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14 décembre 2008

Soldes de decembre

Soldes de decembre : le CAPES Nouveau est arrivé !

 

- Franchement, ce sont les nouveaux programmes du Brevet que vous m’avez envoyés ? Rassurez-moi vite…

Ainsi parla Véronique M***, à qui j’avais transmis, en début de semaine, les maquettes des Nouveaux CAPES concoctées par le ministère (plus, précisément, par l’Inspection Générale et, pour chaque matière, un groupe d’experts de très petite taille — le groupe et les experts). Et d’ajouter : « Allez, je retourne aux corrections de mon Manuel de Sixième — tant qu’il y en a… »

C’est que les projets enfin déballés (voir ma Note de début octobre, http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/10/04/concou...) sont à n’y pas croire.

En gros — avant d’entrer dans le détail — pour un prof « ancien régime », vous en aurez désormais deux. Du moins, en terme de connaissances exigées. Parce qu’en vérité je vous le dis, ce sont des demi-profs que les CAPES Nouveaux recruteront. Des demi-habiles. Des demi-portions.

 

Mais que d’économies en perspective ! L’organisation des divers CAPES coûte, par an, 61 millions d’euros. Divisons par deux — c’est le chiffre magique de la Fonction publique revue et corrigée par les économistes qui nous gouvernent. Ajoutons à ces économies celles qui seront, à moyen terme, réalisées dans l’Enseignement supérieur, où l’on dégraissera, à l’occasion des départs à la retraite, toutes ces matières qui n’ont plus lieu d’être enseignées puisqu’elles ne correspondent plus à aucune exigence disciplinaire. Il est vrai que, dans un premier temps, les CAPES Nouveaux entraîneront le recrutement de didacticiens et de pédagogues, heureusement déjà sélectionnés par les IUFM qui, à force de s’incorporer aux universités, ont fini par leur faire des bâtards dans le dos. J’ai dans l’idée qu’à long terme, ils représenteront un universitaire sur deux — toujours cette même obsession du binaire !

 

Des exemples ?

Les CAPES se subdivisent en épreuves d’admissibilité ( des écrits) et d’admission (des oraux. Ainsi, en Lettres modernes, on devait d’abord passer une dissertation française, une épreuve de grammaire et stylistique, une épreuve d’ancien français ; puis, à l’oral, une explication de texte, avec une question de grammaire, une épreuve de langue vivante (où l’on pouvait prendre latin…), et une « épreuve sur dossier », où le candidat était confronté à des extraits de manuels scolaires et devait développer son commentaire des susdits en fonction d’un cours imaginaire — un exercice imaginé par les pédagogols, afin de justifier l’oxymore des « sciences de l’éducation ».

Qu’en est-il désormais ?

Admission : « 1. Une composition française portant sur une question en relation avec les programmes de français des collèges et lycées, invitant le candidat à mobiliser sa culture littéraire et artistique.

Le sujet peut être commun avec la première épreuve du CAPES de lettres classiques.

2.Étude grammaticale d’un texte de langue française.

- Question(s) d’orthographe lexicale et/ou grammaticale. (4 points)

- Question(s) de syntaxe. (6 points)

- Question(s) d’histoire de la langue française impliquant des connaissances d’ancien français : étude morphologique et sémantique de deux mots ou expressions du texte (5 points)

- Etude stylistique portant sur l’organisation et la composition du texte, les relations entre les formes et le sens. (5 points) »

Admissibilité : « 2 épreuves

1 Leçon en relation avec les programmes des lycées et collèges, s’appuyant sur un texte long ou un groupement de textes accompagné éventuellement d’un ou deux documents complémentaires. Le candidat présente un projet d’enseignement mobilisant l’ensemble du corpus. Dans le cadre de ce projet, il lui est demandé de mettre en œuvre concrètement l’explication d’un passage de 20 à 30 lignes et de présenter une question de grammaire. Le texte à expliquer et la question de grammaire sont définis par le jury.

L’entretien est l’occasion pour le candidat de justifier ses choix didactiques et pédagogiques.

Préparation 3 heures ; exposé et entretien 1 heure.

2 Épreuve d’entretien avec le jury

L’épreuve prend appui sur un dossier de 5 pages maximum (étude de cas ou textes) fourni par le jury et portant sur les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle consiste en un exposé suivi d’un entretien avec jury. L’exposé porte sur l’analyse du dossier. L’entretien avec le jury permet de vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, du système éducatif et à ses institutions et, de manière plus générale, à son aptitude à exercer son métier dans le second degré.

 

Osons (oui, osons !) un commentaire.
- Les épreuves ne se passent plus qu’en fonction des « programmes » de collège et de lycée (c’est un peu limitatif…) ; en Lettres, à la rigueur, tout est peu ou prou au programme. Mais quand la même contrainte frappe l’Histoire-Géographie (voir plus bas), cela donne à l’arrivée des profs qui auront tout loisir d’ignorer des pans entiers d’Histoire… et de Géographie.

- L’ancien français n’existe plus en soi, et ne pèse plus que pour un quart de la note de grammaire — ce qui fait dire à Christian B***, universitaire narquois : « On ne supprimera que trois postes sur quatre en Ancien Français : les profs de fac se diront que leur poste à eux sera conservé — et ne diront rien. » Encore un garçon formé à la jésuitique du XVIIème siècle ! Ne comptez jamais, dans les réactions humaines, que sur le pire… Le même, qui enseigne à nanterre et avait eu jadis l’outrecuidance de prouver à Catherine Weinland qu’elle ne connaissait rien au théâtre, ni écrit, ni joué, ni enseigné, apprécie particulièrement ces « relations entre la forme et le sens » : « Cinquante ans en arrière d’un coup », commente-t-il sobrement.

- A l’oral, la langue étrangère disparaît complètement. C’est normal, on fait du français, scrogneugneu, on ne va pas se mettre à inciter les élèves à comparer « Quand j’aurai Soixante-cinq ans » et « When I’m sixty-five » : pourquoi ne pas leur parler des Beatles, pendant qu’on y est ? Alors que les œuvres complètes de Carla Bruni sont disponibles…

(Mince, « quelqu’un m’a dit » qu’elle chante parfois en anglais… Faudra voir à modifier cela, madame la présidente, sinon, les ados n’étudieront plus que les textes de Vincent Delerm…).

- L’épreuve d’explication de texte (et de grammaire) disparaît. Ce n’est que justice : qui fait encore des explications de textes, au collège ? Pas Bégaudeau, en tout cas.

- La cerise sur le gâteau (commune à tous les CAPES New Style), c’est cet « entretien » avec le jury, véritable entretien d’embauche et de « connaissance du système éducatif » : « Voudriez-vous rappeler au jury à quels administratifs vous devez lécher les pieds — dans l’ordre hiérarchique, s’il vous plaît ? » (1)

 

Un IPR de mes amis (si !), par ailleurs membre de jurys, dont celui du CAPES, ricane doucement en lisant ces projets : "A l'oral, plus de doutes : on est en pleine pédagomanie, dès la première épreuve. Derrière la feuille de vigne "explication d'un passage" et "question de grammaire", c'est la vérité toute nue d'une épreuve où il s'agit in fine de "justifier ses choix didactiques et pédagogiques". C'est déjà ce qui existe au CAPES interne. Je connais la vacuité, l'arbitraire et les ravages de la seconde épreuve pour les vivre chaque année à l'occasion du CRPE : il se clôt, à l'oral d'admission, par un "entretien professionnel" indéfinissable, porte ouverte aux lubies ou allergies des présidents de commission. Je le retrouve tel quel dans ce nouveau texte."

Et Pierre D***, ex-membre du jury lui aussi, se scandalise de l'entretien auquel son invraisemblable coefficient confère un rôle guillotine : "Comment peut-on prétendre sélectionner les candidats selon leur connaissance 1°) d'une institution opaque et dont le fonctionnement est modifié par chaque ministre, sinon chaque année; 2) de valeurs qui sont bafouées constamment, hors de l'institution et à l'intérieur de celle-ci ? Le seul critère sera évidemment la soumission à l'idéologie qu'elle exsude !"

Cécile Ladjali, qui a si bien résumé ce que nous pensons dans son Eloge de la transmission et Mauvaise langue, a lu pour moi cette même maquette de Lettres. Elle note comme moi la quasi disparition de l’Ancien français, réduit à « une question de lexicologie » et « un exercice de déclinaison ». « Le programme actuel, ajoute-t-elle, oblige encore le candidat à traduire une oeuvre en ancien français, à rentrer dans cette langue et cette culture qu'il est bon de rappeler même aux collégiens quand on étudie "Tristan et Iseult", par exemple. Rien ne fascine tant les élèves que lorsque vous faites évoluer phonétiquement un mot au tableau noir... »

Certes — mais quel élitisme, ma chère ! Auriez-vous la prétention de transformer tous ces enfants de banlieue en héritiers (2) ? Et puis, comme diraient tous ces imbéciles qui applaudissent la décision de dégraisser les concours administratifs de toute épreuve de culture générale, à quoi cela sert-il, l’ancien français, lorsque vous êtes employé des Postes ? Surtout quand la Poste sera privée…

Et comme moi, elle parle de « cerise » à propos de « l’entretien d’embauche », et ajoute : « L'étudiant en lettres moderne n'est pas juriste, il ne passe pas le concours de proviseur, il s'intéresse aux Humanités ! Quelles sont ces "études de cas" ? Des rapports de police ? de juges ? du JAF ? Parce qu'il faut bien que nos futurs maîtres aient en tête que la moitié de leurs élèves vont avoir des casiers ? L'explication française sur un texte inconnu permettait au candidat d'être virtuose. On mesurait là sa culture, sa passion pour les lettres et son droit de se retrouver devant des consciences en formation. Ce beau moment n'existe plus.

Et de conclure : « Je suis triste. Je suis certaine que la banlieue va exploser avant 5 ans. Si elle "tient" encore aujourd'hui, c'est parce qu'il y a des maîtres dans les classes qui parlent de Baudelaire aux enfants. Et que ces maîtres croient encore à la culture. »

In cauda venenum : « Le grand problème de l'école, entre nous, c'est aussi le niveau des professeurs. Quel est celui du dernier reçu au capes actuel ? Quel sera celui du dernier reçu au capes de demain ? J'en ai la fleur de lys sur l'épaule qui tremble. »

Milady, je pense à vous !

 

Françoise G***,que d’aucuns connaissent bien ici, commence par observer que « l'écrit est coefficienté 2 fois 2, et l'oral, 2 fois 3. Jusqu'ici, me semble-t-il, écrit et oral étaient à égalité. On passe à 40% d'écrit disciplinaire, et 60 % d'oral pédago-didactico-administratif … Est-ce vraiment un hasard ? »

Eh non, ma chère, ce n’est pas un hasard. Qui était doyenne de l’Inspection Générale de Lettres il y a encore cinq ans ? Et qui a-t-elle recruté ?

Quant à l’oral… « Ce qu’on nomme « leçon », note notre professeur de Khâgne, est tout bonnement un exercice de pédagogie-fiction. Comment fera-t-il, l’infortuné, quand il n'aura jamais été en face d'un véritable élève et ne connaîtra de la pédagogie et de la didactique que ce qu'il aura  ingurgité in abstracto en master professionnalisé ?

D'autre part, il lui faudra « mettre en oeuvre CONCRÈTEMENT l'explication d'un passage de 20 à 30 lignes et  présenter une question de grammaire » : j'aime beaucoup « concrètement » ! Cela  signifie-t-il que jusqu'ici l'épreuve d'explication de texte et la question de grammaire étaient… abstraites ? Ou qu'il faudra adapter explication et question de grammaire à tel ou tel public. ? Exemple : expliquez « Le Lion et le moucheron » à une classe de 5eme PPRS, la proposition participiale à des seconde Euro, ou un extrait de La Princesse de Clèves à un président de la République qui en a développé une véritable phobie… »

Tss tss, mauvais esprit !

« Dans ce sens, ajoute-t-elle, c’en est fini de l’explication de textes « traditionnelle », dorénavant réservée aux concours des deux E.N.S. et à l’agrégation – des concours élitistes en somme – et certes bien inutile pour enseigner selon les préconisations du « socle commun ».

Après avoir noté que l’entretien d’embauche ressemblera furieusement à un test au faciès (pédago ? Pas pédago ?) elle s’en prend au CAPES de Lettres classiques — elle a été au jury des années durant, et sait un peu de quoi elle parle.

« À l'écrit, la  « version sèche » disparaît, remplacée par une  « épreuve de langues et cultures de l’Antiquité » qui, en dépit de son intitulé séduisant,  me laisse assez perplexe : en effet, comme « le président du jury choisit entre version latine et version grecque », cela signifie en clair qu’on peut parfaitement ne  maîtriser qu’une de ces deux langues -- en espérant avoir de la chance au tirage (à quand le grattage ?).

« Cela se fait déjà à l’oral depuis des années, où l’on a vu arriver, parce que le ratio de postes était plus favorable en lettres classiques, d’anciens étudiants de lettres modernes ignorant totalement le grec, admissibles grâce au français, et qui tentaient leur chance en misant sur le sort. Dans la nouvelle mouture, la version n’étant évaluée que sur 12 points, la « question d’ordre littéraire, culturel ou historique portant sur l’ensemble du texte fourni », notée sur 8, est susceptible de permettre un retournement significatif de tendance, pour peu qu’on soit un tant soit peu  cultivé  côté humanités, ce qui est tout de même censé être un minimum pour un étudiant en langues anciennes. »

Quoique… QUOIQUE, comme disait le grand Devos…

« Mais, me direz-vous, quid de la maîtrise de la langue, dans tout cela ?...

« Mystère et Éleusis.

« De toute façon, soyons réalistes : la plupart des néo-certifiés de lettres classiques n'enseigneront JAMAIS  le grec, et vraisemblablement fort peu de temps le latin. On peut donc liquider, n’est-ce pas ? ! « Ergo gluc », comme concluait Janotus de Bragmardo dans Gargantua. »

Mais je ne citerai pas plus loin des conclusions qu’elle publiera bientôt sur le site de Reconstruire l’école.

 

Dans les autres matières non plus, les réactions n’ont pas tardé.

M-V.H***, qui enseigne la philosophie (dernier titre paru, le splendide « Triomphe de la vulgarité » : «  Une lecture rapide du document de travail montre que la  partie écrite est réduite d'une heure pour chacune des deux épreuves,  mouvement de réduction qui épouse parfaitement l'esprit du temps  (aujourd'hui, il est pratiquement impossible d'accorder plus de trois  heures pour un écrit à l'université, d'où des textes vite faits, mal  faits. La rapidité de penser et d'écriture suppose un long et sérieux  apprentissage). Mais la question dépasse le temps imparti (encore que  l'aspect formel ne soit pas à négliger), puisque ce qui apparaît, de façon grotesque à l'oral, est la prééminence du "pédagogique". On  nous rejoue le coup supposé innocent de l'Inspection devant la  classe ... mais, cette fois, sans la classe : un cours adapté au  niveau des terminales en 40 mn (cela n'existe pas, strictement  impossible. C'est un leurre. On imagine assez facilement le type de  leçon qui sera présenté : de la doxa pédagogisante suintante de bons  sentiments citoyens collée à des problématiques largement rebattues)  pour la première épreuve et, lors de la seconde, un exposé portant  sur l'analyse d'un dossier d'esprit institutionnel. Les règles de "la  convenance" sont explicitement affichées et exigées. Qui osera tenir  un discours qui n'entre pas dans la logique pernicieuse ( et  induite : "valeurs et exigences du service public") de ceux qui  auront la charge de les juger ? Tout cela est triste à hurler, mais ne m'étonne guère. Les coefficients (d'égale valeur du moins pour l'oral) entre le pédagogico-disciplinaire bien encadré et  l'institutionnel aussi sûrement verrouillé laissent peu de chance de  voir émerger les indices d'une véritable capacité philosophique, voire d'un simple goût pour la philosophie. »

 

Et Catherine Kintzler (« qu’est-ce que la laïcité ? » — et un double blog, mezetule et la choule, indispensable) en rajoute une couche : « Bien entendu, je ne peux pas approuver ce projet, qui "guide" (c'est le moins qu'on puisse dire) le travail et l'appréciation du jury dans un sens que j'ai toujours combattu, particulièrement à l'oral. Dans les épreuves actuelles, on a déjà voulu introduire ce coin pédagogiste avec la seconde épreuve orale, mais toute liberté était laissée au jury pour l'orienter. J'en sais quelque chose puisque j'ai siégé à ce jury il y a une quinzaine d'années : tous les candidats savaient très bien à l'époque que l'épreuve "sur dossier" n'était pas une épreuve où il fallait montrer la souplesse de son échine pédagogique, mais une épreuve disciplinaire. Cette possibilité est explicitement exclue par le texte projeté, au profit d'une orientation que je ne peux que désapprouver.

« La disparition de l'explication de texte à l'oral ainsi que la diminution de l'horaire pour la composition des épreuves écrites va dans le même sens.
« Si le texte est adopté, c'est désormais une pédagogie officielle qui sera au programme du CAPES théorique de philosophie. On l'avait déjà lors de l'épreuve pratique à l'issue du stage, une comédie à laquelle devaient se prêter les candidats devant un représentant du "système éducatif" chargé de vérifier leur bienpensance ; maintenant cela reflue sur l'épreuve théorique elle-même. Le pire est qu'on trouvera, je n'en doute pas, des collègues pour siéger et appliquer ce genre de texte.
« Il y a belle lurette que nous avons gagné la guerre idéologique. Mais ça ne suffit pas. La preuve.

Physique / Chimie : notre correspondant à Marseille glose la formule officielle ("Dans la perspective d’évaluer le réinvestissement des connaissances du candidat dans l’enseignement disciplinaire, pourront être posées des questions se rapportant à la didactique de la discipline et portant sur des repères dans la fresque historique de la discipline, son épistémologie ou des questions de culture scientifique générale") selon deux registres :

- version optimiste : avoir des repères en histoire des sciences ne peut nuire (Einstein n'a pas déjeuné avec Galilée). Idem pour la culture générale scientifique : ITER n'est pas un train de banlieue... Idem en ce qui concerne les règles de sécurité et les contenus de programme qu'on peut effectivement déjà exiger d'un candidat (à condition qu'il s'agisse de questions factuelles du genre "dans le programme de quelle classe commence-t-on à aborder les lois de Newton en mécanique ?")

- version pessimiste : quand on sait le sens très particulier que les pédagols donnent à "didactique" et "épistémologie", on peut être inquiet. Cela permet toutes les dérives. On peut objecter qu'il existe plusieurs épistémologies assez différentes en vigueur chez les physiciens et chez les chimistes (de l'empirisme le plus débridé au réalisme le plus inoxydable). On peut aussi se demander s'il s'agit de "l'épistémologie de la discipline" et de l'épistémologie de son enseignement (auquel cas, le pire est presque sûr...)

Pour l'oral, ajoute-t-il, c'est plus clairement négatif :

- coef énorme pour l'entretien qui est tout sauf disciplinaire

- l'épreuve en 3 parties peut donner lieu à toutes les dérives (on y parle de séquence et il n'y a aucun garde fou explicite qui empêcherait une pédagolisation de l'épreuve).

- En particulier, je ne vois pas comment une telle épreuve devant jury permettrait "d’évaluer chez le candidat l’aptitude à communiquer avec des élèves". Sauf à se livrer à un simulacre de "séquence" normée à l'extrême et bachotée.

 

 

Arts plastiques — de notre correspondante à Paris.

« Je viens de découvrir ce beau projet qui a priori met à terre la pratique artistique qui avait pourtant péniblement refait surface et retrouvé ses formes de noblesse et son équilibre après le tsunami des années 70-80.

« Il est vrai que vider une discipline de la singularité de son contenu permettra plus facilement de la rendre soluble.

« Il me semblerait donc intéressant de pousser davantage le bouchon en proposant un tronc commun à tous les CAPES avec épreuves pures et dures (comme on va les aimer...)  uniquement sur la connaissance et l'intelligence du système éducatif assorties de quelques options groupées et colorées. « Une sorte de calage raccord sur la réforme du lycée.

« Je propose donc pour gagner du temps et de l'argent de supprimer tout de suite ce concours qui ne sert à rien d'autre qu à 'entendre dans les conseils de classe que cette "matière" (pouahhh !) fait partie des moins importantes mais qu'elle est la plus salissante ! »

 

J’attends avec impatience — mais l’arme au pied, quand même — les commentaires des internautes sur des programmes que Sauver les Lettres jugent « inacceptables en l’état » : ces jeunes gens ont le sens de l'euphémisme.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) L’épreuve de lèchement de pieds n’a pas été inventée par la rue de Grenelle, mais par Léon Daudet, dans son roman les Morticoles (1894). Comme quoi, cela sert d’avoir des Inspecteurs Généraux qui ont fait des études.

 

(2) Le fait est que Cécile Ladjali et moi partageons effectivement cette prétention. Voir http://cairn.webnext.com/revue-etudes-2008-1-p-39.htm

 

Dernière minute : la responsable à la Pédagogie du SNALC s'est fendue d'une analyse roborative, et surtout d'un tableau comparatif (avant / après) de tous les CAPES. Qu'elle m'ait piqué une phrase ou deux ne m'émeut pas  il faut savoir pardonner.
Donc : http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/NouveauxCAPESbrade.pdf 

 

Commentaires

Oh p…, j'ai failli tomber de ma chaise. Supprimer la langue étrangère en LM !!! Quelle meilleure épreuve que celle-là pour inculquer l'arbitraire des langues. Et le reste…

Ravage sur toute la ligne.

Ecrit par : THX | 14 décembre 2008

saperlotte de saperlipopette de Capétien et de Valois! A quand le Bourbon, pour l'oubli?

Ecrit par : Garafignoux | 14 décembre 2008

Même le socle commun, on ne pourra pas l'enseigner avec un concours tel que celui-là! Il va falloir encore rogner sur les "ambitions" de ce socle commun... C'est gai!
Il n'y a pas d'épreuve d'objectif de compétence évaluative prévue, dans ces nouveaux concours?
La seule (maigre) consolation, c'est qu'on peut quand même supposer, en étant optimiste et les jurys pas trop c..., que ce seront toujours les meilleurs qui s'en tireront...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Chouette, demain: tous interchangeables!! je pourrai remplacer à pied levé le collègue de maths, d'arts pla ou de Lettres. J'en ai désormais le niveau.

Ecrit par : ProfAnonyme | 14 décembre 2008

Il m'apparaît mainteant qu'il n'est fait aucune allusion de bivalence dans ces "projets" ?

En particulier, recruter des sortes d'animateurs en "sciences expérimentales" serait pourtant tout à fait cohérent avec les futures structures du lycée.

Aurons nous droit à un projet soigneusement divisé en deux volets successifs ?

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

La seule (maigre) consolation, c'est qu'on peut quand même supposer, en étant optimiste et les jurys pas trop c..., que ce seront toujours les meilleurs qui s'en tireront...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Dans les jurys, je crois avoir lu que peuvent figurer des non-spécialistes, personnes issues de la société civile (proviseurs?); même de ce côté, il n'y a rien à attendre. Avec de telles maquettes, les masters disciplinaires vont être engloutis.
Je me demande quand même comment XD va faire passer la bivalence nécessaire dans une logique économique avec un concours aussi appauvri (à moins que la défense de la bivalence fasse partie de la conformité idéologique nécessaire pour passer l'épreuve administrative).
L'enseignant est transformé en fonctionnaire d'exécution; finie la profession intellectuelle.
Et les universitaires passent aussi à la même moulinette en ce moment avec la refonte de leur statut; voir à ce propos l'excellente analyse d'O. Beaud sur le site de QSF : http://www.qsf.fr/QSF_Note_Beaud_statut.pdf
Cette attaque coordonnée contre tous les étages du système éducatif devrait quand même susciter une réaction d'ampleur (des enseignants de Paris I ont proposé un texte assez virulent).

Ecrit par : Romuald | 14 décembre 2008

Où peut-on lire les nouvelles maquettes des Capes pour les autres matières que les lettres ?

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Et maintenant, que faire face à cette scélératesse?

Ecrit par : angèle | 14 décembre 2008

"Dans les jurys, je crois avoir lu que peuvent figurer des non-spécialistes, personnes issues de la société civile (proviseurs?); même de ce côté, il n'y a rien à attendre. Avec de telles maquettes, les masters disciplinaires vont être engloutis."

Des inspecteurs, des proviseurs, des CPE...! Il y aura tout ça dans l'épreuve d'entretien coeff. 3 ! Tout ça !

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Où peut-on lire les nouvelles maquettes des Capes pour les autres matières que les lettres ?

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

"Ainsi parla Véronique M***"

Veronique Mely, celle qui a fait le concours idiot "Youpi miam miam" ?

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Massacrer les programmes pour les mettre au niveau des élèves ne suffisait pas, quelques irréductibles fâcheux risquant de s'obstiner à transmettre des savoirs : il faudra donc aussi supprimer le savoir des fâcheux potentiels pour éviter toute dérive antipédagogologique.

Seul le dégoût contient ma colère. Dommage que je sois trop âgé pour postuler au ClubMèd : quitte à jouer au gentil animateur, autant pouvoir profiter des voyages au soleil.

Ecrit par : Lionel | 14 décembre 2008

Jérémy, le tableau comparatif que je ne suis pas arrivé à glisser dans ma Note sera mis en ligne normalement demain sur le site du SNALC. Je mettrai le lien dès qu'il sera activé.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Jean-Paul, peut-on lire sur google le texte de Natacha Polony, ou faut-il acheter Marianne?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008

Anne-Marie, enfin, 2,50 € !
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Et en langues, même catastrophe! Et pourtant, on ne nous parle que de bilinguisme par ailleurs!

Que faire pour alerter les médias? Les universitaires sont désemparés, personne n'entend leurs protestations, on leur demande de faire les 'maquettes' des futurs 'masters d'enseignement' ...

Ecrit par : Gibbs | 14 décembre 2008

" Des inspecteurs, des proviseurs, des CPE... Il y aura tout ça dans l'épreuve d'entretien" (Jérémy)

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Il y aura peut-être aussi des chefs d'entreprise et des représentants des parents d'élèves... Et même des membres des syndicats lycéens qui apprécieront la "coolitude" de l'impétrant !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 décembre 2008

Ce sont des forains qui dirigent le Mammouth ?

Ecrit par : Magister | 14 décembre 2008

J'en avais déjà parlé au moment de sa présentation à Marseille. Allez voir "Je veux voir", film libanais de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige avec Catherine Deneuve.

Ce n'est pas un reportage sur le Liban.

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

Bien.

Maintenant vous comprenez mieux pourquoi je m'énerve contre les réformes de manière obsessionnelle depuis 3 mois, et que j'ai du mal à bosser...
Car on se dit : pourquoi bosser quand tout sombre ainsi.

Mettons à genoux ces jean-foutre.

Gagnons la bataille de la culture et de l'intelligence.

Ecrit par : Fabien | 14 décembre 2008

Avec tout ça, je me dis que je devrais aller manifester mardi.

Oui, parce que vous ne le savez pas, mais mardi il y a une manif prévue à Paris.

Sauf que je n'ai pas que ça à faire, moi, d'aller à Paris. Vous pensez que le fait que j'aille manifester personnellement fera plier Darcos et Pécresse ?

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Saperlotte de Saperlipopette de Garafignoux! du bourbon et puis quoi encore!
Saperlipopette ne boit que du Laphroaig sachez le la prochaine fois que vous viendrez plagier mes exclamations!

Saperlotte de saperlotte de parlotte ...

Ecrit par : Saperlipopette | 14 décembre 2008

La seule (maigre) consolation, c'est qu'on peut quand même supposer, en étant optimiste et les jurys pas trop c..., que ce seront toujours les meilleurs qui s'en tireront...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Je n'y crois pas une seconde. Au contraire, les meilleurs se casseront les dents sur des épreuves faites sur mesure pour le triomphe des médiocres et des ignares.

Ce que l'on peut espérer de mieux, c'est une baisse drastique du nombre de postes offerts au concours.

Ecrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2008

Tiens, d'ailleurs, on ne connait toujours pas officiellement le nombre de postes pour 2009.

Ecrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2008

Des inspecteurs, des proviseurs, des CPE...! Il y aura tout ça dans l'épreuve d'entretien coeff. 3 ! Tout ça !

Ecrit par : Jeremy

Et pourquoi pas, tant qu'on y est, faire participer des agents d'entretien ? Un concours superficiel ne peut avoir meilleur juge qu'un technicien de surface !

Ecrit par : moot | 14 décembre 2008

Dommage, vraiment.

Il ne reste donc plus que l'agrégation pour pousser encore les étudiants à une réelle maîtrise de leurs savoirs. Je ne crois pas avoir autant appris que l'année où j'ai préparé mon concours, grâce aux exigences élevées qu'il m'imposait.

Là où on est malgré tout dans la seringue, c'est que rien n'empêche Darcos de rétablir un concours à haut niveau d'exigences, il restera quand même le problème du master qui découragera beaucoup d'étudiants.

Et si les enseignants des décennies à venir étaient majoritairement recrutés sans le concours ?

Quand j'ai commencé mes études, les bacheliers pouvaient entrer à l'école normale. Aujourd'hui, il faut 5 ans d'études universitaires pour devenir prof des écoles ou de collège... et avec quelle formation !

Ecrit par : sanjuro | 14 décembre 2008

"Quand j'ai commencé mes études, les bacheliers pouvaient entrer à l'école normale. Aujourd'hui, il faut 5 ans d'études universitaires pour devenir prof des écoles ou de collège... et avec quelle formation !"

Et pour devenir Surgé, il faudra aussi un master maintenant...! On aura tout vu.

Pour dugong, je pense que les agents d'entretien pourront participer au jury de recrutement, à condition qu'ils aient déjà eux-mêmes un master professionalisant qui les ait fait réfléchir sur les objectifs et les conditions de leurs pratiques personnelles.

Il est à noter que je ne me moque pas du personnel d'entretien, mais des imbéciles fumeux qui sont payés à enquiquiner le monde à coup de maquette et de bilevesées.

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

Des inspecteurs, des proviseurs, des CPE...! Il y aura tout ça dans l'épreuve d'entretien coeff. 3 ! Tout ça !

Ecrit par : Jeremy

Et pourquoi pas, tant qu'on y est, faire participer des agents d'entretien ? Un concours superficiel ne peut avoir meilleur juge qu'un technicien de surface !

Ecrit par : moot | 14 décembre 2008

Ah, pardon, ce n'est pas dugong mais Moot qui a écrit.

Dsl !

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

Au fait, Jean-Paul, si ce n'est pas indiscret : vous serez de nouveau membre du jury cette année au Capes ?

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

Cé pô grav'

Toto va pouvoire ce prézanté o kapesse, komssa

:mégacool: :enj: :keunitareum: :coucoutoutou !:

totitotototototitititititoutou !



...


Assistons-nous au crépuscule de la civilisation ?



C'est dommage. C'était chouette.

Ecrit par : Manu, nostalgique et un peu déprimé | 15 décembre 2008

Au fait, Jean-Paul, si ce n'est pas indiscret : vous serez de nouveau membre du jury cette année au Capes ?

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

Auquel cas, il va lui falloir un sacré recyclage pour interroger les candidats en langage "Wesh-cousin".

Il va lui falloir également apprendre le politiquement correct.

Cher M. Brighelli, voici quelques suggestions de questions à poser aux futurs candidats. N'oubliez pas de ponctuer et d'agrémenter régulièrement vos phrases de "top-méga-cool", "délire !", "c'est clair","lol", "zyva la teuf !" "trop pas !" et autres "nique ta race!"

Il va sans dire que le tutoiement est obligatoire, ainsi que d'oublier momentanément vos vieilleries littéraires dont personne n'a que faire si ce n'est "les bourges". Voici donc :

"T'aimes les chiens ?" (question inspirée par Drucker, grand philosophe de la fin du XXème siècle)
"Kestu penses des keufs ? c'est abusé ?"
"Y t' restes de la beuh ? C'est pour des potes"
"Ouuaaaaais ! Genre ?"
"Tu fais quoi contre le racisme ?"
"Pourquoi les jeunes y pensent que certains profs y sont ringards ?"
"Raconte-moi ton plus gros délire"
"T'as halluciné ?"
"C'est quoi, une école, pour toi ?"
"T'aimes les jeunes ?"
"T'es d'ja sorti avec une tasspé ? (ou un "keum chelou" suivant le sexe du candidat)
"Tu fais la teuf combien de fois par semaine ?"
"Tu connais Philippe M. ?"

Etc.

Ecrit par : Manu, un peu déprimé | 15 décembre 2008

C'est effectivement édifiant; la droite fait ce que la gauche rêvait de faire et qu'elle n'avait pas (encore) fait (dernier scrupule?) Gageons que son retour (très hypothétique) aux affaires n'entraînerait pas une modification de la politique éducative qui se met en place.

Je reste un peu sur ma faim : je ne comprends pas que dans la nouvelle épure des concours, il n'y ait pas une épreuve de sociologie pour disserter à l'infini sur l'inégalité face aux savoirs bourgeois et la nécessité du sursaut (sursot?) citoyen pour y faire face dans le respect des différences et blablabla.

Et dire qu'il faudra que certains apprennent ce genre de charabia devant des jurys (forcément citoyens) qui ressembleront plus à des CSP (comités de salut public) en sélectionnant les candidats selon d'autres critères que la maîtrise des savoirs -origine sociale, intégration dans la société française. On applique au recrutement des professeurs la même méthode qui vaut pour entrer dans des Ecoles de commerce, sauf que ce n'est pas le même objectif. Cet entretien aurait un sens lors de l'année de titularisation, après une formation pratique et lors d'un premier bilan. Avant, cela ressemble à du lèchecutisme bien avancé, avec tous les dangers du double langage (je dis ce que je ne pense pas et je ne pense pas ce que je dis... pour être pris). Mais il y a tant d'égo(s) à contenter : M. machin et Mdme machine seront ravis de venir mettre leur nez dans des oraux où les enfants des autres (des pauvres) seront éduqués. C'est le retour des Importants, pardon, des importuns.

Voilà, chers collègues, quand vous vous regarderez dans une glace, vous saurez maintenant ce que veut dire être un dinosaure.

Ecrit par : Sénéchal | 15 décembre 2008

Sénéchal, vous l'avez parfaitement résumé : la Droite se plie aux diktats du "politiquement correct" de gauche — qui n'a, nous le savions déjà, rien à voir avec le Savoir, toujours inconvenant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Où peut-on lire les nouvelles maquettes des Capes pour les autres matières que les lettres ?

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Elles se trouvent depuis 3 jours sur le site de Reconstruire l'Ecole : dossier mastérisation, rubrique "au fil des jours".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 décembre 2008

"Je n'y crois pas une seconde. Au contraire, les meilleurs se casseront les dents sur des épreuves faites sur mesure pour le triomphe des médiocres et des ignares."

Ecrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2008

Le pire n'est jamais certain! Ceci-dit, quand on parle des "personnes de la société civile" dans les jurys, (sans autres forme de précision), on peut craindre que ça n'aille bien au delà des proviseurs!
Des patrons de boîte, des avocats, des architectes, des maçons, des vetos, qui sait, peut-être même... des pharmaciens? On est mal!
Manu, vous m'avez mis en joie avec l'image de Toto déguisé en professeur certifié! Je vous revaudrai ça! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008

Je ne vois pas où est le problème. Il s'agit là de la dernière étape d'une logique mise en place il y a longtemps. Après avoir abaissé le niveau de l'école en général et celui du baccalauréat pour que les minorités visibles l'obtiennent, il fallait bien abaisser aussi le niveau des concours pour que celles-ci puissent y accéder. Discrimination positive dont on ne dit pas le nom et que les profs n'ont jamais voulu voir, par peur de passer pour de vilains racistes et au nom de la sacro-sainte égalité et du politiquement correct de gauche. Aujourd'hui, l'heure est venue de payer l'addition. Il y a donc bien un lien (pas le seul bien sûr) entre immigration massive, impossibilité d'assimilation et baisse de niveau.

Ecrit par : Nique ta race | 15 décembre 2008

L'idée de réformer les concours et de créer les IUFM (les deux vont ensemble) remonte à 1967. Et je ne parle que de l'expression officielle et publique de cette idée, dont les prémisses sont très antérieures. Il n'y avait pas encore de "minorités visibles" en France. Les immigrés étaient OS à Renault ou travaillaient dans le bâtiment : comme les patrons étaient gentils, ils les laissaient dormir à plusieurs dans les caves, pas dans les appartements déjà finis, quand même. Ils buvaient le coup de rouge avec les autres prolos et leurs femmes n'étaient pas voilées (il faut dire, c'est vrai, qu'ils n'en avaient pas). La première à l'agrégation d'espagnol d'il y a trois ou quatre ans était une noire antillaise, très visiblement noire. Elle a eu 20 en latin : traduction impeccable, commentaire génial.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 décembre 2008

Abruti(e) provoc a écrit : "Il y a donc bien un lien (pas le seul bien sûr) entre immigration massive, impossibilité d'assimilation et baisse de niveau"

Bien sûr ! L'autre lien qui explique la baisse de niveau c'est Madoff à qui on a donné l'agrégation d'économie et de gestion (de patrimoine).

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

J'avais évoqué il y a quelques temps l'effrayante possibilité de réceptionner un jour un stagiaire post Neanderthal éructant des fragments de mantras meirioliques.

Le cadeau d'entrée dans la fonction sera un moulin à prières pédagoles muni d'une prise USB (pour soulager la mémoire de l'impé(né)trant).

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

J-1 pour l'annonce du TPE géant.

Mais la très grande claque viendra le 5 janvier, date annoncée du dévoilement des nouveaux programmes.

Frisson du vide garanti.

Préparez vous !

Ecrit par : Philippulus le Prophète | 15 décembre 2008

Produit de la Fabrique du Crétin (je n'ai connu que les nouveaux programmes) je me rends tout de même bien compte de mes lacunes et j'essaie d'y remédier. J'ose espérer qu'il en sera de même pour les futurs professeurs.
Comment faire, une fois qu'ils seront en face des élèves, pour qu'ils donnent des cours de qualité? Quelles solutions apportez-vous?

Ecrit par : PFC | 15 décembre 2008

"Quelles solutions apportez-vous?"

Comme le disait fort bien un collègue du GRIP, la question qu'il faudra se poser n'est pas celle-ci (entrer dans une problématique de perpétuelle et récursive remédiation est une dérive mortelle ) mais plutôt "comment ne pas en arriver là".

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

On voit bien que certains collègues prennent conscience de la déficience de leur formation et sont demandeurs de méthodes efficaces (c'est à dire explicites et structurées)

Ils ne peuvent rien obtenir des stages que propose l'EN, qui ne sont que de sinistres farces dans 95% des cas (100% en ce qui me concerne)

Ne pourrait-on intervenir en ce sens, et proposer par le biais d'une association des stages à réel contenu, sans prêchi-prêcha ?

Je suis partant, en ce qui me concerne.

Pourquoi pas avec « Sauver les lettres » ?

Ecrit par : sanjuro | 15 décembre 2008

"Je vous encourage "stalinement" à signer, pour la sauvegarde des IUT-DUT.

http://www.iut-fr.net/petitions/index.php?petition=2

Sachez, par exemple, qu'au retour des vacances de Toussaint, les élèves de l'IUT de Roanne ont eu la surprise de voir toutes les nombreuses conférences auxquelles ils devaient assister supprimées, pour raisons financières!
A Toulouse, même farine : résultat : 2500 élèves d'IUT dans la rue, sur 5000 élèves en tout dans l'agglomération toulousaine. 50% de manifestants, voilà un beau score."

Ecrit par : Fabien | 08 décembre 2008

Deux vidéos d'étudiants d'IUT pour faire connaître la situation :

http://www.youtube.com/watch?v=Mm8_a_iBLpU

http://www.youtube.com/watch?v=SQqlYyAXbfI

Ecrit par : revue de presse | 15 décembre 2008

"Pourquoi pas avec « Sauver les lettres » ?"

Dans une "saine concurrence" avec le GRIP ?

Associations devenant officines de soins palliatifs ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

"les élèves de l'IUT de Roanne ont eu la surprise de voir toutes les nombreuses conférences auxquelles ils devaient assister supprimées, pour raisons financières!"

L'IUT de Roanne avait placé sa dotation chez Madoff ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Gagnons la bataille de la culture et de l'intelligence.

Ecrit par : Fabien | 14 décembre 2008

Exactement l'objectif de la Société des agrégés....

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

Produit de la Fabrique du Crétin (je n'ai connu que les nouveaux programmes) je me rends tout de même bien compte de mes lacunes et j'essaie d'y remédier. J'ose espérer qu'il en sera de même pour les futurs professeurs.
Comment faire, une fois qu'ils seront en face des élèves, pour qu'ils donnent des cours de qualité? Quelles solutions apportez-vous?

Ecrit par : PFC | 15 décembre 2008

Vous enseignez quelle discipline, PFC?
"Donner des cours de qualité"? Simple comme bonjour! Il faut transmettre des connaissances, être directif, ne pas hésiter à parler beucoup soi-même, et à faire noter par les élèves tout ce qu'on dit. Chez moi, en collège (mais je ferais la même chose en lycée) pas une seule de mes paroles ne se perd dans les cintres. Tout s'écrit, grammaire, corrigés de rédaction et de dictée, explications de textes (linéaires) et je parle assez lentement pour que les élèves prennent ce que je dis.
C'est un cours totalement "magistral", avec cette différence, par rapport à la caricature qu'on en fait, que je pose souvent des questions et m'appuie sur les réponses pour avancer, ce qui est le B.A.BA de la pédagogie. Les élèves ont donc un cahier "rouge" (grammaire, orthographe, rédactions, conjugaison), "petit format grands carreaux 100 pages", et un cahier "jaune" (explications de textes) qui se remplissent petit à petit de "connaissances". Les parents peuvent vérifier que leur marmot ne perd pas son temps en classe de français.
Voilà la solution que je recommanderais, moi!

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

Le pire n'est jamais certain! Ceci-dit, quand on parle des "personnes de la société civile" dans les jurys, (sans autres forme de précision), on peut craindre que ça n'aille bien au delà des proviseurs!
Des patrons de boîte, des avocats, des architectes, des maçons, des vetos, qui sait, peut-être même... des pharmaciens? On est mal!
Manu, vous m'avez mis en joie avec l'image de Toto déguisé en professeur certifié! Je vous revaudrai ça! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008


Et merde, Christophe. Arrêtez de vous acharner contre moi.

Anne-Marie, pharmacienne, et fière de l'être, petite-fille d'un grand savant pharmacien (petit paysan pauvre du temps où les hussards noirs envoyaient leurs bons élèves faire des études à la ville)qui a été choisi par Marcelin Berthelot à l'âge de 24 ans comme préparateur et que ce dernier a gardé auprès de lui pendant 11 ans. Et qui a reçu toutes les plus hautes distinctions.

Ah, j'oubliais : par ailleurs membre à part entière du GRIP et de SLECC.
Bises à Guy, Catmano, Dugong, Pedro, et bien sûr JPB.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 décembre 2008

POur couper court à tous les problèmes liés à la compositon des jurys, je propose un tirage au sort sur le modèle des jurés de cours d'assise.

Bien sûr, il y aura de grandes chances pour que les désignés d'office aient des connaissances un peu courtes d'assise mais le processus étant populaire, il emportera l'adhésion (entendez par là que les rares adhésions résiduelles à la connaissance seront emportées).

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Pour couper court à tous les problèmes liés à la composition...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Vous enseignez quelle discipline, PFC?

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

Je ne sais plus très bien ! Je tente de faire découvrir la littérature à des élèves qui ne maîtrisent toujours pas l'accord du pluriel !
Votre idée d'utiliser deux cahiers (et surtout d'expliquer les textes à des collégiens) est très bonne. Merci ! J'avais mal au ventre l'autre jour de voir pendant mon stage en collège que les élèves "apprenaient" le schéma actantiel en 6e !
Jean, pourriez-vous être tuteur? Je sais que ce serait pactiser avec ce diable d'IUFM mais ne serait-ce pas un des meilleurs moyens de mettre les nouveaux professeurs dans le droit chemin?

Ecrit par : PFC | 15 décembre 2008

Vous me fatiguez.

Je lis ici des messages et des phrases comme si les choses étaient déjà pliées : des "ah ben c'est foutu" ou des "ah ben reste que l'agreg pour avoir des bons profs", etc etc etc

Au lieu de proférer vos lamentations sempiternelles, battez-vous : rejoignez SLR, SLU, RE, ou la Société des Agrégés, faites de la pub autour de vous, mobilisez vos amis et vos collègues, écrivez des lettres ouvertes aux ministères ou à des médias, dans des blogs, des forums.
signez et faites signer l'appel du 8 novembre
signez et faites signer la pétition sur les IUT

Bougez-vous, et arrêtez de renacler devant votre clavier d'ordinateur.

Si on laisse passer ça aujourd'hui, dieu sait ce qu'on laissera passer demain (ou plus exactement( : je ne sais que trop ce qu'on laissera passer demain). Vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer.

Alors, marre des soliloques déclinistes. La rédition des ministres dépend de chacun de nous.

Ecrit par : Fabien | 15 décembre 2008

"Vous me fatiguez."

Fabien, arrêtez de jouer au héros hyperactif.

Vous savez fort bien que toute l'agitation actuelle est fortement hétéroclite (des pédagols en "résistance" jusqu'aux "instructionnistes" en passant par les gérants d'IUT en manque).

Tout cela peut effectivement mener à la chute du petit Maître du Moloch.

Et après ? Les charognards viendront se repaître *. Toute évolution sera gelée comme d'habitude.

Soyez sûr que je vous regarde avec bienveillance, cher Colonel Fabien, sur votre pont de Racole, en route pour la victoire finale.

"Mourir pour des idées d'accord mais de mort lente"

* les européennes approchent…

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

"Quand j'ai commencé mes études, les bacheliers pouvaient entrer à l'école normale. Aujourd'hui, il faut 5 ans d'études universitaires pour devenir prof des écoles ou de collège... et avec quelle formation !"

Quand j'ai fait les miennes, le concours d'entrée à l'EN avait lieu en fin de 3e, et la dictée était plutôt raide, et il y avait une épreuve de commentaire de textes. Des cours de préparation supplémentaires étaient dispensés, et parmi ceux qui rataient le concours, tous n'étaient pas mauvais, loin s'en faut!

En début de carrière, j'ai fait passer les épreuves orales en français, pour l'entrée à l'EN. Les élèves venaient de 1e ou terminale. J'ai entendu des explications de textes remarquables ( l'interrogateur choisissait le texte) qui feraient, j'en suis sûre, merveille au CAPES.

Ecrit par : retraitée | 15 décembre 2008

Bonjour,

Je viens de lire la "Fabrique du Crétin" que j'ai beaucoup aimé!

Bon, pour revenir au sujet. Je viens de finir mes études à Lyon. L'année dernière, lorsque le gouvernement a eu _ par un éclat incroyable de crétinisme issu, incontestablement, de leur éducation énarque, c'est-à-dire "hors réalité"_ la grandiose idée de "pondre" la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), les vilains étudiants (dont j'étais) ont réagis, nous avons réagis, et nous avons été largement soutenus... par les CRS qui étaient à tous nos mouvements!

Nos réclamations étaient simple: reformer, certes, mais pas comme cela.

Cette LRU était la porte ouverte à ce qui arrive à présent aux IUFM.

Je développe. Globalement, et en simplifiant réellement, cette loi proposait de privatiser les bâtiment universitaires... alors, quand on est farouchement bête, voire crétin, on ne voit pas le mal! Or, si on réfléchis un peu, privatiser les bâtiments, c'est privatiser l'éducation. Par exemple, l'université Lyon 1, qui enseigne des modules scientifiques et informatiques, ont été sponsorisé par Microsoft. Qu'est-ce que je veux dire par là? J'étais étudiant en musique à Lyon 2. A quoi vais-je servir dans cette société? Qu'elle entreprise voudra acheter un bâtiment pour enseigner des matières qui ne serviront à personne après?

La réponse est simple! Personne. L'art, la littérature, la musique, les langues (à moindre échelle) ne servent à rien à la société. Nous, saltimbanques, sommes inutiles. A quoi bon nous aider?

Je disais donc que c'était la porte ouverte à ce qui arrive à l'IUFM. En effet, en privatisant les bâtiment, on arrive peu à eu à la privatisation de l'enseignement. On pousse donc à ce fameux et néanmoins redouté élitisme. On pouvait passer, du moins, on peut encore cette année, passer le CAPES avec une Licence. Il faudra un Master pour pouvoir prétendre passer le concours...

En fait, depuis les années 70, on fusille l'enseignement par la base, c'est-à-dire le primaire. Le Nabot nabab s'est rendu compte que cela n'avait réussi que partiellement. Pour abrutir une population, il faut attaquer par le haut. En abrutissant les "profs", il sera plus simple d'abrutir les élèves.

Une université privée, c'est une université chère et pas forcément compétente. Mettre le CAPES au niveau bac+5 c'est faire payer des études privées pendant 5 ans plus 1 an de CAPES (si réussite au premier essai)! Les élèves ayant les moyens réussiront, ceux qui ne les auront pas, iront, comme les 80% des étudiants diplômés aujourd'hui, pointer à l'ANPE pour mettre des salades dans des sachets chez Bonduelle...

