21 décembre 2008
Nouvelle annee nouvelle donne
Nouvelle année nouvelle donne
Ainsi donc, le ministre aurait reculé parce qu’il aurait eu peur (peur, Darcos ? Je rigole…). Lui ou le Château aurait craint que quelques monômes lycéens, quelques poubellades provinciales, allument en France un feu comparable à celui qui a embrasé la Grèce depuis une quinzaine de jours.
Demain l’émeute ? Ouichtre ! La France n’est pas la Grèce, et les lycéens de Paris ou de Rennes, de Bordeaux ou de Nice, n’ont pas été nourris de récits d’insurrections sanglantes, de tortures et de déportations sur les îles sans eau de la mer Egée. J’étais en Grèce quand la dictature des colonels a été renversée, et en vérité je vous le dis, des gens qui, depuis dix ans, affrontaient la police de Papadopoulos n’ont pas été taillés dans le même patron que les Monchéri Moncœur d’aujourd’hui — ni même les enragés de 68.
Quoique ! Quoique…
Bien sûr, la crise — qui ne date pas d’hier — jette sur le pavé des milliers de travailleurs sans travail, d’exclus de plus en plus exclus, et surtout de demi-soldes (ou, si vous préférez, de classes moyennes) désemparés, démonétarisés, prolétarisés. Je dis « surtout », parce que les révolutions n’ont jamais été faites que par des petits bourgeois qui ne voyaient plus d’avenir à leurs enfants dans un système bloqué.
Après, bien sûr, les révolutions, une fois lancées, dévorent quelques-uns de ces petits bourgeois…
Nous sommes — tout le monde le sent — à peu de chose — deux doigts, deux mois — d'une insurrection massive. Qui n'aura lieu que si le Système en a besoin : on peut extorquer une émeute, pas un mouvement social de grande ampleur. J'ai d'ailleurs fait le pari que l'année ne se passerait pas sans des manifestations massives — mais je préférerais en faire l'économie, quitte à perdre : je préfère les révolutions de velours au déchaînement des pulsions.
Mais l'Education peut fournir (fourbir ?) un prétexte tout à fait convenable à une explosion sociale qui n'attend qu'un élément de plus pour se précipiter — au sens le plus chimique du terme.
Raison de plus pour tenter de réfléchir sur l'Ecole. Quant à ceux qui trouvent que tout cela n'avance pas assez vite, ils devraient d'abord penser que l'Histoire n'est pas à leur botte, et qu'elle sait prendre son temps : quelques mois, à l'échelle de l'Histoire, c'est roupette de sansonnet, roupie de samsonite. Ensuite, on sait qu'elle n'avance que par cahots (KOs ?), et peut paresser deux ou trois ans, voire plus (voir la "génération Frédéric" de l'Education sentimentale — et quelques autres depuis), avant d'accélérer subitement. Peut-être sommes-nous à l’aube d’une telle accélération — tant de gens le disent et l’écrivent que les mots, comme d’habitude, pourraient bien créer l’événement.
Donc, l’Ecole…
Il est indispensable de réformer un système qui aujourd’hui offre la rentabilité la plus basse de tous les systèmes éducatifs occidentaux. Le premier budget de la Nation — quel échec ! Quelle gifle à ceux qui pensent que la résolution des problèmes est quantitative ! Même si, comme dit D’Artagnan à Mazarin, qui ne les lâchait pas facilement, on ne fait pas de grande politique avec de petits moyens. Et de regretter Richelieu…
Nous n’avons personne à regretter, à l’Education. Les ministres des trente dernières années (y compris le « Che » pour lequel certains gardent une tendresse, mais qui a été le premier à reconnaître que ses bonnes intentions étaient annihilées par les « bureaux » — les entrailles du Mammouth) ont été soit déplorables (Jospin), soit maladroits (Allègre), soit inexistants (Bayrou) — ou de passage, en attendant mieux. Pour le moment nous avons Darcos, et nous ferons avec — parce que je crois sincèrement qu’il est décidé à remettre la discussion à plat, et à envisager une refonte complète du système qui satisfasse à la fois les intérêts des élèves, les syndicats les plus pragmatiques, et les enseignants, qu’il est urgent, urgentissime de remotiver — en les payant mieux, nettement mieux, quitte à en resserrer les rangs. Allez, Xavier, quelques étrennes, pour les fêtes !
Jean-Paul Brighelli
PS. Il y a un peu plus d’un an, quelqu’un au ministère (quelqu’un de très haut placé — ne cherchez pas, vous ne trouveriez pas…) m’a demandé ce que je savais de SOS-Education. À l’époque, cette Association Loi de 1901, très proche de divers extrémistes de droite, était en procès contre Sauver Les Lettres et Reconstruire l’école (voir les infos sur la page d'ouverture de l'association, http://www.r-lecole.freesurf.fr/). Ce procès a été gagné par les deux associations, qui n’en sont pas encore à se réjouir, puisque SOS-Education, qui sait, comme tous les organismes d'inspiration américaine, être procédurier, a fait appel.
Cependant, des gens sérieux ont analysé, sinon les liens occultes de ces récolteurs de fonds, du moins leur système de récolte. On trouvera tous renseignements utiles sur http://keros.centerblog.net/ : ça vaut le coup d’apprendre le détail du réseau que constituent des organisations parallèles, construites en cascade par les mêmes personnes, avec des objectifs idéologiques semblables, et des méthodes financières identiques. Précipitez-vous, c’est instructif.




Commentaires
le "premier budget de la nation" n'est en fait que le premier budget de l'etat (national) mais seulement 10% des dépenses publiques et rien que 5% du PIB français (environ).
On nous le fait oublier un peu trop souvent mais 5% du PIB pour sa jeunesse, est-ce vraiment beaucoup? Elle aurait peut-être de quoi s'énerver, finalement?
Ecrit par : olivier taviau | 21 décembre 2008
Juste après l'Education Nationale, le second budget de la Nation est le "service de la dette". Quand je pense qu'il aurait suffi, autrefois, de faire fonctionner la planche à billets — ou, au moins, d'emprunter sans intérêts à sa propre banque centrale… Mais une loi promulguée en 1973 par l'ineffable Giscard, alors Ministre de l'Economie, nous a mis sous la coupe de banques privées.
Quel gouvernement aura assez de couilles pour dire à ces banquiers que l'on secourt d'une main et qui nous spolie de l'autre : "The game is over" ?
Pour tout savoir sur le sujet, voir http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2305,,,,,_Vive-la-planche-a-billets-lorsqurelle-est-a-nous.htm
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 décembre 2008
Excusez-moi, je finis ma "lettre à Christophe", ici.
Je crois qu’il est temps de passer à la seconde partie de ma démonstration d’hier : le problème « Nauouriesque ».
Vous disiez, Christophe, que mes collègues de l’AGEEM se heurtaient dans l’exercice de leur pratique pédagogique aux innombrables Monchéri et Mapupuce qui trimballent avec eux leur cortège d’insécurité chronique et sa fanfare de cris, colères, instabilité, agressivité et autres hyperactivités et comportements à risques (anorexie de l’enfant, encoprésie tardive, angoisses diverses et variées).
La liste que je viens de fournir n’est sans doute pas exhaustive, mais, excusez-moi, ce sont les seuls cas auxquels nous avons été confrontés dans notre petite école rurale. Je préfère ne parler que de ce que j’ai pu observer vraiment. Ça m’évitera un tout petit peu de faire de la « spychologie de comptoir » (ou plutôt de jardin public, vu l’âge des « patients »).
Un premier cas, au début des années 80, alors que je déchargeais deux demi-journées par semaine, un directeur « très vieille école » (il n’avait abandonné que la blouse grise et conservait pieusement le bâton dont, hélas, il n’hésitait pas à se servir).
Il y avait un petit garçon de six ans dans sa classe dont l’histoire était déjà bien douloureuse. Cet enfant, confié un temps à sa grand-mère, pendant que sa mère se remettait doucement des sévices subis du fait de son mari proxénète, vivait alors entre sa mère et sa grand-mère qui « compensaient » toutes deux à coups de cadeaux et d’acceptation de toutes les bêtises du jeune homme l’immense douleur qu’il éprouvait puisqu’il ne reverrait jamais son papa, déchu de ses droits parentaux. De plus, quelques jours après la rentrée des classes, le père avait été libéré de prison et les deux dames se relayaient au portail de l’école afin de s’assurer que cet homme ne viendrait pas récupérer l’enfant incognito (l’enfant ne l’avait plus vu depuis ses dix-huit mois).
En classe, avec moi ou avec ma collègue ZIL que le directeur chargeait de son remplacement lorsqu’elle ne travaillait pas dans une autre classe, le petit bonhomme était franchement odieux, ne fichait rien, bazardait ses affaires en travers de la classe à la moindre contrariété, exigeait d’un ton rogue de passer premier dans toutes les activités distrayantes et refusait de participer dès que le travail ne l’amusait plus.
Un jour où nous nous apitoyions toutes deux sur le cas de ce pauvre gamin, excusant bien volontiers ses « petites déviances » et cherchant à adapter notre pédagogie à ce cas bien douloureux, le directeur se mit en colère : « Vous ne trouvez pas que ce pauvre gosse en a assez comme ça à la maison ? Vous ne croyez pas que c’est à l’assistante sociale et au psychologue de faire ce boulot-là ? A l’école, ce gosse a le droit d’être traité comme tout le monde. Ici, il est là pour apprendre, l’Ecole Publique, c’est l’école de tout le monde, ceux qui ont un père et ceux qui n’en ont pas, ceux qui sont malheureux et ceux qui sont nés avec une cuiller en argent dans la bouche, nous sommes là pour lui apprendre à lire, à écrire et à compter et c’est tout. »
Régine et moi étions outrées devant tant de cruauté mentale et de méconnaissance de la psychologie de l’enfant et nous mettions sur le compte de la terreur que ce directeur inspirait à ses élèves le fait que JD se tenait tranquille et travaillait bien lorsqu’il était en classe avec son maître... Peut-être aussi cette référence masculine qui lui manquait, allez savoir ?
Quelques années plus tard, arrive dans ma classe de maternelle le premier « cas » un peu lourd. Petit garçon de quatre ans, arrivant d’une cité-dortoir de la banlieue parisienne nord, hyper agressif, totalement instable, grossier, désagréable, tout pour plaire. Renseignements pris, c’est une famille décomposée – recomposée et l’enfant a subi à deux ans l’énorme choc d’apprendre qu’il avait un grand frère de huit ans, confié jusqu’à maintenant au père, qui venait vivre avec lui, justement l’année où il lui naissait une petite sœur. De plus, l’école qu’avait fréquentée U était réputée pour sa violence et U avait dû s’armer pour se préserver des autres. Ah ! Voilà donc l’origine de ses troubles, pauvre petit enfant qui passe du statut de fils unique à celui d’enfant du milieu du jour au lendemain. Pauvre bambin obligé à se battre dans un milieu hostile.
Nous commençons donc par accepter U tel qu’il est, pauvre petit bonhomme. Mais c’est lourd, très lourd, d’autant plus que la psy du CMP qui le suit refuse stoïquement de communiquer avec l’école et la famille, sous prétexte que ceci se passe entre U et elle et que nous autres, intrus, n’avons rien à y voir. Pourtant, nous sommes bien concernés par le problème, nous aussi, parents et instituteurs ! Et les « copains » de l’école qui se font bousculer, molester, dont U déchire les dessins et les travaux, aussi, non ?
Un soir de très grand découragement, je repense à JD et à Monsieur F, le directeur sans cœur...
Il faut dire que je vois arriver avec angoisse l’année de grande section de U et que je me demande bien comment celui-ci va pouvoir « entrer dans les apprentissages fondamentaux » s’il continue à pousser des hurlements de sauvage, à papillonner d’un atelier à l’autre, démontant tout et ne faisant rien. Et puis, je pense à ses camarades de classe qui auront eux aussi bien de la peine à démarrer au milieu de tout ce chahut.
Déjà, en MS, il n’est pas facile d’organiser un travail construit pour les autres (même lorsque je n’étais pas encore vraiment « instructionniste », j’ai toujours cherché à organiser les apprentissages de façon construite par moi, pas par eux) tout en ménageant à U une « scolarité adaptée » à ses petits travers.
Donc, je repense à JD et à Monsieur F. JD apprenait avec Monsieur F. Il progressait comme les autres et semblait beaucoup plus calme. N’y avait-il pas un lien de cause à effet entre le projet du maître (lui apprendre à lire, à écrire et à compter sans se préoccuper de remédier à ses problèmes psychologiques et familiaux) et cette attitude si différente de l’enfant lorsqu’il était avec lui ?
Comme j’étais en train de bien négocier mon virage instructionniste, sans le bâton de Monsieur F toutefois, je décidai de tenter le tout pour le tout et de ne plus m’apitoyer devant les simagrées de U, exigeant de lui du « rendement » : « U, tu es en MS, comme M, M, A et T. Si M, M, A et T font ce travail, c’est pour pouvoir faire tel autre travail après, et pour toi, c’est pareil. Tu es à l’école pour apprendre, comme eux. »
Connaissant l’oiseau et sa propension à tout envoyer balader dès qu’il se retrouve livré à lui-même, j’ai réduit la part des travaux de groupe, des recherches longues et pénibles, et ai proposé un peu plus d’activités dirigées, cadrées, structurées.
L’effet ne s’est pas fait attendre, U, bien que très, très agité (un neuropédiatre a détecté un an plus tard une hyperactivité vraie), s’est mis à progresser, à arriver petit à petit à se contrôler, à mener une tâche à son terme, à supporter ses petits camarades (c’est quand même allé beaucoup mieux lorsqu’il a atteint cinq ans et qu’il a pu être sous traitement).
Ce qui m’a beaucoup étonnée à l’époque, c’est que ces cadres, cette « discipline de l’étude pour l’étude » (toutes proportions gardées, puisque j’avais une classe maternelle) profitaient à tous, les hyperactifs (j’en avais 2,5 ; si, si, virgule 5), l’encoprétique, l’anorexique, les deux ou trois enfants de catégories sociales très défavorisées, les enfants précoces (2) et tous les bébés chéris boudeurs à papa-maman.
J’ai donc bêtement décidé de continuer dans cette voie à mon retour en élémentaire. Je connais les milieux d’origine de mes élèves, leur histoire parfois compliquée, les soucis familiaux qui viennent se greffer là-dessus (pères mis au chômage technique, fins de mois difficiles, crise viticole et autres divorces conflictuels). Je remarque aussi les élèves qui ont eu moins de fées que les autres autour de leurs berceaux et qui pèchent par leur absence de vocabulaire, leur difficulté à conceptualiser, leur lenteur à mémoriser et parfois leurs diagnostics longs comme le bras de dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques qu’ils nous amènent d’une autre école.
Mais je n’en fais plus état en classe, dans ma pratique. Ils sont à l’école de tout le monde et ont le droit d’accéder à la culture comme tout le monde, quelle que soit leur couleur, leur origine, leur taille, leur poids et le reste.
Et ça marche. Le contrat est clair, ils le connaissent : « Là, c’est le livre des programmes. Tous les enfants en France doivent apprendre cela en GS, au CP, au CE1. Je n’ai pas le droit de te laisser aller à ne rien faire donc tu le fais. »
Le déroulement de la journée est immuable, la succession des exercices aussi. Chacun sait ce qu’il a à faire et sait qu’il devra le faire, coûte que coûte.
Pour en revenir à ma démonstration d’hier, j’ai cette année mes quatre GS, triés aléatoirement comme je vous l’ai expliqué. L’un, septième enfant d’une famille de huit, est sans doute le fils caché de Speedy Gonzales et du Bip Bip, la deuxième, fille cachée d’un escargot fatigué qui aurait fauté avec une tortue, s’est vu il y a un mois affublée d’une petite sœur après deux mois d’hospitalisation de la maman à 50 km, le troisième est un self-made-man qui ne s’est pas encore rendu compte qu’une humanité vaquait autour de lui et la quatrième est une petite dernière devenue récemment enfant du milieu.
Speedy Gonzales a galéré une semaine en graphisme en début d’année, il a recommencé quelques fiches qu’il avait gaiement patassées en trente secondes, lorsque je lui demande d’écrire « la dame » avec ses Alphas, il commence à prendre le temps de relire sa « production » pour rajouter les voyelles qu’il n’avait pas pris le temps d’écouter, il brille en revanche toujours autant en calcul mental et répond toujours avant tout le monde à peine ai-je fini d’énoncer le calcul à faire.
Ma jolie petite tortue a hésité une à deux semaines en début d’année avant d’oser sortir de sa carapace, elle écrit comme elle parle, avec lenteur et application, manipule ses Alphas soigneusement et arrive souvent au but avant son voisin le lièvre. Elle a découvert les nombres et le calcul à la rentrée, apparemment, l’exercice quotidien de comptage des petits camarades à l’aide de la file numérique en PS et MS n’avait jamais franchi les limites de sa coquille... Heureusement, elle a beaucoup ri lors du jeu où la maîtresse affirmait servir 3 biscuits à chacun et n’en mettait en fait que 0, 1 ou 2 dans chaque assiette. Depuis, elle compte tout ce qui lui tombe sous la main et s’amuse avec les quantités comme ses camarades.
Le self-made-man est un « élève sérieux ». Il était très renfermé et n’aimait pas du tout l’école lorsqu’il était en maternelle. Je crois que nous ne l’avons jamais vu sourire pendant les deux années scolaires. Sa maman ne se privait pas de venir nous le dire et faisait histoire sur histoire à longueur d’année. Elle est d’ailleurs venue me voir en juin et au début septembre pour me signaler qu’elle suivrait la scolarité de son fils avec rigueur et fermeté car l’enfant souffrait dans la structure scolaire. Il a commencé à me parler dès le deuxième jour de classe et, trois jours après la rentrée, j’ai eu droit au satisfecit de la maman qui me fiche depuis une paix royale. Son fiston adore l’école et ne manquerait pour rien au monde.
Les parents de la quatrième étaient très soucieux : leur aînée avait fait une excellente GS l’an dernier, mais elle était née en début d’année et bénéficiait donc d’une maturité bien plus importante que la petite sœur, très bébé et fort peu demandeuse. Ils vont bien mieux eux aussi depuis qu’ils voient que leur petit poussin écrit son nom, commence à associer les lettres et compte, comme la grande sœur, l’année dernière à la même époque.
Chez mes collègues, le Speedy Gonzales est l’auteur du prénom trembloté, la petite tortue a bénéficié de l’aide personnalisée et refuse toujours de participer aux activités de groupe, la self-made-woman apprend à lire à la maison avec maman, le joyeux drille (tiens, elles ont mal fait le partage, je n’en ai pas, moi, de joyeux drille) leur casse les oreilles à longueur de journée par ses réflexions totalement hors de propos et ses organisations de chahuts en classe et dans la cour.
Mais... mais... mais... il faut bien penser que Speedy a un petit frère de 18 mois, que sa maman, qui avait continué de travailler lorsqu’il était petit, est maintenant en congé parental, que son schéma corporel est visiblement mal installé, que... tout ça, quoi.
Il faut aussi penser que la tortue est une petite fille fragile, qui a de la peine à s’ouvrir aux autres, qu’elle vit avec trois demi-frères et sœurs, que sa maman travaille, que... tout ça, quoi.
Quant à la self-made-woman, c’est une petite fille poussée par sa famille dont la maman communique très peu avec les maîtresses et semble très distante et que, par ailleurs, on voit très bien qu’elle a encore envie de s’amuser, puisqu’elle est la première à entrer dans les chahuts du joyeux drille et que... tout ça, quoi.
Et, puisque nous parlons du joyeux drille, il est très jeune, né en fin d’année, il a encore envie de jouer et puis il voit que son petit frère de deux ans joue beaucoup plus longtemps que lui en classe, donc il est jaloux, on peut le comprendre, et puis... tout ça, quoi.
Ecrit par : catmano | 21 décembre 2008
Quel gouvernement aura assez de couilles pour dire à ces banquiers que l'on secourt d'une main et qui nous spolie de l'autre : "The game is over" ?
Pour tout savoir sur le sujet, voir http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2305,,,,,_Vive-la-planche-a-billets-lorsqurelle-est-a-nous.htm
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 décembre 2008
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Je me pose cette question depuis longtemps, and never found any answer (no accents needed in this message).
Ecrit par : Francis Penin | 21 décembre 2008
Pour ajouter à la curée
http://www.lecoqhebdo.com/
Ecrit par : berk-berk | 21 décembre 2008
Et les médailles promises aux bacheliers ? Oubliée aussi cette étonnante trouvaille ?
Les zrofs s'interrogent :
http://leszrofs.blogspot.com
Ecrit par : les zrofs | 21 décembre 2008
Darcos au "journal", de Canal +
Catmano, je lis votre lettre tout à l'heure... Je rentre juste, et je ne voudrais pas louper Barnaby! ;-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 21 décembre 2008
PS. Il y a un peu plus d’un an, quelqu’un au ministère (quelqu’un de très haut placé — ne cherchez pas, vous ne trouveriez pas…) m’a demandé ce que je savais de SOS-Education.
(Jean-Paul Brighelli)
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Si ce n'est pas Xavier D., alors c'est Nicolas. Qu'y aurait-il d'etonnant a ce qu'il s'enquit (accent circonflexe sur le i) de cela aupres des personnes les plus competentes ? Qu'attend-il donc pour me consulter ? (Je plaisante.)
Ecrit par : Francis Penin | 21 décembre 2008
"En vérité je vous le dis" signé JPB
M.Brighelli, vous ne croyez pas si bien dire...
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1199
Voilà, Nicolas, Valérie, Bernard et bientôt Xavier nous ramènent dans nos petits souliers tiares et crucifix, et reconnaissent l'enseignement délivré dans les facs cathos (qui, elles, rendront avec joie des maquettes de master enseignement - contrairement à ces gauchistes laïcards de la fac publique...)
Joyeux noël mes frères
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
Je viens de lire le billet de M.Brighelli.
Je sais vos relations d'amitié et d'estime pour X.Darcos, et je comprends donc votre relative et mesurée bienveillance, voire mansuétude à son égard. Je ne vous en fais bien sûr pas le reproche.
Vous comprendrez donc d'autant mieux que, de ma place, et voyant ce que je vois, je ne peux adhérer à une telle mansuétude, et que pour moi, M.Darcos et sa consoeur Mme Pécresse sont des ministres destructeurs comme rarement.
Quand à SOS Education, il me semble que le pouvoir en place (dont X.Darcos qui n'a jamais caché son amour immodéré pour l'Ecole privée, notamment catholique) aura toujours une oreille attentive aux gesticulations extrêmo-libérales de cette association. SLU, SLR, RE et SLL attendent toujours la même attention auriculaire.
Au fait : Lionel Jospin n'est-il le dernier ministre de l'EN qui a augmenté vraiment les profs? Cela m'avait été confirmé ici même (je ne sais plus par qui - Catmano?)
Et, étant donné mon jeune âge, j'aimerais avoir des infos sur le ministère Savary dont j'avais entendu grand bien. Qui confirme?
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
Serait-il possible que vous écriviez École, Éducation, etc. J'aime entendre et lire les accents.
Cordialement.
Ecrit par : Jacques GAUFFIER | 21 décembre 2008
Fabien, sauf erreur, XD a mis tous ses enfants à l'école publique. Ce qui n'est pas le cas de Meirieu, par exemple — malgré le titre de l'un de ses livres. Et je vous assure que SOS-Education n'est pas sa tasse de thé — d'autant que le lien que j'indique nous montre assez que cette "association" n'a pas grand chose à voir avec l'école.
Savary a amorcé le processus d'autonomie des facs dont le dernier avatar est la loi LRU. Les choses sont compliquées, à l'EN…
Notre dernière augmentation remonterait à 1989 ? C'est possible. Dans les années qui avaient précédé, nous avions consenti, via des syndicats splendidement muets, une baisse de près de 20%. Et Jospin Premier Ministre n'a pas bougé un doigt — il a nommé son grand copain de basket ball Allègre au poste qu'il avait occupé.
Il n'y en a pas eu un pour rattraper l'autre.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 décembre 2008
"les enseignants, qu’il est urgent, urgentissime de remotiver — en les payant mieux, nettement mieux, quitte à en resserrer les rangs. "
Je suis entièrement d'accord.
Et parmi les plus mal lotis :
1- les jeunes certifiés (1,2 fois le Smic)
2- les jeunes agrégés (une fois les échelons montés, c'est raisonnable)
3- les Prag/Prce (plus mal payés que leurs collègues du secondaire ! : l'E.N. est la seule administration où, en montant en grade, on perd des sous !)
4- les jeunes maîtres de conf' (plus mal payés que leurs collègues agrégés du secondaire)
Et comment fait-on pour gagner l'argent nécessaire ?
1- Supprimer les IUFM : on économisera les dépenses liées aux locaux somptueux des IUFM, et les frais de déplacaments payés aux stagiaires qui sillonent toute l'académie pour assister aux formations.
2 - Incorporer les CDDP et CRDP aux bibliothèques municipales et universitaires
3 - Supprimer les P.A.S.I.
4 - Remplacer les TZR par des contractuels et vacataires : un fric énorme disparaît en ISSR.
5 - Améliorer les conditions de travail et d'enseignement : tout le fric perdu en arrêts-maladie et en remplacements serait économisé.
6 - Fermer les CIO et placer les C.O.P. directement dans les établissements : les CIO sont tellement inutiles qu'ils ont beau ne pas couter grand chose, c'est encore trop cher.
7 - Arrêter les dépenses mirifiques en matériel informatique : tous leurs T.B.I. dernier cri coûtent des fortunes et ne servent pas à grand chose (paradoxe de Solow)
8 - Arrêter de verser des licences à Microsoft alors que des logiciels libres et gratuits existent.
9 - Cesser les sorties pédagogiques à tout va, qui sponsorisent les compagnies de bus.
10 - Mettre un terme aux "forums étudiants" organisés par les académies, qui coûtent des fortunes aux académies et ne servent à rien.
11 - Revoir la politique d'achat de manuels et livres divers : les éditeurs engraissent grâce à l'Education Nationale pour mettre à disposition des élèves... des textes tombés dans le domaine public (et gratuits) depuis belle lurette.
Ca ne vous semble pas intéressant comme programme d'économies ?
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
"1- Supprimer les IUFM : on économisera les dépenses liées aux locaux somptueux des IUFM, et les frais de déplacements payés aux stagiaires qui sillonnent toute l'académie pour assister aux formations."
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
C'est fait! Renseignez-vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 décembre 2008
Ce n'est pas moi qui ai parlé des augmentations substantielles du passé, désolée.
Il y en a peut-être eu une, à l'époque Jospin, mais comme c'était un temps où j'élevais seule, sans pension alimentaire, deux charmants bambins, dont un à l'aube de l'adolescence, j'avoue qu'elle ne m'a pas marquée et qu'elle a dû passer aux achats de chaussures à la bonne pointure et au remplissage du frigo dévalisé par le fiston chaque soir, au retour du collège.
Ecrit par : catmano | 21 décembre 2008
La revalorisation Jospin n'était-elle pas assortie de l'injonction : travailler autrement? Et il me semble que les dindons étaient les agrégés. Qui me rafraîchira la mémoire?
Ecrit par : retraitée | 21 décembre 2008
Merci JPB, j'étais justement en train de plancher sur mon cours de finances publiques...
Juste une remarque qui passera peut-être inaperçue mais ayant repris le chemin de la fac depuis l'année dernière, je remarque et la plupart de nos enseignants l'ont aussi, semble-t-il constaté , que les amphis accueillent de plus en plus de "têtes" grises"... Il apparaît que la nécessité pour les "quarante-cinquantenaires" de reprendre un cursus de formation en l'occurence universitaire devient de plus en plus impérative...Ce phénomène est-il perçu au niveau du ministère?
Saperlipopette qui à la perspective de cette nouvelle année s'annonçant très difficile , n'a plus envie de "saperlotter"
bonnes fêtes à tous
bisous à toi mon cher Jean- Paul
Ecrit par : Saperlipopette | 21 décembre 2008
Pour le moment nous avons Darcos, et nous ferons avec — parce que je crois sincèrement qu’il est décidé à remettre la discussion à plat, et à envisager une refonte complète du système qui satisfasse à la fois les intérêts des élèves, les syndicats les plus pragmatiques, et les enseignants, qu’il est urgent, urgentissime de remotiver — en les payant mieux, nettement mieux, quitte à en resserrer les rangs. Allez, Xavier, quelques étrennes, pour les fêtes !
Jean-Paul Brighelli
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Personne ne semble avoir remarque que les agreges sont les grands oublies de la pretendue "revalorisation" de la condition enseignante.
En 1989, ce que Jospin a fait ne fut que poudre aux yeux. Il a fait en sorte que les jeunes professeurs (certifies et agreges) aient une accession plus rapide (que ce soit au grand choix, au petit choix ou a l'anciennete) au quatrieme echelon de leur carriere, ce qui constituait une reelle amelioration... pour les professeurs debutants et eux seuls ! La duree de passage dans les echelons terminaux etait, au contraire, prolongee, ce qui fut une degradation pour les professeurs en fin de carriere.
Globalement, il me semble me rappeler qu'un calcul simple montrait que le cout des salaires des professeurs de l'enseignement secondaire demeurait sensiblement ce qu'il etait.
Une mesure tordue consista a augmenter de 15 points l'indice des professeurs certifies (et eux seulement) des leur arrivee a leur cinquantieme anniversaire. Je vis en effet mon indice grimper de 15 points en 1990 a la fin du mois qui me vit atteindre l'age de cinquante ans. J'etais alors au dixieme echelon de mon grade.
Je n'avais d'autre espoir d'ameliorer mon deroulement de carriere qu'en devenant agrege. J'etais mal note (note pedagogique) depuis le jour des epreuves pratiques du CAPES, en 1974, alors que j'avais 34 ans. Promu a l'anciennete regulierement (sauf une fois ou je l'ai ete au petit choix), je postulais chaque annee pour acceder a la hors classe des certifies, inutilement. Seule la note globale comptait reellement (la somme des notes pedagogique et administrative). (Les autres criteres comptaient pour du beurre.)
Je fus admissible en 1991 a l'agregation interne> Cinq jours plus tard un ionspecteur me rendit visite et je lui dis tout de go que je ne comprenais pas pourquoi il venait me voir vu qu'en 1986 j'avais ecrit a son predecesseur que je refusais d'etre inspecte, parce que depuis 1974, j'avais ete inspecte deux fois, que deux rapports favorables (sans etre dithyrambiques) avaient ete ecrits par mes deux visiteurs mais que ma carriere continuait a se derouler a l'anciennete et que je ne m'attendait pas a ce que les choses changeassent.
L'inspecteur me dit que je n'avais rien a perdre. Je repondis,"Certes, monsieur l'inspecteur, mais rien a gagner non plus !" Je lui demandai s'il savait que j'etais admissible a l'agregation interne. Il me dit que non, mais ne fut pas convaincant. (Trop long a expliquer pourquoi ici.) Il mentait.
Il y a eu, fin octobre 1991, 4 admissibles a l'agregation interne en sciences physiques, option physique et chimie, pour 6 academies.
Je suppose qu'au vu de mon admissibilite l'inspection a du etre embarrassee : comment un admissible a l'agregation pouvait-il avoir une note pedagogique aussi petite ? L'inspecteur fut donc depeche dans mon lycee pour voir quelle tete avait l'oiseau rare.
Au bout d'un quart d'heure, je finis par accepter qu'il m'inspectat.
Il avait egratigne pendant les deux annees precedentes des professeurs promus au grand choix ! Mais il redigea un rapport dithyrambique sur ma lecon (puis-je ajouter en rougissant qu'elle etait excellente en tous points ?) et un an plus tard ma note pedagogique sauta de 42 a 47. Entretemps j'avais ete massacre a l'oral de l'agregation.
Quand je fus recu a ce concours en 1995, je perdis les 15 points attribues en 1990 au titre de l'accession a l'age de 50 ans. Merci, M. Jospin !
Je ne relis pas ce message. Je suis appele pour le dejeuner, et cela, c'est sacre.
Ecrit par : Francis Penin | 21 décembre 2008
Catmano, pourquoi m'écrivez-vous cette longue lettre?
Je suis parfaitement d'accord avec le fait qu'il faille absolument corriger les déséquilibres de l'éducation à l'aide d'une instruction ambitieuse, et vous le savez bien!
J'ai simplement, dit, (ce que je continue à penser et à dire), qu'avant de mettre un pied à l'école, beaucoup de choses, sur le plan affectif, étaient déjà quasiment jouées pour les enfants. Et qu'on ne pouvait pas, dans certains cas, faire abstraction totale de ce qu'ils avaient vécu, (et vivent) en dehors de l'école.
Mais ce n'est pas en leur donnant un "traitement spécial" qu'on parviendra à pallier ces manques, là, je vous suis!
Et, surtout, je déplore cet état de fait; (les tares de la société et de l'éducation d'aujourd'hui, qui ont certainement augmenté exponentiellement les difficultés qu'éprouvent les professeurs), et, également, le fait que certains ici pensent que ces éléments soient apparemment à considérer comme négligeables dans les difficultés que traverse actuellement l'école.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 21 décembre 2008
Je vous dis Darcos.
Vous me répondez Meirieux.
Meirieux, m'en fiche pas mal pour le moment, il n'est pas encore (officiellement) ministre de l'EN et chouchou du Prince.
Je parle des relations entre XD et l'école privée à cause de cela :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article604&debut_articles_meme_rubrique22=30
ou de cela :
http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/
je parle des facs catholiques officiellement reconnues la semaine dernière, je parle de la possibilité qu'auront des "établissements privés" de "délivrer des masters-enseignement" donnant accès aux concours.
C'est bien préoccupant, et peu digeste, entre le chapon et la bûche.
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
Comme d'habitude, il ne sait plus de quoi il parle, ni ce qu'il a dit ...
Triste 6bil !
Ecrit par : toto | 21 décembre 2008
Oh là là, désinformation quand tu nous tiens !
"Il faut supprimer les IUFM : on économisera les dépenses liées aux locaux somptueux des IUFM, et les frais de déplacements payés aux stagiaires qui sillonnent toute l'académie pour assister aux formations."
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
C'est fait! Renseignez-vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 décembre 2008"
Dites donc, Chistophe, les locaux de l'IUFM de Châteauroux, ils ont prévu d'en faire quoi pour les prochaines années ? Et les professeurs, stagiaires ou non, ils n'auront plus du tout de formation IUFM ? Vous y croyez vraiment ? Quand on voit que les titulaires, deux ans après leur titularisation, ont encore des formations imposées en IUFM... Les IUFM vont prendre le relais de la formation continue, et former les étudiants de master : ils changent juste de public, c'est tout, c'est même une forme de promotion.
Christophe, vous êtes pourtant bien placé pour témoigner du fait que les IUFM ne sont absolument pas supprimés !!! D'ailleurs : vous enseignerez en master, l'année prochaine, oui ou non ? La question est ouverte : je ne préjuge d'aucune réponse. Mais vous devez bien savoir ce que vous ferez l'année prochaine, non ?
"Je vous dis Darcos. Vous me répondez Meirieux. Meirieux, m'en fiche pas mal pour le moment, il n'est pas encore (officiellement) ministre de l'EN et chouchou du Prince."
Ecrit par : Fabien.
Fabien, honnêtement, il vous manque une perspective historique sur tout ça. Que vous ne sachiez pas écrire le nom de Meirieu, ce n'est pas si grave, mais que vous ne compariez pas Darcos aux ministres de l'education des vingt-cinq dernières années, dont il est de loin LE MEILLEUR, ça biaise tout votre jugement. Foutez Darcos dehors, mais avant dites-moi qui vous voudriez voir à sa place : Bruno Julliard ? Julien Dray ? Luc Ferry ? Monique Canto-Sperber ? Thierry Coulhon ?
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
Je voudrais d'ailleurs bien avoir des avis sur ces pistes en matière de financements dans l'éducation :
I - Objectifs
1.1. Revaloriser les salaires perçus par les jeunes certifiés (1,2 fois le Smic) et par les jeunes agrégés
1.2. - Améliorer le statut des Prag/Prce et des maîtres de conf' (bien plus mal payés que leurs collègues du secondaire !)
II - Moyens mis en oeuvre
2.1. - Supprimer les IUFM : on économisera les dépenses liées aux locaux somptueux des IUFM, et les frais de déplacaments payés aux stagiaires qui sillonent toute l'académie pour assister aux formations.
