux | 29 décembre 2008
Réminiscence de Bannières de mai du cher Arthur.
Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
Vous avez reçu une joli carte de vœux électronique ? C'est bien mais moi, j'ai mieux. Je reçois aujourd'hui de la Commission Européenne six superbes calendriers à distribuer à mes éleveurs préférés. Six, ça fait beaucoup ou pas beaucoup. Soit je n'en donne qu'à ceux d'entre eux qui ont voté oui au référendum et il m'en reste cinq sur les bras, soit j'en donne à tous et il m'en manque une bonne quarantaine !
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
"Mais des chansons spirituelles
Voltigent parmi les groseilles."
Signé : Arthur
Bravo, Môssieu Guy Morel !
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Vous avez entendu parler des stages organisés pour les élèves de CM pendant les vacances scolaires (printemps et été) et de l'accompagnement éducatif, le soir après l'école, en ZEP ?
Quelques petits témoignages :
"14/11/08
Bonjour, à quoi correspond cet accompagnement éducatif rémunéré? pas entendu parler par chez moi!
Pour les stages:Paques payé en juin
ah oui, ma directrice a fait ce stage aussi, elle a été payée davantage, est-ce normal?
19/11/08
J’ai "testé" en juillet et août. Je viens d'être payé pour le mois de juillet, je présume.... moins que ceux qui n'en n'ont fait qu'une fois!
30/12/08
Stage effectué au mois d'août et je n'ai toujours pas été payée. Est-ce normal?
30/12/08
Pour le moment l'accompagnement éducatif n'est qu'en éducation prioritaire. Il devrait être étendu à toutes les écoles à la rentrée prochaine. Il s'agit en fait de proposer aux élèves des ateliers "culturels" le soir après l'école (16h30-18h00). Dans notre école par exemple une collègue fait musique pour cycle 2 le lundi, une autre fait arts plastiques pour cycle 2 le mardi, moi je fais flûte pour le cycle 3 le jeudi et une autre collègue fait danse pour le cycle 3 le vendredi. On change les niveaux à la rentrée.
Après chaque école s'organise comme elle veut pour les ateliers et les niveaux, ça peut être mixte.
Par contre on a commencé début octobre et on n'a toujours pas été payés, apparemment il ne faut pas compter sur la rémunération avant le printemps 2009. Super..."
Ecrit par : c. cru | 30 décembre 2008
Par contre on a commencé début octobre et on n'a toujours pas été payés, apparemment il ne faut pas compter sur la rémunération avant le printemps 2009. Super..."
Ecrit par : c. cru | 30 décembre 2008
La générosité de l'EN n'a d'égal que son empressement à payer en temps et en heure. C'est cette rare efficacité qui a conduit beaucoup de profs à se tourner vers les cours privés, voire à travailler à leur compte. Ce n'est pas forcément moins mesquin mais au moins on n'attend pas le retour des hirondelles.
Patientez tout de même, c. cru, car tout n'est pas encore cuit.
Ecrit par : Magister | 30 décembre 2008
Record perso sur le sujet : une indemnité de quelques euros versée... 19 mois après concernant l'option musique au bac (on avait bossé 3 jours sans relâche). Depuis, j'ai été inspecté et ne suis plus invité à faire partie du jury (pas assez pédago-démago apparemment). A quelque chose malheur est bon.
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Je rappelle toujours que parmi les Normaliens, il y a eu Charmeux, Aschieri, Fabius, Juppé, Mazarine Pingeot, Marie Darrieussecq, Eliette Abecassis, Aurélie Filipetti
Ecrit par : Jeremy | 30 décembre 2008
Ce n'est plus une école, c'est un asile de dingues ! Charmeux normalienne ? C'est l'hystérie faite norme. Quand je pense qu'ils ont refusé Allègre... il avait pourtant le profil. Ou peut-être trop...
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
"Record perso sur le sujet : une indemnité de quelques euros versée... 19 mois après concernant l'option musique au bac (on avait bossé 3 jours sans relâche). Depuis, j'ai été inspecté et ne suis plus invité à faire partie du jury (pas assez pédago-démago apparemment). A quelque chose malheur est bon."
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Ca consistait en quoi, Manu? Simplement les jurys?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008
Les lendemains qui chantent que l'on nous promet depuis 30 ans avec la mort de l'école de la République sonnent sérieusement faux... et l'homme nouveau censé en résulter a une fâcheuse tendance à se rapprocher de la bête.
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Je vous laisse responsable de vos mots que je trouve particulièrement offensants et déplacés.
Suis-je donc le seul à relever?
Ca en dit long sur les personnes qui fréquentent ce blog.
Quant au retour de l'état, JPB, vous n'allez tout de même pas croire à cette boutade?
L'avenir de l'école, il est simple: officines et privé.
Là dessus, nous ne pouvons que nous entendre. C'est sur le "quand?" qu'on peut discuter, à la limite.
Vous l'avez dit vous-même en passant la brosse à reluire à Darcos: y'a plus un kopeck!
Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008
Péchin, on a le droit d'être des don Quichotte, non ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Record perso sur le sujet : une indemnité de quelques euros versée... 19 mois après concernant l'option musique au bac (on avait bossé 3 jours sans relâche). Depuis, j'ai été inspecté et ne suis plus invité à faire partie du jury (pas assez pédago-démago apparemment). A quelque chose malheur est bon.
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
Record battu ! En début de carrière, 1982, j'ai travaillé chez un confrère qui, après une première installation à Blida, avait du partir en catastrophe en 1962. En 1982, il touchait encore de l'Etat français des reliquats d'indemnisation sous forme de mandats pour des sommes du genre 2 Francs cinquante centimes ou, dans le meilleur des cas cinq Francs.
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Suite du précédent : coanimer (sans le trait d'union !).
J'ai souvent donné dans le bénévolat, notamment pour animer des ateliers d'écriture, je ne le ferais plus aujourd'hui.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
On va réinventer un libéralisme encadré — et l'école de la République peut refaire son trou dans cette panade idéologique présente.
C'est vrai ça! L'Etat a enfin pris parti nettement et clairement pour le libéralisme pur et dur puisqu'il est en train de le sauver!!!
Encadrer quoi? Notre Sarko national ne va faire que ponctionner les classes moyennes pour éponger ce qu'il peut.
Que peut-il faire sur des entreprises qui n'ont plus grand chose de national?
Alors, l'école de la République dans tout cela...
Ecrit par : Sanseverina | 30 décembre 2008
@ Manu
Vous écrivez :
Cher M. Morel, vous semblez démarrer au quart de tour... Rassurez-vous, le terme "Monsieur" n'est pas ici un terme de distance mais de respect (pour vous avoir croisé à Roncq, avoir lu ensuite "l'horreur pédagogique"et vous avoir écouté attentivement dans le documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade").
Nous ne sommes effectivement pas de la même génération, voyez donc le "Monsieur" comme une marque de déférence et puisque vous y faites allusion, lorsque je croise JPB, je le vouvoie et l'appelle "M. Brighelli", cela ne semble pas le gêner plus que cela.
Par ailleurs, vous appeler juste "Morel" ne me convient pas. Pour moi, ce serait comme désigner un objet... bref, Je demande l'arbitrage de Bongo pour résoudre ce conflit.
Ecrit par : Manu | 29 décembre 2008
Bongo a douze ans, bien trop jeune pour savoir de quoi je parle. Mais il n'y a pas de quoi fouetter un chat avec cette histoire de "môssieu". C'est juste un truc de génération. De mon temps, les profs nous appelaient "Monsieur" dès la sixième quand ils s'adressaient à nous en particulier, et ils employaient le nom de famille tout court quand ils s'agissait de nous désigner. Entre élèves, en récré, au foot, au hand etc. l'usage du nom de famille seul était la règle : "Morel, tu la passes cette balle !"
Je n'ai jamais pu m'habituer par la suite ni à m'entendre dire par mes élèves "monsieur Morel' au lieu de "monsieur" tout court ni à les appeler par leur prénom.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
Personnellement, je préfère le prénom, mais bon, chacun son truc...
Marylise, ça a dû effectivement être très dur, pour que vous nous envoyiez le message trois fois... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008
"Suite du précédent : coanimer (sans le trait d'union !).
J'ai souvent donné dans le bénévolat, notamment pour animer des ateliers d'écriture, je ne le ferais plus aujourd'hui."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Ah, le bénévolat... Je crois que quand on est à peu près normalement constitué, à partir d'un certain âge, ou d'un certain nombre d'années de pratique, il est difficile de bien le vivre si on n'en édicte pas soi-même les règles.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008
@ m'sieur Sibille
"Personnellement, je préfère le prénom, mais bon, chacun son truc..."
Ouais ; et quand vous avez trois Magali et quatre Éric dans la même classe, vous faites comment ? Et je ne vous dis pas dans une partie de rugby !
Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
Encadrer quoi? Notre Sarko national ne va faire que ponctionner les classes moyennes pour éponger ce qu'il peut.
Ecrit par : Sanseverina | 30 décembre 2008
Très juste. Les classes moyennes sont autant de vaches à lait qu'on ne se prive pas de traire. D'où leur précarisation financière qui ne cesse de s'aggraver. Cette spoliation endémique est désastreuse car elle décourage les forces vives, c'est-à-dire celles qui assurent la cohésion sociale et le lien entre la France dite du bas et celle prétendue du haut. Dans ce pays, la politique fiscale est une véritable pathologie. L'Etat ponctionne de plus en plus et assure de moins en moins. Mais où va tout cet argent ?
Ecrit par : Magister | 30 décembre 2008
Moi aussi, je préfère le prénom ...
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
Sans compter que pour remettre de l'état dans tout ça, il faut des fonctionnaires...
Là je crois bien que tout est dit.
Je m'en vais comme un prince.
Juste une dernière réponse @ Marilyse Leroux:
Péchin, on a le droit d'être des don Quichotte, non ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Ma réponse: Non.
Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008
En primaire, il vaut nettement mieux utiliser le prénom, suivi du nom de famille, en cas de vague de Théo, de Valentin, d'Emma ou de Manon.
Et dans l'ordre énoncé ci-dessus. Pour preuve, cette anecdote de début de carrière.
J'étais "décharge du directeur" dans une école à 8 classes, plus un CP d'adaptation (c'était une GS-bis qui regroupait 8 à 10 élèves en délicatesse avec les apprentissages).
Le lundi après-midi à partir de 3 heures, l'école fonctionnait en ateliers décloisonnés de travail manuel. Le directeur, pas fou, avait choisi le lundi, jour où il était déchargé et m'avait collé d'autorité l'atelier pour lequel il s'était inscrit au planning. C'était un atelier fabrication de marionnette à fil pour lequel je bénéficiais de l'aide d'une maman d'élève qui savait exactement ce qu'il y avait à faire.
En début de séance, nous devions faire l'appel puisque les élèves arrivaient d'un peu tous les coins de l'école et risquaient de s'être perdus en route.
Je lis donc lentement la liste que l'on m'avait donnée et les gamins répondent tous "présent" jusqu'au dernier nom :
"Tardieu Olivier ?
Rien.
- Tardieu Olivier n'est pas là ?
Rien .
- Y a-t-il quelqu'un de la même classe que Tardieu Olivier ?
Rien.
- Bon, ça ne fait rien. Il doit être malade. Je vais donc vous montrer ce que nous allons faire..."
A ce moment-là, gros sanglots dans un coin de la classe. La mère d'élève et moi-même nous précipitons vers un petit bonhomme du CP d'adaptation en pleurs, l'air complètement perdu.
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Tu m'as pas appelé et la maîtresse, elle a dit que je devais aller dans la classe de Monsieur F. (le directeur que je déchargeais)
- Ce n'est pas très grave. Dis-moi ton nom, je demanderai à Monsieur F. dans quelle classe tu dois aller.
- Je m'appelle Olivier Tardieu !
Ecrit par : catmano | 30 décembre 2008
Valence, antenne de l'Université Stendhal de Grenoble, pour la première année. Lettres Modernes et Arts du Spectacle.
Ecrit par : dobolino | 29 décembre 2008
Je la connais, jolie petite fac grise (métal et verre) (inconvénients et avantages des antennes...), à côté du Multiplexe de Valence (et de quelques bars!); avec la donation Jaccottet et son fonds de poésie.
Ecrit par : Pendariès | 29 décembre 2008
Pourriez-vous développer sur ce " avantages et inconvénients des antennes " qui m'intéresse autant à titre personnel que dans le cadre général de notre débat sur l'entrée dans l'enseignement supérieur ?
Il m'a semblé que pour une année L1, une toute petite fac dans une petite préfecture, mais antenne d'une grande fac, était plus adaptée à un rural profond, peu habitué à l'effervescence des grands villes, qu'un immense campus où il trouverait à boire et à manger plus que nécessaire à son envergure encore mal déployée.
D'autant plus que Valence est une ville plutôt bien placée, à égale et très tolérable distance par TER de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne ( je signale Saint Etienne en raison du projet Art Dramatique ) et que la Région Rhône-Alpes fait un pont d'or SNCF à ses étudiants qui peuvent à vil prix transiter par TER d'une à l'autre ville moyennant un abonnement annuel dérisoire.
Le seul souci, à Valence, sur le plan matériel, c'est que cette ville n'a pas de chambres universitaires en Cité U mais uniquement du logement en "Résidence universitaire".
Bon, je me suis pensé que le minot s'adapterait mieux à la fac dans une structure à dimensions humaines, même si les ressources culturelles de la ville étaient moindres..
A dix-huit ans, je me croyais "maître de moi comme de l'univers " mais, maintenant que j'aborde la cinquantaine, je trouve qu'on n'est pas vraiment opérationnel à c't'âge tendre !
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
Monsieur JPB, quand je lis malheureusement sous votre plume que le budget de l'éducation nationale est considérable, ce que l'on peut traduire par une part trop importante en % du budget de l'Etat, cela me fait toujours hurler!!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 25 décembre 2008
Oui, on finirait par croire qu'il est bien réac ce JPB finalement...
Quels mauvaises langues tout de même!!!
Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008
Oups!
Quelles mauvaises langues, bien sür
Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008
Oups!
Quelles mauvaises langues, bien sür
Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008
Oups !!!!!
Bien sûr ! Sû r
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
intéressant :-(
Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008
Ce n'est plus une école, c'est un asile de dingues ! Charmeux normalienne ? C'est l'hystérie faite norme. Quand je pense qu'ils ont refusé Allègre... il avait pourtant le profil. Ou peut-être trop...
Ecrit par : Manu | 30 décembre 2008
- - - - - - -
Qu'allez-vous chercher, mon cher Manu ?
M. Allègre n'avait pas la pointure, c'est aussi simple que ça.
Du reste, son échec à l'entrée à l'École normale supérieure ne l'empêchait nullement de se présenter à l'agrégation une fois les diplômes requis pour l'inscription à ce concours : la maîtrise, à partir de 1968 ; la licence d'enseignement et le diplôme d'études supérieures avant 1968. En sciences, la licence d'enseignement comportait, outre la propédeutique obtenue lors de la première année, cinq certificats de licence imposés - dans chaque discipline donnée, maths, phys, chim, sc. nat. - et un sixieme certificat scientifique au choix.
Ce que je suppose c'est que M. Allègre n'est pas agrégé. Ce que j'ignore, c'est s'il s'est présenté à l'agrégation et s'il a été ou non admissible aux épreuves orales. Ce que je sais, enfin, c'est qu'il n'aime pas les agrégés. Comme je ne pense pas qu'il se haïsse, je tends à en inférer que ce que je suppose est vrai.
Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
Moi aussi, je préfère le prénom ...
Ecrit par : dobolino | 30 décembre 2008
M'étonne pas. L'usage des prénoms dans le secondaire - le primaire c'est autre chose - s'est répandu avec la mixité. Ce doit être un truc plus ou moins maternel sans doute.
Bon, là j'ai donné un paquet de verges pour me faire battre ; alors que l'on ne se gêne pas !
GM :-)))
Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
SVP, chers amis, j'ai pendant quelques instants été interloqué par l'utilisation des majuscules "FP".
Ces deux lettres désignent deux personnes : l'une signe ses messages par ces deux lettres, mais on lit au-dessous :
"Ecrit par : Péchin "
Il s'agit d'un homme, professeur de français, m'a-t-il semblé ;
l'autre est votre serviteur, qui ne signe pas mais dont les messages s'achèvent par :
"Ecrit par : Francis Penin"
Je précise que je suis professeur de sciences physiques honoraire.
JPB me répond en utilisant mes initiales. Cela pourrait prêter à confusion.
Amicalement à vous tous.
Bonne fin d'année.
Fr. Pe.
P.-S. : demain, 31 décembre, peut-être regarderai-je France 2 de 20 heures à 20 heures trente ; peut-être irai-je jusqu'à écouter en même temps. Cela dépendra de mon humeur. Il y a un an, je n'ai pas regardé, mais c'est parce que j'étais en Angleterre. Ai-je manqué quelque chose de formidable ?
Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
Bon, là j'ai donné un paquet de verges pour me faire battre ; alors que l'on ne se gêne pas !
GM :-)))
Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
Pim ! Poum ! Baffe! Rebaffe !
Vieux réac passéiste !
Oh ! Puis ... J'ai la flemme ! Ça fait trente ou quarante ans qu'on le leur rabache et ils n'ont toujours pas compris ! Sont bouchés à l'émeri, ces pauvres garçons !
Qu'ils retournent à la chaude fraternité des vestiaires !
On finira toutes gouines, éventuellement à notre corps défendant, et, après, ils pleurnicheront, ces bébés à maman !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
P.-S. : demain, 31 décembre, peut-être regarderai-je France 2 de 20 heures à 20 heures trente ; peut-être irai-je jusqu'à écouter en même temps.
Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
Vous êtes certain que vous n'avez rien de mieux à faire ?
Pour ma part, il faudra qu'on m'y oblige .
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Je vous laisse responsable de vos mots que je trouve particulièrement offensants et déplacés.
Suis-je donc le seul à relever?
Ca en dit long sur les personnes qui fréquentent ce blog.
Ecrit par : Péchin | 30 décembre 2008
Le responsable vous emmerde et mes "mots déplacés" valent largement les vôtres (voir par exemple le sobriquet lamentable avec lequel vous avez qualifié JPB d'entrée).
Vous ne vous plaisez pas sur ce blog parce que nous remmettons -plutôt gentiment jusqu'ici - en cause votre ton hautain, votre psychologie de comptoir et votre omniscience prétendue et affichée. Le fait que vous alliez distiller ailleurs vos 4 vérités est une bonne nouvelle. Personne ne vous regrettera ici. Salut Machin.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Ce que je suppose c'est que M. Allègre n'est pas agrégé. Ce que j'ignore, c'est s'il s'est présenté à l'agrégation et s'il a été ou non admissible aux épreuves orales.
Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Ca consistait en quoi, Manu? Simplement les jurys?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 décembre 2008
Ben...oui Christophe. Jury au bac pour les épreuves orales de l'option musique, quoi. Rien que de trés banal.
Qu' y a-t-il d'autre, d'ailleurs ?
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
J'ai eu le même genre d'infos ! Pas de preuves non plus !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
@ Dobolino :
1 caisse de mousseux et une photo dédicacée de JPB au premier qui nous les apporte !
Blague à part, soit il s'agit d'une légende urbaine, soit il y a baleine sous gravier, comme on dit.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
"M'étonne pas. L'usage des prénoms dans le secondaire - le primaire c'est autre chose - s'est répandu avec la mixité. Ce doit être un truc plus ou moins maternel sans doute."
Ah, ça doit être pour ça que je suis pour les prénoms aussi. Et pour la mixité, ça va sans dire.
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Accrrrrrroooocheeeeeez vouuuuuuuuus !
C'est comme ça qu'on enseigne la grammaire à Créteil :
http://www.ac-creteil.fr/lettres/grammaire_ipr2007.pdf
Vous remarquerez comment on fait patiemment découvrir la notion d'attribut du sujet...
Bon courage !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Henri Plagnol est officiellement décrit là :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Plagnol
Il est actuellement le maire de Saint-Maur des fossés, la commune qui a la palme de France pour être celle qui a le plus petit pourcentage de logements sociaux...!
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
C'est l'ombre de Jean-Louis Beaumont - qu'il a remplacé en tant que député puis en tant que maire - et de Jean-Paul Delevoye dont il fut secrétaire d'Etat sous Raffarin.
Avec des figures tutélaiers comme Beaumont et Delevoye, il ne pouvait que mal tourner. Il était UDF jusqu'en 2002 puis il est passé à l'UMP, et il obtient généralement un (très) bon report des voix du FN lors des seconds tours. C'était l'un des plus vigoureux opposants au Pacs (on l'entend tout le temps lors des débats de 98/99), mais c'est un des seuls à n'avoir commis aucun écart de langage à l'époque, malgré des arguments franchements dégueulasses, mais toujours très poliment amenés.
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Noms et prénoms, prénoms et noms…
D'abord, je confirme ce que disait Morel plus haut : dans les années 60, nous nous appelions entre nous par nos noms de famille, et les profs itou. J'ai gardé un ami (un vrai, un rare) de cette époque, que j'appelle toujours par son nom.
En début de carrière, j'ai donc appelé les élèves ainsi. Protestations nombreuses (en collège) de gosses qui apparemment avaient été habitués à être appelés, en Primaire, par leurs prénoms.
Puis j'ai oscillé. parfois, même en HKH, j'utilise le prénom — mais c'est en général parce que je veux mettre dans ma phrase une intention un tout petit peu plus personnelle. Et comme on a des invasions de prénoms identiques, c'est parfois compliqué.
Déjà que je mets de smois à les identifier…
Dernier point : il y a des régions (Languedoc) où les élèves, comme d'ailleurs leurs parents, se présentent en articulant, dans l'ordre, Nom et Prénom. J'ai toujours trouvé ça bizarre — l'influence des formulaires administratifs ? J'ai expliqué dix fois à mes loupiots que Sean Connery ni Daniel Craig ne disent : "My name is Bond. Bond James…" — rien à faire. Qu'en est-il dans le Perche, Guy — et ailleurs ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
Information destinée à ceux que cela intéresse : le troisième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce” est publié sur mon site :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/30/3001-odyssee-de-lespece%E2%80%A6-troisieme-chapitre/
Ecrit par : Roger Felts | 31 décembre 2008
« La mélancolie “historique” est bien la dernière dont j’eusse cru, enfant, que je puisse être un jour affecté. Eussé-je vécu dans un pays heureux, dans un pays vivant une phase heureuse de son histoire, je ne m’en fusse probablement même pas aperçu, je n’eusse pas songé à m’en réjouir. Je me serais dit que les destins individuels sont tout ce qui compte, que l’important est de faire sa vie en y mettant autant de talent et d’énergie qu’on le peut, que la tâche essentielle est de construire son bonheur individuel ou à tout le moins son destin. De même, je n’eusse probablement même pas songé à être français. Ce n’est pas ma pente naturelle. Je suis aussi peu chauvin qu’il est possible, j’aime autant ou plus les arts, les cultures et les paysages d’autres nations que ceux de la mienne et, si un choix objectif m’avait été offert, j’eusse sans douté préféré être anglais, ou écossais, les tempérament nationaux d’outre-Manche, si différents qu’ils soient l’un de l’autre, me semblant mieux accordés au mien que celui de cette rive-ci. N’empêche : qu’on prétende m’empêcher d’être français, ou qu’on veuille me forcer à l’être d’une façon aussi totalement déculturée, affadie, désolante que celle qui a cours aujourd’hui parmi nous, cela m’a donné le goût et la conscience de l’être vraiment, ne serait-ce que par dignité, ou par esprit de contradiction, ce qui est souvent la même chose. Et ce goût ne pouvait être qu’un goût mélancolique, cette conscience une conscience malheureuse. Comme l’amour des paysages et l’amour de la langue, l’amour de la France, aujourd’hui, ne saurait être qu’une longue tristesse. Être citoyen d’un pays qui meurt, et qui meurt aussi salement, aussi bêtement, aussi bassement, je ne sais pas comment on pourrait ne pas en souffrir.
« Des deux catastrophes qui se sont abattues en même temps sur mon pays, l’effondrement de sa culture par l’effet de l’égalitarisme social, du prétendu “enseignement de masse” et de la dictature de la petite bourgeoisie, et d’autre part la dissolution d’un peuple au profit d’un autre ou de plusieurs autres, sur le territoire national, je ne sais pas laquelle m’affecte davantage. À la vérité elles ne sont guère séparables. L’une était la condition de l’autre. L’autre était seule à même de parachever l’une. »
Renaud Camus
Ecrit par : RC | 31 décembre 2008
Accrrrrrroooocheeeeeez vouuuuuuuuus !
C'est comme ça qu'on enseigne la grammaire à Créteil :
http://www.ac-creteil.fr/lettres/grammaire_ipr2007.pdf
Vous remarquerez comment on fait patiemment découvrir la notion d'attribut du sujet...
Bon courage !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Merci pour ce lien. C'est consternant.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
"- Ce n'est pas très grave. Dis-moi ton nom, je demanderai à Monsieur F. dans quelle classe tu dois aller.
- Je m'appelle Olivier Tardieu !"
Ecrit par : catmano | 30 décembre 2008
Alors là, prénom ou nom de famille, après tout, pourquoi pas, mais appeler quelqu'un en disant son nom de famille avant son prénom... Pauvre gosse...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
"Ben...oui Christophe. Jury au bac pour les épreuves orales de l'option musique, quoi. Rien que de trés banal.
Qu' y a-t-il d'autre, d'ailleurs ?"
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Je ne sais pas, je pensais à des journées de préparation quelconques.
J'ai eu en charge, (payées en HSE, :-( ), les heures d'option d'un des deux lycées de la ville dans laquelle j'habite pendant huit ans. Je n'ai jamais été convoqué pour les épreuves, (qui, pourtant, se passaient de manière académique). Vraisemblablement, incompatibilité d'humeur entre l'IPR et l'IUFM. Mais peut-être également parce que j'avais très poliment refusé qu'on m'impose la surveillance d'une des épreuves du bac, (je me suis fait avoir une fois. Pas deux.)
Ceci-dit, je ne m'en suis jamais plaint, (de ne pas être convoqué pour faire passer l'épreuve d'option facultative).
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Puis j'ai oscillé. parfois, même en HKH, j'utilise le prénom — mais c'est en général parce que je veux mettre dans ma phrase une intention un tout petit peu plus personnelle. Et comme on a des invasions de prénoms identiques, c'est parfois compliqué.
Déjà que je mets des mois à les identifier…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
Ah, le regard, Jean-Paul, le regard... On ne dira jamais assez l'importance du regard dans ce qu'on appelle "l'autorité". Et ça se travaille!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
"l'épreuve d'option facultative".
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Pardon pour ce pléonasme; l'épreuve d'option légère.
Je ne regarderai pas non plus Sarko ce soir!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Vous remarquerez comment on fait patiemment découvrir la notion d'attribut du sujet...
Bon courage !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Merci pour ce lien. C'est consternant.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
J'y reviens. Consternant certes, mais aussi très instructif sur ce que les IPR attendent de l'école primaire, c'est-à-dire pas grand chose, et sur leur propre ignorance en matière d'enseignement grammatical.
Ne semblent-ils pas en effet considérer comme normal que des élèves de sixième ne sachent pas reconnaître le verbe dans une phrase simple ? Et ne proposent-ils pas, au lieu de s'appuyer sur la compréhension de l'idée du verbe, des critères d'identification purement formels, en l'occurrence les variations de terminaison ?
Sinistre sottise.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
Ah, le regard, Jean-Paul, le regard... On ne dira jamais assez l'importance du regard dans ce qu'on appelle "l'autorité". Et ça se travaille!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Ben ça c'est vrai : un "T'as d'beaux yeux tu sais !", et on emballe !
GM :-)))))
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
@ MIXITÉ
Des repères chronologiques à
http://www.penelopes.org/archives/pages/beijing/textes/access8.htm
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
"- Ce n'est pas très grave. Dis-moi ton nom, je demanderai à Monsieur F. dans quelle classe tu dois aller.
- Je m'appelle Olivier Tardieu !"
Ecrit par : catmano | 30 décembre 2008
Alors là, prénom ou nom de famille, après tout, pourquoi pas, mais appeler quelqu'un en disant son nom de famille avant son prénom... Pauvre gosse...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
M'enfin ! Mettez-vous un peu à ma place. Vous arrivez dans une salle de classe avec une grosse vingtaine de gamins que vous ne connaissez pas. On vous fournit une liste de noms rangés par ordre alphabétique, noms de famille en tête, bien sûr.
Votre mission, si vous l'acceptez, est de démarrer au plus vite la construction de cette fichue marionnette à fil que l'on vous a présentée cinq minutes avant le début de l'atelier, après avoir fait l'appel pour vérifier qu'aucun des mouflets ne s'est égaré dans les couloirs.
Que faites-vous ? Vous vous amusez à intervertir les facteurs noms et prénoms ou, comme moi, vous lisez bêtement ce que vous avez sous les yeux en demandant aux gamins de répondre à l'appel de leur nom ?
Il est bien entendu que, dès la deuxième séance d'atelier, je reconnaissais à peu près les élèves et n'avais plus vraiment besoin de la liste pour les appeler par leurs prénoms.
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
Henri Plagnol est officiellement décrit là :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Plagnol
Il est actuellement le maire de Saint-Maur des fossés, la commune qui a la palme de France pour être celle qui a le plus petit pourcentage de logements sociaux...!
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Henri Plagnol fait aussi partie des 43 députés ayant signé un projet de loi visant à interdire la corrida en France. Echec assuré après le résultat des Rencontres "Animal et Société" organisées par le Ministère de l'Agriculture. Cela fait plaisir de constater que certains se soucient davantage du sort des taureaux de combat que de celui des pauvres, des immigrés et des mal-logés.
Bonne année à toutes et à tous. Et espérons - sans y croire - que l'année qui vient soit aussi favorable à l'école qu'à la corrida. Deux corridas de plus programmées pour 2009, une à Istres et l'autre à Beaucaire. Mais combien de profs en moins?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008
Bonne année 2009 ! On prend les mêmes et on recommence :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?act=attach&type=post&id=53970
Yeaah !