A présent, après avoir donné des faits réels, j'aimerai poser la question brève mais néanmoins concrète: Pourquoi?

A toute question il y a une réponse! Alors voici mon point de vue qui est "le miens, pas le vôtre" (voyez que j'ai lu le livre!!!).

La France est capitaliste. Ne voyez pas dans mes propos une allusion communiste! Cette volonté capitaliste repose sur l'économie. L'économie c'est quoi? C'est 1000 bras pour un cerveau. Donc, il faut plus de bras que de matière grise. Pour cela, et pour protéger la fierté paternelle, faire en sorte que les enfants privilégiés s'en sorte, car c'est dans le sang, "et pis c'est tout"!

Maintenant, il est vrai que je culpabilise. Je faisais parti de ceux qui réclamaient des réformes au niveau de l'éducation... on nous a pour une fois écouté! Les réformes ont été faites... mais ont empirés l'idéal que je m'étais fixé en ce qui concerne l'éducation...

A très bientôt!

René SUAREZ

Ecrit par : René | 15 décembre 2008

Xavier Darcos aurait décidé de reporter la réforme du secondaire
15.12.08 | 10h22

PARIS (Reuters) - Xavier Darcos a décidé de reporter la réforme du secondaire, qu'il devait présenter mardi, pour ne pas "mettre le feu aux poudres", rapporte le site internet du Point.

Le ministre de l'Education aurait choisi lui-même de différer la réforme et dément avoir obéi à une injonction de Nicolas Sarkozy, comme l'avance Le Figaro, précise Le Point.fr.

Il "affirme au contraire que c'est lui qui a proposé au président de se donner davantage de temps et de pas courir le risque de voir cette réforme devenir l'étincelle qui mette le feu aux poudres", rapporte l'hebdomadaire.

"Parti vendredi pour une visite en Israël et la Palestine qui a duré trois jours, il s'est longuement entretenu au téléphone tout au long de ses visite avec Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée", précise-t-il.

Les discussions devraient reprendre avec les syndicats sur la réforme qui concernerait désormais l'ensemble des classes de lycées, non plus seulement la classe de seconde.

Selon Le Figaro, l'Elysée juge nécessaire "d'approfondir le travail d'explication sur le lycée" afin notamment de calmer la colère des élèves du secondaire.

Sophie Louet

Ecrit par : Pierre LaRiba | 15 décembre 2008

En sciences physiques, le niveau requis des épreuves écrites du CAPES externe * est celui de la première année de PCSI.

Le recrutement s'opérant à bac +5, on peut présumer que les 4 dernières années serviront à assimiler la première.

Ce n'est peut-être pas suffisant.

* interne aussi d'après ce que j'ai pu voir.

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

des vetos, qui sait, peut-être même... des pharmaciens? On est mal!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008

Pourquoi pas des bouchers, pendant que vous y êtes ?

Ecrit par : yann | 15 décembre 2008

Ceux qui pensent qu'ils ont les neurones un peu fatigués et qu'ils n'arriveront jamais à la hauteur du livre de J.C. Michéa, “La double pensée”, peuvent se consoler… Pour beaucoup moins cher, en consultant le site http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/85993189.pdf
 ils auront accès à la réalité exemplaire et complexe du combat titanesque des IUFM contre le capitalisme monopolistique d'État. La photo de Christophe Sibille, en plan américain, témoigne de la dureté de l'affrontement et de la nécessaire compassionitude de la France Profonde (pas la France moisie) vis-à-vis de ces enseignants dont Sibille est le vivant prototype, toujours en première ligne dans le dur combat contre le moloch destructeur de notre spiritualité.
Par ailleurs, ils auront confirmation que la réalité physique de l'impétrant correspond tout à fait à la richesse de sa pensée qui nous amène sur des rivages sans limites ayant l'allure de gouffres sans fond.

Ecrit par : Roger Felts | 15 décembre 2008

L'info de Reuter est confirmée :

http://www.education.gouv.fr/cid23215/reforme-du-lycee-plus-de-temps-pour-la-mise-en-oeuvre.html

Le passage du petit Maître au Mur des Lamentations l'aurait-il effrayé ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

J'avais mal au ventre l'autre jour de voir pendant mon stage en collège que les élèves "apprenaient" le schéma actantiel en 6e !
Jean, pourriez-vous être tuteur? Je sais que ce serait pactiser avec ce diable d'IUFM mais ne serait-ce pas un des meilleurs moyens de mettre les nouveaux professeurs dans le droit chemin?

Ecrit par : PFC | 15 décembre 2008

Mal au ventre? Je vous crois, PFC! C'est effectivement à vomir!
J'ai renoncé pour ma part aux manuels de français actuels en "séquences", qui me paraissent eux aussi vomitifs et conçus pour que les élèves prennent le français en grippe.
Etre tuteur? Cela m'est arrivé, avec des stagiaires exceptionnels de bon sens , de passion et de culture... jusqu'au jour où l'IUFM s'est aperçu que je n'étais pas dans la ligne et m'a aussitôt "noté d'infamie".
J'interviens depuis peu sur neoprofs.com, où j'ai, semble-t-il, quelques oreilles attentives.
Si vous êtes en stage, soyez couleur de muraille, gris souris, invisible, hypocrite à foison. Ne compromettez pas votre titularisation. Vous les enverrez paître après, tous ces nains de la pensée!
Si vous êtes agrégé, la Société des agrégés sera ravie de vous accueilir.

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

Interview du MM au Point : "Selon Xavier Darcos, la réforme devrait concerner cette fois l'ensemble des classes de lycées, et non la seule seconde."

Inquiétant...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Vu hier à la téloche une prof de SES au sujet de la proposition de XD de mettre 1h30 de sciences économiques dans le tronc commun de seconde :
"Nous ne voudrions pas que notre discipline soit dévoyée pour uniquement aborder les questions d'un point de vue économique, et non pas d'un point de vue économique et social et politique".
Je pressens qu'au lieu d'une culture économique qui leur permette de comprendre un peu mieux le monde dans lequel ils vivent, comme l'appelait de ses voeux Cadichon, nos chers petits (enfin, pas les miens, heureusement) ne se retrouvent avec des cours de marxisme-léninisme et de syndicalisme, ou d'apprentissage des arcanes des systèmes d'allocations que le monde entier nous envie.
Plus belle, la vie !!

Ecrit par : yann | 15 décembre 2008

"Vu hier à la téloche une prof de SES au sujet de la proposition de XD de mettre 1h30 de sciences économiques dans le tronc commun de seconde"

1h30, n'est ce pas beaucoup pour expliquer que 1 Madoff = 1 daKerviel ?

Et trop peu pour "comprendre un peu mieux le monde dans lequel ils vivent".

On négociera donc 2h dont 1h en demi-groupe...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

a pu de réforme
pas besoin de réforme
qu'est-ce qu'on est bien dans le lycée actuel
pas belle la vie ?

Ecrit par : Victouaaaaaaare ! | 15 décembre 2008

Dugong, autant vous affranchir : il ne saurait y avoir de "saine" concurrence entre SLL et le GRIP...

Fabien, ce que j'écris, ce que nous écrivons, est aussi de l'action. Il m'a fallu en secouer, des profs de fac, avant qu'ils ne commencent à réagir... Et à signer éventuellement des pétitions en ligne.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

JPB a écrit : "Dugong, autant vous affranchir : il ne saurait y avoir de "saine" concurrence entre SLL et le GRIP..."

Question lard ou cochon, vous êtes encore bien pire que moi...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

La réforme des lycées est reportée d'un an, pas celle des concours et des masters. Faut pas être très futé pour deviner pourquoi.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 décembre 2008

Il reporte, ainsi, dans quelques mois, Carla Bruni va avoir un gosse, on ne parlera que de ca, et XD va passer sa réforme sans qu'aucun torchon...zut...journal ne réagisse, et nous ainsi...

Pas belle la démagogie française??? Toujours pareil, on peut tout prévoir! Sauf le temps du lendemain...

Ecrit par : René | 15 décembre 2008

Le pire n'est jamais certain! Ceci-dit, quand on parle des "personnes de la société civile" dans les jurys, (sans autres forme de précision), on peut craindre que ça n'aille bien au delà des proviseurs!
Des patrons de boîte, des avocats, des architectes, des maçons, des vetos, qui sait, peut-être même... des pharmaciens? On est mal!
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008
Tant qu'on y met pas un psychiatre, on évite le pire !

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

"Ils auront accès à la réalité exemplaire et complexe du combat titanesque des IUFM contre le capitalisme monopolistique d'État. La photo de Christophe Sibille, en plan américain, témoigne de la dureté de l'affrontement et de la nécessaire compassionitude de la France Profonde (pas la France moisie) vis-à-vis de ces enseignants dont Sibille est le vivant prototype, toujours en première ligne dans le dur combat contre le moloch destructeur de notre spiritualité.
Par ailleurs, ils auront confirmation que la réalité physique de l'impétrant correspond tout à fait à la richesse de sa pensée qui nous amène sur des rivages sans limites ayant l'allure de gouffres sans fond."

Ecrit par : Roger Felts | 15 décembre 2008

Tiens, vous avez rompu le pacte?
Ce n'est pas moi qui ai joint le lien de la "Nouvelle République", à ce que je sache. Et je reconnais que la photo n'est pas particulièrement heureuse. Ceci-dit, vous avez vu la vôtre, sur votre blog? On ne dirait pas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008

"Tant qu'on y met pas un psychiatre, on évite le pire !"

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

Ca, effectivement, ce n'est pas gagné non plus! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Tant qu'on y met pas un psychiatre, on évite le pire !"

Pas sûr ! En sciences physiques, par exemple, il pourrait utilement cuisiner scientifiquement le candidat sur les mécanismes réactionnels et les conduites d'isolement.

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Dobolino, on y mettra certainement un psychiatre — un doltoïste, par exemple…
JPB
PS. La réforme de la Seconde est donc remise en chantier. Cela donnera peut-être au Maître du Moloch le temps de réaliser que toute réforme du Lycée commence par celle du Collège.

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Bon ! Il fait semblant de recapituler pour mieux récapituler ?

- Il mute tous les pédagols aux Kerguelen avec une mission d'émancipation des manchots et, du coup, il réalise les éconmies budgétaires qu'on lui impose

- Il installe les programmes SLECC à l'école primaire

- Il lance l'élaboration de la suite pour le collège.

- En attendant, il supprime les TPE au lycée et renforce les contenus et les horaires de mathématiques et de Lettres.

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

- En attendant, il supprime les TPE au lycée et renforce les contenus et les horaires de mathématiques et de Lettres.

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

"Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs"

Ecrit par : yann | 15 décembre 2008

Dugong, quand je pense que certains reprochent à ce blog de ne pas faire de propositions constructives…
C'est une base de programme, mon cher…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Pourquoi les Kerguelen me dit-on ?

Parce que ce sont des îles pleines de vent qui ne seront pas trop déstabilisées par le débarquement massif de déficients du bulbe parmi les manchots.

Le problème, c'est la reproduction consanguine...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

« la réalité physique de l'impétrant correspond tout à fait à la richesse de sa pensée qui nous amène sur des rivages sans limites ayant l'allure de gouffres sans fond »
François Baptiste Ephraïm Camember, 80 / 1,90, sapeur à Besançon | 15 décembre 2008

Ecrit par : Tailleboudin | 15 décembre 2008

Dobolino, on y mettra certainement un psychiatre — un doltoïste, par exemple…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

C'était un peu à ça que je pensais mais pour les ZEP, façon Sarko/Dati, y'a une autre méthode. C'est un psychiatre qui me l'a racontée. Nommé pour effectuer des expertises psychologiques auprès de jeunes gens désirant entrer dans la Gendarmerie, il fait passer des tests et interrogatoireset met illico de côté une poignée de dossiers. Lors de sa discussion avec les recruteurs, ceux-ci lui demandent pour quelles raisons il avait mis ces dossiers hors-jeu. Notre brave psy explique qu'il s'agissait de cas limites, agressifs, instables, à tendance paranoïaque. Et les recruteurs de lui répondre : "C'est justement le profil que nous recherchons !"
Le brave spychiatre n'a plus jamais voulu contribuer à des recrutements.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

A M.Brighelli

Je tiens à préciser que je ne vous visais absolument pas dans mon message "énervé"! Je suis tout à fait conscient que ce blog est un moyen d'information pour des milliers de gens, et que ce papier sur les nouveaux capes est salutaire!

Je visais simplement ceux qui écrivent :
" Dommage, vraiment.
Il ne reste donc plus que l'agrégation pour pousser encore les étudiants à une réelle maîtrise de leurs savoirs. "

C'est-à-dire ceux qui écrivent comme si tout était plié, comme si la réforme était passée, comme s'il fallait s'en accomoder.
Non, je ne me prends pas pour un hyperactif monté sur son fier destrier blanc (consacrer 1h à 2h de son temps chaque jour là-dessus est fort peu, d'autres font bien plus, même si ce n'est pas rien).

Je ne supporte pas le défaitisme sur ce sujet. Ou alors : que l'on ferme ce blog, que l'on ferme tous les blogs et que l'on ferme sa gueule, et hop le tour sera joué.

Mais je me demande juste si certains ne sont pas secrètement contents des réformes actuelles, car elles leur permet de continuer à se lamenter à longueur de messages et de s'attrister seuls devant leur écran.
En attendant, anne Fraisse, présidente de Montpellier 3 et latiniste d'origine, a décidé de ne pas faire de maquettes de masters. ça s'appelle se bouger, modestement mais efficacement, ça s'appelle faire barrage à l'inique destruction actuelle.

Cordialement

Ecrit par : Fabien | 15 décembre 2008

Sur le site ci-dessous (Une fois que vous y êtes cliquez sur le 2ème écran en partant du haut), il y a un débat qui nous concerne directement (passé sur I-télé il ya quelques jours).

Il oppose Zemmour à Nicolas Domenach (dont je découvre avec regret que c'est un sale type, passé maître dans l'art du déni et du mensonge à soi-même. Je suis plus que déçu en tant que lecteur assidu de Marianne).

L'essentiel du débat nous est consacré. Il n' y en a que pour quelques minutes. Attention, cliquez bien sur le 2ème écran (le 1er concerne un débat Nolleau/Zemmour/Attali).

http://ericzemmour.blogspot.com/

Ecrit par : Manu, complètement domenachisé | 15 décembre 2008

SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS
DE L’UNIVERSITÉ
25, rue Descartes 75005 PARIS
Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17

LE PRÉSIDENT
Jean-Michel LÉOST
JML/ER 08-511



COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 15 DÉCEMBRE 2008

Le report de la réforme du lycée : une victoire de la raison



M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :


La Société des agrégés de l’Université estime raisonnable la décision, annoncée ce matin par le Ministre de l’Éducation nationale, de suspendre la réforme de la Seconde, comme elle l’avait demandé à plusieurs reprises et, tout récemment, lors de l’audience du 4 décembre 2008.

Les propositions de la Commission Pochard, puis les hypothèses avancées par le Recteur de Gaudemar avaient suscité des inquiétudes largement partagées ; les ambiguïtés idéologiques et pédagogiques de la réforme, les défauts d’information du Ministère ont généralisé l’opposition.

La Société des agrégés de l’Université estime qu’avant de reprendre les négociations, le Ministre doit définir clairement les objectifs de l’école, c’est-à-dire la fonction et les fins de l’enseignement délivré par la République. Elle contribuera pour sa part à éclairer le débat et à faire des propositions pour faire vivre, au vingt-et-unième siècle, l’école de la République.

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

@Fabien :

Vous avez raison sur le fond : battons-nous. Mais JPB n' a pas tort de vous rappeller que c'est ce que nous faisons tous ici, sous diverses formes (syndicalisme, résistances locales et même... participation à ce blog, mais oui !), et même si cela passe par des phases de découragement (j'avoue que je n'étaits pas particulièrement fier hier en lisant la nouvelle note...).

Simplement, ne tombez pas dans le piège qui consisterait à affecter de croire que vous êtes le seul à vous bouger, même si un "haut les coeurs !" de temps en temps ne fait pas de mal, en effet.

Ecrit par : Manu | 15 décembre 2008

Ben tiens, puisque Jean s'y met, en voici une seconde couche (trés courte) :


Communiqué de presse du SNALC-CSEN (FGAF) :

REPORT DE LA REFORME : RETOUR AU BON SENS

Le SNALC-CSEN (FGAF) se félicite du report annoncé de la réforme du Lycée suite à ses demandes réitérées.

Le SNALC-CSEN demande à présent au Ministre de l’Education de prendre en compte ses propositions de réformes préalables du collège, afin de garantir que tous les élèves entrant en seconde disposeront des pré-requis indispensables à leur réussite au Lycée.

Paris, le 15 décembre 2008

Ecrit par : Manu | 15 décembre 2008

Je viens de recevoir d'un ami qui lui veut du bien, un démenti formel comme quoi le vrai Sibille ne serait pas celui dont on peut admirer la photo dans les dernières nouvelle de Gateauroux. Cet ami affirme qu'on trouve la trace du véritable Sibille à l'adresse suivante :
http://www.dailymotion.com/related/x2i2oo_broken-jaw_creation/video/xyb3_abrutis-qui-chante_creation?from=rss
Personnellement, il m'est difficile de trancher. Dans les deux cas, ces individus apparaissent satisfaits d'eux-mêmes et cela correspond tout à fait à la psychologie du dénommé Sibille… Je m'interroge ?

Ecrit par : Roger Felts | 15 décembre 2008

Wesh Rodger ! :o)))

Un abruti écrit:
www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/12/12/103-tenter-de-faire-le-point-sur-la-question-de-l-orthographe#co
"Comment peut-on lire et écrire avec ses oreilles ?"

Qu'il demande aux sourds !

Ecrit par : toto | 15 décembre 2008

La Société des agrégés de l’Université estime raisonnable la décision, annoncée ce matin par le Ministre de l’Éducation nationale, de suspendre la réforme de la Seconde,

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

Ben moi aussi ! Je me demande quelle tête va faire ma fille quand elle va apprendre qu'elle continuera le latin l'an prochain ?
Tant que j'y suis, question personnelle: c'est quoi l'option qu'il faut prendre en seconde, si on reste sur le système actuel, pour faire S maths/physique en Première ?

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

"c'est quoi l'option qu'il faut prendre en seconde, si on reste sur le système actuel, pour faire S maths/physique en Première ?"

MPI si on peut (3h par semaine et d'affilée*) mais ce n'est pas du tout essentiel.

L'essentiel est d'avoir déjà un bon niveau en mathématiques et en Français.

* Il faut vraiment être motivé (100 h dans l'année !!). En échange cela garantit souvent d'être dans les meilleures classes où on regroupe le plus souvent les élèves qui ont demandé cet "enseignement de détermination".

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

D'accord avec Dugong pour MPI ce qui signidie "Mesures physiques et informatique". En général, on y trouve les bons élèves. Les autres se pécipitent hélas sur SES, ce qui donne 35 élèves dans ce qui est une option...

Description sur Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mesures_physiques_et_informatique

Ecrit par : Pierre LaRiba | 15 décembre 2008

Je reste un peu sur ma faim : je ne comprends pas que dans la nouvelle épure des concours, il n'y ait pas une épreuve de sociologie pour disserter à l'infini sur l'inégalité face aux savoirs bourgeois et la nécessité du sursaut (sursot?) citoyen pour y faire face dans le respect des différences et blablabla.
( Sénéchal)

Mais parce que les savoirs dits bourgeois ne seront plus bientôt "qu'aristocratiques", quasi oubliés, quasi inexistants, quasi clandestins; entre les mains d'une petite poignée de gens et pas les plus riches financièrement.
Le savoir a presque disparu des collèges; les lycées sont bien partis pour suivre la même voie et ce n'est aps un petit report de quelques mois qui changera l'affaire. Plus on tape haut, c'est-à-dire au niveau du recrutement des enseignants, plus on a des "chances" de pervertir encore plus vite le système. C'est ce que ces braves gens ne manquent pas de faire. Quand ils auront acheté ( y compris par de fausses IPES) l'ensemble des nouveaux recrutés sur de "bonnes" bases idéologiques, les réformes, toutes les réformes, passeront avec une aisance évidente.

Ecrit par : Sanseverina | 15 décembre 2008

@ JPB
Tu écris : "J’attends avec impatience — mais l’arme au pied, quand même — les commentaires des internautes."

Hélas, mon bon Jean-Paul, à lire ici ou là les diverses réactions suscitées dans le camp antipédagogiste aussi bien par la réforme ( aujourd'hui repoussée) du lycée que par celle des épreuves de CAPES, c'est "larme à l'oeil" qu'ils t'arrivent ces commentaires.
Étonnante litanie de plaintes, de déplorations, de cris d'horreur.
Comment, la culture générale bradée, les concours sacrifiés sur l'autel du pédagogisme, l'obscurantisme promu ! Et tout cela à l'initiative d'un agrégé de l'université, d'un homme nourri à la mamelle latine, pompant la sève de nos grands auteurs, d'un des nôtres en somme, à qui naguère on fit crédit de vouloir inaugurer l'AN 1 de la reconstruction scolaire ! Impensable, inoui, sidérant, abracadabrantesque !
Vraiment ? Comme si la haute culture d'un Carcopino l'avait dissuadé autrefois, sous Pétain, de tuer les Écoles normales et le Primaire supérieur, c'est-à-dire le système imaginé pour concurrencer et battre sur son terrain la progéniture de la bourgeoisie installée.
Comme si, depuis, les exemples n'avaient pas abondé, d'Edgar Faure à Bayrou, de ministres instruits poussant dans le sens de l'inculture de masse.
Faut-il être naïf pour prendre pour des lanternes - sans même parler des impératifs du parcours politicien - les vessies brandies par tel ou tel ministre aimable et disert !
Mais assez parler de Darcos, qui fait de son mieux, dans une dure carrière, pour grimper ou, faute de mieux, pour durer.
Parlons donc de ces antipédagogistes cantonnés aujourd'hui, semble-t-il, dans la plainte et la protestation vertueuse.
Je n'aurai pas la cruauté de rappeler les sourires de commisération avec lesquels les divers mouvements antipédagogistes, saluant LA RÉFORME DU PRIMAIRE ( on peut ressortir leurs communiqués ; ce serait éclairant) ont accueilli l'appréciation critique du GRIP sur des programmes du primaire et de maternelle bricolés par des incompétents. Ces programmes n'allaient-ils pas dans le bon sens ? N'allait-on pouvoir enfin ré-enseigner comme il faut la lecture, la grammaire de phrase et le calcul ? Pourquoi donc embêter le ministre avec des vétilles comme les programmes de maternelle ( te souvient-il, Jean-Paul, de cette deuxième réunion au ministère où il devait être question des programmes de la première école et où Marie-Christine Bellosta, avec quelques renforts dont celui de Marc Le Bris, s'employa avec succès à ce qu'il ne fût question que des bienfaits de la semaine de quatre jours ? ) ou l'importance de la simulanéité de l'apprentissage des quatre opérations ?
De la négligence pour ces vétilles à la maquette calamiteuse du nouveau CAPES la ligne est droite. Serai-je le seul à m'en rendre compte ?
GM
Ces propos n'engagent que moi.

Ecrit par : guy morel | 15 décembre 2008

"Serais-je" ; pardon.

Ecrit par : guy morel | 15 décembre 2008

Dobolino, vous savez déjà qu'il faut regarder avec distance tout ce qui est écrit dans wikipedia.

La page sur MPI est, pour l'essentiel, un digest du programme officiel. Rien de faux mais beaucoup de commentaires à faire.

De fait, le sigle est souvent compris comme "Mathématiques, Physique et Informatique", y compris par des chefs d'établissement en public.

Non seulement je n'ai jamais cherché à corriger cette "erreur" mais elle me ravit.

Il règne une liberté particulière dans cet enseignement qu'il faut savoir saisir.

Selon que l'enseignant qui y préside est puissant ou misérable, ...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

"Tu connais Philippe M. ?"

Ecrit par : Manu, un peu déprimé

Je vois le dialogue :

"- euuuuuuuh, non, c'est qui, c't'un DJ ?
- c't'un keum qui déchire sa race !
- ah, ouaiiiiiiih, coooool !
- t'as intérêt à le kiffer grave trop !"

Ecrit par : moot | 15 décembre 2008

Je pressens qu'au lieu d'une culture économique qui leur permette de comprendre un peu mieux le monde dans lequel ils vivent, comme l'appelait de ses voeux Cadichon, nos chers petits (enfin, pas les miens, heureusement) ne se retrouvent avec des cours de marxisme-léninisme et de syndicalisme, ou d'apprentissage des arcanes des systèmes d'allocations que le monde entier nous envie.
Plus belle, la vie !!
Ecrit par : yann | 15 décembre 2008
Tiens, comme je suis d'humeur à me faire des amis : Yann, si les profs de SES, dans leur masse, avaient la plus petite idée de ce qu'est la pensée de Marx, mon âne saurait lire.
Exit les SES ! Ce que Darcos ne fera pas.

Ecrit par : guy morel | 15 décembre 2008

Education et devenir, association d'inspecteurs et de chefs d'établissement pédagols écrit ceci à propos du rôle des enseignants :

http://education.devenir.free.fr/lycee.htm

"On ne saurait laisser plus longtemps hors du champ de compétences des enseignants et, à la périphérie de l’enseignement, des fonctions essentielles pour le devenir des élèves dont notre système est responsable. Considérons l'ensemble des missions reliées au cœur du métier en plus de l'enseignement : orienter, évaluer, valider, aider, accompagner le travail personnel, participer à la définition des services, gérer des projets, définir en équipe la gestion du temps, aménager des parties de programmes et individualiser des parcours, créer des dispositifs, adapter les pratiques pédagogiques, élaborer des indicateurs, étudier le devenir des élèves, communiquer vers l'extérieur, promouvoir l'établissement, etc."

etc veut dire ici en vrac : balayer la cour, torcher les momes, servir de punching ball, de medecine ball, de flash ball, peigner la girafe, veiller au feu qui ne doit pas s'éteindre, peindre les parois de la grotte, verser des larmes, s'apitoyer, certifier de victimisation, gérémier, bédeuzier, serrer les fesses, ouvrir les fesses, monter les tentes le soir, démonter les tentes le matin, gesticuler, réunionner, guadelouper, terreneuver, martiniquer *

et tout ce qui n'est pas dit reste à faire...

* pas trop quand même. La Halde veille !

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

"Tant que j'y suis, question personnelle: c'est quoi l'option qu'il faut prendre en seconde, si on reste sur le système actuel, pour faire S maths/physique en Première ?

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008 "

Le lycée dans lequel j'enseigne ne propose pas l'option MPI.

Mes meilleurs élèves de première S ont tous fait une seconde européenne anglais.

Ecrit par : galilée | 15 décembre 2008

Dugong, quel talent, quelle verve ! Rabelais après boire ! Céline avant Sigmaringen, San Antonio for ever ! Le jour où j'en aurai marre de me faire tirer dessus simultanément par les pédagols et par le ministère, par la plupart de les collègues, ceux qui veulent tourner en rond parce qu'ils ont des pensées carrées dans la tête, par l'Inspection Générale et l'Inspection des impôts, par les auteurs non publiés et par ceux qui le sont… bref, ce jour-là, promis, je vus passe les commandes du blog…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

on n'entend plus que ça :
Il n'y aura pas d' réforme.
Ouf!
Ah,c'qu'on est bien !

Ecrit par : de tous côtés.. | 15 décembre 2008

J'ai lu le message de JPB; J'ai bu une demi bouteille de hors d'âge, j'attends avec impatience des nouvelles concernant le nouveau CAPES de maths histoire de la terminer.

Gibbs, quel phénomène! -pardon- , a écrit plus haut " Que faire pour alerter les médias? .... "
C'est une bonne question...
Faisons ce que l'on peut sachant que "Nabotléon" trois veille au grain grâce à sa milice:


Mail du SNES daté d'aujourd'hui:

"Nous avons été contactés par des responsables de S1 qui nous ont rapporté que le rectorat avait envoyé par mel l’ordre de refuser les réunions syndicales la semaine prochaine. Face à la montée de la contestation, le pouvoir s’inquiète et s’énerve. Ainsi, quand nous faisons grève, nous serions ringards, selon le ministre, mais il est interdit d’agir autrement.
Le SNES a immédiatement pris contact avec le cabinet du recteur. Voici un extrait des remarques du directeur de cabinet
Il y a bien eu un conseil écrit
le rectorat n’interdit pas les réunions mais les rencontres parents profs.
Seuls les chefs d’établissement prennent la décision, il n’y a donc pas d’ordre.
Il s’agit « d’éviter des réunions où se diraient des choses inexactes, car le projet n’est pas sorti et le ministre ne s’est pas exprimé ».

Chacun mesurera la bonne foi d’un recteur qui prend une décision jamais prise à ce jour..."


Aller, je vais la finir ...


Vincent

Ecrit par : MatheutorduinZELagavulin | 15 décembre 2008

Merci à Dugong et Lariba !
De toute façon, si son lycée ne propose pas MPI, ce sera la manière idéale pour obtenir son inscription à Alain Borne. Sur dossier, avec les notes qu'elle a depuis la sixième, plus un papa agriculteur de montagne, plus élève boursier, en vertu des lois de la discrimination positive, ça devrait rouler.
En plus, que le cours soit fait selon la technique Dugong ou selon le programme décrit dans WIKI, ça devrait lui botter vu sa passion pour la physique. Pour l'instant, en informatique, elle n'a fait que des trucs pas trop passionnants mais si ça lui ouvre des portes, ça lui plaira.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

Pour les matheux, le CAPES Nouveau de Maths.

Jusqu'à aujourd'hui :
Admissibilité :
2 épreuves :

1. Première composition.

2. Deuxième composition.
Le programme des épreuves est celui des collèges et des lycées + programme complémentaire.

Les deux à coef. 1.

Admission :
1. Exposé sur un thème donné + entretien (précédés d'une préparation de 2 h).Programme spécifique.

2. Epreuve sur dossier à partir de documents proposée par le jury. Préparation de 2 h ; exposé + entretien.

Coef. 1 également.

Désormais :

Admissibilité :
Deux épreuves
1. Première composition écrite
2. Deuxième composition écrite
Le programme de ces épreuves est constitué des programmes de mathématiques du collège, du lycée et des classes post-baccalauréat du lycée (STS et CPGE).
Le sujet de chaque composition est constitué d’un ou de plusieurs problèmes. Des questions sur l’épistémologie ou l’histoire de la discipline peuvent être posées.
L’usage de calculatrices scientifiques est autorisé conformément à la réglementation en vigueur.

Les deux à coef. 2.

Admission :
Deux épreuves
1. Épreuve pédagogique
Le candidat élabore une séquence d’enseignement (plan et exercices) à partir d’un thème, parmi deux qu’il tire au sort.
Dans un premier temps (30 min), il expose le plan, puis en développe certains aspects à la demande du jury. La présentation prend en compte le niveau de(s) classe(s) mentionné dans le sujet et s’inscrit dans une progression disciplinaire.
La deuxième partie de l’épreuve (30 min) consiste en la présentation succincte de quelques exercices sur le thème, suivie d’un entretien portant sur la pertinence de ces exercices et leur résolution.

Le programme de cette épreuve est constitué des programmes de mathématiques du collège, du lycée et des sections de technicien supérieur.
Pendant le temps de préparation, le candidat peut tirer profit du matériel informatique mis à sa disposition, afin d’illustrer devant le jury certains aspects de sa présentation. Il a également accès aux ouvrages de la bibliothèque du concours et peut, sous certaines conditions, utiliser des documents personnels.

2. Épreuve de connaissance du système éducatif
L’épreuve prend appui sur un dossier de 5 pages maximum (étude de cas ou textes) fourni par le jury et portant sur les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle consiste en un exposé suivi d’un entretien avec jury. L’exposé porte sur l’analyse du dossier. L’entretien avec le jury permet de vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, du système éducatif et à ses institutions et, de manière plus générale, à son aptitude à exercer son métier dans le second degré.

Les deux à coef. 3.

Any comment ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Pourquoi les Kerguelen me dit-on ?

Parce que ce sont des îles pleines de vent qui ne seront pas trop déstabilisées par le débarquement massif de déficients du bulbe parmi les manchots.

Le problème, c'est la reproduction consanguine...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Oh, avec Charmeux, y'a plus de risques.

Ecrit par : catmano | 15 décembre 2008

Monsieur Brighelli, vous me poussez à l'alcoolisme actif...


Vincent


Matheutordukitravaillepouravoirlesconcourscetteannée

Ecrit par : Matheutordulucide | 15 décembre 2008

Eh bien, les nouvelles ne sont guère réjouissantes ! Là, j'ai vraiment l'impression d'appartenir à une époque révolue. J'ai beau me dire que je ne suis plus concernée, je me demande quand même où va s'arrêter cette descente aux...
Et si je dis que j'admire Louis Pergaud ou Léonce Bourliaguet, des instituteurs enfants du peuple passés par l'Ecole Normale, j'ai le droit ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 décembre 2008

Dans la maquette du CAPES de maths, je lis pour les épreuves écrites : "Le programme de ces épreuves est constitué des programmes de mathématiques du collège, du lycée et des classes post-baccalauréat du lycée (STS et CPGE)."

Dans celui de sciences physiques : "Le programme de ces épreuves est constitué des programmes du collège, du lycée, des classes préparatoires aux grandes écoles BCPST (1ère et 2ème années) et PCSI (1ère année) et de ceux des sections de STS"

Si je ne commets pas de surinterprétation, cela signifie que le niveau de l'écrit de maths peut être d'une année supérieure à celui de sciences physiques ?

Retrouve-t-on ces fluctuations * dans les autres disciplines ?

PS : Merci à JPB pour sa confiance mais je ne suis pas de taille : je suis trop cossard pour la tache. De plus, je m'emporte très vite à l'oral (comme Tuco, j'ai tendance à napalmiser avant de parler). C'est un grave défaut.

* avec "mergitures" toujours possibles ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Eh oui,il y a ceux qui ont la corde au cou, et ceux qui tirent…
JPB
PS. SI vous voyez un double sens dans cette phrase, ma foi, je ne le renie pas.

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

J'ai l'immense déplaisir de répéter encore et encore cette phrase maintes fois reprise sur ce blog : prenez un homme de bon sens et faites-en un ministre... Personnellement, je ne suis pas déçu car je n'en attendais rien de conséquent, sachant que les arcanes de la politique perdent les meilleurs esprits, à moins qu'ils trouvent rapidement la porte de sortie ou l'issue de secours, c'est selon. Enfin, il était toujours intéressant de voir faire. Sait-on jamais !
De même, j'ose répéter que l'heure est aux masses mixées et interchangeables, c'est-à-dire nécessairement déracinées, aculturées, décervelées pour être, en fin de compte, totalement instrumentalisées. Et même si, d'aventure, les décisionnaires n'ourdissaient pas sciemment ce complot abominable, croyant faire oeuvre salutaire, ils n'en demeureraient pas moins soumis à cette espèce de fatum aveugle qui échappe désormais à tout contrôle particulier et institutionnel. D'ailleurs, les institutions, dont la sphère globale se joue, ne sont-elles pas en train de se démailler ?
On a souvent tort de prêter trop de machiavélisme aux hommes politiques et raison de ne pas écarter trop vite l'hypothèse de la bêtise. Et que je sache, aucun diplôme, pas même l'agrégation, n'offre l'immunité contre cela.

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2008

Le jour où j'en aurai marre de me faire tirer dessus simultanément par les pédagols et par le ministère, par la plupart de les collègues, ceux qui veulent tourner en rond parce qu'ils ont des pensées carrées dans la tête, par l'Inspection Générale et l'Inspection des impôts, par les auteurs non publiés et par ceux qui le sont… bref, ce jour-là, promis, je vus passe les commandes du blog…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Vous avez des problèmes avec le fisc aussi?

Vous avez mon mail...

Si je peux vous aider...ce sera avec plaisir.

Ecrit par : Merlemocoeur | 15 décembre 2008

Le Maître du Moloch "s'explique" dans le Monde et affirme :

"si le climat social n'était pas ce qu'il était, la réforme pouvait passer, d'autant qu'elle commençait à faire l'objet d'un consensus de la part des représentants des enseignants".

Ah ?! On nous aurait menti ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Selon l''AFP : "L'UMP a estimé aujourd'hui que le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos avait pris une "décision sage" en reportant l'application de la réforme de la classe de seconde, tout en assurant que ce n'était pas pour le gouvernement une question de "peur".
"C'est pas un problème pour nous de prendre le temps de la discussion pour que cette réforme soit acceptée et partagée par tous", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti présidentiel, lors de son point-presse hebdomadaire. "Il faut prendre le temps pour qu'elle soit une réforme consensuelle".

Si même l'UMP est dans le consensus ...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

@ JPB écrit :
« … Le jour où j'en aurai marre de me faire tirer dessus simultanément par les pédagols et par… … par l'Inspection Générale et l'Inspection des impôts, par les auteurs non publiés et par ceux qui le sont… je passe les commandes »

N'étant pas, à ce jour, un de ceux ayant tirer sur le maître des lieux mais me considérant provisoirement comme un auteur non publié, je me suis demandé quelles étaient les parts de sentiment de persécution, et de persécution réelle, les parts de culpabilité et celles d'innocence qui autorisaient le développement d'un tel sentiment d'encerclement pouvant déboucher sur le renoncement… Je crois que l'on est dans un processus d'accès à la sainteté par le chemin de la béatitude, de la vertu, de l'extase mystique, de l'illuminisme vertueux, de la transe spirituelle qui dégagent progressivement des basses contingences…

Ecrit par : auteurnonpublié | 15 décembre 2008

J'interviens depuis peu sur neoprofs.com, où j'ai, semble-t-il, quelques oreilles attentives.

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

Je vais de suite lire vos messages ! Un autre forum, letrouble.net, recherche en ce moment des tuteurs pour les étudiants du CAPES. Juste une information comme ça, l'air de rien, pour vous donner des idées peut-être ? :-)


"Si vous êtes en stage, soyez couleur de muraille, gris souris, invisible, hypocrite à foison. Ne compromettez pas votre titularisation. Vous les enverrez paître après, tous ces nains de la pensée!
Si vous êtes agrégé, la Société des agrégés sera ravie de vous accueilir."

Merci pour l'invitation, j'y penserai si je deviens agrégée. Je fais tout mon possible pour ne pas dire tout ce que je pense à l'IUFM. Mais les formatrices se doutent de quelque chose ! Je dois quand même avouer qu'on nous sert beaucoup moins de jus pédagogol que dans les autres académies.

Ecrit par : PFC | 15 décembre 2008

"Any comment ?"


yes.


Avant tout, je constate que l'oral du CAPES de maths de demain compte pour 3/5 ième dans la note, alors que la part de l'oral dans le CAPES d'aujourd'hui -et d'hier- est de 1/2.
Donc l'importance de l'oral dans le CAPES "new-age" est bien plus importante...
Après avoir lu le contenu des nouvelles épreuves (orales) je pense que l'on ne recrutera plus les meilleurs -voir plus bas- c'est donc une très mauvaise idée de pondérer de la sorte l'oral.


Petite précision concernant le CAPES écrit actuel:

"2. Deuxième composition.
Le programme des épreuves est celui des collèges et des lycées + programme complémentaire."

Il faut noter que le programme complémentaire s'étend aux connaissances de licence 3 alors que l'écrit du CAPES de demain est restreint à la deuxième année. ("Le programme de ces épreuves est constitué des programmes de mathématiques du collège, du lycée et des classes post-baccalauréat du lycée (STS et CPGE).")
Bien que l'écrit actuel ne se perde pas dans les méandres de la licence 3, et que l'on peut faire de très beaux sujets avec les seuls programmes de CPGE, c'est un peu dommage de passer une licence et de ne plus l'exploiter de façon directe aux écrits.
En outre, je ne pense pas que les probabilités soient encore au programme de l'écrit pour ce CAPES nouvelle formule, ce qui est absurde puisqu'elles sont enseignées au lycée.

"Des questions sur l’épistémologie ou l’histoire de la discipline peuvent être posées"... Mouais... Il est vrai que l'on ne comprend sa discipline qu'à travers son maillage
historique... pourquoi pas?



Bon, passons au gros du problème: l'oral new age:


Epreuve 1, on nage dans le bonheur:

"Le candidat élabore une séquence d’enseignement (plan et exercices) à partir d’un thème, parmi deux qu’il tire au sort.
Dans un premier temps (30 min), il expose le plan, puis en développe certains aspects à la demande du jury. La présentation prend en compte le niveau de(s) classe(s) mentionné dans le sujet et s’inscrit dans une progression disciplinaire.
La deuxième partie de l’épreuve (30 min) consiste en la présentation succincte de quelques exercices sur le thème, suivie d’un entretien portant sur la pertinence de ces exercices et leur résolution."


"Séquence d'enseignement"...
En taillant large, on nous demande d'être professeur, d'avoir un recul d'environ dix ans sur son enseignement alors que... nous ne sommes pas encore pourvus d'expérience...
Cette nouvelle épreuve 1 est le "canada dry" de l'épreuve 2 d'aujourd'hui: c'est un peu comme l'épreuve 2, ça ressemble à l'épreuve 2 mais ce n'est pas l'épreuve 2...
Je pense que l'envie de faire son métier et l'expérience constituent les fondements de la pédagogie... à condition de la poser sur des bases très solides.
Alors on ferait mieux de vérifier que les futurs enseignants maîtrisent bien une partie délimitée de la discipline plutôt que de demander qu'ils réagissent sur ce qu'ils ne savent pas encore faire! Pourquoi ne pas mettre à profit l'année d'IUFM PLC2 pour être initié à ce genre d'exercices?



Et enfin, le plus beau:

"2. Épreuve de connaissance du système éducatif
L’épreuve prend appui sur un dossier de 5 pages maximum (étude de cas ou textes) fourni par le jury et portant sur les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle consiste en un exposé suivi d’un entretien avec jury. L’exposé porte sur l’analyse du dossier. L’entretien avec le jury permet de vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, du système éducatif et à ses institutions et, de manière plus générale, à son aptitude à exercer son métier dans le second degré."


"Son aptitude à enseigner dans le second degré"...
En clair, on cherche à recruter le pédago type.
C'est l'épreuve tendance ou épreuve "IN".
Qui est "in" qui est "out" pour reprendre Gainsbourgh en ses termes.
Tendance cheveux longs mais pas trop, tendance à gauche mais pas trop, tendance bien rangé dans son froc mais pas trop... Tendance "je suis une quiche incroyable en maths mais j'AIME, j'AIME vos enfants, l'institution, le ministre..."
Tendance Monchéri-Moncoeur qui vient juste de résoudre son Oedipe, bref, tendance quoi!



Dans toute cette bouillie, où est passée l'épreuve de leçons -épreuve 1 actuelle- ?
81 leçons passées aux oubliettes! 81 leçons qui recouvraient le programme de collège, de lycée jusqu'au niveau terminale C (environ) qu'on ne retrouve plus dans les nouveaux concours...
Elles sont pourtant essentielles! Comment enseignera-t-on sans cette épreuve disciplinaire? En expliquant aux élèves le système éducatif et le rôle du service plublique j'imagine...
Le tout coef 3/5.
Les meilleurs en maths ne seront plus avantagés.



Conclusion:


Beurk.

Ecrit par : Matheutordukifaitbeurk | 15 décembre 2008

Cher Roger, parmi les "auteurs non publiés" auxquels je faisais allusion, croyez bien que je ne vous incluais pas. Je vous ai dit — et je le répète ici publiquement, si vous voulez — que j'aime beaucoup ce que vous écrivez (j'entends : ce que vous voulez publier, pas forcément ce que vous écrivez ici…). Vous n'imaginez pas le nombre de manuscrits impubliables que je reçois via mon éditeur, qui me transmet tout ce qu'il reçoit sur l'Ecole, et qui ne sont jamais que resucées de resucées — même Dugong n'arriverait pas à en rire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Darcos à "l'ouverture" du JT de France 2.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008

"Son aptitude à enseigner dans le second degré"...
En clair, on cherche à recruter le pédago type.
C'est l'épreuve tendance ou épreuve "IN".
Qui est "in" qui est "out" pour reprendre Gainsbourgh en ses termes.
Tendance cheveux longs mais pas trop, tendance à gauche mais pas trop, tendance bien rangé dans son froc mais pas trop... Tendance "je suis une quiche incroyable en maths mais j'AIME, j'AIME vos enfants, l'institution, le ministre..."
Tendance Monchéri-Moncoeur qui vient juste de résoudre son Oedipe, bref, tendance quoi!

Ecrit par : Matheutordukifaitbeurk | 15 décembre 2008

En conclusion, il faut se la jouer Tartuffe face à des Narcisse.

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2008

Allez, pour vous changer les idées, une bonne blague de retraités:

Retraités.
Les gens qui travaillent demandent souvent aux retraités à quoi ils occupent leurs journées.
Eh bien par exemple, un jour de la semaine dernière, ma femme et moi, on est allés en ville.
On n'était pas depuis cinq minutes dans une boutique, qu'en sortant, il y avait une contractuelle en train d'écrire son pv.
On s'approche et je lui dis : "Alors, salope, tu peux pas un peu foutre la paix aux retraités ?"
Elle fait semblant de pas entendre et continue à griffoner. Je la traite de sous-auxiliaire nazie .


Elle me regarde d'un oeil rond stupéfait et commence à rédiger un deuxième pv, pour pneus lisses.

Alors ma femme la traite de pouffiasse fasciste.

Elle glisse son second pv sous l'essuie-glace avec le premier, et elle en démarre un troisième. On a tenu dix minutes ; plus on l'injuriait et plus elle écrivait de pv.

Nous, on s'en foutait, on était venus en bus !
A la retraite, on essaie de rigoler un peu tous les jours : c'est important, à notre âge.


Courage, le bout du tunnel n'est pas si loin ! Et vous, quand vous serez à la retraite, vous ferez quoi, pour vous défouler ?
Moi, j'ai prévu un Loulou de Poméranie obèse et hargneux, entartré à mort, puant de la gueule, avec lequel je ferai le tour de tous les vétérinaires de France et de Navarre.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

N'étant pas, à ce jour, un de ceux ayant tirer sur le maître des lieux mais me considérant provisoirement comme un auteur non publié, je me suis demandé quelles étaient les parts de sentiment de persécution, et de persécution réelle, les parts de culpabilité et celles d'innocence qui autorisaient le développement d'un tel sentiment d'encerclement pouvant déboucher sur le renoncement… Je crois que l'on est dans un processus d'accès à la sainteté par le chemin de la béatitude, de la vertu, de l'extase mystique, de l'illuminisme vertueux, de la transe spirituelle qui dégagent progressivement des basses contingences…

Ecrit par : auteurnonpublié | 15 décembre 2008
Quant à vous, vous pourriez vous distraire, aux frais de la sécu, en faisant le tour des psychiatres en exercice en simulant toutes les pathologies mentales les plus délicates .

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

Moi, j'ai prévu un Loulou de Poméranie obèse et hargneux, entartré à mort, puant de la gueule, avec lequel je ferai le tour de tous les vétérinaires de France et de Navarre.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008
Et, en plus, je les appellerai à trois heures du matin et même le 25/12 à 12H30.
Je vais me régaler.
Y'a aussi l'hypothèse de trois brebis foldingues parquées sur un ou deux hectares et nourries aux épluchures et au pain.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

En conclusion, il faut se la jouer Tartuffe face à des Narcisse.

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2008


Oui, les Cyrano n'ont pas de place dans cette triste pièce...


Vincent

Ecrit par : matheutorduinthe... | 15 décembre 2008

Moi, j'ai prévu un Loulou de Poméranie obèse et hargneux, entartré à mort, puant de la gueule, avec lequel je ferai le tour de tous les vétérinaires de France et de Navarre.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

Eh oh ! On devait y aller ensemble, non ?

Ecrit par : catmano | 15 décembre 2008

"Quant à vous, vous pourriez vous distraire, aux frais de la sécu, en faisant le tour des psychiatres en exercice en simulant toutes les pathologies mentales les plus délicates ."

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

En simulant? Mouais... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2008

Jean-Paul... Qui est ce pauvre DEBILE de Vincent CESPEDES, le médiocre fanfaron-polichinelle qui se présente comme "un agissant" des mouvements sociaux, et qui déclare : "plaquer le présent sur le massé, c'est insulter l'avenir" ?

C'est le Mickael Vendetta de la philosophie ? Il arrive à être encore plus nul que Luc Ferry : c'est le futur ministre de l'Education de gauche ?

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

*"plaquer le présent sur le passé".

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

Qui est ce pauvre DEBILE de Vincent CESPEDES

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

C'est du sous-Vaneigem en barrette. Je préfère encore l'original, c'est dire.

"Clasher les idées et les idoles pour créer de nouveaux choix, de nouvelles expériences, de nouveaux rêves, c’est cela, philosopher. "

Vincent Cespedes

Il était en pleine forme, tout à l'heure (on TV).

Ecrit par : TotoWeininger | 15 décembre 2008

Cespédès qui renaît de ses cendres périodiquement...

Nous en causâmes ici même en mai 2008 dans "Primaire encore"...

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008

Moi, j'ai prévu un Loulou de Poméranie obèse et hargneux, entartré à mort, puant de la gueule, avec lequel je ferai le tour de tous les vétérinaires de France et de Navarre.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

Eh oh ! On devait y aller ensemble, non ?