2.2. - Incorporer les CDDP et CRDP aux bibliothèques municipales et universitaires
2.3. - Supprimer les P.A.S.I.
2.4. - Remplacer les TZR par des contractuels et vacataires : un fric énorme disparaît en ISSR.
2.5. - Améliorer les conditions de travail et d'enseignement : tout le fric perdu en arrêts-maladie et en remplacements serait économisé.
2.6. - Fermer les CIO et placer les C.O.P. directement dans les établissements : les CIO sont tellement inutiles qu'ils ont beau ne pas couter grand chose, c'est encore trop cher.
2.7. - Arrêter les dépenses mirifiques en matériel informatique : tous leurs T.B.I. dernier cri coûtent des fortunes et ne servent pas à grand chose (paradoxe de Solow)
2.8. - Arrêter de verser des licences à Microsoft alors que des logiciels libres et gratuits existent.
2.9. - Cesser les sorties pédagogiques à tout va, qui sponsorisent les compagnies de bus.
2.10. - Mettre un terme aux "forums étudiants" organisés par l'Onisep, qui coûtent des fortunes aux académies et ne servent à rien.
2.11. - Revoir la politique d'achat de manuels et livres divers : les éditeurs engraissent grâce à l'Education Nationale pour mettre à disposition des élèves... des textes tombés dans le domaine public (et gratuits) depuis belle lurette.
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
Je suis d'accord avec la note de Monsieur Brighelli, à cela près:
Il faut payer plus les enseignants ET recruter plus.
Je ne partage pas du tout la réserve: "quitte à en resserrer les rangs".
Ca fait quand même une différence.
Vincent
Ecrit par : Matheutordu | 21 décembre 2008
Christophe, la réponse à votre question est là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=184531&pid=3455318&st=10entry3455318
Pour les paresseux, petit florilège :
« - C’est le parcours d’apprentissage que l’enseignant cherche à valider : degré d’implication, de motivation de l’élève, progrès enregistrés. L’évaluation repose donc sur le choix de critères précis qui tiennent compte des possibilités de chaque élève...
- L’accueil : est un temps privilégié d’écoute et d’attention portée à chaque enfant et aux adultes qui l’accompagnent.
- La construction de l’individu et de sa personnalité est une des finalités de l’école maternelle
- A l’école maternelle on organise le respect du rythme de chaque enfant
- L’enfant a besoin d’être respecté... Il a besoin d’être reconnu, de se réaliser, de se valoriser (à ses propres yeux et aux yeux des autres) à travers une activité. Il a besoin de faire des projets, d’avoir des objectifs, des opinions, des convictions, de pouvoir exprimer ses idées
- A l’école maternelle on organise des moments où les enfants sont associés à l’évaluation de leurs progrès (cahier de réussite, de progrès) »
En théorie, c’est très, très beau. En pratique, cela donne souvent un report de trois ans d’une éventuelle résilience pour ces petits bambins malmenés par la vie.
Pour conclure, quelques mots de Naouri dans son livre « Eduquer ses enfants, l’urgence aujourd’hui », je pense que vous verrez seul ce que je conteste des beaux discours de l’AGEEM :
« Le rapport aux enseignants :
C’est le tout début d’un bien vaste débat, qui déborde d’ailleurs le problème du rapport aux enseignants et auquel on doit impérativement réfléchir à partir de ce qui a été dit autour de la hiérarchie. Il n’existe pas, dût-on le regretter, de société au sein de laquelle il n’y aurait pas de hiérarchie et rien ne peut fonctionner sans elle. Ce serait comme de vouloir faire défiler tous les passagers au poste de pilotage d’un avion au motif que l’avion emmène tout le monde au même endroit ! [...]
Les enseignants sont là pour enseigner et l’enfant là pour être enseigné. Cette hiérarchie n’a en aucune façon à être remise en cause. » (p 278 – 279)
J’ai cela aussi (dans la conclusion, page 322,, au sujet du film « Miracle en Alabama » qui retrace l’histoire d’Helen Keller, cette enfant sourde, muette et aveugle prise en charge à l’âge de sept ans par une éducatrice alors qu’elle avait été reconnu comme réfractaire à toute entreprise thérapeutique) :
« Ce film doit absolument être vu. Il est passionnant de la première à la dernière image [...] : on y voit en effet se déployer, face à la sollicitude inconditionnelle et à l’amour immense des parents, face à la brutalité des résistances de l’enfant, les exigences, froides et aux apparences parfois cruelles, de la toute jeune éducatrice. Au nom même de l’avenir de l’enfant, cette dernière plaide, avec une justesse de ton et de propos stupéfiants pour son âge, contre la facilité de l’apitoiement et de l’amour qui en rajoutent au handicap de l’enfant et pour la pertinence, parût-elle ou fût-elle insupportable, de la stratégie qu’elle met en place.
Pourquoi ai-je choisi de terminer ce livre par cette référence ?
Parce que mon métier m’a appris l’étendue de l’enseignement qu’on peut tirer des cas extrêmes. Et qu’un cas comme celui de Helen Keller démontre tout d’abord, plus que tout discours, ce qu’il en est de la violence des pulsions auxquelles un enfant est soumis. Il démontre, ensuite, que les qualités telles que « sollicitude », « proximité », « compréhension », « explications » qu’au nom de l’amour porté à ses enfants [et au nom du respect porté à l’élève, à ses convictions, ses objectifs, ses opinions, me permettrais-je d’ajouter], on croit devoir mettre au premier plan de l’éducation que l’on veut leur dispenser, constitue plus un gêne qu’une aide. Il démontre enfin combien la complaisance qu’on marque à son endroit procède plus de la paresse que du souci qu’on doit avoir de son avenir.
Or cet avenir ne doit pas cesser d’être l’obsession des parents [et des instituteurs], dût-il ne viser, pour commencer, qu’une bonne insertion dans cette microsociété qu’est l’univers scolaire et à laquelle son éducation aura dû correctement le préparer. »
Vous voyez que, si Aldo Naouri dit comme vous qu’il est plus facile de faire quelque chose avec un enfant déjà éduqué à l’école, il dit aussi comme moi qu’il est quand même possible à l’école de rectifier un tir pas très bien ciblé au départ, à condition d’arrêter enfin l’apitoiement, la compréhension, la sollicitude et les explications. Je ne vois rien de tout cela dans la plaquette de l’AGEEM qui connaît son Dolto sur le bout des doigts.
Ecrit par : catmano | 21 décembre 2008
"
Et comment fait-on pour gagner l'argent nécessaire ?
1- Supprimer les IUFM : on économisera les dépenses liées aux locaux somptueux des IUFM, et les frais de déplacaments payés aux stagiaires qui sillonent toute l'académie pour assister aux formations.
2 - Incorporer les CDDP et CRDP aux bibliothèques municipales et universitaires
3 - Supprimer les P.A.S.I.
4 - Remplacer les TZR par des contractuels et vacataires : un fric énorme disparaît en ISSR.
5 - Améliorer les conditions de travail et d'enseignement : tout le fric perdu en arrêts-maladie et en remplacements serait économisé.
6 - Fermer les CIO et placer les C.O.P. directement dans les établissements : les CIO sont tellement inutiles qu'ils ont beau ne pas couter grand chose, c'est encore trop cher.
7 - Arrêter les dépenses mirifiques en matériel informatique : tous leurs T.B.I. dernier cri coûtent des fortunes et ne servent pas à grand chose (paradoxe de Solow)
8 - Arrêter de verser des licences à Microsoft alors que des logiciels libres et gratuits existent.
9 - Cesser les sorties pédagogiques à tout va, qui sponsorisent les compagnies de bus.
10 - Mettre un terme aux "forums étudiants" organisés par les académies, qui coûtent des fortunes aux académies et ne servent à rien.
11 - Revoir la politique d'achat de manuels et livres divers : les éditeurs engraissent grâce à l'Education Nationale pour mettre à disposition des élèves... des textes tombés dans le domaine public (et gratuits) depuis belle lurette.
Ca ne vous semble pas intéressant comme programme d'économies ?
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008 "
Déja je pense qu'avant de vouloir faire des économies de bouts de chandelles il faut partir des besoins - et là on peut discuter des besoins - mais partir de l'a priori qu'il faut faire des économies ne va pas mener dans une bonne direction.
D'autre part certaines de vos propositions (si ce ne sont pas des canulars placés au milieu de propositions sérieuses) me laissent un goût amer:
- "4 - Remplacer les TZR par des contractuels et vacataires : un fric énorme disparaît en ISSR." donc pour mieux payer les vrais profs (titulaires) on augmente la précarité et le nombre de pauvres dans l'éducation nationale. Bravo, même sarkozy-Darkos n'osent pas le dire, même s'ils le font.
- "2 - Incorporer les CDDP et CRDP aux bibliothèques municipales et universitaires" et après on se plaindra que certains veulent que les profs fassent de nouvelles tâches alors qu'on demande aux bibliothèques municipales de prendre en charge ce qui est du domaine de l'éducation nationale.
- "6 - Fermer les CIO et placer les C.O.P. directement dans les établissements : les CIO sont tellement inutiles qu'ils ont beau ne pas couter grand chose, c'est encore trop cher." C'est ne pas voir que les CIO s'adressent aussi à un public non intégré à un établissement scolaire.
- "9 - Cesser les sorties pédagogiques à tout va, qui sponsorisent les compagnies de bus.
10 - Mettre un terme aux "forums étudiants" organisés par les académies, qui coûtent des fortunes aux académies et ne servent à rien." Est-ce vraiment le cas du plus grand nombre des sorties et des forums? Faut-il aussi supprimer les sorties culturelles (les musées, l'opéra , le théâtre doivent-ils seulement être visités en famille?
de toutes façons je le redis, avant de vouloir faire des économies de bouts de chandelles il faut partir des besoins.
A part ces points de détails, la mesure "8 - Arrêter de verser des licences à Microsoft alors que des logiciels libres et gratuits existent."me semble excellente mais d'une certaine manière reste anecdotique par rapport au budget général. (l'administration de mon académie se prépare m'a-t-on dit à basculer sous linux, mais je ne sais pas à quel horizon).
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 21 décembre 2008
Bon, mes propositions ci-dessus n'entraînent pas l'adhésion des foules pour l'instant
Elles permettraient pourtant quelques économies.
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
Merci Hervé pour vos réponses ! J'y réponds à mon tour.
"De toutes façons je le redis, avant de vouloir faire des économies de bouts de chandelles il faut partir des besoins."
cf. Partie I - Objectifs.
"La mesure "8 - Arrêter de verser des licences à Microsoft alors que des logiciels libres et gratuits existent."me semble excellente mais d'une certaine manière reste anecdotique par rapport au budget général."
Tout est anecdotique par rapport au budget général !
4 - Remplacer les TZR par des contractuels et vacataires : un fric énorme disparaît en ISSR." donc pour mieux payer les vrais profs (titulaires) on augmente la précarité et le nombre de pauvres dans l'éducation nationale. Bravo, même sarkozy-Darkos n'osent pas le dire, même s'ils le font."
On n'est pas obligé de sous-payer les vacataires et contractuels ! Et plutôt que de faire bosser les étudiants au MacDo, on ferait mieux de leur donner la possibilité d'être vacataires/contractuels. Un travail précaire qui peut permettre à un étudiant d'avoir un emploi de fonctionnaire par la suite, ça ne me semble pas mal du tout.
"2 - Incorporer les CDDP et CRDP aux bibliothèques municipales et universitaires" et après on se plaindra que certains veulent que les profs fassent de nouvelles tâches alors qu'on demande aux bibliothèques municipales de prendre en charge ce qui est du domaine de l'éducation nationale.
C'est l'E.N. qui vole aux Bibliothèques ce qui est de leur ressort !!! Pas l'inverse ! Les CDDP et CRDP n'ont pas lieu d'être du tout ! C'est une vitrine sans aucune utilité, et qui coûte cher.
- "6 - Fermer les CIO et placer les C.O.P. directement dans les établissements : les CIO sont tellement inutiles qu'ils ont beau ne pas couter grand chose, c'est encore trop cher." C'est ne pas voir que les CIO s'adressent aussi à un public non intégré à un établissement scolaire.
Et alors ? C'est également le cas de Greta ! Ca ne les empêche pas d'êre souvent intégrés aux Etablissement scolaires !
- "9 - Cesser les sorties pédagogiques à tout va, qui sponsorisent les compagnies de bus.
10 - Mettre un terme aux "forums étudiants" organisés par les académies, qui coûtent des fortunes aux académies et ne servent à rien." Est-ce vraiment le cas du plus grand nombre des sorties et des forums? Faut-il aussi supprimer les sorties culturelles (les musées, l'opéra , le théâtre doivent-ils seulement être visités en famille?
Je distingue le forum et les sorties en général.
Le forum étudiant est une vaste arnaque organisée par l'Onisep. Il ne sert à rien, et coûte cher lui aussi.
Pour les sorties, il s'agit de les réguler, pas de les interdire.
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
Oui, moi aussi je m'interroge sur la restriction apportée aux augmentations de salaires : « quitte à en resserrer les rangs ».
Qui serait visé ? En lycée général, je n'observe pas de sureffectif de profs, ou alors dans une ou deux matières...
J'ai du mal à penser que ce soit au primaire, ni en collège (à moins qu'on ne veuille généraliser des classes à 30 !) - je suppose que c'est en LP, où on parle de filières à 10/12 élèves ?
Mais je ne crois pas qu'il y ait d'énormes réserves de postes à supprimer où que ce soit. Dans un an ou deux, il faudra sabrer dans les filières, les options, ou passer les classes à 38/40 si ça continue. Ou alors nous envoyer des précaires à la pelle.
Rassurez-moi, vous ne cherchez pas à généraliser la précarité dans l'EN ?
Ecrit par : sanjuro | 21 décembre 2008
Discours de Victor Hugo à l'assemblée constituante le 10 novembre 1848:
M. LE PRÉSIDENT.-L'ordre du jour appelle la discussion du budget rectifié de 1848.
M. VICTOR HUGO.-Personne plus que moi, messieurs ( Plus haut! plus haut! ), n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget; seulement, à mon avis, le remède à l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies chétives et détestables; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs; il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le travail et le crédit ... ( agitation ) et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C'est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s'aggravait encore, et si vous n'y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l'édifice social.
Ces réserves faites, je partage, sur beaucoup de points, l'avis de votre comité des finances.
J'ai déjà voté, et je continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique, et de celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.
C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.
Ce budget devrait, pour toutes les raisons ensemble, être réuni dans une seule administration et tenu dans une seule main. C'est un vice de notre classification administrative que ce budget soit réparti entre deux ministères, le ministère de l'instruction publique et le ministère de l'intérieur.
Ceci m'obligera, dans le peu que j'ai à dire, d'effleurer quelquefois le ministère de l'intérieur. Je pense que l'assemblée voudra bien me le permettre, pour la clarté même de la démonstration. Je le ferai, du reste, avec une extrême réserve.
Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue.
Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d'une telle évidence, que c'est à peine si j'ose mettre sous les yeux de l'assemblée le résultat d'un calcul de proportion que j'ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l'assemblée dans une question sérieuse; cependant, il m'est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d'éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.
Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 1,500 francs de revenu, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste, 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous? ( Rire approbatif .)
Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. ( Nouveau rire .) Eh bien! ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on ose le conseiller à la France. ( Mouvement .)
Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.
Pour vous édifier sur ce point, je ne sache rien de plus éloquent que la simple nomenclature des institutions, des établissements, des intérêts que les réductions proposées atteignent dans le présent et menacent dans l'avenir.
J'ai dressé cette nomenclature; je demande à l'assemblée la permission de la lui lire, cela me dispensera de beaucoup de développements. Les réductions proposées atteignent:
Le collège de France,
Le muséum,
Les bibliothèques,
L'école des chartes,
L'école des langues orientales,
La conservation des archives nationales,
La surveillance de la librairie à l'étranger ... (Ruine
complète de notre librairie, le champ livré à la contrefaçon!)
L'école de Rome,
L'école des beaux-arts de Paris,
L'école de dessin de Dijon,
Le conservatoire,
Les succursales de province,
Les musées des Thermes et de Cluny,
Nos musées de peinture et de sculpture,
La conservation des monuments historiques.
Les réformes menacent pour l'année prochaine:
Les facultés des sciences et des lettres,
Les souscriptions aux livrés,
Les subventions aux sociétés savantes,
Les encouragements aux beaux-arts.
En outre,-ceci touche au ministère de l'intérieur, mais la chambre me permettra de le dire, pour que le tableau soit complet,-les réductions atteignent dès à présent et menacent pour l'an prochain les théâtres. Je ne veux vous en dire qu'un mot en passant. On propose la suppression d'un commissaire sur deux; j'aimerais mieux la suppression d'un censeur et même de deux censeurs. ( On rit .)
UN MEMBRE.-Il n'y a plus de censure!
UN MEMBRE, à gauche.-Elle sera bientôt rétablie!
M. VICTOR HUGO.-Enfin le rapport réserve ses plus dures paroles et ses menaces les plus sérieuses pour les indemnités et secours littéraires. Oh! voilà de monstrueux abus! Savez-vous, messieurs, ce que c'est que les indemnités et les secours littéraires? C'est l'existence de quelques familles pauvres entre les plus pauvres, honorables entre les plus honorables.
Si vous adoptiez les réductions proposées, savez-vous ce qu'on pourrait dire? On pourrait dire: Un artiste, un poëte, un écrivain célèbre travaille toute sa vie, il travaille sans songer à s'enrichir, il meurt, il laisse à son pays beaucoup de gloire à la seule condition de donner à sa veuve et à ses enfants un peu de pain. Le pays garde la gloire et refuse le pain. ( Sensation .)
Voilà ce qu'on pourrait dire, et voilà ce qu'on ne dira pas; car, à coup sûr, vous n'entrerez pas dans ce système d'économies qui consternerait l'intelligence et qui humilierait la nation. ( C'est vrai! )
Vous le voyez, ce système, comme vous le disait si bien notre honorable collègue M. Charles Dupin, ce système attaque tout; ce système ne respecte rien, ni les institutions anciennes, ni les institutions modernes; pas plus les fondations libérales de François Ier que les fondations libérales de la Convention. Ce système d'économies ébranle d'un seul coup tout cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française.
Et quel moment choisit-on? C'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant; quel moment choisit-on pour mettre en question toutes ces institutions à la fois? Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir.
Eh! quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle? L'ignorance. L'ignorance encore plus que la misère. ( Adhésion .)
L'ignorance qui nous déborde, qui nous assiége, qui nous investit de toutes parts. C'est à la faveur de l'ignorance que certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes. Le communisme n'est qu'une forme de l'ignorance. Le jour où l'ignorance disparaîtrait, les sophismes s'évanouiraient. Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance!
Sur ce point, j'en appelle, je le répète, au sentiment de l'assemblée. Quoi! d'un côté la barbarie dans la rue, et de l'autre le vandalisme dans le gouvernement! ( Mouvement .) Messieurs, il n'y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j'appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci, le dernier mot des sociétés civilisées.
On pourvoit à l'éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu'il faut allumer des flambeaux pour les esprits? ( Approbation et rires .)
Puisque l'assemblée m'a interrompu, elle me permettra d'insister sur ma pensée.
Oui, messieurs, j'y insiste. Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n'est autre chose que l'excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles? Par le développement des tendances intellectuelles. Il faut ôter au corps et donner à l'âme. ( Oui! oui! Sensation .)
Quand je dis: il faut ôter au corps et donner à l'âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment. ( Non! non! ) Vous me comprenez tous; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l'amélioration du sort matériel des classes souffrantes; c'est là, selon moi, le grand, l'excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos voeux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.
Mais si je veux ardemment, passionnément, le pain de l'ouvrier, le pain du travailleur, qui est mon frère, à côté du pain de la vie je veux le pain de la pensée, qui est aussi le pain de la vie. Je veux multiplier le pain de l'esprit comme le pain du corps. ( Interruption au centre .)
Il me semble, messieurs, que ce sont là les questions que soulève naturellement ce budget de l'instruction publique discuté en ce moment. ( Oui! oui! )
Eh bien, la grande erreur de notre temps, c'a été de pencher, je dis plus, de courber, l'esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de le détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. ( C'est vrai! ) La faute est d'autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu'on fasse, quand même tous les progrès qu'on rêve, et que je rêve aussi, moi, seraient réalisés, le bien-être matériel ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien-être religieux, c'est-à-dire la croyance, le bien-être intellectuel, c'est-à-dire l'éducation, peuvent être donnés à tous.
D'ailleurs le bien-être matériel ne pourrait être le but suprême de l'homme en ce monde qu'autant qu'il n'y aurait pas d'autre vie, et c'est là une affirmation désolante, c'est là un mensonge affreux qui ne doit pas sortir des institutions sociales. ( Très bien!-Mouvement prolongé .)
Il importe, messieurs, de remédier au mal; il faut redresser, pour ainsi dire, l'esprit de l'homme; il faut, et c'est là la grande mission, la mission spéciale du ministère de l'instruction publique, il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers Dieu, vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand. C'est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l'homme avec la société. ( Très bien! )
Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire? Précisément tout le contraire de ce qu'ont fait les précédents gouvernements; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l'enseignement religieux, qui tient le premier rang parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies.
Il faudrait multiplier les maisons d'études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l'on médite, où l'on s'instruit, où l'on se recueille, où l'on apprend quelque chose, où l'on devient meilleur; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l'esprit du peuple; car c'est par les ténèbres qu'on le perd. ( Très bien! )
Ce résultat, vous l'aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel; ce mouvement, vous l'avez déjà; il ne s'agit que de l'utiliser et de le diriger; il ne s'agit que de bien cultiver le sol.
La question de l'intelligence, j'appelle sur ce point l'attention de l'assemblée, la question de l'intelligence est identiquement la même que la question de l'agriculture.
L'époque où vous êtes est une époque riche et féconde; ce ne sont pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grandes aptitudes; ce qui manque, c'est l'impulsion sympathique, c'est l'encouragement enthousiaste d'un grand gouvernement. ( C'est vrai! )
Ce gouvernement, j'aurais souhaité que la monarchie le fût; elle n'a pas su l'être. Eh bien, ce conseil affectueux que je donnais loyalement à la monarchie, je le donne loyalement à la république. ( Mouvement .)
Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler, et qui amoindriraient l'éclat utile des lettres, des arts et des sciences.
Je ne dirai plus qu’un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable; vous avez cru faire une économie d'argent, c'est une économie de gloire que vous faites. ( Nouveau mouvement. ) Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l'honneur de la république. ( Très bien! Très bien! )
Voilà ce qu'est une GRANDE POLITIQUE!
Faire des économies de bouts de chandelles en matière d'instruction est une lamentable erreur tant pour la sauvegarde de la République que pour l'émancipation des individus.
Ceci étant, il faut épargner plus que jamais les enseignants du lamentable gâchis qui est fait aujourd'hui; à commencer par les IUFM, par les Agrégés qui sont dans le secondaire (les étudiants à l'université, par exemple, en ont bien besoin) et par les mesures que Jeremy évoque plus haut.
A mon avis, dans le cadre d'une grande politique - que le peuple, par défaut, a le devoir de provoquer- , Jeremy, les mesures que vous proposez ne sont là que pour éviter le gâchis, en aucun cas elles peuvent se substituer à une politique digne de ce nom.
Vincent
Ecrit par : Matheutorduintherevolution | 21 décembre 2008
"Jeremy, les mesures que vous proposez ne sont là que pour éviter le gâchis, en aucun cas elles peuvent se substituer à une politique digne de ce nom."
Voilà, vous avez tout compris !
Mais déjà mettre ça en place, quel contentement ce serait.
Faire des économies, pourquoi pas, mais mettre fin aux gaspillages, ce serait déjà énorme.
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
"Personne ne semble avoir remarque que les agreges sont les grands oublies de la pretendue "revalorisation" de la condition enseignante.
En 1989, ce que Jospin a fait ne fut que poudre aux yeux. Il a fait en sorte que les jeunes professeurs (certifies et agreges) aient une accession plus rapide (que ce soit au grand choix, au petit choix ou a l'anciennete) au quatrieme echelon de leur carriere, ce qui constituait une reelle amelioration... pour les professeurs debutants et eux seuls ! La duree de passage dans les echelons terminaux etait, au contraire, prolongee, ce qui fut une degradation pour les professeurs en fin de carriere.
Globalement, il me semble me rappeler qu'un calcul simple montrait que le cout des salaires des professeurs de l'enseignement secondaire demeurait sensiblement ce qu'il etait.
Une mesure tordue consista a augmenter de 15 points l'indice des professeurs certifies (et eux seulement) des leur arrivee a leur cinquantieme anniversaire. Je vis en effet mon indice grimper de 15 points en 1990 a la fin du mois qui me vit atteindre l'age de cinquante ans. J'etais alors au dixieme echelon de mon grade.
Je n'avais d'autre espoir d'ameliorer mon deroulement de carriere qu'en devenant agrege. J'etais mal note (note pedagogique) depuis le jour des epreuves pratiques du CAPES, en 1974, alors que j'avais 34 ans. Promu a l'anciennete regulierement (sauf une fois ou je l'ai ete au petit choix), je postulais chaque annee pour acceder a la hors classe des certifies, inutilement. Seule la note globale comptait reellement (la somme des notes pedagogique et administrative). (Les autres criteres comptaient pour du beurre.)
Je fus admissible en 1991 a l'agregation interne> Cinq jours plus tard un ionspecteur me rendit visite et je lui dis tout de go que je ne comprenais pas pourquoi il venait me voir vu qu'en 1986 j'avais ecrit a son predecesseur que je refusais d'etre inspecte, parce que depuis 1974, j'avais ete inspecte deux fois, que deux rapports favorables (sans etre dithyrambiques) avaient ete ecrits par mes deux visiteurs mais que ma carriere continuait a se derouler a l'anciennete et que je ne m'attendait pas a ce que les choses changeassent.
L'inspecteur me dit que je n'avais rien a perdre. Je repondis,"Certes, monsieur l'inspecteur, mais rien a gagner non plus !" Je lui demandai s'il savait que j'etais admissible a l'agregation interne. Il me dit que non, mais ne fut pas convaincant. (Trop long a expliquer pourquoi ici.) Il mentait.
Il y a eu, fin octobre 1991, 4 admissibles a l'agregation interne en sciences physiques, option physique et chimie, pour 6 academies.
Je suppose qu'au vu de mon admissibilite l'inspection a du etre embarrassee : comment un admissible a l'agregation pouvait-il avoir une note pedagogique aussi petite ? L'inspecteur fut donc depeche dans mon lycee pour voir quelle tete avait l'oiseau rare.
Au bout d'un quart d'heure, je finis par accepter qu'il m'inspectat.
Il avait egratigne pendant les deux annees precedentes des professeurs promus au grand choix ! Mais il redigea un rapport dithyrambique sur ma lecon (puis-je ajouter en rougissant qu'elle etait excellente en tous points ?) et un an plus tard ma note pedagogique sauta de 42 a 47. Entretemps j'avais ete massacre a l'oral de l'agregation.
Quand je fus recu a ce concours en 1995, je perdis les 15 points attribues en 1990 au titre de l'accession a l'age de 50 ans. Merci, M. Jospin !
Je ne relis pas ce message. Je suis appele pour le dejeuner, et cela, c'est sacre.
Ecrit par : Francis Penin | 21 décembre 2008 "
Vous etes de m'academie de Toulouse M.Penin?
Ecrit par : clem | 21 décembre 2008
"Oui, moi aussi je m'interroge sur la restriction apportée aux augmentations de salaires : « quitte à en resserrer les rangs ».
Qui serait visé ? En lycée général, je n'observe pas de sureffectif de profs, ou alors dans une ou deux matières..."
Les formateurs en IUFM, les profs en P.A.S.I., les I.A.N.T.E., les responsables de C.R.D.P., les détachés à tout plein de conneries... Rien qu'autour de moi, j'en connais une vingtaine.
Resserrons, resserrons !
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
Discours de Victor Hugo à l'assemblée constituante le 10 novembre 1848:
M. LE PRÉSIDENT.-L'ordre du jour appelle la discussion du budget rectifié de 1848.
M. VICTOR HUGO.-Personne plus que moi, messieurs ( Plus haut! plus haut! ), n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget; seulement, à mon avis, le remède à l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies chétives et détestables; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs; il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le travail et le crédit ... ( agitation ) et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C'est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s'aggravait encore, et si vous n'y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l'édifice social.
Ces réserves faites, je partage, sur beaucoup de points, l'avis de votre comité des finances.
J'ai déjà voté, et je continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique, et de celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.
C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.
Ce budget devrait, pour toutes les raisons ensemble, être réuni dans une seule administration et tenu dans une seule main. C'est un vice de notre classification administrative que ce budget soit réparti entre deux ministères, le ministère de l'instruction publique et le ministère de l'intérieur.
Ceci m'obligera, dans le peu que j'ai à dire, d'effleurer quelquefois le ministère de l'intérieur. Je pense que l'assemblée voudra bien me le permettre, pour la clarté même de la démonstration. Je le ferai, du reste, avec une extrême réserve.
Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue.
Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d'une telle évidence, que c'est à peine si j'ose mettre sous les yeux de l'assemblée le résultat d'un calcul de proportion que j'ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l'assemblée dans une question sérieuse; cependant, il m'est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d'éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.
Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 1,500 francs de revenu, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste, 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous? ( Rire approbatif .)
Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. ( Nouveau rire .) Eh bien! ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on ose le conseiller à la France. ( Mouvement .)
Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.
Pour vous édifier sur ce point, je ne sache rien de plus éloquent que la simple nomenclature des institutions, des établissements, des intérêts que les réductions proposées atteignent dans le présent et menacent dans l'avenir.
J'ai dressé cette nomenclature; je demande à l'assemblée la permission de la lui lire, cela me dispensera de beaucoup de développements. Les réductions proposées atteignent:
Le collège de France,
Le muséum,
Les bibliothèques,
L'école des chartes,
L'école des langues orientales,
La conservation des archives nationales,
La surveillance de la librairie à l'étranger ... (Ruine
complète de notre librairie, le champ livré à la contrefaçon!)
L'école de Rome,
L'école des beaux-arts de Paris,
L'école de dessin de Dijon,
Le conservatoire,
Les succursales de province,
Les musées des Thermes et de Cluny,
Nos musées de peinture et de sculpture,
La conservation des monuments historiques.
Les réformes menacent pour l'année prochaine:
Les facultés des sciences et des lettres,
Les souscriptions aux livrés,
Les subventions aux sociétés savantes,
Les encouragements aux beaux-arts.
En outre,-ceci touche au ministère de l'intérieur, mais la chambre me permettra de le dire, pour que le tableau soit complet,-les réductions atteignent dès à présent et menacent pour l'an prochain les théâtres. Je ne veux vous en dire qu'un mot en passant. On propose la suppression d'un commissaire sur deux; j'aimerais mieux la suppression d'un censeur et même de deux censeurs. ( On rit .)
UN MEMBRE.-Il n'y a plus de censure!
UN MEMBRE, à gauche.-Elle sera bientôt rétablie!
M. VICTOR HUGO.-Enfin le rapport réserve ses plus dures paroles et ses menaces les plus sérieuses pour les indemnités et secours littéraires. Oh! voilà de monstrueux abus! Savez-vous, messieurs, ce que c'est que les indemnités et les secours littéraires? C'est l'existence de quelques familles pauvres entre les plus pauvres, honorables entre les plus honorables.
Si vous adoptiez les réductions proposées, savez-vous ce qu'on pourrait dire? On pourrait dire: Un artiste, un poëte, un écrivain célèbre travaille toute sa vie, il travaille sans songer à s'enrichir, il meurt, il laisse à son pays beaucoup de gloire à la seule condition de donner à sa veuve et à ses enfants un peu de pain. Le pays garde la gloire et refuse le pain. ( Sensation .)
Voilà ce qu'on pourrait dire, et voilà ce qu'on ne dira pas; car, à coup sûr, vous n'entrerez pas dans ce système d'économies qui consternerait l'intelligence et qui humilierait la nation. ( C'est vrai! )
Vous le voyez, ce système, comme vous le disait si bien notre honorable collègue M. Charles Dupin, ce système attaque tout; ce système ne respecte rien, ni les institutions anciennes, ni les institutions modernes; pas plus les fondations libérales de François Ier que les fondations libérales de la Convention. Ce système d'économies ébranle d'un seul coup tout cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française.
Et quel moment choisit-on? C'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant; quel moment choisit-on pour mettre en question toutes ces institutions à la fois? Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir.
Eh! quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle? L'ignorance. L'ignorance encore plus que la misère. ( Adhésion .)
L'ignorance qui nous déborde, qui nous assiége, qui nous investit de toutes parts. C'est à la faveur de l'ignorance que certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes. Le communisme n'est qu'une forme de l'ignorance. Le jour où l'ignorance disparaîtrait, les sophismes s'évanouiraient. Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance!
Sur ce point, j'en appelle, je le répète, au sentiment de l'assemblée. Quoi! d'un côté la barbarie dans la rue, et de l'autre le vandalisme dans le gouvernement! ( Mouvement .) Messieurs, il n'y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j'appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci, le dernier mot des sociétés civilisées.
On pourvoit à l'éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu'il faut allumer des flambeaux pour les esprits? ( Approbation et rires .)
Puisque l'assemblée m'a interrompu, elle me permettra d'insister sur ma pensée.
Oui, messieurs, j'y insiste. Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n'est autre chose que l'excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles? Par le développement des tendances intellectuelles. Il faut ôter au corps et donner à l'âme. ( Oui! oui! Sensation .)
Quand je dis: il faut ôter au corps et donner à l'âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment. ( Non! non! ) Vous me comprenez tous; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l'amélioration du sort matériel des classes souffrantes; c'est là, selon moi, le grand, l'excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos voeux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.
Mais si je veux ardemment, passionnément, le pain de l'ouvrier, le pain du travailleur, qui est mon frère, à côté du pain de la vie je veux le pain de la pensée, qui est aussi le pain de la vie. Je veux multiplier le pain de l'esprit comme le pain du corps. ( Interruption au centre .)
Il me semble, messieurs, que ce sont là les questions que soulève naturellement ce budget de l'instruction publique discuté en ce moment. ( Oui! oui! )
Eh bien, la grande erreur de notre temps, c'a été de pencher, je dis plus, de courber, l'esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de le détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. ( C'est vrai! ) La faute est d'autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu'on fasse, quand même tous les progrès qu'on rêve, et que je rêve aussi, moi, seraient réalisés, le bien-être matériel ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien-être religieux, c'est-à-dire la croyance, le bien-être intellectuel, c'est-à-dire l'éducation, peuvent être donnés à tous.
D'ailleurs le bien-être matériel ne pourrait être le but suprême de l'homme en ce monde qu'autant qu'il n'y aurait pas d'autre vie, et c'est là une affirmation désolante, c'est là un mensonge affreux qui ne doit pas sortir des institutions sociales. ( Très bien!-Mouvement prolongé .)
Il importe, messieurs, de remédier au mal; il faut redresser, pour ainsi dire, l'esprit de l'homme; il faut, et c'est là la grande mission, la mission spéciale du ministère de l'instruction publique, il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers Dieu, vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand. C'est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l'homme avec la société. ( Très bien! )
Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire? Précisément tout le contraire de ce qu'ont fait les précédents gouvernements; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l'enseignement religieux, qui tient le premier rang parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies.
Il faudrait multiplier les maisons d'études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l'on médite, où l'on s'instruit, où l'on se recueille, où l'on apprend quelque chose, où l'on devient meilleur; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l'esprit du peuple; car c'est par les ténèbres qu'on le perd. ( Très bien! )
Ce résultat, vous l'aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel; ce mouvement, vous l'avez déjà; il ne s'agit que de l'utiliser et de le diriger; il ne s'agit que de bien cultiver le sol.
La question de l'intelligence, j'appelle sur ce point l'attention de l'assemblée, la question de l'intelligence est identiquement la même que la question de l'agriculture.
L'époque où vous êtes est une époque riche et féconde; ce ne sont pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grandes aptitudes; ce qui manque, c'est l'impulsion sympathique, c'est l'encouragement enthousiaste d'un grand gouvernement. ( C'est vrai! )
Ce gouvernement, j'aurais souhaité que la monarchie le fût; elle n'a pas su l'être. Eh bien, ce conseil affectueux que je donnais loyalement à la monarchie, je le donne loyalement à la république. ( Mouvement .)
Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler, et qui amoindriraient l'éclat utile des lettres, des arts et des sciences.
Je ne dirai plus qu’un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable; vous avez cru faire une économie d'argent, c'est une économie de gloire que vous faites. ( Nouveau mouvement. ) Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l'honneur de la république. ( Très bien! Très bien! )"
Voilà de la GRANDE POLITIQUE!
Faire des économies de bouts de chandelles en matière d'instruction est une lamentable erreur; tant pour la République que pour l'émancipation des individus.
Cependant il est plus que jamais nécessaire de cesser l'abominable gâchis fait dans l'EN et plus largement par l'état.
Pour ce qui est de l'EN, Jeremy propose matière à réflexion (Il faut ajouter tout le gâchis humain; Professeurs PLC2 que l'on convoque à l'IUFM pour apprendre à allumer et à éteindre un ordinateur, Agrégés dans le secondaire... )
J'ose à peine rappeler ici l'explosion du budget de l'état et des ministères (12% je crois, et en pleine crise, s'il vous plaît) ou encore vous inviter à vous souvenir de l'allocation chômage des députés non réélus (6500 euros par mois pendant 5 ans il me semble). Alors pas besoin de tailler sec dans les effectifs de la fonction publique pour faire des économies...
Dans un contexte de grande politique -que le peuple a le devoir , par défaut, de provoquer-, Jeremy, les mesures que vous proposez ne sont qu'un moyen de ne plus faire de gâchis, à mon sens, elles ne peuvent se substituer à une politique digne de ce nom.
Vincent
Ecrit par : Matheutorduintherevolution | 21 décembre 2008
Mais déjà mettre ça en place, quel contentement ce serait.
Faire des économies, pourquoi pas, mais mettre fin aux gaspillages, ce serait déjà énorme.
Bien sûr!
Vincent.
Ps: je vous prie de m'excuser, il me semble avoir fait une petite erreur lors de l'enregistrement de ma note; vous devriez avoir deux fois le discours de Victor Hugo... Bah! Quand on aime...
Ecrit par : Matheutordu | 21 décembre 2008
Les IUFM, affirme crânement leur site général « iufm.fr », c'est 4 500 formateurs à temps plein et 20 000 formateurs associés et intervenants extérieurs...
Bon, c'est beaucoup dans l'absolu, mais c'est au maximum deux ans de suppressions de postes à la Darcos. Et vous savez bien qu'ils ne vont pas se retrouver à la rue, mais à la fac...
Ecrit par : sanjuro | 21 décembre 2008
"…nous a mis sous la coupe de banques privées."
Ben ouais, c'est le libéralisme, coco.
"Pour le moment nous avons Darcos, et nous ferons avec — parce que je crois sincèrement qu’il est décidé à remettre la discussion à plat, et à envisager une refonte complète du système qui satisfasse à la fois les intérêts des élèves, les syndicats les plus pragmatiques, et les enseignants, qu’il est urgent, urgentissime de remotiver — en les payant mieux, nettement mieux, quitte à en resserrer les rangs. Allez, Xavier, quelques étrennes, pour les fêtes !"
Si vous y croyez.
"La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de postes", Xavier Darcos, propos rapportés par Le Canard Enchaîné, 22 octobre 2008.
En tous les cas (c'est le cas de le dire), les réformes libérales de privatisation avancent :
"Les diplômes des universités catholiques reconnus par État”, ”Ouest France & La Croix" (contents, mais discrets - pour l'instant).
http://www.fabula.org/actualites/article27753.php
Ecrit par : MoFu | 21 décembre 2008
Quel gouvernement aura assez de couilles pour dire à ces banquiers que l'on secourt d'une main et qui nous spolie de l'autre : "The game is over" ?
Pour tout savoir sur le sujet, voir http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2305,,,,,_Vive-la-planche-a-billets-lorsqurelle-est-a-nous.htm
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 décembre 2008
Merci JPB, pour votre article ! Mon époux, qui passe son temps à baigner dans les fonds publics et à faire des budgets, a bien voulu le lire et y retrouve très exactement ses questions et les réponses qu'il n'ose formuler, de peur de passer pour le benêt de service. Du coup, j'en profite pour lui démontrer que c'est une aberration qu'il soit ségoléniste et qu'il est fonfamentalement de gauche républicine. Grignotons ! Grignotons !
C'est trop tard pour lui offrir le bouquin sur lequel s'appuie l'article pour Noël mais il l'aura pour ses étrennes du Nouvel An.
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Quel gouvernement aura assez de couilles pour dire à ces banquiers que l'on secourt d'une main et qui nous spolie de l'autre : "The game is over" ?
Pour tout savoir sur le sujet, voir http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2305,,,,,_Vive-la-planche-a-billets-lorsqurelle-est-a-nous.htm
JPB
Oui, merci pour l'article et le lien, je bois un petit Jurançon à votre santé!
Vincent
Ecrit par : Matheutorduinthesnow | 21 décembre 2008
"Les diplômes des universités catholiques reconnus par État”, ”Ouest France & La Croix" (contents, mais discrets - pour l'instant).
Ecrit par : MoFu | 21 décembre 2008
Ce qui me fait le plus rire, dans ce lièvre levé par Guy Morel hier, c'est que moi, pauvre couillonne de la société civile libérale, et bien que très laïque par nature, je croyais que ces diplômes étaient reconnus depuis belle lurette et ne m'étais même jamais posé la question qu'ils puissent ou doivent ne pas l'être.
C'est fendant, non ?
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Dindons les agrégés !!!
Ils bossent 20% de moins et gagnent 20% de plus pour le même boulot...
Ecrit par : remieux | 21 décembre 2008
Et, puisque nous parlons du joyeux drille, il est très jeune, né en fin d’année, il a encore envie de jouer et puis il voit que son petit frère de deux ans joue beaucoup plus longtemps que lui en classe, donc il est jaloux, on peut le comprendre, et puis... tout ça, quoi.
Ecrit par : catmano | 21 décembre 2008
Comme d'hab', ton texte est excellent et il nous agréerait que Christophe le lise, après s'être ébroué de toutes les sangsues qui lui collent à la peau.
Je préfère te préciser que nous l'avons tous lu avec plaisir, même si personne n'a commenté, ce qui est la preuvequ'il est agréé.
Joyeux Noël, Catmano !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Dindons les agrégés !!!
Ils bossent 20% de moins et gagnent 20% de plus pour le même boulot...
Ecrit par : remieux | 21 décembre 2008
C'est normal ! Ils ont un meilleur niveau !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Je n'ai pas encore dit ce que je pensais des rêves idylliques développés par notre hôte dans son post de départ ...
J'en dis que : "il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au fémur ! "
J'ai beaucoup d'affection pour ce brave Jean-Paul mais il a une fâcheuse tendance à accorder sa confiance à n'importe qui, sur des " on dit " , et à partir " bille-en-tête " pour après s'en mordre les doigts. Il en arriverait à me confier son chien préféré sur des "on dit ", les yeux fermés.
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Et si je lui tue son chien, il trouvera que je l'ai bien tué, juste comme il faut !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Meilleur niveau de rémunération,c'est vrai...
Quelle boite du privé peut se payer un cadre à un taux horaire quasiment 50% plus élevé sans faire faillite ???
Ecrit par : remieux | 21 décembre 2008
Voilà, Nicolas, Valérie, Bernard et bientôt Xavier nous ramènent dans nos petits souliers tiares et crucifix, et reconnaissent l'enseignement délivré dans les facs cathos (qui, elles, rendront avec joie des maquettes de master enseignement - contrairement à ces gauchistes laïcards de la fac publique...)
Joyeux noël mes frères
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
J'ai rudement atterri sur mes fesse, ce matin, avant de vous (t' ?) avoir lu, cher camarade !
J'avoue n'avoir jamais envisagé les choses sous cet angle.
Ce matin, en débattant avec ma moitié, ça m'a sauté aux yeux comme un coup de pied au derrière.
Ben merde, alors ! Il ne manquait plus que ça ! La cerise au sommet du gâteau !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Meilleur niveau de rémunération,c'est vrai...
Quelle boite du privé peut se payer un cadre à un taux horaire quasiment 50% plus élevé sans faire faillite ???
Ecrit par : remieux | 21 décembre 2008
S'il a un rendement supérieur à la moyenne de deux cents pour cent, ça le fait à l'aise, et le privé n'hésitera pas !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Ce qui me fait le plus rire, dans ce lièvre levé par Guy Morel hier, c'est que moi, pauvre couillonne de la société civile libérale, et bien que très laïque par nature, je croyais que ces diplômes étaient reconnus depuis belle lurette et ne m'étais même jamais posé la question qu'ils puissent ou doivent ne pas l'être.
C'est fendant, non ?
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
OH MON DIEU UNE CONNE
Ecrit par : Saint-Pierre | 21 décembre 2008
Effectivement,çà doit être une histoire de rendement...
Il faut donc affecter les agrégés prioritairement en collège afin de bénéficier d'un effet cumulatif de bons rendements sur la scolarité de l'élève
Ecrit par : remieux | 21 décembre 2008
Dobolino se sent seule !
Si Dobolino suivait sa voie toute tracée, elle vous traiterait de fainéants et vous conspuerait, bandes de sangsues. Dobolino lit votre prose de ce jour et chaque propos lui donne envie de répondre mais elle sait bien que sa loghorrhée sera facilement accusée de pollution.
Pardonnez Dobo qui, tout ce jour, a travaillé et trimé pour nourrir et alimenter sa petite famille et qui arrive après la bataille.
Dobo a bien peine à se taire mais, bon ...
Dobo continue, contre vents et marées, à être contre le travail le dimanche pour les salariés.
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
OH MON DIEU UNE CONNE
Ecrit par : Saint-Pierre | 21 décembre 2008
Une conne qui t'encule grave, comme dirait Toto !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Merci JPB, j'étais justement en train de plancher sur mon cours de finances publiques...
Juste une remarque qui passera peut-être inaperçue mais ayant repris le chemin de la fac depuis l'année dernière, je remarque et la plupart de nos enseignants l'ont aussi, semble-t-il constaté , que les amphis accueillent de plus en plus de "têtes" grises"...
Ecrit par : Saperlipopette | 21 décembre 2008
Tant mieux pour les têtes grises qui en ont les moyens et le temps !
Si je voulais reprendre le chemin de la fac ... Putain ! Con !
Faudrait que je m'y prenne de bonne heure !
Et je ne garantis pas qu'on ne m'enfermerait pas pour délire de façon à ce que mes ayant-droits puissent bénéficier des pensions ad hoc.
NB: je me marre en l'écrivant...
On marche sur la tête !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Comme d'hab', ton texte est excellent .....
Je préfère te préciser que nous l'avons tous lu avec plaisir, même si personne n'a commenté, ce qui est la preuve qu'il est agréé.
Joyeux Noël, Catmano !
Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2008
Lu, apprécié et rangé où il se doit pour ne pas le perdre !!!
Ecrit par : Maminou | 21 décembre 2008
Je vois qu'à part Dobolino, peu de gens réagissent sur l'infiltration de l'école privée et sur les sympathies entre le ministère et ces officines (tiens donc...).
Je remets les liens si cela intéresse quelqu'un.
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article604&debut_articles_meme_rubrique22=30
http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/
Voilà.
Mais, à part cela, Jérémy nous dit que XDarcos est le meilleur ministre de l'Education des trente dernières années, et que je manque de perspective historique - on reconnait là d'ailleurs un ton légèrement paternaliste pas étranger à la rhétorique darcossienne.
Je vois que XD a encore ici des supporters.
Je passerai le message à SLU, SLR, RE ou autres mécontents (il y en a quelques centaines de milliers tout de même). Ils seront ravis d'apprendre qu'il existe aujourd'hui des enseignants qui soutiennent encore un ministre qui ne rêve que de leur savonner la planche pour de mesquines raisons idéologiques, économiques et d'avancement personnel.
Celui qui manque de perspective historique, c'est bien XD lui-même. Ou plutôt il n'en a que trop : sa perspective est celle de la bêtise généralisée dans un monde ultra-libéralisé.
Sa perspective historique, c'est de rattraper les deux ans de retard par rapport à Berlusconi.
Bref, quand je lis ce que je lis, je me dis que vaut mieux aller se coucher.
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
Quand je dis que XD, le "meilleur ministre de l'EN de ces trente dernières années" veut "savonner la planche des profs", c'est, au choix, quand il dit mardi matin dernier :
" nous allons réfléchir sur tout le lycée, mais aussi sur LA QUESTION DU STATUT DES ENSEIGNANTS AU LYCEE "
Voici une belle maxime de notre meilleur ministre de l'Education de ces trente dernières années.
Méditons-la mes amis.
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
A dobolino :
rassurez-vous et sentez-vous moins seule : je suis contre le travail le dimanche pour les salariés!
Mon amie a dû se rendre à la mairie hier matin (samedi) pour des papiers à faire faire. Une des employées de mairie avait son enfant de 7-8 ans dans les pattes, qui chouinait car il s'ennuyait. Sa maman était bien stressée et voyait bien que le pauvre enfant se morfondait.
Plus d'école le samedi, mais du travail le dimanche.
Une belle idée de notre meilleur ministre de l'EN de ces trente dernières années que cette suppression du samedi matin.
Les enfants de parents fortunés qui ont leur maison secondaire en Normandie sont ravis de ces week-ends prolongés.
Et les 95% restants?
Ecrit par : Fabien | 21 décembre 2008
@ dobolino,
ravie que vous ayez relevé mon post mais déçue que vous ne l'ayez pas lu en entier...J'y écrivais que ces "têtes grises" que l'on retrouve sur les bancs des amphis y sont pour une impérative nécessité, celle de devoir mener à bien une reconversion professionnelle et bien souvent on les y croise comme c'est mon cas , dans les cours du soir et du samedi...les diplomes que certains ont obtenus il y a quelques vingt ans n'ayant plus de valeur aux yeux d'un éventuel nouvel employeur .la plupart nés dans les années 50 début 60 sont déjà considérés comme de vieilles chaussettes sur le marché du travail...Notre société derrière les spots de société spectacle est en demande de plus en plus forte de formations et de savoirs...qu'est-il envisagé?
joyeux Noël à tous...
une pensée particulière pour vous Dobolino en écoutant un magnifique cd qui racontent l'histoire de santons et que vous m'aviez conseillé il ya quelques temps déjà...
Ecrit par : Saperlipopette | 21 décembre 2008
j'oubliais Dobolino, ces têtes grises dont je fais partie n'en n 'ont pas temps(ils prennent sur le temps normalement dévolu à la vie de famille)ni les moyens, j'ai (et ne suis pas la seule)du emprunter pour payer les frais d'inscription qui sont de l'ordre de 600 euros(sans compter le coût de certains manuels indispensables) soit le montant de mes indemnités assedic mensuelles car si nos conseillers anpe savent nous encourager et nous poussent dans une reconversion, très peu de projets sont pris en charge... bref je ne parlais pas de la fac pour le plaisir de rajeunir et de se"cultiver"mais de celle à laquelle il faut retourner pour retrouver un peu de valeur sur le marché du travail...
vous savez ce que s'est que s'épuiser à la tâche il me semble, rien n'est acquis malheureusement...
très cordialement
Ecrit par : Saperlipopette | 22 décembre 2008
ce que c'est...
merci de corriger
Ecrit par : Saperlipopette | 22 décembre 2008
Bon courage à toi Saperlipopette...
Vincent.
Ecrit par : Matheutordukiadelachance | 22 décembre 2008
Vous etes de l'academie de Toulouse, M. Penin?
Ecrit par : clem | 21 décembre 2008
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J'ai fait bien des fautes dans mon long message. La plus grossiere n'est pas une faute d'orthographe mais de contenu.
J'etais - pour repondre a votre question, clem - dans l'academie d'Orleans-Tours. Et je suis retraite depuis l'an 2000.
En octobre 1991, il y a eu seulement quatre admissibles a l'agregation interne de sciences physiques, option "physique et chimie", dans l'academie d'Orleans-Tours qui compte six departements ! Et l'inspecteur qui vient me voir cinq jours apres la publication de la liste d'admissibilite ignore que je suis admissible ? Invraisemblable ! Ma derniere inspection remontait a 1981 et cet inspecteur - parfaitement au fait de mon refus d'etre inspecte, contrairement a ce qu'il a pretendu - venait depuis 1989 inspecter mes collegues, dont la precedente inspection remontait a 4 ou 5 ans. Pourquoi aurait-il attendu que dix ans s'ecoulent pour venir me voir ?
Cela dit, apres avoir lu son rapport dithyrambique, j'ai entretenu une relation tres cordiale avec lui. Il a fini son rapport par la phrase suivante (je la cite de memoire) : "Je retire de ma visite une tres bonne impression et je souhaite a M. Penin un rapide succes a l'agregation de sciences physiques.
La suite ? J'ai eu la note de 1/100 a l'epreuve orale de chimie ("lecon de chimie : tableau periodique des elements") et, bien sur, j'ai echoue au concours. J'ai lu le rapport quelques semaines apres avoir echoue. Je me suis demande si l'inspecteur s'etait paye ma tete, mais non, c'etait idiot, il avait redige son rapport bien avant que je passe les epreuves orales. (En physique j'ai eu 45/100 a l'oral.)
Cet inspecteur m'a inspecte deux autres fois, dont une pour ma titularisation dans le corps des agreges, en 1996. A chaque fois le rapport fut aussi enthousiaste que le premier.
Si je n'avais pas persevere depuis 1989, premiere annee du concours interne d'agregation, je n'aurais plus jamais ete inspecte et j'aurais fini ma carriere (de professeur certifie), en atteignant le onzieme echelon a l'anciennete, a 57 ou 58 ans.
Bien entendu, pas plus que je n'ai jamais accede a la hors classe des certifies, je n'ai accede a la hors classe des agreges. J'ai obtenu, grace a l'inspecteur qui a montre tant de bienveillance envers moi, une note pedagogique en fin de carriere juste suffisante pour me permettre d'etre promu au grand choix au onzieme echelon a 59 ans : 48/60. (J'ai eu deux promotions d'echelon au petit choix comme certifie, une seule, comme agrege, au grand choix, et toutes les autres a l'anciennete ; c'est assez cocasse : j'ai ete un professeur certifie mediocre, mais un bon professeur agrege ; je vous laisse juge de la pertinence du systeme d'evaluation des professeurs ; j'ai dit a mon aimable inspecteur que j'avais toujours enseigne de la meme facon, et il m'a dit que je n'ai pas eu de chance... Ouais...) Mais les agreges qui passaient en hors classe avaient des notes voisines de 59/60. J'etais hors course, of course.
Mais quoi ! j'ai apprecie mes dernieres annes de travail sur le plan moral. Sur le plan du travail proprement dit, les deux dernieres annes ont ete cauchemardesques, avec des eleves d'une faiblesse phenomenale, au comportement navrant, incapables de plus de trois minutes d'attention consecutive...
Dans le lot, bien sur, il y avait encore de bons eleves, des oiseaux rares.
Et dire que depuis 2000 les choses ont empire si j'en crois les collegues toujours a la peine ! C'est a n'y pas croire...
Ecrit par : Francis Penin | 22 décembre 2008
Pour remieux, qui trouve apparemment que les profs sont trop payés — les agrégés, en tout cas…
Et compare cela avec les cadres du privé…
Mais mon bon, les profs ne sont pas des cadres (plus exactement, ils ne le sont plus). Voilà beau temps qu'ils sont des employés, soutiers d'un système dont les cadres sont tous des administratifs (un IG gagne assez bien sa vie, un proviseur de lycée aussi). Je ne dis pas qu'un agrégé ne s'en sort pas : je dis qu'on a entretenu des distinctions financièrement aberrantes entre les différents corps afin d'inciter les uns ou les autres à ramer davantage, à prendre des heures sup' en grand nombre (j'ai eu un collègue, prof technique, qui en faisait 15 par semaine, jeunes gens, et qui doublait son salaire et même un peu plus…), pendant que des syndicats argumentent sur l'idée que nous faisons tous le même métier (ce qui est tout à fait faux).
Les Certifiés sont payés, surtout en commençant, à un taux scandaleusement bas (voir la fin de ma Note). De livre en livre, j'ai demandé pour eux un relèvement de 20%, ne serait-ce que pour rendre le métier quelque peu attractif. Cela signifierait qu'un débutant gagnerait 1600 euros par mois, pour 39 heures de travail effectif (calcul du ministère), après cinq ou six ans d'études. Est-ce exagéré ? J'ai des ex-élèves de BTS qui commencent avec ça, et gagnent plus du double cinq ans plus tard. Certes, garantie de l'emploi, etc. Mais c'est cher payé. D'ailleurs, quand on se rend sur des forums de profs, on en trouve des masses qui cherchent à se recycler ailleurs.
Fabien, les universitaires qui protestent en ce moment (et il n'y en a pas tant que ça) auraient dû réfléchir avant de se féliciter lors du vote de la loi LRU. Ils l'ont voulu, ils l'ont eue. La CPU a ouvert le champagne, à cette époque, et persiste à défendre sa loi bec et ongles. Et une grande partie des problèmes présents et à venir vient de cette pseudo-autonomie.
Je prendrai les universitaires au sérieux quand ils cesseront de donner la Licence en fonction de purs critères comptables. Quand ils cesseront de revendiquer l'absorption des prépas — comme s'ils étaient capables de s'imposer la charge de travail que représentent ces classes, toutes matières confondues — sans compter qu'universitariser les prépas reviendrait à les rabaisser au niveau des deux premières années de fac. C'et si vrai que les pires élèves de prépas, qui autrefois, dégoutés du travail acharné qu'on leur demandait, abandonnait à la fin du premier trimestre, font tout ce qu'ils peuvent pour rester, s'accrocher — surtout ne pas aller en fac. Les universités françaises sont devenues de repoussoirs pour les meilleurs élèves. Et vous voudriez que je pleure ? Ce sont les facs qui devraient s'aligner sur le modèle des prépas !
Les profs de fac ont pratiqué le mépris durant des décennies — j'en ai suffisamment fréquenté pour pouvoir le dire. Encore aujourd'hui, ils complotent tranquillement pour que leurs niches écologiques, autrement appelées UFR (vous collez recherche" sur un sigle universitaire, ça prend tout de suite un cachet nouveau) soient préservées — et le reste, ils s'en tapent. Pedro Cordoba est une exception très exceptionnelle, comme dirait un amateur de pléonasmes. Vous aussi, sans doute.
D'autant qu'il faut être cohérent. Un ami prof de fac, que je citais dans ma Note précédente, se rend chaque année pendant deux ou trois mois à Harvard pour y faire cours. Et il en revient enchanté. Voilà un modèle de fac, me dit cet honnête garçon qui vote à l'extrême-gauche. Des gens ultra-compétents, des étudiants ultra-motivés (forcément, vu ce qu'ils paient) pour étudier les finesses du théâtre français de la première moitié du XVIIème siècle, et un budget qui représente, en capitalisation, nettement plus que celui de bien des Etats africains. Et a-t-il tort ? Ne sont-ce pas les facs françaises, hurlant après les fonds d'Etat, qui sont dans l'erreur ? A voir comment fonctionnent nombre de grands centres universitaires étrangers (je disais Harvard, mais Yale ou Cambridge fonctionnent de la même façon, et les grandes facs allemandes aussi, sans parler de Singapour et autres centres d'excellence), peut-être faudrait-il s'interroger sur notre système. Quant à la recherche, qu'est-ce que nous avons qui soit aussi compétitif que le MIT ?
Ce n'est pas une question de libéralisme : c'est une question d'efficacité, dit mon ami. Et nombre d'enseignants français, qui chaque année partent aux USA mettre un peu de beurre dans les épinards, et surtout accumuler des publications, pensent comme lui. Expliquez-moi donc ce qu'il y a à sauver dans le système universitaire français, tel qu'il est aujourd'hui — à part les ambitions recuites de quelques potentats ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 décembre 2008
Meme si la structure de ce forum le rend difficile d'acces et indigeste, j'y trouve a chaque visite des raisons d'esperer. Merci a catmano, fabien, Matheutorduintherevolution, dobolino... entre autres.
Je connaissais le lien de JPB au sujet de la spoliation operee par les banques privees sur la gestion de la dette et le droit de battre monnaie. Mais plus il sera diffuse et compris, plus il sera difficile d'ignorer ce sandale.
J'ai du mal a comprendre l'engouement que suscite encore XD par contre. Certes il est prof de lettres, et par son origine capable de parler un langage qui flatte bon nombre de profs. Certes il passe apres une cohorte de nullites abyssales, au point de passer sans mal pour un genie. Mais il n'empeche que les faits bruts dementent ses intentions louables. Dans les entreprises privees, les suppressions de poste precedent toujours les reorganisations, car elles les rendent indispensables. Et les Cassandre qui hurlent que cela ne peut se faire, doivent constater ensuite que la catastrophe annoncee n'a pas eu lieu. MAIS par contre, que la qualite s'effondre, que le stress augmente, que l'innovation est morte.
Je terminerai par une remarque : dans le ton employe, on note une haine tenace envers les parents-esclaves et enfants-roi qu'ils ont engendre. Pourtant ils sont eux aussi victimes des memes sophismes, et la lecture du livre de Naouri (ma bible de jeune papa) peut se completer par celle de "generation Dolto".
Il y a des parents qui souffrent et se desesperent de voir leur vie devenir un enfer par la faute de ce qui leur avait ete decrit comme la plus grande joie de l'existence. Et certains sont comme catmano capables de comprendre qu'ils ont fait fausse route. Je trouve regrettable que le monde des profs et le monde des parents se dechirent et se renvoient leur insuffisance a la face, dans une querelle absurde de la poule et de l'oeuf.
Ecrit par : philippe | 22 décembre 2008
"Dites donc, Chistophe, les locaux de l'IUFM de Châteauroux, ils ont prévu d'en faire quoi pour les prochaines années ? Et les professeurs, stagiaires ou non, ils n'auront plus du tout de formation IUFM ? Vous y croyez vraiment ? Quand on voit que les titulaires, deux ans après leur titularisation, ont encore des formations imposées en IUFM... Les IUFM vont prendre le relais de la formation continue, et former les étudiants de master : ils changent juste de public, c'est tout, c'est même une forme de promotion.
Christophe, vous êtes pourtant bien placé pour témoigner du fait que les IUFM ne sont absolument pas supprimés !!! D'ailleurs : vous enseignerez en master, l'année prochaine, oui ou non ? La question est ouverte : je ne préjuge d'aucune réponse. Mais vous devez bien savoir ce que vous ferez l'année prochaine, non ? "
Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2008
Non. Et ce que vous faites porte un nom. Au choix, "prêcher le faux pour savoir le vrai", ou "méthode Coué à l'envers".
Je ne sais pas du tout ce que je ferai l'année prochaine. Ca fait d'ailleurs plusieurs années que j'ai décidé, professionnellement, de vivre au jour le jour, tant les enseignements artistiques, (et les enseignements en général) sont de plus en plus le parent pauvre dans la formation des PE.
On n'a aucune garantie, ni d'enseigner en master, ni du maintien des sites départementaux. Normalement, je dis bien "normalement", on ne devrait pas fermer l'année prochaine, et continuer à avoir la formation des PE2, mais c'est à peu près la seule chose certaine.
Je continue à être contre la masterisation, et contre les nouveaux concours. Mais je vous signale quand-même, (comme Fabien, que je remercie encore pour l'ensemble de ces messages, vous l'a fait remarquer en d'autres termes) que vous jouez un jeu bizarre, en sous-entendant (en d'autres termes également, mais expliquez-moi la différence) que les PE n'ont pas besoin de formation à la polyvalence une fois leur parcours disciplinaire achevé. (C'est, entre autres, cela que signifie la fermeture des IUFM).
Mais ça fait toujours plaisir d'être considéré comme appartenant à la catégorie des gaspillages, à l'heure de la crise financière, des parachutes dorés et tutti quanti.
Catmano, j'ai lu attentivement (et commenté) votre message. Et je sais aussi comment travaillent les instits, (faisant partie de l'AGEEM) dont je vous parle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
"Je terminerai par une remarque : dans le ton employe, on note une haine tenace envers les parents-esclaves et enfants-roi qu'ils ont engendre. Pourtant ils sont eux aussi victimes des memes sophismes, et la lecture du livre de Naouri (ma bible de jeune papa) peut se completer par celle de "generation Dolto".
Il y a des parents qui souffrent et se desesperent de voir leur vie devenir un enfer par la faute de ce qui leur avait ete decrit comme la plus grande joie de l'existence. Et certains sont comme catmano capables de comprendre qu'ils ont fait fausse route. Je trouve regrettable que le monde des profs et le monde des parents se dechirent et se renvoient leur insuffisance a la face, dans une querelle absurde de la poule et de l'oeuf."
Ecrit par : philippe | 22 décembre 2008
Vous avez raison à 100%. Il n'y a que par le dialogue qu'on s'en sortira, et, ce, à tous les niveaux. Et ce dialogue-là se situe au premier plan.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Quand on voit que les titulaires, deux ans après leur titularisation, ont encore des formations imposées en IUFM...
Jeremy, vous pouvez dire CINQ ans après leur titularisation !
A Limoges, 6 matinées obligatoires (mercredi matin) de 3 heures, avec émargement, pour s'assurer qu'il n'y a pas trop de déviances à la doxa.
Ils pourraient être rassurés : 24/25 instituteurs de CP, grâce à un lavage de cerveau particulièrement efficace, utilisent des méthodes dites mixtes. MIKA et Justine et compagnie, en plus des "albums" d'Alain Prinsaud, conseiller pédagogique, sont très appréciés. Et assurent le gagne-pain d'un nombre impressionnant de psychologues et orthophonistes.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2008
A M.Brighelli
je ne doute pas que vous avez connu et que vous connaissez bon nombre de profs de fac, ce qui vous permet de dire ce que vous dites dans votre dernier message.
Mais permettez-moi d'y apporter de la nuance.
- les profs de facs, dans leur immense majorité, étaient contre la LRU. C'est la CPU (évidemment, vu les pouvoirs attribués aux présidents) qui y était plus que favorable. Et, même si la CPU est constitué d'anciens profs de facs, il ne faut pas confondre.
- vous n'avez qu'à regarder sur le site de SLU le dernier message du nouveau président de la CPU. Et SLU de conclure : "qu'il est difficile à ces gens-là d'être à nos côtés".
- lors de la "négociation" (ah ah) de la LRU, jamais les profs de facs n'ont été reçus avec dignité et considération par le ministère. Les seuls interlocuteurs étaient la cpu et les étudiants. Comme d'hab, le ministère est passé par dessus l'élément "gênant".
- votre incrimination contre les profs de facs (en gros, si je résume : des planqués et des fainéants) me paraît bien caricaturale. Je fréquente depuis maintenant 6 ans des profs de fac au quotidien, et ce dans trois établissements différents. S'il y a évidemment des cossards (comme partout, comme dans le secondaire, comme dans le privé), la très très grande majorité prépare activement leurs cours, font le plus de recherche possible, et font un boulot administratif de dingue fort usant et peu passionant, ce qu'un prof de prépa ne fait pas (puisqu'on veut jouer aux comparaisons).
Ma directrice de département n'a pu faire de recherche depuis 10 mois : mais ce n'est pas par paresse, mais parce qu'un ministère de débiles profonds lui a demandé de rédiger je ne sais plus combien de maquettes de master et de licence en 15 mois, et ce dans des délais irréalistes.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
A M.Brighelli
je poursuis :
- vous parlez du niveau de la fac. On peut renverser les arguments. Les prépas (j'en viens, et j'en suis plus que reconnaissant - je salue Mme Guichard au passage à qui je dois de fières chandelles) aspirent aussi les meilleurs éléments, notamment en lettres et sh, ce qui fait que le niveau des facs est moyen. Mais le problème, ici, n'est-il pas en amont? N'est-il pas au lycée, dans la déréliction des filières L, devenues souvent filières poubelles?
- vous parlez de donner la licence à tout le monde. Certes. Mais je préciserais d'abord que le secondaire est là aussi la base de tout, et ce n'est pas XDarcos, "notre meilleur ministre de l'EN des trente dernières années", avec sa volonté de mettre par terre tout ce qui ressemble à un redoublement, qui va arranger les choses. Empêcher le redoublement, n'est-ce pas "faire du chiffre"?
- A la Sorbonne, faire passer n'importe qui en licence, c'est bête car ils auront toujours assez d'étudiants. Dans les petites facs que je connais, c'est vrai, avec l'autonomisation des budgets, chaque frais d'inscription compte, et on évite de mettre à la porte les élèves en claquant des doigts. Mais cela ne veut pas dire que l'on accepte tout. Sur 40 élèves l'an dernier en L2, 10 ne sont pas passés en L3... Preuve qu'on essaie, dans la situation précaire qu'est la nôtre, de maintenir les exigences.
- comparez les locaux de vos classes prépas avec, par exemple, ceux de la fac de lettres d'Aix...
- allez faire un tour sur le site de fabula à la page "colloque" et "publications". N'est-ce pas de la recherche?
- Sur la mastérisation : 170 motions, 175000 signatures, 10 facs qui refusent collectivement de faire remonter les maquettes, une cinquantaine de départements itou : mobilisation faible dites-vous?!
Et, pour finir, par pitié : cessons cette guéguerre entre profs de prépa et du secondaire, entre profs de prépa et profs de fac, c'est stérile, contre-productif, et ça sent la Guerre de tranchée à plein nez.
Comme vous, je suis ABSOLUMENT d'accord pour que les facs s'alignent sur des modèles de travail genre IUT, voire prépa. Mais ne rêvons pas : ce n'est pas avec les moyens, financiers, humains et matériels que l'on donne aux facs aujourd'hui (et demain, pire) qu'on y arrivera.
Et je veux bien qu'on me cite le modèle anglais et amerloc. Je discutais il y a une quinzaine avec une prof de fac américaine (dont la thèse faisait 200pages... pas de commentaire !!!!) : à Atlanta, les élèves déboursent 30000 dollars par an en frais de scolarité. Est-ce cela que l'on veut en France? Est-ce possible? A moins que nous ne voulions dans les facs que les fils et filles de la montagne sainte-Geneviève...
Bonne journée
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
@ dobolino,
ravie que vous ayez relevé mon post mais déçue que vous ne l'ayez pas lu en entier...J'y écrivais que ces "têtes grises" que l'on retrouve sur les bancs des amphis y sont pour une impérative nécessité, celle de devoir mener à bien une reconversion professionnelle et bien souvent on les y croise comme c'est mon cas , dans les cours du soir et du samedi...
Ecrit par : Saperlipopette | 21 décembre 2008
Excusez mon mouvement d'humeur d'hier soir: j'ai passé un dimanche épouvantablement fatigant.
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Post-scriptum (car ça me tient à coeur) :
ma petite fac n'a absolument pas les moyens humains (nombre de profs), matériels (locaux peu amènes) et financiers pour avoir un "fonctionnement prépa", à savoir des cours 8h-12h, 14h-17h 4 à 5 jours par semaine.
Ce n'est MATERIELLEMENT pas possible.
D'autre part, les facs impliquent une Spécialisation, alors que les prépas sont pluridisciplinaires. On n'a déjà pas les moyens de faire tous les cours de lettres, langues anciennes et vivantes que l'on pourrait avoir, alors rajouter des cours d'histoire, de géo, de philo, voire d'histoire de l'art, vous pensez bien...
Je le répète : je suis pour un fonctionnement type prépa en fac (ou au moins type IUT, où la pression semble un peu moins forte). Mais ce n'est pas possible en l'état. Et pas à cause de "potentats locaux".
Et je retournerai votre argument : bon nombre de profs de fac regrettent amèrement que les bons élèves partent en prépa directement et empêchent de fait une saine émulation en fac. Alors, l'oeuf ou la poule...
Le problème, c'est le secondaire, en Amont.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
"Comme vous, je suis ABSOLUMENT d'accord pour que les facs s'alignent sur des modèles de travail genre IUT, voire prépa."
Fabien, c'est très simple : il suffit que les facs sélectionnent leurs étudiants à l'entrée en licence. Vous aurez remarqué que c'est ce que font les deux filières que vous citez (IUT et prépa).
Alors, prêt à instaurer la sélection à l'entrée de L1 ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Je reviens à Darcos puisque c'est le point de départ du billet de JPB.