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
Cela fait plaisir de constater que certains se soucient davantage du sort des taureaux de combat que de celui des pauvres, des immigrés et des mal-logés.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/13/01016-20081213ARTFIG00745-enquete-sur-le-financement-des-nouvelles-mosquees-.php
Ecrit par : ah bon ? | 31 décembre 2008
La machine est devenue intelligente ! Le code que l'on m'a demandé pour la lettre ouverte de Meirieu contenait les signes suivants : 35hTPE ! Si, si.
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
Ah bon? me renvoie de façon énigmatique à un article du Figaro sur le financement des mosquées. Je le (ou la) renvoie à mon tour à la gravure numéro 3 de la Tauromachie de Goya : "Les Mores établis en Espagne, renonçant aux superstitions de leur Coran, adoptent cet art et luttent contre un taureau dans les champs". Pour ce qui est de la France aujourd'hui, je me contenterai d'évoquer le jeune torero arlésien, Mehdi Savalli, d'origine maroco-sicilienne.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008
Faut pas m'en vouloir pour cet excursus. Revenu sur le blog après un crash informatique, je parle corrida pour ne pas parler d'une école qui me fait plus mal que les piques à un taureau brave. Je suis bien plus sceptique que JPB ou Jeremy sur la confiance qu'on peut encore déposer en Xavier Darcos. Tout ce qui se passe me confirme dans l'idée que j'avais soutenue il y a trois ans déjà au moment du vote de la loi-Fillon : nous nous hâtons lentement vers une société sans école.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008
@ Francis Pénin.
Nous avons pratiquement les mêmes noms et prénoms.
@ Manu... un nerveux donc.
Le responsable vous emmerde et mes "mots déplacés" valent largement les vôtres (voir par exemple le sobriquet lamentable avec lequel vous avez qualifié JPB d'entrée).
---> Pauvre petit JPB. On a mal pour lui là.
Ce sobriquet, comme vous dites, a une histoire. C'est du vécu!
Oral du Capes. Quand tu rentres, tu vois que ça! Ca te saute à la figure. La nuit suivante, dans notre bonne ville de Tours, hôtel miteux, bagarres de clochards, 3/4 heures du matin, réveil en sursaut, sueurs froides, cauchemars, cris: "Non pas la moustache!".
Vous ne vous plaisez pas sur ce blog parce que nous remmettons -plutôt gentiment jusqu'ici - en cause votre ton hautain, votre psychologie de comptoir et votre omniscience prétendue et affichée. Le fait que vous alliez distiller ailleurs vos 4 vérités est une bonne nouvelle. Personne ne vous regrettera ici. Salut Machin.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
----> Pour toi, ce sera "MONSIEUR" Machin.
Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008
Pedro, vous savez ce que vous faites !!! en parlant de corrida ;))
Pourquoi pas un débat sur la réouverture des arènes de Toulouse (15 000 places) qui ont été transformées en lycée (seulement 1 000 zaprenans) ?
Ecrit par : Pierre LaRiba | 31 décembre 2008
D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
J'ai eu le même genre d'infos ! Pas de preuves non plus !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
@ Dobolino :
1 caisse de mousseux et une photo dédicacée de JPB au premier qui nous les apporte !
Blague à part, soit il s'agit d'une légende urbaine, soit il y a baleine sous gravier, comme on dit.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Faut demander à Catmano de téléphoner à son papa qui fait partie des commères de l'Université française. Il a certainement des preuves tangibles !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Je viens de recevoir l'album "Danger école" de Jack et j'ai bien ri en le lisant. C'est plus vrai que nature. Pour vous le procurer, allez sur son blog.
Mille excuses pour le "tres repetita". Une erreur de manip !
Ecrit par : Marilyse Leroux | 31 décembre 2008
Faut demander à Catmano de téléphoner à son papa qui fait partie des commères de l'Université française. Il a certainement des preuves tangibles !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Le problème, c'est qu'il a déjà dû me le raconter et que j'ai oublié.
Je me rappelle la 6° à Marcellin Berthelot avec le papa proviseur, du moins il me semble, qui bataillait pour obtenir qu'on fasse passer le petit bonhomme en 5° malgré ses résultats déplorables, mais après, j'ai décroché.
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
Au fait, pour la photo dédicacée de JPB (avec la caisse de mousseux en prime), une légende rurale ferait-elle l'affaire ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 31 décembre 2008
Je ne sais qui a l'air de se plaindre…
Je suis désagréable à l'oral du CAPES ? Moi qui croyais être très professionnel…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
"Je suis désagréable à l'oral du CAPES ? Moi qui croyais être très professionnel…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
Ah bon? Ce n'est pas synonyme? ;-)
Jean-Paul, vous êtes capable d'être désagréable à la perfection! Mais vous avez progressé, à mon avis, en ce sens où, depuis quelque temps, vous êtes parfaitement capable de ne PAS l'être!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Ah, le regard, Jean-Paul, le regard... On ne dira jamais assez l'importance du regard dans ce qu'on appelle "l'autorité". Et ça se travaille!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
"Ben ça c'est vrai : un "T'as d'beaux yeux tu sais !", et on emballe !
GM :-)))))"
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
Damned... I'm demasqued.... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
"Henri Plagnol fait aussi partie des 43 députés ayant signé un projet de loi visant à interdire la corrida en France."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008
Mince, j'aurais tellement aimé ne pas avoir de raison de ne pas détester ce type... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
"Il est bien entendu que, dès la deuxième séance d'atelier, je reconnaissais à peu près les élèves et n'avais plus vraiment besoin de la liste pour les appeler par leurs prénoms."
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
Oui, j'en suis absolument persuadé, et c'est bien là l'essentiel.
Mais c'est moins simple pour certains collègues de collège, qui ont vingt classes!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Le plus dur, c'est de se faire payer par les IUFM ou le rectorat si on a assuré une vacation quelconque. Je crois bien ne jamais avoir été payée pour certains stages qu'on m'a demandé de co-animer, il y a quelques années.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 30 décembre 2008
Vous n'allez pas vous fâcher si je vous fais part d'une expérience contraire... mais véridique....?
Après la naissance de mes jumeaux, j'ai repris à mi-temps.
Le premier mois m'a été payé en entier...
J'ai écrit à l'IA pour bien spécifier que je ne travaillais qu'à mi-temps.
A la fin du 2ème mois, j'ai encore reçu un plein salaire!!!
Je leur ai téléphoné pour mettre les points sur les i.
Ils ont rectifié mon dossier et m'ont conseillé de mettre le trop perçu sur un compte épargne afin de le tenir à disposition pour le jour où ils me le réclameraient.
Et bien, cet argent ne m'a jamais été réclamé ...
Ecrit par : Maminou | 31 décembre 2008
---> Pauvre petit JPB. On a mal pour lui là.
Ce sobriquet, comme vous dites, a une histoire. C'est du vécu!
Oral du Capes. Quand tu rentres, tu vois que ça! Ca te saute à la figure. La nuit suivante, dans notre bonne ville de Tours, hôtel miteux, bagarres de clochards, 3/4 heures du matin, réveil en sursaut, sueurs froides, cauchemars, cris: "Non pas la moustache!".
Vous ne vous plaisez pas sur ce blog parce que nous remmettons -plutôt gentiment jusqu'ici - en cause votre ton hautain, votre psychologie de comptoir et votre omniscience prétendue et affichée. Le fait que vous alliez distiller ailleurs vos 4 vérités est une bonne nouvelle. Personne ne vous regrettera ici. Salut Machin.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
----> Pour toi, ce sera "MONSIEUR" Machin.
Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008
J'ignorais que "JPB" était une insulte. Passionante, votre vie avec les clochards : tout un symbole de l'idéal et donc de l'idéologie que vous étalez ici (cf. vos propos comme quoi l'école de la République c'est foutu et tant mieux, etc.). Même si entre deux bagarres avec eux vous avez le temps de venir sur ce forum, vous pouvez éviter le tutoiement, pour le coup réellement déplacé.
Quant au fait que vous ayiez paradoxalement tendance à vous prendre pour Dieu, je doute que vous trouviez beaucoup d'adeptes pour votre culte sur ce forum. Vous n'entrez pas en territoire conquis : la cuistrerie n'ouvre pas toutes les portes.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
"Même si entre deux bagarres avec eux vous avez le temps de venir sur ce forum, vous pouvez éviter le tutoiement, pour le coup réellement déplacé."
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
"Sur ce coup-là", je suis en total accord avec mon collègue! Jusqu'à maintenant, je crois bien qu'il n'y a que Toto qui se le permettait, (le tutoiement), c'est une sacrée référence!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/28/01016-20081228ARTFIG00088-nouvelle-provocation-de-dieudonne-.php
... / ...
Bongo a douze ans, bien trop jeune pour savoir de quoi je parle. Mais il n'y a pas de quoi fouetter un chat ...
Ecrit par : guy morel | 30 décembre 2008
Bienheureux Bongo !
Ce ne sont pas tant les propos de Dieudonné et Faurisson qui me choquent que les ovations du public hystérisé ...
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
"Je suis désagréable à l'oral du CAPES ? Moi qui croyais être très professionnel…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
Apparemment, ce serait votre moustache, M. Brighelli, d'après un certain cuistre. Je cite :
"Oral du Capes. Quand tu rentres, tu vois que ça! Ca te saute à la figure."
Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008
On sent bien le mec concentré sur ses études et sur le sujet qu'il aura à développer devant le jury. Bonjour la vulgarité. Dites-moi, M. Brighellli, vous avez refilé le Capes à cette chose ? Je comprends mieux la raison pour laquelle vous avez dit une fois à propos de ce jury de Capes quelque chose comme "il y a des candidats dont je ne souhaiterais pas qu'ils deviennent de futurs professeurs auquels je confierais mes enfants".
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
"Sur ce coup-là", je suis en total accord avec mon collègue! Jusqu'à maintenant, je crois bien qu'il n'y a que Toto qui se le permettait, (le tutoiement), c'est une sacrée référence!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Merci pour votre soutien, Christophe, d'autant plus que je me souviens trés bien avoir dérapé une fois avec vous sur le sujet. Je n'avais néanmoins pas dérapé jusqu'au bout puisque je m'étais excusé platement.
Ce qui n'exclut pas, naturellement le tutoiement entres personnes qui se connaissent dans le civil et s'apprécient. Quand à Toto, s'il se "contentait" du tutoiement... vous êtes bien placé pour savoir qu'il va souvent beaucoup plus loin, hélas...
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Et bien, cet argent ne m'a jamais été réclamé ...
Ecrit par : Maminou | 31 décembre 2008
Boah !! Pffff !
J'en connais une qui a fait l'Ecole Normale puis Normale Sup', dûment défrayée par la République, et qui a laissé tomber tout ça pour élever ses enfants sans jamais exercer le professorat et sans que l'Etat, jamais, ne s'inquiète de sa défection à son engagement.
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Faut demander à Catmano de téléphoner à son papa qui fait partie des commères de l'Université française. Il a certainement des preuves tangibles !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Le problème, c'est qu'il a déjà dû me le raconter et que j'ai oublié.
Je me rappelle la 6° à Marcellin Berthelot avec le papa proviseur, du moins il me semble, qui bataillait pour obtenir qu'on fasse passer le petit bonhomme en 5° malgré ses résultats déplorables, mais après, j'ai décroché.
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
Ben, redemande ! Il se fera un plaisir de te redire la totale ! Après, tu nous raconteras !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
"Ce sobriquet, comme vous dites[...]"
Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008
Oui, comme je dis, oui... L'école de la République n'est peut-être pas tout à fait morte et sur ce forum nous avons encore le droit de nous exprimer correctement malgré les railleries des cuistres en voie de clochardisation.
* SOBRIQUET, subst. masc.
SOBRIQUET, subst. masc.
Surnom familier que l'on donne à une personne avec une intention moqueuse ou plaisante, faisant référence à des particularités physiques ou à des traits de caractère de cette personne, à son origine sociale ou géographique, à son métier, à une anecdote de sa vie ou encore formé sur un jeu de mots.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Claude Allègre sur Wikipedia:
Jeunesse [modifier]
La famille Allègre est originaire du village de Ceilhes dans l'Hérault. Claude Allègre est le fils d'une institutrice et d'un professeur agrégé de physique-chimie[1]. À l'adolescence il se lie avec Lionel Jospin, au côté duquel il réside à la cité universitaire Jean Zay d’Antony. Il est resté depuis lors ami fidèle et soutien politique de ce dernier.
À l'issue de ses études universitaires, il obtient un doctorat en sciences physiques[réf. nécessaire].
Si on clique sur ce dernier item, soit [ref. nécessaires ] , on obtient ça:
" Vous êtes arrivé sur cette page en suivant un lien du type : ééé[réf. nécessaire].
Cette mention est placée dans un article par le code {{référence nécessaire}} ou {{refnec}} après une information sujette à caution, dont le rédacteur n'a pas cité ses sources, alors qu'il est fortement recommandé de le faire.
Cela inclut :
une affirmation qui peut apparaître à certains comme douteuse, incertaine ou fausse ;
un passage évasif, une analyse qui semble personnelle, une opinion ou une citation non attribuées.
L'auteur de cette information, ou tout autre personne en mesure de le faire (y compris vous), est invité à la compléter en indiquant ses sources et en ajoutant des références de qualité permettant d'améliorer sa vérifiabilité.
En attendant que ce problème soit réglé, les lecteurs sont invités à considérer cette information avec précaution. "
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Ben, redemande ! Il se fera un plaisir de te redire la totale ! Après, tu nous raconteras !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Nous sommes un paquet à être amateur. Doobolino.
Ceci dit, faites gaffe que cela ne tourne pas au procès, ce forum étant public (surtout s'il n'y a pas de preuves).
En revanche, si cela est de notoriété publique (article dans un journal, par exemple), alors que Catmano ne se gêne pas.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Au pire des cas, on peut se le faire par mail privé, de l'un à l'autre !
A défaut de le publier sur le Web, on se paiera une bonne tranche de rigolade !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
En revanche, si cela est de notoriété publique (article dans un journal, par exemple), alors que Catmano ne se gêne pas.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
Bon. Demain matin, je téléphone pour présenter mes vœux de bonne année à mon paternel et je le lance sur le sujet.
On verra bien.
Au fait, on n'a qu'à demander à Jean, c'est lui le spécialiste des agrégés sur ce forum, après tout !
Ecrit par : catmano | 31 décembre 2008
http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Vieux réac passéiste !
Oh ! Puis ... J'ai la flemme ! Ça fait trente ou quarante ans qu'on le leur rabache et ils n'ont toujours pas compris ! Sont bouchés à l'émeri, ces pauvres garçons !
Qu'ils retournent à la chaude fraternité des vestiaires !
On finira toutes gouines, éventuellement à notre corps défendant, et, après, ils pleurnicheront, ces bébés à maman !
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
Dobolino, pour le coup, c'est pas des verges pour vous faire battre que tendez, mais un gourdin !
À une misandrie de corps de garde : elle est belle l'allusion à la "chaude fraternité des vestiaires", vous ajoutez la misogynie réputée sévir dans les mêmes corps : "on finira toutes gouines".
Comme si, du temps fort aristocratique où les écoles et lycées n'étaient pas mixtes, les garçons passaient leur temps à se manualiser mutuellement sous la douche et les filles itou de leur côté !
Quand j'ai raconté ça à Bongo, il a enchaîné trois roulades suivies d'un petit temps de galop pétaradant.
Faudrait voir à voir, comme on dit dans nos campagnes. Parce que la raison pour laquelle la mixité a été décrétée en 1957 pour être généralisée en 1975 me semble relever davantage de la recherche d'économies d'échelle que de préoccupations éducatives touchant à l'évolution des moeurs.
GM.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
@ D'ALLÈGRE À ANTIBI
Le cas d'Allègre semblant réglé, occupons-nous de celui d'Antibi.
Un matheux de mes amis, auquel on peut se fier, me murmure à l'oreille qu'on avait eu bien du mal pour dénicher des universitaires suffisamment complaisants pour accepter de siéger à son jury de thèse et fermer les yeux sur la faiblesse de ses travaux mathématiques.
Il semble bien qu'à l'Ed nat, en certaines circonstances et à l'égard de quelques privilégiés, on n'hésite pas à appliquer cette loi sociale bien connue selon laquelle plus on est léger plus on grimpe.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
"Henri Plagnol fait aussi partie des 43 députés ayant signé un projet de loi visant à interdire la corrida en France."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 décembre 2008
Mince, j'aurais tellement aimé ne pas avoir de raison de ne pas détester ce type... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Bah, renseignez-vous sur Beaumont, et détestez Beaumont : c'est son épigone.
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
La leçon sur l'attribut de l'Académie de Créteil est un modèle du genre : exactement ce qu'on nous demande de faire. On pourrait la refourguer en inspection ! Juste pour voir les commentaires.
Sinon, vous savez que ce n'est pas beau du tout de dire du mal de son prochain ! Je trouve que vous y allez "allègrement" ! Un peu d'aménité, les amis, en ces dernières heures de l'année. Pour un peu, vous lui enlèveriez tous ses attributs ...
Ecrit par : Marilyse Leroux | 31 décembre 2008
J'ignorais que "JPB" était une insulte.
---> Qui a dit ça? Mais maintenant que tu le dis... c'est pas mal: "JPB va!"... ça me plaît, je garde!
Passionante, votre vie avec les clochards : tout un symbole de l'idéal et donc de l'idéologie que vous étalez ici (cf. vos propos comme quoi l'école de la République c'est foutu et tant mieux, etc.). Même si entre deux bagarres avec eux vous avez le temps de venir sur ce forum, vous pouvez éviter le tutoiement, pour le coup réellement déplacé.
---> Excusez-moi, je fais des efforts pour me mettre à votre niveau... mais la terre est basse et votre pensée bien rase-motte.
Enfin, et puisque vous finissez par un rapprochement religieux des plus douteux, ne me jugez pas trop à mes fréquentations. Judas en avait de très bonnes.
Cher monsieur, le petit jeu que vous voulez absolument jouer et perdre n'amuse que vous.
Vous avez grosso modo assimilé les élèves à des singes... venant de vous, je prends le terme de cuistre comme un compliment.
Je crois qu'il est une dimension du personnage JPB qui vous échappe complètement. Vous parliez des noms... révisez votre comedia dell'arte.
Sa moustache lui sert au moins à ça: se marrer.
En vérité, je vous le dis, tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai pour que dans ce pays l'on puisse encore avoir le droit de ne pas la lui cirer!
Ecrit par : Péchin | 31 décembre 2008
Il semble bien qu'à l'Ed nat, en certaines circonstances et à l'égard de quelques privilégiés, on n'hésite pas à appliquer cette loi sociale bien connue selon laquelle plus on est léger plus on grimpe.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
Voilà un bel aphorisme pour cette fin d'année et qui, de surcroît, nous donne quelque idée sur les racines de la légèreté (à tous les sens péjoratifs du terme) qui flotte parfois dans les sphères bulleuses du pouvoir. Mais ne faisons pas mine de le découvrir car le népotisme est inhérent aux institutions car intrinsèque à la nature humaine. Et dans une raiepublique de copains-coquins, il ne faut pas non plus s'attendre à ce que la probité figure au fronton du temple. Liberté sans doute, sauf qu'il est permis de penser comme tout le monde ; égalité pour sûr, puisque tout finit par se valoir ; fraternité d'on ne sait plus quel père... (ce qui tenterait à expliquer le nombre des bâtards qui sont en train d'éclater l'héritage).
L'ennui, c'est d'être dirigé par ces esbroufeurs et, bien pire, de devoir leur rendre des comptes. On veut bien avec des compétents, mais pas avec des cons pédants, sauf votre respect.
L'esprit féodal se joue des régimes et des institutions ; il renaît des cendres de toutes les révolutions car il sait tourner avec la roue. Normal, l'esprit est par nature irréductible et s'incarne à volonté dans toute forme, un peu comme le liquide qui prend celle du contenant (enfin de son vide). Aucune révolution, sinon l'intérieure, ne peut retourner l'esprit. Aussi, l'Histoire, quel gâchis ! D'autant plus que "chaque génération s'imagine que le monde commence avec elle." (propos entendu un matin dans le métro et que l'anonyme avisé me permettra de reprendre à mon compte).
Ecrit par : Magister | 31 décembre 2008
Allez, bonne soirée à tous — et n'hésitez pas à faire des folies, on ne meurt qu'une fois.
On fait toute l'année, paraît-il, ce qu'on fait à minuit le 31 décembre. Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
En vérité, je vous le dis, tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai pour que dans ce pays l'on puisse encore avoir le droit de ne pas la lui cirer!
Ecrit par : Péchin
Ca c'est un projet de vie ambitieux et rebelle. Pôv Péchin.
Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
Ecrit par : brighelli
Veinard ! Bonne soirée, bonne nuit et surtout bonne année :-)
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Bonne année à tous !
Ecrit par : yann | 31 décembre 2008
Ca ferme à 18H3O là aussi, comme à Intermarché ?
Ecrit par : ça alors ! | 31 décembre 2008
"Bah, renseignez-vous sur Beaumont, et détestez Beaumont : c'est son épigone."
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Vous savez, j'ai habité à Saint-Maur pendant quinze ans, puis à la Varenne pendant trois ans, et je sais assez bien qui est Beaumont; une des raisons pour lesquelles j'ai peu d'estime pour l'autre, d'ailleurs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
"On fait toute l'année, paraît-il, ce qu'on fait à minuit le 31 décembre. Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 décembre 2008
Et comment s'appelle t-elle? Elle est bien roulée? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Ecrit par : Francis Penin | 30 décembre 2008
Vous êtes certain que vous n'avez rien de mieux à faire ?
Pour ma part, il faudra qu'on m'y oblige .
Ecrit par : dobolino | 31 décembre 2008
- - - -
Si, si, Dobolino, j'ai mieux à faire.
Bonne année !
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008
Ségolène Royal outragée :
http://www.dailymotion.com/video/x7vwxi_sgolne-dnude-bandeannonce-du-site-f_fun
Ecrit par : Pierre | 31 décembre 2008
D'après mes infos, il s'est bel et bien présenté à l'agrégation et n'a pas été reçu pour des raisons... délicates, mais je n'ai pas de preuve.
Ecrit par : Manu | 31 décembre 2008
- - - - -
Merci de cette information. Se pourrait-il qu'il n'ait pas été reçu pour des raisons autres que son insuffisance scientifique ? Pour des raisons politiques, par exemple, ou d'autres encore ? J'ai déjà entendu parler de choses de ce genre, mais cela m'a toujours étonné. Je croyais que les membres des jurys d'agrégation avaient tous un sens élevé de l'éthique.
Mais je sais que je suis un grand naïf. Inutile de me le dire par conséquent.
Tout de même, les épreuves écrites étant anonymes, je vois mal comment il a pu être injustement mal noté à ce stade du concours. Ensuite, aux épreuves orales, comment un jury collégial a-t-il pu défavoriser un candidat pour une raison autre qu'une insuffisance scientifique ? (J'ai été ainsi recalé par un jury de trois personnes en 1991 qui m'a mis 1/100 à une épreuve orale - leçon de chimie - où je ne me serais pas mis plus de 5/100, mais pas moins non plus, car il ne faut pas exagérer ma faiblesse en chimie, puisque j'avais eu 47/100 à l'épreuve écrite de chimie. J'ai tout de même été secoué. J'ai renoncé à me présenter à l'option avec chimie pour me présenter à l'option avec physique appliquée à la place de la chimie, le reste - la physique générale - étant commune aux deux options, et j'ai été reçu en 1995. Il y a des gens raisonnables aussi dans les jurys, dans certains d'entre eux en tout cas.)
Comme vous n'avez pas de preuves, mieux vaut sans doute n'en point dire davantage. Du reste, j'en sais assez. Vous confirmez ce que j'ai toujours pensé, à savoir qu'il n'était pas agrégé et qu'il en voulait à quelqu'un. Mais se venger ainsi sur les agrégés qui n'en peuvent mais (en leur soustrayant 17 % sur la rémunération des heures supplémentaires - pour ne rien dire de sa tentative, avortée, de démolition de la Société des agrégés de l'Université) n'est pas très élégant, ne trouvez-vous pas ?
Bonne année, Manu !
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008
Bonne année à tous !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 décembre 2008
Bonne année à tous aussi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 décembre 2008
Mes voeux :
http://www.acapela.tv/Winter-1-bbcc3d54a3c31
Ecrit par : Amélie | 31 décembre 2008
Merci, Amélie !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 décembre 2008
Allez, bonne soirée à tous — et n'hésitez pas à faire des folies, on ne meurt qu'une fois.
On fait toute l'année, paraît-il, ce qu'on fait à minuit le 31 décembre. Moi, je crois qu'à cette heure, je ferai de la pédagogie…
JPB
Ecrit par : brighelli
http://www.acapela.tv/good-old-times-bbcc703da96ac.html
Ecrit par : Amélie la coupe a débordé | 31 décembre 2008
"Je croyais que les membres des jurys d'agrégation avaient tous un sens élevé de l'éthique."
Hum hum !
J'en connais au moins un qui ne rentre pas dans la deuxième partie de la phrase.
Il y a autant de pourris et d'honnêtes gens au jury de l'agregation que dans la clientèle d'un magasin de chaussures, un groupe de lycéens en grève, une équipe de foot, une légion romaine ou un cabaret grec.
Sur ces bonnes paroles, bonne année 2009 !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
http://www.acapela.tv/Easter-1-bbcc832539c33
Ecrit par : Amélie | 31 décembre 2008
Ah non ! je ne laisserai pas dire du mal des cabarets grecs !
Ce procédé est bas et ignoble !
Puisque c'est comme ça, je m'en vais !
(Non, je déconne : bonne année à tous !)
Ecrit par : sanjuro | 31 décembre 2008
Jeremy, j'ai grand peur que vous ayez raison, mais laissez-nous rêver encore un peu !
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008
J'en connais au moins un qui ne rentre pas dans la deuxième partie de la phrase.
Sur ces bonnes paroles, bonne année 2009 !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
- - - - - -
Je ne vois pas bien ce que vous voulez dire...
Joyeux réveillon !
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008
Saperlotte d'année à tous...
pirouette de Saperlipopette
Ecrit par : Saperlipopette | 01 janvier 2009
Bloavezh mat ! comme on dit chez nous en Armorique.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009
Puisse 2009 nous libérer de tous les nuisants et imbéciles qui, hélas, ne manqueront pas de se manifester. Je leur souhaite une année pourrie et l'inverse aux autres. Cette discrimination-là est permise.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
Bloavezh mat ! comme on dit chez nous en Armorique.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009
- - - - - -
Bonne année, Marilyse !
Je suis né dans le Pas-de-Calais, près de Béthune, il y a tellement longtemps que je ne rappelle plus comment on dit en patois de là-bas "Bloavezh mat !" Quelque âme charitable de mon coin, mais plus jeune, traduira-t-elle ces mots en Ch'ti (ou en français) ?
Oui, et bonne année, Jean-Paul ! C'est que j'ai failli vous oublier, mais les dames qui fréquentent votre blog sont tellement attachantes !
Bonne année, Dobolino !
Bonne année à toutes les aimables dames qui s'expriment ici, (c'est-à-dire toutes) !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Puisse 2009 nous libérer de tous les nuisants et imbéciles qui, hélas, ne manqueront pas de se manifester. Je leur souhaite une année pourrie et l'inverse aux autres. Cette discrimination-là est permise.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
- - - - - - - -
Discrimination permise, oui, sans doute, mais est-elle réalisable ?
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
J'en connais au moins un qui ne rentre pas dans la deuxième partie de la phrase.
Sur ces bonnes paroles, bonne année 2009 !
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Je ne vois pas bien ce que vous voulez dire...
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008
Si, si : ça signifie que je connais un membre de jury d'agreg qui n'est pas très honnête ! Mais il y a des malhonnêtes partout : à quel titre les jurys d'agreg en seraient-ils privés ?
les dames qui fréquentent votre blog sont tellement attachantes !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Ben et moi, je ne suis pas attachant ?
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Bonne année, Manu !
Ecrit par : Francis Penin | 31 décembre 2008
Merci Francis, bonne année à vous également ! Et... pour le dire sans le dire,à votre avis, pour quelle raison peut-on être éliminé de l'agrégation ? La 1ère raison est généralement l'insuffisance du niveau. La 2ème est beaucoup plus rare, mais malheureusement possible, surtout quand on a pas ce niveau. Maintenant pensez trés fort à Allègre, et tentez de vous mettre un court instant à sa place (je sais, c'est difficile)...vous allez trouver.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
En vérité, je vous le dis, tant qu'il me restera un souffle de vie, je me battrai pour que dans ce pays l'on puisse encore avoir le droit de ne pas la lui cirer!
Ecrit par : Péchin
Ca c'est un projet de vie ambitieux et rebelle. Pôv Péchin.
Ecrit par : Jeremy | 31 décembre 2008
Et c'est bien connu, JPB dirige tout dans ce pays, Éducation nationale incluse. De l'art de déformer la réalité pour se fabriquer de toute pièce des fantasmes de rebellitude. Pôv Machin.
Même tonneau pour : "Vous avez grosso modo assimilé les élèves à des singes... "
Outre la tentative de diversion (on se demande bien ce que ça vient f... ici), c'est de la calomnie pure. Pas trés originale la manip' : dans un 1er temps on attribue à l'autre des propos qu'il n'a pas tenu et ensuite on joue les curés rédempteurs. Classique.
Ça aussi, c'est pas mal. Je cite :" Je crois qu'il est une dimension du personnage JPB qui vous échappe complètement. Vous parliez des noms... révisez votre comedia dell'arte."
Ce qui n'échappe à personne ici , en revanche, c'est l'insondable nullité du personnage de Machin, un subtil mélange entre Tartuffe, les Bisounours et les Power Rangers. Pour la comedia dell'arte, manque de bol, JPB nous avait déja informé -non sans humour- du personnage rattaché à son nom de famille.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Maintenant pensez trés fort à Allègre, et tentez de vous mettre un instant à sa place
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Ces connards de profs sont toujours malades, sauf pour faire grève ! Et en plus, ils sont susceptibles : j'insulte même pas ces cons, et ils s'énervent. Mes paroles sont mal comprises !