Ecrit par : catmano | 15 décembre 2008

Sans problème !
Mais, pour nous, je prévoyais plutôt les deux vieilles chieuses avec trois biquettes broutant les talus et entrant en laisse dans la salle d'attente du véto en laissant des petites pètes partout. ( C'est du vécu, et la chèvre s'appelait Amalthée ! ).

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2008

Comment consulter les projets de programme?

Ecrit par : clm | 15 décembre 2008

D'accord pour les chèvres.
Et en relisant le registre matricule de l'école, je dois pouvoir trouver toute une floppée de noms extraordinaires pour ces braves biquettes.

Ecrit par : catmano | 15 décembre 2008

Tout ça est hallucinant.

Au fait : quelqu'un sait-il ce que devient l'agrégation interne ?

Je voudrais avoir une dernière chance de boire un canon rue Descartes avec Jean et consorts...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 15 décembre 2008

@ Jeremy :
Maquettes du CAPES new age :

http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/aufil.htm

puis cliquer sur : Les nouvelles maquettes des concours (document de travail du Ministère : fichier zip à décompresser)

Merci JPB pour cet impeccable topo sur les CAPES nouveaux - un mauvais cru décidément, à goût de banane et de réduit. Espérons qu'il ne vieillira pas.
Et comme le dit Fabien : on continue ! Même si le ministre n'a opéré qu'un repli tactique, il ne faut pas baisser les bras et s'engouffrer dans la breche. Bref, on fonce, Jules! (je préfère le vers libre)

P.S. communiqué de presse de SLL sur les maquettes :
http://www.sauv.net/fx081215.php

Ecrit par : FGuichard | 15 décembre 2008

Combien de temps va-t-on encore supporter ces attaques incessantes contre "l'universalisme français" à travers son moyen de diffusion? Des enseignants moins formés disciplinairement vont permettre de passer en douceur de l'identité nationale à l'identité mondiale pour le meilleur mais surtout pour le pire... Et puis proposer une telle réforme, c'est attaquer encore une profession en la paupérisant culturellement et la machine n'a plus qu'à se lancer et je laisse l'imagination de chacun vagabonder quant aux perspectives... Finalement "bonnet d'âne", c'est le couvre chef du prof.

Ecrit par : Hum...hum... | 15 décembre 2008

RIPOSTE LAÏQUE:


Fouad et Mouloud se lâchent
lundi 15 décembre 2008, par Lucette Jeanpierre



Cette histoire n’est qu’une fiction totalement sortie de l’esprit fertile (et un tantinet farfelu) de son auteur. Elle met en présence Fouad, président d’une association anti-raciste bien « en Cour », et Mouloud, président d’une association religieuse qu’on dit proche des Frères Musulmans. Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes existant réellement ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Très amis dans le vie, les deux compères, ce soir là, se sont donné rendez-vous dans un restaurant discret, près de la place de la Nation, et ils se croient seuls.

Après un repas bien arrosé, terminé par un alcool de figue, les deux complices commencent une passionnante conversation, persuadés qu’ils sont seuls.

Fouad : Tu te rends compte, Mouloud, en vingt ans, ces avancées qu’on a obtenues, en France ? J’aurais jamais cru !

Mouloud : J’ai senti que c’était possible après Creil. Franchement, j’étais convaincu qu’on allait se faire jeter, et que Jospin allait taper le poing sur la table, quand on a présenté nos trois gamines voilées.

Fouad : Ouais, non seulement Jospin et toute la gauche se sont couchés, mais les quelques laïques et féministes qui l’ont ramenée se sont fait traiter de racistes par mes gars et mes copains !!! (éclat de rire)

Mouloud : Après, on n’avait plus qu’à continuer, et à multiplier les essais dans les écoles, plus personne n’osait bouger, de peur de se faire traiter d’islamophobe.

Fouad : Là où vous avez été bons, c’est quand vous avez fait accepter Tariq Ramadan à la Ligue de l’Enseignement ! Formidable, le coup de la commission "islam et laïcité ! Et tous les frais étaient payés (éclat de rire de plus en plus aviné).

Mouloud : En plus, on avait préparé nos arrières, et dès que cela a commencé à sentir le roussi, on s’est fait accueillir par la LDH. Ils nous ont défendus dans chaque affaire de voile, et tout le monde avait peur d’eux ! Tubiana a été formidable avec nous, tu sais !

Fouad : Même Chevènement, qui vous faisait un peu peur, quand même, s’est couché devant vous !

Mouloud : On lui a tout fait, au Che ! Les prières dans les locaux du ministère, et bien sûr, on l’a fait canner sur l’apostasie, qu’il voulait nous imposer. Il avait très peur de se faire traiter de raciste, alors il nous a tout accordé.


Fouad : Là où vous vous êtes fait avoir, c’est en 2004, avec la loi contre les signes religieux à l’école. Pourtant, Sarko vous avait donné des garanties.

Mouloud : C’est Chirac qui a voulu piéger Sarko, et cela on n’avait pas prévu. On avait un accord avec Sarko, c’était clair. Il concrétisait le Conseil Français du Culte Musulman, mais il ne voulait pas qu’on préside. On a dit qu’on était d’accord, mais qu’on voulait des garanties sur le fait qu’il n’y aurait pas de lois contre le voile à l’école. Sarko était OK. On a monté un super-coup au Bourget. Sarko nous fait la leçon sur les photos d’identité, on le siffle, mais il nous accorde, sur l’essentiel, tout ce qu’on demande. C’était gagné, il n’empêche, Chirac, influencé par des francs-maçons, a mis le souk, et on s’est pris la loi !

Fouad : Ce qui a mis le bazar, c’est surtout les otages journalistes, parce que sinon, vous aviez tout prévu pour mettre une bonne pagaille à la rentrée scolaire 2004. Je me suis toujours demandé si cette affaire d’enlèvement n’avait pas été un coup monté par les services secrets français.

Mouloud : Oui, cela nous a coupé l’herbe sous le pied, mais Chirac nous a quand même mandatés, tous frais payés, pour aller négocier la libération des otages. Tu te rends compte, dans un pays laïque, j’y croyais, pas... On est passés d’un seul coup pour des sauveurs potentiels, c’était énorme !

Fouad : Et quand on a invité Tariq au Forum social européen, tu te rappelles, Mouloud ? On a bien travaillé, avec nos amis d’Attac, et la vraie vedette, c’était Tariq. Les gauchistes ont vraiment été très bien, très accueillants, très tolérants... Comme les communistes iraniens en 1980 !!!! (éclats de rire partagés).

Mouloud : Attention, il ne faut pas trop dire du bien d’eux, sinon, cela va les mettre en difficulté. Mais c’est vrai, dès qu’il faut manifester contre Israël et les Etats-Unis, on se complète bien avec les gauchos. Il faudra faire un bout de chemin avec eux, et puis, quand on n’aura plus besoin d’eux, on les liquidera.

Fouad : Ce qui a été énorme, c’est après la loi contre les signes religieux, le bordel qu’on leur a mis pour se venger !

Mouloud : T’as raison, on a fait fort. On a multiplié les demandes de construction de mosquées, ils ont dit oui presque tout le temps. On a demandé de la viande hallal à l’école, ils ont retiré la viande de porc, première victoire ! On a multiplié les voiles dans la rue, ils n’ont rien dit. On a multiplié les voiles à l’université, même la prof de philo laïque nous a défendus (éclats de rire). On a multiplié les voiles intégraux, ils n’ont pas bougé ! On a demandé la non-mixité dans les hôpitaux, ils ne nous ont pas envoyé balader ! Des fois je me dis que c’est trop facile, et que cela en est presque frustrant, il n’y a plus rien en face !

Fouad : Et n’oublie pas, Mouloud, maintenant c’est Aubry qui dirige le PS. Or, son mari, Jean-Louis Brochen, est notre avocat dans le Nord de la France depuis les années 1993. Cela, c’est bon pour nous !

Mouloud : Surtout que c’est elle qui a mis en place les premières piscines communautaristes. Donc, on est bien avec Sarko, il nous accordera tout ce qu’on veut, il va toiletter la loi de 1905. On a la première socialiste qui est une amie. Les Verts ont installé Halima Boumedienne au Sénat. A l’UMP, on a Grosdidier qui veut élargir le concordat d’Alsace-Moselle à l’islam. Parfait ! On a Roubaud qui veut réintroduire le délit de blasphème, excellent ! On a Mamère qui est notre ami, pas de problème !

Fouad : Vous avez même réussi, à Echirolles, à avoir une conseillère municipale voilée !

Mouloud : J’y croyais pas ! Et grâce à un maire communiste. Mais à Torcy, tu as vu, le maire socialo, comment il s’est liquéfié dès qu’on lui a collé 300 musulmans dans sa mairie ? On va leur faire ça partout, aux maires ! On va faire les prières sur les trottoirs tous les vendredis, et on envahira leurs mairies jusqu’à ce qu’ils nous filent notre mosquée. Et s’il le faut, on demandera à des jeunes de foutre le bordel, cela ne fera pas de mal !

Fouad : T’as pas peur que les Français finissent par s’énerver ?

Mouloud : Les Français ? Mais c’est fini, ils ne bougent plus, ils ont bien trop peur de nous, et ils suffit de les traiter de racistes (là-dessus, tu es excellent Fouad) pour qu’ils se couchent. Non, on n’a plus de problèmes de ce côté là. Même les laïques nous foutent une paix royale. Tu as vu, la petite Fourest, comment elle s’est calmée ? Elle pense à sa carrière, la môme, donc elle est devenue plus modérée, comme nous (éclats de rires des deux compères).

Fouad : c’est vrai qu’elle défend tout le temps l’islam, maintenant ! Le Front national est moribond, et vous fiche une paix royale. Tout va bien, mon Mouloud, allez, c’est ma tournée, on s’en reprend une !

Mouloud (très sérieux) : Ecoute moi bien, Fouad. Je suis convaincu que dans 10 ans, toutes les communes françaises de 5000 habitants auront leur mosquée. J’ai un accord avec Sarko, il va même nous débloquer des fonds, à nous et aux évangéliques, pour qu’on ait les mêmes droits que les catholiques. On va avoir la viande hallal dans nos écoles, tu te rends compte des rentrées de fric pour nous ? On va avoir des écoles à nous de plus en plus importantes. Grâce à Lagarde et à Sarko, on va avoir nos banques islamiques, tu vois le fric que cela va nous draîner. J’ai bon espoir qu’on puisse, grâce à ce fric, construire en Seine-Saint-Denis un hôpital musulman. On a déjà nos commerces, on va avoir nos grandes surfaces. Grâce à la généreuse politique d’immigration, demandée par Attali, les frères vont être de plus en plus nombreux. Grâce à nos soeurs, on va être de plus en plus nombreux. Grâce à la Halde, les interdits pour que nos soeurs puissent travailler avec le voile vont être levés. Le voile va être autorisé partout. On pourra lâcher, en contre-partie, sur la burqa, on s’en fout. On a gagné, Fouad, et nos frères mènent la même bataille partout, dans les autres pays européens, et plus ils demandent, eux aussi, plus ils obtiennent. La charia va s’imposer, Fouad, je te le dis, on est en train de gagner et ça va barder pour les traîtres et les apostats : Fadela Amara, Mohamed Sifaoui, Redeker et toute la clique, ils auront intérêt à rester planqués !

Fouad : Quand même, on les aura bien niqués, ces blaireaux, hein mon Mouloud.

Eclats de rire, les amis se lèvent, trinquent en s’écriant : " Allah akbar ! ", avalent cul sec leur dernier verre d’alcool de figue et quittent le restaurant en titubant.

Bien sûr, cette histoire est un conte, puisque aucun leader anti-raciste ne se prénomme Mouloud, et aucun leader d’association islamique agressivement prosélyte ne s’appelle Fouad.

Lucette Jeanpierre

Ecrit par : Nick Tarass | 15 décembre 2008

P.S. communiqué de presse de SLL sur les maquettes :
http://www.sauv.net/fx081215.php

Ecrit par : FGuichard | 15 décembre 2008

On ne peut être que d'accord, mais je trouve que ce texte, s'adressant aux autorités supérieures de l'Etat, devrait être débarrassé des termes qui l'alourdissent et en réalité l'affaiblissent. Des métaphores telles que "le Ministre doit revoir sa copie" ne sont pas utiles. Un texte plus sobre, plus froid, plus administratif aurait plus d'impact. C'est le défaut des littéraires de s'écouter parler!

Ecrit par : Jean | 15 décembre 2008

"Fouad : Quand même, on les aura bien niqués, ces blaireaux, hein mon Mouloud.

Eclats de rire, les amis se lèvent, trinquent en s’écriant : " Allah akbar ! ", avalent cul sec leur dernier verre d’alcool de figue et quittent le restaurant en titubant."

Ils virent racistes et cons, sur riposte laïque.

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008

Fabien, vous me prenez comme symbole de la « couillemollitude » parce que j'ai le tort de ne pas appeler à la prise du Palais d'hiver dans chacune de mes interventions !

Je vous rassure, je suis syndiqué, présent sur le terrain, au mégaphone, en manif, en réunion (encore une demain), mais ça ne fait pas de moi un adepte de la méthode Coué !

Si vous croyez que l'activisme suffit, vous vous fourrez le doigt dans l'œil. Il n'y a pas d'action sans analyse lucide de la situation, et ce que j'apprécie sur ce blog, c'est d'y trouver des appréciations diverses et informées de la situation.

Ne me dites pas ce que je dois dire ; si vous avez le sentiment qu'une action peut être efficace, défendez-la, mais gueuler contre le défaitisme, c'est de la propagande, soyez-en conscient !

Ecrit par : sanjuro | 15 décembre 2008

Au fait : quelqu'un sait-il ce que devient l'agrégation interne ?

Je voudrais avoir une dernière chance de boire un canon rue Descartes avec Jean et consorts...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 15 décembre 2008

Si j'ai bien compris, c'est la dernière année où on peut la passer : elle disparaît purement et simplement.

Rectifiez si je me trompe.

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Qui est ce pauvre DEBILE de Vincent CESPEDES

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2008


Un gros con libéral qui vend sa carrière dans les médias. Oserais-je vous conseiller Guy Debord et "la société du Spectacle" si vous ne l'avez déja lu, Jérémy ?

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Au fait : quelqu'un sait-il ce que devient l'agrégation interne ?

Je voudrais avoir une dernière chance de boire un canon rue Descartes avec Jean et consorts...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 15 décembre 2008

Si j'ai bien compris, c'est la dernière année où on peut la passer : elle disparaît purement et simplement.

Rectifiez si je me trompe.

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Je n'avais pas compris ça du tout, mais j'ai peut-être raté un épisode...

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

Un gros con libéral qui vend sa carrière dans les médias. Oserais-je vous conseiller Guy Debord et "la société du Spectacle" si vous ne l'avez déja lu, Jérémy ?

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Tiens, c'est marrant, Cespedes -que je ne connais que par les niaiseries qu'il profère on TV- me fait penser à l'ancien acolyte de Guy Ernest, Raoul Vaneigem, auteur du traité de savoir-vivre etc. (enfin, il m'y fait penser comme Onfray fait penser à Nietzsche ou comme BHL fait penser à Voltaire^^ Et Vaneigem n'est ni Nietzsche ni Voltaire...)

Autant relire Henri Lefebvre...

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

Non !

Enfin c'est vrai que plus personne n'en parle.

Existera-t-il encore un capes interne ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

Un gros con libéral qui vend sa carrière dans les médias. Oserais-je vous conseiller Guy Debord et "la société du Spectacle" si vous ne l'avez déja lu, Jérémy ?

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Tiens, c'est marrant, Cespedes -que je ne connais que par les niaiseries qu'il profère on TV- me fait penser à l'ancien acolyte de Guy Ernest, Raoul Vaneigem, auteur du traité de savoir-vivre etc. (enfin, il m'y fait penser comme Onfray fait penser à Nietzsche ou comme BHL fait penser à Voltaire^^ Et Vaneigem n'est ni Nietzsche ni Voltaire...)

Autant relire Henri Lefebvre...

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

Non !

Enfin c'est vrai que plus personne n'en parle.

Existera-t-il encore un capes interne ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

Non !

Enfin c'est vrai que plus personne n'en parle.

Existera-t-il encore un capes interne ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

TotoWeininger, on a fait buguer le blog !

Je disais donc : existera-t-il toujours un capes interne ?

Pour l'agreg interne, je pense qu'elle est maintenue telle quelle, mais qu'il faudra le master et cinq ans d'enseignement pour la passer.

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

Et quand saura-t-on le nombre de postes pour cette session-ci du Capes ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

Et quand saura-t-on le nombre de postes pour cette session-ci du Capes ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

Je me posais justement la question. L'an dernier, c'était tombé le vingt décembre. Encore un peu de patience...

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

Dans son communiqué XD : "propose de prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu’il s’agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l’équilibre respectif des disciplines."

Une victoire syndicale : on retarde l'application d'un an mais on passe à l'annualisation et on officialise les fonctions d'animateur socioculcul.

http://www.education.gouv.fr/cid23215/reforme-de-la-classe-de-seconde.html

Ecrit par : Zorglub | 16 décembre 2008

La présidente de la PEEP a dit ce matin sur France Inter que le report de la réforme des lycées, c'était une catastrophe pour tous les futurs lycéens et qu'elle était malheureuse pour eux qui allaient continuer à être en échec au lycée et à l'Université.

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

Je suis bien obligé de lui donner raison, Catmano. Evidemment, parti comme c'était parti, il valait encore mieux annuler, et prendre le temps de réfléchir. J'espère juste que la Cour pardonnera l reculade à Darcos — on nous en veut presque autant de nos échecs que de nos succès. Et je préfère encore un ministre décidé à d'indispensables réformes (peut-être que tout ce fatras lui donnera l'idée de coupler réformes du collège et du lycée) qu'un ministre doué pour le léchage de popes — ou mieux si affinités.
JPB, déjà en retard.

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008

Pendant ce temps, l'info importantissime du jour :
Les cabas à l’effigie de Carla Bruni Sarkozy nue commercialisés par la société réunionnaise de vêtements Pardon seront brulés !

Ecrit par : Pierre LaRiba | 16 décembre 2008

Le léchage de popes ? Ah, je reconnaîs bien là l'anti-clérical que vous êtes, M. Brighelli.

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Dans son communiqué XD : "propose de prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu’il s’agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l’équilibre respectif des disciplines."

Une victoire syndicale : on retarde l'application d'un an mais on passe à l'annualisation et on officialise les fonctions d'animateur socioculcul.

http://www.education.gouv.fr/cid23215/reforme-de-la-classe-de-seconde.html

Ecrit par : Zorglub | 16 décembre 2008

Sur France-musique,ce matin à la radio lors d'un flash-info, le journaliste rappelait que le Sgen-CFDT était favorable au projet (moins de cours, plus de "choix", etc. ) tout en indiquant que ledit "syndicat" avait manifesté contre. Schyzophrénie, quand tu nous tiens...

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Si j'ai bien compris, c'est la dernière année où on peut la passer : elle disparaît purement et simplement.

Rectifiez si je me trompe.

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Je n'avais pas compris ça du tout, mais j'ai peut-être raté un épisode...

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

Je tiens l'info de mes professeurs en fac. Mais ils peuvent se tromper aussi. D'autant plus que les infos qu'ils recoivent sont parfois fluctuantes ; on leur dit facilement un truc et le lendemain le contraire.

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

C'est la "PEEP" qui est pour la réforme! Le sgen a fait savoir, sur France-inter ce matin, qu'il était pour la reprise du dialogue!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2008

Je tiens l'info de mes professeurs en fac.

Ecrit par : Manu | 16 décembre 2008

Ceux qui, il y a quelques semaines, annonçaient la mort de l'agrégation externe?

Mais c'est vrai qu'il n'y a rien qui s'oppose objectivement à la suppression de l'agrégation interne.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

TotoW a écrit : "Mais c'est vrai qu'il n'y a rien qui s'oppose objectivement à la suppression de l'agrégation interne."

Si : la nécessité de garder un hochet pour récompenser les certifiés pédagols méritants (ceux et celles qui ont de grandes bouches).

Je crois même qu'elle va monter en puissance par rappoort à l'externe (qu'on conservera encore, ne serait ce que pour assurer la relève en CPGE).

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Je n'arrive pas à envoyer le lien sur le site de Gallimard, mais c'est facile à retrouver :

NOUS, ON AIME PAS LIRE de Danièle Sallenave (Gallimard, sortie le 8 janvier).

Le texte de présentation est intéressant et voici un document qui pourra peut-être contribuer à nos réflexions sur l'Education.

Ecrit par : Fabien | 16 décembre 2008

Je crois même qu'elle va monter en puissance par rappoort à l'externe (qu'on conservera encore, ne serait ce que pour assurer la relève en CPGE).

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008



Oui, si les CPGE existent encore....
Voilà un système qui n'est qu'une exception française à l'heure même où l'on accroche au devant de la tour Eiffel les étoiles de la CEE.
En plus ce système, qui entre nous fonctionne, est élitiste; ce qui est insupportable pour les démocrates au sphincter rétréci, et coûte cher; ce qui est intolérable pour les gestionnaires du troisième sous-sol qui ne sont toujours pas honteux d'être venus au monde.

Je pense que coincées entre d'un côté les démagogos égalitaristes et de l'autre les ultralibéraux primaires, les CPGE n'ont pas une grande espérance de vie dans le paysage new age.



Bon aller, souhaitez moi bon courage et bonne chance je présente une leçon, bien chiante, dans quarantes minutes.


Bonne journée à toutes et à tous!


Vincent.

Ecrit par : matheutordubientendu | 16 décembre 2008

T'aimes les chiens ?" (question inspirée par Drucker, grand philosophe de la fin du XXème siècle)
"Kestu penses des keufs ? c'est abusé ?"
"Y t' restes de la beuh ? C'est pour des potes"
"Ouuaaaaais ! Genre ?"
"Tu fais quoi contre le racisme ?"
"Pourquoi les jeunes y pensent que certains profs y sont ringards ?"
"Raconte-moi ton plus gros délire"
"T'as halluciné ?"
"C'est quoi, une école, pour toi ?"
"T'aimes les jeunes ?"
"T'es d'ja sorti avec une tasspé ? (ou un "keum chelou" suivant le sexe du candidat)
"Tu fais la teuf combien de fois par semaine ?"
"Tu connais Philippe M. ?"

Etc.

Ecrit par : Manu, un peu déprimé | 15 décembre 2008

Sénéchal, vous l'avez parfaitement résumé : la Droite se plie aux diktats du "politiquement correct" de gauche — qui n'a, nous le savions déjà, rien à voir avec le Savoir, toujours inconvenant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2008

Je ne vois pas où est le problème. Il s'agit là de la dernière étape d'une logique mise en place il y a longtemps. Après avoir abaissé le niveau de l'école en général et celui du baccalauréat pour que les minorités visibles l'obtiennent, il fallait bien abaisser aussi le niveau des concours pour que celles-ci puissent y accéder. Discrimination positive dont on ne dit pas le nom et que les profs n'ont jamais voulu voir, par peur de passer pour de vilains racistes et au nom de la sacro-sainte égalité et du politiquement correct de gauche. Aujourd'hui, l'heure est venue de payer l'addition. Il y a donc bien un lien (pas le seul bien sûr) entre immigration massive, impossibilité d'assimilation et baisse de niveau.

Ecrit par : Nique ta race | 15 décembre 2008

Abruti(e) provoc a écrit : "Il y a donc bien un lien (pas le seul bien sûr) entre immigration massive, impossibilité d'assimilation et baisse de niveau"

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2008


Combien de temps va-t-on encore supporter ces attaques incessantes contre "l'universalisme français" à travers son moyen de diffusion? Des enseignants moins formés disciplinairement vont permettre de passer en douceur de l'identité nationale à l'identité mondiale pour le meilleur mais
surtout pour le pire... Et puis proposer une telle réforme, c'est attaquer encore une profession en la paupérisant culturellement et la machine n'a plus qu'à se lancer et je laisse l'imagination de chacun vagabonder quant aux perspectives... Finalement "bonnet d'âne", c'est le couvre chef du prof.

Ecrit par : Hum...hum... | 15 décembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=CN3O6vZh_Mk

Ecrit par : "C'est quoi, une école, pour toi ?" | 16 décembre 2008

La présidente de la PEEP a dit ce matin sur France Inter que le report de la réforme des lycées, c'était une catastrophe pour tous les futurs lycéens et qu'elle était malheureuse pour eux qui allaient continuer à être en échec au lycée et à l'Université.

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

La FCPE est contre (à cause des suppressions de postes ?), alors que l'esprit de la réforme correspond tout à fait à ses idées (propositions du SGEN-CFDT) et la PEEP est pour (malgré les suppressions ?). Allez donc y comprendre quelque chose. Confusion et fronts renversés.

J'ai entendu ce matin à France-Culture que les événements d'Athènes seraient pour quelque chose dans l'ajournement (peur d'une "contagion")

Ecrit par : robin | 16 décembre 2008

Je cite M.Darcos :

"nous avons reculé pour mieux sauter"
"nous allons traiter tout le cycle terminal, de la seconde à la terminale [...] et nous allons REFLECHIR AUX STATUTS DES ENSEIGNANTS DE LYCEE"

Quelqu'un peut me faire la version sous-titrée, ou bien je dois croire ce que je dois croire?!?!

Cher M.Brighelli, M.Darcos lèche les bottines de M.Sarkozy, et plutôt deux fois qu'une. S'il se souvenait un tantinet soit peu (comme dirait le duc d'Auge) du métier qu'il a exercé jadis naguère, il ferait ses valises et n'accepterait pas de participer à cette mascarade, que dis-je, à cette désintégration de l'EN.
Arrêtons d'être bienveillant avec Xavier Darcos. C'est un ministre destructeur, et qui détruit par ordres ET par convictions. On sait bien ce qu'il pense de l'enseignement privé par rapport au public.

P.S.: désolé si j'ai pu "blesser" quelques personnes en leur reprochant leur "non-engagement" ou leur défaitisme : je parlais trop vite, mais je réagissais à des propos qui me paraissaient tels, alors que rien n'est fait, rien n'est joué.
Paris 4, Paris 8, Montpellier 3, Rennes et Nantes ont refusé de faire les maquettes des masters pourris. Vivat !

Ecrit par : Fabien | 16 décembre 2008

"Cher M.Brighelli, M.Darcos lèche les bottines de M.Sarkozy, et plutôt deux fois qu'une."

Il a dû faire beaucoup de yoga pour pouvoir se faire enc... en même temps par le même!

"Arrêtons d'être bienveillant avec Xavier Darcos. C'est un ministre destructeur, et qui détruit par ordres ET par convictions. On sait bien ce qu'il pense de l'enseignement privé par rapport au public."

Ecrit par : Fabien | 16 décembre 2008

Oui, et ça fait un moment qu"on" le dit ici! (Mais pas encore tout le monde). Et même sur France-inter, (Jean-Paul himself, à mots couverts), il y a peu de temps.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2008

Entendu Fabien, sans rancune.

Ce matin, devant mon bahut, 50 lycéens de l'établissement d'à côté, un LEP. Quelques poubelles renversées, quelques jets de pierre, on sent que c'est un peu plus tendu. La dernière fois, c'étaient des séries générales qui étaient venus nous voir.

Les lycéens sortis fumer sont applaudis, mais à la fin de la récré chacun s'en retourne chez soi...

Il y a des fois où je me dis : si les profs manipulaient les élèves, ce serait moins merdique, comme mobilisation. Curieux qu'on accuse les profs de toujours faire grève, et qu'on ne s'étonne pas de voir à quel point le mouvement lycée est désorganisé. S'ils étaient derrière tout ça, ça se verrait !

Mon patron flippe à mort : il préfèrerait avoir des interlocuteurs ! Là, il est obligé de faire face à plusieurs publics à la fois : les politisés, les touristes et les casseurs. Chacun décide de ce qu'il fait en quelques secondes, du coup c'est imprévisible.

Réunion d'info sur la réforme maintenue ce soir, je vais aller interroger les soutiens-sans-soutien de la réforme : qu'ils s'expliquent !

Ecrit par : sanjuro | 16 décembre 2008

Voilà qui va réjouir plus d'un théoricien des buts du constructivisme : ne manquez pas de citer dans les médias cet exemple de contrôle des masses par la sortie scolaire, JPB !

En Grèce, comme vous le savez, un mouvement très revendicatif s'est développé dans la jeunesse ; la réaction ne s'est pas fait attendre :

« Des assemblées générales se sont tenues un peu partout dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités, pour décider de la suite à donner au mouvement. Inquiet de la tension présente chez les jeunes, le ministre de l’éducation a demandé au personnel enseignant de mettre en place des activités éducatives alternatives (visites de musée, discussions) et d’adopter un ton plus décontracté en cours, pour faire retomber la tension. Rires à peine camouflés dans la presse de gauche (voir Eleftherotypia). Comme mesure d'urgence, on attendait un peu mieux... »

Je vous renvoie à l'excellent site web (compte-rendus en français des articles de la presse grecque) : http://pressealagrecque.cafebabel.com

Ecrit par : sanjuro | 16 décembre 2008

Le site des profs de philo réunis en association.

http://www.appep.net/

Ils se montrent très inquiets des réformes diverses et avariées en cours. On les comprend.

Ecrit par : Fabien | 16 décembre 2008

PROSTITUTION ET DHIMMITUDE


Extraits du message de Nicolas Sarkozy, Président de la République, à la communauté musulmane de la Seine- Saint- Denis pour la fête de l’Aïd-EL-Adha, le 12 Décembre 2008

Mes chers Compatriotes musulmans

C’est avec beaucoup d’émotion que je m’adresse à vous à l’occasion de la célébration de l’Aid El Adha, fête d’entraide et de solidarité au cours de laquelle chacun d’entre vous accomplit un acte de volonté divine et perpétue la tradition du père des religions monothéistes, je veux dire Abraham.

[…]

Pour autant, aussi abject que puisse paraître cet acte, il ne doit pas nous faire oublier les progrès accomplis pour la visibilité et l’acceptation de l’Islam en France. Relégués il y a quelques temps dans l’arrière cité, les musulmans peuvent désormais arborer fièrement leur religion. Aujourd’hui, et de manière définitive, l’Islam fait partie intégrante de notre environnement culturel, économique et urbain. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le nombre de mosquées et de centres culturels islamiques qui se construisent ou le nombre de commerces spécifiques qui s’ouvrent. Par le nombre, la France abrite la plus forte communauté musulmane d’Europe. Le département de la Seine-Saint-Denis, où vous êtes rassemblés en est le plus emblématique puisque l’Islam y est même la première religion.

La France est, bien entendu, disposée à poursuivre cet effort pour permettre à l’Islam de s’épanouir dans les meilleures conditions. Pour vu que cela se fasse dans la cadre du respect des lois de la République. Vous n’ignorez pas que des sirènes extrémistes retentissent toujours dans les oreilles de quelques groupes qui peuvent s’égarer sur le chemin de la violence. A sa place, chacun d’entre vous est appelé à faire en sorte que la cohabitation se fasse dans la paix et la sérénité. Je sais que la France pourra compter sur votre sagesse et surtout sur une meilleure compréhension du message coranique qui prêche la paix et la tolérance.

Source : oumma.com

http://fr.youtube.com/watch?v=CN3O6vZh_Mk

Ecrit par : "C'est quoi, un collabo, pour toi ?" | 16 décembre 2008

Le passage entre crochets manquait, le voici :


"Cette année, la fête dans notre pays a été entachée par un acte de profanation qui a vu des tombes de combattants musulmans souillées par des écritures racistes et abjectes. Comme si l’acte en soi n’était pas suffisant à leurs yeux, ses auteurs ont cru nécessaire de redoubler d’atrocité en l’exécutant au cours d’une journée qui est chère à vos cœurs. Je tiens, encore une fois, à vous dire que je partage votre douleur et vous assure de toute ma sympathie. Aussitôt informé de cette agression contre la communauté musulmane de mon pays, j’ai demandé que les coupables soient immédiatement identifiés, traduits en justice et condamnés avec toute la sévérité qui s’impose.
Pour autant, aussi abject que puisse paraître cet acte, il ne doit pas nous faire oublier les progrès ..."

Ecrit par : "C'est quoi, un collabo, pour toi ?" | 16 décembre 2008

"Le léchage de popes ? Ah, je reconnaîs bien là l'anti-clérical que vous êtes, M. Brighelli."

Touche pas à mon pope!

Ecrit par : Feu Alexis | 16 décembre 2008

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse 1903

Ecrit par : "C'est quoi, le courage, pour toi ?" | 16 décembre 2008

"Je sais que la France pourra compter sur votre sagesse et surtout sur une meilleure compréhension du message coranique qui prêche la paix et la tolérance."

Nicolas Sarkozy


http://www.dailymotion.com/relevance/search/laicite/video/x7onr7_documentaire-laicit-l-tat-se-voile_news

Ecrit par : "C'est quoi, la tolérance, pour toi ?" | 16 décembre 2008

Dans le reportage d'Arte, ne pas rater la très communautariste Martine Aubry dans son morceau de bravoure et de tartufferie !

Ecrit par : "C'est quoi, la laïcité, pour toi ?" | 16 décembre 2008

"nous avons reculé pour mieux sauter"

Vite, faisons-les sauter!

Ecrit par : retraitée | 16 décembre 2008

En ce qui concerne les Capes de maths, sc physiques et SVT, les niveaux maxi des épreuves écrites sont respectivement :

- classes post-baccalauréat du lycée (STS et CPGE) sans plus de précision
- 1ère année de PCSI
- rien n'est indiqué

Voilà qui rappelle la hiérarchie comtiste des sciences.

Moins on y pense, moins c'est exigeant ?

Je sens que Dobolino va démarrer au quart de tour...

Faut pas ! C'est une question et "on" ne désigne que ceux qui ont commis ces maquettes.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Sur le site des "désobéïsseurs"

http://resistancepedagogique.blog4ever.com

En page d'accueil on lit une contribution de Fracko suivie de celle d'un collectif anti-hiérachie qui appelle à refuser l'inspection.

Je n'ai pas été jusqu'à fouiller les poubelles de leur blog pour voir s'il y avait des appels à séquestrer les méchants inspecteurs.

Pauvres clowns tristes.

PS : ils sont prompts à effacer les contributions "inamicales". J'ai testé : affichage et enlèvement dans la minute. Sont-ils aussi réactifs aux echecs de leurs élèves ?

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Dugong, vous me perturbâtes avec vos "enseignants désobéisseurs" !
Quand je pense au dernier IPR qui m'a descendu pour mon manque d'obéissance aux méthodes constructivistes, comme quoi un fonctionnaire "ça doit obéir", je suis en effet tout perturbé ;))

On nage en plein délire paradoxal !

Ecrit par : Pierre LaRiba | 16 décembre 2008

Il paraît que "Le ministre de l'Education Xavier Darcos a affirmé aujourd'hui à l'Assemblée qu'il fallait repartir à "zéro" au sujet de la réforme du lycée" (fil AFP)

N'y étions nous pas déjà ?

J'en profite pour remettre une couche de suggestion pourl'avenir immédiat :

- Il mute tous les pédagols aux Kerguelen avec une mission d'émancipation des manchots et, du coup, il réalise les économies budgétaires qu'on lui impose.

- Il installe les programmes SLECC à l'école primaire

- Il lance l'élaboration de la suite pour le collège.

- En attendant, il supprime les TPE au lycée et renforce les contenus et les horaires de mathématiques et de Lettres.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

TotoW a écrit : "Mais c'est vrai qu'il n'y a rien qui s'oppose objectivement à la suppression de l'agrégation interne."

Si : la nécessité de garder un hochet pour récompenser les certifiés pédagols méritants (ceux et celles qui ont de grandes bouches).

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Dites donc, Dugong ! Vous n'exagérez pas un peu en traitant les agrégatifs internes de "certifiés pédagols méritants" à "grande bouche" ? Tout d'abord, l'épreuve de didactique est ressentie comme un boulet au cou par les candidats véritablement littéraires (qui sont une grande majorité). Ensuite, toutes les autres épreuves demeurent (pour l'instant, je le concède) strictement disciplinaires : composition française, leçon (ou étude littéraire), explication de texte et grammaticale, commentaire composé. Ce qui ne fait pas du trimard certifié un Tubal Holopherne du pédagogisme !

Toujours à ce propos, j'aimerais quand même jeter un oeil sur les futures maquettes du concours, histoire de vérifier que je ne me trompe pas quand j'affirme que l'épreuve de "composition didactique" sera encore la seule du lot à mériter cet adjectif...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 16 décembre 2008

Une analyse fort adéquate, et surtout un tableau comparatif (avant / après) de tous les CAPES sur
http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/NouveauxCAPESbrade.pdf
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008

Merci JPB pour ces tableaux édifiants.

En particulier, l'évolution du porcentage d'épreuves purement disciplinaires ainsi que le comparatif des niveaux maxi demandés.

Il est rappelé la célèbre boutade (Sherringham ?) : "pourquoi faire repasser aux candidats des épreuves disciplinaires de haut niveau, alors qu’ils sont déjà titulaires d’une licence voire d’un master ?"

S'il la refait encore, je vous suggère de lui demander s'il a réellement renoncé à recruter les meilleurs étudiants par un concours. Ce qui ne peut se faire que sur des critères disciplinaires si l'on veut éviter que la taille de calumet épuise lla vigilence des jurys.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Vous avez bien identifié l'auteur, Dugong. La rédactrice du SNALC et moi partageons quelques connaissances et références.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008

La présidente de la PEEP a dit ce matin sur France Inter que le report de la réforme des lycées, c'était une catastrophe pour tous les futurs lycéens et qu'elle était malheureuse pour eux qui allaient continuer à être en échec au lycée et à l'Université.

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

La FCPE est contre (à cause des suppressions de postes ?), alors que l'esprit de la réforme correspond tout à fait à ses idées (propositions du SGEN-CFDT) et la PEEP est pour (malgré les suppressions ?). Allez donc y comprendre quelque chose. Confusion et fronts renversés.

J'ai entendu ce matin à France-Culture que les événements d'Athènes seraient pour quelque chose dans l'ajournement (peur d'une "contagion")

Ecrit par : robin | 16 décembre 2008

Ah ben voilà ! Vous comprenez donc bien comme moi qu'il n'y a vraiment rien à y comprendre ! Merci Robin.

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

Ah ben voilà ! Vous comprenez donc bien comme moi qu'il n'y a vraiment rien à y comprendre ! Merci Robin.
Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

Il y en a un qui comprend. En tournant l'anagramme de "cul"
GM

INTERVIEW - L'ancien ministre de l'Éducation nationale de Jacques Chirac observe que le contexte de crise a nui au projet.

LE FIGARO. - Êtes-vous étonné par ce revirement du gouvernement sur la réforme du lycée ?
Luc FERRY. - Je suis très surpris parce que j'ai vu Xavier Darcos il y a quatre jours pour lui dire tout le bien que je pensais de sa réforme du lycée. Alors que je suis au contraire très négatif sur sa réforme du primaire qui consiste à supprimer des heures de cours.

Cela me rappelle à quel point j'étais désespéré, anéanti lorsque Chirac m'avait demandé de retirer mon texte sur l'autonomie des universités en 2003. Cette réforme du lycée, il fallait la faire car la série littéraire (L) est exsangue. Un rééquilibrage des filières était nécessaire. Il s'agissait aussi de mieux préparer les jeunes à l'université et de supprimer des heures de cours. Une heure en moins, c'est 4 000 postes économisés. Avec les deux heures et demie en moins que prévoyait le texte ces derniers jours, on aurait économisé 10 000 postes d'enseignants. Et dans le schéma initial, on ré glait tous les problèmes de suppressions de postes !

Le ministre affirme pourtant qu'il n'abandonnera pas sa réforme.
Malheureusement quand on reporte une réforme, ça signifie en langage politique qu'elle est enterrée. Moi aussi Jean-Pierre Raffarin m'avait dit : tu verras, on la refera l'an prochain ta réforme. Je n'étais évidemment pas dupe. L'autre problème qui a peut-être nui à Xavier Darcos, c'est que cette ré forme est d'inspiration libérale. Dans le contexte actuel de crise, une réforme libérale, ça ne passe pas. Il suffit d'ouvrir les yeux. Je pense aussi que Xavier Darcos était mal à l'aise avec cette idée d'un « lycée à la carte » qui ne correspond pas à ses idées républicaines. C'est toujours difficile de conduire une réforme qui ne colle pas avec votre image.

Mais dans le contexte actuel, n'était-il pas sage de reculer ?
Quand les arguments em ployés par vos adversaires sont ine xacts, il ne faut pas céder. Dans les manifestations, les lycéens ra content souvent n'importe quoi. Quant aux jeunes qui manifestent parce qu'on leur supprimerait une ou deux heures de cours, ça me fait rire. Il faut tout de même savoir que nous sommes le seul pays européen à compter jusqu'à 35 heures de cours par semaine au lycée !

Ecrit par : guy morel | 16 décembre 2008

"Le léchage de popes ? Ah, je reconnaîs bien là l'anti-clérical que vous êtes, M. Brighelli."

Touche pas à mon pope!

Ecrit par : Feu Alexis | 16 décembre 2008

Dire que je suis restée toute la journée à me demander ce qu'avaient à voir les popes là-dedans...
Pourtant mes deux CE1 qui ont fait "griper" le héros dans un arbre en questions de lecture auraient dû me mettre sur la voie. J'ai besoin de vacances, moi.

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

"Ce qui ne peut se faire que sur des critères disciplinaires si l'on veut éviter que la taille de calumet épuise lla vigilence des jurys."

Ma vigilance n'était pas au top pourtant je n'en avais pas fumé.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Je ne sais pas vous, mais il m'est impossible de me connecter sur le lien fourni par JPB :

http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/NouveauxCAPESbrade.pdf

Problème partagé ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 16 décembre 2008

Une analyse fort adéquate, et surtout un tableau comparatif (avant / après) de tous les CAPES sur
http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/NouveauxCAPESbrade.pdf
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008

En résumé : la part du disciplinaire est divisée par deux et devient partout minoritaire (de 0 à 40%).

"Je pense aussi que Xavier Darcos était mal à l'aise avec cette idée d'un « lycée à la carte » qui ne correspond pas à ses idées républicaines."
Luc Ferry

Il faut espérer pour Xavier qu'il se sente plus "à l'aise" avec une réforme du CAPES qui va détruire en toute conscience l'assise et l'autorité du professeur dans sa discipline pour en faire le simple exécutant de normes pédagogiques instituées par d'autres.

Le coup des "idées républicaines" de Darcos, c'est très certainement une private joke. Mais je ne suis pas certain de comprendre.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

Problème partagé ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 16 décembre 2008

Non, pour moi ça marche (c'est un fichier pdf)

Ecrit par : TotoWeininger | 16 décembre 2008

à Rodrigue du Gers :

Problème partagé ? Non

J'en profite pour vous dire que je ne visais pas les certifiés qui tentent d'améliorer leur situation en passant l'agreg interne. C'est exactement ce que je ferais, et sans aucun état d'âme *, si j'étais dans cette situation.

Je vise la stratégie du Moloch qui jouera sur du velours pour "récompenser" non pas les professeurs qui le méritent ** mais ceux qui ont la plus "grande bouche".


* Par exemple, je n'ai eu aucune espèce de scrupule à demander à être inspecté pour passer à la hors classe. Ca n'empêche rien : ma présence ici en atteste. J'espère.

** encore qu'il faudra bien que les enseignants eux-mêmes se saisissent de cette épineuse question si on ne veut pas que Papa ou Maman IPR/IGEN continuent à nous infantiliser. Ceci dit, il se peut que le système actuel reste malgré tout le moins mauvais (?)

PS : ne vous alarmez pas du sérieux exceptionnel que je mets dans mes 2,5 derniers envois. J'étudie immédiatement un antidote.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Le désormais anodin * Maître du Moloch se prépare des nervousses braikdoanes.

Mais n'est pas Naudin qui veut...

* Les anciens MM viennent de lui envoyer une carte de voeu avec la mention "Il est des nôtres, il a bu la tasse comme les autres".

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

D'ailleurs, il s'appelle Xavier.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Touche pas à mon pope!

Ecrit par : Feu Alexis | 16 décembre 2008

Comme disait Rousseau, "Ces popes ont fini par endurcir même l'Emile".

"TotoW a écrit : "Mais c'est vrai qu'il n'y a rien qui s'oppose objectivement à la suppression de l'agrégation interne."

Si : la nécessité de garder un hochet pour récompenser les certifiés pédagols méritants (ceux et celles qui ont de grandes bouches)."

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Je pense, (ou ose espérer) que Dugong voulait parler de l'agrégation "sur titre", celle qu'on reçoit par courrier, "à l'ancienneté des services rendus"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2008

"les événements d'Athènes seraient pour quelque chose dans l'ajournement"

Je le pense aussi.

Il y a eu le souvenr du CPE aussi.

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

"On va prendre le temps de l’écoute et de la concertation et je suivrai moi-même personnellement cette réforme", a expliqué Nicolas Sarkozy.

Planquez vos miches, s'il s'en occupe vraiment lui-même personnellement, il va vraiment pleuvoir des cagades.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

CS a écrit : "Je pense, (ou ose espérer) que Dugong voulait parler de l'agrégation "sur titre", celle qu'on reçoit par courrier, "à l'ancienneté des services rendus"?"

Arrêtez les paranos ! Voir plus haut mon courrier à Rodrigue du Gers.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

"Cher M.Brighelli, M.Darcos lèche les bottines de M.Sarkozy, et plutôt deux fois qu'une. S'il se souvenait un tantinet soit peu (comme dirait le duc d'Auge) du métier qu'il a exercé jadis naguère, il ferait ses valises et n'accepterait pas de participer à cette mascarade, que dis-je, à cette désintégration de l'EN.
Arrêtons d'être bienveillant avec Xavier Darcos. C'est un ministre destructeur, et qui détruit par ordres ET par convictions. On sait bien ce qu'il pense de l'enseignement privé par rapport au public."

Mon cher Fabien, vous connaissez sans aucun doute l'expression "de Carybde en Scylla".

Me promettez-vous, dans deux ans, de vous souvenir que c'est moi qui vous l'ai rappelée ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

CHarybde.

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2008

Jeremy a écrit : "CHarybde."

Comme CHarisme.

Cid Charsime ?

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Je ne sais pas vous, mais il m'est impossible de me connecter sur le lien fourni par JPB.

Problème partagé ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 16 décembre 2008


Chez moi, ça fonctionne.
J'ai lu attentivement la lettre d'introduction, quant aux tableaux, ils s'affichent correctement, mais comme je vous fais confiance pour l'analyse et les commentaires, je ne les ai pas lus.

Ce soir, à 16 h 30, deux anciens élèves, actuellement en 4°, traînaient près du portail. Comme c'est la saison, je leur ai demandé des nouvelles de leurs bulletins du 1° trimestre.
Ils tournent pour l'un à 14,7 de moyenne et pour l'autre à 13 et des brouettes, mais il avoue qu'il ne s'investit pas vraiment.

Puisqu'ils seront finalement les premiers à bénéficier du lycée new age, je leur ai ensuite demandé s'ils avaient une vague idée de ce qu'ils avaient envie de faire une fois adultes.

Le premier m'a répondu très enthousiaste qu'il n'avait pas changé d'idée depuis l'école primaire et qu'il voulait toujours être paléontologue. Je lui ai dit que, maintenant qu'il était un grand garçon, je pouvais lui avouer que c'était un métier qui manquait peut-être un peu de débouchés et qu'il serait bien qu'il élargisse un peu son choix.
Ma collègue de maternelle qui venait d'arriver ne voyait pas pourquoi je cherchais à l'influencer et l'a encouragé à persévérer dans cette voie.

Quant à l'autre, un peu désabusé, il ne voyait pas encore trop, mais il comptait quand même se diriger vers "le vélo", peut-être pas en tant que sportif, peut-être juste réparateur de vélos...
Là, j'avoue que j'ai sursauté : c'était, en primaire, un élève très, très largement au-dessus de la moyenne, le genre de gamin qui apprend à lire presque tout seul, s'avale des romans de 200 pages en fin de CP, rédige de longues rédactions très bien tournées, sans une seule faute d'orthographe ou presque, ponctuées avec beaucoup d'à-propos, bourrées d'idées, dès le CM1, se passionne pour l'histoire, la géographie, les sciences et lit tous les ouvrages de vulgarisation à sa portée...
Je n'ai rien contre les réparateurs de vélos, mais enfin, ni ses parents, ni ses professeurs ne lui ont dit que l'on peut s'intéresser au vélo autrement qu'en en réglant les dérailleurs ou en en changeant les selles ?