Que Darcos soit ministre ou que ce soit Lang, Valls, Ferry ou Tartempion, cela ne change rien.
Déjà à cause de ce que JPB rappelle de l'expérience de Chevènement.
Mais surtout parce que le Problème n'est pas rue de Grenelle.
Le Problème est à l'Elysée. Un Problème qui dit merde à la Culture et à l'Instruction. Oubliez le discours d'Angers, il n'en pensait pas une ligne. Ce qu'il pense, c'est le discours qu'il fit dans la ville du bon Meirieu et où il tourna en dérision l'enseignement de la "Princesse de Clèves". Ce discours correspond à toute son action politique et à sa personnalité.
Certes, nous aurions pu avoir Ségo mais aurait-ce été pire ? Au moins connaîtrions nous nos adversaires. Avec le double discours du titulaire de l'Elysée, élu sur des promesses républicaines et qui saborde en réalité le service public, comment nous y prendre ?
Ecrit par : David Desgouilles | 22 décembre 2008
"Sa perspective est celle de la bêtise généralisée dans un monde ultra-libéralisé. Sa perspective historique, c'est de rattraper les deux ans de retard par rapport à Berlusconi."
Fabien, vous croyez vraiment à ça...?
Christophe, il y a eu malentendu sur deux points :
1) Sur l'activité des formateurs IUFM l'année prochaine, je vous l'ai dit : personne ne comprend goutte à ce qu'il se passe. L'année prochaine sera une année comme les précédentes pour la formation des PE2 et PLC2, mais il faudra bien former les étudiants en master 1 : les IUFM eux-mêmes disent que c'est eux qui s'en chargeront ! Bref, si j'ai posé la question, ce n'est pas pour vous mettre en tort, mais pour y comprendre qqch : qui fera quoi, quand et à qui ?
2) Sur le gaspillage : désolé, mais les 100 et qques heures que j'ai passées en formation IUFM m'ont été totalement inutiles, et ont coûté bonbon à l'Etat car j'avais quand meme 150 km aller-retour à parcourir, chaque jour de formation. Tout cela en pure perte. Je trouverais donc juste qu'on n'impose pas cela à ceux qui me succèderont. Je veux bien qu'on ne supprime la formation en IUFM que pour les PLC, puisque je n'ai pas assisté à celle des P.E.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
"Certes, nous aurions pu avoir Ségo mais aurait-ce été pire ?"
Oui ! C'est ça que vous n'arrivez pas à comprendre.
Et Fabien qui dit "merde" à Darcos, sans dire qui, selon lui, serait le ou la ministre de l'éducation correspondant à ses espérances, ne le comprend pas non plus.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
"Juste après l'Education Nationale, le second budget de la Nation est le "service de la dette"
La dette? Quelle dette? Lorsque l'on prend l'ensemble des actifs de l'état français, il est toujours très largement excédentaire...
Maintenant si l'état français veut subventionner les banques, c'est une autre histoire. Tiens, je croyais que l'union européenne désapprouvait ce genre de pratiques? C'est vraiment compliqué, l'économie, heureusement que l'on a des spécialistes compétents!!
Il n'en reste pas moins que 5% du PIB pour l'éducation de notre jeunesse, ça me semble toujours bien pingre.
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
Catmano, j'ai lu attentivement (et commenté) votre message. Et je sais aussi comment travaillent les instits, (faisant partie de l'AGEEM) dont je vous parle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Où l'avez-vous commenté ? Je ne trouve pas.
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
A Limoges, 6 matinées obligatoires (mercredi matin) de 3 heures, avec émargement, pour s'assurer qu'il n'y a pas trop de déviances à la doxa.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2008
Ça, c'est un dégât collatéral des semaines de 24 heures pour les élèves...
Ça n'existe pas qu'à Limoges, c'est national : 18 heures d'animations pédagogiques (au lieu de 12 jusqu'à présent) au titre des 108 heures à faire hors de la présence des élèves.
Je n'en ai plus que 6 à faire : 3 sur le traitement de la couleur et 3 sur le secourisme. Ouf !
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
On peut toujours causer méthodes pédagogiques en attendant, ça occupe la galerie et ça nous l'air intelligents ;-)
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
A Jérémy,
j'adore les conditionnels , surtout au passé, les "si ça avait été"... C'est toujours très facile de parler de choses qui, jusqu'à preuve de l'existence d'une machine à refaire l'Histoire ou remonter dans le temps, ne sont pas advenues et n'adviendront jamais plus.
Moi, je parle de XDarcos, qui est aux manettes, avec le Prince derrière lui. Je parle du ministre ACTUEL, de CE ministre-ci.
A chaque fois, sur ce forum, on me ressort le même non-argument : "vous croyez qu'avec X ou Y ce serait mieux?"
Cet argument, je ne l'entends pas car il n'a pas prise avec le "profond aujourd'hui", pour parler comme Cendrars. Je vous citerais des noms (Peillon...) que vous vous jetteriez dessus pour aussitôt me démontrer l'inanité de ma proposition.
Je vous parle :
- de la mastérisation scandaleuse
- des nouveaux capes aberrants
- de la suppression du samedi en maternelle
- de la suppression des rased
- de la suppression des moyens
- de la suppression de 13500 postes en septembre
- du futur nombre de postes à l'agreg et au capes 2009 qui ne sont toujours pas connus - on va rigoler les aminches.
- de la réforme pourrie du lycée
- des phrases méprisantes, genre "Allègre version perfide".
- des accointances avec l'école privée et avec les boites privées type acadomia.
- des couches en maternelle alors que la "propreté" est la condition d'acceptation des enfants à l'école.
- de l'a-culturation crasse érigée officiellement en dogme.
Je vous parle de cela et de tant d'autres choses depuis 1 an et demi.
Et je vous demande si, soyons larges et transpartisans, et citons des gens que je ne porte pas forcément dans mon coeur, Chevènement, De Robien (!), Fillon, Bayrou, Savary, Jospin, etc... sont à l'origine de ces réformes-là. Sont-ce eux qui ont signé les décrets? Sont-ce eux qui sont allés à l'assemblée les défendre?
Alors, je vous laisse devant votre admiration pour "le meilleur ministre des trente dernières années".
Nous ne parlons sans doute pas du même.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
1) Sur l'activité des formateurs IUFM l'année prochaine, je vous l'ai dit : personne ne comprend goutte à ce qu'il se passe. L'année prochaine sera une année comme les précédentes pour la formation des PE2 et PLC2, mais il faudra bien former les étudiants en master 1 : les IUFM eux-mêmes disent que c'est eux qui s'en chargeront!
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Ah bon? Vous en savez plus que moi, alors!
Pour ce qui est de n'y comprendre goutte, (à ce qui se passe), je suis content de vous entendre le reconnaître! Je n'en sais pas plus que vous.
Catmano, je commençais mon commentaire en vous demandant pourquoi vous m'adressiez votre lettre, à moi personnellement.
Je suis d'accord avec ce que vous y dites, et aussi avec ce qui se passe dans les classes des quelques instituteurs (bien que faisant partie de l'AGEEM) dont j'ai parlé plus haut. Est-ce incompatible?
Encore une fois, ce sont des enseignants qui enseignent, pas des idéologies! Foucambert est bien mort, vous savez. (Enfin, pédagogiquement, je crois qu'il est encore en vie clinique).
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
"Je n'en ai plus que 6 à faire : 3 sur le traitement de la couleur et 3 sur le secourisme. Ouf !"
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
Tiens! J'ai plusieurs instits de ma petite chorale "choeur de chanvre" qui ont eu une animation pédagogique "histoire des arts", avec les deux conseillers pédagogiques, (musique et arts visuels). Ils m'en ont parlé en des termes dithyrambiques. Comme quoi...
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Encore une fois, ce sont des enseignants qui enseignent, pas des idéologies!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
A voir ce qui se passe ici et à lire ce qu'on y lit, permettez qu'on en doute et surtout qu'on se marre !
mouaaaaaaaah !
Ecrit par : idéologie ? | 22 décembre 2008
"Ils m'en ont parlé en des termes dithyrambiques. Comme quoi..."
A un lèche cul comme toi, c'est normal non ?
Ecrit par : toto | 22 décembre 2008
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
On peut toujours causer méthodes pédagogiques en attendant, ça occupe la galerie et ça nous l'air intelligents ;-)
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
Et, sachant ceci :
Avec le double discours du titulaire de l'Elysée, élu sur des promesses républicaines et qui saborde en réalité le service public, comment nous y prendre ?
Ecrit par : David Desgouilles | 22 décembre 2008
... et ceci :
Maintenant si l'état français veut subventionner les banques, c'est une autre histoire. Tiens, je croyais que l'union européenne désapprouvait ce genre de pratiques? C'est vraiment compliqué, l'économie, heureusement que l'on a des spécialistes compétents!!
Il n'en reste pas moins que 5% du PIB pour l'éducation de notre jeunesse, ça me semble toujours bien pingre.
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
... ça peut toujours avoir son utilité.
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
Heureusement qu'il reste des gens subtils. Moi, j'ai rien pigé!?
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
"Ils m'en ont parlé en des termes dithyrambiques. Comme quoi..."
A un lèche cul comme toi, c'est normal non ?"
Ecrit par : toto | 22 décembre 2008
Toto, continuez donc à "lécher le cul" des éditeurs de "leo et lea". Il n'y a guère que dans cet exercice que vous soyez à peu près performant. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
"Maintenant si l'état français veut subventionner les banques, c'est une autre histoire. Tiens, je croyais que l'union européenne désapprouvait ce genre de pratiques? C'est vraiment compliqué, l'économie, heureusement que l'on a des spécialistes compétents!!
Il n'en reste pas moins que 5% du PIB pour l'éducation de notre jeunesse, ça me semble toujours bien pingre."
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
Spécialiste en économie... Mouais... Ca sonne un peu comme un oxymore, par les temps qui courent.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
"Ah bon? Vous en savez plus que moi, alors!
Pour ce qui est de n'y comprendre goutte, (à ce qui se passe), je suis content de vous entendre le reconnaître! Je n'en sais pas plus que vous."
Christophe, je pense effectivement qu'on peut résumer ça comme ça : je ne comprends rien à ce qui se fera l'année prochaine (car on est mis au courant de rien du tout, et parce que de toute façon c'est la pagaille), mais j'en sais un peu plus que vous car je suis allé sur le site www.iufm.fr. Et là-bas, ils expliquent que les IUFM se chargeront dès 2009 de la partie "Enseignement" des nouveaux masters. D'où ma question sur ce que vous faites l'année prochaine, mais ça n'avait rien de personnel, bien au contraire.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Alors, prêt à instaurer la sélection à l'entrée de L1 ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Ce ne serait pas une mauvaise chose. La menace de la sélection motiverait les élèves de lycée pour travailler un peu plus qu'ils ne le font et également certains de leurs professeurs. J'ai un élève de terminale L à la maison et j'en ai marre de faire la police: il y a peu de chance qu'il échoue au bac, il sait qu'il entrera l'an prochain en L1 sans barrage et se spécialise à l'heure actuelle en rock et pop. Il ne bosse que les matières qui l'intéressent, philo et littérature, et encore ! Il vient juste d'entamer la lecture de Le Guépard, abandonnant pour ce faire Le Rouge et le Noir, alors que ces deux livres sont à sa disposition depuis le mois de juillet.
Alors, oui à une sélection à l'entrée en L1 ou retour à un baccalauréat exigeant.
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
"je vous demande si, soyons larges et transpartisans, et citons des gens que je ne porte pas forcément dans mon coeur, Chevènement, De Robien (!), Fillon, Bayrou, Savary, Jospin, etc... sont à l'origine de ces réformes-là."
Ah ben évidemment, si vous vous réclamez de Savary, Jospin et Fillon, je vous laisse aller clamer ces noms lors des manifs de janvier aux côtés de SLU, SLR, SLL, et Sauvons l'Ecole (si, si, ça existe).
D'ailleurs, il y a aussi "Sauvons le climat", "Sauvons le Dimanche" et "Sauvons le Tonkin" (si, si, ça existe aussi.)
Moi, ce qui ne me va pas dans les nouveaux Capes, c'est leur oral débile de trois heures devant un jury de personnalités comme les Miss France. Et l'oral pédagogique (première épreuve) me semble idiot aussi. Bon ben on en revient au point de départ : le pouvoir des pédagogos est trop grand, et l'emprise qui leur est accordée également. Ca ne date pas de Darcos, ça.
Les Rased, c'était un gaspillage éhonté, et la réforme du lycée, il y a moyen d'en faire quelque chose de bien, s'il y a une réforme du collège auparavant.
Mais c'est aberrant comme le système du bouc-émissaire marche bien. Je n'aime pas Girard, mais sa popularisation du phénomène est très réussie, et permet de comprendre bien des choses.
Je cite (sur l'air de C'est fleur bleue) :
- La mastérisation scandaleuse - C'est Darcos !
- Les nouveaux capes aberrants - C'est Darcos !
- La suppression du samedi en maternelle - C'est Darcos !
- La suppression des rased - C'est Darcos !
- La suppression des moyens - C'est Darcos !
- La suppression de 13500 postes en septembre - C'est Darcos !
- Le futur nombre de postes à l'agreg et au capes 2009 - C'est Darcos !
- La réforme pourrie du lycée - C'est Darcos !
- Les phrases méprisantes - C'est Darcos !
- Les accointances avec l'école privée et avec les boites privées type acadomia - C'est Darcos !
- Les couches en maternelle - C'est Darcos !
- de l'a-culturation crasse érigée officiellement en dogme - C'est Darcos !
Fabien, vous allez crier "Darcos démission" comme en 67-68 on criait "Peyrefitte démission". C'est votre choix, après tout. Mais ça aura sûrement l'effet inverse de ce que vous souhaitez : si Darcos tombe, c'est le retour de Ferry, Bayrou et Savary.
Vous vous souviendrez, hein, que c'est moi qui vous avait rappelé l'expression "tomber de Charybde en Scylla" ? Je sais bien que vous la connaissez, mais j'aimerais que vous l'ayez bien en tête pour dans un ou deux ans.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Alors, prêt à instaurer la sélection à l'entrée de L1 ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Ce ne serait pas une mauvaise chose. Alors, oui à une sélection à l'entrée en L1 ou retour à un baccalauréat exigeant.
Ecrit par : Dobolino
Ah mais moi aussi je suis pour !
Vous aurez remarqué que Fabien n'a pas répondu à la question.
Je suppose que si Darcos est pour, il sera contre, et inversement (?)
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Je lis ce matin l'intégralité de ce récent blog. Il est raisonnable de penser comme JPB qu'on est sur une poudrière. Je ne sais pas qui est ou a été le meilleur ministre de l'Education Nationale ! Je remarque seulement qu'il y a une grande crise de confiance, et chez les enseignants, et chez les jeunes. Une réforme serait-elle bonne en soi qu'elle soulèverait des manifestations car on ne croit plus ce qu'on nous dit : on cherchera toujours dans les nouvelles réformes les mauvaises raisons cachées, celles qui cherchent à nous entuber. On se sent manipulé de partout. Du coup, la raison cède le pas à la passion.
Pour ma part, je suis toujours extrêmement méfiante : je cherche toujours le vice de forme, l'envers de la médaille, les fameux effets "pervers". Je me demande dans quel projet globalisé, dans quel vaste mouvement capitalolibéral s'insèrent les mesures proposées. A-t-on là aussi à l'oeuvre une sorte d' "intelligent design" qui, finalement, se sert de nous, bonnes petites fourmis industrieuses, bons petits soldats au coeur sur la main ? La question de la confiance me semble capitale. La peur est mauvaise conseillère : elle engendre des maux en cascades. Elle les "précipite" comme dit JPB. La confiance est une affaire de temps : est-il possible de la restaurer ? Et comment ?
Marilyse Leroux
Ecrit par : Leroux Marilyse | 22 décembre 2008
"Une réforme serait-elle bonne en soi qu'elle soulèverait des manifestations car on ne croit plus ce qu'on nous dit."
Marylise a entièrement raison.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Une petite info sur les bibliothèques universitaires en RFA : elle doivent avoir au minimum 200 000 volumes. Dans notre beau pays 2 bibliothèques sur 3 sont en-dessous. La région parisienne a 50 % des livres...
On peut comprendre que des étudiants et des profs apprécient de partir à l'étranger alors que certaines facs ressemblent plus à des dépotoirs qu'à des lieux d'études !
Ecrit par : Pierre LaRiba | 22 décembre 2008
"Toto, continuez donc à "lécher le cul" des éditeurs de "leo et lea"."
Grossier personnage !
Vive Léo et Léa !
C'est quand k'tu vas apprendre à l'orthographier 'korrectement', ducon ?
:o)
Ecrit par : toto | 22 décembre 2008
La question de la confiance me semble capitale. La peur est mauvaise conseillère : elle engendre des maux en cascades. Elle les "précipite" comme dit JPB. La confiance est une affaire de temps : est-il possible de la restaurer ? Et comment ?
Marilyse Leroux
Ecrit par : Leroux Marilyse | 22 décembre 2008
D'où mes interventions "pédago".
Il est possible que je me mette le doigt dans l'œil jusqu'au coude, mais il me semble que c'est une des pistes pour rétablir une certaine confiance des "usagers" du service public d'éducation (ou d'instruction, je ne suis pas sectaire).
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
"Une petite info sur les bibliothèques universitaires en RFA : elle doivent avoir au minimum 200 000 volumes. Dans notre beau pays 2 bibliothèques sur 3 sont en-dessous. La région parisienne a 50 % des livres..."
Je suis intarissable sur les B.U. de France !
J'en ai, à moi seul, parcouru une bonne dizaine, et je peux vous dire qu'elles représentent bien la honte de l'Université française.
Mais ce sont de bonne vaches à lait pour les éditeurs, Droz notamment, et le syndicat du livre.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
J'attends de la part de Jérémy la preuve matérielle comme quoi le décret des nouveaux capes n'est pas l'oeuvre du gouvernement actuel.
Bon courage pour chercher.
Je vous cite : "Moi, ce qui ne me va pas dans les nouveaux Capes, c'est leur oral débile de trois heures devant un jury de personnalités comme les Miss France. Et l'oral pédagogique (première épreuve) me semble idiot aussi. Bon ben on en revient au point de départ : le pouvoir des pédagogos est trop grand, et l'emprise qui leur est accordée également. Ca ne date pas de Darcos, ça."
Donc, si je résume : le nouveau capes est pour vous une escroquerie, pour ne pas dire une saloperie. On est donc d'accord! Mais dans votre critique vous oubliez l'écrit réduit à peau de chagrin, et qui est sabordé de l'intérieur (genre, en LC, discipline du plus grand ministre de l'EN des trente dernières années, une seule version (au choix) riquiquie au milieu d'un texte bilingue de trois pages).
Vous parlez des rased, mais vous n'abordez absolument pas les autres points soulevés.
Je ne crie pas darcos démission, car je sais que c'est que inutile et que ce n'est pas de mon ressort.
Quant à dire "tous pourris" et donc "tous se valent" : autant, cher Jérémy, supprimer purement et simplement le ministère de l'EN, on gagnera temps et argent.
Et, ne vous en déplaise Jérémy, je suis très content d'aller hurler avec les loups, j'ai nommé mes petits camarades de SLU, SLR, SLL et RE.
quant à Darcos "bouc émissaire", permettez-moi de ne pas verser de larmes. Il faudrait le plaindre bientôt? et puis, entre nous, sur ce forum, il y en a un paquet des boucs émissaires (Meirieux, Jospin, et d'autres).
Darcos n'est pas un bouc émissaire (ou seulement un bouc au sens de la "tragédie"), c'est un RESPONSABLE politique et étatique.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
Je vais réfléchir à tout ça (je viens de découvrir votre message), mais ne mettez plus de -x à Meirieu.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Sauvons l'Ecole, ce n'est pas Reconstruire l'Ecole !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Fabien, Fabien, Fabien...
Ma pensée tient en quelques phrases (et ce n'est pas parce que c'est simple que c'est forcément faux).
Tous les ministres précédant Darcos depuis 20 ans étaient soit des incompétents en matière d'éducation (De Robien), soit des pédagogos (Allègre, Jospin, Ferry, Lang). Bayrou avait le mérite de cumuler dans la nuance, en étant un peu incompétent et un peu pédagogo.
Si vous souhaitez le départ de Darcos, ça veut dire que ce ministre, qui n'est pas pédagogo, et qui n'est pas ignorant du fonctionnement de l'E.N., aura échoué : il faudra donc reprendre un pédagogo (et ils n'attendent que ça !) et/ou un incompétent en éducation qu'on ne pourra pas accuser d'idéologie (Pierre Lellouche, Claude Goasguen, Charles de Courson, etc.). Je préfère encore Darcos qui essaye de ménager la chèvre et le chou (d'où un écrit disciplinaire et un oral professionalisant, la suppression des IUFM et leur réintégration en master, etc.) à tout autre qui fera bouffer le chou instructionniste par la chèvre pédago. Ceux que vous avez cités précédemment ont donné aux pédagogos le poids qu'ils ont actuellement - Darcos fait avec.
Je ne dis pas "tous pourris", mais Darcos est mieux que 90% d'autres prétendants : je ne joue pas quand j'ai une chance d'un sur dix.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Quant à la sélection en L1 :
ma position n'est pas arrêtée. Je suis fort sceptique sur la chose.
Je préfère de très loin un vrai bac, comme le proposait Dobolino, au niveau relevé, que cette solution qui me pose de nombreux pbs :
- qu'on le veuille ou non, il est possible de se tromper de filière en 1ère année. Cela arrive à de bons éléments. La fac est un système très différent du lycée, et l'adaptation n'est pas aisée pour tous (contrairement à la prépa qui garde un "moule" semblable à celui du lycée). Certains y échouent sans pour autant être des fainéants.
Plus généralement, il me semble qu'il est difficile de présager de la réussite ou non de quelqu'un à la fac : un mec qui a eu 12,5 de moyenne au bac pourra ne rien "glander" alors que son camarade qui a eu 10,5 au même bac (et qui serait refusé à une sélection) s'y épanouira et bossera bien.
La sélection en prépa obéit à une autre logique : on y sélectionne les bons niveaux car, au bout, il y a des concours exigeants et que l'on attend d'eux pendant 2 ou 3 ans un très gros investissement intellectuel, physique et moral. La sélection est presque "préventive" en prépa!
Il me semble que la fac ne doit pas "payer" les défaillances du bac, et mettre à la porte tardivement des lycéens (genre : tu as ton bac, mais on ne veut pas de toi quand même) qui ne sauront plus que faire.
- sélectionner en L1, cela fait - désolé d'être matériel et pragmatique - des frais d'inscription en moins, bientôt quasi seules ressources des facs à cause de la LRU. Une sélection à l'entrée de la fac serait pour cette dernière (notamment les petites) se tirer une balle dans le pied. Augmenter les frais n'est bien sûr pas la solution.
Mon point de vue est médian : la sélection devrait selon moi avoir lieu au terme de la première année. Tout étudiant qui foire sa L1 ne peut la reprendre. Cela permettrait que les rigolos, ceux qui se sont trompés de voie, et ceux qui n'ont rien fichu sortent de ladite fac. et cela obligerait les étudiants de L1 à bosser plus sérieusement sachant qu'il y aura couperet final : le niveau en serait remonté, émulation etc etc...
Mais pour moi, je le répète, le problème est très loin en amont.
Et que faire (désolé, mais ça reste une vraie question) de celui qui ne serait pris ni en prépa, ni en bts iut, ni à la fac ? En tant qu'enseignants, cela nous concerne, cela nous regarde. et l'on voit que cette question implique moins le joker "sélection à la fac" que d'autres mesures à prendre auparavant.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
"La fac est un système très différent du lycée, et l'adaptation n'est pas aisée pour tous (contrairement à la prépa qui garde un "moule" semblable à celui du lycée)."
L'adaptation est aisée en prépa ???
On doit pas parler du même système.
Vous êtes pour qu'on laisse une chance à ceux qui ont raté le bac, mais pour qu'on décrète que " Tout étudiant qui foire sa L1 ne peut la reprendre."
C'est horrible : et c'est vous qui reprochez à Darcos de vouloir mettre un terme aux redoublements !
Ce ne serait pas plus simple que le bac reste tel quel, mais qu'il y ait un examen d'entrée (assez simple) en L1 ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Mon point de vue est médian : la sélection devrait selon moi avoir lieu au terme de la première année. Tout étudiant qui foire sa L1 ne peut la reprendre.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
C'est le système prévalant dans les INSA. Première année probatoire.
Mais avec un taux d'échec très faible, la sélection principale étant opérée à l'entrée.
En fac, ça permettrait à chacun de se rendre compte de son niveau d'incompétence. Mais quid des déchets ?
C'est là que revient le problème de l'orientation, et de la réforme nécessaire du secondaire.
Et même si les CIO et autres ONISEP et forums sont inefficaces, Jérémy, il faut quand même mettre le paquet là-dessus.
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
L'adaptation est aisée en prépa ???
On doit pas parler du même système.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Pour ceux qui sont sélectionnés, si.
Il ont de bons résultats, et ils travaillent toujours dans un lycée, avec une salle de base, un prof principal, un emploi du temps pour l'année, etc.
Ca n'a rien de déroutant.
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Un ami prof de fac, que je citais dans ma Note précédente, se rend chaque année pendant deux ou trois mois à Harvard pour y faire cours. Et il en revient enchanté. Voilà un modèle de fac, me dit cet honnête garçon qui vote à l'extrême-gauche. Des gens ultra-compétents, des étudiants ultra-motivés (forcément, vu ce qu'ils paient) pour étudier les finesses du théâtre français de la première moitié du XVIIème siècle, et un budget qui représente, en capitalisation, nettement plus que celui de bien des Etats africains. Et a-t-il tort ? Ne sont-ce pas les facs françaises, hurlant après les fonds d'Etat, qui sont dans l'erreur ? A voir comment fonctionnent nombre de grands centres universitaires étrangers, [...] peut-être faudrait-il s'interroger sur notre système. [...]
Ce n'est pas une question de libéralisme : c'est une question d'efficacité, dit mon ami. [...]
JPB
Hum... Je m'interroge :
Les étudiants sont "forcément" motivés "vu ce qu'ils payent". Certes, mais l'ami en question s'est-il demandé qui peut payer ? S'est-il demandé qui pourrait payer si nous adoptions un tel système ? Et puis à quel milieu socio-culturel appartiennent les étudiants motivés qui se construisent dans ces prestigieux établissements ? Les enfants de prolos y ont-ils accès ? Le système d'enseignement primaire et secondaire a-t-il fait en sorte, mieux que chez nous, que les carences des plus démunis au départ (du genre de cet Alexandre qui demandait il y a peu comment draguer les filles de prépas) soient compensées par un service public d'instruction lui-aussi "efficace" ?
Ce n'est pas une question de "libéralisme" mais "d'efficacité". On est bien sûr tenté de le croire, car on veut croire à la possibilité rapide d'une amélioration de notre école et des formations de nos enseignants (dont je suis), mais comment être certain que les intentions réformatrices de nos dirigeants vont dans le sens de cette "efficacité" (qui, si j'en crois ces lignes, serait idéologiquement neutre, soucieuse seulement de garantir un service public d'instruction et de recherche digne de ce nom) ?
Merci de m'aider à répondre.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 décembre 2008
Alors, prêt à instaurer la sélection à l'entrée de L1 ?
Inutile si l'on instaure en amont un brevet des collèges ET un BAC qui riment à quelque chose.
La sélection sera alors naturelle et surtout équitable...
Vincent
je viens de lire la réponse de Mr Brighelli à Fabien:
Je suis 100% d'accord.
On constate le fossé pour le moins flagrant qui sépare les universitaires "pur jus" des ex-taupins, quand ces derniers arrivent en L3:
Ils sont à peu près les seuls à avoir la Licence du premier coup (et sans bouger les oreilles), les seuls à valider le master1 du premier coup, et ce sont encore eux qui obtiennent les concours dès la première fois (les 4 agrégés de maths de mon académie cette année sont tous d'ex-taupins... et ce n'est pas à l'université qu'ils ont appris à passer des concours!).
Peut-on affirmer que si les ex-taupins sont bien meilleurs que les universitaires pur-jus, c'est parcequ'ils l'étaient déjà au lycée?
Oui et non.
Ce que j'observe c'est que les prépas ne sont plus si élitistes que ça.
Evidemment, tout le monde ne rentre pas à Henri IV, à JB Say ou dans la MP* de mon ancien lycée.
Cela dit, aussi curieux que ça puisse paraître, j'ai en cours particulier une élève -ravissante créature, mais il faut rester professionnel- de spé PC qui fût recrutée en sup avec 10 de moyenne générale et 8 en maths au BAC... (A propos du BAC, no comment).
Il y a donc des lycées, appelés dédaigneusement par les grandes prépas "petits lycées de province", qui recrutent bas.... Mais ça marche!
Ils intègrent quand même leurs étudiants dans les grandes écoles! ça c'est de l'efficacité! (Aidée par une offre/demande bien avantageuse ,c'est vrai)
En outre, je peux vous garantir que si l'on pose un sujet (examen ou concours, au choix) à mon élève -et c'est là son seul défaut- de prépa et à un élève de deuxième année de l'université qui sont rentrés en L1 avec des niveaux équivalents, je ne donne pas cher de la peau de l'universitaire...
Le système prépa marche dix fois mieux.
les étudiants (universitaires pur jus) sont les premiers à critiquer l'université!
Qu'on me dise, Fabien, que c'est une question de moyens, je veux bien, mais n'espérez pas noyer dans le manque d'écus dorés l'incompétance patente de nombreux profs d'université. Cela dit sans faire de généralité; j'ai d' excellents Profs à l'université (4 sur 15, en tout...) qui bizarrement sont Normaliens, Agrégés (et docteurs) ... Hum, hum... Nous y reviendrons...
Si un élève tire-au-flanc ne peut tromper le prof, un prof incompétant ne peut tromper les élèves.
A l'université, on constate que le professeur -au sens large, donc- est plus préoccupé par son pouvoir de nuisance que par les cours ou encore les recherches qu'il ne fait, du reste, plus.
Et en plus, ils sélectionnent ces cons!
(Veuillez m'excuser pour ce manque flagrant de respect, mais j'en aurai quand ils en auront pour nous; entre autre, quand ils sauront faire le sujet d'examen qu'ils posent.)
je ne suis pas contre une sélection si on annonce clairement la couleur, et surtout si les profs nous y préparent... C'est quand même la moindre des choses!
Mais que voulez-vous, à la fac, les étudiants sont autonomes! Au-to-no-mes.
Là, il n'est pas question de la scandaleuse LRU, non... juste d'un très vieux mot multifonction, derrière lequel les fénéants de tout UFR se cachent... Mais ça ne trompe personne...
Dans la -grande, dois-je mettre une majuscule?- université à laquelle je m'honore de ne pas appartenir et de n'appartenir jamais ("Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise, Empanaché d'indépendance et de franchise") lors de l'examen, nous sommes comme des lapins à l'ouverture de la chasse!
Donc quand je vous parlais, à l'instant, de "mes cons" de l'université, les pseudos-élitistes, surtout, qu'ils ne jouent pas aux profs de prépas! : Jamais je n'ai vu sujets aussi mal conçus que ceux qui sont parfois (trop souvent) posés à la fac.
Laissez moi vous raconter cette petite histoire: Un ami s'est vu recalé au master1 et, dans l'année qui suivit il obtint le CAPES, rien de très palpitant jusque là. Mais, l'année d'après, il fût reçu à l'Agrégation (et obtint, tant bien que mal le Master1).
Question: Est-ce plus difficile d'obtenir l'Agreg ou le master 1?
C'est sûr que quand on voit les sujets...
Moi-même, examen d'algèbre; 12, 6ième note de l'amphi. Je souhaite consulter ma copie, et je rencontre donc le prof d'algèbre, Russe de son état (aux antipodes de la beauté de cette somptueuse ville de St Pétersbourg, surtout en cette saison. Non, lui il en est resté à Stalingrad voyez-vous). Quand je lui demande quelle est la réponse à la question 6a), je le vois se confondre d'embarras, et, dans une moue digne de petit père des étudiants, les bras faisant des tourniquets, il me répond : " BAH... -excusez moi mais il parlait très fort et avé l'accent- BEUAAH, C'EST DES FOIS VRAI, DES FOIS FAUX, Y A PAS DE REPONSE"...
Alors, le sourire aux lèvres, je lui demanda: "Et que pensez vous de ma copie?", "BEUAAAAH, C EST PAS TRES BON (-6ième note de l'amphi-), MAIS CA VA"...
Non mais, sans rire, ce furieux nous a posé, lors d'un examen de trois heures, sur 17 questions, 7 questions qui n'ont pas de réponse et que notre professeur de MP* (Normalien, Agrégé, docteur) a eu peine à résoudre...
Nous étions alors en L3.
Moralité: Il ne savent pas sélectionner!
Et quand Mr Brighelli écrit plus haut que la mention "recherche" jointe aux diplômes n'est qu'une sorte de label, d'autorisation au "grand n'importe quoi", j'applaudis!
Je ne cesse de penser que même si les universités n'ont pas la même vocation que les prépas, on ne peut faire de recherche que si l'on maîtrise très bien les bases... Donc à fortiori que si l'on prépare un concours, de préférence l'Agreg...
De plus, bon nombre d'excellents étudiants quittent la fac dès l'obtention du concours pour cause de dégoût à l'égard de ce système où les profs osent venir face à des étudiants sans avoir préparé une pauvre ligne de cours!
Donc "Recherche", mouais... encore faudrait-il qu'ils conservent le vivier qu'ils n'ont pas formé...
L'université doit s'aligner sur les prépas, et non le contraire; cela constituerait -une fois encore- un nivellement par le bas.
Cela passe par la translation des agrégés (en deux mots...) du secondaire vers le supérieur! (N'est-ce pas Mr TotoWeiniger... Quel gâchis!) Moi, je te collerai deux trois Agrégés dans ce tas de docteurs et puis, on verra ce qu'on verra....
Ben oui, ça va faire grincer l'égo de certains mais une thèse n'est en général (toujours en général) pas une certitude de compétence... alors qu'un concours....
Nous sommes -les étudiants- ex-taupins ou pas, bien obligés de constater, qu'en général, il y n'y a pas photo entre un agrégé et un non agrégé...
Qu'en général, entre nos profs de prépas et les guignols de l'université (en général!!!, 75%) il y a une différence de niveau (et d'implication) considérable...
La dernière bonne blague:
Sachez qu'à la préparation -d'exception, évidemment- aux concours ils nous mettent des profs qui ne les ont pas passés!
En clair; ils ne savent pas ce qu'est un concours mais "no problémo" comme dirait Omer Simpson....
Pour les corrigés, pas grave: il y a internet...
Moi aussi je sais le faire ça...
Mais bon, j'imagine que depuis la planète d'où ils nous font l'honneur de communiquer avec nous, ils peuvent tout à fait, et mieux que quiconque, nous préparer à ce qu'ils n'ont jamais passé...
En effet; ils sont universels, ils sont une Totalité, une Somme...
Vincent
Ps:
Je n'inclus pas dans les professeurs envers qui, vous l'aurez compris, j'ai une certaine véhémence, bon nombre de leurs collègues -si je puis dire...- : Professeurs d'Université que j'ai eu la joie, le privilège, l'honneur d'avoir en cours.
Sachez de plus que ce genre de propos, à une époque où l'on mélange tout, je ne les tiens que très rarement, et surtout pas en public... sauf si c'est un public averti.
Ecrit par : MatheutorduinStPetersbourg | 22 décembre 2008
@Rodrigues du Gers:
300% d'accord.
Vincent
Ecrit par : matheutorduinStPetersbourg | 22 décembre 2008
Oups... incompétEnce...
Vincent
Ecrit par : matheutorduinStpztersbourg | 22 décembre 2008
"L'adaptation est aisée en prépa ???
On doit pas parler du même système.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Pour ceux qui sont sélectionnés, si.
Ecrit par : Yann
C'est dément. Les taux de tentatives de suicides, en prépa, ou le nombre de dépressions, vous les connaissez ? S'adapter à la prépa, c'est bien plus difficile que de s'adapter à la fac !
On ne parle vraiment pas de la même chose, c'est pas possible autrement !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Je finis (et j'arrête - ça me prend du temps tout ça) :
- Je suis pleinement d'accord avec Yann.