J'le fais bien, non ? Et si vous êtes gentils, je vous ferai Jack Lang une autre fois. Dites donc, l'année 2009 commence en fanfare.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Je vous souhaite à toutes et à tous de garder cette année une foule de désirs insatisfaits… C'est le carburant de la course au bonheur.
Et côté éducation, j'ai dans l'idée que mes vœux seront exaucés — au delà de toute mesure.
Bises / bisous / baisers / que chacun prenne à son gré.
Et ma main sur la gueule aux autres…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
Et pour les Corses de passage : pace e salute…
JPB
PS. C'est typique de ce pays toujours en guerre, de se souhaiter la paix avant même la santé.
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
Et ma main sur la gueule aux autres…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
- - - - - - - - - -
J'ai quelques noms en tête.
FrPe
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Ben et moi, je ne suis pas attachant ?
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
- - - -
Mais si, vous êtes attachant ! Mais seules les femmes sont attachantes, a t t a c h a n t e s. Vous n'êtes pas attachante, parce que vous êtes un homme. En tout cas, votre pseudo est un prénom masculin. Si vous êtes une femme qui se dissimule derrière un prénom masculin, ça change tout.
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Bloavezh mat 2009 d'an holl, yec’hed mat ha ar baradoz e fin ho puez (...bonne santé et le paradis à la fin de votre vie),
comme disaient exactement nos anciens, toujours eschatologiques et prudents...
S'il peut exister un paradis pédagogique sur terre je vous le souhaite, M. Brighelli (ainsi qu'à tous ceux du blog qui côtoient de près ou de loin l'école) et reçois avec enthousiasme les baisers que vous semez matinalement.
Ecrit par : Parlamente | 01 janvier 2009
"Et côté éducation, j'ai dans l'idée que mes vœux seront exaucés — au delà de toute mesure."
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
Non, Jean-Paul, les sauvageons n'ont pas mis le feu aux IUFM pendant la nuit du 31, Darcos est toujours ministre de l'éducation, et n'a toujours pas supprimé sa réforme...
Ceci-dit, vous avez sans doute raison, l'hiver sera chaud!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
Comment avez-vous réussi ce coup-là, Amélie? Celui du dernier lien, je veux dire! C'est excellent!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
"Bises / bisous / baisers / que chacun prenne à son gré.
Et ma main sur la gueule aux autres…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
Il n'y a pas d'intermédiaire? (du genre bourrade amicale, ou poignée de main?)
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
Comme ça Christophe Sibille:
http://www.acapela.tv/good-old-times-bbce2621a8c6b.html
Ecrit par : Parlamente | 01 janvier 2009
Sibille, vous avez quelque chose contre les bises entre hommes ? Dans le Midi, c'est fréquent, et à l'abri de tout équivoque. Et quand bien même…
Big bisous aux gays du blog !
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
Bonne année à tous !
Et comme on dit par chez nous : "A l'an que ven, se sian pas mai, siguen pas men !"
Ecrit par : catmano | 01 janvier 2009
新年好
新年 快樂
Bonne année et joyeuse année!!!
Ecrit par : 新年好 | 01 janvier 2009
Feliz año nuevo a damas y caballeros
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 janvier 2009
wwunsche dir a gutes nëus Jahr
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Ich wünsche Ihnen ein gutes und glückliches Jahr 2009
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Dommage que je ne sache pas écrire en idéogrammes chinois : c'est si beau ! Que nous souhaiter à tous ? Avec mes meilleurs voeux pour chacune et chacun de vous (tous très attachants, surtout Jérémy - ça lui fera plaisir -), je vous offre cette belle pensée de Pindare : "O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible." Magnifique, n'est-ce pas ? On se sent tout de suite mieux.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009
wunsche dir a gutes nëus Jahr
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Sans garantie, l'alsacien ne s'écrit pas...
C'est une langue orale.
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Même les éléphants sont capables de laisser une trace écrite.
http://www.koreus.com/video/elephant-peinture-autoportrait.html
Bonne année à tous les familiers de ce blog.
Ecrit par : guy morel | 01 janvier 2009
"Sibille, vous avez quelque chose contre les bises entre hommes ? Dans le Midi, c'est fréquent, et à l'abri de tout équivoque. Et quand bien même…
Big bisous aux gays du blog !
JPB"
Ecrit par : brighelli | 01 janvier 2009
Rien contre! Ca m'arrive, mais c'est très loin d'être systématique! Cela rejoint les problématiques de tutoiement, de prénoms, et de familiarité évoquées hier!
Ceci-dit, j'accepte la vôtre avec plaisir pour cette occasion exceptionnelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
http://www.acapela.tv/Fish-1-121-bbce8f17368d3
Ecrit par : Amélie | 01 janvier 2009
Le grand Manitou parle à sa tribu :
http://www.acapela.tv/good-old-times-bbce932719175.html
Ecrit par : Amélie | 01 janvier 2009
W@@@@@@@@@@ZZZZZZZ@@@@@@@
Zyva, Rodger, tu peux t'lacher, ils ont chopé riflanouïlle ;)
Bonne année !
Ecrit par : toto | 01 janvier 2009
明けましておめでとうございます !
Bona annada !
Ecrit par : Pierre LaRiba | 01 janvier 2009
maintenant on a le son, c'est GE-NI-AL !
http://www.acapela.tv/Cartoon-bbcea81b44d93-bbcea82422863-bbcea825cb6ca-9-7-4
Ecrit par : Amélie | 01 janvier 2009
Feliz ano novo para todos!
Pas besoin de traduction ...c'est la tour de Babel ici,;)!! Puisqu'on est dans les citations, si quelqu'un pouvait me dire dans quelle livre Montaigne disait "des livres, peu d'amis..." je cite de mémoire défaillante et vous remercie de corriger/compléter!
Et tant qu'on y est, je me sens de plus en plus rabelaisien face à nos sorbonards modernes...:)
Ecrit par : sisyphe | 01 janvier 2009
maintenant on a le son, c'est GE-NI-AL !
mdr !! :)
Ecrit par : toto | 01 janvier 2009
Pindare : "O mon âme, n'aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 01 janvier 2009
Magnifique, Marilyse !
Francis, ma remarque était pour rire, hein :-)
Guten Rutsch ins neue Jahr !
Поздравляю с Новым годом !
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Sans garantie, l'alsacien ne s'écrit pas...
C'est une langue orale.
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Oh que si, il s'écrit ! Sauf qu'il n'y a pas de code orthographique arrêté. Il existe des dictionnaires qui font la synthèse entre les trois dialectes parlés en Alsace (bas alémanique, haut alémanique et francique rhénan). Disons qu'il s'agit d'une sorte de compromis où tout le monde se retrouve. L'alsacien a besoin de s'écrire pour les pièces de théâtre (les sections théâtrales sont en effet nombreuses en Alsace) et la poésie (très prisée et fort pratiquée). Les éditions Casterman ont également traduit quelques titres dans cette langue régionale.
Il est évident que la lecture de l'alsacien s'appuie sur la capacité à lire et à comprendre l'allemand (le fameux hochdeutsch, définitivement codifié au 19e siècle. Il faut savoir que jusqu'à aujourd'hui, partout en Allemagne, les gens s'expriment couramment dans un dialecte spécifique.
Précisons que l'alsacien ne dérive pas de l'allemand, comme on le croit souvent, mais qu'il s'agit d'une variante du germanique, à l'instar du saxon, du bavarois, du néérlandais, etc. A ce titre, il est bien plus ancien que le hochdeutsch actuel (ce qui fait qu'un Alsacien de 2009, dialectophone, pourrait s'entretenir sans problème avec Charlemagne ou Clovis).
D'une manière générale, l'allemand (langue véhiculaire) est la forme commune écrite des différents dialectes (langues vernaculaires). Mais certains besoins, comme ceux énoncés plus haut, font préférer l'écriture du dialecte.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
Bonne année en égyptien ancien (un souvenir heureux des cours d'égyptologie du Pr Parlebas à la faculté d'histoire de Strasbourg) :
Nefer Oupet Renpet
Cela signifie littéralement "Bonne ouverture d'année"- c'était au moment de la crue du Nil. A cette occasion, le Pharaon offrait à ses favoris une amulette en forme de scarabée (le khépri) où était gravée cette formule bénéfique.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
Merci Francis, bonne année à vous également ! Et... pour le dire sans le dire,à votre avis, pour quelle raison peut-on être éliminé de l'agrégation ? La 1ère raison est généralement l'insuffisance du niveau. La 2ème est beaucoup plus rare, mais malheureusement possible, surtout quand on a pas ce niveau. Maintenant pensez trés fort à Allègre,
__et tentez de vous mettre un court instant à sa place__
(je sais, c'est difficile)...vous allez trouver.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
- - - - - - -
Difficile ? Non, c'est tout bonnement impossible : je mesure 1,75 mètres et pèse 73 kg. Je ne fais pas le poids. (La taille, je ne sais pas.)
Et, non, je n'ai pas trouvé... pas encore.
Bonne journée, Manu !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Francis, ma remarque était pour rire, hein :-)
Guten Rutsch ins neue Jahr !
Поздравляю с Новым годом !
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
- - - -
Je ne l'ai pas comprise, votre remarque (je ne me la rappelle plus à l'instant où je tape le présent message - je viens de finir un festin), mais, de toute façon, je ne l'ai pas prise en mauvaise part. No problemo.
Bonne journée, Jeremy !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Oh que si, il s'écrit ! Sauf qu'il n'y a pas de code orthographique arrêté. Il existe des dictionnaires qui font la synthèse entre les trois dialectes parlés en Alsace (bas alémanique, haut alémanique et francique rhénan). Disons qu'il s'agit d'une sorte de compromis où tout le monde se retrouve. L'alsacien a besoin de s'écrire pour les pièces de théâtre (les sections théâtrales sont en effet nombreuses en Alsace) et la poésie (très prisée et fort pratiquée). Les éditions Casterman ont également traduit quelques titres dans cette langue régionale.
Il est évident que la lecture de l'alsacien s'appuie sur la capacité à lire et à comprendre l'allemand (le fameux hochdeutsch, définitivement codifié au 19e siècle. Il faut savoir que jusqu'à aujourd'hui, partout en Allemagne, les gens s'expriment couramment dans un dialecte spécifique.
Précisons que l'alsacien ne dérive pas de l'allemand, comme on le croit souvent, mais qu'il s'agit d'une variante du germanique, à l'instar du saxon, du bavarois, du néérlandais, etc. A ce titre, il est bien plus ancien que le hochdeutsch actuel (ce qui fait qu'un Alsacien de 2009, dialectophone, pourrait s'entretenir sans problème avec Charlemagne ou Clovis).
D'une manière générale, l'allemand (langue véhiculaire) est la forme commune écrite des différents dialectes (langues vernaculaires). Mais certains besoins, comme ceux énoncés plus haut, font préférer l'écriture du dialecte.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
C'est bien ce que je disais : on peut vivre en Alsace, et apprécier les paysages, les gens, les coutumes et n'être pas alsacien malgré les nombreuses années passées dans cette région.
Ne pas parler alsacien, ne pas toujours réussir à comprendre quand c'est écrit parce que cela varie d'un texte à l'autre, aller écouter des pièces de théâtre alsacien sans vraiment tout comprendre et constater cependant que c'est une langue riche... tout cela donne l' impression de vivre en terre étrangère...
Et d'ailleurs, les gens disent "là-bas, en France" quand ils parlent du territoire de Belfort qui est à 50 km d'ici...
Tout cela est décidément bien "exotique" !
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Et en poésie alsacienne, il y a Claude Vigée. J'aime bien son écriture, mais je n'aime pas du tout son idéologie (et elle nuit in fine à l'écriture, car il y a énormément de sens cachés dans ses textes en lien avec la littérature et la tradition hébraïques, ce qui fait que ça s'adresse plutôt à des initiés de la kabbale et autres mystiques).
Le problème de l'Alsace, c'est qu'il n'est pas toujours facile d'y être athée, c'est encore très catholique ou très protestant, selon les lieux et les quartiers.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Sans parler des religions juives et musulmanes, également très présentes à Strasbourg.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Le problème de l'Alsace, c'est qu'il n'est pas toujours facile d'y être athée, c'est encore très catholique ou très protestant, selon les lieux et les quartiers.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Dans un village à majorité catholique, Monsieur le Curé, puis plus tard une dame catéchiste venaient faire une heure d'enseignement religieux pendant la classe.
C'était pour nous, une heure de libre !!!
Pas désagréable du tout...
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
नया साल मुबारक हो
Ecrit par : om shanti | 01 janvier 2009
Quand j'ai raconté ça à Bongo, il a enchaîné trois roulades suivies d'un petit temps de galop pétaradant.
.
GM.
Ecrit par : guy morel | 31 décembre 2008
Vous direz à Bongo que s'il continue à se gausser de moi je donne son adresse à Brigitte Bardot.
Bonne année quand même à tous deux.
Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009
Petite anecdote révéla trice : une sorte de sondage virtuel vient de désigner Gogolène vainqueurE du reportage audio de cette année sur France Info. Problème, il semblerait que la dadame et ses partisans aient encore triché... cela devient une habitude dans ce parti. Voici un extrait du site :
"Fra-ter-ni-té", élu "son de l’année" par les internautes
France Info - 09:54
Bourrage des urnes virtuelles
Un bémol tout de même. Ce scrutin que nous avons voulu très ouvert et loin de tout contrôle d’huissier, serait entaché de graves irrégularités.
En effet, les 53% atteints par la candidate malheureuse à l’élection présidentielle et à la présidence du PS, et surtout le tacle que ce score inflige aux suivants dans le classement, pourrait bien être le résultat d’un bourrage des urnes virtuelles par les partisans de Désirs d’avenir, le mouvement de Ségolène Royal. Parti de loin, loin derrière Obama et Cohn-Bendit, "Fra-ter-ni-té" a opéré un redressement spectaculaire en quelques heures, puis une montée exponentielle qui ne s’est jamais démentie, éveillant les soupçons des observateurs.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Vous direz à Bongo que s'il continue à se gausser de moi je donne son adresse à Brigitte Bardot.
Bonne année quand même à tous deux.
Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009
Je vais assagir cette bourrique.
Très bonne année à vous.
GM
Ecrit par : guy morel | 01 janvier 2009
Et, non, je n'ai pas trouvé... pas encore.
Bonne journée, Manu !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Rassurez-vous, Francis, si vous ne trouvez pas, ce n'est pas par manque d'intelligence mais parce que vous êtes foncièrement honnête et que ce n'est pas le cas de tout le monde... Ça y est, vous l'avez ?
Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
"Rassurez-vous, Francis, si vous ne trouvez pas, ce n'est pas par manque d'intelligence mais parce que vous êtes foncièrement honnête et que ce n'est pas le cas de tout le monde... Ça y est, vous l'avez ?
Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si."
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Il a couché?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
"Fra-ter-ni-té", élu "son de l’année" par les internautes
France Info - 09:54
Bourrage des urnes virtuelles"
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Même s'ils arrivent à bien la sortir par la porte, elle reviendra par la cheminée...
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
La 2ème est beaucoup plus rare, mais malheureusement possible, surtout quand on a pas ce niveau. Maintenant pensez trés fort à Allègre,
__et tentez de vous mettre un court instant à sa place__
(je sais, c'est difficile)...vous allez trouver.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
- - - - - - -
Difficile ? Non, c'est tout bonnement impossible : je mesure 1,75 mètres et pèse 73 kg. Je ne fais pas le poids. (La taille, je ne sais pas.)
Et, non, je n'ai pas trouvé... pas encore.
Bonne journée, Manu !
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Moi, je crois que j'ai deviné ! Allègre a triché et a non seulement été recalé illico mais interdit de se représenter à ce concours. C'est ça ?
Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009
Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si."
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Il a couché?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
Ça c'est banal et de bonne guerre !
Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009
Encore une !
"Pascale Hummel : École normale supérieure Ulm-Sèvres (1983-1987), agrégation de grammaire (1986), doctorat de philologie grecque (1991). [...] Chercheuse à l'Institut national de recherche pédagogique depuis 2004."
Passer de l'ENS à l'INRP ! Il y a un paquet de normaliens qui ont tendance à mal tourner ! Je rappelle pour mémoire quelques lauréats du concours de l'ENS :
Evelyne Charmeux, Gérard Aschieri, Laurent Fabius, Alain Juppé, Mazarine Pingeot, Marie Darrieussecq, Eliette Abecassis, Aurélie Filipetti, Henri Plagnol (le maire de Saint Maur des Fossés, commune qui possède le plus petit pourcentage de logements sociaux dans toute la France), Gerard Fath (professeur en sciences de l'éducation, encensé par Philippe Meirieu), sans compter le récent ouvrage commis par un jeune normalien qui fait l'apologie des "joutes verbales d'insultes en milieu urbain", qui constitueraient selon lui le renouveau de la poésie mondiale.
J'ai tendance à dire qu'il y a mathématiquement et logiquement la même proportion de tout dans tous les groupes sociaux, mais là ça fait beaucoup pour un même établissement... Je ne trouve pas le retour sur investissement très satisfaisant.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
"Fra-ter-ni-té", élu "son de l’année" par les internautes
France Info - 09:54 Bourrage des urnes virtuelles"
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
Même s'ils arrivent à bien la sortir par la porte, elle reviendra par la cheminée... Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
Avec un bonnet de Noël ? Pour cacher les cornes ? (oui, j'ai honte...)
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
... tout cela donne l' impression de vivre en terre étrangère...
Et d'ailleurs, les gens disent "là-bas, en France" quand ils parlent du territoire de Belfort qui est à 50 km d'ici...
Tout cela est décidément bien "exotique" !
Ecrit par : Maminou | 01 janvier 2009
Très juste. On dit d'un Français venant d'au-delà des Vosges qu'il est de l'intérieur. Il est même courant qu'on dise simplement "c'est un Français". C'est sans aucune malveillance ou un quelconque esprit d'indépendance. Cette expression, demeurée vivante, remonte en fait au 17e siècle.* Louis XIV, désignant l'Alsace, avait coutume de dire "nos provinces de l'extérieur". Autre charmant anachronisme : on continue parfois d'y utiliser le mot "livre", désignant l'ancienne monnaie, quand il s'agit d'appuyer sur la cherté d'une chose. Dire qu'un objet ou un service vaut tant de livres signifie que l'on trouve son coût particulièrement élevé. Idem pour certaines mesures agraires, de poids et de capacités. Mais tout cela se perd, pour au moins deux raisons : disparition progressive du mode de vie rural et non transmission du dialecte aux jeunes générations, malgré une résistance somme toute assez forte. Car beaucoup d' Alsaciens sentent bien, à l'instar des Bretons, des Basques, des Corses, des régions occitanes, etc. que l'identité profonde de leur région est étroitement liée à la langue. Et ce qui est vrai pour les langues régionales l'est maintenant pour la langue nationale : l'avenir du français n'est plus aussi fleuri qu'il le fut car il subit l'altération du dedans et la menace du dehors par l'anglais. Ironie de l'Histoire ou juste retour des choses : on finit toujours par subir ce qu'on inflige aux autres. La politique linguistique de la France a en effet toujours été oppressive : une nation, une langue. Mais maintenant que l'idée de nation a du plomb dans l'aile, on ne donne plus cher de la langue... C'est un problème que nous connaissons bien.
* L'Alsace fut annexée à la France en 1648, à l'issue de la Guerre de Trente Ans qui avait laissé la région exsangue et quasi dépeuplée, au point d'y faire venir des colons originaires de Suisse et d'Allemagne du Sud.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
"l'avenir du français n'est plus aussi fleuri qu'il le fut car il subit l'altération du dedans et la menace du dehors par l'anglais."
Tiens, la commission de neologie, qui est payée pour ça, a écrit qu'il fallait dire "Planche à neige" au lieu de "snowboard", "planche à roulettes" au lieu de "skateboard" et "mise en récit" au lieu de "storytelling".
Je suis sceptique.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Quand j'étais gamin, on disait "planche à roulette" et ça ne gênait personne. C'est une question d'habitude, finalement.
Vous qui aimez mes sources, Jérémy, avez-vous déja vu à ce sujet le film de Pierre Carles intitulé "Attention, Danger Travail !" ? Il y a une scène mémorable où un patron/petit chef qui se la joue utilise des termes anglais pour paraître dans le coup (toute ressemblance avec nos pédagogos 'moderne" est purement fortuite) . A mourir de rire !
Et puis tiens, on voit aussi le Bouffon au début du film.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
"l'avenir du français n'est plus aussi fleuri qu'il le fut car il subit l'altération du dedans et la menace du dehors par l'anglais."
Tiens, la commission de neologie, qui est payée pour ça, a écrit qu'il fallait dire "Planche à neige" au lieu de "snowboard", "planche à roulettes" au lieu de "skateboard" et "mise en récit" au lieu de "storytelling".
Je suis sceptique.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Je crois qu'il est de notre devoir de promouvoir la langue française autant qu'il se peut, sinon de quoi parlons-nous ! Le fait même que beaucoup se sentent ridicules à utiliser le français est révélateur du complexe qui les a gagnés. Le ridicule est plutôt dans le snobisme du franglais, une manière banale, plate et bâtarde de s'exprimer, en adéquation sans doute avec l'univers futile, vaniteux et spécieux de certains milieux.
Ecrit par : Magister | 01 janvier 2009
Moi, je crois que j'ai deviné ! Allègre a triché et a non seulement été recalé illico mais interdit de se représenter à ce concours. C'est ça ?
Ecrit par : dobolino | 01 janvier 2009
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Je ne pouvais pas penser à ça : je ne vois pas comment on peut tricher à l'écrit ou à l'oral de ce concours.
Et puis, se faire prendre la main dans le sac, c'est vraiment stupide !
Mais je suis si naïf que je ne pouvais pas imaginer cela. J'ai tendance à surestimer les gens plutôt qu'à les sous-estimer.
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Qui s'inquiétait du déclin des langues face à l'anglais ?
Ne vous en faites pas : après les deux concours organisés par l'Education Nationale - "Youpi miam", destiné à valoriser l'Europe en offrant une journée au Hit Machine de M6, et "Deutsch ich bin dabei", où les éleves doivent réaliser une video de 5mn pour y dire ce qu'ils veulent et prouver que "les méthodes interactives" sont les meilleures - le Ministère de la Recherche a sponsorisé cette merveille :
Journée des doctorants didactique FLE/FLS, samedi 24 mars 2007.
Programme provisoire
9h – 9h15 : Accueil des participants.
9h15 – 9h30 : Discours d’ouverture, Claude Springer.
9h30 – 10h : Ali Pakdel, doctorant 2, Quel outil de médiation pour développer la motivation d’apprendre une langue étrangère en ligne ? (les TICE dans l’apprentissage des langues).
10h – 10h30 : Joanne Maul, doctorante 1, Coaction et créativité dans l’enseignement des langues. Pause
10h50 – 11h20 : Djamila Achab, doctorante 2, Le tutorat en LMD, enjeux et perspectives. (didactique du FLE, Stratégies d’enseignement / apprentissage du FLE).
11h20 – 11h50 : Abderrahman Bouacha, doctorant 2, Analyse d’outils théoriques et conceptuels (enseignement / apprentissage de la grammaire en milieu scolaire).
Et vous en voulez à Darcos... Le ver est dans le fruit depuis trop longtemps.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Et c'est bien connu, JPB dirige tout dans ce pays, Éducation nationale incluse. De l'art de déformer la réalité pour se fabriquer de toute pièce des fantasmes de rebellitude. Pôv Machin.
--> Ca me fait rire... tu sais pourquoi? "Machin", oui, on a pu m'appeler comme ça une fois ou deux... mais c'est parce que le type n'avait plus sa mâchoire d'origine.
Ce qui n'échappe à personne ici , en revanche, c'est l'insondable nullité du personnage de Machin, un subtil mélange entre Tartuffe, les Bisounours et les Power Rangers. Pour la comedia dell'arte, manque de bol, JPB nous avait déja informé -non sans humour- du personnage rattaché à son nom de famille.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
--> savoir c'est bien. Mais, accroche toi, tu finiras par comprendre... tu verras, c'est pas mal non plus.
Maintenant arrête de te fatiguer, tu perds ton temps, tu ne fais rire personne et, à la fin, tu m'ennuies.
T'as gagné, je jette l'éponge... "on a les ennemis qu'on mérite" dit-on... franchement, j'avoue, tu ne me mérites pas.
On a pu dire également: "on est toujours le con de quelqu'un". Ok, je suis le tien alors... quelque part, ça me rassure.
Ecrit par : Péchin | 01 janvier 2009
Magister, l'Europe s'occupe de la diversité linguistique !
Si, si, c'est là...
http://www.dylan-project.org/Dylan_fr/home/home.php
Allez y avec prudence, je vous préviens, c'est à pleurer.
Bon courage.
Ecrit par : Jeremy | 01 janvier 2009
Rassurez-vous, Francis, si vous ne trouvez pas, ce n'est pas par manque d'intelligence mais parce que vous êtes foncièrement honnête et que ce n'est pas le cas de tout le monde... Ça y est, vous l'avez ?
Je suis sûr que vous n'osiez même pas imaginer que ce soit possible (vous et d'autres). Ben si.
Ecrit par : Manu | 01 janvier 2009
- - - - - - - - -
Merci, Manu, de ce que vous me dites là. Je n'ai jamais triché dans un examen ou un concours. J'aurais dû : peut-être me serais-je épargné de passer dix fois l'écrit de l'agrégation (en 1969, puis de 1989 à 1995 tous les ans), et deux fois l'oral (la deuxième fois fut la bonne en 1995). Et il est vrai que tous mes échecs n'étaient pas dus à un manque criant d'intelligence, merci de le dire sans y mettre le "criant" que je mets par autodérision.
Ce n'est pas tant que je n'osais pas croire que cela fût possible, mais plutôt que je croyais cela impossible. Si cela est vrai - il faut être prudent -, les moyens utilisés étaient-ils sophistiqués, ou simples, trop simples ?
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Il a couché?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
- - -
Avec qui ?
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Il a couché?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 janvier 2009
- - -
Avec qui ?
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
Mais enfin, Francis, ça n'a plus aucun intérêt, puisque vous l'avez maintenant, l'agrégation ! ;o)
Ecrit par : catmano | 01 janvier 2009
Mais enfin, Francis, ça n'a plus aucun intérêt, puisque vous l'avez maintenant, l'agrégation ! ;o)
Ecrit par : catmano | 01 janvier 2009
- - -
Ah ! mais c'est que je suis curieux de connaître les conquêtes de notre séducteur national, Catmano ! :o)
Ah ! pendant que j'y pense : j'ai fait une petite erreur dans mon message précédent. J'ai passé l'écrit de l'agrégation en 1969 (concours externe, le seul existant à cette époque), puis en 1986 et 1987 (concours externe, toujours le seul existant ces deux années-là), puis de 1989 à 1995 (concours interne). Cela fait donc bien dix fois. (Pour le CAPES, ce fut deux fois plus facile : je ne l'ai passé que cinq fois.)
Et dire qu'il a des personnes qui réussissent l'agrégation du premier coup en ignorant superbement le CAPES ! Ces personnes sont-elles humaines ? J'en connais qui doivent se poser la question, si vous voyez qui je veux dire. :o)
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
À Catmano : au fait, et qui vous dit que, justement, après neuf tentatives infructueuses, je n'ai pas fait ce à quoi vous pensiez ? :o)
Ecrit par : Francis Penin | 01 janvier 2009
--> Ca me fait rire... tu sais pourquoi? "Machin", oui, on a pu m'appeler comme ça une fois ou deux... mais c'est parce que le type n'avait plus sa mâchoire d'origine.
--> savoir c'est bien. Mais, accroche toi, tu finiras par comprendre... tu verras, c'est pas mal non plus.
Ecrit par : Péchin | 01 janvier 2009
Mais c'est qu'il serait violent, ce petit, quand on remet en cause ses petites certitudes.
Et toujours cette prétention à l'omniscience, sans jamais bien sûr le moindre argument... décidément, le terme de "cuistre" n'était pas éxagéré.
En résumé, nous aurons donc appris que :
1 ) JPB est un salaud parce qu'il porte une moustache.
2)L'école de la République est foutue parce que ça arrange la vision étroite du monde selon Péchin, vocabulaire branchouille à l'appui ( "C'est le nevermore je veux dire." - sic ).
Au final, il nous assène :"On est toujours le con de quelqu'un".
Ce à quoi je répond : j'en connais un qui doit souvent se faire inviter à diner !
Ecrit par : Manu | 02 janvier 2009
Dites donc, c'est bien beau de parler coucheries et violence (Eros et Thanathos, y a vraiment que ça qui marche, hein...), mais les concours débiles et l'enseignement des langues, ça ne vous inspire rien ? A ce rythme, rien d'étonnant à ce que dans cinquante ans plus personne ne parle allemand ou français. La seule chose qui m'étonne, c'est que dans 50 ans on puisse encore espérer apprendre l'anglais ou le franglais. Avec leurs idées démentes ("Quel outil de médiation pour développer la motivation d’apprendre une langue étrangère en ligne ?" ; "Coaction et créativité dans l’enseignement des langues" ; etc.), les enfants en seront bientôt réduits à regarder un écran en éructant un "burp" résumant à lui seul la somme d'informations qu'ils ont pu en tirer et présentant l'étendue de leurs émotions face à l'image. Quand on voit que les bacheliers Littéraires sont rarement capables de traduire trois mots d'anglais ou d'allemand, on peut s'inquiéter.
Et quand je compare le salaire d'un enseignant (primaire, secondaire, supérieur) à celui d'un salarié diplômé d'un BTS Productique ou d'un DUT Techniques de Commercialisation, on se dit que les pires temps ne sont pas si éloignés - ceux où l'on considérait que le savoir, après tout, on s'en fout. Et quand on voit ce que les universitaires font du pouvoir et de l'argent qu'ils ont, on se dit que tout cela n'arrive pas sans raison. Mais je me demande si tout le monde se rend bien compte de l'époque que l'on vit, qui me rappelle furieusement la République de Weimar.
Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009
Désolation ! Donald Westlake est mort…
Si vous n'en lisez qu'un, ce sera "Adios SHeherazade".
Sinon, le reste est sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_E._Westlake
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 janvier 2009
Mais je me demande si tout le monde se rend bien compte de l'époque que l'on vit, qui me rappelle furieusement la République de Weimar.
Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009
- - - -
Tout le monde, je ne sais pas, mais nous sommes sans doute quelques-uns à nous rendre compte que le monde est une poudrière.
Ecrit par : Francis Penin | 02 janvier 2009
Pour ceux que cela intéresse : avant même la diffusion sur mon site du quatrième chapitre du manuscrit « 3001, odyssée de l'espèce… », je publie un interlude “Naïvetés !”qui est la toute dernière vision de l'intermède indéterminable entre Brighelli et Felts.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/01/naivetes/
Ecrit par : Roger Felts | 02 janvier 2009
"Tout le monde, je ne sais pas, mais nous sommes sans doute quelques-uns à nous rendre compte que le monde est une poudrière."
Ecrit par : Francis Penin | 02 janvier 2009
Ici, en tous cas, c'est sûr.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Francis, je vous salue en personne du haut de la poudrière et vous offre tous mes voeux pour cette nouvelle année. J'y ajoute une petite pensée de Jean L'Anselme, histoire de vous faire sourire :
"L'erreur est humaine, c'est vrai. Mais il y en a qui s'entêtent vraiment à être plus humains que les autres."
(Pensées et proverbes de Maxime Dicton, Jean L'Anselme - Rougerie 1991)
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
Bonne Année à tous!
Et qu'autour du Ministre on prenne enfin conscience que réformer le lycée sans réformer d'abord le collège est absurde! Actuellement, un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro, et en plus il a perdu le goût de l'étude, car les collèges actuels sont des pétaudières - même le mien, Robin, a changé en un ou deux ans avec une principale qui , depuis son arrivée en 1999, n'était déjà pas un foudre d'intelligence (ancien professeur de cuisine et de couture - je nai rien contre la cuisine et la couture, mais pour être principal de collège, il faut peut-être quand même un autre bagage intellectuel...), mais qui, voyant poindre sa retraite en juin, passe le plus clair de son temps à siroter son thé et à grignoter ses petis gâteaux - on est en Alsace! - en rigolant et en cancanant avec son adjointe et sa secrétaire et laisse à peu près tout filer. Dans mon collège, c'est donc devenu le foutoir complet, les élèves ne sentent plus aucune contrainte disciplinaire au-dessus d'eux, les perturbateurs qui vont dans le bureau de la principale en ressortent hilares (ils ont entendu de bonnes paroles: "Hein, Kévin, tu vas bien te tenir à l'avenir. Tu me le promets, Hein? Tu dois te responsabiliser! Pense donc à ton avenir." Le gamin opine avec un grand sourire , et à peine revenu dans la classe, refait le fou... Dans la cour et dans les couloirs, c'est le bazar complet. Jamais la principale n'y fait la moindre intervention disciplinaire. Certaines classes arrivent devant leur salle en hurlant comme des sauivages et en se bousculant. Il est vrai qu'avec son adjointe, une obsédée du "Il faut écouter les élèves",elles n'ont eu qu'une obsession depuis leur arrivée au collège, être aimées des élèves et bien vues des parents... Les élèves, qui étaient des crèmes d'enfants il y a dix ans, ont fini par comprendre qu'ils pouvaient tout se permettre impunément dans ce collège et maintenant, les digues ont craqué. Elles prennent bien quelques décisions d'exclusion, mais comme cela ne s'appuie sur aucune vision cohérente, ce sont des coups d'épée dans l'eau. Bref, nous vivons en ce moment dans mon collège des mois difficiles.
Le trimestre passé, elles ont soutenu contre moi un perturbateur notoire (depuis la sixième), refusant de lui appliquer les sanctions prévues par le règlement intérieur: ce gamin insupportable avait I,5 de moyenne générale, il aura 16 ans en février et il était d'une insolence invraisemblable. Mes punitions étaient sans effet, je leur demandais de me relayer, elles ont refusé, m'expliquant - comble de la bêtise et de la partialité! - que je devais m'y prendre autrement avec lui! La principale a laissé les parents du phénomène m'insulter en sa présence sans réagir. J'ai été contraint de faire remettre à Darcos en mains propres par Jean-Michel Léost une lettre où je signalais l'attitude des deux dames et leur refus de sanctionner cet élève en dépit de ce que prévoit le règlement intérieur....Apparemment, cette intervention a eu des conséquences puisqu'au dernier conseil de classe, l'adjointe a répété à plusieurs reprises en cherchant mon regard" On a été trop gentilles avec cet élève!".
Toutes nos classes, cette année, regorgent de cas difficiles. La plupart du temps, ce sont des élèves que les études générales ennuient, qui subissent comme une croix ce tronc commun qui les maintient en échec scolaire et personnel. Ces élèves rêvent de leur entrée en apprentissage comme d'une planche de salut. Je ne suis sans doute pas doué pour le saut à la perche: si on m'obligeait à être bon en saut à la perche et si on me faisait croire qu'en "bossant", je passerais 3,50 avec ma perche alors que je franchis péniblement 40 centimètres avec un manche à balai, je tomberais malade ou je mettrais le souk dans le stage... C'est la position de ces gosses qu'on contraint aux études générales.
Double Voeu, donc, en ce début d'année: rétablir l'ordre dans les collèges, et, pour les enfants qui sont en souffrance dans l'enseignement général, en finir, comme le réclament avec insistance le Snalc et la Société des agrégés, avec le "collège unique"!
Ecrit par : Jaen | 02 janvier 2009
C'est Jean, pas Jaen...
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Battez-vous, Jean, avec vos collègues, syndiqués et non syndiqués ! Demandez un audit dans votre établissement : dans mon collège, il y a quelques années,nous avons obtenu le départ d'un principal caractériel et hyper orgueilleux qui faisait souffrir tout le monde. Je fus une de ses victimes collatérales, avec inspection disciplinaire à la clé, pas drôle du tout. Mais mon histoire a servi de déclic pour l'ensemble du personnel.
On ne dira jamais assez le rôle capital d'un chef d'établissement : ce qui a été patiemment construit peut être vite détruit. Nos collégiens sont des anges ou des démons : la discipline et le respect sont des conditions sine qua non. On ne peut transiger là-dessus. Comme vous, j'ai horreur du laxisme, de la démagogie, de "l'élève citoyen qu'on écoute avant le professeur". Nos élèves méritent mieux ! Faites front commun dans votre collège, exigez des changements ou cessez collectivement le travail.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
"Une principale qui , depuis son arrivée en 1999, n'était déjà pas un foudre d'intelligence (ancien professeur de cuisine et de couture - je nai rien contre la cuisine et la couture, mais pour être principal de collège, il faut peut-être quand même un autre bagage intellectuel...)"
Ecrit par : Jaen | 02 janvier 2009
Encore raté! Une des rares principales du département à la fois appréciée et respectée de tous les collègues, autant que des élèves, est précisément une ancienne "prof de cuisine et de couture", avec un bagage intellectuel vraisemblablement au moins égal à celui de certains agrégés. Et y'a pas intérêt, (en ce qui concerne les parents comme les autres), à venir l'enquiquiner!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Tout le monde, je ne sais pas, mais nous sommes sans doute quelques-uns à nous rendre compte que le monde est une poudrière.
Ecrit par : Francis Penin | 02 janvier 2009
Une poudrière et une fournaise. Lu ce passage ce matin :
"Comme l'appel d' air dans la fournaise, l'aspiration générale de bas en haut allume et fait ronfler la Cité. C'est grâce à ce feu d'enfer que tout marche et tourne, que la richesse et la vitesse croissent... Le feu qui monte est celui de la rivalité. Nul ne s'enrichit sans priver quelqu'un, nul ne domine sans soumettre plusieurs. L'ascension sociale consiste à tirer par les pieds celui qui se trouve au-dessus et, l'ayant enfoncé, monter sur ses épaules et sur sa tête. Il n'y a pas de méchanceté à cela : c'est le jeu. Mais surtout c'est nécessite, car celui qui ne tire pas est tiré, celui qui ne monte pas perd pied. Ainsi l'aspiration vers le haut se compense d' un mouvement de descente et de déchéance. Les vaincus avec leurs débris se retrouvent au fond parmi ceux qui y grouillent et stagnent, n'ayant jamais su prendre leur chance..."
(Lanza del Vasto, Les Quatres Fléaux, tome II La roue des révolutions, Denoël 1959, p. 100)
Ecrit par : Magister | 02 janvier 2009
"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
" et en plus il a perdu le goût de l'étude"
Ca c'est déjà plus intéressant à discuter et peut-être un peu plus vrai.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Ben non, d'habitude, on dit cela des bacheliers...
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Encore raté! Une des rares principales du département à la fois appréciée et respectée de tous les collègues, autant que des élèves, est précisément une ancienne "prof de cuisine et de couture", avec un bagage intellectuel vraisemblablement au moins égal à celui de certains agrégés. Et y'a pas intérêt, (en ce qui concerne les parents comme les autres), à venir l'enquiquiner!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009 Encore raté! Une des rares principales du département à la fois appréciée et respectée de tous les collègues, autant que des élèves, est précisément une ancienne "prof de cuisine et de couture", avec un bagage intellectuel vraisemblablement au moins égal à celui de certains agrégés. Et y'a pas intérêt, (en ce qui concerne les parents comme les autres), à venir l'enquiquiner!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Vous avez raison, Christophe, il n'y a pas de rapport entre la formation et l'intelligence. Jai tapé un peu vite. C'est DE NAISSANCE que la principale de mon collège est stupide et dénuée de jugement. Et c'est plutôt à ceux qui l'ont recrutée et lui ont confié cette responsabilité largement au-dessus de ses capacités qu'il faut s'en prendre. Cette femme, qui est incapable de suivre ou de tenir un raisonnement de plus de deux phrases, a d'ailleurs une curieuse façon de marquer qu'une conversation l'ennuie: elle vous tourne physiquement le dos! On n'a pas l'air con! J'oubliais un détail intéressant: à peine nommée, elle s'est vu octroyer les Palmes académiques! Voilà où conduit le sirotage de thé et l'absorption tri-quotidienne de petits gâteaux en rigolant comme une crécelle et en disant tout le mal possible de ses professeurs... Son premier titre de gloire, en 1999: avoir fermé la section de grec qui marchait magnifiquement bien depuis 1986!
Marylise, l'ennui , c'est que la dame sait être très aimable avec qui elle veut: certains collègues obtiennent tout de suite les sanctions qu'ils demandent, et d'autres qu'elle ne peut pas piffer peuvent se débattre avec les perturbateurs impunis. Alors un mouvement général de fronde est inenvisageable. Mais les parents d'élèves du secteur savent tous qu'elle et son adjointe sont des incapables et qu'elles ont laissé dégénérer le collège (un sondage fait l'an dernier par une association de parents d'élèves a mis en évidence le fait que si nous avions une classe de 6ème de moins, c'était parce que les parents, inquiets de la bordélisation de notre collège, mettaient leurs enfants au collège privé du coin: le résultat dui sondage a été présenté devant le CA de juin, et au lieu d'en tirer la leçon, les deux dames en ont éructé de rage...), et à l'heure actuelle, tout le monde, c'est-à-dire aussi la frange des professeurs qui ne fait pas partie de leur cour, n'attend plus que leur départ, en juin. On n'aura jamais autant fêté le départ de quelqu'un!
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
"Précisons que l'alsacien ne dérive pas de l'allemand, comme on le croit souvent, mais qu'il s'agit d'une variante du germanique, à l'instar du saxon, du bavarois, du néérlandais, etc. A ce titre, il est bien plus ancien que le hochdeutsch actuel (ce qui fait qu'un Alsacien de 2009, dialectophone, pourrait s'entretenir sans problème avec Charlemagne ou Clovis)."
Un dialectophone de ma connaissance a ainsi pu parler en alsacien avec des Hamishs aux Etats-Unis.
Par contre pour comprendre Charlemagne c'est peut-être autre chose. On peut s'en faire une idée avec la version en tudesque du serment de Strasbourg (842 je crois):
"In Godes minna ind in thes christianes (14) folches ind unser bedhero gehaltnissi (15), fon thesemo dage frammordes, so fram so mir Got geuuizci indi mahd (16) furgibit, so haldih thesan (17) minan bruodher, soss man mit rehtu sinan bruher (18) scal, in thiu thaz er mig so sama (19) duo, indi mit Ludheren (20) in nohheiniu (21) thing ne gegango, the (22), minan uuillon, imo ce scadhen uuerdhen (23)".
Soiurces: http://www.fordham.edu/halsall/french/serment.htm
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Demandez aux professeurs de seconde....
Et c'est pour cela que la réforme du lycée construit la maison par le toit...
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Un dialectophone de ma connaissance a ainsi pu parler en alsacien avec des Hamishs aux Etats-Unis.
Par contre pour comprendre Charlemagne c'est peut-être autre chose. On peut s'en faire une idée avec la version en tudesque du serment de Strasbourg (842 je crois):
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Certes, le dialogue serait loin d'être limpide, mais n'oubliez pas que le tudesque employé dans le serment est déjà une forme évoluée du francique rhénan (rattaché au moyen-allemand).
Ecrit par : Magister | 02 janvier 2009
""un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Demandez aux professeurs de seconde....
Et c'est pour cela que la réforme du lycée construit la maison par le toit...
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009 "
Ce que je veux dire c'est que l'expression "proche du zéro" me semble très exagérée et surtout peut amener à disqualifier le discours de celui qui le l'utilise.
On peut souligner les énormes lacunes des élèves de Secondes (et je vous laisse imaginer ce que je peux lire avec mes élèves de Seconde BEP et même avec les Terminales Bac Pro) - mais pas de tous - , mais un jugement général est souvent excessif et faux. "Un collégien" n'est pas un exemple mais une généralisation abusive.
Il est important de faire attention à ce qu'on dit - en dehors de la salle des profs où on peut un peu plus se lâcher - au risque de ne pas être compris par les non-enseignants passant par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
A propos des rapports entre alsacien et allemand:(historiette véridique)
Dans un village du nord de l'Alsace, un jeune pasteur moderne a voulu, il y a quelques années, faire ses sermons en alsacien plutôt qu'en allemand comme ses prédécesseurs.
Rapidement ses paroissiens lui ont demandé de revenir à l'allemand qui leur paraissait seul avoir la dignité nécessaire au culte divin.
Le fait qu'il parlait un alsacien un peu différent de celui du village explique peut-être aussi cette demande.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Je ne résiste pas au plaisir de donner ici le lien vers un article de Jérôme Leroy. Nul doute qu'il y trouvera ici des lecteurs attentifs et heureux.
http://www.causeur.fr/a-demain-peguy,1615
DD
Ecrit par : David Desgouilles | 02 janvier 2009
Le recrutement des personnels de direction est un réel et très gros problème dans l'E.N -et qui explique une partie des dérives.Quel système peut-il fonctionner quand on en confie l'organisation à ceux qui justement ont cherché à s'en abstraire?....Dans le meilleurs des cas,ce sont des arrivistes qui veulent avant tout(id est avant l'intérêt des élèves)à élaborer le meilleur plan de carrière -en général en se montrant plus zélés que nécessaire face à leur hiérarchie,en première ligne pour les idées "innovantes";et dans le reste des cas,ce sont des enseignants "insuffisants"(pour toutes sortes de raisons) ,qui dissimulent leur propre médiocrité par le mépris le plus affiché à l'égard du corps enseignant-en expliquant en particulier que "ce n'est pas tout d'avoir des diplômes,ou que plus les profs sont diplômés(entendez particulièrement les agrégés)moins ils sont capables de "pédagogie"(je laisse chacun mettre ce qu'il veut derrière de "concept")....(j'en connais même qui déclarent ouvertement "haïr" les enseignants....)Très peu,quelques-uns,souvent en fin de carrière, sont réellement et honnêtement investis dans leur mission par un souci réel d'améliorer la vie de leur établissement-où d'ailleurs les autres ne s'éternisent pas,si possible.C'est pourquoi une plus grande autonomie donnée aux établissements est une réelle catastrophe,sous l'apparence d'une idée efficace....
La généralisation tend parfois à la caricature mais la caricature renvoie toujours à la vérité....
Ecrit par : Jean a raison | 02 janvier 2009
"derrière de concept":derrière CE concept...lapsus calami....!!!
Ecrit par : Jean a raison | 02 janvier 2009
Jean a peut-être - et sns doute raison-mais alors au lieu de taper sur ceux qui se présentent à de tels concours, ne devrait-on pas plutôt regarder de plus près au système de sélection qui retient de telles candidatures? Il y a longtemps que j'ai tenté l'aventure (!!!) mais y-a-t-il toujours une "note de synthèse" à rédiger à l'écrit? Quant à l'oral (toujours à St Mandé, à l'Hôtel de la Légion d'Honneur ou quelque chose dans ce goût-là ?-tout un programme!), quelle est la composition du "jury"? Moi j'ai eu affaire à un grand leader syndical du SNI de Mai 68, recasé ici après un passage dans un ministère, qui m'a demandé ce que je ferais si -c'était l'époque- mon établissement était sous le coup d'une alerte aérienne, une attaque d'avions ennemis ....La question qui désarçonne, bien sûr mais qui a un rapport tout à fait évident avec les conditions d'exercice de la responsabilité quotidienne, bien sûr !!!!!!
Ecrit par : Francoli | 02 janvier 2009
Moi j'ai eu affaire à un grand leader syndical du SNI de Mai 68, recasé ici après un passage dans un ministère, qui m'a demandé ce que je ferais si -c'était l'époque- mon établissement était sous le coup d'une alerte aérienne, une attaque d'avions ennemis ....La question qui désarçonne, bien sûr mais qui a un rapport tout à fait évident avec les conditions d'exercice de la responsabilité quotidienne, bien sûr !!!!!!
Ecrit par : Francoli | 02 janvier 2009
Si c'était une question posée cette année, je me ferais un plaisir d'y répondre que je crierais "tous aux Aubry ! ".
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
En orthographe et en grammaire, on en est quand même souvent pas loin.
Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009
Moi j'ai eu affaire à un grand leader syndical du SNI de Mai 68, recasé ici après un passage dans un ministère, qui m'a demandé ce que je ferais si -c'était l'époque- mon établissement était sous le coup d'une alerte aérienne, une attaque d'avions ennemis ....La question qui désarçonne, bien sûr mais qui a un rapport tout à fait évident avec les conditions d'exercice de la responsabilité quotidienne, bien sûr !!!!!!
Ecrit par : Francoli | 02 janvier 2009
Si c'était une question posée cette année, je me ferais un plaisir d'y répondre que je crierais "tous aux Aubry ! ".
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
En criant "Courage, Fillon" ?
Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009
"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
En orthographe et en grammaire, on en est quand même souvent pas loin.
Ecrit par : Jeremy | 02 janvier 2009
Je pensais surtout au français, mais en allemand et en anglais, ce n'est sûrement pas terrible non plus...
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
"Il est important de faire attention à ce qu'on dit - en dehors de la salle des profs où on peut un peu plus se lâcher - au risque de ne pas être compris par les non-enseignants passant par ici."
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Hervé, vous touchez là un point fondamental. Et j'irai même plus loin. De ne pas être compris, en général, des personnes qui viennent sur ce blog et se cantonnent à sa lecture, terrifiés par la teneur de certains messages.
Témoins certains mails que j'ai reçus, (ayant laissé mon adresse électronique plusieurs fois ici), de ces personnes.
Je crois vraiment qu'il ne faut jamais oublier ces lecteurs "occasionnels", et même parfois réguliers, mais qui n'interviendront jamais. On s'interpelle aussi pour eux. Et avec eux.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Ce que je veux dire c'est que l'expression "proche du zéro" me semble très exagérée et surtout peut amener à disqualifier le discours de celui qui le l'utilise.
On peut souligner les énormes lacunes des élèves de Secondes (et je vous laisse imaginer ce que je peux lire avec mes élèves de Seconde BEP et même avec les Terminales Bac Pro) - mais pas de tous - , mais un jugement général est souvent excessif et faux. "Un collégien" n'est pas un exemple mais une généralisation abusive.
Il est important de faire attention à ce qu'on dit - en dehors de la salle des profs où on peut un peu plus se lâcher - au risque de ne pas être compris par les non-enseignants passant par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
Vous ne croyez pas, Hervé de Strasbourg, mon voisin, que ce sont justement les gens extérieurs à l'Education nationale qui jugent le plus sévèrement son inefficacité?
Il y a certes des collégiens qui ont réussi à retenir quelque chose des cours qui leur étaient dispensés parce qu'il avaient une capacité peu commune de s'abstraire du bordel ambiant, il y a ceux , aussi, qui ont reçu à la maison ce qu'un collège parti en charpie était incapable de leur donner. Sans oublier ceux qui étaient sérieux et travailleurs et qui étaient disposés à s'instruire mais qui ont pedu leurs quatre années de collège sur des "séquences"...
Bref, je ne crois pas exagérer en affirmant que le collège est globalement un désastre et qu'il appelle une réforme urgente, tant sur le plan de la discipline que sur celui des disciplines et sur celui de sa structure.
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Hervé, vous touchez là un point fondamental. Et j'irai même plus loin. De ne pas être compris, en général, des personnes qui viennent sur ce blog et se cantonnent à sa lecture, terrifiés par la teneur de certains messages.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Les parents sérieux qui ont leur enfant dans une des classes épouvantables de mon collège où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer sont plutôt terrifiés par la réalité de ces collèges que par les propos que vous jugez "excessifs". Il faut appeler un chat un chat, et la plupart des collèges actuels des garderies anarchiques et stériles.
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
On trouve sur le site du ministère les postes offerts au concours pour la session 2009. Ô surprise ce sont à quelque chose près les chiffres de 2008! A croire qu'ils ont oublié d'actualiser les données...
http://www.education.gouv.fr/cid4605/postes-offerts-aux-concours-du-second-degre.html
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer
A punir, évidemment!
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Il faut appeler un chat un chat, et la plupart des collèges actuels des garderies anarchiques et stériles.
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Je confirme.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
C'est dans le premier degré que l'hécatombe annoncée a lieu :
session 2008 concours externe : 9 331
session 2009 concours externe : 6 577
http://www.education.gouv.fr/cid4437/postes-offerts-aux-concours-du-premier-degre.html
C'est du -30%.
Bonne chance à tous les candidats!
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Jean, tous les collèges ne sont pas comme le vôtre, loin de là ! Vous avez l'air d'être bien servi !
Le mien est calme, même si, bien sûr, nous avons des problèmes à gérer. Moi, pendant mes cours, il n'y a aucun bruit et c'est le cas chez quasiment tous mes collègues. Nous entretenons de bonnes relations avec les élèves et leurs parents, excepté quelques cas.
Il faut faire attention à ne pas tout généraliser dans un discours négatif, dû à la colère, car, à ce compte-là, les parents du public vont tous s'engouffrer dans le privé, pensant que la discipline et l'encadrement y sont meilleurs. En Bretagne, la concurrence est rude entre public et privé. Et la balance n'est pas toujours en notre faveur. Nous avons connu une forte émigration, il y a peu.
Je constate, pour ma part, que mon établissement offre de bonnes conditions de travail aux élèves. Ce que je regrette, et qui semble largement répandu en France, c'est le déficit en français qui nous empêche d'avancer. L'enseignement en séquences n'est valable (et véritablement faisable) que si les élèves ont un bagage suffisant.
Lorsqu'en 1997, on nous a intimé l'ordre de le mettre en oeuvre, nous étions quelques-uns à nous monter criconspects. Nous n'étions pas sûrs de son efficacité en collège, et ne le sommes toujours pas. Certains le trouvaient même nocif.
Si des parents lisent nos témoignages sur ce blog, qu'ils fassent lire leurs enfants ! Qu'ils ne les laissent pas toute la sainte journée devant la télé ou les jeux vidéo ! Et qu'ils lisent eux-mêmes ! Ce sera déjà le début d'un commencement.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
Le mien est calme, même si, bien sûr, nous avons des problèmes à gérer. Moi, pendant mes cours, il n'y a aucun bruit et c'est le cas chez quasiment tous mes collègues. Nous entretenons de bonnes relations avec les élèves et leurs parents, excepté quelques cas.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
C'était le cas du mien jusqu'à il y a un ou deux ans, et puis subitement, la pagaille.
J'explique cela par une direction incompétente: tant que les élèves vivaient sur la tradition instaurée par les chefs d'établissements précédents, ils se tenaient à carreaux, mais dès qu'ils ont pris conscience, collectivement, à maints petits signes de défaillance, que la direction était insignifiante, ils se sont engouffrés.
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Bien entendu, tous les collèges ne sont pas des bordels pour pygmées, il y en a même sans doute d'excellents ici ou là, mais cela me semble très loin d'être la norme, bien au contraire. Et je ne parle pas des collèges ZEP, dont j'ignore tout (sans aucun regret, je dois le dire). Pour les élèves du collège où j'officie - contraint et forcé - jusqu'aux prochaines vacances -et qui est dans le haut du panier des collèges ruraux aisés, comme me l'a dit un collègue qui connait bien le coin- la nouvelle mode est de démonter les plaques d'isolation du plafond des couloirs, avant de les réduire en bouillie. Ça n'a pas l'air d'émouvoir la direction outre mesure. Sans doute doit-on considérer cette aimable pratique comme une première mise en activité des enfants avant l'entrée en classe. J'attends les avis de nos experts IUFM maison.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
TotoWeininger, Jean, ne laissez pas passer de tels débordements ! Agissez collectivement !
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
Jean, soyez ferme.
La solution est simple : punissez, punissez encore, vous y arriverez.
N'oubliez pas que vous êtes là pour maintenir l'ordre.
Ensuite dictez, à longueur d'heure, des explications de texte.
C'est ainsi que les élèves progresseront.
Peut-être êtes-vous un peu trop laxiste ?
Ecrit par : Lisa | 02 janvier 2009
Et pour le plafond du couloir, on fait comment?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Jean, soyez ferme.
La solution est simple : punissez, punissez encore, vous y arriverez.
N'oubliez pas que vous êtes là pour maintenir l'ordre.
Ensuite dictez, à longueur d'heure, des explications de texte.
C'est ainsi que les élèves progresseront.
Peut-être êtes-vous un peu trop laxiste ?
Ecrit par : Lisa | 02 janvier 2009
Punir, et punir encore, c'est exactement ce que nous sommes contraints de faire, chère Lisa! Comptez d'ailleurs sur nous pour mettre les bouchées doubles. Dans ma classe de 3ème, le conseil de classe a distribué ce trimestre 13 avertissements pour travail et conduite sur 30 élèves. En 5ème, 11 avertissements travail et conduite sur 24 élèves. Dans d'autres classes itou. Nous n'avions jamais vu ça, et de toute évidence, c'est le résultat spectaculaire du lent travail de dégradation qui s'est accompli avec la complicité de la principale et de son adjointe "qui voulaient être aimées des élèves". Tous mes collègues disent que ce trimestre a été le plus dur de leur carrière. Les deux dames jouent les étonnées et incriminent les parents, la société, les professeurs ("trop autoritaires"...), tout sauf la vraie raison, leur faiblesse! Sous la pression des professeurs, elles ont dû se résoudre à commencer à distribuer des exclusions. Les professeurs ont été à peu près unanimes pour leur imposer l'agrafage d'un duplicata du permis à points dans le carnet de correspondance, afin que la perte des points pour indiscipline soit visible des parents: mais elles refusaient mordicus, et l'affaire a dû être portée devant le dernier CA, où elles ont été mises en cause violemment à la fois par quelques représentants des professeurs et par des parents d'élèves très remontés. Elles ont été contraintes de céder, furieuses.
Il est parfaitement clair, Lisa, que si le chef d'établissement soutient les élèves perturbateurs contre les professeurs, maintenir l'ordre est pour eux un travail de Sisyphe. C'est ce que je disais à Robin, et vous avez l'air de vous en souvenir...
Le premier rôle d'un chef d'établissement, c'est de faire la police et de se faire craindre des élèves. Moyennant quoi, un peu de fermeté permet à chaque professeur d'avoir dans sa classe l'ordre indispensable pour faire cours.
Quant aux explications de texte dictées, qui n'ont pas l'air de recueillir votre agrément, je maintiens, Lisa, que c'est un excellent moyen à la fois d'occuper tous ces bambins ignares et de leur apprendre quelque chose de gré ou de force! C'est toujours mieux que de leur faire perdre entièrement leur temps sur des questions de type "séquences" dont ils ne comprennent même pas la sibylline formulation.
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Ben mes cocos ! Je ne sais pas si le niveau monte ou si mon époux et moi-même sommes atteints d'un début d'Alzheimer mais il nous a fallu une heure pour résoudre un des exos du DM de maths de notre fille, élève de troisième, armés du livre de géométrie de seconde C du papa, bac C 1971 ...
On a fini par trouver: "la médiane issue de l'angle droit d'un triangle rectangle a une longueur égale à la moitié de l'hypothénuse ", ce qui nous a tous décoincés .
Le plus rigolo là-dedans, c'est que notre fille le savait mais qu'elle n'avait pas osé surcharger la figure de départ et créer autre chose que l'existant pour mener à bien sa démonstration alors que son père et moi l'avons salopée à loisir, bidouillant dans tous les sens, jusqu'à la rendre illisible.
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Y'a des fois où je me demande si les profs de maths, quand ils donnent un DM, contrôlent le niveau de leurs élèves ou des parents de ceux-ci. Quant aux profs de français, faut avoir un CAPES et deux ans d'IUFM (surtout l'IUFM ! ) pour répondre à leurs questions à la mords-moi le nœud.
Quand on voit ce genre de pb, on se dit que, pour résoudre les inégalités, il faut interdire absolument les devoirs à la maison.