Là, les deux gamins sont repartis taper dans leur ballon, nous laissant seules, ma collègue et moi.
J'ai essayé de discuter deux minutes avec elle sur le gâchis de matière grise que constituerait selon moi une orientation de O. en LEP "réparateur de vélos".
Elle ne comprenait absolument pas et considérait que, si du haut de ses treize ans, O. souhaitait continuer toute sa vie à bichonner les vélos des autres comme il bichonne le sien actuellement, c'était "vraiment très bien". La deuxième collègue est arrivée et partageait son avis.
La paléontologie de l'autre O. leur semblait aussi tout à fait réaliste.
Les parents du premier O. (celui des vélos) sont des doltomaniaques de la plus belle eau, ceux du O. paléontologue sont issus des minorités visibles, comme on dit. Les uns comme les autres laisseront donc leurs "grands bébés" choisir seuls les modules "vélos" et "dinosaures" pour la rentrée 2010.
Tant pis, tant mieux ? Est-ce moi qui, en vieillissant, n'arrive plus à voir la "maturité" de l'enfant de 13 ans ou sont-ce les autres qui les voient plus vieux qu'ils ne sont ?

A la réflexion, j'essaierais peut-être de voir Nadia avant cette rentrée fatidique. Peut-être que le bac S mention très bien de la grande sœur encouragera le petit frère à bien choisir ses modules et à élargir ses ambitions.

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

Je recommence :

Jeremy a écrit : "CHarybde."

Comme CHarisme dans Cid Charisme ?

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Dugong, vous me rassurez doublement : parce que nous partageons vous et moi une légitime absence d'état d'âme en la matière, et parce que vous êtes d'une rapidité confondante pour perdre votre sérieux. Je vous la souhaite, la hors classe ! (et je vous envie, qui ne suis qu'au cinquième échelon)

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 16 décembre 2008

L' idéologie pédagogiste influe sur les contenus des divers capes ;bref là ils peuvent passer ;là ou il y a une bréche, ils passent .Nous condamnons (et JPB depuis longtemps)leurs intentions .Maintenant il me semble qu'il faut savoir quelle est l'identité de ceux qui aujourd'hui inspirent ces mesures ? qui sont les pédagogistes entourant Xavier Darcos ?
Quand à la reculade de ce dernier et au gel de la réforme ,il faut faire attention.Le pouvoir ,comme tout pouvoir d'ailleurs,ne discute et n'entend que ceux qui ont aussi un pouvoir ,en un mot qu'avec les forts,c'est à dire ici et maintenant les lycéens mais certainement pas les profs dont je puis remarquer de visu qu'ils tremblent,baissent l'échine et pensent davantage à sauver leurs billes.Oui c'est avec essentiellement les lycéens que s'échafaudera cette nouvelle mouture de la réforme(le ministre vient de le déclarer cet après-midi à l'Assemblée nationale)et ce sera...pire !

Ecrit par : defer | 16 décembre 2008

Rodrigue du Gers a écrit : "Je vous la souhaite, la hors classe !"

Hélas, c'est déjà fait mais je veux bien devenir hors-hors-classe avec passage à la catégorie C++ de la fonction publique. Encore une fois hélas, ce n'est pas dans l'air.

Il est vrai que la prochaine fois que mon âge égalera un carré parfait, j'espère bien être à la retraite.

En attendant, je ne suis pas pressé d'atteindre mon acmé.
(à ne pas confondre avec teindre son acné).

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

J'étudie immédiatement un antidote.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Devenez le plutôt vous-même en vous (re) mariant avec une femme pauvre !

Ecrit par : Merlemocoeur | 16 décembre 2008

Devenez le plutôt vous-même en vous (re) mariant avec une femme pauvre !

Ce n'est pourtant pas un remède à l'amour ?!

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

1) On voit bien que certains collègues prennent conscience de la déficience de leur formation et sont demandeurs de méthodes efficaces (c'est à dire explicites et structurées)

2) Ils ne peuvent rien obtenir des stages que propose l'EN, qui ne sont que de sinistres farces dans 95% des cas (100% en ce qui me concerne)

3) Ne pourrait-on intervenir en ce sens, et proposer par le biais d'une association des stages à réel contenu, sans prêchi-prêcha ?

Je suis partant, en ce qui me concerne.

Pourquoi pas avec « Sauver les lettres » ?

Ecrit par : sanjuro | 15 décembre 2008

1) Pour les méthodes efficaces, rien n'empêche de se (re)plonger dans les manuels anciens qui dorment dans leur substance.

2) Les stages de l'EN sont effectivement aérocéphalliques au % que vous indiquez si indulgemment. Ils ne peuvent éventuellement avoir d'autre intérêt que celui de se mettre en congé du terrain, surtout s'il est argileux.

3) L'idée de stages parallèles et alternatifs à réel contenu est excellente. Elle est à creuser et peut-être même à mûrir.

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2008

Elle est à creuser au tracto-pelle * !

Quel lobby disciplinaire et/ou syndicat aurait le courage :

1- de le penser.

2- de le proposer au Moloch comme alternative à ses propres formations.

On n'ira pas jusqu'à demander qu'un syndicat argumente sur le thème "vous récupérerez ainsi des postes"...

Quoique.

* J'ai une expérience douloureuse d'un décaissement à la pelle et la pioche dans une (petite) grange où le sol argileux avait été tassé par des générations de vaches et de bipèdes sans cornes (enfin, ça je ne sais pas vraiment...)

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Oui c'est avec essentiellement les lycéens que s'échafaudera cette nouvelle mouture de la réforme(le ministre vient de le déclarer cet après-midi à l'Assemblée nationale)et ce sera...pire !

Ecrit par : defer | 16 décembre 2008

Ah, tu vois, Dobo. Exactement ce que je te disais tout à l'heure au téléphone ! Je ne suis pas la seule à être très pessimiste.
Quand les intérêts des uns sont renforcés par les souhaits des autres... on est mal !

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

"Il est vrai que la prochaine fois que mon âge égalera un carré parfait, j'espère bien être à la retraite."

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

81 ans? Avec Sarko, ça paraît jouable! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2008

Là, les deux gamins sont repartis taper dans leur ballon, nous laissant seules, ma collègue et moi.
J'ai essayé de discuter deux minutes avec elle sur le gâchis de matière grise que constituerait selon moi une orientation de O. en LEP "réparateur de vélos".
Elle ne comprenait absolument pas et considérait que, si du haut de ses treize ans, O. souhaitait continuer toute sa vie à bichonner les vélos des autres comme il bichonne le sien actuellement, c'était "vraiment très bien". La deuxième collègue est arrivée et partageait son avis.


je doutes que l'option réparateur de vélos existe en LEP, par contre l'orientation seconde isi option sciences de l'ingénieur me semble toute indiquée pour ce garçon, il y a de la graine d'ingénieur en ce bambin, vos deux collègues ont raison, la maintenance prédictive est une science d'avenir et s'enseigne dans nos plus brillantes écoles ingénieurs en tout cas c'est plus prometteur qu'un demi CAPES rénové en lettres.

Ecrit par : piot bernard | 16 décembre 2008

Devenez le plutôt vous-même en vous (re) mariant avec une femme pauvre !

Ce n'est pourtant pas un remède à l'amour ?!

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Peut-être aurais-je dû écrire plutôt anti-dot!

Ecrit par : Merlemocoeur | 16 décembre 2008

je doutes que l'option réparateur de vélos existe en LEP, par contre l'orientation seconde isi option sciences de l'ingénieur me semble toute indiquée pour ce garçon, il y a de la graine d'ingénieur en ce bambin, vos deux collègues ont raison, la maintenance prédictive est une science d'avenir et s'enseigne dans nos plus brillantes écoles ingénieurs en tout cas c'est plus prometteur qu'un demi CAPES rénové en lettres.

Ecrit par : piot bernard | 16 décembre 2008

C'est à peu près ce que j'ai dit à Catmano au téléphone. Pour moi, les gamins qui ont unvrai désir professionnel, adapté ou en deça à leurs capacités, ne sont pas les plus mal lotis. Et, s'ils optent pour un métier en deça de leurs capacités scolaires, on pourra compter sur eux pour s'investir dans le syndicalisme ou la vie associative ou la vie politique.
Une fois assouvi leur besoin de réger des dérailleurs, les passionnés de vélo se projetteront ailleurs ...

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2008

En ce qui concerne les Capes de maths, sc physiques et SVT, les niveaux maxi des épreuves écrites sont respectivement :

- classes post-baccalauréat du lycée (STS et CPGE) sans plus de précision
- 1ère année de PCSI
- rien n'est indiqué

Voilà qui rappelle la hiérarchie comtiste des sciences.

Moins on y pense, moins c'est exigeant ?

Je sens que Dobolino va démarrer au quart de tour...

Faut pas ! C'est une question et "on" ne désigne que ceux qui ont commis ces maquettes.

Ecrit par : dugong | 16 décembre 2008

Dobo ne démarre pas ! Dobo est en plein nirvana après avoir, ce soir, rencontré les professeurs souriants, ravis et débonnaires de sa fille, élève de troisième.
Jusqu'à hier matin, ils devaient redouter cette rencontre parents-profs et, ouf !!! au dernier moment, la reculade, certes momentanée, de Darcos, les sort de l'angoisse.
Détendus, qu'ils étaient, les profs ! Ils savaient quoi dire, quoi conseiller, quoi répondre .
La routine, comme l'année d'avant !

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2008

je doutes que l'option réparateur de vélos existe en LEP, par contre l'orientation seconde isi option sciences de l'ingénieur me semble toute indiquée pour ce garçon, il y a de la graine d'ingénieur en ce bambin, vos deux collègues ont raison, la maintenance prédictive est une science d'avenir et s'enseigne dans nos plus brillantes écoles ingénieurs en tout cas c'est plus prometteur qu'un demi CAPES rénové en lettres.

Ecrit par : piot bernard | 16 décembre 2008

C'est à peu près ce que j'ai dit à Catmano au téléphone. Pour moi, les gamins qui ont unvrai désir professionnel, adapté ou en deça à leurs capacités, ne sont pas les plus mal lotis. Et, s'ils optent pour un métier en deça de leurs capacités scolaires, on pourra compter sur eux pour s'investir dans le syndicalisme ou la vie associative ou la vie politique.
Une fois assouvi leur besoin de réger des dérailleurs, les passionnés de vélo se projetteront ailleurs ...

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2008

Mais moi, je trouverais très bien qu'O. aille en seconde isi ! Il se pourrait en effet qu'il y ait de la graine d'ingénieur chez ce gamin.
Mes collègues, elles, pensaient que si son souhait était de réparer des vélos, il fallait qu'il répare des vélos, et puis c'est tout, quitte à se retrouver manard toute sa vie et à regretter à 25 ans de n'avoir pas su à 13 qu'on pouvait faire autre chose quand on aimait les vélos que de régler des dérailleurs sur les consignes d'un patron.
Ce que je souhaite pour ce gamin, c'est de pouvoir aller plus loin dans ses désirs professionnels et qu'il rencontre quelqu'un qui lui fasse comprendre qu'il "a le temps" et que, plus il aura d'armes en main, mieux il se défendra, et cela ne viendra certainement pas du milieu familial qui l'a toujours laissé "vaquer au gré de ses envies du moment".

Ecrit par : catmano | 16 décembre 2008

Et bien nous y voilà !
Même la Gauche pédagogo n'avait pas osé sortir des maquettes de CAPES pareilles.
Je n'en veux pas, et surtout pas au maître des lieux, à ceux qui ont cru que le président de la République mettrait en pratique ce qu'il avait si joliment dit dans ses discours de campagne consacrés à l'Ecole (A Angers et, honte sur moi, à Besançon). Du jour où Guaino est arrivé, on n'insulta plus jamais la Princesse de Clèves. Il fallait bien un profil républicain pour être élu. Alors, on a gommé l'atlantisme, le communautarisme, le néo-libéralisme ET le pédagogisme (lequel pointait sous le discours sur la Princesse de Clèves en janvier 2006 à Lyon, quatre mois seulement avant que Guaino n'arrive !).
De cela, cher Jean-Paul, vous étiez prévenu, vous qui passez parfois sur mon blog. Sans doute, n'étais je pas le seul, d'ailleurs. Natacha Polony qui fit équipe avec vous dans un "Ripostes" où vous fûtes très brillant, le répète depuis des mois dans Marianne (avec l'assentiment de Nicolas Domenach, ça c'est pour Jérémy).
Mais comment vous en vouloir ? En face, il y avait la princesse des pédagogos et la perspective de Meirieu rue de Grenelle.
Et moi, je me suis fait avoir il y a treize ans par Chirac qui avait le même parolier de campagne.
Il ne faut rien attendre des grands partis, Jean Paul. Ils ont tout à gagner à la continuation de la médiocrité.

Ecrit par : David Desgouilles | 16 décembre 2008

Pour Guy Morel — et quelques autres.
Imaginons que Darcos s'en aille (on ne pardonne pas, au Château, les erreurs qu'on a fait commettre aux autres — voir Dati et quelques autres). Qui met-on à la place ? Luc Ferry, qui tente de se repositionner ? Lang, qui d'après le Canard est un visiteur assidu de Sarkozy ? Allègre, désormais chargé de mission ? Ou le petit Valls, peut-être… Qui en veut, de ce ministère ingérable, à part les ex-titulaires qui trouvent que la cave y est bonne ?
Darcos tient sa parole, sur divers points. Lequel des sus-cités tiendrait la sienne ? Lang, sa parole ? Let me laugh…
Je crois que je préfère encore Darcos, et je n'ai pas abandonné l'idée de lui voir entamer une réforme du collège — et, dans la foulée, une réforme du lycée un peu plus ambitieuse que celle qui vient de se planter en beauté — entre autres grâce à M. de Gaudemar, prié de réintégrer sans tambour ni trompette son rectorat d'Aix-en-Provence.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008

Qui met-on à la place ? Luc Ferry, qui tente de se repositionner ? Lang, qui d'après le Canard est un visiteur assidu de Sarkozy ? Allègre, désormais chargé de mission ? Ou le petit Valls, peut-être… Qui en veut, de ce ministère ingérable, à part les ex-titulaires qui trouvent que la cave y est bonne ?
Darcos tient sa parole, sur divers points. Lequel des sus-cités tiendrait la sienne ? Lang, sa parole ? Let me laugh…

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008

Ce qu'à Dieu ne plaise ! Tout bien pesé, vous avez raison. A défaut du meilleur, le moins pire fera l'affaire. Il ne lui manque, au fond, qu'une rupture consommée avec les pédagols. Est-ce peut-être sa nature plutôt consensuelle qui lui interdit de couper le cordon de manière tranchée ou alors table-t-il sur son dessèchement à terme ? A moins qu'il ne soit pris en otage par les hauts fonctionnaires de son ministère dont on sait qu'ils détiennent souvent plus de pouvoir que leur patron éphémère ?
Pour en revenir à Lang Jack, il serait question de le missionner à Cuba pour réchauffer les relations avec la France. Je me suis laissé dire que le triangles des Bermudes n'est pas si loin de la région...

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2008

le triangle suffira

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2008

ah! JPb, cher St Jean Bouche d'ot!!

Ecrit par : bral | 16 décembre 2008

d'or, of course

Ecrit par : bral | 16 décembre 2008

Quel gâchis de matière grise une orientation de O. en LEP "réparateur de vélos".
La paléontologie de l'autre O. leur semblait aussi tout à fait réaliste.
Les parents du premier O. (celui des vélos) sont des doltomaniaques de la plus belle eau, ceux du O. paléontologue sont issus des minorités visibles, comme on dit. Les uns comme les autres laisseront donc leurs "grands bébés" choisir seuls les modules "vélos" et "dinosaures" pour la rentrée 2010.

Et, s'ils optent pour un métier en deça de leurs capacités scolaires, on pourra compter sur eux pour s'investir dans le syndicalisme ou la vie associative ou la vie politique.

Quels propos révélateurs d'âmes bien pensantes !

Ecrit par : Je ne veux que des bons élèves ! Les nuls au taf ! | 16 décembre 2008

Quel gâchis de matière grise une orientation de O. en LEP "réparateur de vélos".

Ecrit par : Je ne veux que des bons élèves ! Les nuls au taf ! | 16 décembre 2008

Métier d'avenir, surtout à Paris où les cyclistes usent de l'engin avec toute la délicatesse qu'on leur connaît. Le problème sera : quelle pédagogie mettre en oeuvre pour les futurs napprenants ? Faudra-t-il d'abord leur faire redécouvrir la roue en travail d'équipe ou commencera-t-on par leur faire graisser la chaîne avec de l'huile de coude ?

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2008

Quelle pédagogie mettre en oeuvre pour les futurs zapprenants ?
Super Fastoche :
Avec les profs "Begaudeau", ce sera facile : j'ai rien à faire, ils découvriront leur métier tout seuls.
Avec les profs "JPB", ce sera facile : j'ai rien à faire, ils sont de toute façon trop nuls !

Ecrit par : Je ne veux que des bons élèves ! Les nuls au taf ! | 16 décembre 2008

C'est allez vite en non besogne ! Vous faites carrément l'impasse sur la métacognition qu'il faudra accompagner au plus près des besoins spécifiques du napprenant, ce qui, je vous l'accorde, posera quelques métaproblèmes. D'où la nécessité de développer des stratégies inductives, déjà au stade initialisant de la situation problème dont on aurait tort de sous-estimer l'effet stimulationnel et motivateur. C'est ce que le professeur Schmurtz nomme la problémitude autorésolutoire. Il fallait que je vous le précisasse. Autrement, vous avez parfaitement raison.

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

Pour Guy Morel — et quelques autres.
Imaginons que Darcos s'en aille (on ne pardonne pas, au Château, les erreurs qu'on a fait commettre aux autres — voir Dati et quelques autres). Qui met-on à la place ? Luc Ferry, qui tente de se repositionner ? Lang, qui d'après le Canard est un visiteur assidu de Sarkozy ? Allègre, désormais chargé de mission ? Ou le petit Valls, peut-être… Qui en veut, de ce ministère ingérable, à part les ex-titulaires qui trouvent que la cave y est bonne ?
Darcos tient sa parole, sur divers points. Lequel des sus-cités tiendrait la sienne ? Lang, sa parole ? Let me laugh…
Je crois que je préfère encore Darcos, et je n'ai pas abandonné l'idée de lui voir entamer une réforme du collège — et, dans la foulée, une réforme du lycée un peu plus ambitieuse que celle qui vient de se planter en beauté — entre autres grâce à M. de Gaudemar, prié de réintégrer sans tambour ni trompette son rectorat d'Aix-en-Provence.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2008
Salut,
Xavier Darcos sera-t-il remplacé ? Par qui s'il l'est ?, je n'en sais rien. Ce que je sais c'est qu'il est en poste, et que s'il a tenu les engagements pris vis à vis du GRIP et de SLECC, cela ne m'empêche de porter sur tel ou tel aspect de sa politique scolaire un regard critique et de le faire savoir. Je crois même que cette indépendance de jugement est la condition d'un dialogue avec lui, comme d'ailleurs avec tout ministre de l'Ed.-Nat. C'est un des points à discuter - mais peu semblent prêts à le faire - entre les composantes antipédagogistes.
GM. toujours à titre personnel

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

le même parolier de campagne.
Il ne faut rien attendre des grands partis, Jean Paul. Ils ont tout à gagner à la continuation de la médiocrité.
Ecrit par : David Desgouilles | 16 décembre 2008

Que les petits partis mettent sur la table des analyses et des propositions qui tranchent avec le consensus maintenant plus que cinquantenaire sur les questions d'enseignement et l'on verra à voir.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

Avant de réformer le lycée, il serait judicieux d'en finir avec la pétaudière du collège unique et de réintroduire les cours complémentaires, ajustés aux réalités actuelles. Bon, c'est vite dit mais quelle réforme, sinon, pour le collège ? Serait-ce plus idiot que d'envoyer au casse-pipe des contingents d'élèves non scolagènes ?

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

Pour magister,que serais-je sans votre sagacité !

Ce n'est pas aller vite en non besogne ! C'est refuser dans les deux cas de se remettre en cause car c'est tellement plus facile.

Mais vous avez sans doute raison, la stratégie déductive est réservée aux lycées généraux, l'inductive aux lycées techniques et l'analogique aux Lycées professionnels et bla bla bla...

L'objectif étant de devenir hors-hors-classe avec passage à la catégorie C++ en accusant les autres, tous les autres de faire n'importe quoi (ou en s'en moquant, avec plus ou moins d'élégance...)

Ecrit par : Je ne veux que des bons élèves ! Les nuls au taf ! | 17 décembre 2008

« Je suis triste. Je suis certaine que la banlieue va exploser avant 5 ans. Si elle "tient" encore aujourd'hui, c'est parce qu'il y a des maîtres dans les classes qui parlent de Baudelaire aux enfants. Et que ces maîtres croient encore à la culture. »

1) La banlieue a déjà explosé, c'était il y a 3 ans.
2) Baudelaire, malgré ses talents d'analyste lucide de la condition enseignante en ZEP, dans ses immortels vers de l'Albatros, n'y a pas changé grand chose.
3) Comment peut-on écrire (et rapporter) sans rire ni rougir de telles banalités grandiloquentes ?

Ecrit par : biribi | 17 décembre 2008

et bla bla bla...

L'objectif étant de devenir hors-hors-classe avec passage à la catégorie C++ en accusant les autres, tous les autres de faire n'importe quoi (ou en s'en moquant, avec plus ou moins d'élégance...)

Ecrit par : Je ne veux que des bons élèves ! Les nuls au taf ! | 17 décembre 2008

Et vous, en guise de blabla, que proposez-vous donc pour faire avancer les choses, entre un prêchi-prêcha culpabilisant à 2 balles et un anathème sans objet ?

Vous croyez qu'on ne vous a pas vu venir avec vos techniques de curé ? C'est bientôt Noêl mais quand même, il n' y a pas que des ânes dans la crêche (mes amitiés à Bongo au passage). Il ne faudrait pas non plus nous prendre pour des boeufs ou des moutons.

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

Avec les profs "JPB", ce sera facile : j'ai rien à faire, ils sont de toute façon trop nuls !

Ecrit par : Je ne veux que des bons élèves ! Les nuls au taf ! | 16 décembre 2008

Manque de bol, le propos de JPB (et de tous les professeurs qui le soutiennent) c'est précisément le contraire : refuser un certain fatalisme "tarte à la crème" et refuser que les élèves ne deviennent des nuls.

On ne naît pas nul, contrairement à ce que prétendent les pédagogos pour qui le milieu social détermine tout, On le devient après quelques années de lavage de cerveau pédagogiste. Pardon, "citoyen".

C'est bien gentil de déformer les propos d'autrui voire de leur faire dire le contraire de ce qu'ils avancent, tout ça pour venir jouer les justiciers incompris redresseurs de tort sur ce blog. Allez donc vous masturber ailleurs.

Non mais sans blague.

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

Comme il est très tôt, que nous sommes entre nous (moi et moi, à cette heure), on peut bien dire certaines choses.
Elève nul, on le devient. Mais il y a parfois des gosses un peu justes. Rien d'adapté pour eux en ce moment.
Je reviens sur le propos de Catmano plus haut, et les "vocations" de ses anciens élèves. Je crois qu'effectivement c'est à l'école de donner de l'ambition — mais surtout pas de donner un travail : ce sont des choses très différentes. Nous sommes là pour ouvrir des centaines de portes — je crois que l'idée qui gît derrière ma métaphore, c'est celle des synapses neuronales —, pas pour les pousser vers telle ou telle. Bref, leur donner le choix. Refuser de les instruire, u s'accommoder d'une école qui en fait le moins possible, c'est fermer les portes.

Si j'ai bien compris, il y avait ce soir quelqu'un qui me cherchait, hein… C'est quoi encore cette histoire de hors classe ?

Guy, ce serait une bonne idée d'amener tous les anti-pédagos à faire un bilan de ces dernières années. Mais déjà, les amener dans le même espace (quand bien même il s'agirait d'un cyber-espace), ce serait un exploit considérable. Je te tire mon chapeau si tu y parviens.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

JPB a écrit : "Pour en revenir à Lang Jack, il serait question de le missionner à Cuba pour réchauffer les relations avec la France."

Dès l'intro missionner notre jack à cuba ? Vous y allez fort JPB !

Il faudrait d'abord vérifier qu'il est consentant.

Ceci dit, il est suffisamment cualtier pour bien figurer à cuba.

Plus d'un dard en serait enchanté.

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

"avec l'assentiment de Nicolas Domenach, ça c'est pour Jérémy"

Il y a erreur, ce n'est pas moi qui ai parlé de Domenach.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

JPB a écrit : "Guy, ce serait une bonne idée d'amener tous les anti-pédagos à faire un bilan de ces dernières années. Mais déjà, les amener dans le même espace (quand bien même il s'agirait d'un cyber-espace), ce serait un exploit considérable. Je te tire mon chapeau si tu y parviens."

Quand on n'arrive pas à faire rentrer tout dans un espace donné, un vieux truc de la physique mathématique est d'en augmenter les dimensions.

Manifestement, un espace temps de dimension 4 est insuffisant.

Un slogan unificateur (?) : "N'ayons pas que des idées, ayons des intérêts !"

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

La première à l'agrégation d'espagnol d'il y a trois ou quatre ans était une noire antillaise, très visiblement noire. Elle a eu 20 en latin : traduction impeccable, commentaire génial.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 décembre 2008

Ah, c'est normal, c'était une copine à moi qui faisait passer l'épreuve de latin à l'agreg externe ! Une dame extraordinaire ! Ca ne m'étonne pas qu'elle ait su reconnaître le talent là où il est apparu ! D'ailleurs, j'aurais dû suivre ses conseils sages et avisés avec plus d'attention ! Dire qu'il y a encore des étudiants qui ont la chance de l'avoir (je voudrais bien être étudiant rien que pour ça).

C***, je vous aime !

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

"Au ministère de l'Education, on précise que Xavier Darcos "va rencontrer les organisations syndicales à partir de janvier" afin de "rouvrir le dialogue" sur la réforme du lycée "dans son intégralité". L'objectif reste que la réforme entre en vigueur à partir de la rentrée 2010, dit-on de même source."

Bon eh bien il va peut-être tenir compte des avis du Snalc, cette fois, et proposer une réforme du collège avant celle du lycée. Comme quoi tout n'est pas perdu.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

"Au moment de quitter le concours de l'agrégation d'espagnol, le jury de latin tient à redire ici tout le plaisir qu’il a eu à entendre, au cours des cinq ans passés, des candidats exceller dans une discipline qui, ne l’oublions pas, n’est autre que le socle sur lequel reposent la langue et la culture hispaniques, et il souhaite "uirtus" et "felicitas" aux
latinistes des sessions à venir…"

C'est pas beau, ça ? C'est de C***.
Une grande dame, je vous dis.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

"Ce qu'à Dieu ne plaise ! Tout bien pesé, vous avez raison. A défaut du meilleur, le moins pire fera l'affaire. Il ne lui manque, au fond, qu'une rupture consommée avec les pédagols. Est-ce peut-être sa nature plutôt consensuelle qui lui interdit de couper le cordon de manière tranchée ou alors table-t-il sur son dessèchement à terme ? A moins qu'il ne soit pris en otage par les hauts fonctionnaires de son ministère dont on sait qu'ils détiennent souvent plus de pouvoir que leur patron éphémère ?"

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2008

Mais vous êtes incorrigible! Tout nous prouve que Darcos veut tout à la fois la peau de l'enseignement public, et plaire à son patron, (ce qui se rejoint, d'ailleurs!) Vous croyez encore en ces types? Il me semblait que vous en étiez revenus.
Dans l'immédiat, je ne vois rien d'autre à faire que se battre au quotidien, dans nos cours, et le reste de nos "activités". Et rester conscient. Et trouver des terrains d'entente.
Guy, je ne crois plus vraiment au "dialogue" avec ces gens-là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

"A moins qu'il ne soit pris en otage par les hauts fonctionnaires de son ministère "

Eh bien moi je crois aussi que Darcos n'est pas seul maître en sa propre maison. Quand on voit que les médias ont interrogé Nembrini et Aschieri pour parler de la réforme de l'Edducation, on voit qui a du poids au ministère.

Et je ne crois pas qu'en tapant sur Darcos on obtienne autre chose que Lang, Ferry, Bayrou, Robien ou Allègre.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

"Quand on voit que les médias ont interrogé Nembrini et Aschieri pour parler de la réforme de l'Education, on voit qui a du poids au ministère."

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Ah bon? Vous trouvez qu'on ne voit et qu'on n'entend pas assez Darcos dans les media en ce moment?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Sibille, je crois que Jérémy a totalement raison. Vus ne connaissez pas me ministère aussi bien que moi : les sous-chefs, petits chefs, conseillers officiels et occultes, groupes de pression et inspecteurs divers et d'été occupent la quasi totalité du terrain. Etre ministre de l'Education, c'est progresser en terrain miné. Et je préfère encore que ce soit Darcos qui avance (un tout petit peu, avec des reculades, des hésitations, tout ce que vous voulez et que je vous concède volontiers) plutôt qu'un immobiliste poli et vibrionnant qui laissera Aschieri gérer la politique éducative de la France, comme ça se passait à l'époque de Lang, de Bayrou ou d'Allègre. Le dernier ministre qui a eu un peu des couilles, ce fut Chevènement — mais il n'avait pas la connaissance du système, et il s'est laissé entortiller par l'armada pédagogiste, en place, comme le relevait Morel il y a peu, depuis une vingtaine d'années.
JPB
Mon correcteur orthographique me souligne "couilles" en rouge.Il est un peu puritain, non ?

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Si vous voulez mon avis, les raisons précises et profondes pour lesquelles X. Darcos a ajourné son projet de réforme du lycée ont un rapport avec ce qu'ils savent vraiment "en haut lieu" sur la gravité des effets attendus de la crise du capitalisme mondialisé et que l'on cache soigneusement au bon peuple.

Et nous n'en sommes qu'aux prémisses, hélàs, comme dirait Audiard.

Le problème de l'enseignement et de l'avenir de la jeunesse n'est qu'un élément (essentiel bien sûr), parmi d'autres et il ne faudrait pas nous croire si différents des Grecs à cet égard.

J'ai peut-êre tort, mais je suis très pessimiste sur l'avenir. "Un optimiste est un imbécile heureux, un pessimiste, un imbécile malheureux" (G. Bernanos)

Cette situatation de blocage et de souffrance spirituelle (je n'ai pas écrit "religieuse") que nous vivons en collège et que ne compensent pas les heures supp. "généreusement" dispensées par les "dégraisseurs" est certainement représentative d'un malaise général.

Il se pourrait que nos discussions (y compris mes propres prises de position) nous paraissent un peu dérisoires dans quelque temps (vous savez la question du sexe des anges avant la prise de Constantinople).

Maintenant, il est possible qu'il soit bon que tout soit balayé.

Humeur apocalyptique ce matin.

Ecrit par : Robin en direct de Patmos | 17 décembre 2008

Comme il est très tôt, que nous sommes entre nous (moi et moi, à cette heure), on peut bien dire certaines choses.
Elève nul, on le devient. Mais il y a parfois des gosses un peu justes. Rien d'adapté pour eux en ce moment.
Je reviens sur le propos de Catmano plus haut, et les "vocations" de ses anciens élèves. Je crois qu'effectivement c'est à l'école de donner de l'ambition — mais surtout pas de donner un travail : ce sont des choses très différentes. Nous sommes là pour ouvrir des centaines de portes — je crois que l'idée qui gît derrière ma métaphore, c'est celle des synapses neuronales —, pas pour les pousser vers telle ou telle. Bref, leur donner le choix. Refuser de les instruire, u s'accommoder d'une école qui en fait le moins possible, c'est fermer les portes.

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

C'est tout à fait ça.
Le réparateur de vélos était à 10 ans un gosse aux possibilités énormes. Ce qui m'étonne, c'est qu'à 13 ans et demi, il n'ait déjà plus pour rêve que celui issu de sa pratique sportive ou de loisir du samedi après-midi, qu'il parle d'un ton totalement désabusé de sa moyenne générale et qu'il ne dise pas un mot de ce qu'il apprend au collège.

Le paléontologue est un très gentil garçon qui, bien obligé, papa et maman ne lisant pas le français, "s'est fait tout seul" et plutôt bien. Lui, il a été capable de me citer toutes ses notes et de se remettre en question dans telle ou telle matière. Mais, son ambition est restée celle du petit garçon de 8 ans qui disait : "Moi, quand je serai grand, je serai scientifique !" et qui répondait ensuite lorsqu'on lui demandait ce que faisait selon lui un "scientifique" : "Ah ça, je ne sais pas. Mais j'en ai vu à la télé, des "scientifiques", j'ai trouvé ça bien alors je veux "faire" scientifique !"

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Bonjour à tous,
Je ne faisais que lire ce blog depuis un petit moment, je me permets une intervention.
On reporte la réforme des lycées; avec tout mon mauvais esprit je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est pour mieux passer la reforme des concours. Sans lycéens dans la rue, le ministère aura les coudées bien plus franches... Avec les concours new age, on pourra toujours réformer le collège, le lycée, tout ce qu'on veut, on se retrouvera avec un niveau assez indigent à tous les étages. Et demandez-vous ce que signifiera encore la soif de savoir: la connaissance pure des disciplines sera très bientôt cantonnée à des master recherche aux effectifs ridicules et sans débouchés, et les dépositaires de cette culture-là n'iront jamais la diffuser puisque l'enseignement secondaire leur sera fermé.
Les universitaires en sont à essayer de sauver de petits bouts des masters. Au mieux, il y aura encore pendant quelques années de bons masters, qui déboucheront sur une mascarade de concours destinée à coller les bons candidats dans leur matière peu portés vers les sciences de l'éducation; d'où, probablement, l'infléchissement rapide des masters vers une formation pédagogico-didactique dont on sait ce qu'elle donne.
Fabien (et d'autres), j'ai lu les motions des universités qui refusent de faire remonter les maquettes. Cela marque le coup, mais que faire pour les concours eux-mêmes? Qui peut se mobiliser là-dessus: le secondaire ou le supérieur? Et avec quels arguments, et quels moyens? Si les concours changent effectivement, je ne vois survivre ni les facs, ni a fortiori les prépas, ni par ricochet ce qu'il peut rester de "sciences", au sens large, dans ce pays.

Ecrit par : oh là là | 17 décembre 2008

3) L'idée de stages parallèles et alternatifs à réel contenu est excellente. Elle est à creuser et peut-être même à mûrir.

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2008


La prépa agrég interne en est une excellente formule.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 17 décembre 2008

Je pense que Xavier Darcos n'avait pas envie de rejouer le rôle d'Alain Peyrefitte 50 ans après.

Robin, c'est vrai qu'il y a de quoi être pessimiste, car ce qui se passe dans votre collège, ça se passe dans presque tous les collèges de France. Venez voir ce qui se passe dans l'E.N. en lisant http://neoprofs.forumactif.net, je pense même que ça peut paradoxalement vous remonter le moral. L'intéret de ce forum (comme celui de ce blog), c'est qu'il aide souvent à ne pas se résigner. A 1200, c'est plus facile de faire qqch qu'à deux ou trois.

Et puis si vous êtes déjà à Patmos, on aura moins loin à aller pour se rendre à Mykonos ! D'alleurs, c'est peut-être pour ça qu'il y a des révoltes en Grèce : ils nous attendaient, là-bas. C'est tout un peuple qui a dû être déçu de ne pas voir arriver la troupe brighellienne que l'Ambassade française leur avait promise.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Guy, je ne crois plus vraiment au "dialogue" avec ces gens-là.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Christophe,
C'est vous qui êtes incorrigible ! Vous avez du "dialogue" la conception qui prévaut depuis des lustres et nous a conduits là où nous en sommes. Dire "on ne dialogue pas avec ces gens-là" revient à dire qu'il existe des "gens" avec lesquels on dialogue, ce qui revient à dire in fine que la base du dialogue est la connivence, idéologique, culturelle, politique. Or cette conception du dialogue, qui s'appuie sur la croyance puérile en la vertu ou les qualités de tel ou tel et mène parfois à délivrer des satisfecit hâtifs, ne peut déboucher que sur la déception, les accusations de trahison du genre de celles qu'on a pu lire ici ou là à propos des nouveaux CAPES : Comment un agrégé de l'université peut-il faire cela ?, ou : Je vous l'avais bien dit, on ne dialogue pas avec ces gens-là !

Xavier Darcos, en recevant les mouvements antipédagos l'an dernier, avait pourtant pris soin, avec une franchise dont il faut lui savoir gré, de cadrer le débat. "Je suis un homme politique et je serai sans doute amené à prendre des décisions qui ne vous plairont pas. Cela dit, je suis prêt à vous écouter." avait-il dit en substance dans son propos liminaire. C'était poser excellemment les bases du dialogue possible et pourquoi pas positif. Je regrette d'avoir à dire que du côté des antipédagos la réponse n'a pas été à la hauteur. Il était question, rappelons-le, des programmes du primaire ; or ce jour-là, j'ai entendu beaucoup de déclarations généreuses sur l'importance des apprentissages de base, sur la grammaire, sur des merveilleuses méthodes de transmission du savoir, sur les belles lettres etc., mais je n'ai pas n'ai pas vu beaucoup de dossiers sur les tables, je n'ai pas entendu décliner des programmes de calcul, de français, d'histoire-géo etc. Et lors de la deuxième séance, ce fut pire, puisque la question si importante des programmes de maternelle fut escamotée dans l'indifférence générale bien que Pascal Dupré ait été convoqué - dossier prêt - pour en parler.
Cher Christophe, la question n'est pas de savoir s'il y a des "gens" avec qui on ne dialogue pas, mais d'être prêt au dialogue, sans préjuger d'aucune façon, en fonction de l'interlocuteur, de ce qui en sortira.
De ce point de vues réactions de différents mouvements antipédagos après la parution des programmes du primaire montrent qu'à l'impréparation ils avaient ajouté l'illusion.
Cordialement

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

"Christophe,
C'est vous qui êtes incorrigible ! Vous avez du "dialogue" la conception qui prévaut depuis des lustres et nous a conduits là où nous en sommes."

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Disons qu'en ce moment, je n'y crois plus tellement. Mais ça va certainement revenir. Le naturel reprendra le dessus, je crois être quelqu'un "de dialogue", et vous le savez bien.
Mais on se fait tellement "entuber" de tous les côtés que, par moment, une certaine lassitude me fait exprimer des propos qui, circonstanciellement, dépassent ma pensée.
Cordialement aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Désolé Jerémy. J'ai dû vous confondre avec quelqu'un d'autre (Manu, si je ne m'abuse encore une fois). Je suis confus.

Ecrit par : David Desgouilles@Jerémy | 17 décembre 2008

Exclusif : une école de la deuxième chance ouvre en plein Paris.

L'élève Darcos, Xavier vient d'y être inscrit.

Saura-t-il en profiter ?

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

Désolé Jerémy. J'ai dû vous confondre avec quelqu'un d'autre (Manu, si je ne m'abuse encore une fois). Je suis confus.

Ecrit par : David Desgouilles@Jerémy

Oh, ce n'est pas grave, et en plus être confondu avec Manu, ça n'a rien de déshonorant !

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Pour en revenir à Nicolas Domenach, j'ai eu l'occasion de discuter quelques minutes avec lui à la mi-novembre. Et nous avons parlé du débat qu'il a souvent avec Eric Zemmour sur l'Ecole en général et Xavier Darcos en particulier.
Il se trouve que Marianne -dont il est co-directeur- fait confiance depuis quelques années à Natacha Polony pour suivre les dossiers éducatifs et que cette dernière n'a jamais fait preuve de faiblesse envers le pédagogisme dans ses papiers . Celui de cette semaine est particulièrement en adéquation avec ce que je pense. Nicolas Domenach reproche à Darcos la forme davantage que le fonds. Zemmour, en bon bonapartiste, croit qu'il faut y aller sabre au clair. Il doit être déçu depuis lundi.... Mais Zemmour avait également dit au moment des manifs contre les programmes du primaire que Darcos aurait dû profiter de l'état de grâce présidentiel pour éradiquer les IUFM et les remplacer tout de suite par d'autres solutions (comme les IPES sauce 2008 dont parle JPB dans ses ouvrages).
Là dessus, je ne peux pas lui donner tort.

Ecrit par : David Desgouilles | 17 décembre 2008

Entendu Aldo Naouri sur France-inter. Ca fait du bien d'entendre dire excellemment ce qu'on pense depuis longtemps, (concernant l'éducation des enfants, et son incidence sur la situation de l'école).
Même s'il a apparemment fait un livre avec Edwige Antier.... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

ce jour-là, j'ai entendu beaucoup de déclarations généreuses sur l'importance des apprentissages de base, sur la grammaire, sur des merveilleuses méthodes de transmission du savoir, sur les belles lettres etc., mais je n'ai pas n'ai pas vu beaucoup de dossiers sur les tables, je n'ai pas entendu décliner des programmes de calcul, de français, d'histoire-géo

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

C'est comme la morale de Kant: elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains!
Il faudrait se coltiner, en effet, la concrétisation, sous forme de programmes et de manuels, de tant de généreuses intentions. L'APL avait envisagé, je crois, de s'attaquer à cette tâche et de proposer au Ministre des "programmes de français et de langues anciennes alternatifs".

Ecrit par : Jean | 17 décembre 2008

écrit par JPB:
Si j'ai bien compris, il y avait ce soir quelqu'un qui me cherchait, hein…

Vous aviez raison, cher JBP. Saviez vous que l'on vous surnommait "l'homme au chapeau" lorsque vous sévissiez en ZEP !

Ceci est ma dernière intervention sur ce blog car toute tentative de dialogue est systématiquement annihilée.

Je suis en grande partie d'accord avec votre analyse de l'Ecole, je partage l'idée de mission qu'est le métier d'enseignant (voir sur le site du SNALC : http://www.snalc.fr/ftp/fichiers/professeur.pdf). Continuez à défendre vos idées car il faut bien contrebalancer celles des pédaguos.

Il me semble malgré tout que notre devoir est aussi de nous "adapter" au niveau (ou à l'absence de niveau) de nos élèves. Ce n'est pas l'impression que je ressens à la lecture de ce blog.
Mais comme diront certains sur ce blog, je n'ai, encore une fois, rien compris...Cela évite de lancer un débat et de se remettre en cause !
Bon vent néanmoins.

Ecrit par : "Je ne veux que des bons élèves" qui fut "Candide" et qui s'en va | 17 décembre 2008

Sibille, je crois que Jérémy a totalement raison. Vus ne connaissez pas me ministère aussi bien que moi : les sous-chefs, petits chefs, conseillers officiels et occultes, groupes de pression et inspecteurs divers et d'été occupent la quasi totalité du terrain. Etre ministre de l'Education, c'est progresser en terrain miné.

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Je confirme, hélas. J'ai assisté personnellement à une conférence de la fondation "Res Publica" en avril 2006 consacrée à l'Ècole (le thème exact était "pas de "société du savoir" sans École").

Autour de la table, de brillant orateurs (entre autres Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Éducation Nationale, Elisabeth Altschull, auteur de "l'École des Ego", et Marc le Bris qu'on ne présente plus).

Dans son intervention, Chevènement s'est fendu d'une confidence suite à la question d'un auditeur lui demandant, en gros, pourquoi il n'avait pas davantage combattu le pédagogisme et défendu l'Instruction lorsqu'il était en poste.

Il a répondu que malgré le court laps de temps qu'il lui était imparti (20 mois environ), il avait donné en tant que patron (le ministre, c'est lui. Donc c'est lui qui décide en apparence) un certain nombre de directives à ses éxécutants.

Il a poursuivi sous le regard effrayé de l'assistance en disant : "Suite aux ordres que j'avais donné... de deux choses l'une, soit il se produisait l'exact contraire en bout de chaîne de ce que j'avais demandé, soit la directive disparaissait purement et simplement".

S'est ensuivi un blanc. Le public était sidéré. Moi le premier.

Et ce n'est pas limité à l'époque de Chevènement. Plus récemment, Marc le Bris, vers la fin du documentaire "Éducation Nationale, un grand corps malade", nous fait la démonstration éclatante de la volonté du ministre de Robien d'en finir avec la méthode globale, volonté qui se transforme en son exact contraire (la promotion de cette même méthode) lors de la rédaction du texte censé la condamner dans le Bulletin Officiel de l'EN.

Est-il besoin de préciser que ce n'est pas le ministre lui-même qui rédige le texte mais un cabinet ,hiérarchiquement en dessous de lui ?

Cabinet qui n'a que faire de la hiérarchie, parce que composée de gens invirables et inféodés à l'idéologie pédagogiste. Ils savent, eux, "ce qui est bon pour les enfants". Tandis qu'un ministre, qui de toute façon n'est là que pour quelques mois...
Une bonne grosse manif du Snes et du Snuipp avec les hystériques de la FCPE-CFDT-UNSA, et hop ! Dehors le ministre !

On ne va tout de même pas torturer les ptits nenfants en leur faisant faire des dictées, non ?
La preuve, sous Pétain, ils apprenaient des poèmes par coeur et récitaient des tables de multiplications ! C'est pas la preuve que l'Instruction, c'est faciste et rétrograde, ça ? Ècoutez le penseur Christophe Nick : il a tout dit là-dessus, et il reflète bien dans quel état est une bonne partie de l'opinion.

Et pourquoi pas confier le ministère à Brighelli tant que vous y êtes ?

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

l me semble malgré tout que notre devoir est aussi de nous "adapter" au niveau (ou à l'absence de niveau) de nos élèves. Ce n'est pas l'impression que je ressens à la lecture de ce blog.
Mais comme diront certains sur ce blog, je n'ai, encore une fois, rien compris...Cela évite de lancer un débat et de se remettre en cause !
Bon vent néanmoins.

Ecrit par : "Je ne veux que des bons élèves" qui fut "Candide" et qui s'en va | 17 décembre 2008

Et qui a dit le contraire ? Nous sommes, de toute façon, bien obligé de nous adapter, de fait, au niveau des élèves.

Et c'est bien vous, dès le départ, qui avez fait une entrée fracassante sur ce blog sur l'air de "vous n'avez rien compris". Se parer ensuite des oripeaux de la victime est un peu facile, sans compter que nous ne vous avons pas attendu pour débattre. De ça et du reste. Alors vos "impressions"...

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

Et vous devriez vérifier vos liens, M. "je ne veux que des bons élèves"... celui-ci ne marche pas.

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

Encore cette maladie infantile du pédagogisme, qui consiste à se regarder dans la glace avant de dire quoi que ce soit, pour voir « quel effet ça fait » :

Oh, je veux qu'on voie en moi un ami des enfants !
Oh, je veux qu'on voie que je suis pour les réfomes !

Quand une idée est juste et qu'on y croit, on devrait se FOUTRE éperdument des quolibets qu'on nous envoie.

Hier soir, réunion dans mon bahut : que faire après le moratoire sur la réforme. Intense lobbying des cfdétistes présents sur le thème : attention à ce qu'on ne dise pas que nous sommes contre TOUTES les réformes : faisons des propositions !!

Finalement, avec quelques parents tout aussi boyscoutistes qu'eux, ils ont décidé de se réunir début janvier pour dire ce qu'ils voudraient comme réforme.

Bon vent !

Le patron, assez incrédule, a voulu les avertir de l'inutilité TOTALE de cette démarche, qui sera de plus consommatrice de temps et d'énergie, mais rien n'arrête les bons samaritains...

En revanche, on n'a pas manqué de ricaner sur les profs des différentes matières qui « défendent leur bout de gras » (le protal a corrigé : « ou leurs VALEURS ! ») ainsi que sur les structures syndicales (« je n'aime pas dire "section" parce que ça fait communiste »)

Je dirais bien qu'ils sont bons pour l'asile, mais on me reprocherait les pratiques de l'ex-URSS en la matière...

Ecrit par : sanjuro | 17 décembre 2008

Tiens, les ultras-pédagos "entrent en résistance" et font leur propagande sur France-Info. A quand la même médiatisation pour les Républicains qui défendent l'Instruction publique, plutôt que le formatage idéologique ?


http://www.france-info.com/spip.php?article226507&theme=81&sous_theme=184

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

Robin, c'est vrai qu'il y a de quoi être pessimiste, car ce qui se passe dans votre collège, ça se passe dans presque tous les collèges de France. Venez voir ce qui se passe dans l'E.N. en lisant http://neoprofs.forumactif.net, je pense même que ça peut paradoxalement vous remonter le moral. L'intéret de ce forum (comme celui de ce blog), c'est qu'il aide souvent à ne pas se résigner. A 1200, c'est plus facile de faire qqch qu'à deux ou trois.

Et puis si vous êtes déjà à Patmos, on aura moins loin à aller pour se rendre à Mykonos ! D'alleurs, c'est peut-être pour ça qu'il y a des révoltes en Grèce : ils nous attendaient, là-bas. C'est tout un peuple qui a dû être déçu de ne pas voir arriver la troupe brighellienne que l'Ambassade française leur avait promise.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Je n'arrive pas à ouvrir le lien qui pourrait me remonter le moral ! Et je veux bien aller "délivrer" les Grecs, mais je crains de subir le sort de Socrate. ;-)

Ecrit par : Robin en direct de Patmos | 17 décembre 2008

Encore cette maladie infantile du pédagogisme, qui consiste à se regarder dans la glace avant de dire quoi que ce soit, pour voir « quel effet ça fait » :

Oh, je veux qu'on voie en moi un ami des enfants !
Oh, je veux qu'on voie que je suis pour les réfomes !


Finalement, avec quelques parents tout aussi boyscoutistes qu'eux, ils ont décidé de se réunir début janvier pour dire ce qu'ils voudraient comme réforme.

Je dirais bien qu'ils sont bons pour l'asile, mais on me reprocherait les pratiques de l'ex-URSS en la matière...