Le système d'année probatoire à la fac aurait sans doute de bons résultats, à la fois en termes d'émulation, de travail, de "cadrage" des étudiants, mais aussi dans le fait de dire à X ou Y qui n'ont rien à faire dans telle filière qu'il est dans leur intérêt de ne pouvoir y persévérer et de se reconvertir assez tôt.
C'est le moyen de laisser une chance de s'investir dans ses études, tout en restant exigeant sur les niveaux au final. Un compromis, quoi.
ET je suis d'accord avec Yann pour, bien sûr, cela va de soi, mettre le paquet sur l'orientation pour éviter autant que possible que certains restent sur le bord de la route.
ET, enfin, bien sûr, je le répète dès fois que : avec un vrai bac, à niveau, le problème de la sélection en fac se poserait assez peu, voire pas du tout.
"Un examen en début de L1" : matériellement, est-ce possible d'organiser pour des centaines de milliers d'aspirants étudiants chaque année un examen (cher, vu le budget des facs en baisse...) et long à préparer-corriger (double correction?!). avec ça, un aspirant saura en décembre s'il est pris! La première année, déjà trop courte, sera inexistante.
et, par exemple, en fac de psycho, vous demandez quoi à l'examen initial, puisque la psychologie n'est pas une matière dans le secondaire.
Et en Lettres modernes? Une dictée? Des questions de grammaire?
Un vrai bac et une bonne orientation, et tout ceci deviendrait vain et épargnerait bcp de sueur...
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
C'est dément. Les taux de tentatives de suicides, en prépa, ou le nombre de dépressions, vous les connaissez ? S'adapter à la prépa, c'est bien plus difficile que de s'adapter à la fac !
On ne parle vraiment pas de la même chose, c'est pas possible autrement !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
J'ai suivi plusieurs gamins en prépa ces temps-ci, je n'ai pas vu un seul suicide. La seule anorexique l'était avant le bac.
Faut arrêter les fantasmes !
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
ET je suis d'accord avec Yann pour, bien sûr, cela va de soi, mettre le paquet sur l'orientation pour éviter autant que possible que certains restent sur le bord de la route.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
Quand on écrit le mot "orientation" ici, on obtient généralement un silence oppressant, ou une réaction du genre "ah, mais ça ne concerne pas les profs !".
Alors...
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
"J'ai suivi plusieurs gamins en prépa ces temps-ci, je n'ai pas vu un seul suicide. La seule anorexique l'était avant le bac.
Faut arrêter les fantasmes !
Ecrit par : yann | 22 décembre 20
Vous êtes scientifique, c'est ça ? Ce domaine de la pensée où l'on essaie d'expliquer, entre autres, que ce n'est pas parce que quelques cas concrets semblent indiquer quelque chose qu'il faut en faire une loi ?
Aie aie aie...
Pourquoi vous ne déduisez pas de votre expérience que passer le bac déclenche l'anorexie, et que la prépa préserve du suicide ?
La prépa, système auquel on s'adapte mieux qu'à la fac ! Si c'est pour lire autant de conneries, je vais filer droit sur le site à Meirieu, on y rigole au moins un peu plus.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Les suicides en prépa...
De mieux en mieux. Les jeunes qui en arrivent malheureusement là ne le font pas à cause de la prépa (j'ai suivi un stage sur le suicide, c'est bien plus compliqué que ces raccourcis caricaturaux). Ils ont des fragilités psychologiques bien plus complexes. et si l'on compare avec le même taux en fac, je ne pense pas que la différence est flagrante.
Et puis il y a prépa et prépa. C'est sûr, si vous débarquez dans une prépa où la pression des profs et la pression entre élèves sont très oppressntes... Mais la question du suicide n'a rien à voir.
Et pour moi, des prépas aussi peu amènes, comme j'évoquais précédemment, ne sont pas souhaitables.
La prépa est un lieu de travail intense, mais doit rester un lieu d'épanouissement intellectuel et moral. Autour de moi, ceux qui viennent de prépa se souviennent avec bonheur de leurs années de HK et K. Si ce n'est pas le cas, étudiants comme enseignants doivent y réfléchir et changer leur fonctionnement.
On peut faire une prépa sans faire une dépression...
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
"et, par exemple, en fac de psycho, vous demandez quoi à l'examen initial, puisque la psychologie n'est pas une matière dans le secondaire."
Vous considérez donc qu'il ne faut aucun pré-requis pour entrer en fac de psycho.
Bon, vous avez raison, on arrête là, j'espère juste que vous évoluerez un peu dans vos prises de position, ou que vous n'avez pas l'intention de prendre des responsabilités dans le système administratif de l'éducation, ni d'influencer les décisions qui se prennent dans l'enseignement - je suis sûr qu'elles suivraient de louables intentions, mais ce serait une catastrophe, le pire étant sans nul doute l'interdiction formelle de redoubler sa première année de licence (alors que vous reprochez à Darcos de vouloir supprimer les redoublements... - il faudra tout de même m'expliquer la logique de tout ça).
Je précise que j'ai l'air de m'énerver, mais ce n'est pas le cas :
1) Je suis inquiet par tout ça (et vous aussi)
2) Dans un vrai débat, on dit les choses clairement, donc il me semble nécessaire de ne pas s'embarasser de circonvolutions superflues.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Jérémy écrit :
" Je préfère encore Darcos qui essaye de ménager la chèvre et le chou (d'où un écrit disciplinaire et un oral professionalisant, la suppression des IUFM et leur réintégration en master, etc.)"
ces trois lignes sont si ahurissantes que je ne pourrais y répondre sans y passer trois heures.
Croire que les iufm ont disparu (vous disiez le contraire hier) alors que le pire versant des iufm revient en force DANS les masters et non plus simplement après, et que ce pire versant sera EVALUE OFFICIELLEMENT et ENTRERA EN COMPTE MAJORITAIREMENT dans les nouveaux capes (60%-40%). Alors, les "pédagogos" comme vous dites tout le temps doivent bien se réjouir.
Quant à l'oral "professionalisant" : c'est en réalité, comme l'écrit Françoise Guichard, de la pédagogie-fiction, c'est du vent, de l'air, du vide, mais ça comptera bonbon en termes de coefficient. L'accepter est inadmissible.
Jetez un coup d'oeil sur la réforme.
Alors, moi, désolé, mais je joue encore, je relance le dé.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
"On peut faire une prépa sans faire une dépression..."
Mais je le sais ! Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !
"si l'on compare avec le même taux en fac, je ne pense pas que la différence est flagrante."
Ah ben si vous le pensez, alors... Vous avez les mêmes sources que Yann en tout cas.
"Les suicides en prépa... De mieux en mieux. Les jeunes qui en arrivent malheureusement là ne le font pas à cause de la prépa (j'ai suivi un stage sur le suicide, c'est bien plus compliqué que ces raccourcis caricaturaux)."
J'en reste sans voix. Mais ce passage m'incite à renouveler ma conclusion du message précédent.
Je me permettais juste de dire : "il est plus difficile pour un lycéen de s'adapter au régime de la prépa qu'à celui de la fac". Mais si vous avez suivi un stage sur le suicide, et si vous "pensez" que c'est plus dur de s'adapter à la fac qu'à la prépa, je m'incline.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
"ces trois lignes sont si ahurissantes que je ne pourrais y répondre sans y passer trois heures."
Non, non.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
""Ils m'en ont parlé en des termes dithyrambiques. Comme quoi..."
A un lèche cul comme toi, c'est normal non ?"
Ecrit par : toto | 22 décembre 2008
Toto, continuez donc à "lécher le cul" des éditeurs de "leo et lea". Il n'y a guère que dans cet exercice que vous soyez à peu près performant. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008 "
En général je goûte peu ce type d'échanges mais là ça fait plaisir!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008
A Jérémy
je vous parle de "fonctionnements structuraux" (organisation des cours, du travail personnel, passage de la transdisciplinarité à la matière "unique"), je ne vous parle pas de "répercussions psychico-morales".
La prépa est sans doute difficile pour bcp moralement, mais mon propos ne se place pas sur ce point.
Je parle de l'adaptation au niveau du Travail et de son organisation. et, sur ce point, je maintiens que la fac est plus "dépaysante" que la prépa, et qu'un étudiant peut être déstabilisé (ou au contraire stimulé), sans qu'on doive le traiter de crétin, par le fonctionnement de la fac (moins d'encadrement, CM non obligatoires, etc...), alors qu'en prépa, tout reste à peu près comme au lycée AU NIVEAU de L'ARCHITECTURE de la formation.
J'espère qu'ainsi les malentendus se dissiperont.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
Vous êtes scientifique, c'est ça ? Ce domaine de la pensée où l'on essaie d'expliquer, entre autres, que ce n'est pas parce que quelques cas concrets semblent indiquer quelque chose qu'il faut en faire une loi ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Evidemment, je n'en tire aucune loi. Mais, vous-même, avez vous des chiffres, au lieu des idées reçues habituelles.
Oui, les bacheliers sélectionnés pour la prépa sont plus aptes à s'y adapter, car les conditions de vie et de travail y sont les mêmes que dans leurs lycées, et que leur orientation est positive, voulue, que les bacheliers qui débarquent en fac, avec un bac rattrapage, une orientation de merde, et qu'on laisse se dépatouiller avec les UV, les emplois du temps anarchiques, le RU, les AG et les grèves, bref l'AUTONOMIE !
Non, en prépa, les gamins ne sont pas AUTONOMES. Il n'y a qu'à les voir plus tard, grands crétins découvrant le vaste monde en grande école.
J'attends vos chiffres sur les suicides en prépa.
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Vous avez lu mon message de travers :
"Croire que les iufm ont disparu (vous disiez le contraire hier)" -> Je viens de vous dire qu'ils étaient réintégrés aux masters. Et puis mettez-vous d'accord avec Christophe Sibille : il a dit plus haut que les IUFM étaient supprimés.
"Quant à l'oral "professionalisant", c'est du vent, de l'air, du vide" -> J'ai déjà dit que l'oral prévu est débile.
DONC : Je n'ai pas dit que la réforme des concours Darcos était bonne (sinon qu'est-ce que je ferais là?), j'ai dit que Darcos essaie de ménager les deux camps qui se disputent l'éducation. Il essaie de donner à l'un comme à l'autre, et ce qu'il faut c'est faire pression sur tel ou tel point de sa politique, pour orienter les décisions dans le bon sens, et non pas le remettre personnellement en cause à chaque fois.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Sur le sujet du suicide des jeunes (mais sans la réponse à la comparaison prépa/fac): http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/WorkingDocs/Doc08/FDOC11547.htm
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008
Oups, double emploi avec Fabien.
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
j'ai trouvé ça: "Les étudiants en situation de « mal-être » sont plus nombreux à étudier à l’université que dans un
établissement non universitaire (école, IUT…) : 64 % alors qu’ils ne sont que 52 % dans ce cas parmi
les étudiants « bien-portants » ;"
Sources: http://209.85.229.132/search?q=cache:RVzcifNWrcAJ:www.observatoire-epse.org/enquetes/enquete_maletre.pdf+sant%C3%A9+mentale+des+%C3%A9tudiants&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr
ou: http://www.lmde.com/fileadmin/pdf/presse/communiques_2007/Presse_2007.11.28_mal-etre_bien-etre_etudiants_premiers_resultats_etudes.pdf
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008
Hervé, chapeau !!
Ca fait un moment que je cherche des chiffres, vous nous en fournissez, merci.
Et, je n'en demandais pas tant, qui vont à l'inverse des thèses de Jérémy.
Encore merci.
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Tenez, ça vous occupera :
http://www.amazon.fr/Faut-il-plaindre-bons-%C3%A9l%C3%A8ves-lexcellence/dp/2012357768
http://www.letudiant.fr/bac/conseilsmatiere/reperes_1/sociologie--comprendre-le-suicide.html
Les prépas ont une structure pus proche du lycée, mais un étudiant a plus de mal à s'adapter à la somme de travail demandée qu'à l'architecture de la fac, qui ne demande pas une grande habileté inteleectuelle (tiens, y a module le lundi à 13h ou à 15h, je prendrai celui de lundi 15h, etc.)
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Quand on écrit le mot "orientation" ici, on obtient généralement un silence oppressant, ou une réaction du genre "ah, mais ça ne concerne pas les profs !".
Alors...
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Vous avez vu, Fabien :
orientation ....
.
.
.
.
.
.
.
.
.
........
"Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie."
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Sans aucun doute à mon avis, la prépa est un univers moins dépaysant que la fac pour un jeune bachelier. Il y a un très solide encadrement et un rythme et des effectifs similaires à ceux du lycée. On y travaille juste dix fois plus mais, pour le reste, c'est la même chose. En plus, il y a fort peu de touristes en prépa, rares sont ceux qui s'y inscrivent sans objectifs professionnels à peu près précis et personne n'y va dans le seul but d'obtenir une carte d'étudiant.
Yann, laisserais tu les professeurs de lycée orienter seuls tes enfants ? Moi non, quel que soit le respect que je leur porte par ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Yann, laisserais tu les professeurs de lycée orienter seuls tes enfants ? Moi non, quel que soit le respect que je leur porte par ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Non, c'est bien pour ça que, quels que soient leurs défauts, et ils sont nombreux, ils ne faut pas faire des économies de bouts de chandelles sur les CIO, ONISEP, forums, conseillers d'orientation, mais plutôt essayer d'optimiser leur rôle.
Et ça n'empêche pas les profs de participer (i.e. de se tenir informés).
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Ceci dit, je pense que les prépas sont très dures pour les étudiants et j'hésite d'ailleurs à conseiller cette voie à mon fils (prépa scientifique dans quelques années?).
On peut penser que les étudiants de prépa savent dans quoi ils s'engagent et se préparent à une vie de moine pour deux ans. A 18, 20 ans ce n'est peut être pas ce qu'on recherche le plus.
Jétais donc a priori plutôt de l'avis de Jérémy mais j'ai vu aussi à la fac des étudiants craquer (dépression sévère) en partie du fait de la très grande autonomie qui leur est laissée et que tous ne sont pas capables de gérer.
Comme toujours, chaque cas est particulier et le cadre n'explique pas tout.
je n'ai donc toujours pas d'avis définitif sur la question...
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008
Et encore (comme quoi le problème spécifique existe):
Relais Etudiants lycéens parisiens (REL)
Fondation Santé des Etudiants de France
68 rue des Grands Moulins
01 45 83 89 15
Public : lycéens et étudiants parisiens
Consultations pluriprofessionnelles sur rendez-vous, ateliers, consultation parentale et familiale, accueil spécifique réservé aux étudiants des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008
Pour compléter:
http://www.publiprint.fr/emailing/mc_92/TEC03_prepas.pdf
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008
@Yann, Fabien, Jérémy
Au sujet de la dépression en milieu scolaire, de l'orientation en fin de lycée et en début de L1.
Permettez-moi de dire quelques mots en prenant exemple sur mon cas personnel. J'ai passé mon bac A1 en 94. Né en 77, j'avais un an d'avance. J'étais dans le "lycée d'élite" de Charente-Maritime, avec option première langue "bilingue" (ancêtre de la classe européenne), à laquelle j'avais accédé grâce à un petit examen proposé par le lycée afin que les bouseux pas trop bêtes dans mon genre puissent déroger par le mérite à la carte scolaire. Il est bien évident que cette classe bilingue, assortie pour ses élèves triés sur le volet de quelques options latin, allemand ou grec, avait servi d'instrument stratégique de placement sur les bons starting-blocks par les familles suffisamment averties, et rassemblait les meilleurs de tous les élèves de terminale (A, B, D et, élite de l'élite, C). Bref : les profs nous faisaient bosser à un rythme soutenu. Mais, voyant mon niveau s'effondrer progressivement de septembre à décembre, surtout en philo, en maths et en LV1, j'ai cru que je redoublerais et, ceci expliquant peut-être (en partie) cela, je l'ai très mal vécu : dépression, traitement psy, chimie en veux-tu en voilà (antidépresseurs, anxyolitiques, somnifères, et tout le tintouin). Ca a duré jusqu'au bac, que j'ai malgré tout bien réussi, ratant de peu la mention TB (ce qui prouve que l'on peut s'en sortir, même avec un niveau d'angoisse est élevé, si la volonté y est). Mais mon dossier restant moyen, je n'avais pas fait de demande en prépa. Me restait une option : faire des demandes à retardement dans des "petites prépas", armé de mes résultats au bac, en quête de places restantes...
Seulement voilà. Mes profs n'ont pas fait leur boulot, ni le Conseiller d'Orientation (censé, justement, être aussi un psychologue, ce qui se justifiait plutôt deux fois qu'une au vu de mon état psy de l'époque, et que personne n'a remarqué).
Avec des parents non avertis (un cheminot titulaire du certif et une instit titulaire du bac), qui ne fréquentaient pas de profs, je n'avais aucun moyen de savoir si je "tiendrais le choc" en prépa, encore moins dans laquelle. L'imagination prenant le dessus sur la raison, je buvais les mythes qui circulaient sur khâgne et hypokhâgne (et, pour effrayer les schpountz comme moi, il en circulait d'horribles). Là-dessus, aucun prof ne me tend la main pour m'épauler dans mes choix, bref : pour m'ORIENTER. "Dans le doute, abstiens-toi", j'ai opté pour la fac (lettres modernes).
Tout ça pour dire quoi ?
Oui, une prépa "modérée" m'aurait convenu peut-être davantage que la fac car, paumé dans le vide intersidéral de mes 15 heures de cours hebdomadaires (et je passe sur le manque d'encadrement humain et méthodologique, sur la nullité de certaines évaluations), avec mon année d'avance (contrairement au Paysan Parvenu, me retrouver seul à 17 ans dans une ville inconnue n'a pas été facile), mes problèmes de dépression ont empiré, et un système plus "cadrant" aurait été bénéfique (voilà qui rejoint les propos de Yann et de Fabien). Et non, mes profs du lycée n'ont pas fait leur boulot d'orientation (et je ne crois pas avoir jamais vu la queue d'un COPSY, qui devait ne s'occuper que des plus faibles).
Pour finir, je sors du sujet de la dépression : un petit mot sur le niveau auquel on se hisse à la fac. Avec ces conneries de modules, j'avais le choix, entre autres, entre latin et cinéma. Puisqu'on n'est pas sérieux quand on a 17 ans, j'ai pris cinéma. Car personne ne vous oritente à l'entrée en fac, ne vous parle des concours, ni des meilleurs stratégies à mettre en oeuvre pour cartonner trois ans plus tard. Du coup, plus de latin dès la rentrée 1994. Donc, pas d'agrég (où le latin, à fort juste titre pour les littéraires que nous sommes, est obligatoire), mais seulement le CAPES (où ma classe bilingue a quand même porté ses fruits : 14 à l'écrit et 12 à l'oral en anglais). Donc, lorsque mon directeur de DEA, qui croyait vraiment en moi, m'a proposé de m'inscrire en thèse, j'ai décliné en sachant que, sans l'agrégation, je n'aurais pas de poste à la fac et que, prof certifié que j'étais déjà avec heures sup et exil en zone rurale, ma thèse prendrait des années et des années, sans déboucher sur rien de concret en terme de "carrière".
Moralité : si mes profs m'avaient pris en main pour m'orienter dans une prépa adaptée, ma dépression aurait été moindre et j'aurais eu droit à une formation généraliste porteuse pour les meilleurs concours. Et si, au moins, la fac m'avait briefé au poil en entrant en L1, j'aurais gardé le latin et aurais pu passer l'agrég et poursuivre en doctorat.
Je dois dire qu'aujourd'hui, j'éprouve une certaine rancoeur à l'égard du système car je crois qu'il a contribué à ce que je me gâche. Et je ne suis pas le seul dans ce cas (combien d'étudiants de sont fait avoir par l'attractivité modulaire !).
Ma consolation est l'agrégation interne qui, si elle ne permet pas de se mettre au niveau de l'externe, permet quand même de progresser dans la maîtrise de sa discipline et d'améliorer raisonnablement ses conditions de vie et de travail dans le second degré.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 décembre 2008
Catmano, j'ai lu attentivement (et commenté) votre message. Et je sais aussi comment travaillent les instits, (faisant partie de l'AGEEM) dont je vous parle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Ce n'est pas bien, Christophe, de vous abriter derrière le travail des instits -qui a dit qu'ils ne travaillaient pas ?- pour balancer enfin que vous êtes adhérent - on se demande à quel titre - de cette organisation obscurantiste qu'est l'AGEEM.
Dans un autre mail que j'ai lu à la volée vous disiez que Foucambert est mort ; Goigoux, qui l' a tué, lui n'est pas mort et poursuit dans la même direction ; et tous ces gens-là s'entendent admirablement bien - sur le dos des instits et des enfants - avec le ministre actuel comme avec les précédents.
Mais vous allez encore me dire que je suis de mauvaise foi. Il y a une manière simple de trancher la question : dites-moi si l'AGEEM soutient l'enseignement de quatre opérations en GS.
Et ne sortons pas de là. S'il vous plaît : pas de faux fuyants en forme de considérations sociologiques sur machin qu'est dans la misère et le petit qu'est mal élevé ; les quatre opérations, rien d'autre.
@Je ne sais plus qui a suggéré sur ce blog un "ministère de l'instruction publique nationale" ou un "ministère de l'éducation publique nationale". J'avoue en être tombé sur le cul.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
(et je ne crois pas avoir jamais vu la queue d'un COPSY, qui devait ne s'occuper que des plus faibles).
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 décembre 2008
Ne vous plaignez pas, tout le monde sait que les copsys sont des pervers pédophiles.
(ça, c'était pour faire un peu de mauvais esprit, mais le sévère rappel à l'ordre de JPB) ;O)))
(ce message va-t-il s'autodétruire, repéré par l'implacable renifleur de smileys ???)
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
malgré le sévère rappel à l'ordre !
n'importe quoi.
Ecrit par : yann | 22 décembre 2008
Je me permettais juste de dire : "il est plus difficile pour un lycéen de s'adapter au régime de la prépa qu'à celui de la fac". Mais si vous avez suivi un stage sur le suicide, et si vous "pensez" que c'est plus dur de s'adapter à la fac qu'à la prépa, je m'incline.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Comme quoi Antibi aurait raison ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Sur l'adaptation en prépa, je suis plutôt d'accord avec Yann. Je ne peux parler que de mon cas personnel, mais il est asssez frappant. J'étais une élève brillante et très anxieuse. En prépa, j'ai été soumise à un rythme de travail très soutenu, mais je me sentais encadrée, et régulièrement rassurée par les bons résultats que j'obtenais. Comme, au départ, je ne voulais pas devenir professeur, j'ai renoncé à la khagne et j'ai préparé une licence de psycho à la Sorbonne. Plus aucun encadrement strict, des devoirs trop rares qui ne me permettaient pas de situer correctement mon niveau. Mon anxiété s'est accrue de façon catastrophique, et c'est là que j'ai frôlé (de vraiment très près) la dépression.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 décembre 2008
@Rodrigue :
Trés intéressant témoignage, Rodrigue, merci ! Et, si je compte bien, vous avez 31 ans, ce qui est plutôt jeune, y compris pour passer l'agrégation externe. Cela vous semble insurmontable ? Vous vous trompez. Je suis un peu dans le même cas que vous mais...la difficulté de la chose aurait plutôt tendance à me stimuler. Et puis de toute façon, on s'en fout, on ne risque rien en étant déja certifié (pensez à ceux qui passent le concours et jouent le tout pour le tout).
Savez vous que depuis une date récente, plus rien ne nous empêche de passer les deux, interne et externe ? Encore un atout considérable.
Pensez aussi, si ce n'est déja fait à demander un congé-formation professionnelle : on vous fout la paix pendant quelques mois (voire une année (cela dépend des rectorats), vous allez préparer votre agreg sans être devant vos élèves, vous êtes rémunéré à 85 % de votre salaire (ce qui est insuffisant, mais nécessaire) et cerise sur le gâteau vous gardez votre poste.
C'est parfois long à obtenir (personnellement, je l'ai demandé 7 années de suite. il vaut mieux avoir de la suite dans les idées... ouarf !), mais le jeu en vaut la chandelle.
Ecrit par : Manu | 22 décembre 2008
@Manu
Merci. Je sais pour les congés formation, ça fait maintenant cinq ans que j'en demande un (depuis ma titularisation en fait). Mais c'est très difficile à obtenir. Par exemple, depuis deux ans, dans le cadre de la prépa agrég interne, seules des collègues femmes avec enfant, ou dans une situation sociale particulière, en ont obtenu un (et elles toutes ont au bas mot quinze ans d'ancienneté). C'est bien si vous l'avez eu rapidement.
Quant à l'externe, impossible : "sans le latin, sans le latin, l'agrég-ue nous em-mer-de" ! Ou alors il faut que je me paie Sévigné pendant deux ans pour me mettre au niveau.
PS : Le saviez-vous ? Les salaires de profs débutants sont si bas que tout le monde se précipite sur l'agrég interne dès les cinq ans d'ancienneté nécessaires obtenus. Ce qui donne des chiffres hallucinants : si ma mémoire est bonne (j'avais ces chiffres bien en tête l'an dernier), environ 80% des admis à l'agrég interne sont nés après 1972 ! ce qui veut dire que seules les jeunes générations cartonnent à ce concours (l'effet "didactique" ?) et que les profs plus anciens, pour qui il a été créé en 1989, en sont devenus les grands perdants. Le nouveau profil des agrégatifs internes est donc le suivant : de jeunes loups et louves très motivés, en mal de niveau de vie, et avec des connaissances universitaires encore fraiches dans la mémoire, qui ne veulent pas trimer 20 heures devant les gamins. Bref : l'agrég interne n'est pas un concours "facile" ! (même si se mesurer à ses collègues n'a rien à voir avec la concurrence des normaliens que propose l'externe). Par ailleurs, le nombre d'inscrits à ce concours ne cesse d'augmenter et celui des postes de baisser : 1800 candidats pour 100 postes l'an dernier ! Soit un taux d'admission presque deux fois moindre qu'en médecine ou au concours d'avocat ! Qui a dit que les profs n'étaient pas sévèrement sélectionnés, même en interne ? Il serait temps que ça change, et qu'on augmente les postes. Franchement, est-ce qu'un certifié devenu agrégé coûte si cher que ça ???
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 décembre 2008
Pour ceux et celles qui seraient intéressés par le congé de formation professionnelle, il faut savoir que c’est un droit (3 ans dont 12 mois payés). Il faut en profiter avant que ça disparaisse. Il ne faut pas en général demander un an mais 8 ou 9 mois pour ne pas perdre trop de revenus.
C’est vrai que les délais pour l’avoir vont d’un an pour les chanceux à sept ans et plus (merci le Moloch) et que cela n’aide pas vraiment à planifier les choses ! Exemple : le mari d’une collègue qui perd son boulot ou un autre collègue qui a eu enfin son congé était malade cette année-là et incapable d’en profiter. Il faut demander les barêmes aux syndicats.
Ecrit par : Pierre LaRiba | 22 décembre 2008
" L’enfance et l’adolescence sont des âges de la vie qui méritent toutes les attentions puisque c’est la période où le futur adulte se construit, s’insère dans la société et apprend à vivre dans une communauté."
C'est rédigé par l'Europe. D'ailleurs cela va de soi tellement c'est intelligent.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Guy, où avez-vous trouvé cette "avancée décisive" ? Vite ! On veut lire la suite !
C'est de la prose typique de pédago : enfonçage de portes ouvertes, récitation du banal et de l'évident en prenant la pose. Ce doit être épuisant...
Ecrit par : Pierre LaRiba | 22 décembre 2008
- De quoi sont les pieds ?
- Les pieds sont l'objet de soins constants.
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
Bof ! Moi, l'orientation en prépa, c'est genre reproduction des élites...
A huit ans, j'ai dit à mon papa que je voulais être vétérinaire et, en deux temps trois mouvements, il m'a tracé ma carrière scolaire. Papa et maman avaient " fait " Normale Sup, l'un en allemand, l'autre en anglais.
Je n'avais pas entamé ma classe de seconde que je savais que mon papa qui se faisait des 19 en thème latin en classe terminale, s'est pris des un et des deux sur le même exercice au premier semestre de prépa. De ce fait, je savais aussi que l'année de prépa est divisée en deux semestres.
Mon frère, de six ans mon aîné, avait fait math sup et spé, m'avait raconté à quel point les vétos étaient bêtes, à quel point leurs bizuthages étaient hard. Je l'ai vu travailler puis passer les concours.
Tout ce que ma famille ignorait des spécificités des prépas vétos et des performances nécessaires ou indispensables, mon père s'en était enquis trois à l'avance et on peut dire que je suis entrée en Seconde aussi affranchie que possible sur le post-bac qui m'attendait.
La seule chose que j'ignorais et qui m'a prise au dépourvu, c'est que l'Ecole que je visais, celle de Lyon, allait déménager des quais de Saône vers une cambrousse ultra-paumée.
Ce fut mon seul étonnement et ma seule déception... Plus question de flâner dans la Presqu'île après les cours !
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Je me permettais juste de dire : "il est plus difficile pour un lycéen de s'adapter au régime de la prépa qu'à celui de la fac". Mais si vous avez suivi un stage sur le suicide, et si vous "pensez" que c'est plus dur de s'adapter à la fac qu'à la prépa, je m'incline.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Comme quoi Antibi aurait raison ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Il y a autant de notes à la fac qu'en prépa ! En tout cas, elles ont autant d'importance qu'en prépa. Que vient faire Antibi là-dedans ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
@Pierre LaRiba
Je l'ai trouvé sur ce blog, avec étonnement :
"Sur le sujet du suicide des jeunes (mais sans la réponse à la comparaison prépa/fac): http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/WorkingDocs/Doc08/FDOC11547.htm
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 décembre 2008"
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
- De quoi sont les pieds ?
- Les pieds sont l'objet de soins constants.
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
Et les bompiers ?
Bonoeil.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Ah ! Je suis aussi entrée à l'Ecole Véto de Lyon en ignorant tout du titulaire de Chaire d'Anatomie et de celui de Parasitologie ... Très mauvaise surprise !
Si j'avais fait ma prépa au Lycée du Parc, j'aurais été préparée psychologiquement.
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Il y a autant de notes à la fac qu'en prépa ! En tout cas, elles ont autant d'importance qu'en prépa. Que vient faire Antibi là-dedans ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Rien.
Ou si : que ces "difficultés d'adaptation" m'attristent.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Certes, nous aurions pu avoir Ségo mais aurait-ce été pire ? Au moins connaîtrions nous nos adversaires. Avec le double discours du titulaire de l'Elysée, élu sur des promesses républicaines et qui saborde en réalité le service public, comment nous y prendre ?
Ecrit par : David Desgouilles | 22 décembre 2008
- - - - -- - - - -
Avec Mme Royal les choses se seraient passees differemment, mais cela n'irait pas mieux : cela irait mal d'une autre facon.
Je ne saurais dire de maniere precise quand on a renonce a l'elitisme, je dirais volontiers au cours des annees 1960.
Vouloir garder tous les enfants jusqu'a seize ans a ete une premiere bourde (bien que cela ait pu paraitre une mesure genereuse, "democratique"), parce qu'il etait illusoire d'attendre des enfants qu'ils fussent tous capables d'aller jusqu'au BEPC. Songeons qu'avant 1959 tous n'etaient pas capables d'obtenir le certificat d'etudes primaires.
Cela ne signifie nullement que certains enfants qui s'ennuient a l'ecole soient moins intelligents que ceux qui s'y plaisent, mais la nature humaine est ainsi faite que tous les etres humains n'ont pas les memes gouts ni les memes aptitudes, qu'il s'agisse des aptitudes physiques ou intellectuelles.
Vouloir astreindre les enfants a rester a l'ecole jusqu'a un certain age (avant 1959, quatorze ans ; seize ensuite) est une bonne chose, bien sur. Il faut bien acquerir un minimum de connaissances pratiques et theoriques pour pouvoir vivre de maniere raisonnable, verifier la monnaie qu'un caissier de supermarche rend, par exemple, etc.
Mais au-dela, qui croit serieusement qu'il soit possible d'interesser tous les enfants aux pieces de Moliere ou aux livres de Voltaire ? Personne n'y croit, mais beaucoup font semblant.
Ce qui serait "democratique", ce serait d'aider les enfants issus de milieux pauvres par des bourses substantielles quand de tels enfants ont fait la preuve de leur capacites et de leur merite. Il en existe, il en a toujours existe.
De meme il a toujours existe des cancres issus de milieux tres aises.
Ce qu'il faut, c'est du realisme.
Mais au lieu de cela, on a, de droite comme de gauche, fait un usage immodere - a supposer qu'on en puisse faire un usage modere - de la demagogie, de l'hypocrisie et du laxisme. Cela fait un melange detonant.
Au milieu de la decennie 1960, il y avait deja un taux d'echec enorme dans les universites. Rien de surprenant : tout bachelier pouvait s'inscrire en faculte.
Mais entre un bachelier qui a eu le baccalaureat avec la mention tres bien (en 1965) et un autre qui avait eu le sien avec la mention passable, il y avait un abime. Et la non-obligation d'assister aux cours magistraux n'incitait pas a l'effort pour bien des etudiants, meme parfois capables intellectuellement, mais incapables de s'imposer le serieux et les efforts requis pour reussir ses etudes superieures.
Les choses ne se sont evidemment pas arrangees apres 1970.
J'ai ete temoin de tout cela car je suis ne en 1940.
Et j'ai appris la grammaire et l'orthographe d'une facon plus convaincante que celle qu'on pratique de nos jours.
Inutile de dire, je suppose, que je souffre de ne pouvoir mettre les accents requis, les cedilles, les tremas, etc.
Aussi vous dirai-je Merry Christmas au lieu de Joyeux No-l.
Ecrit par : Francis Penin | 22 décembre 2008
Yann, vous parlez de quel rappel à l'ordre ???
Bon en tout cas la journée d'aujorud'hui a été riche ici : on saura qu'il est plus facile de s'adapter à la prépa qu'à la fac, que Darcos a fait pire que Savary, Jospin et Allègre, qu'il faudrait donner plus d'argent aux CIO et à l'Onisep, et augmenter le nombre des forums étudiants. Je ne parle même pas de l'idée d'interdire aux étudiants de redoubler leur année de licence, qui a été émise ici aussi.
Quant à Guy Morel : "Je ne sais plus qui a suggéré sur ce blog un "ministère de l'instruction publique nationale" ou un "ministère de l'éducation publique nationale". J'avoue en être tombé sur le cul."
J'espère que vous vous êtes bien fait mal - vous coûterez de toute façon moins cher à soigner (douloureusement) que Yann Elies, dont les turpitudes ont coûté 500 000 euros aux collectivités. Malgré la souffrance, pourriez-vous étayer cette déclaration, qui pourrait presque ressembler à une apparence saugrenue de jugement (péremptoire) ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Il y a autant de notes à la fac qu'en prépa ! En tout cas, elles ont autant d'importance qu'en prépa. Que vient faire Antibi là-dedans ?
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Rien.
Ou si : que ces "difficultés d'adaptation" m'attristent.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Et encore. Si vous vous penchiez sur vos difficultés de compréhension, vous seriez bien plus affligé.
Mais ne vous penchez pas trop, vous allez encore vous faire mal.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Bon, à part ça, si on cherchait comment revaloriser les salaires des jeunes profs, et quel lifting serait le plus approprié pour le collège ?
Je ne fais que proposer, hein, si vous avez une meilleure idée, ne vous privez pas.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Il faut bien acquerir un minimum de connaissances pratiques et theoriques pour pouvoir vivre de maniere raisonnable, verifier la monnaie qu'un caissier de supermarche rend, par exemple, etc.
Ecrit par : Francis Penin | 22 décembre 2008
En 1982 j'étais au Brésil, les deux gamines de 7 ans à Rio de Janeiro, qui vendait des gâteaux dans la rue, vous n'auriez pu les frouiller, il n'y a pas besoin de l'école jusqu'à 16 ans pour cela !mabiche
Ecrit par : mabiche | 22 décembre 2008
Et encore. Si vous vous penchiez sur vos difficultés de compréhension, vous seriez bien plus affligé.
Mais ne vous penchez pas trop, vous allez encore vous faire mal.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Dites donc quidam, et mon pied, vous le voulez quelque part ?
Non mais qui c'est animal qui nous emmerde avec ces états d'âme sur les terrrribles conditions des prépas et des étudiants en fac ?