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Les parents sérieux qui ont leur enfant dans une des classes épouvantables de mon collège où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer sont plutôt terrifiés par la réalité de ces collèges que par les propos que vous jugez "excessifs".
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Moi, ce qui m'horrifie le plus, c'est la quotidienneté des bitures express à l'interclasse et à la récré. Ma fille me raconte ça et j'ai peine à y croire !
Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Il faut appeler un chat un chat, et la plupart des collèges actuels des garderies anarchiques et stériles.
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Je confirme.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
En tant que parent d'une élève sérieuse, je ne suis pas absolument d'accord. C'est vrai qu'elle ferait plus dans un collège tel que je l'ai connu en mon temps.
Pour un élève travailleur, il y a encore du grain à moudre et le professeurs méritent une médaille d'or. Mais il faut vraiment un élève travailleur et imperturbable et il faut l'entendre se plaindre. Ce qu'elle nous narre de ses cours et de l'ambiance qui y règne est impensable pour de vieilles choses comme moi, pourtant réputées chahuteuses en leur temps.
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Y'a des fois où je me demande si les profs de maths, quand ils donnent un DM, contrôlent le niveau de leurs élèves ou des parents de ceux-ci.
Ecrit par Dobolino
Je peux confirmer. Quand notre grand fils était en sixième, son professeur de maths donnait régulièrement des DM d'une longueur et d'une complexité inouïes. Afin d'éviter de passer un dimanche complet dans la crise de nerfs (il n'y avait pas que les maths en devoirs), de nombreux parents prenaient les devants et aidaient le pitchou ou la pitchoune à résoudre les problèmes. Plusieurs fois, il a fallu se creuser sérieusement la cervelle. A l'occasion, quand on se rencontrait entre parents, on avait pris l'habitude de se demander la note que nous, les parents, avions reçue à tel devoir maison. Ce n'était pas toujours brillant, il faut avouer, mais il valait mieux en rire !
Quant aux exercices de français, les formulations absconses des questions nous rendent incapables d'aider efficacement Grand Fiston, aujourd'hui en troisième. (Papa bac Philo 1984, Maman maîtrise Lettres 1990)
Sur ce, meilleurs voeux à tous, et toujours ravi de vous lire, JPB et les autres.
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
où l'on passe son heure à munir des bavards et des énervés qui continuent quand même à gigoter et à vous narguer
A punir, évidemment!
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?
Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009
"Jean, soyez ferme.
La solution est simple : punissez, punissez encore, vous y arriverez.
N'oubliez pas que vous êtes là pour maintenir l'ordre.
Ensuite dictez, à longueur d'heure, des explications de texte.
C'est ainsi que les élèves progresseront.
Peut-être êtes-vous un peu trop laxiste ?"
Ecrit par : Lisa | 02 janvier 2009
Excellent! :-))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
"la médiane issue de l'angle droit d'un triangle rectangle a une longueur égale à la moitié de l'hypoténuse "
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Ben oui, il suffit de savoir que l'hypoténuse est le diamètre du cercle circonscrit. C'est ENCORE au programme de la classe de quatrième - c'est presque miraculeux, il ne reste pas grand-chose d'autre, hélas. Cela se démontre très facilement avec le théorème de la droite des milieux (le centre du cercle circonscrit n'étant jamais que le point de concours des médiatrices). Bon amusement!
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
"Je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?"
Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009
Oui, et Marylise l'a évoqué à peine plus haut, en recommandant moins de télé, et tutti quanti... Ca tombe sous le sens, mais bon...
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
"Cela se démontre très facilement avec le théorème de la droite des milieux (le centre du cercle circonscrit n'étant jamais que le point de concours des médiatrices). Bon amusement!"
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Ben oui! Même moi, je me le rappelais! (Remarquez, mon bac C date de 1973... Le niveau n'avait pas tellement eu le temps de baisser depuis 71!!!) ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Quant aux exercices de français, les formulations absconses des questions nous rendent incapables d'aider efficacement Grand Fiston, aujourd'hui en troisième. (Papa bac Philo 1984, Maman maîtrise Lettres 1990)
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
La meilleure qu'on a eu, ce sont d'extrêmement complexes questions d'explications de texte sur Le Petit Prince de Saint Ex, qui ne nécessitaient pas obligatoirement un "niveau" mais surtout une maturité exorbitante pour des élèves de sixième. Nous nous y sommes tous mis, nous autres parents, de l'agriculteur à l'agrégé de Lettres Classiques, de l'ingénieur à l'ouvrier ...
A la réunion parents-profs , le professeur nous a décrit, avec des sanglots dans la voix, nos petits génies ignorés qui comprenaient bien plus de choses que nous ne voulions l'admettre et ne pouvions le concevoir. Nous nous sommes tous marrés en douce mais personne n'a eu le courage de détromper cette aimable personne.
Y'a des fois où on a de la peine à vous prendre au sérieux ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
"je ne suis pas absolument d'accord."
"Ce qu'elle nous narre de ses cours et de l'ambiance qui y règne est impensable pour de vieilles choses comme moi, pourtant réputées chahuteuses en leur temps."
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Bon, vous êtes d'accord avec nous, alors, peut-être pas absolument, admettons, mais foncièrement et essentiellement, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Bon, salut.
Juste pour dire que la Lisa qui dit "punissez" etc. ce n'est pas moi.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 janvier 2009
mon bac C date de 1973.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
Il vaut bien une maîtrise de math d'aujourd'hui.
Vous devriez tenter l'agreg de math;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
"la médiane issue de l'angle droit d'un triangle rectangle a une longueur égale à la moitié de l'hypoténuse "
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Ben oui, il suffit de savoir que l'hypoténuse est le diamètre du cercle circonscrit. C'est ENCORE au programme de la classe de quatrième - c'est presque miraculeux, il ne reste pas grand-chose d'autre, hélas. Cela se démontre très facilement avec le théorème de la droite des milieux (le centre du cercle circonscrit n'étant jamais que le point de concours des médiatrices). Bon amusement!
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
C'est cela même, dit mon homme !
Moi, j'avais trouvé une autre méthode, pour démontrer ce qu'il fallait démontrer. c'était d'une exactitude imparable mais, d'après ma gosse, la prof aurait annoté " trop flou ".
C'est dommage qu'on ne puisse ici faire des crobards, sinon, je vous aurais donné l'énoncé de l'exo. Une fois résolu, ça relève de l'évidence (et même avant résolution ) , le tout étant de le démontrer proprement, selon les normes en vigueur.
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
J'vais vous dire un truc de base. Si les bouquins de maths de collège étaient bien faits, toutres les lois concernant les triangles et déjà étudiées en 6°; 5° et 4° seraient énoncées et révisées dans le bouquin de troisième. Ce n'est pas le cas !
Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
"je ne suis pas absolument d'accord."
"Ce qu'elle nous narre de ses cours et de l'ambiance qui y règne est impensable pour de vieilles choses comme moi, pourtant réputées chahuteuses en leur temps."
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Bon, vous êtes d'accord avec nous, alors, peut-être pas absolument, admettons, mais foncièrement et essentiellement, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Pas à cent pour cent, puisque je constate, sur le terrain, qu'un gosse qui en veut peut acquérir un niveau. Ce n'est pas facile, certes, mais il persiste malgré tout une qualité d'enseignement que nous devons intégralement au dévouement quasi-sacerdotal de certains professeurs, dévouement qui profite aux élèves qui "en veulent".
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Les PE2 préparent leur « stage massé » ! Les pauvres !
On leur a tout expliqué dans leur institut de formation, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne les a pas beaucoup aidés !
Voilà les questions qu’ils viennent poser sur les forums :
« Bonsoir,
je souhaite faire une séquence sur les contes originels avec mes CM1 en stage massé.... mais je suis complètement perdue!!! je bloque depuis des heures pour créer ma séquence!!! en plus je suis visitée mardi lors de ma première séance et j'angoisse!!!
Pouvez-vous m'aider????????????
Merci d'avance!! »
« Bonjour
je cherche une situation pour faire émerger les représentations initiales des élèves (classe de CE2) en mathématiques pour introduire les mesures de longueurs et les relations
si vous pouviez m'aider
d'avance merci »
« Bonjour,
Je pars en stage en maternelle à la rentrée et je me demandais : pour les rituels (dates, appel et éventuellement météo), il faut faire une fiche de prép' (avec objectif et compétences etc) ou simplement lister les différentes étapes de ces rituels (par exemple pour l'appel : un élève prend les étiquettes prénom - il les lit et les classe dans la barquette "absent" ou "présent").
Tant que j'y suis une autre question concernant les fiches de prép' : en fin de journée (de 16.00 à 16.20), je pense faire un petit bilan de la journée et une lecture plaisir ensuite! Pour ça, faut-il faire également une fiche de prép ou pas ? Pour le bilan, je pense en faire une car il y aura un peu de dictée à l'adulte (on remplira l'éphéméride linéaire) mais pour la lecture plaisir ?
merci de m'éclairer un peu ... »
« Bonjour à tous!
Je suis PE2 et dans 1 semaine je prends en charge une classe de petite section pour 3 semaines.
Le hic, c'est que l'enseignante titulaire n'a pas fait de programmation.
J'aimerais travailler sur la galette même si ça peut paraitre bateau, mais à part ça je suis paumée.
Auriez vous des conseils, idées d'activités à me proposer?...
Merci »
« Bonsoir,
je voudrai savoir combien de nouveaux livres par semaine, lisez-vous aux enfants?? est-ce qu'il faire systematiquement un travail en lien avec les livres lus??
etant en stage a la rentrée, je ne sais pas combien je dois prevoir de livres!!
je sais qu'il faut revenir sur les livres, ne pas les lire qu'une fois mais je ne sais pas comment faire!
merci de votre aide! »
PS : Ce sont les PE2 qui posent ces questions, pas moi. J'essaie de ne pas leur répondre sur les forums pour ne pas les mettre en porte-à-faux avec les objectifs qu'on leur a assignés.
Mais, promis, dès qu'ils seront titularisés, je m'occuperai d'eux.
Ecrit par : c. cru | 02 janvier 2009
Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Mon père me racontait hier même, que lorsqu'il était interne au lycée de Chaumont, dans les années 1930, les élèves de Sixième avaient, eux aussi, droit à un pichet de vin sur la table du réfectoire. Et leur jeu consistait à faire des paris et à les perdre de sorte qu'un des 6 élèves de la tablée ait à boire le pichet tout entier, avant de se rendre en cours, éméché.
Nos jeunes n'ont rien inventé.
Всем с новым годом!
Ecrit par : buntovchik | 02 janvier 2009
Je ne me reconnais pas - et la plupart de mes collègues - dans les caricatures de professeurs que vous décrivez mais je vous fais confiance : elles doivent exister. Il nous arrive de rencontrer de drôles de personnalités au voisinage des IUFM et des "stages".
Ne tapez pas trop sur les profs : les boucs émissaires, c'est facile et ça ne résout rien ! Et on a déjà le dos large ! Le problème est plus compliqué. La profession est en souffrance. Voyons aussi du côté des parents : quelle culture, quel sens de l'effort, quelle perspective transmettent-ils à leurs enfants ? Quelle image la société donne-t-elle d'elle-même aux jeunes ? Voyez plus large !
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Maintenant, le programme de seconde, c'est le programme de collège de jadis. Voir dans un fil antérieur les liens vers les Lebossé-Hémery cuvée 1960, donnés par Guy Morel.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Il est vrai qu'on se demande comment certains gosses arrivent à tirer leur épingle du jeu dans un tel bordel !
D'un autre côté, vu qu'ils ont connu souvent cent fois pire en primaire et maternelle, ça leur fait comme une bouffée d'oxygène et, dès qu'ils peuvent profiter d'un professeur qui enseigne, ils l'aspirent à fond.
Etudier dans un tel climat d'adversité ne peut que mieux les armer pour la grande bagarre de leur vie d'adulte.
Je vois ma fille adopter des stratégies qui sont celles d'un adulte aguerri et très conscient. Je lui vois des crocs que j'étais loin d'avoir à son âge.
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Mon père me racontait hier même, que lorsqu'il était interne au lycée de Chaumont, dans les années 1930, les élèves de Sixième avaient, eux aussi, droit à un pichet de vin sur la table du réfectoire. Et leur jeu consistait à faire des paris et à les perdre de sorte qu'un des 6 élèves de la tablée ait à boire le pichet tout entier, avant de se rendre en cours, éméché.
Nos jeunes n'ont rien inventé.
Всем с новым годом!
Ecrit par : buntovchik | 02 janvier 2009
Vous croyez vraiment que le pichet en question contenait du 12°5 millésimé mention AB ?
J'en doute !
Ce devait être une infâme piquette coupée d'eau !
Pauvres gosses !
Maintenant, au moins, grâce à la vigilance des parents, ils peuvent s'offrir de la vodka ...
Ah ! Qui dira assez le rôle des parents d'élèves dans le redressement de la situation ?
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Ces jours-ci je dois être en verve. Après “Naïvetés…” que j'ai publié hier, aujourd'hui, je publie “Hospitalité corse”… Pour ceux que cela intéresse, c'est au :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2009/01/02/hospitalite-corse-reedition%E2%80%A6/
Ecrit par : Roger Felts | 02 janvier 2009
A mon sens et avec onze ans de ZEP-et coetera, les principaux passent et les problèmes restent. Certains sont plus fermes que d'autres mais cela ne change pas grand chose au problème: le règlement intérieur est tantôt appliqué par certains, tantôt "interprété" par d'autres. Les premiers ont su se fairer especter, les seconds...
Il me semble que le désintérêt pour la chose scolaire de nos élèves soit lié à un facteur éducationnel d'une part et à un climat sociétal d'autre part. Ou alors ils sont déjà, en 4eme, les victimes d'un système laxiste qui les autorise à passer de classe en classe quelque soient leurs notes...la stupide stratégie de l'ascenseur qui ne mène, pour trop d'entre-eux, qu'à l'échaffaud professionnel.
D'un côté, on oblige des gens qui n'en ont rien à faire à suivre des "études" jusqu'à l'âge de 16 ans, et de l'autre on empêche ceux qui le veulent vraiment d'avoir un enseignement de qualité, ocupés que nous sommes, nous les profs, à faire semblant d' appliquer un programme qui perd ses cheveux d'années en années tout en gaspillant des trésors d'énergie pour faire régner l'ordre en classe.
Je suis devenu assez pessimiste: les méthodes actuelles ( "pédagogistes", "actives" et autres) ne me satisfont pas, mais je ne sais quoi faire pour inculquer le goût de l'effort intelectuel à nos ouiailles...
Ecrit par : sisyphe | 02 janvier 2009
Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Maintenant, le programme de seconde, c'est le programme de collège de jadis. Voir dans un fil antérieur les liens vers les Lebossé-Hémery cuvée 1960, donnés par Guy Morel.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 janvier 2009
Possible !
En attendant, ma fille est en train d'expliquer à son papa la sinusoïde qu'elle a tracée toute seule à partir d'un GTBF, sur papier millimétré, puis la même courbe tracée par l'ordi après qu'elle ait entré les données. Les deux se ressemblent étrangement. (cours de physique )
N'en rajoutez peut-être pas trop !
Je ne prétendrai pas que c'est mieux à présent mais je me pose des questions et trouve que la démolition systématique avec désir d'un retour à l'ancien système " qui était forcément meilleur " peut se discuter. Je suis absolument certaine de n'avoir pas tracé de sinusoïde en troisième et constate que la gamine a l'air d'avoir parfaitement pigé ce qu'elle a fait.
Après, c'est peut-être mal et pas bien ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Pour ce qui est des questions abstruses... Je me rappelle, dans un premier temps, avoir été très déconcertées par les questions portant sur les "textes argumentatifs" proposés à l'écrit de l'EAF à partir du milieu des années 90. Elles étaient formulées dans un jargon dont je n'avais jamais eu l'usage. Et j'étais titulaire d'une maîtrise de philo et d'une agreg de lettres 1969.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 janvier 2009
Je suis devenu assez pessimiste: les méthodes actuelles ( "pédagogistes", "actives" et autres) ne me satisfont pas, mais je ne sais quoi faire pour inculquer le goût de l'effort intelectuel à nos ouiailles...
Ecrit par : sisyphe | 02 janvier 2009
Je suis d'accord avec vous sur les "nouvelles méthodes" pour les avoir appliquées bien des années dans ma classe. Mais je ne parlerai pas de pessimisme. Le goût des élèves pour l'effort intellectuel, la passion pour le savoir, etc... a toujours été le fait d'une minorité d'élèves, même à l'époque où le collège et le lycée ne recevaient que des élèves triés sur le volet, même dans les écoles primaires supérieures (voir le beau livre de William Grossin à ce sujet).
La différence c'est qu'aujourd'hui, les gamins se permettent de dire tout haut, et à la face de leurs professeurs, ce qu'auparavant - pas si longtemps- on murmurait entre ses dents. Questions de limites.
Je parlerai plutôt de la modestie nécessaire quand nous faisons classe. Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."
C'est vrai qu'il faut y mettre une infinie patience, souvent déçue, mal payée de retour, mais il y a parfois d'étonnants moments de grâce, où le temps semble suspendu, lorsque toute une classe de CM est accrochée au récit de l'évasion d'Edmond Dantès ou celui de la charge des cuirassés à la bataille de Waterloo.
C'est la part magique de ce métier, où ce qui a merveilleusement "marché" une fois, avec tels élèves, finira en eau de boudin avec tels autres.
A Jean : Auriezvous l'aimabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, et je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
A Jean : Auriez-vous l'amabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, car je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
C'est la part magique de ce métier, où ce qui a merveilleusement "marché" une fois, avec tels élèves, finira en eau de boudin avec tels autres.
A Jean : Auriezvous l'aimabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, et je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
Ce n'est donc que ça, la " part magique " ?
C'est bien ce qu'il m'avait semblé ...
Quelque efficient parent en arrière-garde et le tour de passe-passe est joué !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
En live !
http://www.acapela.tv/Cartoon-bbd34029263e8-bbd3402bdf1ba-bbd3402e52b75-4-5-5
Ecrit par : Amélie | 02 janvier 2009
Ce n'est donc que ça, la " part magique " ?
C'est bien ce qu'il m'avait semblé ...
Quelque efficient parent en arrière-garde et le tour de passe-passe est joué !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Dobolino, parlons-nous de la même chose ?
Je ne parlais là que de la part qui se joue en classe, et non du travail donné en devoirs à la maison, et je la qualifie de "magique", terme peut-être mal choisi, à défaut d'un autre, pour expliquer qu'elle est surtout imprévisible, qu'elle dépend du talent de conteur du professeur, du moment de la journée, que sais-je...
C'est bien cette part du travail du professeur qui échappera toujours aux "dispositifs pédagogiques" et autres "activités cognitives" par lesquelles on a cru bon de la remplacer.
Quant aux exposés à faire à la maison, seul ou avec le copain, et présentés à la classe. Merci Wikipédia et .... Papa -Maman qui se débrouillent avec leurs souvenirs de lycée.Le parent en arrière-garde, j'ai joué ce rôle tant de fois, comme on le disait plus haut, que je ne peux pas être dupe.
Amicalement
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
Martha Argerich joue le concerto de Schumann, avec le "Gewandhaus" de Leipzig, (dirigé par Chailly), sur "Mezzo".
Une pure merveille.
Marylise, la télévision a parfois du bon! ;-)
Merci, Totoweininger, mais j'ai calé à l'entrée de la "prépa", avant d'y mettre le premier pied... Pas pour moi...
C'est quoi, ce stage "massé", Carmen? Ici, ça s'appelle "SRG", (stage en responsabilité groupé), pour le différencier du "SRF", (stage en responsabilité filé); une journée par semaine dans une classe, sur l'année scolaire.
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 janvier 2009
"Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."
Merci chevreuil pour cette citation! Pas loin de la vérité cet Ancien. J' ai des moments comme ça, assez fréquents même. Cette année du moins. Il est vrai que je théâtralise assez souvent en cours, je ballade, titille, réveille, provoque...Il n'en reste pas moins que toute cette énergie est perdue si mes élèves ne jettent pas un oeil sur leur cahier le soir.
Ecrit par : sisyphe | 02 janvier 2009
"Moi, ce qui m'horrifie le plus, c'est la quotidienneté des bitures express à l'interclasse et à la récré. Ma fille me raconte ça et j'ai peine à y croire !
Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...
Écrit par : dobolino | 02 janvier 2009 "
_______
Oui, mais ils ne fument plus. Ah, non mais !
Ecrit par : Frédéric béant | 02 janvier 2009
Un vieux monsieur charmant, musicien de son état, m'a demandé un jour quel était l'apéritif préféré des musiciens. Je lui ai dit que le l'ignorais bien que je fusse musicien aussi (mais amateur).
Il me dit :"C'est le Whisky-Korsakov."
Je souris poliment, mais sans plus. Il me regardait en souriant et ajouta,"Mais c'est cher la rasade."
Fort heureusement je connaissais le poème symphonique évoqué par cet à-peu-près du genre de ceux dont le Canard Enchaîné est friand.
Un message ci-dessus m'a fait penser à ça. Mais, promis, j'arrête les blagues. Lundi vous reprenez le travail, hein ! jeiunes collègues ?
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Francis, je vous salue en personne du haut de la poudrière et vous offre tous mes voeux pour cette nouvelle année. J'y ajoute une petite pensée de Jean L'Anselme, histoire de vous faire sourire :
"L'erreur est humaine, c'est vrai. Mais il y en a qui s'entêtent vraiment à être plus humains que les autres."
(Pensées et proverbes de Maxime Dicton, Jean L'Anselme - Rougerie 1991)
Ecrit par : Marilyse Leroux | 02 janvier 2009
- - -
Merci, Marilyse !
Bonne année et bonne santé à vous !
Très drôle, cette pensée ! Je sais un ministre de l'éducation nationale qui est plus humain que les autres. :-)
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
"un collégien sortant de 3ème a des connaissances proches de zéro"
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
pour avoir enseigné en seconde l'an dernier ( maths ) le soucis viens principalement du fait que:
1 - les élèves ont beaucoup de lacunes sur les notions fondamentales
2 - les 3/4 ne se souviennent pas du programme de 6 eme.
conséquence des élèves de terminal S ne savent même pas ce qu'est une médiatrice... Les élèves n'ont pas l'idée d'investir dans le savoir croyant que les notions d'une année seront inutiles l'année d'après. Or elles sont justement fondatrices des enseignements à venir.
Bref l'état d'esprit des nos élèves me paraît destructeur ( pour eux-même ! )
Ecrit par : paul | 03 janvier 2009
"Je vois ma fille adopter des stratégies qui sont celles d'un adulte aguerri et très conscient. Je lui vois des crocs que j'étais loin d'avoir à son âge."
écrit Dobolino…
Ce doit être vrai : le Collège tel qu'il est aujourd'hui (et celui de Jean n'est pas le pire, j'ai le regret de le lui dire), et qui devait (ah, les intentions !) œuvrer à l'égalité et au bonheur des élèves est devenu une redoutable machine darwinienne — ou plutôt, une caricature de darwinisme, parce que les sujets évoluant en milieu fermé, c'est bien la loi du plus fort qui a remplacé la loi du plus apte. Et effectivement, que quelques gamins / gamines arrivent encore à s'y cultiver sans se faire éclater la tête tient du paradoxe.
A bien y réfléchir, l'Ecole de la République avait pour but de limiter, justement, le darwinisme, à des âges où il n'a pas à se manifester outre mesure. Il voulait donner, autant que possible, les mêmes armes à tous — et puis à chacun de les utiliser selon ses capacités. Mais voici que l'Ecole new style donne moins d'armes — conséquemment, la part brutale, le coefficient inné, reprennent le dessus.
C'est bien pour ça que Léo Lagrange (je crois) disait que l'Ecole devait rester en dehors de la vie — en dehors des conflits du dehors. Et que les tenants d'une laïcité sérieuse ont refusé que les points de vue religieux envahissent les salles de classe (c'est tout le sens du raisonnement de Catherine Kintzler expliquant pourquoi e port du voile doit être interdit à l'Ecole, et permis à l'Unversité). En faisant rentrer la "vraie vie" dans les écoles, mais la vraie vie déformée par les instincts de ces petits barbares — au sens propre — que sont les élèves ("cet âge est sans pitié", dit très justement La Fontaine : nous devrions être là, entre autres, pour leur apprendre la pitié — et la mesure), le pédagogisme a ouvert la cage aux fauves.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2009
"Un vieux monsieur charmant, musicien de son état, m'a demandé un jour quel était l'apéritif préféré des musiciens. Je lui ai dit que le l'ignorais bien que je fusse musicien aussi (mais amateur).
Il me dit :"C'est le Whisky-Korsakov."
Je souris poliment, mais sans plus. Il me regardait en souriant et ajouta,"Mais c'est cher la rasade."
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Un vieux classique! Mais, après tout, il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
"Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."
"Merci chevreuil pour cette citation! Pas loin de la vérité cet Ancien. J' ai des moments comme ça, assez fréquents même. Cette année du moins. Il est vrai que je théâtralise assez souvent en cours, je ballade, titille, réveille, provoque...Il n'en reste pas moins que toute cette énergie est perdue si mes élèves ne jettent pas un oeil sur leur cahier le soir."
Ecrit par : sisyphe | 02 janvier 2009
Tout est dit dans ce message! Retour aux fondamentaux!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
c'est tout le sens du raisonnement de Catherine Kintzler expliquant pourquoi e port du voile doit être interdit à l'Ecole, et permis à l'Unversité). En faisant rentrer la "vraie vie" dans les écoles, mais la vraie vie déformée par les instincts de ces petits barbares — au sens propre — que sont les élèves ("cet âge est sans pitié", dit très justement La Fontaine : nous devrions être là, entre autres, pour leur apprendre la pitié — et la mesure), le pédagogisme a ouvert la cage aux fauves.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2009
,"Mais c'est cher la rasade."
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Le samedi 17 janvier 2009, à l'appel du Parti des Musulmans de France, aura lieu la manifestation annuelle: "une manif pour le voile" sur Paris. Aussi, pour nous aider à sa réalisation, contactez-nous au plus vite et faites circulez cet appel auprès de vos contacts ...
HONTE A EUX - HONTE A NOUS ...
... RELEVONS LA TÊTE !
La sacro-sainte "liberté individuelle" et du "droit à disposer de son corps", profite aujourd'hui largement à ceux et celles qui pratiquent l'avortement, l'union entre êtres du même sexe, ... et jamais au droit à la pudeur ! Une loi scélérate (Loi n°2004-228 du 15 mars 2004) continue d’interdire à nos filles, portant le Hijab, l’accès aux écoles de la République financées par l'impôt.
Cette injustice, qui vise principalement à "désintégrer" et à "domestiquer",les musulman(e)s de France, ne doit en aucun cas devenir, avec le temps, un fait accompli, une fatalité, que l'on ne peut espérer corriger un jour !!! Pour cela et comme à son début, le PMF continue de lutter pour l’abolition de cette loi qui insulte des millions de citoyens et qui déshonneur la République. Pour ces raisons, le PMF appelle tous les responsables associatifs consciencieux, tous les citoyens éclairés, à se mobiliser et à nous aider dans la préparation de la manifestation : « une manif pour le voile » en vue de réclamer, de nos décideurs politiques, le respect, qui est dû aux religions et à leurs pratiquants.
Pour participer aux distributions de tracts et aux collages d’affiches, en région parisienne, contactez : pmfparis@yahoo.fr ; ou le 06 25 64 33 00 et laissez nous vos coordonnées.
Vous souhaitez organiser la venue d’un groupe de province : contactez le Bureau National du PMF : pmfnet@yahoo.fr
Transférez ce message !!!
A tous vos proches et vos contacts
« MANIF POUR LE VOILE »
Diffuser cet appel, c’est soutenir nos sœurs!
Le lieu et l'heure de départ de la manifestation seront communiqués très prochainement sur:
http://p-m-f.org
FAITES PASSER CE MAIL A VOS CONTACTS qu'ALLAH VOUS EN RECOMPENSE
Amine
Ecrit par : éoui | 03 janvier 2009
Un vieux prof m'avait affirmé à mes débuts : "Si dans une journée de classe, à un seul moment, tu as l'impression que tu as captivé tes élèves, que tu leur as appris quelque chose, estime que cette journée est une journée réussie."
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
Un vieux véto m'avait affirmé à mes débuts alors que je me désespérais de soigner au feeling sans poser de diagnostic : "Si dans une journée de consultation tu poses un diagnostic, estime que cette journée est une journée réussie ! ".
La différence entre vous et nous, c'est que depuis cette époque glorieuse nous avons quand même nettement progressé alors qu'on a l'impression que les méthodes d'enseignement modernes ont salement agravé votre situation.
Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2009
A Jean : Auriezvous l'aimabilité me donner la référence de la collection de manuels de Latin du collège que vous aviez citée quelque part sur le blog, et je n'arrive pas à la retrouver dans le labyrinthe des commentaires . Petit Fiston passe au collège l'an prochain et j'ai l'impression qu'il s'intéresse à cette matière. Amicalement,
Ecrit par : chevreuil | 02 janvier 2009
Volontiers! Les élèves de 4ème que j'ai en latin en sont ravis parce qu'ils comprennent "comment ça marche" et qu'ils peuvent traduire ( mais traduire vraiment en ayant tout analysé), de petites phrases sympathiques.
C'est le Latin Classe de 6ème, collection Gerald Bloch, Bordas, 1962. Il n'est plus réédité, évidemment. Je m'en sers en 4ème et en 3ème, en allant très lentement, puisque les élèves apprennent en même temps la grammaire française (traditionnelle). Si j'avais les latinistes de 5ème, je men servirais aussi, car d'après les échos que j'ai, ils ne comprennent rien au latin avec le manuel actuel, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est approuvé par la CNARELA!