Ecrit par : sanjuro | 17 décembre 2008

Éclatante démonstration de ce qu'est "le camp du bien". Merci Sanjuro.

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008

Nous sommes là pour ouvrir des centaines de portes — je crois que l'idée qui gît derrière ma métaphore, c'est celle des synapses neuronales —, pas pour les pousser vers telle ou telle. Bref, leur donner le choix. Refuser de les instruire, u s'accommoder d'une école qui en fait le moins possible, c'est fermer les portes.

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

C'est tout à fait ça.
Le réparateur de vélos était à 10 ans un gosse aux possibilités énormes. Ce qui m'étonne, c'est qu'à 13 ans et demi, il n'ait déjà plus pour rêve que celui issu de sa pratique sportive ou de loisir du samedi après-midi, qu'il parle d'un ton totalement désabusé de sa moyenne générale et qu'il ne dise pas un mot de ce qu'il apprend au collège.


Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Et les parents, dans cette histoire ? Ils ne peuvent pas s'investir un peu ?
ON, importé d'Amérique, a décidé de déculpabiliser les parents. Très bien ...
Vous trouvez normal, vous, qu'un gamin lambda de quinze ans s'étouffe dans un sac en plastique, enfermé à double tour dans sa chambre, après avoir suivi la recette préconisée sur internet.
Qui est responsable de la présence d'un ordi et d'internet dans la chambre de ce gamin ? Les professeurs ?

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Non, sans blague, je suis en colère contre les parents ! Hier soir, j'ai passé trois quart d'heure dans un couloir de collège, à attendre notre tour de passer avec les professeurs qui nous recevaient pour nous analyser le bulletin du premier trimestre de troisième et j'en ai entendu, des propos sur monchéri/moncœur. Y'a des coups de pied au cul qui se perdent.
J'ai même entendu que la filière BEP était la voie royale pour accéder à une licence ...

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Avis aux amateurs, nombreux sur ce blog, du seul et unique "spécialiste" de l'éducation en France (en tout cas seul connu par les médias)...

Je viens d'aller faire un tour sur lemonde.fr, et n'ai pu manquer cette annonce claironnée en première page :
"Le lycée est-il réformable ?
Débat en direct avec Philippe Meirieu, professeur des universités en sciences de l'éducation à Lyon II, mercredi 17 décembre 2008 à 14 h 15"
Hâtez-vous, ça va commencer !

Ecrit par : Anne | 17 décembre 2008

Candida albicans a écrit : "Il me semble malgré tout que notre devoir est aussi de nous "adapter" au niveau (ou à l'absence de niveau) de nos élèves. Ce n'est pas l'impression que je ressens à la lecture de ce blog."

Je me demande bien ce que nous pouvons faire d'autre au quotidien actuellement...

La question n'est pas là.

Il s'agit de savoir ce qu'on peut mettre en place pour ne plus en arriver là (à, disons pour faire optimiste, moyen terme).

Tous les gens qui tentent de nous inonder avec des considérations mielleuses sur le dévouement et la remédiation remédiadante doivent comprendre qu'on ne les écoute plus. Ils sont disqualifiés.

Et je fais là un gros effort pour rester poli.

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

La première à l'agrégation d'espagnol d'il y a trois ou quatre ans était une noire antillaise, très visiblement noire. Elle a eu 20 en latin : traduction impeccable, commentaire génial.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 décembre 2008
Ce qui est à vomir, c'est qu'il soit encore besoin, en 2008, d'énoncer ceci pour faire comprendre cela.
Que le candidat soit noir, vert, jaune ou indigo, je m'en fous !
Tout ce que je demanderais au candidat, si je devais le juger, c'est qu'il soit bon !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

"On ne naît pas nul, contrairement à ce que prétendent les pédagogos pour qui le milieu social détermine tout, On le devient après quelques années de lavage de cerveau pédagogiste. Pardon, "citoyen".

C'est bien gentil de déformer les propos d'autrui voire de leur faire dire le contraire de ce qu'ils avancent, tout ça pour venir jouer les justiciers incompris redresseurs de tort sur ce blog. Allez donc vous masturber ailleurs.

Non mais sans blague.

Ecrit par : Manu | 17 décembre 2008 "




Merci Manu.

Vincent.


PS:
Et 30 % d'élèves en CPGE qui seront issus des milieux défavorisés....
Une façon de plus de détruire les CPGE...
Nan mais, il commence à nous courir sur le haricot le nabot de Neuilly.

Ecrit par : Matheutordufatigué | 17 décembre 2008

« Celui qui voudrait supprimer le lycée, celui-ci ne serait pas réélu. »
« La discrimination sociale est plus forte quand ce sont les parents qui décident de l’orientation... Si nous diminuons l’influence des parents et que nous introduisons la journée entière de classe, nous pourrons faire diminuer les erreurs d’orientation. »

Non, ça ne concerne pas la réforme du lycée, c'est tiré d'un article du Spiegel. Pour les germanistes :

http://www.spiegel.de/schulspiegel/wissen/0,1518,596734,00.html

Ecrit par : Pierre LaRiba | 17 décembre 2008

Extrait de « vous voulez rire monsieur Feynman ! »
Richard Feynman--Prix Nobel de Physique 1965--

"Je me suis alors posé la question suivante : N'y a-t-il pas des
choses plus ordinaires auxquelles les gens croient sans raison
valable ? (J'ai alors pensé aux sorciers ; dommage qu'il n'y en ait
plus parce qu'il aurait été facile dans ce cas-là de faire la preuve que
leurs remèdes ne marchent pas.) Finalement, j'ai trouvé : les gens
croient, par exemple, qu'il existe une science de l'éducation. On
enseigne la pédagogie ; il y a des gens qui réfléchissent à la manière
d'enseigner les mathématiques, etc. Et pourtant, en dépit de toutes
ces réflexions sur la façon d'améliorer nos techniques d'enseignement,
le rendement de l'enseignement ne cesse de baisser ; au mieux
il reste stationnaire. Voilà donc un exemple de remède de sorcier
qui ne marche pas. Mais on pourrait songer à d'autres exemples ;
la manière dont nous traitons les criminels en est un. On n'a fait
aucun progrès dans ce domaine ; il y a des tas de théories mais on
ne fait aucun progrès ; la manière dont nous traitons les criminels
ne fait pas le moins du monde diminuer la criminalité
Et pourtant, toutes ces choses se prétendent scientifiques, et il
y a des gens qui font des recherches dans ces domaines-là. À mon
avis, toute cette pseudo-science ne sert qu'à impressionner l'homme
de la rue. Si, par exemple, une institutrice trouve quelques bonnes
recettes pour apprendre à lire aux enfants, elle se voit immédiatement
rappelée à l'ordre et obligée de procéder autrement... quand
elle ne s'autocensure pas et ne s'imagine pas d'elle-même que sa
méthode n'est pas la bonne. Autre exemple : combien de mères se
culpabilisent sous prétexte qu'elles punissent leurs enfants quand
ils font des bêtises, simplement parce que de soi-disant experts ont
décidé que ce n'était pas la chose à faire !
Tout cela pour dire que nous devrions nous préoccuper un peu
plus des théories qui ne marchent pas et des sciences qui n'en sont
pas "

Ecrit par : olivier taviau | 17 décembre 2008

Bonjour

Je vous propose un lien vers un article écrit par une personne honnête et ouverte au débat

Permalien : http://www.plumedepresse.com/spip.php?
article1032

Comme vous le voyez, il focalise sur Darcos.

Si quelqu'un, un jour, a le courage d'instaurer un débat avec lui sur la complexité de la question de l'enseignement...

J'ai essayé en mon temps mais mon crédit a des limites (ancien emploi-jeune).

Ecrit par : johnmarguerite | 17 décembre 2008

Superbe, la démonstraion de Feymann…

Tout fait autre chose : une alerte internaute qui passe parfois par ici me signale qu'une coalition d'intérêts croisés (EDF, les bétonneurs, les politiques) veut à toute force édifier un barrage sans réel objet dans l'une des plus belles vallées fluviales de Corse, celle du Rizzanese.
Une pétition en ligne à signer sur http://www.rizzanese.fr/phpPETITION/phpPETITION/index.php

Daniel, et tous ceux qui connaissent le haut Sartenais, expliquez-leur que c'est un site sublime, et que ça ne sert à rien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

" Le gouvernement craint comme le laid sur le feu une explosion sociale ! "

Magnifique !

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Excellent texte de l'excellent Pierre Jourde sur
http://www.fabula.org/actualites/article27629.php
Comme dit Françoise G*** qui me l'a signalé : "Notons que, d'après les critères bibliométriques, Philippe Meirieu, avec ses 339 publications recensées par le SUDOC, est l'un des plus puissants génies de l'histoire de l'humanité. De son côté, quoi qu'on pense de lui par ailleurs, Laurent Lafforgue (13 publications, plus quelques conférences non référencées ici ou là) est un insignifiant tâcheron qu'il est urgent de licencier pour défaut de rendement."
Dont acte…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Si vous voulez mon avis, les raisons précises et profondes pour lesquelles X. Darcos a ajourné son projet de réforme du lycée ont un rapport avec ce qu'ils savent vraiment "en haut lieu" sur la gravité des effets attendus de la crise du capitalisme mondialisé et que l'on cache soigneusement au bon peuple.

Et nous n'en sommes qu'aux prémisses, hélàs, comme dirait Audiard.

Le problème de l'enseignement et de l'avenir de la jeunesse n'est qu'un élément (essentiel bien sûr), parmi d'autres et il ne faudrait pas nous croire si différents des Grecs à cet égard.

J'ai peut-êre tort, mais je suis très pessimiste sur l'avenir. "Un optimiste est un imbécile heureux, un pessimiste, un imbécile malheureux" (G. Bernanos)

Cette situatation de blocage et de souffrance spirituelle (je n'ai pas écrit "religieuse") que nous vivons en collège et que ne compensent pas les heures supp. "généreusement" dispensées par les "dégraisseurs" est certainement représentative d'un malaise général.

Il se pourrait que nos discussions (y compris mes propres prises de position) nous paraissent un peu dérisoires dans quelque temps (vous savez la question du sexe des anges avant la prise de Constantinople).

Maintenant, il est possible qu'il soit bon que tout soit balayé.

Humeur apocalyptique ce matin.

Ecrit par : Robin en direct de Patmos | 17 décembre 2008

Il n'y a pas nécessité d'être d'humeur apocalyptique !

Je suis, ce jour, de charmante humeur, très joyeuse et modérée, et néanmoins en accord total avec vous.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Une pétition en ligne à signer sur http://www.rizzanese.fr/phpPETITION/phpPETITION/index.php

Daniel, et tous ceux qui connaissent le haut Sartenais, expliquez-leur que c'est un site sublime, et que ça ne sert à rien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

J'attendais votre aval pour signer. C'est chose faite !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

"... d'après les critères bibliométriques, Philippe Meirieu, avec ses 339 publications recensées par le SUDOC, est l'un des plus puissants génies de l'histoire de l'humanité."

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Précisons tout de même que Meirieu est un maître ès pensée soluble : une cuillerée à café, versez, touillez et buvez le prêt-en-bouche. A ce compte, on en fait des hectolitres ! Et puis, mathématiquement parlant (puisqu'on en est au quantitatif), 339 x 0 = 0 et 1 x 1 = 1.

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

J'attendais votre aval pour signer. C'est chose faite !
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008
S'agissant d'un barrage en travers d'une vallée, rien ne dit que l'aval soit mieux traité que l'amont, encore que..Je préfère tout de même signer sans attendre d'en être au premier.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

"Et les parents, dans cette histoire ? Ils ne peuvent pas s'investir un peu ?
ON, importé d'Amérique, a décidé de déculpabiliser les parents. Très bien ...
Vous trouvez normal, vous, qu'un gamin lambda de quinze ans s'étouffe dans un sac en plastique, enfermé à double tour dans sa chambre, après avoir suivi la recette préconisée sur internet.
Qui est responsable de la présence d'un ordi et d'internet dans la chambre de ce gamin ? Les professeurs ?"

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Vous auriez dû écouter France-inter à 11h45! Cela vous aurait réconfortée!
Pétition signée aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Manu écrit : "Dans son intervention, Chevènement s'est fendu d'une confidence suite à la question d'un auditeur lui demandant, en gros, pourquoi il n'avait pas davantage combattu le pédagogisme et défendu l'Instruction lorsqu'il était en poste.

Il a répondu que malgré le court laps de temps qu'il lui était imparti (20 mois environ), il avait donné en tant que patron (le ministre, c'est lui. Donc c'est lui qui décide en apparence) un certain nombre de directives à ses éxécutants."

Et cela ne vous a pas fait rire ?

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

""Notons que, d'après les critères bibliométriques, Philippe Meirieu, avec ses 339 publications recensées par le SUDOC, est l'un des plus puissants génies de l'histoire de l'humanité. De son côté, quoi qu'on pense de lui par ailleurs, Laurent Lafforgue (13 publications, plus quelques conférences non référencées ici ou là) est un insignifiant tâcheron qu'il est urgent de licencier pour défaut de rendement."

Absolument.

Rappelons que Meirieu est un niveau 8 dans l'échelle de la Castex. Lafforgue et autres médaillés Fields, à peine des niveaux 7.

Et puis, un pipotron pour pondre des textes cela réclame de la maintenance. Le Primat de spédagols est donc un homme qui a généré des emplois. On ne peut en dire autant de tous ces ... improductifs.

Il fallait que cela soit rappelé.

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

Dépêchez-vous de lire le dernier Monde de l’Éducation, vous apprendrez ce qu’est un prof !
Entre autres révélations ébouriffantes, c’est quelqu’un qui rentre chez lui après ses heures de travail (des salauds et des salopes, ces profs !), qui est tout seul dans sa classe mais qui devrait travailler en équipe et qui se sent peu soutenu par sa hiérarchie, etc.

Et puis à la rubrique “la vie des saints”, un portrait d’un rebelle qui aime les zaprenans, le sociologue d’État François Dubet qui se plaint qu’on ne croie pas assez les sociologues. Il a étudié, lui, « ce que l’École faisait aux élèves », et c’est pas beau, non, non. Si vous ne le connaissiez pas, c’est quand même ce génie qui dit que le collège unique est un “petit lycée”, qui finalement ne marche pas parce ces raclures de profs essaient d’y enseigner…

En plus, il paraît que ça risque vraiment d’être un des derniers numéros de la Pravda de l’Éducation. Un journalisme comme ça ne nous manquera pas beaucoup.

Ecrit par : Pierre LaRiba | 17 décembre 2008

Excellent, Dugong, le "primat des pédagols" !
Vraiment super, vous êtes dopé ou quoi !

Je rappelle que le meirieutron fonctionne toujours.

Ecrit par : Pierre LaRiba | 17 décembre 2008

"Le réparateur de vélos était à 10 ans un gosse aux possibilités énormes."

Quelqu'un a-t-il dit à ce pauvre gosse que la vulcanisation n'avait pas de rapport immédiat avec la recherche sur les volcans ?

Ceci dit, le terme même de "régleur de dérailleur" me paraît aporétique.

Il fallait aussi que cela soit dit.

NB : "on" pourrait faire une circulaire à tous les conseillers d'orientation qui perdent le temps des autres quand ils viennent faire leur baratin généraliste en classe pour exiger qu'ils soient enfin carrés sur ces questions de roue de vélo.

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

L’inspecteur Derrick n’aura survécu que quatre semaines à la chute du prix du baril.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Merci Pierre LaRiba. La volonté progammatique de cogner avec allégresse sur tous ces sinistres charlots rend parfois inventif.

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

programmatique...

Sinon CS va encore faire des réflexions...

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

"Entendu Aldo Naouri sur France-inter. Ca fait du bien d'entendre dire excellemment ce qu'on pense depuis longtemps, (concernant l'éducation des enfants, et son incidence sur la situation de l'école).
Même s'il a apparemment fait un livre avec Edwige Antier.... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008"

Aldo Naouri, c'est le penseur officiel du Vatican en matière d'enfance et de psychisme. C'est le type qui dit qu'une femme est soit une sainte, soit une salope, qui dit que les homos sont des tarés, et que l'enfant peut se prendre quelques baffes par mois sans que ça gène personne.

Vous détestez Darcos, et vous supportez Naouri, Chistophe, vous êtes vraiment TRES mal informé !

D'ailleurs, sur http://neoprofs.forumactif.net , ils en ont parlé, de Naouri.

Pour Robin, désolé: il fallait retirer la virgule.

Le lien est donc : http;//neoprofs.forumactif.net

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Et puis à la rubrique “la vie des saints”, un portrait d’un rebelle qui aime les zaprenans, le sociologue d’État François Dubet qui se plaint qu’on ne croie pas assez les sociologues.

Ecrit par : Pierre LaRiba | 17 décembre 2008

N'est-ce pas lui qui a commis cette formule néo évangélique « Donner autant à ceux qui ont moins » ?

Deux extraits qui situent assez bien la personne :

"Une des raisons qui me font défendre le rapport Thélot, même si je n’en approuve pas la totalité, c’est qu’il résiste à la vague actuelle de nostalgie et de tentation réactionnaire. Il n’y est pas question de « restauration de l’autorité » et de sélection précoce ; il va un peu à contre-courant. Le monde de l’éducation qui était historiquement progressiste est actuellement envahi par une idéologie rétrograde (renforcement de l’arsenal disciplinaire, rejet des parents, etc.) par une idéologie du sauvetage ; les « lettres » et les savoirs d’abord !"

"Comment expliquez-vous ce gouffre nostalgique ?

Je ne suis pas certain que l’opinion publique soit aussi nostalgique que le sont les enseignants. Nous sommes dans un pays où l’identité républicaine a été forgée par l’école. Les enseignants ont été les agents de cette fonction sacrée. Le changement actuel est moins vécu comme une mutation que comme une catastrophe. Tout un imaginaire professionnel en est déstabilisé. Mais il y a un paradoxe : alors que cet imaginaire a été largement forgé par les instituteurs, ceux-ci se sont mieux adaptés aux changements que les professeurs du secondaire. Un instituteur pense que sa légitimité professionnelle vient de sa capacité pédagogique, alors qu’un professeur est toujours tenté de fonder sa légitimité sur ses savoirs, or ceux-ci ne suffisent plus dans une école de masse."

Propos recueillis par Philippe Watrelot et Jean-Michel Zakhartchouk, novembre 2004 (Cahiers Pédagogiques)

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

"Manu écrit : "Dans son intervention, Chevènement s'est fendu d'une confidence suite à la question d'un auditeur lui demandant, en gros, pourquoi il n'avait pas davantage combattu le pédagogisme et défendu l'Instruction lorsqu'il était en poste.

Il a répondu que malgré le court laps de temps qu'il lui était imparti (20 mois environ), il avait donné en tant que patron (le ministre, c'est lui. Donc c'est lui qui décide en apparence) un certain nombre de directives à ses éxécutants."

Et cela ne vous a pas fait rire ?"

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

Mieux vaut en rire avant que d'avoir à en pleurer, comme disait Beaumarchais.
Voilà qui nous ramène mine de rien au point essentiel : le ministre n'a aucun pouvoir (ou très peu). Dans une administration de masse, il ne peut que déléguer, déléguer, et déléguer encore (d'où les directives)...
Ce qui signifie que, concrètement, nous sommes tous tributaires du bon vouloir des intermédiaires (proches collaborateurs, recteurs, inspecteurs, chefs d'établissements) à relayer les instructions ministérielles. Pour le dire autrement, la meilleure mesure antipédagogiste qui vient d'en haut est condamnée à demeurer lettre morte si elle se voit bloquée à l'un des étages de la hiérarchie. Ce qui nous ramène au final au point délicat par excellence : la lâcheté du corps enseignant. Car quand un chef d'établissement ou un inspecteur ne tient pas compte d'un texte, ce n'est pas le ministre qui peut le rappeler à l'ordre, mais l'enseignant qui peut lui dire "non". Désobéir lorsqu'un ordre est illégal, c'est dans nos statuts : à nous de nous en servir, car aucun ministre ne peut le faire à notre place.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

Comme disait Rousseau, "Ces popes ont fini par endurcir même l'Emile".

Grâce à Huguette Bouchardeau?

Ecrit par : sans piper les dés | 17 décembre 2008

Je ne parlerai plus des roues de vélo.
Tu ne parleras plus des roues de vélo.
Il ne parlera plus des roues de vélo.
Nous ne parlerons plus des roues de vélo.
Vous ne parlerez plus des roues de vélo.
Ils ne parleront plus des roues de vélo.

Quand je l'aurai copié 300 000 fois, aurai-je le droit de revenir ?

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Elle est à creuser au tracto-pelle * !
N'avions-nous pas un Christophe Sibille spécialiste de la chose?

Ecrit par : retraitée | 17 décembre 2008

Le lien est donc : http://neoprofs.forumactif.net

Ah mais décidément, je n'arriverai jamais à le taper correctement !

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

"Aldo Naouri, c'est le penseur officiel du Vatican en matière d'enfance et de psychisme. C'est le type qui dit qu'une femme est soit une sainte, soit une salope, qui dit que les homos sont des tarés, et que l'enfant peut se prendre quelques baffes par mois sans que ça gène personne.

Vous détestez Darcos, et vous supportez Naouri, Chistophe, vous êtes vraiment TRES mal informé ! "

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

-Il n'a absolument pas parlé des homos, sur France-inter, tout à l'heure.
-Ni des femmes.
-Il n'a parlé que d'éducation, en disant que si les parents faisaient leur job, les enseignants auraient un peu moins de mal avec eux, et pourraient avoir le temps d'instruire. Il a dit également qu'on ne devrait pas parler "d'éducation nationale", mais "d'instruction publique"; ça devrait vous plaire!
-Et a pris parti de manière très ferme contre les châtiments corporels, sous toutes leurs formes!
Voilà, je ne connais que ça de lui. Maintenant, si on en parle sur "néoprofs", évidemment... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Ce qui nous ramène au final au point délicat par excellence : la lâcheté du corps enseignant. Car quand un chef d'établissement ou un inspecteur ne tient pas compte d'un texte, ce n'est pas le ministre qui peut le rappeler à l'ordre, mais l'enseignant qui peut lui dire "non". Désobéir lorsqu'un ordre est illégal, c'est dans nos statuts : à nous de nous en servir, car aucun ministre ne peut le faire à notre place.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

C'est même le point nodal. A ce titre, il est conseillé de noter ce qui se dit oralement lors de l'entretien d'inspection et, au besoin, de rappeler certains propos tendancieux et de les faire confirmer.
Règle d'or : les personnes n'ont que le pouvoir qu'on leur reconnaît. Mais son application dépend à la fois d'une force de conviction et d'un détachement du rapport de force en général car quiconque développe ses propres stratégies de domination finit immanquablement par rencontrer son maître. Celui qui cherche à dominer son semblable est un soumis introverti. La chaîne hiérarchique n'est le plus souvent qu'un relais de sous-fiffrerie : on cherche à dominer parce qu'on est soumis par ailleurs.

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

http://www.parent-solo.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=191

Quand même, il n'y a pas que des conneries là-dedans!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Quand même, il n'y a pas que des conneries là-dedans!
(au sujet l'interview d'Aldo Naouri, auteur de "Eduquer ses enfants, l'urgence d'aujourd'hui")

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Je viens de le lire et je rejoins votre appréciation.

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Car quand un chef d'établissement ou un inspecteur ne tient pas compte d'un texte, ce n'est pas le ministre qui peut le rappeler à l'ordre, mais l'enseignant qui peut lui dire "non"."

Sauf cas pathologiques comme Fracko, les chefs d'établissement et les inspecteurs commettent rarement des écrits qui soient des infractions patentes aux textes officiels.

En revanche, beaucoup plus fréquemment, ils répercutent avec un bonheur divers ce que la hiérarchie intermédiaire du Moloch leur dit de faire.

Par exemple, un inspecteur écrit dans un rapport (classe de terminale) :
"des actions de nature méthodologique doivent être très rapidement apportées dans le cadre de l'accompagnement éducatif pour faire progresser les élèves en difficulté forte à l'écrit".
Il n'y a rien là d'illégal. C'est une pression énorme pour que priorité soit donnée à la remédiation remédiante hic et nunc.
Bien sûr, il n'y a aucune réflexion sur la nature et les causes de ces difficultés et les conséquences déstabilisantes sur le travail d'une classe de terminale.

La causalité est bien, dans certains milieux, un concept mort.

Vive l'action agissante, ici et maintenant !

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

Merci à vous, Magister.
Je suggère quand même à Jeremy, malgré son dégoût apparent, de lire cette interview.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Excellent texte de l'excellent Pierre Jourde sur
http://www.fabula.org/actualites/article27629.php


Vieux serpent de mer que l'évaluation de la recherche universitaire en France. Sans tomber dans le ridicule que dénonce très bien P. Jourde, il faut quand même reconnaître que la quasi-non-évaluation qui est de mise depuis des années en Sciences Humaines en France est indécente. Il y a quand même un paquet d'universitaires qui ne font pas une recherche digne de leur titre d'enseignant-chercheur et ce depuis fort longtemps. Compter peut être absurde mais quand on ne publie rien ou un article ou deux par an dans une revue de seconde zone...
Quant à la qualité des revues, cela me laisse rêveuse. On a rarement vu un universitaire chercher à publier d'abord dans une revue de seconde zone; il y publie seulement si son article a été refusé dans une revue cotée. Je parle des sciences humaines seulement.
Que certains tremblent qu'un peu de ménage soit fait, en revanche, cela ne m'étonne pas. Je doute que les bons chercheurs aient quelques inquiétudes réelles pour eux-mêmes. Quand les chercheurs sont bons, tout le monde le sait!
On retrouve le même syndrome à la fac qu'ailleurs et les facs crèvent aussi de cela: pas de sélection, ni pour les étudiants, ni pour les universitaires une fois qu'ils sont nommmés. Ils sont tous enseignants-chercheurs donc tous de bons enseignants et tous de bons chercheurs. Et qu'on ne remette pas cela en cause, sinon on est le dernier des s...

Ecrit par : Sanseverina | 17 décembre 2008

J'avais oublié de conclure :

On est bien libre de s'y conformer ou non.

"On ne bouffe que ce qui est bouffable"

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

Bien sûr, il n'y a aucune réflexion sur la nature et les causes de ces difficultés et les conséquences déstabilisantes sur le travail d'une classe de terminale.

La causalité est bien, dans certains milieux, un concept mort.

Vive l'action agissante, ici et maintenant !

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

Nous savons bien, vous et moi, que la ou les causes sont ailleurs, l'école n'étant qu'une caisse de résonance. L'idée perverse de la remédiation consiste à plaquer la cause en aval. Le pédagogisme y trouve sa légitimité. Il est ainsi fondé sur un raccourci, une réduction. C'est un savant quiproquo, entretenu par certains et naïvement relayé par d'autres.

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

"Sauf cas pathologiques comme Fracko, les chefs d'établissement et les inspecteurs commettent rarement des écrits qui soient des infractions patentes aux textes officiels."

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

Je ne serais pas aussi catégorique que vous, dugong. Encore faut-il aller voir ce que disent les textes. Or, il arrive que nos supérieurs profitent précisément du fait que les enseignants les méconnaissent.
Pour garder une vision d'ensemble (et ne pas tout ramener à tel cas particulier auquel nous aurions été confrontés), je prendrais deux exemples.

La loi du 15 mars 2004, qui énonce : "La laïcité ne se conçoit pas sans une lutte déterminée contre toutes les formes de discrimination... Les agents devront faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté à l'égard de toutes les formes de racisme."
Or, comme le rappelait le rapport Obin, les propos racistes et les tensions communautaires sont monnaie courante dans un certain nombre d'établissement. Et, comme le constatait le même rapport, l'attitude de la "communauté éducative" face à ce phénomène consiste généralement dans le déni, l'autocensure, etc. Bref : "on ne voit rien et pas de vagues". Un renoncement qui, par définition, est illégal.

La loi d'orientation de 1989 qui donne la liberté d'expression aux élèves. Elle est la source de bien des dérives, notamment le fait que dans certains établissements (je pense aux collèges et aux LP, moins aux LG qui doivent être à peu près préservés) des élèves considèrent la parole du professeur comme une opinion parmi tant d'autres. Il arrive que des chefs d'établissements recommandent, directement ou indirectement, aux enseignants de conforter les élèves dans leurs opinions, afin de ne pas les "traumatiser" et de "s'adapter" à eux. Bref, toujours la "valorisation".
Mais lisons la loi d'orientation de 1989 jusqu'au bout : elle énonce encore : "... à partir du moment où ladite liberté d'expression ne perturbe pas les contenus d'enseignement." Autrement dit, nous pourrions très bien la retourner et l'utiliser pour maintenir le niveau d'exigences dans la classe.

Sur le fait que les choses sont souvent plus insidieuses, je pense que vous n'avez pas tort. D'où la nécessité d'examiner certaines dégradations de nos conditions d'enseignement avec la grille de lecture du harcèlement moral au travail (ce dernier figure d'ailleurs au BO depuis 2007).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

Une des conséquences du "report" de la réforme du lycée est qu'on ne saura peut-être jamais ce que les sabreurs de programme nous avait concocté dans leurs sombres cryptes.

Que l'informulé innommable reste enfoui !

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2008

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/12/quand-la-police.html

Quand la police censure deux photographes de l'AFP

- L'intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de l'Agence France presse ont publié mercredi des communiqués pour protester après que deux de ses journalistes ont été empêchés de travailler, mardi, par des CRS et des policiers. Les deux photographes suivaient une manifestation lycéenne de faible ampleur dnas le centre de Lyon. "Dès le début, raconte Jean-Philippe Ksiazek, des gradés nous ont dit qu'on ne pouvait pas faire de photo cette fois, que c'était interdit. J'ai montré une carte de presse et une policière a pris toute mon identité, très longuement, puis elle m'a dit de me tenir à l'écart car c'était interdit de photographier, pour des questions de droit à l'image des policiers"...

Puis la cinquantaine de lycéens qui se trouvait sur la place a été chargée par les CRS. "J'ai alors fait mon métier", poursuit le photographe. Un policier lui aurait fait une clef de bras et il aurait été conduit à une voiture, tandis que son collègue, Frédéric Dufour, autre photographe de l'AFP, était bloqué contre un mur, une matraque sous le cou. "Ils m'ont demandé mon appareil, continue Jean-Philippe Ksiazek. J'ai bien-sur refusé. Ils me l'ont arraché et ont effacé les photos et la disquette".

Pour l'intersyndicale (CFDT, CGC, FO, SAJ-Unsa, SNJ, CGT et Sud) de l'AFP, il s'agit d'un "acte de censure intolérable dans une démocratie" et d'une "atteinte grave à notre mission et au droit à l'information pour tous les citoyens". (...) Le comportement des policiers, juge-t-elle, "n'est que le reflet d'une volonté, au plus haut niveau, d'étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les médias". L'intersyndicale appelle la direction de l'AFP à "déposer une plainte contre ces agissements qui portent atteinte à la liberté de travailler".

Dans un communiqué séparé, la SDJ "s'inquiète de ces énièmes entraves à la liberté de la presse, à un moment où s'accumulent les pressions de responsables politiques de tous bords envers les journalistes".

Olivier BERTRAND

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 17 décembre 2008

Christophe, je vous ai envoyé un mail pour vous donner mon point de vue sur Naouri.

Quand je lis "Il n'y a pas que des conneries là-dedans", je vous rappelle que SOS Education ne dit pas que des conneries non plus, et pourtant ce ne sont en aucun cas des gens recommandables.

Et vous savez, Le Pen non plus ne dit pas que des conneries. Le programme du F.N. sur l'éducation était même très bien rôdé (on se demande où ils avaient pompé tout ça). Mais ça ne m'incite pas à dire que la réflexion du F.N. est très bonne, ni à en faire un groupe de personnes fréquentables.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Sur le harcèlement moral au travail dans l'enseignement, je reproduis ci-dessous un extrait de la circulaire du 27-2-2007, qui se trouve au BO :

"Le harcèlement moral n’est pas aisé à appréhender car il peut se caractériser par diverses actions. Il s’agit d’une conduite abusive résultant de propos, d’agissements répétés ou d’écrits hostiles sur une relativement longue période (plusieurs semaines, voire plusieurs mois) se traduisant, à l’égard de la victime, par une mise en cause de sa personne soit directement, soit à travers son travail. Ces pratiques peuvent se traduire par un isolement professionnel.
La conjonction et la répétition de tels faits ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail qui peut aboutir à une altération de la santé physique ou mentale de l’agent (anxiété, troubles du sommeil, conduites addictives, atteintes somatiques, dépression, etc.), compromettre son avenir professionnel ou porter atteinte à ses droits et à sa dignité."

Je pense que des enseignants qui exercent dans des conditions particulièrement difficiles, dans des établissements où ils ne peuvent même plus faire cours, et qui ne sont pas soutenus par leur hiérarchie, pourraient constater que leur situation tombe sous le coup de cette définition. Karen Montet-Toutain avait écrit à son inspecteur, qui ne lui a pas apporté de réponse... Quand la hiérarchie laisse se développer de telles situations, là encore, elle est par définition dans l'illégalité. C'est le droit à la protection du fonctionnaire qui n'est pas respecté.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

Non, Daniel, ce n'est pas le harcèlement qu'il faut invoquer mais l'article de loi qui oblige l'administration à protéger ses fonctionnaires.

C'est d'aileurs grâce à cet article que Karen Montet-Toutain a eu gain de cause auprès du tribunal.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Je reste un moment sur la circulaire relative au harcèlement moral au travail. Elle illustre le décalge existant entre les directives qui viennent d'en haut et ce qui arrive finalement sur "le terrain". En préambule, elle précise effectivement qu'elle doit être relayée par les recteurs et les chefs d'établissements. Mais combien d'enseignants l'ont-ils vu affichée en salle des profs, ou en ont-ils seulement connaissance? Et si un enseignant s'y référait, que lui répondrait sa hiérarchie? Quant aux syndicats, sont-ils sensibilisés au problème?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

@ Jérémy

Le texte sur le harcèlement a été intégré dans la partie du BO concernant le droit à la protection du fonctionnaire.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

Tenez, Christophe, à tout prendre, là non plus il n'y a pas que des conneries, et pourtant je n'y adhère toujours pas.

Philippe Meirieu : On ne peut pas dire que toutes les réformes éducatives subissent un rejet automatique. En particulier, nous avons assisté à plusieurs réformes ces derniers mois qui, malgré l'opposition de beaucoup d'enseignants et les difficultés techniques de mise en œuvre, ont été adoptées et sont entrées dans les faits : les nouveaux programmes dans l'école primaire, la suppression des instituts universitaires de formation des maîtres, la transformation des réseaux d'aide et de soutien aux élèves en difficulté (Rased)...

Ce qui soulève le plus de difficultés, ce sont les réformes qui concernent le lycée. Et en particulier parce que, outre les enseignants, les lycéens s'en emparent et risquent d'ébranler le gouvernement. A mes yeux, si cette réforme des lycées n'était pas prête, et si j'en désapprouve de nombreuses mesures, il est néanmoins absolument indispensable de s'attaquer à une vraie transformation de l'enseignement secondaire.

Philippe Meirieu : Une réforme du secondaire suppose, bien évidemment, un consensus des enseignants. Mais ce consensus peut ne pas exister a priori, et on peut parfaitement imaginer qu'il est obtenu par la concertation, la discussion, l'accompagnement et la formation. Mais je crois aussi qu'une réforme de l'institution scolaire ne peut pas se négocier entre les seuls enseignants et le ministre, ni même en sollicitant l'avis des seuls lycéens. Je voudrais qu'on puisse mettre autour de la même table les représentants des enseignants, des lycéens, des parents, des grandes composantes de la société civile (y compris les confédérations syndicales ouvrières).

L'école n'appartient ni aux professeurs ni aux élèves, elles appartient à la nation. On a trop fonctionné, pour la réformer, avec des parties de bras de fer bilatérales quand il faudrait, à mes yeux, impliquer un plus grand nombre de partenaires. Cela permettrait de relativiser certains débats, et aussi d'imaginer des solutions nouvelles et plus originales.

Le lycée ne peut se construire qu'à partir d'un référentiel final de collège qui soit stabilisé clairement. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La question de la maîtrise de la langue est tout à fait centrale dans la mesure où elle détermine complètement la réussite au lycée et dans l'enseignement supérieur. Je suis partisan d'en faire une priorité absolue de l'école maternelle jusqu'à l'université. Par ailleurs, il convient aussi de définir précisément ce que l'on attend à l'issue du lycée, tant en matière de culture commune que de connaissances permettant de s'engager dans des études supérieures spécifiques.

Ce n'est pas le moins grand nombre d'heures de cours qui rend les élèves scandinaves plus performants aux tests internationaux. C'est, plus globalement, une autre conception du travail scolaire. En France, il me semble que notre lycée est trop centré sur les procédures de transmission collective et comprend insuffisamment de temps de travail personnel et en petits groupes.

Je ne pense pas qu'il faille diminuer le nombre d'heures de travail des élèves français, mais je pense qu'il faut qu'ils puissent bénéficier de moments d'entraînement accompagné avec des professeurs, régulièrement. Par exemple, il faudrait des ateliers pour apprendre à faire une dissertation, des petits groupes centrés sur la conversation en langue étrangère, des temps de travail documentaire, etc.

La suppression des filières était une supercherie dans le projet qui vient d'être retiré. En effet, le ministre, cédant aux conservatismes, avait accepté que les modules d'exploration deviennent des modules d'approfondissement, et cela permettait de reconstituer dès la seconde des options lourdes et des classes très spécialisées.

C'était un recul par rapport à la situation actuelle. Je crois, au contraire, qu'il fallait permettre à tout élève de seconde d'explorer toutes les hypothèses possibles pour son orientation avant de choisir. Un des problèmes majeurs du système éducatif français, c'est qu'on demande aux élèves de faire des choix sans qu'ils aient la connaissance suffisante de ce entre quoi ils doivent se déterminer.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Daniel, oui mais alors qui serait responsable du harcèlement ? Les élèves ?

Pour que l'aministration soit condamnée pour avoir couvert du harcèlement, encore faut-il qu'il soit avéré que les élèves soient coupables de harcèlement.

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

" Il n'y a pas que des conneries, là-dedans" (C. Sibille)
Je suis d'accord, sans préjuger des positions éventuelles de l'auteur sur d'autres questions.

" L'idée perverse de la remédiation consiste à plaquer la cause en aval." (Magister)
Exactement. Et c'est pourquoi cette remédiation est bien souvent vouée à l'inefficacité.

Pétition signée pour moi aussi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2008

Ouvrant un vieux livre pour chercher un vieil exemple pour une rédaction de ma fille, j'en vois tomber une vieille coupure de vieux journal (Le Figaro, je pense) du 04 octobre 1968. Je ne résiste pas, après sa lecture, au plaisir de vous en faire partager les saveurs et vais donc vous le recopier, en vous priant de bien vouloir excuser quelques toujours possibles fautes de frappe.

Une Université " révolutionnaire "
par Pierre Gaxotte

Entré par hasard dans un de ces magasins où l'on vend de tout, de la pharmacie aux jouets d'enfants, je vis à ce dernier rayon des pavés en caoutchouc, qui simulent à la perfection les pavés de nos rues et qui sont, je pense, destinés à l'éducation civique des collégiens des petites classes : puisque lapider la police est un moyen de décrocher des diplômes universitaires sans examen et sans connaissances, on ne saurait commencer son entraînement trop tôt.
Il m'est venu aussi entre les mains l'ultimatum envoyé par les élèves des Beaux-Arts à leur ministre, M. Malraux, ultimatum par lequel ils exigeaient que les locaux de l'Ecole qui étaient fermés fussent mis à leur disposition pour " élaboration critique " et réunions activistes, sans constitution de groupes pédagogiques, bien entendu. Ayant grandi sous la Troisième République, je ne pensais pas que l'on pût écrire à un ministre sur ce ton d'insolence. J'avais tort : ce doit être la bonne manière, puisque le lendemain les locaux de l'Ecole ont été rouverts.
Je prie donc M. le ministre de l'Education nationale de vouloir bien m'excuser si je ne lui dis pas d'injures, si je ne lui expédie pas de sommation. Mais quoi ? on ne se refait pas. Je me permets donc seulement de lui soumettre un projet qui me semble original, une de ces projets que les journaux bourgeois appellent avec gourmandise " révolutionnaires " .
D'apès la loi-cadre nous allons avoir, sous couleur d'autonomie, des universités de toutes sortes, gouvernées par des espèces de soviets où les étudiants-politiciens feront la loi. Certaine sera stalinienne; dans d'autres aucun professeur ne pourra faire un cours s'il n'est castriste ou maoïste; un plus grand nombre encore seront de simples pétaudières. J'ai donc eu l'idée d'une Université sans pareille : puisque la diversité est de mode, pourquoi refuserait-on celle-là et celle-là seulement ? Ce serait une université où les étudiants ne tutoieraient pas, n'insulteraient pas leurs professeurs, où ils s'emploieraient à acquérir des connaissances et une méthode de travail plutôt que de tenir des meetings contre les Etats-Unis ou contre le gouvernement mexicain, où ils écouteraient les cours en silence, où ils ne contesteraient ni l'orthographe ni la syntaxe, où ils éprouveraient pour les maîtres qui préparent à la vie du respect, voire même de la reconnaissance. Dans cette Université, la politique serait proscrite sous toutes ses formes. Pas de comité d'action, pas de confusion entre professeurs et élèves, entre permanents et usagers. Comble du paradoxe : les étudiants prépareraient de vrais examens, apprendraient vraiment des mathématiques, de l'histoire, de la chimie, de la physique, des langues, de la géologie et ne referaient le monde qu'au café, ou même attendraient pour se livrer à cet exercice d'en avoir pris une connaissance expérimentale en gagnant leur vie.
Etudiants et professeurs ne seraient admis ou nommés que sur leur demande expresse. Ce serait un volontariat. Il y aurait, pour les étudiants, un concours d'entrée, portant sur les matières qui se trouvaient jadis au programme des deux baccalauréats. Les meilleurs seraient reçus. Il est vraisemblable d'ailleurs qu'ils s'inscriraient en masse pour concourir et qu'on dégagerait une précieuse élite. Quant au corps enseignant, on peut compter que neuf dixièmes de maîtres en activité par toute la France demanderaient une chaire. On choisirait les plus actifs et les plus savants. Comme le travail serait la règle, il n'y aurait pour ainsi dire pas de recalés aux examens. Ce serait l'Université du mérite.


J'avance là des choses énormes, incroyables. Mais enfin, quand le niveau du corps professoral se sera abaissé comme celui des études et des examens, quand personne, s'il n'y est engagé, ne voudra plus faire ce métier humilié, il ne sera pas inutile, si l'on veut reconstruire, de découvrir une oasis épargnée par la folie. Cette pensée explique mon audace.

Pierre GAXOTTE de l'Académie française.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Un instituteur pense que sa légitimité professionnelle vient de sa capacité pédagogique, alors qu’un professeur est toujours tenté de fonder sa légitimité sur ses savoirs, or ceux-ci ne suffisent plus dans une école de masse."

Propos recueillis par Philippe Watrelot et Jean-Michel Zakhartchouk, novembre 2004 (Cahiers Pédagogiques)

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

Celui-là, il n'a pas d'enfants scolarisés dans le secondaire ???????????
Y'a des pieds au cul qui se perdent !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

"Christophe, je vous ai envoyé un mail pour vous donner mon point de vue sur Naouri.

Quand je lis "Il n'y a pas que des conneries là-dedans", je vous rappelle que SOS Education ne dit pas que des conneries non plus, et pourtant ce ne sont en aucun cas des gens recommandables.

Et vous savez, Le Pen non plus ne dit pas que des conneries. Le programme du F.N. sur l'éducation était même très bien rôdé (on se demande où ils avaient pompé tout ça). Mais ça ne m'incite pas à dire que la réflexion du F.N. est très bonne, ni à en faire un groupe de personnes fréquentables."

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Quand je disais: "il n'y a pas que des conneries là-dedans", c'était une litote. Je suis intégralement d'accord, au mot près, avec ce que dit Naouri dans cette interview. Qu'il ait pu tenir d'autres propos que je ne connais pas, soit. Mais je suis assez sceptique sur le fait qu'il ait pu être un adepte des châtiments corporels. Chose que je désavoue, évidemment, complètement.
Le seul argument que vous m'écrivez dans le mail est qu'il est relativement réservé quant au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. Position qu'il défend avec moult précautions, d'ailleurs.
Mais, au risque de vous faire bondir, je vous avoue que, personnellement, en dehors du fait que je suis certain qu'il y a des enfants plus heureux avec deux parents homos qu'avec des parents hétéros, et même des enfants plus heureux avec un seul parent, ou même sans parents du tout, que d'autres dans des familles dites "normales", je n'ai pas d'avis très tranché sur la question.
S'il (Naouri) avait un point de vue un peu "facho", qui consiste à interdire, ou à trouver ça immoral, (à la Boutin, par exemple), je comprendrais ce que vous voulez dire, mais là, vraiment, ce qu'il dit ne me choque pas! Et je ne vois aucun rapport possible avec "Le Pen" ou "SOS éducation". Sincèrement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Pauvre Gaxotte ! et il n'est plus là pour voir le résultat de ses prédictions… Cassandre, va…
JPB
PS. Sibille, la vanne sur Derrick, parfaite !

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Dossier critique complet sur le film de Bégaudeau (dont plus personne ne parle, avez-vous remarqué) sur le blog de l'exquise Catherine Kintzler :
http://www.mezetulle.net/article-25787048.html
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Tiens, une autre, rien que pour vous, Jean-Paul!

"Le comédien Robert Falk frappé de la maladie d’Alzheimer ! Il aurait oublié de venir chercher les mille Euros de la prime à la casse pour sa 504."

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

A.N. : Un ordre n'a pas à être expliqué pour une raison simple, c'est que l'enfant va en trouver seul sa propre explication et elle lui conviendra bien mieux que celle qu'on cherche par avance à lui donner. S'il ne trouve pas cette explication et qu'il la demande on la lui donnera. Mais partons du simple fait que l'ordre, pour un enfant, est toujours contraignant et ne s'inscrit pas dans le registre du plaisir qui est le seul qui lui importe. Il en concevra, à l'endroit de celui qui le donne, un certain ressentiment. Il faut lui laisser vivre ce ressentiment sans s'en laisser atteindre. C'est ainsi qu'on le respecte et qu'on respecte sa liberté de perception et d'expression. Une attitude contraire revient à l'inviter à renoncer à cette liberté et, au nom de la compréhension que lui apporterait l'explication, non seulement ne pas avoir de ressentiment, mais aimer de surcroît l'auteur de l'ordre. C'est une manière de faire qui me semble procéder d'un sadisme rampant redoutable.

C'est pas mal, ce qu'il dit, ce Naouri ! Hier, en ma présence, on a félicité ma fille sur son travail scolaire, c'était très plaisant. Mais, le plus plaisant, le plus important, ce sont les jugements approbatifs que nous avons reçus de la CPE du collège, également maître d'internat collège/lycée, qui a dit qu'elle en voudrait bien 750 comme les nôtres et que ça se voyait qu'on les avait éduqués, même notre branleur scolaire de fils.
A force de se faire expliquer qu'on les écrase et qu'on nie leur épanouissement, on finit par douter. Quand l'internat vous annonce que ça roule, ça réconforte.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Un instituteur pense que sa légitimité professionnelle vient de sa capacité pédagogique, alors qu’un professeur est toujours tenté de fonder sa légitimité sur ses savoirs, or ceux-ci ne suffisent plus dans une école de masse."

Propos recueillis par Philippe Watrelot et Jean-Michel Zakhartchouk, novembre 2004 (Cahiers Pédagogiques)

Ecrit par : Magister | 17 décembre 2008

Ces deux nains de la pensée (ces trois, avec le Maître dont ils recueillent pieusement les oracles) ont un sacré toupet! Ils s'imaginent qu'on les a attendus pour enseigner et qu'avant eux il n'y avait, comme dit Coluche, RIEN!!!
Comme si de tous temps, les professeurs n'avaient pas su associer à leur solide compétence dans leur discipline un savoir-faire pédagogique!
En réalité, ces clampins sectaires et bornés veulent nous fourguer leurs "sciences de l'éducation". Il ne s'agit de rien d'autre que de justifier leurs sinécures et leurs prébendes d'inutiles pontifiants.

Ecrit par : Jean | 17 décembre 2008

Peter Falk, Sibille ! Peter ! Robert est un peintre, je crois…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Un jour où j'étais dans la voiture avec ma gamine, il y a un an ou deux, elle a entendu un débat dont elle me prie de vosu faire part.
C'était, ce sont ces mots, un débat entre un "pédagogo" et Naouri. Le pédagogo disait qu'on était responsable de la naissance de l'enfant qui n'avait pas demandé à naître et Naouri lui répondait que ce petit con d'enfant n'avait qu'à nous remercier de lui avoir donné la vie, le plus beau cadeau qu'on puisse lui faire et qui, à lui seul, valait tout sans qu'il soit besoin d'y revenir.
La gamine en rit de joie, encore aujourd'hui ! Ça lui avait botté, cette histoire tellement à contre-courant, et je ne doute pas qu'elle fera des gamins dans cette optique.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

J'avance là des choses énormes, incroyables. Mais enfin, quand le niveau du corps professoral se sera abaissé comme celui des études et des examens, quand personne, s'il n'y est engagé, ne voudra plus faire ce métier humilié, il ne sera pas inutile, si l'on veut reconstruire, de découvrir une oasis épargnée par la folie. Cette pensée explique mon audace.