T'es pas content de ton sort, alors tu fais la route mon gars !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Non mais qui c'est cet animal qui nous emmerde avec ses états d'âme sur les terrrribles conditions des prépas et des étudiants en fac ?
T'es pas content de ton sort, alors tu fais la route mon gars !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Excellent !!!
Ecrit par : Maminou | 22 décembre 2008
Non mais qui c'est animal qui nous emmerde avec ces états d'âme sur les terrrribles conditions des prépas et des étudiants en fac ?
T'es pas content de ton sort, alors tu fais la route mon gars !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Ca y est, maintenant "il" (ou "tu", puisque vous changez d'énonciation) va(s) avoir des aigreurs... Je maintiens pour les difficultés de comprehension : où voyez-vous que les conditions en fac sont dures selon moi ?
Non non, Guy, soignez-vous là où vous êtes tombé, et reposez-vous, reposez-vous...
Ma réflexion reste : la structure des prépas est plus proche de celle des lycées que celle de la fac (puisque c'est ce que voulaient dire Yann et Fabien), mais il est beaucoup plus dur de s'adapter à la somme de travai donnée en prépa qu'à la liberté et au désoeuvrement (relatif) imposés en fac.
Guy, ne répondez pas, vous avez encore mal compris. Soignez-vous, plutôt : ça me mine de savoir que vous souffrez après une chute dont je suis responsable.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Non mais qui c'est cet animal qui nous emmerde avec ses états d'âme sur les terrrribles conditions des prépas et des étudiants en fac ?
T'es pas content de ton sort, alors tu fais la route mon gars !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Excellent !!!
Ecrit par : Maminou | 22 décembre 2008
C'est censé être une référence à quoi ? Je n'ai pas ça en magasin.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
il est beaucoup plus dur de s'adapter à la somme de travai donnée en prépa qu'à la liberté et au désoeuvrement (relatif) imposés en fac.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Passer du presque rien de l'année de terminale (et de ce qui précède) au vide absolu de la première année de fac, c'est vrai que c'est jouable...
D'autant que les quelques lycéens bosseurs qui nous restent ne bossent que parce qu'ils visent des études supérieures exigeantes - autant dire qu'ils ne mettrons jamais les pieds à la fac (ou alors en médecine, mais c'est une autre histoire)
Ecrit par : TotoWeininger | 22 décembre 2008
Merci, TotoWeininger, pour ce jugement sensé...
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Ca y est, maintenant "il" (ou "tu", puisque vous changez d'énonciation) va(s) avoir des aigreurs... Je maintiens pour les difficultés de comprehension : où voyez-vous que les conditions en fac sont dures selon moi ?
Écrit par Jerémy.
L'énonciation, voyez-vous cela ! Mais c'est qu'il a fait des études l'animal ! Et des meilleures encore !
Je dis à toi, à vous, au quidam, à l'autre, à n'importe qui que tu vous il nous les brises, nous le brisez, nous les brise avec l"agrégation la sous agrégatio, les prépas, les études en fac, le suicide, le salaire etc.
Z'êtes pas contents, tirez-vous !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Elle est où, notre copine Cadichon ?
A sa mémoire, de profundis, ce lien:
http://fr.youtube.com/watch?v=4Njp2M4idJk&feature=related
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
T'es pas content de ton sort, alors tu fais la route mon gars !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Il est d'usage de dire, au moins par chez moi, "fais de route ".
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Pour Guy Morel :
"ABOIEMENT, subst. masc.
A. Sens propre. Cri naturel du chien ou d'autres animaux d'espèce voisines :
1. Il y avait dans ce courant d'air harmonieux toutes les pensées des temps héroïques de la noblesse, fondues en notes attendrissantes pour le cœur : la joie des hauts chasseurs, les aboiements des lévriers, les hennissements des chevaux, les sanglots du cerf, la voix des nobles damoiselles intercédant pour lui.
L. GOZLAN, Le Notaire de Chantilly, 1836, p. 79.
2. ... le chien se mit à hurler de toutes ses forces. Je n'y gagnais pas beaucoup : aboiements ou hurlements, cris de fureur, ou cris d'angoisse allaient toujours au même but, c'est-à-dire aux oreilles d'Hadgi-Stavros.
E. ABOUT, Le Roi des montagnes, 1857, p. 218.
Rem. 1. Le vocab. de la vén. préfère aboi*. 2. Autres assoc. attestées : aboiements de sirènes, aboiements de chacals. 3. Un emploi exceptionnel :
3. Que c'est solennel le milieu de ces longs jours d'été, quand parmi l'aboiement des cigales ininterrompu dans la lumière qui fait tout disparaître, on entend comme le bruit d'un dieu qui aiguise son épée!
P. CLAUDEL, Protée, 1re version, 1914, II, 3, p. 344.
P. ext. (cf. aboyer) :
4. La voix suprême de notre temps, celle qui fait taire tout amour, tout génie, toute conscience, c'est l'horrible aboiement du canon.
J. GREEN, Journal, 1931, p. 42.
B. Au fig. [En parlant de l'homme, comparé à un chien].
1. Voix désarticulée, cri :
5. La musique nous recompose peut-être encore mieux. Plus profondément; car le cri est au-dessous du mot; c'est l'animalité pure; et c'est à ce niveau que la musique nous reprend, voulant nous faire entendre qu'avant de bien penser, avant même de régler la parole, il faut régler le gémissement et l'aboiement, qui sont nos premières erreurs et peut-être nos seules erreurs. Si tu veux penser, commence par ne pas crier. Un cri c'est une chose qui tombe, c'est une chose qui vieillit. Le son au contraire est un miracle de constance; le son est un cri qui ressemble à lui-même; le son prend comme loi d'être ce qu'il est, de demeurer ce qu'il est.
ALAIN, Propos, 1927, p. 716.
6. De l'un des lits du centre partaient sans arrêt ces gémissements où la douleur devient plus forte que toute expression humaine, où la voix n'est plus que l'universel aboiement de la souffrance, le même chez les hommes et les animaux : des jappements qui suivent le rythme de la respiration, et dont celui qui écoute sent qu'ils vont s'arrêter avec le souffle.
A. MALRAUX, L'Espoir, 1937, p. 509.
7. Au loin, Siry entendait l'aboiement incompréhensible d'un haut-parleur espagnol où parlait le père Barca, ...
A. MALRAUX, L'Espoir, 1937, p. 807.
Rem. A la différence du suivant, cet emploi n'est pas toujours péj.
2. Péj. Domaines de la pol., du journ., etc. Parole, discours parlé ou écrit :
8. ... faire préconiser ses exploits par toutes les trompettes de la renommée, et revenir triomphant, précédé des aboiemens de l'intrigue qui vous proclame le libérateur de la France et le héros de tous les mondes possibles; voilà l'une des chances innombrables que peut présenter un tel système de guerre; ...
M. ROBESPIERRE, Discours, 1792, p. 142.
9. Du reste, insurrection, émeute, en quoi la première diffère de la seconde, le bourgeois, proprement dit, connaît peu ces nuances. Pour lui tout est sédition, rébellion pure et simple, révolte du dogue contre le maître, essai de morsure qu'il faut punir de la chaîne et de la niche, aboiement, jappement; jusqu'au jour où la tête du chien, grossie tout à coup, s'ébauche vaguement dans l'ombre en face de lion.
V. HUGO, Les Misérables, t. 2, 1862, p. 276.
10. Lui-même, de temps en temps, publiait, ou faisait publier, quelque remarque caustique, quelque petit aboiement aux talons de confrères dont le succès (ou insuccès) l'agaçaient.
V. LARBAUD, Journal, novembre 1934, p. 335."
Voilà : c'est culturel, littéraire, instructif, et en plus ça répond tout à fait au dernier message de Guy Morel. Je ne sais pas si Guy Morel est soupe au lait, ou s'il a le vin méchant, mais dans les deux cas ses problèmes gastro-digestifs ne s'arrangent toujours pas. C'est sans doute la chute qu'il a subie.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Au fait, avant de me faire traiter d'animal par Cubitus, j'en étais là :
"Bon, à part ça, si on cherchait comment revaloriser les salaires des jeunes profs, et quel lifting serait le plus approprié pour le collège ?
Je ne fais que proposer, hein, si vous avez une meilleure idée, ne vous privez pas."
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Excellent !!!
Ecrit par : Maminou | 22 décembre 2008
C'est censé être une référence à quoi ? Je n'ai pas ça en magasin.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
La répartie de Guy Morel m'a juste fait beaucoup rire...
Ce n'était nullement une prise de position pour qui que ce soit et pour quoi que ce soit...
Ecrit par : Maminou | 22 décembre 2008
Ce n'était nullement une prise de position pour qui que ce soit et pour quoi que ce soit...
Ecrit par : Maminou | 22 décembre 2008
C'est gentil de le préciser.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Mais de quoi il veut parler tonton Morel ?
Ecrit par : orage | 22 décembre 2008
Voilà : c'est culturel, littéraire, instructif, et en plus ça répond tout à fait au dernier message de Guy Morel. Je ne sais pas si Guy Morel est soupe au lait, ou s'il a le vin méchant, mais dans les deux cas ses problèmes gastro-digestifs ne s'arrangent toujours pas. C'est sans doute la chute qu'il a subie.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
C'est très élégant de mettre mes réactions d'humeur sur le compte de dérangements gastriques ou d'un abus de picrate. Vous auriez dû aller jusque la chiasse, pour parfaire le démonstration.
Quant à taper "aboiement" sur Google pour y trouver trois citations, cela prouve simplement que vous avez besoin de renfort. Et d'un renfort pas toujours choisi, parce que Larbaud, franchement...
Donc revenons aux fondamentaux et à ce que vous écriviez.
C'est-à-dire :
"C'est dément. Les taux de tentatives de suicides, en prépa, ou le nombre de dépressions, vous les connaissez ? S'adapter à la prépa, c'est bien plus difficile que de s'adapter à la fac !
On ne parle vraiment pas de la même chose, c'est pas possible autrement !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008 "
Je dois reconnaître qu'il y avait là - dans cet "on ne parle pas vraiment de la même chose, c'est pas possible autrement !" -un réelle profondeur de pensée ; que dis-je ? une pensée en prise directe sur les graves turbulences traversées par notre Éducation nationale ; que dis-je ? un Larbaud en gestation.
Cher Jérémy, je vous dois donc, du fond de mon ictère alcoolique, du fond de mes aigreurs oesophagiennes, de tout l'élan de mes tripes torturées, mes plus humbles excuses et mes fervents hommages à votre intelligence si vive.
Bien à vous.
GM
PS. Un mot encore, si j'ose, à propos de l'Éd.-Nat. Dans une querelle de mots qui se prolonge autour des termes "instruction" et "éducation", il est surprenant que personne jusqu'ici ne soit avisé que le scandale se trouve dans l'usage du terme "nationale" accolé aussi bien à "éducation" qu'à "instruction". 1932 n'est pourtant pas si loin de 1933 et de l'avènement du "national-socialisme".
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Tiens, à propos du vide universitaire, un jugement assez drôle de madame Millon sur le niveau des étudiants :
"[...]de nombreux étudiants, nantis d'un Master 2, ont tout juste un niveau de secrétaire de direction, si l'on regarde leur maîtrise de la langue, leur niveau culturel et leur éducation générale."
[lefigaro.fr 22/12/2008 12:44]
Ça leur fera au moins un débouché.
Ecrit par : TotoWeininger | 22 décembre 2008
Mais de quoi il veut parler tonton Morel ?
Ecrit par : orage | 22 décembre 2008
Tonton Morel se marre - c'est permis non ? Et il y a des blancs-becs qui eux se marrent guerre et montent au mât.
Mince, ce blog se meurt, mais il ne se rend pas !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
"Tiens, à propos du vide universitaire, un jugement assez drôle de madame Millon sur le niveau des étudiants :
"[...]de nombreux étudiants, nantis d'un Master 2, ont tout juste un niveau de secrétaire de direction, si l'on regarde leur maîtrise de la langue, leur niveau culturel et leur éducation générale."
[lefigaro.fr 22/12/2008 12:44]
Ça leur fera au moins un débouché.
Ecrit par : TotoWeininger | 22 décembre 2008
Même pas : ils passeront certainement derrière ceux qui ont un B.T.S. secrétariat de direction.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Il est d'usage de dire, au moins par chez moi, "fais de route ".
Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2008
Non, non : "fais de route", c'est "passe ton chemin" ; "faire la route", c'est prendre le trimard comme mon ami Pouchèle ou naguère London.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
J'arrive à l'instant après une journée passée à transbahuter des meubles et une centaine de sacs-poubelle pleins de livres — ne me demandez pas pourquoi…
Plusieurs choses :
- relever le niveau du Brevet et du Bac est aujourd'hui une utopie. Il faut se battre (et se battre dur) pour relever le niveau des élèves qui arrivent à ces deux paliers. Mais on donnera le Bac bientôt comme on donne le Brevet. Avec le même type de composants. D'où la nécessité (voir plus bas) d'instaurer une sélection à l'entrée à l'université. Le Bac en soi n'est plus un barrage, et ne le sera jamais plus.
- Fabien, Vous voyez Peillon ministre de l'Education ? Rafraîchissez-moi la mémoire, Peillon, c'est bien le copain de Julien Dray, cet honnête homme qui soutient Ségolène Royal ? Et ma syndicaliste favorite a fait un débat sur l'Education avec le susdit, et m'affirme qu'il est d'une ignorance crasse. Comme quoi on peut être ancien prof, et pas grand chose.
- Mais foin de polémique : intégrer les prépas aux facs pour relever le niveau ? Ce serait faire de la "Licence unique" comme on fait du collège unique : ça n'a fait aucun bien aux élèves en difficulté de se retrouver confrontés aux bons élèves, et ça a coulé ces derniers — sauf ceux qui ont des parents qui, des parents que. Les facs ont tout intérêt à mettre en place une certaine forme de sélection — le modèle des BTS est un minimum. Certaines ont d'ailleurs sauté le pas depuis longtemps, en le disant ou sans le dire.
- Mon ami qui se rend si souvent aux States m'affirme qu'il existe un nombre considérable de bourses, souvent financées par les entreprises, qui facilite l'entrée en fac d'étudiants fauchés. Les entreprises françaises n'ont pas pour l'instant cette culture, mais une incitation fiscale équivalente ne serait pas une mauvaise chose — ou le serait-ce ?
- Vous devriez savoir que la fixation actuelle sur Darcos est sans proportion avec ce que le ministre a (très maladroitement, et si vous revoyez mes Notes depuis six mois, vous verrez que je suis loin, très loin de le soutenir aveuglément) tenté d'imposer. Il y a là-dessous une manœuvre concertée, qui instrumentalise les élèves (mais ça va passer, grâce à Julien Dray, ceux de la FIDL n'ont plus les moyens de tirer des tracts…), en leur faisant croire qu'il reste quelque chose de la réforme du lycée. Il n'en reste que l'ambition de réformer et le collège et le lycée — et qui ne sait que c'est absolument indispensable ?
JPB, un peu crevé, après 700 bornes et cinq heures d'efforts excessifs, mais vaillant.
Ecrit par : brighelli | 22 décembre 2008
La question de la confiance me semble capitale. La peur est mauvaise conseillère : elle engendre des maux en cascades. Elle les "précipite" comme dit JPB. La confiance est une affaire de temps : est-il possible de la restaurer ? Et comment ?
Marilyse Leroux
Ecrit par : Leroux Marilyse | 22 décembre 2008
D'où mes interventions "pédago".
Il est possible que je me mette le doigt dans l'œil jusqu'au coude, mais il me semble que c'est une des pistes pour rétablir une certaine confiance des "usagers" du service public d'éducation (ou d'instruction, je ne suis pas sectaire).
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
Je ne pense pas que prendre les gens pour des imbéciles en se livrant à un enfumage "expert" permanent soit le meilleur moyen de rétablir la confiance mais c'est peut-être moi qui me fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude...
Un texte intéressant pour compléter
http://wikiwix.com/cache/?url=http://pagesperso-orange.fr/scmsa/feynman.htm
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
@Dobolino
trimard
n.m.
Argot ou pop. Vielli. Route, chemin
« Il reprit le trimard et sur le coup de six heures, il était arrivé » (Quesneau)
Trimarder
V
Pop. Vieilli.
1 / cheminer, vagabonder sur les routes
2 / V. tr. Transporter, trimballer
Trimardeur
n.m. (voleur de grande route, 1712)
pop. Vieilli. Nomade, vagabond
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Mais d'où vient cette soudaine poussée d'agressivité qui parcourt le blog ??
A titre d'apaisement : Prière pour aller au Paradis avec les ânes
Lorsqu'il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites
Que ce soit par un jour où la campagne en fête
Poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
Choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
Au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
Je prendrai mon bâton et sur la grande route,
J'iai, et je dirai aux ânes, mes amis :
Je suis Francis Jammes, et je vais au Paradis,
Car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai : venez, doux amis du ciel bleu,
Pauvres bêtes chéries, qui, d'un brusque mouvement d'oreilles,
Chassez les mouches plates, les coups et les abeilles...
Que je vous apparaisse au milieu de ces bêtes
Que j'aime tant parce qu'elles baissent la tête
Doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds
D'une façon bien douce et qui vous fait pitié (...)
Mon Dieu faites qu'avec ces ânes je vous vienne,
Faites que dans la paix, des anges nous conduisent
Vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
Lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
Et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
Sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
Qui mireront leur humble et douce pauvreté
A la limpidité de l'amour éternel.
Quand j'étais enfant, j'avais un disque où Jean Négroni récitait ce poème, avec d'autres de Francis Jammes, pour qui j'ai toujours gardé une grande tendresse. Et, pour prévenir toute confusion, je rappelle que j'ai toujours été athée )))
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 décembre 2008
Mince, ce blog se meurt, mais il ne se rend pas !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Il est mort. Parce qu'inutile, utopique, pas assez ouvert, donc rasoir.
Ecrit par : orage | 22 décembre 2008
PS. Un mot encore, si j'ose, à propos de l'Éd.-Nat. Dans une querelle de mots qui se prolonge autour des termes "instruction" et "éducation", il est surprenant que personne jusqu'ici ne soit avisé que le scandale se trouve dans l'usage du terme "nationale" accolé aussi bien à "éducation" qu'à "instruction". 1932 n'est pourtant pas si loin de 1933 et de l'avènement du "national-socialisme".
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
A ce compte, étant donné que tous les mots sont chargés d'histoire et donc connotés... Si le mot national renvoie au national-socialisme, il en est donc de même pour le mot socialisme. Vous voyez la difficulté.
Quand JPB rectifiait ma première idée d'Instruction Publique pour lui préférer la qualité de Nationale, c'était dans le souci de conserver aux diplômes une valeur commune à tout le territoire et éviter ainsi, à terme, l'effet pervers de leur non équivalence.
Passant, je me permets de rappeler que le nationalisme ne fut pas crée par les nazis qui ont simplement exacerbé jusqu'à l'outrance un courant auquel la révolution française n'est pas étrangère.
Ecrit par : Magister | 22 décembre 2008
@JPB
"Rafraîchissez-moi la mémoire, Peillon, c'est bien le copain de Julien Dray, cet honnête homme qui soutient Ségolène Royal ? Et ma syndicaliste favorite a fait un débat sur l'Education avec le susdit, et m'affirme qu'il est d'une ignorance crasse. Comme quoi on peut être ancien prof, et pas grand chose."
Dray, ce serait pas le beauf de Canada ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
"C'est très élégant de mettre mes réactions d'humeur sur le compte de dérangements gastriques ou d'un abus de picrate. Vous auriez dû aller jusque la chiasse, pour parfaire le démonstration."
Oh, vous aurez sans doute mal compris l'expression "soupe au lait", mais on n'est plus à ça près. En plus vous vous plaignez pour pas grand chose : c'est tout de même moi qui dois me farcir votre prose indigeste et votre humour gras.
"Quant à taper "aboiement" sur Google pour y trouver trois citations, cela prouve simplement que vous avez besoin de renfort. Et d'un renfort pas toujours choisi, parce que Larbaud, franchement... "
Je n'ai pas eu à chercher sur google : c'est une définition de dictionnaire. Ca vous a apparemment échappé, mais on n'est plus à ca près non plus.
"il est surprenant que personne jusqu'ici ne soit avisé que le scandale se trouve dans l'usage du terme "nationale""
Si, moi. J'avais proposé "instruction publique", mais une crainte s'est fait entendre : si on fait disparaître le mot "national", on risque de perdre le caractère national des examens, diplômes et concours.
Vous serez sans doute soulagé de voir que le reste de votre message ne mérite pas qu'on s'y attarde : faire le laquais pour faire un peu d'humour, il y a longtemps que ça ne prend plus.
Mais au fait, Guy, vous l'avez attaqué pour quoi, mon message ? Ca vous énervait à ce point de lire que les conditions en prépa sont plus dures qu'à la fac ? Ca me semble pourtant tomber sous le sens.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
"Ce n'est pas bien, Christophe, de vous abriter derrière le travail des instits -qui a dit qu'ils ne travaillaient pas ?- pour balancer enfin que vous êtes adhérent - on se demande à quel titre - de cette organisation obscurantiste qu'est l'AGEEM."
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Où avez-vous lu que j'étais "adhérent" à l'AGEEM? Méthode globale? ;-)
Attention, Jeremy! Guy a été adoubé grand maître de l'association des "persifleurs patentés" par le maître des lieux soi-même!!! ;-)))
Et je persiste à dire qu'il y a des militants AGEEM qui font du (très bon) travail!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Sylvie, merci :-)
Relire Paul fort et s'endormir, rasséréné... C'est un beau programme de fin de soirée :-)
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Attention, Jeremy! Guy a été adoubé grand maître de l'association des "persifleurs patentés" par le maître des lieux soi-même!!! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Les P.P.?!
Ah, ça lui va bien !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Je ne pense pas que prendre les gens pour des imbéciles en se livrant à un enfumage "expert" permanent soit le meilleur moyen de rétablir la confiance mais c'est peut-être moi qui me fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude...
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
Merci de me remettre à ma place, M'sieur. Vous voulez la joue gauche aussi ?
Allez, c'est de bon cœur, c'est bientôt Noël...
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
Au moins vous avez de l'humour. C'est déjà beaucoup.
Sans rancunes ;-)
Ecrit par : olivier taviau | 22 décembre 2008
En revanche, par contre, comme dit ma maman qui, comme vous, n'aime pas entendre pérorer les maîtresses d'école, quand c'est sans, c'est qu'il n'y en a pas, alors c'est comme lorsqu'on est deux fois dromadaire, il n'en faut pas.
Ecrit par : catmano | 22 décembre 2008
@ Sylvie Huguet
"Quand j'étais enfant, j'avais un disque où Jean Négroni récitait ce poème, avec d'autres de Francis Jammes, pour qui j'ai toujours gardé une grande tendresse. Et, pour prévenir toute confusion, je rappelle que j'ai toujours été athée )))
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 décembre 2008"
Athée ou pas, j'ai battu la campagne toute la matinée après Bongo échappé de son pré aux aurores pour courir après une ânesse en chaleur. Six kilomètres à travers les labours !
Et Négroni qui n'était pas là !
Bonne nuit.
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
"Relire Paul Fort..."
Francis Jammes, Jeremy, Francis Jammes !
Mais Paul Fort est une bonne idée aussi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 décembre 2008
@C.Sibille
j'ai lu "à la volée" et vous avez raison nonobstant l'usage particulier que vous faites des parenthèses. Mais cela ne vous dispense pas répondre sur les quatre opérations : pas d'issue.
"Catmano, j'ai lu attentivement (et commenté) votre message. Et je sais aussi comment travaillent les instits, (faisant partie de l'AGEEM) dont je vous parle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 décembre 2008
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Oups, pardon Sylvie pour le lapsus.
Oui, Paul Fort c'est bien aussi :-)
Tout cela repose...
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
"vous avez raison nonobstant l'usage particulier que vous faites des parenthèses"
Mais... Guy... Vous avez fait des études, foi d'animal !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Les P.P.?!
Ah, ça lui va bien !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Et qu'est-ce qui ne vous vaut pas ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
@ Christophe Sibille
Attention à ne pas vous glisser dans les trous ! Les quatre opérations et l'AGEEM, Christophe !
GM
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Mais... Guy... Vous avez fait des études, foi d'animal !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Pas du tout, je les commence tous les matins.
Mais dites-donc, Larbaud, foie d'animal, ça vaut vraiment le déplacement ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Mais... Guy... Vous avez fait des études, foi d'animal !
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Pas du tout, je les commence tous les matins.
Mais dites-donc, Larbaud, foie d'animal, ça vaut vraiment le déplacement ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
J'apprends donc que la mastérisation et la réforme des concours sont une "maladresse" de notre meilleur ministre de l'Education Nationale des trente dernières années.
Vous me rassurez : je croyais maloncontreusement que c'était une infâme connerie dangereuse et pernicieuse.
Ce n'est qu'une boulette. Ouf.
P.S. (et PS ah ah ah) : je n'ai jamais, ô grand jamais, porté le sieur Dray dans mon coeur, mais cela n'implique pas pour autant que la "présomption d'innocence" soit foulée. Attendons. S'il y a fraude, qu'on le condamne fermement, si c'est du vent, qu'on s'excuse.
"Comme quoi on peut être ancien prof et pas grand chose" :
au sujet de Peillon peut-être, mais je retournerais le compliment à XDarcos, qui a dû oublier d'où il venait et comment il est arrivé là où il est.
Allez, sans rancune, bonne soirée, et allez voir "Les Plages d'Agnès" de Agnès Varda : c'est fort beau et émouvant.
Ecrit par : Fabien | 22 décembre 2008
Mais dites-donc, Larbaud, foie d'animal, ça vaut vraiment le déplacement ?
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Larbaud aime :-) Et ça veut dire : on est heureux.
Mais je parle d'un temps que les moins de vingt ans...
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
"J'apprends donc que la mastérisation et la réforme des concours sont une "maladresse" de notre meilleur ministre de l'Education Nationale des trente dernières années."
Ecrit par : Fabien.
Ben, Fabien, l'épithète homérique que vous attribuez à Darcos est malheureusement vraie ! Enfin, personnellement, je suis obligé de me limiter aux vingt dernières années pour comparer.
Darcos, le meilleur ministre de l'E.N. des trente dernières années, hélas !!!
Ecrit par : Jeremy | 23 décembre 2008
Rentable ou pas ,intérèts des éléves satisfaits ou non,la seule réforme acceptable qui serait en fait une révolution consiste à revenir sur les trente ans de déviances pédagogistes qui nous précédent.Ce qui signifie :revenir sur le collége unique;la loi de programmation "Jospin" de 1989,le bac-braderie permanente(les 80% c'est qui ?),le passage de première en terminale plus facile que prendre le métro,la salle de classe sans estrade ,le prof habillé en tenue de jardinage quasiment et pas rasé devant ses éléves etc ....bref comme je l'ai déjà écrit dans un autre post:il y a du boulot !Quand à Mr DARCOS il entendait avec sa réforme du lycée poursuivre le travail de démolition entrepris par tous ses prédécésseurs.La Grèce n'est pas la France , certes , mais il ya dans la téte de nos gouvernants depuis 1986 le syndrome Malik Oussekine et nous avons nous nos banlieues .
Ecrit par : defer | 23 décembre 2008
"Quand à Mr DARCOS il entendait avec sa réforme du lycée poursuivre le travail de démolition entrepris par tous ses prédécésseurs."
Mais sur le papier, elle est très bien, sa réforme ! Avec des élèves et des profs de papier, sa réforme est formidable : offrir le même tronc commun à tous en sciences, langues et humanités, et permettre aux élèves d'approfondir les centres d'intérêts qui les attirent : c'est très bien !
MAIS ces gens-là (Darcos, Gaudemar, Sherringham, Jouve, Campion, Larzul...) ne savent pas ce qu'est un élève de lycée ! Soit ce sont des spécialistes du droit, soit ce sont des universitaires qui n'ont plus enseigné en lycée depuis 25 ans ! Demandez à un recteur ou à un I.G. s'il sait ce que c'est qu'un lycéen aujourd'hui. Et qui plus est, comment Darcos peut-il composer avec des syndicats phagocytés par un centre mou et informe (le Snes), et deux opposés qui valent, en termes de voix, autant l'un que l'autre : le Snalc d'un côté, Sgen et SE-UNSA de l'autre ? Sans parler de F.O. (Fantôme Occulte), le syndicat qui joue à ne siéger nulle part quand il a des élus. Ajoutez les IUFM, la CPU, le délabrement des facs et le ras-le-bol des profs : vous obtenez une pelote de laine absolument inextricable.
Bref : réformons d'abord le collège, ayons des lycéens dignes de ce nom, ayons une orientation correcte (oui, Yann, faite correctement par les professeurs), et après il poura y avoir une réforme du lycée. Pourquoi diable Darcos a-t-il voulu aller si vite ??? Il a cru pouvoir échapper à l'écueil de la réforme du collège unique ? Il a eu peur du débat et des oppositions ? C'est réussi !
Ecrit par : Jeremy | 23 décembre 2008
Très bien, votre description de l'EN, Jérémy ! Tout à fait ça…
Rajoutez : et quelques conseillers occultes, comme les coups de pied du même nom…
Fabien, je reviens sur la question des prépas. Nous officierions dans des classes d'une qualité architecturale supérieure aux facs ?
Mais il en est des établissements d'enseignement supérieur comme du reste : toutes ces facs construites dans les années 60, et au-delà, sont de grosses merdes architecturales. Je reviens sur la Loi de Brighelli (allez, il est tôt, et c'est bientôt les étrennes) : la capacité pédagogique est inversement proportionnelle à la qualité ergonomique. On a construit des facs comme des Collèges — pour qu'elles brûlent, ou, plus simplement, contaminent les étudiants à l'amiante pendant quelques générations. Les vieux labos de l'ENS Ulm ont engendré plus de chercheurs que les paillasses neuves de Jussieu.
Les seuls établissements d'enseignement supérieur que j'ai trouvés adéquats, ce sont des écoles comme Polytechnique ou HEC, perdues dans des campus lointains. Non parce que l'Etat n'aurait mis le paquet que sur les lieux de l'élite, mais parce que l'enseignement supérieur devrait, en soi, générer de l'élite. La "Licence pour tous" est une absurdité, qui va finir par couler les BTS et les IUT, les deux secteurs qui marchent le mieux, et qui auraient dû (ou devraient) servir de matrice à bien des formations supérieures. Qu'est-ce qu'on va obliger des mômes de collège à se taper des cours très généraux pendant quatre ans, alors qu'ils préféreraient, et de loin, mettre la main à la pâte ? Qu'est-ce qu'on oblige des étudiants d'université à faire des Licences, des masters, à écouter des cours pointus délivrés par des spécialistes, alors qu'ils pourraient entrer plus tôt, et avec profit, sur le marché du travail ? Les facs ne sont pas des chaufferettes pour paresseux — ou ne devraient pas l'être.
Dernier point. Les prépas, dites-vous, sont polysémiques, et les facs spécialisées. C'est bien là que ça blesse : je concevrais volontiers des "Colleges" à l'américaine, deux ans de formation tous azimuts, avant de continuer en "Universities" dans des cursus spécialisés. Non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 décembre 2008
Dernier point. Les prépas, dites-vous, sont polysémiques, et les facs spécialisées. C'est bien là que ça blesse : je concevrais volontiers des "Colleges" à l'américaine, deux ans de formation tous azimuts, avant de continuer en "Universities" dans des cursus spécialisés. Non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 décembre 2008
Oui, mais alors on rallonge encore les études pour tous, ce n'est pas toujours une bonne idée... Après la seconde "troisième bis", deux années post-bac pour faire ce qu'on aurait dû voir au lycée? Qui lui, et c'est son rôle, est pluridisciplinaire?
Vous avez entendu parler, pour les universités, de la bonne blague reliée au fameux plan réussite licence? Un projet merveilleux: avant l'année L1, une année "L0" de "remise à niveau généraliste" et "ouverture culturelle". Mais la même L0 pour toutes les disciplines; on y ferait du droit, de l'anglais, de la communication, de l'économie, de l'expression personnelle, on y oublierait ce qu'on a pu apprendre dans sa matière. Puis on passerait en L1, faire des lettres ou des maths après une année passée à autre chose.
Pourquoi ne pas imaginer dès lors après un L-1 de remise à niveau en français ou calcul, un L-2 consacré à la socialisation du jeune étudiant, etc, etc?
Pour sauver le système universitaire, il faut un bac sélectif. Sinon la fac n'attirera que les gens qui n'ont pu intégrer ni prépa, ni bts, ni iut (qui, eux, sélectionnent...). Et on aura beau jeu d'en critiquer le niveau.
Ecrit par : oh là là | 23 décembre 2008
"@ Christophe Sibille
Attention à ne pas vous glisser dans les trous ! Les quatre opérations et l'AGEEM, Christophe !
GM"
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Si c'est pour commencer à travailler sur les quatre opérations à partir du début de la GS, je ne suis pas contre. Si c'est pour faire "du forcing" pour que tous les gamins, systématiquement, sachent manier ces quatre opérations à l'issue du CP, (ou du CE1), je pense très sincèrement que ça peut faire "un peu de casse". Pourquoi vouloir travailler obligatoirement "à marche forcée"?
Par contre, il y a assurément, souvent, (mais ce n'est pas le fait de l'AGEEM), beaucoup trop de photocopies avec des exercices "à compléter" au lieu d'exercices à écrire et à faire complètement, (et ça concerne autant le français que les math).
Bonnes vacances à vous, (là où je vais, je risque de ne pas pouvoir me connecter en dehors d'occasions, et en "cybercafés"). Mais j'essaierai, au maximum.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 décembre 2008
Sinon la fac n'attirera que les gens qui n'ont pu intégrer ni prépa, ni bts, ni iut (qui, eux, sélectionnent...). Et on aura beau jeu d'en critiquer le niveau.
Ecrit par : oh là là | 23 décembre 2008
Ah bon, il reste des BTS qui sélectionnent ?
Pas les BTS industriels que je fréquente en tout cas.
Ecrit par : olivier taviau | 23 décembre 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8&feature=related
Ecrit par : Bégodo | 23 décembre 2008
Le parcours humanités ou humanités classiques de Nanterre est une initiative intéressante, dont pourraient s'inspirer bien d'autres universités :
http://www.u-paris10.fr/humanites
Ecrit par : Romuald | 23 décembre 2008
Bon en tout cas la journée d'aujorud'hui a été riche ici : on saura [...] qu'il faudrait donner plus d'argent aux CIO et à l'Onisep, et augmenter le nombre des forums étudiants.
Ecrit par : Jeremy | 22 décembre 2008
Est-ce que j'ai dit ça ?
J'ignore tout des budgets des bidules en question, et ils sont peut-être pharaoniques par rapport aux résultats. C'est bien possible (même probable, c'est la France).
Mais les profs ne peuvent (et ne veulent) pas faire l'orientation tout seuls, je pense.
Déjà, combien parmi vous ont-ils lu récemment les brochures qui sont distribuées aux élèves, comme "après la 3eme", ou "après le bac", et qui ne sont pas mal faites du tout ?
Ecrit par : yann | 23 décembre 2008
Connus, mais toujours très drôles, les Fatals Picards…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 décembre 2008
Je dis à toi, à vous, au quidam, à l'autre, à n'importe qui que tu vous il nous les brises, nous le brisez, nous les brise avec l"agrégation la sous agrégatio, les prépas, les études en fac, le suicide, le salaire etc.
Z'êtes pas contents, tirez-vous !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Guy, même si on ne parle pas toute la journée des quatre opérations, c'est tout de même mieux que de se farcir les pleurs de Narcisse et de sa bande, non ?
Ecrit par : yann | 23 décembre 2008
Ils ne sont pas mauvais, à Nanterre…
Forcément, il y a quelques très bons profs…
C'était notre rubrique "spécial copains"…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 décembre 2008
Je dis à toi, à vous, au quidam, à l'autre, à n'importe qui que tu vous il nous les brises, nous le brisez, nous les brise avec l"agrégation la sous agrégatio, les prépas, les études en fac, le suicide, le salaire etc.
Z'êtes pas contents, tirez-vous !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Guy, même si on ne parle pas toute la journée des quatre opérations, c'est tout de même mieux que de se farcir les pleurs de Narcisse et de sa bande, non ?