Jean-Paul, mon collège est loin d'être le pire, j'en conviens volontiers, et il a même été jusqu'à très récemment un petit paradis. Mais il s'est transformé assez subitement, le trimestre écoulé, en un petit enfer. Ou peut-être avais-je eu la chance de ne pas avoir, dans mes classes, jusqu'à présent, de ces élèves épouvantablement insupportables dont j'entendais l'an dernier qu'ils pourrissaient la vie des mes collègues. En tout cas, la responsabilité de la principale est patente dans la dégradation générale de l'ambiance que tous les professeurs ont vécue et dénoncée ce trimestre. Elle n'a pas su intervenir tout de suite et spectaculairement , les années passées, lorsqu'un problème grave de discipline se posait à un de mes collègues, et subitement, la perturbatite s'est généralisée. Quand on est stupide et incompétent, on ne prend pas la direction d'un collège.
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Pour avoir enseigné en seconde l'an dernier (maths) le souci vient principalement du fait que:
1 - les élèves ont beaucoup de lacunes sur les notions fondamentales
2 - les 3/4 ne se souviennent pas du programme de 6 eme.
Conséquence des élèves de terminale S ne savent même pas ce qu'est une médiatrice... Les élèves n'ont pas l'idée d'investir dans le savoir croyant que les notions d'une année seront inutiles l'année d'après. Or elles sont justement fondatrices des enseignements à venir.
Bref l'état d'esprit des nos élèves me paraît destructeur (pour eux-mêmes !)
Ecrit par : paul | 03 janvier 2009
Et c'est là qu'on en revient aux programmes, aux livrets de compétences et à la forme de progressions que les formateurs ou les inspecteurs préconisent.
On me dira que l'école n'est pas seule en cause et qu'on ne peut pas attendre de la suite dans les idées de la part d'enfants qui sont nés la zappette à la main. Ce sera sans doute vrai, mais je répliquerai néanmoins que l'école ne fait rien pour corriger les effets pervers du zapping permanent auquel sont soumis nos élèves à l'extérieur.
Je ne parlerai que de ce que je connais, le Primaire. Vous me direz si le même encouragement au zapping persiste dans les niveaux supérieurs. Il me semble bien puisque la réforme des Lycées prévue proposait, si j'ai bien compris, la possibilité de faire le tour d'une matière en un semestre puis de sauter du coq à l'âne dans la deuxième moitié de l'année scolaire.
Les programmes, pour commencer. Y compris ceux de 2008. Ils contiennent deux encouragements au zapping qui se multiplient l’un l’autre au fur et à mesure que l’on avance dans sa scolarité.
Le premier, visible surtout en maternelle, c’est l’ambition démesurée ou le flou artistique de certains domaines qui oblige le maître à choisir lui-même une borne à cette ambition, borne qui varie donc au sein d’une même école, malgré les nombreuses réunions de conseils de cycle ou de maîtres.
Que peuvent signifier exactement, par exemple, des phrases telles que : « les enfants découvrent les usages sociaux de l’écrit en comparant les supports les plus fréquents dans et hors l’école (affiches, livres, journaux, revues, écrans, enseignes, ...) et que cachent les points de suspension ?
Ou cette autre qui dit : « La discrimination des sons devient de plus en plus précise. » ? Comment mesure-t-on lorsqu’on débute en maternelle, soit parce que l’on débute vraiment, soit parce que l’on a pour la première fois au cours de sa carrière, un poste dans ce niveau, la précision de la discrimination des sons, surtout lorsque l’on ne nous demande pas qu’elle soit établie mais « de plus en plus précise » ?
Ce flou est parfois proposé comme facteur de différenciation. Par exemple on demande au maître d’ajuster « la taille des collections, le fait de pouvoir agir ou non sur les objets » afin d’adapter les situations aux capacités de chacun.
On institutionnalise donc, dès le début, qu’il est normal et même souhaitable qu’au sein d’une même classe, certains enfants finissent l’année en comptant « à la main » là où les autres comptent « de tête ».
Il apparaît à nouveau dans le programme de sciences expérimentales et technologie des cycles de l’élémentaire, Main à la Pâte oblige : seuls les grands titres sont déclinés, contrairement à ce que nous lisons en histoire et en géographie où l’on nous donne les repères de ce qui doit être su à l’issue du cycle (exemple : Les Temps modernes : Gutenberg ; 1492 : Christophe Colomb en Amérique ; François I° ; Copernic ; Galilée ; Henri IV et l’Edit de Nantes ; Richelieu ; Louis XIV ; Voltaire ; Rousseau), repères sans doute peu nombreux et peut-être trop peu exigeants mais repères quand même, qui peuvent garantir un socle de savoirs communs à tous les élèves entrant au collège.
On peut en revanche douter de l’homogénéité des connaissances des élèves à l’entrée en 6° lorsque les maîtres n’auront eu pour construire leurs progressions que des titres de ce style : « Présentation de la biodiversité : recherche de différences entre espèces vivantes » ou « Présentation de la classification du vivant : interprétation de ressemblances et de différences en termes de parenté », d’autant que le texte d’introduction précise : « selon l’esprit de la Main à la Pâte,..., les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».
Flou aussi au CM (1 et 2) en conjugaison : si une liste de verbes est fournie pour les deux classes de Cours Elémentaire, là, on nous parle de « verbes non étudiés » qu’il faudrait conjuguer en appliquant les règles apprises.
Le deuxième, c’est leur inconstance : figurez-vous par exemple que le passé composé enseigné au CE1 n’apparaît pas dans le programme de la classe suivante et qu’il ne réapparaît qu’au CM1, où il se retrouve seul pour faire acquérir aux élèves la notion de temps composé. A-t-il été oublié ou cela procède-t-il du fait que plus personne ne sait que pour qu’une notion soit sue, il faut qu’elle ait été vue et revue plusieurs fois (il me semble que les anciens parlaient de « sept fois »).
En mathématiques, le programme ne signale rien sur les nombres entiers au CM2, ils ont été vus jusqu’au milliard au cours des classes précédentes, ils sont absents de la progression de cette dernière classe. Même chose pour les unités de mesure de longueurs, de masses et de capacités (pour lesquelles, le système métrique en son entier n’est jamais présenté, mais ça, c’est une autre histoire). Je pense qu’il aurait été prudent de signaler par deux ou trois mots qu’un entretien et une réactivation des connaissances étaient nécessaires.
D’autant que, livret de compétences oblige, la nouvelle génération de professeurs des écoles a tendance à penser que, du moment que la petite croix a été placée dans la petite case, il n’est plus besoin de revenir sur une compétence.
C’est ainsi que l’une se fait des cheveux blancs en se demandant s’il est judicieux de revoir l’accord en genre et en nombre de l’adjectif qualificatif avec le nom commun auquel il se rapporte puisque ses élèves l’ont déjà fait l’année dernière.
Qu’une autre se demande comment bâtir sa progression d’Histoire puisque ses élèves, issus de deux classes différentes, n’ont pas vu les mêmes points du programme l’année précédente. Elle a très peur que les plus avancés s’ennuient si elle reprend avec eux des événements déjà vus une fois ! Et impossible de lui faire admettre que, ses élèves ayant grandi et mûri depuis l’année précédente, ils comprendront différemment et de façon plus approfondie ce qu’elle leur présentera !
Deuxième dégât collatéral induit par le livret de compétences, encourageant la théorie du tout-zapping chez nos élèves : le morcellement.
Pour apprendre à compter, il faut connaître la suite de nombres orale, savoir l’écrire et la lire, comparer des quantités, les ranger, calculer, résoudre des problèmes. Pour apprendre à lire, il faut discriminer les sons, établir un lien entre la lettre et le son qu’elle produit, associer les différents sons en syllabes, les syllabes en mots, les mots en phrases, et comprendre les phrases successives d’un texte.
Tout profane penserait que tout ceci marche de concert et que l’important dans l’histoire est de tout mener de front à chaque moment de la vie scolaire quelles que soient les activités ou les exercices en cours. Tout profane ! Mais pas ceux qui remplissent les livrets de compétences ! Eux, ils ont leurs petites cases qui les obsèdent, qui les paralysent et les empêche de voir la lune, tellement il est compliqué de cerner exactement le doigt qui la montre.
Et l’on précipite des enfants de 3 ou 4 ans dans la suite des nombres de 0 à 30 pour qu’ils les récitent, qu’ils apprennent à les pointer avec le doigt un par un afin de pouvoir dire que « le quinze », c’est celui-là, « le vingt-quatre », celui-là et « le treize », celui-là sans penser une seconde que l’instit de CP aura bien du tracas pour démonter ou replâtrer tout cela lorsqu’il introduira dizaines et unités.
On procédera de même pour toutes les cases à cocher, de la PS au CM2. On « fera » telle ou telle compétence, très vite, au cours d’une belle séquence « sur » la notion de multiple, le récit originel ou entendre le son « ou », on cochera la petite case qui correspond et l’on n’en parlera plus jamais puisque ça a été « vu ».
C’est quand même bizarre qu’on nous parle d’interdisciplinarité justement à une époque où l’on a morcelé le savoir en une myriade de toutes petites choses dont on a fait le but du travail de l’instituteur.
Car, si l’on en croit ce qu’écrivent les PEMF sur les forums, il est là le travail du bon maître : sérier les compétences que l’on souhaite mettre en œuvre, le plus précisément possible et y trouver un habillage ludique sous forme de projet.
Dans certaines académies, avec certains inspecteurs, les instituteurs sont sommés de fournir dès la rentrée une programmation des activités jusqu’au mois de juillet, compétence par compétence, petite case par petite case. Ces programmations doivent être complétées par des fiches de préparation pour tout, de l’accueil en maternelle à la récitation par cœur des tables de multiplication au CM2.
Une maîtresse de maternelle se fait vertement réprimandée si elle choisit de faire décorer avec des gommettes la couronne des rois qu’elle va faire réaliser à ses bambins de trois ans avant même d’avoir « cerné les compétences » qu’elle veut mettre en œuvre au cours de ce travail. Et il s’agit d’être précis, un vague : « Ben, ils vont apprendre à découper et puis à travailler proprement, à coller des petits objets, euh, à... ah oui, je sais, ça va les aider à se repérer dans le temps ! Ben, le temps proche, euh, quand ils ont fini de découper, ils doivent coller les gommettes, ça se suit, euh, on peut pas le faire dans l’autre sens... et puis, le temps social,... la succession cyclique des fêtes... euh... non, c’est pas ça ? » ne suffira pas et on lui reprochera de ne pas savoir mettre du sens dans les activités qu’elle propose et de ne pas savoir les insérer au sein d’un projet global de développement de l’enfant respectueux des capacités de chacun !
Comment voulez-vous dans ces circonstances que vos élèves de Seconde aient pu croire à un seul instant qu’ils devaient mémoriser le programme de 6° pour pouvoir réussir à ingurgiter celui de Seconde ? D’autant que les diminutions d’horaires à tous les niveaux de la scolarité et les techniques d’apprentissage préconisées n’ont pas facilité l’automatisation de certains réflexes indispensables au calcul rapide ou à l’écriture presque automatique d’un raisonnement ou d’une argumentation.
Ecrit par : catmano | 03 janvier 2009
Mais quid de la réforme du collège?
Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable? Ou le Snalc et la Société des agrégés divaguent-ils lorsqu'ils expliquent au Ministre que la mise en pratique du socle commun au collège (c'est son argument pour dire que la réforme du collège EST FAITE!) ne résoudra aucun des problèmes dudit collège?
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Un vieux classique! Mais, après tout, il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
- - -
Oui, c'est un vieux classique car le vieux monsieur (né en 1920) l'a entendu dans les années 1940 quand il était au Conservatoire national de Paris en classe de cor d'harmonie.
Mais de là à deviner qu'un jeune comme vous le sût, il y avait loin. Peu de gens connaissent cette blague.
Merci pour l'âge de César Franck ! Je la placerai, cette blague. Êtes-vous musicien, Christophe ? Peut-être professeur d'éducation musicale et de chant choral...
Si vous avez d'autres blagues musicales, je suis preneur !
Amicalement.
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Catmano, vous êtes, une fois de plus, la voix de la sagesse. Ce livret de compétences est une absurdité totale. On ne le dira jamais assez.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
Pour ceux que cela intéresse, je publie sur mon site une nouvelle page qui s'intitule "Commentaire sur l'absence de commentaires”
Ecrit par : Roger Felts | 03 janvier 2009
Ce que dit Catmano va s'appliquer au collège avec le livret de compétences. On commence dès janvier avec le B2i. Je suis d'accord avec toutes ses observations : c'est l'ère du zapping. L'école, au lieu de résister, est allée dans le sens de la société, elle l'encourage même. L'enseignement en séquences rend difficile le repassage d'une notion : or, c'est la répétition, la mémorisation qui font défaut. Tout est aussitôt oublié. Le socle commun, dans ce sens, ne changera rien car c'est davantage sur les méthodes d'enseignement qu'il faut agir. Comment développer l'attention, le sens de l'effort, le goût de lire, la mémorisation, le travail personnel ? Jusqu'à présent, devant les problèmes, on s'est contenté de changer les programmes, d'atomiser les "compétences" dans des petites cases mais c'est tout. Tout cela est pitoyable ! Où sont les intelligences de ce pays ? Où est le bon sens ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
le PMF continue de lutter pour l’abolition de cette loi qui insulte des millions de citoyens et qui déshonneur la République.
Ecrit par : éoui
C'est du lard écrit par des cochons ? Et pourquoi pas des MILLIARDS de citoyens, tant qu'on y est ?
Ecrit par : moot | 03 janvier 2009
Ah, quelle horreur : se fait vertement réprimander (mordre) ! Toutes mes confuses... ;o((
Ecrit par : catmano | 03 janvier 2009
Merci, Jean, pour la référence du manuel, je vais essayer de faire le tour des bouquinistes pour me le procurer !
Tenez bon avec votre classe !
Ecrit par : chevreuil | 03 janvier 2009
Excellente analyse de Catmano... hélas.
Lors de la formation initiale de nos collègues, consacrer ne serait-ce qu'une séance à ces quelques vers de Boileau serait de toute évidence une mesure de salut public :
"Hâtez-vous lentement; et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage;
Polissez-le sans cesse et le repolissez..."
Ecrit par : Un hussard | 03 janvier 2009
A propos de la diminution des horaires en français, autrefois nous avions 7 heures en 6e par classe, en 5e même chose (intiation au latin d'1 heure incluse). Aujourd'hui, dans mon établissement, 5 heures en 6e, 4 heures en 5e, avec les bonnes anées 1 h. de soutien, 4 h. en 4e, 4 h. 30 en 3e.
On ne peut impunément enlever des heures d'enseignement en français. Les conséquences ont été désastreuses et ont ampiflié les problèmes. La logique comptable a prévalu sur la raison.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
Bonne année à tous!
Ecrit par : retraitée | 03 janvier 2009
La différence entre vous et nous, c'est que depuis cette époque glorieuse nous avons quand même nettement progressé alors qu'on a l'impression que les méthodes d'enseignement modernes ont salement agravé votre situation.
Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2009
Il est vrai que l'art de la pédagogie a peu à voir avec les progrès de la biologie moléculaire ! Il est vrai aussi que depuis que certains ont voulu hisser (?) la pédagogie au rang de science exacte, les choses ont empiré.
Les apprentissages ont été saucissonnés, compartimentés en compétences. Inutile de revenir là-dessus, Catmano vient de le montrer avec beaucoup de talent.
Je voulais seulement insister sur le fait que "faire classe" renvoie inévitablement à des succès et des échecs, car on s'adresse à des individus, les élèves, qui sont preneurs ou pas de votre enseignement. Telle leçon qui marche une année ne marchera pas forcément l'année d'après. Pourquoi ?
Pour un tas de raisons complexes (niveau de la classe, ambiance, un événement perturbant dans la journée, quelque grain de sable qui est venu gripper la machine...) Tel professeur sera excellent avec une classe, et "se verra les pierres" avec une autre.
C'est à cette variabilité que les tenants d'un enseignement scientifique ont voulu remédier... avec le succès que l'on sait.
Je veux simplement dire que la première chose qu'un enseignant apprend avec sa classe, c'est l'humilité quant aux résultats qu'il obtient.
Amicalement,
Ecrit par : chevreuil | 03 janvier 2009
"Ce que dit Catmano va s'appliquer au collège avec le livret de compétences."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
C'est instauré dans les IUFM depuis l'année dernière avec le livret d'évaluation des PE2. Que j'ai refusé de remplir sous la forme proposée, (une "usine à gaz" dont vous ne pouvez même pas avoir idée). Cette année, il a été (un peu) simplifié.
Je ne le remplirai pas quand même. Je pense (sans en être certain) que beaucoup de collègues, sans avoir boycotté eux-même ce remplissage, ont approuvé en silence.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
Pour un tas de raisons complexes (niveau de la classe, ambiance, un événement perturbant dans la journée, quelque grain de sable qui est venu gripper la machine...) Tel professeur sera excellent avec une classe, et "se verra les pierres" avec une autre.
C'est à cette variabilité que les tenants d'un enseignement scientifique ont voulu remédier... avec le succès que l'on sait.
Je veux simplement dire que la première chose qu'un enseignant apprend avec sa classe, c'est l'humilité quant aux résultats qu'il obtient.
Amicalement,
Ecrit par : chevreuil
Très juste, et si l'on veut rester scientifique (les tenants des "sciences de l'éducation" ne le sont pas), il est possible d'ajouter ceci : aurait-on mis au point un ensemble infaillible de procédures d'apprentissage (ce qui semble impossible de toute façon), l'application en serait limitée par l'impossibilité d'obtenir une observation en temps réel de l'état de la classe. Par "état de la classe", il faut entendre, puisque le but est de faire entrer le savoir dans les cervelles, tout ce qui est contenu, à l'instant du cours, dans lesdites cervelles : connaissances, histoires personnelles, états psychologiques, etc.
En résumé : étant donné qu'il est impossible d'entrer dans l'esprit d'autrui, on voit mal comment l'enseignement pourrait se réduire à de simples recettes.
Je ne développe pas plus, bien que je pense qu'il y ait beaucoup à ajouter à cette proposition.
Ecrit par : moot | 03 janvier 2009
Tout cela est pitoyable ! Où sont les intelligences de ce pays ? Où est le bon sens ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école.
Ce blog en est la parfaite illustration.
Je ne vous dis que ça!
Ecrit par : marigot | 03 janvier 2009
C'est le Latin Classe de 6ème, collection Gerald Bloch, Bordas, 1962. Il n'est plus réédité, évidemment. Je m'en sers en 4ème et en 3ème, en allant très lentement,[...]
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Waouh ! Comme diraient Baudelot et Establet, "le niveau monte".
Merci pour ce témoignage, Jean.
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
Entièrement d'accord pour l'humilité ! Notre enseignement est-il encore humaniste ? Les deux mots sont pourtant de la même famille. Qu'est-ce qu'on deviendra si, dans la logique de l'économie de marché, on veut nous payer au résultat, nous qui essayons malgré tout de faire pour le mieux dans le contexte qui nous est donné ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
Mais quid de la réforme du collège?
Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable?
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Oui !
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
En tout cas, la responsabilité de la principale est patente dans la dégradation générale de l'ambiance que tous les professeurs ont vécue et dénoncée ce trimestre. Elle n'a pas su intervenir tout de suite et spectaculairement , les années passées, lorsqu'un problème grave de discipline se posait à un de mes collègues, et subitement, la perturbatite s'est généralisée. Quand on est stupide et incompétent, on ne prend pas la direction d'un collège.
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
J'ai eu trés exactement ce genre de personne pendant 6 ans dans mon établissement. Établissement qui ressemblait fort au vôtre : il n'est plus aujourd'hui qu'un champ de ruine.
J'en suis venu à la conclusion que ce genre de chef d'établissement est sélectionné non pas en dépit mais précisément à cause ou en raison de leur incompétence.
Ils sont sélectionnés en fonction de deux critères :
1) Leur servilité, c'est à dire la capacité à obéir à n'importe quel ordre venu d'en haut. Je dis bien n'importe lequel (je pense qu'on n'aurait pas - dans les conditions actuelles - beaucoup de difficultés à reproduire une rafle du Vel' d'hiv si nécessaire, comme en 1942).
2) Leur conformité idéologique, si possible agrémentée d'un QI particulièrement bas ( de "problèmes de compréhension" comme on dit aujourd'hui) et d'une totale absence de culture.
Vous saupoudrez le tout d'un formatage adéquat pendant la période de "stage", et vous obtenez de parfaits petits soldats, prêts à tout pour "l'intérêt des élèves" ( traduction : leur petite carrière personnelle) à travers ce qu'il faut bien appeler la destruction pure et simple de l'école de la République, et in fine, de toute forme de civilisation.
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
"J'vais vous dire un truc de base. Si les bouquins de maths de collège étaient bien faits, toutres les lois concernant les triangles et déjà étudiées en 6°; 5° et 4° seraient énoncées et révisées dans le bouquin de troisième. Ce n'est pas le cas !
Dans le bouquin de seconde de mon époux, tout le programme de collège est réénoncé.
C'est mal fait, maintenant !
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009"
Je confirme que les bouquins sont extrêmement mal faits, en particulier en physique-chimie et mathématiques.
Avant, on pouvait être autodidacte avec un manuel de maths ou de physique-chimie. Maintenant c'est impossible : les manuels sont juste une somme de T.P. et d'"exercices-types" souvent dénués de leçons, grâce auxquels il faut "construire son savoir".
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
PS : Ce sont les PE2 qui posent ces questions, pas moi. J'essaie de ne pas leur répondre sur les forums pour ne pas les mettre en porte-à-faux avec les objectifs qu'on leur a assignés.
Mais, promis, dès qu'ils seront titularisés, je m'occuperai d'eux.
Ecrit par : c. cru | 02 janvier 2009
Vous faites bien... bravo et merci pour votre courage.
Ecrit par : Manu, découragé | 03 janvier 2009
"J'en suis venu à la conclusion que ce genre de chef d'établissement est sélectionné non pas en dépit mais précisément à cause ou en raison de leur incompétence.
Ils sont sélectionnés en fonction de deux critères :
1) Leur servilité, c'est à dire la capacité à obéir à n'importe quel ordre venu d'en haut. Je dis bien n'importe lequel (je pense qu'on n'aurait pas - dans les conditions actuelles - beaucoup de difficultés à reproduire une rafle du Vel' d'hiv si nécessaire, comme en 1942).
2) Leur conformité idéologique, si possible agrémentée d'un QI particulièrement bas ( de "problèmes de compréhension" comme on dit aujourd'hui) et d'une totale absence de culture."
De toute façon, l'un des critères de recrutement, c'est la "capacité à servir", c'est écrit textuellement dans les instructions officielles.
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
Nous nous sommes tous marrés en douce mais personne n'a eu le courage de détromper cette aimable personne.
Y'a des fois où on a de la peine à vous prendre au sérieux ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Ben alors, Dobolino ? D"où vous vient cette soudaine pudeur ? Moi qui vous ait déja reproché de mettre les pieds dans le plat de façon un peu... brutale, me serais-je trompé ?
Ecrit par : Manu, découragé | 03 janvier 2009
Des gamins de treize à quinze ans qui se descendent un quart de litre de boisson à 25° ou pire en changeant de classe en cinq minutes entre deux cours, ça me laisse sans voix ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
C'est évident : de cette façon, on est plus "spontané" en cours et il est plus facile ainsi de "construire ses propres savoirs". Je vais téléphoner à Meririeu et lui proposer de faire une étude scientifique sur les bénéfices socio-culturels et cognitifs de l'alcoolisme chez les apprenants dans l'espace interstitiel de liberté (c'est à dire la cour de récréation).
Vous avouerez au moins que tous bourrés, il est ainsi beaucoup plus facile de "vivre ensemble".
Non ?
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
Mais bien sûr... C'est toujours le même rabâchage ridicule par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 janvier 2009
"Cachez ce sein que je ne saurez voir..."
Ce qui est réellement ridicule, c'est l'absence sytématique du moindre élément ou de la moindre argumentation de la part de bien-pensants comme
"Hervé de Strasbourg".
Jean, lui, a pris la peine de nous décrire ce qui se passe dans son établissement. Les faits sont têtus, une fois de plus.
Je ne doute pas qu'un jour -avec les critères de recrutement actuels-, Hervé de Strasbourg finisse comme principal de collège.
Ce jour là, un conseil : planquez-vous !
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
Vous ne croyez pas, Hervé de Strasbourg, mon voisin, que ce sont justement les gens extérieurs à l'Education nationale qui jugent le plus sévèrement son inefficacité?
Ecrit par : Jean | 02 janvier 2009
Bien dit et bien vu. C'est pareil dans mon collège où les parents sérieux (c'est à dire nombre d'entre eux qui pensent que leurs enfants sont à l'école pour s'instruire un peu malgré tout) se dépêchent de mettre leurs mômes dans le privé (parfois même en plein milieu d'année !!). Je connais personellement le principal du collège privé. Il m'avoue régulièrement refuser du monde, et ce n'est pas de la vantardise de sa part, ça le désole plus qu'autre chose.
Il y a des expériences qui se répètent (les faits sont têtus...). Je suis frappé de la similitude de celle de Jean et de la mienne : tout y est, point par point !
Au final, on se demande pour qui ou pour quelle cause réelle militent des gens comme Hervé de Strasbourg.
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
De toute façon, l'un des critères de recrutement, c'est la "capacité à servir", c'est écrit textuellement dans les instructions officielles.
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
Rien d'étonnant alors, en effet. Mais est-il précisé qui ou quoi ? Si c'est l'école de la République, nous sommes en droit de nous plaindre de la qualité de la marchandise au service après-vente.
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?
Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009
C'est un peu facile tout ça, pour ne pas dire un peu court... Et si vous précisez votre pensée et proposiez vos solutions ?
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
Et désolé pour la rafale de messages, je n'étais pas venu sur le forum depuis deux jours, ou quelque chose comme ça.
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
L'EN, c'est comme le poisson, ça pourrit par la tête. L'expérience de Jean, nous sommes nombreux à l'avoir faite. Un chef d'établissement démago et carriériste fait dégénérer en peu de temps un collège bien tenu en pétaudière. Un trimestre suffit souvent, car les élèves comprennent vite qu'on les soutient, ou qu'on laisse faire. En revanche, cela prend nettement plus de temps pour redresser la barre.
jean, vous devriez écrire votre petit "J'accuse" personnel, à la manière de Zola, et l'afficher en salle des profs. Un bon gros pavé dans la mare, en guise de vœux!
Ecrit par : retraitée | 03 janvier 2009
"De toute façon, l'un des critères de recrutement, c'est la "capacité à servir", c'est écrit textuellement dans les instructions officielles."
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
Ca, ça existait déjà du temps de Papon!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
En ce qui concerne les chefs d'établissement, n'ayez crainte. La démographie et le trouillomètre devant les responsabilités vont obliger les Recteurs et IA à se montrer moins rigides s'ils veulent continuer à en recruter.
Tant et si bien qu'on fait aujourd'hui appel à des personnels de catégorie A de la filière administrative pour remédier à la pénurie.
Certains ici y verront une régression voire une catastrophe.
Et pourtant, vous seriez surpris d'apprendre que lorsque nous parlons entre intendants des théories pédagogistes, une large majorité les fustigent. Si cela pouvait être la même chose dans ma salle des profs...
Ecrit par : David Desgouilles | 03 janvier 2009
Marigot dixit : "La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école."
Eh bien, certains jours, je ne suis pas très loin d'adopter ce point de vue. Sauf que je crois que les classes au pouvoir ne conspirent pas consciemment pour descendre le niveau ou sélectionner telle ou telle élite. Ça se fait tout seul — nous avons, si vous préférez, l'école que mérite le système que nous avons laissé s'installer, et dont, effectivement, il a besoin.
Quant à savoir si nous pourrons assez modifier le système pour qu'il modifie son école, ou si une modification sensible de l'école pourrait modifier à terme le système, sans compter les ajustements que produiront, et peut-être pas seulement à la marge, une vraie crise de confiance et une crise économique, c'est une autre histoire. Je n'aspire pas à la vie éternelle, mais j'épuise, tant que faire se peut, le champ du possible, comme disaient Pindare et Marylise…
Et parfois celui de l'impossible — au rêve nous sommes tous tenus.
JPB
Ecrit par : Claire | 03 janvier 2009
Mais quid de la réforme du collège?
Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable?
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Oui !
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
- - - -
Oui, bien sûr que oui !
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Il est vrai que l'art de la pédagogie a peu à voir avec les progrès de la biologie moléculaire ! Il est vrai aussi que depuis que certains ont voulu hisser (?) la pédagogie au rang de science exacte, les choses ont empiré.
- - - -
Les sciences de l'éducation ne sont pas plus scientifiques que les "sciences économiques" et les "sciences politiques", elles le sont même moins encore, si c'est possible de l'être moins encore. Il n'y a pas de degré là-dedans : la science est le domaine du rationnel, ce qui impose certaines précautions, certains protocoles. L'un des plus importants est la reproductibilité d'une expérience. Ce protocole est inexistant dans les "sciences humaines".
Les "sciences de l'éducation" ne sont pas loin de l'astrologie. Ce qui caractérise toutes ces prétendues sciences, c'est leur dogmatisme.
Il y a solution de continuité entre la science et les "sciences humaines". La science - je le répète - c'est l'ensemble des sciences mathématiques, des sciences physiques et des sciences biologiques (et les sciences qui en sont issues, comme l'astronomie par exemple). Mais l'astrologie, c'est insignifiant, comme les sciences de l'éducation et réciproquement.
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Certains ici y verront une régression voire une catastrophe.
Et pourtant, vous seriez surpris d'apprendre que lorsque nous parlons entre intendants des théories pédagogistes, une large majorité les fustigent. Si cela pouvait être la même chose dans ma salle des profs...
Ecrit par : David Desgouilles | 03 janvier 2009
Ce qui démontre que les intendants ont du bon sens. Quant aux profs qui ne l'ont pas encore, du moins à ce niveau-là, c'est à se demander si l'imprégnation du pédagogisme n'a pas fini par induire l'idée qu'il est intrinsèque au métier. Ils seraient alors un peu comme des poissons auxquels on tenterait de faire croire qu'il peuvent vivre hors de l'eau. Et puis autre chose, le discours pédagogiste est pernicieusement culpabilisateur, du genre "si mes élèves ont des difficultés, c'est de ma faute parce que je n'emploie pas la bonne méthode pédagogique". Ce sentiment de culpabilité, et derrière lui la peur, bloque une réelle prise de conscience. Et pour enfoncer le clou, l'attitude féodalisante de certains inspecteurs (qui se prennent et se conduisent comme des petits barons) vous remet une couche là-dessus.