Pierre GAXOTTE de l'Académie française.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Le plus étonnant c'est la date à laquelle ce texte a été écrit.... octobre 1968 !!!!

Ecrit par : Maminou | 17 décembre 2008

Se dire qu'on a réussi à élever ses enfants, c'est les voir, à l'adolescence, commencer à réagir en tant que futurs parents et non en tant qu'enfants et apprécier seuls les propos de Pleux, Naouri ou Dolto ou Antier, non en tant que gros bébés poupouce-canapé mais en tant que futurs géniteurs, ne serait-ce que pour se dire " Putain, je n'en ferai jamais ! "

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

A Dobolino et JPB

Un petit moment de fatigue ?

Gaxotte fut rédacteur en chef de "Candide" et directeur de "Je suis partout"..., pas vraiment le genre de torchons en accord avec vos principes, non ?

Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2008

Peter Falk, Sibille ! Peter ! Robert est un peintre, je crois…
JPB

Ecrit par : brighelli

Et en plus, sa vieille auto, c'est une 403 !

Ecrit par : moot | 17 décembre 2008

Je me permets juste de faire cette remarque parce que certains "mal-comprenants" auraient tôt fait d'exploiter ce genre de "référence" avec toute la bonne foi qui les caractérisent...

Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2008

"Peter Falk, Sibille ! Peter ! Robert est un peintre, je crois…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Mince, je suis désolé... Ca fait deux fois, en plus! Pour la peine, cette autre!
"Horst Tappert meurt, Peter Falk frappé de la maladie d’Alzheimer… Vite, on veut des nouvelles de Roger Hanin !"

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

@Christophe Sibille

J'ajoute à la correction de JPB sur le prénom de Falk que la voiture de Columbo n'est pas une 504 mais d'une 403.
Seriez-vous touché par la même maladie ?

Ecrit par : David Desgouilles | 17 décembre 2008

J'avance là des choses énormes, incroyables. Mais enfin, quand le niveau du corps professoral se sera abaissé comme celui des études et des examens, quand personne, s'il n'y est engagé, ne voudra plus faire ce métier humilié, il ne sera pas inutile, si l'on veut reconstruire, de découvrir une oasis épargnée par la folie. Cette pensée explique mon audace.

Pierre GAXOTTE de l'Académie française.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Le plus étonnant c'est la date à laquelle ce texte a été écrit.... octobre 1968 !!!!

Ecrit par : Maminou | 17 décembre 2008

Ça vous étonne ? Moi pas !
Cette coupure de presse, je l'ai trouvé dans l'exemplaire de la thèse de mon père qu'il avait dédié manuscritement à sa maman qui s'était tant battue pour qu'il entre au lycée, lui, fils d'ouvrier. Exemplaire dont j'ai hérité, l'ayant réclamé, mais que je veux bien confier à mon frère ou à ma sœur.
C'était la dédicace que je cherchais, pour aider ma fille à conclure sa rédaction sur une lettre d'un fils à sa mère, en s'inspirant d'un texte de Romain Gary, où elle devait conclure sur le rôle éducatif de la maman.
Cette dédicace, j'espère que son auteur ne m'en voudra pas, je vous la cite ici:
" A ma chère maman, cette étape importante dans une carrière qu'elle a voulue de toutes ses forces "
C'est très joli, le passé édulcoré, mais, sans cette mère, l'auteur de cette dédicace, qui a redoublé trois fois son CM2, achevé pour la première fois les doigts dans le nez à huit ans si l'exode n'était pas venue se mettre en travers, ne serait jamais entré au Lycée. Le directeur de l'école primaire a tout fait pour lui barrer la route, ne pouvant accepter qu'un gosse d'ouvrier entre au Lycée.
C'est cette maman qui, en octobre 1968, a soigneusement découpé cet article.
Elle était née en 1906 et avait le brevet supérieur, malgré une mère orgueuilleusement honnête qui avait refusé qu'elle soit pupille de la Nation bien que son père soit mort des suites de la guerre de 14/18.
Ô tempora ô mores !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Vous comprenez bien, Maminou, que ces gens-là, la mère comme le fils, à l'époque, il n'a pas fallu leur faire un dessin. Ils ont pigé tout de suite qu'on allait dans le mur et que la méritocratie était un beau passé révolu.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

C'est aussi cette adorable maman devenue adorable mémé qui attribua à ses prières à mon ange gardien ma réussite au concours d'entrée à l'école véto...
Pour le bac, chez ces gens-là, on ne prie pas vu que c'est donné depuis 1960 et quelques !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

J'ajoute à la correction de JPB sur le prénom de Falk que la voiture de Columbo n'est pas une 504 mais d'une 403.
Seriez-vous touché par la même maladie ?

Ecrit par : David Desgouilles | 17 décembre 2008
Et voilà ! Je me tue à faire dans le sentimentalisme dégoulinant et ils débattent de l'imperméable de Colombo !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Au moment où certains élèves manifestent et font une sorte d’apprentissage, j’ai envie de citer du politiquement incorrect. Pasolini dont je viens de relire les “Lettres luthériennes : Petit traité pédagogique” :

« Nous commençons, aujourd’hui la deuxième partie de notre traité.[…] passons au langage pédagogique des adolescents de ton âge, qui, à cette époque de la vie (à quinze ans), sont tes éducateurs les plus importants. À tes yeux, ils privent de leur autorité aussi bien la famille que l’école. Ils transforment les pères et les maîtres en des ombres muettes et haletantes. Pour atteindre ce résultat, il ne leur faut pas un grand effort. Bien plus, ils n’en sont même pas conscients. Pour détruire la valeur de toute source d’éducation, il leur suffit simplement d’être là : d’être là tels qu’ils sont.
Ils ont entre leurs mains une arme très puissante : l’intimidation et le chantage – ce qui est vieux comme le monde. Chez les jeunes, le conformisme des adultes est déjà mûr, féroce, complet. Ils savent d’une manière très subtile comment faire souffrir les jeunes du même âge, et ils le font bien mieux que les adultes, parce que leur volonté de faire souffrir est gratuite : c’est une violence a l’état pur. Leur découverte de cette volonté est la découverte d’un droit. Ils y investissent toute leur vitalité intacte et aussi, bien sûr, leur innocence. Leur pression pédagogique sur toi ne connaît ni la persuasion, ni la compréhension, ni aucune forme de pitié ou d’humanité. C’est seulement au moment où tes camarades deviennent tes amis qu’ils découvrent sans doute la persuasion, la pitié, l’humanité ; mais les amis ne sont tout au plus que quatre ou cinq. Les autres sont des loups, et ils t’utilisent comme un cobaye servant à expérimenter leur violence, et vis-à-vis duquel ils peuvent vérifier la validité de leur conformisme.
Il y a toutefois des époques historiques, comme celle que nous vivons, où les jeunes croient savoir aussi quelles sont les nouvelles valeurs qu’ils vivent, ou bien ils croient savoir de quelle manière nouvelle ils vivent des valeurs déjà instituées. Dans ces époques, la force d’intimidation et de chantage des jeunes d’un même âge est encore plus violente. A l’intérieur du schéma du conformisme qu’ils ont puisé – comme à l’époque des hordes barbares – dans l’ordre social des pères, ils ajoutent une nouvelle dose de conformisme : celui de la révolte et de l’opposition. »

Ecrit par : Pierre LaRiba | 17 décembre 2008

Pour le Hussard…
Je sais, je sais, pour Gaxotte… Mais la distance et le temps, en décontextualisant une citation, permettent de la citer en la décalant : c'est de la manipulation, certes, mais nous faisons tous ça tous les jours. Si on devait ne citer que des braves types, vous n'oseriez plus jamais parler de Racine, par exemple, qui était une ordure de première (Gaxotte n'a jamais personnellement tué personne, pour Racine, on est presque sûr du contraire).
Par ailleurs, vous soulevez un vrai problème. Quand j'ai écrit la Fabrique du crétin, j'ai été plébiscité (et longuement félicité) par des gens dont les options politiques n'étaient pas les miennes, loin de là. Le front anti-pédago a ressemblé des gens d'origines idéologiques fort diverses — c'est pourquoi Guy M*** suggérait d'en faire quelque jour le bilan, qui ne sera pas simple : les sous-entendus de tel ou tel, affirmant telle ou telle chose, ne sont pas les mêmes que tel autre disant pourtant la même chose — et nous savons bien que la production du discours est un élément important de son sens. Alors bon, j'ai choisi de ne pas aller sur certaines radios, de ne pas être interviewé par certains canards… Déjà, en étant félicité sans que je n'aie rien demandé dans certains journaux d'extrême-droite, j'ai gagné le droit de me faire traiter de fasciste, nazi et autres joyeusetés par ces mêmes pédagos qui ne demandaient pas mieux que de me classer brun-noir. Gaxotte, à côté de ça, paraît pâle — surtout dans l'éloignement. Reste que "Candide" était un journal de merde, "Je suis partout", de la pourriture pure. Ça n'a pas empêché son directeur de se retrouver à l'Académie française (me semble-t-il — j'ai la flemme de vérifier, Sibille va se faire un plaisir de rectifier ma copie…). C'est compliqué, de se faire applaudir. Et SOS Education mène des actions qui pourraient faire croire à des gens mal informés que nous sommes sur les mêmes positions, alors qu'ils ne visent qu'une libéralisation absolue de tout le système, et la généralisation du chèque-éducation, qui marquerait la fin du système éducatif français. Sans parler de leurs engagements religieux, en sous-main.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Ah non ! Pas l'imperméable, Dobolino. La voiture ! Je suis franc-comtois, ma fille est née à Montbéliard. Et Peugeot, cela fait partie de mon identité. Donc la 403, c 'est important et très sentimental itou !

:-)

Ecrit par : David Desgouilles | 17 décembre 2008

Peter Falk, Sibille ! Peter ! Robert est un peintre, je crois…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Mince, je suis désolé... Ca fait deux fois, en plus! Pour la peine, cette autre!
"Horst Tappert meurt, Peter Falk frappé de la maladie d’Alzheimer… Vite, on veut des nouvelles de Roger Hanin !"

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008
Christophe, je crois qu'il devient absolument nécessaire que vous vous reposiez !
Déjà que le coup de Père Noël de l'autre soir était bonnard, là, vous sombrez dans l'incohérence.
Et ne me dites pas que ce sont mes caillettes qui vous ont bouffé les neurones !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

"Au crépuscule de la psychiatrie , la nuit sécuritaire "

Une pétition à signer pour défendre les fondements humanistes du traitement des patients de psychiatrie .

http://www.collectifpsychiatrie.fr/phpPetitions/index.php?petition=1

Ecrit par : dg | 17 décembre 2008

Ah non ! Pas l'imperméable, Dobolino. La voiture ! Je suis franc-comtois, ma fille est née à Montbéliard. Et Peugeot, cela fait partie de mon identité. Donc la 403, c 'est important et très sentimental itou !

:-)

Ecrit par : David Desgouilles | 17 décembre 2008
Vu comme ça !
Pour moi aussi, la 403, c'est sentimental ! Ou alors la 304 ?
C'est laquelle qui, quand on couchait les sièges avant, vous faisait un chouette lit à deux places sans levier de vitesse au milieu ?
Catmano, c'était quoi, la tire à Bébert ? Une 403 ou une 304 ?
Et ne fais pas ta mijaurée, parce que, c'est pas pour dire, mais si Bébert avait été une gonzesse, on aurait dit de lui que y'avait que le train qui n'était pas passé dessus !
Au fait, il est mort, Bébert, ou il est encore en vie ?

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

"Reste que "Candide" était un journal de merde, "Je suis partout", de la pourriture pure. Ça n'a pas empêché son directeur de se retrouver à l'Académie française (me semble-t-il — j'ai la flemme de vérifier, Sibille va se faire un plaisir de rectifier ma copie…)."
Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2008

Il vous semble bien !
Il faut croire que les "immortels" l'ont trouvé bien plus fréquentable que Pierre Vernant, tous les (mauvais) goûts étant dans la nature...

Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2008

A Dobolino et JPB

Un petit moment de fatigue ?

Gaxotte fut rédacteur en chef de "Candide" et directeur de "Je suis partout"..., pas vraiment le genre de torchons en accord avec vos principes, non ?

Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2008

Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse, Poussinette ?
Ma mémé, qui a découpé ça, en octobre 1968, elle lisait avec ses yeux et elle pensait avec sa petite tête de ménagère. Moi, je l'aimais bien mémé et elle m'aimait bien aussi, même en 1975, quand je me traînais comme une loque avec mes vieux jean pat' d'eph pourraves et que mes quinze ans voulaient saigner les " bourgeois " . Elle me récitait du Musset pour me lénifier et elle a géré de main de maître le divorce de mes parents, en ce qui me concerne tout au moins.
C'est elle qui m'a convié à aller au ciné avec elle voir Taxi Driver en 1976 ...
Débrouillez-vous de tout ça, Hussard !
Mémé, en matière de hussard noir de la République, elle se posait là, même si elle avait, à titre personnel, un faible pour Jean XXIII et de Gaulle.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Mémé, elle lisait le Figaro et elle aimait ses fils et leurs enfants.
A ce compte-là, faites comme j'ai fait pendant des années ! Ne lisez surtout pas Céline!
Il a fallu que deux littérateurs m'y comparent pour que je me décide à lire cet empaffé et, bon dieu, il écrit comme un chef, ce bougre-là, et il tape là où j'aime qu'on tape.

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Et vous savez, Le Pen non plus ne dit pas que des conneries. Le programme du F.N. sur l'éducation était même très bien rôdé (on se demande où ils avaient pompé tout ça).

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Ils l'ont pompé dans la pensée consensuelle sur l'éduc, et pour des conneries, c'en sont ( dit Dalida, bien entendu).
Sur ce sujet voir cet excellent texte de l'excellentissime Michel Delord.


http://michel.delord.free.fr/fn-point8.pdf

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

"Christophe, je crois qu'il devient absolument nécessaire que vous vous reposiez !
Déjà que le coup de Père Noël de l'autre soir était bonnard, là, vous sombrez dans l'incohérence.
Et ne me dites pas que ce sont mes caillettes qui vous ont bouffé les neurones !"

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Je ne crois pas! Pour la 504, j'ai confondu avec Guy Marchand, en fait...
Lui aussi, d'ailleurs, il faudra qu'il nous donne de ses nouvelles!!! ;-)
Et chut, pas un mot, sur le père Nöël... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Bon, du moment que je ne parle pas de vélo, je me donne le droit d'intervenir.
Bébert avait une 304 coupé sport et il est mort.
Le père Noël, Christophe, c'est celui du mail ? Promis, je n'en dirai rien.

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Au sujet du nouveau CAPES de math :

Pour anéantir la transmission des connaissances mathématiques, on avait inventé la pédagogologie constructiviste, mais maintenant, il y a mieux : anéantir le savoir des enseignants, directement, en supprimant l'épreuve de leçons à l'oral, disciplinaire par excellence.

Je suis en colère.

Que cherche t-on ? La supression des mathématiques ?
Nous y allons tout droit.
Qu'apportent (entre autres) les (vraies) mathématiques (pas les conneries à la mode) aux élèves ?
Un peu de probité, de rigueur et d'esprit critique.

Mais est-ce important ?
Selon certains, bien placés dans la hiérarchie, il faut croire que non, et que de nos jours, il est nettement plus important de savoir mentir avec talent, et de savoir consommer ...

Au moins, il y aura égalité des chances. On aura une société bien zégale, avec des individus bien zégaux... mais peut-être pas si faciles à contrôler dans la mesure où ils se rendront forcément compte un jour qu'on ne leur a pas véritablement donné leur chance.

Ecrit par : D | 17 décembre 2008

Si, si, Christophe, reposez-vous.

Que vous aimiez bien Naouri, après tout, grand bien vous fasse, mais la blague liant Derrick, Peter Falk et Roger Hanin, elle a été faite ce matin-même par Laurent Gerra. Même dans le meilleur des cas, vous êtes en retard d'un train et vous avez des congruences qui sont ce qu'elles sont.

Soit dit sans vous fâcher, hein !

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Bébert avait une 304 coupé sport et il est mort.
Le père Noël, Christophe, c'est celui du mail ? Promis, je n'en dirai rien.

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Merci à vous! Mais qui est Bébert?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

"il est nettement plus important de savoir mentir avec talent"

C'est écrit dans tous les programmes de "communication" qui ont remplacé les savoirs dans le supérieur.

Je pense qu'il faudrait d'ailleurs mettre en évidence le fait que le supérieur, plus encore que le secondaire, est rempli d'options à la con bien plus inutiles que le latin (clown et castagnettes, si mes souvenirs sont bons, à Paris III notamment).

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Je suis en colère.

Que cherche t-on ? La supression des mathématiques ?
Nous y allons tout droit.
Qu'apportent (entre autres) les (vraies) mathématiques (pas les conneries à la mode) aux élèves ?
Un peu de probité, de rigueur et d'esprit critique.

Mais est-ce important ?


Ecrit par : D | 17 décembre 2008

La grammaire aussi apportait un peu de probité, de rigueur et d'esprit critique ...
C'était il y a trente à quarante ans !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Bon, du moment que je ne parle pas de vélo, je me donne le droit d'intervenir.
Bébert avait une 304 coupé sport et il est mort.
Le père Noël, Christophe, c'est celui du mail ? Promis, je n'en dirai rien.

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008


http://fr.wikipedia.org/wiki/Peugeot_403
Moi, je vois une 403 !
Putain, il est mort, Bébert ? De quoi ? De cirrhose du foie ?

Oui, c'est le père Noël du mail !
Il a répondu à tous au lieu de me répondre à moi ! Anne m'a immédiatement envoyé un mail, son sang de psy n'ayant fait qu'un tour dans sa vaste vareuse ... les autres ont du se dire qu'ils avaient affaire à un barjot ! Quant à JPB ...

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Merci à vous! Mais qui est Bébert?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Voyons ! c'est le monte-en-l'air.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

"Que vous aimiez bien Naouri, après tout, grand bien vous fasse, mais la blague liant Derrick, Peter Falk et Roger Hanin, elle a été faite ce matin-même par Laurent Gerra. Même dans le meilleur des cas, vous êtes en retard d'un train et vous avez des congruences qui sont ce qu'elles sont.

Soit dit sans vous fâcher, hein !"

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Je ne me fâche pas, mais nous n'écoutons pas les mêmes radios! Je n'écoute pas Gerra.
Ni ne regardons les mêmes télés, d'ailleurs... Je ne regarde jamais Ruquier!
Ceci-dit, j'ai assez bien connu Jean-Jacques Péroni, et nous avons eu le même "maître" pour ce qui est des "brèves d'actualité". Que nous ne dépasserons jamais, ni lui, ni moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

"Qu'apportent les vraies mathématiques ? Un peu de probité"
"La grammaire aussi apportait un peu de probité"

Vous pensez bien à Coulhon, Bentolila et Charmeux ?

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Hé, Dobolino, on a dit: chut! Private joke!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

"Ni ne regardons les mêmes télés, d'ailleurs... Je ne regarde jamais Ruquier!"

Pas de ma faute si c'est là qu'on voit les hommes politiques !

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Merci à vous! Mais qui est Bébert?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Voyons ! c'est le monte-en-l'air.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008
Nan !
Bébert, c'est le dromadaire !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

"Qu'apportent les vraies mathématiques ? Un peu de probité"
"La grammaire aussi apportait un peu de probité"

Vous pensez bien à Coulhon, Bentolila et Charmeux ?

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Hé, Dobolino, on a dit: chut! Private joke!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008
Private joke ! C'est ça !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Nan !
Bébert, c'est le dromadaire !
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008


Faut voir :

http://lyricsplayground.com/alpha/songs/b/bebert.shtml

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

"Pas de ma faute si c'est là qu'on voit les hommes politiques !"

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2008

Mouais... Ils sont partout, ou à peu près... Et si c'est pour se "taper" Zemmour....

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2008

Je suis en colère.

Que cherche t-on ? La supression des mathématiques ?
Nous y allons tout droit.
Qu'apportent (entre autres) les (vraies) mathématiques (pas les conneries à la mode) aux élèves ?
Un peu de probité, de rigueur et d'esprit critique.

Mais est-ce important ?


Ecrit par : D | 17 décembre 2008

La grammaire aussi apportait un peu de probité, de rigueur et d'esprit critique ...
C'était il y a trente à quarante ans !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Et les matheux s'en branlaient grave, allant ricanant et se gaussant !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

@ Dobolino
En 1943, les dromadaires regardaient passer d'un oeil torve les panzer de l'Afrika Korps, et les swings, bientôt dits "zazous" étaient honnis par Pétain et sa clique.
Entre le dromadaire et Bébert le-monte-en l'air, il n'y a pas à hésiter une seconde !
Qui c'est Bébert ? C'est l'monte-en-l'air.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

Et les matheux s'en branlaient grave, allant ricanant et se gaussant !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Les maths et la branlette, vaste sujet. Mais faudrait pas trop caricaturer non plus.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 décembre 2008

@ Jérémy

Sur le harcèlement moral au travail. Ce dernier ne présuppose pas de lien hiérarchique et est défini juridiquement comme une "dégradation des conditions de travail". Dans certaines situations extrêmes, lorsque la sécurité du professeur n'est plus assurée dans la classe, on pourrait donc imaginer qu'il parte des élèves. Mais qu'il s'applique aussi aux supérieurs hiérarchiques qui laissent faire et contribuent à l'aggravation de la situation... Dans le cas de l'institutrice qui s'est suicidée voilà quelques temps, il me semble aussi qu'il a été question de harcèlement venant de plusieurs acteurs du système, y compris certains parents d'élèves. Quoi qu'il en soit, le texte existe, et il y aurait peut-être une réflexion à mener à partir de là...

Sur Peter Falk et la maladie d'Alzheimer. Voilà qui ne m'étonne pas : ce type n'arrêtait pas de dire, en quittant ses interlocuteurs du petit écran, "J'allais oublier... encore une question..."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 décembre 2008

Qui c'est Bébert ? C'est l'monte-en-l'air.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008
Réponse suit dès qu'ils auront vu que c'est pas un spam !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Faut voir :

http://lyricsplayground.com/alpha/songs/b/bebert.shtml

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008


Tu dates, pépé !

Année 1975
Auteurs compositeurs Brantalou - Ramon Pipin
Label Philips
Référence 6009 634
Pochette Jacques Aubert
Durée 2 m 39 s

Paroles

Kiki, c'est mon toutou
Mimi, c'est mon matou
Riri, c'est mon kangourou
Avec lui c'est toujours dans la poche
Tous ces mamifères n'ont pas bon caractère
Mais celui que j'préfère c'est Bébert le dromadaire
Il n'est pas d'Isère, faut dire qu'il bosse du soir au matin

L'autre jour, un poulet l'arrête en plein désert
Parce que, sur son scooter, il brûlait un feu vert
C'est pas très ordinaire surtout en marche arrière
Bébert il manque pas d'air !

Coco , c'est mon ara (??)
Qui rit avec Lima (??)
La hyène et la grande Zoa
Quel boa dont on fait des flûtes
Tous ces mamifères n'ont pas bon caractère
Mais celui que j'préfère c'est Bébert le dromadaire
Il n'est pas d'Isère, faut dire qu'il bosse du soir au matin

Riton le raton qu'est laveur de camion
Et Dick le lombric qui s'pique à l'arsenic
Olaf la girafe qu'est toujours un peu paf
Nestor le condor réveille-toi, merde alors !
Pipin, le pingouin qui fait rien d'ses deux mains
Rita le puma s'habille chez Renoma
Toutes ces bestioles-là ça vaut vraiment pas cher
Comparées à Bébert le dromadaire

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Et les matheux s'en branlaient grave, allant ricanant et se gaussant !

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Les maths et la branlette, vaste sujet. Mais faudrait pas trop caricaturer non plus.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 décembre 2008
Je me souviens juste de l'air hilare de mon prof de maths de term, excellent d'ailleurs, soit dit entre nous, quand il devait nous surveiller pour une dissert' de philo...

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Tu dates, pépé ! m'envoie pas dire Dobolino,la trampoline.

Jeunette, faut pas pousser pépé dans les orties ! Vous n'allez tout de même pas mettre sur le même plan ces rimailleries et le texte résistantiel ( cela se dit ?) de l'inoubliable Andrex ?

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

Je confirme, c'était Bébert le dromadaire. Il était même deux fois dromadaires, puisqu'il était né au pays des dromadaires et qu'il vivait dans la Drôme.
Et puis, chez Bébert, il n'y avait pas tout ce monde-là. Il y avait juste sa mère, une vraie chamelle, celle-là. Encore une preuve, d'ailleurs.

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Je confirme, c'était Bébert le dromadaire. Il était même deux fois dromadaires, puisqu'il était né au pays des dromadaires et qu'il vivait dans la Drôme.
Et puis, chez Bébert, il n'y avait pas tout ce monde-là. Il y avait juste sa mère, une vraie chamelle, celle-là. Encore une preuve, d'ailleurs.
Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008
Pas un raison pour faire des fôtes d'autographe : deux ou trois fois dromadaire, c'est comme deux ou trois fois un mètre ! À partir de deux dromadaires, en revanche, le s s'impose. Non mais !

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2008

Je présente toutes mes confuses orthographiques aux lecteurs de ce blog.
Pauvre Bébert, même plus de trente ans après, il continue à me porter la poisse (sur EDP, quelqu'un avait écrit la "pouasse", pourvu qu'il n'ait pas raison).

Ecrit par : catmano | 17 décembre 2008

Guy, très joli texte dans la série "les caves et les affranchis" — tout Simonin en une chanson.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 décembre 2008

Il a grossi Azouz Begag.

Et il s'appelle maintenant Yazid Sabeg.

Ce monde est tellement changeant...

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

TotoW a écrit : "Les maths et la branlette, vaste sujet. Mais faudrait pas trop caricaturer non plus."

C'est pour ça que je leur laisse dégrossir la question.

Mais il est vrai que certains matheux pignoleurs se tirent très grave sur la tige.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

je les laisse...

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

Que pensent nos professeurs de CPGE de l'annonce par Sarkozy d'un quota de boursier en prepa? N'est-ce pas une négation du principe même de fonctionnement de ces classes?

Je cite : "les classes préparatoires aux grandes écoles devront accueillir 30 % de boursiers dès la rentrée 2010"

Bon, j'imagine que c'est un chiffre global et que l'on n'exigera pas le respect de ce quota établissement par établissement, et encore moins classe par classe. LLG et HIV seront très certainement épargnés. Les prépas moyennes ne vont-elles pas alors s'enfoncer plus avant dans la médiocrité?

Cela me fait penser à la loi sur le logement social qui laisse intacts les vrais ghettos : "Le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin compte revoir à la baisse les engagements de sa ville, estimant que les objectifs légaux ne pourront être atteints. La ville compte 3,8% de logements sociaux."

Sans parler de l'égalité boursiers="diversité"...

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

"Que pensent nos professeurs de CPGE de l'annonce par Sarkozy d'un quota de boursier en prepa?"

Technique habituelle du blingueur et de son équipe : en cas de difficultés, agiter quelques considérations sur un autre thème, fortement polémique chez les adversaires.

Blablatage garanti et évanescence rapide de la difficulté initiale.

Organisation d'un chaos héraclitéen permanent dans les têtes.

Ca marche.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

Il y a tous les ans 4000 places vancantes en CPGE.

Devinez où.

http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/IMG/rtf/Une_grande_ecole_pourquoi_pas_moi-2.rtf

Demandez, par exemple, aux enseignants CPGE du lycée Paul Eluard de Saint Denis (93), ce qu'ils pensent de tout cela.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

"Je me souviens juste de l'air hilare de mon prof de maths de term, excellent d'ailleurs, soit dit entre nous, quand il devait nous surveiller pour une dissert' de philo..."

Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2008

Aurait-on eu le même? Le mien, (excellent aussi), n'en perdait pas une pour balancer une vanne bien sentie à propos des physiciens, "rois de l'imprécision et du cul nu".
("Cunutez, bonnes gens, cunutez", nous disait-il! Les calculatrices n'étaient pas autorisées, à l'époque, et c'était très bien. Mais je n'ai jamais été foutu de savoir me servir d'une règle à calcul...:-( )

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

Les calculatrices n'étaient pas autorisées, à l'époque, et c'était très bien. Mais je n'ai jamais été foutu de savoir me servir d'une règle à calcul...:-( )

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

A part ça les profs et les héritiers du lycée méritocratique finissant qui passent par ici n'ont pas la nostalgie du bon vieux temps de la règle à calcul, des Gaxotte et des vieilles 403?

Ecrit par : marigot | 18 décembre 2008

A lire , cet article remarquable


http://www.liberation.fr/societe/0101306133-le-cynisme-des-chiens

Ecrit par : Diogène | 18 décembre 2008

La ville (de Neuilly) compte 3,8% de logements sociaux."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

C'est encore trop et si c'est du personnel de maison, il faut les rapatrier dans les combles.
;-)

Ecrit par : robin | 18 décembre 2008

A part ça les profs et les héritiers du lycée méritocratique finissant qui passent par ici n'ont pas la nostalgie du bon vieux temps de la règle à calcul, des Gaxotte et des vieilles 403?

Ecrit par : marigot | 18 décembre 2008
Bof, moi, vous savez ! Des Gaxotte, il y en a toujours eu et il y en aura toujours, comme des Madoff. Ils faisaient quand même moins de dégats du temps de la règle à calcul et de la presse sur papier qu'à présent avec le multimédia et les ordi surpuissants en réseaux.

Mon fils est le seul interne de sa classe et n'a pas eu cours tout ce début de semaine car les externes ne peuvent entrer dans l'enceinte du lycée, bloqués par les piquets de grève.
Je suis peut-être vieux jeu mais ça me choque. J'ai participé à des grèves quand j'étais lycéenne mais ça ne nous est jamais venu à l'idée d'empêcher les non-grévistes d'aller en cours. C'était des trucs pour l'Université, ça.

Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2008

Superbissime article... Merci, Diogène...
Malgré ce que je crois être la racine de ce mot, (cynique), ce ne sont pas les chiens qui le sont le plus.
Pas dans le sens "Diogène" du mot... Les si-niquent (ta mère), et faux culs en même temps. Bravo, Hortefeux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

J'ai participé à des grèves quand j'étais lycéenne mais ça ne nous est jamais venu à l'idée d'empêcher les non-grévistes d'aller en cours. C'était des trucs pour l'Université, ça.

Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2008

Quand on vous dit que le niveau monte...

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

"A part ça les profs et les héritiers du lycée méritocratique finissant qui passent par ici n'ont pas la nostalgie du bon vieux temps de la règle à calcul, des Gaxotte et des vieilles 403?"

Ecrit par : marigot | 18 décembre 2008

403, jamais eu, (pas assez vieux, quand même), règle à calcul, jamais su m'en servir, et Gaxotte, jamais pu le lire. Vraiment trop réac, quand même, il y a des limites.
C'était le Zemmour des années 60-70, (et même avant).

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

?

Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2008

Le haut conseil à l'intégration se vide ? Ils le rempliron de gens plus dociles, c'est tout. Relsiez Saint-Simon si vous ne vus rappelez pas comment fonctionne une cour.
Et pour les boursiers en prépas… Ça ne servirait à rien de gronder dans son coin. Il faut penser à transformer ce qui se présente comme un diktat stupide en règles de fonctionnement intelligentes. Ce qui se fait à Thiers, par exemple (cette classe de SPE à laquelle je faisais allusion dans ma Note sur l'Art de la drague) permet de rattraper ce qui ne s'est pas fait au collège et au lycée — en attendant que ça s'y fasse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 décembre 2008

A propos de Azouz Begag et de Yazid Sabeg, j'ai failli poster ce matin :

"Si, maintenant, on se met à cloner la diversité, elle risque de disparaître"

Ce qui vous, en conviendrez, ne serait pas très cohérent.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

"Le mien, (excellent aussi), n'en perdait pas une pour balancer une vanne bien sentie à propos des physiciens, "rois de l'imprécision et du cul nu".

Nous n'avons pas le même cahier des charges : ceux des mathématiciens qui se protègent derrière une pureté du nombre vierge de tout contact avec l'extérieur peuvent toujours chercher à éclairer la même sempiternelle caverne.

D'autres se coltinent les grands vents extérieurs.

Le souffle n'y est pas le même.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

puisque qu'une petite guerre physique vs. mathématiques germe dans ce fil de commentaires, je propose la citation suivante :

"la physique est devenue trop difficile pour les physiciens"
D. Hilbert

À vous ...

Ecrit par : machintruc | 18 décembre 2008

Nous n'avons pas le même cahier des charges : ceux des mathématiciens qui se protègent derrière une pureté du nombre vierge de tout contact avec l'extérieur peuvent toujours chercher à éclairer la même sempiternelle caverne.

D'autres se coltinent les grands vents extérieurs.

Le souffle n'y est pas le même.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

Les mathématiciens en hommes des cavernes, pâles troglodytes onanistes respirant l'air raréfié des caves...

Hum, moi j'en connais pas mal qui s'imaginent plutôt en arpenteurs des cimes immaculées, à la quête d'un Graal céleste inaccessible au commun, qu'ils entraperçoivent parfois et dont ils parlent, une fois revenus sur terre. Ils appellent ça un théorème.

Ils se font sans doute des idées.

Mais tout de même : beaucoup d'alpinistes amateurs chez les grands mathématiciens.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Je cite : "les classes préparatoires aux grandes écoles devront accueillir 30 % de boursiers dès la rentrée 2010"

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Faut arrêter les conneries avec la discrimination positive !

Les exemples donnés par les journaleuses à 20000 euros par mois sont toujours l'IEP et l'X.
L'IEP est un cas à part, avec un concours post-bac qui privilégie la culture générale. Le concours spécifique ZEP est un coup médiatique, il vaut beaucoup mieux généraliser les classes propédeutiques comme celle de JPB.
Quant à l'X, pour les avoir suivies cette année en direct, je peux confirmer que les épreuves sont terriblement sélectives. Il faut tout mettre, l'intelligence, l'innée et l'acquise, le travail, la hargne, les insomnies et une part de bol pour passer. S'il vous manque un élément, macache ! Alors, oui, il y a un peu moins d'étudiants d'origine immigrée à l'X. Est-ce un blasphème que de dire que l'immigration gaullo-giscardienne n'a pas précisément drainé en France la fine fleur intellectuelle de l'Afrique, et qu'une part non déterminée de l'intelligence est héréditaire ?
Par contre, il faut arrêter de dire que les "classes modestes" n'ont pas accès aux grandes écoles. Allez donc regarder les listes de reçus à Centrale, Mines-Ponts, et autres. Voyez le pourcentage de boursiers dans les INSA (25 %). Les bosseurs, ceux qui se sortent les pouces du cul y ont accès.
Ce à quoi ils n'ont pas toujours (c'est un euphémisme) accès, c'est à la bonne info sur leur orientation, à des profs motivants, à des environnements stimulants, à des filières de rattrapage comme celle de JPB.
Pourquoi tenter de plomber les CPGE en les bourrant de boursiers avec des quotas, plutôt que de multiplier les classes relais qui permettraient aux bosseurs de se mettre au niveau des branleurs doués et bien nés (dans mon genre)?
Et, dans le même esprit, pourquoi pas une CM3 pour rattraper les endormis, une troisième bis pour les "un peu justes pour le lycée" ?

Ecrit par : yann | 18 décembre 2008

AP | 18.12.2008 | 16:04

"Xavier Darcos a déclaré jeudi qu'il allait "rouvrir la totalité du dossier" de la réforme des lycées, reportée en raison des manifestations des lycéens.

"Nous allons reprendre les choses à zéro, nous allons ensemble rouvrir la totalité du dossier", a dit le ministre de l'Education nationale lors des questions au gouvernement au Sénat"


La "totalité du dossier", ce ne peut être qu'une réforme cohérente du collège ET du lycée, en commençant par celle du collège.

Mais je suis loin d'être certain que c'est ce que Darcos a voulu dire.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

J'ai entendu parler de stages qui seraient effectué pendant les années de master (nouveaux masters dont on parle tant et dont on ne sait toujours rien). C'est quelque chose qui me semble a priori plutôt bien... mais comme je ne trouve jamais ce que je cherche quand je cherche des infos, je m'en remets à vous.
Que seraient ces stages (observations de classe...?) et participeraient-ils à la note finale au CAPES ?

Ecrit par : Mademoisill | 18 décembre 2008

Communiqué n° 784 : Sur les nouveaux méfaits de l'idéal de "diversité"
Envoyé par: Secrétaire général ()
Date: 18 décembre 2008, 01:11


"Le parti de l'In-nocence déplore que l'hyperactivité présidentielle, en France, face aux échecs qu'elle rencontre et aux impuissances qu'elle éprouve, se tourne, comme une nouvelle manière, et peu coûteuse, d'occuper les médias et de se donner en spectacle, vers l'idéal de diversité et vers l'exaltation sempiternelle du métissage, promus comme valeurs fondamentales du XXIe siècle sans que jamais le peuple français ait été consulté sur son adhésion à ce qui n'est qu'une thèse, une pure et simple opinion idéologique, qui entraînera sa disparition.

Le parti de l'In-nocence remarque qu'en décidant à présent de soumettre les grandes écoles, au moyen de quotas, à la marche forcée vers la diversité, c'est à l'un des derniers vestiges d'un enseignement à peu près digne de ce nom que s'attaque le chef de l'État. L'initiative rend encore une fois manifeste le lien direct entre immigration et déculturation. D'autre part, en fustigeant éternellement l'appartenance très majoritaire et inévitable des élèves des grandes écoles à des milieux culturellement favorisés (en général de constitution récente, ou très récente), le pouvoir idéologique méconnaît les principes mêmes de la constitution d'une élite culturelle, elle-même condition sine qua non d'une vie culturelle véritable au sein d'une nation. En prétendant supprimer l'héritage culturel on supprime la culture — désastre déjà largement accompli — alors que le véritable idéal démocratique et républicain est de ménager à tous ceux qui peuvent et veulent y atteindre l'accès à la condition d'héritier, ou de père ou mère d'héritier. En prétendant brûler les étapes, on brûle les bibliothèques."

Ecrit par : chez Renaud Camus | 18 décembre 2008

Hé ben, ça plaisante pas, chez Renaud Camus

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Pour: "Mademoisill":
A priori, selon les informations que j'ai, les stages seraient effectués essentiellement pendant le S4, et, normalement, en responsabilité, (il y a d'ailleurs un vide juridique car, normalement, un étudiant ne peut être responsable d'une classe. Mais, vu la manière dont se passent les choses en ce moment, on n'en est pas à une incongruité près).
Pour ce qui est de leur incidence sur la note du CAPES, en principe, c'est non. Mais, là non plus, selon mes dernières infos, rien de certain.
Bon courage à vous... Et hardi!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

Pour donner une idée de la saine ambiance qui règne chez Renaud Camus, je ne puis résister au plaisir de citer ce commentaire, qu'une certaine Cassandre (une Cassandre certaine?) a laissé sur le forum public du parti de l'in-nocence à la suite du communiqué n°784 :

"Le quatrième reich anti blancs de souche européenne est en marche."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Effectivement l'idée que 30% de boursiers = 30% d'élèves venant des cités est complètement absurde sociologiquement. On confond deux choses : la correction d'une tendance à la reproduction sociale et une mesure visant à accélérer le processus sociologique par lequel les enfants d'immigrés accèdent à des métiers plus importants au cours du temps.

C'est le sociologue Robert Castel qui critiquait récemment la naïveté de ceux qui ne voient les damnés de la terre qu'en banlieue (PLM), oubliant les populations habitant des endroits moins désenclavés en France. Encore la faute à la concentration du pouvoir et du système médiatique.... à part Lutèce, le reste de la France se limite au périphérique, c'est bien connu.
Ainsi la correction de l'inégalité ne se résumerait pas à distribuer consciencieusement les places sur le podium télévisuel pour que chacun y reconnaisse sa couleur.......


Si on veut que des enfants de milieux modestes sur TOUT le territoire aient de l'ambition, c'est un travail de longue haleine qui ne commence pas qu'en terminale avec l'objectif quantitatif de tant de % en CPGE.

Le stade ultérieur c'est tant de % d'élèves de telle ou telle catégorie sociale qui doit avoir le concours. Autant supprimer le principe même du concours; les entretiens de dame-patronesse seront suffisants pour donner les places au mieux-disant social, à celui qui saura exhiber avec art tous les stigmates de la discrimination.

C'est bien en amont, avec une chaîne qui va de l'instituteur au collège en passant par le Lycée avec une formation de qualité, tout en sachant que l'ambition individuelle ne se décrète pas, sauf dans la tête des illuminés du Gosplan. C'est bien ce qu'on se tue à se dire sur ce blog, non?

Ecrit par : Sénéchal | 18 décembre 2008

" Est-ce un blasphème que de dire que l'immigration gaullo-giccardienne n'a pas précisément drainé en France la fine fleur intellectuelle de l'Afrique et que l'intelligence est héréditaire pour une part non déterminée ?" (Yann)

Mais oui, Yann, c'est un monstrueux blasphème. Mais les blasphèmateurs n'ont pas toujours tort.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 décembre 2008

Et, dans le même esprit, pourquoi pas une CM3 pour rattraper les endormis, une troisième bis pour les "un peu justes pour le lycée" ?

Ecrit par : yann | 18 décembre 2008

Vous rêvez ? Au prix oosque ça coûte un gamin ?
Certainement pas !
On va bien leur trouver une autre petite demi-heure supplémentaire par jour et un autre petit stage d'été pour les remédiationner !
Ces feignants de profs n'ont qu'à s'y mettre !
D'ailleurs, que font-ils le 25 décembre ? Et le 1° janvier ? Et le 14 juillet ? Et le 11 novembre ? Et le 1° mai ?
A raison de 6 à 8 heures par jour, ça fait de 30 à 40 heures de soutien élégamment réparties sur l'année scolaire.
Vous voyez, je vous ai déjà récupéré 35 mouflets d'un coup ! Plus besoin de CM3 ou de 3° bis !
Fastoche, non ?

Ecrit par : c. cru | 18 décembre 2008

Pendant ce temps, sur le forum neoprofs (par ailleurs excellent), les nouveaux professeurs de lettres apprennent le français. Aujourd'hui, accord du participe passé des verbes pronominaux :

"URGENT

Message par Treize Aujourd'hui à 17:13
Quelle est l'orthographe du participe passé dans cette phrase?
Ils se sont écrit(s) en vacances.
MERCI

Re: URGENT

Message par PFC Aujourd'hui à 17:23
Je dirais "écrit" car on accorde normalement quand le pronom réfléchi est COD. Or ici il est COI. D'ailleurs on ne dit pas "elles se sont écrites en vacances".

Re: URGENT

Message par Soizic Aujourd'hui à 17:26
même chose. Ils se sont écrit.

Re URGENT

Message par Treize Aujourd'hui à 17:35
Oui, c'est ce que je pensais, mais je ne parvenais pas à justifier.
Si je dis aux élèves qu'il faut pronominaliser par "lui" car ce pronom renvoie à un individu et pas à la chose écrite, c'est juste?"

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Du nouveau sur les suppressions de postes :

"Les echos

Enseignement public : 12.500 postes supprimés en 2009

[ 18/12/08 - 17H31 - actualisé à 17:37:00 ]
Ces suppressions font partie des 13.500 prévues dans la loi de finances 2009 adoptée définitivement par le Parlement mercredi. En valeur absolue, les suppressions sont surtout dans les académies de Versailles, Créteil et Lille.

Ecoles, collèges et lycées publics perdront 12.500 postes, principalement des enseignants à la rentrée 2009, selon le projet ministériel de carte scolaire diffusé jeudi, des suppressions qui n'affecteront pas le face-à-face avec élèves, assure le ministère de l'Education. Ces suppressions font partie des 13.500 prévues dans la loi de finances 2009 adoptée définitivement par le Parlement mercredi. Les autres sont à la charge de l'enseignement privé sous contrat. En valeur absolue, les suppressions sont surtout dans les académies de Versailles, Créteil et Lille.

Le projet de carte scolaire, dont l'AFP a eu copie, devait être examiné jeudi par un comité technique paritaire mixte (CTPM) au ministère, mais celui-ci ne s'est pas tenu, faute d'avoir réuni le quorum, a-t-on appris auprès des syndicats.

Ceux-ci ont demandé un report du comité, faisant valoir que les documents préparatoires à ce CTPM ne leur avaient été transmis "que trois heures avant le début de séance" et ont refusé de siéger à une seconde convocation vendredi. Ces répartitions des évolutions des emplois par académies seront ensuite transmises aux recteurs, à charge pour eux d'opérer la répartition par département, puis par établissement.

Interrogé, le ministère a précisé qu'au total 12.500 suppressions de postes étaient prévues pour l'enseignement public, "intégralement compensées par des mesures de démographie, de réaffectation d'enseignants devant classe et par la réduction du nombre de postes aux concours". "Le face-à-face avec élèves ne sera pas affecté", a-t-on assuré.

Dans le détail, pour le primaire, 500 postes sont créés. Mais 3.000 emplois de maîtres spécialisés dans la grande difficulté scolaire ("Rased"), qui travaillent actuellement dans plusieurs écoles, seront supprimés car ces enseignants seront réaffectés devant classe. De même, 500 enseignants mis à disposition dans d'autres structures sont réaffectés devant une classe.

Pour le second degré (collèges et lycées), 2.027 emplois sont supprimés au titre de la baisse démographique du nombre d'élèves (-10.400), et 3.000 emplois dans le corps des remplaçants. 1.000 enseignants qui étaient "mis à disposition" par l'Education nationale dans d'autres structures (associations etc) seront réaffectés devant élèves. Le document précise en outre que 1.000 emplois de stagiaires disparaîtront, mais leur répartition par académie ne figure pas dans ce document. En revanche, 500 emplois sont créés pour les établissements dans les zones les plus défavorisées.

Par ailleurs, le projet prévoit la création de 300 postes d'infirmières, mais la suppressions de 300 surveillants (MI-SE) et de 500 emplois administratifs.

En valeur absolue l'académie de Versailles est la plus touchée avec 672 suppressions de postes (sur 63.209 enseignants des premier et second degré), sans compter la répartition des emplois de stagiaires et sans compter la répartition des enseignants remplaçants notamment.

Vient ensuite l'académie de Lille avec 592 suppressions de postes (47.264 enseignants) et Créteil perd 509 postes (52.520 enseignants). Grenoble et Rennes semblaient en revanche relativement épargnées. En proportion, la Martinique et l'académie de Reims sont les plus touchées dans le second degré."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

"alors que le véritable idéal démocratique et républicain est de ménager à tous ceux qui peuvent et veulent y atteindre l'accès à la condition d'héritier, ou de père ou mère d'héritier. En prétendant brûler les étapes, on brûle les bibliothèques."

Ecrit par : chez Renaud Camus | 18 décembre 2008

Beaucoup dans l'école veulent atteindre cet idéal mais combien peuvent le réaliser et accéder ce faisant à l'élite?
Tout le problème de l'école démocratique n'est-il pas là?
Il fut un temps, celui, nostalgique du lycée de Madame Dobolino où ce dernier pourvoyait à la reproduction de l'élite.
Mais désormais si les prétendants y sont largement plus nombreux, le nombre des places, lui, n'a guère évolué. 10% de la population suffit à faire fonctionner le reste de l'entreprise France.
Aussi, le système scolaire s'est-il doté d'une nouvelle fonction: trier, sélectionner les meilleurs d'un côté (fonction révélée plus haut par yann à propos de X) et pouponner, cocooner jusqu'à un âge avancé les exclus de cette course impitoyable. Les profs évidemment sont en première ligne pour assurer ces 2 fonctions opposées: instruire, sélectionner les très performants et veiller à ne pas désespérer les autres en baissant les exigences et se contentant d'enseigner les "compétences indispensables" pour s'insérer dans la société de consommation des biens.

Les réformes passées et celles que nous préparent le ministre Darcos consacrent la fin du système méritocratique, qui avait lui même remplacé le système fondé sur les honneurs et les privilèges. N'est-ce pas à cette évolution objective du système de reproduction des classes, des groupes et des ethnies que la société et son école doivent faire face?

Ecrit par : marigot s'interroge | 18 décembre 2008

Vous savez, Toto W, on trouve bien pire que ça sur le forum que vous citez, mais on ne perd pas son temps en y allant. On y évite des erreurs, on trouble les pédagogos, on fournit des bibliographies, on suggère des études d'œuvres. Je ne m'y sens pas inutile.
Il faudrait leur suggérer de l'ouvrir aux maths et à la physique, les néoprofs ont aussi besoin de tutorat non iufémique.