Ecrit par : yann | 23 décembre 2008
Mais je n'ai jamais demandé que l'on parle toute la journée de quat'zopérations ! J'attendais en revanche de Christophe Sibille, maintenant réfugié dans le maquis ! qu'il étaye sa défense de l'indéfendable AGEEM.
Pour le reste, et au-delà du persiflage, je trouve sciantes les considérations professionnelles voire catégorielles qui polluent parfois les débats de ce blog et me rappellent l'ambiance de la salle des profs. C'est vrai que 40 ans de salle des profs, ça use et que d'autres sont de ce point de vue moins lassés que moi ; tout de même, quelle image de la profession !
Cordialement
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Pour le reste, et au-delà du persiflage, je trouve sciantes les considérations professionnelles voire catégorielles qui polluent parfois les débats de ce blog et me rappellent l'ambiance de la salle des profs. C'est vrai que 40 ans de salle des profs, ça use et que d'autres sont de ce point de vue moins lassés que moi ; tout de même, quelle image de la profession !
Cordialement
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Vous voulez que je vous raconte mes repas à la cantine du collège de B... (26) lorsque, jeune remplaçante à l'école maternelle, j'allais m'y restaurer pour échapper aux menus "salade de pâtes, raviolis en boîte, banane" de la cantinière de l'école primaire ?
Heureusement qu'il y avait Simone, ma copine maître auxiliaire, qui semblait s'apercevoir de ma présence !
Remarquez, elle devait se dire elle aussi : "Heureusement qu'il y a Catherine, ma copine remplaçante à la maternelle !"
Ecrit par : catmano | 23 décembre 2008
Vous voulez que je vous raconte mes repas à la cantine du collège de B... (26) lorsque, jeune remplaçante à l'école maternelle, j'allais m'y restaurer pour échapper aux menus "salade de pâtes, raviolis en boîte, banane" de la cantinière de l'école primaire ?
Heureusement qu'il y avait Simone, ma copine maître auxiliaire, qui semblait s'apercevoir de ma présence !
Remarquez, elle devait se dire elle aussi : "Heureusement qu'il y a Catherine, ma copine remplaçante à la maternelle !"
Ecrit par : catmano | 23 décembre 2008
Ah oui ! J'aime les histoires. Ce que je n'aime pas, c'est le ressassement, en termes d'indices catégoriels et à coups de " quel sort est le nôtre !", des malheurs de la profession. Faut dire que j'ai vécu le passage du registre de l'exigence revendicative à celui de la plainte revendicatrice ; ce devait être dans les années 80 avec l'arnaque de la "revalo".
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
On a parlé de Paul Fort hier soir... Allez, encore un peu de poésie :
Songe d'une nuit d'été
La rose libre des montagnes a sauté de joie cette nuit, et toutes les roses des campagnes, dans tous les jardins ont dit :
Sautons, d'un genou léger, mes soeurs, par dessus les grilles ! L'arrosoir du jardinier vaut-il un brouillard qui brille?
J'ai vu, par la nuit d'été, sur toutes les routes de la terre, courir les roses des parterres vers une rose en liberté.
Texte cité de mémoire; une ou deux erreurs sont possibles.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2008
@Sylvie Huguet
Un autre de Paul Fort :
Comme Hier
Hé! donne moi ta bouche, hé! ma jolie fraise!
L'aube à mis des frais's plein notr' horizon
Garde tes dindons, moi mes porc, Thérèse
Ne r'pouss' pas du pied mes petits cochons.
Va, comme hier! comme hier! comme hier!
Si tu n' m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller:
La vie c'est toujours les mêmes chansons.
Pour sauter le gros sourceau d'pierre en pierre,
Comme tous les jours mes bras t'enlèv'ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r'pousse pas du pied mes petits cochons.
Va, comme hier! comme hier! comme hier!
Si tu n' m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
La vie c'est toujours amour et misère
La vie c'est toujours les mêmes chansons.
J'ai tant de respect pour ton cœur Thérèse,
Et pour tes dindons. Quand nous nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé! ma jolie fraise
Ne r'pousse pas du pied mes petits cochons.
Va, comme hier! comme hier! comme hier!
Si tu n' m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller:
La vie c'est toujours les mêmes chansons.
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Une petite rose pour votre jardin. et les genoux légers ...
Si peu
l'éclosion d'une rose
sur le tourment des terres
Le rêve et la rose
sont des fleurs de passage
Et l'amour
une autre rive
où s'emporte la lumière.
Marilyse Leroux
Ecrit par : Marilyse Leroux | 23 décembre 2008
"Christophe Sibille, maintenant réfugié dans le maquis ! "
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Pas du tout! J'ai un train dans deux heures! Mais vous avez lu mon message, je suppose?
Entendu Claude Allègre, invité sur "France-inter" tout à l'heure. Il a dit ne pas avoir voulu faire un "panagérique", et a parlé également de "Tianamen".
A mon avis, il a échappé à la "GS" programme "SLECC"...
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 décembre 2008
Nous avons déjà eu cette discussion, mais à tout hasard, je rappelle que le bonnet d'âne était censé donner à celui qui le portait l'intelligence d'un âne — animal à l'intellect particulièrement puissant, comme vous le confirmera Guy Morel -:)))
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 décembre 2008
A vous tous, mes amis : voici les lettres sorties à grand-peine du logiciel de l'ordinateur anglais, mises dans un document Word ou je peux aller les chercher a volonte et les substituer aux lettres incorrectes. Cela equivaut bien a remettre vingt fois le metier sur son ouvrage, si m'en croyez. (Un seul "à" mis ci-dessus.)
à è ò ù À È
é É
â ê î ô û
Ê Ô
ä ë ï ö ü ÿ
æ Æ
œ Œ
ç Ç
J
Ecrit par : Francis Penin | 23 décembre 2008
" la salle de classe sans estrade ,le prof habillé en tenue de jardinage quasiment et pas rasé devant ses éléves etc ...."
écrit par Defer.
Il y a des moments où je veux bien faire des efforts, mais il y en a d'autres où je ne peux plus du tout suivre certains propos...
Bon, c'est pas tout ça : au lieu de broyer du noir, allez voir "LES PLAGES D'AGNES" de Madame Varda...
Ecrit par : Fabien | 23 décembre 2008
" Dernier point. Les prépas, dites-vous, sont polysémiques, et les facs spécialisées. C'est bien là que ça blesse : je concevrais volontiers des "Colleges" à l'américaine, deux ans de formation tous azimuts, avant de continuer en "Universities" dans des cursus spécialisés. Non ?
JPB "
Méfiez-vous! C'était dans le programme de Ségolène Royal pour la dernière élection interne au PS! Cela voudrait donc dire que des gens au PS réfléchissent sur l'éducation?!
comme quoi, tout ne serait pas à jeter, même chez la pire d'entre nous!
Trève de plaisanterie, cela se discute, mais des "formations tous azimuts" risqueraient effectivement d'allonger les années d'étude. C'est un problème.
Ecrit par : Fabien | 23 décembre 2008
Dommage que nous soyons en vacances ! Sinon les élèves de mon petit atelier "Art-en-ciel" seraient venus à votre secours, Francis : ils ont inventé, en droite ligne du génial Carelman, une machine à mettre les accents. Et le slogan de leur "Petit catalogue d'objets introuvables tout autant qu'exceptionnels" est "Mettez l'accent sur les accents !". Chouette, non ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 23 décembre 2008
J'ai entendu plus qu'ecoute Allegre ce matin, dans une emission plus tournee vers la gaudriole que l'analyse politique. Mais j'ai releve une reflexion qui m'a parue aussi juste que desesperante. Je cite en substance : "on disait que j'etais maladroit et avais mis tous les profs dans la rue, on disait que Darcos etait adroit, regardez ou il en est aujourd' hui. Les seuls ministres de l'EN qui ont ete populaires, l'ont ete parce qu'ils n'ont rien fait" En lisant ce forum, on a vraiment l'impression que l'EN est inreformable, parce que la juxtaposition d'interets contraires engendre systematiquement des minorites de blocage. Je ne porte pas Darcos dans mon coeur, mais le proces qui lui a ete fait au sujet des couches en maternelle est un exemple de detournement politicien.
Je terminerai sur une experience personnelle : de par ma profession, j'ai du m'interesser au systeme educatif singapourien. Il n'est pas parfait, mais il dispose de MOYENS incomparablement superieurs :
http://en.wikipedia.org/wiki/Education_in_Singapore
http://en.wikipedia.org/wiki/Education_in_France
en gros le budget de l'EN devrait etre augmente de 50% pour etre au niveau, et ce sans considerer les differences de niveau de vie !!!
La conclusion que je tire de toutes les interventions faites ici c'est que le systeme est en crise a chaque etage : maternelle, primaire, college, lycee, fac. Reformer l'une sans reformer l'amont, est inutile. Attendre 20ans pour que le fleuve redevienne pur est insupportable. Il faut tout reprendre en meme temps, et personne n'a ce courage politique
Ecrit par : philippe | 23 décembre 2008
Dommage que nous soyons en vacances ! Sinon les élèves de mon petit atelier "Art-en-ciel" seraient venus à votre secours, Francis : ils ont inventé, en droite ligne du génial Carelman, une machine à mettre les accents. Et le slogan de leur "Petit catalogue d'objets introuvables tout autant qu'exceptionnels" est "Mettez l'accent sur les accents !". Chouette, non ?
Ecrit par : Marilyse Leroux | 23 décembre 2008
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D'accord, Marilyse, mais cette machine etait-elle equipee pour mettre les cedilles et les tremas aussi, etc. ?
Etait-elle plus pratique que le dispositif que j'utilise ici : je copie l'ensemble des signes, corrige tous les "e accent aigu" d'abord, tous les "e accent grave" ensuite, etc. ?
Voyez ci-dessous, SVP.
à è ò ù À È
é É
â ê î ô û
Ê Ô
ä ë ï ö ü ÿ
æ Æ
œ Œ
ç Ç
D'accord, Marilyse, mais cette machine était-elle équipée pour mettre les cédilles et les trémas aussi, etc. ?
Était-elle plus pratique que le dispositif que j'utilise ici : je copie l'ensemble des signes, corrige tous les "é accent aigu" d'abord, tous les "è accent grave" ensuite, etc. ?
Voyez ci-dessous, SVP.
Amicalement vôtre.
P.-S. : Je laisse à dessein le tableau ci-dessus, mais c'est la dernière fois. Je suis allé chercher les quelques lettres dont j'avais besoin, le "é" etant le plus fréquent, me semble-t-il.
Ecrit par : Francis Penin | 23 décembre 2008
"les profs plus anciens, pour qui il a été créé en 1989, en sont devenus les grands perdants. "
Ne pourrait-on pas aussi émettre l'hypothèse que les meilleurs des vieux, et (ou) les plus bosseurs l'ont déjà obtenue?
Parce que cela va faire 20 ans, depuis 89, et que parmi les collègues de ma génération, beaucoup l'ont obtenue!
Ecrit par : retraitée | 23 décembre 2008
P.-S. : Je laisse à dessein le tableau ci-dessus, mais c'est la dernière fois. Je suis allé chercher les quelques lettres dont j'avais besoin, le "é" etant le plus fréquent, me semble-t-il.
Francis, procurez-vous un petit logiciel génial appelé PopChar!
Ecrit par : retraitée | 23 décembre 2008
additif
Vous aurez le grec, le cyrillique, l'hébreu, et une foule de symboles! ∑ ∞ √ par exemple!
Ecrit par : retraitée | 23 décembre 2008
Francis, procurez-vous un petit logiciel génial appelé PopChar!
Ecrit par : retraitée | 23 décembre 2008
- - - - - -
Merci, chère collègue honoraire !
Étiez-vous professeur ? Si oui, sachez que, en fait, vous l'êtes toujours, mais avec le beau titre de "professeur honoraire".
Amicalement vôtre, Retraitée, chère collègue. (avec un R majuscule, car vous êtes une personne).
Ecrit par : Francis Penin | 23 décembre 2008
"les profs plus anciens, pour qui il a été créé en 1989, en sont devenus les grands perdants. "
Ne pourrait-on pas aussi émettre l'hypothèse que les meilleurs des vieux, et (ou) les plus bosseurs l'ont déjà obtenue?
Parce que cela va faire 20 ans, depuis 89, et que parmi les collègues de ma génération, beaucoup l'ont obtenue!
Ecrit par : retraitée | 23 décembre 2008
Oui, ce doit être plutôt pour ça ! Mais au fait : avez-vous toujours de vieux grimoires de grammaire sous le coude (ou au grenier) ? Je suis encore preneur. Merci.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 décembre 2008
"Voilà je reviens des Assédic où l'on vient de m'embaucher pour surveiller les profs de l'éduc'nat, le premier qui ouvre son claque-bec pour dire une connerie aura droit à un grand coup de gourdin sur la tête ou dans les tibias selon mon inspiration, il va falloir qu'ils se tiennent bien, je commence quant à moi un entraînement intensif car je crains d'avoir des courbatures dès ma première journée de travail ... il paraît que c'était un poste qui n'était pas pourvu jusqu'à présent par manque de courageux pour aller se frotter à cette engeance enseignante qui prolifère à belle allure. C'est la nouvelle école républicaine que je lance, celle des bois morts. Du bon frêne souple mais solide, taillé dans le coeur du tronc ... "
Ecrit par : pidibouse, nain rentré | 23 décembre 2008
Je reviens de soigner une vache au Contadour ! Rendez-vous compte ! Au Contadour !!!!
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
Redortiers Le Contadour : Villes et Villages en Provence
Pop.: 70h. Alt.: 1.100m
Département des Alpes de Haute Provence
Redortiers Le Contadour Pop.: 70h. Alt.: 1.100m Département des Alpes de Haute Provence Il faut aller chercher Redortiers le Contadour, à l'extrême Nord du pays de Forcalquier, tout au bout d’une petite route quimonte à travers les champs de lavande.
Posé au milieu de majestueux paysages sauvages qui ont inspiré le grand écrivain Jean Giono - plateau vallonné à perte de vue, planté de pins, sapins et chênes verts - Le Contadour n’est plus aujourd’hui qu’une grappe de vieilles fermes et granges plus ou moins restaurées, en activité ralentie : une stère de bois qui attend l’hiver, un chien assoupi, un vieux qui cueille les pommes de son jardin, un camion abandonné qui rouille sous les sapins …
Si le plus grand charme de Redortiers le Contadour réside dans ses paysages, vous offrant de nombreuses possibilités de promenades, l’aspect culturel n’est pas absent avec la découverte du village primitif de Redortiers, qui était encore peuplé au 19ème siècle, par un chemin avec vue sur les Monts de Vaucluse et le Mont Ventoux (1909 m).
Il y subsiste quelques ruines couronnées par un donjon d'époque romane (12ème siècle), qui a également conservé une belle porte.
En continuant la route de Redortiers jusqu'à "Tinette", vous atteignez le plateau des Fraches, où d'anciennes bergeries et cabanes en pierre sèches (bories) témoignent de l'ingéniosité et du savoir-faire des bergers.
Redortiers était traditionnellement un lieu de rassemblement où l'on comptait les moutons avant la transhumance.
Son immense territoire pastoral lui permet d'ailleurs de continuer l'élevage de moutons.
Silence, nature sauvage, air pur, on conçoit que Redortiers Le Contadour ait pu inspirer le grand Giono, qui y posséda longtemps une vieille bergerie.
Ecrit par : Maminou | 23 décembre 2008
Il faut aller chercher Redortiers le Contadour, à l'extrême Nord du pays de Forcalquier, tout au bout d’une petite route qui monte à travers les champs de lavande.
Ecrit par : Maminou | 23 décembre 2008
Pour le coup, c'était plutôt entre deux murs de neige. Possible qu'il y ait dessous la neige des champs de lavande ...
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
Silence, nature sauvage, air pur, on conçoit que Redortiers Le Contadour ait pu inspirer le grand Giono, qui y posséda longtemps une vieille bergerie.
Ecrit par : Maminou | 23 décembre 2008
Le Contadour, pour Giono, Maminou, c'est bien plus qu'une simple inspiration. C'est une expérience communautaire avant l'heure.
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
http://hauteprovence.merveilles-du-var.net/04/contadour/contadour.php
C'est ici que l'on peut aussi le lire, mais "ils" ne voulaient pas que je fasse un copié/collé!!!
Ecrit par : Maminou | 23 décembre 2008
C'est ici que l'on peut aussi le lire, mais "ils" ne voulaient pas que je fasse un copié/collé!!!
Ecrit par : Maminou | 23 décembre 2008
Ne vosu inquétez pas ! La suite arrive, en remerciements des Läckerli ...
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
Silence, nature sauvage, air pur, on conçoit que Redortiers Le Contadour ait pu inspirer le grand Giono, qui y posséda longtemps une vieille bergerie.
Ecrit par : Maminou | 23 décembre 2008
Le Contadour, pour Giono, Maminou, c'est bien plus qu'une simple inspiration. C'est une expérience communautaire avant l'heure.
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
Giono...Que les méridionaux de souche ou de rencontre pardonnent à l'homme du Nord que je suis - hanté non par biloute, que l'on se rassure, mais par les taïgas et toundras sibériennes - que ce nom lui fasse repenser à Pagnol et à sa Femme du boulanger inspirée d'un court passage de Jean le Bleu et qui est, du moins à ses yeux, un des plus grands films jamais tournés.
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Mince, ce blog se meurt, mais il ne se rend pas !
Ecrit par : guy morel | 22 décembre 2008
Il est mort. Parce qu'inutile, utopique, pas assez ouvert, donc rasoir.
Ecrit par : orage | 22 décembre 2008
Tiens, encore un donneur de leçons à la con...
Ça faisait longtemps. On s'en récupère un comme ça tous les 2 /3 jours. Ils viennent proclamer à la face du blog leur génie incompris en nous expliquant que nous n'avons -nous, pas eux- rien compris, et que ce blog est par conséquent inutile. Pourquoi viennent-ils eux-même perdre augustement et magnanimement quelques minutes de leur précieux temps ? Mystère et boule de gomme...
Ecrit par : Manu | 23 décembre 2008
Le Contadour, pour Giono, Maminou, c'est bien plus qu'une simple inspiration. C'est une expérience communautaire avant l'heure.
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
Oui. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette "expérience communautaire" à la veille du grand massacre.
Avant l'heure, c'est pas l'heure ; et quant aux suivants, ils n'ont pas grand chose à voir, dans leurs bergeries pour rire, avec ce qui s'est joué dans la première moitié du XXè.
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Ecrit par : orage | 22 décembre 2008
Tiens, encore un donneur de leçons à la con...
Ça faisait longtemps. On s'en récupère un comme ça tous les 2 /3 jours. Ils viennent proclamer à la face du blog leur génie incompris en nous expliquant que nous n'avons -nous, pas eux- rien compris, et que ce blog est par conséquent inutile. Pourquoi viennent-ils eux-même perdre augustement et magnanimement quelques minutes de leur précieux temps ? Mystère et boule de gomme...
Ecrit par : Manu | 23 décembre 2008
Vous énervez pas, Manu ; c'est déjà écrit : orage au désespoir etc. Les vieux cons sont toujours d'attaque, quelque soit leur âge ( orage, au désespoir) d'ailleurs.
Quel est son blase et son identité civile à cet Orage qui passe anonyme.
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Tiens, encore un donneur de leçons à la con...
Ça faisait longtemps. On s'en récupère un comme ça tous les 2 /3 jours. Ils viennent proclamer à la face du blog leur génie incompris en nous expliquant que nous n'avons -nous, pas eux- rien compris, et que ce blog est par conséquent inutile. Pourquoi viennent-ils eux-même perdre augustement et magnanimement quelques minutes de leur précieux temps ? Mystère et boule de gomme...
Ecrit par : Manu | 23 décembre 2008
Là où je suis content, c'est que je sais que vous ne me mettez pas dans cette catégorie. N'est-ce pas, Manu ?
Ecrit par : Jeremy | 23 décembre 2008
@Manu
Merci. Je sais pour les congés formation, ça fait maintenant cinq ans que j'en demande un (depuis ma titularisation en fait). Mais c'est très difficile à obtenir. Par exemple, depuis deux ans, dans le cadre de la prépa agrég interne, seules des collègues femmes avec enfant, ou dans une situation sociale particulière, en ont obtenu un (et elles toutes ont au bas mot quinze ans d'ancienneté). C'est bien si vous l'avez eu rapidement.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 décembre 2008
Rapidement ?!!! 7 ans c'est bien longtemps, comme dit la chanson.
Ceci dit, vous tenez peut-être le bon bout : renseignez-vous sur les conditions particulières d'obtention dans votre rectorat (elles sont variables d'une académie à l'autre. Les critères nationaux sont à 3 ans d'ancienneté. Dans mon académie... c'est 10 ans !! C'est génial la décentralisation... voilà peut-être un argument en faveur du mot "national"...la remarque de JPB allait aussi dans ce sens (les même conditions pour tous, que l'on soit un fils de plouc de Monboudif ou d'ailleurs).
Si ces critères d'obtention ne sont pas inscrits noir sur blanc, demandez à votre syndicat préféré. S'il a des élus en CAPA, il sait.
N'oubliez pas aussi - par principe, même si c'est pénible - de le demander tous les ans : ce peut être un critère de sélection (variable selon les années, alors autant le faire) et une manière de prouver à l'administration que vous le voulez ,ce p***** de congé.
Mes voeux vous accompagnent, mon cher Rodrigue. Et l'un dans l'autre, après des années de bons et loyaux services, cela fait du bien de changer d'ambiance (surtout quand on enseigne en collège : troquer l'ambiance Kevin Dugenou/Vanessi Parada en délire contre l'ambiance studieuse d'une prépa agreg... vous verrez, vous ne serez plus le même homme ).
Ecrit par : Manu | 23 décembre 2008
Là où je suis content, c'est que je sais que vous ne me mettez pas dans cette catégorie. N'est-ce pas, Manu ?
Ecrit par : Jeremy | 23 décembre 2008
J'aurais bien du mal en effet vu votre fidélité à ce blog. Je parlais ici d'une rafale (tout du moins était-ce mon impression) d'intervenants ponctuels, nous expliquant doctement que ce blog ne sert à rien parce que - en gros- nous (les autres intervenants ) n'avons rien compris à rien.
Le tout en omettant bien sûr de se rabaisser à nous expliquer quoi que ce soit. Puis,de se draper dans une dignité fabriquée et de conclure "puisque vous refusez le dialogue, je m'en vais".
J'aurais bien dit "quels sont ces connards qui sifflent sur nos têtes ?" si j'étais cultivé, mais comme je ne le suis pas, je me contenterai d'évoquer Fm'urrr lorsque une vague de mégalomanie passe sur le troupeau.
Ecrit par : Manu | 24 décembre 2008
Le Contadour ? Dobolino, vous me donnez envie d'aller à la neige, puisque la neige ne vient pas à moi. À ce soir…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2008
C'est vrai que 40 ans de salle des profs, ça use et que d'autres sont de ce point de vue moins lassés que moi ; tout de même, quelle image de la profession !
Cordialement
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
- - - - - - - - -
Fichtre ! 40 ans de salle des profs ? Dans le même établissement ?
Le cauchemar !
Je n'ai enseigné que 31 ans et ai fréquenté 5 salles de profs (plus quelques-unes de manière épisodique pendant mon stage de CPR, apres le succès au CAPES théorique), respectivement 1 an, trois ans, deux ans, deux ans puis 22 ans. Et, parfois, j'ai eu du mal à supporter les mêmes têtes dans le dernier lycée ou j'ai exercé (ou sévi, diraient certains collègues ou proviseurs avec qui mes rapports ont été peu enthousiasmants).
Today is Christmas Eve, so it's still time to say "Merry Christmas everybody !"
Ecrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008
Oui, ce doit être plutôt pour ça ! Mais au fait : avez-vous toujours de vieux grimoires de grammaire sous le coude (ou au grenier) ? Je suis encore preneur. Merci.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 décembre 2008
Oui, RV sur le forum néoprofs, où j'officie sous le même pseudo, et où vous pourrez m'adresser un message privé. C'est bête, j'ai envoyé hier à une jeune collègue mon cours de Sévigné sur le Dictionnaire philosophique de Voltaire.
Dites-moi de quoi vous avez besoin (je peux aussi vous prêter le précis de grammaire pour les concours)
Ecrit par : retraitée | 24 décembre 2008
Fichtre ! 40 ans de salle des profs ? Dans le même établissement ?
Ecrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008
Non. Dans six établissements : lycées et collèges, Paris, banlieue, province. Quant à l'atmosphère de la salle des profs et aux rapports avec l'administration locale ce fut très fluctuant, avec une nette dégradation à partir du début des années 90.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
POUR SOURIRE : SUR FRANCE INFO, DAVIDENKOFF DANS LES ÂFFRES
"L’année 2008 entrera peut-être dans les livres d’histoire de l’éducation comme celle des grands divorces dans le monde enseignant.
Divorce d’un couple qui n’a jamais fonctionné, celui des professeurs des écoles et celui des professeurs du second degré. Le rêve des IUFM était de créer une culture commune ; l’alliance devait se faire autour de compétences communes à tous les enseignants, notamment en matière pédagogique. Mais les IUFM n’ont jamais réussi à remplir ce rôle et même leurs défenseurs les plus farouches ont fini par convenir de l’échec. Résultat : l’annonce de leur disparition du moins sous leur forme actuelle. Problème : les IUFM avaient succédé aux écoles normales d’instituteurs, qui étaient un véritable creuset de l’identité enseignante. Il n’en reste rien.
Deuxième divorce entre les enseignants et leur grande centrale d’achat, la Camif, qui a déposé le bilan. Ce divorce est lié au précédent : pendant longtemps, acheter à la Camif faisait partie de la panoplie enseignante, comme l’adhésion à un syndicat, à la Maif, à la Casden et à la MGEN. Et il y avait une dimension d’engagement, de militantisme, dans ces adhésions. Le dépôt de bilan de la Camif est un des indices d’une sorte de normalisation ou de banalisation du corps enseignant. De même – troisième divorce – la disparition du mensuel Le Monde de l’éducation, qui devient un supplément au quotidien Le Monde. Fin là encore d’un projet unificateur, celui d’un magazine capable de transcender les différences entre enseignants autour de sujets communs, et d’y intéresser aussi les parents.
Divorce consommé enfin entre enseignants tenants de la tradition et enseignants tenants de pédagogies réputées progressistes. Les seconds sont aujourd’hui en tête de la protestation contre les nouveaux programmes du primaire et certains sont rudement sanctionnés pour cela. Dans le même temps, des enseignants qui par le passé ont eux aussi refusé d’appliquer les réformes ou qui les ont critiqué de manière extraordinairement violente ont l’oreille de Xavier Darcos voire – ça a été le cas de Marc Le Bris – reçoivent des décorations de la main du ministre. Les victimes ont changé de camp.
Un paysage très éclaté donc, auquel il faudrait ajouter tous ces enseignants dont on parle moins souvent – les professeurs de l’enseignement technique et professionnel notamment. L’ironie de l’histoire est que cette atomisation du corps enseignant aura eu lieu sous le ministère d’un enseignant qui avait promis voici 18 mois que sa priorité était de revaloriser la fonction enseignante."
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Le coup passa si près que le chapeau tomba : affres, évidemment.
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Pour info.
(D'autres articles sur la situation au Québec rassemblés sur Lire-Ecrire)
Publié le 10 septembre 2008
Bonnet d'âne
Nathalie Collard
La Presse
«Pourquoi nos enfants sortent-ils de l'école ignorants?» C'est la question assassine qu'un enseignant du cégep pose dans un livre paru la semaine dernière.
Ce constat, d'autres (parents, enseignants) l'ont fait avant lui. Il n'en est pas moins pertinent. Pour résumer grossièrement les propos de Patrick Moreau, disons qu'il affirme que les jeunes écrivent mal, parlent mal et n'ont plus de culture générale. Bref, que ce sont des ignorants.
Le grand coupable de cette médiocrité ambiante, selon lui: le ministère de l'Éducation, sa réforme et sa pédagogie par projet centrée sur l'enfant (ou l'apprenant) plutôt que sur les connaissances. L'enseignant dénonce la disparition du redoublement (et son corollaire, l'impossibilité pour l'enfant de faire face à l'échec), la piètre qualité du français enseigné, la difficulté (voire l'incapacité) pour les jeunes de structurer leur pensée et donc, de faire preuve de sens critique.
En ce qui concerne la qualité du français et le redoublement, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a redressé la barre l'an dernier. Il faudra attendre les résultats. Elle a également manifesté son désir de serrer la vis en ce qui concerne la formation des maîtres. Espérons qu'elle poursuive sur sa lancée.
Cela dit, on ne peut pas accuser le «programme» de tous les maux comme le fait M. Moreau. Il y a de bons enseignants qui réussissent, avec l'approche pédagogique imposée par Québec, à inculquer des connaissances à leurs élèves. Preuve, donc, que la faute n'incombe pas SEULEMENT aux technocrates du ministère de l'Éducation et que les compétences des enseignants pèsent aussi dans la balance.
C'est dailleurs une des faiblesses du livre de M. Moreau: il passe bien vite sur la responsabilité individuelle de ses collègues.
La qualité du français est pauvre chez les jeunes? Il faut entendre certains profs s'exprimer. Et on ne parlera pas du niveau de culture générale de plusieurs d'entre eux Dans son livre, M. Moreau se désole que ses élèves n'aient pas lu Proust. Ses collègues l'ont-ils lu davantage?
La réalité, c'est que l'école québécoise n'existe pas en vase clos. Elle évolue dans une société où règne un profond malaise chaque fois qu'on remet en question le niveau moyen de culture générale, le dépassement de soi et l'excellence. Soulever ces questions (comme le fait M. Moreau), c'est s'assurer à chaque fois d'être taxé d'élitisme, le vilain mot. Ce sont pourtant des questions essentielles.
Cette nième critique de l'école québécoise est-elle un coup d'épée supplémentaire dans l'eau? Il y a un risque. L'auteur prétend qu'il faut revoir de fond en comble l'éducation prodiguée aux jeunes Québécois. C'est le genre d'affirmation, trop large, qui reste habituellement lettre morte. Attendons au moins de voir les premières cohortes d'étudiants qui auront vécu la réforme au secondaire. D'ici là, M. Moreau propose une liste de solutions rapidement applicables: exiger des futurs enseignants une parfaite maîtrise du français parlé et écrit; s'assurer que les enseignants soient diplômés dans la matière qu'ils désirent transmettre (et éviter qu'un professeur d'éducation physique enseigne l'anglais du jour au lendemain). M. Moreau insiste également sur la revalorisation de la profession d'enseignant, question d'attirer de meilleurs candidats. On commence quand?
Ecrit par : Guillaume | 24 décembre 2008
2008 élection d'Obama, 2009 'inauguration' d'Obama
1992 : ‘it is the economy stupid !’ disait Clinton
2008 : ‘it is demographics stupid !’ faut-il dire
MacCain a gagné les voix des classes moyennes WASP de manière nette, mais ces classes ne sont plus la majorité, c’est ça qui est nouveau .
Obama a bénéficié d'un vote racial, bien que ne venant pas du même monde que ceux qui se sont identifiés à lui par critère socio-racial (Obama vient de la classe moyenne bobo mondialisée, et non du 'ghetto')
Obama qui a gagné dans les populations pauvres a gagné aussi chez les très riches .
- les très riches se cherchent une bonne conscience médiatique, type show biz ou affairiste au soi disant grand coeur (comme Bill Gates qui redistribue au Tiers-Monde l’argent du racketiciel), un sondage CNN a montré que les très riches ont voté environ à 50-50 pour les deux candidats (pas de nette majorité pour Obama tout de même) .
C’est se donner bonne conscience à peu de frais, quand on est ultra-riche, à la richesse non justifiée par un quelconque mérite, de prétendre être écolo (tout en polluant avec son jet privé) ou social (en appelant la police si un SDF pénètre dans votre propriété), et c’est justifier par sa soi disante bonté sa richesse insolente auprès du grand public, la rendre légitime .
Gauche caviar et droite bling bling, les postures diffèrent, mais c’est le même monde, en France BHL en est un exemple .
Un article récent paru dans Libé a montré comment être un républicain modéré à Hollywood est impossible, pour faire face à l’intolérance de certains Démocrates qui donnent des leçons de tolérance, impossible, sauf à qui est déjà une ’star’ .
- les politiques des partis de centre-gauche préservent autant les intérêts des très riches que des politiques de droite le feraient (sinon la banque d'affaires Goldman Sachs ne serait pas le premier contributeur d'Obama), quand on a une richesse insolente, être taxé un peu plus ou un peu moins ne change pas grand chose, ce qui n’est pas le cas des classes moyennes supérieures qui votent majoritairement à droite .
Warren Buffet qui dit qu’il ne donnera que quelques % de sa fortune à ses enfants, cela fera toujours plus par enfant que la totalité du patrimoine d’une famille aisée dont Buffet demande la taxation à l’héritage !
- enfin, pour des ultra-riches, le meilleur moyen d’assurer l’avenir de leur classe est d’avoir des politiques qui tout en soutenant leurs intérêts ne le montrent pas, et là, la gauche caviar a une sérieuse avance sur la droite, qu’elle soit bling bling ou pas .
Les personnes les plus ‘intelligentes’ ne votent pas, contrairement à la mythologie ‘bobo’, pour le centre-gauche, ce sont les ‘petits intellos’ ayant un minimum d’années d’université se croyant beaucoup plus malins que les ‘red necks’, qui votent de manière écrasante pour le centre-gauche (Obama par exemple), mais au délà d’un certain niveau la proportion en faveur de la gauche caviar diminue .
En France, parmi les meilleurs écrivains, ou scientifiques, du XXe siècle, nombreux sont ceux indépendants idéologiquement (à quoi sert-il d’être intelligent si ce n’est pour être libre), ou de droite, voire d’extrême droite (cf celui considéré comme le meilleur écrivain, Céline), plus en proportion que chez les ‘petits écrivains’ .
Obama écolo ? … absolument pas .
Obama est le résultat électoral de l’évolution démographique des USA, or l’évolution démographique du monde, USA compris (explosion démographique), est la plus sérieuse menace pour l’environnement, avec le consumérisme et l’interaction entre les deux (l’exploitation de travailleurs pauvres issus de l’explosion démographique fournit en biens et services une classe moyenne mondialisée à la consommation vorace) .
Ce tabou, personne ne l’évoque, parmi les bien pensants médiatiques .
Obama ne saurait remettre en cause l’American way of life dans ce qu’il a de plus prédateur envers l’environnement, le consumérisme il cherche à le préserver, et la démographie il n’en parle pas .
Ce n’est pas parce qu’Obama est entouré d’écolos médiatiques que ces pseudo écolos sont de vrais écolos, cf Al Gore et ses nombreuses erreurs scientifiques dans son film, ou des inexactitudes du type ‘le changement climatique provoquera des migrations massives’ alors que la cause de cela est la démographie .
Les élections de Kennedy et Clinton étaient des diversions, Kennedy parce qu’il offrait une image jeune et dynamique constituant un mythe frelaté (les masses ne savaient pas qu’il avait acheté son élection à la mafia et fréquentait les prostituées à la Maison Blanche) masquant une politique marquée par l’incompétence (Baie des Cochons, Crise des missiles de Cuba, Guerre du Vietnam), Clinton n’était que du clinquant (élu grâce à la triangulaire avec Ross Perot) dont le bilan diplomatique est le 11 septembre 2001 et économique l’éclatement de la bulle internet (dont les conséquences ont été évitées en créant d’autres bulles qui éclatent en ce moment) .
L’élection d’Obama a été possible parce que l’Occident a une crise d’identité telle que le politiquement correct qui discriminait les gens de couleur s’est inversé en politiquement correct qui les considère comme meilleurs (c’est le même processus qui fait que dans le débat public une seule des trois traites négrières a de l’importance médiatique, celle dont sont responsables les occidentaux, celles faites par les noirs ou les arabes n’existent pas médiatiquement) .
Obama offre une image ‘cool’ savemment fabriquée (assez insupportable de voir son story-telling ces derniers jours, look à casquette qu'il porte à presque 50 ans mais ne portait pas à 20 ans !) et aussi factice que celle de Kennedy ou Clinton, qu’il y a t-il de plus cool dans ce qu’Obama reçoive un maximum de voix de la part de ceux qui ont une frustration socio-raciale ou de petit intello bobo par rapport à ce qu’un Républicain reçoive les votes de ceux qu’Obama décrit comme bitter avec leur religion ou leurs armes ?