C'est pourquoi, on ne dénoncera jamais assez la nuisance du pédagogisme, tant sur le plan humain que professionnel. Ils ont ouvert la cage aux fauves, comme le disait JPB, et transformé les profs en moutons... sacrificiels. C'est pourquoi, chaque fois que nous rencontrons un pédagogiste, il est salutaire de lui rentrer dans la couenne, avec force arguments de préférence car ces gens-là, outre d'avoir une haute opinion d'eux-mêmes, sont convaincus d'appartenir au camp des gentils (peut-être parce qu'ils sont pour l'épanouissement de l'élève ?).
Ecrit par : Magister | 03 janvier 2009
@Francis:
Voici le lien vers un texte de Feynman qui explique comment il distingue les sciences des pseudo-sciences. Il a sans doute déjà été donné ici, mais je trouve qu'il illustre bien votre propos:
http://pagesperso-orange.fr/scmsa/feynman.htm
Ecrit par : François Duhem | 03 janvier 2009
"Ils ont ouvert la cage aux fauves et transformé les profs en moutons sacrificiels." C'est joli et c'est juste.
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2009
Mon message précédent ne s'affiche pas.
Sciences et pseudo-sciences:
http://pagesperso-orange.fr/scmsa/feynman.htm
Ecrit par : François Duhem | 03 janvier 2009
Mais l'astrologie, c'est insignifiant, comme les sciences de l'éducation et réciproquement.
Ecrit par : Francis Penin | 03 janvier 2009
Oui pour les sciences de l'éducation ; non pour l'astrologie* qui, pour irrationnelle qu'elle soit, nous réserve parfois des surprises. Mais vous n'êtes pas obligé de me croire.
*Non pas celle, bien-sûr, des saltimbanques des médias ou de la presse. Il y a dans ce domaine différents niveaux et c'est grand dommage que Colbert, fils de marchand, l'ait bannie de la Sorbonne.
Ecrit par : Magister | 03 janvier 2009
Sur l'astrologie, un seul texte, bien écrit et très drôle : Tristesse de la Balance, de Jacques Bertrand.
Ecrit par : Claire | 03 janvier 2009
Sur l'astrologie, un seul texte, bien écrit et très drôle : Tristesse de la Balance, de Jacques Bertrand.
Ecrit par : Claire | 03 janvier 2009
Et JPB est Balance, au sens astrologique du terme.
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009
Mon ancien principal, très apprécié de tout le personnel, m'a dit, en mai dernier, en réponse à mes propos sur les différentes réformes du collège, depuis les quelque 33 ans que j'enseigne : "Vous avez une seule obligation : celle de transmettre l'enthousiasme aux enfants. On n'a pas le droit de désespérer les jeunes. Il faut leur donner l'envie d'apprendre."
L'enthousiasme, il faut l'avoir chevillé au corps ! J'aimerais cependant que la tâche soit plus facile.
Une petite pensée de Maxime Dicton pour Francis : "L'amoral est au beau fixe." ibid.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
L'EN, c'est comme le poisson, ça pourrit par la tête. L'expérience de Jean, nous sommes nombreux à l'avoir faite. Un chef d'établissement démago et carriériste fait dégénérer en peu detemps un collège bien tenu en pétaudière. Un trimestre suffit souvent, car les élèves comprennent vite qu'on les soutient, ou qu'on laisse faire. En revanche, cela prend nettement plus de temps pour redresser la barre.
jean, vous devriez écrire votre petit "J'accuse" personnel, à la manière de Zola, et l'afficher en salle des profs. Un bon gros pavé dans la mare, en guise de vœux!
Ecrit par : retraitée | 03 janvier 2009
La montagne de sottise dont je vous parle est en poste depuis 1999. Ce que je ne vous avais pas encore dit, c'est qu'il s'est murmuré avec insistance depuis le début qu'elle avait obtenu ce poste confortable - un collège alors archi tranquille à quelques kilomètres de son domicile, que souhaiter de mieux? - grâce aux appuis politiques de son mari... C'est donc quelqu'un qui a usurpé son poste.
Comme le dit Manu, elle a dû être dûment formatée lors de sa formation, car elle est arrivée avec des sourires plein la figure pour les élèves et les parents et des grimaces et des airs farouches et sombres (la bêtise à front de taureau) pour les professeurs. Soutenue par son adjointe-copine, la tête pensante ( de travers!) du duo, une enragée, je l'ai dit, de l'écoute des élèves, qui se goberge avec elle de patits gâteaux et de thé, ellle a immédiatement considéré les professeurs comme ses ennemis! Je ne suis pas le seul à en avoir fait les frais.
Il existait au collège, en 1999, une section de grec qui marchait admirablement depuis 1986, avec une dizaine d'hellénistes en moyenne par an: c'était un vrai plaisir pour moi d'enseigner le grec ( à l'ancienne, en passant par la grammaire et l'analyse, comme je le fais pour le latin), mais aussi,selon toute apparence, pour les élèves, dont plusieurs continuaient le grec au lycée.
Manifestement, elle était arrivée avec un deal ("On vous donne le poste, mais vous fermez le grec!").
Elle m'a donc annoncé en février 2000, à ma totale surprise car j'avais organisé en octobre un voyage à Rome et à Naples, qu'elle allait devoir probablement fermer le grec, "mais , a-t-elle ajouté hypocritement, si vous trouvez assez de candidats, je pourrai peut-être le maintenir". En réalité, les jeux étaient faits, car la quinzaine de candidats au grec que j'ai rassemblés pour le mois de mai n'a rien changé au fait qu'au CA de juin, elle annonçait triomphalement la fermeture du grec, ayant mis les associations de parents dans sa poche à force de sourires et de paroles mielleuses ("Tout beau tout nouveau."). Je narre la suite rapidement, car elle illustre le pouvoir de la Société des agrégés. J'ai informé Mme ZEHRINGER, qui était alors Présidente de la Société des agrégés, de cette fermeture qui tenait à la fois de la bêtise et de la brimade. On était en juillet 2000, Jack LANG, nouveau ministre de l'Education, venait de déclarer qu'il fallait soutenir résolument les langues anciennes (ALLEGRE, juste avant lui, disait exactement le contraire!). Mme ZEHRINGER a rencontré à ce sujet le Ministre, qu'elle a informé de la décision scandaleuse de la principale de ce petit collège quelque part en Alsace. Le Ministre a jugé justifié de donner des instructions au Recteur pour que la section fût maintenue, ce qui fut fait avec six candidats réchappés de ces atermoiements, ordres et contre-ordres. Sur ces six hellénistes de cette dernière promotion héroïque, cinq ont gardé le grec au lycée et trois l'ont présenté au bac. L'un des six doit être en ce moment en doctorat d'archéologie classique ou déjà agrégé, je n'en ai pas de nouvelles fraîches. Mais la dame, furieuse, avait bien pris soin de mettre le grec ainsi rouvert à son nez et à sa barbe trois fois par semaine de 12 h 50 à 13 h 45. Sachant que la matinée s'achevait alors à 12 h 30 et que les cours reprenaient à 13 h 50, c'était habile pour décourager les candidats éventuels de l'année suivante, car les parents tenaient certes au grec, mais encore plus à la santé de leurs enfants, ce qui est normal. On ne parla plus du grec l'année d'après. Mais j'étais bien content de mon coup!
Comme elle prend sa retraite en juin prochain, j'ai suggéré aux représentants des associations de parents de rouvrir le grec, et comme , à part le représentant de la FCPE, ils la jugent tous nulle (maintenant!), j'ai quelque espoir!
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Sur l'astrologie, un seul texte, bien écrit et très drôle : Tristesse de la Balance, de Jacques Bertrand.
Ecrit par : Claire | 03 janvier 2009
Je confirme. C'est un petit livre délicieux qu'on a plaisir à relire.
Ecrit par : Magister | 03 janvier 2009
Un chef d'établissement démago et carriériste fait dégénérer en peu de temps un collège bien tenu en pétaudière.
Ecrit par : retraitée | 03 janvier 2009
Les ennemis de la France, il ne faut pas les chercher ailleurs, comme disait l'autre. Ces gens-là, ici comme ailleurs, vous grimpent les échelons sur le dos des autres, se retrouvent aux commandes et on s'étonne du naufrage. Que le diantre leur morde le derrière !
Ecrit par : Magister | 03 janvier 2009
C'est pourquoi, chaque fois que nous rencontrons un pédagogiste, il est salutaire de lui rentrer dans la couenne, avec force arguments de préférence car ces gens-là, outre d'avoir une haute opinion d'eux-mêmes, sont convaincus d'appartenir au camp des gentils (peut-être parce qu'ils sont pour l'épanouissement de l'élève ?).
Ecrit par : Magister | 03 janvier 2009
Vous avez bien du courage. Moi, j'aide les petits jeunes qui ont envie et je laisse les vieilles barbes pédagogistes bramer leur monopole du cœur. Un petit exemple :
"Alors moi je n'ai ni classe multiâge, ni CP et je n'en ai que 20 (mais je suis quand même en ZEP )...
Et je ne travaille qu'avec des petits groupes d'enfants hormis les regroupements (qui peuvent durer de 15 mn maintenant à plus de 30 mn en fin d'année) et certaines séances de motricité.
Et je n'ai pas la fameuse planète et je ne veux même pas en entendre parler ... Pour moi, elle symbolise l'application à la maternelle des méthodes et livrets tout faits (même si je me trompe, ne vous fatiguez pas à essayer de me persuader !). Et un truc qui coûte aussi cher d'investissement me laisse de toute manière septique . Je pense que ceux qui l'apprécient ont un tout autre objectif...
Le mien est celui que Philippe Meirieu exprime parfaitement ici : "...pour que l’École fasse de « l’entrée dans l’écrit » une priorité absolue. Mais, si « entrer dans l’écrit », c’est évidemment savoir dessiner des lettres et les agencer, maîtriser l’orthographe et la grammaire, réussir ses dictées… c’est aussi entrer dans l’intentionnalité d’une communication différée, accepter de laisser une trace de soi, renverser des contraintes de la langue en ressources pour la pensée."
Et moi en maternelle, ne pouvant tout faire, je donne la priorité à la deuxième partie de sa phrase et je ne rentre que très partiellement dans la première !
Pour moi, donner du sens (titre de ce message) aux apprentissages, c'est permettre à mes élèves de comprendre ce qui leur arrive et va leur arriver à long terme : plus que savoir lire et déchiffrer, j'attends d'eux qu'ils comprennent l'enjeu de leur apprendre à lire, qu'ils aient avant tout envie de savoir parce qu'ils savent que ça va leur servir.
Évidemment, dans les écoles où les enfants arrivent déjà avec ce bagage, cette projection dans l'avenir, on peut passer rapidement à l'étape suivante mais quand ce n'est pas le cas, je reste persuadée qu'on ne va pas dans le bonne direction en faisant de l'apprentissage aux forceps.
Et épargnez-vous (moi), les : dans ma classe, ils sont demandeurs, ils aiment, ils en redemandent... tant mieux ! Mais ce n'est pas partout comme ça en France."
Tout y est, même l'incapacité des "gosses de pauvres" à étudier comme tout le monde. Si c'est pas de la confluence libéraux-libertaires, ça, madame, eh bien, je ne sais pas ce que c'est.
Ecrit par : c. cru | 03 janvier 2009
Jean, nous avons pitié de vous ! Quelle engeance ! une caricature à elle toute seule !
J'espère que vous aurez un(e) principal(e) digne de ce nom et de cette fonction en septembre prochain. Il en va de votre survie. Mais le mal est fait ! Il faut des années pour remonter un établissement qui a ainsi souffert.
Bravo pour votre art du portrait. On serait tenté de rire si ce n'était aussi dramatique. Préparez à plusieurs un petit cadeau de départ, du genre "derrière les fagots", pour la fin de l'année : ça vous défoulera.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
JPB signe "Claire" , à présent ???
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 janvier 2009
c.cru : "septique" comme la fosse du même nom ? Attention, les mots ont une odeur ...
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
Même remarque que Sylvie Huguet. Pas clair(e) ... ???
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
Mais quid de la réforme du collège? Est-ce qu'il y en a ici qui l'estiment indispensable ? (Jean)
Oui
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 janvier 2009
Claire ou Jean-Paul ? Entre les deux son coeur Balance.La balance fuit et se fuit, hésite, tergiverse, à droite, à gauche...
Astrologiquement vôtre.
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009
HOROSCOPE DE JEAN-PAUL B./CLAIRE
samedi 3 janvier 2009.
Soleil carré Mercure
Votre manque de réceptivité à l'égard de votre entourage n’est pas profitable à la bonne marche de vos affaires. Ouvrez-vous aux idées d’autrui, cela facilitera votre façon de communiquer.
Lune conjonction Lune
La Lune a rendez-vous avec la vôtre et vous voilà d’humeur changeante. Vous passez d’un état à l’autre en très peu de temps, ce qui déroute un peu vos interlocuteurs. Mais cela va évoluer très vite.
Mercure trigone Soleil
Les affaires vont bon train et les résultats suivent immédiatement, ce que vos collaborateurs apprécient. De plus, vous savez convaincre car vos arguments sont très pragmatiques.
Mercure sextile Lune
En ce moment, vous vous sentez particulièrement loquace. Votre esprit fourmille d’idées intéressantes que vous n’hésitez pas à communiquer à votre entourage.
Vénus opposition Vénus
Abandonnez cette mine taciturne et maussade. Sachez que “l'argent va à l'argent et le bonheur va au bonheur”. Commencez par sourire, le reste suivra !
Mars carré Lune
Comment vous y prenez-vous pour être en même temps de mauvaise humeur et de mauvaise foi ! Si vous ne reconnaissez pas vos torts, votre entourage vous boudera ou vous laissera tomber. Allez prendre l’air quelques minutes et respirez...
Mars trigone Mars
En ce moment vous vous sentez en bonne forme et vous êtes très efficace. Vous prenez des initiatives en vue d’accélérer les choses ou de progresser dans le secteur professionnel.
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009
Les commentaires sur “COMMENTAIRE SUR L'ABSENCE DE COMMENTAIRES” sont très intéressants. Pour ceux qui se sentent concernés, c'est sur mon site…
Ecrit par : Roger Felts | 03 janvier 2009
HOROSCOPE de ROGER F.
samedi 3 janvier 2009.
Soleil conjonction Vénus
Aujourd'hui, vous semblez être le centre des regards. Vous rayonnez une joie intérieure et une harmonie qui fait tâche d’huile dans votre entourage sans que vous vous en doutiez. Si vous avez un rendez-vous professionnel, vous n’aurez guère de mal à négocier.
Lune carré Soleil
En ce moment, vous êtes maussade, pas en forme. Vous boudez car rien ne vous satisfait. Mais c’est passager, dans quelques heures tout cela va s’arranger.
Lune trigone Mars
Votre imagination vous pousse à agir de manière constructive et vous vous attaquez hardiment au travail en retard avec beaucoup d'ardeur.
Mars conjonction Soleil
En ce moment, il suffit que quelqu’un contrarie vos désirs pour que vous “sortiez de vos gonds”, aussi ne cédez à aucun prix à la violence. Vous devez faire des efforts pour contrôler vos actes et vos paroles
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 03 janvier 2009
Quel est donc tout ce galimatias ? Je préfère le vers devin.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
http://www.diaporamas-a-la-con.com/PPS/Pps%20animaux/10-Le%20dahu.pps
Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2009
Nous nous sommes tous marrés en douce mais personne n'a eu le courage de détromper cette aimable personne.
Y'a des fois où on a de la peine à vous prendre au sérieux ...
Ecrit par : dobolino | 02 janvier 2009
Ben alors, Dobolino ? D"où vous vient cette soudaine pudeur ? Moi qui vous ait déja reproché de mettre les pieds dans le plat de façon un peu... brutale, me serais-je trompé ?
Ecrit par : Manu, découragé | 03 janvier 2009
Depuis que je viens me défouler ici, je peux me permettre de faire le dos rond au collège et au lycée, pour épargner à mes enfants les conséquences des débordements de mon esprit infantile et réactionnaire.
Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2009
c.cru : "septique" comme la fosse du même nom ? Attention, les mots ont une odeur ...
Ecrit par : Marilyse Leroux | 03 janvier 2009
Je ne l'agresse pas, c'est déjà pas si mal. Je n'allais pas en plus lui corriger ses fautes, surtout lorsqu'elles sont aussi jolies.
Ecrit par : c. cru | 03 janvier 2009
Dobo, votre fifille tient peut-être d'un certain atavisme de matheux : votre petit frère est quand même très fortiche !
J'offre mes bons voeux à vous tous, avec ceux de not'bon ministre :
http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 janvier 2009
J'offre mes bons voeux à vous tous, avec ceux de not'bon ministre :
http://www.voeux2009-ministre.education.gouv.fr/reception_1_animation.php
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 janvier 2009
Miracle de la pédagogie ! Le référentiel bondissant aléatoire est carré !
Ecrit par : FGuichard | 03 janvier 2009
"Miracle de la pédagogie ! Le référentiel bondissant aléatoire est carré !"
Ecrit par : FGuichard | 03 janvier 2009
Excellent! Tous mes voeux à vous, Françoise!
Et à Anne-Marie aussi, ce n'est pas tous les jours début janvier!!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 janvier 2009
je me souviens d'un temps où Jean tressait haut et fort ses louanges en disant qu'aucune mouche ne volait dans sa classe grâce à sa sévérité, au nombre d'exercices qu'il donnait à ses élèves, au charme studieux de ses leçons qui ne sont que science et absence de séquences, non? comme quoi, pas de solution (pédagogique) miracle, ni à droite, ni à gauche, ni au centre. le problème n'est-il pas d'origine autre?
Ecrit par : lucaslecas | 02 janvier 2009
C'est un peu facile tout ça, pour ne pas dire un peu court... Et si vous précisez votre pensée et proposiez vos solutions ?
Ecrit par : Manu | 03 janvier 2009
Sans doute n'y en a-t-il pas, de solutions miracles: quand le système ne fonctionne quasiment plus, quand les uns tirent à hue les autres à dia, quand les enfants de 10 à 21 ans sont le fruit de leurs parents (entre 36 et la quarantaine - presque des adulescents), quand les enfants généralement sont les produits exacts de la société dans laquelle ils vivent, quand le fossé entre l'administration et les professeurs, entre les professeurs et les élèves, les élèves et les professeurs, les parents et le corps enseignant, l'adulte, le mineur, la pseudo-victime et le pseudo-bourreau s'agrandit comme une bouche dentée géante, quand l'inculture et l'abrutissement culturel, l'hyper-modernité consumériste sont les veaux d'or, et la place de la simple et humble politesse? etc., etc., comment voulez-vous ne pas être lucides? Il n'y a pas de méthode de réconciliation, les enseignants s'épuisent; qu'a-t-on à apprendre à une démocratie de masse qui s'empoisonne de ce qu'elle est et qu'elle a déformé (liberté, égalité, fraternité)? Alors - oui, contre une force (les énergumènes) répondre pas une autre contrainte (les punitions, les bannissements), mais - ensuite? Si cela était vraiment le remède pour aujourd'hui, nous en aurions tous entendu parler et vu les effets (renvoyez, renvoyez, d'autres bataillons remplaceront ceux qui sont partis contraints et forcés... un proviseur-adjoint de mes connaissances, qui est dans un LP tranquille, m'avoua que cette année les secondes sont terribles; il renvoie les diables, mais rien n'y fait - le virus a été transmis; avant de se défendre sans viser, tomber à bras-raccourcis en montrant qui a la plus grosse, il vaut mieux savoir quoi viser de juste, n'est-ce pas? car, mon expérience m'a prouvé que dans les classes, il y en a toujours, filles et garçons, qui se pensent les mieux armés). L'école VS les moeurs d'une société; qui mangera l'autre jusqu'à un prochain cycle (j'ai par-devers moi ma petite idée)?
Ecrit par : lucaslecas/Pendariès | 03 janvier 2009
Marigot dixit : "La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école."
Eh bien, certains jours, je ne suis pas très loin d'adopter ce point de vue. Sauf que je crois que les classes au pouvoir ne conspirent pas consciemment pour descendre le niveau ou sélectionner telle ou telle élite. Ça se fait tout seul — nous avons, si vous préférez, l'école que mérite le système que nous avons laissé s'installer, et dont, effectivement, il a besoin.
Quant à savoir si nous pourrons assez modifier le système pour qu'il modifie son école, ou si une modification sensible de l'école pourrait modifier à terme le système, sans compter les ajustements que produiront, et peut-être pas seulement à la marge, une vraie crise de confiance et une crise économique, c'est une autre histoire. Je n'aspire pas à la vie éternelle, mais j'épuise, tant que faire se peut, le champ du possible, comme disaient Pindare et Marylise…
Et parfois celui de l'impossible — au rêve nous sommes tous tenus.
JPB
Fatalement de votre avis, Jean-Paul; pour servir au mieux l'Etat, la Nation (n'est-ce pas cela être enseignant et fonctionnaire) selon ses compétences et son énergie disponible - où aller? que faire? rester en place où c'est compliqué, où il n'y a rien d'autre à faire qu'à résister à la pression des choses comme elles sont? ou bien: quitter tout et travailler dans un autre domaine? Il en faut de l'abnégation, ou du goût pour la routine et les jours de vacances, ou de la frilosité, ou du panache (mais combien conservent l'honneur chevaleresque, parmi les profs?) aujourd'hui, de la peur pour son/l'avenir, pour "épuiser le champs des possibles". Se faire entendre par 2 ou 3 par classe est-ce remplir une existence? Franchement, il vaut mieux travailler pour des élèves qui ont des difficultés, qui le savent, mais qui ne se font pas passer pour des victimes, et qui en veulent, qui n'ont pas peur de progresser avec labeur - peut-être, est-ce un portrait de vos élèves actuels?
Ecrit par : Pendariès | 03 janvier 2009
j'ai suggéré aux représentants des associations de parents de rouvrir le grec, et comme , à part le représentant de la FCPE, ils la jugent tous nulle (maintenant!), j'ai quelque espoir!
Ecrit par : Jean | 03 janvier 2009
Voilà qui est révélateur.
Ecrit par : Manu | 04 janvier 2009
Pendariès, salut à vous, pace e salute et toutes ces choses…
Comme nous ne sommes pas en guerre, disons que ce sera la paix du cœur, que je vous / nous souhaite.
Vous avez admirablement résumé les impedimenta du métier. Et c'est vrai que le pire du pire, c'est cette tendance des élèves les plus atteints à être insupportables, et à se poser en même temps en victimes, ce qui leur vaut à tout coup l'amitié de Télérama et de la Vie — et, au delà, d'un nombre considérable de bobos qui révèrent les voyous mais pour rien au monde n'inscriraient leurs enfants dans l'un de ces établissements difficiles — où ils n'enseigneraient jamais : ils préféreront encore se faire spécialistes des sciences de l'éducation. Quelle erreur, mon cher, de vous occuper de poésie contemporaine, au lieu de pontifier autour de l'acte d'apprendre à apprendre…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009
"Et JPB est Balance, au sens astrologique du terme", note justement cette bonne Elisabeth Tessier…
"La balance se méfie des béliers, des cancers, des capricornes (qui sont, comme elle, signes "cardinaux", portiers des saisons). Et aussi des autres signes. La balance se méfie d'elle-même. Elle éprouve le besoin de se contrebalancer. C'est pourquoi elle fait grand cas des associations en tout genre et en particulier du mariage. Cela finit souvent mal. La balance ne sait pas refuser. Elle hésite, elle concilie, elle atermoie, elle signe. Une fois mariée, elle trouve vite un amant ou une maîtresse afin de continuer à balancer." (Jacques Bertrand, Tristesse de la Balance).
Si c'est écrit dans les astres…
Ecrit par : Abraxas | 04 janvier 2009
Bonne année, Penda! Vous ne me redonnez pas vraiment le moral pour aller en cours avec mes zèbres énervés. Mais bon, il y a le travail à côté, heureusement.
Ailleurs, dites-vous, mais les ailleurs ne sont souvent mieux que parce que rêvés. Bon courage pour demain.
Ecrit par : Sanseverina | 04 janvier 2009
"un proviseur-adjoint de mes connaissances, qui est dans un LP tranquille, m'avoua que cette année les secondes sont terribles"
Ca fait un bout de temps que les secondes sont terribles, et pas que dans le LP du sus-dit !
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
"Il s'est murmuré avec insistance depuis le début qu'elle avait obtenu ce poste confortable - un collège alors archi tranquille à quelques kilomètres de son domicile, que souhaiter de mieux? - grâce aux appuis politiques de son mari... C'est donc quelqu'un qui a usurpé son poste."
Apparemment, tous les proviseurs et principaux sont choisis et mutés pour des raisons "politiques". C'est déjà le quatrième pour lequel j'entends parler de raisons "politiques" - comprenez "il est de droite" ou "il est de gauche" quand le jury ou le conseil régional est de droite ou de gauche.
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Dites, ce site est telement fantastique...
Moi je suis vierge, je pourrais avoir mon horoscope aussi ?
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Pendariès a raison...
Avec l'instauration d'un permis de procréer, on résoudrait peut-être du même coup une bonne partie des insuffisances et difficultés des profs, de toute évidence imputables au déficit d'éducation, et le problème de pollution...
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009
A quand une fac pour enseigner la fabrication de jeux video?
(sur France-inter)
Vivement la suppression de l'école, qui fait tellement suer les jeunes.
En attendant, comme on n'apprend plus à compter, Je viens d'entendre qu'un bébé de six mois vient de mourir dans un petit hôpital de la vallée de Chevreuse pour une erreur de virgule.
Ce genre d'erreur est appelé à se multiplier, avec l'enseignement du calcul tel qu'il est fait au primaire.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 janvier 2009
Un mien collègue, prof d'économie en prépas au lycée Thiers, s'est fendu d'une analyse (et d'une prospective) de la crise actuelle que je recommande à votre attention.
Version audio sur
http://www.youtube.com/watch?v=-qqUSa6tuPk&feature=channel
Version écrite sur son blog, http://bloc-notesdejoelhalpern.hautetfort.com/
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009
"A quand une fac pour enseigner la fabrication de jeux video?
(sur France-inter)"
Ca, ce ne serait pas plus idiot que les facs de lettres, d'arts, de musique ou de cinéma-audiovisuel, donc moi je n'ai rien contre.
"En attendant, comme on n'apprend plus à compter, Je viens d'entendre qu'un bébé de six mois vient de mourir dans un petit hôpital de la vallée de Chevreuse pour une erreur de virgule. Ce genre d'erreur est appelé à se multiplier, avec l'enseignement du calcul tel qu'il est fait au primaire.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 janvier 2009"
Etant donné les élèves qu'on envoie en IFSI, je le crains fortement !
Joel Halpern, il a qqch à voir avec Anne-Elisabeth Halpern ?
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
La version écrite du II et du III ne marche pas à cette heure. (10h15)
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Très claire l'analyse de la crise actuelle par J. Halpern. Ce Monsieur est à l'évidence un excellent professeur. J'ai tout compris.
Je n'ose imaginer l'explication de la crise actuelle par un spécialiste en sciences de l'éducation.
Bon dimanche.
Philippe Delarouzée.
Ecrit par : Philippe | 04 janvier 2009
Oui, très claire. Même moi, j'ai compris ! Dommage qu'on ne puisse lire que la première partie.
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2009
Une jolie photo et une jolie histoire pour commencer l'année !
http://www.midilibre.com/articles/2008/12/16/20081216-Daniel-Guichard-Le-controle-devant-le-college-de-Vendres-met-en-petard-Daniel-Guichard.php5
Ecrit par : Pierre LaRiba | 04 janvier 2009
Merci pour ces compliments. N'hésitez pas à manier aussi la critique !
J'ai vérifié : à cette heure (11h 22) l'ensemble des textes est disponible.
A Jeremy : non, je ne connais pas Anne-Elisabeth Halpern.
Ecrit par : Joël Halpern | 04 janvier 2009
Pour ceux que cela intéresse : après avoir pour la deuxième fois en deux jours battu mes records de visites (y compris celles de “Bonnet d'âne"), je reviens à des textes plus sages sur mon site avec le quatrième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce”.
Je m'inquiète : je vais avoir beaucoup moins de visites !
Quoique !… Mon héros est en train de perdre sa virginité. Certes dans un processus lent, mais inexorable. Et en 3001, c'est toujours un peu compliqué… Cela peut intéresser !
Ecrit par : Roger Felts | 04 janvier 2009
Meilleurs vœux à tous.
Chez moi les liens fonctionnent (suffit de passer par le menu de gauche "notes récentes")
J'ai pas eu le temps de tout lire dans les détails mais qui peut-être d'accord ici avec :
"Mais compte tenu de la persistante division entre états-nations, s’affranchir de ces politiques suppose de violer les traités contre l’avis des autres états – bref, de jure ou de facto, sortir de l’Union Européenne. L’on peut toujours imaginer une « autre Europe », mais s’il s’agit d’envisager des politiques alternatives au néolibéralisme, celles-ci ne prendront corps (dans un premier temps au moins) qu’à l’échelle nationale et devront donc briser le carcan des traités européens – donc oser la rupture."
Quelques soient ses nombreux défauts c'est bien grâce à l'Europe que l'impact de la crise financière ne s'est pas traduit par un effondrement des monnaies et une mise en cessation de paiement des banques de détail.
Des monnaies nationales n'auraient pas résisté et se seraient dévaluées considérablement. La livre est passée de 1,5 € à 1 € avec des conséquences macroéco qui ne tarderont pas de plomber l'éco britannique. Et encore il existe un "pacte" tacite entre Angleterre et USA permettant de limiter les dégâts.