Ecrit par : retraitée | 18 décembre 2008

Darcos en pleine crise de delirium démagogique, sur les ondes de france info, tout à l'heure :

"Xavier Darcos a déclaré jeudi sur France Info qu'il entendait organiser "une sorte d'états généraux du lycée à partir des établissements", pour essayer de "faire s'exprimer tous les lycéens". Interrogé sur la façon dont il entendait reprendre le travail sur la réforme, le ministre de l'Éducation nationale a répondu qu'il allait voir si le protocole de début de discussions signé en juin dernier par les syndicats enseignants, les chefs d'établissement et les organisations lycéennes était "encore bon ou s'ils en veulent un autre". "Nous allons repartir dans des discussions qui se feront plutôt dans les établissements (...) pour qu'on entende vraiment la parole lycéenne", a-t-il poursuivi."

La réforme de fond, quelle que soit son orientation, il n'en n'a cure. Ce qui lui importe, c'est la suppression de postes parce que c'est sur cet item, et seulement sur celui-là, que son action sera jugée. Sur ce point là, on peut être assuré qu'il ne lâchera rien.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Vous avez raison, retraitée. Je vais le leur suggérer.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS
DE L’UNIVERSITÉ
25, rue Descartes 75005 PARIS
Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17

LE PRÉSIDENT
Jean-Michel LÉOST
JML/ER 08-514


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 18 DÉCEMBRE 2008

Le discours de Nicolas SARKOZY à l’École Polytechnique


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés de l’Université a pris connaissance du discours prononcé par le Président de la République, le mercredi 17 décembre 2008, sur le thème de l’égalité des chances et de la diversité.

La réaffirmation de principes républicains

La Société des agrégés de l’Université approuve les termes employés par le Président de la République pour réaffirmer la permanence des principes républicains et pour distinguer l’égalité  et  l’égalitarisme « qui est le contraire de la République parce que la République c’est aussi la récompense du mérite, c’est aussi l’élitisme républicain, c’est aussi la récompense de l’effort et du travail ». Elle approuve également l’importance qu’il attribue à l’école car « c’est quand on monte le niveau d’exigence de l’école que la promotion sociale se trouve facilitée et non l’inverse ».
Elle regrette cependant que le Président de la République ait omis de reconnaître que la situation actuelle difficile de l’enseignement était due à des politiques éducatives qui, du « collège unique » au « lycée light », ont conduit à l’abandon des véritables fondamentaux et appauvri les contenus disciplinaires…

Les solutions préconisées pour faciliter l’accès aux filières d’excellence

La Société des agrégés de l’Université peut juger utiles des mesures comme « la création de filières d’excellence dans des lycées situés dans des quartiers défavorisés », le « mécanisme du tutorat » ou l’instauration de « classes préparatoires de mise à niveau pour les bons élèves d’établissements situés dans les zones en difficulté ». En revanche, elle demeure opposée à la création de concours parallèles et spécifiques. Elle s’opposerait également à la tentation, évoquée par le Ministère de la Fonction Publique, de minorer les épreuves de culture générale sous prétexte qu’elles seraient discriminantes, ce qui revient à la fois à admettre que la culture est réservée à des « héritiers » socialement privilégiés et à accepter l’échec de l’école qui a précisément pour mission de la partager et de la diffuser largement dans tous les milieux sociaux.

La véritable solution

La véritable solution pour favoriser l’égalité des chances et pour développer la diversité sociale dans les grandes écoles et dans l’enseignement supérieur est de favoriser l’accès le plus large au savoir et à la culture. C’est le savoir, en effet, qui émancipe, qui fonde l’esprit critique, qui forme des citoyens libres et éclairés et qui permet de maîtriser, le mieux possible, son avenir.
La Société des agrégés de l’Université estime que la réforme du lycée, qui vient d’être suspendue, n’allait pas dans ce sens et que l’appauvrissement disciplinaire des épreuves du CAPES va également à l’encontre de cet objectif.
La Société des agrégés de l’Université demande donc au Président de la République et au Gouvernement de reconsidérer ces deux réformes et de reprendre la réflexion sur des bases conformes aux principes républicains.

Ecrit par : Jean | 18 décembre 2008

Machintruc a écrit : "la physique est devenue trop difficile pour les physiciens"
D. Hilbert"

Une science qui aurait renoncé à être trop difficile pour ces adeptes n'est plus qu'une biologie.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2008

Dugong, c'est facile, la biologie ???

Ecrit par : Jeremy | 18 décembre 2008

Ce à quoi ils n'ont pas toujours (c'est un euphémisme) accès, c'est à la bonne info sur leur orientation, à des profs motivants, à des environnements stimulants, à des filières de rattrapage comme celle de JPB.

Ecrit par : Yann

Je confirme, Yann. Fils de cheminot et d'instit, je n'étais ni un branleur, ni non plus du genre brillant, juste un bon élève sérieux issu de la petite classe moyenne. Et pourtant, au lycée, personne ne m'a aiguillé comme il fallait. Résultat : je me suis inscrit en fac de lettres, sans le latin (qui était en "module" et en concurrence avec le cinéma, dont je me suis fait une spécialité - si seulement on m'avait fait un topo sur l'agrégation, si seulement même on m'avait appris l'existence de ce concours, je n'aurais pas fait ce choix d'option). Ensuite, ce fut la série des cours au compte-goutte, peu intéressants, sans passion ni talent de la part des profs. Pensez : pour être noté, on était censé faire des exposés à deux. Le prof laissait parler le duo pendant trois quarts d'heure, puis reprenait la prestation point par point, assis derrière son bureau, sans aucune pensée construite, sans personnalité, sans allant, sans rien. Et ça durait un semestre entier (à 40 ou 60 étudiants en TD, et à raison de deux heures par semaine, il fallait en écluser, des Laurel et Hardy du plan en trois parties). Bref. Aujourd'hui, j'ai pourtant un DEA, le CAPES, j'enseigne les lettres modernes en lycée avec conviction et, je le crois, le sens de la vocation... mais je bosse dur pour combler les lacunes et être réellement professoral devant les mômes. Et je donnerais cher pour avoir une formation parallèle construite et constructive, une vraie, qui me fasse retrouver le temps perdu...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 18 décembre 2008

"Et pourtant, au lycée, personne ne m'a aiguillé comme il fallait."
C'est encore pire maintenant.

Dites Rodrigue, un poste en lycée avec le Capes, c'est pas trop trop mal, car la plupart du temps c'est un poste en collège.

Ecrit par : Jeremy | 18 décembre 2008

Aurait-on eu le même? Le mien, (excellent aussi), n'en perdait pas une pour balancer une vanne bien sentie à propos des physiciens, "rois de l'imprécision et du cul nu".
("Cunutez, bonnes gens, cunutez", nous disait-il! Les calculatrices n'étaient pas autorisées, à l'époque, et c'était très bien. Mais je n'ai jamais été foutu de savoir me servir d'une règle à calcul...:-( )

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

Merci Christophe pour ce grand éclat de rire ! En soi, Je ne sais pas ce qui est si hilarant, d'ailleurs,.. l'absurdité et le décalage du propos, sans doute.

En tout cas, j'aurais bien aimé l'avoir comme professeur.

Ecrit par : Manu | 18 décembre 2008

M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des
La Société des agrégés de l’Université approuve les termes employés par le Président de la République pour réaffirmer la permanence des principes républicains et pour distinguer l’égalité et l’égalitarisme « qui est le contraire de la République parce que la République c’est aussi la récompense du mérite, c’est aussi l’élitisme républicain, c’est aussi la récompense de l’effort et du travail ». Elle approuve également l’importance qu’il attribue à l’école car « c’est quand on monte le niveau d’exigence de l’école que la promotion sociale se trouve facilitée et non l’inverse ».


Ecrit par : Jean | 18 décembre 2008

Merci, Jean, pour nous avoir fait connaître cette remarquable réaction de la SDA.

Si un jour je deviens agrégé, le 1er truc que je ferai, c'est d' y adhérer.

Ecrit par : Manu | 19 décembre 2008

Dites Rodrigue, un poste en lycée avec le Capes, c'est pas trop trop mal, car la plupart du temps c'est un poste en collège.

Ecrit par : Jeremy | 18 décembre 2008

J'ai étudié la question en détail. On peut être plus précis : Sur les 238317 professeurs certifiés, 150328 enseignent au collège, 84426 au lycée. Autrement dit, un professeur certifié a environ 63 chances sur 100 d'enseigner au collège.

Pour les agrégés, les chiffres sont respectivement de 47769, 9208 et 38021. Un agrégé a donc 19 chances sur 100 d'enseigner au collège.

85 % des professeurs de collège sont certifiés.
27 % des professeurs de lycée sont agrégés.

Argh! 240 agrégés sont actuellement affectés en LP! Libérons nos camarades!

Ecrit par : TotoWeininger | 19 décembre 2008

Ben quoi? Le LP, c'est un lycée, non?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008

Pour Fillon :

http://www.deezer.com/track/1038668

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

Bon, et puis remarquez ceci :
si on tient compte des périodes de stages des élèves, des hordes de BEP qui sèchent massivement les cours et du fait qu'une année en LP se termine de fait avec les vacances d'avril, un PLP travaille en moyenne entre 12 et 14 heures par semaine. C'est à cela, qu'on reconnaît l'élite de la Nation! What else?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008

Nos posts se sont croisés... Bonne nuit, Jérémy.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008

Bonne nuit Daniel !

J'apporte LA bonne nouvelle :


Le 17 décembre 2008, le ministre de l'Éducation Nationale a remis les prix aux gagnants du concours "3 mots pour l'Europe". Deux prix ont été décernés : le prix du public et le prix du jury.Ce concours proposait aux lycéens de réaliser une vidéo pour illustrer leur attachement à l'Europe, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne. Seule contrainte : utiliser 3 mots, "France", "union" et "Europe".

Prix du public
Le gagnant a été désigné par le vote des internautes sur Dailymotion. C'est la classe de première Commerce européen / vente du lycée Pierre Lescot, de Paris, qui a obtenu le plus de voix.

Prix du jury
Xavier Darcos a présidé le jury, composé de professionnels de la communication :
Véronique Mély, déléguée à la communication du ministère de l'Éducation nationale,
Pierre Mathieu, animateur sur M6,
Marc Fouchard, réalisateur,
Gonzague Dambricourt, blogueur influent high tech,
Morris Leoni, directeur de création web.

Le jury a décerné son premier prix à Johan, élève en B.E.P.

Les lauréats de chaque catégorie ont remporté :
pour le premier prix, un ordinateur portable,
pour le deuxième prix, un appareil photo numérique,
pour le troisième prix, un caméscope.

Le concours
Le concours était ouvert du 2 octobre au 12 novembre. Les participants étaient invités à mettre en ligne leurs contributions sur le site du concours, hébergé par Dailymotion. Les vidéos devaient être courtes (moins de 3 minutes) et pouvaient illustrer le sujet sous la forme de leur choix.

Mise à jour le 17 décembre 2008

Commentaire personnel : Bizarrement, on ne peut pas consulter les vidéos !

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

Merci Jeremy pour la nouvelle. Vous pouvez visionner les lauréats sur

http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu

Je vous préviens c'est incroyablement mièvre d'une part (prix du public) et plein de vide vaguement esthétisant d'autre part (prix du jury).

Quant à la biologie pour biologistes, elle leur est adaptée.
La biologie en soi, c'est autre chose.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

Marigot pose plus haut quelques questions intéressantes…

Allez, allez, vous n'allez pas bouder votre plaisir sous prétexte que les propositions de Darcos sur des Etats généraux de l'Education ont peut-être des idées derrière la tête. Nous transformerons ce blog en laboratoire — et au lieu de râler, on fera des propositions concrètes.
Je vais y penser et ouvrir un fil spécifique (mais alors, spécifique, pas question d'aller y déverser sa bile).
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2008

Marigot a écrit : "10% de la population suffit à faire fonctionner le reste de l'entreprise France."

Qu'est ce qui empêcherait un pourcentage beaucoup plus élevés de "réussisseurs" de s'excentrer et d'illuminer le monde entier ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

élevé...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

JPB a écrit : "Nous transformerons ce blog en laboratoire"

Y verrons nous fleurir des manipulations ?

Une approche expérimentale du Moloch, non destructive, est-elle seulement pensable ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

"Aurait-on eu le même? Le mien, (excellent aussi), n'en perdait pas une pour balancer une vanne bien sentie à propos des physiciens, "rois de l'imprécision et du cul nu".
("Cunutez, bonnes gens, cunutez", nous disait-il! Les calculatrices n'étaient pas autorisées, à l'époque, et c'était très bien. Mais je n'ai jamais été foutu de savoir me servir d'une règle à calcul...:-( )

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2008

Merci Christophe pour ce grand éclat de rire ! En soi, Je ne sais pas ce qui est si hilarant, d'ailleurs,.. l'absurdité et le décalage du propos, sans doute.

En tout cas, j'aurais bien aimé l'avoir comme professeur."

Ecrit par : Manu | 18 décembre 2008

Je crois qu'il était en train de passer son doctorat, et je ne sais s'il avait CAPES ou Agrégation. C'était, de toute évidence, un mathématicien assez brillant, qui notait très sec, (le meilleur élève de la classe avait 13, il y avait quatre élèves au dessus de la moyenne. Je devais avoir environ 7 de moyenne sur l'année.) Un humour dévastateur, (en dehors de la perspective du bac, je pense qu'on allait tous en cours de math avec un certain plaisir et, pourtant, on souffrait!)
Sur une classe de trente deux élèves, un seul échec au bac "C", une année ou, apparemment, il y avait eu une (relative) hécatombe générale au niveau de l'admissibilité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

ALERTE À LA MATERNELLE !

Xavier Darcos signe une déclaration commune avec l'association la plus obscurantiste du camp pédago. Il avait dit "je ne serai pas le ministre des méthodes" ; il devient le ministre de la méthode idéovisuelle.

http://media.education.gouv.fr/file/12_decembre/67/6/declaration_commune_MEN_et_AGEEM_40676.pdf

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

"Xavier Darcos signe une déclaration commune avec l'association la plus obscurantiste du camp pédago."

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu?
Et ce n'est pas pour défendre Darcos... C'est certainement encore une manoeuvre supplémentaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

A propos de matheux.

On peut les distribuer dans un spectre qualitatif quasi continu.
Celui qui cause actuellement dans les matins de France Culture (Denis Guedj) appartient, à mon sens, à une des extrémités de ce spectre.

J'aimerais bien connaître l'avis des matheux qui fréquentent ce blog (dugongg chez free)

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

Bon, et puis remarquez ceci :
si on tient compte des périodes de stages des élèves, des hordes de BEP qui sèchent massivement les cours et du fait qu'une année en LP se termine de fait avec les vacances d'avril, un PLP travaille en moyenne entre 12 et 14 heures par semaine. C'est à cela, qu'on reconnaît l'élite de la Nation! What else?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008

...il est vrai mais il s agit d un public pas toujours facile...
J ai aussi connu des agrégés en BTS(1h=1h15) qui travaillaient sur trois demi- journées (12h) et qui se gavaient d heures sup plémentaires(GRETA..).Les BTS partent aussi en stage et passent leur examen juin.Combien cela fait il d'heures au total...?Faut il rentrer dans toutes ses considérations...?Et les prof d EPS ......

Ecrit par : paco | 19 décembre 2008

Il est des meneurs d'opinions qui font le choix très clairement exprimé de ne pas être exemplaire. Cette attitude mérite attention. Quand on y regarde de plus près, on peut constater que parfois cette manière de se définir débouche sur des comportements… exemplaires. C'est ce que je raconte sur mon site dans “Une blessure narcissique”.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/19/une-blessure-narcissique%E2%80%A6/

Ecrit par : Roger Felts | 19 décembre 2008

Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu?
Et ce n'est pas pour défendre Darcos... C'est certainement encore une manoeuvre supplémentaire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Le critère est simple : c'est la méthode idéovisuelle, obscurantiste parce que contraire à la nature de la langue.
Et l'AGEEM ne peut plaider l'ignorance puisqu'elle se réclame de Pauline Kergomard qui a très bien expliqué comment on peut apprendre à écrire-lire aux jeunes enfants. Donc ces gens-là, dont beaucoup sont des planqués du défunt PCF, sont les pires des réacs.

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Paco n'a pas tort. Si on commence à mesurer l'efficacité d'un prof (ou de n'importe qui) en termes quantitatifs… En 12 heures, on peut en transmettre autant, sinon plus, que d'autres en 20. Pareil dans tous les métiers. Lacan parfois arrêtait la séance au bout de cinq minutes - de manière à créer une frustration qui, selon lui (et peut-être était-ce vrai) aurait des implications bénéfiques la fois suivante. Au prix que prenait le cher Jacques, évidemment, cela devait créer une frustration assez forte pour inciter à travailler un peu davantage sur soi, la prochaine fois…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2008

RF, qu'est-ce que c'est que ce délire ?
J'ai envoyé votre texte à un autre éditeur. Dès que j'ai des nouvelles (allez savoir s'ils ne ferment pas carrément pendant les fêtes), je vous contacterai. Bon sang, il est fréquent que des éditeurs vous laissent en plan pendant des mois ! Je sais bien que vous sentez une sorte d'urgence, mais eux n'en savent rien. Et entre attendre, ou les harceler pour avoir une réponse, je ne suis pas bien sûr que la seconde — la plus fréquente — soit la meilleure.
Quant à cette histoire de chien… Nous avons assez parlé, vous et moi, pour que vous sachiez que ce n'était pas un chien que j'enterrais — c'était vingt ans de vie commune, un grand amour, deux enfants, ma maison, et j'en passe. Ma foi, cela peut se pleurer — un peu.
Et vous êtes assez grand garçon pour vous défendre contre les "attaques" (mais franchement, à l'aune de ce qui se dit sur ce blog, je ne suis pas sûr que vous soyez le plus attaqué — mais certainement l'un de ceux qui ont le cuir le plus fragile) sans avoir recours à mon arbitrage.
Bises…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2008

Nous transformerons ce blog en laboratoire — et au lieu de râler, on fera des propositions concrètes.
Je vais y penser et ouvrir un fil spécifique (mais alors, spécifique, pas question d'aller y déverser sa bile).
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2008

Y'en a plein, des propositions concrètes ici ! Ça n'arrête pas. A une époque, on a même planché sur une charte et il me semble que nous n'étions ni dans le rêve ni dans le déversage de bile. Ça ne sert à rien à court terme, semble-t-il.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2008

Que pensent nos professeurs de CPGE de l'annonce par Sarkozy d'un quota de boursiers en prepa? N'est-ce pas une négation du principe même de fonctionnement de ces classes?
Je cite : "les classes préparatoires aux grandes écoles devront accueillir 30 % de boursiers dès la rentrée 2010"

Ecrit par : TotoWeininger | 18 décembre 2008

Je n'en pense rien, vu que c'est à peu près ce que nous avons déjà dans mon établissement... Effet d'annonce, blablabla, Paroles, paroles, paroles (feue Dalida)

Ecrit par : FGuichard | 19 décembre 2008

@ Brighelli écrit :
"…Lacan parfois arrêtait la séance au bout de cinq minutes - de manière à créer une frustration qui, selon lui (et peut-être était-ce vrai) aurait des implications bénéfiques la fois suivante. Au prix que prenait le cher Jacques, évidemment, cela devait créer une frustration assez forte pour inciter à travailler un peu davantage sur soi, la prochaine fois…"

Cela, c'est ce qu'il dit… La frustration est effectivement éminemment thérapeutique. Mais on peut en susciter bien plus et avec une efficacité relationnelle beaucoup plus grande, en gardant la personne au moins une demie-heure. Non, il le gardait cinq minutes parce que la salle d'attente était pleine et qu'avec dix personnes dans l'heure payant très cher parce qu'on s'appelle Lacan, on gagne encore plus qu'en en voyant deux même si elles payent encore plus cher…

Ecrit par : Roger Felts | 19 décembre 2008

Ciel ! Des psychanalystes peuvent être des hommes d'argent ? Calamitas…
Je blague, bien sûr. Ma référence ultime sur les psys (Felts excepté, of course :-))) c'est la Guérison de Dalton, où un psychiatre devient chef de gang (avec les Dalton), et au lieu de faire sauter les coffres, confesse les banquiers de leur trauma initial, — lesquels lui donnent leurs clefs de coffre pour payer le traitement.
Et le volume se termine sur les attouchements (si !) du tout jeune Sigmund, à Vienne — sur sa bonne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2008

Je le voyais plutôt comme un psychanalyste, Otto von Himbeergeist... Mais il est vrai que ce "Lucky Luke" est un des meilleurs, à mon avis, (avec "la diligence").

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

@ J.P.B. écrit…
« RF, qu'est-ce que c'est que ce délire ? …»
.
Je me suis posé la question de ne pas entrer dans un mécanisme interprétatif et délirant quand je me suis mis à “analyser” les coups de téléphones… C'est pour cela que je n'ai rien dit… Mais par la suite : pas de réponse à deux mails (envoyés trois semaines et un mois après notre rencontre.) Le silence, ça parle… Je n'ai rien dit… Survient l'histoire du chien… Mais vous l'arrangez à votre sauce… Personne ne vous reprochera de pleurer à la mort de votre chien, surtout si sa disparition évoque d'autres souvenirs émouvants. J'ai pleuré aussi quand j'ai amené le vieux chien de ma mère se faire euthanasier… Mais il ne me viendrait pas à l'idée d'évoquer ce souvenir quand ce qui est en cause dans le débat c'est d'avoir oser comparer au niveau des sentiments un chien cancéreux avec Felts cancéreux… J'avoue que c'est l'addition de ces éléments qui m'ont autorisé à entrer en interprétation…
Je ne crois pas avoir jamais harcelé un éditeur, je ne crois pas vous avoir harcelé, aussi bien dans la période de complicité que dans celle qui a suivi. Quand après le refus de l'éditeur, je vous demande deux fois en un mois et en cinq lignes ce que devient mon manuscrit… Il était facile de me répondre en trois lignes qu'il avait été envoyé chez “Schtroupht”, cela m'aurait rassuré pour pas un rond !
Me taxer enfin d'avoir le cuir le plus fragile m'apparaît être une méconnaissance assez inquiétante de la réalité des choses. Depuis Juin 2007, après neurochirurgie et chimiothérapie pendant des mois, j'ai tenu un blogue de bon niveau, participé activement à des débats intéressant sur votre site, écrits un livre et demi… À mon avis, vu tout ce que j'ai subi (il y en a pas mal sur le manuscrit, beaucoup moins sur Internet), l'impression de ceux qui me connaissent un peu, c'est que je suis nanti d'une très grande résistance. La non prise en compte par certains de ces difficultés a pu déclencher des réactions de susceptibilité avec prise de tête et têtes de turc. À vrai dire, même sans moi, elles avaient toutes les qualités pour jouer ce rôle. La bien pensance et le politiquement correct m'apparaissent être à l'heure actuelle les témoins actifs d'une régression de la pensée.
Les bises semblent indiquer que vous souhaitez mettre à plat, dans le bon sens, notre relation… Je ne peux qu'approuver.
R.F.

Ecrit par : Roger Felts | 19 décembre 2008

Pour Roger Felts : je suis allée faire un tour sur votre blog et j'ai lu votre texte. Je comprends très bien votre "blessure narcissique". Mais, à partir du moment où vous cherchez à vous faire éditer, il faut vous blinder à tout prix. Tenez, une petite anecdote : mon éditeur actuel vient de me refuser mon dernier recueil de nouvelles après une attente de huit mois, simplement parce que le précédent ne se vend pas assez bien. Ce genre de déception est monnaie courante. Alors, une seule solution : essayer encore, patienter et serrer les dents. Vous n'allez pas vous décourager parce que vous avez été refusé par un seul éditeur ! L'obstination paye. Bon courage à vous.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 décembre 2008

La Guérison des Dalton... un des meilleurs Lucky Luke !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 décembre 2008

En fait, je ne suis pas une nostalgique de l'école de la troisième république en tant qu'école méritocratique qui filtrait drastiquement les élèves des classes populaires pouvant accéder à l'enseignement secondaire.
Je suis juste nostalgique de ses programmes d'enseignement, et encore...
Ce qui m'écœure, c'est qu'on ait baissé le niveau d'exigences et qu'on continue dans toujours cette même direction, alors qu'avec des classes aux effectifs allégés et des structures de soutien et d'encadrement dignes de ce nom, on pourrait tirer pleins de gosses vers le haut et avoir un véritable 80 % d'une classe d'âge avec brevet des collèges de qualité obtenu entre treize et seize ans.
Au lieu de ça, on va finir par repousser l'enseignement des identités remarquables et l'initiation aux équations dans le second cycle.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2008

"Au lieu de ça, on va finir par repousser l'enseignement des identités remarquables et l'initiation aux équations dans le second cycle."

Au second ccycle des universités ? Vous n'y pensez pas ! Vous allez mettre les étudiants dans la rue !

Bientôt la seule identité remarquable sera 0 = 0.

C'est quand même encore beaucoup mieux que la théopathologie du vide des facariens menés par le Grand Meiriol.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

"Bon, et puis remarquez ceci :
si on tient compte des périodes de stages des élèves, des hordes de BEP qui sèchent massivement les cours et du fait qu'une année en LP se termine de fait avec les vacances d'avril, un PLP travaille en moyenne entre 12 et 14 heures par semaine. C'est à cela, qu'on reconnaît l'élite de la Nation! What else?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008 "

Alors je n'ai pas de chance!!! Je fais cours jusqu'à début juin. Les périodes de stages se font en juin pour les secondes BEP.
On fait des visites de stage qui peuvent prendre pas mal de temps.
La plupart des élèves ne séchent pas et quand certains sont absents on fait cours pour ceux qui restent.
De plus vous confondez travail et heures de cours....

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 19 décembre 2008

Bon, je sais que je vous dois une réponse sur l'évolution du PS et du GRIP, mais je n'ai pas eu le temps...

Sinon, pour info :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2359663&rubId=4078#

Je crois que c'est important et positif !
Car à la base l'Université c'est un espace libre, séparé des pouvoirs écclésiastiques et politiques.
Aussi le monopole "conféré à l'université" de la collation des grades était en fait un monopole gouvernemental, voire du MEN. Cela n'est pas sain, car c'était de fait un pouvoir SUR l'Université.
La liberté universitaire, liée à la liberté intellectuelle, est une liberté d'enseigner. Après, c'est à la société de donner telle ou telle valeur à tel ou tel diplôme, mais le gouvernement, pas plus qu'une église ou une entreprise n'est fondé à s'arroger le monopole d'un mot, d'une discipline ...

A la source de l'université de Paris est la volonté du pape Innocent III de lutter contre le pouvoir impérial ; pour cela il s'est assuré l'alliance du roi Philippe Auguste en créant une structure autonome vis à vis des prévôts et évêques du lieu. Cette structure associait professeurs et étudiants ...
La Sorbonne, elle, est un collège (de théologie) pour étudiants séculiers pauvres, afin d'éviter le contrôle des études par des ordres riches ou intéressés (dominicains ...) . Aujourd'hui encore le souci de l'autonomie financière des étudiants, y compris vis à vis des employeurs ultérieurs, fait partie de la liberté universitaire.
Ces libertés sont nécessaires aussi vis à vis de l'employeur qu'est l'Etat-éducation nationale. Elles seules permettent de garantir à long terme la qualité des études. Espérons que la réforme en cours en tiendra compte ...

Ecrit par : julius | 19 décembre 2008

"Dans un article de Rue89 consacré aux lycéens dans la rue"

http://www.rue89.com/2008/12/18/lyceens-dans-la-rue-paroles-de-contestataires

Je découvre un encadré titré :
"Lisa, 17 ans, riveraine en terminale ES dans l'Ain"

Elle n'est assurément pas en lisière du mouvement mais peut-être vainement rivée à sa classe (sociale) ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

un poste en lycée avec le Capes, c'est pas trop trop mal, car la plupart du temps c'est un poste en collège.

Ecrit par : Jeremy

Dans mon bahut réputé "d'élite", à la population favorisée voire très très favorisée, il y a plus de certifiés que d'agrégés. Et comme il s'agit d'une "cité scolaire non-partitionnée", tout le monde fait une part de son service en collège.

Ecrit par : moot | 19 décembre 2008

CHOSES VUES HIER PAR UNE GRIPIENNE DEVANT SON LYCÉE

Triste, triste soirée du 18 décembre.
Hier, je devais faire cours à 14h. J'arrive au lycée, impressionnant : un blocus devant chaque entrée.
Mais curieuse ambiance, des groupes d'une dizaine d'élèves, la pluspart très jeunes, devant des tas énormes de...tout: carcasses de voitures, cageots, matériel divers y compris tous les bancs de la cour du lycée, enchevêtrés en barricades; trottoirs noirs de suie et de cendres. Et les jeunes souriants et gelés qui essayaient de se réchauffer autour d'un brasero improvisé dans un vieux seau de peinture .
Ma première réaction: " les bancs (ils se voient bien, ils sont rouges), mais quel scandale, on doit respecter le matériel!"
Ma deuxième réaction: pas un adulte! Mais où sont les adultes?Ni prof ni personnel de direction: où sont les surveillants, CPE, proviseurs adjoints, proviseur, mission d'insertion, assistante sociale, infirmières, délégués syndicaux, responsables d'association, conseillers divers, intervenants extérieurs, j'en passe et des meilleurs...en fait tout ce qui peuple un lycée ordinaire?
Puis, je pense: "Tiens, on devait fêter La Semaine de l'Art..." Pas un flic non plus, pas l'ombre d'un uniforme. Je le redis: pas un adulte!
Je descends de voiture, ils viennent vers moi, souriants, des élèves que je connais, d'autres que je ne connais pas. " C'est gentil, Madame, de venir nous voir". Moi, bêtement, très mère de famille:
-"Mais, vous êtes seuls? Oui.
Mais, vous êtes-là depuis ce matin? Oui.
Mais, on ne vous a rien dit pour les bancs? Non.
Avez-vous vu le proviseur? Non.
Où sont les profs?..."
Je jette un coup d'oeil par-dessus le grillage: rien, pas d'adulte, pas d'élève, pas un chat! Triste, triste, un lycée ainsi abandonné!
Je reste un quart d'heure à discuter avec eux: ils me racontent la manif du matin, d'autres me parlent du Bac de français de l'an dernier. Bref, on papote... L'un d'eux fait de l'humour: "Vous n'avez pas peur pour votre voiture? Vous savez, on brûle tout!"
Qui sont-ils? Et bien, il y a les extrêmes, je m'explique: de très jeunes élèves de Bac Pro Automobile et Carrosserie, souriants et fiers d'eux; des plus âgés, style "étudiants intello et engagés" de terminale littéraire et scientifique. Est-ce un hasard? Chacun pourra comprendre ce qu'il voudra...Mais les lycéens, eux, ont compris beaucoup de choses et la Réforme n'est certainement pas leur seule préoccupation...
Curieuse ambiance, curieuse impression: "génération abandonnée".

(suite et fin)
Je repasse le soir vers 18h; même spectacle mais un peu plus contrasté, moins gris: les phares des voitures sortant des MMA, les petits feux des braseros brillent dans la nuit: c'est vrai que c'est bientôt Noël! Un élève au bord du trottoir, tenant un bout de carton en guise de pancarte sur lequel est écrit: "Soutenez-nous, klaxonnez!" J'ai klaxonné.
Aux dernières nouvelles, ils y ont passé la nuit.
Hier, temps gris et froid.

Françoise Svel

PS: voir photos dans Ouest France de ce jour, page 8.

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

"De plus vous confondez travail et heures de cours...."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 19 décembre 2008

Oui, et c'est assez étonnant, venant d'un professeur. Cette confusion vient plus souvent "de l'extérieur".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Bon, je sais que je vous dois une réponse sur l'évolution du PS et du GRIP, mais je n'ai pas eu le temps...

Sinon, pour info :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2359663&rubId=4078#

Je crois que c'est important et positif !
Car à la base l'Université c'est un espace libre, séparé des pouvoirs écclésiastiques et politiques.

Reconnaître les diplômes de théologie et de droit canon, c'est cela le progrès !
Et puis quoi d'autre, redonner aux curés et autres imams le droit d'enseigner à la communale ?

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Hello ! On n'a pas lu La Croix ou on prépare déjà la dinde aux marrons ?

Article du code de l'éducation sur la collation des grades.


"Article L613-1 .
Modifié par Loi n°2002-73 du 17 janvier 2002 - art. 137 JORF 18 janvier 2002
L'Etat a le monopole de la collation des grades et des titres universitaires.

Les diplômes nationaux délivrés par les établissements sont ceux qui confèrent l'un des grades ou titres universitaires dont la liste est établie par décret pris sur avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. Sous réserve des dispositions des articles L. 613-3 et L. 613-4, ils ne peuvent être délivrés qu'au vu des résultats du contrôle des connaissances et des aptitudes appréciés par les établissements habilités à cet effet par le ministre chargé de l'enseignement supérieur après avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. Un diplôme national confère les mêmes droits à tous ses titulaires, quel que soit l'établissement qui l'a délivré.

Les règles communes pour la poursuite des études conduisant à des diplômes nationaux, les conditions d'obtention de ces titres et diplômes, le contrôle de ces conditions et les modalités de protection des titres qu'ils confèrent, sont définis par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur, après avis ou proposition du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Les aptitudes et l'acquisition des connaissances sont appréciées, soit par un contrôle continu et régulier, soit par un examen terminal, soit par ces deux modes de contrôle combinés. Les modalités de ce contrôle tiennent compte des contraintes spécifiques des étudiants accueillis au titre de la formation continue. Elles doivent être arrêtées dans chaque établissement au plus tard à la fin du premier mois de l'année d'enseignement et elles ne peuvent être modifiées en cours d'année.

Seuls peuvent participer aux jurys et être présents aux délibérations des enseignants-chercheurs, des enseignants, des chercheurs ou, dans des conditions et selon des modalités prévues par voie réglementaire, des personnalités qualifiées ayant contribué aux enseignements, ou choisies, en raison de leurs compétences, sur proposition des personnels chargés de l'enseignement.

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Précision : la remarque sur les heures de cours en LP n'était pas à prendre au premier degré, évidemment. Hervé, le "What else?" aurait dû vous mettre sur la voie.

Sur ce, bonnes vacances à tous...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008

PS : et moi aussi, je viens d'aller les faire, mes visites de stages (ce qui peut être assez prenant, effectivement.).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 décembre 2008

Et puis quoi d'autre, redonner aux curés et autres imams le droit d'enseigner à la communale ?

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Imams et locaux scolaires ??????
Cela se ferait-il en France.....................................
hum !

Ecrit par : carole | 19 décembre 2008

Xavier Darcos signe une déclaration commune avec l'association la plus obscurantiste du camp pédago. Il avait dit "je ne serai pas le ministre des méthodes" ; il devient le ministre de la méthode idéovisuelle.

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Il avait également dit : "Je ne serai pas le ministre de l'hésitation nationale."... Et le voilà qui met de l'eau dans son pinard de la réforme du lycée...
D'une manière générale, quand un homme politique déclare une chose, c'est à entendre comme on voit un reflet en symétrie : c'est pareil sauf que c'est à l'envers et ça finit souvent par être le contraire.
Normal à une époque de bouillasse médiatico-pulsionnelle où la parole, noyée dans la faconde communicationnelle, n'a plus aucune espèce de valeur. On dit ceci, on déclare cela, les jours se suivent, l'eau coule sous les ponts, une info chasse l'autre, entre deux pubs débiles et les derniers résultats sportifs.

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

un poste en lycée avec le Capes, c'est pas trop trop mal, car la plupart du temps c'est un poste en collège.

Ecrit par : Jeremy

Dans mon bahut réputé "d'élite", à la population favorisée voire très très favorisée, il y a plus de certifiés que d'agrégés. Et comme il s'agit d'une "cité scolaire non-partitionnée", tout le monde fait une part de son service en collège.

Ecrit par : moot | 19 décembre 2008

Oui, Jérémy, j'ai eu de la chance. Et Moot a raison : je suis à mi-temps sur le lycée (TL + une seconde + cinéma) et sur le collège (deux quatrièmes + soutien + théâtre). Les élèves sont adorables, on bosse, parfois on s'ennuie un peu car c'est excessivement calme, bref : tout va bien. Mais je dois dire que 22 heures de cours, on ne m'y reprendra plus. L'an prochain, je fais MON métier, c'est-à-dire enseigner le français et la littérature, et j'y vais mollo sur les activités annexes (cinéma, théâtre) - même si c'est passionnant de faire découvrir Rio Bravo à des ados, ou de monter L'Avare avec les collégiens. Ce temps de travail de dingue ne m'a pas permis de passer l'agrégation interne dans de bonnes conditions l'an dernier.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 19 décembre 2008

Un guignol, proviseur de son état, déclare dans le Monde :

"Comment préparer les lycéens à enfin réussir dans l'enseignement supérieur où les qualités d'autonomie et d'organisation sont attendues et très peu sollicitées dans le lycée d'aujourd'hui ?"

La réponse, il l'avait donné juste avant :

"Pour ne pas s'enfermer dans des impasses, il ne s'agit pas seulement de concevoir de nouvelles organisations du lycée. Mais aussi des changements de l'exercice du « métier de l'élève » et de celui de l'enseignant. L'enseignant, passeur de savoirs et de savoir-faire, doit aussi se faire « accompagnateur » et y consacrer du temps au-delà des cours classiques..."

Personnellement, je sollicite beaucoup l'autonomie de mes élèves de lycée et les incite encore plus à l'organisation rationnelle de leur travail. Je crois bien ne pas être le seul. Je n'ai pas besoin du pesant "soutien" des bas molochoïdes surtout quand ils feignent de redécouvrir l'eau tiède.

J'aimerais plutôt qu'ils s'interrogent sur les nombreux glissements auxquels ils ont contribué pour en arriver là.

Parasites du Moloch ! Ecrivez dans les journaux, battez de l'air, colloquez, pédagolez, tournez en rond à droite, tournez en rond à gauche, mais gardez vos analyses pour votre usage interne * et foutez nous la paix !

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2008/12/19/reforme-du-lycee-point-de-vue-d-un-chef-d-etablissement_1133378_3232.html

* et bien sûr, en suppositoires pour enfants. (Merci à M. Audiard)

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

ALERTE À LA MATERNELLE !

Xavier Darcos signe une déclaration commune avec l'association la plus obscurantiste du camp pédago. Il avait dit "je ne serai pas le ministre des méthodes" ; il devient le ministre de la méthode idéovisuelle.

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Ouais, même que le café pédago est bien content :

"Maternelle : Réédition par le ministère d'un document d'accompagnement de 2002

Xavier Darcos a signé le 18 décembre un accord de partenariat avec l'Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (Ageem) comme L'Expresso l'avait annoncé hier. Durant un long entretien, il a affirmé "la place essentielle de l'école maternelle au sein du système éducatif français". Dans la foulée il a signé la pétition lancée par l'Ageem, devenant le 183 342ème signataire…

L'accord prévoit d'associer l'Ageem à un plan national de formation des enseignants de maternelle. Un premier pas concret a été fait dans cette direction. L'Ageem a obtenu la réédition de l'ouvrage dirigé par Viviane Bouysse et Michel Fayol, "Le langage à l'école maternelle". Très prisé des enseignants et formateurs, il avait été édité comme document d'accompagnement des programmes de 2002. Au moment de la publication des programmes de 2008, il avait été brutalement retiré de la circulation par le ministère. Rééditer officiellement cet ouvrage banni est un pas symbolique important. Il témoigne des efforts de X. Darcos pour renouer le dialogue avec les enseignants du primaire.

En fin d'après-midi, au Sénat, Xavier Darcos devait confirmer ce rapprochement avec l'Ageem. "Personne ne doute de mon attachement à l'école maternelle ! J'ai reçu aujourd'hui l'association générale des enseignants des écoles et classes maternelles, l'Ageem, avec qui j'ai signé une déclaration commune qui prévoit un meilleur pilotage pédagogique au niveau territorial, une garantie d'accès pour tous les enfants à la maternelle, un plan de formation pour les enseignants qui entrent dans le métier et ceux qui veulent continuer à se former, des documents pédagogiques et un guide à l'attention des parents… Tout à l'heure, j'ai dit aux représentants de l'Ageem, qui ont lancé une pétition qui a reçu beaucoup de signatures : vous avez la mienne !"

L'accord Ageem – Men dans L'Expresso"

Et voilà le fameux ouvrage banni :
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/langage_en_maternelle.pdf

Je dédie les pages 103 et 104 à Anne-Marie Valette.
Sur la "lecture", survoler de la page 66 à 104 (un survol rapide suffit).

Ecrit par : catmano | 19 décembre 2008

Je l'avais signée aussi, cette pétition de l'AGEEM, Catmano!
TOUS les instits de maternelle qui font partie de cette association, sur le département dans lequel j'exerce, (dont un fait partie du bureau national) sont des maîtresses et des maîtres exceptionnels.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Merci de penser à moi, Catmano.
Je vais le lire attentivement.

Tout d'abord, je dédie ce message à R.Felts, qui est, paraît-il particulièrement friand de langage pédagogol.

Giordan en ses oeuvres. (Auteur du "Faunographe")

Extraits commentés de "La transdisciplinarité en action à l'école" de André Giordan

"Formatés par les matières enseignées, ils ne peuvent induire chez leurs élèves que des raisonnements parcellaires et déconnectés de la complexité de la réalité. Un corporatisme y règne en maître, y compris à l'école primaire ; la discipline « scolaire » fait office de seul repère stable dans une
période de fortes perturbations."

Toutes ces questions autour de ce qu'il faut "enseigner", comme si l'école était une grande cafétéria, me désole. Le programme "à tiroir" a prouvé son inefficacité et l'appauvrissement culturel qui en résulte est proprement
scandaleux.
Je comprends bien que nous ayons besoin de repères stables, mais n'est-on pas excédé par ce morcellement de la connaissance et des savoirs qui ne sert personne, ni les apprenants, ni les "maîtres d'école" ?

"Dans l'état actuel du système, la meilleure des réformes a toutes les chances de se voir violemment rejetée si la communauté éducative ne se l'approprie pas."

Et les conditions de cette appropriation ne passent pas par l'imposition systématique. Le paradigme de l'apprentissage est à envisager pour l'école dans sa globalité tout paliers confondus pas uniquement dans la classe.
D'enseignants à dirigeants, il y a la même "logique" à respecter, si je puis dire...

"L'optimum l ou la reformulation des contenus disciplinaires consiste en une révision des contenus des différentes disciplines.
L'optimum 2 est la convergence disciplinaire ; une complémentarité entre les matières scolaires
est établie ; des ponts sont jetés entre elles. Par exemple, un thème, un concept commencé dans une discipline est repris et enrichi dans une autre discipline.
Ainsi, le concept de système initié en technologie est repris en géographie et élargi à celui d'écosystème en biologie. Une question d'environnement démarrée en SVT est travaillée ensuite en physique et en philosophie
L'optimum 3 est l'établissement d'une pédagogie
transdisciplinaire par projet. Elle suppose de briser complètement les cloisonnements disciplinaires ; les matières du programme d'études se mettent au service d'un "projet" commun.
Après une phase de maturation où la situation-problèmes est approchée globalement, il est fait appel aux différentes méthodologies disciplinaires en vue successivement (schéma
ci-joint) : - de clarifier, d'analyser la situation et de la découper en problèmes, - de trouver des solutions alternatives, - de proposer les actions souhaitables correspondantes, - d'évaluer l'impact des actions
entreprises et d'y remédier en temps réel."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 décembre 2008

A la page 103 du document d'accompagnement dont nous cause Catmano, on lit : "Néanmoins, ces essais témoignent d’acquis très substantiels."

Dans ces conditions, les vrais acquis peuvent-ils même encore être qualifiés ?

L'indicible est à nos portes !

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

Je l'avais signée aussi, cette pétition de l'AGEEM, Catmano!
TOUS les instits de maternelle qui font partie de cette association, sur le département dans lequel j'exerce, (dont un fait partie du bureau national) sont des maîtresses et des maîtres exceptionnels.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Qui enseignent donc de manière exceptionnelle la lecture par la méthode idéovisuelle.
Le contenus, Christophe, les contenus - ici la nature alphabétique de la langue -, le reste c''est du pipeau !

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Personnellement, je sollicite beaucoup l'autonomie de mes élèves de lycée et les incite encore plus à l'organisation rationnelle de leur travail. Je crois bien ne pas être le seul. Je n'ai pas besoin du pesant "soutien" des bas molochoïdes surtout quand ils feignent de redécouvrir l'eau tiède.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

En effet, beaucoup de profs le font. Mais le fait de vouloir instituer ce qui relève de la libre initiative et de la nature de chacun ne contribuera qu'à décourager les bonnes volontés. Ces gens-là prétendent codifier et rationaliser la relation proprement humaine et le rapport personnel au métier. Le pédagogisme, c'est-à-dire l'obsession pédagogique, n'est qu'une froide technique de management, une imposture relationelle, une science de camelot, une ulcération du système scolaire.

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

Extrait de cette expansion de conneries signée des deux comiques Fayol et Bouysse :
"Les moments spécifiques de l’apprentissage structuré
L’enseignant a alors des visées précises : il s’agit de
faire acquérir un savoir-faire particulier (manipuler
des syllabes, écrire des mots en les copiant etc."
Bah manipuler ( avec les mains ?) des syllabes et "écrire des mots en les copiant", c'est ce qu'on faisait dans les petites écoles au Moyen-âge !

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

@Anne-Marie, vous écrivez à propos des fayoleries bouyssesques "Merci de penser à moi, Catmano.
Je vais le lire attentivement."
Ne faites pas cela, Anne-Marie, vous allez vous faire du mal !
Guy :-)))

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Bah manipuler ( avec les mains ?) des syllabes et "écrire des mots en les copiant", c'est ce qu'on faisait dans les petites écoles au Moyen-âge !

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Sauf que nos deux charlots ont la science de le dire, avec force notions. On est tout à fait dans l'esprit (ou la caricature) du fameux référentiel bondissant. Sortez-les par la porte, ils rentrent par la fenêtre !

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

"Qui enseignent donc de manière exceptionnelle la lecture par la méthode idéovisuelle."

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Ca, c'est de l'idéologie. Je vous arrange un rendez-vous avec eux, si vous voulez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Sauf que nos deux charlots ont la science de le dire, avec force notions. On est tout à fait dans l'esprit (ou la caricature) du fameux référentiel bondissant. Sortez-les par la porte, ils rentrent par la fenêtre !
Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008
On pourrait aisément les faire passer définitivement par la fenêtre si Darcos ne les faisait rentrer par la porte. Cela me rappelle un échange sur ce blog où il était question de l'impuissance des ministres devant les magouilles de leurs bureaux. Il y a quelqu'un au ministère qui l'a signé pour lui Darcos, ce machin avec l'AGEEM ?

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Ca, c'est de l'idéologie. Je vous arrange un rendez-vous avec eux, si vous voulez.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008
Dites-donc Christophe, gardez-vous d'employer des mots dans un sens peu clair le sens.
Qu'est-ce qui est de l'idéologie ? L'idéovisuelle ? ou ce que j'en dis.
Maintenant, ces gens de l'AGEEM peuvent lire tout ce que nous avons écrit au GRIP sur la lecture, et ils peuvent répondre par écrit sur des supports publics. Ils s'en gardent bien, et tant qu'ils s'en gardent je n'ai aucune raison de les rencontrer.
GM

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Profitant d'une faiblesse du petit Maître, les acariens de saison sortent de leurs litières et bruissent de concert.

Je m'en vais dans un des rares endroits encore civilisé de ce pays *.

Encore quinze jours de vacances volées aux petits chefs du Moloch qui rêvent de nous coller derrière un hygiaphone.

Il y aura encore bien du pédagol à débiter en tranches à la rentrée. A chaque jour suffit sa peine.

* le fait qu'il soit plein d'étrangers n'y est probablement pas étranger.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

OK, c'est entendu, une bande saligauds fabrique des projets de concours ou de réformes à crever de rage! Qui sont-ils? Leurs noms? Ils sont responsables, pour des années, de l'avenir: on doit savoir à qui l'on a affaire non? Ils n'ont pas à se cacher davantage qu'un responsable de guichet. Alors?
C'est pour quand la pétition adressée à cette bande de minus et à leur "chef"?
A en juger par le ton ici employé, ne doit-on pas s'engager dans un combat féroce? Que ces gens soient placés sous les projecteurs! Assez de baratin. Vous voyez à quoi ça mène.

Que d'énergie dépensée inutilement à pleurer.

Ecrit par : FMR | 19 décembre 2008

Personnellement, je sollicite beaucoup l'autonomie de mes élèves de lycée et les incite encore plus à l'organisation rationnelle de leur travail. Je crois bien ne pas être le seul. Je n'ai pas besoin du pesant "soutien" des bas molochoïdes surtout quand ils feignent de redécouvrir l'eau tiède.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2008

En effet, beaucoup de profs le font. Mais le fait de vouloir instituer ce qui relève de la libre initiative et de la nature de chacun ne contribuera qu'à décourager les bonnes volontés. Ces gens-là prétendent codifier et rationaliser la relation proprement humaine et le rapport personnel au métier.

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

Puis, de toute façon, c'est vachement difficile pour un môme de seize ou dix-sept ans qui, avec la meilleure volonté du monde et l'esprit le plus acharné au travail, n'en a que les prémisses.
On parlait de biologie et Dugong nous chahutait un peu mais il n'avait pas tort car avant de créer en biologie et même en toutes les matières très pratiques et réelles qui en découlent, il faut déjà en avaler des tonnes, arides et par cœur, avant de revendiquer quelque embryon d'autonomie.
De toute façon, c'est pareil en physique ou en math : on ne peut être autonome en une matière avant de la maîtriser ou ça s'appelle du journalisme, de la vulgarisation, souvent absolument fausse d'ailleurs, même en apiculture ou culture du lavandin.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2008

A en juger par le ton ici employé, ne doit-on pas s'engager dans un combat féroce? Que ces gens soient placés sous les projecteurs! Assez de baratin. Vous voyez à quoi ça mène.