Obama s’est opposé aux Clinton par posture pour servir son ambition personnelle, mais il reprend l’équipe Clinton, sa politique s’annonce déjà comme une politique du minimum à la Clinton, minimum de prise de risque, minimum d’ambition .
Il sera impossible de résoudre la crise écologique, la crise la plus importante, dont la manifestation la plus importante n’est pas le changement climatique mais la destruction des espaces naturels et de leur biodiversité par prédation humaine, sans s’attaquer aux deux principales causes, l’explosion démographique et la société de consommation-consumation .
Obama n’a jamais proposé de mesures siginificatives .
Comment un tel imposteur arriviste baratineur au discours sans consistance intellectuelle, plus connu pour ses capacités à écrire ses autobiographies à 30 ans alors qu'il n'a aucun bilan politique, ou pour être d'accord avec Bush sur les crédits aux armées, les lois liberticides, les aides aux 'fat cats' de Wall Street, que par ses propositions concrètes, va t-il se débrouiller avec la crise écologique qui est déjà là, crise pour les ressources qui est devenue économique, l’habileté, qualité indéniable d’Obama, ne suffira certainement pas, Obama va enfin être obligé de montrer qui il est vraiment .
Hard landing en perspective .
Ecrit par : vivien | 24 décembre 2008
Oui, RV sur le forum néoprofs, où j'officie sous le même pseudo, et où vous pourrez m'adresser un message privé. C'est bête, j'ai envoyé hier à une jeune collègue mon cours de Sévigné sur le Dictionnaire philosophique de Voltaire.
Dites-moi de quoi vous avez besoin (je peux aussi vous prêter le précis de grammaire pour les concours)
Ecrit par : retraitée | 24 décembre 2008
Merci de votre réponse. Je vais aller sur néoprofs.
En fait, je cherche pour mes cours en collège (4e) des manuels de grammaire de la vieille école, clairs, progressifs, avec leçons et exercices. Je cherche également des livres de dictées (textes progressifs, liés à des leçons précises, de la 6e à la 3e), en sachant que mes quatrièmes ont, en maîtrise de la langue, un niveau CM1 - pas toujours bon, de surcroît. J'ai fait "cobayer" des copies d'élèves par une instit qui officie depuis 1971, le niveau CM1 est pour elle le niveau "moyen" de mes élèves !!! Autant vous dire que les manuels genre "livre unique" décloisonnés, ne sont pas pour leur rendre service.
A bientôt sur néoprofs.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 24 décembre 2008
Le Contadour, pour Giono, Maminou, c'est bien plus qu'une simple inspiration. C'est une expérience communautaire avant l'heure.
Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2008
Oui. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette "expérience communautaire" à la veille du grand massacre.
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Il y aurait ????????
Il y a eu, Guy ! Enfin, bon sang, vous ne trouvez pas que Giono a payé assez cher ?
L'avantage pour nous, c'est que le plateau d'Albion a échappé au tourisme bobo qui pourrit le Luberon et l'Isle sur Sorgue.
Ceci dit, Hermann Hesse a obtenu en 1946 le Prix Nobel de Littérature pendant que Jean Giono était interdit de publication. Ça, ça peut rester en travers du gosier !
Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2008
Ainsi, parlant à Pierre Magnan de Hesse, celui-ci m'a répondu: " Giono m'a épargné les lectures inutiles ... ".
Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2008
Débat sur la reculade de Darcos.Nicolas Domenach fait son coming-out pédagogiste contre E. Zemmour qui condamne la réforme du Lycée. Étonnant et à voir absolument (regardez les 8 premières minutes de l'émission "Ça se dispute" du 20 décembre mise en ligne le 22. Au moment où je poste c'est le 1er écran en partant du haut).
http://ericzemmour.blogspot.com/
Ecrit par : Manu | 24 décembre 2008
Extrait de l'article de Davidenkoff, cité par Guy Morel :
"Divorce consommé enfin entre enseignants tenants de la tradition et enseignants tenants de pédagogies réputées progressistes. Les seconds sont aujourd’hui en tête de la protestation contre les nouveaux programmes du primaire et certains sont rudement sanctionnés pour cela. Dans le même temps, des enseignants qui par le passé ont eux aussi refusé d’appliquer les réformes ou qui les ont critiqué de manière extraordinairement violente ont l’oreille de Xavier Darcos voire – ça a été le cas de Marc Le Bris – reçoivent des décorations de la main du ministre. Les victimes ont changé de camp."
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Merci pour cet extrait : de quoi rire, en effet. Pour ma part, avançant comme beaucoup à l'ancienneté parce que je délivre "un cours structuré" à des élèves "instruits et disciplinés" (mon dieu quel horreur, cachez ce sein que je ne saurai voir), j'attends avec impatience comme cadeau de Noël la relève d'une dizaine de points de ma note pédagogique, sans oublier la médaille.
Quand à mes collègues ouvertement pédagogos, promus à la hors-classe avec note pédagogiste proche du maximum parce qu'ils ont refusé d'instruire leurs élèves pendant 20 ou 30 ans en attendant qu'ils construisent leur propre savoir, la persécution annoncée se fait attendre.
Sympa les films de Davidenkoff. Il devrait écrire des romans pour faire pleurer dans les IUFM.
Ecrit par : Manu | 24 décembre 2008
En fait, je cherche pour mes cours en collège (4e) des manuels de grammaire de la vieille école, clairs, progressifs, avec leçons et exercices. Je cherche également des livres de dictées (
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 24 décembre 2008
Ça ne vous servira sans doute pas à grand chose si vous êtes du Gers, mais il existe une boutique (une grosse) nommée Boulinier à Paris (dans le quartier latin, blvd St michel, à quelques pas de Notre-Dame), où l'on trouve beaucoup d'anciens manuels pour des prix défiant toute concurrence (1 2 ou 3 euros, généralement).
A titre d'exemple, je me suis déja procuré 4 Lagarde et Michard (XVIème, XVII, XVIII et XIXème siècle) pour 3 euros pièces.
Si d'aventure ce genre de boutique existe ailleurs... (Lyon ? Montpellier? Marseille ? Toulouse ?)
Ecrit par : Manu | 24 décembre 2008
St Michel. 3 euros pièce. C'est la faute aux huitres.
Je sors.
Ecrit par : Manu | 24 décembre 2008
"il existe une boutique (une grosse) nommée Boulinier à Paris (dans le quartier latin, blvd St michel, à quelques pas de Notre-Dame)"
Merci Manu pour l'info !
Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2008
Rodrigue, c'est là :
http://neoprofs.forumactif.net
Des explications sont disponibles ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Neoprofs
Ecrit par : Neoprofs | 24 décembre 2008
Oui. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette "expérience communautaire" à la veille du grand massacre.
Ecrit par : guy morel | 23 décembre 2008
Il y aurait ????????
Il y a eu, Guy ! Enfin, bon sang, vous ne trouvez pas que Giono a payé assez cher ?
L'avantage pour nous, c'est que le plateau d'Albion a échappé au tourisme bobo qui pourrit le Luberon et l'Isle sur Sorgue.
Ceci dit, Hermann Hesse a obtenu en 1946 le Prix Nobel de Littérature pendant que Jean Giono était interdit de publication. Ça, ça peut rester en travers du gosier !
Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2008
Hep ! ne vous fâchez pas comme cela. Je n'ai jamais dit que Giono aurait dû "payer plus cher" ou quoi que ce soit de semblable, mais simplement que je n'avais pas le temps ici de développer sur le Contadour.
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Un lien utile, avant que l'on ne se mette à s'étriper sur l'épuration des écrivains à la Libération.
http://books.google.fr/books?id=Dk5j7ZjrOVUC&pg=PA199&lpg=PA199&dq=liste+noire+du+COMITÉ+NATIONAL+DES+ECRIVAINS&source=web&ots=ripPjEKBsP&sig=IDUu8Ox6ZwyFhIm8DF5i8C37vFc&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=6&ct=result#PPA200,M1
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Bon, eh bien, j'arrive certes comme un cheveu sur la soupe mais je voudrais tout de même vous souhaiter à toutes et tous de joyeuses fêtes, même si les nouvelles dans le monde enseignant sont plus que catastrophiques....(en terme de réformes notamment)
J'espère que durant ce court intermède, vous oublierez tous vos tracas et prendrez du plaisir à savourer ce moment avec vos proches...
Bien à vous
Sandra WAGNER
Ecrit par : Sandra WAGNER | 24 décembre 2008
Débat sur la reculade de Darcos. Nicolas Domenach fait son coming-out pédagogiste contre E. Zemmour qui condamne la réforme.
Ecrit par : Manu | 24 décembre 2008
La réforme est morte. Du coup, plus personne ne sait ce qu'il faut faire avec l'école. Sauf à dire et répéter qu'il faudra bien un jour la réformer (comme si, du reste, elle ne se réformait pas d'elle-même). Peut-être ce jour viendra-t-il quand la génération des enseignants nostalgiques du "lycée aristocratique" se sera définitivement retirée?
Ecrit par : buntovchik | 24 décembre 2008
Guy, tu dois connaître cette Lettre de Paulhan "aux directeurs de la Résistance", début des années 50, expliquant que ça suffit, la répression aveugle contre les écrivains "collabos" — et mettant tranquillement en doute la pureté des intentions et de la pureté des mains des écrivains chargés de la purge — essentiellement des gens du PC, dont il faudrait m'expliquer, Aragon y compris, quelle légitimité "littéraire" était la leur…
Tiens, j'ai cherché, et il y a absolument tout, y compris les réactions des "purgistes", sur
http://books.google.com/books?id=8dP5VgtHN7kC&dq=paulhan+lettre+aux+directeurs+de+la+résistance&printsec=frontcover&source=bl&ots=0mtR0tsPBL&sig=dJvMqRNm3tZK4Ekfd4ZeYAq5Vnc&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=1&ct=result#PPP7,M1
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2008
Quand est-ce que vous vous reposez les cellules grises, tous autant que vous êtes ? Bon, ce soir, il est convenu de troquer le bonnet d'âne contre le bonnet rouge. Noyons tous nos griefs, toutes nos rancoeurs, toutes nos aigreurs (éventuelles) dans de bonnes bulles consolantes. Et puisque l'heure est à la douce, je vous fais à tous, aux identités cachées ou non (bravo pour certains pseudos qui chantent à mon oreille), un bon gros bisou de ma Bretagne. Et comme on dit chez nous, irmat, avec en prime dans les bulles un peu d'air iodé ! Bon réveillon à vous tous, chères et chers pédagonautes !
Ecrit par : Leroux Marilyse | 24 décembre 2008
Guy, tu dois connaître cette Lettre de Paulhan "aux directeurs de la Résistance", début des années 50, expliquant que ça suffit, la répression aveugle contre les écrivains "collabos" — et mettant tranquillement en doute la pureté des intentions et de la pureté des mains des écrivains chargés de la purge — essentiellement des gens du PC, dont il faudrait m'expliquer, Aragon y compris, quelle légitimité "littéraire" était la leur…
Tiens, j'ai cherché, et il y a absolument tout, y compris les réactions des "purgistes", sur
http://books.google.com/books?id=8dP5VgtHN7kC&dq=paulhan+lettre+aux+directeurs+de+la+résistance&printsec=frontcover&source=bl&ots=0mtR0tsPBL&sig=dJvMqRNm3tZK4Ekfd4ZeYAq5Vnc&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=1&ct=result#PPP7,M1
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2008
Oui, je connais puisque le sujet de ma thèse de 3e cycle était la Revue de Pierre Seghers Poésie 40-48.
C'est bien compliqué, et ne se résume pas, pour Paulhan pas moins que pour Aragon, à la "légitimité littéraire". Peret ou Isodore Isou, que Paulhan soutient, cela ne fait guère le poids auprès de Paysan de Paris ou des Voyageurs de l'impériale. Mais Paulhan est un personnage complexe autant que celui d'Aragon et autant que leurs rapports à tous deux avec des collaborationnistes comme Denoël et Drieu.
Bien à toi.
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Guy Morel, il y a un truc que je ne comprends pas avec le Vocabulaire de la déroute scolaire. Un tiers des B.U. qui le proposent sont financés par des pédagogos : EVREUX-IUFM ; LIMOGES-IUFM ; LYON-INRP ; SAINT-DENIS-IUFM Créteil.
Ce n'est pas une attaque, même indieuse : je sais bien que vous n'avez rien à voir avec ces lieux. Mais comment vous expliquez ça ? L'inverse me semble difficilement concevable : je ne vois pas un instructionniste acheter un livre de Meirieu.
Pour Aragon, il va revenir à la mode dans quelques années, car l'un des futurs I.G. en est un fan absolu, sur tous les plans. A tel point que des fois, on se demande si l'idée de métempsychose est si absurde que ça.
Ecrit par : Neoprofs | 24 décembre 2008
Mais j'ai personnellement enrichi Meirieu en achetant nombre de ses ouvrages !
Quant aux infos sur les "futurs IG", je suis preneur — à condition que vous donniez vos sources…
Rien sur le futur ministre ?
Ecrit par : Abraxas | 24 décembre 2008
Après tout, l'actuel doyen de l'Inspection a dû tout faire pour mettre Gracq, dont il est un spécialiste, au programme de l'agreg cette année…
Aragon, ça me gênerait vraiment que le chantre d'Elsa, la sœur de qui tu sais, l'Aragon post-1932, revienne en grâce littéraire… Guy, le Paysan de Paris, c'est remarquable, mais c'est la période surréaliste, pas la période cocomuniste…
Et même avant : le Con d'Irène est le roman érotique le plus pauvre que je connaisse.
Voir sa participation aux deux n° de la Révolution surréaliste sur la sexualité — des choses intelligentes de la part des "petits" surréalistes (par exemple Marcel Duhamel, le futur fondateur de la Série Noire), des choses sidérantes de la part de Breton, et du touche-pipi de la part d'Aragon. What else ? comme dirait George…
Ecrit par : Abraxas | 24 décembre 2008
Hep ! ne vous fâchez pas comme cela. Je n'ai jamais dit que Giono aurait dû "payer plus cher" ou quoi que ce soit de semblable, mais simplement que je n'avais pas le temps ici de développer sur le Contadour.
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
Dommage ! Ça aurait pu être plsu intéressant que les intérêts catégoriels et les steacks des uns et des autres.
Bon, Joyeux Noël quand même !
Moi, le papa Noël m'a apporté un échographe. Youpi, miam miam !
Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2008
Mais j'ai personnellement enrichi Meirieu en achetant nombre de ses ouvrages !
Ecrit par : Abraxas | 24 décembre 2008
Vous auriez pu les consulter dans une bibliothèque ! Si c'est ça qu'il y avait dans vos sacs poubelle, franchement, c'était pas la peine de faire des pieds, des mains et des procédures pour les récupérer !
Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2008
Au fait, au sujet des bouquins dans les sacs poubelle, la Gestapo avait piqué tous les livres de mon pépé ( et même les jouets de ma maman ... ) quand elle a mis a sac son appartement.
Après la guerre, les allemands lui ont ouvert les mines de sel où ils étaient prétendument stockés mais il n'a rien retrouvé qui lui appartienne alors, il s'est servi au petit bonheur la chance.
Pépé a toujours été pacifiste...
Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2008
Dobolino, qui sait ce que votre pépé a trouvé dans les mines de sel de la Gestapo ! Elle y avait stocké, entre autres, les tableaux "décadents" pillés çà et là, et lentement remis dans le circuit commercial à partir des années 60 — en général pour financer les partis d'extrême-extrême. Il y a eu quelques enquêtes remarquables sur le sujet — qui ont prouvé entre autres la complicité d'organisations criminelles italiennes ou russes.
Allez, bon foie gras à tout le monde — ou pas gras, parce que dans la tradition provençale, on fait relativement maigre le soir de Noël, et gras le lendemain.
Quoiqu'il arrive aussi, le lendemain,que l'on se contente de digérer les agapes de la veille, en allant faire une balade au bon air des Calanques de Marseilleveyre, jusqu'à une petite crique où, une belle après-midi de décembre 1952, le soleil dardant (entre autres…), la mer scintillant, le sable roucoulant, il se passa ce qui s'est passé de façon à ce que 9 mois plus tard…
Alors, bonne, bonne soirée…
JPB
PS. L'anecdote est véridique, elle m'a été confiée il y a… quelque temps par l'un des protagonistes… Et ma foi, il y a pire comme commencements dans la vie.
Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2008
@ Vivien :
J'ai lu votre long article sur Obama.
Vous dites une chose que j'approuve et dont personne (sauf vous et moi et quelques personnes que nous ne connaissons pas) ne parle : le danger pour l'humanité, c'est sa démographie galopante.
Cela, les dirigeants du monde ne peuvent pas l'ignorer. Mais, comme toujours ils attendent la catastrophe pour commencer à envisager d'étudier la possibilité d'une possible solution pas trop cruelle.
Ecrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008
Quant à l'atmosphère de la salle des profs et aux rapports avec l'administration locale ce fut très fluctuant, avec une nette dégradation à partir du début des années 90.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 24 décembre 2008
--------
Je confirme !
Cordialement.
Ecrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008
Entendu Claude Allègre, invité sur "France-inter" tout à l'heure. Il a dit ne pas avoir voulu faire un "panagérique", et a parlé également de "Tianamen".
A mon avis, il a échappé à la "GS" programme "SLECC"...
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 décembre 2008
- - -
Il est très mal à l'aise à l'oral et, souvent, laisse ses phrases en suspens. Il n'a pas une élocution aisée. Cela n'a pas dû échapper à ses étudiants.
S'il s'est présenté un jour à l'agrégation de sciences naturelles et s'il a été admissible, il a très bien pu bafouilller aux épreuves orales, et cela l'aura coulé. D'où, peut-être, sa haine des agrégés et de l'agrégation. (Il a tenté, vainement, d'anéantir la Société des agrégés, non sans une raison particulière, peut-être personnelle. Cela n'est, bien sûr, que pure conjecture.)
Il a réussi, cependant, à abaisser de 17% le taux de rémunération des heures supplémentaires des professeurs agrégés (et peut-être des autres catégories de professeurs du secondaire).
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
le danger pour l'humanité, c'est sa démographie galopante.
Ecrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008
entièrement d'accord avec vous, mais dire cela n'est pas politiquement correct, l'on se fait généralement traiter de tous les noms d'oiseaux.
mabiche
Ecrit par : mabiche | 25 décembre 2008
" Le danger pour l'humanité, c'est sa démographie galopante."
" L'homme est le cancer de la terre." ( Cioran )
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 décembre 2008
Cioran le jour de Noël ! Le niveau de ce blog monte sans cesse !
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 décembre 2008
"Avoir commis tous les crimes hormis celui d'être père"
Ecrit par : hum...hum... | 25 décembre 2008
une belle après-midi de décembre 1952, le soleil dardant (entre autres…), la mer scintillant, le sable roucoulant, il se passa ce qui s'est passé de façon à ce que 9 mois plus tard…
Alors, bonne, bonne soirée…
JPB
PS. L'anecdote est véridique, elle m'a été confiée il y a… quelque temps par l'un des protagonistes… Et ma foi, il y a pire comme commencements dans la vie.
Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2008
Naissance le 26 septembre 1953 ou, si prématurément sous le signe de la Vierge ????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2008
Cela, les dirigeants du monde ne peuvent pas l'ignorer. Mais, comme toujours ils attendent la catastrophe pour commencer à envisager d'étudier la possibilité d'une possible solution pas trop cruelle.
Ecrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008
En attendant l'accès au confort physique et moral et donc à la régulation contraceptive des naissances, les guerres, famines et épidémies sont d'excellents moyens de régulation. Le seuil critique sera atteint au moment où les pays en voie de développement auront accès à la médecine et au confort sans avoir accès à la culture.
La meilleure méthode pour empêcher l'explosion démographique est de mettre à mort les religions. Avoir le droit de baiser sans procréer est le plus grand progrès de l'humanité.
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2008
Je ne saurais mieux dire, Dobolino!
Et c'est ce que je pense depuis que la raison a évacué de mon cerveau toutes les âneries qu'on y avait introduites depuis ma naissance, et j'avais alors moins de dix ans. J'ai longtemps cru que l'astrologie serait le dernier avatar de l'irrationalisme, mais sont apparues les "sciences" de l'éducation qui firent beaucoup d'adeptes. Le pire est toujours devant nous.
Merry Christmas, nevertheless.
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
entièrement d'accord avec vous, mais dire cela n'est pas politiquement correct, l'on se fait généralement traiter de tous les noms d'oiseaux.
mabiche
Ecrit par : mabiche | 25 décembre 2008
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Merci, but "That, my dear, I don't give a damn !"
Ecrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008
à Francis Penin
complément sur la question démographique
dans le même camp se situent extrêmes droites religieuses intégristes ou nationalistes, tenants de la junk croissance économique quantitative (junk par opposition au qualitatif), courtisans des oligarches néo-féodaux de droite bling bling ou gauche caviar (dont font partie les pseudo écolos médiatiques), centristes bien pensants à la Bayrou ou pseudo-libéraux comme The Economist (pseudo libéral au sens du libéralisme politique), gauches bien pensantes, gauches altermondialistes, extrêmes gauches tiers-mondistes ou révolutionnaires : tous ces agents de l'obscurantisme écologique se prosternent devant le tabou démographique, même si leurs raisons sont différentes
je ne sais pas vous, mais moi, je préfère être dans l'autre camp, poser la question c'est déjà y répondre !
non Francis vous n'êtes pas un des seuls à penser que la question démographique est extrêmement préoccupante (d'ailleurs la démographie explosive dans les territoires palestiniens et en Israël contribue très fortement à l'agravation du problème)
simplement les arrivistes politiques des mouvances citées ci dessus ont un monopole de la parole publique, et il apparaît qu'il n'est pas dans leur intérêt d'arrivistes à court terme d'aborder le sujet démographique
il est un devoir de ceux qui veulent briser ce monopole de la honte, de l'absence de dignité (une seule espèce, l'humanité, détruit par prédation démographique et consumériste, progressivement mais apparemment inéluctablement au sens de l'entropie, tout ce qui s'est créé pendant des centaines de millions d'années, à tel point que nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique : l'anthropocène), inlassablement, auprès de leurs proches, relations, rencontres, dans la vie, sur internet, etc, de dénoncer l'imposture de l'offre politique actuelle par l'exemple de la démographie
pour les extrêmes droites religieuses intégristes, que les citoyens aient le contrôle de leur vie en termes de contraception, etc, impliquerait un détournement de religions obscurantistes
pour les extrêmes droites nationalistes, plus de population c'est plus de puissance face aux concurrents et ennemis
les tenants de la croissance quantitative, par définition, ne peuvent qu'encourager l'explosion démographique qui est la condition sine qua non de la perpétuation de la société de consommation qui requiert des esclaves (travailleurs pauvres, voire exploités sans droits sociaux) en grand nombre (issus de l'explosion démographique) pour produire biens et services de consommation à destination d'une classe moyenne mondialisée d'autant plus vorace en consommation qu'elle est pauvre en culture (la Fabrique du Crétin des pédago formate les futurs con-sommateurs)
les oligarches droite bling bling et gauche caviar profitent de ce système économique comme des voleurs (distribution de stock options, de bonus, entre cooptés, pris arbitrairement, sans aucune rationalité économique ni de mérite, sur le travail des salariés) et plus il y a de croissance quantitative, plus ils peuvent prendre, d'où l'encouragement de bulles : bulle internet, bulle immobilière, bulle financière, ceux qui sont censés contrôler, les institutions de contrôles, faisant partie du même monde que ceux qu'ils contrôlent ...
leurs courtisans suivent, ainsi que les centristes et politiciens classiques de droite et de gauche qui vivent très bien grâce au système duquel ils ne veulent pas être exclus : la politique offre un train de vie personnel, sinon il y aurait moins de vocations
les extrêmes gauches altermondailistes et tiers mondistes culpabilisent l'occident capitaliste et déresponsabilisent le tiers monde, rendu irresponsable de son irresponsabilité démographique
mention spéciale aux pseudo écolos médiatiques
Moati a osé poser à Hulot la question démographique
Hulot, dont le discours est brillant sur le consumérisme, n'aurait qu'à tenir le même discours sur la démographie, dans le style 'faute de régulation, la nature régulera elle même (c'est déjà ce qui se passe, cf mortalité dans certains pays), et ce sera alors terrible à ne pas avoir voulu faire s'adapter avant'
Hulot n'a eu aucun courage en répondant par un charabia incompréhensible niant le problème qui est menaçant comme une prévision de 9 milliards d'hommes en 2050, or si l'efficience consumériste en moindre impact environnemental est annulée par une hausse démographique (plus de consommateurs) alors il sera vain de demander de faire des efforts dérisoires comme d'éteindre un appareil en veille)
Hulot, comme un certain nombre de bien pensants médiatiques, fait partie d'un monde qui refuse de faire de la morale, de hiérarchiser
la beauté dans l'art ... elle est niée ... et on se retrouve avec Koons, pseudo artiste décadant flattant le goût vulgaire des oligarches, à Versailles, et Hirst, pavoisant avec sa vente record, d'un cynisme total (mettre des pierres précieuses dans ses créations c'est assumer qu'elles ne vaudront probablement que pour les pierres précieuses qu'elles contiennent, et non pas pour l'art dont elles sont dépourvues !)
(je lisais dans Télérama un article comparant certains pseudo artistes, artistes pompiers de la fin du XIXe siècle, à certains imposteurs actuels, quelle sera alors la guerre de 14 du XXIe siècle, assurément la guerre écologique, la guerre pour les ressources)
les flatteurs des oligarches en tout objecteur d'explosion démographique prétendent voir, en mentant mal, des avocats en génocide, quel manque de subtilité dans leurs sophismes : vouloir réguler le laisser faire économique profitant aux oligarches néo-féodaux n'est pas être anti-capitaliste, vouloir réguler la démographie par une prise de conscience par un débat international, l'éducation, le droit des femmes, etc, n'est pas préconiser quoi que ce soit contraire aux intérêts du genre humain, au contraire
je préfère être dans le camp de ceux qui considèrent la naissance d'un enfant comme quelque chose d'exceptionnel plutôt que de ceux qui considèrent les femmes comme des ventres asservis à produire un maximum d'enfants
mais là aussi, il faut mettre fin au relativisme culturel : certains cultures oppressent les femmes, cette oppression doit être combattue avec la plus grande énergie car elle est un obstacle au progrès (progrès au sens objectif, quand la biodiversité se réduit sous pression démographique, difficile de voir autre chose qu'une régression)
cela ne m'empêchera pas, sans rancune, de regarder l'excellente émission de l'écolo médiatique Hulot, mais sans illusions sur son discours brillant sur le consumérisme qu'il refuse de s'appliquer à lui-même, ni à la démographie
alors la démographie baissera, de gré par raison et dignité humaines, ou de force, par la nature des choses, toute bulle éclate, la bulle démographique éclatera
si c'est de force, les bien pensants qui s'offusquent à l'évocation de la démographie devront s'expliquer dans des conditions médiatiques très difficiles
ne pas oublier : il y a 20 ans, toute personne qui ne voulait pas sa liberté de rester en bonne santé mise en danger par le manque de savoir vivre d'un fumeur au travail ou dans un endroit public était taxée d'être 'réac'
je ne doute pas un instant que la question démographique apparaîtra violemment dans le débat médiatique, bientôt, quant à savoir si bientôt c'est dans quelques mois ou quelques années ...
Ecrit par : vivien | 29 décembre 2008
Hulot, comme un certain nombre de bien pensants médiatiques, fait partie d'un monde qui refuse de faire de la morale, de hiérarchiser...
Ecrit par : vivien | 29 décembre 2008
On sait pourquoi, maintenant, ARTE, cette année ne nous a pas repassé les films de J. Tati!
Bon, allez, Vivien, bonnes vacances!
Ecrit par : Guth d'Ambert | 29 décembre 2008
JPB écrit : Juste après l'Education Nationale, le second budget de la Nation est le "service de la dette". Quand je pense qu'il aurait suffi, autrefois, de faire fonctionner la planche à billets — ou, au moins, d'emprunter sans intérêts à sa propre banque centrale… Mais une loi promulguée en 1973 par l'ineffable Giscard, alors Ministre de l'Economie, nous a mis sous la coupe de banques privées.
Quel gouvernement aura assez de couilles pour dire à ces banquiers que l'on secourt d'une main et qui nous spolie de l'autre : "The game is over" ?
absolument pas d'accord
1. les Etats-Unis ont le privilège que leur monnaie, le dollar américain, est la monnaie de référence internationale, et leur banque centrale fait fonctionner la planche à billets à plein régime, résultat cette quantité de dollars a alimenté un certain nombre de bulles financières qui viennent d'éclater :
s'il n'y a pas de valeur économique réelle sous jacente à la création de monnaie (par exemple augmentation de la productivité, avancées technologiques, etc), il y a de l'inflation (je ne dois pas être loin des théories monétaristes en disant cela), or ce ne sont jamais les riches qui sont le plus victimes de l'inflation, comme ce ne sont jamais les riches qui sont le plus victimes des crises, d'après le raisonnement de base selon lequel si vous avez un milliard de dollar et qu'après une crise il vous en reste la moitié, ce n'est pas comme une personne qui a un dollar par jour pour vivre et à qui après la crise il reste un demi dollar par jour ...
de la même manière l'inflation sur le coût des matières premières alimentaires, sur le logement, n'affecte en rien la vie quotidienne des classes aisées ou riches
si en France (ou en Europe) la planche à billets fonctionnait, alors le pétrole coûterait plus cher, par exemple
2. ce n'est pas d'abord le privé qui est mis en cause dans la crise actuelle (par nature le privé recherche le profit à court terme), mais le mauvais fonctionnement du régulateur, l'Etat, qui n'a rien régulé, cf SEC aux USA qui n'a pas fait son travail dans l'affaire Madoff, et l'oracle Greenspan qui est tombé de son piédestal
ensuite, en France, il serait très simple d'équilibrer le budget, sans rien enlever à l'éducation, à la santé, à ce qui est essentiel
- supprimer les privilèges : supprimer le Sénat, toutes les structures parasites (genre conseil économique et social), mettre l'exécutif (présidence et ministres) au régime norvégien et suédois (une ministre y a démissionné pour avoir acheté une boîte de chocolat avec la carte du gouvernement, alors qu'en France ce président, 'iste' et non 'ille', veut un plus gros avion, pour quelques centaines de millions d'euros, est-ce pour compenser autre chose Dr Freud...) (triple effet : économies budgétaires, revalorisation de l'image de la politique, moins d'arrivistes en politique car fin de ce train de vie bling bling), supprimer les doublons administratifs, diviser par trois le nombre de communes et autres collectivités locales ou territoriales, imposer la transparence des subventions que les politiques accordent, modifier la Constitution pour mettre à l'ordre du jour des délibérations sur le budget les conclusions de la Cour des comptes (les roitelets locaux, à l'instar des politiques nationaux, dépensent sans compter l'argent public par clientélisme, supprimer des échelons ou fusionner des collectivités, c'est d'autant moins d'acteurs du clientélisme), permettre le croisement des fichiers de l'Etat providence pour traquer la fraude fiscale et sociale qui se chiffre en milliards d'euros, supprimer le bouclier fiscal pour les revenus de la rente et au delà d'un certain niveau de revenus ...
- augmenter certaines recettes, par exemple taxer au maximum le transport routier international obligé de passer par les autoroutes françaises qui n'est qu'une nuisance écologique, pour financer infrastructures ferroviaires, privatiser tout ce qui peut l'être comme a fait la Suède après sa faillite du début des années 90, l'Etat doit devenir un régulateur qui fait son travail plutôt qu'une structure obèse qui ne fait rien correctement
le chantre de la rupture n'est qu'un cancre qui ne comprend pas plus à l'économie que les deux cancres qui l'ont précédé, au moins en avril 1981 la France avait un président qui comprenanit la science et un premier ministre qui comprenait l'économie, depuis le niveau, là aussi, pas qu'à la Fabrique du Crétin, a baissé !
proposition de révision constitutionnelle : tout(e) candidat(e) à la présidence de la République doit avoir une compétence reconnue -préciser quelles compétences, pas évident en pratique- ce qui est certain c'est que les présidents depuis 1981 sont des cancres en sciences exactes, en économie (jamais créé d'entreprise ou travaillé dans le secteur concurrentiel, tout juste bons à dilapider l'argent public en en détournant pour leur train de vie), en éthique, en social, en tout, et que leur parcours avant leur accession à la présidence l'indiquait clairement !
comment est-il possible qu'en 2007 une majorité relative de français ait pu faire confiance à un tel bonimenteur qui a vécu pendant des décennies confortablement dans un système sans y trouver à redire, forcément un tel candidat ne pouvait être sincère, comme du reste ses deux principaux adversaires
enfin, puisque j'ai commencé à écrire dans ce fil au sujet d'Obama, et que je suis un lecteur du Point (excellent hebdo, et sérieux, contrairement à d'autres), j'ai cherché plus d'informations sur l'Obamania qui a déferlé en novembre en tapant 'obamania' dans la fonction recherche du site du Point, et la recherche renvoie à ... banania ...
Ecrit par : vivien | 30 décembre 2008
Vivien, si vous voulez qu'on vous parle, écrivez sur le dernier fil, même si le sujet n'a rien à voir avec votre propos. Vous ne serez pas le seul...
Ecrit par : yann | 30 décembre 2008
Pour JP BRIGHELLI
Jean Paul ,
UN PETIT POINT TECHNIQUE CONCERNANT VOTRE BLOG
Sur un blog aussi fourni que Bonnet d'âne , peut-être serait-il intéressant de mettre une rubrique "recherche interne" par mots clés pour retrouver articles et commentaires.
Comme citoyen et instit, un peu concerné par ce qui m'entoure,je suis aussi "administrateur " d'un blog associatif sur MIDI.BLOGS.
Aussi, je me permets de vous fournir le code html que vous pourriez rajouter dans votre "moteur" en allant à : Présentation puis configuration avancée et modifier le template de votre colonne de gauche.
Ce code est à coller en bas de votre page html à la suite tout simplement.
Petite précaution: si vous n'étiez pas sûr de la manoeuvre , faîtes auparavant une copie de votre page html initiale de la colonne de gauche actuelle.
Pour voir ce que cela donne, il suffit d'aller sur notre site en lien
Patrick
Bonnet d'âne
Web
Ecrit par : patrickinstit | 31 décembre 2008
JP BRIGHELLI
je constate que l'envoi du code html ne passe pas sur votre blog (zonzq blanche )
Si cela vous intéresse, laissez moi votre mail
Bonnet d'âne
Web
Ecrit par : patrickinstit | 31 décembre 2008
"Zorglub t'es un salop, le peuple aura ta peau… Yann, le plus fin esprit que la terre ait pu supporté a écrit que tu arrête de faire ton Felts… On te compare à la lumière de toutes les vies et tu n'es pas content. Reste à te comparer à Christophe Sibille en te laissant le choix : soit tu es Christophe Sibille soit tu es une demie merde. Si j'étais toi, ce qui n'est pas le cas car je suis moi, c'est à dire la lumière de toute vie, je choisirai la demie merde car un proverbe chinois dit : Il vaut mieux être une demie merde et le savoir qu'être une merde entière en s'appelant Christophe Sibille."
PONTIFELTS MAXIMUS - l'Ur-bi étourdi, plus sagement auto-congratulé "Je-suis-la-lumière-de-toute-vie" (ouarf ouarf ouarf): Hé le Claude Vorilhon (1) de Notre-Dame-du-Guronzan de Marseille, quand est-ce que tu nous sors un disque - comme l'autre en 1966 (sources Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Vorilhon)?
Dans un verre de vin
Madam' Pipi
Le Miel et la Cannelle
Monsieur votre femme me trompe
Quand on se mariera
Sacrée sale gueule
Les Yeux en amande
Patricia
Il faut commencer petit et avec des rateaux et quelques handicaps pour, selon la belle leçon de vie du sectateur lubrique, conduire, ensuite, de grosses voitures de sport, et se taper plein de femmes plus ou moins vieilles - j'ai dit "petit" pas infinitesimal (l'espoir a quand même ses limites); et celui ou celle qui a mis dans le même lot Sanseverina et l'Auto-fellationneur chimique me donne des frissons dans le dos!
(1) Rael, pour les intimes des Elohims
Ecrit par : L'invincible Pendariès | 09 janvier 2009
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