Z'imaginez notre bon vieux franc dans la tourmente ...
L'Europe est à mon sens le seul projet (certes très inabouti) qui porte encore un peu d'espoir et une forme d'utopie réaliste.
Qu'on soit pour ou contre, la mondialisation est un fait. C'est déjà pas brillant pour l'Europe de s'y trouver confronté comment peut-on imaginer que des pays microbiens à l'échelle de la planète puisse y résister ?
Aussi j'ai peine à lire un document dont la conclusion est : "Sortons de l'Europe et retournons à nos prés-carrés nationaux afin de pouvoir appliquer des politiques protectionnistes".
Pour mémoire, quels sont les partis politiques français qui proposent la sortie de l'Europe ?
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
Y'a plein de fautes d'ortho désolé ...
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
Jöel Alphren,
Sur votre blog, en cliquant sur "Notes récentes" comme conseillé plus haut, seule s'ouvre la partie I de votre essai, les parties II et III restent muettes. Désolée.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009
"Qu'on soit pour ou contre, la mondialisation est un fait. C'est déjà pas brillant pour l'Europe de s'y trouver confronté comment peut-on imaginer que des pays microbiens à l'échelle de la planète puisse y résister ?"
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
Pour ou contre la mondialisation ? C'est absurde, on ne peut être contre un fait, tout au plus y résister mais le combat est vain (j'ai moi-même essayé de manifester contre les intempéries mais sans succés). Par contre, être pour ou contre le mondialisme : voilà qui est tout autre... De plus l'argument des "pays microbiens" ne tient pas, mais cet argument est déjà perverti par l'usage erroné du terme de "mondialisation". Sans compter la perfide conclusion en guise d'ouverture d'esprit je suppose:
"Pour mémoire, quels sont les partis politiques français qui proposent la sortie de l'Europe ?" Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009. Bref, il faut ouvrir les livres, mais également les lire avant de s'improviser critique politique... L'état nation est un concept complexe qu'il semble réducteur de qualifier de "microbiens". Le mal de notre temps quand l'opinion de tout un chacun se prétend vérité révélée... Il n'y a qu'une chose à faire : lire sans distinction pour s'élever...
Ecrit par : hum...hum... | 04 janvier 2009
Excusez-moi, Joël, je crois avoir écorché votre nom.
Ecrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009
Et chez moi, il y a toujours écrit :
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2009
Ah, ça n'a pas voulu écrire : < ! --[endif] -- >
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2009
Pareil, c'est toujours écrit endif.
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Pendariès a raison...
Avec l'instauration d'un permis de procréer, on résoudrait peut-être du même coup une bonne partie des insuffisances et difficultés des profs, de toute évidence imputables au déficit d'éducation, et le problème de pollution...
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 janvier 2009
Je sais bien qu'il s'agit d'humour mais soyez néanmoins vigilant !
Sans paranoia caractérisée, les institutrices de mes enfants auraient volontiers témoigné à la barre pour me déchoir de mes droits maternels.
Cet abominable accident de parcours est arrivée à une de mes amies qui avait eu le malheur de faire deux gosses avec une sorte de Charles Bovary et il lui a fallu bien des forces, malgré son Hépatite C évolutive (justement cette hépatite C à la connotation sulfureuse ! ) pour récupérer ses pleins droits. Ses trois enfants, majeurs à présent, ne jurent que par elle et ont un cursus humain et scolaire parfaitement harmonieux.
Heureusement qu' elle n'avait pas en plus chopé le SIDA et qu'elle n'était pas homo mais hétéro. Une hétérosexualité un peu débridée que la bourgeoisie normande supportait mal ...
Si on mettait en place un permis de procréer ou d'élever ses enfants, qui s'emparerait d'un tel dossier ?
On retombe sur un débat très similaire à celui concernant l'euthanasie.
NB: ce sont les mêmes pays qui autorisent l'euthanasie et condamnent la fessée, les mêmes qui fournissent le plus de charters pour le tourisme pédophile asiatique. A méditer ...
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
D'ailleurs, permis de procréer va à l'encontre d'un quelconque droit pour les homosexuels à être parents au plein sens du terme.
Instaurer un permis de procréer serait la porte ouverte à toutes les dérives du Parti de l'Ordre Moral.
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
"J'ai vérifié : à cette heure (11h 22) l'ensemble des textes est disponible."
Non, c'est toujours marqué endif pour les parties II et III.
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Je ne comprends juste rien à ce que vous dites hum hum ...
Mais peut-être n'y a-t-il rien à comprendre puisque vous ne faites que rejeter les arguments sans démonter en quoi ils sont fallacieux ?
1 : Si vous souhaitez ergoter, remplacez les mots pour ou contre par "enchanté ou mécontent" du déroulement historique ayant conduit au fait.
2 : En dépit des ses insuffisances, l'Europe a créé plus de richesses qu'elle en a détruit et je ne crois pas un instant que de très petits pays aient pu en faire autant (sauf à devenir des paradis fiscaux ou des états satellites des USA). Ce n’est peut-être pas un hasard si à toutes époques la croissance des pays entrants a été dopée par l’intégration.
Les imbrications des économies sont telles qu’il est totalement illusoire d’imaginer maîtriser toutes la chaîne de production dans tous les domaines industriels. Pas le choix, faut donc un relatif libre échange dans une zone dont les intérêts économiques convergent (que la même stratégie soit appliquée entre l’Europe et le reste du monde est une autre histoire qui n’a rien à voir).
Bien que le poids de l'Europe dans la politique internationale reste hélas bien trop réduit, j'aime mieux la situation actuelle qu'un monde livré à la seule puissance des États-Unis.
3 : Dans le fond, je ne sais toujours pas si vous êtes favorable à ce que la France sorte de l'Europe. Si c'est le cas, comment faites-vous lors des élections pour rester cohérent ? Je ne vois aucune perfidie dans cette question, juste, à nouveau, un fait. "Le mal de notre temps quand l'opinion de tout un chacun se prétend vérité révélée... ". Je vous renvoie le compliment, ça n'est peut-être pas uniquement par conformisme intellectuel que la proposition de sortir de l'Europe recueille seulement l'adhésion de quelques illuminés ...
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
"Permis de procréer va à l'encontre d'un quelconque droit pour les homosexuels à être parents au plein sens du terme.
Instaurer un permis de procréer serait la porte ouverte à toutes les dérives du Parti de l'Ordre Moral."
Les GPA et PMA étant interdites aux homos, c'est déjà le cas.
Mais je ne pense pas que Christophe disait sérieusement qu'un permis de procréer serait une bonne chose.
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Catmano, Jérémy, Marilyse
ça fonctionne chez moi avec Mozilla MAIS PAS avec IE6.
Solution : mozilla-europe.org/fr/firefox
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
Zorglub, il y a un soupçon d'amalgame dans votre quasi-diatribe que je ne peux pas laisser passer.
Certes, les partis anti-européens sont d'extrême-droite. Mais le sentiment anti-Maastricht (ce qui n'est pas tout à fait la même chose) dépasse largement l'audience du FN et associés. Il y a bon nombre de chevènementistes et de fabiusiens — et, plus globalement, de gens sensés de droite et de gauche, n'est-ce pas, David Desgouilles ? — qui ont voté Non à l'Europe que l'on prétend nous tricoter, et qui très loin d'être cette Europe des peuples dont parlait jadis Hugo, n'est que l'Europe des intérêts bien compris de grands groupes contrôlés par des fonds souverains d'origines diverses, pur ne pas dire douteuses.
De surcroît, comme le rappelle fort bien mon collègue de Thiers, la premier recours à la crise actuelle a été l'Etat — l'Etat traditionnel, l'Etat colbertiste et napoléonien (que ce soit en Grande-Bretagne ou en Russie, pour ne pas parler d ela Chine).
Enfin, les "grands" Etats ne le sont qu'en fonction de leur capacité à s'auto-gérer — et dans le système de transactions tous azimuts mis en place par la mondialisation des vingt dernières années, il n'est plus trop évident de savoir qui est encore en "état" de le faire . Le Luxembourg ? Les Iles Caïmans ? Certainement pas les USA, dont le déficit abyssal ne sera plus compensé par les achats étrangers de devises, le dollar n'étant plus guère une valeur refuge. Et certainement pas la Chine, qui s'est constitué un matelas desdits dollars qui, dans six mois, risquent fort de ne plus valoir que leur poids de monnaie électronique.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009
Dobo, votre fifille tient peut-être d'un certain atavisme de matheux : votre petit frère est quand même très fortiche !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 janvier 2009
Oui, n'est-ce pas ?
Et premier prix de Concours général en version latine ...
Ceci dit, je ne peux affirmer que mon petit frère ne soit pas à l'Opus Dei vu qu'il est hyper catho.
En parlant de permis de procréer, une copine de Bretagne bretonnante et intérieure me narrait que, dans sa famille de naissance, très simple et très laborieuse, on menait naguère les nouveaux-nés au baptême le plus tôt possible, même si le curé les avaient ondoyés dès leur naissance, et ce au péril de leur vie, rien ne garantissant, en plein hiver et dans le char à bœufs, qu'ils ne meurent d'hypothermie sur le trajet qu'on espérait être celui de retour...
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
Mais je ne pense pas que Christophe disait sérieusement qu'un permis de procréer serait une bonne chose.
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Moi non plus et je l'ai souligné, d'ailleurs .
Mais, peut-on rire de tout ?
Des stérilisations de certaines catégories de population ont déjà été faites et se font probablement encore.
Evoquer ce sujet est la porte ouverte à toutes les dérives eugéniques et religieuses, à toutes les monstruosités dont l'ingéniosité humaine fait ses délices.
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
Pour ceux que cela intéresse : après avoir pour la deuxième fois en deux jours battu mes records de visites (y compris celles de “Bonnet d'âne"), je reviens à des textes plus sages sur mon site avec le quatrième chapitre de “3001, odyssée de l'espèce”.
Je m'inquiète : je vais avoir beaucoup moins de visites !
Quoique !… Mon héros est en train de perdre sa virginité. Certes dans un processus lent, mais inexorable. Et en 3001, c'est toujours un peu compliqué… Cela peut intéresser !
Ecrit par : Roger Felts | 04 janvier
Félicitations ! Mais c'était écrit dans votre ciel astral, monsieur :
"Soleil conjonction Vénus
Aujourd'hui, vous semblez être le centre des regards. Vous rayonnez une joie intérieure et une harmonie qui fait tâche d’huile dans votre entourage sans que vous vous en doutiez. Si vous avez un rendez-vous professionnel, vous n’aurez guère de mal à négocier"
La conjonction reste très favorable et vous pouvez vous attendre à d'autres manifestations d'amitié (rôle de Vénus ) extrêmement actives pour votre rayonnement personnel (influence du Soleil en Capricorne dans votre ciel de naissance).
Jérémy, si vous voulez en savoir plus sur vous-même, il me faut vos date, heure et lieu de naissance.
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009
Comme Fabien n'est pas encore venu nous le dire, je fais le c/c pour lui du site de fabula :
À la veille des vacances de Noël, les universités de MONTPELLIER 3, RENNES 2, PARIS 8, PARIS 4, PARIS 10, PARIS 3, TOULOUSE 2 ont officiellement fait savoir qu'elles ne "remonteraient" pas au Ministère les maquettes de nouveaux masters préparant aux concours de recrutement : la liste devrait s'allonger dans les premières semaines de janvier, et on voit mal dans ces conditions comment les concours 2010 pourraient être préparés… Le site de SLU fait le compte de toutes les motions votées en ce sens dans les différents conseils centraux, UFR et départements des universités, et les indécis peuvent relire le communiqué des signataires de l'Appel du 8 nov. ainsi que le communiqué de SLU sur la question des maquettes. Pour dénoncer toute tentative de "mise en concurrence", la résistance doit s'organiser désormais académie par académie, à l'exemple de l'AG pour les SHS des 4 universités de l'académie de Créteil le 8 janv.. Mais c'est un nouveau front qui s'est ouvert dès la fin novembre: contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs, dénoncée par de nombreuses AG, dont SLU publie les motions en affichant le calendrier des actions prévues en janvier. Le troisième front est celui des budgets: sans surprise, la loi LRU entraîne mécaniquement le transfert vers les universités des charges incombant jusqu'ici à l'État, et les dotations globales de fonctionnement (DGF), qui affichent des hausses trompeuses, se trouvent de fait en baisse un peu partout: les présidents et les CA font part de l'impossibilité d'établir leur budget 2009. Il est plus que probable que la situation évolue vers un total blocage à la veille du deuxième semestre. La mobilisation ne faiblit pas non plus contre l'ANR & l'AERES: 3 500 scientifiques ont déjà signé le texte par lequel ils s'engagent à refuser toute expertise pour les deux agences, qui peineront à trouver en 2009 les experts sans lesquels il n'est pas d'expertise recevable. Quant au CNRS: les chercheurs "entrent en désobéissance", à l'instar des professeurs des écoles."
C'est le bordel. Les imbéciles de droite se font tirer dessus par les conservateurs de gauche. On aura tout vu.
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2009
Excusez ma morosité mais, hier soir, ma fille a voulu nous faire regarder son DVD, offert par Catmano, sur le nouveau lecteur offert par la même (il marche au poil, Cat ! ).
Le DVD, très bien d'ailleurs, très fidèle au texte, c'était : Le Journal d'Anne Franck.
Aujourd'hui, après une nuit abominable, je suis dans le 36° dessous même si le chat Dobolino s'est employé à me consoler.
Quelle consolation est possible, même venant d'un matou conscient de ses devoirs de chat de maison ?
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
Jérémy, si vous voulez en savoir plus sur vous-même, il me faut vos date, heure et lieu de naissance.
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009
Moi ! Prem's ! J'adore les horoscopes !
29/11/1959 à 01H20, Paris !
J'a plein de chiens à rapetasser cet après-midi. Est-ce que ça va bien se passer ?
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
Monsieur JPB, quand je lis malheureusement sous votre plume que le budget de l'éducation nationale est considérable, ce que l'on peut traduire par une part trop importante en % du budget de l'Etat, cela me fait toujours hurler!!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 25 décembre 2008
Oui, on finirait par croire qu'il est bien réac ce JPB finalement...
Quelles mauvaises langues tout de même!!!
Ecrit par : olivier taviau | 30 décembre 2008
Il faut également se rappeler que "intellectuel intelligent" n'est pas nécessairement un pléonasme. Noam Chomsky a écrit à propos des journalistes:
"Ils ont créé l'image d'une masse stupide qui doit être dirigée par des intellectuels intelligents. En fait, ce que nous avons souvent découvert c'est que ces intellectuels, ces classes éduquées, forment la partie la plus endoctrinée, la plus ignorante, la plus stupide de la population. Il y a de très bonnes raisons à cela. Fondamentalement deux raisons. D'abord, en tant que population 'lettrée', ils sont les premiers soumis à la propagande massive. Il y a une deuxième raison, plus importante et plus subtile. Ils sont des organisateurs idéologiques (ideological managers). Par conséquent, ils doivent intérioriser la propagande et y croire."
(cité par G. de Selys dans sa conclusion à l'ouvrage collectif "Médiamensonges", EPO 1991)
Ecrit par : olivier taviau | 04 janvier 2009
Je n'ose imaginer l'explication de la crise actuelle par un spécialiste en sciences de l'éducation.
Bon dimanche.
Philippe Delarouzée.
Ecrit par : Philippe | 04 janvier 2009
Les spécialistes en sciences de l'éducation spéculent plus qu'ils n'expliquent! D'où, le peu de crédit qu'on accorde aux produits accumulés dans leurs bulles.
Si j'ai bien entendu les explications de Joël Halpern la crise dans laquelle nous nous enfonçons est une crise qui affecte profondément notre lien à la fiction du garant absolu. C'est une crise de confiance (défiance, méfiance). Peut-être bien une crise de la foi, crise de la croyance, crise du crédit que l'on peut accorder à la parole, d'où qu'elle provienne, en quelqu'institution que ce soit.
Il est à craindre que dans cette période de décroyance ou de défiance, n'importe quel discours d'ordre et de salut plus ou moins crédible ne cherche à rétablir la confiance disparue.
Joël Halpern est clair sur ce sujet: la solution, la sortie de crise passe par des mesures politiques et pas seulement techniques ou gestionnaires. Au bas mot ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui sont concernés.
Dernier point. Est-ce spéculer que de chercher à mettre au jour les rapports entre la crise de l'enseignement qui est une crise de confiance dans l'institution et son ordre symbolique effondré et la crise du capitalisme , dont la crise financière est le révélateur?
Ecrit par : buntovchik | 04 janvier 2009
l'hyper-modernité consumériste sont les veaux d'or, et la place de la simple et humble politesse? etc., etc., comment voulez-vous ne pas être lucides? Il n'y a pas de méthode de réconciliation, les enseignants s'épuisent;
Ecrit par : lucaslecas/Pendariès | 03 janvier 2009
Humble politesse ???????????? Les enseignants s'épuisent ??????
Voyez-vous, Penda, j'ai deux enfants. L'aîné développe une humble politesse vis à vis des savoirs. Il est à la maison un commensal très apprécié, toujours à l'écoute, et n'intervenant, rarement, qu'à coup sûr. Pour exemple, notre discussion brève sur Joyce il y a cinq minutes. Il lit Gens de Dublin et je lui demande si il comprend Joyce à quoi je n'ai jamais rien compris. Là, il sait me demander ce que j'ai tenté de lire en premier, à quoi je réponds " Ulysse " . Il m'explique qu'on ne peut se lancer sans filets dans la lecture de Joyce, et il a raison, qu'il m'aurait fallu commencer comme il le fait par un texte simple. S'il n'avait pas su, il se serait tu, tête inclinée et empreint d'humilité.
La cadette pérore sur tout et nous exaspère dix fois par jours avec ses raccourcis pleins d'ignorance.
Qui a toujours eu la faveur des enseignants, la pie ou l'humble ? Qui est plébiscité "locomotive", celle qui sait tout et l'ouvre à qui mieux mieux sur tous les sujets, ou l'humble qui mesure l'étendue de son ignorance et se tait quand il se juge ignorant et écoute, toutes oreilles opuvertes en grand ?
L'humble politesse n'a plus place à l'école: elle est, au mieux, qualifiée sur le bulletin scolaire "manque de participation à l'oral, reste trop sur son quant à soi " et, au pire, en échanges oraux, " fourberie, enfant écrasé, besoin de consulter un psy " et autres joyeusetés !
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
JPB,
Entre critiquer les objectifs, le fonctionnement, les institutions de l'Europe et proposer une sortie brutale il existe un abîme que je ne suis pas prêt à franchir !
Or c'est bien ce que fait J. Halpern et qui d'autre ???
Je suis très surpris qu'ici personne ne le relève, voire ...
Quant à Fabius qui fut le plus libéral des socialistes dans les années 80-90, sa posture nouvelle n'illusionne que ceux qui souhaitent l'être.
J'ai beaucoup plus d'estime pour le Che qui est resté Fidel à ses positions au cours du temps.
Certes, "le premier recours à la crise actuelle a été l'État", mais c'est bien l'Europe qui a permis une relative coordination des politiques nationales.
En particulier, on a évité que des mesures de relance unilatérales lancées sans concertation ne profitent plus aux voisins qu'aux états qui les mènent ce qui était régulièrement le cas dans les années 80.
Enfin, sans l'€, dans quel état seraient les monnaies nationales (et les économies qui y sont adossées) face à la tourmente ?
On aurait assisté à des fluctuations violentes, erratiques et incohérentes des taux de change comparables à l'évolution des cours de bourse des entreprises depuis 6 mois.
Les conséquences sur les nécessaires échanges intra-européens auraient été catastrophiques, ne parlons même pas de celles sur la stabilité des trésoreries des entreprises face à leurs clients-fournisseurs étrangers.
Je ne vois pas d'amalgame dans mes propos, je suis juste scotché que cette proposition de Halpern ne fasse réagir personne ici ...
Z'avourez que c'est quand même un peu gros de proposer cette solution surtout quand il ajoute :
"cela suppose de faire table rase des traités ultralibéraux et d’envisager des accords régionaux sur des bases totalement inverses : le rapprochement passerait pas l’harmonisation des institutions économiques (politique salariale, fiscalité, protection sociale, planification, protection extérieure, etc.) préalablement à la pleine ouverture du marché"
C'est du domaine de l'incantation ! Sur quelle base peut-on imaginer que soudainement les gouvernements d'Irlande, de Tchéquie ou de Pologne adhèreraient à une telle proposition ?
Quand bien même, en dehors d'un cadre formel contraignant, comment espérer que les alternances politiques dans les divers pays signataires ne les conduisent pas à se retirer de tels accords et d'accroitre encore l'instabilité économique.
J'aime bien les vœux pieux en cette saison, de là à croire qu'ils peuvent devenir réalité ...
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
Pendariès, salut à vous, pace e salute et toutes ces choses…
Quelle erreur, mon cher, de vous occuper de poésie contemporaine, au lieu de pontifier autour de l'acte d'apprendre à apprendre…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009
Je n'en suis pas aussi certaine que vous !
Je ne voudrais pour rien au monde transformer un poète comme Pendariès en un trublion médiatique de plus ! Il se galvauderait et ne se reconnaîtrait plus. Et nous ne le reconnaîtririons plus.
Il faut de tout pour faire un monde et il me semble, JPB, que vous avez du mal à le comprendre.
Je ne peux qu'espérer que vous ne fassiez pas subir ce travers à vos élèves et respectiez en soi chaque entéléchie pour l'amener au meilleur d'elle-même et non de vous-même.
Respecter les potentialités de chacun et les amener au plus haut, n'est-ce pas le premier idéal du professeur ?
PS: je me place dans l'idéal !ù
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
De surcroît, comme le rappelle fort bien mon collègue de Thiers, le premier recours à la crise actuelle a été l'Etat — l'Etat traditionnel, l'Etat colbertiste et napoléonien (que ce soit en Grande-Bretagne ou en Russie, pour ne pas parler d ela Chine).
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2009
C'est vrai à condition de préciser que ce sont surtout les trésors publics des Etats qui sont sollicités pour tenter de rétablir la confiance, en spéculant sur leur fonction de garant ultime. Et la manne financière des Etats semble elle-même très aléatoire. Certains sont en faillite totale.
Il est à craindre que des Etats ou des groupements ne soient tentés de recourir à d'autres expédients que ceux de leur trésorerie pour redorer leur blason, pour se refaire une image de "garant infaillible". Je pense tout particulièrement à un procédé qui a toujours réussi en pareilles circonstances, celui du sacrifice humain à l'échelle locale comme à l'échelle mondiale. Il y a tout lieu de penser que l'Empire euro-américain ne se laissera pas dépérir sans réagir d'une manière ou d'une autre, qui s'avèrera une fois de plus tragique.
Ecrit par : buntovchik | 04 janvier 2009
@ Anne-Marie Valette:
En fait, je ne tiens pas à ce que ma fille tire de mon petit frère ! Soif de pouvoir et désir de puissance qu'elle ne semble pas développer à quatorze ans, âge auquel mon jeune frère était déjà clairement déterminé dans ses objectifs d'excellence.
Il me paraît qu'elle tire peut-être plus de mon grand-frère, si elle tire de quelqu'un, ou de son grand-oncle paternel.
Deux ingénieurs passionnés par leur travail et hyperspécialisés.
Le premier, mon frère, est globalement le concepteur de toutes vos huiles "moteur ", de votre tronçonneuse à votre tracteur, en passant par votre automobile et par les F1 des circuits automobiles du monde entier.
Le deuxième est un des rares êtres humains à avoir conçu et mis en service les barrages hydroélectriques et leurs turbines. Ils sont, paraît-il, d'après mon frère, quelques centaines d'humains pour toute la planète et une dizaine pour la France, au max,, très demandés, car leur spécialisation est telle qu'ils sont rarissimes.
De tous petits ingénieurs anonymes et très humbles mais très laborieux !
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
DOBOLINO /29 11 1959 /PARIS
Sagittaire Ascendant Vierge
L'ASCENDANT
L'ascendant se lève à l'horizon oriental au moment de la naissance. Il parcourt chaque signe en deux heures. L'Ascendant représente l'individu, et est en rapport avec l'aspect de son corps physique. Il détermine les tendances naturelles, le caractère, le tempérament et les potentiels.
Ascendant en Vierge
Les tendances de votre personnalité s'expriment par un abord sérieux et réservé; de la curiosité, un désir d'apprendre du nouveau, de savoir, du discernement, de la logique, de la subtilité, de la patience. Vous avez une facilité naturelle pour percevoir le sens véritable des choses.
Méthode et ingéniosité, amour des détails, rigidité, tendance à disséquer, à analyser chaque chose. Votre perfectionnisme et votre sens critique développé font de vous un exécutant efficace mais vous avez besoin de stimulation.
Votre défaut vous conduit au doute, au manque de confiance, à l'anxiété, au besoin de "couper les cheveux en quatre" qui vous fait perdre de vue la globalité des choses, au goût des combinaisons.
Votre Lune de naissance est en Scorpion
"La lune en Scorpion se reflète dans la pupille d'une mante religieuse".
Votre curiosité très vive et votre "flair" vous rendent apte à découvrir certaines choses, à percer les mystères, à déceler les intentions d'autrui. Aussi, il est difficile de vous tromper ou d'abuser de votre générosité, car vous l'accordez uniquement à ceux qui la méritent. Chez vous les instincts ont souvent le pas sur la raison, surtout en ce qui concerne l'instinct sexuel et les affaires. D'apparence réservée, indépendante ou introvertie, vous n'êtes pourtant pas exempt de sentiments passionnés. Vous avez tendance à vouloir dominer votre partenaire, ce qui vous amène quelquefois des ennuis avec la gent féminine. Vous gagnez à équilibrer votre vie sexuelle en privilégiant la douceur dans vos rapports à l'autre.
Votre Lune est en maison III
De nature communicative, vos relations deviennent rapidement fraternelles : l'entourage, les collègues font partie de la famille. Vous avez besoin de bouger et vous adorez les voyages, même - et surtout - s'ils sont de courte durée. De par votre instabilité, les déménagements sont fréquents.
Votre Mercure de naissance est en Scorpion
Votre perspicacité, votre sens de l'argumentation, du mot ou de la phrase qui fait mouche peuvent faire de vous le plus implacable des juges, des avocats ou des inspecteurs de police ! Votre esprit astucieux, intuitif et plein de ressources trouvent toujours une vérité à dire lorsque vous désirez convaincre, ou une échappatoire dès que la situation s'envenime.
Votre Mercure est en maison III
Votre curiosité et votre souplesse d'esprit, le sens du contact et le goût des relations vous prédisposent aux métiers de la communication et du commerce. Vous avez des talents d'intermédiaire, d'orateur, de négociateur, le contact facile et l'éloquence aisée. Vous savez vous adapter facilement à un entourage que vous élargissez sans cesse. Agile de vos membres, vous possédez des mains habiles et vous savez vous exprimer avec facilité.
Votre Mars de naissance est en Scorpion
Vous avez (eu) sans doute beaucoup de mal à contrôler une agressivité qui, soit s'extériorise dans une révolte, une conquête impérieuse ou une passion violente, soit se retourne contre vous et vous conduit à votre propre destruction. De manière générale, vous vous fourvoyez avec passion dans vos activités, lesquelles gagnent à inclure un côté physique. La pratique d'un sport - arts martiaux par exemple - vous équilibre efficacement. Un travail en rapport avec la finance ou la recherche peut également contribuer à votre stabilité.
Votre Mars natal est en maison III
Vous avez des dispositions pour les activités manuelles ou les métiers de communication (écriture, radio, publicité, etc.). Vous aimez beaucoup la polémique, les débats, les joutes oratoires. Vous parlez (souvent avec les mains !) pour défendre vos idées. Vous trouvez la vitesse grisante, aussi faites preuve de prudence lors de vos déplacements.
Ecrit par : Elisabeth Tessier | 04 janvier 2009
"La bourgeoisie s'est dotée de l'appareil scolaire essentiellement pour former les élites et les cadres de l'Etat. Et non pas comme le laisse entendre la légende pour instruire le peuple. Cela serait très contre-productif. Au stade actuel du capitalisme mondialisé il revient moins cher d'aller recruter des savants, des ingénieurs, des techniciens dans certains pays pauvres que de les former. L'école française ne se charge plus guère que de trier et de former les cadres dont a besoin l'Etat, les postes étant encore réservés aux nationaux. Cette dernière élite provient essentiellement de la petite bourgeoisie d'Etat, une sorte d'aristocratie qu'écoeure à dessein la culture devenue dominante de l'école."
Ecrit par : marigot | 03 janvier 2009
Réponse du susnommé Pindare : "Il est des circonstances où la vérité ne doit pas montrer sa face à découvert."
Ecrit par : Marilyse Leroux | 04 janvier 2009
Or c'est bien ce que fait J. Halpern et qui d'autre ???
Je suis très surpris qu'ici personne ne le relève, voire ...
Ecrit par : Zorglub | 04 janvier 2009
Pour faire court (j'attends une césarienne), je relève, et vous approuve.
Les solutions de J. Halpern sont une nième resucée des solutions planificatrices venues du froid (Suède ou URSS, au choix).
Ecrit par : yann | 04 janvier 2009
L'humble politesse n'a plus place à l'école: elle est, au mieux, qualifiée sur le bulletin scolaire "manque de participation à l'oral, reste trop sur son quant à soi " et, au pire, en échanges oraux, " fourberie, enfant écrasé, besoin de consulter un psy " et autres joyeusetés !
Ecrit par : dobolino | 04 janvier 2009
Quel dommage que je n'aie eu vos enfants, Dobolino. Car je suis tout à fait d'accord avec ces propos. j'ai suscité bien des stupéfaction en déclarant haut et fort que je préférais un élève réservé et réfléchi à un "participant" écervelé , qui, en intervenant à tort et à travers, désorganise le cours le mieux bâti. J'ai constaté comme vous que la valeur du premier était rarement reconnue, et que la poudre aux yeux du second en éblouissait plus d'un.
En règle générale cependant, à partir de l