Que d'énergie dépensée inutilement à pleurer.

Ecrit par : FMR | 19 décembre 2008

Vous appelez de vos voeux à un front de l'école républicaine qui devrait fédérer tous ceux qui se reconnaissent dans l'instruction et la transmission des savoirs. Et justement, pour rassembler tout ce monde autour d'un principe commun, toutes sensibilités confondues, il faudrait s'accorder sur le dénominateur commun. Pourquoi ne pas carrément reprendre le nom d'avant l'Education Nationale, à savoir l'Instruction Publique ? Il faut créer une véritable sécession interne. Ainsi, au coeur de la mélasse inconsistante de l'EN, il y aurait le corps consistant de l'IP. Concrètement, il faudrait en passer par des états généraux, réunissant les représentants de tous les mouvements, collectifs, associations et tutti quanti clairement positionnés en faveur de l'instruction.

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

"Pourquoi ne pas carrément reprendre le nom d'avant l'Education Nationale, à savoir l'Instruction Publique ? "

Je suis d'accord. Voilà une première mesure qui serait forte.

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

"Pourquoi ne pas carrément reprendre le nom d'avant l'Education Nationale, à savoir l'Instruction Publique ? "

Je suis d'accord. Voilà une première mesure qui serait forte."

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

Tiens? C'était précisément, au mot près, l'idée défendue par Aldo Naouri l'autre jour, à France-inter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

"Dites-donc Christophe, gardez-vous d'employer des mots dans un sens peu clair le sens."

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Je n'ai pas compris votre phrase.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

"Qu'est-ce qui est de l'idéologie ? L'idéovisuelle ? ou ce que j'en dis.
Maintenant, ces gens de l'AGEEM peuvent lire tout ce que nous avons écrit au GRIP sur la lecture, et ils peuvent répondre par écrit sur des supports publics. Ils s'en gardent bien, et tant qu'ils s'en gardent je n'ai aucune raison de les rencontrer.
GM"
Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Je vois simplement la manière dont travaillent les gens dont je vous ai parlé plus haut. Et ce n'est pas de "l'idéovisuelle."
Je ne connais pas leurs raisons de ne pas "répondre par écrit sur des supports publics".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Tiens? C'était précisément, au mot près, l'idée défendue par Aldo Naouri l'autre jour, à France-inter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Je l'ignorais. Mais je pense que cette idée centrale s'impose. Si elle n'est pas fédératrice, alors qu'est-ce qui le sera ?

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

La seule (maigre) consolation, c'est qu'on peut quand même supposer, en étant optimiste et les jurys pas trop c..., que ce seront toujours les meilleurs qui s'en tireront...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008
------------------
C'est ce a quoi j'ai pense en lisant la note de JPB des les premieres lignes. Je crains fort que cette seule maigre consolation soit illusoire.
Que les eminents professeurs d'universite en sciences de l'education veuillent bien ne pas voir dans mon bref commentaire prive de ses accents (et de ses signes particuliers, les cedilles notamment) un effet de ces nobles "sciences" sur ma maitrise de la langue francaise ! Je tape mon commentaire sur le clavier d'un ordinateur anglais, en Angleterre, bien sur.
Mais les professeurs des ecoles issus des IUFM depuis 1989 (annee revolutionnaire s'il en est, deux siecles apres une autre revolution) ne font-ils pas encore plus de fautes que moi sur des ordinateurs munis des lettres accentuees et des signes particuliers de la langue francaise, graces en soient rendues aux "sciences de l'education" ?
Je vous ote d'un doute, si besoin est : des mon retour en douce France, je recrirai ce commentaire mot pour mot mais sans les fautes involontairement commises par moi en raison de mon ignorance en informatique - due au sort qui me priva d'un stage en IUFM - qui me prive de l'acces aux signes particuliers de la langue francaise qui sont peut-etre quelque part dans le logiciel de cet ordinateur.

Ecrit par : Francis Penin | 19 décembre 2008

"Pourquoi ne pas carrément reprendre le nom d'avant l'Education Nationale, à savoir l'Instruction Publique ? "
Je suis d'accord. Voilà une première mesure qui serait forte."

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

Tiens? C'était précisément, au mot près, l'idée défendue par Aldo Naouri l'autre jour, à France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Bah oui, Zemmour aussi.

Mais dites Christophe, je ne vous empêche pas d'apprécier Naouri.

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

www.commentcamarche.net/faq/sujet-162-windows-2000-xp-basculer-qwerty-azerty

Bonnes fêtes,
bois pas de d'gin, c'est beuãrk... ;)

Ecrit par : toto | 19 décembre 2008

"Je l'ignorais. Mais je pense que cette idée centrale s'impose. Si elle n'est pas fédératrice, alors qu'est-ce qui le sera ?"

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

Si ce que vous dites est vrai, les deux tiers des attaques qui sont prononcées ici sont totalement injustifiées!
Francis, par contre, en ce qui concerne l'orthographe, on est tous d'accord... Même Baudelot et Establet le disent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

"Je l'ignorais. Mais je pense que cette idée centrale s'impose. Si elle n'est pas fédératrice, alors qu'est-ce qui le sera ?"

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

Si ce que vous dites est vrai, les deux tiers des attaques qui sont prononcées ici sont totalement injustifiées!
Francis, par contre, en ce qui concerne l'orthographe, on est tous d'accord... Même Baudelot et Establet le disent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Pardon pour le "doublon".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

"Tiens? C'était précisément, au mot près, l'idée défendue par Aldo Naouri l'autre jour, à France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Bah oui, Zemmour aussi.

Mais dites Christophe, je ne vous empêche pas d'apprécier Naouri."

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008


C'est vous qui défendez la même idée que Naouri, Jeremy!!! ;-) Et Zemmour!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Pourquoi ne pas carrément reprendre le nom d'avant l'Education Nationale, à savoir l'Instruction Publique ? Il faut créer une véritable sécession interne. Ainsi, au coeur de la mélasse inconsistante de l'EN, il y aurait le corps consistant de l'IP. Concrètement, il faudrait en passer par des états généraux, réunissant les représentants de tous les mouvements, collectifs, associations et tutti quanti clairement positionnés en faveur de l'instruction.

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

Eh bien, je n'aurai pas fait mon tour pour rien. Pourquoi pas dès cet été, des assises quelque part dans un coin d'air pur ?
Précédé d'un appel de JPB le 18 juin ?

Ecrit par : victor | 19 décembre 2008

Je vois simplement la manière dont travaillent les gens dont je vous ai parlé plus haut. Et ce n'est pas de "l'idéovisuelle."
Je ne connais pas leurs raisons de ne pas "répondre par écrit sur des supports publics".
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Et comment "travaillent-ils" ? Si vous pouviez le dire, cela serait plus clair.

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Tiens? C'était précisément, au mot près, l'idée défendue par Aldo Naouri l'autre jour, à France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

Bah oui, Zemmour aussi.

Mais dites Christophe, je ne vous empêche pas d'apprécier Naouri."

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

C'est vous qui défendez la même idée que Naouri, Jeremy!!! ;-) Et Zemmour!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2008

En tant que polémiste (contenu), je comprends fort bien vos ajustements ou vos piques, comme vous voudrez. Cependant, quand une idée est pertinente, elle doit l'être en tant que telle, ou, disons reconnue comme telle, sans nécessairement être assimilée à une personne donnée, forcément positionnée dans un sens ou un autre. Convergence ici et divergence là ? Ce débat doit être postérieur à une priorité : serrer les rangs et former un carré. Qu'un tel l'ait dit ou que tel autre ne dise pas autre chose, peu importe dans l'immédiat. C'est l'idée qui compte, autrement rien jamais ne se pourra tisser solidement.
Certes, nous pourrons toujours commenter et poursuivre nos analyses, parallèlement à nos pratiques sur le terrain, mais peut-être est-il temps d'initialiser la confluence des différents affluents, si l'on peut dire. Alors, pourquoi pas l'appel du 18 juin (date purement rhétorique, je l'entends bien, mais dont j'ose espérer que victor ne l'assimile pas aux calendes grecques...).

Ecrit par : Magister | 19 décembre 2008

"Qu'un tel l'ait dit ou que tel autre ne dise pas autre chose, peu importe dans l'immédiat. C'est l'idée qui compte, autrement rien jamais ne se pourra tisser solidement."

Ben oui, c'est pour ça, peu importe que Zemmour et Narourou l'aient dit aussi : l'important c'est que l'idée fait son chemin.

Récapitulons, au fait : qui serait pour le passage de "Ministère de l'Education Nationale" à "Ministère de l'Instruction Publique" ?

Ecrit par : Jeremy | 19 décembre 2008

Wam !

Ça fait trés longtemps que je le braille sur tous les toits. Et je ne suis pas le seul.

Tiens, au fait...qui a débaptisé le ministère de l'Instruction publique pour le renommer "éducation nationale" ?

En France, c'est le cartel des gauches, en 1932.

Sinon, avant... Mussolini en 1931 ? Dans les deux cas, le même but : formater au lieu d'instruire.

Ecrit par : Manu | 20 décembre 2008

Je suis d'humeur, en ce petit matin frisquet, à rabattre les enthousiasmes républicains de la nuit…
Dans "Education nationale", il y a certes "éducation", qui a non seulement des relents quelque peu fascistoïdes (mais c'est passé, très passé), mais surtout s'inscrit dans cette distinction lancée jadis par Condorcet sur la différence entre Instruction (Ecole) et Education (parents).
Certes, certes…
Mais il y a aussi "nationale". Voilà beau temps que le mot ne fait plus peur aux Républicains. Oubliés dans les poubelles de l'Histoire, le pétainisme (1945) et le frontnationalisme (depuis que le "paquebot" a sombré). Le Maréchal est mort, et Le Pen est aveugle.
Et j'ai un peu peur qu'un ministère de l'Instruction publique oublie son caractère "national" : caractère national des examens et des concours (si vous ne l'avez pas compris, on va tout droit vers des examens / concours régionaux, ou pire — comme en Allemagne, des diplômes qui n'auront de valeur que celle des établissements qui les délivreront, ce qui est déjà le cas en France dans nombre d'institutions privées), caractère national du recrutement (si, comme aux USA, chaque boîte se met en tête de recruter "ses" enseignants, nous allons en bouffer, de la disparité), caractère national des programmes (si chacun, dans le cadre d'une autonomie des établissements vers laquelle nous nous dirigeons sans faire gaffe, décide de ce que les gamins vont apprendre, et comment, je flaire toutes les dérives à venir imposées par des "conseils d'école" et autres machins forcément démocratiques), caractère national des statuts (sinon, un Certifié d'Arras vaudra plus ou moins cher qu'un Certifié de Nice), caractère national des contestations — ou bien une micro-manif ici ne s'augmentera jamais d'une protestation nationale.
Faut faire attention au fait que la Nostalgie doit tout de même marcher en avant, et sans trop regarder en arrière, sous peine de tomber dans un puits, comme l'astrologue de la fable. On ne va jamais déjeuner dans les paradis perdus — pas plus qu'on ne gagne, après une séparation, à regretter le bon temps qui, le bon temps que : le mot d'ordre que Buckingham donne à D'Artagnan, c'est "forward" — les anglicistes apprécieront, mais j'en ai fait ma devise.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2008

Bon, alors, un ministère de l'instruction publique nationale? Ou de l'instruction nationale, "tout court"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

@Anne-Marie, vous écrivez à propos des fayoleries bouyssesques "Merci de penser à moi, Catmano.
Je vais le lire attentivement."
Ne faites pas cela, Anne-Marie, vous allez vous faire du mal !
Guy :-)))

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

J'ai lu Paul-Marie Conti, et je suis blindée.
J'ai eu l'occasion de voir Michel Fayol, blablater une bonne demi-heure avec savants graphiques, sur "Pourquoi les petits Chinois apprennent-ils plus vite à lire que les petits Français."
C'était d'une indigence à pleurer.
Je l'ai déstabilisé en lui disant : "Avez-vous comparé le nombre d'heures de travail d'un élève chinois et d'un élève français?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 décembre 2008

"Et comment "travaillent-ils" ? Si vous pouviez le dire, cela serait plus clair."

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Il y a, évidemment, la pratique des étiquettes, ce qui me gêne moins que vous. Mais, également, apprentissage méthodique des lettres, de leur graphisme, et du début de mise en syllabes. Pour autant que je me rappelle, au delà de ces étiquettes de prénom qui cristallisent la haine générale, (je me demande bien pourquoi), je ne vois pas, en maternelle, de différences fondamentales avec ce que j'ai vécu.
Sinon, encore une fois, des défauts d'éducation antérieurs à l'école, (cf Naouri) qui empêchent les instits de faire le travail qu'ils devraient, (et, là, on rejoint un peu le débat sur l'instruction).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

JPB je ne sais plus quoi penser ?
Après nos "mises au point" vous m'envoyez des bises… Mais regardez ce que me dit un courrier de soutien :

"Bon, tu viens de vivre ce que j’ai subi, il y a quelques années: une manipulation par un éditeur et un entremetteur (qui allait, si j’ai bien compris, toucher sa dime…)

A noter que les bases que l’on te proposait étaient des plus modestes, à la limite de l’arnaque: 7%, c’est ce qu’on refile à un auteur quand il faut rémunérer en plus le maquettiste, les photographes, etc. Pour un livre “texte” on tourne davantage autour de 10%

J’espère que tu as pris (sinon, fais le!!) la précaution de déposer un manuscrit chez un huissier ou à la Société des Gens de Lettres de France, pour éviter qu’il ne soit publié sous un autre nom, sans que tu n’aies la moindre preuve de plagiat!
Il ne faut jamais, mais alors jamais faire confiance à un sarkozyste en matière d’affaires, quelles que soient les bonnes dispositions qu’il affiche par ailleurs. Tu t’en sors avec deux notes de restaurant et une furieuse déconvenue…"

Bon, quand il écrit sarkozyste, Je lis "Qui a appelé à voter Sarkozy et qui pense que notre ministre de l'Éducation est un honnête homme.”… Mais pour le reste ? ? ?

Ecrit par : Roger Felts | 20 décembre 2008

"Je l'ai déstabilisé en lui disant : "Avez-vous comparé le nombre d'heures de travail d'un élève chinois et d'un élève français?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 décembre 2008

Quel talent!!! :-)
On n'a pas sa réponse à votre question!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

12% du prix de gros hors taxe, Roger, pour un fascicule proposé "clés en mains" à l'éditeur, (avec un magnifique dessin de Cabu en couverture).
(Coffret avec livret et cassette audio, à l'époque).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

Fred enseigne dans une école primaire depuis plusieurs années en Louisianne et décrit l'organisation de "l'éducation nationale" là-bas.


"Ce que vous aurez dans 2 ou 3 ans, à savoir:
-budget des écoles en fonction des résultats,
-profs "visités' plusieurs fois dans l'année par un "contrôle qualité',
-40 heures par semaine au sein de l'établissement et des services à faire quand on n'est pas devant les élèves,
-un livret informatique,
-une centrale de remplacement,
-une direction de fer genre entreprise privée.....
Et j'en passe.

Je suis donc avec vous pour bons nombre de revendications.

Bon courage

A+

Fred"

Ecrit par : c.cuit | 20 décembre 2008

Je suis d'humeur, en ce petit matin frisquet, à rabattre les enthousiasmes républicains de la nuit…

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2008

... et la nuit porte conseil. Vous rappelez la menace, loin d'être fantasmatique, d'une quasi féodalisation du système scolaire. L'abandon de l'idée nationale conduirait à terme à la perte de cette qualité-là. On n'ose imaginer la chose. Il faudrait donc opter pour l'Instruction Nationale pour avoir les deux en un.

Ecrit par : Magister | 20 décembre 2008

"Dans une classe de moyenne section, cette situation familière, ludique, peut contribuer à la prise de
conscience de l’équipotence de deux collections dans une situation d’échange."

Au passage, je lis cela. Quelqu'un peut-il le traduire en langage "pour les nuls" en pedagogol iufmesque?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 décembre 2008

Petit rappel étymologique (pas inutile) :

Instruction : du latin instruere = bâtir, construire dans (l'esprit), munir, équiper (de connaissances) donc enseigner quelqu'un, lui apprendre quelque chose, lui donner des leçons, des préceptes pour les moeurs, un savoir dans une discipline donnée...

Eduquer : du latin educare (produire, nourrir, élever) et ducere (conduire). Donc, donner à quelqu'un, spécialement à un enfant ou à un adolescent, tous les soins nécessaires à la formation et à l'épanouissement de sa personnalité.

L'instruction consiste à fournir les matériaux nécessaires (les connaissances explicites) à la construction (implicite) du savoir, ce qui ne saurait se confondre avec le constructivisme qui lui se centre sur les seules connaissances tacites (le capital intellectuel) pour reconstruire le savoir. D'où la réinvention du fil à couper le beurre. Le constructivisme procède donc de l'éducation (conduire pour induire) tandis que l'instructionnisme transmet des connaissances au travers desquelles le savoir se déduit.
Le constructivisme interfère dans l'éducation en aval (et a donc tendance à se substituer au champ éducatif parental et du milieu en ce sens qu'il s'attache avant tout à « former » la personnalité) tandis que l'instructionnisme transmet essentiellement un héritage, un acquis, sans pour autant faire l'impasse sur la manière (la pédagogie), à cette différence près qu'elle ne se prétend aucunément science mais simple art, au sens d'intelligence relationnelle. Et celle-ci ne saurait raisonnablement s'instituer car elle est irréductible à une quelconque technique. Elle est plutôt liée à la nature et à la personnalité de chacun. Ainsi, la liberté pédagogique est tout simplement le droit d'être soi-même.

Ecrit par : Magister | 20 décembre 2008

" Pour autant que je me rappelle, au delà de ces étiquettes de prénom qui cristallisent la haine générale,
/////////////////
(je me demande bien pourquoi), je ne vois pas, en maternelle, de différences fondamentales avec ce que j'ai vécu.
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C'est bien pour ça que c'est une burne . :o)

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

Il y a, évidemment, la pratique des étiquettes, ce qui me gêne moins que vous. Mais, également, apprentissage méthodique des lettres, de leur graphisme, et du début de mise en syllabes. Pour autant que je me rappelle, au delà de ces étiquettes de prénom qui cristallisent la haine générale, (je me demande bien pourquoi), je ne vois pas, en maternelle, de différences fondamentales avec ce que j'ai vécu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008
Christophe,
On méconnaît vos qualités ; au fond vous êtes un garçon impressionniste et sensible auquel les apparences suffisent. Que l'on pratique un simulacre d'apprentissage, vous n'y voyez aucun inconvénient puisque cela ne vous gêne pas et que vous n'aimez pas la haine.

Ecrit par : guy morel | 20 décembre 2008

"Et comment "travaillent-ils" ? Si vous pouviez le dire, cela serait plus clair."

Ecrit par : guy morel | 19 décembre 2008

Il y a, évidemment, la pratique des étiquettes, ce qui me gêne moins que vous. Mais, également, apprentissage méthodique des lettres, de leur graphisme, et du début de mise en syllabes. Pour autant que je me rappelle, au delà de ces étiquettes de prénom qui cristallisent la haine générale, (je me demande bien pourquoi), je ne vois pas, en maternelle, de différences fondamentales avec ce que j'ai vécu.
Sinon, encore une fois, des défauts d'éducation antérieurs à l'école, (cf Naouri) qui empêchent les instits de faire le travail qu'ils devraient, (et, là, on rejoint un peu le débat sur l'instruction).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

Mouais, ça se discute.

Cette année, nous avons deux groupes de GS, séparés de la façon la plus "équitable" possible : deux élèves nés en début d'année, deux nés en fin d'année de chaque côté, deux garçons, deux filles de chaque côté.
Un neuvième élève étant arrivé à la rentrée, il y a donc 5 élèves dans la classe maternelle et 4 dans la classe de cycle 2.
Les élèves scolarisés en maternelle ne bénéficient certes pas de l'émulation que constitue la présence d'élèves plus âgés dans la classe de leurs camarades, mais, par ailleurs, leurs maîtresses ont une ATSEM à plein-temps qui peut les soulager d'un groupe et leur fournir un encadrement ponctuel pour gérer des enfants encore très jeunes et, d'autre part, ils bénéficient d'une classe de 9 à 10 élèves chaque après-midi puisque les PS et une partie des MS dorment encore, soit à l'école, soit à la maison.

Dans ma classe, pas d'étiquettes, pas de "travail sur les prénoms", pas de "projet autour d'un album", en revanche, une progression journalière en écriture, lecture (Alphas à la rentrée puis Thierry Venot à partir de la Toussaint), mathématiques (calcul à partir du mois de décembre) ; dans l'autre classe, du graphisme et quelques jeux de phonologie deux jours par semaine (un début de travail sur le conte des Alphas, mais pas encore de "fiches" sur le chant des Alphas), et, les deux autres jours, un travail très structuré autour d'un album pendant six semaines d'affilée, une progression suivie au pied de la lettre de phonologie à partir des "étiquettes-prénoms" (sans doute le fameux Phono de Goigoux et Cèbe), des exercices de comptage et d'écriture de nombres à partir de la file numérique.

Les quatre élèves de ma classe commencent à déchiffrer quelques mots simples et à savoir les écrire sous la dictée avec leurs Alphas ou des lettres mobiles magnétiques. Ils écrivent en cursive sans lever le crayon entre chaque lettre sur des feuilles lignées (écartement large) presque toutes les lettres (il nous reste à voir q, d, g, j, y, p, f plus éventuellement, mais en fin d'année k, z, x et w). Ils devraient commencer à écrire dans un cahier à lignes vers la fin janvier. En revanche, en calcul, nous n'avons travaillé que sur les nombres 0, 1, 2 et 3, mais les élèves savent résoudre des calculs additifs et soustractifs et écrire les opérations correspondantes. Ils écrivent tous les quatre leurs prénoms en cursive sans avoir besoin du modèle, même celui qui a le malheur d'avoir dans son prénom la suite "ayve".

Dans la classe de mes collègues, les élèves ont travaillé la boucle, le pont à l'endroit et à l'envers, la vague et ont fait quelques exercices d'écriture de lettres et de mots. Deux élèves sur cinq écrivent leurs prénoms en cursive (appris à la maison, semble-t-il) l'une très bien, l'autre tout trembloté et graphisme s'apparentant à du dessin. Ils ont écrit et réécrit des suites de nombres de 0 à 19 (nombreuses erreurs dans la partie 10 à 19, démontrant d'une incompréhension totale de la récursivité) et ont découpé leurs prénoms en syllabes pour les recoller ensuite dans l'ordre ou pour fabriquer de nouveaux prénoms (je ne sais pas exactement comment est organisé le jeu).

Il est prévu que j'accueille dans ma classe les élèves de GS de l'autre classe quelques heures par semaine dans la deuxième moitié de l'année scolaire.
Je pense qu'il va falloir que je me motive assez vite car l'écart risque de se creuser un peu plus chaque jour maintenant que les miens sont bien "entrés" dans une logique d'apprentissage structurée, sinon la rentrée 2009 des CP risque de m'obliger au grand écart quotidien, ce qui n'est pas raisonnable à mon âge, avec mon peu d'entraînement, d'autant que, l'avenir de notre troisième classe nous causant bien des soucis, je risque de me retrouver dans une classe unique (CP à CM2) de 30 ou 31 élèves.

Ecrit par : catmano | 20 décembre 2008

Merci, Catmano.
Quand je pense au travail de Thierry Venot, cela fait frémir. C'est le jour et la nuit.
Des enfants qui reçoivent ce genre d'enseignement se retrouvent en grande difficulté, et des centaines d'entre eux se retrouvent dans la quarantaine de services psychiatriques qui sévissent en France, dans lesquels on prétend les rééduquer...avec les méthodes qui les ont mis en grande difficulté, avec le diagnostic de dyslexie.

Le service de référence est celui de Catherine Billard. Tous ces "chercheurs" maîtres de recherches au CNRS et INSERM font des recherches bidon qui s'écrouleraient le jour où les enfants apprendraient à lire, écrire, compter, calculer, comme le font les instits SLECC.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 décembre 2008

soiT-disant


Mouhahahahahahahahahahahahahahahahaha

Spice de burne !

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

http://www.estrepublicain.fr/lorraine/meurthemoselle/evenement_nancy/p/art_967192.php

C'est Noël avant l'heure!
Ceux qui l'ont eu comme prof de "philo" ou collègue vont se marrer!

Ecrit par : retraitée | 20 décembre 2008

"je risque de me retrouver dans une classe unique (CP à CM2) de 30 ou 31 élèves."

Tu peux utiliser ceux déjà 'formatés' (pour fer suer manu :ange: ) pour apprendre aux autres ...
Ainsi ils vont pouvoir mettre en pratique leur connaissances.. des futurs Catmano :)

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

http://www.estrepublicain.fr/lorraine/meurthemoselle/evenement_nancy/p/art_967192.php

C'est Noël avant l'heure!
Ceux qui l'ont eu comme prof de "philo" ou collègue vont se marrer!

Ecrit par : retraitée | 20 décembre 2008

Dites voir, là ! Vous faites de la retape pour l'est républicain ?????
On ne peut pas lire votre article sans cracher au bassinet. Soyez gentille de nous le copier-coller, svp.

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2008

Il y a, évidemment, la pratique des étiquettes, ce qui me gêne moins que vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

Je me garderai bien de conclusions générales hâtives, je ne peux parler que de ce que je vois de mes propres yeux (avec lunettes tout de même) !!!
Donc parmi les 6 petits lardons dont je me suis occupée durant les deux étés derniers, tous savaient écrire leur prénom en majuscules d'imprimerie et UN seul savait aussi l'écrire en cursive.
Celui-ci était le seul à reconnaître beaucoup de lettres et à en connaître le son.
Les autres étaient "tout neufs"... et ce qui me laisse toujours sans voix, ce sont des gamins dont le prénom comporte des "i", des "a", des "o" (se prononçant a,i,o c'est à dire n'étant pas des "on", "an"...) et qui ne reconnaissent même pas ces lettres...
Et ces enfants viennent de différentes écoles de ma région et de régions à 500 km de chez moi.

Malheureusement, on a oublié de cloner notre chère Catmano...

Ecrit par : Maminou | 20 décembre 2008

Christophe, je vous assure qu'il faut croire Catmano, Guy et Anne-Marie et Thierry Venot.
J'ai expérimenté avec ma fille les méthodes actuelles. Cette gamine est brillante, travailleuse, volontaire et bien élevée. Lorsqu'elle était en MS, GS, CP, CE1, j'étais dans l'incapacité matérielle de faire plus que ce que me demandaient les PE. Ça ne fonctionne pas, cette méthode, c'est tout. Point à la ligne. Ce sont à 90% les familles ou les orthophonistes qui apprennent à lire aux enfants.

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2008

JPB je ne sais plus quoi penser ?
Après nos "mises au point" vous m'envoyez des bises…
Ecrit par : Roger Felts | 20 décembre 2008

Votre désarroi est bien compréhensible, Roger Felts. Il me semble qu'à la place de JPB, pour dissiper le malentendu et vous faire des bises en direct, je vous contacterais et demanderais à vous rencontrer (dans la même ville, c'est pas bien difficile ) pour une explication franche, "les yeux dans les yeux".

Mais peut-être l'a-t-il déjà fait au moment où j'écris ?

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

INSTRUCTION NATIONALE ET LAÏQUE !

Avec la nécessité pour le corps enseignant de dénoncer clairement les dérives du politiquement correct et les entorses de plus en plus nombreuses à la laïcité (et qui sont le fait d'une seule religion). Mais pour cela ...il faut ...

http://fr.youtube.com/watch?v=3mKJQ9g5Nlo

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Avec la nécessité pour le corps enseignant de dénoncer clairement les dérives du politiquement correct et les entorses de plus en plus nombreuses à la laïcité (et qui sont le fait d'une seule religion). Mais pour cela ...il faut ...

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

... du courage, c'est-à-dire l'âme guerrière au lieu de la soumission du soldat. Mais dites, Amélie, le courage, d'où est-ce qu'on le prend ? A ceux qui ont la conviction moins le courage, que leur dire ? Comment transformer tout cela en force ? Comment rassembler tous les francs-tireurs isolés ?

Ecrit par : Magister | 20 décembre 2008

IDENTITE NATIONALE, l'excellent site de Michel Renard qui a écrit avec Daniel Lefeuvre l'excellent bouquin :" Faut-il avoir honte de l'identité nationale ? Ce sont des historiens exigeants et courageux en lutte contre le politiquement correct historique.


http://identitenational.canalblog.com/archives/2008/11/20/11441065.html

Quelles sont les composantes

de l'identité nationale ?

Michel RENARD, pour Le Nouvel Économiste



Le mot "nation" n'appartient plus à la langue commune. Pour certains, il n'est qu'un théâtre "citoyen" privé de généalogie ou l'enclos de "diversités" rivalisantes. Pour d'autres, la France est une réalité antérieure à notre naissance ou à notre arrivée dans le pays. Une langue et une littérature prolifiques, des édifices et des trésors artistiques, une topographie rurale, une armature étatique, une tradition culinaire… Il n'y a aucun racisme là-dedans. Le souvenir d'une histoire longue : Verdun en 843, Bouvines en 1214, Jeanne d'Arc, le Grand Siècle, la Révolution française.

Et plus près de nous la conquête républicaine de la démocratie et de la laïcité, l'aventure coloniale, Verdun en 1916, les sacrifices de la Résistance, l'égalité homme-femme. Cette identité "a mon cœur dès mon enfance" disait Montaigne. La "mémoire" aussi a changé. Elle n'est plus l'héritage de cette positivité, mais le lessivage d'un passé condamné : l'esclavage, la Terreur, la colonisation, Vichy, la guerre d'Algérie. Faut-il oublier la courtoisie puis l'humanisme, le rationalisme de Descartes, la résistance au fanatisme chez Voltaire, le souffle de Hugo ? Ou encore la charité de Vincent de Paul et le rayonnement du curé d'Ars ?

Aucune nomenclature n'épuise l'identité nationale. Elle est une alchimie mystérieuse. Un "principe spirituel résultant des complications profondes de l'histoire" (Renan) mais capable d'accueillir des apports culturels et religieux venant l'enrichir sans prétendre le supplanter.

Michel Renard
Le Nouvel Économiste, n° 1454
du 20 au 26 novembre 2008


Voir aussi le site où beaucoup de préjugés volent en éclats et qui dévoile d'autres réalités :

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2007/12/05/7128181.html

Excellent aussi le livre " Pour en finir avec la repentance"

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Encore Michel Renard, site scolaire cete fois. Sur la laïcité et le rapport Obin . Le courage c'est de DIRE la vérité (Jaurès) pour pouvoir AGIR.


http://ecoledelaculture.canalblog.com/archives/__la_recusation_communautariste_de_la_laicite/index.html

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Mais je remercie également Catmano!
-Son jugement nuancé
-Et celle qui sait le mieux ici de quoi elle parle quand elle traite le sujet de la maternelle.

Quoi que vous en pensiez, Guy, et même si la pratique des instits auxquels je faisais référence n'est peut-être pas aussi perfectionniste que celle de Catmano, (qu'il faudrait effectivement vraisemblablement "cloner"), elle s'en rapproche plus que vous l'imaginez dans beaucoup de cas que je connais d'assez près.
Maintenant, je trouve regrettable que les responsables de l'AGEEM ne veuillent pas échanger avec vous de manière officielle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

Excellent aussi le livre " Pour en finir avec la repentance"

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Il y également les ouvrages de Pascal Bruckner que les commentateurs connaissent sans doute. Disons que les outils d'information et de réflexion, pour contrer le politiquement correct, ne font pas défaut. Mais il demeure une espèce de complexe d'Œdipe non résolu... Je l'ai déjà souligné ailleurs, tant que persistera une certaine dichotomie politique, aucun sursaut ne sera possible et le monde enseignant continuera son chemin de croix vers l'abattoir. Mais rien n'est encore inexorable.

Ecrit par : Magister | 20 décembre 2008

Et c'est reparti... On n'a pas le choix, il faut absolument être colonialiste si on n'est pas d'accord (le mot est faible) avec la politique actuelle du FLN... :-(

"Politiquement incorrect" = noir et blanc. Moi, j'aime bien les couleurs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

"Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008 "
Bouffon !

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

Mais il demeure une espèce de complexe d'Œdipe non résolu... Je l'ai déjà souligné ailleurs, tant que persistera une certaine dichotomie politique, aucun sursaut ne sera possible et le monde enseignant continuera son chemin de croix vers l'abattoir. Mais rien n'est encore inexorable.

Ecrit par : Magister | 20 décembre 2008

C'est exactement ça ! Une chape de plomb que rien ne soulève jamais.

Christophe, inutile de bramer, vous ne comprenez rien.

Il ne s'agit pas d'être colonialiste, lisez les bouquins de Lefeuvre et Renard, cela vous aidera à faire tomber les peaux de saucisson de la bien-pensance que vous avez sur les yeux, cécité qui touche une majorité de profs et qui explique l'immobilisme ambiant, la paralysie qui les frappe dès qu'il s'agit de regarder la réalité . Pédagogisme et politiquement correct sont les deux mamelles qui ont nourri l'échec de l'école laïque et républicaine.

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

"Bouffons !"

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

J'y vais de ce pas! Mais sans vous!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

"Christophe, inutile de bramer, vous ne comprenez rien."

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Pauvre fille. Si vous en êtes vraiment rendue à ce genre d'arguments, je vous plains.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

Il me semble qu'il est du devoir des profs de parler de ces choses-là, parce que cela a à voir avec l'école et puisqu'ils savent penser et manier le verbe, ils doivent s'exprimer et prendre position. A moins qu'on ne considère qu'ils sont seulement bons à discuter de méthodes, mais là, on tourne vite en rond !

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article752

"La Judéophobie des Modernes constitue, avec Les Contre-réactionnaires, un diptyque indispensable pour comprendre notre temps. Bien que La Judéophobie des Modernes puisse se lire comme une démystification impitoyable de l’islamisme, il est aussi, en même temps, une mise en garde adressée contre la civilisation occidentale, « qu’il faut se garder d’idéaliser pour autant ». La démence de l’islamisme est-elle un miroir de notre propre démence ? Si oui, dans quelle mesure ? Dans Les Contre-réactionnaires, Taguieff était sans équivoque sur l’état de nos sociétés démocratiques : « Si, comme le suggérait Hannah Arendt (suivie en cela par Raymond Aron et Alain Besançon), l’un des principaux traits du totalitarisme réside dans la substitution permanente de l’idéologie à la réalité, nos démocraties tièdes et festives sont imprégnées d’esprit totalitaire. [15] »

Pour Taguieff, la « civilisation occidentale » doit être défendue, ne serait-ce que parce qu’elle repose sur le principe de liberté politique. C’est donc par un retour aux sources vitales de leur tradition politique que les Occidentaux peuvent espérer reconstituer, contre « l’esprit de démission » de l’époque, le « sens de la cité » sans lequel aucun redressement ne saurait être envisagé. Cette posture implique une préférence innée pour la critique et/ou l’autocritique, contre la tendance actuelle à « l’autocensure », d’ailleurs prônée avec véhémence par nos élites dhimmis, qui tentent de nous faire passer leur lâcheté pour de la sagesse. Ne nous laissons donc pas divertir par les ricanements et les appels à la démission. La conscience aigüe d’un double front, à l’intérieur de nos sociétés « politiquement correct » comme à l’extérieur, n’est pas le signe de consciences paranoïaques, mais de consciences lucides. Dans le contexte actuel, la tentation de la démission équivaut à croire aux vertus émancipatrices du sommeil.

« Le combat contre l’islamisme radical doit être pluridimensionnel
et sans compromis. L’attitude frileuse des élites politiques et
intellectuelles, en Europe, face aux mobilisations violentes initiées
par les milieux islamistes exploitant le malaise provoqué par la
publication des caricatures de Mahomet, montre que s’est
insensiblement imposée la logique « plutôt verts que morts [16] ».
Et Taguieff de conclure :

Dans un discours prononcé le 26 novembre 1938, quelques jours après la « Nuit de cristal » (9-10 novembre) organisée par les nazis, Léon Blum faisait remarquer à ses contemporains tentés par l’esprit munichois : « Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire qu’on ait acquis la sécurité par la lâcheté, et cela ni pour les peuples, ni pour les groupements humains, ni pour les hommes. » Cinq ans plus tôt, après la prise de pouvoir en Allemagne par les nazis, Joseph Goebbels s’était publiquement réjoui en tenant ces propos ironiques : « Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie que d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par lequel elle fut détruite. »"

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Pour compléter on pourra aussi lire cet article très incorrect:

Sur "CAUSEUR"

Il ne faut pas désespérer Montfermeil
Nos anti-feujs de banlieue seraient-ils de banals antisémites ?

12 décembre 2008 •

Pierre Jourde


Pierre Jourde est romancier ("Paradis noir" sortira chez Gallimard en février), essayiste ("Littérature monstre" vient de paraître) critique littéraire ("La littérature sans estomac") et professeur à l'université de Grenoble III, du moins tant que quelque chose comme l'université existe encore, ça ne devrait pas durer.
L’antisémitisme nouveau est arrivé. Il remporte un certain succès parmi ce que les journalistes appellent, à leur manière pateline, les jeunes des quartiers, c’est-à-dire, en gros, parmi des adolescents issus de l’immigration africaine. Evidemment, le phénomène gêne un peu. Pour le prêt-à-penser de gauche, il était plus facile d’envisager le bon vieil antisémitisme à la Drumont, que l’on pouvait tranquillement imputer au seul Français de souche. Comment ? immigré, victime, et antisémite ? Ça n’existe pas, ce n’est pas possible. Ou alors, il y a des excuses. Cette excuse est toute trouvée : elle s’appelle Israël. Tout va bien : l’antisémitisme n’est plus de l’antisémitisme, c’est de l’antisionisme. Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être antisioniste, c’est être antiraciste.

Les jeunes d’origine maghrébine ne font après tout qu’exprimer leur solidarité avec les frères palestiniens opprimés. Entre victimes de l’injustice et du néocolonialisme, il faut bien s’entraider. De même, les jeunes gens originaires d’Afrique noire ne s’attaquent aux Juifs que parce que ceux-ci incarnent à leurs yeux l’esclavagisme, selon la pertinente analyse historique de la tribu Ka et de Dieudonné. Merci, bonne fée Israël. Grâce à ta baguette magique, tu transformes une vieille crapulerie raciste en militantisme de damnés de la terre. Que ferions-nous sans toi ?

Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie.

Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser. Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique.

Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu.

Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce faux antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort.

Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil.

Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste. Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances.

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

"je faisais référence n'est peut-être pas aussi perfectionniste que celle de Catmano, (qu'il faudrait effectivement vraisemblablement "cloner"), elle s'en rapproche plus que vous l'imaginez dans beaucoup de cas
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que je connais d'assez près.
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" Pour autant que je me rappelle, au delà de ces étiquettes de prénom qui cristallisent la haine générale,
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(je me demande bien pourquoi), je ne vois pas, en maternelle, de différences fondamentales avec ce que j'ai vécu.
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Qu'est-ce-qu'il y connait ce gland ?

Mouahahahahazhahahahahahahahahaha
:o)

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

Il me semble qu'il est du devoir des profs de parler de ces choses-là, parce que cela a à voir avec l'école et puisqu'ils savent penser et manier le verbe, ils doivent s'exprimer et prendre position...

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Le devoir des profs consiste à enseigner autant que faire se peut les savoirs de leur discipline. Point à la ligne!

Ecrit par : david.D | 20 décembre 2008

"Le devoir des profs consiste à enseigner autant que faire se peut les savoirs de leur discipline. Point à la ligne!
Ecrit par : david.D | 20 décembre 2008 "

Explique cela à bil6, qui prétend tout savoir sur l'enseignement de la lecture ...


Mouahahahahgahahahahahahahahahaha

Ecrit par : toto | 20 décembre 2008

Dans les diverses intifadas, il n'y a pas de vainqueurs. Rien que des morts. Des deux côtés.
Les régimes, les partis ou les individus qui pensent que la guerre est une belle invention humaine, ou, ce qui ne vaut pas mieux, un processus biologique inévitable (deux opinions populaires parmi les marchands de canons) devraient songer que la paix est une pure invention — comme la pénicilline ou la pilule. Et que ça vaut le coup de croire aux capacités de l'esprit humain.
Je n'ai aucune envie, Amélie, que ce blog soit pris en otage par les petits-maîtres à penser des prochaines exterminations, qu'elles soient de masse ou de banlieue. Donc, on stoppe, et tout de suite, les dérives pro et anti-colonialistes, pro et anti-sémites, pro et anti-pieds-noirs, pro-anti et anti-pro.
J'espère avoir été clair.
Et chacun sait, surtout ceux qui ont lu "Une école sous influence", que je ne recule pas — sinon pour mieux sauter Madame.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2008

Merci au nom des lecteurs silencieux de ce blog, M. Brighelli. Personnellement, j'apprécie de lire ici les idées de chacun sur l'instruction, mais beaucoup moins les débats stériles et néanmoins récurrents sur des sujets comme l'islam ou l'immigration, sans cesse relancés par certains. La lecture du blog est beaucoup plus agréable quand on n'a pas à lire en diagonale des kilomètres de messages obsessionnels.

Ecrit par : Anne | 20 décembre 2008

"Le devoir des profs consiste à enseigner autant que faire se peut les savoirs de leur discipline. Point à la ligne!
Ecrit par : david.D | 20 décembre 2008 "

Je ne parlais pas de l'attitude à tenir en classe. Mais s'il faut être sur un blog (qui se veut ouvert au débat) comme en classe... !
Au fait, enseigner sa discipline, est-ce que cela signifie aussi rester dans le politiquement correct et là, je pense aux profs d'histoire en général et à un en particulier qui avait expliqué à mon fils, alors en 5ème, que les colons d'Algérie avaient réduit les Algériens en esclavage puis, sur le cours consacré à l'islam s'était montrée dithyrambique omettant de parler de la charia, lapidation, dhimmitude etc... Le manuel allait dans le même sens.
Vous avez eu raison de me rappeler que les contenus des programmes ne sont pas orientés idéologiquement et donc parfaitement objectifs. Je vous en suis reconnaissante.



Donc, on stoppe, et tout de suite, les dérives pro et anti-colonialistes, pro et anti-sémites, pro et anti-pieds-noirs, pro-anti et anti-pro.
J'espère avoir été clair.
Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2008

Parfaitement clair : pour discuter, il faut aller ailleurs.

Ici, on ne doit parler que de l'école mais d'une école coupée du réel, une école virtuelle. Si on reprend les anciens fils de "bonnet d'âne", on s'aperçoit qu'on n'avance guère, qu'on rabâche beaucoup Monsieur !

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

M. alors, j'avais réussi à le lire sans payer! Aurais-je le courage de le taper? Je n'ai plus de scanner.
Cela pourrait être mis au programme du bac "rubrique éloge".
La biographie est bien arrangée, des pans intéressants(!) sont passés sous silence.

Ecrit par : retraitée | 20 décembre 2008

PS.
En revanche on a le droit d'appeler à voter Sarkozy, ou plus récemment, Martine Aubry. Simple remarque objective sur "pro et anti-pro".

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

"Si on reprend les anciens fils de "bonnet d'âne", on s'aperçoit qu'on n'avance guère, qu'on rabâche beaucoup Monsieur !"

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

La paille et la poutre...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2008

PS.
En revanche on a le droit d'appeler à voter Sarkozy, ou plus récemment, Martine Aubry. Simple remarque objective sur "pro et anti-pro".

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

J'oubliais...la paille et la poutre (merci Christophe )

Ici, on a aussi le droit aussi d'être pro-chiens et anti-Homme.

Tout va bien, dormez, braves gens, gentils profs, donneurs de leçons, ô coupeurs de têtes si tolérants !

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

"Ici, on a aussi le droit aussi d'être pro-chiens et anti-Homme"

Pardon, le deuxième "aussi" est "LUI AUSSI" de trop !

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Amélie, je vous ai répondu ailleurs, pour respecter ces lieux sacrés.
Cherchez sur la toile...vous me retrouverez à l'adresse la plus proche.
Laissez en paix ces gens.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 20 décembre 2008

"Ici, on a aussi le droit aussi d'être pro-chiens et anti-Homme"

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

Amélie, la barbe !!

Ecrit par : yann | 20 décembre 2008

Amélie, il ne manque pas de blogs où vous pourrez aller déverser vos convictions. Pour celui-ci, la coupe est pleine.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2008

Avec plaisir ! Car quel intérêt de rester au milieu de gens qui ne veulent pas penser et qui ont peur !

Je ne suis pas la première et certainement pas la dernière à vous le dire :" Restez entre vous, sur l'autoroute, c'est confortable, vous êtes sûrs ainsi que rien ne viendra déranger vos certitudes, et racontez-vous de belles histoires, le père Noël viendra bientôt" !

Mais pour moi : Potius mori quam fœdari !

Kentoc'h mervel eget bezañ saotret...

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2008

1) Nom du ministère
"Ministère de l'Instruction nationale", ça sonne vraiment mal.
"Minsitère de l'Instruction nationale publique", c'est déjà mieux.
"Ministère de l'Instruction publique nationale", ça serait peut-être la meilleure des trois solutions ?

Je pense que ça peut faire consensus.

2) Recrutement des enseignants
Je pose une question au sujet de la phrase : "Si, comme aux USA, chaque boîte se met en tête de recruter "ses" enseignants, nous allons en bouffer, de la disparité"
C'est déjà ce système qui prévaut dans tout le supérieur. Est-ce à dire que les diplômes délivrés dans le supérieur n'ont pas la même valeur selon la fac où ils sont délivrés ? Si oui, il faut réformer le système de recrutement, si non, on peut l'appliquer au secondaire.

Ecrit par : Jeremy | 20 décembre 2008

Jérémy, vous n'êtes pas naïf au point de croire que : 1. le système de recrutement en facs n'est pas frelaté. Pour avoir été — et être toujours — proche (mais alors, proche) d'un membre de la Commission (en Lettres) qui validait lesdites candidatures, je peux vous affirmer que les critères étaient rien moins que scientifiques (appartenance syndicale, ancienneté dans la requête, habileté à porter le café au prof de fac qui lui était immédiatement supérieur, volonté d'éliminer deux candidats de valeur au profit d'un troisième qui ne ferait d'ombre à personne, etc.
et que 2. il y a bien une hiérarchie entre les facs, ne serait-ce qu'en fonction (c'est un critère qui en vaut un autre, et au moins celui-là est mesurable) de leur taux de réussite aux concours (taux proportionnel au nombre d'inscrits : ainsi Paris-III, en Lettres, fait bien mieux que Paris-IV, même si le nombre arithmétique de reçus est supérieur à la Sorbonne — mais pour un nombre bien plus important de candidats). Or, comme je l'ai expliqué précédemment, les fonds de l'université sont fonction de leur nombre d'étudiants (c'est pour ça qu'on distribue les Licences) et de leur incorporation de l'IUFM voisin (c'est ainsi que Paul-Valéry, à Montpellier, a plus de ressources que bien des facs plus méritantes. Le système est gangrené des pieds à la tête — et de surcroît revient très cher. Mais ça, apparemment, c'est très difficile d'y toucher, parce que les universités abritent des lobbies surpuissants. Les maquettes des concours, comme l'explique dans ma Note un universitaire de mes amis (étant de mes amis, il avait gentiment viré d'un colloque sur le théâtre Katherine Weinland, alors toute-puissante doyenne de l'IG), ne choquent pas plus que ça les universitaire,s parce qu'elles leur assurent la permanence de leurs postes, au prorata des matières et des épreuves. L'intérêt des étudiants, et, plus encore, l'intérêt des élèves auxquels ces étudiants, une fois diplômés, feront cours en collèges ou lycées, ils s'en battent les roubignoles.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2008

Jérémy,

Il est évident que la valeur des diplômes délivrés par les différentes facs est très variable. Par exemple, en physique fondamentale, mieux vaut avoir obtenu le dea de physique théorique de l'ens qu'un dea de physique de l'université de bourgogne (ça existe ?). Pour les thèses, c'est pareil: tout dépend de la réputation du labo, et, c'est vrai, de l'entregent du directeur de thèse.

Ecrit par : François Duhem | 20 décembre 2008

C'est étrange, renseignements pris, ce qui était sensé être une boutade est une réalité: l'université de bourgogne a bien un master "sciences de la matière". C'est peut être un master ambition-réussite ?

Concernant le recrutement des maîtres de conférences : il faut savoir qu'arrivent en commission d'excellents dossiers, surtout depuis quelques années (avec des candidats sur- diplômés) ; le choix se résume donc à faire un tri entre des candidats qui sont de toute façon d'excellent niveau. Les commissions sont constituées de nombreux membres (au moins jusqu'en 2009) et il est rare qu'il y ait unanimité autour d"un candidat "cireur de chaussures" pressenti par
tous les jurés. C'est dan